Rapport de M. Ernest Lourdelet... Novembre 1893
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- HOMMAGE
- de la Chambre de Commerce de Paris
- et
- ûHk, p/u-ds
- EXPOSITION
- DE
- CHICAGO
- * * •' H
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- CHAMBRE DE COMMERCE
- DE PARIS
- EXPOSITION
- DE
- CHICAGO
- RAPPORT
- de
- M. Ernest LOURDELET
- Membre-Délégué de la Chambre de Commerce de Paris
- NOVEMBRE 1893
- PARIS
- LIBRAIRIES-IMPRIMERIES RÉUNIES
- 2, RUE MIGNON, 2
- 1893
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- EXPOSÉ
- Monsieur le Président,
- Messieurs les Membres de la Chambre de Commerce de Paris,
- Dans sa séance du 12 juillet 1892, la Chambre de Commerce de Paris avait décidé qu’elle serait représentée à l’Exposition de Chicago par un ou plusieurs de ses membres.
- Un crédit de 20000 francs était ouvert à cet effet.
- Comme complément à cette première délibération, cette Compagnie, dans sa séance du 27 juillet 1892, définissait la mission de son ou de ses délégués dans les termes suivants :
- 1° Rechercher aux États-Unis tous les renseignements qui peuvent intéresser le commerce et Vindustrie de Paris ;
- 2° Faire un Rapport sur VExposition de Chicago en faisant ressortir la comparaison entre les industries
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- similaires des diverses nations représentées; tant au point de vue de la supériorité que du bon marché des produits exposés.
- Appelée à se prononcer sur le choix d’un délégué, la Chambre a élu l’un de ses membres, M. Ernest Lour-delet, en cette qualité, dans cette même séance.
- Dans le but de remplir la mission dont on l’avait honoré, votre délégué partait du Havre le 22 avril 1893, sur la Bretagne, paquebot de la Compagnie générale Transatlantique.
- Arrivé à Chicago le 5 mai, il n’a quitté cette ville que le 12 juillet. Pendant'ces'*dix semaines de séjour, il a consacré chacune de ses journées à l’examen complet et minutieux de celte grande entreprise d’initiative privée, dont les bâtiments si nombreux et si vastes contiennent des produits si variés et si multiples que leur étude, dans l’esprit et la lettre du programme que vous aviez tracé, devenait irréalisable pour une seule personne.
- Vous aviez d’ailleurs laissé à votre collègue toute latitude pour interpréter et effectuer son travail.
- 11 lui était impossible, dans l’état où il a trouvé les travaux du Palais des Manufactures et autres, de se livrer de suite à l’étude des produits exposés.
- Rien n’était prêt; la saison rigoureuse s’était prolongée fort tard ; à la fin d’avril on avait eu beaucoup de neige, tout avait été retardé. Cette neige en fondant avait détrempé le sol défoncé et très meuble de Jackson Parh et c’est dans la boue, au milieu de fondrières, de matériaux et d’échafaudages—bien que l’Exposition eût
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- été ouverte solennellement le 1er mai — qu’il fallait circuler. A l’intérieur c’était pis encore. Les seules sections étrangères véritablement prêtes étaient la Suisse et la Belgique; les autres étaient entre les mains des charpentiers, maçons, mouleurs, peintres, etc., etc. Les vitrines se montaient au milieu de ce chaos, et les caisses des exposants venaient augmenter encore l’encombrement.
- L’Administration américaine a été au-dessous de ce qu’on attendait d’elle, et, si le mauvais temps qui s’est prolongé a été une circonstance atténuante, le manque de méthode, de précision, d’unité d action et de direction, d’empressement et de serviabilité a été reconnu et ressenti par tous.
- Les Américains, en donnant a cette Exposition des proportions immenses, ont fait preuve d’une ambition qui serait très noble et très louable, si l’exagération même de ce sentiment ne leur avait fait oublier qu ils avaient invité toutes les nations du monde à ce grand concours, et qu’ils devaient à leurs hôtes : aide, assistance, appui et même un empressement courtois.
