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Section belge : catalogue officiel. 1 : Industrie agriculture horticulture
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE PARIS 1889
- SECTION BELGE 7
- Zo DCae 370
- CATALOGUE OFFICIEL
- I
- INDUSTRIE
- AGRICULTURE HORTICULTURE
- 2e ÉDITION
- 28
- H. BERTELS & FLORENT
- EDITEURS
- 36, rue Blaes, 36 BRUXELLES
- IMPRIMERIE A. LESIGNE
- 23, rue de la Charité, 23
- BRUXELLES
- V 3
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- Le catalogue de la section belge comprend deux parties :
- I. Industrie — Agriculture — Horticulture.
- II. Œuvres d’art — Expositions spéciales
- Concours temporaires.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE PARIS
- EN 1889
- COMMISSION BELGE
- ORGANISATION
- La Commission est composée des délégués des associations scientifiques, industrielles et commerciales du pays, ainsi que des participants habituels aux Expositions Internationales; elle se divise en 12 groupes et en 83 classes.
- Chaque classe élit son bureau. — Les présidents de classes composent la commission Organisatrice et élisent, à leur tour, les bureaux de groupes, — Les présidents de groupes composent le comité exécutif.
- COMITÉ EXÉCUTIF
- Président : M. LYNEN, Victor, consul du Chili, ancien président du Comité exécutif de l’Exposition universelle d’Anvers, président du 10e groupe (Commerce et industrie en général), à Anvers.
- Premier vice-président. — Agriculture : M. le comte DE RIBAU-COURT, sénateur, à Perck, président du 8e groupe (Agriculture).
- Deuxième vice-président. — Œuvres d’art : M. SLINGENEYER, E., membre de la Chambre des représentants et de la classe des Beaux Arts de l’Académie royale de Belgique, à Bruxelles, président du Ier groupe (Œuvres d’art).
- Troisième vice-président. — Industrie : M. DE NAEYER, L., industriel, à Willebroeek, président du 2e groupe (Enseignement et Arts libéraux).
- Commissaire général : M. CARLIER, Jules, membre de la Chambre des représentants, président du 44e groupe (Congrès et conférences. — Economie sociale. — Exposition retrospective du travail), à Mons.
- Secrétaire général : M. GODY, J., ancien secrétaire général du gouvernement à l’Exposition universelle d’Anvers, à Bruxelles.
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- MEMBRES :
- M. DE SAVOYE, G., ingénieur et industriel, à Bruxelles, président du 3e groupe .Mobilier et accessoires).
- M. ÉLOY, Émile, industriel, à Bruxelles, président du 4° groupe (Tissus, vêtements et accessoires).
- M. SABATIER, G., membre de la Chambre des représentants, à Charleroi, président du 5° groupe (Industries extractives; produits bruts et'ouvrés).
- M. GUINOTTE, L., ingénieur, administrateur-directeur général des charbonnages de Bascoup et de Mariemont, à Morlanwelz, président du 6e groupe (Outillage et procédés des industries mécaniques. — Électricité).
- M. VERCRUYSSE-BRACQ, membre de la Chambre des représentants, à Gand, président du 7e groupe (Produits alimentaires’.
- M. LINDEN, J., vice-président de la Société royale de Flore et de la Fédération des sociétés d’horticulture de Belgique, à Bruxelles, président du 9e groupe (Horticulture).
- M. GOEMAERE, rédacteur en chef du Précurseur, à Anvers, président de l’Association des journalistes belges, président du 42e groupe (Presse).
- COMMISSARIAT GÉNÉRAL
- Secrétaires du Commissaire général: M. MISSOTTEN, Auguste, secrétaire de légation honoraire, docteur en droit et en sciences politiques et administratives, à Bruxelles.
- M. JANSSEN, Raymond, ingénieur civil, à Bruxelles.
- M. DE PUYDT, Paul, ingénieur civil, à Paris.
- Conseil du Commissariat général : M. WIENER, Sam, conseiller provincial du Brabant, avocat à la Cour d’appel de Bruxelles.
- Médecin du Commissariat général : M. le docteur DE BRUYNE, à Paris.
- Médecins adjoints : MM. le docteur COLLET, à Paris; le docteur DROUBAIX, Louis, à Paris.
- Secrétaire du Secrétariat général : M. BÉCLARD, Ferdinand, secré-aire du Musée royal d’histoire naturelle, à Bruxelles.
- Attachés: M. DE BAECKER, Jules, attaché au Ministère de l’Agriculture, de l’Industrie et Travaux publics, à Bruxelles.
- M. COENAES, Georges, à Bruxelles.
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- SERVICES SPÉCIAUX.
- Architecte chef de service de la section belge: M. JANLET, ÉMILE, architecte, à Bruxelles.
- Ingénieur chef de service de la section belge : M. CAREZ, Ernest, ingénieur honoraire des ponts et chaussées, à Saint-Quentin.
- Ingénieur adjoint de la section belge : M. TASSON, Félix, ingénieur civil, à Paris.
- Délégué spécial pour l’Exposition des Chemins de fer : M. N AGEL-MACKERS, Georges, Administrateur-directeur général de la Cie internationale des wagons-lits, à Paris.
- Délégué adjoint : M. LECHAT, ingénieur, directeur de la Cie des wagons-lits, à Paris.
- Directeur du service du transport et de la manutention des produits: M. HAMAIDE, chef de division au Ministère des chemins de fer, postes et télégraphes, à Bruxelles,
- Chef du service de la douane : M. NAUS, Joseph, contrôleur des douanes au Ministère des finances, à Bruxelles.
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- Bureaux des comités de groupes et de classes.
- 1er GROUPE.
- OEUVRES D’ART.
- COHIHIISSION ORGANISATRICE :
- Président : M. SLINGENEYER, E., membre de la Chambre des représentants et de la classe des Beaux Arts de l’Académie royale de Belgique, à Bruxelles.
- Vice-présidents : MM. SCHADDE, architecte, à Anvers.
- — LAMBERT-DE ROTHSCHILD, banquier a Bruxelles.
- Secrétaires : MM. VAN MONS, E., secrétaire adjoint de la Commission directrice des Musées royaux de peinture et de sculpture, à Bruxelles.
- — MOREAU, avocat, à Bruxelles.
- Secrétaires adjoints : MM. BECQUET, Julien, à Bruxelles.
- — GOFFIN, avocat, à Bruxelles.
- MEMBRES :
- Classe 4. — Peintures à l’huile. — Classe 2. — Peintures diverses et dessins.
- MM. COURTENS, artiste-peintre, à Bruxelles.
- DELVIN, id. à Gand.
- DE TAEYE, id. à Anvers.
- HENNEBICQ, id. à Bruxelles.
- LAMORINIÈRE, id. à Anvers.
- PICARD, avocat, à Bruxelles.
- PORTAELS, artiste-peintre, à Bruxelles.
- ROBERT, id. id.
- SLINGENEYER, membre de la Chambre des représentants, artiste-peintre, à Bruxelles.
- SMITS, Euo., artiste-peintre, à Bruxelles.
- STEVENS, Alfred, id. à Paris.
- VAN BEERS, Jan, id. id.
- VERHAS, J., id. à Schaerbeek.
- VERLAT, id. à Anvers.
- VERWÉE, Alfred, id. à Schaerbeek.
- WAUTERS, ÉMILE, id. à Bruxelles.
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- Classe 3. — Sculptures et gravures en médailles.
- MM. CRABBE, sénateur, à Bruxelles.
- DE GROOT, artiste-statuaire, à Bruxelles.
- DE VIGNE, Paul, DILLENS, FRAIKIN, VINÇOTTE,
- id. id. id. id.
- id. id. id. id.
- Classe 4. — Dessin et modèles d’architecture.
- MM. BEYAERT, architecte, à Bruxelles.
- BORDIAU, G., id. id.
- JANLET, Émile, id. id.
- LAMBERT-DE ROTHSCHILD, banquier, à Bruxelles.
- PAULI, architecte, à Gand.
- SCHADDE, id. à Anvers.
- Classe 5. — Gravures et lithographies.
- MM. BIOT, artiste-graveur, à Bruxelles.
- DANSE, id. à Mons.
- DEMANEZ, id. à Bruxelles.
- DE SAVOYE, G., ingénieur, à Bruxelles.
- MEUNIER, J.-P., artiste-graveur, à Bruxelles.
- PANNEMAKER, id. à Paris.
- Secrétaire du Jury d’admission et de placement des œuvres d’art :
- M. VAN BRÉE, Jean, à Bruxelles.
- Secrétaire adjoint : M. LAVE1NE, Victor, à Bruxelles.
- 2e GROUPE.
- ÉDUCATION ET ENSEIGNEMENT. — MATÉRIEL ET
- PROCÉDÉS DES ARTS LIBÉRAUX.
- Président : M. DE NAEYER, L., industriel, à Willebroeck.
- Vice-présidents : M. BRAUN, inspecteur des écoles normales primaires, à Bruxelles.
- M. ROMBAUT, Eue., inspecteur général de l’Industrie et de l’Enseignement professionnel, à Bruxelles.
- Secrétaires : M. TASSON, Joseph, peintre-décorateur, à Bruxelles.
- M. WEISSENBRUGH, Paul, imprimeur du Roi, à Bruxelles.
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- Classe 6. — Éducation de l’enfant. — Enseignement primaire. — Enseignement des adultes.
- Président : M. BRAUN, inspecteur des écoles normales primaires, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. VERSTRAETE, Charles, directeur de l’Orphelinat de et à Gand.
- 2e Vice-président : M. LEBON, LÉON, chef de division au Ministère de l’Intérieur et de l’Instruction publique, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. SMETS, A., professeur aux écoles normales agréées de et à Bruxelles.
- CLASSE 7. — Organisation et matériel de l’enseignement secondaire.
- Président : M. ROMBAUT, EUG., inspecteur général de l’Industrie et de l’Enseignement professionnel, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. CUPERUS, N.-J., conseiller communal, président de la fédération des sociétés belges de gymnastique, à Anvers
- 2e Vice-président : M. DE TAYE, Louis, inspecteur des écoles de dessin du royaume, à Anvers.
- Secrétaire : M. DE FONTAINE, directeur de l’École industrielle de à Bruxelles.
- Classe 8. — Organisation, méthodes et matériel de l’enseignement i supérieur.
- Président : M. BOUDIN, E., administrateur-inspecteur général des Ponts et Chaussées, inspecteur des études et professeur à l’École spéciale du Génie civil, à Gand.
- 4er Vice-président •. M. GILBERT, P.-L., professeur à l’Université de Louvain.
- 2e Vice-président : M. GRANDGAIGNAGE, directeur de l’Institut supérieur de Commerce, à Anvers.
- Secrétaire : M. DE HEUSCH, Florent, ancien capitaine commandant d’artillerie, professeur à l’École militaire, à Bruxelles.
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- Classe 9. — Imprimerie et librairie.
- Président : M. MERZBACH, Henri, éditeur, à Bruxelles.
- 1er Vice-président : M. DAUBY, Joseph, directeur du Moniteur Belge, journal officiel, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. ZECH, imprimeur, à Braine-le-Comte.
- Secrétaire : M. CORDEWEENER, ingénieur et journaliste, à Bruxelles.
- Classe 10. — Papeterie, reliure, matériel des arts, de la peinture et du dessin.
- Président : M. DE NAEYER, L., industriel, à Willebroek.
- 1er Vice président : M. BEVENOT, industriel, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. HUYBRECHTS, Richard, imprimeur-libraire, à Anvers.
- Secrétaire- M. DE VYLDER, Edm., administrateur délégué de la Société des Papeteries de et à Saventhem.
- Classe 11. — Application usuelle des arts de la plastique et du dessin.
- Président : M. TASSON, Joseph, peintre-décorateur, à Bruxelles.
- Ier Vice-président : M. GOUWELOOS, Joseph, lithographe, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. LICOT, architecte, à Nivelles.
- Secrétaire : M. KEYM. Eugène, lithographe de la maison Goossens et Cie, à Bruxelles.
- Classe 12. — Épreuves et appareils de photographie.
- Président : M. PUTTEMANS, chimiste, à Bruxelles.
- 1er Vice-président : M. VAN NECK, industriel, à Anvers.
- 2e Vice-président : M. DANDOY, Armand, photographe, à Namur.
- Secrétaire : M. DE BONNIER, H., industriel, à Bruxelles.
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- Classe 13. — Instruments de musique.
- Président : M. MAHILLON, Victor, conservateur du Musée du Conservatoire royal, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. HUBERTI, Gustave, compositeur de musique, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. D’HONT, gérant de la maison Van Hifte, à Gand.
- Secrétaire : M. GUNTHER, J., industriel, à Bruxelles.
- Classe 14. — Médecine et chirurgie, médecine vétérinaire et comparée.
- Président : M. le docteur VANDEN CORPUT, membre titulaire de l’Académie royale de médecine, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. le docteur DE BRUYNE, à Paris.
- 2e Vice-président : M. le docteur CROCQ, ancien sénateur, membre titulaire de l’Académie royale de médecine, à Bruxelles,
- Secrétaire : M. le docteur DUWEZ, V., à Bruxelles.
- Classe 15. — Instruments de précision.
- Président : M. BUISSET, professeur à l’Université de Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. DE HEYN, Jean, inspecteur du service spécial des poids et mesures, à Anvers.
- 2e Vice-président : M. DE HENNAULT, Léonard, industriel, à Fon-taine-l' Évêque.
- Secrétaire : M. WAUTERS, Jules, docteur en sciences, à Bruxelles.
- Classe 16. — Cartes et appareils de géographie et de cosmographie.
- Topographie.
- Président : M. HENNEQUIN, lieutenant-colonel d’état-major, directeur de l’Institut cartographique militaire, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. MALHERBE, R., ingénieur en chef, directeur au corps des mines, à Liège.
- 2e Vice-président : DU FIEF, professeur, secrétaire général de la Société royale belge de géographie, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. GOFFART, capitaine d’infanterie, à l’Institut cartographique militaire, à Bruxelles.
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- 3e GROUPE.
- MOBILIER ET ACCESSOIRES.
- Président : M. DE SAVOYE, G., ingénieur et industriel, à Bruxelles.
- Vice-présidents : MM. JANSSENS, WYNAND, architecte, à Bruxelles.
- — MIGNOT-DELSTANCHE, industriel, vice-
- président de l’Union syndicale de et à Bruxelles.
- Secrétaires : M. ou BOSCH, Georges, hommes de lettres, rédacteur en chef de la Chronique des Travaux Publics, à Boitsfort.
- M. HERRY, à Bruxelles.
- Classe 47. — Mobilier à bon marché et mobilier de luxe.
- Président : M. MIGNOT-DELSTANCHE, industriel, vice-président de l’Union syndicale de et à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. BRIOTS, François, industriel, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : DELIGNE-VERLAT, décorateur, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. HENDRICKX, Ernest, architecte, professeur à l'Uni-
- . versité, à Bruxelles.
- Classe 18. — Ouvrages du tapissier et du décorateur.
- Président : M. JANLET, Émile, architecte, à Bruxelles.
- 1er Vice-président : M. PROCUREUR, Albert, décorateur, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. VAN YSENDYCK, architecte, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. PROCUREUR, Émile, à Bruxelles.
- Classe 19. — Cristaux, verreries et vitraux.
- Président : M. DE SAVOYE, Gustave, ingénieur et industriel, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. CUTTIER, A.-D., directeur de la Société anonyme des Manufactures de glaces, etc., à Bruxelles.
- 2° Vice-président : M. CAPRONNIER, J.-B., peintre sur verre, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. VANDER ELST, Charles, secrétaire de l’Association des maîtres de verreries belges, à Marcinelle.
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- Classe 20. — Céramique.
- Président : M. TOCK, directeur des Manufactures Boch, frères, à La Louvière.
- 4er Vice-président : M. BAUX, Victor, industriel, à Marcinelle.
- 2e Vice-président ; M. MOUZIN, Auguste, industriel, à Wasmuël. Secrétaire : M. FUMIÈRE, THÉOPHILE, architecte, à Bruxelles.
- Classe 21. — Tapis, tapisseries et autres tissus d’ameublement.
- Président : M. JANSSENS, WYNAND, architecte, à Bruxelles.
- 4er Vice-président ; M. HOUZE, directeur de la Manufacture de tapisseries de MM. Braquenié, à Malines.
- 2e Vice-président : VANDERBORGHT, Alphonse, industriel, à Bruxelles.
- Secrétaire: M. LAVALETTE, Adolphe, industriel, à Bruxelles.
- Classe 22. — Papiers peints.
- Président: M. DE SOMER-VAN GENECHTEN, industriel, à Turnhout.
- 4er Vice-président : M. HEMELEERS-FIÉVÉ, industriel, à Bruxelles.
- 2e Vice-président ; M. LHOEST, Paul, industriel, à Liége. Secrétaire : M. EVERAERTS, Victor, industriel, à Bruxelles.
- Classe 23. — Coutellerie.
- Président : M. MATHYS, François, ancien industriel, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. PIERARD, L., aîné, industriel, à Gembloux.
- 2e Vice-président : M. CLERMONT, industriel, à Liége. Secrétaire: M. DAELSTAEN, Maurice, industriel, à Bruxelles.
- Classe 24. — Orfèvrerie.
- Président: M. le chanoine REUSENS, E., président de la Société royale d’Archéologie de Belgique, professeur à l’Université de et à Louvain.
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- 4er Vice-président: M. BOURDON-DE BRUYN, père, industriel, à Gand.
- 2e Vice président : M.WILMOTTE, fils, industriel, à Liège.
- Secrétaire : M. VAN CALSTER, H., industriel, à Bruxelles.
- Classe 25. — Bronzes d’art, fontes d’art diverses, ferronnerie d’art, métaux repoussés.
- Président : M. VANDEVELDE, Félix, industriel, à Bruxelles.
- 4er Vice-président. : M. PAUWELS-ALLARD, Édouard, administrateur de la Compagnie des Bronzes, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. BAES, J., architecte, sous-directeur de l’Ecole des Arts décoratifs, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. LUPPENS, HENRI, fils, industriel, à Bruxelles.
- Classe 26. — Horlogerie.
- Président : M. ADRIEN, ÉMILE, industriel, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. LAMBERMONT, Louis, industriel, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. WETS, Adolphe, industriel, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. CLIQUET, Émile, industriel, à Bruxelles.
- Classe 27. — Appareils et procédés de chauffage; appareils et procédés d’éclairage non électrique.
- Président : M. DERY, ingénieur des chemins de fer de l’État, à Bruxelles.
- Ier Vice-président : M. SCHAEFFER, Florent, industriel, à Anvers.
- 2e Vice-président : M. PETTRÉ, directeur de l’Usine à gaz de Saint-Josse-ten-Noode.
- Secrétaire : M. AMEYE, sous-architecte des Bâtiments civils, à Bruxelles.
- Classe 28. — Parfumerie.
- Président : M. EECKELAERS, père, industriel, à Bruxelles.
- 1er Vice-président : M. DE MARBAIX, Auguste, industriel, à Eeckeren.
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- 2e Vice-président : M. JONAS-HANART, Achille, industriel, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. L’OLLIVIER, Henri, directeur de la Savonnerie Maubert, à Bruxelles.
- Classe 29. — Maroquinerie, tabletterie, vannerie et brosserie.
- Président : M. PAVOUX, Eugène, ingénieur et industriel, à Bruxelles.
- Ier Vice-président : M. DE GRELLE, Charles, industriel, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. VAN OYE, Albert, industriel, à Bruxelles.
- Secrétaire: M. FONTAINE-OLINGER, industriel, à Bruxelles.
- 4e GROUPE.
- TISSUS, VÊTEMENTS ET ACCESSOIRES.
- Président : M. ELOY, Émile, industriel, à Bruxelles.
- Vice-présidents : M. JONNIAUX, Édouard, ancien industriel, à Bruxelles; M. MULLENDORF, CH., industriel, président d’honneur de la Chambre de commerce de et à Verviers.
- Secrétaires : M. DAVIGNON, Julien, à Bruxelles; M. VIN, Jean, industriel, à Bruxelles.
- Classe 30. — Fils et tissus de coton.
- Président : M .ELOY, Émile, industriel, à Bruxelles.
- 1er Vice-président : M. DE BAST, Camille, industriel, président de la Chambre de commerce, à Gand.
- 2e Vice-président : M. AUGER-VINCENT, G., industriel, à Gand.
- Secrétaire: M. FRANÇOIS, H., industriel, à Bruxelles.
- Classe 31. —Fils et tissus de lin, chanvre, etc.
- Président : M. LEIRENS, ancien sénateur (firme Eliaert-Cools), à Alost.
- 4er Vice-président : M. DESMET, Émile, de la firme Desmet et Dhanis,
- à Gand.
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- 2e Vice-président : M. DE WITTE-LOUSBERG, industriel, à Malines.
- Secrétaire: M. VENET-PARMENTIER, Alfred, industriel (firme P. Parmentier et Cie), à Bruxelles.
- Classe 32. — Fils et tissus de laine peignée, fils et tissus de laine cardée.
- Président : M. MULLENDORF, Ch., industriel, président d’honneur de la Chambre de commerce de et à Verviers.
- 4er Vice président : M. LEJEUNE-VINCENT, H., président de la Chambre de commerce de Verviers, à Dison.
- 2° Vice président : M. TAELEMANS, Jean, président de l’Association mutuelle du commerce et de l’industrie, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. SOUBRE, Joseph, avocat, secrétaire de la Chambre de commerce de Verviers.
- Classe 33. — Soies et tissus de soie.
- Président : M. WAUTERS, E., industriel, à Ath.
- 1er Vice-président: M. SMITS, Adrien, industriel, à Saint-Gilles-Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. LAGRANGE, ÉMILE, industriel, à Dcynze.
- Secrétaire : M. DE HEUVEL, Edmond, industriel, à Bruxelles.
- Classe 34. — Dentelles, tulles, broderies et passementeries.
- Président : M. ROBYN-STOCQUART, ancien industriel, à Bruxelles. 1er Vice-président : M. SACRÉ, Léon, industriel, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. NOGUÈS-RICHARD, industriel, à Bruxelles. Secrétaire : M. LEGRAND, Louis, industriel, à Bruxelles.
- Classe 35. — Articles de bonneterie et de lingerie. Objets accessoires du vêtement.
- Président : M. JONNIAUX, Édouard, ancien industriel, à Bruxelles. 4er Vice-président : M. DE BRUYCKER, Th., industriel, à Bruxelles. 2e Vice-président : M. DU TOICT, Paul, industriel, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. ALLARD, Eugène, industriel, à Bruxelles.
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- Classe 36. -— Habillement des deux sexes.
- Président : M. VAXELAIRE-CLAES, industriel, à Bruxelles.
- 1er Vice-président : M. VAN MARCKE, Clément, industriel, Bruxelles.
- 2> Vice-président : M. VALCKE, industriel, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. SCHUERMANS, Henri, industriel, à Bruxelles.
- Classe 37. — Joaillerie et bijouterie.
- Président : M. RIJZIGER, industriel, à Bruxelles.
- Ier Vice-président : M. VAN ISHOVEN, industriel, à Anvers.
- 2e Vice-président : M. POLAK, industriel, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. ANTONY, industriel, à Anvers.
- Classe 38. — Armes portatives. Chasse.
- Président : M. ANCION, Jules, industriel, à Liége.
- 1er Vice-président :. M. FRÉSART, Édouard, à Liége.
- 2e Vice-président : M. GATHOYE, industriel, à Liège.
- Secrétaire: M. POLAIN, Alphonse, directeur du banc d’épreuves, Liège.
- Classe 39. — Objets de voyage et de campement.
- Président : M. LECLERCQ, Jules, président de la Société royale < Géographie, à Bruxelles.
- Ier Vice-président : M. DROESHOUT, industriel, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. WOLFF DE STEEG, F., industriel, Bruxelles.
- Secrétaire : M. POSSCHELLE-DELALOU, industriel, à Bruxelles.
- Classe 40. — Bimbeloterie.
- Président : M. JOUVENEL, A., industriel, à Bruxelles.
- Ier Vice-président : M. THARIN, A., industriel, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. POELMAN, J., industriel, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. TEMPELS, Daniel, industriel, à Bruxelles.
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- 5e GROUPE.
- INDUSTRIES EXTRACTIVES. — PRODUITS BRUTS ET OUVRÉS.
- Président : M. SABATIER, G., membre de la Chambre des représentants, à Bruxelles.
- Vice-présidents : M. VERBOECKHOVEN, Eus., industriel, vice-président de l’Union syndicale de et à Bruxelles, M. BERGÉ, Henri, ancien membre de la Chambre des représentants, professeur à l’Université de Bruxelles.
- Secrétaires : M. NOBLET, A., ingénieur, directeur de la « Revue Universelle des mines », secrétaire permanent du Comité général de l’Industrie charbonnière belge,à Liége; M. DUMONT, André, ingénieur, professeur à l’Ùniversité de Louvain, à Anvers.
- Classe 41. — Produits de l'exploitation des mines et de la métallurgie.
- (MINES ET CARRIÈRES.)
- Président : M. BRACONNIER DE MACAR, Cu., président de l’Union des Charbonnages, mines et usines métallurgiques de la province de Liége, à Liége.
- 4er Vice-président : M. Adolphe URBAN, directeur des Carrières de Quenast, à Bruxelles.
- 2e Viceprésident : M. WAROCQUÉ, Georges, membre de la Chambre des représentants, administrateur délégué des Charbonnages de Marie-mont et de Bascoup, à Mariemont.
- Secrétaire : M. WITMEUR, ingénieur principal au Corps des mines, professeur à l’Université de Bruxelles.
- (MÉTALLURGIE.)
- Président : M. SABATIER, G., membre de la Chambre des représen-sants, à Bruxelles.
- Ier Vice-président : M. HOVINE, directeur de la Société « La Providence », président de la Chambre de commerce de Charleroi, à Mar-chienne-au-Pont.
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- 2e Vice-président : M. GILLON, professeur à l’Université de Liége. Secrétaire : M. MESTREIT, secrétaire du Syndicat de la Bourse des métaux et des charbons, à Bruxelles.
- Classe 42. — Produits des exploitations et des industries forestières.
- Président : M. BRIOTS, Edm., industriel, à Bruxelles.
- 4 r Vice-président : M. BROUHON, industriel, à Chimay.
- 2 Vice-président : M. GAVACHE, Alph., courtier en bois, à Anvers.
- Secrétaire : M. LAURENT, Gustave, industriel, à Bruxelles.
- Classe 43. — Produits de la chasse. — Produits, engins et instruments de la pêche et des cueillettes.
- Président : M. VANDE CASTEELE-DUBAR, Gustave, industriel, à Gand.
- Ier Vice-président : M. DE PRELLE DE LA NIEPPE, Édouard, fils, à Anvers.
- 2° Vice-président : M. MICHELS, Louis, industriel, à Bruxelles. Secrétaire : M. TERTZWEIL, Oscar, industriel, à Gand.
- Classe 44. — Produits agricoles non alimentaires.
- Président . M. TINCHANT, Louis, industriel, à Anvers.
- Ier Vice-président : M. RAES, Jean, industriel, à Courtrai.
- 2® Vice-président : M. CAILLAU-POLLET, fils, industriel, à Tournai.
- Secrétaire : M. ANGENOT, C., professeur à l’Institut supérieur de commerce, à Anvers.
- Classe 45. — Produits chimiques et pharmaceutiques.
- Président: M. BERGÉ, Henri, ancien membre de la Chambre des représentants, professeur à l’Université de Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. DE WALQUE, François, professeur à l’Université de Louvain.
- 2e Vice-président: M. SPINNAEL, ingénieur et industriel, à Cureghem.
- Secrétaire : M. LEFEVRE, D., industriel, à Laeken.
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- Classe 46. — Procédés chimiques de blanchiment, de teinture, d'impression et d’apprêt.
- Président : M. SINGER, MAX, industriel, à Tournai.
- 4er Vice-président : M. ALSBERGE, Jules, industriel, à Gand.
- 2° Vice-président : M. HANSSENS, Charles, conseiller provincial, à Molenbeek.
- Secrétaire : M. ROELS, Théodore, industriel, à Gand.
- Classe 47. — Cuirs et peaux.
- Président : M. VERBOECKHOVEN, Eue., industriel, vice-président de l’Union syndicale de et à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. VAN BEGIN, N., industriel, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. BAUGNIES, A., industriel, à Péruwelz.
- Secrétaire : M. LEBERMUTH, Arthur, industriel, à Bruxelles.
- 6e GROUPE.
- OUTILLAGE ET PROCÉDÉS DES INDUSTRIES MÉCANIQUES. ÉLECTRICITÉ.
- Président : M. GUINOTTE, Lucien, ingénieur, administrateur directeur général des Charbonnages de Mariemont et de Bascoup, à Morlanwelz.
- Vice-présidents : M. GILLIEAUX, V., membre de la Chambre des représentants, industriel, président de l’Association des maîtres de forges de Charleroi, à Charleroi; M. BELPAIRE, A., administrateur des chemins de fer de l’État, à Bruxelles; M. SNOECK, Alb., industriel, à Ensival-lez-Verviers.
- Secrétaires ; M. HABETS, A., ingénieur, professeur à l’Université de Liège; M. DE GRAUX, A., ingénieur des chemins de fer de l’État, à Malines.
- Classe 48. — Matériel et procédés de l'exploitation des mines et de la métallurgie.
- (MINES ET CARRIÈRES.)
- Président : M. GUINOTTE, Lucien, ingénieur, administrateur-directeur-général des Charbonnages de Mariemont et de Bascoup, à Morlanwelz.
- 2.
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- 4er Vice-président : M. DURANT, inspecteur général des Charbonnages de la Société Générale, à Bruxelles.
- 2e Vice-président: M. TIMMERHANS, directeur divisionnaire au Corps des mines, à Liége.
- Secrétaire : M. SMEYSTERS, ingénieur en chef, directeur au Corps des mines, à Charleroi.
- (MÉTALLURGIE.)
- Président : M. GILLIEAUX, V., membre de la Chambre des représentants, industriel, président de l’Association des maîtres de forges de Charleroi, à Charleroi.
- 4er Vice-président : M. HALOT, Ew., industriel, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. BRON, directeur-gérant des Usines de Monceau-sur-Sambre, à Monceau-sur Sambre.
- Secrétaire : M. WOLTERS, J., secrétaire de l’Association des maîtres de forges, à Charleroi.
- Classe 49. — Matériel et procédés des exploitations rurales et forestières.
- Président: M. VAN HECKE, G., industriel, à Gand.
- 4er Vice-président : M. PYRO, professeur à l’Institut agricole de l’État, à Gembloux.
- 2e Vice-président : M. LECART, Alphonse, professeur à l’Institut agronomique de Louvain.
- Secrétaire : M. VERNIEUWE, Th., secrétaire du Conseil supérieur d’agriculture, à Bruxelles.
- Classe 50. — Matériel et procédés des usines agricoles et des industries alimentaires.
- Président : M. MEEUS, Louis, distillateur, à Wyneghem.
- 4er Vice-président : M. VAN GOETHEM, W., administrateur des « Ateliers du Brabant », à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. GHEERAERDTS, industriel, à Alost.
- Secrétaire : M. JOVENEAU, A., industriel, à Tournai.
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- Classe 51. — Matériel des arts chimiques, de la pharmacie et de la tannerie.
- Président : M. SWARTS, professeur à l’Université de et à Gand.
- 4er Vice-président : M. CRÉTEUR, Louis, président de la Société royale de pharmacie, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. GUYARD, industriel, à Molenbeek-St-Jean.
- Secrétaire : M. REDING, Victor, pharmacien, à Bruxelles.
- Classe 52. — Machines et appareils de la mécanique générale.
- Président : M. SCHAAR, E., inspecteur général au Ministère des Chemins de fer, postes et télégraphes, à Bruxelles
- 4er Vice-président : M. VINÇOTTE, R., directeur de l’Association pour la surveillance des chaudières, à Bruxelles.
- 2e Vice-président •. M. CARELS, Gustave, constructeur, à Gand.
- Secrétaire : M. HERTAY, Edmond, ingénieur en chef de la Société du Phénix, à Gand.
- Classe 53. — Machines-outils.
- Président: M. VAN DEN KERCKHOVE, PROSPER, ancien sénateur, constructeur, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. BLANCQUAERT, ingénieur en chef, directeur d’administration des chemins de fer de l’État, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. FLAMME, ingénieur en cher des chemins de fer de l'État, à Luttre.
- Secrétaire : M. SNYERS, R., ingénieur civil, à Bruxelles.
- Classe 54. —- Matériel et procédés de la filature et de la corderie.
- Président : M. GONAY, Jules, de la firme Célestin Martin, à Verviers.
- 4er Vice-président : M. VERTONGEN, Albert, industriel, à Ter-monde.
- 2e Vice-président : M. DUESBERG-DELREZ, Maurice, industriel, à Verviers.
- Secrétaire : M. HOUGET, FERN., industriel, à Verviers.
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- I
- Classe. 55. —- Matériel et procédés du tissage.
- Président : M. SNOECK, ALB., de la firme Vve Mathieu Snoeck, à Ensival-lez-Verviers.
- 4er Vice-président : M. DUJARDIN, FR., industriel, à Leuze.
- 2e Vice-président : M. CASSEL, LÉON, banquier, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. BECK, Franz, ingénieur, à Verviers.
- Classe 56. — Matériel et procédés de la couture et de la confection des vêtements.
- Président : M. MIGNOT, Firmin, industriel, ancien sénateur, à Bruxelles.
- 4er Vice président : M. JESLEIN, Alfred, consul général, à Bruxelles.
- 2e Viceprésident : GOFFIN, JossE, maître de forges, à Clabecq.
- Secrétaire : M. MIGNOT, Albert, à Bruxelles.
- Classe 57. — Matériel et procédés de la confection des objets de mobilier et d’habitation.
- Président . M. MABILLE, Valère, industriel, à Morlanwelz.
- Ier Vice-président : M. BASTIN, François, ingénieur, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. COLENS, FLORIMOND, industriel, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. GODY, Édouard, ingénieur, à Morlanwelz.
- CLASSE 58. — Matériel et procédés de la papeterie, des teintures et des impressions.
- Président : M. GODIN, L., industriel, à Huy.
- 4er Vice-président : M. THIRY, François, industriel, à Huy.
- 2e Vice-président : M. JANSSEN, Ch., échevin de la ville de Bruxelles.
- Secrétaire ; DEMEURS, Gustave, industriel, à Bruxelles.
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- CLASSE 59. — Muchines, instruments et procédés usités dans divers travaux.
- Président: M. EMPAIN, ED., ingénieur, à Bruxelles.
- Ier Vice-président: M. UYTTERELST, Ferdinand, constructeur, à Bruxelles.
- 2° Vice-président : M. TAMAN, Alfred, industriel, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. JORDAN, Arthur, à Bruxelles.
- Classe 60. — Carrosserie et charronnage, bourrellerie et sellerie.
- Président : M. le baron d’HUART, Victor, propriétaire, à Bruxelles.
- 4er Vice-Président : M. SNUTSEL, père, industriel, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. FIVÉ, capitaine commandant de cavalerie, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. le chevalier DE MENTEN DE HORNE, Albert, à Bruxelles.
- Classe 61. — Matériel des chemins de fer.
- Président : M. BELPAIRE, A., administrateur des chemins de fer de l’État, à Bruxelles.
- 1er Vice-président: M. STEVART, ingénieur, à Liège.
- 28 Vice-président : M. GOFFIN, ingénieur en chef, directeur d’administration des chemins de fer de l'État, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. DUPUICH, Charles, ingénieur civil, à Bruxelles.
- CLASSE 62. — Electricité.
- Président: M. ROUSSEAU, professeur à l’Université de Bruxelles.
- Ier Vice-président : M. DELARGE, Fr., directeur général des télégra-graphes de l’État, à Bruxelles.
- 2° Vice-président : M. JASPAR, industriel, à Liège.
- Secrétaire : M. GODY, Léon, capitaine commandant d’artillerie, professeur à l’École militaire et à l’École de guerre, à Bruxelles.
- CLASSE 63. — Matériel et procédés du génie civil, des travaux publics et de l’architecture.
- Président : M. LAMAL, Ta., directeur général des ponts et chaussées, à Bruxelles.
- 4or Vice-président : M. BORDIAU, G., architecte, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. MONNOYER, conseiller provincial, à Bruxelles.
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- Secrétaires: MM. DUFOURNY, ingénieur principal des ponts et chaussées, à Bruxelles.
- — DUSTIN, Pierre, député permanent, à Bruxelles.
- — HASSE, Jean-Laurent, architecte, à Anvers.
- Classe 64. — Hygiène et assistance publique.
- Président : M. le docteur JANSSENS, inspecteur du service d’hygiène, à Bruxelles.
- Ier Vice-président : M. le docteur SCHOENFELD, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. le docteur PUTZEYS, professeur à l’Université de Liège.
- Secrétaire : M. le docteur de VAUGLEROY, professeur d’hygiène à l’École militaire, à Bruxelles.
- Classe 65. — Matériel de la navigation et de sauvetage.
- Président: M. POUGIN, Eo., ancien officier de la marine belge, à Bruxelles.
- Ier Vice-président: M. PAASCH, inspecteur du Lloyd anglais, à Anvers.
- 2e Vice-président : M. DE PRELLE de la NIEPPE, Arthur, directeur d’assurances, à Anvers.
- Secrétaire : M. VELLUT, Auguste, ingénieur, à Bruxelles.
- Classe 66. — Matériel et procédés de l’art militaire.
- Président : M. DE MACAR, J., industriel, à Bruxelles.
- Ier Vice-président : M. LIBBRECHT, directeur de la Poudrerie royale de et à Wetteren.
- 2e Vice-président : M. FONSON, Auo., industriel, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. ZBOÎNSKI, Claude,capitaine commandant d’artillerie, au fort de Cruybekc.
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- 7e GROUPE.
- PRODUITS ALIMENTAIRES.
- Président-. M. VERCRUYSSE-BRACQ, membre de la Chambre des représentants, industriel, à Gand.
- 1er Vice-président: M. BODART, Edm., ingénieur, president du syndicat des Sept marques, président de la Chambre de commerce libre de l’arrondissement de Louvain, à Louvain,
- 2e Vice-président : M. RAEYMAECKERS, Pu., président de l'Association des distillateurs belges, à Anvers.
- Secrétaires : MM. DE BOECK, A., brasseur, à Bruxelles.
- — VANDEVELDE, J.-N., distillateur, à Gand.
- Classe 67. — Céréales, produits farineux avec leurs dérivés.
- Président : M. BODART, EDM., ingénieur, président du syndicat des Sept marques, président de la Chambre de commerce libre de l’arrondis-sement de Louvain, à Louvain.
- 4er Vice-président : M. FARCY, industriel, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. PONSELET, V., malteur, à Anderlues.
- Secrétaire : M. MARCOTTY, J., fils, à Angleur-Liége.
- Classe 68. — Produits de la boulangerie et de la pâtisserie.
- Président : M. DESMECHT, CH., président de la Fédération nationale des boulangers du royaume, à Anvers.
- 4er Vice-président : M. TIMMERMANS-WELLENS, secrétaire de la section de boulangerie d’Ixelles, à Ixelles.
- 2e Vice-président : M. BOSSAERT-BROECKAERT, secrétaire de 1 Association des pâtissiers, à Bruxelles.
- Secrétaire •. M. HULEU, Victor, président de l’Association des boulangers, à Bruxelles.
- Classe 69. — Corps gras alimentaires, laitages, œufs, etc.
- Président : M. VAN ROYE-GOETVINCK, ancien induslriel, à Jette Saint-Pierre.
- 1er Vice-président : M. PLISSART, N., industriel, à Bruxelles.
- 20 Vice-président : M. DELVA-ROLIN, industriel, à Gand.
- Secrétaire : M. DAILLY, Léon, industriel, à Bruxelles.--
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- Classe 70. — Viandes et poissons.
- Président: M. WINCKELMANS-DELACRE, ancien industriel, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. DUMONTIER, G., industriel, à Bruxelles.
- 2e Vice-président : M. ANTOGNOLI, JULES, industriel, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. DE CONINCK, Charles, industriel, à Bruxelles.
- Classe 74. — Légumes et fruits.
- Président : M. BUQUET, Arthur, industriel, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. MAUSSION, Tu., industriel, à Bruxelles.
- 2 Vice-président : M. COUSTENOBLE-RIDEZ, H., industriel, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. PÉLÉEHEID, Léon, industriel, à Bruxelles.
- CLASSE 72.— Condiments et stimulants; sucres et produits de la confiserie.
- Président : M. VERCRU YSSE-BRACQ, membre de la Chambre des représentants, industriel, à Gand.
- Ier Vice-président : M. DE LANNOY, industriel, à Tournai.
- 2 Vice-président : M. DE RONNE DE LANIER, à Gand.
- Secrétaire : M. MEYERS-COURTOIS, industriel, à Laeken.
- Classe 73. — Boissons fermentées.
- (BRASSERIE.)
- Président : M. RODENBACH, Euc., brasseur, à Roulers.
- 4er Vice-président : M. MARINX, Charles, brasseur, à Gand.
- 2e Vice-président: M. DAUBRESSE, conseiller provincial, à Wasmes.
- Secrétaire : M. DAMIENS, brasseur, à Ixelles.
- (DISTILLERIE.)
- Président : M. RAEYMAECKERS, Pi., président de l’Association des distillateurs belges, à Anvers.
- 4: Vice-président : M. VAN HOOREBEEKE, EDMOND, industriel, à Ledeberg.
- 2 Vice-président : M. RAUCQ, industriel, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. VANDEVELDE, J.-N., distillateur, à Gand.
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- 8e GROUPE.
- AGRICULTURE, VITICULTURE ET PISCICULTURE.
- Président : M. le comte DE RIBAUCOURT, sénateur, à Perck. Vice-présidents : M. DE PRET ROOSE de CALESBERG, sénateur, à Anvers;
- M. le comte VAN DER STRATEN-PONTHOZ, FR., président de la Société centrale d’agriculture de Belgique, membre du Conseil supérieur d’agriculture, à Bruxelles.
- Secrétaires : M. TYKORT, E., ingénieur, directeur du Syndicat agricole, à Perck.
- M. DE CREEFT, Ch., ingénieur agricole, à Woluwe-Saint-Lambert.
- Classe 73bis. — Agronomie, statistique agricole.
- Président: M. le comte VAN DER STRATEN-PONTHOZ, Fr., président de la Société centrale d’agriculture de Belgique, membre du Conseil supérieur d’agriculture, à Bruxelles.
- 1er Vice-président : M. DUMONT, Euo., membre de la Chambre des représentants.
- 2e Vice-président : M. LIPPENS, Auguste, père, président de la Société agricole de la Flandre orientale.
- Secrétaire: M. D’HONDT, J., directeur du laboratoire agricole de Courtrai.
- Classe 73ter. — Organisation, méthodes et matériel de l’enseignement agricole.
- Président : M. TYKORT, E., ingénieur, directeur du Syndicat agricole, à Perck.
- 4er Vice-Président : M. le baron de STEENHAULT, conseiller provincial, à Vollezeele.
- 2e Vice-Président : M. WALTER-PORTEMANS, banquier et propriétaire, à Saint-Trond.
- Secrétaire: M. LAURENT, E., professeur à l’école d’horticulture, à
- Vilvorde.
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- Classe 74. — Spécimens d'exploitations rurales et d’usines agricoles.
- Président : M. le comte de RIBEAUCOURT, sénateur, à Perck.
- 4er Vice-président : M. le baron DELLA FAILLE, G., à Gand.
- 2e Vice-président : M. LIPPENS, Ph. Aug. (fils), à Hal.
- Secrétaire . VANDER SWAELMEN, L., architecte paysagiste, à Bruxelles.
- Classe 75. — Viticulture.
- Président .• M. de PRET ROOSE DE CALESBERG, G., sénateur, à Anvers.
- 4er Vice-président : M. MACORPS, Joseph, président de la Société royale agricole et horticole, à Huy.
- 2e Vice-président . M. GRÉGOIRE, Gaston, propriétaire, à Liége.
- Secrétaire ; M. FRANÇOIS, Auguste, ingénieur agricole, à Bruxelles.
- Classe 76. — Insectes utiles et insectes nuisibles.
- Président : M. TIBERGHIEN, Paul, sénateur, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. VANDENHENDE, R., à Steenhuysen-Wijn-huysen.
- 2e Vice-président : Mme Ve SIMON-DE FUISSEAUX, à Bruxelles.
- Secrétaire ; M. DE SOIGNIES, Jules, chef de division au Gouvernement provincial, à Mons.
- Classe 77. — Poissons, crustacés et mollusques.
- Président: M. le chevalier HYNDERIGK, capitaine d’état-major, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. WILLEQUET, E., ancien membre de la Chambre des représentants, à Gand.
- 2e Vice-président : M. KEMNA-VAN BEERS, professeur, à Anvers.
- Secrétaire : M. PÉRILLEUX, J., à Bruxelles.
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- Concours spéciaux d’animaux vivants.
- COMMISSION ORGANISATRICE BELGE.
- Président : M. le comte DE RIBAUCOURT, sénateur, président du 8e groupe, à Perck lez-Vilvorde.
- Commissaires : MM. TIBERGHIEN, Paul, sénateur, à Bruxelles; le chevalier HYNDERICK, GASTON, à Bruxelles.
- Secrétaires : M. le baron DE MEVIUS, Eugène, à Bruxelles.
- GILBERT, avocat, à Bruxelles.
- FRANÇOIS, E., avocat, à Bruxelles.
- Vétérinaire : M. REUL, médecin vétérinaire, à Bruxelles.
- Membres correspondants :
- Province d’Anvers : M. le baron DE GRUBEN, à Anvers.
- Province de Brabant : M. le baron DE STEENHAULT, à Vollezeele.
- Province de Flandre occidentale : M. le baron PEERS, Léon, à Gand.
- Province de Flandre orientale : M. LIPPENS, Eugène, à Gand.
- Province de Hainaut : M. CHEVALIER, Léon, député permanent, à Wihéries lez-Mons.
- Province de Liège . M. PENAY-PLUNKETT bourgmestre de Neuf-château lez-Visé.
- Province de Limbourg : M. CAJOT-RIGOT, à Bruxelles.
- Province de Luxembourg : M. ALLARD, Victor, sénateur, à Bruxelles.
- Province de Namur : M. LEYDER, professeur à l’Institut agricole, à Gembloux.
- Sous-Commissions provinciales chargées d'encourager la participation des éleveurs.
- ANVERS.
- MM. le baron DE GRUBEN, à Anvers.
- G. DE PRET ROOSE de CALESBERG, sénateur, à Anvers.
- MEEUS, HIPPOLYTE, à Wyneghem.
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- BRABANT.
- MM. BOUCQU ÉAU, Léopold, à Thisnes lez-Nivelles
- MM. COOSEMANS, bourgmestre de Tervueren.
- DUMONT, EN., à Sart-Dame-Avelines.
- VAUCAMPS, à Huysingen.
- FLANDRE OCCIDENTALE.
- MM. BLONDEL, directeur à l’administration provinciale, à Bruges. Baron DE CROMBRUGGHE, Frédéric, à Gand et à Ichtegem. HERBAU, à Courtrai.
- LARIDON, médecin vétérinaire, à Bruges.
- FLANDRE ORIENTALE.
- MM. DE KERCHOVE, Hippolyte, à Gand.
- le baron DELLA FAILLE, Gaëtan, à Huysse. SCHOLLAERT, à Velsicke-Ruddershoven.
- TYDGADT, Louis, à Gand.
- HAINAUT.
- MM. DUCHATEAU, FLORIMOND, à Quévaucamps.
- HAYOIS, Jules, à Bauffe.
- HAZARD, Jules, à Leers-et-Fosteau.
- LOSSEAU, Vital, à Thuillies.
- LIÈGE.
- MM. BAUDUIN, J., à Rosoux.
- CARTUYVELS, membre de la Chambre des représentants, à Waleffe.
- DE WONCK, V., à Cras-Avernas.
- THIERNESSE, à Gosne.
- TSERSTEVENS-NICOLAI, àStavelot.
- LIMBOURG.
- MM. le baron DE ROSEN, Charles, à Tongres.
- JADOUL, à Fresin.
- MONFORT, Robert, à Hasselt.
- VAN HAM, Georges, à Saint-Trond.
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- LUXEMBOURG.
- MM. COLLIN, André, à Bastogne.
- GRATIA, vétérinaire, à Virton.
- PAUCHENNE, vétérinaire, à Paliseul.
- NAMUR.
- MM. DELCHEVALERIE, à Sombreffe.
- HEURION, à Gourdinne.
- LAHAYE, LÉANDRE, à Bierwart.
- 9e GROUPE.
- HORTICULTURE.
- Président: M. LINDEN, J., vice-président de la Société royale de Flore et de la Fédération des Sociétés d’horticulture de Belgique, à Bruxelles.
- Vice-présidents : M. DOUCET, H., conseiller communal, à Bruxelles.
- M. GILLEKENS, L.-G., directeur de l’École d’horticulture de l’État, à Vilvorde.
- Secrétaire : M. LUBBERS, L., directeur des cultures au Jardin botanique de l’État, secrétaire de la Fédération des Sociétés d’horticulture de Belgique, à Bruxelles.
- Secrétaire adjoint : M. le comte D'ASSCHE, à Paris.
- Classe 78. — Serres et matériel de l'horticulture.
- Président: M. FUCHS, L., architecte-paysagiste, inspecteur, directeur des plantations des squares, jardins et parcs appartenant à l’État et situés dans Bruxelles et les environs, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. CASSART DE FERNELMONT, industriel, à Gembloux.
- 2e Vice-président : VAN GEERT, Charles (père), horticulteur, à Anvers.
- Secrétaire : M. MOL, P., industriel, à Anvers.
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- Classe 79. — Fleurs et plantes d'ornements.
- Président : M. DOUCET, conseiller communal, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. CLOSSON, Jules, horticulteur, à Liège.
- 2® Vice-président : M. DALLIERE, Alexis, horticulteur, à Gand.
- Secrétaire : M. DE BOSSCHERE, Ch., professeur de sciences naturelles à l’École normale de et à Lierre.
- Classe 80. — Plantes potagères.
- Président : M. GILLEKENS, L.-G., directeur de l’École d’horticulture de l’État, à Vilvorde.
- 4er Vice-président : M. VANDER VORST, président de la Société maraîchère d'Ixelles.
- 2® Vice-président : M. DESMEDT, J.-H., à Schaerbeek.
- Secrétaire : M. BURVENICH, FRÉD., professeur à l’École d’horti culture de l’État, à Gand. .
- Classe 84. — Fruits et arbres fruitiers
- Président : M. GILBERT, Cm, président de la Société pomologique, à Anvers.
- 4er Vice-président : M. MACORPS, Alfred, président du Cercle d’arboriculture, à Liège.
- 2e Vice-président : M. HAGE, Victor, pomologue, à Courtrai.
- Secrétaire : M. LYNEN, Roo., président du Cercle du « Progrès Arboricole » d’Ixelles, à Bruxelles.
- Classe 82. — Graines et plants d’essence forestière.
- Président : M. DUBOIS, A., inspecteur principal des eaux et forêts, à Bruxelles.
- 4er Vice-président : M. MILLET, H., professeur d’arboriculture, à Tirlemont.
- 2e Vice-président : M. MOUSEL, inspecteur des eaux et forêts, à Bruxelles.
- Secrétaire : M. WARY, garde-général des eaux et forêts, à Bruxelles.
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- Classe 83. — Plantes de serre.
- Président : M. LINDEN, J., vice-président de la Société royale de Flore et de la Fédération des Sociétés d’horticulture de Belgique, à Bruxelles. Ier Vice-président . M. KEGELJAN, secrétaire de la Société royale d’horticulture de et à Namur.
- 2° Vice-président . M. RODIGAS, directeur de l’École d’horticulture de l’État de et à Gand.
- Secrétaire : M. LINDEN, Lucien, directeur de la Société « l’Horticulture Internationale », à Bruxelles.
- 4 0e GROUPE.
- COMMERCE ET INDUSTRIE EN GÉNÉRAL.
- Président : M. LYNEN, Victor, consul du Chili, ancien président du Comité exécutif de l’Exposition universelle d’Anvers, à Anvers.
- Vice-présidents : M. CAPELLE, directeur au ministère des Affaires Etrangères, à Bruxelles.
- DANSAERT, Antoine, ancien membre de la Chambre des représentants, président de l’Union syndicale, à Bruxelles.
- M. VAN NIEUWENHUYSE, J., ancien président de la Fédération . des associations commerciales et industrielles de la Belgique, à Bruges. Secrétaires : M. GEELHAND, Alf., conseiller provincial, à Anvers.
- M. LANCKMAN, chef de bureau au ministère des Affaires Étrangères, à Bruxelles.
- M. MARTINY, Émile, avocat, conseiller communal, à Bruxelles.
- M. PERRIGNON ou FRENOY, négociant, à Anvers.
- Classe A. — Statistique et bibliographie commerciale et industrielle.
- Président : M. LYNEN, Victor, consul du Chili, ancien président du Comité exécutif de l’Exposition universelle d’Anvers, à Anvers.
- Vice-présidents : M. VAN NIEUWENHUYSE, J., ancien président de la Fédération des associations commerciales et industrielles de la Belgique, à Bruges.
- M. LEJEUNE-VINCENT, président de la Chambre de commerce de Verviers.
- Secrétaires : M. GEELHAND, Alf., conseiller provincial, à Anvers. M. MARTINY, Émile, avocat, conseiller communal, à Bruxelles.
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- Classe B — Exportation, renseignements commerciaux et industriels.
- Président : M. CAPELLE, directeur au ministère des Affaires Etrangères, à Bruxelles.
- Vice-présidents : M. MONDRON, L., industriel, président de l’Association des maîtres de verreries belges, à Lodelinsart.
- M. DE HEMPTINNE, Jules, industriel, à Gand.
- Secrétaires : M. LANCKMAN, chef de bureau au ministère des Affaires Étrangères, à Bruxelles.
- M. PERRIGNON du FRENOY, négociant, à Anvers.
- MEMBRES.
- DELEGUES PAR PROVINCES.
- ANVERS.
- M. LYNEN, Victor, consul du Chili, ancien président du Comité de l’Exposition universelle d’Anvers, à Anvers.
- M. ROELS, P., ancien président de la Chambre de commerce de et à Anvers.
- M.VAN EETEN, président de la Chambre de commerce de et à Anvers.
- M. STRAUSS, Louis, président du Cercle des anciens étudiants de l’Institut supérieur de commerce d’Anvers.
- M. VAN GEETRUYEN, conseiller communal, président du tribunal de commerce, à Anvers.
- M. DE WITTE-LOUSBERG, industriel, à Malines.
- BRABANT.
- M. DANSAERT, ANT., ancien membre de la Chambre des représentants, président de l’Union syndicale de et à Bruxelles.
- M. CAPELLE, directeur au ministère des Affaires Etrangères, à Bruxelles.
- M. DE KEYN, Eugène, industriel, à Bruxelles.
- M. LANCKMAN, chef de bureau au ministère des Affaires Étrangères, à Bruxelles.
- M. WELLENS, inspecteur général honoraire des ponts et chaussées, président de la Société belge des ingénieurs et des industriels, à Bruxelles.
- M. MESTREIT, E., secrétaire du Syndicat de la Bourse des métaux et des charbons, à Bruxelles.
- FLANDRE OCCIDENTALE.
- M. VAN IMSCHOOT, vice-président de l’Association commerciale, maritime et industrielle de l’arrondissement d’Ostende.
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- M. VAN NIEUWENHUYSE, J., président de la Fédération des associations commerciales et industrielles de la Belgique, à Bruges.
- M. VERHAEGHE, B., président de l’Association pour la défense des intérêts de l'industrie linière, à Courtrai.
- M. LECLERQ, Henri, industriel, à Courtrai.
- M. GOETHALS, Albéric, président de l’Union commerciale, industrielle et agricole de l’arrondissement judiciaire de et à Courtrai.
- M. ROELANTS-BAERT, industriel à Steenbrugge-lez-Bruges, délégué de l’Union syndicale, association commerciale, industrielle, maritime et agricole de Bruges.
- FLANDRE ORIENTALE.
- M. DE BAST, Cam., président de la Chambre de commerce et des fabriques de et à Gand.
- M. DE HEMPTINNE, Jules, industriel, à Gand.
- HAINAUT.
- M. HARDY, E., membre de la Chambre des représentants, président de l’Association charbonnière du Couchant de Mons, à Quaregnon.
- M. MONDRON, L., industriel, président de l’Association des maîtres de verreries belges, à Lodelinsart.
- M. HOVINE, directeur gérant de la Société de « la Providence », président de la Chambre d’industrie, d’agriculture et de commerce de Charleroi, à Marchienne-au-Pont.
- M. STOESSER, président de l’Association charbonnière de Charleroi, à Charleroi.
- LIÈGE.
- M. BLANPAIN, J., président de la Chambre de commerce de Liége, à Liége.
- M. LECOCQ, Jos., avocat, secrétaire de la Bourse industrielle de et à Liége.
- M. VAPART, directeur de l’usine d’Angleur de la Société de la Vieille-Montagne, président de la Chambre de commerce de Liége, Huy et Waremme, à Liége.
- M. TASTÉ, J., industriel, président de la Société industrielle et com-merciale de et à Verviers.
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- M. GILON, ERN., éditeur, président de l’Union syndicale de et à Verviers.
- M. LEJEUNE-VINCENT, président de la Chambre de commerce de Verviers.
- 11e GROUPE.
- CONGRÈS ET CONFÉRENCES. — ÉCONOMIE SOCIALE. — EXPOSITION RÉTROSPECTIVE DU TRAVAIL.
- Président : M. CARTIER, Jules, membre de la Chambre des représentants, à Mons.
- Secrétaires : M. JACOBS, J., ingénieur, à Bruxelles.
- M. SCHOENFELD, Georges, avocat, à Bruxelles.
- M. VERMERSCH, G., secrétaire de la Commission de surveillance du Musée royal d’armures et d’antiquités, à Bruxelles.
- Secrétaires adjoints : MM. BENOIDT, Maurice, avocat, à Bruxelles.
- VERSTRAETE, Gaston, avocat, à Bruxelles.
- Économie sociale.
- Section I. Rémunération du travail. — Rapporteur : M. SOUPART, ALF., ingénieur, directeur de charbonnage, à Marcinelle.
- Section II. Associations coopératives de production. — Rapporteur:
- M. DEGREEF, Guillaume, avocat, à Bruxelles.
- Section III. Syndicats professionnels. — Rapporteur : M. NINAUVE, avocat, à Bruxelles.
- Section IV. Apprentissage. — Rapporteur : M. BOUVY, industriel, à Liége.
- Section V. Sociétés de secours mutuels. — Rapporteur : M. GALES-LOOT, président de la Société « La Fraternelle belge », à Bruxelles.
- Section VI. Caisses de retraite et rentes viagères. — Rapporteur : M. POELMAN, J., directeur de la Compagnie d’assurance sur la vie « L’Avenir », à Bruxelles,
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- Section VII. Assurances contre les accidents et sur la vie. — Rapporteur : M. ADAN, H., directeur de la Compagnie d’assurance « La Royale belge », à Bruxelles.
- Section VIII. Épargne. — Rapporteur: M. MAHILLON, directeur à la Caisse d’épargne et de retraite de l'État, à Bruxelles.
- Section IX. Associations coopératives de consommation.— Rapporteur :
- M. LAURENT, ODON, directeur du Charbonnage des Chevalières, à Dour.
- Section X. Associations coopératives de crédit. — Rapporteur :
- M. MICHA, avocat, secrétaire général de la Fédération des Banques populaires, à Liége.
- Section XI. Habitations ouvrières. — Rapporteur: M. le baron DE ROYER DE DOUR, H., à Bruxelles.
- Section XII. Cercles d’ouvriers. Récréations et jeux. — Rapporteur:
- M. GILON, ERN., fondateur de l’Œuvre des Soirées populaires, à Ver-viers.
- Section XIII. Hygiène sociale. — Rapporteur: M. DE RIDDER, professeur à la faculté de droit de l’Université, à Gand.
- Section XIV. Institutions diverses créées par les chefs d’exploitation en faveur de leur personnel. — Rapporteur: M. VANDERVELDE, EMILE, avocat, à Bruxelles.
- Section XV. Grande et petite industrie; grande et petite culture. — Rapporteur: M. MICHEL, professeur à l’Institut agricole de l’État, à Gembloux.
- Section XVbis. Émigration et immigration. — M. RUYS, John, armateur, à Bruxelles.
- Exposition rétrospective du travail et des sciences anthropologiques.
- Section I. Anthropologie. — Rapporteur : M. le docteur JACQUES, professeur à l’Université de Bruxelles, à Bruxelles.
- Section II. Ethnographie. — Rapporteur: M. VANDERKINDERE, ancien membre de la Chambre des Représentants, membre de l’Académie royale, à Bruxelles.
- Section III. Archéologie. — Rapporteur : M. le chanoine REUSENS, professeur à l’Université de Louvain.
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- Section IV. Sciences. — Rapporteur : M. FOLIE, directeur de l’Observatoire royal, à Bruxelles.
- Section V. Manuscrits, imprimerie, livres, journaux. — Rapporteur : 1
- M. RUELENS, conservateur à la Bibliothèque royale, à Bruxelles.
- Section VI. Pédagogie. — Rapporteur : M. le chanoine DE GROE-TAERS, professeur à l’Université de Louvain.
- Section VIL Musique et Théâtre. — Rapporteur : M. GEVAERT, directeur du Conservatoire royal de Bruxelles.
- Section VIII. Arts du dessin. — Rapporteur : FÉTIS, conservateur en chef de la Bibliothèque royale, à Bruxelles.
- Section IX. Arts et Métiers ayant pour but le captage et l’utilisation des forces. — Rapporteur: M. DWELSHAUWERS-DERY, professeur à l’Université de Liège.
- Section X. Arts et Métiers ayant pour but la recherche, la récolte et l’extraction des matières premières. — Rapporteur : M. BRIART, membre de l’Académie royale, ingénieur, à Mariemont.
- Section XI. Arts et Métiers ayant pour but l’élaboration et la transformation des matières premières. — Rapporteurs : M. COUSIN, professeur à l’Université de Louvain. M. VAN BASTELAER, membre de l’Académie royale de médecine. M. VAN DRUNNEN, professeur à l’Université de Bruxelles.
- Section XII. Arts et Métiers nécessaires à la vie individuelle ou en
- société. — Rapporteur : M. DE BACKER, Hector,ingénieur, à Bruxelles.
- Section XIII. Transport par terre. — Rapporteur : M. MORELLE, ancien directeur général des Ponts et Chaussées, à Bruxelles.
- Section XIV. Transport par voies fluviale et maritime. — Rapporteur:
- M. BOULVIN, professeur à l’Université de Gand.
- Section XV. Transport par voie de fer. — Rapporteur : M. DUBOIS, | administrateur des chemins de fer de l’État, à Bruxelles.
- Section XVI. Transport par l’air. — Rapporteur: M. MAHAUDEN, capitaine du génie, commandant la compagnie d’aérostation, à Anvers.
- Section XVII. Art militaire en général. — Rapporteur : M. VAN VINCKEROY, conservateur du Musée royal d’armures et d’antiquités, à Bruxelles.
- Section XVIII. Artillerie. — Rapporteur : M. le colonel LE BOU-LENGÉ, à Bruxelles.
- Section XIX. Génie. — Rapporteur : M. le colonel DEVOS, du génie, à Bruxelles.
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- Section XX. Infanterie. — Rapporteur: M. le général STERCKX, à Bruxelles.
- Section XXI. Cavalerie. — Rapporteur: M. le général L’OLIVIER, à Bruxelles.
- Section XXII. Services administratifs de santé et des poudres et salpêtres. — Rapporteurs : M. le docteur CÉLARIER, Inspecteur général du service de santé de l’armée. M. l’intendant MATON, au Ministère de la Guerre, à Bruxelles.
- Section XXIII. État-major. — Rapporteur : M. le colonel BREWER, à Bruxelles.
- Membres adjoints : MM. le major BERGHMANS, à Bruxelles.
- — le capitaine d’infanterie BonW. DE HEUSCH,
- professeur à l’École militaire, à Bruxelles.
- 12e GROUPE.
- PRESSE.
- Président : M. GOEMAERE, Arthur, rédacteur en chef du Précurseur, président de l’Association de la presse belge, à Anvers.
- Vice-présidents-. MM. RENSON, Achille, rédacteur en chef de La Gazette, à Bruxelles.
- — DE LAVELEYE,'Georges, rédacteur en chefdu
- Moniteur des Intérêts matériels, à Bruxelles.
- Secrétaires : MM. HALLAUX, Victor, rédacteur en chef de La Chronique, à Bruxelles.
- — LEMAIRE, Gustave, rédacteur de l'Étoile belge,
- à Bruxelles.
- Membres conseillers : MM. le baron de HAULLEVILLE, PROSPER, rédacteur en chef du Journal de Bruxelles, à Bruxelles.
- — DELMÉE, Jean-Baptiste, rédacteur en chef
- de l’Économie, à Tournay.
- — LEBÈGUE, JULES, directeur du journal
- l'Office de publicité, à Bruxelles.
- — TARDIEU, Charles, rédacteur en chef de
- l'Indépendance belge, à Bruxelles.
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- DOCUMENTS.
- COMMISSION BELGE. — CONITÉ EXÉCUTIF.
- Bruxelles, le 1" juin 1888.
- 8, RUE DE LA TRIBUNE.
- Monsieur,
- Le Gouvernement français convie les artistes et les producteurs du monde entier à une nouvelle Exposition Universelle, qui aura lieu à Paris, en 1889.
- Comme en 4855, en 1867, en 1878, la Belgique se doit de répondre avec empressement à cet appel d’une nation amie.
- Tout l’y invite. La situation exceptionnelle du marché de Paris, l’attraction que ce marché exerce sur les hommes d’affaires de tous les pays du globe, les brillants succès remportés aux Expositions précédentes, les résultats considérables retirés de leur participation à ces Expositions, les progrès énormes accomplis par eux depuis lors dans toutes les branches de l’activité humaine, sont autant de raisons puissantes qui détermineront nos compatriotes à concourir à l’exhibition prochaine.
- Leurs sentiments à cet égard ne semblent, du reste, pas douteux. Ils se sont affirmés dans des réunions tenues sur toute la surface du pays et dans les élections dont est issue la Commission organisatrice belge.
- Aussitôt constitué, le Comité exécutif de cette Commission était donc assuré de répondre à des vœux unanimes en s’efforçant d’obtenir à la fois -les subsides les plus larges du Gouvernement belge, et, du Gouvernement français, les espaces les plus étendus dans les palais de l’Exposition.
- Le Gouvernement belge a promis aux exposants « son appui moral, matériel et financier » et fixé le chiffre de son intervention à 600,000 francs, en nous allouant, selon l’usage, la gratuité pour le transport sur son réseau, à l’aller et au retour, des objets exposés.
- Quant au Gouvernement français, il nous a accordé des emplacements admirablement situés, où les produits belges seront mis en pleine lumière.
- Le Comité exécutif prendra donc à sa charge, dans les limites du crédit voté par la Législature : les frais d’administration centrale, de décoration d’ensemble et de surveillance générale, la confection du catalogue, le transport à l’aller et au retour, ainsi que la manutention des objets exposés et les dépenses afférentes au jury.
- Les frais d’emballage et de déballage des produits, l’ornementation et la
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- surveillance spéciale des compartiments, l’installation, les transmissions de force motrice et toutes les autres dépenses quelconques devront être supportés par les exposants.
- Une taxe de 10 francs par mètre carré concédé sur sol ou contre cloison dans les palais des arts libéraux et industriels et à l’étage du palais des machines, et de 5 francs par mètre carré dans tous les autres locaux devra être versée par les exposants, sauf par ceux des beaux-arts, pour couvrir certains frais, notamment l’établissement du plancher, qui n’est point fourni par l’Administration française.
- Ces points étant acquis aujourd’hui, nous venons demander à nos artistes et à nos industriels de nous faire connaître, au plus tard avant le 1er août, leur intention de prendre part à l’Exposition, et nous joignons à la présente circulaire tous les renseignements nécessaires à éclairer leurs résolutions.
- Nous comptons sur eux pour fournir à tous ceux que l'Exposition rassemblera à Paris, et spécialement aux habitants des pays d’outre-mer, qui sy rendront en très grand nombre, la preuve éclatante de la situation que la Belgique artistique et industrielle a su conquérir et conserver avec tant d'énergique intelligence au premier rang des peuples producteurs.
- Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués.
- Le Comité exécutif de la Commission organisatrice belge :
- Le Secrétaire général, Le Président,
- J. Gody. Victor Lynen.
- Les Membres,
- G. DE Savoye.
- E. Élqy.
- A. Goemaere.
- Lucien Guinotte.
- J. Linden.
- G. Sabatier.
- O. SYSTERMANS.
- Le Commissaire général, JULES Carlier.
- Les Vice-Présidents, Comte De Ribaucourt. E. Slingeneyer. L. De Naeyer.
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- Règlement général de la section belge.
- CLASSIFICATION GÉNÉRALE. — EMPLACEMENTS. — DATES D’OUVERTURE ET DE CLÔTURE DE L’EXPOSITION.
- ANTICLE premier. L’Exposition comprendra les œuvres d’art et les pro-duits de l’industrie et de l’agriculture de toutes les nations.
- Les objets exposés seront répartis entre les douze groupes et les quatre-vingt-trois classes ci-après :
- Groupe I. — Œuvres d’art.
- 4. Peintures à l’huile.
- 2. Peintures diverses et dessins.
- 3. Sculptures et gravures en médailles.
- 4. Dessins et modèles d’architecture.
- 5. Gravures et lithographies.
- Groupe II. — Education et enseignement. Matériel et procédés des Arts libéraux.
- 6. Éducation de l’enfant. Enseignement primaire. Enseignement des adultes.
- 7. Organisation et matériel de l’enseignement secondaire.
- 8. Organisation, méthodes et matériel de l’enseignement supérieur.
- 9. Imprimerie et librairie.
- 40. Papeterie, reliure; matériel des arts, de la peinture et du dessin
- 44 . Application usuelle des arts, du dessin et de la plastique.
- 42. Épreuves et appareils de photographie.
- 43. Instruments de musique.
- 44. Médecine et chirurgie. Médecine vétérinaire et comparée.
- 45. Instruments de précision.
- 46. Cartes et appareils de géographie et de cosmographie. Topographie-
- Groupe III. —- Mobilier et accessoires.
- 47. Meubles à bon marché et meubles de luxe.
- 48. Ouvrages du tapissier et du décorateur.
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- 19. Cristaux, verrerie et vitraux.
- 20. Céramique.
- 24. Tapis, tapisserie et autres tissus d’ameublement.
- 22. Papiers peints.
- 23. Coutellerie.
- 24. Orfèvrerie.
- 25. Bronzes d’art, fontes d’art diverses, ferronnerie d’art, métaux repoussés.
- 26. Horlogerie.
- 27. Appareils et procédés de chauffage. Appareils et procédés d’éclairage non électrique.
- 28. Parfumerie.
- 29. Maroquinerie, tabletterie, vannerie et brosserie.
- Groupe IV. — Tissus, vêtements et accessoires.
- 30. Fils et tissus de coton.
- 31. Fils et tissus de lin, de chanvre, etc.
- 32. Fils et tissusde laine peignée. Fils et tissus de laine cardee.
- 33. Soies et tissus de soie.
- 34. Dentelles, tulles, broderies et passementeries.
- 35. Articles de bonneterie et de lingerie. Objets accessoires du vêtement.
- 36. Habillement des deux sexes.
- 37. Joaillerie et bijouterie.
- 38. Armes portatives. Chasse.
- 39. Objets de voyage et de campement.
- 40. Bimbeloterie.
- Groupe V. — Industries extractives. Produits bruts et ouvrés.
- 41. Produits de l’exploitation des mines et de la métallurgie.
- 42. Produits des exploitations et des industries forestières.
- 43. Produits de la chasse. Produits, engins et instruments de la pêche et des cueillettes.
- 44. Produits agricoles non alimentaires.
- 45. Produits chimiques et pharmaceutiques.
- 46. Procédés chimiques de blanchiment, de teinture, d’impression et d’apprêt.
- 47. Cuirs et peaux.
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- Groupe VI. — Outillage et procédés des industries mécaniques. Électricité.
- 48. Matériel et procédés de l’exploitation des mines et de la métallurgie.
- 49. Matériel et procédés des exploitations rurales et forestières.
- 50. Matériel et procédés des usines agricoles et des industries alimentaires.
- 51. Matériel des arts chimiques, de la pharmacie et de la tannerie.
- 52. Machines et appareils de la mécanique générale.
- 53. Machines-outils.
- 54. Matériel et procédés de la filature et de la corderie.
- 55. Matériel et procédés du tissage.
- 56. Matériel et procédés de la couture et de la confection des vêtements.
- 57. Matériel et procédés de la confection des objets de mobilier et d’habitation.
- 58. Matériel et procédés de la papeterie, des teintures et des impressions.
- 59. Machines, instruments et procédés usités dans divers travaux.
- 60. Carrosserie et charronnage. Bourrellerie et sellerie.
- 61. Matériel des chemins de fer.
- 62. Électricité.
- 63. Matériel et procédés du génie civil, des travaux publics et de l’architecture.
- 64. Hygiène et assistance publique.
- 65 Matériel de la navigation et du sauvetage.
- 66. Matériel et procédés de l’art militaire.
- Groupe VII. — Produits alimentaires.
- 67. Céréales, produits farineux avec leurs dérivés.
- 68. Produits de la boulangerie et de la pâtisserie.
- 69. Corps gras alimentaires, laitages et œufs.
- 70. Viandes et poissons.
- 71. Légumes et fruits.
- 72. Condiments et stimulants ; sucres et produits de la confiserie.
- 73. Boissons fermentées.
- Groupe VIII. — Agriculture, viticulture et pisciculture.
- 73bis. Agronomie. Statistique agricole.
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- 73 r. Organisation, méthodes et matériel de l’enseignement agricole.
- 71. Spécimens d’exploitations rurales et d’usines agricoles.
- 75 Viticulture.
- 76 Insectes utiles et insectes nuisibles.
- 77. Poissons, crustacés et mollusques.
- Groupe IX. — Horticulture»
- 78. Serres et matériel de l’horticulture.
- 79. Fleurs et plantes d’ornement.
- 80 Plantes potagères.
- 81 Fruits et arbres fruitiers.
- 82. Graines et plantes d’essences forestières.
- 83. Plantes de serre.
- Groupe X. — Commerce et industrie en général. Exportation.
- Groupe XI. — Exposition rétrospective du travail ; économie sociale; congrès, conférences.
- Groupe XII. — Presse.
- Art. 2. L’Exposition aura lieu principalement au Champ-de-Mars, dans l’espace libre compris entre l’avenue de Lamothe-Piquet et le square situé près du quai d’Orsay.
- Elle pourra s’étendre :
- 4° Rive gauche de la Seine : sur la chaussée et les berges du quai d’Orsay, dans les parties comprises entre le Champ-de-Mars et l’Esplanade des Invalides;
- 2° Rive droite de la Seine : dans le parc du Trocadéro et les parties disponibles du palais du Trocadéro, dans le palais de l’Industrie et dans les terrains situés entre ce palais et la Seine.
- ART. 3. L’Exposition s’ouvrira le 5 mai et sera close le 31 octobre 1889. Elle sera accessible au public de 8 heures du matin à 44 heures du soir et sera éclairée à la lumière électrique.
- POUVOIRS DES BUREAUX DE CLASSE ET DE GROUPE, DE LA COMMISSION ORGANISATRICE BELGE ET DU COMITÉ EXÉCUTIF.
- ART. 4. Les bureaux de classe, composés d’un Président-délégué, de deux vice-Présidents et d’un Secrétaire, sont élus par les participants de
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- chacune des classes. Ils ont pour mission de provoquer la participation des producteurs et de statuer en premier ressort sur les demandes d’admission. Ils sont consultés sur l’installation des produits exposés.
- Art. 5. Les Comités de groupe se composent des Présidents-délégués des diverses classes d’un même groupe. Ils élisent leur bureau, qui comprend un Président, plusieurs vice-Présidents et plusieurs Secrétaires. Ils statuent en dernier ressort sur les demandes d’admission, arrêtent la répartition des emplacements et président à l’installation des produits de chaque groupe.
- Art. 6. La Commission organisatrice se compose des Présidents-délégués des quatre-vingt-trois classes et des Délégués spéciaux des groupes X, XI et XII.
- Elle statue sur les mesures générales de propagande et d’organisation d’après les propositions que lui transmet le Comité exécutif.
- Art. 7. Le Comité exécutif, composé des douze Présidents de groupe et représenté par le Commissaire général, est seul chargé de traiter, avec la Direction générale de l’Exploitation et les autorités compétentes, toutes les questions qui intéressent les participants belges, notamment celles qui sont relatives à la répartition de l’espace total dans l’Exposition et au mode d’installation dans la section belge. Il passe tous les actes et conventions que comporte l’exécution de son mandat.
- La correspondance doit lui être adressée, et les produits ne sont admis que par son entremise.
- Art. 8. Le Comité exécutif n’assume aucune responsabilité du chef de l’exécution de sa mission. Il se borne à servir d’intermédiaire entre les exposants belges, les différentes autorités et la Direction générale de l’Exploitation.
- Art. 9. Les contestations éventuelles sur l’interprétation et l’application du présent règlement et de ceux qui seraient ultérieurement promulgués, seront souverainement tranchées par le Comité exécutif, sans recours auprès des tribunaux.
- Le renvoi et la signature d’une formule d’inscription impliquent engagement par le signataire d’observer ces règlements.
- Art. 10. Les fonctions de membre des bureaux de classe et de groupe, de membre du Comité exécutif, de Commissaire général et de Secrétaire général sont honorifiques et gratuites.
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- ADMISSION ET RETRAIT DES PRODUITS. — DÉLAIS. — FORMALITÉS A REMPLIR.
- Art. 4 4. Les demandes d’admission, conformes à la formule ci-annexée,
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- doivent être transmises en double expédition au Comité exécutif avant le 1er août 1888 au plus tard.
- Les bureaux de classes seront saisis de ces demandes et statueront sur elles en premier ressort. En cas de refus, appel pourra être adressé aux bureaux de groupes.
- Art. 12. Sont admissibles tous les produits de l’industrie et de l’agriculture, à l’exception des matières détonnantes, fulminantes et en général de toute nature jugée dangereuse.
- Les esprits ou alcools, les huiles, les essences, les matières corrosives, et généralement les corps qui peuvent altérer les autres produits exposés ou incommoder le public, ne sont reçus que dans des vases solides, appropriés et de dimensions restreintes.
- Les amorces, pièces d’artifice, allumettes chimiques et autres objets analogues ne pourront être reçus qu’à l’état d’imitation, et sans aucune addition de matière inflammable.
- Les exposants de produits incommodes devront se conformer en tout temps aux mesures de sûreté qui leur seront prescrites.
- Le Commissaire général pourra toujours faire retirer par les exposants les produits de toute provenance qui, par leur nature et par leur aspect, paraîtraient incompatibles avec le but et les convenances de l’Exposition.
- Art. '13. Les constructeurs d’appareils exigeant l’emploi de l’eau, du gaz ou de la vapeur doivent déclarer, dans leur demande d’admission, la quantité d’eau, de gaz ou de vapeur qui leur est nécessaire.
- Ceux qui veulent mettre des machines en mouvement indiqueront quelle sera la vitesse propre de chacune de ces machines et la force motrice dont elle aura besoin.
- Art. 44. Tous les produits doivent être rendus dans les enceintes de l’Exposition le 1er avril 1889, au plus tard, à peine de refus' d’admission.
- ART. 45. Aucune œuvre d’art, aucun objet exposé ne peut être retiré avant la clôture de l’Exposition sans une autorisation du Commissaire général.
- ART. 16. Les produits sont exposés sous le nom du signataire de la demande d’admission.
- Les exposants sont néanmoins autorisés à inscrire, à la suite de leur nom ou de leur raison sociale, les noms des coopérateurs de tout genre et de tout grade qui ont contribué au mérite des produits exposés.
- ART. 17. Les exposants sont expressément invités à indiquer le prix marchand des objets exposés, autant pour faciliter le travail d’apprécia-tion dujury que pour édifier le visiteur.
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- COLLECTIVITÉS.
- ART. 18. Il est loisible aux producteurs de se grouper pour organiser des exhibitions collectives.
- EMPLACEMENT, EXPÉDITION, RÉCEPTION ET INSTALLATION, RÉEXPÉDITION DES PRODUITS. — EMBALLAGES.
- Art. 49. Chaque exposant recevra en temps utile un bulletin portant son numéro d’ordre et les dimensions de l’espace mis à sa disposition.
- Il recevra également des indications précises quant à l’adresse à apposer sur les colis à expédier à Paris, aux modes d’expédition, de réexpédition, de réception et d’installation des produits, et au régime d’entrée dans les locaux de l’Exposition.
- Art. 20. Un plan d’ensemble des divers compartiments de la section belge sera dressé par le Comité exécutif.
- Celui-ci arrêtera également une série de types d’installations auxquels les exposants seront invités à se conformer.
- Art. 21. Le Comité exécutif se réserve le droit de réduire proportionnellement les espaces demandés, si la nécessité s’en présente. Il disposera de ceux qui ne seraient point occupés au 4er avril 1889, sans préjudice aux dommages-intérêts à réclamer des exposants défaillants.
- Art. 22. Les plus grands soins devront être apportés à l’emballage des objets et produits exposés, afin d’éviter toute avarie.
- Le Comité exécutif prendra les mesures utiles pour le remisage des appareils d’emballage, sans engagement quant au maintien en bon état de ces appareils.
- SURVEILLANCE GÉNÉRALE ET SPÉCIALE DES PRODUITS. — REPRÉSENTATION. —
- ASSURANCE.
- Art. 23. Le Comité exécutif prendra toutes les mesures utiles pour protéger les objets exposés contre toute avarie; il organisera à cet effet un gardiennage général, outre la surveillance instituée par la Direction générale de l’Exploitation.
- Toutefois, il décline toute responsabilité quant.aux accidents, dégâts, dommages, destruction, vols et détournements, quelles qu’en soient la cause ou l’importance.
- Art. 24. Des gardiens spéciaux, préalablement agréés par le Commissaire général, pourront, si les exposants le jugent convenable, et aux frais
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- desdits exposants, surveiller les objets exposés pendant les heures d’ouverture.
- Art. 25. Les exposants peuvent se faire représenter par des agents qui doivent être également soumis à l’agréation du Commissaire général.
- Art. 26. Les exposants auront à faire assurer leurs produits et leurs emballages directement et à leurs frais, s’ils le jugent utile.
- CATALOGUES.
- Art. 27. Outre le catalogue méthodique et complet des produits de toutes les nations, indiquant les places qu’ils occupent dans les palais, les parcs ou les jardins, ainsi que les noms des exposants, il sera dressé, aux frais du Comité exécutif, un catalogue spécial et détaillé des œuvres d’art et des objets de toute nature exposés dans la section belge.
- Les indications nécessaires à la rédaction de ce catalogue spécial devront être inscrites sur les bulletins d’inscription.
- JURY ET RÉCOMPENSES.
- Art. 28. Le Jury international fonctionnera dès l’ouverture de l’Exposition et décernera les récompenses, dont la nature sera fixée par le Gouvernement français.
- Le mode de nomination des membres belges du Jury sera ultérieurement réglé; le Comité exécutif sollicitera à cet égard l’homologation du Gouvernement.
- PROTECTION DE LA PROPRIÉTÉ ARTISTIQUE ET INDUSTRIELLE.
- Art. 29. Aucune œuvre d’art ou produit exposé ne peut être dessiné, copié ou reproduit, sous une forme quelconque, sans une autorisation de l’exposant, visée par le Commissaire général.
- La Direction générale de l’Exploitation peut toutefois autoriser la reproduction des vues d’ensemble.
- Les exposants jouissent des droits et immunités accordés par la loi française du 23 mars 4868, relative à la garantie des inventions brevetées et des dessins de fabrique, dans les délais et conditions prescrits par cette loi.
- RÉPARTITION DES FRAIS.
- Art. 30. Le Comité exéutif prend à sa charge les frais d'administra-tion centrale, la confection des catalogues, le transport par chemin de
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- fer et la manutention des produits dans les enceintes de l’Exposition, la décoration d’ensemble et la surveillance générale des compartiments belges et les dépenses afférentes au Jury.
- Les exposants, sauf ceux des beaux-arts, auront, en conséquence, à : payer :
- 4o La prise à domicile à l’aller et la remise à domicile au retour des objets exposés, le transport par chemin de fer étant gratuit;
- 2° Le déballage et le remballage des produits;
- 3° L’installation dans les galeries et l’ornementation spéciale des compartiments;
- 4° Les meubles d’étalage, leur décoration, les tapis, etc., les branchements sur l’arbre de couche du palais des machines, les poulies, les courroies de transmission et les fondations pour installations spéciales; .
- 5° L’entretien, la surveillance et le nettoyage des installations;
- 6° Toutes les autres dépenses généralement quelconques.
- Une taxe de 10 francs par mètre carré concédé sur sol ou contre cloison dans les palais des arts libéraux et industriels et à l’étalage du palais des machines et de 5 francs par mètre carré dans tous les autres locaux sera versée entre les mains du Comité exécutif, sitôt après l’admission des demandes, pour couvrir certains frais et, notamment, l’établissement des planchers (1).
- Les frais de manutention spéciale des machines et objets de grande dimension sont laissés à la charge des exposants.
- Toute introduction de matériaux destinés aux installations est subor-donnée à l’autorisation du Commissaire général.
- Art. 31. L’eau, le gaz, la vapeur et la force motrice pour les galeries 1 des machines seront accordés gratuitement.
- La force motrice sera prise sur l’arbre de couche de la transmission générale.
- Art. 32. L’Exposition étant constituée en entrepôt réel, les produits | exposés sont affranchis des droits et des visites de la douane française et | de l’octroi de Paris, pour autant qu’ils ne soient pas vendus ou mis en j consommation.
- PUBLICITÉ, RÉCLAMES, ETC.
- Art. 33. Aucune publicité ni réclame par voie d’affiches, prospec- 1
- (1) Toute concession comprend, outre l’espace occupé par les installations, un accroissement maximum d'un tiers pour la circulation.
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- tus, etc., ne pourra être faite dans l’enceinte de l’Exposition par les exposants, les concessionnaires ou toute autre personne,sans autorisation régulière et acquittement préalable des redevances qui pourraient être exigées.
- ŒUVRES d’Art.
- Art. 34. Les œuvres d’art exécutées depuis le 4er mai 1878 sont seules admissibles à l’Exposition. Elles comprennent les cinq genres ci-après :
- 1° Peinture;
- 2 Dessin, aquarelle, pastel, miniature, émaux, peintures céramiques;
- 3° Sculpture, gravure en médailles et sur pierres fines;
- 4° Architecture, modèles et décoration monumentale;
- 50 Gravure et lithographie.
- Sont exclus :
- A. — Les copies, même celles qui reproduisent un ouvrage dans un genre différent de celui de l’original;
- B. — Les tableaux ou les dessins qui ne sont pas encadrés;
- C. — Les sculptures de terre non cuite;
- B. — Les gravures obtenues par des procédés industriels.
- Art. 35. Le soin de statuer sur l’admission des objets d’art sera délégué à un jury spécial, élu par les artistes exposants.
- Art. 36. Un règlement ultérieur fera connaître le mode d’expédition et de réception des œuvres d’art, ainsi que le nombre et la nature des récompenses à décerner et la constitution du jury international des récompenses.
- ÉCONOMIE SOCIALE. — EXPOSITION RÉTROSPECTIVE DU TRAVAIL. — HORTICULTURE. — CONCOURS SPÉCIAUX D'ANIMAUX..
- Art. 37. Un règlement spécial fera connaître l’organisation de l'exposi-tion d’économie sociale et de l’exposition rétrospective du travail.
- Il en sera de même en ce qui concerne les expositions permanentes et temporaires d’horticulture et le mode de jouissance des serres chaudes ou tempérées, ainsi que les expositions d’animaux.
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- Arrêté par la Commission organisatrice belge, en séance plénière, le 9 mai 1888.
- Le Comité exécutif :
- Le Secrétaire général, J. GODY.
- Le Président, VICTOR LYNEN.
- Le Commissaire général,
- Jules Carlier.
- Les Membres, G. de Savote. E. Élot.
- A Goemaere. Lucien Guinotte.
- J. LINDEN.
- G. SABATIER.
- O. SISTERMANS.
- Les Vice-Présidents, Comte DE RIBAUCOURT. E. SENGENEYER.
- L. De NAEYER.
- Système de classification générale.
- PREMIER GROUPE.
- Œuvres d’art.
- Classe 4. — Peinture à l’huile.
- Peintures sur toile, sur panneaux, sur enduits divers.
- Classe 2. — Peintures diverses et dessins.
- Miniature; aquarelles; pastels et dessins de tous genres; peintures sur émail, sur faïence et sur porcelaine ; cartons de vitraux et de fresques.
- Classe 3. — Sculptures et gravures en médailles.
- Sculpture en ronde bosse, bas-reliefs, sculptures repoussées et ciselées. Médailles, camées, pierres gravées. Nielles,
- Classe 4. — Dessins et modèles d’architecture.
- Études et fragments. Représentations et projets d’édifices. Restaurations d après des ruines ou des documents.
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- Classe 5. — Gravures et lithographies.
- Gravures en noir; gravures Fo‘ y chromes. Lithographies en noir, au crayon et au pinceau; chromolithographie.
- DEUXIÈME GROUPE.
- Éducation et enseignement. — Matériel et p océdés des arts lîbéraux.
- Classe 6. — Éducation de l’enfant. — Enseignement primaire. Enseignement des adultes.
- Plans et modèles de crèches, écoles maternelles, orphelinats, salles d’asile et jardins d’enfants; agencement et mobilier de ces établissements. Matériel d’enseignement approprié au développement physique, moral et , intellectuel de l’enfant jusqu’à son entrée à l’école.
- Plans et modèles d’établissements scolaires pour la ville et pour la campagne; agencement et mobilier de ces établissements. Matériel d enseigne-ment, livres, cartes, appareils et modèles, etc.
- Plans et modèles d’établissements scolaires destinés aux cours d adultes et à l’enseignement professionnel. Agencement et mobilier de ces établis-
- § sements. Matériel de l’enseignement des adultes et de l’enseignement I professionnel.
- Matériel de l’enseignement élémentaire dans ses diverses branches. Matériel de l’enseignement élémentaire du dessin géométrique et pittoresque.
- Matériel propre à l’enseignement des aveugles et à celui des sourds-muets.
- Travaux des élèves des deux sexes.
- Bibliothèques et publications.
- CLASSE 7. — Organisation et matériel de l’enseignement secondaire.
- Plans et modèles d’établissements d'enseignement secondaire : lycées de Garçons et de filles, gymnases, collèges, écoles industrielles et commer-Ciales. Agencement et mobilier de ces établissements.
- Collections, livres classiques, cartes et globes.
- Bib.
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- Matériel de l’enseignement technologique et scientifique, de l’enseignement des arts, du dessin, de la musique et du chant.
- Appareils et méthodes de la gymnastique, de l’escrime et des exercices militaires.
- Classe 8. — Organisation, méthodes et matériel de l’enseignement supérieur.
- Plans et modèles d’académies, universités, écoles de médecine et écoles pratiques, écoles techniques et d’application, écoles d’agriculture, observatoires, musées scientifiques, amphithéâtres, laboratoires d’enseignement et de recherches.
- Mobilier et agencement de ces établissements.
- Appareils, collections et matériel destinés à l’enseignement supérieuret aux recherches scientifiques.
- Expositions particulières des institutions et sociétés savantes, techniques, agricoles, commerciales et industrielles.
- Missions scientifiques, agricoles, commerciales et industrielles.
- Missions scientifiques.
- Classe 9. — Imprimerie et librairie.
- Spécimens de typographie; épreuves autographiques; épreuves de lithographie, en noir ou en couleur; épreuves de gravures.
- Livres nouveaux et éditions nouvelles de livres déjà connus; collections d’ouvrages formant des bibliothèques spéciales; publications périodiques. Dessins, atlas et albums.
- Éditions musicales.
- Classe 10. — Papeterie, reliure; matériel des arts de la peinture et du dessin.
- Papiers, cartes et cartons; encres, craies, crayons, pastels, fournitures de bureau, articles de bureau, encriers, pèse-lettres, etc., presses à copier
- Objets confectionnés en papier : abat-jour, lanternes, cache-pot, etc.
- Registres, cahiers, albums et carnets ; reliures, reliures mobiles, étuis, etc.
- Produits divers pour lavis et aquarelles; couleurs en pains, en pastilles, en vessies, en tubes, en écailles. Instruments et appareils à l’usage des peintres, dessinateurs et modeleurs.
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- Classe 14. — Application usuelle des arts du dessin et de la plastique.
- Dessins industriels; dessins obtenus, reproduits ou réduits par procédés mécaniques. Peintures de décors, lithographies, chromolithographies ou gravures industrielles. Modèles et maquettes pour figures, ornements, etc. Objets moulés, estampés, ciselés, sculptés. Camées, cachets et objets divers décorés par la gravure. Objets de plastique industrielle décorative obtenus par procédés mécaniques; réductions, etc.
- Monnaies et médailles 4).
- Classe 12. — Épreuves et appareils de photographie.
- Photographie sur papier, sur verre, sur bois, sur étoffes, sur émail, etc. Gravures héliographiques, épreuves lithographiques, épreuves lithophotographiques, clichés photographiques, épreuves stéréoscopiques et stéréoscopes. Épreuves obtenues par amplification. Photochromie, Instruments, appareils et matières premières de la photographie. Matériel des ateliers de photographes.
- Classe 13. — Instruments de musique.
- Instruments à vent non métalliques, à embouchure simple, à bec de sifflet, à anches avec ou sans réservoir d’air.
- Instruments à vent métalliques, simples, à rallonges, à coulisse, à piston, à clef, àanche.
- Instruments à vent à clavier: orgues, accordéons, etc.
- Instruments à cordes pincées ou à archet, sans clavier.
- Instruments à cordes à clavier : pianos, etc.
- Instruments à percussion ou à frottement.
- Instruments automatiques : orgues de Barbarie, serinettes.
- Pièces détachées et objets du matériel des orchestres.
- Cordes pour instruments de musique (2).
- (1) Les monnaies et médailles, primitivement inscrites dans la classe 15, ont été transférées dans la classe 11, sur l’avis du Comité supérieur de révision, par décision ministérielle en date du 25 juillet 1887.
- B Les cordes pour instruments de musique, primitivement inscrites dans la classe 47, ont été transférées dans la classe 15, sur l’avis du Comité supérieur de révision, par décision ministérielle en date du 23 juillet 1887.
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- Classe 14. — Médecine et chirurgie. — Médecine vétérinaire et comparée.
- Matériel, instruments et appareils des travaux anatomiques, histologiques et bactériologiques.
- Pièces d’anatomie normale et pathologique; préparations histologiques et bactérioscopiques.
- Instruments d’exploration médicale, générale et spéciale.
- Appareils et instruments de chirurgie générale, locale et spéciale.
- Appareils de pansement.
- Appareils de prothèse plastique et mécanique; appareils d’orthopédie; appareils de chirurgie herniaire; appareils balnéatoires et hydrothérapiques; appareils de gymnastique médicale; matériel, instruments et appareils de thérapeutique spéciale.
- Instruments destinés à la pratique de l’art dentaire.
- Appareils divers destinés aux infirmes, aux malades et aux aliénés.
- Objets accessoires du service médical, chirurgical et pharmaceutique dans les hôpitaux ou infirmeries.
- Trousses et caisses d’instruments et de médicaments destinés aux chirurgiens de l’armée et de la marine. Matériel de secours aux blessés sur les champs de bataille.
- Appareil de secours aux noyés et aux asphyxiés.
- Matériel spécial, instruments et appareils de la médecine vétérinaire.
- Classe 15. — Instruments de précision.
- Appareils et instruments des arts de précision.
- Appareils et instruments de géométrie pratique, d’arpentage, de topographie et de géodésie; compas; machines à calculer; niveaux; boussoles, baromètres, etc.
- Appareils et instruments de mesure; verniers, vis micrométriques, machinesà diviser, etc., balances de précision.
- Instruments de l’optique usuelle. Instruments d’astronomie. Instruments de physique, de météorologie, etc. Instruments et appareils destines aux laboratoires et aux observatoires.
- Mesures et poids des divers pays (4).
- (!) Les monnaies et médailles, primitivement inscrites dans la classe 15, ont été transférées dans la classe 11, sur l’avis du Comité supérieur de révision, par décision ministérielle en date du 23 juillet 1887.
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- Classe 16. — Cartes et appareils de géographie et de cosmographie. Topographie (i).
- Cartes et atlas géographiques, géologiques, hydrographiques, astronomiques, etc.
- Cartes physiques de toutes sortes. Cartes topographiques planes ou en relief.
- Globes et sphères terrestres et célestes. Ouvrages et tableaux de statistique. Tables et éphémérides à l’usage des astronomes et des marins.
- TROISIÈME GROUPE.
- Mobilier et accessoires.
- Classe 17. — Meubles à bon marché et meubles de luxe.
- Buffets, bibliothèques, tables, toilettes, lits, canapés, sièges, billards, etc.
- Classe 18. — Ouvrages du tapissier et du décorateur.
- Objets de literie, sièges garnis, baldaquins, rideaux, tentures d’étoffes et de tapisseries.
- Objets de décoration et d’ameublement. Pâtes moulées et objets de décoration de plâtre, carton-pierre, papier mâché, etc. Cadres. Peintures et décors pour les services religieux.
- Cheminées d’ameublement.
- Classe 19. — Cristaux, verrerie et vitraux.
- Gobeleterie de cristal; cristaux taillés, cristaux doubles, cristaux montés, etc. Gobeleterie ordinaire. Verrerie commune et bouteilles.
- Verres à vitres et à glaces. Verres façonnés, émaillés, craquelés, fili-granés, trempés, etc.
- (1) Les modèles, plans et dessins du génie civil et des travaux publics, primitivement inscrits dans la classe 16, ont été répartis entre les classes fit et 63, sur l’avis du Comité supérieur de révision, par décision ministérielle en date du 25 juillet 1887.
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- Verres, cristaux d’optique; objets d’ornement, etc.
- Vitraux peints industriels. Miroirs, glaces, etc.
- Classe 20. — Céramique.
- Biscuits, porcelaines dures et porcelaines tendres.
- Faïences fines à couverte colorée, etc Biscuits de faïence. Terres cuites.
- Laves émaillées. Briques et carreaux. Grès cérames.
- Mosaïques et émaux industriels.
- Classe 21. — Tapis, tapisseries et autres tissus d’ameublement.
- Tapis, moquettes, tapisseries, épinglés ou veloutés. Tapis de feutre, nattes, etc. Tapis de caoutchouc, etc.
- Tissus d’ameublement : de coton, de laine ou de soie, unis ou façonnés.
- Tissus de crin, cuirs végétaux, moleskine, etc. Cuirs de tenture et d’ameublement. Toiles cirées, linoléums.
- Classe 22. — Papiers peints.
- Papiers imprimés. Papiers veloutés, marbrés, veinés, etc. Papiers pour cartonnages, reliures, etc. Papiers artistiques. Papiers émaillés et vernissés. Imitations de bois et de cuirs. Stores peints ou imprimés.
- Classe 23. — Coutellerie.
- Couteaux, canifs, ciseaux, rasoirs, etc. Produits divers de la coutellerie.
- Classe 24. — Orfèvrerie.
- Orfèvrerie religieuse; orfèvrerie de décoration et de table; orfèvrerie pour ustensiles de toilette, de bureau, etc.
- Classe 25. — Bronzes d’art, fontes d'art diverses, ferronnerie d’art, métaux repoussés.
- Statues et bas-reliefs de bronze, de fonte de fer, de zinc, etc. Fontes revêtues d’enduits métalliques.
- Repoussés en cuivre, en plomb, en zinc, etc.
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- CLASSE 26. — Horlogerie.
- Pièces détachées d’horlogerie, gros et petit volume.
- Montres, chronomètres, podomètres, compteurs divers, etc. Pendules et horloges; régulateurs; métronomes.
- Horloges astronomiques, chronomètres pour la marine; pendules de voyage. Réveils, etc. Clepsydres et sabliers.
- Classe 27. — Appareils et procédés de chauffage. — Appareils et procédés d’éclairage non électrique.
- Foyers, cheminées, poêles et calorifères. Objets accessoires du chauffage des habitations. Fourneaux et appareils pour le chauffage et la cuisine au gaz.
- Appareils de chauffage par circulation d’eau chaude, de vapeur et d’air chaud.
- Lampes servant à l’éclairage au moyen des huiles diverses et essences.
- Accessoires de l’éclairage. Allumettes.
- Appareils et objets accessoires de l’éclairage au gaz.
- Appareils pour l’éclairage au moyen du magnésium, etc.
- Classe 28. — Parfumerie.
- Cosmétiques et pommades. Huiles parfumées, extraits et eaux de senteur, vinaigres aromatisés, pâtes d’amandes, poudres, pastilles et sachets parfumés; parfums à brûler. Savons de toilette.
- Matières premières de la parfumerie (4).
- Classe 29. — Maroquinerie, tabletterie, vannerie et brosserie.
- Nécessaires et petits meubles de fantaisie; caves à liqueurs, boîtes à gants. Coffrets. Trousses et sacs, écrins. Porte-monnaie, portefeuilles, carnets, porte-cigares.
- 6(1 Les matières premières de la parfumerie, primitivement inscrites dans la classe 45, ont , sur lavis du Comité supérieur de révision, transférées dans la classe 28, par décision ministérielle en date du 23 juillet 1887.
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- Objets tournés, guillochés, sculptés, gravés, de bois, d’ivoire, d’écaille,etc, Tabatières. Pipes.
- Peignes de luxe : objets de brosserie fine de toilette
- Objets divers de laque.
- Corbeilles et paniers de fantaisie; clissages et objets de sparterie fine.
- Grosse brosserie. Plumeaux,
- Brosses à peindre.
- QUATRIÈME GROUPE.
- Tissus, vêtements et accessoires.
- Classe 30. — Fils et tissus de coton.
- Cotons préparés et filés.
- Tissus de coton pur, unis ou façonnés.
- Tissus de coton mélangé.
- Velours de coton.
- Rubanerie de coton.
- Couvertures.
- Classe 31. — Fils et tissus de lin, de chanvre, etc.
- Lins, chanvres et autres fibres végétales filées.
- Toiles et coutils. Batistes. Tissus de fils avec mélange de coton ou de soie.
- Tissus de fibres végétales, autres que celles du coton, du lin ou du chanvre.
- Classe 32. — Fils et tissus de laine peignée. — Fils et tissus de laine cardée.
- Laines peignées, fils de laine peignée.
- Mousselines, cachemires d'Écosse, mérinos, serges, etc.
- Rubans et galons de laine mélangée de coton ou de fil, de soie ou de bourre de soie. Tissus de poils purs ou mélangés.
- Châles de laine pure ou mélangée.
- Châles dits de Cachemire.
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- Laines cardées; fils de laine cardée.
- Couvertures. Feutres de laine ou poils pour tapis et chapeaux.
- Chaussons,
- Tissus de laine cardée non foulée ou légèrement foulée : flanelles, tartans, molletons, etc.
- Classe 33. — Soies et tissus de soie.
- Soies grèges et moulinées. Fils de bourre de soie.
- Tissus de soie pure, unis, façonnés, brochés.
- Étoffes de soie mélangée d’or, d’argent, de coton, de laine, de fil, etc.
- Tissus de bourre de soie, pure ou mélangée.
- Velours et peluches.
- Rubans de soie pure ou mélangée.
- Châles de soie pure ou mélangée.
- Classe 34. — Dentelles, tulles, broderies et passementeries.
- Dentelles de fil ou de coton faites au fuseau, à l’aiguille ou à la mécanique.
- Dentelles de soie, de laine ou de poil de chèvre.
- Dentelles d’or ou d’argent.
- Tulles de soie ou de coton, unis ou brochés.
- Broderies au plumetis, au crochet, etc. Broderies d’or, d’argent, de soie. Chasublerie. Broderies, tapisseries et autres ouvrages à la main.
- Passementeries de soie, bourre de soie, laine, poil de chèvre, poils divers, crin, fil et coton; lacets.
- Passementerie en fin et en faux. Passementeries spéciales pour équipements militaires.
- Classe 35, — Articles de bonneterie et de lingerie. Objets accessoires du vêtement.
- Bonneterie de coton, de fil, de laine ou de cachemire de soie, ou de bourre de soie, purs ou mélangés. Tissus élastiques; tricots. Lingerie confectionnée pour hommes, pour femmes et pour enfants; layettes. Confections de flanelle et autres tissus de laine.
- Corsets, cravates, gants, guêtres, jarretières, bretelles, boutons, éven-I tails, écrans, parapluies, ombrelles, cannes, etc.
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- Classe 36. — Habillement des deux sexes.
- Habits d’hommes, habits de femmes.
- Chapellerie, coiffures des deux sexes; fleurs artificielles et plumes.
- Perruques et ouvrages en cheveux.
- Chaussures.
- Confections pour enfants.
- Vêtements spéciaux aux diverses professions.
- Costumes populaires des diverses contrées.
- Classe 37. — Joaillerie et bijouterie.
- Bijoux de métaux précieux ciselés, filigranés, ornés de pierres fines, etc.
- Bijoux en doublé et en faux.
- Bijoux en jayet, ambre, corail, nacre, acier, etc.
- Diamants, pierres fines, perles et imitations.
- Classe 38. — Armes portatives. — Chasse.
- Armes défensives : cuirasses, casques.
- Armes contondantes : massues, casse-têtes, etc.
- Armes blanches : épées, sabres, baïonnettes, lances; haches, couteaux de chasse.
- Armes de jet : arcs, arbalètes, etc.
- Armes à feu : fusils, carabines, pistolets, revolvers.
- Objets accessoires d’arquebuserie, etc.
- Projectiles pleins ou creux, explosibles. Capsules, amorces, cartouches Équipements de chasse ; engins de dressage pour les chiens.
- Matériel de salles d’escrime.
- Classe 39. — Objets de voyage et de campement.
- Malles, valises, sacoches, etc. Nécessaires et trousses de voyage. Objets divers. Couvertures de voyage; coussins; coiffures; vêtements imper méables; bâtons ferrés; grappins; parasols.
- Matériel portatif spécialement destiné aux voyages et expédition scientifiques; nécessaires et bagages du géologue, du minéralogiste, d0 naturaliste, du colon, du pionnier, etc.
- Tentes et objets de campement. Lits, hamacs, sièges, pliants, etc.
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- CLASSE 40. — Bimbeloterie.
- Poupées et jouets, figures de cire et figurines.
- Jeux destinés aux récréations des enfants ou des adultes.
- Jouets instructifs et scientifiques.
- CINQUIÈME GROUPE.
- Industries extractives, produits bruts et ouvrés.
- Classe 41. — Produits de l’exploitation des mines et de la métallurgie.
- Collections et échantillons de roches, minéraux et minerais. Roches d’ornement. Roches dures. Matériaux réfractaires. Terres et argiles. Produits minéraux divers. Soufre brut. Sel gemme, sel des sources salées.
- Combustibles minéraux, charbons divers, résidus et agglomérés. Asphaltes et roches asphaltiques. Bitume. Goudron minéral. Pétrole brut, etc.
- Métaux bruts : fontes, fers, aciers, fers aciéreux, cuivre, plomb, argent, zinc, etc. Alliages métalliques.
- Produits de l’art du laveur de cendres et de l’affincur de métaux précieux, du batteur d’or, etc.
- Produits de l’élaboration des métaux bruts: fontes .moulées; cloches; fers marchands; fers spéciaux; tôle et fers-blancs; tôle de blindage, de construction, etc.
- Tôles zinguées et plombées, etc.; tôles de cuivre, de plomb, de zinc, etc.
- Métaux ouvrés : pièces de forge et de grosse serrurerie; roues et bandages; tubes sans soudure, chaînes, etc.
- Produits de la tréfilerie. Aiguilles, épingles; câbles métalliques; treillages; tissus métalliques; tôles perforées.
- Produits de la quincaillerie, de la taillanderie, de la ferronnerie, de la chaudronnerie, de la tôlerie, de la casserie et de la ferblanterie.
- Métaux ouvrés divers.
- Classe 42. — Produits des exploitations et des industries forestières.
- Echantillons d’essences forestières.
- Bois d’œuvre, de chauffage et de construction. Bois ouvrés pour la marine, merrains; bois de fente.
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- Lièges; écorces textiles. Matières tannantes, colorantes, odorantes, résineuses, etc.
- Produits des industries forestières: bois torréfiés et charbons; potasses brutes; objets de boissellerie, de vannerie, de sparterie, sabots, etc.
- Classe 43. — Produits de la chasse. — Produits, engins et instruments de la pêche et des cueillettes.
- Collections et dessins d’animaux terrestres et amphibies, d’oiseaux, d’œufs, de poissons, de cétacés, de mollusques et de crustacés.
- Produits de la chasse: fourrures et pelleteries, poils, crins, plumes brutes, duvets, cornes, dents, ivoire, os, écaille, musc, castoréum et produits analogues.
- Produits de la pêche: huile de baleine, spermacéti, etc. Fanons de baleine ; ambre gris, coquilles de mollusques, perles, nacre, sépia, pourpre; coraux, éponges, etc.
- Produits des cueillettes ou récoltes obtenues sans culture : champignons, truffes, fruits sauvages, lichens employés pour teinture, aliment et fourrage; sèves fermentées; quinquinas; écorces et filaments utiles ; cires, gommes-résines; caoutchouc brut, gutta-percha, etc.
- Pièges et engins : lignes et hameçons, harpons, filets, appareils et appâts de pêche.
- Appareils et instruments pour la récolte des produits obtenus sans culture.
- Classe 44. — Produits agricoles non alimentaires.
- Malières textiles : cotons bruts, lins et chanvres teillés et non teillés, fibres végétales textiles de toute nature ; laines brutes lavées et non lavées; cocons de vers à soie.
- Produits agricoles divers employés dans l’industrie, dans la pharmacie et dans l’économie domestique; plantes oléagineuses, huiles, cires, résines.
- Tabacs en feuilles ou fabriqués. Amadous. Matières tannantes et tincto-riales.
- Fourrages conservés et matières spécialement destinées à la nourriture des bestiaux.
- Classe 45. — Produits chimiques et pharmaceutiques.
- Acides, alcalis, sels de toutes sortes. Sels marins et produits de l’exploit tation des eaux mères.
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- Produits divers des industries chimiques, cires et corps gras; savons et bougies (4); résines, goudrons et corps dérivés; essences et vernis, colles et gélatines, encres d’imprimerie, enduits divers, cirages.
- Matiêres premières de la pharmacie, médicaments simples et composés.
- Produits de l’industrie du caoutchouc et de la gutta-percha ; substances tinctoriales et couleurs.
- Produits dérivés du traitement des matières minérales utilisées pour l’éclairage. Pétroles raffinés.
- Classe 46. — Procédés chimiques de blanchiment, de teinture, d’impression et d’apprêt.
- Spécimens de fils et tissus blanchis et teints. Échantillons de préparations pour la teinture.
- Spécimens de toiles imprimées ou teintes, de tissus imprimés de coton, pur ou mélangé. Spécimens de tissus imprimés de laine, pure ou mélangée, peignée ou cardée.
- Spécimens de tissus imprimés de soie pure ou mélangée.
- Spécimens de tapis imprimés de feutre ou de drap, de toiles cirées.
- Classe 47. — Cuirs et peaux.
- Matières premières employées dans la préparation des peaux et des cuirs.
- Peaux vertes, peaux salées. Cuirs tannés, corroyés, apprêtés ou teints. Cuirs vernis.
- Maroquins et basanes, peaux hongroyées, chamoisées, mégissées, apprêtées ou teintes. Peaux préparées pour la ganterie (2). Parchemins.
- Articles de boyauderie : baudruches, nerfs de boeuf, etc. (3).
- (1) les matières premières de la parfumerie, primitivement inscrites dans la classe 43, ont été transférées dans la classe 28, sur l’avis du Comité supérieur de révision, par décision ministérielle en date du 23 juillet 1887.
- (2) Les pelleteries ou fourrures apprêtées ou teintes, primitivement inscrites dans la classe 47, ont été transférées dans la classe 45, sur l’avis du Comité supérieur de révision, par décision ministérielle en date du 25 juillet 1887.
- (5) Les cordes pour instruments de musique, primitivement inscrites dans la classe 47, ont été transférées dans la classe 13, sur l’avis du Comité supérieur de révision, par décision ministérielle en date du 23 juillet 1887.
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- SIXIÈME GROUPE.
- Outillage et procédés des industries mécaniques. — Électricité.
- CLASSE 48. — Matériel et procédés de l’exploitation des mines et de la métallurgie.
- Matériel des sondages pour recherches, pour puits artésiens et pour puits à grandes sections.
- Modèles, plans et vues de travaux d’exploitation des mines et carrières.
- Travaux de captage des eaux minérales.
- Machines et appareils destinés à l’extraction, à la descente et à la remonte des ouvriers dans la mine.
- Machines d’épuisement, pompes.
- Appareils d’aérage, ventilateurs.
- Lampes de sûreté. Appareils de sauvetage, parachutes, signaux.
- Appareils de préparation mécanique des minerais et des combustibles minéraux.
- Appareils à agglomérer les combustibles.
- Appareils pour la carbonisation des combustibles. Foyers et fourneaux métallurgiques. Appareils fumivores.
- Matériel des usines métallurgiques.
- Matériel spécial des forges et fonderies.
- Matériel des ateliers d’élaboration des métaux sous toutes les formes.
- Classe 49. — Matériel et procédés des exploitations rurales et forestières.
- Plans de culture, assolements et aménagements agricoles. Matériel et travaux du génie agricole : dessèchements, drainage, irrigations. Plans et modèles de bâtiments ruraux.
- Outils, instruments, machines et appareils servant au labourage et autres façons données à la terre, à l’ensemencement et aux plantations,àla récolte, à la préparation et à la conservation des produits de la culture.
- Machines agricoles diverses mues par des attelages ou par la vapeur.
- Matériel des charrois et des transports ruraux.
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- — 69 —
- Machines locomobiles spéciales et manèges.
- Matières fertilisantes d’origine organique ou minérale.
- Appareils pour l’étude physique et chimique des sols.
- Plans de systèmes de reboisement, d’aménagement de culture des forets.
- Matériel des exploitations et des industries forestières (4).
- Classe 50. — Matériel et procédés des usines agricoles et des industries alimentaires.
- Matériel des usines agricoles : fabriques d’engrais artificiels, de tuyaux de drainage (2); et minoteries, féculeries, amidonneries, huileries, brasseries, distilleries, sucreries, raffineries, ateliers pour la préparation des matières textiles, magnaneries, etc.
- Matériel de la fabrication des produits alimentaires : pétrisseurs et fours mécaniques pour boulangers, ustensiles de pâtisserie et de confiserie. -
- Appareils pour la fabrication des pâtes alimentaires, du biscuit de mer, etc. Machines à fabriquer le chocolat. Appareils pour la torréfaction du café.
- Préparation des glaces et des sorbets; fabrication et conservation de la glace.
- Classe 51. — Matériel des arts chimiques, de la pharmacie et de la tannerie.
- Ustensiles et appareils de laboratoire. Lampes d’émaillcur. Chalumeaux..
- Appareils et instruments destinés aux essais industriels et commerciaux.
- Matériels et appareils des fabriques de produits chimiques, de savons et de bougies.
- Matériel et procédés de la fabrication des essences, des vernis, des objets de caoutchouc et de gutta-percha.
- (1) Le matériel, les instruments et machines de la fabrication des tabacs, primitivement inscrits dans la classe 49, ont été transférés dans la classe 59, sur l’avis du Comité supérieur de révision, par décision ministérielle en date du 23 juillet 1887.
- (2) Les fromages et laiteries, primitivement inscrits dans la classe 50, ont été transférés dans h classe 74, sur l’avis du Comité supérieur de révision, par décision ministérielle en date du 23 juillet 1887.
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- Matériel des usines traitant les matières minérales utiles pour l’é clairage.
- Matériel et procédés des blanchisseries.
- Matériel de la préparation des produits pharmaceutiques.
- Matériel des ateliers de tannerie et de mégisserie.
- Matériel et procédés des verreries et des fabriques de produits céramiques.
- Classe 52. — Machines et appareils de la mécanique générale.
- Pièces de mécanismes détachées : supports, galets, glissières, excentriques, engrenages, bielles, parallélogrammes et joints, poulies, courroies, systèmes funiculaires, etc. Embrayages, déclics, etc. Régulateurs et modérateurs de mouvement. Appareils de graissage.
- Compteurs et enregistreurs. Dynamomètres, manomètres, appareils de pesage. Appareils de jaugeage des liquides et des gaz.
- Machines servant à la manœuvre des fardeaux.
- Machines hydrauliques élévatoires : norias, pompes, tympans, béliers hydrauliques, etc.
- Récepteurs hydrauliques: roues, turbines; machines à colonne d’eau.
- Presses hydrauliques.
- Machines motrices à vapeur; machines fixes, machines demi-fixes et machines locomobiles. Chaudières, générateurs de vapeur et appareils accessoires.
- Appareils de condensation des vapeurs.
- Machines à vapeurs autres que la vapeur d’eau; à vapeurs combinées
- Machines à gaz, à air chaud, à air comprimé.
- Appareils pour la transmission de la force par l’eau et par l’air.
- Moulins à vent et pananémones.
- Aérostats.
- Mastics et enduits calorifuges.
- Classe 53. — Machines-outils (I).
- Tours et machines à aléser et à raboter. Machines à mortaiser, à percer,
- (4) Les machines-outils servant au travail des bois, primitivement inscrites dans la classe 53, ont été transférées dans la classe 57, sur l’avis du Comité supérieur de révision, par décision ministérielle en date du 25 juillet 1887.
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- à découper, à fraiser, à décolleter, à poinçonner. Machines à tarauder, à fileter, à river, etc. Perforatrices. Outils divers des ateliers de constructions mécaniques.
- Meules à affûter, ébarber, polir, etc.
- Outils, machines et appareils servant à presser, à broyer, à malaxer, à estamper et à emboutir, etc.
- Machines à scier et à polir les pierres dures, les marbres, etc. Machines-outils spéciales à diverses industries.
- Classe 54. — Matériel et procédés de la filature et de la corderie.
- Matériel du filage à la main. Pièces détachées appartenant au matériel des filatures. Machines et appareils servant à la préparation et à la filature des matières textiles. Appareils et procédés destinés aux opérations complémentaires : étirage, dévidage, retordage, moulinage : apprêts mécaniques. Appareils pour le conditionnement et le titrage des fils.
- Matériel des ateliers de corderie. Câbles ronds, plats, diminués, cordes et ficelles, câbles de fils métalliques, câbles à âme métallique, mèches à feu, étoupilles, etc.
- Classe 55. — Matériel et procédés du tissage.
- Appareils destinés aux opérations préparatoires du tissage : machines à ourdir, à bobiner. Lissages.
- Métiers ordinaires et mécaniques pour la fabrication des tissus unis. Métiers pour la fabrication des étoffes façonnées et brodées ; battants-bro-cheurs.
- Métiers à fabriquer les tapis et tapisseries.
- Métiers à mailles pour la fabrication de la bonneterie et des tulles. Matériel de la fabrication de la dentelle. Matériel des fabriques de passementerie.
- Métiers de haute lisse et procédés d’espoulinage. Appareils accessoires: machines à fouler, calandrer, gaufrer, moirer, métrer, plier, etc.
- Classe 56. — Matériel et procédés de la couture et de la confection des vêtements.
- Outils ordinaires des ateliers de couture et de confection. Machines à coudre, à piquer, à ourler, à broder.
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- CI
- Scies à découper les étoffes et les cuirs pour la confection des vêtements et chaussures.
- Machines à faire, à clouer et à visser les chaussures.
- Machines pour l’appropriation du caoutchouc.
- Classe 57. — Matériel et procédés de la confection des objets de mobilier et d’habitation (x).
- Machines-outils servant à la préparation et au travail des bois: raboteuses, toupies, scies de toutes natures, mortaiseuses, etc. Machines à découper le liège, etc.
- Machines à débiter les bois de placage. Scies à découper, à chantourner, etc.
- Machines à faire les moulures, les baguettes de cadres, les feuilles de parquet, les meubles, etc. Tours et appareils divers des ateliers de menuiserie et d’ébénisterie; machines à affûter les scies.
- Machines et appareils pour le travail du stuc, du carton-pâte, de l’ivoire, de l’os, de la corne, etc.
- Machines à mettre au point, à sculpter, à réduire les statues, à graver, à guillocher, etc.
- Machines à briques, à tuiles; machines à fabriquer les pierres artificielles, à étirer, à comprimer les produits céramiques: malaxeurs, broyeurs et autres pour briques, tuyaux et poteries de bâtiment.
- Classe 58. — Matériel et procédés de la papeterie, des teintures et des impressions.
- Matériel et produits de la fabrication des pâtes à papier de bois, de paille, d’alpha, etc.
- Procédés et produits du blanchiment des fibres ligneuses.
- Matériel de la fabrication du papier à la cuve et à la machine. Appareils pour satiner, glacer, moirer, gaufrer, filigraner et régler le papier Machines à découper, rogner, timbrer les papiers, etc.
- (1) Les machines-outils servant à la préparation et au travail des bois, primitivement inscris dans la classe 53, ont été, sur l’avis du Comité supérieur de révision, transférées dans la classe: 1
- par décision ministérielle en date du 23 juillet 1887.
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- Matériel du blanchiment, de la teinture et de l’apprêt des papiers et des tissus.
- Matériel de l’impression des papiers peints et des tissus. Machines à graver les rouleaux d’impression.
- Matériel, appareils et produits des fonderies en caractères; clichés, etc.
- Machines et appareils employés dans la typographie, la stéréotypie, l'impression en taille douce, l’autographie, la lithographie, la chalcographie, la paniconographie, la chromolithographie, etc. Machines à composer et à trier les caractères. Impression des billets de banque, des timbres-poste, etc.
- Classe 59. — Machines, instruments et procédés usités dans divers travaux.
- Presses monétaires.
- Machines servant à la fabrication des boutons, des plumes, des épingles, des enveloppes de lettres; machines à empaqueter, à confectionner les brosses, les cardes; à fabriquer les capsules; à plomber les marchandises; à boucher les bouteilles, etc.
- Outillage et procédés de la fabrication des objets d’horlogerie, de bin -beloterie, de marqueterie, de vannerie, etc.
- Machines pour la reliure. Machines à écrire.
- Matériel, instruments et machines de la fabrication des tabacs (1).
- Classe 60. — Carrosserie et charronnage, bourrellerie et sellerie.
- Pièces détachées de charronnage et de carrosserie : roues, bandages, essieux, boîtes de roues, ferrures, etc. Ressorts et systèmes divers de suspension.
- Systèmes d’attelages. Freins.
- Produits du charronnage : chariots, tombereaux, camions, véhicules a destination spéciale.
- Produits de la carrosserie : voitures publiques, voitures d’apparat, voitures particulières; chaises à porteurs, litières, traîneaux, etc., vélocipèdes.
- (1) Le matériel, les instruments et machines de la fabrication des tabacs, primitivement ‘Ecrits dans la classe 49, ont été transférés dans la classe 59, sur l’avis du Comité supérieur de Vision, par décision ministérielle en date du 23 juillet 1887.
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- I :
- Articles de harnachement et d’éperonnerie ; bâts, selles, cacolets, bride et harnais pour montures, pour bêtes de somme et de trait; étriers, éperons; fouets et cravaches.
- Classe 61. — Matériel des chemins de fer.
- Pièces détachées : ressorts, tampons, freins, etc.
- Matériel fixe : rails, coussinets, éclisses, changements de voie, aiguilles, plaques tournantes; tampons de choc; grues d’alimentation et réservoirs: signaux optiques et acoustiques. Appareils divers de sécurité, de bloquage des trains.
- Matériel fixe pour tramways.
- Matériel roulant : wagons à voyageurs, à terrassement, à marchandises, à bestiaux; locomotives, tenders.
- Voitures automobiles et locomotives routières.
- Machines spéciales et outillage des ateliers d’entretien, de réparation et de construction du matériel.
- Matériel et machines pour plans inclinés et plans automoteurs; mo dèles de machines, de système de traction, d’appareils relatifs aux voies ferrées.
- Matériel roulant pour tramways de systèmes divers.
- Modèles, plans et dessins de gares, de stations, de remises et de dépen dances de l'exploitation des chemins de fer (4).
- Classe 62. — Électricité.
- Production de l’électricité : électricité statique, piles et acccessoW machines magnéto-électriques et dynamo-électriques, accumulateurs.
- Transmission de l’électricité : câbles, fils et accessoires, paratonnerres-Électrométrie : appareils servant aux mesures électriques. Compteurs d’électricité.
- Application de l’électricité : télégraphie, signaux, téléphonie, micro phonie, photophonie, lumière électrique, moteurs électriques, locomotio électrique, transport et distribution de la force, transformateurs. Électricite
- (4) Les modiles, plans et dessins de gares, de stations, de remises et de dépendanceâ.S l’exploitation des chemins de-fer, primitivement inscrits dans la classe 16, ont été transférés la classe 61, sur l’avis du Comité supérieur de révision, par décision ministérielle en date 23 juillet 1887.
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- médicale, électro-chimie. Électro-aimants et aimants, boussoles. Horlogerie électrique.
- Appareils divers.
- Classe 63. — Matéi iel et procédés du génie civil, des travaux publics et de l’architecture.
- Matériaux de construction : roches, bois, métaux, pierres d’ornement; chaux, mortiers, ciments, pierres artificielles et bétons; tuiles, briques, carreaux; ardoises, cartons et feutres pour couvertures.
- Matériel et produits des procédés employés pour la conservation des bois. Appareils et instruments pour l'essai des matériaux de construction.
- Matériel des travaux de terrassement; excavateurs. Appareils des chantiers de construction. Outillage et procédés de l’appareilleur, du tailleur de pierres, du maçon, du charpentier, du couvreur, du serrurier, du menuisier, du vitrier, du plombier, du peintre en bâtiments, etc.
- Serrurerie fine : coffres-forts, serrures,cadenas, grilles, balcons, rampes d’escalier, etc.
- Matériel et engins des travaux de fondations : sonnettes, pilotis, pieux à vis, pompes, appareils pneumatiques, dragues, etc. Matériel des travaux hydrauliques des ports de mer, des canaux, des rivières.
- Matériel et appareils servant aux distributions d’eau et de gaz. Matériel del entretien des routes, des plantations et des promenades.
- Phares.
- Matériel spécial de la télégraphie à air comprimé.
- Modèles, plans et dessins des travaux publics; ponts, viaducs, aqueducs, egouts, ponts-canaux, écluses, barrages.
- Modèles, plans et dessins de monuments publics de destination spéciale; constructions civiles; hôtels et maisons à loyer; cités et habitations ouvrières (4. •
- Classe 64. — Hygiène et assistance publique.
- Matériel, instruments et appareils à l’usage des études d’hygiène.
- (!) Les modèles, plans et dessins des travaux publics : ponts, viaducs, aqueducs, égouts, ponts-canaux, écluses, barrages; — les modèles, plans et dessins de monuments publics de destination octale, constructions civiles, hôtels et maisons à loyer, cités et hulit nions ouvrières, primitives ment inscrits dans la classe 16, ont été, sur l’avis du Comité supérieur de révision, transféré» ans la classe 63, par décision ministérielle en date du 93 juillet 1887,
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- Matériel et procédés d’assainissement des habitations, des édifices et des villes : aération directe, chauffage, ventilation, éclairage, dans leurs rapports avec la salubrité; canalisation pour eaux et immondices, drains et égouts, réservoirs de chasse, siphons hydrauliques, waters-closets, urinoirs publics et privés, éviers, tables de toilette, appareils de vidange, plomberie sanitaire, murs, briques, toitures, parquets, etc., etc.
- Appareils pour le transport, la réception et le traitement des immondices.
- Appareils et procédés pour la filtration des eaux.
- Appareils destinés à la prophylaxie des maladies transmissibles : procédés, produits et instruments de nettoiement, de stérilisation et de désinfection.
- Appareils et instruments d’ensevelissement et de destruction des cadavres dans les cimetières et sur les champs de bataille; crémation.
- Plans, modèles et documents des services d’hygiène dépendant de l’Etat, des départements et des communes.
- Matériel et procédés d’hygiène professionnelle et industrielle.
- Plans, modèles, agencements, mobiliers d’hôpitaux, d’asiles divers, de maisons de refuge, de retraites, d’aliénés, de crèches, etc.
- Plans, modèles, types d’ambulances civiles et militaires , Eaux minérales et eaux gazeuses naturelles ou artificielles.
- Classe. 65. — Matériel de la navigation et du sauvetage.
- Dessins et modèles de cales, bassins de radoub, docks flottants, etc.
- Dessins et modèles des bâtiments en tous genres usités pour la navigation fluviale et maritime. Types et modèles des systèmes de construction adoptés dans la marine marchande et militaire. Torpilleurs.
- Canots et embarcations.
- Matériel du gréement des navires : grues, cabestans. Vireurs, Timonerie Armement.
- Pavillons et signaux. Appareils destinés à prévenir les collisions en mer. Bouées, balises, etc.
- Matériel et exercices de natation, de plongeage et de sauvetage; flotteurs, ceintures de natation, etc. Cloche,s à plongeur, nautilus, scaphandres, cto-Bateaux sous-marins; matériel de sauvetage maritime, porte-amarres, bateaux dits life-boats, etc. Matériel du sauvetage pour les incendies et autres accidents.
- Navigation de plaisance,
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- 4 1 Us'
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- Classe 66. — Matériel et procédés de l'art militaire.
- Travaux du génie militaire ; fortifications.
- Artillerie, armes, affûts et projectiles de toutes sortes.
- Équipement, habillement et campement.
- Matériel des transports militaires.
- Topographie et géographie militaires.
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- SEPTIÈME GROUPE.
- la-
- Produits alimentaires.
- at.
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- ivi-
- ion
- Classe 67. — Céréales, produits farineux avec leurs dérivés.
- Froment, seigle, orge, riz, maïs, millet et autres céréales en grains et en farine.
- Grains mondés et gruaux.
- Fécules de pommes de terre, de riz, de lentilles, etc., gluten.
- Tapioca, sagou, arrow-root, fécules diverses, produits farineux mixtes, etc.
- Pâtes dites d’Italie, semoules, vermicelles, macaronis.
- Préparations alimentaires propres à remplacer le pain: nouilles, bouillies, pâtes de fabrication domestique.
- rie.
- en 8
- irs) . etc.
- es, 1 set
- Classe 68. — Produits de la boulangerie et de la pâtisserie.
- Pains divers avec ou sans levain; pains de fantaisie et pains façonnés; pains comprimés pour voyages, campagnes militaires, etc.;, biscuit de mer • Produits divers de pâtisserie propres à chaque nation. Pains d épice et. gâteaux secs susceptibles de se conserver.
- Classe 69. — Corps gras alimentaires, laitages et œufs.
- Graisses et huiles comestibles.
- Laits frais et conservés; beurres salés et frais; fromages.
- Œufs de toutes espèces.
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- 1 S
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- — 78 —
- Classe 70. — Viandes et poissons.
- Viandes salées de toute nature. Viandes conservées par divers procédés.
- Tablettes de viande et de bouillon. Jambons et préparations de viandes.
- Volailles et gibiers.
- Poissons salés, encaqués : morues, harengs, etc.; poissons conservés dans l’huile : sardines, thon mariné, etc.
- Crustacés et coquillages : homards, crevettes, huîtres; conserves d’huîtres, d’anchois, etc,
- Classe 74 . — Légumes et fruits.
- Tubercules : pommes de terre, etc.
- Légumes farineux secs : haricots, lentilles, etc.
- Légumes verts à cuire : choux, etc.
- Légumes racines : carottes, navets, etc.
- Légumes épices : oignons, ail, etc.
- Salades, cucurbitacécs, citrouilles, melons, etc.
- Légumes conservés par divers procédés.
- Fruits à l’état frais; fruits secs et préparés : prunes, figues, raisins, etc-Fruits, conservés sans le secours du sucre.
- Classe 72. — Condiments et stimulants ; sucres et produits de la confiserie.
- Epices : poivres, cannelles, piments, etc.
- Sel de table.
- Vinaigres.
- Condiments et stimulants composés : moutarde, karis, sauces, etc.
- Thés, cafés et boissons aromatiques; cafés de chicorée et de glands doux.
- Chocolats.
- Sucres destinés aux usages domestiques et autres.
- Produits divers de la confiserie : dragées, bonbons de sucre, fondants, nougats, angélique, anis, confitures et gelées.
- Fruits confits.
- Fruits à l’eau-de-vie.
- Sirops et liqueurs sucrées.
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- etc.
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- — 79 —
- Classe 73. — Boissons fermentées.
- Vins ordinaires, rouges et blancs.
- Vins de liqueurs et vins cuits.
- Vins mousseux.
- Cidres, poirés et autres boissons tirées des céréales.
- Boissons fermentées de toute nature. Bières.
- Eaux-de-vie et alcools.
- Boissons spiritueuses, genièvre, rhum, tafia, kirsch, etc.
- HUITIÈME GROUPE.
- Agriculture, viticulture et pisciculture.
- Classe 73bis. — Agronomie. — Statistique agricole.
- Études sur le sol, les eaux, les climats, les populations rurales. Répars tition des territoires, des cultures.
- Statistiques agricoles; cartes agrologiques, hydrographiques, climatériques; cartes agronomiques. Tableaux, dessins, modèles.
- Stations agronomiques, laboratoires agricoles.
- Syndicats, sociétés et comices agricoles.
- Institutions de crédit, de bienfaisance, de protection pour les populations rurales; crédit foncier, banques agricoles, banques populaires; caisses d’assurance, d’épargne, etc.
- Mesures législatives; code rural, lois spéciales.
- Administration officielle de l’agriculture; travaux et publications. Missions agricoles.
- CLASSE 73ter. — Organisation, méthodes et matériel de l’enseignement agricole.
- Plans, modèles et programmes des écoles primaires agricoles, des orphelinats agricoles, des fermes-écoles ou écoles d’apprentissage.
- Méthodes et matériel d’enseignement, champs d’expériences, etc.
- Travaux des élèves.
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- Plans et modèles des écoles pratiques d’agriculture, des écoles spéciales de viticulture, d’horticulture, de sylviculture, etc.
- Méthode et matériel d’enseignement.
- Travaux des maîtres; spécimens des travaux des élèves.
- Plans et modèles des écoles nationales d’agriculture, des académies agricoles. Écoles vétérinaires. Écoles de sylviculture. Écoles supérieures d’agriculture, instituts agronomiques.
- Méthodes et materiel d’enseignement.
- Travaux des professeurs, spécimens des travaux des élèves.
- Classe 74. — Spécimens d'exploitations rurales et d’usines agricoles.
- Types des bâtiments ruraux des diverses contrées.
- Types d’écuries, d’étables, de bergeries et de parcs à moutons, de porcheries et d'établissements propres à l’élevage et à l’engraissement des animaux.
- Matériel des écuries, étables, chenils, etc.
- Appareils pour préparer la nourriture des animaux.
- Machines agricoles en mouvement : charrues à vapeur, moissonneuses, faucheuses, faneuses, batteuses, etc.
- Types d’usines agricoles, distilleries, sucreries, raffineries, brasseries, minoteries, féculeries, amidonneries, magnaneries, fromageries et laiteries 4).
- Pressoirs pour le cidre, l’huile.
- Types de poulaillers, de pigeonniers, de faisanderies.
- Appareils d’éclosion artificielle.
- Types de chenils.
- Classe 75. — Viticulture.
- Types de bâtiments d’exploitation pour la viticulture.
- Matériel de culture de la vigne.
- Matériel des chais, caves et cuviers. Pressoirs.
- Procédés et méthodes employés pour combattre les'maladies de la vigne Collections de cépages.
- (1 Les fromageries et laiteries, primitivement inscrites dans la classe 50, ont été transféras dans la classe 74, sur l’avis du Comité supérieur de révision, par décision ministérielle en date 23 juillet 4887.
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- Classe 76. — Insectes utiles et infectes nuisibles.
- Abeilles, vers à soie et bombyx divers.
- Cochenilles.
- Matériel de l’élevage et de la conservation des abeilles et des vers à soie.
- Matériel et procédés de 11 destruction des insectes nuisibles.
- Classe 77 — Poissons, crustacés et mollusques.
- Animaux aquatiques utiles, à l’état vivant.
- Aquariums. Procédés de la pisciculture.
- Matériel de l’élevage des poissons, des mollusques et des sangsues.
- NEUVIÈME GROUPE.
- Horticulture.
- Classe 78. — Serres et matériel de l'horticulture.
- Outils du jardinier, du pépiniériste et de l’horticulteur.
- Appareils d’arrosement, d’entretien des gazons.
- Grandes serres et leurs accessoires. Petites serres d'appart ments et de fe êtres.
- Aquariums pour plantes aquatiques
- Jets d’eau et appareils pour l’ornement des jardins.
- Classe 79. — Fleurs et plantes d'orn ment.
- Espèces de plantes et spécimens de cultures rappelant les types caiacté-ristiques des jardins des habitants de chaque contrée.
- Classe 80. — Plantes potagères.
- . Espèces de plantes et spécimens de cultures rappelant les type: caracté-nistiques des jardins potagers de chaque contrée.
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- Classe 81. — Fruits et arbres fruitiers.
- Espèces de plantes et spécimens de produits de culture rappelant les types caractéristiques des vergers de chaque contrée.
- Classe 82. — Graines et plantes d’essences forestières.
- Espèces de plantes et spécimens de produits de culture rappelant les procédés de peuplement des forêts usités dans chaque pays.
- Classe 83. — Plantes de serre.
- Spécimens des cultures usitées dans divers pays, en vue de l’agrément ou de l’utilité.
- Loi du 23 Mai 1868
- relative à la garantie des inventions susceptibles d’être brevetées et des dessins de fabrique qui seront admis aux expositions publiques.
- Artice premier. Tout Français ou Étranger, auteur, soit d’une découverte ou invention susceptible d’être brevetée aux termes de la loi du 5 juillet 1844, soit d’un dessin de fabrique qui doive être déposé contor mément à la loi du 18 mars 1806, ou ses ayants-droit, peuvent, s’ils sont admis dans une exposition publique autorisée par l’Administration, 51 faire délivrer, par le préfet ou le sous-préfet dans le département 00 l’arrondissement duquel cette exposition est ouverte, un certificat des criptifde l'objet déposé.
- Art. 2. Ce certificat assure à celui qui l’obtient les mêmes droits que IUl conférerait un brevet d’invention ou un dépôt légal de dessin de fabrique) à dater du jour de l’admission jusqu’à la fin du troisième mois qui suleli la clôture de l’exposition, sans préjudice du brevet que l’exposant P prendre ou du dépôt qu’il peut opérer avant l’expiration de ce terme.
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- Art. 3. La demande de ce certificat doit être faite dans le premier mois au plus tard de l’ouverture de l’Exposition.
- Elle est adressée à la préfecture ou à la sous-préfecture et accompagnée d’une description exacte de l’objet à garantir, et, s’il y a lieu, d’un plan ou d’un dessin dudit objet.
- Les demandes, ainsi que les décisions prises par le préfet ou par le sous-préfet, sont inscrites sur un registre spécial, qui est ultérieurement transmis au Ministère de l’agriculture, du commerce et des travaux publics, et communiqué, sans frais, à toute réquisition.
- La délivrance du certificat est gratuite.
- Décret
- constituant en entrepôt réel des douanes les locaux affectés à l'Exposition universelle de 1889.
- Article premier. Les locaux affectés à l’Exposition universelle de 4 889, seront constitués en entrepôt réel des douanes,
- ART. 2. Les objets destinés à l’Exposition universelle seront expédiés directement sur le palais de l’Exposition, sous les conditions du transit international ou du transit ordinaire, au choix des intéressés, par tous les bureaux ouverts à ce transit et avec exemption du droit de statistique.
- L’expédition par transit international sera faite sans visite. Les expédition par transit ordinaire ne donneront lieu qu’à une visite sommaire, et les plombs de la douane seront apposés gratuitement.
- Art. 3. Les marchandises admises à l’Exposition universelle, qui seront livrées à la consommation, ne seront soumises, quelle qu’en soit l’origine, qu aux droits applicables aux produits similaires de la nation la plus favorisée.
- Art. 4. Le Ministre du commerce et de l’industrie et le Ministre des finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.
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- JURY INTERNATIONAL DES RÉCOMPENSES.
- RÈGLEMENT.
- TITRE I.
- DISPOSITIONS GÉNÉRALES.
- Article premier. — L’appréciation et le jugement des œuvres d’art, des produits industriels et des produits agricoles exposés, sont confiés à un jury international composé de membres titulaires et de membres suppléants répartis en 85 jurys spéciaux correspondant aux 85 classes de la classification générale, telle qu’elle a été arrêtée par les arrêtés ministériels des 26 août, 44 mars et 4er mai 4887.
- Art. 2. — Dans chacun des jurys de classe, le nombre des membres titulaires pour chaque nationalité et pour chaque branche d’art ou d’industrie représentée sera, autant que possible, proportionnel au nombre des exposants et à l’importance des expositions.
- Toutefois, le nombre total des membres titulaires français et étrangers du Jury international des récompenses, ne pourra être supérieur à neuf cents (900).
- Art. 3. — Le nombre total des membres suppléants français et étrangers du Jury international des récompenses ne pourra être supérieur au tiers du nombre des jurés titulaires.
- Art. 4. — Les membres français titulaires et suppléants du Jury international des récompenses seront choisis dans les grands corps de l’État, les académies, les grandes administrations, les corps constitués et, pour le plus grand nombre, parmi des personnes ayant obtenu, comme exposants, ou comme jurés nommés par le Gouvernement français, de hautes récompenses aux expositions universelles internationales de Paris, de Londres, de Vienne, de Philadelphie, de Sydney, de Melbourne, d’Amsterdam, d’Anvers, de Barcelone et de Bruxelles.
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- ART. 5. — Les jurés suppléants n’auront voix délibérative que lorsqu’ils occuperont la place de jurés titulaires absents.
- Art. 6. — Les membres français titulaires et suppléants du Jury international des récompenses seront nommés par décret présidentiel, sur la proposition du Président du Conseil, Ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, Commissaire général pour les jurys de classe des groupes II à IX et du Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts pour les jurys de classe du groupe I.
- Les membres étrangers titulaires et suppléants du Jury international des récompenses seront désignés pour chaque nationalité par les comités nationaux étrangers.
- Toutes les nominations devront être faites avant le 5 mai 4889.
- ART.7. —Chaque jury de classe des groupes II à IX pourra s’adjoindre, à titre d’associés ou d’experts, une ou plusieurs personnes compétentes sur quelques-unes des matières soumises à son examen. Ces associés ou experts pourront être pris parmi les membres titulaires ou suppléants d’une classe quelconque et parmi les hommes de la spécialité requise, en dehors des membres du jury. Les personnes ainsi adjointes ne prendront part aux travaux du jury de classe où elles auront été appelées que pour l’objet déterminé qui aura provoqué leur convocation et elles auront seulement voix consultative.
- Le choix des associés ou experts devra être agréé par le Président du Conseil, Ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, Commissaire général.
- Art. 8. — Les exposants qui auront accepté les fonctions de juré, soit comme titulaires, soit comme suppléants, seront, par ce seul fait, mis hors de concours pour les récompenses.
- Seront exceptés de cette règle les exposants des classes du groupe I.
- Seront aussi exclus du concours, mais dans les classes seulement où ils auront opéré, les exposants appelés comme associés ou experts.
- Art. 9. — Les récompenses à décerner sous forme de diplômes, mises à la disposition du Jury international seront réparties suivant les catégories suivantes :
- Grands prix ;
- Diplômes de médaille d’or;
- Diplômes de médaille d'argent;
- Diplômes de médaille de bronze;
- Diplômes de mention honorable.
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- ART. 10. — Le Jury international des récompenses devra accomplir ses travaux du 1er juin au 1er septembre 1889.
- Toutefois, en ce qui concerne les classes des groupes VII, VIII et IX donnant lieu à des expositions temporaires et concours, les opérations du jury se poursuivront pendant toute la durée de l’Exposition, ainsi qu’il est dit au titre III du présent règlement.
- Art. 11. — La distribution solennelle des récompenses aura lieu dans le courant du mois de septembre.
- Art. 12. — Un rapport général des opérations du Jury international des récompenses et une liste officielle des noms des exposants récompensés seront publiés.
- Art. 13. — Conformément à l’article 3 du décret du 28 juillet 1886,1e directeur général de l’exploitation, assisté de ses chefs de service, est chargé de préparer et de diriger les travaux du Jury international des récompenses, de recevoir et de transmettre les résultats des opérations du dit jury, de s’assurer que les produits d’aucun exposant n’ont échappé à son examen, de recevoir les observations et les réclamations des exposants, de veiller à l’observation des règles établies.
- Le Directeur général de l’exploitation aura le droit d’assister à toutes les séances du Jury international des récompenses, ou de s’y faire représenter, mais il n’interviendra dans les délibérations que pour constater les faits, rappeler le règlement et présenter les réclamations des exposants.
- TITRE II.
- ATTRIBUTIONS DES RÉCOMPENSES.
- Dispositions spéciales aux expositions permanentes des groupes 1 à IX.
- Art. 14. — L’attribution des récompenses instituées par l’article 9 résultera des opérations successives des jurys de classe, dont il a été parlé dans le titre Ier, des jurys de groupe et du jury supérieur dont il va être parlé.
- Art. 15. — Chaque jury de classe se réunira le 4er juin 1889.
- Dans sa première réunion, il élira son bureau composé d’un président, d’un vice-président, d’un rapporteur et d’un secrétaire.
- Le président et le vice-président devront être de nationalités différentes : l’un français, l’autre étranger.
- Art. 16. — Chaque jury de classe procédera à l’examen des objets ex-
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- posés et établira, sans distinction de nationalités, le classement, par ordre de mérite, des exposants qui lui paraîtront dignes d’être récompensés.
- Il dressera à part les listes des exposants qui, par application de 1 art. 8, se trouveront seuls mis hors concours.
- Il classera enfin, sans distinction de nationalités, les collaborateurs, contremaîtres et ouvriers qu’il croira devoir signaler pour leur participation à la production d’objets remarquables figurant à l’Exposition.
- Ces listes, revêtues de la signature des membres du jury de classe qui auront pris part au travail, seront remises à la Direction générale de l’exploitation au plus tard le 45 juillet.
- Si un jury de classe n’a pas réuni ses listes à l’époque ci-dessus indiquée, elles seront établies d’office par le jury de groupe.
- Art. 47. — Les présidents, les vice-présidents et les rapporteurs des jurys de classe composeront les jurys de groupe, qui se réuniront le 20 juillet 4889.
- Il sera nommé pour chaque jury de groupe un président, deux vice-présidents et un secrétaire, qui pourront être choisis en dehors des membres du jury.
- Un décret déterminera la proportion du nombre des Français et des étrangers qui devront être appelés à ces fonctions.
- Les nominations seront faites par décret sur la propostion du Président du Conseil, Ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, Commissaire général, pour les groupes II à IX, et sur celle du Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts, pour le groupe I.
- Art. 18. — Chaque jury de groupe revisera et arrêtera les listes de classement présentées par les jurys de classe.
- Il s’adjoindra successivement chaque jury de classe pour les délibérations qui le concernent et pour rédiger les propositions à faire au jury supérieur, relativement au nombre et à la répartition des récompenses de chaque catégorie à accorder pour chaque classe.
- Les résultats des travaux des jurys de groupe devront être remis à la Direction générale de l’exploitation le 45 août 4889; si le rapport dun groupe n’est pas terminé à cette date, le jury supérieur y pourvoira d'office.
- Art. 49. — Le jury supérieur aura pour président d’honneur le Prési-dentdu Conseil, Ministre du commerce, de l’industrie et des colonies ; il aura pour vice-présidents d’honneur le Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts et le Ministre de l’agriculture.
- 11 aura pour président et vice-présidents le président et les vice-présidents
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- du Comité supérieur de revision, constitué par les arrêtés ministériels en date des 44 mars 1887 et 4 mai 1887.
- Il sera composé :
- Des vice-présidents de la Commission decontrôle et de finances;
- Des présidents et des vice-présidents des jurys de groupe;
- Des membres du Comité supérieur de revision;
- Des commissaires généraux ou des présidents de Comités nationaux dont le pays comptera plus de 500 exposants inscrits au catalogue;
- Du président du jury spécial de l’exposition d’Économie sociale, institué par l’article 22;
- Du directeur général des travaux;
- Du directeur général de l'exploitation;
- Du directeur général des finances;
- Du chef du service mécanique et électrique;
- Du chef du service de la section française;
- Du chef du cabinet du Ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, et du commissariat général de l’Exposition;
- Du directeur des beaux-arts ;
- Du commissaire spécial des beaux-arts ;
- Du directeur de l’agriculture.
- Art. 20. — Sont nommés secrétaires du jury supérieur :
- Les secrétaires du Comité supérieur de revision ;
- Les secrétaires des Directions générales de l’Exposition ;
- Le chef du cabinet du Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts.
- Le chef du cabinet du Ministre de l’agriculture;
- Le sous-chef du Commissariat général de l’Exposition ;
- Les secrétaires des Comités de groupe.
- Art. 21. — Le jury supérieur se réunira le 20 août 1889. Il examinera les propositions des jurys de groupe et arrêtera, en dernier ressort, 1$ listes, par ordre de mérite, des exposants récompensés de chaque classe, le nombre et la répartition des récompenses de différentes catégories attribuables aux exposants admis à être récompensés.
- Art. 22. — Un jury spécial composé de 32 membres sera formé pour l'exposition d’Economie sociale.
- Les nominations seront faites par décret sur la proposition du Président du Conseil, Ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, Com-missaire général.
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- Une moitié des membres sera choisie parmi les membres des comités de section de l’exposition d’Économie sociale, l’autre moitié sera prise en dehors.
- Le jury spécial de l'exposition d’Économie sociale se réunira le 4er juin 1889. Dans sa première réunion, il élira son bureau, formé d’un président, d’un vice-président, d’un rapporteur et d’un secrétaire.
- Le jury spécial de l’exposition d'Économie sociale dressera, par ordre de mérite, la liste des exposants susceptibles d’être récompensés et fera ses propositions relativement au nombre et à la répartition des récompenses de différentes catégories.
- Les résultats des travaux du jury spécial de l’exposition d’Economie sociale devront être remis à la Direction générale de l’exploitation le 15 août 1889, pour être transmis directement au jury supérieur.
- Art. 23. — Des diplômes spéciaux pourront être décernés aux personnes qui auront pris part à l’exposition rétrospective du travail et des sciences anthropologiques et aux expositions rétrospectives des beaux-arts, en prêtant des oeuvres; aux membres des divers comités, des commissions, des jurys, ainsi qu’aux fonctionnaires des services administratifs.
- TITRE III.
- ATTRIBUTIONS DES RÉCOMPENSES.
- Dispositions spéciales aux expositions temporaires et concours des groupes VII, VIII et IX.
- Art. 24. — Pendant toute la durée de l’Exposition les jurys de classe intéressés présenteront à l’agrément de M. le Président du Conseil, Mi-nistre du commerce, de l’industrie et des colonies, Commissaire général, les noms des associés qu’ils désireront s’adjoindre pour l’examen des produits compris dans les expositions temporaires et concours qui pourront avoir lieu pour certaines classes des groupes VII, VIII et IX.
- La présentation des noms de ces associés temporaires sera faite huit jours au plus tard avant la date qui aura été fixée pour l’ouverture de chacune de ces expositions temporaires ou concours.
- Art. 25. — Dès que ces expositions temporaires ou concours seront ter-minés, chaque comité temporaire formé des membres du jury de la classe correspondante et des associés temporaires dressera, par ordre de mérite, la liste des exposants collaborateurs et ouvriers qu’il jugera dignes de ré-
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- compenses et les rangera en quatre catégories sous les titres de premiers prix, deuxièmes prix, troisièmes prix et mentions honorables des concours partiels.
- Ce classement pourra immédiatement être rendu public.
- Art. 26. — Lorsque les expositions temporaires ou concours seront terminés, les jurys de groupe des groupes VII, VIII et IX dresseront la liste nominative des exposants collaborateurs et ouvriers auxquels les comités temporaires auront attribué des récompenses, en conformité de l’article précédent; ils décerneront ensuite à chaque lauréat un diplôme qui rappellera les prix et mentions honorables obtenus par lui dans les expositions temporaires et les concours pendant toute la durée de l’Exposition.
- Art. 27. — Il sera statué à part et suivant les règlements spéciaux pour les récompenses à décerner aux lauréats des expositions et concours des animaux reproducteurs de différentes races.
- Vu et présenté :
- Le Directeur général de l’exploitation,
- Georges BERGER.
- Vu et approuvé : Le Président du Conseil, Ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, Commissaire général, TIRARD.
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- ! CATALOGUE
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- : INTRODUCTION ie ; es .
- )-
- « STATISTIQUE DE LA BELGIQUE es
- APERÇU DE LA SITUATION DU ROYAUME
- DRESSÉ EN AVRIL 1889 PAR LES SOINS DE LA
- COMMISSION CENTRALE DE STATISTIQUE DE BELGIQUE (t).
- SOMMAIRE.
- I. Territoire.
- IL Climat.
- III. Population.
- IV. Nationalité belge; royauté constitutionnelle.
- V. Organisation politique de l’État.
- VI. Institutions provinciales et communales.
- VII. Ordre public.
- VIII. Finances publiques.
- ------- _---------------------- •_________________________
- (1) Les nombres reproduits dans cet exposé sont extraits des documents 0 liciels les plus récemment publiés. La plupart d’entre eux s’appliquent à la situa-tion constatée, pour l’une ou l’autre des trois dernières années, dans l’Annuaire Kelistique de la Belgique ou dans d’autres publications émanées du Gouverne-
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- IX.
- X.
- XI.
- XII.
- XIII.
- XIV. XV.
- XVI.
- XVII.
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- GT
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- Hygiène publique; art de guérir.
- Cultes.
- Bienfaisance; prévoyance.
- Enseignement public. Sciences ; lettres; beaux-arts.
- Commerce.
- Industrie.-.
- Agriculture.
- Voies de communication ; transports.
- ae
- XVIII. Système monétaire ; institutions de crédit.
- I. TERRITOIRE.
- Position géographique; superficie. — Le territoire de la Belgique présente assez sensiblement la forme d’un triangle rectangle ayant pour côtés :
- a. La frontière septentrionale, confinant à la mer du Nord, sur une . étendue de 67 kilomètres, et aux Pays-Bas, sur une étendue de 293 kilo-mètres.
- b. La frontière orientale, confinant aux Pays-Bas (438 kilomètres), à l'Allemagne (97 kilomètres) et au Grand Duché de Luxembourg |
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- (429 kilomètres).
- c. La frontière sud-ouest, qui confine exclusivement à la France, sur une étendue de 614 kilomètres.
- La superficie totale du pays est d’environ 2,946,000 hectares.
- Les communes, au nombre de 2,595, sont réparties entre neuf provinces, qui sont : Anvers, Brabant, Flandre occidentale, Flandre orientale, Hat-naut, Liège, Limbourg, Luxembourg et Namur.
- La province la plus étendue est le Luxembourg: 441,836 hectares. La moins étendue est le Limbourg : 241,230 hectares.
- La latitude de Bruxelles, capitale du royaume, est de 56G 5009"75, ou 50° 51’ 10”68 (lunette méridienne de l’Observatoire). Sa longitude orien-tale, comptée du méridien de Paris, est de 2° 2606"5 ou 2° 2’4”5.
- Orographie ; hypsométrie. — Envisagée au point de vue du relief du sol, la Belgique présente la forme de deux plans inclinés adossés, dont l’intersection ou le faite (crête des Ardennes) a une direction générale du
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- N.-E. au S.-O., et une altitude qui, atteignant sur un point 678 mètres, ne descend guère au-dessous de 400.
- Les deux plans constitutifs de la surface du pays penchent, l’un vers le Nord, l’autre vers le Sud.
- Le premier embrasse les 6/7 environ de la surface totale du territoire; il a une pente assez douce et régulière, qui aboutit à la mer du Nord et aux polders des Pays-Bas.
- Le second descend par une pente rapide vers la frontière française, au delà de laquelle il aboutit aux bassins de la Meuse et de la Moselle.
- En remontant le plan nord à partir du bord de la mer, on rencontre des zones qui ont leur caractère propre, savoir :
- A. La région des plaines, comprenant :
- 40 Les polders, qui ont une superficie d’environ 445,000 hectares, et sont généralement au-dessous du niveau moyen de la mer;
- 2° Les plaines basses, qui font partie de la grande plaine unie et monotone s’étendant sur toute l’Europe continentale du Nord, depuis Calais jusqu’en Russie, en suivant le littoral; elles ont une superficie de 740,000 hectares environ ;
- 3° Les plateaux, qui occupent le centre du pays et se développent de l’ouest à l’est; ils ont une superficie d’environ 1,265,500 hectares.
- B. La région accidentée, si pittoresque, si variée, dont le sous-sol, dans quelques-unes de ses parties, est un des grands éléments de la fortune publique; elle a une étendue d’environ 823,000 hectares.
- Hydrographie. — Les cours d’eau de la Belgique appartiennent au versant de la mer du Nord, et sont compris dans les trois bassins hydrographiques de l’Escaut, de la Meuse et de l’Yser; quelques ruisseaux seulement dépendent des bassins du Rhin et de la Seine.
- Le bassin de l'Escaut, le plus étendu, mesure 1,466,000 hectares envi-
- I ron; celui de la Meuse, environ 1,248,000 hectares.
- Le bassin de l’Yser, peu important, a une superficie approximative de 465,000 hectares.
- Quant au bassin du Rhin, il ne comprend, en Belgique, que 50,000 hec-tares; celui de la Seine comprend un espace plus restreint encore; son étendue, dans le pays, est de 16,000 hectares.
- Géodésie, topographie, géologie. — Les travaux géodésiques exécutés en Belgique sous les gouvernements autrichien, français et hollandais ayant été reconnus insuffisants, une triangulation générale, destinée à
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- servir de canevas à la carte topographique du pays, fut commencée en 1851 ; elle a été terminée en 1872.
- Cette triangulation s’appuie sur les deux bases de Lommel et d’Ostende, mesurées en 1832 et 1853. Des observations de latitude et d’azimut ont
- été effectuées à Lommel, Nieuport, Bruxelles et Hamipré.
- Les sommets géodésiques de premier ordre sont au nombre de 84; ily en a 146 de deuxième ordre et 1,568 de troisième.
- La topographie de détail, destinée à remplir ce canevas, a été effectuée de 1860 à 1872. Elle a conduit à l’établissement de 437 planchettes, levées à l’échelle du 20,000e.
- La carte du pays, résultant de ce travail, a été publiée d’abord à l’échelle du levé, puis réduite aux échelles du 40,000e, du 160,000e et du 320,000e.
- Le nivellement général du pays, qui a été achevé en 1873, a fourni les cotes de 8,477 points. |Le nivellement de détail, servant de base au trace des courbes de niveau, comporte, pour l’ensemble du territoire, environ un million de cotes.
- A la demande de l’association géodésique internationale, un nivellement de précision vient d’être entrepris par notre institut cartographique militaire, dans le but de rattacher le niveau moyen de la mer à Ostende au réseau hypsométrique européen. Le zéro du maréographe d’Ostende sera donc le point de repère de tous les grands nivellements effectués sur le continent.
- Outre la carte générale du pays, des cartes spéciales ont été dressees par divers départements ministériels, notamment les cartes hydrographiques de l’administration de la marine, les plans de la côte, de l’administration des ponts et chaussées, et la carte générale des mines.
- Le levé d’une carte géologique détaillée de la Belgique a été commence en 1878 par le service géologique rattaché au musée royal d’histoire naturelle. Seize feuilles, représentant à la fois le sol et le sous-sol, avaient deja été publiées à l’échelle du 20,000e, lorsque le travail s’est trouvé arrêté par suite d’un vote de la législature.
- L’exécution d’une autre carte géologique, à l’échelle du 40,000e, esta l’étude en ce moment.
- Enfin, parmi les travaux de cartographie géologique exécutés dans ces derniers temps, nous citerons particulièrement une nouvelle édition de la carte de Dumont, à l’échelle du 160,000e.
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- II. CLIMAT.
- D’après le relevé de cinquante années d’observations météorologiques faites à l'Observatoire royal de Bruxelles (1833-1882), on peut établir les données caractéristiques suivantes relativement au climat de la Belgique.
- Température. — La température moyenne de l’année est de 1003.
- Celle des différentes saisons est :
- Hiver................................................. 304
- Printemps............................................. 9°5
- Été.................................................. 47°8
- Automne.............................................. 40°7
- La plus grande chaleur observée a été de...............35°2
- Le plus grand froid....................................20°2
- En moyenne, le jour le plus chaud de l’année est le 16 juillet. » » le plus froid » » 40 janvier.
- La date moyenne de la premiêre gelée est le 40 novembre.
- » » dernière » 3 avril.
- La plus grande variation du thermomètre en 2+ heures a été de 20°8.
- Pression barométrique. — La hauteur moyenne du baromètre a
- Bruxelles est de........................................... 75694
- La plus grande hauteur observée a été de................... 784,1
- La plus petite » » ........... 720,b
- La plus grande hausse en 24- heures............. . • 30,7
- » baisse » ................. 33,
- Pluie. — La couche d’eau que formerait à Bruxelles la réunion des pluies, neiges et grêles d’une année aurait en moyenne une hauteur de 731 millimètres. Cette hauteur a varié entre 449 millimètres (4864) et 4046 millimètres (1878). La moyenne, pour le pays entier, se rapproche de 800 millimètres.
- Le printemps est la saison sèche de l’année; l’été, celle où 1 on recueille Tcau en plus grande abondance. L’hiver s’écarte peu du printemps, et L’automne, de l’été.
- Mais, sous le rapport de la fréquence, c’est en hiver que la pluie tombe le plus souvent; en été, le moins souvent.
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- se.
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- Le mois d’août est celui qui, moyennement, fournit le plus d’eau; le mois d’avril, celui qui en fournit le moins.
- Pendant la période de cinquante ans considérée, la quantité d’eau recueillie en un mois n’a dépassé qu’une seule fois 200 millimètres ; c’est en avril 1850 (206 millimètres).
- En moyenne, on compte annuellement à Bruxelles 195 jours pendant lesquels il tombe de l’eau; le maximum a été 244 jours (1860) et le minimum, 154 jours (1857).
- La plus longue série de jours pluvieux a été de 40 jours : elle a débuté le 2 décembre 1833, et n’a cessé que le 10 janvier 1834. On a recueilli 229 millimètres d’eau pendant ce laps de temps.
- La plus longue période de jours secs a été observée en 1 834 : du 8 septembre au 9 octobre, pendant trente jours, il n’est pas tombé une goutte d’eau.
- Les jours pluvieux tendent à se grouper par séries. Cette tendance se produit aussi pour les jours secs, mais d’une manière moins prononcée.
- Le plus grand nombre d’heures pendant lequel il a plu sans interruption a été de 25.
- La hauteur d’eau fournie en 10 minutes par la pluie a varié de 0mm,5 à 15 millimètres.
- La pluie nous arrive plus fréquemment de la région ouest que de la région est; le rapport de fréquence est environ de 3 à 1.
- C’est également de la région ouest que le vent souffle le plus fréquemment en Belgique. Le rapport de fréquence entre les vents de cette région et ceux de la région est, est environ de 9 à 2.
- La quantité moyenne de neige qui tombe annuellement à Bruxelles est représentée par une couche d’eau de 52 millimètres. Cette couche est de 31 millimètres à Ostende et de 136 millimètres à Stavelot.
- On n’a jamais observé de neige à Bruxelles dans les mois de juillet, août et septembre.
- La discussion des observations pluviométriques faites à Bruxelles pendant cinquante ans ne confirme nullement le préjugé vulgaire, que la lune exerce une influence sur le temps.
- Orages. — Les orages se produisent sous l’influence de dépressions barométriques; ils éclatent chez nous, de préférence, lorsque le centre de dépression est à l’ouest du pays. Une température élevée, coïncidant avec une forte baisse du baromètre, est la condition qui favorise le plus leur production.
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- Les orages éclatent le plus souvent après midi; ils sont presque toujours accompagnés de pluie, parfois de grêle.
- Le nombre de jours dans l’année où l’on entend le tonnerre en un lieu donné de la Belgique, est de vingt environ, répartis principalement sur la période du mois de mai au mois d’août.
- La direction des orages qui traversent notre pays est, en général, du sud-ouest au nord-est. Leur vitesse moyenne est de 40 à 50 kilomètres à l’heure.
- III. POPULATION.
- Le nombre des habitants du royaume, qui était de 3,785,81% en 1831, n’a cessé de s’accroître; il s’élevait, le 31 décembre 1880, date du dernier recensement général de la population, à 5,520,009 (2,758,469 hommes; 2,761,540 femmes).
- D’après les calculs statistiques les plus récents, ce nombre aurait été, le Ier janvier 1888, de 5,974,743 (2,983,093 hommes; 2,991,650 femmes), soit 203 habitants, en moyenne, par kilomètre carré.
- Mais la densité diffère sensiblement de province à province : tandis que, dans le Brabant, il y a, en moyenne, 332 habitants par kilomètre carré, il n’y en a que 92 dans le Limbourg, que 49 dans le Luxembourg. La moyenne, dans les six autres provinces, varie entre 235 et 280.
- D’après les relevés du recensement de l’agriculture, opéré en 1880, le chiffre de la population agricole était 4,199,319.
- D’après le recensement général de tous les habitants du royaume, fait à la même époque, le chiffre de la population industrielle était 952,947, celui de la population commerciale, 244,247.
- Le nombre des propriétaires, capitalistes, rentiers et pensionnés s’élevait à 78,788; celui des fonctionnaires et employés publics, y compris les ministres des cultes, les membres du personnel enseignant, les officiers et sous-officiers, ainsi que les miliciens sous les drapeaux, à 83,466.
- Les ouvriers et les domestiques autres que ceux qui sont employés dans l’agriculture, l’industrie ou le commerce étaient respectivement au nombre de 306,358 et de 123,036.
- Dans les indications qui précèdent, chaque habitant est compté autant j de fois qu’il exerce de professions différentes.
- Quant aux personnes réputées sans profession ni condition, presque toutes enfants ou vieillards, on en comptait 2,834,985.
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- Il résulte du recensement de 4 880 que, sur les 5,520,009 individus recensés, 443,261 seulement étaient nés à l’étranger ; mais, par contre, selon les données des dénombrements faits dans la plupart des pays civilisés, plus de 4-00,000 Belges étaient, vers la même époque, fixés à l’étranger, Le nombre des émigrants a été, en 1887, de 4 7,528 (9,624 nés en Belgique ; 7,907 nés à l’étranger). Celui des immigrants a été, la même année, | de 19,286 (3,976 nés en Belgique; 45,310 nés à l’étranger.
- Sur 2,906,275 habitants âgés de plus de quinze ans, il y avait : 4,463,138 célibataires (769,116 hommes ; 694,022 femmes).
- 4,347,956 mariés
- 93,396 veufs
- 4,785 divorcés
- (654,076 » ; 693,880 » ). ( 34,4 64 » ; 59,232 » ). ( 764 » ; 4,024 » ).
- Sur 5,236,951 habitants âgés de plus de deux ans :
- 2,230,316
- 2,483,384
- 39,550
- 423,752
- 35,250
- 2,956
- 13,334
- parlaient le français seulement. » le flamand » » - l’allemand » » le français et le flamand. » le français et l’allemand. » le flamand et l’allemand. » les trois langues nationales.
- 6,442 ne parlaient aucune de ces langues (étrangers).
- La proportion des habitants âgés de 45 à 20 ans sachant lire et écrire, était de 80,96 p. %/o (hommes, 84,48; femmes, 80,43).
- Les progrès réalisés sur ce terrain sont considérables : la proportion des lettrés n’était, en effet, que de 73,63 p. % pour les habitants âgés de 30a 35 ans ; de 64,91 p. % pour ceux de 40 à 45 ans; de 58.08 p. % pour ceux de 50 à 55 ans; de 52.66 p. % pour ceux de 60 à 65 ans; de 46,20 p. % pour ceux de 70 à 75 ans.
- Il y avait, en moyenne, d’après le recensement de 4 880, 456 personnes par 400 ménages, et 4 43 ménages par 400 maisons habitées.
- Les renseignements suivants s’appliquent à l’année 1887 :
- Nombre de naissances : 4 75,466, dont 4 60,0 4 7 légitimes et 4 5,449 illé-gitimes (89,821 garçons ; 85,645 filles).
- Nombre de reconnaissances d’enfants naturels : 2,842.
- » légitimations id. : 7,675.
- » mort-nés : 8,717 7,719 légitimes; 998 illégitimes).
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- Nombre de mariages : 42,491.
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- divorces : 292.
- décès : 1'15,296 (60,637 hommes ; 54,659 femmes).
- grandes naturalisations : 41.
- naturalisations ordinaires : 86.
- déclarations d'indigénat : 408.
- autorisations de domicile : 64.
- IV. NATIONALITÉ BELGE; ROYAUTÉ CONSTITUTIONNELLE.
- La Belgique s’est séparée du royaume des Pays-Bas à la suite de la révolution de septembre 1830; son indépendance a été proclamée le 4 octobre par le Gouvernement provisoire qui avait assumé le pouvoir souverain, et ratifiée le 18 novembre par le Congrès national élu le 3 du même mois.
- Peu de jours après, le 22 novembre, le Congrès décrétait, au nom du peuple belge, que celui-ci adoptait, pour forme de son Gouvernement, la monarchie constitutionnelle représentative, sous un chef héréditaire.
- Le 4 juin 1831, la même assemblée proclamait roi des Belges, S. A. R. le prince de Saxe-Cobourg, qui régna, sous le nom de Léopold Ier, jusqu’au jour de son décès, survenu le 10 décembre 1865, et fut remplacé, à dater de cette époque, par son fils aîné, Léopold II, aujourd’hui régnant.
- Le traité dit « des vingt-quatre articles », conclu à Londres le 15 novembre 1831, entre le roi des Belges, d’une part, les empereurs d’Autriche et de Russie, ainsi que les rois de France, de Grande-Bretagne et de Prusse, d’autre part, dispose que la Belgique « formera un État indépendant, perpétuellement neutre, et sera tenue d’observer cette neutralité envers les autres États. »
- Ce traité international, accepté par la Hollande en 4839, est devenu 1 loi définitive de l’État belge.
- Notre Constitution, une des plus libres du monde, émane du Congrès national; elle fut promulguée le 7 février 1831, et mise à exécution le 26 du même mois, jour de l’installation du Régent, qui exerça le pouvoir exé-cutif jusqu’au 21 juillet, date de l’inauguration du roi Léopold Ier.
- Les grandes libertés qu’elle proclame, avec interdiction de toute mesure préventive, mais sauf répression, bien entendu, des délits commis à l’occasion de leur usage, sont : la liberté des cultes, celle de leur exercice
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- public et la liberté pour chacun de manifester ses opinions en toute matière, la liberté d’association, celle de l'enseignement et celle de la presse.
- L’égalité des citoyens devant la loi est assurée; le secret des lettres est 1 inviolable.
- L’emploi des langues usitées en Belgique est facultatif; il ne peut être réglé que par la loi, et seulement pour les actes de l’autorité publiqueet pour les affaires judiciaires.
- D’autres dispositions constitutionnelles garantissent, dans la limite des nécessités reconnues par la loi, la propriété, l’inviolabilité du domicile,la liberté individuelle, celle des rassemblements paisibles et sans armes, etc.
- Le Roi, avant de prendre possession du trône, prête solennellement le serment « d’observer la Constitution et les lois du peuple belge, de maintenir l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire. »
- Sa personne est inviolable ; ses Ministres, nommés par lui, sont responsables.
- Le Roi a le droit de convoquer les Chambres législatives et celui deles dissoudre.
- Il commande les forces de terre et de mer, déclare la guerre, fait les traités de paix, d’alliance et de commerce.
- Il a le droit de remettre ou de réduire les peines prononcées par les juges.
- Tels sont les principaux attributs constitutionnels de la Couronne.
- La Constitution ne peut être suspendue, ni en tout, ni en partie. Aucune loi, aucun règlement ne saurait l’enfreindre.
- Elle peut être revisée à la demande du pouvoir législatif, mais seulement à la suite d’une dissolution préalable des Chambres. Les Chambres nouvelles ne pourront délibérer que si deux tiers au moins des membres qui composent chacune d’elles sont présents, et nul changement ne sera adopté s’il ne réunit au moins les deux tiers des suffrages.
- V. ORGANISATION POLITIQUE DE L’ÉTAT.
- La règle fondamentale de l’organisation politique de la Belgique est inscrite en ces termes dans la Constitution : « Tous les pouvoirs émanent de la Nation; ils sont exercés de la manière établie par la Constitution.1’ Cette règle consacre deux grands principes : celui de la souveraineté nationale et celui de la division des pouvoirs.
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- Ces pouvoirs sont :
- 40 Le pouvoir législatif, qui, dans les limites de ses prérogatives, trace les règles d’après lesquelles l’association politique se gouverne; il s’exerce collectivement par le Roi et par deux assemblées électives, la Chambre des représentants et le Sénat;
- 2 Le pouvoir exécutif, confié au Roi, qui est chargé d’agir pour assurer l’exécution des lois;
- 3° Le pouvoir judiciaire, qui a pour mission d’appliquer les lois aux cas particuliers qui lui sont déférés; il est exercé par les cours et tribunaux.
- En cas de conflits d’attributions, la Cour de cassation prononce.
- Pouvoir législatif. — Pour être électeur général, il faut être Belge de naissance ou avoir obtenu la grande naturalisation, être âgé de 21 ans accomplis, et verser annuellement au Trésor de l'État, en contributions directes, la somme de 42 fr. 32 c. (20 florins) au moins.
- Le nombre des électeurs généraux était en 1887-1888, de 130,768.
- Pour être éligible aux Chambres législatives, il faut être Belge de naissance ou avoir obtenu la grande naturalisation, jouir des droits civils et politiques et être domicilié en Belgique.
- Il faut, de plus, pour être éligible au Sénat, être âgé de 40 ans et payer, en Belgique, au moins 2,116 fr. 40 c. (4,000 florins) d’impositions directes.
- L’âge de 25 ans, sans condition de cens, suffit pour l’éligibilité à la Chambre des représentants.
- Le nombre des éligibles au Sénat était, en 1887, de 566.
- Celui des représentants ne peut excéder la proportion d’un député sur 40,000 habitants.
- Le Sénat se compose d’un nombre de membres égal à la moitié des députés de l’autre Chambre.
- Il y a, actuellement, 138 représentants et 69 sénateurs.
- Les membres de la Chambre sont élus pour quatre ans; ils sont renouvelés par moitié tous les deux ans.
- Ceux du Sénat, élus pour huit ans, sont renouvelés par moitié tous les quatre ans.
- Les Chambres se réunissent de plein droit, chaque année, le deuxieme mardi de novembre, et doivent rester réunies au moins quarante jours. Le Roi peut les ajourner pour le terme d’un mois; s’il les dissout, soit simul-tanément, soit séparément, l’acte de dissolution doit contenir convocation des électeurs dans les quarante jours, et des Chambres dans les deux mois.
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- Les séances des Chambres législatives sont publiques. Les Ministres y ont leur entrée et doivent être entendus quand ils le demandent; leur présence peut toujours y être requise.
- Chacune des deux assemblées nomme son président et constitue son bureau.
- L’initiative des propositions de loi appartient à chacune des branches du pouvoir législatif. Néanmoins, toute loi relative aux recettes ou aux dépenses de l’État ainsi qu’à la détermination du contingent de l’armée, doit être votée par la Chambre des représentants avant de l’être par le Sénat. L’initiative implique le droit d’amendement.
- Les lois sont librement discutées ; aucun député ou sénateur ne peut être , poursuivi ou recherché à l’occasion des opinions et des votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions.
- La loi ne peut être contraire à la Constitution; sous cette réserve, son domaine est illimité.
- Les lois sont sanctionnées et promulguées par le Roi. Sauf réserve formelle contraire, elles sont obligatoires dans le royaume le dixième jour après celui de leur publication.
- Pouvoir exécutif. — Le Roi, chef du pouvoir exécutif, fait les règlements et arrêtés nécessaires pour l’exécution des lois.
- Il confère les grades dans l’armée et nomme aux emplois d’administration générale, sauf les exceptions établies par la loi. C’est ainsi que, en vertu de la Constitution, la Chambre des représentants nomme les membres de la Cour des comptes, qui a pour mission essentielle de contrôler les comptes de l’administration générale, au double point de vue de leur régularité et de leur exactitude.
- Le Roi a le droit de battre monnaie en exécution de la loi.
- Aucun de ses actes ne peut avoir d’effet s’il n’est contresigné par un Ministre, qui, par cela seul, s’en rend responsable.
- Le nombre des départements ministériels est actuellement de sept : Inté rieur et Instruction publique — Finances — Justice — Guerre — Agricul-ture, Industrie et Travaux publics — Chemins, de fer, Postes et Télé ?
- graphes — Affaires étrangères.
- Les Ministres sont les premiers agents du pouvoir exécutif. Ils délibèrent en conseil dans les cas que la Constitution et les lois déterminent. C'est
- ainsi qu en cas de mort du Roi, et jusqu’à la prestation de serment de son successeur au Trône, ou du Régent, les pouvoirs constitutionnels du R01
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- sont exercés, au nom du peuple belge, par les Ministres réunis en conseil, et sous leur responsabilité.
- Indépendamment des administrations centrales qui, dans chaque Département, instruisent les affaires, préparent le travail des Ministres et exécutent leurs décisions, indépendamment des conseils et des commissions consultatives, des inspecteurs et des agents techniques, de nombreux fonctionnaires rattachés, selon la nature de leur mission, à l’un ou à I autre Ministère, concourent, sur tous les points du pays, à assurer la marche des services de l’administration générale.
- Les plus importants de ces fonctionnaires, agissant respectivement comme commissaires du Gouvernement dans chaque province, chaque arrondissement administratif, chaque commune, sont les gouverneurs, les commissaires d’arrondissement et les bourgmestres. Chargés, notamment, de veiller, dans leur ressort, au maintien de la tranquillité et du bon ordre, à la sûreté des personnes et des propriétés, ils sont investis d’attributions exceptionnelles en cas de menaces contre l’ordre public.
- Le bourgmestre est chargé, dans sa localité, de l’exécution des lois et des règlements de police. Les autres lois et règlements sont exécutés, sauf stipulation législative contraire, par le collège des bourgmestre et échevins.
- Pouvoir judiciaire. — Le pouvoir judiciaire, indépendant des deux autres, jouit, dans le cercle de ses attributions, d’une indépendance absolue.
- Les magistrats qui l’exercent sont nommés à vie; aucun d’eux ne peut être privé de sa place, ni suspendu, qu’en vertu d’un jugement.
- Ils ne peuvent être mis à la retraite que lorsqu’une infirmité grave ou permanente ne leur permet plus de remplir convenablement leurs fonctions, ou lorsqu’ils ont atteint un certain âge. Le bénéfice de l’éméritat leur est acquis après un nombre déterminé d’années de services.
- Les contestations qui ont pour objet des droits civils sont exclusivement du ressort de l’autorité judiciaire; celles qui ont pour objet des droits politiques sont également de son ressort, sauf les exceptions prévues par la loi, en vertu de laquelle il peut être établi des juridictions contentieuses.
- Il ne peut, d’ailleurs, être créé des commissions ou tribunaux extraordi-natres, sous quelque dénomination que ce soit.
- Il y a, pour toute la Belgique, une cour de cassation ; elle n’a point le droit de connaître du fond des affaires, si ce n’est dans un cas exceptionnel : lorsqu elle est appelée à user du privilège que la Constitution lui attribue e juger un ministre mis en accusation.
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- Les conseillers de cassation sont nommés par le Roi, sur deux listes doubles présentées, l’une par le Sénat, l’autre par la Cour elle-même.
- Il y a trois cours d’appel : leurs membres sont nommés par le Roi, sur deux listes doubles présentées, l’une par la Cour, l’autre par le conseil provincial.
- Les présidents et vice-présidents des tribunaux de première instance sont nommés dans les mêmes conditions, mais les juges sont nommés librement par le Roi. Il y a un tribunal de Are instance dans chacun des vingt-six arrondissements judiciaires du pays.
- Il y a, dans chaque canton de justice de paix, un tribunal de simple police, un juge de paix. Le nombre des cantons judiciaires est de 208.
- Indépendamment des institutions fondamentales qui viennent d’être citées, il existe certaines judicatures, d’un caractère spécial, exercées par des agents dont la nomination, les attributions et les droits sont, en vertu de la Constitution, réglés par la loi : ce sont les tribunaux militaires (Cour militaire, conseils de guerre, etc.), les tribunaux de commerce, dont les membres sont élus par une assemblée composée de commerçants notables, etc.
- La Constitution dispose que le jury est établi en toutes matières criminelles, ainsi que pour délits politiques et délits de presse.
- Cette prescription a été ainsi appliquée par la loi :
- Il y a trois cours d’assises (une par cour d’appel), constituées lorsquele besoin l’exige.
- La Cour est composée d’un conseiller d’appel, président, et de deux juges du tribunal de 4re instance. Elle a pour mission d’appliquer aux accusés les peines légales si ceux-ci sont déclarés coupables par un jury
- siégeant à l’audience.
- Ce jury est formé de douze membres désignés par la voie du sort, apres l’accomplissement de certaines formalités, parmi les citoyens belges de naissance ou ayant reçu la grande naturalisation, qui jouissent des droits civils et politiques, sont âgés de 30 ans au moins, sont inscrits sur les listes électorales et payent annuellement au trésor une somme déterminée»' titre de contributions directes. Sont, toutefois, portées sur la liste des PeT sonnes admises à faire partie du jury, celles qui exercent certaines fond
- tions ou possèdent certains diplômes que la loi indique.
- Le Roi nomme les officiers du ministère public placés auprès de chaque cour, de chaque tribunal, dans le but de veiller à l’exécution des 101 (procureurs généraux et procureurs du roi, avocats généraux, subst tuts, etc.), ainsi que les greffiers.
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- Il y a, dans les cours d’appel, 43 premiers présidents et présidents de chambre, 76 conseillers, 23 procureurs généraux, avocats généraux e substituts, 24 greffiers en chef et greffiers-adjoints.
- Il y a, dans l’ensemble des tribunaux de 4re instance, 51 présidents et vice-présidents, 237 juges, juges suppléants et juges d’instruction, 82 procureurs du roi et substituts, 132 greffiers et greffiers-adjoints.
- L’autorité judiciaire ne peut appliquer les arrêtés et règlements généraux, provinciaux et locaux, que pour autant qu’ils soient conformes aux lois.
- Les audiences sont publiques, à moins qu’un jugement ne décide la publicité dangereuse pour l’ordre ou les mœurs.
- Tous arrêts ou jugements sont motivés et prononcés en audience publique. Ils sont exécutés au nom du Roi.
- VI. INSTITUTIONS PROVINCIALES ET COMMUNALES.
- La division de la Belgique en provinces et en communes n’est pas seulement administrative, elle est surtout politique.
- La province et la commune ont une autonomie propre, jouissent de la personnification civile, possèdent des intérêts distincts de ceux de l’État considéré dans son ensemble; Ce sont des êtres moraux qui, dans 1 organisation du pays, sont représentés, comme tels, par des conseils électifs, au même titre que l’État est représenté par les membres du pouvoir législatif.
- Pour être électeur provincial ou communal, il faut être Belge de naissance ou naturalisé, être âgé de 21 ans accomplis, et verser annuelle-ment au Trésor public, en contributions directes, 20 francs 'électeurs pro-Vinciaux) ou 10 francs (électeurs communaux).
- Sont toutefois dispensés de la condition du cens, tous ceux qui offrent des garanties d’instruction que la loi détermine, soit à raison de l’occupation de certaines fonctions ou positions sociales, soit par suite de la possession de certains diplômes ou certificats de capacité.
- Le nombre des électeurs provinciaux actuellement inscrits sur les listes électorales est de 382,819 (261,602 censitaires; 4 21,24 7 capacitaires).
- Celui des électeurs communaux est de 507,509 (394,4 82 censitaires; 113,327 capacitaires).
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- Pour être éligible, il faut être Belge de naissance ou naturalisé, être âgé de 25 ans et être domicilié, selon les cas, dans la province ou dans la commune.
- Le nombre des conseillers provinciaux est réglé par les lois, selon le chiffre de la population du ressort; il est aujourd’hui de 461 dans l’ensemble du royaume.
- Les conseillers provinciaux sont élus pour un terme de quatre ans.
- Le conseil est renouvelé par moitié tous les deux ans; il se réunit de plein droit chaque année en session ordinaire, nomme son président et constitue son bureau. La durée de cette session est de 15 jours, mais elle peut être exceptionnellement prolongée, sans toutefois excéder quatre semaines. Le Roi a le droit de convoquer l’assemblée en session extraordinaire.
- Une députation permanente de six membres doit être élue par le conseil provincial, dans son sein.
- Les membres de ee collège, qui est présidé par le gouverneur, sont nommés pour quatre ans; la députation est renouvelée tous les deux ans par moitié.
- La Constitution belge attribue aux conseils provinciaux tout ce qui est d’intérêt provincial, sans préjudice de l’approbation de leurs actes, dans les cas et suivant le mode que la loi prescrit; elle exige la publicité des séances de ces conseils, dans de certaines limites, ainsi que la publicite de leurs budgets et de leurs comptes.
- Les règlements et ordonnances des conseils provinciaux ne peuvent porter sur des objets déjà régis par des lois ou des règlements d'administration générale.
- Le Roi, comme la législature, ont le pouvoir d’empêcher que les conseils provinciaux ne sortent de leurs attributions ou ne blessent l’intérêt général.
- La députation permanente, qui est l’organe et, parfois même, le suppléant du conseil, est chargée de l’administration journalière des intérêts de la province ; la loi lui confie, en outre, le contrôle de la gestion administrative et financière des communes, ainsi que de nombreuses autres attributions concernant les intérêts généraux du pays.
- Le gouverneur exécute les délibérations prises tant par ce collège que par le conseil provincial.
- Le nombre des conseillers communaux varie entre 7 et 31 par localité, selon le chiffre de sa population, d’après un barême légal. Dans
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- 1,247 communes sur 2,595, il n’y a que 7 conseillers ; dans 993, il n'y en a que 9; dans 4 seulement, le maximum de 31 est atteint.
- Les conseillers communaux sont élus pour six ans.
- Le conseil est renouvelé par moitié tous les trois ans; il s assemble chaque fois que les affaires l’exigent, sous la présidence du bourgmestre.
- Il y a, dans chaque commune, un collège composé du bourgmestre, président, et des échevins. Ces derniers, au nombre de deux ou de quatre selon le chiffre de la population, sont élus par le conseil parmi ses membres. En vertu de lois spéciales, il y a cinq échevins dans quelques grandes villes.
- Le conseil communal exerce, dans la commune, à peu près la mission que le conseil provincial exerce dans la province. Les mêmes dispositions constitutionnelles sont applicables à l’un et à l’autre : ainsi, tout ce qui est d’intérêt communal entre dans les attributions du conseil communal ; ses règlements ne peuvent être contraires à la loi, ni aux règlements ou ordonnances du conseil provincial; ses act es peuvent être annulés s ils sont illégaux ou s’ils blessent l’intérêt général; la publicité de ses séances, celle de ses budgets et de ses comptes, est requise, etc.
- Les conseils communaux sont, d’une autre part, tenus de délibérer sur tout objet qui leur est soumis par l’autorité supérieure.
- Le collège des bourgmestre et échevins a, comme la députation permanente du conseil provincial, une double mission à remplir : comme membre du corps communal, il est son agent actif, gère ses intérêts propres et assure l’exécution des résolutions du conseil ; comme organe de 1 administration centrale, il exerce de nombreuses attributions dont les plus importantes sont la tenue des registres de l’état civil et le soin d’as-surer, dans la localité, l’exécution des lois, ainsi que des arrêtés et réglements émanant, soit de l’État, soit de la province, soit de la com-mune même, pour autant que cette exécution lui ait été confiée.
- Indépendamment des établissements que les communes sont autorisées 3 fonder et qui sont sous leur autorité, il existe, dans un certain nombre 1 de localités, des établissements publics ayant une existence propre, jouis-; $ant de la personnification civile, ayant une dotation, un patrimoine dis-| tinct de celui de la commune, et dont celle-ci se borne à contrôler la ges-1 tjon : tels sont les hospices, les bureaux de bienfaisance, les monts-- de-piété.
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- VII. ORDRE PUBLIC.
- § 4. Police.
- Les lois et règlements de police ont pour objet de maintenir l’ordre
- public, la liberté, la propriété, la sûreté individuelle.
- Le bourgmestre, dans chaque commune, avec le concours, le cas échéant, du commissaire de police et de ses adjoints, doit en assurer l’exécution; ce fonctionnaire peut même, en vertu de sa propre autorité, faire des règlements et ordonnances de police en cas d’émeutes, d’attroupements hostiles, d’atteintes graves portées à la paix publique, ou d’autres événements imprévus, lorsque le moindre retard pourrait occasionner des dangers ou des dommages.
- Les lois de police et de sûreté obligent non seulement les citoyens, mais même les étrangers qui ne se trouvent qu’accidentellement sur le sol belge. Ces derniers, dans certaines conditions que la loi détermine, peuvent, s’ils compromettent la tranquillité publique, être expulsés du royaume par mesure administrative, à l’intervention de l’administrateur de la sûrete
- publique.
- La police est administrative ou judiciaire.
- La première a pour objet le maintien habituel de l’ordre public dans toutes les parties de l’administration générale ; elle tend principalement a prévenir la perpétration des crimes, des délits et des contraventions.
- La police judiciaire recherche les infractions que la police administrative a été impuissante à prévenir, en rassemble les preuves, et met les tribunaux de répression en mesure de se prononcer en connaissance de cause; elle est exercée, sous l’autorité des cours d’appel et la surveillance des procu reurs généraux, par les juges d’instruction, les procureurs du roi ou leurs substituts, les juges de paix, les officiers de gendarmerie, les bourgmestres et échevins, les commissaires de police, les gardes champêtres et les gardes forestiers.
- Tous les officiers de police judiciaire ont, dans l’exercice de leurs fond tions, le droit de requérir directement la force publique.
- Ce droit appartient également, en matière de police administrative, au gouverneurs et aux commissaires d’arrondissement.
- Ces fonctionnaires veillent, dans leur ressort, au maintien de la trangu
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- lité et du bon ordre, à la sûreté des personnes et des propriétés. Ils disposent, à cet effet, de la gendarmerie et de la garde civique. Ils ont le droit de réquérir la force armée en cas de rassemblements tumultueux, de sédition ou d’opposition avec voies de fait à l’exécution des lois ou des ordonnances légales, à charge d’en informer immédiatement les Ministres de l’Intérieur et de la Guerre. Les officiers commandants sont tenus d’obtempérer à la réquisition écrite du gouverneur ou du commissaire d’arrondissement.
- En cas d’émeutes, d’attroupements hostiles ou d’atteintes graves portées à la paix publique, le bourgmestre peut aussi requérir l’intervention de la garde civique et de l’autorité militaire, qui sont tenues de se conformer à sa réquisition faite par écrit. Sur la sommation faite et trois fois répétée par le bourgmestre ou par un commissaire de police, les perturbateurs sont tenus de se séparer et de rentrer dans l’ordre, à peine d’y être contraints par la force.
- § 2. Garde civique.
- Aux termes de la Constitution :
- « Il y a une garde civique; l’organisation en est réglée par la loi.
- » Les titulaires de tous les grades, jusqu’à celui de capitaine au moins, » sont nommés par les gardes, sauf les exceptions jugées nécessaires pour » les comptables. »
- La mobilisation de la milice citoyenne ne peut avoir lieu qu’en vertu d’une loi.
- La garde civique est active dans les communes d’une population agglomérée de plus de 10,000 âmes et dans les villes fortifiées ou dominées par une forteresse; elle est non active dans les autres communes, à moins dune disposition contraire du Gouvernement. Elle est chargée de veiller au maintien de l’ordre et des lois, à la conservation de l’indépendance et de l’intégrité du territoire. La garde civique est, autant que possible, organisée par commune.
- Tous les Belges et les étrangers admis à établir leur domicile en Bel-sique, âgés de 21 à 50 ans, sont appelés au service dans le lieu de leur residence réelle, et chaque année, du 1er au 31 décembre, les personnes appelées à servir l’année suivante doivent se faire inscrire au secrétariat communal. Aucun motif autre que celui du service militaire actif ne peut dispenser de l’inscription.
- La garde civique est composée d’infanterie et de corps spéciaux : ceux-ci
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- portent la dénomination de chasseur s-éclaireur s, chasseurs belges, artillerie, cavalerie et sapeurs-pompiers.
- L’effectif des gardes civiques actives du royaume était, au 31 mars 1888, de 37,044 hommes d’infanterie et 5,662 hommes de corps spéciaux, soit un total de 42,706 hommes.
- Dans les communes où la garde civique est non active, elle y est néanmoins organisée jusqu’à l’élection inclusivement et chargée du service des patrouilles lorsque l’autorité communale le juge nécessaire.
- § 3. Gendarmerie.
- Le corps de la gendarmerie se compose de trois divisions comprenant chacune trois compagnies (une pour chaque province).
- Il compte 60 officiers et 2,500 hommes de troupe, dont 1,600 à cheval.
- En temps de guerre, la gendarmerie marche avec l’armée.
- § 4. Armée.
- Recrutement. — L’armée belge se recrute par des engagements volontaires et par des appels annuels réglés par un tirage au sort.
- Le service n’est pas personnel, et le remplacement peut s’effectuer, soit directement, soit par l’entremise du département de la guerre.
- Le contingent annuel est de 13,300 hommes, sur une moyenne de 55,000 inscrits pour le tirage au sort.
- L’effectif des hommes en activité est aujourd’hui, en nombres ronds, 31,000 miliciens, 10,500 volontaires et 6,500 remplaçants; total, 48,000 hommes.
- Obligations des miliciens. — La durée de leur service est fixée à huit années, qui prennent cours à dater du 4er octobre de l’année de l’incorporation, mais leur compte à la masse d’habillement de leur corps n’est apuré qu’à l’expiration des deux années qui suivent leur libération.
- Les hommes libérés des 9e et 10e classes ne peuvent plus être appelés à l’activité, sauf en cas de guerre ou lorsque le territoire est menacé. Il en est de même des miliciens des 11e, 12e et 13e classes, qui sont considérés, ainsi que ceux des 9e et 10e classes, comme des militaires licenciés. Toutefois, pour faciliter le rappel éventuel des uns et des autres, le Département de la guerre a prescrit les mesures d’ordre nécessaires à cette fin.
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- Le Roi peut, au besoin, rappeler à l’activité tel nombre de classes congédiées qu’il juge utile, en commençant par la dernière.
- Les miliciens et les remplaçants des huit classes sont envoyés en congé illimité lorsqu’ils ont passé au service actif, à partir du jour de l’appel sous les armes de leur contingent, le temps ci-après déterminé :
- Vingt-huit mois, dans le cours des trois premières années, s’ils appartiennent à l’infanterie de ligne, aux chasseurs à pied ou au train;
- Trente-six mois, pendant les quatre premières années, s’ils appartiennent au régiment des grenadiers ou au régiment des carabiniers;
- Trois ans, s’ils appartiennent à l’artillerie de siège, au régiment du génie, à la compagnie des pontonniers, à celle des artificiers, ou au bataillon d’administration ;
- Quatre ans, s’ils appartiennent aux batteries à cheval, aux batteries montées ou aux escadrons de la cavalerie.
- Les miliciens et remplaçants dont le service actif est de vingt-huit mois peuvent être rappelés pour un mois, pendant la quatrième année de leur terme.
- Les cinq dernières classes forment le contingent de réserve.
- Composition de l’armée. — Infanterie : 44 régiments de ligne, 3 de chasseurs, 4 de grenadiers et 4 de carabiniers.
- Cavalerie : 2 régiments de chasseurs, 2 de guides et 4 de lanciers.
- Artillerie : 4 régiments montés et 3 de siège; 4 compagnies spéciales : pontonniers, artificiers, ouvriers et armuriers.
- Génie: 4 régiment de 3 bataillons à 4 compagnies, plus 5 compagnies spéciales : chemins de fer, télégraphistes de place et artificiers, télégraphistes de campagne, pontonniers de place et ouvriers.
- Train : 4 bataillon à 6 compagnies.
- 4 bataillon d’administration.
- 2 compagnies sédentaires.
- 2 compagnies de discipline et 4 de correction.
- Effectifs. — Troupes en solde, d’après les données fournies par le dé
- partement de la guerre .... ......................... 48,000 hommes.
- Troupes sans solde.................................... 403,000 »
- Total. .. 454,000 »
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- Ce total se décompose de la manière suivante :
- Infanterie 400,000 hommes.
- Cavalerie 40,000 ))
- Artillerie 24,700 »
- Génie 5,300 »
- Gendarmerie 2,000 »
- Autres corps 9,000 ))
- Total. . . 4 51,000 »
- Officiers 3,300 »
- Total général. . . 454,300 »
- De ce total général il y a lieu de déduire 44,167 mariés appartenant aux 44e, 12e et 13° classes, et qui ne peuvent plus être rappelés sous les armes.
- Service de santé de l'armée. — Il compte 150 médecins, 37 pharmaciens et 35 vétérinaires.
- Aumônerie. — L’aumônerie militaire compte 48 prêtres agréés pour le service du culte catholique.
- Circonscriptions militaires, provinces et places. — Le pays est divisé en deux circonscriptions militaires : la première comprenant la province d’Anvers et les deux Flandres; la deuxième, les six autres provinces.
- Chaque province a un commandant militaire.
- Il y a 18 commandants de place, 2 majors de place et 24 adjudants de place.
- Établissements militaires. — École de guerre, à Ixelles-lez-Bruxelles.
- École militaire, à Ixelles.
- École des pupilles de l’armée : 4re compagnie, à Alost; 2e compagnie, à Namur.
- Cours central de préparation à l’école militaire, à Etterbeek-lez-Bruxelles École normale d’escrime, à Etterbeek.
- École d’équitation, à Ypres.
- École de tir et de perfectionnement pour l’infanterie, à Beverloo.
- École pratique de travaux de campagne pour l’infanterie, à Anvers.
- École de tir pour l’artillerie, à Brasschaet.
- École de pyrotechnie, à Anvers.
- Arsenal de construction, à Anvers.
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- Fonderie de canons, à Liège.
- Manufacture d’armes, à Liège.
- Arsenal de guerre, à Anvers.
- Budget de la guerre. — Le budget de la guerre a beaucoup varié suivant les circonstances. De 40 millions en 1835, il est tombé à 26 millions en 1850, pour s'élever à 59 millions en 1870. Il est aujourd’hui d environ 50 millions.
- § 5. Prisons.
- Les prisons sont placées sous la surveillance de commissions administratives ou de comités d’inspection, qui remplissent leur mandat sous l’autorité du Gouvernement. Toutefois, les maisons de passage et de police municipale restent plus spécialement sous le contrôle des autorités locales.
- La loi du 4 mars 1870 a étendu l’application du régime cellulaire et tracé en même temps les règles à suivre pour la réduction des peines temporaires subies en cellule, et dont la plus longue durée est de neuf ans, neuf mois et douze jours. Quant aux peines perpétuelles, la loi ne permet pas de les faire subir en cellule au delà de dix ans, sauf réclamation du condamné.
- La liste des prisons existant en Belgique et que le Code pénal de 1867 distingue en maisons de force, de réclusion et de correction, se compose d’une maison pénitentiaire cellulaire (Louvain), d’une maison centrale pénitentiaire (Gand), de huit maisons de sûreté cellulaires, de douze maisons d’arrêt cellulaires, de deux maisons de sûreté communes, de quatre maisons d’arrêt communes, de deux cent neuf maisons de passage; en outre, chaque commune possède un dépôt de police municipale.
- Le chiffre moyen de la population des prisons, calculé par jour de présence, a été en 1886 : dans les maisons centrales, de 872 détenus, et dans les maisons secondaires, de 3,774. Les condamnés sont astreints au travail, suivant la nature de la peine qu’ils subissent; la proportion de leur salaire et la réglementation de leur masse de réserve font l’objet de prescriptions spéciales du Code pénal.
- En dehors des prisons destinées à recevoir les inculpés détenus préventivement et les condamnés, des établissements distincts ont été créés pour les enfants incarcérés par ordonnance du tribunal ou par voie de correction paternelle. Ce sont les maisons pénitentiaires et de réforme, sises à Saint-Hubert et à Namur. La population moyenne de ces établissements spéciaux
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- s’élevait, en 4886, à 4,049, dont 922 garçons et 427 filles. L’école est obligatoire pour tous les délinquants (garçons), et les jeunes gens âgés de quatorze ans y font l’apprentissage d’un métier.
- Les mendiants et les vagabonds sont reçus dans les dépôts de mendicité, dont l’organisation est réglée d’après le décret impérial de 4 808, modifié par 'arrêté royal de 1825 et par celui du 29 août 4833. Ces établissements sont placés sous la surveillance et le contrôle d’un conseil d’inspection nommé, ainsi que le directeur, par le Roi. Les budgets et les comptes des dépôts dont il s’agit sont soumis à l’approbation du Ministre de la Justice. Les reclus sont divisés actuellement en deux catégories : le dépôt de Hoog-straeten et la colonie de Merxplas reçoivent les valides des deux sexes ; les dépôts de Bruges et de Reckeim sont réservés aux invalides. En 4887,1a population moyenne des dépôts de mendicité s’élevait à 4,092, et les frais d’entretien à 4,107,819 francs. Ces frais sont à la charge des communes où se trouve le domicile de secours des reclus, sauf l’allocation de subsides par la province et par l’État aux localités dont les revenus sont insuffisants. Dans tous les dépôts de mendicité, le travail est rémunéré: le salaire des reclus est fixé par un tarif arrêté par les comités d’inspection et payé mensuellement jusqu’à concurrence des deux tiers : le tiers restant est retenu pour servir de masse de sortie.
- Les dépôts dont il vient d’être question sont exclusivement affectés aux adultes : des établissements spéciaux ont été créés en 4849 pour les indigents de moins de 48 ans, de l’un et de l’autre sexe, mendiants et vagabonds. Les garçons s’y adonnent aux travaux de l’agriculture et y apprennent des métiers susceptibles d’être exercés avec profit dans les campagnes. Le prix de la journée d’entretien de ces jeunes gens ne peut excéder celui de l’entretien des reclus dans les dépôts de mendicité. Les écoles de réforme sont au nombre de trois : la première a été instituée en 4849 à Ruysselede et reçoit les garçons; une autre a été établie pour filles, en 4852, à Beernem; une troisième a été érigée en 4856 pour former des mousses à Wynghene, à proximité de celle de Ruysselede. Les jeunes reclus ne reçoivent ni salaires, ni gratifications; lorsqu’ils ont atteint l’âge où ils pourraient être utilement employés au dehors et y vivre de leur travail, ils doivent être renvoyés dans leurs communes, dans leurs familles, ou être placés chez des particuliers.
- La population moyenne des écoles dont il s’agit s’élevait, en 4887, a 739 individus, dont l’entretien a coûté pendant l’année la somme de 232,094 francs.
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- VIII. FINANCES PUBLIQUES.
- §4. Finances de l’État.
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- Une loi récente a introduit en Belgique la libération conditionnelle des condamnés non récidivistes. Des sociétés particulières s’occupent du patronage des condamnés libérés.
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- Aux termes de la Constitution, aucune rétribution, sauf dans les cas formellement exceptés par la loi, ne peut être exigée des citoyens, qu’à titre d’impôt au profit de l’État, de la province ou de la commune. Il ne peut être établi de privilège en matière d’impôt. Nulle exemption ou modération d’impôt ne peut être établie que par une loi.
- Les impôts au profit de l’État sont votés annuellement et les lois qui les établissent n’ont de force que pour un an.
- Aucune pension ou gratification à charge du Trésor public ne peut être accordée qu’en vertu d’une loi.
- Chaque année les Chambres arrêtent la loi des comptes et votent le budget. Toutes les recettes et dépenses de l’État doivent être portées au budget et dans les comptes. Le compte général des recettes et dépenses de ‘État est soumis aux Chambres avec les observations de la Cour des comptes.
- Cette Cour, dont les membres, au nombre de huit, sont nommés par la Chambre des représentants, est chargée de l’examen et de la liquidation des comptes de l’administration générale et de tous comptables envers le Trésor public; elle veille à ce qu’aucun article des dépenses du budget ne soit dépassé et à ce qu’aucun transfert n’ait lieu; elle arrête les comptes des différentes administrations de l’État et recueille, à cet effet, tout renseignement et toute pièce comptable nécessaires.
- Le département des finances, qui centralise la gestion des fonds de l’État, comprend trois grandes administrations, dont les agents sont répartis dans tout le pays :
- L’Administration de la Trésorerie et de la dette publique(agences du Trésor, agences de la Banque Nationale, caisse d’amortissement, caisse des dépôts et consignations).
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- L’Administration des contributions directes, douanes et accises (surveillance générale, service de la conservation du cadastre, service des contributions directes et des accises, service des douanes, service des essais des matières d’or et d’argent).
- L'A dministration de l'enregistrement et des domaines (surveillance relative à l’exigibilité et à la perception des impôts, service de l’enregistrement et des domaines, service de la conservation des hypothèques, service du timbre, service des droits de navigation).
- La Banque Nationale, caissier de l’État, reçoit, dans toutes ses agences, les versements et y effectue les paiements pour le compte du Trésor; elle est chargée, en outre, du service et de la conservation des fonds publics, de la réception des titres de la dette publique, etc.
- Les recettes ordinaires sont prévues annuellement au budget des voies et moyens. Les dépenses ordinaires le sont aux différents budgets énumérés ci-dessous. Il existe un budget distinct des recettes et dépenses extraordinaires et un autre, d’un caractère spécial, dit des recettes et dépenses pour ordre, qui comprend tous les fonds étrangers à l’État, mais dont le Trésor public est chargé d’effectuer la recette et le remboursement.
- Voici quel a été, en 1887, le montant des recettes et des dépenses de l’État :
- RECETTES.
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- Ressources ordinaires (budget des voies et moyens) : Impôts............................................fr. 169,142,305
- Péages...............................................
- Capitaux et revenus..................................
- Remboursements.......................................
- Total..........
- Ressources extraordinaires (budget des recettes et dépenses extraordinaires)............................fr. 17,648,466
- Total général . fr. 344,459,640
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- Services ordinaires
- Services extraordinaires dépenses extraordinaires).
- (budget des recettes et .........................fr. 36,922,2672
- § 2. Finances provinciales.
- Total général . fr. 846,137,85
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- DÉPENSES.
- ; (budget de la dette publique) • . Budget des dotations fr. » 97,280,953 4,672,084
- Id. de la justice . » 15,647,985
- Id. des affaires étrangères • • » 2,323,096
- Id. de l’intérieur et de l'instruction publique. . . » 21,666,068
- Id. de l’agriculture, de l’indus-trie et des travaux publics 16,442,333
- Id. des chemins de fer, postes et télégraphes » 84,790,855
- Id. de la guerre » 45,401,747
- Id. du corps de la gendar-merie » 4,050,443
- Id. des finances 15,254,330
- Id. des non-valeurs et remboursements 1,985,724
- Total fr. 309,215,585
- Au 31 décembre 1888, la dette publique proprement dite s’élevait au capital de 1,947 millions, dont 20 millions de francs en bons du Trésor.
- Le service de cette dette a exigé, pour l’année 1888, 1 allocation e crédits montant ensemble à 67,387,442 francs.
- Ramenée au capital effectif, d’après les cours du 31 décembre 18 , la dette s’élevait, en réalité, à 4,891,990,000 francs.
- La Constitution proclame, en matière de finances provinciales, le prin-cipe de la publicité des budgets et des comptes, et subordonne au consen-tement du conseil provincial, sauf les cas exceptionnels que laloi détermine, établissement de toute charge, de tout impôt.
- De même que celles de l’État, les dépenses provinciales sont soumises
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- au contrôle de la Cour des comptes. La plupart des règles établies pour la gestion des deniers publics par la loi sur la comptabilité de l’État, sont applicables à la comptabilité provinciale.
- Chaque année, le conseil arrête le compte des recettes et des dépenses de l’exercice précédent; il vote le budget des dépenses pour l’exercice courant et les moyens d’y faire face.
- Le budget des dépenses doit être soumis à l’approbation du Roi.
- Les fonds provinciaux sont déposés dans les caisses de l’État et gérés par des receveurs particuliers que les conseils provinciaux ont la faculté de nommer ; à défaut de ces receveurs, la gestion appartient aux agents du trésor des chefs-lieux de province.
- Le montant des recettes provinciales réunies a été, en 4886, de 4 3,082,254 francs, dont près de la moitié représente le produit des centimes additionnels aux contributions directes perçus par les provinces.
- Les dépenses se sont élevées, la même année, à 44,157,954 francs.
- Quant aux emprunts provinciaux, leur total s’élevait, le 34 décembre 1887, à 23,304,579 francs.
- § 3. Finances communales.
- Les mêmes dispositions constitutionnelles qui, en matière provinciale, exigent la publicité des budgets et des comptes, ainsi que le consentement du conseil à l’établissement de charges ou impôts, sont applicables à la matière communale.
- Les conseils communaux doivent procéder annuellement, à des dates fixes, au règlement provisoire des comptes de l’exercice précédent, ainsi qu’à la fixation du budget des dépenses et des recettes pour l’année courante. Ils ont le devoir d’inscrire au budget toutes les dépenses que les lois mettent à la charge de la commune, sous peine de les y voir inscrire d’office par l’autorité supérieure.
- Les budgets et les comptes communaux sont déposés à la maison com-munale, où chaque contribuable est admis à en prendre connaissance ; ils sont, en outre, publiés par voie d’affiches, puis soumis à l’approbation de la députation permanente du conseil provincial, qui les arrête définit vement.
- L’assiette et le montant des impositions communales, fixés par le conseil communal, doivent être soumis à l’approbation du Roi.
- C’est le collège des bourgmestre et échevins qui est chargé de la gestion des dépenses de la commune, ainsi que de la surveillance de sa compta-bilité. Il est tenu de vérifier, au moins une fois par trimestre, l’état de la
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- caisse, laquelle est confiée au receveur communal, et d’en dresser un procès-verbal de vérification qui est soumis au conseil.
- Le contrôle des dépenses appartient à la députation permanente.
- La statistique des budgets communaux ne se dresse qu’à des époques indéterminées; la dernière remonte à 4880.
- Le montant des recettes communales était alors de 207,657,375 francs (ordinaires: 92,592,919 fr., extraordinaires: 4 4 5,064,456 fr.); celui des dépenses était de 170,4 82,4 30 francs (ordinaires : 89,913,925 fr., extraordinaires: 80,268,205 fr.).
- Plus d’un quart (25,985,461 fr.) de la recette ordinaire provient de la quote-part des communes dans le fonds communal institué en 4860, à la suite de l’abolition législative des octrois.
- Ce fonds se compose de quotités prélevées sur le produit de certains impôts indirects perçus par l’État. Il est réparti annuellement entre les anciennes communes à octroi, à titre de compensation pour elles, et entre toutes les communes du pays, pour favoriser le développement de l’enseignement primaire, de la voirie vicinale, ainsi que les travaux de salubrité.
- Le fonds communal s’élevait, en 4888, à 28 millions environ. Une somme de 45 millions a été attribuée aux anciennes communes à octroi (il en existe 81), les 43 autres millions formant la part des communes qui n avaient point d’octroi en 4 860.
- Le total des emprunts communaux était, en 4 880, de 584,44 4,670 francs.
- IX. HYGIÈNE PUBLIQUE; ART DE GUÉRIR.
- § 4. Hygiène publique.
- La police de la salubrité publique appartient aux communes. C’est à elles qu est exclusivement réservé tout ce qui touche à l’assainissement des habitations et des rues, à la qualité des denrées alimentaires, à la salubrité des ateliers, des écoles et des salles d’asile, aux établissements hospitaliers, aux bureaux de bienfaisance, à la police sanitaire de la prostitution, au service des inhumations, etc. Les conseils communaux ont le pouvoir édicter, sauf à ne pas enfreindre les lois générales, des règlements sani-taires ayant force légale. La loi oblige les communes à porter chaque année à leur budget les dépenses relatives à la salubrité locale, et donne au bourgmestre des pouvoirs très-étendus pour appliquer les règlements aux concernant des mesures hygiéniques, sans que l’autorité judiciaire
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- ait compétence pour en contrôler le mérite ou l’opportunité. Il n’y a pas de loi générale ou de code de l’hygiène publique en Belgique : tout y est laissé à l’initiative communale. Il existe toutefois une exception importante au principe de la compétence exclusive des autorités locales en matière de salubrité: elle concerne les fabriques, les ateliers, etc., réputés dangereux, insalubres ou incommodes, qui sont placés sous la haute surveillance du gouvernement. Ils ont fait tout récemment l’objet d’un nouveau classement et des prescriptions nouvelles ont été édictées en vue de mieux assurer la salubrité intérieure de ces établissements ainsi que la santé des ouvriers.
- L’administration supérieure intervient encore, mais surtout par voie de conseil et de persuasion, et dans certains cas par voie de subsides et de crédits spéciaux, pour favoriser les progrès de l’hygiène, combattre les épidémies et faciliter l’exécution de travaux d’assainissement. Elle fait appel dans ce but aux concours des autorités consultatives chargées de l’éclairer,a savoir : l’Académie royale de médecine, qui comprend une section s’occupant spécialement de l’hygiène et des épidémies, le Conseil supérieur d’hygiène publique, créé en 4 849 et réorganisé en 1884, et neuf commissions médicales qui portent aussi le nom de comités provinciaux de salubrité publique. Ces commissions, qui dépendent exclusivement du gouvernement, ont la surveillance de tout ce qui intéresse la santé publique dans leur ressort; elles veillent à l’observation des lois et des règlements qui concernent la police des professions médicales, l’hygiène et la salubrité publique; elles adressent chaque année au gouvernement un rapport général sur leurs travaux et sur l’état de la santé publique et de l’hygiène dans leur province. Des commissions médicales ou comités locaux de salubrite publique sont institués dans les villes et les localités importantes; tout en conservant leur caractère de corps consultatifs essentiellement communaux, elles sont affiliées aux commissions provinciales. Leur nombre s’élève actuellement à 207; elles comptent ensemble 1,257 membres. Dans toutes les localités où leur concours est jugé utile, il existe, depuis 4880, des membres correspondants des commissions provinciales, nommés par le Roi pour un terme de six ans ; ils sont au nombre de 1,276, dont 784 ap-partiennent à la profession médicale ou pharmaceutique. Sur un total de 3,845 praticiens exerçant la médecine ou la pharmacie, 2,152 sont donc revêtus d’un titre officiel qui les oblige à contribuer activement aux pro grès de l’hygiène et de la salubrité publiques.
- L’action du gouvernement en matière de santé publique s’est encore manifestée par une série de mesures tutélaires au nombre desquelles il
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- convient de citer tout particulièrement : l’institution d’un office vaccinogêne central distribuant gratuitement du vaccin animal; la publication d’instruc-I tions formulées par le Conseil supérieur d’hygiène sur la prophylaxie en temps de choléra, sur la rage, sur la trichinose, sur l’institution des prix d’ordre et de propreté, sur la construction des hôpitaux, hospices et I maisons ouvrières, etc. Une loi a été votée récemment pour protéger les enfants exhibés dans les cirques, théâtres forains et autres. En outre, un * projet de loi est déposé pour prévenir et combattre d’une manière plus I efficace les falsifications des denrées alimentaires, et une commission officielle a été instituée pour proposer les réformes à introduire dans la légis-I lation de la police de la prostitution.
- La police des animaux domestiques et la prophylaxie des épizooties ont aussi fait l’objet de nombreuses dispositions législatives et administratives : sur un total de 498 médecins vétérinaires diplômés existant en 1888, 279 sont commissionnés par le gouvernement, dont 35 appartiennent à l’armée.
- § 2. Art de guérir.
- L’exercice des professions médicales en Belgique est subordonné à 2 l’obtention d’un diplôme ou d’un certificat de capacité délivré à la suite I d examens dont la loi détermine le programme.
- La liste générale des personnes admises à la pratique d’une ou de plu-I sieurs branches de l’art de guérir est dressée chaque année par les commis-sions médicales provinciales; le relevé fait en 1887 renseigne pour tout le royaume 2,452 docteurs en médecine, chirurgie, accouchements, etc., I 26 chirurgiens et accoucheurs (autorisés antérieurement à la loi de 1835 qui I ne permet plus l’octroi de ces titres), 4,395 pharmaciens et 2,350 sages-| femmes. Le total général du personnel médical s’élève donc à 6,223; il est aujourd’hui le double de ce qu’il était en 4831, mais cette augmentation porte surtout sur le nombre des pharmaciens et des sages-femmes, car celui des médecins est, proportionnellement au nombre des habitants, > moins élevé qu’à l’époque de notre émancipation (4,15 au lieu de 4,80 pour 10,000 habitants). Il convient toutefois de faire remarquer à ce sujet | Que beaucoup de praticiens de cette époque n’étaient admis à exercer en vertu de leur diplôme qu’une seule des trois branches de l’art de guérir, , tandis que les diplômes de docteur délivrés conformément à la législation actuelle sur l’enseignement supérieur comprennent à la fois le triple doc-| toraten médecine, en chirurgie et en accouchements.
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- Le personnel médical paraît être suffisant, mais sa répartition laisseà désirer. Dans plusieurs grandes villes, surtout dans celles qui sont dotées d’une université, le personnel médical excède les besoins de la population, tandis qu’un grand nombre de communes rurales sont à peu près dépourvues des secours médicaux nécessaires.
- La nouvelle pharmacopée officielle a été publiée par arrêté royal du 31 mai 1885 : elle est rédigée en latin et en français. La loi a laissé au Gouvernement le soin de déterminer les modifications que les progrès de la * science obligent à y apporter successivement. Aucun remède ne peut être vendu que par des personnes légalement autorisées. Les commissions médicales provinciales sont investies de la mission de visiter régulièrement les pharmacies et les dépôts de médicaments. La loi protège la société contre l’immixtion des empiriques ou des ignorants dans la pratique de l’art de guérir.
- Un arrêté royal récent a réglé par des instructions nouvelles, l’exercice des professions de médecin, de pharmacien et de droguiste, notamment en ce qui concerne la préparation, la conservation, le débit et la délivrance des médicaments..
- X. CULTES.
- La Constitution consacre, en matière de cultes, les principes suivants :
- La liberté des cultes, celle de leur exercice public, sont garanties, sauflad répression des délits commis à l’occasion de l’usage de ces libertés. Nul ne peut être contraint de concourir, d’une manière quelconque, aux actes et aux cérémonies d’un culte ni d’en observer les jours de repos. L’État n’a le droit d’intervenir ni dans la nomination, ni dans l’installation des ministres des cultes; il ne peut défendre à ceux-ci de correspondre avec leurs supérieurs ni de publier leurs actes, sauf, en ce dernier cas, la responsabilité ordinaire en matière de presse et de publication. Les traitements et les pensions des ministres des cultes reconnus sont à la charge de l’État: les sommes nécessaires pour y faire face sont annuellement portées au budget.
- Il y a, en Belgique, quatre cultes reconnus, ce sont: les cultes catholique, protestant, anglican et israélite.
- La religion catholique romaine est de beaucoup la plus répandue dans le pays.
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- Un seul dénombrement a été fait sur ce terrain, celui de 1846, et ses
- résultats sont les suivants :
- Culte catholique.................................. 4,326,873
- — protestant............................. 6,578
- — anglican................................. 790
- — israélite.............................. 4,336
- Autres cultes......................................... 4,019
- Cultes non déclarés..................................... 600
- personnes.
- »
- »
- »
- »
- »
- Total............ 4,337,196
- Le territoire belge est divisé, pour le service du culte catholique, en six diocèses comprenant 185 doyennés.
- Le nombre des cures, succursales, chapelles, etc., dont les desservants reçoivent un traitement de l’État, est de 4,845, savoir: cures, 231; succursales, 2,834; chapelles, 4 81; vicariats, 4,509.
- Il existe, en outre, 583 églises et oratoires dont les desservants ne sont point rémunérés par l’État.
- A chaque église reconnue est rattaché un conseil de fabrique chargé de l’entretien du temple, de l’administration des fonds affectés à l'exercice du culte, des dépenses destinées à assurer cet exercice, ainsi que du maintien de sa dignité dans l’église.
- Le curé ou desservant et le bourgmestre sont, de droit, membres de ce conseil; les autres membres, au nombre de neuf dans les paroisses dune population de 5,000 habitants et au-dessus, de cinq dans les autres, ont été nommés originairement par l’évêque et le gouverneur, parmi les notables catholiques domiciliés dans la paroisse.
- Le conseil se renouvelle partiellement tous les trois ans par la sortie de la moitié de ses membres; ceux qui demeurent en fonctions élisent les remplaçants; les membres sortants peuvent être réélus.
- Il nomme les marguilliers, qui forment un bureau exécutif, composé de quatre membres, dont le curé fait partie.
- Le conseil de fabrique délibère sur le budget et le compte annuel de 1 église, qui est soumis à l’approbation de la députation permanente du con-seil provincial s’il s’agit d’églises paroissiales ou succursales, à celle du Gou-Vernement s’il s’agit d’églises cathédrales.
- Le défaut de présentation régulière du budget ou du compte entraîne la Suppression de tout subside de la commune, de la province ou de l’Etat.
- Des dispositions analogues existent au sujet de la comptabilité du tem-porel des cultes protestant, anglican et israélite.
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- Le nombre des grands séminaires est de six, celui des petits séminaires de onze.
- Les libéralités faites, en 1886, aux fabriques d’église s’élèvent à la somme de 966,498 francs. La nature de ces libéralités consiste en propriétés bâties d’une valeur de fr. 238,335.14; en propriétés non bâties, évaluées à fr. 135,656.14 ; en numéraire pour une somme de fr. 565,456.04; en obligations au capital de 20,300 francs; en rentes au capital de fr. 5,700.25, et en objets divers d’une valeur de fr. 4,050.50.
- Il existe en Belgique de nombreuses communautés religieuses. D’après le recensement de la population de 4880, le nombre des communautés d’hommes était de 213 et leur population s’élevait à 4,120; le nombre des communautés de femmes était de 1,346, et leur population, de 21,242.
- D'après ledit recensement, le nombre des religieux et des religieuses nés en Belgique était de 21,038, et le nombre de ceuxqui étaient nés à l’étranger s’élevait à 4,324.
- Sur les 1,559 communautés, il y en a 799 qui se vouent exclusivement à l’enseignement; 269 exclusivement au service hospitalier; 204 à cette double mission, et 138 exclusivement au saint ministère.
- XL BIENFAISANCE; PRÉVOYANCE.
- § 1. Bienfaisance.
- La liberté de la charité, combinée avec la liberté d’association, s’exerce en Belgique sans entraves et sans contrôle. La bienfaisance publique est soumise, par contre, à des règles précises et à la surveillance de l’autorité. Les seuls établissements publics de charité sont les hospices et hôpitaur et les bureaux de bienfaisance, dont les administrateurs sont nommés par le conseil communal. La charge de pourvoir à l’assistance des indigents incombe à la commune du domicile de secours. La loi prévoit l’interven-tion directe de la caisse communale dans certaines charges d’assistance publique ; la province et l’État contribuent également par voie de subsides aux frais de traitement et d’entretien de catégories spéciales de malades ou d’infirmes, ainsi qu’aux dépenses de construction d’hôpitaux, d’hos pices et dasiles d’aliénés. Les libéralités en faveur des établissements de bienfaisance ont pris, depuis 1830, un grand développement; pendan 1 année 1886, les bureaux de bienfaisance et les hospices ont reçu des dons tions entre vifs et des legs dont le montant s’élève à 3,030,253 francs. L’emploi des revenus des pauvres est laissé à l’appréciation du bureau de bienfaisance; les secours à domicile sont, autant que possible, donnés"
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- nature, et par les soins des membres du bureau, par les comites de charité ou par d’autres préposés, conformément à des règlements locaux.
- Le bureau de bienfaisance organise aussi un service de santé pour les pauvres; il en nomme les médecins, les chirurgiens et les accoucheurs, ainsi que les pharmaciens, sous l’approbation du conseil communal. D’après un relevé dressé en 1870, les dépenses ordinaires des bureaux de bienfaisance des neuf provinces atteignaient le chiffre de 10,677,462 francs par an, soit 2,098 francs par 1,000 habitants.
- Les hôpitaux et hospices sont placés, dans chaque localité, sous 1 administration d’une commission unique, à laquelle est confiée la gestion de leurs biens, l’administration intérieure, l’admission et le renvoi des indigents, la nomination des médecins et des employés, ainsi que 1 adjudication des aliments et autres objets nécessaires à ces établissements. Les travaux de construction et de réparation des bâtiments hospitaliers sont soumis à un régime spécial. Le nombre des hospices et hôpitaux ouverts à tous lesindigents était, en 1875, de 197, dont un tiers (66) appartenant à la Flandre orientale. Des congrégations hospitalières sont attachées aux hospices et aux hôpitaux et soumises à des statuts approuvés par le Gouvernement; elles sont au nombre de 159; il existe en outre 64 associations n’ayant pas d’existence civile, mais fondées en vertu du droit constitutionnel d’association.
- La Belgique possède un orphelinat national pour les filles d’officiers; il a été créé par Marie-Thérèse et est établi à Messines; il comptait 447 élèves au 4er janvier 1888.
- Seize instituts subsidiés par l’État ont été fondés pour recevoir et instruire les sourds-muets et les aveugles; leur population s’élevait à 4,269 personnes en 1887.
- Le régime des aliénés a fait l’objet de dispositions législatives et administratives très complètes. Quarante institutions leur sont ouvertes, dont les deux tiers environ sont des établissements privés, les autres, des hos-pices : l’asile pour hommes à Froidmont près de Tournai, l’asile pour femmes à Mons, les colonies de Gheel et de Lierneux, ont un régime par-ticulier et sont placés sous la direction de l’État. Tous les établissements d'aliénés sont soumis à une surveillance permanente exercée par les auto-nités judiciaires et administratives et par un médecin particulier nommé Par le Gouvernement et qui est indépendant du directeur de l’asile; ceux Au1 ne satisfont pas aux conditions de la loi ou de leur octroi sont fermés Par ordre du Gouvernement. Le nombre des aliénés enregistrés en 1878 sélevait à 40,020, dont 7,886 placés dans des institutions et 2,134 vivant ans leur famille, sous le contrôle de l’autorité.
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- § 2. Institutions de prévoyance.
- Outre les lois et règlements garantissant des pensions de retraite à ceux qui servent l’État et instituant des caisses spéciales de pension pour les veuves et orphelins des fonctionnaires et employés des administrations publiques, diverses institutions fondées dans un but de prévoyance concourent à développer l’aisance générale et diminuent d’autant les charges très lourdes de la bienfaisance officielle. Telles sont celles qui ont pour objet d’encourager l’esprit d’ordre et d’économie en favorisant l’épargne, d’améliorer les conditions de logement des classes pauvres, d’atténuer pour l’ouvrier les conséquences matérielles des maladies, des accidents, du chômage, etc.
- Une caisse de retraite a été instituée par la loi en 4850; quinze ans plus tard fut fondée une caisse d’épargne, réunie à la précédente et placée, comme celle-ci, sous la garantie de l’État.
- En combinant les opérations de l’une et de l’autre caisse, on peut constituer des rentes viagères à des conditions qui sont à la portée de tous. L’accroissement rapide du nombre des livrets et des versements à la caisse d’épargne est dû surtout à l’introduction de l’épargne dans les écoles.
- Les renseignements statistiques ci-après indiquent le développement considérable qu’ont pris les institutions de prévoyance et de mutualité, et les services qu’elles rendent en particulier aux classes laborieuses.
- En 4887, il existait 609 bureaux et succursales de la caisse d’épargne, ayant délivré 546,644 livrets; le nombre des versements opérés pendant l’année était de 4,093,898 et celui des remboursements de 277,142. Le solde des dépôts inscrits à cette époque s’élevait à 239,941,384 francs et le fonds de réserve à 6,641,138 francs. Le montant des rentes à servir éventuellement par la caisse de retraite atteignait le chiffre de 4,440,729. Sur un total de 7,069 écoles, 4,543 pratiquaient l’épargne: 438,034 enfants possédaient un livret et avaient économisé 3,440,554 francs.
- Outre la Caisse générale d’épargne et de retraite, plusieurs villes et un certain nombre de grandes banques et de sociétés industrielles ont organise des caisses particulières d’épargne dans le même but.