- Ils ont tellement l’habitude de se sortir d affaire eux-mêmes, qu’ils ne songent même pas à offrir leurs services à ceux qui sont étrangers, à ceux qui viennent ajouter à l’éclat de leur entreprise.
- C’est au nom du Gouvernement des États-Unis que les invitations aux différentes nations avaient été faites, c’est au nom du Gouvernement que le Président Cleve-land a souhaité la bienvenue à ceux qui sont venus des points les plus éloignés du globe ; à cela s’est bornee
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- l’action officielle. L’Administration n’a pas été plus prodigue de réceptions, d’invitations et de fêtes.
- Dès les premiers pas, délégués, exposants et représentants ont dû payer leur tribut aux exigences de la paperasserie administrative américaine, accompagné de la somme de trois dollars pour frais de carnet de tickets d’entrée, de photographie et d’insigne (un vulgaire bouton en métal estampé portant un numéro correspondant à votre carnet).
- Les délégués officiels n’ont reçu d’autre attention que des cartes d’invitation aux différentes inaugurations partielles faites par les commissariats étrangers, et ce, par les soins de leur propre commissariat général.
- Votre délégué n’a donc eu à répondre à aucune invitation de la part des autorités privées de l’Administration de l’Exposition colombienne, c’est ce qui explique sa réserve dans l’usage modéré qu’il a fait du crédit que vous lui aviez ouvert.
- Il n’a pas cru devoir entreprendre un voyage de visites aux différents centres industriels des États-Unis, la participation de tous ces producteurs à l’Exposition et la représentation très complète de leurs marchandises permettant de mieux en apprécier les résultats surplace.
- Le plan qu’il s’est tracé, qu’il a suivi et qu’il conserve pour la division de ce rapport débute par un examen d’ensemble de la ville, qu’il n’avait pas visitée depuis 1883 (et dont la population a triplé depuis cette époque), et continue par un coup d’œil général sur l’Exposition.
- Après s’être familiarisé avec cet ensemble, il parcourt
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- le Palais des Manufactures, s’arrêtant à chaque exposant, notant ce qui lui paraît de nature à renseigner les fabricants français, il continue sa visite, mais plus succinctement, dans les autres palais; puis dans les pavillons des quarante-quatre États de PUnion et dans ceux des pays étrangers installés dans le parc. Son étude se termine enfin par une appréciation sur les progrès accomplis, la concurrence qui est faite sur les marchés étrangers aux produits français et les tendances économiques des États-Unis.
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- CHICAGO
- Pour bien comprendre l’ensemble et le but de cette Exposition, il est indispensable de dire quelques mots sur la ville de Chicago.
- Chicago est la seconde ville des États-Unis comme population; d après le recensement fédéral de 1890, elle comptait 1 099 850 habitants ; d’après le School census de juin 1892, 1 428 318 habitants.
- Son accroissement rapide est véritablement prodigieux et sans précédent dans l’histoire des peuples, comme le prouve le tableau ci-dessous établi par périodes décennales :
- En 1830...................
- — 1840....’.............
- — 1850..................
- — 1860..................
- — 1870 .................
- — 1880..................
- — 1800....................
- — 1893 (approximativement)
- 70 habitants. 4.479 —
- 29.963 —
- 109.206 —
- 306.605 —
- 503.185 —
- 1.099.850 —
- 1.500.000 —
- Chicago est sous la même latitude que Rome, mais
- avec des changements très subits de température.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- C’est à proprement parler une ville cosmopolite.
- Les chiffres suivants, de 1890, indiquent la compo • sition et l’origine de ses citoyens :
- Américains . 292.463
- Allemands . 384.958
- Irlandais . 215.534
- Bohémiens . 54 209
- Polonais . 52.756
- Suédois . 45.877
- Norvégiens . 44.615
- Anglais . 33.785
- Français . 12.963
- Écossais. . 11.927
- Gallois .. 2.966
- Russes 9.977
- Danois 9.891
- Italiens 9.921
- Hollandais 4.912
- Hongrois 4.827
- Suisses 2.735
- Roumains 4.350
- Canadiens 6.989
- Belges 682
- Grecs 698
- Espagnols ... • 297
- Portugais 34
- Indiens (Est) 28
- Indiens (Ouest) 37
- Iles Sandwich 31
- Mongoles 1.217
- (Sous la dénomination $ Américains sont compris 14 490 individus de race noire.)
- Il n’est pas sans intérêt de remarquer que les Allemands sont au nombre de 400000, et que le gouverneur de l’État de l’Illinois, M. Altgeld, est lui-même d’origine allemande.
- L’Allemagne doit donc trouver, dans cette agglomé-
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- CHICAGO.
- radon de ses enfants sur ce point, un débouché pour certains produits dont les fils de la mère patrie se passent difficilement, mais surtout un appui et un concours précieux comme agents, représentants, vo\a geurs de commerce, etc... Le tableau ci-dessus démontre qu’il y a à Chicago 92 000 Allemands de plus que d’Américains ; il n’est pas étonnant qu’ils y exercent une influence considérable et souvent prépondérante, notamment dans les élections, au moyen de leurs Societies et Corporations qui sont très bien organisées.
- La situation géographique de Chicago est superbe, située à la partie sud de la côte ouest du majestueux lac Michigan, elle est à une distance de 911 kilomètres de New-York et de 2417 de la côte du Pacifique. Sa longueur est de 24 milles du nord au sud ; sa superficie totale est de 181 milles carrés. Elle a une ligne de côtes, sur le lac, de 30 milles environ.
- La rivière Chicago a la forme d’un Y renversé, elle divise la ville en trois parties, désignées sous le nom de
- côtés nord, ouest et sud. Cinquante-trois ponts tournants la traversent ainsi que trois tunnels, afin de ne pas gêner le mouvement considérable de la navigation. Elle est bourbeuse, sale, infecte; et si des vents violents
- et presque constants ne balayaient pas cette ai tere, e e
- serait un foyer d’épidémies.
- La proximité des fameux stock Yards ajoute eneoie à l’insalubrité de la ville. Ces abattoirs et ces parcs à bestiaux sont une véritable curiosité; on ne quitte pas Chicago sans les avoir visités, mais on en sort avec une impression pénible. Leur installation toute en planches est plus que rudimentaire, l’entretien est insuffisant,
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- les procédés pour l’abatage des animaux sont tout à fait primitifs. Les chiffres d’animaux assommés, dépouillés, dépecés, débités sont fantastiques ; quant aux merveilleux moyens mécaniques dont on parle, c’est une légende.
- C’est une réputation surfaite.
- On ferait fermer, en France, des établissements de ce genre, car ils sont un danger pour l’hygiène et la salubrité publiques.
- La ville a des aspects bien différents; au bord de la rivière se trouvent les magasins de gros, les entrepôts ; au nord, les banques, les magasins. C’est dans cette partie que l’on a construit les maisons à seize, dix-huit et vingt étages. L’aspect en est monotone. Ces grands bâtiments étonnent sans charmer ; les recherches dans l’emploi des matériaux décoratifs ne parviennent pas à détruire la note uniforme de ces colosses rectangulaires de brique ou de granit gris. La tête vous tourne à regarder les sommets de ces édifices, et l’esprit européen reste confondu en lisant au neuvième étage, par exemple, les enseignes suivantes: Docteur X..., dentiste; Brown et Fisher, avocats, avoués, etc., etc.
- C’est au delà de cette partie bruyante, affairée, fiévreuse, de la ville, plus au nord, que se trouvent la jolie promenade au bord du lac nommée Lake Shore drive et Lincoln Park (le bois de Vincennes de Chicago).