- L’œuvre des sociétés de secours mutuels s’est rapidement propagée dans notre pays ; ces sociétés sont spécialement instituées pour venir en aide aun ouvriers malades; les unes se bornent à donner des secours en argent, les autres ajoutent, à ces secours, les soins du médecin et les médicaments. Quelques-unes paient aussi les frais des funérailles et accordent à la famille des secours pécuniaires en cas de décès. On en compte 214 recon-
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- nues (c’est-à-dire placées sous le contrôle du gouvernement et jouissant de la personnification civile), et 83 non reconnues; les premières avaient, en 1886, 31,736 membres et possédaient ensemble un capital de 4,513,208 francs.
- Une caisse de prévoyance instituée en faveur des ouvriers mineurs mérite une mention spéciale : son principe ne diffère pas de celui des sociétés de secours mutuels, seulement l’importance de ses ressources (6,085,249 fr. versés par 100,360 affiliés) permet d’accorder à ses membres de plus grands avantages, tels que des secours plus prolongés en cas de maladie, des pensions en cas d’infirmité, des secours ou pensions à leurs veuves et orphelins.
- Il existe aussi quelques sociétés, reconnues ou non, dont l’intervention est limitée à l’achat de provisions d’hiver. Huit autres ont pour but la construction de maisons ouvrières : en 1886, elles en avaient édifié 1,093 occupées par 8,474 habitants. Dix-huit banques populaires ont en outre été fondées par des sociétés coopératives: 10,000 membres étaient appelés à en bénéficier.
- Les monts de piété, qui jouent un rôle important dans la situation économique des classes travailleuses, surtout en temps de crise, peuvent aussi trouver place dans cet exposé très succinct de nos institutions de prévoyance : dix-huit de nos villes principales en sont pourvues; en 1887, ces établissements ont reçu en nantissement 975,319 gages et ont prêté plus de douze millions de francs.
- XII. ENSEIGNEMENT PUBLIC.
- La Constitution belge proclame la liberté absolue de l’enseignement ; toute mesure préventive est interdite ; la répression des délits n’est réglée que par la loi.
- Chaque particulier, belge ou étranger, chaque association particulière, peut donc ouvrir des établissements quelconques d’instruction, sans qu’une autorisation ou une déclaration préalable soit requise, sans qu’aucune garantie de capacité ou de moralité soit exigée de ceux qui veulent enseigner, sans qu’aucune surveillance spéciale puisse être exercée. Si des abus se produisent dans l’usage de cette liberté absolue, c’est aux auto-Tités chargées de la poursuite et de la répression des délits qu’il appartient d’y porter remède.
- Le nombre des établissements d’instruction fondés en Belgique, en dehors de l’État, surtout par le clergé, est considérable. A la date du
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- 4er janvier 4888, on comptait deux universités libres, dont une, celle de Louvain, relève des évêques ; plus de 80 collèges (51 dirigés par les évêques, 18 par des corporations religieuses) ; plus de 65 écoles moyennes de garçons, dont 25 aux évêques, 24 aux corporations; plus de 450 institutions ou pensionnats de filles, dont 407 dirigés par des religieuses. Enfin, il y a de nombreuses écoles primaires, gardiennes, d’adultes, créées en partie par la congrégation des frères de la doctrine chrétienne et par d’autres couvents.
- Quant à l’enseignement donné aux frais de l’État, c’est-à-dire du Gouvernement, de la province ou de la commune, la Constitution confie à la loi le soin de le régler. Aucun établissement public d’instruction ne peut donc exister ni fonctionner qu’en exécution ou en vertu de la loi.
- Une distinction importante existe, à ce sujet, quant à l’étendue des droits du Gouvernement et de ceux dont jouissent les provinces et les communes :
- Aucune loi générale n’attribue au Gouvernement le pouvoir d’ériger des institutions d’enseignement; ses droits, sur ce point, ne dérivent que de lois spéciales. Les conseils provinciaux et communaux, au contraire, ont, en vertu des lois organiques qui déterminent leurs attributions respectives, la faculté de fonder, d’organiser et d’administrer des établissements de cette nature : cette faculté ne peut être que limitée ou réglementée par les lois spéciales ; elle existe en dehors d’elles.
- Les écoles libres, dont l’utilité est reconnue, sont admises parfois a recevoir des subventions et même à revêtir, par voie d’adoption, d’agréation, de patronage, etc., un caractère plus ou moins officiel qui a pour effet de les assimiler, dans une certaine mesure, aux écoles publiques. Elles sont, à ce titre, comprises dans les statistiques dressées par le Gouvernement et dans les chiffres renseignés ci-après.
- L’enseignement public donné dans le pays est primaire, moyen, supe-rieur ou technique.
- Les écoles primaires officielles sont créées et organisées par les com-munes ; il doit y en avoir au moins une dans chaque localité.
- Les enfants pauvres reçoivent l’instruction gratuitement.
- Les instituteurs doivent posséder un diplôme de normaliste ou un certi-ficat de capacité correspondant.
- La commune peut adopter des écoles privées présentant toutes garanties et fonder des écoles gardiennes, ainsi que des écoles d’adultes.
- L’État, les provinces et les communes sont autorisés à établir des écoles
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- normales primaires et à subsidier les établissements normaux privés regu-lièrement établis et agréés à ce titre.
- Le nombre des institutions primaires officielles, adoptées ou agréées, est le suivant :
- Écoles primaires proprement dites. . - • 5,491 (604,068 élèves).
- Écoles gardiennes............................... 947 ( 99,296 » ).
- Écoles d’adultes...............................4,644 ( 65,300 » ).
- Écoles normales primaires........................ 49 ( 3,783 » ).
- L'enseignement moyen est de deux degrés : supérieur dans les athénées et collèges, inférieur dans les écoles moyennes.
- Chaque athénée comprend trois sections: humanités grecques-latines, humanités latines, humanités modernes.
- Une section préparatoire est annexée à la plupart des écoles moyennes.
- L’État, les provinces et les communes sont autorisés à créer des athénées ou collèges, ainsi que des écoles moyennes pour garçons ou pour filles. Les institutions privées bien organisées peuvent être patronnées par l’autorité publique.
- Les membres du corps enseignant sont tenus d’être munis d’un diplôme ou d’un certificat spécial de capacité.
- Les écoles normales moyennes sont fondées par l’État.
- Le nombre des établissements d’instruction moyenne, officiels ou pa
- tronnés, est le suivant :
- , . 35 (7,364 élèves)
- Athénées royaux et colleges......................° .
- 3 89(4 4,385 »)
- Ecoles moyennes pour garçons.....................°
- Écoles moyennes pour filles (instituées en 4 884 ). 40 (7,039 "
- Écoles normales moyennes des deux degrés . . 7 (487 »
- L'enseignement supérieur est donné dans deux universités de 1 État, établies, l’une en pays wallon, à Liège, l’autre en pays flamand, à Gand ; chaque université comprend quatre facultés (philosophie et lettres, droit, sciences, médecine). Des écoles spéciales destinées à l’étude de certaines sciences appliquées (génie civil, mines, arts et manufactures), sont annexées à ces institutions.
- Les deux universités libres de Louvain et de Bruxelles, légalement admises, comme celles de l’État, à délivrer des diplômes, ont une organisation analogue. Il y a, de plus, à Louvain, une faculté de théologie et un institut agronomique.
- Le nombre des étudiants, dans les quatre universités réunies, est de
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- 5,860; il n’était que de 3,282 en 1876, de moins de 2,000 en 4855. Ona décerné, en 4887, 12 diplômes de docteur en philosophie et lettres, 486 de docteur en droit, 447 de candidat notaire (dont 43 à des docteurs en droit), 49 de docteur en sciences, 424 de docteur en médecine, chirurgie et accouchements, 443 de pharmacien.
- Une somme très-importante est annuellement consacrée à assurer le service et le développement de l’enseignement public aux trois degrés.
- La dépense, d’après les comptes de 4884, a été :
- Pour l’enseignement primaire.......................fr. 31,843,403
- Pour l’enseignement moyen...........................» 7,954,192
- Pour l’enseignement supérieur.......................» 3,340,994
- Total. . . . fr. 43,138,589
- L’État y est intervenu pour la plus forte part : environ 15,700,000 francs pour l’enseignement primaire, 5,090,000 francs pour l’enseignement moyen, 2,780,000 francs pour l’enseignement supérieur; ensemble 23,5 70,000 francs, en chiffres ronds.
- En 4886,le montant de son intervention a été réduit à 16,845,500 francs.
- Selon les prévisions budgétaires, il s’élèvera en 4 888 à 4 7,500,000 francs environ.
- Les chiffres concernant l’enseignement primaire public méritent d’etre spécialement indiqués.
- De 4 843 à 4 886 inclus (période de 44 années), il a été dépensé pour cet enseignement une somme de 625,479,000 francs, dont l’État, les provinces et les communes ont fourni plus des 7/8.
- État..................................fr. 255,936,000 Provinces.................... 55,889,000
- Communes....................... 236,631,000
- Total . . fr. 548,456,000
- Soit une moyenne annuelle d’environ 4 2,465,000 francs, à laquelle on est arrivé en 4869.
- La progression, de dix en dix ans, a été la suivante :
- En 4 843 ...............fr. 4,677,000
- En 1853 ..................... 3,440,000
- En 4 863 .................... 7,836,000
- En 4873 .................... 15,637,000
- En 4883 .................... 34,862,000
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- La dépense annuelle s’est, comme on le voit, doublée de dix en dix ans jusqu’en 1883.
- Une certaine réduction s’est produite depuis: en 1886, la somme a été ramenée à 23,361,000 francs, savoir :
- État...................................fr. 10,934,000
- Provinces.................................... 4,580,000
- Communes.................................... 4 0,847,000
- Ces larges subsides ont produit leurs effets.
- La proportion de ceux des jeunes gens en âge de milice, c’est-à-dire ayant de 19 à 20 ans, qui savaient au moins lire et écrire, était, en 1843, inférieure à 50 p. 0/0 (49.45 p. %).; or, cette proportion a dépassé 50 p. °/o en 4845, 60 p. 0/0 en 1859, 70 p. %/0 en 1870, 80 p. % en 1881. Elle a atteint 844/2 p.o/o en 1888.
- Le degré de l’instruction élémentaire chez les jeunes filles âgées de 19 à 20 ans, est à peu près le même que chez les garçons du même âge.
- Indépendamment des leçons données dans les écoles publiques régies par la loi organique de l’enseignement primaire, et qui viennent d être énumérées, des cours d’études élémentaires sont donnés dans un grand nombre d’établissements fondés par des lois spéciales ou par des règlements de l’administration supérieure.
- C’est ainsi qu’il existe, dans les corps de l’armée, des écoles régimentaires, des écoles pour les militaires illettrés et des cours dits « du soir », qui, en 4886-1887, ont été fréquentés, dans leur ensemble, par 12,445 soldats, caporaux, brigadiers et sous-officiers.
- Les écoles établies dans les hospices et dans les instituts de sourds-muets et d’aveugles étaient, en 1887, au nombre de 61, comptant 3,159 élèves.
- Celles qui existent dans les prisons et les écoles de réforme, au nombre de 37, comptaient, la même année, 3,423 élèves.
- Les écoles et instituts d'enseignement technique aux différents degrés, fondés ou subsidiés par l’État, les provinces ou les communes, sont en grand nombre. Les plus importants sont les suivants :
- 10 Enseignement militaire : L’école militaire et l’école de guerre (83 élèves admis aux examens de fin d’année); l’école des pupilles de l’armée (541 élèves id.).
- 20 Enseignement industriel: Les écoles spéciales ou polytechniques déjà citées, qui sont annexées à chacune des quatre universités du royaume
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- fiques, littéraires et artistiques.
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- (943 étudiants); l’école provinciale des mines du Hainaut (GI élèves); les écoles industrielles ou professionnelles communales, au nombre de 33 (1 1,282 élèves); les ateliers d’apprentissage subsidiés par l’État, au nombre | de 43 (4,040 élèves).
- 3° Enseignement commercial : L’institut supérieur de commerce à Anvers et les deux écoles de navigation de l’État (ensemble 255 élèves).
- 4° Enseignement agricole : L’école de médecine vétérinaire de l’Etat (134 élèves); l’Institut agricole et les deux écoles d’horticulture de l’État (ensemble 201 élèves).
- 5° Enseignement artistique : L’Académie des beaux-arts d’Anvers (4326 élèves); les académies et écoles de beaux-arts soumises à l’inspection de l’État, au nombre de 77 (12,165 élèves).
- Les trois conservatoires royaux de musique, à Bruxelles, Gand et Liège (3,458 élèves); les autres conservatoires et écoles de musique inspectés par l’État, au nombre de 50 (10,514 élèves).
- XIII. SCIENCES; LETTRES; BEAUX-ARTS
- On peut juger du degré de civilisation d’un pays, par les soins qu’il donne et par les encouragements qu’il accorde à la culture des sciences, des lettres et des beaux-arts.
- Sous ce rapport, la Belgique ne le cède à aucune autre nation, comme on le verra par l’énumération suivante de ses principales institutions scienti-
- Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts. — Ea Société littéraire de Bruxelles, fondée en 1769, reçut de Marie-Thérèse, en 1772, le titre d’Académie impériale et royale des sciences et belles-lettres. Les événements politiques la forcèrent d’interrompre ses travaux en 1794; mais le roi Guillaume la rétablit en 1816, sous le titre d'Académie royale des sciences et belles-lettres.
- En 1845, elle fut réorganisée; une classe des beaux-arts lui ayant été adjointe, 1 institution prit le nom qu’elle porte aujourd’hui, celui d'Aca-démie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts.
- Chacune de ses trois classes compte 30 membres titulaires, 10 membres
- correspondants régnicoles au plus, et 50 associés étrangers.
- Chaque classe met annuellement au concours différentes questions auxquelles elle attribue des prix.
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- L’Académie publie :
- 4° Le bulletin de ses séances mensuelles;
- 2° Les mémoires de ses membres, de ses correspondants et de ses associés ;
- 3° Les mémoires couronnés et les mémoires des savants étrangers;
- 4° Un annuaire.
- Elle est chargée de la rédaction et de la publication d’une biographie nationale, arrivée aujourd’hui à la lettre J.
- La Commission royale d’histoire, qui est rattachée à l’Académie, a pour mission de rechercher et de mettre au jour les chroniques belges inédites, les relations, les cartulaires et autres documents inédits de même nature. Elle publie aussi une table chronologique des chartes et des diplômes imprimés concernant l’histoire de la Belgique.
- Une commission académique s’occupe de la publication des œuvres des grands écrivains du pays, avec traductions, notices, etc.; une autre, de la publication des œuvres des anciens musiciens belges.
- L'Académie royale flamande, qui a son siège à Gand, a été créée par arrêté royal du 8 juillet 1886, et porte le nom de « Koninklijke vlaamsche Academie voor taal-en letterkunde ».
- Elle a pour attributions l’étude et la culture de la langue et de la littérature néerlandaises.
- Cette Académie se compose de 25 membres titulaires, 25 membres honoraires étrangers et 10 correspondants régnicoles; elle peut, en outre, nommer des membres honoraires régnicoles en nombre indéterminé.
- Elle ouvre annuellement des concours sur des sujets relatifs à la philologie et à la littérature néerlandaises, à l’histoire et à l’archéologie nationales.
- Elle publie :
- 10 Des rapports et des communications (Verslagen en mededeelingen) ;
- 20 Des mémoires (Verhandelingen en bijdragen);
- 30 Des mémoires de concours (Bekroonde verhandelingen);
- 40 Un annuaire (Jaarboek).
- Elle est chargée, en outre, de la publication des anciens monuments de la littérature flamande.
- L’Académie royale de médecine, instituée à Bruxelles en 4841, a pour nussion de s’occuper de toutes les études et recherches qui peuvent con-trilbuer aux progrès des différentes branches de l’art de guérir, ainsi que c répondre aux demandes qui lui sont faites par le Gouvernement.
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- Elle compte 40 membres titulaires distribués en six sections, ainsi qu’un nombre indéterminé de membres honoraires et de correspondants.
- L’Académie publie un recueil de ses mémoires, des mémoires couronnés, des mémoires de savants étrangers et un bulletin de ses séances.
- Chaque année, elle met au concours un certain nombre de questions, auxquelles elle attribue des prix.
- Outre ces trois académies officielles, il existe dans le pays un grand nombre de sociétés littéraires, scientifiques, historiques et archéologiques.
- D’aprês un relevé fait en 1875, leur nombre s’élevait à 338.
- Une Commission centrale de statistique a été instituée, en 1841, près du Ministère de l’Intérieur. Elle a dans ses attributions tout ce qui concerne la statistique officielle, notamment la préparation des recensements generaux et la rédaction des exposés périodiques de la situation du royaume, et donne son avis sur toutes les questions de sa compétence qui lui sont soumises par le Gouvernement.
- Cette Commission compte actuellement 17 membres titulaires régnh coles et 40 membres correspondants étrangers; elle publie un bulletin.
- Il y a, au chef-lieu de chacune des provinces du royaume, une commission spéciale qui peut être appelée à coopérer aux travaux de la Commission centrale de statistique.
- L'Observatoire royal, établi à Bruxelles, a été fondé en 1826; il sera prochainement transféré à Uccle, au sud de l’agglomération bruxelloise.
- Ses travaux concernent la mécanique céleste, l’astronomie de position, l’astronomie physique, la météorologie et la physique du globe.
- Il publie des annales astronomiques et des annales météorologiques, un bulletin météorologique quotidien et un annuaire.
- Musée royal d’histoire naturelle, —• Fondé en 1846 à Bruxelles; central et public de tous les objets d’histoire naturelle appartenant à
- dépôt l'État.
- Il existe plusieurs musées locaux d’histoire naturelle, notamment dans les universités.
- Le Jardin botanique de Bruxelles appartient à l’État; il est public, comme ceux des deux universités de Gand et de Liège.
- Le Jardin zoologique d’Anvers, organisé par une société privée, est un des plus beaux de l’Europe.
- Bibliothèque royale, à Bruxelles. — Elle est divisée en cinq sections.
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- savoir: imprimés — manuscrits — estampes, cartes et plans — médailles et monnaies — acquisitions et administration.
- L’établissement est ouvert au public le jour et le soir; le prêt des livres au dehors est autorisé sous certaines conditions.
- La section des imprimés compte environ 300,000 volumes.
- Il existe dans le royaume un nombre assez considérable de bibliothèques populaires communales, et d’autres bibliothèques publiques.
- Certaines bibliothèques spéciales méritent d’être citées, entre autres celles de la Chambre et du Sénat, celles des Cours de justice, des Académies, de l’Observatoire, de l’École militaire, des Universités, des divers départements ministériels, notamment la bibliothèque de la Commission centrale de statistique.
- La plupart des grandes villes possèdent des cabinets de numismatique.
- Archives de l'État. — Les archives générales du royaume sont conservées à Bruxelles, sous la direction d’un archiviste général; elles sont ouvertes au public.
- Chaque province possède, en outre, un dépôt d’archives de l’État, confié à un conservateur.
- Encouragements aux sciences et aux lettres. — Pour encourager la culture des sciences et des lettres, le Gouvernement a fondé un certain nombre de prix triennaux, quinquennaux et décennaux, dont voici l’énumération :
- Prix triennaux de littérature dramatique française et de littérature dra-matique flamande. — Médaille d’or de la valeur de 150 francs, plus une somme de 500 francs au moins et de 1,500 francs au plus.
- Prix quinquennaux relatifs à l’histoire du pays, aux sciences histo-riques, aux sciences sociales, à la littérature française, à la littérature fla-mande, aux sciences physiques et mathématiques, aux sciences naturelles, aux sciences médicales.
- Prix décennaux relatifs aux sciences philosophiques et à la philologie.
- La valeur de chacun de ces prix quinquennaux et décennaux est de 5,000 francs.
- Le Roi a institué, en 1874, un prix annuel de 25,000 francs en faveur du meilleur ouvrage, manuscrit ou imprimé en Belgique, envoyé en Teponse à une question dont Sa Majesté se réserve de rédiger le texte.
- Le concours est réglé par périodes de quatre ans : pendant les trois pre-mieres années de chaque période, il est exclusivement ouvert aux Belges; 4 quatrième année, les étrangers sont admis à y participer.
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- Il existe aussi un certain nombre de prix fondés par des particuliers, dans le but d’encourager les œuvres de littérature et d’histoire nationales, ainsi que la publication d’ouvrages relatifs à l’instruction primaire et moyenne, à l’économie sociale et à la statistique.
- L'Académie royale des beaux-arts d’Anvers a pour but principal l’enseignement gratuit de la peinture, de la sculpture, de l’architecture et de la gravure, ainsi que des sciences nécessaires à la culture de chacun de ces arts.
- Il existe des académies ou des écoles de dessin dans toutes les localités un peu importantes du pays; leur nombre s’élève à plus de 80.
- Grand concours pour le prix de Rome. — Un concours des beaux-arts a lieu tous les ans à Anvers; il porte successivement, d’année en année, sur la peinture, l’architecture, la sculpture et la gravure. Les lauréats reçoivent chacun, pendant quatre ans, une pension de 5,000 francs, destinée à leur permettre d’aller se perfectionner à l’étranger.
- Expositions générales des beaux-arts. — Indépendamment de nombreuses expositions locales, tous les trois ans une exposition générale des beaux-arts (peinture, sculpture, gravure et architecture), organisée par les soins du Gouvernement, est ouverte à Bruxelles aux productions des artistes vivants, belges ou étrangers.
- Des distinctions honorifiques et des encouragements pécuniaires sont accordés à la suite de ces expositions.
- Conformément aux intentions d’un généreux fondateur (M. Godechark), une bourse de voyage, de la valeur de 4,000 francs par an, est accordée, pour la durée de trois années, à l’artiste peintre, statuaire ou architecte dont l’œuvre, à chacune des expositions triennales de Bruxelles, aura été juger digne de cet encouragement.
- Commission royale des monuments. — Cette commission a été instituer au Ministère de l’intérieur à l’effet de donner son avis sur les réparation8 qu’exigent les monuments remarquables du pays, et sur les plans re a à la construction des édifices publics.
- Outre ses membres effectifs, elle a des membres correspondants chacune des provinces du pays.
- Musée royal d’antiquités et d’armures, à Bruxelles. — Ce musée a divisé en deux sections : la première comprend les objets de toute, ale qui se rapportent à l’archéologie, principalement à l’archéologie nation et à l'ethnographie, ainsi que les armes offensives et défensives ancie la seconde section comprend les armes modernes.
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- 3, , Les musées royaux de peinture et de sculpture, établis à Bruxelles, sont S 1 au nombre de trois: le musée ancien, le musée moderne et le musée Wiertz. :t . Un arrêté royal récent a décidé la création, au parc du Cinquantenaire, à Bruxelles, de musées des arts décoratifs et industriels, ainsi que d'un
- j. H musée spécial d'ethnographie. Le musée scolaire national sera transféré J. S dans les mêmes locaux ; il a été fondé, à la fin de l’année 1878, sous la qua-.lification de musée scolaire de l'Etat.
- ,s ’ Une galerie des platres moulés sur l’antique doit aussi être ouverte au parc du Cinquantenaire.
- s Conservatoires royaux de musique. — Il y a, en Belgique, trois conser-, j vatoires royaux, ceux de Bruxelles, de Liège et de Gand. Chaque pro-vince possède une ou plusieurs écoles de musique; leur nombre total | est d’environ cinquante.
- Concours de composition musicale. — Ce concours a lieu tous les deux ans, à Bruxelles. Le lauréat reçoit, pendant quatre années, une pension de voyage de 4,000 francs, pour aller se perfectionner à l’étranger.
- La cantate couronnée est exécutée, aux frais de l’État, dans une des séances publiques de la classe des beaux-arts de l’Académie royale.
- Théâtres. — Il existe dans le pays une vingtaine de théâtres réguliêre nt ) ment exploités, et plusieurs autres qui n’ont pas de troupe permanente.
- Des subsides sont accordés par le Gouvernement aux écrivains et composi-
- ), teurs belges qui font représenter leurs œuvres sur une des scènes du pays.
- Journaux. — En 4887, il se publiait, en Belgique, 78 journaux quoti-diens, 579 paraissant au moins une fois par semaine, et 189 à plus longue se | périodicité.
- XIV. COMMERCE.
- 6 Le commerce, de même que l’industrie, est libre en Belgique.
- Chacun a la faculté d’y exercer tel métier, d’y tenir tel débit qu’il juge AS convenable, à la seule condition d’être muni d’une patente et de se confor-,mer aux lois et règlements de police.
- Certaines professions sont exemptes de la patente; celle-ci ne peut être retirée qu’en vertu d’un jugement, dans les cas que la loi détermine.
- Te 1 Quant aux prescriptions de police, leur domaine est fort étendu; elles ont pour objet de garantir le public contre les dangers ou les inconvénients auxquels pourrait l’exposer l’exercice de certaines professions commer-Ciales dans un lieu déterminé, ou le mode d’exercice de ces professions.
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- Les observations qui précèdent s’appliquent au commerce intérieur, lequel comprend les produits qui se fabriquent et ceux qui se consomment dans le pays même. Son importance n’a jamais été et ne saurait être statistiquement appréciée.
- Le commerce extérieur est, selon le point de vue auquel on le considère, spécial ou général.
- Le commerce spécial comprend :
- a) A l’importation, toutes les marchandises provenant de l’étranger et qui, selon déclaration faite, soit à leur entrée dans le pays, soit à leur sortie de l’entrepôt, sont destinées à la consommation intérieure.
- b) A l'exportation, toutes celles qui proviennent du pays même et celles qui, venues de l’étranger, sont assimilées à ces dernières par le règlement des droits d’entrée ou, si elles sont affranchies de ces droits, ont été déclarées, lors de leur entrée dans le pays, être destinées à la consommation intérieure.
- Le commerce général comprend :
- a) 4 l’importation, toutes les marchandises qui sont entrées en Belgique, quelle que soit leur destination (consommation, mise à l’entrepôt ou transit).
- b) A l’exportation, toutes celles qui sont sorties du pays, quelle que soit leur provenance (belge ou étrangère).
- Les anciens droits différentiels de provenance ou de pavillon, ainsi que les régimes de faveur, ont été abolis.
- Un certain nombre de marchandises sont soumises à des droits d’entrée (douanes); mais il n’existe plus de droit de sortie, ni de droit de transit.
- Le montant des droits d’entrée perçus en 4887 s’élève à la somme de 28,775,262 francs.
- Pendant la même année, le chiffre des importations et des exportations a été le suivant :
- IMPORTATIONS. EXPORTATIONS.
- Commerce général. . . fr. 2,907 millions. fr. 2,715 millions.
- Commerce spécial. . . » 4,432 — » 4,244 —
- Transit. ... fr. 1,475 millions.
- 6,747 navires chargés et sur lest, belges et étrangers, d’un tonnage total de 4,571,705 tonnes, sont entrés, en 1887, dans les ports belges.
- 6,780 navires (4,584,297 tonnes) en sontsortis.
- Près des 5/6 des navires entrés, près des 2/3 des navires sortis, étaient chargés.
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- Le pavillon national comprenait, à l’entrée, 1,402 navires (848,533 tonnes), et, à la sortie, 1,412 navires (867,883 tonnes).
- L’effectif de notre marine marchande est de 65 navires (86,391 tonnes), savoir : 55 navires à vapeur, d’un tonnage moyen de 1,471 tonnes, et 10 navires à voiles, d’un tonnage moyen de 550 tonnes.
- L’effectif des chaloupes de pêche est de 344; elles jaugent 12,191 tonnes, et sont montées par 1,981 hommes d’équipage.
- Des renseignements complémentaires au sujet de l’importation et de l’exportation des principaux produits industriels sont donnés au chapitre suivant.
- XV. INDUSTRIE.
- § 1. Administration; institutions; législation.
- Administration. — L’administration de l’industrie est réunie à celle de l’agriculture et des travaux publics dans un même département ministériel.
- Le budget de l’exercice 1888 (chapitre de l’industrie) met à la disposition du Gouvernement, pour cet objet, un crédit de 823,800 francs.
- Institutions et services publics concernant l’industrie. — Parmi les institutions officielles, on peut mentionner :
- 4° Le Conseil supérieur de l'industrie, qui est constitué périodiquement pour donner son avis sur toutes les affaires qui lui sont soumises par le Gouvernement.
- 2° Le Conseil des mines, qui se compose de cinq membres effectifs et de quatre membres suppléants nommés par le Roi, et qui exerce les attributions que la loi du 21 avril 1810 sur les mines confère, en France, au Conseil d’État.
- 3° Les Conseils de prud'hommes, qui constituent une juridiction spéciale destinée à concilier ou à juger les différends qui surviennent, soit entre des ouvriers, soit entre ceux-ci et les chefs d’industrie; ils sont, de Plus, autorisés à réprimer disciplinairement toute atteinte portée à l’ordre ou à la discipline dans les ateliers.
- Chacun de ces conseils doit être établi par une loi, qui en détermine le ressort; il se compose de six membres au moins et de seize membres au Plus, moitié patrons et moitié ouvriers, qui sont respectivement élus pour trois ans par leurs pairs. Il y a 23 conseils de prud’hommes dans le pays.
- 47 Le Conseil de l’industrie et du travail et les Conseils de conciliation, que le Gouvernement a institués par arrêté royal du 34 juillet 1888, en
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- exécution de la loi du 46 août 4887, dans le but de prévenir les grèves et d’améliorer les relations entre patrons et ouvriers, en aplanissant autant que possible les difficultés qui peuvent surgir entre eux.
- Quelques localités ont conservé des Chambres de commerce et des fabriques, par l’intermédiaire desquelles le Gouvernement peut se renseigner sur la situation et les besoins de l’industrie; mais celles-ci ont perdule caractère d’institutions officielles qu’elles avaient eu pendant longtemps.
- Les services publics concernant l’industrie sont au nombre de deux: celui des mines et celui des poids et mesures.
- Le corps des ingénieurs des mines, qui comprend une cinquantaine de membres de tous grades, est chargé de veiller à l’exécution des lois, règlements et arrêtés concernant les mines, minières, tourbières, carrières et usines métallurgiques. La surveillance des appareils à vapeur entre aussi dans ses attributions; toutefois, dans les parties du pays où il n’y a point d’ingénieurs des mines, celle-ci est attribuée aux ingénieurs du corps des ponts et chaussées.
- Les poids, les mesures et les instruments de pesage doivent être soumis, avant de sortir des mains du fabricant, à un contrôle officiel ayant pour objet d’en vérifier l’exactitude. Ceux de ces objets qui servent dans le commerce doivent, en outre, subir des vérifications périodiques. Les fonctionnaires chargés de ces opérations ont le titre de vérificateur des poids et mesures; ils sont au nombre de 20, dont 4 adjoints.
- Enseignement industriel. — L’État, qui intervient directement dans l’enseignement industriel par ses écoles des mines, des arts et manufactures, etc., annexées aux universités de Liège et de Gand, subsidie des ateliers d’apprentissage, des écoles industrielles ou professionnelles communales, l’école provinciale de l’industrie et des mines du Hainaut, a Mons, etc.
- Liberté de l’industrie ; mesures de police et de sécurité. — L’industrie, ainsi que toutes les autres branches de travail, est libre en Belgique.
- Mais, comme l’intérêt public peut parfois être lésé par l’usage du droit de travailler librement, l’autorité a la faculté de soumettre cet usage à des mesures préservatrices.
- Certains établissements industriels, qui sont réputés incommodes, insa-lubres ou dangereux, ne peuvent même être ouverts que moyennant des autorisations préalables qui, suivant leur nature, sont données par le Gouvernement, l’autorité provinciale ou l’administration communale, apres une enquête de commodo et incommodo.
- L’exploitation des mines, minières, carrières, tourbières et celle des
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- usines métallurgiques sont soumises à diverses mesures de police qui ont leur source dans la loi du 21 avril 1810.
- Le Gouvernement intervient comme autorité dansl’exploitation des mines, lorsqu’il s’agit de prévenir les dangers qu’elle présente pour les ouvriers, pour les habitants de la surface et, en général, pour la sûreté publique.
- Le travail des femmes dans les mines n’est pas réglementé, mais une loi interdit d’y employer les enfants de l’un et de l’autre sexe âgés de moins de 10 ans.
- Les livrets d’ouvriers, qui étaient autrefois obligatoires, ont cessé d avoir ce caractère; l’ouvrier n’est plus tenu de se munir d’un livret. (Loi du 40 juillet 1883).
- Le nouveau Code pénal accorde à tous les travailleurs la liberté de s’associer, de se coaliser, de se concerter pour sauvegarder leurs intérêts, mais il punit celui qui, par des violences, menaces, défenses, interdictions, voudrait, soit forcer la hausse ou la baisse des salaires, soit porter atteinte au libre exercice du travail ou de l’industrie.
- La fabrication des objets d’or et d’argent est libre depuis le 1er juillet 1869 ; la vérification et la marque de ces objets ont été rendues facultatives.
- Lois fiscales. — Diverses charges fiscales pèsent sur quelques branches de l’industrie belge. Ainsi, les brasseries, les vinaigreries, les distilleries, les fabriques de glucose, les fabriques et les raffineries de sucre, paient des droits d’accise; les exploitations minières sont frappées de l’impôt appelé redevance des mines.
- Mesures de protection. — Parmi les mesures protectrices de l’industrie figurent l’institution des brevets, celle des marques de fabrique et celle des modèles et dessins industriels.
- Les brevets sont actuellement régis par la loi du 24 mai 1854.
- De 1841 à 1887 inclusivement, il a été délivré 41,079 brevets d’invention, 31,746 brevets d’importation et 11,388 brevets de perfectionnement, Plus 2,153 brevets, délivrés avant 1854, dont la nature n’a point été indiquée dans les recueils statistiques : total 86,366.
- Le montant des droits de brevets acquittés dans le cours de la même Période s’est élevé à plus de fr. 5,600,000.
- De 1854 à 1886, 56,296 brevets sont tombés dans le domaine public par suite du non payement de la taxe, indépendamment de ceux qui sont arrivés à leur terme de vingt ans, et de ceux, en très petit nombre, qui ont été annulés pour défaut d’exploitation ou par décision judiciaire.
- Dans ce nombre ne sont point compris les brevets de perfectionnement
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- non passibles de taxe qui ont suivi le sort du brevet principal; l’augmentation, de ce chef, peut être évaluée à 14 p. 0/o environ.
- En 4888, il a été délivré 4,374 brevets, savoir :
- 2,972 brevets d’invention;
- 892 » d’importation;
- 507 » de perfectionnement.
- Ils ont produit une recette de 342,260 francs.
- La matière des marques de fabrique et de commerce est réglée parla loi du 4er avril 1879.
- De 1867 à 1887 inclusivement, il y a eu 6,763 marques de l’espèce déposées, 900 renouvelées et 416 transmises, soit, en tout, 7,779 marques, qui ont rapporté 34,670 francs.
- Durant l’année -1888, 513 marques ont été déposées et 27 transmises, sur lesquelles 5,400 francs de droits ont été perçus.
- On peut ranger aussi parmi les mesures de protection la loi des 16-18 août 1887, posant en principe que les salaires doivent être soldés en monnaie métallique ou fiduciaire au cours légal, et réputant nuls et non avenus tous paiements effectués sous une autre forme. Cette loi défend aussi le paiement des salaires dans les cabarets et les débits de boisson; elle exige qu’ils soient réglés par quinzaine au maximum, à moins qu’ils ne dépassent cinq francs par jour. Le patron ne peut se soustraire au paiement en argent que pour certaines fournitures spécifiées, telles que le logement, les outils, les matières nécessaires au travail, etc. La fourniture des denrées, des vêtements, du combustible, à titre de salaire, est subordonnée à une autorisation, toujours révocable, de la députation permanente du conseil PT0 vincial et aux conditions que ce collège fixe après avoir pris l’avis du conseil de l’industrie et du travail, s’il en existe un dans la localité.
- La loi défend aussi la cession des salaires pour plus de deux cinquièmes, et la saisie pour plus d’un cinquième.
- Sociétés constituées dans un but industriel. — L’industrie belge, à me sure qu’elle se développe, réclame des capitaux de plus en plus considé. rables, qui ne peuvent être réunis que par voie d’association. La 1o1 organique des sociétés commerciales, en date du 18 mai 1873, donne toutes facilités sous ce rapport. Les sociétés anonymes et les sociétés en comman dite par actions ayant pour objet l’exploitation d’établissements industriels, se sont beaucoup multipliées depuis la promulgation de cette loi. Le de nombrement complet n’en a pas été fait; on peut dire seulement que, sur les 26,522 exploitations industrielles qui ont été recensées en 1880, il) en a 609, soit 2.30 p. 0/o, qui appartiennent à des sociétés par actions.
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- § 2. Statistique industrielle.
- La Belgique n’a pas échappé aux difficultés qu’ont rencontrées, dans ces derniers temps, toutes les contrées industrielles. Elles se sont particulièrement fait sentir dans ce petit pays grandement producteur.
- Plusieurs nations ayant élevé, par leur régime douanier, des barrières fiscales pour entraver l’introduction des produits étrangers, d’importants marchés furent ainsi fermés pour nous : il fallut chercher ailleurs le placement de notre production et tâcher de réduire le prix de revient. Les efforts qui furent faits dans ce sens n’ont pas été stériles; aussi l’industrie belge se présente-t-elle encore, dans son ensemble, sous un aspect très favorable.
- Les données générales sur la situation de chacune des industries exploitées en Belgique font défaut, mais la statistique des principales, au nombre de 61, a été dressée en 1880, en sorte qu’il est possible de donner ici un tableau assez exact et suffisamment étendu de la situation industrielle du pays.
- Les établissements recensés sont au nombre de 26,521. Ils se subdivisent comme il suit, sous le rapport du nombre de personnes qu’ils occupent (exploitants compris):
- 5,975 où l’exploitant travaille seul. .
- 6,434 où le nombre de travailleurs est de. . . . 2
- 3,976 — — .... 3
- 1,900 — _ . 4
- 4,277 - - . 5
- 2,633 — — . 6 à 10
- 4,527 — — . 11 à 20
- 717 — — .... 21 à 30
- 445 — — . 31 à 40
- 249 — — .... 41 à 50
- 371 - — . 51 à 75
- 219 - — .... 76 à 100
- 45 — - .... 104 à 200
- 136 — — .... 201 à 300
- 73 — — .... 301 à 400
- 57 — — .... 401 à 500
- 56 — — .... 501 à 750
- 16 — — .... 751 à 1000
- 43 — — plusde, 1000
- 3'2 où le nombre des travailleurs n’a pu être exactement relevé.
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- E«S camiberesse =======
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- Le personnel de ces établissements se compose de 384,065 ouvriers, 4,086 apprentis et 45,508 employés. La durée moyenne du travail y est de 40 h. 53 minutes, et le taux moyen du salaire quotidien, de 4 fr. 24 c. pour les ouvriers de moins de 44 ans, de 4 fr. 80 c. pour ceux de 44à 46 ans et de 3 fr. 43 c. pour ceux de plus de 46 ans.
- Dans le personnel des employés, il y a :
- 9.3 p. % de directeurs et sous-directeurs;
- 2.4 » d’ingénieurs et sous-ingénieurs;
- 45.0 » de conducteurs, contre-maîtres et surveillants;
- 24.7 » d’employés de bureaux;
- 48.6 » d’autres employés.
- Les 384,065 ouvriers qui ont été recensés sont loin de représenter 1 ensemble de la population industrielle du pays. On estime celle-ci à 952,947 personnes, y compris les maîtres et patrons, dont le nombre est de 495,057, d’après le recensement de la population.
- En classant les ouvriers d’après l’âge et le sexe, on constate que,sur les 384,065 travailleurs recensés, ily en a :
- 24,709 au-dessous de 44 ans, dont 18,354 garçons.et 6,358 filles;
- 38,336 de 4 4 à 4 6 ans révolus, dont 29,038 garçons et 9,298 filles; 321,020 au-dessus de 46 ans, dont 282,805 hommes et 38,215 femmes.
- Ainsi, parmi les ouvriers de moins de 44 ans, il y a 26 p. % de fillesi cette proportion n’est plus que de 24 p. % pour les ouvriers de 14 à 46 ans, et elle tombe à 42 p. °/o pour ceux de plus de 46 ans.
- Les ouvriers de moins de 14 ans représentent 6.43 p. 0/o des travailleurs, ceux de 4 4 à 4 6 ans, 9.98 %, et les ouvriers de plus de 16 ans, 83.59 p. 0/o-
- Les 61 industries recensées dépensent annuellement, en salaires, environ 326 millions de francs. L’industrie charbonnière y entre pour près de 87 millions, soit 26.68 p. %; puis viennent les industries lainière, sidéruy gique et linière, qui payent chacune de 24 à 22 millions de francs, c’est-à-dire 7 p. % du total précité.
- Le salaire moyen de l’ouvrier était, au 31 décembre 1880,de 838 francs par an. Sur les 326 millions de salaires annuels, payés par les 61 industries recensées, les ouvriers de moins de 44 ans touchent 2.72 p. %,
- — de 44 à 46 ans — 6.24 »
- — de plus de 16 ans — 94.04 »
- c’est-à-dire que les premiers gagnent, en nombre rond, 9 millions de francs) les seconds, 20 millions, et les derniers, 297 millions.
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- Les appareils mécaniques ont pris un grand développement.
- Le relevé ci-après fait connaître le nombre des machines et des chaudières à vapeur qui étaient utilisées dans l’ensemble des établissements industriels du pays en 1850, en 1880 et en 1887.
- MOTEURS A VAPEUR. CHAUDIERES A VAPEUR. Nombre.
- Nombre. Force en chev.-vapeur.
- 1850. . . 2,017 50,455 2,978
- 4880. . . 11,759 273,309 12,762
- 4887. . . 13,033 337,506 13,778
- Outre les moteurs à vapeur, on emploie aussi des moteurs à vent, a eau, etc. Voici quelle était, en 1880, pour les industries recensées, la part proportionnelle de chacune de ces catégories de moteurs, en ce qui concerne leur nombre et leur force :
- Nombre. p. 7«- Force. P- 7-
- Moteursà vent 16.46 5.48
- — à eau 18.58 8.07
- — à vapeur ... . 64.31 86.35
- — divers 0.65 0.10
- La valeur de la production des principales industries exercées dans le pays est estimée par le recensement à 2,175,137,896 francs; à elle seule elle surpasse déjà de plus de 760 millions la production totale du sol, et de 52% millions les productions de l’agriculture en général, c’est-à-dire les produits du sol et des animaux réunis.
- La population agricole produit en moyenne, par tête et par an, une valeur de 1,377 francs; tandis que cette moyenne atteint 5,073 francs dans 1 industrie, si l’on tient compte de tout le personnel, et qu elle s élève à 5,647 francs, si l’on ne fait état que des ouvriers proprement dits.
- Le tableau suivant renseigne, pour l’année 1880, l’importance de la production des principales industries de la Belgique; il indique aussi les quan-tités de produits qui sont utilisées dans le pays, celles qui sont exportées et celles qui nous sont fournies parl es industries similaires du dehors.
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- SPÉCIFICATION des PRODUITS. UNITE prise pour base. Production. Importation. Exportation. Consom-mation.
- Houille tonne. 15,837,134 917,033 4,525,085 12,229,079
- Ardoises 1,000 pièces. 33,899 32,578 8,775 57,702
- Minerais de fer tonne. 578,303 (1)921,612 510,582 989,553
- ( brut do. 1,000 (?) 5,887 2,533 2,534
- Cuivre ) 11,608
- ( ouvré 1,000 francs. 9,780 (s) 5,501 1,479
- ( brut tonne. 8,652 7,046 15,476 2,202
- Plomb < 1,102
- ( ouvré 1,000 francs. 1,138 70 6
- ( brut tonne. 55,242 1,257 45,517 11,182
- Zinc 3 9,568
- (ouvré 1,000 francs. 9,475 67 174
- (brute tonne. 538,971 209,494 12,051 730,414
- Fonte ) (moulée do. 100,907 11,020 14,569 97,558
- Fer battu, étiré,laminé et ouvré. d°. 498,691 17,319 258,229 257,781
- Acier do. 105,283 8,240 48,400 65,195
- Coke a-. 4,275,541 19,217 850,546 42,21
- Chaux mètre cube. 1,197,821 46,495 543,751 900,385
- Faïence 1,000 francs. 2,350 790 953 9,201
- Porcelaine do. 953 528 592 889
- Poteries d°. 24,976 854 2,279 95,351
- Produits chimiques de. 17,666 20,090 10,399 27,551
- Sel raffiné tonne. 29,909 35,899 520 65,958
- Glaces 1,000 francs. 7,210 23 4,416 9,811
- Cristaux, demi-cristaux, gobe-leteries, bouteilles, etc. (5). . do. 7,925 1,347 7,769 4,805
- (Fils.... tonne. 25,329. 388 41,421 49,996
- Lin et chanvre. < ( Tissus. . . 1,000 francs. 39,135 659 19,387 20,401
- Cordage tonne. 3,274 488 587 3,176
- (Fils dr. 11,745 774 1,165 41,33
- Coton.) (Tissus 1,000 francs. 55,166 13,634 28,257 20,345
- (1) Y compris les limailles de fer.
- (2). Id. le nickel.
- (5) Non compris les verres de vitrage.
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- — 147 — (Suite).
- SPÉCIFICATION des PRODUITS. UNITE prise pour base. Production. Importation. Exportation. Consom-mation.
- , Farines et fécules Riz (pelé) Bière Alcool et eau-de-vie 1 ( brut Sucre 2 ( raffiné Sirops et mélasse .... Amidon . . Tabacs fabriqués. J Cigares-. ( Autres. . Huile végétale . Carton., tonne. de. hectolitre. do. tonne. de. do. do. 1,000 francs. de. tonne. do. do. 1,000 francs. tonne. 1,000 francs. do. de. do. tonne. 1,000 francs. tonne. d°. de. riz. moutures dive 1) 1,081,681 52,930 9,516,648 695,371 75,883 28,768 30,613 9,718 11,657 15,626 50,152 6,444 36,579 2,752 13,773 67,787 58,891 2,403 21,295 2,960 21,893 10,548 38,156 (s) 97,697 (z) 63,953 19,356 71,917 42,664 16,505 6,160 15,005 3,508 1,214 97 19,114 257 5,999 1,481 944 23,529 4,610 1,178 2,027 204 5,018 49 1,089 66,191 (2) 27,094 18,232 7,440 88,862 60,791 10,134 47,471 5,996 1,808 70 7,498 2,177 17,069 451 7,699 27,930 8,294 173 14,484 633 1,466 5,772 490 40,577 1,118,540 51,054 9,581,125 6419,173 31,599 21,79% 28,179 7,050 11,065 15,653 61,768 4,524 23,509 3,78% 7,018 63,586 55,207 5,406 8,836 2,509 26,230 4,825 38,725 125,311
- Papiers divers . Papier peint 1 I (Fils 9 2 Lame. < (Tissus.... . Peaux tannées, corroyées et 1 mégies...
- Instruments de musique . 1 H Armes..
- Poud res . .
- : K "ohograpXrçsEepbsoos Bougies.. 15 Savons...
- Mattres fertilisantes Wtorigine mmaleyminérale et végétale. (4) Y compris la farine de 5 V compris le son et les
- compes. Tep. moutures diverses.
- 1 15 165 tonnes renseignées aux produits chimiques.
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- A.
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- XVI. AGRICULTURE.
- § 4. Administration et Institutions agricoles.
- L'administration des affaires agricoles est rattachée au département ministériel qui a aussi dans ses attributions l’industrie et les travaux publics.
- Le chapitre du budget de ce département qui concerne l’agriculture prévoyait pour 1888 une dépense de 2,020,730 francs, dans laquelle le service des eaux et forêts figurait pour 576,255 francs.
- Il y a, dans chaque province, une commission d’agriculture, dont les membres sont nommés par le Roi; elle renseigne le Gouvernement sur les affaires agricoles de sa région, et s’occupe de tout ce qui peut contribuer au progrès des industries rurales.
- Le pays est administrativement divisé en 449 districts agricoles.
- Deux délégués de chacune des commissions provinciales, auxquels sont adjoints des spécialistes et des notabilités agricoles, se réunissent, à des époques plus ou moins éloignées, en Conseil supérieur d’agriculture, pour donner leur avis sur les questions que le Gouvernement juge utile de leur soumettre.
- On compte, en Belgique, six services spéciaux se rapportant à l’agriculture, savoir :
- 4° Le service forestier, qui a dans ses attributions la direction de l’exploitation des bois domaniaux, communaux et d’établissements publics, ainsi que la police et la conservation de la pêche; il comprend 636 agents) parmi lesquels 27 gardes généraux, 71 brigadiers et 519 gardes ordinairesi
- 2° Le service du défrichement et du boisement des terrains comme naux incultes;
- 3° Le service des irrigations, qui doit assurer l’exécution du règle ment relatif à la police des irrigations de la Campine;
- 4° Le service vétérinaire, qui s’occupe de tout ce qui concerne la PolUGe sanitaire des animaux domestiques. Les agents de ce service ont le titre vétérinaire du Gouvernement; il y en a au moins un dans chaque district agricole; leur nombre est actuellement de 279, en y comprenant 35 véter naires de l’armée;
- 5° Le service des agronomes de l’État, institué en 1885 ; ses agentsson au nombre de 49, dont 9 adjoints; leur mission consiste à diriger les essad de culture et les champs d’expérience qui sont établis avec le concours
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- Gouvernement, à donner des conseils aux cultivateurs et à contribuer, par un enseignement nomade, à la diffusion de la science agricole ,
- 6° Les laboratoires agricoles de l’État. Le Gouvernement a repris, au mois de juin 1883, les établissements de l’espèce qui avaient été créés, en 1874, par une société particulière, à Gembloux, à Gand, à Hasselt et à Liège, pour faire des analyses agricoles, et donner aux cultivateurs toutes facilités et toute garantie pour le contrôle des engrais, des semences et des substances alimentaires destinées au bétail; il a établi par la suite trois laboratoires nouveaux à Anvers, à Louvain et à Mons. Ces établissements sont fort utiles à l’agriculture : ils ont exécuté 9,724 analyses en 1887. Ils ont été complétés par la création, à Gembloux, à dater du 1er janvier 1888, d’une station agronomique, qui s’occupe principalement de recherches de physiologie végétale et animale, dans l’intérêt de l’agriculture.
- Indépendamment des laboratoires agricoles officiels,il y a, à Roulers, un laboratoire provincial, à Courtrai, un laboratoire communal et, à Bruges, un laboratoire de société, qui sont subsidiés par l’Etat.
- Le Gouvernement avait aussi créé, en 4849, un service spécial pour répandre et faciliter l’application du drainage; mais il a été supprimé en 1862, par le motif que cette importante amélioration agricole était alors suffisamment appréciée en Belgique; en effet, plus de 500,000 hectares de terrains humides y avaient été assainis.
- Ilya 140 fabriques de tuyaux de drainage dans le pays.
- L enseignement supérieur de l’agriculture, à part celui qui est donné dans la section agronomique de l’Université libre de Louvain, est organisé par l’État. Il y a, à cet effet, une école de médecine vétérinaire établie à Cureghem-lez-Bruxelles, un institut agricole installé à Gembloux, et deux écoles pratiques d’horticulture et d’arboriculture qui se trouvent à Vil-vorde et à Gand (voir Enseignement public).
- En outre, des cours élémentaires d’agronomie sont organisés dans les écoles normales de l’État et dans plus de trente écoles moyennes, et des conférences publiques sont faites chaque année, dans un grand nombre de localités, par des professeurs attachés à l’enseignement de l’agriculture et par les agronomes de l’État.
- D un autre côté, des cours agricoles pour les adultes se donnent le soir dans plus de cinquante écoles communales.
- Il existe, dans chaque district agricole, une société agréée ou un comice dont le Gouvernement encourage les travaux par des subsides. Sauf dans landre occidentale, ces associations sont fédérées en sociétés provin-
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- ciales, qui comptent environ vingt mille membres et qui publient chacune un journal hebdomadaire.
- Des associations de wateringues, au nombre de 83, sont instituées pour faciliter aux propriétaires ruraux l’exécution de travaux d’intérêt commun destinés à l’assèchement de leurs biens, et principalement à garantir ceux-ci contre les inondations.
- Il y a, en Belgique, huit sociétés libres d’agriculture d’une certaine importance, et une fédération horticole à laquelle sont affiliées 23 sociétés d’horticulture, qui conservent néanmoins leur autonomie ; quelques-unes publient des journaux.
- § 2. — Statistique agricole.
- (Les renseignements statistiques dont la.date n’est pas indiquée se rapportent au dernier recensement effectué le 51 décembre 1880.)
- L’agriculture belge, après avoir traversé une période de grande prospérité, qui était surtout la conséquence de l’accroissement de la richesse publique et de l’extension des cultures industrielles, subit, depuis une quinzaine d’années, une crise intense, qui se manifeste par l’avilissement des prix de la plupart des produits du sol, une diminution de la valeur
- vénale de celui-ci et une réduction du taux des fermages. Cette réduction» été si forte dans les derniers temps, que bien des propriétaires qui donnaient leurs terres en location n’ont pu se résoudre à l’accepter, et en sont venus» cultiver eux-mêmes. La crise, en se prolongeant, a amené une modification dans le système d’exploitation du sol : sur plusieurs points du pays, on » restreint ou abandonnéla culture des céréales, pour se livrer plus largement aux diverses spéculations dont le bétail fait l'objet; elle a puissamment contribué, d’ailleurs, à introduire dans les fermes des instruments de ti» vail perfectionnés, et à développer l’emploi des engrais chimiques, dont la fabrication constitue aujourd’hui une industrie importante et prosperei
- alors qu’ils étaient à peine utilisés il y a une vingtaine d’années.
- Malheureusement, il n’y a pas, en Belgique, un grand nombre de culti vateurs qui possèdent les ressources nécessaires pour appliquer les moyens que la science agricole leur offre de diminuer les frais de main-d’œuvre et d’augmenter la production, parce que c’est la petite culture qui domine dans ce pays, où la propriété rurale tend à se morceler de plus en plus-
- En effet, le nombre des exploitations rurales, qui était de 572,550 en 4846, s’élevait à 744,007 en 1866 et à 910,396 à la fin de 4 880.
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- Voici la répartition de ces dernières, selon leur importance :
- 472,471 exploitations de 50 ares au plus.
- 121,905 » de 51 ares à 4 hectare.
- 226,058 de 4 à 5 hectares.
- 48,390 » de 5 à 10 —
- 25,983 » de 10 à 20 —
- 7,749 » de 20 à 30 —
- 3,023 de 30 à 40 —
- 4,444 de 40 à 50 —
- 3,403 » de plus de 50 hectares.
- Le nombre des très petites exploitations a augmenté dans une proportion considérable depuis 4866, tandis que celui des fermes d’une étendue supérieure à 3 hectares a diminué.
- Étendue et subdivision du domaine agricole. — Sur les 2,945,715 hectares qui constituent le territoire belge, 240,758 sont occupés par les voies de communication, les étangs, les cours d’eau, les propriétés bâties, etc., en sorte que le domaine agricole comprend 2,704,957 hectares, savoir :
- 4,983,570 hectares en cultures diverses.
- 489,423 — de bois.
- 231,964 — de terrains incultes.
- L’étendue en culture forme donc 67.34 p. °/o, celle des bois, 16.61p. °/o, et celle des terrains incultes, 7.88 p. %/0 de la superficie totale du territoire.
- La superficie des terrains incultes a été réduite, par des défrichements et des boisements, de 61,738 hectares pendant la période de 1847 à 1866, et de 30,513 hectares de 1867 à 1880, en sorte que la surface exploitée s’est accrue, en moyenne, de 2,713 hectares par an, dans cet intervalle de trente-quatre années.
- Relativement à 1866, l’étendue générale des terres exploitées par leurs propriétaires a augmenté de 94,650 hectares, et celle des terres occupées par des locataires a diminué de 53,447 hectares. Il y avait, en 1880, si l'on ne considère que les cultures ordinaires, 713,059 hectares exploités Par les propriétaires et 4,270,512 hectares en location.
- Régions agricoles. — Le territoire de la Belgique peut être divisé en six régions agricoles bien distinctes :
- 10 La région poldérienne, formant une plaine basse qui s étend le long de la mer du Nord, sur une largeur de 40 à 45 kilomètres, et dont le sol,
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- constitué par de l’argile sableuse ou calcarifère d’origine marine ou fluviomarine de formation moderne, est d’une très grande fertilité; de riches prairies, presque complètement dépourvues de plantations et dans lesquelles pâturent, en très grand nombre, des bêtes bovines et des chevaux, caractérisent cette zone.
- 2° La région sablonneuse, qui occupe toute la partie nord du pays, et comprend aussi la petite bande de dunes incultes qui se trouve à notre frontière maritime. Le sol y est généralement uni et parfois marécageux, surtout dans la partie orientale; son altitude varie entre 4 0 et 95 mètres; il est constitue par des terres siliceuses très maigres, reposant sur un sous-sol argileux, et qui sont quelquefois agglutinées, par la limonite, en tuf imperméable qui arrête la végétation et qu’il faut défoncer. Cette région, malgré la nature aride du terrain, ne manque pas de fertilité; mais celle-ci est l’œuvre exclusive de l’activité de l’homme, le résultat du travail séculaire des habitants. Le seigle est la principale céréale que l’on y cultive, et il s’y trouve beaucoup de sapinières.
- La portion connue sous le nom de Campine, au N.-E. du pays, est encore couverte de vastes bruyères, sauf dans la zone qui avoisine le canal de jonction de la Meuse à l’Escaut, où des irrigations pratiquées à l’aide des eaux limoneuses de celui-ci, ont permis de créer 2,281 hectares d’excellentes prairies qui ont facilité les défrichements.
- 3° La région limoneuse et sablo-limoneuse, qui s’étend de l’est à l’ouest, au centre du pays, et dont la surface, légèrement ondulée, ést généralement recouverte d’un puissant dépôt argilo-siliceux connu sous le nom de limon hesbayen, lequel constitue un terrain éminemment fertile et propre à toutes les cultures; son épaisseur dépasse quelquefois dix mètres.
- 4° La région condrusienne, qui comprend l'Entre-Sambre-et-Meuse, le Condroz et le pays de Herve, et qui correspond aux limites du bassin calcarifère et dévonien. Elle est caractérisée par des plissements sensiblement parallèles, formés de bandes calcareuses, argileuses ou argilo-sableuses, et par un sol détritique provenant de la désagrégation sur place des matériau du sous-sol. Sur les points où affleurent des masses rocheuses dénudées, le sol ne produit que de maigres broussailles, quand il ne demeure pas inculte, mais, ailleurs, les calcaires et les schistes partiellement désagrégés offrent une vigoureuse végétation arborescente. Lesol arabley est généralement humide et froid; il convient surtout pour les prairies. Aux endroits où le sous-50 est formé de grès argileux ou de psammites, le terrain supérieur est moins compact et se prête à la culture.
- 50 La région ardennaise, qui est sillonnée de vallées profondes et
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- abruptes, et qui se distingue par son aridité; c’est la partie la plus élevée du pays. Le sol y est constitué par des schistes et des roches quartzeuses qui se décomposent très lentement, en sorte qu’il a partout peu d’épaisseur. Sur les hautes fagnes (dans le voisinage de Spa), on trouve beaucoup de tourbières, et la végétation, composée de fougères, de genêts et de bruyères, est pauvre et rabougrie. Les pentes schisteuses conviennent pour les prairies, et peuvent aussi être cultivées quand elles ne sont pas trop humides. Les pentes quartzo-schisteuses sont boisées. Les plateaux sont généralement dénudés et déserts; c’est principalement dans les vallées, qui recueillent les alluvions provenant des parties hautes, que l’on rencontre les villages etles cultures; elles possèdent de bons pâturages.
- 6° La région luxembourgeoise, qui occupe l’extrémité S.-E. du pays, et dont le sol détritique est formé de bandes calcareuses, argileuses ou marneuses et sablonneuses ; sa plus grande partie est couverte de bois, de marécages et de bruyères.
- En dehors de ces six grandes régions, on trouve en Belgique deux massifs peu étendus de terrain crétacé, l’un dans le Limbourg et l’autre dans le Hainaut; on y exploite la marne, le tuffeau, le calcaire à polypiers et des phosphates, dont l’emploi en agriculture se répand chaque jour davantage.
- Population agricole. — La population agricole, comprenant les membres de la famille des exploitants, les ouvriers permanents et les domestiques à gages occupés habituellement aux travaux des champs, se compose de 1.199,319 personnes, dont 674,435 hommes et 527,884 femmes. Dans cette population, les ouvriers et les domestiques figurent pour 247,195 seulement.
- Il y a, en moyenne, par 100 hectares cultivés, 60 travailleurs agricoles, dont 49 appartiennent aux familles des exploitants et 11 sont des ouvriers permanents ou des domestiques à gages.
- Il n’est pas tenu compte ici des hommes de peine que les cultivateurs emploient momentanément, et sur le nombre desquels on n’a pu obtenir des renseignements exacts.
- Le rapport de la population agricole à la population générale du royaume est de 24,77 p. 0/0.
- Il convient d’ajouter que 200,000 ouvriers environ sont employés en outre aux travaux de l’horticulture et de l’arboriculture, et que 480,181 personnes qui ne se livrent point à la culture manuelle, telles que les agronomes, les ingénieurs agricoles, les horticulteurs, etc., se rattachent à 1 œuvre agricole par leurs professions.
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- Animaux utilisés en agriculture. — Le tableau suivant donne le dénombrement et la valeur des animaux qui sont utilisés en agriculture, à l’exception des lapins, des volailles et des chiens, qui n’ont pas été recensés. On y trouve aussi le nombre moyen d’animaux de chaque espèce par 400 hectares de terrains cultivés, ainsi que l’excédant des exportations ou des importations pour les chevaux, les bêtes bovines, les moutons et les porcs.
- ESPÈCES d’animaux. NOMBRE d’animaux. NOMBRE proportionnel par 100 hect. VALEUR en francs. EXCEDANT
- de l’exportation. de l'importa-tion.
- Chevaux 271,974 43.76 4 94,778,400 2,389 ))
- Bêtes à cornes .... 1,382,815 69.74 408,34 5,050 » 90,923
- Bêtes à laine 365,400 48.43 12,150,200 )) 422,682
- Espèce porcine. . . . 646,375 32.59 27,4 74,660 » 58,218
- Espèce caprine. . . . 248,755 42.54 4,975,400 ))
- Ruches d’abeilles. . . 97,037 » 1,910,740 » »
- D’après des calculs assez exacts, la valeur des ânes, mulets et bardots, au nombre de 40,120, est d’un demi-million, celle des volailles, de huit mih lions et celle des lapins, de deux millions de francs; l’on peut ainsi estimer à environ 660 millions de francs, le capital que représentent!^
- animaux domestiques utilisés par l’agriculture belge.
- Le nombre de ces animaux qui ont été abattus en 4 880 pour cause de maladies contagieuses, s’est élevé à 509 pour les chevaux, à 4,402 pour les bêtes à cornes et à 2 seulement pour les moutons. La moyenne annuelle, pour la période décennale qui finit en 4 880, a été de 440 chevaux, 4,
- bêtes à cornes et 17 à 48 moutons.
- Le produit annuel moyen de consommation fourni par les animar. qu’utilise l’agriculture est, selon le dernier recensement, de 238,752,385
- Nature, superficie et produits des diverses cultures. — Les especes végétales que l’on cultive en Belgique sont: les principales céréales6 sarrasin, les légumineuses (féverolles, pois et vesces), les plantes indus
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- trielles (chanvre, lin, colza, tabac, houblon, chicorée, betterave à sucre), les plantes racines (betteraves fourragères, carottes, navets, rutabagas, turneps, pommes de terre), et les plantes fourragères (trèfles divers, luzerne, sainfoin, serradelle, ray-grass).
- On a réuni dans le tableau ci-après les renseignements les plus intéressants sur ces diverses cultures.
- NATURE des cultures. SUPERFICIE en hectares. RAPPORT à l’étendue du territoire. RAPPORT à l’étendue cultivée. PRODUIT moyen à l’hectare. PRIX MOYEN par 100 kilogr.
- Froment 275,932 pour cent. 9.37 pour cent. 13 91 hectolitres. 19.60 fr. c. 28 56
- Épeautre 52,514 1.78 2,65 32.89 20 20
- Seigle 277,640 9.43 43.96 20.03 22 24
- Méteil (seigle et froment mélangés). 25,726 0.87 1.29 19.90 24 70
- Orge 40,182 1.36 2.03 28.16 21 60
- Avoine 249,486 8.47 12.58 35.86 19 74
- Sarrasin 13,184 0.45 0.66 19.85 23 42
- Légumineuses ... . 33,093 1.12 1.66 21.33 27 36
- Colza 6,437 0.22 0.32 20.83 32 64
- Chanvre 803 » » kilogrmos. 677 »
- Lin 40,078 1.36 2.02 631 »
- Tabac 1,377 0.05 0.08 1,829 »
- Houblon ... 4,185 0.14 0.21 1,060 228 00
- Chicorée 11,026 0.37 0.56 17,330 »
- Betterave à sucre. 32,627 1.11 1.64 31,676
- Racines fourragères. 36,152 1.23 1.82 » »
- Pommes de terre. 199,357 6 77 10.05 12,235 10 34
- Plantes fourragères. . 185,778 6 30 9.37 » »
- Les prairies fauchées ou pâturées et les vergers ont une superficie de 9,102 hectares, correspondant à 19.64 p. %/0 de l’étendue cultivée; les
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- jardins potagers occupent 39,724 hectares, les pépinières d’arbres forestiers, fruitiers et d’agrément 2,457, les oseraies 4,468 et les jardins d’agrément 41,792. Enfin, diverses cultures, dans lesquelles le chardon cardère employé par l’industrie drapière entre pour 42 hectares et les vignobles de la vallée de la Meuse pour '134, ont une superficie de 8,172 hectares.
- Indépendamment des cultures principales, on obtient en Belgique des récoltes supplémentaires de navets, de carottes et de plantes fourragères, par des cultures dérobées, qui prennent une place importante dans les exploitations des provinces d’Anvers, de Brabant, des deux Flandres et du Lim-bourg ; elles s’étendent à 196,088 hectares, qui donnent ainsi deux récoltes annuelles.
- La valeur moyenne annuelle de la production agricole, d’après le recensement décennal fait en 1880, est de 4,412,223,989 francs, en y com prenant les bois, ainsi que les produits de l’horticulture et de l’arboriculture-fruitière.
- L’usage des jachères, bien qu’il ait son utilité dans certaines parties du pays, telles que la Campine et les Ardennes, a beaucoup diminué : 80,910 hectares en 1856; 42,003 en 1880.
- La culture des céréales, qui diminue aussi d’année en année, ne suffit point à la consommation intérieure: l’excédant des importations sur les exportations a été de 6,261,883 hectolitres en 1880.
- Valeur vénale des terres; taux des loyers; salaires des ouvriers.—La valeur vénale des terrains cultivés, qui avait constamment progressé de 1846 à 1874, a fléchi sensiblement depuis cette époque. La diminution, qui a surtout été considérable dans les régions industrielles, varie selonles provinces, pour la période de 1874 à 4880, de 226 à 2,165 fr. par hectare, elle est, en moyenne, pour tout le pays, de 772 francs.
- La valeur moyenne de l’hectare de terre labourable était, en 1880. de 1,486 fr. dans le Luxembourg, de 2,604 à 2,912 fr. dans les provinces de Limbourg, de Namur et d’Anvers, et de 5,088 à 5,559 fr. dans celles de Liège, de Brabant, de Hainaut et des deux Flandres. La moyenne pour tout le pays était de 3,975 francs.
- En ce qui concerne les prairies fauchées, la valeur vénale variait de 2,334 à 5,705 fr.; elle était en moyenne de 4,305 fr. Elle a diminué en moyenne de 641 fr. depuis 1874 jusqu’en 1880.
- Les prix moyens de location étaient, en 1880, de 44 à 145 fr. l’hectare pour les terres labourables et de 78 à 159 fr. pour les prairies, selon h situation; la moyenne générale était de 107 fr. pour les premières et de 125 fr. pour les secondes.
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- Les salaires des ouvriers agricoles ont constamment augmenté depuis 4850.
- Le salaire moyen des hommes qui ne reçoivent point la nourriture a successivement passé de 4 fr. 19 en 1850, à 1 fr. 36 en 1856, à 2 fr. 03 en 1874, et à 2 fr. 40 en 4 880. Celui des femmes dans les mêmes conditions a progressé pour les dites époques, de 76 c. à 86 c., à 4 fr. 22 et à 1 fr. 25. Le salaire avec nourriture est, en moyenne, moins élevé de 70 c. pour les hommes et de 46 c. pour les femmes.
- En 4880, le minimum a été de 4 fr. 30 pour les hommes et de 1 fr. pour les femmes, non nourris; le maximum s’est élevé à 2 fr. 67 pour les premiers et à 4 fr. 62 pour les secondes.
- Matériel agricole. — L’emploi des instruments agricoles perfectionnés a fait de grands progrès en Belgique depuis une vingtaine d’années. On y compte 4,835 semoirs à cheval, 422 faucheuses, 296 faneuses, 4,300 ra-teaux à cheval, 1,045 moissonneuses et 6,930 machines à battre les grains. Le nombre des machines à vapeur locomobiles utilisées par l’agriculture est de 423.
- Importations d’engrais. — Les importations d’engrais se sont accrues dans une proportion considérable depuis 4864. A cette époque, elles dépassaient les exportations de 41,763,325 kilog., tandis qu’en 4 875 l’excédant sélevait déjà à 96,979,467 kilog.; il a continué à progresser depuis lors.
- Le guano du Pérou, les phosphates minéraux et les os venant d’Amérique sont les principales matières fertilisantes importées en Belgique.
- La fabrication des engrais chimiques y a pris un grand développement.
- XVII. VOIES DE COMMUNICATION; TRANSPORTS.
- (Les renseignements statistiques dont la date n’est pas indiquée se rapportent à l’année 1886.)
- Le territoire belge est sillonné de nombreuses voies de communication de toute espèce : fleuves et rivières navigables ou flottables, canaux, routes pavées ou empierrées, chemins de fer de grande communication, chemins de fer vicinaux et tramways. Elles appartiennent à l’Etat, aux provinces, aux communes ou à des concessionnaires.
- L Etat a le monopole du service des postes et de celui des télégraphes; la plupart des téléphones sont provisoirement exploités par des compagnies concessionnaires.
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- Voies navigables et flottables. — Le réseau des voies navigables et flottables présente un développement de 2,092 km.944, qui se subdivise comme
- il suit :
- Fleuves et rivières navigables (au nombre de treize). . 940km.033 Rivières flottables (au nombre de six' 480 » 833
- Canaux de l’Etat, des provinces et des communes (au nombre de 60)............................................. 934 » 198
- Canaux concédés (au nombre de deux)........................ 36 » 980
- Total . . 2,092 km.
- La Belgique possède quatre ports maritimes : Anvers, Ostende, | Nieuport et Blankenberghe.
- Les dépenses extraordinaires faites en 1886 pour l’amélioration des 1 voies navigables, des ports, côtes, phares et fanaux se sont élevées a 1 7,416,673 francs. De 1831 à 1886 inclusivement, une somme de 1 309,260,858 francs a été consacrée à cet objet.
- Les dépenses ordinaires d’entretien et d’amélioration ont été de | 3,335,404 francs en 1886 et de 106,657,888 francs pour la période de 4831 à 1886.
- On a transporté en 1886, sur 1,652 kilomètres de voies navigables, | 33,418,677 tonnes de marchandises diverses, qui y ont effectué un parcours | moyen de 22.8 kilomètres.
- Le montant des droits de navigation, pendant cette année, a été de 4,496,913 francs.
- Routes. — Les routes pavées et empierrées ont un développement de
- 25,929 kilomètres, savoir: Routes de l’État 7,142 kilomètres. Routes provinciales 1,460 » Routes communales (vicinales) . . . 17,039 » Routes concédées 288 » — > Total . . 25,929 kilomètres.
- Indépendamment des routes communales qui figurent dans ce relevé, ' y a 2,399 kilomètres de chemins vicinaux qui sont partiellement améliores au moyen d’un ensablement.
- L’État a fait construire, en outre, 39 kilomètres de routes en 4887.
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- L’ensemble des ressources (fonds de l’État, des provinces et des communes, prestations en nature et souscriptions volontaires) appliquées à l’amélioration des chemins vicinaux, de 1841 à 1886 inclus, s’élève à 496,751,027 francs.
- La dépense de construction des routes de l’État peut être évaluée à 409,751,14* francs, celle des routes provinciales, à 22,445,820 francs et celle des routes concédées, à 4,425,696 francs; en sorte que l’ensemble des routes représente un capital de 333,373,657 francs.
- Le coût moyen annuel de l’entretien des routes de l’État, depuis 1861, a été de 371 francs par kilomètre.
- Les droits de barrière ont été abolis en 1866 sur les routes de l’État, et de 1867 à 1873 sur les routes des diverses provinces, sauf celles de Hainaut et de Liège.
- Chemins de fer de grande communication. — Les premiers chemins de 1er belges ont été décrétés en 1834 et ouverts l’année suivante.
- Le réseau des voies ferrées de grande communication a un développe
- ment de 4,419 km.206, qui se subdivise comme il suit :
- Lignes construites par l’État ..............:................ 736km.750
- Lignes construites à forfait pour compte de l’État.............. 650»5°
- Lignes construites par des compagnies et rachetées par l’État.................................................... 4,460 » 520
- Longueur des lignes appartenant à l'État. . . • 2,847km. 8°1
- Lignes construites par des compagnies et exploitées par l’État............................................................. 325» 747
- Longueur des lignes exploitées par l'État. . . • 3,473km.608
- Lignes construites et exploitées par des compagnies. ... 1,245 » 595
- Longueur totale du réseau, à la fin de 1886 ... 4,419 km. 206
- Ce développement des voies ferrées correspond à 4 kilomètre par 6.67 kilomètres carrés de la superficie du territoire, et par 4,337 habitants. Les dépenses de premier établissement faites par l’État pour les lignes qu’il possède, en tenant compte des intérêts jusqu’au moment de l exploi-tation, sont évaluées à 4,258,990,4 74 francs.
- Pour l’ensemble du réseau, le nombre des stations, haltes et bureaux de ville est de 1,130, celui des locomotives et voitures à vapeur de 2,362, celui
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- retour, institués le
- des véhicules de transport de 60,253, celui des fonctionnaires, employés et ouvriers, de 49,369.
- Le parcours total annuel des trains est estimé à 42,768,058 kilomètres.
- Le mouvement des transports sur les chemins de fer s’établit comme il suit :
- mon
- è A
- NATURE CHEMINS DE FER EXPLOITÉS
- des par par des Total.
- TRANSPORTS. l'État. compagnies.
- Voyageurs (nombre) 51,657,884 44,219,583 65,877,467
- Bagages taxés au minimum (par expédition) 41,534 41,334
- Bagages au poids (en quintaux métriques) 239,305 124,650 363,953 )
- Petites marchandises taxées au minimum (par expédition) » 789,078 789,078
- Petites marchandises au poids (en quintaux métriques) 3,181,434 1,085,912 4,267,346
- Grosses marchandises taxées au minimum (par expédition) .... » 101,132 401,132 !
- Grosses marchandises au poids (en tonnes) 20,828,787 12,946,170 33,771,957
- Finances (par groups) . 791,722 153,662 945,38%
- Équipages (nombre) 1,315 261 4,876 '
- Chevaux et bestiaux (par expédition) 54,653 54,683 >
- Animaux de toute espèce (nombre). » 203,026 203,026
- Dans ce tableau, les billets d’aller
- Dans ce tableau, les billets d’aller et retour, inisutues 1 ent bre 4871, sont comptés pour deux voyages, et les cartes d’abonner
- d’ouvriers sur certaines lignes, pour onze voyages.
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- Les recettes de l’exploitation, en 4886, sont indiquées, par nature, dans le tableau ci-après :
- NATURE DES RECETTES. RECETTES des chemins de fer exploités RECETTE TOTALE.
- par l’Etat par des compagnies.
- Voyageurs 38,830,699 10,489,853 49,020,552
- Bagages 974,432 228,047 1,202,479
- Petites marchandises 8,264,989 1,435,530 9,700,519
- Grosses marchandises 64,289,378 20,879,687 85,169,065
- Finances 206,235 30,145 236,350
- Équipages 45,011 7,254 52,265
- Animaux .... 1,347,034 366,848 4,713,882
- Produits extraordinaires. . . . 2,481,843 2,006,944 4,488,787
- Produits indirects 94,241 — 94,241
- Totaux. . . 116,533,862 35,144,278 151,678,140
- sont élevées à 66,241,271 francs pour le
- Les dépenses d'exploitation se
- réseau de l’État et à 19,213,845 francs pour celui des compagnies, soit, Pour l’ensemble, à 85,455,116 francs. Le coefficient d’exploitation a été de 56.84p. c. des recettes pour le premier; pour le second, il a varié entre 46.39 et 112.71 p. c.; il s’élevait en moyenne à 54.62 p. c.
- En ce qui concerne les accidents de personnes sur les chemins de fer, on constate qu’il y a eu, en 1886, 365 agents de l’administration blessés et 74 tués, que, sur un total de 65,877,467 voyageurs, il y a eu 57 blessés et 5 tués; enfin, que le nombre d’accidents arrivés à d’autres personnes circulant sur la voie, a été de 108, à la suite desquels il y a eu 64 décès.
- Si l’on considère toute la période d’exploitation des chemins de fer belges,
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- de 4835 à 1886, soit 52 années, pendant lesquelles 4,417,654,576 voyageurs ont été transportés sur ces voies, on constate les résultats suivants :
- QUALITÉ des PERSONNES. NOMBRE DE PERSONNES victimes d’accidents.
- Blessées. Tuées. Total.
- Agents de l’administration .. . 6,039 2,137 8,476
- Voyageurs 4,131 482 1,343
- Autres personnes 4,203 4,765 2,968
- Totaux. . . 8,373 4,084 42,457
- Il y a donc eu un tué sur 6,140,942 voyageurs, et un blessé sur 988,198.
- Chemins de fer vicinaux. — Quoique les chemins de fer vicinaux soient de création récente, ils ont déjà pris une grande extension, grâceàld combinaison financière sur laquelle leur construction repose.
- Une loi du 28 mai 488%, qui a été complétée par celle du 24 juin 4885, autorise le Gouvernement à approuver les statuts d’une société anonyme constituée, à Bruxelles sous la dénomination de Société nationale des chemins de fer vicinaux, et fixe les conditions générales auxquelles des voies de l’espèce peuvent lui être concédées pour un terme égal à sa durée.
- Pour former le capital nécessaire à l’établissement de chaque ligne, et éventuellement à son matériel d’exploitation, la Société émet une série d’actions de mille francs, dont les deux tiers au moins doivent être sous crites par l’État, les provinces et les communes intéressées. Toutefois, 1 intervention de l’État, comme souscripteur d’actions, ne peut dépasser la moitié du capital nominal de chaque ligne, à moins qu’une loi n’en dispose autrement.
- L’État, les provinces, ainsi que les communes qui justifient des ressources nécessaires, peuvent se libérer, par annuités, en quatre-vingt-dix ansiles titres des annuités ainsi souscrites sont immédiatement remis à la Sociétea et sont inaliénables.
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- La Société peut émettre des obligations en représentation des annuités qui lui sont dues; elle a été autorisée, par arrêté royal du 6 juillet 1885, à créer des obligations à primes et à l’intérêt de 2 1/2 p. °/o, remboursables en 90 ans, par voie de tirage au sort. L’État garantit envers les tiers l’intérêt et l’amortissement des obligations pendant la même durée, jusqu’à concurrence d’une somme de 600,000 francs annuellement.
- Chaque série d’actions a droit, dans certaines limites, aux bénéfices pro
- duits par la ligne à laquelle elle se rapporte.
- Le bénéfice net de chaque ligne est réparti entre les actionnaires de celle-ci, à concurrence de 4 4/2 p. % du capital versé, ou du montant de l’annuité correspondante à titre de premier dividende.
- Après déduction des tantièmes attribués à l’administration, 1 excédant sert : pour 1/4 à constituer un fonds de prévision, pour 3/8 à payer un second dividende, et pour 3/8 à former un fonds de réserve qui est destiné à couvrir les pertes éventuelles de la Société, ainsi qu’à étendre et à améliorer le réseau.
- Tel est le système entièrement nouveau qui a permis à la Société nationale des chemins de fer vicinaux de s’assurer, à des conditions très favorables, les capitaux nécessaires à la construction des voies qui lui sont successivement concédées, et d’exécuter des travaux très importants avec un faible capital en actions; ce système a, en outre, l’avantage de rendre possible l’établissement de lignes qui, prises isolément, seraient d’une exploitation onéreuse; les résultats qu’il a produits sont déjà considérables.
- En effet, à la fin de 4888, c’est-à-dire après quatre ans et demi d’existence, la Société nationale avait livré à l’exploitation vingt-sept lignes de chemins de fer vicinaux mesurant ensemble 470 kilomètres, et elle avait en construction quatorze lignes d’un développement de 294 kilomètres. En outre, elle avait introduit 50 nouvelles demandes de concession s’appliquant à un réseau de 846 kilomètres; 36 de ces demandes, qui comportent 681 kilomètres, ont été prises en considération par le Gouvernement.
- Le capital souscrit s’élève à 19,564,000 francs pour les lignes en exploitation, et à 9,095,000 francs pour celles qui sont en construction, soit à 28,659,000 francs pour l’ensemble; il a été formé dans la proportion moyenne de 27.89 p. %/0 par l’État, de 27.42 p. %/o par les provinces, de 39.93 p. % par les communes et de 4.76 p. % par les particuliers.
- Les chemins de fer vicinaux sont presque tous à 1 écartement d un mètre; il y en a deux pour lesquels celui-ci est de 4m, 067, et trois où il atteint 4m,435, comme sur les grandes lignes.
- L exploitation est généralement affermée par voie d’adjudication publique;
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- elle se fait au moyen de locomotives, sauf sur une seule ligne, où l’on emploie des chevaux.
- Les recettes de l’exercice 1888 se sont élevées, pour 470 kilomètres, à fr. 1,749,211; elles se décomposent comme il suit :
- Voyageurs........................................
- Marchandises (grande vitesse)................ .
- Id. (petite vitesse) ........................
- Finances et valeurs..............................
- Colis postaux....................................
- Recettes diverses et accessoires.................
- Total..........fr.
- 1,399,886
- 20,393
- 298,233
- 94
- 2,744
- 27,891
- 4,749,214
- Le nombre des voyageurs a été de 3,993,643.
- Les dépenses d’exploitation, en y comprenant les frais généraux d’administration, ont atteint fr. 1,274,895, en sorte que le coefficient d’exploitation est, en moyenne, de 72,88 p. o/o.
- Tramways. — Quinze sociétés anonymes se sont constituées en Belgique pour la construction et l’exploitation de tramways. Il y en a cinq à Anvers, trois à Bruxelles, une à Charleroy, une à Gand, deux à Liège et une à Verviers, auxquelles s’ajoutent la société des railways économiques de Liège à Seraing et celle du tramway de Péruwelz à Bon-Secours.
- Le développement de leurs réseaux était, en 1887, de 20,923 mètres pour Anvers, de 48,099 pour Bruxelles, de 9,734 pour Charleroy, de 8,77J pour Gand, de 15,012 pour Liège, de 9,000 pour Verviers, de 2,425 pour la ligne de Péruwelz à Bon-Secours.
- Il n’a pas été possible d’obtenir des renseignements complets sur le nombre des voyageurs transportés, ni sur les recettes.
- La traction se fait généralement par des chevaux. A Bruxelles, pour les tramways de l’Est et la ligne Ixelles-Boendael, ainsi qu’à Charleroy, on emploie des locomotives. La société des tramways bruxellois exploite, A titre d’essai, une de ses lignes au moyen de moteurs électriques.
- Postes. — Aux termes de la Constitution, le secret des lettres est inviolable.
- L’État possède, pour la réception, le transport et la distribution des lettres, un monopole qui se justifie par l’importance de la responsabilité en pareille matière.
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- Jusqu’en 1849, la taxe des lettres était réglée d’après la distance en ligne droite existant entre le bureau de dépôt et le lieu de distribution, sauf pour les lettres simples affranchies qui étaient échangées entre des localités desservies par un même bureau de poste, et qui payaient seulement une taxe de 10 centimes.
- A cette époque, le port des lettres simples affranchies, circulant entre deux bureaux de poste belges, fut fixé à 10 centimes jusquà la distance de 30 kilomètres inclusivement, et à 20 centimes au delà de ce rayon.
- Enfin, en 1870, la taxe d’affranchissement des lettres simples circulant à l’intérieur du royaume a été abaissée au taux uniforme de 10 centimes.
- C’est à la même époque que furent créées les cartes-correspondance au port de 5 centimes pour l'intérieur, et de 10 centimes pour 1 étranger.
- L’emploi des timbres-poste pour l’affranchissement des lettres remonte au 1er juillet 1848.
- Le service des postes emploie 5,050 agents, répartis dans 816 bureaux.
- Il a transporté, en 1886. 90,744,556 lettres privées, 14,123,401 lettres de service, 26,568,98% cartes postales, 4,183,400 cartes de visite sous enveloppe ouverte, 94,394,000 journaux, 55,268,000 imprimés divers, 3,575,000 échantillons, 988,000 papiers d’affaires.
- Le service des articles d’argent, qui a été organisé en 1850 et complété en 1883, a délivré 1,466,464 mandats-poste et 779,902 bons de poste.
- Le service des encaissements, en ce qui concerne les quittances, remonte
- I à 1843; 3,097,896 quittances ont été déposées en 1886.
- Ce service a été successivement étendu : en 1876, aux effets de com-1 merce déposés à l’encaissement (4,522,601 en 1886); en 1879, aux effets déposés à l’acceptation (36,180 id.); en 1883, aux coupons d’intérêts ou de I dividende déposés (162,153 id.).
- Les abonnements aux journaux souscrits par l’intermediaire des bureaux de poste ont été au nombre de 274,050.
- Il y aeu 60,034 envois de toute nature par express.
- Le nombre des lettres tombées au rebut s’est élevé à 158,566.
- Depuis 1870, le service des postes prête son concours à la Caisse géné- sale d épargne et de retraite instituée par le Gouvernement; de ce chef, il a, 1 1886, reçu en dépôt 101,634,133 francs et délivré 294,061 livrets.
- Les dépenses du service des postes ont été de 8,893,171 francs, et ses ecettes de 14,806,595 francs, pour la même année.
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- La progression dans le nombre des lettres privées transportées parla poste est la suivante :
- En 1850 . ................................... 40,894,536 lettres.
- 1860 .......................... 23,960,846 »
- 1870 45,082,531 »
- 1880 .......................... 73,419,058 »
- 1886 .......................... 90,744,556 »
- Télégraphes. — Le service télégraphique est exploité par l’État depuis le 1er septembre 4850.
- Il y a, en Belgique, 6,081 kilomètres de lignes télégraphiques comportant 28, 701 kilomètres de fils conducteurs, non compris les 332 kilomètres de lignes qui ont été établies récemment le long de cours d’eau et de canaux, pour le service de la navigation et l’annonce des crues.
- Le nombre des agents du télégraphe est de 2,261, celui des agents auxiliaires de 3,237, celui des bureaux ouverts au public de 925 et celui des appareils en service de 1,579.
- En 1886, il a été expédié 2,401,935 télégrammes pour l’intérieur du pays, et 1,472,272 pour l’étranger, auxquels s’ajoutent 503,945 dépêches en transit, soit un total de 4,378,152 télégrammes privés. Les dépêches deserr vice ont été au nombre de 2,254,330.
- En 1886, le montant des frais d’exploitation a été de 3,679,248 francs et celui des recettes de 2,739,985 francs seulement.
- L’établissement des lignes télégraphiques a coûté 5,130,000 francs.
- Téléphones. — L’emploi des téléphones en Belgique date de 1884. .
- A 1 exception du réseau dont Ostende est le centre, et qui a été organise par l’État en 1886, les téléphones qui sont établis à Anvers, Bruxelles Charleroy, Gand, La Louvière, Verviers, Courtrai-Iseghem, Liège, Lou vain, Malines, Mons, Namur et Termonde, sont exploités par la Coma pagnie belge et la Compagnie liégeoise du téléphone Bell, par la Société des téléphones de Zurich et par trois concessionnaires particuliers.
- Les treize concessions accordées jusqu’à ce jour embrassent un territot. de 703,077 hectares, ayant une population de 3,442,212 habitants.
- En 1887,1e nombre de communications à l'intérieur du réseau s’estéley en moyenne, à 25,720 par jour ; il y a eu, en outre, 486,091 communications pour transmission de dépêches télégraphiques. 2
- Les relations téléphoniques interurbaines, inaugurées le 20 octobre 1887
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- ont été de 2,354 en ladite année, de 24,594 en 1885, de 35,077 en 4886 et de 46,720 en 1887.
- Les relations internationales ont été inaugurées le 24 février 1887. Le circuit actuel de Bruxelles à Paris a une étendue de 320 kilomètres. Le nombre de communications, jusqu’au 34 décembre 1887, a été de 14,280, et la recette, de 25,900 francs.
- Des renseignements complets sur les recettes, les frais de premier établissement et les dépenses d’exploitation de l’ensemble du réseau téléphonique belge font défaut.
- XVIII. SYSTÈME MONÉTAIRE; INSTITUTIONS DE CRÉDIT.
- § 4. Système monétaire.
- Le système monétaire actuellement en vigueur en Belgique a pour base une loi du 30 décembre 1883, approuvant l'acte additionnel du 12 décembre de la même année, par lequel ce pays adhère à la convention conclue à Paris, le 6 novembre précédent, entre la France, la Grèce, l’Italie et la Suisse.
- Les dispositions fondamentales d’une convention de 1865 y sont conservées. La convention nouvelle constitue en Union monétaire, la Belgique, la France, la Grèce, l’Italie et la Suisse, pour ce qui concerne le poids, le titre, le module et le cours de leurs espèces d’or et d’argent.
- Sous certaines conditions, elle en réserve l’accession aux autres Etats. En 1874, il y a eu adhésion partielle de l’Autriche-Hongrie (admission réciproque des monnaies d'or dans les caisses publiques de l’Empire et des États de l’Union).
- Le double étalon est implicitement maintenu avec le rapport de 1 à 45 4/2.
- Monnaies de payement. — Le franc d'argent ayant cours légal dans les États de l’Union n’est représenté que par un de ses multiples, la pièce de 5 francs au titre de 900 millièmes et au poids de 25 grammes.
- Le franc d’or est représenté par ses multiples : les pièces de 5, 10, 20, 50 et 100 francs. La pièce de 20 francs est la seule qui ait été émise en Belgique.
- La convention consacre l’admission réciproque des monnaies de paye-
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- ment dans les caisses publiques des États associés, sous réserve d’en exclure celles des pièces d’or dont le poids aurait été réduit, par le frai, de 4/2 p. c. au dessous de la tolérance de fabrication, ou dont les empreintes auraient disparu.
- Quant aux pièces de 5 francs en argent, chacun des États contractants s’engage à reprendre aux caisses publiques des autres États, celles de ses pièces dont le poids serait réduit, par le frai, de 1 p. c. au dessous delà tolérance de fabrication, pourvu qu’elles n’aient pas été frauduleusement altérées.
- Il est stipulé, de plus, que:
- 4° Le monnayage de la pièce de 5 francs en or est provisoirement suspendu ;
- 2° Celui des pièces de 5 francs en argent est aussi provisoirement suspendu, et ne pourra être repris que lorsqu’un accord unanime sera établi, à cet égard, entre tous les États contractants.
- Si l’un d’entre eux voulait reprendre la frappe libre des pièces de 5 francs
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- 4 221
- en argent, il en aurait la faculté, à la condition d’échanger ou de rembourser, en or et à vue, aux autres pays contractants qui en feraient la demande, celles de ces pièces qui, frappées à son effigie, circulent sur leur territoire. En outre, les autres États seraient libres de ne plus recevoir les écus de celui qui aurait repris la frappe des dites pièces.
- En cas de dénonciation de la convention, chacun des États associes sera tenu de reprendre les pièces de 5 francs en argent qu’il aurait émises, et qui se trouveraient dans la circulation ou dans les caisses publiques des autres, à charge de payer à ceux-ci une somme égale à la valeur nominale des espèces reprises.
- Pendant l’année qui suivra l’expiration de la convention, il sera procède à l’échange respectif et au rapatriement des pièces de 5 francs en argent existant en quantités équivalentes dans les divers pays.
- La compensation ainsi opérée, les soldes seront acquittés, soit en or, soit en pièces de 5 francs frappées à l’empreinte de l’État créancier, soit en traites payables dans cet État, au moyen des mêmes monnaies ou en billets de banque y ayant cours légal.
- Monnaies divisionnaires d’argent. — Les pièces de 20 et de 50 centimes, celles de 4 et de 2 francs au titre de 0.835 d’argent et aux poids respectifs de 1 gramme, 2 1/2, 5 et 10 grammes, sont maintenues.
- Ces monnaies, dont la valeur nominale est supérieure à la valeur réelle,
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- sont émises par l’État, et celui-ci, au jour de leur démonétisation, doit les reprendre au pair.
- L’émission en est limitée à 6 francs par habitant.
- La convention stipule qu’elles seront refondues quand leur poids sera réduit, par le frai, de 5 p. 0/o au dessous de la tolérance de fabrication.
- Dans les pays qui les ont émises, ces mêmes pièces ont cours légal jusqu’à concurrence de 50 francs pour chaque paiement entre particuliers; elles ont cours illimité pour les paiements faits aux caisses publiques.
- Dans les autres pays que ceux d’émission, ces monnaies n’ont pas cours légal entre particuliers, mais sont admissibles aux caisses publiques jusqu’à concurrence de 400 francs pour chaque paiement.
- De plus, chaque État s’engage à donner aux particuliers et aux caisses publiques étrangères, des monnaies de paiement (c’est-à-dire de l’or ou des
- pièces de 5 francs en argent), en échange des monnaies divisionnaires nationales, pourvu qu’on lui en demande pour 400 francs au moins à la fois.
- Monnaies de billon.— Il n’est rien stipulé à cet égard dans la convention de 1885.
- Les monnaies de nickel de o, 10 et 20 centimes continuent d’avoir cours en Belgique, ainsi que les pièces de cuivre de 4 et de 2 centimes.
- Nul n’est tenu d’accepter, pour chaque paiement, plus de 5 francs en monnaie de nickel, ni plus de 2 francs en monnaie de cuivre; mais la mon-naie de nickel est toujours échangeable aux caisses publiques contre des monnaies de paiement.
- Fabrication; surveillance. — En principe, le monnayage est libre, en ce sens que chaque particulier peut apporter des matières d or ou d argent au change de la monnaie, et en demander la transformation en monnaies de paiement.
- La fabrication des monnaies est confiée à un entrepreneur qui a le titre de directeur de la fabrication ; il opère, sous la surveillance du gouvernement, aux prix d’un tarif fixé par arrêté royal.
- Cette surveillance est exercée par une administration spéciale dirigée Par un commissaire des monnaies, sous l’autorité du Ministre des finances. Ce fonctionnaire juge, conformément à la loi, du titre et du poids des monnaies fabriquées; il décide des questions relatives au titre et à la marque des lingots et espèces, à la légalité des poinçons ou des coins de 'Ltat et aux lausses monnaies; enfin, il veille à l’exécution des lois moné-
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- taires et des lois relatives à la garantie des matières et ouvrages d’or et d’argent.
- Le commissaire des monnaies est assisté, dans l’exercice de ses fonctions, par un contrôleur au change et au monnayage, un inspecteur des essais et des essayeurs chimistes.
- Statistique des monnaies fabriquées en Belgique. — L’Hôtel des Monnaies, à Bruxelles, a fabriqué, depuis 1832, pour la valeur suivante:
- Pièces d’or............................fr.
- Id. d'argent..........................»
- Id. de nickel.........................»
- Id. de cuivre.........................»
- 598,642,745 00
- 556,342,745 93
- 6,598,865 80
- 8,674,959 67
- Total..............fr. 4,170,259,316 42
- § 2. Institutions de crédit.
- Il n’existe en Belgique qu’une seule banque d’émission, la Banque natio nale, instituée par la loi du 5 mai 1850.
- Son capital, entièrement versé, est de 50 millions de francs.
- Ses opérations sont les suivantes : escompte et recouvrement d'effets commerce; avances sur lingots, monnaies et fonds publics nationauni comptes-courants; opérations en matières d’or et d’argent; dépôts.
- Elle est chargée du service de caissier de l’État.
- > diffé-
- Le tableau ci-après montre la situation des principaux comptes, a rentes époques, avec le taux moyen de l’escompte.
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- Au 31 décembre. ENCAISSE métallique. Portefeuille. (non compris les fonds publics.) PRETS sur fonds publics. FONDS publics. BILLETS de banque en circulation. COMPTES courants créditeurs. RÉSERVE. TAUX moyen de L’ESCOMPTE.
- '1851 29,264,880 44,034,953 3,555,162 7,337,300 50,346,210 25,980,830 » 4.00 p. %/o
- 1860 63,023,535 155,958,745 4,468,872 3,347,473 117,899,960 81,825,144 5,328,542 3.23 p. %/o 1
- 1870 95,614,523 196,233,878 3,813,830 2,602,286 202,528,520 81,319,921 14,708,334 3.37 p. % 1
- 1880 98,787,206 283,992,826 7,787,090 33,166,186 339,9 69,510 72,142,896 14,789,929 3.35 p. %/o 1
- 1888 93,646,434 283,875,995 13,019,800 49,852,104 1 375,670,220 1 66,282,970^ 20,861,935 3.32 P. 0/o
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- Capital versé
- Réserve . .
- Encaisse . .
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- Le crédit agricole n’a reçu d’organisation officielle en Belgique qu’en 4884.
- Une loi du 45 avril de cette année a institué, en faveur des prêts consentis aux agriculteurs, un privilège portant sur les mêmes objets que celui du bailleur, et a autorisé la Caisse générale d’épargne et de retraite à employer une partie de ses fonds disponibles en prêts faits aux agriculteurs et réalisés à l’intervention de comptoirs responsables.
- En exécution de cette loi, il s’est fondé quatre comptoirs agricoles (à
- Thuin, à Genappe, à Viel-Salm et à Court-Saint-Étienne'.
- Le compte rendu de la situation de la Caisse générale d’épargne et de retraite, en 4888, donne la statistique des prêts agricoles pour les trois premiers de ces comptoirs; le quatrième n’a été fondé qu’en 1889.
- Au 31 décembre 1888, il y avait, en cours, 154 prêts agricoles, s’élevant ensemble à la somme de fr. 1,083,643-86; le comptoir de Genappe, le plus important des trois, a avancé, à lui seul, fr. 752,088-32.
- Au cours de l’année 1888, il a été conclu 52 opérations, dont 47a comptoir de Genappe : 35 prêts avaient une importance de 4,000 4 10,000 francs, 16 prêts de 10,000 à 50,000 fr..; un seul dépassait 50,000 fr.
- Les établissements de crédit privés constitués sous la forme anonyme étaient, au 31 décembre 1887, au nombre de 30 environ. Leur situation était la suivante :
- Engagements..................
- Portefeuille d’effets de commerce. Portefeuille de fonds publics, etc. Comptes-courants débiteurs. . . Prêts, immeubles, etc........
- fr. 152,556,000
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- Les établissements de crédit en commandite par actions étaient, à la même date, au nombre de 23. Voici leur situation :
- Capital versé..............................................fr. 37,598,000
- Réserve.................................................... » 4,272,000
- Encaisse................................................... » 7,627,000
- Engagements................................................ » 4 24,985,000
- Portefeuille commercial.................................... » 52,44 2,000
- Portefeuille de fonds publics........................... » 9,078,000
- Comptes-courants, débiteurs............................. » 94,267,000
- Prêts, immeubles, etc................................... » 5,549,000
- Les Unions du crédit, qui procèdentdes banques de dépôt et d’escompte, ont pour but de procurer au commerce, à l’industrie, ainsi qu aux travailleurs dans la limite de leur solvabilité matérielle et morale, les capitaux qui leur sont nécessaires.
- Il en existe une à Anvers, Bruxelles, Charleroy, Gand, Liège, Mons, Tournai et Verviers.
- Voici quelques renseignements concernant leur situation au 34 décembre 4888, et l’importance de leurs opérations pendant la même
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- Siège. Nombre de sociétaires. Capital versé. Capital de garantie à verser ou capital souscrit. Montant 1 des escomptes. Taux moyen de l’escompte. Encaisse, Portefeuille. Comptes-courants et divers.
- Débiteurs. Créditeurs.
- Anvers. . 413 462,050 4,620,500 8,852,445 4.50 p. % 47,070 706,905 10,679,232 10,762,082
- Bruxelles. 3381 2,228,980 44,579,600 455,456,388 3.90 p.% 382,166 14,896,925 12,956,241 48,530,958
- Charleroy 213 766,050 2,298,750 44,125,037 — 199,361 764,489 1,339,726 4,141,825
- Gand . . 459 607,200 4,932,000 8,287,724 4 p. % 67,854 1,390,297 1,071,180 414,625
- Liège . . déc. 1887) 724 858,100 8,581,000 27,437,121 (I) 458,209 2,215,102 2,736,871 1,112,432
- Mons . . 161 463,300 1,633,000 8,264,694 5 p.% 43,332 654,684 758,181 1,699,902
- Tournai . 200 128,850 969,500 9,111,523 — 35,200 287,794 42,500 —
- Verviers . 152 190,550 1,905,500 8,902,729 3,30 p. % 69,529 703,000 2,136,464 1,641,323
- (1) 1/2 p.°/. au-dessus de celui de la Banque Nationale, lorqu’il n a pas atteint 4p.°/ ; identique au delà.
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- Des banques populaires (sociétés coopératives), ont été fondées à Alost, Andenne, Anvers, Châtelet, Dinant, Gand, Grammont, Huy, Liège, Lokeren, Malines, Namur, Renaix, Roulers, Saint-Nicolas, Termonde, Thuin et Verviers. Au 31 décembre 1887, elles comptaient ensemble 40,490 sociétaires.
- Voici comment se présentait, à cette date, la situation de ces établissements réunis.
- ACTIF.
- Caisse................................................fr. 218,636
- Portefeuille............................................ » 3,967,081
- Dépôts, débiteurs et créances hypothécaires . . » 2,767,427
- Fonds publics.......................................... » 4,592,931
- Immeubles, mobilier et divers................. » 558,920
- Total. . . fr. 9,104,995
- PASSIF.
- Sociétaires.............................................fr. 2,061,090
- Comptes-courants........................................ » 6,406,716
- Fonds de réserve et de prévision........................ » 317,189
- Créanciers hypothécaires.................................. » 77,933
- Profits et pertes......................................... » 105,968
- Divers.................................................... » 433,099
- Total. . . fr. 9,104,995
- Un établissement de crédit d’une nature spéciale, la Société du Crédit
- communal, a été créé, en 1860, par le Gouvernement, dans le but de faci-1 liter là réalisation des emprunts à contracter par les provinces et les com > munes.
- La société n’a pas d’autres actionnaires que les communes et les pro K Vinces, qui sont ses emprunteurs et doivent souscrire des actions pour 1 une somme égale à 5 p. 0/0 du capital emprunté.
- Les communes qui ont contracté des emprunts par l’entremise du Crédit communal étaient, au 31 décembre 4888, au nombre de 4351.
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- Sur le capital nominal des obligations émises par la société du Crédit communal, en représentation des prêts consentis, il restait à amortir:
- Obligations 3 p. % à primes....................fr.
- Id. 3 p. °o, sans primes................ »
- Id. 4 p. °/0, id. ..................... »
- Id. 4 4/2 p. 0/0, id. .................. »
- Ensemble ... fr.
- 48,523,700
- 12,234,200
- 21,750,500
- 65,032,200
- 417,540,600
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- Coopérateurs et fournisseurs de matériaux à titre d’exposants.
- A. POUR LA FAÇADE INTERIEURE DU COMPARTIMENT BELGE.
- Janlet (Émile), architecte, 54, rue de la Concorde, à Bruxelles. Auteur des plans.
- Boch frères, à Kéramis (La Louvière). — Panneaux décoratifs en céramique.
- Desmedt (Pierre), 8, rue Thérésienne, à Bruxelles. — Une potence porte-enseigne en fer forgé (dessin de M. P. Hancar).
- De Waele (Louis), entrepreneur, rue de l’Intendant, 35, à Molenbeek-Saint-Jean lez-Bruxelles. — Menuiserie et charpente.
- Heins (Armand', artiste peintre, 9, rue de Brabant, à Gand. — Panneaux décoratifs : Belgique industrielle; Afrique.
- Houtstont (Georges), sculpteur, ornemaniste, 66, chaussée de Charleroi, à Saint-Gilles lez-Bruxelles. — Sculpture décorative. Janlet (Gustave , peintre-décorateur, place de l’Industrie, à Bruxelles. — Peinture décorative.
- Levêque (Eugène) et Cie, 77, rue Terre-Neuve, à Bruxelles. — Por-tière d’entrée.
- Noguès-Richard, passementier, 40, rue du Bois-Sauvage, à Bruxelles. — Portière d’entrée et cantonnière (Renaissance flamande).
- Van den Kerchove (Godefroid), 224, rue du Progrès, à Bruxelles. — Statues des niches.
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- B. POUR LE PAVILLON DU COMMISSARIAT GENERAL.
- Janlet (Émile), architecte, 54, rue de la Concorde, à Bruxelles. — Auteur des plans. ,
- Ardoisières La Plet, à Alle (Edmond Terlinden, 33, rue de la Charité, à Bruxelles). — Les ardoises de la toiture.
- Botson (Nestor), entrepreneur et maître de carrières, 49, chaussée de Wavre, à Jodoigne. — Les parements unis, en pierre de Gobertange, pour les remplissages de la façade principale.
- Boussart-Delhaye (Émile), 3, rue de Nimy, à Mons. — Les jalousies hollandaises.
- Carsoel frères, entrepreneurs, 53, rue de Florence, à Bruxelles. — La construction du pavillon du Commissariat général.
- Contini, 23, rue des Douze-Apôtres, à Bruxelles. — Le vitrail du grand salon.
- Desmedt (Pierre), 8, rue Thérésienne, à Bruxelles. — Les crêtes de la toiture; les épis des lucarnes; la flèche-hampe du drapeau, le tout en fer forgé.
- Mignot-Delstanche (A.), 40, rue du Châtelain, à Bruxelles. — La cheminée en marbre du grand salon.
- Pilate (Paul, 17, rue du Marché, à Bruxelles. — Les appareils d’éclairage.
- Procureur (Albert) rue Royale, 5, (impasse du Parc), à Bruxelles. — Les meubles et tentures du grand salon.
- Société anonyme Électricité et Hydraulique (Julien Dulait, administrateur-gérant), à Charleroi. — Les installations pour l’éclairage électrique.
- MAÎTRES DE CARRIERES, FOURNISSEURS DES PIERRES DE CONSTRUCTION DU PAVILLON DU COMMISSARIAT GÉNÉRAL.
- des Écaussinnes :
- Baisipont et Bouchez-Beru, à Écaussinnes. — Pierres bleues et petit granit.
- Blondeau, frères et sœurs, à Écaussinnes. — Pierres bleues.
- Cousin (Léon) et sœurs, à Écaussinnes. (Anciennes exploitations " A. Cousin-Baguet.)— Pierres bleues.
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- Druart (Charles) et frères, à Écaussinnes. — Pierre de taille dite petit granit.
- Pête (Célestin), propriétaire de carrières à Écaussinnes. — Pierre bleue.
- Société des carrières de l’Affedèle (Bodson et G16), à Écaussinnes.
- — Pierre bleue dite petit granit.
- Velge (J.) et Cornet (J.), à Écaussinnes. — Pierres bleues et granit de Thiarmont.
- Médailles d’or aux expositions de Paris, Amsterdam et Anvers.
- de Féluy :
- Van den Dooren (Henri), propriétaire de carrières de Petit Granit, à a | Feluy-Arquennes (Hainaut). — Petit granit.
- de Soignies :
- Huet, Fayt et Cie, à Soignies. — Pierres bleues.
- Motte, Pâques et Roland frères, à Soignies. — Pierres bleues (petit granit).
- Sirault et Cie, à Soignies. — Pierres bleues et granit.
- Société anonyme des carrières du Hainaut (directeur: Marin, Aug.), a Soignies. — Pierres bleues, petit granit.
- Société anonyme pour l’exploitation des carrières Rombaut (Directeur-gérant, L. Prévot', à Soignies.— Pierres bleues, petit granit.
- Société civile des Carrières (A. Hachez, Desmette et Cie), à Soignies (Directeur-gérant, H. Hachez). — Pierres bleues.
- Société des Carrières et de la Sucrerie de P.-J. Wincqz(Grégoire Wincqz et Cie), à Soignies. — Pierres bleues, petit granit.
- Société en commandite par Actions pour l’exploitation des Carrières de Petit Granit (Gauthier, Lestienne et Cie), à Soignies. — Pierres bleues.
- Diplôme de 1 classe ; Académie nationale à Paris. Médailles d’or et d’argent aux expositions de Lille, Amsterdam, Londres, Anvers, Bruxelles.
- de Maffles .•
- Rivière, frères et sœurs, à Maffles, près Ath (Hainaut). — Pierres bleues.
- Société anonyme des Carrières, scieries et fours à chaux de a pendre, à Maffles (Hainaut). — Pierres bleues.
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- PREMIER GROUPE.
- Le premier groupe, comprenant les œuvres d’art, fera l’objet d’ut catalogue spécial.
- DEUXIÈME GROUPE.
- ÉDUCATION ET ENSEIGNEMENT. — MATÉRIEL ET PROCÈDES DES ARTS LIBÉRAUX.
- CLASSE 6. — Éducation de l’enfant. — Enseignement primaire-” Enseignement des adultes.
- SOMMAIRE.
- A. Enseignement primaire.
- I. Introduction.
- a. De l’organisation de l’enseignement primaire officiel en De gique,
- b. Des diverses espèces d’établissements d’instruction prim proprement dite.
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- CLASSE 6.
- 181
- II. Ecoles primaires.
- a. Législation.
- b. Règlement-type des écoles primaires (28 décembre 1884).
- c. Écoles adoptées.
- d. Programme de l’enseignement
- e. Éducation morale.
- f. Nombre d’heures de leçons et d’occupations par semaine.
- g. Enseignement de l’économie domestique et des travaux du ménage dans les écoles primaires pour filles.
- h. Enseignement du travail manuel dans les écoles primaires pour garçons.
- i. Des concours des écoles primaires.
- j. Instruction gratuite des enfants indigents.
- III. Cours d’adultes.
- a. Organisation.
- b. Concours des écoles d’adultes.
- IV. Des instituteurs communaux.
- a. Nomination.
- b. Du revenu des instituteurs.
- c. Pensions des instituteurs communaux, de leurs veuves, enfants et orphelins.
- V. Des autorités préposées à la surveillance des institutions d'enseignement primaire proprement dit.
- VI. Du conseil de perfectionnement de l’instruction primaire.
- VII. Des conférences pédagogiques.
- a. Législation.
- b. Bibliothèques et collections.
- c. Statistique.
- VIII. Des dépenses de l’instruction primaire.
- IX. Des écoles normales primaires.
- a- Législation.
- b. Quelques dispositions du règlement général.
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- CLASSE 6.
- c. Des écoles normales agréées.
- d. Statistique de l’enseignement normal.
- X. Statistique des dépenses de l'enseignement primaire XI. Musée scolaire national.
- B. Enseignement moyen. (Voir classe 7),
- I. Législation.
- II. Programmes de l’enseignement moyen.
- a. Athénées royaux.
- b. Écoles moyennes pour garçons,
- c. Écoles moyennes pour filles.
- UI. Statistique.
- a. Établissements.
- b. Population.
- c. Admissions gratuites ou à prix réduit.
- d. Personnel enseignant.
- e. Dépenses.2
- f. Résultats de l’enseignement.
- A. Enseignement primaire.
- I. — INTRODUCTION.
- a) De l'organisation de l'enseignement primaire officiel en Belgigue
- Article 47 de la CONSTITUTION.
- L’enseignement est libre; toute mesure préventive est interdite-la répression des délits n’est réglée que par la loi.
- L’instruction publique, donnée aux frais de l’État, est également réglée par la loi.
- 2
- C
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- CLASSE 6.
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- L’enseignement primaire belge est actuellement réglé par la loi du 20 septembre 1884, qui a remanié complètement l’organisation résultant delà loi précédente (Ier juillet 1879).
- La loi nouvelle, qui n’est appliquée que depuis quatre ans, paraît encore trop récente pour qu’on puisse la juger par ses effets; c’est donc spécialement la situation telle qu’elle ressort des lois et arrêtés organiques, qui est exposée dans les lignes qui vont suivre.
- Avant d’entrer dans des détails, caractérisons d’un mot la législation actuelle : elle fait de la commune la maîtresse à peu près souveraine en matière d’instruction primaire; la détermination du nombre d écoles, le choix du personnel, le programme d’études (sauf les branches obligatoires), la direction à donner à l’enseignement : tout est laissé au soin des autorités locales, qui dirigent l’instruction primaire sous le contrôle restreint et avec l’appui financier de l’État.
- b) Des diverses espèces d'établissements d’instruction primaire proprement dite.
- Les diverses espèces d’établissements d’instruction primaire proprement dite, prévus par la loi du 20 septembre 4884, sont:
- 10 Les écoles gardiennes (jardins d’enfants);
- 20 Les écoles primaires communales ou adoptées;
- 3° Les écoles d’adultes.
- il n'y a aucune obligation pour les communes en ce qui concerne la creation et l’entretien des écoles gardiennes et des écoles d’adultes. Les communes sont absolument libres de les organiser ou non.
- La seule mention que consacre la loi à ces sortes d’institutions est celle-ci : « Le Conseil règle, s’il y a lieu, tout ce qui concerne l’établisse-(ARE S "organisation des écoles gardiennes et des écoles d’adultes. »
- II. — Écoles primaires.
- a) Législation.
- 11 y a, dans chaque commune, au moins une école communale établie dans un local convenable.
- La commune peut adopter une ou plusieurs écoles privées; dans ce cas,
- 6 Koi, après avoir pris l’avis de la députation permanente, peut dispenser a commune de l’obligation d’établir ou de maintenir une école commu-
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- nale; cette dispense ne peut être accordée si vingt chefs de famille, ayant des enfants en âge d’école, réclament la création ou le maintien de l’école pour 1 instruction de leurs enfants et si la députation permanente émet un avis conforme à leur demande.
- Deux ou plusieurs communes peuvent, en cas de nécessité, être autorisées par le Roi à se réunir pour fonder et entretenir une école. (Art. 1er.)
- Les écoles primaires communales sont dirigées par les communes.
- Le conseil communal détermine, suivant les besoins de la localité, leur nombre et celui des instituteurs, (Art. 2.)
- Les enfants pauvres reçoivent l’instruction gratuitement. La commune veille à ce que tous ceux qui ne fréquentent pas les écoles privées non inspectées puissent recevoir l’enseignement, soit dans une école communale, soit dans une école adoptée.
- Le conseil communal, après avoir entendu le bureau de bienfaisance, dresse, chaque année, la liste des enfants pauvres admis à recevoir l’instruction gratuite dans les écoles communales ou adoptées et détermine la rétribution par élève due, de ce chef, aux instituteurs de ces écoles. Cette liste, ainsi que la quotité de la rétribution, est approuvée par la députation, sauf recours au Roi.
- La députation détermine aussi, sauf recours au Roi, la part contributive qui incombe au bureau de bienfaisance dans les frais d’instruction des enfants pauvres; la part assignée au bureau de bienfaisance est portéea son budget. (Art. 3.)
- L’enseignement primaire comprend nécessairement la lecture, l’écriture, les éléments du calcul, le système légal des poids et mesures, les éléments de la langue française, flamande ou allemande, selon les besoins des localités, la géographie, l’histoire de Belgique, les éléments du dessin le chant et la gymnastique. Il comprend, de plus, pour les filles, le traval à l’aiguille et, pour les garçons, dans les communes rurales, des notions d'agriculture.
- Les communes ont la faculté de donner à ce programme les extension reconnues possibles et utiles.
- Les communes peuvent inscrire l’enseignement de la religion et e morale en tête du programme de toutes ou de quelques-unes de e écoles primaires. Cet enseignement se donne au commencement ou $ 1 fin des classes; les enfants dont les parents en font la demande 5 dispensés d’y assister.
- Lorsque, dans une commune, vingt chefs de famille ayant des entau en âge d’école demandent que leurs enfants soient dispensés d’assiste
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- cours de religion, le Roi peut, à la demande des parents, obliger la commune à organiser, à l’usage de ces enfants, une ou plusieurs classes spéciales.
- Si, malgré la demande de vingt chefs de famille ayant des enfants en âge d’école, la commune refuse d’inscrire l’enseignement de leur religion dans le programme, ou met obstacle à ce que cet enseignement soit donné par les ministres de leur culte ou des personnes agréées par ceux-ci, le gouvernement peut, à la demande des parents, adopter une ou plusieurs écoles privées à leur convenance, pourvu qu’elles réunissent les conditions requises pour être adoptées par la commune. (Art. 4.)
- L’instituteur s’occupe avec une égale sollicitude de 1 éducation et de l’instruction des enfants confiés à ses soins. Il ne néglige aucune occasion d’inculquer à ses élèves les préceptes de la morale, de leur inspirer le sentiment du devoir, l’amour de la patrie, le respect des institutions nationales, l’attachement aux libertés constitutionnelles. Il s’abstient, dans son enseignement, de toute attaque contre les convictions religieuses des familles dont les enfants lui sont confiés. (Art. 5.)
- b) Règlement-type des écoles primaires (28 décembre 1884].
- L’organisation matérielle, pédagogique et administrative des écoles primaires était assurée, sous l’ancien régime, par le règlement général du 46 août 1879. Le principe de décentralisation qui a prévalu dans la loi nouvelle ne permettait plus d’imposer un règlement semblable aux communes, chacune d’elles tenant de la loi même le droit d’organiser à sa guise l’enseignement primaire, sauf les points réglés par le législateur. Mais le Gouvernement, voulant guider dans cette tâche les administrations locales, a élaboré un règlement-type (28 décembre 1884); ce règlement a oté soumis aux conseils communaux, ceux-ci restant libres de l’adopter sans modification ou de l’approprier aux circonstances locales.
- Voici les principales dispositions de ce règlement qui, on peut le dire, est en vigueur dans la grande majorité des communes :
- L éducation physique, l’éducation intellectuelle et l’éducation morale des élèves sont l’objet de la sollicitude constante de l’instituteur.
- 1 ne néglige aucune occasion d’inculquer à ses élèves les préceptes de morale, de leur inspirer le sentiment du devoir, l’amour de la patrie, le respect des institutions nationales, l’attachement aux libertés constitutionnelles.
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- Il s’abstient, dans son enseignement, de toute attaque contre les convictions religieuses des familles dont les enfants lui sont confiés.
- Il veille soigneusement à ce que ses élèves s’habituent à observer, en toute circonstance, les règles de la bienséance.
- L’instituteur base son enseignement, autant que possible, sur l’intuition; il a soin d’éveiller constamment chez ses élèves l’esprit d'observation, de réflexion et d'invention; il les habitue à exprimer simplement, mais correctement, leurs propres observations, leurs propres jugements; il veilleàce que les notions enseignées soient toujours exactes; il fait de nombreuses applications et de fréquentes répétitions, mais en s’attachant à varier les exercices.
- L’enseignement comprend trois degrés ou cours progressifs, chacun d’une durée de deux ans :
- a) Le degré élémentaire ; b) le degré moyen; c) et le degré supérieur.
- Le nombre de divisions d’élèves, que comprendra une école complète, est déterminé ainsi qu'il suit:
- École de...........
- Degré élémentaire. 3 Deux divisions. ..$1 année. ! ( 2e id.
- ( Un cours unique (3e et 4e années réunies)
- Degré moyen 3 ( Deux divisions. .
- ou
- 3e année.
- 4e id.
- netere ter
- mhi
- 5- ' as
- -4 M* ;
- Un cours unique (5e et 6e années réunies) ou
- + ... ( 5e année.
- Deux divisions.
- ( 6e id.
- L’enseignement est donné conformément au programme arrêté parle conseil communal.
- Le programme est affiché dans chaque classe.
- Le tableau de l’emploi du temps par jour et par heure est dressé par l’instituteur et, après approbation du collège des bourgmestre et échevinsa il est affiché dans chaque classe.
- L’instituteur ne peut s’écarter des prescriptions qu’il renferme.
- Sauf pour l’enseignement de la religion, les livres à mettre entre les mains des élèves, les livres destinés aux bibliothèques scolaires et aux distributions des prix, et les moyens matériels d’enseignement, sonte-
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- général choisis dans le catalogue des livres et objets d enseignement exa minés par le conseil de perfectionnement et recommandés aux autorités communales par le Gouvernement.
- Le conseil communal peut néanmoins désigner des livres et des moyens matériels d’enseignement en dehors du catalogue publié par le Gouvernement. Dans ce cas, il fait parvenir à l’inspecteur cantonal la liste des ouvrages choisis.
- La surveillance de l'enseignement primaire par l’autorite communale est exercée par le collège des bourgmestre et échevins.
- L’instituteur en chef est seul chargé des relations avec les autorites et avec les parents des élèves.
- Les sous-instituteurs, ainsi que les gens de service, sont placés immédiatement sous les ordres de l’instituteur en chef. Le collège échevinal ou l’échevin délégué répartit les cours entre les instituteurs et les sous-instituteurs.
- L’instituteur répond du maintien de l’ordre et de la discipline dans l’école; il exerce une surveillance active sur toutes les classes et veille à la stricte observation des prescriptions réglementaires.
- Il est responsable des transgressions qu’il n’aurait pas réprimées ou dénoncées à l’autorité communale.
- L’instituteur et les sous-instituteurs sont tenus de surveiller soigneusement les élèves à leur entrée dans le préau, à la sortie des classes et pendant les récréations.
- Le préau de l’école est ouvert au moins un quart d’heure avant le commencement des classes.
- Le classement des élèves dans les différentes divisions appartient à Finstituteur en chef, sauf recours au collège des bourgmestre et échevins.
- Linstituteur et les sous-instituteurs tiennent un journal de classe indiquant sommairement, jour par jour, les matières qui font l’objet de 1 enseignement et les devoirs d’application.
- L instituteur examine et vise, au moins une fois par mois, le journal de classe des sous-instituteurs.
- Les instituteurs ne peuvent s’occuper, pendant les heures de classe, d objets étrangers à l’enseignement et à l’éducation de leurs élèves.
- leur est interdit de soigner de préférence, et aux dépens des autres, quelques élèves intelligents, soit pour les faire briller au concours ou dans es compositions, soit pour toute autre raison.
- instruction doit être distribuée également à tous les élèves.
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- L’instituteur veille à ce que chaque élève soit pourvu des livres et des objets nécessaires à l’enseignement.
- Les livres, les cahiers et autres objets de classe, indispensables aux élèves, sont fournis gratuitement par la commune aux enfants pauvres.
- Il est défendu aux instituteurs de laisser circuler dans l’école des pétitions ou des listes de souscription. Il leur est également défendu d’accepter des cadeaux des élèves.
- L'instituteur tient deux registres matricules de fréquentation distincts, l’un pour les garçons, l’autre pour les filles.
- Au commencement de chaque trimestre, l’instituteur fait connaître au collège des bourgmestre et échevins et à l’inspecteur cantonal le mouvement de son école pendant le trimestre précédent.
- A la fin de l’année scolaire, l’instituteur adresse au collège des bourgmestre et échevins un rapport sommaire sur la situation de son école pendant l’année écoulée. Il transmet une copie de ce rapport à l’inspecteur cantonal.
- Des congés extraordinaires peuvent être accordés aux membres du personnel enseignant, par le collège des bourgmestre et échevins, lorsqu’il est dûment constaté que l’état de santé de l’intéressé ne lui permet pas de donner ses cours ou qu’il doit s’absenter pour affaires urgentes.
- L’instituteur informe le collège des bourgmestre et échevins des conges qui lui sont nécessaires pour assister aux conférences cantonales.
- Lorsque l’instituteur, par suite de maladie constatée par le certificat du médecin traitant, se trouve dans la nécessité de suspendre ses leçons pendant plus de quinze jours, le collège des bourgmestre et échevins désigne un instituteur intérimaire.
- Si un instituteur manque aux habitudes d’ordre prescrites par le règle; ment ou s’il compromet la dignité de ses fonctions, le conseil communal prendra les mesures propres à réprimer le mauvais exemple, en prononçant, au besoin, contre cet instituteur, l’une des peines mentionnées dans la loi.
- Les médecins des pauvres sont tenus de visiter les écoles publiques en cas d’épidémie et, hors les cas d’épidémie, au moins une fois par trimestre:
- A la suite de chaque visite, ils adressent au collège des bourgmestre et échevins un rapport sur l’état sanitaire des élèves.
- Les élèves reconnus atteints d’une maladie contagieuse sont renvoyes a leurs parents et ne peuvent rentrer à l’école qu’après avoir obtenu, du médecin, un certificat qui constate leur parfaite guérison.
- Il n’est infligé aucune punition corporelle ni autre de nature à décou
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- rager les enfants ou à les exposer à la risée ou au mépris de leurs condisciples.
- Les récompenses sont :
- 40 Les bons points;
- 2° Les cartes de bonne conduite et d’application, délivrées tous les mois ;
- 3° L’inscription au tableau d’honneur, faite tous les mois;
- 4° Les prix décernés à la fin de l’année scolaire.
- Il pourra y avoir, tous les trimestres, des compositions sur chacune des branches du programme.
- L’instituteur veille à la conservation du bâtiment et du matériel de l’école.
- Il est tenu de faire connaître immédiatement à l’administration communale les dégradations qui surviennent au bâtiment d’école et à ses dépendances et qui exigent des réparations urgentes.
- L’instituteur veille à ce que l’école soit dans un état permanent de propreté.
- L’instituteur entretiendra le jardin de l’école de manière à le faire servir à l’enseignement pratique des notions d’agriculture, d’horticulture et d’arboriculture; il s’efforcera d’en faire un jardin modèle renfermant les meilleures variétés de légumes et d’arbres fruitiers.
- L’instituteur est chargé de l’achat des fournitures classiques nécessaires aux élèves.
- Il dispose d’une somme de deux francs par élève indigent fréquentant lécole primaire, pour l’achat de fournitures classiques, et d’un franc par fille indigente fréquentant l’école primaire pour l’achat de matières pre-mières nécessaires à l’enseignement des travaux à l’aiguille.
- L allocation destinée à l’achat de ces fournitures est liquidée au prorata du nombre des élèves qui ont fréquenté l’école pendant un trimestre au moins.
- Linstituteur tient un registre indiquant la nature et la quantité des objets, qu’il remet à chaque élève, et la date de cette remise.
- , Il fait parvenir à l’administration communale les pièces justificatives de 1 emploi des sommes mises à sa disposition.
- c) Écoles adoptées.
- L’article 4er de la loi organique confère aux communes la faculté adopter une ou plusieurs écoles privées.
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- I 4 4 ne
- domine
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- Aux termes de l’article 9, l’adoption est subordonnée aux conditions suivantes, dont la réunion est absolument requise pour qu’une école primaire privée puisse être subsidiée par l’État, la province ou la commune:
- 4° L’école doit être établie dans un local convenable ;
- 2° Les membres du personnel enseignant devront, pour la moitié au moins, être diplômés ou avoir subi un examen devant un jury spécial à organiser par le Gouvernement.
- Sont dispensés de l’examen ceux qui, antérieurement à la loi, ont eula direction d’une école communale ou adoptée;
- 3° Si l’enseignement de la religion fait partie du programme, cet enseignement sera donné au commencement ou à la fin des heures de classe. Les enfants dont les parents en feront la demande seront dispensés d’y assister;
- 4° Le programme d’enseignement comprendra les matières énumérées au § 4er de l’article 4;
- 5° L’école adoptée doit être soumise au régime de l’inspection de l’Etat, établie en vertu de la loi;
- 6° Elle doit recevoir les enfants pauvres sans pouvoir exiger d'autre rétribution que celle prévue par l’article 3;
- 7° Le nombre des heures de classe ne pourra être inférieur à vingt Par semaine, indépendamment du temps spécialement consacré à l’enseignement de la religion et de la morale; déduction faite du temps employé au travail à l’aiguille, ce nombre ne pourra être inférieur à seize.
- Un tableau indiquant l’emploi du temps sera affiché dans l’école.
- Aucune école primaire privée ne pourra être subsidiée par l’Etat, par la province ou par la commune, si elle ne réunit ces conditions.
- Les infractions aux dispositions légales sont portées à la connaissance du Gouvernement par les inspecteurs; il en est de même des autres abus qui seraient constatés dans une école.
- Si l’autorité dirigeant l’école refuse de se soumettre à la loi ou de mer les abus, les subsides communaux, provinciaux et de l’État sont 1 par arrêté royal motivé et inséré au Moniteur.
- d) Programme de l'enseignement.
- De même qu’il ne pouvait y avoir de règlement général des écoles Pli maires, l’État ne pouvait, sous l’empire de la loi nouvelle, instituer " programme uniforme pour toutes les écoles. Le Gouvernement a préRaT encore un programme-type détaillé et l’a soumis aux communes, qui 1 on
- : réfor-retirés
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- adopté pour la plupart. Ce plan d’études porte, comme le règlement-type, la date du 28 décembre 1884. Il se divise en deux parties :
- 1° Lus branches obligatoires, c’est-à-dire celles dont les communes ne peuvent se dispenser d’organiser l’enseignement dans leurs écoles, sans que celles-ci ne perdent le caractère d’écoles communales : l'écriture, la lecture, l'orthographe, la langue maternelle, les éléments du calcul et du système légal des poids et mesures, la géographie, le dessin, le chant, la gymnastique, les travaux à l’aiguille (écoles de filles, l'histoire nationale, les notions d’agriculture (écoles de garçons);
- 2° Les branches facultatives : les formes géométriques, les notions élémentaires de sciences naturelles et l’étude d’une seconde langue.
- Le programme de l’école primaire comprend trois cours ou degrés successifs, chacun d’une durée de deux ans ou plus. Dans les écoles où la fréquentation est régulière, le premier degré ou degre élémentaire s adresse généralement aux enfants de 6 à 8 ans, le deuxième aux enfants de 8 à 10 ans et le troisième à ceux de 8 à 12. Le programme-type ne prescrit rien quant au temps à consacrer à l’étude des matières de chaque degré; mais il est conçu de façon à indiquer que ces trois grandes étapes de la vie scolaire doivent être marquées dans chaque école; la plupart des enfants sont à même de les parcourir sans trop de peine de 6à12 ans, et avec grande facilité de 6 à 13 ou de 6 à 44.
- Il appartient aux administrations communales d’approprier le programme aux besoins de chaque localité, en y comprenant une ou plusieurs des branches facultatives, en répartissant les matières entre les diverses années d’études, les différentes divisions, en indiquant les points qui ne seront traités que sommairement et ceux qui, grâce au temps plus long I dont on disposera, ferontl’objet d’un examen plus approfondi.
- Tel qu’il est formulé, le programme-type de l’enseignement primaire embrasse trois cercles concentriques, s’étendant de plus en plus et comprenant chacun toutes les matières de l’enseignement. Ces trois cours progressifs ont pour caractère d’être à la fois indépendants et connexes, de former chacun un tout et de se compléter pourtant l’un par l’autre.
- Le système adopté, si éminemment propre à la culture simultanée de I toutes les facultés de l’enfant, présente aussi l’avantage de correspondre à Tancien classement des élèves en division inférieure, en division moyenne et en division supérieure, et s’adapte en même temps aux besoins des | enfants qui quittent l’école sans avoir fait un cours complet d’études Primaires.
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- En leur présentant, dans chaque degré, toutes les matières du programme, d’après la mesure de leur intelligence, on leur permet de recueillir de leur séjour à l’école des avantages bien plus solides que par l’enseignement de cours fragmentaires successivement échelonnés.
- e) Éducation morale.
- L’article 5 de la loi organique de l’instruction primaire porte ce qui suit :
- « L’instituteur s’occupe avec une égale sollicitude de l’éducation et de » l’instruction des enfants confiés à ses soins. Il ne néglige aucune occa-» sion d’inculquer à ses élèves les préceptes de la morale, de leur inspirer » le sentiment du devoir, l’amour de la patrie, le respect des institutions » nationales, l’attachement aux libertés constitutionnelles. Il s’abstient, » dans son enseignement, de toute attaque contre les convictions reli-» gicuses des familles dont les enfants lui sont confiés.
- » L’enseignement didactique de la religion et de la morale peut être » inscrit par les communes en tête du programme de leurs écoles pn-» maires. Elles s’entendent, le cas échéant, avec les ministres de la religion » qui y sera enseignée. »
- Indépendamment de cet enseignement distinct, l’instituteur a pour mission de développer occasionnellement les idées morales et religieuses pendant les leçons. A cet égard, son rôle est resté le même que sousl'em pire de la loi de 4879; le programme qui avait été élaboré en exécution de cette loi définissait de la manière suivante la mission des maîtres, au point de vue de l’éducation morale :
- « L’éducation morale est l’œuvre la plus noble et la plus importante de » l’école; l’instituteur s’y consacrera tout entier, il emploiera toutes les » ressources de son intelligence et de son cœur à rendre facile à ses élèves » la pratique de leurs devoirs envers eux-mêmes, envers leurs parents et » leurs supérieurs, envers leurs semblables et envers la patrie.
- » L’enseignement des devoirs envers Dieu appartient plus spécialement » aux religions. Mais, en s’inspirant d’une idée commune à toutes, sans » pénétrer sur le terrain dogmatique, l’instituteur peut trouver l’occasion » d’entretenir ses élèves de Dieu, de l’âme, ainsi que de ces grandes vérites » morales et chrétiennes qui, à l’honneur de l’humanité, sont devenues » progressivement le domaine de toutes les religions et de toutes les » nations civilisées. (Circulaire ministérielle du 17 juillet 4879.)
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- » C’est principalement par le régime de l’école que l’instituteur tra-» vaillera à la culture morale. La dignité qu’il apportera dans ses actes et » dans son langage, son respect de la justice, son affection sincère pour » l’enfance lui permettront d’établir une sage discipline et lui assureront » l’obéissance, le respect, l’amour de ses élèves. Placé ainsi dans les heu-» reuses conditions d’un bon père de famille, il s’attachera à donner des » enseignements qui respireront, comme ceux du foyer domestique, la » simplicité, la bonté, la vertu.
- » Il mettra à profit tous les cours de l’école, les récréations, les jeux, les » promenades, les mille incidents de la vie scolaire, pour éclairer la con-» science des élèves, pour fortifier les bons penchants et affaiblir les » mauvais, pour exercer et cultiver la volonté dans ses applications au » bien,
- » Il s’attachera à inspirer le respect de la vérité et de la justice, l’esprit » de charité et de tolérance, l’amour du travail et de l’économie.
- « Il recherchera les occasions de rendre ses élèves sensibles à ce qui est » beau dans la nature, dans les arts, dans la vie morale, et mettra ainsi à » profit l’influence que la culture esthétique exerce sur l’éducation du » cœur.
- » Le caractère propre de l’école primaire s’oppose à ce que l’on y fasse » un cours de morale didactique d’après un plan tracé d’avance. Ce qu’il » faut à l’enfant, c’est le bon exemple de l’instituteur, le bon exemple des » condisciples, c’est l’enseignement moral en action, c’est la leçon spon-» tanée qui découle tantôt d’une lecture, tantôt du spectacle de l’univers, " aujourd’hui d’un trait d’histoire, demain d’un apologue.
- » Rien ne s’oppose à ce que certaines leçons ayant pour objet un récit, » un apologue, un morceau littéraire, un fait d’histoire, se donnent, » chaque semaine, à des heures fixes. Il appartient à l’instituteur de » choisir les faits, les exemples dans le livre de lecture, les manuels clas-| » siques ou ailleurs, et de les disposer de manière à présenter, sous une . » forme concrète et entraînante, les principaux devoirs moraux de l’enfant.
- » Les petites pièces de poésie, choisies avec discernement, offrent de pré-» cieuses ressources : elles font aimer la nature, fortifient le patriotisme, » épurent le sentiment moral. »
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- f) Nombre d’heures de leçons et d’occupations par semaine.
- Le tableau ci-dessous, annexé au programme-type du 48 décembre 488%, a pour but de donner aux communes et aux instituteurs des indications utiles pour la préparation du tableau de l’emploi du temps par jour et par heure.
- j
- Degré inférieur.
- Degré moyen.
- Degré supérieur.
- BRANCHES
- 4 .
- Écoles
- Écoles
- Écoles
- i
- D’ENSEIGNEMENT.
- M
- Lecture.
- Langue maternelle ... Écriture.................. Calcul et système métrique. Géographie................ Histoire..................
- de garçons.
- 44
- de filles.
- de garçons
- CO
- GT
- de filles.
- 19
- de garçons.
- de filles.
- 7
- 8
- 7
- 4
- —
- 3
- —
- 4
- —
- 3
- -
- -
- 4
- 3
- 3
- Dessin
- 2
- 2
- —
- 2
- Chant.
- —
- -
- -
- Gymnastique. . . . Agriculture . . . . Travaux à l’aiguille.
- -
- -
- —
- —
- —
- —
- 5
- 4
- 4
- Total par semaine. . .
- 20
- 24
- 24
- 19
- —
- Les écoles où l’on enseigne la religion et la morale y consacrent géh lement trois heures par semaine dans chaque classe.
- BSde --Pei E ”
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- | g) Enseignement de l'économie domestique et des travaux du ménage dans les écoles primaires pour filles.
- L’économie domestique ne forme pas une branche obligatoire d instruc-tion. Seules, les écoles primaires supérieures, sous le régime de la loi du 4er juillet 1879, avaient un cours régulier d’économie domestique d’après un programme formulé par le Gouvernement.
- On enseigne pourtant des notions d’économie domestique aux élèves de la division supérieure dans un grand nombre d’écoles du pays; mais cette branche n’est pas l’objet d’un cours spécial, donné avec suite et régularité. On ne s’en occupe ni à des heures fixes, ni d’après un plan bien déterminé c’est occasionnellement que l'institutrice traite l’un ou l’autre point de cette matière. Tantôt elle le fait à propos d’une leçon de lecture, d’un exercice de langage et de rédaction; tantôt c’est la dictée, le problème d’arithmétique qui lui permettent de communiquer aux élèves une notion utile.
- Le plus souvent, cet enseignement consiste en indications et en conseils; on rencontre des écoles où il revêt sensiblement le caractère intuitif, démonstratif et pratique dont il doit être empreint.
- Quant à la pratique des occupations ménagères proprement dites, elle n’était organisée nulle part à l’école primaire, jusque dans ces derniers temps.
- La Belgique possède quelques écoles ménagères, presque toutes établies dans des centres industriels du Hainaut : à Boussu, Châtelet, Couillet, Mont-sur-Marchienne, Carnières, Ypres, Jemelle, Verviers, Moerbeke et Messines.
- La nécessité d’associer l’école à la famille dans l’œuvre de l’éducation domestique est reconnue aujourd’hui aussi bien en Belgique qu’en Angleterre, en France et en Allemagne. L’accord s’est fait dans tous les esprits à cet égard; les divergences de vues commençaient, jusqu’ici, lorsqu’il s’agissait de déterminer dans quelle mesure l’école primaire doit intervenir.
- 1 Les uns se bornaient à demander à l’institutrice d’habituer les enfants à Tordre et àla propreté, de les familiariser avec l’esprit de prévoyance-, de sur communiquer des notions d’économie domestique et d’hygiène au moyen de causeries faites à propos d’une lecture, d’une dictée, d’une action, d’un problème. Dans leur pensée, l’apprentissage des travaux mestiques est du domaine exclusif de la famille et de l’école ménagère "Peciale. Les autres ne se contentaient pas de simples entretiens sur quel-
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- ques sujets d’hygiène et d’économie domestique; ils soutenaient que lécole primaire peut et doit donner plus de développement à ces deux branches; ils demandaient surtout qu’elle enseignât la pratique des occupations ménagères, les principes de l’alimentation, la cuisine.
- La question ainsi posée, on a pensé que ce serait méconnaître la mission de l’école primaire que de vouloir la transformer en école de cuisine et de travaux manuels. Les nécessités de l’éducation générale, la diversité des branches obligatoires du programme, le jeune âge des élèves, le petit nombre d’années de scolarité, la fréquentation irrégulière, la préparation insuffisante des maîtresses, la forte population des écoles, la dépense à faire : voilà autant de raisons qui s’opposent à ce que l’on organise dans les classes primaires ordinaires la pratique régulière des travaux du ménage . et de la cuisine.
- Cependant, la possibilité et la nécessité de certaines réformes dans le régime des écoles de filles ne faisaient de doute pour personne; il était une grande amélioration qu’on pouvait opérer immédiatement dans beaucoup d’écoles et qui devait devenir aisément générale, dans un temps peu éloigné, au moyen de quelques mesures administratives et pédagogiques, c’était la substitution d’un enseignement régulier des notions d’économie domestique et d’hygiène aux leçons occasionnelles dont il a été parlé. C’est dans ce sens que le Gouvernement a agi :
- Il a publié, le 4er septembre 4 887, une longue et minutieuse instruction relative à l’enseignement de l’économie domestique et des travaux du ménage dans les écoles primaires et dans les écoles d’adultes pour filles. Cette instruction, véritable programme méthodique et détaillé, a été adressée aux institutrices communales et adoptées et rien n’a éte néglige pour amener les administrations communales à prendre à cœur la prépë ration des jeunes filles aux divers travaux du ménage.
- L'instruction dont il s’agit débute par des considérations générales sur l’opportunité de la réforme et sur la méthode à suivre dans les leçons sur les nouvelles matières; puis elle expose successivement pour les trois degrés de l’école primaire et pour les écoles d’adultes une série de leçons et de travaux ayant trait à l’enseignement théorique et surtout pratique de 1 économie domestique, de l’hygiène, des occupations de ménagc,dE ouvrages à l’aiguille; elle associe largement la famille à l’école en Pre voyant une foule de travaux à faire à domicile par les élèves. Comme moyen simple et peu coûteux d’organiser le nouvel enseignement, lins truction recommande d’annexer à l’école primaire une classe ménager dans les conditions suivantes :
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- « Deux après-midi par semaine, le mercredi et le samedi, par exemple, les élèves de la division supérieure ou de la section la plus avancée de cette division, lorsqu’elle comporte deux années d’études (enfants de I I ans et demi à 12 ans au moins), apprennent les travaux pratiques du ménage dans la maison de l’institutrice ou dans tout autre local comprenant au moins une cuisine et une buanderie pourvues du matériel nécessaire. L’ameublement et l’outillage sont les plus simples possibles, car il sagit de préparer de futures ménagères, principalement pour les familles d ouvriers et de cultivateurs, et non des cuisinières pour des gens riches. »
- Enfin, l’instruction du 4er septembre 4887 fixe le temps à consacrer à l’enseignement de l’économie domestique et des travaux de ménage, et elle indique quelques simplifications à apporter au programme général de l’école primaire pour faire place à ce nouveau cours.
- Cependant la bonne volonté et les efforts du Gouvernement auraient pu rester stériles par suite du manque de préparation des maîtresses actuellement en fonction. Il fallait, en un mot, veiller à former, d’une manière plus complète que par le passé, les institutrices à la pratique intelligente et à l’enseignement des travaux du ménage : tel a été l’objet d’une seconde instruction en date du 2 septembre 4887; elle est destinée à mettre 1 école normale à même de préparer des institutrices capables d’appliquer avec succès l’instruction du 4er septembre 4887. Cette instruction avait été précédée d’un cours temporaire organisé, pendant les grandes vacances de 4884, à l’École normale de Liége, et où de nombreuses institutrices se sont initiées au nouvel enseignement.
- Les nouvelles dispositions sont aujourd’hui en vigueur dans toutes les écoles normales pour filles, aussi bien dans les écoles adoptées que dans les établissements officiels, et les rapports de l’inspection témoignent des heureux résultats qu’elles commencent à produire. Toutes les précautions ont été prises pour que nulle part on ne soit tenté de dépasser la mesure, en formant des institutrices qui pourraient fonctionner dans les grandes écoles ménagères; d’autre part, pour ménager un temps plus considérable | a 1 enseignement de l’économie domestique, on a réduit le programme de quelques autres branches, dans des proportions telles, toutefois, que les etudes pédagogiques ne puissent pas en souffrir.
- h) Enseignement du travail manuel dans les écoles primaires pour garçons.
- Cet exposé serait incomplet s’il ne marquait pas jusqu’à quel point la
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- Belgique a adhéré à une réforme qui s’opère insensiblement, depuis quelques années, dans l’enseignement populaire de plusieurs nations d’Europe et aux États-Unis.
- Un mouvement qui, d’année en année, gagne en intensité, se manifeste en faveur de l’introduction des travaux manuels dans les écoles primaires pour garçons. La presse pédagogique et la presse politique s’occupent activement de cette question, notamment en Suède, en Finlande, en Allemagne, en Danemark, en Hollande, en France, en Italie, etc. La Belgique n’y est pas restée étrangère, et le sujet y a même été traité dans un inte-ressant débat à la Chambre des représentants (1886). Des journaux spéciaux ont été fondés pour propager l'idée en Belgique; une de ces publications existe depuis bientôt trois ans.
- On est même sorti du domaine de la théorie, et dans un certain nombre d’écoles primaires en Suède, en Allemagne et en France, on enseigne aujourd’hui les travaux manuels; cet exemple a été imité par plusieurs instituteurs belges qui ont, d’initiative, organisé un cours de l’espèce dans leurs écoles.
- C est depuis 1883 que le Gouvernement belge a commencé à se préoccuper de la question; à cette époque, M. Van Humbceck, ministre de 1 Instruction publique, chargea M. Sluys, directeur de la section normale de Bruxelles, et M. Van Kalken, professeur à cet établissement, de suivre le cours de travaux manuels qui devait s’ouvrir, le 15 août 1883, à Naas, en Suède, et d étudier l’organisation de l’enseignement des travaux manuels dans les écoles primaires de ce pays. La mission des deux délégués dura près de deux mois et, à leur retour, ils adressèrent au ministre un rapport dont l’administration s’est largement inspirée dans les mesures prises depuis lors dans cet ordre d’idées.
- On sait que, abstraction faite des détails d’une importance secon aile toutes les formes théoriques et pratiques qu’a revêtues la questiodeux l’enseignement primaire des travaux manuels peuvent se ramènera systèmes généraux : le système économique et le système Pédeoankent « Les uns, se plaçant au point de vue purement économique, Poi que l’école primaire doit tendre essentiellement à solliciter la reve des aptitudes, à les développer et à préparer les enfants aussi comp 1a ment que possible aux divers métiers, de manière à leur assurer
- - ’ - - 1 1‘evistence” sortie de l’école ou peu de temps après, des moyens matériels a forces Ils croient qu’on augmenterait ainsi dans une large mesure les génératrices des richesses sociales. : nanuel
- » Les partisans du système pédagogique considèrent le travail me
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- comme un moyen éducatif propre à donner à la main une adresse, une aptitude générale, applicable dans les diverses circonstances de la vie pratique; propre également à exciter le goût pour le travail, à exercer énergiquement les facultés d’attention, de perception et d intuition.
- » Le contraste entre ces deux tendances est complet. Pour l’une, le but de l’enseignement primaire est la préparation aux professions; pour l'autre, il est plus élevé et plus général : l’école doit former l’homme complet, développer intégralement et harmoniquement toutes les facultés de l’enfant, sans viser à le préparer à une profession spéciale. La première transforme l’école primaire en école d’apprentissage, et annexe l’école à l’atelier; l’autre lui conserve son caractère essentiellement pédagogique en y organisant le travail manuel d’après les principes généraux qui pénètrent tout l’enseignement primaire. » (SLUYS.)
- En Belgique, c’est le second système, le système pédagogique, qui semble avoir prévalu dans l’opinion publique et dans les vues du Gouvernement.
- Les premières mesures pratiques datent de 1887 : par arrêté ministériel du 4er juillet de cette année, un cours normal temporaire a été organisé à l’École normale de Nivelles, pour initier un certain nombre de professeurs et d’instituteurs aux travaux manuels et les mettre à même d’enseigner cette branche avec fruit.
- Cinquante personnes — instituteurs communaux ou adoptés choisis par 1 inspection parmi les plus capables, professeurs et instituteurs attachés aux écoles normales — ont été admises à suivre ce cours, qui a duré un mois et qui a comporté les travaux pratiques et leçons ci-après :
- 10 Un choix d’occupations empruntées à la méthode Frœbel;
- 20 Le cartonnage : confection d’une cinquantaine de modèles gradués;
- 30 Le travail du bois, d’après la méthode d’Otto Salomon, appropriée aux besoins des écoles belges : confection d’une cinquantaine de modèles i gradués; —connaissance des outils : maniement, soins à leur donner; I principales essences de bois; valeur et usage;
- 40 Des conférences sur les matières suivantes :
- 4. De l’enseignement des travaux manuels comme branche d’éducation generale •. but pédagogique, avantages;
- B. Organisation de l’enseignement des travaux manuels à l’école pri-maire : préparation de l’instituteur; atelier, outillage, matières premières; | (pense; âge auquel les enfants doivent commencer le travail manuel, nombre d’élèves à admettre à l’atelier ; choix des occupations, programme modèles ; temps à consacrer au travail; méthode proprement dite;
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- C. Aperçu de l’histoire de l’enseignement des travaux manuels pour garçons;
- 5° Des exercices didactiques, suivis d’une discussion sur la méthodeel les procédés employés.
- Le temps consacré à chacune des branches du cours normal était déterminé comme suit :
- 4° Occupations empruntées à la méthode de Frœbel ... 15 heures. 2° Cartonnage 50 -
- 30 Travail du bois. . •.............................................95 -
- 4° Enseignement théorique (conférences).............................40 -
- Total. . . 470 heures.
- Le cours temporaire de Nivelles ayant produit des résultats favorables, l’enseignement des travaux manuels a été introduit définitivement, au commencement de l’année scolaire 4887-1888, dans les établissements normaux de l’État, à raison de deux leçons hebdomadaires, chacune d'une heure à une heure et demie.
- La circulaire adressée à cette fin aux chefs de ces établissements contenait les recommandations suivantes :
- « L’enseignement comprendra dans cette classe : 4o un choix d’occupé tions empruntées à la méthode de Frœbel (principalement ; tissage, très sage, pliage, découpage, collage, ouvrages au moyen de bâtonnets et pois); 2° le cartonnage, d’après le programme du cours normal de Nivelles.
- Les leçons seront données par celui de vos professeurs qui a suivilf cours normal temporaire, en 4887.
- Une indemnité annuelle, qui ne pourra dépasser 300 francs, pourra être allouée au professeur, si le nombre total d’heures de leçons, dont il sera chargé, dépasse sensiblement la moyenne généralement admise. Vousvou drez bien, le cas échéant, m’adresser des propositions motivées en cea-concerne l’octroi d’une telle indemnité.
- Une salle quelconque, bien éclairée et bien aérée, convient comme atelier pour le travail du carton. Au besoin, la salle de récréation pour servir à cet usage. On trouvera facilement dans le mobilier de 1 école tables nécessaires.
- L’outillage et les matières premières devront être acquis dans des c°n ditions économiques.
- Au lieu de feuilles de zinc, on emploiera, pour le découpage, des plan ches épaisses ou madriers en hêtre de 35 à 40 centimètres de largeur.
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- La dépense à faire pour l’outillage et les matières premières nécessaires au travail d’une année, non compris les tables et les planches en hêtre, ne pourra excéder la somme de 80 francs.
- J’appelle votre attention sur le choix des papiers de couleur destinés à la décoration des travaux en carton. Il importe que ces papiers répondent aux exigences du bon goût. »
- L’enseignement du travail du bois a été introduit dans les instituts pédagogiques officiels au début de l’année scolaire 1888-1889, après que les professeurs chargés de cet enseignement eurent suivi un second cours normal temporaire organisé à Nivelles pendant les vacances précédentes. Au préalable, dans chaque école, on avait disposé un atelier de travail du bois pour vingt élèves au plus.
- Grâce à ces différentes mesures, que beaucoup d’écoles normales agréées ont adoptées spontanément, les jeunes gens qui à l’avenir seront diplômés comme instituteurs, pourront introduire le nouvel enseignement dans leurs écoles et la réforme réalisera sans aucun doute de grands et rapides progrès dans le pays.
- Il est juste de dire que certaines administrations communales avaient devancé le Gouvernement dans la voie où il s’est engagé : à Bruxelles, par exemple, on avait chargé quelques instituteurs d’enseigner le travail du bois et le cartonnage, à la suite d’un cours temporaire où ils avaient pu se préparer à cette tâche.
- Dans un grand nombre d’autres localités, les administrations communales ont pris des mesures analogues, et le nouvel enseignement y fonctionne régulièrement.
- 1) Des concours entre les écoles primaires.
- Des concours ont lieu obligatoirement chaque année entre les élèves de la division supérieure des écoles primaires communales ou adoptées. Les écoles libres ont la faculté de prendre part à ces luttes, à la condition de se conformer au règlement sur la matière, règlement qui fait chaque année 1 objet d’un arrêté ministériel.
- La loi de réforme électorale du 24 août 1883 attribue le droit d’élec-torat à la province et à la commune aux élèves des écoles primaires porteurs du certificat de capacité obtenu à la suite de ces concours.
- j Instruction gratuite des enfants indigents.
- En vertu de l’article 3 de la loi scolaire, les enfants pauvres reçoivent
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- l’instruction gratuitement. La commune veille à ce que tous ceux qui ne fréquentent pas les écoles privées non inspectées puissent recevoir l’enseignement, soit dans une école communale, soit dans une école adoptée.
- Le conseil communal, après avoir entendu le bureau de bienfaisance, dresse, chaque année, la liste des enfants pauvres admis à recevoir 1 instruction gratuite dans les écoles communales ou adoptées et détermine la rétribution par élève due, de ce chef, aux instituteurs de ces écoles. Cette liste, ainsi que la quotité de la rétribution, est approuvée par la députation, sauf recours au Roi.
- La députation détermine aussi, sauf recours au Roi, la part contributive qui incombe au bureau de bienfaisance dans les frais d’instruction des enfants pauvres; la part assignée au bureau de bienfaisance est portées son budget.
- Un arrêté royal du 21 septembre 1881 trace les règles à suivre pour 1 exécution de ces dispositions légales.
- Sont admis à jouir du bienfait de l’instruction gratuite dans les écoles primaires communales ou adoptées :
- 1° Les enfants de personnes secourues par les bureaux de bienfaisance,
- 2° Les enfants des ouvriers qui n’ont pour revenu que le produit de leur salaire journalier;
- 3° Tous les autres enfants habitant la commune, à l’égard desquels il sera reconnu, conformément aux dispositions ci-après, que les personnes qui en sont chargées ne se trouvent pas dans une position aisée.
- Toutefois aucun enfant ne peut être inscrit, contre le gré de ses parents, sur la liste des élèves admis gratuitement (art. 1er).
- Pour que l’instruction gratuite puisse être réclamée comme un droit, il faut que 1 enfant se trouve dans les conditions suivantes :
- 1° Qu il ait six ans au moins et quatorze ans au plus, à la date " 4er octobre qui suit l’inscription ;
- 2° Qu’il ait été vacciné ou qu’il ait eu la variole;
- 3° Que la personne chargée de son entretien habite la commune (art. 2).
- Tous les ans, du 1er au 30 juin, il sera ouvert, dans chaque commune à la diligence du collège des bourgmestre et échevins, deux registre destinés à recevoir les inscriptions, l’un des garçons, l’autre des fille (art. 3 .
- Il est donné, avant le 20 septembre, avis aux intéressés des décision prises au sujet des inscriptions ou des réclamations qui se seraient pr° duites pour refus d’inscription (art. 13),
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- Les instituteurs chefs des écoles communales ou adoptées ne peuvent admettre aux frais de la commune que les enfants portés sur la liste définitivement arrêtée.
- Toutefois, d’autres enfants peuvent être admis à quelque époque que ce soit, de l’assentiment de l’autorité communale (art. 44).
- III. — COURS D'ADULTES.
- a) Organisation.
- La loi du 20 septembre 4884 laisse aux communes le soin de régler tout ce qui concerne l’établissement et l’organisation des écoles d’adultes.
- Le Gouvernement ne peut ni créer de telles écoles, ni imposer à celles qui existent ou qui viendraient à s’ouvrir un système quelconque de réglementation.
- Mais, à l’exemple des diverses administrations qui se sont succède depuis 1842, il considère comme un devoir de faciliter le maintien et d encourager l’établissement de cours du soir et du dimanche pour les adultes. Il voit dans le développement de ces cours un excellent moyen de rendre plus efficace et plus durable l’influence bienfaisance des écoles primaires.
- Larticle 4er de l’arrêté royal du 24 septembre 1881 étend aux écoles dadultes l’inspection exercée au nom et aux frais de l’État; l’article 5 fait aux inspecteurs une obligation de les visiter aussi souvent que leurs occupations le permettent, et l’article 2 leur prescrit de renseigner le Gouvernement sur la situation matérielle et pédagogique des écoles, de lui signaler les abus à réformer et de contrôler l’emploi des subsides alloués par l’État.
- Pour exciter le zèle des communes en faveur de ces institutions essentiellement populaires, qui peuvent contribuer puissamment à élever le 1 niveau moral et intellectuel des classes laborieuses et servir à 1 amélioration de leur condition, le Gouvernement a, en juillet 4887, présenté aux administrations communales un ensemble d’indications propres à les 1 xer sur le caractère et sur les éléments essentiels d’une organisation judi-dieuse des cours d’adultes, ainsi que sur les conditions mises àl octroi de Subsides pour cet objet.
- A cette instruction est joint un règlement-type qui débute (chapitre I) en | Exant la véritable portée de l’enseignement des adultes; il prévoit trois 1 3 mes distinctes à donner, suivant les circonstances et suivant 1 auditoire, | set enseignement: un cours élémentaire pour les jeunes gens qui n’ont mais fréquenté l’école primaire ou qui, n’ayant pas dépassé les classes
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- inférieures, ont oublié le peu qu'ils ont su; il s’agit de leur apprendre à lire, à écrire, de leur inculquer les notions les plus indispensables de calcul et de langue maternelle; un cours de répétition et de perfectionnement pour ceux qui ont suivi avec plus ou moins de succès les leçons des trois degrés de l’école primaire, mais dont l’instruction n’a pas la solidité, 1 étendue et le caractère d’utilité pratique qui en permettraient une applica-tion féconde aux besoins de la vie usuelle ; des cours spéciaux : géométrie, dessin, tenue des livres, économie domestique et travaux du ménage, etc.) dans les villes, dans les centres populeux, dans les régions agricoles où des industries nombreuses, des relations multiples, des besoins particuliers réclament de la part des travailleurs certaines aptitudes, certaines connaissances spéciales auxquelles le programme commun n’autoriserait pas à donner assez d’ampleur. L’instruction conseille l’adjonction, à toute école d’adultes, d’une bibliothèque intelligemment composée d’ouvrages ayant trait à la morale, à la géographie, à l’histoire, aux sciences vulga risées, à l’agriculture, aux métiers, à l’économie sociale, à la littérature-
- Un chapitre du règlement-type signale les dispositions à prendre pour que les locaux et le mobilier de l’école placent les élèves dans des conditions de bien-être physique et contiennent des objets utiles au succès des leçons. Un autre traite de l’inscription, de l’admission et du classement des élèves; dans les commentaires relatifs à cet objet, l'instruction émet l’avis que pour attirer et pour retenir les jeunes gens aux leçons du soir ou du dimanche, il faudrait ne réclamer une rétribution qu’à la derniers extrémité et seulement de ceux dont l’aisance est notoire. Le chapitre suivant s’occupe de la surveillance constante de l’école d’adultes, de la dise pline qui doit y régner et de quelques moyens d’encouragement propre à contribuer au succès de l’enseignement des adultes. — Les dispositions à prendre pour favoriser la fréquentation (époque, jours, heures, on l’objet du chapitre V. — Enfin le VIe et dernier chapitre trace le cadre 6 dépenses que nécessite le service d’une école d’adultes bien organisée. 5 commune, disent les commentaires, a le droit de disposer du personne enseignant des écoles primaires pour les leçons à donner aux cours d adultes, mais elle doit une rémunération convenable aux instituteur dont elle réclame un concours dévoué.
- Le Gouvernement intervient par voie de subsides dans l’enseigne®6 des adultes, mais il ne le fait que pour les écoles offrant des garan suffisantes d’un enseignement sérieux.
- Les écoles doivent:
- 4° Fournir un local et un ameublement convenables;
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- 2° Avoir un personnel enseignant capable et dont la moitié des membres au moins possède un diplôme légal pour l’instruction primaire;
- 3° Être fréquentées par 45 élèves au moins, dans les communes de plus de 1,000 habitants, et par 10 au moins dans celles d’une population inférieure à ce chiffre ;
- 4° Appartenir par leur destination, leur organisation et leur programme, à l’une des trois catégories énumérées à l’article 4er du règlement-type ;
- 5° Dans le cas où elles seraient rangées dans la deuxième catégorie et constitueraient le cours de répétition et de perfectionnement, prendre part au concours annuel des écoles d’adultes;
- 6° Accepter le régime d’inspection établi par la loi du 20 septembre 1884 et communiquer aux inspecteurs leur règlement et leur programme;
- 7° Être ouvertes chaque année pendant cent heures, au moins.
- b) Concours des écoles d’adultes.
- Chaque année, au lundi de Pâques, un concours a lieu par ressort d inspection cantonale, entre les élèves de la division superieure des écoles d’adultes pour jeunes gens. Tout ce qui concerne cette épreuve fait l’objet d’un arrêté organique du 29 juillet 1887, auquel est annexé un programme des concours.
- Le concours est obligatoire pour les écoles d’adultes communales, adoptées et subsidiées; les écoles entièrement libres ont la faculté dy participer en se conformant au règlement.
- Sont seuls admis à concourir les élèves âgés de quinze ans au moins qui, ayant fréquenté la division supérieure d’une école d’adultes pendant 1 année du concours, ont assisté au moins aux deux tiers des leçons de cette année scolaire et n’ont pas suivi les cours d’un autre établissement.
- Les matières obligatoires du concours et le nombre des points attribués à un travail parfait, pour chacune des branches du programme, sont déterminés comme suit :
- - „ 50 points. 1° Langue maternelle .‘." 25 2° Éléments du calcul et du système métrique . . _ 3° Dessin 1
- 4° Géographie............................................ A5
- 50 Histoire de Belgique................................ 10
- 6° Droit constitutionnel...............................
- 7o Hygiène ...».................................................. —
- Total. . . 450 points.
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- Les élèves ont la faculté de prendre part à un concours sur une ou plusieurs des branches suivantes : notions d’agriculture, langue accessoire, sciences naturelles.
- Un maximum de 20 points est attribué à chacune de ces branches.
- Pour avoir droit au certificat de capacité, il faut avoir obtenu au moins: 4° Les six dixièmes du maximum des points dans l’ensemble des matières;
- 2° La moitié des points dans chacune des branches suivantes: langue maternelle et éléments du calcul et du système métrique.
- Si un concurrent obtient au moins la moitié des points attribués à l’une ou à l’autre des branches facultatives, il en est fait une mention spéciale sur le certificat de capacité.
- Indépendamment du certificat de capacité délivré par le gouvernement, il pourra être accordé aux concurrents, par les provinces et par les communes, d’autres récompenses consistant en livres ou en livrets de la caisse d’épargne.
- Les jeunes gens qui, dans un concours antérieur d’écoles d’adultes, ont obtenu un certificat de capacité, ne peuvent plus prétendre qu’à l'obtention de l’une de ces dernières récompenses.
- La loi de réforme électorale du 24 août 1883 attribue le droit d'électorat à la province et à la commune aux élèves des écoles d’adultes porteursdu certificat de capacité obtenu à la suite de ces concours.
- IV. — Des INSTITUTEURS communaux.
- a) Nomination.
- La nomination, la suspension, la mise en disponibilité par mesure d’ordre et la révocation des instituteurs appartiennent au conseil communal.
- Néanmoins, l’instituteur ne peut être révoqué qu’avec l’approbation 1 € la Députation permanente; le conseil et l’instituteur peuvent en app au Roi. à
- Les mêmes règles s’appliquent à toute suspension de plus d’un molité toute suspension avec privation de traitement et à la mise en dispon
- par mesure d’ordre. ' enou-
- La suspension prononcée par le conseil communal ne peut être ois velée par luià raison des mêmes faits, ni excéder une durée de six #
- Le Roi peut, de l’avis conforme de la Députation permanente, in
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- tuteur et le conseil communal entendus, révoquer ou suspendre un instituteur communal; il peut, dans les mêmes conditions, le mettre en disponibilité par mesure d’ordre.
- Aucune place d’instituteur communal ne peut rester plus d un mois sans titulaire provisoire ou définitif. Le collège échevinal peut désigner 1 intérimaire.
- Le conseil communal peut mettre un instituteur en disponibilité pour suppression d’emploi; dans ce cas, l’instituteur jouira d un traitement d’attente dont les bases et les conditions sont déterminées par arrêté royal; ce traitement ne pourra être inférieur à la moitié du traitement d’activité, casuel compris, ni descendre au-dessous de 4000 francs. Le temps de disponibilité comptera dans le calcul de la pension, dont le taux sera réglé comme si l’intéressé avait joui de son revenu d’activité pendant qu’il a été en disponibilité.
- Les instituteurs communaux sont choisis parmi les Belges par la naissance ou la naturalisation, porteurs du diplôme d’instituteur primaire, sortis d'une école normale publique ou inspectée après en avoir suivi les cours pendant deux ans au moins, ou qui sont munis d’un diplôme de 1 enseignement moyen du deuxième degré; ils peuvent aussi être choisis parmi ceux qui ont subi avec succès l’examen d’instituteur devant un jury organisé par le Gouvernement.
- b) Du revenu des instituteurs.
- Le conseil communal fixe le traitement des instituteurs; ce traitement ne peut être inférieur à 4000 francs pour les sous-instituteurs et à 4200 francs pour les instituteurs, casuel compris. L’instituteur a droit, en outre, à un logement ou à une indemnité de logement, à fixer de commun accord, sauf recours à la Députation permanente et ensuite au Roi en cas de dissentiment.
- L instituteur, assimilé en cela aux membres du personnel enseignant et administratif des écoles normales de l’État et des établissements d’instruction moyenne, peut être mis en disponibilité : a) pour cause de maladie de nature à le mettre dans l’impossibilité de reprendre ses fonctions après un congé de six mois; b) par mesure d’ordre; c) dans l’intérêt du service et notamment pour cause de suppression d’emploi.
- L’instituteur mis en disponibilité a droit à un traitement d’attente qui Prend cours le lendemain du jour où le paiement du traitement d’activité est suspendu.
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- Ce traitement d’attente est à la charge de la commune si la mise en disponibilité par mesure d’ordre est le fait du conseil communal, à la charge de l’État si elle est prononcée par le Roi.
- Le traitement d’attente à payer aux agents mis en disponibilité pour cause de maladie ou pour suppression d’emploi est fixé d’après les règles suivantes :
- A la moitié du traitement d’activité, casuel et émoluments compris, pour les intéressés ayant cinq années de service ou au-dessous.
- Aux deux tiers, pour ceux qui ont de cinq à quinze années de service;
- Aux trois quarts, pour ceux qui ont plus de quinze années de service.
- En cas de mise en disponibilité pour suppression d’emploi, le traitement d’attente ne peut être inférieur à 1000 francs; il est porté au même taux que le traitement d’activité si l’intéressé compte vingt-cinq ans de service.
- En cas de mise en disponibilité par mesure d’ordre, le traitement d’attente ne peut dépasser la moitié du traitement d’activité, casuel et émoluments compris.
- En cas de mise en disponibilié dans l’intérêt du service et notamment pour suppression d’emploi, le traitement d’attente est payé pendant le temps nécessaire pour procurer à l’intéressé une autre position. Il est considéré comme démissionnaire s’il refuse d’accepter dans l’enseignement communal, provincial ou de l’État, des fonctions auxquelles est attaché un revenu au moins égal à son traitement d’attente. En cas d’acceptation d’autres fonctions ou emplois, le traitement d’attente peut être réduit.
- Si la mise en disponibilité a pour cause une mesure d’ordre ou 1 intéret du service et notamment une suppression d’emploi, le ministre ou la commune statue sur la cessation ou la réduction des traitements d'attente.
- Le traitement d’attente ne peut être supprimé ni réduit lorsque la mise en disponibilité a pour cause la maladie.
- Le temps de disponibilité est admis pour la liquidation de la pension éventuelle.
- c) Pensions des instituteurs communaux, de leurs veuves, enfants et orphelins.
- Les instituteurs communaux peuvent être admis à la pension, sur leU demande, à l’âge de 55 ans révolus et, par mesure d’office, à l’âge de 60 an accomplis.
- Deux conditions sont exigées pour l’obtention d’une pension. C esta"
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- l’instituteur ait l’âge indiqué ci-dessus et qu’il compte trente années de service.
- Des pensions peuvent aussi être accordées pour cause d'infirmités, lorsque l’instituteur n’a pas l’âge ni le nombre d années de service voulus.
- La pension est liquidée à raison, pour chaque année de service, de 4/55e de la moyenne du traitement, casuel et émoluments compris, dont l’intéressé a joui pendant les cinq dernières années.
- Les années de service sont comptées à partir de l’âge de dix-neuf ans accomplis.
- Le diplôme est admis pour deux années.
- Le taux de la pension est payé comme suit :
- 2/5 par les communes;
- 1/5 par les provinces ;
- 2/5 par l’État.
- Les pensions des veuves, enfants et orphelins des instituteurs communaux s’acquièrent au moyen de retenues à prélever sur ces traitements.
- La pension normale de la veuve est fixée à 16 p. c. du traitement moyen dont le défunt a joui pendant les cinq dernières années et pendant la durée de la participation à la caisse.
- Elle est augmentée de 1 p. c. de ce traitement à raison de chaque année de contribution au delà de dix ans.
- La pension de la veuve s’accroît de 2 p. c. du traitement moyen, du chef de l'existence de chaque enfant âgé de moins de 18 ans, né du mari défunt et sans distinction de lit. Cet accroissement cosse lors du décès des enfants ou à mesure qu’ils atteignent l’âge de 18 ans.
- La pension d’un orphelin unique est les 3/5 de la pension dont la mère jouissait ou à laquelle elle aurait eu droit.
- La pension de deux orphelins est les 4/5 de la même pension.
- Celle de trois orphelins de la totalité.
- Pour chaque orphelin au delà de trois, cette pension s’accroît de 2 p. c. du revenu moyen des cinq dernières années, sans que cet accroissement Puisse excéder 10 p. c. de ce traitement.
- V. - DeS AUTORITÉS PRÉPOSÉES A LA SURVEILLANCE DES INSTITUTIONS
- D’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE PROPREMENT DIT.
- La direction et par conséquent la surveillance des écoles appartient aux
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- CLASSE 6.
- communes en vertu de l’article 2 de la loi; l’inspection est exercée, au nom de l'État, par des inspecteurs principaux et cantonaux dont la nomination est dévolue au Roi.
- Le pays est divisé en quatre-vingts cantons scolaires, à la tête de chacun desquels se trouve un inspecteur cantonal. Ces quatre-vingts circonscriptions sont réparties en dix-huit inspections principales.
- L’inspection s’étend aux écoles communales, aux écoles privées adoptées ou subsidiées par l’État, la province ou la commune; elle s’étend aussi aux écoles gardiennes et aux cours d’adultes organisés par les communes, ou subsidiés par l’État, la province ou la commune.
- Les inspecteurs renseignent le Gouvernement sur la situation matérielle et pédagogique des écoles, lui signalent les abus à réformer et contrôlent l’emploi des subsides alloués par l’État pour le service de l’enseignement primaire.
- Leur surveillance ne s’étend pas au cours de religion et de moralejelle s’applique à toutes les autres branches de l’enseignement, tant facultatives qu’obligatoires.
- L’inspection procède par voie de conseil vis-à-vis des communes et des instituteurs. Elle réclame d’eux des renseignements et se livre aux investi gations nécessaires pour éclairer le Gouvernement; elle a le droit d'inter roger les élèves pendant les classes et de se rendre compte de leur travadi L’inspection donne son avis au Gouvernement sur toutes questions qui : sont soumises et lui fait d’office rapport sur les résultats de ses investi gations.
- L’inspecteur principal visite, au moins tous les deux ans, chaque eoo primaire de son ressort. Il visite les écoles gardiennes et les cours d’adultes aussi souvent que ses occupations le lui permettent. Il se tienten relations suivies avec les inspecteurs cantonaux qui lui sont subordonne dans l’ordre hiérarchique, reçoit leurs rapports et les communique Ministre de l’intérieur et de l’instruction publique en y joignant son a Il préside annuellement au moins une des conférences trimestrielles.
- Il adresse chaque année au Ministre un rapport sur la situation l’instruction primaire dans son ressort.
- L’inspecteur cantonal se met en rapport avec les administrations les munales et les instituteurs. Il visite, au moins une fois l’an, toutes PS écoles primaires de son canton. Il visite les écoles gardiennes et es d’adultes aussi souvent que ses occupations le lui permettent. ne
- Il tient note détaillée des résultats de chaque inspection et les co 5 dans un registre accessible en tout temps à l'inspecteur principal-
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- CLASSE 6.
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- Il adresse à l’inspecteur principal, tous les trois mois, un rapport sur la situation de l’instruction primaire dans les communes qu’il a parcourues.
- L’inspecteur cantonal réunit en conférence, sous sa direction, une fois par trimestre, les instituteurs communaux de son ressort.
- Les instituteurs des écoles adoptées ont le droit de participer à ces conférences.
- Nul ne peut être nommé aux fonctions d’inspecteur cantonal de renseignement primaire s’il n’est porteur du certificat d’aptitude à ces fonctions, institué par l’arrêté royal du 17 août 1882.
- Sont dispensées du certificat les personnes qui remplissent ou qui ont rempli les fonctions d’inspecteur cantonal, d’inspecteur de l’enseignement primaire privé, de directeur ou de professeur d’une école normale primaire publique ou privée, de même que ceux qui, pendant dix ans au moins, ont été à la tête d’une école primaire publique ou privée, ayant un personnel de trois instituteurs au moins.
- Le service de l’inspection de l’enseignement primaire comprend trois classes d’inspecteurs principaux et trois classes d’inspecteurs cantonaux.
- Le traitement affecté à chaque classe est fixé comme suit :
- A. — Inspecteurs principaux.
- Première classe. . Deuxième classe . Troisième classe .
- fr.
- »
- »
- 7,000
- 6,000
- 5,000
- 7,500
- 6,500
- 5,500
- B. — Inspecteurs cantonaux.
- Première classe. .
- Deuxième classe .
- Troisième classe .
- fr.
- »
- »
- 4,000 3,500
- 3,000
- 4,500
- 3,800
- 3,300
- Les indemnités dues aux inspecteurs pour frais de route et de séjour , a visite des écoles et autres services sont calculées d’après un tarif Spécial.
- VI.—Du CONSEIL DE PERFECTIONNEMENT DE L’INSTRUCTION PRIMAIRE.
- Un conseil de perfectionnement de l’instruction primaire est établi auprès du Ministère de l’intérieur et de l’instruction publique.
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- 414 CLASSE 6.
- Un arrêté royal désigne les membres de ce conseil, lequel est présidé par le ministre ou par son délégué. — Le conseil est composé de sept membres au moins et de neuf au plus, indépendamment du président.
- Le secrétaire général du Département, le directeur général de l’enseignement primaire et l’inspecteur des écoles normales prennent part aux délibérations du conseil, avec voix consultative.
- Le mandat de chacun des membres est de trois ans; il peut être renouvelé. — Le conseil est assisté d’un secrétaire désigné par le ministre.
- Le conseil se réunit chaque année en session ordinaire au mois d’avril. — Le ministre peut convoquer le conseil en session extrardinaire quand l’intérêt de l’enseignement l’exige.
- Le conseil est spécialement chargé de proposer au Gouvernement: 40 les manuels classiques pour l’enseignement dans les écoles normales et les livres destinés aux bibliothèques de ces établissements, ainsi que celles des cercles cantonaux d’instituteurs; — 2° les livres et les moyens matériels d’enseignement qui méritent d’être recommandés aux com-munes, soit pour l’enseignement dans les écoles primaires, les écoles d’adultes et les écoles gardiennes, soit pour les bibliothèques scolaireset les distributions de prix.
- VIL — Des conférences pédagogiques.
- a) Législation.
- L’inspecteur cantonal réunit en conférence sous sa direction, au mois une fois par trimestre, les instituteurs de son ressort. Des jetons de PTe sence sont accordés aux instituteurs qui assistent à ces conférenoné L’inspecteur principal est tenu de présider annuellement au moins du des conférences. Un règlement d’administration générale, en date 17 mars 4887, détermine plus spécialement l’organisation des con er trimestrielles et le mode d’indemniser les instituteurs qui les frégue
- PRINCIPALES DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES.
- La circonscription des conférences dans chaque canton scolaire est arrêtée, tous les trois ans, par le Ministre de l’intérieur et de l'instructio
- publique.
- Il y a des conférences distinctes dans chaque cercle: 1° pour tuteurs primaires communaux, adoptés et subsidiés; 2° pour
- les insth-les insti-
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- CLASSE 6.
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- titutrices primaires communales, adoptées et subsidiées ; 3° pour les institutrices d’écoles gardiennes communales, adoptées et subsidiées. Ces conférences ont lieu une fois par trimestre pour les instituteurs et les institutrices primaires, et deux fois par an pour les institutrices d écoles gardiennes. — Dans les circonscriptions agricoles, l’une des conférences d’instituteurs est principalement consacrée à l’enseignement élémentaire de l’agriculture, de l’horticulture et de l’arboriculture. — Les institutrices primaires des mêmes circonscriptions sont initiées aux soins que réclame l’exploitation d’un jardin potager et fruitier. — La date de chaque réunion est fixée par l’inspecteur principal. — Le choix du siège de la conférence est fait par l’inspecteur cantonal, qui est chargé du soin de convoquer le personnel. — L’inspectrice déléguée et les maîtresses de couture attachées aux écoles communales assistent à celles des conférences d’institutrices primaires où l’on s’occupe de l’enseignement des travaux à l’aiguille. L’inspectrice déléguée fait alors partie du bureau.
- Tousles instituteurs communaux et toutes les institutrices communales sont tenus d’assister aux conférences. Toutefois, l’inspecteur cantonal peut accorder des dispenses pour motifs légitimes. — La fréquentation des conférences est facultative pour les instituteurs et les institutrices des écoles adoptées, primaires ou gardiennes, mais s’ils fréquentent les conférences, ils sont tenus de prendre part à tous les travaux de la réunion, de rédiger les comptes-rendus et les devoirs préparatoires et de se soumettre a toutes les dispositions du règlement.
- Les membres des administrations communales peuvent être autorisés par l’inspection à assister aux exercices didactiques des conférences ou à une partie de ceux-ci.
- Les conférences ont pour objet tout ce qui peut concerner les progrès de l’enseignement primaire, et spécialement l’examen des méthodes, des livres et des moyens matériels d'enseignement employés dans les écoles. Des exercices didactiques, dont les sujets sont empruntés, pour les écoles primaires, au programme-type, ont lieu à chaque réunion. Ces exercices pratiques sont suivis d’une discussion sur les méthodes appliquées. Un temps convenable est réservé pour l’étude des questions relatives à l’éducation morale de l’enfance.
- Le programme des conférences est arrêté annuellement par l’inspecteur principal. Chaque membre du personnel est tenu de faire à domicile un travail préparatoire sur certaines matières déterminées au programme. Ce travail est soumis à l’appréciation de l’inspecteur cantonal dans un délai esix semaines, à dater de la réunion.
- 18.
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- —
- 49 A.
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- A chaque conférence, l’inspecteur cantonal rend compte des travaux préparatoires; il les apprécie sous le double rapport du fond et de la forme; il soumet ensuite à l’assemblée les travaux qu’il juge les plus intéressants.
- Tous les membres du personnel qui ont été présents à une conférence rédigent, à domicile, le compte-rendu de la séance; ce travail est transmis à l’inspecteur cantonal quinze jours au plus tard, après la tenue de la conférence. L’une des rédactions jugées les meilleures est adoptée pour servir de procès-verbal. Il en est donné lecture au commencement delà séance suivante; si une rectification est reconnue nécessaire, elle est faite séance tenante. Le procès-verbal est signé ensuite par le président et contresigné par le rédacteur, qui le transcrit dans un registre à ce destine.
- b) Bibliothèques et collections.
- Une bibliothèque à l’usage du personnel enseignant des écoles communales, adoptées et subsidiées, est établie dans une des écoles communales de chaque cercle de conférence. Il y avait 200 de ces bibliothèques en 4884 et le nombre n’en a pas considérablement varié depuis.
- Des collections relatives à l’enseignement intuitif des différentes bran-ches du programme de l’école primaire sont établies, autant que possible, dans chaque canton scolaire.
- c) Statistique.
- Nombre de conférences d’instituteurs
- tenues..................................
- Nombre de conférences d’institutrices primaires tenues........................
- Nombre de conférences d’institutrices gardiennes tenues . ....................
- Nombre de conférences sur l’agriculture, l’horticulture et l’arboriculture tenues.............................
- En 1881. En 1882. En 1883. En 1884(0)
- - =
- 774 809 818 596
- 547 534 555 448
- 494 255 274 498
- 442 452 63
- (4) Neuf premiers mois.
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- 12 Gt
- VIII. — Des dépenses DE L’INSTRUCTION primaire.
- Les frais de l’instruction primaire dans les écoles communales sont à la charge des communes,
- La province y intervient par voie de subsides dans une proportion qui ne peut être inférieure au produit de deux centimes additionnels au principal des contributions directes.
- Aucune commune ne peut obtenir de subsides de l’État ni de la province pour l’instruction primaire, à moins qu’elle ne consacre à cet objet une somme au moins égale au produit de quatre centimes additionnels au principal des contributions directes, et qu’elle n’exécute en tous points la loi.
- Chaque année, il est annexé, à la proposition du budget, un état détaillé de l’emploi des fonds alloués pour l’instruction primaire pendant lannée précédente, tant par l’État que par les provinces et les communes.
- En résumé, dans le système de la loi nouvelle, les dépenses scolaires sont couvertes :
- 40 Au moyen des ressources locales spéciales du service ordinaire de 1 instruction primaire (le résultat actif du compte de l’exercice pénultième, les rétributions des élèves solvables, le produit de fondations, donations et legs, 1 intervention du bureau de bienfaisance, etc.);
- 2° Par la commune; et
- 3° Subsidiairement, par la province et l’État, qui ne peuvent intervenir que dans les conditions déterminées par l’article 6 de la loi citée plus haut, et qui n’ont point l’obligation de parfaire le solde des budgets scolaires des communes.
- IX. — Des écoles normales primaires.
- a) Législation.
- La loi organique de l’instruction primaire dispose que l’État, les pro-vinces et les communes peuvent établir des écoles normales. — Les écoles normales des provinces et des communes, ainsi que les écoles normales privées, ne peuvent recevoir de subsides si elles ne sont soumises à despection de l'État et si leur enseignement n’est pas de nature à former s instituteurs capables de tenir des écoles primaires communales établies conformément à la loi.
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- CLASSE 6.
- b) Quelques dispositions du règlement général.
- Les institutions d’enseignement normal sont de deux espèces : les écoles normales proprement dites et les cours normaux adjoints à des établissements d instruction moyenne dirigés par l’État. Ces cours portent le nom de sections normales. — Il y a des écoles normales et des sections normales d’instituteurs; des écoles normales et des sections normales d institutrices. Les sections normales sont organisées, quant aux études et à l’administration, sur le même pied que les écoles normales. — Les dispositions du règlement s’appliquent aux établissements normaux d institutrices aussi bien qu’aux établissements normaux d’instituteurs. Le règlement d’ordre intérieur contient plus spécialement les dispositions relatives aux différences d’organisation entre les écoles normales d’instituteurs et les écoles normales d’institutrices.
- La durée des cours d’études dans les écoles normales est de trois ans.-Le diplôme d’instituteur est délivré aux élèves qui, après avoir suivi régulièrement les cours, satisfont, à la fin de la troisième année d’études, aux épreuves de l’examen de sortie devant un jury nommé par le Gour vernement. L’examen de religion et de morale est subi devant le ministre du culte qui donne ce cours.
- L’éducation physique, l’éducation intellectuelle, l’éducation morale et l’éducation pédagogique des élèves-instituteurs sont l’objet de la sollicitude constante du personnel administratif et enseignant tout entier. Il sattache particulièrement à leur faire connaître, aimer et pratiquer les devoirs moraux; à leur inspirer le respect et l’amour de leur future pro fession. — Il veille soigneusement à ce qu’ils s’habituent à observer, en I toute circonstance, les usages et les règles de la bienséance.
- Le directeur et les professeurs ne négligent aucune occasion d'inspirer aux élèves l’amour et le respect de nos institutions nationales et des libertes publiques. — Ils s’abstiennent, dans leur enseignement, de toute attagu contre les croyances religieuses. — Le directeur prend les mesures néses saires pour assurer à tout élève une liberté complète de remplir les devoirs religieux prescrits par le culte auquel il appartient.
- L enseignement dans les écoles et les sections normales de 1 État come prend : A. les branches qui forment nécessairement le programme !
- 1 examen de sortie des élèves; B. quelques branches qui ne font pas part du piogramme obligatoire de l’examen de sortie, mais sur chacune desi quelles les élèves ont la faculté de subir une épreuve spéciale lors de les examen. Les divers cours de l’école, tant ceux qui portent sur
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- matières du second groupe que sur celles du premier, doivent être suivis par tous les élèves. — Le groupe des branches obligatoires de 1 examen de sortie comprend : 40 les préceptes de la morale ; 2° des notions élémentaires des institutions constitutionnelles et administratives du pays et de la législation sur l’instruction primaire; 3° la pédagogie et la méthodologie (théorie et pratique) ; 40 la langue maternelle (lecture, grammaire et orthographe, explication des auteurs, exercices de rédaction et d’élocution); 50 une seconde langue (le français, le flamand ou l’allemand), suivant les besoins des localités' ; 6° l’arithmétique théorique et pratique et l’exposé complet du système légal des poids et mesures; 70 la géographie, et particulièrement la géographie de la Belgique ; 8° les principaux faits de l’histoire générale et l’histoire détaillée de la Belgique; 9° des notions d’agriculture dans les écoles d’instituteurs, le travail à l’aiguille dans les écoles d’institutrices; 100 l’écriture; 11° le dessin ; 120 la musique vocale; 13° la gymnastique. — Le groupe des branches facultatives de l’examen de sortie comprend :
- Pour les écoles d’instituteurs.
- 4° L’algèbre, jusqu’aux équations du premier degré, inclusivement; 2° les formes géométriques, la géométrie plane démontrée et des exercices pratiques d’arpentage; 3° des notions élémentaires des sciences naturelles: histoire naturelle, physique et chimie; 4° des notions d’hygiène; 5° la tenue des livres; 6° les travaux manuels.
- Pour les écoles d’institutrices.
- 10 Les formes géométriques; 2° des notions élémentaires des sciences naturelles : histoire naturelle et physique ; 30 des notions d’hygiène; 4° la tenue des livres; 50 des notions d’économie domestique, les travaux du ménage et le jardinage.
- Il peut être établi dans les écoles et sections normales d’instituteurs $ d institutrices un cours pour l’étude des éléments d’une troisième langue emand, l’anglais, ou le flamand suivant les localités). La troisième Sue n est pas une matière, le cours en est facultatif pour les élèves.
- es élèves-instituteurs et les élèves-institutrices sont exercés à la pra-‘que de 1 enseignement dans une école spéciale d’application. — Une ou c asses de jardin d’enfants sont adjointes à chaque école d’application P°ur institutrices.
- inspection des écoles normales est confiée à un inspecteur spécial et
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- aux inspecteurs principaux de l’enseignement primaire dans les ressorts desquels se trouvent les établissements. — Il a été institué des inspections particulières pour l’enseignement de la gymnastique, ainsi que des travaux à l’aiguille dans les écoles normales d’institutrices. Il existe aussi une inspection des économats.
- Le règlement général et un règlement spécial tracent les règles à suivre dans les examens d’admission, de passage et de sortie.
- Des règlements spéciaux ont organisé le régime intérieur des établissements, le service de l’économat et de la comptabilité.
- c) Des écoles normales agréées.
- Un arrêté du 24 septembre 4884 forme le règlement des écoles normales agréées. Il énumère les conditions auxquelles les établissements normaux provinciaux, communaux ou privés peuvent obtenir et conserver l’agréation du Gouvernement, qui entraîne une subvention sur le trésor public.
- Voici quelques-unes de ces conditions :
- La durée des cours d’études dans chaque école normale est de trois ans. Le diplôme d’instituteur n’est délivré qu’aux élèves qui, après avoir sul régulièrement les cours, satisfont, à la fin de la 3e année d’études, Sle épreuves de l’examen de sortie. Les élèves qui, dès leur entrée à l eco 1 subissent avec succès un examen sur les matières enseignées dans le de première année, peuvent être reçus d’emblée au cours de 2e annee.
- L’enseignement doit comprendre nécessairement : .
- 4° Les préceptes de la morale; 2° des notions élémentaires des 105 sur tions constitutionnelles et administratives du pays et de la législation l’instruction primaire; 3° la pédagogie et la méthodologie (théorie et p tique); 4° la langue maternelle (lecture, grammaire, orthographe, Sonde cation des auteurs, exercices de rédaction et d’élocution); 5° une Sloca. langue (le français, le flamand ou l’allemand) suivant les besoins des au lités; 6° l’arithmétique théorique et pratique et l’exposé comp ent système légal des poids et mesures; 7° la géographie et particu LE Erale la géographie de la Belgique; 8° les principaux faits de l’histoire SNsles et l’histoire détaillée de la Belgique; 9° des notions d’agricultures écoles d’instituteurs; le travail à l’aiguille, dans les écoles d'insti Haue. 400 l’écriture; 41° le dessin; 120 la musique vocale; 43° la gymnesHieau
- L’école normale peut enseigner des branches qui ne font pas PS telles programme obligatoire de l’examen de sortie, mais sur chacune des4
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- les élèves ont la faculté de subir une épreuve spéciale lors de cet examen. L’école normale est soumise à l’inspection de l’Etat. L’inspecteur a le droit de faire la visite des locaux et du mobilier, d’assister aux divers cours de l’école, excepté au cours de religion et de morale, d’interroger les élèves, de se faire produire les livres et les cahiers, de suivre les divers examens, d’y poser des questions, mais sans pouvoir participer au vote sur les points à accorder aux récipiendaires. En cas d’empêchement de l'inspecteur, un autre délégué du Gouvernement, désigné par le Ministre de l’intérieur et de l’instruction publique, assiste aux examens de sortie. L’inspecteur est autorisé à se faire délivrer : 4o copie des programmes et des règlements ; 2° la liste des élèves admis à suivre les cours ; 3° copie des questions et des procès-verbaux des divers examens.
- Le règlement prévoit encore d’autres conditions au sujet de l’âge d’admission, des examens d’admission et de passage d’une classe à une autre, des examens de sortie, de la nomination du jury pour cette épreuve, de la teneur des diplômes, etc. En résumé, sur tous ces points, le mode d’organisation exigé par le Gouvernement se rapproche autant que possible de celui qu’il a mis en vigueur dans ses propres écoles normales.
- d) Statistique de l’enseignement normal.
- La Belgique compte aujourd’hui 49 établissements normaux primaires officiels ou agréés et se décomposant comme suit :
- Établissements de l'État :
- Ecoles normales pour garçons.......................
- Sections id. ...........................
- Ecoles normales pour filles........................
- Sections id. .........................
- 4)
- 4)
- 4 (
- 2 1
- 8 f
- > total 44
- 6 1
- Établissements agréés:
- Ecoles normales communales pour garçons. . . 2141 ) Ecoles normales privées id. ... 9 > ( total 35 Ecole normale communale pour filles 4)0 Ecoles normales privées id. .23) )
- Total général. . . 49
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- Voici quels ont été, en 4888, les résultats des examens d’admission et de sortie dans ces établissements :
- Examens d’admission.
- NOMBRE
- ÉTABLISSEMENTS. de récipiendaires. d’admissions.
- Pour garçons.
- Ecoles et sections normales del'État. . . 449 146
- Ecoles normales agréées 256 286
- Pour filles.
- Écoles et sections normales de l’État. . . 464 454
- Écoles normales agréées 379 378
- Totaux. . . 945 931
- Examens de sortie.
- NOMBRE
- ÉTABLISSEMENTS. ... de de
- récipiendaires. diplômés.
- Pour garçons.
- Écoles et sections normales de l’État. . . 4 40 139
- Écoles normales agréées 494 486
- Pour filles.
- Écoles et sections normales de l’État.. . 439 437
- Écoles normales agréées 355 351
- Totaux. . . 828 813
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- CLASSE 6.
- 1
- X. — Statistique des dépenses de L’ENSEIGNEMENT primaire. (Période de 1877 à 1886) (i).
- 1° Dépenses d’administration, de direction et de surveillance des écoles. Dépenses relatives au conseil de perfectionnement de l’enseignement primaire (ancienne commission centrale), à l’inspection, etc. ;
- Année 1877 .................................. fr. 459,709 52
- — 1878.................. » 456,066 95 - 1879.................. » 446,371 36 - 1880.................. » 589,887 85 — 1881................. » 634,397 45 — 1882.................. » 659,324 70 — 1883................. » 642,781 69 — 1884.................. » 619,669 92 — 1885................ » 534,348 49
- — 1886.................. » 587,104 32
- Total, fr. 5,599,656 25
- Moyenne par année : 559,965 fr. 62 c.
- 2° Dépenses de l’enseignement normal pédagogique :
- Année 1877................................. fr. 4,734,523 50
- — 4878..................................... » 4,712,880 45
- — 1879..................................... » 2,195,845 17
- — 1880.................................... » 3,007,796 66
- — 1884..................................... » 2,906,195 17
- — 1882..................................... » 3,179,479 37
- — 4883.................................... » 2,818,896 47
- — 1884..................................... » 2,688,638 04
- - 1885..................................... » 2,495,432 02
- — 4886..................................... » 2,309,465 73
- Total, fr. 25,045,853 66
- Moyenne par année : 2,504,585 fr. 36 c.
- othelel m'a pas été possible de pousser cette statistique au-delà de 1886, faute de renseignement»
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-
- LO 1 LO
- CLASSE 6.
- 3° Dépenses pour construction, acquisition, agrandissement et ameublement de maisons d’école:
- Année 4877.
- — 1878.
- — 1879.
- — 1880.
- — 4881.
- — 1882.
- - 4883.
- — 488%.
- — 1885.
- — 1886.
- . . fr. 7,791,367 29 » 8,829,751 72 » 6,690,732 03 . . » 10,790,438 32 » 7,676,885 51 » 9,788,650 67 » 7,699,200 03 » 4,723,08 6 93
- . . » 3,646,288 24
- » 1,721,047 45
- Total, fr. 69,337,468 21
- Moyenne par année : 6,935,746 fr. 82 c.
- 4° Dépenses des écoles primaires proprement dites et des écoles Pr maires à programme développé (service annuel ordinaire) :
- Année 4877 .
- - 4878 .
- — 4879 .
- — 4880 .
- — 4884 .
- — 4882 .
- — 4883 .
- — 4884 .
- - 4885 .
- — 4886 .
- . . fr. 13,667,491 31 » 44,521,262 87 » 44,885,132 6* . . » 47,663,268 79 . . » 17,915,970 40
- . . » 19,249,016 29 » 19,374,35k 75 » 19,221,846 77 » 19,385,445 30 » 19,080,788 84
- Total, fr. 4 74,965,948 46
- Moyenne par année : 4 7,496,594 fr. 81 c.
- 5 Depenses des établissements spéciaux (écoles gardiennes, école d’adultes, etc.). Service annuel ordinaire: Année 4877 fr. 1,773,345 68 — 1878 » 4,965,876 91 — 4879 » 2,253,577 77
- — 4880............. » 2,294,665 91
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- CLASSE 6.
- 223
- -GTA 4 : 00000.0000 CO OO CO OO CO CO i i i i 11 4
- fr. 2,838,932 47
- » 3,641,890 57
- » 3,904,151 80
- » 3,904,932 29
- » 3,011,963 98
- » 2,878,452 91
- Total, fr. 28,467,789 99
- Moyenne par année : 2,846,778 fr. 99 c.
- 60 Encouragements à l’instruction primaire, non conférées aux normalistes et les subsides accordés, horticoles, soit aux diverses bibliothèques :
- Année 4877................................ fr.
- -— 1878. ............... . »
- — 4879. ................................... »
- — 1880..................................... »
- — 1881..................................... »
- — 1882...............................
- - 1883.............................
- - 1884......................... »
- — 1885..................... . »
- — 1886......................... »
- compris les bourses soit aux conférences
- 411,659 88
- 446,977 02
- 417,820 82
- 490,568 60
- 545,990 79
- 599,843 41
- 588,731 08
- 590,308 71
- 407,798 91
- 393,901 85
- ToTA , fr. 4,893,601 07 Moyenne par année : 489,360 fr. 10 c.
- 1 Résumé général des dépenses :
- Année 1877 ........................... fr. 26,260,213 89 —.....................................1878 ................................... » 28,445,554 86 -.....................................1879 ................................... » 27,745,477 43 —.....................................1880 ................................... » 34,838,626 18
- - 1881........................ » 32,518,372 03
- — 1882 ....................... » 37,148,202 04
- - 1883 ....................... » 35,028,145 84
- - 1884 ....................... » 34,748,48 2 66
- — 1885 ....................... » 29,480,646 94
- — 4886..................... » 26,940,758 40
- Total, fr. 310,124,446 94
- Moyenne par année : 31,012,444 fr. 69 c.
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- 224
- CLASSE 6.
- 8° l.a somme totale dépensée en Belgique, pour le service de l’instruction primaire, s’est élevée, en 1885, à 29,480,646 fr. 94 c., et en 4886, à 26,940,758 fr. 40 c.
- Ces sommes se répartissent ainsi qu’il suit :
- 4° Encaisse ou excédent des exer- 1885. 4,427,981 77 1886. 4,387,351 47
- cices antérieurs. fr.
- 2o Rétributions scolaires » 4,534,734 01 4,443,022 13
- 30 Fondations, donations et legs . . 453,332 32 4 55,508 45
- 40 Autres libéralités 4 7,924 24 46,614 61
- 5” Bureaux de bienfaisance . 579,348 53 577,033 90
- 60 Communes » 42,539,478 22 10,846,772 62
- 70 Provinces 2,095,632 45 1,580,081 46
- 80 État 44,432,248 73 10,934,373 16
- Total, fr. 29,480,646 94 26,940,738 40
- 9° Relevé des dépenses générales de l’enseignement primaire de 4843 à 1886 :
- État (181.3.4 001) fr 231 791,297 47
- Provinces id. » 52,203,254 52
- Communes id. 213,161,866 2k
- Bienfaisance . 70,018,623 68
- Rétributions des élèves solvables . id. 46,111,232 10
- Excédents actifs des comptes scolaires. id. » 11,046,407 61
- fr. 574,432,381 32
- (4885). )) 29,480,646 9
- (4886). » 26,940,78810
- Total, fr. 630,853,786 36
- XI. — Musée scolaire national.
- Cette institution, fondée en 4882 sous le nom de Musée scolaire# l'État, a reçu sa dénomination actuelle, avec une nouvelle organts en 1887. oser
- Les collections qui y sont réunies ont pour objet principal dEMPei de à tous les points de vue, la situation de l'enseignement Prindiétablis-l'enseignement normal primaire donné, en Belgique, dans les e
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- 10
- 10 Ot
- CLASSE 6.
- 19.
- sements de l’État ou des communes, et dans les établissements libres (constructions, mobilier, hygiène scolaire, organisation, livres, méthodes, appareils et collections, travaux d’élèves, jardins d enfants, écoles d’adultes, écoles ménagères, statistique, etc., etc.).
- Il a également pour objet principal d’appeler l’attention des hommes d’école sur tout ce qui peut être de nature à perfectionner ou à développer ce double enseignement emprunts faits à l’enseignement à l’étranger, à l’enseignement professionnel, aux travaux personnels des instituteurs, à l’industrie privée, etc.).
- Les livres, cartes, atlas, appareils et tous autres objets approuvés ou recommandés par le Gouvernement pour l’enseignement primaire ou pour l’enseignement normal primaire, font nécessairement partie des collections du musée.
- Des tables d’étude, réservées aux visiteurs, sont établies au musée.
- L’administration du musée scolaire national est confiée à un conservateur, nommé et révoqué par arrêté royal, et ayant sous ses ordres des employés et des surveillants.
- Le musée est placé sous la surveillance d’un conseil, composé comme suit ;
- 1° Du secrétaire général du Ministère de l’intérieur et de l’instruction publique, président;
- 2° Des directeurs généraux des administrations de l’enseignement primaire et de l’enseignement moyen;
- 3° Du chef du cabinet du ministre;
- 40 D’un membre du personnel de l’enseignement primaire communal et dun membre du personnel de l’enseignement primaire libre, tous deux nommés par arrêté ministériel, pour un terme de trois ans.
- Le conseil de surveillance est chargé :
- 1° De procéder, au moins une fois chaque année, à une visite des collections, et de communiquer au ministre, s’il y a lieu, les observations auxquelles cette visite pourrait avoir donné lieu ;
- 20 De soumettre au Gouvernement les propositions qu’il jugerait utiles pour la prospérité de l’établissement;
- 3" De donner son avis sur toutes les questions qui lui seraient soumises Par le ministre.
- Le conseil est consulté :
- 1° Sur le point de savoir quels sont, parmi les objets actuellement exposés dans les galeries du musée, ceux qu’il y a lieu d’y maintenir ou d’en éliminer;
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- 3 y
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- CLASSE 6.
- 2° Sur l’utilité de tout nouvel objet à introduire dans les collections, sauf dans les cas prévus par l’article 3 ci-dessus;
- 3° Sur l’inutilité d’y maintenir certains objets qui sembleraient être devenus sans intérêt.
- Un règlement général d’organisation (arrêté royal du 2 avril 1887) déter-mine les attributions du conservateur et tout ce qui concerne la gestion scientifique et pédagogique du musée. Cette gestion est attribuée à un fonctionnaire supérieur du Département de l’intérieur et de l’instruction publique (actuellement M. Germain, directeur général de l'enseignement primaire.
- Il est chargé de faire au conseil les propositions et rapports propres à faciliter à celui-ci l’accomplissement de sa mission.
- Il arrête la disposition générale du musée et le plan de classification des collections.
- Il recherche les emprunts que le musée pourrait utilement faire a l’enseignement des autres pays, à l’enseignement professionnel, aux travaux personnels des instituteurs, à l’industrie privée, etc.
- Il fait au ministre les propositions relatives à l’impression des catalogues, des programmes, ainsi que des notices à afficher ou à distribuer.
- Il adresse au ministre, en les accompagnant de l’avis du conseil de surveillance, des propositions relatives :
- 4° Aux abonnements à des publications périodiques;
- 2° Aux acquisitions ou acceptations d’appareils, livres ou autres objets destinés aux collections; aux éliminations, échanges, donations ou aliéna-tions d’objets quelconques exposés ou non exposés au musée ;
- 3° A l’ouverture d’expositions temporaires;
- 4° A la création de conférences et de cours publics.
- Il règle tout ce qui concerne le contingent à fournir par le musée aux expositions pédagogiques du pays ou de l’étranger, lorsque le ministre-décidé d’y faire participer l’établissement. J
- Il soumet au ministre toutes les propositions qu’il croit utiles a prospérité de l’institution et lui adresse, à la fin du mois de décembre chaque année, un rapport sur sa gestion. du
- Le conservateur est chargé de l’administration proprement dite musée.
- Il assure l’exécution des arrêtés, ainsi que des règlements ministérisg d’ordre et d’attributions concernant le musée, sauf les dispositions te tives au conseil de surveillance. - , g
- Il assure personnellement et avec le concours de ses subordonnés Tex
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- Traitements du personnel;
- Frais d’administration et matériel;
- Collections et bibliothèque.
- A.
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- C.
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- CLASSE G.
- cution des décisions prises et des actes prescrits par le fonctionnaire chargé de la direction scientifique et pédagogique du musée.
- Il a la garde des bâtiments, du mobilier et des collections; il veille à leur conservation et à leur bon entretien.
- Il ordonne, s’il y est autorisé par le ministre, les changements à apporter aux locaux, ainsi que la confection des meubles destinés à être placés dans les galeries et les salles ouvertes au public.
- Il a la police et la surveillance générale du service.
- Les employés, surveillants et gens de service lui sont subordonnés.
- Le conservateur est chargé de la disposition et du classement des collections, conformément aux plans arrêtés par le fonctionnaire dont il est parlé plus haut, des achats et des échanges dûment autorisés, de la correspondance administrative et des écritures du musée, de la tenue des inventaires et registres, de la préparation du projet de budget de l’établissement, et, en général, de tous les actes d’administration et de comptabilité.
- Il fait parvenir au ministre, dans le courant du mois de décembre de chaque année, le projet de budget de l’établissement pour l’exercice sui-vant, après l’avoir soumis à l’avis du fonctionnaire compétent.
- Le budget comprend trois chapitres :
- conservateur adresse au ministre, dans le courant du mois de dé embre de chaque année, un rapport sur l’administration du musée.
- Il lui transmet aussi, dans le courant du mois de janvier, un état de situation de la comptabilité de l’exercice précédent.
- Cette organisation est complétée par un règlement d’ordre intérieur et d'att ibutions (arrêté ministériel du 6 avril 4887).
- En vertu de ce règlement, le musée scolaire national est ouvert au Public, de 10 heures du matin à 4 heures de relevée, tous les jours de la semaine, excepté le vendredi.
- Le conservateur peut ordonner la fermeture du musée certains jours en C Sde nécessité.
- Tout ce qui est relatif aux séances du conseil de surveillance, aux dualités, attributions, devoirs du personnel, au mode de correspondance,
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- 228 CLASSE 6.
- au classement des archives, aux inventaires du matériel, à la comptabilité, etc., etc., est déterminé par ce règlement d’ordre intérieur.
- Le Gouvernement a voulu réserver une place, dans le musée scolaire, aux moyens matériels en usage pour l’enseignement intuitif, et spécialement pour celui des sciences naturelles, de l’arboriculture et des premières notions de technologie.
- Dans ce but il a ouvert, en 4883, un concours entre les membres du personnel enseignant, pour la composition de petites collections ou de tableaux intuitifs, d’après le programme suivant:
- MINÉRAUX.
- 4. Une collection comprenant :
- a) Les principales espèces de terres de la zone agricole dans laquelle se trouve l'école, ainsi que des roches génératrices deccs terres ;
- b) Les principales substances minérales de la localité et des environs;
- c) Les fossiles les plus communs dans les terrains de la localité et des environs.
- 2. Une collection d’une cinquantaine d’espèces minérales à étudier d l’école primaire : minerais métalliques et métaux, minéraux com bustibles et minéraux lithoïdes.
- 3.
- VÉGÉTAUX.
- Composer, pour chacun des trois degrés de l’enseignement primaire, un herbier, complété par un ou deux tableaux d’échantillons en nature (objets non susceptibles d’appartenir à l’herbier), dans le but d exposer la série graduée de plantes et d’organes de plantes à falr observer et analyser par des élèves.
- Le travail aura pour base le programme suivant :
- Degré inférieur. Noms et caractères extérieurs distinctifs des arbres et plantes du jardin. — Faire observer les organes essentie racine, tige, feuille, fleur, fruit, graine.
- Degré moyen. Analyse plus complète des organes essentiels
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- CLASSE 6.
- 229
- — Étude d’une douzaine de plantes choisies comme types de familles importantes. — Rapprocher de chaque type quelques plantes utiles ou nuisibles.
- Degré supérieur. Même travail pour un plus grand nombre de types; vingt environ.
- 4. Composer pour une école primaire à programme développé, un ou deux grands tableaux d’échantillons naturels destinés à faciliter l’étude systématique des racines, des tiges souterraines, des tiges, des feuilles, des bourgeons, des inflorescences, etc.
- 5. Composer, pour l’école primaire, un herbier contenant un choix de :
- a) Plantes alimentaires de la contrée ;
- b) Plantes industrielles;
- c) Plantes vénéneuses.
- ANIMAUX.
- 6. Composer une collection d’échantillons en nature provenant des animaux mammifères, dans le but de compléter les notions acquises par l’observation de planches ou de modèles (cuir, poils, sabots, dents, etc.).
- 7. Composer une collection propre à faciliter :
- a) L’étude des parties constituantes d’un insecte et celle de quelques métamorphoses remarquables;
- b) La connaissance des ordres les plus importants;
- c) La connaissance d’un choix d’insectes utiles et d’insectes nuisibles.
- 8. Composer une collection, soit de produits de la mer du Nord recueillis a la côte belge (coquilles, plantes marines, etc.), soit de coquilles de mollusques terrestres et fluviatiles de certaines régions du pays.
- TECHNOLOGIE.
- 9. Une collection des principaux bois industriels du pays. — Chaque échantillon doit montrer l’écorce, des coupes en divers sens, le bois brut, le bois poli.
- 40. Une collection des matériaux de construction du pays.
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- 230 CLASSE 6.
- 41. Une collection présentant les diverses phases de la préparation du lin et les principaux produits de l’industrie linièrc.
- 42. Une collection analogue pour l’industrie de la laine.
- 4 3. Une collection pour l’industrie du coton.
- 44. Une collection de matières premières et de produits de la céramique.
- 45. Une collection relative à la fabrication du verre.
- 16. Id. id. id. du papier.
- 47. Une collection relative à la métallurgie (le fer).
- 48. Id. id. id. (le plomb).
- 49. Id. id. id. (le zinc).
- ARBORICULTURE.
- 20. Composer un ou deux tableaux d’échantillons naturels pour lensel gnement des principales espèces de greffes et de la taille du poirier
- L’administration du musée était chargée de désigner ceux des objets qui étaient dignes de figurer dans une exposition publique ouverte à Bruxelles en août 4883; à la clôture de l’exposition, l'administration A choisi les collections et tableaux méritant de trouver place dans le musée scolaire.
- Vingt prix, d’une valeur de 200 francs chacun, avaient été mis àla dis position des concurrents, et ont été répartis entre les auteurs des tableau' et collections jugés les meilleurs.
- Tu. Braun, Président de la classe 6.
- $
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- CLASSE 6.
- EXPOSANTS.
- 4 Adrien (Jean - Baptiste), 640, chaussée de Bruxelles, à Saint-Gilles. — Collections de figures pour l’enseignement intuitif de la mesure des aires. Collection des solides développables.
- % Arnoldy (N.), instituteur, 2, rue Saint-Jean, à Arlon. — Banc-pupitre pouvant servir aux adultes comme aux enfants.
- 3 Carlier (Jules), membre de la Chambre des représentants, à Mons. — Recueil de conférences populaires.
- 4 Damseaux(Eugène), professeur, faubourg de Namur, à Nivelles. — Histoire de la pédagogie à l’usage des élèves des écoles normales et des membres du corps enseignant. Liége, imprimerie Dessain, rue Trappé. Prix 4 fr.
- Médaille d’argent, Barcelone 1888.
- 5 Demany (Émile), architecte, 93, boulevard de la Sauvenière, à Liége. — Plans et projets de maisons d’école, avec et sans loge-ment pour le personnel enseignant.
- 7
- 8
- Médaille de bronze et mention honorable, Paris 1878; médaille bronze et diplôme, Anvers 1885. — (Voir classe 65.)
- 6 Du Fief (Jean), professeur, 471, rue Potagère, à Bruxelles. — Eléments de géographie à l’usage de l’enseignement primaire, 4er, 2e et 30 degré, 3 vol. in-120. — Cours gradués de géographie à l’usage del'enseignement moyen :2e cours, Abrégé, 1 vol. in-120; 3e cours, Précis, 3 vol. in-120 : Ier vol. La
- 1 Hubert (Joseph), 47, rue de la Terre du Prince, à Mons. — Plans de l’école normale de l’Etat,
- Médaille, Philadelphie 1876; médaille d’argent, Paris 1878; médaille d’or, Anvers, 1885, etc. — (Voir classes 7 et 16.)
- 231
- sis
- Terre, 2e vol. Europe, 3e vol. Asie, Afrique, Amérique, Océanie et régions polaires. — Carte murale de la Belgique, de 4m48 sur 4m69, avec cartons et profils (spécimen). — Atlas général de géographie historique et contemporaine.
- 9
- Dujardin (Désiré), 4, rue des Piervennes, à Ciney. — Echantillons des minéraux européens propres à l’industrie.
- Flesch (Jean-Baptiste), institu-teur,Fayt-lez-Seneffe.— 45 albums contenant des dessins faits par les élèves des trois degrés de l’école primaire communale, pendant l’année scolaire 4887-1888.
- Bruxelles 1888, Diplôme et médaille d’argent.
- ) Godart (Edomar), instituteur en chef à Solre-s/Sambre. — Une brochure intitulée le Don de lec-ture, à l’usage des familles et des écoles gardiennes. — Une boîte renfermant 72 parallélipipèdes, marqués sur chacune de leurs deux grandes faces, d’une ou plusieurs lettres.
- à Mons, projetée et exécutée par l’exposant.
- [Koir classe 64.)
- 44 Institut des sourds-muets de Berchem-Sainte-Agathe (DrNestor Charbonnier, directeur).
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- CLASSE
- 6.
- — Organisation de l’enseignement professionnel dans un Institut de sourds-muets. — Ouvrages divers de physiologie, d’économie domestique, etc.
- 42 Institut des sourds-muets, à Anvers, Segers (Armand), secrétaire, 39, Longue rue d’Argile, à Anvers. — Livres classiques. — Travaux des élèves.— Plans des deux Instituts pour garçons et pour filles.
- 43 Joly (Auguste), 48, rue Fran-cart, à Bruxelles. — Atlas de géographie. — Cartes séparées.
- Mention honorable Paris 4867. Médaille de bronze, Bruxelles 4888. — (Koir classe 7.)
- 44 Lamotte (Édouard), 38, rue Botanique, professeur à l’école moyenne B, à Bruxelles. — « Le Globe », lectures pour élèves de 10 à 42 ans.
- 15 Lebon (Léon), fonctionnaire supérieur retraité, 446, rue de la Loi, à Bruxelles. — Etat de l’instruction primaire en Belgique; La guerre à l’ignorance; Histoire de l’enseignement populaire; Complément (manuscrit); Répertoire de l’enseignement populaire; La paix sociale; La statistique de l’enseignement populaire; Recherches sur les annuaires statistiques; Décès des enfants en bas-âge; Del’al-coolisme en Belgique.
- Diplôme d’honneur; médailles d’argent et d’or aux expositions internationales.
- 46 Marchai (François), capitaine retraité, 60, chaussée Saint-Pierre, à Etterbeek. — Essai d’éducation civile et militaire, un vol. in-12. Namur, Wesmael-Charlier.
- 47 Maréchal (Jules), instituteur à Petit-Rechain. — Un aide comp
- teur à base mobile et deux sup- 1 ports système nouveau.
- 48 Remi (A.), 6a, rue Royale, à | Bruxelles. — Méthode rationnelle 1 de lecture : La lecture enseignée 1 par l’écriture, 4 vol. Bruges, Der veluy, 4878.
- 49 Revue pédagogique belge, M. Alfred Mabille, administra- | teur, 46, rue Gauthier, à Molen-beek-Saint-Jean. — Collection e la Revue en 4888 et numéros isolés.
- 20 Seghers (Joseph) et Seghers (Guillaume), architectes, 22 des Deux-Eglises, et 44, rue l’Hôtel des Monnaies, à Bruxe — Plans et façade de la crechei asile construite à Willebroer (Belgique).
- 24 Snyckers (M.), directenvueés études à l’Institut royaldes ge. muets et des aveugles de 50, rue Monulphe, àsbe des Ouvrages classiques a 1 r 6 écoles de sourds-parlants-
- 22 Van der Wée (F. Florend-% rue Herreyns, à Anvers. géographiques scolairesa. Anrtrs Médailles d’or : Amsterdam classes 1 4 885, Liverpool 4 886. - ( et 16.)
- 23 Van Sweevelt (Charlsè chies tuteur, 44, rue d'Ath, J de tra-lez-Bruxelles. Professeurs de la vail manuel. - Dess Modèles série méthodique de Ce l'en-d’objets usuels, adoptée Pebis aux seignement du travai prix 15 fr. écoles normales belges, èles en — La collection des m douze bois, représentés par 125 fr.j planches de dessins, cout
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- CLASSE 6.
- 233
- celle pour l’enseignement du travail du bois aux écoles primaires se vend 75 fr- ~ 2° Le travail du bois à l’école normale et à l’école primaire, traité pratique.
- Prix de progrès, Bruxelles 1888.
- 24 Verstraete (Charles G. F.), directeur de l’orphelinat de Gand. — Maquette de l’orphelinat de Gand construit d’après ses indications. Mémoire sur les orpheli-nats, qui a servi de base à la réorganisation de ces établissements en Belgique. Règlements; résultats obtenus.
- 25 Watelle (C. H.), 417, chaussée de Waterloo, à Ixelles, professeur à la section normale, au cours préparatoire, au cours de chant d’ensemble et aux écoles primaires de la ville de Bruxelles. — Solfèges, recueils de chants et ouvrages classiques pour l’enseignement de la musique vocale. — Nouvelle méthode théorique et pratique de musique vocale.
- Mention honorable à l’Exposition universelle de Paris 1878.
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- Se i.
- ET.
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- CLASSE 7.
- CLASSE 7. Organisation et matériel de l’enseignement secondaire.
- E. — Enseignement moyen.
- I. Législation.
- Les établissements d’instruction moyenne dépendant du Gouvernement sont de deux degrés : 4° les écoles moyennes supérieures, sous la dénomination d'athénées royaux ou collèges royaux; 2° les écoles moyennes inférieures, dans lesquelles sont comprises les anciennes écoles primaires supérieures, ainsi que les écoles connues antérieurement sous la dénomi nation d’écoles industrielles et commerciales; elles portent le titre d'écoles moyennes. Il y a des écoles moyennes de l’État pour garçons et pour filles. L’école moyenne de garçons peut être annexée à l’athénée. Dans lesagsld: mérations comprenant plusieurs communes, le Gouvernement est autorise à considérer comme section de l’athénée établi dans l’une de ces communes les classes latines annexées aux écoles moyennes publiques des commune voisines. Ces établissements ne reçoivent que des externes. Dans lescotei munes où ces établissements ont leur siège, le collège des bourgmestre^ échevins peut, sous l’autorisation du conseil communal, traiter ATrécole particuliers pour la tenue de pensionnats annexés à l'athénée oUtabLis-moyenne. Les directeurs ou directrices des pensionnats annexes aux sements d’instruction moyenne, régis par la loi du 4er juin 4850, sont The milés, pour le règlement de leur pension, aux membres du perso, administratif et enseignant des dits établissements. ne
- Les établissements provinciaux ou communaux d’instruction "Couver-reçoivent une organisation analogue à celle des établissements du Lennes nement; ils portent la dénomination de collèges ou d'écoles "ou pour provinciales ou communales, et peuvent être établis pour garçons filles. autorité
- Sont soumis à un régime différent, quant à l’intervention de Subven-supérieure: 4° les établissements provinciaux ou communaux indiaux tionnés par le trésor public ; 2° les établissements exclusivement p Accorde ou communaux; 3° les établissements privés auxquels la commuLesréso-son patronage, en leur fournissant des subsides ou des immeubles. ment lutions des conseils communaux, portant fondation d un
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- CLASSE 7.
- 10 CO G1
- d’instruction moyenne, sont soumises à l’approbation de la députation permanente du conseil provincial, sauf recours au Roi en cas de refus. Les provinces ou les communes ne peuvent déléguer à un tiers, en tout ou partie, l’autorité que les lois leur confèrent sur leurs établissements d instruction moyenne. Les résolutions des conseils communaux portant suppression d’un établissement d’instruction moyenne sont soumises à 1 avis de la dépu-I tation permanente et à l’approbation du Roi.
- L’instruction moyenne comprend l’enseignement religieux. Les ministres a des cultes sont invités à donner ou à surveiller cet enseignement dans les I établissements soumis au régime de la loi. Ils sont aussi invités à communiquer au conseil de perfectionnement leurs observations concernant l'en-1 seignement religieux.
- Les membres du corps administratif et enseignant des collèges et des I écoles moyennes, entretenus par les communes ou les provinces, avec ou I sans le concours du Gouvernement, qui ne participent à aucune caisse de retraite locale, sont tenus de s’associer à la Caisse centrale de prévoyance des instituteurs et professeurs urbains, fondée par le Gouvernement, en vertu de l’article 27 de la loi du 23 septembre 4 842 sur l’instruction pri-1 maire.
- Pour être nommé aux fonctions de professeur ou de préfet des études dans les athénées royaux et dans les collèges provinciaux ou communaux, subventionnés ou non par le trésor public, il faut que les candidats soient munis du diplôme de professeur agrégé de l’enseignement moyen du degré supérieur. Les directeurs et régents des écoles moyennes, soit du Gouvernement, soit des provinces ou communes, doivent être porteurs d’un diplôme de professeur agrégé de l’enseignement moyen du degré inférieur. Les doc-tours en philosophie et lettres et les docteurs en sciences sont dispensés de la production du diplôme de professeur agrégé de l’enseignement moyen de l’un ou de l’autre degré. Si aucun candidat porteur d’un diplôme de professeur de 1 enseignement moyen, de docteur en philosophie et lettres ou de docteur en sciences ne sollicite une place vacante, celle-ci peut être conférée, soit Par le Gouvernement, soit sur son autorisation, s’il s’agit d’établissements provinciaux ou communaux, à un professeur de l’enseignement moyen ayant tait des études privées ou même à un candidat non diplômé; toutefois, ce candidat n’entrera en fonctions qu’après avoir prouvé sa capacité devant un lury désigné par le Gouvernement. Pour être nommé aux fonctions de maure d’études ou de surveillant dans un athénée royal ou dans un collège, 1 faut avoir subi avec succès au moins une des épreuves, soit de la candi-ature en philosophie et lettres, soit de la candidature en sciences, ou être
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- Q S. rn rn
- porteur d’un certificat d’études complètes d’humanités; le Gouvernement peut déterminer, par arrêté royal, d’autres conditions à exiger des candidats. Le diplôme d’instituteur primaire est exigé pour les fonctions de maître d études ou de surveillant dans les établissements d’enseignement moyen du degré inférieur.
- Pour être nommée surveillante dans une école moyenne de filles, il faut avoir obtenu le diplôme d’institutrice. Le même diplôme peut donner accès aux autres fonctions dans ces écoles ; le Gouvernement est néanmoins en droit de soumettre les postulantes à des examens complémentaires.
- Les fonctions de régente et de directrice ne sont conférées qu’aux postulantes qui ont obtenu le diplôme spécial justifiant de leur aptitude à remplir ces fonctions.
- Nul ne peut être nommé préfet des études, directeur, professeur ou régent dans les établissements dirigés par le Gouvernement, la province ou la commune, s’il n’est Belge ou naturalisé
- Sont exceptées: les personnes qui occupaient, lors de la promulgationde la loi du 15 juin 1881, dans un établissement dirigé ou subsidié par le Gou vernement, la province ou la commune, les emplois dont il est ci-dessus question. Sont exceptés aussi les professeurs de langues vivantes, d’arts gra phiques, de musique, de gymnastique, ainsi que les maîtresses de travaux l’aiguille; les conditions d’admission à ces emplois sont réglées par le Gouvernement. Le Gouvernement peut, sur l’avis conforme du conseil de perfectionnement, dispenser des conditions de nationalité, de diplôme, d’examen et de certificat prescrites par la loi.
- La direction des athénées et des écoles moyennes appartient au Gourer nement, qui en nomme tout le personnel. Il y exerce la surveillance, PaT l’intermédiaire des inspecteurs et d’un bureau local d’administration. Ilya quatre inspecteurs de l’enseignement moyen. Le Gouvernement peutinsi tuer des inspections spéciales pour l’enseignement des langues modernes, dessin, de la gymnastique, ainsi que des ouvrages de mains dans les éco ‘ moyennes de filles.
- Le personnel employé dans les athénées royaux et dans les école, moyennes se divise en personnel administratif et en personnel enseignant Le personnel enseignant se compose d’un préfet des études de T'athénes d un directeur ou d’une directrice pour les écoles moyennes, des PEOLes seurs, des régents, des régentes, des instituteurs, des institutrices et maîtres et maîtresses. Le personnel administratif se compose des mem . du bureau, et, s’il y a lieu, d’un secrétaire-trésorier et des maîtres et tresses d études ou surveillants et surveillantes.
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- CLASSE 7.
- co 01
- Le budget des recettes des athénées et des écoles moyennes, comprend : 4o l’allocation payée par le trésor public; 2° le subside payé sur la caisse communale; 3° le produit de la rétribution payée par les élèves; 4° le produit des donations, fondations et legs affectés spécialement à cet objet. Le taux de la rétribution des élèves (dite minerval) est proposé par le bureau d’administration et arrêté par le Gouvernement. Le règlement intérieur détermine, pour chaque établissement, les conditions d’admission gratuite ou à prix réduit. Le budget des dépenses des athénées et des écoles moyennes, comprend : 40 les traitements du personnel enseignant et admi-nistratif; 20 l’entretien annuel du mobilier classique; 3° les frais de la distribution des prix; 4° les frais de chauffage et d’éclairage, les gages de domestiques et de portiers, et les menues dépenses.
- La ville ou la commune qui est le siège d’un athénée ou d’une école moyenne de l’État, met à la disposition du Gouvernement un local convenable, muni d’un matériel en bon état, et dont l’entretien demeure à sa charge. Elle contribue, en outre, aux frais de l’établissement, par une subvention annuelle qui ne peut excéder le tiers de la dépense sans son consentement.
- Le Gouvernement est autorisé à contribuer par des subsides aux frais de premier établissement et d’acquisition du mobilier classique en faveur des athénées et des écoles moyennes.
- Le Gouvernement est autorisé à accorder des subsides à des établissements communaux ou provinciaux d’instruction moyenne, soit du premier degré, soit du second degré. Les subsides sont subordonnés aux conditions suivantes : 1° que l’établissement accepte le programme d’études arrêté par le Gouvernement ; 2° que les livres employés dans l’établissement, les règlements intérieurs, le programme des cours, le budget et les comptes soient soumis à l’approbation du Gouvernement.
- Les provinces et les communes, soit seules, soit aidées de la province, et en se conformant aux conditions exigées par la loi, peuvent créer ou entre-1 tenir des établissements d’instruction moyenne, du premier ou du second I degré, dont elles auront la libre administration.
- La commune dans laquelle il n’aura été établi ni un athénée royal, ni un collège communal, pourra, avec l’autorisation du Roi, la députation perma-nente du conseil provincial entendue, accorder, pour un terme de dix ans I au plus, son patronage à un établissement d’instruction moyenne, en lui concédant des immeubles ou des subsides. L’établissement est soumis au régime d’inspection. En cas d’abus grave ou de refus de se soumettre aux Prescriptions de la loi, les subsides et la jouissance des immeubles sont
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- 238 classe 7
- retirés par arrêté royal, le conseil communal entendu et sur l’avis conforme de la députation permanente.
- Un conseil de perfectionnement de l’instruction moyenne, composé de dix membres au plus, est établi auprès du Ministère de l’instruction publique. Ce conseil est présidé par le ministre ou par son délégué. Le secrétaire général du Département de l’instruction publique et le directeur général de l enseignement moyen sont convoqués et assistent, avec voix consultative, aux séances de ce collège. Le conseil est chargé de donner son avis sur les programmes des études, d’examiner les livres employés dans l’enseignement ou donnés en prix dans les établissements soumis aux dispositions de la présente loi ; il propose les instructions à donner aux inspecteurs, prend connaissance de leurs rapports et délibère sur tous les objets qui intéressent les progrès des études.
- Il est institué, chaque année, aux frais de l’État, un concours général entre les établissements d’instruction moyenne. La participation au concours est obligatoire pour tous les établissements soumis au régime d'inspection établi par la présente loi. Elle est facultative pour les établissements privés.
- Il y a un enseignement normal de l’État.
- Le diplôme de professeur agrégé de l’enseignement moyen de l’un ou de 1 autre degré est délivré par un jury spécial et api'ès des examens dont le programme et les frais sont réglés par arrêté royal. Toute personne peut se présenter aux examens et obtenir ce diplôme, sans égard au lieu oüelle a fait ses études. Il est institué un enseignement normal pédagogique des tiné à former des régentes pour les écoles moyennes de filles. Des examens et des concours ont lieu pour l’admission à ces cours normaux.
- La délivrance des diplômes est réglée par arrêté royal; des bourses dont le nombre et l’importance sont réglés annuellement par la loi budget, sont créées en faveur de l’enseignement normal.
- Tous les trois ans, un rapport sur l’état de l’enseignement moyen s présenté par le Gouvernement à la Législature. Chaque année, il est annexe à la proposition du budget un état détaillé de l’emploi des subsides allou pour 1 instruction moyenne pendant l’année précédente, tant par le Go vernement que par les provinces et les communes.
- II. Programmes de L’ENSEIGNEMENT MOYEN.
- a) Athénées royaux.