- Les jolies résidences, les maisons pittoresques, les cottages aux capricieuses et élégantes dispositions, avec leurs petits carrés de gazon vert, bien tondu, bien entretenu, devant le porch, c’est-à-dire devant l’entrée principale, se trouvent dans les avenues Michigan*
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- CHICAGO. rt
- Indiana, Prairie, Calumet; la façade des maisons est toujours jolie, recherchée, prétentieuse et très soignée; mais ne pénétrez pas dans les allées qui desservent les yards ou cours qui sont derrière ces maisons, la saleté est repoussante, les odeurs intolérables, l’entretien presque nul. A la porte de chacune des clôtures de ces petites cours se trouvent de grandes boîtes à ordures en planches, dont les couvercles ne sont jamais fermés ou font défaut, des débris et des détritus de toutes sortes y sont entassés, jonchent le sol, souillent les muis et dégagent des odeurs fétides. C’est bien là que 1 on juge 1 Américain, rempli de préjugés, sacrifiant tout à 1 aspect, ambitieux de paraître, pressé de jouir, négligeant les détails et ne s’attachant qu’à ce qui se voit ou que l’on pourrait voir.
- Il fallait aux nombreux enrichis de cette grande cité e belles avenues pour les promenades à cheval et en voiture; à quoi bon les dollars si on ne peut étaler son luxe? Il fallait aussi à Chicago son Central Park comme à New-York, son avenue des Champs-Élysées comme à Paris.
- En quelques années, on a construit le Drexel Boulevard, qui est superbe aujourd’hui, bordé, sur presque toute son étendue, de résidences élégantes et luxueuses, bien gazonné, garni de massifs de fleurs et de bouquets d arbres d’essences très variées. Les trottoirs et la chaussée sont admirablement entretenus. Mais ce ne sont là que d étroites bandes de parties construites ; à droite et a gauche, derrière des ravissantes villas, ce sont des terrains vagues, des étendues considérables qui attendent 1 acquéreur. Deux autres avenues, le Grand Boulevard
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- et le Garfield Boulevard, sont dans le même cas. Ce dernier se trouve à la 55e rue ; on est proche de Jackson Park, l’espace occupé par l’Exposition étant comprise entre la 56e et la 67e rue, et en bordure sur le lac.
- C’est entre les 59e et 60e rues que se trouve Midway Plaisance. On sait que c’est là que sont installées les exhibitions de tous genres, la kermesse, en un mot. A l’extrémité de cette avenue, le magnifique Washington Park avec ses belles pelouses, ses jardins et ses étonnants motifs de mosaïcuiture.
- Donc, autour de ce que l’on peut appeler ces oasis, des terrains vagues tracés de rues et d’avenues, traversés par des tramways électriques ou à câble, et, par-ci, par-là, quelques maisons isolées élevées par de hardis amateurs de terrains à bas prix, pionniers d’un nouveau genre qui spéculent sur les lots de terrain qui les entourent.
- L’Américain est spéculateur par nature; il spécule sur tout; l’étendue considérable du-territoire, les immensités encore vierges des nouveaux Etats, les richesses inconnues qu’elles renferment, offrent des tentations illimitées, pour ainsi dire, à cette passion effrénée. Les limites de Chicago ont été reculées vers le sud au delà du lac Calumet et comprennent aujourd’hui dans leur enceintq Pullman City, où se trouvent les ateliers et chantiers de construction des wagons-lits qui portent le nom de leur vulgarisateur.
- C’est certainement dans le but de donner à cette ville plus d’importance encore, de maintenir le chiffre ascensionnel de sa population, de donner aux terrains une plus-value, d’attirer les capitaux, de réaliser des
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- placements fonciers et de faire de cette Reine des lacs la plus grande et la plus prospère cité de l’Union, que toutes les influences ont été mises en jeu pour obtenir que 1 Exposition colombienne fût à Chicago.
- Ce n’est pas Punique motif, mais c’est un des principaux.
- Déjà, autour de Jackson Park, les constructions abondent; en dehors de celles qui n’auront qu’une durée éphémère, on a bâti des hôtels, des maisons à appartements meublés ou non, des villas particulières. Tout ne disparaîtra pas, et nombre de ces immeubles formeront un groupement assez respectable pour y faire prospérer les lignes de tramways, le chemin de fer aérien et autres moyens de transport.