- Le nombre des classes ou années d’études est fixé à sept dans chacu
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- CLASSE 7.
- 239
- des deux sections, savoir : deux classes communes, portant les dénominations de septième et de sixième; cinq classes d’humanités; cinq classes professionnelles.
- Les cinq classes de la section des humanités prennent la dénomination de : cinquième latine, quatrième latine, troisième latine, seconde latine ou poésie, rhétorique latine. Il pourra être institué une sixième classe d humanités sous le titre de rhétorique latine supérieure. La fréquentation de la rhétorique latine supérieure est gratuite pour les élèves qui ont fait les cinq classes antérieures dans un établissement public d’enseignement moyen.
- Le programme de la section des humanités comprend les matières suivantes : le latin, le grec, le français, le flamand, l’allemand, langlais, l’histoire et la géographie, les mathématiques, des notions d’astronomie ou cosmographie, les sciences naturelles, le dessin, la musique, la gymnastique. — L’arrêté royal organique des athénées royaux du 30 juin 1884 autorisait le Ministre de l’instruction publique à constituer, à titre d’essai, indépendamment d’un cours d’humanités complètes, trois sections spéciales, savoir: I. Humanités latines et grecques, pour les élèves qui aspirent à faire des études littéraires, philosophiques ou juridiques. — IL Humanités latines, pour les élèves qui aspirent soit à entrer dans les écoles spéciales, soit à faire des études mathématiques ou physiques. ~ III. Humanités latines, pour les élèves qui aspirent à l’étude des sciences naturelles et à la médecine.
- Un arrêté royal du 31 août 1887 a décidé qu’il n’y aura plus, dans les athénées royaux, qu’une section d'humanités grecques latines, pour les jeunes gens qui se destinent à une carrière libérale quelconque, et une section latine, sans enseignement du grec et avec un enseignement scien-tifique plus étendu, pour les jeunes gens qui se proposent notamment d'entrer dans les écoles spéciales. Aux termes du même arrêté, la section professionnelle portera le titre de section des humanités modernes.
- La section professionnelle ou section des humanités modernes com-prend: une division inférieure composée de deux années d'études, les-quelles reçoivent les dénominations de cinquième professionnelle et qua-trième professionnelle; une division supérieure scientifique et une division supérieure commerciale et industrielle, composée chacune de trois classes, lesquelles prennent respectivement les dénominations de troisième scienti-tique et de troisième commerciale et industrielle, de seconde scientifique et de seconde commerciale et industrielle, de première scientifique et de Première commerciale et industrielle.
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- CLASSE 7.
- 240
- L’enseignement des humanités et l’enseignement professionnel peuvent être donnés dans des locaux séparés, en vertu d’une décision du Ministre de 1 instruction publique, qui prend les mesures que nécessitera cette séparation.
- Il est institué auprès de chaque athénée royal un musée d’échantillons de produits commerçables du pays et de l’étranger.
- Ce musée est placé sous la direction du professeur de sciences commerciales, qui est rendu responsable de la conservation et de l’entretien des objets. Cette responsabilité n’exclut pas le contrôle du préfet des études.
- Une somme à déterminer par le Ministre de l’instruction publique, et imputable sur le crédit destiné aux achats de collections et d'objets nécessaires à l’enseignement dans les athénées royaux, est annuellement allouée pour le service et l’entretien du musée. Chaque fois qu’une acquisition est reconnue nécessaire, le professeur en informe le Gouvernement par l inter-médiaire du préfet des études.
- Des démarches sont faites auprès des consuls et agents diplomatiques belges en pays étrangers pour obtenir, autant que possible gratuitement, des échantillons des différents produits de ces pays.
- Le local et le mobilier nécessaires au musée sont fournis par la ville, siège de l’athénée, et cela en conformité des prescriptions de la loi sur l’enseignement moyen.
- L’installation du musée se fait de façon à en rendre l’accès possible non seulement aux élèves de l’athénée, pendant les heures de cours, mais peu dant les congés et les vacances, à toutes les personnes qui, dans le but s’instruire, expriment le désir de le visiter.
- b) Ecoles moyennes pour garçons.
- L école moyenne comprend trois classes, qui prennent respectivement les dénominations de : troisième classe (fre année d’études), deuxième classe (2e année d’études) et première classe (3e année d’études). Si une section préparatoire est annexée à l’école moyenne, elle comprend le nombre des classes nécessaires pour l’exécution du programme de l’ensei
- gnement primaire. française,
- Le programme de la section moyenne comprend : les langues ‘ '^ia_ flamande, allemande et anglaise, l’histoire et la géographie, les tiques, les sciences naturelles, la tenue des livres et les sciences ciales, le dessin, la musique et la gymnastique.
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- CLASSE 7.
- 244
- c) Écoles moyennes pour filles.
- L’organisation de ces institutions est calquée sur celle des écoles moyennes pour garçons; l’enseignement comprend les matières suivantes : la morale, les langues française, flamande, allemande et anglaise, 1 histoire et la géographie, les sciences naturelles et les notions d’hygiène, les sciences commerciales, le calcul et les mathématiques, les ouvrages manuels et les notions d’économie domestique, le dessin, la musique et la gymnastique.
- III. — Statistique.
- a) Établissements.
- Les établissements d’enseignement moyen, officiels, communaux ou patronnés, ressortissant au Ministère de l’intérieur de l’instruction publique, se décomposent de la manière suivante :
- Enseignement normal : 6 établissements.
- 40 L’école normale des humanités à Liége, divisée en deux sections : celle des langues anciennes et celle des langues modernes, chaque section comprenant quatre années d’études;
- 2° L’école normale des sciences à Gand, comprenant trois années d’études.
- Ces deux institutions sont destinées aux jeunes gens qui veulent se vouer au professorat dans les établissements d’enseignement moyen du degré supérieur (athénées et collèges);
- 3° Les sections normales moyennes de Nivelles et de Bruges, où l’on forme des professeurs pour les écoles moyennes de garçons; elles comprennent deux années d’études et toutes deux sont annexées à une école normale primaire, à laquelle elles font suite;
- 40 Les deux sections normales moyennes de Bruxelles et de Liége, pour les futures régentes des écoles moyennes de filles; leur organisation est I semblable à celle des sections normales moyennes de Nivelles et de Bruges;
- Athénées Et collèges (degré supérieur) : 35 établissements.
- Y ingt athénées royaux ;
- Huit collèges communaux;
- 30 Sept collèges patronnés.
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-
- —
- Cl n CI
- CLASSE 7.
- L’organisation des athénées a été indiquée dans un chapitre précédent; celle des collèges n’en diffère pas sensiblement.
- Écoles Moyennes (degré inférieur) : 430 établissements.
- o o O o o GIO
- Quatre-vingts écoles moyennes de l’État pour garçons;
- Trente-six écoles moyennes de l’État pour filles;
- Cinq écoles moyennes communales pour garçons;
- Quatre écoles moyennes communales pour filles;
- Cinq écoles moyennes patronnées pour garçons.
- Les écoles moyennes comprennent une section préparatoire correspon- 1 dant assez bien à l’école primaire, et une section principale ou moyenne 1
- divisée en trois classes.
- Il résulte de ce qui précède que le nombre total des établissements den seignement moyen officiels, communaux ou patronnés, est de 171 : 142 " l’État, 47 des communes et 42 patronnés; ou encore 429 pour garçons et 42 pour filles.
- Enseignement moyen libre.
- On ne possède pas de données bien certaines sur le nombre exacgga établissements de cette catégorie; une statistique de 4884 en compte 0 cette époque. Si leur nombre a varié depuis, c’est d’une manière sensible et dans le sens d’une augmentation. En voici le dénombrement .stinant
- 4° L’école normale libre de Louvain, pour les ecclésiastiques se e: à l’enseignement des humanités. C’est une annexe de l’universiteca : mes elle est à l’enseignement moyen libre ce que la section des langues de l’école normale des humanités de Liége est à l’enseignement o ° 1 2 40 écoles moyennes pour garçons, dont 15 aux évêques, 45àdiv congrégations et 40 à des particuliers;
- , • des parti 3° 54 collèges : 34 aux évêques, 46 aux congrégations et ‘ • culiers;
- . 8 à des 4° 29 écoles de degré indéterminé ou inconnu : 9 aux eveque , congrégations et 42 à des particuliers;
- 50 4 4 5 écoles pour filles : 90 à des congrégations et 25 à des parti
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-
- CLASSE 7.
- CO
- * Gl
- b) Population.
- Le tableau suivant renseigne le nombre des élèves que possédaient, au 31 décembre 1887, les établissements d’enseignement moyen, officiels, communaux ou agréés, énumérés au littera a, ci-dessus. On ne possède pas d'indications précises quant à la population des établissements libres.
- 4° École normale des humanités à Liége, 19 dans la section des langues modernes et 49 dans la section des langues anciennes, en
- tout........................................ 68 élèves.
- 2° École normale des sciencesà Gand. . . 32 — : (1)400 élèves.
- 3° Section normale de Nivelles, pour pro
- fesseurs....................................... 33 élèves. Section normale de Bruges...................... 25 — —.....................de Bruxelles, pour régentes....................31 —
- — de Liége........................ 34 —
- —-------------- (1)123 —
- 4 ° Athénées royaux.....
- Collèges communaux . . .
- Collèges patronnés.............•
- 5 0 Écoles moyennes de garçons :
- Officielles.................
- Communales...................
- Patronnées...................
- 9° Écoles moyennes de filles :
- Officielles..................
- Communales...................
- 5928 élèves.
- 524 —
- 828 — ------------- 7280 —
- 12753 élèves.
- 1482 —
- 403 —
- ------------- 44638 —
- 5738 élèves.
- 1209 —
- -------------- 6947 —
- Total. . 29088 élèves.
- () Chiffre du 31 décembre 1885.
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-
- 244 CLASSE 7.
- En décomposant ce total, on trouve :
- 4° 22076 élèves dans les écoles de garçons et 7042 dans les écoles de filles;
- 2° 223 élèves pour l’enseignement normal moyen, 7280 pour l’enseignement moyen du degré supérieur et 21585 pour l’enseignement moyen du degré inférieur;
- 3° 24642 élèves pour l’enseignement moyen officiel, 324 5 pour l’enseignement moyen communal et 4234 pour l’enseignement moyen patronne.
- c) Admissions gratuites ou à prix réduit.
- Il est intéressant de savoir combien d’élèves suivent gratuitement ou en ne payant qu’une partie du minerval les cours des établissements d’instruction moyenne. Le tableau suivant donne, à cet égard, des indications pre-cises pour l’année 4884 :
- Athénées royaux . . . 5800 élèv. dont 774 admisgratuit. et 238àprixréd.
- Collèges communaux. 534 — Collèges patronnés. . 902 — 454 - 28- 44 - 35 -
- Ecoles moyennes de l’État prgarçons. . 43043 — Écoles moyennescom-munales 4444 — Écoles moyennes patronnées 575 — Ecoles moyennes de l’État pour filles . . 5075 — Écoles moyennescom- munales..,,... 4104 — 4 987 — 4 391 - 249 — 82 - 30 - 47 - 565 — 554 230 — 64 -
- Totaux. . . 28477 élèv. dont 4030 admis gratuit, et 2426 a prix É
- En résumé, il y a eu près de 45 of d’admissions gratuites et près de d’admissions à prix réduit.
- d) Personnel enseignant.
- . matit des
- Au 4er janvier 4888, le personnel enseignant et admiras
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- 245
- CLASSE 7.
- établissements moyens officiels était composé comme le montre le tableau suivant :
- Enseignement normal.
- Ecole normale des humanités à Liége et école normale des sciences à
- Gand :
- Directeurs....................................................... 2
- Professeurs..................................................... 4
- Professeurs spéciaux............................................. 2
- Chargés de cours................................................ 34
- Maîtres de conférences........................................... 2
- Secrétaire-surveillant......................................... 1
- Total... 45
- Sections normales moyennes de Nivelles et de Bruges, pour la formation des professeurs d’écoles moyenne :
- Directeurs........................................................2
- Professeurs..................................................... 25
- Maîtres d’études................................................. 4
- Economes......................................................... 2
- Total... 33
- Sections normales moyennes de Bruxelles et de Liége, pour la formation des régentes d’école moyenne :
- 2
- Directrices..................................... 26
- Professeurs....................................................... 4
- Maîtresse d’étude............................... . 4
- Économe.........................................
- Total... 30
- Eramtseeewr Moven DU “ supÉmUEUR (Athénées)-
- 49 Préfets des études • . A
- Professeur de religion................................
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-
- 246 CLASSE 7.
- Professeurs de 4re classe.................................... 97
- Id. de 2e classe..................................444
- Id. de 3e classe..................................478
- Id. intérimaires................................... 5
- Surveillants de 4re classe.................................... 8
- Id. de 2e classe.................................. 66
- Professeurs de dessin........................................ 25
- Id. de gymnastique......................................... 21
- Maîtres de musique........................................... 49
- Id. de gymnastique. ........................................... 2
- Agents spéciaux : directeurs de pensionnat, professeurs d’agronomie, maîtres de calligraphie, etc............... 26
- Personnel d’athénées royaux supprimés, attaché provisoirement à des collèges communaux......................... 19
- Secrétaires-trésoriers........................................ 6
- Total 603
- Établissements D'ENSEIGNEMENT MOYEN du degré INFÉRIEUR
- (Écoles moyennes de l’État).
- Écoles moyennes de garçons :
- Directeurs. ... .................
- Professeurs de religion...........
- Régents de 4re classe................
- Id. de 2° classe......................
- Id. intérimaires....................•
- Professeurs.......................
- Instituteurs de 4re classe ....
- Id. de 2e classe..................
- Id. intérimaires.......................
- Maître de flamand.................. .
- Id. d’allemand.......................
- Professeurs de dessin.............
- Id. de gymnastique. . . .
- Maîtres de dessin....................
- Id. de gymnastique .
- 80
- 49
- 65
- 239
- 43
- 6
- 69
- 9
- 3
- 4
- 4
- 70
- 402
- 40
- 7
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- CLASSE 7.
- Maître de musique.................o............................ 80
- Surveillants................................................... 42
- Secrétaires-trésoriers......................................... 78
- Total. . . 612
- Ecoles moyennes de filles :
- Directrices.................................................... 36
- Professeurs de religion................................ 6
- Régentes de Are classe.......................................... 5
- Id. de 2e classe............................................ 440
- Id. intérimaires................................................ 6
- Institutrices de 4re classe..................................... 5
- Id. de 2e classe..............................................430
- Id. intérimaires............................................... 4
- Professeurs de dessin......................................... 14
- Id. de gymnastique............................................. 30
- Id. chargés de cours spéciaux.................................. 19
- Maîtres et maîtresses de dessin................................ 26
- Maîtresses de gymnastique...................................... 29
- Maîtres et maîtresses de musique.............................. 35
- Maîtresses d’ouvrages manuels.................................. 29
- Id. de langues modernes........................................ .4
- Secrétaires-trésoriers......................................... 32
- Soit un total de 2,260 personnes.
- Total. . . 545
- estià remarquer toutefois que le personnel n’est pas tout à fait aussi Te 1 reux que 1 indique ce relevé : le chiffre de 2,260 renseigne, en réalité, cumul re d'emplois; il arrive assez fréquemment qu’une même personne ProfU 6 plusieurs emplois dans un même établissement; de même, des a sseurs de 1 enseignement primaire donnent des cours dans les établis-Soments d’enseignement moyen.
- e) Dépenses.
- dcuxdr Permettre d’apprécier ce que coûte l’enseignement moyen, aux et les eres, nous indiquons ci-après les dépenses que l’État, les provinces communes se sont imposées, pendant la période 1874-1884, pour le
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-
-
-
- r’a
- 00 -CI
- .
- CLASSE 7.
- service ordinaire des établissements officiels, communaux et patronnés; pour ces derniers, les chiffres cités ne représentent naturellement qu’une faible partie des dépenses effectuées : les sommes consacrées à ces écoles par les autorités dont elles relèvent ne sont pas connues.
- Ce tableau indique encore dans quelle mesure les établissements des trois catégories ont bénéficié de diverses autres sources de revenus :
- En chiffre rond.
- État
- fr.
- Provinces......................................
- Communes.........................................
- Bienfaisance : libéralités, rentes, etc..........
- Bourses d’études provenant de fondations (1874-
- 1883)........................................
- Rétributions scolaires, inscriptions aux examens.
- Excédents des comptes antérieurs.................
- Total. . . fr.
- Soit environ 53 millions et demi.
- 29,200,000
- 225,000
- 13,460,000
- 227,000
- 637,000
- 9,000,000
- 900,000
- 53,649,000
- f) Résultats de l’enseignement.
- Les renseignements qui suivent ont pour but de permettre de se faire une idee des résultats de l’enseignement moyen :
- 4° A la fin de l’année scolaire 1884-1885, les deux sections normales moyennes de Nivelles et de Bruges ont délivré 59 diplômes de professeur agrégé, et les deux établissements similaires de Bruxelles et de Liége ont délivré 36 diplômes de régente;
- 2° De 4882 à 4883, 2032 élèves des athénées, des collèges communaux, des écoles moyennes officielles et communales, ont obtenu le diplôme capacité délivré, en vertu des arrêtés ministériels des 10 et 44 décembt 1884, aux élèves qui ont terminé avec succès des études complètes dans établissements d’enseignement moyen de l’État et des communes;
- 3° Le tableau suivant indique les résultats, pour 1884 et 4885, des C° cours qui ont eu lieu entre les établissements d’enseignement moyen degré supérieur :
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-
- CLASSE 7.
- K ombre de concurrents.
- Nombre moyen de points sur 100.
- Nombre de concurrents.
- Nombre moyen de points sur 100.
- ATHÉNÉES.
- COLLÈGES COMMUNAUX.
- Nombre ) de concurrents. 7
- Nombre moyen | de points sur 100. ) 80 *
- Nombre ) de concurrents. /
- Nombre moyen 1 de points sur 100. )
- Nombre \ de concurrents. j
- Nombre moyen ( de points sur 100. )
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- Nombre moyen 1 de points sur 100. )
- Composition française. ! Composition latine.
- Nombre de concurrents. i
- Nombre moyen ) de points sur 100.
- Nombre ) de concurrents. 1
- Nombre moyen ( de joints sur 100. CO
- D ombre de concurrents. 1 CO j
- Nombre moyen 1 de points sur 100. » 00 A
- Nombre de concurrents. 6 00 1
- Nombre moyen t de points sur 100. 1 > CO 1 SC 1
- Histoire et géographie. S Sciences naturelles.
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- —
- Langue flamande. 4 884. | 4 885.
- : - -4 Eue
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- ZU CLASSE 7.
- C. Enseignement spécial.
- I. — Écoles primaires des hospices, des prisons, etc.
- Sous cette rubrique, on peut classer tout d’abord l’Institution royale de Messines, pour l’éducation des filles des militaires morts ou devenus invalides au service de l’État. On y compte environ 250 élèves. Puis viennent les établissements ci-après, pour lesquels nous donnons la statistique de 4884, la plus récente qui ait été publiée.
- Nombre Nombre Moyenne
- d’établissements. d'élèves. par école-
- Instituts de sourds-muets et d’aveugles — -
- subsidiés par l’État 43 4076 83
- Hospices d’orphelins, d’enfants trou-
- vés, etc 47 4955 42
- Écoles agricoles de réforme 3 939 313
- Maisons spéciales de réforme 4 4 096 274
- Prisons 28 1399 50
- -------
- Total (y compris la maison de Messines) 96 6707 70
- II. — ÉCOLES D’ENSEIGNEMENT AGRICOLE.
- Il y a à mentionner dans cette catégorie :
- 4° L’École de médecine vétérinaire de l’État, à Bruxelles;
- 2° L’Institut agricole de l’État, à Gembloux; pain;
- 3° L’Institut agronomique annexé à l’Université catholique de 0 4° L’École théorique et pratique d’horticulture de Gand; 5° L’École pratique d’horticulture et d’arboriculture de Vilvordei 6° Les conférences agricoles publiques et gratuites. 7 par L’École de médecine vétérinaire était fréquentée, en 188 101 élèves, dont 65 p. % d’internes. On y a délivré la même 42 diplômes, dont
- L’Institut agricole de Gembloux comptait, en 4887, 412 élevc.
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- CLASSE 7.
- plus de la moitié d’externes et 15 à 10 p. % d’étrangers; 16 de ces jeunes gens ont reçu le diplôme d’ingénieur agricole.
- L’Institut agronomique de Louvain est de création récente; on y a formé, en 1885, cinq ingénieurs agricoles, et vingt-huit depuis sa fondation.
- Les Écoles d’horticulture de Gand et de Vilvorde possédaient respectivement 50 et 41 élèves en 1887; le nombre des diplômes de capacité délivrés dans ces institutions a été de 40 pour la première et de 11 pour la seconde, à la fin de la même année.
- De 4872 à 1885, 42,679 conférences agricoles publiques et gratuites ont été données sur tous les points du pays.
- III. — Enseignement commercial.
- L’enseignement commercial est donné :
- 4° A l’Institut supérieur de commerce d’Anvers;
- 2° Dans les sections commerciales des athénées et des collèges royaux.
- On peut aussi rattacher à cette catégorie :
- 4o Les écoles de navigation d’Ostende et d’Anvers, où l’on forme des officiers pour la marine marchande;
- 2° L’école des mousses d’Ostende, instituée pour faciliter aux armements maritimes le recrutement de leurs équipages;
- 3° Le cours de navigation de Nieuport, destiné aux pêcheurs.
- L Institut supérieur de commerce avait 136 élèves et a formé 15 licenciés en sciences commerciales, en 1 885.
- De 1852, date de sa fondation, à 1885, plus de 3000 élèves, dont environ 1300 étrangers, ont passé par cet établissement de hautes études commerciales.
- goici le bilan des écoles de navigation pour la période décennale 1879-
- Ostende : 37 élèves en moyenne par année.
- Anvers: 41 id. id.
- Pendant ces dix années, 130 élèves ont joui de bourses allouées par le Gouvernement, et les deux écoles ont formé 153 officiers du commerce, dont442 pour le long cours et 41 pour le cabotage.
- L école des mousses, dont l’effectif était, dès le principe, de 25 élèves, en aregu 60 ensuite, et en compte actuellement 120.
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- CLASSE 7.
- IV. ENSEIGNEMENT ARTISTIQUE.
- Les académies et écoles de dessin, peinture, sculpture, architecture, etc. au nombre de 83 ; les trois conservatoires royaux de musique de Bruxelles, Liége et Gand, et une soixantaine d'écoles de musique forment le contingent de l'enseignement artistique proprement dit.
- Les académies de dessin, etc., sont presque toutes subventionnées par l’État; le nombre de leurs élèves dépasse 4 1000.
- Les écoles de musique sont fréquentées également par 44000 élèves, y compris ceux des trois conservatoires royaux, au nombre de près de 2000.
- V. — ENSEIGNEMENT RELIGIEUX.
- L’enseignement religieux spécial est donné à la faculté de théologie annexée à l’université catholique de Louvain, et aux six grands séminaires institués aux sièges des évêchés. Il est suivi par 900 élèves environ.
- VI. ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL ET PROFESSIONNEL.
- L’espace restreint qui a pu être mis à la disposition de la classe 7 a Lit reculer la plupart des exposants. Même parmi les écoles industrielles I professionnelles, aucune de ces écoles n’a pu obtenir la place que C‘ sollicitée. Convaincus toutefois qu’une abstention complète de ces les aurait été regrettable, nous avons obtenu l’autorisation nécessaire PoUa grouper et les réunir en collectivité. Nous exposons donc, non le teana d’une seule école, mais un ensemble de travaux d’élèves pris dans un g de nombre d’écoles du pays, de manière à faire connaître et juger la me d'enseignement. . . ]> on
- Sous le nom générique d’enseignement industriel et prolessi comprend en Belgique :
- Les ateliers d’apprentissage.
- Les écoles industrielles.
- Les écoles professionnelles pour filles et garçons, dela
- Cet enseignement ne s’adresse qu’à des ouvriers et à des 1
- ° 1 Allés et de duo
- petite bourgeoisie. En dehors des cours pour les jeunes filles urs sont ques cours professionnels qui sont payants, tous les autres c
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- CLASSE 7.
- gratuits et se donnent le soir, après la journée de travail, et le dimanche matin.
- Presque toutes les écoles industrielles et professionnelles de Belgique sont des institutions communales. L’administration est tenue de fournir les locaux et de les meubler. Parfois aussi ce sont des syndicats qui en pren-nentl’initiative, mais encore ceux-ci souhaitent-ils que les communes les adoptent. Elles reçoivent dès lors les subsides de la province et de 1 Etat.
- Comme prix de ce subside ce dernier se réserve, outre 1 appi obation des règlements, du programme des cours, des comptes et des budgets, des nominations et révocations définitives des directeurs et professeurs, 1 inspection des écoles par des fonctionnaires qu’il délègue à cet effet. Un mot sur chacune de ces institutions :
- Les ateliers d’apprentissage. Les ateliers d’apprentissage sont des institutions d’un ordre primaire. Ils s’adressent à des jeunes gens de la campagne qui consacrent une partie de leur temps à tisser de la toile ou à faire d’autres ouvrages se rapportant au tissage tels que tapis, étoffes communes, etc., suivant les spécialités des localités où les écoles sont érigées. L’on en compte quarante-cinq dans la Flandre occidentale et neuf dans la Flandre orientale.
- Un contre-maître est attaché à chaque école et, en dehors de 1 apprentissage pratique qu’il est tenu d’enseigner à chaque élève, il est obligé également de donner la théorie du tissage. Tous les genres de tissus y sont successivement étudiés. Un instituteur communal est chargé de leur donner des leçons de calcul et de flamand.
- Écoles industrielles. Ces écoles ont pour but de donner à l’ouvrier une instruction scientifique qu’il ne peut acquérir à l’atelier, lui procurer par là les moyens d’améliorer sa condition matérielle, développer son intelligence en l’initiant à la connaissance des lois générales qui président aux transfor-mations de la matière, le soustraire ainsi graduellement à la tyrannie de la routine, augmenter la valeur économique de son travail, le mettre en état de contribuer à l’accroissement de la production et à l’augmentation des salaires. (Extrait du rapport sur la situation de l’enseignement industriel et professionnel en Belgique, présenté aux membres des Chambres législatives en 1879).
- > Ces écoles développent donc l’enseignement élémentaire scientifique. es apprennent également aux ouvriers à dessiner. L’enseignement manuel est banni. L’ouvrier doit faire son apprentissage à l’atelier; à l’école
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- CLASSE 7.
- il ne reçoit, en dehors des cours généraux et du dessin, que des notions scientifiques appropriées à l’industrie qu’il exerce.
- Ces écoles existent dans un grand nombre de localités industrielles. Actuellement 1 État en subsidie 35. Leur nombre n’est pas limité. Toute demande nouvelle, régulièrement introduite, est toujours soigneusement étudiée et généralement agréée.
- La base des programmes d’études est partout la même : Notions générales de calcul, l’étude des projections, de la perspective, de la géométrie. Éléments de la physique et de la{mécanique. Cours d’hygiène et d’économie industrielle.
- Le dessin à main levée.
- Le dessin des ornements et des solides.
- Le dessin d’application.
- Les cours spéciaux de chimie, d’exploitation des mines, de métallurgie, de constructions civiles, etc., etc., diffèrent d’école à école. Ils sont ajoutés au programme suivant les besoins locaux. Ces cours spéciaux permettent aux ouvriers d’acquérir un diplôme ou certificat lorsqu’ils passent des examens dont les conditions sont réglées par les règlements, mais dont les examinateurs sont généralement des industriels importants étrangers à l’administration de l’école.
- L obtention de ce diplôme donne droit également à l’électorat.
- La durée de cet enseignement est de trois années. Il arrive cependant que quatre années y sont consacrées. Cela dépend du développement que l’on donne à certains cours, ceux-ci étant essentiellement variables, suivant 1 importance de l’école. Pour y être admis l’élève doit avoir 42 ans au moins (dans les écoles importantes 14 ans), savoir lire, écrire, calculer. Des end mens de fin d'année désignent les élèves qui sont en état de passer à un année supérieure.
- Les écoles professionnelles. Ces institutions doivent se diviser en deus catégories :
- 4° Celles qui s’adressent à des jeunes filles;
- 2° Celles qui s’adressent à des jeunes gens.
- Dans ces écoles il y a combinaison. Une partie du temps est consacrer. 1 enseignement théorique, une autre partie au travail manuel. Dans les Pha mières l’enseignement est très complet. Le programme théorique comer Tes presque toutes les matières inscrites dans les programmes des e $ moyennes. Quant au cours professionnel l’élève choisit librement,
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- CLASSE 7.
- 1O Ot Ot
- ceux dont l’énumération se trouve ci-après, celui pour lequel elle croit avoir le plus d’aptitude.
- Ceux-ci comportent :
- La peinture sur porcelaine, sur soie, sur éventails, sur verre.
- Le dessin de dentelles.
- La confection et la coupe des vêtements.
- La lingerie et la broderie.
- La confection des fleurs artificielles.
- Le cours de commerce.
- Chacun de ces cours donne droit à un diplôme spécial et exige trois années d’apprentissage. Dans ces établissements les élèves paient une légère rétribution. Ily a de même des boursières. Actuellement l’État subsidie cinq de ces écoles. Les résultats obtenus sont extrêmement satisfaisants.
- Les secondes (les écoles professionnelles pour garçons) sont créées en vue d'une industrie spéciale.
- L’État subsidie les écoles suivantes :
- D’horlogerie (Bruxelles);
- De tailleurs (une à Bruxelles et une autre à Liége);
- De brasserie (Gand);
- De tissage (Gand, Saint-Nicolas, Courtrai et Verviers);
- De typographie (Bruxelles);
- De meunerie (Louvain);
- De conduite de machines à vapeur (Namur) ;
- D’électricité (Bruxelles, Gand, Charleroi et Liége); •
- De photographie (Bruxelles et Gand);
- De Saint-Luc (Gand, Schaerbeek et Tournai).
- Il y a de plus, à Gand, une école professionnelle pour le fer et le bois.
- Les deux premières de ces écoles seules sont payantes, mais les élèves séjournent en classe pendant la je irnée entière. La troisième est payante pour les fils de brasseurs et gratuite pour les ouvriers.
- Tous, en dehors de l’enseignement pratique, reçoivent des leçons théo-tiques.
- Pour compléter cette courte notice, nous croyons utile de donner les ren-se'gnements statistiques suivants :
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- CLASSE 7.
- Écoles industrielles. — Tableau général.
- Numéro d’ordre. | ÉCOLES ÉTABLIES A SUBSIDES ALLOUÉS PAR TOTAL. - % 200 o). 60 82 0 I Z 1
- la Commune. la Province. l'État. Divers,
- 1 2 S G 7 8 9 40 11 12 15 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 50 31 52 55 Anvers Arlon Ath. . Bruges....... Bruxelles (1) Charleroi Châtelet Courtrai Florenne Fontaine-l’Évêque . . Furnes Gand Gossclics Hasselt Houdeng-Aimeries.. Huy Jamioulx Jemappes Jumet La Louvière (Inst‘SJ.) Liège Louvain Marchienne-au-Pont . Morlanvelz Namur Ostende Pâturages Saint-Ghislain. . . . Seraing Soignies Tournai Verviers Ypres TOTAUX. . . 11,006 71 2,000 » 1,850 » 5,000 » 44,483 » 4,000 » 5,562 07 4,013 78 500 » 1,500 » 2,116 » 17,208 88 1,650 » 4,750 » 1,500 » 5,830 » 700 » 2,000 » 5,400 » » » 18,015 » 4,207 85 7,502 46 5,000 » 5,810 07 4,214 61 1,600 » 1,500 » 5,400 » 2,246 » 7,000 » 8,418 45 1,466 25 4,500 » 2,000 » 4,700 » 5,000 » 10,000 » 10,000 » 5,000 » 5,000 » 500 » 1,500 » 700 » 5,000 » 1,650 » 800 » 5,000 » 5,000 » 1,200 » 2,000 » 2,000 » » » 4,516 » 2,800 » 5,000 » 5,000 » 5,820 55 1,250 » 5,000 » 5,000 » 5,000 » 5,000 » 7,000 » 5,000 » 1,260 » 9,160 84 4,500 » 4,200 » 5,000 » 59,117 » 10,000 » 4,162 06 5,000 » 2,000 » 1,500 » 2,016 » 54,417 78 1,650 » 5,508 53 4,000 » 5,110 » 1,300 » 2,500 » 5,900 » 4,000 » 10,195 » 4,270 » 5,000 » 5,200 » 4,839 » 4,214 61 4,000 » 5,000 » 5,000 » 5,668 » 7,000 » 12,156 55 1,466 » » » » » » » 1,418 50 5,200 » 500 » » » » » » » » » 701 54 » » »» » » » » 800 » 150 » 230 » 7,500 » » » » » » » 1,000 » » » » » » » 280 » » » 50 » » » » » » » 24,667 53 8,500 » 7,750 » 9,000 » 115,018 50 29,200 » 11,024 15 10,015 78 2,800 » 4,500 » 4,852 » 55,528 » 4,050 » 11,038 55 8,500 » 11,960 » 4,200 » 6,450 » 9,550 » 41,500 » 52,724 » 1 1,277 85 15,502 46 14,200 » 12,470 » 9,679 22 8,600 » 7,780 » 45,400 » 10,964 » 21,000 » 25,575 » 4,192 25 — 554,167 05 54S 104 145 98 456 849 650 576 54 454 79 1,446 209 408 291 436 259 991 290 206 561 172 507 349 400 102 255 968 538 495 165 521 147 — 10,881
- 185,269 69 98,19G 55 255,051 17 17,649 84
- (1) L’État a remis à l’école les services de l’ancien musée de l’industrie.
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- CLASSE 7.
- Écoles professionnelles. — Tableau général.
- $ 6 o 6 § 2 ÉCOLES ÉTABLIES A SUBSIDES ALLOUÉS PAR TOTAL. Nombre d’élèves 1887-1888.
- la Commune. la Province. l’État. Divers.
- 2 3 4 7 8 9 10 n 12 15 4 13 16 17 18 a Anvers [jeunes filles) . Bruxelles (Saint-Luc). - (horlogerie). . . — (tailleurs) . . . - (typographes) (1). — (jeunes filles, rue du Marais). . - (jeunes filles, rue du Poinçon) . Courtrai (tissage). . . Flandre orientale (ate-liers d'apprentissage) Flandre occident, (ate-fiers d’apprentissage) Gand (Saint-Luc). . . - (brasserie). , Liège (tailleurs) .. Louvain (meunerie), , Mons (jeunes filles). . Saint-Nicolas (tissage). Tournai (Saint-Luc). . Verviers (jeunes filles). ToTAux. . . Le budget n’a pas été Tn. BRAUN, résident de la classe 9,500 » » » le local. 5,000 » » » 11,500 a 10,000 » 4,000 » 5,644 14 12,274 37 » » 500 » 500 » 2,500 » 11,050 » 2,000 a 1,000 » » a » a 500 a 700 » a » 1,500 a 1,500 » 1,000 » » » 9,229 32 1,500 » » » 600 » 500 a 3,000 » 1,000 » » » a a 9,500 a 3,500 a 5,000 a 3,000 a 9,500 » 10,000 a 1,000 a 8,880 77 24,744 05 5,000 a 6,000 a 2,000 a 4,500 a 7,400 a 2,000 a 2,000 a 2,000 » 22,500 a 4,780 a 7,500 a 5,781 25 aa 55,900 a 2,500 a » » 282 a a a 6,703 a 16,472 a 300 » 1,000 a B » » » 3,152 a 4,688 90 41,500 a 8,280 » 15,000 » 12,481 25 a a 58,400 a 25,800 a 5,000 a 12,806 91 46,247 74 15,203 a 22,972 a 3,300 a 5,500 a 21,450 » 5,000 a 5,152 a 7,688 90 241 170 58 35 58 433 555 24 229 668 548 61 15 61 110 55 150 167
- 64,468 51 arrêté, l’écol 6. 20,929 32 e vient de 103,024 82 s’ouvrir. Pré 111,359 15 Eug. Ron sident de la 303,781 80 1BAUT, classe 7. 3,374
- 1S
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- reste
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- & 00
- CLASSE 7.
- EXPOSANTS.
- 26 Collectivité des écoles industrielles, d’apprentissage et professionnelles de Belgique. — Dessins à main levée; dessins de projection et de perspective; dessins de fragments d’ornements; dessins d’applications à tous les métiers; croquis. Cours théoriques et pratiques. Règlements. Programmes des études. Rapports. Statistiques. Tissus et travaux exécutés par les élèves.
- Diplômes d’honneurs aux différentes expositions universelles.
- N. B. La collectivité des écoles industrielles et professionnelles de Belgique comprend la participation de 76 écoles différentes, rangées dans l'ordre suivant :
- 4° Écoles industrielles : Ath, Anvers, Arlon, Bruxelles, Charleroi, Châtelet, Florennes, Furnes, Hou-deng-Aimeries, Huy, Jemappes, Louvain, Marchiennes, Morlan-welz, Nivelles, Namur, Ostende, Seraing, Soignies, Tournai, Ver-viers, Ypres. Soit 22 écoles.
- vers. — Maquette de gymnase; modèles d’engins gymnastiques; gymnase de chambre; publications. Cette installation est faite au XIe Groupe.
- Médailles à diverses expositions.
- 28 Du Fief (Jean), professeur, 171, rue Potagère, à Bruxelles. — Éléments de géographie à l’usage de l’enseignement primaire 4er, 2eet 3e degré, 3 vol. in-12.— Coursgra-dués de géographie à l’usage de l’enseignement moyen : 2e cours. Abrégé, 4 vol. in-12 ; 3e cours, PT cis, 3 vol. in-12 : 4er vol. La terre, 2e vol. Europe, 3e vol. Asie, A
- que, Amérique, Océanie et régions polaires. Carte murale de 8 Belgique, de 4m48 X 4m69, arec cartons et profils (spécimen): (G’ général de géographie historid" et contemporaine.
- (Voir classes G et 16.)
- 29 École industrielle de Mor-lanwelz. — Cette école fait partie de la collectivité, mais elle expose I également, dans le pavillon de Mariemont, des cahiers et de nom-breux dessins exécutés entièrement par les élèves. On y remarquedes cours polygraphiés et des cartes, tableaux et diagrammes qui mon trent l’organisation de cette inst tution et les résultats auxquels elle est arrivée.
- 30 Fumière (Théophile), archi tecte, critique d’art, rue de Ter Viers, 20, à Bruxelles. — Publie, tions : Les arts décoratifs à TEXP. sition du cinquantenaire be-s"
- 2° Ecoles d’apprentissage : Flandre orientale, 40 ateliers; Flandre occidentale, 32 ateliers; Jemelle (Na-mur), 1 atelier. Soit 43 écoles.
- 3° Ecoles professionnelles : Anvers: filles; Bruxelles : filles (rue du Marais et rue du Poinçon); horlogers; tailleurs; typographes. Gand : Brasseurs et Saint-Luc; Louvain : meunerie; Schaerbeek : St-Luc.
- Verviers : filles. Soit 44 écoles. |
- 27 Cupérus (N.-J.), président de la Fédération belge de gymnastique, 8, avenue Van Eyck, à An-
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- CLASSE 7. 259
- M. Clément Lyon, secrétaire de la chambre de commerce de Charleroi. Ce journal s’occupe de tout ce qui peut améliorer moralement et matériellement la situation des travailleurs.
- 36 Massart (Emile), industriel, 47, rue Sœurs-de-Hasque, à Liége. — Notes sur la comptabilité industrielle et commerciale.
- 37 Massau (Alfred), 8, rue d’En-sival, à Verviers. — Cours préparatoire de violoncelle, un cahier. — Annexe au cours.
- 38 Michaux (Edouard), à Châtelet et Faubourg de Paris, à Valenciennes. — Traités de comptabilité et autres ouvrages sur la matière.
- l 39 Mouzon(J.), professeur, à Louvain. — Cours complet de géographie. — 4° Grand cours mé-thodique, 5e éd., tome Ier: fr.4 60; tome II : 2 francs. — 2° Cours méthodique, 43e éd. : fr. 4 50. — 3° Le même, en flamand. — 4° Petit cours méthodique, 8eéd. : fr. 0 90. — 50 Géographie illustrée des écoles primaires, 4e éd. : fr. 0 80. — 6° La même, en flamand. — 7° Cours de cosmographie, 4e éd. : 4 franc. — Dessain, éditeur, à Liége. Adoptés par le Gouvernement.
- Diplômes de médaille d’argent, Anvers 1885 et Bruxelles 1888.
- 40 Pierpont (Mlle Marie de), officier d’académie, Paris, 35, rue de Berri. — Pianiste, organiste, compositeur. — Méthode complète de gammes pour le piano, à l’octave, à la dixième, à la sixte, à la tierce, en tierce, gammes chromatiques avec théorie, 4e édition. — Depuis 4878 cette méthode a été complétée
- gr. in-folio avec planches.— L’Ex- 1 position d’Amsterdam et la Belgique aux Pays-Bas, in-quarto avec planches. — La section italienne à l’Exposition universelle d’Anvers, in-quarto avec planches. — Ouvrages adoptés par le conseil de perfectionnement de l’enseignement moyen pour les établissements de l’Etat.
- Membre du jury, hors concours, aux Expositions internationales d'Amsterdam 1885, Anvers 1883, Bruxelles 1888.
- 31 Joly (Auguste), 48, rue Fran-cart, à Bruxelles. — Atlas de géographie. — Cartes séparées.
- Mention honorable, Paris 1867 ; médaille de bronze, Bruxelles 1888. — (Voir classe 6.)
- 32 Keelhoff (Adrien', 47, rue de la Commune, à Anvers. — Réorganisation de l’enseignement industriel dans les grandes villes. — De la nécessité d’instituer à Anvers une école spéciale de l’État pour la formation de mécaniciens et de chauffeurs de marine marchande. Mention honorable, Anvers 1885.
- 33 Lambert (Mile Gabrielle), 47, rue de l’Association, à Bruxelles.
- — Professeur de coupe et de confection à l’école professionnelle pour jeunes filles, 94, rue du Marais, à Bruxelles. — Méthode de coupe et de confection (travail manuscrit;. |
- 3k Ledent (Jean), directeur de l’école professionnelle de Ver-viers. — Traité de tissage.
- 35 Lyon (Clément), 9, rue de Mon-tigny, à Charleroi. — Education populaire des bassins de Char-leroi, du Centre et de la Basse-Sambre. Journal paraissant le jeudi, depuis 1876, au prix de 5 fr. Tan, 12 vol. Fondateur-directeur,
- yaemony gu
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- CLASSE 7.
- par les gammes chromatiques et augmentée de la théorie. — Indépendance des doigts. Recueil d’exercices pour le piano. — Cette méthode n’a jamais été exposée.
- Médaille de bronze, Paris 1878 ; Ier prix, Sydney 1879, etc.
- 41 Simon (Alexandre), architecte,
- à Trazegnies. — Plans d’écoles, [Voir classe 61.)
- 42 van der Wée (F.-Florent), 9, rue Herreyns, à Anvers. -Cartes géographiques scolaires. Médaille d’or : Amsterdam 1*85, A»'® 1886, Liverpool 1880. {Voir classes 6 et
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- es,
- es, vers 16)
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- CLASSE 8. — Organisation, méthodes et matériel de l'enseignement supérieur.
- Universités. — L’article 47 de la Constitution belge porte . « L ensei gnement est libre ; toute mesure préventive est interdite. »
- Comme conséquence de ce principe il existe en Belgique, en regard des deux Universités de l’État de Gand et de Liége, deux Universités libres, établies respectivement à Bruxelles et à Louvain.
- Elles comprennent chacune les quatre facultés de philosophie et lettres, des sciences mathématiques, physiques et naturelles, de droit et de médecine; l'Université de Louvain comprend en outre une faculté de théologie.
- Aux termes de la loi du 20 mai 1876, ces quatre établissements ont le droit de délivrer des diplômes conférant des grades légaux, à la condition
- d’avoir été soumis au visa d’une commission spéciale d entérinement, les facultés de droit délivrent en outre des diplômes de docteur en sciences politiques et administratives.
- Le Gouvernement constitue aussi chaque année, pour ceux qui ont fait des études privées ou autres, un jury central composé en nombre égal de professeurs de l’État et de l’enseignement libre, et dont le président est choisi en dehors du corps enseignant.
- Il y a pour la philosophie et les lettres, pour le droit, pour les sciences physiques et mathématiques, pour les sciences naturelles et pour la méde-cine, la chirurgie et les accouchements, deux grades légaux : celui de candidat et celui de docteur; il y a, de plus, un grade de candidat notaire, , tin grade de candidat en pharmacie et un grade de pharmacien.
- Nul ne peut obtenir le grade de candidat en droit, s’il n’a reçu le titre de candidat en philosophie et lettres; celui de candidat en médecine, s’il n’a 1 reçu le titre de candidat en sciences naturelles; celui de pharmacien, s il I n a reçu le grade de candidat en pharmacie ou celui de candidat en sciences 1 naturelles; celui de docteur dans une science, s’il n’a déjà été reçu candidat I dans la même science.
- Nul ne peut obtenir le grade de docteur en médecine, en chirurgie et en l accouchements, s’il ne justifie par certificat qu’il a fréquenté avec assiduité 1 H avec succès, pendant deux ans au moins à partir de l’époque à laquelle 1 1 a obtenu le grade de candidat en médecine, la clinique interne, la clinique externe et la clinique des accouchements.
- I de ne peut exercer la profession d’avocat, s’il n’est porteur du diplôme B e docteur en droit; après son inscription au tableau des avocats d’une
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- cour d appel ou d’un tribunal de première instance, il est en outre astreint à un stage de trois années et pendant tout ce temps il doit fréquenter assidûment le bureau de consultations gratuites.
- Nul ne peut enfin exercer la profession de pharmacien, s’il ne justifie de deux années de stage officinal, fait postérieurement à l’époque oùila obtenu le grade de candidat en pharmacie ou celui de candidat en sciences naturelles.
- Les matières des examens conférant des grades légaux sont réglées parla loi du 20 mai 4876; l’enseignement est partout organisé de manière às) conformer. Chaque Université a aussi institué des cours facultatifs, plus ou moins nombreux et différents dans chacune d’elles, cours portantsur des matières spéciales parmi lesquelles nous citerons : en philosophie et lettres, 1 histoire contemporaine, l’archéologie étrusque et romaine, la paléographie, l’esthétique et l'histoire de l’art, la philologie romane, le sanscrit, l hébreu, le syriaque, etc.; en droit, la législation comparée (droit public, le droit industriel, la comptabilité industrielle et commerciale, etc., en sciences, l’astro-physique, la physico-chimie, etc.; en médecine, la bactériologie, la neurologie, l’urologie, l’otologie, la laryngologie, la rhino-logie, etc.
- L’enseignement oral est complété : en philosophie et lettres, par des exercices pratiques d’histoire ancienne, d’histoire moderne, d’histoire natif nale, de philosophie, de critique littéraire, etc.; en sciences, par de exercices et des travaux de laboratoire; en médecine, par la fréquentatio" des cliniques et des travaux de laboratoire. Il existe aujourd’hui des laboratoires spéciaux pour la chimie générale, la chimie analytique et toxicobg gique, la physique, la minéralogie, la zoologie et l’anatomie comparro l anatomie descriptive, l’histologie et l’embryologie, l’anatomie patho gique, la physiologie, la pharmacie, la médecine légale, l’hygiène, lalbac € riologie, etc. Les cliniques comprennent : la clinique interne, la dlinie externe, la clinique ophtalmologique, la clinique des maladies syp 1 tiques et des maladies de la peau, la clinique obstétricale, etc. Enn Dent nombreuses collections et des jardins botaniques bien aménagés ser également à l’instruction pratique des élèves. due
- Les cours constituant l’enseignement supérieur sont donnés danse sdes. Université de l'État par huit professeurs en philosophie, treize en sCIrbees-sept en droit et dix en médecine; en cas de nécessité, un ou deux Pluto. seurs de plus peuvent être nommés dans chacune des facultés. Lesique, rités académiques y sont le recteur, le secrétaire du conseil acadé Redrs: les doyens des facultés, le conseil académique et le collège des assess
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- le conseil académique se compose des professeurs assemblés sous la prési dence du recteur; le collège des assesseurs se compose du recteur, du secrétaire du conseil académique et des doyens des facultés. Le recteur est nommé par le Roi pour trois ans ; le conseil académique élit chaque année son receveur, et propose à la nomination royale deux protesseurs comme candidats pour la place de secrétaire; les doyens et les secrétaires des facultés sont choisis annuellement par les professeurs de chaque faculté. lly a finalement près de chaque Université de l’État, un commissaire du Gouvernement sous le titre d’administrateur-inspecteur de l’Université; ce fonctionnaire, nommé par le Roi, doit résider dans la ville où se trouve 1 Université.
- Les Universités libres sont organisées plus ou moins de la même manière. A Bruxelles, la nomination des professeurs et de l'administrateur-inspecteur émane toutefois d’un conseil d’administration et le recteur est nommé pour deux ans par tous les professeurs réunis en assemblée générale; le conseil d’administration est composé de vingt membres, parmi lesquels le bourgmestre de Bruxelles, l’administrateur-inspecteur, le recteur et le pro-recteur, des membre choisis dans le conseil communal, le conseil provincial et le conseil des hospices, des protesseurs délégués par leurs collègues, etc. A Louvain, l’Université est dirigée par un recteur magnifique, nommé par le corps épiscopal ; un vice-recteur l’assiste dans toutes les affaires courantes et le remplace provisoirement en cas de besoin; le vice-recteur et les professeurs sont également nommés par le corps épiscopal, le premier après avis du recteur et les seconds sur sa présentation.
- Ecoles techniques. — Les Universités belges possèdent chacune des écoles spéciales délivrant des diplômes d’ingénieur ; elles se sont groupées autour des facultés des sciences, pour profiter de l’enseignement qui s’y donne en le complétant.
- Diversement dénommées, ces écoles délivrent des diplômes se rappor-Lnt aux différentes branches de la science de l’ingénieur : à Bruxelles, TEcole polytechnique fait des ingénieurs civils des mines, des ingénieurs métallurgistes, chimistes, mécaniciens ou architectes, et des ingénieurs du Senie civil; à Gand, l'École du génie civil et l'École des arts et manufac-es font des ingénieurs honoraires et des conducteurs honoraires du corps es ponts et chaussées, des ingénieurs civils et des conducteurs de con-hructions civiles, des ingénieurs architectes et des ingénieurs industriels; à 1 21686, TEcole des mines, l’École des arts et manufactures et l'Institut électricité font des ingénieurs honoraires du corps des mines et des ingé-1 meurs civils des mines, des ingénieurs des arts et manufactures, et des
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- ingénieurs mécaniciens ou électriciens; à Louvain, l’École des arts et manufactures, dugénie civil et des mines fait des ingénieurs diplômés à la fois dans ces trois branches, ainsi que des ingénieurs chimistes, architectes ou des constructions civiles, — des écoles supérieures d’agriculture et de brasserie y délivrant en outre des diplômes spéciaux.
- Chacune des écoles précitées comprend une division préparatoire et une division spéciale ou d’application.
- Les sections préparatoires sont destinées à former des candidats pour les sections spéciales correspondantes; les programmes d’enseignementcom-prennent toutes les connaissances mathématiques, physiques et naturelles nécesssaires pour la préparation aux études techniques. Les sections spéciales sont à leur tour organisées de manière à comprendre dans leurs pro-grammes toutes les sciences d’application relatives aux diverses catégories d’ingénieurs dont elles délivrent les diplômes; les mêmes cours y reçoivent d’ailleurs des développements plus ou moins étendus selon les exigences de chaque grade.
- La durée des études d’ingénieur est généralement de quatre ans, comprenant deux années d’études préparatoires et deux années d’études spéciales, 1 obtention du diplôme d’ingénieur honoraire du corps des ponts et chaus sées, à Gand, et celles du diplôme d’ingénieur honoraire du corps des mines ou d’ingénieur civil des mines, à Liége, exigent cependant trois années d’études spéciales, tandis que les études d’ingénieur agronome ne sont tout que de trois années à Louvain. Quant aux conducteurs de l’école 6 Gand, il font une année d’études préparatoires et une année d’études SPr ciales.
- École vétérinaire de l’État. — Le Gouvernement belge a établià Cureghem-lez-Bruxelles une école formant des médecins vétérinaires.
- L enseignement est à la fois théorique et pratique. Il comprend : la phy sique, la chimie, la botanique, les éléments de zoologie, l’anatomie descriptive et comparée des animaux domestiques, l’anatomie générale, la physio" logie, la matière médicale, la pharmacologie et la thérapeutique générales, la pathologie générale, l’anatomie pathologique, la pathologie et la thérapeutique spéciales, la pathologie chirurgicale, la zootechnie, etc.
- La durée des études est fixée à quatre années. Aucun élève ne peut suive plus de deux fois les mêmes cours, ni fréquenter l’école pendant plus Le six ans; pour être admis aux cours de la troisième ou de la quatrième anpes d'études, il faut avoir obtenu le grade de candidat vétérinaire. Un Pen sionnat est annexé à l’école.
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- Institut agricole de L’Érar. — Installé à Gembloux, dans l’ancienne abbaye de ce nom, cet Institut occupe un emplacement très heureusement situé au milieu des grandes cultures de la Belgique. Des locaux très vastes ont permis d’adjoindre à l’Institut un pensionnat établi sur le pied le plus convenable; une ferme de plus de 60 hectares, comprenant des jardins et des champs d’expériences et de démonstration, est exploitée par l’Institut pour servir à l’enseignement pratique de l’agriculture, de l’horticulture, de l’arboriculture et de la sylviculture.
- L’enseignement comprend : le génie rural, la physique, la météorologie, la chimie inorganique et la chimie organique appliquée à l’agriculture, la miscroscopie, les analyses, la technologie agricole, la minéralogie, la géologie, la botanique et la zoologie appliquées à l’agriculture, la zootechnie, la culture, la sylviculture, l’économie rurale et forestière, le droit rural et la comptabilité agricole.
- La durée des études est de trois ans ; un jury nommé par le Ministre de l agriculture, de l’industrie et des travaux publics, délivre chaque année le diplôme d’ingénieur agricole aux élèves qui ont subi avec succès l’examen desortie.
- Institut supérieur de commerce. — Cet Institut, établi par 1 État à Anvers, a pour but l’enseignement des sciences commerciales théoriques et appliquées.
- Un bureau commercial est annexé à l’Institut pour traiter fictivement les affaires de commerce et de banque, d’une manière pratique; un musée d'échantillons de produits naturels et fabriqués, un laboratoire et une bibliothèque spéciale y sont également joints.
- L enseignement comprend : un bureau commercial (commerce et banque, correspondances française, anglaise, néerlandaise, allemande, espagnole et italienne), l’histoire des produits commerçables, l’économie politique et statistique, la géographie commerciale et industrielle, l’histoire générale du commerce et de l’industrie, la législation douanière, le droit commercial et maritime comparé, les principes du droit des gens, les constructions et les armements maritimes, ainsi que l’anglais, l’allemand, le néerlandais, 1 espagnol et l’italien.
- La durée des études est de deux ans; les élèves qui ont subi avec succès Texamen de sortie reçoivent un diplôme de capacité leur conférant le titre delicencié en sciences commerciales.
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- ORGANISATION DE L’ENSEIGNEMENT DANS L'ARMÉE.
- L’enseignement dans l’armée peut être classé d’une manière générale comme suit :
- a) Instruction des officiers.
- b) Instruction des sous-officiers, caporaux et soldats.
- A. OFFICIERS.
- L’instruction des officiers doit être considérée à trois points de vue.
- a) L'instruction générale ou préparatoire.
- b) L’instruction classique dans laquelle le candidat officier acquiert 4 connaissances indispensables à l'exercice de ses fonctions et les fon el scientifiques pour étendre la suite de ses connaissances. Elle sacqur l’École militaire. ndant
- c) L’instruction professionnelle complémentaire, qui s’acquiert P la carrière même de l’officier.
- serVICV
- d) De plus, pour la préparation des sujets d’élite à la science érieure des états-majors et du commandement, il existe une instruction SUP entièrement facultative; elle s’acquiert à l’École de guerre.
- a) Instruction générale préparatoire.
- En Belgique, l’instruction générale préparatoire de tout candidate! 06 1 n’est pas uniforme; il y a deux sources de recrutement du corps ciers : en daprë
- 4° Par les sous-officiers méritants qui subissent un exan des cous un programme déterminé pour chaque arme. Il existe, à cet effet, spéciaux organisés dans les régiments; isquis
- 2° Par l’école militaire. L’instruction générale exigée des can tannée p présentent aux examens d’admission est déterminée chad-ont passeri arrêté royal. Elle concerne aussi bien les jeunes gens qui n géné
- • l’instruction^ 1 que ceux qui appartiennent a l’armée. Pour ces derniers, i _ des cous rale préparatoire à l’école militaire, se fait soit au régiment .disposition 1 spéciaux sont organisés pour les militaires qui montrent les 1 créé en 1 voulues; soit au cours central de préparation à l’École certain
- 4883. A ce cours sont admis les militaires qui comptent déjà temps de service et qui ont fait preuve d’une certaine instruction
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- b) Instruction classique. — École militaire.
- L’École militaire a été créée par la loi du 18 mars 4 838 ; elle est destinée à former des officiers pour les armes de l’artillerie, du génie, de 1 infanterie et de la cavalerie. On y est admis d’après les résultats d un concours.
- La durée totale des cours, pour les jeunes gens qui se destinent à la section de l'artillerie et du génie est de quatre années, dont deux comme élèves sous-lieutenant à l’école d’application. Les deux premières années correspondent aux études de l’école polytechnique en France.
- L’entrée a lieu en novembre pour les promotions de numéro impair, en décembre pour celles de numéro pair ; ceci pour faciliter les opérations du jury chargé de l’examen de passage d’une année d’études à 1 autre.
- L’entrée à l’école d’application a lieu vers le 15 janvier ; les cours de première année se terminent fin décembre, puis les sous-lieutenants préparent leurs examens de passage à la deuxième année, où on les classe en section de l'artillerie et section du génie recevant des cours en commun et des cours spéciaux. Les examens de sortie de l’école d’application se passent devant un jury nommé par le Roi.
- Pour les élèves en destination de l’infanterie et de la cavalerie, qui sont admis à l’École militaire après un examen dont la partie littéraire est seule identique à celles des sections de l’artillerie et du génie, la durée totale de . présence à l’école n’est que de deux années.
- . Tous les cours de l’École militaire sont, autant que possible, fractionnés en parties comprenant de 45 à 25 leçons sur lesquelles les élèves subissent des examens indépendamment de l’examen final du cours, des épreuves de fin d’année et de l’examen desortie.
- Des interrogations sont faites par les professeurs et les répétiteurs, de façon à ce que les élèves soient interrogés, en moyenne, une fois sur trois leçons et sans qu’ils puissent s’y attendre.
- . Après chaque série de trois leçons, il est fait une conférence générale dans laquelle le professeur ou le répétiteur délégué par lui, interroge quel-Sues élèves en publie et donne, s’il le juge nécessaire, certains développe-ments aux parties des cours qui auraient été moins bien comprises par la généralité des élèves.
- 1 Pendant l’été, les élèves de l’application et ceux de l’infanterie et cava- elzme année) visitent tous les établissements militaires du pays sous la Iconduite des professeurs.
- Ceux de 1 infanterie font des exercices pratiques à l’école de tir et à l’école Urtication (voir ci-dessous).
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- L’effectif de l’École militaire est annuellement d’environ 218 élèves, dont 60 en moyenne dans chacune des années de la section d’infanterie et cavalerie et 45 dans chacune des années de la section d’artillerie et du genie.
- Les élèves de nationalité étrangère sont admis à l’École militaire de Belgique avec l’autorisation du Ministre de la Guerre, à la demande de leur Gouvernement, après examen devant le directeur des études. Ils sont sou-soumis au même régime que les Belges et portent l’uniforme de 1 école. Ceux qui ont rang d’officier peuvent porter à l’école d’application, 1* forme de leur pays.
- c) Instruction professionnelle complémentaire.
- L’instruction classique donne à l’officier les connaissances voulues pour lui permettre de perfectionner et développer, après sa sortie de lécole, son instruction professionnelle.
- Il se fait dans ce but tout un travail dans l’armée. Outre les ra écrits que les chefs demandent à leurs subordonnés sur des sujets tac 1 de ou les reconnaissances, outre les exercices avec cadres, dont le bu résoudre des problèmes tactiques, chaque arme possède une école ePet des tionnement pour développer l’instruction professionnelle des officiers gradés. Ces écoles sont :
- INFANTERIE.
- 40 École de tir et de perfectionnement de l'infanterie.
- Cette école, créée par arrêté royal du 44 avril 1879, est commandée 8 un officier supérieur d’infanterie. L’enseignement y est donne par latac-ciers de toutes armes et comprend : la connaissance des armes, le " tique comparée, le service de campagne, etc. ovés à
- Depuis l’an dernier des officiers de différentes armes sont des ^ l’école de tir pour assister aux expériences ; ils donnent ensuite rences aux officiers de leur régiment.
- 2° École pratique des travaux de campagne.
- Créée à Anvers le 27 avril 4880, cette école est dirigée parle dant du régiment du génie. Des officiers, des sous-officiers et acheval,y nombre de cavaliers par escadron, destinés à devenir pionniers sont détachés chaque année pendant la période des cours. d'armes
- Les officiers d’infanterie sont encore envoyés à la manu ac
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- de l'État et les candidats officiers supérieurs, au polygone d’artillerie de Brasschaet. Les uns et les autres font des conférences régimentaires sur ce qu’ils ont appris et fournissent des rapports.
- CAVALERIE.
- École d’équitation à Ypres.
- Créée en 4847, perfectionnée en 1874, le but de cette école est de perfectionner les officiers et les gradés dans tous les détails du service, de fournir des instructeurs et des écuyers aptes à répandre les méthodes uniformes pour le dressage des chevaux et l’instruction des cavaliers. C’est aussi une école de inaréchalerie. Chaque année, un certain nombre d’officiers nouvellement promus, sortant de l’école militaire, y font une période d’instruction. Ceux qui ont terminé cette épreuve reviennent plus tard à l’école comme officiers d’instruction, de façon que tous les officiers suivent les cours pendant une année comme élève et pendant une autre année comme officier d’instruction. On y détache aussi les sous-officiers destinés à l’épaulette; ces derniers, quand ils sont promus sous-lieutenants, ne reviennent à 1 école que comme officiers d’instruction.
- Outre l’équitation, l’enseignement comprend : l’art, l’histoire et la géo-graphie militaires; les manœuvres, la télégraphie.
- Chaque période comporte un examen.
- ARTILLERIE.
- 4° École de tir de Brasschaet.
- L’artillerie possède à Brasschaet un vaste polygone de tir, où toutes les batteries,tant de campagne que de siège, exécutent chaque année des tirs de guerre et de siège. Par arrêté royal du 29 octobre 4874, on a créé au poly gone une école de tir pour perfectionner les officiers et les sous-officiers dans l’instruction de leur arme. On y donne des cours, des conférences, principalement sur le tir, le matériel d’artillerie, la tactique des trois | armes, etc.
- 2° École de pyrotechnie à Anvers.
- Un certain nombre d’officiers sont détachés successivement à l’école de Pyrotechnie où se font les travaux techniques, la confection des munitions, les artifices de guerre et où l’on poursuit la recherche des améliorations. On 7 forme aussi des artificiers pour les batteries.
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- GÉNIE.
- Polygone du génie et son annexe, l’école de fortification de campagne.
- Le régiment du génie possède à Anvers un polygone pour ses travaux spéciaux.
- Les compagnies spéciales : des chemins de fer, des télégraphistes de place, d’artificiers, d’ouvriers du génie y ont également leur champ d’expériences.
- L’école des travaux de campagne a pour but de former des pionniers d'infanterie et de cavalerie. Un certain nombre d’officiers et de sous-officiers d’infanterie, de brigadiers et de cavaliers sont chaque année détachés a l école, qui se trouve placée sous le commandement du colonel commandant le régiment du génie.
- d) Instruction supérieure.
- École de guerre.
- L école de guerre de Belgique a été créée par arrêté royal du 42 no-vembre 4869, dans le but de répandre l’instruction supérieure dans l’armés et d’assurer le recrutement des officiers d’état-major.
- La durée des cours y est de trois ans, mais chaque année il y a une interruption de cours du 4er juillet au 4er octobre, pendant laquelle les officiers élèves rentrent à leurs corps.
- La première année est en quelque sorte préparatoire.
- Les officiers de l’artillerie et du génie sont admis d’emblée en deuxième année d’études.
- D’après les résultats armes subissent un examen d’entrée.
- diplôme d’adjoint geats es examens de sortie, les officiers reçoivent le stage dans les alekektetamajor. Ceux qui ont une note spéciale font un servent à l’essai 1 1 - armes, sont soumis à des travaux spéciaux, dans le cadre 8 Dis les états-majors, puis peuvent être nommés capitaines un stage dans e 1 état-major. Les autres adjoints font également l'état-major - ils i érentes armes et constituent le cadre auxiliaire de que doivent être choisit dans les corps après leur stage : c’est parmi eux jors, etc. Ils a j es aides de camp des généraux, les adjudants-ma-nément placés ntdes inés à remplacer les officiers d’état-major momenta-temps de guerre es armes tactiques et à compléter les états-majors en
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- d) Compagnies universitaires.
- Créées en 1880 et régularisées en 1887, dans les villes où existent des établissements de l’instruction supérieure, ces compagnies ont pour but de faciliter aux miliciens désignés par le sort, la continuation de leurs études supérieures.
- Le service est réglé dans ces compagnies de façon à permettre aux étudiants militaires d’assister aux leçons et aux différents travaux dans les établissements d’instruction qu’ils ont choisis.
- B. SOUS-OFFICIERS, CAPORAUX ET SOLDATS.
- Il existe dans tous les régiments de l’armée des cours du soir pour les sous-officiers, caporaux et soldats et des cours spéciaux, pour ceux dont linstruction est suffisamment avancée ; ceux-ci peuvent même recevoir 1 enseignement des matières de l’examen d’entrée à l’école militaire. Ces cours sont facultatifs. Ils sont donnés par des officiers et sous-officiers désignés par les chefs de corps, pendant la période d’hiver (4er octobre au 1er avril).
- Cours des illettrés.
- Linstruction dans l’armée est obligatoire pour les illettrés. Des cours sont donnés dans les régiments pendant la période d’hiver.
- Cet enseignement est assimilé par la loi à un service militaire. Les hommes qui, au moment du départ de leur classe, n’ont pas appris à lire, sont retenus sous les armes.
- le 10 », es nt de 1X a-a-en
- Écoles régimentaires.
- Chaque régiment possède une école régimentaire. Celles de l’infanterie sont, en général, placées dans les petites villes et ne sont pas réunies à 'état-major du régiment. Dans les autres corps l’école régimentaire reste près du régiment.
- Les écoles sont commandées par un capitaine et ont pour destination Cinstruire les jeunes volontaines et les caporaux et soldats miliciens de mérite, de manière à en former des sous-officiers et des caporaux pour le régiment.
- École des pupilles de l’armée.
- Cette école fut créée en 1847 sous le nom de compagnie d’enfants de
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- troupe, puis devint école des enfants de troupe et récemment école des pupilles de l’armée.
- Autrefois, les fils de militaires y étaient seuls admis. Actuellement le nombre des élèves reçus a presque doublé. Les deux plus anciennes années d’études sont placées à Namur, les deux plus jeunes et l’année préparatoire à Alost. On admet à cette école, jusqu’à concurrence de mille élèves, les enfants de fonctionnaires de l’État avec priorité pour les fils de militaires.
- L’école est sous le commandement d’un officier supérieur. Le personnel enseignant est composé d’officiers et de sous-officiers.
- Les enfants sont admis à l’âge de 11 ans, s’ils réunissent les conditions de taille et de vigueur physique voulues. Les pupilles sortent de l'école a 16 ans, comme caporaux ou brigadiers, soldats recommandés, ou simplement soldats, selon leurs aptitudes et leur conduite.
- Ecole normale militaire d'escrime.
- Cette école, créée en 1886, a pour but de former des maîtres et des Pré vôts pour l’enseignement de l’escrime dans les régiments. Elle est dirigée par un officier. Les corps y détachent des sous-officiers et caporaux. On) délivre des brevets de maître et de prévôt.
- de Heusch, Florent, Secrétaire de la classe 8.
- Boudin, E., Président de la classe 8.
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- EXPOSANTS.
- d’hydraulique (1 vol.). — De l’axe hydraulique des cours d’eau (1 vol.). — De l'ininflammabilité des bois (1 vol.).
- 48 Boulvin (Jules), professeur à l’Université de Gand, 4, rue de la Petite-Boucherie, à Gand. — Un volume mémoires divers.
- 49 Burggraeve (docteur), professeur émérite de l’Université de Gand, 50, rue des Baguettes, à Gand, fondateur de la médecine dosimétrique, etc. L’œuvre du docteur Burggraeve comprend 62 volumes tant imprimés que manuscrits et une série de cadres concernant les appareils ouatés, dont il est l’auteur. L’énumération de ces livres serait trop longue et d’ailleurs ils sont suffisamment connus par la réputation de leur auteur. — On peut se procurer, dans la Section belge la brochure : La Belgique à l’Exposition de Paris, avec planche. Prix 1 fr.
- 50 Charbo (J.-B.), professeur d’analyse à l’école militaire et à l’université de Bruxelles, rue Dailly, 84, à Bruxelles. — Cours d’Algèbre supérieur (1 vol.) — Géométrie analytique à trois dimensions (1 vol.)
- 51 Chômé(F.), professeur de géométrie descriptive à l’Ecole militaire, 82, rue Dillens, à Bruxelles. — Cours de géométrie descriptive (Are partie). (1 vol. et 1 vol. planches). Projets d’épures.
- 52 Clément (Eug.), avocat, 26, rue
- : [ 43 Anspach (Lucien), professeur à |
- 5 K l’Université de Bruxelles, 14, rue I de l’Association. — Triangle cal-
- 1 i culateur, prix 3 fr. 50. 44 Association des Ingénieurs sortis de l’école de Gand, à 1 9, rue Plateau, à Gand. — Publi-I cations scientifiques relatives à l’art de l’ingénieur, de 4 876 à 4 880.
- i 45 Biot H.-J.), 73, rue Souveraine, à Ixelles, greffier-adjoint au Tribunal de commerce. — Traité théo-7 rique et pratique de droit com-
- Imercial (2 vol.). — Notions élé-
- v mentaires de droit civil. — Le
- Code de commerce.
- Médaille de bronze, Anvers 1885.
- I 46 Boddaert (Richard), professeur à l'Université de Gand, rue Basse, 42, à Gand. — Recherches expérimentales sur les lésions pul-monaires consécutives à la section des nerfs pneumogastriques. —
- Note sur la pathogénie du goitre exophtalmique. — Observation d’un cas remarquable de prolongation de la vie chez un chien, à la suite de la section des nerfs pneu-mogastriques. — Recherches expérimentales sur la part qui revient au degré de perméabilité des voies lymphatiques dans la production
- I de l’œdème, etc.
- 47 Boudin (Emmanuel), professeur a l’Université de Gand, 152, Cou-pure, à Gand. — Cours de stabi-lité (2 vol.). — Cours de technologie (2 vol.). — Cours de calcul
- . des probabilités (1 vol.). — Cours
- “1 S C-=B. tey
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- de l’Esplanade, à Anvers, et Le-pinois (François), avocat à Na-mur. — Le Code rural belge, interprété principalement au point de vue de la pratique. — Un vol. in-8°, prix 9 francs.
- 53 Damseaux (A.), professeur d’agriculture à l’Institut agricole de l’État à Gembloux. — Manuel d’agriculture générale (4 vol.), 3e édit., sous presse. — Eléments d’agriculture générale (1 vol.). — Rapports sur la culture du houblon en Belgique et sur les essais, de 4884 à 1888, au jardin agricole de l’Institut de Gembloux. — Les assolements de l’agriculture belge. — Traduction des ouvrages classiques du Dr E. Wolff, sur les engrais (4 vol.) et sur l’alimentation des animaux domestiques (4 vol.).
- 54 Dastot, docteur, oculiste, chirurgien honoraire de l’Institut ophtalmique provincial du Hainaut, à Mons. — Mémoire sur l’opération de la cataracte. — L’ophtalmie granuleuse dans les écoles. — Biographie de Stiévenart.
- Médailles : Londres 1884, Bruxelles 1888.
- 55 Dauge, professeur à l’Université de Gand, 53, rue Belle-Vue, à Gand. — Leçons de méthodologie mathématique à l’usage des élèves de l’école normale des sciences annexée à l’Université de Gand (4 vol.).
- 56 Dechamps (Henri), professeur à la Faculté des Sciences de l’Université de Liége, 9, rue des Vingt-deux; ancien ingénieur de la société Cockerill, à Seraing. — Les principes de la construction des charpentes métalliques et leur application aux ponts à parties droi
- tes, combles, supports et cheval ments. (Extraits du cours d'Aroi tecture industrielle fait aux écoles spéciales des arts et manufactures et des mines annexées à lUniver H sité de Liége.) 4 vol. gr. in-8.de 390 pages, avec 294 figures dans le texte. Liége, H. Vaillant-Ca- manne, 1888.
- 57 De Guise (V.), capitainedu génie, professeur de fortificatione | l’école d’application de 1 artille et du génie, rue du Trône 5I 1 Bruxelles. — Etudes sur 1 tailles modernes et sur 1 1 la fortification improvisée-' ' 1 58 de Heusch (Florent, proh 1 seur à l’Ecole militaire Anoul, a Ixelles - Cour 1 lyse : 4 vol. calcul difero 1 4 vol. calcul intégral.
- 59 de Heusch (Waldor).car’EE | des grenadiers,profes euleurgat, | militaire,14+,chausséedeYetahi-à Bruxelles — Cours d’arala sec-toire militaires pro es Cavalerie : tion d’infanterie et de-Sanisation, I. Recrutement et E a tactique
- 4 vol. manuscrit. 1 tanuscrit. -d’autrefois, 1 vol. meourd hu III. La tactique 4888, 4 vol. Berger. Lee opérations 2e édition. — IV. 4 vol. en campagne (logistigUOV. SIE-Berger-Levrault, iSSauées : His-tégie et tactique applicet des ba-toire des campagne LVI.Plan tailles, 4 vol.manuscri • atlas, et croquis manuscrits,
- 60 de Monge. L.), PTOKestCTece AEECCUTI aFNISEGire Getete tecedranseEEodeoMhormeset.e
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- raires. — Épopées et romans che | valeresques.
- 61 Denis (Hector), professeur à l’Université de Bruxelles, 42, rue de la Croix, à Ixelles. — Atlas économique et moral de la Belgique comparée aux autres Etats de l’Europe (en 4 parties). — Une série de volumes sur des questions de sociologie générale, d’économie politique, de morale et de statistique.
- 62 De Walque (F.), professeur à l’Université de Louvain, 26, rue des Joyeuses-Entrées, à Louvain. — Manuel de chimie opératoire.— Rapport sur les produits chimiques à l’Exposition d’Anvers.
- 63 Dewilde (P.), 82, rue Mercelis, à Ixelles. Professeur à l’Ecole militaire et à l’Université de Bruxelles. — Traité élémentaire de chimie générale et descriptive, 2 vol.
- 6+ Discailles (Ernest), professeur à l’Université de Gand. — Les Pays-Bas sous le règne de Marie-Thérèse (1 vol.). — Histoire des concours généraux de l’enseignement (3 vol.).—Guillaume le Taciturne et Marnix de Ste-Aldegonde (1 vol.). — Un chanoine démocrate (1 vol.). — Adelson Castiau, sa carrière parlementaire, ses écrits. — Le général Van der Mersch avant la Révolution brabançonne.
- 65 Folie (François), directeur de 1 Observatoire royal de Bruxelles — Fondements d’une géométrie supérieure cartésienne. Traduc-tion des œuvres de R. Clausius. Théorie nouvelle du mouvement d'un corps solide. Précis de géométrie élémentaire. Théorie des faisceaux. Théorie des mouve-
- ments séculaire, annuel et diurne de l’axe du monde. Douze tables pour le calcul des réductions stellaires. Petite climatologie de l’amateur. Traité des réductions stellaires. Mémoire sur les courbes du 3e ordre. Annales de l’Observatoire. Annuaire de l’Observatoire. Bulletin météorologique de l’Observatoire.
- 66 Forir (H.), répétiteur à l’Ecole de mines annexée à l’Université de Liége, 75, rue Haut-Laveu, à Liége. — Note minéralogique, Liége 1881. Note sur la diadochite (destinézite) et la delvauxite, Liége 1884. Compte rendu de la réunion extraordinaire de la Société géologique tenue à Verviers du 17 au 20 septembre 4881, Liége 4882. Notices bibliographiques : Liége 1, 4 882; II, 4 884; III, 1885; IV, 4888. Contributions à l’étude du système crétacé de la Belgique. I, II, III, IV, Liége 1887-1889, A. de Lasaulx. Précis de pétrographie, introduction à l’étude des roches, traduction par H. Forir, Paris 1887.
- 67 Gilbert (Philippe), professeur à l’Université de Louvain, rue Notre-Dame, 20, à Louvain. — Cours d’analyse infinitésimale. — Cours de mécanique analytique. — Mémoires scientifiques divers.
- 68 Gody (Léon), capitaine commandant d’artillerie, professeur de chimie appliquée à l’École militaire et à l’École de guerre, 85, rue du Viaduc, à Bruxelles. — Manuel d’analyses et de recherches chimiques appliquées aux arts militaires. —- Appendice au cours de chimie appliqué : photographie. — Cours de chimie appliquée aux arts militaires.
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- 69 Gosselin, professeur de chimie à l’école militaire, rue Souveraine, 35, à Bruxelles. — Précis d’un cours de chimie élémentaire.
- 70 Guillery (H.), professeur à l’Université de Bruxelles, boulevard du Nord, 68, à Bruxelles. — De l’assainissement du champ de bataille de Sedan et de la partie de la Meuse qui le traverse. — De la conservation du pisiforme dans la désarticulation du poignet.
- 71 Henrotin, major d’artillerie, examinateur permanent à l’école militaire, rue des Rentiers, 14, à Etterbeek. — Cours de mécanique générale et appliquée (2 vol., 1 atlas).
- 72 Horion (Charles), docteur, à Liége.— André Dumont et la philosophie de la nature, 1 vol. in-8°, 1 fr. — La question sociale et les partis politiques, I vol. in-8°, 2 fr. Decq, libraire à Bruxelles, éditeur.
- professeur à l’Ecole militaire, rue Sans-Souci, n° 42, à Ixelles. -Collections de Mémoires d'astro-nomie et de mathématiques, publiés par l’Académie royale de Belgique. — Histoire des sciences physiques en Belgique. — Le Christianisme et la méthode scientifique expérimentale.
- 76 Layton (William), professeurà l’Institut supérieur de commerce d’Anvers, rue Van Lerius, n° 20, à Anvers. — Manuel de la correspondance commerciale anglaise et française.
- 77 Malaise (C.), professeur à l’Institut agricole de l’Etat, à Gem-
- 1 bloux. — Descriptions : du terrain silurien du centre de la Belgique; des gîtes fossilifères, dévoniens et d'affleurements du terrain crétacé-— La Belgique agricole dans ses rapports avec la Belgique mine-
- I rale. — Notices géologiques, minéralogiques, botaniques.
- 73 Institut supérieur de com-
- merce d’Anvers (Grandgai-gnage, Edmond, directeur), 8, rue du Chêne, à Anvers. — Programmes. Rapports. Cours. Spécimens des collections du musée commercial. Tableau synoptique des résultats obtenus, etc.
- Médaille d'argent, Paris 1878; médaille d’or, Anvers 1885, etc.
- 74 Kayser (Gabriel), boulevard de Waterloo, 101, à Bruxelles. — Ouvrages ayant trait à l’Afrique en général dans ses rapports avec l’exploration et la civilisation de ces contrées depuis le commencement de l’imprimerie jusqu’à nos jours.
- 75 Lagrange (Charles-Henri),
- | 78 Massau (Junius), professeurà l’Université de Gand, 22, rue de
- 1 Marnix, à Gand. — Mémoire sur l’intégration graphique et ses applications. — Cours de méca-nique. — Notes sur les intégra-phes; sur les cotisations des sociétés de secours mutuels; sur les appuis des poutres et arcs (brochures).
- 79 Maton (Adolphe), 37, rue Juste-Lipse, à Bruxelles, professeur A l'Université de Louvain. — De l'enseignement du notariat en Bel gique et dans les pays étrangers (1 vol.). — Dictionnaire de la pratique notariale belge (5 vol); Revue pratique du notariat belge, publiée sous la direction de M- Maton.
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- 80 Monrose (Eugène), professeur au Conservatoire royal de Bruxelles, 4, passage de la Monnaie, à Bruxelles. — Etudes sur l’art de la diction(1 vol.). — Entretiens et conférences sur l’art de la parole I vol.). — Causeries et entretiens sur l’art du théâtre (1 vol.).
- 81 Moonens (Louis), professeur à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, 40, rue de Terre-Neuve, à Bruxelles. — Matériel pour l’enseignement intuitif des projections et des éléments de géométrie descriptive dans les écoles de dessin.
- 82 Parisel (Émile), professeur à l’Institut agricole de l’État, à Gem-bloux. — Notions élémentaires d’agriculture et d’hygiène. — Pépinières forestières. — Cubage et estimation en matière des arbres et des massifs. — Les forêts, leurs produits et leur culture. — Formules et tables pour le calcul des intérêts simples et composés.
- 83 Pasquier (Ernest), professeur à l’Université de Louvain. — Traité de la détermination des orbites des comètes et des planètes, par Th. d’Oppolzer (édit, franç. publiée d’après la 2e édit, allem.), Paris, Gautier-Villars, 4 vol. gr. in-8°, xxvi-491-ccix p. — La traduction d’une notice du Dr Schram sur les travaux d’Oppolzer et diverses brochures sur l’astronomie et la théorie pratique des machines à vapeur.
- 8* Pauli (Adolphe), professeur à l’université, 1, place des Fabri-ques, à Gand. —- Plans de l'In-Stitut des sciences en construction a Gand.
- ilippson (Mart.), professeur
- à l’Université de Bruxelles. — Publications diverses.
- 86 Reychler (A), docteur agrégé à l’Université de Bruxelles, 15, rue de Suisse. — Études et recherches chimiques (1883-88) (1 vol.).
- 87 Société belge de Géologie, de Paléontologie et d’Hydrologie, fondée en 1887. — Secrétariat : 102, rue Terre-Neuve, à Bruxelles. — Bulletin de la Société.— Planches, figures, cartes et plans extraits de ses publications. —Spécimens de carte géologique figurant lesol et le sous-sol surune même feuille. — Sonde portative de E. Van den Broeck et A. Rutot, pour reconnaissance rapide du terrain en sous-sol. (Voir classe 48, exposition J. Didion, constructeur de cette sonde.
- 88 Société géologique de Belgique, à Liège. — Annales de la Société.
- 89 Société royale Malacolo-gique de Belgique. — Secrétariat : 10, rue du Pont-Neuf, à Bruxelles. — Collection complète de ses publications et spécimens de planches.
- 90 Swarts (Théodore), professeur à l’Université de Gand, 48, rue Terre-Neuve à Gand. — Précis de chimie générale et descriptive. — Principes fondamentaux de chimie. — Notions élémentaires d’analyse chimique. — Grondbegin-selen der scheikunde.
- 91 Université libre de Bruxelles, 14, rue des Sols. — Histoire de l’Université depuis sa fondation, par M. le professeur Vander kindere.
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- CLASSE 8.
- 92 Wiliquet (Camille), avocat, professeur à l’Ecole des mines de Mons, 28, avenue d'Havré, Mons. — Manuel de droit constitutionnel,
- exposé élémentaire des institutions politiques et administratives dela Belgique. — Code de lindustried des mines.
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- CLASSE 9.
- CLASSE 9. — Librairie et Imprimerie.
- I.
- Nous croyons qu’il est intéressant de faire précéder la liste de nos exposants d'une notice historique sur le grand rôle que les imprimeurs et les libraires de notre pays ont joué dans les annales de la civilisation. Cette notice est un résumé succinct d’un remarquable travail de 1 écrivain le plus compétent dans la matière, M. Charles Rue'ens, conserva eur de la Bibliothèque royale de Belgique.
- L'âge du livre imprimé a commencé bien tôt pour notre pays. Dès 4467 une chronique limbourgeoise signalait déjà la dispersion des livres impri-més,leur bon marché et les avantages qu’en retiraient les peuples. Thierry Martens imprime à Alost, en 1473, puis à Louvain et à Anvers ; Jean de Westphalie, à Louvain, publie, en 23 ans, 200 ouvrages. En 1482, Mathias Vander Goes introduit l’imprimerie à Anvers. Thierry Martens, l'Alde des Pays-Bas, a bien mérité du pays. Non-seulement il a introduit imprimerie en Belgique, mais il a fondé les plus importants ateliers du XVO siècle: celui de J. de Westphalie, à Louvain, et celui de Gérard Leeu, à Anvers. Sa vive affection pour Erasme se démontre par la publication de 50 ouvrages de l’illustre polygraphe.
- A Bruxelles, les Frères de la Vie commune fondèrent, en 1476, le pre-mier atelier typographique; en 1480, Arnaud de Keysere, à Audenarde; en 4482, Mathieu Vander Goes; 1491, Govaert Bach ; 1483, G. Lecu et . Adrien Van Liesveld, son successeur, a Anvers.
- En résumé, de 1473 à 1500, environ 25 typographes ont déjà exercé i leur industrie dans les Flandres et le Brabant et y ont édité plus de 1 ‘00 ouvrages.
- Au commencement du xvi® siècle, l’élan typographique se modère. Thierry Martens seul continue ses opérations avec ardeur. Mais la Réforme, dans les provinces flamandes des Pays-Bas, battant en brèche 1 vieille scolastique, provoque, avec une agitation religieuse, 1 éveil dans 1 industrie du livre. Les doctrines de Luther s’introduisent de bonne heure dans nos contrées. En 1519, on brûle déjà ses écrits à Louvain; 1520, ' Paraissent à Anvers ses Thien geboden Gods ; 1521, Eckert van Hom-1 édite le Tessaradecas, un recueil de quatorze instructions de I -Uther. La même année, Claes de Grave lance son Den ouden Adam, een I scellente, devote, godlyke theologie, ouvrage mystique et approuvé.
- 1 sle 8 mai 4524 paraît le fameux édit de Charles—Quint contre Luther, •Premier sur la presse, suivi de beaucoup d’autres Ces édits n'arrêtent
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- point la propagande des idées. En 4523, Adrien van Bergen, à Amves publie une version flamande du Nouveau Testament de Luther, quia successivement deux éditions et beaucoup d’imitateurs. L’imprimerie devient l instrument de combat, mais en s’attaquant au pouvoir elle en subit les conséquences. Le bras de l’empereur était le bras de l’Église. Après 1 édit de 1521, paraît celui de 1524, défendant la publication etla venteda livres sans 1 approbation de la Faculté de théologie de l’université la plus proche. Cest le point de départ de la censure ecclésiastique aux Pays-Bas. Mais cette ordonnance n’arrête rien et ne produit que de nouvelles victimes. Aussi les ordonnances se suivent et se ressemblent (4525,4821 et 4528). Elles ne suffisent point. Alors paraît le Grand Placard, daté de Bruxelles, 14 octobre 1529, qui fut renouvelé en 1531 et après tousles semestres. Ceux qui posséderaient des livres non approuvés seront, hommes, exécutés par le feu et par l’épée, les femmes par la fosse et leurs biens confisqués.
- Les imprimeurs qui publieraient un livre entaché d'hérésie, «pour raient être eschaffauldez et oultre ce, ou d’estre flestrix d’ung fer chauld en forme de croix si vivement que l’on ne le pourra effacer, ou d'avoir ung œyl cresvé, ou ung poing coppé, à la discrétion du juge». Cesordon nances se renouvellent jusqu’à la fin du règne de Charles-Quint : 4535 4540, 1543, 1544, deux fois en 4546 et deux en 1550. On comprend situation de l’imprimerie et de la librairie sous l’empire de ces édits«plus escriptz de sang que d’encre », Les livres sont saisis et brûlés, ceuxa les publient courent le risque de vie. Hans van Bergen est décapités Delft en 1542, et Jacob van Liesveld en 1545. Néanmoins, telles étales la richesse et la force vitale du pays que, malgré tout, il y eut depuistssi jusqu à la fin du règne de Charles V plus de 50 ateliers, dont 35 àAnversi
- Officine plantinienne. — En 1555, en cette année mémorable ou Charles-Quint transmit nos belles provinces aux mains de Philippe Tourangeau, Christophe Plantin, ouvre modestement à Anvers un typographique dont la gloire devait égaler celle des ateliers les pluscélesmon Il devient pour les auteurs un vrai Mécène ; il édite des travaux d éru 1 dont le placement se fait à la foire de Francfort et qui se répandent part de En une seule année (4366), il publie 50 ouvrages. Malgré toutes sort difficultés et dénonciations, il achève sa Bible polyglotte en quatre NE gues, 1 évènement de sa carrière, en 8 volumes in-folio (4568-4573) merveille du travail humain; il publie (de 1555 à 1589) 1,300 ouséne une part des plus considérables du labeur intellectuel des Pays-Basadeta époque. Après avoir fondé, en 1584, une imprimerie à Leyde, il me
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- Anvers (4589). Son établissement revient à Jean Mocrentorf ou Morctus, qui épouse une de ses filles. Balthazar Moretus, son fils (1618 , élève de Juste-Lipse, possède déjà quarante-huit presses typographiques.
- Sous Philippe II, dont l’avènement est salué par deux beaux livres illustrés (La très admirable entrée du prince Philipes à Anvers (4549) et El felicissimo viaje, ouvrage précieux, chez Nutius (1552), paraît une foule de pièces anonymes contre l’Église et le Pape, contre l’Empereur, devenu caduc, et contre son héritier. Ces pamphlets exercent une immense action sur les masses et éveillent la colère du pouvoir. On les supprime avec vigueur. La réforme religieuse se transforme en révolution politique. La désaffection du trône suit celle de l’autel. La guerre par le livre devient de plus en plus vive. Le Concile de Trente (4545) donne lieu à de nombreuses pièces officielles, auxquelles les réformés répondent par des Confessions d'Augsbourg et des pasquilles contre l’inquisition. Des ateliers clandestins s’ouvrent partout. Henri de Bredcrode (1566) établit une imprimerie pareille à son château de Vianen. L’arrivée du duc d’Albe n’arrête point cette guerre de presse. La mort des comtesd’Egmont et de Hornes, les procès intentés à Jacques de Wesenbeke et au comte de Lalaing-Hoogstracten, la proscription du prince d’Orange, la tyrannie du terrible proconsul, font naître de hardis manifestes, de vrais appels au peuple. Il faut recourir- à de nouvelles rigueurs. On proscrit plus de 400 ouvrages. Dès 1556, Philippe II confirme les édits de son père; 1570, il réglemente les professions d'imprimeur, de libraire et de maître d’école; il nomme aux fonctions de prototypographe, Christophe Plantin « pour avoir surin-tendance sur le faict d’imprimerie »; il règle la concession du privilège ou congé d imprimer un livre; il ordonne « d’abattre et ruiner par terre » maisons où on aura imprimé des livres réprouvés. — Sous les succes-seurs du duc d’Albe aussi, l’imprimerie souffre de ces lois autant que des événements. C’est ainsi que pendant la période des troubles, il ne se pro-1 en Belgique qu’un petit nombre d’ouvrages de valeur. Citons ^ciardini, Description des Pays-Bas, 1567.
- Le Qu Albert et Isabelle, à la fin du xvi® siècle, s’ouvre l’Université de aol e, avec les imprimeurs modèles, les Elzeviers, les Blaeu et tant te-tres, La fermeture de l’Escaut anéantit Anvers; les débouchés te senti la réaction arrête toute expansion de la pensée. L’industrie des Eaphinue devient l’esclave du pouvoir et du clergé. L’ordonnance dunspilucs de 4616 devient la loi qui pèse sur le livre pendant plus Advis d'ePÉ et demi. On ne peut devenir imprimeur ou libraire « sans c Eveque». Il n’y a plus que les typographes publiant les pièces
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- officielles ou vivant de la clientèle des couvents et de l’Université, A Louvain et Anvers l’industrie conserve encore quelque prospérité, mais partout ailleurs la stagnation est complète, A Gand, par exemple, de 4582 à 4612 il n’existe qu’un seul imprimeur, Gauthier Manilius. La presse ne produit que des livres de piété à images, auxquels travaillent souvent des illustres graveurs de l’école de Rubens, des vies de J. C. et des Saints, des catéchismes. Il faut citer le Christelijken Waerzeggher du jésuite J. David (Anvers 1602), avec 103 estampes énigmatiques;la Schola Cordis de Haeften (Anvers 1629 , avec 52 figures ; Necessaria ad salutem scientia du jésuite Josse Andries 1654), avec estampes dessinées par Sallaert, Quellin, Ant. Van Dyck, etc.; Perpetua crux sive passiO J. C. (4 649), avec 80 figures. — A signaler aussi des ouvrages mystiques. Pia desideria du jésuite Herman Hugo, avec gravures, qui jouit d'une vogue extraordinaire : il eut 22 éditions en latin et autant en français, en flamand et en allemand; Voyage de Columbelle et Volontairette, tres joliment ilustré par Bolswert. Nous avons ensuite les livres d'Emblèmes (Amorum emblemata, 4608, etc.) Plusieurs de ces ouvrages sont remarquables par l’art typographique et font supposer une certaine activité commerciale. Les officines de Nutius, de Meursius, de Cnobbaerts à Anvers-de Mommaerts et d'Antoons à Bruxelles se distinguent dans ce genre de publications.
- A côté des Emblèmes, on peut placer les Nugae difficiles ou recueils de sottes difficultés littéraires: acrostiches, chronogrammes, and-grammes, vers monosyllabiques, rétrogrades, poèmes dont tous les mots commencent par la même lettre et même des pièces de vers formant des figures. L habileté des typographes s’y fait admirer. Que l’on se figure des odes, des dithyrambes, des poèmes dont l’ensemble forme une Pyr&: mide, une croix, des étoiles! — Ces Nugae fleurissent surtout dans les cloîtres. Vanderstock publie 4658) à Ruremonde l'Imitation de J. C travestie en chronogrammes, c’est-à-dire que chaque ligne donne, en lettres numérales, le chiffre 4658, Sevin, minime de Bruxelles, insère dans son Pindus charitatis (Anvers, 1675) un poème de 150 vers, dont chaque mot commence par un V, ou une pièce au milieu de laquelle5 dessine un calice formé de mots qui lus de droite, de gauche ou dehey en bas, composent des vers dans des vers. — Les presses d'Anvers, Louvain, de Bruxelles,, de Mons, de Namur, ont produit tant de.C Nugae qu il faut bien croire que le débit en était fructueux. Ces ir 5 sont devenus rares. — A côté d’eux, la typographie jetait aux classe inférieures ce que nous appelons les livres de la Bibliothèque €
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- Mais la censure prohibe la lecture dans les écoles ou la vente dans les boutiques de plusieurs de ces livres: Parthenoples, Robert le Diable, Richard sans peur, Ulenspieghel, etc. Souvenirs naïfs de la poésie du moyen âge, ils furent expurgés et c’est dans cet état qu ils forment encore aujourd’hui la principale lecture de certaines contrées du pays. On les fabrique toujours par milliers d’exemplaires dans d obscures officines d’Anvers et de Gand. Citons encore des nombreuses histoires des Vierges miraculeuses, lieux de pèlerinage, reliques, etc.
- Ce calme plat dans les esprits ne dura point.
- A la fin de la domination espagnole, en 4640, paraît le fameux livre intitulé Augustinus, par Corneille Jansenius, professeur à Louvain et évêque d’Ypres; il donne naissance au Jansénisme, cette-longue querelle qui commence déjà à Louvain au temps d’Érasme et de la polémique contre Luther, et dont sortit cette guerre de livres et de brochures qui alimenta longtemps l’industrie typographique. — En 4 743, la paix d’Utrecht nous donne à l’Autriche et la bulle Unigenitus qui devient bientôt loi de l’État, abandonne le livre et la science à la discrétion du pouvoir ecclésiastique. Il faut citer dans cette triste époque quelques ouvrages de luxe édités en Belgique : Pompa funebris de l’archiduc Albert, l'Apo-théose chrétienne de l’archiduc Albert, par G. de Rebreviettes (4622), la Pompa introitus, magnifique publication dessinée par Rubens (1635), le Triumphalis introitus, dessin de G. de Crayer. Ces deux ouvrages font honneur à l’officine de J. Meursius, à Anvers. — Depuis les typographes littéraires du xvie siècle, pas une édition de classiques ni de littérature à noter. L’officine Plantin exécute toutefois, en 4 637, une magnifique édition des œuvres de Juste Lipse, 4 volumes in-folio. Ce fut à peu près le chant du cygne de cette illustre maison. Depuis Balthazar II, elle se borne à imprimer des ouvrages ecclésiastiques, car il n’y eut bientôt que des écrivains hommes d’église. Les riches abbayes patronnent de grandes publica-tions, par exemple, la Bibliotheca ecclesiastica, de Miraeus (Anvers 4639) ct Miraei opera diplomatica et historica (Louvain 1723-4728), 4 volumes in-folio. Cette importante publication est faite par une société d’imprimeurs. — Le premier volume des Acta sanctorum, œuvre colossale qui se poursuit encore, paraît chez Meursius en 4643, puis une description es églises et monastères intitulée Chorographia sacra Brabantiæ, de an erus, en 4657. — Sigilla, genealogia, historia comitum Flandriœ 1 volumes in-folio), paraît à Bruges chez Van Kerckhoven 1639-1650, ustréc de bonnes gravures.
- est au XVIre siècle qu’apparaissent, comme signe de l’époque, un grand
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- nombre d’ouvrages de généalogie : Christyn, Jurisprudentia heroica (Bruxelles, Balthazar Vivien 1663-1689); Butkens, Annales généalo-gigues de la maison de Lynden, avec gravures; et les Trophées de Brabant; Marques d’honneur de la maison de T’assis (Anvers, Plantin 1646) ; Miroit' de la noblesse de la Hesbaye, par J. de Hemricourt, chez Fricx, à Bruxelles 4673.
- Au xvme siècle la réimpression d’ouvrages français prend une extension considérable en Belgique, suivant en cela l’exemple de la Hollande et de la Suisse. — Grâce aux progrès des sciences et de la philosophie, les idées de tolérance se répandent dans l’esprit des gouvernants et des peuples. En vain le P. Amiot, jésuite, confesseur de la gouvernante Marie-Élisabeth (4735), sœur de Charles VI, tâche-t-il de lui faire signer un projet d'ordon-nance sur l imprimerie et la librairie, accompagnée d’une liste de 2,500 ouvrages proscrits; le Conseil de Brabant et le conseil privé s’y opposent. Cependant, le 42 février 1739, l’empereur Charles VI, circonvenu de nouveau, publie un édit qui commine la peine de mort contrôles auteurs ou vendeurs de libelles ou écrits diffamatoires; mais cet éditnest guère appliqué. Il n’est plus possible d’empêcher les livres et les idées de pénétrer de toutes parts. Le Journal, cette force nouvelle qui avait reçu son premier souffle en Belgique, commence à exercer une action sur le mouvement des esprits. Les Foppens père, fils et petit-fils, publientà Bruxelles, à 1 instar des Elzeviers, des réimpressions françaises sousla firme : Ratisbonne — Londres — Charleville — Cologne, etc.
- Marie- Thérèse. — Joseph II. — Révolution brabançonne. — Régime français. — L'empereur Charles VI meurt en 1740, sa fille Marie-Thérèse lui succède. — La typographie publie des livres célébrant les louanges du vainqueur Louis XV : L'Histoire des anciens empires de l’Asie. Par Plumyon (Ypres 1745), porte une dédicace dans ce sens. — Le traité J-paix d Aix-la-Chapelle (4748) ouvre une ère nouvelle à l’activité del'impri merie, à laquelle le gouverneur Charles de Lorraine rend la place qu’elle doit occuper comme instrument de civilisation. Il diminue les droits douane, établit des fonderies de caractères, crée une Typographie 1 0) alfa modifie profondément le droit de censure. En 4764 il annule une liste de livres censurés. La librairie, débarassée d’une foule d’entraves, introdul des livres étrangers. Les grands seigneurs belges souscrivent à 1 Ency clopédie, à Voltaire, à Buffon, à Lafontaine, à tous les chefs-d’œuvre de typographie française. Il y a à Bruxelles des imprimeurs et des librair actifs et instruits, tels que Ermens, Léonard, Flon, etc., chez lesquels 1 1
- trouve des assortiments de livres; l’inspection de leurs catalogues prou |
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- 10 CO Ot
- la bienfaisante réaction qui s’était opérée. L’institution de l'imprimerie modèle compléta les réformes et exerça une influence considérable : elle publie de beaux ouvrages, entr’autres l'Encyclopédie de jurisprudence (4777-4780), en 1 volumes in-40. *
- A Bruxelles, sous ce régime intelligent, l’industrie typographique se réveille. — A Mons Hoyois publie (1778, une seconde édition du Dictionnaire historique de la médecine, par Éloy (4 volumes in-40). — A Anvers, pendant tout le xVIIIe siècle, l’ancienne cité des Plantin, des Nuyts, des Steels, n'a guère produit de livre remarquable, sinon celui de Diercxsens • Antverpia Christo nascens et crescens chez Van Soest 1773 (en 7 volumes in-80). Moretus qui publie des Offices du pape Grégoire VII qui contiennent des offenses pour les souverains, est poursuivi.
- A Louvain, l’imprimerie est réduite aux livres scolaires, thèses, jansénisme. On y crée une Imprimerie académique d’où sortent quelques publications considérables : Monumenta ad historiam Conc. Trident, par Le Plat (7 vol. 4°) et surtout les Mémoires pour servir à l’histoire littéraire des Pays-Bas, par Paquot 1763-1770), 3 vol. in-fol. et 18 vol. in-80.
- Sous Joseph II, l’imprimerie a fort à faire. Jamais on ne noircit tant de papier. La révolution brabançonne produit des avalanches de pamphlets, de libelles, de protestations, de feuilles volantes de tout genre, un immense labeur typographique. — Après ce bouleversement, la Belgique est annexée à la République française, puis elle suit la destinée de 1 Empire. L’imprimerie n’a plus l’occasion de fleurir, Bruxelles n’étant plus que le chef-lieu du département de la Dyle et nos grandes villes des satellites de Paris. La presse n’est pas libre en politique, mais elle jouit de la liberté philosophique. L’amour de la lecture devient général.
- Sous le royaume des Pays-Bas, la liberté de la presse est inscrite dans la loi fondamentale de 1815. Pour la première fois depuis la découverte de Gutenberg, la pensée est admise à se servir, sans crainte et sans compression, de ce puissant moyen d’enseignement et de progrès.
- L’imprimerie en profite. Le souverain s’intéresse personnellement dans diverses entreprises formées pour la publication ou la propagande d'ouvrages utiles aux savants ou destinés à l’instruction, comme dans celui de Wahlen, dont l’imprimerie rivalise avec l’étranger. De Wasme et Jobard vulgarisent l’invention nouvelle de la lithographie. De Mat, Ode, Wodon fondent d’importants ateliers; en 4825, Vander Maelen ouvre son Établissement géographique. — La statistique nous donne, en 1829 pour Bruxelles 40 imprimeurs avec 84 presses. Aujourd'hui, il y a
- 3 imprimeurs à Bruxelles et 467 en province, 444 libraires à Bruxelles,
- S
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- X86 CLASSE 9.
- 409 en province ! Ces chiffres prouvent à l’évidence l’immense développement qu’a pris notre profession depuis la fondation de l'indépendance belge. La contrefaçon qui a sévi dans notre pays jusqu’à son abolition par la Convention du 22 août 1852, a beaucoup contribué à cette situation. La convention, acte juste et équitable, a eu pour résultat la liquidation de plusieurs imprimeries importantes qui ne vivaient que par la contrefaçon, mais n’a affecté que temporairement le développement organique et prodigieux de la typographie et de la librairie dans notre pays.
- Aujourd’hui nos presses et nos éditions peuvent rivaliser avec celles des pays les plus avancés; notre main-d’œuvre, moins chère que celle de nos voisins, nous permet de lutter avantageusement sur les champs pacifiques de la concurrence. Les succès que nous avons obtenus à toutes les expositions et le chiffre toujours croissant des exposants, nous PeT mettent d’espérer qu’à l’occasion de l’Exposition de Paris, de nouveaux débouchés s’ouvriront à nos vaillants typographes et éditeurs et leur permettront d’affirmer la supériorité et le bon marché de leurs produits.
- II.
- Notice statistique.
- PRODUITS D’IMPRIMERIE ET DE LIBRAIRIE.
- L industrie typographique a pris un grand développement en Belgique. Ce qui a contribué à favoriser son essor, ce sont les contrefaçons d éditions françaises qui alimentèrent nos presses de 1818 à 1852. La convention conclue avec la France, le 22 août 1852, à la suite de longues négociations, pour la garantie réciproque des droits des écrivains et des artistes, suivie d’un temps d’arrêt dans le développement de cette branche de travala L atteinte qu’elle en reçut ne fut, toutefois, que passagère, et "indus" typographique n a pas cessé de progresser dans notre pays. ,
- La convention a eu ce résultat favorable, de diriger l’activité de no-imprimeurs vers les éditions originales et les ouvrages du domaine pu 5 Des livres belges, sans aucune restriction, sont sortis des presses de éditeurs. La suppression de la contrefaçon a d’ailleurs mis fin àuncsitus tion précaire et équivoque, même pour ceux qui se croyaient 1er ‘ directement intéressés à son maintien. Mais
- La capitale est le centre principal de l’industrie qui nous occupC. INE, il existe des imprimeries importantes dans plusieurs villes de PTOVI
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- notamment à Tournai, Liége, Gand, Malines, Louvain, Anvers, Namur, Hasselt, Braine-le-Comte, etc.
- Le tableau ci-après indique le mouvement du commerce des livres imprimés à diverses époques:
- IMPORTATIONS.
- ANNÉES. QUANTITÉS. VALEURS.
- 4851. . 4855. . 4860. . 4861. . 4862. . 4863. . 4864. . 4865. . 4866. . 4867. . 4868. . 4869. . 4870. . 4874. . 4872. . 4873. . 4874. . 4875. . 4876. . 4877. . 1878. . 4879. . 4880. 4881. . 4882. . 1883. . 4884. . 4885. . 4886, . 4887. . Kil. Francs. .... 161,494 4,029,348 .... 220,055 1,387,177 .... 352,086 2,195,826 .... 36 0,04 2 2,187,696 .... 3 6 5,2 5 5 2,219,583 .... 392,356 2,280,492 .... 459,388 2,786,438 • » 3,183,440 •••• » 2,426,074 .... 612,438 3,704,460 .... 567,188 3,431,677 .... 589,439 3,582,413 .... 460,786 2,811,718 .... 648,945 3,938,918 .... 569,724 3,458,654 .... 609,651 3,694,300 .... 602,908 3,658,473 .... 602,764 3,6.0,446 .... 657,094 3,980,313 .... 632,148 3,838,146 •... 574,478 3,485,881 .... 633,198 3,833,357 .... 793,351 4,799,716 .... 769,825 4,658,527 .... 763,029 4,632,526 .... 723,978 4,399,649 .... 748,44 4 4,566,690 .... 761,879 4,664,299 .... 731,414 4,487,034 .... 777,828 4,779,325
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- B.
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- EXPORTATIONS.
- ANNÉES. QUANTITÉS. VALEURS.
- — — —
- Kil. Francs.
- 1851 . 366,502 2,270,966
- 4855 . 320,473 2,006,978
- 4860 . 294,954 4,846,172
- 4861 . 213,352 4,320,495
- 4862 . 245,507 4,541,848
- 4863 . 247,151 4,340,794
- 4864 . 458,344 984,093
- 4865 . » 944,264
- 1866 • )> 1,219,020
- 4867 . 204,896 1,284,550
- 4 868 . 226,364 4,447,593
- 4869 . 267,337 4,680,978
- 1870 . 478,683 1,130,076
- 4874 . 224.224 4,413,317
- 4872 . 449,566 957,657
- 4873 . 202,866 4,286,490
- 4874 . 237,4 19 4,485,569
- 4875 . 276,978 4,722,607
- 4876 203,056 4,283,742
- 4877 224,099 4,389,607
- 4 878 . 208,983 4,345,705
- 4879 . 233,721 4,480,720
- 4 880 . 135,847 867,669
- 4881 456,954 4,025,157
- 4882 . 453,471 994,320
- 4883 446,398 958,215
- 4884 485,228 4,219,969
- 4 885 200,168 4,291,825
- 4886 228,462 4,474,547
- 4887 . 254,024 4,596,274
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- Voici, par pays d’origine et de destination, le détail du mouvement commercial en 4887:
- IMPORTATIONS.
- PAYS DE PROVENANCE.
- France. ...
- Allemagne..
- Pays-Bas . .
- Angleterre. .
- Autres pays .
- VALEURS EN FRANCS.
- 3,768,172
- 655,862
- 201,334
- 402,334
- 54,623
- 4,779,329
- EXPORTATIONS.
- PAYS DE DESTINATION.
- France . . .
- Pays-Bas . .
- Brésil, ,
- Angleterre..
- Allemagne. .
- Autres pays .
- VALEURS EN FRANCS.
- 780,435
- 474,192
- 4 32,655
- 89,447
- 71,414
- 348,528
- 4,596,271
- La France est le principal débouché de notre commerce de librairie. Viennent ensuite, par rang d’importance, l’Allemagne, les Pays-Bas, 1 An-gleterre, etc.
- EXPORTATIONS VERS LA FRANCE.
- ANNEES. QUANTITÉS. VALEURS.
- 4852 4833. 4854 4855. Kil. 65,464 Francs. 416,557
- 34,288 208,524
- 43,349 266,067
- 52,875 319,546
- =-----
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-
- CLASSE 9.
- EXPORTATIONS VERS LA FRANCE.
- (Suite.)
- ANNÉES QUANTITÉS. VALEURS.
- Kil. Francs.
- 1856 64,423 374,807
- 18 7 85,033 517,447
- 1858 440,320 670,831
- 4 839 406,472 644,993
- 4 860 421,737 735,777
- 4864 90,093 515,760
- 4862 55,344 336,175
- 4863 ...... 9,936 553,934
- 4864 68,429 424,086
- 4865. . » 446,033
- 4866. ..... . » 876,405
- 4867 4 35,707 845,738
- 1868 4 60,559 4,000,166
- 4869 4 79,468 4,4 44,833
- 4 870 4 48,687 746,449
- 1874 81,238 506,960
- 4872 96,682 619,496
- 4873 4 43,475 723,998 913,257
- 4874 444,995
- 4875 4 40,867 706,363 600,988 768,588 833,869 877,667 574,990
- 4876 4877 92,728 420,482
- 4878 430,459
- 4879 436,738
- 4880 89,455 663,281
- 4881 4 04,742 593.075
- 4882 90,564 556,729
- 4 883 85,917 980,791 735,529
- 4 884 407,905
- 4885 4 4 5,945 772,876
- 4 886 421,834 . 780,435
- 4887 425,622
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- CLASSE 9.
- <
- III.
- La gravure en Belgique.
- La part de la Belgique dans la découverte et le développement de la gravure est importante. Dans son beau travail sur l'Histoire de la Gravure, M. Henry Hymans est d’avis que notre pays invoque des titres sérieux à l’appui de ses prétentions à la priorité de cette découverte du xve siècle, antérieure de vingt ans environ à l’impression des livres. Quel que soit du reste le droit d’antériorité, il est certain que dans les Pays-Bas et sous les ducs de Bourgogne des estampes remarquables ont vu le jour. — Nous trouvons dans les Documents iconographiques de la Bibliothèque -royale de Belgique (publiés chez Muquardt) des fac-similés de plusieurs monuments des premiers temps de l’invention de la gravure, à partir de l'an 4448. — On peut rappeler que Martin Schongauer (mort 1499) fut l’élève de Vander Weyden. Il fut l’inspirateur et le digne émule de Dürer, l’Allemand, et du Hollandais Lucas de Leyde. — Le xvr6 siècle nous donne Jérôme Van Aken, de Bois-le-Duc, ensuite le Liégeois Lambert Lombard et Pierre Coeck d’Alost, comme s’inspirant de l’école néo-italienne. Mais c’est l’école anversoise qui régnait sans partage avec Floris et ses élèves, dont Jérôme Cock fut un des plus brillants. Son œuvre capitale I est La Pompe funèbre de Charles-Quint (4559).
- r La fin du xvie siècle fut illustrée, en Belgique, par une école brillante de graveurs. Deux De Jode, quatre Collaert, quatre Galle, trois Wiericx,
- i deux Mallery se transmettent le talent comme un bien de famille, arrivent ! a un degré d’adresse qui donne à la gravure des aspects imprévus. Ils repro-| duisirent avec conscience d’après Martin de Vos, élève de Floris, et d’après j le Brugeois Vanderstraeten, des milliers de sujets qui trouvaient dans nos | provinces et en Espagne un grand débit. — Les Bruxellois Jean, Raphaël et Gilles Sadeler, comblés d’honneur à la cour de Munich, font retentir I "Europe de leur renommée en gravant les maîtres les plus illustres du temps, parmi lesquels il faut comprendre l'Anversois Spranger, peintre 8 Le "empereur Rodolphe. — La gravure arrive, avec les Sadeler, à son extrême développement mécanique et contribue à la gloire du nom belge.
- La puissante école de graveurs qui se constitua sous les inspirations de " ens, donna à l’art flamand un vif éclat et devint la vulgarisatrice de sa
- reer
- nos ===e for
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- 292 CLASSE 9
- gloire : Bolswert a exécuté, d’après lui, 65 planches; Paul du Pari (Pontius), 39; Lucas Vorsterman, 46; Witdouck, 14; Voet, 26; Son-man, 44; Panneels, 36; Lommelin, 27 ; Corneille Galle, 415! -Plusieurs de ces estampes joignent, à l'effet le plus puissant, l’exécution la plus magistrale. Sous les titres : La Bible de Pierre-Paul Rubens, les Alè-807 ies sacrées et les Paysages et Chasses, la librairie C. Muquardtet MM. Merzbach et Falk, à Bruxelles, ont publié en héliotypie et enlithe-graphie un choix de ces superbes planches (3 volumes in-folio).
- Après cette époque brillante, arriva celle de la décadence, danslaquelé s illustrèrent à peine quelques graveurs: Robert Van Audenarde,dé Gand (1663-1743), qui passa la plus grande partie de son existence en Italie, au service du cardinal Barbarigo ; Pilsen, Gantois, qui grava, d'après Rubens, la Conversion de saint Bavon; le Bruxellois Auguste Coppens, qui laissa un recueil de vues de Bruxelles, gravées à l’eau forte: les frères Van Orley et Krafft; Pierre Martenasie (1729 à 4789), protés seur à l’Académie d’Anvers; Cardon, de Bruxelles (1739), qui gravald Signature du contrat de Watteau, le Bain rustique de la galerie d'Areni beig et le portrait de Joseph II, de Herreyns, et quelques autres.
- L école contemporaine n’est pas non plus fort riche en maîtres graveurs De Meulemeester, de Bruges (mort en 1836), laissa quatre livraisons d une | entreprise manquée : Les Loges de Raphaël. Un de ses élèvesàlAg démie d’Anvers, Erin Corr (mort en 1862), composa et grava lepremir diplôme de l’Ordre de Léopold, la Tour de la cathédrale d’Anvers» Christ sur la croix, d’après Van Dyck, le Portrait de Léopold ICS Wappers, et celui de la reine Louise-Marie, d’après Ary Scheffer.: dernière œuvre, terminée par M. Franck, fut la Descente de croix, 1 Rubens.
- M. Jobard introduisit la Lithographie à Bruxelles vers 4820. Celle" à laquelle se sont joints, dans les derniers temps, des procédés aussi i -tiples, expéditifs, qu’ingénieux, et surtout peu coûteux, ont restreinte 1 dérablement le champ de la gravure, malgré la création en 4836, P Gouvernement, d’une école-atelier de gravure, avec MM. Vanden $ et Lauters, comme professeurs de dessin, et MM. Calamatta et Brou comme professeurs de gravure. Henri
- Tous les graveurs que possède encore la Belgique, — dit Ma Tavec Hymans, — sont les élèves de Corr et de Calamatta : ils collaborèren de ce dernier à plusieurs grands ouvrages : les Galeries de Versai Spe- 1 Florence, etc., le Musée historique belge,dont il parut dix planche Jardi l rieurement exécutées. Les éditeurs intelligents Jamar, Hen, Mua"
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- CLASSE 9.
- CO O. CI
- publièrent une collection d’images sous les titres: Musée populaire de Belgique, avec la collaboration des élèves de Brown: MM. Pannemaeker (aujourd’hui professeur à l’École des Beaux-Arts de Paris), Doms, Ver-morcken, Ligny, Puttaert, Duverger, etc. ; les Monuments d architecture et de sculpture en Belgique, lithographiés en plusieurs teintes par Stroo-bant, et le Rhin monumental et pittoresque, par le même, œuvres fort remarquables, surtout pour l’époque où elles ont paru et qui ont eu un succès unique en son genre. — Depuis, les procédés polygraphiques modernes qui se multiplient à l’infini, la gravure sur cuivre et sur pierre, h photographie et ses nombreuses et ingénieuses applications, la chromo-et la photolithographie, l'héliogravure, la chimigravure, la photo-typie, etc., ont fourni aux éditeurs des moyens de faire mieux et à meilleur marché. Une gravure au burin qui, il y a cinquante ans, aurait demandé quelques années de travail et coûté une fortune, peut être exécutée aujourd’hui en quelques heures et, grâce à l’action de ce grand collaborateur, le soleil, elle a cet avantage qu’elle est l’expression fidèle du génie et de la touche de l’artiste dont elle reproduit l’œuvre. Des maisons importantes, MM. Bruylant, dans leurs publications illustrées : Bruxelles à travers les âges; la Belgique illustrée; l'Institut national de géographie, dans son Atlas des villes de la Belgique au XVIe siècle, reproduction magistrale en fac-similé chromographique de 100 plans, du géographe Jacques de Deventer, exécutés sur les ordres de Charles-Quint et de Philippe II; MM. Claesen, à Liège, Macs, à Anvers, Gouweloos, Goossens, Mertens, Severeyns (en chromolithographie), Société des Arts graphiques, Société des Aquafortistes, Lebègue et Ce, à Bruxelles, dans leurs publications populaires, et bien d’autres, ont profité et profitent encore de la transformation qui s’est opérée dans les procédés graphiques.
- Nous osons dire, avec une légitime fierté, que ces publications rivalisent avec les meilleures productions d’autres pays: l’Exposition de Paris le Sanctionnera, nous en avons la conviction, urbi et orbi; et, après avoir été, ily a plus de quatre siècles, l’heureuse initiatrice de la gravure en taille d’épargne et en taille-douce, la Belgique aura à cœur, en se souvenant de son glorieux passé, de demeurer la terre artistique par excellence, et tâchera d'apporter dans l'art industriel de la gravure tous les perfectionnements Auc le progrès développe sous nos yeux.
- H. MERZBACH,
- Président de la classe 9.
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- 294
- CLASSE 9.
- EXPOSANTS.
- 93 Bertrand (Auguste), 24, rue du Tilleul, à Ciney. — Diverses compositions musicales : 4° Princesse Clémentine, grande valse pour piano, par Aug. Bertrand; 2° Langage du cœur, mazurka pour piano (par le même); 3° Mariette, brillante sicilienne pour piano (par le même), etc., etc.
- 91 Borgerhoff-van Sassem (J.), rue de Loxum, 23, à Bruxelles. — Journal des boulangers. Collection de journaux de la meunerie, de la boulangerie, de la pâtisserie et des industries qui s’y rattachent.
- Anvers 1885, mention honorable; Amsterdam 1886, médaille d’argent.
- 95 Bourlard (L.), imprimeur et lithographe de la Cour, à Bruxelles. — Spécialité d’actions et d’obligations; taille douce; travaux de luxe. Imprimeur du Gouvernement et des principales sociétés industrielles du pays. Distinctions obtenues :
- Médailles d’or: Bruxelles 1880, Amsterdam 1883, Anvers 1885, Paris (chemin de fer) 1887 ; Diplômes d'honneur : Grand concours, Bruxelles 1888; Médaille d’or la plus haute distinction, Barcelone 1888.
- 96 Bouwens (Joseph', 48, rue du Champ-de-Mars, à Ixelles. — Deux cadres contenant des impressions de gravures à l’eau forte ; en taille douce; au burin, etc.
- 97 Cercle de la Librairie, de l’Imprimerie et de toutes les professions qui s’y rattachent (Th. Falk, président, rue ‘ des Paroissiens, 18-22, à Bru-xelles.). — Produits graphiques ;
- 1 livres et journaux; registres et reliures; globes, cartes et atlas.
- — Exposants du Cercle : Les Arts graphiques (Société ano-nyme), à Bruxelles; Bourlard(L.) id; Bouwens (J.), id. ; Claessens (L.) & fils, id.; Decq (Emile), id. De Seyn-Verhougstraete, à Rou-lers; De Tournay-Catala, à Bruxelles; Falk (Th.), id. ; Goffart
- | (Paul), id. ; Godenne - Wasseige I (J.), à Namur; Havermans (Xa-vier), à Bruxelles; Hoste (Ad.,à Gand ; Larcier (F.), à Bruxelles: Lebègue (J.) & Cie, id.; Lhoest (Emile), id. ; Mertens (Ad.), iL Ramlot(E.), id.; Ryckers(G.),id-; Sainte-Marie (veuve), id.; Schmittt | (E.), id.; Van Campenhoutfrèreset sœurs, id.; Vander Auwera(veuve Ch.), id.; Vanderpoorten (J.), id. Weissenbruch (P.', id.; Zech e fils, à Braine-le-Comte. (Les expo sants du Cercle sont inscrits indl viduellement dans leurs classes respectives.)
- (Voir classes 9, 10, 11,12 et 16.)
- 98 Claesen (Charles), 26, rue du Jardin Botanique, à Liége. L brairie des arts industriels e
- décoratifs.
- Médaille d’argent, Paris 1878: médaille de progrès. Vienne 1875; médaille Philadel: phie 1876; médaille d’or, Anvers (885, etc-(Voir classe 11.)
- 99 Decq (Emile), 9, rue de la Ma-deleine, à Bruxelles. — Livres technologie, de jurisprudence, de médecine et d’agriculture.
- 400 de Meeûs (Jules), 402, boule-vard Anspach, à Bruxelles. . Collection du Moniteur indus
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- CLASSE 9.
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- triel; Memento du Moniteur in- 1 dustriel; brochures diverses, extraits.
- Récompenses : Philadelphie, Paris, Amsterdam.
- 101 De Seyn-Verhougstraete, 38, rue d’Est, à Roulers. — Ouvrages de littérature flamande. — / Editions d’amateurs.
- Médaille d’or, Bruxelles 1888, etc.
- 402 du Bosch (Georges), 12, rue des Trois-Têtes, à Bruxelles. — Collections et plans du journal La Chronique des Travaux Publics.
- Médaille, Amsterdam, etc.
- 103 Falk(Th.), Librairie européenne C. Muquardt et Institut national de géographie, 18-22, rue des Paroissiens, à Bruxelles. — Productions des deux établissements et des ateliers polygraphiques y annexés : ouvrages illustrés, cartes, globes, atlas, revues périodiques. — Litho, chromo et photographies.
- Médaille d’argent, Paris, Anvers, etc. Diplôme d'honneur, Bruxelles 1888. (Voir classes 11, 12 et 16.)
- 406 Havermans (Xavier), 24-30 et 40-52, galerie du Commerce, à Bruxelles. — Epreuves typographiques et lithographiques. — Chromo-typographies. — Volumes et brochures.
- Médaille d’argent, Anvers 1885.
- 107 Hoste (Ad.),imprimeur-éditeur, sucer de C. Annoot-Braeckman, 49, rue des Champs et 6, Marché-aux-Grains,à Gand.— Imprimerie en tous genres : spécialité d’ouvrages de mathématiques, de musique, classiques, catalogues d’horticulture, actions, billets de tramways, etc. — Librairie générale, en tous genres. — Maison fondée en 1827.
- Paris 1867, médaille d’argent. Amsterdam 1869, médaille d’or. Anvers 1885, médaille d’or. Bruxelles 1888, médaille d’or,
- 108 L’industrie moderne. Inventions. Brevets. Droit industriel, 45, rue Royale, Bruxelles. — Publication avec gravures et planches hors texte, s’occupant de toutes les applications de la science à l’industrie, des découvertes et des procédés nouveaux, de droit industriel et de la négociation des brevets d’invention.
- 404 Frentz et D'Henin, directeurs-propriétaires de la Gazette du Brasseur et du Musée-exposition de Brasserie, 6, rue Gauche-ret, à Bruxelles. — Collection complète de la Gazette du Bras-, seur, fondée en 1887. Rédacteur en chef: Adolphe Frentz.
- Bruxelles 1888 : prix de progrès et médaille d'argent. — (Voir classe 73.) I
- 405 Godenne-Wasseige (J.), 43, rue de Bruxelles, à Namur. — Livres et brochures. — Imprimés divers.
- Médaille d'argent, Anvers 1885.
- 409 Larcier (Ferdinand), 10, rue des Minimes, à Bruxelles. — Librairie générale de jurisprudence. Ouvrages neufs et d’occasion. Administration des Pandectes belges et du Journal des tribunaux.
- Médailles d’or, Anvers 1885; Bruxelles 1888.
- 410 LebègueetCie(J.),imprimeurs-libraires-éditeurs, 46, rue de laMa-deleine, à Bruxelles. (Exposition collective du Cercle de la librairie belge). — Travaux d’impressions en tous genres; éditions d’ouvrages classiques; littérature; romans; fabrication de globes ter-
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- 442-Linden (Lucien), 100, rue Bel-ltard, a Bruxelles. — Linden), Iconographie des Orchidées '
- 413 Mertens (Ad.), 12, rue dror, teur uxelles. — Imprimeur-édi-geapilithographe et chromolitho-graphe, tondeur en caractères _ Journaux, labeurs, imprimésad-ministratifs et commerciaux titres d actions et obligations, chromos pancartes commerciales en mo, calendriers, étiquettes en tous genres POUF manufactures de as filatu^s bougies, amidonneries, austnels, plans, etc. Editeur de 1 Annuaire officiel , -et . omaei du commerce Ttede.1industrie de Belgique, 1,650,000 adresses. (Bureaux
- rue de Marivaux, Paris.au* : Récompenses: Vienne 1873; Bruxelles 1880.
- Anvers 1885; Bruxelles 1888rexeltes 1880; classe 11.) es 1888, etc. — (Voir
- restre et célestes, en français néerlandais, anglais, espagnol, ita’ - " Régie d annonces des principaux journaux belges, prin-Voir classe 16.)
- 441L Économie financière So ciété anonyme. (Emile LKCest ministrateur délégué) ad-la Madeleine, a BrxeneS, rup-de duits Irrographiques, livres, journaux illustrés, titres d’actions, etc.
- ‘IMMommens, (H® rue Royale, 10.9, a Bruxelles. — Spécimend d’impression typographique
- thographique. 1
- 115 Peeters-Ruelens (D.-ADE) libreirey éditeur, imprimeur etl rue de^ M ’ rue de Namur Livres la Monnaie, à Louvain. — Livres d agriculture, de sciences de médecine, de droit et classi
- CLASSE 9.
- ques. Spécialité d’articles de des-sin, seul dépositaire des articles de la maison Baraban, de Paris, Abonnements à tous les journaux et ouvrages périodiques, correspondances régulières avec la France, l’Allemagne et l’Angleterre.
- 2 diplômes de médaille d’argent au Grand concours de Bruxelles 1888.
- 446 Ramlot (E.), 47, rue Grétry,à Bruxelles. — Livres scientifiques.
- 417 Revue universelle des Mines, de la Métallurgie, etc., 40, rue Beckman, à Liége. — Collection de la Revue, années 4857 à 1889.
- Londres 1862, mention honorable; Vienne
- 1873, médaille de mérite; Paris 4878,mé daille d’argent ; Anvers 1885, médaille d’or.
- 118 Vaillant - Carmanne (H.) imprimeur-éditeur, 8, rue Saint-Adalbert, Liége (Belgique). - I vres, journaux, recueils périodiques, scientifiques et littéraires, registres, actions, impressions en couleurs, ouvrages pour lindus: trie et la librairie. Spécialité dl®' pressions scientifiques, artistiques et littéraires ; langues étrangères, livres d’enseignement à tous es degrés; musique; travaux deluxe et ordinaires.
- Anvers 1885, médaille d’argent; Bruxelles 1888, médaille d’or à l’exposition de- de primerie; médaille d’or à l’exposition de la librairie; médaille d’or au coucou l’imprimerie.
- 419 Van Campenhout (frèreset x 1 Colline, a
- sœurs), 13, rue de la Colline, Bruxelles (fabrique à Molenbe Saint-Jean). — Fabrique g.m gistres par système breveté; pressions en tous genres; paptei fournitures de bureau et de de
- * • - N
- " Exportation, gros et détail.
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- CLASSE 9. 297
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- présentant à Paris : M. Bella- | voine.
- Mentions honorables aux Expositions: Londres 1862; Paris 1867 ; médaille à Paris, 1878. — (Voir classe 10.)
- 419bis Vander Auwera (veuve Charles), 46, rue des Sables, à Bruxelles. — Imprimerie typographique et lithographique. — Spécimens d’impression en tous genres et en tontes langues européennes; actions et obligations ; spécialité d’ouvrages de librairie, travaux de luxe, gravures, etc.; fabrique de registres.
- Médaille d’or, Bruxelles 1888.
- 120 Vanderghinste(A.)etCi0,rue de Brabant, à Bruxelles. — Spécimens d’impressions musicales, titres et dessins.
- Diplôme; médaille argent, Anvers 1885.
- 421 Vanderpoorten(J.), 18,ruede la Cuiller, à Gand. — Collection d’ouvrages avec musique en typographie; ouvrages illustrés et ouvrages classiques.
- 422 Van Hulle (H.-J.), professeur
- honoraire, chaussée de Courtrai, 27, à Gand. — Collection complète des Bulletins d’arboriculture, de 1865 à 1889, 24 vol.; quatre cadres planches coloriées de fruits, appartenant à cette publication.
- Diplômes et médailles de vermeil, d’argent et d’or à diverses expositions. — (Voir classe 73ter.)
- 423 Weissenbruch (P.), éditeur, 45, rue du Poinçon, à Bruxelles.— Livres; impressions en tous genres. 1883, Amsterdam, médaille d’or; 1884, Nouvelle-Orléans, médaille d’or; 1885, Anvers, hors concours membre du jury; 1888, Bruxelles, trois médailles d’or; 1888, Barcelone, médaille d’or, etc.
- 424 Zech et fils (ancienne maison Lelong, fondée en 1785), imprimeurs-éditeurs ; libraires ( Braine-le-Comte). — Impressions en tous genres; spécialité de livres de messe en français, flamand, espagnol et portugais. Classiques espagnols et portugais. Revues et journaux.
- Médailles de bronze, d’argent et d’or, diplômes d’honneur aux expositions de Londres, Paris et Anvers. — (Voir classe 10.)
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- CLASSE 10.
- CLASSE 10. — Papeterie, reliure; matériel des arts de la peint™ et du dessin.
- L industrie de la papeterie a continué à faire de grands progrès en Belgique.
- Sans remonter à l’époque où nous n’avions que des fabriques de papier à la main établies pour la plupart sur de petits cours d’eau où l’on trouvait la force nécessaire pour les productions restreintes de ce temps, nous nous reporterons à l’année 4880.
- On a pu voir à l’Exposition nationale du cinquantenaire de la fondation de notre nationalité ce que l’on produisait comme papier de toutes sortes.
- En 4 879 on fabriquait en Belgique de 32 à 35 millions de kilogrammes de papier de différentes espèces. L’exportation a été la même année de 18,492,805 kilogrammes et l’importation de 3,137,513 kilogrammes.
- En récapitulant les chiffres qui précèdent on constate que la consomma tion intérieure a été de 49,600,000 kilogrammes environ.
- La production atteint actuellement 45,000,000 de kilogrammes environ.
- L’exportation en 4 887 s’est élevée à 20,538,860 kilogrammes et l'impor tation à 5,697,554.
- Pour les dix premiers mois de 4 888 l’exportation a été de 18,742,770 kilh grammes et l’importation de 4,631,725, ce qui proportionnellement au mouvement de 4887 donnerait pour l’année entière une exportation € 23,327,000 et une importation de 5,74 3,000 kilogrammes. de
- La consommation du pays en 4888 aura donc été très sensiblement 27,386,000 kilogrammes, ce qui représente une consommation de 43/4 " grammes par tête d’habitant, alors qu’elle ne s’élevait qu’à 4 kilogramm-en 4879.
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- cotecdemenn.on pour unolungsçunde dans l’industrie de3) t des succédannés a amené une transformation profonde tion considérable aa papeterie; la production s’est accrue dans une propor-ment de prix nis 0us les pays et il en est résulté un véritable avilis* des droitf Tue dottlu ter avec les autres pays qui, protégés à l’inférieur put excessivement se u ’ exportent l’excédent de leur fabrication à des pris seulement ni outtS. algré ces conditions défavorables nous avons, non enir notre position, mais notre chiffre de production®
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- CLASSE 10.
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- d’exportation a notablement augmenté, comme le démontre d’ailleurs les chiffres que nous avons cités.
- L’industrie du papier parcheminé à l’aide de l’acide sulfurique, qui a pris naissance en Belgique vers t870, s’est développée dans une proportion considérable et lutte très avantageusement avec les autres pays producteurs.
- el I DE NAEYER, L.,
- Président de la classe 10.
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- La fabrication des registres a pris, dans notre pays, un développe-ment considérable.
- La ville d’Anvers fut le berceau de la bonne reliure des livres de commerce, et c’est à partir de l’année 1850 que l’on y était parvenu à produire une fabrication perfectionnée de livres de comptabilité pouvant lutter avec avantage avec les produits français les plus importants qui jouissaient jusqu’alors de la faveur exclusive du consommateur.
- Jusqu'en 1870, l’industrie belge était tributaire de la France et de l’Allemagne pour les papiers spéciaux à cette fabrication. Mais depuis, les usines nationales sont parvenues à produire des qualités irréprochables. Il n’y a plus guère que les peaux de reliure chamoisées que lon doive encore aujourd’hui à l’industrie étrangère.
- Les produits des fabricants belges remplaçant avantageusement les produits étrangers, n’ont cependant pas encore réussi à se faire apprécier à leur juste valeur au delà de nos frontières.
- L’exportation de notre article est de peu d’importance et cet état de choses nous semble devoir être attribué uniquement au défaut de relations directes avec les pays d’outre-mer qui jusqu’à présent, se pourvoient dans lesgrands centres de l’Europe.
- La fabrication de registres de commerce ayant gagné définitivement la confiance des consommateurs nationaux, rencontre dans sa marche ascensionnelle un obstacle sur lequel il est utile d’appeler l’attention. Cet obstacle est la concurrence indigène effrénée, de l’article apparent et médiocre contre la production sérieuse et solide.
- rLe bon marché qui séduit l’acheteur s’explique généralement par emploi de papier ayant, il est vrai, un apprêt et l’épaisseur nécessaire, mais nullement la qualité de sa destination, tant pour l’écriture que pour la Teliure. Il nous semble nécessaire de réagir contre cette fabrication à vil PTt, de qualité apparente, mais foncièrement mauvaise.
- R. HUYBRECHTS,
- 2e Vice-président de la classe 10.
- ,
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- CLASSE 10.
- EXPOSANTS.
- 125 Busath (Ed.), 27, rue Montagne aux Herbes potagères, à Bruxelles. — Timbres en caoutchouc.
- 126 Catala (veuveVictor),àBraine-le-Comte. — Papiers d’emballage et cartons.
- 127 Cercle de la Librairie, de l’Imprimerie et de toutes les professions qui s’y ratta-chent(Th. Falk, président), 4 8-22, rue des Paroissiens, à Bruxelles.) (Voir classe 9.)
- 128 Claessens et fils(L.), 43, rue des Comédiens. — Reliure d’art et d’amateur. Relieurs de L.L. A.A. R.R. la Comtesse de Flandre et le Duc d’Aumale.
- Amsterdam 1885, médaille d’or; Anvers 1885, médaille d’or; Bruxelles 1888, diplôme d’honneur et piix de progrès.
- 129 de Coninck (Georges', à Die-ghem-lez-BruxelIes. — Cartons paille et cartons demi-blanc, à la mécanique et à la main. Papier paille et papier d’emballage. — Production : 8 à 9,000 kilog. en 24 heures.
- 130 Delcroix (F.), à Baulers, près Nivelles. — Papiers. —• Parchemin dit parchemin végétal.
- 431 De Naeyer et Cie, à Wille-broeck.— Papiers de toutes sortes, impressions fines et ordinaires, rames et bobines; papiers à écrire et de couleur, façonnage, lignage ; deuil; enveloppes, etc.
- (Voir classe 58, galerie des machines. Une fabrique de papier complète y fonctionne industriellement tous les jours.)
- 432 De Tournay-Catala, 43 et I 15, rue du Boulet, à Bruxelles.-Tableaux synoptiques établissant la concordance entre le poids en grammes au mètre carré et le poids à la rame des papiers.
- 2 médailles, Melbourne 1880.
- 433 Floutier (Pierre), 139, rue du Progrès, à Bruxelles. — Enveloppes et papiers à lettres. Papier deuil. Papeteries.
- Mention honorable, Anvers 1885.
- 434 Fondu (J.-B.), à Bruxelles.-Papeteries. Buvard continu for-mant toile sans fin.
- (Voir classes 41, 52, 60, 61, et 65.)
- 435 Kiss (Henri), 30, rue Gauche-ret, à Bruxelles. — Papier poly-graphique.
- Mention honorable, Paris 1878.
- 436 Mercier (Emile), à Fauquez-sous-Virginal. — Papiers.
- (Voir classe 58.)
- 137 Ryckers (G.), rue de la Paille, 48, à Bruxelles. — Relieur l’Académie royale de Belgique.-Spécimens de reliures.
- 438 Sainte-Marie (veuve), Pachéco, à Bruxelles. — SPes mens de brochage.
- 438bis Schmittz (Emile), 423, des Palais, à Bruxelles. — , de reliure. Maison fondée en 1 — Spécimens de reliures or naires, de luxe et d’amateur. Médailles, Anvers 1885 et Grand Concou
- Bruxelles 1888.
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- CLASSE 10.
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- 139 Société anonyme des Papeteries de Saventhem, à Saven-them. — Papiers d’impression, d’affiches et d’emballage.
- 140 Société anonyme des Produits graphiques (Henri Van-loey, administrateur-délégué), rue de la Limite, 96, à Bruxelles. — Encres à écrire; colles liquides; cires à cacheter.
- Médaille de bronze, Paris 1867 ; diplômes Vienne et Londres; médaille de bronze et deux médailles argent, Amsterdam 1883.-(Voir classe 58.)
- 141 Société anonyme des papiers cirés imperméables (Van Vreckom (H.), administrateur-délégué), à Quaregnon. — Papiers cirés. — Papiers divers de fantaisie. — Papiers mousseline ou jute indéchirables.
- Médaille de bronze, Amsterdam 1883. — (oir classe 63.)
- 442 Tempels (D.), 44, rue Linnée, à Bruxelles. — Préparation spéciale de couleurs broyées au fixatif pour les imitations de bois; brevet d’invention.
- Médaille Bruxelles 1888.
- 443 Van Campenhout, frères et sœurs, 13, rue de la Colline, à Bruxelles. — Registres et spécimens de reliures.
- (Voir classe 9.)
- 144 Zech et fils (ancienne maison Lelong, fondée en 4785), relieurs, Braine-le-Comte. — Grand choix de reliures ordinaires, de bibliothèque et de luxe. Spécialié de reliures pour livres de messe en tous genres.
- Médailles de bronze, d’argent et d’or, diplômes d’honneur aux expositions de Londres, Paris, Anvers et Bruxelles. — (Voir classe 9.)
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- CLASSE 11.
- CLASSE 11. — Application usuelle des arts, du dessin et de la plastique.
- , La Belgique a depuis longtemps, étudié d’une manière toute particulière la question des écoles industrielles et surtout des écoles de dessin.
- Dans ces dernières, le but principal que l’on a voulu atteindre, c’est l’application de cet art aux arts industriels. Il en est résulté que certains de nos exposants, qui figurent dans la classe, ont fait des études spécialespour arriver à donner à nos différentes écoles des modèles très appréciés à l’étranger.
- , Pendant bien des années, notre pays a été tributaire de la France et de 1 Allemagne, pour tous les produits nécessaires aux artistes belges;or,il existe actuellement en Belgique plusieurs maisons dont la production est très appréciée, non-seulement dans le pays, mais encore à l’étranger, etlon est arrivé, par des progrès successifs, à enrayer considérablement l’importation qui se faisait auparavant.
- L exposition de nos industriels témoigne aussi du développement considérable qu a pris l’art décoratif en Belgique et des progrès qu’il a réalisés
- Concernant les lithographies et chromolithographies, nous ne pouvons que rappeler les nombreux et brillants succès obtenus par nos industrielsdt nos altistes. La lithographie n’existe pas encore depuis un siècle, et cepen dant c est une des industries qui a fait les plus grands pas en avant, 1-lon se reporte au système primitif de l’impression sur pierre: les dificults d obtenir de bons résultats étaient nombreuses, le système d'outillage dél. tueux, et 1 ouvrier n’avait pas alors acq-uis l’expérience qu’il possède actu lement.
- Ce n est que grâce à la persévérance de quelques imprimeurs.èE tenacité, que 1 on est parvenu à reproduire de véritables travaux d'arti sont les dessins au crayon gras dûs à nos meilleurs artistes peintrds Madou, Lauters, Simoneau, Schubert, Billoin, Baugniet, et bien d'auLge encore, dont la liste serait trop longue. Quel est l’amateur qui ne possee. pas dans sa collection des spécimens de ces chefs d’œuvre qui furent 15 temps délivrés comme primes aux expositions des beaux-arts. Tous des des vaux nécessitaient alors de la part de l’imprimeur, tant que delartistea recherches continuelles et des difficultés sans nombre. , ro.
- Plus tard, les aquarellistes firent servir la chromolithographie à larebia duction de leurs œuvres; la librairie, à son tour, s’en empara; elleea les des albums, des souvenirs de voyages; les vues des principales " grands monuments furent reproduits ; tout cela était en pleine vogue,
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- CLASSE 11.
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- la photographie fit son apparition et jeta une déroute complète dans la branche où tant d’artistes s’étaient appliqués à produire de véritables mer-
- veilles.
- C’est en Belgique que les premiers essais sérieux de photolithographie furent tentés, et malgré les difficultés des premières recherches, on obtint err J rapidement de magnifiques résultats. Malheureusement, à cette époque, 1 les prix de revient étaient trop élevés; cette invention put cependant servir est 1 aux arts graphiques.
- On s’en empara pour faire des clichés typographiques et, habitué comme Ton est actuellement à ces reproductions, dans des conditions de rapidité 5 inconnues autrefois, l’on serait certes très embarrassé si l’on ne connaissait
- pas ce procédé.
- Revenons à la lithographie. Les procédés employés aujourd’hui diffèrent
- 1 B essentiellement de ceux employés autrefois. Les artistes que nous citons estplus haut seraient bien étonnés s’ils pouvaient se rendre compte de la rapi-I® K dite avec laquelle on imprime de nos jours, et s’il leur était permis d’admirer rts-les nouvelles machines qui, grâce aux perfectionnements y apportés, per-
- 1 mettent d’utiliser maintenant la lithographie dans toutes les industries.
- Ce n’est guère que depuis 1870 que la chromolithographie a été appliquée >és. 1 à l’industrie, et, aujourd’hui, tout le monde y a recours, soit pour l’embel-onslissement des empaquetages, soit pour les étalages, soit pour la publicité, setBeaucoup de maisons étrangères s’adressent à notre pays pour lexécution en- : I de tous ces travaux.
- que ltés
- ou tels
- 5 : res de ç ra-les
- ro-lia les
- Autrefois, on ne connaissait guère l’exportation de ces produits; aujour-d’hui, elle se pratique sur une très vaste échelle.
- Toutefois, l’invention de Sennefelder est loin encore d avoir dit son dernier mot; car, tous les jours, l’on découvre de nouveaux procédés.
- Nous nous faisons un devoir de rendre justice aux principaux lithographes du pays, qui s’emparent de toutes les nouvelles découvertes et font des sacri-fices énormes pour les mettre en pratique. En moins de vingt ans, ils sont parvenus à faire rivaliser avantageusement la Belgique avec les autres pays.
- La gravure se divise en deux parties distinctes : la gravure artistique et la gravure industrielle. Il n’entre pas dans notre mission de nous occuper de la première. Quant à la gravure industrielle, elle se maintient au niveau où T’ont placée nos anciens artistes.
- Depuis quelque temps, malheureusement à notre avis, des procédés méca-niques ont été inventés, et il est à craindre que cette innovation ne décou-Tage les jeunes graveurs qui, naturellement, ambitionnent de devenir éga-ement des artistes de réputation et de talent.
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- CLASSE 11.
- En terminant cet aperçu, il convient de faire remarquer que l'industrie des monnaies et des médailles a également fait de rapides et nombreux progrès.
- Les brillants succès obtenus en diverses circonstances, par nos artistes graveurs sur métaux et par l’Administration des Monnaies, sont les preuves les plus irréfutables de ce que nous avançons.
- Ces progrès auraient encore été plus considérables, si plusieurs de nos artistes n’avaient quitté le pays pour porter à l’étranger le fruit de leur travail et de leurs connaissances artistiques.
- Eugène Keym, J. Tasson, Secrétaire de la classe 11. Président de la classe il.
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- CLASSE 11.
- Maquettes de travaux de peinture décorative.
- (Voir classe 1-2.1
- . (Voir à la façade intérieure du compartiment belge et classe 20.1
- l'exposant.
- Médaille de bronze, Paris 1878; médaille “ or, Anvers 1886.
- Bruxelles 1888; diplôme d’honneur, Lon-
- dres 1888.
- buts.
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- EXPOSANTS.
- 445 Arts graphiques (les) (société anonyme), 23, rue du Lombard, à Bruxelles. — Reproductions de gravures sur bois, zinc, cuivre (procédés Bogaerts).
- 446 Baes (Henri), 23, rue Bréde-rode, à Bruxelles. — Panneaux dé
- coratifs en peinture et maquettes d’ensemble de décoration.
- 447 Baudewyns (Alphonse), 31, rue Wiertz, à Ixelles. — Echantillon de rechampissage. Modèle de peintures de panneaux de voitures.
- 448 Boch frères à La Louvière.-Panneaux en faïence, appliqués à la décoration architecturale.
- | 149 Brichaut et Gie, 6, boulevard Henri IV, à Paris, et 48, rue des Six-Jetons, à Bruxelles. — Médailles, monnaies et jetons.
- 450 Cardon (Ch.-Léon), 57, quai 20 Jesai-
- au ois-à-Brüler, à Bruxelles. 45 I_______________ pur ( Archiduc-Ro-
- 154 Colliard-Penant (J.), 78, rue du Marais, à Bruxelles. — Spéci-mens d'étiquettes.
- Mention honorable, Amsterdam 188%; di-plume d’encouragement, Bruxelles 1888.
- 52 Dehou (Ferdinand), 44, rue du boulet, à Bruxelles. — Chromo-
- lithographie à vapeur. Spécialité de tableaux, réclames et étiquettes pour toutes les industries; calendriers: réclames, etc.
- Médaille d’argent, Anvers 1885; Médaille d’argent, Grand Concours international,
- 153 De la Montagne (Ed.), artiste peintre. Maison a Anvers, 4, rue de l’Amman. Ateliers a Car-gan-Livry (près Paris). — Imitation Gobelins.
- Médailles d’or aux expositions universelles d'Anvers et Liverpool.
- 15% Demesmaecker(Paul, et Mathieu (Armand), 40, rue de Iilly, à Bruxelles. — Enseignes et attri-
- 155 De Munter (Pierre), peintre-décorateur, 75, rue de la Senne, a Bruxelles. — Un panneau décoratif, représentant un porte-drapeau du grand Serment de Saint-Georges (xvie siècle).
- Médailles aux expositions de Paris, Anvers, Bruxelles, etc.
- O Desaugot- .: —D nateur, 28, rue de l’Archiduc-Ro-dolphe, à Laeken-lez-Bruxelles. Dessins de compositions decora-tives telles que : ameublement, décoration intérieure, ferronnerie, orfévrerie et bijouterie, foyers, lustres, sculptures, dentelles, tentures, ornements typographiques,
- etC. ..
- Nota. L’une des grandes portières d’entrée du compartiment belge a été exécutée sur les dessins de
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- esse.
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- CLASSE 11.
- 457 Despiegeler (Arthur), dessinateur en dentelles et dessins d’art, 34, rue du Houblon, à Bruxelles. — Dessins.
- Anvers 1885, médaille d'argent; Liverpool, médaille de bronze; Grand Concours de Bruxelles 1888, prix d’excellence.
- 458 De Witte (Ch.), artiste décorateur, 34, rue de Joncker, à Bruxelles. — Peintures décoratives.
- ( Voir classe 18.)
- 459 Falk Th.), 18-22, rue des Paroissiens, à Bruxelles. — Librairie européenne et Institut national de géographie. — Lithographies, chromolithographies, gravures industrielles, etc.
- (Voir classes 9, 12 et 13.)
- 460 Fisch (Paul), dessinateur, ciseleur et graveur sur métaux, 8, rue du Houblon et 47, rue Maus, à Bruxelles. — Médailles, insignes, décorations pour sociétés, etc. — Armoiries, chiffres, etc.
- 464 Fumière (Armand), 20, rue de Verviers, à Bruxelles. — Projets composés et exécutés pour l’ameublement, la ferronnerie artistique, la marbrerie, le bronze, etc.
- (Voir classe 17.)
- 162 Goffart (P.), 43, rue de Rolle-beeck, à Bruxelles. — Gravures pour impressions, taille douce, et lithographie Gravures sur tous métaux.
- (Voir dans la collectivité de l’imprimerie à la classe 9.)
- 463 Goossens et Cie (J.-E.), 25, rue du Houblon, à Bruxelles. — Tableaux annonces. Calendriers; étiquettes de luxe; éditions artistiques ; affiches illustrées, etc.
- Médaille d’argent, Anvers 1885.
- 1 64 Gouweloos, frères et sœur.
- 44, rue Brogniez, à Bruxelles. -Spécimens de travaux en lithogra-phie, chromolithographie, oléo-graphie, taille-douce, etc. Etiquettes de luxe, affiches, tableaux, etc.
- Médaille de bronze et d'argent, Londres 1882, Paris 1867 et 1878; hors concours, Anvers 1885. Jury.
- 465 Guelton (Richard), 46, rue du Bailli, à Bruxelles. — Marbres décoratifs. Spécimens de peinture de marbres différents.
- 166 Heins(Armand), artistepeintre, 9, rue de Brabant, à Gand. -Panneaux décoratifs de la façade intérieure du compartiment belge. ! La Belgique industrielle; l’Afr-que-
- 467 Institut des Beaux-Arts, rue du Ruisseau, à Malines. -Panneaux imitation marbres. ( Voir collectivité malinoise à la classe 17.)
- 468 Janlet (Emile), architecte, 5I, rue de la Concorde, Bruxelles.. Auteur des plans de la façade in- 1 térieure du compartiment belge. | (Voir classe 63.)
- 469 Janlet (Gustave), peintre dé-corateur, 11, place de l’Industrie, à Bruxelles. — Maquettes de travaux exécutés. Peinture décorative des halles et de la façade intérieur du compartiment belge.
- (Voir classes 18 et 21.)
- 470 Librairie spéciale des Arts industriels et déco tifs, Claesen (Ch., imprime éditeur, 26, rue du Jardin 1 que, Liége, succursale à Paris, rue des Saints-Pères. Maison dée à Liége en 4858. - Maisoh
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- s occupant spécialement de la vente des ouvrages s’adressant aux architectes, sculpteurs, peintres, décorateurs, ornemanistes, tapissiers graveurs, etc. Remise et envoi de catalogues sur demande. Les ouvrages exposés peuvent être examinés, kécompenses obtenues : Paris 1878, médaille pansent; Vienne 1873, médaille de progrès : Philadelphie 1 875, médaille; Barcelone {888; mecaille dargent; Londres 1871, diplôme.
- 474 Lanneau (G.-A.), 279, rue fc Bruxelles- - Panneau “1-5’ Paris 1878; "“
- 472 Licot Charles), architecte, di-secteur de l’Académie de dessin, a Nivelles.—Coupes et détails dela décoration du local érigé pour les du cinquantenaire, au Parc Leopold a Bruxelles, en 1880.
- 473 Logelain (Pierre), 44, rue Keyenveld, a Ixelles (Bruxelles).
- Imitation de bois divers.
- 4 Masson Louis, rue Royale-Sle-Marie, à Schaerbeek (Brux-e a — Dessins d’art industriel wtde décoration = meubles, orfè-vrerie, bijouterie, bronzes d’éclai-sage et autres, ferronnerie. Pro-lets et maquettes de décoration; inventions par l’auteur 0u d’après donnée des clients. P Médaille d’argent : Anvers 1885.
- 475 Mertens (Ad.), 12, rue d’Or, dEruxeiles. — Spécimens d’im-REessions chromolithographiques. koe"knte-mérite. Vienne. 18-5) médaille $1883, etc. (Voir classe 9.)
- 47% Meunier Emile), 46, rue Maes, style — Panneaux décoratifs, Japonais.
- ( izdamsle salon de M. Verheyden, classe
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- 477 Mommaerts frères, 47bis, rue Montagne aux Herbes potagères, à Bruxelles. — Spécimens d’étiquettes.
- 478 Naten (J.), 7, rue Saint-Jean, à Bruxelles. — Dessins pour dentelles, broderies, chiffres et armoiries, menus, etc., etc.
- 479 Numans (Auguste), 19, rue de la Croix de Fer, à Bruxelles. — Cours d aqua-forte à l’usage des artistes et des amateurs.
- 480 Robert (Léopold), 5, rue de la Fortune, Bruxelles. — Peintures décoratives (brevetées) en tous genres et sur tous tissus. — Imitation de tapisseries anciennes genre Teniers et autres. — Peintures sur étoffe et sur soie, genre japonais pr salons, vérandas, etc.
- (Voir dans le salon de M. Burton, classe 17.)
- 484 Seghers (Louis), calligraphe du roi, à Anvers'. — Deux portraits dessinés à la plume.
- 482 Tasson (Joseph), 16, rue du Chêne, à Bruxelles, peintre décorateur. — Maquettes de travaux exécutés.
- Hors concours, juré aux Expositions Vienne 1873, Amsterdam 1885, Barcelone 1888, Anvers 1883, Liverpool 1886, etc. Médaille 1" degré (mérite) Melbourne 1881,etc. Deux diplômes de médaille d’or et prix d’honneur, Bruxelles, 1888.
- 183 VanCauwelaert (Émile ,53, rue de Flandre, à Gand, peintre décorateur. — Imitation de tapisseries Gobelins, genre Teniers.____ Prix 30 fr. le mètre carré.
- Médailles de bronze, d’argent et d’or dans diverses expositions. — Voir dans le salon de M. Verstraete, de Gand, à la classe 17.)
- 484 Vancutsem (Henri), 20, rue
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- CLASSE 11.
- Josaphat, à Bruxelles. — Dessins de dentelles.
- Médaille bronze, Paris 1878; médaille argent Amsterdam 1883; diplôme de médaille or, Anvers 1883.
- 485 Van Drooghenbroeck (J.).
- 2, Marché au Bois, à Bruxelles, — Spécimens d’étiquettes, d’enseignes, etc.
- 486 Verheyden (Louis), Bruel, 47, à Malines. — Dessins au crayon noir d’après photographie : Portrait de M. Jacobs, professeur de violoncelle au conservatoire royal de Bruxelles.
- ( Voir collectivité malinoise, classe 17.)
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- CLASSE 12. — Épreuves et appareils de photographie.
- LA PHOTOGRAPHIE.
- Vers la fin du xvie siècle, un physicien italien, Porta, né à Naples en 4540, remarqua que les rayons lumineux qui pénétraient par une fente dans une chambre plongée dans l’obscurité produisaient sur la paroi opposée 1 image renversée des objets vivement éclairés du dehors. Cette observation fut le point de départ de la chambre noire, dans laquelle le physicien laissa d'abord entrer la lumière par une simple ouverture de petit diamètre.
- Plus tard, il remarqua qu’en plaçant devant cette ouverture une lentille convergente, l’image se présentait avec une netteté et un éclat plus grands Cest donc au physicien napolitain que l’on doit à la fois et la première chambre noire et le premier objectf.
- Vers la même époque, un compatriote de Porta, l’alchimiste Fabricius, constata qu’en versant dans un sel d’argent soluble du sel marin ou chlo-mure de sodium, il se produisait un précipité blanc et que ce précipité ne tardait pas à noircir sous l’action des rayons solaires. Ce précipité c était le chlorure d’argent.
- Mais il alla plus loin, et reconnut que l’image formée par une lentille et reçue sur une couche de chlorure d’argent venait s’y imprimer, laissant une trace de son action d’autant plus colorée que celle-ci avait été plus prolongée.
- Ni Porta, ni Fabricius ne surent tirer parti de leurs découvertes qui étaient les germes de la photographie.
- Pendant plus de deux siècles aucun travail sérieux ne fut entrepris dans | le but de fixer cette image de la chambre noire.
- En 4777, l’illustre chimiste suédois Scheele, étudia l’action de la lumière sur le chlorure d’argent et reconnut que les différents rayons du spectre i n agissent pas également sur ce produit et que celui-ci est plus sensible aux 1 Tayons bleus et violets qu’aux rayons rouges.
- Plus tard, le physicien Charles produisit les portraits-silhouettes en rece- atlombre d’une personne sur un papier enduit de chlorure d argent. Ces 1 silhouettes n’avaient qu’une existence éphémère, car le papier exposé à la mere ne tardait pas à noircir complètement.
- 1 Ces expériences furent reprises par Wedgwood, puis par Humphry Davy rechercha, mais sans succès, le moyen de fixer les images obtenues.
- La solution de ce problème de la fixation des images de la chambre noire
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- fut le résultat des travaux de Joseph Nicéphore Niepce, né à Chalon-sur-Saône en 4765.
- Les recherches de Davy, de Wollaston et de Seebeck avaient montréque /e chlorure d’argent n’était pas le seul agent capable d’être impressionné par la lumière solaire. C’est ainsi que Davy avait opéré sur l’oxyde de plomb, Wollaston de son côté s était servi de la résine de gaiac.
- . Niepce reprit ces travaux et après de longues recherches reconnut quels bitume de Judée ou asphalte était la matière qui lui donnait les -meilleurs résultats.
- Ces recherches devaient amener une autre découverte importante.
- Le bitume de Judée était employé par Niepce en solution dans un mélange d’huile de pétrole et d’essence de lavande. Cette solution appliquée sur des plaques métalliques laissait par l’évaporation des dissolvants une mince couche de bitume qui s’impressionnait par la lumière. Dansles parties impressionnées, le bitume prenait une teinte plus claire et d’autant plus claire que l’action lumineuse avait été plus intense.
- L image obtenue se détachait ainsi sur un fond noir.
- En traitant ensuite la plaque par le dissolvant primitif, Niepce s’aperçut que le bitume qui avait subi l’action de la lumière était devenu insoluble, tandis que les parties qui n’avaient pas été insolées étaient enlevées. ,
- La première épreuve photographique était obtenue, Niepce avait cette image jusqu’alors fugitive donnée par la chambre noire. Son prosé était le point de départ de l’héliogravure.
- A la même époque, un autre Français, Louis-Jacques-Mandé Daguerte. né à Cormeilles en 1787, s’occupait également de la recherche du problem : qui avait passionné Niepce. Daguerre était l’auteur du Diorama. 4 en 1822 obtint à Paris un succès considérable. L’habile peintre faisait usage fréquent de la chambre noire pour obtenir par le dessin des croq exacts des sites qu’il reproduisait sur ses toiles. 1
- L idée lui était venue comme à tant d’autres, de fixer cette image ri lante dont il devait se borner à reproduire les grands traits parle cray : Les longues recherches qu’il fit dans ce but n’avaient pas abouti, lorsan par 1 intermédiaire de l’opticien Chevalier il fut mis en rapport avec 105 F Niepce.
- Le 14 décembre 1829, Daguerre et Niepce signaient un contrat PS lequel les deux associés mettaient en commun leurs procédés et ceux-pouvaient trouver dans la suite. ière
- Le bitume de Judée, à l’aide duquel Niepce avait obtenu la PTC gent épreuve photographique, avait un inconvénient grave. C’est que cet 5
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- ne s’impressionne sous l’action de la lumière qu’avec une lenteur excessive. Ilfallaitde huit à dix heures d’exposition au soleil pour obtenir une épreuve.
- Les recherches de Daguerre eurent pour but de substituer à ce corps si peu sensible un autre s’impressionnant avec moins de lenteur.
- Cette propriété, il la rencontra dans l’iodure d’argent qu il produisait sur une plaque de ce métal. Mais ici une nouvelle difficulté se présentait, 1 image obtenue était peu visible, elle se trouvait à l’état latent.
- Après de nombreux essais dans lesquels il fait usage de différents corps, et entre autres de l’huile de pétrole déjà utilisée par Niepce, Daguerre arriva à un premier résultat. Le pétrole faisait apparaître l’image avec plus de netteté; ce fut le premier révélateur.
- Il ne tarda pas à l'abandonner pour le mercure, dont les vapeurs ont une action bien plus énergique.
- Enfin, Daguerre fixait l’image à l’aide d’une solution de sel qui dissolvait l’iodure non impressionné par la lumière.
- Il venait à peine de faire cette découverte capitale que Joseph Niepce succombait, terrassé par l’apoplexie, le 5 juillet 1833.
- Daguerre s’associa en 1837 avec le fils de Joseph Niepce, Isidore Niepce, et publia son procédé en 1839.
- La solution de sel marin employée comme fixateur fut bientôt remplacée par l’hyposulfite de soude, indiqué par l’illustre astronome Herschel.
- Bien que le daguerréotype, ce fut le nom que prit le procédé de Daguerre, permettait d’obtenir des épreuves photographiques avec une rapidité bien supérieure à celle obtenue par Niepce, l’exposition à la chambre noire était encore trop longue et ne permettait guère la reproduction des objets animés.
- L emploi des substances accélératrices, dû également à un Français, Claudet, permit de diminuer considérablement le temps nécessaire à l’ob-tention des épreuves.
- feu de temps après, le physicien Fizeau, par l’action d’un bain d’hypo-sulfite double d’or et de soude, parvint à donner une plus grande fixité aux épreuves daguerriennes en substituant sur la plaque l’or au mercure.
- La découverte du daguerréotype ne doit pas laisser dans l’oubli le nom dun autre inventeur qui, lui aussi, était arrivé à fixer l’image de la cham-bre noire de Porta.
- , Cet inventeur, quelque peu oublié aujourd’hui, est Bayard, qui était chef de bureau au ministère des finances à Paris.
- e procédé de Bayard différait, du reste, essentiellement de ceux de Niepce et de Daguerre.
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- Ce Bayard obtenait ses images sur du papier recouvert de chlorure d’argent lavé puis’nln ord exposé à la lumière jusqu’à noircissement complet, était tpapwis plongé dans une solution d'iodure de potassium, l'argent adl ion e a lumière, liodure était décomposé, l’iode formaitavec produisant ure argent, qui se détachait sur le fond noir du papier, niaoue image qui était fixée par l’action d’une solution d'ammo-
- Le daguerréotype donnait des images remplies de détails, d’une finesse part [ naire, qu aucun procédé depuis n’a permis d’obtenir. Mais, d’autre tait de m roi ement de la surface argentée était désagréable et ne permet-nient voir image qu en la regardant sous un certain angle. Inconvé-L e s aussi, chaque épreuve nécessitait une pose nouvelle. devasecTecherches entreprises en Angleterre par Fox Talbot, dès 4834, ment l’art "° con uire à de nouveaux procédés et modifier profondé-ment art cree par Niepce et Daguerre.
- lui abat, au lieu de plaques métalliques se servit, comme l’avait faitavant sur 8° ‘ e papier rendu sensible par l’azotate d’argent. Il obtenait de CAP P er une image renversée, c’est-à-dire un négatif. Se servant alors soumette Première image, 1 appliquant sur un second papier sensibilisé et la tmett à action de la lumière, il avait une nouvelle épreuve donnant Talb en exacte des ombres et des lumières. C’était l’épreuve positive 4 ° su stitua également au mercure, qui ne développait guère l’image latente sur papier, l’emploi de l’acide gallique.
- par Taldef "Tard simplifia heureusement les manipulations indiquées
- Mai le papier présentait un inconvénient sérieux comme négatif; le age son voit par transparence était reproduit sur l’image positive.
- ] . . 4 que Niepce de Saint-Victor, neveu de Joseph Niepce, rem-de 9 H Papier par le verre recouvert d’une couche d’albumine contenant
- • .Ure de potassium. Ces plaques étaient ensuite sensibilisées par mmersion dans une solution d’azotate d’argent.
- , procédé fut plus tard perfectionné par Taupenot, puis modifié et n U pratique par le major Russell, qui découvrit en 1861 le procédé ses eclannin,qui a permis, jusque vers 1880, d’obtenir tant de belles et inté et 55 n otographies produites notamment par les amateurs, les touristes etles explorateurs.
- temps ndant, d’autres modifications importantes avaient vu le jour entre 1 8 y, le premier, indique l’emploi du collodion, solution dans un
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- mélange d’alcool et d’éther du coton-poudre que Schoenbein venait de découvrir.
- Fry et Archer, se servant de l’idée de Legray, créèrent cet admirable procédé dit au collodion humide, encore employé aujourd’hui dans certains cas, en dépit des nouveaux procédés qui, il y a quelques années, ont produit une véritable révolution dans l’art photographique.
- Le collodion, tenant en dissolution des iodures et des bromures, est étendu sur une plaque de verre et sensibilisé dans un bain d’argent. Il se forme par double décomposition de l’iodure d’argent et du brumure d’argent uniformément répartis dans la couche.
- Après avoir subi l’action de la lumière, l’image latente est révélée soit par l’acide pyrogallique, qui fut indiqué par Regnault, soit par l’action réductrice du sulfate de fer.
- Le développement terminé, l’on fixe au cyanure de potassium ou à 1 hyposulfite de soude.
- A partir de cette époque des progrès nombreux se réalisent.
- Le procédé sec à l’émulsion au collodio-bromure, grâce aux travaux de Gaudin, de Sayce et Bolton, de Chardon et de Warnercke, avait pris une grande extension, lorsque tout à coup le gélatino-bromure d’argent vint se substituer triomphant, non-seulement aux procédés secs, mais même au procédé humide.
- L’emploi de la gélatine avait été proposé par de nombreux opérateurs. Niepce de Saint-Victor, Poitevin, Hadow, Bayard, Gaudin.
- Maddox, King et Burgers en Angleterre, cherchèrent à produire, à l’aide de cette matière, une émulsion sensible à la lumière.
- Les travaux de notre illustre chimiste Stas sur les diverses modifications
- du bromure d’argent n’avaient pas été perdus de vue.
- Bennett, en 1878, et notre compatriote Van Monckhoven, en 1875, montrèrent, le premier que la transformation du bromure blanc en bromure vert plus sensible, peut être obtenue par l’action du temps et celle de la chaleur; le second, que cette transformation peut se faire presque immédiatement par l’emploi de l’ammoniaque.
- Le procédé au gélatino-bromure entra bientôt dans la pratique, grace à Bennett, en Angleterre, et à Van Monckhoven, en Belgique.
- Tandis que de nombreux opérateurs recherchaient les procédés propres adonner rapidement des négatifs irréprochables, d’autres dirigeaient leurs tray aux vers les épreuves positives.
- L’impression aux sels d’argent sur papier albuminé était étudiée par MM. Davanne et Girard.
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- Hunt, Herschel, Motileff, Poitevin, qui se sont occupés de l’action dela lumière sur les sels de fer, nous ont donné le procédé au cyanofer, si employé aujourd’hui pour la reproduction des plans.
- L'instabilité des épreuves à l’argent fait rechercher d’autres procédés d impression donnant des images moins altérables.
- Willis imagine son procédé au platine, perfectionné depuis par Pizzighelli et d’autres opérateurs.
- La gravure héliographique occupe Niepce de Saint-Victor, Lemaître, Nègre, qui en reviennent au bitume de Judée de J. Niepce.
- MM. Barreswil, Lemercier, Lerebours et Davanne, également par 1 emploi du bitume, obtiennent les impressions sur pierre lithographique; d où dérivent d’autres méthodes d’impression, telles que la photozinco-graphie et procédés similaires.
- L action de la lumière sur le bichromate de potasse en présence de certaines matières organiques et notamment de la gélatine est observée par Fox Talbot et Paul Pretsch.
- Mais c est à Poitevin que l’on est redevable des plus beaux travaux sur la gélatine bichromatée. Il produit à volonté des moulages en creux ou en relief, pouvant servir pour la gravure ou les impressions en typographie.
- C est aussi à lui qu’est dû le procédé dit au charbon. Une matière colorante inerte est mélangée à la gélatine dont on enduit du papier. Cette couche est sensibilisée à l’aide du bichromate de potasse et séchée. Ce papier exposé sous un négatif est lavé à l’eau chaude, qui enlève la gélatine colorée dans les parties non atteintes par la lumière et proportionnellement à 1 action de celle-ci, laissant ainsi une épreuve positive.
- En substituant aux matières colorantes ordinaires des couleurs vitri, fiables, Poitevin obtint les émaux dont se sont occupés aussi MM. Tessié du Motay et Maréchal.
- L impression dans une lame de plomb des reliefs de la gélatine obtenus par Poitevin, donna naissance à l’un des plus beaux procédés d'impression connus, la Woodburytypie, due aux travaux de l’infatigable et regretté Woodbury.
- Enfin, la pierre lithographique est délaissée comme support de la couche d albumine ou de gélatine bichromatée et remplacée successivement parle 1 cuivre et le verre, et la phototypie prend sous des noms variés une place 1 importante dans les impressions mécaniques.
- Un problème qui a occupé de nombreux chercheurs est celui de larepro 1 duction des couleurs en photographie. Le but est prêt d’être atteint, gracc | aux travaux d’Edmond Becquerel et Niepce de Saint-Victor, mais il reste a trouver un moyen de fixer les couleurs obtenues.
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- Tandis que ces progrès étaient réalisés dans les procédés photographiques, le matériel de l’opérateur subissait de nombreuses et importantes modifications.
- A la chambre noire primitive à tiroir est venue se substituer la chambre à soufflet, à la fois plus légère et plus pratique.
- Si la chambre d’atelier a peu varié, il n’en est pas de même pour les appareils destinés aux touristes, aux voyageurs, aux explorateurs.
- Tous les constructeurs se sont ingéniés à produire toutes espèces de per-fectionnements, et souvent, il faut le dire, cette légèreté est obtenue au détri
- ment de la solidité et de la stabilité.
- L’optique photographique doit ses progrès à Petzval de Vienne, Dallmeyer et Ross de Londres, Steinheil de Munich, Voigtlânder et tant d'autres habiles constructeurs.
- Porta est le premier qui se soit servi d’une lentille convergente pour concentrer les rayons lumineux dans sa chambre noire. Mais cette lentille simple ade nombreux défauts. Elle possède un foyer chimique, les images manquent de netteté et les lignes droites du modèle sont rendues par des courbes.
- Ce fut cependant la première lentille employée lors de la découverte de Niepce et Daguerre.
- Ce ne fut qu’en 1845 que l’on produisit des objectifs simples exempts de foyer chimique et dont le champ avait été considérablement étendu par 'emploi du diaphragme.
- En 4841, Petzval imagina une combinaison de lentilles connue sous le nom dobjectif double. A raison de sa grande ouverture, il est très rapide et convient spécialement pour le portrait.
- L’objectif simple fut également perfectionné par Petzval, qui y ajouta une lentille négative. C’était l’orthoscope, non exempt de distorsion.
- C’est à Dallmeyer que l’on doit le triplet qui fut le premier objectif Conservant la rectitude des lignes du modèle.
- Steinheil parvint au même résultat avec son aplanat formé de deux com-inaisonsidentiques. Presque en même temps, Ross et Dallmeyer construi-l dientrun le Rapide sysmétrique, l’autre le Rapide rectilinéaire.
- Dallmeyer est encore l’auteur de ce merveilleux instrument qui est Ibiectif simple grand angulaire, dont la lentille est composée de trois snisques crown et flint et qui n’a pas de rival pour le paysage.
- | , Belgique, dès les débuts de la photographie, a compté de nombreux
- 1 "tes dé cet art, et l’on peut dire que leurs travaux on tenu un rang des J "S ‘onorables parmi ceux de leurs collègues de l’étranger.
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- Notre pays, longtemps tributaire de ses voisins en ce qui concerne les phie SSiat S mécaniques, le matériel et les produits employés en photographie, s affranchi peu à peu de cette tutelle.
- sessions aux encres grasses ont pris un développement considé-r • 5 C- iteurs ont remporté de très nombreux et légitimes succès.
- e sterie, entre les mains de quelques habiles constructeurs déjà GP , 8 étranger, ainsi que le témoignent les récompenses obtenues
- expositions, a produit des appareils photographiques d’excellente I nstruction, reunissant les qualités des chambres françaises et anglaises. — 4 - 1 ications heureuses apportées par M. De Neck et le major Roselle ont ete souvent imitées ou reproduites sous d’autres noms.
- . . Senéra > les ébénistes belges produisent de bons appareils et à des prix mlerieurs, notamment aux constructeurs anglais.
- introduction du procédé au gélatino-bromure d’argent a fait naître en Sue une nouvelle industrie qui prend tous les jours une extension
- Sran e.C est la fabrication des plaques photographiques, et les pro-s e nos industriels jouissent d’une réputation universelle.
- Les premières plaques furent fabriquées à Gand, en 1879, par M. Beer-maert, avec l'émulsion du Dr Van Monckoven. La production journalière était de 20 mètres carrés.
- „En 1884, la fabrication était faite toujours à l’aide de l’émulsion du ; Van Monckhoven, par M. Beernaert, à Gand, et M. Palmer Descamps, e ourtrai. La production totale journalière s’élevait à 240 mètres carrés. En 1885 elle était de 480 mètres carrés.
- Depuis le mois d octobre 4885, les plaques du Dr Van Monckoven sont a riquees par moitié à Gand, par M. De Lanier, et à Courtrai, par 1 ’ Descamps, et la surface couverte atteint journellement 560 mètres carrés ou 2000 douzaines de glaces 43 X 18.
- Depuis 1886, M. Beernaert, devenu entièrement indépendant de la maison Y an Monckhoven, fabrique l’émulsion et les glaces, dont la surface couverte est de 400 mètres carrés par jour, soit 1500 douzaines 43 X 18.
- maison Gustave Nys et Cie, de Courtrai, produit journellement de 150 à 200 mètres carrés de plaques avec l’émulsion préparée dans l'usine. : le occupe de 20 à 25 ouvriers et sa production a une valeur de 800 à 4000 francs par jour.
- Pour donner une idée de l’importance des grandes maisons, voici quelques chiffres qui ont leur éloquence. L’une des firmes ci-dessus, occupeun personnel de 70 ouvriers et fait usage d’une force motrice de 68 chevaux, plus 3 moteurs à gaz d’un cheval qui actionnent les métiers.
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- Ch. PUTTEMANS,
- Président de la classe 12.
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- LS
- CLASSE 12.
- La consommation de l’azotate d’argent s'élève à 6 kilogrammes par jour. Le verre est fourni par une verrerie du Hainaut. Sa valeur atteint la somme
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- énorme de 25,000 francs par mois.
- La fabrication des boîtes en carton d’après le nouveau système de Scherbel, de Dresde, occupe dans l’établissement 8 personnes. La valeur de ces boîtes est de 30,000 francs; celle du papier d’emballage noir se monte
- à 8,000 francs. _ . v
- D’autres usines existent, de création plus récente, citons les maison ) Damme, à Courtrai, Cézard, à Liége, et Léo Backelandt, à Gan . seT nier a eu l’idée de recouvrir le dos des plaques des matières propres a développement. Il suffit d’immerger les glaces dans l’eau pour reveer l’image. La maison Van Monckhoven s’occupe en outre de la fabricati du papier au charbon, dont la production annuelle est de 42000 rou eaux.
- En terminant cette notice, signalons encore l’Association belge de p oto graphie qui, sous le haut protectorat du Roi, concentre dans son sein l’activité de nombreux amateurs et photographes de profession.
- L’Association, fondée en 4874 par quelques zélés adeptes de 1 art photo-graphique, parmi lesquels MM. Rommelaere, de Vylder, Candèze, e Blochouse, Geruzet, Maes et Delaunoy, a pris une rapide extension et compte actuellement des sections dans quatre villes du pays Bruxelles, Anvers, Gand et Liége. Elle publie mensuellement un bulletin illustré qui 8 est placé au rang des premières publications similaires et est fort ap
- non-seulement dans le pays, mais encore à l’étranger.
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- CLASSE 12.
- EXPOSANTS.
- 487 Alexandre (Drains), photographie artistique, 268, rue Haute, à Bruxelles. — Photographe de la bibliothèque royale, de la ville de Bruxelles et des musées royaux. — Reproduction de manuscrits, gravures, tableaux, etc.; impressions phototypiques pour publications, spécialités d'instantanées, études d’animaux en mouvement pour artistes.
- 4 88 Arts graphiques (les) (société anonyme), 23, rue du Lombard, à Bruxelles. — Photographies. (Voir classe 11.)
- 489 Association belge de photographie, sous le protectorat du Roi (fondée en 4874); secrétariat : O. Campo, 42, rue Sans-Souci, à Bruxelles. — Collection de ses publications depuis 4874 à 4889.
- 490 Backelandt et Cie (Dr), à Gand. — Plaques photographiques brevetées, développables à l’eau. — Plaques brevetées pour diapositives, sur verre et sur porcelaine, développables à l’eau. — L’emploi de nos plaques réalise la suppression des bains révélateurs; pour les développer, il suffit de les plonger dans de l’eau ordinaire. — Elles sont d’une rapidité extrême, ne se voilent pas, et se conservent indéfiniment.
- 491 Beernaert (Edouard), 46, rue de la Vigne, à Gand. — Est la première maison installée mécaniquement en Belgique pour la fabrication des plaques sèches au
- gélatino bromure d’argent. Sa production est de 1500 douzaines de plaques13 X 18 parjour; ellepour-rait éventuellement en produire 10,000 par jour.
- Médaille d'argent, Paris 4878.
- 492 Falk (Th.), 18-22, rue des Paroissiens, à Bruxelles. — Photographies et spécimens d’application | par procédés mécaniques. Chromo-
- photographies.
- (Voir classes 9, 11 et 16.)
- 493 Géruzet frères, 27», rue de l'Ecuyer, à Bruxelles. — Photographies sur papier. Photographies céramiques.
- Mention honorable, Paris 1867; médaille de progrès, Vienne 1873; médailles d'argent, Paris 1878, Amsterdam 1885; médaille d'or, Anvers 1885.
- 494 Hermans (Gustave).—Etablissement photographique, 98, rue Dambrugge, Anvers. — Vente en gros de photographies des monuments et tableaux des musées belges, types du pays, etc.
- 495 Hofmans(Ch.l, rue du Viaduc, 50, à Ixelles-Bruxelles. — Constructeur de chambres noires et accessoires pour la photographie; objectifs. — Fournisseur des principaux établissements.
- 196 Maes (Joseph), 10, rue Gra-maye, Anvers. — Phototypie me-canique, artistique, industrielle. — Edition d’ouvrages illustrés par la phototypie : l’Art dans les Pays-Bas (700 planches in-folio). 7 Christophe Plantin, imprime-
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- anversois, id. — L’Œuvre de P. P. Rubens (350 planches). — Anciennes dentelles belges (450 planches.—Galeries, musées, etc.
- Diplôme d’honneur, Anvers 1885; diplôme d'honneur, Bruxelles 1888.
- 497 van Monckhoven, à Gand. — Fabrique de plaques sèches au gélatino bromure d’argent, de papier au charbon et d’appareils d’agrandissement du Dr van Monckhoven. Production journalière: 2000 douzaines 43 X 18. —
- Agences dans tous les pays du monde.
- Diplôme de mérite à Port-Adélaïde 1887 ; mé daille d’or au Grand Concours de Bruxelles 1888, etc.
- 198 Van Neck (Louis), 40, rue Klapdorp, à Anvers. — Appareils photographiques, obturateurs et accessoires. — Plaques; procédés nouveaux.
- 499 Zeyen (H.), 437, boulevard de la Sauvenière, à Liège. — Photographies.
- Diplôme médaille argent, Anvers 1885.
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- CLASSE 13.
- CLASSE 13. — Instruments de musique.
- 4. — Orgues et Harmoniums.
- L art du facteur d’orgues en Belgique a suivi les différentes étapes, tantôt progressives, tantôt stationnaires, qui ont distingué cet art en France et en Allemagne, pendant le moyen âge et la renaissance.
- Les premiers grands instruments construits en Belgique datent de la fin du XVIIIe siècle. Beaucoup de nos églises les ont encore conservés à peu près intacts, mais leur histoire ne peut être résumée dans cette notice qui a pour but de rappeler très sommairement les progrès réalisés par la facture d’orgues nationale depuis 1830.
- La facture d’orgues a singulièrement progressé depuis un quart de siècle ; certains facteurs, au lieu de conserver les procédés de l’ancienne routine, ont voyagé, étudié et comparé, en Allemagne, en Angleterre et en France, puis ont perfectionné en réunissant dans un seul instrument tous les bons éléments qu’ils avaient pu rencontrer chez leurs voisins.
- Cet éclectisme était d’autant plus ingénieux que les deux grandes écoles de facture d’orgues d’Allemagne et de France avaient des qualités artistiques spéciales et très tranchées. Ainsi les Allemands ont toujours voué un culte fidèle aux jeux de fonds (Montres-Bourdons-Flûtes) qui consti tuent, comme le nom l’indique, le fond essentiel des orgues.
- En France, au contraire, où le goût du brillant est plus accentué, les facteurs ont cherché à perfectionner les jeux d’anches (Trompettes Bom bardes — Hautbois — Clarinette et voix humaine).
- Pour arriver à combiner ces deux éléments dans un ensemble homogène, il a fallu un certain tact; car tout en dotant les grands instruments de jeux de fantaisie, qui, par leurs timbres suaves et étranges émotionnent 1 auditoire, il ne fallait pas perdre de vue la gravité traditionnelle de 1 orgue qui en fait plutôt un instrument religieux que mondain.
- C’est cette juste mesure que nos principaux facteurs ont su appliquer dans leur composition d’orgues et c’est là la cause première de leur sucees à l’étranger, surtout en France, où l’art de la facture d’orgue a cependant toujours pu compter d’illustres représentants.
- Si le sentiment des belles sonorités est le but vers lequel tendent tous les efforts des constructeurs, la partie mécanique n’a pas tenu une moindre place dans leurs préoccupations et leurs études.
- Ce sera l’éternel honneur des grands facteurs modernes d'avoir SU
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- CLASSE
- triompher de toutes les difficultés, qui, il y a 40 ans à peine, paraissaient insurmontables.
- Ces difficultés étaient la ventilation abondante et régulière à tous ces grands entonnoirs de 8, 46 et 32 pieds, et la rapidité de la transmission des mouvements des claviers aux sommiers, alliée à la douceur du toucher.
- Un puissant auxiliaire, le levier pneumatique de Barker, vint faciliter les études des constructeurs d’orgues, mais considéré comme trop compliqué par les uns, ou comme trop dispendieux par les autres, le levier pneumatique ne fut pas employé de prime abord par beaucoup de facteurs ; aujourd’hui son usage est presque général et même certaines grandes orgues possèdent 3,4 et 5 moteurs pneumatiques.
- La soufflerie a été transformée plus encore que le mécanisme. Les anciens facteurs supprimaient ou clairsemaient les gros tuyaux des jeux de basses de 32 p., 16 p., et même parfois de 8 p.; de plus ils ne réunissaient pas tous les claviers entre eux, ce qui leur permettait d’alimenter des orgues relativement considérables avec des soufflets qui ne suffiraient pas aujourd’hui pour de petits instruments.
- Avec l’introduction des jeux d’anches plus forts et plus nombreux, avec 1 augmentation des basses, avec l’introduction de la machine pneuma-tique, il a fallu diviser le vent en plusieurs pressions différentes, de là des réservoirs d’air considérables qui augmentent l’importance des orgues modernes.
- On peut dire sans craindre l’exagération, que la facture belge marche de pair avec celle de France, d’Allemagne et d’Angleterre.
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- B. — Instruments a vent.
- Les fabricants d’instruments à vent en Belgique commencèrent à se signaler vers le milieu du xvme siècle; déjà à cette époque nos instruments on bois, flûtes, clarinettes, hautbois et bassons, rivalisaient avantageusement avec les produits similaires des autres nations. Moins avancé pour les instruments en cuivre, notre pays resta tributaire de 1 Allemagne pour cette partie de la facture jusque vers 1775.
- Dès ce moment nous avons une fabrique relativement importante d instruments à vent, en bois et en cuivre, à Malines : celle de J.-A.-A. Tuer-linckx; non-seulement elle satisfait les demandes du pays, mais elle tente, ot avec succès, l’exportation de ses produits.
- Vers4816, S. Sax, père, établit à Bruxelles la maison dont 1 excellente réputation n’est pas oubliée de nos jours.
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- En 4826, Bachmann, professeur au Conservatoire royal de musique de Bruxelles, entreprend la fabrication des instruments à vent en bois et réussit au point que leur renommée subsiste encore.
- Les progrès les plus importants de la facture des instruments à vent ne remontent pas au delà des premières années de ce siècle. L’invention des pistons (Bluhmel 1814), appelée à régénérer la facture des instruments en cuivre, la transformation de la clarinette (Iwan Muller 1810), qui ouvrela marche de nombreux perfectionnements apportés aux instruments en bois et complétés par la réforme de Boehm en 1832, eurent à lutter, comme toutes les innovations, contre la routine et l’ignorance. La Belgique, devenue indépendante, fut l’une des premières nations qui appliquèrent les nouveaux principes et qui apportèrent le plus vigoureux élan à leur vulgarisation. La periode semi-séculaire qui nous sépare de 1830, a conduit la Belgique au premier rang de la facture. De nombreuses manufac-turcs y prospèrent de nos jours; l’une d’elles a acquis une importance considérable qui n’est dépassée dans aucun autre pays. Les instruments belges récompensés dans toutes les expositions internationales par les plus hautes distinctions, sont répandus dans les deux hémisphères et sont accueillis partout avec la faveur qui s’attache aux produits les plus parfaits.
- La fabrication des instruments à vent se divise en deux branches distinctes : les instruments en cuivre et les instruments en bois.
- Instruments en cuivre. — On désigne ainsi les instruments formés de tuyaux en cuivre dont la colonne d’air est mise en vibration par une embouchure à bassin hémisphérique contre les bords de laquelle sar puient les lèvres de l’exécutant. Ces instruments produisent une série de sons que l’on appelle harmoniques et dont les rapports exacts sont exclu sivement dus à la régularité des proportions du tuyau. La matière Pre mière est le laiton laminé en feuilles minces ; l’outillage principal se COD pose de mandrins pour repousser les pavillons; de mandrins coniques cylindriques avec le banc à étirer pour la fabrication des tuyaux; du tou de machines à cintrer et de formes.
- Instruments En bois. — Les instruments en bois sont: ou des tuyau coniques dont la colonne d’air est ébranlée par une anche double 1 -bois, bassons), ou des tuyaux cylindriques avec une anche battante ( dhe nettes), ou bien encore des tuyaux coniques ou cylindriques avec WSSi ouverture latérale servant de bouche ou d’embouchure. Quelquefois, est le tuyau est conique et le mouvement vibratoire de sa colonne da
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- produit par une anche battante : ici se place le saxophone, instrument très en vogue en ce moment et dont l’invention est due à un Belge, M. A. Sax. Le saxophone se fait exceptionnellement en cuivre, quoique sa construction soit basée sur le même principe que celle des instruments en bois, dont il a du reste tous les caractères.
- Les matières premières employées sont : le bois de palissandre pour les haubois et les bassons, l’érable pour le basson, le grenadille ou l’ébène de Portugal pour la flûte et la clarinette; l’argent, l’argent de Berlin (alliage de cuivre, de zinc et de nickel', ou le cuivre en fil pour la fabrication des clefs.
- L’outillage principal se compose du tour, des perces, de la machine à forer et à diviser.
- Les perces sont des outils spéciaux destinés à établir, par un forage longitudinal, la forme de la colonne d’air particulière aux différents genres d instruments ; elles sont aux instruments en bois ce que les mandrins coniques et cylindriques sont aux instruments en cuivre, c’est-à-dire les agents principaux de réussite de l’appareil sonore.
- La partie mécanique est d’une importance secondaire dans la production des instruments de musique. Dans l’atelier du facteur d’instruments à vent, la machine à vapeur ne vient en aide que pour remplacer la force brutale. C’est du fini de la main-d’œuvre intelligente que dépend, pour la Plus grande partie, la valeur de l’instrument.
- C. — Lutherie.
- La lutherie, industrie essentiellement artistique, qui comprend la fabri-cation de tous les instruments à cordes, mais principalement celle des Struments à cordes frottées, n’est pas restée en arrière en Belgique, esile dernier siècle elle avait acquis une grande renommée, et parmi les ers dont les produits ont été des plus réputés, nous remarquons les ^ottenburg, les Boussu et les Snoeck, de Bruxelles, les Hofmann, vers, et au-dessus de ceux-ci les Decomble, de Tournai, dont le pre-mep. qui travaillait vers 1725, était élève de Stradivari de Crémone; ses les nS ont conservé de nos jours une grande valeur; on les classe, après remarquables spécimens de l’école italienne, parmi les meilleures pro-"tions de second ordre.
- Près la mort des grands luthiers italiens une période de décadence se "fneste partout en Europe.
- est hors du cadre de cette notice de rechercher en détail les causes de
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- CLASSE 13.
- cette décadence. Nous dirons seulement que nous croyons qu'elles résident en grande partie dans l’appât offert par des productions à bon marché, celui-ci résultant de la substitution des procédés industriels à la main-d’œuvre artistique et éclairée.
- Ce n’est que du commencement de ce siècle que datent les premiers succès dans la tentative faite en faveur du retour vers les procédés de la lutherie artistique, et c’est surtout depuis quelques années qu’un revirement heureux plus accentué, se produit.
- La lutherie d’art, la seule qui convienne aux artistes, a su faire valoir son immense supériorité.
- La Belgique a prouvé par les récompenses obtenues dans les expositions internationales qu’elle n’est pas restée étrangère à ce mouvement de régénération; au contraire, la lutherie a su, dans ces grands concours, non seulement prendre une place digne de son passé, mais y remporter des succès qui assurent sa prospérité dans l’avenir.
- MAHILLON, V.,
- Président de la classe 13.
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- 201 Dietz (Christian-J.), 17, rue de la Presse, à Bruxelles. — Clavi-harpes.
- Pianos. ,
- , Anvers 188a, médaille
- Amsterdam 1883 et Ane . 1
- argent.
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- rue
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- sire tu
- CLASSE 13.
- EXPOSANTS.
- justesse absolue sur toute eten-due des instruments.
- Dictinction de premier ordre à toutes les Ex-Dissnons. Médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris en 1878.
- 200 Albert frères (successeurs de Eugène Albert), 8, rue de Liede-kerke, et Albert (Jacques), 4, rue des Eburons, à Bruxelles. — Manufactures d’instruments de musique: clarinettes, flûtes, hautbois, | 203 Manufacture royale de bassons et saxophones; de tous - • tons à Rrn-système.
- Médaille de bronze, Londres 1862 ; mé-Jaille d’argent, Paris 1867; médaille d’or, Londres 1883.
- 0 lYlctUmau uM.x ^ —. V
- pianos, fondée en 1825, à Bruxelles; firme : Fç°>s Berden et Cie (A. Campo et Cie), administration, magasins et usine, 42, rue Keyen-veld, à Ixelles. Succursale rue Royale, 86 (centre). — Pianos. Paris 1851,1" médail e ; Lua res 1862, prize medal first Reward ; Paris 1807, 1" médaille; Sydney (Australie) 4879, médaille d’or et diplôme d'honneur; Bruxelles 1888 Grand Concours, médaille d’or, etc.
- Hainaut et fils, à Houdeng Piano-buffet
- (près de Mons).
- cordes croisées.
- ipresde Mons. — Ptano-bunet| . rue
- cordes croisées. — Piano à queue 206 Mongenot (Georg 'Violons
- -----1 St-Jean, à Bruxelles. — Violons, altos et violoncelles.
- Médaille argent, Paris 4878 ; médaille or, Amsterdam 4883 et Anvers 1885.
- Médailles aux Expositions de Bruxelles 1888; Paris 1878; Anvers 1885. Breveté pour le sciller et contre-sciller en cuivre.
- nemann (Charles), fondateur et
- contre-maître de la Maison Berden
- et Ce, de Bruxelles, 416, boulevard d’Avroy, à Liège. — Trois pianos de différents styles : un oblique genre Erard; un cordes-droites et un cordes-croisées style Louis XVI.
- mann (G.), fils de Hei- 207 Pierrard (Louis), luthier, 4, place de la Justice, à Bruxelles. — Violoncelle, alto et violons.
- — Construction des instruments d’après les lois d’acoustique, vernis d’ambre, colori transparent, vernissage sur le bois naturel sans préparation préalable de teintes d’ingrédients.
- Médaile d’argent, Bruxelles 4888.
- Médaille d’or, Anvers 4885.
- 20%.Mahillon (C.), (Association Victor et Joseph Mahillon), 23, chaussée d’Anvers, à Bruxelles.
- — Manufacture générale d’instru-
- ments de musique, en bois et en cuivre,pour harmonie et fanfares;
- i Spécialité d’instruments pour so-1 listes; inventeur du système de pistons-régulateurs assurant la
- 208 Renson et fils (Antoine), 1 , des Guillemins, à Liege. —
- 209 Van Aerschodt(Séverin), 90, rue de la Station et 35, rue Léopold, à Louvain. — Une sonnerie
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- composée de quatre cloches en bronze donnant les quatres premières notes de la gamme diatonique. — Une gamme de huit clochettes en bronze, de do à do. Diplôme d’honneur, Anvers 1885.
- CLASSE 13.
- 210 Van Cauwelaert (Maison, Van Cauwelaert frères et sœurs, successeurs, 16, boulevard Barthélémy, à Bruxelles. — Instruments de musique en cuivre à embouchures.
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- CLASSE 14.
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- CLASSE 14. — Médecine et chirurgie. — Médecine vétérinaire et comparée.
- Lorsque l’on considère dans son ensemble l’évolution des sciences médi-cales en Belgique et l’influence que les travaux des médecins belges ont exercée sur les progrès de l’art de guérir tel qu’il existe aujourd hui, l’on est forcé de reconnaître que bien peu de nations ont produit, rela-tivement à l’étendue de leur territoire, une somme plus grande de travaux et donné à l’humanité un nombre plus considérable de praticiens illustres.
- C’est, en effet, avec une légitime fierté que notre pays revendique comme les initiateurs de la médecine moderne : André Vésale, le créateur de l’anatomie, et J.-B. Van Helmont, seigneur de Mérode, qui, le premier, découvrit le rôle important des ferments dans l’organisme vivant.
- Ces deux noms seuls suffiraient à la renommée médicale de la Belgique, si tant d’autres encore n’avaient droit à y prendre une part non moins large.
- Jean de Saint-Amand, né à Tournai au commencement du xiiime siècle, avait, de même qu’après lui, Jacques Despars, son compatriote, professé à Paris avec tant d’éclat, que la Faculté conserva pendant longtemps ses œuvres manuscrites comme un monument de la science médicale de cette époque.
- Dodonée, de Lobel, pour la botanique, illustrèrent le nom belge par 1 enseignement qu’ils furent appelés à donner à l’étranger. Dans la même branche des sciences naturelles, Kickx, Dumortier, Morren, Van Heurck, Errera, nos contemporains, ont produit, à leur tour, de remarquables travaux.
- Vanden Spiegel, de Bruxelles, qui professait à Padoue, etendit en Italie la renommée dont jouissaient les médecins flamands pendant la période érudite des xvIme et xvIme siècles, à cette époque si florissante de notre histoire médicale où les universités et les souverains étrangers se dispu-taient les précieux services de nos savants compatriotes.
- De Sorbait, à Vienne, fils d’un simple bûcheron du Hainaut, devenu I médecin de l’impératrice Éléonore, fut le prédécesseur, dans la capitale de | 1 utriche, de Van Swieten, tant par les réformes qu’il introduisit dans I oSanisation de l’enseignement médical que par l’immense succès de sa Pratique..
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- Phillips époque plus rapprochée de la nôtre, Nysten à Paris, plus tard surent set Jules Guérin, de Boussu, pour ne citer que ces noms belges, le premier quérir, par leurs travaux aussi bien que par leur mérite, tegremicrrang parmi les praticiens de la grande vide française. qu’ils smont Pas toujours, à défaut d’une large scène, brillé de tout l’éclat neuse et ait nt mérité, nos médecins ont fait jaillir plus d’une idée lumi quentes o Toc amé es vérités qui, recueillies ensuite par des voix éloquentes ont puissamment contribué à éclairer le monde.
- pas ainsi que H.-J. Réga, de Louvain, dans son Traité de la Sym-ales bases de la médecine physiologique et doit être considéré comme e Y érita e fondateur de la théorie de l’irritation et le précurseur ue 1 immortel Broussais.
- Quoi d étonnant d'ailleurs, que, sous l’influence de leurs affinités réci-
- : 1 a mé ecine belge et la médecine française se soient trouvées si de t en communion d idées et que les inspirations de l’une aient servi modernes a voix puissante de l’un des plus beaux génies des temps
- Bel ais aucune circonstance ne devait influer plus profondément, en 8 au comme ailleurs, sur la marche de l’esprit humain dans toutes du ævapsiaatitons que les événements politiques qui marquèrent la fn
- La grande révolution de 41789 et la proclamation des droits de l’homme, ren une transformation radicale dans les sphères médicales.
- fi t a C inurgje surtout, jusqu’à cette époque reléguée à un rang infime, E assimi ec à la médecine et ne devait pas tarder à conquérir, étapes par pes, a suprématie que, grâce à la prophylaxie antiseptique, elle tend à occuper aujourd’hui. 3 "
- ous le régime militaire du premier empire, au milieu des guerres.com P ue tes qui marquèrent la réaction du vieux système autoritaire contre envahissement des idées nouvelles, la Belgique vit éclore tout une P eta te le jeunes chirurgiens : Seutin, Kluyskens, Gouzée, formés àla T e eco e des champs de bataille, trempés aux luttes décisives, impri merenta la médecine exécutive toute l’ardeur dont ils se sentaient animés.
- tard. Sommé, Anciaux, Fallot, De Lavacherie, Burggraeve, D6 ou aix, Soupart apportèrent aussi leur contingent de travaux ou d'idées souvent originales. Merchie, Guillery, Van Hoeter, par leurs systèmes attelles, perfectionnèrent les procédés de déligation des fractures.
- ais ce fut surtout Seutin, créé par la suite baron, qui, par son ban dage amidonné et sa méthode amovo-inamovible, imprima au mouvement
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- chirurgical belge un cachet spécial et devança la chirurgie conservatrice dont il fut, vers la fin de sa carrière, l’un des plus fervents apôtres.
- Durant l’espace qui s’étend de la Révolution française au commencement de la période actuelle, la médecine, encore hésitante, conserva quelque temps encore les allures passives de son ancien asservissement au doctrinarisme du magister dixit.
- Mais l’esprit de libre discussion s’était peu à peu infiltré dans les masses et, avec lui, le besoin d’échanger, entre confrères, les observations de la pratique, de discuter les résultats de l’expérience.
- Les doctrines séduisantes de Broussais, qui dominèrent pendant plu-sieurs années la médecine européenne, rencontrèrent bientôt parmi nos praticiens des adversaires convaincus.
- Des sociétés médicales se constituèrent.
- Aux publications isolées succédèrent des journaux ou des publications périodiques dans lesquelles se reflétaient ce sens critique, cet éclectisme judicieux, qui sont les caractéristiques les plus frappantes de la médecine belge et qu’explique d’une façon si naturelle la position géographique de notre pays, au confluent des grands courants d’idées entre les peuples latins et les races germaniques.
- Les Annales de la littérature médicale étrangère publiées à Gand, par Kluyskens, Vrancken et Dubar, au commencement de ce siècle, firent connaître à nos médecins la pratique de leurs confrères anglais, allemands et français; elles furent remplacées plus tard par l'Encyclographie des sciences médicales dirigée par le docteur Lequime.
- Le Journal de médecine de Bruxelles, fondé ensuite par la Société des sciences médicales, fut l’une de nos premières publications périodiques conçues dans un esprit véritablement national. Tout en initiant nos con-frères aux progrès accomplis à l’étranger, ce journal, grâce aux efforts soutenus de ses rédacteurs principaux, sut imprimer une énergique impulsion à la marche progressive de la médecine belge. Sous l’influence de cette publication importante qui, de 4 866 à 4 886 fut à son apogée, le mouvement scientifique s’accentua de plus en plus.
- De nombreuses publications rivales mais non concurrentes surgirent en N erents points de notre pays. Telle fut la Presse médicale qui, sous habile direction du professeur Thiry, conquit une place distinguée dans notre littérature scientifique. Tels furent encore l'Art médical, fondé par a sseaat et continué par Feigneaux, ainsi que les Annales des Sociétés e médecine de Gand, Liége et Anvers qui, toutes, rivalisent entr’ elles de Zèle et de science.
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- Répudiés par la réaction qui suivit l’explosion de la Révolution française, les principes que celle-ci avait proclamés ne pénétrèrent que lentement les diverses couches sociales de la vieille Europe.
- Tandis que dans d’autres contrées les esprits sommeillaient encore, les événements de 1830 qui amenèrent l’émancipation de la Belgique, firent éclore sous le souffle vivifiant de la liberté que lui garantissait sa Constitution, cette spontanéité, cet esprit d’indépendance qui distingue le caractère belge dans les manifestations de la vie médicale aussi bien que dans celles de la politique.
- , Ce fut a partir de la conquête de notre autonomie nationale que, s’accusa, d’une manière vraiment merveilleuse, la marche ascendante de la médecine belge dans la voie du progrès.
- Peu de pays ont offert le spectacle d’une expansion aussi vive et d'un développement scientifique aussi rapide.
- Mais lune des causes les plus efficientes de ce magnifique élan quina fait depuis lors que s'accroître, fut la création presque simultanée de quatre grands établissements d’enseignement supérieur.
- La fondation, le 20 novembre 1834, de l’Université de Bruxelles, inaugura, en Europe, la première institution de la science libre, ouverteà toutes les investigations, soumise à toutes les discussions, et prépara les tentatives analogues qui furent faites plus tard au delà de nos frontières.
- Sous 1 influence des principes proclamés par l’École de Bruxelles, les esprits s élancèrent avec ardeur vers les horizons sans limite delà libre recherche.
- La raison, s appuyant sur l’étude impartiale des faits, substitua au croyances dogmatiques les déductions rationnelles de l’analyse.
- La reconstitution, à Louvain, deux années plus tard, de l’antique AIns Mater, et la réorganisation par l’État des deux Universités officie de Gand et de Liége, exercèrent bientôt une stimulation bienfaisante gt par les rivalités même qu’elle entretient, assure le progrès des étudesin leur maintien constant au niveau le plus élevé. Nulle part aussi, en aucun pays, le nombre des Universités et des établissements consacrés 95 études supérieures n’est aussi considérable, eu égard à la populati qu’en Belgique.
- Bientôt s’accusa dans toutes les branches de l’activité médicale mense travail de l’intelligence aux prises avec l’interprétation des fal Sa besoin d’approfondir la raison des choses excita nos jeunes me eCIres instituer des recherches, à entreprendre des expérimentations, et, de tAces, 1 parts, surgit une incroyable profusion de livres, de mémoires, de no |
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- souvent frappés au coin d’une originalité géniale, et caractérisés, la plupart, par une tendance utilitaire essentiellement pratique.
- D'une autre part, l’institution de Congrès internationaux qui répondent si bien à notre situation politique comme à notre devise nationale, prit, à dater de 1835, droit de cité en Belgique par la convocation à Bruxelles du premier congrès des sciences médicales. Ces grandes assises scientifiques, dont les premières tentatives avaient été faites à Leipzig en 4822, reçurent dans notre pays la consécration du succès, et cette heureuse innovation contribua encore à développer l’esprit d’observation, tout en ouvrant à la discussion des questions importantes dont plusieurs furent le point de départ de réformes utiles.
- La création en 1844, grâce aux efforts persévérants du docteur Vle-minckx père, d’une Académie royale de médecine à Bruxelles, vint combler la seule lacune qui parût encore exister dans notre organisation scientifique.
- Loin d’atténuer la vitalité des nombreuses sociétés de médecine qui setaient constituées dans diverses localités du pays, telles que la Société des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, dont l’origine datait de 4822, les Sociétés de médecine d’Anvers, Gand, Liége et autres, Tinstitution d’un haut Conservatoire d’études médicales ne fit que
- stimuler leur zèle dans l’accomplissement de l’utile mission qu elles Sétaient imposées. A l’élan spontané qu’avaient su imprimer au travail national ces institutions privées, vint s’ajouter l’aiguillon d une émulation en quelque sorte officielle, qui féconda encore la culture scientifique entretenue par les nombreux journaux et revues belges.
- Ces publications, soutenant avec succès la concurrence redoutable de "étranger, eurent pour résultat heureux de répandre parmi la généralité de nos praticiens une somme de connaissances comparativement beaucoup plus forte que celles d’aucune autre nation.
- De là encore une source nouvelle d’activités qui explique cette prodi-sieuse expansion d’idées, de travaux, de recherches de tous genres, qui, dans ces dernières années surtout, sont venues enrichir la science.
- Si, parmi tant de données fructueuses livrées à la publicité, toutes n ont Pas produit dans les étroites limites de notre pays les résultats qu elles Comportaient, beaucoup, en passant par l’étranger, ont reçu une consécra-lOn qui en a démontré la valeur.
- . Bien des germes féconds généreusement lancés à l’aventure par notre elne école ont été entraînés dans l’orbite de gravitation de nos puissants yoisins et vulgarisés ensuite sous d’autres noms que ceux de leurs véri-tables auteurs
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- Vanden alenivoulons pour preuve que le trocart-aspirateur du docteur meaeche APupguo, dans la séance du 28 juillet 4870 * rAcndéméc trocart de pes roca reconnut avoir précédé de treize ans le 1 truments Disulafoy. on nombre de procédés opératoires ou d’ins-de nos services sa de nos institutions médicales, des types d’organisation institutions ksEdrtTREsakrerenoger" de modetes à des producuohscués inte fut la Belgique qui, la première, donna l’idée des bulletins sanitaires Breetepaux, inaugurés dès 4868 dans le Journal de médecine de par Xte^ sous 1 inspiration des idées suggérées médecine que naquit plus tard la première association de anesmorrm.eedeurbondée par le docteur ». Kuborn, de Serait sous tous côtés, dans toutes les branches de la médecine, ont surgi, terrons nouvelles. € nos Pionniers de la science, des idées ou des mantes
- LNess siresretentissent des éloquentes leçons de nos professeurs: Graux, fracturas al X' T°CI, qui déjà s'était fait connaître par son Traité des savante. I par e nombreux travaux très estimés, jetèrent par leurs Brepens cliniques,, un vif éclat sur Penseignement universitaire de paisseile tal is qu'à Louvain, les professeurs Lefebvre, Ledresseur,de ah sa E avois, Masoin; à Liége, Schwann, Ansiaux, Spring, auteur MoRLcemarquable Traité de symptomatologie, sauveur, Van Lair, MosISi è an •. Fraeys, Poirier, Boddaert, Boucqué, Soupart, Du
- 2 na ne f, répandaient les lumières de leurs brillantes leçons. nowpP mourant cette époque contemporaine si vivante, si riche de faits Te i si fertile en personnalités marquantes, nous rencontrons encore parmi nos chirurgiens, Michaux, récemment anobli du parchemin de ona eprofesseur De Roubaix que son enseignement anatomique et son
- 4 C fistules uro-génitales, ont désormais placé au nombre des ens É ite, puis, parmi les plus jeunes qui ont acquis comme opé-seteurs une juste célébrité : Tirifahy, Sacré, Van Volxem, Von Wini-Watep jirian, Kufferath, Delstanche pour Potologie, Capart pourlalaryn.
- tant d'autres encore, dont la liste nous entraînerait trop loin.
- #; e.travaux du professeur Fohmann, de Liége, sur le système lymphe-MA i ceux du docteur Rossignol, sur la structure des poumons de omme, resteront comme modèles d'études micrographiques. . ans omaine si varié de la thérapeutique, Hannon, Du Moulin, tus, anden Corput, Guibert par son Traité des médicamentsno"T
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- veaux,ont enrichi l’art de guérir d’un grand nombre de méthodes ou de médicaments nouveaux.
- Le docteur Willems, de Hasselt, par sa belle découverte de l’inoculation dans la péripneumonie bovine ; Moeller, par ses travaux sur 1 aéro-thérapie et la pneumothérapie ; Stiénon, auteur de savantes et minutieuses études sur les affections de l'estomac; le docteur Casse, par ses intéressants travaux sur la transfusion; Herlant, pharmacien, par ses études descriptives des médicaments naturels; le docteur Victor De Smeth, auteur d'un excellent Traité de percussion, MM- les docteurs Félix, Du Pré, Destrée, de Bruxelles, Desguin, d’Anvers, Schiffers, de Liége, tant d’autres encore, par leurs ingénieuses recherches ou leurs travaux, ont conquis une place distinguée parmi les travailleurs d’élite.
- L’anatomie pathologique a reçu, par la création à Bruxelles dune société spéciale et d’un remarquable Musée, une impulsion féconde en résultats utiles, tandis que la zoologie et l’anatomie comparées ont réalisé d’incontestables progrès par les travaux de MM. Van Beneden, Plateau, Yseux et autres.
- Les intéressantes observations de MM. les professeurs Henriette, Charon, Tordeus, sur les maladies de l’enfance; pour la dermatologie, les travaux de MM. Ed. De Smet, Dubois-Havenith ; pour l’embryologie et la pathologie, les écrits remarqués de nos collègues, MM. Fl. de Bruyne, à Paris, et Duwez, à Bruxelles, ainsi que les intéressants travaux de M. le docteur Warnots, sur le cathéterisme des urétères, ont droit également à des mentions spéciales.
- L institution de prix quinquennaux pour les meilleurs ouvrages relatifs aux sciences médicales vint élargir encore, il y a quelques années, le prodigieux essor qu’avait pris l’étude de la médecine en Belgique.
- Des travaux de haut mérite ressortissant à la physiologie, à l’histologie, a l’hygiène, à la médecine légale, à l’obstétricie, à la médecine opératoire, 3 la pathologie, à la bactériologie et aux cliniques, tant internes qu’externes, furent soumis à ces concours, et plusieurs y remportèrent des palmes méritées.
- Les expériences physiologiques de Van Kempen, sur la transmission dela sensibilité et du mouvement dans la moelle épinière, ainsi que ses recherches sur la structure de la peau, ont réalisé des progrès véritables.
- On doit au professeur Frédéricq, de Liége, de nombreuses et impor-tontes expériences sur le sang, sur la respiration et sur la régulation de 4 température; à M. P. Héger, d’intéressantes études critiques et expé-
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- timentales sur l’émigration des globules du sang, ainsi que des recherches sur 1 absorption des alcaloïdes. 1
- ou e pouvons à cette occasion nous dispenser de signaler encore S impor ants travaux entrepris au laboratoire de l'Université de ratin es» par • Spehl, auteur d’un Précis très recommandable d’explo-Tetio C inique et de diagnostic médical, sur la répartition du sang dans
- . niei les études de M. Marique sur le mécanisme fonctionnel des
- PSXc o-moteurs; ainsi que les recherches sur l’embryologie des t Sanesd excrétion des oiseaux et des mammifères, par le docteur Renson, trop tot enleve à la science.
- us devons citer également l’étude relative aux effets de l’alcool sur M sanisme, qui ont été l’objet de recherches nouvelles de la part de
- * es octeurs Peeters et Lentz ; les laborieuses et patientes recherches micrographie du professeur Glüge, ainsi que les expériences du pro-
- an Lair, sur la régénération des nerfs périphériques et la belle graP ie du même auteur sur les névralgies, leurs formes et leur trai-tement. b
- Enfin, les recherches du docteur Van Ermengem sur le microbe du a asiatique, ainsi que le remarquable mémoire de M. le docteur nrqean et les travaux de MM. Firket, Francotte et autres, témoignent s connaissances approfondies et des importantes investigations de nos patriotes dans cette partie si féconde des sciences positives: la bactériologie, créée par l’immortel Pasteur.
- , Tous ces travaux et bien d’autres encore non moins intéressants mais ont énumération nous entraînerait à des développements excessifs, nous montrent, dans toutes les directions de l’art de guérir, la médecine belge aux premiers rangs du progrès, et attestent la part considérable prise par nos praticiens aux brillantes conquête de la science moderne.
- Au nombre des travaux les plus récents, récompensés par le prix quin quennal, nous ne pouvons omettre de placer encore les savantes études du professeur Rommelaere de Bruxelles sur la mensuration de la nutri tion organique, études qui ont conduit l’auteur à des déductions cliniques de haute valeur.
- Si nous reportons nos regards vers nos origines comme espèce, après es retentissantes découvertes du docteur Smerling dans les cavernes e la province de Liége et celles de Dupont concernant l’homme et monde préhistoriques, nous voyons surgir une foule de travaux de palé° % tologie, d ethnographie, et prendre naissance à Bruxelles la Socict
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- d’anthropologie qui, sous la direction de MM. Heger, Jacques et Houzé, imprima à cette science toute moderne un essor remarquable.
- Dans le domaine de la géologie, les travaux des d Omalius d Halloy et des Dumont ont été appréciés par le monde savant tout entier.
- En histoire naturelle, Van Beneden de Louvain, le P. Bellinckx, le baron de Sélys-Longchamps; dans les sciences chimiques et pharmacologiques : Stas, Melsens, De Paire, Schwarts, Valerius, Blas, Chandelon, De Koninck, Van Aubel, Bergé, Dewalque, Bruylants, De Wilde, ont apporté leurs appoints précieux aux acquisitions de la science, appoints qui méritèrent à plusieurs d’entre eux les plus hautes distinctions honorifiques que les Instituts scientifiques de la France et de l’Angleterre réservent aux travaux absolument exceptionnels.
- Nous revendiquerons d’autre part à l’actif de nos compatriotes les recherches originales du docteur Jacques sur les fonctions du foie, recherches qui,de même que les communications faites, en 4886,à notre Académie de médecine, sur l’élimination du cuivre et sur l’influence pathogénique de certains produits ptomaïques dans l’organisme, ont devancé les publications faites depuis lors sur les mêmes sujets.
- Est-il besoin de rappeler encore le mérite incontesté du professeur Thiry dans l’enseignement de la syphiligraphie et les innombrables travaux du docteur Burggraeve, de Gand, créateur de la méthode dosi-métrique, qui ont fait à leur auteur une renommée universelle?
- Tandis que les docteurs Broeckx, Davoine, De Meyer, Marinus ont consacré à nos gloires médicales des pages biographiques éloquentes, quelques-uns de nos praticiens ont, à leurs moments perdus, sacrifié aux Muses.
- Dans la pratique tocologique, où Jean Palfyn, de Courtrai, l’inventeur du forceps, avait marqué l’heureuse intervention de la médecine belge par son ingénieux assemblage des leviers flamands, nous avons à signaler les bellesinventions de Van Huevel, de Bruxelles : le pelvimètre universel et le forceps-scie, auxquels des praticiens de haute valeur, tels que Pigeolet, Hubert père et fils, Hyernaux, Wasseige, Charles, auteurs de traités estimés d’obstétricie, ajoutèrent un riche contingent de travaux.
- En ophthalmiatrie, branche dans laquelle les frères Guill. et Henri de Grandjcan, de Trembleur, s’étaient déjà distingués comme oculistes de ouis XV, les remarquables travaux de Fallot, de Van Roosbroeck, deVleminckx, de Hairion, de Warlomont, Bribosia, ainsique les observa-lions plus récentes et si précises de Coppez ont assigné à nos spécialistes | ne place des plus honorables.
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- et Bfnmammnenucestueetesae oçvësttgue, fondées en 1838’ Par Cuner l’a fait iustpmpnf P8 Varlomont et Hairion, devinrent comme settsustement remarquer le Docteur L. Marcq, dans son Essai international “ medeciue bel&e contemporaine, le rendez-vous inpepetional des C de tOUS CGUX ^ui s’occupent’de cette branche importante de la pratique médicale.
- Guislain dp maine plus inexploré et plus obscur des affections mentales, les sainade i an ’ intelligence d’élite, fut l’un des premiers à supprimer des affertin ar ares qui, trop longtemps, intervinrent dans le traitement en saffestions mental es. Il chercha à éclairer les ténèbres des psychoses ou à des le • es trou les de l’intelligence à des altérations de nutrition clinionpç ésions materielles. Le docteur J. de Smeth, dans ses excellentes ana sur es maladies et les infirmités de l’esprit, les docteurs Scmal,
- - autres encore, suivent avec succès ces traces lumineuses.
- - ce e meme catégorie de faits, n’est-ce pas encore la libre Belgique dulaPa E son antique colonie de Gheel, a, la première, donné l’exempledu en rp 1 tumanitaire du no restrain dans le traitement des aliénés, vivifia tant les malheureux privés de raison à la vie commune, à l’air aune de a i erté, méthode qui répond d’ailleurs si bien aux instincts a indépendance de notre race?
- . côté, la médecine militaire belge ne resta point en arrière du
- PS : compta également plus d’un nom distingué. Les Archives dela T es te. militaire, successivement dirigées par Tallois, puis par seleminckx fils, par Van Esschen, Van Lair, Henrard, et Titeca, onterment des observations d’un intérêt considérable. ga tons pas de citer encore les noms de Van Bastelaer, archéologue i autant que pharmacien instruit, et ceux de MM. les docteurs Nuel, er test, oiseau, Decondé, Snayers, Dambre, auteurs de travaux dont eurs se distinguent par des qualités absolument originales.
- sendons un légitime hommage aux recherches patientes de statistique et de démographie de M. le docteur Eug. Janssens, de Bruxelles, qui acquis à 1 étranger une juste renommée, ainsi qu’aux études de topo brapmie médicale du docteur Meyne, et citons également les intéressants Tavaux dhygiène de MM. Putzeys, de Vaucleroy, Schoenfeld, Vandé yvere et Belval, directeur du Mouvement hygiénique.
- ans un autre ordre d’activités, les intérêts professionnels, le redres ment es griefs du corps médical ont trouvé des organes en quelque 1 attitrés dans le Scalpel du docteur Festraets et dans la Fédération
- cale belge, qui, en dehors de la sphère scientifique, a su, en maintes | occasions, remplir un rôle utile.
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- La police médicale et le service de l’hygiène publique, sous l’active direction de M. Beco trouvent, d’une autre part, une garantie sérieuse dans la réorganisation récente des Commissions médicales provinciales. Ces Collèges, fonctionnant comme Comités provinciaux d’hygiène, en rapports constants avec les nombreux correspondants disséminés dans les divers ressorts du pays, forment un système d’informations sanitaires rapides, qui leur permet d’instituer, dès l’apparition de la moindre épidémie locale, la prophylaxie la plus convenable pour étouffer sur place les germes infectieux.
- Enfin, l’enseignement des diverses branches de la médecine a été, depuis plusieurs années, complété par la création à Bruxelles d’une École de médecine vétérinaire qui a fourni au pays des praticiens habiles et à laquelle ont été annexés un laboratoire micrographique, sous la direction du docteur Wehenkel, un institut vaccinogène modèle que dirige avec talent M. le professeur Degive, ainsi qu’un cours de droguerie donné avec succès par M. le professeur Gille.
- Les noms de Thiernesse, de Gérard, de Gracia, de Laho ont acquis à cette École une juste réputation.
- Toutes ces institutions médicales, toutes ces manifestations de l’esprit de recherche scientifique, attestent une énergie vitale et une puissance de production énormes.
- Aussi, peut-on affirmer que la somme d’activités, le coefficient de travail ou de force développé par notre petit pays est, relativement à sa population, plus considérable que nulle autre part ailleurs.
- Et si tant de nos œuvres n’ont pas fait plus de bruit dans le monde, si beaucoup de leurs auteurs ont passé inaperçus sans attirer l’attention de la foule, il n’en faut accuser que le peu d’attraits qu offrent généralement pour nos compatriotes les vains éclats de la réclame et cette indifférence même que donne la richesse.
- Toujours doit-on reconnaître que la médecine belge a touché à toutes les questions du vaste domaine des sciences médicales et abordé, sinon résolu, tous les grands problèmes qui agitent notre époque.
- En maintes circonstances, elle a été l’instigatrice de réformes utiles et a Pris 1 initiative de perfectionnements ou d’innovations qui ont largement contribué aux progrès de la science et au bien-être de l’humanité.
- Mais dans toutes ses œuvres ou ses incarnations, à travers toutes les épo-ques, comme dans ses diverses étapes à la recherche de la vérité, l’esprit d'in-dépendance, le besoin de libre examen qui, de tous temps, a caractérisé la nation belge, seretrouvent tout entiers dans l’histoire médicale de notre pays.
- La science libre dans l’école libre, substituée au dogmatisme magistral,
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- l’expérience comme pierre de touche de la certitude et l’analyse comme
- critérium de la vérité, telles sont les expressions qui caractérisent la médecine nationale, la véritable école belge moderne, ennemie de toute tendance doctrinaire absolue et cherchant à traduire en applications pratiques les abstractions de la théorie pure.
- „Envisagée au point de vue physique, la Belgique, située au cœur de urope, entre la France, l’Allemagne et l’Angleterre et reliée au monde transatlantique par 1 admirable port de sa métropole commerciale, participe en quelque sorte de la vie de toutes les nations dont sa neutralité et ses libérales institutions lui assurent les sympathies.
- Aussi, tout en restant fidèle à ses mœurs, à son génie propre et à son profond amour de la patrie, le peuple belge est-il, par ses relations, essentiellement cosmopolite.
- Si ce caractère national, avec son originalité native d’une part et son éclectisme de l’autre, se reflète dans le tempérament politique ou social de notre pays, il s’affirme surtout sur le terrain de la science. Au point de vue particulier de la médecine, de la chirurgie et des branches nombreuses qui s’y rattachent, la Belgique est, pourrait-on dire, un foyer de concentration scientifique, auquel elle a le mérite d’ajouter souventl@ part contributive de sa personnalité sans en tirer d’autre avantage.
- Malgré la faible étendue de son territoire, notre pays offre par ses richesses naturelles comme par les divers accidents de son sol, des ressources infinies, voire même des variétés de climats que la médecine, de même que 1 industrie, utilisent avec avantage.
- Les magnifiques plages qui s’étendent de Knocke à La Panne sont incontestablement les plus belles du continent et les mieux appropriées par leur largeur comme par la pureté de leurs sables aux bains roborants de la mer. Aussi, la renommée des stations maritimes d’Ostende, Blankenberghe, de Middelkerke, de Nieuport-bains n’est-elle plusèfaipe
- Tandis que les altitudes boisées des Ardennes et les contreforts Luxembourg présentent les influences vivifiantes de l’air léger des mon tagnesà côté des tiédeurs du midi, dans ce que l’on a appelé la Provence belge, les campagnes fertiles du Brabant, les sites pittoresques des pra vinces de Namur et de Liége offrent les précieux avantages d'un clit £ tempéré unissant aux beautés sauvages des contrées rocheuses les asp
- calmes et reposants des pays de plaines.
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- Plusieurs stations hydrominérales importantes telles que Spa, Chaud-tontaine assurent à leurs visiteurs, en même temps que les attraits des séjours mondains les plus séduisants, les bénéfices sérieux de cures réellement efficaces. Bien d’autres localités encore, comme Brée, Mariemont, Chimay, Tongres dont les fontaines étaient citées par Pline, pourraient faire l’objet d’exploitations sanitaires régulières, si 1 abondance même des ressources naturelles du pays ne les avait fait négliger.
- D’une autre part, des établissements hydrothérapiques parfaitement aménagés, tels que ceux de Dinant-sur-Meuse, de Liége, de Namur, les installations aéro-et-pneumo-thérapeutiques de Bruxelles, constituent pour l’art de guérir des ressources précieuses.
- Grâce à la sollicitude dont les conditions hygiéniques sont partout l’objet, mais plus peut-être encore, grâce à la propreté proverbiale de ses habitants ainsi qu’au bien-être général de ses populations, notre pays peut, à juste titre, être considéré comme l’un des plus salubres.
- Quoiqu’on aient pu dire ou médire quelques esprits prévenus, le climat de la Belgique n’est certes ni plus mauvais, ni meilleur que celui d’aucune autre contrée.
- Comme tout caractère climatérique tempéré, si notre ciel a quelques moments désagréables, il a aussi ses charmes attachants; il présente surtout les incontestables beautés des saisons intermédiaires et offre ces contrastes variés qui, en excluant la fastidieuse monotonie des contrées extrêmes, font alterner les plaisirs de la saison froide avec les espérances du renouveau.
- La brusquerie même qui marque parfois certaines transitions saison-nieres a pour effet d’activer l’énergie organique en éveillant des réactions salutaires et de mieux tremper les ressorts de la vie.
- La preuve la plus péremptoire de l’effet bienfaisant de ces influences, n'est-elle pas d’ailleurs fournie par ce fait topiquement démonstratif que, de toutes les contrées du monde, c’est la Belgique qui présente, sur l’espace le plus restreint, la population à la fois la plus dense et la plus robuste ?
- à ces heureuses conditions le confort général de la vie, le choix des produits de toute espèce que fournissent ses
- Si l’on joint 1 abondance et
- plantureuses campagnes, on s’explique que la Belgique, ait été, durant des siècles, un objet de convoitise et le théâtre de luttes acharnées pour sa possession. Mais l’énergie de ses populations, mieux encore que la richesse de ses ressources, lui ont permis de sortir victorieuse de ces rudes épreuves et bien résolue surtout de maintenir à jamais son indépendance.
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- ^^^^ par ^ powrr-=-duites dans T’hygilne nmd 5 éligrations importantes ont été intro-dans la prupant’desoEathégveidesomabreux Cours d’enu ont été ansdmi-des centres d’habitation 1 ’ tes champs funéraires ont ete éloignés
- fait l’objet d’études sEreuses: eaux Potables plus largement dispensées ont quaire uhrvercheEegusteptfocs.IEcote méateate belee, représentée par à ^Z écoles - prUs EpOREES deteredegete et dactrié mie ter agseniet des cliniques de nos Facultés; tous les grands problèmes qui chaires tre époque sont abordés, élucidés, discutés à la fois dans les ce tact zcans livres, ans les nombreuses publications périodiques, avec copactudicieux, cet esprit d'adaptation, propre à ta nation belge! les réuninne 3 nos moindres communes, les associations scientifiques, temps oue s ins ructives, les conférences se multiplient, en même de evmno r nom reuses associations de sport, des cercles d’armes, tous nas iue,, chant, de musique, favorisent les exercices corporels, | e chacun s'e forçant à l'envi de diffuser les bienfaits de l'éducation aees tes asses, et de développer parallèlement les facultés de l’intelligence samns AP 1 u. es physiques. Aux exigences de la vie pratique s'associe o sentiment artistique du Flamand ou l'esprit humoristique du
- Vallon, et 1 agréable en tout vient se joindre à Futile.
- sng saue, ansnos bassins houillers, desmines inépuisables alimentent "Strie prospère, que nos champs fertiles fournissent à l'agriculture et IP °0 uits, es plus variés, les riches exploitations horticoles de Gand Aa aruxe es, connues du monde entier, livrent au luxe du high-life les
- - E exo inues les plus rares et les plantes les plus précieuses.
- de I mmenses espaces convertis en serres, qui s'étendent aux environs muxelles, et dont les produits de choix alimentent jusqu'aux régions
- Tivi égiées de 1 Europe, permettraient d'instituer chez nous, même a un e iver, ces cures aux raisins ou aux fraises si réputées en cer taipes parties de la Suisse et de l'Allemagne.
- 1. auT ce qui concerne l'industrie de l'alimentation qui touche de siprèsd me ecine publique, la culture intensive des primeurs a pris depuis que dues années un développement considérable en Belgique. De nombreuses
- sS'occupent de la fabrication des conserves alimentaires, qui, tout en fournissant des ressources utiles à la consommation, ont reçu à l’étranger une réputation méritée.
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- La pêche du poisson de mer a acquis aussi un développement énorme sur nos marchés d’Ostende et de Blankenberghe, et fournit, de même que l'élève du bétail, un abondant contingent à l’alimentation publique.
- La fabrication des bières, un moment menacée par la concurrence allemande, a reconquis son antique et juste renom, grâce aux progrès imprimés par nos brasseurs aux procédés scientifiques, ainsi qu aux perfectionnements de l’outillage en grand. Aussi, peut-on espérer que, dans un avenir plus ou moins prochain, l’usage de ces boissons salutaires restreindra parmi le peuple, mieux instruit, la consommation si pernicieuse des alcools.
- Au point de vue technologique, indépendamment d’un grand nombre de fabriques de produits chimiques de premier ordre ou dusines dans lesquelles s’élaborent différentes matières que la médecine ou ses branches accessoires utilisent, la Belgique médicale possède encore de magnifiques jardins botaniques et zoologiques, de vastes cultures spéciales de plantes médicinales et plusieurs ateliers ou établissements privés qui s’occupent de la fabrication des instruments de chirurgie, des appareils de prothèse ou des objets de pansements.
- Des tentatives fructueuses ont été inaugurées depuis quelques années dans ce que l’on pourrait appeler l’industrie pharmaceutique, et, de même que la Suisse, la Belgique tend à réaliser les progrès les plus récents dans la fabrication des produits médicamenteux et des appareils destinés aux applications nombreuses de l’antisepsie, de l’électricité ou de la photo-graphie.
- Dans le domaine médical proprement dit, ainsi que nous l’avons montré les faits abondent pour attester que comme autrefois, notre pays tient une place d’honneur dans l’évolution du progrès.
- Si le riche et nombreux contingent d’oeuvres scientifiques, d’instru-ments, de produits de toute espèce, apporté par la Belgique à l’Expo-Sition internationale de Paris, ne témoignait surabondamment de l’activité et de la force productrice de notre pays, il suffirait de citer au hasard les Seutin, les Glüge, les Guislain, les Van Huevel, les Van Beneden parmi nos médecins; les Stas, les Dumont, les Quetelet, les Plateau, les Melsens es Gramme, les Van Rysselbergh, parmi nos chimistes et nos physiciens, pour montrer que notre petit pays a le droit de revendiquer une large dans les acquisitions les plus récentes de la science.
- wenfin, les glorieuses expéditions de nos vaillants explorateurs dans rique centrale, où plusieurs de nos confrères, M. le le docteur Allard autres sesont distingués; les généreux efforts de notre Souverain, en
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- créant à la Belgique des activités nouvelles, ouvrent à la science, aussi bien qu’au commerce et à l’industrie, des horizons plus vastes et préparent pour l’avenir de notre patrie des ressources dont ne pourront manquer de bénéficier largement les générations qui s’élèvent.
- Dr VANDEN CORPUT.
- Président de la Classe 44.
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- 213 Croix rouge de Belgique (Sous-comité de Courtrai). — Brancard et appareil amovo-ina-movible pour les fractures et les plaies en général sur les champs
- 212 Crocq (Jean), professeur à l’Université de Bruxelles, 440, rue Royale, à Bruxelles. — Livres, brochures, instruments de médecine et chirurgie.
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- EXPOSANTS.
- de bataille, du docteur Victor Van219 Du Moulin (Nicolas), profes-der Font marbre au comité _____. VT T-ereité de Gand, 447,
- der Espt, membre du comité.
- 220 Denaeyer (Alphonse), phar-macien-chimiste, $, place Liedts, à Bruxelles. — I.Tableau séméio-tique des éléments pathologiques
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- 244 Baruch (J.), rue de la Montagne, 83, Bruxelles, chirurgien-dentiste.— Pièces de prothèse dentaire, système perfectionné.
- Médaille, Anvers 1885; médaille n'or Grand Concours international de Bruxelles 1888.
- Diplôme d'honneur, Anvers 1883.
- 244 Davin-Glibert (Jean), rue de l'Orient, à Bruxelles. — Table pour cabinet de consultations de médecin-gynécologue. Cette table est à trois usages : 40 Pour examen des malades dans la position couchée; 2° pour pratiquer les petites opérations sur les organes génitaux; 3° pour pansements. Cette table tient peu de place et réalise toutes les conditions nécessitées pour une table de gynécologue. Elle a été construite pour M. le docteur De Becker, de Bruxelles.
- 28 Debaisieux (Théophile), pro--osseur à l'Université de Louvain, A4, rue Léopold, à Louvain.— Cours de médecine opérative (2 vo-lumes); Cours de pathologie chi-] rurgicale (3 vol.).
- 216 De Keersmaecker, docteur en médecine, rue de Laeken, 74,i Bruxelles. — Sémaptomètre, in-strument donnant le degré d aptitudes visuelles. — Le Beurre sté-rilisé et diverses publications medicales.
- 217 Delattre (Auguste), 15, rue de Houdain, à Mons.— Tetehumaine préparée et disposée pour 1 etude anatomique.
- Médailles d'argent. Anvers 1885 et Bruxelles 1888. — (Voir classe 43.)
- 218 Delaunois (Gustave), médecin à Péruwelz. — Publications diverses.
- J PU --------- ., A AIr seur à l’Université de Gand, 141 rue des Baguettes. — Vingt-deux mémoires sur différents sujets se rapportant à la médecine et a T'hygiène, dont les principaux sont: Un travail sur les conditions hygiéniques de la ville de Gand et l’épidémie de choléra de 4866. Plu-sieurs mémoires sur des épidémies de variole et l’état de la prophylaxie de cette maladie en Belgique. .
- Sur la non toxicité des sels decui-vre et leur emploi dans la thérapeutique de la scrofulose. — Sur l’intoxication saturnine et la de-couverte d’un symptôme nouveau de cet empoisonnement. —Sur la prophylaxie internationale des maladies pestilentielles, etc.
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- de l’urine humaine.— II. Les bactéries schizomycètes (4 vol.).
- (Voir classe 8.)
- 221 Félix (Jules), docteur, 22, rue Marie de Bourgogne, à Bruxelles. — Appareils orthopédiques pour le traitement : de la coxalgie, des fractures du col du fémur et de l’olécrane; de la scoliose et des difformités du thorax. Pansements métalliques à feuilles d’étain dans la chirurgie des armées. Notice et plans sur les hôpitaux mobiles en tôle d’acier. Pâte caustique pour le traitement des cancers, ulcères, etc Médaille d’or à l’exposition d’Anvers 18851 etc. (Voir classe 64.)
- 222 Fellendaels (G.-H.), 14, rue du Ruisseau, à Molenbeek-Saint-Jean. — Fauteuil mécanique chirurgical et pour les opérations dentaires. Prix : 500 à 4,000 francs.
- Médaille, Amsterdam 1883; Anvers 1883. (Voir classe 50.)
- 223 Festraerts (Auguste), 30, avenue d’Avroy, Liége. — Journaux : Le Scalpel et le Médecin de la famille (i vol.).
- 224 Flore médicale, à Statte (Huy). — Touffes de plantes médicinales de la Belgique, tant sauvages que cultivées.
- (Voir classe 45.)
- 225 Hovent (Julien), docteur en médecine, 81, rue du Viaduc, à Ixelles. — 1° Un.appareil pneumo-thérapique donnant l’inspiration d’air comprimé avec expiration dans l’air raréfié. 2° Modification du « pneumatic resistance valves » du professeur Solis-Cohen, de Philadelphie.
- 226 Hubert (Alexis), docteur en médecine, 54, rue Fossé-aux-
- Loups, à Bruxelles. - Moules en cire, reproduction d'une jambe atteinte de col difforme anguleux et redressée par l’ostéotomie cunéiforme sous-périostée (procede de Macewen de Glasgow).
- 227 Kuborn (Hyacinthe), membre titulaire de l’Academie de me J --==-=== à Seraing-Liége. — pathologie, d’épidémiologiedea giène et de démographie mede cale- tableaux et diagrammes. SE morbidité pour les différentespr vinces du royaume.
- 228 Martha (Alfred, doctewt/ég, chaussée d’Anvers a. Brrn — Appareils en ébonite SAuorhy-l’inhalation de 1 acide drique.
- 229 Max (H.-E.), docteur ERBRÉ decine, 57, rue cabinet de xelles. — Une ta et opéra-médecin, pour exa tions.
- 230 Plettinck-BauchadkdeaUç à en médecine, ruc d ccidentale. Meulebeke (Flandre Smposéde —Appareil amoy “articulées, deux paires, d attelles, pour le dont l’une a coulissesg du bras, traitement des fractuepras, parle du coude et de Lavgntchau, secté-docteur Plettinck Bavale-de méde-taire delà Socié TOYgique, mem-cine publique de Bsiété de mé bre titulaire de la S00 decine de Gand. concours, Bruxelles Médaille d’or au Grand
- 1888. g. , R docteur en
- 234 Simon (JMinimes, d decine, 63, rue des pneumoto Bruxelles. - Spir0 F
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- mètre; dynamomètre; appareils de gymnastique médicale; un ap-Papril aérothérapique transpor-Prigsde progrès, Gra»d Concours, Bruxelles
- 232 Soupart (Dr F.),sénateur,pro-fesseur émérite de l’Université de Sand, 61, rue Neuve-Saint-Pierre, a Grand. — Pièces en plâtre mon-Tant le tracé des incisions tégu-mentaires dans les différentes ré-Sions des membres pour les pro-cedes d’amputations elliptiques, osangiques, en T et en Y. — Système des proportions, appliqué alla situation des interlignes : 6 dessins sur carton. — Mémoires de chirurgie, 14 brochures.
- 233 Société médico-chirurgi-sale de Liège, 48> boulevard Piercot (docteur Schiffers, secré-taire-général). Annales de la So-ciete (12 vol.).
- 234 Spehl Emile), docteur en mé-decine, ^ rue des Petits Carmes ABruxe lles • —Publications scien-lifiques : Traités d’exploration cli-nique-et de diagnostic médical, peutUn myrographe et quelques its appareils de laboratoire et chirurgie.
- 232 Thiriar, docteur en médecine, xeniestha X d'Egmont, à Bru-
- 296. Vandenbroeck et Cio, fa-tiques de pansements antisep-valves. Maisons de vente à Bru-Lille rue du Poinçon, 13, et à La , rue de Wazemmès, 25. — surfehrication est placée sous la désignés ce de trois chirurgiens
- 8 S par le conseil d’adminis-
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- tration des hôpitaux de Bruxelles. Diplôme d’honneur, Bruxelles 1888.
- 237 Van den Corput (Ed.), docteur, 49, avenue de la Toison d’Or. :— Publications diverses : Mémoires, dissertations, discours et rapports concernant la médecine, l hygiène, la thérapeutique, I hydrologie, la technologie, ete., 33 vol. et brochures. — Journal de médecine, de chirurgie et de pharmacologie de Bruxelles, an-nees 1866 à 1887 y compris; 46 volumes in-40. — Trocart aspirateur, du Dr Van den Corput, exposé en 1855 à l’Exposition Universelle de Paris. — Trois mo-deles divers de Trocarts aspirateurs, du Dr Van den Corput. — Un scarificateur nasal, du Dr Van den Corput.
- 238 Waersegers (Joseph), 33 place Verte, à Anvers. — Membres artificiels. Corsets orthopédiques. Bandages herniaires. Récompenses à diverses expositions.
- 239 Walravens (Liévin), docteur en médecine, et Williame et Cie, pharmaciens, à Lessines. — Pep-tones de viande de bœuf pure, en poudre blanche, soluble et inaltérable.
- 240 Waseige frères, 16, rue du Printemps, à Anvers. — Pulvérisateurs à vapeur et en tous genres. Seringues de Pravaz. — Appareils pourlavages. Instruments de chirurgie.
- 244 Wasseige (Adolphe), professeur à l’Université de Liège. _______ Instruments de chirurgie pour accouchements.
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- SE 45. Instruments de précision.
- Les instruments de , instruments, ont été 1 ’ que les anglais appellent philosophical
- industrielle 8 mPs en dehors du domaine de la fabrication
- pour leur ants,c es professeurs en construisaient ou en faisaient construire leur enserusesc personnel, les mettant au service de leurs études ou de le produit d’un nt.1 ais ces appareils, en nombre fort limité, n’étaientpas d’exception t industrie spéciale. Ils existaient, en quelque sorte, aretat des œuvres’ US ne Pouvaient donc, à vrai dire, être considérés quecomme notre erTs/acci ente les ne relevant d’aucune branche déterminée de Le activité industrielle et commerciale. taire de réronxen tencore, 11 y a un demi-siècle, la Belgique était tribu-ou un peu compliqués es instruments de précision un peu importants 1
- Mais les temps ont changé. 1
- urt hui, le progrès et l'extension des sciences, la vulgarisation des catiges ysiques, mécaniques et astronomiques ont donné à la fabri- | remond sinstruments de précision un essor, une impulsion des plus "
- Ppareils sont aujourd'hui d'usage constant dans les arts manuf- I de r'économie domésriducles ateliers : ils sont appliqués même aux bezo" troUVr Lopeaketkekte en fabriquer, puisqu'on est a peu près carton des
- Est-ce à dire pour cela que la construction des instruments scientifiques notre A apport normal avec le développement de notre industrie et de notre enseignement ?
- ous garderons de le prétendre. Si nous avons en Belgique des I aeyaill uns capables de construire à la perfection, les appareils les plus I brete se es plus précis, il faut reconnaître qu'ils ne sont pas très nom I
- “ e qui s’explique aisément du reste, leurs produits n'étant pas de I Ceux dont il est fait une consommation courante.
- °TS doTExposition de 4867, à Paris, la Belgique était représentéepar I PTesdei 50 exposants, sur lesquels sept seulement avaient envoyéau Champ-de-Mars des instruments de précision.
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- Il est juste d’ajouter qu’ils s’y sont fait honorablement remarquer par l’exécution consciencieuse et correcte de leurs appareils, et par le bas prix auquel ils pouvaient les négocier.
- Aussi, onze ans plus tard, c’est-à-dire à l’Exposition de 1878, à Paris, nous avons constaté un léger progrès; neuf de nos constructeurs ont envoyé des instruments de précision et sept ont été récompensés.
- Le défaut que l’on pourrait, avec quelque raison, reprocher aux instruments construits jusqu’à ce jour, c’est leur fragilité.
- La ténuité de certains de leurs organes, l’instabilité de leurs rapports font que des appareils, achevés avec soin d’ailleurs, sont sujets a se déranger.
- Or, les occasions de les employer deviennent de plus en plus fréquentes, surtout dans l’enseignement, où la méthode expérimentale et démonstrative est aujourd’hui prépondérante. Il est donc à désirer que les instruments de précision aient, en outre de l’exactitude, une solidité qui permette de les mettre couramment en œuvre, sans risque de les voir se détraquer.
- Il faut ajouter encore que tous les instruments, accueillis aujourd’hui faute de mieux, ne répondent pas absolument aux besoins en vue desquels ils ont été créés.
- Ils laissent quelque chose à désirer sous le rapport des services qu’en attendent les serviteurs de la loi scientifique, les démonstrateurs des lois générales de la nature.
- On réalisera les progrès souhaités, et rapidement peut-être, si les savants veulent s’appliquer à seconder par leurs conseils et au besoin par leur collaboration effective, les efforts de nos constructeurs.
- Il faut dire, du reste, que plusieurs savants belges sont entrés déjà dans cette voie féconde, et bon nombre d’instruments construits chez nous, sur leurs indications, sont bien faits pour commander l’attention et la faveur du monde savant.
- Nous pouvons donc envisager avec confiance l’avenir réservé, dans notre pays, à la fabrication dont nous nous occupons.
- Elle aura toujours, sans doute, à compter avec un écueil fâcheux : l'exi-suite de notre marché et le défaut de débouchés.
- e aura aussi à compter (pendant quelque temps encore du moins) la difficulté de recruter des ouvriers suffisamment instruits, joignant habileté manuelle l’intelligence de leur travail.
- Mais l'instruction populaire est en voie de progrès constant; elle prend
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- CLASSE 15.
- un tel essor qu’on peut espérer voir bientôt disparaître la difficulté que nous venons de signaler.
- Il n’en reste pas moins acquis que la fabrication belge est des plus recommandables. Elle se distingue par une exécution délicate et une précision parfaite.
- C’est le cas de dire, en un mot, que si nos constructeurs ne brillent point par la quantité, ils se rachètent largement par la qualité de leur production.
- A. Buisset, Président de la classe 45.
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- EXPOSANTS.
- 242 Beaupied (Joseph), ingénieur-mécanicien, 76, chaussée d’Anvers, à Bruxelles. — Un compas à ovale. (Voir classes 50, 61 et 64.)
- 243 Gérard (Émile) et Cie, ingé-meurs,quai d'Amercœur, 18 et 20, Liége. Instruments de précision: appareils de physique et d'élec-tricité, de physiologie et de méde-cine,degéodesie; appareillage pour la lumière électrique, télégraphie et téléphonie; machines à durser, mesures dursées de haute préci-sion; étude et construction d'appa-seuls nouveaux. Spécialité : appa-J S de mesures électriques, ampères métrés, voltmètres, électro-metres, ponts de Wheastone, anéostats, galvanomètres à pério-aes différentiels. Résistance des matériaux : appareils autodya-nedv m atours du professeur Ken-et , 6 l'Université de Londres, i professeur Borr, du York' smire College de Leeds.
- Voir classe 62.)
- 2, (Alfred), lieutenant-belles Taité, 70, rue Faider, à
- Un instrument de topo-FEszhie. dit tachéomètre, pour "ecution rapide des levés.
- 2MSaspar Joseph), 12, rue Jon-graphet Liége. — Un chrono-
- - Boulengé ayec chevalet
- de pointage et plaque disjonctrice.
- Médailles bronze, argent et or, Paris 1855, 1867 et 1878 ; médaille-mérite,Vienne 1873; diplôme d’honneur, Londres 1871; diplôme d’honneur et médaille d’or, Anvers 1885, etc. (Voir classes 41, 52 et 62 )
- 246 Rosso (A.), opticien, fournisseur breveté de la cour d’Espagne, 37, rue Dierckxsens, à Anvers. — Instruments d’optique et cristaux de roches. — Opthal-moscopes, optomètres, baromètres, thermomètres, lunettes céleste et terrestre, microscopes, longues-vues, jumelles de théâtre, de campagne et marine, loupes, etc.
- 5 médailles or et argent, New-Orléans 1884; Anvers 1885, Liverpool 1886, Barcelone 1888, etc. [Voir classe 59.)
- 247 Wéry (Alexis), rue de l’Université, à Liége (maison fondée en 1870). — Mécanique de précision, physique et mathématique; tours à cylindrer et à guillocher; machines à diviser et à tailler; compas Vernier intérieur et extérieur; mètre étalon et vis micrométrique; compas Palmer à pressoir mobile (ouverture de 10m/m à 10c/m, réduisant le millimètre à 1/40 à 4/500); instruments d’arpentage en général; pochettes de mathématiques et accessoires. — La maison se charge de l’exécution de tout appareil suivant plan ou projet.
- Médaille argent, Anvers 1885.
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- CLASSE 16.
- CLASSE 16. Cartes et appareils de géographie et de cosmographie.
- Topographie.
- , Dès le XVIe siècle, deux géographes belges, Mercator et Ortélius, por-terent la confection des cartes à un remarquable degré de perfection; pendant plus de cent ans, les géographes qui leur succédèrent, se sont bornés, pour ainsi dire, à copier leurs travaux. Dans les premières années du xvine siècle, la série des œuvres personnelles a été reprise par la publi cation de la carte de Fricx, gravée à Bruxelles en 24 feuilles, de 4706 à 1712. Cette carte, très appréciée par le maréchal de Saxe, a été utilisée pour la confection de celles de l’ingénieur-géographe Le Rouge (Paris, 1742), et de Covens et Mortier (Amsterdam, 1745).
- En 1770, fut commencée la carte de Ferraris, l’un des plus beaux ouvrages topographiques qui aient été exécutés. Inspirée par les grands travaux de Cassini de Thury, dont elle continuait la célèbre carte de France, la carte des Pays-Bas autrichiens fut complètement achevée en 4777, grade, nous semble-t-il, aux documents et aux renseignements recueillis par l auteur, à Paris. La carte dite de cabinet, a été fournie à trois exem plaires, à 1 échelle du 41520e, pour le service exclusif du Gouvernement elle se composait de 275 feuilles manuscrites, reproduisant textuellement les planchettes-minutes. L’atelier de gravure, établi à Malines et dirigé un artiste du nom de Tardieu, que le général Ferraris avait fait venirdk Paris, travailla avec la plus grande activité. La carte marchande, eh 25 feuilles à 1 échelle du 86400e (une ligne pour 100 toises), fut mise circulation vers 1778. Quelques années plus tard, en 1786, était publiée -première édition de la carte de J.-B. de Bouge, gravée en 16 fcuilles,d Bruxelles.
- De 1789 jusqu’à ce jour, l’histoire de la cartographie belge se subdivise en trois périodes : la première, de 1789 à 1830, dans laquelle les travaux rattachent plus ou moins directement aux cartes de Cassini et de Ferrant la seconde, de 1830 à 1859, où prédomine l’influence des cartes de ) an S Maelen ; la troisième, de 1859 à ce jour, que caractérisent les publicat .0 | officielles du Dépôt de la guerre et de l’Institut cartographique, ainsid certain nombre de travaux dus à l’initiative et à l’industrie privées- les Relativement à la première période, il convient de citer: d uneparskon cartes de Capitaine et Chanlaire (1797), de Chaumier (1799) et de Hement (1826); d’autre part, le levé des plans du cadastre, si remarquab inorganisé et commencé sous l’Empire; et enfin, des opérations de
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- gulation exécutées : de 1802 à 1811, par le général Krayenhoff; vers 1804, par le colonel Tranchot ; de 1815 à 1830, par le capitaine Erzey. La seconde période est marquée par l’œuvre de Ph. Vander Maelen, qui sut créer, sans intervention directe du Gouvernement, 1 ancien établissement géographique de Bruxelles, et dont les cartes resteront des modèles, au double point de vue de leur conception et de leur exécution. Après avoir terminé son Atlas universel et son Atlas de l’Europe, Ph. Vander Maelen réédite en 1832, au moyen de la gravure sur pierre, la carte de Ferraris, primitivement gravée sur cuivre. De 1837 à 1853, il réalise, dans les meilleures conditions, sa belle représentation de la Belgique, en 25 feuilles à l’échelle du 80000e. De 1846 à 1854, il exécute — entreprise audacieuse pour un simple particulier — sa carte de la Belgique en 250 feuilles, à l’échelle du 20000e. D’autres cartes, se rapportant à de nombreux ordres d’idées, furent publiées par Vander Maelen; elles ont rendu pendant longtemps de grands services. De ce nombre sont les cartes géologiques d’André Dumont, dont les feuilles du sol et du sous-sol, à l’échelle du 160000e, furent coloriées à la main à Bruxelles, tandis que la carte géologique de la Belgique et des contrées voisines au 80000e faisait l’objet d'une très belle publication en couleurs, que l’Impri-merie impériale de Paris terminait en 1857.
- A la même période (1830-1859) se rattachent : la réimpression de la tarte de Capitaine (Paris, Andriveau-Goujon, 1836); l’achèvement des plans du cadastre, que Vander Maelen était autorisé à faire copier, et que le Dépôt de la guerre réduisit au 20000e pour servir au dessin de la plani-métrie de la carte du pays; l’extension des nivellements exécutés par le service des ponts et chaussées; les premières déterminations astrono-miques et observations géodésiques du Dépôt de la guerre, ainsi que des levés topographiques au 20000e, entre autres, le levé du champ de bataille de Ramillies, qui fut effectué, en 1844, pour satisfaire à une demande du Gouvernement français; enfin, la publication d’atlas destinés al enseignement, parmi lesquels celui de Joly, imprimé à Bruxelles, n’est Pas sans mérite.
- La troisième et dernière période commence en 1859, époque à laquelle e lieutenant général baron Chazal, ministre de la guerre, obtint de la egislature le vote des premiers crédits alloués pour la confection de la Carte topographique officielle. Exécutés par le Dépôt de la guerre jus-aen 1878 et continués depuis par l’Institut cartographique militaire, les aux de cette carte furent achevés : en 1872, quant aux levés sur le ain ’ en 1880, pour ce qui concerne la photolithographie des 427 plan-
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- Th feuilles guleurs au 20000s, et en 4883, relativement à la gravure des au 1600008 de la carte au 40000e. L’édition en 6 feuilles de la carte 320000° date de <888 écembre 1884, et le dernier tirage de la carteau la révision 8. es ravaux en cours d’exécution ont pour objet:
- différentes topographique sur le terrain; la mise à jour des cartes aux fion récemment esi e nouvelles déterminations astronomiques; Texécu-tion'de cames spéemTemencée, de nivellements ^ précision, et la publie, phiques cette troisième période viennent se classer: les cartes hydrogra-ment des essées par ‘administration de la marine; celles quele départe-chaussées; averkspublics a fait paraître pour le service des pontset Leipzig; les cartes S cartes géologiques, imprimées en Belgique et à mines; les cartes n bassins houillers, dressées par l’administration des enfin aes antes Departement des chemins de fer, postes et télégraphes; comadestravaux exécutés par les soins d'administrations provincialesou belles anale: ‘ no amment des cartes de services voyers provinciaux et les
- Moicetes murales de la bourse d’Anvers.
- tratif se c activité cartographique, d’ordre gouvernemental ou adminis-oui Camp et- comme il a été dit plus haut — par des productions tion on dues à initiative et à l’industrie privées. Telles sont: la réduc-M Ponn- I ‘ es plans du cadastre, entreprise mais non achevée parfeu RepOPPi es publications de l’Institut national de géographie, créé à les xelle en 1882; les belles planches imprimées par MM.Guyot pour édités ) ages e Fortification du lieutenant général Brialmont; les atlas les ruxe es par l’Office de publicité et par la maison Callewaert; M e marqua es travaux cartographiques de M. Gochet (frère Alexis-gri tes cartes murales de M. Vanderwee, d'Anvers; les atlas de géo-serne e ' ' Du Fief, de Bruxelles; enfin, des cartes hypsométriques, 800 tues, agricoles, minières, archéologiques, statistiques, etc., des m en re ie ou ayant pour objet l’expression du relief, quelques cartes tanuscri es ou imprimées de régions intéressantes, des globes et sphères regrestres et c estes, des appareils de cosmographie, etc., etc., dont nous
- y » ns de ne pouvoir citer nominativement les auteurs.
- l’évnt pose sommaire ci-dessus donne lieu à deux observations : 1 une sur ton, en quelque sorte économique, accomplie depuis un siècle par picar ographie relativement à la diffusion des cartes dans le publici | emproyés. évolution technique qui s’est manifestée dans les procé des 1 Quant au premier point, il n’est pas douteux que l’emploi des cartes, |
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- plus ou moins restreint de 1789 jusqu’en 1830, s’est notablement développé de 1830 à 1859; il témoigne, depuis cette époque, d’une tendance à diffusion qui ne fera qu’augmenter dans l’avenir. En d’autres termes, au fur et à mesure que les exigences de la vie sociale sont devenues plus grandes, le cartographe y a donné satisfaction en faisant paraître des cartes nouvelles, répondant aux besoins nouveaux.
- Quant au second point, on constate que, dans le principe, la gravure sur cuivre était le seul mode industriel de reproduction des travaux des géographes et des topographes. Mais, dès 1830, la gravure sur pierre s introduit en Belgique, et fournit un nouveau moyen d’action, d’un emploi relativement moins coûteux. Plus tard, commence le rôle si important des impressions en couleurs, qui se substituent à l’ancien coloriage à la main (1857). Bientôt, la photolithographie vient donner naissance à des procédés dans lesquels l’action d’un agent physique remplace, du moins en partie, le travail de l’homme (1864). Enfin, plus récemment, les constants et merveilleux progrès de la photographie, les méthodes de gravure chimique et les impressions au moyen de plaques de zinc ont permis l’exécution de cartes compliquées, qu’il n’aurait guère été possible de publier il y a quelques années. Il semble donc qu’il existe une sorte de relation entre l’effet utile que les cartes sont appelées à produire et la complication des moyens employés pour les publier.
- En résumé, depuis cent ans — en Belgique comme ailleurs — la carto-graphie a marché dans des voies parallèles de diffusion sociale,et de perfectionnement technique, dont les causes résident dans les bienfaits de la 1 erté et dans les progrès de la science et de l’industrie,
- É. Hennequin,
- Président de la classe 16.
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- CLASSE 16.
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- 3.M279tecds."PL2LODrAL- de RenakneGseLieS Tue SEparotsi | graphiques, gebfogiques,tec géo-(Voir classes 9, 10, etc.)
- 250 Députation per . COnsge! procerandeertege la province Yarto de la voirie dè de 1 A 400.000. se, à l’échelle
- 25/Dewalque (G.), professely EeOrpgtELe: ^^ 7500.000, Xotstrosialiklenene des 2 in-80. Prix: s franece explicative.
- 25FCUe Fiefedcan), professeur à 174, rue Poragète, aBrtttteteices, KRecimens de cartographie sco-
- Médailles Philadelphie , . Anvers 1885 et Brdxelie1876, Paris 1878, classes 6 et 7.) entes 1888, etc.— Voir
- 25) Falk (Th.), Institut national de géographie, 18-22, netonal Paroissiens, à Bruxelles.’ cartes globes et atlas. 5/
- Woir classes 9, 10 et 11.)
- 251 FrancoieTI .
- rue des
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- Champs Elysées, à Namur. -Guide du niveleur, etc.
- Diplôme de médaille d’or, Bruxelles 1888.
- 255 Henry (J.-C.-Édouard), capi-taine d’infanterie, 89, rue Maes, à Exelles. — Un atlas relief des pro-Vinces de la Belgique, à l’échelle de 4/320,000°.
- | 256 Lebègue (J.) et Cie, 46, rue de la Madeleine, à Bruxelles. -Globes terrestres et célestes.
- (Voir classe 9.)
- 257 Malherbe (Renier), ingénieur, 44, rue Dartois, à Liége. — Carte géologique.
- 258 Van der Wée (F.-Florent), 9, | rue Herreyns, à Anvers. — Cartes géographiques.
- Médaille d’or : Amsterdam 1885, Anvers 1885, Liverpool 1886. - Voir classes 6 ell. |
- | 259 Van Scherpenzeel - Thi® i (Jules), directeur-général honoraire des mines, 34, rue Nysten,d Liège.— Carte générale des mines de Belgique (spécimen1. Ce travail a été exécuté, par ordre du Gov vernement, sous la direction.de M. Jules Van Scherpenzeel-Thim, 1 directeur-général des mines, pen- 1 dant la période 1862-1887. Lespe 1 cimen exposé se rapporte au bas sin houiller de Mons dit « du Borinage », et comprend une coupe horizontale au niveau 1 300 mètres sous le niveau de mer et quatre coupes verticales. -a été dressé avec la collaborai 1 de M. Jos. Faly, ingénieur Prie | cipal des mines, notamment elles 1 qui concerne la synonymie
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- couches, et avec celle de MM. Ch. Tillemans et Abrassart, géomètres dessinateurs adjoints au corps des mines, pour l’exécution graphique.
- 260 Zboinski(Claude-H.-T.),ingénieur-honoraire des mines, ingénieur civil des arts et manufactures, capitaine commandant d’artillerie, au fort de Cruybeke(Flan-dre orientale). — Carte manuscrite Bas-Congo ; premier tracé du che-min de fer de Matadi à Léopold-
- ville; carte manuscrite de l'Atti-que; carte manuscrite du bassin houiller de l’Asie; mémoire sur l'Attique; mémoire sur les ardoisières; mémoire sur les gisements métallifères du Bas-Congo ; armée ottomane 1878; découverte de l’âge de la pierre en Afrique centrale; mémoire sur la géologie Bas-Congo.
- Médaille de bronze, Paris. 1878 ; Prix de progrès, Bruxelles, 1888. — (Voir classes 48 et 66.)
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- TROISIÈME GROUPE.
- MOBILIER ET ACCESSOIRES.
- CLASSE
- Meubles a bon marché et meubles de luxe.
- ^. — Meubles.
- Déjà au ndustries du ^e^bIe comPtent parmi les plus anciennes du pays, lion de nos ^ > e P u$ encore au temps de la Renaissance, la réputa-l’Europe é nistes et ^e n°s fabricants de meubles s’étendait dans toute cipaux ainsi qu aujourd’hui encore l’on retrouve dans les prin-meures musées des arts décoratifs, dans les palais, dans les vieilles de-comme en "Sneuria es, en France, comme en Allemagne, en Angleterre, flamands justemenradmikes maintes autres contrées, de vieux meuble parle fin.du sièle dernier, la ville de Liége était un centre de production pesalierement renommé pour les meubles sculptés de style Louis XV. blièrent au amination française les anciennes traditions locales s'ou-tive de 1 a moins en partie. Les acheteurs subirent l’influence attrac-les suivirent e capitale de l’empire. Certains fabricants d’origine belge avec en même marché, et allèrent s’établir à Paris, entraînant ApEgAon nombre de leurs meilleurs ouvriers.
- Belgian ta rication du meuble reprit une certaine extension en tingbleca mais es travaux de cette époque, même les plus riches, se dis-eurs qualités de solidité'et de bonne construction plutôtque
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- par l’élégance de leurs formes ou les mérites artistiques de leur décoration.
- Le succès cependant couronna les efforts des industriels belges, succès commerciaux d’abord, succès artistiques plus tard.
- Aujourd’hui les meubles de Belgique rivalisent avec les meilleurs produits de l’étranger, et s’exportent dans tous les pays. Et pour prouver combien on redoute leur concurrence, il suffit de rappeler les barrières douanières qu’on s’efforce de leur opposer.
- C’est depuis quinze à vingt ans surtout que les diverses et nombreuses industries qui concourent à la production des meubles, ont pris un développement considérable.
- Grâce aux connaissances artistiques plus étendues, plus approfondies des chefs d’industrie, au concours d’architectes de grand talent, grâce à l’enseignement professionnel que l’élite de nos ouvriers reçoit dans les écoles de dessin, les académies d’art industriel et décoratif, grâce aussi aux exigences chaque jour plus grandes du public, beaucoup de nos meubles se recommandent non plus seulement par leur solidité et leur bon marché, mais encore par les plus sérieuses qualités de style, d’élégance et de bon goût.
- Cela ne veut pas dire que tous les meubles fabriqués en Belgique soient irréprochables à tous les points de vue. Il faut savoir reconnaître qu’on en fabrique encore auxquels l’art semble absolument étranger. Mais des meubles médiocres, on en produit partout, et particulièrement dans les centres les plus renommés, à l’étranger comme en Belgique.
- Ce sont donc les qualités surtout qu’il faut signaler ici, et ces qualités, indéniables d’ailleurs, sont aujourd’hui de toutes parts reconnues.
- Il est vraiment regrettable de devoir constater, cette fois encore, l’abstention de bon nombre de nos meilleures firmes d’ébénisterie.
- B. — Marbrerie.
- Le travail du marbre est pratiqué, en Belgique, de temps immémorial. La situation de certaines carrières, presqu’à fleur de terre, sur le versant de collines peu élevées, d’un abord facile, le voisinage des cours d’eau et les grandes voies de communication, ont provoqué et généralisé de bonne heure dans notre pays la pratique de toutes les industries de la pierre et du marbre.
- Peu d’industries ont des racines aussi profondes, des traditions aussi anciennes, et il n’en est pas qui dépassent celles-ci au point de vue du eveloppement qu’elles ont pris et des succès qu’elles ont partout rencontrés.
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- les plus RNCHRLPgYS Put-étre, même dans ceux qui sont les plus richeset Pon’m’a vu ne espar la nature sous le rapport des produits du sous-sol, aussi rapide tTay e a pierre et du marbre prendre une importante plus haut degré de"pEmedeofletieement à ta population, et atteindre à., nos nabirüecanes industries nationales les plus populaires. Jusque dans parmiens. Pl estes l’on trouve des cheminées de marbre.
- fin amie T res elges les plus beaux, il faut citer tout Pabordle Noir guère de rival sérieux, la Brèche de Waulsort, dite «Brèche belles Slanum.», l’un effet si décoratif, le Bleu belge au fond noir, aux veines blanches, le Sainte-Anne, les Rouges, etc.
- veinas es sont de qualité moins belle, de nuances moins fines; d’un préférer ins eureux. Il semblerait que pour ceux-ci on ait dû leur
- Et eaux Marbres que donnent les Alpes, les Pyrénées.
- de P n tant, grâce à l’esprit d’initiative de nos industriels, à la capacité municati iers,,au bon marché de la main d'œuvre, aux facilités des coin-à la kn Saa ancienneté traditionnelle de nos relations commerciales, des eréputation de nos fabricats, — les marbres belges ont trouvé une débouchés sur tous les marchés du monde, où ils font concurrence, et | soconcurrence souvent victorieuse, aux produits indigènes.
- 1 ouis IV, malgré les belles qualités de certains marbres fran- de Ve mer res belges s introduisaient déjà partout, et jusqu’au palais 1 , sai es, où ils lambrissent les murs des salles les plus luxeuses.
- 1 9 revaille également en Belgique les marbres les plus recherchés et 1 les plus rares de toutes provenances
- 1 1 qui caractérise la fabrication des cheminées de marbre, en Belgique, 1 a meme fabrication dans d’autres pays, la France, l’Angleterre, etc., au en Belgique les modèles varient à l’infini et se renouvellent sans cesse.
- : France, par exemple, si vous visitez les magasins de cheminées, que soit a Lille, à Paris ou à Marseille, à Nantes ou à Dijon, il semble
- 1 elles sortent toutes d’un seul et même atelier, parce qu’en réalité tous a e iers de France travaillent d'après les mêmes modèles et le même um e dessin. Le travail d’ordinaire se fait « à pièce », et il est.un grand nombre d’ouvriers qui, leur vie durant, ne font et n’ont guère J nais fait autre chose que quelques pièces, toujours les mêmes, cer aines cheminées toujours pareilles. Le travail ainsi entendu devien , 1 machinal et sans intérêt. Et quand il est fait exception à cette règle, 00 lent qu à grands frais de dessins, de modèles et d’artistes spéciau"
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- une cheminée quelque peu originale et dont l’exécution est alors soignée aussi parfaitement qu’on peut le désirer.
- Si, poursuivant cette enquête comparative, vous visitez ensuite les magasins de marbrerie de Belgique, et particulièrement de Bruxelles, vous constaterez immédiatement que chaque atelier a son genre, sa façon, ses modèles, que vous ne retrouvez pas ailleurs, à moins de fraude. Le travail varie presque chaque jour, et l'ouvrier a sans cesse son attention, son esprit en éveil.
- De là grand avantage quand se présentent des travaux absolument nouveaux qui, ailleurs, paraissent exceptionnels et extraordinaires et doivent être payés comme tels — et qui, ici, sont taxés presque comme travail courant.
- Cest ce qui explique et qui justifie les succès constants remportés partout par les marbreries belges, tant sur les marchés commerciaux du monde entier, que dans le champ-clos des expositions.
- Mignot-Delstanche,
- Président de la Chambre syndicale de la Marbrerie
- et de la classe 17.
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- EXPOSANTS.
- 261 Aberlé (G.), 45, rue Léopold, à Bruxelles. — Garnitures de salon, fauteuils, sièges de fantaisie, etc.
- Anvers 1885, médaille de bronze; Liverpool, 1886, médaille d’argent. — (Voir classe 18.)
- 262 Arens (Arnold), 49, rue des Nerviens, à Anvers. — Meubles pour salle à manger.
- Médaille d’or, Amsterdam 1883; Anvers 1888, etc. (Voir classe 25.)
- 263 Brauburger (J.), 53, rue de Suède, à Bruxelles. — Pendules et coupes en marbre, styles renaissance, gothique, oriental, etc. Médailles, Amsterdam, Anvers, etc. (Voir classe 26.)
- 264 Briots (F.), 7, rue Neuve, à Bruxelles. —• Ameublement, tapisserie, décoration, ébénisterie, sculpture. — Salon Louis XV, composé de siéges noyer sculpté, garnis de lampas. — Chaises légères brodées. — Marquise garnie velours de Gênes. — Table noyer sculpté. — Vitrine sculptée garnie de panneaux vernis Martin.— Plusieurs motifs de sculpture sont inspirés de documents liégeois du xvme siècle. — Croisée Louis XV damas vieux rose avec lambrequin brodé. — Portière Henri II, en vieux damas et velours brodé en tons cannelle et or. — Salle à manger noyer sculpté, Renaissance fla- , mande : buffet, table, chaises en cuir. — Scriban sculpté rehaussé d'écaille.
- Amsterdam, 1869, diplôme d’excellence; Londres 1871, médaille d’or; Vienne 1875, diplôme de mérite et médaille d’or; Paris 1878, médaille d’argent; Amsterdam 1883, |
- médaille d’or; Nouvelle-Orléans 1885,deux médailles d’or. (Voir classe 18.)
- 265 Burton (C.), 74, boulevarddu Nord, à Bruxelles. — Fabrique de meubles en bambou, tels que : canapés, fauteuils, chaises, tables, lustres, jardinières, porte-manteaux, etc. Spécialité de cageset volières de luxe et ordinaires. Garnitures de serres et vérandahs à l’indienne avec nattes et bambous. Stores en bois dits : stores indous pour l’intérieur et l’extérieur des appartements.
- (Voir classes 29 et 40.)
- 266 Collectivité Malinoise, pré-sident M. Broers (Fr.), échevin de la ville de Malines.
- PARTICIPANTS A LA COLLECTIVITÉ !
- Festraets (Pierre', Bruel, 53. -Orfèvrerie d’église en tous styleset ; spécialement en style gothique.
- Institut des Beaux-Arts, rue du Ruisseau. — Panneaux, imitation marbre.
- Manufactures Malinoises (sociéte anonyme). — Fabrication de meubles, scierie et caisses d’embal lage.
- Mutsaers-Noëz (G.), Marché aux Grains. — Fabrique de meubles en tous genres; ameublements complets; installations d’hôte-restaurants et cafés. .
- Schroëter-Holsters (Fr.), Vicie chaussée de Bruxelles, 34. -brique de lustres en tous s ' -' au gaz et à bougies; girandoles candélabres, chenets; garnituis. à feu; objets d’art; lustres etc deliers d’églises.
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- Teugels-Schippers (Émile), rue Notre-Dame, 400. — Objets d’ameublement.
- Teugels (Léon) et Verheyden (J.), Longue rue des Bateaux, 26. :— Bijouterie, joaillerie, orfèvrerie.
- Van den Eynde-Smets (Ant.), rue Notre-Dame, 121. — Fabrique et magasin de chaises et sièges, fauteuils pliants en tous genres ; ameublements complets pour cafés.
- Van der Auwera, fils (Émile), Grand'Place, 29. — Grand buffet deluxe, en chêne naturel; chaise en vieux noyer; devanture en chêne et tentures du compartiment de la collectivité ; deux tables de fantaisie; deux piédestaux.
- Van Lerberghe (Hubert), Boulevard des Arbalétriers, 446. •— Fabrique d’arcs, flèches et accessoires en tous genres; fabrication de tous systèmes d’arcs pour l'ex-portation. (Fournisseur de S. M. le roi des Belges et de S. A. R. le prince Baudouin.)
- Verheyden (Louis', Bruel, 47. — Dessins au crayon noir inaltérables, d’après photographie : Por-trait de M. Jacobs, professeur de violoncelle au Conservatoire royal de Bruxelles.
- Willocx (Constant), rue des Béguines; 7. — Vitraux; nouveau procédé chimique de peinture sur verre; céramiques; peintures sur porcelaines et faïences.
- Wittmann (Mlle Marguerite), rue Coloma, 33. — Bouquets d’ébé-nier.
- (Les exposants de la Collectivité Malinoise figurent ussi individuellement dans leurs classes res-Pectives.)
- 261 Damman et Washer (an-sennes maisons Tasson et Washer
- et Damman et Cassard), 75, rue de la Clinique, à Cureghem-lez-Bruxelles.—Entreprises générales; menuiserie ordinaire et de luxe, mobilier de bureaux. Mobilier scolaire. Spécialité de parquets riches et ordinaires. Parquets hy-drofuges système Damman et Cassard.
- Médaille d’or Paris 1878; Anvers 1883; diplômes d’honneur Paris 1882, etc ; Amsterdam 1883; Anvers 1885.
- 268 Denis (Victor). — Marbrerie belge. Usine à vapeur; ateliers, bureaux et magasins de cheminées de tous styles, 71, rue du Frontispice, (en face de la 2e entrée de la station de l’Allée-Verte), Bruxelles. — Cheminées en marbre, style Louis XIV, style Renaissance, etc.
- Médaille d’or, Anvers 1885. Médaille d’ors Liverpool 1886, 1er Prix avec médaille d’or au concours général, Bruxelles 1888. Médaille d’or, Barcelone et Melbourne 1888, etc.
- 269 Devillers et Clc, sculpteurs-marbriers de la Cour des Pays-Bas, 63, boulevard d’Anderlecht, Bruxelles. — Propriétaires de carrières. — Commerce de marbres ; ateliers de marbrerie; scieries à vapeur avec polissoirsmécaniques, à Bruxelles et à Erquelinnes (Belgique), et à Marpent - Jeumont (Nord): maison à Carrara (Italie). — Cheminées riches et ordinaires ; prix de 50 à 1,000 francs.
- Premières récompenses aux Expositions de: Amsterdam 1883, Anvers 1885, Liverpool 1886, Adélaïde 1887, Barcelone 1888, etc.
- 270 Dewaele (Louis), 35, rue de l’Intendant, à Molenbeek-St-Jean-Bruxelles. — Fabrique spéciale de parquets riches et ordinaires; nouveau procédé d’emploi du bois de hêtre injecté et durci pour parquets, système sur bitume et gî-tages. Usine à vapeur]: 1,950 mè-
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- CLASSE 17.
- très carrés, 150 ouvriers; force motrice: 90 chevaux; production journalière en parquets courants : 450 à 200 mètres carrés. — Voir à la façade intérieure du compartiment belge, la menuiserie faite par l'exposant.
- Médaille d’argent, Paris 1878.
- 274 Evrard (Léonce), 479, chaussée d’Anvers, Bruxelles. — Marbrerie d’art; outillages à vapeur; spécialité pour la marbrerie de luxe. Exposition permanente. — Exportation. — Cheminées artistiques; fontaines, socles, colonnes, statues, etc.
- Paris 1878, médaille d’argent; Amsterdam 1883, médaille d'or; Anvers 1885, médaille d’or; Bruxelles 1888, Grand Concours, deux diplômes d’honneur et prix de progrès, etc.
- 272 Fumière (Armand), 20, rue de Verviers, à Bruxelles. — Projets composés et exécutés pour l’ameublement, la ferronnerie artistique, la marbrerie, le bronze, etc.
- (Voir classe 11.)
- 273 Goyers frères, sculpteurs, à Louvain. — Chaire à prêcher ; cheminée monumentale.
- Médailles, Londres 1851 ; médaille 1" classe, Paris 1855, 1867, 1878 ; médaille, Londres 1862 ; médaille progrès, Vienne 1875; médaille, Philadelphie 1876 ; diplôme d’honneur et 1" prix Grand Concours, Bruxelles 1888, etc.
- 274 Manufactures Malinoises (société anonyme). — Fabrication de meubles; scierie et caisses d’emballage.
- ( Voir collectivité malinoise.)
- 275 Mignot-Delstanche (A.), 40, rue du Châtelain (avenue Louise), à Bruxelles. — Cheminées de marbre. — Fournisseur, à titre d’exposant, de la cheminée en marbre du grand salon du pavil
- lon du commissariat généralde Belgique.
- Hors concours, juré, Paris 1878; médaile d'or, Amsierdams 1883, ete.
- 276 Mutsaers-Noëz (G.), Marché aux Grains, à Mal in es. — Fabrique de meubles en tous genres; ameublements complets; installations d’hôtels, restaurants et cafés.
- (Voir collectivité malinoise)
- 277 Neuville (Victor) et fils brevetés). 8, rue Basse-Sauveniere,a Liége. — Fabrique.de billardé perfectionnés. — Billard ) Louis XV, en vieux noyer sculpte dans la masse sans appliques bande « éclair » superieure (P » priété exclusive). Billard SX Louis XVI, en bois noir/meulb bon marché) bande « éclair", de Bruxelles 1888, Grand concours, PT progrès, médaille d’argent, etc.
- 278 Stockman-Wuilbert (EL à Basècles. — Chemine bre noir.
- 279 Teugels-SchippersiTèzlou rue Notre-Dame, a EBénis-Ameublements de styl Slages et terie et sculpture d’art Sbigie. meubles de luxe et ;
- Médaille d’or, Paris 1885-vité malinoise.)
- 280 Toulet Charles (Moisopakn: brique de billards, 5 place à La vers, à Bruxelles. MaUFincipaus Haye. Fournisseur desprie Hol-Cercles de Belgique-essoifes. -lande. Fabrique d’accessstyles.
- Quatre billards de 1 is)878, Récompenses aux expositigniss, Liverpoo Amsterdam 1883, Anvegag
- 1886, Grand Concours 1555
- 281 Van den Eynde-smetsahnes rue Notre-Dame, - > de chaises — Fabrique et magast
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- CLASSE 17.
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- et sièges, fauteuils pliants en tous genres. Ameublements complets pour cafés.
- (Voir collectivité malinoise.)
- 282 Van der Auwera, fils (Emile), Grand’Place, 29, à Ma-lines. — Grand buffet de luxe, en chêne naturel; chaise en vieux noyer; devanture en chêne et tentures du compartiment de la collectivité; deux tables de fantaisie; deux piédestaux.
- (Voir collectivité malinoise.)
- 233 Verheyden (Jean), 2A, rue du
- Houblon, à Bruxelles. — Un salon japonais avec mobilier d’une valeur de 3000 francs.
- 28% Verstraete (Arthur), rue de Flandre, 37, à Gand. Ameublements. Spécialité de sièges garnis en tapis moquette d’une solidité garantie et d’un bon marché exceptionnel. Ces meubles conviennent pour n’importe quel genre de pièces à garnir. Rideaux velours brodé, haute nouveauté, toutes nuances assorties aux sièges.
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- CLASSE 18.
- CLASSE 18. — Ouvrages du tapissier et du décorateur.
- Nous n’ajouterons que quelque mots à la notice sur la classe 47.
- Au point de vue général de la décoration des appartements, un goût plus sérieux et plus fin s’est manifesté dans les diverses industries se rattachant à l’ameublement.
- De sérieux progrès ont été réalisés dans l'industrie des objets de décoration en carton pierre, en plâtre et dans la fabrication des cadres. Cette dernière peut rivaliser au point de vue du bon goût et du fini de ses ouvrages, avec les concurrents étrangers.
- Linstitution de nos écoles de dessin et d’art décoratif, n'a P06 peu contribué au développement intellectuel de nos ouvriers. Certaines maisons ont trouvé en ceux-ci, des collaborateurs dignes des plus grands éloges.
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- CLASSE 18.
- EXPOSANTS.
- (Noir classe 11.
- Diplôme de mérite 1" classe, Nouvelle-Orléans 1885.
- stores.
- lon, fauteuils, sièges de fantaisie, tentures.
- Voir classe 17.)
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- C
- 285 Aberlé (G.), 15, rue Léopold, à Bruxelles. — Garnitures de sa-
- ' • 286 Briots (F.), 7, rue Neuve, à Bruxelles. — Ameublement, tapisserie, décoration, ébénisterie, sculpture. — Salon Louis XV, composé de siéges noyer sculpté, garnis delampas.— Chaises légères brodées. — Marquise garnie velours de Gênes. — Table noyer sculpté. — Vitrine sculptée garnie de panneaux vernis Martin. — Plusieurs motifs de sculpture sont inspirés de documents liégeois du XVIII® siècle. — Croisée Louis XV damas vieux rose avec lambrequin brodé. — Portière Henri II, en vieux damas et velours brodé en
- tons cannelle et or. — Salle à man-
- ger noyer sculpté, Renaissance flamande : buffet, table, chaises en cuir. — Scriban sculpté rehaussé d’écaille.
- Amsterdam 1869, diplôme d’excellence; Lon-dres 1871, médaille d’or; Vienne 1873, di-plume de mérite et médaille d’or; Paris 1878, médaille d’argent; Amsterdam 1883, médaille d’or; Nouvelle-Orléans 1885, deux médailles d’or. - (Voir classe 17.)
- 287 Cloetens (Pierre), 49, rue de Tête de Mouton, à Cureghem (Bruxelles). — Tables-consoles en din rents styles. Echantillons de , moulures or fin pour cadres. Mou- ! lures et baguettes dorure chimique ! et autres.
- Médaille bronze et argent, Anvers 1885.
- 288 Coeckelberg-Van Hoey (Al-phonse), 8, rue de Berlaimont, à
- Bruxelles, — Franges coton pour
- 289 De Witte (Ch.), artiste-décorateur, 31, rue de Joncker, à Bruxelles. — Petit salon. Tenture au monogramme d’Anvers, sur laquelle se détachent les tableaux décoratifs suivants : tryptique :
- Anvers au moyen-âge, Anvers aux xvi® et xviie siècles, Anvers moderne. Ces panneaux sont en cuir martelé, doré et argenté, convenant pour tentures ou panneaux de murs de salon, salle à manger, cabinet,fumoir,etc., etc.Tableaux allégoriques : la musique; l'agriculture; faisant partie d’une suite de panneaux exécutés par M. Emile Charlet, artiste-peintre, à Bruxelles, pour la salle des banquets du restaurant de la Monnaie en cette ville. Entreprise de toutes espèces de travaux décoratifs.
- 290 Dieudonné (Edmond), 95, rue
- Neuve, à Bruxelles. — Frontons mobiles pour cadres de glaces.
- 291 Hermanus 'Paul', architecte,
- 32, rue de Namur, à Bruxelles. — Décoration artistique : le trophée de la collectivité des Brasseurs
- belges.
- (Voir classe 65.)
- 292 Houtstont (Georges), sculpteur, ornemaniste, 65, chaussée de Charleroi, à Saint-Gilles lez-Bru-xelles. — Sculpture décorative de la façade intérieure du comparti-
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- CLASSE 18.
- ment belge. 'Hors concours, Paris 1889.)
- 293 Janlet (Gustave), peintre dé-corateur, 11, place de l’Industrie, à Bruxelles. — Fragment de salon avec portière, chaises et tapis de table brodés en application de galons et étoffes anciennes. Cadre d’échantillons de broderies. Paravent de cuirs martelés et peints à la main (genre ancien Cordoue). Maquettes de travaux exécutés. Peinture décorative des halles et de la façade intérieure du compartiment belge.
- (Voir classes II et 21.)
- 294 Manteau (Charles), 172, rue Royale, à Bruxelles. — Lit, tables de nuit et meuble style Renaissance.
- Médaille mérite, Vienne 1875; mention hono-rable, Paris 1878; médaille, Amsterdam 1883.
- 295 Pettel A.) et Cie, 37, rue de l’Hôpital, à Bruxelles, fabricants
- d or en feuilles. — Objets divers: bois, plâtre, verre, métaux, cuir, papier, étoffes, etc., etc, dorésà la feuille d’or ; livrets d’or de différentes nuances et or préparé pour l’industrie.
- La maison, fondée en 1839, a obtenu les premiers prix aux expositions auxquelles elle pris part.
- 296 Posschelle-Delalou, 44, rue du Marché-aux-Poulets, Bruxelles. — Stores et rideaux.
- (Voir classe 39.)
- 297 Procureur (Albert), 5, rue Royale (impasse du Parc), à Bruxelles. — Les meubles et tentures du pavillon du commissariat général de Belgique.
- 298 Puttemans-Bonnefoy Xa; vier), 2%, boulevard Anspach, d Bruxelles. — Travaux de décoration du compartiment militaire belge à l’Esplanade des Invalidesè Paris 1889 (Exposition rétrospective).
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- CLASSE 19.
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- CLASSE 19. — Cristaux, verrerie et vitraux.
- EXPOSANTS.
- Douze-Apôtres, à Bruxelles. — Vitrail du grand salon du pavillon du commissariat général. « La
- Belgique. »
- 306 De Keghel (Antoine-Jh), place Houwaert, 8, à Bruxelles. — Vitraux peints.
- Mention honorable, Anvers 188».
- 307 Driesen (T.-G.), 445, chaussée de Gand, à Bruxelles. — Vitraux peints.
- 308 Fontana (Charles), 33, rue Verboeckhaven, à Bruxelles. — Vitrail peint.
- Bruxelles 1888, diplôme d’encouragement.
- 309 Lambert (L.) et Cie (Verreries des Hamendes), à Jumet.— Verres à vitres de grandes dimensions. Verres pour l’argenture et la photographie. Verres de couleur. Verre opale douci pour la photographie.
- Diplôme et médaille Vienne 1873, Philadelphie 1876, Paris 1878, Amsterdam 1883; •2 médailles or, Anvers 1885, etc.
- 310 Legros (J.-Fl.) fils (fabrique du Lion Belge), à Jumet. — Ver-: res à vitres de toutes dimensions, blancs et colorés; verres mousse-s linés, cannelés, mats; verre vert pour serres; verre cathédral, rosaces; bouteilles; glaces de vitrage;
- • vitres dalles unies, rayées et lo-sangées; glaces argentées et éta-mées; gravure sur verre et sur s glaces; mastic à l’huile de lin. Fa-
- 299 Baudoux (Eugène), à Jumet. | — Cent feuilles de verres à vitre blancs et colorés. Dix manchons, blancs et colorés.
- Médaille de mérite, Vienne 1873; médaille de bronze, Philadelphie 1876; médaille d ar- 3 gent, Paris 1878; médaille d’or, Amsterdam 1883. — (Voir classe 51.)
- 300 Bivort (Joseph), à Jumet. — Verres à vitres.
- 301 Bougard et Cie. (Verreries de Roux). Ingénieur directeur-gérant : Ad.Thys-Bougard. Usineà Roux, lez-Charleroi. — Verres à vitres. ‘ Verre extra blanc pour encadrements et argenture. Spécialité de verres pour plaques photogra-phiques.
- 302 Comère (F.), à Bruxelles, 2Oa, rue de la Braie (ancienne verrerie). — Vitraux peints, mis en plomb, pour églises et appartements; gravure sur glace et sur verre.
- Médaille d’argent, Amsterdam 1885 ; prix d’honneur et médaille d’or, Bruxelles 1888.
- 303 Compagnie de Floreffe et de Jeumont (C. Henroz, admi-nistrateur-délégué), à Floreffe. — Une glace polie sans tain. Une glace polie argentée.
- Médailles d'honneur, Paris 1855, Londres 1862; médaille d’or, Paris 1878.
- 304 Dandoy et Cie, à Lodelinsart. — Verres à vitres.
- 305 De Contini et Cie, 23, rue des
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- bés enon spéciale de verres bom-venteen tous genres; chatières en Vente» Pannes en verre des diffé-Eanla systèmes, pannes plates mé--«3^ Ronesciron 311-Masquelier (Emile', a Lode-feuilles Terres à vitres en leumes, ouvragés, etc.
- Médaille, Amsterdam 188.5.
- 312 Mondron (Léon), a Lodelin. farL: Verres à vitres blancs, co-mnafs, Erevés, givrés, mousselines.
- et 4878 Melasea Londres 1862, Paris 1867 319 Société anonyme des ma-concours: Vienne 1875,Pmadelsnié‘.b9E5 -
- 3'2 Pluys (Léopold), rue de Bef-4 Malines. - Vitrail, style le BonC représentant Philippe-on, duc de Bourgogne. fidmreess ep médailles aux expositions de es taris, Amsterdam, Anvers, etc.
- 314 Schmidt-Devillez et Cio Dampremy. — Verres à vitres.’
- 1 MAaahespPseisas67 et. 1878, Vienne 1873, vers 188B.etc.576, Amsterdam 1883, An-
- 315 Schmidt frères et sceuirs, ALodelinsart. - Verres à vitres. ParisVienne 1873, Philadelphie 1873, etc.' 1878, Amsterdam 1883, Anvers 1883,
- 346 Société anonyme des gla-ces de Moustier-sur-Sambre. ( -Robert,administrateur-gérant). i . ne glace blanche rectangu-I laire de 5m50 x 3m60 sans le cadre. Une glace ovale, argentée biseautée et gravée de 3m x 2m25 sans le cadre. ‘
- Médaille de bronze Anvers 1885. 1
- 347Société anonyme de Cour-celles pour la fabrication de glaces. (A. de Boischevalier, ai-
- recteur-gérant, à Courcelles). -Grande glace en blanc. Dalle polie. Glace argentée. Table en glace et objets divers. Echantillons.
- Diplômes et médailles Vienne 1875, Philadelphie 1876, Paris 1878, Amsterdam 1885, Anvers 1885, etc.
- 348 Société anonyme de glaces et verreries du Hainaut, à Roux (Monseu, directeur-gérant).
- — Glaces diverses.
- Médailles Vienne 1875, Philadelphie 18763 médaille d’or Paris 1878 ; diplôme d'hon-neur Amsterdam 1883 et Anvers 1883.
- nufactures de glaces, verres à. vitre, etc., 7, rue Jéricho, à Bruxelles. — Manufacture de
- glaces de Ste-Marie-d'Oignies (Ai-seau-Belgique).— Glaces de toutes épaisseurs, brutes, mates et polies, biseautées, étamées et argentées. Prize médal, Londres 1862. Médaille de mé, rite, Vienne 1875. Médaille de bronze-Philadelphie 1876. Médailles d’or : Paris 18 78, Amsterdam 1885, Anvers 1885, bru xelles 1888.
- 320 Société anonyme des verreries de Jumet (L. Monnayer, administrateur-délégué .— Verres à vitres blancs, colorés, mats,mous-selinés, cannelés, etc.; verresay très de dimensions extra-grandes en manchons et en feuilles.
- Médaille Paris 1867; Philadelphie 1876;
- sterdam 1883; Anvers 1883; Barcelone 1888, médaille d’or; Bruxelles 1883 plôme d’honneur et médaille d’or.
- 321 Société anonyme des ver-reries de Jemappes. — err à vitres de dimensions ordinaux du commerce ; verres pour pho 0 graphie ; verres de grandes dime sions en simple, demi-dou ‘ double et triple épaisseur. nt Médaille bronze, Paris 1878; médaille ar
- Amsterdam 1885 et Anvers 1885.
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- 322 Société anonyme des verreries de Gosselies, à Gosse-lies-Courcelles. — Verres à vitres de toutes espèces; spécialité de grandes dimensions; verres cannelés et verres mousselinés à l’émail, inaltérables; verres pour photographie et pour encadrement; verre extra-blanc; emballage extra-solide pour l’exportation; procédé contre l’irisation du verre. Marque de fabrique [SVG]. Production mensuelle : 100,000 mètres carrés. La société se recommande princpalement pour les verres de qualité supérieure.
- 323 Société anonyme des verreries nationales (Sadin, ad-
- ministrateur-directeur), à Jumet-Brûlotte. — Verres à vitres.
- 324 Verreries de Mariemont, à Haine-Saint-Pierre (directeur Ad. Marteau), dépendance de la Société des manufactures de glaces, verres à vitres, etc., 7, rue Jéricho, à Bruxelles. — Feuilles de verre en diverses épaisseurs et dimensions; verre cannelé, dépoli, etc.
- Médailles : bronze, Londres 1862; mérite, Vienne 1873, Philadelphie 1876; or, Paris 1878, Amsterdam 1883, etc.
- 325 Willocx (Constant), rue des Béguines, 7, Malines. — Vitraux; nouveau procédé chimique de peinture sur verre.
- (Voir c llectivité malinoise classe 17 et classe 20.)
- (Voir la notice à la fin du volume.)
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- CLASSE 20. — Céramique.
- Notice historique.
- Lelewel est l’histoire amique, comme la très-bien dit le savant Polonais Les llistoire de l’humanité toute entière.
- du soleil pour la h bitants du globe se contentaient simplement de Tardeur quent ainsi “Ta C2 leurs aliments. Diodore, Pline, Strabon, expi époques primitives A nourriture était préparée dans l’Inde aux
- aliments- de/essai feu, vint la difficulté de s’en servir pour la cuisson des l’emploi des e Sa es tatonnements nombreux se firent avant d'arriverà
- Le jour Sesesen erre destinés à résister à l’action de la flamme.
- l’eau et conservalame s est aperçu que l’argile se détrempait au contact de l’homme a pu empreinte donnée, le modelage était inventé; le jour où nature prenait connaitre qu au contact du feu cette terre changeait de jour làPidée aespe teinte rougeâtre, devenait sonore et indétrempable, ce
- Mais il s’é as en terre cuite était éclose. destiné à a a ien des siècles encore avant la découverte de l'émail, spenerendre la terre cuite imperméable. comme rappenets, lepremier, le plus ancien, le plus noble, l'art de laterre ébauche n e grand Bernard de Saintes, et qui fut la première
- avant tous, lekivilisation, dit M. Brongniart, puisa comme les autres, mais universelle et féco d ’ ses modèles et ses types dans la nature, cette source soleil et se ne 1 n 6 La fleur entrouvant sa corolle aux doux rayons du il la ail p nC tant y ers le pétrisseur d’argile, s’offrait à lui pour ainsi dire; L’art examina et façonna la terre à son image et à sa ressemblance, nature AMePæTtéculièrement l’art de la terre, qui s’inspire toujours dela latitudes 1 ’ P 1 un caractère personnel, et se diversifia suivant les des et les contrées.
- telen PERSE ET LA. CHINE. - De "Inde, ce berceau du monde, ce pays paradis ne une vegetation tellement luxuriante qu’on y a placé e la céramin Fe’ sont sorties deux grandes nations qui ont poussé 1 art de qui ont ue aux dernières limites de la perfection : la Perse et la Chine | laneaee ou/ours entouré la flore d’un véritable culte ; elles lui ont prêté un fêtes -es ont consacré à la rose, à l’oeillet, à la tulipe, leurs plus belles sentiment es • onc pas étonnant que ces deux nations, mues par un même 1 la fleur ‘ soient arrivées toutes deux à la perfection dans l’art d’interpréter I
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- Mais si la Chine a conservé son histoire intimement liée à celle de 1 Inde, ; ainsi que ses plus beaux chefs-d’œuvre, la Perse, malheureusement boule versée et décimée à diverses époques, ne peut guère montrer que des docu ments très-incomplets, qui nous font regretter davantage encore, la perte de
- • tant de créations s’adressant tout à la fois au cœur et aux yeux.
- | Les Persans, les premiers, ont connu l’oxyde d’étain destiné à rendre la I glaçure blanche et opaque pour la couvrir ensuite d’un émail vitreux lui I donnant la couleur et l’éclat. C’est donc aux Persans que revient l’honneur d’avoir trouvé la faïence, et l’on sait l’admirable parti décoratif quils ont su 1 en tirer.
- Il faudrait remonter à des milliers d’années avant notre ère pour trouver I l’origine de la porcelaine en Chine; nous dirons seulement que les recher- ches des sinologues placent les commencements de la véritable poterie Kao-| linique entre les années 483 avant et 87 après Jésus-Christ. — Kouen-ou. I un savant, avait découvert les premiers secrets de la céramique de 2698 à r 2399 avant notre ère, sous l’empereur Hoang-ti; maislapoterie de Kouen-ou n’était probablement pas de la porcelaine.
- Le Japon. — Un abîme sépare, dit M. Jacquemart, les œuvres de la I Chine de celles du Japon; là c’est une production industrielle sur laquelle I des mains sans nombre ont laissé trace de leur travail; ici c’est une création individuelle, marquée du sceau d’un talent appréciable, et qui permet dès lors de distinguer, sinon les maîtres en renom, au moins les modifications J de style que les initiateurs ont introduites dans les principaux centres, en y J créant ainsi un caractère particulier et typique.
- L Égypte. — L’Égypte, où tout était mystique et symbole, possède bien 1 son caractère à elle ; ses plantes sacrées alimentaient seules la décoration de 1 ses vases sans pieds, pour mieux rappeler le calice de la fleur.
- Les sculpteurs du Nil chargeaient de papyrus épanouis, de lotus entr'- ouverts, leurs colonnes inspirées de la forme et du tronc du palmier. Les potiers arrondissaient leur terre à l’exemple de la fleur des étangs sacrés et I Peignaient sur leurs flancs les lotus blancs, symbolisant la déesse du Nord, r et les gracieuses ombelles du papyrus, emblême de la déesse du Midi.
- Souvent recouverte d’une glaçure luisante, ces poteries montraient rare-ment la teinte blanche de la mie; leur terre si pure, si serrée, était apte à snaserper les plus fins reliefs, les empreintes les plus délicates. Les oxydes 2 e céleste ou vert tendre étaient les couleurs préférées d’un peuple où l’art I otait astreint à des règles symboliques.
- LA Grèce. — Dans la vallée de Tempé, sur le mont Olympe ou le
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- mont Parnasse, aux rives de Corinthe, les Callimaqules enlaçaient sur les solopnc 1 temple, l’Acanthe aux adorables volutes et les Amasis, es Nico-sTe nacl ès gravaient autour des urnes des palmettes aux tormesles
- plus élégantes et les plus variées.
- leurs v oureux de la forme que de la couleur, les Grecs n’ont pas émaillé — 1 asesi lis leur ont imprimé un style archaïque en peignant souvent en
- ours moti s gravés dans l’argile rouge. Des sujets empruntés à la Th ° ogie, es scènes de la guerre de Troie, sont les thèmes les plus nom-mX choisis par des artistes dont les noms sont pour la plupart venus jusqu'à nous. r "
- E’ : Rome la conquérante s’est plu à adopter les arts décoratifs des pays conquis; mais dominés par les artistes grecs, les architectes impériaux 1 urent, a aucune époque, la pensée d’employer dans leurs constructions revetements émaillés dont l’Asie leur avait donné de si beaux exemples.
- La Gaule. — Dans la Gaule, le façonneur d’argile enguirlandait ses anaps de vrilles élégantes, imitait la grappe de raisin, gravait au poinçon t euil ages réguliers de l’herbe des prés et chargeait ses plats des feuilles Lancéolées du roseau flexible.
- Le Gaulois, en un mot, que malgré César nous apprenons seulementà connaître, nous dévoile son caractère bon et hospitalier en inscrivant sur ses anaps en terre mate blanche ou noire : Felix — vivas Felix.
- Les Arabes Et les Mores EN Espagne. — Les Arabes, habiles à profier es aits et de 1 industrie des autres, apprirent des Persans qu’ils avaient vaincus, le métier de faïencier; ils l’importèrent dans les contrées qu’ils conquirent en Europe. Arabes, Mores ou Sarrazins, ils occupèrent, en partie, 1 Espagne pendant sept siècles (viii® à la fin du xve siècle), et y lais-seront deux monuments féeriques : la mosquée de Cordoue et l'Alhambra, qui constituent le summum de l’art brillant de la céramique appliquéàune architecture à dentelles, décorée de la devise sans cesse répétée des souve reins mores: Iln'y a pas de fort sice n'est Dieu. ,
- La création des vases aux tons lustrés métalliques qui leur valut par excel' ence, le nom d œuvres dorées, revient aux potiers d’Espagne; ces terres.
- reflets devinrent les modèles des industries naissantes d’Italie.
- L Italie. — Dès le xive siècle, l’Italie avait ouvert ses portes aux artistes musulmans chassés d’Espagne par les persécutions religieuses. Léma colorant à base d étain, dont l’origine remonte aux premiers temps de Perse, qui l’employa simplement comme glaçure, trouva en Italie son app1
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- cation complète, et l’on peut dire que la Renaissance italienne, c est 1 application exclusive de l’émail d’étain sur la terre cuite, et son apposition sur une vaisselle élégante qui décorée habilement, devait rivaliser avec 1 orfèvrerie et même la remplacer en partie.
- Les Robbia constituent dès lors, l’incarnation de la céramique italienne; car cette famille a eu, on n’en saurait disconvenir, une influence notable sur les développements de l’art de la terre.
- L’émail d’étain et de plomb dont Luca Robbia enduisait ses productions au style si pur et souvent raphaélesque, les tons minces et déliés qu’il savait en tirer, ont contribué à lui attribuer longtemps l’invention de ce mode d’émail.
- Luca, mort en 1487, eut un neveu Andréa qui marcha glorieusement sur ses traces et mourut en 1528 ; le fils de ce dernier, Girolamo, appelé en France par François Ier, y vint décorer le château de Madrid, aux environs de Paris, démoli en 1792. Le dernier descendant des Robbia mourut en 1567.
- De la terra invetriata de Luca Della Robbia (1420), on est arrivé à la majolica (1450), dont le mode était de couvrir la pâte d’un émail d’étain et de passer, ensuite l’œuvre décorée à un vernis dont l’oxyde de plomb était la base.
- Toutes les principales villes d’Italie : Florence, Castel-Durante, Pesaro, Urbino, Faenza, etc., produisirent la majolique à histoires, à grotesques, a portraits, à devises. A la fin du xvxe siècle, la faïence italienne était arrivée a une renommée telle que les cardinaux envoyés en ambassade portaient la majolique faentine à Rome et en France. Henri III s’éprenait à tel point de cette poterie, qu’en novembre 1580, il en faisait faire de grandes provi-stons, désirant qu’elles lui fussent envoyées avec la vitesse des enchan-tements.
- La France. — Catherine de Médicis, femme de Henri II, princesse italienne, régnait alors en France; elle contribua par son goût du beau à perfectionner dans son pays d’adoption ce sentiment artistique dont les premières bases avaient été jetées par François Ier, apres son retour d Italie, où il était resté prisonnier à la suite de la bataille de Pavie.
- Mais un point à noter, c’est que les artistes italiens appelés par François Ier, ou qui servirent d’escorte d’honneur à Catherine de Médicis lors de son mariage, se soumirent aux mœurs françaises et modifièrent leurs Pratiques à un point tel qu'aujourd'hui les historiens spéciaux, les cher-cheurs de raretés ont peine à découvrir la preuve de leur passage.
- Vers l’an 4540, dans un petit village du Périgord, naissait un enfant qui
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- après: voir reçu quelques maigres éléments d’instruction, dut tout jeune r ercher à vivre par son travail. Cet enfant se nommait Bernard 1 " livré 3 ord aux travaux de vitrerie, puis géomètre, puis géo-198-6, puis en ° agriculteur, Palissy arriva par des tribulations sans + ‘ a surpendre les secrets de la céramique, secrets qui malheureu-sement ont été perdus après lui.
- ' avue d un vase avec décor majolique que Palissy sentit sa véri se cation, et sans avoir égard, comme il l’avoue naïvement, qu’il n’avait onnaissance des terres argileuses, il se mit à chercher les esmaux comme "" homme qui taste en ténèbres.
- : Arrivé à la renommée, il vient à Paris, où il est accueilli avec enthot-sla Par Catherine de Médecis, qui le loge près de son palais des Tuile-
- > 1 U1 onne le titre : « d'inventeur des rustiques figulines du Roy et C " : ex-ne-mère ». Pendant le massacre de la Saint-Barthélemy, ne avait fait afficher sur la porte de l’atelier de son peintre favori, ovenu usuenot, que quiconque inquiéterait Palissy, serait puni de mort; dernier trait résume le caractère d’une femme, d’une italienne fanatique, mais artiste avant tout.
- 1 Dans les œuvres de Palissy, on trouve trois périodes distinctes : d’abord | a rec erche de 1 émail blanc pour couvrir les pièces ornées de médaillons, essais aujourd hui perdus; ensuite, les poteries à glaçure jaspée, mélangede tintes chaudes, brunes, blanches, bleues, jetées en taches grassement pro-on es, et, enfin, le genre tout spécial au potier de Saintes: les rustiques nu mes auxquelles il dût et sa réputation et ses titres à la protection des puissants de la terre.
- Avant la création des rustiques figulines de Palissy, existait dans une petite localité de la Mouvance-de-Thouars, une seigneurie appelée d’Oiron. est de cette seigneurie que sont sorties les faïences dites d’Henri II, résu mant dans leur dessin le caractère élégant et finement détaillé de cette epoque.
- On 4
- ce sont François lourd hui les auteurs des faïences fines incrustées d’Oiron; de Boisy I nerpentier, potier au service d’Hélène de Hangest, dame même dame II an ernart, secrétaire et gardien de la bibliothèque de la son dessinateur X 8) ait un accord si parfait entre l’inspiratrice, son potieret toutes les casdane harmonie singulière, une unité grandiose dominent
- Des cinou t d Oiron et en assurent la perfection.
- d’Oiron on - sauatre pièces connues et cataloguées, sorties de la fabrique au Musée du^Louv ecer au premier rang la coupe se trouvant actuellement
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- Afin de donner une idée de l’engouement à posséder ces objets uniques, rappelons qu’en 186k, un flambeau restauré a été vendu, en Angleterre, 18,000 francs, et qu'un biberon provenant de la vente Pourtalès, à Paris, a été acquis au prix de 27,500 francs pour le Musée South-Kensington, à Londres.
- Les limites de notre travail nous obligent à rester simplement dans les grandes lignes de l’histoire de la céramique; c’est pourquoi nous ne décrirons pas le genre Nivernais, les genres Marseille, Moustier, Strasbourg, ni la première période du Rouennais; nous dirons seulement que le grand mouvement commercial du genre Rouennais, constituant un élan vers les compositions monumentales, eut peu de durée; on donna, le plus souvent, aux dessinateurs des modèles sans valeur, achetés à vil prix, et ces images, piquées par des apprentis, étaient reportées tant bien que mal sur le biscuit, et enluminées sans émulation par des peintres qui perdaient ainsi la modeste science primitivement acquise.
- La renaissance de la pompe dans la vaisselle émaillée est due notamment aux désastres de la fin du règne de Louis XIV qui, à bout de ressources, sacrifia sa vaisselle d’or et d’argent pour se mettre en faïence, selon l’ex-pression de Saint-Simon. Les grands s’empressèrent de porter leur argenterie à la Monnaie et de faire couvrir leurs tables de vaisselles peintes; il tallait donc que la poterie fût digne des splendeurs qui l’environnaient, et tes recherches de l'ornementation et du dessin n’étaient pas de trop pour affronter le voisinage des meubles de Boule, des tapisseries des Gobelins et des bronzes de haut style. C’est à cette occasion que fut fondée à Rouen la fabrique privilégiée, qui marquait ses produits d’une fleur de lys.
- La faïence de Rouen est la reine des faïences françaises, dit M. Deck; . Rouen a exercé une influence considérable sur un grand nombre de faïenceries françaises et étrangères et c’était justice. Nul autre centre céra-mique n’a su au même titre que Rouen, prouver la vitalité en France du sentiment dela décoration.
- Le nom seul de Sèvres évoque en nous tout ce que la porcelaine peut produire de plus artistique, de plus fin, en un mot de plus français; cet établissement unique continue à jouer le rôle le plus important dans la diffusion des procédés, car c’est à cette manufacture qu’on doit les pâtes colorées au moyen d’oxydes métalliques supportant le grand feu, les appli-cations de pâte blanche en transparence sur fond coloré, les émaux trans-rides sur porcelaine tendre, les ors modelés, l’application des teintes Seladon changeantes. Après avoir débuté en 4753 avec le titre de Manu-| "orale de porcelaine de France, par le décor à cartels peint en imitation
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- l’admiration
- peintes de bleu ou blanc et
- se
- simplifiés, intenses abuEncture tend aujourd’hui vers les décor dnngh des modèles asiatiques ‘ alencesa pris l’initiative, sous l’influence
- La Hollande.
- On peut se faire une idée de l’engouement et de qu’à provoquée la faïence de Delft, en consultant l’ouvrage si remarquable de M. Henry Havard, intitulé : « L’histoire de la faïence
- de Delft. De l’annnée 4 584 à l’année 4 800, on a compté sept cent cinquante neuf faïenciers; ce chiffre indique l’importance exceptionnelle de la fabrication.
- a Tournai, se faisaient un titre
- Les faïenciers réclamant des lettres patentes pour travailler à Rouen, à Paris, à Saint-Omer, à Lille, à Bruxelles, de savoir exécuter des faïences violettes, d’autres couleurs à la fors
- La faïence de Delft, qui a le don de passionner encore les amateurs de céramique, n’est sensiblement
- me de celles de Hollande.
- qu un dérivé de la porcelaine japonaise, une
- La Hollande le, l'ornement japonais au goût général du peuple hollandais, goût à eue et n'a Pas copié le Japon; elle Ta interprété en y mettant son argile dans un nempérament; elle a trouvé ses matières premières : son s’inquiéter an Pe 1 village près de Tournai, et son émail à base d’étain,sans charmante qui en°St + japonais; elle a su donner à ses sujets une naïveté | , ont provoqué H oute l’originalité; ce sont là les véritables motifs qui de Delft 1 Pan ant plus d un siècle, un tel engouement pour la faïence commandes'venes centaines de fabriques avaient peine à suffire aux On peut r de tous les points de l’Europe. emprunte au sumer la faïence de Delft en deux époques : la première qui où Delft devie X Japonais ses formes et en partie ses décors, et la seconde
- / n • ui-même en faisant ses vases en forme rocaille avec décors Re“e™, > cites charmants de la Hollande.
- seuls incon a première révélation des merveilles d’un peuple connu d’eux esthétique- 'I de Occident, les Hollandais en apprécièrent toute la valeur en créant i comprirent si bien qu’ils s’en inspirèrent très ouvertement aussi Ionte dont le nom sera toujours prononcé avec vénération g P que la céramique sera en honneur.
- L’Angleterre.
- à la fabrication d endant que la France donnait une grande impulsion faïence fine 1 a porcelaine, l’Angleterre de son côté perfectionnait sa vivant en 1725.0, invention peut être attribuée à Astburg, potier célèbre, à s’eneon 5 icest e même inventeur qui en simulant l’idiotisme parvint u secret des frères Ellers, pour vernir les poteries au moyen
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- co
- u sel marin. Un autre potier, Wedgwood, apporta, de 4760 à 4770, importants perfectionnements à la faïence fine, dont la fabrication, des ors, prit une importance considérable. Il est toutefois à noter que vers le milieu du xvie siècle, on a fabriqué en France la même faïence, mais ce mode fut abandonné et le secret en avait été perdu par suite du succès qu'obtenait à la même époque les faïences émaillées de Bernard Palissy.
- La Belgique. — Il est prouvé aujourd’hui que dans presque toutes les localités belges, on a fait de la faïence à la forme de celle de Hollande; nous pouvons citer notamment Bruxelles, Tournai, Gand, Bruges, Namur, Liége, Huy. Les documents indifféremment employant les dénominations de porcelaine et de faïence, ont donné lieu à plusieurs méprises qui doivent être rectifiées.
- Dès le milieu du xvne siècle, deux particuliers sollicitaient du gouvernement espagnol et du magistrat de Pruxelles des encouragements, afin de pouvoir disputer à l’étranger le marché du pays. Le premier, Jacques Van Haute, prétendait avoir introduit en Belgique, à l’exemple de ce qui se pratiquait en Hollande, la fabrication de la porcelaine contrefaite, cest-à-dire de la faïence se modelant sur ce qui s’exécutait au Japon.
- Un établissement qui a subsisté pendant de longues années et fut fondé en 4680, est celui de Corneille Mombaerts et Thiéri Witsenberg. Jouissant d importants privilèges pendant la période espagnole, l’établissement péri-clita en 1706, époque où l’Angleterre et les Provinces-Unies vinrent changer le régime économique de nos provinces. Witsenbergh se retira et Mombaerts seul resta en possession de la fabrique.
- En 1724, Philippe, fils unique de Mombaerts, succéda à son père, et, avec l’appui de quelques membres de l’aristocratie, sut donner un nouvel élan à sa fabrication.
- Le Journal du Commerce (de Bruxelles), dans son numéro du mois de lin 1761, contient la réclame suivante :
- " P. Mombaerts, manufacturier de fayance de Son Altesse Royale, ( abrique à Bruxelles toutes sortes de fayance, consistant en plats d’épargne, " terrines ovales et rondes, terrines en forme de choux, melons, artichauds, " asperges, pigeons, dindons, coqs, poules, anguilles, pots à beurre, sau-deres, cafetières, fontaines, bassins, moutardiers, poivriers, saladiers, petits et grands saliers, pots à fleurs, plats ovales et ronds, assiettes, Paniers à fruits ovales et ronds, de toute sorte de couleurs, service de table tout complet, grands et petits lustres à huit et à dix becs, le tout à
- * Épreuve du feu. »
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- un travail Armenclature bien sèche, bien modeste, que nous empruntons: viste de la ville me rgua e sur la faïence de Bruxelles, de l’éminent archi-élogieuse qu’on puisse etersa vaut Pour l'antiquaire, la description la plus qu’on voit défiler 1 ' 6 s productions de P. Mombaerts, car ilsemble coloriées 1 ce magnifique cortège d’œuvres variées et richement
- Ces représenta/ ées à la faune et à la végétation potagère de notre pays elles témoigne ions étonnent par l’esprit d’imitation et d’ingéniosité dont puissante de"COlordmono“sible d’obtenir une couverte Plus bale etplu
- celle 1764,1 e autre fabrique fleurissaità côté de celle de Mombaerts, détait d’enfants p seneta ont les produits se rattachent à un autre genre: têtes raffiné chercher groupes de personnages mythologiques. L’art ici est plus de nerl c e classique tout en subissant l'influence du goût maniéré du -es dey x fabriques Mombaerts et Artoisenet sont disparues avec la fin - premier Empire.
- faïence us résumons en quelques lignes l’histoire de la fabrication delà trois cegans ancienne Belgique, nous dirons qu’elle peut se diviser en produisent es distinctes : au milieu du xvii® siècle, les premiers essais se notamme à Namur, à Bruxelles, à Tournai; on imite ce qui se faisait notamment en Hollande. 1
- primes la Première moitié du xvin® siècle, la Belgique appauvrie, com-sans d orne a conserver quelques usines, à les maintenir, en activité, produ’t augmenter le nombre. Mais en 1750 une impulsion nouvelle se cation H tous côtés on innove, les faïenceries se multiplient, et la fabri-see F a porcelaine apparaît à Tournai dans la personne d’un officier du chi " Tancois-Joseph Péterynck, Lillois d’origine. Des connaissances et étendues, une activité extraordinaire, un caractère entreprenant
- . n areux T’engagèrent à quitter le métier des armes. Il reprit avec son de François Carpentier l’usine de Fauquez, propriétaire également j . 6 Saint-Amand; et maître de la situation, Péterynck rêva d'intro-"ire la pate tendre dans les Pays-Bas.
- a f T 1706, un Allemand, le baron Boettger, la découvrait à Dresde, dont . I rication se répandit à Meïssen, à Vienne et à Berlin; à cette époque d 1 connaissait la porcelaine dure qui s’étendit en France en 4 765, lors
- (couverte des gîtes de kaolin de Saint-Yrieix, près Limoges. .
- jain1 : oud. en 4 695, Vincennes en 4 740, puis Sèvres à partir de 4755 d aient définitivement fondé en France la fabrication de la porcelaine q"1 evai étrôner pendant près d’un siècle l’industrie de la faïence.
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- Th. Fumière, Secrétaire de la Classe 20.
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- La pâte de Péterynck, et c’est ce qui causa l’immense succès de ses produits, diffère un peu de celle des usines françaises; cest, dit M. A. Jacquemart, un mélange de marne argileuse et d’argile figuline ayant une fritte pour fondant; elle a par suite une grande ténacité et résiste bien à l’usage.
- Préoccupé de ce qui se faisait autour de lui, Péterynck a varié la forme de ses travaux; les premiers rappellent le style primitif saxon; avec des émaux pâles presque lavés, il exécute des oiseaux imaginaires posés sur terrasse ou de fleurs ornemanisées ; ce sont les ouvrages de ce genre qui portent une tour empruntée à l’écusson de la ville de Tournai.
- Dès 1757, Marie-Thérèse avait anobli l’industriel qui porta « De gueules Mx deux épées croisées d'argent, à poignées d’or, cantonnées de quatre croisillons d’argent. »
- Ces armes, désormais, lui servirent de marque de fabrique. On trouve les deux marques en or sur les pièces de premier choix, en bleu sur les autres.
- Les seconds travaux de Péterynck se distinguent notamment par une pâte dune blancheur et d’une pureté rivalisant avec celle de Sèvres. L’esprit chercheur et le goût artistique de Péterynck, qui maniait lui-même le pinceau avec un véritable talent de miniaturiste, enfantèrent de véritables merveilles.
- La troisième fabrication se rapproche du Sèvres : fonds bleu de roi, dorures, réserves de paysages charmants, de scènes pastorales, d’élégants bouquets, d’oiseaux merveilleux, etc., etc.
- La Saxe a inspiré à Péterynck la composition de ces jolis groupes en biscuit représentant, pour la plupart, des scènes pastorales. Gilles de Valenciennes et Nicolas Lecreu, ses sculpteurs, ont su donner à ces compositions une délicatesse et une grâce charmante, qui en font les ornements les plus recherchés de nos collections actuelles.
- Péterynck mourut en l’an VII (1798), après avoir marié sa fille à Maxi-milien de Bettignies, qui continua à gérer l’établissement.
- Mais le beau temps était fini; l’usine se borna à la fabrication des procourants pour être acquise définitivement par l’importante maison Boch frères.
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- Noftce statistique et économique sur l’Industrie de la céramique en Belgique.
- Si.la I elgique peut être fière des produits qui sont sortis de ses nom-ae-se rinues e faiences et de porcelaines pendant les deux siècles d’hui TS e commencement du siècle actuel, elle possède encore aujour-faire oséta issements de premier ordre, dont la réputation n’est plus à Le dernières expositions ont, en effet, témoigné de la vitalité de cette 206 strie ans notre pays et des efforts énergiques tentés dans le but 0 revivre 1 art ancien, et d’appliquer ses procédés, en partie retrouvés, aux productions modernes.
- A aporte de la plupart de nos villes s’élèvent des poteries plus ou moins an es, ont la vente reste locale. Les poteries à grès cérames sont coup moins nombreuses. Il y en a à Haine-Saint-Pierre et à Baume, otamment à Bouffioulx, qui fut autrefois un centre de production enomme de grès dans le genre de ceux de Raeren et de Siegburg. Ces gres, e teinte brunâtre, étaient rehaussées de bas reliefs, de rosaces, de P ascarons relevés au bleu de cobalt. Plusieurs firmes des anciens potiers de southoulx existent encore aujourd’hui, tels MM. Gibon, Crame-Del-
- Pire, etc. ’
- , Bruxelles, Hal, Baudour, Andennes et Tournai fabriquent de la porce-aine .Ure’ Sous le rapport de l’éclat de l’émail et de la pureté de la pâte, sine peut en vérité rivaliser avec les plus belles porcelaines de Sèvres e e images, mais elle dénote une excellente fabrication et présente toutes es qualités de résistance et de beauté, qu’on peut exiger d’un produit en realité destiné uniquement aux usages de la table. Bien que la porcelaine soit a plus belle de toutes les poteries, elle se prête moins que la faïenceàla décoration réellement artistique.
- Si la porcelaine belge est moins pure, moins brillante que sa rivale fran saise, cette infériorité n’est nullement due à l’inexpérience de nos porce lainiers, mais à la pauvreté de notre sol, qui ne renferme aucun des éléments necessaires au dosage de ses pâtes. — Kaolins et feldspaths vien nent de 1 étranger, et force nous est d’employer ceux dont le prix de revient nous permet de lutter avec la concurrence.
- Cette pénurie complète de matières premières, indispensables à lafabri cation de la porcelaine dure, a inspiré à plusieurs auteurs céramistes rider e préconiser chez nous la porcelaine phosphatée anglaise.
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- Beaucoup d’arguments plaident évidemment en faveur de cette façon de voir, mais nous pensons néanmoins que jusqu’à ce jour aucun fait ne démontre la nécessité d’abandonner cette belle industrie.
- Les ateliers de Mme veuve Vermeiren-Coché, de Bruxelles, produisent des services d’une extrême élégance et d’un bon goût parfait; les manufactures deM, F. De Fuisseaux, de Baudour, sont prospères, et les isolateurs pour télégraphes et pour téléphones, qui sont une des spécialités de la fabrication de cet important établissement, s’expédient dans toutes les contrées où l’électricité est en honneur.
- En ce qui concerne la manufacture de porcelaines de MM. Boch frères, de Tournai, nous avons le regret de devoir constater qu’elle vient de cesser la fabrication de la pâte tendre pour se consacrer exclusivement à celle de la porcelaine dure. Dans les ateliers où Péterinck et ses éminents collaborateurs modelaient ces groupes exquis, si pleins de grâce et de charme, qui font encore aujourd’hui l’ornement de nos collections, où ils décoraient des services princiers et ces vases élégants à fond bleu de roi, l’art ancien a dû faire place à l’industrie moderne.
- La fabrication de la pâte tendre est hérissée de difficultés de toute nature, et la faïence artistique si riche dans ses couleurs, si hardie dans ses formes, si ample dans ses décors, a complètement détrôné cet art si délicat et si précieux. Le public s’en est détaché, et de même que Saint-Amand et Sèvres, Tournai a dû renoncer à cette fabrication, qui a fait sa gloire pendant un siècle. Espérons encore que cette industrie n’est pas définitivement abandonnée et que nous la verrons refleurir dans un avenir prochain.
- De tous les produits céramiques, le plus intéressant, le plus en vogue aujourd’hui est certes la faïence.
- En Belgique aussi cette industrie a pris plus de développement que sa sœur la porcelaine. Et cependant pour elle encore le sol de la patrie est pauvre.
- La base de toutes les poteries, quelles qu’elles soient, briques, tuiles ou faïences et porcelaines, est l’argile. Or, si sur les bords de la Meuse, à Andennes, dans l’Entre-Sambre-et-Meuse et dans les environs de Mons, on rencontre des gisements considérables d’argiles éminemment réfractaires, les terres à faïence et à porcelaine sont par contre très-rares.
- Tournai, Chimay et même Andenne, offrent bien des argiles marneuses ou colorées, qui peuvent servir à la fabrication des poteries ou des faïences communes dont le biscuit est recouvert d’un émail blanc opaque, mais qui sont guère utilisables à la composition des pâtes à faïence fine. Les terres Propres à cette dernière fabrication ne se trouvent qu’en couches de peu
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- £XXXX irrégumère, et généralement encore * sa
- En fait de feldspath er, qui rendent leur emploi impossible.
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- c’est-à-dire seule qui remplit dans la masse le rôle de corps dégraissant, argiles subissent ' y est introduite dans le but de diminuer le retrait queles tants de la cuisson, peut être fournie par les bancs assez impor- | cependenin EeneRuntPme Ang/MEncSambre-ceMoussi on leur préfère également apport des matières premières, notre industrie faïencière est donc 1 Le * tributaire de l’étranger.
- notes ns et les argiles grasses lui sont fournis par l’Allemagne, et 1 Tenkemrent parle ornwall et le Dorsetshire; les feldspaths viennent éga-à, retat GortRole erre sous forme de cornishstone, ou bien de la Norwège à nos canau - situation désavantageuse, mais grâce aux voies maritimeset 1 SUfFo Koces matières arrivent sur le carreau de nos usines à des prix Fiorlsemi avorables pour ne pas nous placer dans des conditions d’infé-TEHEmarguante vis-à-vis même des pays de provenance. I lente omse 1, noscharbonnages nous fournissent des combustibles d’excel- | e bon marché relatif, et possédant une main-d’œuvre bien , Sins 6 4 orieuse et intelligente, nous parvenons à lutter contre nos vol- 1 avorisés que nous par la nature, tant sur notre propre territoire
- AiT marc é plus vaste et plus disputé des pays d’outre-mer.
- 25 1 ce nous l’avons déjà indiqué plus haut, en distingue plusieurs ESe e ajences : les faïences communes et les faïences fines.
- — P. mieres sont une véritable poterie recouverte d’un émail stannifère i es autres, dont la pâte est blanche et fine, sont enduites d’un pun S Tansparent qui permet de les décorer sous émail. Celles-ci sont ou l jase calcaire ou bien à base feldspathique : calcaire ou feldspath a cuisson par leur ramollissement, le rôle de ciment entre les diflé ements qui composent la masse et donnent ainsi à celle-ci une plus I 8 ol co ésion. Sous le rapport de la résistance et de la beauté du produit I latences feldspathiques, c’est-à-dire les faïences de Wedgwood, ainsi Deelees unom de leur inventeur, l’emportent de beaucoup surla faience 6 saire, dont la fabrication est de plus en plus abandonnée..
- A - n insistant sur les qualités qui établissent la supériorité irrérutable e onces feldspathiques sur les faïences communes ou calcaires, nous ons nullement toucher à ces faïences anciennes qui, par la nature
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- leur composition, appartiennent à la faïence commune, mais qui, ainsi que le dit si bien Deck dans son remarquable ouvrage « sur la faïence », ont été ennoblies par le génie de ces artistes, qui les ont élevées si haut que les rois, les premiers, les ont adoptées pour la décoration de leurs palais.
- Bien que la faïence commune soit de plus en plus refoulée par l’envahissement de sa cadette, la faïence feldspathique, on la fabrique encore dans plusieurs faïenceries de notre pays, concurremment avec les faïences majo-liques (on appelle ainsi aujourd’hui les faïences décorées au moyen d'émaux colorés) et ce, notamment chez madame veuve Péterynck à Tournai, à Baudour, à Nimy et à Wasmuël. Ce dernier établissement, qui appartient à MM. Auguste Mouzin et Cie, s’est principalement attaché à la production des faïences de fantaisie moderne. Les modes de décoration les plus divers sont abordés par ces industriels actifs et ingénieux. Cette firme S’est surtout acquis une grande notoriété par ses faïences craquelées, qui, il y a quelques années, ont joui d’une si grande faveur de la part du public.
- Les grandes manufactures du pays, celles de Jemappes, de Nimy et de La Louvièie, se livrent presqu’exclusivement à la fabrication de la faïence feldspathique. C’est à MM. Smith et Cie, fondateurs de la manufacture de Jemappes, que revient l’honneur d’avoir introduit cette fabrication en Belgique.
- MM. Boch, frères, l’adoptèrent dès l'origine de leur manufacture de Kéramis, La Louvière, qui fut fondée en 18H4 et qui livra ses premiers produits en 4844. MM. Mouzin, Lecat et Cie suivirent leur exemple, lors-qu’ils reprirent, en 1854, la manufacture de Nimy-lez-Mons. Cet établisse
- ment auquel ces messieurs ont donné depuis une grande extension, date déjà de la fin du xVIIIe siècle et fut autorisé par Marie-Thérèse à porter le titre de Manufacture Impériale et Royale.
- Ces trois établissements s’occupent principalement de la fabrication des articles courants, des services de table et de toilette. Celui de La Louvière,
- le plus important de tous, créé par MM. Eugène et Victor Boch, et dirigé pendant près de quarante ans par ce dernier, s’appliqua dès ses débuts à la production des faïences artistiques. Avec une habileté remarquable les mouleurs, venus avec M. Boch de Septfontaines, maison mère de toutes les fabriques Boch, façonnèrent des grès avec applications dont les spécimens sont devenus très rares. Plus tard, quand les amateurs commencèrent à sintéresser aux anciennes faïences Delft, on rechercha et on retrouva les anciens procédés pour la fabrication de ces faïences à décor bleu à la façon de Hollande. Bientôt, passé maître dans cette imitation, on se hasarda aux imitations des plus beaux modèles polychromes et de ces Delft à fond noir,
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- dont les rares échantillons, presque tous signés Adrien Pynacker, forment les joyaux des plus riches collections.
- La recherche des décors polychromes au grand feu conduisit la fabrique Boch à celle des faïences orientales, dont les faïences de Rhodes sont n dérivé. Deck, le grand céramiste français, qui a dévoilé avec tant de désintéressement les secrets de sa fabrication dans son livre « La Faïence», paru en 1887, a prouvé par ses œuvres magistrales quels effets merveilleux de couleurs on pouvait atteindre par l’application des procédés de Tart persan. Les premiers essais de Kéramis parurent à l’Exposition d'Amster-dam. Depuis de grands progrès ont été réalisés.
- En possession des secrets de la fabrication de Delft, maîtresse jusqu'a un certain point des procédés qui ont donné aux faïences persanes ces colorations si vibrantes de ton et de lumière, la faïencerie de La Louvière tente de se dégager des étreintes de l’imitation de l’ancien. Elle cherche, tout en restant dans les bornes que lui trace son cadre industriel, la voie versuin genre nouveau plus en rapport avec nos aspirations et nos besoins actuels. Ses études se portent surtout vers les applications à la décoration archited turale des appartements et des édifices. Pour arriver au but quelle 56 propose, elle s’est assuré le concours de plusieurs artistes spécialistes dans la figure, dans le paysage et dans l’art décoratif.
- Ch. Tock,
- Président de la classe 20.
- Mouvement commercial desiproduits céramiques de 1891 à 1898.
- EXPORTATIONS (Poids).
- POTERIES. FAIENCES. PORCELAINES.
- 1881 .. . 2,798,278 kil. 4,432,050 kil. 311,406 kil.
- 1882 .. . 2,756,432 » 1,142,793 » 227,060 »
- 1883.. . 1,770,754 » 1,107,367 » 255,423 »
- 1884 . . . 2,288,818 » 1,499,415 » 221,700 »
- 1885 .. . 2,434,016 » 2,236,194 » 482,232 »
- 1886 .. . 1,975,888 » 2,726,556 » 340,188 »
- 1887 . 4,751,463 » 2,816,819 » 358,197 »
- 1888 . . . » » »
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- CLASSE 20.
- IMPORTATIONS. POIDS. VALEURS. VALEURS.
- 4881... 4881 . . 4883 . . 4884 . . 4885 . . 4886 . . 4887 . . 4888 . . 4,668,995 kil. 914,015 fr. 509,786 fr. 4,649,734 » 853,785 » 487,496 » 4,629,319 » 754,590 » 461,283 » 4,687,916 » 748,773 » 450,044 » 4,878,700 » 868,103 » 584,214 » 4,839,833 » 884,542 » 433,557 » . 2,290,098 » 836,788 » 436,44 3 » •» » »
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- CLASSE 20.
- EXPOSANTS.
- 326 Belval (M118 Alice ), rue de Trêves, 72, Bruxelles. — Peinture céramique (décoration, fleurs, oiseaux, paysage, genre). — Vases, jardinières, panneaux décoratifs. — Plaque flamande : vue de ville ; plaques Louis XV, d’après Bouchez, etc.
- Médaille d'argent et deux médailles de bronze à l’exposition internationale de Bruxelles 1888.
- 327 Boch frères, Kéramis-La Lou-vière. — Faïences fines, blanches, imprimées et décorées. Faïences de fantaisie: majoliques, barbo-tines, émaux de grand feu. Faïences stannifères, Delft et Rouen, faïences siliceuses; faïences persanes et artistiques. Grès fins. Carreaux de revêtement: blancs, imprimés, coloriés, majoliques; revêtements de luxe; panneaux décoratifs.
- Médaille d’or, Bruxelles 1847; médaille 1" classe, Paris 1855; médaille Londres 18S2; médaille argent, Paris 1867 ; grand diplôme d’honneur, Amsterdam 1869; médaille or, Paris 1878 ; deux diplômes d’honneur, Anvers 1885; deux diplômes d’honneur et prix de progrès, Bruxelles 1888; médaille d’or, Barcelone 1888.—(Voir Façade et classe 11.)
- 328 Davignon (Noëmi) née Hen-rard, à Verviers. — Porcelaines peintes.
- 329 De Groote Gustave), à Melle. Terres cuites.
- 330 Desmedt(Josse), rue Brogniez, 92, Cureghem-lez-Bruxelles. — Peinture sur céramique: plats et assiettes décorés; plaques représentant des journaux français, etc. Médaille de bronze au Grand Concours international de Bruxelles 1888.
- 331 Gasparoli (Mile Mary), I9,rue ! Van Maerlant, à Bruxelles. -Faïences peintes.
- Médailles: Paris 1878 ; Sydney 1879zDetEs 1885; Bruxelles 1888; Barcelone 183097
- 332 Henneton-Hornez, à. Celle: nelle (Hainaut). — Jardini . ’ cache-pots, corbeilles vases • —Poteriesde cuisine allant au
- 333.fferman deam- scuPEuTetE d'Artois, Liege. 0U céramiques (modeles-ES aror spéciaux avec chifeePation des ries, etc.) pour la deco Surs de fonds de foyers (contre-cœ cheminées). selle Médaille d’argent à l’exposition univers de Paris 1878.
- 334 Mommaerts (Alexandcebat Meirelbeke-lez-Gandit vases de Tastügntes-dpotdla fleurs, ‘xitterc“oetkéie. metmite argent,"
- 4 cie (J \ à Haine-335 Monseu et C J ts cérami-Saint-Pierre. — rod.
- ques.
- (Voir classes 65 et 64).
- 336 Mouzin et ceeAug"ckehe-Quaregnon-Wasmuees etc. déco-pots, jardinières, @Sedingham et rés. Magoliques rockino ordinaires.
- Médaille d’or, Anvers 1883-
- 4 de Mons, 337 Pire (Joseph), pout_Produits à Marchienne-au-
- céramiques. (Voir classes stetSS. Médaille, Anvers 1885. P
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- classe 20. 387
- 338 Escoyez (Louis), rue de Chiè-vres, à Tertre (Hainaut). — Produits céramiques.
- Médailles or et argent 1883. (Voir classes 41 et 63).
- 339 Robyn Louis), 36,place Sainte-Croix, à Ixelles. — Bustes, statuettes, groupes, bas-reliefs, vases, etc., en terre cuite. Plâtres bronzés.
- Médaille d’argent, Anvers 1883, etc.
- 340 Roqueplo (Aimée), 262, rue Rogier, à Bruxelles. — Assiettes Louis XIV. Coupe montée sur bronze. Appliques montées, style renaissance. Éventails. Plats en terra-cotta.
- 344 Société anonyme des briqueteries de la Sambre(L.Van Binst, directeur), à Lobbes. — Bri-ques émaillées de toutes couleurs et de toutes dimensions.
- (Voir classe 63).
- 312 Société anonyme des pro-duits réfractaires et terres plastiques de Seilles-lez-An-denne et de Bouffioulx (Léon De Lattre, directeur-gérant), à
- Seilles. — Carreaux céramiques. Vases et ornements.
- Médaille de bronze, Paris 18G7; médaille d’argent, Paris 1878 ; médaille de mérite, Philadelphie 1876 ; médaille d’or, Amsterdam 1883; médaille d’or et diplôme d’honneur, Anvers 1885. — (Voir classes 41, 51 et 63).
- 343 Société anonyme de produits réfractaires de Quare-gnon (H. Van Vreckom, directeur-gérant), à Quaregnon. — Pavés et carreaux céramiques. Briques émaillées et vernissées. Divers.
- Amsterdam 1883, médaille d’argent, etc. — (Voir classes 41 et 63.)
- 344 Willoex (Constant), rue des Béguines, 7, Malines. — Peintures céramiques. Faïences de fantaisie. Plats décorés. — Plat représentant « La République gardienne des lois et protectrice des libertés, couronne l’Exposition universelle. » Sur banderole déployée on lit; « Souvenir de l’Exposition universelle de Paris, 1889. »
- [Voir collectivité malinoise classe 17 et classse 19).
- 345 Wittmann (Mlle Marguerite), 33, rue Coloma, à Malines, — Bouquet d’ébénier.
- ( Voir collectivité malinoise classe 17.)
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- CLASSE 21.
- CLASSE 21. Tapis, tapisseries et autres tissus d’ameublement.
- EXPOSANTS.
- 346 Braquenié et Cie, 20, rue de Stassart, à Malines. —Tapisseries artistiques.
- Grand prix, Paris 1878.
- 347 De Boutte frères, à Ingel-munster. — Tissus d’ameublement.
- 348 Dratz, frères et Cie, 30a, rue Wiertz, à Ixelles. — Tapisseries, tentures, étoffes d’ameublement, etc., par application de la tincto-graphie à l’industrie textile.
- 349 Govaert frères, à Alost. — Articles tapis.
- (Voir classes 31, 46 et 54).
- 350 Janlet (Gustave), peintre décorateur, 41, place de l’Industrie, à Bruxelles. — Fragment de salon avec portières, chaises et tapis de table brodés en application de galons et étoffes anciennes. Cadre d’échantillons de broderies.
- ( Voir classes 11 et 18.
- 354 Lavalette (Adolphe) et Cie, 44, rue des Paroissiens, à Bruxelles. — Broderies pour ameublement.
- Médaille d’or Londres; médaille d'or et di-plème d’honneur, Anvers, ete. — (Voir classe 54.)
- / 352 Van Nuffel frères, rue Stuy. I venberg, à Berchem-lez-Anvers, maison fondée en 4750, dépôt à Paris chez M. B. Jacob, 49, rue de Turbigo. — Tapis cirés parquet jusqu’à 8m80 de largeur et dito impression mécaniquejusqu’à 4m83 de largeur. Passages et escaliers dos cirés et dos écrus, l’article le meilleur marché dans | son genre. Tapis pour carrossiers. Tapis pour tables, dits carrés belges, afghans (imitation de linge). Tissus imperméables pour lits et tentures. Toile à peindre pour artistes. Plafonds de voitures pour chemins de fer et tout ce qui a rapport avec l’article toile cirée.
- 353 Van Oye et Cie, 75, rue Coen-raets, à Bruxelles. — Nattes, paillassons, tissés d’écorces de rotins. Carpettes et tapis.
- 10 diplômes d’honneur, 21 médailles one argent à diverses expositions, Brux 1888, hors concours. - (Voir classes 29, 1 42, 65 et 66.)
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- CLASSE 22.
- CLASSE 22. — Papiers peints.
- Dans la désignation générale des papiers peints, on range les divers papiers coloriés suivants : .
- Les papiers marbrés, racinés, veinés, piqués, jaspés, coulés, imprimes au rouleau ou à la plaque, les papiers peigne, dorés, argentés, les papiers maroquinés, vernis, gaufrés ou à titre, les papiers émaillés pour la litho graphie, les papiers unis coloriés, lissés ou mats pour les cartonnages, les marbrés, écaille, mosaïque; en un mo' tous les papiers si variés employés dans la reliure artistique et ordinaire, le cartonnage, 1 impression d’étiquettes ordinaires comme des plus belles chromo-lithographies.
- Le siège principal de cette industrie est à Turnhout, comptant sept grands établissements occupant un nombre considérable d ouvriers, au delà de 1500. Il existe à Bruxelles, Menin et autres localités aussi quelques ateliers ; mais on peut affirmer que cette industrie, de modeste origine, prit naissance à Turnhout vers la fin du siècle dernier, passant par diverses phases pour conquérir une place prépondérante en les fastes de lindustrie de la Belgique.
- Si, dans le principe, la concurrence étrangère arrêta quelque peu l’essor des fabricants Turnhoutois, peu à peu ils parvinrent, par des efforts intelligents, à conquérir place au soleil, et, présentement, tenant tête à toute concurrence sérieuse, divers grands marchés étrangers et d’outre-mer leur sont acquis.
- Ces efforts persévérants amenèrent des changements successifs de production et d’amélioration, et montant avec le progrès, les divers établisse-i ments Turnhoutois possèdent des installations perfectionnées leur permettant une production considérable.
- Les procédés de fabrication divers et multiples, extrêmement ingénieux, sont dus à une longue pratique et parfois à un hasard; une série de longues années d’expérience permet seule d’acquérir une connaissance intime, approfondie, des diverses branches dont cette industrie se compose.
- Le belles opérations ni de grandes réactions chimiques ne sont guère employées, mais par l’application d’une foule de moyens physiques, dus 3 une pénétrante sagacité et à une tenacité constante, on obtient des effets incroyables.
- C’est ainsi qu’il est mis à profit la loi du contraste des couleurs, les lois piques de l’attraction, de la répulsion, de la mobilité des couleurs
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- CLASSE 22.
- effets lesadelcurs incompatibilités, de leurs affinités ou superpositions,des SAEtSAinstant anés des acides, de l'emploi de brosses de diverses Soies,dela tous eet.de a taille de l'éponge, du grain des feutres et des flanelles, csoères vens mis en œuvre pour obtenir différents dessins, sortes et La . ' anique, par ses moyens puissants, est venue en aide à cette comp exe, lui prêtant sa précision mathématique dans la pro-
- , es papiers imprimés en plusieurs couleurs et en or, permettant essins si variés, si harmonieux et en même temps si réguliers.
- - eamac bines spéciales produisent ces papiers gaufrés, veloutés, moirés, S C atoyants, imitant la vieille soie, le cuir, la peau de différents aUX]’- es diverses écorces, le bois; la mécanique encore a fait installer s mac bines puissantes, calandres, satinoirs, donnant aux papiers unis aux reflets, ce luisant, ces teintes brillantes et polies, que jadis on p uvait obtenir, qualités essentielles dont les cartonniers et les impri-rs tirent un si grand parti, pour produire ces boîtes coquettes et élégantes dont les couleurs scintillent et plaisent.
- , oUs les perfectionnements sont apportés à cette industrie, car le souci es ivers fabricants est de rester à la tête du progrès; aucune invention nouve le n est négligée, si elle peut amener une amélioration; aussi, epuis une trentaine d’années, la consommation des papiers unis coloriés a pris des proportions considérables; il n’est, en effet, aucun objet qui ne soit recouvert ou emballé dans un de ces papiers aux mille couleurs variées, et il a fallu installer des machines spéciales, coloriant le papier en rouleaux sans fin, lorsqu’autrefois cette opération se faisait feuille par feuille et à la main.
- L ancien travail du lissage à la main et à la pierre, a été victorieusement remplacé par un lissage mécanique, substituant ainsi une opération facile, aisée, à un travail dur, fatiguant et cassant.
- L’industrie des papiers de fantaisie, dont la présente notice s’occupe, est surtout très répandue en Allemagne, nos concurrents principaux; la Belgique vient en second lieu ; la France, l’Angleterre comme la Hollande et autres pays étrangers comptent plusieurs usines.
- Les fabriques de Turnhout consomment par an des millions de kilo-grammes de papier, elles alimentent des usines importantes de produits chimiques, de couleurs, de colles, etc., etc. C’est une source de bien-être pour la population ouvrière.
- Pour donner une légère idée de l’importance de l'industrie Turnhoutoise, voici quelques détails :
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- CLASSE 22.
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- Une machine à colorier le papier en rouleaux colore par jour de 10 à 12,000 feuilles format Royal, exigeant de 425 à 150 kilos de couleur, puis la colle, etc., etc., et ayant une valeur moyenne par 500 feuilles
- de 12 à 15 francs. Une usine d’une importance moyenne a deux machines à colorier.
- Un atelier de papiers marbrés divers de 40 à 50 ouvriers consomme par jour de 55 à 40,000 feuilles de papier format Royal, avec 250 à 500 kilos de couleurs, plus les colles, acides et autres produits chimiques employés, valeur moyenne par 500 feuilles 10à45 francs.
- Puis les divers ateliers d’une usine occupés aux papiers de fantaisie, émaillés, etc., etc., consomment encore par jour environ 5,000 feuilles format 50 4- 65 centimètres, d’une valeur moyenne de 15 à 18 francs par 500 feuilles.
- Le salaire des ouvriers varie comme suit, par journée de douze heures:
- De 40 à 44 ans. . .
- De 44 à 20 ans. . .
- De 20 ans et au delà
- fr. 0.50 à 4.40 » 4.40 à 2.00 » 2.00 à 4.00
- La pluralité et presque tous les ouvriers sont payés à la pièce et intéressés dans la production. La durée moyenne de la journée est de douze heures; le travail de nuit n’existe guère, et le sexe faible n’est pas employé en les usines Turnhoutoises.
- Papiers pour tentures.
- Au commencement de notre siècle, l’industrie du papier peint était très peu connue en Belgique, et ses procédés étaient excessivement primitifs.
- Les premiers essais se firent à la fin du siècle dernier, à Tervueren, sous la haute direction du prince Charles de Lorraine. Quelques années plus tard, et après avoir passé par diverses mains inexpérimentées, ce qui restait du matériel de Tervueren fut acquis, en 4809, par Jean-François Everaerts père, à Louvain, dont les fils, sous la firme Everaerts frères, ne tardèrent pas à perfectionner leur fabrication, au point de rivaliser avec la France, dont notre pays était auparavant complètement tributaire.
- En 4855, Louvain possédait trois usines différentes pour ce genre de fabrication, dont une seule est encore en activité aujourd’hui.
- En outre, diverses autres fabriques furent installées : à Bruxelles, où il yen a six en ce moment; à Liége, qui en compte deux, et à Tongres, où il s’en trouve une.
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- CLASSE 22.
- Depuis une quinzaine d’années, l’impression à la machine s’est fortement développée et tend de plus en plus à remplacer l’ancien mode de travail à la main, ce qui, joint à une forte diminution dans le coût du papier brut, a fait descendre énormément le prix du papier peint, de sorte qu’il a été possible de lutter contre l’invasion des fabricats, non-seulement de la France, comme jadis, mais encore de l’Allemagne, de l’Angleterre et de la Hollande, qui ont peu de droits d’entrée à payer en Belgique, tandis que les produits similaires belges rencontrent presque partout des taxes quasi prohibitives, ce qui réduit à son propre sol le débouché de l’industrie belge de la fabrication des papiers de tenture.
- De Somer-Van Genechten,
- Président de la classe 22.
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- CLASSE 23. — Coutellerie.
- La ville de Namur fut le berceau de l’industrie coutelière en Belgique, et depuis plus d’un siècle elle lui doit sa réputation industrielle.
- Pendant longtemps, on a compris sous le nom de « couteaux de Namur » les produits de la fabrication de toute la province, qui jouissaient dune I juste renommée.
- L’introduction des machines-outils, de la division dans le travail, enfin delà force motrice dans l’industrie coutelière, la révolutionna complètement. Dès lors, l’habileté de l’ouvrier ne fut plus, comme jadis, l’unique élément de la prospérité de cette industrie. Namur perdit le rang qu elle | occupait sur le marché européen.
- i La modification des conditions économiques amena une concurrencé F effrénée de l’Angleterre, de la France, de l’Allemagne et de l’Amérique, qui eut pour résultat de restreindre le commerce d’exportation. La coutellerie belge s’en ressentit profondément. Le seul moyen en son pouvoir, pour échapper à la ruine, était de suivre, sur le terrain économique, l’exemple de l’industrie étrangère.
- La loi du progrès industriel fut appliquée, il est vrai, à Namur, mais ce fut Gembloux qui devint le centre principal de l’industrie coutelière transformée, qui rayonna aussitôt dans les communes voisines.
- Les prix de fabrication s’abaissèrent sensiblement et les produits gagnèrent en régularité, en qualité et en fini. Ce furent ces avantages, ces progrès réalisés qui permirent d’insérer dans une notice historique sur la coutellerie belge, contenue dans le catalogue de l’Exposition nationale de 1880, « qu’en persévérant dans cette voie nouvelle, les fabricants de Gembloux parviendraient à reconquérir en même temps que l’ancienne renommée de la coutellerie belge, un instant compromise, une place honorable sur le marché européen ». Ces prévisions ne purent se réaliser complètement. Les grands Etats d Europe adoptèrent le système de la protection industrielle; ils prélevèrent des droits d’entrée excessifs, qui fermèrent à tout jamais leurs frontières aux produits de notre industrie coutelière. Si nous prenons la France comme exemple (elle nous intéresse ici particulièrement), nous voyons qu’elle a établi sur les produits de la coutellerie belge, des droits variant de 100 à 480 francs, suivant leur qualité, pour 400 kilog. de produits ruts, soit en moyenne, environ 35 p. % de leur valeur.
- Ces gros chiffres sont, de l’aveu de nos couteliers, le seul motif du peu de développement, de la participation restreinte de la coutellerie belge à
- werewrens
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- CLASSE 23.
- l’Exposition de Paris; en cette occasion, l’industrie semble n’avoir pas considéré le côté avantageux d’une exposition universelle au point de vue de ses relations commerciales avec l’univers.
- La Belgique, de son côté, prélève, il est vrai, des droits de douane sur les produits de la coutellerie étrangère, mais si minimes, qu’ils lui permettent de lutter sur notre marché national.
- Nous croyons être les interprètes des couteliers belges en déclarant que des droits compensateurs seuls, seraient de nature à améliorer la situation de la coutellerie belge en lui conservant au moins le débouché de notie marché national.
- F. Mathys, Président de la classe 25.
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- CLASSE 23.
- EXPOSANTS.
- 354 Boland (maison J.), rue de Fer, 44, Namur. — Coutellerie fine et ordinaire; couteaux de poche, canifs en tous genres ; couteaux-chasse, poignards, stylets; couteaux cuisine, bouchers, etc. — Articles pour jardinage; articles pour vitriers, cordonniers, etc. ; spécialité de rasoirs fins.
- Médaille argent, Anvers 1885.
- 335 Descroix (G.', 5, galerie du Roi, à Bruxelles. — Coutellerie fine.
- 356 Gilmont-Wyvekens, rue de) Mons, 45 et 47, à Tubize. — Pierres à aiguiser, à polir et autres.
- Diplôme, Anvers 1885.
- 357 Jacques(G.)et Ce (successeurs de C. Dupierry et Cie), fabrique de pierres à aiguiser à Vielsalm (Belgique). Pierres à canif; pierres à rasoirs de toutes grandeurs et
- de tous prix; bouts de pierres à aiguiser pour menuisiers, cordonniers, tanneurs; pierres pour l’exportation ; affiloirs pour couteaux; pierres rouges dites Lorraine pour tanneurs et taillandiers.
- 358 Lemière (J.-B.), 70, rue de l’Étuve, à Bruxelles. — Couteaux et ciseaux.
- 359 Otte (Léopold-Joseph), à Cier-reux-Vielsalm (Belgique). — Le coticule salmien : Pierres à aiguiser pour rasoirs et canifs; bouts à aiguiser pour menuisiers, ébénistes, cordonniers, tanneurs, etc.; pierres rondes bleues, dit de Lorraine, pour tanneurs et corroyeurs, etc.; pierres en arkôse pour faulx de toutes façons (modèle américain).
- Amsterdam 1885. médaille de bronze; An-i vers 1885, médaille d’argent; Bruxelles 1888 (la plus haute récompense décernée : diplôme de médaille d'argent).
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- D CLASSE 24.
- CLASSE 24. -— L’orfèvrerie.
- L orfèvrerie consiste dans la fabrication et l’ornementation des ouvrages d or et d argent destinés, soit à la décoration des intérieurs ou des temples, soit à des usages domestiques. C’est l’application de la sculpture aux métaux précieux. Cette industrie de luxe, qui implique nécessairement la richesse et les superfluités de la civilisation, a été considérée comme la plus noble, dans tous les temps. Il faut remonter le cours des âges pour en découvrir les vestiges originaires. On voit déjà, dans la Bible, les premiers témoignages écrits concernant l’orfèvrerie. La plus ancienne mention de l’art religieux remonte au temps de Moïse, qui fit construire l’arche d’alliance, où 1 or le plus pur, battu au marteau, fut employé avec profusion. Les Égyptiens, dès la plus haute antiquité, ont su fondre les métaux et les mettre en œuvre.
- L’emploi des émaux champlevés dans l’ornementation des bijoux, qui avait été en usage chez les Égyptiens depuis la plus haute antiquité, apparut dans le nord-ouest de la Gaule et dans les Iles Britanniques à une époque très reculée. Pendant les trois premiers siècles de notre ère, les peuplades qui occupaient le territoire de la Belgique actuelle déployaient une grande habileté dans la fabrication des émaux champlevés, qui, à ce moment, étaient inconnus en Italie.
- Au ve siècle la fabrication des émaux se perd momentanément en Belgique par suite de l’invasion des Francs, qui introduisirent dans toute!Europe occidentale des bijoux et des objets d’orfèvrerie d’un style inconnu jusqu alors. Mais, ces objets étaient-il fabriqués par les Francs eux-mêmes? Nous ne le croyons pas. Les plus beaux nous semblent de fabrication byzantine, peut-être même viennent-ils de pays situés plus à l’Orient.
- La plupart de ces objets sont couverts de verroterie cloisonnée dune extrême délicatesse et d’une rare perfection de travail.
- Dès la fin du vie siècle, l’aspect des produits de l’orfèvrerie change en Occident. Les verroteries façonnées en table sont remplacées par des pierres en cabochon, auxquelles se mêlent parfois des camées et des intailles antiques. Du temps de saint Éloi, c’est-à-dire pendant la première moitié du vne siècle, la verroterie cloisonnée était complètement abandonnée en Belgique et en France. C’est ce que prouvent les descriptions des ouvres du saint évêque, où il n’est question que d’émeraudes, de saphirs, de STe nats, d hyacinthes et d’agates.
- Au Viiie siècle la décadence des sciences et des arts était complète c
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- Occident, par suite des guerres continuelles qu’avaient provoquées les invasions des Barbares. Dans l’empire d’Orient, au contraire, la culture des arts continuait à prospérer. Aussi, aux premiers moments qui suivirent l’apaisement des peuples envahisseurs, s’adressa-t-on à Byzance pour obtenir des ouvriers capables de travailler artistement l’or et les métaux précieux. Charlemagne appela à Aix-la-Chapelle des artistes grecs ou des élèves formés par eux en Italie; mais, sous ses faibles successeurs, 1 art cessa de se développer dans nos contrées : il retomba de nouveau dans le marasme. Ce n’est que vers la fin du xe siècle qu’en Occident se produisit un retour sérieux vers les études artistiques, dû principalement à l’influence d une princesse byzantine devenue, en 974, l’épouse de l’empereur Othon II. La jeune princesse, qui avait appris à aimer les arts dans sa patrie, en continua la culture à Trêves, où l’empereur avait sa résidence ordinaire. Elle avait amené à sa suite toute une phalange d’artistes, parmi lesquels se trouvaient des orfèvres et des émailleurs. Aidés par des ouvriers d'origine germanique formés sous leur habile direction, ces artistes exécutèrent plusieurs belles pièces d’orfèvrerie et d’émaillerie, qui font encore aujourd’hui l’admiration des connaisseurs. Ce fut là l’origine de l’école artistique qui florissait à Trêves pendant le dernier quart du xe siècle, et qui devint, en peu de temps, le centre de tout le mouvement artistique en Allemagne et donna naissance aux célèbres écoles d’émailleurs qui se développèrent, un peu plus tard, sur les bords du Rhin et de la Meuse.
- , L’impulsion si vive, imprimée en Allemagne et en Belgique à l’art de lorfèvrerie pendant le xie siècle, fut loin de se ralentir au siècle suivant, et, au moins pendant la première moitié du xne siècle, ces pays restèrent à la tete du mouvement artistique de l’Europe centrale et occidentale.
- Grâce à l’emploi de l’émail, les objets d’orfèvrerie changèrent complète-ment d’aspect au xie et xne siècle. Auparavant l’amoncellement des pierreries reliées par des rinceaux filigranes avait constitué tout le secret de 'ornementation chez les orfèvres occidentaux; dès la fin du xe siècle, des Plaques gemmées alternent le plus souvent avec des plaques émaillées.
- Les premiers émaux fabriqués à Trêves et en Allemagne furent des émaux cloisonnés, semblables à ceux que fabriquaient les Byzantins. Dès commencement du xre siècle, on substitua, en certaines contrées, 1 émail Chemplevé au cloisonné.
- En France, les orfèvres du xi® siècle, etmême ceux des premières années "XIT , continuèrent à se servir exclusivement, pour la décoration de leurs lyres, de plaques repoussées, ciselées ou simplement estampées, et d appli-Cations de pierreries reliées par des filigranes. Jusqu’en l’année 4445, les
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- orfèvres français ne pratiquaient pas l’art de l'émaillerie. Ce fait nous est attesté par Suger, le grand abbé de Saint-Denis près Paris. En effet, lorsque celui ci voulut faire exécuter, au commencement de cette année, un pied de croix, et le recouvrir de plaques d’émail champlevé sur cuivre, il se vit obligé, comme il nous le raconte lui-même dans les Actes de son administration abbatiale, d’appeler à son secours « des orfèvres de Lotharingie. » Ce fut à partir de ce moment que l’art de l’émaillerie se développa en France. Une fois éveillé, le goût pour l’orfèvrerie émaillée y alla bientôt croissant, et donna lieu, vers 1160, à la naissance d’une célèbre école d'émailleurs sur cuivre dont le siège fut à Limoges. Dans leurs premiers essais, les orfèvres limousins cherchèrent à imiter les émaux allemands. Bientôt cependant, pour produire plus vite et à meilleur marché ils cherchèrent à simplifier les procédés, afin de produire beaucoup et à bon marché. Aussi, sous le rapport artistique, l’émaillerie rhénane de cette époque est de beaucoup supérieure à celle de Limoges.
- Au xme siècle, l’art de l’orfèvrerie se transforme complètement sous l’influence du nouveau style architectural qui vient de naître. Jusqu'au milieu du xiiie siècle, les objets présentent encore les mêmes formes générales que pendant la période romaine ; mais le système de décoration subit des modifications importantes : l’artiste prend ses motifs d’inspiration, ses modèles parmi la flore indigène, et il s’efforce de les interpréter. A cette époque florissait en Belgique, sur les rives de la Sambre, une école d orfèvres mettant en pratique des principes nouveaux. A leur tête figurele moine Hugo d’Oignies (4).
- Après le milieu du xiiie siècle, les objets d’orfèvrerie commencent peua peu à emprunter leurs formes à l’architecture : on leur donne l’aspect de petits édifices ogivaux et on les orne de tourelles flanquées de contreforts et d’arcs-boutants. Ces mêmes formes persévèrent pendant le xivo et le xve siècle.
- Le règne de Philippe-le-Bon, duc de Bourgogne, qui réunit presque toutes les provinces belges sous son sceptre (444 9-4 467), fut une des épogus les plus prospères pour l’orfèvrerie belge. Grâce au luxe qui régnaita cour du duc, l’orfèvrerie prit un développement considérable. Toutes nos villes possédaient des ateliers qui acquirent une grande réputation. Gan fut toutefois le centre principal de cette brillante industrie.
- La découverte de l’Amérique en multipliant les matières d’or et gent, donna un grand essor à l’orfèvrerie : le luxe des objets
- (1) Voir le Catalogue de l’exposition rétrospective d'art industriel organisée par leG veinent belge en 1888, pp. 81-85.
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- Dus est effet ée. un e. il se admi-.otha-déve-y alla lèbre leurs naux irché i et à e de sous i’au éné-abit ses ette or-ale
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- d’argent à l’usage de la vie privée devint général ; des artistes célèbres, entre autres le grand orfèvre florentin, Benvenuto Cellini, rivalisant de talent et d’originalité, firent parvenir l’art de l’orfèvrerie à un très haut point de splendeur. C’était l’époque de la Renaissance, bientôt attristée dans quelques pays par les guerres de religion et les discordes civiles : la production de l’orfèvrerie s’en ressentit tout d’abord.
- L’orfèvrerie se maintint avec honneur jusqu’à la révolution française.
- Pendant cette période de convulsions sociales, de luttes terribles, 1 industrie de luxe disparaît; et il faut arriver au xixe siècle pour voir refleurir l’orfèvrerie qui, de nos jours, s’est élevée à un niveau qu elle n'avait jamais atteint.
- Pendant une,longue suite de siècles, l’orfèvrerie ne connut d'autres procédés de fabrication que la retreinte et d’autre mode de décoration que lerepoussé. Par la retreinte, l’artiste façonne sans recourir à aucune soudure; on repousse, en exécutant au marteau une œuvre en relief que lon ciselle ensuite. Cette simplicité dans l’outillage, jointe à la grande malléa-bilité de l’or et de l’argent, explique en partie l’ancienneté de l’art de 1 orfèvrerie.
- Cette industrie comprenait autrefois la fabrication et l’ornementation de tous les objets indistinctement, d’or et d’argent; aujourd’hui, par suite de la division du travail, les diverses spécialités, connues sous le nom de graveurs, repousseurs, bijoutiers, joailliers, émailleurs, nielleurs, etc., Se Subdivisent encore. Par extension, toutes ces désignations s’appliquent alafabrication d’imitation; mais l’orfèvre proprement dit est celui qui tra-vaille 1 or ou l’argent : la vaisselle, les couverts et les ornements de table ou d'église.
- Ainsi limitée, l’orfèvrerie se divise en deux parties principales : la gros-Serie ou grosse orfèvrerie, qui comprend la fabrication des grandes pièces, etla petite orfèvrerie, désignée aussi sous le nom de partie du couvert, 91 S'exerce plus particulièrement sur les petites pièces de détail; souvent 6 le emploie l’estampage, procédé expéditif, mais sans valeur artistique.
- La fabrication des couverts forme une branche distincte qui a ses pro-idés spéciaux. Les ouvriers sont appelés cuilleristes. Si l’orfèvrerie de UXC remonte loin dans les siècles, il n’en est pas de même de la partie de tant destinée à l’usage de la table et en particulier des couverts. Sans Ppeler les peuplades sauvages et les grandes nations de l’Orient, chez Quelles ces objets qui nous paraissent indispensables, sont encore à peu ignorés, l'usage de la cuiller et de la fourchette est des plus
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- modernes. C’est au xe siècle que se rapporte la première indication précise sur la cuiller, dont la forme définitive fut, dès le début, à peu près fixée; mais ce n’est qu’à partir du xIve siècle que l’usage en devint commun. Quant à la fourchette qui n’a eu, d’abord, que deux pointes l’usage en fut importé d’Italie. C’était encore un objet de luxe au XV10 siècle; les Anglais n’en firent usage qu’au xvii® siècle.
- En Belgique, où l’art fut toujours en honneur, nous possédons de nombreuses fabriques de couverts, d’orfèvrerie d’église, qui ont acquis un haut degré de perfection et une grande renommée à l’étranger. Notre argenterie artistique de table est des plus recherchée. A Bruxelles, notamment, il existe une de ces fabriques, dont les surtouts de table, services à thé et à café, corbeilles à pain, etc., obtiennent un tel succès qu elle ne peut suffire aux commandes qui lui arrivent tant de la Belgique que des autres pays.
- J. R.
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- EXPOSANTS.
- 360 Festraets (Pierre), Bruel, 53, à Malines. — Orfèvrerie d église en tous styles et spécialement en style gothique.
- (Voir collectivité malinoise classe 47.
- 364 Wilmotte (J.) et fils 412, boulevard de la Sauvenière, à Liége. — Orfèvrerie, émaux, nielles, filigranes. — Châsses, reliquaires, chandeliers, candélabres, autels, vases sacrés.
- Médaille mérite, Vienne 1873. Médaille d’argent, Paris 1878. Médailles d'or : Amsterdam 1883, Anvers 1885. Membre du jury, Bruxelles 1888. — (Voir classes 25 et 27).
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- CLASSE 25.
- CLASSE 25. — Bronzes d’art, fontes d’art diverses, ferronnerie d’art, métaux repoussés.
- Bronzes d’art. — Le travail des métaux a fait depuis une vingtaine d années dans notre pays, si industrieux et si commerçant, des progrès sensibles ; l’industrie des bronzes, qu’on peut considérer comme étant un des types les plus remarquables de toutes celles qui tiennent à l’art, n’a pas toujours été prospêre en Belgique.
- Vers 4825, le gouvernement des Pays-Bas avait cherché à acclimater chez nous la fabrication des bronzes d’ameublement en octroyant d’importants subsides à quelques fabricants, dont les essais sont restés infructueux.
- Aucune industrie n’exige une variété plus grande dans les modèles, qui doivent être nombreux, et dont la création est difficile et coûteuse; pour vivre, il lui faut des marchés importants et des débouchés étendus.
- Grâce aux efforts intelligents de nos industriels, et au concours de nos meilleurs artistes, la fabrication des bronzes d’art et d’ameublement, statues, groupes, vases, statuettes, etc., est aujourd’hui définitivement implantée en Belgique; certains établissements abordent même très résolument la fabrication du bronze monumental, et les statues et les groupes qui décorent nos places publiques et nos édifices, sont maintenant coulées et ciselées chez nous.
- Les œuvres les plus considérables, comme celles plus réduites que nos sculpteurs les plus éminents envoient aux expositions dans toutes les parties du monde, sont entièrement achevées dans notre pays; le procédé de la fonte à la cire perdue, qui permet de laisser à l’œuvre de l’artiste toute sa délicatesse, est employé avec le plus grand succès par le plus important de nos établissements.
- Bronzes d’éclairage, — La fabrication des appareils d’éclairage, lustres, suspensions, etc., a acquis un développement très considérable industrie de luxe, elle n’a rien à envier aux meilleures productions autres pays. Pour l’éclairage par le gaz surtout, les modèles des fabrican belges rivalisent avec les meilleurs de l’art français, auquel ils n’en pruntent que la supériorité de l’exécution.
- Depuis 1 introduction en Belgique de la lumière électrique au point vue industriel, nos fabriques de bronze ont créé des modèles très compl servant à ce nouveau mode d’éclairage; pour les appareils de cc gen
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- CLASSE 25. comme pour les appareils à gaz et même à pétrole, la Belgique n’est plus . tributaire de l’étranger.
- Au point de vue de la consommation également, nos fabriques produisent à des prix plus avantageux que ceux des articles similaires, qu il y a peu d’années encore, on faisait venir d’autres pays.
- D’année en année, grâce à la correction de leurs modèles, à la bonne qualité et aux prix modérés de leurs produits, nos fabricants de bronzes voient s’ouvrir devant eux des débouchés nouveaux, et se créer des marchés importants.
- L’industrie du bronze a conquis désormais sa place en Belgique; à mesure que se propage l’enseignement du dessin et que se perfectionnent les méthodes, les combinaisons de l’art industriel deviennent plus fécondes, etles progrès qu’on peut constater à chaque exposition sont des plus sensibles et des plus remarquables.
- FONTES D'ART diverses. — L’industrie de la fonte de fer a également beaucoup progressé en Belgique; nos nombreux fondeurs peuvent rivaliser pour la netteté et le fini du travail avec les fonderies de fer les plus réputées de l’étranger.
- Les objets de toute forme et de toute dimension sont coulés avec tout le soin désirable, et le prix avantageux des modèles variés d ornements et d'objets décoratifs, les font rechercher sur les marchés les plus lointains.
- Ferronnerie d’art. — Le fer forgé, fort abandonné depuis la dernière moitié du siècle dernier, a reconquis depuis une quinzaine d années la laveur dont il jouissait autrefois.
- Plusieurs industriels de notre pays se sont fait une spécialité de ce genre de travail qu’on peut considérer comme une des applications les plus remarquables de l’art appliqué à l’industrie.
- Ces industriels ont conservé les traditions de la ferronnerie du moyen-âge et de la renaissance; les moyens d’exécution qu’ils emploient sont ceux de ces belles époques de l’art du fer, et les oeuvres qui sortent de leurs mains expertes, ne le cèdent en rien à celles qui nous sont venues de nos vieilles maîtrises.
- métaux repoussés. — La fabrication des objets en cuivre, autrefois si Tépanduc en Belgique, sous le nom de dinanderie, dès le xne siècle, au rapport de Philippe de Commines, était complètement oubliée lorsque, il y a environ vingt-cinq ans, elle fut renovée dans notre pays.
- Cette industrie a retrouvé comme celle du fer, la vogue des temps passés,
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- CLASSE 25.
- et nombreux sont aujourd’hui les objets d’art en cuivre exécutés en Belgique; l’industrie des cuivres repoussés au marteau produit des œuvres remarquables, et on peut dire qu’elle est sans rivale dans les autres pays.
- En général, l’art du métal s’est affranchi complètement de l’influence des spécialistes étrangers, et il ne relève plus que des forces nationales, autant pour la conception que pour l’exécution.
- Ce résultat est dû aux efforts intelligents, aux sacrifices de temps et d’argent que se sont imposés nos industriels cherchant sans cesse des chemins nouveaux, et se faisant une arme offensive de ce goût flamand qui oblige leurs émules de tous les pays à compter avec eux
- FÉLIX Van de Velde,
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- 362 Arens (A.), 49, rue des Ner-' viens à Anvers.— Manufacture de meubles d’art, bronze d’art et métaux repoussés. — Exportation.
- Médailles d’or : Amsterdam, Anvers, Nouvelle-Orléans et Liverpool. :
- 363 Desmedt (Pierre), ferronnier,
- i 8, rue Thérésienne, à Bruxelles, j — Une balustrade de balcon en I fer forgé (dessin de Emile Janlet). I Unporte-album en fer forgé(dessin de H. Beyaert). Une potence en fer forgé (dessin de P. Hankar .Une
- I lanterne en fer forgé (dessin du même). Une grille de fenêtre en fer | forgé (dessin du même). — Voir | àla façade intérieure du Compar-| timent belge et au pavillon du 1 Commissariat général, les fer-ronneries de l’exposant.
- 1 Diplôme d'honneur, Anvers 1885. — (Foi" classe 63).
- 364 Dryepondt-Brans(Edouard), I orfèvre-ciseleur, 24, rue des Pier-I res, à Bruges. — Ciselure au 1 repoussé sans le secours d’aucun 1 estampage. Plat en cuivre, style j renaissance, fond à sujet : le I Génie civilisateur de la Belgique I descendant sur la côte de l’Afri-
- 1 que. Bordure : attributs des in-I dustries principales des neuf pro-
- 1 vinces. — Modèle de médaille xrv® ! siècle, (diamètre 26 centim. et les [ réductions 65 millim.), exécuté à
- l’occasion de l’inauguration du
- 1 monument Jean Breidel et Pierre
- 1 de Coninc, à Bruges. — Bénitier I en cuivre (style renaissance), fond
- H a sujet : Jésus et la Samaritaine.— 1 Galvanoplastie. Effets successifs
- CLASSE 25.
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- EXPOSANTS.
- de la ciselure au repoussé, sans estampage.
- Médaille de bronze, Paris 1867. Médaille d’argent, Paris 1878. Médailles d’or : Anvers 1885 et Barcelone 1888.
- 365 Luppens et Cia (H.), 46, 48 et 50, boulevard Anspach; usine, 15, rue Danemark, Bruxelles (maison fondée en 4850). — Bustes, statuettes, statues bronze, appareils d’éclairage en tous genres, fantaisie de luxe, porcelaine, cristaux, terres cuites, marbrerie artistique, bronze monumental, fonderie. Etude et exécution d’appareils et bronzes d’après dessins et maquettes.
- Amsterdam 1883, médaille d’argent. Anvers, 1885, 2 médailles d’or. Bruxelles 1888, 3 diplômes d’honneur. —-(Voir section des Beaux-arts et classe 27).
- 366 Marchal(François), 258, chaussée d’Haecht, à Bruxelles. — Une potence-enseigne avec une lanterne en fer forgé.
- Mention honorable, Amsterdam 1883 ; 2° prix
- Grand Concours, Bruxelles 1888.
- 367 Persoons (A.), 58, place de Meir, à Anvers. — Fournitures générales pour la photographie. Fabrique de bronzes. Lumière, horloges et sonneries électriques, pour bureaux, appartements, hôtels, châteaux, usines, ateliers, etc. Avertisseur d’incendie. Paravol. Paratonnerre. Porte-voix. Eclairages de tous systèmes de gaz et autres. Systèmes brevetés de chauffage par le gaz. Pose de tuyaux pour gaz, vapeur et eau.
- Diplôme à l’exposition d’Amsterdam 1885.
- Diplôme d’honneur, Anvers 1885. Médailles d’argent et de bronze. — Voir i classe 27).
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- CLASSE 25. :
- 368 Pilate (Paul), 47, rue du Marché, à Bruxelles. (Maison fondée en 1852). — Eclairage et bronzes d’ameublement. Lustres pour électricité, gaz, bougie et pétrole. Exécution à forfait sur dessins. Monture de porcelaines anciennes et modernes, etc., etc.
- Récompenses aux expositions de Paris 1867, Amsterdam 1883, Anvers 1885, Bruxelles 1888, médailles d’or et d'argent, prix de progèsr (la plus haute récompense). — (Voir classe 27).
- 369 Schroeter - Holsters (Fr.), Vieille-chaussée de Bruxelles, 34, à Malines. — Fabrique de lustres en tous styles, au gaz et à bougies; girandoles; candelabres ; chenêts; garnitures à feu; objets d’art; lustres et chandeliers d’églises.
- ( Voir Collectivité malinoise classe 17.)
- 370 Schyvers(Prosper), 28, rue du Métal, à Saint-Gilles lez-Bruxelles-Ferronnerie d’art. Différents objets artistiques en fer forgé.
- 371 Société anonyme pour la fabrication d’appareils d’éclairage, 416, rue Saint-Léonard à Liége. — Personnel, 600 ouvriers; production annuelle 2,000,000 fr.; force motrice, 80 chevaux; pétrole; gaz; électricité; appareils d’éclairage et de chauffage en tous genres; lampe belge inexplosible, système Lem-pereur et Bernard, breveté, 20, 40, 60 et 80 bougies, recom
- mandée comme économie, pouvoir éclairant, sécurité, hygiène de la vue, par MM. H. de Parville, ingr conseil, à Paris; Dewalque, ingr-prof-, à Louvain; Galezowski, célèbre oculiste, à Paris; Reynier, rédacteur à la Nature; Werde-renski, contrôleur d’éclairage, à Moscou; Himoff, prof, à St-Pé-tersbourg; Van Koten, ingénieur, à Amsterdam; DrSieperman, d'El-berfeld, etc.; fabrication annuelle 200,000 lampes.
- 6 médailles à diverses expositions; Barco-lone 1888, médaille d’or. — (Voir classe 27).
- 372 Toussaint (Alfred), 17, rue de la Science, à Bruxelles. — Ferronnerie d’art: écrans, lanternes, potences, chenets, etc.
- 2 médailles d’argent, Paris 1878 ; 2 médailles d'or, Amsterdam 1885 et Anvers 1883, etc.
- 373 Volant (Joseph), 6, rue du Gentilhomme, à Bruxelles. — Lustre, chenets, garnitures de foyers, style renaissance flamande.
- Médaille, Paris 1878, etc.
- 374 Wilmotte (J.) et fils, L-, boulevard de la Sauvenière, A Liége. — Bronzes d’art. Eclairage : lustres, suspensions, lampadaires, girandoles. Orfèvrerie d’art : autels, châsses, reliquaires, vases sacrés, émaux, bijou moyen-âge, chandeliers, candeld bres, etc., à l’usage du culte.
- 5 médailles d’or : d’Amsterdam 1883 et vers 1885; membre du Jury, Bruxelles — (Voir classes 24 et 27).
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- CLASSE 26.
- CLASSE 26. — Horlogerie,
- La Belgique possède bon nombre d’horlogers très habiles en leur art. Mais ce pays n’ayant pas de fabrique, il est pour l’horlogerie (la montre et la pendule) tributaire de la Suisse et de la France, pays où la fabrication par les moyens mécaniques est arrivée au plus haut point de perfection.
- Les horlogers belges qui ont participé jusqu’à ce jour aux expositions internationales n’ont exposé aujourd’hui, pour la raison que nous venons de dire, que des travaux personnels destinés à prouver le talent et 1 habileté auxquels ils sont parvenus.
- Le nombre d’horlogers exposant en 1889, quoique restreint, est néanmoins plus élevé qu’aux expositions précédentes. Leur infériorité, au point de vue de la fabrication, vis à vis des autres pays, est le motif de leur petit nombre. Ils n’ont d’autre intérêt, en venant à l’Exposition du centenaire, que la satisfaction de leurs patriotiques sentiments d’amour pour leur métier.
- Il ne faut pas croire, cependant, que l’horlogerie n’ait jamais été fabriquée en Belgique. Ce serait une erreur que nous relevons avec quelque amertume.
- Il y a une vingtaine d’années, il existait encore à Liége ainsi que dans les environs de cette ville, et principalement à Herstal, plusieurs fabriques d horloges en fer, dites horloges de Liége, réveillant, sonnant et répétant les heures, les demies, les quarts, etc. Les produits en étaient de si bonne qualité qu’on rencontre encore dans le pays des horloges de l’espèce qui marchent très bien et rendront encore très longtemps des services à leurs possesseurs.
- Si cette industrie belge est en ce moment en sommeil, il n’y apoint de doute qu’elle ne se réveille dans un avenir très prochain, car des maisons liégeoises ont déjà pris l’initiative de ressusciter leur vieille industrie. L horlogerie de pacotille qui avait fini par l’écraser, devra mourir à son tour de sa belle mort et retomber dans la quincaillerie d’où elle n aurait jamais dû sortir.
- Il est désirable que l’industrie horlogère belge renaisse de ses cendres et Que ceux qui s’en occupent se placent même à un point de vue plus élevé I il y a vingt ans.
- Un pas est déjà fait et la chambre syndicale des horlogers de Bruxelles
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- en créant, en <887, l’école nationale d’horlogerie, a planté les premiers jalons pour cette campagne industrielle; le gouvernement belge aura sans doute à cœur de l’aider de tous ses efforts.
- L’industrie des instruments de précision, qu’on peut assimiler à l’horlogerie, est assez répandue en Belgique; on y rencontre des constructeurs d’appareils et de régulateurs astronomiques et cosmographiques, de con trôleurs de ronde, des façonneurs de pièces détachées pour ces différents travaux. L’électricité appliquée à l’horlogerie a fait beaucoup de progrès en Belgique et cette branche est convenablement représentée à la présente exposition.
- Une industrie essentiellement belge, et se rattachant à l’horlogerie, c’est la fabrication des bornes en marbre pour pendules. La Belgique compte de véritables artistes, fabriquant des garnitures de cheminée d’un goût très remarquable. Ces industriels expédient beaucoup à l'étranger.
- E. Adrien, Président de ia classe 26.
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- CLASSE 26.
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- EXPOSANTS.
- 375 Adrien (Emile), 3, Galerie du Roi, à Bruxelles. — Un régulateur cosmographique à planisfère céleste tournant. Outillage pour le rhabillage des montres.
- Prix de progrès, Bruxelles 1888. — (Voir classe 16.)
- 376 Brauburger G.), 53, rue de Suède, à Bruxelles. — Pendules en marbre.
- Médailles, Amsterdam, Anvers, etc. —(Voir classe 17).
- 377 Ista (Florent), 40, rue des Riches-Claires, à Bruxelles. — Un régulateur à échappement libre. Un constateur-contrôleur automa-tique. Modèles d’outils pour horlogers.
- (Voir classe'61).
- 378 Muller (Charles), 4 3bis, rue de la Régence, à Liége. — Une montre à répétition de minutes, prix: 800 fr. Montres or à ancre, prix: 250 à 750 fr. Chronometre. prix : 900 fr. Régulateur astronomique, prix : 600 fr.
- 379 Tordoir (Ernest), 52, rue de Molenbeek, à Laeken. - Pièces détachées d’horlogerie. Pièces diverses pour l’horlogerie électrique.
- 380 Vande Plancke frères, 74, rue de Tournai, à Courtrai, et a Mouscron. — Régulateurs. Médaille, Anvers 4883. —Voir classe 62).
- 381 Wehrle (E.), 2, place.du Petit-Sablon, à Bruxelles. — rior-logerie.
- (Voir classe 62.)
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- CLASSE 27.
- CLASSE 27, — Appareils et procédés de chauffage — Appareils et procédés d'éclairage non électrique.
- CHAUFFAGE ET VENTILATION.
- La Belgique était jadis tributaire, pour les grandes installations de chauffage et de ventilation, de la France, de l’Allemagne et de l’Angleterre; elle se réservait les installations de moindre importance, comme celles des maisons particulières, serres, etc....
- Dans ces dix dernières années, les industriels belges, poussés par une digne émulation, ont cherché à perfectionner tous les systèmes alors connus et à créer des procédés établis sur des bases nouvelles. L’on peut dire que leurs efforts ont été couronnés de succès, quand on voit la plupart des magnifiques installations réalisées actuellement.
- Le Gouvernement belge, ayant, dans ces derniers temps, décidé la construction de plusieurs édifices, a, du reste, contribué pour une large part dans les progrès réalisés, en faisant étudier d’une façon toute spéciale et déterminer d’avance un programme bien défini du problème à résoudre dans chaque cas particulier.
- Comme conséquence de cet état de choses, nos nationaux n’ont plus aucune concurrence à craindre en Belgique et sont à même de présenter maintenant, avec succès, leurs appareils dans les pays étrangers.
- Dans l’art du poêlier, la Belgique a également accompli des progrès sérieux, surtout dans le choix des modèles, la pureté du style et la correction de l’exécution.
- Les usines à gaz ont également beaucoup contribué, dans ces derniers temps, au développement de cette branche de l’industrie. Désireuses de faire entrer dans la consommation leur principal sous-produit (le coke), elles ont institué des concours en vue d’améliorer les appareils où l’on peut brûler avantageusement ce combustible. Les inventeurs se sont lancés dans cette voie et ont, pour la plupart, présenté des poêles excessivement écono miques, exigeant peu d’entretien et pouvant rivaliser avantageusement avec les meilleurs appareils employés pour le chauffage des habitations ordinaires.
- En même temps, le public s’habituait de plus en plus à employer le 88% comme combustible, à cause du bon marché de ce produit, qui, pour Cet usage, s obtient généralement dans les grandes villes à raison de 40 centime le mètre cube. Par suite de cet abaissement de prix, les réchauds et autres
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- CLASSE 27.
- appareils propres à utiliser le gaz comme combustible, reçurent de nouveaux perfectionnements, de manière à entrer complètement dans la pratique; leur fabrication constitue aujourd’hui une branche importante de la petite industrie en Belgique.
- ÉCLAIRAGE AUX HUILES.
- Notre pays brille au premier rang parmi les producteurs d appareils propres à brûler les huiles minérales. Celles-ci n’étant frappées d aucun droit d’entrée à l’importation, ne coûtent que 46 à 48 francs l’hectolitre, et leur bon marché les fait jouir d’une grande faveur auprès du public qui recherche plus particulièrement, dans l’éclairage, le côté économique. Aussi, l’emploi des lampes intensives au pétrole a-t-il pris ici beaucoup dextension; il est devenu presque général, là où le gaz n’existe pas. L exportation offre également un appoint considérable pour les usines fabriquant ces lampes intensives, usines occupant souvent plusieurs centaines dou-vriers.
- En même temps que les progrès réalisés dans l’utilisation des huiles minérales s’affirmaient, l’huile végétale voyait restreindre sa consommation; aussi la fabrication des lampes et lanternes à l’huile grasse a-t-elle, depuis quelques années, diminué dans une large proportion.
- ÉCLAIRAGE AU GAZ.
- La concurrence faite par la lumière électrique, pour l’éclairage des grands espaces, a eu cet effet utile de stimuler l’industrie gazière, qui a cherché à combattre sa puissante rivale par la création de foyers intensifs.
- Le principe de la récupération de la chaleur perdue par la combustion du 882, a été notamment mis largement à contribution par les inventeurs.
- Diverses conceptions heureuses, dans cet ordre d’idées, ont vu le jour dans notre pays. Nous croyons inutile de les citer, puisqu’on pourra voir onctionner la plupart de ces appareils dans l’exposition spéciale mise si obligeamment à la disposition des étrangers par l’Association des gaziers français.
- En même temps que l’industrie du gaz prenait de l’extension du Bel-ginue, les industries qui en dépendent — fabrication d’appareils d’éclairage, compteurs, vannes, régulateurs, etc. — se développaient progressivement «Prenaient une grande importance. Non seulement ces industries desser-aient les nombreuses usines à gaz établies en Belgique, mais bientôt elles
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- CLASSE 27.
- étendaient leurs relations dans les pays lointains, où elles parvenaient à rivaliser avec les produits similaires étrangers, tant sous le rapport de la qualité des matériaux et de la fabrication soignée, que sous celui des conditions économiques de vente. La plupart de ces établissements se sont pourvus dans ces derniers temps des machines les plus perfectionnées, de manière à diminuer encore, autant que possible, la main-d’œuvre et, par conséquent, à réduire le prix de revient à sa dernière limite, tout en conservant l’avantage de l’emploi de matériaux de première qualité entrant en Belgique presque sans frais, grâce à l’application du principe fécond du libre échange.
- FABRICATION DES ALLUMETTES.
- La fabrication des allumettes est libre en Belgique et a pris une très grande importance, principalement dans les Flandres, où de vastes usines existent en grand nombre.
- L’allumette phosphorique tend de plus en plus à disparaître — ce qui est un bien au point de vue de la santé des ouvriers — pour faire place à Fallu-mette dite « suédoise » et à l’allumette-bougie.
- La production s’écoule principalement dans les pays d’outre-mer, où nos produits luttent avantageusement contre les produits russes et suédois, grâce au bas prix de revient dû à l’emploi de machines perfectionnées et aussi au bon marché de la main-d’œuvre.
- Dery,
- Président de la classe 27.
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- EXPOSANTS.
- ent, pour le chauffage et le bronze d’art, xposition de Liverpool 1886, médaille d’argent, la plus haute récompense.
- 387 Forestier (G.), 55 et 57, chaussée de Mons, à Bruxelles. — Réchauds à gaz à récupérateur de chaleur, à 9, 15 et 22 fr. Chauffe-bains au gaz : en cuivre rouge, 120 fr. ; en tôle plombée, 65 fr.
- 388 Gilles (Jean), 2, rue Henri de Dinant, à Liége. •— Un réverbère avec lampe; six lampes de table; deux lampes pour suspension.
- I 389 Hendrickx etRoelants, successeurs de la Maison A. Vande Wiele (fondée en 1858), 7, rue de Spa (Q.-L.), à Bruxelles. — Construction de foyers de luxe, calorifères brevetés et fourneaux de cuisine. Serres et thermo-siphon.
- Médaillés aux expositions de Paris et Bruxelles, etc.
- 390 Jansy (Théodore), 126, rue St-Gilles, à Liége. — Foyer modèle, prix 150 francs.
- 391 Jorion-Renard (César), à Cuesmes, près Mons. — Plan d’une étuve calorifère pour maisons d’ouvriers. Plan d’un système de chauffage de serres et d’appartement. — Plan d’un poêle calorifère pour école, etc.
- (Voir classes 64 et 78.)
- 392 Legros (E.), (breveté), 70, rue de la Limite, à Bruxelles.— Fourneaux pour hôtels et pensionnats, à flamme renversée. Cuisinières à cuire le pain et à faire simultanément la cuisine avec un seul feu. Médaille d’or au Grand concours, Bruxelles
- 4888.
- 382 Bruers (Louis), 47, avenue de | la porte de Hal, à Bruxelles. — inventeur de la lampe à gaz à récupérateur « The Champion» et de la lampe à courant d’air central dite « Universelle » pour pétrole. Médaille aux expositions d’Amsterdam, An-
- vers, Bruxelles.
- 383 de Lairesse (Ch.), industriel, rue des Clarisses, 37, à Liège. In-venteur-constructeur de poêles-ca-lorifères à gaz brevetés: système « Simoun », à circulation d’air et à feu ouvert; système « Le Rapide », à feu fermé; système « Colonne », tous d’une grande puissance de chauffe et consommant peu de gaz. Brevet pour la transformation à gaz des foyers à charbon. Spécialité de foyers artis-tiques.
- Médaille de bronze, Paris 1807 ; médaille d'argent, Paris 1878; deux médailles d'or, Bruxelles 4880 ; médaille d’or, Amsterdam 1885 ; deux médailles d’or, Anvers 4883, etc.
- 38k Demeyer-Saucez (J.-Bte), 53, rue du Port, à Saint-Ghislain. — Deux cuisinières en tôle.
- 383 Dery (Jules), ingénieur, 28, rue du Marteau, à Bruxelles. •— Une lanterne de ville, au gaz courant carburé par la naphtaline. Une lanterne pour voiture de che-min de fer, même système.
- 386 Emmerechts (G.), poëlier-constructeur, 19, rue Van Arte-velde, à Bruxelles. — Le « Dra-son » calorifère au coke à alimentation continue et à ventilation. Système breveté. Foyers de luxe en tous styles.
- Exposition d’Anvers 1885, 2 médailles d’ar-
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- CLASSE 27.
- 393 Luppens et Cie (H.), 46, 48 et 50, boulevard Anspach; usine, 15, rue Danemark, Bruxelles (maison fondée en 1850). — Bustes, statuettes, statues bronze appareils d’éclairage en tous genres, fantaisie de luxe, porcelaine, cristaux, terre cuite, marbrerie artistique, bronze monumental, fonderie. Etude et exécution d’appareils et bronzes d’après dessins et maquettes.
- Amsterdam 1885, médaille d’argent. Anvers, 1885, 2 médailles d’or. Bruxelles 1888, 3 diplômes d’honneur. - (Voir section des Beaux-arts et classe 25.)
- 394 Mallieux (Victor), 3, rue de la Cathédrale, à Liége. — Poëles pour trains, tramways et habitations.
- 393 Mouly (F.-V.), industriel, 56, rue Marie-Thérèse, à Bruxelles. — Appareils de chauffage et de ventilation, ventilateurs à hélice et instrument de précision anémomètre en nature. Divers plans d’exécution pour le chauffage et la ventilation d’édifices publics, maisons d’habitation, fabriques, séchoirs industriels, serres, jardins d’hiver, etc. Projet d’assainissement de la ville de Bruxelles. Plan d’irrigation et d’alimentation d’eau en général.
- Exposition universelles Paris 1878, médaille d'or; Sydney 1879, grande médaille de mérite ; Amsterdam 1885, médaille d’or; Bruxelles 1888, médaille d’or. — (Voir classe 01.)
- 393 Persoons (A.), 58, place de Meir, à Anvers. — Fournitures générales pour la photographie. Fabrique de bronzes. Lumière, horloges et sonneries électriques, pour bureaux appartements, hôtels, châteaux,usines, ateliers, etc. Avertisseur d’incendie. Paravol. Paratonnerre. Porte-voix. Eclairages de tous systèmes de gaz et
- autres. Systèmes brevetés de chauffage par le gaz. Pose de tuyaux pour gaz, vapeur et eau. Diplôme à l’exposition d’Amsterdam 1885. Diplôme d’honneur, Anvers 1883. Médailles d’argent et de bronze. — (Voir classe 25.)
- 397 Pilate (Paul), 47, rue du Marché, à Bruxelles. (Maison fondée en 1852). — Eclairage et bronzes d’ameublement. Lustres pour électricité, gaz, bougie et pétrole. Exécution à forfait sur dessins. Monture de porcelaines anciennes et modernes, etc., etc. — Fournis-seur, à titre d’exposant, des appareils d’éclairage du pavillon du Commissariat général de Ba-gique.
- Récompenses aux expositions de Paris 1861, Amsterdam 1885, Anvers 1885, Bruxel ) 1888, médailles d’or et d’argent, DUT “ progrès (la plus haute récompense). -(Voir classe 25.)
- 398 Renard (Alfred), à Couvin.-Fac-simile d’allumettes chimique en bois.
- 399 Rolland (Camille), à Mons-m Deux pyrolampes ou apparga produisant à la fois la chaleure lumière.
- 400 Sax (Félix), industriel,40^ des Palais, à Bruxelles. : -
- facture d’appareils d'éclairagep chemins de fer, villes, charbon nages, etc. Serrurerie, cuivrer tous articles pour garniture tures de chemins de fer et d ways. Fonderie de cuivre. . sage et nikelage. Serrures e et tures de portes perfectionnées-es brevetées pour voitures. res de sonnerie brevetés pour" à de tramways et autres. ASueté. coupons nouveau système Disques de locomotives.
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- trole, brevetés. Petit matériel pour chemins de fer.
- I médailles l’argent et une de bronze, Anvers 1883. — (Voir classe 61.)
- 401 Schaeffer (Florent), 54, place Meir, à Anvers. — Plans d’ap-pareils de chauffage et de ventila-don. Plan d’un appareil de chauf-®ge a haute pression. Modèles d appareils de chauffage.
- “S'6 or diverses expositions; hors con-188 ’ juré, Amsterdam 1883 et Anvers . (oir classe 64.)
- 402 Seghers-Castelle(G.),11,rue Marché-au-Bois, à Bruxelles. FerfofneriéckrctoyeTs de luxe. "Tegterma2::cdc:.190s, dlptome
- "RSociété anonyme Franco-Pareil de robinetterie et ap-vereils, d’éclairage, 60, rue cation? e.à Bruxelles. — Fabri-stéon Spéciale de lampes et becs bec 007 au gaz. Lampe « Ezmos » EeL.aZo-multiplex. Matériel pour de voitures de chemin de Poun » voiture de l’Etat belge Position?? internationaux, à l’ex-ciales lanternes et lampes spé-éclairage public à bec nîires € autres. Concession -Radesedles chaufferettes système edmuspaFrekatborge. de Ier WP
- "AS2etétéanonyme de chaur. à Liege ptilation combinés, à air chaia Calorifère ventilateur, et à pnige Gdextraction d’air vicié poêle à seair frais à l’extérieur. Tenouveleentilation continue et à nt d’air, pour écoles.
- églises, hôpitaux, casernes, etc. ; poêle à vapeur; poêle à gaz; poêle d’appartements; ventilateur hy-draulique ; mitre ventilatrice ; bouche de ventilation ; tuyaux anti-calorifuges pour conduites de chaleur et cheminées.
- Médaille, Amsterdam 1883, etc. — (Voir classe 64.)
- 405 Société anonyme des poêle-ries belges, à Haine-St-Pierre, (Gauchet, A., directeur-gérant). — Cuisinières, poêles, cheminées, calorifères. Appareils au gaz et divers.
- Médaille et prix d’excellence Bruxelles 1888. (Voir classe 64.)
- 406 Société anonyme pour la fabrication d’appareils d’éclairage, 416, rue Saint-Léo-nard, à Liége. •— Lustres ; suspen-sions au gaz et au pétrole; lan-ternes, lyres, girandoles, lampes à pied, diverses; lampes pour tram-ways.
- Mention honorable et médaille, Amsterdam 1883; médaille argent et de bronze. An-vers 1885; médaille d’or, Barcelone 1888. (Voir classe 25).
- 407 Somzée (Léon), ingénieur ho-noraire des Mines, des Arts et Ma-nufactures, etc., rue des Palais, 22, à Bruxelles. — Lampes et becs intensifs.
- Premières récompenses aux expositions pré-cédentes—(Voir classes 48, 62, 63 et 65.)
- 408 Van Cutsem (Pierre), 277, chaussée de Tervueren, à Etter-beek lez-Bruxelles.—- Un modèle, en réduction, de poêle dit « de Louvain ». Modèle, en réduction, de poêle avec fours, dit « cuisi-nière. »
- Médaille de bronze Bruxelles 1888.
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- CLASSE 27.
- 409 Wilmotte (J.)et fils, 112, bou-levard de la Sauvenière, à Liége. — Appareils pour l’éclairage au gaz et au pétrole.
- Médaille de mérite, Vienne 1873; médaille d’argent, Paris 1878; médailles d’or, Amsterdam 1883 et Anvers 1883. Membre
- du jury, Bruxelles 1883. — (Voir classes
- 410 Wybauw (Joseph), ingé- | nieur, 45, rue des Fabriques, à Bruxelles. — Foyer à gaz, pour intérieur de cheminée, prix, 400fr. ! et pour extérieur de cheminée, prix 450 fr.
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- CLASSE 28.
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- CLASSE 28. — Parfumerie.
- Précédemment la parfumerie ne constituait pas, en Belgique, une branche très importante de l’activité industrielle.
- Jusqu’à une époque très reculée, notre pays fut tributaire des contrées voisines, notamment de la France et de l’Angleterre.
- Ce n’est que vers la fin de 1820 que la fabrication des savons durs à l’huile, au suif et à la résine, ainsi que celle des savons de toilette à froid, s’introduisit en Belgique.
- Cette industrie fit relativement peu de progrès jusqu’en 1855, époque où les premiers savons de toilette traités à chaud figurèrent avec grand succès àlExposition universelle de Paris.
- Depuis lors la savonnerie belge a pris un élan remarquable. Elle a introduit dans sa fabrication les procédés résultant des dernières données de la science, ce qui lui a permis de lutter avantageusement sur les principaux marchés du monde, malgré les droits producteurs qui frappent ses produits à la plupart des frontières.
- La fabrication des parfums et des eaux de toilette s’implante également en Belgique, où elle a pris depuis peu de temps une importance assez considérable.
- Nous ne produisons guère les huiles essentielles que depuis peu d’années. Jusqu’en 1881, il n’existait dans notre pays qu’une seule maison qui s occupait surtout de l’extraction de l’essence de cèdre. Depuis lors, une autre distillerie s’est installée à Bruxelles pour la production des essences de fruits et de plantes indigènes.
- Cette branche relativement nouvelle de notre industrie nationale est donc en voie de progrès, et il n’est point douteux que dans un temps peu éloigné, les produits de la parfumerie belge jouiront d’une réputation universelle.
- L. Eeckelaers,
- Président de la classe 28.
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- CLASSE 28.
- EXPOSANTS.
- 411 Coosemans fils et Cie, 12, rue du Robinet, à Berchem-Anvers.— Huiles et essences. — Cette industrie a pour but la distillation des essences de bois, semences et fleurs aromatiques, mais spécialement les huiles essentielles des boisde cèdre et autres, destinées à l’usage des savonneries et parfumeries.
- 412 de Marbaix (Auguste', à Eeckeren-lez-Anvers.— Eau d’Anvers, de 8 à 20 fr. la douzaine.
- Médai le bronze, Philadelphie -1870; médaille argent, Anvers 1885, etc.
- 413 Eckelaers (Louis), savonnerie-parfumerie, 43, rue Gillon, à Bruxelles. — Savons et eaux de toilette; parfumeries; eau dentifrice, poudre de riz, etc.
- Médailles : Londres 1862, Paris 1855 cl 1867, etc.
- 414 Lernesre frères et Cie, rue Coenraets, 84-86, à Saint-Gilles.— Savons de ménage, médicinaux et de toilette; extraits, vinaigres et eaux de toilette; poudres de riz et dentifrices; huiles, pommades et cosmétiques.
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- CLASSE 29.
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- CLASSE 29. — Maroquinerie, tabletterie, vannerie et brosserie.
- MAROQUINERIE.
- Cette industrie est originaire du Maroc, qui a donné son nom au cuir de bouc ou de chèvre apprêté avec de la noix de galle ou du sumac et mis en couleur du côté de la fleur. Une extrême souplesse et une grande variété de couleurs caractérisent ce cuir et constituent les qualités qui le font surtout rechercher.
- Pendant très longtemps, tous les maroquins employés en Europe étaient de provenance orientale ou barbaresque. Les premières notions concernant la fabrication de ce produit sont dues à Granger, chirurgien de la marine royale française, qui voyagea dans diverses contrées par ordre du ministre Maurepas; il fit de la description de l’art de maroquiner l’objet d une note adressée à l’Académie des sciences en 1735. La première fabrique destinée à 1 exploitation de cette industrie fut établie à Paris en 4749, par Garon, dans le faubourg Saint-Antoine; quelques années plus tard, un second fabricant, du nom de Barrois, obtint que son usine fut, par lettres patentes de 4765, mise au rang des manufactures royales.
- Cette industrie est restée longtemps concentrée à Paris et dans sa ban-lieue, ainsi qu’à Marseille; mais depuis une cinquantaine d’années, elle a fait des progrès si considérables dans la plupart des contrées de 1 Europe, et surtout en France, en Angleterre et en Allemagne, que les fabriques de ces pays livrent couramment au commerce, des produits supérieurs à ceux des Asiatiques.
- Pendant fort longtemps, la Belgique fut tributaire de l’étranger pour la maroquinerie, mais elle finit par suivre l’impulsion donnée ailleurs à cette branche du travail; plusieurs fabriques importantes furent installées à Bruxelles et dans les environs, et arrivèrent à faire apprécier à l’étranger la valeur de leurs produits, qui figurent pour une somme assez ronde dans le Chiffre des exportations.
- L’établissement de la maroquinerie en Belgique a eu pour conséquence assez naturelle, l’introduction graduelle de la fabrication des articles dans lesquels ce genre de cuir est allié à la soie, au velours et autres étoffes, aux 015 rares, aux métaux, etc., et qui consistent notamment en portefeuilles, Porte-monnaie, trousses, sacs de voyage, écrins, carnets, porte-cigares et autres objets de tous genres. Cette industrie, toute nouvelle, a pris depuis Peu de temps un développement relativement considérable, surtout à
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- Bruxelles, où elle occupe un assez bon nombre d'ouvriers. Certains de ses produits commencent à trouver, des débouchés dans les pays dont la Belgique était précédemment tributaire à cet égard.
- TABLETTERIE.
- Cette industrie est intéressante par la variété de ses applications et par la diversité des matières qu’elle met en œuvre, ivoire, écaille, nacre, corne, os, corozo, carton, cuir bouilli, caoutchouc durci (ébonite), bois durs, métaux, etc.
- Elle est beaucoup plus répandue en France qu’ailleurs. A Méru, dans l'Oise, l’os, l’ivoire, la nacre, les bois des îles sont débités et préparés pour servir à la confection des divers articles. Il existe dans cette localité un grand nombre de fabricants de dés à jouer, fiches et jetons, dominos, montures de brosses, d’éventails et d’écrans, de crochets et navettes, d’articles de bureau, etc. A Nantua, et surtout à Oyonnax (Ain), où on compte au delà de 70 fabricants, la production des peignes fins et à retaper, en corne, buffle, imitation d’écaille, buis, est considérable. Tandis qu’on y fait la qualité ordinaire, c’est à Ezy (Eure) qu’on trouve le peigne de premier choix en buffle, corne d’Irlande, écaille et ivoire. Les articles de Saint-Claude (Jura), tels que tabatières, carnets de visite, chapelets, mesures métriques, fantaisies, etc., de diverses substances, sont fabriqués sur une grande échelle. Enfin, Paris réunit tous les genres de tabletterie, principalement dans le goût artistique; on y fait aussi spécialement la bille de billard. L Angleterre compte aujourd’hui un grand nombre de fabricants très importants dans l’industrie du peigne en os ou en corne.
- La réputation du merveilleux vernis du Japon, connu sous le nom de laque, n’est plus à faire. On a cherché en Europe à l’imiter, mais sans parvenir ni à une égale vigueur de tons, ni au même degré d’inaltérabilité. L ouverture des portes du Japon au commerce des autres pays, a permis a cette intelligente nation de reprendre une industrie jadis si réputée, et de mettre à profit ses relations nouvelles avec l’Europe, pour apporter à cette fabrication plus de goût, plus de variété dans la forme et plus de richesse dans l’ornementation.
- A côté du Japon, la Chine excelle dans le travail de l’ivoire.
- Le caoutchouc durci dans ses diverses applications, peignes, porte plumes, cannes, étriers, etc., se traite largement en Allemagne et en Angleterre, de même que dans certaines usines françaises. En Belgique, deux fabricants livrent à l’exportation plus encore qu’à la consommation
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- intérieure, les articles de tabletterie qu’ils produisent concurremment avec la préparation du caoutchouc souple, partie la plus importante de leur industrie. L’une de ces maisons façonne même le caoutchouc durci en objets de petite ébénisterie.
- Une fabrication essentiellement belge qu’il convient de citer, est celle des ouvrages en bois de Spa. Elle paraît s’être implantée vers le milieu du XVII0 siècle dans la célèbre petite ville où des étrangers de distinction venaient déjà à cette époque, prendre les eaux minérales. Elle a commencé parla confection de cannes sculptées et de petits cadrans dont les visiteurs se servaient pour marquer le nombre de verres d’eau qu’ils buvaient. Vinrent ensuite les boîtes et petits meubles en bois de hêtre recouvert de blanc de plomb àla colle et que l’on décorait des vues de Spa peintes à lencre de Chine. Vers 1713, Dagly, inventeur d’un vernis spécial, rapporta de Paris un procédé pour la décoration des petits meubles avec sujets dorés en relief; mais les boîtes continuaient à être peintes à l’encre de Chine sur lond blanc. Jean Gernay s’était acquis une véritable réputation dans ce genre de peinture; mais comme la plupart de ses contemporains spadois, il ignorait l’art du dessin et calquait des gravures quelconques en observant soigneusement le pointillé. Tout le mérite de ses travaux était dans le fini de l’exécution, car c’étaient des ouvrages de patience.Gernay, plus d une fois, dit-on, refusa 50,000 écus de sa collection de peintures et rarement il se décida à se dessaisir à gros prix d’une de ses productions.
- En ce temps là aussi, Lambert Xhrouet, célèbre dans l’art du tourneur, et le chevalier Fassin, peintre de paysages, apportèrent quelque progrès à 1 industrie spadoise. Un peu plus tard, l’illustre Ommeganck venait chaque année dans la petite ville étudier les sites des environs, et y créait des œuvres qui servirent de modèles aux artistes de l’endroit. Ce n’est cependant que depuis la création d’une école de dessin, que les Spadois sont sortis de la routine dans laquelle ils se traînaient jusque là; aujourd’hui ils ne se bornent plus à copier des gravures, mais ils imitent la nature, et la façon dont ils traitent les sujets d’animaux, de paysages, de fleurs et fruits atteste leur habileté dans l’art de peindre à la gouache, genre aussi ingrat Que difficile.
- On emploie principalement le platane et le bouleau, l’érable, le poirier, dont les planches sont déposées d’abord pendant un certain temps dans l’eau minérale, qui leur donne la teinte grisâtre sous laquelle se présentent la plupart des produits de cette industrie toute locale.
- La France et l’Autriche, l’une pour l’habileté d’exécution et l’autre pour importance de la production, occupent le premier rang dans la fabrication
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- des pipes et articles pour fumeurs en ambre et en écume de mer. Saint-Claude, dans le Jura, emploie comme matières premières, la bruyère, le mérisier, le jujubier, etc. En Belgique on ne produisait guère que la pipe de terre, notamment à Nimy, près Mons, où se fait la pipe dure, à Andenne et Andenelle où il existait naguère beaucoup de fabriques travaillant l’article commun pour l’exportation; celui-ci est peu demande actuellement à l’étranger, l’Allemagne et la Hollande le fournissant à meilleur marché. La pipe d’écume et celle de bruyère se font un peu plus depuis quelques années, certaines maisons de Bruxelles s’étant attachées à cette spécialité.
- VANNERIE.
- La vannerie s’exerce en France dans plusieurs départements, mais particulièrement à Paris, où se confectionne l’article de luxe ou de fantaisie; elle met en œuvre l’osier, le panama, le palmier, le bambou et le rotin.
- Cette plante, dont le principal marché d’exportation est Singapore, servait autrefois d’arrimage aux navires ; aujourd’hui elle fait l’objet d’expéditions régulières importantes, et elle a trouvé notamment en Belgique un emploi fréquent depuis la création à Anvers en 1865, et le transfert à Bruxelles en 4870, d’une usine spécialement destinée au travail du rotin. Ses produits, appréciés en termes flatteurs par Michel Chevalier, dans son rapport sut l’Exposition universelle de 4867, conquirent un renom toujours croissant, dans les grandes luttes internationales qui marquèrent les vingt dernières années.
- La préparation du rotin, devenue ainsi une industrie belge, entraîne assez naturellement à sa suite la pratique de l’art de courber cette tige dans tous les sens, et comme conséquence ultérieure, la fabrication du meuble de serre qui est exercée aujourd’hui avec succès et a pris un très grand essor.
- Tandis que les copeaux du rotin fournissent la matière première à la fabrication des nattes, tapis et paillassons, l’intérieur ou moelle alimente la vannerie fine et sert ainsi de base à une nouvelle et importante industrie qui a si bien surmonté, à l’heure actuelle, les difficultés du début, que la Belgique a conquis la première place pour le panier fin à bon marché.
- L’industrie de la grosse vannerie, exercée de temps immémorial sur le sol belge, a remplacé l’osier commun par les rotins bruts, mous et détériores, impropres à d’autres usages. Bruxelles, où se pratiquent exclusivement a préparation du rotin et sa transformation mécanique, Namur, Tournai, Braine-l'Alleud et Hal sont les principaux centres où la fabrication des arti
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- clés de vannerie constitue une précieuse ressource pour la classe si intéressante des ouvriers travaillant en famille.
- BROSSERIE.
- Les produits de la brosserie répondent à une des nécessités de la vie domestique, comme élément d’hygiène. On s’en sert de plus dans les arts et dans certaines industries. Leur fabrication a fait longtemps 1 objet d un travail manuel si profondément enraciné, que peu d’industriels sont arrivés à faire usage des machines, qui sont un élément si indispensable à la régularité et à l’économie de la production. De rares maisons de France et d’Angleterre ont eu l’initiative d’employer les moyens mécaniques pour la préparation et l’assemblage des diverses substances animales et végétales, soies de porc et de sanglier, poils de vache et de chèvre, crins, chiendent d’Italie, tampico du Mexique, piassava du Brésil, montés sur bois de toute espèce, sur os, ivoire, etc.
- Cette industrie, surtout celle de la grosse brosserie, est exercée dans bon nombre de pays, mais c’est à Paris et dans le département de l’Oise que la brosserie fine est renommée.
- En Belgique, il se fait beaucoup de grosse brosserie, de qualité ordinaire, dans plusieurs' localités, principalement à Iseghem et à Vilvorde. Si le pays est tributaire de la France et de l’Allemagne pour la brosserie fine, les fabricants peuvent, par contre, produire la grosse brosserie dans des conditions qui leur permettent non seulement d’alimenter la consommation intérieure, mais encore d’exporter dans les pays voisins et même en Amérique.
- Eug. Pavoux,
- Président de la classe 29.
- FONTAINE-OLINGER,
- Secrétaire.
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- EXPOSANTS.
- 415 Burton (C.), 71, boulevard du Nord, à Bruxelles. — Fabrique de meubles en bambou, tels que : canapés, fauteuils, chaises, tables, lustres, jardinières, porte-manteaux, etc. Spécialité de cages et volières de luxe et ordinaires. Garnitures de serres et vérandahs à l’indienne, avec nattes et bambous. Stores en bois dits : stores indous pour l’intérieur et l’extérieur des appartements.
- (Voir classes 17 et 40.)
- 416 De Ryckère (Edmond) aîné, à Iseghem. — Brosses et pinceaux. Soies indigènes préparées. Paris 1867-1878, Bruxelles 1888, médaille de ! bronze.
- 417 Fontaine-Olinger, 449, rue du Midi, à Bruxelles. — Manufacture de chèvres et basanes pour chaussures, reliure, meubles et chapellerie. Equipements militaires. Fournisseur du Département de la guerre.
- Médailles d’argent : Amsterdam 1885, Anvers 1885, Livepool 1886. Trois médailles d’or, Bruxelles 1888. Membre du Jury Grand Concours.
- 418 Gérard (Pauline), 22, rue St-Norbert, à Anvers. — Objets divers en maroquinerie et bijouterie.
- 419 Grandperret (Louis) et Gauthier (Veuve), 16, rue de la Fontaine, à Bruxelles. — Collection de pipes en racines de bruyères (systèmes de la maison).
- Médaille bronze, Bruxelles 1888. — (Voir classe 61.)
- 420 Hanssens-Hap, à Vilvorde. — Articles pour brosserie.
- (Voir classes 54 et 45).
- | 421 Horster (Louis), rue du Progrès, 86, Bruxelles (usine de Si-chem). — Peignage de matières textiles, lin, chanvre, tampico,etc. Importation directe d’outre-mer des matières brutes pour la brosserie et préparation pour les manufactures de brosses de tous pays. Scierie à vapeur; bois de brosses; filerie de crin animal et végétal.
- Médaille d’argent, Bruxelles 1888 ; médaille de bronze, Barcelone 1888. — Voir cl.43.
- 422 Leroy (Albert), 5bis, rue delà Madeleine, à Bruxelles. — Brosserie. — Articles en ivoire, pour toilettes, etc.
- 423 Van Oye (Alb.) et Cie, rue Coenraets, 75, Bruxelles-Midi. — Manufactures générales de rotin. Collection complète de rotins et bambous récoltés aux Indes; préparation de ces rotins; matières préparées; rotins triés, lavés, blanchis; rotins fabriqués; filés pour chaises ; grosses et fines vanneries; baleines pour parapluies, corsets, chapeaux, etc. ; produits en rotin; paniers à houille et coke pour mines, ch. de fer, usines à gaz, la-voirs, sucreries, etc. ; paillassons, nattes, tapis en écorces de rotins pour voitures et wagons, applica-tions aux chem. de fer, aux transports militaires, aux télégraphes de
- campagne.
- Paris 1867; Vienne 1875; Paris 1878; Amsterdam 1885 ; Anvers 1885; Bruxelles 1888 Barcelone 1888; 10 dipl. d’honneur;
- médailles d’or. — Membre du jury dans plusieurs expositions. — (Voir classes 21 40» 42, 65, 66.)
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- QUATRIÈME GROUPE.
- TISSUS, VÊTEMENTS ET ACCESSOIRES.
- CLASSE 30. — Fils et tissus de coton.
- ecoton est un produit de première nécessité, il est d’une consommation norme dans le monde entier. L’industrie cotonnière, introduite en Belgique fummencement du siècle, s’y développa de 4845 à 4830, grâce à Guil-nogo lb, qui soutint par son influence morale et financière les efforts de panin ustriels. C'est à son esprit d’initiative que la ville de Gand doit en en de Saprospérité. Actuellement la Belgique compte de 7 à 800,000 broches méculté. Le capital engagé dans l’industrie de la filature et du tissage
- EnDLgue du coton est de plus de 60 millions de francs.
- que ]'jSC basant sur la moyenne des quinze dernières années, on constate 22 obportation des cotons en Belgique s’élève annuellement à environ ,00 de kilogrammes en laine, 700,000 en fils de coton et 1,500,000
- "Liasus de coton.
- à A moyenne annuelle de nos exportations en fils et tissus de coton s’élève 1200,000 dekilogtammes.
- conso production des tissages et des filatures dépasse de beaucoup la exportemation intérieure. Nos industriels sont obligés de trouver à doivent Une grande partie de leurs produits. Dans bien des cas ils intérêt Passer par les exigences des maisons de commission, ayant un ec a dénaturer l’origine des marchandises; c’est à cette circon-
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- CLASSE 30.
- stance fâcheuse que la Belgique doit attribuer la place restreinte qu'elle occupe sur les marchés étrangers et non à la qualité ou au prix de ses fabricats.
- Quelques uns de nos industriels ont su profiter des renseignements si utiles, mis à leur disposition au Musée commercial. Presque toujours ils ont vu leurs efforts et leurs sacrifices couronnés de succès, et se sont créés ainsi des relations directes et suivies tant en Europe que dans les pays d’outre-mer.
- La production de la filature comporte du n° 0 au n° 50 belge (45vanglais soit 40 métrique). Un seul établissement produit des numéros plus fins. Les exportations des filés de coton sont généralement limitées à la France, la Suisse et la Hollande. Nos filateurs ont cessé d’être tributaires des marchés anglais et français, presque tous achètent leurs matières premières dans les pays producteurs, l’Amérique, les Indes. Le développement et l’amélioration du port d’Anvers permet aujourd’hui d’affrêter, dans de bonnes conditions, des navires pour le transport des cotons bruts.
- Les tissages de coton produisent spécialement les calicots écrus et blanchis, unis et croisés. Les cotonnettes, piloux, dimittes, flanelles de coton, cuirs anglais unis et à côtes, velours de coton. Les façonnés, tels que: basins, piqués, damassés, articles molletonnés, couvertures, etc. Tissus mélangés et tous les genres de tissus imprimés. Pour ce dernier article, le Belgique compte cinq usines principales d’impression. Elles exportent une partie de leur production aux Indes, en Afrique et dans quelques contrées de l’Europe.
- Les principaux centres de l’industrie cotonnière sont :
- Gand : Marché le plus important au pays, et le siège d’établissements de premier ordre. Il existe dans cette ville des filatures de 420,000, 75,000, 40,000 broches, sans parler des tissages qui s’y trouvent annexés et dcs nombreux établissements s’occupant exclusivement de tissage.
- L’élargissement et l’approfondissement du canal de Terneuzen, la création d’un avant port, l’établissement de magnifiques installations maritimes pourvues d’engins perfectionnés, permettent aux filateurs gantois de recevoir directement et sans transbordement leurs cotons en laine de l’Inde ou de l’Amérique. Tout navire jaugeant jusqu’à 2,500 ton neaux, d’un tirant d’eau de 7 mètres, peut accoster aux quais et décharger dans les docks de Gand. Toutefois le commerce et l’industrie réclament 2 ce moment la construction d’une nouvelle écluse à l’entrée du canal U Terneuzen, répondant aux besoins actuels et en rapport avec les progTes réalisés dans la construction des navires de mer.
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- Bruxelles s’occupe spécialement de l’impression des tissus de coton, du tissage de la cotonnette fine et de luxe. Les maisons de commerce y sont nombreuses et représentent sérieusement l’industrie cotonnière.
- Saint-Nicolas forme le marché du pays de Waes, on y tisse la cotonnette et spécialement les tissus mélangés laine et coton.
- Renaix compte bon nombre de tissages s’occupant des tissus mélangés, burnous, article chemise pour ouvriers.
- Mouscron : Article pantalon en divers genres, tissus pour gilets. Commerce d’exportation assez important.
- Alost se distingue par ses vastes établissements de fils et filterie. Son industrie spéciale soutient avec avantage la concurrence anglaise.
- Termonde ; Spécialité de couvertures de coton fabriquées dans d’excellentes conditions de bon marché.
- Hammè produit les rubans et les lacets.
- Biaine-l Alleud a pris une importance réelle dans la production des cotonnettes fines et des articles pour pantalons.
- Émile Eloy, Président de la classe 50.
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- CLASSE 30.
- EXPOSANTS.
- 424 Beernaerts (Félix), 46, rue Traversière, à Gand. — Toiles mixtes. Calicots unis et façonnés.
- Médaille d’argent, Anvers 1885.
- 425 Bossut- Roussel et Cie, à Tournai. — Cotons écrus; cotons mélangés et nuances unies, nouveautés,pour bonneterie.—Chaîne simple et retors écru; chaîne mélange et jaspé retors.
- Médaille d’argent, Amsterdam 1883; médaille d’or, Anvers 1883.
- 426 de Hemptinne (Jules), boulevard de Plaisance, à Gand. — Fils de coton simples trames et chaînes retors; chaînes ourdies,etc.
- 427 D'Heygere et Cie (Camille), 26, boulevard du Château, à Gand. — Tissus de coton teints et écrus, unis et façonnés.
- Médaille d’argent, Anvers 1885.
- 428 Dierman fils et C° (J.-J.), à Gand. — Filateurs de coton. Spécialité de filés blanchis et assemblés pour la fabrication d’allumettes bougies; fils pour la bonneterie ; tissage mécanique de calicots, toiles et toiles mixtes en tous genres, écrus, blanchis et teints en toutes nuances; toiles à voile en coton; articles d’exportation pour l’Amérique du Sud et Centrale. — Représentés à Paris par M. E. Petit, rue Poissonnière, 21. — Etablissement fondé en 1828.
- Médailles Londres 1838; Paris 1867 ; Paris 1878 ; Amsterdam 1883; Anvers 1885.
- 429 Eloy et Cie(J.), 47, rue Fossé-
- aux-Loups, à Bruxelles. Fabrique de tissus de coton, 38, rue des Goujons, à Cureghem. — Tissage et impression. Spécialité d’articles d’exportation.
- Amsterdam 1885, médaille d'or ; Anvers 1885, et Bruxelles 1888, diplômes d’honneur.
- 430 Filature et Filteries réu-nies, à Alost (Société anonyme. Anciennes maisons : J.-B. Jellt Borreman v M. et Cie; Druwé et Henderickx). — Fils de coton Sim ple pour tissage, bonneterie, EtC Fils de lin et de coton à coudre, fils retors en tous genres S lité de fils de lin trois a douze bouts pour cordonniers et sellie de fils quatre à neuf bouts po garniture de métiers à tissera, fils pour relieurs, fils pour telles, fils de pêche, etc. sa Diplôme d’honneur et prix de progTécom. Grand Concours de Bruxelles 18885,5 847. penses à toutes les expositions d 1
- 431 Gérard (Hilaire). Bureaux et magasins: 96, avenue du ; Bruxelles. — Tissus cotonp et mi-laine. Usines a l’Alleud et Mont-St-Pont.
- Bruxelles, 1888, diplôme d’honneur.
- 432 Ghilain, frères, à Bruseles Filature à Obourg (Belgique [u. Fitature de cotons retors Wbécia-sieurs bouts, écrus et tein Sances. lement jaspés de toutes n Médaille d’argent à Amsterdam 188
- , 3. rue 433 Monckarnie (Ph3’ ./coton d’Or, à Gand. - Tissus dois, et de lin, purs et mélang ’ ouvrés et jacquarts. , ,885; më
- Médaille d’argent, Amsterdam
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- CLASSE
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- daille or, Anvers 1885, diplôme d'honneur, Bruxelles 1888.
- 434 Parmentier, Van Hoegaer-
- den et Cie (société en commandite), 9, boulevard de l’Industrie, à Gand. — Fils et tissus de co-
- ton.
- Médaille d’or, Paris 1878; 1" degré de mé-rite, Sydney 1879; diplômes d’honneur, Philadelphie 1876 et Bruxelles 1888.
- 435 Société anonyme Florida,
- constituée à Gand le 49 novembre 4873, suite de la maison F. de
- Hemptinne, fondée en 1814. — Filature et tissage de coton. Calicots écrus, blanchis et teints. Molletons et dimittes écrus et teints. Cuirs (moleskine) teints. Velours de coton teints. Guinées. Fils de coton n° 4 à 36 anglais.
- 436 Société la Dendre (E. Gee-rinckx, E. Clément et Cie), à Ter-monde. — Filature et tissage de coton. Teinturerie et blanchiment de coton. Manufacture de couvertures de coton unies et façonnées. Spécialité de couvertures à bon marché pour l’exportation. Pro-
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- —
- A- i
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- gihe — yoenm
- --------------------------- -5 oath -vole
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- duction : 45,000 pièces par se‘ maine.
- Exposition de Paris 1878, médaille de bronze. Bruxelles et Barcelone 1888, médailles d’or, etc.
- ’ 437 Van den Bemden (J.-B.), 4 02, chaussée de Ninove, à Bruxelles, — Filés de coton assembles et tressés pour mèches de bougies et
- de cierges.
- Médailles, Anvers 1885; médaille d’argent, Liverpool 1886.
- 438 Vander Smissen frères, à Alost. — Cotons manufactures en tous genres.
- Médailles bronze et argent, Paris 1867,2: dailles d’or, Amsterdam 1883, Anvers 188., et Bruxelles 1888.
- 439 Vincent (Ad.) et Auger-Vin-cent, 37-41, Grand-Toquet, à Gand. — Filés et tissus de coton en tous genres.
- | 440 Wild (Nicolas) et frères, 223, Quai du Grand-Marais, a Gand. — Couvertures de coton. Spécialité pour l’exportation : rayées, japonaises, jaspées, etc.
- Médaille d’or, Paris 1867, etc.
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- CLASSE 31.
- CLASSE 31. — Fils et tissus de lin, de chanvre, etc,
- INDUSTRIE LINIÈRE.
- L’industrie des textiles forme l’une des branches les plus importantes de l’activité des peuples civilisés; des capitaux énormes y sont consacrés; elle occupe des milliers de bras, des machines et des appareils sans nombre; | selon certains savants, les peuples d’Asie et d’Amérique emploient plus de deux cents espèces différentes de fibres végétales. L’industrie européenne n’en emploie généralement que quatre, parmi lesquelles le coton et le lin occupent les premières places. Cette dernière plante paraît avoir fourni les premiers vêtements de l’homme. De temps immémorial, on a cultivé le lin, qui était très répandu chez les peuples Celtes, surtout chez les Scandinaves et même chez les Germains. Ce sont les Gaulois, qui d’après Virgile, l’ont fait connaître aux Romains; Pline connaissait le lin, et du temps de Moïse, il était cultivé sur un grand pied en Egypte.
- La Belgique est une des contrées qui ont les premières connu cette industrie. On fait remonter l’introduction de la culture du lin et de la fabrication de la toile dans notre pays à trois cents ans avant l’ère chrétienne, lorsque les peuples habitant les bords de la mer Noire descendirent, parles côtes de la Baltique, jusqu’au centre de l’Europe. Il est certain qu'àlépd | que de la conquête romaine on filait et tissait le lin dans quelques parties de la Belgique actuelle. La renommée des tisserands belges était tros répandue pendant le moyen âge; l’industrie linière prit un grand déreié pement au xve et au xvt0 siècle, par suite de la décadence de la draperie. -XVIIe siècle, Colbert chercha à attirer en France, par toutes sortes d'encou ragements, les tisserands flamands, qui vinrent s’établir en Picardie. e Normandie, etc. Ce furent encore des ouvriers flamands, abandonnante, pays pour cause de religion, qui importèrent en Écosse, vers 1727 fabrication de la batiste. 1
- L’industrie linière était parvenue à un haut degré de prospérité sous régime autrichien. L’exportation annuelle des toiles variait de disse la vingt-deux millions d’aunes. Cette prospérité s’arrêta au moment révolution; mais elle reprit vers le commencement de l’empire. En , le marché français ayant cessé d’être librement ouvert à notre in vise linière dont il était le principal débouché, cette fabrication subit une assez intense. ce
- Malgré le système restrictif qui dominait de plus en plus en France)
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- pays continua cependant à recevoir des toiles en quantités considérables. De 1825 à 1830, le mouvement de notre exportation de tissus de lin pour la France fut, en moyenne, par année, de 3,500,000 kil., représentant une valeur approximative de vingt-deux millions de francs.
- Les circonstances politiques vinrent, en 1830, troubler la situation faro table de l’industrie linière; mais la secousse fut de courte durée, et jusqu’en 1837, la nombreuse population ouvrière qui vivait du filage et du tissage jouit en paix du fruit de son travail. Elle commença alors à ressentir d’une manière sensible les effets de la révolution qui s’était graduellement introduite dans l’industrie linière. En 4810, l’empereur Napoléon Ie1, obéissant à la pensée de créer un moyen de lutter avec succès contre 1 industrie anglaise, par l’emploi perfectionné d’une matière filamenteuse supérieure au coton et que le sol français produisait abondamment, avait institué un prix d’un million de francs pour « l’inventeur, de quelque nation qu’il pût être, de la meilleure machine propre à filer le lin. » Des essais antérieurs avaient eu lieu notamment en Belgique, où, dès 1 an II de la République, Liévin Bauwens avait introduit, dans les ateliers de la maison de détention de Gand, l’application de la mécanique à la filature du lin; mais ces essais n’avaient donné que des résultats incomplets. Le prix ne fut pas décerné; mais il fut mérité par Philippe de Girard, dont les titres furent tardivement reconnus. Dès 1820, son invention fut appliquée en Angleterre, qui en garda pendant quatorze années le monopole; en France et en Belgique, les premières filatures de lin furent érigées en 1831. Six ans plus tard, les filatures françaises ne réunissaient encore que 57,000 broches et les filatures belges 47,000, tandis que les filatures du "Angleterre en possédaient plus de 1,000,000.
- —initiative prise par la filature anglaise lui permit de produire d une manière plus rapide et plus économique, et de se faire une place importante sur les marchés étrangers, tandis que le filage à la main se trouvait dépassé vaincu par ce redoutable concurrent. On hésita pendant longtemps, en Belgique surtout, à se rendre à l’évidence; des habitudes séculaires, la force ^ préjugés, la résistance des intérêts empêchèrent la vérité de se faire jour, siselle finit par s’imposer aux plus incrédules. L’Angleterre qui, en 1825, Yepdait à peine 4,000 kil. de fil et de toiles à la France, lui en fournit, en
- Sli plus de 3,500,000 kil., et la Belgique perdait tout le terrain que gagnaient les filateurs et les tisserands anglais. La question pour notre pays ce d’une importance capitale. L’industrie linière (filature et tissage) y Quspait Plus de 350,000 personnes, dont près de 280,000 appartenaient
- * eux Flandres. La crise industrielle fut encore compliquée par une
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- crise alimentaire, indépendamment du trouble amené par les désastres financiers de 4839 et des difficultés provoquées par l’esprit de fiscalité des tarifs français et espagnol. Une association se forma pour venir en aideà 1 industrie linière ; malheureusement, ses promoteurs étaient animés de plus de zèle qu’ils n’étaient convaincus du caractère sérieux et définitif delà transformation que subissait cette industrie et pénétrés des vraismoyensà employer pour mettre les fabricants et les ouvriers belges en état de reprendre la lutte avec avantage. Le Gouvernement intervint de son côté; il institua une enquête et prit une série de mesures, dont quelques-unes, comme la création d’ateliers d’apprentissage et de perfectionnement, furent efficaces. L’industrie linière se remît bientôt de la crise qui l’avait si profondément ébranlée : elle adopta les nouveaux procédés de travail et modifia complètement son organisation économique. Le filage à la main a disparu en très grande partie, sauf comme travail domestique et pour la production de certaines qualités spéciales, telles que le fil de mulquinerie, propreàla fabrication de la dentelle. Naguère les toiles se tissaient par des ouvriers isolés dans les campagnes, travaillant, soit pour le compte d’un petit entrepreneur qui faisait battre de cinq à dix métiers et qui fournissait le fil, soit pour leur propre compte avec la matière qu’ils avaient récoltée sur leur propre champ ou qu’ils avaient achetée ; chaque centre de travail avait son espèce particulière de toile. Sans guide et sans instructions spéciales, le tisserand suivait ses anciennes habitudes, et les marchés étaient encombrés de pièces de toiles qui avaient presque chacune leur qualité particulière. Aujourd’hui que la filature mécanique a remplacé la quenouille et le rouet, le tisserand n est plus à la fois entrepreneur d’industrie et ouvrier; il reçoit le fil du fabricant et lui rend la toile que celui-ci livre directement au com-merce.
- L’application de la mécanique au tissage du lin a été introduite en Bel-gique et y a pris une certaine importance.
- Le nombre des broches de filature s’élevait, lors du recensement industriel de 1860, à 180,000. On peut l’estimer aujourd’hui à 250,000 au moins-
- La fabrication du linge de table damassé et ouvragé existe en Belgique depuis le xn® siècle. La ville de Courtrai eut une grande renommée pour cette industrie; elle fournissait les riches services à dessins historiqueset allégoriques, qui ornaient les tables princières dans toute l’Europe- Un permis octroyé par Philippe le Beau, en 4496, autorise l’établissement d Courtrai d’une nouvelle fabrique de lin ouvragé. Henri III appela en Fiance des ouvriers flamands pour y répandre les notions de ce travail. En 1810, les fabricants courtraisiens occupaient encore 3,000 métiers A
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- cette industrie. Depuis lors, elle y est devenue sans importance; mais elle a été introduite avec succès dans d’autres localités, telles que Gand, Alost et les environs.
- De tout temps, la Belgique a été renommée pour ses lins et elle leur doit une grande partie de la prospérité des Flandres. Le monde entier apprécie la place distinguée à tous les degrés que cette industrie continue d occuper parmi celles dont la Belgique s’enorgueillit à juste titre, et nous avons pu constater, une fois de plus, dans les diverses expositions qui se sont succédées depuis une dizaine d’années, que la Belgique y brillait au premier rang. Il ne faudrait cependant pas en conclure que cette industrie est aussi prospère aujourd’hui qu’elle le fût au commencement de ce siècle. Si les progrès réalisés dans le cours du xix® siècle sont sans nombre et des plus étonnants, plus aucune industrie n’est restée localisée; chaque pays sest approprié ce qui faisait le privilège de quelques contrées, ceci grâce aux machines, et lalutte, la concurrence a commencé. Cette lutte, certes, est un grand stimulant de progrès et ne serait pas de nature à nous nuire, ni à décourager nos efforts, si le système économique restrictif qui domine de plus en plus, depuis quelques années, dans tous les grands gouvernements, n'était venu diminuer nos ventes dans des contrées qui antérieurement étaient d’excellents débouchés.
- Tandis que d’autres nations se sont outillées pour suffire à leur consommation et ne doivent rien demander à l’exportation pour alimenter leur industrie, la Belgique, pays essentiellement industriel et pour lequel l'ex-portation constitue une énorme ressource, (en 4855, la Belgique exportait en France les trois quarts de sa production totale de toiles), s’est vu resserrée peuà peu dans ses étroites limites; les théories du libre-échange, qui semblaient devoir s’implanter partout d’une façon définitive et être le grand prin-dipe économique du siècle, ne se sont point développées comme on l’espérait.
- outefois l’industrie linière s’est créée de nouveaux et vastes débouchés où ses produits sont fort appréciés et luttent avantageusement avec ceux de nos grands concurrents, les Anglais et les Allemands. Si d’une part la filature écoule toute sa fabrication en Europe, le tissage d’autre part envoie ses tissus dans le monde entier, soit directement, soit indirectement, c’est-à-dire Par l’intermédiaire d’agents.
- En général, la Belgiqne asu conserver cette suprématie, cette supériorité Longtemps incontestée, pour le tissu, que lui assuraient dans le passé la proverbiale habileté de ses tisserands et un monopole qui n’est plus, mal-eureusement, par suite du grand développement industriel du xix° siècle. Le tissage linier est disséminé en Belgique dans un grand nombre de
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- communes des Flandres et dans quelques rares localités des autres provinces. Il présente une grande variété de produits, toiles à voiles, toiles d’emballage, toiles à sacs, toiles ordinaires pour la consommation du pays et l’exportation, toiles fines, linges de table, de toilette, linges damassés, etc.
- Les principaux centres de fabrication sont Courtrai, Roulers, Gand et Alost ; Courtrai et ses environs, Iseghem notamment, ont une grande spécialité en toiles fines; leur fabrication a été de tout temps une des gloires industrielles de la Belgique.
- La fabrication toilière traverse depuis plusieurs années une très forte crise; l’application de la mécanique au tissage du fil de lin a été l’occasion de l’établissement d’un très grand nombre d’usines en France, en Allemagne, en Angleterre et dans d’autres contrées; il en résulte que le tissage à la main, qui était une des spécialités des Flandres, a diminué dans d’énormes proportions et que les pays tributaires de la Belgique se suffisent facilement aujourd’hui; non seulement ils se suffisent, mais ils craignent, surtout en raison du bas prix de la main-d’œuvre en Belgique, la concurrence de notre petit et industrieux pays.
- L’on peut toutefois caresser l’espoir légitime que grâce à la persévérance et aux efforts incessants de l’industrie linière belge, des jours prospères renaîtront bientôt suivis d’une ère aussi florissante qu’au temps jadis. Ad altiora semper.
- A. V.
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- 444 Association linière (société anonyme), 3-5, rue Neuve Saint-Pierre, à Gand. — Fils de lins et d’étoupes écrus, blanchis et teints.
- Mécailles d'argent, Anvers 1885, Bruxelles 1888, médaille d'or, Barcelone -1888.
- 442 Benoit (Albert), rue de Groe-ninghe, à Courtrai. — Toiles et coutils; tissus fil et mélangés de
- Amsterdam 1883, médailles bronze et argent.
- 443 Beck père et fils, à Courtrai. — Pièces de toile.
- "mé&atse"o-édaille d’argent; Anvers 1885,
- 44 Dekien (Léonard), successeur Ae Boutry-Van Isselsteyn, à Cour-aP : Teillage, filature et tissage mnecaniques ; traitement nouveau breveté des matières textiles, et Particulièrement du lin; lins et etgupes ; fils en tous genres ; fabri-cal nspéciale de toilesécrues pour tailleurs; toiles mi-jute et pur dowlas et russias; blondines, les pour la teinture et le blanchi-voile toutes largeurs; toiles à a baches. — Exportation.
- 448 De Smet et Dhanis: 405, rue etxLaines, à Gand. - Fil de lin teint, loupes en écru, blanchi et
- Médaille or.
- "A Depoortere frères, à Cour-trame - ournissent la chaîne et la les me pour les tissus fabriqués sur vervsetbisesdelaSociétéanonyme (Voir galerie des machines.)
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- EXPOSANTS.
- 447 Dierkens - Verschoore (ancienne maison Bruneel frères), Courtrai. — Toiles en tous genres, mouchoirs et batistes. Spécialité : les grandes largeurs. Toiles blanchies par Edouard Verschoore, à Ypres.
- 448 Dierman fils (J. J.) etCie, rue du Jambon, 84, à Gand. — Toiles. Médaille Londres; Paris 1867 et 1878; Amsterdam 1885 et 1885. — (Voir cl. 50 )
- 449 Eliaert-Cools, à Alost. — Fabricant de fil de lin à coudre et ficelles de chanvre. Fils de lin retors en tous bouts et couleurs (marque au Lion). Fils pour cordonniers, selliers, fils de lames, fils à dentelles, à broderies. Fils en pelotes de divers métrages, spécialité de fils en bobines pour machines à coudre. Articles d’exportation. Fils et ficelles de chanvre en écru et en couleurs, corderies mécaniques, ire médaille à Londres 1851, Philadelphie 187(5, Amsterdam 1885, médaille d’or à Paris 1878, membre du Jury, hors concours Anvers 1885 et Grand concours de Bruxelles 1888. — (Voir classe 54).
- 450 Govaert frères, à Alost, maison fondée en 1864. — Tissage mécanique de toiles en tous genres; fabrique et magasin de toiles confectionnées; sacs à tout usage. Toiles à ombrer pour horticulteurs; toiles pour stores et matelas; étamines pour tapissiers, toiles à houblons, toiles d'emballage en toutes largeurs, toiles pour peintres et relieurs. Spécialité de toiles à voiles; voilures et fournitures complètes
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- pour steamers et navires; bâches imperméables, caparaçons et musettes. Fabrique de câbles, cordages et ficelles. Exportation.
- Amsterdam 1869, mention honorable; médailles : Vienne 1873, Philadelphie 1876, Paris 1878, Anvers 1885. — ((Voir classes 21, 46 et 54).
- 454 Isabey (F.)etCie, Grand-Quai, à Lokeren. — Coutils et satin. Coton pour corsets. Coutils pour matelas,pour tentes et pour vêtements.
- 452 Morel et Verbeke, à Gand. — Filateurs de lin des Flandres pour chaînes nos 46 à 80, qualités supérieures et ordinaires. Fils de jute, qualités supérieures et ordinaires, chaînes et trames nos 3 à 8.
- Médailles d’or, Paris 1878, Amsterdam 1885. |
- Sweveghem-lez-Courtrai. — Tissus pour vêtements en pur fil et fil et coton, unis et façonnés. Coutils pour stores et matelas, rus-sias, etc. Exportation.
- Hors concours, Amsterdam 1883 et Anvers 1885, Jury. Médaille d’or à l'exposition universelle de Barcelone.
- 4-56 Rey aîné (H.), 24, rue Fossé-aux-Loups, à Bruxelles. — Tissus de lin Maison fondéeen 1806.Tissages : Gand, Bruges, Moorseele-lez-Courtrai, Ruysbroeck-lez- Bruxelles; blanchiment sur pré : Ruys-broeck-lez-Bruxelles.
- 1851 London, prize medal; 185% Paris, mé-daille de ire classe; 1867 Paris, médaille d’or; 1873 Wien, ehren diplom; 1870 Phi-ladelphia, certiflcate of Award; 1878 Paris, médaille d’or; 1879 Sydney, certificat “ Award; 1885 Amsterdam, diplôme d'hon-neur; 1885 Anvers, diplôme d’honneur-
- 453 Oosterlynck-Servais (Ad.), 22, rue des Sables, à Courtrai. — Toiles blanchies, batiste, linon, en pièces. Mouchoirs toile; mouchoirs batiste, ourlets à jour, broderies à la main.
- Médaille d’argent, Anvers 1885.
- 454 Parmentier (P.), et Cie 76, rue de Laeken, à Bruxelles, fabrique à Iseghem(maison fondée en 4838). — Toiles, mouchoirs, linge de table. — Exportation, toiles spéciales en tous genres. Pillows linen, shirtings, dowlas, russias, paddings, butcher, scarfs, centes, splasher, vowels, etc. Spécialité de toiles blanches pour chemisiers et maisons de confen.ctio Toiles bleues.
- Distinctions aux expositions de Londres 1851, Paris 1855 et 18G7. Amsterdam 4885, hors concours. Juré aux expositions d’Anvers, d’Amsterdam et de Bruxelles.
- 455 Raes (J.), « La Flandre », à
- 457 Société anonyme Filature et Filteries réunies, à Alost.
- — Fils de lin retors.
- Médaille excellence, Londres 1802. Médailles d’or, Paris 1854 et 1867. Amsterdam 1885. Médaille de progrès, Vienne 1875, etc. — (Voir classe 50.)
- 458 Société anonyme La Liève, quai de l’Industrie, à Gand. — Fils de lin et d’étoupes simples, écrus et blanchis.
- Médaille de bronze, Paris 1867; médaille de mérite, Vienne 4873; médailles d’argent. Paris 4878 et Amsterdam 1885; médaille d’or, Anvers 1885.
- 459 Société anonyme La Lis nière Alostoise, à Alost. Filature de lin et d’étoupes. Médaille d’argent au Grand concours de
- Bruxelles 4888; médaille d’or, à l'expost lion internationale de Barcelone.
- 460 Société anonyme La Lys (H. Morel, administrateur, dire, teur-gérant), à Gand. — Fils “
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- lin, d'étoupes et de jute simples 1 écrus, blanchis et teints.
- Médaille d’honneur, Paris 1833; mé laille d’or, Paris 1867; diplômes d’honneur, Vienne 1875 et Philadelphie 1876; grand prix, Paris 1878.
- 461 Société anonyme Lanière de Courtrai (Albéric Goethals, administrateur-gérant), chaussée d’Harlebeke, à Courtrai. — Fils de lin et d’étoupes écrus et blanchis. Hors concours, Jury, Vienne, Bruxelles et Anvers.
- 462 Société Linière Gantoise, à Gand. — Fils d’étoupes et de lin simples écrus, lessives, écrémés, etc. Médailles de ire classe, Paris 1855, Londres 1862; médaille d’or, Paris 1867 ; diplôme d’honneur, Vienne 1873 ; grandes médailles d'or, Paris 1878 et Amsterdam 1883.
- 463 Société anonyme Linière
- de Saint-Léonard, à Liége et à Malines. — Fils de lin et d’étoupes écrus et blanchis.
- Médailles d’or, Paris 1855, Vienne 1875 et Amsterdam 1883. Barcelone 1888.
- 464 Société anonyme Linière Saint-Sauveur (Victor Casier, administrateur), 76, rue de l’Ancienne Porte du Sas, à Gand. — Fils de lin et d’étoupes.
- 465 Van Gheluwe-Lefebvre, à Roulers. — Toiles écrues, canevas, crémées, blanches, bleues, ardoises, toiles mixtes. Spécialité de toiles larges pour draps de lit.
- 466 Société Linière Athoise (Wauters, Ritter et Cie), à Ath. — Fils écrus, blanchis, teints et apprêtés.
- Médaille de bronze, Paris 1878.
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- CLASSE 32. — Fils et tissus de laine peignée. — Fils et tissus de laine cardée.
- « La fabrication des étoffes de laine est aujourd’hui une des gloires dela Belgique, un des éléments de sa richesse et de sa prospérité; ellenesy est fondée et développée que grâce à la volonté tenace et à l’aptitude industrielle de ses habitants, et il est advenu, durant cette lutte ardente du travail contre les difficultés naturelles et artificielles, des épisodes d’un intérêt économique. »
- Voilà ce qu écrivait, en 4847, M. Natalis Rondot, commissaire français pour l’industrie lainière à l’Exposition de Bruxelles en 1847, l'une des plus grandes autorités de France dans toutes les questions qui touchent aux industries de la laine et de la soie.
- Nous ne pouvions mieux faire, en commençant cette courte notice, que de rappeler, en France surtout, ces quelques lignes dont notre payspeutse glorifier.
- L industrie lainière est une des plus anciennes de la Belgique; il faut remonter aux premiers siècles de notre ère pour en retrouver l’origine. En refaire 1 historique, c’est refaire l’histoire de notre pays, redire les vicis situdes par lesquelles les événements politiques n’ont cessé de le faire passer, les migrations auxquelles les luttes qu’il a eu à supporter sanstrève pendant son existence, ont obligé ses habitants et, comme conséquence, leurs industries. C’est redire l’ancienne prospérité de Bruges et d’Ypresi c est rappeler les faits qui ont fait hériter Verviers et toute la vallée deld Vesdre d une industrie qui florissait au xe siècle dans ces deux villes 3 mandes; c est rappeler les efforts tentés vers cette époque par l’Angleterre pour nous enlever et cette source de richesses et nos ouvriers si habileset si experts dans leur métier.
- Les limites qui nous sont assignées pour cette notice ne nous permete pas d entrer dans des développements sur ce sujet.
- Nous remontrons à 4840, époque à partir de laquelle nous voyons , dustrie de la laine se préparer, comme toutes les industries en généræae 1 évolution et au rapide développement qu’elle a subis pendant la seco moitié de notre siècle, et qui en sont la caractéristique la plus marqua Cette époque coïncide avec la construction du chemin de fer (1843) 4 réunit notre ville au railway national. age
- Lindustrie de la laine avait alors, comme aujourd’hui encore, SODs % principal à Verviers et ses environs, nous pouvons même dire quCHHi concentrait presqu’exclusivement. Elle s’y réduisait cependant à la 4
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- cation des draps et étoffes de laine et sa production pouvait sévaluer par an à 200,000 pièces d’environ 25 mètres de longueur. Cette production équivalait approximativement à 40,000,000 de francs.
- La filature de la laine cardée, dite de sayettes, n’existait pour ainsi dire pas à cette époque.
- Dans les autres provinces du pays, en Brabant, dans les Flandres et la province d’Anvers, la fabrication s'exerçait surtout sur les étoffes laine et coton, les baies, les flanelles et les couvertures de laine.
- Aujourd’hui, le travail de la laine existe dans un grand nombre de localités, chaque endroit spécialisant certains genres : ainsi Bruxelles et Saint-Nicolas s’occupent de la fabrication des châles et des tartans; Ma-lines, Hérenthals, Duffel et Liége des baies et des couvertures de laine; Renaix, Mouscron, Gand, Audenarde, Saint-Nicolas, Bruxelles, Gram-mont, Braine-l’Alleud, etc., des tissus demi-laine et de petites étoffes fou-lées; à Anvers, Bruxelles, Dinant, Tournai, Verviers, nous signalons des peignages, des filatures de laine peignée, des tissages de mérinos, cachemires et autres tissus peignés.
- Néanmoins, Verviers reste encore le centre principal de cette industrie, etlon peut dire de cette localité, qu’elle présente l’ensemble le plus com-plet qui existe dans le monde entier pour la transformation de la laine brute en laine lavée, épaillée, filée, peignée et fabriquée, chacune de ces opérations constituant une industrie spéciale et indépendante des autres, et donnant lieu à un commerce particulier, à un mouvement d’affaires considérable. D’autres industries, ayant également le travail de la laine Pour objet, s’y sont implantées. — Nous aurons l’occasion d’y revenir et de parler des conditions dans lesquelles elles travaillent.
- Pour citer des chiffres sur lesquels on peut se guider, quoique partiel-ement seulement, à cause du développement qu’ont pris plusieurs établis-Sements financiers particuliers, nous donnons ci-après le mouvement des escomptes faits ^ Verviers par la Banque Nationale pendant les années suivantes à partir de 1855 (8 mois), époque de la fondation de son comptoir en cette ville.
- 1855 ......................................fr. 2,564,000
- 4860 .......................................... 17,205,000
- 4870 54,787,000
- 4880............................................. 86,994,000
- 4887............................................. 91,760,000
- Par cette citation nous avons simplement voulu prouver la marche Progressive des affaires commerciales dans le centre verviétois, affaires qui
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- sc concentrent exclusivement sur le commerce et le travail de la laine et sur ' les industries qui en dépendent directement.
- Nous allons examiner successivement les diverses branches de commerce et d’industrie qui ressortissent à l’industrie lainière en général.
- Laines.
- La Belgique ne produit que très peu de laines, et encore ces laines sont-elles, par leur longueur, leur rudesse, leur manque de finesse, d’une | nature qui en limite l’emploi à certains usages, tels que la tabrication des laines à tricoter, des couvertures, des baies, des draps militaires, etc.
- L’industrie de la Belgique s’alimente de laines d’outre-mer, et ce commerce donne lieu à un mouvement d’affaires extrêmement important;la laine forme un des articles qui donnent à Anvers un des aliments les plus précieux à son commerce local, au transit et à la navigation.
- L’introduction de la machine à échardonner à Verviers (1848), fut une des grandes causes de la progression que nous constatons ci-dessous; elle lut le signal d’une nouvelle ère pour l’industrie de Verviers, dont les industriels accueillirent ce nouvel outil, rejeté de France et d’Angleterre, et en tirèrent un parti qui leur valut pendant longtemps le monopole du marché des lames
- de La Plata.
- Ce pays ne fournissait encore que peu de laine; le chardon qui infestait les toisons des moutons, enlevait à ce produit presque toute sa valeuren en rendant 1 emploi difficile et peu lucratif; ce n’est que quand l’échardon neuse eût été inventée que ces laines commencèrent à acquérir une valeur réelle et à remplacer les laines de Russie, d’Espagne, d’Italie et d’Allemagne qui, avant 4850, s’imposaient encore exclusivement aux fabricants
- de draps.
- Voici le mouvement que suivit l’importation, à Anvers, des lainosis la Plata depuis 1850, première année où la Belgique reçut directement laines de cette provenance :
- 1650 1,400 balles.
- ................................................. 44,000 -
- 4 860 ........................................... 4 6,000 -
- 4 865 ............................................. 78,000
- 4 8 70 .............................................. 435,000-
- 4875 ............................................ 458,000
- 4 880............................................. 436,000 -
- 4885 .............................................. 427,000 -
- 4 888 ........................................... 4 15,000 -
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- Comme on le voit, nos importations ont subi depuis 4875 une réduction marquante.
- Ce résultat est dû à deux causes : les établissements de lavage et de peignage qui se sont créés en Allemagne, ont détourné sur Hambourg et Brême une partie des importations d’Anvers.
- D'autre part, par suite des surtaxes d’entrepôt établies en France, les consommateurs du nord de ce pays ont trouvé plus avantageux de faire diriger leurs laines, achetées directement à La Plata, sur Dunkerque, au lieu de continuer à se servir de l’intermédiaire d’Anvers.
- Nous ajouterons que les chiffres varient aussi suivant la richesse de la tonte, et celle-ci se trouve, pour les provinces de la Plata, en déficit notable depuis 1885.
- De cette importation considérable, la plus grande partie vient à Verriers, où elle alimente non seulement la fabrication locale, la filature de laines, les peignages, mais aussi l’important commerce de laines lavées et échardonnées qui s’est créé dans cette ville et qui, bien que réduit dans une assez forte proportion par suite de l’établissement d'usines concurrentes àl’étranger, alimente encore les fabriques de tissus d’Allemagne, de Russie, d’Autriche, d’Italie, de Suède, d’Espagne, du Portugal, etc., pays avec lesquels nos négociants entretiennent des affaires suivies et considérables.
- Mais aujourd’hui le commerce et l’industrie de Verviers ne s’alimentent plus aussi exclusivement de laines de la Plata qu’il y adix ans ou même seulement cinq ans. L’emploi tous les jours plus grand que font de cette qualité de laines, les peignages français et allemands, grâce aux perfectionne-ments apportés aux machines peigneuses qui extraient presque radicale-mentle chardon de la laine, a obligé nos industries de la draperie et du fil cardé à employer dans une proportion beaucoup plus considérable, les laines des colonies du Cap et de l’Australie surtout. Les laines de ces pro-Venances entrent aujourd’hui pour une proportion très notable dans la consommation de nos usines et cet emploi ne fait qu’augmenter. Aussi des efforts sont-ils faits pour créer à Anvers un marché régulier de ces laines, notamment de celles d’Australie; disons que ces efforts ne sont pas stériles et que grâce aux relations suivies qui existent maintenant entre Anvers et Australie par suite de l’établissement de plusieurs lignes de navigation, es importations directes gagnent en importance, nonobstant 1 augmen-telion considérable de nos achats aux ventes régulières de Londres, où ce commerce a été concentré jusqu’à ce jour.
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- Voici les chiffres des importations directes de laines coloniales à Anvers pendant les dernières années :
- 4885..................................................... 68,000 balles.
- 4886..................................................... 73,000 —
- 4887.................................................. 102,000 —
- 4888..................................................... 93,000 —
- Il résulte, non d’une statistique officielle, mais d’une évaluation basée sur des données sérieuses, établie par la chambre de commerce de Ver-viers dans son rapport sur 4878 (les données nous manquent pour les années suivantes), que la quantité de laine brute manipulée à Verviers pen’ dant l’année en revue a été de 46,000,000 kil. qui équivalent à 22,500,000 kil. en lavé prêt à mettre en filature.
- Ces 22,500,000 kil. se répartissent comme suit :
- Réexporté en brut 2,000,000 kil. équivalant en lavé à. 4,000,000 kil.
- Exporté en lavé............................................ 4 4,000,000 »
- Id. enfilés..................................................... 8,000,000 ” (Ce dernier chiffre est de 4 4,500,000 pour 4887; il sera de 4 2,000,000 pour 4 888).
- Exporté en tissus............................................. 2,500,000 kil.
- Remarquons d’abord ce chiffre de 4 4,000,000 kil., qui représente à la sortie la quantité de laines manipulées à Verviers. Ces manipulations con sistent dans le triage, le lavage, l’échardonnage, l'épaillage des laines. Ce commerce qui s’exerce vers tous les pays manufacturiers d’Europe, comme nous l’avons dit plus haut, a pris une grande extension; ces pays ne tardèrent pas, au début, à reconnaître l’excellence du traitement de laines, traitement qui n’a pas encore pu être égalé par les établissement rivaux, lesquels, avec des instruments de travail livrés par les mécaniciens verviétois mêmes, se sont fondés en Allemagne pour faire concurrencea a Belgique.
- Ce commerce a eu des conséquences très heureuses en faisant d’Anvers l’entrepôt principal des laines de la Plata, et en créant entre ce port etc contrées transatlantiques un mouvement annuel d’environ 200 naviresi pour la plupart des vapeurs de fort tonnage.
- A côté de cette industrie du lavage, il s’en est créé une autre, résultene forcément de l’emploi d’une aussi grande quantité de laines chargées gratterons, pailles, etc.
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- Les machines à échardonner enlèvent bien ces matières végétales mais non sans entraîner avec elles de notables parties de laine. Ces déchets ne servaient que comme engrais. L’épaillage chimique, tant par les acides liquides que par les acides gazeux, est venu permettre de les affranchir de toute matière végétale, de façon à en faire un déchet de laine parfaitement utilisable.
- Cette industrie, qui date de 1867, a acquis une importance considérable, au point de compter aujourd’hui une quarantaine d’établissements s occupant soit exclusivement, soit accessoirement, de ce travail.
- Les déchets d’échardonnage ne sont pas les seules matières qui alimentent ces établissements concentrés, à deux ou trois exceptions près, dans 1 arrondissement de Verviers. Les peignages locaux et étrangers fournissent aujourd’hui des masses de blousses, de bourres, nappeuses, etc., qui, sans lépaillage chimique, seraient presque de nulle valeur; c’est même grâce à cette nouvelle industrie, que le peignage peut travailler tant de laines qui, chargées de matières végétales, devaient antérieurement être abandonnées à la carde; c’est encore à elle qu’est due en grande partie l’extension remarquable qu’a prise la filature de laine cardée en Belgique et surtout dans le rayon de Verviers, à cause de l’emploi que nos industriels ont su faire de ces déchets carbonisés.
- Lépaillage ne s’exerce pas seulement sur les déchets de l’échardonnage et du peignage, mais ausssi sur les laines; il tend à remplacer l’échardon-nage mécanique qui ne peut, si parfait qu’il soit, enlever de la laine la dernière parcelle de matière végétale dont l’absence absolue est de plus en plus réclamée par les consommateurs étrangers de nos laines lavées, et par nos filateurs de laine cardée.
- Ce mode de traitement s’impose du reste pour les laines coloniales, qui renferment surtout des pailles et des graines que l’échardonnage mécanique ptnEve pas aussi parfaitement qu’il enlève les chardons des laines de la
- Les visiteurs de l’Exposition pourront du reste voir dans la classe 44 du groupe V, de nombreux et brillants spécimens des produits de cette industrie.
- Sil industrie lainière de l’arrondissement de Verviers a pu non seulement se développer dans les proportions si considérables que nous venons de mentionner, mais même se maintenir, c’est à l’œuvre colossale entreprise 001369, après dix années d’études, et terminée en 1878, de la construction toisedElase de la Gileppe et de la distribution dans l’agglomération vervié-se et les communes environnantes, d’eaux abondantes et extrêmement
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- favorables aux manipulations de la laine, que nous en sommes redevables. Ce travail contient, quand le lac est à son niveau le plus élevé, une quantité de 12 1/2 millions de mètres cubes d’eau et assure dans les conditions de température et d’hydrographie normales, aux industries et à nos populations une quantité annuelle d’environ 25 millions de mètres cubes. Et malgré cette quantité d’eau considérable, la prévoyance de nos édiles leur a fait décider la création d’un second réservoir dans une autre partie du pays pour suppléer à l'insuffisance possible du barrage de la Gileppe et pour parer aux éventualités qui peuvent se produire, et aux besoins futurs de nos industries.
- Fils de laine cardée et peignée.
- Ces deux branches de notre industrie occupent à l’Exposition universelle de Paris une place distinguée, pleinement justifiée d’ailleurs par l’importance et le développement merveilleux et extrêmement rapide qu’elles ont pris l’une et l’autre.
- Il nous suffira, pour justifier cette appréciation, de donner le tableau de l’exportation des fils de laine depuis 4840; ces chiffres ne s'appliquent guère, il est vrai, qu’aux fils cardés, l’industrie de la filature des laines peignées n’existant chez nous que depuis 4875 et nos produits étant pres-qu’entièrement consommés sur place par les fabriques de draps et étoffes.
- Exportation des fils de laine.
- La moyenne de 4841 à 1850 est de. .
- Id. 4 834 à 4 860 id. . Id. 4864 à 1870 id. .
- Id. 1874 à 4880 id. .
- En 1885...............................
- En 4 886 .............................
- En 1887...............................
- 29,000 kil. par an.
- 505,000 —
- 4,892,000 -
- 5,894,000 -
- 9,380,000 —
- 11,213,000 -
- 11,581,000 —
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- 42,010,000 —
- Ces fils s’exportent dans tous les pays industriels d’Europe où s’exerce le tissage; comme on pourra en juger par le relevé suivant de nos expor, tations de 4888, nos principaux clients sont l’Allemagne, l’Autriche et
- l’Angleterre surtout :
- Allemagne et Autriche........................ 3,944,000 kilog-
- Angleterre................................... 7,079,000 —
- France......................................... 663,000 —
- Autres pays.................................... 324,000 —
- Total. . . 12,010,000 kilog.
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- Si nous ajoutons à ce chiffre une quantité qu’il est difficile de déterminer, mais qu’on peut évaluer aujourd’hui à 4,250,000 kil., prise par l'industrie indigène autre que la fabrique de Verviers, nous arrivons à une production de fils destinés au tissage de plus de 4 3,000,000 kil., d’une valeur aux cours actuels d’environ 65,000,000 de francs.
- Cette industrie se concentre presqu'exclusivement dans l’arrondissement de Verviers; elle est encore sans rivale, car malgré les droits de douane dont ces produits sont frappés en Allemagne, en Autriche, en France, elle continue à les y placer en concurrence avec les fils des fabriques de ces pays.
- Une nouvelle statistique pour établir les moyens de production dont cette industrie dispose aujourd’hui, serait nécessaire. Les anciennes don-nées ne sont plus exactes par suite des nombreux et grands perfectionnements apportés depuis quelques années dans l’outillage des filatures.
- Là ne se borne pas le travail de la laine en Belgique.
- Le peignage, qui pendant de longues années n’a fait qu’y végéter, ne cherchant pas à lutter contre un concurrent aussi formidable que la France, s’est implanté d’une manière sérieuse dans le pays.
- Divers établissements ont été fondés à Anvers, Bruxelles et enfin à Ver-viers. Ici surtout, cette industrie paraît vouloir gagner en importance, et ses débuts, qui ne datent que de treize ans, sont marqués de succès remarquables. Huit usines y fonctionnent déjà, cinq pour le peignage et la filature, trois pour la filature exclusivement. Ces huit usines comptent déjà environ 400,000 broches en activité et sont en pleine voie de prospérité. Les produits de ces établissements passent presque exclusivement à la consommation locale qui, néanmoins, doit encore importer annuellement de France une quantité de fils qui peut être évaluée à 200,000 kilos. — Les tissages des autres parties du pays peuvent absorber le surplus de l’impor-tation de ces fils, soit environ 400,000 kilos.
- Tissus de laine.
- A côté de ces diverses et multiples industries ayant la laine pour objet, a fabrication des draps et étoffes a maintenu son ancienne réputation, et 81 elle ne s’est pas développée d’une manière frappante depuis quelques
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- années, il faut attribuer ce moment d’arrêt qu’elle subit dans l’accroissement de son importance à une conséquence de la guerre de tarifs que tous les pays rivaux lui font sur le continent. C’est là la preuve la plus évidente que ces pays donnent de leur infériorité comme producteurs en cherchantà éloigner d’eux un concurrent tel que la Belgique. Néanmoins, malgré les droits que ces tissus ont à payer pour entrer en France, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Turquie, dans les provinces danubiennes, etc., l’exportation conserve une certaine importance. Mais, par suite des efforts que nos industriels font pour gagner la clientèle des pays d’outre-mer, pour suppléer à celle des pays d’Europe, que les douanes d’une part, les progrès de ces pays mêmes d’autre part, leur enlèvent journellement plus, la production ne pourra qu’augmenter.
- Aussi, nos fabricants se rejettent-ils de jour en jour davantage sur les pays transocéaniques, où la supériorité bien établie de leur fabrication leur assure des débouchés réguliers et importants.
- Témoins les résultats déjà obtenus dans les États de la Plata, au Chiliet au Pérou, au Mexique, aux États-Unis du Nord de l’Amérique, en Australie, etc.; les essais faits au Canada, en Chine, au Japon, etc.
- Nous donnons ci-après les tableaux du commerce d’exportation des tissus belges. Seulement, ces tableaux réunissent sous une même dénomination les draps et étoffes drapées; ils ne font de distinction que pour les tissus de laine légers, autres que les draps et casimirs et les tissus très lourds, tels que coatings, duffels, etc.
- Ces derniers ont, depuis quelques années, acquis une certaine importance, en effet, leur exportation se chiffrait, en 1887, par 223,000 kilos, alors qu’en 4 880 elle ne dépassait pas 60,000 kilos.
- Celle des tissus légers de laine pure ou mélangée a été, en 4887, de 502,000 kilos; ce sont les tissus qui se fabriquent dans les Flandres et dans plusieurs localités du Brabant et de la province d’Anvers. L’importance de cette fabrication est difficile à évaluer; le principal consommateur estlé pays même, et les quantités produites, ainsi que les moyens de production, échappent à l’appréciation. Nous ne pouvons pas dire qu’elle progresse au moins pour ce qui concerne l’exportation, car, d’année en année, nou retrouvons à peu près les mêmes chiffres.
- Quant aux draps et tissus similaires, nous avons indiqué les raisons 4 se sont opposées et qui s’opposent tous les jours plus à leur exportation Néanmoins, nous atteignions en 4 887 à près de 4,500,000 kil., quS répartissent comme suit entre les divers pays cités plus haut.
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- 76,500 kilog.
- 162,500 —
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- 88,500 kilog.
- 518.000 —
- 161,000 —
- 124,500 —•
- 76,000 —
- 196,000 —
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- Suisse...................................
- Autres pays non spécialement dénommés .
- Il est à remarquer que la France, l’Allemagne, l’Angleterre nous servent de pays de transit, et qu’une bonne partie des quantités, que nous sommes censés leur livrer, est destinée à des pays transocéaniques avec lesquels nous n’entretenons pas de relations directes, faute d’une organisation com
- merciale convenable. „ avec
- Ici il y a du terrain et beaucoup de terrain à gagner , si ! a ses restrictions douanières, ne présente plus à nos in us rie s ar assez vaste pour leur activité, nous sommes assurés de ce que PTe tiative et d’entreprise ne leur fera pas défaut pour se creer e n débouchés qu’ils sauront trouver au delà des mers. . se
- La fabrication des étoffes rases, mérinos, cachemires, or eany ’ développe aussi dans le pays, après avoir végété longtemps et la dant de longues années trouvée dans une situation difficile Pa 5 concurrence des fabriques de France et d’Angleterre. Si nous remont 50 ans, nous trouvons cette industrie réduite à quelques tissas d’importance éparpillés à Roulers, Courtrai, Loth, Veryiers, o A Ce n’est même qu’à l’apparition de l’arrêté de 4843 qui augmen ait forte ment sur ces tissus les droits à l’entrée en Belgique, que se on a que de Loth; et lorsqu’en 4845, la convention de 4843 fut modi seden un sens plus libéral, ces fabriques durent travailler. avec a p le
- économie et la plus opiniâtre fermeté pour parvenir à su sis ® voisinage de leurs maîtres les Français et les Anglais. Toutes ne pas; mais comme les mêmes causes produisent parfois des e e s 1 il en fut, parmi ces fabriques, qui trouvèrent dans cette concurrence source nouvelle de prospérité. Ainsi, tandis que Tournai et Veryiers salent cette fabrication, la fabrique de Loth, qui venait de naître et q nous retrouvons aujourd’hui sous le nom de Société anonyme e ‘
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- continuait la fabrication de l’orléans, de l’alpaga, même du cachemire, bien que sur une petite échelle.
- Depuis quelques années cette fabrication prend de nouveaux développements; elle entre même en lutte sérieuse avec Reims, cette rivale si redoutée à si juste titre d’ailleurs. Ce sont notamment les cachemires et les mérinos dont la fabrication grandit et prospère. En 1872, il se créaà Dinant un établissement pour la filature de la laine peignée et le tissage des mérinos; depuis, deux autres tissages tous deux importants, se fondèrent dans la même localité. En 4878, l’établissement de Loth transforma une partie de son matériel pour fabriquer ce genre de tissus.
- Et aujourd’hui, nous pouvons constater que cette fabrication se fait dans de telles conditions de prix, de qualité et de fini, qu’elle n’a plus à redouter ses concurrents du Midi, reconnus jusque maintenant sans rivaux.
- D’autres industries ayant la laine pour objet, se sont encore créées, notamment dans l’arrondissement de Verviers; ainsi l’industrie des feutres pour chapeaux, pour tapis, pour vêtements et pour papeteries.
- Mais les difficultés douanières soulevées par les pays voisins, la France et l’Allemagne notamment, les principaux clients de ces industries, obligèrent les fabricants de ces produits à porter leur industrie au delà de nos frontières, s’ils n’avaient voulu se voir forcés de fermer leurs ateliers. Nous avons deux de nos fabriques de feutres et de chapeaux établies en France et nous les y voyons prospérer. C’est là un des résultats de la néfaste insti tution des douanes; plus que tous autres, nous Belges, devons regretter que, loin de tendre à disparaître, elle se renforce et ne cesse de renforcer les mesures au moyen desquelles les pays d’Europe veulent vivre tous de leurs propres ressources, au grand détriment de la richesse publique et du bien être général qui ne se trouveront jamais mieux, n’importe où, que du régime de la liberté pleine et entière des échanges.
- Ch. MÜLLENDORFF,
- Président de la classe 32.
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- EXPOSANTS.
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- 467 Aubin Sauvage et Cie, à Ensival. — Etoffes, nouveautés pour hommes, en peigné et cardé. Deux médailles d’or.
- 468 Biolley frères, à Verviers. — Etoffes de laine.
- Médaille de mérite, Vienne 1875; Philadelphie 1876, médaille d'excellence; Paris 1878, mé-dailile d'or; Sydney 1880, id.; Amsterdam 1883, id ; Anvers 1885, diplôme d’honneur et médaille d’or.
- 460 Bonvoisin(M.)fils,à Pepinster (maison fondée en 1835). — Fils de laine cardée écrus, teints, mé-langés, doublés, boutonnés, etc., en laine et coton, laine, soie et cachemire; fil coton pour bonne-terie, etc. — 500 types différents de fil pure laine, laine et coton, pure laine et coton cardés dits Vigogne de Saxe; laine et soie, che-viott, cachemire, poils de chameau, etc. — Ecrus, blanchis, mé-anges, unis, retordus, flammés, boutonnés, etc., pour étoffes, fla-nelles, châles tricots, bonneterie, ganterie, etc.
- Médaille d'argent, Paris 1867 et 1878; mé-dallle d or, Anvers 1883.
- 470 Chatten et Blanjean, Dison. Draps et étoffes de laine.
- 1876, médaille de bronze; Amsterdam médaille d’argent; Anvers 1883, id.
- 47 Collectivité des fabricants draps et filateurs de laine Verviers, M- Mullendorff, 1 parles), président d’honneur de a ambre de Commerce, prési-sent de la Collectivité, et Jos. cpubre, avocat. Secrétaire de la chambre de Commerce de Ver-— Secrétaire de la Collectivité. 7 Draps et filés.
- PARTICIPANTS A LA COLLECTIVITE :
- Aubin Sauvage et Cie, à Ensival. Biolley frères, à Verviers.
- Bonvoisin (M.) fils, à Pepinster. Chatten et Blanjean, à Dison. Darimont et frères (L. et H.), à Verviers.
- Delher (J.) et David flls, à Dison. Duesberg et Cie, à Verviers. Fanchamps (Pierre), à Verviers. Garot (L. et J.), à Verviers. Henrion (J.-J.), à Hodimont (Verviers).
- Lejeune (Léon), à Verviers. Lejeune- Vincent (H.-J.), à Dison. Lieutenant (Henri), à Pepinster. Moumal (Jean), à Dison (Verviers). Peltzer et fils, à Verviers. Petit et Follet, à Verviers. Sagehomme (L.) fils, à Dison. Sagehomme-De Baar (A.), à Dison. Serwir-Byron et C^, à Verviers. Simonis (Iwan), à Verviers. T'asté (Jean), à Verviers.
- Voos (F. et G.), à Verviers.
- (Ces participants sont inscrits individuellement dans cette classe.)
- 472 Darimont et frères (L. et H.), 72, rue David, à Verviers. — Tissus de laine.
- Médaille argent, Anvers 1885.
- 473 Delhez (J.) et David fils, à Dison. — Coupes d’étoffes fantaisie et peignés noirs.
- 474 Duesberg et Cie, fabricants de draps, rue Coronmeuse, 60,à Ver-viers. — Spécialité de draps militaires pour officiers, sous-officiers et soldats; draps d’administration; draps de voiture; draps pour com-
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- 450 classe 32.
- munautés religieuses, etc. Maison fondée en 4873.
- Médaille, Paris 1878.
- 475 Duez et fils (C.), à Péruwelz. — Laines peignées.
- 476 Fanchamps( Pierre), Verviers. — Tissus de laine.
- Anvers 1878, médaille d’argent.
- 477 Garot (L. et J.), à Verviers. — Tissus de laine pour hommes et pour darnes;^ tricots pour jerseys, etc. — Maison fondée en 4858.
- Médaille de bronze, Dublin 1885; Médaille d’argent, Paris 1867. Médaille de mérite, Vienne 1873 Médailles d’or : Paris 1878, Sydney 1879, Melbourne 1880, Amsterdam 4885.
- 478 Henrion (J.-J.), à Hodimont (Verviers.) — Draps et étoffes de laine.
- Londres 4862, médaille de mérite. Paris 4867 et 4 878, médaille d’argent. Vienne 4873 médaille de mérite. Anvers 1885, médaille d’or.
- 479 Lejeune (Léon), à Verviers. — Fils de laine cardée.
- Paris 1878, médaille d’argent
- 480 Lejeune-Vincent (H.-J.), à Dison. — Etoffes de laine cardées et peignées.
- Récompenses : Londres 1862, Paris 4867 et 1878, Vienne 1873.
- 481 Leroy frères et Cie, à Beaumont. — Baies-flanelles, dommets et molletons.
- 482 Lieutenant(Henri),Pepinster. — Fils de laine cardée et peignée. Tissus de laine.
- 483 Moumal (Jean), à Dison, près Verviers. — Etoffes nouveautés en laine peignée, laine cardée, laine et
- soie et cheviot. Beavers, tricots il autres tissus pour pardessus; le tout teint en laine, nuances solides! Médaille de mérite, Vienne 1875; niédaillt d’argent, Paris 187*.
- 484 Oudin (Albert),etCie,àDinant — Laines peignées et filées et laine fantaisies pour nouveautés. Mérinos et cachemires écrus et teints. Cachemires riches, châles, etc. Médailles d’or, Amsterdam 1885 et Anvers 1885; médaille d'argent, Anvers 1885,elt.
- 485 Peltzer et fils, à Verviers. y Fils de laine^cardée et peignée. Nouveautés en cardé et en peigné. Draps, satins, flanelles, draps de dames, draps de billard.
- Médaille d’argent, Paris 1867; médailled Paris 4878; médaille de progrès, Vienne 4875 ; diplômes d’honneur, Amsterdam 181* et Anvers 1885.
- 486 Petit et Follet, rue des Cou-valles, à Verviers. — Fils ® laine peignée de tous les numéros en écrus, teints et mêlés, pw tissus ^nouveautés grand teint-
- Médaille d’or, Anvers 4885.
- 487 Roestenberg (Pierre), place Ragheno, à Malines. — 11 nouveau genre de fabrication en couvertures et couvre-lits laine, tissées au métier Jacquart. couverture réclame, des courr lits en style renaissance et xvi^1 cle, etc., etc.
- Médaillle d’or, Anvers 1885; diplômes neur, Paris 4 855 et Bruxelles 1888.
- classe 66.)
- 488 Sagehomme(L.)fils,àDisOD’ — Draps et étoffes de laine.
- 489 Sagehomme-DeBaarffU Dison. — Draps et étoffes de
- 490 Serwir-Byron et C'jnVef viers. — Fils de laine peigne •
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- 494 Simonis (Iwan), à Verviers. — Satins laine, draps croisés et draps de dame. Etoffes nouveautés en fils cardés et en fils peignés. Draps de billard.
- Paris : 1855, médaille de 4r classe; 1867, médaille d’argent ; 1878, médaille d'or. Diplôme d'honneur. Vienne 1873. Diplôme d’excellence, Philadelphie 1876 Prize me-dal, Londres 1862. Médaille d’or, Amsterdam 1883. Diplôme d’honneur, Anvers 1885.
- 492 Société anonyme de Loth (près Bruxelles), fondée le 45 mai 1859. — Peignage, filature, tissage, teinture et apprêts. Produits : satin de Chine (zanella), mérinos, cachemires, cheviots et draperie; tissus divers en laine peignée unis et fantaisie, laines à tricoter.
- Récompenses obtenues : hors concours, Bar-celone 1888. Diplômes d'honneur : Bruxelles 1888, Anvers 1883, Amsterdam 1883. Médaille d’or (first degree of meril), New-Or-léans1885. Médailles : Paris 1878, Vienne 1873. — (Voir classe 46.)
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- 493 Tasté (Jean), à Verviers. — Tissus de laine.
- Médailles de bronze : Paris 1867, Vienne 1873. Médaille-mérite 1er degré, Philadelphie 1876, etc. Médailles d’or: Amsterdam 1883, Anvers 1885, etc.
- 494 Voos (F.et G.), à Verviers, successeur de François Voos, maison fondée en 1838. — Fils de laine cardée. Fils écrus, spécialité des mélanges en laine pure et en laine et coton, fils pour tricotage. Lavage et épaillage de laines. Explication du tableau figurant à l'Ex-position : Ce tableau est composé de 3 cadres; celui de gauche contient 3 panneaux de fils de laine pure; le cadre du centre contient les fils pour tricotage, et le cadre de droite contient les fils mélangés de laine et coton: panneau supérieur les 50/s0, panneau central les 60/.10 à gauche et 90/10 à droite, et panneau inférieur les 70/30.
- Médaille d’or, Anvers 1883.
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- CLASSE 33.
- CLASSE 33. — Soies et tissus de soie.
- Le mûrier et la soie, connus en Chine de toute antiquité, y étaient mys-térieusement exploités depuis une longue suite de siècles, lorsqu’ils pénétrèrent en Europe, à Rome, l’an 550 de notre ère sous Justinien, en France à la suite de Grégoire X, en 1274.
- La précieuse matière prit bientôt une très grande importance dans ce pays privilégié et servit peu à peu à la création des merveilles sans rivales que nous admirons tous les jours et que n’éclipsent pas même les riches et fantastiques soieries si brillamment chatoyantes du pays d'origine etde son voisin, le Japon.
- Du vim° au xiiime siècle, elle s’était introduite avec des succès plus médiocres, en Grèce, en Sicile, en Espagne, en Lombardie, dans les limites assez étroites de latitudes douées de climats tempérés, plutôt chauds et secs que froids et brumeux, comme ceux des régions du Nord.
- En Belgique, ce ne fut que vers la fin du règne de Guillaume Ier, 4 l’on tenta sérieusement, par ses ordres, de doter le pays de l’industrie sut cicole, et de celles très nombreuses qui en dérivent. Dans ce but, le peli château de Manage, près d’Ath, fut converti en magnanerie et l'on y amena d’Italie une colonie d’ouvriers habiles, sous la direction du professets chevalier de Beramendi. Des plantations de mûriers, choisis PATpler essences les meilleures, furent faites avec les plus grands soins aux ou tours et notamment au Bois du Renard. Dans les ateliers, établis sulpg les règles de l’art le mieux entendu et pourvus de l’outillage le PluSé fectionné de l’époque, rien ne fut épargné pour expérimenter lesprou les plus réputés pour leur efficacité, grâce aux subsides généreux monarque qui avait pris cette affaire fort à cœur. à
- Malgré toutes ces conditions favorables, l’entreprise échoua, Sesgation cause des circonstances atmosphériques que par suite de la ces fard, forcée du patronage souverain qui lui avait donné naissance. Plusteet d’autres essais furent tentés sur plusieurs points de notre ter. de cet d’abord, à Uccle, mais en dépit de l’excellente qualité des STeSilenévi-établissement, il n’en est pas résulté jusqu’ici la démonstration dente de la vitalité de cette tentative d’acclimatation. . ment
- L’éducation des vers à soie n’ayant pu s’établir manufacturieédons, en Belgique, il ne fut plus question du moulinage. Nous Posa retor-toutefois, quelques établissements qui assemblent la soie STege des cor-dent et la combinent pour le tissage et aussi pour en produire donnets à coudre, de genres et de numéros variés.
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- CLASSE 33.
- Ces produits, très appréciés pour leur solidité et leur belle qualite, donnent lieu, tant à l’étranger que dans le pays, à des transactions importantes, bien que la recherche du bon marché fasse substituer de plus en plus à ces marchandises, l'usage des fils de déchets de soie, moins brillants mais plus réguliers, partant plus convenables à la machine à coudre et de moitié moins chers. Quant à l’industrie du moulinage proprement dite, elle nous fait encore absolument défaut.
- Par là, se trouvèrent tort entravés et presque stérilisés pendant longtemps, les efforts faits par de courageux industriels de Deynze et d Alost, sous l’impulsion généreuse du ministère Rogier, dans le but de créer dans les Flandres, alors très malheureuses, la fabrication des soieries à 1 instar de ce qui se faisait déjà dans la Prusse rhénane, où plus de 65,000 ouvriers étaient ainsi avantageusement occupés.
- Forcés de renoncer à l’espoir de produire des grèges indigènes, le pays, entrant dans une voie plus en rapport avec les conditions climatériques qu’il subit, ne tarda pas quand même à tirer parti de la soie pour l’extension de ses affaires textiles et manufacturières. Coïncidence remarquable, C’est encore à Ath que la nouvelle industrie a été implantée et qu elle sy est perfectionnée, cette fois, d’une manière qui en assure l’avenir et le développement. Il s’agit du peignage et de la filature mécaniques des nombreux déchets délaissés naguère encore par les magnaniers, les mou-liniers et même par les tisseurs, car l’établissement d’Ath est parvenu, en effet, et a été longtemps seul à tirer de cette dernière sorte, un parti non moins utile que celui obtenu des frisons, des cocons percés et autres bourres de la soie. L’usine en fabrique des peignés riches, très réguliers de longueur, qu’elle transforme en cordonnets et en schappes de toutes | finesses. Bruges s’en sert pour ses magnifiques et solides dentelles gui-
- Pures; Saint-Nicolas en agrémente ses beaux lainages et ses châles et dans une foule de localités on utilise ses fils dont les qualités ne le cèdent guèreà celle des grèges, beaucoup plus chères, pour la fabrication de la Passementerie, de la bonneterie, de la ganterie, des cordonnets à ! Coudre, etc.
- : Ces multiples applications donnentlieu à une assez grande consomma-I tion de matières qui va sans cesse grandissant. Il en est de même dans la I abrication des étoffes, quoiqu’on ait dit bien souvent que le tissage des soies ne s’est pas développé en Belgique en proportion de la nature F toute particulière de son génie industriel. La statistique que nous donnons plus loin prouve, au contraire, que les tabricats d’Anvers, d’Alost, 1 0 Lierre, de Lede et de Deynze continuent à présenter dans leurs
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- CLASSE 33.
- diverses spécialités, les mêmes qualités intrinsèques auxquelles elles doivent leur excellente réputation, ce qui en assure l’écoulement.
- C’est que ces satins forts et brillants, ces tissus unis ou variés, reconnus d’une grande durée à l’usage, témoignant ainsi d’une parfaite composition et d’une extrême régularité d’exécution, conviennent on ne peut mieuxà la consommation courante. Certes, il ne peut être question de les comparer aux splendides étoffes de Lyon, ou à celles des Japonais. Ce sont la des produits qui n’éclosent bien que dans les milieux déjà pourvus de nombreux dessinateurs et coloristes, secondés eux-mêmes par des ouvriers spéciaux, agissant tous sous l’impulsion de patrons familiarisés de longue date avec les particularités du métier et avec le goût de leur clientèle. La se trouvent rassemblés tous les accessoires, tous les auxiliaires, en meme temps qu’un choix immense de soie filée s’adaptant à toutes les exigences de ces conceptions quasi artistiques.
- Précisément, ces nombreux avantages font défaut jusqu’ici à notre fabrication nationale des tissus de soie, qui, en outre, a contre elle son éloignement de tout marché soyeux, la privation des garanties qu’offre le conditionnement officiel des soies et l’absence de ces vastes usines d’appretagc et de teinture où il n’est pas extraordinaire, à Lyon, par exemple, de ren contrer plus de 2,400 ouvriers occupés au traitement d’une simp gamme de couleurs, parfois même d’une seule nuance. Et l’on sait du prodiges d’économies et de perfections sont sortis de telles divisions travail auxquelles on applique les intelligences et les habiletés manue d’une façon exclusive et continue.
- Cependant, malgré le manque de ces circonstances favorables, æalgreL peu de marge existant entre le coût de la matière première, venant daba loin et la valeur du tissu, malgré l’absence de réciprocité des droits ces produits sont frappés dans les autres pays, certains de nos taon leur ont su avec une habileté et une souplesse remarquables, varier fabrication et créer d’excellents articles, d’apprêt facile, de consomm nent courante et trouver ainsi d’importants débouchés à l’étranger, notami en Angleterre, en Amérique et en France. cette
- Il n’y a donc plus la moindre raison de douter de la vitalité de C
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- branche si importante de notre travail national, non plus que ° , , or. sion de la filature deschappe, comme celle des soieries, atteinte a culée tation par des droits sans équivalents, mais comme elle aussi, stim par l’exemple et les succès des autres peuples.
- La statistique suivante, établie par périodes décennales et s con-vement quinquennales et annuelles, d’après les relevés de notre
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- merce spécial de tissus, montre clairement cette réussite de nos fabricants exportateurs :
- Tissus de soie y compris les rubans de soie.
- ANNÉES. IMPORTATIONS. EXPORTATIONS.
- QUAIS TUÉS, PRIX. VALEURS. QUANTITÉS. PRIX. VALEURS.
- 484 1-1830, moyenne. 69,183 98 6,733,000 2,211 98 216,000
- 4834-1860, » 85,722 140 12,155,000 3,492 128 447,000
- 4864-1865, » 117,029 443 17,040,710 4,495 150 671,140
- 4866 1870, » 127,153 168 21,426,200 4,810 145 698,400
- 4874-1875, » 20 2 585 130 26,605,200 6,221 102 638,000
- 4876-1880, » 183,045 90 16,693,000 5,566 76 421,000
- 1881-48*5, » 174 351 65 11,332,800 6,756 55 371,400
- 4886, » 133.439 65 8,804,000 9,041 » 497,000
- 4887, » 152,638 83 42,668,954 13,605 68 993,165
- Pour cette année 1887, le mouvement de notre commerce de fabricats desoie se décompose ainsi :
- Lieux de provenance. IMPORTATIONS.
- France. • . 408,126 kil. pour une valeur de fr. 8,974,488
- Allemagne . • . 32,907 id. 2,731,281
- Angleterre, .. 40,349 id. 858,967
- odisse. id. 63,827
- Pays-Bas. . 32 702
- Italie id. 1,328
- Autres pays . 77 id. 6,391
- Total. . , 152,638 kil. pour une valeur de fr. 12,668,954
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- Lieux de destination.
- France...................
- État-Unis................
- Angleterre...............
- Pays-Bas.................•
- République Argentine. . .
- Allemagne................
- Suisse...................
- Hambourg.................
- Russie...................
- EXPORTATIONS.
- 3,857 kil. pour une valeur de fr. 281,561
- 3,154 id. 230,212
- 2,450 id. 478,850
- 4,787 id. 130,151
- 4,530 id. 111,690
- 595 id. 43,435
- 4 06 id. 7,738
- 400 id. 7,300
- 26 id. 1,898
- Total. . . 43,605 kil. pour une valeur de fr. 993,163
- Les relevés de notre commerce spécial de fils de soie ne sont plus aussi utiles ni aussi commodes à consulter depuis que l’on y confond les soies écrues, en majeure partie destinées au tissage, avec les soies à coudre et à broder. Tels que ces tableaux sont groupés ci-dessous, ils permettent, toutefois, de constater que l’énorme diminution d’affaires survenue aprèsles années d’activité exagérée de 4 871 à 4 880, est enfin enrayée et a fait placeà une reprise sérieuse qui nous a déjà ramené aux chiffres satisfaisants d'au-trefois, dont nous pouvons légitimement espérer le développement continu.
- Soies à coudre, à broder et autres.
- ANNÉES. IMPORTATIONS. EXPORTATIONS.
- QUANTITÉS. PRIX, VALEURS. QUANTITÉS. PRIX. vazztr*
- 1844-1850, moyenne. 26,271 68 4,777,000 4,358 86 372,000
- 4 854-1860, 57,454 54 3,443,000 9,4 94 59 541,000
- 1861-1865, 99,074 53 5,262,580 20,892 43 850,914
- 1866-1870, » 82,597 405 8,664,600 26,463 66 4,724,500
- 4 874-4 875, 200,850 4 07 24,401,400 120,768 59 7,167,200
- 4876-1880, » 218,464 74 4 7,354,800 445,530 55 6,312,600
- 4 884-4 885, » 4 32,245 70 9,255,000 39,444 54 2,169,600
- 4886, » 91,244 70 6,387,000 14,387 55 791,000
- 4887, 82,208 65 5,344,000 26,422 55 4,487,000
- E. WAUTERS, Président de la classe 53.
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- CLASSE 33.
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- EXPOSANTS.
- 493 Jamme (Armand) et Cie, à Saint-Hadelin-Nessonvaux. — Fil de bourrette écru simple, retords et mélange. Fil pour sericine. Médaille de mérite, Vienne 1873; diplôme d'excellence, Philadelphie 1875; hors concours, Jury, Amsterdam 1883 ; médaille de bronze, Anvers 1885.
- 496 Lagrange frères, à Deynze. — Fabricants de soieries ; tissage mécanique à vapeur ; vente exclusivement en gros. Brevet d’invention de tracannoir et de cannetières pour navettes à défiler. Soieries.
- Médaille à l’exposition de Bruges 1856 ; mention honorable à l’exposition de Londres 1862; médaille et diplôme à l’exposition de Bruxelles 1880.
- 497 Lagrange- Peeters, à Deynze. — Soieries.
- 498 Seeuws (Jules) et Vanlan-deghem (F.), à Deynze lez-Gand. — Soieries noires.
- 499 Smits (Adrien), à Alost. — Soieries.
- Médailles de bronze, Paris 1835 et 1867.
- 500 Wauters et Cooremans(E.), à Ath. — Fils de schappe et cordonnets pour velours soieries, passementerie, bonneterie; cordonnets à coudre, à broder, etc.
- Médaille de bronze, Paris 1878.
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- CLASSE 34.
- CLASSE 34, — Dentelles, tulles, broderies et passementeries.
- Les produits de la classe 34 forment quatre groupes distincts:
- 4° Les dentelles,
- 20 Les tulles,
- 3° Les broderies,
- 4° Les passementeries.
- 40 LA DENTELLE.
- La dentelle est, sans contredit, la plus ancienne industrie de la Belgique : les écrits du xive siècle en font déjà mention.
- M. Ernest Bosc, dans son Dictionnaire de l’art et de la curiosité, rend justice à l’ancienneté de l’industrie dentellière dans les Flandres.
- « Les faits, les noms même des dentelles en pays étrangers, dit-il, prouvent que ce sont bien les Flandres qui sont le berceau de cet objet si estimé des dames et qu’à certaine époque les hommes ont également porté; en Italie, on les nomme encore « Merletti di Flandria ».
- Nous pouvons donc revendiquer pour notre pays la gloire d’être le berceau de la dentelle.
- Cette industrie fut introduite en France au xvne siècle seulement par nos dentellières que Colbert avait réussi à y attirer par de grands avantages. D aucuns- prétendent que ces ouvrières venaient de Venise, mais l'édit publié par la ville de Bruxelles, qui prononçait la confiscation contre toute personne qui débaucherait des dentellières pour les introduire en France, nous confirme que ce sont bien nos ouvrières brabançonnes ou flamandes qui, les premières, ont importé l’industrie dentellière dans ce dernier pays.
- Plus tard et peut-être à cause de la rigueur de cet édit, qui ne permettait plus lémigration de nos ouvrières, Louis XIV s’adressa à Venise et attira successivement en France plus de deux cents ouvrières vénitiennes pour) enseigner l’art de la dentelle à Reims, Alençon, Chantilly, etc.
- M. Victor Cérésole, dans une notice très intéressante publiée à Venise) nous dit comment Louis XIV, après avoir importé cette industrie France, débaptisa le point de Venise pour le nommer point de France € de nos jours, point d’Alençon.
- « Aussi, dit-il, vit-on bientôt la France s’essayer à la concurrence ass malheureuse au point de vue de l’exécution; on remplaça par de lagons
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- CLASSE 34.
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- et du ruban de fil une partie du travail à l’aiguille. Ce n’était plus un objet d’art, c’était une branche de l’industrie. »
- Tous les genres de dentelles véritables se fabriquent aujourd hui en Belgique et nous les exportons dans le monde entier ; telles sont les dentelles dites : Valencienne, Malines, Flandres, application de Bruxelles, Duchesse, torchons, points Gaze, Burano, Venise et autres points qui se font tous en fil.
- A vrai dire, il n’y a que deux genres de dentelles : celles qui se font à l aiguille et les autres qui se font aux fuseaux.
- Les dentelles aux fuseaux se fabriquent généralement dans les Flandres, sur un petit métier portatif, et les principaux centres sont à Ypres, Courtrai, Bruges et Gand.
- Une dentelle, de date plus récente et qui a eu sa vogue, se fabrique également aux fuseaux au moyen de soie noire; elle est connue sous le nom de dentelle de Grammont et lutte avantageusement avec le même article fabriqué en France et connu sous le nom de dentelle de Chantilly.
- La seule différence dans la fabrication consiste, pour le métier employé en France, dans un rouleau ou tambour qui évite le remontage, tandis qu’il est uni et fixe en Belgique.
- Il en est de même de la guipure en soie noire, qui se fait encore dans Quelques contrées des Flandres.
- Quant à la dentelle à l’aiguille, connue sous les différents noms que nous venons d’indiquer, elle se fait au moyen d’une simple aiguille et d’un morceau de parchemin retraçant le dessin; son principal centre de fabri-Cation et decommerce esta Bruxelles.
- Sous le double rapport de l’exécution et du dessin, elle n’est surpassée Par aucun pays concurrent.
- La dentelle dite application de Bruxelles, se compose de fleurs faites aux luseaux et cousues sur du tulle fait à la mécanique, dont notre pays a con-servé le monopole.
- , Ce genre de dentelle a perdu de son ancienne vogue, mais elle continue 4 être demandée pour les articles riches.
- Depuis l’exposition de Paris en 1878, nos fabricants de dentelles ont alt.de grands progrès dans leurs dessins et beaucoup de leurs produits Peuvent passer pour de véritables objets artistiques.
- effet, nous remarquons aujourd’hui des panneaux et de petits a eaux exécutés comme en peinture, par des dentellières qui n ont à leur 'position pour produire les ombres et les effets, que la différence de gros-
- i euT de leur fil ou de leur soie.
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- CLASSE S4.
- Une nouvelle création, due à l’un de nos meilleurs fabricants, est venue se greffer sur les nombreux emplois de dentelles destinées à la toilette: nous voulons parler de l’article pour ameublement et linge de table qui gagne tous les jours en importance et occupe déjà un grand nombre d’ouvrières.
- La Malines, l’une de nos plus anciennes dentelles, a beaucoup perdu de son importance par suite de la fabrication de cet article au moyen de métiers mécaniques; cependant Anvers, Louvain et Malines continuentà la produire régulièrement. .
- Il est impossible de fixer aujourd’hui — même approximativement — le nombre des ouvrières occupées à la fabrication de la dentelle en Belgique; la crise, qui dure toujours pour certains articles et notamment pour la Valencienne, Duchesse et la dentelle noire — dite de Grammont — est cause qu’un grand nombre de femmes et jeunes filles ont abandonné leur métier pour un travail moins luxueux mais plus rémunérateur.
- La matière première n’entre dans la valeur de la dentelle que pour une faible proportion — 5 à 10 p. %/o — le reste revient au salaire.
- Le salaire de nos dentellières est très variable; il varie de 50 C. à 2 fr. 50 c., selon le mérite du travail.
- 20 TULLES.
- On désigne sous le nom de tulles, les tissus à mailles ouvertes avec ou sans dessin, produits sur des métiers à la main ou mus par la vapeur.
- Notre pays ne possédant pas de métiers à dessin — plus spécialement nommés métiers à dentelle mécanique — nous n’avons à nous occuper que des tissus à mailles ouvertes sans dessin.
- Les premiers métiers introduits en Belgique servaient à la fabrication du tulle fin, dit de Bruxelles, pour y appliquer des fleurs en fil, faites d fuseau ou à l’aiguille, que l’on désigne sous le nom si renommé d applice lion de Bruxelles.
- Nous fabriquons tous les genres de tulle en coton, depuis un centimes jusqu’à plusieurs mètres de largeur; les centres de fabrication sont : Bruxelles, Malines et Vilvorde.
- Cette industrie emploie le coton d’Angleterre etn’a pas une importan § bien considérable pour notre pays, cependant, pour le tulle fin, dont nog avons gardé le monopole, la France est un de nos plus grands consomm-teurs.
- Le salaire des ouvriers est en moyenne de 2 fr. 25 par jour.
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- CLASSE 34. 401
- 30 BRODERIES.
- A. La broderie blanche à la main, dite de Saint-Gall ou de Nancy, ne se fait plus en Belgique que par quelques vieilles ouvrières ; ici comme dans les pays voisins, elle a été remplacée par la broderie mécanique.
- En 1878, notre pays était encore tributaire de la France et de la Suisse pour la broderie mécanique; depuis quelques années, cette nouvelle industrie a été introduite en Belgique par un de nos grands industriels et depuis lors elle n’a fait que progresser.
- En 4882, il installa le premier métier à broder et moins de six ans après, 48 métiers étaient montés et mis en activité, fournissant du travail à plus de 200 ouvriers et ouvrières.
- Cette industrie prendrait encore un plus grand développement en Bel-gique si notre gouvernement pouvait abaisser les droits d entrée sur les matières premières, telles que coton à broder et tissus de coton.
- La France imposant de son côté de droits énormes, l’entrée de nos produits sur son territoire, il en résulte que nos nationaux luttent difficilement avec leurs concurrents français, qui bénéficient d’une trop large Protection.
- Si la France échappe à notre marché, nous traitons en revanche avec "Australie, les deux Amériques, le Mexique, etc., où nous avons trouvé delarges débouchés pour nos produits.
- L'Angleterre même nous envoie des milliers de pièces d’étoffes en nou-Yeautés pour robes; tous ces tissus sont brodés en soie à façon dans nos établissements et réexpédiés au pays d’origine.
- C'est bien là, une preuve de vitalité pour notre jeune industrie et nous avons la conviction qu’elle est appelée à un brillant avenir.
- Le salaire des ouvriers brodeurs en coton varie de 3 fr. 50 à 4 francs et Ceux des brodeurs en soie de 5 à 5 fr. 50 par jour.
- Les femmes gagnent de 1 fr. 25 à 1 fr. 50 par jour.
- La broderie sur tulle au crochet occupe un assez grand nombre ouvrières dans la province d’Anvers, et ses principaux centres de com-mercc sontà Bruxelles, Anvers et Lierre; elle est appliquée depuis le mouchoir jusqu'aux rideaux et les ornements d’église.
- Sotte industrie trouve ses principaux débouchés en France, la Hollande 1 Amérique du Nord.
- AG La broderie en or et en argent est portée à un haut degré de perfec-on en Belgique. Les habits sacerdocaux, tels .que chasubles, étoles.
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- CLASSE 34.
- chapes, mitres, bannières, etc., et les ornements d’église se fabriquent chez nous d’une manière fort remarquable et l’on ne saurait assez louer en général, l art et le bon goût que mettent nos brodeurs dans le choix du dessin, du relief des broderies et des mélanges des nuances d’or.
- La chasublerie forme une spécialité qui exige, pour la confection de telles pièces, une aptitude toute spéciale; outre l’intelligence et le goût, elle demande une connaissance profonde des styles et des époques. De tout temps, cette industrie a produit chez nous des chefs-d’œuvre d’art et de goût.
- Notre pays s’est acquis, à juste titre, une renommée au dehors, notamment pour ses ornements en fines broderies d’or mélangées de pierres précieuses.
- Nous exportons nos produits dans les pays d’Europe et jusqu’en Amérique.
- Cette industrie occupe de nombreux ouvriers dans la capitale, ainsi qu’à Bruges, Gand, Anvers, Malines, Louvain, Namur, Saint-Nicolas, ctc-
- Le salaire des ouvriers varie de 4 fr. 75 à 4 francs par jour.
- 4° PASSEMENTERIES.
- La passementerie est pour notre pays, une industrie relativement jeune et elle a été importée de France.
- En 1855, lors de la première exposition universelle de Paris, nos PrO duits y étaient peu représentés et n’attiraient pas l’attention de l’étranger. Depuis lors une grande impulsion a été donnée à tous les genres de Pas sementerie et la Belgique compte déjà plusieurs maisons importantes pou vant lutter avantageusement avec leurs concurrents étrangers.
- Les produits consommés à l’intérieur sortent de nos ateliers, etsaur po quelques passementeries nouveauté venant d’Allemagne, nous avons réus à nous affranchir du tribut que nous payions à la France. 1
- Les passementeries cousues aussi bien que celles à la barre, POUDles nouveauté et la voiture, ont pris un grand développement et déjà nous 6 exportons à l’étranger. :
- La passementerie militaire et celle d’ameublement ont beaucoup Prosr sous le triple rapport du goût, du dessin et de l’excellente fabricatioDirès
- La passementerie d’ameublement surtout a pris depuis peu une DE. grande extension dans le pays. Non seulement les maisons françaises en. quant 1 article riche ont cessé de faire visiter la Belgique par leurs repr tants, mais nos fabricants vont à l’étranger y lutter avantageusement.
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- It r u
- t, i e et
- La Hollande est à peu près exclusivement cliente de la Belgique ; le Nord de la France, malgré les 10 %/o de droits protecteurs, l’Egypte et l’Angleterre etpar elle l’Amérique, sont des débouchés nouveaux ouverts à nos nationaux. Tandis qu’à Bruxelles l’article riche s’élevait à la hauteur de la fabrication viennoise et parisienne, des fabriques se créaient en province, à Genappe, à Templeuve, aux environs d’Alost pour la fabrication des articles d'exportation, et le chiffre de la production a quintuplé au moins pendant ces dix dernières années. Il existe même déjà dans quelques chefs-lieux de province, tels qu’Anvers, Liége, Gand, des fabricants de passementeries pour meubles, et à Bruxelles plus de dix maisons occupant un très grand nombre d’ouvriers et ouvrières sont en pleine prospérité.
- il manque cependant à un grand nombre de nos ouvriers passementiers, une instruction professionnelle qui les mettrait à même de créer de nouveaux modèles, et si nos fabricants se décident à ouvrir une de ces écoles, - qui existent déjà chez nos puissants voisins — ils n’auront plus rien à envier à leurs aînés et ils parviendront sûrement à rivaliser avec eux sur leur propre marché.
- Nous commettrions un oubli de tous points regrettable, si avant de finir, nous omettions de signaler une branche spéciale de cette industrie : les ranges pour stores, dans la fabrication desquelles la Belgique excelle. Par 1 établissement de maisons en province où se fabrique exclusivement cet article pour l’exportation, les passementiers belges se sont mis à même delivrer mieux et plus avantageusement que leurs concurrents étrangers. Aussi la demande pour l’exportation est-elle de jour en jour plus impor-tente : nos modèles et notre fabrication étant partout fort appréciés.
- Notre pays possède également d’importantes fabriques de tresses, ganses, acets et soutaches, pour lesquels nous étions jadis tributaires de l’Alle-megne et de la France; la grande impulsion qu’ont pu leur donner leurs c intelligents nous présage un brillant avenir.
- Nos principaux centres de production pour les différents genres de pas-SEmenteries, sont Bruxelles, Alost, Genappe, Templeuve, Cureghem, Anderlecht, etc.
- 1 Les matières premières employées sont la soie, le fil, le coton, la laine et fila main d’œuvre se divise en tissage, retordage et travail à la main.
- 3 moyenne des salaires journaliers est :
- our les hommes, de 3 fr. 50; pour les femmes, de 4 fr. 75 et pour les iEunes filles de 75 centimes.
- E. ROBYN-STOCQUART,
- Président de la classe 54.
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- CLASSE 34.
- EXPOSANTS.
- 501 Begerem (René), fournisseur de S. M. la reine des Belges, rue de Lille, 51, Ypres (Belgique). — Dentelles valenciennes faites à la main.
- Médaille or, Paris 1867; 1re médaille, Santiago 4875 ; Philadelphie médaille et diplôme d’honneur, 187(1 ; médaille or, Paris 1878; diplôme d’honneur, Amsterdam 1885 ; id., Anvers 1885 ; id., Bruxelles 1888.
- 502 Bôval-De Beck, 74, rue Royale, Bruxelles. — Manufacture royale de dentelles, fournisseur de S. M. la Reine des Pays-Bas — Spécialité pour corbeilles de mariage.
- Londres 1874, I" prix médaille d’or; Amsterdam 1883, 1" prix médaille d’or; Anvers 1885, 1" prix diplôme d’honneur; Nouvelle-Orléans 1885, 1" degré de mérite, diplôme d’honneur; Grand Concours Bruxelles 1888, diplôme d’honneur, 1" prix pour l’exposition et médaille d’or pour le concours.
- 503 Coeckelbergh - Van Hoey (Alph.), — Fabrique de franges pour stores, à Bruxelles, Meire, Genappe, Loupoigne.—Bureaux: Bruxelles, 8, rue de Berlaimont. — Franges coton pour stores; passementeries. — Exportation.
- Paris 1855, médaille d’or. — (F. classe 18.)
- 504 Declercq-Clément, (P.), à Iseghem, fabricant de dentelles, torchons, tirettes. — Torchons et tirettes de fil de lin, travaillés à la main; nouveaux dessins gradués déposés; tirettes mécaniques de fil de lin retors; échantillons de fil à faire les torchons ; fils à coudre en tous genres.— Fabrique à vapeur. Médaille d’or collective, Paris 1867 ; Amsterdam 1869, Vienne 1873, Londres 1874,
- Philadelphie 1876, Paris 1878, deux médailles; Anvers 1885, trois médailles; Port-Adélaïde 1887, Grand Concours, Bruxelles 1888, deux médailles d’argent.
- 505 De Groote-Vierendeel (B.), succrs De Groote sœurs, place de la Station, à Grammont(Belgique). Maison fondée en 1854. — Chale fin; volants fins, garnitures assorties; mouchoirs et dessus de bas, formes variées; grande écharpe, éventails riches fleuris; éventai fin représentant le célèbre peintre Teniers, admirant son château gothique ; éventail riche, str e Louis XV, montrant une dame turque couchée dans un nama. — Choix complet de venta dentelles, soie noire, se recommandant par la finesse dex tion, le bon goût des dessins modicité des prix.
- Médaille or, Paris 186D médaille Vienne 1873; médaille bronze, la
- 506 De Meulenaere (M^f 95, rue Nord-Sablon, a Brug — Dentelles.
- 507 Everaert-Leclercq H8 Grammont. —• Dentelle Médaille de bronze, Paris 1878.
- 508 Fonson (Auguste), 49,^. Fabriques, à Bruxelles, deries et passementeries, menteries spéciales pont fl ments militaires.
- (Poir classe 66).
- 509 Goetghebuer (^mo Belles’ rue de l’Arbre-Benit, a
- — Broderies.
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- :
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- 510 Hanssens-Hap, à Vilvorde. — Passementeries militaires.
- Voir classes 29 et 43).
- SH Lava (Jules), 4, rue des Cendres, à Bruxelles. — Créateur de dentelles artistiques de tous styles pour l’ameublement, en point de i Venise, en point Louis XIV, etc.
- Diplôme de médaille d’or, Anvers 1885.
- 1512 Lavalette et Cie (Adolphe), | 44 rue des Paroissiens, à Bruxelles. — Dentelles et rideaux i d’art.
- Médailles d'or : Londres et Anvers. Diplôme d’honneur, Anvers, etc. — (Voir classe 21.)
- 513 Levêque (Eugène), et Cle, 77, rue Terre-Neuve, à Bruxelles. — i Une des deux portières d’entrée | de la façade intérieure du com-| timent belge.
- à
- 514 Minne-Dansaert, manufacture de dentelles, 27, boulevard du Jardin Botanique, à!
- Bruxelles. — Dentelles points de Bruxelles, d’Angleterre et de Ve-nise, à l’aiguille et au fuseau. Garnitures, volants, mouchoirs, éven-tails, robes, voiles de mariées, écharpes, pointes, draps, oreillers, I nappes, serviettes et fantaisies di-
- verses. Dentelles anciennes et ar-
- 1 tistiques. 1
- H Médailles d'or et diplôme d’honneur : Lon- ! ûres, Anvers, Rome. I
- Martin (Georges), compagnie i des Indes, 1, rue de la Régence, à I Bruxelles. — Dentelles.
- 56 Noguès-Richard, 10, rue du Bois-Sauvage, à Bruxelles. — Pas-
- 1 sementeries pour ameublements en 1 vitrine. — Portière avec canton-1 nière renaissance, formant l'en-trée de la Section belge au salon
- CLASSE
- 34.
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- des dentelles. Cette maison a, à Templeuve, une fabrique de franges pour stores; à Genappe, une fabrique d’articles courants; à Bruxelles, une manufacture d’articles riches.
- Paris 1878, médaille d'argent; Amsterdam 1883, médaille d’or; Anvers 1885, diplôme d’honneur et médaille d’or.
- 547 Sacré (Léon), 20, place des Martyrs, à Bruxelles. — Manufacture de dentelles. — Dentelles.
- Médaille à Philadelphie 1876; médaille Paris 1878; diplôme d’honneur à Anvers 1885; diplôme d’honneur et prix de progrès, Grand Concours Bruxelles 1888.
- 518 Smits et Cie, à Alost. — Manufacture de tresses et lacets en tous genres. Tresses organsin, lacets de soie, tresses mohair, tresses cachemire. Spécialité de tresses à border pour tailleurs. Lacets de | soie pour corsets.
- Médaille d’or, Bruxelles 1888.
- 519 Stroobant - Boogaerdts, 14, rue du Chêne, à Bruxelles.— Fabrique de dentelles fil àla main, pour lingerie et ameublement; guipures d’art ; empiècements pour taies, draps de lits, rideaux et stores; grand assortiment de dentelles points Paris, Malines, Valenciennes, duchesse, gaze et autres genres anciens et modernes. Spécialité de dentelles torchons.
- Liverpool 1886, médaille d’or la plus haute récompense et dans plusieurs expositions antérieures.
- 520 Thiroux et fils, 40,1
- Boiteux, à Bruxelles. — M
- , rue des Manufac-
- BOleux, a Di ______
- ture de boutons et passementeries, garnitures, galons, cousus, franges, motifs, marabouts, fourragères et gaines pour costumes de dames et enfants; boutons haute nouveauté, fantaisies, crochets, métal, nacre,
- —
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- Toi
- wolll
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- tissus,articles pour tailleurs, tissus, corozo, métal pour bretelles, boutons à firmes, uniformes et livrées, 1878 Paris, médaille d’argent; 1883 Amsterdam, médaille d’or; 1885 Anvers, hors concours, membre du jury; 1888 Bruxelles, internationale, médaille d’or.
- 521 Torley (Henri), 126, rue de l’Instruction, à Cureghem lez-Bru-xelles. — Fabrique de tresses et lacets. Spécialité de tresses pour tailleurs : mohair, cachemire et organsin.
- CLASSE 34.
- 522 Vanderplancke sœurs, à Courtrai. — Dentelles valen-ciennes.
- 523 Vande Zande-Goemaere,à Courtrai. — Dentelles Valenciennes.
- 524 Van Lil (Mme Joseph), 7, Mar ché-aux-Œufs, à Anvers. - Une bande travaillée entièremen en perles de couleurs.
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- CLASSE 35.
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- CLASSE 35. — Articles de bonneterie et de lingerie. — Objets accessoires du vêtement.
- BONNETERIE.
- De 1850 à 1860 on se servait encore des anciens métiers français et anglais. L’exposition universelle de Londres en 4862 et celle de Paris en 1867, nous ont montré les progrès réalisés dans cette industrie.
- L'emploi des nouvelles machines perfectionnées était le seul moyen de garantir en Belgique la fabrication menacée par la concurrence étrangère.
- Presque tous les fabricants de Leuze ont pris la détermination de substituerles nouvelles machines perfectionnées aux petits métiers à la main, ce qui a amené un changement complet dans cette industrie si longtemps arriérée.
- Les fabricants de Leuze ont recherché les systèmes les plus nouveaux et les plus perfectionnés. On peut dire aussi que les nouvelles machines à tricoter ainsi que les métiers pour la fabrication des châles nouveauté, ont facilité la concurrence contre les produits étrangers.
- Avant d’arriver à ces résultats, les fabricants de Leuze ont dû simposer Timmenses sacrifices pécuniaires pour l’achat de ces nouveaux métiers à fabriquer les châles fantaisie haute nouveauté, gilets de chasse, robes d’enfants, caleçons, maillots diminués, proportionnés à côtes et à mailles unies, lupons, bas et chaussettes en laine, coton, fil et soie, etc., qui s’exportent en Hollande, en Angleterre, en Italie, en Roumanie et en Amérique.
- Il est regrettable que les fabricants de Leuze ne se soient pas entendus pour exposer et former une collectivité à Paris; on aurait pu juger des grands progrès qu’ils ont réalisés dans la bonneterie depuis quelques années.
- CORSETS.
- La fabrication du corset, répandue depuis nombre d’années dans les prin-dipaux pays d’Europe, n’a été introduite en Belgique que depuis quelques années.
- A Son usage constitue une partie indispensable de la toilette de la femme. Ussi l’industrie corsetière exige-t-elle un travail et une étude spéciaux, ruant àla coupe et à la forme, et dont le fabricant seul a le secret.
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- La confection du corset occupe un grand personnel tant dans les villes qu à la campagne. Aujourd’hui grâce aux progrès réalisés, nos fabricants exportent I article courant dans la plupart des pays voisins et surtout dans ceux d’outre-mer.
- Il y a un certain nombre d’années, les dames se contentaient simplement du corset ceinture, actuellement elles en exigent de plus grands et plus baleinés; quelques-unes vont jusqu’au corset cuirassé.
- Cette fabrication exige de l’art pour concilier l’hygiène avec l’élégance.
- Les avantages que peut donner le corset, sont la coupe et la souplesse qui dépendent beaucoup des matières employées pour sa fabrication; quant à la solidité, un corset de coutil peut rendre les mêmes services qu’un corset de soie ou de satin. C’est une simple question de luxe ou de désir de la part des clientes.
- Le corset long abdominal tend à s’introduire, plusieurs médecins en préconisent l’usage.
- GANTERIE.
- L’industrie gantière s’exerce dans notre pays depuis les temps les plus reculés : notre éminent historien, M. Wauters, citait dernièrement la grande extension qu’avait prise au xie siècle la fabrication du gant Fau-lion, à Louvain, et les archives de la ville de Gand nous entretiennent des droits si élevés que percevait la Ligue hanséatique au xve siècle suri exportation des gants militaires flamands.
- Son commerce est important : la statistique officielle relève une importation d’environ un million de peaux de chevreau, d’une valeur moyenne de 15 francs la douzaine, qui sont, ainsi que les cent mille peaux indi gènes, absorbées par la fabrication belge du gant. Le nombre de paires.de gants fabriquées (à Bruxelles principalement) est évalué à douze cent mille paires, et la main-d’œuvre qui s’y rapporte est d’environ 3,000,000 francs, que se partagent les deux mille ouvriers mégissiers, teinturiers, coupeurs et ouvrières couturières.
- Au marché d’exportation, c’est-à-dire dans les vastes et importantes maisons de gros de Londres et de Manchester, dans les grands comptoirs de consignation de Chicago et de New-York, le gant de chevreau fabrique à Bruxelles est un article coté, apprécié et connu sous le nom de : « Bros sels Kid Glove. »
- Son originalité trouve ses qualités dans la finesse du cuir, ainsi 9 dans la névrosité soyeuse que donne la parfaite fabrication des peaux
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- CLASSE 35.
- Nord de l’Europe; elle en combat le défaut, qui est la maigreur du cuir, par un travail de main-d’œuvre très soigné, et largement rétribué. Alors que la Saxe commande le marché de la ganterie, avec la fabrication des gants de fil, que Lyon impose ses gants de soie, que Niort, Milan présentent leurs gants d’agneaux en concurrence des gants de Bohême, que l’Angleterre ne trouve de rivale qu’en Italie, pour 1 apprêt des gants de mouton, Bruxelles offre des gants de chevreau très estimés, malgré la concurrence de Grenoble, la belle ville de France où Xavier Jouvin avait glorifié le métier, et malgré les rivalités de Luxembourg et de Chaumont, centres de la récolte de la matière première.
- D'où provient le succès de la ganterie bruxelloise? D’où vient que, malgré sa gracilité, elle fasse figure dans le monde? Les uns disent qu elle le doit à la régularité de la matière première qu’elle emploie, d autres affirment qu’elle est redevable au travail de main-d’œuvre, dont la façon est payée plus chère à Bruxelles que partout ailleurs. Ils disent notamment qu en Allemagne, qu’en France même, les chefs d’industrie gantière cherchent à obtenir le plus de travail possible pour la somme de main-d œuvre la moins élevée, en appuyant constamment sur l’abaissement des salaires; et que ce principe n’est pas admis en Belgique, où l’ouvrier coupeur gan-tier nestpas obligé de gagner sa vie en produisant beaucoup; mais, au contraire, étant plus largement rétribué que partout ailleurs, en produisant peu avec toute la garantie que commande un travail fragile. Ils citent les ouvriers de Grenoble où, paraît-il, le gantier ne reçoit que 2 fr. 50 c. ala douzaine de gants, alors que pour le même travail le gantier de Bruxelles en reçoit 4 francs. Ils citent également l’ouvrier parisien qui, pour la coupe des gants de luxe de grande longueur, travaille à un tarif moins élevé de 20 p. o/0 de celui de l’ouvrier bruxellois.
- Cet exposé obéissant au mouvement socialiste qui entraîne en ce moment la vieille Europe, est peut-être fort véridique, mais il est d’autres industriels, et ceux-là sont probablement les plus anciens, qui jugent que fsant de Bruxelles doit sa réputation à la perfection du travail de cou-tuTo, obtenu dans cette pépinière de travailleuses, qui s’appelle la Flandre.
- L’ouvrière flamande, dont le père est laboureur et l’aïeule dentellière, possède des qualités de travail sans rivales en Europe : elle est conscien-aeuse, ne demandant qu’à apprendre, se contentant d’un maigre salaire n’ayant pour tout orgueil que a les deux vertus de sa vie !
- os manufacturiers belges, dont la main-d’œuvre exige un travail nuel de femme, ont compris l’intérêt qu’ils avaient à développer l’in-
- sa propreté. Sa religion et son
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- - CLASSE 35.
- dustrie dans les Flandres ; aux dentellières se sont joints les gantiers, les corsetiers, etc., etc., et il serait désirable que ce mouvement fut propagé par d’autres industries.
- Est-ce que le Gouvernement belge ne pourrait pas intervenir? Est-ce que l’œuvre des écoles professionnelles, fondée par l’initiative si patriotique et si sociale de M. le comte Adrien d’Oultremont, ne pourrait s'intéresser à l’encouragement du travail manuel des femmes flamandes, et, sous l’égide d’une autorité compétente telle que celle de M. le bourgmestre de Ninove, arriver par la fondation d’écoles d’apprentissage et de perfectionnement à accentuer ce mouvement national? Telle est la réflexion que suggère l’étude du caractère de la ganterie manufacturière en Belgique.
- Les soins que l’on apporte à la confection des gants sont longs, complexes et minutieux, et nous croyons intéressant de donner ici quelques détails au sujet de cette fabrication, qui se divise en quatre grandes parties: la mégisserie, la teinturerie, la coupe et la couture.
- La mégisserie consiste à épiler la peau et à remplacer la matière graisseuse et muqueuse remplissant les interstices du tissu cellulaire par une nourriture nécessaire à la bonne conservation du cuir. Elle est composée de farine, de jaunes d’œufs, de sel et d’alun. Le travail se fait à grande eau, le sel humecte et conserve la peau, l’alun la tanne, la farine la nourrit, le jaune d’œufs l’assouplit.
- La peau, au sortir de la mégisserie, devient blanche et soyeuse, et, après un laps de temps nécessaire pour que le cuir absorbe bien sa nourriture, elle est soumise au travail de la teinture. Là, elle est d’abord purgée des principes contraires à la fixation de la couleur; puis à l’aide dune brossée d’un mordant ammoniacal, on lui applique sur le côté nomme fleur, auquel adhérait autrefois le poil, la couche voulue de couleur. Elle est soumise ensuite à une très haute température, séchée, puis ouverte sur une lame de fer demi-circulaire, tranchante à sa partie convexe, nommée « palisson ».
- Après l’opération de la teinture la peau est soumise à la coupe: d’abord le dollage lui enlève les chairs à l’aide d’un couteau large et tranchant, ce qui l’amincit et la délie ; ensuite le dépecage se fait par la coupe, suivant des tailles fournies pour l’usage; puis l'étavillon ou l’établissement du gant dans le sens de la longueur de cette même taille. Le gant ains travaillé est prêt à être fendu, suivant des calibres ou mains de fer tran chantes qui ont servi de point de repère au dépeçeur. Puis les fourche: teuses cherchent à trouver dans les tombées du cuir la fourniture néces saire à l’achèvement du gant.
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- Chacune des pièces, gant, pouce, fourchette, bords, bandelette, boutonnières et gousset, choisies et triées par chacun des ouvriers de la coupe, sont ensuite rassemblées et soumises à la couture. Celle ci se fait principalement dans les Flandres, aux environs de Ninove, par des ouvrières travaillant à la main ou à la machine à coudre.
- La couture à la machine est très usitée; la couture à la main, quoique plus solide et plus belle, est délaissée en raison de son haut prix de revient.
- Dans ces deux genres de travail, les gantiers rendent hommage à la propreté avec laquelle les ouvrières des Flandres travaillent.
- Le gant cousu est ensuite classé selon qualité, dressé, mis en douzaine. Il résulte de ce qui précède que la ganterie est un métier qui réclame des soins minutieux; le gant tout préparé et soumis à la vente a passé par les mains de quarante-quatre travailleurs différents.
- Édouard Jonniaux,
- Président de la classe 35,
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- E 10
- CLASSE 35.
- EXPOSANTS.
- 525 Belval (Mlle Alice), rue de Trêves, 72, Bruxelles. — Peinture sur étoffe, soie, gaze, crêpe, etc.— Ecrans. — Eventails : dentelle noire orchidée; soie blanche mimosa; soie noire, œillets etc. (Les fleurs d’après nature;.— Panneaux d’ameublement et de décoration. Médaille d'argent et deux médailles de bronze à l’Exposition internationale de Bruxelles 1888.
- 526 Bossut (H.), 30, rue du Pélican, à Bruxelles. — Bustes et mannequins (exportation); bustes à corsets; spécialité sur les modèles en usage dans chaque pays; mannequins mécanisés formant toutes les tailles, indispensables aux tail-leuses et couturières; bustes modelés sur corsage à l’usage des particuliers; porte-corsage universel remplaçant la béquille des garde-robes, indispensables pour conserver aux vêtements une forme naturelle; porte-habit avec ou sans étendeur de pantalon ; articles multiples pour magasins de confection; bustes de fillettes, femmes, garçonnets, hommes; porte-pélerine, corsages et fichus; demi-buste pour étalage des confections, etc. Tous ces articles sont confectionnés dans la maison et les modèles sont toujours modifiés selon les exigences de la mode.
- (Voir classe 40.)
- 527 Boucart (L.), 5A, rue des Paroissiens, à Bruxelles. — Fabricant de corsets de luxe et d’usage; corsets hypogastriques ; corsets de jeunes filles pour le redressement et le maintien de la taille ; spécia-
- lité de corsets pour personnes difformes; ceintures abdominales. Médailles d’or et d’argent à différentes expo-sitions.
- 528 Day (Gustave), 650-636, rue de Cologne, à Bruxelles. —Fabrique de cravates. Gros. Exportation.
- 529 De Bruycker (Th.), et Ce (maison du Phénix), 42, rue du Poinçon, à Bruxelles. — Manufacture de chemises pour hommes et pour dames; gilets de flanelle; cols, cravates et faux-cols. Exportation. Récompenses aux principales expositions.
- 530 Derooster (R.), avenue de la Porte-de-Hal, 30, à Bruxelles, ç Boutons divers; estampage et de-coupage. — Jetons. — Médailles-Bruxelles 1888, médaille d’or.
- 531 Dutoict (P.) et Cie, 98, boulevard de la Senne, à Bruxelles. -Corsets cousus divers.
- Médaille argent, Paris 1878 ; médaille.. Amsterdam 1883; diplôme d’honneur," vers 1885, etc.
- 532 Fontaine frères, à Leuze-— Gilets de chasse, spécialité.
- Anvers 1885, Médaille d’or.
- 533 Levy et Jacobs, 47,ruedu Gentilhomme, à Bruxelles. Mégissiers. Teinturiers. Fabrcede de gants de peau. — Gants peau.
- (Voir classe 47.)
- 534 Loutrel frères, 4, rue des Hirondelles, à Bruxelles, ma fondée en 4 850. — Corsets.
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- CLASSE 35.
- 473
- Médailles, Paris 1867, Vienne 1873, Amsterdam 1869, Barcelone 1888, la plus haute récompense.
- 535 Mabille (Alexandre) et fils, 444, avenue Van Volxem, à Bruxelles-Midi, — Boutons en os et en corne.
- 536 Masson (Victorine), 400, rue Royale, à Bruxelles. — Corsets. Médaille de bronze : Londres et Paris. Mé-d’agent, Anvers 1883.
- 837 Renaud-Hautrive (A.), fabricant de bonneterie, à Leuze (Hainaut). — Spécialité de vestes de chasse, haute nouveauté ; gilets, bas et chaussettes en laine, en co-ton, fil écosse et soie; châles à la jacquart; robes fantaisie, etc.
- Médailles d’argent: Paris 1878, Amsterdam 1883. Médailles d’or, Anvers 1883.
- 538 Ruttiens(Mme), (fournisseur de S. M. la Reine des Belges), 44, rue du Congrès, à Bruxelles. — Fabrique de corsets. Corsets de luxe, ceintures, brassières, jupons.
- Médaille de bronze, Paris 1878 ; médaille d’argent, Amsterdam 1883; médailles d’or. Anvers 1885 ; médaille d’or, Bruxelles 1888; prix d’honneur, Bruxelles 1888.
- 539 Schovaers (ÉpseA.), (Au Corset royal), 54, boulevard du Nord, à Bruxelles. — Corsets hygiéniques brevetés à goussets élastiques. Corsets artistiques, peintures à la main, brevetés. Corsets d’amazones, de danse, de grossesse et à nourrir. Corsets d’usage 45 fr.
- Médaille d’or et d’argent, Grand Concours, Bruxelles 1888.
- 540 Tricnont (Joseph), 45, rue d’Havré, à Mons. — Parapluies et ombrelles.
- mezesneenn
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- 414 CLASSE 36.
- CLASSE 36. — Habillements des deux sexes.
- Si l’on jette un regard rétrospectif sur l’industrie du vêtement pour les deux sexes, on est frappé du prestigieux développement qu’a pris en Belgique cette branche du travail si complexe et si instable par ses exigences imprévues et fantaisistes.
- Le mouvement d’expansion s’est étendu rapidement à tous les grands centres d’activité du pays : Bruxelles, Liége, Anvers, Charleroi, Gand, Namur, Mons, etc., mais c’est surtout dans la dernière période décennale dont l’Exposition Universelle de Paris en 1878 a été le point de départ, qu’une impulsion vigoureuse, stimulée par les besoins de la consommation, a été imprimée à la fabrication du vêtement confectionné.
- Aux expositions d’Amsterdam en 1883 et d’Anvers en 4885, on a pu constater les efforts déployés et les progrès accomplis par nos producteurs, dont plusieurs ont remporté dans ces concours où ils avaient à lutter avec des maisons étrangères de premier ordre, des distinctions du plus haut degré. Ces récompenses internationales, consistant en diplômes d’honneur et en médailles d’or, sont la consécration si pas de la primauté de nos produits, tout au moins de leur mérite réel sous le triple rapport du goût, delhabi leté d’exécution et du bon marché.
- Et cette conquête qui est due à la bonne entente des affaires de nos contectionneurs, à leur esprit d’organisation et de progrès, à l'initiative intelligente qu’ils montrent en perfectionnant leur outillage, en réformant le mode d’achat et de vente, a été féconde en résultats heureux pour la richesse nationale. Dans le domaine des articles courants de valeur moyenne, l’industrie de la confection s’est élevée à la hauteur des nécessités du marché intérieur sur lequel la concurrence étrangère est impuissante à la combattre.
- Depuis nombre d’années déjà, ce champ d’action est devenu insuffisant pour alimenter son activité : le cercle de ses opérations s’est élargi progTes sivement. Aussi voyons-nous augmenter, à chaque saison, la clientèle ho frontière et le chiffre des exportations s’accroître sensiblement.
- Bien que des données certaines fassent défaut pour fixer exactement chiffre total des affaires et le montant global des salaires, nous somme fondé à croire que les évaluations fournies par le rapport de M. Vaxelaing Claes, membre du jury à l’Exposition internationale d’Amsterdam en 188 ’ doivent être majorées dans de notables proportions, en raison del extensik non interrompue qui s’est produite au cours de ces cinq dernières année
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- CLASSE 36. 475
- Voici un extrait de ce rapport :
- » Le chiffre d’affaires en vêtements pour dames et fillettes atteint annuel-»lement la somme de 45,700,000 francs. La confection, la vente, etc., » occupent environ 16,000 ouvrières et un personnel de 4,200 employés, » dont les salaires et les appointements s’élèvent à la somme de » 10,500,000 francs.
- » Le chiffre des vêtements pour hommes, enfants et uniformes militaires, «s’élève environ à 56 millions. Ce commerce occupe près de 48,000 ou-» vriers et ouvrières, plus de 1,000 à 4,400 employés chargés de la vente «et de la manutention. Ce qui représente un salaire annuel de » 48,400,000 francs.
- » En résumé, l’habillement pour les deux sexes produit un chiffre d af-» faires de 401,700,000 francs, nécessitant l’emploi d’un personnel de » 36,300 employés et ouvriers, tant hommes que femmes et fillettes, dont » les salaires s’élèvent ensemble au chiffre total de 28,900,000 francs.
- Ces bases d’appréciation, tout approximatives qu’elles soient, permettent deserendre compte du degré d’épanouissement qu’a pris l’industrie du vête-mentet la somme énorme de travail qu’elle a procuré à une légion dem-Ployés, d’ouvriers et d’ouvrières, dont les aptitudes professionnelles ont largement contribué à la prospérité dont elle a le droit de s’enorgueillir. Il est bon de le constater, les confectionneurs ont été puissamment secondés Pan ces précieux auxiliaires des deux sexes, en faveur desquels 1 initiative Privée, aidée des pouvoirs publics, a créé des écoles professionnelles pour la formation, par l’enseignement théorique et pratique, de sujets d élite. Telles sont les écoles de tailleurs fondées à Bruxelles et à Liége, les écoles profes-SiOnnelles pour jeunes filles à Bruxelles, à Anvers, à Mons, etc. C’est dans cesutiles institutions, auxquelles le Gouvernement accorde une subvention, Que nos maisons d’habillements pour hommes, dames et enfants recrutent Souvent des pratriciens habiles, des ouvriers accomplis, rompus à toutes les dlicultés du métier.
- , Assuré du concours de collaborateurs ainsi préparés, on peut envisager enir avec une entière confiance et prédire assurément, à nos confection-neUTs, de nouveaux triomphes qui leurs assureront une longue ère de pros-Périté. VAxELAIRE-CLAES,
- Président de la classe 56.
- CHAPELLERIE.
- inett@peaux de paille et tresses de paille. —Cette industrie, d’autant plus fessante qu'elleest en de nombreuses mains, est originaire de Belgique.
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- CLASSE 36.
- C’est la vallée du Geer (province de Liége) qui a donné le jour au tressage de la paille.
- De Roclenge et de Glons, l’invention se propagea et passa en Saxe, en Suisse, en Italie, en Angleterre, et de là en Chine et au Japon.
- Si la Belgique s’est laissé enlever le monopole de l’article, elle a par contre maintenu sa réputation de produire les pailles les plus belles, les plus luisantes, les plus légères du monde entier.
- Cette réputation est méritée et reconnue par l’Europe, aussi bien que par l’Amérique et l’Australie. Les pays chauds surtout ont en grande estime la paille belge.
- De tout temps, la population ouvrière du Geer émigra chaque année pour faire campagne, et toutes les capitales de l’Europe se disputent encore aujourd’hui les meilleures mains; Paris emploie presqu'exclusivement des couseurs belges choisis.
- Cette émigration fut cause que la fabrication du chapeau de paille ne se développa pas au pays (par manque de bras) et passa à l’Angleterre, qui se fit une spécialité de l’article à bas prix.
- Grâce aux machines à coudre, l’industrie a prix rang en Belgique, et déjà les fabricants nationaux luttent avantageusement sur les marché étrangers.
- Il serait à souhaiter, qu’afin de donner plus d’impulsion à la production, il se formât des écoles d’apprentissage, d’où sortiraient des chapelier accomplis, initiés aux diverses branches de leur métier.
- Chapeaux de feutre et de soie. — Depuis près de quarante ans, 66 industries n’ont fait que progresser en Belgique.
- Par des installations modernes et bien comprises, les fabricants On obtenu des produits pouvant rivaliser avec les meilleurs de l’étranger.
- Pour le feutre surtout la réputation n’est plus à faire. .
- Sur tous les marchés connus, les chapeaux de la grande Société feutriet belge ont obtenu un légitime succès, tant par leur qualité, leur fini, quer leur bon marché extrême.
- Il est heureux de pouvoir constater que dans l’industrie chapelet comme dans tant d’autres, les producteurs belges parviennent à expore directement, sous la marque nationale, et à s’affranchir ainsi de tampille étrangère et concurrente.
- C. VALCKE,
- Vice-Président de la classe 56»
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- CLASSE 36.
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- CORDONNERIE ET FABRICATION DE CHAUSSURES.
- L’industrie de la chaussure comprend deux parties bien distinctes : celle de la chaussure sur mesure et celle de la fabrication en gros.
- La première, qui représente la véritable cordonnerie, a su maintenir son ancienne réputation, malgré la redoutable concurrence qui lui est faite par la fabrication. Nous possédons un noyau d’excellents ouvriers, qui, malheureusement, ne forment plus d’apprentis.
- Bruxelles, Gand et Liége, sont les. principaux centres de production de la chaussure de luxe, et le résultat des dernières expositions démontre que la cordonnerie belge a su se maintenir à la hauteur de sa réputation.
- La fabrication de la chaussure a pris depuis quelques années un développement considérable, et plusieurs maisons importantes sont aujourd hui outillées d’une manière aussi parfaite que les principales fabriques alle-mandes et américaines. Les procédés mécaniques et la division du travail ont sensiblement diminué le prix de la chaussure, et ont permis à nos industriels de lutter avec avantage sur les marchés étrangers, pour 1 exportation de leurs produits.
- Bruxelles, Binche, Louvain, Iseghem et Herve sont les principaux centres de la fabrication en gros, et produisent la chaussure cousue à la main et à la machine, ainsi que la chaussure rivée.
- La Belgique paraît destinée à devenir un pays d’exportation; toutes les Circonstances, en effet, lui sont favorables; elle possède de vastes tanneries dont les produits sont recherchés même par les fabricants étrangers, et le prix de la main-d’œuvre n’y est pas trop élevé.
- On estime à environ 8,000 le nombre d'ouvriers employés à la fabrica-tion, et produisant un salaire annuel moyen d’environ 6,500,000 francs.
- G.-L. van Marcke, Vice-Président de la classe 36.
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- EXPOSANTS.
- 541 Brenu (Jean), 65, rue de la Cathédrale, à Liége. — Chaussures diverses : souliers de soirées, bottines de luxe, bottes, etc.
- Médaille or, Anvers 1885.
- 542 Coryn (Jules), fabricant de tulles, à Gand. — Filets et dentelles en cheveux. — Personnel employé : 200 ouvrières.
- Médaille argent, Paris 1878; médaille bronze, Anvers 1885.
- 543 De Troy (C.), rue de Flandre, 47, Bruxelles. — Chaussures de luxe, bottes de courses, bottes Chantilly. — Brevet d’invention pour la chaussure garantie imperméable.
- Médaille d’or, prix d’excellence et 1er prix, Grand Concours Bruxelles 1888.
- 544 Dirickx (Madame J.), épouse Hannesen, 30, rue du Marais, à Bruxelles. — Professeur de coupe de vêtements de dames et d’enfants. — Deux corsages pour vêtements de dames, sans coutures, brevetés. — Méthode d’enseignements de la coupe et de la confection des vêtements de dames et d’enfants.
- 545 Fonson (Auguste), 49, rue des Fabriques, à Bruxelles. — Habillements militaires.
- (Voir classe 66.)
- 546 Frans fils, rue des Fabriques, 30, à Bruxelles. — Chaussures de premier choix en cousu et chevillé, pour hommes, dames, fillettes et garçonnets. — Exportation.
- Médaille d’argent, Anvers 1885; diplôme d’honneur, Bruxelles 1888.
- 517 Gengoux (J.-B.), rue de l’Enseignement, 36, à Bruxelles. — Chaussures orthopédiques et hygiéniques. — Spécialités pour pieds boiteux, sensibles et difformes.
- Médaille d’or et d’argent au Grand Concours de Bruxelles, 1888.
- 548 Gillet (F.), 40, rue de Loxum, à Bruxelles. — Chausseur des princes. — Bottes Chantilly de chasse et de courses. Bottes imperméables. Chaussures de luxe, de ville et de soirée, pour dames et hommes.
- Médaille d’or Bruxelles 1888, et prix d’excellence au Grand Concours 1888.
- 549 Haesebroucq (Edward', rue du Chœur-Saint-Gilles, à Bruges. — Un tableau contenant un ouvrage en cheveux. — Spécialité d’ouvrages en cheveux pour souvenirs pieux et cadeaux: fleurs, noms, armoiries, portraits, dessins en tous genres.
- Anvers 1885, mention honorable.
- 550 Paternotte et fils (Nicolas), coiffeurs brevetés, Grand‘Place,a Nivelles. — Perruques de ville, de théâtre et toupets; coiffures nouvelles; ouvrages en cheveux. Mention honorable. Paris 1878; diplômeet
- médaille, Bruxelles, 1888, etc.
- 551 Schoy S.), 27a,rue del’Écuyet, à Bruxelles. — Vêtements.
- Médaille argent, Amsterdam 1885; id.p An vers 1885.
- 552 Valcke frères, 8 à 42, rue Jules Van Praet, à Bruxelles.
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- Manufacture de chapeaux. Spécialité de pailles belges. Usines à Bruxelles, Roclenge et Lille. Succursales à Paris, 15, rue de Mazagran, et à Amsterdam.
- Médailles à Bruxelles, Anvers, etc.
- 553 Vandenbos (Eugène', place d’Armes, à Gand. — Chaussures pour l’armée, la marine et les cultivateurs. Chaussures de luxe et ordinaires. Bottes et chaussures de chasse, etc. Guêtres.
- Prize medal Londres 1851 et 1862. Médaille
- Paris 185B. Médaille argent Paris 1867 et 1878. Médaille progrès Vienne 1873. Méd. or Amsterdam 1883, etc.
- 554 Van Marcke(E. et C.)frères, rue de la Roue, 4, 6, 8 et 10, à Bruxelles. — Manufacture de chaussures en tous genres. Spécialité pour l’exportation. Usine à vapeur. Outillage perfectionné, 650 ouvriers.
- Amsterdam 1883, Anvers 1885, et Bruxelles 1888, hors concours, secrétaire-rapporteur du jury.
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- — ea a C0 4 " -ereuse pteutei s. - ET --rat-e
- 480 CLASSE 37.
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- CLASSE 37. — Joaillerie. — Bijouterie. de
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- L’origine des bijoux remonte à l’antiquité la plus reculée et se perd | m même dans la nuit des temps. Naturellement poussé par un penchant] j oi invincible, l’homme rechercha, dès l’enfance de l’humanité, tout ce qui | le pouvait concourir à orner et à faire remarquer sa personne. Il fut d’abord , séduit par l’éclat des métaux et surtout par l’or : au moyen d’une bande- h lette, il s’en noua un morceau autour du cou, ou s’entoura le bras d’unec( lamelle, ce qui fut le commencement du bracelet. A l’aurore de la civil-sation, lorsqu’une richesse relative s’établit, l’homme devint plus orgueil é leux et couvrit de bijoux ses armes, ses chevaux et ses femmes. Lui-meme | C en portait avec excès: le guerrier, notamment, dont on mesurait lapuls h C sance au nombre de bijoux ou d’ornements qui le couvraient. Mais ce ; c n’était encore que le premier bégaiement de l’art à son berceau. Bientôt^ 1 ( bon goût féminin aidant, le bijou, de grossier qu’il était, commenças : s’affiner et alla alors à sa véritable destination. Les musées d'art ance nous montrent les diverses phases par lesquelles il apassé; les spécimens égyptiens attestent à quel point de perfection était parvenu l’art de dise-l’or, d’y incruster des pierres fines et de graver les pierres les plus l’époque où les juifs habitaient l’Egypte. L’habileté de ceux-ci, deja établie, se manifeste plus encore à partir de Salomon, lorsque les trésor l’Inde pénétrèrent pour la première fois en Palestine, avec l’or CaTaet mais, sous l’influence phénicienne et assyrienne, l’art judaïque se m° perdit son originalité primitive. Cette même influence asiatique s eten a la bijouterie grecque, si gracieuse, dont on a conservé de si précieux SNude. elle fut surpassée par l’art étrusque, dans un genre spécial, le STs est Les Étrusques portèrent ce travail à un tel degré de perfection Gucompa-les regarder comme les pères de la bijouterie antique. Ouvriers 1 g du rables et d’un goût exquis, leurs produits : collection Campanaet mu face Vatican, sont autant de chefs-d’œuvre, où se révèlent la richesse, | et une inépuisable fécondité d’imagination. F ques, la bijouterie grecque pénétra chez les tout autre peuple, après avoir porté des bijou d’une grande pureté décorative, eurent la frér de tout ce qui brille. Sous les empereurs d’Or ne se contentaient pas de porter des boucles d'orciies u un - .. des et d’un travail admirable; leurs joues même étaient ornées de 21 g'd'un lames d’or faisaient ressortir la beauté de leurs mains; des brac grand prix chargeaient leurs bras. Les jeunes gens d’alors riva 1a
- ar l’intermédiaire des Luu Romains. Ceux-ci, plus que X d’une grande simplicitéet ésie de l’or, des pierrerieset ient, au v0 siècle, les femmes -il- d’un éclat merveilleux.
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- elles, pour cette dernière mode, et les bracelets étaient les bijoux de l’un et de l’autre sexe, indistinctement. Les prélats eux-mêmes donnaient l’exemple duluxe: les pierres les plus précieuses, l’or le plus pur, brillaient sur leurs mitres, leurs crosses et leurs croix; leurs doigts étaient chargés d’anneaux, où l’améthyste s’enchâssait dans un chaton travaillé avec art. En général, les Orientaux ont toujours éprouvé la plus vive passion pour les parures, quelles qu’elles soient. Chez eux, les bijoux de corps sont considérés par les hommes comme les accessoires indispensables du costume; par les femmes comme le complément obligé de la toilette.
- Le luxe des bijoux s’accrut de plus en plus à partir du ixe siècle; à cette époque, on obtenait certains bijoux à l’aide du repoussé; ils étaient ensuite ciselés; on les reperçait quelquefois à jour, puis enfin, on appliquait le niellé ou l’émail, qui remplaçait les pierreries. Sous Charlemagne, les bijoux se débitaient dans les foires. D’après un capitulaire de l’an 803, il était défendu den vendre après le coucher du soleil, de peur que l’acheteur ne fût trompé sur la qualité de la marchandise.
- Mais ce ne fut réellement qu’à dater du xvi® siècle, époque de régénération pour tous les arts, que la bijouterie s’épanouit avec le plus d’éclat. L introduction des pierres taillées dans la composition des bijoux caractérise la fin de ce siècle. L’importance toujours croissante qu’avaient acquise les pierres précieuses, dans la pratique de la bijouterie, arriva à son apogée au xvue siècle, lorsque l’art de monter les pierreries de toute sorte eut le pas surcelui de ciseler l’or et l’argent. Mais au siècle suivant, la ciselure fit d'in-croyables progrès et fut poussée à une perfection qu’on n’a pas atteinte depuis.
- Pendant longtemps, la bijouterie ne fut qu’une branche de 1 orfèvrerie. De temps immémorial jusqu’à la fin du xve siècle, l’orfèvre, comme son nom lindique, était l’ouvrier de l’or par excellence; il manufacturait et Vendait les bijoux, en même temps que les ustensiles de table et les objets de toilette ou d’ameublement. Depuis cette époque, les orfèvres fabriquèrent des bijoux d’or, concurremment avec les bijoutiers devenus également joailliers, mais seulement en dehors du domaine du costume.
- La bijouterie embrasse un nombre considérable de produits, n ayant de commun que leur destination, qui est d’orner la personne; ces produits sont aussi variés par l’aspect et par le prix que par les procédés qui concourent à leur fabrication. Ils commencent au bijou précieux dont toutes les parties sont soignées et dont le prix de façon est le plus souvent supé-rieur à la valeur de la matière employée, bien qu’on n’y ait pas économisé le métal.
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- Afin de le rendre accessible à toutes les bourses, on emploie à sa fabrication toutes sortes de matières : or, argent, fer, acier, ivoire, jais, nacre, écaille, bois même.
- A côté de la bijouterie enfin, qui travaille l’or, de la bijouterie en argent, il y a la bijouterie en doré, la bijouterie en doublé, fort intéressante en raison du développement qu’elle a pris : l’industrie est parvenue à donner à l’imitation un cachet, un fini susceptible de tromper quelquefois l’œil le plus exercé. Les bijoux en doublé sont généralement formés de deux plaques, réunies par une soudure invisible. Le doublé date de 1827.
- La bijouterie en acier, née en Angleterre, se répandit d’abord en Belgique, vers 1740; mais la mode de ces nouvelles parures ne prit une réelle importance que trente années plus tard, alors que les diamants commencèrent à disparaître du costume. Cette industrie obtint un succès incroyable qui se continua jusqu’à la Révolution française; depuis, la bijouterie d’acier a été beaucoup moins recherchée, sauf toutefois en 1864, où elle a eu pendant quelque temps une véritable renaissance.
- Tandis que, comme nous le voyons par ce qui précède, le bijoutier décore l’or et l’argent, ou les façonne en mille manières, y ajoute des pierres, de l’émail ou d’autres ornementations, use enfin de tous les procédés que l’art et le métier offrent à sa fantaisie, le joaillier, lui, se borneà employer l’or et l’argent comme un moyen de monture pour sertir les diamants et les pierres : le métal joue le rôle secondaire et les diamants ou les pierreries en épousent la forme et le couvrent entièrement.
- L’Orient a certainement été le berceau de la joaillerie. Toutes les pierres précieuses en étaient originaires. Il n’est donc pas étonnant que les peuples qui 1 habitaient se soient exercés les premiers dans l’art de les monter. Les joailleries orientales qui ont été conservées et qui sont parvenues jusque nous, sont celles de l’Inde.
- Rien ne saurait rivaliser avec l’ancienne joaillerie indienne, qui a con servé par la tradition son admirable caractère décoratif en même temps que la naïveté primitive des moyens d’exécution. Le joaillier indien tra vaille encore sur ses genoux, et son seul outil est un bout de fer aiguise qui suffit à tout.
- Ce ne fut que vers 1670 que la joaillerie se développa en Occident, lorsque les relations commerciales lurent établies avec la Perse et l'Inde par deux voyageurs français, Tavernier et Chardin, qui en rapportèrent une grande quantité de perles, de diamants et de pierres précieuses. e sort de la joaillerie fut presque toujours attaché à celui de la fortune publique, déterminée elle-même par les événements. Du xue au xve siècle»
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- un mouvement très accentué de prospérité s’était fait remarquer dans les Flandres. Lorsque le roi Philippe le Bel fit, en 4301, son entrée à Bruges, la reine ne put contenir un vif mouvement de dépit en voyant la quantité de bijoux et de pierreries dont les femmes des bourgeois flamands étaient parées; en 4313, il y eut des fêtes publiques où la bourgeoisie et les corporations émerveillèrent les contemporains par leurs richesses. Les orfèvres de Bruges, de Gand et des autres villes des Flandres et du Hainaut acquirent une réputation telle qu’ils n’eurent plus de rivaux en Europe. L'influence de la maison de Bourgogne ne fut pas pour peu dans ce remarquable développement. La profusion des bijoux y était grande, quand Philippe-le-Bon ornait le velours noir de ses manteaux de rivières de diamants. Charles-le-Téméraire renchérit encore sur ce luxe. L’histoire de ses nombreuses pierreries, l’histoire du gros diamant, est connue de tous.
- La Belgique artistique est restée à la hauteur des pays voisins. Par sa persévérance et la perfection de sa fabrication, elle parvient à soutenir la grande concurrence étrangère, qui l’a envahie si facilement. En effet, tandis que, chez elle, la bijouterie et la joaillerie entrent librement, nous, nous subissons des entraves de toutes sortes, quand nous voulons vendre au dehors : le contrôle, les droits d’entrée, sont autant d’obstacles contre lesquels il nous faut lutter.
- Mais l’active industrie belge, surmontant toutes ces difficultés, a su étendre ses relations et a créé au delà des mers de nouveaux et importants débouchés.
- LE DIAMANT.
- La nature du diamant est restée longtemps inconnue. Ce nest que vers lafin du siècle dernier que Lavoisier observa que le diamant, qui résiste ou feu le plus violent quand on le chauffe à l’abri de l’air, brûle facilement dans le gaz oxygène et Se transforme alors en acide carbonique. Davy, Après lui, démontra que le diamant ne contient que cette seule substance et que, par suite, il n’est autre chose que du carbone pur cristallisé.
- , La principale propriété de Ce minéral transparent, doué dun si vif (lat, c’est la dureté. Le diamant est le plus dur des corps connus; il raye les autres corps et ne peut être entamé par aucun. Pline l’ancien pré-tendait que, frappé sur l’enclume, il faisait voler en éclats et l’enclume et marteau. Dans l’industrie, on a appliqué cette grande dureté à divers Aes • ainsi, le diamant sert à fabriquer des pivots pour 1 horlogerie, à
- P les pierres fines et à couper le verre. On emploie des diamants enchâs-
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- ses à l’extrémité d’outils en acier pour travailler le porphyre sur le tour, et pour creuser des trous de mine dans les roches de granit.
- Mais c’est au pouvoir réfringent et au pouvoir dispersif considérables du diamant que sont dus les jeux de lumière qui le font tant rechercher et le rendent si précieux dans la joaillerie.
- Le diamant, Iraa en indien, Vajra en sanscrit, était connu et apprécié aux époques les plus reculées; aux Indes, les plus belles de ces pierres étaient réservées à la parure des rois et des idoles; plus tard même, en raison de leurs prix élevés, elles ne furent portées que par les princes et les puissants de ces pays. On prêtait à cette pierre toutes espèces de vertus magiques, entre autres celle de guérir toutes les maladies par son toucher, et celle de réconcilier les époux. La science moderne a naturellement fait bonne justice de ces croyances, hormis de la dernière, qui peut encore se justifier.
- Les anciens ignoraient l’art de tailler le diamant; cependant on croit que la taille était connue aux Indes depuis fort longtemps, mais d’une manière tout à fait rudimentaire. En 4476, à Bruges, Louis de Berquem inventa, au moyen de l’égrisée, l’art d’user et de polir le diamant par le diamant lui-même. Divers auteurs lui contestent cette invention sans faire connaître l’inventeur, dont le nom, selon eux, se perdrait dans la nuit des temps. Quoiqu’il en soit, si Louis de Berquem ne trouva pas l’égrisée, il sut du moins en faire l’application, car il fut le premier qui tailla les diamantsa facettes régulières. On cite de lui, comme chef-d’œuvre, trois gros diamants qu’il tailla pour Charles le Téméraire, et dont l’un est aujourd’hui possédé par l’Espagne. Louis de Berquem vint exercer son art à Anvers, qui était renommé, à cette époque, pour la taille des rubis. Les relations qu’il y noua avec les lapidaires d’autres pierres fines, le mirent à même de pertes tionner sa nouvelle découverte.
- Bientôt se forma à Anvers une importante corporation diamantaire, dont tous les membres, aussi bien négociants que lapidaires, furent très considérés. Les troubles du xvre siècle chassèrent de cette ville de bons ouvriers qui allèrent s’établir à Amsterdam, où ils transplantèrent leur industrie laquelle, depuis lors, y acquit une grande importance. Malgré cet aban don, la renommée d’Anvers se maintint et l’industrie du diamant s) exerça toujours. En 1600, l’empereur d’Autriche, visitant la taillerie.de maître Tackels, plaça son industrie au rang des arts. En 4772, on taille encore à Anvers les diamants destinés à la couronne de Louis XVI; néan moins, peu à peu l’industrie y devint fort languissante, Amsterdam PTOSPO rant à notre détriment. La révolution et l’invasion française lui portere
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- CLASSE 37.
- e dernier coup, et l’on vit les lapidaires dans la nécessisé, faute de travail, le renoncer à leur métier. Cet état de choses dura jusqu’après la révolution de 1830.
- Cependant, vers 1836, des négociants d’Anvers, les frères J. J. Bovie, eurent l’heureuse idée de faire venir d’Amsterdam quelques bons lapidaires; ceux-ci firent école et parvinrent à former de nombreux élèves. En 1840, MM. Bovie installèrent la première taillerie à vapeur. A partir de cette époque, l’industrie diamantaire prit un remarquable essor . de nouvelles tailleries à vapeur s’installèrent; la prospérité commença à renal-tre et alla en augmentant jusque vers 1867. Mais alors cet élan fut forcé-ment arrêté par la rareté de la matière brute, lorsque, bientôt, la découverte des gisements au cap de Bonne-Espérance révolutionna à nouveau 1 industrie du diamant. Des maisons étrangères envoyèrent à Anvers de fortes parties à tailler; les ouvriers qui n’avaient pas abandonné leur métier étant fort rares, la main-d’œuvre augmenta considérablement. Les lapidaires expérimentés gagnèrent en moyenne mille francs par semaine; à Amsterdam, les salaires s’élevèrent jusqu’à mille florins par huitaine. Mais ce nouvel âge d’or ne devait durer que quelques années : le nombre des ouvriers s’étant rapidement accru, les salaires diminuèrent dans de notables Proportions, bien que, actuellement, ils soient encore relativement élevés. Ainsi un ouvrier expérimenté gagne, selon l’ouvrage qu’il a à exécuter, de 200à 500 francs par semaine.
- C’est à Anvers que revient l’honneur d’avoir perfectionné le clivage et la taille, laquelle augmente considérablement l’éclat du diamant, en multi-plantses feux par la régularité de ses facettes. Jadis, pour ne pas perdre de matière, on taillait les pierres selon leurs formes à l’état brut; aujourd hui 00 sait les arrondir gracieusement et les taire valoir le plus possible.
- Depuis 4880, l’industrie diamantaire a pris à Anvers un développement Considérable; par îa spécialité de ses gros brillants, cette place a acquis une Tenommée universelle.
- On compte actuellement une cinquantaine de tailleries occupant 3,500 "iers. Le capital employé à tout ce qui a trait au commerce des dia-monts peut s’évaluer à une quarantaine de millions par an.
- 1 a Presque totalité de ]a matière première employée provient du cap de prene-Espérance; le Brésil et Ie3 autres pays de production n’apportent ünue plus rien sur le marché d’Anvers.
- ville grand nombre de négociants étrangers sont venus s’établir dans cette soda notamment des Turcs, des Russes et des Polonais. Les premiers Pent particulièrement du commerce des roses, qui est également
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- resté une spécialité anversoise, depuis 1830 qu’on avait commencé la taille des roses dites de Brabant.
- La place nous manque ici pour citer tous ceux qui par leur activité et leur intelligence ont contribué à développer et à faire prospérer l’industrie du diamant, dont Anvers peut être fier à juste titre. Nous voulons cependant citer MM. Coetermans et Latinie, qui ont obtenu à l’Exposition universelle d’Anvers, 1885, le diplôme d’honneur. Ces deux honorables industriels y exposaient une collection variée de leurs produits, dont certains constituaient une véritable merveille et ont fait l’admiration de tous les
- connaisseurs.
- Par leurs nouvelles productions exposées et par le travail qu'il verra exécuter sous ses yeux, le public pourra se convaincre des progrès réalises et de la force vivace de notre industrie.
- J. RYZIGER,
- Président de la classe 57.
- Vice-Président de la Chambre syndicale des Métaux précieux de Bruxelles.
- EXPOSANTS.
- 555 Coetermans -Henrichs, 16, avenue de l’Industrie, à Anvers. Fournisseur de la Cour d’Espagne. Maison à Kimberley (Afriquecen-trale). — Taillerie de diamants.
- Diplôme d’honneur, Anvers 1885.
- 556 Houy (E.), 92, boulevard Ans-pach, à Bruxelles. — Bijoux en argent; bijoux en faux et fantaisie. Médailles à diverses expositions.
- 557 Latinie (Léandre), 123, chaussée de Malines, à Anvers. — Diamants.
- Diplôme d’honneur, Anvers 1885.
- 558 Lefèvre (Marie), 45, rue de Russie, à Bruxelles. — Bijoux en faux.
- 559 Scott Hayward et cie(W.), 224, rue de Brabant, à Bruxelles.
- — Bijoux en jais.
- 560 Taddei Matteucci (Adèle) 4, place Jourdan, à Etterbeek-Bruxelles. — Bijoux en mosaïques.
- 561 Teugels (Léon) et Verhey-den (J.), 26, Longue rue des teaux, à Malines. — Bijouterie, joaillerie, orfèvrerie.
- (Voir collectivité malinoise classe 17.)
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- CLASSE 38. 4°1
- CLASSE 38. — Armes portatives. — Chasse.
- Notice sur l’industrie armurière liégeoise.
- L’industrie des armes est une des plus anciennes de la Belgique.
- Cette fabrication, au pays de Liége, remonte à la fin du xiv° siècle.
- A partir de cette époque, on y fondit ou forgea toutes les pièces de formes et de dimensions diverses, qui furent successivement mises en usage, depuis les canons qui mesuraient dix-huit pieds de longueur jusqu aux gros et courts fauconneaux (1). Les armes à feu portatives y furent fabriquées ensuite : arquebuses à croc, à mèche, à serpentin, dont le mécanisme compliqué fut modifié en 4517 par l’application du rouet.
- Déjà à cette époque la cité de Liége réunissait dans ses murs assez dusines et d’ouvriers pour fournir promptement une grande quantité d’armes ; aussi avait-elle, en temps de guerre, une importance considérable. Ce ne fut cependant qu’à la fin du xvn® siècle, après l’invention de la platine à silex, que l’armurerie prit assez de développements pour rendre néces-saire la réglementation de l’épreuve des armes à feu.
- Le premier Banc d’épreuves fut institué à Liége en 4672. Plus tard, différents décrets furent promulgués pour renforcer l’ordonnance du 20 août 1672 et augmenter considérablement les pénalités en cas d infrac-tion aux règlements; mais ce fut seulement lorsque la Belgique devint maltresse de ses destinées, que l’industrie armurière prit le grand essor que nous constatons aujourd’hui. On comprit alors combien l’avenir de cette industrie était lié à un système d’épreuves présentant une complète sécu-rffé; aussi le règlement alors en vigueur fut-il remanié et, après diffé-Tentes modifications, remplacé par l’arrêté royal du 46 juin 4853, qui régle-mentale Banc d’épreuves jusqu’en 4888.
- Le 24 mai 4888, le Gouvernement, faisant droit aux réclamations du Syndicat du Banc d’épreuves, promulgua la loi actuellement en vigueur, a ormera, avec le règlement général, le code de l’institution.
- Cette loi régularise la situation du Banc d’épreuves en consacrant son
- ) En juillet 1617, on Fondit une énorme bombarde avec tant de succès que les cloches de estes églises sonnèrent en signe de réjouissance. (Adrien. Diarium Leodiense, P- 509.)
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- caractère d institution d’utilité publique et d’intérêt commercial et en lui donnant la personnalité juridique.
- Elle détermine plus nettement les pouvoirs de police des agents du Banc d’épreuves, apporte plus de précision dans la définition des contraventions et en assure mieux la sanction.
- Elle tranche certaines difficultés auxquelles les agents du Banc d’épreuves s étaient heurtés jusqu’à présent dans la poursuite et la répression des infractions et complètent les dispositions antérieures, qui ne frappaient que les actes posés par les fabricants, marchands d’armes et ouvriers armuriers, et ne visaient que des délits professionnels ; elle interdit à toute personne de trafiquer d’armes non poinçonnées ou d’en détenir dans ses magasins, boutiques ou ateliers.
- Elle sauvegarde enfin le commerce des vieilles armes, qui a pris dans le pays une large extension à la suite des transformations fréquentes que subit l’armement chez les diverses nations.
- La loi du 24 mai 1888 n’apporte que peu de changements à l’organisation administrative du Banc d’épreuves : le directeur, anciennement nommé par arrêté ministériel, tient seulement désormais son mandat du Roi. L’importance des fonctions du directeur justifie cette nomination par le Roi.
- La nouvelle loi abroge les dispositions antérieures; elle ne consacre, en réalité, qu’un seul principe nouveau, celui de la personnalité juridique accordée au Banc d’épreuves en tant qu’elle lui est indispensable pour répondre à sa destination.
- Cette excellente organisation de l’épreuve assure aux armes de Liége une solidité complète; mais ce qui en augmente encore la sécurité, c'estlé principe de la responsabilité des ouvriers travaillant les canons, principe en vertu duquel ils perdent le prix de leur travail dans le cas où ces canons viennent à crever pendant une des épreuves qu’ils ont à subir. Il résulte de cet usage, qui n’a pu être introduit nulle part ailleurs, que tous les ouvriers concourant à la production des canons doivent se contrôler les uns les autres, chacun d’eux étant directement intéressé, pour se soustraire a cette responsabilité solidaire dont nous venons de parler, à rejeter tou canon défectueux.
- Dans ces conditions, il est impossible que les armes fabriquées à Lies presentent le moindre danger, et cette circonstance n’a pas peu contribue leur succès.
- Ce qui contribue plus encore à la supériorité de la fabrication liégeois4 cest 1 intelligence et l’habileté de ses ouvriers, qui au nombre de plus
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- 30,000, ont poussé la division du travail jusque dans ses dernières limites. Depuis un temps immémorial, l’ouvrier de Liége et des villages environnants, exerce librement son état chez lui, comme le faisaient ses pères, et ce système a l’énorme avantage d’assurer les traditions du métier dans la famille.
- S'il doit être reconnu que dans d’autres pays on fabrique aussi bien qu à Liége, il est incontestable que nulle part on ne le fait à aussi bas prix, et nulle part on ne produit, avec une égale perfection, des modèles d armes aussi divers comprenant une variété illimitée de types, qui, par la gradation de leur prix, satisfont à tous les besoins, à tous les goûts de la clientèle (1).
- Liége excelle également dans la fabrication des armes fines. Il y a quelques années, il était de mode de s’adresser, pour les armes de qualité toutà fait supérieure, aux arquebusiers de Londres ou de Paris. Il a cessé d’en être ainsi, et aujourd'hui non-seulement les amateurs les plus compétents recherchent nos armes fines, mais un grand nombre des fabricants dont nous venons de parler, et surtout ceux de Paris, font faire à Liége les fusils qu’ils débitent ensuite à prix très élevés comme produits de leur propre industrie. Cette fabrication, en effet, est arrivée à Liége à un degré de perfection telle que les armes fines de nos bons arquebusiers rivalisent, sous le rapport de l’exécution, du fini et du goût, avec les meilleurs produits de Londres ou de Paris, quoique le prix en soit considérablement inférieur,
- Si 1 armurerie liégeoise est sans rivale et ne craint aucune concurrence pour larme ordinaire et de qualité, l’arme de guerre ne jouit malheureu-sempent pas d’une situation aussi privilégiée, et l’importance considérable quavait, il y a quelques années encore, cette industrie, a sensiblement diminué. Depuis l’introduction dans les armées européennes des fusils à charger par la culasse, cette fabrication a subi une transformation Profonde, par suite de la substitution de l’acier au fer dans la confection es canons (ce qui réduit la fabrication de ceux-ci à une suite d’opérations 0 perçage, alésage et tournage, tandis que les canons en fer devaient être toTBés à la main par des ouvriers spéciaux très habiles) et de 1 emploi Généralisé des moyens mécaniques pour la fabrication des mécanismes et des bois de fusils.
- (I) Il est inutile de signaler que de tous temps nos armuriers ont livré leurs produits à un bon T jarché dont les étrangers étaient surpris. On écrivait en 1688 : Le principal trafic de la ville de consiste en armes qui sont h très juste prix : un bon fusil coustera au plus six livres, et une se Amarante sols. (Les voyages de M. Payen. Amsterdam, 1688, p. 136.)
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- Avant cette époque, quelques grands Etats étaient seuls outillés pour la fabrication des armes, et encore devaient-ils souvent compléter leur armement par des commandes faites à l’étranger.
- Liége avait alors l'honneur d’être le fournisseur de presque tous les gouvernements. Leurs commandes lui étaient réservées de préférence, grâce au bas prix de sa main-d’œuvre et à sa nombreuse population ouvrière dont les aptitudes à produire toute espèce de modèle et à répondre aux exigences du contrôle le plus sévère, étaient universellement appréciées.
- Lors de la substitution de la nouvelle arme, les gouvernements craignirent qu’en s’adressant à l’industrie privée, alors surchargée de commandes, ils n’eussent à attendre trop longtemps le renouvellement de leur armement. Ils songèrent donc à faire usage des procédés mécaniques, ce qui était d’autant plus en situation, que l’emploi des machines devait jouer un rôle prépondérant dans la fabrication des nouvelles armes.
- Beaucoup d’États établirent en conséquence de grandes manufactures qui leur assurèrent d’importants moyens de production. Dans beaucoup d’entre elles se trouvent même plusieurs ouvriers liégeois qui y ont été appelés pour organiser le travail d’armurerie proprement dit et donner le dernier fini à l’arme (1).
- Il n’existe pas encore à Liége, comme en Amérique et en d’autres États européens, de grandes fabriques d’armes, où tout le travail, depuis la fabrication des garnitures jusqu’au finissage du bois, se fait mécanique ment; mais notre ville possède une grande quantité d'établissements, dont plusieurs sont très importants, qui ont été créés spécialement en eue de la fabrication des armes par les procédés mécaniques. C’est à laide de ces moyens que nos fabricants ont exécuté depuis 4866 (année où l'intro-
- (4) Les principales manufactures d’armes de France doivent beaucoup aux ouvriers liégeois-nbe fabrique d’armes de Liége est une des plus anciennes de l’Europe; elle peut être rega riersliè-la mère de la célèbre manufacture de Saint-Étienne, qui dans son origine, fut peuplée d Speuchet: geois. » (Quelques souvenirs sur le pays de Liége, 1801, p. 56.) C’est ce que ditausk it depuis <• De toutes les manufactures d’armes, aucune n’a encore dépassé celle de Liége : on y depuis l’argole qui sert à la traite des nègres, jusqu’au fusil le plus achevé. Cette fabrique à celles qui longtemps de la plus grande réputation ; on pourrait dire, même, qu’elle est la mère de Mau-ont le plus de célébrité, car les manufactures de Saint-Étienne-en-Forez, de Charles e, tons des beuge, etc., sont, pour ainsi dire, de ses colonies, puisqu’elles ont été formées des émissan VIII, armuriers liégeois. » (Dictionnaire universel de la géographie commerçante. Paris
- t. IV, p. 781.
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- ,r duction, dans les armées, des armes à charger par la culasse, devint géné-irrale), les commandes d’armes de guerre qui leur ont été remises par notre gouvernement et plusieurs puissances étrangères.
- Cependant cette organisation ne permet pas de lutter avec avantage contre les puissantes fabriques que les gouvernements étrangers ont établies, ou dont ils ont favorisé l’établissement dans leurs territoires. Les circonstances qui ont aidé à l’érection de ces établissements sont sur le pointde se réaliser à Liége. Les chambres législatives ont voté les crédits nécessaires à l'achat de 450,000 fusils à répétition. L’administration mili-taire se livre à une étude approfondie des modèles les plus perfectionnés. Son travail est à la veille d’aboutir.
- Une puissante compagnie vient d’être constituée par les principaux fabri-cants d’armes de la ville de Liége, pour créer un vaste etablissement dans lequel les armes de guerre seront entièrement fabriquées par les moyens mécaniques. Cette compagnie est en négociation avec le gouvernement belge pour la fourniture des nouvelles armes à répétition. Liége naura donc bientôt plus rien à envier aux autres puissances pour la fabrication des armes de guerre interchangeables.
- Si le pays de Liége s’est laissé momentanément devancer dans cette branche de la fabrication mécanique, on peut dire qu’il est arrivé au premier rang dans l’application du travail des machines à la fabrication des armes de chasse. D’importants établissements, connus dans le monde entier, y sont organisés pour cette fabrication, qui prend de jour en jour Une extension plus grande. Les États-Unis d’Amérique lui offrent un caste marché dans lequel il lutte avec avantage contre les produits des fabriques mécaniques de ce pays.
- Les relations commerciales de Liége sont extrêmement étendues et l’on peut dire que tous les pays du globe sont en rapport avec ses fabricants (1). Nous joignons à cette notice, que nous nous trouvons dans la nécessité e devoir abréger, l’espace dont nous disposons étant limité, le relevé des "Preuves effectuées au Banc de Liége depuis 4870, et celui de l’exportation
- (4) On écrivait en 1758 : La ville de Liége fournit des armes à toute l’Europe; on assure qu il Sfabrique au moins vingt mille pièces par mois, quand on veut mettre les ouvriers en œuvre, files sont bonnes et propres, toutes à l'épreuve, et se donnent néanmoins à un prix très mo q Délices du pays de Liége, T. I, p. 265.) On disait en 1745 : Liége est une des villes les plus renommées pour le commerce : on y fabrique, entre autres, tous les ans, plus de cent mille fusils, ns'es pistolets et autres armes a feI, pour le service de tous les princes de l’Europe. (Délices
- Pays-Bas, t. III, p. 235.)
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- des armes pendant les dix dernières années. Ces tableaux feront ressortir l’importance de cette fabrication et la valeur du mouvement commercial auquel elle donne lieu. Nous ajoutons, à titre de renseignement, le relevé des épreuves effectuées à Birmingham et à St-Étienne pendant les années 4881 à 1888.
- Jules Ancion,
- Président de la classe 58.
- Banc d'épreuves des armes à feu, à Liége,
- ANNEES. Canons de fusils h un coup. Canons de fusils à deux coups (soudés 2 c.) Canons Bords. Pistolets d’arçon (la paire). Pistolets de poche. Armes de guerre. TOTAL.
- 1870. 219,498 166,088 7,482 17,662 319,608 59,862 790,200
- 1871. 186,150 124,287 27,990 13,918 263,386 35,058 650,798
- 1872. 179,806 154,470 49,47 I 17,664 326,181 29,841 757,433
- 1873. 216,150 151,791 20,644 43,984 321,532 48,747 772,848
- 1874. 239,595 441,823 30,818 12,123 356,069 53,768 834,196
- 1875. 214,783 412,034 42,932 11,802 305,139 18,829 705,517
- 1876. 453,085 78,932 37,678 12,630 309,899 11,338 603,561
- 1877. 167,084 80,677 51,416 10,684 349,404 26,136 683.392
- 1878. 183,806 113,121 26,747 19,395 410,120 48,686 801,875 782,614
- 1879. 480,103 139,759 28,313 14.782 384,437 38,217
- 1880. 226,677 164,013 21,905 13,820 400,636 47,878 874,929 4,038,083 4,081,936 966,328 4,044,202 840,085 874,218 924,345 987,47*
- 1881. 232,200 475,144 88,682 43,013 435,165 93,907
- 1882. 1883. 1884. 277,446 233,671 219,325 486,418 486,792 187,984 79,229 66,863 84,559 22,936 45,557 12,440 427,214 415,570 434,889 88,693 47,875 72,008
- 1885. 1886. 1887. 478,361 181,774 225,794 159,683 454,387 198,345 56,805 41,748 38,000 44,774 20,224 13,192 413,333 450,401 415,958 20,129 25,687 33,059
- 1888. 286,827 194,780 54,437 20,947 405,186 24,997
- Observations. — Les chiffres renseignés à la sixième colonne dec tableau comprennent les pistolets de poche par paire et les revolvers don les quantités éprouvées sont spécialement indiquées ci-après.
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- Les chiffres renseignés à la huitième colonne représentent le nombre de canons éprouvés chaque année.
- Certains canons, tels que ceux qui doivent servir à la fabrication des fusils doubles Lefaucheux, sont éprouvés trois fois.
- Les armes de guerre à charger par la culasse sont tirées deux fois.
- Le total général des épreuves annuelles est donc beaucoup plus important que celui des canons éprouvés.
- REVOLVERS.
- 4870 .......................................... 267,392
- 4874 .......................................... 228,458
- 4872 .......................................... 269,121
- 4873 .......................................... 275,005
- 4874 .......................................... 279,676
- 4875 .......................................... 275,260
- 1876 .......................................... 299,847
- 1877 .......................................... 341,100
- 1878 .......................................... 403,649
- 1879 .......................................... 371,725
- 4880 ......................................... 389,620
- 1881 ....................................... 428,054
- 1882 .......................................... 423,940
- 1883........................................... 408,437
- 1884 .......................................... 429,069
- 4883 .......................................... 407,217
- 1886 .......................................... 441,049
- 1887 .......................................... 405,309
- 1888 .......................................... 390,030
- Bancs d’épreuves des armes à feu.
- BIRMINGHAM. St-ÉTIENNE 4881. 556,026 64,154
- 1882............................... 459,852 51,060
- 1883 .............................. 479,907 55,809
- 4884 .............................. 492,580 72,486
- 1885 .............................. 367.460 73,042
- 1886 .............................. 313,643 70,358
- 4887............................... 324,264 54,463
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- Exportation des armes belges pendant les 10 dernières années.
- DESTINATION. 1878 1879 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 11 mois seulement.
- francs. francs. francs. francs. francs. francs. francs. francs. francs. francs. francs.
- Algérie » » » » )) )) 53,100 » » » ))
- Allemagne 2,207,580 2,081,880 2,249,772 2,256,985 2,223,486 2,213,000 2,104,108 4,696,660 4,715,18 E 4,545,460 1,541,199
- Angleterre. . . . . 2,544,375 4,832,658 4,836,800 4,920,747 2,166,10 4,611,793 4,572,201 1,567,654 889,047 897,306 746,821
- Australie » » » » )) 44,935 50,230 66,550 69,400 45,175 ))
- Autriche 40,295 14,780 74,683 93,020 441,727 461,622 215,270 428,763 474,695 463,687 200,426
- Brême 6,000 )> » » » 681,058 38,520 » » » 18,145 »
- Brésil 701,565 1,062,265 592,090 682,823 162,423 357,325 520,650 592,265 562,470 618,670
- Chili 44,300 » » » » 495,530 30,073 22,700 31,950 30,100 32,150 »
- Chine 403,000 193,850 4,503,634 889,750 4,069,100 1,195,970 860,750 619,720 413,598 540,818
- Congo....... » » » » )) » » 37,000 99,910 »
- Cuba » » » » )) » » 44,610 » » »
- Danemark 49,040 » » 49,088 34,170 44,083 74,495 87,924 58,222 40,176 »
- Égypte » » » » » 4 42,303 2,047,412 3,647,75% 30,800 9,200 16,900 » » »
- Espagne 438,160 70,025 83,329 117,662 40,692 149,988 73,818 45,340 97,833 »
- États-Unis 473,043 1,002,135 4,229,325 1,347,028 4,033, 470 3,581,720 4,440,000 743,059 1,452,400 2,038,380 1,158,969
- France 4,759,226 4,499,076 4,221,834 3,908,394 3,121,404 2,938,550 2,484,590 2,173,048 4,763,234
- Grand-Duché. . . . 7,515 » » » )) 18,300 19,446 » » »
- Grèce Guinée » » » 25,610 » » » )) 256,570 331,207 » » 25,900 » 43,200 » 44,700 » 47,314 » » »
- Hambourg 909,212 660,282 584,054 513,675 599,112 810,069 397,981 375,072 645,988 464,222
- Indes anglaises . . . Italie » 246,822 » 478,005 472,070 213,796 36,200 322,863 448,732 23,933 434,726 468,040 28,500 392,517 53,300 466,324 32,075 3,005,753 44,225 400,950 » 457,995
- Lubeck 20,205 » 63,724 » 50,577 40,580 26,535 22,585 »
- Malte Pays Bas » 613,757 » 471,540 » 456,465 » 729,767 599,025 » 736,508 » 970,186 11,100 794,969 » 473,728 » 927,428 2,070,144
- Pérou. Portugal 6,900 239,007 18,800 126,591 » 54,740 » 63,665 443944 437,243 131,251 28,800 209,010 93,775 77,455 470,675 » 179,025 )) 163,368 » 249,541 » 335,704 » 386,198
- République argentine. Russie 284,950 447,755 225,600 361,545 578,150 248,707 117,434 124,185 170,970 30,780 194,800 38,277 182,275 67,730 352,540 55,150 178,828 »
- Suède et Norwège. . 58,750 44,750 93,130 121,659 498189 70,458 83,707 110,435 196,585 472,745
- Suisse 82,132 68,212 108,197 127,924 198,614 203,377 185,829 215,593 428,093
- Tunis » » » 26,650 83,500 44,645 » » » » »
- Turquie. 62,500 480,925 37,320 65,830 89,780 90,175 57,275 42,732 »
- Uruguay 4,900 » » » » » » » »
- Zanzibar » » » » 444,985 98,514 48,831,950 » » 55,000 90,700 476,970
- Autres pays. . . » 23,144 56,666 100,263 11,18098 73,665 63,363 403,495 92,997 793,334
- Total. . . 43,930,789 43,146,060 4 4,484,087 43,643,609 43,125,469 41,332,359 13,126,852 41,537,798 44,407,660
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- CLASSE 38.
- EXPOSANTS.
- 562 Ancion (J.) et Gie, 87, rue Saint-Gilles, à Liége; fabrique d’armes fondée en 1826. — Armes de luxe, de guerre et d’exportation ; revolvers, carabines de salon et de tir, etc.; fabrique mécanique d’armes de guerre; propriétaires de brevets d’armes de plusieurs systèmes. Prix-courants spéciaux pour chaque pays.
- Exposition universelle de Vienne 1873, grand diplôme d’honneur; de Paris 1878, hors concours, membre du jury; de Sydney 1879, 1er prix; de Melbourne 1880, 1er prix ; d’Amsterdam 1885, médaille d’or; de la Nouvelle-Orléans 1884, 1" prix; d’Anvers 1885, médaille d’or; de Bruxelles 1888, diplôme d’honneur.— (Voir classe GC.)
- 563 Arnold maison Mathias), fournisseur de S. A. R. Mgr le comte de Flandre, 66, rue de la Cathédrale, à Liége. — Manufacture d’armes de luxe. — Fusils Hamer-less de tous systèmes, avec et sans éjecteur automatique; fusils Pur-dey ; fusils triple verrou Greener, pour tirs aux pigeons; fusils de chasse, carabines de tir et de chasse, pistolets de tir, revolvers, etc., etc.; articles de chasse, cartouches, poudre et plombs.
- Médailles d’or : Paris 1878, Anvers 1883.
- 564 Bertrand (Ant.) et fils, rue Fabry, 25, à Liége, fabricants d’armes de luxe, de guerre et d’exportation. Maison fondée en 1842. — Production annuelle cent mille armes.
- Distinctions aux expositions: Grand Concours de Bruxelles 1888 : président du jury pour la classe 16; trois diplômes d’honneur: 52, 41 et 51 ; Barcelone 1888 : médaille d'argent; Anvers 1885 : diplôme d’honneur et médaille d'or; Amsterdam 1883 ; médaille d’or et médaille de bronze.
- 565 Bodson (Nicolas', 23, rue d’A-mercœur, à Liége. — Armes de luxe.
- 566 Fonson (Auguste), 49, rue des Fabriques, à Bruxelles, —Armes. ( Voir classe 66.)
- 567 Heuze-Lemoine (E.), à Nes-sonveaux lez-Liége, canonnier bre-veté, maison fondée en 4854. — Fabrication de fer damas; alliage de fer et d’acier au bois, qualité supérieure (voir produits exposés). Fabrication générale de canons de fusils, spécialité pour armes de luxe. Martelage à froid des canons extra-fins, légers, incomparables pour la résistance. Assemblage, sondage, reforage des canons au nouveau procédé. Bascule universelle pour le tir. Ca-nons extra, réglés au tir, poinçonnés, garantis sous tous les rapports. Produits entièrement confectionnés par la maison.
- Médailles or et argent Paris 1867 ; médaille et diplôme d’honneur 1" degré, Philadet. phie 1876; médaille or, Paris 1878.
- 568 Laport (G.) et Cie, brevetés,. 18, quai Saint-Léonard, à Liége. Comptoirs à Rio-Janeiro, 82, rua dos Ourives, et à Pelotas (Rio Grande du Sud). — Spécialité d’armes de luxe, de commerce et d’exportation.
- Médailles bronze et argent, Anvers 1885.
- 569 Lochet-Habran (L.), à Ju pille lez-Liége, maison fondée en 1860. — Usine à canons en acier. Canons acier pour armes portatives, tous genres, tous calibres,
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- CLASSE
- 38.
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- toutes dimensions. Canons à crochets forgés d’une seule pièce massive. Canons pour armes de guerre. Production quotidienne, 500 pièces.
- : Anvers 4885 et Barcelone «rand Concours Bruxelles 1888, diplôme d honneur, médaille d'or.
- 5*0 Niquet (J.), arquebusier 2, rue Lulay, à Liége. — Fusils pour tir aux pigeons, carabines express, carabines et revolvers de tir de précision, fusils de chasse de tous calibres.
- Récompenses aux expositions de Paris 1878, 1885. Grand Concours de Bruxelles médaille d’or et 2e prix d'honneur.
- 571 T^ePer (N.), fabricant d’armes, ® Liege, maison fondée en 1866; brevets divers en Belgique, en rance, en Allemagne, en Angle-terre et aux Etats-Unis. - Fabrication mécanique d’armes de luxe, c guerre et d’exportation. Spé-calité de la maison Pieper : le tusil Diane.
- Rérompenses aux Rrandes expositions; di-amed ÏÏneu1' colIeclif> Paris 187»; aplôme bon“eur ’ Amsterdam 1885: 1885 etcd honneur et médaille d’or, Anvers
- ïlrr'0t >et Frésart, 95, rue à Liége, maison fondée * Armes de guerre, de uxe et d exportation. Proprié
- taires du revolver français perfectionné. Spécialité : fusils pour tir aux pigeons, tels que Hamerless, éjecteurs, etc.
- Médailles aux expositions : Sydney, 1879, Melbourne 1880, Anv. rs 1885, etc.
- 573 Société anonyme pour la fabrication des cartouches et projectiles, 33, rue des Goujons, à Bruxelles; usine : 5, rue Thiol-lière (Saint-Etienne). Dépôt : rue Maladrie, 124, yincennes. — Cartouches de guerre et de chasse; cartouches de revolver et carabine; amorces Flobert de tous les types; munitions de toutes natures.
- Mention honorable, Londres 1862; médaille bronze, Paris 1867 ; médaille mérite, Vienne 1875; médaille argent, Paris 1878 ; médaille argent, Amsterdam 1883; médaille or, Anvers 1885, etc.
- 574 Van Maele (Jean), 46, rue Grétry, à Bruxelles, arquebusier breveté. — Armes de luxe pour chasse, fusils central, Hamerless, et carabine express.
- Paris 1878, médaille d’argent; Amsterdam 1885, médaille d’or; Anvers 1885, médaille d'argent.
- 575 Vuylsteke-Knockaert (Henri), 12, rue de l’Académie, à Bruges. — Une armure complète, xve siècle. Prix: 550 francs. Une panoplie, armes et armures, xiiie, xive etxve siècle. Prix: 450 francs. — (Voir classe 40.)
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- 498 CLASSE 39.
- CLASSE 39. — Objets de voyage et de campement.
- L industrie des objets de voyage et de campement a été pendant longtemps le monopole des Anglais, le peuple voyageur par excellence. Mais depuis que les chemins de fer et la navigation à vapeur ont pris un si merveilleux développement, les voyages sont entrés dans les goûts et les habitudes des autres peuples, et la Belgique n’est pas restée en arrière sous ce rapport. Le nombre des gens qui se déplacent, soit pour leurs affaires, soit dans un but d’instruction ou de pur agrément, augmente chaque année en Belgique comme dans tous les pays civilisés.
- Mais ce n’est que depuis un petit nombre d’années que l’industrie qui nous occupe a trouvé en Belgique un nouvel aliment dans les voyages d exploration au Congo. Aujourd’hui l’on ne compte plus les jeunes gens qui consacrent leur forces et leurs talents à l’œuvre africaine. Grâce à la noble et généreuse initiative de Léopold II, les voyages d’exploration sont entrés dans les mœurs des Belges, et, comme ces voyages exigent un outillage tout spécial, il en est résulté un progrès considérable dans la fabrication des objets de campement.
- Autrefois, la Belgique était tributaire de l’étranger dans cette branche de la fabrication; aujourd’hui, on confectionne en Belgique tous les appd reils dont peut avoir besoin le voyageur qui parcourt des pays inexplorés.
- Maintenant que la question de l’émigration est à l’ordre du jour, une impulsion nouvelle sera donnée à cette industrie. L’émigrant a besoin, comme l’explorateur, d’une foule d’objets de campement, tels que tente, lit portatif, batterie de cuisine, etc. Dès aujourd’hui l’on peut dire quelles produits belges n’ont plus rien à envier, quant à l’excellence de la fabri cation, aux produits similaires de l’Angleterre.
- Jules Leclercq, Président de la classe 59.
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- CLASSE 39.
- EXPOSANT.
- 576 Posschelle-Delalou, 44, rue Marché aux Poulets, à Bruxelles. — Lits moustiquaires pour explorateurs et officiers en campagne dans les pays chauds. Lit, moustiquaire et couverture, le tout s’enfermant dans un sac de voyage de 0.35 X 0.75, poids total 9 4/2 kilogrammes. Prix : 49 francs.
- Anvers, médaille d’argent; Londres, médaille d’argent; Bruxelles 1888, une médaille d’or et deux médailles d’argent. — (Voir classe 18.)
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- 500
- CLASSE 40.
- CLASSE 40. — Bimbeloterie.
- La place qui m’est réservée ne me permet pas de faire, comme je le voudrais, l’historique du jouet.
- Le jouet a toujours existé. N’est-il pas le compagnon de l’enfant. Son but n’est-il pas de l’amuser?
- Que de progrès il a fait, que de transformations et de modifications il a subi. Si nous comparions les jouets grossiers des temps passés avec ceux de notre époque, nous retrouverions, même dans ces bibelots, l’amour du beau, 1 amour du luxe que, dans ce siècle, nous admirons dans toutes choses.
- Le jouet n’etait avant qu’un objet d’amusement; il a pris aujourd'hui
- une bien grande place dans l’instruction. N’enseigne-t-on pas à l’enfant par la démonstration du sujet dont on lui parle? On veut le rendre familier avec tout ce qu’il verra autour de lui; aussi pour l’instruire, dès son jeune âge, a-t-on fait en petit tout ce qui existe dans la nature, et l’on est arrivé à un tel degré de perfectionnement que l’on a tout exactement reproduit comme forme et comme coloris. Ce sont de véritables objets d art que certains jouets de mécanique, d’électricité, etc., que l’on a fait pour eux. On leur développe l’intelligence en leur expliquant touten jouant ces jeux scientifiques, tels que le télégraphe, le phonographe, la locomotive, etc., et on leur développe leurs forces physiques en leur donnant des jouets pour lesquels l’exercice leur est nécessaire.
- Ce fut M. Plas le fondateur de la fabrication du jouet en Belgique. I Il commença, en 1845, celle des tambours. Son gendre, M. Daxbeek, qui lui succéda, créa en 1870 la fabrication des animaux en carton, peu.de 1 temps après celle de la carrosserie de luxe, et, en 1885, il monta un atelier I de masques, fabrication inconnue chez nous.
- M. Vuylsteke, de Bruges, fabricant d’armures et d’armes en fer écroui, a eu 1 excellente idée d’en faire des réductions pour enfants. Ces dimi I nutifs, de petites merveilles artistiques, sont, tout en étant des jouets, des I objets instructifs et intéressants, nous donnant les reproductions exactes des aimes et des armures de tous les siècles et de tous les pays. I
- C est à M. Sirejacob que nous devons la fabrication des têtes en cire et 1 des pièces d anatomie, dont nous pouvons admirer dans les musées le per fectionnement.
- M. Eug. Pavoux a introduit en Belgique, en 1879, la fabrication des |
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- CLASSE 40.
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- ballons à musique et autres en caoutchouc dilaté, industrie qui a pris — depuis — un grand développement.
- Il réalise, en ce moment, la production d’un jouet charmant, un ballon représentant une sphère terrestre des plus complètes.
- Disons, en terminant, que grâce aux efforts de nos fabricants, — que je regrette de ne pouvoir nommer tous, — l’industrie du jouet est devenue, pour notre pays, une force de plus pour son commerce d’exportation.
- A. JOUVENEL, Président de la classe 40.
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- CLASSE 40.
- EXPOSANTS.
- 577 Bossut (H.), 30,-rue du Pélican, à Bruxelles. — Bustes et mannequins (exportation); bustes à corsets; spécialité sur les modèles en usage dans chaque pays; mannequins mécanisés formant toutes les tailles, indispensables aux tail-leuses et couturières; bustes modelés sur corsage à l’usage des particuliers ; porte-corsage universel remplaçant la béquille des garde-robes, indispensables pour conserver aux vêtements une forme naturelle; porte-habit avec ou sans étendeur de pantalon; articles multiples pour magasins de confection; bustes de fillettes, femmes, garçonnets, hommes; porte-pélerine, corsages et fichus; demi-buste pour étalage des confections, etc. Tous ces articles sont confectionnés dans la maison et les modèles sont toujours modifiés selon les exigences de la mode.
- (Voir classe 55.)
- 573 Burton (C.), 71, boulevard du Nord, à Bruxelles. — Fabrique de meubles en bambou. Objets divers.
- (Voir classe 29.)
- 579 Daxbek-Plas, 24, rue des Sables, à Bruxelles. — Fabrique de chevaux en carton à traîner, à poussoirs et à bascules; moutons avec laine; ânes; tambours en tous genres; brouettes, bois naturel et peintes; tombereaux avec et sans chevaux (différents modèles); voitures fines à tous attelages; masques en carton toutes figures, caricatures, grosses têtes, etc. ; masques sati
- nette, satin et velours; spécialité de cartonnage théâtral.
- Médaille d’or, grand concours Bruxelles 1888.
- 580 Duhot (Charles), 3, Vieux-Marché-aux-Grains, à Bruxelles. — A la Ménagère, fabrique de meubles en fer; spécialité de volières; ustensiles de ménages.
- 581 Pizzetta (Théau), 45, rue de Rome, à Saint-Gilles. — Modèles de navires, en bois.
- 582 Pronzini (J.), à Charleroi. — Bouchons mécaniques.— Plaques-réclames en verre gravé.
- Anvers 1885, mention honorable; Paris 1886, médaille de bronze. — (Voir dans le compartiment de l’agriculture.)
- 583 Rongé (Lucien), 14, rue Blaes, à Bruxelles. — Masques en carton, depuis 3 fr. 50 la grosse; masques en velours, depuis 45 francs la grosse; masques en satinette, depuis 12 francs la grosse.
- 584 Sirejacob (Gaston) et cie, rue de la Perche, 10, à Bruxelles. — Objets en cire.
- 585 Van Oye (Alb.) et cie, rue Coenraets, 75, Bruxelles-Midi-y Manufactures générales de rotin-Objets divers.
- (Voir classes 21, 29, 42, 65, 66 )
- 586 Vuylsteke-Knockaert H.) 12, rue de l’Académie, à Bruges. — Réductions d’armures des XIV xve et xvie siècles, de casques e d’armes diverses.
- ( Voir classe 58.)
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- CINQUIÈME GROUPE.
- INDUSTRIES EXTRACTIVES. — PRODUITS BRUTS ET OUVRÉS.
- CLASSE 41. — Produits de l’exploitation des mines et de la métallurgie.
- Quelques tableaux statistiques suffiront pour faire ressortir l’importance de 1 industrie minérale en Belgique.
- Les tableaux A et B montrent, le premier, la marche de l’exploitation du charbon depuis 1830, le second, celle de l’extraction des minerais de tno, de plomb et de fer pendant ces quarante-huit dernières années (4).
- cohEeRenscignements statistiques publiés par M. Harzé, ingénieur en chef, directeur des mines,
- A. Charbonnages.
- B. Mines métalliques.
- C. Carrières.
- D. Métallurgie (sidérurgie, zinc et plomb). i è
- 0
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- 1. 1 M 504 CLASSE 4L A. — CHARBON- NAGES. CLASSE 41. 505 ToNu. toril Net
- Quantités extraites en Tx de 1,000 kil. — TN
- ANNÉES. TOTAUX. VALEUR. NOMBRE
- HAINAUT. NAMUR. LIÈGE. LUXEMBOURG. D’OUVRIERS.
- Ta ;. fore
- 1830 1,914,000 83,970 570,084 34,000 4
- 1834 4,765,000 84,480 455,536 » 2,568,054 25,4 75,000 *
- 4832 4833 4,737,000 4,945,000 84,960 78,000 461,873 508,405 » » 2,305,046 2,280,833 20,072,000 4 9,465 000 29,000 28,000
- 4834 4,819,000 97,875 520,000 » 2,531,405 21,685,000 28,300 1 Le A
- 4833 4,965,000 81,800 594,931 » 2,436,875 20,964,000 28,598
- 4 836 2,349,394 97,474 627,916 » 2,638,734 25,044,000 28,589
- 4837 2,469,605 92,473 666,729 » 3,074,464 38,337,000 28,937
- 4838 2,405,909 4 03,954 740,408 » 3,228,807 42,290,000 33,222 ! p. * hi
- 1839 2,599,044 424,397 755,753 3,260,274 42,84 4,000 37,4 08
- » 3,479,164 45,4 24,000 37,047
- 1651// 4840 2,954,781 425,054 853,124 sot
- B0SIRER 4 844 2,968,875 122,777 935,854 4 3,929,963 46,343,000 39,450 BT 1
- 4842 3,059,183 134,454 946,902 264 4,027,767 42,511,000 37,629
- UN 4843 2,874,453 440,698 966,365 927 4,444,463 38,038,000 39,902 I
- 4 844 3,290,728 434,008 1,019,908 758 3,982,274 36,4 77,000 37,503
- 1845 3,670,486 464,872 1,086,045 896 4,445,240 39,844,000 38,490 VA
- 1816 3,798,335 459,864 4,078,380 753 4,919,456 47,4 49,000 44,359
- 4 847 4,204,534 458,307 4,303,905 823 5,037,402 47,420,000 45,488
- 4848 3,654,742 457,264 1,050,470 707 5,664,450 52,305,000 48,847
- 4849 4,048,195 469,688 4,063,453 548 4,862,694 41,169,000 44,777
- 507 5,254,843 39,494,000 46,431
- 4 850 4,420,764 477,306 4,122,225
- 4834 4,753,186 487,857 4,292,099 296 5,820,588 46,474,000 47,949 ga tnt
- 4852 5,234,646 4 82,578 1,377,906 » 6,233,517 49,567,000 49,500
- Tssde 1853 5,482,774 4 85,504 1,503,27* » 6,795,254 53,070,000 54,873 NN
- 4 854 6,154,860 209,990 4,582,790 » 7,472,687 62,488,000 54,204
- 1001 4855 6,458,446 230,864 4,720,053 » 7,947,742 85,858,000 62,494
- # 2 4856 6,219,132 218,609 4,774,678 » 8,409,330 4 04,047,000 70,980
- 4857 6,444,182 204,804 4,740,916 8,212,449 4 05,459,000 73,585 o
- 4 858 6,855,044 24 7,774 4,852,929 » 8,383,902 400,474,000 72,577
- 3 4. 4859 7,099,326 220,850 4,840,526 8,925,744 4 03,377,000 73,850 4 soi
- 9,460,702 4 04,006,000 77,293
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- B1 mn,1 506 CLASSE 41. A. — CHARBON- CLASSE 41. 507 NAGES. (Suite.) WR 1 ..TWE perio MAT g. 2 e 0 * -=--
- Me 8 21. P 1 ANNÉES. HAINAUT. Quantités extra NAMUR. ites en Tx de 1,000 LIEGE. kil. LUXEMBOURG. TOTAUX. VALEUR. NOMBRE. D’OUVRIERS.
- » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » Toraux. 9,61 0,895 40,057,163 9,935,645 40,345,330 44,158,336 44,840,703 42,774,662 12,755,822 12,298,589 42,942,894 13,697,148 43,733,176 45,658,948 45,778,401 44,669,029 45,041,331 44,329,578 43,938,523 44,899,475 45,447,292 46,866,698 46,873,954 47,590,989 18,177,563 18,054,499 47,437,603 17,285,543 48,378,62 552,672,804 407,127,000 440,045,000 404,485,000 404,787,000 440,554,000 423,896,000 451,032,000 158,253,000 433,874,000 136,116,000 448,635,000 153,803,000 208,559,000 337,637,000 240,910,000 229,840,000 494,119,000 152,957,000 447,821,000 444,995,000 469,680,000 463,704,000 475,896,000 484,778,000 472,032,000 154,618,000 442,542,000 447,674,000 6,056,537,000 78,232 84,675 80,302 79,187 79,779 82,368 86,724 93,339 89,382 89,928 94,993 94,286 98,863 407,902 409,631 440,720 108,543 104,343 99,032 97,744 402,930 104,354 403,704 106,252 405,582 403,095 400,282 100,739 , U* • •
- 1860 4864 1862 4863 4 864 4865 4866 4867 4 868 4869 4870 4874 4872 4873 4874 4875 4876 4 877 4878 4 879 4880 4884 4882 4883 4884 4885 4886 4887 7,507,720 7,935,645 7,795,4 70 8,101,102 8,670,372 9,206,058 9,851,424 9,595,280 9,398,550 9,840,530 4 0,4 96,530 4 0,037,230 44,616,166 4 4,652,953 40,698,130 40,968,175 4 0,486,660 4 0,259,374 4 4,003,423 4 4,448,534 4 2,548,507 4 2,554,506 4 3,4 34,342 43,497,4 43 4 3,54 0,996 42,925,845 42,804,540 43,470,060 204,528 243,064 246,500 255,667 266,235 305,734 358,687 389,586 340,969 303,638 338,407 350,389 389,688 450,870 440,424 494,365 474,975 374,388 444,320 447,456 494,562 449,569 466,465 485,450 477,439 439,953 384,660 359,225 4,898,647 4,878,457 4,898,975 4,983,561 2,221,729 2,328,911 2,564,554 2,770,956 2,589,076 2,798,726 3,162,181 3,345,557 3,653,094 3,674,578 3,530,775 3,551,794 3,367,943 3,307,761 3,484,432 3,584,305 3,823,629 3,899,876 3,993,482 4,495,000 4,063,064 4,074,835 4,099,343 4,549,309
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-
-
-
- M
- mit 508 CLASSE 41. . 509
- _ CLASSE 41. B. — MINES MÉTAL LIQUES (PRODUCTIONS). = ______
- BLENDE. CALAMINE. GALENE.
- PYRITE DE FER. FER (MINERAI LAVÉ). VALEUR NOMBRE ANAEES. -—-—-— — - -—— —
- Tonnes. Valeur. Tonnes. Valeur. Tonnes. Valeur. ' — h . TOTALE. D’OUVRIERS.
- 1840 » » 20,482 805,000 66 42,000
- 4841 . „ 48,830 742,00 0 34 8,000 500 10,000 491,812 4,471,000 2,298,000
- 4842 , » ,3,400 716,000 1,042 442,000 4,200 24,000 479,073 4,286,000 2,060,000 * Hits
- 4843 „ „ 25,668 992,000 749 72,000 1,700 36,000 200,709 4,459,000 2,321,000
- 4844 , . 22,689 4,416,000 651 92,000 1,700 35,000 464,374 4,219,000 2,317,000 4845 264 8,000 29,763 4,830,000 1,892 353,000 ' 31.000 214,377 4,373,000 2,912,000
- 4846 2,461 103,000 39,904 4,392,000 3,195 395.000 3236 38,000 394,544 3,650,000 5,879,000
- 4847 1,786 75,000 43,827 2,729,000 5,936 4,038,000 32 47,000 745,086 7,593,000 9,532,000
- 4848 4,378 453,000 44,204 2,864,000 2,604 314,000 « 56.000 703,658 7,072,000 40,970,000 4849 7,442 209,000 42,270 2,004,000 3,077 528000 * 21,000 265,548 2,269,000 5,618,000
- 0.0 198000 23,000 271,299 2,185,000 4,951,000
- 1850 7,308 208,000 62,193 2,996,000 3,854 >
- 1851 14,183 432,000 66,083 4,857,000 3,598 550000 ; 37,000 299,272 2,413,000 6,132,000
- 4852 1 0,442 363,000 67,903 2,577,00 0 2,593 810000 ^ 73,000 364,284 2,403,000 5,310,000 6,361
- 1853 43,640 810,000 66,452 3,167,000 4,581 4,053.000 ; 2003 59,000 432,344 3,455,000 6,964,000 6,679
- 1854 44,333 693,000 68,139 2,937,00 0 7,79 5 978.000 1 120,000 669,277 6,296,000 41,436,000 9,958 1855 4 0,905 562,000 70,368 3,142,000 5,590 905800 2(80 480,000 798,873 7,809,000 412,626,000 40,100
- 1856 41,418 695,000 74,856 4,034,000 6,909 866000 , 170.000 852,134 9,230,000 4 4,018.000 1 0,724
- 1857 10,487 723,000 68,749 4,821,000 40,776 954X00 14820 10,000 778,412 8,120,000 43,551,000 40,223
- 4858 19,467 899,000 55,934 3,303,000 44,000 4,318000 20068 163,000 651,903 6,750,000 43,408,000 14,543
- 4859 43,754 121,000 56,639 2,804,000 6,993 4,440.900 81,952 430,000 879,465 8,858,000 44,838,000 41,323 (si
- A.606,000 081,000 883,034 8,216,000 44,062,000 44,470 4860 47,284 834,000 48,857 2,124,000 9,980 ‘0000 42,313 ,9.
- 1861 17,267 694,000 55,888 4,199,000 40,800 2,08308 58118 4253.000 809,476 7,749,000 43,506,000 44,11
- AI 1862 48,884 814,000 58,124 4,969,000 47,431 2,05800 46,30 4025,000 859,145 9,476,000 43.181,000 41,456
- 1863 143899 688,000 46,868 4,952,000 42,228 4799000 86,242 952.000 859,926 8,145,000 43,938,000 40,447
- 4864 46,309 988,000 41,287 2,330,000 46,779 2,5110 28,956 295,000 856,190 8,293,000 43,127,000 43,122
- 1 481,000 968,408 9,572,000 45,882,000 40,902
- 43 PeT:
- Ans.
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-
-
-
- 2.94 1,71* I
- 0
- Y*
- aie 1
- 00
- te
- 510 CLASSE 41. CLASSE 41. ugUrs (PRODUCTIONS). (Suite.) 511
- B. - MINES MÉTAL-
- GALÈNE. PYRITE DE FER. FER (MINERAI LAVÉ). VALEUR NOMBRE
- ANNÉES. BLENDE. CALAMINE.
- Tonnes. TOTALE. D’OUVRIERS.
- Tonnes. Valeur. Valeur. Tonnes. Valeur.
- Tonnes. Valeur. Valeur. Tonnes.
- 14,658 2,344,000 31,818 640,000 4,018,231 9,830,000 45,903,000 44,843
- 1865 14,657 851,000 41,528 2,268,000 88,004
- 12,453 2,079,000 4,281,000 886,644 8,383,000 4 5,080,000 40,686
- 1866 15,734 4,026,000 38,782 2,314,000 4,298
- 12,544 2,402,000 946,000 602,829 5,696,080 4 2,4 57,000 8,875
- 1867 16,594 1,047,000 41,452 2,066,000 37,933 834,000
- 15,390 2,824,000 519,740 4,751,000 4 2,028,000 7,941
- 1868 16,485 909,000 52,214 2,710,000 31,670 663,000
- 15,304 2,941,000 628,046 5,709,000 4 2,894,000 8,526
- 1869 17,334 939,000 49,584 2,639,000 I 28,665
- 13,380 2,473,000 624,000 654,332 5,805,000 4 4,325,000 8,390
- 1870 15,783 807,000 41,316 1,619,000 42,272 904,000
- 11,549 4,970,000 696,636 6,324,000 4 2,4 23,000 8,758
- 1871 19,970 4,443,000 41,159 4,785,000 40,932 985,000
- 11,887 4,936,000 749,781 7,390,000 4 4,077,000 8,255
- 1872 20,623 1,660,000 34,914 2,106,000 36,651 4,060,000
- 41,280 2,183,000 777,469 7,834,000 14,094,000 7,949
- 4873 13,952 1,360,000 28,630 1,654,000 28,872 778,000
- 40,894 2,191,000 527,300 5,178,000 4 0,857,000 6,434
- 1874 17,087 1,238,000 26,212 4,469,000 30,747 807,000
- 40,567 2,005,000 365,044 3,423,000 9,4 43,000 4,940
- 1875 18,750 1,423,000 23,754 4,455,000 23,588 566,000
- 42,422 4,702,000 269,206 2,458,000 7,281,000 4,248
- 1876 21,739 1,611,000 15,974 944,000 25,207 639,000
- 41,542 4,919,000 234,227 2,158,000 7,224,000 4,245
- 1877 26,310 1,552,000 18,677 953,000 2,721 523,000
- 13,477 4,548,000 207,157 4,758,000 6,308,000 4,460
- 1878 27,134 1,484,000 18,159 995,000 43,577 324,000
- 9,384 4,087,090 892,000 491,542 1,558,000 5,444,000 3,638
- 1879 23,229 1,376,000 19,460 769,000 7,913 464,000 253,499 4,875,000 5,473,000 3,810
- 1880 23,080 4,546,000 15,735 696,000 5,436 657,000 2,965 49,000
- 3,741 224,882 4,817,000 3,748,000 2,750
- 1881 8,169 539,000 15,384 656,000 486,000 2,555 21,000
- 2,918 209,212 4,593,000 2,807,000 2,312
- 1882 2,171 106,000 18,272 601,000 311,000 4,623 48,000
- 1,749 216,490 4,497,000 2,576,000 2,400
- 4883 3,814 121,000 16,924 629,000 257,000 2,243 35,000
- 4,796 4,533 176,755 4,280,000 2,586,000 4,926
- 1884 12,057 461,000 15,549 553,000 487,000 65,000
- 4,299 3,209 4 87,118 4,314,000 2,243,000 4,788
- 1885 11,597 470,000 6,588 210,000 494,000 31,000
- 1886 4,292 3,490 453,378 955,000 4,942,000 4,498
- 12,718 531,000 6,324 231,000 92,000 32,000 185,186 4,483,000 2,204,000 4,537
- 1887 12,405 552,000 8.474 345,000 548 912,930 ----------
- . 49,389,000 24,226,632
- Totaux. 358,660 56,87720)/ 226,190,000 422,304,000
- 565,300 33,415,000 4,803,025 86,989,000
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-
-
-
- 512
- CLASSE 4L
- T $
- A ces tableaux, il a paru intéressant de joindre celui de la production des carrières de 1860 à 4887 (tableau C).
- -
- -
- B
- C. — INDUSTRIE DES CARRIÈRES.
- ANNÉES. 1 VALEUR de la production. NOMBRE d’ouvriers. ANNÉES VALEUR de la production. NOMBRE d’ouvriers.
- 4 800 17,394,000 17,105 1874 40,364,000 26,143
- 1861 19,342,000 18,190 1875 40,609,000 23,721
- 1862 21,324,000 19,183 1876 41,266,000 25,643
- 1863 21,891,000 19,136 1877 42,079,000 26,518
- 1864 22,770,000 19,959 1878 39,406,000 26,900
- 1865 25,112,000 20,459 1S79 39,049,000 26,821
- 1866. 28,518,000 21,033 1880 38,672,000 27,326
- 1867 27,438,000 21,640 1881 38,818,000 26,700
- 1868 26,091,000 24,784 1882 42,279,000 27,433
- 1869 27,290,000 21,262 1883 43,089,000 27,333
- 1870 30,174,000 23,662 1884 36,939,000 28,000
- 1871 31,387,000 23,306 1885 32,746,000 28,788
- 1872 36,838,000 25,872 1886 32,307,000 28,086
- 1873 38,363,000 26,282 1887 33,213,000 29,852
- » Valeur globale : 914,762,000 »
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- CLASSE 41.
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- En sommant les nombres du tableau A par périodes décennales, on
- voit que l’industrie charbonnière n’a cessé de progresser dans notre
- pays. NOMBRE
- PRODUCTION. VALEUR. MOYEN
- tonnes. francs. d’ouvriers.
- Période (4830—40). 27,803,644 — 300,937,000 30,980
- » (1840—50). 46,262,252 — 430,450,000 41,928
- » (1850—60). 77,061,855 — 814,814,000 63,400
- » (1860—70). 413,720,039 — 1,340,136,000 84,913
- » (4870-80). 147,162,571 — 1,859,276,000 102,027
- Période de 8 ans : (4880—87). 130,662,470 — 1,310,924,000 102,991
- Totaux : 542,672,801 - 6,056,537,000
- La valeur du charbon extrait depuis 1830 dépasse donc, d’après les statistiques officielles, six milliards cinquante-six millions cinq cent mille
- Ilnest certes pas sans intérêt de suivre la marche ascendante de la con-Sommation des houilles, coke et briquettes dans le pays.
- Dégagée du chiffre qui concerne la vie ménagère, cette consommation oigne du développement extraordinaire de l’industrie.
- Et
- mon seulement les quantités de charbon employées augmentent sensi-TeutA depuis plus d’un quart de siècle, mais pour donner aux chiffres dana"cttable signification, il faut tenir compte des progrès que l’on réalise pour emploi des combustibles pour la production de la force motrice et a transformation des matières, en un mot dans l’ensemble du travail industriel.
- e travail de progrès et d’extension est affirmé déjà par le chiffre de nos eportations.
- fournis-X qui doutent d’une exactitude suffisante des renseignements un - Par la statistique de notre mouvement commercial et qui cherchent 0 e a ces renseignements, nous opposons simplement la force pro-
- 43.
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- ductive, toujours croissante, mise en œuvre par l’industrie; elle résulte du tableau ci-dessous.
- Consommation de houille, coke et briquettes en Belgique de 186% à 1883.
- Années. Tonnes. Années. Tonnes.
- 1862 6,555,982 4875 10,757,942
- 4863 6,903,733 4876 10,528,950
- 4 864 7,247,824 4877 40,288,651
- 4 865 7,630,759 4878 40,916,545
- 4866 8,207,052 4879 44,404,457
- 4867 8,906,993 4880 12,074,750
- 4 2 4 39,750
- 4869 8,607,869 4882 12,809,761
- 4870 9,929,956 4883 13,634,565
- 4 874 9,534,531 4884 4 3,482,504
- 4872 40,203,145 14885 13,456,490
- 4873 44,181,608 4886 4 2,749,558
- 4874 10,378,328 4887 (") 13,480,609
- En 4887 l’exploitation de la houille s’est faite à la profondeur moyenh de 361 mètres par 268 sièges d’extraction et à nécessité l’usage de
- CHEVAUX-VAPEUR
- 434 machines d’extraction de la force de. . . . 64,496
- 496 » d’épuisement » .... 31,073
- 378 » d’aérage » .... 45,932
- 4025 » d’usages divers » .... 43,680
- La Belgique peut revendiquer l’honneur de la création des meilleur types des puissantes machines dont dispose aujourd’hui l’industrie miniers
- 4887,
- (*) Il est à remarquer que dans cette consommation de 13 1/2 millions de tonnes il est entré plus de 7 millions de tonnes pour les besoins de la grande industrie.
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- CLASSE 41.
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- surtout de celles destinées à l’extraction, à la ventilation et à l’assé-chement des travaux.
- Les mines métalliques ont produit de 4 840 à 4 887 pour une valeur de 422,304,000 francs.
- Particulièrement actives de 4 853 à 4 873, elles ont depuis, notablement perdu de leur importance.
- Cette situation doit être attribuée, en ce qui concerne spécialement les minerais de fer, à l’épuisement de certains gîtes, à l’augmentation des frais inhérente à une exploitation en profondeur et surtout à la concurrence des minerais étrangers, notamment des minettes du Luxembourg et de la Lorraine, d’un traitement plus avantageux comparativement aux minerais du pays.
- Il serait à désirer qu’une loi de concession intervînt pour pouvoir répartir sur une extraction suffisante, les frais spéciaux à faire pour reprendre en profondeur, parmi les minières abandonnées, celles qui sont réputées renfermer du fer fort.
- Quant aux minerais nécessaires à la fabrication de l’acier, ils nous viennent en grande partie de l’étranger. Cette situation pourrait se modifier Par la mise en exploitation du riche gisement de minerai de fer mangané-sifère de la Lienne dans la province de Liége.
- En tous cas, ces minerais pourront être utilisés pour la production des fontes fer fort.
- En ce qui concerne l’exploitation des carrières, la valeur de la produc-tion pendant ces vingt-huit dernières années se chiffre par 914,762,000 fr., elle constitue une industrie des plus vivaces qui n’a cessé de se développer.
- INDUSTRIE METALLURGIQUE.
- Cette importante industrie, dont les branches sont si variées, a grandement contribué à la prospérité du pays.
- race àson combustible minéral, à ses minerais, à la facilité d’en rece-du dehors, à sa population ouvrière et à son génie industriel, la Sue produit en abondance de la fonte, du fer, de l’acier, du zinc et du 0, même une certaine quantité de cuivre et d’argent. Et ses multiples Les donnent à ces divers métaux les formes les plus diverses.
- en e tableau suivant indique la production (quantité et valeur) réalisée inctonte, en fer et acier, en zinc et en plomb depuis 4 870 jusqu’en 4 887
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- 9
- 1
- 2 2 = a F • 5 22 an H.
- 5 e 5 22 • 5 «
- = H -F
- 6
- 2
- 9
- FONTE FER ET ACIER ZINC PLOMBS
- (élaboration des minerais) PRODUITS FINIS. EN LINGOTS. EN SAUMONS. NOMBRE
- 4 Tonnes. | Valeur. Tonnes. Valeur. Tonnes. Valeur. Tonnes. Valeur. d’ouvriers.
- Francs. Francs. Francs. Francs.
- 1870 565,234 44,209,000 526,577 95,427,000 45,754 49,455,000 4 0,034 4,334,000 25,250
- 4874 609,230 44,864,000 507,583 97,24 3,000 45,623 4 8,404,000 9,287 4,058,000 24,838
- 4872 655,565 65,421,000 543,493 444,706,000 41,838 22,600,000 6,535 3,094,000 27,107
- 4873 607,373 70,248,000 524,965 157,587,000 42,344 24,954,000 9,387 4,773,000 26,604
- 4 874 532,790 47,502,000 549,750 4 36,657,000 46,088 24,953,000 8,020 4,230,000 24,907
- 4875 544,805 40,756,000 502,416 444,235,000 49,960 28,470,000 7,459 3,964,000 23,906
- 4876 490,503 33,4 32,000 484,257 90,532,000 47,984 26,370,000 7,275 3,889,000 24,844 |
- 4877 470,488 29,480,000 437,924 83,4 4 8,000 55,923 25.543,000 7,733 3,777,000 20,790
- 4878 518,646 29,237,000 520,467 80,796,000 64,227 24,917,000 8,4 44 3,264,000 22,446
- 4879 453,374 24,982,000 583,762 89,519,000 57,4 57 22,34 0,000 7,964 2,809,000 24,975
- 4 880 608,08% 37,276,000 596,098 4 02,376,000 59,880 25,802,000 8,204 3,433,000 24,331
- 4884 624,736 36,577,000 599,044 96,956,000 69,800 26,74 6,000 7,654 2,655,000 26,037
- 4882 726,946 43,808.000 654.404 408,200,000 72,947 28,242,000 8,805 3,000,000 27,292
- 4883 783,433 43,556,000 643,527 101,556,000 75,366 27,366,000 8,394 2,533,000 27,361
- 4884 750,812 37,785,000 625,039 88,559,000 77,487 26,635,000 7,754 2,062,000 25,806
- J 4885 742,876 32,754,000 594,740 75,860,000 80,298 26,848,000 8,656 2,287,000 23,928
- 1 4886 704,677 30,892,000 608,026 72,239,000 79,246 26,912,000 8,665 2,686,000 23,961
- 1 4887 755,784 34,080,000 725,501 85,729,000 80,468 29,038,000 40,044 3,196,000 25,262
- TOTAU <40,409,350 | 723,559,000 | 10,271,24 ^1,815,^65,000 4,000,207 455,532,000 | 449,999 59,738,000
- 516 CLASSE 41.
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- CLASSE 41. 517
- MÉTALLURGIE DE L’ARGENT (à partir de 1881).
- 1881...................
- 1882 . . ..............
- 1883 ........
- I88I...................
- 1885 ............
- 1886 ........
- 1887 ............
- Totaux. . .
- Kilogrammes. Valeurs.
- 8,835 fr. 1,670,000
- 40,154 » 1,889,000
- 40,847 4,938,000
- 9,956 4,834,000
- 13,056 » 2,320,000
- 44,757 » 2,455,000
- 22,568 » 3,613,000
- 90,473 45,749,000
- G. Sabatier, Président de la classe 41.
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- CLASSE 41.
- EXPOSANTS.
- 587 Aubecq et Cornet, à Gosse-lies. — Ustensiles de ménage en fer battu, émaillés, étamés et décorés.
- 588 Aubry (Adrien) et fils, à Gos-selies. — Produits émaillés en fonte et fer battu.
- Paris 1878, médaille de bronze; Bruxelles 1888, médailles d’argent et d’or.
- 589 Baichez Paul', à Jette-Saint-Pierre. — Echantillons et modèles d’objets en fonte malléable.
- Anvers 1883, mention honorable; Bruxelles 1888, médaille d’argent et médaille de bronze.
- 590 Baillot frères, à Embourg, près de Liége. — Spécialité de couvertures en zinc, cuivre, laiton, etc. — Plaques à doubles nervures, et ardoises à nervures (hexagones, losanges et losanges allongés) pour toitures, revêtements de murs, lambris et plafonds; plaques, imitations de porcelaines, pierres, marbres, etc., pour intérieur d’habitations. — Fournisseur, à titre gracieux, d’une partie de la couverture en zinc des marquises.
- 591 Baisipont et Bouchez-Beru, à Ecaussines. — Pierres bleues et petit granit. (Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- 592 Baudoux (Alexandre), à Fon-taine-l’Evêque. — Clous mécaniques de toutes formes, espèces et dimensions.
- Médailles Amsterdam 1885; Anvers 1883, etc.
- 593 Belgian and Colonial flexible metallic Tubing C° limi-ted, à Herstal. — Tubes métalliques flexibles.
- 594 Blondeau frères et sœurs, à Ecaussines. — Pierres bleues. (Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- 595 Bister-Delmarcelle (Jules),
- I 6, rue Godefroid, à Namur. — Campanile avec lucarnes et épis en zinc.
- Diplôme de mérite, Vienne 1875.
- 596 Blondet (J.), à Natoye, près de Namur (Belgique). — Exploitation des terres plastiques de Natoye. Carrières souterraines. — 25me année. Produits réfractaires des verreries et glaceries; terres et argiles de toutes espèces pour creusets, cornues, mouffles, briques, carreaux, porcelaines, etc. Ces terres sont employées par les principales manufactures de France et de Belgique. Prix par 400 kilos aux gares frontières : calcinée 30 fra 4re qualité, 4er choix; crue 25 4re qualité, 1er choix; autres qualités de 11 à 20 fr. les 400 kilos.
- Médaille de bronze, Anvers 1885. Hors con cours, jury, Bruxelles 1888.
- 597 Botson (Nestor), entrepreneur et maître de carrières, 19, chaussée de Wavre, à Jodoigne. — Pare-ments unis, en pierre de Gober tange, des remplissages de la a cade du pavillon du commissaria général de Belgique.
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- 598 Boucnéau ^Léon), marbrerie 1 décorative, 140, rue ]Verte, à Bruxelles. — Carrière à Hastière-Lavaux. — Un bloc marbre « Brèche Waulsort » dite Brèche d’Her-culanum; marbres très décoratifs pour colonnes, panneaux, cheminées, etc.
- 599 Cambier frères, à Boussu lez 1 Nlons. — Briques réfractaires; briques silico - alumineuses, en bauxite et en dolomie.
- Médaille de bronze, Amsterdam 1883.
- 600 Caramin et Cie, Société en commandite par actions des Hauts-Fourneaux, Forges et Aciéries de Charleroi.Thy-le-Château et Wez-Saint-Martin (Marcinelle). — Fonte d’affinage, de moulage ordinaire et spéciale; hématite; rails et accessoires en fer et en acier de tous les profils, pour voies à grande Section, voies étroites, voies portatives et tramways; voies entière-ment métalliques brevetées; traverses diverses en fer et en acier; Poutrelles en fer et en acier ; fer LJ et H pour la construction de Wagons; fers et aciers divers.
- 604. Carrières'de Lessines (So-gété des) (Tacquenier, Vande Ve'de, Cosyns, Lenoir et Notté . " Porphyre : pavés, bordures, macadam, grenailles et poussier.
- 1 602 Charbonnage d’Aiseau -gresle (Société civile du) (Fçois lenin, directeur-gérant, à Far-sennes). — Echantillons de charbons.
- J (Voir classe 48).
- 1 603. Charbonnages d’Ans (So-des), à Ans. (Voir collecti-Vité.)
- 14 Charbonnages de Bonne-Fin (Société des), à Liège. (Voir collectivité.)
- 605 Charbonnage de l’Espérance et Bonne-Fortune (Société anonyme), à Montegnée-lez-Liége. (Voir collectivité et cl. 48.)
- 606 Charbonnages de Fon -taine-l’Evêque (Société anonyme des), Alfred Grosfils, direct. — Charbons gras pour la métallurgie, la verrerie, la brasserie et tous usages industriels. — Cokes lavés et demi-lavés pour fonderies, sucreries, etc.; coke ordinaire pour hauts fourneaux, etc.
- 607 Charbonnage de Forte-Taille (Société anonyme franco-belge du), à Montigny-le-Tilleul, près Charleroi (raccordement à Bomerée, Grand-Central belge), directeur-gérant: J.-B. Delmelle. — Boulets brillants, marque FT déposée, fabriqués avec un charbon spécial; chauffage élégant, propre et économique.
- Récompenses obtenues: Anvers 1885, médaille d’argent; Grand Concours, Bruxelles 1888, médaille d’argent.
- 608 Charbonnages de la Grande Baenure (Société des), à Coron-meuse (Liége). (Voir collectivité.)
- 609 Charbonnages du Horloz (Société anonyme des), à Tilleur. (Voir collectivité.)
- 610 Charbonnages, hauts-fourneaux et usines de Strépy-Bracquegnies (Soc. anonyme des). (A. Sottiaux, directeur-gérant). — Cokes ordinaires, 14 fr. 50 la tonne; cokes métallurgiques épurés, 45 fr. la tonne; cokes pour
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- CLASSE
- 2
- 2 d innh
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- fonderies épurés, 47 fr. la tonne. Diplôme d’honneur, médaille d’or et médaille d’argent, Anvers 1885.
- 611 Charbonnages de Noël Sart Culpart (Société anonyme des) à Gilly. (Emile Lambert, directeur-gérant). — Diverses sortes de charbon, produites par la décomposition.
- Mention honorable Paris 1878. — (Voir classe 48.)
- 612 Charbonnages de Patience et Beaujonc (Société des) à Glain (Liége). (Voir collectivité.)
- 613 Charbonnages réunis de la Concorde (Société anonyme des), à Jemeppe. ( Voir collectivité.)
- 644 Charbonnage de Sacré-Madame (Société anonyme du), à Dampremy-Charleroi. (Alphonse Stoesser, directeur-gérant). — Agglomérés de houille et matières premières.
- Médailles Paris et Anvers.
- 645 Charbonnages de Wérister (Société anonyme des), à Beyne-Heusay, près Liége. (Voir collectivité.)
- 616 Clouteries mécaniques de Fontaine - l’Évêque ( Société anonyme des). Directeur-Gérant : M. Charles Gillet, ingénieur. — Clous mécaniques en tous genres, en fer, en acier, en zinc et en cuivre; clous étamés, galvanisés, vernis, etc.; clous spéciaux malléables. Clous d’épingles dits pointes de Paris en fer, en acier, en laiton et en cuivre, avec têtes de toutes formes. Pointes carrées, pointes ovales, pointes fausses-vis. Fabrication brévétée de chevilles pour chaussures: Chevilles en fer, en
- acier et en laiton; chevilles à river; chevilles carrées, etc.
- Récompenses: Londres, 4862; Sydney, 1879; Melbourne, 1880 ; Amsterdam, 1885: An-vers, 1885 ; Bruxelles, 1888, médailles d'or.
- 647 Compagnie Belge du Lignite comprimé. (M. Van den Dale, administrateur-délégué),rue Liedekerke, 87, à Bruxelles. Fabrication de briquettes. Economie et propreté.
- Diplôme d’honneur et médaille d or à l’ex-position internationale de Bruxelles 1888.-(Voir classe 48.)
- 618 Compagnie du Charbon-nage de Boubier, à Châtelet, et 60, rue Caumartin à Paris. (A. C. Hennecart, président du conseil d’administration). — Charbons.
- Médaille debronze Paris 1878.—(Voir cl. 48.)
- 649 Collectivité de l’Union des i charbonnages, mines et usines métallurgiques de la pro-vince de Liége, président M.Ch. | Braconier de Macar; secrétaires: MM. A. Habets et J. Lecocg.
- PARTICIPANTS A LA COLLECTIVITE :
- Charbonnages du Horloz (société anonyme), à Tilleur, près Liégei | directeur-gérant M. G. Charlier. — Charbons gras pour coke, lama noirs, verreries, etc. Charbon i demi-gras pour consommation 4° mestique,chaudièresà vapeur. Production journalière 4,200 nes. Préparation mécanique, * voirs, fours à coke. Fabrication coke : coke lavé pour fondera coke métallurgique. Expédi 10 par chemin de fer et par eau.
- Charbonnages de Bonne-Fin (social anonyme), à Liége, Belgiquci recteur-gérant M. A. Sou
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- CLASSE 41.
- O€ 12
- Charbonnages Réunis de la Concorde (soc. anon. des), à Jemeppe-sur-Meuse; directeur-gérant M. Kelecom. — Cette société exploite un train de couches très pures et donnant 15 p. % de matières volatiles, c’est-à-dire la qualité demi-grasse la plus estimée pour le foyer domestique et le chauffage des générateurs. Ce charbon s’allume facilement, brûle sans fumée ni odeur, et se conserve très bien en magasin. La Société de la Concorde possède un triage mécanique et un lavage qui lui permettent de fournir des houilles, gailletteries, gailletins et têtes de moineaux lavées, des menus lavés et non lavés et des tout-venants; le tout de la qualité dite demi-grasse. — Les charbonnages sont raccordés au chemin de fer du Nord-Belge et à la Meuse au moyen d’un chemin de fer particulier.
- Charbonnages de Patience et Beau-jonc (société anonymedes), à Glain (Liége); directeur-gérant M. Félix Durieu. — Extraction 500 tonnes. Charbons demi-gras et trois quarts gras pour industries. Matières vo-latiles 15 à 46 p. °/o. Charbons spéciaux pour foyers domestiques : houilles, gaillettes, gailletteries et gailletins. Charbons lavés : têtes de moineaux, braisettes, noisettes et grains. Expéditions par eau et par fer. — Agent de vente à Paris, : M. P. Catoire, rue Manire, 67.
- Charbonnages d’Ans (société anon.
- 2 des), près de Liége. Administrateur délégué, président du conseil, M. Frédéric Nyst; directeur-j gérant, M. A. Merlin. — Antracite S concassé et classé pour poêles américains et autres. Charbons mai-. gres pour foyers domestiques et foyers industriels. Charbon pour
- Agent, M. J. Sillyé, rue de Mont- i C tessuy, 4, Paris. — Houillère de l’Aumonier : charbon fort demi-gras, 15 à 16 p. 0/0 de matières volatiles. — Houillère Ste-Mar-guerite : charbons triés à la main, charbons classés et lavés demi-gras pour foyers domestiques et pour l’industrie. — Houillère du Ba-neux : produits classés et lavés petits demi-gras pour foyers do-mestiques. — Usine d’agglomérés : grosses briauettes lavées de 5 à 10 kil., briquettes lavées à 7 trous de 1 kilo, boulets ovoïdes lavés de 20Û grammes.
- Charbonnages de la Grande Bac-nure (Société des), à Coronmeuse Liége. — Directeur-gérant M. J.-M.. Lehane. Agent de la vente pour le département de la Seine : M. Wackernie, rue d’Aubigny, 4 6, à Paris. — Échantillons de charbons.
- Charbonnages de l’Espérance et Bonne-Fortune (société anonyme des) à Montegnée-lez-Liége; direc-teur-gérant M. H. Louette. — Concession de 447 h. 83 a.; couches en plateur; inclinaison de 5 à 20°. Trois sièges en activité : 1° Bonne-Fortune : charbons quart gras et demi-gras, pour foyers domestiques et vapeur; houilles gaillet-teries, gailletins, s’allumant vite avec belle flamme sans odeur ni j fumée, très estimés en France. Expéditions : gare Ans (Etat). — 4 Espérance : charbons demi-gras et gras pour coke, forges, sucreries, brasseries, distilleries etfoyers do-mestiques. Expéditions : Espé-rance. Ans (L.-L.). — 3° Saint-Ni-colas (nouveau siége) : charbons gras et trois quarts gras pour foyers domestiques, forges, coke, lami-noirs, etc. Expéditions : St-Nico-38. Ans et Jemeppe (L.-L.).
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- engi
- 522 CLASSE 41.
- la cuisson des briques, de la chaux, du plâtre, du trass et du ciment. Charbon flambant pour serres, calorifères, tourailles, etc. — S’adresser à M. le directeur-gérant, à Ans (Belgique).
- Amsterdam 1883, médaille de bronze.
- Charbonnages de Wérister (Société anonyme des), à Beyne-Heusay, près Liége. Directeur, M. Leduc. — Charbons demi-gras à longue flamme pour industrie et usage domestique. Triage mécanique du charbon. Usine pour l’agglomération des charbons: briquettes de 4, 8 et 12 kil. pour l’industrie; briquettes de 1 et 2 kil. pour l’usage domestique; briquettes perforées de 1 trous; boulets ovoïdes pour poêles et calorifères. — Tous les produits du charbonnage sont caractérisés pour une faibleteneur en cendres et un grand pouvoir calorique.
- (Voir aussi la collectivité classe 41.)
- 620 Cousin (Léon) et sœurs, à Écaussines. (Anciennes exploitations de A. Cousin-Baguet.) — Pierres 4 bleues. ( Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- 621 de Marneffe et Cie (H.), quai Mativa, à Liége. — Fabrique de ressorts à boudin pour balance de soupapes, freins Westhinghouse et à air comprimé, arrêts de portières roulantes de wagons; tramways, suspension, ressorts de rappel des sabots. Ressorts spéciaux pour moteurs à gaz, {filatures, charbonnages, carrosserie, machines agricoles et armes.
- Médaille d’argent Amsterdam 1883; médaille d’or Anvers 1885. I
- | 622 Decrolière (Emile', à Monti-gny-le-Tilleul. — Marbres. — Colonne et tranche de marbre nouveau « Brèche rouge des Pêches.» Deux médailles d’argent, Bruxelles 1888.
- 623 Druart (Charles) et frères, à Ecaussines. — Pierre de taille dite petit granit. (Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- 624 Durieu-Dardenne, à Solre-s/Sambre. — Lames de scies.
- 625 Dubay-Grosjean (F.) et fils, à Isnes lez-Golzinnes. — Marbre en plaque polie et ouvrée. Carrelages, etc.
- Mention honorable Anvers 1885.
- 626 Dumont (G.) et frères, 47, rue Sœurs de Hasque, à Liège. — Usines à Sclaigneaux, station de Sclaigneaux, ligne de Natnur à Liège. — Fonderies de plomb, zinc, argent et autres métaux. -Saumons de plomb : ordinaire, pour laminage, tuyaux; extra raffiné, pour cérusiers ; extra cristal, pour cristalleries; antimonieux, pour coussinets, caractères d’imprimerie, etc. — Lingots de zinc : ordinaire, pour laminage et galvanisation; spécial, pour laiton, métal à cartouches, fonte d’art, etc. — Argent fin en lingots. Or fin.-Acide sulfurique.
- Diplôme d’honneur, Anvers 1885.
- 627 Escoyez (Louis), rue de Chiè-vres , à Tertre ( Hainaut ). , Cornues et pièces pour usines a gaz; pièces spéciales pour verreries, glaceries, cristalleries; ques en silice; blocs de bassin, creusets, pierres à étendre; briques
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- et pièces pour aciéries, hauts-fourneaux, laminoirs, fours à coke, à produits chimiques, à ciment, à chaux, à phosphate, à zinc de la-boratoire, séchoirs, calorifères, chaudières, etc.; blocs de bauxite, dolomie, magnésie, carreaux en grès cérame (plusieurs teintes) pour habitations et trottoirs; dalles spéciales pour usines; briques d’ornement ; terres brutes calcinées et broyées ; grandes exploitations : Mozet-Namur; ciment réfractaire, sables, silex; fours de tous systèmes ; constructions de fours.— Bureaux et usines à Tertre (Maison fondée en 4842).
- Médaille d’or et d’argent, Anvers 1885.
- (Voir classes 20 et 63.)
- 628 Fabrique de fer de Char-leroi (Société anonyme de la), (Victor Gillieaux, administrateur délégué; Eudore Progneaux, directeur), à Marchienne-Est. — Tôles et larges plats en fer et en acier. Tôles embouties et forgées. | Chaudière système Rowan, d’une seule pièce. Echantillons de tôles et de plats, etc.
- Médaille, Paris 1867 ; diplôme d’excellence, Amsterdam 1869; médaille de progrès. Vienne 1873; médaille, Philadelphie, 1876; hors concours, Jury, Paris 1878 ; 1" degré mérite, Sydney 1879; médailles d’or, Amsterdam 1883, New-Orléans 1885 et An-vers 1885.
- 29 Fondu (J.-B.),à Bruxelles. — Matériel de chemins de fer : Châs-Sis de glace à arrêt automatique 3 toutes distances; stores idem; châssis de glace en métal creux; di-vers systèmes de fermetures de sû-reté avec indicateur intérieur pour portières; nouvelles fermetures, Suspension et guides, à 3 galets, . eportes roulantes ; numéroteurs-indicateurs universels des trains; n dateurs de compartiments :
- « Dames, fumeurs, etc. »; filet-parachutes; boîte à graisse émail-lée pour wagons ; cadenas-etau incrochetable ; appareil de sûreté pour portes de fourgons, dit : « Révélateur d’infractions »; raccord métallique flexible, en tous sens, pour freins à air comprime; lubri-ficateurs automatiques pour locomotives ; signal d’alarme et calage des portières en cas d’agression. Médaille de bonze, Paris 1867; médaille, de mérite Philadelphie 1876; médaille d’ar-gent,Paris 18781 médaille d’or et d’argents Amsterdam 1883; 2 médailles d o Anvers 1885, etc. - (Voir classes 10, 52, 60, 61 et 6%).
- 630 Fontaine (Eugène), au château de Ressaix-lez-Binche. — Produits réfractaires. — Spécialité de creusets divers.
- 631 Forges d’Acoz (Société anonyme des), à Acoz. — Fers profilés, etc. Fers spéciaux; tôles.
- 632 Forges de Clabecq (Josse Goffin) 30, rue des Drapiers, a Bruxelles. .— Tôles de fer € d’acier. Echantillons de fer spé-
- ciaux et divers.
- « gtarsemzakeis 286p:ppédsils.croe
- 78755 médaille d or, Amsterdam 4883; diplôme d’honneur, Anvers 1885-
- 633 Forges de la Providence (Société anonyme des), M. D. no vine,directeur-gerant,a Marchien-ne-au-Pont. — Fontes d affinage et de moulage de diverses qualités , colonnes et autres pièces coulées en fonte, telles que : consoles, pla teaux d’ancrages, tuyaux, siphons, etc. ; spécialités de poutrelles en ’ fer et en acier, fers en — et autres fers profilés de grandes dimen sions; fers marchands; et fendus, cornières égales et inégales, fers
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- à T, à châssis et en + de dimensions variées; gros ronds jusque 200m/m de diamètre en fer et en acier; poutres de grande résistance, composées de poutrelles et de fers plats ; longerons-caissons; poutres en treillis; gitages complets pour bâtiments, etc. — Les produits divers de la Société se distinguent par leur qualité et par les grandes dimensions auxquelles ils peuvent être obtenus.
- 631 Gillet .L.) et Cie, à Andenne. — Terre plastique crue, cuite ou calcinée. Briques réfractaires. Pavés et briques en grès cérame.
- Médaille d’argent, Anvers 1885. — (Voir classe 63.)
- 635 Gilmont-Wyvekens, rue de Mons, 15 et 17, à Tubize. — Pierres à aiguiser, à polir et autres.
- Diplôme, Anvers 1885. — (Voir classe 23.) 636 Glibert (A.) et Cio, siège social : 203, chaussée d’Anvers, à Bruxelles, usines à Bruxelles (Belgique) et à Aulnoye, près Mau-beuge (France). — Manufacture d’ustensiles de ménage et de toilette en fer, étamés, vernis, polis, émaillés, décorés, etc.; carreaux céramiques, panneaux de lambris, etc.; en tôle émaillée en relief (genre majolique).
- Médailles de bronze, argent et or, et diplôme d’honneur aux expositions de Paris en 1855-1867 et 1878, Londres en 1862, Vienne en 1873, Sydney en 1879, Anvers en 1885 et Bruxelles en 1888.
- 637 Guillaume (F.-J.-Bte), chef de station, à Gedinne. — Collection de minéraux cristallisés. Prix : 5,000 francs.
- 638 Hauts-fourneaux et fonderies de La Louvière (Société anonyme des) (E. Cambier-
- Leroux, administrateur délégué). — Tuyaux et appareils de distribution d’eaux et de gaz.
- 639 Hauts-fourneaux de Mon-ceau-sur-Sambre (Société anonyme des). — Echantillons de fontes, de poutrelles et de fers profilés.
- Diplôme d’honneur, Amsterdam 1885, etc.
- 640 Henroz (Camille', à Florefe-Produits réfractaires et grès artificiels. Terres cuites et crues. Briques, carreaux, dalles, pavés, etc. Deux pierres à étendre le verre, de 3m50 X 2m00.
- Médaille de bronze, Sydney, etc. Médaille d’argent, Amsterdam 1885.
- 641 Houillères-Unies du bassin de Charleroi (Société anonyme des) (Clercx, directeur général), 30, rue des Chaudronniers, à Charleroi, — Houilles en roches. Houilles lavées. Agglomérés de houille pour l’industrie, la marine et pour foyers domestiques.
- Deux médailles d’argent, Paris 1878. Médaille d'or, Anvers 1885, etc.
- 642 Huet, Fayt et Cie, à Soignies. — Pierres bleues. (Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- 643 Jacques (G.) et Cie, à Viel-salm. — Pierres à rasoir et à aiguiser en coticule de Vielsalm. (Voir classe 25.)
- 644 Jaspar (Joseph), 12, rue Jon-fosse, à Liége. — Ateliers de constructions mécaniques et électriques et de perforation de métaux. Eclairage électrique, ascenceurs, monte-charges, machines-outils pour armes. Instru-ments dephysique, paratonnerres.
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- Expose dans la classe 44 des tôles de cuivre, laiton, fer et zinc perforées.
- Récompenses obtenues aux expositions de Londres, Paris, Vienne, Bruxelles, Santiago, Anvers et Barcelone : 1 diplôme d’honneur, 4 médailles d’or, 4 médailles d’argent, 7 médailles de bronze, 1 médaille de mérite, 2 mentions honorables. (Voir classes 15, 32 et 62.)
- 6V5 Jowa (J.-F.), à Liége. — Ateliers de galvanisation. Tôles zin-guées, planes et ondulées; tôles zinguées, ondulées et cintrées; tôles ondulées de forte épaisseur pourtabliers de ponts et planchers. Feuillards et fils de fer zingués; fers zingués de toute espèce. Matériel pour télégraphes et téléphones. — Fournisseur, à titre gracieux, des tôles en fer galvanisé des marquises.
- 13 médailles obtenues à différentes expositions.
- 646 Lambert (Guillaume), ingénieur, 50, boulevard Bischoffs-heim, à Bruxelles. — Blocs de minerai de manganèse, de Moët Fontaine, à Rahier, à 40 fr. la tonne.
- 647 Laminoirs de Châtelet (Société anonyme des) (L. Rémont, directeur-gérant). — Fers marchands et fers profilés; fers fendus et feuillards; rails de mines ; lames de scies et spécialité de poutrelles de clôture dites •. « Varillas ».
- «Médailles de bronze : Paris 1867 et Vienne 1873. Médailles d’argent : Paris 1878 et Amsterdam 1883. Médaille d’or, An-vers 1885.
- 648 Laminoirs, Forges et Fon-derie de Jemappes (Société des) (Vor Demerbe et Cie). — Fers marchands et fers profilés.
- Médailles : Vienne 1873, Amsterdam 1883, Anvers 1885, etc. (Voir classe 64.)
- 649 Laminoirs de l'Ourthe (Société anonyme des) (N. Fossoul, administrateur-gérant), à Sauheid-lez-Chênée. — Fers corroyés et tôles fines polies et non polies; tôles diverses.
- (Voir Syndicat des tôles fines belges.)
- 650 Laminoirs du Ruau (Société anonyme des) (ancienne firme Emile-Constant-Bonehill) (Isidore Piret, directeur, à Monceau-sur-Sambre). — Fers spéciaux. Rails et traverses. Boulons, éclisses, plaques, chevilles et autres accessoires de chemins de fer. Boulons de voitures, de charpentes,etc. Rivets pour la chaudronnerie.
- Médailles d’or : Paris 1878, Amsterdam 1883, Anvers 1885.
- 651 La Visserie belge (Société anonyme), 9, quai des Usines, à Laeken. — Vis à bois, pitons, gonds, crochets, vis à métaux, boulons, rondelles, goupilles, rivets, limes et divers autres articles. Médaille d’argent, Amsterdam 1885; médaille d’or, Anvers 1883.
- 652 Mabille (Valère), à Mariemont. — Collection de pièces de forge.
- Médailles : Vienne 1873, Paris 1878, Amsterdam 1885, Anvers 1885, etc. (Voir classes 52, 53 et 61.)
- 653 Matissen (Isidore), à Couillet. — Foyer de chaudière locomobile et pièces détachées. Accessoires de générateurs à vapeur.
- Médaille de bronze, Anvers 1885.
- 654 Mines et Fonderies de zinc de la Vieille-Montagne (Société des), à Angleur.— M. St-Paul de Sinçay, administrateur-directeur général. — Minerais de zinc, zincs pour laiton et fonte d’art, zinc raffiné et extra pur pour électricité et divers. Feuilles de zinc
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- laminé, ondulé, cannelé, etc. Zinc perforé, repoussé, étiré, estampé, ouvré, etc. Modèles des différents systèmes brevetés de toitures. Lucarnes et divers objets d’ornementation. — Blancs de zinc pour peinture, à l’huile et au silicate, pour la fabrication des caoutchoucs et toiles cirées. — Poussières de zinc pour teintureries.— Oxyde gris, préservatif de la rouille sur le fer. — Fournisseur, à titre gracieux, de la moitié des toitures en zinc ondulé des marquises situées à droite et à gauche de leur exposition.
- 655 Mitis Belge ( Société anonyme), à Huy. — Pièces coulées d’après les procédés brévetés de Nordenfelt. Organes de machines, engrenages, crémaillères, bielles, coussinets; pièces de petite mécanique ; matériel de chemins de fer; pièces de carrosserie; ornements; outils; clefs; fournitures pour quincaillerie et serrurerie.
- 656 Moll (Théophile), à Gosselies. — Produits divers en fer émaillé et étamé, en fonte brute et émaillée, etc. — Emaux artistiques. Diplômes d’honneur, Amsterdam 1885 et Anvers 1885; médailles à Paris, Vienne, etc.
- 657 Motte, Pâques et Roland frères, à Soignies. — Pierres bleues(petit granit). (Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- 658 Nouvelle-Montagne (Société anonyme de la), à Engis. — Minerais de zinc et de plomb. — Gravier pour jardins, cimentage, pavés et bétons. — Fournisseur, à titre gracieux, d’une partie de la couverture en zinc des marquises.
- Paris 1867, médaille d'argent; Amsterdam 1885, deux médailles d’or; Bruxelles 1888, médailles d’or et d’argent.
- 659 Nouvelle Société des produits émaillés et étamés de Saint-Servais lez-Namur (Société anonyme). — Ustensiles de ménage. Fabrication spéciale pour l’exportation. Vaisselle et garnitures d’appartement et de toilette décorées, ordinaires et riches. Emaux granités. Spécialité d’émail granité genre viennois, extra-résistant au feu.
- Médailles d’or et d’argent, Anvers 1885.
- 660 Otte (Léopold-Joseph, â Cier-reux-Vielsalm (Belgique). — Le coticule Salmien : Pierres à aiguiser pour rasoirs et canifs; bouts à aiguiser pour menuisiers, ébénistes, cordonniers, tanneurs, etc.; pierres rondes bleues, dit de Lorraine, pour tanneurs et corroyeurs, etc.; pierres en arkôse pour faulx de toutes façons (modèle américain).
- Récompenses à Amsterdam 1885; médaille de bronze, Anvers 1885; médaille d'argent, Bruxelles 1888 (la plus haute récompense décernée: diplôme de médaille d’argent). (Voir classe 25).
- 661 Pas (Gérard, 28 et 31, rue de la Station, à Malines. — Articles de ménage en cuivre repousse, d’une seule pièce, sans brasure ni soudure.
- 662 Pête (Célestin), propriétaire de carrières, à Ecaussines. — Pierre bleue. (Fournisseur d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- 663 Pire (Joseph), route de Mons, à Marchienne-au-Pont. —: Pro-duits céramiques et réfractaires. Médaille, Anvers 1885.- ( Voir classes 20 et65.)
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- 664 Poulet et sœurs (Victor), à Forges lez-Chimay. — Briques réfractaires, cornues et fours à gaz. Carreaux et pavés céramiques. Mention honorable et médaille d’argent, Anvers 1883.
- 665 Produits réfractaires de Quaregnon (Société anonyme des) (H. Van Vreckom, directeur-gérant), à Quaregnon. — Produits réfractaires : cornues à gaz, briques, pièces, tuyaux, etc. Vases en grès,vases pour accumulateurs, etc. Amsterdam 1883, médaille d’argent, etc. — (Voir classes 20 et 63.)
- 666 Produits réfractaires et terres plastiques de Seilles-lez-Andenne et de Bouffioulx (Soc. anonyme des) (L. de Lattre, directeur-gérant). Echantillons de terres réfractaires; briques réfractaires diverses; cornues à gaz, creusets, mouffles, tuyaux, etc.; carreaux céramiques, vases et ornements.
- Médaille de bronze, Paris 1867; médaille d'ar-gent, Paris 1878; médaille de mérite, Philadelphie 1876; médaille d’or. Amsterdam 1885; médaille d’or et diplôme d’honneur, Anvers 1883. (Voir classes 20, 51 et 65 )
- 667 Pugh (Guillaume), directeur-gérant de la Société des Hauts-Fourneaux et mines de et à Ha-lanzy. — Minerais de fer; calcaires ferrugineux, fontes brutes de moulage et fontes spéciales pour mélanges,
- Amsterdam 1885, Anvers 1885, médailles d’argent.
- 668 Richald (Emile), château de Saint-Quentin, à Ciney. — Echan-tillons de roches calcareuses ; échantillons de roches taillées, polies et marbres de diverses nuances.
- (Voir cl. 49 et 60.)
- 669 Rivière frères et sœurs, à Maffles, près Ath (Hainaut). — Pierres bleues. ( Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- 670 Rouard-Carlier (J.), à Ciney (Belgique). — Chaux industrielle. Moellons pour sucreries.
- Récompense Bruxelles 1888.
- 671 Rouard, Collard, Carlier et Cie (J. Mathot, directeur), à Champion, près Natoye. — Briques réfractaires de 20 à 40 fr. le mille; terres crues et calcinées, de 12 à 25 fr les mille kil., prises à Natoye.
- 672 Sirault et Cie, à Soignies. — Pierres bleues et granit. (Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- 573 Société anonyme des agglomérés de houille de Châ-telineau (F. Henin, administrateur-délégué). — Charbons lavés de toutes grosseurs; briquettes et boulets ovoïdes pour tous usages domestiques et industriels.
- Médaille de bronze, Paris 1878; médaille d’or, Anvers 1885, etc. - Voir classe 48.
- 674 Société anonyme des Charbonnages de Mariemont et Société charbonnière de Bas-coup. — (Lucien Guinotte, administrateur-directeur général, et Georges Warocqué, administrateur délégué). — Collection de charbons divers et d’agglomérés. — Pavillon spécial situé près le Commissariat général de Belgique. — 1° Echantillons de charbons spéciaux pour générateurs à vapeur, locomotives ; de qualité
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- exceptionnelle pour foyers domestiques ; combustibles divers bruts et lavés; 2o agglomérés de houille. Diplômes d’honneur, Vienne 1873, Amsterdam 1883, Anvers 1885, etc. — (Noir cl. 48).
- 675 Société anonyme de Mar-cinelle et Couillet, à Couillet. — Charbonnagesà Marcinelle, usines à Couillet et à Châtelineau.—Charbons, cokes; fontes de moulage et d’affinage; fontes manganésées ; fers marchands de toutes dimensions; spécialité de fers et qualités supérieures; cornières; fers à --; poutrelles de 80 à 300m/m de hauteur; rails et accessoires; feuil-lards; fers fendus; tôles et larges plats; tôles striées; aciers laminés; machines motrices de tous genres; machines d’extraction et d’ex-haure; machines de laminoirs et de fauts-fourneaux ; machines pr distributions d’eaux; ventilateurs de mines; générateurs à vapeur; grues à vapeur pour usines et pour ports; ponts et charpentes; pièces mécaniques ; locomotives pour voie normales; locomotives légères. Voies protatives ; wagonnets. — Nombre d’ouvriers : 5500.
- Paris 1878, hors concours; Amsterdam 1885, diplôme d’honneur; Anvers 1885, 3 diplômes d’honneur et médaille d’or. — (Noir cla ss 48, 52 et 61.)
- 676 Société anonyme de Merbes-le-Château, (ancienne Maison Puissant frères, fondée en 1782, Albert Puissant, adm.-délégué).— Marbres bruts et ouvrés. Exploitations de carrières en Belgique, en France, à Carrara et à Massa (Italie). Etablissements à La Buis-sière, Onoz, Poulseur (Belgique); Jeumont (Nord-France); Dusseldorf et Hambourg (Allemagne).— Maisons et dépôts : à Paris, Bruxelles, Londres, Berlin, St-Péters-bourg et Moscou. — La Société
- expose des produits de ses carrières.
- Médaille d’or, Paris 1878; 2 diplômes d’honneur, Anvers 1885 et Bruxelles 1888.
- 677 Société anonyme Métallurgique l'Espérance-Longdoz, à Liège. — Echantillons de minerais divers, de fontes, de tôles et larges plats.
- Médailles : Londres, Paris, Vienne, Amster-dam, Anvers, etc.
- 678 Société Minière deLanden-ne-sur-MeuselL.Jeunehomme, directeur-gérant), à Sclaigneaux par Vézin. — Exploitation de minerais de fer oligiste. Minerais 1 spéciaux pour les garnitures de fours à puddler. Minerais de hauts-fourneaux. Oligiste préparé pour le recuit des fontes malléables, et la fabrication des couleurs à base de fer.
- Médaille d'argent. Grand Concours, Bruxelles 1888.
- 679 Société anonyme des carrières du Hainaut (directeur: Marin, Aug.)., à Soignies. -Pierres bleues petit granit. (Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- 680 Société anonyme pourlex: ploitation des carrières Rome baut (directeur-gérant, L. Pre vot), à Soignies. — Pierres bleues, petit granit. (Fournisseurs dune partie des pierres de constructuge du pavillon du commissariat ge néral.)
- 681 Société anonyme des Car. rières, scieries et fours chaux de la Dendre, à Ma . (Hainaut).—Pierres bleues. r° nisseurs d’une partie des pier
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- de construction du pavillon du I commissariat général.)
- 682 Société civile des Carrières
- A. Hachez, Desmette et Cie, à Soignies(directeur-gérant, H. Hachez . — Pierres bleues. ‘ Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- 683 Société des Carrières de l'Affedèle (Bodson et Cio), à Ecaussines. — Pierre bleue dite petit granit. (Fournisseur d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- 684 Société des Carrières et de la Sucrerie de P.-J. Wincq (Grégoire Wincqz et Cic), à Soignies. — Pierres bleues, petit granit. (Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- 685 Société en commandite par actions pour l’exploitation des Carrières de Petit Granit (Gautier, Lestienne et Cie), à Soignies. — Pierres bleues. (Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- Médailles d'or et d'argent aux expositions d Amsterdam, Londres, Anvers, Bruxelles, etc., etc.
- 686 Société charbonnière de Petit-Try, Trois Sillons, Ste-Marie et Défoncement réu-mis à Lambusart (Belgique), (M. Victor Gillieaux), administrateur-délégué). — Charbons demi-gras, maigres et anthracites. — Spécia-ités pour poèles américains et autres.
- (Voir classe 48).
- 687 Société Cockerill, à Seraing, (directeurgénéral: Ad. Greiner).— Charbonnages, minières, hauts-fourneaux, aciéries, fabrique de fer, ateliers de constructions mécaniques, chaudronneries, fonderies, chantier maritime. — Objets exposés : machine soufflante pour haut-fourneau, force 250 chevaux; cylindre à vent, 3 mètres de diamètre; cylindres à vapeur 0m85 et 4m20 de diamètre; course commune 2m44 ; cette machine est la 123e du même type. Compresseur d’air, conjugué, de la force de 400 chevaux, fournissant de l’air comprimé à la pression de 6 atmosphères. Maquette de l’ascenseur hydraulique pour le canal du Centre à La Louvière; poids total élevé, environ 1000 tonnes; course 15m50. Echantillons de minerais, fonte, fer et acier. — Dans la section des chemins de fer : locomotive à grande vitesse; excentrique à triple voie construit en rails Goliath (52 kil. par mètre).
- (Voir classes 48, 52, 61 et 63.)
- 688 Syndicat des tôles fines belges. — Liste des participants à la collectivité :
- Société des Laminoirs de l’Ourthe, à Sauheid lez-Chênée, M. A.-J. Fossoul, administrateur gérant, président du syndicat.
- Société Delloye Dufrenoy et Cie, à Huy, M. Charles Dufrenoy, directeur gérant.
- Société Anonyme de Régissa, à Huy, M. A. Gille, directeur gérant.
- Laminoirs J. Remacle, à Sauheid, M. J. Deflandre, directeur-gérant.
- : Société des Forges et Tôleries liégeoises, à Jemeppe s/Meuse, M. Herpeignies, directeur gérant.
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- CLASSE 41.
- Laminoirs de Jules Frésart, à Tilff, M. Vandenpeereboom, directeur gérant.
- Société d'Espérance Longdox, à Liége, M. A. Stouls, directeur gérant.
- Société des Forges de Clabecq, à Clabecq, M. Alphonse Simont, directeur gérant.
- 689 Terres plastiques et produits réfractaires d’Andenne (Société anonyme des), Armand Bertrand , directeur - gérant. — Terres réfractaires, crues et calci-nées; briques réfractaires, cornues à gaz, etc; appareils en grès artificiel; vases divers et pièces d’ornementation.
- [Voir cl. 63).
- 690 Tacquenier-Wincqz(Alex.), à Lessines. — Sable pour verreries, fonderies, etc.; prix: 2 fr. la tonne.
- 691 Thiébaut (Fernand) et Cie, à Marchienne-au-Pont. — Fers en bottes; fers bobinés; fils tréfilés clairs.— Fils huilés et goudronnés.
- 692 Vanden Abeele (William), et Cie 447, avenue des Arts, à Anvers. — Produits de quincaillerie. — Outils. — Spécialité d’outils pour chemins de fer, travaux publics et génie militaire.
- Médaille, Amsterdam 1883; 2 médailles d’argent et 1 de bronze, Anvers 1883. [Voir classes 61, 63 et 66.).
- 693 Van den Dooren (Henri , propriétaire de carrières de Petit-Granit, à Feluy-Arquennes (Hai-naut'. — Petit granit. (Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- 694 Van den Kieboom et fils, à Huy.’—[Ustensiles de ménage en fer battu, émaillé et étamé.
- Médaille d’or, Anvers 1885. — Grand prix Paris 1878, etc.
- 695 Van Wylick (Félix) et Cie, à Liége. — Pierres brutes. Spécialité de blochets pour monuments en granit. — Colonne en granit. Amsterdam 1883, médaille d’argent. — (Voir classe 63.)
- 696 Velge (J.) et Cornet (J.', à Ecaussines. — Pierres bleues et granit de Thiarmont. (Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.)
- Médailles d’or aux expositions de Paris, Amsterdam et Anvers.
- 697 Vlaminx (F.) et Cie (fabrique belge d’aciers pour parapluies), 28, rue d’Aubremé, à V ilvorde, usine: rue de la Woluve.—-Aciers et paragons pour parapluies, depuis leur état brut, jusqu’en branches terminées, permettant de suivre la marche progressive de la fabrication. Montures diverses, ainsi que différents systèmes automatiques perfectionnés. Fournitures métalliques diverses. Exportation.
- Médaille d’or, Anvers 1883.
- 697 bis Watrisse (L.), marbrier de la Cour, à Dinant, propriétaire 6 carrières de marbre noir fin... Extraction de marbre et fabrice. tion de cheminées, tablettes, car relages, marbres d’autel, etc. SPr cialité de carreaux noirs l’exportation. Polissoirs et SCI ries mus par l’eau.
- Récompenses: Londres 1862, Paris 1867,€
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- CLASSE 42. — Produits des exploitations et des industries forestières.
- L’histoire de nos forêts date, on peut le dire, de la formation de notre sol. Les plus anciens auteurs connus parlent avec admiration de ces bois profonds et mystérieux, peu accessibles, dans lesquels s’exerçaient les céré-monies sanglantes des cultes primitifs. Depuis quelques années, grâce surtout à l’établissement des chemins de fer, d’énormes étendues de terres boisées ont été converties en terres arables. Il existe cependant, un peu partout, des restes admirables de nos anciennes forêts, parmi lesquelles nous citerons, tant au point de vue du pittoresque qu’à celui de la valeur des produits (en aucun pays du monde le bois sur pied n’atteint un prix plus élevé qu’en Belgique), les forêts des Ardennes, de Braine-le-Comte, de Héverlé, des Deux-Acren, de Chimay, de Soignes, de Belœil, de Strihoux et de Couvin. Les sapinières de la Campine aussi méritent une mention particulière.
- Comme valeur des produits, nous n’avons donc rien à envier à nos voisins concurrents. Mais si nous l’emportons au point de vue de la qualité, grâce aux ressources du sol, la quantité nous fait défaut. Le déboisement s opère vivement et rapidement. La hache du bûcheron fonctionne sans cesse, au grand dépit des artistes, des rêveurs et aussi de diverses industries, lesquelles seraient fort à plaindre si l’importation étrangère ne venaient efficacement à leur secours.
- Notre industrie forestière poursuit donc un double but; utiliser les excellents produits, trop rares, de la Belgique et faire valoir le surplus de la pro-duction des pays trop riches, au point de vue de la densité de la population, Cest-à-dire des besoins locaux.
- Quelle est la situation du moment? Plus de trois mille maisons de com-merce s occupent en Belgique de cette branche d’industrie importante. Nous possédons plus de deux cent cinquante scieries débitant le bois au moyen de machines. Ces scieries de divisent en deux catégories :
- Usines pour le débit des bois en grumes et des bois fins, etc.;
- 2 Usines pour le refendage et le rabotage des bois du Nord.
- Les scieries les plus importantes se trouvent à Anvers, à Gand, à Bruxelles, à Ostende, à Marbehan, à Poix, à Chimay, à Louvain et à Liége.
- nubimportation des bois date, pour ainsi dire, de 1830; elle était presque u e à l’époque de la révolution. Les besoins, il est vrai, n’étaient pas ce
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- qu ils sont aujourd’hui, un espace d’un demi-siècle a changé bien des choses. Le marché belge est devenu l’un des plus importants de l’Europe. Des navires nombreux amènent dans nos ports les bois variés du Nord de l’Europe, des divers ports de la Mer Noire et de l’Adriatique, de l’Amérique et de l'Australie; et de nombreux wagons franchissent nos frontières chargés de balivaux et d’autres bois de charbonnage. La prospérité de notre industrie spéciale est en rapport direct avec l’accroissement de la richesse , industrielle et minière.
- Les grands charbonnages et les mines absorbent donc une bonne partie de nos produits ordinaires. Nos produits plus relevés sont employés en partie par nos grandes fabriques de wagons de chemins de fer. N’oublions 1 pas 1 industrie du meuble et de la menuiserie fine, très en progrès depuis quelques années, si bien en progrès que, chose généralement ignorée, c’est en Belgique que se fabriquent les meubles vendus en France sous le nom de meubles ordinaires du faubourg.
- Ce n’est pas tout, un élan considérable a été imprimé à notre industrie par 1 établissement de notre admirable réseau de chemins de fer, par la transformation d’une grande partie des anciens quartiers de nos cités, aussi par l’établissement des tramways et des chemins de fer vicinaux. Cette énumération explique les progrès de notre industrie. Il fallait arriver 1 à construire et à entretenir tous ces travaux; on y est parvenu.
- Arrivons aux importations. Elles ont été, nous prenons la moyenne des cinq dernières années, de cinq cent mille mètres cubes environ. Ces bois nous sont arrivés par près de sept cents steamers et grands voiliers. Natu Tellement les bois de sapin arrivent en tête; ils figurent dans le chiffre donné pour plus de trois cent vingt mille mètres cubes. Suivent les bois de chêne sciés et fendus pour plus de soixante mille mètres cubes. Les billes de [ chemins de fer pour plus de cinquante mille mètres cubes. Les bois fins) dits « des Iles » pour vingt mille mètres cubes. Les bois de Teack pour cing mille mètres cubes et environ quarante-cinq mille mètres cubes de bois divers, tels que liège, bois de teintures, etc., etc. 1
- Nous l’avons fait remarquer, nos produits indigènes sont très chers, est donc naturel que de grandes fabriques se soient fondées pour e] 1 utiliser toute la quintessence. Nous possédons dans les Ardennes, fabriques de produits chimiques employant les déchets de bois et fa quant les charbons qui se placent facilement à l’étranger, de
- Des progrès sensibles ont été réalisés dans la tonnellerie et les boisge 1 fentes, par suite de l’éclosion d’une industrie nouvelle, la fabrication 1 bières étrangères. De grandes brasseries ont été installées dans toutes" |
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- agglomérations importantes. De vastes cuves se fabriquent en nombre pour la distillerie, et ces produits, l’exportation les enlève.
- La fabrication des sabots maintient sa grande réputation. Les principaux lieux de provenance sont les Pays de Waes et de Chimay. Le village de Vracene, en Flandre, est le marché principal. Là tous les habitants sont sabotiers et trois fabriques occupent jusque 400 ouvriers, le reste de la population travaille à domicile. Les hommes creusent le sabot, les femmes en font la décoration. Le bois généralement employé est le peuplier dit . Canada.
- Chimay et ses environs occupent également plusieurs fabriques employant surtout le bois de bouleau. Jusqu’à ce jour aucune fabrique ne s’est montée mécaniquement, le sabot fait à la machine n’ayant pas la même valeur, et il est une chose à constater c’est que c’est la fabrication manuelle qui a fait la réputation des sabots belges. L’exportation sen fait activement vers la Hollande et l’Allemagne.
- La fabrication de la galoche à semelle de bois se fait principalement à Bruxelles. C’est une nouvelle industrie qui promet de devenir très importante, mais les bons ouvriers semelliers sont rares, ce qui entrave le progrès et nuit à l’exportation de ce produit très recherché à l’étranger.
- Les applications de la fibre de bois, employée surtout pour les emballages soignés pour l’étranger ont pris, de leur côté, un grand développement. Cette fibre est utilisée surtout dans des proportions énormes, pour les verreries, les étalages, les lits d’hôpitaux, les casernes, etc. Les objets fragiles et susceptibles d’avaries en cours de voyages se trouvent très bien de son emploi.
- Il restait à combler une lacune dans l’industrie des bois. En ce qui concernait le tranchage mécanique des bois fins on était obligé, jusqu’ici, de s’adresser à l’étranger pour les placages tranchés. Des industriels seueux et très en vue viennent de monter à Bruxelles une tranche qui marche dans la perfection.
- Memes remarques pour la vannerie et l’osérie. Progrès constants et Sepéraux. Plusieurs usines exportent la plus grande partie de leur fabrication et la culture des plantes nécessaires gagne constamment du
- Citons encore nos ateliers de créosotage. Ici les billes de chemins de wect les poteaux télégraphiques destinés, soit à l’emploi immédiat, soit à exportation, sont livrés à un procédé dont l’exploitation a fait gagner des "ofonsà son heureux inventeur.
- n sait que les pilotages de Hollande ne peuvent s’approvisionner que
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- CLASSE 42.
- dans les grandes forêts des Ardennes. Aussi le stock s’épuise et les prix deviennent très rémunérateurs.
- Dans le bois, tout est bon, même les déchets, témoin la fabrication du papier à pâte de bois.
- Il nous reste à indiquer une plaie qui ronge notre industrie. Notre menuiserie et nos fabriques de wagons ont été frappés au coeur parla surélévation du transport vers la France et l’augmentation des droits d’entrée des bois ouvrés et nous ne parvenons plus, comme avant 1880, à livrer nos bois dans le Nord de la France et à Paris.
- Il est encore regrettable que les bois étrangers soient frappés d’un droit d’entrée en Belgique. Une taxe exhorbitante de 45 p. % est levée sur le bois de sapin.
- Impossible pour ainsi dire, de lutter dans ces circonstances dans les entreprises de constructions hors frontières. Et que l’on n’invoque pointà ce sujet, la nécessité de protéger la culture nationale. Les bois frappés à l’entrée ne se trouvent pas dans nos latitudes; aucun intérêt particulier ne serait donc lésé. L’attention des Chambres législative a été appelée, à diverses reprises, sur cette pénible situation faite à nos entrepreneurs, toujours en vain, hélas!
- En résumé, notre situation, suffisamment prospère, peut devenir brillante ; il suffit que le gouvernement rétablisse les droits protecteurs àla sortie, abrogés en 1880, et supprime les droits d’entrée sur les bois. Ces revendications, nul ne les jugera excessives en présence du nombre con sidérable des travailleurs qui trouvent dans l’industrie du bois le néces saire et qui pourraient y trouver, grâce aux efforts de tous, le bien-être.
- E. Briots,
- Président de la classe 42,
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- 698 Bosquet (François', 57-59, rue Rempart-des-Moines, à Bruxelles. — Bois divers. Caisses d’emballage.
- 699 Bourguignon-Carion (J.), à Monceau-Imbrechies. — Sabots en tous genres, variant de fr. 0,40 à 5 francs la paire.
- 700 Briots (Edmond), 24, rue Li-verpool, à Bruxelles. — Bois en grumes et bois à brûler. Bois pour constructions navales, voitures de chemins de fer, charronnage; bois pour exploitation de mines, pour menuiserie et ébénisterie.
- 704 Brouhon frères (Louis et Joseph), à Chimay. — Chênes en grume; bois de chêne scié et fendu.
- Bruxelles 1888, prix d’honneur.
- 702 Cornet (Jacques) à Tongres. — Chantier avec gare privée et scierie à vapeur près de la station. Commerce de bois du pays : peupliers du Canada, franc-picard, orme, frêne, hêtre, chêne, etc. Spécialité de bois canada et franc-picard. Sciages sur commande en toutes dimensions. 1
- Médaille d’argent Anvers 1885.
- 703 de Neunheuser (F.) à Aye. — Exploitant les coupes forestières. — Bois sciés, bois de mines, bois fendus pour douves; écorces à tan, scierie à vapeur reliée au chemin de fer de l’Etat belge, station Aye. Atelier pour la confection des fûts pour brasseries et distilleries. Magasin pour écorces
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- à tan et moulin à vapeur reliés au chemin de fer de l’Etat, station d’Aye.
- 704 Mathys et Devriendt, 126, rue du Jambon, à Gand. — Moulures pour bâtiments, pour voitures et wagons.
- 705 Persenaire (J.), 2, rue des Souris, à Anvers. — Foudres, cuves et fûts à pression ; futailles diverses pour brasserie et distillerie. Barils et caisses d’emballage.
- 706 Schleisinger fils (M.), Mar-ché-aux-Grains, à Bruxelles. — Bois de construction et d’ébénis-
- terie.
- 707 Schul-De Beukelaer (F.), 34, rue Dierckxsens, à Anvers. — Bois de construction et d’ébénis-terie.
- Médailles bronze et argent, Anvers 1885.
- 708 Slock-De Dry ver (Alphonse), 158, rue de la Maison de Force, à Gand (Belgique). — Commerce de bois. Scierie mécanique.
- 709 Triquenaux (Zénon) et frères, à Rance. — Cercles en bois pour voitures et tamis.
- 710 Van Oye (Albert) et Gie, 75, rue Coenrats à Bruxelles-Midi — Objets de boisellerie, de vannerie, de sparterie. Rotins fabriqués, filés pour chaises, vannerie, baleines en rotin pour parapluies, chapeaux, corsets, etc.
- Dix diplômes d’honneur et 21 médailles d’or et d'argent à diverses expositions, Bruxel-les 1888, hors concours. - (Voir el. 21, 29, 42 et 66.)
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- CLASSE 43. — Produits de la chasse. — Produits, engins et instruments de la pêche et des cueillettes.
- Depuis bien des siècles, les crins de cheval étaient connus de nos ancêtres comme matière de bourrage de literie et de meubles.
- Cette industrie, commencée d’une façon très primitive, c’est-à-dire par les cordiers qui filaient le crin comme le chanvre, n’a pris de l'extension que quand on a trouvé le moyen de carder ces articles. C’est depuis cette époque que des industries spéciales se sont formées; elles ont grandi depuis qu’il a été reconnu universellement que le crin de cheval, bien nettoyéet frisé, est la matière la plus saine pour l’homme pour servir de lit de repos afin de se remettre de ses fatigues quotidiennes.
- L’extension des chemins de fer a également contribué pour une grande partie au développement de la consommation du crin. C’est ainsi quona été obligé d’aller chercher dans les pays d’outre-mer, la matière brute, l’Europe ne pouvant suffire aux besoins de la consommation. Le tableau ci-après donnera une idée de l’emploi progressif de l’article depuis 1855.
- Outre le crin frisé, l’intelligence humaine a inventé le tissage du crin, et au moyen de la teinture on est arrivé à faire de très belles étoffes qui peuvent lutter avec tous les tissus de soie, de coton, de laine ou de lin. Ces tissus reviennent assez cher parce qu’on ne peut employer que les crins d’une certaine longueur, mais sont excessivement solides. Autrefois, on en recouvrait les chaises et les canapés, mais le bon marché relatif des autres tissus en a presque complètement fait abandonner l’emploi. Actuellemene on emploie principalement ces étoffes pour recouvrir les banquettes chemins de fer dans les pays chauds. On en fait encore usage pour la fabri cation des tamis. Ble
- La pêche, la chasse et la brosserie jouent également un très grand EX dans la consommation et l’industrie huilière elle-même a eu recours érin crins pour la confection des sacs, dits étreindelles, étant donné quelle Ci est la matière la plus forte et la plus élastique qu’on ait découvert]" 4 ce jour. On en fait même des tapis qui ont besoin d’une grande résts a
- Le crin prendrait encore un développement beaucoup plus consi Trence si on n’avait pas malheureusement à compter avec une conçu déloyale et frauduleuse qui introduit toutes les matières textiles et 1 tales pour remplacer les crins. Malheureusement, le consommateur est Pen connaisseur de cette matière; aussi se laisse-t-il assez souvent trompe
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- CLASSE 43.
- achetant des meubles bourrés de crin à bon marché qui ne sont que des trompe-l’œil; c’est par ce motif que le crin est considéré plus ou moins comme article de luxe.
- On pourrait cependant faire revenir une ère de prospérité en faisant de la propagande pour dessiller les yeux des consommateurs en leur montrant l’utilité du crin et pour les mettre en garde contre les falsifications par des matières végétales qui cassent et qui produisent de la poussière, tandis que le crin conserve toujours ses qualités; conclusion, qu’il est le plus avantageux.
- Le tableau ci-après donnera un aperçu des importations sur la place dAnvers depuis l’année 1855 jusqu’au 31 décembre 1887. Ces importations ont à peu près triplé, puisque en 1855 elles étaient de 1040 colis et en 1887 de 2617 colis de toutes provenances, mais principalement de la Plata en balles de 4à 500 kilos.
- Le plus bas prix moyen a été en 1864 de fr. 1,18 le demi kilo; en 1870 on a vu le plus haut cours, soit fr. 4,72 1/2 le demi kilo; depuis on est descendu jusqu’en 1878 à fr. 1,19 1/2 pour remonter en 1883 à fr. 1,71.
- Le commerce des peaux de lapin a pris dans ces dernières annees, un développement considérable.
- Jadis, quand la peau de lapin était uniquement employée dans la fabrication des chapeaux de feutre, la consommation était très importante. Depuis, par suite de la grande concurrence que subit cet article, 1 on a insensiblement remplacé le poil de lapin par des laines de toute nature, dont l’Amérique est le grand fournisseur. A côté de cela, on utilise aussi le lapin sauvage de l’Australie, qui, inconnu encore il y a une quinzaine dannées, est importé maintenant sur le continent, et fait une concurrence acharnée aux peaux de lapin de France et du pays. La nécessité de créer un débouché nouveau au commerce des peaux delapin activa bientôt de sérieuses recherches. Afin de les employer à d’autres usages, on eut recours à la teinture. C’est ainsi qu’on arriva a teindre le poil dune couleur noire avec fond jaune; l’article ainsi transformé acquit bientôt une grande con-Sommation dans la casquetterie. Le progrès s’accentuant, on parvint par des procédés de plus en plus perfectionnés, à imiter les plus riches four-rures . la loutre, le castor, la martre, le renard et jusqu’au chincilla. Dès ce moment. L'article conquit une vogue extraordinaire et la production
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- annuelle qui était proportionnellement très restreinte il y a une vingtaine d’années, s’élève aujourd’hui de 250 à 300 mille douzaines.
- La consommation se trouve cependant être trop limitée pour une production si considérable, elle est cause du bon marché exceptionnel de l’article.
- Il est vrai de dire que les matières premières ont diminué également de valeur par suite de la grande extension qu’a prise l’élevage des lapins en France et en Belgique.
- Pour soutenir la concurrence on a employé longtemps dans la chapellerie, les déchets des peaux, c’est-à-dire les têtes, les pattes et les queues. Aujourd’hui ces déchets sont presque entièrement délaissés, la main-d’œuvre étant trop élevée; on s’en sert uniquement comme engrais et les résultats donnés sont des plus satisfaisants.
- La presque totalité de la production des peaux de lapin teintes est destinée à l’exportation. L’Amérique et le Canada en sont les plus grands consommateurs. Viennent ensuite l’Angleterre, la France, l’Italie, l'Au triche, l’Allemagne et l’Espagne, qui en employent également de grandes quantités.
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- Mouvement de l’article Crin de Cheval sur la place d’Anvers pendant les années 1855 à 1887.
- ' ANNÉES. Importations. STOCK au 51 décembre. ANNEES. Importations. STOCK au 31 décembre.
- 4855 4,040 200 4872 2,100 479
- 4856 842 44 4873 2,429 4,128
- 4857 623 240 4874 2,917 533
- 4858 765 124 4875 2,390 500
- 4859 709 424 4876 3,047 777
- 4860 716 4 44 4877 3,047 777
- 1861 907 428 4878 2,696 910
- 1862 949 110 4879 2,457 262
- 4863 4,316 446 1880 2,613 743
- 4864 4,144 412 4881 2,618 515
- 4865 1,059 25 4882 2,186 246
- 1866 4,335 64 4883 2,263 277
- 4867 4,707 46 4 884 2,451 660
- 4868 1,698 40 4885 2,215 646
- 4869 1,784 200 4 886 2,058 607
- 4870 2,744 354 1887 2,617 936
- 4874 1,913 432
- G. VANDE CASTEELE-DUBAR, Président de la classe 43.
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- CLASSE 43.
- EXPOSANTS.
- 744 Block (Edmond), apprêteur et teinturier de peaux en tous genres (breveté), à Gendbrugge lez-Gand. — Teinture de peaux, avec ou sans impression, imitation de fourrures de toutes nuances.
- Médailles de bronze, Paris 1867 et 1878; médailles d’or, Anvers 1885 et Bruxelles 1888, etc.
- 712 Delattre (Auguste), rue de Houdain, 15,à Mons. —Uncadre contenant une collection d’oiseaux et quadrupèdes empaillés.
- Anvers 1885 et Bruxelles 1888, médailles d’argent. — (Voir classe 14).
- 713 Grandjean-Demory, à Tail-fer-Lustin (Namur). — Filets, cannes, lignes, hameçons et ustensiles divers de pêche.
- Anvers 1883, Liverpool 1886, Barcelone 1888, médaille d’or; Bruxelles 1888, diplôme d’honneur, etc.
- 714 Hanssens-Hap, à Vilvorde. — Crin animal et crin végétal.
- (Voir classes 29 et 54).
- 715 Horster (Louis), rue du Progrès, 86, Bruxelles (usine de Si-chem). — Peignage de matières textiles, lin, chanvre, tampico, etc. Importation directe d’outre-mer des matières brutes pour la brosserie et préparation pour les manufactures de brosses de tous pays. Scierie à vapeur; bois de brosses; filerie de crin animal et végétal.
- Médaille d'argent, Bruxelles 1888; médaille de bronze, Barcelone 1888. — Voir cl. 29.
- 716 Koenigswerther (Jules), à Melle lez-Gand. —: Apprêt et teinture de peaux (breveté). — Bu-
- reaux à Bruxelles, 2, rue du Chantier; à Paris, 41, rue Dieu. Paris 1878, médaille d’or; Amsterdam 1885 et Anvers 1885, diplômes d’honneur.
- 717 Lemaire (A.) et Cie, rue Petit-Quiévroi, à Mons. - Pièges à rongeurs, carnassiers, etc.
- Anvers 1885, mention honorable.
- 718 Levêque frères et C‘e, à | Alost. — Peaux de lapin teintes et j lustrées.
- 719 Michels (Louis . 26, rue d'A- j renberg, à Bruxelles. — Fournis- j seur des musées, athénées et écoles du Gouvernement. Montage ; artistique : d’oiseaux, mammi- | fères, poissons, reptiles, etc. Pa- • noplies de chasse : têtes de cens, | daims, chevreuils, sangliers. Articles pour entomologie. Yeux arti- | ficiels. Conservation garantie de toutes les pièces préparées parla : maison. Pelleteries, fourrures.
- Médaille d’argent, Amsterdam 1885; me 1 dailles d’or et d’argent, Anvers 188%, etc-
- 720 Vande Casteele-Dubar G.) j à Gand.— Crin animal frisé et tn^ , Médaille de bronze, Paris 4867 ; médailles 1 d’or, Paris 1878, Amsterdam 1850
- Anvers 1883.
- 721 Van Lerberghe Hubert),(6 i boulevard des Arbalétriers, 1 lines. — Arcs, flèches et acce | soires.
- (Voir Collectivité Malinoise, classe 17) 722 Verdin (Louis), 87, rue Sainte-Walburge, à Liège.— Filet deten derie aux petits oiseaux.
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- CLASSE 44.
- CLASSE 44. — Produits agricoles non alimentaires,
- TABACS.
- Malgré la pernicieuse influence que les nouveaux impôts de 1883 ne pouvaient manquer d’avoir sur l'industrie des tabacs en Belgique, il est heureux de constater que, dans la plus importante et la plus lucrative de ses branches, la fabrication du cigare fin, elle a pleinement réalisé toutes les espérances et accompli, pendant les dernières cinq années, d incontestables progrès.
- La mise en vigueur de la loi internationale pour la protection des marques de fabrique d’un côté et les dispositions de l’acte du parlement anglais sur les provenances de l’autre, ont contribué dans une large mesure à assurer, dans ces derniers temps, à nos fabricants de cigares fins tous les avantages des marchés étrangers, où leurs produits, déjà généralement estimés, n’y étaient connus que sous des pseudonymes, qui avaient presque toujours pour but d’en déguiser la provenance.
- Si l’exposition nationale de 1880 avait mis en lumière quelques-uns des avantages qu’un fabricant de cigares pouvait retirer d’une marque portant franchement son nom, l’exposition universelle d’Anvers en 4885, une des plus importantes qu’il y ait eu jusqu’aujourd’hui pour les cigares en Europe, ne lui laissait plus aucun doute sur la nécessité de l’adoption immédiate d’une pareille mesure.
- Sans doute, pour les désignations des nuances et pour celle des derniers formats, les termes espagnols continueront encore à prévaloir; mais le temps n’est pas éloigné, où nous verrons toutes nos marques, en notre langue, indiquer clairement aux consommateurs du monde entier, la provenance de leurs cigares fins.
- Ayant adopté la plupart des procédés qui ont valu à la Havane sa grande réputation, ceux de nos fabricants qui se sont attachés à produire des cigares de premier choix, ne manquent pas d’avoir sur leurs concurrents de la métropole cubaine les avantages d’une main d’œuvre plus docile et moins chère et ceux d’une réduction énorme dans le coût de tous les acces-soires. Avec l’aide des feuilles estimées du Mexique, des Phillipines, des Indes Néerlandaises et de l’Amérique du Sud interdites aux manufacturiers muibains, forcés, on le sait, de s’en tenir exclusivement aux productions de ile, ils peuvent tout en conservant le bon tabac havane des meilleures récoltes comme base de leur fabrication, établir mieux qu’eux certains articles qui, à prix égal, sont toujours sûrs d’obtenir auprès de la clientèle
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- une préférence décisive sur le produit havanais authentique. Anvers est le grand centre de cette industrie spéciale qui occupe, à des salaires rémunérateurs, un grand nombre d’ouvriers, et malgré l’influence énorme de la vieille réputation des cigares de la Havane, les marques de notre grande métropole commerciale sont connues et appréciées sur tous les marchés du globe; aussi son exportation, sans cesse grandissante, a-t-elle atteint en 4888 un chiffre relativement considérable. C’est du reste à cause des droits élevés qui grèvent la feuille, le seul article parmi les tabacs fabriqués qui n ait pas à craindre sur les marchés étrangers la concurrence de nos voisins du Nord. Ceux-ci favorisés par la quasi-franchise de la matière ont sous ce rapport un avantage écrasant sur nos fabricants pour les cigares de basse qualité et pour les tabacs à fumer. Aussi, partagée entre Gram-mont, Gand et Liége, l’industrie du cigare ordinaire, dont la production est presqu'exclusivement limitée à la consommation du pays, est-elle restée stationnaire. Elle est même menacée de voir, sur son unique marché, diminuer encore l’importance de ses ventes, par la concurrence désastreuse que lui suscitent les nombreuses exploitations qui, depuis l’application des nouveaux impôts, surgissent de tous côtés le long de la frontière hollandaise et qui, soit qu’elles se trouvent en deçà ou au delà, offrent un aliment facile à la fraude, et sur la matière première, et sur le produit fabriqué. Si la situation des cigares de basse qualité est peu brillante; pour les mêmes motifs, celle des tabacs coupés, dits tabacs a fumer, est bien plus critique encore. Ceux de nos plus grands industriels qui n’ont pas voulu perdre leur clientèle de l’étranger se sont vus obligés d’établir à grands frais des succursales en Hollande. Le nouveau régime les ayant mis dans l’impossibilité de continuer à la fournir, ils ont malheureusement dû porter chez nos voisins des éléments de prospérité, dont il eut été si facile de ne point tarir la source, en adoptant une mesure qui leur eut permis de fabriquer en entrepôt les tabacs à fumer destines à l’exportation, avec la feuille étrangère admise en franchise provisoire.
- De cette manière, sans nuire aux intérêts du Trésor, cette industrie aurait pu prendre le grand développement que semble lui assurer 1 incon testable supériorité de ses produits connus et très estimés partout.
- Pour les tabacs à mâcher, dits tabacs en rolles, qui se fabriquent princi paiement à Menin, à Anvers, à Malines, à Bruxelles, à Gand, à Alost eta Saint-Nicolas, ce produit ne s’exportant pas, les nouveaux impôts n onte-sur lui aucune fâcheuse conséquence; il continue à être fabriqué dans les mêmes proportions pour la consommation du pays; sa principale cliente se trouve parmi les gens de mer et la population des mines.
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- Il n’en est malheureusement pas de même pour la culture; l'exemption des 450 plants a porté une rude atteinte aux communes de Menin, Wervicq, Commines, Warneton, Obourg, Roisin et Grammont, qui produisaient le plus et où l’exploitation bien soutenue aurait pour but constant, l’amélioration de la feuille, seul progrès vraiment désirable de voir s’accomplir.
- Espérons que l’on nous rendra la justice de reconnaître que les observations qui précèdent ne sont pas ici hors de propos, car elles ont pour unique but de bien mettre en relief les efforts hautement méritoires que l’industrie des tabacs en Belgique a dû courageusement s’imposer pour maintenir, malgré tout, sa brillante position, comme l’attestent la richesse et la variété des produits qui figurent dans son exposition, digne en tous points des précédentes, qui lui ont valu les remarquables succès que lui envient ses concurrents des autres pays.
- Quoique moins bien favorisés qu’eux sous beaucoup de rapports, les exposants de notre section de tabacs ne manqueront pas de sortir, encore cette fois-ci, avec le plus grand honneur de la lutte; surtout, si envisageant la question sous son véritable aspect, le gouvernement français, en autorisant libéralement la vente à dégustation de leurs produits dans les locaux de 1 Exposition, permet ainsi au public de les apprécier à leur juste valeur.
- LIN.
- L industrie linière, qui a toujours puissamment contribué à la prospérité des Flandres, continue à répandre en Belgique l’aisance et le bien-être, notamment parmi les populations rurales, car la culture, la préparation et le commerce du lin assurent une occupation constante et des ressources rémunératrices à des milliers d’habitants de nos diverses provinces.
- Nos exportations vers la France et l’Angleterre, qui en 4882 étaient de 21,885 tonnes, se sont élevées depuis
- En 1883 à..................... 23,587 tonnes.
- 1884 .................26,996 »
- 1885 S.................. 28,300 »
- 4 886 ...................... 27,966 »
- 4 887 ...................... 25,843 »
- Outre cet accroissement dans cette branche, le rouissage dans les eaux de la Lys, qui constitue une ramification spéciale, prend de jour en jour des proportions d’extension plus importantes. En 4873 le rouissage Opérait sur 54,985 ballons pesant 64,302,000 kilogrammes; en 4 883
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- on en comptait 71,525, soit 85,830,000 kilogrammes; soit une majoration de 2,453,400 kilogrammes pour cette décade.
- En 1873 la récolte couvrait une superficie de 14,495 hectares et rapportait à l’agriculteur 20,720,800 francs; en 1883 la superficie couverte était de 20,435 hectares et le rapport s’élevait à 25,135,000 francs, soit pour la période une augmentation de près de cinq millions de francs de rapport.
- Depuis cette dernière époque la culture et le commerce des lins continuent dans les mêmes proportions leur marche ascendante et toutes les
- industries qui en dépendent sont en pleine prospérité.
- HOUBLON.
- Le houblon est cultivé dans plusieurs de nos provinces, mais cette culture n a d’importance réelle que dans un petit nombre d’arrondissements du Hainaut, du Brabant et de Liége; dans les Flandre orientale et occidentale, elle est plus générale, les houblons d’Alost et de Poperinghe surtout jouissent d’une réputation universelle et méritée.
- Il y a quelques années, la plus grande partie de nos exportations se dirigeait vers la France, bien que les droits d’entrée y fussent équivalents au coût de la marchandise prise en Belgique; aujourd’hui, grâce à des améliorations apportées depuis dans la culture, le séchage et la mise en balles, nos cultivateurs ont su trouver de nouveaux débouchés à l’étranger) et principalement en Angleterre, où, grâce à l’intervention toute puissante du grand commerce colonial des Iles Britanniques, nos houblons ont acquis la réputation dont ils jouissent actuellement et qui leur assure la première place sur tous les marchés du monde.
- HUILES.
- Cette industrie assez importante en Belgique s’est encore enrichie Peu dant la dernière période décennale d’un nouvel élément qui naPoruts contribué à en accroître la prospérité. Le mazout, résidu des naphtes veau après extraction des huiles essentielles et des pétroles, est le "fortes produit que plusieurs de nos grands industriels importent en quantités du Caucase et qu’ils ont trouvé le moyen de transformer en des distillations perfectionnées et des manipulations bien comprissaee, divers sous-produits, qui, vu le bon marché de la matière pren
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- remplacent avantageusement les huiles végétales et animales dans la plupart de leurs applications.
- C’est ainsi que l’on en extrait les huiles pour la fabrication des gaz riches, les vaselines spéciales pour la pharmacie et la parfumerie, ainsi que les lubrifiants pour les armes, outils, instruments de précision, machines, broches et métiers à tisser.
- On est même parvenu à produire des graisses consistantes et la première et plus importante de nos usines offre maintenant des suifs industriels qui remplacent avec une économie notable les lards et les suifs en branches jusqu’à présent indispensables pour le graissage des tourillons de cylindres et de laminoirs.
- Les grands centres industriels du Nord de la France offriraient un débouché certain et avantageux à ces produits, mais les provenances belges sont frappées chez nos voisins d’une taxe d’entrepôt relativement élevée. Cette taxe qui constitue un véritable droit d’entrée, n’atteint pas la concurrence, car les fabricants russes et américains en sont exempts. Cette situation qui n’est guère compatible avec l’état de nos relations commerciales avec la France, sera sans doute sous peu l’objet de la sollicitude de notre gouvernement, et il est à espérer que ses justes réclamations à ce sujet ne manqueront pas d’être écoutées.
- Louis Tinchant,
- Président de la classe 41.
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- EXPOSANTS.
- 723 Association pour la défense des intérêts de l’industrie li-nière (Henri Leclerc, secrétaire), à Courtrai. — Lin brut, roui, teillé et peigné; lin; soie. — Pour tous renseignements, s’adresser à M. H. Leclercq, à Courtrai. Médailles à toutes les expositions.
- 72% Blondiau (Victor), Alost. — Houblon d'Alost.
- Bruxelles 1888, médaille d'or, d'argent et prix de progès.
- 723 Bodart (Emile), ingénieur, successeur de P.-J. Bodart, ancienne firme Célestin Vander-.bueken, maison fondée en 1829, rue de l’Entrepôt, 35, à Louvain. |
- — Fabrique d’huiles et graisses; huiles d’éclairage, huiles minérales américaines et russes; huiles de pieds de bœuf, huiles comestibles, graisses consistantes.
- Médaille de bronze, Paris 1867.
- 726 Cailliau-Pollet et fils, rue Saint-Brice, 25, à Tournai. — Huiles diverses graines et tourteaux.
- Médaille d’argent, Amsterdam 1883; médaille d’or, Anvers 1885, Bruxelles, 1888.
- 727 Coevoet-Renouard (Alph.), à Alost. — Houblon d’Alost.
- Bruxelles 1888; médailles d’or, d'argent, prix de progrès.
- 728 Collectivité des tabacs. — La collectivité représente toutes les . ailes branches de cette importante industrie; elle a été organisée sous auspices de la maison Louis Tinchant, d’Anvers, autour de laquelle sont venues se grouper les plus anciennes et les plus honorables firmes du pays. — En première ligne, parmi les fabricants de tabacs, Gilles La marche, qui compte cent vingt-deux ans d’existence à Liége; Thomas Philippe, qui célèbre cette année-ci son centenaire à Culdessarts, Plaideau fils aîné, dont la fondation à Menin remonte à 48+7. Parmi les fabricants de cigares, Louis Tinchant, qui, pendant les trente années de son existence à Anvers, a travaillé au développement de l’industrie des cigares fins qu’il a pour ainsi dire créée en Belgique; Désire den Driessche, à Gand, et Smeets De Vos, à Grammont, dont les mer ques sont répandues et appréciées sur tous les marchés. — L’industrie de la cigarette y est aussi parfaitement représentée par la Compagnl Le Globe, d’Henri Kiss, dont les trois cents marques ont toujours les honneurs des expositions où elles ont figuré.
- Cappellen-Verzyl(G.), 4 et 5, place i Hoebeke frères, Pauwels et Cloa Marguerite, Louvain. — Cigares, | Grammont. — Cigares.
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- du Progrès, à Alost. — Houblon d’Alost.
- Bruxelles 1888, médailles d’or, d’argent ; prix de progrès.
- 734 Eeman-Callebaut(C., à Alost. — Houblon.
- Bruxelles 1888, médailles d’or, d’argent; prix de progrès.
- 735 Exposition collective par quelques membres de la Société Saint-Roch du Syndicat alostois et du Syndicat étranger. — Liste des exposants : Victor Blondiau, à Alost; De Coninck-Desmedt & fils, id.; C. De Co-ninck-Dewindt,id.; Josse De Witte et Cie(Dré Leviennois,associé),id.; Cam. Eeman-Callebaut, id.; Léon Van Overstraeten-Hyde (succr de Franç. Moyersoen), id. ; F. Van Varenbergh-Dewolf, id.; Coevoet-Renouard, à Lille. — La Société Saint-Roch, fondée en 1516, a été organisée en 1886 dans le but spécial de travailler à l’amélioration de la culture, de la cueillette et du séchage du Houblon d’A lost. Elle est soutenue par les encouragements de l’administration communale de la ville d’Alost et la généreuse coopération du Ministère de l’agriculture de Belgique. — Le Syndicat alostois (marque : S.A.) et le Syndicat étranger (marque S.E.) ont été institués, en 1886, pour coopérer au travail d’amélioration entrepris par la Société St-Roch et pousser à l’emploi des houblons perfectionnés. La récolte de 1887 est la première sur laquelle les syndicats unis (S.A. & S.E.) aient pu opérer et faire sentir leur influence. De cette récolte 3,000 balles ont obtenu les marques syndicales S.A. & S.E., et 800 de ces balles, cueillies d’après les instructions particu-e lières de la Société St-Roch, ont
- Kiss (Henri) et Cie « Le Globe », 30, rue Gaucheret, à Bruxelles. — Cigarettes.
- Lamarche (Gilles), rue Louvrex, 89, à Liége. — Tabacs et cigares. "
- Philippe (Thomas', à Culdessarts (Namur). — Cigares.
- Plaideau, fils aîné, à Menin. — Tabacs.
- Sadzawka (Joseph) et Cie, rue Lin-née, 62, à Bruxelles. — Cigarettes et tabacs.
- Smeets De Vos, à Grammont. — Cigares.
- Vanden Driessche (Désiré), à Gand. — Cigares.
- Van Lauduyt et De Moor, à Gram-mont. — Cigares.
- Ces exposants sont aussi inscrits individuellement dans cette classe.
- 129 Cappellen-Verzyl(G.),4et 5, place Marguerite, Louvain. — Cigares.
- 730 De Coninck de Smedt et fils, rue du Sel, à Alost. — Houblon d’Alost.
- Bruxelles 1888, médailles d’or, d’argent; prix de progrès.
- 734 De Coninck de Windt Camille, à Alost. — Houblon d'Alost.
- Bruxelles 1888, médailles d’or et d’argent.
- 732, De' Stordeur (J.), fabricant d’huiles, à Tubize. — Huiles et graisses industrielles; huiles neu-tries à graisser; huiles de colza, d’arachides, etc.; huiles de lin pour peinture, pâles et très sicca-tives; huiles minérales à graisser. Graisses pour cylindres à vapeur 01 pour godets graisseurs.
- Bruxelles 1888, diplôme d’honneur. — (Voir classe 69)
- 733 De Witte et Cie (Josse), rue
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- obtenu un certificat spécial dit : primé.
- Récompenses : 5 médailles (or en 1888); 2 diplômes de mérite et de perfectionnement.
- 736 Gillain (P.), 9, rue Veke, à Anvers. — Tourteaux et farines pour l’alimentation du bétail.
- (Voir classe 7.1.)
- 737 Grewel (Charles', 31-33, rue Conscience, à Anvers. — Cigares. Médailles d’or Anvers 1885,Liverpool 1886,etc.
- 738 Herremans (Désiré), à Ter-nath. — Houblon d’Alost.
- Amsterdam 1883 et Anvers 1885, médailles de bronze; Bruxelles 1888, médaille d’argent.
- 739 Hoebeke frères, Pauwels et Cie, à Grammont. — Échantillons de cigares.
- 740 Kiss (Henri), compagnie le Globe, 30, rue Gaucheret, à Bruxelles. — Cigares, cigarettes et tabacs à fumer.
- Mention honorable Paris 1878; médaille d’argent Amsterdam 1887, etc.
- 741 Kühstohs (Ernest), rue de l’Arbre-Bénit, 406, Bruxelles. — Houblon normal. Il est entièrement extrait du houblon naturel. L’économie réalisée pour son usage est de 50 <7o.
- 742 Lallemand (Léonard), 54-56, rue Pisseroule, à Dison.— Huiles et graisses industrielles.
- Récompenses Amsterdam 1883, Anvers 1885 et à d’autres expositions.
- 743 Lamarche (Gilles), 89, rue Louvrex, à Liége. — Manufacture de tabacs, cigares et cigarettes. Maison fondée en 1767. Tabac à fumer, tabac à mâcher et tabac à priser, de différents prix. Cigares ;
- cigarettes avec couverture en papier ou en tabacs.
- 744 Lebbe - Bateman, à Pope-ringhe. — Houblon.
- 745 Lecluyse et Machiels, 62, rue des Beggards, à Anvers. -Piassava et autres matières pre- $ mières servant à la fabrication de | la brosserie.
- 716 Lefebure (Julien-J.), à Bru- 1 xelles, 53, rue du Méridien. — Fibrage instantané nouveau des plantes textiles, lin, chanvre, etc.
- Ce travail industriel journalier i donne une économie de 50 p. %o sur celui des rouissages des cam- : pagnes; il assure à ces textiles le rendement complet de leurs filas-ses ; celles-ci sont pures, fortes, homogènes dans la masse, et con- ; servent leur couleur blanchâtre qui leur est naturelle. Ces nous 1 , veaux produits se filent à l’eau froide et économisent les frais du crèmage; les cordages du chanvre seront plus élastiques et moins corruptibles à l’eau. Médaille d’or à Paris, 1878; médaille d’or et diplôme de progrès, Bruxelles 1888. 747 Maistriaux (C.) et fils, à Fagnolles-lez - Mariembourg- " Bouchons et objets en liége.
- 748 Marits (D.), grande manu- 1 facture de cigares fins havane,3, i rue Fonsny, à Bruxelles (MidI . Propriétaire des marques univers sellement connues : « Marge couronnée », cigares pur havane . « La Toison d’or »; cigares TDe , réputés dans tous les pays. (Expo tation.)
- Médaille d’or et diplôme d’honneur, r . xelles 1888, etc.
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- 749 Michiels - Vande Voorde (Gustave), à Alost. — Houblon d’Alost.
- Médailles d’or, d’argent et prix de progrès, Bruxelles 1888.
- 750 Plaideau fils aîné, à Menin (Flandre occidentale). — Tabacs à fumer, à priser et à mâcher.
- 751 Philippe (Thomas), à Culdes-sarts (Namur). — Fabrique à vapeur produisant les tabacs à fumer, en poudre, à chiquer, cigares, cigarettes et carottes. — Importation et exportation. — Maison fondée en 1789 par Thomas Philippe. — Production annuelle : 500,000 kilogrammes. Personnel: 450 ouvriers.
- Mention honorable, Paris 1867 ; médaille argent, Anvers 1883.
- 752 Quaghebeur - Quaghebeur (Pierre), à Poperinghe. — Houblon.
- 753 Raeymaekers (G.) et Cie, à Schaerbeek-lez Bruxelles. — Distillerie et raffinerie d’huiles miné-
- rales lourdes (résidus de naphte, Russie - Caucase) et raffinerie I d’huiles végétales. Spécialités : huiles minérales lourdes lubré-fiantes pour cylindres, tous mouvements, locomotives, turbines, etc.; huiles préparées spécialement pour cylindres, machines lourdes travaillant à chaud, ainsi que pour broches et appareils à grande rotation; huiles pour polir les métaux et les préserver de l’oxydation; graisses consistantes pour machines et pour la conservation des cuirs; vaselines et huiles blanches de vase-line pour pharmacie et parfumerie; huiles végétales raffinées. — Produits nouveaux : huiles solubles dans l’eau pour l'ensi-
- mage et la savonnerie; savons mous pour l’industrie et savons-mères pour la savonnerie; huiles minérales siccatives et vernis pour peinture.
- 754 Sadzawka (Joseph) et Ci ,62, rue Linné, à Bruxelles. — Manufacture de cigarettes et tabacs turcs. Marques diverses, genre russe, turque, égyptien, etc-Brevet pour spécialité de cigarettes sans colle. Marques spe-ciales pour les maisons de gros faisant l’exportation.
- Diplôme d'honneur et médaille d'onins dres 1888; médaille de bronze, Brun (exportation) 1888.
- 755 Sannes (E.), 38, rue Jacobs, à Anvers. — Manufacture de cigares havane. Spécialité pour l’exportation. Marque de fabrique : Labor improbus omnia vincit. Maison de première ordre ayant desagen-ces dans les principales villes de l’Europe et d’outre-mer.
- Médaillé à plusieurs expositions.
- 756 Smeets-Devos, à Grammont,
- — Cigares.
- 757 Société anonyme « La Bè amie » à Dolhain (Belgique).
- Sir de laines. Epaillage chi-mique, système perfectionne. Trois brevets d’invention. Deux médailles darsents eméda dtuares, etc. plomes d'honneur, br-i
- 758 Syndicat des fabricants d'huiles, à Alost : Gheeraerdts (Léon), à Alost. Gheysens frères, à Harlebeke.
- Delva-Rolin, à Gand.
- G. et J- Baert, à Steenbrugge. Delva frères, à Wervicq. — Huiles et tourteaux.
- ’ 759 Théo-Salzèdo (A.), 70, chaus-
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- sée d’Etterbeek, à Bruxelles. — Inventeur des cigarettes sans papier. Fabricant de cigares-cigarettes en papier et sans papier (bre-veté). Maison fondée en 4857, Produit unique : cigarettes havanaises.
- Médailles : Paris 1867 et 1878, Lyon 1872, Londres 1873, Amsterdam I 883,Anvers 1883, Bruxelles 1888, etc.
- 760 Tinchant frères (José Tin-chant y Gonzales Ernest Tinchant), rue Breydel, 44-13-15-47, Anvers. Grande manufacture de cigares; 4,200 ouvriers. — Marques de fabrique: Veni, vidi, vici (tabacs de la Havane du district de Vuelta Abajo); Honi, soit qui mal y pense (tabacs récoltés sur les plantations de José Tinchant y Gonzales, de la maison Tinchant fres). — Succursale à Eindhoven (Hollande). — Spécialité de cigares continentaux. — Agences dans toutes les capitales de l’Europe.
- Récompenses : Médaille d’or, Amsterdam 1883. Hors concours, Anvers 1885. Diplôme d’honneur, Grand Concours, Bruxelles 1888.
- 764 Tinchant (Louis). Maison américaine fondée en 1857, Anvers. — Grande manufacture de cigares à l’instar des plus renommées de la Havane. — Principales marques de fabrique : El Anillo de Oro Gloria Victis; El Porvenir ; El Desen-gano ; La flor Veranal. — Fournisseur de diverses régies et monopoles.— Maisons : à Londres, 181, Queen Victoria st; Genève, 13, rue de Hollande; Alger, boulevard de la République. — Agences : à Paris, 442, faub. Saint-Denis; Saint-Pétersbourg, 25, Grandes-Ecuries; Hambourg, 102, Raboisen.
- Récompenses aux Expositions universelles de Londres 1862 et Paris 1867 ; Anvers 1885, la plus haute distinction.
- CLASSE 44.
- 762 Van den Driessche (Désiré), plaine des Chaudronniers, à Gand. — Cigares fins (maison fondée en 1862). Importation et exportation. Marque recommandée, El Aroma del Rey. — 450 ouvriers travaillant principalement les tabacs importés de la Havane. Récompenses : Liverpool 1886, médaille d'or;
- Bruxelles 1888, diplôme d’honneur.
- 763 Vandevin (Charles et Henri) et Cie, à Anvers (maison fondée en 1847). — Manufacture de tabacs et de cigares. Spécialité de produits fins. — Etablissement à Bréda (Hollande) pour la fabrication des tabacs à fumer pour l’exportation.
- Médailles: Paris 1867 et 1878, Anvers 1885et Bruxelles 1888.
- 764 Van Landuyt et De Moor (Félix), à Grammont (maison fondée en 1849). — Manufacture de cigares s’occupant spécialement de l’exportation pour tous pays. -Produits de la fabrication.
- 765 Van Overstraeten - Hyde (Léon) (Maison F. Moyersoen),rue Neuve, à Alost. — Houblon d’Alost.
- Bruxelles 1888, médaille d'or, d’argent € prix de progrès.
- 766 Van Varenberg - Dewolf (F.), rue de la Station, à — Houblon d’Alost.
- Bruxelles 1888, médaille d’or, d’argent prix de progrès
- 767 Verburgh frères, 473-183 rue Jolly, à Bruxelles. — Hulet et graisses animales, végétales minérales. Huiles et graisses ‘ sines.
- (Noir classe 43.)
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- CLASSE 45.
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- CLASSE 45. — Produits chimiques et pharmaceutiques.
- La fabrication des produits chimiques est depuis longtemps une branche importante de notre industrie nationale. Dès 4763, Pierre Vander Elst avait trouvé le moyen de fabriquer l’acide sulfurique dans une chambre de plomb; cette industrie prit à Bruxelles un grand développement, grâce à l’activité de son fondateur et à la protection éclairée de Marie-Thérèse. Vers 4815, le prix de l’acide sulfurique était encore de 180 à 490 francs les 400 kil.
- Le catalogue de l'Exposition des produits de l’industrie nationale de 1850 prouve qu’à cette époque il existait en Belgique des fabriques d’acides minéraux, de céruse, de bleu d’azur, de couleurs minérales, de colle forte, etc.
- Mais les industries chimiques ont pris un énorme développement dans notre pays vers 4850. Les rapports du jury sur les expositions del industrie nationale de 4 835 et 4844 sont muets au sujet de l’acide sulfurique, et ce silence témoigne du peu d’importance qu’on attachait à cette époque au développement des industries chimiques en général. Cette situation devait bientôt se modifier profondément.
- En 1843, une demande était adresssée à la députation permanente de la province de Namur à l’effet d’obtenir l’autorisation d’établir dans le vallon de Risle, comme complément et agrandissement des établissements déjà existants, de soufre et de couperose, une fabrique de produits chimiques, consistant en acide sulfurique, sulfate de soude, soude, cristaux de soude et alun.
- En 4849, la Société de Floreffe sollicitait l’autorisation d’établir une usine de produits chimiques.
- En 4854, fut fondée l’usine de Moustier.
- En 1852, la fabrique de produits chimiques d’Auvelais fut autorisée.
- Acide sulfurique. — Vers 4850, la production de l’acide sulfurique s'élevait à 4 0,000,000 de kil., dont la moitié était transformée en sulfate de soude; le restant était en majeure partie consommé dans le pays et 400,000 kil, exportés vers la Hollande.
- Dès 4880, on comptait 44 fabriques de produits chimiques pouvant pro-duire annuellement 60,000,000 kilog. d’acide sulfurique à 60° B.
- Depuis 4885, la production a considérablement augmenté par suite de la construction de plusieurs chambres de plomb et de l’installation d’usines
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- CLASSE 45.
- à zinc pour le grillage des blendes dont elles utilisent le soufre. L’augmentation de production due à cette opération est de 20,000,000 de kil. annuellement.
- Une usine nouvelle, qui sera en marche d’ici à peu de temps, produira à elle seule 4 5,000,000 de kil., c’est-à-dire beaucoup plus que toute la production des usines du pays en 4847.
- J usqu'en 4 842, le soufrede Sicile servait exclusivement à la fabrication de l’acide sulfurique, mais le gouvernement des Deux-Siciles ayant monopolisé l’exploitation du soufre, le prix de cette matière s’était élevé de 125 à 350 francs. Cette hausse eût atteint sérieusement l’industrie des produits chimiques, mais on s’empressa d’appliquer les pyrites. Déjà, en 4793, la République française avait utilisé les pyrites de Belgique pour en extraire le soufre destiné à la fabrication de la poudre.
- Dès 4850, les usines allemandes avaient appliqué le grillage des pyrites; cette méthode s’est étendue à tous les pays et la Belgique qui possédait des pyrites en grande quantité n’a pas tardé à transformer sa fabrication.
- Acide nitrique. — En 4880, notre production annuelle d’acide nitrique s’élevait à 500,000 kilog.; elle n’a cessé d’augmenter.
- Acide chorhydrique et sulfate de soude. — En 4 830 il n’existait qu’une usine produisant du sulfate de soude et de l’acide chlorhydrique, mais déjà en 1841, on produisait 3,500,000 kilogrammes de sulfate de soudeet 4,600,000 kil. d’acide chlorhydrique. En 4 832 les usines de la Sambre produisaient 4,500,000 kil. d’acide chlorhydrique et 4,000,000 de kil. de sulfate de soude. Trois années après la production des usines de la Sambre était montée à 4,600,000 kil. d’acide chlorhydrique et à 7,500,000 kil. de sulfate de soude.
- L’ensemble de la fabrication belge s’élevait, en 4 869, à 23,500,000 kil. de sulfate de soude età 34,000,000 de kil. d’acide chlorhydrique. Pendant les quelques années de prospérité qui ont suivi 4874, cette production s’est considérablement développée, mais elle n’a pas tardé à décroître considérablement pendant la période de crise industrielle. En 4880 elle était de nouveau en pleine reprise et atteignait une production de 35,000,000 de kil. de sulfate et 46,000,000 de kil. d'acide chlorhydrique.
- Depuis 1880 l’augmentation de production a été assez faible par suite de l’introduction d’énormes quantités de sulfate de soude de France, d’Angles terre et d’Allemagne. La production actuelle peut être évaluée à 40,000, de kil. de sulfate de soude et à 60,000,000 de kil. d’acide chlorhydrique.
- Sel de soude. — Avant 4830, on fabriquait déjà le sel de soude en
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- Belgique; en 4811 on y comptait cinq usines, et en 185%, par suite de la création des usines de la Sambre, cette fabrication s’élevait à plus de 4,000,000 de kil.
- Depuis l’introduction du procédé à l’ammoniaque, rendu pratique grâce aux laborieux et intelligents efforts de MM. Solvay, la fabrication de la soude a subi une transformation complète. En 1865, fut fondée l’usine àsoude de Couillet (Belgique); en 1867 la Société Solvay et C1® exposait ses produits à l’Exposition universelle de Paris, mais cette industrie naissante attira peu l’attention. Aussi ce fut un véritable événement lorsque 1 Exposition universelle de Vienne, en 1873, vint démontrer que M. Ernest Solvay avait enfin réussi à transformer une industrie importante en produisant annuellement, par ses nouveaux procédés, plus de 4,500,000 kil. de carbonate de soude. Aujourd’hui l’usine de Couillet produit annuelle-ment 45,000,000 de kil. de sel de soude. Cette usine fournit aussi des cristaux de soude, du chlorure de calcium et des produits ammoniacaux.
- Outre les usines de Belgique, la Société Solvay et Cie possède actuellement de nombreuses usines en France, dans le duché d'Anhalt, en Lorraine, en Russie, aux États-Unis, et en Angleterre. La production du procédé Solvay dans ces divers établissements, monte à l’énorme quantité de 400,000,000 de kil. par an.
- Outre le carbonate de soude pur, cette société fabrique des cristaux de soude, de la soude caustique, du bicarbonate de soude, du chlorure de calcium, de l’acide chlorhydrique, des produits ammoniacaux, des sels raffinés, des phosphates et superphosphates de chaux.
- Divers composés sodiques. — Une usine de Moustier s’occupe spécialement de plusieurs composés sodiques d’une application plus restreinte que celle du sulfate ou du carbonate. On y produit notamment du bicarbonate, du sulfite, du bisulfite, de l’hyposulfite, du sulfure, du phosphate de Sodium.
- Chlorure de chaux. — Le chlorure de chaux était déjà fabriqué en Belgique dès 1830, mais en proportion restreinte. Cette fabrication avait pris une grande extension dans les usines de la Sambre, mais la concurrence étrangère est venue restreindre cette fabrication. Quelques blanchisseurs et fabricants de papier produisent le chlorure de chaux liquide pour leurs Propres besoins. Le procédé Weldon, pour la régénération du manganèse, a été adopté dans plusieurs établissements.
- . Sel marin. — La plus grande partie du sel qu’on raffine chez nous est importé d’Angleterre.
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- En 4 840, on raffinait dans le pays 24,128,000 kil. de sel; en 4 880, on en raffinait environ 30,000,000 de kil.; la production est restée stationnaire depuis cette époque. Les quatre principales raffineries sont établies à Rupelmonde; elles travaillent la moitié du sel brut importé pour le raffi-nage; l’autre moitié est répartie entre un grand nombre de petites raffineries.
- Outre les 30,000,000 de kil. de sel brut importés pour le raffinage, l'étranger importe encore 42,000,000 de kil. pour les besoins des industries chimiques, de l’agriculture et de la fonte des neiges.
- Si la Belgique n’a pas exposé de sels raffinés à Paris, c’est à cause des droits prohibitifs perçus à l’entrée de ces produits en France, alors que les sels raffinés français entrent librement en Belgique.
- Soufre raffiné. — Le raffinage du soufre se fait dans notre pays depuis 4 854, et la production annuelle était à cette époque d’un million de kilogrammes. Actuellement, les raffineries d’Anvers peuvent produire environ 14 millions de kil. de soufre en canon et fleur de soufre.
- Alun et sulfate d’alumine. — La fabrication de l’alun est connue dans le pays de Liége depuis le xme siècle. Jadis, de nombreuses fabriques étaient éparpillées sur les bords de la Meuse depuis Liége jusqu’à Huy-Celle de M. L. de Lamine, à Ampsin, est la seule qui soit restée en activité. On sulfatise les schistes résidus des anciennes alunières déposés sur les collines où sont situés les fours à griller les blendes. Les eaux de lessivages sont concentrées ; elles servent à faire l’alun ou le sulfate d’alumine.
- En 1863 on a introdit en Belgique la fabrication du sulfate d’alumine-en attaquant le kaolin par 1 acide sulfurique. La fabrication annuelle de lalun peut être évaluée à 3,000,000 de kilog.; et celle du sulfate d’alumine àla moitié.
- Salpêtre de conversion. — L’industrie du salpêtre s’est implan en Belgique vers 1860; à cette époque il existait trois fabrique Bruxelles et une fabrique à Anvers. ride
- Le salpêtre était alors obtenu par la décomposition du car o ‘ ont potasse, de la potasse caustique ou du chlorure de potassium PrOVe des salins de betteraves par le nitrate de soude. sfurt
- Vers 1862, lors de la découverte des minéraux potassiques de Dinstal-et de Kalucz, une nouvelle fabrique plus importante que les autres-lait à Bruxelles.
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- Minium de plomb. — La litharge, le minium et le massicot sont l’objet d une fabrication continue.
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- En 4865 la situation privilégiée de la Belgique prit fin par suite des modifications introduites dans le régime des douanes trançaises. Une des fabriques de Bruxelles et celle d’Anvers disparurent. Mais une nouvelle
- usine a été établie à Louvain.
- Aujourd’hui on ne compte plus que deux fabriques de salpêtre en Belgique et leur production annuelle peut être évaluée à 3,000,000 de kilog. L’emploi du salpêtre diminue par suite de l’application d’un grand nombre
- d’explosifs nouveaux.
- Nitrate d'ammoniaque. — La fabrique de salpêtre de Louvain a monté industriellement la production du nitrate d’ammoniaque dont les usages
- tendent à se développer.
- Couleurs et colorants. — La céruse dont la fabrication en Belgique est très ancienne, continue à se maintenir; des améliorations sérieuses ont été introduites dans la fabrication et nos industriels ont fait de louables efforts pour rendre leur industrie moins insalubre; on doit citer parmi les perfectionnements les plus importants la pulvérisation par la méthode liquide.
- La céruse se fabrique en Belgique dans de nombreuses usines; son emploi est très répandu, mais il serait difficile de déterminer l'importance de sa production.
- Minium de fer. — Le minium de fer se fait dans une couple d’établis-
- Lusinc atauderghem a été la première en Belsizuc ^" fabrication un véritable développement industrie . . P e consiste a belles remontent à plus de quarante ans. La matiscegne Grand-Duché en minérais de fer de diverses provenances. La g q > 1001 sont du Luxembourg et l'Écosse fournissent les différents T’ETES» « grillés, broyés, lavés, séchés et blutés. Le minium de er uderSpeoer et fabriqué actuellement en six couleurs : jaune, orange, rouge, ! 11101 au noir. En outre, la société d’Auderghem livre un mastic industri minium de fer pour joints à vapeur.
- Bleu d’outre-mer. — Cette fabrication, qui a pris un grand.dé ‘eloppe-ment à Gand, fournit annuellement plus de 600,000 ki . C mer très estimé.
- olorants artificiels. — Cette fabrication ne date que de 4875; elle n’a
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- pas encore pris un grand développement. Cependant, on peut citer l’usine 1 d’Haeren qui traite diverses couleurs dites : d’aniline, et dont les produits colorants sont exportés aux Indes, en Chine et au Japon.
- Sous-produits de la distillation de la houille. — L’importance de l’ammoniaque pour l’agriculture et pour la fabrication de la soude Solvay donnent une grande valeur aux eaux ammoniacales provenant de la distillation de la houille. C’est un sous-produit important des usines à gaz. 4 L’épuration chimique permet aussi d’en retirer des cyanures dont on se sert pour préparer le bleu de Prusse.
- Le goudron de houille, qui avant 1858 était une source d'incommodités pour le voisinage des usines à gaz, est devenu le point de départ dune puissante industrie, l'industrie du goudron. On peut évaluer à plus de 20,000,000 de kilogr. la quantité de goudron distillé annuellement. On sépare les huiles légères des huiles lourdes; les hydrocarbures liquides (benzol, toluène, propyle) des hydrocarbures solides (naphtaline et anthracène ; les acides carbolique et crésylique des bases (aniline, quing léine, etc.). Le résidu ou brai sert à l’agglomération de la houille ou du coke. .
- Noir animal. — La production du noir animal n’a plus aujourdhul 1 c l’importance d’autrefois par suite des nouvelles méthodes introduites dans « c la fabrication du sucre. In
- Colle forte, gélatines. — Cette fabrication est très ancienne en Belgid.g | et la dénomination de colle de Malines est connue depuis longtemesos l’étranger. L’usine de Vilvorde est la plus importante; elle traite leses 1 B pour en retirer la gélatine et la graisse, et elle livre les produits phosp à l’agriculture.
- Produits de la distillation du bois. — La première usine pour la c^^ I nisation du bois en Belgique a été installée il y a plus de 35 ans aUWtété 1 rons de Bruxelles. Quelques années après, deux usines importantes o ans 1 établies près de Gand. Ces usines existent encore. Depuis six à huit au I d’autres usines ont été créées dans les parties boisées de la province: 1 Luxembourg. Les deux usines de Gand préparent seules l’acide ace" les usines de Poix, Marbehan et Gédinne ne font que des acétates. Bilogr. |
- Il se produit en Belgique assez d’acétate pour fabriquer 800,00 Tebasse 1 d’acide acétique à 40 pour cent; la consommation industrielle ne pas 200,000 kilogrammes. qoelique,
- Les usines à carbonisation produisent forcément l’alcool mét"
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- environ 100,000 litres, et le charbon de bois, environ 3,000,000 de kil., dont la vente se fait en France.
- Les droits qui frappent l’acide acétique provenant de la distillation des bois ne permettent pas à nos nationaux de lutter contre les produits étrangers qui sont favorisés en Belgique.
- Eaux minérales. — La ville de Spa continue à garder son excellente réputation pour ses eaux minérales ferrugineuses, dont elle expédie plus de 100,000 bouteilles annuellement à l’étranger.
- La Société de Court-St-Étienne exploite, depuis 4878, les eaux arsenicales dont la réputation s’étend chaque jour.
- Fabrication de la poudre. — La fabrication de la poudre en Belgique et des composés explosifs présente une grande importance. La poudrerie de Wetteren remonte à 4778; elle n’a cessé de se développer depuis sa fondation, Fermée par suite des événements politiques de 1796 à 4816, elle a été reconstituée sur des bases plus solides; c’est surtout depuis la guerre de Crimée que la poudrerie de Wetteren a transformé son outillage.
- Aujourd’hui, vingt-quatre moulins de trituration sont actionnés par une machine à vapeur Corliss, qui commande en même temps les appareils du broyage du soufre et les presses pour la poudre prismatique. Le grand développement que la vente des poudres de chasse a pris dans ces der-nières années a exigé une installation spéciale.
- Depuis 1880 on a aussi installé à Wetteren la fabrication du nitrate de potasse pour conversion. Ce produit est raffiné au 4/20,000°.
- La production annuelle de la poudrerie de Wetteren est de 2,000,000 de kilogrammes.
- Henri Berge,
- Président de la classe 45.
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- EXPOSANTS.
- 768 Benedictus (Maurice', 54a, rue des Charbonniers, à Bruxelles. — Mordantia colora, produit breveté. Pâte servant à enlever la vieille peinture du bois, du fer, etc. et à les rendre à l’état naturel. Enlève plusieurs couches à la fois
- 769 Botelberge (Gustave) et Cic. à Mellc-lez-Gand. — Couleurs d’outre-mer.
- Médailles : Londres 1851 et 1862; Paris 1855 et 1867; Vienne 1873, Philadelphie 1870, etc.
- 770 Compagnie générale des Explosifs Favier, 24, rue des Douze-Apôtres, Bruxelles. — Explosifs de sûreté, n’enflammant pas le grisou, insensibles au choc, à la gelée et au feu, ne détonnant que sous un fort bourrage et dans le trou de mine. Puissance égale à celle de la dynamite. Sécurité, économie. La Compagnie envoie, sur demande, ses ingénieurs faire toute expérience.
- 174 Coosemans (Ch.) fils et Cic, 42, rue du Robinet, à Berchem-lez-Anvers. — Huiles essentielles aromatiques. Spécialité d’essences pour savonniers.
- (Voir classe 28.)
- 772 David et Cie, à Moustier-sur-Sambre (Namur), maison fondée en 4863. — Acides divers; acide sulfureux; bisulfite de chaux; bicarbonate, sulfite, bisulfites (liquide et cristallisé), hypo-chlorite et hyposulfite (antichlore et photographique) et phosphate
- de soude; sulthydrates ou sulfures de sodium épilatoires; sulfures de sodium et potassium, ou foie de soufre, pour bains de Barèges ; chlorures de calcium, eau de Javelle concentrée dite : extrait de chlore; « Phénix», anti-galeux spécial pour les moutons. — (Exportation).
- Diplôme, Vienne 1875 ; médaille d’argent, Paris 1867; médaille d’or, Paris 1878; diplôme d’honneur : Amsterdam 1885 et Anvers 1885 et Bruxelles 1888.
- 773 Denaeyer’s Peptones Co (limited), 13, rue Vandeweyer, à Bruxelles et 448, Bishopsgate, Street within, Londres. — Pep-tone de viande liquide stérilisée, la seule rationnelle, de saveur agréable et exempte de microbes. Peptonate de fer liquide, le plus actif et le plus assimilable des ferrugineux.
- 774 Derneville (Albert), 66, bou-levard de Waterloo, à Bruxelles. — Produits pharmaceutiques divers.
- 775 De Schamphelaere (Pol.), 49, rue des Champs, à Gand. . Articles divers en caoutchouc, gutta-percha, amiante, etc.
- Médaille de bronze, Paris 1867 ; médailles d’argent et de bronze, Amsterdam 1885;
- 776 Dynamite de Matagne 5° ciété anonyme de) (A. van Recto directeur-gérant), à Matagneziet Grande. — Matières premières fac-simile de matières explosives. Modes! d’emballage, de chasec. ment et de transport des PTOI
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- tiles. Représentation des effets destructifs, obtenus par explosion. Plans d’usine et appareils.
- Mention honorable, Amsterdam 1885: médaille de bronze, Anvers 1883. — Voi classes ol et 66.) 1
- 777 Flore médicale (siège de la Société chez Dony-Ferette, chaus-sée de Statte, à Huy). _ Plantes médicinales de la Belgique, tant sauvages que cultivées, en touffes et,en thés.
- (Voir classe 14.)
- 778, Hicguet (E.), Lefevre (D.) Cie, 191, quai des Usines, à Laeken. — Acides sulfurique, muriatique et nitrique. Sulfates de soude, superphosphates. Nitrate e soude. Sulfate d’ammoniaque, hlorure de potassium, etc.
- Médaille d’or, Anvers 1883 . - ( Voir classe 40.) 779 Janssens-Wadeleux (Au-Buste), a Bree (Limbourg). _ Sa-mou ordinaire à 22 francs les QAkilogr.; savon mou blanc à 4 irancs les 100 kilogr.: extra-diaphaneà2gfrancsies 10 kilogr.; fes 5 Enogroitures à30 francs
- «dailes, Amsterdam 1ss5 et Anvers 1885. 782 Lambo (Henri) 40’ rue Blaes, NREuxelles. — Capsules médici-5 et pates a rouleaux.
- 78/Lambotte (Alfred), 69, bout-— ard d'Anderlecht, à Bruxelles, bi-pesétamage des déchets de fer brenc-Usine, 12’ quai de Wille-anseck, à Bruxelles, — Produits cédés n à base d'étain. Des pro-Pays nouveaux, brevetés en tous aeXSa Permettent d’enlever l’étain veandé chets de fer blanc et de 1i-absolue commerce, avec garantie de purete, tous les pro
- duits d’étain; pincksalz solide et en. solutions à concentration donnée ; chlorure stannique ou oxy-muriate d’étain; chlorure stan-neux ou sel d’étain; oxyde blanc d’étain; stannate de soude; vert de gentele; pinkcolour pour faïences ; pourpre de cassius ; or mu-sif, etc., etc.; mitraille de fer mince et très pure pour usages spéciaux.
- Médaille b Anvers en 1885; diplôme d’honneur à Bruxelles en 1888.
- 782 La Fortis Explosive Association limited. — Bureaux à Londres, 18, Moorgate street, et à Bruxelles, 47, rue Traversière. Fabrique à Herenthals. — Explosifs pour mines et carrières.
- 783 Lebacq (Ad.) et Cie, usine à La Hulpe. — Produits nouveaux pour l’entretien de tous les cuirs. Cirages. Vernis noir s’enlevant à l’eau. Graisses rendant les chaussures de chasse imperméables. Huile de Ramgoon pour les armes. Brillant mexicain pour chapeaux. Jaune indien pour remettre à neuf tous les cuirs bruns (seul inventeur). Spécialités pour chasse à courre et à tir. Blanc Robert et brillant pour blanchir les culottes de peau et de drap.
- 784 Lecaille (Émile), à Fleurus. — Sulfate de baryte.
- Médaille de bronze, Anvers 1885.
- 785 Leduc frères, 33, rue des Quatre-Vents, à Bruxelles. — Huiles animales, végétales et minérales pour le graissage des machines. Huile de résine lubré-fiante. Huile de résine siccative remplaçant l’huile de lin pour la peinture. Huile de résine raffinée. Graisses pour voitures, engre-
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- nages, câbles, etc. Graisses pour cylindres. Graisse consistante. Suif minéral
- Médailles d’argent, Paris 1867 et 4878; médailles d’or, Amsterdam 1883 et Anvers 1885.
- 786 Manufactures de glaces, verres à vitres, etc., 7, rue Jéricho, à Bruxelles (établissements de Sainte-Marie d’Oignies près Tamines). — Acide nitrique, sulfate-acide de soude, blende, acide sulfurique, acide chlorhydrique; autres produits chimiques, superphosphates de chaux.
- Prize medal, Londres 1862; médaille de mérite, Vienne 1873; médaille de bronze, Philadelphie 1870; médaille d’or, Paris -1878; Amsterdam 1883; Anvers 1885. — (Voir classe 49.)
- 787 Neujean (A.) et Delaite (E.), 50, rue Hors-Château, à Liége.— Produits chimiques purs et industriels. Réactifs pour laboratoires. Vernis et couleurs.
- Médailles à diverses expositions. — (Voir classe 51.)
- 788 Nouvelle Société anonyme d'Auderghem (Baron de Cartier, administrateur), à Auderghem près Bruxelles.— Céruse, minium de fer, ocres, etc.
- Médaille d'or, Paris 1867; médaille de mérite, Vienne 1873; médaille d’argent, Paris 1878; médailles d’or et d’argent, Anvers 1885 ; médailles d’or et d’argent, Bruxelles 1888. - (Voir classe 52.)
- 789 Poudrerie royale, Cooppal et Cie (Société anonyme) (Lib-brecht, Ch., directeur-gérant), à Wetteren lez-Gand. — Fac-simile de poudres diverses et matières premières nécessaires.
- Médaille de 1” classe, Paris 1855 ; médailles d’or, Paris 1867 et 1878 ; prize medal, Londres 1862 ; médailles d'or, Vienne 1873, Philadelphie 1876 ; diplômes d’honneur, Amsterdam 1883 et Anvers 1885. — (Voir classe 66.)
- 790 Raeymaekers (G.) et Cio, à Schaerbeek lez-Bruxelles. — Série des huiles lourdes minérales de 865° densité à 950°. Graisses minérales. Vaselines : huiles et graisses.
- (Voir classe 44.)
- 794 Ramlot (Emile), pharmacien, boulevard du Nord, 412, à Bruxelles. — Elixir de Coca composé. Solution et pansements antiseptiques.
- Récompenses Anvers, Liverpool et Bruxelles.
- 792 Renard (Alfred), à Couvin.— Allumettes chimiques en bois, en boîtes de formes diverses.
- (Voir classe 27.)
- 793 Solvay et Cie. Administration centrale et direction commerciale 49, rue du Prince-Albert, à Bruxelles. — Carbonate de soude pur à 98 p. % ; soude caustique ; sels de soude caustiques; cristaux de soude; bicarbonate de soude; chlorure de calcium coulé à 75 p. %, cristallisé et desséche. Sels raffinés. Produits ammoniacaux. Phosphates de chaux, superphosphates de chaux. Engrais chimiques. Fours à coke à récupération de sous-produits.
- Médailles d’or et diplômes d’honneur Vienne 1873, Philadelphie 1876, Paris 1878, Amg terdam 1883, etc. — (Voir classes et 51.)
- 79% Stéarinerie de Haeren (So-l ciété anonyme), lez-Vilvorde. -Bougies stéarines de saponifica: tion et de distillation; glycérine, oléines; savon de Marseille.
- 795 Testelin (Auguste), 292, rue des Palais, à Bruxelles.— Graisses industrielles.
- 796 Usine des Moulins (société
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- anonyme), faubourg du Sas, à Gand. — Vinaigres de vin et d’alcool; vinaigres concentrés; acide acétique; acétates.
- Médailles aux expositions de Londres 1882, Paris 1867 et 1878, Vienne 1873, Anvers 1883, Bruxelles 1888.
- 797 Van Messem (Joseph), fabricant de couleurs, vernis et produits chimiques, rue Sainte-Véronique, 49, Liége. — Couleurs broyées, prêtes à l’emploi et en pâte, en boîtes vissées et autres; vernis et siccatif blanc liquide; spécialités diverses; appareil mélangeur apprêteur pour couleurs et vernis.
- Médailles d’argent : Anvers 1885 et Bruxelles 1888.
- 798 Vedrin (Société anonyme de), A. Binard, directeur-gérant), à Saint-Marc (province de Namur). — Acides sulfurique, muriatique, nitrique; sulfate de soude; pyrite, résidu de pyrite; ocres et couleurs; chlorure de chaux et autres produits.
- Médaille d’or, Anvers 1883. (Voir cl. 49.)
- 799 Verburgh frères, 473-183, rue Jolly, à Bruxelles. — Huiles et graisses animales, végétales et minérales. Huiles et graisses résines.
- (Voir classe 44.)
- 800 Wérotte (Victor), rue Bidaut, 23, à Liége (maison fondée en 4862). — Sulfites de soude, de chaux et de magnésie; paraxan-thène ou leucogène azurant ; hy-posulfite de soude; acide sulfureux; magnésie calcinée et hydrate de magnésie en pâte; carbonates de magnésie et sulfates de magnésie pour la pharmacie et pour l’industrie; sulfates de soude cristallisés et cristaux de soude purs.
- Vienne 1873, médaille de mérite.
- 801 Winssinger (Camille), 64, rue Hôtel des Monnaies, à Bruxelles. — Echantillons de phosphates de chaux, précipités pour engrais et sous-produits de cette fabrication, par un nouveau procédé breveté. (Voir classe 49.)
- 802 Ziegelé-Kühn (Jos.), à Ver-viers. — Composition brevetée pour le blanchiment de la laine, étoffe de laine, ainsi que tous les tissus et fibres textiles; produits chimiques en tout genre; drogues pour teinture, couleur d’aniline. Laines et déchets; spécialité de laines artificielles, cardées et non cardées. — Importations directes d’huiles minérales de Russie et d’Amérique.
- Médaille et diplôme Philadelphie 1876, Anvers 1885.
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- CLASSE 46.
- CLASSE 46. — Procédés chimiques de blanchiment, de teinture, d’impression et d’apprêt.
- Peu d’industries ont subi des changements aussi notables que celles dont cette classe doit s’occuper. La chimie industrielle fait des pas de géant, et si l’on compare les tissus, les fils, les matières textiles et végétales, exposées en 1889, et ceux envoyés à Vienne, à Amsterdam, à Anvers, on aura 1 vite la conviction que l’application des matières tinctoriales et les matières elles-mêmes ont fait un progrès énorme.
- C’est la teinture qui s’est principalement débarrassée de ces procèdes vieillis et encroutés dans les ateliers; l’application des couleurs d’aniline, de résorcine et autres est devenue indispensable; le besoin et la mode ont exigé des couleurs vives, mais en même temps résistant aux agents chimiques; aussi, voyons-nous aujourd’hui, des matières teintes exposees au soleil, aux courants d’air, garder leurs teintes vives et conserver leur solidité. La rapidité avec laquelle les matières tinctoriales s’appliquent sur la fibre fait que celle-ci est moins fatiguée et n’a pas perdu de son éclat.
- Les couleurs d'alizarine sont entrées triomphalement dans toutes les teintureries qui exigent le grand teint et, quoique cette matière colorante soit encore dans son enfance, elle est considérée aujourd’hui comme indispensable dans la draperie et la filature.
- Les produits azoïques, tetrazoïques se sont implantés dans l’industrie tinctoriale avec une vigueur telle, que nous devons nous attendre d’assister d’un jour à l’autre à une révolution dans les procédés employés jusque maintenant.
- Le bleu de cuve n’a pas fait de progrès, la toile doit encore passer par l’ancien système ; la laine seule se sert parfois de l’hydrosulfite et rarement du bleu Coupier.
- L’apprêt fait peu de progrès; cette industrie, tourmentée par les gences de la fabrication des tissus, a besoin de différentes combinaisons de matières afin de donner à l’étoffe le lustre que la matière et la mode 8C
- exigent. Nous rencontrons toujours la colle, la collette, la gélatine, litharge et quelques minéraux dont la liste serait trop longue à énumérer
- Max Singer,
- Président de la classe 46
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- 803 Alsberge (J.) et Vanoost (A.), Pont de Tronchiennes, à Gand. — Fils de lin et d’étoupes blanchis. Tissus de coton, de lin, façonnés et autres.
- Londres 1862, médaille de bronze; Vienne 1873, médaille de mérite; Philadelphie 1876, médaille de bronze; Amsterdam 1x83, mé-daille d or; Paris 1867, médaille d'argent, et 1878, médaille d’or.
- 804 Boty (Vve) et Cie, rue Belliard,
- Bruxelles (Q.-L.). Usine à Koulers; bureaux à Bruxelles. — toiles et tissus écrus, teints, ap-pretés. Produits imperméables ; colles sulfatées, tannées, hydro-fuges ou imperméables par des enduits fixes. Produits pour fabrication de bâches, caparaçons, ten-tes, bannes, aussi les toiles pour toitures, impériales de wagons, toiles brunes pour équipements militaires, couvertures de campe-ments, bissacs, etc., etc. Articles confectionnés en vente ou location, "médailles d’argent à Amsterdam et Anvers
- 805 Caron (Emile), à Turnhout. — fils de lin, étoupes, chanvre, ch' n’ lacets, rubans, etc., blan-DWCAvrosktante argent Amsterdam 1985, An-6Duez et fils (C.), à Péruwelz turcs ut ' - Echantillons de tein-2 médailles d’or Anvers 188s.
- 807 Govaert frères, à Alost. -saches et caparaçons.
- Avoir classes 21, 51 et 54.)
- 8 Idiers (Emile), à Auderghem.
- CLASSE 46.
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- EXPOSANTS.
- — Fils de coton teints en rouge Andrinople, en noir et autres couleurs grand teint.
- Médailles Londres 1851 et 1862; Paris 1855, 1867, 1878; Vienne 1873; Philadelphie 1876; Amsterdam 1885 ; Anvers 1885, etc.
- 809 Neefs (Léon), 97-99, rue de Bruxelles, à Louvain. — Teinturerie en bleu de toiles de lin, toiles d’étoupe, toiles mixtes, cotons et shirtings en mat ou ca-landrés. Teinturerie en noir ordinaire, noir direct extra solide in-verdissable, sur tissus de toiles et cotons.
- Médaille d’argent, Paris 1878; médaille d’or, Anvers 1885; diplôme d’honneur, Bruxelles 1888.
- 840 Parmentier et Cie, à Gand. Usines : 205, boulevard de Plaisance. Bureaux et magasins : 22, rue Sainte-Marguerite. — Blanchiment. Impression, teinture et apprêt des tissus de coton. Spécialités. Cuirs imprimés et moleskines. Flanelles de coton.
- Diplômes d’honneur, Vienne 1873 et Philadelphie 1876 ; médaille d’or, Paris 1878 et Amsterdam 1883.
- 814 Société anonyme Belge de Produits chimiques (administrateur-délégué C. Hanssens). Siége social : 410, boulevard de la Senne, à Bruxelles. Usine à He-mixem lez-Anvers. — Seule industrie de ce genre en Belgique, introduite par C. Hanssens. L’usine, située avec un quai spécial sur l’Escaut, fabrique les extraits colorants de bois de teinture ou propres à la tannerie, tels que: cam-pêche, bois jaune et rouge, châtaignier, sumac, quebracho, etc.
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- N
- Ne
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- 564 classe 46.
- 842 Société anonyme de Loth, à Loth. (Duchêne, directeur). — Tissus divers unis et fantaisies; laines brutes, filées et laines à tricoter, apprêtés et teints.
- (Voir classe 32.)
- 813 Staes (A.-J.) et Gie, à Louvain (Société en commandite simple, continuateurs de la firme J.-B. Staes et Cie). — Teintures en bleu de toutes nuances de toiles de lin, toiles d’étoupes, toiles mixtes, shirtings et cotons en tous genres. Spécialité de teintures pour l’exportation, tels que : guinées, mo-rées, pagnes, basins, etc. Tein-
- tures en ardoises, argentin, noir, rouge, de tous genres de tissus. Médaille d'argent, Bruxelles 1847.
- 844 Vande Wynckele (Charles), 54, boulevard d'Akkerghem, à Gand. — Fils en débouillis, crê-més, 4/4, 4/2, 3/4 et blanc parfait, pour trames et chaînes.
- Médaille de bronze, Londres 1862 et Philadelphie 1876; médaille de mérite, Vienne 1873; médaille d’argent Paris 1867 et d'or Paris 1878; médaille d’or, Amsterdam 1885, id. Anvers 1885, etc.
- 815 VanSteenkiste (Achille), quai
- de Willebroeck, 70, à Bruxelles.
- •— Tissus apprêtés et teints, ainsi que les fils ramies.
- Médaille d’or, Anvers 1885.
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- CLASSE 47.
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- CLASSE 47. — Cuirs et peaux.
- L’industrie de la tannerie a une importance considérable en Belgique et s’y exerce depuis les temps les plus reculés ; au surplus, on retrouve les rudiments de l’art de convertir les peaux en cuir chez tous les peuples du monde, même les plus sauvages; nous voyons partout les premiers habitants se vêtir de peaux de bêtes.
- L’homme devant pourvoir à sa nourriture, a commencé par être chasseur; aussi tous les héros de la fable sont-ils couverts des dépouilles de grands animaux; il fallait donc nécessairement qu’elles fussent préparées de manière à pouvoir servir de parure et d’habillement.
- La Bible nous montre Ésaü couvert de peaux de bêtes; Nemrod qui, suivant l’Écriture sainte, était un fort chasseur devant l’Éternel, fut le premier à exercer la puissance souveraine; on place son règne, fort incertain du reste, vers 2640 ou 2230 avant Jésus-Christ.
- « Ajax porte un bouclier d’airain semblable au flanc arrondi dune » tour; sept peaux de bœuf, les unes sur les autres, recouvrent ce bou-» clier. Ces peaux sortent des mains de Tychios, le plus habile des » enfants de Néotichos dans l’art de tanner, de corroyer et de coudre le » cuir. »
- Ainsi chante dans son incomparable Iliade, chant VII, le plus grand des poètes de l’antiquité. Aveugle et mendiant, Homère ayant trouvé une touchante hospitalité chez le tanneur Tychios à Hylé, voulut rendre impérissable sa reconnaissance envers le charitable artisan. Il fixa le nom de son hôte dans ses chants merveilleux, qui sont à la fois le poème attendri de ses souvenirs, et le récit de ses voyages à travers sa patrie.
- Et voilà comment nous apprîmes que les Grecs savaient déjà, dix siècles avant 1ère chrétienne, préparer les peaux avec intelligence, les tanner et les corroyer (1).
- Si 1 on consulte les annales des nations antiques de l’Asie, celles des Chinois, par exemple, on les trouve presque de tout temps en possession u cuir et en ayant perfectionné les différents usages. C’est probablement EUX qui 1 appliquèrent les premiers à la chaussure; cette innovation sup-pose déjà une civilisation très-avancée; il est facile de s assurer que le ennage, après avoir été d’abord très-élémentaire, devint rapidement un
- "Extrait d'un très-intéressant ouvrage sur la Fabrication des cuirs et des peaux, par arlos \ incent, rédacteur en chef du journal la Halle aux cuirs, de Paris.
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- CLASSE 47.
- fort grand art chez les Grecs et, plus tard, chez les Romains; en effet, les darnes portaient des chaussures en cuir blanc et en cuir de toute couleur, affectant une infinité de formes.
- Ces admirables chaussures grecques du Bas-Empire montrent que si l’art du cordonnier était dès ce moment porté à un éminent degré de perfection, l’art de tanner les peaux, de les préparer, de les assouplir, de les diviser, de les teindre en toutes couleurs les plus rares, était également arrivé à une remarquable supériorité.
- Le théâtre grec nous a conservé le nom d’un mégissier, célèbre grâceà Aristophane : celui de Cléon, qui vivait à Athènes dans le Ve siècle avant 1 ère chrétienne. Athènes faisait d’ailleurs un négoce immense de peaux et de cuirs variés; il en était de même des grands ports de la Sicile et de Carthage. Le cuir ne servait pas seulement pour la confection de la chaussure et des armes, mais encore des tentes et des bagages.
- Les barbares qui envahirent plusieurs fois notre pays, avaient aussi de grandes voitures recouvertes de bâches faites en cuir de grands animaux. Ces envahisseurs généralisèrent dans tout l’Occident l’usage du cuir, mais compromirent le bel art ancien de la préparation des peaux, et la fabrication du cuir de luxe fut un instant menacée de disparaître. Tous les peuples qui inondèrent la Gaule, l’Italie, l’Espagne et les pays du Danube étaient vêtus de peaux de bêtes avec leurs poils; les uns faisaient particulièrement emploi du cuir de cheval; les autres de peaux de chèvre ou de mouton. Les grands cuirs étaient réservés pour les tentes et les couvertures de charrois. Les procédés du tannage grec et romain se conservèrent en Orient et s’y perfectionnèrent même. C’est ainsi que nous voyons tout à coup, avec 1 invasion des Arabes et des Sarrasins, se propager en notre Europe centrale, les procédés les plus parfaits. Les maroquins, les cuirs de Cordoue se répandent et font au cuir grossier ou barbare une concur rence qui le força à s’améliorer; les peaux de presque tous les animaux sont de nouveaux tannées aux écorces, façonnées et teintes de mille manières.
- Mentionnons ici, à titre de curiosité, que Monteil, dans son savon ouvrage, deux fois couronné par l’Institut, Histoire des Français € divers états (xvre siècle, tome Ier, 4e édit., p. 27), rapporte que le culla sous forme de monnaie, était en usage à la fois, en France, sous le rëp de Jean le Bon (Chroniques de Philippe de Comines, livre XIX, chap-et en Russie (Voyage en Tartarie de notre confrère G. de Ruysbroe ’ en latin Rubruquis).
- D autre part le fait est confirmé par M. Baudrillart qui, dans 50
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- excellent Manuel d'économie politique (4e édit., page 255, dit que le cuir fut employé comme monnaie en Russie jusqu’au règne de Pierre Ier.
- Pour ne parler que de la France, il suffit de jeter un rapide coup d œil sur les arts et les corps de métiers du Moyen Age, pour se convaincre de l’importance générale qu’y prit alors la préparation des dépouilles animales.
- Dans les Flandres, c’est à cause du commerce très considérable des laines que surgit la rivalité des laines flamandes et des laines françaises ; tous les historiens leur assignent dans les guerres, entre la France et l’Angleterre, une cause prépondérante.
- La ganterie fleurissait au xiv® siècle en Belgique; on confectionnait déjà, entre autres, des gants de « fauconniers » ou « d’oiseaux » pour la chasse au faucon; des gants de buffle et de chamois; d’autres faisaient des gants de cuir de cerf et des gants de « meute de chiens » ou « de cheval ».
- Les tanneurs de Louvain étaient célèbres pour la préparation des peaux destinées à la ganterie.
- Sous les ducs de Bourgogne (1369 à 4477) (1 les murs des demeures élégantes étaient tapissés de tentures en cuir splendidement décorées de couleurs variées repoussées sur fond d’or.
- Vers cette époque, on fabriquait déjà en Belgique de beaux cuirs bouillis pour reliures ; de nombreux spécimens de ces reliures existent encore à 1 ancienne bibliothèque des ducs de Bourgogne, à Bruxelles.
- En 1347, trente et un tanneurs de Bruxelles achetèrent un moulin pour y moudre les écorces de chêne, dont il faisaient un grand emploi, afin déchapper au prix excessif de mouture qu’ils devaient payer au souve-rein; à partir de ce moment, et moyennant une redevance de 16 deniers Par sac d’écorce, ils purent faire moudre au moulin de la corporation (2).
- Le corps de métier des tanneurs exigeait trois années d’apprentissage, puis deux jurés ou doyens examinaient le travail de l’apprenti qui demandait à devenir ouvrier; après la réussite de cette épreuve il avait droit à un salaire de 4 1/2 placques (3).
- A Malines l’industrie du tannage avait acquis une telle importance que les membres du métier des corroyeurs avaient obtenu seuls le privilège du Toit de chasse avec les seigneurs et les gentilhommes.
- (0) Voyez Eug. Dognée, Art industriel, ameublement, etc. Patria wûuters; Bruxelles, 1815,
- (2) Histoire de la ville de Bruxelles, par Alex. Henne et Alph. Wantersi tome I, pp. 1G2 et 163.
- (3) Idem, tome II, p. 589.
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- Les cuirs forts de Namur, de Liége et de Stavelot étaient également déjà renommés.
- Bruges et le comté de Flandre maintinrent aussi leur activité dans le commerce des cuirs tannés et obtinrent le privilège de la vente de leurs cuirs dans toutes les villes des Pays-Bas, même avec exemption de droits.
- En 4496, Henri VII et Philippe-le-Beau conclurent un traité de commerce qui permit l’introduction des cuirs en libre réciprocité dans leurs États.
- Une application nouvelle domine la matière; c’est le parchemin, sur lequel on écrit et enregistre les édits et arrêts, contrats et titres. On fabrique le parchemin avec des peaux de moutons, de brebis ou d’agneaux préparées à l’alun. Cet art, très développé dans l’antiquité, s’était perdu; il redevint prospère à Paris où existait une riche et puissante corporation de parche-miniers.
- La corporation des tanneurs de la cité de Liége était également très puissante, elle a joué un rôle important dans l’histoire de cette principauté. Le plus ancien règlement du métier des tanneurs y ayant force de lui, date du 44 février 1597; il était très sévère et fut renouvelé et complété pour la dernière fois, le 23 décembre 1773. Ces règlements limitent le poids des écorces, que chaque tanneur pouvait faire moudre au moulin commun, il désignait l’emplacement que les tanneries pouvaient occuper dans la ville de Liége, ainsi que les mesures d’hygiène à observer. C’était, en un mot, delà règlementation à outrance. (Extrait de la Halle aux cuirs, de Liége).
- La découverte de l’Amérique apporta une nouvelle révolution dans lin-dustrie du tannage; le port d’Anvers fit dès lors un commerce considérable de peaux qui étaient réexportées dans tous les pays du centre de 1 Europe, sous le nom de cuir des Flandres (1).
- Le cuir fort fut dès lors travaillé avec des peaux de provenance amt ricaine. Malheureusement, la mode se mit aux cuirs hongrois, et le cul tanné au chêne fut de nouveau négligé. Cela dura jusqu’à ce que Colber jugea qu il ne fallait point favoriser les nouveautés étrangères et Louvols, réformant 1 armée française, s’occupa sérieusement de la bonne qualité cuir, et lon en revint aux bons et anciens procédés de fabrication.
- Vers le milieu du règne de Louis XVI, la Manufacture royale des cuirs, située en plein quartier des tanneries, rue Censier, était dirigée par UD homme très habile, M. de Rubigny, qui, par amour du progrès, faisait con tinuellement toutes sortes d’expériences et d’essais.
- Toutes les tanneries françaises prirent un grand essor pendant la T "
- (1) Ed. Barlet, Histoire du Commerce et de l’Industrie de la Belgique. Malines, 4870, passimi
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- lution et les guerres qui suivirent; la peau manqua, et, dans les recherches faites pour trouver les peaux les plus souples, on essaya de tanner même la peau humaine. On y réussit parfaitement; mais personne ne voulut porter ce nouveau produit et le tannage dé la peau humaine resta à 1 état d expérience.
- Les choses restèrent au même point pendant de longues années, et les procédés du tannage moderne remontent à peine à l’année 1788; en Belgique, on y fit des essais nouveaux et, dès ce moment, les tanneurs de Liége, Stavelot et de Malmédy augmentèrent et améliorèrent leurs nombreux établissements; on y tannait plus de 100.000 cuirs annuellement, dont les 9/10 provenaient de Buenos-Ayres. Les 7/8 de ces cuirs se vendaient à Francfort, d’où ils se répandaient dans toute l’Allemagne.
- Sous l’Empire, l’exportation des cuirs belges en France prit de grands développements, les besoins de cuirs pour l’armée française étaient considérables et les tanneurs de Stavelot, Liége, Bruges, Namur, Malines, etc., y trouvèrent un placement très-avantageux de leurs produits et de très-grandes fortunes y furent faites à cette époque.
- Lindustrie du cuir resta ensuite stationnaire; mais, depuis une vingtaine d’années, la chimie et la mécanique transformèrent complètement la fabrication du cuir; nous comptons aujourd’hui partout en Belgique des tanneries qui peuvent servir de modèle, tant au point de vue de 1 outillage qu’à celui des procédés de fabrication.
- On compte actuellement un millier de tanneries dans notre pays, elles occupent de 30 à 35,000 ouvriers.
- Les centres principaux de l’industrie du cuir sont restés à peu près les mêmes qu'anciennement.
- On fabrique en Belgique tous les genres de cuirs; le cuir fort, les cuirs a courroies et à cardes, la vache lissée, noire, jaune et grainée, les veaux cités et pour filatures, la basane sous toutes ses formes, les chèvres pour chaussures, et enfin les cuirs vernis noirs et de couleur.
- La mégisserie, le buffle et la fabrication du maroquin ont prouvé que Ces industries ne craignent pas la concurrence étrangère.
- industrie des cuirs et des peaux est une des plus importantes de notre commerce national; elle intéresse, à des degrés différents, l’agriculture, industrie et le négoce. Les grandes expositions internationales ont prouvé quela Belgique a su conserver un des premiers rangs dans cette branche l’industrie nationale. Sur 28 exposants belges, nos tanneurs ont obtenu 1 récompenses à Vienne, en 1873; sur 29 exposants dans la classe 49, nous avons remporté 2 nominations à Paris, en 1878. (Les tanneurs de
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- Stavelot ayant exposé collectivement, ne pouvaient en conséquence n’obtenir qu’une seule récompense.)
- A Amsterdam, en 1883, sur 35 exposants belges dans la classe 40, nous avons obtenu 27 récompenses; même observation que pour Paris, concernant les tanneurs de Stavelot.
- Finalement à Anvers, en 1885, nous avons remporté 49 distinctions sur 67 exposants, soit :
- 5 diplômes d’honneur;
- 13 médailles d’or;
- 42 » d’argent;
- 10 » de bronze;
- et 9 mentions.
- Ces chiffres ont leur éloquence.
- Les écorces de chêne récoltées en Belgique sont de toute première qualité; malheureusement, elles ne suffisent pas à alimenter nos nombreuses tanneries. On y consomme également une grande quantité d écorces de chêne provenant de France, d’Algérie, d’Italie, etc., du mimosa, de la valonée, du québracho, du sumac, ainsi que de nombreux extraits de tannin.
- Nous nous approvisionnons de peaux brutes de toutes provenances et notamment de la Plata.
- Tableau comparatif des importations sur les marchés d’Anvers, du Havre et de Liverpool, en 1887 :
- Anvers. Havre. LIVERPOOL
- Plata salés 867,278 495,403 72,674
- Rio-Grande salés . 433,264 432,517 27,454
- Totaux salés. . . 1,000,539 330,620 400,425
- Plata et Rio-Grande secs . 436,650 50,221 40,527
- Espèces diverses 45,408 481,355 414,473
- Chevaux 40,345 6,569 40,097
- Totaux généraux (pièces). 4,462,942 868,765 294,922
- Débouchés d’A nvers.
- Plata salés . . . . , . 579,967
- Rio-Grande salés . . 84,606
- Pièces . . 664,573 (1).
- (1) Bulletin de la Bourse aux cuirs de Liège.
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- D’Anvers, ces peaux se répandent sur l’Europe entière; on en réexporte même aux États-Unis d’Amérique!
- Les cuirs tannés belges s’exportent dans le monde entier où ils rivalisent, tant au point de vue du prix qu’à celui de la qualité, avec les produits similaires anglais, français, allemands, suisses, etc.
- Le cuir américain tanné à l'hemlock vient aujourd’hui faire la concurrence aux cuirs européens ; le bas prix de ce produit ne suffit pas à le faire préférer aux bons cuirs tannés au chêne, en France, en Suisse et en Belgique. Les Américains s’aperçoivent déjà qu’en dépeuplant leurs forêts et en fabriquant à outrance, la ruine pour eux est certaine. La vieille industrie du cuir, bien que souffrante dans l’ancien monde, n’est pas vaincue.
- Si nos gouvernants pouvaient un jour faire partager, par tous les autres pays, nos sympathies pour le libre-échange, la tannerie belge serait assurément une des industries qui en bénéficierait le plus.
- E. B. Verboeckhoven,
- Président de la classe 47.
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- 1
- 3 , Gragre — 1
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- CLASSE 47.
- EXPOSANTS.
- et
- The
- Dust
- ,"
- $
- et - —
- 1
- 816 Baugnies frères, tanneurs et corroyeurs, à Péruwelz. Maison fondée en 1796. — Spécialité de cuirs à courroies et de cuirs lissés. Groupons à courroies, en croûte ou corroyés, de tous poids et de toutes épaisseurs. Vaches lissées. Groupons de vaches lissés. Flancs et collets lissés. Cuir pour sellerie et bourrellerie. Vaches pour empeignes. Cheval corroyé. Expositions : Anvers 1885. Bruxelles 1888, hors concours, membre du jury.
- 817 Bertin (Henri), 21, rue de Russie, à Bruxelles. — Cuirs et peaux de toutes espèces.
- 818 Biot-Caigne (Olivier), tanneur, à Beauraing. — Spécialité de cuirs forts exotiques pour semelles. Tannage et gonflement à l’écorce pure de chêne.
- Médaille d'or, Amsterdam 1885. Diplômes d’honneur : Anvers 1885 et Bruxelles 1888.
- 819 Bockholtz, à St-Hubert. — Cuirs tannés et corroyés.
- 820 Boudier (Auguste-Xavier), 20, avenue de l’Ecole (chaussée de Mons), à Cureghem-lez-Bruxelles. Spécialité de peaux de mouton en tous genres pour chaussures, ar- ‘ ticles de voyage, reliures, ameublements, etc.
- 821 Carlier (A.) et Cie, 10, rue des Grands-Carmes, A Bruxelles. — Cuirs vernis graines et lisses pour sellerie, carrosserie et chaussures.
- Amsterdam 1885, médaille de bronze; Anvers 1885, Bruxelles 1888, hors concours.
- 822 Constant (F.), Heinen (M.) et Cie (successeurs de V. Chere-quefosse). Tannerie Marvis à Tournai. — Spécialité de vaches lissées à semelles.
- Médaille d’argent Paris 1867; médaille de progrès. Vienne 1875; médaille d’or, Paris 1878 ; diplôme d’honneur, Anvers 1883.
- 823 D’Anvers (Charles), 85, rue I du Ponton, à Gand. — Tanneur. Couvreur de cylindres. Spécialités : lanières, cuirs chasses, cuirs de filatures, tisseranderies; cuirs courroies; veaux pour reliure. Diplôme et médaille d’argent, Amsterdam 1885; diplôme et médaille d'or, Anvers 1883, etc.
- 824 Gillard et Brandebourg, à Stavelot. — Deux cuirs forts pour semelles et machines.
- Diplômes d’honneur, Paris 1878 et Amster-dam 1885.
- 825 Houben (Théodore), 24, rue David, à Verviers (ancienne maison Van Nitsen et Houben). , Spécialité de cuirs à cardes sta courroies. Fabrique de courroies. Frotteurs en cuir et lanières-diviseurs,(en cuir pour filatures.
- Diplôme d’honneur, Anvers 1885. — 0° classe 52.)
- 826 Houdin (J'), Delrue et Van Begin, 17, rue des Brigitines, à Bruxelles. — Cuirs tannés pour semelles et cuirs corroyés.
- Médailles, Londres 1831 et 1862; Paris 4878:
- 827 Housez frères, à Dour et à Belœil. — Cuirs tannés et corroyés
- pour l’industrie. -.
- Médaille d’argent, Paris 1878; méda
- Anvers 1885.
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- 828 Kensier frères, à Péruwelz. — Cuirs tannés et corroyés pour la chaussure et l’industrie.
- Médaille Amsterdam 1883, médaille d’or An-vers 1883.
- 829 Lebermuth (J.) et Cie, 86, rue des Tanneurs, Bruxelles.— Peaux de veaux et peaux de chèvres.
- Médaille de bronze, Paris 4867; médaille de première classe; Philadelphie 1876 ; médaille de Progrès Vienne 1873; médaille d’argent Paris 1878.
- 830 Levy et Jacobs, 47, rue du Gentilhomme, à Bruxelles. — Mé-gissiers et teinturiers. — Peaux mégissées et teintes pour la ganterie.
- (Voir classe 35.)
- 834 Marinot (Ernest), 12, rue du Chimiste, à Bruxelles. — Manufacture de maroquins et de moutons, pour carrosserie, ameublement, reliure, gaînerie, porte-monnaie, portefeuille, etc.
- Médaille de bronze, Amsterdam 1883; médaille d’or, Anvers 1885.
- 832 Massange (Antoine), à Sta-velot. — Cuirs tannés.
- Londres 1862, médaille d’or; Paris 18G7, médaille d’argent; Vienne 1873, médaille de mérite; Amsterdam 1883, diplôme d’honneur.
- 833 Quanonne (F.), rue de Mo-Telle, à Tournai. — Cuirs tannés; vaches lissées indigènes et exotiques.
- Médailles d‘argent,Vienne 1873 et Paris 1878; medaille d’or, Anvers 1885; diplôme d’hon-neur, Bruxelles 1888.
- 834 Quatrecht (Société anonyme () (D. Casier, administrateur-Serant), à Gand. — Cuirs tannés et corroyés.
- 835 Sablon Waltens (Epouse), > rue des Goujons, à Cureghem-
- CLASSE 47.
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- lez-Bruxelles. — Usine à vapeur. Tannerie, maroquinerie, mégis-serie, peaux en laine. Manufacture de cuirs en tous genres pour la chapellerie. Importation de peaux brutes et exportation de cuirs et peaux fabriques. Maison fondée en 4830.
- Médaille, Paris 1867, etc.
- 836 Taillard (Jacques), tanneur, a Laroche (Luxembourg). — Cuirs forts pour semelle.
- 837 Tannerie et maroquinerie belges, à Saventhem lez-Bruxelles —. Spécialité de cuirs a chapeaux. Peaux de chamois, moellons, dégras.
- Médaille de bronze, Paris 1867 ; médaille d'argent. Vienne 1873; diplôme et médaille d’or, Sidney, etc.
- 838 TSertevens (Edmond), à Sta-velot. — Deux cuirs tannes entiers; croupons et morceaux. Le tout tanné sans chaux, pour semelle.
- Amsterdam 1885, médaille d'or ; Anvers 1885, Bruxelles 1888, diplômes d honneur.
- 839 Van Cutsem (G.), et fils, à Soighies. — Spécialité de croupons pour courroies; cuirs lisses. Médailles d’or: Amsterdam 1885, Anvers 1885.
- Diplôme d'honneur Bruxelles 1888.
- 840 Van de Putte-Crick (G.), à Assche et 42, rue Brognicz, à Bruxelles. — Cuirs tannes et cor-royés. Spécialité de cuirs d empeignes.
- 841 Verboeckhoven (E.-B.), boulevard de la Senne, 45 et 47,. a Bruxelles. - Vachettes vernies grainées, à capotes et chaussures, cuirs vernis sur chair et sur fleur,
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- CLASSE 47.
- veaux vernis de couleurs; vachettes jaunes unies et grainées.
- Médaille Londres 1862, Paris 1867; membres du jury: Vienne 1873, Paris 1878, Amsterdam 1883.
- 842 Versé frères (Tannerie Saint-Michel), à Bruxelles, 191, 193, 195, chaussée de Mons. — Manufacture de cuirs vernis. Exportation. Spécialité de vaches vernies grainées à capote; vaches vernies pour chaussures; cuirs vernis lisses pour carrosserie et sellerie; cuirs et croutes vernies doubles pour visières et équipements militaires; vaches grainées grasses; cuirs pour harnais et sellerie. — Agence à Paris, 32, rue du Sentier.
- Médaille: Paris 1807 et 1878; Vienne 1873; Amsterdam 1883, Anvers 1885, etc.
- 843 Waterloos (Robert), successeur de la tannerie Schepens, pas
- sage Coupure, 47-51, à Gand. -Tannerie, corroierie, hongroirie; fabrique de courroies; spécialité d’empeignes de Gand, veaux pour cylindres de filature, cuirs en tous genres pour chaussures, cuirs pr selliers, cuirs hongrois, croupons et bandes pour courroies.
- 844 Wolster et Bock, tanneurs à Stavelot; dépôt à Bruxelles, rue Anneessens, 10. — Les deux cuirs exposés n’ont pas été fabriqués spécialement en vue de l’exposition. Ils sont de marchandise et qualité courante. La durée du tannage a été de deux ans. Le battage n’étant pas demandé en Belgique, nous avons fait battre un demi cuir pour montrer que le battage n’en diminuait presque pas l’épaisseur.
- Paris 1838, médaille de bronze; Anvers 1885, diplôme d’honneur.
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- SIXIÈME GROUPE.
- OUTILLAGE ET PROCÉDÉS DES INDUSTRIES MÉCANIQUES. — ÉLECTRICITÉ.
- CLASSE 48. — Matériel et procédés de l’exploitation des mines et de la métallurgie.
- La notice sur cette classe figurera en supplément au catalogue.
- EXPOSANTS.
- 845 Chaudron (Joseph), ingé-I nieur en chef honoraire des mines, directeur-gérant des fonçages de puits à niveau plein, système Kind et Chaudron. — Plans de trois des fonçages de puits les plus remarquables, exécutés pendant la dernière période décennale, à Ghin (Belgique), Gneise-nau (Westphalie), Thiede (Brunswick).
- Grand prix, Paris 1867; rappel du grand prix, Paris 1878.
- 846 Collectivité de l’Union des charbonnages, mines et usi-mes métallurgiques de la province deLiége, président M.. Ch. Braconier de Macar; secrétaires : MM.A. Habets etJ. Lecocq.
- PARTICIPANTS A LA COLLECTIVITE : Société anonyme de Marihaye, à flémalle-Grande; directeur-gérant M. Dubois. — Cinq sièges d'ex-Ploitation. Production annuelle : 450,000 tonnes. Charbon métallur-gique et de forges. Charbons do
- mestiques. Installation de triage et de lavage. Fabrication d’agglomérés domestiques et industriels. Fabrication de coke. Application diverses de l’air comprimé dans les mines. Suppression complète du tir à la poudre par l’emploi de la bosseyeuse Dubois et François.
- Société anonyme des charbonnages de Bonne-Fin, à Liége; directeur-gérant M. A. Souheur. — La concession de. Bonne-Fin, située au centre du bassin houiller de Liége, mesure une superficie de 687 hectares. La société a 3 sièges d’exploitation, comprenant 5 puits d’extraction, 5 puissantes machines d’exhaure d’une force nominale de 1800 chevaux vapeur; elle occupe 4200 ouvriers. Elle possède des appareils de triage et de lavage pour ses charbons et une fabrique d’agglomérés. Les charbons sont demi gras. Expédition par wagons ou bateaux.
- Société anonyme des Charbonnages réunis de la Concorde, à Jemeppe-
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- CLASSE
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- sur-Meuse; directeur-gérant M. Kelecom. — La société possède 2 siège d’extraction raccordés au chemin de fer du Nord et à la Meuse, au moyen d’un chemin de ter particulier; ils sontpourvus de I outillage le plus perfectionné qui a été créé de 1877 à 4880 et qui comprend : deux puissantes machines d’extraction, une machine d’épuisement à rotation à détente et à condensation, deux ventilateurs Guibal, une traction mécanique par chaîne flottante, un triage mécanique et un lavage deux locomotives, un verseur spécial pour la mise à bateaux des charbons, etc.
- Société anonyme des Charbonnages de Patience et Beaujonc, à Glain (Liege); directeur-gérant M. Félix Durieu. — Photographie des ins-tallations du nouveau siège la Bure aux femmes. Vue des installations vers le nord, comprenant les bâtiments d’extraction, bille-fléau caissons de chargement, ponts denmagasinage, classement de charbons, transport aérien, traînage mécanique. Une des instal-lations. vers le sud, comprenant les batiments des machines, forge charpenterie, lavoir à charbons’ tours d emmagasinage.
- Société anonyme des Charbonnages de Grande-Bacnure. Houillère Gerard-Cloes, à Coronmeuse lez-Liège; directeur-gérant M. J.-M. Lehane. — Un plan-coupe de la concession et diverses vues des installations superficielles. La concession mesure 301 hectares, la production se fait en charbons demi-gras, 4re qualité, usages do-mestiques et chaudières, contenant # a ’7 /o matières volatiles Le charbonnage est relié au chemin de fer et au canal latéral à la Meuse. — Agent de la vente pour
- 1 le département de la Seine : M. Wackernie, rue Daubigny, 46,à à Paris.
- Société des charbonnages du canal de Fond-Piquette à Vaux-sous-Chèvremont lez-Liège; directeur M. A. Hallet. — Cette société exploite un charbon demi-gras de toute première qualité principalement employé pour le chauffage des chaudières à vapeur. Concession de 244 hectares; occupe 300 ouvriers; sa production moyenne journalière est de 950 tonnes. Jusqu’en 1879 l’exploitation se fit au moyen d’un tunnel d’une longueur de 3,000 mètres. Le nouveau siège comprend un puits d’extraction de 500 mètres de profondeur, un puits d’air de 360 mètres, une machine d'extraction de 410 chevaux et ventilateur Guibal pouvant développer 35m! d’air par seconde. — Le tableau exposé représente les dessins d’un nouveau système d’exploitation en dressant suivant des pentes variant de 60 à 90 degrés.
- Lampe de mineur avec fermeture à lames, indécrochetable.
- Société anonyme des charbonnages d'Ans, près de Liège ; administrateur-délégué, président du conseil, M. F. Nyst; directeur-gérant, M.A. Merlin. — Lampe desûreté à fermeture système Merlin.
- Société des charbonnages de LES pérance et Bonne-Fortune, a Montegnée ; directeur - gérant , M. H. Louette. — Plans d’instal-lations.
- (Voir aussi la collectivité classe 48.)
- 847 Compagnie Belge du Li-gnite comprimé (Vanden Dale, administrateur - délégué), 87, rue de Liedekerke, à Bruxelles. 7
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- Plans des usines, machines et appareils.
- (Voir classe 41.)
- 848 Compagnie du charbon -nage de Boubier, à Châtelet et 60, rue Caumartin, à Paris. (Hen-necart A.-C., président du Conseil d’administration). — Matériel.
- (Voir classe 41.)
- 849 Didion (J.), 14, rue des Quatre-Bras, à Bruxelles. — Sonde portative de E. Vanden Broeck et A. Kulot, pour reconnaissance rapide u terrain. Appareil forant, en terrain non rocheux, 5 à 6 m. en 30 minutes avec 2 hommes; 40 à - m. en 2 à 3 heures, avec 3 hommes et rapportant les échantillons intacts non mélangés. — La son-e est formée d’une vrille, avec d'ajoutes successives, d’un trépan et d’un manche mobile. Elle atait ses preuves dans les levés 8r0 ogiques détaillés, dans les ex-plorations du sous sol, dans des echerches hydrologiques, etc.
- (Voir n° 87 de 1a classe 8.)
- 850 Électricité et hydraulique Z été anonyme), (Julien Dulait, ACministrateur-gérant), à Charle-APPlications générales de qelectricité et de l’hydraulique : "ventilateurs système Dulait, de aende puissance pour ventilation qosine, salles de spectacles, etc. de ayero-ventilateurs (aérophores) tfaredérents débits.2 électro-ven-forge 1 hydro-ventilateur de Te ft™) Am imm. ~ SbHanarte (Gustave), 21, rue de dapoamont, a Mons. — Plans la force ispourla transmission de par lair comprimé, l'air
- CLASSE
- 48.
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- raréfié et l’eau.— Traités spéciaux publiés sur ces matières.
- Médailles d'argent, Amsterdam 1883 et Anvers 1885. — (Voir classe 52.)
- 852 Halot (Émile et Jules' et Cie, 53, rue Derosne, à Molenbeek-St-Jean lez-Bruxelles. — Une pompe à ailette captante, de 200 X 440 avec moteur, système de Montri-chard. — Une Pompe à ailette captante, de 400 X 70 avec moteur, système de Montrichard. — Une pompe à ailette captante, de 200 X 440 montée sur un pied vertical, mue par courroie, système de Montrichard. — Un ventilateur, système Capell. — Un compresseur d’air horizontal, à tiroirs, système Burckhardt et Weiss.
- (Voir classes 49, 50, 52, 53 et G1.)
- 853 Hanrez (Prosper), ingénieur, 9, rue Moris, à Bruxelles. — Dessins : 4° une défourneuse à coke à moteur fixe; 2° une machine à descendre et à remonter les ouvriers dans les mines.
- Noir classes 32, 61 et 03.)
- 854 Lambotte (Michel), à Jemeppe-s/Meuse. — Tuyères de hauts-fourneaux.
- 855 Legrand (Achille), 13, rue Terre du Prince, à Mons. — Wagons à charbon.
- (Voir classes Gl et 63.)
- 855bis Revue universelle des Mines, de la Métallurgie, etc., 40, rue Beckman, à Liège et 9, rue des Saints-Pères, à Paris. — Collection de la Revue, années 4857 à 1889.
- Londres -1862, mention honorable; Vienne 1873, médaille demérite; Philadelphie 1876, certificat of award; Paris 1878, médaille d'argent; Anvers 1885, médaille d’or.
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- 578 CLASSE
- 856 Rosa (N.), 34, rue Surlet, à Liége. — Lampes de sûreté.
- Médailles: Londres 1875, Paris 1878, Bruxelles 1880,
- 857 Société anonyme des forges, usines et fonderies de Gilly (A. Robert, administrateur-délégué . — Ateliers de construction de machines de tous genres. — Machines d’exhaure et de laminoirs. Construction de fabriques à agglomérer les charbons. Spécialité de machines à fabriquer les boulets ovoïdes (système breveté). Manteaux pilons à vapeur à double effet et cisailles à vapeur. Spécialité de machines à polir les glaces. Excavateurs. Grues. — Locomotives pour usines et ports. Joints articulés, brevetés. Grosse forge. Pièces de toutes dimensions.
- Médailles d’argent: Amsterdam,Anvers,etc.
- (Voir classe 52.)
- 858 Société anonyme pour l’exploitation des Carrières Tac-quenier et la Construction des routes pavées, à Lessines. — Plan de l’exploitation par chaîne flottante.
- Mention honorable, Paris 1878; diplôme et médaille d’or, Anvers 1885.
- 859 Société anonyme des Charbonnages de Noël-Sart-Cul-part (Emile Lambert, directeur-gérant), à Gilly. — Plans du charbonnage et du puits d’exploitation Saint-Xavier.
- [Voir classe 41.)
- 860 Société anonyme de Mar-cinelle et Couillet, à Couillet. — Une machine d’extraction, en mouvement. Plan de machine d’épuisement verticale; plan de machine d’épuisement horizontale; plan de machine'de laminoirs verticale. Photographie de train uni-
- 48.
- versel, treuil de secours et cabestan.
- Paris 1878, hors concours; Amsterdam 1885 diplômes d’honneur; Anvers 1885, 5 diplômes d’honneur et 2 médailles d’or. (Voir classes 41, 52, 61.)
- 864 Société anonyme des Phosphates du Bois-d'Havré (De-nys, directeur-gérant), à Havré. Plans et vues des usines et des travaux.
- (Voir classe 49.)
- 862 Société civile du Charbonnage d'Aiseau-Presles, à Far-ciennes. — Plans d’installation.
- [Voir classe 41.)
- 863 Société anonyme des agglomérés de houille de Cha-telineau (François Henin, administrateur délégué). — Plans dar pareils de fabrication.
- ( Voir classe 41.)
- 864 Société anonyme des charbonnages de Mariemont Société charbonnière de Ba coup (Lucien Guinotte, admis, trateur-directeur général et ges Warocqué, administrateur délégué). — 4° Modèle au % d’un siège d’extraction (Fosse n > de Bascoup), avec épuisement ventilateurs, chauffoirs, lavona bains, bureaux, etc.; un ate . de triage, dont une gru et cinq classements fonctionpanine un lavoir à charbon; 2, To-warocquère avec moteur ction-tation (réduction au 1/0, ,000
- nant ; 3° plan en relief au dia* des concessions; 4° dessinsio. grammes, tableaux, phg a phies, brochures, etc., in tions ouvrières; Amster-
- Diplôme d’honneur, Vienne 4875, Voir
- 1 dam, 1883, Anvers, 4 885, etc-classe 41 )
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- CLASSE
- . 00
- CI
- 865 Société Cockerill, à Seraing. (Directeur-général, Ad. Greiner.) — Une] machine soufflante en mouvement. — Un compresseur d’air en mouvement.
- (Voir classe 41, €2, 61 et 63.)
- 866 Société charbonnière de Petit - Try, Trois - Sillons, Sainte - Marie et Défonce-ment réunis, à Lambusart (Victor Gillieaux, administrateur dé
- légué). — Plans d’installation du siège Sainte-Marie. Plans
- vaux d’exploitation, etc. Mention honorable, Paris 1878, classe 41.)
- de tra-
- I
- 3
- rue du
- 867 Solvay et Gie, 49,__________— Prince-Albert, à Bruxelles. — Fours à coke à récupération de sous-produits. — Usine à Havre-Ville, près Mons.
- (Voir classe 45, 49 et 51.)
- 868 Somzée ( Léon ), ingénieur honoraire des mines, des arts et manufactures, etc., 22, rue des Palais, à Bruxelles. — Une lampe électrique pour mines.
- Premières récompenses aux expositions précédentes. (Voir classes Î7, 62, 63 et 65.)
- 869 Sottiaux (A.-J.), ingénieur, à Bracquegnies. — Broyeurs-épurateurs de charbons et autres substances. Façonneuse de bois de mines.
- Médaille d’or, Anvers 1885.
- 870 Soupart (Alfred), ingénieur, directeur-gérant du charbonnage de Marchienne, à Mont-sur-Mar-
- chienne. — I. Spécimen de cage d’extraction pour mines, guidee au moyen de roues à ressorts et montée sur un châssis à molettes ou échafaudage en bois. TI. Un appareil guideur en grandeur d’exécution, tel qu’il est employé au charbonnage de Marchienne.
- Médailles d’or et d'argent, Anvers 1885.
- 871 Van Hecke (Gustave), Gand. — Constructions mécaniquess. Pompes rotatives petite vitesse, appareils d’aérage, ventilateurs. — Maison fondée en 4860.
- 2 prix de progrès, 18 diplômes d’honneur, 32 médailles d’or, 260 autres médailles.., (Voir classes 49, 50, 51,53, 61, 63, 64, 74, 78.)
- 872 Vertongen - Goens, à Ter-monde. — Câbles de mines : cables plats en aloès, câbles plats métalliques équilibrés système Martinck ; câbles ronds métalli-liques. Câbles pour transports aeriens, câbles télodynamiques, etc.
- prise medal Londres 1862 ; médaille d argent Paris 4867, or 1878; médaille de progrès Vienne 1873 ; deux diplômes et médaille d'or Anvers 1885, etc. — [Voir classe 54.)
- 873 Zboinski (Claude-H. T.), in* génieur honoraire des mines, capitaine commandant d’artillerie au fort de Cruybeke (Flandre orien-tale). — Mémoire sur 1 Attique métallifère et minier. Mémoire sur les terrains ardoisiers de Belgique. Mémoire sur les gisements de mi-nerais de cuivre et de plomb du Bas-Congo.
- {Voir classes 16 et 66.)
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- CLASSE 49.
- CLASSE 49. — Matériel et procédés des exploitations rurales et forestières.
- IRRIGATIONS ET DEFRICHEMENTS DE LA CAMPINE.
- La Belgique présente une étendue et une population qui sont respectivement, en chiffres ronds, de 3 millions d’hectares et de 6 millions d’habitants, soit donc 2 habitants par hectare.
- Les terrains incultes comprenaient encore en 1880, d’après la statistique, 232,000 hectares, dont près de la moitié dans les provinces d’Anvers et de Limbourg, dans cette vaste région sablonneuse appelée Campine.
- Cependant en 1847, époque de crise alimentaire et de manque de travail, le Gouvernement belge a pris l’initiative de grands travaux de boisement et d irrigation, à exécuter surtout en Campine, sur les bases du remarquable rapport présenté en 1845 par l’ingénieur en chef des ponts et chaussées, Kümmer.
- C’est alors que fut créé le canal de jonction de la Meuse àl’Escaut, àtre-vers la Campine. Alimenté par une prise d’eau faite à la Meuse sur le territoire belge, près Hocht, il devait servir à la navigation ainsi qu’au défri chement des bruyères au moyen de l’irrigation. Dans ce but, la loi du 25 mars 1847 a d’abord fait disparaître l’état d’indivision d’un grand nombre de communes, qui possédaient de vastes bruyères en commun, puis elle a mis à la disposition du Gouvernement un fonds spécial pour permettre au service des défrichements, dirigé par Kümmer, de préparer immédiatement à l’irrigation, diverses zones de bruyère avoisinant le canal.
- Les terrains ainsi nivelés et sillonnés des canaux et rigoles principales, nécessaires pour l’arrosage et l’assainissement du sol, étaient mis ensuite en vente publique à un prix minimum comprenant la valeur demandéepar la commune pour la bruyère inculte, plus les dépenses faites par 1 Etes Des sociétés et des particuliers s’empressèrent de les acquérir et de 6s transformer en prairies, irriguées par ados. De cette manière, le gouverne ment rentrait périodiquement dans ses avances et les faisait servir succes sivement à la préparation de nouvelles zones de bruyère (1).
- Les quantités d’eau nécessaires aux irrigations furent déterminées a
- () ans le but de favoriser le défrichement par la culture, le Gouvernement établit a lors en campine, à titie d essai, la colonie de Lommel, qui était aussi un débouché offert à la popula trop dense des Flandres, particulièrement malheureuse à cette époque de crise. Agriculteurs 164 es, une habileté et d’une sobriété exemplaires, les Flamands étaient tout désignai
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- CLASSE 49.
- à Neerpelt, au moyen d’un ingénieux module dû à Keelhoff, collaborateur de Kümmer avec Magis, et qui a parfaitement décrit les irrigations dans un Traité spécial, dont la deuxième édition vient d’être publiée (i).
- Grâce à cette féconde initiative du Gouvernement, l’œuvre du défrichement de la Campine, conçue par Kümmer, reçut dès l’abord une forte impulsion. On compte aujourd’hui 3000 hectares de belles prairies qui, bien traitées sous le double rapport de l’irrigation et des engrais, rendent jusque5000kilogrammes de foin dans la première coupe et 2000 à 3000 kilogrammes de regain. Elles ont coûté en moyenne, par hectare, 4 30 francs pour la bruyère primitive, 200 francs pour la préparation à 1 irrigation et 500 francs pour la transformation en prairies avec ados pourvues d engrais, soit en tout moins de 4000 francs, et elles se paient aujourd’hui parfois plus
- de 3000 francs.
- Disposées en grands compartiments entourés d’abris et de lignes d arbres, ces prairies forment en été, par leur végétation luxuriante et leur fraîcheur, le plus heureux contraste avec la bruyère aride et stérile, qui les entoure encore de tous côtés sur une vaste et désolante étendue.
- Mais les surfaces irriguées, en se développant, en sont arrivées, malgré de nombreux remplois, à utiliser toute l'eau excédant les besoins de la l navigation et le Gouvernement ne peut plus favoriser la création de nou-I veilles prairies à irriguer par le canal de la Campine; la quantité deau allouée aujourd’hui à chaque propriétaire est même déjà fort réduite.
- Aussi le service spécial des irrigations et des défrichements de la Cam-Pine, en dehors des études de boisement et d’irrigations supplémentaires, pour les communes ou les particuliers, a-t-il maintenant surtout pour 7 mission de régler périodiquement, d’après les variations de flottaison dans I le canal, la répartition des eaux d’irrigation entre les divers intéressés, et de i faire cette répartition le plus équitablement possible. Ajoutons que i N. Tingénieur Lebens, chargé de la direction depuis la récente retraite de
- D lingénieur en chef directeur Keelhoff, étudie actuellement, avec
- a isurer la mise en culture d'un sol semblable à celui qu'ils cultivent depuis des siècles avec tant de Succès.
- A Proximité du canal et sur la grand’route de Liège à Bois-le-Duc, furent donc érigés une église, donttes ytère et une école, entourés de vingt petites fermes comprenant cinq hectares de bruyères, 1 hectare de prairie irriguée et un hectare défriché pour culture.
- nosalSTé toutes les avances faites par le Gouvernement, les colons, pris de découragement et de 8ie, ne tardèrent pas à abandonner peu h peu leurs exploitations, qui furent, plus tard, ven-Publiquement par l’État.
- apcet appareil et le Traité sur les irrigations, de Keelhoff, ont remporté des médailles d’or “Positions de Paris de 1867 et de 1878.
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- CLASSE 49.
- MM. Le Vionnois, l’application de l’irrigation à la culture du tabac dans leur propriété des Stévensvennen.
- Enfin il faut également mentionner les essais de culture analogues à ceux de Gennevilliers (Paris), entrepris à ses risques et périls par M. Gil-lekens, directeur de l’École d’horticulture de Vilvorde, au moyen des eaux d’égout de Bruxelles. Ils se font depuis quatre ans dans des terrains sablonneux appartenant à cette ville, situés à Haeren, et qui ont été préalablement bien drainés. Cette initiative hardie et louable a déjà donné des résultats fort encourageants : ainsi les betteraves fourragêres produisent par hectare 80,000 à 90,000 kilogrammes, et les légumes, choux-fleurs, artichauts, etc, y poussent en nombre et dimensions extraordinaires.
- Qui oserait affirmer qu’un jour ou l’autre les eaux d’égout de Bruxelles et d’autres villes ne seront pas conduites et utilisées directement en Campine ?
- TRAVAUX DE DRAINAGE.
- La première sur le continent, la Belgique a appliqué d’une manière générale le drainage complet, et le nom de M. Leclerc, ingénieur en chef des ponts et chaussées, inspecteur général honoraire de l’agriculture, restera attaché à cette œuvre importante d’amélioration foncière.
- En 4849, le Gouvernement, dont l’intervention directe avait produit en Campine des résultats favorables, chargea M. Leclerc d’aller étudier en Angleterre le drainage moderne. A son retour, il donna un cours publie qui eut le plus grand succès, et bientôt après, sur ses propositions, le Goun vernement prit une série de mesures spéciales.
- D’abord, il fit construire des machines propres à la fabrication des | tuyaux de drainage, et les mit à la disposition des fabriques qui s enga geaient à livrer leurs produits à un prix modéré. Ensuite, des tuyaux et 6s outils spéciaux pour l’exécution des travaux de drainage furent confies a des sociétés agricoles pour engager leurs membres à faire des essais. Pu il demanda le vote de la loi du 40 juin 4854, qui autorise tout propriétaire: conduire les eaux de drainage de son champ à travers les propriétéssX sines. Enfin, un service spécial d’ingénieurs et de surveillants fut crédi placé sous la direction de M. Leclerc. Ce personnel, mis à la disposi 1 de ceux qui désiraient entreprendre des travaux d’assainissement, aves pour mission de faire les études préalables sur le terrain, de dresser " plans, et enfin de diriger les opérations de drainage; une indemnité p frais de déplacement était seule due de ce chef. Jve.
- Ces mesures simples, pratiques, ont donné lieu à des dépenses re A
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- CLASSE 49.
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- n : ic 1.
- ment peu élevées, en comparaison des avances faites en Angleterre, par le Gouvernement, pour le drainage et l’amélioration de la propriété foncière, avances qui se chiffraient déjà en 4850 par plus de 400 millions de francs! A partir de ce moment, le drainage a pris en Belgique le plus grand développement. D’après M. Leclerc, la surface assainie de 4850 à 4862 a atteint environ 100,000 hectares, et l’on a continué à drainer chaque année quelques milliers d’hectares. En 1862, les fabriques de tuyaux étaient au nombre de 426, et elles utilisaient 167 machines.
- Les autres pays, la France, la Prusse, la Saxe, la Bavière, ont suivi l’exemple donné par la Belgique, faisant souvent appel à l’expérience et aux connaissances étendues de M. Leclerc, dont le Traité théorique et pratique de drainage, qui a eu plusieurs éditions successives et les honneurs de la traduction, est un modèle du genre.
- Après avoir donné ce brillant essor aux opérations de drainage, le Gouvernement belge, comptant entièrement sur l’initiative privée, a cru pouvoir supprimer le service spécial qu’il avait organisé au début. Mais depuis lors, ces travaux d’assainissement ne sont plus aussi nombreux, ni surtout aussi soignés, particulièrement en ce qui concerne la profondeur à donner aux drains, élément capital au double point de vue de l’efficacité et de l économie du drainage.
- Peut-être le Corps des agronomes, récemment institué par le gouverne-ment, devra-t-il intervenir utilement quelque jour, pour faire reprendre les bonnes traditions du passé.
- ES 1 a-es à is à
- et m it es i
- e-
- INSTRUMENTS ET MACHINES AGRICOLES.
- Si la Belgique s’est placée au premier rang des pays agrico es par sesit de vaux de drainage et d'irrigation, il n’en est pas de même sous te rapport la construction des grandes machines agricoles. 1 1
- Ce fait ne s’explique guère en présence du développementgé sa
- dustrie belge, dont l’importance et la vitalité s’affirment a même, dans le palais de l’Exposition. , .
- On dit bien que le marché national est fort restreint, a e gi LaXaas Pas encore de colonie, et, d’autre part, que la concurrence des Sapes constructeurs spécialistes d’Angleterre et d’Amérique est re ou , cible même. -
- , Mais on oublie d’abord qu’une industrie nouvelle qui pro P 0 étendre successivement ses débouchés, grâce à 1 exportation, e panas
- n’est pas rare de voir se déplacer ou s’amoindrir et disparaît g centres de production.
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- CLASSE 49.
- Du reste, la France et l’Allemagne, dans ces dernières années, ont su développer, perfectionner cette branche spécialede leur industrie. Pourquoi la Belgique ne le ferait-elle pas aussi? Ce ne sont ni les ressources ni le génie industriel qui lui manquent, et l’on ne peut alléguer que ces grandes machines ne sont pas encore bien connues et appréciées dans notre pays, puisque d’après la statistique de 1880 il y en avait alors déjà 12,224 en usage, se décomposant comme suit :
- Machines à battre................................... 6930
- Locomobiles agricoles...........................
- Moissonneuses....................................... 4015
- Faucheuses..................................... .
- Faneuses............................................
- Râteaux à cheval.................................... 4300
- Semoirs à cheval.................................... 4835
- Quoi qu il en soit, la fabrication des instruments servantà la préparation du sol et celle de quelques machines travaillant les produits, sont assez importantes, et ont même fait des progrès sensibles dans ces dernières années. Les charrues simples, les rouleaux, les herses, les extirpateurs, et surtout les charrues Brabant-double, présentent généralement de bonnes dispositions et dimensions, résultat auquel l’ancien établissement de Haine: St-Pierre a certes contribué.
- On construit peu de grands semoirs en Belgique quoique l'usage des semoirs soit assez répandu, comme le prouve le relevé statistique.
- Les cultivateurs ont employé pendant longtemps les semoirs français Jacquet-Robillard, qu’ils ont remplacés ensuite généralement par ceux de Smyth et fils (Peasenhall), auxquels tendent à s’adjoindre depuis peu des semoirs venant d’Amérique, et surtout d’Allemagne.
- Toutes les petites houes ou bineuses à betteraves sont faites dans pays et ordinairement avec soin.
- , MM. Tixhon (Fléron) et Tixhon-Smal (Herstal) fabriquent seuls awjour dhui des faucheuses et moissonneuses, d’après le type des machines W 00 1 auxquelles ils ont même apporté quelques perfectionnements dans ' détails. Ils livrent aussi des râteaux à cheval ; mais nous croyons qu’onna jamais construit une seule faneuse en Belgique, où il y a cependant demi million d hectares en culture fourragère. (
- Les instruments servant à l’arrachage des pommes de terre ou desbe raves sont encore peu employés ici, comme ailleurs du reste.
- D après les chiffres de la statistique, les batteuses sont au nom
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- 6930, c’est-à-dire qu’elles représentent plus de la moitié des principales machines agricoles dont on se sert en Belgique. ,
- Aussi peut-on dire que le battage au fléau tend de plus en plus a rspa raître. Les petits cultivateurs même louent une batteuse à bras, la moyenne culture emploie des machines à manège, et les grands fermiers ont presql tous des batteuses à vapeur. Du reste, les fabricants de machines a en ont toujours un certain nombre qui vont travailler en location.
- La fabrication des petites batteuses à bras a pris, dans ces dernieres années, un développement remarquable à la suite de 1 apparition ans 6 pays des petites machines Lanz, de Mannheim. Elles sont toutes constituées par un batteur et un contrebatteur à broches, dont la commande se ait par une grande roue dentée ou par poulie et courroie.
- Identiques aux précédentes, sous le rapport des organes du battage, machines à manège n’en diffèrent que par leurs dimensions et 1 addition d’un appareil secoueur et parfois d’un système de nettoyage.
- Comme fabriquant spécialement les batteuses précédentes et les manèges, nous citerons MM. Tixhon (Fléron), Tixhon-Smal (Herstal), Nikelmann frères (Salm-Château), Lefort (Ottignies) et Louette (Flawinne).
- Pour la construction des locomobiles et des grandes machines à battre, la maison J. P. Raze, d’Esneux (Liége), s’est acquis depuis nombre d années une grande et légitime réputation. Ses locomobiles sont à retour e flamme, avec faisceau tubulaire amovible, et marchent, les unes à détente fixe, les plus fortes avec le dispositif Mayer, permettant de régler la détente en pleine marche. Les machines à battre à grand travail, de la maison Raze, sont intermédiaires entre les batteuses françaises, simples et légères, et es solides et complexes machines anglaises : elles allient la résistance et a stabilité des unes à l’élégance des autres, et leur construction est très soignée, quoique leur prix soit relativement peu élevé...
- Stimulés par l’exemple de la maison Raze, qui a une vingtaine de oco mobiles et batteuses de location, quelques autres constructeurs ont ega e ment entrepris la fabrication des grandes machines à battre : ce sont surtout MM. Frennet-Wauthier (Ligny), Ducarme, Devaux, et plus récemment J. Tixhon et Tixhon-Smal.
- Pour compléter le travail de préparation fait au fléau ou par les peti es batteuses, il faut recourir à l’emploi des tarares. Ces appareils se fabriquent Aune manière courante dans toutes les régions agricoles du pays.
- Depuis 1864, la maison G. Van Hecke, de Gand, s’est attachée spécia lement à la fabrication des appareils de nettoyage, de triage, de classement, Ae concassage et de mouture de grains, pour les exploitations agricoles,
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- les meuneries, les brasseries et les distilleries. Ces produits soignés, bien finis, ont obtenu de nombreuses récompenses aux expositions internationales et sont fort appréciés non-seulement en Belgique, mais encore chez nos voisins et même en Amérique.
- La préparation de la nourriture du bétail exige l’emploi d’instruments d intérieur, tels que hache-paille, coupe-racines, moulins-concasseurs, etc. Plusieurs de ces petites machines sont fournies dans les meilleures conditions par MM. Van Hecke, Nikelmann frères, Tixhon, Tixhon-Smal, Perquin, Lebrun, Grand’Ry, Rasseneur, etc.
- A ce propos, il est à remarquer que les hache-paille du type anglais, à mouvement continu par engrenages, sont les plus répandus, quoique les instruments à mouvement intermittent, par cliquet, comme ceux que construit exclusivement M. Van Hecke, de Gand, présentent l’avantage de supprimer la pression de la paille contre les couteaux lors de leur passage.
- Les moulins-concasseurs deviennent d’un emploi général; ils sont construits ici par MM. Van Hecke, Tixhon et Tixhon-Smal. Ces derniers reproduisent les moulins anglais, en y apportant toutefois certains perfectionnements dans la façon de tailler les meules, lesquelles sont faites en un métal dur spécial. Ces appareils peuvent non-seulement concasser, mais encore produire à volonté une mouture plus fine.
- M. Van Hecke construit de préférence le système Schmeja, si répute depuis longtemps, et dont les meules présentent, au lieu d’entailles, des dents qui s’entrecroisent. Ces moulins, construits en excellent métal Gruson, sont à même de concasser toute espèce de grains et fournissent sans échauffement une farine contenant plus de gruau à la finesse désirée.
- On construit solidement les véhicules de transport à deux roues, les tombereaux à trois roues et les grands chariots à betteraves. Tout récem ment le Dr Ronvaux, de Namur, a présenté un ingénieux véhicule àdeux - roues, de son invention, dans lequel la caisse se déplace en arrière, en même temps que le frein vient s’appliquer contre les roues, lorsqu il sagit de descendre une pente, de manière à éviter la surcharge à l’épaule des chevaux.
- Enfin, notre beau réseau de chemins de fer vicinaux, qui s’étend tousles jours, rend déjà des services considérables pour les transports à Plu grandes distances.
- PYRO,
- Professeur à l'Institut agricole de Gemblous.
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- EXPOSANTS.
- 881 Halot et Gie (Emile et Jules), 53, rue Derosne, à Molenbeek-Saint-Jean. — Une machine lo-comobile, de 40 chevaux, Com-pound, à détente Rider variable au régulateur. Commandée par les chemins de fer de l’Etat belge. {Voir classes 48, 50, 52, 55 et 61.)
- 882 Hardenpont, Maigret et Cie, à St-Symphorien, près Mons. — Phosphates de chaux : produits bruts et fabriqués.
- Médaille d’or Grand Concours Bruxelles 1888.
- 883 Hicguet (E.), Lefèvre (D.) et Cie, 191, quai des Usines, à Laeken. — Superphosphates.
- {Voir cl. 45.)
- 884 Meeus (Louis), distillateur à Wyneghem lez-Anvers. — Une maquette en bois représentant le plan en relief des terrains irrigués par les eaux sales (3,000 litres par minute), provenant des distilleries de Wyneghem. Exposé d’un système d’irrigation occasionnant la purification des eaux polluées d’usines et l’utilisation de leurs détritus comme fertilisant. Tableaux des résultats d’analyses à divers endroits des deux passages sur les terrains, des eaux contaminées, et analyses à leur retour à la rivière, quand elles sont purifiées.
- {Voir classe 63.)
- 885 Richald (Emile', château de Saint-Quentin, à Ciney. — Chaux grasse.
- {Voir cl. 41 et 65.)
- 874 Bernard (Léopold), ingénieur à Mesvin-Ciply. — Phosphates de chaux.
- Médailles Bruxelles, Amsterdam et Anvers.
- 873 Clotz-Denamur (François), à Attres. — Fourches en acier trempé.
- Mention honorable, Paris 1878.
- 876 David et Debouche, à Mous-tier-sur-Sambre. — Engrais chimiques.
- (Voir classe 45).
- 877 de Groulart frères (L.), à Angleur-lez-Liége. — Voies portatives en rails de 0m500 d’écartement; changements à deux voies ; wagon à caisse équilibrée cubant 750 litres; wagon plate-forme; wagons corbeille; wagons à fourche pivotante.
- Médaille d’argent, Anvers 1885, etc. [Voir classes 61 et 63.)
- 878 Falloise (Henri), 54, rue Haut Bois, à Mons. — Fabrique à Obourg. — Engrais chimiques : superphosphates, phosphates, acide phosphorique, sulfate de chaux, etc.
- Diplôme d’honneur, Bruxelles 1888, en collectivité.
- 879 Frennet-Wauthier (L.), à Ligny. — Semoir à grain perfec-tionné; prix : 1000 fr.
- Prix de progrès et méd. d’or Bruxelles 1888.
- 880 Gobiet (Jules), étudiant à l’Institut agricole, à Gembloux. — Un brise-mottes; un arracheur-décol-eteur de betteraves; une arra-Cheuse de lin.
- Dlédai le d’or, Bruxelles 1888.
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- CLASSE 49.
- 886 Rolland (Emile), 39, rue André Masquelier, à Mons. — Phosphates.
- Médaille d’argent Amsterdam 1883 et Anvers 1883.
- -unes
- 887 Société anonyme des Manufactures de glaces, verres à vitre, etc., 7, rue Jéricho, à Bruxelles (établissement de Ste-Marie d’Oignies, près Tamines).— Superphosphates de chaux.
- (Voir classe 45.)
- 888 Société anonyme des phosphates du Bois-d’Havré, à Havré (Denys, directeur gérant). — Échantillons de phosphates de chaux bruts et finis. Superphosphates de diverses teintes. Tableaux synoptiques des teneurs chimiques, etc.
- Médaille d'argent, Anvers 1885, etc. —(Voir classe 48.)
- 889 Société anonyme des phosphates et engrais chimiques de Ciply, à Mons (Gernaert, administrateur délégué). — Phosphates, etc.
- 890 Société anonyme de Ve-drin (A. Binard, directeur gérant), à Saint-Marc (Namur). — Superphosphates et engrais composés.
- ( Voir classe 45.)
- 894 Solvay et Ci9, 19, rue du Prince-Albert, à Ixelles (Bruxelles). — Usines à Mesvin-Ciply et Spiennes, près Mons; Hemixem, près d’Anvers, et La Madeleine lez-Lille; Orville, près Doullens (Somme). — Phosphates belges, 20 à 60 p. °/o; enrichissement de la craie phosphatée; phosphates riches de la Somme, 50 à 80 p. o/o; superphosphates de chaux, à 9 4 8 p. %.
- (Voir classes 45, 48 et 51.)
- 892 Tercelin, Briart et Cie, à Bascoup-lez-Mariemont. — Produits chimiques agricoles.
- 893 Van Hecke (Gustave), quai du Petit Dock, à Gand. — Constructions mécaniques; appareils d’essais de germination; hache-paille perfectionné; moulins-concasseurs, ventilateurs pour éta-bles ; pompes diverses; appareils de laiterie. — Maison fondée en 4860.
- Deux prix de progrès, 18 diplômes d’hon-neur, 32 médailles d’or, 260 autres dailles. — (Voir classes 48, 50, 51, 52,01 63, 64, 74, 78.)
- 894 Winssinger (Camille), 6k,rue Hôtel des Monnaies, à Bruxelles. — Echantillons de phosphates € chaux, précipités pour engrais e sous-produits de cette fabrication, par un nouveau procédé breve e. (Voir classe 45.)
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- CLASSE 50. — Matériel et procédés des usines agricoles et des industries alimentaires.
- La plupart des industries renseignées dans la classe 50, ont réalisé en Belgique de grands et importants progrès depuis la dernière Exposition universelle de Paris en 4878. Nous les résumons succinctement comme suit: ,
- MATÉRIELS ET PROCEDES DE L’INDUSTRIE DES ENGRAIS ARTIFICIELS.
- L’industrie des engrais artificiels a pris, dans les dernières années, une extension considérable. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter les chiffres suivants :
- Extraction des phosphates belges en 4887. 166,900,000 kilogrammes.
- Consommation de la Belgique en nitrate
- de soude pendant l’année 4 887............ 53,000,000 »
- Sulfate d’ammoniaque..................... 5,700,000
- Chlorure de potassium.................... 4,645,000
- La surface occupée par les usines belges dépasse 26 hectares, leur force motrice atteint 1200 chevaux-vapeur et le nombre d’ouvriers s élève à plus de 2000.
- Sans pouvoir dire que, dans le développement de cette industrie, il s est présenté depuis la dernière Exposition universelle d’Anvers en 4885 des faits d’une importance de premier ordre, on a cependant réalisé des perfectionnements sérieux et étendu le vaste champ des produits utilisables comme engrais.
- Une nouveauté présentée la première fois à Anvers a pris depuis un très grand développement : la scorie de déphosphoration, appelée aussi Phosphate basique ou phosphate Thomas. Ce résidu des aciéries travail-lant d’après le procédé Thomas Gilchrish, est devenu depuis la publica-tion des travaux de MM. Wagner, Petermann, Grandeau, etc., un engrais Phosphaté très apprécié.
- Le point capital de la préparation de cette scorie, consiste dans la sépa-tation complète de la grenaille de fer qu’elle contient et dans sa pulverisa-tion. Celle-ci, faite dans des machines spéciales, a été tellement perfectionnée que les sous-produits renferment 75 p.% et au delà de poudre fine passant à travers les mailles d’un tamis de 0mm,47 d’ouverture.
- L épuration des phosphates pauvres occupe toujours les chercheurs
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- industriels. L’épuration mécanique par tamisage et ventilation, appliquée depuis de longues années à la craie grise par M. Roland, a été étendue avec succès aux phosphates pauvres de la Somme.
- M. Pellet a entrepris l’enrichissement de la craie grise par un procédé très ingénieux basé sur l’emploi des mélasses. Quoique certaines difficultés pratiques et la découverte des phosphates riches de la Somme et autres en aient pour le moment entravé l’application industrielle, ce mode d’épuration constitue néanmoins, comme idée et comme exécution, un progrès réel.
- La dessiccation des superphosphates, qui a pris une grande extension, fournit maintenant un produit très homogène, pulvérulent, permettant sans difficulté la répartition au moyen de distributeur d’engrais sans produire l’encrassement des tuyaux.
- Le phosphate de potasse, engrais produit depuis quelque temps en Allemagne, a également stimulé le zèle des industriels belges. Plusieurs essais de fabrication économique de cet excellent produit ont été tentés en Belgique, sans avoir jusque maintenant pleinement réussis.
- Une grande usine du Hainaut prépare maintenant les entrais chimiques composés : mélange de superphosphate, nitrate de soude, nitrate de potasse, sulfate d ammoniaque, chlorure de potassium, en dissolvant ces sels avant leur mélange et en broyant finement le résidu de l’évaporation; on arrive ainsi à une intimité de mélange des principes nutritifs des végétaux réellement surprenante, ce qui a été démontré très nettement par une recherche entreprise par le laboratoire agricole de l’État à Liége.
- Le travail des matières organiques azotées continue à être exécuté avec beaucoup de succès en Belgique. Les poudres de corne, de cuir, de sang, sont très estimées à l’étranger. La fabrication et l’emploi agricole des poudres d’os et de la laine desséchée et broyée s’étendent dans le pays-
- Un des progrès les plus sérieux a été réalisé dans la fabrication du guano de poisson, particulièrement dans le dégraissage des matières Pre mières. Tandis qu’il résulte d’analyses faites par le laboratoire agrico e de 1 État à Anvers qu’il se trouvait dans le temps dans le commerce, des produits de pêcherie desséchés qui contenaient le taux énorme de 26 8 35 p. % d’extrait éthérique (grasse et huile), le bulletin n° 43 de la station agronomique de Gembloux, nous apprend que les poudres de hareng, ! morue, et les engrais composés à l’aide de ces matières ne titrent plus 4 peine 2 p. %/o de corps gras.
- Cette amélioration sensible dans la fabrication, produit non-seulement une augmentation du titre en azote et en acide phosphorique, mais e facilite aussi la décomposition de l’engrais enfoui, par les agents du so ‘
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- Au point de vue du commerce belge des matières fertilisantes, il y a à signaler la constitution d’une société hispano-belge pour l’exploitation des apatites de Jumilla, qui ont été remarquées par les spécialistes à l’Exposition de Bruxelles; l’augmentation considérable qu’a éprouvée dans les dernières années l’importation des sels de Stassfurt, particulièrement de la kaïnite; et une reprise dans l’importation du guano, transformé en Belgique en guano dissous et guano moulu.
- Amidonneries. — L’industrie de l’amidon a fait un progrès énorme depuis la dernière Exposition de Paris.
- La plupart des opérations qui se pratiquaient à la main, sont actuellement exécutées à la machine, et le perfectionnement qui en est résulté est considérable. La mouture des riz s’opère par des cylindres en porcelaine, au lieu de meules. La séparation de l’amidon d’avec les impuretés autres que la cellulose, s’obtient au moyen de la turbine centrifuge.
- Au lieu du bac en bois garni de toilesà égoutter, on emploie actuellement des formes en métal, dans lesquelles on fait intervenir soit l’aspiration provenant du vide, soit la pression de l’air comprimé pour provoquer le départ de l’eau retenue par l’amidon.
- En résumé, les installations et les moyens techniques se sont constamment améliorés depuis quelques années, surtout dans la diminution de la teneur en amidon des résidus. De grands efforts ont été déployés pour la création de nouveaux débouchés et les progrès accomplis tant dans 1 outillage que dans l’exploitation ont augmenté la production dans des proportions remarquables.
- Les perfectionnements que nous indiquons à l’article féculerie, se rapportent également à cette industrie.
- Minoteries. — Le plus grand progrès à citer est le remplacement des meules ordinaires par les cylindres en porcelaine et en fonte durcie, et le blutage dans les appareils centrifuges. Toutes les meuneries importantes Ont remplacé les meules par les cylindres, qui ont permis d obtenir de la elle farine marchande avec les blés durs de Russie et d’Afrique, qui étaient moins recherchés et moins chers que les blés tendres, lesquels donnaient seuls aux meules une farine bien blanche ; ils ont permis également 1 em-P oi des blés durs des Indes, qui sont en général d’un prix plus favorable a les blés tendres, uniquement employés autrefois. Ces farines sont autant plus appréciées des boulangers, qu’elles donnent un rendement en Pains plus considérable que la farine ordinaire provenant des meules.
- On a aussi installé dans le pays des blutoirs spéciaux dont on dit le plus
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- grand bien; mais leur expérience n’est pas encore d’assez longue durée, pour qu’on puisse se prononcer sur leur valeur.
- Huileries. — L’extraction de l’huile végétale à l’aide de procédés chimiques n’est guère en usage en Belgique.
- L’activité des usines belges s’attache presque exclusivement à la fabrication de la graine de colza et de lin, et dans une proportion moindre à la fabrication des arachides et des chenevis. Il faut surtout citer les perfectionnements réels apportés dans les moyens mécaniques employés pour 1 extraction de l’huile des graines oléagineuses, depuis quelques années. Les appareils sont actuellement agencés de telle sorte que la main-d’œuvre est réduite au minimum. Les grandes meules sont supprimées et remplacées par des cylindres broyeurs superposés; la pulpe échauffée àla vapeur sous pression, passe directement dans un moule où elle reçoit une petite pression par action directe de la vapeur, ce qui permet de faire des paquets réguliers, qu’une presse hydraulique transforme en une seule pressée en tourteaux ne contenant plus que 7 p. o/0 d’huile. Les presses de froissage et de rebat sont ainsi remplacées par une seule presse.
- De grands avantages ont aussi été obtenus par l’emploi des filtres presses pour la clarification des huiles.
- Depuis une vingtaine d’années, les constructeurs belges se sont appli qués à améliorer le système des’ presses hydrauliques, et les presses belges sont aujourd’hui généralement préférées par nos fabricants pour leur bonne et solide construction.
- Divers procédés de raffinage ont été proposés, mais ils n’ont pas encore pour eux un assez long temps d’expérience pour les juger, tant sous le rapport du raffinage proprement dit que sous le rapport de l'enlèvement de l’eau émulsionnée dans l’huile.
- Brasseries. — La nouvelle loi d’accise sur la bière, a été mise en Bel gique en vigueur le 4er janvier 1886. Depuis cette époque, l’outillage et les procédés de l’industrie de la brasserie ont été considérablement améliores) par suite de l’abolition de certaines entraves fiscales.
- De grandes usines ont été construites dans le pays depuis lors.
- Tous les brasseurs, à peu d’exceptions près, ont adopté le mode d impôt-la quantité de farine
- Tout ce que l’outillage le plus complet et le plus nouveau comporte peut être fabriqué aujourd’hui en Belgique. à
- Les cuves-matières se sont profondément modifiées, les agitateurs.s mouvements rapides ont été introduits dans beaucoup de brasseries;
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- , appareils de clarification des moûts, l’installation des caves de fermenta-tion et de garde, les appareils pour le soutirage et le filtrage de la bière se
- trouvent en Belgique à la hauteur de ce qu’ils sont en Allemagne et en j Angleterre. Les extracteurs qui avaient été si perfectionnés il y a quelques I années, sont devenus actuellement sans emploi depuis la nouvelle loi, I mais on adapte généralement aux cuves-matières des mouilleurs, qui 1 assurent un mouillage préalable complet des farines à traiter.
- Une des grandes parties de la brasserie qui a été principalement perfec-I tionnée depuis quelques années, est la malterie. Les soins donnés à la I fabrication du malt ont subi de grandes améliorations; dans la construction ! des touraillcs, on a adopté dans un grand nombre de brasseries les remueurs mécaniques, surtout dans le cas de touraillage à haute tempé-
- I rature.
- L’application des machines à glace pour régulariser complètement la I température des celliers de fermentation, s’est généralisée dans les brasse-; ries importantes.
- DISTILLERIES. — L’élévation annuelle toujours croissante du taux de 1 1 impôt à l’hectolitre de cuve-matière, prouve combien les procédés de la I distillerie belge ont fait de progrès dans ces dernières années.
- Depuis la dernière Exposition de Paris en 4878, la plus grande mesure
- i déréglementation du travail prise par le Gouvernement belge est 1 autorisation pour les grains, d’un travail de fermentation d’une durée de
- 1 48 heures, connexe à l’ancien travail de fermentation d’une durée de 24 heures.
- Cette mesure a permis aux distillateurs de grains — de beaucoup les Plus nombreux dans le pays - l’application de procédés qui utilisent mieux le rendement des matières employées.
- Malgré cette mesure cependant, ces progrès sont malheureusement limités encore par l’imposition de contenance de certains appareils prépara-totres, non soumis à l’impôt, ce qui constitue une entrave fiscale que rien ne paraît plus justifier.
- , Les progrès réalisés sont dus à diverses causes dont nous énumérons
- tes Principales ;
- ont. Lesappareils dits macérateurs, par leurs divers perfectionnements, eicOntribué puissamment à une meilleure et plus complète transforma-a es matières employées pour le travail des grains. Ils ont permis dgngPlover des charges plus considérables à l’hectolitre de cuve-matière, 5 conditions avantageuses. L’Exposition nationale de Bruxelles
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- en 4880, a démontré combien cet appareil, dont plusieurs types étaient exposés, sollicitait les recherches des inventeurs belges.
- — Le traitement préalable des grains par le séchage pour les uns, oule traitement par l’acide sulfureux pour les autres, lequel s’est généralisé pour le travail des maïs.
- — L’emploi répandu de la germination pneumatique pour les malts, et les améliorations apportées à leur touraillage. Les malts belges peuvent concourir aujourd’hui avec ceux de l’étranger, et les distillateurs ont apporté à cet élément de leur travail, les plus grandes recherches.
- — Les grandes améliorations apportées à l’art de la meunerie en ces dernières années, ont eu également un heureux contre-coup dans l’industrie de la distillerie.
- — La dessiccation des résidus, qui permet à la distillerie belge d’exporter ses sous-produits et ne la rend plus tributaire de circonstances précaires pour leur vente sur place.
- — Les facilités accordées par le Gouvernement dans les limites fiscales possibles, de l’emploi d’appareils spéciaux dont les essais et applications sont faits à l’étranger.
- — La distillerie belge s’est également appliquée à employer tous les derniers perfectionnements apportés aux appareils spéciaux de distillation, tels que colonnes, rectificateurs, etc., ce qui lui a permis de fabriquer des produits plus purs et plus goûtés.
- Sucreries. — Depuis la dernière Exposition de Paris en 4878, on doit signaler comme preuve de l’activité intelligente des fabricants belges, 1 introduction du contrôle scientifique pour toutes les opérations dela fabrication.
- Les grandes améliorations consistent principalement dans les points suivants :
- 4° L’extraction du jus. — La diffusion a détrôné la pression hydraulique, autrefois presque générale en Belgique, et supprimé ses coûteuses dépenses de force, de main-d’œuvre, de sacs, etc., en assurant un épuisement supérieur.
- 2° La purification du jus. — La carbonatation purifiant le jus Par l’action simultanée de la chaux et du gaz carbonique, perfectionne en unissant deux opérations autrefois successives : la défécation et la satu ration.
- L emploi des filtres-presses à épuisement absolu, a affranchi la sucrera du noir animal, de sa fabrication dispendieuse et des pertes considéra
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- en sucre qu’il entraînait en supprimant les bacs décanteurs. Les filtres-presses ont donné au jus une rapidité de circulation qui empêche son altération.
- 3 0 La concentration du jus. — Les perfectionnements apportés aux appareils d’évaporation à simple effet, l’utilisation de la vapeur perdue de la dernière caisse pour réchauffer le jus avant la carbonatation, ont permis de réaliser d’importantes économies de combustible.
- 4 ° L’extraction du sucre des mélasses, soit par l'osmose, qui, appliquant les mêmes principes que la diffusion, soustrait à l’action des sels minéraux le sucre dont ils empêchaient la cristallisation; soit, par la substitution ou la séparation, qui retiennent dans une combinaison de chaux, le sucre engagé dans les salins et sacrifié autrefois avec la mélasse.
- — Une récente amélioration est la dessiccation des cossettes de diffusion, qui mettra à la disposition de l’agriculture une nourriture forte, peu volumineuse et de conservation indéfinie.
- — Au point de vue mécanique, l’industrie sucrière s’est appropriée un certain genre de perfectionnements, entraîneurs, élévateurs, vis, entraîneurs hydrauliques, brossages mécaniques, laveurs, etc.
- Ainsi que la distillerie, la sucrerie est une de ces industries qui ont le plus réduit le coût de la vapeur, par l’emploi judicieux de système économique de chaudières, de grilles, de récupérateurs de chaleur, etc.
- Raffineries de sucre. — Le raffinage du sucre n’a pas beaucoup varié dans ses procédés généraux ; seulement en présence de l’exigence des consommateurs qui réclament du sucre scié, le raffineur a été amené à aban-donner la forme ancienne des pains de sucre, lesquels au sciage donnent trop de déchets, pour adopter la forme en plaquettes; cela a permis en même temps de marcher plus rapidement et de ne pas avoir autant de place occupée par le travail des greniers. Les procédés les plus généralement adoptés sont ceux de M. Langen et ceux de Mattey et Scheible.
- La masse cuite est coulée dans des formes parallèlipédiques à cloison, non peut adapter aux turbines ordinaires ou à vide après le refroidisse-metnt et la solidification.
- Le clairçage se fait en même temps ou bien la clairce se fait à part sur es bancs à claircir et sous pression ; puis après un nouveau turbinage les P jaquettes ou tablettes sont retirées des formes et passées à l’étuve qui, elle aussi, a subi des modifications et est devenue continue. La main d’œuvre singulièrement diminuée; les locaux peuvent être plus restreints; le endement en sucre scié est plus grand et l’opération est beaucoup plus
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- rapide en même temps que le travail des arrière-produits diminue en pro-portion.
- FÉCULERIES. — L’industrie des féculeries s’est peu développée en Belgique depuis la dernière Exposition de Paris en 1878; une des causes en réside dans la cherté continue des pommes de terre.
- Les perfectionnements qui ont été apportés à cette industrie, consistent principalement dans un plus grand soin apporté aux appareils de tamisage et dans leur amélioration, donnant moins de résidus et davantage de fécule.
- On a aussi réalisé des progrès dans une meilleure disposition des étuves.
- Boulangeries. — Il n’existe en Belgique qu’un nombre très limité d’établissements exploitant industriellement la fabrication du pain. Par contre, il y a un très grand nombre de boulangeries qui emploient encore le pétrissage à la main.
- Le pétrissage mécanique s’est peu développé depuis la dernière Exposition de Paris, et la Belgique est tributaire à ce sujet des appareils de pétrissage de l’étranger.
- Il y a eu quelque progrès, quant aux fours à cuire le pain. Cependant on n’est pas encore arrivé à ce sujet à un grand degré de perfectionnement; on n’a pu encore remplacer très avantageusement le système de four par chauffage direct; tout en maintenant ce dernier système, il y a eu quelques progrès réalisés, mais surtout à l’étranger, en France et en Autriche Hongrie notamment.
- Un progrès véritable de la boulangerie belge a été amené par la notable amélioration des levures, en ces dernières années.
- Les grands progrès réalisés par l’art de la meunerie, ont eu pour conse-quence, par l’amélioration des farines, une large amélioration de la qualité du pain.
- La majeure partie des levures employées par la boulangerie belge PTC viennent principalement de la France, où les lois réglant le travail de distilleries permettent cette fabrication. On a tenté de créer cette fabricsi tion dans le pays; mais les lois fiscales qui réglementent la distillerie on toujours empêché d’arriver à des résultats sérieux.
- Fabrication du chocolat. —[Avant la dernière Exposition de Parisde Belgique a été principalement tributaire de la France pour le matériel 9 la chocolaterie. Ce n’est que vers 4880 que les constructeurs alleman ont implanté dans le pays leurs systèmes concurremment aux system français,
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- La triste situation faite à l’industrie chocolatière belge par les traités de commerce, a forcé depuis lors les producteurs belges à modifier leur outillage, et à réaliser des économies de main d’œuvre pour résister à la concurrence étrangère. Des ateliers spéciaux se sont montés en Belgique, et aujourd’hui l’on peut trouver dans le pays des machines et appareils mécaniques pouvant tenir très honorablement leur place en face des productions similaires de l’étranger.
- On peut affirmer que l’on construit actuellement en Belgique presque tout le matériel qu’il y est nécessaire pour la fabrication du chocolat; ainsi, les torréfacteurs, évaporateurs, moulins à broyer le cacao, presses à beurre de cacao, mélangeurs à table fixe et galets tournants, broyeuses avec cylindres, mélangeurs, ramollisseurs, malaxeurs, extracteurs, concasseurs, tarares ventilateur.
- Préparation des glaces et sorbets. — Les progrès réalisés en e giqne dans ces dernières années ne sont pas considérables. Quelques per fectionnements ont été apportés au matériel pour la congélation es diverses compositions de glaces et sorbets; elle sopère encore, à la main dans presque toutes les maisons de pâtisserie en Belgique. Il n y a ans e pays que deux maisons qui seules, possèdent des commandes ,assez importantes pour glacer à la machine. Aucun progrès saillant na ete réalisé en cette partie.
- Fabrication de la glace. — Les machines à produire e roi sesont répandues depuis ces dernières années avec rapidité, rois sens belges importantes construisent maintenant ces apparci s, pour nous étions, il y a bien peu de temps encore, tributaires de etran Tout ce que l’outillage le plus complet et le plus nouveau aujourd'hui en cette partie, peut être fabriqué en Belgique. . . - les L'application du froid dans l’industrie s’est généralise, ainsi F brasseries, les stéarineries, les distilleries, etc. Aussi la a ric machines à produire la glace est-elle devenue l’objet de 1 atten ion Studieuse de nos constructeurs belges.
- Louis Meeus, Président de la classe 50.
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- CLASSE 50.
- EXPOSANTS.
- 893 Beaupied (Joseph-H.), 76, chaussée d’Anvers, à Bruxelles. — Petit appareil distillatoire.
- (Voir classes 15, 61 et 64.)
- 895bis. Bernard Antoine), 127, rue Vivegnis, à Liège. — Lessiveuses et marmites tubulaires.
- Médailles argent et bronze, Paris 1878.
- 896 Candeil (Ch.), 27, rue des Longs-Chariots, à Bruxelles. — Machine à fabriquer les dragées. Médaille d'argent, Amsterdam 1885; médaille d’or, Anvers 1885, etc.
- 897 Daelstaen (Maurice', 84, rue du Marché-aux-Herbes, à Bruxelles. — Une machine à hacher la viande, système à berceau, marchant au moteur. Une machine à hacher la viande, à lames verticales, marchant à la main ou au moteur et une machine semblable marchant à la main.
- 898 De Bruyne-Speleers (Eug ), fabricant d’étreindelles, courroies de machines, tanneurs, etc., à Waesmunster. — Toutes sortes d’étreindelles, composées de crins et de cuir de première qualité produisant un tourteau beau et sec. Ces étreindelles de peuvent s’allonger (système breveté).
- Diplômes et médailles à Paris 1867, Amsterdam 1885, Anvers 1885.
- 899 De Bruyne-Van Puyvelde, à Deynze.— Etreindelles de rebat, 30 fr. Etreindelles de froissage, 43 fr.
- 900 Demol (Pierre', 120, rue Masui, à Bruxelles. — Filtre rapide pour sucreries, brasseries, distilleries, blanchisseries et à l’usage domestique, etc.
- 901 De Naeyer et Cie, Wille-broeck (Belgique). — Machines à glace,système Raoul Pictet.—Seul concessionnaire pour la Belgique des procédés Pictet. — Une machine produisant 500 kilos de glace à l’heure fonctionne dans la galerie des machines, Section Belge. ( Voir classes 5-2 et 58.)
- 902 de Neunheuser(Félix), àAye. — Fûts vides pour brasserie, de différentes capacités : 35 à 'I50 litres, prix : fr 7-50 à 48 fr. par füt-Mention honorable, Amsterdam 1885, etc.
- (Voit classe 42.)
- 903 Fellendaels (G,-H.), 14, rue du Ruisseau, à Molenbeek-Saint-Jean. — Une machine à découper et à hacher la viande.
- (Voir classe 14.)
- 1 904 Flamme-Muink (Paul-J.),43, I rue du Pont-d’Ile, à Liège.— Conservation indéfinie et à peu de frais des crêmes, glaces et fruits, sans altérer le goût et la couleur. Ces appareils sont d’une installation aisée et confortable. Timbre conservateur pour pâtissiers, permettant de conserver le feuilletage. Machine à glacer, applicable à 3 main ou à la vapeur, toute galvanisée avec turbine en cuivre étamé.
- Médaille de progrès, Bruxelles 1888.
- 903 Ghysen (Henri), 73, rue Puits en Sock, à Liège. — Une press ‘ (Voir classe 51.)
- 906 Goubet (A.), Louvain (Canal). Bureaux : Paris et Lille. — . nerie modèle; collection compter
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- de moulins à 2, 3 et 4 cylindres pour broyage du blé ou convertissage des gruaux; moulins fen-deurs, dégermeurs de 2 et 3 rouleaux; bluterie centrifuge avec alimentation automatique rendant impossible tout engorgement; tamis séparateur - classeur des produits du broyage, avec aspiration; sasseur « Progrès », incomparable pour sassage des gros gruaux et des plus fins finots; collecteur à poussière « Cyclone » sans mouvement ni filtre; brosses à blés et brosses à sons ; nettoyage complet; trieurs; machines à laver et sécher les blés; roues hydrauliques; turbines; moulins broyeurs à matières dures. — Manufacture de courroies. Médailles aux expositions; nombreuses références; prospectus illustrés franco.
- 908 Herbin (Gustave), 26, rue de l’Ecorcherie, à Tournai. — Concasseur de malt pour brasseries.
- Médailles Anvers 4 885 et Bruxelles 1888,
- 909 Joveneau (Arthur), 44, rue des Jésuites, à Tournai. — Matériel complet de chocolatrie : broyeur, mélangeur, ramollisseur, malaxeur, tapoteuse, torréfacteur, concasseur, vanneur et moulin à cacao.
- Médaille, Amsterdam, etc.
- 910 Pasteger et fils (G.-J.), 484, rue Grétry, à Liége. —• Six moulins à cylindres de différents numéros. Une brosse à son. Un extracteur. Une bluterie centrifuge. Un sasseur à semoules. Un Eureka et un trieur pour le nettoyage des grains.
- 907 Halot (Emile et Jules) et G1®, 53, rue Derosne, à Molenbeek-St-Jean-lez-Bruxelles. — Un filtre à tôles ondulées, à 23 cadres, pour jus et sirops, système Breitfeld-Danek. — Un filtre presse double, (1/2 seulement) pour boues de carbonatation, système Iwan Cizek. — Modèle au dixième d’un appareil d’évaporation à quadruple effet de 4000 hectolitres avec chauffages à effets multiples, procédés Ril-lieux. — Une machine frigorifique à acide carbonique, avec compresseur vertical pour produire 50 kil. de glace à l’heure, système Wind-hausen. — Une machine frigori-fique à acide carbonique, avec moteur, donnant le mouvement à Un compresseur horizontal pour 250 kil. à l’heure, système Wind-hausen. — Un pétrin mécanique, produisant 400 kil. depâte par opé-ration, système Emile et Jules Halot et Cie et de Posch.
- (Voir classes 48, 49,52, 35 et 61.)
- 914 Les ateliers du Brabant (Société anonyme) (P. et W. Van Goethem, administrateurs), 3, rue des Moutons, à Molenbeek-St-Jean lez-Bruxelles. — Ensemble de turbines pour la purgation des sucres et autres matières, avec vidange des produits essorés par en dessous. Transporteur à chaîne et élévateur pour la mise en sac. Alimentation des turbines par wagonnet suspendu.
- Mention honorable, Londres 1862; médaille d'argent, Paris 1878; médailles d’or : Amsterdam 1883, Anvers 1885, etc.
- 912 Société anonyme La Carbonique (O. Avedyk, administrateur-délégué), 39, rue de la Laie, à Louvain. — Fabrication de l’acide carbonique liquide et ses applications industrielles. Appareils brevetés pour la fabrication des syphons, soda et limonades; pour la saturation des bières en fut d’expédition et pour le débit
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- CLASSE 50.
- des bières en général. Propriétés exclusives de la Société.
- 913 Usine Meura, constructions mécaniques, à Tournai. — Matériel de brasserie : machine à vapeur, concasseur, pompe aspirante, cuve matière, réfrigérant, etc., etc.
- 914 Van Hecke (Gustave), 7, quai du Petit-Dock, à Gand. — Constructions mécaniques. Appareil germinateur ; plateaux-touraille; dégermeurs ; diviseurs - trieurs ; concasseurs; pompe à froid et à chaud; faux-fonds, monte-charges; machines à nettoyer les tonneaux; brouettes culbuteuses, etc., etc. Maison fondée en 1860.
- 2 prix de progrès, 18 diplômes d’honneur, 32 médailles d’or, 260 médailles diverses. {Voir classes 48, 49, 51, 52, 61,63,64,74,78).
- 915 Van Leynseele (Victor), rue de l'Enseignement, 72, à Bruxelles. — Four, fourneaux et appareils chauffés par le gaz, pour pâtissiers.
- 916 Velghe (Rud.), constructeur, 101, rue de l’Hôpital, à Gand. — Spécialité pour la construction et l’installation de tous appareils pour huilerie. Nouveau système de presses froissage et rebat fonctionnant sans étreindelles.
- 917 Wilmotte (Maurice), ingé. nieur, à Huy. — Un laveur a grains.
- Médaille d’or, Anvers 1885.
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- CLASSE 51.
- CLASSE 51. — Matériel des arts chimiques, de la pharmacie et de la tannerie.
- Pendant des années la Belgique a dû demander à l’étranger la plupart des ustensiles et des appareils employés dans ses laboratoires de chimie. Quelques efforts faits en vue de modifier cette situation étaient demeurés stériles : la clientèle fut longtemps trop restreinte. Cependant peu à peu l'enseignement pratique de la chimie s’est développé chez nous ; des laboratoires d’essais industriels, commerciaux ou agricoles ont été créés dans diverses localités, et aujourd’hui chaque usine a pour ainsi dire son laboratoire d’analyse.
- Ce mouvement a permis à quelques maisons d’entamer avec succès la lutte contre l’étranger pour la production des nombreux appareils nécessaires aux pharmaciens et aux chimistes. Le nombre et la variété des objets exposés dans la classe 51 témoignera de leur activité. Nos flacons à étiquettes vitrifiées jouissent d’une vogue croissante, et c’est en Belgique que les boites et les flacons dessiccateurs, si appréciés des pharmaciens, ont fait leur première apparition.
- Les grandes industries chimiques sont florissantes dans notre pays; leur prospérité est due en partie au soin qu’elles ont mis à maintenir leurs procédés et leurs appareils à la hauteur des progrès réalisés. Les unes y sont parvenues en perfectionnant elles-mêmes leur outillage, les autres en adoptant les types d’appareils renommés à l’étranger. La Belgique pro-dame avec fierté que Solvay est un de ses enfants; la nouvelle industrie dont il nous adotés n’a pu s’établir et se développer que par la rare perfec-tionavec laquelle les appareils sont combinés dans les usines.
- Nos fabricants de caoutchouc continuent à venir puissamment en aide aux laboratoires et aux fabriques de produits chimiques. Les noms bien connus de Pavoux et de Jenatzy donnent la mesure du degré de perfection pauel 1 industrie du caoutchouc et de la gutta-percha est arrivée en slgique. Cest dans l’usine de M. Pavoux qu’ont été produits les premiers Tes de caoutchouc sans joint et à spirale intérieure.
- J à a fabrication des vernis est restée stationnaire en Belgique. Nos pro-; cteurs, qui jadis avaient conquis une partie des marchés étrangers, et y
- Etaient avec succès, même contre l’Angleterre, se sont vus arrêter dans essor par des mesures douanières. L’industrie des essences est repré-nee dans notre pays par une firme justement renommée. La maison as Hanart, qui a aussi des usines à Anzin et à Grasse, possède à Bruxelles
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- CLASSE 51.
- un vaste établissement où elle distille les plantes aromatiques de culture indigène, ainsi que les graines des ombellifères, les bois odorants, etc. On y produit des quantités considérables d’eau de roses et de laurier cerise et des essences de menthe très appréciées. Une spécialité importante de cette maison est l’extraction des essences de fruits, très recherchées des confiseurs, et obtenues par distillation dans le vide.
- Aucun des perfectionnements apportés à la fabrication du gaz d’éclairage n est resté inconnu ou inappliqué ici, grâce au travail incessant delà Société des gaziers belges, établie à Bruxelles. Plusieurs de nos grandes usines à gaz, et notamment celle de la capitale, peuvent être citées comme des établissements modèles.
- La fabrication des bougies stéariques n’est pas restée en arrière; les procédés de saponification les plus parfaits sont introduits dans les importantes usines d’Anvers et de Cureghem.
- L industrie du tanneur est en voie de transformation. L’emploi des extraits tannants se généralise de plus en plus, et le tannage rapide est devenu en quelque sorte une nécessité imposée par la concurrence. On peut se demander si les cuirs obtenus par ces procédés seront aussi serres et aussi durables que le cuir d’autrefois.
- La fabrication des explosifs vient puissamment en aide à nos industries extractives. La préparation de la nitro-glycérine a atteint en Belgique un haut degré de perfection. Il en est de même des procédés d'emballage et de chargement de la dynamite. Une usine remarquablement outillée vient de s’installer à Trois Fontaines, près de Vilvorde, pour la fabrication des « Explosifs Favier », produits nouveaux, inoffensifs et puissants, 4" semblent appelés, d’après les expériences faites, à un brillant avenir.
- Notre industrie verrière, si favorablement appréciée à l’étranger, est en voie de transformation complète grâce à l’adoption progressive des fours ; bassins. Ces fours eux-mêmes ont été en Belgique l’objet de perfectionnements sérieux, parmi lesquels on peut citer ceux que MM. Dorlodot Baudoux y ont apportés.
- Les produits réfractaires de Saint-Ghislain, de Floreffe, de Bouffiouls de Seilles lez-Andenne, grès céramiques, briques de four, cornupSn gaz, etc., maintiennent leur bonne renommée et viennent puissammen aide à nos grands établissements métallurgiques et industriels. nos
- L’essor pris par nos industries chimiques a réagi favorablement s ateliers de construction, qui ont été amenés ainsi à créer nombre 6 ) nouveaux de moulins, de presses et d’autres appareils.
- TH. SWARTS, „
- Président de la classe 5 •
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- 949 Delpire(Gustave),pharmacien, à Roux lez-Charleroi. — Cache-teur azyme Delpire : cacheteurs simples, nos 4, 2, 3, prix : 20 fr. pièce; cacheteurs doubles, nos 4 et 2 ou 2 et 3, prix : 30 fr. pièce.
- 920 Fournier (M.), 237, rue du Progrès, à Bruxelles.— Appareils en plomb pour la fabrication de l’acide sulfurique.
- 924 Ghysen (Henri), 73, rue Puits en Sock, à Liège. — Une presse. (Voir classe 50).
- 922 Guyard et Hagemeyer, 1A, rue Heyvaert, à Molenbeek-Saint-Jean. — Appareils, ustensiles, flacons et pots avec étiquettes vitrifiées, pour pharmacies et laboratoires. Vases, etc., décorés.
- Médaille Anvers 1883.
- 923 Henroz (Camille), à Floreffe. — Deux pierres à étendre le verre, de 3m50 x 2m.
- (Voir classe 41 )
- 94 Moreau(Léon) fils , ingénieur, ! 3%, rue de Mérode, à Bruxelles. — Modèle réduit d'un mélangeur de liquides et de solides, système Winssinger, servant à délayer une boue dans un liquide pour obtenir un mélange homogène ; à favoriser une réaction chimique par le re-nouvellement continuel des sur-
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- EXPOSANTS.
- faces de contact entre le liquide et les matières solides; à obtenir la division d’un solide dans un liquide par l’effet des chocs répetes que la matière subit par la rotation de l'appareil.
- 925 Neujean (A.), 50> rue Hors-Château, à Liége. — Appareils pour laboratoires de chimie, pour la galvanoplastie, pour la dorure, l’argenture, le nickelage, etc-
- (Voir classe 45.)
- 926 Société anonyme de dynamite de Matagne(A.van Reeth directeur gérant). — Plans d usine et appareils de fabrication.
- (Voir classe 45.)
- 927 Société anonyme des produits réfractaires et terres plastiques de Seilles lez-An-denne et de Bouffioulx (Léon de Lattre, directeur). — Appareils divers pour les produits chimt
- ques.
- (Voir classes 20, 41 et 65.)
- 928 Solvay et Cie (Soude et^ Produits chimiques), rue du Prince Albert, 49, Bruxelles. — Maquette ausine. Photographies. Modeles réduits d’appareils. Plans.
- L’exposition complète de MM. Solvay et Cio se trouve dans leur Pavillon spécial.
- (Voir classes 45 et 49 et groupe XI.)
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- CLASSE 51.
- 929 Van Hecke (Gustave), Gand. — Constructions mécaniques. — Moulins Excelsior pour tanneries, distilleries, teintureries; pour sucre, chicorée, produits chimiques. Maison fondée en 1860.
- 2 prix de progrès, 18 diplômes d’honneur, 32 médailles or, 260 autres médailles. — (Voir classes 48, 49, 50, 52, 61, 65, 64, 74, 78.)
- 930 Van Hoecke (Ferd.)et Cie, 3, boulevard de Plaisance, à Gand. — Teinturerie de peaux de lapins en tous genres pour fourrure. Imitations de zibelines, martres, lynx et castor. — Expose le procédé de tannage combiné avec la teinture et l’apprêt des peaux.
- Récompenses : Anvers 1885, Liverpool 1886, Grand Concours Bruxelles 1888.
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- CLASSE 52.
- CLASSE 52. - Machines et appareils de la mécanique générale.
- Depuis l’Exposition Universelle de Paris en 4878, 1 industrie mécanique acontinué à progresser à pas de géant.
- Non seulement elle étend de jour en jour son domaine, trouvant de nouvelles applications, remplaçant la main de l’homme par des machines et rendant le travail de plus en plus automatique, mais, en outre, elle prend, vis-à-vis des autres industries, une position prépondérante.
- Elle était autrefois leur auxiliaire; elle est devenue leur guide. Elle n’attend plus que les autres industries lui fournissent des plans, mais, devançant leur désir, elle va leur offrir des outils tout prêts, dont elle est à même de garantir les résultats et la puissance industrielle d’un pays est en rapport immédiat avec le développement de son industrie mécanique.
- Le caractère le plus saillant de la marche de cette industrie dans ces dernières années, est la spécialisation. Beaucoup d’ateliers ne font plus qu un seul ou qu’un petit nombre d’outils ou de machines.
- Lexpérience leur permet alors de créer des types avantageux, de Supprimer les poids inutiles, de s’outiller pour produire à bon marché un travail excellent, et surtout de connaître exactement les résultats que chaque engin peut produire.
- Il en résulte que la spécialisation s’impose à tous les concurrents aussitôt qu un atelier se spécialise.
- On ne saurait, sans cela, lutter contre lui : il deviendrait le maître du marché parce qu’il pourrait garantir des résultats meilleurs que ses con-Currents et les donner à plus bas prix.
- La Belgique n’est pas restée en arrière dans ce mouvement. C’est ainsi Que la construction des machines à vapeur, des machines à gaz, des appa-hydrauliques etc., s’est concentrée dans un petit nombre d’ateliers, ont chacun se limite, en outre, à un très petit nombre de systèmes.
- Mais ce caractère de grande spécialisation rend la lutte fort difficile dans an petit pays ou il n’y a pas place pour faire une spécialité de chacun des atils industriels. Entourée de grands pays industriels, la Belgique reçoit nécessairement d'eux un grand nombre de produits, pour la fabrication rsauels ils sont mieux outillés qu’elle; et, d’autre part, les tarifs protec-urs dont plusieurs de ces grands pays se couvrent, rendent la réci-PToque difficile.
- : Le tableau ci-dessous montre néanmoins que la Belgique a su main-Sa position vis-à-vis de ses voisins et que, d’autre part, le régime
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- CLASSE 52.
- libéral sous lequel vit son industrie, lui a permis de produire dans de meilleures conditions que les autres et d’augmenter beaucoup son exportation vers les marchés lointains.
- La statistique officielle ne sépare pas les machines et appareils delà mécanique générale des autres outils.
- Le tableau renferme donc, outre les produits de la classe 52, les outils de toute nature servant aux diverses industries et compris dans les classes 48 à 59.
- D’autre part, ces tableaux ne sont pas complets, car un grand nombre de produits sont expédiés comme pièces séparées et sont classés sous une autre rubrique.
- Importation et exportation de machines et outils en 1887 (sous les réserves ci-dessus, et en négligeant les unités).
- Importation en Belgique. Exporta tion de produits belges vers les pays ci-contre.
- Allemagne . . . . 5,100,000 francs . . . . 4,660,000 francs.
- Angleterre . . . . 2,700,000 » . . , . . 2,500,000 »
- France. .. . . . 2,200,000 » . . . . 5,200,000 »
- Pays-Bas . . . . 400,000 » . . . . 2,900,000 »
- Autres pays . . . 284,000 » . . 28,595,000 »
- Les exportations belges d’outils et de machines de 4887 dépassent donc les importations de plus de 30 millions de francs, et ce chiffre augmente fortement d’année en année.
- Ces résultats ne sont, du reste, que le prix naturel des grands efforts faits par les ateliers belges pour perfectionner leurs machines et leurs outils, tant sous le rapport del’exécution que de la qualité des matériau".
- Plusieurs d’entre eux sont arrivés à produire, en fabrication courante, les diverses formes que réclame l’industrie mécanique, avec une perte, tion telle que les instruments de précision les plus délicats parviennent rarement à y trouver une erreur.
- On peut dire qu’en aucun pays la machine à vapeur ne se construi mieux qu’en Belgique; aussi, n’en importe-t-on plus que comme annexe a des engins spéciaux, tandis que les exportations belges sont très impon tantes, surtout pour les grandes machines, et qu’elles se dirigent tou
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- autant vers les grands centres industriels d’Allemagne et de France que vers les autres pays.
- C’est que la machine à vapeur est restée l’une des constructions les plus difficiles à réussir, tant sous le rapport de l’étanchéité des organes intérieurs que de la régularité de la marche et de l’aptitude à travailler de longues années, sans jamais exiger de chômages.
- Les chaudières à vapeur sont aussi l’objet d’une exportation considérable, à laquelle prennent part une foule de systèmes.
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- CLASSE 52.
- EXPOSANTS.
- 931 Bakeljau (Théophile), ingénieur, chef détection aux chemins de fer de l’État belge, Malines. — Une pompe automatique à gaz. Un régulateur de pression.
- 932 Berhaut (Charles), 20, rue de Fragnée, à Liége. — Compteurs à eaux, système à turbine et système à pistons.
- Médaille d’argent, Anvers 1883, etc. (Voir classe 63).
- 933 Carels frères, à Gand.— Machines fixes Sulzer, simples, com-pound, tandem et à triple détente de 75 à 1400 chevaux; machine à tiroirs de 42 à 70 chevaux. — Exposent une machine Sulzer de 400 chevaux, participant à la force motrice de la galerie des machines.
- Médaille d’or, Paris 1867 ; diplôme d’honneur, Vienne 1873 ; grand prix, Paris 1878; diplôme d’honneur, Anvers 1885. — (Voir classe 61.)
- 934 Cassiers (Fd-L.), 4 et 2, rue Cassiers, à Merxem lez-Anvers.— Cric pour lever les vannes d’écluse, en fer forgé trempé et fermeture de sûreté.
- Diplôme, Anvers 1885. — (Voir cl. 61.)
- 935 Chantrenne-Soiron (G.), à Nivelles. — Injecteurs aspirants et foulants; graisseurs; indicateurs de niveau d’eau; robinets divers ; sifflets d’alarme.
- (Voir cl. 58 et 61).
- 936 Demoor (J. et M.), constructeurs, 35, rue Zérézo, à Bruxelles-Nord. — Construction mécanique ordinaire et de précision; travail à
- la fraise; machines outils et outillages spéciaux pour le travail perfectionné des métaux d’après les procédés modernes; fraiseuses-fraises ; matériel, outillage et fournitures pr industries en général; entreprises de travaux publics, ateliers de construction, forges, fonderies, manufactures; usinesà gaz, électricité; chemins de fer, tramways, etc. ; tuyauterie et robinetterie; broyeurs à mortier et à trass; appareils de levage; exploitation de brevets.
- (Voir classes 53 et 57).
- 937 De Naeyer et Cie, à Wille-broeck (Belgique), et Lille (Nord-France). — Chaudières multitu-laires, inexplosibles, économiques, brevetées. Vaporisation garantie 9 à 40 litres d’eau par kilog. de charbon consommé. Système adopté pour le service général de la force motrice aux principales expositions.— 6 chaudières, produisant 2000 chevaux, fonctionnent pour le service de la force motrice de la galerie des machines.
- (Voir classes 50 et 58.)
- 938 Dervaux et Cie, ingénieurs,à Farciennes. — Un épurateur canteur automatique pour l'épU ration préalable ; un apparel épurateur débourbeur pour chaudières à vapeur; un appareil PoUI la préparation automatiquecon tinue de l’eau de chaux saturée.
- 939 De Ville-Châtel (H.) et
- 52, rue Birmingham, à Bruxel "
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- CLASSE 52.
- — Machine Compound tandem, I système Frikart ; chaudière Roser à circulation d’eau et retour de flammes; machine demi-fixe avec chaudière verticale à enveloppe amovible ; moteur à pétrole.
- Médaille d’or, d'argent et de bronze dans toutes les expositions depuis plus de 25 ans. - (Voir cl. 59 et 61.)
- 940 Électricité et Hydraulique (Société anonyme . Ateliers de construction (Julien Dulait, adminis-trateur-gérant), à Charleroi. — Une machine à vapeur actionnant directement une dynamo; une machine à vapeur à grande vitesse; un pandynamomètre de transmission, système Dulait, permettant la lecture directe du nombre de kylogrammètres développés; 4 moteurs hydrauliques, système Du-lait; un moteur à gaz de 4 che- 1 Vaux; un moteur à pétrole de 4 cheval.
- Médaille d’or et 2 médailles d’argent, Anvers 1885. — (Voir classes 48 et 62.)
- 94 Felon (Joseph) (représenté par M. Georges Hoppenstedt, de Pa-ris) 21, rue Méan, à Liége. — Graisseurs automatiques brevetés. Graisse consistante à l’usage de fous les mouvements mécaniques. Médaille de bronze, Bruxelles 1888.
- 942 Fétu-Defize et Cie, à Liége. — Ateliers de construction de ma-chines-outils, moteurs à gaz système Otto; corroyerie et fabrique de courroies en cuir; fabrique de garnitures de cardes pour filatu-Tes. Exposent : tour à roues, tour à support revolver, machine à fraiser verticale, poinçonneuse, mortaiseuse, foreuses verticales à colonne, radiale et horizontale, limeuses simple et double, scie
- circulaire à couper les métaux à froid, moteurs à gaz à un et à deux cylindres, en outre trois machines exécutées d’après programme tracé par M. Degraux, ingénieur aux chemins de fer de l’État.
- (Voir classes 53 et 57.)
- 943 Foccroulle (Charles), à Kin-kempois (Angleur). Manufacture générale de crics tout en acier forgé. — Cric belge de sûreté à triple engrenage, de 60,000 kilos de force, prix 600 fr. Idem, de 10,000 kilos, prix 93 fr. Cric universel, 4,000 kilos, prix 48 fr. Cric Xtrafort à vis, 10,000 kilos, prix 75 fr. Idem, de 4,000 kilos, prix 50 fr.
- Médaille de bronze, Amsterdam 1883; médaille d'argent 1888.
- 944 Foccroulle (Jules), 25, rue Bonne-Femme, à Liége. — Crics en acier Bessemer à crémaillière, prix: 30 fr. ; crics, double engrenage, force 5 000 à 20,000 kil., prix: 46 à 105 fr. ; crics à vis, double engrenage, force 5,000 à 20,000 kil , prix: 50 à 135 fr. — Vérins avec ou sans chariot.
- Médaille d'argent, Anvers 1885.
- 943 Fondu (J.-B.), à Bruxelles.— Lubrificateurs automatiques pour machines et appareils en général. [Voir classes 10, 41, 60, 61 et 65.)
- 946 Gausset (A.) et Cie, à Jumet. — Une machine locomobile perfectionnée, prix 4750 fr.
- 947 George (Edouard), rue Saint-Antoine, 21, à Verviers (maison fondée en 1844). —• Manufacture de garniture de cardes, système breveté. Fabrique de courroies en cuir, lanières et manchons pour fileuse.
- ( Voir classe 54.
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- CLASSE 52.
- 948 Halot et Cie (Ém. et Jules), anciens établissements Cail, Halot et Cie de Bruxelles. — Une machine pilon de 6 chevaux, avec générateur inexplosible à tubes, système Collet, donnant le mouvement à la machine frigorifique pour 50 kil. de glace(classe 50). (Voir classes 48, 49, 50, 53 et 61.)
- 949 Hanarte (Gustave), rue de Ber-laimont, 21, Mons. — Plans d’appareils pour la transmission de la force par l’air comprimé, l’air raréfié et l’eau. Traités spéciaux publiés sur ces matières.
- ( Voir classe 48.)
- 950 Hanrez (Prosper), ingénieur, rue Moris, 9, Bruxelles. — Un générateur à vapeur multitubulaire inexplosible, système P. Hanrez. Construit par MM. Zimmermann-Hanrez et Cie, constructeurs à Monceau-sur-Sambre.
- (Voir classes 48, 61 et 63.)
- 951 Houben (Théodore), 24, rue David, à Verviers. — Courroies en cuir.
- (Voir classe 47.)
- 952 Hoyois (Alfred), ingénieur-constructeur, à Clabecq. — Une machine à vapeur à détente variable par l’action du régulateur.
- Médaille d’or, Anvers 1885: prix d’honneur, Bruxelles 1888.
- 953 Jaspar (Joseph), 12, rue Jon-fosse, à Liége. — Un moteur hydraulique de 6 chevaux actionnant une dynamo de 60 ampères et 70 volts.
- (Voir classes 15, 4 et 62.)
- 95% Joret frères, à Fontaine-l'É-vêque. — Poulie de 2m50 X 0.50, prix 350 francs. — Poulie de 4m
- X 0m30, prix 70 francs. — Poulie de 0m50 X 0m50, prix 55 francs.
- 955 Lallemand (Léonard), à Di-son. — Fabrique de graisseurs automatiques. Huiles et graisses industrielles. Cordes et ficelles en tous genres. Spécialité pour transmissions. Toiles sans fin et draps a nettoyer les machines. Fabrique de composition calorifuge pour recouvrir les appareils à vapeur et à eau froide. Manufacture de bâches et caparaçons. Toile imperméable, sacs à laine, à grains, à farine et à son. Caoutchouc, bourrage américain, amiante et chanvre peigné. Pièces de rechange pour self-actings. Articles de fabrique en général.
- Médaille, Amsterdam 1883; Anvers 1885. -( Voir classe 44.)
- 956 Lechat (Jules), 22, rue Fiévé, à Gand. — Courroies de transmis: sion. Courroies de transporteurs et d’élévateurs. Tuyaux d’aspiration et de refoulement. Tuyaux tissés pour raccordements de grandes conduites d'épuisement. Médaille d’argent, Anvers 1885.
- 957 Lindebriengs-Cuyx, 264, rue de Diest, à Louvain. — Cour-1 roies en cuir et en toile à voile-
- Courroies en cuir sans jointures.
- Courroies en cuir d’Amérique et | câble en cuir pour transmissions.
- Deux diplômes et médaille d'argent, Anvers 1885; médaille d’argent, Bruxelles 4888.
- 958 Mabille (Valère), à Mariemont. — Soupapes de sûreté. Injecteurs.
- (Voir classes 41, 53 et 61.)
- 959 Manufacture générale de courroies de transmission (Ant. Brichot et Cie), 34, rue de Prévoyance, à Bruxelles. — Cour-
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- roies en crin, en coton américain cousu, en cuir tanné et en cuir couronné (crown leather). Courroies sans fin spéciales pour électricité, ne produisant aucun choc. Courroies pour papeteries, brasseries, distilleries, etc., résistant à l’humidité.
- Médailles d’or, Londres 1862; Paris 1878; Anvers 1885, Bruxelles 1888.
- 960 Moteurs inexplosibles au pétrole ordinaire et au gaz (Société anonyme des), 447, boulevard Anspach, à Bruxelles. — Moteurs à pétrole et au gaz. — Un moteur à pétrole de trois chevaux ; 2,800 francs.
- 961 Nouvelle société anonyme d'Auderghem (baron de Car-tier, administrateur), à Auder-ghem, près Bruxelles. — Mastics industriels pour les joints à vapeur.
- (Voir classe 45.)
- 962 Piraut (J.-B.), 5, rue de Mé-rode, à Bruxelles. — Une loco-mobile de la force de 8 chevaux, sur quatre roues.
- 963 Radermecker (A.), à Ver-viers. — Courroies en cuir, cordes en cuir, lanières diviseuses et manchons.
- 964 Roovers (L.) et Cio, 20, rue des Wallons, à Liége. — Robi-netterie, flotteurs, indicateurs de niveau d’eau, etc.
- 5 Snyers (Raymond), ingénieur Civil, 75, rue Keyenveld, Ixelles Sruxelles. — Nouveau principe coL Tansmission de force appli-svarsa la mécanique générale. Ce ) eme supprime entièrement le
- CLASSE 52.
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- choc qui naît de la réaction soudaine l’une sur l’autre, de deux masses en mouvement; il permet d’établir entre elles un rapport dynamométrique, modérable à volonté. — L’installation expose les applications suivantes : a. aux embrayages; b. aux pédales pour transmission de mouvement entre les trains et les appareils fixes de la voie; c. aux parachutes; d. aux freins contre le recul des pièces d’artillerie; e. diverses petites applications. Plusieurs appareils a et e peuvent être vus en fonction dans l’Exposition. —• Concerne diverses classes.
- Bruxelles 1888, diplôme de progrès (la plus haute récompense, supérieure au diplôme d’honneur) décerné à l’unanimité.
- 966 Société anonyme des Ateliers de construction de la Meuse (directeur-gérant, Fr. Tim-mermans , à Liége. — Machines à vapeur perfectionnées pour filature, éclairage électrique, moulins, ateliers,glaceries,etc. Machinesdu système Compound, horizontales, verticales, à soupapes, etc. (Prix d’honneur au Grand Concours international de Bruxelles 1888 . Chaudières à vapeur, pompes à vapeur, locomotives de toutes forces, monte-charges hydrauliques, turbines. Chantier naval, machines et grues hydrauliques pour port de mer, machines et tuyaux pour distributions d’eau et de gaz,machines pour mines houillères, laminoirs, aciéries, hauts-fourneaux- Spécialité de machines d’épuisement souterraines Compound; de machines d’extraction à soupapes, de compresseurs, de trains de laminoirs, etc. — Expose une machine à vapeur perfectionnée.
- (Voir classe 61.)
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- CLASSE 52.
- 967 Société Cockerill, àSeraing. Une machine à comprimer l’air en mouvement.
- (Voir classes 41, 48, 61 et 65.)
- 968 Société anonyme de chaudronnerie et fonderies liégeoises (administrateur délégué, M. Pétry-Chaudoir). Quai Orban, à Liége.—Unechaudière «Barbé », à tubes d’eau. — Cette chaudière se trouve dans le compartiment français au service de MM. Bon et Lustremant.
- Paris 1872, Vienne 1875, Anvers 1885, etc.
- 969 Société anonyme des forges, usines et fonderies de Gilly (A. Robert, administrateur-délégué). — Ateliers de construction de machines de tous genres. — Machines d’exhaure et de laminoirs. Construction de fabriques à agglomérer les charbons. Spécialité de machines à fabriquer les boulets ovoïdes (système breveté). Marteaux pilons àvapeur à double effet et cisailles à vapeur. Spécialité de machines à polir les glaces. Excavateurs. Grues. — Locomotives pour usines et ports. Joints articulés, brevetés. Grosse forge. Pièces de toutes dimensions.
- Médailles d’argent : Amsterdam, Anvers, etc. — (Voir classe 48.)
- 970 Société anonyme de Mar-cinelle et Couillet, à Couillet. — Plan de machine motrice Com-pound. Photographies de machine motrice verticale à bâti pilon. Photographies de machine
- motrice à grande vitesse. Grue roulante. Pont roulant.
- Paris 1878, hors concours. Amsterdam 1885, diplôme d’honneur. Anvers 1883, 5 diplômes d’honneur et une médaille d’or. — (Voir classes 41, 48 et 61.)
- 971 Société anonyme Le Phoenix, pour la fabrication des machines à mécaniques, à Gand. -Machine à vapeur Compound à condensation, de la force de 400 chevaux, à distribution système Hertay, à détente variable par le régulateur.
- Médaille d’or, Anvers 1883; diplôme d'hon-neur, Bruxelles 1888.
- 972 Société anonyme vervié-toise pour la construction de machines ancienne maison Houget et Teston), 2, rue Francomont, à Verviers (Fernand Houget, administrateur). — Une machine à vapeur Corliss de 100 chevaux. Médaille de 1" classe, Paris 1835; 2 Prize
- Medal, Londres 1862; 2 médailles d'or et 5 médailles d’argent, Paris 1867; diplôme d’honneur, Vienne 1873, etc.; hors concours, jury, Paris 1878. - (Voir classes 34, 55 et 64.)
- 973 Van Hecke (Gustave), 7, quai du Petit Dock, à Gand. — Constructions mécaniques; plans de pont à peser les wagons, sans interruption de voie, imprimant le poids; pompes, mesures coniques pressées d’une pièce. Maison fon-dée en 1860.
- 2 prix de progrès, 18 diplômes d’honneur, 32 médailles d’or, 260 autres médatle"" (Voir classes 48, 49, 50, 51, 61, 63, 67 74, 78.)
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- CLASSE 53.
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- CLASSE 53. — Machines-outils.
- L’industrie belge des machines-outils continue à marcher dans la voie du progrès, et elle s’est affirmée d’une manière visible à chacune de nos expositions.
- La Belgique, longtemps tributaire de l’Angleterre pour cette industrie spéciale, commence aujourd’hui à s’affranchir des constructeurs étrangers depuis qu’elle compte un certain nombre de maisons qui ont fait de grands progrès dans ce genre de construction. Non seulement elles sont parvenues à en diminuer relativement l’importance, mais elles-mêmes en exportent dans tous les principaux pays de l’Europe.
- A l’appui de cette assertion, nous donnons ci-après le tableau général des importations et exportations des machines et mécaniques depuis la dernière exposition de Paris en 1878.
- On remarquera, tandis que l’importation reste pour ainsi dire station-maire, l’accroissement rapide de l’exportation. Les cinq dernières années, ilest vrai, sont moins brillantes que les cinq premières, mais ce résultat est dû à la crise industrielle qui sévit dans le monde entier. Durant la même période, les chiffres d’importation, au contraire, n’ont guère varié. Il ne serait pas trop hasardeux d’en conclure que la crise, du moins dans industrie mécanique, a moins régné en Belgique que dans les autres pays.
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- EXPORTATIONS
- . 31,818,259 kilos
- IMPORTATIONS
- 6,617,801 kilos
- . 34,192,263
- . 45,975,207
- . 65,596,748
- . 62,450,373
- . 48,304,454
- . 43,146,386
- . 40,806,794
- . 43,474,300
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- 4888 .
- , est donc permis d’espérer que nos constructeurs ne tarderont Pas a ^^érir une véritable supériorité dans cette branche de la mécanique, et "ne réputation égale à celle de leurs concurrents étrangers.
- Ils sont, d’ailleurs, fortement encouragés par le Gouvernement et parti-Colièrement par l’administration des chemins de fer de l’État, qui leur Commande fréquemment des outils nouveaux, auxquels ses ingénieurs ont sopéré par une étude approfondie. P. VAN den Kerchove,
- président de la classe 53
- . 43,200,000
- constructeurs ne tarderont pas à
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- CLASSE 53.
- EXPOSANTS.
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- 7
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- 974 Demoor (J. et M.), constructeurs, 35, rue Zérézo, à Bruxelles-Nord. — Construction mécanique ordinaire et de précision; travail à la fraise; machines outils et outillages spéciaux pour le travail perfectionné des métaux, d’après les procédés modernes; fraiseuses-fraises; matériel, outillage et fournitures pr industries en général; entreprises de travaux publics, ateliers de construction, forges, fonderies, manufactures; usines à gaz, électricité; chemins de fer, tramways, etc. ; tuyauterie et robinetterie; broyeurs à mortier et à trass; appareils de levage; exploitation de brevets.
- (Voir classes 52 et 57).
- 975 Dumortier (H.-L.) et Cie, 89b, chaussée de Haecht, à Bruxelles. — Huit machines montées avec meules en émeri. Toiles et papiers émerisés,, verrés, silexés. Meules émeris. Émeri en poudre et en grain.
- Médailles d’argent et de bronze, Amsterdam 1883; médailles d’or, Nouvelle-Orléans, Anvers, etc.
- 976 Fétu-Defize et Cia, à Liège. — Ateliers de construction de machines-outils, moteurs à gaz système Otto; corroyerie et fabrique de courroies en cuir; fabrique de garnitures de cardes pour filatures. Exposent : tour à roues, tour à support revolver, machine à fraiser verticale, poinçonneuse, mortaiseuse, foreuses verticales à colonne, radiale et horizontale, limeuses simple et double, scie circulaire à couper les métaux à
- froid, moteurs à gaz à un et à deux cylindres, en outre trois machines exécutées d’après programme tracé par M. Degraux, ingénieur aux chemins de fer de l’Etat.
- (Voir classes 52 et 37).
- 977 Halot (Émile et Jules), et Cie, 53, rué Derosne, à Molenbeek-St-Jean lez-Bruxelles. — Machines outils.
- ( Voir classes 48, 49, 50, 52 et 61).
- 978 Mabille (Val.), à Mariemont. — Machine à essayer les métaux. Médailles: Vienne 4873 et Paris 1878; mé daille d’or: Amsterdam 1885, Anvers 1885, Barcelone 1888 et Bruxelles 1888.
- ( Voir classes 41, 52 et 61)
- 979 Société anonyme internationale du Fil hélicoïdal et des Agglomérés métalliques (L. Wilmart, administrateur-délégué), 16, rue de la Presse, à Bruxelles. — Débiteuse à un fil pour découper les blocs sur chantier. Armature à fils multiples pour scier les blocs en épaisseur et en tranches. Polissoir pour dresser et adoucir les pierres et marbres. Perforatrice pour creuser les puits en carrière. Débiteuse à un fil avec poteau distributeur et poulies à rotules pour scier à la roche.
- (Voir classe 65.)
- 980 Vander Stegen (Jules), C°u' pure, 251, à Gand. — Machin . raboter les dents de roues cong ques. Le profil de la dent est donne automatiquement par une tor en tôle découpée.
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- CLASSES 54, 55 ET 56.
- Classe 5k — Matériel et procédés de lafilature et de la corderie.
- CLASSE 55. — Matériel et procédés du tissage.
- Classe 56. — Matériel et procédés de la couture et de la confection des vêtements.
- Si l’on ne considère que les grands centres de l’industrie textile, on n y trouve plus trace de l’organisation élémentaire de la fabrique de draps et étoffes, telle qu’elle existait il y a quelques cinquante ans.
- C’est tout au plus si les procédés primitifs de fabrication, oubliés aujourd’hui chez nous, sont encore en usage dans certaines localités du midi de l’Europe, pour la transformation de matières premières communes en tissus de consommation presque exclusivement locale.
- Le développement de l’outillage lainier, notamment, s est fait aussi rapide que considérable, par l’accroissement des besoins de la consommation, en même temps que par l’extension de nos débouchés à l'exté-rieur. Ses perfectionnements sont nés de la persévérante collaboration des fabricants et des constructeurs verviétois, dont les efforts associés ne pouvaient que porter des fruits précieux et durables. Bien mieux, plusieurs de nos plus importants ateliers de construction ont pris naissance dans Tatelier de tissage ou de filature et se sont lentement mais sûrement déve-loppés en raison de la double compétence de leur chefs.
- Sauf pour le matériel de peignage, de filature de laines peignées et pour les métiers à filer selj-actings, dont la construction, quoiqu’entreprise à ervicrs, n’y est encore que peu développée, nous pouvons dire que notre eglomération lainière non-seulement trouve sur place toutes ses machines spéciales, mais s’est encore acquis dans tous les pays d’Europe et même outre-mer une réputation que les constructeurs étrangers sont loin d’être en mesure de disputer aux nôtres.
- **
- Les deux dernières périodes décennales ont vu se développer le matériel tela filature de laine cardée, qui forme encore, avant sa plus jeune sœur 5 filature de peigné, la branche primordiale de notre importante 4 ustrie. Les assortiments de cardes de petites dimensions, à tambours $ bois, ont fait place aux grandes machines à tambours métalliques tra-ballantune nappe de 4ms0 de largeur. La division de la nappe cardée en u ins, obtenue primitivement par les peigneurs à colliers, ne se fait plus panipar les appareils diviseurs à lanières de cuir, et plus souvent encore, nilomes d'aci.r, d’introduction plus récente (quoique leur première appa-, vac date de l'exposition de Vienne en 4873). La lame d’acier, qui dès univ^ (tait fixe, est actuellement, dans certains appareils dont .la vogue, "selle est la meilleure recommandation, animée d’un léger mouve-
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- CLASSES 54, 55 ET 56.
- ment alternatif de translation qui lui assure une action plus régulière, moins d’usure aux parties travaillantes, et supprime l’encrassement des organes diviseurs » le résultat final est la possibilité d’obtenir, au moyen d’un appareil simple et d’un entretien facile, le maximum de finesse en filature pour des matières de qualité donnée.
- Tandis que l’évolution de l’industrie lainière s’est surtout accentuée ily a quelques dix ans dans les procédés et machines servant à la production proprement dite des fils et des tissus, il semble que les efforts des inventeurs se reportent plutôt, au moment actuel, vers le traitement et l’appropriation plus parfaite des matières premières. L’industrie du lavage, née à Verviers avec le premier léviathan construit par les industriels laveurs eux-mêmes, a été dotée tout récemment de divers types de machines plus ou moins originales pour le dégraissage, le rinçage, le séchage, l’épaillage chimique et le désacidage des laines. Toutes concourent au même but : l’obtention d’un produit plus parfait, plus marchand, mieux préparé à subir les transformations ultérieures de la fabrication.
- La question du carbonisage (épaillage) des laines et tissus par le 683 acide chlorhydrique, très séduisante à divers points de vue (simplification du matériel, économie et rapidité de l’opération, suppression des bains acides, de l’essorage, du séchage par lequel débute le carbonisage propre: ment dit), na pas encore reçu la sanction de la pratique, malgré quelque succès isolés où l’on a réussi dans le traitement de matières spéciales, notamment du chiffon et de certains déchets.
- Le travail par voie humide, au moyen de l’acide sulfurique dilué, reste et restera probablement encore longtemps le seul répandu, en raison 6 difficultés rencontrées par tous les apôtres du gaz pour son maniement pour l obtention, par voie sèche, de produits d’une blancheur satisfaisante
- Le carbonisage sulfurique, au contraire, a pris une extension consid table dans ces dernières années, non-seulement pour le traitement des blousses ou déchets de toute nature, mais aussi pour l'épuration des laines brutes, et l’on peut considérer comme tout à fait irréproche les produits obtenus.
- A côté de l’épaillage chimique viennent se ranger plusieurs procédés & appareils mécaniques, plus spéciaux au peignage, créés en vue de p 3 parer la matière première avant son passage à la carde, de manisent assurer 1 élimination plus complète des matières végétales qui s'y trouces mêlées, tout en réduisant à son minimum le déchet ou blousa
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- CLASSES 54, 55 ET 56. '
- ins machines reposent sur un principe élémentaire, et éminemment logique : les I étirage des fibres laineuses pour mettre à nu les matières végétales, puis pa- broyage ou désagrégation de ces dernières par un passage entre des sur->ur I faces très rapprochées et convenablement disposées. L’élimination des
- I impuretés désagrégées se fait ultérieurement et se complète au peignage I proprement dit.
- Dans le domaine de la teinture, les recherches de nos industriels n’ont 1y 1 pas non plus été vaines, et le peignage a profité de l’introduction de on I divers appareils qui réalisent aujourd’hui d’une façon parfaite la teinture en- | directe des peignés en bobines, ro-née *
- urs I
- res I A l’encontre du système de division du travail admis par nos confrères ge, I drapiers de l’Ouest, la fabrique belge a plutôt adopté le principe de la au centralisation des diverses branches de l’industrie de la laine : en général,
- us | tout fabricant possède un outillage complet, et de nombreuses rmes
- achètent la laine brute aux lieux mêmes de sa production, pour ne a jaz délivrer qu’à la consommation, sous forme de tissus.
- on Des essais de tissage mécanique à façon, entrepris à Verviers, il y a ins longues années, avaient échoué. La même idée, reprise tout récemment, re- en 1883, a au contraire rencontré le succès, et d’une façon assez marquee les Pour trouver en peu d’années de nombreux imitateurs.
- 9s, Dans l’espace de cinq ans, une douzaine de tissages mécaniques se sont I outillés, et l’agglomération verviétoise compte aujourd hui plus de ste 600 métiers à nouveautés travaillant à façon. les Doit-on attribuer ce succès à un changement des conditions du travai et de la place, ou à l’adaptation plus parfaite du matériel mécanique aux te. besoins de la nouvelle industrie? . , lé- 11 paraît hors de doute que la transformation complète du métier a les tisser, poursuivie de longue date par nos constructeurs, a été le point de
- - dfnm des résultats acquis. La diversité infinie des genres de tissus à pro-
- la perfection de travail exigée, la grande production requise pour
- I Regarder le côté économique de l’entreprise, réclamaient un métier 3U nouveau, étudié à tant de points de vue différents.
- é- Sa création n’est pas un des moindres titres de gloire de la construction Verviétoise, et sa vulgarisation, accomplie aujourd’hui par des milliers de
- nt g métiers tournis à tous les pays de l’Europe, en a définitivement consacré es g ^supériorité.
- & 9 ai 82
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- CLASSES 54, 55 ET 56.
- La Belgique comptait un seul établissement s’occupant de la fabrication spéciale de feutres non tissés, dont les usages multiples n'ont pas pris chez nous autant d extension que dans les contrées voisines. Les débouchés importants ouverts en France à leurs fabricats ont déterminé nos industriels, il y a peu d’années, à transporter leur usine à la frontière arden-naise, où ils ont rencontré les conditions les plus favorables au développement de leur chiffre d’affaires. Leurs produits, consistant principalement en feutres à chaussures, à vêtement (jupon), équipement de cavalerie et ameublement, ne laissent rien à désirer comme solidité et régularité de fabrication.
- *
- La bonneterie, très développée dans la partie occidentale du royaume, continue à améliorer ses procédés de fabrication ainsi que son matériel. En présence des perfectionnements incessants apportés à cette branche de 1 industrie du vêtement chez tous nos voisins de France, d’Angleterre, de Suisse et d’Allemagne, il est de toute nécessité, si nos producteurs veulent s’opposer à l’envahissement croissant du marché belge par 1 étranger, qu’ils ne se désintéressent jamais des transformations apportées hors frontières au premier facteur de leur prospérité, l’outillage.
- Les premiers métiers à tricots datent d’environ quarante ans, et n avaient été employés jusqu’à ces quelques dernières années qu’à la fabri cation des articles légers dits « vêtements de dessous».
- On s’occupa d’étendre leur emploi à la fabrication de la draperie tricotée en fil de laine peignée, et dès 1884, Verviers entreprit, sur une échelle d abord très restreinte, l’exploitation industrielle de l’idée.
- Après quelques essais infructueux, on recourut au foulage pour donner aux nouveaux tissus une résistance suffisante jointe à un certain desre d’élasticité, en vue de supprimer la tendance à la déformation de ces tissus confectionnés en vêtements; des tricots unis, on arriva à obtenir des rayures, des carreaux, des bouclés, genres divers dont la variété appe 31 de nouveaux usages. Les progrès réalisés furent considérables; et il es certain que la consommation déjà très respectable de ces excellents article se développerait activement, s’ils étaient plus connus, ou si la m° e> 1 inconstante déesse, voulait s’en emparer. tes
- La Belgique ne compte que deux fabriques de tricots-draps, dont le tissus vont en majeure partie à l’exportation. L’Amérique méridionale notamment remet des ordres réguliers pour les équipements de cava €
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- CLASSES 54, 55 ET 50. 013
- (pantalons). La gendarmerie belge, de son côté, s’est décidée à l’adoption du nouvel article pour les mêmes usages.
- n
- s
- . 1 La fabrication des garnitures de cardes, branche accessoire de la con-. I struction verviétoise, va sans cesse en progressant. Tandis que naguère . I encore l’étranger faisait de temps à autre quelques minimes fournitures à - I nos filateurs, le marché verviétois est aujourd’hui exclusivement acquis e I aux cardiers de la place : leur renom à l’extérieur ne fait que grandir, en e I raison des soins minutieux apportés à la confection de leurs garnitures d’assortiments.
- L’emploi des cardes-rubans en fil d’acier légèrement trempé a pris une ! Place importante dans la consommation, puisqu’il en représente approximativement la moitié. Le boutage sur cuir a pour ainsi dire complètement : I disparu et a cédé le pas à la fabrication sur étoffe feutrée.
- : 1 En 1889, le nombre des machines à bouter en activité dans la province
- de Liége s’élève à plus de 4000. Ces |petites machines, construites sur
- I Place, font l’objet d’une spécialité, et leur fonctionnement ne laisse rien à i désirer.
- La fabrication des câbles et cordages de tous genres a progressé en Bel-Blque dans la voie prospère qui lui a été ouverte naguère parles nouveaux esgins de l’industrie.
- L’emploi courant des câbles en hanvre ou aloës comme transmetteurs orce motrice tend à se répandre de plus en plus, de concert avec celui des essemi-métalliques ou même purement métalliques — ceux-ci plus spé-aér'ment affectés aux transmissions à longue distance ou aux transports chae transformation complète du matériel de l’exploitation des mines et onnages, effectuée depuis 1855, a, de son côté, apporté un nouveau ata dactivité à l’industrie qui nous occupe. L’extraction par puits à cages b chabcneralement remplacé l’extraction par tonneaux; en même temps que quer a utile élevée par les machines augmentait, le poids total à remor-les accroissait non seulement des longueurs de câbles représentées par leur deurs plus grandes auxquelles on voulait atteindre, mais encore de si ronson nécessairement plus forte. On arrivait a des diamètres énormes, même oYait eu très heureusement recours aux câbles de sections unifor-écroissantes avec la profondeur.
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- 020 CLASSES 54, 55 ET 56.
- Nous avons admiré des spécimens de câbles calculés pour remonter, en toute sécurité, des poids de 5 à 6 tonnes à 4,500 mètres de hauteur, soiten hauteur et en charge un résultat triple de ce que permettait l’ancien matériel.
- La corderie est représentée en Belgique par de nombreuses firmes, dont plusieurs très importantes se sont créés de vastes débouchés à l’étranger, grâce à leur esprit de progrès et à l’excellence de leurs produits.
- La fabrication de la machine à coudre, cet outil par excellence de l’ouvrier en chambre, n’est pas encore implantée en Belgique sur des bases proportionnées à l’importance de son emploi.
- Si 1 Amérique a osé la première appliquer à la production de cette minuscule machine son grand principe de la réalisation du bon et du bon marché au moyen d’énormes capitaux, de forces associées en vue dune idée unique, n avons-nous pas vu la France, l’Allemagne surtout la suivre dans la même voie? Et n’avons-nous pas, en notre industrieuse Belgique, les ressources productives voulues pour ajouter à toutes celles que nous possédons déjà, une grande, une importante industrie? Il est permis de croire mieux et d’espérer que ,la place restée jusqu’à présent à peu près vide au programme de notre productivité industrielle sera bientôt comblée.
- Une des parties les plus intéressantes du vêtement est bien certainement la chaussure.
- Tous les pays la produisent et la consomment : bien peu cependant en ont organisé la fabrication sur une grande échelle, par la triple réunion de 1 intelligence directrice, du capital et du personnel ouvrier convenable. Ici encore l’Amérique nous a devancés.
- D importantes maisons belges, principalement dans le pays de Mons, soccupent cependant de la cordonnerie en grand; mais la contection pr° prement dite de la chaussure ne se fait guère que chez l’ouvrier, qui tra vaille à la tâche pour le compte du patron. Il y a loin de là à l'organisation complète d’un travail en fabrique, au moyen de machines spéciales et perfectionnées. Ce dernier desideratum a toutefois été tenté il y a quelques années en Belgique, et sans succès : l’insuffisance d’ouvriers exercés PoU le matériel considérable qu’il s’agissait d’activer peut être considéré comme la cause principale des résultats négatifs que l’on obtint.
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- CLASSES 54, 55 ET 56.
- G
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- La consommation belge en chaussures de cuir atteint annuellement 440 à 445 millions de francs, dont on importe plus de la moitié de l’étranger.
- Si l’on considère que l’arrondissement de Bruxelles possède à lui seul une armée de 9000 ouvriers cordonniers, on se rendra aisément compte de l'avenir brillant qui pourrait être réservé à une entreprise industrielle de cordonnerie, prudemment et complètement étudiée.
- La chaussure militaire belge représenterait un appoint important, et d'autant plus probable que jusqu’à présent il semble que nos soldats ne soient pas les mieux chaussés du monde.
- De tous les problèmes qui ont tenté l’imagination des inventeurs du monde textile, il n’en est peut-être pas qui ait été fouillé, discuté, retourné comme l’a été celui de l’utilisation industrielle de la ramie.
- L’importance de la question peut se mesurer à la quotité des efforts développés pour la résoudre : 5 à 600 brevets d’invention et de perrection-nement ont jusqu’ici ouvert la voie à des recherches futures, à de nouvelles expériences. Les résultats obtenus ne pourront être considérés comme complets aussi longtemps qu’ils ne réuniront pas toutes les conditions dune exploitation lucrative, c’est-à-dire la rapidité du travail, sa perfection, son économie.
- , La France, par son climat plus propice que le nôtre à la culture de therbe de Chine, enrichirait du coup son agriculture et son industrie par 1 introduction de ce merveilleux textile, participant à la fois des propriétés du lin, du chanvre et de la soie.
- Trouver un dissolvant convenable et inoffensif de l’enduit pectique et Eésinoïde qui agglutine ses fibres, combiner un appareil décortiqueur qui klimine vite et d’une façon complète les parties ligneuses, tel est 1 énoncé ifh simple d’un problème bien ardu.
- Quoique notre pays ne soit guère intéressé qu’à l’utilisation du produit, P usieurs de nos constructeurs se sont aussi lancés dans la voie de 1 expéri-mentation, entraînés par la grandeur du but à atteindre et l’importance des truits à recueillir.
- Fr. Beck,
- Secrétaire de la Classe 55.
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- O. 10 19
- CLASSE 54.
- EXPOSANTS.
- 981 Defraiteur (Eugène), à Ver-viers. — Fabricant breveté de toutes espèces de tubes et fuseaux en papier et cordes en coton tressées et tordues, pour filatures, etc. Constructeur de machines à faire les tubes en papier et cordes en coton. — Exportation.
- 982 Despa et fils, 50, rue Neuve, à Verviers. — Garnitures de cardes pour filatures de laines cardées, laines peignées et pour les apprêts.
- 983 Duesberg-Delrez (M.), à Verviers. — Fabrique de garnitures de cardes, fondée en 1843. — Denture à ressort en fil d’acier trempé, brevetée.
- Diplôme d’excellence, Philadelphie 1876; médaille d’argent, Paris 1878; médailles d’or, Amsterdam 1883, Anvers 1885, Nouvelle-Orléans 1885, Barcelone 1888, Bruxelles 1888, membre du jury.
- 984 Eliaert-Cools, à Alost.— Fils et ficelles de chanvre en écru et en couleurs. Corderie mécanique.
- 1" médaille à Londres 1831, Philadelphie 1876, Amsterdam 1883; médaille d’or à Paris 1878 ; membre du Jury, hors concours Anvers 1885 et Grand concours de Bruxelles 1888. — (Voir classe 31.)
- 985 George (Edouard), 21, rue Saint-Antoine, à Verviers. Maison fondée en 1844. — Garnitures de cardes, système breveté.
- (Voir classe 52.)
- 986 Govaert frères, à Alost. — Câbles, cordages et ficelles.
- (Voir classes 21, 31 et 46).
- 987 Houget (Fernand), à Verviers. — Garnitures complètes de cardes
- de l’assortiment de 4m80 de largeur exposé par la Société ano-nyme. Verviétoise pour la construction de machines.
- Médaille d'argent, Anvers 1885 et Barcelone 1888.
- 988 Jametel (A.) et Cie, à Verviers, fermiers du Conditionnement public des matières textiles de la ville.— Constructeurs d’appareils de conditionnement chauffés par le gaz, l’air ou la vapeur. Installation de conditions publiques et privées. Petite étuve chauffée au gaz pour établissement particulier, prix: 4,000 francs.
- 989 Lallemand ( Léonard), 54 et 56, rue Pisseroule, à Dison. -Cordes et ficelles.
- ( Voir classe 52.)
- 990 Lefèvre (P.) et C'0, maison brevetée, à Verviers (Belgique). Manufacture de cardes pour laine cardée, peignée et coton. — Spe: cialité de cardes pour apprêts, pour laineuse et velouteuse. Chardons métalliques pour lainerie de tous systèmes.
- 991 Ligny (J.-B.), corderies mé caniques brevetées, à Gilly, Pres Charleroi (Belgique). — Cables de toutes espèces, plats et ron en acier clair ou galvanisé, en de fer clair ou galvanisé; en cher vre de Manille aloès, ainsi qou chanvre du pays, goudronne 0 non goudronné à l’usage de CDset bonnages,carrières, delà marine autres établissements; courroie en chanvre du pays ou en Man
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- CLASSE 54.
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- pour l’industrie lainière, lavage, échardonnage, filature, tissage et apprêts.
- (Voir classes 52 et 55.)
- 995 Vermeire-Hellebaut (F.), à Hamme. — Collection des différents cordages employés dans la marine et les travaux publics.
- Médailles d’argent et bronze, Anvers 1885, etc.
- 996 Vertongen - Goens, Ter-monde. — Manufacture de câbles, de cordages et de ficelles, fondée depuis plus de 2 siècles 4/2.—Force motrice: 400 chevaux. — Câbles plats en aloès (abaca de Manille) à section décroissante pour mines; câbles plats et ronds en fil de fer et d’acier pour mines; câbles pour transports aériens et câbles télody-namiques; câbles de transmission en aloès de Manille et en chanvre; cordages pour gréement de navires et armement des chaloupes de pêche; fil à chalut, ficelles, cordeaux, etc., etc.
- Prize Medal, Londres 1862; Médaille argent, Paris 1867; médaille progrès, Vienne 1873, médaille d’or, Paris 1878; médaille d’or; Madrid 1883; deux médailles d’or, Anvers 1885; médaille d’or, Bruxelles 1888. — (Voir classe 48.)
- pour transmissions, monte-charges et trainages mécaniques ; câbles pour transports aériens; menus cordages pour entrepreneurs et établissements industriels.
- Deux médailles d’argent b l’exposition de Barcelone 1888.
- 992 Lonhienne fils (A.), à Ver-viers. — Fabrique de tubes, fuseaux et cannettes en papier pour filatures de laine cardée, peignée, du coton et de la soie. Matériel breveté. Production : 4,500,000 tubes par jour. Spécialité de tubes coniques pour l’exportation des filés.
- Médailles de bronze et d’argent Anvers 1885; médaille d’or, Liverpool 1886 et Barcelone 1888; diplôme d’honneur, Bruxelles 1888.
- 993 Martin (Célestin), à Verviers. — Machines à préparer, à carder et à filer la laine.
- Paris 1867, médaille d'argent; Paris 1878, médaille d’or; Anvers 1885, diplôme d’honneur.
- 994 Société anonyme Vervié-toise pour la construction de machines (ancienne maison Houget et Teston), 2, rue Fran-comont, à Verviers. Fernand Hou-get, administrateur. — Machines
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- *7 Cl CO
- CLASSE 55.
- EXPOSANTS.
- 997 Crosset et Debatisse, constructeurs à Hodimont (Verviers). — Spécialité de machines d’apprêts pour draps et étoffes; brevets belges et étrangers. Presse continue cylindrique à vapeur, nouveau système, à cuvette mobile et à forte pression, permettant de presser très régulièrement toute espèce de tissus. Machine à fouler et à laver les draps et les étoffes de laine, nouveau système perfectionné. Feutrage et rinçage parfait. Grande rapidité de foulage ; sécurité absolue contre les tares.
- Médaillede bronze, Anvers 1885.
- 998 Snoeck (veuve Mathieu), à En-sival-Verviers. — Métier à tisser 4 boîtes de chaque côté, 36 lames, 5 ensouples. Idem de 24 lames, 4 ensouple. Métier à tisser pour drap, 2, 3 et 4 lames. Métier à tisser pour ameublement, 8 boîtes de chaque côté. Lisses métalliques
- et accessoires de tissage. Ourdissoir à casse-fils. Encolleuse. Lavoir, hydro-extracteur, sécheuse pour laine. Dévidoir à casse fils. Médaille d'argent, Paris 1878 ; médaille d’or, Barcelone 1888.
- 999 Société anonyme Vervié-toise pour la construction de machines (ancienne maison Hou-get et Teston), 2, rue Franco-mont, à Verviers (Fernand Hou-get, administrateur). — Machines pour l’industrie lainière, lavage, échardonnage, filature, tissage et apprêts.
- (Voir cl. 52 et 51.
- 1000 Nyssens (Emile), avenue du Trocadéro, 45, à Paris. — Une machine perfectionnée à couper les échantillons de tissus, prix 325 Tr. La machine a été construite par M. Guillaume Toussaint, constructeur, à Verviers.
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- CLASSE 56.
- 10 Gl (O
- EXPOSANTS.
- 4004 D’Haenens - Gathier Éd.), 42, rue de Brabant, à Gand. — Machines à tricoter à la main et à la vapeur; appareils automatiques à travailler à 4, 2, 3 et 4 couleurs; appareils spéciaux à tricoter le rond, etc. Bonneterie obtenue à la machine.
- Médaille d'or, Paris 1878; médaille d’or et d’argent, Amsterdam 1883; médaille d'or, Anvers 1885, etc.
- 4002 Janssens (Guillaume), 93, rue de Diest, à Louvain. — Outils de cordonnerie.
- Bruxelles 1888, médaille de bronze.
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- CLASSE 57.
- CLASSE 57. — Matériel et procédés de la confection des objets de mobilier et d’habitation.
- Les engins mécaniques, dont ne se servaient autrefois que les usines importantes, ont pénétré aujourd’hui jusque dans les ateliers de second ordre.
- Des machines-outils perfectionnées ont remplacé les outils manuels: elles présentent sur eux les avantages marqués d’une action plus régulière et d une production plus rapide et par celà même une diminution considérable dans le prix de revient.
- La Belgique a été longtemps tributaire de l’Angleterre pour les machines-outils travaillant le fer. Aujourd’hui elle compte un bon nombre d excellentes maisons qui non seulement ont barré l’entrée du pays aux machines étrangères, mais encore trouvent de grands débouchés en Allemagne, en Hollande, en France, en Espagne, en Portugal, en Italie et en Russie.
- Quoique la Belgique jusque maintenant n’ait pas construit régulièrement les machines servant au travail du bois et qu’elle s’adresse encore à des constructeurs étrangers, il est à espérer que d’ici à peu d’années, elle aura à coeur de montrer, comme elle le fait d’ailleurs pour toutes les branches de l industrie, qu’elle peut arriver aussi bien à ce résultat, que les pays limitrophes auxquels elle est forcée de recourir actuellement.
- Notre pays a déjà commencé à se faire remarquer dans cette spécialité. Nous possédons en effet d’importantes fabriques de meubles, de parquets, de menuiserie mécanique, dont les produits sont justement renommés.
- Plusieurs propriétaires de ces fabriques ont créé pour le travail du bois des outils spéciaux qui permettent d’obtenir un travail fort économique € très soigné. On a fondé aussi dans les derniers temps beaucoup d’usines. Ion fabrique mécaniquement d'autres produits employés dans les habite tions et notamment les briques et les tuiles, les pavements, etc., etT’on construit des machines spéciales servant à cette fabrication.
- Il est permis de dire que les machines servant à la confection des 0 Ps demobilier et d’habitation ont déjà reçu en Belgique, desperfectionneme : d’autant plus pratiques qu’ils sont le fruit des études des producteur même de ces objets.
- On peut espérer que nos constructeurs ne tarderont pas à acquérir 15 véritable supériorité dans cette branche importante de la mécanique sont d ailleurs fortement encouragés par le Gouvernement.
- V. MABILLE,
- Président de la classe 57
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- CLASSE 57.
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- EXPOSANTS.
- 1003 Demoor (J. et M.), constructeurs, 35, rue Zérézo, à Bruxelles-Nord. — Broyeur à mortier et à trass. (Auvent.)
- (Voir classes 52 et 53.)
- 400* Fétu-Defize et Cie, à Liége. — Machines diverses. (Palais.) (Voir classes 52 et 53.)
- 4005 Marie (veuve L.-J.), à Mar-chienne-au-Pont (ateliers de construction; maison fondée en 4847). — Un broyeur centrifuge type 4
- pour mines, ciments, sulfates, calcaires, barytes, feldspath, dolomie, briques réfractaires, chaux, phosphates de chaux, terres cuites et produits céramiques. (A uvent.)
- Prize medal Londres 1862; médaille de bronze Paris 1867; médaille d’argent Paris 1878; médaille d’argent Amsterdam 1883.
- 1006 Renard (Henri), à Lobbes (Thuin). — Dessin d’un système de four continu, à briques ou tous autres produits céramiques, à production simple, double, triple, etc.
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- CLASSE 58.
- CLASSE 58. — Matériel et procédés de la papeterie, des teintures et des impressions.
- La fabrication du papier, en Belgique, continue à progresser, c’est-à-dire qu elle s’est tenue à la hauteur de toutes les améliorations introduites depuis ces dernières années, soit dans les appareils à fabriquer, calandrer, soit dans l’emploi des matières premières.
- Les machines à fabriquer le papier, dites continues, ont subi de notables pertectionnements qui ont permis de marcher avec une plus grande vitesse et de fabriquer sur une plus grande largeur.
- Les machines à calandrer sont maintenant d'un usage très répandu, elles remplacent avantageusement et économiquement l’ancien mode de satinage.
- Les appareils employés à la mouture des pâtes ont également bénéficié des progrès réalisés, ainsi que les autres ustensiles, tels que rognoirs, découpoirs et outils divers nécessaires à la papeterie.
- Depuis plusieurs années, la fabrication de la pâte de paille et celle de la pâte de bois, tant mécanique que chimique, ont pris toutes deux une grande extension en Belgique.
- L importation de la pâte de bois chimique augmente d’année en année, dans de notables proportions.
- L. GODIN,
- Président de la classe 58.
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- CLASSE 58.
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- EXPOSANTS.
- 4007 Catala fils (Ch.), à Virginal. | Feutres divers employés pour la fabrication du papier.
- (Voir galerie des machines. Étage. Section française.)
- 4008 Chantrenne (Auguste), place de l’Esplanade, à Nivelles. — Cou-peuses en long et en travers à ap- | pels multiples et empilage auto- i matique.
- Médaille d’or, Anvers 1885. 1
- 4009 Chantrenne-Soiron (Geor-ges), place de l’Esplanade, à Ni-velles. — Objets divers pour papeteries.
- (Voir classes 52 et 61.)
- 4040 Charles (Auguste), 47, rue
- 1 Joseph II, à Bruxelles (L. Beeck-man, 75, rue Potagère à Bruxelles, pour la reproduction directe du dessin artistique et linéaire, mu-sique et les écritures en général).
- I - Papier diamant pour le crayon
- 1 chimique et la plume ; papiers gri-sés pour la plume; papiers lignés à report pour la musique; papiers
- ! autographiques; calque; chine à report pour imprimeurs et litho-graphes; encre chimique liquide noire, outillage à encre continu, etc. Dépôt à Paris chez M. Rougier, rue du Regard.
- 4044 Dautrebande (H.),et Thiry T.), constructeurs, à Huy. — Spécialité : tous les appareils de Papeterie,
- 4012 De Naeyer et Cie, à Wille-Toeck. — Fabrique de pâtes de
- paille et bois chimique, papiers de toutes sortes, impressions fines et ordinaires, rames et bobines; papiers à écrire et de couleur; façonnage, lignage; deuil; enve loppes, etc. Une fabrique de papier complète fonctionne industriellement, tous les jours, dans la galerie des machines, section belge. (Voir classe 10, 52 et 58.)
- 013 De Vriendt (André), ingé nieur-papetier, rue Fonsny, 158 à 470, usine raccordée à la gare de Bruxelles-Midi. — Classement et triage spécial de tous les genres de déchets et rognures de papiers, d’après nuances, force et qualité, prêts à mettre en cuve, donnant une grande économie de temps et d’argent, évitant la surveillance et supprimant des locaux spacieux pour les fabricants de papier. — Fournisseur des plus importantes fabriques de l’Europe et des Etats-Unis. — Achat et destruction mécanique des archives, papiers d'affaires, etc. — Concessionnaire pour la reprise des archives de plusieurs gouvernements, compagnies de chemins de fer, etc.
- Médaille d’or, Anvers 1885.
- 1044 Jullien (Henri), 30 à 40, rue Delaunoy, à Molenbeck Saint Jean. — Dessins et gravures des machines d’imprimerie construites par la maison Jullien. — Une machine à imprimer fonctionne dans la galerie des machines.
- 4045 Mercier (Emile), à Fauquez-I sous-Virginal. — Pâtes à papier. | (Voir classe 10).
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- CLASSE 58.
- 4016 Société anonyme des Produits graphiques (H. Vanloey, administrateur délégué), 96, rue de la Limite, à Bruxelles. — Caractères d’imprimerie; encres typolithographiques; pâtes à rouleaux. Médaille de bronze, Paris 1867; diplômes Londres et Vienne; Amsterdam 1885, médailles de bronze et deux m dailles d'argent; m -daille d'or, Bruxelles 1883.
- 4017 Turbelin (A), 44, rue Delau-noy, à Molenbeck Saint Jean (Bruxelles-Ouest).—La Néotypo, machine à empreintes typographiques supprimant la composition des caractères mobiles à la main ; spéciale pour journaux, volumes, brochures et tous ouvrages d’imprimerie en textes courants. Diplôme de médaille de bronze, Anvers1883.
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- CLASSE 59.
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- CLASSE 59. — Machines, instruments et procédés usités dans divers travaux.
- EXPOSANTS.
- 4018 Deville-Châtel (H.) et Cie, 52, rue Birmingham, à Bruxelles. - Machines diverses.
- (Voir classes 52 et 61).
- 4049 Fisch (Antoine), 8, rue du Houblon, à Bruxelles. — Machine à perforer les livres à souches. Presses à dater les coupons de chemins de fer, pinces à contrôler, presse à perforer, timbres à dater, etc.
- Amsterdam 1883, médaille d'argent; Anvers 1885, médaille d’or. (Voir classe 11).
- 4020 Laloux (Auguste), 53, rue des Fripiers, à Bruxelles. — Distribu
- teurs automatiques pour flacons de parfumerie, pour cigares, bon-bons, etc.
- 4024 Rosso (A., opticien, fournisseur breveté de la cour d’Espagne, 37, rue Dierckxsens, à Anvers. Fabricant d’instruments d’optique. — Machine à lapider les cristaux de roches.
- 5 médailles or et argent, New-Orléans 1884; Anvers 1885, Liverpool 1886, Barcelone 1888, etc. (Voir classe 15.)
- 1022 Sax (Félix), 40%, rue des Palais, à Laeken. — Casiers à coupons, nouveau système breveté.
- [Voir classes 27 et 61).
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- CLASSE 60.
- CLASSE 60. Carrosserie et charronnage.— Bourrellerie et sellerie.
- EXPOSANTS.
- 4023 Barbier frères, à Swevezeele (Flandre occidentale). — Voitures de luxe.
- Médailles d’argent Amsterdam 1883 et Anvers 1885.
- 4024 Courtin (Victor', lieutenant général en retraite, à Auderghem. — Harnachement de cavalerie, fabriqué par M. Bosmans, maître sellier au 4er régiment de guides, d’après les indications du général Courtin, et adopté par le gouvernement belge.
- Médaille d’argent, Anvers 1885; diplôme d’honneur, Bruxelles 1888.
- 4 025 De Ceulener (Henri), 83-85, rue Stévin, Bruxelles. — Système de semelle avec traverse en cuir pour fer à cheval. Breveté en Belgique, France et tous pays. Indispensable pour certaines boiteries du pied, bleime, seime, fourmilière, encastelure, talon bas, etc. Protège la sole contre la route rocailleuse, souche d’arbuste, silex aigu, et boule de neige. Empêche le cheval de glisser sur le pavé de grès, bois sec ou mouillé. Le maréchal forge et ajuste son fer pour le pied du cheval hiver et été. Expérience faite par civil et militaire. Prix de progrès Bruxelles 1888.
- 1026 De Cock(Émile), maître sellier du 2e régiment de guides, 5, rue Froissard, à Bruxelles. — Selles d’ordonnances belges paquetées pour toutes les armes : guides, lanciers, chasseurs, artillerie, offi- |
- : ciers généraux et supérieurs. Selle
- 1 d’ordonnance de troupe avec carcasse sans couture (brevetée). Bride d’ordonnance, selles et brides anglaises, martingales, cartouchières, etc. Harnais de luxe.
- Anvers et Bruxelles, médailles d'or; Grand Concours, prix de progrès.
- 1027 De Ruytter - Demessine (O.), carrossier, 425, boulevard de la Senne, Bruxelles. — Un breack mail.
- Médailles Paris 1878 et Amsterdam 1883; di-plôme d'honneur et prix de progrès Anvers 1885 et Bruxelles 1888.
- 1028 D’Ieteren frères, carrossiers, fournisseurs de la Cour (ancienne maison Alex. D’Ieteren), chaussée de Charleroi, 52bis, Bruxelles. -Un landau, prix 4,500 fr.
- Amsterdam 1883 et Anvers 1883, médailles d’or. Bruxelles 1888, hors concours.
- 1029 Fondu (J.-B.), à Bruxelles." Carrosserie : mouvements de stores applicables aux landaux et autres voitures; lanternes pour voitures de place, indiquant, le jour et 8 nuit, si la voiture est libre ou occupée.
- (Voir classes 10, 41, 52, 61 et 65.)
- 4030 Fonson (Auguste), 49, rue des Fabriques, à Bruxelles. — Articles de harnachement et d'éperonnerie.
- (Voir classe 66.)
- 4031 Meuris (J.) et Diasson (. carrossiers, 107a, rue Joseph
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- CLASSE 60.
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- (Quartier-Léopold), à Bruxelles.— Une voiture breack.
- Médaille d'or, Amsterdam 1885; médaille d'or, Anvers 1885; diplôme d’honneur, Bruxelles 1888.
- 4032 Michotte, à Namur. — Une voiture.
- 4033 Santy (Arthur), 5, rue Van Wittenberghe, à Gand. — Lanternes, poignées et garnitures de voitures. Objets repoussés pour lanterne.
- Médaille de bronze, Amsterdam 1883; médaille d'argent, Anvers 1885.
- 1034 Snutsel fils (V. et J.), carrossiers, 41, boulevard de Waterloo, à Bruxelles. — Une voiture dite coupé.
- Médailles d’or, Amsterdam 1883, Anvers 1885, etc.; diplôme d'honneur, Bruxelles 1888.
- 1035 Snutzel et fils, carrossiers, rue de l’Activité, 7, à Bruxelles.— Spécialité de fabrication de voitures de luxe et de vernis supérieur. — Une voiture.
- Médaille d’or, Anvers 1885, etc.; hors con-cours, Bruxelles 1888.
- 4036 Société anonyme des Ferrures Dejean (François Dejean, directeur), 46, rue des Mégissiers, à Cureghem lez-Bruxelles. — Ferrures à bandes en caoutchouc, empêchant les chevaux de glisser à n’importe quelle allure; supprime la position anormale qu’occasionnent les crampons qui fatiguent et amènent les contusions des talons, les bleimes, les seimes, etc.
- Médaille d’or, Bruxelles 1888.
- 1037 Vandenplas, 9, rue Van Brée, à Anvers. — Une voiture milord, avec porte brevetée. Prix 2,800 fr.
- Médaille de bronze, Amsterdam 1883; médaille d’argent, Anvers 1885, etc.; médaille d’or, Bruxelles 1888.
- 4038 Verwilt (Émile), carrossier, 6 et 8, rue Quellin, à Anvers. — Phaëton à capote.
- Diplômes et médailles aux expositions de Paris, Londres, Anvers; Bruxelles 1888 hors concours.
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- CLASSE 61.
- CLASSE 61. — Matériel des chemins de fer.
- La construction des locomotives s’est implantée en Belgique très peu de temps après l’établissement du chemin de fer. Dès 1836, ces machines s’exécutaient dans les ateliers de John Gockerill, à Seraing, sur les modèles anglais importés en 1835 par le Gouvernement.
- Peu à peu d’autres usines se sont installées, au fur et à mesure de l’extension du réseau national, tant pour la construction de locomotives que pour celle des voitures, wagons, plaques tournantes, transbordeurs, signaux, etc.
- Aujourd’hui l’on compte : 9 ateliers de construction de locomotives; 20 de voitures et wagons; 24 pour le matériel fixe et mobile et 40 à 50 s’occupant des pièces de détails en fer, fonte, acier et autres métaux.
- Nos établissements ont acquis depuis longtemps une réputation universelle dans ce genre de construction; ils ont fourni, dans tous les pays du monde, des commandes nombreuses toujours renouvelées et la vente a l’exportation s’accroît chaque année.
- On aura une idée de l’importance de nos ateliers de construction pour matériel de chemin de fer, lorsque nous aurons dit qu’ils occupent environ 18,000 ouvriers recevant annuellement 16,000,000 de francs de salaires; qu’ils utilisent 4,500 chevaux de force et produisent pour environ 70,000,000 de francs de matériel, sur lesquels 50 à 60 millions sont exportés.
- E. M.
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- CLASSE 61.
- EXPOSANTS.
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- 4039 Aurélie Verhaghen (Madame) (usine Ragheno), constructeur à Malines (Belgique). — Ateliers de construction de matériel roulant pour chemins de fer et tramways.—Voiture mixte à deux compartiments et un coupé de 4re classe, et trois compartiments de Ame classe à 50 places (type Etat belge). Prix : 47,000 fr. Voiture de Are classe à deux compartiments (type des chemins de fer vicinaux belges). Prix : 4,700 fr. (Voir n° 4072.)
- Anvers 1883, médaille de bronze et médaille
- | d’argent; Grand Concours de Bruxelles 1888 et exposition de Barcelone 1888, médailles d’or.
- 4040 Beaupied(J.-H.), 76, chaussée d’Anvers, à Bruxelles. — Appa-l reil pour essieux de voitures de chemins de fer.
- I (Voir classes 15,30 et 64.)
- primé et imperméable; rondelles en feutre, bois, cuir et toile. Intercalaires et joints en carton-cuir et bois.
- 4044 Carels frères, à Gand. - Locomotives pour grandes lignes, tramways ou chemins de fer économiques et locomotives sans foyer, système Lamm et Francq.
- — Une locomotive à voyageurs, type Bika.
- Médaille d’or Paris 1867 ; diplôme d honneur Vienne 1873; grand prix exposition Paris 1878 ; diplôme d honneur, Anvers 1885. (Noir classr 52.)
- 4045 Cassiers(F.-Louis), constructeur à Merxem lez - Anvers, rue Cassiers, 4 et 2. — Ascenseurs, matériel de carrières, d’entrepreneur et d’écluses. Constructions mécaniques et charpentes métalliques. Traverses métalliques de chemins
- A0H Boty et Cie (Veuve), 53, rue Belliard, à Bruxelles. — Bâches ! de wagons. 1
- I (Voir classe 46.) I
- 4042 Brouhon (Pierre), atelier de constructions métalliques, Pré-Binet, à Liége. — Un wagonnet I culbuteur à porte, s’ouvrant et se fermant automatiquement.
- | Médaille d’or, Amsterdam 1883; diplôme R d’honneur et médaille d’or, Anvers 1885.
- 4043 Buisset (Xavier), fabricant I breveté, à Vilvorde (Belgique). — Petit matériel de chemin de fer.
- Fabrication spéciale pour garni-1 tires deboîtes à huile et à graisse lewagons et tramways. Tampons-
- graisseurs de tous systèmes. Ron-
- ^s-obturateurs en carton com-
- de fer.
- 4046 Chantrenne - Soiron (Georges), place de l’Esplanade, à Nivelles. — Coussinets et charnières pour wagons et voitures de chemin de fer.
- (Voir classes 52 et 58.)
- 4047 Compagnie internationale des Wagons - Lits et des Grands express Européens, à Paris. (Administrateur-directeur général, M. Nagelmackers, Geor-ges; directeur, M. Lechat.). —• Train de luxe composé de une voiture-salon, une voiture-restaurant, une voiture-lits, un fourgon-fumoir.
- 4048 de Groulart frères (L.), à
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- CLASSE 61.
- Angleur lez-Liége. — Voies portatives en rails de 0m500 d’écartement; changements à deux voies; wagon à caisse équilibrée cubant 750 litres; wagon plate-forme; wagons corbeille; wagons à fourche pivotante.
- Médaille d’argent, Anvers 1885, etc. — [Voir classes 49 et 65.)
- 101-9 Deville-Châtel etCie, 52, rue Birmingham, à Bruxelles.—Voies De Soignie portatives, semi-portatives et fixes; wagonnets divers pour traction animale et mécanique; Trolley vélocipède.
- [Voir classes 52 et 59.)
- 4050 Fondu (Jean-Baptiste), à Vil-vorde. — Accessoires de voitures de chemin de fer et de tramways. [Voir classes 10, 41, 52, 60 et 65.)
- 4051 Halotet Cie(Émile et Jules',53, rue Derosne, à Molenbeek-Saint-Jean, lez-Bruxelles. — Une locomotive de 18 tonnes, pour voie de 4m,000. Commandée par la Société nationale des chemins de fer vicinaux (Voir n° 4072). — Une locomotive sans foyer, pour voie de 4m,500, système Franck.
- {Voir classes 48, 49, 50, 52 et 55.
- 1052 Grand Central Belge (Chemin de fer), 76, rue Belliard, à Bruxelles. — Une locomotive-ten-der à marchandises pour fortes rampes; une voiture à voyageurs de 414 et 2e classes, munie du frein vacuum automatique et du chauffage continu à eau chaude, système Belleroche; un wagon à marchandises de 20 tonnes à haus-settes; une voie sur traverses métalliques ; un appareil avec transmissions à double fil et enclenchements, pour la manœuvre à longue distance des aiguillages
- et des signaux ; une jauge de chargement métallique; barrières basculantes à manœuvre conjuguée pour passages à niveau fréquentés; un chariot roulant démontable pour la visite et l’entretien des tabliers métalliques des ouvrages d’art de tous les types; divers objets faisant partie du matériel fixe des voies.
- 4053 Hanrez (Prosper), ingénieur, 9, rue Moris, à Bruxelles. — Dessins d’un train de voyageurs à couloir et d’un système d’accrochage des voitures à voyageurs par les trains en marche. Modèle de traverse métallique.
- (Voir classes 48, 52 et 65.)
- 4051 Henricot (Émile), à Court-St-J Etienne. — Boîtes à huile en fer forgé pour véhicules de chemins de fer.
- Médaille d'argent, Amsterdam 1883; d plômes d’honneur Vienne 1873 et Pars 4378; Médailles : Amsterdam 1885 etAn vers 4885, etc.
- 4055 Ista (Florent), 40, rue des Riches-Glaires, à Bruxelles. -système d’accrochage automatique extérieur pour chemin de fer (mo dèle réduit).
- 4056 Lambert et Cie, à Marcinelle-Matériel de chemin de fer. Une locomotive type 51, Etat belge-
- 4057 La Métallurgique (Société anonyme de construction), 4 Poe de Louvain, à Bruxelles. - n locomotive pour trains de ma chandises, à six roues accouplât de 36,600 kilos, en ordre à marche, construite il y a 20 dans nos ateliers de Tubize, ^lofait un parcours de 742,000 6 mètres; une voiture à Vape-tà trois classes avec compartimer '
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- CLASSE 61.
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- bagages pour les chemins de fer de l’Etat belge; une locomotive à six roues accouplées, de 24 tonnes en ordre de marche, pour la Société nationale des chemins de fer vicinaux belge (Voir n° 4072); une voiture mixte comprenant deux compartiments de 4re classe, un coupé de 4re classe et trois compartiments de 2e classe, pour les che- I mins de fer de l’Etat belge; une voiture mixte sur boggies avec compartiments de 4re et de 2e classe et à bagages pour la Société nationale des chemins de fer vicinaux (Voir n° 4072); un croisement de voie n° 5 en rails Goliath de 52 kilos par mètre courant pour les chemins de fer de l’État belge. Médaille de progrès Vienne 1875 ; médaille de bronze Paris 1878; médaille d’or Nou-velle-Orléans 1884-1885; 2 diplômes d'hon-neur et 1 médaille d’or Anvers 1885.
- service pendant quatre ans et demi aux Tramways de Char-leroi.
- 4 064 Mabille(Valère), à Mariemont.
- — Essieux, buttoirs et ressorts.
- (Voir classes 41, 51, 52 et 53).
- 4062 Moreau (Léon), ingénieur, 34, rue de Mérode, à Saint-Gilles lez-Bruxelles. — Train à roue indépendante pour voitures de tramways et chemins de fer économiques, inaccessible aux poussières et facilitant la traction au passage des courbes et au démarrage. Par la suppression du traînage du bandage des roues sur les rails, l’effort de torsion dans l’essieu est nul, et l’usure du matériel fixe et roulant se réduit au minimum. Ce système s’applique à tous les genres de roues.
- 4038 Laminoirs,Forges et Fonderies de Jemappes (V. De-merbe et Cie ). — Rails de tram-Ways avec ou sans rainure, système Demerbe.
- (Voir classe 41).
- 4063 Noulet (Édouard), à Bracque-gnies. — Matériel de chemins de fer fixe et roulant. Un pontà peser, nouveau système, à fondation métallique, adopté par l’Etat belge, de la force de 30 tonnes et pesant de 4 à 4 000, prix 2,750 fr. Un mât sémaphorique métallique à 3 palettes, système nouveau adopté par l’Etat belge, 850 fr. Un changement de voies type nouveau adopté par l’Etat belge, en rails de 52 kil. le mètre, pour voies de grandes communications (rails Goliath), 930 fr. Un wagon plat de 40 tonnes avec plateforme, pour chemins de fer écomiques à voie étroite, type des chemins de fer vicinaux beiges, 4,250 fr. (Voir n° 1072).
- Médaille de bronze, Anvers 1885; médaille d’argent, Barcelone 1888 ; premier prix avec médaille d’or et médaille d’or, Bruxelles 1888
- 4 064 Sax (Félix), 404, rue des Palais, à Laeken lez-Bruxelles. — Articles
- 4039 Legrand (Achille), 43, rue Terre-du-Prince, à Mons. — Che-1 mins de fer portatifs. Matériel rou-lant. Une voiture mixte de 4re et I 2e classes découverte. Une voiture ! de 3e classe fermée. Wagons pour balast et à marchandises. | Voies d’évitement et autres. Traverses de chemins de fer, etc.
- Anvers 188%, Bruxelles 4888, etc. : mé-dailles d'or et diplôme d’honneur. - (Voir classes 48 et 65.)
- 4030 Lejour (Eugène), 427, rue de Nalinne, à Marcinelle. — Roues de locomotives et divers types de roues pour voitures de chemins de fer, de tramways et de wagonnets ; Système breveté de fixation des bandages. Une roue ayant été en
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- CLASSE 61.
- de garniture pour voitures à voyageurs, tramways, etc. — Petit matériel pour chemins de fer.
- (Voir classes 27 et 59).
- 4065 Société anonyme des Ateliers de Construction de Ma-lines (M. J. Divoire, directeur-gérant). — 4 voiture sur boggies, commandée par l’Etat-Belge ; 1 voiture train tramway, commandée par l’Etat-Belge; 1 voiture pour tramway à vapeur, commandée par les Chemins de fer Vicinaux (Voir no 1072.
- 4066 Société anonyme des Ateliers de construction de la Meuse (directeur-gérant, Fr.Tim-mermans), à Liége. — Machines à vapeur perfectionnées pour fila-turc, éclairage électrique, moulins, ateliers, glaceries, etc. Machines du système Compound, horizontales, verticales, à soupapes, etc. (Prix d’honneur au Grand Concours international de Bruxelles 4888;. Chaudières à vapeur, pompes à vapeur, locomotives de toutes forces, monte-charges hydrauliques, turbines. Chantier naval, machines et grues hydrauliques pour ports de mer, machines et tuyaux pour distributions d’eau et de gaz, machines pour mines houillères, laminoirs, aciéries, hauts-fourneaux. Spécialité de machines d’épuisement souterraines Compound, de machines d’extraction à soupapes, de compresseurs, de trains de laminoirs, etc. — Expose une locomotive-tender, type Etat belge.
- (Voir classe 52.)
- 1067 Société Cockerill, à Seraing. — Une locomotive express à voyageurs.
- (Voir classes 44, 48, 52 et 63.)
- 4068 Société anonyme Internationale de Construction et d’Entreprise de travaux publics. Siège social à Braine-le-Comte (Belgique). — Administration : Direction générale à Bruxelles, boulevard du Hainaut, 74. Directeur-général : Ernest Rolin. — Usines du groupe : Braine-le-Comte et Anvers, 900 ouvriers. — Usines filiales : Italie et Portugal, 4 800 à 2000 ouvriers.— Objets de fabrication : Ponts et charpentes métalliques, wharfs, dragues, bateaux à clapets, chalands, réservoirs, etc. Matériel fixe et roulant pour chemins de fer et tramways. Appareils de levage, treuils et grues, systèmes brevetés, Mégy, Echeverria et Bazan. — Objets exposés : une voiture de Are classe à 5 compartiments pour 40 voyageurs; une voiture de 3e classeà 8 compartiments pour 80 voyageurs. Ces deux voitures apparte-nant au matériel d’exploitation de l’État-Belge. — Une voiture de 2e classe pour chemins de fer vicinaux belges, à voie de 4m (Voir n° 4072).
- (Voir classe 63.)
- 4069 Société anonyme pour la construction d’appareils, sécurité pour voies ferreesi (administrateur M. Meuffels). 501 rue de l’Université, à Liége,s Un changement de voie, systeme Williams. Un croisement de vol du système Williams. Un sem phore métallique.
- (Voir classe G2.)
- 4070 Société anonyme des for ges, usines et fonderies 1 Haine-St-Pierre. - Matérie de chemin de fer. Une locom type 6, Etat belge.
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- CLASSE 61.
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- 1071 Société anonyme de Mar-cinelle et Couillet, à Couillet.— Une locomotive type Etat belge pour fortes rampes.
- Paris 1878, hors concours; Amsterdam 1885, diplôme d'honneur ; Anvers 1885, 5 diplômes d'honneur et une médaille d'or. — (Eoir classes 41, 48, 52.)
- 1012 Société nationale des chemins de fer vicinaux de Belgique, 2, rue de la Loi, à Bruxelles, instituée par la loi du 24 juin 1885. —- A. Matériel de traction : 1 locomotive de 18 tonnesen ordre de marche, construite par MM. Emile et Jules Halot, à Bruxelles ; longueur extérieure des buttoirs, 6m202. 1 locomotive de 21 tonnes en ordre de marche, construite par les Ateliers de la Métallurgique, à Nivelles; longueur extérieure des buttoirs, 6m202. — B. Matériel de trans-
- port : 1 voiture mixte à boggies construite par les Ateliers de la Métallurgique, à Nivelles; longueur extérieure des buttoirs, llm940; 1 voiture de lre classe, ! construite par Mme Aurélie Ver-haeghen, à Malines ; longueur extérieure des buttoirs, 7ml40.
- 4 voiture mixte construite par les Ateliers de construction de Ma-bnes ; longueur extérieure des buttoirs, 7^140. Une voiture de 2° classe construite par la Société internationale de Braine-le-Comte, longueur extérieure des buttoirs, *m140. 4 fourgon à bagages, lmU0. i wagon plat avec aiguilles et ridelles construit par
- MM. Noulet, frères, à Bracque-gnies ; longueur extérieure des buttoirs, 6m310.
- 4073 Société St-Léonard (outils) (O. Bihet, ingénieur, directeur-gérant), à Liége. — Locomotive-tender pour le service des trains légers, commandée par l’administration des chemins de fer de l’Etat-Belge.
- 1074 Van Hecke (Gustave), à Gand. — Constructions mécaniques; plan de pont à peser les wagons, sans interruption de voie, imprimant le poids. Maison fondée en 1860.
- 2 prix de progrès, 18 diplômes d’honneur, 23 médailles d’or ; 260 autres médailles. (Voir cl. 48, 49, 50, 51, 52, 63, 64, 74 et 78.)
- 1075 Van den Abeele (William) et G,e, 147, avenue des Arts, à Anvers. — Outils pour chemins de fer.
- (Voir cl. 41.)
- 1076 Verburgh frères, rueJolly, 173 et 183, à Bruxelles. — Bâches. (Voir cl. 10 et 44.)
- 1077 Willemin (P.), 229, avenue Louise, à Bruxelles. — Traverses métalliques en fer ou acier en forme de Z pour chemins de fer à voie normale et à voies réduites. Adoptées par la Société nationale des chemins de fer vicinaux pour son réseau de la banlieue de Char-leroi.
- Prix de progrès, Bruxelles 4888.
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- CLASSE 62.
- CLASSE 62. — Électricité.
- Pour donner une idée sommaire de l’état actuel de la science et de 1 industrie électrique en Belgique, nous indiquerons rapidement les progrès qui y ont été réalisés dans l’enseignement et dans l’étude théorique et pratique de la science, et les développements qu’ont reçus les diverses applications de l’électricité à la télégraphie, à la téléphonie, à l’éclairage, etc.
- Enseignement. — Travaux scientifiques. — Applications scientifiques de l électricité. — Depuis une dizaine d’années, l’enseignement de la science électrique et de ses applications a pris, dans tous les établissements d instruction supérieure du pays, une extension considérable. Cette étude qui, en Belgique comme ailleurs, était traitée autrefois comme un simple chapitre de la physique générale, fait aujourd’hui, dans toutes nos universités, ainsi qu’à l’École des mines de Mons et à l’École militaire, l’objet de cours spéciaux, dans lesquels les leçons théoriques sont illustrées par les nombreux exercices de laboratoire qu’exécutent les élèves.
- La générosité de M. Montefiore-Levy, fondateur de l’Institut électrotechnique annexé à l’Université de Liége, a permis à celle-ci de donner d 1 enseignement de la science électrique un développement d’une plus grande importance, en créant des cours complets d’études destinés a former des ingénieurs électriciens. Nous extrayons d’une communication faite à la Société belge d’électriciens, par M. Eric Gérard, professeura 1 Institut Montefiore, l’exposé ci-après de l’organisation des études à cet institut:
- « La plus grande partie des élèves est composée d’ingénieurs € d’officiers ayant fait leurs études à l’École des mines de Liége ou dans d autres écoles du pays et de l’étranger. Ces jeunes gens viennent com pléter leurs connaissances au point de vue des applications de l'électricil en fréquentant les cours de.l’Institut pendant une année, après laque ils peuvent acquérir le diplôme d’ingénieur électricien.
- « Cependant on peut entrer à l’Institut sans études techniques Pre lables; il suffit de posséder les connaissances mathématiques et physigis qu on acquiert dans les écoles préparatoires annexées aux écoles spécia I * Cette deuxième catégorie d’élèves peut obtenir le diplôme d'ingénie-électricien après avoir suivi pendant deux ans les cours de l’Institut et ce tains cours de l’École spéciale des mines.
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- CLASSE 62.
- « L’enseignement comprend un exposé complet de la théorie de 1 électricité et de ses diverses applications. La caractéristique de cet enseignement est le grand développement donné aux travaux pratiques ; les élèves passent dans les laboratoires six heures par jour environ. Ils débutent par un travail d’atelier, ce qui leur donne l’occasion d’acquérir des notions pratiques fort utiles ainsi que l’habileté manuelle nécessaire pour réussir dans les manipulations électriques.
- « Les exercices de laboratoire proprement dits commencent par l’application des méthodes classiques sur la mesure des piles, des condensateurs, etc. Lorsque les élèves sont familiarisés avec ces méthodes ils passent aux mesures industrielles sur les machines, les accumulateurs, les lampes et les électro-moteurs.
- « A la fin des cours les élèves entreprennent des excursions dans le pays et à l’étranger, afin d’étudier sur place les progrès des applications de 1 électricité. Pour encourager ces voyages, M. Montefiore-Levy a fondé des bourses accordées aux élèves les plus méritants. »
- Par suite de dispositions récentes, prises par l’École des mines de Mons, et justifiées par la grande extension qui y a été donnée aux installations et à l’enseignement électro-techniques, le diplôme d’ingénieur électricien peut également s’acquérir aujourd’hui à la suite d’études spéciales faites dans cet institut, dont l’exemple ne tardera sans doute pas à être suivi par d’autres établissements d’instruction supérieure.
- Des cours plus élémentaires, bien que suffisamment développes, ont été Organisés dans diverses écoles industrielles du pays, notamment à Bruxelles, Gand, Charleroi, Liége, dans le but de donner aux ouvriers électriciens et aux employés des télégraphes les connaissances théoriques et pratiques qui leur sont nécessaires dans l’exercice de leur profession.
- En outre, une société, qui a pris pour titre : « Société Belge délectri-siens » a été fondée à Bruxelles, le 9 novembre 4 883, dans le but : d encou-Tager et de vulgariser en Belgique l’étude de l’électricité; de contribuer développement de cette science et de ses applications; d établir et entretenir entre les membres de la société des relations suivies; de leur sciliter la connaissance des travaux de tout genre, inventions, décou-erfes, expériences, etc., qui se feront dans les autres pays et de les aider y faire connaître leurs propres travaux.
- ette société, qui compte aujourd’hui 469 membres effectifs, publie c gaue mois un bulletin contenant les procès-verbaux de ses séances, des a moires, notices ou conférences des membres de la société, une chronique électricité, et une revue bibliographique très détaillée et très complète
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- des travaux parus dans les autres pays, et qui ont pour objet l’étude oules applications de l’électricité.
- Ceux de ces travaux qui, en dehors du bulletin de la Sociétéont été publiés en Belgique, sont nombreux; outre les notices ou mémoires imprimés dans les bulletins de l’Académie des sciences, et dans les journaux scientifiques et industriels, la bibliographie électrique belge compte beaucoup d ouvrages plus étendus, dont la plupart ont été récemment publiés. Nous citerons, parmi ceux qui sont consacrés à l’enseignement et qui ont paru depuis quatre ans : les Éléments d’électrotechnique, par Eric Gérard(1886); les deux volumes de M. Ponthière, sur les applications industrielles de l’électricité: Principes et Électrométrie (4885); l'Électrochimie et l'Élec-trométallurgie (4886) ; l’Électricité et ses applications, par A. Schoentjes (4886); la Théorie élémentaire de l’électricité et du magnétisme, par M. F. Van Rysselberghe, avec la collaboration de MM. E. Lagrange et G. Royers (4889).
- Parmi les ouvrages de vulgarisation, ou ceux qui sont consacrés à des applications spéciales de l’électricité, nous mentionnerons: Télégraphieet téléphonie simultanées, par M. Ed. Buels (4885); les Téléphones usuels, par M. Ch. Mourlon; Recherches théoriques et pratiques sur les accumulateurs électriques, par M. R. Tamine (4887,; les Applications de la lumière électrique, par M. le lieutenant Van Wetter (4888); plusieurs volumes de M. Weissenbruch sur les Applications de l’électricité aux chemins de fer (4885); l’Eclairage des gares de chemins de fer (1887)i le Freinage électrique des trains de marchandises en Europe et aux Etats-Unis (4887, etc.
- En 4885, après avoir organisé le commissariat général auprès de 1 Exp° sition d Anvers, le gouvernement belge, comprenant combien l'institutiot de comités, chargés de procéder à des essais sur les produits des exposan qui en feraient la demande, serait favorable aux progrès de l'industre institua deux comités internationaux, dont l’un, dit comité des essais tara triques, eut pour mission l’étude des appareils servant à la production e 1 utilisation de la force électrique. Un volume in-quarto de 202 pages, tenant les comptes-rendus des travaux de ce comité, a paru en 4887.
- Applications scientifiques. — Parmi les applications scientifiques.de 1 électricité, qui peuvent être revendiquées par la Belgique, nous nousc tenterons d’indiquer : à
- L’appareil électrobalistique du colonel Navez, les chronoscopesi. cylindre tournant et à barre tombante de Gloesener, ainsi que ses marges plicateurs enregistreurs pour les expériences de balistique et dIVE le observations de physique, les chronographes du colonel Le Boulena ne météorographe de MM. Van Rysselberghe et Schubart, le télémétéos-de M. Van Rysselberghe, etc. Bel
- Télégraphie. — La première ligne télégraphique fut installée e
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- giqueen 1846; elle s’étendait de Bruxelles à Anvers; et des bureaux accessibles aux correspondances du public étaient établis à Bruxelles, à Malines
- et à Anvers.
- L’exploitation de cette ligne avait été concédée en 1845, à Wheatstone et Cooke; mais elle fut reprise par l’État en 1850, après la promulgation de la loi du 4 juin 1850 donnant au Gouvernement le monopole de l'exploitation des lignes télégraphiques, et l’autorisant à établir des télégraphes électriques sur toutes les lignes des chemins de fer de l’Etat.
- En 1851, des bureaux télégraphiques furent ouverts au public à Bruxelles, Malines, Gand, Ostende, Liége, Verviers et Quiévrain, et reliés aux lignes de l’Allemagne et de la France. En décembre 1852 fut organisé le service avec les Pays-Bas, et en 1853, le réseau belge fut mis en relation avec celui de l’Angleterre par le câble de Calais à Douvres; un second câble sous-marin fut immergé en 1857 entre la côte belge et l’Angleterre.
- A la fin de l’année 1853, le nombre des bureaux ouverts au public était de 42, et 657 kilomètres de ligne, comprenant 2,175 kilomètres de fils, étaient en service. Pendant cette année, le nombre total des dépêches internes, internationales ou de transit, s’éleva à 52,080, savoir : 14,4 89 télégrammes transmis entre les bureaux belges,20,656 échangés avec 1 étranger, et 47,235 télégrammes de transit.
- Depuis cette époque, le réseau et le mouvement télégraphique se sont rapidement développés, ainsi qu’on le reconnaîtra par 1 inspection des tableaux comparatifs suivants, qui comprennent une période de trente ans. I aus les empruntons à une notice de M. Banneux sur l’électricité en Bel— I n°tice servant d’introduction au catalogue de la section belge à " 4884:
- Extension
- 1er janvier, des 10 dernières 4x81. années.
- 5,608 31 p. ^o
- 26,453(2) 67 id.
- 4,344 92 id.
- 823(3) 85 id. ibre de dépêches privées, internes, internationales et de transit : Extension des 18S0- 1860. 1870. 1880. dix dernières années. '’MSo 225,819 4,999,412 3,423,815 7 p. %
- exposition internationale d’électricité de Paris, en
- longueur des lignes en 1 kilomètres . j Developpement des fils Ier janv. 1851. 1er janv. 4861. 1" janv. 4871.
- 44 4 4,693 4,342
- en kilomètres. . ^PPareDs 'en 4,004 4,958 45,639(1)
- service. 38 234 699
- nrbrede bureaux ou-'erts au public . 9 444 445
- t11 ue 1er couceues. .
- (5) Non co 1,158 kilomètres de fils posés aux frais des concessionnaires des chemins de fer. mpns 409 bureaux de dépôt des télégrammes.
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- ** — co
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- Produit de ces dépêches :
- Extension des
- 4850. 1860. 1870. 1880. dix dernières années.
- 88,674.65 527,743.73 4,554,689.64 2,474,639.59 59 p. 00
- Nombre de dépêches de service non taxées (chemins de fer de l’Etat, postes et télégraphes) : r ° Extension des J850. 4860. 1870. 1880. dix dernièn s années. 5,662 103,532 403,333 2,753,227 582p.°/o
- Pendant la période des sept années suivantes, comprises entre le 'Ier janvier 4880 et le 4er janvier 4888, le réseau de l’État s’est élevé de 5,608à 6,231 kilomètres de lignes; le développement total des fils de 23,572à 29,884 kilomètres; le nombre des bureaux accessibles aux correspondances du public, de 823 à 4,097 (1), et le nombre des appareils télégraphiques en service de 1,344 à 4,579, comprenant :
- Appareils Morse.................................... 4,514 Id. Hughes............................................ 62 Autres systèmes,....................................... 3
- Total . . . 4,579
- Le nombre des télégrammes échangés s’est accru de3,423,845 à 4,544,36 se répartissant comme suit :
- Service intérieur........................... 2,434,404
- Id. international....................................,. 4,583,635
- Id. de transit.............................. 523,42*
- Total... 4,544,460
- Depuis 1883, le réseau télégraphique a été approprié pour les CoFVca pondances télégraphiques et téléphoniques simultanées par le système
- Rysselberghe.
- (4) Non compris 422 bureaux de dépôt.
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- 10 * CO
- Au qer janvier 4889, les lignes suivantes étaient ouvertes au public :
- Anvers-Charleroi. Bruxelles-Anvers. Bruxelles-Gand.
- Bruxelles-Liége. Id. Charleroi. Id. Louvain.
- Id. Mons. Id. Ostende. Id. Namur.
- Id. Verviers. Louvain-Anvers. Gand-Anvers.
- Liége-Verviers. Liége-Louvain. Namur-Liége.
- Namur-Charleroi. Ostende-Anvers. Liège-Anvers.
- Verviers-Anvers. Id. Gand. La Louvière-Bruxelles.
- Courtrai-Bruxelles. Malines-Bruxelles. Id. Charleroi.
- Id. Gand. Id. Louvain. Id. Mons.
- Id. Ostende. Id. Anvers. Anvers-Courtrai.
- Charleroi-Louvain. Mons-Courtrai.
- Id. Mons. Id. Gand.
- Blankenberghe-Bruxelles. Heyst-Bruxelles.
- Id. Anvers. Id. Courtrai.
- Id. Courtrai. Id. Gand.
- Id. Gand. Id. Ostende.
- Id. Ostende. Id. Blankenberghe.
- Ces lignes interurbaines se composent de 57 circuits d une longueur totale de 3,273 kilomètres avec 6,656 kilomètres de fils.
- Le 24 février 4887, à la suite de la convention franco-belge du Ier décembre 4886, le service téléphonique a été inauguré entre Bruxelles et Lacis (320 kilomètres). La ligne se compose d’un double fil de bronze phosphoreux de 3m,m de diamètre. Les deux fils du circuit servent en même temps aux correspondances télégraphiques. Une seconde ligne a dû être établie; elle a été mise en service au commencement de 1 année 4888.
- L Etat n’exploite qu’un seul réseau téléphonique, celui dOstende, où tous les raccordements sont à double fil; tous les autres sont concédés à des compagnies.
- Télégraphie militaire. — En Belgique, le service de la télégraphie de campagne est assuré par une compagnie, qui forme un corps spécial appar-tenant à l’arme du génie. Son effectif, composé, sur pied de guerre, de 4 officiers et 240 hommes, se divise en deux parties, dont la première 9 dans ses attributions la télégraphie de campagne proprement dite, c'est-4 dire la construction, le relèvement et la destruction des lignes, et s occupe "Salement des signaux optiques et acoustiques; la seconde est chargée du
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- service général des lignes permanentes occupées par l’autorité militaire; ce service comprend la construction, la réparation et la destruction de ces lignes.
- Le personnel chargé de la télégraphie de campagne est divisé en trois sections dont chacune est pourvue de tout ce qui est nécessaire à la construction de 20 kilomètres de ligne de câble et de 24 kilomètres de ligne de fil, indépendamment des appareils de télégraphie électrique et de ceux qui servent à la télégraphie optique et acoustique; la troisième section possède, outre le matériel de réserve, les objets requis pour l’installation des divers ateliers de réparation.
- La compagnie construit trois espèces de lignes :
- 4° Des lignes de fil de cuivre étiré dur de 2 millimètres, suspendus sur des poteaux, espacés en général de 65 pas, au moyen d’isolateurs en ébo-nite. On se sert aussi de bronze phosphoreux de 4mm5, qui permet d’espacer les poteaux de 90 pas.
- Ces lignes servent généralement de lignes d’étapes, c’est-à-dire réunissent le réseau permanent d’un pays à celui qui relie les corps et les divisions.
- qu’elles d’année
- 2° Des lignes de câble isolé, sans isolateurs ni poteaux, qui servent en campagne pour réunir entre eux les divisions et les corps d’armée.
- 3° Des lignes d’avant-postes. Ce sont des lignes volantes, construites au moyen d’un câble léger, qui ne sont pas destinées seulement aux avant postes, mais peuvent servir à la télégraphie de corps, c’est-à-dire relier les corps entre eux.
- L’invention du microphone et les perfectionnements apportés dans lin dustrie de la fabrication du câble télégraphique ont permis de rendre plus pratique la télégraphie d’avant-postes et de corps. Actuellement, il ne faut plus de télégraphiste spécialiste pour maintenir la liaison entre les corps; le soldat le moins intelligent est à même de se servir d’un noure appareil micro-téléphonique portatif que le fantassin met dans sa carton chière, le cavalier dans une de ses sacoches.
- Le soldat chargé d’établir la ligne porte dans un sac, semblable en tou à un sac de soldat, de 4,200 mètres à 2,000 mètres de ligne; le câblese déroule avec facilité et se replie de même; il ne coûte presque rien, etlton peut impunément en perdre quelques kilomètres dans des moments C tiques.
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- Télégraphistes de place. — La compagnie spéciale des télégraphistes de place forme un corps indépendant dont le commandant a les mêmes pouvoirs qu’un chef de corps; il a sous ses ordres un capitaine en second, un lieutenant et un sous-lieutenant.
- La compagnie assure le service du réseau téléphonique de la position d’Anvers. Les bureaux de ce réseau sont accessibles à la correspondance privée.
- Les lignes télégraphiques sont construites et entretenues par le service technique des télégraphistes de l’État belge; la longueur approximative du réseau est de 40 kilomètres. En temps de paix il y a dix bureaux militaires qui sont établis à Brasschaet (camp); Anvers, caserne St-Georges; Anvers, 1 caserne 5-6 ; Anvers, porte de Boom; Berchem, caserne 8-9; boucherie ! militaire; fort 2 (Borsbeek); fort 4 (Vieux-Dieu) ; fort 6 (Wilryck , et fort 8 I (Hoboken).
- 1 Ces postes sont reliés entre eux et au réseau de l’État.
- En temps de guerre le nombre de bureaux serait doublé. Le personnel
- I est formé d’un sergent ou d’un caporal, remplissant les fonctions de chef
- de bureau, et d’un ou plusieurs soldats, qui sont chargés du port à domicile | des télégrammes.
- 1 Le système Morse, qui est employé, est identique à celui de l’État belge.
- 1 Ladministration des télégraphes se charge de l’installation et de lentretien J des postes.
- La compagnie assure aussi le service du réseau téléphonique militaire I englobant toute la position d’Anvers. Le bureau central se trouve à la | Cesemne 5-6, Borgerhout.
- Elle entretient les paratonnerres établis sur les bâtiments militaires du royaume.
- Un cours de télégraphie pratique a été organisé à la caserne des télégra-Pistes de place pour les officiers de l’état-major de la garnison et pour les | ndiers de cavalerie suivant les cours des pionniers.
- téléphonie. - La Belgique est l’un des pays de l’Europe où la télé-Phonie sest le plus rapidement introduite et a pris relativement la plus STande extension.
- . Ala fin de 1878 des communications téléphoniques privées avaient été F Stallées dans plusieurs villes importantes du pays. En 1879, le téléphone * mis en service pour l’usage public dans le système des bureaux con-"X. Les principales villes avaient, en 4880, des réseaux téléphoniques
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- établis de cette manière; en 4884, d’après la notice de M. Banneux, le nombre des abonnés était de 2,015, répartis comme suit :
- Anvers................................. 490
- Bruxelles.............................. 800
- Liége.................................. 260
- Gand...............•.................... 90
- Verviers............................... 279
- Charleroi et environs................... 96
- En 4 886, ce nombre s’élevait à 3,365. Il était de 5,270 au 4 er janvier® Aux réseaux téléphoniques établis dans les villes, on doit ajouter un grand nombre de réseaux particuliers installés dans les grands centres industriels; nous citerons notamment ceux des Sociétés charbonnières de Mariemont et de Bascoup, de la Société Cockerill et de plusieurs sociétés de charbonnages belges. Mentionnons aussi l’installation téléphoniqued l’intérieur du palais de justice de Bruxelles, l’une des plus importantes du
- pays. ,.--,
- Les fils conducteurs, employés dans les réseaux téléphoniques o 5 > sont en général en bronze phosphoreux; ces fils font l’objet d’une " tion importante, née dans le pays, antérieure à celle des fils de brond cieux ou chromeux, et dont la priorité revient à M. Montefiore-Lov) ' en 1879, fournissait déjà des fils pour les lignes téléphoniques cons Exont par M. Bède. Des fils de bronze phosphoreux de haute conduction également fabriqués pour la télégraphie, l’éclairage électrique, le ra ‘ de la force, etc. : télé-
- Le système inventé par M. Van Rysselberghe pour les transmissions tion phoniques à grande distance par les fils des télégraphes, sans interr F des transmissions télégraphiques, donna une vive impulsion au “elintéres-ment de la téléphonie. On se rappelle la démonstration publique sante qui en a été faite, en 1885, à l'Exposition d’Anvers, où MM Iransmis et Cie avaient organisé des auditions des concerts du Waux-Hall, tTone au téléphoniquement de Bruxelles à Anvers par les fils du téleg Siessais moyen des appareils de M. Van Rysselberghe; mais les premiersuantes d’application de ce système datent de 1882; des expériences GoDTmême furent faites entre Bruxelles, Anvers et Ostende; et, le 16 mai 6 furent année, deux dépêches, l’une téléphonique, l’autre télégraphique) transmises simultanément par le même fil, de Bruxelles à Paris, le système
- Le succès de ces essais décida le Gouvernement à appliquer. belge d’une manière générale et à approprier tout le réseau télégrap 1 à la télégraphie et à la téléphonie simultanées par les mêmes n s. ourd’hui
- On a vu plus haut, par la liste des nombreuses lignes, au oseux de ouvertes au public, combien, grâce à l’adoption du système ingepratique. notre compatriote, la téléphonie a progressé depuis sa mise en F
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- Éclairage électrique et autres applications industrielles de l’électri-cité.—La Belgique peut revendiquer une large place dans l’histoire de 1 éclairage par l’électricité. Tout le monde sait que cet éclairage na commencé à devenir pratique que lorsque, à l’emploi des piles dont on se servait autrefois pour le produire, on a substitué les machines magnéto ou dynamo-électriques. Le premier appareil employé industriellement pour transformer l’énergie mécanique en énergie électrique, et celle-ci en lumière, est la machine magnéto-électrique de la compagnie l’Alliance, qui fut inventée en 1849 par un belge, M. Nollet, professeur de physique à l’École militaire de Bruxelles, et à laquelle un autre belge, M. J. Van Malderen, apporta des modifications importantes et donna la forme définitive sous laquelle elle lut construite par la Compagnie l’Alliance pour l’éclairage de plusieurs phares et de quelques établissements particuliers.
- C’est également à un Belge, M. Gramme, que l’on doit l’invention et la construction de la première machine industrielle à courants continus. Cette machine, fondée sur le principe de l’anneau de fer doux inventé par Pac-cinotti en 1804, et réinventé en 1869 par Gramme, a été le point de départ du mouvement rapide qui s’est manifesté partout depuis cette époque, non seulement dans l’application de l’énergie électrique à l’éclairage, mais dans toutes les applications industrielles de l’électricité telles que le transport et la distribution de la force, l’électro-métallurgie, etc., etc. Aussi est-ce avec Tapprobation unanime des savants et des praticiens de tous les pays que la commission chargée de juger le concours, ouvert en 1882 et fermé en 1887, pour le prix Volta, a décerné ce prix à M. Gramme, dont l’œuvre, suivant lestermes de la classe de l’Institut, « forme dans l’histoire de l’électricité une date mémorable. »
- La construction des dynamos est représentée en Belgique par plusieurs sociétés importantes; les installations d’éclairage qu’elles ont établies dans le pays sont déjà considérables, et le nombre s’en accroît rapidement de jour en jour. D’après un tableau dressé par M. l’ingénieur Wybauw, et ne comprenant que les installations faites en Belgique, au mois de décem-pre 1887, par huit principales maisons s’occupant de l’industrie électrique sans notre pays, ces installations donnaient, à cette date, un total de 1907 toversà arc et de 21248 lampes à incandescence. Ces chiffres, qui devraient e augmentés dans une assez forte proportion pour donner le nombre des astallations existantes aujourd'hui, suffisent cependant pour donner une 1 € de l’extension que l’éclairage par l’électricité a prise en Belgique.
- armi les lampes à arc employées pour cet eclairage plusieurs ont eté I tentées par des Belges; qu’il nous suffise de citer la lampe bien connue
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- de M. Jaspar, l’un des régulateurs les plus simples et les plus anciens,datant de 1854, les lampes Gramme, Pieper, De Puydt, Dulait, etc. Rappelons aussi que c est en Belgique qu’ont été faites les premières installations de la lampe soleil de MM. Clerc et Bureau.
- Notre pays n’est pas resté étranger non plus aux tentatives faites depuis un demi-siècle dans différents pays pour arriver à produire d’une manière pratique l’éclairage par incandescence; on en trouve les premières traces dans un article du Courrier Belge du 26 décembre 4 838, où il est question de 1 incandescence du charbon obtenue, dans un récipient vide d’air, parle passage d un courant, et de son application à l’éclairage des galeries de mines. Parmi les savants de cette époque dont les essais méritent d être mentionnés, 1 histoire de l’origine et des transformations de l’éclairage par incandescence cite le nom de Nollet, surtout celui de de Changy, qui, de 4844 à 4858 construisit et fit fonctionner différents types de lampesà incandescence à charbon et à fil de platine.
- Depuis 4879, date à laquelle la lampe à incandescence a apparu avecles dispositions essentielles qui la caractérisent, l’éclairage par incandescence a contribué à la création de plusieurs industries importantes. La construction des accumulateurs notamment, à laquelle l'administrateur-gérant de la société l’« Électrique », M. Julien, a apporté des perfectionnements heu reux, occupe aujourd’hui une large place dans l’industrie électrique belge.
- Les accumulateurs ont reçu récemment une application intéressante dans l’éclairage de la scène du théâtre de la Monnaie, où ils sont employés comme transformateurs pour la transmission électrique à longue distance. Dans cette installation, faite par M. Léon Gérard, une batterie de 600 ele-ments établie au théâtre, et divisée en 4 0 batteries partielles de 60 éléments chacune pouvant être associées en tension ou en quantité, sert à transi mettre et à distribuer aux différents circuits de lampes du théâtre l’énergie électrique fournie par des dynamos établies à l’usine de Laeken, distante du théâtre de la Monnaie d’environ 3,500 mètres. 1
- Une autre application importante des accumulateurs est leur emploie traction électrique. Après plusieurs années d’essais, poursuivis avec une intelligente persévérance par M. Julien, les voitures électriques ont figUT avec un succès remarquable à l’exposition d’Anvers, où elles ont rempon £ le prix au concours de traction; aujourd’hui elles sont définitives entrées dans la pratique, et desservent depuis plusieurs années l’une lignes de la Société des tramways Bruxellois, dont le service de traction/es accumulateurs, organisé sur une large échelle, présente les dispositions plus ingénieuses et peut être cité comme modèle.
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- Pour terminer cette rapide revue, qui ne donne qu’une idée fort incomplète de l’état actuel de l’électricité en Belgique, nous nous bornerons à signaler la grande et rapide extension qui y a été donnée aux différentes applications de l’électricité dont il n’a pas été question dans cet exposé sommaire, telles que la télégraphie urbaine, l’horlogerie électrique, 1 emploi de l’électricité dans l’exploitation des chemins de fer, son application à l’art militaire, etc., etc. Mentionnons aussi la généralisation, dans lenseignement, de l’emploi des dynamos presque partout substituées aux piles, et des expériences de projections; et enfin les progrès réalisés dans la construction des paratonnerres, grâce aux longues et belles études par lesquelles notre compatriote Melsens a cherché à en assurer l’efficacité, et qui ont servi de base à l’établissement du système auquel on a justement attaché son nom.
- Rousseau, E., Président de la classe 62.
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- EXPOSANTS.
- 4078 Barteloûs (Victor), 11, rue de Namur, à Bruxelles. — Commutateur automatique constituant bureau auxiliaire pour services téléphoniques, à communications multiples simultanées. L’appareil exposé peut servir au raccordement de 25 abonnés. Il permet d’établir trois communications simultanées dont une plus spécialement réservée aux appels vers le Bureau central. Le système permet l’emploi des sonneries magnéto et peut s'appliquer aux réseaux à circuit simple (avec terre) ou aux réseaux à circuit métallique double (sans terre). Les deux modes de raccordement peuvent être réunis dans le même appareil et être utilisés à volonté.
- Médailles : bronze, Paris 1881 ; bronze et argent, Anvers 1885.
- 1079 Closset (Emile), 26, rue Saint-Jean, à Bruxelles. — Plans de paratonnerres Melsens. Instruments scientifiques.
- Médaille d’argent Paris 1881, Anvers 1885; médaille or, Amsterdam 1885.
- 4080 Compagnie belge du Téléphone Bell (société anonyme constituée en 1881), rue de la Montagne, 73, Bruxelles. (J. VanGend, administrateur, directeur-général.
- — Concessionnaire des réseaux téléphoniques de Bruxelles, Anvers, Charleroi, Gand, La Louvière et Verviers. — Postes téléphoniques Bell-Blake, perfectionnés par la Compagnie et adoptés par le Gouvernement belge, après essais comparatifs, pour desservir les correspondances à grandes distances ; exclusivement admis dans les con
- cessions renseignées plus haut pour les correspondances locales et à grandes distances.
- Médaille d’or, Anvers 1885, etc.
- 4 081 Compagnie de Télégraphie et Téléphonie internationales (société anonyme), 22, rue des Sables, à Bruxelles. — Télégraphes Morse et Hughes. Télégraphe multiple (phono-multiplet Van Rysselberghe). Système anti-inducteur Van Rysselberghe. Téléphones Bell, Microphone De-jongh. Télégraphes et téléphones militaires. Moteur et dynamo-électriques. Appareils électro-médicaux. Paratonnerres. Cabines téléphoniques.
- Paris 1881, médaille d’or et de bronze; Vier-ne 1873, diplôme; Amsterdam 1883,me daille d’or; Anvers 1885, diplôme dnon-neur, etc.
- 1082 Gérard (Emile) et Cie, ingé-nieurs, quai d’Amercœur, 48 à20, à Liège. — Appareils de physique et d’électricité.
- (Voir classe 15).
- 4083 Jaspar (Joseph), 42, rueJon fosse, à Liège. — Série de machines dynamo - électriques ; [ gulateurs électriques et lampess incandescence ; appareils acces soires d’éclairage.
- ( Voir classes 15,41 et 52).
- 1084 L’Électrique (Société and. nyme), 245, chaussée d’Anvers)1 Bruxelles. — Machines dynama. électriques ; moteurs électrigaesl foyers à arcs et lampes à incan cence; appareils divers; accu" lateurs.
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- 4085 Pieper (H.), électricien-con-structeur, à Liége. — Dynamos, lampes à arc, etc., système Pieper. Médaille d’argent, Paris 1878; diplôme d’hon-neur. Amsterdam 1883 et Anvers 1885; médaille d or, Anvers 1885, etc.
- 4086 Société anonyme Électricité et Hydraulique (Julien Dulait, administrateur-gérant), à Charleroi. — Eclairage électrique par arc et par incandescence; dyna-mos et foyers Dulait; galvanoplastie; transport de force; lampes a incandescence de toutes inten-Sités; appareils de mesure; accumulateurs. Fabrique spéciale de crayons électriques. Moteurs à et au pétrole (système breveté), oteurs à vapeur spéciaux àl'éclai-rage électrique. Moteurs hydrau-Iiques (système Dulait), roues et turbines pour hautes et faibles chutes; ventilation ; pylône hydro-cectrique; mécanique de préci-ston.4 fait, à titre gracieux, es installations pour l’éclairage electrigue dans le pavillon du Commissariat général de Belgique.
- Adaille d'or et médailles d’argent, Anvers (Voir classes 48 et 52).
- 4087 Société anonyme Belge Pour éclairage et transmis-flon électriques à longue dis-tence (Léon Gérard, directeur-rue de l'Est,à Schaer-de k lez-Bruxelles.— Installations as luxe. Machines dynamo-élec-char S. Machine avec tableau de mnergement pour accumulateurs, cémentant 400 lampes à incandes' ne machine alimentant farcs. Un permutateur L- Gé-mesnde 40 chevaux. Appareils de Pour et appareillage complet Rhevalayrage. Electro-moteur de
- 1088 Société anonyme pour la construction d’appareils de sécurité pour voies ferrées (administrateur M. Meuffels), 33, rue de l'Université à Liége. — Appareils de block système électrique Flamache; un appareil pour poste intermédiaire; deux appareils pour postes terminus. Constructeur: Schubart, ingénieur, rue Courte du Marais, à Gand.
- 1089 Somzée(Léon,ingénieur hono-raire des mines, des arts et manufactures, etc., rue des Palais, 22, à Bruxelles. — Une batterie d’éléments primaires pour éclairage.
- Premières récompenses aux diverses expositions precedentes. — (Voir classes 27, 48, 65 et 65.)
- 1090 Vandeplancke frères, 74, rue de Tournai, à Courtrai. — Régulateur et horlogerie électriques.
- Voir classe 26).
- 1091 Van Vloten (Paul-E.), ingé-nieur-électricien, 7, Montagne du Parc, à Bruxelles. — Une maquette de l’installation de chargement des accumulateurs de la Compagnie des tramways Bruxellois.
- 1092 Wehrle (Eugène), place du Petit-Sablon, 2, à Bruxelles. — — Horlogerie électrique.
- (Voir classe 26.)
- 1093 Wicard (Edouard), 20, rue des Puits-l’Eau, à Tournai. — Appareils électriques divers.
- Mention honorable, Anvers 1885.
- 1094 Wilmotte (J., fils, 412, boulevard de la Sauvenière, à Liége. — Appareils d’éclairage électrique. (Voir classes 24, 23 et 27).
- CE C
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- CLASSE 63.
- CLASSE 63. — Matériel et procédés du génie civil, des travaux publics et de l'architecture.
- La Belgique possède, en abondance, des matériaux de construction de toute espèce. Les pierres à bâtir, bleues, grises et blanches, les marbres de diverses couleurs, la pierre à chaux, les pavés, les ardoises, etc., etc., sy rencontrent à profusion.
- D’après les relevés de 4887, on peut évaluer comme suit les quantités
- exploitées dans le courant de cette année :
- 4. Pierre de taille.........................
- 2. Marbres..................................
- 3. Chaux, moellons et pierrailles...........
- 4. Silex et pierrailles pour empierrements. .
- 5. Dalles et carreaux.......................
- 6. Pavés....................................
- 7. Ardoises.................................
- *123 470 mètres cubes
- 14 42 -
- 4 740 992 -
- 457 310 -116 670 mètres carrés
- 79 760 500 pièces
- 26 882 000 —
- Le terrain carbonifère et le terrain dévonien fournissent les principales richesses de la Belgique en matériaux de construction; soit la presque totalité des postes 4, 2, 3 et 5 et une bonne partie des postes 4 et6 ci-dessus.
- Ces terrains, dont le premier repose sur le second, occupent une large zone qui traverse le pays de l’ouest à l’est et qui est limitée par deux lignes suivant respectivement la direction « Tournai, Ath, Nivelles, Huy, Liége, Visé », au nord, et « Chimay, Givet, Grupont, Verviers», au sud.
- Pierres. — Le terrain carbonifère fournit la plus grande partie des pierres de taille, le terrain dévonien fournit surtout les marbres. Tous deux fournissent la pierre à chaux.
- C est dans le carbonifère que l’on trouve, à plusieurs niveaux, l'exce lente pierre de taille, bleue ou grise, connue sous le nom de «petit granit et qui s’exploite aussi comme marbre.
- Les exploitations de «petit granit» sont surtout développées dans 1 régions de Soignies, Ecaussines, Feluy, Arquennes et dans la vallée
- 1 Ourthe (Comblain-au-Pont, Sprimont, etc., etc.).
- Les carrières de « petit granit » procurent les blocs de toutes les dime € sions, qui permettent d’en tirer tous les membres d’architectures, mem des colonnes monolithes.
- Les autres calcaires du terrain carbonifère (calcaires grenus et calcalr
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- compactes) sont largement exploités, comme pierre de taille, dans toute l’étendue de la zone délimitée plus haut et particulièrement le long de la limite nord de cette zone. Plusieurs bancs fournissent d’excellente pierre, notamment dans les carrières exploitées sur la rive gauche de Meuse en aval de Namur, sur la rive droite dans la vallée du Samson et aussi, en amont de Namur, à Ivoir et dans les environs, d’autre part encore dans les environs de Tournai, etc., etc.
- Toutes ces pierres, ainsi que le « petit granit », se travaillent avec facilité et se laissent aisément débiter à la scie mécanique. Leur résistance à la rupture, ou force portante instantanée, ne descend guère au-dessous de 500 kilogrammes par centimètre carré et s’élève jusqu’à 850 kilogrammes et plus encore.
- Le terrain dévonien fournit beaucoup moins de pierres à bâtir; ainsi qu'il a été dit ci-dessus, il procure surtout des marbres; toutefois le carbo-nifère en fournit également.
- Marbres.— Les marbres belges (4) comprennent trois catégories princi-pales, estimées tant à l’étranger qu’en Belgique : les marbres noirs, les marbres rouges et le Sainte-Anne. On exploite en outre, mais sur une moindre échelle, le Consolre ou Sainte-Anne français, le Florence, le Grand-Antique, le Coquillier, le Poité, etc., etc., et la brèche de Waulsort dite « Herculanum ».
- Les marbres noirs des carrières belges sont très recherchés et forment une véritable spécialité. On les range généralement en quatre qualités marchandes: le noir fin, le noir demi-fin, le noir commun et le noir inférieur. Cette dernière qualité ne sert que pour la fabrication des dalles et des carreaux de pavement.
- Les marbres noirs sont exploités surtout dans les régions de Mazy, Bossières (Golzinne), Isnes (Sauvages) et Rhisnes, dans le dévonien, et dans les régions de Dinant, Basècles, Péruwelz et Quévaucamps, dans le Carbonifère.
- Les marbres rouges appartiennent au dévonien; ils sont exploités dans es nombreux îlots de calcaire corallien de l'Entre-Sambre-et-Meuse. Ces marbres sont d’un riche effet décoratif; ils présentent un fond rouge, sur enuel se détache un réseau capricieux de veines et de taches blanches. La ointe du fond est plus ou moins foncée et la disposition des veines est
- T' Voir Jules Demaret, Ann. du T. P. de Belgique, p. *98 et suivantes.
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- variable ; de là, un assez grand nombre de variétés : les rouges-griottes, le rouge-royal, le rouge-rosé, le rouge-fleuri, le rouge-byzantin, le Ma-plaquet, etc., etc.
- Le marbre Sainte-Anne est également un marbre corallien appartenant au terrain dévonien; il est fond noir avec fleurs grises et taches blanches cristallines; il est recherché pour son bel aspect, sa solidité et son prix modéré. On l’exploite notamment dans les régions de La Buissière, Ger-pinnes, Gougnies, Biesme, etc.
- Chaux. — Les fours à chaux sont répandus, en grand nombre, dans toutes les régions où l’on exploite le calcaire et, selon la nature de la pierre, ils fournissent des chaux de diverses qualités, grasses, maigres, hydrauliques. Ce sont les bancs de calchiste exploités dans les étages inférieurs du carbonifère aux environs de Tournai, qui produisent la « chaux hydraulique de Tournai », si justement réputée pour les constructions monumentales et les ouvrages hydrauliques.
- Pavés. — Les carrières de pavés sont très nombreuses en Belgique, elles utilisent des calcaires, des grès, des quartzites, des silex et du poT phyre. Pour le pavage des chaussées de roulage on fait surtout emploi, d une part, de grès de l’étage quartzo-schisteux supérieur du terrain dévonien, exploités en grand dans la vallée de l’Ourthe (assise de Montfort et dans la vallée de la Meuse en amont de Namur et, d’autre part, du por phyre exploité en grand dans les typhons où sont établies, notamment, les carrières si renommées de Lessines et de Quenast.
- Ardoises. — Les ardoises font l’objet d’une exploitation importante, surtout dans la province du Luxembourg, dans les terrains silurien et cambrien. Les principales carrières sont établies dans les régions d'her beumont et de Vielsalm ; plusieurs carrières fournissent des produits juste ment estimés.
- Bois. — La Belgique possède de belles forêts où se trouvent principe lement les essences de chêne et de hêtre. Le chêne des forêts de la Flan $ occidentale, surtout dans l’arrondissement d’Ypres, est très réputé pour charpentes des portes d’écluses, etc.
- Le peuplier du Canada et le peuplier-tremble sont très abondants; dernier fournit un bois excellent pour le platelage des ponts.
- Le pays possède quelques bois de sapin dans la Campine, le Braban
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- e la Flandre occidentale. Ce bois n’est utilisé dans la grosse construction que
- I pour en faire des pilots.
- Les autres essences que l’on rencontre dans le pays ne sont guère utili-it I sées dans la grosse construction; elles trouvent leur emploi dans la menui-‘ I serie, le charronnage, etc., etc.
- La Belgique produit aussi, en grande quantité, des matériaux artificiels debonne qualité.
- Briques, etc. — Les limons superficiels (limon hesbayen et limons des vallées) sont exploités dans presque toute l’étendue du pays pour la fabri-» I cation des briques destinées à être employées sur place.
- Les argiles des terrains quaternaires sont exploitées dans de nombreuses ubriqueteries permanentes établies dans la Campine, surtout dans la pro-; vince d’Anvers (Beerse, Ryckevorsel, Minderhout, etc.)
- Les argiles des terrains tertiaires sont largement exploitées pour la fabrication non-seulement des briques, mais aussi des tuiles, des carreaux, ; des tuyaux de drainage, etc., etc., surtout dans la région du Rupel, où se trouvent les importantes exploitations de Boom, Rumpst, Niel, Hemixem, etc., etc., et aussi dans les Flandres.
- Produits réfractaires. — Les argiles plastiques sont exploitées en t | beaucoup de points, surtout dans la province de Namur et plus particu-1 fièrement à Andenne et dans les environs. Ces argiles sont travaillées dans , I le pays pour la fabrication des cornues à gaz, des creusets, des briques pour fourneaux, d’appareils divers pour les fabriques de produits chi-miques, etc., etc.
- 1 | CIMENTS. — La fabrication des ciments a pris un sérieux développe-menten Belgique, dans la province de Hainaut et surtout dans l’importante usine de la société « Niel on Rupel », établie à Niel, dans la province d'Anvers.
- MATÉRIAUX métalliques. — Les matériaux métalliques ne sont pas moins abondants que les matériaux pierreux. De nombreux hauts-four-neaux, usines à fer, usines à acier, etc., etc. sont en état de fournir tant à exportation qu'aux besoins de la consommation du pays.
- OUTILLAGE. — Des ateliers de construction de premier ordre sont à même de livrer, à mesure des besoins, l’outillage et la machinerie les plus perfec-tionnés en usage sur les grands chantiers. Les machines motrices, les outils elles appareils variés exposés, soit en nature, soit en modèles et, parmi ces
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- derniers, l’ascenseur hydraulique pour bateaux récemment construit près de La Louvière, permettent d’apprécier les ressources que la Belgique offre dans ce domaine important.
- Voies de COMMUNICATION. — Les richesses de toute espèce alimentées tant par l’exploitation des ressources naturelles du sol que par le travail des ateliers et des usines, sont surtout mises en valeur par les facilités que procure le réseau croissant des voies de communication.
- Routes. — Sans parler du réseau si complet des routes et des chemins communaux, le tableau ci-après met en évidence le développement donne au réseau des routes de grande voirie :
- DATES CONSIDÉRÉES. LONGUEUR EN KILOMÈTRES DU DES GRAND’ROUTES RÉSEAU LONGUEURS TOTALES.
- DE L'ÉTAT. PROVINCIALES. CONCÉDÉES.
- 4830 2593 514 434 3244
- 1888 7239 4468 276 8983
- Voies navigables. — Le réseau des voies navigables présente actuelle ment un développement total de 1654 kilomètres, comprenant 888 o mètres de rivières et 763 kilomètres de canaux dont 458 à grande section-, 4887 de
- Le mouvement des transports sur ces voies navigables a ete en 1 0.000 764 milions de tonnes-kilomètres, fourni par un tonnage de 33,5 > tonnes, faisant un parcours moyen de 22,8 kilomètres.
- Chemins de fer. — La longueur totale du réseau principal des chemins de fer atteint 4456 kilomètres. Un réseau de lignes secondaires ( des de fer vicinaux) est en construction depuis 4885 et la longueur to lignes exploitées atteint actuellement 487 kilomètres.
- Travaux. — Malgré le peu d’étendue de son territoire, la Belgique Pl les conditions orographiques, géologiques et hydrologiques de son and fournit aux ingénieurs et aux architectes l’occasion d’aborder un 5 nombre des problèmes dont l’art des constructions réclame la solutaas édi-
- Des canaux, des routes, des chemins de fer, des monuments et
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- fices divers ont été construits dans les circonstances locales les plus variées. Des cours d’eau ont été canalisés et leur régime régularisé. Des ports intérieurs et des ports maritimes ont été améliorés. Des villes ont été transformées et assainies par l’amélioration de leur voirie, la création de réseaux d’égouts, l’établissement de distributions d’eau, etc.
- A côté de tous ces travaux nouveaux, il faut signaler la restauration des monuments anciens.
- Il est impossible d’indiquer dans cette courte notice, tous les travaux importants qui méritent l’attention des hommes de l’art; nous devons forcément nous borner à en mentionner quelques-uns.
- Dans le domaine des voies de communication, citons : les barrages mobiles elles grandes écluses de la Meuse,—les ascenseurs hydrauliques et les écluses perfectionnées du canal du Centre, — les grands ponts métalliques, fixes et mobiles, construits notamment à Tamise, sur 1 Escaut, à Boom, sur le Rupel, à Sclayn, Herstal, Maeseyck, etc., sur la Meuse, à Gand, Wondelgem, etc., sur le canal de Terneuzen, à Anvers, sur les chenaux maritimes, etc., etc.
- Dans les autres domaines du génie civil et dans celui de 1 architecture, Bornons-nous à citer : les quais et les installations maritimes d Anvers et de Gand, — les distributions d’eau de Bruxelles, Anvers, Verviers, etc., - le barrage de la Gileppe, — le Palais de Justice de Bruxelles, — les bâtiments et les gares couvertes des stations de Bruxelles, Tournai, Bruges, Malines, etc., — plusieurs hôtels du boulevard Anspach, à Bruxelles et du nouveau quartier d’Avroy, à Liége, etc., etc., — la restau-retion de divers grands monuments, etc., etc.
- La transformation d’anciens quartiers dans les grandes villes a eu pour conséquence la création de quartiers neufs, au centre de ces villes, sur des terrains de grande valeur; les architectes ont pu ainsi donner leurs soins ans une certaine mesure à l’ornementation des façades. L’émulation qui est produite a amené des tentatives nombreuses et actives de créer une architecture nationale inspirée par les monuments que nous a lègue epoque de la Renaissance flamande.
- ien que ces tentatives n’aient pas toujours été couronnées de succes, a cs sont cependant parvenues à donner un cachet particulier à certaines N nos constructions civiles. Un fait à relever, c’est que, grâce à ces essais, Tchitecture polychrome a repris droit de cité en Belgique; l’emploi des atériaux du pays se trouve ainsi favorisé dans une large mesure.
- Ch. Lahaye. Th. LAMAL,
- Président de la classe 63.
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- EXPOSANTS.
- 1095 Administration nale de la ville de
- Plans, photographies relatifs aux installations
- commu-Gand. — et notices . maritimes
- de cette ville. — Gand a fait, dans ces dernières années, de grands sacrifices pour l’amélioration de son port. Le canal qui relie Gand à la mer ne mesure que 30 kilomètres de longueur ; tout navire de 90 mètres de longueur sur 44m50 de largeur et n’ayant pas plus de 5m40 de tirant d’eau peut atteindre, en toute sécurité, le port de Gand pendant toute l’année. C’est une des routes les plus directes de la mer vers le nord de la France, le sud-ouest de l’Allemagne, l'Alsace-Lorraine, la Suisse et l’Italie. Ses bassins et ses quais, éclairés à la lumière électrique, sont munis d’un outillage de premier ordre. L’Administration se fait un devoir d’accorder aux navires tous les avantages, toutes les facilités désirables. Les seules taxes obligatoires, incombant aux navires, sont les droits de quai qui sont de 0 fr. 35 au maximum par tonne. Aucune autre taxe quelconque n’est imposée.
- 4096 Ardoisière La Plet, à Alle, province de Namur (Belgique), Edmond Terlinden, propriétaire, 33, rue de la Charité, à Bruxelles. (E. Guillaume, directeur). — Ardoises bleu-foncé pour toitures. — Par circulaire de M. le Ministre des Travaux publics en date du 4 novembre 1864, les ardoises de La Plet sont admises pour les constructions de l’Etat. Cette circulaire s’appuie sur le rapport de la Com
- mission des procédés nouveaux, consultée et dont voici l’extrait: « Le banc exploité à La Plet fournit une pierre saine, exempte de pyrites et dont le grain est fin et serré. Les ardoises obtenues sont sonores et satisfont aux conditions | d une bonne fabrication. » Spécimens : toiture du pavillon du Commissariat général de Belgique à l’exposition; Bruxelles : nouvelles casernes d’Etterbeek, hôtel-de-ville, école place Lebeau, etc.: Anvers : hôpital du Stuyvenberg, orphelinat, maison de sûreté, etc.; Charleroi : nouvelles casernes; Se-dan : nouvelle gare, gymnase, école, abattoir, etc.
- 1097 Baisipont et Bouchez-Beru, à Ecaussines. — Pierres bleues et petit granit. — Fournisseurs d’une partie des pierres de • construction du pavillon du com-missariat général.
- (Voir classe 41.)
- 1098 Baudelet (Pierre), à Ecaus-sinne-d'Enghien. — Deux monuments funéraires.
- 4099 Berhaut (Charles), 20, rue Fragnée à Liége. — Compteurs-eau.
- (Voir classe 52).
- M00 Bisschops (M., architecte,et Rembaux (E.), sculpteur^ Ecaussines Belgique). — Spec listes en monuments funéraires.. Une chapelle en forme de dome Album de monuments funéraual comprenant 300 dessins de C
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- pelles, sarcophages, stèles, pyramides, pierres tombales, etc. — Succursales dans toute la France. Exportation.
- 1101 I Blaton-Aubert, rue du Pa-
- villonaSchaerbeek lez-Bruxelles.
- Echantillon fourni par M.Van Mlierlo, ingénieur directeur des
- Travaux de la ville de Bruxelles : morceau de l’égout construit rue "Activité, à Bruxelles, en M 2 Echantillon envoyé par Royers, ingénieur directeur des travaux de la ville d’Anvers : egouts de la rue du Vanneau, à Anvers, en 4879; 3u Echantillon, de oide M. De Cuyper, ingénieur un r' 1 e d’Ostende, coupé dans WR réseau d environ 2,000 mètres segouts instruits dans le sable struif ] r 40 Fragment d’égout con-Mlcbità Liége, en 4888, rues Hen-la or et Sainte-Véronique, sous géndirection de M. Mahiels, in-80 MUr Directeur des travaux; au des conduites d’eau, d’eau et froid, sous niveau miqueconstruit à l’Institut anato-égout à I Liége; 60 Aqueduc, aquebdc a prison de Termonde et direction construit à Gand, sous la Heesi on de. MM. Wolter’s et De ponts et ngénieurs en chef des ions-et chaussées; 7° Echantil-curés QWPésdans des trottoirs exé-ment an 18 rue de l’Enseigne-à Seheutour de l’église Ste-Marie, Mantoerbeek, place Garibaldi, à à venise, ve des marchandises, 80 Delse, Via Bortuoi, à Milan; d’apres la ACs en béton fabriqués les trav le formule adoptée Pour Meuse. des fortifications de la 4102 Blondeau . à Ecaussinecu frères et sœurs, — Fournie ’ Pierres bleues.
- seurs d’une partie des
- pierres de construction du pavillon du commissariat général.
- (Voir classe 4.)
- 4403 Bonnardeaux (Chles-Louis),
- à Linglé (Herbeumont). — Echantillons d’ardoises.
- 4404 Bordiau, architecte, 68, rue
- Joseph II, à Bruxelles. — Trans-
- formation de la partie N.-E. du
- quartier Léopold, etc. Musée d’art
- monumental et industriel. Installation et décoration de la section belge à l’exposition d’Amsterdam 4883. Façade de l’exposition universelle d’Anvers 1885.
- 4405 Bouchez-Beru, à Ecaus-
- sinnes.— Une chapelle granit. Une colonne cannelée granit.
- 4406 Boussart-Delhaye (Emile),
- 3, rue de Nimy, à Mons. — Ja-
- lousies de différents systèmes.
- Parquets en bois et claies de
- serres. —• Fournisseur, à titre gracieux, des jalousies du pavillon du commissariat général de Belgique.
- (Voir classe 78.)
- 1107 Cambrelin (A.-L.), général, ancien officier de marine, 43 quai des Moines, à Gand. — 10 Port de Gris-Nez(ou Spithead de France). Vaste port (projet d’un) de guerre et de commerce, au cap Gris-Nez, sur le Pas-de-Calais; à deux entrées opposées; praticable à toute heure de jour ou de nuit, par tous temps et toutes marées; exempt de causes d’ensablement et inaccessible aux bâtiments ennemis. Un immense camp retranché inattaquable, se développant de Calais à Boulogne et dont le ravitaillement ne saurait être inquiété, peut y être appuyé.
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- 2° Brise-lames flottant, rigide insubmersible, assurant la sécurité des rades foraines.
- Médaille au Hâvre 1887; id. à Bruxelles 1888
- 1108 Carsoel frères, entrepreneurs, 53, rue de Florence, à Bruxelles, — La construction du pavillon du commissariat général de Belgique; du pavillon Solvay et C'% etc.
- 1109 Casse (A.) et Lacroix (O.), ingénieurs, 7, rue du Gouvernement Provisoire, à Bruxelles. — Drague à godets avec château qui s’incline.
- 4410 Christiaens (Emile), 7, rue Vandermeersch, à Bruxelles. — Echantillons de matériaux de construction et documents divers qui s’y rattachent.
- , porte quel diamant. Vitraux, verres givrés, argentés, découpés par le compas breveté, sans patron ni calibre, permettant de conserver les dessins intacts.
- Diplômes aux expositions d’Anvers 1883 et Bruxelles 1888.
- 1114 Damman et Washer, 75, rue de la Clinique. — Parquets hydrofuges sur carreaux. Parquets hydrofuges sur voûtelettes.
- 4445 Dandois (Henri), 5, rue de la Rivière, à Bruxelles. — Fabri-
- I cant de bronze de bâtiments, articles de luxe et ordinaires pour bâtiments. Spécialité de crémones de fenêtres, crosses et entrées de portes d’appartements, menottes, boutons, heurtoirs, etc.
- Amsterdam 1885 médaille d’argent; Anvers 1883 et Bruxelles 1888, médailles d’or.
- 1 1116 De Groulart frères, à An-gleur lez-Liège. — Voies en rails, | plaques’tournantes, wagonnets, etc.
- (Voir classes 49 et 61.)
- 1117 De Jaiffe-Devroy (T.), à Masy. — Pavillon hexagone formé | J d’échantillons de marbres belges I et de carrelages en marbres.
- 1118 Demany (Emile), architecte, boulevard de la Sauvenière, 93, à Liège. — Six albums et vingt cadres comportant des plans et projets pour maisons d’école, avec | et sans logement pour le per. sonnel enseignant. — Plans poU I églises et constructions civiles dont une très grande partie art érigée en Belgique, Médaille de bronze et mention honorable.
- Paris 1878; médaille de bronze et Anvers 1885. - (Voir classe 6.)
- 1119 Desmedt (Pierre) (maison ! fondée en 4853), 8, rue There |
- 4144 Consortium J. Van Mul-lem et F.-F. Deswarte, à Nieuport. — Notices, plans, spécimens.
- 4412 Cousin (Léon) et sœurs, à Ecaussines. (Anciennes exploitations de A. Cousin-Baguet.) — Pierres bleues. — Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.
- (Voir classe 11.)
- 1113 Damas (H.), 44, petite rue | de la Madeleine, à Bruxelles. — Diamants montés et outils à couper les verres et glaces, compas porte-diamant à pivot (breveté) pour couper en toute dimension, rond, ovale, carré, etc. Ce compas, peu coûteux, remplace avec succès toutes les tournettes ou machines actuelles, coupe très facile à la main, exacte et rapide avec n’im- |
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- sienne, à Bruxelles. — Ferronnerie d’art. Un grillage fer forgé pour fenêtre, dessin de M. G. Han-kar; un grillage fer forgé pour balcon, dessin de M. E. Janlet; une lanterne fer forgé, dessin de M. G. Hankar; un album photographie des travaux exécutés par la maison. A la façade intérieure du compartiment belge : une potence-enseigne en fer forgé et une lanterne fer forgé ; au commissariat belge; la hampe du drapeau; les crêtes et les épis en fer forgé. Diplôme d’honneur, Anvers 1885. (Voir classe 25.
- 4420 Doulceron et Van Meer-beeck, ingénieurs constructeurs, 22, rue de la Longue-Haie, à Bruxelles. — Une douche-laveuse, comprenant le foyer, la cuve et la machine àlaver en un seul appareil. Médaille d'argent, Bruxelles 1888.
- 4124 Druart(Charles) et frères, à Ecaussines. — Pierre de taille dite petit granit. — Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.
- (Voir classe 41.)
- 4422 Dufossez et Henry,à Cron-festu (Morlanwelz). — Ciment Portland. Maison qui a importé en Belgique la fabrication du ci-ment Portland. Marque: Le Lion. — Une colonne en ciment.
- Nidgilles d’or, Amsterdam 1883; Anvers 423 Dupont (Emile), rue Albert de la Tour, 45, à Bruxelles. — Bâtiments démontables, brevetés, a doubles parois, revêtement exté-nieur en lames d’acier entrelacées sur tringles en fer étiré, mainte-ekes Sans boulons ni rivets, par et de ressort, avec recouvrement
- des joints. Un hangar de ce système, mesurant 42m00 de longueur sur 5m20 de largeur, sert à l’installation de l’exposant Van Leynseele, de la classe 50.
- Prix d’honneur, Bruxelles 1888.
- 4424 Escoyez(Louis), rue de Chiè-vres, à Tertre (Hainaut). — Cornues à gaz. Produits et carreaux céramiques, etc.
- (Voir classe 20 et 41).
- 4425 Fiévé (Gustave) et Cie, 12, boulevard Lousbergs, à Gand. — Echantillons de carreaux en ciment comprimé à incrustations profondes et inaltérables.
- Médaille de bronze, Paris 4878; médailles d’argent, Amsterdam 1883 et Anvers 1885. 4426 Fondu (J.-B.), à Bruxelles.— Accessoires de voitures pour chemins de fer et tramways. Boulons, serrures, etc., et la grosse quincaillerie en général.
- Paris, 1878, médaille de bronze. Amsterdam, 1883 et Anvers 1885, médailles en argent. 4127 Gets (Joseph', 416, rue du Moulin, à Bruxelles — Modèle de châssis et de portes, système breveté de fermeture hermétique.
- 1428 Gruwé (Léopold), 42, rue Scheutveld, à Anderlecht lez-Bru-xelles. — Usine à vapeur, pour la pulvérisation des minéraux et végétaux; spécialité pour cristalleries, gobeletteries, émailleries, faïenceries, ctc.
- 1129 Hambresin (E.), 9, rue des Moissons, à St-Josse-ten-Noode. — Stores en bois.
- 4430 Hanrez (Prosper), ingénieur, 9, rue Moris, à Bruxelles.— Dessin d’une écluse à grande dénivellation. (Voir classes 48, 52 et 61.)
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- ravin cesectee weshnc Est ametosper* sia aurnci :
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- OS A.
- CLASSE 63.
- 4134 Hasse(Jean-Laurent), 58, rue Osy, Anvers. — Façades et plans de rez-de-chaussée de huit hôtels. Pavillon de la collectivité des fabricants de tabacs et cigares.
- Membre du jury, Bruxelles 1888.
- 4 '132 Henroz (Camille), à Floreffe.-Pierres à étendre le verre; dalles, pavés, plinthes; briques moulurées en grès artificiel, etc.
- (Voir classes 41 et 51).
- 4133 Hellemans (Émile), architecte, 25,rue Crespel, à Bruxelles. — Plans de la jetée promenade de Blankenberghe.
- 4 134 Hermanus (Paul), architecte, 32, rue de Namur.— Construction et décoration artistique : le trophée de la collectivité des Brasseurs belges.
- Voir classe 18.)
- 4 135 Huet, Faytet Gie, àSoignies. — Pierres bleues. — Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.
- (Voir classe 41.)
- 4 436 Janlet (Émile), architecte, 54, rue de la Concorde, à Bruxelles. — Auteur des plans de construction du pavillon du commissariat général de Belgique et des installations générales de la section belge.
- (Voir classe 41.)
- 1437 Jowa (J.-F.), à Liége. — Ateliers de construction et de galvanisation. Charpentes et bâtiments complets en fer, avec planchers, parois et toitures en tôles zinguées ondulées. Magasins, hangars, marchés couverts, etc.
- 4 5 médailles obtenues à différentes expositions. [Voir classe 41).
- 4438 Jonckheer (Antoine), 83, 1 chaussée St-Bernard, à Anvers. 1 — Un monument funéraire.
- 4439 Lallemand (Désiré), à An- 1 denne. — Grande tuilerie mécar 1 nique et artistique, brevetée.
- 4440 Legrand (Achille), 43, rue 1 Terre du Prince, à Mons. — gons de terrassements. Voies métalliques.
- [Voir classe 48 et 61).
- 4144 Lelièvre (Félix), essayeur de la garantie, 79, rue de Spa, r xelles. — Appareil en toile me | lique, neutralisant le refoulement et utilisant la force de l’élément nuisible, en faveur du tiregéne toutes les cheminées en g rale.
- 4442 Leroy (Nicolas), à Marchire ne-au-Pont - Maisons ouvrier transportables.
- 4 443 L’Industrie modernes, ciété anonyme) (M. Emile 3 Bru-directeur), 45, rue Royales dique. xelles. — Publication teceenom. Exemplaires du journa Planches extraites.
- — Van 4444 Maillé-Dewez Hilbeek.-derlinden, 85-87, a Sc Siraleen Réduction d’un escalier p acajou poli.
- telge de 4 445 Manufacture mes mo-carrelages céramid frères et saïques (MaufroidETmay.-sœur), à Bourlers Cerustès. Carreaux céramiques, CI Bruseles Anvers 1885, médaille darerse.
- 1888, la plus haute récomPems
- 1146 Marchand (Achilleà.8, Courte des pierres, a
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- CLASSE 63.
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- 4447 Meeus, (Louis), distillateur à Wyneghem lez-Anvers. — Une maquette en bois représentant le plan en relief des terrains irrigués par les eaux sales (3,000 litres par minute), provenant des distilleries de Wyneghem. Exposé d’un système d’irrigation occasionnant la purification des eaux polluées d’usines et l’utilisation de leurs détritus comme fertilisant. Tableaux des résultats d’analyses à divers endroits des deux passages sur les terrains, des eaux contaminées, et analyses à leur retour à la rivière, quand elles sont purifiées.
- (Voir classe 49.)
- vis-Notre-Dame, à Laeken.— Une chapelle funéraire.
- 4454 Peemans (E.) et Bekkers (C.), 2, rue Van Schoor, à Bruxelles.
- 4448 Mercier (Fleurice), à Hou-deng-Aimeries. — Coffres-forts incombustibles, imperforables et indestructibles.
- Anvers 1883, médaille de bronze.
- 4449 Minne (Camille), entrepre--neur, 442, Coupure (rive droite), à Gand. — Fabrique de per-siennes, menuiserie.
- Diplôme d'honneur, et médaille de A* classe, Tunis.
- 4450 Monseu (Joseph) et Cie, à Haine-Saint-Pierre. — Produits céramiques.
- (Voir classes 20 et 64).
- 4451 Motte, Pâques et Roland frères, à Soignies. — Pierres bleues (petit granit). — Fournis-seurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du com-
- | missariat général.
- I (Voir classe 41.)
- 1 482 Mousset-Thibaut (A.), à Boutfioulx. — Poteries et tuyaux
- en grès.
- I Anvers4883, médaille d’argent.
- 1 1163 Paternotte (Octave), 21, Par-
- 4455 Petitbois (Ernest), ingénieur, à Morlanwelz. — Grille syphoïde brevetée pour bouches d’égouts. Cette grille réunit en un seul appareil, facile à visiter et à nettoyer, la grille qui arrête les corps solides trop volumineux et le syphon ou coupe-air qui empêche la sortie de l’égout des gaz nuisibles ou désagréables. Elle est applicable aux bouches d’égouts de rues et de cours, aux pierres d’éviers, etc.
- Diplôme d’encouragement au Grand Concours, Bruxelles 1888.
- 4456 Pête(Célestin), propriétaire de carrières, à Ecaussines. — Pierre bleue. — Fournisseur d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général. (Voir classe 4.)
- 4457 Pire (Joseph), route de Mons, à Marchienne-au-Pont. — Carreaux céramiques, etc.
- (Voir classes 20 et 41.)
- 4458 Poulet (Victor) et sœur, à Forges-lez-Chimay. — Carreaux et pavés céramiques.
- 4459 Richald (Emile), château de Saint-Quentin (Ciney .— Echantillons de granit, marbres, chaux grasse et hydraulique.
- (Voir classes41 et 49.)
- 4460 Rivière frères et sœurs, à Maffles, près Ath (Hainaut. — Pierres bleues. — Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.
- (Voir classe 41).
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- CLA SSE 63.
- 4464 Schryvers (Prosper), ferronnier d’art de LL. AA. RR. le comte et la comtesse de Flandre, rue du Métal, 28, à Saint-Gilles lez-Bruxelles. — Différents objets en fer forgé d’après les principes du moyen-âge et de la Renaissance.
- Paris 1878, médaille d’argent; Anvers 1885, médaille d’or; Amsterdam 1885, diplôme d'honneur.
- 4162 Sirault et Cie, à Soignies. — Pierres bleues et granit. — Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.
- (Voir classe 41.)
- 4163 Société anonyme des Carrières, scieries et fours à chaux de la Dendre, à Maffles (Hainaut). — Pierres bleues. — Fournisseur d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.
- (Voir classe 41.)
- 4 461 Société anonyme des Carrières du Hainaut (directeur : Marin, Aug.), à Soignies.—Pierres bleues petit granit. — Fournisseur d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.
- (Voir classe 41.)
- 4165 Société anonyme pour l’exploitation des carrières Rom-haut (directeur-gérant, L. Prévot ), à Soignies. — Pierres bleues, petit granit. — Fournisseur d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.
- (Voir classe 41.)
- 4166 Société civile des Carrières A. Hachez, Desmette et Cie, à Soignies (directeur-gérant, H.Hachez).— Pierres bleues. — Fournisseur d’une partie des
- pierres de construction dupavillon du commissariat général.
- (Voir classe 41.)
- 4467 Société des Carrières de l’Affedèle (Bodson et Ce), à Ecaussines. — Pierre bleue dite petit granit.— Fournisseur d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.
- (Voir classe 41.)
- 44 68 Société des Carrièresetde la Sucrerie de P.-J. Wincq (Grégore Wincqz et Cie), à Sol gnies. — Pierres bleues, petit granit. — Fournisseur d’une partit des pierres de construction du pavillon du commissariat général.
- (Voir classe 41.)
- 4169 Sociétéencommanditepar Actions pour l’exploitation des Carrières ‘de Petit Granit (Gauthier, Lestienne et Cie, à Soignies. — Pierres bleues. -Fournisseur d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.
- Médailles d’or et d’argent aux expositions d’Amsterdam, Londres, Anvers, Bruxelles etc., etc. — (Voir classe 41.)
- 4470 Société anonyme de Construction et des ateliers de Willebroeck. — Une dragueen réduction; dessins et photogra phies.
- 4474 Société anonyme de Lhes doisière St-Joseph, a D’Bara, (canton de Couvin) et 72, Tu Bond à Bruxelles. — Collection “éte. doises pour toitures e ments.
- 4472 Société anonyme de.Néel on Rupell, à Anvers. —
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- Portland et produits en bétons faits avec ce ciment.
- Amsterdam 1888, médaille d’or; Anvers 1885, diplôme d’honneur; Bruxelles 1888, id.
- 4473 Société des Ardoisières de Bois-Chevaux, Terre - No-blesse et Saint-Jean d'Hay-Des réunies, 32, ruedela Bourse, a Bruxelles. — Ardoises de toutes sortes.
- Nédailles-d'argent Amsterdam 1885, Anvers 1885 et Bruxelles 1888.
- 74 Société anonyme des briqueteries de la Sambre, à Lobbes (Hainaut). — Briques et Piquettes mécaniques; briques redressées; briques à moulures, briques creuses, briques cônes P ur cheminées industrielles et pour puits, coins pour voûtes, riquesblanches, jaunes et noires, aensports par eau et par chemin NE mer. Production annuelle : 15,00 ,000. Produits agréés par tes divers departements de l’Etat, voir classe 20.)
- 173 Société anonyme des car-cimenté fours à chaux et à Sur t du Coucou, à Antoing, purcursale 21, quai de l'Oise, portant Ciment Portland sup-tortant un dosage de sable excep-tonnel et ne contenant que des IeCGS d'acide sulfurique. Spécia-lioup chaux éminemment hydrau-^eurs ecommandée par les ingé-raisor dans les grands travaux en de de la progression indéfinie CAS résistance. Ciment romain. xaUX hydraulique.
- elbeukeeSBEs médaille d'or: Anvers 1885 es 1888, médailles d'argent.
- 4176 Socig+E de Laov anonyme des fours Laeken ken, quai des Usines, à et de . Echantillons de plâtre pourciciment. Dalles tubulaires toisons liquides.
- 1177 Société anonyme des papiers cirés imperméables, (H. Van Vreckom, administrateur-délégué), à Quaregnon. — Toile bitumée hydrofuge pour toitures.
- 4478 Société anonyme des produits réfractaires (H. Van Vreckom, directeur-gérant), à Quaregnon. — Pavés et carreaux céramiques, briques émaillées et vernissées pour la bâtisse.
- (Voir classes 20 et 4.)
- 4179 Société anonyme des produits réfractaires et terres plastiques de Seilles lez-An-denne et de Bouffioulx, à Seilles. — Briques réfractaires diverses.
- (Voir classes 20, 41 et 51.)
- 4 480 Société anonyme du fil hélicoïdal et des agglomérés métalliques pour le travail des roches, représentée par M. Léon Wilmart, son administrateur délégué, 39, rue des Palais, à Bruxelles. Siège social : 12, rue de la Presse, Bruxelles. Industrie : exploitation des brevets de la Société du fil hélicoïdal. — Produits exposés : 4° une armure à fils multiples pour le sciage des pierres en tranches minces ou en épaisseurs; 2° une débiteuse à un fil pour le découpage des pierres et des marbres en atelier ou sur chantier de carrières; 3° une débiteuse à un fil avec son distributeur et poulies à rotules pour scier la roche en carrière pour en faire des masses et blocs; 4° une perforatrice servant à creuser les puits pour descendre les montants portant les poulies motrices du fil pour scier les roches en carrières, et pour la fabrication des colonnes en pierre ou marbre; 5° un appa-
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- reil pour dresser et adoucir les pierres et marbres après sciage par les agglomérés métalliques.
- Premier prix de progrès et prime au Grand Concours, Bruxelles 1888; médaille d’or à la même exposition. — (Voir classe 53.)
- 4181 Société anonyme internationale de Construction et d'Entreprise de Travaux Publics. Siège social à Braine-le-Comte Belgique). (Administration: direction générale à Bru-xelles, 74, boulevard du Hainaut. Directeur général : Ernest Rolin). — Une collection complète de photographies,comprenant : Ponts divers, fournis en Italie et en Espagne. Charpente de l’Exposition de Bruxelles en 4888. Quelques types de matériel roulant. Treuils, grues et appareils de levage d’ordre divers.
- (Voir classe 61.)
- 4182 Société civile du charbon-
- nage d'Aiseau Presles, à Far-ciennes. — Hôtel pour ouvriers.
- 4183 Société Cockerill, à Seraing.
- — Maquette de l’ascenseur hydraulique pour le canal du Centre, à La Louvière; poids total élevé, environ 4000 tonnes; course 15 m. 50 c.
- (Voir classes 41, 48, 52 et 61.)
- 1'184 Somzée (Léon), ingénieur honoraire des mines,des artset manufactures, etc , 22, rue des Palais, à Bruxelles. — Un tablier métallique pour chemin de fer.
- Premières récompenses aux diverses expositions précédentes. (Voir classes 27, 48, 62 et 63.)
- 4185 Stockman-Wuilbert E.-J.), à Basècles-Carrières. — Échantillons de carreaux en marbre à placer dans les cheminées.
- Voir classe 17.)
- 1486 Vanden (Abeele (William) et Cie, 447, avenue des Arts, Anvers. — Outils pour travaux publics.
- Médaille, Amsterdam 1885; médailles d’ar-gent et bronze, Anvers 1885. (Voir classes 41, 61 et 66 )
- 1187 Van den Dooren (Henri), propriétaire de carrière de Petit-Granit, à Feluy-Arquennes (Hai-naut). — Petit granit. — Fournisseur d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.
- (Voir classe 41.)
- 1188 Van der Perre (F.-H.), 21, rue Grétry, à Bruxelles, ingénieur-expert. — Type de vitrine, nouveau système de montage breveté. Entreprises générales de travaux d’installations aux expositions.
- Médailles à Anvers 1883; Liverpool,1886i trois récompenses, dont un prix d'exce: lence. Grand Concours de Bruxelles 1888 Deuxième prix, Barcelone 1888.
- 4489 Van der Swaelmen, architecte de jardins, 80, rue de Stas-sart, à Bruxelles. — Plan de boisement des dunes du littoral belge.
- Médailles à Anvers, Amsterdam, Bruxelles, Darmstadt, Marseille, Paris, St-Pétersbourg-1190 Van Hecke (Gustave), ^ quai du Petit Dock, à Gand. -Constructions mécaniques; pom-i pes à piston; pompes rotatives, etc. Béliers, pulsomètres et autres ap-pareils hydrauliques. Maison fon: dée en 1860.
- 2 prix de progrès, 18 diplômes d’honneur 32 médailles d’or, 260 autres médailles: (Voir classes, 48, 49, 50, 51, 52, 61,01
- 74, 78.)
- 1191 Van Wylick (Félix et Cio à Liège. — Une colonne en granit Amsterdam 1883, médaille d’argent. - (Voi classe 41 )
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- 4492 Velge (J.) et Cornet (J.), à Ecaussines. — Pierres bleues et granit de Thiarmont. — Fournisseurs d’une partie des pierres de construction du pavillon du commissariat général.
- Médailles d’or aux expositions de Paris, Am-slerdam et Anvers. (Voir classe 41.)
- 4193 Ville d'Anvers. — Un plan en relief des bassins d’Anvers.
- Paris 1878, médaille d’or. Amsterdam, médaille. Londres 1884, six diplômes. Anvers
- 1885, diplôme d'honneur et 2 médailles de bronze.
- 4193bis Wincqz (Grégoire) et Cio, maîtres de carrières, à Soignies, Chapelle gothique en petit granit. Pierres pour le pavillon Solvay et le bâtiment du Commissariat général.
- Paris 1878 et Anvers 1883, médailles d’or. Amsterdam 1883, diplôme d’honneur. Bruxelles 1888, diplôme d honneur et médaille d’or.
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- O/U CLASSE 64.
- CLASSE. 64. — Hygiène et assistance publique.
- PREMIÈRE PARTIE.
- L’hygiène publique en Belgique.
- Il n existe pas de loi generale ou de code de l’hygiène publique en Be-gique. La législation réside surtout dans les innombrables règlements et ordonnances de police communale de salubrité.
- RÔLE DU GOUVERNEMENT.
- L administration générale chargée de l’exécution des lois relatives au ser-vice de santé et de l’hygiène dépend actuellement du Ministère de l'agricul ture, de l’industrie et des travaux publics.
- Un arrêté royal du 45 mai 1849, modifié par celui du 30 décembre 488%, a institué un conseil supérieur d’hygiène publique, dont les attributions consistent à donner son avis sur les affaires importantes qui lui sont sou mises concernant la santé et la salubrité publiques, et à délibérer sur toutes les questions d’hygiène qu’il lui paraît opportun de signaler à l’attention du Gouvernement.
- L Académie royale de médecine, créée par l’arrêté royal du 49 ^F tembre 1841, et dont les statuts révisés ont été approuvés par un arreté royal du 7 avril 1881, a pour mission : 40 de répondre aux demandes qu1 lui sont faites par le Gouvernement; 2° de s’occuper de toutes les études et de toutes les recherches qui peuvent contribuer au progrès des difé rentes branches de l’art de guérir. Elle comprend une section s’occupant spécialement de l'hygiène et des épidémies.
- Outre ces deux corps consultatifs, il existe, en vertu de la loi 42 mars 4818 sur l’art de guérir, neuf commissions médicales provinciale! portant aussi le nom de comités provinciaux de salubrité publique. Elles sont établies dans les chefs-lieux de province et elles dépendent exclu vement du Gouvernement.
- Leurs attributions, dont l’objet a été fixé en principe par la loi précitas ont été réglées en détail par l’arrêté royal du 31 mai 1880. Elles onLace l’article 15 de cet arrêté, la surveillance de tout ce qui intéresse la publique dans leur ressort; elles veillent à l’observation des lois.0 et règlements qui concernent la police des professions médicales, Thygien la salubrité publiques.
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- CLASSE 64.
- Elles signalent aux autorités compétentes toutes les infractions qu elles constatent aux préceptes de l’hygiène publique, ainsi qu’aux dispositions législatives et réglementaires.
- Elles donnent, dit ensuite l’article 47, sur toutes les pièces ou affaires concernant l’art de guérir, la salubrité et l’hygiène publiques, les rensei-gnements ou avis qui leur sont demandés par le Ministre de l'intérieur, par l’autorité provinciale ou par l’autorité judiciaire.
- En cas d’apparition dans la province de maladies transmissibles ou pouvant devenir épidémiques, le président doit immédiatement se transporter sur les lieux, pour concerter avec les administrations locales les mesures à prendre (article 23).
- Le président doit rendre compte, sans délai, au Ministre et au Gouverneur, de ce qu’il a constaté et des mesures qui ont été prises.
- Les commissions adressent annuellement au Gouvernement un rapport général sur les travaux et sur l’état de la santé publique dans la province. -
- Les commissions médicales locales ou comités locaux de salubrité publique, qui sont institués dans les villes et les localités importantes, sont, tout en conservant leur caractère de corps consultatifs essentiellement com-munaux, affiliés aux commissions provinciales.
- Dans toutes les localités où leur concours est jugé utile, il y a des mem-bres correspondants des commissions provinciales nommés par le Roi.
- Grâce à leur concours et à celui des comités provinciaux et locaux, la surveillance de l’administration supérieure, que la loi du 42 mars 4 848 a Youlu établir sur tout ce qui intéresse la santé des habitants, s’étend ainsi à toutes les communes du pays.
- A côté de ces corps officiels, il existe des associations libres rendant au Gouvernement, par leurs travaux et par leurs conseils, les plus grands crvices. Ainsi, la Société royale de médecine publique, fondée en 4876, sest donné la mission « de relever les circonstances qui influent sur la Ssnté générale et d’étudier l’état statique et dynamique de la population, P "en déterminer le coefficient pathologique ».
- a# e Gouvernement dispose, chaque année, de certains crédits, quil ccte en partie aux frais d’administration de ce service général de 1 by-
- Publique, en partie à des subsides aux communes pour les aider à percuter des travaux d’assainissement ou à payer les dépenses occasionnées cuti es épidémies. Il consacre aussi des crédits spéciaux importants à 1 exé-de grands travaux d’assainissement.
- ouvernement intervient surtout par voie de conseil et de persua-
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- sion, en s’appuyant sur les indications fournies par les autorités consultatives chargées de l’éclairer.
- Les instructions générales relatives aux mesures à prendre en temps de choléra; les instructions concernant la trichinose; les circulaires recommandant 1 institution de prix d’ordre et de propreté pour l’amélioration des logements d’ouvriers ; les recommandations au sujet de la construction et de l’arrangement intérieur des hôpitaux et des hospices; les circulaires signalant les avantages des bains et lavoirs publics; celles qui indiquent les mesures d’assainissement à observer en temps d’inondation ou les règles à suivre pour le déblaiement des anciens cimetières; les instructions sur la vaccination : toutes ces instructions ont un caractère d’intervention du Gouvernement à titre de conseil.
- L institution même d’un office vaccinogène central, distribuant gratuitement, aux frais de l’État, du vaccin animal à tous ceux qui en demandent, repose sur ce principe de tutelle du pouvoir central.
- On peut en dire autant, enfin, des prescriptions adressées à toutes les communes de tenir un tableau destiné à consigner, outre l’âge, le sexe, 1 état civil et la profession des personnes décédées, les caractères de la maladie et de mentionner, dans une colonne spéciale, sur une déclaration du médecin traitant, en regard du nom de la maladie ou de l’accident, les circonstances qui les avaient précédés ou accompagnés, « rien n’étant plus propre, disait une circulaire du 19 septembre 1866, à guider l’administration dans le choix des mesures à prendre pour la santé et la sûreté publiques, qu’un pareil relevé des causes qui, pendant un certain laps de temps, continuent à donner lieu aux décès des habitants de la commune."
- La loi du 19 juillet 1831 sur la police sanitaire donne à l’État le pouvoir de déterminer par des arrêtés: 40 les pays dont les provenances doivent être habituellement ou temporairement soumises au régime sanitaire, 2" les mesures à observer sur les côtes, dans les lazarets et autres lieux réservés; 3° les mesures extraordinaires que l’invasion ou la crainte d'un maladie pestilentielle rendrait nécessaires.
- C’est le Gouvernement qui ala police des établissements dangereu-i insalubres ou incommodes, des mines, minières, etc. Nous verrons chapitre de l’atelier (groupe 5) la législation relative à cet objet.
- C est le Gouvernement qui réglemente la police sanitaire des anime domestiques. (Loi du 31 décembre 1882.)
- C’est le Gouvernement seul qui peut autoriser l’aliénation ou le change ment d'affectation de terrains provenant de cimetières supprimés. ( T royal du 30 juillet 1880.)
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- Cest le Gouvernement qui a la police des grands cours d’eau au point de vue des intérêts de la sécurité et de la salubrité publiques. (Règlement du 30 avril 1881 sur les voies navigables administrées par l’État.)
- Enfin le Gouvernement intervient par l’approbation d’une série de reglements et d’actes que les provinces ou les communes ne pourraient faire sans son concours.
- RÔLE DE LA PROVINCE.
- Beaucoup plus restreinte que celle de l’État et des communes, Tinter-yntion de l autorité provinciale se produit dans la réglementation d’un cer-" nombre d affaires de salubrité publique, soit par voie de délégation de fat, soit en vertu des pouvoirs qu’elle tient directement de la loi.
- aloi du 16-24 août 4790, titre XI, art. 3 n° 5, en confiant aux com-fines klesoin de prévenir, par les précautions convenables, et celui de cesser, par la distribution des secours nécessaires, les accidents et danslen amiteUX’ tels que les épidémies... », autorise les provinces à agir arren artété du roi Guillaume, en date du 48 avril 4848 sur la vaccine, ton gencore obligatoire en Belgique, contient, sous le n° 20, une disposi-courins conçue : « Les états des diverses provinces... sont exhortés à con-répand e tout leur pouvoir dans l’esprit du présent arrêté, à établir et à année Te l’usage de la vaccine; les états provinciaux me feront, chaque
- un rapport général des moyens par eux employés pour cet effet, Le UT résultat. »
- prowi reglements provinciaux sur la vaccine en vigueur dans plusieurs D ces, ont leur base légale dans ces dispositions.
- gereuvetcroval du 29 janvier 4863 sur la police des établissements dan-Provinci insalubres délègue aux Députations permanentes des conseils torisatiob"* le soin de statuer, sauf recours au Roi, sur les demandes d’au-perdus e créer des établissements de 4re classe, par exemple des puits tibles deouT Tabsorption de résidus de fabriques ou de liquides suscep-
- corruption, les abattoirs ou tueries, les clos d’équarrissage, les sains de chiffons, etc.
- on arrêté ro 1 1
- destinées ' 0ya du 27 décembre 4886 a prescrit de nouvelles mesures d’uneo assurer la salubrité intérieure des ateliers et à garantir ainsi
- • manière °
- tard une g .PS efficace la santé des travailleurs. Quelques mois plus gereux ' serision de la nomenclature officielle des établissements dan-
- ’ mores ou incommodes a été effectuée par les soins du conseil
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- supérieur d’hygiène et la nouvelle classification adoptée a fait l’objet d'un arrêté royal en date du 31 mai 1887.
- L art. 69, n° 6 de la loi provinciale impose au conseil provincial l’obligation de porter annuellement à son budget les dépenses d’entretien des travaux hydrauliques et de dessèchement qui sont légalement à charge de la province.
- L art. 82 de la même loi dispose que le conseil provincial doit veiller « à ce qu il ne soit mis à l’importation, à l’exportation et au transit des denrées et marchandises d’autres restrictions que celles établies en vertu des lois. »
- Le conseil prononce sur l’exécution des travaux (d’assainissement) qui intéressent à la fois plusieurs communes de la province et sur la part de dépense afférente à chacune, en prenant leur avis préalable et sauf recours au Roi (art. 79 de la dite loi).
- La police des cours d’eau non navigables ni flottables appartient aux provinces en vertu de la loi du 7 mai 1877.
- Les conseils provinciaux font sur cet objet des règlements punissant les atteintes portées à la pureté des eaux par les établissements industriels.
- Ils font aussi les règlements de police relatifs à la voirie vicinale (loi du 10 avril 4844).
- Ce sont les députations permanentes qui donnent les autorisations pour construire, réparer les maisons, bâtiments, etc., le long des grandes routes (arrêté du 29 février 1836).
- Leur avis est indispensable dans l’instruction des affaires qui concernent les alignements et la police de la voirie urbaine et qui tombent sousTappl cation de la loi communale, art. 76, n° 7, et de la loi du 1er février 4844.
- Il est nécessaire également dans tous les projets d’expropriation pour l’assainissement des quartiers insalubres, en vertu des lois du 1er juillet 1 du 15 novembre 1867 et du 27 mai 1870.
- Lorsqu un étang, par la stagnation de ses eaux, occasionne des maladie épidémiques ou épizootiques ou que, par sa position, il est sujet à desinon dations qui ravagent les propriétés inférieures, le Conseil provincial (QU15 députation permanente) est autorisé à en ordonner la destruction, sur demande formelle des conseils communaux (décret du 44-49 septemi bre 4792).
- ROLE DE LA COMMUNE.
- A la condition que les administrations communales ne contrarient pas pouvoirs de 1 Etat et des provinces dont nous venons de parler, ni LJP
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- driptions des lois spéciales que nous mentionnerons tantôt, elles peuvent régler à leur gré les services de la salubrité publique.
- Loi du 14 décembre 4789, art. 50 : « Les fonctions propres au pouvoir municipal, sous la surveillance et l’inspection des assemblées adminis-Natives, sont de... faire jouir les habitants des avantages d’une bonne PO me, notamment de la propreté et de la salubrité, de la sûreté et de la tranquillité dans les rues, lieux et édifices publics. »
- Loi des 16.2* août 4790, titre XI, art. 3 : « Les objets de police confiés à a vigilance et à l’autorité des corps municipaux sont :
- 40 Tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les Th quais, places et voies publiques, ce qui comprend le nettoiement, raniominationa "enlèvement des encombrements, la démolition ou la répa-^on des batiments menaçant ruine; l’interdiction de rien exposer aux cene'des ou autres parties des bâtiments, qui puisse nuire par sa chute et — e rien jeter qui puisse blesser ou endommager les passants, ou causer des exhalaisons nuisibles;
- vendent: • L’inspection sur la fidélidé du débit des denrées qui se au poids... ou à la mesure et sur la salubrité des comestibles «Poses en vente publique;
- cesenLe soin de prévenir, par les précautions convenables et celui de faire calamnitepe la distribution des secours nécessaires, les accidents et fléaux danse Y tels que les incendies, les épidémies... en provoquant aussi, district, gernier cas, l’autorité des administrations de département et de commi-eomnmpunale. Art. 75 : « Le conseil règle tout ce qui est d’intérêt
- Art, 78 T
- tion inAE : * Le conseil fait tous les règlements communaux d'administra-Ces eri£Ure et les ordonnances de police.
- aux # JeSlements et ordonnances ne peuvent être contraires aux lois ni A 1 § ements d’administration générale ou provinciale. »
- 40 Don: « Le collège des bourgmestre et échevins est chargé :
- géng Delexécution des lois, arrêtés et ordonnances de l’administration
- 5 De Provinciale;
- munat.e HA Publication et de l’exécution des résolutions du conseil com-
- ConformaMt ' 70 Des alignements de la grande et petite voirie, en se Supériemen ’ lorsqu’il en existe, aux plans généraux adoptés par l’autorité
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- 80 De l’approbation des plans de bâtisse à exécuter par les particuliers...
- ...............420 De faire entretenir les chemins vicinaux et les cours d’eau, conformément aux lois et aux règlements de l’autorité provinciale.
- Le bourgmestre est chargé de l’exécution des lois et règlements de police; néanmoins, il peut, sous sa responsabilité, déléguer cette attribution, en tout ou en partie, à l’un des échevins. » (Loi du 30 juin 1842.)
- Art. 34. — Le conseil communal est tenu de porter annuellement au budget des dépenses toutes celles que les lois mettent à la charge de la commune, et spécialement les suivantes : « Les dépenses relatives àld police de sûreté et de salubrité locales. »
- Le pouvoir réglementaire de la commune en matière de salubrité publique étant ainsi organisé dans ses grandes lignes par les lois de 4789et 4790 et par la loi communale, voyons-en les principaux cas d’application.
- SALUBRITÉ DE LA VOIRIE.
- Chaque commune a son règlement sur la police de la voirie.
- Le conseil supérieur d’hygiène publique a formulé, dans ce but, une série de dispositions qui sont encore généralement observées.
- L’enlèvement des boues, l’arrosement et le balayage des rues, 1 entretien du pavage et des égouts, l’extraction et le transport des vidanges, etc» font l’objet de ces règlements.
- C’est le conseil communal qui décide, sous réserve de l’appropation , Roi, l’ouverture des rues nouvelles et l’élargissement des anciennes, ainsi que leur suppression. (Art. 76, n° 7 de la loi communale.)
- Il ne peut être établi, élargi, ni supprimé aucune place, rue, ruelles Basa sage ou impasse, qu’en vertu d’une décision du conseil communal, S°U\ à la députation permanente du conseil provincial et approuvée parle (Loi du 1er février 4844.) du
- Les lois combinées du 4er juillet 1858, du 45 novembre 4861 et , 27 mai 4870 sur l’expropriation pour cause d’utilité publique, donner communes les moyens d’assainir les quartiers insalubres.
- SALUBRITÉ DES COMESTIBLES.
- Le Gouvernement vient de déposer un projet de loi en vue de sur facon le mode de préparation des denrées alimentaires et de réprimer d une S’du plus efficace les falsifications de ces produits dans toutes les commun pays.
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- DES LIEUX DE SÉPULTURE ET DU TRANSPORT DES CERCUEILS.
- « Les lieux de sépulture, soit qu’ils appartiennent aux communes, soit qu'ils appartiennent aux particuliers, seront soumis à l’autorité, police et surveillance des administrations municipales. » Ainsi parle l’article 46 du décret du 23 prairial an xII sur les sépultures.
- L’article 77 du Code civil et l’article 345 du Code pénal de 4 867 contiennent des dispositions, relatives aux inhumations, qui présupposent le droit de réglementation des conseils communaux en cette matière.
- Les règlements communaux qui concernent le service des inhumations peuvent porter aussi sur le transport des corps, et déterminer, par exemple, les heures pendant lesquelles les corps devront être transportés, l’itinéraire à suivre, etc. (Voir la loi interprétative du 31 décembre 485%.) Un arrêté royal du 30 juillet 1880 a prescrit les conditions auxquelles sont subordonnées les suppressions de cimetières et l’affectation à donner aux anciens lieux de sépulture en vertu du décret de prairial, an XII.
- PROSTITUTION. — LOI COMMUNALE.
- Art. 96. « Au collège des bourgmestre et échevins appartient la surveillance des personnes et des lieux notoirement livrés à la débauche. Il prend à cet effet les mesures propres à assurer la sûreté, la moralité et latranquillité publiques. Le conseil fait à ce sujet tels règlements qu’il juge nécessaires et utiles.
- ÉPIDÉMIES.
- Tout repose ici sur le bon vouloir, l’activité et l’énergie des autorités locales; elles sont chargées de l’exécution des mesures d’assainissement Prescrites.
- A propos de la vaccine, considérée généralement comme un moyen assuré de préservation de la variole, on sait qu’il n’existe pas en Belgique eloi imposant aux habitants l’obligation des vaccinations et des revacci-potions. Le plus ancien document législatif qui soit encore en vigueur est arrêté du 18 avril 4818, cité plus haut. Cet arrêté oblige tous ceux qui ont entretenus aux frais des caisses publiques ou locales, ou qui en Tesbivent quelques secours, à faire vacciner leurs enfants; il impose éga-vent aux administrations des établissements publics de bienfaisance 0 ligation de faire vacciner les enfants qui leur sont confiés. Les direc-
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- leurs des écoles primaires sont tenus de réclamer des élèves, au moment de leur inscription, un certificat de vaccination.
- Ces dispositions sont donc assez restreintes; elles ne s’appliquent qu’a une partie de la population. Mais la disposition finale de l’arrêté dit que les États des diverses provinces et les administrations des communes sont exhortés à concourir de tout leur pouvoir à établir et à répandre l’usage de la vaccine.
- Est-ce à dire que les provinces ou les communes aient le droit de rendre la vaccination obligatoire?
- Évidemment non. Les règlements provinciaux sur la vaccine ne font que développer les principes de l’arrêté de 4818, et les communes ne gissent que suivant l’esprit du même arrêté, en organisant, par tous les moyens dont elles disposent, la propagande de la vaccination.
- L’organisation du service vaccinal permanent à Bruxelles fournit, sous ce rapport, un modèle qui devrait être suivi partout. Ce service rentre dans les attributions du bureau d’hygiène, qui fonctionne depuis ISHEL dont l’organisation très-complète nous fournira le complément oblige l’exposé relatif à l’hygiène communale en Belgique.
- Organisation du service d’hygiène de la ville de Bruxelles.
- En raison des pouvoirs étendus, pour ne pas dire discrétionnaires, 4 la loi a conférés aux communes, en matière de salubrité publique, 4871 nistration de la ville de Bruxelles a pris l’initiative d’organiser, en sous la dénomination de bureau d’hygiène, un service spécial au o auquel ressortissent toutes les questions d’ordre scientifique eta tratif, relatives à la santé publique. . s
- En confiant la direction de ce bureau à des fonctionnaires me donné auxquels une étude approfondie de l’hygiène théorique et pratique Ntribué la compétence et l’autorité nécessaires, le conseil communal a °aont les à sauvegarder la responsabilité personnelle du bourgmestre, assuret devoirs sont corrélatifs aux droits considérables dont il jouit pour la sécurité et la salubrité publiques. _ nouveau
- Une expérience de quinze années a démontré l’opportunité LUAPOxelles rouage administratif dont il s’agit; l’exemple donné par la ville de fut citer a été suivi et bon nombre de grandes villes, parmi lesquelles 1 ont em-Le Havre, Nancy, Reims; Marseille, Bordeaux, Louvain, eLCarygiene, prunté à notre capitale le modèle d’organisation de son service , lement dont nous donnons ci-après un résumé succinct, extrait du Te organique des bureaux de l’administration communale.
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- ATTRIBUTIONS.
- a. Service médical de l’état civil. Statistique démographique et médi cale. État sanitaire de la ville.
- b. Soins médicaux au personnel de la police, des fontainiers, des inhumations et des anciens employés des taxes communales (octroi). Certificats d’exemption de service pour le personnel enseignant, les fonctionnaires et agents communaux, et certificats de mise à la pension de retraite. Examen des postulants à certains emplois de l’administration. Secours en cas d’accident ou de maladie subite. Service médical public de nuit. Ser-vice sanitaire des mœurs. Exploration d’aliénés mis en observation.
- c. Surveillance hygiénique et médicale permanente des ecoles commu-nales et médication préventive.
- d. Examen des plans de construction au point de vue de l’hygiène. Surveillance hygiénique des édifices communaux et des établissements Publics dangereux, insalubres ou incommodes. Inspection de la voirie, des impasses et des habitations. Mesures techniques et administratives au Point de vue de la salubrité publique. Prophylaxie officielle contre la Propagation des maladies contagieuses (épidémies, épizooties, etc.) Vac-Cinations gratuites.
- | e' Constatation de la qualité des eaux potables, des aliments, etc.
- T PERSONNEL.
- : 1 Un médecin inspecteur, chef de servlCC' ^^^^conducteur-archi-
- médecins divisionnaires (suppleants ou auxi employés.
- bote, deux agents spéciaux de la salubrité. Cuatriane est confié à un % 1 Lelaboratoire de chimie, annexé au service d hygiène,
- 6 chimiste et à deux aides. . , décision prise, il
- 1 Ajoutons pour compléter ces renseignement ‘ 1 iode l’agglomération ^plusieurs années, par la fédération des bourgmes é d’un délégué I bruxelloise, a institué un comité fédéral d’hygiène compas Les membres v de Bruxelles et de chacune des huit communes au angine de la ville ;5 de ce comité se réunissent chaque mois au bureau linistrations res-: pour étudier en commun, et proposer ensuite a eurs sont ensuite
- 1- 1 Rectives les mesures de prophylaxie hygiénique, , hargés de surveiller L’application. DE E. J.
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- DEUXIÈME PARTIE.
- L’assistance publique en Belgique. — Le régime des aliénés.
- L’intérêt général autant que les devoirs de la fraternité commandent de secourir les membres de la société qui se trouvent dans l’indigence. Cette obligation incombe d’abord, tout naturellement, aux proches parents; puis à la commune, la famille agrandie, qui a été mise en possession du patrimoine de la charité, donné ou légué par des philanthropes. Là où pareil patrimoine n’existe pas ou se trouve insuffisant, la charité légale revêtun caractère obligatoire et s’alimente par les cotisations imposées aux habitants aisés. Elle constitue alors une espèce de socialisme qui se pratique dans toute société bien organisée et qui revêt d’autant plus le caractère de mutualité et de solidarité qu’en cas d’insuffisance avérée des ressources locales, la province et l’État doivent suppléer à cette insuffisance.
- Il n’est pas question ici de la charité d’initiative privée qui multiplie de la façon la plus ingénieuse les occasions de prévenir et de soulager la misère; il ne s’agit que de l’assistance publique fournie par les pouvoirs officiels. Comme chez bien d’autres nations, elle est réglementée en Belgique par des lois de détail plutôt que par une législation d’ensemble. La création, par l’État, d’établissements modèles, telles que plusieurs asiles d’aliénés, des écoles de réforme et des colonies agricoles (4), qui ont rem placé la plupart des anciens dépôts de mendicité, ont fait faire un grand pas à la question si complexe de l’organisation de l’assistance, et ont prouve l’indispensable nécessité de l’intervention du pouvoir central. Mais en somme, cette haute intervention est encore rare et insuffisamment réglée la plupart des problèmes touchant la bienfaisance, l’assistance hospitalierea
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- (4) Les dépôts de mendicité furent institués, un par département, en 1808, par un décrekde Napoléon. La plupart de ces caravansérails furent successivement supprimés en Belgiquesce-qui avaient été conservés sont régis par les lois du 6 mars 4866 et par les arrêtés royaux dut f tembre 1877 et du 2 août 1878. En vertu du premier de ces arrêtés, le dépôt de Hoogstraeten P les invalides) et la colonie agricole de Merxplas (loi du 28 mars 1870) sont réunis en un se-blissement, sous le titre de Dépôt agricole de mendicité de Hoogstraeten-Merxplas.
- La loi du 5 août 4848 avait affecté les dépôts de mendicité aux seuls indigents adultes, en risant le gouvernement à créer des établissements spéciaux pour les jeunes mendiantset 1950, bonds. En vertu de cette loi, les arrêtés royaux du 8 mars 1819, 28 février et 3 juillet le 28 mars 1852 et 2 août 1856 ont institué les écoles de réforme de Ruysselede et Wyngene es mousses) pour les garçons, celle de Beernem pour les filles. Ces trois établissements, asse-crochés, se trouvent également sous une même direction.
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- le service médical des pauvres, l’éducation des orphelins et des enfants disgraciés par la nature, sont encore mal résolus ou ont reçu des solutions contradictoires. La question du domicile de secours, base financière de la | bienfaisance officielle, se trouve dans le dernier cas : le fonds commun, [ institué par la loi du 44 mars 4876 (4), qui devait réaliser une sorte de mutualité entre toutes les communes d’une même province, n’a pas produit les résultats attendus et va être aboli prochainement. Il est impossible de | prévoir quel système va être substitué à l’organisation trouvée défectueuse. Désirons qu’il soit large et le plus complet possible, sans tomber dans le ; défaut d’une centralisation excessive dont nos grand-pères ont fait la triste expérience, au lendemain de la généreuse révolution de 4789 (2). Les lois communale et provinciale de 4836 ont consacré définitivement e devoir de la commune et subsidiairement de la province, de subvenir aux besoins de l’assistance publique. Ce fardeau n’était pas trop lourd e • pour les communes aisées et bien administrées; mais lorsque les ressources a communales sont insuffisantes ou ue les administrateurs se trouvent être $ négligents et indifférents, les ervices de l’assistance peuvent être parfois |. considérés comme non-existants. Sans pouvoir aller jusqu’au droit barbare a e expulsion des indigents, les communes pauvres et obérées s’ingénient 5 | asen débarrasser et à se soustraire aux obligations les plus impérieuses; : etcomme les pouvoirs des députations permanentes sont assez mal définis
- s que beaucoup de lois administratives manquent de sanction pénale, les é Questions journalières de recours et de remboursement des journées d’en-
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- 0) Les lois antérieures sur le domicile de secours sont celles du 28 novembre 1808, du 30 juil-1et1854 et du 18 février 1845. Si celle de 4876 ne constitue pas un progrès dans l’administration dela bienfaisance en général, il est incontestable qu'elle a été secourable aux sourds-muets et aveugles.
- (^ La Constitution du S septembre 1794 avait fondé un Établissement général de secours publics « pour élever les enfants abandonnés, soulager les pauvres infirmes et fournir du travail aux pauvres invalides ». L’absorption des biens de fondation, décrétée le 23 messidor an ", créait une dette nationale qui est devenue la base de la bienfaisance publique- Malgré sa simplicité apparente, ce système devenait extrêmement onéreux, puisqu’il centralisait toutes les ressources paris et qu’au fond il éludait tout contrôle sérieux. Par la réunion des provinces belges h la Tance (1795) cette législation fut imposée à notre pays. Elle fut abolie par les lois du 2 brumaire met du 16 vendémaire an v qui ont institué les Bureaux de bienfaisance et les Commissions hospices.
- la Convention avait encore décrété une Caisse nationale de prévoyance (décret du 19-24 mars X ô)’ pour aider aux vues de prévoyance des citoyens qui voudraient se préparer des ressources oae que époque que ce soit ». Le Directoire s'empressa également d’abandonner ce projet du 16 vendémaire 4796).
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- tretien entraînent des complications interminables de procédure et restent même sans solution. Bien souvent alors, l’intervention de l’autorité supe-rieure ne produit d’effet utile que sous forme de subsides ou de créations gouvernementales.
- Une des branches de l’assistance publique qui a été l’objet d’une législation éclairée et complète, est celle des soins à donner aux aliénés. Si la condition de ceux-ci a été déplorable dans un passé peu éloigné, il est agréable de constater que le régime inauguré en 4854 et surtout en 487 peut servir de modèle à d’autres nations. La loi du 28 décembre 4873 esta la fois une loi de sûreté et de tutelle administrative, une loi de police etde bienfaisance, répondant à presque tous les besoins sociaux et administratifs en cette matière délicate. Les quelques desiderata qui subsistent encore sont connus de l’autorité supérieure et sont l’objet de ses préoccupations constantes (4). On peut dire que notre législation sur le régime des aliénés est complète et ne réclame plus aujourd’hui que quelques développements secondaires.
- Un coup d’œil rétrospectif fera mesurer l’espace parcouru. du Le gouvernement hollandais avait tracé déjà en 4818 (arrêté royal u 44 avril), un programme complet d’organisation des asiles. Malheureuse ment les préoccupations multiples de l’époque firent ajourner la réforme, et le seul résultat utile du mouvement en faveur des aliénés fut l’organisa tion de l’asile de Froidmont. En 4837, l’attention du Ministre de la juste fut attirée sur la possibilité de séquestration arbitraire, et une circulaire
- 29 octobre prescrivit aux officiers du parquet une surveillance plussr Pour améliorer la conduite matérielle des aliénés indigents, une no ) circulaire (du 45 février 4838) promit l’assistance pécuniaire de 1 E erune la dépense nécessitée parleur collocation. En 4844 parut le rapport les commission de dix membres qui avaient été chargés de visiter tous un asiles d’aliénés du royaume, et qui traçaient en termes émus et AXRénés accent de vérité indéniable l’effrayant tableau de la condition des a dans la plupart des établissements. Tous laissaient à désirer: nuis'ou partout le classement des pensionnaires et leur traitement étaient n la dérisoires, la propreté douteuse ou inconnue, l’alimentation insu Evélaitsi gaieté bannie par l’absence de tout traitement moral. Le mal se re Fisse-profond que la commission, désespérant de pouvoir réformer les 88
- orter à
- {1) On lit dans le douzième rapport officiel paru en 1884 : « J’estime qu il y a lnd Surveillance la loi de nouvelles mesures de réforme, en ce qui concerne le service médical et a
- des aliénés gardés dans leurs familles. »
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- mentis de l’industrie libre, demanda l’érection par le Gouvernement d'établissements spéciaux pour le traitement des aliénés curables.
- Ces aveux courageux ont produit le résultat désiré, la loi du 48 juin 4850, complétée par le règlement du 4er mai 4854. Une nouvelle enquête portant sur cinquante-neuf établissements, aboutit au rapport du 30 juin 1853, qui précisait les abus à déraciner et les lacunes à remplir. A la suite de ces constatations, l’organisation du régime des aliénés est entrée dans une phase normale. A l’exception de quelques faits d’indigne exploitation et de sévices déplorables, dûs à un défaut de surveillance et sévèrement réprimés en 1871, on n’entend plus guère de plaintes fondées sur létat actuel de ce service public. Les incidents auxquels nous faisons allusion, ont hâté la présentation et le vote de la loi du 28 décembre 4873-25janvier 4874, modifiant celle de 1850.
- Voici les principaux avantages de la nouvelle législation :
- I1 Ellea facilité les placements dans les asiles, tout en rendant presque impossibles les séquestrations arbitraires (4). Le respect de la liberté personnelle est même poussé à un point qui permet à bien des aliénés insuffi-somment guéris de rentrer beaucoup trop tôt dans leurs familles et dans la société. Mais, en somme, on veille mieux à la sécurité publique. Autre-fois, loin d’abuser de la faculté donnée par l’article 95 de la loi commu-nale, les autorités locales n’y recouraient même pas en cas de nécessite flagrante, de crainte d’obérer la commune. Aujourd’hui, non seulement e bourgmestre peut décréter la collocation provisoire, mais 1 autorité supérieure peut se substituer au pouvoir communal défaillant : en cas urgence, le gouverneur peut statuer seul, sauf à faire ratifier 1 arrêté par eputation permanente, à sa première séance.
- aintroduit formellement le principe de l’intervention pécuniaire et Etat (art. 26-28). L’ancienne législation avait eu le tort grave d assimiler, sent aux frais, l’état d’aliénation, malheur involontaire et souvent le mérité, àla mendicité et au vagabondage, dûs parfois à la détresse, mais F us souvent à des habitudes vicieuses et à la dégradation volontaire. Il
- ) La collocation est entourée d'une série de garanties qu’il serait fastidieux d'énumérer. Il ne il pas de déclarer qu’un malade est aliéné; il faut le prouver par la description des symp-
- 0 servés. La formule du certificat médical, promulguée par 1 arrêté ministériel u tea 0 Te.1874, a été rendue beaucoup plus précise par le modèle prescrit le 25 août 1885 G ont
- T 1111 ^ septembre).
- l colloqué, même un prévenu ou condamné, peut s’adresser au président du tribunal, pour adressanstater qu’il n’est plus aliéné. La suppression ou la simple rétention des réclamations
- es aux autorités judiciaires on administratives constitue un délit.
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- en résultait pour les communes des charges d’autant plus écrasantes que par suite des caprices des lois sur le domicile de secours, elles étaient absolu-ment imprévues.— Il n’est que juste que les mesures d’ordre publicincom-bent à 1 État et que les communes qui ont la malechance de posséder des aliénés ou idiots (dont la progéniture en contiendra fatalement à leur tour), soient exonérées de la charge exclusive de leur entretien dans les asiles.
- 3° Elle a grandement amélioré le régime intérieur des asiles, en précisant
- quantitativement et qualitativement la nourriture, le couchage et les vêtements des pensionnaires; en exigeant la stricte séparation des différentes catégories (les calmes, les agités, les gâteux, les condamnés) (A); en recom-mandant des jardins spacieux et des distractions, les dérivatifs par excellence aux idées délirantes. L’aspect général des établissements d’aliénésa complètement changé : la musique, des jeux et des journaux, des fleurs, un
- peu d ornementation y répandent aujourd’hui une certaine gaieté.
- Le nombre obligatoire des gardiens effectifs est précisé (au minimum 4 pour 40 malades); une veille continue de nuit est prescrite. Tout cas d encellulement, tout moyen disciplinaire, l’emploi des plus simples entraves doivent être inscrits journellement dans un registre spécial, visé par le médecin. — Le nombre des cellules d’isolement a été réduit de 40 à 4 pour 400 pensionnaires.
- 4 Elle a multiplié et perfectionné les inspections qui s’étendent à tout,
- aux aliénés, gardiens, locaux, etc. La surveillance, exercée par le bourg mestre, les autorités provinciales, le juge de paix et les parquets, par 6 commissaire d’arrondissement, par la commission d’inspection et par.de inspecteurs spéciaux, appointés par le Gouvernement, scrute minutieusement l exécution des moindres détails réglementaires.
- Mais le meilleur des inspecteurs doit être le médecin, s’il comprend bien
- la ji nért en c lui dire pos
- 5 de cen me ghi plt set Spé àr dé se:
- d ni de le te d
- sa mission. Nommé par le Ministre de la justice, investi de la directe exclusive du régime des aliénés,au point de vue du traitement, del hyst ’ et de la discipline (art. 47 du règlement général), il doit se considé $ comme l’agent de l’autorité supérieure. Mais pour que même en apparener il ne soit plus au service du directeur ou du propriétaire, il devraitttou est un traitement fixe de l’État, au lieu d’être rémunéré par 1 établisses de auquel il est attaché. Par circulaire du 48 décembre 4880, le Ministr
- (1) 11 est défendu d’accepter dans nos asiles des pensionnaires libres, non aliénés : être#' du 22 novembre 1868). Non seulement tous les malades d’une maison de santé o" stré, devient lièrement colloqués, mais l’habitation privée qui ne contient qu’un seul aliéné 5 1 un asile auquel toutes les stip ulations de la loi deviennent applicables.
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- la justice a signalé lui-même les inconvénients du mode actuel de rémunération, fixé par l’arrêté royal du 30 décembre 4876 et allouant au médecin en chef un certain nombre de centimes par jour et par malade, à charge par lui de payer les honoraires du médecin-adjoint. Le médecin comme le directeur ont donc tout intérêt à conserver le plus grand nombre d aliénés possible (4).
- 50 La nouvelle loi concilie les intérêts de la justice avec les exigences de l’humanité, par les pouvoirs donnés aux parquets de pourvoir au placement des accusés ou condamnés qui seraient reconnus en état d aliénation mentale (art. 42 de la loi, 44 du règlement). Le Gouvernement peut désigner, àcet effet, un établissement public ou traiter avec un asile privé. La plupart des aliénés de cette catégorie sont dirigés, les hommes sur l’établissement de Tournai, les femmes sur celui de Mons (2) où des quartiers spéciaux leur sont destinés. Comme ceux-ci ne sont pas organisés de façon à rendre les évasions impossibles, des hommes d’état économistes auraient désiré la création d’une prison-hospice sur le modèle des célèbes établis-sements de Bruchsal (Bade) et de Broadmoor (Angleterre).
- 60 Elle a amélioré la surveillance des intérêts civils des personnes frappées d’aliénation mentale. En dehors des dispositions du Code civil, concernant Tinterdiction (art. 489), le code ne renferme aucune prescription au sujet dela gestion des biens d’un aliéné. La sollicitude du législateur de 4873 leur épargnera bien souvent l’interdiction, procédure flétrissante et coû-teuse : le séjour dans une maison de santé tient lieu de preuve de la démence que la loi civile exige habituelle.
- La garantie des intérêts d’un aliéné s’étend à toutes les phases du mal. OESque la collocation n’est que momentanée et qu’on espère une prompte guerison, la famille ne provoquera généralement aucune mesure. Lorsque [intervention du malade est requise pour une affaire spéciale (succession, aventaire, etc.), un notaire est commis ad hoc (art. 32). Lorsque la durée ela collocation nécessite une administration régulière des biens, les articles 29 et 30 permettent la désignation d’un administrateur spécial ou
- Voir les Annales parlementaires, séance du Sénat du 16 mars 1883.
- 0 Avant l’érection de ces établissements de l’État, les aliénés condamnés ou prévenus étaient “ lits dans un asile de Bruges, apprécié dans les termes suivants par le rapport de 4844 : « La “Part des relégués sollicitent comme une faveur leur réintégration dans les prisons. Privés d’air aide lumière, mal nourris, livrés pour la plupart à l’oisiveté, les aliénés protestent par leur «pu cuteé 'eut CP amaigri, contre l’exploitation à laquelle ils sont livrés. » Que de progrès
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- provisoire. Enfin, lorsque l’incurabilité est patente, l’interdiction sera prononcée selon les formalités du Code civil.
- En présence des décisions contradictoires des différents Ministres delà justice qui se sont succédé, il importe de fixer définitivement l’interprétation du texte de la loi. Il importe de sauvegarder des intérêts respectables, malgré leur faible importance numérique. C’est le pécule des pauvres. Autrefois les personnes colloquées se trouvaient représentées, gratuitement et sans discontinuité, pour la gestion et la défense de leurs affaires, par un membre de la commission; aujourd’hui pour la plus petite affaire d’intérêt, un homme de loi doit être commis, d’où perte de temps et d’argent pour des malades souventbesoigneux!
- L insuffisance des asiles existants, témoigne plutôt en faveur de l’excellence de notre loi. Ses exigences jointes à la sévérité des inspections ont fait disparaître tous les mauvais établissements. Le chiffre des aliénés colloqués a doublé depuis 4850, tandis que le nombre des asiles est tombé de 59 à 40. Au 34 décembre 4 874, il en existait encore 48, abritant 6,840 aliénés; tandis qu’en 4 882 il n’en restait plus que 40, avec 8,466pensionnaires, dont 6,662 indigents. (Séance du Sénat, 49 août, 1884.)
- Les asiles existants, dus à l’industrie privée, ne pouvant recueillir tous les aliénés, il a fallu créer des établissements publics qui à leur tour sont devenus insuffisants; ceux de Mons (pour femmes), de Tournai (pour hommes, en remplacement de Froidmont), et les colonies de Gheel et de Lierneux. Par circulaire du 43 août 4880, le Ministre de la justice avait conseillé aux gouverneurs de provoquer la création d’asiles provinciaux, pour débarrasser les établissements privés des incurables qui les encombren ' Mais cet appel ne fut pas entendu. On songe aujourd’hui à créer pour cette triste catégorie un grand refuge, dans l’espoir que la centralisation hospit-lière en diminuerait les frais d’entretien.
- Il est heureux que nos deux colonies d’aliénés suppléent quelque peu a manque de place dans nos asiles. Un arrêté royal de 4872 autorise Gheel a recevoir 4,500 personnes (215 pensionnaires payants et 4,285 indigents), € Lierneux en compte aujourd’hui environ 200. On sait que ces colonies, disposant d’un vaste périmètre, reposent sur un système de patrons familial, maintes fois décrit et admiré dans les publications étrangere, (Revue des Deux Mondes, Revue scienti/ïque, etc.). Elles constituent u ressource précieuse, tant au point de vue économique que thérapeutiaaes pour certaines classes d’aliénés, tels que les incurables qui n’exigent que eu soins hygiéniques, des épileptiques à accès rares et à intelligence UDMis affaiblie qui ne seraient admis dans aucun atelier, etc. N’y sont point a
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- les aliénés à l’égard desquels il faut employer continuellement des moyens de contrainte et de surveillance spéciale.
- Des ordonnances de police pratiques et tutélaires (1857); un règlement détaillé et très bien conçu, approuvé par l’arrêté royal du 4 6 septembre 4 878, pourvoient amplement à la sécurité, aux besoins matériels et moraux des aliénés. Le choix des hôtes (auxquels on confie les pensionnaires payants) et des nourriciers (qui hébergent les indigents) est entouré de garanties solides; c’est presque une distinction que de recevoir des aliénés à soigner, C'est en tout cas un moyen de crédit, et le retrait des pensionnaires constitue une flétrissure. Les aliénés vivent dans la société de leurs nourriciers, S'associent à leurs travaux et distractions et se trouvent être 1 objet de la surveillance, à la fois intéressée et affectueuse, de tous les habitants qui tiennent à conserver cette industrie assez lucrative. On cite des exemples danciens malades qui après leur guérison se sont établis à Gheel de préfé-! Tence à leur domicile véritable.
- Pour les aliénés atteints de maladies intercurrentes ou d’aggravation momentanée des troubles intellectuels, le gouvernement a fait construire à Gheel une vaste infirmerie. Il est dirigé, sous la surveillance d’un comité Permanent, par le médecin inspecteur et par un économe qui résident dans 'établissement. Un règlement du 34 décembre 4878 prévoit tous les détails duservice médico-hygiénique, qui équivaut à celui des meilleurs hôpitaux.
- L’arrêté royal du 42 novembre 4884 a réorganisé le service médical : la Colonie est divisée en deux sections dont chacune est pourvue d’un médecin Principal et d’un adjoint. En plus, un médecin inspecteur surveille tout le Service, dont les détails sont confiés à six gardes spéciaux.
- Gheel jouit d’une réputation séculaire, comme colonie d’aliénés. Mais Comme le besoin d’un autre établissement similaire se faisait sentir, et Aueles 500 wallons internés dans cette bourgade essentiellement flamande "trouvaient comme en exil, le Gouvernement provoqua en 4884 la créa-on par le conseil provincial de Liége, d’une colonie wallonne à Lierneux, ans les Ardennes belges. Pour familiariser les habitants avec leurs nou-sux hôtes, on avait débuté par y amener de Gheel 4 malades paisibles, le gombre des demandes a augmenté rapidement et un an après déjà n tommes et 45 femmes se trouvaient colloqués à Lierneux. Un certain nombre de pensionnaires sont venus et les habitants sont fiers de leur Succès,
- D? H. SCHOENFELD.
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- EXPOSANTS.
- 419% Beaupied (J. H.), 76, chaussée d’Anvers, à Bruxelles. — Un sceau hygiénique inodore. Couvercle rendant les cabinets inodores.
- Médailles de bronze, Anvers et Bruxelles. — (Voir classes 45, 50 et 61.)
- 4495 Cabuy (Jean), 34, rue Maes, à Ixelles. — Dessins d’appareils à air coupé pour l’assainissement des égouts à l’intérieur des habitations et pour bouches d’égouts dans les rues. — Syphon coupe-air en fonte avec obturateur mobile. — Dessin d’un joint nouveau pour assemblage des tuyaux en fonte de conduites d’eau et gaz.
- 4496 Compagnie fermière des Eaux de Spa (E. Dhainaut, directeur). — Eaux minérales.
- 4197 Croix-Rouge de Belgique (F. Sigart, secrétaire général), 97, rue de l'Arbre-Bénit, à Bruxelles. — Une voiture d’ambulance.
- Diplôme d'honneur, Anvers 1885.
- 4 4 98 Demol (Pierre), 4 02, rue Ma-sui, et Gerken (Auguste), 49, rue Ulens, à Bruxelles. — Filtres rapides pour sucreries, brasseries, distilleries, blanchisseries et à l’usage domestique, etc.
- (Voir classes 50 et 65.)
- 4499 Derneville (Albert), pharmacien, 66, boulevard de Waterloo, à Bruxelles. — Pharmacies de poche et de campagne. Boîtes de secours. Boîte de secours renfermant sous un très-petit volume,
- facilement portative, les médicaments, les instruments, les pansements nécessaires aux premiers soins des blessés sur les champs de bataille.
- Médailles d’argent et de bronze, Bruxelles 1888. — (Voir classe 45).
- | 4200 Félix (docteur Jules), 22, rue | Marie de Bourgogne, à Bruxelles.
- — Hôpitaux en tôles d’acier, système Danly, d’après plans et notices du docteur J. Félix.
- (Voir classe 14.)
- 4204 Franken-Willemaers (Edouard), 425, rue Malibran,à
- 1 Bruxelles. — Plans, coupes et élé-1 yations de l’hospice Jourdan etde l’hôpital Vanhoesen en construction.
- 1 4202 Geneste, Herscher et Cie, 432, rue Terre-Neuve, à Bru. / xelles. Maison à Paris. Usine à Creil (France). — Systèmes a? propriés de ventilation et dechaut fage spécialement pour les diverses sortes d’établissements publics et particuliers : écoles, lycées, la^ ratoires, amphithéâtres^ salles d’assemblées, théâtres, hôpital asiles, casernes, prisons, églises/ musées, grandes serres, halles administrations, ateliers, ^
- I Etuves à vapeur sous pression, appareils spéciaux pour la dést. fection des objets de literie, Vaes ments, ainsi que pour celle locaux infectés : casernes, écunel abattoirs, wagons à bestiale pour les instruments de chr
- | gie, etc.
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- (Voir à l'Esplanade des Invalides | spécimens en nature et fonction-niant dans un pavillon spécial, classe d’hygiène.)
- 4203Grandperret(Louis) et Gautier (veuve), 46, rue de la Fon-taine, à Bruxelles. — Pipes hygié-| Biques. °
- "dkegbronze, Bruxelles 1888. - Voir-4204 Habay et Falisse, 58, rue ses Clarisses, à Liège. — Une borne fontaine avec injecteur la rendant incongelable.
- 205 Henricot et Cie (Compagnie sos aux arsenicales de Court--Etienne). — Eau minérale la source de l’hospice.
- Elbule de bronze, Amsterdam, 1885, etc.
- 06 Hubert (Joseph), architecte, warue de la Terre du Prince, à civil J Plans du nouvel hôpital avil de Mons.
- (Voir classe 6.)
- 27 Janssens (Eugène), docteur, —’ Lombard, à Bruxelles.
- 2ramn lications, plans et dia-la ammes relatifs à l’hygiène et à DStstique démographique. — plans et tableaux du tiaue auteur, relatifs à la statis-bqdasenitaire et à l’hygiène pu-lion ysont exposes dans la sec-d économie sociale.
- 2&Jorion-Renara (César), à d’une mes, près Mons. “ Plan Sons , uve calorifère pour mai-teme d’ouvriers. Plan d'un sys-d'appace chauffage de serres et cafORkEtement— Plan d'un poêle (Voir i re pour école, etc.
- 1 W classes 27 et 78.)
- 209 Lafontaine (Ch.-J.), 2, rue
- CLASSE 64.
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- Saint-Quentin, à Bruxelles. — Appareils pour latrines et coupe-air pour conduite d’eau ; excréteur à évent monté, 44 francs; excréteur simple, monté, prix : 43 fr. ; un coupe-air avec grille (sterfput), prix : 7 fr. 50; excréteurs, coupe-air, vases en faïence et en grès, etc. Médaille de bronze Amsterdam, 1883.
- 4240 Monseu et Cie (P.), à Haine-Saint-Pierre. — Syphons coupe-air, appareils pour lieu d’aisance inodore. Récipients, tuyaux, etc. (Voir classes 20 et 63.)
- 1214 Mouly (F.-V.), 56, rue Marie-Thérèse,à Bruxelles. — Différents appareils de chauffage et de ventilation.
- [Voir classe 27.)
- 4212 Schaeffer (Florent), 5%, place de Meir, à Anvers. — Plans d’appareils de chauffage et de ventilation indiquant leur disposition dans les édifices et habitations. Plan d’un appareil de chauffage à haute pression.
- [Voir classe 27.)
- 1243 Schoenfeld (Dr H.), chaussée de Charleroi, à Bruxelles. — Un volume contenant 9 brochures sur l’hygiène etla législation médicale. [Voir groupe XI.)
- 4214 Simon(Alexandre), architecte, à Trazegnies. — Plans, coupes et façades de bâtiments scolaires avec appareil de chauffage et ventilation combinés.
- [Voir classe 7.)
- 1215 Société anonyme de Chauffage et de Ventilation combinés, 43, quai Orban, à Liége. —
- CE 00
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- 690 classe 64.
- Différents appareils de chauffage et de ventilation.
- (Voir classe 27.)
- 1216 Société anonyme des poê-leries belges, à Haine-St-Pierre, (Gauchet, A., directeur-gérant).— Cuisinières, poêles, cheminées, calorifères. Appareils au gaz et divers.
- Médaille et prix d’excellence Bruxelles 1888.
- (Voir classe 27.)
- 4217 Société anonyme Vervié-toise pour la construction de machines (Fernand Houget, administrateur). — Appareil automatique de chasse pour égouts.
- [Voir classes 52, 54 et 55 )
- 4218 Société royale de médecine publique de Belgique,
- 55, rue de l’Enseignement, à Bruxelles. — Cartes, cartogrammes et tracés graphiques montrant l’intensité de la mortalité et des maladies contagieuses pendant les années 4 883 à 4888. Bulletin de mortalité; comptes-rendus et documents statistiques divers. Appareils de météorologie médicale, d’hygrométrie, etc.
- Récompenses à diverses expositions.
- 4249 Van Hecke ( Gustave), à Gand. — Constructions mécaniques, ventilateurs, aspirateurs divers systèmes. Grilles siphoi'des. (Maison fondée en 4860.)
- 2 prix de progrès, 18 diplômes d'honneur, 32 médailles d’or, 260 autres médailles. . ( Voir classes 48, 49, 50, 51, 52, 61, 63, et 78.)
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- CLASSE 65.
- CLASSE 65. — Matériel de la navigation et du sauvetage.
- La marine marchande belge ne compte que 67 navires, dont 55 à vapeur . leur jauge totale est de 86,837 tonneaux.
- L exiguïté de ces chiffres est d’autant plus remarquable que le commerce maritime du pays s’élève annuellement à 4 millions de tonneaux à l’entrée et autant à la sortie. Sa marine peut donc en transporter à peine la centième partie.
- Cette anomalie semble résulter en premier lieu de ce que l’organisation commerciale de son principal port, Anvers, est actuellement insuffisante ns ce sens qu’il dirige plus d’expéditions vers l’Europe, que vers les Pays hors d’Europe; que la masse des affaires s’y fait par des commission-naires expéditeurs et fort peu en propre compte. De là indifférence, sinon repulsion, pour les entreprises maritimes à tel point qu’une partie du onnage belge est de propriété étrangère.
- sla est d autant plus regrettable qu’il n’en était pas ainsi autrefois et quele royaume possède, à un haut degré, tout ce qu’il faut pour avoir une marine importante.
- taion littoral est, il est vrai, de peu d’étendue; mais il nourrit une popu-Tompue aux plus dures navigations et qui est dotée d’écoles de es et de cours spéciaux pour les officiers, les machinistes et les COnstructeurs.
- éSiA batellerie transporte par an de 33 à 34 millions de tonneaux. Elle faire une bonne pépinières de matelots lorsqu’il y avait une marine mili-pour les former à la discipline et aux manœuvres : elle le sera encore, "oEgu'onle voudra.
- tionn S0' fournit en abondance les principaux matériaux pour les construc-les v navales. La tradition des bons modèles ne s’y est pas perdue, ni pour i'erS de haute mer, ni pour ceux qui naviguent sur les côtes ou dans ses tas del Escaut, de la Meuse et du Rhin.
- naviresrands établissements métallurgiques fournissent à l’étranger des 1 es des machines à vapeur, des machines-outils de qualité supérieure. grande-GCUX, la société John Cockerill, à Seraing, en a livré des plus corves dimensions, depuis la machine de 240 chevaux nominaux pour la
- € "Atlas, en 4825, jusqu’à celle de 44,000 chevaux indiqués du DES Tchesma, en 4885.
- neauydl en 1856, elle lançait des vapeurs transatlantiques de 2,500 ton-‘ un d eux fit un voyage à Sydney, en cinq jours de moins que les
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- CLASSE 65.
- meilleurs marcheurs anglais de l’espèce; l’autre jour elle livrait au gouvernement belge une malle-poste faisant 35 kilomètres à l’heure; elle en achève deux autres dont on attend plus de vitesse encore.
- Elle a construit 420 navires et bateaux de toutes formes et puissance. Aujourd hui son chantier de construction navale — situé à Hoboken, sur I Escaut — est outillé pour la construction et la réparation de navires du plus fort tonnage. Il peut annuellement compléter 14 navires ou bateaux, en ter ou en acier, dont Seraing fournit les machines, coupoles, cuirasses, canons, etc
- A part Anvers, qui peut recevoir les plus grands navires et dont 1 ensemble des installations est sans rivale sur le continent, la Belgique possède les ports intérieurs de Bruxelles, de Louvain, de Bruges et de Gand — celui-ci outillé pour recevoir les navires de 2,500 tonneaux. — Sur la mer du Nord, elle a N ieuport et Ostende, point d’attache des bateaux rapides du service postal vers l’Angleterre.
- Tous ces ports sont réunis au reste de l’Europe par des chemins de fer et par un système de voies navigables qui, dans le seul royaume, mesurent 4651 kilomètres. Ils ont les routes les plus directes et les plus économiques de la mer vers le nord-est de la France, l’Allemagne centrale, l’Alsace Lorraine, la Suisse et l’Italie.
- Pour en faciliter l’accès, on a, sur un littoral de 67 kilomètres, placé onze phares de 9 à 38 kilomètres de portée. De plus, trois bateaux-feu avec sirène de brume, indiquent aux navires qui viennent du large, route vers l’embouchure de l’Escaut. Ce fleuve est balisé et éclairé de façon à être navigable de nuit comme de jour jusqu’en amont d’Anvers.
- A cinq des phares de la côte est adjointe une station de sauvetage, munie des derniers perfectionnements. Ensemble elles réunissent neuf canots insubmersibles et neuf mortiers porte-amarre.
- La Belgique a voulu attirer vers ses ports un grand courant de cou merce maritime ; le succès a couronné ses efforts ; mais sa marine mer chande n’y prend qu’une infime part.
- Toutefois, il existe depuis quelques années, dans les centres producte-é le désir marqué de supprimer les intermédiaires, le besoin d’un comme-direct et le mouvement s’accentue chaque jour davantage pour deman l’agrandissement des ports intérieurs. ner
- Déjà une société industrielle a, pour ses propres transports par Teret créé une flottille à vapeur qui jauge 22 mille tonneaux; on peut doncespari. que, dans un avenir rapproché, les capitaux iront aux entreprises, son times et que, répondant à l’appel si patriotique, si souvent réitéré
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- CLASSE 65.
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- r- • Souverain, le pays ajoutera ce facteur puissant et nécessaire à ses éléments de prospérité et de vitalité.
- INCENDIE.
- Dans un pays aussi peuplé que l’est la Belgique, où les agglomérations d'habitants sont si nombreuses et où beaucoup d’établissement industriels reunissent des populations ouvrières constituant de véritables communes, le danger des incendies et la gravité qu’ils peuvent acquérir ont, depuis longtemps déjà, fait rechercher les moyens les plus propres à les prévenir, les combattre et à en diminuer les conséquences désastreuses.
- Les communes et les usines de quelqu'importance ont organisé des corps soigneusement exercés de pompiers, soit volontaires, soit soldés et, dans lésgrandes villes, casernés et militairement commandés.
- Ceux de Bruxelles et d’Anvers sont, dans l’espèce, particulièrement remarquables; certains appareils inventés par leurs officiers ont été adoptés ans d’autres pays.
- Le matériel perfectionné dont ces corps sont munis, est produit par AB ustrie nationale. Liége, Verviers, Bruxelles, Gand, comptent pour la cation des engins d’extinction et de sauvetage, des usines dont la répu-est taite et dont les produits sont demandés partout.
- Ieu villes belges ont tenu à honneur d’être les premières à adopter pour irebs théâtres toutes les mesures de précaution propres à éviter les désas-3 ^ue Ton a eu à déplorer dans d’autres pays. On a, l’an dernier, à toutes" inauguré le premier théâtre qui ait été construit et agencé dans hura les parties pour écarter, autant qu’il puisse être dans les prévisions a>nes, la possibilité d’une conflagration; et si contre toute attente elle se sait, pour assurer la sécurité du public en même temps que celle du et donner les plus grandes facilités de travail à ceux à qui in-mbele devoir de maîtriser l’incendie.
- Ed. PoUGIN, Président de la classe 65.
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- CLASSE 65.
- EXPOSANTS.
- 4220 Fondu (J.-B.), à Bruxelles. — Appareils de sauvetage en cas d’incendie. Raccords instantanés pour tuyaux de pompe à incendie. Révélateur perpétuel du contrôle de nuit. Arrêts de sûreté pour portes d’appartements.
- [Voir classes 10, il, 52, 60 et 61.)
- 4221 Henry (Emile-F.-A.), officier aux sapeurs-pompiers, 54, place du Jeu-de-Balles, à Bruxelles.—Pompier bruxellois en tenue de feu. Le respirateur Henry, dont le pompier est muni, permet d’entrer immédiatement et de séjourner pendant une trentaine de minutes dans les gaz délétères produits par la fumée, les fosses d’aisance, etc. Prix de l’appareil 30 francs. Brevet à vendre. S’adresser à l’inventeur, à Bruxelles.
- 1222 Léonard (F.-J.), rue des Raines, 79, à Verviers. — Appareil de sauvetage et échelle de sûreté en cas d’incendie. Un dessin d’une cage et d’une échelle en fer qui se scelle dans l’épaisseur du mur sous l’appui des fenêtres. Brochure explicative.
- 1223 Rocour (Georges), ingénieur, 48, avenue Rogier, à Liège. -Un yacht à vapeur à hélices jumelles, de 21 m. longueur sur 3 m. 40 c. de largeur, construit par M. Jabon à Ombret, d’après les plans de l’exposant. (Au bas-sin à flot du pont d'léna).
- 1224 Somzée (Léon), ingénieur honoraire des mines, des arts et ma, nufactures, etc.,22, rue des Palais, à Bruxelles. — Modèle d’une hélice gouvernail.
- Premières récompenses aux diverses expose lions précédentes. (Voir classes 27,
- 4225 Steyaert (Charles), 54, boulevard du Béguinage, à Gand.” Un plan de bateau à vapeur.
- Londres, diplôme d'honneur.
- 4226 Washburne (A.-L.), Niew-wenhuys et Wyns, 2, rue l’Activité, à Bruxelles. — Engin sauvetage à câble d’acier descendant et remontant automatique ment. (Breveté.)
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- CLASSE 66.
- CLASSE 66. — Matériel et procédés de Cart,militaire.
- EXPOSANTS.
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- 1227 Ancion (J.) et Cie, 87, rue Saint-Gilles, à Liège; fabrique d’armes fondée en 1826. — Armes de guerre.
- Exposition universelle de Vienne 1873, grand diplôme d’honneur; de Paris 1878, hors concours, membre du jury; de Syd-ney 1879, 1" prix; de Melbourne 1880, 1"prix; d’Amsterdam 1883, médaille d’or; de la Nouvelle-Orléans 1884, 1" prix; d'Anvers 1885, médaille d’or; de Bruxelles 1888, diplôme d‘honneur.—(V air classe 38.)
- 1228 Besme (V.), ingénieur-architecte, 36, rue Jourdan, St-Gilles-Bruxelles. — Tir national de
- Bruxelles; superficie : 20 hectares.
- Il contient 54 cibles, dont douze
- à 450 mètres, douze à 200 m., douze à 300 m., six à 400 m., six à 500 m., et six à 600 m.; un tir au revolver et un tir au fusil de chasse. Les bâtiments occupant un front de 160 m., se composent de deux stands superposés; celui du rez-de-chaussée contient les
- guichets des tirs à 200, 300 et 40_0 mètres, celui de l’étage les gui-chets des tirs à 500 et 600 mè-
- tres. Les ouvrages destinés à contenir les projectiles dansl’enceinte du tir se composent de paraballes en bois et de buttes en terre. Le tir s’opère de tous les guichets à la fois; on peut tirer trois mille balles par heure.' o 1
- 1229 Compagnie de Bronzage ! des Armes de guerre et de chasse par le Bronzage TOMBEUR) système approuvé par les autorités militaires de Belgique.— Spéci-
- mens d’armes de guerre bronzées. Entreprise de bronzage. S’adresser à M. Tombeur, 5, rue Berck-mans, à Saint-Gilles lez-Bruxelles.
- Récompenses à diverses ex positions.
- 1230 Falk (Th.), 18-20-22, rue des Paroissiens, à Bruxelles. — Productions de la librairie C. Mu-quardt, de l’Institut national de géographie et des Ateliers poly-graphiques. Publications scien-| tifiques et littéraires; ouvrages illustrés; cartes, plans, globes, atlas; revues périodiques. Litho-et chromographies; tableaux, gravures, photographies. Expose dans cette classe des ouvrages militaires de la Bibliothèque internationale d’histoire militaire.
- Médailles et diplômes d’honneur à Paris, Nouvelle-Orléans, Anvers, Bruxelles
- 1231 Fontaine-Olinger (Adolphe)
- 449 rue du Midi, à Bruxelles-Equipements militaires.
- (Voir classe 29.)
- 1232 Fonson (Auguste), 49, rue des Fabriques, à Bruxelles. — Equipements et habillements militaires. Equipements complets pour soldats, sous-officiers Cet - officiers. Boutons. Ceinturons. Armes blanches. Habillements et coiffures. Havre-sacs. Cartouchières. Selles, brides, schabraques. Gibernes. Epaulettes or, argent et laine. Epaulières, fourragères. Broderies d’or, d’argent et de laine. Ban-
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- CLASSE 66.
- nières de sociétés. Croix et rubans d’ordres de chevalerie.
- Médailles d’or à Vienne, Londres, Amsterdam. etc.; diplôme d'honneur Amsterdam. — (Voir classes 34, 56. 38 et 60 )
- 4233 Poudrerie royale Cooppal et C'e, (Société anonyme), Lib-brecht. Ch., directeur-gérant, à Wetteren-lez-Gand. — Fac-simile des produits de sa fabrication.
- (Voir cl. 45.)
- 123 Muller (J.-E.), capitaine au 5e régiment d’infanterie, au camp de Beverloo. — Havre-sac de fantassin.
- 4235 Pieper (H.), rue des Bayards, 42, à Liége. — Armes de guerre.
- (Voir cl. 38.)
- 4236 Roestenberg (Pierre), place Ragheno, 47, à Malines. — Couvertures de chevaux et de campements militaires.
- (Voir cl. 52.)
- 1237 Schmidt (J.-B.-G.), capitaine aux grenadiers, à Bruxelles. — Tenue de campagne complète pour fantassin.
- 4238 Société anonyme des Forges d’Aiseau (J. Danly, administrateur-délégué), à Tamines. — Petit hôpital de campagne en tôle d’acier.
- (Voir aussi cl. 64 au nom du docteur Félix.)
- 4239 Société anonyme pour la fabrication des cartouches et projectiles, 33, rue des Goujons, à Anderlecht-Bruxelles. —
- Cartouches de guerre pour armes de tous les types adoptés parles divers gouvernements; cartouches de guerre pour armes de petit calibre à répétition; amorces et capsules de tous les types; amorces pour les explosifs militaires; balles compound; balles et projectiles de toutes natures.
- Médaille d’argent, Paris 1878; mention hono-rable, Londres 1862; médaille de mérite. Vienne 1875; id. d’argent, Amsterdam 1885; id. de bronze, Paris 1867; id de mérite, Philadelphie 1876; id. d'or, Anvers 1885,etc. — ( Voir classe 38.)
- 4240 Société de dynamite de Matagne (A. Van Reeth), dircc-teur-gérant), à Matagne-la-Grande-— Fac-simile des produits de sa fabrication.
- (Voir classe 45.)
- 4244 Tresse (Albert) fils, 9, rue des Lions-St-Paul, à Paris.—Tableau représentant une cuisine porte-tive, inventée par l’exposant, pour le service des armées en campagne.
- 4242 Vanden Abeele (William) et Cie), 447, avenue des Arts, a Anvers. — Outils pour travaux du génie militaire.
- ( Voir classes 41,61 et65.)
- 4243 Van Oye (Albert) et Cie, rue Coenraets, 75, à Bruxelles.
- ( Voir cl. 42, 21 et 29.)
- 4244 Zboïnski (Claude-H.-J.)) J génieur honoraire des minesuau pitaine commandant d’artilleries, fort de Cruybeke (Flandre o tale).—L’armée ottomane en
- (Voir classes 16 et 48.)
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- SEPTIÈME GROUPE.
- PRODUITS ALIMENTAIRES.
- CLASSE 67. — Céréales, produits farineux avec leurs dérivés.
- La culture des céréales occupe annuellement en Belgique environ un luterritoire. La production du froment est évaluée à 432,000 tonnes, 1 insuffisante pour alimenter la meunerie, dont les besoins néces-sitent 1,065,000 tonnes.
- nous°US devons donc recourir à l’importation pour les 633,000 tonnes qui devonmnanguent. Tous les pays exportateurs y contribuent, mais nous weans citer en première ligne la Russie, la Roumanie, les États-Unis et anglaise.
- werésulte de la statistique de 1880, que la surface ensemencée de fro-3 guere augmenté depuis 4856.
- _ ici un tableau indiquant l’étendue cultivée en 4856 et en 4880.
- PROVINCES. ETENDUE CULTIVEE
- 1856 Hectares. 1880 Hectares.
- Anvers . Brabant.. . Flandre occidentale. . rendre orientale. «ainaut. Liége. . : Limbourg . Luxembourg.: Namur. ••• 9,686 56,123 50,634 29,645 62,431 24,947 44,098 5,414 14,388 8,543 55,844 50,795 27,093 68,129 27,659 13,644 5,894 18,331
- 267,363 275,932
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- CLASSE 67.
- L’augmentation n’est que de 8,569 hectares, soit 3 4/2 p. o/o environ. Le rendement moyen pour tout le royaume en 4880, n’atteint que 49.60 hectol., mais il ne faut pas oublier que la récolte de cette année a été fort médiocre.
- Seigle. — La culture du seigle a perdu beaucoup de son importance. L’étendue cultivée en 1880 était de 277,639 hectares contre 292,102 hectares en 4 856; soit une diminution de 4 4,463 hectares ou 5 p. °/o.
- Avoine. — La culture de l’avoine, au contraire, a progressé et nous trou vons en 4880, 249,486 hectares ensemencés contre 249,468 hectares en 4836; soit une augmentation de 43 p. % environ.
- Les céréales jouissent dans notre pays de la libre entrée.
- Le tableau ci-dessous résume le mouvement comparatif des importations et exportations des principales denrées alimentaires en 4 864 et 1888.
- DENRÉES ALIMENTAIRES. Année 1864 Année 1888
- IMPORTATION. EXPORTATION, IMPORTATION. xxPORTATIOT.
- Froment ... . 99,649,842 2,679,976 819,903,644 498,197,576
- Seigle 22,059,123 4 3,920,630 443,150,646 72,177,590
- Avoine 47,057,010 889,269 279,390,027 76,893,143
- Orge, escourgeon et drèche . . . 59,101,974 593,048 237,908,655 *6,983319
- Meunerie. — Elle occupe, au point de vue de l’importance de la pr tion, le premier rang parmi les industries belges. de
- La valeur des produits (annuellement 322 millions) représenter
- 44 p. °/o de la production industrielle totale.
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- CLASSE 67.
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- Les dernières statistiques officielles (année 1880) nous donnent sur la meunerie les renseignements suivants :
- Nombre d’établissements 4077.
- Nombre de moteurs mécaniques :
- A vent................ 2045 représentant 4 2629 chevaux-vapeur.
- Aeau.............. 4963 id. 42894 id.
- A vapeur.... 685 id. 944 4 id.
- Nombre de paires de meules 9442.
- Production 4,064,632 tonnes d’une valeur de 322,4 59,907 francs.
- Certains de ces chiffres ont certainement changé beaucoup depuis 'année du recensement, car c’est précisément de cette époque que date dans notre pays l’introduction de la mouture au moyen des cylindres. La transformation a été rapide et depuis plusieurs années déjà les cylindres ont remplacé la meule dans presque toutes les usines d’une certaine impor-tance. Cette transformation a été l’occasion d’une augmentation sensible de Production de ces usines ainsi que de l’érection de nouveaux moulins de grande capacité.
- Nous pouvons dire que la production est aujourd’hui certainement Rksucoup supérieure à ce qu'elle était en 4880, et cette assertion est con-Finée par la diminution du chiffre de nos importations, coïncidant avec Une augmentation de consommation due à la marche ascendante de la Population.
- Oh s’étonnera sans doute de ne pas voir exposer les produits dune E Gustrie de cette importance, et l’on pourrait en conclure que les meuneries 1 ges ne sont pas au niveau du progrès et ont craint de prendre parta la de n'en est rien; leur abstention est motivée par l’inutilité pour eux qudire Connaître leurs produits à des étrangers qui par les droits élevés 18 ont établis à l’entrée, opposent à leur désir d’exportation une bar-tlere infranchissable.
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- 700 CLASSE 67.
- Voici quelques tableaux indiquant les importations et exportations de ces articles en 4888.
- Son, fécules alimentaires, farines et moutures de toute espèce(4888).
- IMPORTATIONS
- Allemagne .... 12,709,386 kil.
- Angleterre. . . . 4,450,448 »
- Brésil.............. 135,826 »
- Canada........... »
- États-Unis. . . . 6,926,598 »
- France........... 46,904,044 »
- Hambourg. . . . 3,024,526 »
- Pays-Bas.........21,305,347 »
- Rép. Arg. La Plata. 4,634,610 »
- Roumanie .... 4,835,804 »
- Russie............ 7,024,094 »
- Suède et Norvège. 984,308 »
- Autres pays. . . . 4,175,389 »
- Total. . . 75,4 07,080 kil.
- EXPORTATIONS
- Allemagne. .. . 21,028,548 kil.
- Angleterre. . . , 5,125,400 »
- Danemarck . , . 5,028,720 »
- Espagne.......... 4,768,229 »
- France.......... 41,586,596 »
- G.-D. du Luxemb. 808,350 »
- Italie............. 263,355 »
- Pays-Bas .... 15,495,148 »
- Suède et Norvège. 364,277 »
- Autres pays . . . 4,304,747 »
- Total.
- Farines importées de France en Belgique.
- Année 4 886 ........................ 62,386 quintaux métriques.
- — 4 887 .......................... 56,4 53 —
- — 4 888 ........................... 4 64,502 —
- Rizerie. Les établissements qui traitent le riz ne sont pas nombreux en Belgique. Les quelques usines que nous comptons à Anvers, Gande Louvain sont importantes et bien outillées, elles donnent des produits 6 qualité très estimée.
- Les Indes anglaises fournissent la majeure partie des riz importés, ous donnons ci-dessous les tableaux indiquant les importations et expo
- tations en 4888.
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- CLASSE 67.
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- IMPORTATIONS | EXPORTATIONS
- Angleterre... . 40,008,599 kil. Allemagne. .. • 3,519,490 kil.
- 22,310 »
- États-Unis ... . 51,494 » Congo 243,143 »
- France 292,050 » Cuba, Porto-Rico. 4,455,845 »
- Hambourg. . . . 4,941,114 » France 14,880,827 »
- Indes anglaises . . 57,4 43,802 » G.-D.du Luxemb. 342,893 »
- Italie 4,024,320 » Pays-Bas... • 4,630,641 »
- Japon , • 1,93 000 » 962,166 »
- Pays-Bas. 8,871,200 » Autres pays . . . 876,760 »
- Russie 340,200 »
- Autres pays. . . , 33,690 »
- Total. . . 88,969,480 kil. Total, . . 26,934,045 kil.
- Pâtes alimentaires. - L’industrie des pâtes alimentaires est originaire de l’Italie, où elles entrent pour une grande part dans l’alimentation du Peuple. Pendant fort longtemps les Italiens ont eu le monopole de cette fabrication et leurs produits étaient exportés par quantités considérables
- I dansle monde entier, mais peu à peu des fabriques de pâtes alimentaires s’élevèrent dans le midi de la France d’abord, puis en Allemagne, dans les Vosges, à Paris, en Suisse, en Allemagne, en Belgique, en Hollande et en Russie.
- L’Italie, Marseille, Lyon et l’Auvergne ont conservé la spécialité presque Exclusive des pâtes alimentaires fabriquées uniquement de semoules de Toments durs; ailleurs on emploie surtout des farines de tout premier C oix et des semoules ou gruaux de froments plus tendres mieux appro-Priésau climat des pays du Nord.
- a production annuelle des pâtes alimentaires en Belgique peut être aluée à 1,730,000 kil. environ, presqu’entièrement consommés dans le mais il n’est pas possible de déterminer, même approximativement, importance des importations des pâtes alimentaires en Belgique, car nos Astiques confondent d’une manière déplorable sous la même rubrique es Pain, le biscuit de mer, le macaroni, la semoule, le vermicelle, etc. », nous voyons que de tous ces produits réunis, il a été importé en
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- 4 CLASSE 67.
- Belgique 4,185,346 kil. en 1886; 4,519,994 kil. en 1887 et 4,868,329 kil. en 1888.
- Il est regrettable de ne pouvoir constater quelle part de ces chiffres est applicable aux pâtes alimentaires.
- D’un prix peu élevé en présence de leur richesse en gluten, les pâtes alimentaires constituent une nourriture saine et substantielle, recomman-dable à tous les points de vue.
- Amidonnerie. — Il y a en Belgique plusieurs amidonneries de riz dont la plus importante est sans contredit celle de Wygmael, près de Louvain, Cette usine a une succursale à Heerdt, en Allemagne. La production est très importante et dépasse 42,000,000 kil. d’amidon par an, qui sont consommés en Belgique et exportés dans tous les pays du monde.
- L’usine de Wygmael est remarquable par son organisation industrielle, qui est à la hauteur des derniers progrès. La marche florissante de ses affaires lui a permis d’organiser également des institutions philanthrg piques nombreuses pour ses ouvriers et employés, telles que : un hôpital hospice, des écoles, des caisses de secours et de pensions, etc.
- Bodart, EDM., Président de la classe 67.
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- CLASSE 67.
- EXPOSANTS.
- 4245 Borremans-Van Campen-hout (A.), à Forest-lez-Bruxelles. — Grains et malts d’orges chevaliers et d’escourgeons de premières provenances.
- Médaille d'or, Anvers 1885, etc.
- 1246 Dandeloy (Joseph), 207, avenue du Commerce, à Anvers.
- (247 De Becker, Farcy et Cie , 44, rue Sainte-Marie, à Molen-I beek-Saint-Jean. — Meunerie à cylindres et fabrique de pâtes alimentaires.
- Récompenses: 1867 Paris, médaille de bronze; 1869 Amsterdam, médaille d’argent pour • des pâtes alimentaires.
- 4248 DeBoeck frères,188,rue de Flandre, à Bruxelles. — Malts.
- Anvers 1885, hors concours; Bruxelles 1888, diplôme d’honneur.
- 4219 DHoedt-Cauwe (J.), (bras-séries, malteries industrielles', à Bruges, place Simon Stévin; Bruges, porte de Gand, et Steen-Brugge-lez-Bruges. — Malts d'es-1 Courgeons et d’orges de toutes j Provenances. — Spécialité de I malts d’escourgeons des Polders 1 et d’orges chevaliers.
- 1 Médaille d'argent, Paris 1878; médaille d’ar-Soit, Anvers 1885 ; médaille d’argent, Bar-cetone 1888; Médaille d’argent et médaille
- or au Grand Concours, Bruxelles 1888, etc. 7 (Voir classe 73.)
- 4250. Elsen et Cie (A.-G.-A.), rue Llerman, à Anvers. — Echantil-tons de riz, farine de riz et fleur i de riz.
- Médaille d’argent, Paris 1878 ; médaille d’or, Anvers 1885.
- 4254 Keulemans et Winde-lincx, à Malines. — Echantillons de malts.
- 4232 Lippens (Ph.-A.) (firme Ha-zegras), 7, rue Digue de Brabant, à Gand. — Grains en paille; grains en échantillons, en flacons. La ferme A. Lippens, au Hazegras, Knocke lez-Bruges, 300 hectares, est une station intermédiaire pour froments, orges, avoines de semence, celles des climats trop septentrionaux n’offrant pas, d’après nombre d’agronomes, assez de certitude de succès aux cultivateurs du midi.
- [Voir classe 69.)
- 4253 Nerincx-Carels, à Hal. — Malts.
- 1254 Ponselet (Victor), à Ander-lues. — Malts.
- j Anvers 1885, médaille d’or; Bruxelles 1888, | hors conconrs.
- 4255 Société anonyme des usines de Wygmael (anc. firme : E. Remy et Cie), à Wygmael sous Wilsele. — Amidon Remy.
- Médailles : Londres 1862. Vienne 1873, Philadelphie 1876; médailles d'or, Paris 1867 et 1878; diplômes d’honneur, Amsterdam 1885 et Anvers 1885.
- 1256 Wielemans - Ceuppens, à Bruxelles-Midi. — Malts.
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- CLASSE 68.
- CLASSE 68. - Produits de la boulangerie et de la pâtisserie.
- En se reportant aux premières données historiques qui nous sont fournies sur le pain des peuples primitifs et en comparant ce que ce pain devait être aux produits perfectionnés de la boulangerie actuelle, on peut aisément se rendre compte du chemin parcouru et des progrès accomplis. Il est a remarquer que tandis que certains peuples tels que les anciens Egyptiens tenaient les boulangers en grand honneur, d’autres, tels que les Romains, n’avaient pas pour eux les mêmes égards. Heureusement que dans notre pays la boulangerie fut toujours bien considérée.
- Ainsi Charlemagne ordonne, dans une de ses capitulaires, que l’on veille pour que dans toutes les villes il y ait un nombre suffisant de boulangeries pour répondre aux besoins publics. C’était un premier pas vers une protection efficace accordée aux boulangers et une marque de la sollicitude de notre grand empereur à leur égard.
- Saint Aubert, évêque de Cambrai, continua dans la même voie. " remit aux boulangers de grandes quantités de froment que ceux-ci étaient chargés de transformer en pain dans les fours banaux établis à cette époque dans grand nombre d’endroits de notre pays. Ces pains étaient distribues aux pauvres. Il dépensa presque tout son avoir de la sorte, aussi est.il tenu jusqu’à nos jours en grand honneur parmi la boulangerie. Plustari celle-ci se iorma en corporations ou gilden dans toutes nos villes quelque peu importantes, et quelques-unes d’entre elles ont subsisté jusqu'ànos jours. Nous citerons entre autres celle de Bruges, encore en possession des insignes que le Deken ou chef homme portait dans les différentes cére monies publiques ou religieuses. Presque toutes ces gilden possédaient des propriétés ou refuges pour ceux de leurs membres atteints de revers de fortune, de même que pour les ouvriers infirmes ou que l’âge ren aI incapables de travailler plus longtemps. La plupart de ces institutions on disparu dans la tourmente de la fin du siècle précédent, cependant on connaît encore quelques-unes de leurs prescriptions. Ainsi nul ne pou' passer maître sans avoir donnédes preuves de capacité. L'épreuveà su. 2 de même que le travail à fournir, étaient soigneusement stipulés et certa 6 parties ne pouvaient être exécutées que par des ouvriers rée en i maîtres.
- Le pain dans notre pays a toujours été consommé non point cometé véhicule ou appoint à d’autres aliments, mais bien comme pain. éfre fabriqué depuis des siècles, et les anciens tableaux en font foi, pour
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- mangé en tartines. Or le peuple tenant à sa manière speciale de con-sommer le pain, manière résultant de l’ensemble des conditions particulières et agricoles de notre pays, la boulangerie ne pouvait faire de progrès considérables. Cependant nous voyons dans d’anciens documents que ses produits étaient assez nombreux et assez variés.
- Un autre obstacle encore empêchait le progrès. La boulangerie n était pas libre. Heureusement qu’il n’en est plus ainsi maintenant et depuis 4864 environ de grands pas en avant ont été accomplis. Tandis que d autres pays avoisinants, travaillent encore d'après les systèmes les plus primitifs nous avons introduit l’outillage le plus perfectionné et on peut dire que bien des boulangeries ne le cèdent en rien à ce qu’il y a de meilleur n’importe où en Europe. Aussi produisons-nous maintenant presque toutes les espèces de pains et petits pains du continent. Bien des bou-langers en font journellement de soixante à septante sortes différentes, que, pour répondre aux exigences toujours croissantes du public, ils lui fournissent frajs à différents moments de la journée.
- *
- Quelques hommes dévoués corps et âme à leur profession si impor-tente, ont montré aux expositions de Bruxelles 4880, d’Anvers 1885 et de Bruxelles 1888, combien la boulangerie a fait de progrès et combien elle TépOnd mieux aux besoins de l’époque. Non seulement l’outillage samé-liore chaque jour, mais la qualité des produits répond de plus en plus aux CPTices comme aux exigences du public.
- Au Grand Concours international des sciences et de l’industrie ouvert à Tuxelles en 1888, les quelques hommes dévoués, dont nous parlions tantôt, SToupés en syndicat, érigeaient des installations pouvant rivaliser avec ce i-*e d autres industries alimentaires avaient produit de meilleur.
- La boulangerie s’est divisée en quatre classes bien distinctes : de luxe, poulangerie, pâtisserie, ordinaire et fabrication de pain d’épices. Qui na I dans les hôtels et les restaurantsà la mode, sur les tables aristocra-Aes. ces pains dorés, croustillants, de toutes formes et de toutes façons, A disent combien la boulangerie belge, si réputée à l’étranger, a de efites réels; et affirmons-le bien haut, cette réputation n’est pas usurpée.
- Ommela bière, le beurre et beaucoup d’autres produits alimentaires, le 2 A diffère dans nos différentes provinces non seulement de goût, mais du Pect, de forme et de manière de fabrication. Ainsi Bruxelles demande
- Pain cuit sur l’âtre, le Hainaut le veut dans des formes appelées pla-
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- CLASSE 68.
- tines, Liége autrement encore. Anvers possède une spécialité de pain de ménage fait de pâtes de froment et de seigle travaillées séparément et mélangées d après un mode et une proportion particulière à chaque boulanger. Ce pain qui possède des qualités nutritives et digestives remarquables, est déjà beaucoup imité à l’étranger.
- La Belgique fabrique beaucoup de pains d'épices, mais c’est surtout à Gand que cette fabrication est la plus importante et la plus réputée. Anvers s’est fait une renommée par une spécialité appelée spekulatie; les pains d amandes, les mastelles, etc., fabriqués dans ces deux villes ont une renommée quasi européenne. D’une exportation facile et d’une conservation très longue, on en fournit de notables quantités en France, en Hollande et en Angleterre. Notons en passant que le peuple anglais est très friand du gingerbreead, dont le nom indique assez la saveur brûlante et aromatique.
- Bruges et Dinant se sont fait connaître par leurs biscottes et leurs couques, dont la consommation est grande dans l’intérieur du pays et les Ardennes françaises. Beaumont fabrique d’excellents macarons dont les gourmets sont très avides, et le petit bourg d’Assche, près de Bruxelles, envoie partout ses délicieuses pâtes feuilletées.
- Liége na pas voulu rester à l’écart et a fait sa réputation par d’excel lentes pâtisseries, de même Verviers, dont les couques, les gâteaux et les tartes sont très renommés et constituent même une branche spéciale en boulangerie. N’oublions pas non plus de dire que la fabrication des biscuits (genre anglais) a pris dans notre pays une grande extension, et qu’Anvers en exporte beaucoup en Hollande, comme nos villes frontières livrent des quantités respectables de pains à la France.
- Bruxelles, où l’on rencontre tous les genres de fabrication, est -spéciale ment réputée pour ses petits pains (dit pistolets), ses biscottes, son pain à grecque, etc.
- La pâtisserie belge, contrairement à la boulangerie, a beaucoup d’an nité et de rapport avec les produits d’autres nations et ne cède le Poses aucune. Ses magasins sont aussi luxueux que ceux des grandes carita . de l’Europe, et à ce point de vue Bruxelles n’a rien à envier à Paris," à Berlin, ni à Vienne.
- Mais qu’il faut de travail pour devenir un bon ouvrier boulangen.u-pâtissier. Six ans de dur apprentissage suffisent à peine et 1 on ne se s terait guère, en voyant les produits appétissants de ces industries, a Nions dangers sont exposés ceux qui les fabriquent : les rhumatismes, les flux
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- CLASSE 68.
- '’epoitrine, les hernies sont les avants-coureurs de la vieillesse prematuree àlaquelle un grand nombre d’entre eux succombent.
- En voyant les progrès réalisés par la boulangerie belge, M. Pycke, gou-verneur d’Anvers, distribuant les récompenses à l’Exposition de boulangerie-pâtisserie de 4 886, disait «que la boulangerie n’est plus un métier, mais un art véritable ». Applaudissons à ces paroles et qu’elles puissent être le signal d’améliorations nouvelles qui relèveront la boulangerie dans l’estime du public et fourniront à celui-ci le pain, cette base de 1 alimentation du riche comme du pauvre, de jour en jour plus beau, plus appétissant et meilleur.
- J. TIMERMANS-WELLENS, Secrétaire.
- De SMECHT,
- Président de la Classe 68.
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- CLASSE 68.
- EXPOSANTS.
- 4257 Mestdagh (Ivon), à Lede-berg. — Pains d’épices.
- 4258 Timmermans-Wellens(j.), 435, chaussée de Wavre, à Ixelles lez-Bruxelles. — Grande boulangerie Ixelloise. Pains riches pour banquets et soirées; pains belges, français, anglais, allemands et hollandais; spécialités de pains d’amandes, spéculauses, biscottes et pains à la grecque; véritables biscottes hollandaises.
- Distinction aux différentes expositions de Bruxelles, Anvers, etc.
- 4259 Vanneste-Busschaert(H.), rue Flamande, 57, à Bruges, fabrique de biscuits de Bruges, maison fondée en 4783. Gros exportation. Fournisseur de la maison de Son Altesse royale Mgr le comte de Flandre. Les biscuits de Bruges s’emploient à tous les repas comme desserts, avec le vin, les liqueurs, le café, thé, lait, etc.; ils sont également employés pour faire des poudings. Leur conservation est indéfinie. Bruxelles 1888, 2”" prix de progrès,médaille d’argent.
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- CLASSE 69.
- CLASSE 69. — Corps gras alimentaires, laitages et œufs.
- BEURRE.
- Le commerce de beurre a été de tout temps d’une grande importance en Belgique. Outre la consommation très forte qui en est faite dans le pays, relativement à sa population, l’exportation par le port seul d’Ostende a atteint à certaine époque le chiffre de 3,762,000 kilogrammes. Cependant, depuis quelques années, le commerce doit soutenir une double concurrence: celle que lui font les Danois et les Français et celle provenant du beurre artificiel. Pour soutenir cette concurrence d’une manière avantageuse, plusieurs moyens ont été signalés aux différentes sociétés agricoles du pays. Des études élaborées par celles-ci et de 1 appui constant qu elles rencontrent au Ministère de l’agriculture, de l'industrie et des travaux publics on peut, sans présomption, attendre avec confiance les heureux résultats qu’elles produiront forcément.
- Le beurre est sans contredit l’une des denrées que l’on falsifie le plus souvent. La fraude la plus commune est celle qui consiste à le mélanger avec des produits dont la matière grasse ne provient pas du lait et que l’on nomme beurre artificiel ou margarine. Ces mélanges sont défendus en Belgique et leurs auteurs sont sévèrement punis par la loi.
- Pour éviter la sophistication des denrées alimentaires, des laboratoires ont été établis dans presque toutes les villes et dans un grand nombre de Communes du royaume où ces denrées sont analysées sur la demande des Consommateurs et des intéressés
- ŒUFS.
- Ily a un certain nombre d’années, la Belgique était loin de produire les oeufs nécessaires à sa consommation ; elle en importait des quantités consi-dérables de la France, de la Hollande, de l’Allemagne et de l'Italie; depuis, sous l’influence du bas prix du froment, facteur principal du prix de revient, le développement de la production est devenu tel que celle-ci nia son égale, croyons-nous, dans aucun autre pays, proportion gardée, sien entendu, de l’étendue du territoire. Grâce à ce fait et malgré la den-sité de sa population, cette production suffit à peu près à la consommation de la Belgique,
- B est cependant peu probable que la production des œufs se développe encore ; d’une part, le prix calculé sur la moyenne d’une année entière a aissé d un quart depuis 1870 ; d’autre part, malgré le bas prix du froment,
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- CLASSE 69.
- le fermier ne peut avoir de profit à tenir des poules qu’à la condition qu’elles trouvent elles-mêmes leur nourriture dans les écuries, les fumiers, etc.; dans ce cas, elles ne peuvent dépasser un certain nombre.
- Conserve D'ŒUFS.
- La Belgique, placée aux portes des grands pays de consommation, était naturellement désignée pour centraliser cette industrie ; aussi s’y est-elle établie et développée depuis longtemps.
- Elle s’y maintient encore aujourd’hui malgré de malencontreuses combinaisons de tarifs de transport dont le résultat est de favoriser l’expédition directe des lieux de production vers l’Angleterre et cela au détriment des négociants et des conservateurs belges. Même dans ces conditions défavorables, le commerce des oeufs est resté une industrie vivace, la qualité de ses produits les fait rechercher; puisant ses approvisionnements au printemps dans les pays où la population n’absorbe pas toute la production, elle les déverse spécialement en Angleterre pendant l’hiver, saison où la ponte est arrêtée.
- FROMAGES.
- Parmi les différentes sortes de fromages produits en Belgique, deux sortes y font surtout l’objet d’une fabrication très importante. Nous Y Ions parler des fromages de Bruxelles et des fromages de Herve.
- Les premiers (les fromages de Bruxelles) se consomment presque est sivement dans le pays et surtout dans la province d’Anvers. Leur forme ronde, ils ont environ de 45 à 20 centimètres de diamètre et une épais de de 2 à 3 centimètres. Ils sont recherchés par la classe inférieure à cause leur bas prix. Leur goût est relevé et ils se conservent longtemps.
- Les seconds (les fromages de Herve), fabriqués dans la province de 1 sont très recherchés par le commerce tant pour la consommation I F l’exportation.
- La France, la Suisse et la Lorraine sont les pays où ils s’exportent La quantité qu’on en fabrique est énorme, tous les fermiers en sent, certains d’entre eux jusque 2 à 300 par semaine.
- le plus-produi-
- C’est dans le canton de Herve qu’on trouve la meilleure qualité. de Les fromages de Herve ont, les uns la forme de cubes, les a la parallélipipèdes droits. La première qualité est fabriquée de hO^ 200, deuxième qualité de lait écrémé. Le poids de ces fromages est ‘ 4,000, 500, 400 grammes et au-dessous.
- Van Roye-Goetvinck, Président de la classe 69.
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- CLASSE 69.
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- EXPOSANTS.
- 4260 Bodart (Emile), ingénieur, successeur de P.-J. Bodart, ancienne firme Célestin Vander-bueken, maison fondée en 1829, rue de l’Entrepôt, 35, à Louvain. — Fabrique d’huiles et graisses; huiles d’éclairage, huiles minérales américaines et russes; huiles de pieds de bœuf, huiles comestibles, graisses consistantes.
- Médaille de bronze, Paris 1867.
- (Voir classe 44.)
- 1 1 4261 De Stordeur (J.), fabricant d’huiles, à Tubize. — Huile d’œillette, huile de pavot, huile de
- colza, huile d’arachide, huile de coton, huile blanche.
- Bruxelles 1888, diplôme d'honneur. —(Voir classe 44.)
- 1262 Lippens (Philippe-Auguste), 7, rue Digue-de-Brabant, à Gand. — Beurres frais, beurres salés. La ferme A. Lippens, au Hazegras, Knocke lez-Bruges, 300 hectares, la première établie en Belgique d’après le système danois, offre directement au client, sans passer par aucun intermédiaire, ses beurres de tout premier choix, garantis purs de tout mélange.
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- CLASSES 70 ET 71.
- CLASSES 70 ET 71. — Viandes et poissons. — Légumes et fruits.
- Les classes 70 et 71 se liant intimement, nous nous en occuperons simultanément et aborderons, en premier lieu, la classe 71 qui comporte: 1° les légumes frais de toute espèce provenant de nos latitudes tempérées; 2° les légumes conservés par divers procédés. Ce sont surtout ces derniers qui présentent un intérêt réel, notamment au point de vue de l’exportation.
- Ce fut vers 1809 que François Appert, inventa en France, un procédé spécial d une valeur inappréciable, pour la conservation des produits alimentaires.
- Ce procédé n a pas subi de grands perfectionnements depuis lors.
- Toutes les modifications qui y ont été introduites ont eu surtout pour but l outillage, les boîtes, les bocaux, le mode de fermeture, etc.
- Pendant longtemps, la France a conservé seule le monopole de cette fabrication, dont elle exportait des quantités considérables dans toutes les parties du monde. Mais, depuis lors, l’Amérique, pour écouler la surabon dance de sa production, a élevé sur son sol d’immenses usines dans les quelles se traite tout particulièrement la conserve des viandes.
- Tout le monde connaît, de réputation, les établissements de Buenos Ayres, de Rio de la Plata, de Saint-Louis, de Fray-Bentos, où des millier de têtes de bétail sont abattues chaque jour, et transformées en extraitsde viandes liquides ou solides, en tablettes, voire même en poudre. La partie musculaire de ces animaux est mise en boîtes et sert à l’alimentation des armées de terre et de mer, et des caravanes ; elle figure avec honneur sur nos tables.
- D’importants établissements des côtes du Canada, depuis Québec jusqua Montréal, traitent la conservation du homard; le Labrador nous envoie son excellent saumon et la Nouvelle-Calédonie vient de fonder un vaste établissement d’une grande importance d’où l’on expédie des viandes bœuf, en boîtes de 4 et 2 kilos, destinées à l’alimentation de l'armée fran çaise.
- C est grâce aux procédés employés pour la conserve, qu’il nous est donné de recevoir dans nos régions les fruits savoureux de la Martinique, Singapore, de la République argentine.
- La Belgique ne pouvait rester indifférente devant ce grand mouvemeee de production; aussi dès 1880, constatait-on déjà de sa part une ten 905 très accentuée à s’affranchir de la dépendance étrangère en matière i mentation, notamment au point de vue de la conserve. On pouvait
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- CLASSES 70 ET 71.
- leurs s’étonner, à bon droit, de ce que ce pays qui, à cette époque déjà, comportait une superficie cultivée de 39,723 hectares, occupée uniquement par des jardins potagers et légumiers, dût encore être tributaire de 1 étranger pour les conserves alimentaires. Cet étonnement était dautant plus légitime, que notre domaine agricole seul tend sans cesse à sétendre, puisque de 1846, époque à laquelle il comportait 1,777,920 hectares, il s’est élevé jusqu’en 1866 à 1,965,146 hectares, pour atteindre en 1880, 2,704,957 hectares.
- En défalquant de ce chiffre l’étendue des bois, soit 489,423 hectares et celle des terrains incultes 231,963 hectares, soit 721,386 hectares, on arrive en 1880 au chiffre de 4 ,983,574 hectares de terrains de culture.
- On s’aperçoit par ces chiffres du développement qu’a pris la culture en Belgique, sous l’impulsion éclairée du Gouvernement qui, par des subsides, aide puissamment au développement et à l’amélioration de la voirie vicinale. N’oublions pas de mentionner les sacrifices que font les grands propriétaires agricoles afin d’améliorer sans cesse les procédés de culture. Ils comprennent d'ailleurs que la production légumière est appelée, dans notre pays, à un avenir brillant. Peut-être y aurait-il lieu à la développer encore, et de donner ainsi raison à une haute appréciation, celle dun monarque éclairé qui, croyons-nous, disait un jour, en parlant des Flandres, que la Belgique devait être en quelque sorte le jardin de l’Angleterre.
- Le développement agricole s’accentue donc de jour en jour, et 1 on conçoit dès lors, que nous, qui allions autrefois à l’étranger pour nous approvisionner, nous pouvons l’alimenter à notre tour. C’est ce que plusieurs industriels intelligents ont compris. Aussi, depuis 4880, combien d usines lavons-nous pas vu s’organiser dans notre pays, qui s’occupent aujour-dhui uniquement de la fabrication de la conserve. Certes, elles n’ont pas encore pris le développement de certaines usines similaires de Paris, de Nantes où d’autres localités ; mais combien les produits qui s’y fabriquent ne sont-ils pas sinon meilleurs, au moins préférables à ceux qui nous "ennent du dehors.
- 1 Disons d abord qu’ils sont fabriqués avec un soin tout particulier, et que ur manipulation ne laisse rien à désirer, ce qui, à coup sûr, est une ruolité appréciable.
- Provenant d’un terrain cultivé avec soin, et on peut presque le dire, avec nce, ils ont des qualités nutritives que n’ont pas leurs similaires étran-fab : Fabriqués sur des bases restreintes, ils sont mieux surveillés; la et cation entraînant moins de déchets, le prix de revient en est moindre, 15 ne sont pas grevés de cette lourde charge que l’on appelle les frais de
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- CLASSES 70 ET 71.
- transport et de douane. La facilité du retour en cas d’avaries, la rapidité d’exécution des ordres, tout concourt et tend, en un mot, à assurer à la fabrication de conserves alimentaires un grand avenir.
- Nous regrettons que le cadre de ce travail ne nous permette pas de citer les noms des industriels qui ont eu l’initiative de monter dans le pays, les usines que nous venons de rappeler.
- Leurs produits sont exposés dans le compartiment de la conserve et parlent assez haut pour que nous n’ayons pas à nous appesantir sur des personnalités.
- Ce que nous venons de dire de la fabrication des conserves de légumes est vrai pour celles des viandes ; et nous pouvons dire que la même cause qui nous fait récolter les légumes savoureux, produit également du bétail qui ne le cède en rien à celui de l’étranger. On connaît les riches pâturages du Furnes-Ambacht et de la West Flandre en général, et dès lors, il n'est rien d étonnant à ce que les viandes qui en proviennent soient fines et déli cates comme celles qu’il est donné aux gourmets de déguster à l’Exposition, dans la 74e classe.
- Brillat-Savarin ne les eut pas désavouées, mais il n’est plus là pour en faire reporter le mérite. Nous abandonnons sa tâche à nos lecteurs. HI5 n oublieront pas de jeter un coup d’œil sur les pâtés d’alouettes et sur toutes les conserves de gibiers qui se fabriquent chez nous, et dont quelques SPE cimens emplumés artistement dressés dans de splendides meubles, semblent chanter la juste renommée.
- Dans la classe 70 figure ce qui se rattache au poisson. La pêche blanken berghoise seule a donné :
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- En 4 886 .......................................... » 293,253
- En 4 887 .......................................... » 242,934
- Ces chiffres importants représentent le produit d’une bien faible partiede la pêche de notre littoral. Disons en passant, pour ne citer qu’une seule annee, celle de 4886, que le produit total de la pêche a été pendant ( cours de cette année de 3,827,486 francs. Ce chiffre est assez importa pour qu’il en soit fait mention ici. Il est regrettable que la nature des PoUS sons qui se pêchent sur nos côtes ne comprenne point des poissons àmettge en conserve; l’initiative de nos industriels se fut probablement manifestes ici comme elle l’a fait pour la conserve des légumes et des viandes, et eussions vu figurer dans cette classe des produits dignes d’attention-
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- CLASSES 70 ET 71.
- turbots, les barbues, les soles, les plies, les raies, les rougets, les églefins, les cabillauds, les éperlans s’accommodent mal du régime cellulaire de la boite en métal, nous devons donc y renoncer.
- La salaison des viandes, des jambons offre à la Belgique un vaste champ d’opération; nous regrettons qu’un syndicat ne se soit pas formé parmi ceux qui s’occupent de cette industrie, pour présenter à l’Exposition des produits qui certes y eussent figuré avec distinction; mais qu’il ne pouvait être donné à quelques industriels d’y exposer isolément.
- v. WINCKELMANS-DELACRE, Président de la classe 70.
- A. BUQUET, Président de la classe 71.
- .,
- fer
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- CLASSE 70.
- EXPOSANTS.
- 4263 Agniez frères 24, 26, rue Van Maerlant, à Bruxelles. — Fabrique de conserves alimentaires. Légumes, viandes et gibiers.
- Médailles d’or Anvers 1885 et Bruxelles 1888 — [Voir classe 71.)
- 4264 Antognoli frères, place de la Constitution, à Bruxelles-Midi. — Fabrique de conserves alimentaires (breveté). Pâtés de lièvre,-faisans, perdreaux bécasses, bécassines, cailles, grives, alouettes, coqs de bruyère, foie gras, veau et jambon aux truffes. Grives et alouettes rôties nature en terrine; perdreaux rôtis à la gelée. Salmis de perdreaux et de grives aux truffes, perdrix aux choux, civet de lièvre, cailles rôties nature, mauviettes farcies, salmis de bécasses et bécassines aux truffes, terrine de foie gras de Strasbourg, tête de veau en tortue et à la gelée, quenelles de volaille, garniture Go-
- I dard, financière, de Toulouse, vol-au-vent et béchamel, tripes à la mode de Caen. Spécialité de saucissons, sauce Périgueux, madère, venaison et bordelaise; véritable potage tortue et oxtail soupe.
- Médaille d'argent Anvers 1883; médailles d'or Bruxelles 1888. - ( Voir classe 71.)
- I 4265 Dubois (Anatole), 25, rue Van Artevelde, à Bruxelles. — Nids d’hirondelles.
- 4266 Dumontier (G.), 66, rue de Cologne, à Bruxelles. — Usinea vapeur. Fabrique de conserves alimentaires, de légumes, fruits, viandes et poissons. Spécialité pâtés de gibiers. Importateur de conserves alimentaires étrangères.
- M édaille d'or Anvers 1883.-(Voir classe 119 4267 Maussion frères, rue delà Montagne, à Bruxelles. — Conserves alimentaires.
- ( Voir classes 71 et 72.)
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- CLASSE 71.
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- EXPOSANTS.
- 4268 Aspergeries de Bockryck | (Limbourg) (Hermans de Fave-reau et docteur Theyskens). — Culture de cent hectares avec fabrique de conserve de légumes sur place. Asperges fraîches en toute saison.
- 4269 Agniez frères (A.), 24, 26, rue Van Maerlant, à Bruxelles. — Légumes conservés.
- (Voir classe 70.)
- 4270 Antognoli frères, place de la Constitution, à Bruxelles. — Viandes et gibiers. •— Fruits en boîtes.
- (Voir classe 70.)
- 4274 Baquet (Arthur-Aimé), rue de l’Olivier, 36-38, à Bruxelles. — Légumes conservés en boîtes et flacons.
- 4272 Bertram (H.), rue de Prusse 3, à Bruxelles. — Fabrique à va-peur de choucroute, travail méca-
- nique pertectionné, fermentation par pression automatique. I ro-duction annuelle de la maison, un million de kilogrammes.
- Bruxelles 1888, diplôme d’honneur.
- 42773 Dumontier (Gustave), 66, rue de Cologne, Bruxelles. —- Viandes et gibiers, fruits et légumes en boîtes et en flacons.
- (Voir classe 70.)
- 4274 Duquesne (J .-B.), pépiniériste pomologue, à Mons, membre de la commission de surveillance d l’école d’horticulture de Mons. — Pomme Calville-Duquesne.
- Médailles: Anvers -1885 et Bruxelles 1888.
- 1275 Maussion frères, rue de la Montagne, Bruxelles, —fruits conservés par divers procedes.
- (Voir classes 70 et 72.)
- 1276 Mirland et Cie, à Frameries. _____Pâtes de pommes, perdrigonne Mirland, pâtes de prunes.
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- CLASSE 72.
- CLASSE 72. — Condiments et stimulants ; sucres et produits de la confiserie.
- Notice sur l’industrie sucrière en Belgique.
- FABRICATION.
- Cette notice succincte, commencée à l’occasion de l’Exposition Nationale de 1880, donne un aperçu historique, statistique et économique de la fabri-brication du sucre de betterave en Belgique.
- Les documents qui rappellent le souvenir de la naissance, des vicissitudes, des luttes, des progrès de notre industrie sucrière sont peu nombreux; épars dans des publications rares, ils sont difficiles à rassembler. Nous nous bornerons à produire, par périodes décennales, l’ensemble des faits et les résultats obtenus ; ils suffiront pour montrer les admirables progrès de cette riche et puissante industrie, un des grands éléments delà prospérité publique de notre pays.
- L industrie du sucre de betterave est née avec le dix-neuvième siècle.
- Sa création est un des premiers et des principaux résultats du blocus continental établi par Napoléon Ier en 1806.
- La nécessité absolue dans laquelle on se trouvait de remplacer le sucre exotique empêché de pénétrer sur le continent, fit, d’une découverte purement théorique du sucre de betterave, à cette époque simple mais curieux produit de laboratoire, une application pratique qui fut certainement un des faits économiques les plus considérables de l’histoire de l’agriculture et de l’industrie européennes.
- En se développant sous le régime de la protection et de l’immunité, petite et chétive industrie naissante a dépouillé les colonies d’un monopole que l’on croyait pour toujours assuré; elle est devenue assez forte, assez vivace, pour lutter aujourd’hui, à armes égales, avec sa puissante rivale, l’industrie du sucre de canne, qu’elle supplantera peut-être bientôt sur le marché européen.
- Notre sol peut revendiquer l’honneur d’une de ses premières applications Vers 1810, s’élève, à Visé, petite ville située sur les bords de la Meush un établissement où le sucre s’extrait industriellement de la betterave//
- Comme dans toutes les industries nouvelles, les plus grandes difficulte marquent ses premiers pas :
- Les instruments défectueux, imparfaits, dominent l’industriel qui sait-peine les diriger;
- (1) Extrait des Annales de la Société scientifique de Bruxelles, 2° année, 1877.
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- CLASSE 72.
- Les connaissances scientifiques sont peu étendues;
- L'expérience manque;
- La propriétaires fonciers, imbus de faux préjugés, interdisent, de la façon la plus formelle, la culture de la betterave;
- La population des campagnes même craint qu’elle ne vienne prendre la place de produits alimentaires tel que le blé, la pomme de terre, etc. Pour ces motifs les premiers essais de cette industrie sont pénibles, difficiles, onéreux.
- Aussi, nous devons rendre un hommage mérité aux hommes intelligents et persévérants qui surent lutter contre ces circonstances défavorables.
- Nous citerons particulièrement MM. J.-B. Wins et Clément Robette, de Boussu, qui, les premiers en 1835, implantèrent cette industrie dans le Hainaut.
- Amis du progrès, ils ne craignirent pas d’établir dans leur usine nais-Sante, un nouveau système de travail, dit de macération, dû au génie de Téminent agronome, Mathieu de Dombasle.
- Ce procédé dut être malheureusement abandonné après les premiers essais industriels (1).
- Quel prodigieux rapprochement! ce procédé on le nomme aujourd hui la diffusion !...
- il fut onéreux pour ses premiers partisans, il est considére maintenant comme le système pratique le plus avantageux et le plus économique.
- PREMIÈRE PÉRIODE. ---- 4836 à 4846.
- C’est de 4836 que date l’essor de cette industrie.
- Un grand nombre de fabriques s’installent dans les provinces de Bra-bant, de Liège et de Hainaut. C’est surtout dans cette dernière que l'indus-trie prend le plus d’extension.
- Les plus fortes usines râpent environ deux à trois millions de kilo-grammes de betteraves et n’obtiennent qu’un rendement de 3 à 4 p. °/o.
- La fabrication dure cinq à six mois.
- CS pulpes et les mélasses, peu ou pas appréciées, sont sans valeur.
- L extraction du jus se fait par la presse, mais par la presse imparfaite, de le puissance, ne permettant qu’un épuisement très-incomplet de la pulpe, cs jus se travaillent par le système de défécation.
- rebdeOn tApa deux millions de kilogrammes de betteraves et l’on travailla jusque fin mars. Le de gent n'atreignit pas 3 %/. et le sucre fut vendu à Denis Capouillet, raffineur à Mons, au prix son . les 50 kil. (sans droits). Cela n’empêcha pas l’établissement de perdre 18,000 fr., "ne énorme à cette époque.
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- CLASSE 72.
- Leur évaporation et leur cuisson s’opèrent dans des chaudières, dans certaines usines à feu nu, dans la grande généralité à serpentins chauffés par la vapeur.
- Le clairçage se fait dans des formes en terre cerclées en bois.
- La force motrice est obtenue au moyen de la machine à vapeur, de toute nouvelle application; certaines petites fabriques même l’obtiennent encore au moyen de manèges mus par des bœufs.
- Les difficultés sont nombreuses, mais la confiance est grande...
- Chaque année amène de nouvelles installations, et en 4843, il existait déjà en Belgique 31 fabriques produisant ensemble 2,848,870 kilos de
- sucre.
- A cette époque, aucune loi ne régissait encore la fabrication du sucre, qui était libre, aucun impôt ne frappait.ses produits.
- Le 3 avril 1843, une loi est promulguée : elle fixe la prise en charges 4200 grammes par hectolitre de jus et par degré de densité, et l’impôt sur le sucre de betterave à 30 fr. par 400 kilogrammes.
- (Chose digne de remarque, les principes d’application de cette loi exis tent encore aujourd’hui, les chiffres seuls en sont modifiés.)
- En 4846, il n’existait plus que 25 fabriques; plusieurs étaient disparues à cause des pertes éprouvées et de l’impôt nouveau qui paraissait onéreux.
- Cette première période fut languissante, malheureuse, ruineuse même
- pour plusieurs fabriques.
- Les grands propriétaires et les riches industriels seuls, purent main tenir la fabrication.
- Grâce à leur persévérante confiance, elle va prendre un nouveau déve loppement, une nouvelle impulsion.
- Le relevé ci-dessous donne la statistique de l’industrie sucrière PoUT 1 année 1846, en mettant en regard l’importance de la culture du fromen
- et de la population bovine. u Culture du froment 233,452 hect. produisant 4,305,820 161.
- » de la betterave à sucre. 2,424 » » 75,4
- Nombre de fabriques............................... 25 Quantité de sucre prise en charge . 4,091,005 kil. . »...................................» brut exportée. ..............................258 »
- Droits perçus............................ 3,442,689 fr.
- ! mélasse................non utilisée,
- pulpes................... 22,600,000 kil.
- alcool.................non fabriqué.
- Population bovine........................ 4,203,894.
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- DEUXIEME PÉRIODE. -- 4 846-1856.
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- Pendant cette période, en dépit de ses détracteurs, l’industrie sucrière va grandissant; elle entre dans une nouvelle phase de vitalité et de progrès.
- La science commence à s’initier dans ses procédés; le fabricant étudie les bases scientifiques de son métier; son cadre industriel se complète, s’améliore :
- Les premiers appareils à évaporer et à cuire dans le vide apparaissent (1).
- Les turbines remplacent les formes à claircer (2).
- Le raffinage est introduit en fabrique (3).
- Les jus, cependant, se travaillent toujours par le système ordinaire.
- La pulpe entre sérieusement dans la consommation.
- La mélasse est employée pour la production de l’alcool.
- Le fisc, suivant pas à pas la fabrication, la frappe à mesure de ses progrès (4).
- Le fabricant lutte en perfectionnant son outillage et son travail.
- La lutte est engagée ardente, opiniâtre.
- Le résumé ci-après donne la statistique de la production du sucre pour Tannée 4856.
- Culture du froment . 267,365 hect. produisant 5,756,440 hectol. » de la betterave à sucre. 7,793 » » 304,018,252 kil. Nombre de fabriques 46 Quantité de sucre prise en charge 13,300,000 kil.
- » exportée . Droits perçus . . .
- ! mélasse, pulpes . alcool. . Population bovine .
- .... » . ... 4,609,994 fr. 9,120,000 kil. à 40 degrés 85,600,000 » 228,000 hect.à 100 degrés. 1,257,649.
- (0 MM. Vanden Bosch, à Opheylissen, et Evrard, à Boussu, les montent en 1846. 2)M. Claes, de Lembecq, est le premier qui l’emploie.
- | S) MM. Vanden Bosch et Evrard l’installent, le premier ù Tirlemont, en 1845, le second a Boussu, en 1846.
- 0) La loi du 2 janvier 1847 permet Pexportation du sucre de betterave. La loi du 16 mai 1847 Robtela prise en charge à 1,400 grammes, et la loi du 15 mars 1856 fixe l'impôt à 58 francs les 0 kilogrammes avec un minimum de 4,500,000 fr.
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- CLASSE 72.
- TROISIEME PÉRIODE. --- 4856-1866.
- Au début de cette période les préjugés disparaissent; les propriétaires fonciers, comme les habitants des campagnes, reconnaissent que les intérêts de la fabrique sont connexes avec ceux de l’agriculture et que, loin de livrer-à ces derniers une concurrence fatale pour eux, ils concourent les uns et les autres à un même et heureux résultat, la richesse commune.
- Aussi de ce moment, les fabricants et les fermiers développent paralèle-ment leurs produits et il n’existe plus entre eux de différends que pour les quantités et la qualité des betteraves récoltées.
- Chaque année apporte de nouveaux renseignements, voit apparaître des innovations qui obligent presque toutes les usines à modifier leur outillage et leurs procédés.
- Les premiers appareils de triple effet et de cuite en grains appa-raissent (4).
- Le système de carbonatation trouble s’applique dans la plupart des fabriques (2).
- Les dépenses pour les changements d’outillage sont onéreuses, duresa supporter, et cependant le fisc continue à augmenter sesimpôts par leslots successives du 4er juillet 1857, de 1860 et de 1864. Cette dernières loi, basée sur une prise en charge de 1,500 grammes dont l’application se fit succos sivement en 1865 par 1,475 grammes et en 1866 par 1,500, porte 1 impot sur le sucre à fr. 45 avec un minimum de recette defr. 6,000,000.
- A son début, elle parut désastreuse aux fabricants, cependant elle favorable à la fabrique et au trésor : à la fabrique, à cause de son caractère international, au trésor par l’augmentation du revenu.
- L’exportation commence sérieusement en 1858 par 690,000 k grammes.
- C’est de cette époque que date la grande prospérité.
- Le résumé ci-après donne la statistique de l’industrie sucrière pour l’année 1866.
- Culture du froment.............. 283,542 hect. produisant 5,164,796 heçtol.
- » de la betterave à sucre. 18,074 » » 556,100,603 kil-
- (4) MM. Mayolet et C" installent ces appareils en 1861 dans leur fabrique de La Buissi Usine
- (2) MM. Landrain, Doneel et Cle sont les premiers qui l’emploient en Belgique dans eu d'Avennes Hesbaye) et M. Tellier, à Élouges.
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- CO Cl
- CLASSE 72.
- es es e. n-se
- Nombre de fabriques. . •
- Quantité de sucre prise en
- » exportée ...
- Droits perçus ......
- mélasse . . pulpes. . . . alcool . . .
- Population bovine. . . .
- ... 106 charge 39,132,879 kil. ... 26,882,559 » ... 6,216,209 fr. ... 46,680,000 kil. . .. 144,580,000 »
- .. 417,000 hect.
- .... 4,242,445.
- S
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- quatrième PÉRIODE. — 4 866-4 876.
- La progression ascendante continue malgré les entraves, les restrictions, les impôts, les spéculations.
- Les avantages réalisés sont manifestes.
- Les fabricants connaissent la bonne pratique; ils possèdent de sérieuses notions; ils sont pourvus d’un matériel perfectionné; ils ont acquis des Connaissances agricoles étendues.
- Aussi, l'extension de la production du sucre est énorme.
- Les industriels concentrent leur énergie et leur activité sur la multiplica-lion des usines et l’accroissement de leurs travaux.
- La fabrique s’établit partout où se trouvent un champ producteur pour a betterave et des moyens faciles de transport et d’approvisionnement.
- Presque toutes les usines sont montées d’après les systèmes les plus per-éectionnés; la plupart ont des appareils de triple effet et de cuite en Brsins, etc.; quelques-unes travaillent leurs résidus par l’osmose.
- La fabrication atteint son apogée.
- En voici le résumé statistique pour l’année 4876, comme pour les Périodes précédentes.
- Culture de la betterave à sucre 29,000 hectares produisant 900,000,000 kil.
- Nombre de fabriques........................
- Quantité de sucre prise en change.
- » » exportée . . .
- Droits perçus..............................
- mélasse..............
- pulpes...............
- alcool...............
- 446
- 45,628,182 kil.
- 38,186,547 »
- 6,057,674 fr.
- 27,000,000 kil. environ.
- 4 98,000,000 » »
- 675,000 hect. »
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- CLASSE 72.
- CINQUIÈME PÉRIODE. — 4 876-1884.
- Les fabriques de sucre se sont multipliées non seulement en Belgique, mais dans les pays voisins. La production poussée à l’excès dépasse nota-blement les besoins de la consommation : de là, avilissement des prix et crise intense.
- Plusieurs usines succombent : les autres sont dans la nécessité d’introduire des procédés de fabrication plus parfaits et plus économiques.
- Les essais se continuent dans toutes les régions pour l’amélioration delà matière première : en beaucoup d’endroits les résultats sont surprenants.
- Les presses sont remplacées par la diffusion : le travail par usine augmente notablement. Chacun veut diminuer ses frais généraux par une production de plus en plus élevée : la crise n’en devient que plus aiguë de jour en jour.
- En 4884, 1 existence de toutes les usines étant menacée, le Gouvernement nomme une commission chargée d’examiner non seulement la législation existante, mais encore toutes les questions se rattachant à l’industrie et au commerce de sucres.
- L’osmose est installée de plus en plus : quelques usines font l'essai de l'élution et de la substitution.
- Statistique pour 4884 :
- Culture de la betterave à sucre, 45,000 hectares, produisant 4,700,000,000 de kil. environ.
- Nombre de fabriques..................................... 455 Quantité de sucre prise en charge. 4 06,586,473 kil. »..............................» exportée . . . 62,137,970 »
- Droits perçus................................fr. 8,015,369 96 1 u 5 mélasse................................. 42,400,000 kil. envir0
- Produits) pulpe.................................. 510,000,000 » "
- SIXIEME PÉRIODE. --- 4885-1888.
- Malgré tous les efforts la crise se continue et atteint son point culminons en 4 885. De 4 06 millions de kil., la production belge tombe à 45 mI de kil. ays.
- Le bas prix des sucres a développé la consommation dans tous leuétion Elle augmente chaque année par bonds prodigieux, et la faible PrOde leur de 4885 aidant les entrepôts et magasins se dégarnissent bien vite trop plein et ramènent des cours normaux.
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- CLASSE 72.
- La sélection des usines se continue : le nombre de celles qui doivent éteindre leurs feux augmente sensiblement. Celles qui ont pu résister à la crise profitent de la situation meilleure et achèvent de perfectionner leur outillage et leur travail.
- Grâce aux nombreux efforts qui sont continués, la matière première améliore de plus en plus.
- Les usines qui avaient installé pour le travail des mélasses l’élution et la ! substitution, arrêtent ce travail par trop onéreux.
- Quelques établissements adoptent la séparation pour le travail des
- Statistique pour 4888 : Culture de la betterave à sucre, 40,000 hectares, produisant 4,350,000,000 • kll. environ.
- Nombre de fabriques............................ 443 Quantité de sucre prise en charge. 95,000,000 kil. environ.
- » » exportée... 68,4 56,000 » » Droits perçus fr. 5,966,369 96 Produits î mélasse 49,500,000 kil. environ,
- «pulpe............ 540,000,000 » »
- Récapitulation de la production du sucre de agag à 1839.
- CAMPAGNES. Nombre de fabriques. Quantités de sucre prises en charge. ANNÉES. Quantités de sucre brut exportées. Droits perçus sur les sucres.
- 4846-4847 25 Kilogr. 4,094,005 4846 Kilogr. 258 Fr. c. 3,4 42,689 00
- 4856-1857 46 4 3,300,909 4856 » 4,609,99* 00
- 4866-1867 406 39,132,879 4866 26,882,559 6,216,209 00
- 4876-4877 446 45,928,182 4876 38,166,847 6,057,674 00
- 4884-1885 455 4 06,586,473 4884 62,137,970 8,04 5,369 96
- 4888-1889 443 95,000,000 4888 68,4 56,000 5,966,369 96
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- CLASSE 72.
- RÉSUMÉ.
- Dans les premières années, à partir de 4835, époque de leur création, les fabriques, peu nombreuses, ne travaillent que très faiblement.
- La fabrication ne s’élève qu’à deux ou trois millions de kil. de betteraves; elle dure cinq à six mois; elle ne donne que 3 à 4 p. o/o de rende-ment avec un haut prix de revient.
- Les pulpes et les mélasses sont sans valeur et ne produisent ni viande ni alcool.
- Aucun impot ne frappe le sucre, il est donc sans revenu pour le trésor. Les machines à vapeur, peu répandues, sont imparfaites.
- La culture de la betterave est bornée à quelques localités.
- La production du blé et de quelques autres céréales est encore impos-sible dans certains terrains.
- En 1846, dix ans plus tard, 25 fabriques en activité mettent en œuvre 75,427,250 kil. de betteraves, provenant de 2,421 hectares ensemencés; elles produisent 4,091,005 kil. de sucre et donnent à l’alimentation du bétail 22,600,000 kil. de pulpes, soit de quoi produire 220,000 kil. de viande-Elles procurent au trésor une recette de 3,142,689 fr.
- La culture du blé s’étend à 233,452 hectares; la récolte atteint le chifté de 4,305,837 hectolitres. On constate 4,203,891 têtes de bétail chezles éleveurs.
- Le Hainaut, à lui seul, possède, à cette époque, 13 fabriques; elles râpent 32,000,000 kil. de betteraves récoltées sur 918 hectares et produise 2,156,823 kil. de sucre, plus de la moitié de la production générale en gique; 53,683 hectares ensemencés donnent 104,693 hectolitres defromeni et 141,738 bêtes bovines y sont entretenues.
- La statistique renseigne les faits suivants :
- En 1856 : 46 fabriques en activité, produisant 13,300,000 kil. desuctg une récolte de 304,018,252 kil. de betteraves sur 7,793 hectares ensemence et de 5,756,410 hectolitres de blé sur 267,366 hectares.
- En 4 866 : 106 fabriques en activité, produisant 39,132,879 kil. de su Une récolte de 556,100,603 kil. de betteraves sur 48,07% hectares € mencés et de 5,4 64,796 hectolitres de blé sur 283,542 hectares.
- En 4 876 : 4 46 fabriques en activité, produisant 45,628,182 kil. de SUckS Une récolte de 900,000,000 kil. de betteraves sur 29,000 hectares enseme ie.
- En 4888, 4 43 fabriques en activité travaillent 1,350,000,000 kil. de de raves, soit le produit de 40,000 hectares, et produisent 95,000,00 sucre et 540,000,000 kil, de pulpe.
- que frai
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- CLASSE 72.
- La terre propre à la culture de la betterave, qui ne se payait, en 4835, que de 3 à 5,000 francs l’hectare et qui, en 4874, s’était payé jusque 4 0,000 francs l’hectare, vaut aujourd’hui, malgré la crise agricole, de 6 à 7,000 fr.
- Huit provinces sur neuf concourent à la production du sucre en Bel-bique. Le tableau ci-dessous présente la fabrication moyenne par province et par usine pendant les campagnes 4 884, 1885 et 4 886 :
- CAMPAGNES. Nombre Production d’usines totale en activité. par province. Production moyenne . par usine.
- Bradant.
- 4884-85 ... Kil. Kil.
- 12 40,792,397 899,066
- 4885-86 . 40 5,420,516 562,054
- 4886-87 . 44 4 3,839,695 988,549
- Anvers.
- 4884-85 . 4 3,886,667 971,666
- 4885-86 . 3 2,067,289 689,096
- 4886-87 : 3 3,362,944 4,420,970
- Flandre occidentale.
- 4884-85 , 4 3,496,952 799,238
- 4885-86: 2 4,628,844 844,422
- 4886-87: 4 2,077,749 2,077,749
- 4884-85 . Flandre orientale.
- 8 9,271,297 . 4,458,912
- 1 885-86 . 4886-87 .: 7 7 5,952,478 8,676,747 850,354 4,239,535
- 4884-85 . 4885-86: 4886-87. Hainaut.
- 80 27,846,829 348,035
- 45 4 4,4 53,257 247,850
- 45 26,452,276 587,828
- (Y compris les râpe 4884-85 1885-86 ' ‘ ’ Liége.
- eries dépendant de l’usine centrale de Wanze.)
- 30 20,186,993 672,899
- 4886-87 ., * 29 4 3,326,944 459,549
- 26 22,573,467 868,210
- -Tueni ce
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- CLASSE 72.
- CAMPAGNES. Nombre Production Production d'usines totale moyenne en activité, par province. par usine. LIMBOURG.
- 1884-85... 4885-86 ... . 4886-87 ... . Kil. Kil. 6 4,104,669 684,144 5 3,264,532 652,926 5 5,426,362 4,085,272 NAMUR.
- 4881-85 ... , 4885-86 ... . 4886-87 ... . 5 6,315,894 4,263,178 5 3,461,053 692,210 5 6,260,473 4,252,09%
- L’exportation qui commence en 1858 par 690,000 kil., atteint au/ou d’hui le chiffre de 68,456,000 kil. Une grande quantité du sucre brutar duit est raffiné en Belgique et concourt à alimenter la consommation^^
- Tout ce qui précède prouve les incontestables progrès de lin sürle sucrière en Belgique. Nous pouvons, avec fierté, jeter un regar chemin parcouru depuis l’époque de l’établissement de notre in ePe nationale. . reuxque
- Qui aurait, alors, osé prévoir des résultats aussi vastes, aussi n ceux qui nous sont acquis. . iesles
- La fabrication du sucre est certainement un des faits écono 4 plus considérables de l’histoire industrielle de notre pays.
- Ses bienfaits matériels et moraux sont immenses :
- Elle est la source, le pivot d’une foule d’industries dépendantes.
- Elle a développé les sciences mécaniques et chimiques, desoude. Elle a produit les industries du noir animal, des sels de potasse, des alcools, des engrais, etc... ulementde
- Par ses besoins directs de consommation, elle a augmenté 1 eco les charbon toutes les matieres qu’elle emploie, telles que: le coKe, huiles, le coton, la laine, la marne, etc., etc. routes, des
- Elle a contribué au développement et à la construction des ro canaux, des chemins de fer. de richesse
- Amie de l’agriculture, dont elle est une des principales sources ctionné les et ae progrès, elle a étendu la culture ; elle a augmenté et per
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- CLASSE 72.
- 10 CO
- assolements, et, par suite, enrichi les produits agricoles de nouvelles denrées inconnues jusqu’alors dans certaines localités.
- Elle a supprimé la jachère.
- Elle a amené la culture intensive et quintuplé la production du blé.
- Elle donne les meilleurs produits pour l’élève et l’engraissement des bestiaux.
- Source de richesses pour les campagnes, elle y occupe un grand nombre de bras; elle procure à l’ouvrier un travail bien salarié; elle a supprimé le rude chômage de l’hiver.
- Elle a accru la valeur de la propriété; elle a, en un mot, augmenté 1 ai-sance publique; tout proclame son utilité, sa prospérité; son passé répond de son avenir.
- RAFFINAGE.
- Le raffinage du sucre s’est introduit en Belgique au xvi® siècle et n a pas tardé à prospérer. Il a subi depuis lors des vicissitudes très diverses, toujours soumises à l’influence favorable ou défavorable de la législation.
- Alafin du xvni° siècle la nombre des raffineries était tombé à trois. Vers 1800 nous en retrouvons sept, puis treize, puis trente et une en 4808. Le régime hollandais a été favorable au point de porter à cinquante-six le nombre des établissements vers 4 830.
- A Anvers seul il y en avait trente-quatre et la plupart des autres étaient à Gand.
- Les modifications législatives de 4836 ont été désastreuses pour le raffi-nage qui a perdu en peu d’années la moitié de ses usines. Un régime plus avantageux introduit en 1846 a permis une nouvelle reprise des affaires, maisila été suivi en 4849 de modifications défavorables.
- La convention de 4864 a porté un coup fatal à cette industrie et à partir gecette date la Belgique a livré pendant plusieurs années ses sucres bruts 3 A France qui les lui renvoyait en raffinés.
- fa faveur des primes données dans ce pays et évalués à 5 ou 6 francs 65100 kil., les sucres bruts belges envoyés à Paris y étaient travaillés, puis "expédiés en Belgique et offert à des taux plus bas que le prix de revient desraffineuts belges
- Les surtaxes établies en France sur les sucres bruts ont eu pour consé-Hence de faire passer le débouché belge aux raffineurs allemands, intees mesures récemment prises ont modifié cet état de choses funeste aux exeets du pays; grâce à elles, la raffinerie belge approvisionne presque c "Sivement le marché national et maintient ses exportations.
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- La première de ces mesures est l’établissement de la surtaxe de 10 p. °o par la loi du 17 septembre 1884; la deuxième, l’élévation de cette surtaxe jusque 45p. %, le 28 juillet 1885, à la suite de la réunion de la Commission des sucres et adoptée par la presque unanimité de ses membres.
- La production des sucres raffinés et sirops a été en moyenne de :
- 4830 à 1840, de.....................................
- 4840 à 4850, de.....................................
- 4 850 à 4 860, de...................................
- 4 860 à 1870, de....................................
- 4870 à 1880, de.....................................
- 4886, de . ........................................
- 4887, de...........................................
- 4 8,698,830 kil.
- 21,122,132 v
- 34,454,206 »
- 30,255,276 »
- 22,937,282 »
- 4 3,586,840 »
- 23,330,823 »
- Pendant les mêmes époques, la moyenne des importations et des expor tations a été de :
- 1830 à 4840, 4840 à 4850, à à 28,839 3,857 kil. » 7,188,553 kil. 9,792,784 »
- 4850 à 4860, à 6,719 » 20,183,242 »
- 4860 à 4870, à 707,324 » 44,421,064 »
- 4870 à 1880, à 4,177,736 » 10,229,404 »
- 4886 à 1,038,249 » 40,391,203 »
- 4887 à 650,613 » 46,731,606 »
- Le raffinage du sucre comprend deux parties :
- 4° RAFFINÉS BLANCS.
- Autrefois les raffineries ne produisaient que des pains que le consomueges cassait en morceaux à son gré. Le raffinage en pains présente des AYdansla et des inconvénients. La cristallisation faite dans la cuite Slacheyeérations forme. Le produit ne peut être réellement beau que si toutes les OPT clari-ont été conduites avec la perfection voulue. La moindre faute dans Sccuse fication, la filtration, la cuite, le clairçage et le travail des greniers énients par des défauts que rien ne peut effacer ou dissimuler. Ses Heations, qui résident dans ces exigences mêmes et dans la lenteur de ses op et des réclament plusieurs semaines et par conséquent des installation. même capitaux considérables; un autre inconvénient consiste dans a du pain qui se prête mal à une division régulière. , morceau
- Le consommateur exige en effet depuis quelques années es toujours cubiques de forme plus ou moins variée dans les divers pays, mais
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- réguliers. Pour satisfaire à ce besoin, l’industrie du sciage des pains s est introduite, soit comme industrie spéciale, soit comme annexe à la raffinerie.
- En présence de cette exigence des consommateurs et pour éviter les déchets du sciage on a tenté de modifier le système de raffinage en remplaçant la forme conique par des formes divisées en compartiments et donnant des plaquettes ou tablettes plus commodément et plus aisément divisibles (1).
- Indépendamment de l’ancienne méthode de raffinage en pains sur les greniers et des méthodes nouvelles basées sur l’emploi de la turbine pour produire des plaquettes ou des pains, il faut encore mentionner les installations basées sur la compression dans des moules appropriés d une masse préalablement blanchie par le turbinage et le clairçage avec ou sans broyeurs. Cette méthode de compression permet d’obtenir, comme forme, des produits se rapprochant le plus de celle sous laquelle le consommateur désire être servi. Elle donne notamment des lingots qui nexigent plus qu'un simple découpage pour être transformés en petits morceaux rectan-gulaires ou cubiques.
- L’économie et l’outillage de ce procédé sont faciles a apprécier.
- Les produits par contre sont généralement moins flatteurs et leur aspect présente quelque chose d’artificiel qui plait moins a la vue. Leur densite est aussi généralement plus grande que celle des fabricats obtenus par les autres méthodes et cette particularité est souvent à leur désavantage.
- Les nombreux systèmes appliqués aujourd’hui dans les raffineries ont donné lieu à des formes nombreuses de produits. Les exigences des consommateurs se sont de même multipliées. Aussi une exposition complète de Produits raffinés comprendrait des variétés nombreuses, comme pains emballés de façon très diverses et de tout calibre, comme grains, depuis les plus gros jusqu’au grain tellement fin qu’il n’apparaît plus et que le sucre ressemble à du marbre, comme morceaux de toute espèce, rangés soit en Caisses, soit en boîtes, les unes en carton, d’autres en métal, dautres en Parchemin. A côté de ces catégories viennent se placer toutes celles des Tistaux, poudres, granulés, etc., qui toutes ont dans les grands établisse-ments des outillages spéciaux et parfois très importants.
- s 1 les principales installations de raffineries sont généralement connues, leurs produits peuvent être aisément jugés, on ne peut en dire autant
- 1) Rapport de M. V. Beauduin sur l’Exposition universelle d’Anvers en 4885
- —,
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- des modes d’épuration employées par elles. Les raffineries sont en général des établissements soigneusement fermés et il est impossible de connaître les moyens qui sont mis en usage, soit pour assurer le rendement, soit pour simplifier le travail.
- Les grandes raffineries emploient les divers systèmes d’extraction du sucre de la mélasse, la strontiane, la séparation, l’osmose, etc.
- Les sucres bruts sont généralement blanchis au préalable par le turbinage au moyen de turbines perfectionnées pour cette opération.
- Quelques-unes utilisant des procédés nouveaux et encore peu connus ont remplacé cette opération par le lavage méthodique pratiqué au moyen d’appareils spéciaux et qui paraît avoir réalisé, au point de vue du but à atteindre, le plus grand progrès.
- 2° Candis.
- Le raffinage du candi n’existe comme industrie spéciale que depuis la moitié du XIX® siècle. Il était autrefois confondu avec le raffinage des pains.
- Tous deux alors employaient le sucre brut de canne : la raffineriede candi seule est restée fidèle à cette matière première et beaucoup de ces établissements l’emploient encore exclusivement.
- Depuis le commencement de ce siècle, la betterave a apporté son con tingent à la consommation du sucre. Toutefois la canne donne encore plus des deux tiers de la production générale.
- Voici les chiffres comparatifs pour les cinq dernières années; toutefois pour beaucoup de pays exotiques, ils n’indiquent que leur exportation :
- 4881-82 . . tonnes 4,858,000 betteraves 3,740,000 cannes
- 4882-83 . . » 2,447,000 » 3,742,000 »
- 1883-84 . . » 2,357,000 » 3,848,000 »
- 4884-85 . . » 2,560,000 » 3,905,000 »
- 4885-76.. » 4,995,000 3,884,000 »
- On voit que la production du sucre de canne est resté stationnaire, alo' que celle du sucre de betterave a augmenté considérablement (A).
- hé belge. Depuis
- (1) C’était l'lle de Cuba et notamment la Havane qui fournissait le marc Roduire que des quelque temps la Havane a abandonné la fabrication du sucre terré pour ne Porte cependant centrifuges et l’on donne maintenant la préférence aux sucres Javaj on 1 -aussi des sucres Mexique, Manille et Demerara.
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- L'avantage de l’emploi des sucres de canne dans le raffinage consiste surtout dans la qualité des bas produits. Outre les candis, ces raffineries produisent en quantités relativement grandes des cassonnades et des sirops de bon goût.
- Ces derniers servent à la fois à la consommation pour la classe peu aisée et à la fabrication du pain d’épices si généralement connu et en usage dans tout le pays.
- Les importations de sucres bruts de canne ont été ces dernières années :
- En 4883 de.......................... 40,233 kilogrammes. 488% »...............................10,613 » 4885 »............................... 9,869 » 4 886 ».............................. 9,360 »
- 4 887 »...............................12,067 » 4888 ».............................. 42,000 »
- Les exportations de candis ont été pour la même période : En 1883 de. 3,947 kilogrammes.
- 4 884 »............................... 3,346 » 4885 »............................... 3,522 »
- 4 886 »............................... 3,368 » 4887 »............................... 3,663 »
- 1888 »................................ 3,600 »
- Les sucres bruts de canne trouvent encore leur emploi dans la fabrication du chocolat, dans celle des bonbons fins et dans la brasserie.
- INDUSTRIE DE LA CHICORÉE.
- 11 est généralement reconnu que la chicorée sauvage (cichorium intibus) est le meilleur succédané du café. Mélangé à ce dernier, ses propriétés toniques, apéritives et émollientes enlèvent au café ce qu'il a de trop exci-tant, conservent son arôme et le rendent plus sain, plus calmant et plus digestif.
- Sa consommation date du blocus continental, alors que 1 introduction du café était supprimée.
- La culture de cette plante a pris un grand développement depuis quel-
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- ques années. En 1846, elle ne s’étendait que sur 1,828 hectares, tandis quelle comprenait 4,749 hectares en 4866 et qu’elle s’élevait déjà à 11,025 hectares en 4 880.
- Le rendement moyen à l’hectare était en 4884 de 20,573 kilogrammes et le prix de 31 francs par 4,000 kilogrammes.
- En 4885, la production de la chicorée a été peu satisfaisante à cause de la sécheresse. Dans les trois provinces où elle se cultive le plus, le rendement a été :
- Dans la Flandre occidentale, de 21,564 kilogrammes contre 26,750 kilogrammes en 4884; dans la Flandre orientale, de 20,000 kilogrammes contre 22,500 kilogrammes en 4 884; dans le Hainaut, de 4 6,000 kilogrammes contre 22,187 kilogrammes en 1884.
- En 4886, la chicorée continue à se développer dans la Flandre occidentale. Le rendement moyen est de 22,750 kilogrammes à l’hectare; à raison de 25 à 30 francs par 4,000 kilos de racines vertes, l’hectare donne encore un produit de 670 à 680 francs.
- En 4887, le prix de la chicorée baisse et la culture de cette plante n'est plus rémunératrice. Les droits d’entrée dans les pays voisins mettent une grande entrave à notre exportation. La chicorée est devenue une matièreà grande spéculation, elle donne lieu à un véritable agiotage.
- La fabrication a suivi la culture: elle a acquis une importance réelle dans les Flandres; le nombre des fabriques a augmenté considérable ment.
- L arrondissement d’Audenaerde comprenait déjà en 4864, 87 séchoirsou tourailles qui ont travaillé 4,988,425 kilogrammes de chicorée: ce quid raison de 4 5 fr. 75 représente la somme de 313,255 fr. 68. Les communes où cette fabrication a le plus d’étendue sont celles de Berchem, Ruyenet Quaremont. Plusieurs ateliers travaillent pour l’exportation.
- Cette fabrication a pris également une grande extension à Gand. Quinte fabriques de ce genre sèchent chaque années plus de 40 millions de kilogrammes de racines.
- Les établissements de Dixmude marchent avec activité et la fabrication y fait de grands progrès. Un accroissement de production très marqués" produit dans l’arrondissement de Courtrai.
- L arrondissement de Bruges compte 35 séchoirs à chicorée. La plurs exportent leurs produits en fèves. Une vaste usine, créée il y a quelgE années, exporte presque tous ses produits. Mais c’est surtout à Rouen Lichtervelde et à Thielt que la fabrication de la chicorée se développe ne une large échelle et qu’elle constitue pour les fermiers et les fabricants "
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- spéculation lucrative. Les séchoirs s’y multiplient et un grand nombre d'exploitations y ont doublé le nombre de leurs fours.
- Cette industrie est aussi en faveur dans certaines localités des arrondissements de Tournai et d’Ath ; de même que dans les environs de Nivelles, de Vilvorde, de Namur, et elle s’étend même dans le pays de Liége et le Luxembourg.
- La chicorée belge s’exporte sur tous les marchés étrangers : malheureusement les droits sont partout très-élevés. En France ils sont de 4 francs aux 100 kil., soit 14 p. 0/0 de la valeur. L’importation en Angleterre s est restreinte dans une forte mesure par suite du droit de douane d’environ 34 francs par 100 kil. Le tarif américain frappe aussi nos produits d’un droit très-élevé, 22 francs les 400 kil.
- Le commerce d’importation et d’exportation de ce produit se résume comme suit :
- 4850.
- Importation. Exportation.
- 4,764,249 kil. pour 986,000 fr.
- 4860.
- 7,966,334 kil. pour 4,436,000 fr.
- 4870.
- 443,630 kil. pour 25,855 fr. 42,268,049 kil. pour 2,228,243 fr.
- 4880.
- 4,942,742 kil, pour 478,078 fr. 32,090,155 kil. pour 8,022,529 fr.
- 4885.
- chicorées séchées, chicorées séchées.
- 509,218 kil. pour 404,844 fr. 42,374,438 kil. pour 8,474,892 fr.
- chicorées brûlées. chicorées brûlées.
- 4,596,483 kil. pour 798,241 fr. 4,692,4 60 kil. pour 846,800 tr.
- 4887.
- chicorées séchées. chicorées séchées.
- 968,688 kil. pour 494,758 fr. 39,393,743 kil. pour 7,878,768 fr.
- chicorées brûlées. chicorées brûlées.
- 3,346,073 kil. pour 1,173,037 fr. 2,744,999 kil. pour 4,372,499 fr.
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- CLASSE 72.
- Le détail des exportations de -racines séchées en 4887 est de :
- 4,858,346 kil. pour l’Allemagne.
- 5,721,347 l’Angleterre.
- 3,654,830 l'Autriche.
- 493,944 » l’Espagne.
- 48,390,946 » la France.
- 544,620 » le Grand-Duché de Luxembourg.
- 4,432,075 l’Italie.
- 494,343 les Pays-Bas.
- 4,740,000 » la Russie.
- 482,464 » la Suède et Norvège.
- 2,449,850 » la Suisse.
- 64,057 » les autres pays.
- Le détail des exportations des chicorées brûlées en 4887 est des 529,865 kil. pour l’Allemagne.
- 845,233 » 68,894 » 63,950 » 654,544 » 75,652 » 77,600 « 44,984 » 460,448 » 37,376 » 70,890 » 67,574 » l’Angleterre. le Brésil. l’Espagne. les États-Unis. la France. l’Italie. les Pays-Bas. la République Argentine. la Suisse. l’Uruguay. les autres pays.
- INDUSTRIE CHOCOLATIÈRE.
- Le chocolat est un composé de cacao, de sucre et de divers aromtentes est l’objet d’une consommation considérable et des usines très imP se sont formées dans tous les pays pour sa fabrication. 6.1a
- Le cacao est successivement nettoyé, grillé, décortiqué, Puis Tavecle pâte résultant de cette dernière opération est intimement mélapsiroduite sucre, puis broyée à nouveau, étuvée, remalaxée et finalement in dans les moules et refroidie. tes les
- On fabrique du chocolat de toutes qualités et à portée de tou bourses, ce qui contribue à la forte consommation actuelle.
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- CLASSE 72.
- Jusque vers 4848 le chocolat ne se fabriquait qu’à la main et ne nécessitait qu’un matériel primitif; mais à partir de cette époque, cette industrie apris une grande extension et un bouleversement complet a été fait dans son outillage.
- Des constructeurs parisiens ont fourni une bonne partie de notre premier matériel. On dût avoir recours à eux jusque vers 4874. Mais depuis lors et surtout vers 4880, les Allemands ont introduit leurs systèmes et sont venus faire concurrence aux constructeurs français.
- La triste situation faite à l’industrie chocolatière par les traités de commerce força nos producteurs à chercher par des économies de main-d'œuvre et par tous les autres moyens à résister à la concurrence étrangère.
- Les usines furent transformées et améliorées et nos fabricants réussirent à apporter une plus grande célérité dans le travail, ainsi que d heu-feuses combinaisons dans le chauffage par la vapeur.
- Les hautes distinctions que les principaux d’entre eux ont obtenu dans les diverses expositions internationales prouvent que les chocolats belges ont toujours été appréciés, quoique leur prix soit généralement plus bas I" ceux de leurs concurrents.
- On peutjuger de la consommation du chocolat dans le pays par le chiffre de l’importation du cacao. Ce chiffre augmente chaque année ; ainsi en 1879, la Belgique importait 438,4 38 kilogrammes de cacao, en 4 884, 562,678 et en 4888, 788,212 kilogrammes.
- D autre part, l’importation des chocolats étrangers augmente aussi chaque année : elle était de 130,083 kilogrammes en 4 880, de 264,268 kilogrammes en4884 et de 316,024 kilogrammes en 4 888, tandis que l’exportation du Cacao préparé, y compris le chocolat, ne s’élève pour 4 885 qu’à 2,964 kilo-grammes et pour 4 887 à 4,582 kilogrammes.
- La situation qui résulte de ces chiffres, c’est-à-dire l’augmentation con-Slante de l’importation et le peu d’importance de l’exportation a déjà fait 0 jet de nombreuses réclamations de la part des intéressés.
- Autrefois la situation était réellement défavorable; le droit d entrée Tétant que de 30 francs aux 400 kilos, il y avait un avantage évident pour es chocolats étrangers. La loi de 4885 a porté ce droit à 45 francs et a, SUS certaines conditions, introduit le drawback à l’exportation, au moins Pour les sucres que renferme le chocolat.
- 1 es fabricants ne se sont pas contentés de ces avantages et a la suite de ^s nouvelles pétitions, la question s’est présentée de nouveau cette shnée devant 1a Chambre.
- 62
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- 738 classe 72.
- Les fabricants se plaignent des formalités requises pour l’exportation et trouvent, eu égard aux droits d’entrée établis dans les autres pays, que les 45 francs aux 400 kil. qui les protègent sont insuffisants.
- Les droits sont :
- Fr. 62 50 pour l’Allemagne.
- » 450 » pour l’Autriche.
- » 65 » pour l’Espagne.
- » 440 » pour l’Italie.
- » 98 50 pour la France.
- Le Gouvernement, en présence de l’augmentation de la consommation intérieure et de l’exemple donné aux fabricants de chocolats par des industries similaires qui réussissent à exporter, n’a pas cru devoir, pour moment, apporter de nouveaux changements à la loi. et
- Les fabriques de chocolats se trouvent surtout à Bruxelles, à Anvers à Tournai.
- A. VERCRUYSSE, Président de la classe 72.
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- CLASSE 72.
- 739
- EXPOSANTS
- 4277 Derbaix frères, 484, rue de Molenbeek, à Laeken.—Chocolats et tablettes, fins et demi-fins; couverture pour pralines. Bonbons, cacaos, chocolats en poudre, chocolats à la crême, chocolats pour l’exportation.
- Bruxelles 1888, diplôme.
- 4278 De Ronne-Delanier (Léopold), fabr. de chicorée, à Gand. — Chicorée lavée des Flandres en
- cossettes séchées; la même en | cossettes torréfiées ; chicorée mou- | lue et concassée en poudre granulée, en poudre fine et en poudre impalpable ; chicorée cylindrée en gros grains, en grains moyens, en grains semoule et en perles; chicorées diverses en paquets et en boîtes, aux marques : « Le Phénix », « Béranger » (marque spéciale pour la France), « à l’Américaine », etc., etc.; chicorée po-
- nale (Société anonyme), 53-55, rue des Quatre-Vents, à Bruxelles (Ouest). — Exportation européenne des vinaigres pur vin, garantis à l’analyse. Production annuelle : 5,000,000 de litres.
- 1284 Jonckerre-Lobelle (Em.), à Roulers. — Semences de chicorée. Chicorées sèchées en cossettes. Chicorée fabriquée en poudre et en grains. Chicorée mise en paquets.
- 4282 Kenis (Léa-Léonie), 47, rue Van Artevelde, à Bruxelles. — Café sucré par la torréfaction.
- 4283 Lefèvre (Henri), 45, rue Jourdan, à Bruxelles. — Chocolaterie i et confiserie. Pralines, chocolat et | bonbons fins.
- - -l--, CI., tiuCOICe PoT 1 Pulaire : « La Pucelle de Gand », très renommée et très répandue, 1 voulue par des meules spéciales donnant plus de mille kilos de |
- 1 1 uc ------ 45 UC
- Poudre par heure et par paire de eulles. Maison fondée en 4858.
- Paris 1878: médaille d’argent; Amsterdam 1883: médaille d’or; Anvers 1885 : diplôme d’honneur; Bruxelles 1888 : prix d ex-ellence (médaille d'or); Barcelone 1888 : médaille d’or.
- 4279 Gevers (Eugène), à Anvers; Lejeune (Olivier), à Anvers; Reten (Auguste), à Anvers, et Yercruysse-Bracq, à Gand.— Sucres bruts, de cannes, candis; cassonades et sirops.
- •ie natio-
- 4284 Meyers, Courtois et Cie, chocolatiers confiseurs, 31, rue de Molenbeek, à Laeken; maisons de détail : J. Courtois et F. Hen-neau, 440, 442 et 144, rue Neuve, à Bruxelles. — Spécialité de pralines de chocolat; couvertures pour pralines, chocolats fins et cacao en poudre.
- Anvers 1885, médaille d’argent; Bruxelles 1888, Grand Concours, médaille d’or.
- 4285 Maussion (épicerie des Galeries Saint-Hubert), à Bruxelles, 2, rue de la Montagne, 4, galerie de la Reine. Maison fondée en 4877. — Épiceries, comestibles, vins fins, liqueurs. Spécialités de cafés, thés, chocolats, confitures sur-
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- emesemisuin
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- CLASSE 72.
- fines, fruits en jus, conserves de fruits.
- Médailles d’or, Anvers 1885 et Bruxelles 4888. — [Voir classes 70 et 71.)
- 4286 Raffinerie tirlemontoise, à Tirlemont. — Sucres raffinés en diverses formes.
- 1287 Wolffs (Charles), rue de l’Étuve, à Bruxelles. — Gelees» marmelades et sirops de fruits.
- Médaille d'argent, Bruxelles 1888.
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- CLASSE 73.
- CLASSE 73. — Boissons fermentées.
- A. Brasserie.
- La brasserie est en Belgique une industrie fort répandue et vraiment nationale.
- En 4887, 2,702 usines établies sur tous les points du territoire ont produit, d’après les statistiques officielles, 40,459,833 hectolitres de bière.
- La diversité de ces produits est grande, mais, se basant sur le genre de fermentation qui a complété leur fabrication, on peut les classer en trois catégories bien distinctes :
- Les bières de fermentation haute ;
- — — spontanée;
- — — basse.
- Les bières de fermentation haute constituent le type le plus répandu. Elles se fabriquent dans tout le pays. A ce genre appartiennent 1 uitzet des Flandres, la brune, la grisette du Hainaut, la saison de Liége, lorge d’Anvers, les bières blanches de Louvain et les belles et fortes bières qui luttent si avantageusement contre la faveur dont jouissaient les fameuses bières anglaises.
- Les bières de fermentation spontanée se rencontrent spécialement dans le Brabant. Elles ont pour types le lambic et le faro. Le lambic est la bière @ Plus dense qu’on fabrique en Belgique. Il accuse généralement, avant ermentation, une densité de 1,070. Au moment du débit, le lambic a une orce alcoolique que l’analyse a démontré être de 10 à 42 p. °/o-e faro est obtenu par un mélange en proportions variables de lambic et de bière de mars.
- . Les bières de fermentation basse sont produites d’aprês les mêmes prin-Cpes que ceux qui guident la fabrication en Autriche et en Allemagne.
- a Production des bières de cette catégorie a pris une grande impor-^ce depuis qu’une loi plus rationnelle a remplacé une législation suran-en • De grands établissements se sont montés dans le pays et se sont mis mesure de lutter victorieusement contre la concurrence étrangère.
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- CLASSE 73.
- Voici la statistique générale de la production, de l’exportation et de l’importation des bières en Belgique :
- PRODUCTION I pl
- ANNÉES. APPROXIMATIVE. EXPORTATION. IMPORTATION. 4
- Hectol. Hectol. Hectol.
- 4884 . . . , : 9,703,464 3,531 99,908
- <885 ... . . . 9,366,965 2,657 410,590 le A
- 4886 .. 9,460,804 2,437 402,974
- 1887 ... . . . 10,159,833 3,182 84,162 I d
- 1888 ... . 4,030 69,169 I F 1
- Comme ces chiffres le démontrent, c’est depuis 1886 qu’un heureux revirement s est dessiné. Jusqu à ce moment la brasserie belge était régie par une loi qui datait de 1822, qui ne tenait aucun compte des progrès industriels accomplis, qui empêchait même certaines manipulations indispensables à une fabrication rationnelle.
- En janvier 1886, une loi nouvelle fut mise en vigueur. Cette loi maintient, sous certaines réserves, la législation ancienne et permet au brasseur d acquitter I impôt d’après un mode nouveau d’imposition.
- Travaillant sous le régime ancien, le brasseur continue à payer 4 francs par hectolitre de contenance de sa cuve-matière.
- D’après le système nouveau, il acquitte le droit à raison de 10 francs aux 100 kilogrammes de matière déclarée.
- Ces 100 kilogrammes de matière peuvent produire 65 p. % d’extrait, avec la tolérance d’atteindre 71.50 p. o/o d’extrait sans supplément de droits. Il est permis au brasseur de verser en cuve plus de matière qu’il n en déclare, à la condition que la quotité d’extrait, afférente à sa déclaration, ne soit pas dépassée.
- Le contrôle de la déclaration se fait, au gré du brasseur, en chaudière de cuisson, ou en tout autre vaisseau, agréé par l’administration. Les moûts y restent pendant une heure, déclarée à l’avance et, avant toute fermente tion, à la disposition des agents de la surveillance, qui en font le contre quand ils le jugent opportun.
- Les sucres, glucose, maltose, ayant déjà acquitté l’impôt dans le cours de leur fabrication, sont admis en brasserie en franchise d’impôts, me leur emploi est soumis à des mesures spéciales. nt
- Ce sont là les lignes générales du système d’impôt appliqué actuelleme en Belgique.
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- Nous avons pu constater que la loi de 1885 a été, dès le principe, bien accueillie par la brasserie.
- Aujourd’hui, trois années de pratique ont consacré sa valeur et justifié pleinement l’espoir que ses promoteurs et ses défenseurs ont mis dans son application.
- La Belgique compte plusieurs importantes associations de brasseurs. LAssociation générale des brasseurs belges a son siège à Bruxelles et, comme son nom l’indique, constitue la fédération des intérêts généraux. Autour d’elle se groupent les diverses associations provinciales ou locales :
- La Société des brasseurs de Bruxelles et de l’arrondissement; l’Association des brasseurs de la province d’Anvers; l’Association des brasseurs de la Flandre occidentale; la Société des brasseurs belges, à Gand; l’Association des brasseurs du Borinage.
- Toutes ces sociétés inscrivent dans leur programme la défense des inté-re,s de la corporation et l’étude des questions scientifiques ou pratiques qui se rapportent à l’industrie.
- Plusieurs écoles ou cours de brasserie sont établis dans le pays. La odiété des brasseurs, à Gand, a institué un enseignement dont le pro-gramme est fort complet.
- Des écoles supérieures, l’Université de Louvain notamment, adjoignent rs etudes un cours pratique de brasserie et de physiologie brassicole. _ au re part, les diverses associations organisent pour leurs membres des ries de conférences, ayant pour sujet l’étude de l’une ou de l’autre ques-n se rapportant à 1’ « art de faire la bière ».
- existe aussi, en Belgique, trois organes spéciaux à la brasserie :
- La Gazette du Brasseur.
- Le Moniteur de la Brasserie.
- @ Revue universelle de la Brasserie et de la Malterie.
- leurs publications, rédigées avec une grande compétence, permettent à int' acteurs de suivre toutes les questions qui, à un titre quelconque, ressent la brasserie.
- Eugène RODENBACH.
- Président de la classe 73, Subd. A.
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- B. Distillerie.
- En Belgique la distillerie opère principalement sur les céréales dans le but d utiliser ses résidus, fort estimés pour l’engraissement du bétail, et par suite de produire de précieux engrais pour la culture et l’amélioration du sol. C est une industrie essentiellement agricole, qui a acquis dans le pays une très grande importance relativement à sa population.
- La distillerie était connue dans l’antiquité, notamment en Egypte et chez les Arabes, les Grecs et les Romains. On dit même que les Chinois avaient trouvé, il y a des siècles, le moyen d’extraire de certaines plantes des boissons spiritueuses. Il serait très intéressant de savoir à quelle époqueel comment 1 alcool fit son apparition en Europe; mais les renseignements à ce sujet sont si obscurs qu’il serait au moins téméraire de s’aventurer dans la voie des affirmations. L’alchimie doit avoir fait, au moyen âge, les premiers pas vers la découverte de ce merveilleux produit, auquel la qualific?-tion deau-de-vie attribuait un mérite presque surnaturel dans T'art de guérir. Ce n’est guère qu’au XIII® siècle que se retrouvent en France des écrits traitant de la distillation et des moyens d’extraire du vin l’esprit, mot qui de nos jours encore est resté l’appellation vulgaire donnée aux alcools de tous genres.
- Peu à peu l’art de la distillation s’échappa du laboratoire de Talchi miste et de 1 officine du pharmacien pour prendre des allures de plusen plus industrielles. Il est vrai qu’elle ne s’appliqua d’abord qu'aux jus de fer mentation spontanée, surtout à ceux de la vigne, mais la chimie aidant, on constata bientôt que toute substance sucrée ou susceptible d’être trans formée en sucre est capable de produire de l’alcool. Dès lors l’industrie des eaux-de-vie était créée.
- Une autre modification se fit jour quand l’oïdium apparut en France. A la suite des ravages causés dans ses vignobles, la betterave, les céréales, je mélasse vinrent se substituer largement aux raisins dans la fabrication 1 alcool. Les 100,000 pipes de troix-six (esprit de vin à 85 degrés) qui Pe 5 dant longtemps alimentèrent la consommation en France et au dehors so^ forme d eau-de-vie et de liqueurs aromatisées et édulcorées, sont auban dhui surpassées dans des proportions considérables non-seulement France mais dans tous les pays d’Europe et en Amérique. dig.
- La Belgique réunie à la Hollande en 1815, participa au mouvement Sur tillatoire de cette dernière contrée, connue de temps immémorial P l’excellence deses genièvres de grains. ,
- Elle ne doit toutefois dater l’expansion propre de ses distilleries
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- partir de 1830, lorsqu’elle fut constituée en État indépendant. En 1831, elle produisait 418,196 hectolitres à 50 degrés et en 4 887, 549,843 hectolitres a 50 degrés y compris les quantités exportées.
- Cette progression considérable est due à l’activité des 296 distilleries, qui, en ce moment, travaillent principalement les grains, comme il a été dit plus haut, puis la mélasse, la betterave, etc.
- L'impôt est perçu en Belgique sur la contenance de la cuve servant à la fermentation, après le passage de la matière par divers appareils dans lesquels s’opèrent la macération, la saccharification.
- Le taux de l’impôt varie selon l’espèce de matière déclarée et selon que le travail s’opère en 24 ou en 48 heures.
- La décharge à l’exportation constitue l’unité du droit et forme le multiplicateur en raison des rendements reconnus dans les usines en activité, pour fixer le droit afférent à chaque espèce de matière employée.
- Chaque année, en juillet, les prises en charge sont modifiées en proportion des rendements constatés pendant les douze mois précédents par 1 administration des accises.
- Létaux de l’impôt qui, en 4833, était uniformément de 22 centimes par hectolitre de matière, a été successivement augmenté jusqu’à fr. 8-80, 9-80, N-40, 41-90, 4 3-20 sur la même base par 24 heures et fr. 9-30, 4 0-30, 43-20, 44-50, 44-80 par 48 heures. Aussi le revenu fiscal s’est-il accru de 2,940,322 à 34,607,232 fr. en 1887.
- De ces chiffres on peut conclure une fois de plus qu’en matière d impot le produit ne répond pas à l’élévation progressive du multiplicateur; il arrive même un moment où la surcharge amène un résultat contraire à celui que le législateur en attend. En Amérique, les États-Unis, abusés par cette doctrine, ont dû renoncer aux hauts droits, qui avaient presque annulé les recettes, et revenir à une taxe modérée, qui assure maintenant au résor un revenu considérable, suivant en cela la loi d’une sage économie. Le genievre, sorte d’eau-de-vie populaire en Belgique comme en Hol-inde, fournie par les distilleries qui travaillent exclusivement le seigle et orse, est aussi fort apprécié à l’étranger. La Hollande on exporte des Quantités considérables, plus de 250,000 hectolitres, dans le monde entier. Quelques marques belges sont avantageusement connues partout. Elles ne Peuvent lutter avec leurs concurrents néerlandais que par les qualités spé-sales qui les distinguent et non par les quantités à cause des obligations posées par la législation belge, très libérale en principe, mais défec-a use en ce qu’elle augmente le prix de revient au point de réduire dans ces
- Thiers temps l’exportation des liquides alcooliques à 20,000 hectolitres,
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- Tout le monde apprécie les importants services rendus par la distillerie à l’agriculture. L’élève et l’engraissement du bétail, la culture des champs lui doivent en grande partie leur développement et leur richesse. Si ce n’étaient ces considérations puissantes, depuis longtemps les philanthropes en cela mal conseillés auraient détruit cette source de la prospérité agricole sous prétexte d’enrayer l’alcoolisme.
- L alcoolisme est la conséquence de l’usage excessif des boissons fortes, c’est un abus qu’il est hautement désirable de voir disparaître.
- L’abus en toutes choses est pernicieux.
- L’abus des médicaments tue le malade.
- L’abus des douceurs de la vie est nuisible et destructeur.
- Faut-il pour cela proscrire la médecine et condamner ce qui fait le charme de notre existence?
- Les lois répressives ni les impôts élevés, pas plus en Angleterre qu'ailleurs, n’ont pu empêcher les excès. L’éducation et la diffusion de l’instruction sont les uniques moyens de remédier au mal.
- Le remède est lent mais sûr.
- L’homme qui se respecte et qui a le sentiment de sa dignité ne connaît pas l’ivresse ni l’abus des plaisirs.
- Il faut prendre l’enfant à l’école, lui inspirer dès son jeune âge la répu!-sion, qu’éprouvent pour les abus de tous genres les gens bien élevés, et le culte des aspirations plus nobles, capables de diriger l’intelligence et Tacth vité dans la voie qui conduit à la fortune individuelle et à la gloire delà patrie.
- Ph. Raeymaeckers, Président de la classe 73, Subd. B.
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- EXPOSANTS.
- BRASSEURS.
- 1295 Caulier (brasseries), rue Herry, à Bruxelles-Nord. — Lambic, faro, brune, munich.
- Anvers 1885, médaille d’or.
- 4296 Claes-Vanderhaeghen,rue du Sentier, 5, à Gand. — Uytzet, pale-ale, stout.
- Anvers 188», médaille de bronze; Bruxelles 1888, médaille d’or.
- 4297 Couvreur (Jules), à Wegnez lez-Verviers. — Bières.
- 4298 Damiens (Georges), 55, rue Vauthier, à Bruxelles. — Bières de fermentation haute, basse et spontanée.
- Anvers 1885, Bruxelles 1888, médailles d’or.
- 4299 Daubresse (Georges), à Wasmes. — Bières.
- 1300 Daubresse (Ernest) et Wil-quin (Emile), à Wasmes, près Mons. — Bières.
- 4304 De Bontrider (Fritz) et Cie, à Vilvorde. — Lambic, faro, mars, brune, orge.
- 4 302 De Boeck frères, 4 88, rue de Flandre, à Bruxelles. — Bières et malts.
- Anvers 1885, hors concours; Bruxelles 1888, diplôme d’honneur.
- 4303 Declercq frères, à Blanken-berghe. — Bières.
- 4304 De Cooman-Van Santen. brasserie et moulins du Bevermo
- 1288 Association des Brasseurs | de la Flandre occidentale, à Bruges. — Bières.
- 4289 Association générale des Brasseurs belges, 37, boulevard Anspach, à Bruxelles. — Bières.
- 4290 Bauchau (Eugène) et Cie (Brasseriede « La Vignette »), 207 , rue de Malines, à Louvain. — Bière à fermentations haute et basse.
- Anvers 1885, hors concours.
- 4294 Borremans-Van Campen-hout (A.), à Forest lez-Bruxelles. — Bières.
- Anvers 1885, médaille d’or; Bruxelles 1888, hors concours.
- 4292 Brogniez, à La Louvière. — Bière.
- 4293 The Antwerp Tivoli Bre-wery, 17, avenue du Marcgrave, à Anvers (maison fondée en 1887).
- 5 Brasserie modèle, installée d’après les systèmes les plus ré-cents et avec l’outillage le plus per-fectionné, pour produire annuelle-ment 60,000 hectolitres. Bière Pale (genre Pilsen), dite Bock, siere foncée (genre Munich), dite Munich. Bière de ménage (demi-Bavière). — Exportation.
- Sruxelies 1888, médaille d’or.
- 429% Carbonnelle (Charles), 3, rue des Fossés, à Tournai. — Bière dite Grisette tournaisienne (genre Pale-ale). Prix 20 fr. l’hectolitre are Tournai).
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- CLASSE 73.
- len, ancienne abbaye des Prémon-très, à Ninove (Flandre orientale). — Bockbier, uitzet, brune. Fermentation haute, bière très hygiénique. Orge et houblon.
- Diplôme, Grand Concours, Bruxelles 1888.
- 4305 Delelienne (Charles), à Mas-nuy-Saint-Pierre (Hainaut). — Bières.
- 4306 Delplanche (L.), (Brasserie brabançonne), rue de la Clinique, 50, et impasse des Vétérinaires, 9, Cureghem lez-Bruxelles. — Bières.
- 4307 De Meulemeester-Ver-straete (Léon),(brasserie del‘« Aigle »), à Bruges. — Bière à fermentation basse. Bière hygiénique d’après les procédés les plus per-fectionnés, garantie de bonne conservation sous tous les climats, fabriquée spécialement pour l’exportation. Agents généraux pour l’exportation : MM. Louis Strauss et Cie, à Anvers.
- Bruxelles 4888, médaille d’or.
- 4308 De Molie et Van Geert, successeurs de Versavel-Vander-haegen). « Brasserie du Lévrier », rue Saint-Georges, à Gand. — Bières fines, doubles et triples. — Exportation.
- 4 309 Denayer et Risack, 74, rue de Louvain, à Vilvorde. — Lambic, faro, brune, bière de ménage.
- 4310 De Preter (Gustave), à Ber-chem (Anvers). — Bière d’orge.
- Bruxelles 1888, diplôme d’encouragement.
- 4314 De Rocker (Ch.) et De Heem (J.), rue Saint-Liévin, à Gand. — Uitzet.
- 4312 De Rauw (V.), et Carlier (Auguste , à Frameries lez-Mons. — Bières.
- 4313 Desmet-Denaeyer (G., à Berlaere, lez-Termonde.— Bières belges et anglaises.
- Bruxelles 1888, diplôme d'encouragement.
- 1314 D’hoedt-Cauwe (J.), à Bruges. — Bières brune, blonde, double spéciale.
- Paris 1878, Anvers 1885, médailles d’argent. Bruxelles 1888, médaille d'or.
- 4345 Du Pont (Polydore), 9, rue des Epingles, à Gand. — Bières.
- Bruxelles 1888, médaille de bronze.
- 43:
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- 43
- 4346 Dupierreux-Debras (£.), rue des Brasseurs, à Namur. -Bières.
- 4347 Fraeys (Ferdinand), à Thou-rout. — Double blonde des Flandres.
- 4348 Goethals-Mertens(Emile à Meulebeke (Flandre occidentale.
- — Bières.
- Anvers 188g, médaille d’argent. Bruxelles 1888, médaille d’or.
- 4349 Grande Brasserie de Koe-kelberg, avenue de la Liberté,13, à Koekelberg-lez-Bruxelles. " Bock et munich.
- Bruxelles 1888, médaille d’or.
- 4320 Grosfils (Pierre), à Verviers-— Bières de Verviers.
- Hors concours Paris 1878; id. Anvers 1885 id. Bruxelles 1888.
- 4321 Hap(P.), Brasserie des«Deur-Tours », 156, chaussée de Louvain, à Bruxelles. — Lambic, blonde brune.
- Médaille d’argent, Anvers 1885; médaille bronze, Bruxelles 1888.
- 4322 Herbos (veuve J.-B.) et fils, rue N.-D. du Sommeil, 73-7571 1 à Bruxelles.
- Médaille or, Anvers 1885.
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- CLASSE 73.
- O
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- 4323 Herinckx (Félix), 45, rue de la Sacristie, à Molenbeek-St-Jean. - Lambic, faro, brune, blonde.
- 432 Hermans frères, 29, Canal des Brasseurs, à Anvers. — Bière orge, fermentation haute.
- Bruxelles 1888, médaille d’argent.
- 4025 Heyndrickx et Verstrae-Brasserie royale de Laeken), H erry, à Laeken. ~ Faro, ambic, demi-bavière.
- 43P6 Jean Edouard), 3> rue Polder, à Ostende. — Bières.
- 4322 Lamot-De Boeck (ve Emé-aep orgæ (Anvers), -Stout, pale
- Bruxelles 1888, médaille d’or.
- 13PBLannoy-Du Pont, à Menin
- I tendre orientale). — Bières.
- "WaERnoy-Sabion (Henri), a (Charleroi). — Bières.
- 132LLebrun-Vériter, a Etanle beuxembourg belge). - Bæres. es 888» diplôme d’encouragement.
- "TUEPerEsnz. Tector), a Piru-
- "Wpheureux frères (Arthur), aturages(pres Mons). — Bières.
- * BYErhieu (Joseph), à Pâturages. dalle de bronze, Bruxelles 1999.
- "BfaMEarinr. (Charles-William), de-Brok e Houx », rue Digue-Vitzet 70, à Gand.—Bières 100 double et simple.
- 1995 Mauroy Dubois (Edmond),
- à Blaton (Hainaut). — Bières di-verses à fermentation haute.
- Bruxelles 1888, médaille d'argent.
- 4336 Mertens-Erix (H.), (Brasse-rie « Le Soleil »), à Cruybeke. — Bières.
- Bruxelles 1888, médaille d'or.
- 1337 Mertens (Alphonse) et Cie, à Louvain. — Bières d'orge.
- Hors concours : Anvers 1885 et Bruxelles1888.
- 4338 Notté (Philippe), à Lessines. — Bières.
- 4339 Patte frères, à Dour. — Bières.
- 1340 Rodenbach (Eugène), à Rou-lers (Fl. occ.). — Bières.
- 4344 Royers-Robyns (F.-G.), 17, canal de l'Ancre, à Anvers. — Bières.
- Bruxelles 1888, médaille d'argent.
- 4342 Schul et Cie (Brasserie Ba-varo-belge), quai du Halage, à Anderlecht. — Bock, Munich. Brune.
- Anvers 1885, Bruxelles 1888, hors concours. 4343 Schul et Cie « Brasserie An-versoise », rue du Canal d'Héren-taels, à Anvers.
- Anvers 1885, Bruxelles 1888, hors concours. 4344 Schulte et Cie, brasserie «Le Lion », 44, rue Coeberger, à An-vers (sud).
- 4345 Société des brasseurs bel-ges, 3, rue du Saint-Esprit, à Gand.
- Bruxelles 1888, prix de progrès.
- 4346 Société des brasseurs de l'arrondissement de Bruxel-
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- CLASSE 73.
- les, 37, boulevard Anspach, à Bruxelles.
- Bruxelles 1888, médaille d'or.
- 1347 Spreux-Leclercq (V.), rue des Carriers, 3, à Tournai. — Bières.
- Anvers 1883, médaille d’argent; Bruxelles 1888, médaille d’or.
- 1318 Stalon et Cic, à Floreffe. — Bières.
- 4349 Steurs (Ed.), Brasserie et mal-terie « Le Bocage » à Givry. •— Bières.
- 1350 Van Bavegem (Adhémar), à Termonde. — Bières.
- 1351 Vanden Bergh et Gie, Anvers. — Bières diverses.
- Diplômes d’honneur et médailles d’or. Membre du jury aux expositions.
- 1352 Vanden Bogaert (Modeste), à Willebroeck. — Bières.
- Anvers 1885, médaille d’argent. Bruxelles 1888, médaille d’or.
- 1353 Vanden Bruggen (Jacques), rue du Marais, 52, à Bruxelles. Bières.
- 1354 Vandenheuvel et Cie, Brasserie Saint-Michel, 9, rue de la Senne, à Bruxelles. — Lambic, faro, bock, bavière, munich.
- Bruxelles 1888, médaille d’or.
- 1355 Vanden Bruggen (Joseph), à Saventhem. — Bières.
- 1356 Vandenperre (Emile), à Bruxelles. — Bières à fermentation basse.
- Bruxelles 1888, médaille d’argent.
- 1357 Vanden Schrieck (veuve F.), Brasserie et Malterie de l’Ancre, à Tirlemont. — Bières, malts.
- Paris 1878, hors concours.
- 1358 Van der Borght (Julien et Jean), Brasserie « la Couronne», 120, rue d’Anderlecht, à Bruxelles. — Bière dite « Kroon’s bier ».
- Anvers 1883, médaille de bronze. Bruxelles 1888, médaille d’argent.
- 1359 Vander Elst (Marcus', rue Sterckx, 44, à Saint-Gilles lez-Bruxelles. — Brune.
- Bruxelles 1888, médaille de bronze.
- 1360 Vanderhaet - Verstraete (V.) (Brasserie « Double Aigle ») à Louvain. — Brune, louvain, peeterman, orge, mars, pithem, uytzet, bavière, munich.
- 1361 Vander Molen (Oscar), rue de la Violette, 65, à Anvers. -Bière d’orge.
- Anvers 1885, médaille d’argent; Liverpool, Paris, Bruxelles, membre du jury.
- 1362 VanDiepenbeeck(L.) (Bras-serie du « Chevalier Marin »), rue de Betfer, 23, à Malines. — Bock, munich, demi-bavière.
- Médaille d’or, Bruxelles 1888.
- 1363 Van Meerbeeck (Henri), à Borgerhout (Anvers). — Bières. Paris 1878, Bruxelles 1888, médailles, de bronze.
- 4364 Van Oudenhove (E., quai aux Vaches, 56, à Gand. — Bieresi
- 1365 VanReeth(Casimir), àBoom lez-Anvers. — Bière de mena?! bière d’orge.
- 1366 Van Velsen frères, à Born: hem. — Anglo-bavaroise, ) draad, porter ou stout Jebgel brune, uitzet, orge et vin gdna Paris 1878. médaille; Bruxelles 18551 5
- diplôme d'honneur.
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- 1374 Willems (Edmond). « Brasseries Artois », à Louvain. Bière de Louvain.
- Anvers 1883, médaille d’or.
- 1372 Wilquin et Cie (Emile), à Wasmes. — Bières.
- 1373 Wodon-Wodon (Gustave).
- « Brasserie de l’Etoile», à Namur. — Bières.
- Bruxelles 1888, médaille de bronze.
- 1374 Wuytack (Philémon), à Hamme. •— Bière de fermentation haute en cuve.
- Bruxelles 1888, médaille de bronze.
- CLASSE
- 4367 Van Voixem (Louis) et C‘e. « Brasserie anglo-belge», 12, rue Sainte-Catherine, à Bruxelles. — Pale-ale, imperial stout.
- Bruxelles 1888, médaille d'or.
- 1368 Verelst (François), 11-44A, boulevard Barthélemy, à Bruxelles. — Lambic, faro, bière de ménage.
- 4369 Vinckenbosch-Vanderca-pellen (Jos.). « Brasserie Saint-Paul ", 20, rue Demer-aux-Che-vaux, à Hasselt. — Bières.
- Bruxelles 1888, diplôme d’encouragement.
- 4370 Wielemans-Ceuppens (Bruxelles-Midi). — Munich et bock.
- Bruxelles 1888, diplôme d’honneur.
- DISTILLATEURS
- 1375 Bal et Cie, distillerie et malte-rie « La Couronne ». Bureaux : Courte rue de la Boutique, à An-vers. Usines à Merxem, Deurne et Schooten. — Genièvre, amer et alcools de purs grains; malts de premiers choix, provenant d’orges achetées directement dans les pays producteurs, et travaillées d’après les meilleures méthodes. Exportation.
- La plus haute récompense, diplôme d'hon" neur, Anvers 1885.
- 4376 Becker (Ernest), 45, rue de Cologne, à Bruxelles. — Liqueurs diverses.
- 4377 Bergé (Albert), 122, rue de la Poste, à Bruxelles. — Sirop de glucose, flegmes et alcools. Réductions d’appareils.
- 1378 Brias et Cie, 5, rue Canters-teen et 18, rue Marché-au-Bois. —
- r LIQUORISTES.
- Elixir du Japon et liqueurs di verses.
- 1379 Caumontat (Prosper), dis-tillateur-liquoriste, 7, boulevard du Hainaut, à Bruxelles. — La charmeuse, liqueur de dessert. Kümel cristallisé, id. Grog américain, ou punch au rhum pour soirées. Amer du Nord, apéritif.
- Amer Landais, apéritif.
- | 1380 Colle (Charles), à Leerne-Ste-Marie. — Genièvre hygiénique.
- 1381 de Beukelaer (F.-X.), 24, Courte rue de l’Hôpital, à Anvers. — Elixir d’Anvers, liqueur hygiénique surfinecréée en 1869 par l’exposant ; diverses liqueurs fines,etc. Récompenses à diverses expositions.
- 4382 Fouassin (Arsène), 9, rue , Sohet, à Liége. Distillerie natio-j nale. — Specialités : élixir de
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- CLASSE 73.
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- Chaudfontaine; kümel cristallisé marque spéciale, allasch, anisette et curaçao national, bitter et amer Fouassin, arac-punch, bitter de l’Equateur, la Pékinoise. Importation et exportation.
- Médailles à toutes les expositions.
- 1383 Masquelier (E.), firme A.-E. Boonekamp, maison fondée en 1815, à Anvers. Amer stomachique Boonekamp.
- Médailles à toutes les expositions.
- 1384 Meeûs de Vicq de Cump-tich (Jules), à Anvers, 56, Canal des Vieux Lions. — Genièvres, amers, alcools.
- 1385 Meeûs (Louis), distillateur, usines à Wyneghem, lez-Anvers. Bureaux à Anvers, longue rue de la Boutique, 36 à 42; à Bruxelles, quai au Bois-à-Brûler, 53; à Liége, quai de Fragnée, 10; à Londres, Christian street, 1, Commercial Road. — Genièvre et alcools.
- Médaille d’or Paris 1878, membre du jury Exposition d'Anvers 1885, diplôme d’honneur et prix de progrès, Bruxelles 1888, etc.
- 1386 Notermans (Jos.) et Cie, à Hasselt. — Genièvre et liqueurs.
- 4387 Rademakers (Jean-Baptiste), à Bruxelles, rue des Croisades, 40. — Amer Jean-Baptiste Vande-zande, vieux système.
- Barcelone 1888, médaille d’argent.
- Bruxelles 1888, id. id.
- 1388 Schmidt (Emile), rue Cornet de Grez, 1, à Schaerbeek lez-Bruxelles. —Amer belge Schmidt.
- 1389 Sels et Cie (François A.), à Anvers, rue du Navet, 2.—Elixir des Champions, vert et jaune.
- 1390 Vanden Bergh et Cie, distillateurs et brasseurs, à Anvers. Seuls fabricants depuis 4843, des genièvres de « la Cloche » universellement connus. Bureau à Anvers, 33-43, canal des Brasseursjà Bruxelles, 44, boulevard Anspach. Agence à Paris: G.-S. de Beau-pine, 160, avenue de Versailles (Auteuil). Agences à Madrid, Londres, La Havane, Vera Cruz, New-York, Manille, etc.
- Diplômes d'honneur et médailles d’or. Membre du Jury aux expositions.
- 1391 Simkens (Alphonse), à An-vers, chaussée de Turnhout, 129, — Bitter d’Anvers; boonekampet liqueurs fines.
- 1392 Vandevelde (J.-N.), à Gand, Ancien Marché-au-Bétail, queurs supérieures. — Genievre vieux système. — Alcool de grains.
- 1393 Vanhoorebeke frères (Distillerie), à Eccloo. (Maison fon e en 1740.)— Genièvre.
- DIVERS.
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- 4394 Chainaye-Vierset (L.), à Huy. — Vin rouge de Huy (côte de Thérave.
- 4395 Frentz et D’Henin, directeurs-propriétaires de la Gazette du Brasseur et du Musée-ex
- position de Brasserie, 6, rue Gaucheret, à Bruxelles. Collection complète de la Gazette du Bras-seur, fondée en 4887. Rédacteur en chef ; Adolphe Frentz.
- Bruxelles 1888 : prix de progrès et médaille d’argent. — (Voir classe 9.)
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- HUITIÈME GROUPE.
- AGRICULTURE, VITICULTURE ET PISCICULTURE.
- CLASSE 73bis. — Agronomie. — Statistique agricole.
- EXPOSANTS.
- 4396 Denis (Hector), professeur à l’université et aux cours publics de la ville de Bruxelles.— 4. Atlas économique comparé de la Belgique (manuscrit), parties achevées: Première partie : Phénomènes généraux de la production et de la consommation; 2e Phénomènes agri-coles; 3e Consensus des fonctions et crises; 4e l’Impôt. — 2. Atlas de sociologie économique : planches dressées sur les croquis de M. Denis par M. Laviolette, dessinateur attaché à la ville (travaux publics). — 3. Recueils de diagrammes employés dans l’enseignement, reproduits par la Cartographie militaire sous la direction de M. le colonel Hennequin: 4.la Crise agricole; 2. la Crise indus-trielleet l’Histoire des prix; 3. l'Im-Pôt; 4. la Sociologie économique. (Voir classe 8.)
- 1397 Geelhand (Alfred), à Cales-berg-Merxem (Anvers). — Rapport sur l’exposition internationale d’agriculture des Pays-Bas à Amsterdam, en 1883. — Rapport des classes 82 et 83 du IXe groupe de l’exposition universelle d’Anvers en 1885. (Voir groupe X, classe A.)— L’émigration belge à la Société royale de géographie d’Anvers 1886 (groupe XI).
- Adélaïde (Australie) 1887, premier ordre de mérite. Barcelone 1888, médaille d'or; Melbourne 1888, premier ordre de mérite
- 1398 Keelhoff (Joseph), à Neerpelt. — Traité pratique de l’irrigation des prairies.
- 1399 Van Nérom (Léon-Charles), 38, boulevard d’Anvers, Bruxelles. — Carte agricole de la Belgique. Carte des cultures de la Belgique.
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- CLASSE 73ter.
- CLASSE 73ter. — Organisation, méthodes et matériel de l’enseignement agricole.
- Malgré les découvertes de la science, l’agriculture avait fait peu ou point de progrès, jusqu’au jour où l’illustre Liebig formula la théorie minérale de la plante, théorie qui a opéré une véritable révolution tant dans la vie des nations agricoles que dans les procédés culturaux. C’est ainsi que la Belgique, après avoir été pendant des siècles la première nation agricole du monde entier, a perdu son rang en se laissant distancer par la Saxe, l’Angleterre, la Suisse et le Danemark. Par suite de la richesse du cultivateur belge, les effets désastreux de cette infériorité ne se sont fait sentir que depuis le jour où il a fallu lutter sur le marché intérieur contre la concurrence étrangère.
- L'intensité de la crise a eu pour effet de stimuler le zèle des hommes de tous les partis en faveur de l’enseignement agricole.
- L enseignement agricole comme l’enseignement en général, comporte deux grandes divisions : l’enseignement agricole officiel et l'enseignement agricole libre; ces deux divisions existent depuis l’enseignement primaire jusqu’à l’enseignement supérieur inclusivement; elles exercent d'ailleurs une neureuse influence en ce qu’elles stimulent l’amour-propre des élèves et des professeurs.
- Les éléments des sciences naturelles figurent depuis de longues années dans les programmes des écoles primaires, mais ce n’est que depuisped que des progrès réels ont été faits, grâce à la méthode intuitive appliqué dans toute sa rigueur.
- C est ainsi que dans mainte école primaire on rencontre des collections complètes de produits agricoles et de matières fertilisantes.
- Les élèves apprennent à les connaître, se familiarisent avec leurs non techniques et fiers de leurs connaissances, les communiquent à leursparen 2 à leurs amis et deviennent, sans le savoir, de véritables vulgarisateas de la science. Dans un certain nombre d’écoles des expériences, cultures dans le sable ont été faites, c’est la perfection de l’enseignent intuitif, du
- Des écoles moyennes d’agriculture libres existent dans chaque zone se pays, un grand nombre sont subsidiées par l’État. Ces établissements divisent en deux catégories :
- Les écoles moyennes primaires d’agriculture;
- Les écoles moyennes supérieures d’agriculture.
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- CLASSE 73ter.
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- Les premières sont destinées aux fils de cultivateurs ne pouvant donner à leurs enfants une instruction complète. On y enseigne toutes les branches de l'enseignement primaire en les faisant toutes converger vers les études agronomiques ; on y donne en outre des cours élémentaires d agronomie, de zootechnie, d’arboriculture et de chimie agricole.
- Dans les écoles moyennes supérieures, les études agronomiques se ressentent du relèvement du niveau général des études, on y forme de véritables sous-ingénieurs agricoles qui, après une année ou deux de stage, sont parfaitement à même de diriger une exploitation agricole. L école d agriculture de Mont-sur-Marchiennes peut servir de modèle.
- Des cours d’agronomie, sous forme de conférences, sont donnés dans 27 écoles moyennes de l’État.
- L’enseignement agricole supérieur est représenté par l’Institut agricole de l’État à Gembloux et par l’école supérieure d’agriculture annexée à l’Université de Louvain. Le succès obtenu par ces deux établissements prouve qu’ils répondent tous deux à un besoin réel et qu’ils sont à la hauteur de leur tâche.
- L enseignement spécial est représenté par les écoles d’horticulture de Gand, Vilvorde, Carlsbourg et l’école vétérinaire de Gureghem.
- A côté de l’enseignement théorique nous avons en Belgique l’enseigne-ment pratique, ou plus exactement les applications de la science à la pratique agricole.
- Nous signalerons en premier lieu les conférences agricoles qui se sont données depuis longtemps, mais qui ont été augmentées dans de fortes proportions depuis la création du corps des agronomes de l’État. Ces spécia-listes, résidant au milieu des populations agricoles, sont à même de comprendre, mieux que tout autre, les besoins du cultivateur et sont appelés a leur rendre des services réels.
- Des cours d’agriculture pour adultes viennent d’être organisés dans 'verses communes rurales des plus importantes : ces cours ont pour base enseignement intuitif spécialement appliqué aux cultures de la région.
- Des conférences horticoles sont également données avec succès dans les '^rentes parties du pays.
- , L’enseignement agricole officiel dépend de l’inspection générale de Inculture, dont le titulaire actuel, M. Proost, est connu pour ses nom-Teux travaux agronomiques.
- E. TYKORT,
- Président de la classe 73t.
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- CLASSE 73ter.
- EXPOSANT.
- 4400 Van Hulle (H.-J.), professeur honoraire, 27, chaussée de Courtrai, à Gand. — Collection complète des Bulletins d’arboriculture, de 4865 à 4889, 24 vol.; quatre cadres planches coloriées de fruits, appartenant à cette publication.
- Diplômes et médailles de vermeil, d'argent et d'or à diverses expositions. — (Voir classe 9.)
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- CLASSE 74.
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- CLASSE 74. — Spécimens d’exploitations rurales et d’usines agricoles.
- De tout temps en Belgique, l’agriculture a été des plus florissantes et dès le siècle dernier, la prospérité des campagnes a égalé celle des villes.
- Les constructions agricoles de cette époque se sont forcément ressenties de cet état de richesse et nous retrouvons presque partout en Belgique des fermes anciennes construites avec un grand luxe de matériaux.
- La densité différente de la population dans les diverses provinces du pays a amené forcément des divergences complètes dans les modes de culture.
- Tandis que dans la partie wallone du pays on rencontre surtout la grande culture, dans la partie flamande le surcroît de population a développé particulièrement la petite culture.
- Les différences dans le mode d’exploitation du sol ont créé des besoins différents pour ces régions et les constructions agricoles que nous trou-'0ns dans ces deux parties du pays s’en ressentent forcément.
- Dans le Hainaut, la Hesbaye et la province de Namur, nous rencon-thons un type à peu près uniforme de grandes fermes construites pour la plupart en pierres de taille et dont les étables sont voûtées sur colonnes.
- Les bâtiments sont disposés en carré, l’habitation et ses dépendances occupent un des côtés du rectangle. A droite et à gauche sont alignées d’un côté les écuries et de l’autre les étables, et en face une grange énorme ferme la cour.
- Un large chemin pavé relie les bâtiments entre eux et le centre de la 8 cour reçoit les détritus de toutes espèces. Depuis un certain nombre années, grâce aux progrès réalisés par l’agriculture, les mares ouvertes sont remplacées par des fumiers couverts.
- Pour les fermes construites de nos jours, cette disposition des bâtiments presque toujours conservée, mais la brique a remplacé la pierre de 4 Sales voûtes sur poutrelles se sont substituées aux voûtes sur colonnes Sa heu des poutres en bois on a établi des charpentes en fer, aussi des et beaucoup plus légères.
- St n Flandre, où les cultures sont beaucoup moins étendues, les con-aluctions sont aussi moins solides, la brique remplace partout la pierre 31 le et au lieu de voûtes nous trouvons des planchers solides.
- es bâtiments sont en général construits sur une même ligne et seule, Brange aux proportions plus modeste fait saillie.
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- CLASSE 74.
- Dans la partie campinoise de la Belgique, nous rencontrons un type spécial de constructions agricoles, ce sont des fermes recouvrant sous un même toit, l’habitation, l’écurie, l’étable et la grange; les murs le plus souvent sont en terre et le toit est en chaume.
- Le voisinage de la Hollande se fait sentir dans ces sortes de constructions, qui n’ont d’autre avantage que d’être peu coûteuses et de convenirà une province dont la population est généralement pauvre.
- Cte DE RIBAUCOURT
- Président de la classe 74.
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- CLASSE 74.
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- EXPOSANTS.
- 4406 Tixhon-Smal (Pierre), constructeur, à Herstal-Liège. — Ate-liers mécaniques de construction de machines pour l’agriculture. Spécialité de moulins à farine économique à grand rendement et force motrice minime. — Expose des spécimens de ces moulins agri-coles.
- Médaille d’or, Barcelonne 1888.
- 4407 Tixhon (Joseph), constructeur, à Fléron (maison fondée en 4848).— Instruments agricoles en tous genres. Moulins pour agriculture, à bras, à manèges et à vapeur, à meules métalliques planes de 4 85, 255 et 365 millimètres de diamètre. Grosse, moyenne et fine moutures. Batteuse à broches avec tire-paille et crible. Manèges en fer à 1, 2 et 3 chevaux.
- 4407 bis Van Hecke (Gustave), à Gand. Constructions mécaniques. — Appareils complets pour laiterie. Boîtes spéciales à fermeture hermétique pour le transport du lait. Concasseurs, hache-paille et autres appareils pour la préparation de la nourriture du bétail, Maison fondée en 4860.
- Deux prix de progrès, 18 diplômes d’honneur, 32 médailles en or, 260 autres médailles. — (Voir classes 48, 49, 50, 51, 52, 61,63, 64 et 78.)
- 401 Gillain (Paul' , 9, rue Veke, à Anvers, — Machines et appareils de laiterie et fromagerie. Centrifuges à bras et à moteur. Barattes, malateurs, réfrigérants, etc. Installations complètes.
- Diplôme d’honneur, Grand Concours, Bru-xelles 1888.
- 4402 Herweg (J.), ferblantier, rue de la Porte-Neuve, à Arlon (Bel-Bique). — Fabrication spéciale. Écrémeuse perfectionnée brevetée. Prix : 30 à 300 francs.
- 4403 Jacquemin (Émile), boulevard des Archers, 28, à Nivelles. —Clôtures métalliques brevetées. Diplôme de médaille d’or, Anvers 1885 ; di-Plome d’honneur et diplôme de progrès, Bruxelles 1888, etc.
- 4404 Lecomte (P.-J.), à Pont-à-Celles. — Charrue à double ver-Soir. - . !
- 4405 Nikelmann frères, constructeurs brevetés, à Salm-Château (Vielsalm). — Fabrication spéciale machines agricoles, de ma-Chines et ustensiles de laiteries; Spécialité d’écrémeuses réfrigé-rantes brevetées. Maison fondée en 4874.
- 343 médailles d’or, de vermeil, d’argent, etc., et plusieurs diplômes d’honneur aux con-cours et expositions agricoles, tant à l’étran-8er I en Belgique, — Médaille, Paris 1878.
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- CLASSE 75.
- CLASSE 75. — Viticulture.
- Les plus anciennes traditions parlent de la culture de la vigne: iln'est donc pas sans intérêt de jeter un coup d’œil sur l’histoire de cette plante dans notre pays.
- Au vni®, ix° et xe siècle, la culture de la vigne était déjà très répandue sur les bords du Rhin. Elle se propagea avec une grande rapidité dansle ixe, xe et xiie siècle, elle couvrait des contrées où elle n’existe plus de nos jours.
- Notre pays n’était pas resté indifférent à l’envahissement de cette plante précieuse et nous la voyons apparaître sur nos collines à peu près vers la même époque.
- . Si nous consultons nos anciennes chartes, nous y trouvons que la vigne était cultivée dans les localités désignées ci-dessous
- A Tournai, au village de Vaux, de temps immémorial.
- A Gand, depuis 939.
- A Wavre, depuis 1086.
- A Namur, depuis 4243.
- A Bruxelles, depuis 4229.
- A Testelt (Flandre) depuis 1258.
- A Bruges, depuis 1264.
- A Huy, depuis 4283.
- A Saint-Josse-ten-Noode, Rotselaer, Cumpticht, Aerschot, Hougaerde, au XIIIe siècle.
- De nos jours, la culture de la vigne a été entreprise, à Lierre, par les Jésuites, en 1848, à Westmalle, à Tongerloo, à l’abbaye d’Averbode, a Montaigu, à Hoeylaert, à Wavre-Ste-Catherine, à Heyst-op-den-Berg, et
- Le plus considérable de tous ces vignobles était sans contredit celui Louvain, il était célèbre aux xve et xvie siècles et était connu de toute 1 Europe. Au dire d’un historien, on voyait, il y a peu de temps encore 1 ancien pressoir banal dans la rue qui porte encore le nom de Pers straat.
- Les ducs de Brabant réservaient pour leur table les vins récoltés abe environs de 1 ancien château, ce qui semble prouver qu'il était de b0 qualité.
- Bruges était à cette époque l’entrepôt des vins de France pour le Nord les ducs de Brabant possédaient en Bourgogne de grands vignobles, les
- Dans les divers documents historiques de ces époques, on voit ae
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- vignobles ont été détruits par les corps d’armée qui, à plusieurs reprises, ont dévasté le pays.
- Que reste-t-il de ces vignobles, autrefois plus ou moins célèbres? Presque rien, dans les localités autres que celle de Huy et de ses environs et peut-être dans quelques rares villages de Flandre occidentale et du Brabant.
- Du reste, la statistique de la Belgique, recensement général de 4880, nous dit que la culture de la vigne à l’air libre n’a pas d’importance dans notre pays. En 4 880, elle n’occupait plus que 4 34 hectares, soit 34 hectares de moins qu’en 4846.
- A Huy età Bas-Oha, le centre de la production vinicole en Belgique, le produit moyen des vignobles, établi sur une période de cinq années, est par hectare de 3,780 kilogrammes de raisin.
- La valeur moyenne totale d’une récolte en vin et en raisin est de 4,455 francs par hectare. En prenant ces chiffres pour base, les vignobles du pays produiraient en raisin 506,520 kilogrammes et en vin 2,894 hecto-litres, représentant une valeur de 454,770 francs.
- Si la culture de la vigne en plein air est en décadence dans nos provinces, 1 n'en n’est pas de même de la culture de la vigne sous verre. C est par centaine d’hectares, que l’on peut compter aujourd’hui la surface des serres occupées par la vigne.
- Les nombreux produits que l’on y obtient font l’objet d’un commerce tres actif, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger.
- Ce sont principalement les établissements viticoles de Hoeylaert, de Vil-Torde, de Wanze, etc., qui ont une réputation européenne, leurs produits alimentent les marchés de Paris et de Londres.
- Aug. François,
- Secrétaire de la classe 75.
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- CLASSE 75.
- EXPOSANT.
- 1408 Moreau"(Joseph), à Louvain. — Mémoire manuscrit : Destruction du phylloxera, amélioration de la culture et de la production viticoles.
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- CLASSE 76. 163
- CLASSE 76. — Insectes utiles et insectes nuisibles.
- L'entomologie appliquée à l’agriculture doit être envisagée sous un double point de vue : elle intéresse, d'une part, les insectes qui ravagent les fruits de la terre et dont il importe de prévenir ou de combattre les déprédations et, d’autre part, ceux qui, par leur rôle dans la nature ou par leurs produits directs, constituent des auxiliaires utiles à l’homme.
- Insectes nuisibles. — Les insectes nuisibles aux cultures, dont la loi, en Belgique, poursuit ou ordonne la destruction sont, en première ligne, les chenilles. Il y a peu de temps que cette destruction était encore réglée par laloi de ventôse an iv. En vertu de cette loi, les députations permanentes des conseils provinciaux ordonnaient, chaque année, avant le 40 février, Téchenillage des arbres.
- Le code rural du 7 octobre 4886 a abrogé cette dernière loi. Un règle-mentd'administration générale du 2Q janvier 4887, pris en exécution de Particle 42 de ce code, règle actuellement les mesures à prendre pour Téchenillage.
- Ce règlement distingue deux catégories d’insectes : les chenilles, et tous insectes, autres que les chenilles.
- D’après l’article 1er « les gouverneurs des provinces font procéder, aux ” époques déterminées ci-après, à la destruction des chenilles, de leurs " œufs ainsi que des toiles ou des bourses qui leur servent de nid :
- » 1° Du 4er novembre au 45 février;
- " 20 Immédiatement après la floraison des arbres.
- » Lorsque la nécessité en est reconnue, les gouverneurs peuvent égale-" ment ordonner les échenillages supplémentaires. »
- L’autre part, l’article 2 dispose que : « le Ministre de l’agriculture, de * Tindustrie et des travaux publics peut prescrire les mesures nécessaires 2 pour arrêter ou prévenir les dommages causés à l’agriculture par les h insectes, autres que les chenilles, et lorsqu’il est reconnu que ces dom-mases présentent un caractère grave. »
- Jusqu ici, aucune mesure n’a été prise en exécution de cette dernière “Position règlementaire.
- epuis 4873, la loi autorise le Gouvernement à prévenir, par un règle-ment d administration, la destruction des oiseaux insectivores. Ce règle-ent détend de prendre, de tuer ou de détruire, d’exposer en vente, de 1 ndre ou dacheter, de transporter ou de colporter ces oiseaux, ainsi que eUTs oeufs en couvées.
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- CLASSE 76.
- Le règlement actuellement en vigueur porte la date du 1er mars 4882.
- En vue de faire connaître aux populations rurales, les services si importants que les oiseaux insectivores rendent à l’agriculture en détruisant surtout pendant la saison des couvées, les chenilles et les insectes qui ravagent les campagnes, le Gouvernement fit rédiger, en 1873, en langue française et en langue flamande, une histoire populaire des animaux utiles de la Belgique; il publia également dans les deux langues du pays, des tableaux coloriés représentant les oiseaux insectivores. Ces tableaux ont été distribués dans toutes les écoles primaires pour servir à l’instruction des enfants.
- Une loi du 6 mai 1882 a autorisé le Gouvernement belge à adhérer àla convention phylloxérique de Berne de 1881. En donnant son adhésionà cet acte international, le Gouvernement a voulu surtout sauvegarder les relations du commerce horticole belge, attendu que la vigne à laquelle le phylloxera s’attaque exclusivement, n’est cultivée que sur une étendue peu restreinte du pays.
- Les mesures d’exécution de la convention phylloxérique sont actuellement réglées par un arrêté royal en date du 45 septembre 4885 et par divers arrêtés ministériels.
- Insectes utiles. — Au nombre des insectes dont l’homme peut directe ment tirer parti en Belgique, on ne peut guère citer que l’abeille.
- Il y a de longues années, le Gouvernement a encouragé des essais e sériculture, mais sans succès. L’éducation des vers à soie est nulle en Bf gique. „
- Quant à l'agriculture, les recensements des ruches, auxquels on ses livré, démontrent que l’éducation a perdu beaucoup de son importance Voici le nombre des ruches recensées, en 1880, dans chacune des PEO vinces, comparé à celui de 4 866, époque où les ruches ont eté dénombre pour la première fois :
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- Anvers. . PROVINCES 4866 4880 Brabant 24,824 44,162 Flandre occidentale 42,063 7,155 Flandre orientale 44,913 6,047 Hainaut ****•. 4 9,324 7,888 Liège .." 40,099 6,794
- Limbourg......................... 4 2,930 8,764
- Luxembourg ’ ‘................. 47,569 47,354
- Namur. .......................... 47,043 48,354
- ........................ 4 4,900 4 0,379 140,632 96,858
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- CLASSE 76.
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- Le nombre des ruches cultivées en Belgique a donc décru d’une manière sensible, pendant la période 4866-4880.
- Les causes de cette décroissance sont, d’abord, la diminution qu ont subie, pendant ce laps de temps, certaines cultures, telles que le colza et le sarrazin; ensuite les conditions climatologiques défavorables qui ont caractérisé certaines années de la période considérée.
- Lastatistique démontre, en effet, que le nombre des ruches a précisément subi la plus forte diminution dans les provinces où les superficies consa-crées au sarrazin et au colza ont le plus diminué. D’autre part, il est d'expérience que, dans une mauvaise année, les abeilles essaimant peu, le nombre des ruches habitées peut parfois diminuer dans une proportion sensible.
- A ces causes de décadence, il faut ajouter l’absence de tout progrès dans les procédés de l’élevage.
- La Belgique est tributaire de l’étranger de grandes quantités de miel et de cire. Les chiffres du mouvement commercial prouvent que ce pays achète en moyenne, par an, à l’étranger, 746,000 kilogrammes de miel et 267,000 kilogrammes de cire d’une valeur de 1,450,000 francs environ.
- L'entrée de la cire brute est libre en Belgique, le miel paie 10 francs les 100 kilogrammes.
- Ce sont la France, les États-Unis et l’Angleterre qui importent le plus de miel en Belgique.
- Ces chiffres démontrent le vaste champ qui est ouvert, en notre pays, à activité des agriculteurs. Aussi, il est à espérer qu’une connaissance plus Parfaite, chez nos populations rurales, des conditions d’existence des colo-nies et 1 introduction des procédés modernes amèneront peu à peu 1 apicul-,ure dans la voie du progrès; d’autant plus que la perte des ressources melliféres signalée plus haut, est aujourd’hui en grande partie compensée Par l'extension donnée en Belgique aux herbages et à la culture des légu-mineux.
- 11 se manifeste d’ailleurs, depuis quelque temps, pour arriver à ce but, As efforts que le Gouvernement belge seconde par l’organisation de con-erences pratiques et par la publication d’écrits sur l’apiculture.
- “exposition internationale d’apiculture de Bruxelles en 1888, et la Stion de sociétés d’apiculture qui se poursuit actuellement sur plusieurs aetnts du pays, montrent le désir réel, de la part des apiculteurs belges,
- Vouloir relever l’élevage des abeilles de la situation fâcheuse dans auelle il s’est trouvé trop longtemps.
- Tiberghien,
- Président de la classe 76.
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- CLASSE 76.
- EXPOSANTS.
- 4409 De Soignie (Jules), à Mons. — Ruches et accessoires.
- 4410 Simon de Fuisseau et fils (Mme veuve), 44, rue de l’Ascension, à Bruxelles. •— Ouvrages sur la sériciculture. Cocons. Matériel d’enseignement et d’élevage. Produits obtenus. — Ruches.
- 4444 Stilmant (Alfred), à Bovigny.
- — Ruches.
- 4412 Tonneau (Ch.), à Godinne. — Ruches, extracteur et désoper. culeur.
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- classe 77. 767
- CLASSE 77. — Poissons, crustacés et mollusques.
- EXPOSANT.
- MH3 Pisciculture de la Salm, (Alfred Stilmant), à Bovigny.
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- NEUVIÈME GROUPE.
- HORTICULTURE.
- Les documents relatifs aux expositions temporaires d’horticulture (classe 79 à 83) seront publiés dans lefasicule III du catalogue.
- CLASSE 78. — Serres et matériel de l'horticulture.
- Depuis un certain nombre d’années, la construction des serres et des abris vitrés, de même que la fabrication des outils et des instruments de jardinage ont marché de pair avec les progrès si marquants de l’art horticole. D importantes usines s’occupent spécialement de l’établissement d appareils de chauffage à l’eau chaude (thermo siphons) et y ont apporté de notables améliorations.
- La construction des serres a acquis une importance considérable. Pourla culture de certaines plantes, la préférence est accordée aux serres en bois, mais la majeure partie des serres est construite en fer, particulièrement pour la culture des vignes qui, depuis quelques années, a pris dans plu sieurs localités une remarquable extension. On peut les obtenir à bas prix. Elles joignent la légèreté à la solidité et répondent en tous points leur destination.
- Des chaudières de toutes formes et des tuyaux de tous genres, en fonte, en fer étiré, en cuivre, etc., sont employés au chauffage des serres.
- Les chaudières dites tubulaires sont préférées, mais néanmoins on utilise beaucoup la forme en fer à cheval ou ses dérivées.
- Pour les couvertures de serres, de couches et d’abris, on se sert paillassons en roseau, fabriqués dans la province d’Anvers. Ils sont solid et absorbent moins l’eau que ceux en paille.
- La ville d Alost fournit de grandes quantités de toiles fabriquées spécid lement pour l’ombrage des serres et d’un prix très peu élevé.
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- CLASSE 78.
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- La coutellerie horticole se fabrique plus particulièrement à Namur, Gembloux, Huy et Lierre. Elle a conservé son ancienne réputation. Quant à la taillanderie et à la quincaillerie, il existe dans diverses localités des manufactures d’instruments de modèles variés et parfaitement appropriés à l’usage auquel ils sont destinés.
- L’architecture des jardins est également en progrès et elle est enseignée avec tous les développements qu'elle comporte, dans les écoles d’horticulture.
- Les principales villes du royaume s’imposent de grands sacrifices pour la création et l’entretien des parcs, squares et jardins publics.
- L installation des jardins d’utilité a suivi le même mouvement et les propriétaires rivalisent entre eux pour y apporter tous les soins et tous les Perfectionnements désirables.
- L. Fuchs,
- Président de la classe 78.
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- 770 CLASSE 78.
- EXPOSANTS.
- 4414 Boussart-Delhaye (Émile), 3, rue de Nimy, à Mons. — Jalousies et claies pour serres.
- (Voir classe 63.)
- 4415 Buyssens (Adolphe), 69, rue du Brochet, à Gand. — Un plan de jardin. — Un plan de serre. — Collection de dessins de fleurs.
- 1416 Cassart de Fernelmont (Max), à Gembloux. — Une serre à deux versants avec couches adossées.
- 1417 Fontaine (Léopold), horticulteur-grainetier, rue d’Orléans, à Charleroi. — Caisse à outils pour jardiniers.
- 1418 Gilbert (Charles), 29, rue du Nord, à Anvers. — Album pomo-logique (modèles de fleurs et de fruits).
- 1419 Jorion-Renard (César), à Cuesmes, près Mons. — Plan d'un système de chauffage de serres.
- (Voir classes 27 et 64.)
- 1420 Van Aerdschot (Paul), 401, boulevard du Hainaut, à Bruxelles. — Étiquettes pour plantes de jardins.
- 1421 Van Hecke (Gustave),à Gand. — Constructions mécaniques. -Pompes d’arrosage, à purin, seringues, porte-eaux, moulin à vent auto-régulateur. — Maison fondée en 4860.
- 2 prix de progrès, 18 diplômes d’honneur 32 médailles d’or, 206 autres médailles.. (Voir classes 48, 49, 50, 51, 52, 61, 65, 6* 74 et 76).
- 1422 Vervoort (Auguste), horticulteur à Hyon lez-Mons. —Trois plans de jardins.
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- CLASSE 79.
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- CLASSE 79. — Fleurs et plantes d'ornement.
- La culture des fleurs et des plantes d’ornement est très-populaire en Bel-gique. Elle y a atteint une importance considérable tant au point de vue commercial qu’à celui du développement des diverses industries qui s’y rattachent.
- De nombreux établissements horticoles existent sur tous les points du pays et sont plus particulièrement concentrés à Gand et les environs. Leurs produits sont répandus, non-seulement dans toute l’Europe, mais s’exportent jusqu’en Amérique.
- De même que les jardins des particuliers, les jardins publics sont l’objet des plus grands soins.
- Dans la plupart des villes, notamment à Bruxelles, on a créé des squares et établi des plantations nombreuses d’arbres, d’arbustes et de fleurs.
- Indépendamment des grands établissements, tels que les jardins botaniques de Bruxelles, de Liége, etc., les écoles spéciales de Vilvorde, de Gand, de Mons, de Tournai, l’Institut agricole de Gembloux, etc., les écoles primaires, moyennes et normales sont, pour la plupart, pourvues de jardins renfermant les plantes nécessaires à l’enseignement élémentaire de la botanique et de l’horticulture.
- L’exemple de S. M. le Roi, qui a réuni dans le domaine de Laeken des Collections d’une richesse exceptionnelle, a puissamment contribué à ré-pendre le goût des plantes et des fleurs, et les pouvoirs publics ne cessent de T’encourager.
- DOUCET,
- Président de la Classe 79.
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- CLASSE 80. — Plantes potagères.
- D après le dernier recensement agricole, publié par les soins du Gouvernement en 4 880, sur 4,983,570 hectares livrés à la culture ordinaire, 39,724 sont consacrés à la culture potagère.
- Si on compare ce dernier chiffre à celui relevé en 4846, on constate une augmentation de 5,24 7 hectares, soit un accroissement de plus de 153 hec-tares par année; nous estimons que pendant les neuf dernières années la culture maraîchère s’est étendue de 5,000 hectares au minimum. Le chiffre total des terrains livrés à cette culture peut donc être estimé actuellementà 45,000 hectares; et nous avons lieu de croire que, d’ici à peu d’années, ce chiffre sera doublé ou triplé, pour peu que la crise agricole menace de se perpétuer et que le Gouvernement continue à propager les conférences agricoles et horticoles, instituées en vertu de la loi du 48 juillet 4860.
- Pendant les années 4 885,4 886, 4 887 et 4 888 des conférences ont été données annuellement au nombre de plus de 4,500 dans plus de 300localités.
- Cet enseignement est très populaire; il est suivi par un très grand nombre d auditeurs, parmi lesquels les artisans, les ouvriers et les petits bourgeois sont en majorité.
- Jardins d ouvriers. — Il y a bien peu d’ouvriers et d’artisans dans les villages, les petites villes et les centres industriels qui ne possèdent un ter rain de 5 à 40 ares en moyenne, sur lequel ils cultivent, outre quelques plantes d assaisonnement, les légumes les plus ordinaires, tels que pomme de terre hâtive,carotte, oignon, poireau, épinard, céleri, laitue,chou, harico et pois mange-tout.
- Dans les centres industriels, c’est généralement la ménagère qui soigne le jardin; l’ouvrier n'y consacre le plus souvent que quelques heures dimanche.
- Jardins bourgeois. — Ces jardins sont nombreux et ordinairement bien soignés. Leur superficie varie entre 40 et 50 ares, suivant l’état de fortun du possesseur.
- Indépendamment des légumes communs, on y cultive généralement Ton perge, 1 artichaut, le cardon, le chou marin et d’autres légumes que pourrait désigner sous le nom collectif de légumes de luxe. oh
- Les cultures y sont généralement dirigées en vue d’obtenir une success et peu interrompue des divers produits pendant toute la durée de la saison % souvent même pendant l’hiver, avec l’aide de couches de fumiers, de c a
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- CLASSE 80.
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- ou de bâches chauffées par un thermo siphon. Dans ce dernier cas, les cultures sont ordinairement confiées à des ouvriers expérimentés ou à des jardiniers de profession.
- Jardins de ferme. —• Il y a dans le pays environ 17,000 exploitations de plus de 20 hectares. A chacune d’elles est annexé un jardin dont la superficie varie en raison de l’étendue de l’exploitation. On n’y rencontre cependant qu'exceptionnellement des jardins de plus d’un hectare. Les plantes cultivées dans ces jardins sont à peu de chose près les mêmes que dans les-jardins d’ouvriers; néanmoins, dans les grandes fermes on rencontre généralement quelques planches d’asperges.
- Jardins maraîchers. — Les jardins maraîchers proprement dits, sont Ceux dans lesquels on cultive les légumes destinés à l’approvisionnement des marchés ; ils sont généralement établis dans le voisinage des villes. Les plus remarquables sont ceux des environs de Bruxelles, de Malines, de Louvain, d’Anvers, de Gand, de Bruges, de Liége et de Huy.
- Dans le centre bruxellois ils ont chacun une superficie qui varie entre Blet 420 ares.
- Les principales plantes cultivées dans ces jardins sont : les choux de Milan pommés, les céleris, les poireaux, les laitues pommées, les épinards, les chicorées endives et scaroles, les carottes hâtives et demi-longues, les Scorsonères, les navets hâtifs et les haricots nains. Chaque maraîcher pos-Sedede 2 à 4Q0 châssis pour la culture de carottes hâtives, de céleris, de Pourpier, de cerfeuil, d’oseille, de laitues pommées et de melons.
- Le nombre de personnes attachées à chaque jardin est ordinairement de Tatre : deux hommes et deux femmes.
- Les maraîchers forment une classe de travailleurs soigneux et économes, acquérir la fortune, la plupart arrivent, après quinze ou vingt années
- € travail, à un état d’aisance suffisant pour leur permettre de céder l'ex-foliation à des bras plus jeunes.
- CULTURES SPÉCIALES.
- Oignons. — L’oignon jaune paille ou des vertus est cultivé en grande Quantité en plein champ dans quelques localités du pays, notamment dans 3 Flandre orientale, le Hainaut et une partie de la province de Liége.
- assez grandes quantités de ces bulbes sont exportées en Angleterre.
- Chou-fleur. — Les deux principaux centres de production sont, -ouvain et Malines.
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- Les choux-fleur qui affluent sur les marchés de notre pays, delà fin de mai au 45 juillet, sont envoyés par les Louvanistes, tandis que les Malinois les fournissent en août, septembre et octobre.
- Pois. C est encore Louvain et Malines qui sont les principaux centres de production.
- Dans cette dernière ville il se tient tous les jours à 6 heures du soir, pendant toute la durée de la saison, un marché spécial pour la vente des petits pois. C’est là que les principaux fabricants de conserves du pays vont s’approvisionner. La variété de pois la plus cultivée dans les environs de Malines est le pois serpette ou pois d’A uvergne. Les fabricants de conserves accordent leur préférence à cette variété.
- Dans les environs de Louvain ont cultive spécialement les pois hâtifs.
- Pommes de terre hâtives. — La majeure partie des pommes de terre hâtives mises en vente sur les principaux marchés du pays, proviennent des villages qui s’étendent entre Vilvorde et Contich. La variété cultivée est une pomme de terre jaune, ronde, de moyenne grosseur, connue sous le nom de pomme de terre de Malines.
- Chou de Bruxelles. — Bien que ce chou soit cultivé dans toute la Belgique, les principaux centres de production sont les environs de Bruxelles. I.es produits y sont de qualité supérieure; aussi en exporte t-on de grandes quantités en Angleterre et en France.
- Les cultivateurs de Schaerbeek, Evere et d’autres villages environnants y entresèment en mai-juillet du trèfle incarnat et obtiennent ainsi à peu ce frais une abondante récolte de fourrage au printemps.
- Cette entre-culture est reconnue indispensable dans les terres substan tielles, là où les petites pommes sont susceptibles de prendre un trop grand développement et perdre ainsi une grande partie de leur valeu commerciale.
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- Chicorée witloof. — La culture de ce précieux légume s’étend d'année en année dans les environs de Bruxelles. Ce sont les communes Schaerbeek, d’Evere, de Haeren et de Dieghem qui fournissent la chicorée witloof la plus estimée. Dans ces seuls villages, plus de 200 hectares son consacrés à cette culture et la production de chicons forcées avec fumier y est estimée à plus de 2,500,000 kil. La chicorée witloof est çon. sidérée à juste titre comme l’un des meilleurs légumes pour l’exportati qui se fait principalement vers la France.
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- La nature du sol exerce une influence capitale sur la qualité de ce produit, et c’est pour cette raison que la culture de la chicorée witloof prend tant d’extension dans les communes précitées. Les chicons que 1 on obtient avec des racines récoltées dans les terres argileuses, ont moins de consistance que ceux qui proviennent de racines obtenues dans les terres de consistance moyenne.
- Fraises. — Ce sont les métayers ou petits cultivateurs des villages avoisinants les grandes villes qui cultivent généralement les grosses fraises. Chacun n’y consacre habituellement qu’une surface de quelques ares. Dans les environs de Bruxelles, les cultures de fraises se rencontrent principalement dans les communes de Neder-over-Heembeek, Laeken, Molenbeek-St-Jean, Jette-St-Pierre, Berchem-Ste-Agathe et Dilbeek. La variété locale quel'on y cultive est assez semblable à celle connue dans le commerce sous le nom de jucunda.
- La culture forcée du fraisier a pris en Belgique un très grand développement. Les initiateurs de cette culture en grand sont les frères Sohie, de Hoeylaert; cette culture se fait simultanément avec celle de la vigne.
- La culture de la vigne occupe dans les communes de Hoeylaert, Gioe-nendael, Isque, Malaise et La Hulpe une surface vitrée de plus de 30 hec-tares. L'établissement des frères Sohie, le premier fonde dans la commune de Hoeylaert, occupe à lui seul une surface de 7 hectares.
- Houblon. — Les jets de houblon, récoltés en butte pendant les mois de marsctavril, sont un légume très estimé et dont on fait une grande con-Sommation. L’exportation des jets de houblon prend d’année en année plus
- importance. Les principaux centres de culture sont Assche, Ternath et es environs d’Alost et de Poperinghe.
- Actuellement, le produit des jets est souvent aussi rémunérateur que Celui des cônes qui entrent dans la fabrication de la bière.
- , Asperge. — Il y a peu d’années les seuls grands centres de production paient Gand, Malines et Louvain. Actuellement ils perdent beaucoup de
- importance. La culture y est généralement faite en tranchée et les produits sont inférieurs en qualité et en volume à ceux que l’on obtient eurs avec des souches plantées à peu de profondeur, suivant la méthode
- * stiquée par les habiles cultivateurs d’Argenteuil, près Paris.
- es conférences horticoles ont beaucoup contribué au développement de e culture, et cependant le nombre d’aspergeries est encore insuffisant T les besoins de la consommation intérieure. Jusqu’ici 1 aspergerie la
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- CLASSE 80.
- la plus étendue est celle créée à Bockryck, près de Hasselt, en plein terrain campinien; elle mesure plus de 70 hectares.
- Chou cabu rouge et chou cabu blanc. — Dans les zones limoneuses, des cultivateurs intelligents commencent à consacrer une partie de leurs champs à ces plantes dont l’écoulement se fait avec facilité.
- Plantes porte-graines. — C’est dans la vallée de la Meuse, à Huy et aux environs que l’on rencontre les plus grandes cultures de plantes porte-graines. Les principales espèces cultivées sont : l’oignon, le poireau, la carotte et les betteraves sucrières et fourragères.
- Culture des primeurs. — La culture des primeurs au point de vue commercial n’occupe pas jusqu’ici une place suffisante pour satisfaire aux besoins de la consommation intérieure. La France trouve chez nous un bon débouché.
- L. G. GILLEKENS,
- Président de la Classe 80.
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- EXPOSANT.
- 4423 de Haspe (Gustave), horticulteur-grainetier, à Ath. — Spécialité de culture champêtre et maraîchère pour le développement des idées horticoles et l’application des diverses variétés. Instruction gratuite aux classes laborieuses depuis 20 ans.
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- CLASSE 81.
- CLASSE 84. — Fruits et arbres fruitiers.
- La connaissance et l’amélioration des fruits ont été depuis longtemps, en Belgique, l’objet de recherches patientes et soutenues.
- L abbé Nicolas Hardenpont, de Mons, fut probablement le premier qui fit usage de l’hybridation artificielle, à l’effet de créer de nouvelles variétés. La poire Passe-Colmar, obtenue par lui, était connue dès 4758.
- J. B. Van Mons, professeur à l’Université de Louvain, tout en prenant une autre voie poursuivit le même but. Il inventa un système basé sur le semis non-interrompu en ligne directe.
- La théorie de Van Mons, en elle-même, n’a pas fourni les brillants résultats que son promoteur en attendait, mais les diverses expériences qu elle a suscitées, ont continué à enrichir notre pomone nationale.
- Les nombreux fruits gagnés par les semeurs belges, répandus partout en Europe et en Amérique, avaient produit une certaine confusion dans la nomenclature. Alexandre Bivort, qui après la mort de Van Mons, reprit ses pépinières et continua son œuvre jusqu’à la douzième génération, fit connaître ses nouvelles acquisitions dans l'Album pomologique, qu'il publia de 1847 à 4854 et fixa l’identité d’un grand nombre de fruits, connus à cette époque, par des figures coloriées et des descriptions détaillées. Faute d’un nombre de souscripteurs suffisant, il dut arrêter sa publication au quatrième volume. Nommé, en 1854, directeur de la Société Van Mons, à Geest-Saint-Remy, il édita, avec le concours des membres de la Commission royale de Pomologie, les huit volumes des Annales de la Pomologie belge et étrangère. En 1869 cette Société cessa d’exister.
- Le Gouvernement, belge fonda, en 1849, l’école pratique d’horticulture de Vilvorde. La même année l’école d’horticulture de Gendbrugge-Ganda fut installée, avec le concours de l’État, dans l’établissement de Louis Van Houtte. L’école d’arboriculture de Tournai et l’école professionnel 2 d horticulture de Mons, furent créées avec le concours du gouvernement de la province et de l’administration communale, la première en 48611 la seconde en 1863.
- Vers 1862, un grand nombre de sociétés privées instituèrent des conf ronces gratuites sur l’arboriculture, à l’effet de faire connaître les met leures méthodes de culture et de taille; elles organisèrent des expositio ’ dont 1 objet principal était la dénomination correcte des fruits et la P pagation des variétés les plus méritantes.
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- CLASSE 81.
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- Ces conférences, la plupart données par des professeurs formés aux écoles du Gouvernement, attirèrent non-seulement les jardiniers de profession, mais aussi un grand nombre d’amateurs. Elles se sont élevées en'1887 à 940, suivies par un public évalué à 50,000 auditeurs.
- Depuis un demi-siècle, la culture fruitière a augmenté en Belgique dans une proportion énorme,
- On pourra s’en faire une idée lorsque l’on saura que la production annuelle est d’environ cinquante millions de francs, dont la plus grande partie est destinée à l’exportation. L’Angleterre seule nous prend pour Prés de dix millions de francs de pommes et de poires; la France se fournit en Belgique pour une somme considérable de raisins, de fraises et dépêches cultivés en serre.
- En résumé, si la Belgique ne marche pas en tête des autres nations en qui concerne la culture des fruits, elle a su tout au moins, malgré son territoire restreint et son climat peu favorable, se maintenir au premier rang parmi celles qui s’adonnent à la culture, à l’amélioration et au com-merce des fruits.
- Ch. Gilbert.
- Président de la classe 81.
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- CLASSE 82.
- CLASSE 82. Graines et plantes d’essence forestière.
- Avant la loi du 25 mars 4847, relative au défrichement des terrains communaux incultes, la plupart des boisements s’obtenaient par semi-. Les plantations étaient peu connues et, encore, se servait-on de plants prove-nant des forêts mêmes, quand on recourait à ce mode de boisement.
- Ce n est qu’à partir de la promulgation de cette loi que les essais de boisement, à laide de plants élevés en pépinière, furent réellement tentés. #
- Afin de propager cette culture et de hâter autant que possible la mise 1
- en valeur des terrains incultes, le Gouvernement, dès 4849, créa cinq pépinières dans le Luxembourg; en 4860, trois nouvelles pépinières 5 tarent établies : deux dans la province de Namur et une dans celle de Liège. P
- En 1863, ces huit pépinières domaniales furent converties en établisse- . ments provinciaux subsidiés par l’État.
- Aujourd hui, une seule existe encore : celle de Sart, dans la province de t
- Liège; les autres ont été supprimées, celles de Namur en 4875 et celles à
- du Luxembourg en 4882. ; S
- La mission des pouvoirs publics était d’ailleurs terminée et la voie nettement tracée laissait à l’initiative privée tout l’espace nécessaire pour e prendre sérieusement son essor.
- Le rapport de la Commission d’inspection forestière renseigne que, de 4
- 1852 à 1862, les pépinières du Luxembourg fournirent 41,675,610 plants C
- et que, de 4 863 à 4 876, toutes les pépinières réunies en fournirent 42,217,449, soit en totalité 53,803,059 plants. d
- Tous ces plants ont été délivrés, à prix réduits, aux communes comme a aux particuliers. a
- Mais l’industrie privée n’était pas restée inactive. Aussi, dès la suppres € sion des pépinières du Luxembourg et de Namur, de nombreux établissements particuliers de ce genre virent le jour ; ils ne firent qu’augmenter. t Actuellement, on peut en compter plus de cent. :
- Nous ne possédons aucun renseignement précis sur la quantité e € plants produits annuellement dans ces pépinières ni sur l’étendue de terrain affectée à celles-ci. Mais nous pouvons dire que la production est relative 1 ment considérable.
- Au début des plantations, on était imbu de cette idée que des plants de 1
- tinés a des terrains ingrats ne devaient pas être cultivés dans des terre .
- trop substantielles ou trop fertiles. Si l’on ajoute que la culture des Per: 1
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- nières était rudimentaire, que l’on se bornait à produire des plants de semis sans repiquage et que l’on n’employait que des amendements sans matières fertilisantes, on ne s’étonnera nullement si les résultats d’alors ont laissé beaucoup à désirer.
- Il n’en est plus ainsi heureusement et la culture des plants est bien comprise.
- Avec l’extension des pépinières, les espèces se sont multipliées également. Aujourd’hui on n’en est plus à produire les quelques plantes forestières employées primitivement dans les boisements ; on cultive toutes les essences indigènes ainsi qu’un grand nombre d’essences exotiques, au point de vue de leur naturalisation en Belgique. Sous ce rapport, des essais semieux sont tentés et il est permis de penser que les espérances ne seront Pas déçues.
- Nous avons dit que la pépinière provinciale de Sart fonctionne tou-
- Celle-ci, d’une contenance de 4 hectare 40 ares, est placée sous le con-trole et la direction des agents forestiers. Les dépenses sont payées 8 laide d’un crédit de 2,000 francs, porté au budget de la province et d’un subside de 1,000 francs alloué par l’État.
- etSTice aux réformes introduites dans la culture, à des soins particuliers eld l'emploi du fumier, la dite pépinière est devenue un établissement wodele, en pleine prospérité. Elle peut fournir annuellement plus de chê 3000 de plants repiqués de premier choix, d’essences résineuses et de
- plants propres au reboisement sont extraits aux mois de mars et alyl et délivrés gratuitement, sauf les frais d’extraction et de comptage, communes de la province de Liége. L’excédent, s’il y en a un, peut eevecendu aux particuliers, d’après un tarif spécial dont les prix sont peu
- tare. SuPPosant que l'on emploie au reboisement 40,000 plants par hec-> ce qui est un maximum, la pépinière de Sart permet donc de re en valeur, chaque année, au moins 400 hectares de terrains consi-
- VéEés comme incultes.
- biSEecbëkre fait ressortir toute l’utilité et la haute importance de cet éta-niateclaues petites pépinières existent aussi dans certaines forêts doma-étant": Ces Établissements tendent toutefois à disparaître, les particuliers tivés tout aussi à même que l'État de produire les sujets qui y sont cul-
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- En ce qui concerne les graines, le commerce ne s’en est pas étendu de la même façon que celui des plants.
- Cependant, dans les sables incultes de la Campine, le mode du semis continue à être très suivi. Comme la graine provient souvent de peuplements trop jeunes ou de mauvaise végétation, on attribue en partie à ce fait l insuccès relatif de beaucoup de boisements récents. Pour obvier à cet inconvénient, on préconise et on impose même l’emploi de graines de Suède, dont le prix de revient est le double de celui des graines indigènes et d’Allemagne.
- Comme nous l’avons déjà dit, la plupart des boisements créés avant 1847, proviennent de semis.
- A cette époque, le Gouvernement et les provinces — tout comme pour la création des pépinières — s’imposèrent des sacrifices pour stimuler le reboisement des terrains incultes. C’est ainsi que, de 1843 à 1848, d’assez fortes quantités de graines ont été délivrées gratuitement, tant aux communes qu aux particuliers qui en faisaient la demande.
- Mais dès l’apparition des boisements par plantation, ces distributions de graines furent supprimées.
- Les résultats des semis n’ont pas toujours été bons; cependant il est à remarquer que les peuplements obtenus avant 4 847, valent beaucoup mieux que la plupart des peuplements ultérieurs obtenus par plantation.
- Quoi qu’il en soit, depuis 4 847 les semis ne se sont pas propagés d une manière bien sensible, du moins pour les essences autres que le pin sylvestre.
- Si le commerce de graines s’est étendu depuis, c’est plutôt par la variété que par la quantité. Et cela se comprend : une économie de graines étant réalisée par la culture des plants en pépinière.
- La plupart des graines employées en Belgique sont achetées à l’étranger. Toutefois, dans quelques petites parties du pays elles sont récoltées sur place, là où les arbres sont de bonne venue et dans leur complet dévelop pement.
- Il serait à souhaiter qu’il en fut souvent ainsi, car beaucoup de graines achetées à l’étranger sont d’origine belge, et proviennent d’arbres rabou gris, chétifs et non arrivés à l’âge adulte.
- Il est un point sur lequel l’attention des pépiniéristes ne s’est pas portée suffisamment. Nous voulons parler des chênes rouvres et pédonculés, don les exigences culturales sont méconnues.
- La dernière espèce, plus fertile et produisant un gland plus fort, es
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- généralement la seule que l’on cultive, quoiqu’elle ne convienne nullement pour la mise en valeur de la plupart de nos terrains incultes.
- Malgré tout l’intérêt qui s’attache à la question du boisement de ces ter-rains, beaucoup de ceux-ci restent toujours dans leur état primitif. Ainsi des464,447 hectares de terrains communaux incultes qui existaient en 4 847, 52,693 hectares seulement sont boisés actuellement, dont 31,000 hectares environ (4/2 résineux et 4/2 feuillus) par les communes et par les établisse-ments publics.
- Voici, par province, le relevé des boisements effectués depuis 4847 jus-qu'en 4888 :
- Hectares. Ares.
- Anvers.................................. 9,842 53
- Brabant................................... » »
- Flandre occidentale .... » »
- Flandre orientale......................... » »
- Hainaut................................... 88 34
- Liége.................................. 7,146 35
- Limbourg............................. 48,334 40
- Luxembourg............................ 4 3,837 05
- Namur.................................. 3,447 69
- Total... 52,693 36
- Disons cependant que, depuis 4884, le gouvernement inscrit à son budget un crédit de 13,000 francs pour subventionner les communes Pauvres qui ont entrepris le boisement de leurs terrains incultes. L allo-cation, indépendamment de celle de la province, s’élève ordinairement au tiers de la dépense.
- Nous espérons que l’Exposition universelle de Paris fera quelque lumière encore dans cette question des boisements et marquera d’un nouveau pro-STesles efforts tentés depuis si longtemps pour la mise en valeur des ter-Tains incultes et l’amélioration des propriétés boisées.
- J. WARY, A. Dubois,
- Secrétaire. Président de la classe 82.
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- CLASSE 83. — Plantes de serre.
- Peu de branches de l’industrie se sont développées en Belgique avec plus de rapidité que l'horticulture, peu ont subi des modifications plus profondes et plus heureuses. La culture des plantes de plein air, l’arboriculture fruitière, la culture maraîchère ont été perfectionnées successivement; mais les progrès se sont accentués surtout dans la culture des plantes de serres. C’est à ces dernières que nous limiterons ce rapport.
- Si l’obstacle redoutable que les intempéries du climat opposent à la naturalisation en Belgique des plantes des contrées intertropicales, n’a jamais pu être brisé, du moins il a été adroitement contourné; nos pères ont construit pour elles des abris appropriés à leurs besoins; ils leur ont procuré des conditions à peu près analogues à celles qu’elles ont dans leur patrie et qu’elles retrouvent dans les orangeries, édifiées les premieres, dans les serres basses ou flamandes et ensuite dans des constructions encore mieux combinées, les grandes serres et les jardins d’hiver. On a la certitude qu’il existait en Belgique des serres à la fin du xv8 siècle; mais elles devaient être bien modestes et les végétaux qui les peuplaient se réduk saient à peu de chose, si on les met en parallèle avec celles que nous Posse dons aujourd’hui. On cite comme exceptionnellement riche, la collection de quatre cents plantes exotiques que le pharmacien anversois, Pierre Caudenberg, possédait au xvi® siècle. Et pourtant, suivant l’affirmation du botaniste de Lobel, les Belges avaient, à cette époque, dans eur cultures, plus d’espèces et de variétés qu’aucun autre peuple d ur°^’ c’étaient, il est vrai, des arbres, des arbustes et d’autres végétaux cultivaient dans leurs jardins. C’est, du reste, sur le -perfectionnement ceux-ci que semblent s’être reportés tous les efforts pendant les Wmar. xvine siècles; la fin de ce dernier et le commencement du XIX8 siec quent seuls une ère de rénovation. En contact plus direct avec 1 Ang e sers si puissante par sa marine, si riche par ses colonies, quelques Jet Nien gantois, instruits d’ailleurs par l’exemple des Parmentier d 0 ises s’étaient enhardis à se rendre compte par eux-mêmes de ces seTTes AoRes du qui devaient renfermer les merveilles rapportées de toutes les 0 itions monde; ils parvinrent ainsi à enrichir de plusieurs bonnes aca-l’horticulture naissante de leur ville natale, fut pas
- Le Jardin botanique de Gand, dont la création remonte à 1787, "Ara En sans influence sur les progrès réalisés une vingtaine d’années plus a qui effet, ses directeurs inspirèrent la fondation de la Société d horticge royale devait acquérir bientôt une réelle puissance et devenir cette Socte
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- d’agriculture et de botanique dont les floralies quinquennales jouissent maintenant d’une renommée universelle. La première exposition ouverte par cette société à l’estaminet-guinguette de Frascati, local où les sociétaires seréunissaient habituellement, eut lieu le 7 février 4809, et son programme peut donner une idée de l’état du jardinage à cette époque. Cinquante et une plantes y furent exposées, entre autres les suivantes :
- Ericatriflora. Médaille d’encouragement.
- Camellia japonica fl. rubro. 4er ac-cessit.
- Cyclamen persicum. 2e accessit.
- Arbutus Andrachne.
- Camellia japonica.
- Dillenia scandens.
- Jasminum glaucum.
- Mimosa heterophylla.
- Cyclamen Coum.
- Correa alba.
- Aletris capensis.
- Rosa portlandica.
- Mimosa longiflora.
- Rhododendron ferrugineum.
- Rhododendron hirsutum.
- Magnolia grandiflora.
- — ferruginea.
- — nova species.
- illicium parviflorum.
- — floridanum.
- Agave striata.
- Viburnum Lantana.
- Nerium Oleander.
- Daphne odorata.
- Daphne purpurea.
- Rosa sinensis.
- Jasmin de Valence à fleurs doubles.
- Scilla maritima.
- Pancratium amboinense.
- Cineraria cruenta.
- Ledum latifolium.
- — angustifolium.
- Justicia pulcherrima.
- Ceanothus discolor.
- Andromeda lucida.
- — axillaris.
- Plumbago rosea.
- Phylica ericoides.
- — plumosa.
- — spicata.
- Erica herbacea.
- Portlandia rosea. Heliotropium peruvianum,en fleurs.
- Arbutus Unedo, fl. pl.
- Sparmannia africana.
- Reseda arborescens, en fleurs.
- Lonicera tatarica, en fleurs.
- Nous reproduisons en même temps le compte-rendu textuel de cette Première exposition, tel qu’il fut publié dans le numéro du 9 février 4809 € la Gazette van Gent, la plus ancienne des feuilles périodiques Robliées en Belgique : « En exécution de l’article 45 du règlement de la 0c’été, l’exposition publique et annuelle de plantes, fleurs et arbustes, a
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- eu lieu en cette ville dans une des salles du jardin de Frascati, depuis le 6 de ce mois, et continuera jusqu’au 40 inclusivement.
- » Parmi les plantes nombreuses et dont plusieurs sont rares et difficiles à fleurir dans cette saison, l’Erica triflora, cultivé par M. Le Bègue, secrétaire de la Société, a emporté le prix.
- » Le Camellia iaponica, à fleurs rouges, cultivé par M. Willems etle Cyclamen persicum, cultivé par M. Mussche, jardinier en chef du jardin botanique de cette ville, ont eu l’accessit.
- » Parmi les autres plantes qui ont concouru pour le prix, on a distingué particulièrement un superbe A rbutus andrachne, en fleur, de M. Goethals, trésorier de la Société; un second Camellia japonica, de M. L’Olivier, commissaire de police; un Cyclamen Coum, de M. Van Cassel; le Jasmi-num glaucum. Mimosa heterophylla, Rosa portlandica, et plusieurs autres plantes portées à une culture excessivement rare pour la saison, entre autres un pot-pourri rempli de plus de vingt espèces diverses de fleurs, telles que jacinthes de la plus grande beauté, tulipes, muguet, narcisses, jonquilles, iris, crocus, etc., toutes en pleine floraison, inventé et supérieurement cultivé par Louis Verleeuwen, jardinier de cette ville, ainsi que les jeunes citronniers, cultivés supérieurement par M. Ducolom-bier.
- » Un banquet de plus de soixante couverts et où ont régné la cordialité et la joie les plus pures a terminé, le 6, la fête de Sainte-Dorothée, patronne des jardiniers et des botanistes. M. le maire a honoré la Société de sa pré sence, ainsi que MM. les adjoints.
- » La salle de banquet était ornée de fleurs, plantes et arbustes, et décorée d’une manière analogue à la fête. »
- L examen de cette liste et du compte-rendu qui précèdent donnent la preuve de ce que le continent était alors tributaire de l’Angleterre pour les plantes d introduction nouvelle; il démontre également que les bruyère du Cap et les plantes australiennes avaient surtout la vogue. Aux unes et aux autres vinrent se joindre bientôt les plantes que von Siebold intto, duisit du Japon et qu’il importa directement en assez grand nombre-Gand, au Jardin botanique. C’est à ce naturaliste que l’on doit les $ mellia japonica et les premières variétés de cette espèce, Camellia color, Camellia Donkelaari et Camellia alba plena, toutes d’origpe japonaise, le Lilium speciosum ou lancifolium et une foule d’autres Vont taux qui furent primitivement cultivés dans des serres chaudes et l’expérience, appuyée sur des notions plus saines de géographie botaniq" ‘ détermina la parfaite rusticité.
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- Les camellias, les azalées de l’Inde, les rhododendrons furent de bonne heure les grandes spécialités de l’horticulture gantoise; l extension que donnèrent à leurs cultures les jardiniers et les amateurs valut à la ville de Gand un renom tel que de tributaire de l’Angleterre, elle devint, pour ces plantes et même pour d’autres, un centre de production où vont encore se fournir aujourd’hui tous ceux qui aiment les fleurs. Héritiers des paisibles Flamands qui, dans les deux siècles précédents, collectionnèrent avec passion les tulipes, les jacinthes, les renoncules, les anémones et toutes ces jolies fleurs venues du Midi et de l’Orient, les jardiniers gantois s’adonnèrent de bonne heure aussi à la création des variétés parmi les quelques genres et les espèces peu nombreuses qui étaient l’objet de leur prédilection. Habitués à observer de près leurs plantes préférées, ils furent des premiers à connaître la loi de la variabilité due à la culture elle-même et celle des modifications non moins profondes sollicitées par le semis. Ils recherchèrent les variations dans toutes les voies et montrèrent une grande adresse à fixer les accidents naturels de dimorphisme et de dichroïsme, en recourant à des procédés certains de bouturage et de greffage. Que de nou-veautés ont ainsi fait leur entrée dans le monde horticole, entourées d’une auréole usurpée! Que de variétés attribuées aux travaux ardus des jardi-niers et qui ne furent que des jeux de la nature, des lusus, nés un jour et par hasard sur un rameau avec une fleur autrement dessinée, autrement colorée, avec un feuillage plus large ou plus mignon, ou présentant l’une ou l’autre panachure! Le patient labeur s’était borné à une observation attentive et à la pratique d’un habile greffage. Il serait impossible d’établir aujourd’hui, même au moyen des premiers catalogues de ceux qu’on appe-lait alors jardiniers ou fleuristes, l’énumération des plantes qui furent "objet de l’attention spéciale des producteurs. Suivant le goût des ama-teurs, ils ont glané dans tout ce qui les entourait, parmi les plantes rusti-Tues comme parmi les espèces délicates, sans oublier les arbres et les
- La recherche du neuf ou du parfait excita de la sorte le zèle des semeurs r bien des points de notre pays. Mortier, à Gand, se distingua de la sorte • ses azalées dites de Gand ; les frères Parmentier, à Enghien, par leurs Ses et leurs pivoines herbacées; le docteur Rodigas, à Saint-Trond, par s Phlox, ses lobélies, ses pivoines arborescentes, ses épimèdes, ses unkia, ses anémones hépatiques, ses hellébores et autres plantes vivaces, pur les semis des végétaux de serre, la palme revenait aux établissements rticoles, fondés successivement à Gand et à Liége, dans lesquels s illus-irent les Verschaffelt, les Van Houtte, les Van Geeit, les Linden, les
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- Jacob-Makoy, et auxquels sont dûs les progrès réalisés dans une longue série d espèces végétales que d’autres espèces sont venues remplacer à leur tour. Curieuse serait l’histoire de bien de ces espèces et de la filiation de leurs produits, si l’on pouvait les reprendre à l’arrivée du premier type et placer à côté de celui-ci les variations successives et les derniers perfectionnements. On connaît l’origine de certaines séries. Le Dahlia, venu du Mexique au commencement de ce siècle, a résisté vingt ans aux tentatives des semeurs et n’a donné des fleurs doubles qu’en 4817. Et, depuis lors, les fleurs se sont modifiées tous les ans comme façonnées dans des moules nouveaux avec des couleurs nouvelles. L’histoire des calcéolaires, transformées par Van Houtte, celle d’un grand nombre de Gesneriacées, celle des Fuchsia, des Pelargonium, etc., est dans le même cas. Une fois 1 ébranlement produit, la force de l’atavisme perd de son intensité et, par les semis successifs, on a créé de véritables merveilles. Toutefois, les perfectionnements de certaines races, les variations accidentelles fixées, les nouveautés obtenues par la culture ou le semis, ne purent longtemps suffire seuls à satisfaire la curiosité excitée par les descriptions et les portraits des végétaux appartenant aux contrées tropicales, publiés dans les journaux scientifiques ou horticoles, dont les botanistes, secondés parles établissements commerciaux, prirent l’initiative.
- Edouard Morren, dans la préface de son œuvre posthume : Index bibliographique de l'Hortus belgicus, préparée pour le Bulletin delà Fédération des sociétés d’horticulture, donne un aperçu complet des publications horticoles qui ont vu le jour en Belgique depuis un demi siècle. Nous en reproduisons les principaux passages : « Drapiez com) mença, en 4828, à faire paraître, à Bruxelles, l'Herbier de l'amateur de fleurs, qui fut terminé en 4 835 et qui contient 600 planches coloriées. Le même publia, en 4833, la Flore des serres et des jardins de l'Angleterre (6 vol. in-folio), reproduisant les recueils périodiques anglais. La même année, Charles Morren créa, avec Louis Van Houtte, le premier recueil périodique et illustré publiant la description et l’iconographie d'apres nature des plantes nouvelles introduites directement en Belgique; cétal 1 Horticulteur belge, qui forme cinq volumes et qui disparut en 4838. La même année encore (4833), Richard Courtois commence son Magasin d horticulture, que la mort prématurée du jeune écrivain vint interrompre-En 4844, surgit le Journal d'horticulture pratique, rédigé successive ment par Scheidweiler, Ysabeau, Galeotti et Funck; après avoir pro U1 49 volumes et 280 planches, ce journal se fusionne avec la Belgique hor ticole (4861). En 4845, la Société royale d’agriculture et de botanique
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- Gand confia à Charles Morren la direction de ses Annales; malheureusement, la collection ne comprend que 5 volumes et on peut regretter que cette œuvre n’ait pas été continuée. En 1845, Louis Van Houtte commence sa Flore des serres et des jardins de l’Europe, dont 22 volumes contenant 2,261 planches ont vu le jour. Charles Lemaire, après avoir été rédacteur principal de la Flore des serres, fonde en 4851 le Jardin fleu-riste, qui fournit 4 volumes et 430 planches. Il rédigeait en même temps ^Nouvelle iconographie des camellias, éditée par Ambroise Verschaffelt, etdontles 12 volumes renferment les portraits de 576 variétés. » L'Illustration horticole succède, en 4854, au Jardin fleuriste. Cette publication est continuée en 4870 par M. Linden, devenu propriétaire de l'établissement d’Ambroise Verschaffelt, avec la collaboration de M. Éd. André jusqu’en 4880. Depuis lors, l'Illustration est rédigée par M. Ém. Rodigas; trente-cinq volumes de cette publication sont aujourd’hui Complets.
- En 1851, Charles Morren fonda la Belgique horticole qu’il conduisit jusqu’en 4855 et qu’Édouard Morren a rédigée jusqu’à sa mort.
- M. J. Linden dota, en 4860, la littérature botanique et horticole d’un ouvrage important, la Pescatorea, qui contient le portrait de quarante-huit magnifiques Orchidées. En 4863 il publia le Hortus Lindenianus, eten collaboration avec M. J. E. Planchon, les Plantae Columbianae.
- Mentionnons encore les Plantes ornementales, deux volumes édités par N. Dallière; l'Iconographie des Azalées, éditée par M. Aug. Van Geert et dont deux volumes ont paru ; la Revue de l’horticulture belge, fondée en 1875 par le corps enseignant de l’École d’horticulture de l’État à Gand, avec la coopération de M. le comte Osw. de Kerchove de Denterghem, et qui semble avoir pris la place du Journal d’horticulture pratique; citons enfin la Lindenia, iconographie des Orchidées, rédigée par MM. L. Linden et Em. Rodigas et dont le quatrième volume est en voie de publication.
- L’ensemble des recueils que nous venons d’énumérer contient plus de 8,000 planches coloriées et leur publication a coûté la somme respectable de Un million et demi de francs.
- 11 serait difficile de dire si les introductions de plantes exotiques ont été a cause du développement de ces publications ou bien si ces dernières ont encouragé l’œuvre des introducteurs; toujours est-il que peu d’années spres la conquête de son indépendance, la Belgique eut ses propres explo-aleurs et cessa d’avoir recours à des intermédiaires dans la recherche des Produits des régions les plus privilégiées du globe. Ces voyages entrepris Par nos compatriotes et les résultats de leurs investigations ont définitive-
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- ment assis notre commerce horticole et étendu au loin la réputation de l’horticulture belge.
- Un sentiment de gratitude et de patriotisme et la sympathie que l’on accorde volontiers à ceux qui se dévouent à des entreprises généreuses et hasardées, sans souci des dangers continuels auxquels ils s’exposent en parcourant des contrées désertes ou inconnues, sans autre espérance que celle de faire quelque conquête scientifique, nous engagent à nous arrréterun instant aux explorations botaniques et aux introductions qui ont signalé les cinquante dernières années.
- Louis Van Houtte ouvrit la marche en 4834. Tout jeune encore, amateur passionné de crassulacées, il se rendit au Brésil et parcourut la Sierra dos Orgaos, presque en touriste, récoltant surtout quelques plantes grasses pour le chevalier Parthon de Von, à Anvers ; mais il ne fut guère soutenu par les puissants encouragements sans lesquels les résultats sérieux sont impossibles.
- Ce n’est en réalité qu’avec M. Jean-Jules Linden que commence 1ère des voyageurs explorateurs belges. Voici comment s’exprime à son sujet M. P.-E. De Puydt, dans la Patria Belgica, t. I, p. 599 : « Parmi ces intrépides pionniers de la science, la première place appartient, sans conteste, à M. Jules Linden, et par l’initiative dont il a eu l’honneur et par 1 importance de ses trois voyages, du dernier surtout, dont les résultats ont été hautement appréciés par tout le monde horticole et scientifique. » I1 parcourut durant dix années les provinces du Brésil, l’île de Cuba, le Mexique, le Venezuela, la Colombie, la Jamaïque, etc. Dans son premier et son second voyages il eut pour compagnons Nicolas Funck et Auguste Ghiesbrecht; ils en rapportèrent en Europe de grandes collections de plantes vivantes qui leur valurent de nombreux encouragements. Sur les conseils de l’illustre Humbold, M. J. Linden entreprit un troisième voyage vers les régions équatoriales, et en 1844, accompagné de M. Louis Schlim, il explora la Colombie, continuant ses recherches jusqu en 4845, revenant par Cuba et la Jamaïque, et rapportant de ses excursions uns santé gravement compromise mais aussi des résultats immenses qui lui valurent une réputation européenne. »
- Aucune autre entreprise de ce genre ne semble avoir été aussi fruc tueuse. Henri Galeotti fit, pour compte de MM. Vander Maelen, de Bruxelles, un voyage botanique et géologique au Mexique où il demeut quelques années et d’où il expédia à ses commettants une série delbe 2° plantes. Joseph Libon, de Verviers, collectionne des plantes au Brésil 4842 à 1846, et François De Vos voyage la même année pour la mais. Verschaffelt, dans le sud du Brésil.
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- Mais M. Linden ne s’est pas borné à voyager lui-même, Ayant acquis un fonds inépuisable de connaissances et conservant un véritable enthousiasme pour les beautés florales des régions lointaines qu’il a parcourues, il n’a cessé, depuis son retour, de diriger et de guider dans la même voie d'autres explorateurs, pour satisfaire à ses goûts botaniques et pour alimenter l’établissement d’introduction de plantes nouvelles qu’il fonda à Luxembourg en 4 846, qu’il transféra à Bruxelles en 4 850 et plus tard à Gand.
- Nous pensons que, pour l’histoire de l’horticulture belge et même européenne, il est intéressant de donner l’indication sommaire des voyages d’exploration qui ont été exécutés pour le compte et avec les instructions du célèbre botaniste. En effet, chacun de ces voyages a été marqué par l’introduction de plantes qui attirèrent l’attention du monde or icole sur la Belgique et lui valurent la réputation qu'elle s’est acquise pour les plantes nouvelles. Ces voyages sont :
- Les explorations de Funck et Schlim à La Guadeloupe, au Venezuela et en Colombie, de 4 845 à 4 847 ;
- Le voyage de Schlim en Colombie, de 4 847 à 4 854 ;
- Le voyage de L.-A. Picard au Brésil méridional, en 4855, et celui de • Wagener, en Colombie, la même année;
- Les explorations faites par Marius Porte, au Brésil, au Pérou et aux les Philippines, de 4856 à 4860;
- Le voyage de Ghiesbrecht fait en 4 857 et 4 858, dans le Michiocan, au Mexique;
- Les recherches de Libon, à Sainte-Catherine et Saint-Paul, au Brésil, depuis 4 859 à 4 864 ;
- RLCS explorations de Gustave Wallis, dans la région de l’Amazone, du 10 egro et du Rio Branco, dans le Pérou, l’Équateur et la Colombie, y mpris Chiriqui ; ces voyages durèrent depuis 4 862 à 4868;
- e voyage de Braam, en Colombie, en 4 864 et 4 865;
- qgppuveau voyage de Gustave Wallis, à Ocana et Antioquia, en 4874 et
- VoRoezl, voyage en Colombie, en 1872;
- yage de J. Roth, dans la région de l’Amazone et dans le Pérou Oriental, en 4873 ;
- Voyage de Pancher et Maerschalck, dans la Nouvelle-Calédonie, en 4875 1876 ;
- en (2X86€ d’Éd. André et J. Noezli, en Colombie et dans l’Equateur,
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- En 1881, Richard Payer parcourt la région de l’Orénoque;
- En 1883, Teuscher explore l’intérieur de Bornéo;
- En 1883 et 1886, Auguste Linden explore les Moluques, Gilolo et la Nouvelle-Guinée, et en 1887, Je Congo.
- Bungeroth explore de 1886 à 1888, le Venezuela et le Haut-Orénoque;
- En 1887 et 1888, Fr. Clément parcourt l’intérieur de Bornéo et actuellement, Bungeroth, revenu en Europe pour quelques semaines à la fin de 1888, est retourné en Amérique pour continuer ses explorations dans les régions équatoriales.
- L énumération qui précède ne comprend que les voyageurs en titre; elle ne mentionne aucun des nombreux résidents, collecteurs de plantes, établis dans les diverses parties du monde et qui sont en relations suivies avec M.J. Linden.
- Nous ne dirons pas les sacrifices nombreux et incessants que ces explorations ont coûtés. Elles ont doté le commerce horticole de Belgique de plusieurs milliers de plantes nouvelles, dont beaucoup d’espèces firent sensation lors de leur introduction. Constamment ces nouveautés ont remporté les plus hautes distinctions aux expositions universelles ou internationales qui se sont succédé dans les capitales de l’Europe.
- A défaut d’indications détaillées, il suffira de dire que les Orchidaceae Lindenianae, publiées par l’illustre botaniste Lindley, établiraient à elles seules le renom impérissable du célèbre introducteur, dont le nom est mentionné à chaque page des recueils botaniques et horticoles édités depuis quarante ans. Disons que M. J. Linden a découvert ou introduit la quantité énorme de 228 espèces de palmiers, et que les espèces d’Orchidées trouvées ou introduites par lui dépassent le nombre de mille. Les Ara liacées, les Aroïdées, les Bromeliacées, les Gesnériacées, les Marantacéeset beaucoup d’autres familles de plantes figurent également, en grand nombre, parmi ses introductions.
- L influence que ces plantes nouvelles exercèrent sur les transactions horticoles est considérable. Les spécialités restreintes ont partout dimi nué; beaucoup ont fait place à des cultures absolument autres. Cest que, aujourd’hui, la science a décrit plus de 8,000 genres de plantes comprenant plus de 100,000 espèces parfaitement distinctes et bien déterminées, existe de nos jours dans les cultures 40,000 de ces espèces. Il n’est pas étonnant dès lors que les plantes exotiques à fleurs soient sorties de leurs PT sons pour devenir les fleurs d’été qui embellissent chaque année nos dins et ont complètement modifié l’aspect de nos parcs paysagers. A leu tour, les plantes à beau feuillage, les végétaux d’ornement proprement
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- ont envahi nos demeures et viennent en décorer tous les recoins; les palmiers, ces rois du règne végétal, ont leur place dans nos habitations aussi bien que les brillantes Orchidées qui en sont les reines. Pour les uns et pour les autres, il a fallu ériger des serres spéciales et ces somptueux palais de verre qu’on appelle jardins d’hiver et dont le domaine de Laeken offre un splendide exemple.
- Comparez donc, si c’est possible, la petite serre basse que l’évêque Triest possédait à Gand au milieu du xvne siècle avec ces édifices grandioses, si admirablement éclairés, aérés et chauffés, et vous aurez une idée du chemin parcouru par notre horticulture. Voici, d’ailleurs, une autre donnée : en1822, celui qui fut longtemps le patriarche des horticulteurs gantois, Jean Van Geert, possédait seul une serre vitrée et chauffée; aujourd hui Gand etles communes suburbaines comptent près de trois cents établissements horticoles ayant ensemble plus de 2,000 serres et faisant un chiffre d’affaires évalué à plus de quatre millions de francs!
- Et que d’industries, devenues à leur tour importantes, gravitent et se développent autour de l’horticulture! Verreries, poteries, menuiseries, vanneries, ferronneries, fabriques de thermosiphons, etc., donnent la vie et l'aisance à de nombreux ouvriers. Si quelque sceptique s’avisait de douter encore de la puissance de cette horticulture qui a pris la place du modeste jardinage d’autrefois, nous lui demanderions d’assister à une fête pour se rendre compte de l’importance que prend partout l’ornementation florale. Le commerce de la fleur coupée est lui-même la source de revenus tellement considérables que ce produit suffit à couvrir une TOnne part des dépenses générales de plus d’un établissement. La modeste poutique de la fleuriste est devenue un véritable atelier où se fabriquent des Compositions de toute nature; n’avons-nous pas vu à une fête jubilaire (élébrée naguère à Gand, un char romain, traîné par un lion et portant, vrai monument artistique, pour 600 francs de fleurs d’orchidées! Et, chose ligne de remarque encore, au milieu de la crise agricole et industrielle Ont on s’est plaint généralement partout, l’horticulture, qui n’est après tout qu'une branche raffinée de l’agriculture, n’a pas cessé un seul jour "étre prospère.
- D’autres causes ont contribué à l’élan général de cette branche de l'indus-notamment les expositions, les associations horticoles établies dans ^tes les villes de quelque importance et l’institution des écoles d horti-
- L’école d’horticulture de Vilvorde, dirigée successivement par Laurent et avier de Bavay, MM. De Brichy et Gillekens, a formé des jardiniers
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- CLASSE 83.
- instruits et d excellents arboriculteurs. L’Ecole d’horticulture de Gand, j d abord installée à l'établissement de Louis Van Houtte, se ressentit natu-rellement de la puissante impulsion que sut lui donner le célèbre horticul-teuri en passant, en 1871, au Jardin botanique de Gand, sous la direction! de J. Kickx, elle n’a fait que s’élever dans les sphères de la science; aussi, ceux qu elle a formés, jardiniers, horticulteurs ou botanistes, répan-dent autour d’eux les données de la plus saine doctrine et ils étendent le I champ de 1 horticulture avec ses procédés perfectionnés.
- Quant aux sociétés d’horticulture et de botanique, elles sont au nombre | de trente-deux et comptent ensemble environ 12,000 membres payant des | cotisations annuelles s’élevant à une somme globale de cent mille francs, j qui sont affectés à l’encouragement de l’horticulture. La plupart de ces 1 sociétés organisent des expositions florales qui comportent ensemble un 1 millier de concours auxquels sont affectés en moyenne 25,000 francs Tan. 1 Aucune de ces fêtes florales ne dépasse en grandeur les expositions quin- 1 quennales de la Société royale d’agriculture et de botanique de Gand. La 1 dernière exposition, qui a eu lieu du 15 au 22 avril 1888, a été d’une richesse incomparable. Ce n’étaient plus 51 modestes plantes qui en faisaient les. frais comme en 1809; mais les merveilleuses plantes des tropiques disposées dans les vastes locaux du Casino et groupées en nombreux concours se chiffraient par plusieurs mille, massées et serrées les unes contre les ! autres; ces centaines d’orchidées, ces palmiers, ces pandanées, toutes ces plantes à feuillage étaient là pour attester de nouveau la puissance de 1 hor 1 ticulture et les progrès qu’elle a réalisés en quatre-vingts ans.
- Émile Rodigas,
- Directeur de l’école d’horticulture de I État à Ga ' 1 vice-président de la classe 83.
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- SUPPLEMENT.
- Le Supplément comprend les notices relatives aux classes 19 et 48 et la composition du Jury belge.
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- CLASSE '19.
- Verrerie, glacerie, cristaux et vitraux peints.
- Notice.
- Historique. — L’origine de la découverte du verre est inconnue ; Ce que l’on sait, c’est que sa fabrication remonte à la plus haute antiquité.
- Les livres de Moïse, de Job, les écrits d’Aristote, de Moïse, de Pline mentionnent cette industrie, et l’origine qui lui est attribuée par Pline l’Ancien, nous paraît tellement fabuleuse que nous ne croyons pas devoir la relater.
- Quoiqu’il en soit de l’origine de l’invention du verre, il est contestable que les Phéniciens et les Egyptiens furent les pre-miers peuples qui travaillèrent le verre et portèrent l’art de la Verrerie au plus haut degré de perfection.
- Les rares spécimens qui se trouvent dans les musées, dans les collections, sont d’admirables objets d’art qui servent encore et Serviront toujours de modèles.
- Les produits des verreries de Sidon, d’Alexandrie, étaient déjà Zèbres dans l’antiquité, et la tradition nous dit que cet art passa couile en Grèce, en Italie, en Espagne et se répandit en Europe.
- nest qu’aux premiers siècles de l’ère chrétienne que l’on se servit du verre pour la clôture des fenêtres.
- On commença à peindre ces verres au ni® siècle, mais ce n’est VIe que cet art fut dans toute sa splendeur.
- es guerres anéantirent pendant longtemps la verrerie de luxe, tient seul en conserva l’usage et Constantinople continua à se envir de ces admirables produits artistiques.
- talie et la France eurent pendant plusieurs siècles le mono-de la fabrication du verre ordinaire, du verre commercial.
- art s implante en Angleterre au vu® siècle, puis passe en Alle-meSne et dans les pays du Nord.
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- NOTICE SUR LA CLASSE 19.
- C est aux Vénitiens que revient l’honneur de la création de 1 industrie de la fabrication des glaces. Les glaces provenant de cette fabrication ne pouvaient avoir de bien grandes dimensions, ni une forte épaisseur, produites qu’elles étaient par le procédé du soufflage. Henri II chercha à introduire en France ce travail, mais ses efforts ne furent guère couronnés de succès. Diverses tentatives entreprises sous Henri IV eurent le même sort et ce n’est que sous Louis XIV que la fabrication des glaces fut réellement implantée en France et qu’elle reçut des développements et des perfectionnements qui en ont fait lune des plus belles industries qui existent.
- Le procédé du soufflage fut remplacé par celui du coulage, qui permet dobtenir non seulement des dimensions considérables, mais des produits de qualité supérieure.
- G est a l'établissement de Saint-Gobain qu’est attribuée 1 invention du procédé du coulage des glaces, mais, en Belgique, celle fabrication prit un développement des plus considérable. Sainte-Marie d Oignies l’introduisit et ne cessa de contribuer à lui donner la haute situation industrielle que cette fabrication occupe dans le monde entier.
- Si 1 invention du coulage des glaces appartient à la France, l'Angleterre peut revendiquer celle de la fabrication du cristal, où elle y brille du plus vif éclat. Cette fabrication était perdue au moyen-âge. La Belgique, depuis quelques années, a fait des progrès très considérables dans ce genre de travail, et l'établisse-ment du Val-Saint-Lambert peut, à juste titre, être placé au même rang que les meilleurs producteurs connus.
- Je n’entrerai pas dans de nombreux détails relatifs à la verrerie belge. Sa réputation est universelle, sa production considérable, son exportation des plus importante : on ne peut guère faire mieux et à meilleur compte.
- De nouveaux fours dits à bassin ont encore récemment donne un nouvel élan à cette fabrication qui comporte tous les genres P°S sibles, les verres doublés, colorés, filigranés, craquelés, etc.,et les
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- NOTICE SUR LA CLASSE 19.
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- verresà bouteilles. L’immense production, la perfection du travail en tous ces genres et le bon marché relatif nous permettent d'affir-mer que cette industrie est non seulement au premier rang, mais qu'elle peut servir de modèle.
- Les chiffres suivant donnent l'exportation depuis 1878 :
- 4878 .............
- 1879 ............. 1880......
- 1881..............
- 1882................ 1883...... 4884 ........... 1885 . . . . . .
- 1886 ............. 1887......
- 1888 .............
- la progression importante de . . 77 860 000 kil. . . 84 214 000 . . 93 430 000 . . 92 664 000 . . 96 000 000 . . 405 365 000 . . 110 429 000 . . 109 554 000 . . 102 412 000 . . 122 973 000
- . . 130 475 000
- La fabrication des glaces tend à s’accroître de jour en jour en Belgique. Je ne parlerai pas de ses procédés de fabrication qui sont les plus perfectionnés, les produits attestent leur supériorité etla direction habile imprimée à chacun de ses établissements.
- Depuis l’Exposition universelle de Paris en 1888, voici un Aperçu des chiffres de fabrication, ils sont la meilleure preuve de ‘excellence du travail.
- En 1878 :
- Sainle-Marie d’Oignies produisait environ . 50 000 m2
- Floreffe................................................ 50 000
- KouX...............................................• 55 000
- Courcelles.............................................. 55 000
- Auvelais................................................ 35 000
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- En 1888: Sainte-Marie d’Oignies fabrique .... 100 000 m2 Floreffe 80 000
- Roux............................................... 83 000
- Courcelles....................................... 1 10 000
- Auvelais........................................... 45 000
- Moustier........................................... 70 000
- 490 000 m2
- En 1889, la production sera de beaucoup plus considérable encore, et notons que les établissements de Sainte-Marie d’Oignies et de Floreffe ont des succursales établies en France, à Rec-quignies et à Jeumont.
- La Président de la classe 19, Gve DE SAVOYE.
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- CLASSE 48.
- Matériel et procédés de l'exploitation des mines et des carrières.
- Notice.
- I
- Notions historiques. — L’exploitation des mines s’est implantée de bonne heure dans notre pays où l’on voit, en beaucoup d’en-droits, affleurer les couches utiles de la formation carbonifère.
- La haute antiquité des areines qui alimentaient les fontaines publiques de la cité liégeoise et dont l’origine remonte au ï1118 siècle, en est un témoignage irrécusable.
- D’après l’historien Hénaux une houillère abandonnée et dont la reavait été comblée, existait vers la fin du xIIe siècle, non loin de Plaineaux.
- Une chronique d’un moine appelé Renier qui vécut à Liége de 0041230, rapporte qu’à la même époque (4195), on trouve dans beaucoup d’endroits de la Hesbaye, une terre noire propre à etre brûlée dans les foyers. Plus loin, sous la date de 1213, il y ait une nouvelle mention de cette terre noire qui, pareillement au charbon de bois, serait très utile aux forgerons, aux usiniers et AUX Pauvres pour faire du feu.
- a Blais 1 un des plus anciens documents relatifs à la connaissance ela houille au pays de Liége, c’est assurément un bail de 1228 Produit par Hénaux et dans lequel se trouve expressément leservé le droit à l’exploitation du précieux combustible gisant 5 une propriété donnée en rendage.
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- CLASSE 48.
- Pour le Hainaut, nous citerons comme particulièrement intéressant sous le rapport historique, le règlement du 6 juin 1248 concernant I exploitation de la houille dans les seigneureries situées au couchant de Mons, règlement qui, d’après Gachard, fut prolongé pour six ans au mois d’octobre 1251 par acte dont l’original repose dans les archives du chapitre de Sainte- Waudru.
- Un acte de lan 1297 contient une donation faite par le comte de Namur, Jean, fils de Guy de Dampiere ou de Flandre à Allard de Rèves, seigneur de Borgelles du territoire de Gilliers et de Charnoy (Gilly et Charleroi).
- G est également l’un des documents les plus anciens où il soit question des mines de houille. Dans cet acte, on comprend d’une manière expresse parmi les choses cédées, les mines de charbon « en tout le territoire de Gilliers et de Charnoy et toutes leurs appendances qui y sont et seront. »
- Si la connaissance de la houille et de ses usages remonte chez nous à une époque très reculée, antérieure en tout état de cause au XII9 siècle, il n’en est pas moins certain que l’art de l’exploiter conserva pendant tres longtemps un caractère tout à fait primitif et sommaire.
- Pour constater un progrès quelque peu marqué, il faut remonter au siècle dernier, où l’on vit les puits se multiplier avec le percement des areines, et se coordonner les règles de l’exploitation. Depuis lors, lexpansion des connaissances techniques, le progrès industriel et le développement croissant des relations commerciales ont porté dans notre pays l’art des mines à un degré de perfection qui ne semble pas devoir être dépassé.
- Il
- Fonçage des puits. — Dans les bassins de Liége et de Charleroi, le fonçage des puits ne présente généralement aucune difficulté sérieuse, grâce à l’affleurement au jour des strates carbonifères.
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- Tout au plus, le percement des alluvions de la Meuse et de la Sambre nécessite-t-il quelques précautions spéciales.
- Ces conditions changent à l’ouest du méridien de Fontaine-lÉvêque. Au fur et à mesure que le terrain houiller pénètre plus avant dans le Hainaut, il se dérobe sous les formations crétacées et tertiaires qui acquièrent progressivement une épaisseur parfois considérable, et deviennent ainsi un obstacle très grand pour le creusement des puits. Cette circonstance a rendu depuis longtemps lemineur belge particulièrement apte à lutter contre les difficultés de l’espèce, et lui ont suggéré très tôt l’emploi des méthodes les plus ingénieuses d’enfoncement.
- L'application de l’air comprimé au fonçage des puits à Strépy-Bracquegnies et à Seraing, celle du procédé à niveau plein si Perfectionné par notre compatriote, M. Chaudron, le système ima-giné par feu M. Guibal à Saint-Vaast, dont l’échec dû à une cause tout accidentelle n’entame en rien la valeur intrinsèque, enfin la méthode par congélation de M. Poetsch appliquée avec un plein Succès au nouveau puits de Houssu témoignent hautement, sous ce rapport, de l’esprit d’initiative de nos ingénieurs.
- Anciennement les cuvelages appelés à soutenir les terrains ébouleux ou aquifères se faisaient généralement en bois et affec-laient une forme polygonale.
- Aujourd'hui la fonte est exclusivement employée comme matière de revêtement. D’une forme habituellement circulaire, ce dernier Se compose de virolles superposées, boulonnées et calfatées aux Joints. La coulée de ces pièces qui s’opère souvent sous pression, demande des soins extrêmes si l’on veut éviter des soufflures pré-ludiables à leur résistance.
- On recourt parfois aussi à la disposition par panneaux, dont ‘emploi serait, dans certains cas, reconnu d’une pratique plus WVanlageuse sous le double point de vue de l’installation et de ‘entretien du cuvelage.
- Le fonçage des puits en terrain houiller proprement dit, a été,
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- dans ces dernières années, l’objet d’améliorations très appréciées.
- Les perfectionnements consistent en un ensemble de dispositions propres à assurer la rapidité et la sécurité du travail et partant, 1 économie même de l’enfoncement. Nous signalerons dans cet ordre d’idées, celles qui ont été imaginées par MM. Humblet et Richir en vue de la marche simultanée du fonçage du puits et de la confection de son revêtement en maçonnerie.
- Le réenfoncement sous un stot artificiel des puits en activité d extraction, constitue également une innovation remarquable par la sécurité qu’elle apporte dans le travail et l’exactitude en quelque sorte mathématique qu’elle assure dans la correspondance des tronçons.
- Parmi les perfectionnements récents apportés dans l’exécution des maçonneries de revêtement des puits, vient se placer le plancher gabarit suspendu à la surface par une file de clames éclissées, rattachées à une vis centrale de manœuvre. Cet appareil, outre la sécurité qu’il offre aux ouvriers dont le travail est fort facilité, assure la verticalité absolue des parois.
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- Placement et soutènement des galeries. — Si le percement des galeries s’effectue généralement à la main, avec le concours des explosifs dans les mines qui comportent l’emploi de ces agents, bon nombre de charbonnages recourent aussi, soit habituellement, soit à titre d’essais, aux moyens mécaniques.
- Nombreux sont les systèmes de perforatrices appareils bien connus de Dubois et François, de Fe
- employés. Les ’ron, de Brand,
- de Dunn, de Schramm, de Beaumont, etc., etc., sont d’un usage fréquent. Sous ce rapport, l’emploi de l’air comprimé dont les installations se propagent dans les mines du pays, a été le facteur capital du progrès réalisé dans cette voie et se trouve appelé a pren dre une extension toujours plus grande dans nos bassins houillers-
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- Nous mentionnerons à côté de ces appareils, les perforatrices essentiellement pratiques et économiques dues à MM. Cautin, Elliott, Lesbit, Demanet et autres, lesquelles, manœuvrées à la main, fournissent des résultats satisfaisants dans bien des cas et sont appelées à rendre les plus grands services dans l’avenir.
- Le bois reste l’élément de soutènement le plus ordinairement employé pour la conservation des galeries.
- L’emploi du fer pour cet usage ne s’est guère encore généralisé, bien que l’idée en ait été préconisée par des praticiens distingués. On le retrouve cependant assez fréquemment, combiné avec la maçonnerie, dans l’établissement des accrochages de quelques sièges d’exploitation du Hainaut, mais cette application semble y avoir été spécialement imposée par les exigences du terrain à sou-tenir.
- Cependant la société Cockerill, MM. les ingénieurs Demanet et Hanarte, préconisent, la première, l’emploi de rails d’acier de rebut, les seconds, un système de cadre formé de montants en forme de poutrelles réunis au chapeau par l’intermédiaire d’une boîte dans laquelle celui-ci est fixé à l’aide de coins en bois. Ce dispositif présente cet avantage de ne nécessiter aucune complica-tion d’ajustement.
- Ce qui restera essentiellement pratique, c’est l’emploi de vieux rails de rebut dans les galeries de durée; c’est ce que l’on retrouve dans quelques charbonnages de Liége et du Centre où les voies se Présentent dans des conditions trop difficiles ou trop coûteuses d'entretien.
- Signalons enfin pour terminer, les tentatives faites au charbon-nage de Marihaye pour substituer à l’usage des explosifs dans le Coupage des voies, le travail mécanique de machines spéciales qui éloignent les dangers inhérents à l’emploi de ces agents dans les mines grisouteuses.
- IV
- Emploi des explosifs. — Alors que la poudre en grain était, il y
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- a quelques années, presque exclusivement employée par nos mineurs, elle tend aujourd’hui à disparaître de plus en plus devant la concurrence de nouveaux explosifs d’un effet mécanique plus considérable et d’un usage plus facile et plus économique. C’est ainsi que la poudre comprimée de MM. Davy, Bickfort et Watson a reçu dans ces derniers temps de nombreuses applications, mais elle semble devoir céder bientôt la place aux explosifs à base de nitroglycérine dont l’emploi devient tous les jours plus général. G est surtout à la gélatine explosive à 92 °/o de nitroglycérine et à 8 °/0 de collodion que les mineurs belges paraissent réserver leurs préférences à cause de sa plus grande énergie dynamique.
- De nouveaux explosifs font aujourd’hui dans nos mines, l’objet d’expériences suivies ; nous mentionnerons entr’autres, la grisou-tite et les composés hydrocarbonisés de Favier, ceux connus sous les noms de bellite, de securite, de roburite, etc., qui joindraient à une grande force expansive les avantages d’un danger moindre dans leur emploi au milieu d’une atmosphère plus ou moins chargée de poussière de charbon et de grisou.
- Nous ne pouvons nous dispenser en parlant des explosifs de signaler les nombreux essais auxquels on se livre dans nos mines pour trouver un système de cartouche qui évite toute chance d’expansion de la flamme en dehors du fourneau et ainsi prévienne le retour de ces terribles accidents auxquels nos mineurs sont si souvent exposés. La cartouche à eau de Settle, notamment, a donné fréquemment de bons résultats.
- Dans le même ordre d’idées, il y a lieu de citer les divers systèmes d’allumeurs, dont quelques-uns sont d’un emploi très pre-tique. Nous rangerons dans cette catégorie, le briquet de M. Evrard, ingénieur à Marcinelle, et le pistolet Muller. Mais l’on doit s'attendre à voir dans un avenir très prochain se généraliser l’usage des appa reils électriques d’amorçage, qui font en ce moment l’objet d études et d’expériences suivies.
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- V
- Méthodes d’exploitation. — Nous avons peu de progrès à signaler dans les méthodes d’exploitation qui, depuis longtemps, ont atteint dans notre pays un haut degré de perfectionnement. Le choix du système est d’ailleurs subordonné à tant de circonstances spéciales dérivant du gisement, qu’il est difficile de généraliser en la matière.
- Disons cependant que la tendance à la concentration des travaux devient chaque jour plus prononcée dans les mines ou les conditions locales n’opposent pas d’obstacle à l’application du principe.
- Nous en dirons autant de la pratique des grands avancements, seuls compatibles avec l’économie de l’exploitation.
- Nous ne pouvons nous dispenser de signaler le mode d’exploi-tation par « traçage et dépilage » que M. l’ingénieur Briart a inauguré au puits n° 5 de Bascoup, pour le dépouillement de cer-laines couches. Mais, ce qui constitue la caractéristique de l'orga-hisation de l’exploitation de ce siège remarquable, c’est l'établisse-ment de ces multiples travers-bancs de recoupe et de chassage sur lesquels le transport s’opère mécaniquement et qui desservent des chantiers en nombre suffisant pour faire face à une production Journalière dépassant 1100 tonnes pour un seul puits.
- Ce résultat dont on chercherait vainement chez nous un second exemple, tient évidemment aux conditions locales du gisement Jointes à l’absence complète de grisou dans les veines ainsi déhouillées.
- Au contraire, dans les couches grisouteuses et surtout dans celles sujettes à des dégagements instantanés, l’expérience a fait recon-naitre qu’il convenait de faire fléchir le principe de la concentra-l'0n des travaux et de limiter la portée de l’avancement, afin de ne Pas compromettre la sécurité des exploitations. C’est, jusqu’ici, le Seul moyen préventif que l’on ait trouvé pour éviter le retour de
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- ces émissions violentes de grisou que l'on a eu à déplorer dans le Hainaut au cours de ces dernières années.
- VI
- De la ventilation. — Il est peu de pays où les multiples problèmes de la ventilation aient été autant agités que dans le nôtre. Cest que depuis de longues années l’assainissement des travaux miniers est resté l’une des préoccupations dominantes de nos ingénieurs et de nos exploitants.
- Le développement progressif des exploitations modernes, la profondeur toujours plus grande à laquelle elles ont été successivement portées en créant des exigences nouvelles sous le rapport de laérage, ont amené l’installation d’appareils de plus en plus perfectionnés et d’une puissance plus considérable.
- Depuis longtemps les toque-feux ont disparu de nos mines pour faire place à des engins mécaniques. Le premier appareil de ce genre, installé chez nous, est la machine pneumatique que lon plaça vers la fin de 1829 au charbonnage de la Grande-Veine du bois de Saint-Ghislain ; vint ensuite celle du charbonnage de 1 Agrappe, montée un an plus tard, et qui fut bientôt suivie de celle du Buisson. Une machine de ce genre fut ensuite installée en 183a au puits Huchamp de l’Espérance, à Seraing. En 1842, un type perfectionné par feu M. l’inspecteur général Devaux fut établi au charbonnage de Marihaye.
- C’est en 1839 que M. Motte appliqua sa vis pneumatique a l’aérage du puits n° 1 de Souwarton. Deux ans auparavant, M. Lesoine avait imaginé un appareil analogue qu’il perfectionna et qui fut installé en 1843 au charbonnage du Val-Benoît.
- Les premiers ventilateurs à force centrifuge, parmi lesquels nous comptons ceux de MM. Letoret et de Gombes, fonctionnèrent dès 1840 au puits n° 5 du Grand-Hornu ; ils furent employés ensuite en 1841 au puits n° 5 de l’Agrappe, et en 1843 au siège n° 3du même charbonnage et au puits n° 1 de Crachet-Picquery.
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- De l’éclairage. —
- Presqu exclusivement
- En 1845 apparut la pompe rotative de M. Fabry, puis quelques années plus tard, en 1850, celle de Lemielle qui fonctionne encore aujourd'hui dans bon nombre de charbonnages du Hainaut.
- Bien que l’honneur d’avoir pour la première fois appliqué à laérage des mines les ventilateurs à force centrifuge semble devoir revenir à MM. Letoret et Gallez, il est incontestable que c’est à feu N. le professeur Guibal que l’on doit les perfectionnements qui les ont rendus réellement avantageux et pratiques.
- Nombreux sont les appareils de l’espèce répandus dans les mines du pays et de l’étranger.
- Nous mentionnerons également le type créé par M. Charles Lam-bert, si simple, si aisé à installer et que l’on retrouve dans beaucoup de charbonnages du bassin de Charleroi.
- Etablis d’abord sur dimensions relativement restreintes, ces divers ventilateurs ont été successivement agrandis. On en cons-trait de 12 mètres de diamètre; à la vitesse de 60 à 70 tours, ils Permettent de faire circuler dans les travaux de 35 à 50 mètres cubes d’air sous des pressions de 80 à 100 millimètres d’eau.
- 11 est à remarquer cependant que l’on en revient actuellement à des types de dimensions moindres auxquels on imprime une Vitesse plus grande, en remplaçant l’attaque directe du moteur par une transmission par câble ou par courroie.
- Nous signalerons en passant l’application aujourd’hui courante "appareils enregistreurs qui marquent d’une manière régulière et Continue les variations de la marche des ventilateurs et deviennent ainsi des contrôleurs sérieux de l’aérage,
- VII
- Jusqu’en 1841, les lampes Davy étaient employées dans les mines du pays. Ce fut
- vers cette époque que commença à se répandre l’usage de la lampe
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- imaginée par 1 ingénieur Mueseler qui, aujourd’hui encore, compte parmi les plus sûres et les plus pratiques que l’on connaisse.
- Il est assez curieux de constater que le type de lampe auquel cet ingénieur a attaché son nom, a réalisé de prime abord le plus haut degré de perfection que l’on ait encore atteint dans les appareils de 1 espèce. Aussi est-il d’une application réglementaire dans toutes nos mines à grisou.
- M. Godin l’a modifié quelque peu en vue d’en faciliter le maniement. L’innovation consiste dans le remplacement de la partie inférieure de la cheminée par une sorte de cône en verre qui entoure complètement la flamme tout en laissant passage à l'air nécessaire à la combustion.
- La lampe de M. Godin, très éclairante, présente cet avantage de ne pas séteindre quand on la penche, tout en conservant le principe de la circulation de l’air sur lequel se fondent les qualités de sûreté qui caractérisent la lampe Mueseler.
- Le remarquable développement qu’ont pris dans ces dernières années les travaux intérieurs, les zones de plus en plus grisou-teuses dans lesquelles les chantiers ont été ouverts, en provoquant une augmentation correspondante dans l’énergie de la ventilation, ont créé pour les lampes de nouvelles conditions auxquelles elles doivent satisfaire pour répondre à une entière sécurité.
- Aussi les multiples problèmes qui se rattachent à cette importante question sont-ils l’objet d’études suivies qui, sans doute, auront pour résultat d’amener de nouveaux perfectionnements dans la construction de ces précieux appareils.
- Déjà l’emploi de la lumière électrique se généralise pour l’éclat rage des ateliers de la surface; elle ne tardera pas à s’introduire dans 1 intérieur même de nos mines et, concurremment avec son application au transport des forces, à.devenir ainsi une nouvelle manifestation de l’esprit de progrès qui anime nos exploitants •
- (4) Le charbonnage d'Aiseau-Presles se propose d’appliquer l'électridi
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- VIII
- Du transport des produits, — Le transport intérieur des produits asubi depuis plusieurs années des perfectionnements importants et sérieux.
- Aux véhicules primitifs trop lourds, mal établis et mal graissés, On a substitué des berlines en fer ou en bois d’un poids mort moins considérable, montées sur des axes soigneusement ajustés et pourvus de roues en acier.
- Les voies intérieures d’une plus grande stabilité que ci-devant, Ont été armées de rails plus pesants s’appuyant sur des billes métalliques; établies dans les conditions les plus régulières de PeDle, elles offrent plus de facilité à la traction des véhicules et Conribuent ainsi à dégrever le coût du transport.
- En général le traînage qui s’effectue à l’aide de chevaux sur les roues principales, s’opèreà la main dans les galeries intermédiaires.
- 8 voies sont dédoublées dans les sections où le transport pré-ente le plus d activité, et l’organisation de ce dernier est réglé deLe plus grand soin, de façon à en assurer la plus grande régu-
- Dans les charbonnages où l’air comprimé se trouve installé, on recours à cet agent pour le transport des produits le long des Plans inclinés et des puits intérieurs. On se sert à cet effet de petits moteurs faciles à placer et qui fonctionnent avec le plus grand succès.
- Lepans quelques grands charbonnages, comme à Mariemont et au vant du Flénu, on a pu appliquer avec avantage à l’intérieur le gupsport par chaîne traînante. Sous ce rapport le dispositif installé marbonnage de Bascoup se distingue par son caractère parti-
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- de R 8e au moyen de lampes à incandescence des envoyages du puits SC Lies ainsi qu’au fonctionnement d’un treuil destiné à remorquer Produits le long d’une vallée.
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- culièrement ingénieux. Les wagons descendant le long des plans inclinés qui mettent les voies principales de roulage en communication avec l accrochage inférieur, impriment, grâce à l’excès de poids des wagons pleins, le mouvement à des chaînes établies le long des voies horizontales et qui servent ainsi à y opérer la traction des véhicules.
- Si l’emploi des moyens mécaniques n’a pas pris dans notre pays la même extension qu’en Angleterre et en Allemagne, c’est que dans nos mines, l’extraction par siège n’a pas atteint encore une importance telle que cette extension s’imposât. Mais au fur et à mesure que l’extraction sera portée à plus grande profondeur, la nécessité de recourir à de fortes productions engendrera l'appli-cation sur une plus grande échelle du traînage mécanique intérieur.
- IX
- Extraction des produits. — L’impulsion, toujours plus grande, donnée à la production, a amené une transformation complète de nos sièges d’extraction.
- Les installations insuffisantes et sommaires qui formaient la généralité, il y a quelque quarante ans, ont disparu et ont été remplacées par de nouvelles, soigneusement étudiées et des plus perfectionnées, tant au point de vue de l’équipement même des puits que sous le rapport du choix des moteurs d’extraction.
- Les anciennes fosses où l’on extrayait à la benne ne sont plus qu’un souvenir historique.
- Aujourd hui les puits, muraillés pour la plupart, sont armés d un double guidonnage, soit en bois, soit en fer, sur lequel glissent a grande vitesse des cages remorquées par un puissant moteur établi à la surface.
- Nombreuses sont les dispositions imaginées quant au mode de guidonnage. Des circonstances locales, la nature du gisement, l’état des parois des puits sont autant de facteurs qui dictent ‘
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- choix du système. Dans les uns, le guidage est latéral, dans les autres, longitudinal, à compartiments isolés ou non.
- Nous signalerons comme un progrès marquant l’emploi du gui-doonage en fer préconisé par M. l’ingénieur Briart. Fixé à une série verticale de solives également en fer, disposée suivant un plan diamétral, ce guidonnage, outre les avantages économiques qu’il présente, expose les cages beaucoup moins que dans les autres systèmes à subir l’action des poussées accidentelles des terrains.
- Le système Lambert à double rangée de solives centrales en assurant l’indépendance des sections, contribue également à assu-rerà la fois l’économie et la sécurité de la translation.
- Si nous passons aux cages, nous constaterons la tendance à substituer aux cages à capacité réduite, des cages plus grandes renfermant six et jusque huit chariots. Ce fait trouveson explication rationnelle dans la plus grande profondeur à laquelle l’exploitation est actuellement portée, la majoration de production par siège qui en est la conséquence et l’avantage qu’on retire au point de vue de la conservation des câbles, d’une réduction dans la vitesse de la Translation.
- L’emploi de l’acier dans la confection de ces engins a permis de réduire notablement le chiffre de leur poids-mort, touten leur con-Servant toute la solidité requise.
- L’application des parachutes, quoiqu’il en ait été dit, apporte dans le service de l’extraction un élément nouveau de sécurité. Aussi bien cette circonstance explique-t-elle l’extension rapide de leur emploi.
- Divers systèmes se disputent la faveur des exploitants. De ce nombre sont les types de parachutes à coins de M. Libotte, celui de M. Hypersiel, appliqué avec succès au guidonnage Briart a lariemont et Bascoup, les dispositifs imaginés par MM. Allard, Fontaine, Dartois qui ont tous fait leurs preuves. En faisant entrer acier dans la composition de leurs organes, les constructeurs ont ortifié ces appareils tout en en diminuant sensiblement le poids.
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- Les taquets sur lesquels les cages sont reçues tant à la surface qu aux divers envoyages, ont également été l’objet de sérieux perfectionnements.
- Aux simples corbeaux manœuvrés à la main au moyen d'un levier, on a substitué les taquets hydrauliques; de même le dis-positif imaginé il y a quelques années par M. Robert, constructeur a Gilly, est installé dans quelques charbonnages.
- Nous signalerons aussi les taquets Stauss montés au nouveau puits d Aiseau Presles, à Roselies, ainsi qu’aux charbonnages de Mariemont et de Bascoup et qui y fonctionnent avec un plein succès.
- La fabrication des câbles a fait dans ces dernières années de grands progrès dans notre pays.
- M. Vertongen, de Termonde, en vue de combattre la détérioration trop rapide de l’enlevage, a imaginé des câbles à sections décroissantes de résistance inégale. Ces câbles sont légers et se prêtent plus facilement à l’équilibre des moments par la variation même du rayon d’enroulement.
- Pour les puits profonds, l’emploi des câbles métalliques s'impose. Si nos charbonnages emploient fréquemment des câbles de cette nature d origine étrangère, nos fabricants cependant, grâce à un outillage perfectionné sont parvenus à en construire dont 1 usage a été fort apprécié. Outre la maison Vertongen qui compose ses câbles d’après la formule de M. Martinck, il convient de citer MM. Demot d’IIornu, Ligny de Gilly, etc., dont les produits ne le cedent en rien a ceux de provenance anglaise ou allemande.
- Le fer remplace également le bois dans la construction des belle-fleurs les plus récentes.
- Parmi les dispositions les plus nouvelles se présente sous ce rapport, celle du puits déjà cité de Roselies, du charbonnage d Aiseau-Presles. Elle consiste en une sorte de chèvre métallique constituée de deux poutres à treillis disposées obliquement et écartées de sept mètres à leur base. Cet ensemble repose sur le
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- faux-carré qui est également entièrement métallique. L’inclinaison (les poutres fesant office de poussards a été calculée de manière que la résultante des forces combinées qui agissent sur larbre des molettes passe en toute hypothèse par leur embase. Ce type de chevalet, d’un caractère fort original, est en même temps dune grande solidité.
- On trouve dans nos installations des formes assez variées de belle-fleurs.
- Dans quelques charbonnages, on voit les molettes directement assises sur des longerons en fer supportés par des murs auxquels un excédant d’épaisseur a dû être attribué à cette fin.
- Dans d’autres domine la forme pyramidale à membrure métallique ou boisée, reposant sur des dés en pierre ou en maçonnerie; d'autres enfin, offrent des charpentes exclusivement métalliques dont la forme a été empruntée aux anciens chevalets en bois et dans lesquelles le fer apparaît sous des profils fort différents.
- Nous avons fait ressortir en commençant combien l’impulsion donnée à la production avait réagi sur les conditions d’installation des sièges d’extraction. Cette circonstance a également exercé une influence prépondérante sur le choix des moteurs, que l’on a beau-Coup perfectionnés sous le rapport de la consommation de la Vapeur et de la régularité de leur fonctionnement.
- Le type le plus répandu dans nos bassins houillers est la ma-Chine horizontale à deux cylindres conjugués avec frein à vapeur et distribution à détente sans condensation. Les systèmes de distri-bution sont des plus variés. Parmi les plus appréciés, nous men-dotmerons ceux de la Société Cockerill, de la Société de Couillet, dela maison Zimmerman-Hanrez, de Sulzer, de Robert, ce dernier fonctionnant à l’aide d’un appareil hydraulique spécial. Ces sys-temes de détente par régulateurs sont aujourd’hui d un usage cou-tant et général et la plupart ont été l’objet de travaux et d’analyses, Tui les ont parfaitement mis en relief.
- Je crois cependant devoir mentionner spécialement les machines
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- très perfectionnées que la Société Cockerill a construites pour le service du nouveau siège de Houssu. Au nombre de deux établies sur le même puits, elles permettront chacune l’extraction de 500 tonnes de charbon à la profondeur de 1,000 mètres au moyen de cages à quatre wagonnets marchant à la vitesse moyenne de deux mètres par seconde.
- L’installation des premiers engins à vapeur appliqués à l’extraction remonte à l’année 1807. Ils appartenaient au système de Watt. Douze ans plus tard, Cockerill monta au charbonnage de l'Auflette-sur-Jemmappes ainsi qu’à celui de la Bavette du levant de Mons, le type du même inventeur à double effet et à balancier en fonte. Ce système qui comportait l’emploi de la vapeur à haute pression ne tarda pas à se répandre dans les divers, charbonnages du pays et avec lui s’introduisit l’usage des câbles plats dont l'application s’est depuis généralisée.
- Quant à la détente, elle fit sont apparition en 1858, et, il n'est pas sans intérêt de rappeler que l’honneur de la première application pratique qui en ait été faite, revient à un de nos plus habiles ingénieurs, feu M. Scohy. A la même époque, M. Guinotte imagi-nait un système de détente entièrement nouveau, suffisamment connu et classique pour que nous nous bornions à faire ressortir ici qu en appliquant ce système aux machines d’extraction, il donna une solution nouvelle à la question d’équilibre des moments de la puissance et de la résistance. Beaucoup de machines fonctionnent dans ces conditions, depuis un grand nombre d années, en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre.
- La tendance, toujours plus prononcée vers l’augmentation dela production des sièges, a donné naissance à des combinaisons nouvelles destinées à renforcer les moyens d’extraction. De là, sont nés les puits jumeaux, les installations doubles comme celles du der nier siège de Houssu, enfin l’affectation des puits d’aérage eux-a mêmes au service de l’extraction.
- En ce qui concerne cette dernière innovation, les dispositions
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- les plus ingénieuses ont été préconisées ou réalisées. Nous citerons entr’autres les chambres ou sas en maçonnerie et en tôle de fer qui permettent d’effectuer à la surface les manœuvres de réception ou d'engagement sans déperdition sensible de la ventilation. Mais de tous les moyens mis en œuvre celui qui restera le plus recom-mandable sous tous les rapports, est certainement le clapet obturateur de M. Briart, d’une installation si facile et si économique.
- Nous ne pouvons terminer ce chapitre sans mentionner les dispositions prises en vue d’assurer la sécurité de la translation.
- Tels sont les évite-molettes à sonnerie qui préviennent le machi-niste comme les tireurs de l’arrivée des cages à proximité de l’ori-fice du puits, les freins automatiques appelés à fonctionner quand la cage s’élève au-dessus de la position extrême qu’elle puisse occuper, enfin les guides rapprochés et les taquets mobiles destinés empêcher son ascension aux molettes et, le cas échéant, sa chute dans le puits d’extraction.
- X
- Épuisement des eaux. — Les galeries d’assèchement connues Sous le nom d’areine, sewe ou xhore constituèrent les premiers moyens d’épuisement dont se servirent nos mineurs.
- Ce fut Newcommen qui le premier, en 1705, imagina dappli-quer au même objet la force expansive de la vapeur d’eau.
- Dix-sept ans plus tard (4722) une machine basée sur ce principe faisait son apparition dans le pays de Liége, et trois ans après un charbonnage de Lodelinsart lez-Charleroi en installait une à son tour sur l’une de ses fosses.
- A partir de 1734, de pareilles machines s’introduisirent dans le Couchant de Mons et bientôt l’usage s’en répandit rapidement.
- Ce fut incontestablement là pour nos exploitations un grand Progrès : grâce à ces engins, elles purent étendre et développer leurs travaux en dehors des limites que leur imposait l’abondance naturelle des eaux souterraines.
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- Ces machines appartenaient généralement, comme nous l’avons dit, au type de Newcommen, c’est-à-dire qu’elles étaient à simple effet avec condensation dans le cylindre même.
- Vers 1818, apparut une machine de Watt à simple effet et pour laquelle la condensation de la vapeur s’effectuait dans un réservoir séparé.
- Les machines à double effet furent montées dans le Hainaut vers 1835; la première fut celle du charbonnage de la Grande-Veine du bois d'Épinois.
- Cette époque fut signalée par l’importation dans notre pays de divers perfectionnements dont les engins de l’espèce avaient été récemment lobjet en Angleterre. De ce nombre sont les soupapes de Cornwall, les cataractes à air et à eau, les jeux de fer, etc., etc.
- Si les machines d’exhaure ainsi installées étaient généralement à balancier, lidée de l’application de la traction directe était néanmoins connue à cette époque. On la retrouve en effet dans le texte d un brevet délivré le 16 septembre 1824 en faveur de M. Frémot. M. Fafchamp, ingénieur des mines à Charleroi, se livra dans le même ordre d’idées à une série d’études qui le conduisirent à la création de plusieurs machines de son système, qui fonctionnerent de 1829 à 1842 dans divers charbonnages du pays de Charleroi, notamment au Bordia et au Fayt.
- Mais en réalité l’honneur d’avoir réalisé d’une manière pratique, l’application de la traction directe appartient au docteur Letoret, qui installa en 1837, au puits n° 3 des charbonnages de 1 Agrappe et Grisoeil, une machine de l’espèce, remarquable par la régularité de son fonctionnement. Letoret ne tarda pas à la perfectionner encore par l’application de la détente et l’invention d un condenseur d’une remarquable simplicité. Aussi dès 1846, la plupart des machines d’épuisement furent-elles construites a traction directe.
- Parmi les perfectionnements les plus considérables que Ion ait eu à signaler en cette matière, nous devons mentionner celui que
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- M. Devaux, inspecteur général des mines, apporta dans l’installation des pompes proprement dites. Jusqu’en 1828, on ne connaissait guère que les pompes aspirantes et les pompes soulevantes. Vers 1828, le savant ingénieur prit un brevet pour l’utilisation du poids des tiges au refoulement de l’eau au moyen de pistons plongeurs, système généralement répandu aujourd’hui.
- La traction directe que l’apparente simplicité du système avait fait accueillir avec faveur, semble aujourd’hui avoir perdu du terrain. On préfère les machines à rotation dont la marche est plus régulière et plus facile à régler et qui, grâce à l’application de la détente, sont devenues très économiques. Les ingénieurs belges ne sont pas restés étrangers aux perfectionnements apportés à ces machines à rotation. Nous rappellerons spécialement à ce propos les innovations dues à la Société Cockerill, à l’ingénieur Gui-notte, etc., etc.
- Enfin,pour terminer cette rapide revue je signalerai l’installation dans les travaux intérieurs de ces petites machines perfectionnées qui sous un volume relativement restreint enlèvent les venues d'eau à leur point d’émergence pour les refouler d’un seul jet jusqu'à la surface.
- XI
- Installations de la surface : triage du charbon, utilisation des déchets, etc., etc. — Depuis quelques années les installations superficielles ne se sont pas seulement perfectionnées sous le rapport des engins d’extraction, de ventilation et d’exhaure, mais encore sous celui de la manutention des produits.
- Alors que la classification des charbons se résumait naguère en « gros et gailletteries, tout-venant et fines » nous la voyons aujourd'hui embrasser toute une échelle de catégories qui ont rendu nécessaire l’installation d’ateliers spéciaux.
- Le triage du charbon revêt tous les caractères d’une véritable Préparation mécanique.
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- En même temps et en quelque sorte parallèlement, son épuration à un degré que l’on ne connaissait pas jusque là s’est généralisée sous l’influence des exigences du commerce et du développement de nos exportations.
- Aux grilles fixes qui primitivement étaient seules affectées à un triage sommaire, on a substitué les grilles mobiles, les trommels, les tables à secousses, les tables oscillantes, appareils qui actionnés mécaniquement, divisent et classent les produits de l’extraction en catégories de dimensions les plus variées.
- Cette complication de la manutention des charbons, autrefois inconnue, atteste les modifications profondes survenues dans ces dernieres années dans les habitudes commerciales et témoigne de la part de l’exploitant, la préoccupation de retirer des matières extraites tout ce qu’il est possible d’en utiliser pratiquement.
- En ce qui concerne spécialement le nettoyage, on préfère généralement épierrer à la main les catégories supérieures. Cette opération s’eflectue soit sur des tables tournantes, soit sur des transporteurs mécaniques le long desquels s’installent les trieuses.
- Les grains de dimensions inférieures à 25 ou 30 millimètres de même que les poussiers de 0 à 5 millimètres sont lavés, les premiers dans des lavoirs de divers systèmes, et les derniers dans des appareils à feldspath.
- Les lavoirs Berard, Coppée, Schuchtermann et Crémer, Luhrig et Coppée, ces derniers surtout, sont les plus répandus.
- La Belgique possède dans cette spécialité des contructeurs qui ne le cèdent à aucun autre. Les maisons Beer, de Jemeppe-lez-Liége et Allard, de Châtelineau, ont monté sur différents points du pays des installations très remarquables tant au point de vue du triage que sous celui de la perfection du lavage.
- Si le commerce a accueilli avec une faveur croissante les cate gories inférieures de cette laborieuse préparation, il n’en a pas ete ainsi pour les gros charbons et les gailletteries qui sont moins recherchés qu’auparavant. Il en est même résulté pour certaines
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- qualités, l’obligation de les réduire en fragments pour leur donner des dimensions marchandes. On s’est attaché à rechercher des systèmes de concasseurs propres à effectuer sans trop de déchets, la division demandée. De nombreux appareils ont été expérimentés avec des succès très relatifs. De ce nombre sont les concasseurs Allard, Bailleux, Piton, etc., etc.
- Le brisoir de M. Sottiaux, directeur-gérant du charbonnage de Strépy-Bracquegnies, tout en concassant permet en même temps une épuration à sec des charbons. Basé sur la différence de friabilité de la houille et du schiste et opérant à l’aide de la ventilation la séparation du poussier charbonneux, cet appareil permet d’obte-nir un produit capable de fournir un coke métallurgique à moins de 10 %/o de cendres.
- La proportion considérable de poussier résultant du développe-ment donné au triage et au lavage des charbons a déterminé un grand nombre de sociétés à installer des fabriques de briquettes qui Sont ainsi devenues de véritables annexes de leurs charbonnages.
- Ces ateliers ne préparent pas seulement la briquette industrielle mais encore la briquette dite de ménage, pour laquelle on utilise des schlamms de qualité inférieure.
- Les ingénieurs et constructeurs belges ont attaché leur nom aux nombreux perfectionnements dont les machines à briquettes ont été l’objet dans notre pays. Les machines à moule ouvert de Bourrier, l’essoreuse de Hanrez, la presse de MM. Zimmerman et Hanrez applicable aux agglomérés ovoïdes de petites dimensions, sont trop bien connues pour que nous ayons à insister plus long-temps sur ce point.
- Ces diverses installations, pour lesquelles la concentration des services s’imposait, ont entraîné l’obligation de donner un dévelop-Pement notable aux moyens de transport superficiels. Ces derniers ont dû être multipliés de manière à ramener aux ateliers de lavage etde triage les produits provenant des différents puits, dont quel-Yues-uns sont parfois situés à des distances très considérables. Les
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- transports snr voie ferrée ordinaire ou réduite, avec traction par locomotive, le cèdent peu à peu à ceux par chaîne flottante et par câbles aériens, plus faciles et plus économiques à établir.
- Parmi les moyens de transports de l’espèce, nous signalerons les installations de Mariemont et de Bascoup, ainsi que celle du charbonnage d'Aiseau-Presles.
- Les premières ont été souvent décrites, elles sont à chaîne flottante. La seconde qui relie le puits Panama-sur-Roselies au triage du puits Saint-Jacques-d’Aiseau-Presles, sur la voie ferrée de Charleroi-Namur, est un transport par câble d’un développement de 2,052 mètres, sur lequel peuvent circuler dans les deux sens les wagonnets mêmes de la fosse pesant, charge utile comprise, 750 kilogrammes. C’est assurément l’un des transports aériens du système Otto les mieux réussis du pays.
- A tous ces perfectionnements, nous ajouterons l’emploi pour ainsi dire général de l’électricité comme moyen d’éclairage, au moyen de lampes à arcs pour les espaces découverts et de lampes à incandescences dans les endroits clos. Certains charbonnages du Hainaut sont sous ce rapport dotés d’installations véritablement modèles qui s’appliquent non seulement aux bureaux et aux divers ateliers, mais encore aux dépendances des puits ainsi qu’aux gares d’expédition.
- Quelques-uns, comme celui de Sacré-Madame, utilisent également l’électricité comme force motrice de leurs ateliers de réparation.
- XII
- Études stratigraphiques. — Nous venons d’esquisser à grands traits l’histoire des progrès réalisés dans les diverses branches de 1 exploitation de la houille en notre pays et nous en avons dresse sommairement le bilan. Nous pouvons revendiquer non sans fierté, 1 honneur d avoir les premiers résolu pratiquement le problème de l’exploitation à grande profondeur.
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- Les travaux du puits Saint-André du charbonnage du Poirier, établis à l’étage de 940 mètres et qui fournissent journalièrement une production de 350 à 400 tonnes dans des conditions satisfaisantes de prix de revient, témoignent éloquemment des difficultés vaincues par nos exploitants.
- Nous ne pouvons nous dispenser, en terminant cette notice, de signaler les études très approfondies dont nos bassins houillers ont été l’objet tant de la part de nos exploitants que de celle de nos ingénieurs du corps des mines.
- Le service spécial de la carte générale des mines, organisé par les soins du Gouvernement, a, sous ce rapport, spécialement con-tribué à faire connaître la structure du gisement houiller belge.
- En établissant d’une extrémité à l’autre du pays charbonnier des coupes verticales de ce gisement, à l’équidistance de cent mètres, d'après les plans des travaux miniers et en les complétant hypothé-^uement par l’étude comparative des lignes synclinales et anti-clinales des couches ainsi que par celle du tracé à différents niveaux de leur horizon, Je service de la carte a résolu des problèmes stratigraphiques importants et éclairci bien des points de la géologie houillère restés obscurs jusque là.
- Les cartes des bassins de Liége et de Gharleroi qui résument ces intéressantes études en fixant l’allure des grands dérangements qui les traversent sont devenues pour l’exploitant une source prêteuse de renseignements où il va puiser les données nécessaires à la direction et la conduite de ses travaux.
- La carte du couchant de Mons, en ce moment à l’impression, complétera avec celle des bassins du Centre et de Namur, en Preparation, un ensemble de documents d’une valeur technique considérable et vraiment digne de la première industrie du pays.
- XIII
- Données statistiques. — Le tableau ci-dessous résume la situation de 1 industrie houillère sous le triple rapport de la production, de
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- et de l’effet utile des ouvriers
- Années. ombre rbonnages ctivité. Sièges d’extraction en activité. Production annuelle. Production annuelle moyenne Machines d’extraction Machines d’aérage. Machines d’épuisement. Machines diverses. Ouvriers. Effet
- - 0 Nombre. Profondeur moyenne. Tonnes. Tonnes. Nombre. Force en chevaux. hmbre. Force en chevaux. Nombre. Force en chevaux. Nombre. Force en chevaux. Nombre. utile.
- 1879 166 299 392m 4 5,447,292 51,663 482 54,76 6 381 43,940 497 31,888 854 40,077 98,714 458
- 1880 164 304 405m 16,886,698 55,548 471 55,599 | 385 14,183 494 34,537 861 40,343 4 02,930 463
- 1881 160 295 445m 16,873,951 57,200 461 55,99 9 383 44,758 495 31,924 898 40,803 401,354 466
- 1882 458 300 423m 4 7,590,989 58,636 457 57,83 3 384 45,449 494 32,265 925 44,227 103,704 4 60
- 4883 453 304 434m 4 8,4 77,754 60,390 459 59,23 I 384 45,330 496 32,4 39 957 44,844 406,252 474
- 1884 449 289 434m 18,031,499 62,462 443 59,70 3 381 45,409 496 34,900 974 42,473 4 05,582 472
- 4885 450 285 457m 4 7,437,603 60,651 438 60,31 2 878 45,400 204 31,905 988 42,805 4 03,095 4 69
- 1886 4 44 280 456m 4 7,285,543 61,734 439 61,72 4 384 15,944 499 31,565 4,045 43,457 400,282 472
- 1887 440 268 457m 4 8,378,624 68,577 431 61,19 6 378 45,932 496 34,073 4,025 43,680 400,739 482
- 1888 4 32 266 457m 19,238,121 72,324 418 61,51 I 379 48,4 04 208 31,195 973 44,448 4 03,845 485
- XIV LES CARRIÈRES. La Belgique est riche en matériaux de construction et surtout en bonnes pierres à bâtir. La zone centrale abonde en pierres bleues calcaires, mais les meilleures sont celles que fournit le calcaire à crinoïde ou petit granit. Aussi les exploitations de Soignies, comme celles des Ecaussines, sont-elles justement réputées. De grandes améliorations ont été apportées dans ces dernières années, aussi bien dans l’aménagement des chantiers que dans le choix des appareils mécaniques de levage et de débilage. Les machines spéciales employées pour la confection des rainures dans le débitage des roches aux carrières de MM. Wincqz et C'9, ainsi que les dispositions des larges cadres a scier actionnés méca- niquement qui y fonctionnent, ont permis a ces messieurs de réaliser une réduction sensible du prix de revient de leurs excellents produits. Parmi les appareils de levage les plus remarquables, nous signa-lerons la puissante grue tournantè établie dans la carrière de MM. Velge et Cornet à Soignies, engin qui permet d’élever à une 69.
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- grande hauteur les blocs du poids de 40 tonnes retirés de l’un ou l’autre point du chantier.
- Au point de vue de l’organisation du travail, l’exploitation des carrières à pavés de Quenast offre des particularités spécialement intéressantes.
- La roche y est attaquée par gradins et les différents sièges sont reliés entre eux par des galeries aboutissant à un étage intermédiaire d ou s’effectue le transport aux quais d’embarquement.
- Les étages supérieurs communiquent avec ce dernier par plans fortement inclinés desservis par chaîne flottante, tandis que les étages inférieurs y aboutissent au moyen de monte-charges.
- L’abatage des roches s’opère au moyen de mines forées mécaniquement à l’air comprimé et chargées de poudre qu’on allume à l’aide de l’électricité.
- Ges carrières résument dans leur spécialité l’ensemble des progrès réalisés dans ces dernières années, tant au point de vue du transport que de l’exploitation proprement dite.
- On rencontre dans notre pays des marbres variés, solides et d’un excellent effet. Tels sont les marbres rouges-griottes des environs de Philippeville, les noirs antiques de Golzinnes, les Sainte-Anne de Gougnies, etc., etc.
- Nous ne pouvons passer sous silence l’application au débitage des marbres et autres pierres, du fil de cuivre hélicoidal qui, agissant d’une manière continue et avec une vitesse relativement grande, parvient à réaliser économiquement une grande somme de travail comparativement à l’emploi des anciennes armures.
- Nous n’insisterons pas sur les carrières assez nombreuses où 1 on exploite spécialement les terres plastiques et la baryte. Ces exploitations qui s’effectuent souterrainement ne présentent rien qui soit digne d’être remarqué.
- Le tableau statistique qui suit renferme les données les plus propres à faire apprécier l’importance des carrières belges pendant la période décennale 1879-1888.
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- CLASSE 48.
- CARRIÈRES.
- 827
- Pavés, pierres de taille, baryte, chaux, dalles, marbre, etc.
- Valeur de la production Nombre d’ouvriers, en francs.
- 1879 . . 1880 . . 1881 . . 1882 . . 1883 . . 1884. . 1883 . . 1886. . 1887 . . 1888. . 39 049 000 26 820 38 672 000 23 900 38 818 000 26 007 42 297 000 27 433 43 089 000 22 783 36 939 000 22 215 32 746 000 20 217 32 307 000 19 294 33 213 000 21066 34 440 000 29 871
- Le Secrétaire de la classe 48 (Mines et carrières),
- J. Smysters.
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- NOMINATION DU JURY BELGE.
- PREMIER GROUPE.
- Œuvres d’art.
- JURES TITULAIRES.
- Classes 4 et 2. — M. PORTAELS, Jean, artiste peintre, membre de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts, directeur de l’Académie royale des beaux-arts de et à Bruxelles.
- M. VERLAT, Charles, artiste peintre, membre de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts, directeur de l’Académie royale des beaux-arts de et à Anvers.
- Classe 3. — M. DE GROOT, Guillaume, artiste statuaire, membre de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts, à Bruxelles.
- JURÉS SUPPLEANTS.
- M. ROBIE, Jean, artiste peintre, à Bruxelles.
- M. PAULI, A., architecte, membre de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts, professeur à l’Université de et à Gand.
- DEUXIÈME GROUPE.
- Éducation et enseignement. — Matériel et procédés des arts libéraux.
- JURÉS TITULAIRES.
- Classe 7. — M. ROMBAUT, EUG., inspecteur général de l’industrie et de l’enseignement professionnel, ancien commissaire général de la section belge aux expositions universelles d’Amsterdam et d’Anvers, à Bruxelles.
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- — 830 —
- Classe 8. — M. GILBERT, P.-L., professeur à l’Université de età Louvain.
- Classe 9. — M. WEISSENBRUCH, Paul, imprimeur du Roi, à Bruxelles.
- Classe 44. — M. TASSON, Joseph, peintre-décorateur, commissaire de la section belge à l’Exposition internationale de Liverpool, à Bruxelles.
- Classe 13. — M. MAHILLON, Victor, conservateur du musée du Conservatoire royal de musique de Bruxelles, à Bruxelles.
- Classe 14. — M. le docteur BORLÉE, J., membre de l’Académie royale de médecine, professeur émérite de l’Université de Liége, à Bruxelles.
- JURÉS SUPPLÉANTS.
- Classe 6. — M. BRAUN, inspecteur des écoles normales primaires de l’Etat, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Bruxelles.
- Classe 45. — M. BUISSET, professeur à l’Université de et à Bruxelles.
- TROISIÈME GROUPE.
- Mobilier et accessoires.
- JURÉS TITULAIRES.
- classe 47. — M. MIGNOT-DELSTANCHE, industriel, vice-président de l’Union syndicale de Bruxelles, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Bruxelles.
- Classe 18.— M. JANLET, Émile, architecte,architecte de la section belge aux Expositions universelles de Paris en 1878 et en 1889, à Bruxelles.
- Classe 19. — M. DE SAVOYE, Gustave, ingénieur et industriel, membre du comité exécutif, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Bruxelles.
- Classe 20. — M. BAES, J., architecte, sous-directeur de l’école des arts décoratifs, à Bruxelles.
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- s
- — 831 —
- Classe 25. — M. VANDEVELDE, Félix, industriel, à Bruxelles.
- Classe 27. — M. DERY, ingénieur des chemins de fer de l’État, à Bruxelles.
- JURÉS SUPPLÉANTS.
- Classe 17. — M. FUMIÈRE, Théophile, architecte, à Bruxelles.
- Classe 21. — M. DE SOMER-VAN GENECHTEN, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 4878, industriel, à Turn-hout.
- Classe 29. — M. FONTAINE-OLINGER, industriel, ancien juge au tribunal de commerce de et à Bruxelles.
- QUATRIÈME GROUPE.
- Tissus, vêtements et accessoires.
- JURÉS TITULAIRES.
- Classe 30. — M. ÉLOY, Emile, industriel, membre du comité exé-cCutif, à Bruxelles.
- Classe 31. — M. LEIRENS, ancien sénateur (firme Eliaert-Cools), à Alost.
- Classe 32. — M. MULLENDORFF, CH., industriel, président d'hon-neur de la chambre de commerce de Verviers, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Verviers.
- M. LINCK, Arm., industriel, à Verviers.
- CLASSE 34. — M. ROBYN-STOCQUART, ancien industriel, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Bruxelles.
- Classe 35. — M. JONNIAUX, Edouard, ancien industriel, à Bruxelles.
- Classe 36. — M. VAXELAIRE-CLAES, industriel, à Bruxelles.
- Classe 38. — M. ANCION, Jules, industriel, ancien membre du jury a l'Exposition universelle de Paris en 4878, à Liége.
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- — 832 —
- JURES SUPPLÉANTS.
- Classe 33. — M. VIN, Jean, industriel, à Bruxelles.
- Classe 40. — M. JOUVENEL, A., industriel, à Bruxelles.
- CINQUIÈME GROUPE.
- Industries extractives. — Produits bruts et ouvrés.
- JURÉS TITULAIRES.
- Classe 41. M. DURANT, inspecteur général des charbonnages de la Société générale, à Bruxelles.
- M. GILLON, A., ingénieur, professeur de métallurgie à l’Université de et à Liége.
- Classe 44. — M. D’HONDT, J., directeur du Laboratoire communal et secrétaire du Comice agricole de Courtrai.
- Classe 45. — M. BERGÉ, Henri, ancien membre de la Chambre des représentants, professeur à l’Université de et à Bruxelles
- Classe 46. — M. DE WALQUE, François, professeur à l’Université de et à Louvain.
- Glasse47. — M. VERBOECKHOVEN, Eue., industriel, vice-président de 1 Union syndicale de Bruxelles, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Bruxelles.
- JURÉS SUPPLÉANTS.
- Classe 4L — M. BECO, J., ingénieur, ancien commissaire délégué aux Expositions universelles de Vienne et de Philadelphie, à Liége.
- Classe 42. — M. ANGENOT, C., professeur à l’Institut supérieur de commerce, à Anvers.
- SIXIÈME GROUPE.
- Outillage et procédés des industries mécaniques. — Électricité.
- JURÉS TITULAIRES.
- Classe 48. — Mines. — M. HABETS, A., ingénieur, professeur à l’Université de Liége, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Liége.
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- — 833 —
- Classe 48. — Métallurgie. — M. GILLIEAUX., V., membre de la Chambre des représentants, président de l’Association des maîtres de forges de Charleroi, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Charleroi.
- Classe 50. — M. MEEUS, Louis, distillateur, à Wyneghem-Anvers.
- Classe 52. — M. DWELSHAU WERS-DERY, V., ingénieur, professeur à l’Université de Liège, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Liège.
- M. SCHAAR, E., inspecteur général au ministère des chemins de fer, postes et télégraphes, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Bruxelles.
- Classe 53. — M. FLAMME, ingénieur en chef des chemins de fer de l’État, à Luttre.
- Classe 54. — M. BÈDE, E., ingénieur, conseiller communal de et à Bruxelles.
- Classe 58. — M. GODIN, L., industriel, à Huy.
- Classe 60. — M. FIVÉ, capitaine commandant de cavalerie, à Bruxelles.
- Classe 61. — M. STEVART, ingénieur en chef honoraire des chemins de fer de l’État, professeur à l’université de et à Liége.
- Classe 62. — M. ROUSSEAU, E., professeur et ancien recteur de l’Université de Bruxelles, ancien membre du jury à l’Exposition internationale d’électricité de Paris en 1881, à Bruxelles.
- Classe 63. — M. DE RAEVE, inspecteur général, administrateur des ponts et chaussées, à Bruxelles.
- M. HASSE, J.-L., architecte, à Anvers.
- Classe 66. — M. LAHURE (Baron A.-L.-F.), Colonel d’état-major, à Bruxelles.
- JURÉS SUPPLÉANTS.
- Classe 48. — M. SMEYSTERS, ingénieur en chef, directeur au corps des mines, à Charleroi.
- Classe 51. — M. SWARTS, professeur à l’Université de et à Gand.
- Classe 61. — M. DE BURLET, directeur de la Société nationale des chemins de fer vicinaux, à Bruxelles.
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- — 834 —
- Classe 62. — M. GODY, Léon, capitaine commandant d’artillerie, professeur à l’école militaire et à l’école de guerre, ancien membre du juryà l’Exposition internationale d’électricité de Paris en 1884, à Bruxelles.
- Classe 64. — M. le docteur WILLEMS, L.-H., chirurgien en chef des hôpitaux civils de et à Anvers.
- SEPTIÈME GROUPE.
- Produits alimentaires.
- JURES TITULAIRES.
- Classe 72. — M. VERCRUYSSE-BRACQ, membre de la Chambre des représentants, membre du Comité exécutif, industriel, à Gand.
- Classe 73. — (Brasserie). — M. DE BOECK, A., brasseur, à Bruxelles.
- Classe 73. — (Distillerie.) — M. STEURS, membre de la Chambre des représentants, à Givry lez-Mons.
- JURES SUPPLÉANTS.
- Classe 67. — M. WINCKELMANS-DELACRE, ancien industriel, à Bruxelles.
- Classe 73. — M. VANDE VELDE, J.-N., distillateur, à Gand.
- HUITIÈME GROUPE.
- Agriculture, viticulture et pisciculture.
- JURÉS TITULAIRES.
- Classe 74. — M. TYKORT, E., ingénieur agricole, professeur à l’Institut agricole de et à Louvain.
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- — 835 —
- NEUVIÈME GROUPE.
- Horticulture.
- JURE TITULAIRE.
- Classe 78. — M. LINDEN, Lucien, directeur de la Société « l’Horticulture Internationale » et président de la Chambre syndicale d’horticulture, à Bruxelles.
- Économie sociale.
- JURÉS TITULAIRES.
- M. DE RIDDER, professeur à l’Université de et à Gand.
- M. MAHILLON, directeur de la Caisse générale d’épargne et de retraite sous la garantie de l’État, à Bruxelles.
- En conformité de l’article 19 du Règlement général du jury des récompenses, M. CARLIER, Jules, membre de la Chambre des représentants, Commissaire général de Belgique, remplira les fonctions de président de la Section belge du jury et fera partie du jury supérieur des récompenses.
- M. GODY, J., secrétaire général du Comité exécutif, remplira les fonctions de secrétaire de la Section belge du jury.
- M. DE PUYDT, Paul, ingénieur civil, secrétaire du commissaire géné-ral, est attaché à la Section belge du jury en qualité de secrétaire-adjoint.
- Bruxelles, le 25 mai 1889.
- Au nom du Comité exécutif,
- Le Commissaire général de Belgique,
- Jules
- CARLIER.
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- LISTE ALPHABÉTIQUE DES EXPOSANTS 837
- Aberlé, J., 360, 365.
- Adrien, E., 354, 409.
- Adrien, J.-B., 231.
- Agniez frères, A., 716, 717.
- Albert, frères, 325.
- Alexandre, 318.
- Alsberge, F., & Vanoost, A.,563.
- Ancien, Jules, 496, 695.
- Anspach, L., 273.
- Antognoli frères, 716, 717.
- Ardoisières La Plet, 178, 660.
- Ardoisières Saint-Joseph à Oignies, 666.
- Ardoisières de Bois Chevaux, Terre-Noblesse et Saint-Jean d’Habay réunies, 666.
- Arens, Arnold, 360, 405.
- Arnold (veuve Mathias), 496. Arnoldy, 231.
- Arts graphiques à Bruxelles, 305, 318.
- Aspergeries de Bockryck. 717.
- Association belge de photographie, 318.
- Association des brasseurs de la Flandre Occidentale, 747.
- Association générale des brasseurs belges, 747.
- Association des Ingénieurs sortis de l’école de Gand, 273.
- Association Linière à Gand, 435.
- Association pour la défense des intérêts de l’industrie linière, à Courtrai, 546.
- Ateliers du Brabant à Molen-beek-Saint-Jean, 599.
- Ateliers de construction de Ma-lines, 638.
- Ateliers de construction de la Meuse, 611, 638.
- Ateliers de construction de Wil-lebroeck, 666.
- Aubecq et Cornet, 518.
- Aubin Sauvage et Cie, 449.
- Aubry, Adrien & fils, 518. Aurélie Verhaeghen, 635.
- Backelandt & Cie, 318.
- Backeljau, Théophile, 608. Baes, Henri, 305.
- Baichez, Paul-J, 518.
- Baillot frères, 518.
- Baisipont et Bouchez-Beru, 178, 518, 660.
- Bal & C^, 751.
- Barbier frères, 632.
- Bartelous, Victor, 652.
- Baruch, J., 343.
- Baudelet, Pierre, 660.
- Baudewyns, Alph. 305.
- Bauchau, Eug.& Cie. 747.
- Baudoux, A. 518.
- Baudoux, Eug. 367,
- Baugnies frères. 572.
- Beaupied, J.-H. 349, 598, 635, 688.
- Beck père & fils. 435.
- Becker, Ernest. 751.
- Beernaert, Ed. 318.
- Beernaerts, F.-M. 428.
- Begerem, René. 464.
- Belgian & Colonial Flexible
- Métallic Tubing Company. 518.
- Belval (Mlle) Alice. 386, 472.
- Bénédictus, Maurice. 558.
- Benoit, Albert. 435.
- Berden & Cie (Campo & Cie, succ.) 325.
- Bergé, Albert. 751.
- Berhaut, Charles. 608, 660.
- Bernard, A. 598.
- Bernard, L. 587.
- Bertin, H. 572.
- Bertrand, Ant. et fils. 496.
- Bertrand, Aug. 294.
- Besme, Victor. 695.
- Biolley frères. 449.
- Biot, H.-J. 273.
- Biot-Caigne. 572.
- Bisschops, M. et Rembaux, E. 660.
- Bister Delmarcelle, J. 518.
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- 838 LISTE ALPHABÉTIQUE DES EXPOSANTS
- Eivort, J. 367.
- Blaton-Aubert. 661.
- Block, Ed. 540.
- Blondet J. 518.
- Blondeau frères & sœurs, 178, 518, 661.
- Blondiau, V. 546.
- Boch frères. 177, 305, 386.
- Bockholtz, Frédéric, 572.
- Bodart, Emile, 646, 711
- Boddaert, Richard, 273.
- Bodson, Nicolas, 496.
- Botson, Nestor, 178, 518.
- Boland, J. 395,
- Bonnardeaux, Ch., 661.
- Bonvoisin, fils, M., 449.
- Bordiau, G., 661.
- Borgerhoff-Van Sassem, J., 294.
- Borremans-Van Campenhout, , 703, 747.
- Bosquet, Fr., 535.
- Bossut, H., 472, 502.
- Bossut, Roussel & Cie, 428.
- Botelberghe, G. & Cie, 558.
- Boty (veuve) & Cie, 563, 635.
- Boucart, Léonie, 472.
- Bouchez-Beru, 661.
- Boucnéau, L., 519.
- Boudier, Aug., 572.
- Boudin, 273.
- Bougard, A. & Cie 367.
- Boulvin, J.,273.
- Bourguignon-Carion, 535.
- Bourlard, L., 294.
- Boussart-Delhaye, Em., 178, 661, 770.
- Bouwens, Joseph, 294.
- Bôval de Beck, 464.
- Braquenié & Cie 388.
- Brasserie Tivoli, 747.
- Brasseurs belges (société des) 749. '
- Brasseurs de l’arrondissement de Bruxelles (société des), 749.
- Brauburger, J., 360, 409.
- Brenu, J., 478.
- Brias & Cie 751.
- Brichaut et Cie 305.
- Briots, E., 535.
- Briots, F., 360, 365.
- Briqueteries de la Sambre, 387, 667.
- Brogniez, 747.
- Brouhon, frères, 535.
- Brouhon, Pierre, 635.
- Bruers, É., 413.
- Buisset, 635.
- Buquet, Arthur, 717.
- Burggraeve, Dr., 273.
- Burton, Ch., 306, 424, 502.
- Busath, Ed., 300.
- Buyssens, Adolphe, 770.
- <3
- Cabuy, 688.
- Cailliau-Pollet & fils, 546.
- Cambier, frères, 519.
- Cambrelin, A.-L., 660.
- Candeil, Ch., 598.
- CappelenVerzyl, 546.
- Caramin & Cie 519.
- Carbonnelle, Charles, 747.
- Cardon, Léon, 305.
- Carels frères, 608, 635.
- Carlier, Jules, 231.
- Carlier & Cie, A., 572.
- Caron, E., 563.
- Carrières de l’Affedèle, 179, 529, 666.
- Carrières du Coucou, 667.
- Carrières de la Dendre, 179,528, 666.
- Carrières Gauthier, Lestienne et
- Cie 179,529,666. __
- Carrières Hachez et Cie, 179,529,
- 666. 00
- Carrières du Hainaut, 179,
- 666.
- Carrières de Lessines, 519. Carrières Rombaut, 179, 5~8, 666.
- Carrières Tacquenier, 578. Carrières P.-J. Wincqz, lfr. 529, 666.
- Carsoel frères, 178, 662.
- Cassart de Fernelmont, 770.
- Casse & Lacroix, 662.
- Cassiers, F.-L., 608, 635.
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- LISTE ALPHABETIQUE DES EXPOSANTS 839
- Catala lils, Ch., 629.
- Catala (veuve Ch.,) 300.
- Caulier, 747.
- Caumontat, 751.
- Cercle de la librairie, etc., 294, 354.
- Chainaye-Vierset, L., 752.
- Chantrenne, Auguste, 629.
- Chantrenne- Soiron, Georges, 608, 629, 635.
- Charbo, J.-B., 273.
- Charbonnages d’Ans, 519, 576.
- Charbonnage d’Aiseau-Presles, 519, 578, 668.
- Charbonnages de Bonne Fin, 519, 575.
- Charbonnages du Canal de Fond Piquette, 576.
- Charbonnages réunis de la Concorde, 520, 575.
- Charbonnage de l’Espérance et Bonne-Fortune, 519, 576.
- Charbonnage de Forte-Taille 519.
- Charbonnages de Fontaine-l’É-vêque, 519.
- Charbonnage de la Grande Bacnure, 519, 576.
- Charbonnages du Horloz, 519.
- Charbonnage de Marihaye, 575.
- Charbonnages de Mariemont et Bascoup, 527, 578.
- Charbonnages Noël Sart-Cul-part, 520, 575.
- Charbonnages de Patience et Beaujonc, 520, 576.
- Charbonnages du Petit-Try, Trois-Sillons, Sainte-Marie et défoncement réunis, 529, 579.
- Charbonnages,, hauts-fourneaux et usines de Strépy Bracque-nies, 519.
- Charbonnage de Sacré-Madame 520.
- Charbonnages de Wérister, 520.
- Charles, Auguste, 629.
- Chatten & Blanjean, 449.
- Chaudron, Joseph, 575.
- Chaudronnerie et fonderies liégeoises, 612.
- Chômé, F., 273.
- Christiaens, Emile, 662. Claes-Vanderhaegen, 747. Claesen, Ch., 294.
- Claessens & fils, 300.
- Clément, E. et Lepinois, F., 273.
- Cloetens, P., 365.
- Closset, Emile. 652.
- Clotz-Denamur, Fr., 587.
- Clouteries mécaniques, Fon-taine-l’Évêque, 520.
- Coeckelbergh-Van Hoey, 365, 464.
- Coetermans-Henrichs, 486.
- Coevoet-Renouard, Alph., 546.
- Colle, Charles, 751.
- Collectivité des Ecoles industrielles, etc., de Belgique, 258. Collectivité de Verviers, 449.
- Collectivité malinoise, 360.
- Collectivité des tabacs, 546.
- Colliard-Penant, 305.
- Comère, F., 367.
- Compagnie belge du lignite comprimé, 520, 576.
- Compagnie belge du Téléphone Bell, 652.
- Compagnie de bronzage des armes de guerre, 695.
- Compagnie fermière des Eaux de Spa, 688.
- Compagnie du Charbonnages de Boubier, 520, 577.
- Compagnie de Floreffe et de Jeumont, 367.
- Compagnie générale des Explosifs Favier, 558.
- Compagnie Intern. des Wagons-Lits, 635.
- Compagnie de Télégraphie et Téléphonie internationales, 652.
- Consortium J. Van Mullem & P.-J. Deswarte, 662.
- Constant, F., Heinen, M. & Cie, 572.
- Construction d’appareils de sûreté pour voies ferrées, à Liège, 638, 653.
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- 840 LISTE ALPHABÉTIQUE DES EXPOSANTS
- Contini, 178, 367.
- Coosemans, Ch., fils et Cie, 418, 558.
- Cornet, J., 535.
- Coryn, J., 478.
- Courtin, V., 632.
- Cousin, L. et sœurs, 178, 522.
- 662.
- Couvreur, Jules, 747.
- Crocq, Jean,343.
- Croix rouge de Belgique, 343, 688.
- Crosset & Debatisse, 624.
- Cupérus, N.-J., 258.
- D
- .Daelstaen, Maurice, 598.
- Damas, H.-G., 662.
- Damiens, Georges, 747.
- Damman & Washer, 361, 662.
- Damseaux, E., 231.
- Damseaux, A.. 274.
- Dandeloy, J., 703.
- Dandois, Henri, 662.
- Dandoy & Cie, 367
- D’Anvers, Ch., 572.
- Darimont et frères, L. et H., 449.
- Dastot, A., 274.
- Daubresse, Ernest et Wilquin, Émile, 747.
- Daubresse, Georges, 747.
- Dauge, 274.
- Dautrebande, H. et Thiry, F., 629.
- David et Cie, 558, 587.
- Davignon, N., 386.
- Davin-Glibert. Jean, 343.
- Daxbek-Plas, 502.
- Day, G., 472.
- De Baisieux, Th., 343.
- De Becker, Farcy et Cie, 703.
- De Beukelaere, F.-X., 751.
- De Boeck, frères, 747.
- De Bontridder, Fritz et Cie, 747.
- De Boutte, frères, 388.
- De Bruycker, Th. & Cie, 472.
- De Bruyne-Speleers, Eug., 598.
- De Bruyn-Van Puyvelde, 598.
- De Ceulener, Henri, 632.
- Dechamps, Henri, 274.
- Declerq, frères, 747.
- Declercq-Clément, 464.
- De Cock, Emile, 632.
- De Coninck, G., 300.
- De Coninck-de Smedt & fils, 547.
- De Coninck-de Windt, C., 547.
- Decooman-Vansanten, 747.
- Decq, E., 294.
- Decrolière, E., 522.
- Defraiteur, Eugène, 622.
- De Groote, G., 386.
- De Groote-Vierendel, 464.
- De Groulart, L., frères, 587, 635,662.
- De Guise, V., 274.
- De Haspe, Gustave, 777.
- De Hemptinne, Jules, 428.
- De Heusch, F., 274.
- De Heusch, Waldor, 274.
- D’Haenens-Gathier, Ed., 625.
- D'Heygere, Camille et Cie, 428.
- D'Hoedt-Cauwe, J.,703.
- Dehou, F:, 305.
- De Jaiffe-Devroye, 662.
- De Keersmaecker, 343.
- Dekeghel, A., 367.
- Dekien, L., 435.
- DeLairesse, Ch., 413, De la Montagne, L., 305.
- Delattre, Auguste, 343, 540.
- Delaunois, G., 343.
- Delcroix, F., 300.
- Delelienne, Charles, 748.
- Delhez & David, fils, 449.
- Delpire, Gustave, 603.
- Delplanche, L., 748.
- Demany, Emile, 231, 662.
- De Marbaix, A., 418.
- De Marneffe & Cie, 522.
- de Meeus, J., 294.
- Demesmaecker,P.&Mathieu, A.
- 305. -
- De Meulemeester-Verstraete, do 748.
- De Meulenaere (Mme) 464.
- Demeyer-Saucez, J.-B., 413.
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-
-
- LISTE ALPHABÉTIQUE DES EXPOSANTS 841
- Demol, P. 598, 688.
- De Molie & Van Geert, 748.
- de Monge, L., 274.
- De Moor, J. & M., 608, 614, 627.
- De Munter, 305.
- Denaeyer, A., 343.
- De Naeyer & Cie, 300, 598, 608, 629.
- Denayer & Risack, 748.
- Denaeyer’s Peptones Ce, 558. de Neunheuser, Félix, 535, 598. Denis, Hector, 275, 753.
- Denis, Victor, 361.
- De Poortere, frères, 435.
- De Preter, Gustave, 748.
- De Rauw & Carlier, 748.
- Députation permanente de Liège 354.
- De Rocker et De Heem, 748.
- Derbaix, frères, 739. Derneville, A., 558, 688.
- Derooster, R., 472.
- De Ronne-Delanier, L., 739.
- De Ruytter-Demessine, 632. Dervaux & Cie, 608.
- Dery, Jules, 413.
- De Ryckere, Ed., aîné, 424.
- Desaucourt, P., 305.
- De Schamphelaere, Pol., 558.
- Descroix, G., 395.
- De Seyn-Verhougstraete. 295.
- Desmedt, J., 386.
- De Smet & Dhanis, 435.
- Desmedt, Pierre, 177, 178, 405, 662.
- Desmet-Denaeyer, 748.
- De Soignie, Jules, 766.
- Despa & fils, 622.
- Despiegeler, A.,' 306.
- De Stordeur, 547, 711.
- De Tournay-Catala, 300.
- De Troy, C., 478.
- De Ville-Châtel & Cie, 608, 631, 636.
- Devillers & Cie, 361.
- De Vriendt, André, 629.
- Dewaele, L., 177, 361.
- Dewalque, G., 354.
- Dewalque, F.,275.
- Dewitte Ch., 306, 365.
- De Wilde, P. 275.
- Dewitte, Josse & Cie, 547.
- D’Heygere & Cie, C., 428.
- D’Hoedt-Cauwe. J., 748.
- Dierckens-Verschoore, O., 435.
- Dierman fils & Cie. J.-J., 428, 435.
- D’Ieteren frères, 632,
- Dietz, Ch.-J., 325.
- Dieudonné, E.,365.
- Didion, Jacques, 577.
- Dirickx, Mme, 478.
- Discailles, Ernest, 275.
- Doulceron & Van Meerbeeck, 663.
- Dratz &Cie(H.,) 388.
- Driesen, T.-G., 367.
- Druart, Ch. et frères. 189, 522, 663.
- Dryepont-Brans, E., 405.
- Dubay, Grosjean, F. et fils, 522. du Bosch, G., 295.
- Dubois, A., 716. Duesberg et Cie, 449. Duesberg-Delrez, 622. Duez et fils, C.. 450, 563.
- Du Fief, J., 231, 258, 354. Dufossez et Henry, 663. Duhot, Ch., 502.
- Dujardin, D., 231.
- Dumont et frères, G., 522.
- Dumortier et Cie, 614.
- Du Moulin, N., 343.
- Dumontier, G.. 716, 717.
- Dupierreux-Debras, E., 748.
- Dupont, Polydore. 748.
- Dupont, Emile, 663. Duquesne, J.-B., 717.
- Durieu-Dardenne, 522.
- Dutoict, P. et Cie. 472.
- Dynamite deMatagne, 558, 603, 696.
- Eeman-Callebaut, M.-C., 547.
- Eeckelaers, Louis, 418.
- Écoles industrielles, etc., de Belgique, 258.
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-
-
-
- 842 LISTE ALPHABETIQUE DES EXPOSANTS
- École industrielle de Morlanwelz 258.
- Electricité et hydraulique, 178, 577. 609, 653,
- Eliaert-Cools, 435, 622.
- Eloy, J. et Cie, 428.
- Elsen, A.-J.-A. et Cie, 703.
- Emmerechts, G., 413.
- Escoyez, L., 387, 522, 663.
- Everaert-Leclercq, G., 464.
- Evrard, L., 362.
- Exposition de la Société Saint-Roch, 547.
- Fabrique de fer de Charleroi 523.
- Falk, Th., 295, 306, 318,354,695.
- Falloise. Henri, 587.
- Fanchamps, Pierre, 450.
- Félix, Jules, 344, 688.
- Fellendaels, G. H., 344, 598.
- Felon, J., 609.
- Ferrures De Jean, 633.
- Festraerts, Aug., 344.
- Festraets, P., 401
- Fétu-Defize, Ant. et Cie, 609,614, 627.
- Fiévé, Gustave et Cic. 663.
- Fil hélicoïdal à Bruxelles, 614, 667.
- Filature et filteries réunies à Alost, 428, 436.
- Fisch, Antoine, 306, 631.
- Flamme-Muink, P.-J., 598. Flesch, J.-B.,231.
- Flore médicale à Huy, 344, 559. Floutier, P., 300.
- Foccroulle, Charles, 609. Foccroulle, Jules, 609.
- Folie F., 275.
- Fondu, J.-B., 300, 523, 609, 632, 636, 663, 694.
- Fonson, Auguste, 464, 478, 496, 632, 695.
- Fontaine-Olinger, 424. Fontaine, frères, 472.
- Fontaine, Eug., 523.
- Fontaine, Léopold, 770. Fontana,J.-Ch., 367.
- Forestier, G., 413.
- Forges d’Acoz, 523.
- Forges de Clabecq, 523.
- Forges, usines et fonderies de Gilly, 578, 612.
- Forges Haine-Saint-Pierre, 638. Forges de la Providence, 523. Forir, H., 275.
- Fouassin, 751.
- Fours de Laeken, 667.
- Fournier, M., 603
- Fraeys, Ferd., 748.
- François, J.-Jh., 354. Franken-Willemaers, Éd., 688. Frans, fils, 478.
- Frennet-Wauthier, L., 587. Frentz et d'Henin, 295, 752. Fumière, Armand, 306, 362. Fumière, Th. 258.
- Garot, L. et J., 450.
- Gasparoli (Mlle Mary), 386. Gausset, A., 609.
- Geelhand, Alfred, 753. Geneste-Herscher et Cie, 688.
- Gengoux, J.-B., 478.
- George, Edouard, 609, 622. Gérard, E et Cie, 349, 652.
- Gérard, Pauline, 424.
- Gérard, H., 428.
- Géruzet, frères, 318.
- Gets, Joseph, 663.
- Gevers, Eugène) 739.
- Ghilain, frères, 428.
- Ghysen, Henri, 598, 603.
- Gilbert, Ch., 770.
- Gilbert, H., 275.
- Gillain, P., 548, 759.
- Gillard et Brandebourg, 572.
- Gilles, Jean-M., 413.
- Gillet, Fd, 478.
- Gillet et Cie, L., 524.
- Gilmont-Wyvekens, 395, 524.
- Glaces de Courcelles, 368.
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-
-
-
- LISTE ALPHABÉTIQUE DES EXPOSANTS 843
- Glaces de Moustier s/Sambre, 368.
- Glaces et Verreries du Hainaut, 368.
- Glaces de Ste-Marie d’Oignies, 368.
- Glibert et Cie, 524.
- Gobict, Jules, 587.
- Godart, Ed., 231.
- Godenne-Wasseige, 295.
- Gody, Léon, 275.
- Goethals-Mertens, 748.
- Goetghebuer, 464.
- Goffart, P., 306.
- Goossens et Cie, 306.
- Gosselin, 276.
- Goubet, Alfred, 598.
- Gouweloos, frères et sœurs, 306.
- Govaert frères, 388, 435, 563, 622.
- Goyers frères, 362.
- Grand central belge, 636.
- Grande brasserie de Koekelberg 748.
- Grandjean-Demory, 540.
- Grande Vinaigrerie nationale, 739.
- Grandperret et Gauthier, 424, 689.
- Grewel, 548.
- Grosfils, Pierre, 748.
- Gruwé, Léopold, 663.
- Guelton Richard, 306.
- Guillaume,François, 524.
- Guillery, H., 276.
- Guyard et Hagemeyer, 603.
- Habay et Falisse, 689.
- Haesebroucq, Édouard, 478.
- Hainaut et fils, 325.
- Halot et Cie, 577, 587, 599, 610,
- 614, 636.
- Hambresin, 663.
- Hanarte, Gustave, 577, 610.
- Hannot, Alfred, 349.
- Hanrez, Prosper, 577, 610, 636,
- 663.
- Hanssens-Hap, 424, 465, 540.
- Hap, Pierre, 748.
- Hardenpont-Maigret et Cie, 587.
- Hasse, J.-L., 663.
- Hauts-Fourneaux de Monceau sur/Sambre, 524.
- Hauts-Fourneaux et fonderies de La Louvière, 524.
- Havermans, X., 295.
- Heinemann, G., 325.
- Heins, A., 177, 306.
- Hendrickx et Roelants, 413.
- Henneton-Hornez, 386.
- Hellemans, Emile, 664.
- Henricot et Cie, 636, 689.
- Henrion, J.-J., 450.
- Henrotin, 276.
- Henroz, Camille, 524, 603, 663.
- Henry, J.-C., 354,
- Henry, E.-F -A., 694.
- Herbin, Gustave, 599.
- Herbos (V°), J.-B. et fils, 748.
- Herinckx, Félix, 749.
- Herman, J., 386.
- Hermans, G., 318.
- Hermans, frères. 749.
- Hermanus, Paul, 365, 664.
- Herremans, Désiré, 548.
- Herweg, Jean, 759.
- Heuse-Lemoine, Ernest, 496.
- Heyndrickx et Verstraten, 799.
- Hicguet, E., Lefèvre, D. et Cie, 559, 587.
- Hoebeke frères, Pauwels et Cie, 548.
- Hofmans, Ch., 318
- Horion, Ch., 276.
- Hoste, A., 295.
- Horster, Louis, 424, 540.
- Houben, Théodore, 572, 610.
- Houdin,J.,Delrue et Van Begin, 572.
- Houget, Fernand, 622.
- Houillères-Unies du bassin de Charleroi, 524.
- Housez frères, 572.
- Houy, E., 486.
- Houtstont. G., 177, 365.
- Hovent, J., 344.
- Hoyois, Al., 610.
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-
-
-
- 844 LISTE ALPHABÉTIQUE DES EXPOSANTS
- Hubert, Joseph, 231, 689.
- Hubert, A., 344.
- Huet, Fayt et Cie, 179, 524, 664.
- I
- Idiers, E.,563.
- Industrie moderne, 295, 664.
- Institut des Beaux-Arts à Ma-lines, 306.
- Institut des Sourds-Muets à Anvers, 232.
- Institut des Sourds-Muets à Berchem, 231.
- Institut des Sourds-Muets à Liége, 233.
- Institut supér. de Commerce à Anvers, 276.
- Isabey et Cie F., 436, Ista, Florent, 409, 636.
- Jacquemin, Emile, 759.
- Jacques, G. et C16, 395, 524. Jametel et Cie A. 622.
- Jamme et Cie, 457.
- Janlet, E., 177, 178, 306, 664. Janlet, G., 177, 306, 366, 388.
- Janssens-Wadeleux, Aug., 559.
- Janssens, Eug., 689.
- Janssens, Guillaume, 625, Jansy, Th., 413.
- Jaspar, J., 349, 524, 610, 652. Jean, Edouard, 749.
- Joly, A., 232, 259.
- Jonckheer, A-B., 664.
- Jonckeere-Lobelle, 739.
- Joret, frères, A. 610.
- Jorion-Renard, 413, 689, 770.
- Joveneau, Arthur, 599.
- Jowa, 525, 664.
- Jullien, Henri, 629.
- K
- Kayser, G., 276.
- Keelhoff, Adrien, 259.
- Keelhoff, Joseph, 753.
- Kénis, Léonie, 739.
- Kensier, frères, 573.
- Keulemans et Windelinckx, 703.
- Kiss, H., 300, 548.
- Koenigswerther, J., 540’
- Kuborn, H., 344.
- Kühstohs, Ernest, 548.
- La Béverie, à Dolhain, 549.
- La Carbonique, à Louvain,599.
- La Dendre (société), Peerinckx, Clément et Cie, 429.
- La Florida à Gand, 429.
- Lafontaine, Ch.-J., 689.
- La Fortis Explosive associat. 559.
- Lagrange, Ch.. 276.
- Lagrange, frères. 457.
- Lagrange-Peeters, 457.
- La Liève à Gand, 436,
- Lallemand, Désiré, 664.
- Lallemand, Léonard, 548, 610, 622.
- Laloux, Auguste, 631.
- La Lys à Gand, 436.
- Lamarche, G. 548.
- Lambert, et Cie, L., 367, 636.
- Lambert, G., 525.
- Lambert, Mllc, G., 259.
- Lambo, H., 559.
- Lambotte, A., 559.
- Lambotte, Michel, 577.
- La Métallurgique, 636.
- Laminoirs, forges et fonderies de Jemappes (V. Demerbe et Cie), 525, 637.
- Laminoirs de Châtelet, 525. .
- Laminoirs de l'Ourthe, 525
- Laminoirs du Ruau, 525
- Lamot-De Boeck (veuve), 749.
- Lamotte, Ed., 232.
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-
-
-
- LISTE ALPHABETIQUE DES EXPOSANTS 845
- Lanneau, G.-A., 307.
- Lannoy-Dupont, 749.
- Lannoy-Sablon, H., 749.
- Laport et Cie, 496.
- Larcier, Ferd., 295.
- Latinie, Léandre, 486.
- Lava, J., 465.
- Lavalette et Cie, A., 388, 465.
- La Visserie Belge, 525.
- Layton, William, 276.
- Lebacq, Adolphe et Cie, 559.
- Lebbe-Bateman, 548.
- Lebègue et Cie, 295, 354.
- Lebermuth et Cie, F., 573.
- Lebon, Léon, 232.
- Lebrun-Vériter, 749.
- Lecaille, E., 559.
- Lechat, Jules, 610.
- Lecluyse et Machiels, 548.
- Lecomte, P.-J., 759.
- L’Economie financière, 296.
- Ledent, Jean, 259.
- Leduc, frères, 559.
- Lefebure, J.-J., 548.
- Lefèvre, Henri, 739.
- Lefèvre, Marie, 486.
- Lefèvre et Cie, P., 622.
- Legrand, A., 577, 637, 664.
- Legros, E., 413.
- Legros, fils, 367.
- Lheureux, Hector, 749.
- Lheureux, frères, 749.
- Lejeune, Olivier, 739.
- Lejeune-Vincent, 450.
- Lejeune, Léon, 450.
- Lejour, Eugène, 637.
- Lelièvre, Félix, 664.
- Lemaire et Cie, A., 540.
- Lemesre frères et Cie, 418.
- Lemière, J.-B., 395.
- Léonard, F.-G., 694.
- Leroy, A., 424.
- Leroy, Nicolas, 664.
- Leroy frères et Cie, 450.
- Levêque, E., 177, 465.
- Levêque, frères et Cie, 540.
- Levy et Jacobs, 472, 573.
- Librairie spéciale des arts industriels et décoratifs, 306.
- Licot, Ch., 307.
- Lieutenant, Henri, 450.
- Ligny, J.-B., 622.
- Lindebriengs-Cuyx, H., 610.
- Linden, Lucien., 296.
- Linière Alostoise, 436.
- Linière Athoise, 437.
- Linière de Courtrai. 437.
- Linièredc St-Léonard, 437.
- Linière Gantoise, 437.
- Linière St-Sauveur, 437.
- Lippens, Ph.-A., 703, 711.
- Lochet-Habran, L., 496.
- Logelain, Pierre, 307.
- Lonhienne, fils, A., 623.
- Loutrel, frères, 472.
- Luppens H. et Cie, 405, 414.
- Lyon, Clément, 259.
- Mabille, Alex, et fils, 473.
- Mabille, Valère, 525, 610, 614, 637.
- Maes, Joseph, 318.
- Mahieu, J. ,749.
- Mahillon, C., 325.
- Maillé-Dewez, 664.
- Maistriaux et fils, C., 548.
- Malaise, C.. 276.
- Malherbe, R., 354.
- Mallieux, V., 414.
- Manteau, Ch., 366.
- Manufac. de carrelages céramiques à Chimay, 664.
- Manufacture de glaces, etc., à Bruxelles, 368, 560, 588.
- Manufacture générale de courroies de transmission, 610.
- Manufactures Malinoises, 274.
- Manufacture royale de pianos, 325.
- Marchal, Fr., 232.
- Marchal, Fr., 405.
- Marchand, Achille, 664.
- Maréchal, Jules, 232.
- Marie (veuve), L.-J., 627.
- Marinot, E.-L., 573.
- Marinx, Ch.-William, 749.
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-
-
-
- 846 LISTE ALPHABÉTIQUE DES EXPOSANTS
- Marits/D., 548.
- Martha, A., 344.
- Martin, G. (Cic des Indes), 465.
- Martin, Célestin, 623.
- Masquelier, E., 752.
- Masquelier, Emile, 368.
- Massange, Antoine, 573.
- Massart, E., 259.
- Massau, Alfred, 259.
- Massau, Junius, 276.
- Masson,'Victorine, 473.
- Masson, L., 307.
- Mathys et Devriendt, 535.
- Matissen, J., 525.
- Maton, Adolphe, 276.
- Mauroy-Dubois, 749.
- Maufroid frères et sœurs, 664.
- Maussion, frères, 716, 717, 739.
- Max, H.-E., 344.
- Meeûs de Vicq de Cumptich, 752.
- Meeûs, Louis, 587, 665, 752.
- Mercier, E., 300, 629.
- Mercier, 665.
- Mertens-Erix, H., 749.
- Mertens, Adolphe, 296, 307.
- Mertens, Alf. et Cio, 749.
- Mestdagh, Ivon, 708.
- Meunier, Emile, 307.
- Meurisse et Diasson, 632.
- Meyers-Courtois et Cie. 739.
- Michaux, Edouard, 259.
- Michels, Louis, 540.
- Michiels-VandeVoorde, Gustave 549.
- Michotte, 633.
- Mignot-Delstanche, A., 178. 362.
- Mines et fonderies de zinc de la Vieille-Montagne, 525.
- Minne-Dansaert, T., 465.
- Minne, Camille, 665.
- Mirland et Ce, 717.
- Mitis belge à Huy, 526.
- Moll, Th., 526.
- Mommaerts, Alexandre, 387.
- Mommaerts, frères, 307.
- Mommens, H., 296.
- Mongenot, G., 325.
- Monkarnie, Ph., 428.
- Mondron, L., 368.
- Monrose, Eug., 277.
- Monseu, J. et Çie, 386, 665, 689.
- Moonens, L.-J., 277.
- Moreau, Joseph, 762.
- Moreau, Léon, 637.
- Moreau, Léon, fils, 603.
- Morel et Verbeke, 436.
- Moteurs inexplosibles au pétrole et au gaz, 611.
- Motte, Pâques et Roland frères, 179, 526, 665.
- Mouly, F.-Victor, 414, 689.
- Moumal, Jean, 450.
- Mousset-Thibaut, 665.
- Mouzin et Cie, A., 386.
- Mouzon, J., 259.
- Muller, Ch., 409.
- Muller, J.-E., 696.
- Mutsaerts-Noëz, 362.
- 2
- Naten, J., 307
- Neefs, L., 563.
- Nerincx-Carels, 703.
- Neujean, A. 560, 603.
- Neuville, Victoret fils, 362.
- Nikelmann frères, 759,
- Niquet, J.-L., 497.
- Noguès-Richard, 177, 465.
- Notermans, Jos. et Cie, 752.
- Notté, Ph., 749.
- Noulet, Ed., 637.
- Nouvelle Montagne à Engis, 526.
- Nouvelle société anonyme d’Au-derghem, 560, 611.
- Numans, Aug., 307.
- Nyssens, Emile, 624.
- Oosterlynck-Servais, Ad., 436.
- Orphelinat de Gand, 233.
- Otte, Léopold, 395, 526.
- Oudin et Cie, Alb., 450.
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-
-
-
- LISTE ALPHABÉTIQUE DES EXPOSANTS 847
- Papeteries de Saventhem, 301.
- Papiers cirés imperméables, à Quaregnon, 301, 667.
- Parisel, Émile, 277.
- Parmentier et O®, Bruxelles, 436.
- Parmentier et Cie, Gand, 563.
- Parmentier-Van Hoegaerden et Cie, Gand, 429.
- Pas, G., 526.
- Pasquier, Ernest, 277.
- Pasteger et fils, G.-J., 599. Patte frères, 749.
- Paternotte et fils, N., 478. Paternotte, Octave, 665.
- Pauli, A., 277.
- Peemans, É. et C. Beckers, 665.
- Peeters-Ruelens, D.-A. 296. Peltzer et fils, 450.
- Persenaire, J., 535.
- Péte, C., 189, 526, 665.
- Persoons, A., 405, 414.
- Peten, A., 739.
- Petit et Follet, 450.
- Petitbois, Ernest, 665.
- Pettel, A. et Cie, 366.
- Philippe, Thomas, 549.
- Philippson, Martin, 277.
- Phosphate du Bois d’Havré, 578, 588.
- Phosphate et engrais chimiques de Ciply, 588.
- Pieper, H., 497, 653, 696.
- Pierrard, Louis, 325.
- Pierpont (Marie de), 259.
- Pilate, P.. 178. 406, 414.
- Piraut, J.-B., 611.
- Pire, J., 386, 526, 665.
- Pirlot et Frésart, 497.
- Pisiculture de la Salm, 767.
- Pizetta, Th., 502.
- Plaideau, fils, aîné, 549.
- Plettinck-Bauchau, Alp., 344. Pluys, L., 368.
- Ponselet, Victor, 703.
- Posschelle-Delalou, A.-J., 366.
- Poudrerieroyale, Cooppal et Cie, 560, 696.
- Poulet et sœurs, V., 527, 665.
- Procureur, A., 178, 366.
- Produits émaillés et étamés de St-Servais, 526.
- Produits graphiques, à Bruxelles, 301, 630.
- Produits réfractaires de Quaregnon, 387, 527, 667.
- Produits réfractaires et terres plastiques de Seilles, 387, 527, 603, 667.
- Pronzini, J., 502.
- Pugh, Guillaume, 527.
- Puttemans-Bonnefoy, X., 366.
- Quaghebeur-Quaghebeur, P.
- 549.
- Quanonne, F., 573.
- Rademakers, J.-B., 752. Radermecker, A., 611.
- Raes, J. (la Flandre), 436.
- Raeymaekers et Cie, G.-A., 549, 560.
- Raffinerie tirlemontoise, 740. Ramlot. E., 296, 560.
- Remi, A., 232.
- Renard, Alfred, 414.
- Renard, Henri, 560, 627.
- Renaud-Hautrive. A., 473. Renson et fils. Ant., 325.
- Revue pédagogique belge, 232.
- Revue universelle des mines, 296, 577.
- Rey, aîné. H., 436.
- Reychler, A., 277.
- Richald, Emile, 527, 587, 665.
- Rivière, frères et sœurs, 179, 527, 665.
- Robert, Léopold, 307.
- Robyn, L., 387.
- Rocour, G., 694.
- Rodenbach, Eug., 749.
- Roestenberg, P., 450, 696.
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-
-
-
- 848 LISTE ALPHABÉTIQUE DES EXPOSANTS
- Rolland, C., 414.
- Rolland, E., 588.
- Rongé, L., 502.
- Roovers et Cie, L., 611.
- Roqueplo, Aimé. 387.
- Rosa, 578.
- Rosso, Ange, 349, 631.
- Rouard, Collard,Carlier et Cie., 527.
- Rouard et Cie. 527.
- Royers-Robyns, F.-F., 749.
- Ruttiens, Mn“e., 473.
- Ryckers, G., 300. •
- Sablon-Waltens, 573.
- Sacré, Léon, 465,
- Sadzawka et Cio, J., 549.
- Sagehomme fils, L., 450.
- Sagehomme-Debaar, A., 450.
- Sainte-Marie (veuve), 300.
- Sannes, E., 549.
- Santy, Arthur, 633.
- Sax, Félix, 414, 631, 637.
- Schaeffer, Florent, 415, 689.
- Schleisinger fils, M., 535.
- Schmidt, J.-B., 696.
- Schmid, Emile, 752.
- Schmidt-Devillez et Cie, 368.
- Schmidt frères et sœurs, 368 Schmittz, Emile., 300. Schoenfeld, H., 689.
- Schovaers (Mme Marie), 473.
- Schoy, J., 478.
- Schoeter-Holsters, 406.
- Schulte et Cie, Brasserie du Lion. 749.
- Schul-De Beukelaere, F., 535.
- Schul et Cie (Brasserie anvers.) 749.
- Schul et Cie (Br. Bavaro-Belge), 749.
- Scott-Hayward et Cie, W., 787. Schryvers, Prosper, 406, 666.
- Seeuws, J., et Vanlandeghem, 457.
- Seghers, J. et G., 232.
- Seghers, L., 307.
- Seghers-Castelle, 415.
- Sels, François et Cie, 752. Serwir-Byron et Cie, 450. Simkens, Alphonse, 752.
- Simon, Alexandre, 259.
- Simon, J.-B., 344, 689. Simon-Defuisseaux (Veuve) et fils, 766.
- Simonis, Ivan, 451.
- Sirault et Cie,179, 527, 666.
- Sirejacob et Cie, G., 502. Slock-De Dryver, 535.
- Smeets-Devos, 549.
- Smits, Adrien, 457.
- Smits et Cie, 465.
- Snoeck (veuve Mathieu), 624.
- Snutsel fils (V. et J.), 633.
- Snutsel et fils. 633.
- Snyckers, M., 232.
- Snyers, Raymond, 611.
- Société des Agglomérés de houile de Châtelineau, 527, 578.
- Société pour la fabrication d’appareils d’éclairage, à Liége, 406, 415.
- Société anonyme pour la fabrication de Cartouches, 497,696.
- Société de chauffage et de ventilation, à Liége, 415, 689, Société des chemins de fer vicinaux, 639.
- Société Cockerill, 529 579, 612, 638, 668.
- Société Métallurgique Espé-rance-Longdoz, 528.
- Société anonyme Franco-Belge de robinetterie, 415.
- Société belge de Géologie, etc. 277.
- Société géologique de Belgique, 277.
- Société de Marcinelle et Couil-let, 528, 578, 612, 639. Société Malacologique de Belgique, 277.
- Société Royale de Médecine publique, 690,
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-
-
- LISTE ALPHABÉTIQUE DES EXPOSANTS 849
- Société Médico-Chirurg. Liége.
- 345.
- Société de Merbes le Château, 258.
- Société La Florida, Gand, 429.
- Société Minière de Landenne s/Meuse, 528.
- Société anonyme belge de Produits chimiques, 563.
- Société des terres plastiques d’Andenne, 530.
- Société anonyme de Vedrin, 561, 588.
- Société anonyme de Loth, 451, 564.
- Société des poëleries belges à Haine-St-Pierre, 415, 690.
- Société anonyme du Quatrecht, 573.
- Société anonyme Le Phoenix, . 612.
- Société anonyme verviétoise pr la Construction de Machines, 612, 623, 624, 690.
- Société anonyme Intern. de Construction et d’Entreprise de travaux publics, 638, 668. Société Saint-Léonard, à Liége, 639.
- Société anonyme l’Electrique, à Bruxelles, 652.
- Société anonyme belge pour Eclairage et Transmission électrique à longue distance, 653.
- Société anonyme de Niel on Ruppell, 666.
- Solvay et Cie, 560, 579, 588, 603.
- Somzée, Léon, 415, 579, 668, 694.
- Sottiaux, A.-J., 579.
- Soupart, F., 345, 579.
- Spehl, E., 345.
- Spreux-Leclerq, P., 750.
- Staes et Cie, A.-J., 564.
- Stalon et Cie, 750.
- Stéarinerie de Haeren, 560.
- Steyaert, Ch., 694.
- Steurs, Ed., 750.
- Stilmant, Alfred, 766, 767.
- Stockman-Wuilbert, E.-J., 362, 668.
- Stroobant-Boogaerdts, 465.
- Swarts, Th., 277.
- Syndicat des fabricants d’huiles, 549.
- Syndicat des tôles fines belges, 529.
- Tacquenier-Wincqz, A., 530.
- Taddei, Matteucci, 487.
- Taillard, J., 573.
- Tannerie et maroquinerie belges 573.
- Tasson, J., 307.
- Tasté, Jean, 451.
- Tempels, D., 301.
- Tercelin-Briart et Cie, 588.
- Testelin, Auguste, 560.
- Teugels-Schippers, T., 362, 487.
- Théo-Salzedo, 549.
- Thiébaut et Cie, F., 530.
- Thiriar, Dr, 345.
- Thiroux et fils, 465.
- Timmermans-Wellens, 708.
- Tinchant frères, 550.
- Tinchant, L., 550.
- Tixhon, Jos., 759.
- Tixhon-Smal, 759.
- Tonneau, Th., 767.
- Tordoir, Ernest, 409.
- Torley, H., 466.
- Toulet, Ch., 362.
- Toussaint, Alfred, 406.
- Tresse fils, Albert, 696.
- T'Stertevens, Em., 573.
- Tricnont, J., 473.
- Triquenaux, L. et frères, 535.
- Turbelin, Alphonse, 630.
- Union des charbonnages, mines et usines métallurgiques de la province de Liège, 520, 575.
- Université libre de Bruxelles, 277.
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-
-
-
- 850 LISTE ALPHABÉTIQUE DES EXPOSANTS
- Usine Meura, 600.
- Usine Ragheno, 635*
- Usines des Moulins, 560.
- Usines de Wygmael, 703.
- Vaillant-Carmanne, 296.
- Valcke frères, 478.
- Van Aerschodt, Séverin, 325.
- Van Aerdschot, Paul, 770.
- Van Bavegem, Adhémar, 750.
- Van Campenhout frères et sœurs, 296, 301.
- Van Cauwelaert frères et sœurs, 326.
- Van Cauwelaert, E., 307.
- Van Cutsem, P., 415.
- Van Cutsem, H., 307.
- Van Cutsem et fils, 573.
- Vande Casteele-Dubar, G., 540.
- Vanden Abeele et Cie, 530, 639, 668, 696.
- Van den Bemden, J. B., 429.
- Van den Bergh et Cio, 750, 752.
- Van den Broeck et Cie, 345.
- Van den Bos, Eug., 479.
- Van den Bogaert, Mod., 750.
- Van den Bruggen, Jacques, 750.
- Van den Bruggen, Joseph, 750.
- Van den Corput, Ed. (Dr)., 345.
- Van den Driessche, D., 550.
- Van den Dooren, H., 179, 530, 668.
- Vanden Eynde-Smets, 362.
- Vandenheuvel et Cie, 750.
- Van den Kerchove, G., 177.
- Vandenkieboom et fils, 530. Vanden Perre, Emile, 750.
- Van den Schrick (veuve J.,) 750.
- Vande Putte-Crick, J., 573.
- Vander Borgt, Julien et Jean, 750.
- Vanderhaert-Verstraete, 750.
- Van den Plassche, 633.
- Van der Elst, 750.
- Vanderghinste et Cie, 297. Vandermolen, Oscar, 750.
- Van de Plancke frères, 409, 653.
- Vander Auwera fils (E.,) 363.
- Van der Auwera, (veuve Ch.,) 297.
- Vanderpeere, F. H. 668.
- Vander Plancke sœurs, 466. Vanderpoorten, J., 297.
- Vandersmissen frères,. 429. Vanderstegen, Jules, 614.
- Vander Swaelmen, S. L.,668. Vander Wée, H. F., 232, 259, 354.
- Vandevelde, J. N., 752.
- Vande Vin et Cie, Ch. et H., 550 Van de Wynckele, Ch., 564. Vandezande-Goemaere, 466.
- Van Diepenbeek, L., 750.
- Van Drooghenbroeck, J., 308. Van Gheluwe-Lefèbvre, 437.
- Van Hecke, G., 579, 588, 604, 612, 639, 6 68, 690, 759, 770.
- Van Hoecke, Ferdinand et C10., 604.
- Van Hoorebecke frères, 752.
- Van Hulle, H. J., 297, 756.
- Van Laer, G.-G., 564.
- Van Landuyt-De Moor, 550.
- Van Lerberghe, H., 540.
- Van Lil, Mme J., 466.
- Van Lynseele, Victor, 600.
- Van Maele, J.-F., 497.
- Van Marcke, frères, 479.
- Van Meerbeek, Henri, 750.
- Van Messem, Joseph 561.
- Van Monckhoven, 319.
- Van Neck, L., 319.
- Van Nerom, L.-Ch, 753.
- Van Neste-Busschaert, 708.
- Van Nuffel, frères, 388.
- Van Oudenhove, É., 750.
- Van Overstraeten-Hyde, L. 550.
- Van Oye, Aib. et U% 388, 424, 502, 535, 696.
- Van Reeth, Casimir, 750.
- Van Scherpenzeel-Thim, 354.
- Vansteenkiste, A., 564.
- Van Sweevelt, Ch., 232.
- Van Varenberg-Dewolf, 550.
- Van Velsen, frères, 750.
- Van Vloten, Paul-É., 653.
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-
-
-
- LISTE ALPHABÉTIQUE DES EXPOSANTS 851
- Van Volxem, L. et Cie, 751.
- Van Wvlick, Félix et Cip, 530, 668.
- Velge, J. et Cornet, J., 179, 530, 669.
- Velge; Rud., 600.
- Verboeckhoven, E.-B., 573.
- Verburgh, frères, 550, 561, 639.
- Vercruysse-Bracq. 739.
- Verdin, Louis, 540.
- Verelst, François, 751.
- Verheyden, Jean, 363.
- Verheyden, L., 308.
- Vermeire-Hellebaut, J., 623.
- Verreries de Gosselies, 369.
- Verreries de Jemappes, 368.
- Verreries de Jumet, 368.
- Verreries nationales, à Jumet-Brulotte, 369.
- Verreries de Mariemont, 369.
- Versé, frères. 574,
- Verstraete, Arthur, 363.
- Verstraete, Ch., 233.
- Vertongen-Goens, 579, 623.
- Vervoort, Aug., 770.
- Verwilt, Emile, 633.
- Ville d’Anvers, 669.
- Ville de Gand, 660.
- Vincent, A. et Auger-Vincent, 429.
- Vinckenbosch-Vander Capellen, Jos., 751.
- Vlaminx et Cie, F., 530.
- Volant, Jos., 406.
- Voos, F. et G., 451.
- Vuylsteke - Knokaert, H., 497, 502.
- Wehrle, E., 409, 653.
- Weissenbruch, P., 297.
- Wérotte, V., 561.
- Wéry, A., 349.
- Wicard, Édouard, 653.
- Wielemans-Ceuppens, 703, 751.
- Wild, Nicolas et frères, 429. Wiliquet, Camille, 278.
- Willemin, Pierre, 639.
- Willems, Ed., 751.
- Willocx, C., 369, 387.
- Wilmotte, J. et fils, 401, 406 416, 653.
- Wilmotte, Maurice, 600.
- Wilquin et Cie, Emile, 751. Wincqz, G. et Cie, 669.
- Winssinger, Camille, 561, 588. Wittmann, M., 387.
- Wodon-Wodon, Gustave, 751. Wolfs, Charles, 740.
- Wolster et Bock, 574.
- Wuytack, Philémon, 751.
- Wybauw, J., 416.
- 7.
- Zboïnski, Claude, H.-T., 355, 579, 696.
- Zech et fils, 297, 301.
- Zeyen, H., 319.
- Ziegelé-Kühn, Jos., 561.
- W
- Waersegers, Joseph, 345.
- Walravens, Williame et Cie, 345.
- Waseige, frères, 345.
- Washburne, Nieuwenhuys et
- Wyns, 694.
- Wasseige, Adolphe, 345.
- Watelle, C.-H., 233.
- Waterloos, R., 574.
- Watrisse, L., 530.
- Wauters et Cooremans, E., 457.
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-
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-
-
-
- TABLE
- GÉNÉRALE DES MATIÈRES.
- Pages.
- organisation.................................................. 5
- Comité exécutif............................................... 5
- Commissariat général............................................ 6
- Services spéciaux.............................................. 7
- Bureaux des comités de groupes et de classes.................... 8
- 4er groupe. — Œuvres d’art. ......... .......................... 8
- 2e groupe. — Éducation et enseignement. — Matériel et procédés des arts libéraux............................................. 9
- 3e groupe. — Mobilier et accessoires .......................... 43
- 4e groupe. — Tissus, vêtements et accessoires ................ 46
- 5e groupe. — Industries extractives. — Produits bruts et ouvrés. 49
- 6e groupe. — Outillage et procédés des industries mécaniques — Électricité................................................... .21
- 7e groupe. — Produits alimentaires...................... . 27
- 8e groupe. — Agriculture, viticulture et pisciculture.......... 29
- Concours spéciaux d’animaux vivants............................ 34
- 9e groupe. — Horticulture...................................... 33
- 40e groupe. — Commerce et industrie en général................. 35
- 44e groupe. — Congrès et conférences. — Économie sociale. —
- Exposition rétrospective du travail et des sciences anthropologiques.................................................. ....38
- 42e groupe. — Presse ; ........................................ 44
- Documents officiels ........................................... 42
- Circulaire aux artistes et aux producteurs..................... 42
- Règlement général de la section belge ............ 44
- Système de classification générale. . ........................ 54
- Règlement du Jury international des récompenses................ 84
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-
-
- 854 TABLE GENERALE
- Catalogue des produits exposés........................................... 91
- Statistique de la Belgique. — Aperçu de la situation du Royaume. 91
- Coopérateurs et fournisseurs de matériaux à titre d’exposants :
- A. Pour la façade intérieure du compartiment belge..................... 177
- B. Pour le pavillon du commissariat général............................ 478
- Groupe I. — Œuvres d’art.............................................. 180
- Groupe 11. —Éducation et enseignement. — Matériel et procédés des arts libéraux (4).......................................... 180
- Classe 6. Education de l’enfant. — Enseignement primaire. Enseignement des adultes........................................ 180
- » 7. Organisation et matériel de l’enseignement secondaire. 234
- » 8. Organisation, méthodes et matériel de l’enseignement
- supérieur..................................................... 261
- » 9. Imprimerie et librairie................... 279
- » 10. Papeterie, reliure; matériel des arts de la peinture et
- du dessin............................................... 298
- » 44. Application usuelle des arts, du dessin et de la plastique. 302
- » 4 2. Epreuves et appareils de photographie...... 309
- » 43. Instruments de musique.................... 320
- » 44. Médecine et chirurgie. — Médecine vétérinaire et comparée 327
- » 45. Instruments de précision...................................... 346
- » 16. Cartes et appareils de géographie et de cosmographie.
- Topographie................................................... 350
- Groupe III.—Mobilier et accessoires...................................... 356
- Classe 17. Meubles à bon marché et meubles de luxe..................... 356
- » 18. Ouvrages du tapissier et du décorateur . .................. 364
- » 49. Cristaux, verrerie et vitraux....................... 367
- » 20. Céramique........................................... 370
- » 21. Tapis, tapisseries et autres tissus d’ameublement. . . 388
- » 22. Papiers peints....................................... 389
- » 23. Coutellerie................................................ 393
- » 24. Orfèvrerie............................................ 396
- (1) Chaque clause est précédée d’une notice historique, économique et statistique sur le genre d’industrie qu’elle représente.
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-
-
- DES MATIÈRES. 855
- Classe 25. Bronzes d’art, fontes d’art diverses, ferronnerie d’art, métaux repoussés.................................................... 402
- » 26. Horlogerie............................................... 407
- » 27. Appareils et procédés de chauffage. — Appareils et
- procédés d’éclairage non électrique................................. 410
- » 28. Parfumerie. . ......................................... 417
- » 29. Maroquinerie, tabletterie, vannerie et brosserie . . . 419
- Groupe IV. — Tissus, vêtements et accessoires........................... 425
- Classe 30. Fils et tissus de coton.................................... 425
- » 31. Fils et tissus de lin, de chanvre, etc. ....... 430
- » 32. Fils et tissus de laine peignée. — Fils et tissus de laine
- cardée............................................................. 438
- » 33. Soies et tissus de soie.................................. 452
- » 34. Dentelles, tulles, broderies et passementeries .... 458
- » 35. Articles de bonneterie et de lingerie. Objets accessoires
- du vêtement........................................................ 467
- » 36. Habillement des deux sexes............................... 474
- » 37. Joaillerie et bijouterie................................. 480
- » 38. Armes portatives. — Chasse.............................. 487
- » 39. Objets de voyage et de campement........................ 498
- » 40. Bimbeloterie............................................ 500
- Groupe V. — Industries extractives. Produits bruts et ouvrés . 503
- Classe 41. Produits de l’exploitation des mines et de la métallurgie. 503
- » 42. Produits des exploitations et des industries forestières. 531
- » 43. Produits de la chasse. — Produits, engins et instruments de la pêche et des cueillettes.............................. 536
- » 44. Produits agricoles non alimentaires............... . 541
- » 45. Produits chimiques et pharmaceutiques...................... 551
- » 46. Procédés chimiques de blanchiment, de teinture, d'im-
- pression et d'apprêt................................................ 562
- » 47. Cuirs et peaux.......................................... 565
- Groupe VI. — Outillage et procédés des industries mécaniques.— Electricité...................................................... 575
- Classe 48. Matériel et procédés de l’exploitation des mines et de la métallurgie. . . ................................................ 575
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-
-
-
- 856 TABLE GÉNÉRALE
- Classe 49. Matériel et procédés des exploitations rurales et forestières.............................................................. 580
- » 50. Matériel et procédés des usines agricoles et des industries alimentaires..........................................• 589
- » 51. Matériel des arts chimiques, de la pharmacie et de la
- tannerie............................................................ 601
- » 52. Machines et appareils de la mécanique générale. . . 605
- » 53. Machines-outils................................... 613
- » 54. Matériel et procédés de la filature et de la corderie. . 615
- » 55. Matériel et procédés du tissage................... 615
- » 56. Matériel et procédés de la couture et de la confection
- des vêtements...................................................... 615
- » 57. Matériel et procédés de la confection des objets de mobilier et d’habitation ... ....................................... 626
- » 58. Matériel et procédés de la papeterie, des teintures et
- des impressions..................................................... 628
- » 59. Machines, instruments et procédés usités dans divers
- travaux........................................................... 63!
- » 60. Carrosserie et charronnage. Bourrellerie et sellerie. . 632
- » 61. Matériel des chemins de fer. .............................. 634
- » 62. Électricité ............................................... 640
- » 63. Matériel et procédés du génie civil, des travaux publics et de l'architecture 654
- » 64. Hygiène et assistance publique......................... 670
- » 65. Matériel de la navigation et du sauvetage............... 691
- » 66. Matériel et procédés de l’art militaire................. 695
- Groupe VII. — Produits alimentaires. . ............................ 697
- Classe 67. Céréales, produits farineux avec leurs dérivés . . . . 697
- » 68. Produits de la boulangerie et de la pâtisserie........... 704
- » 69. Corps gras alimentaires, laitages et œufs............... 709
- » 70. Viandes et poissons ............................ . 742
- » 71. Légumes et fruits . . . ................................ 712
- » 72. Condiments et stimulants; sucres et produits de la
- confiserie.......................................................... 718
- » 73. Boissons fermentées........................................ 741
- Groupe VIII. — Agriculture, viticulture et pisciculture . ... 753
- Classe 73bis. Agronomie. — Statistique agricole ....... 753
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-
- DES MATIÈRES. 857
- Classe 73ter. Organisation, méthodes et matériel de l’enseigne-ment agricole ... ............................................ 754
- » 74. Spécimens d’exploitations rurales et d’usines agricoles. 757
- » 75. Viticulture..................................... 760
- » 76. Insectes utiles et insectes nuisibles............ 763
- » 77. Poissons, crustacés et mollusques................ 767
- Groupe IX. — Horticulture ................................... 768
- Classe 78. Serres et matériel de l’horticulture............... 768
- » 79. Fleurs et plantes d’ornement..................... 774
- » 80. Plantes potagères................................ 772
- » 81. Fruits et arbres fruitiers....................... 778
- » 82. Graines et plantes d’essences forestières....... 780
- » 83. Plantes deserre. . ..................:.......... 784
- Supplément au catalogue..................................... 795
- Notice sur la classe 49 .............................. 797
- Notice sur la classe 48 .............................. 801
- Nomination du jury belge.................................. 829
- Liste alphabétique des exposants ............. . 837
- Table générale des matières ............................ 853
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- c. Aérostation militaire.
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- i. Panorama du Tout-Paris.
- j. Cayenne.
- k. Annexe de Norwège.
- L. Nouvelle-Calédonie.
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- Papiers peints Parfumerie Maroquinerie Horlogerie
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- Fonte CI. s d’Art 2.5 Bronzes C1.25
- Appar d CI. 3 Chauffage 27 ] Exploitation des Mines Cl. 41
- Materiel de Chemins de fer
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- C1.61. Galerie du premier Etage
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- Soieries Soies Cl. 33 Accessoires de"étemenis Cl. Bonneterie 35
- Tissus de Laine CI. 32 Tissus d Cl. e Coton 30
- L Armes part: Campement Tissus d CI.38 CI.39. C1.35 elin Blanchim CI.46 ent Teinture Cl. 44
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