- La paitie non construite entre la 55e rue, la 67e et es alentours de Jackson Park s’édifiera promptement et les sacrifices faits par les citoyens qui ont souscrit a 1 entreprise de l’Exposition seront largement compensés et laisseront de beaux bénéfices.
- Pour donner une idée plus nette de la puissance commerciale de Chicago, quelques chiffres suffiront :
- Il y est entré, en 1892. 3.600.000 bœufs ;
- — — ........ 7.730.000 porcs;
- — — ........ 2.150.000 moutons.
- Les entrées et sorties des bois se montent â 2.300.000.000 de pieds.
- Le chiffre d’affaires, en 1892 :
- En nouveautés et tapis, a été de
- En épiceries. ......... —
- En bois................ —
- 517 millions de francs. 310 —
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- U EXPOSITION DE CHICAGO.
- En ouvrages de fer, a été de
- En vêtements.......... —
- En chaussures............ —
- En tabac et cigares.... —
- La vente d’instruments de } musique et d’articles > —
- qui s’y rattachent...)
- La vente de livres, pape- ) terie et papiers peints, j La vente de liqueurs.... — La vente de bijoux, mon- ) très et pierres pré- t — cieuses.................)
- ... 93 millions de francs.
- ...128 —
- ... 145 —
- ... 62 —
- ... 65 —
- ... 110 ... 135
- ... 125
- En résumé, le montant total du commerce de gros est estimé à environ 3 milliards par an (à l’exclusion des grains, conserves de viande, bétail, etc.). Le total des transactions commerciales est annuellement de 7 milliards 745 millions de francs.
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- COUP D’OEIL GENERAL SUR L’EXPOSITION
- La distance de Jackson Park à l’intérieur de la ville est considérable, il ne faut pas moins de cinquante minutes à une heure pour s’y rendre en chemin de fer ou en tramway à câble. Les moyens de transport sont bon marché et variés : le Suburbain, l'Illinois central ou express, peu confortable, mais ne mettant que dix-huit à vingt minutes pour effectuer le trajet, le chemin de fer aérien, les tramways à câble, les grands steamers sillonnant le lac Michigan. Un chemin de fer aérien électrique, le Intramural, fait office d’un chemin de fer de ceinture intérieur et s’arrête aux principaux monuments sur son parcours.
- Les distances des portes d’entrée aux différents bâtiments sont également considérables, de même que celles d’un palais à un autre. Il en résulte, pour l’exposant comme pour le visiteur, une perte de temps et une fatigue extrêmes. Ajoutez à cela, malgré les jardins et les massifs boisés au bord des lagunes, le manque absolu d’ombrages, et vous comprendrez combien est pénible une excursion au milieu de cette vaste en-
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- ceinte, sous un soleil brûlant, par 38 à 40 degrés de chaleur, ou balayé par un vent venant du lac et soufflant en cyclone.
- Pendant les deux premiers mois, l’absence complète de sièges et de bancs, à l’extérieur comme à l’intérieur, obligeait ceux qui étaient exténués à recourir aux moindres saillies, aux marches d’escalier, aux faux planchers des vitrines, aux objets exposés offrant un siège quelconque, pour y trouver un peu de repos.
- C’est là que, sans façon, sans respect pour le lieu où ils se trouvent, des bandes errantes et pour la plupart déjà fatiguées par un long séjour en train de plaisir, viennent s’affaler et consommer les provisions apportées, afin de se soustraire aux exigences des restaurants, des bars et des entrepreneurs et vendeurs de victuailles.
- Le capital nécessaire à cette vaste entreprise ayant été souscrit par des particuliers, l’Administration a cherché naturellement des recettes qui lui permissent de le rembourser et même de lui servir un intérêt. Cette préoccupation, fort naturelle en elle-même, mais qui donne, de ce fait, un caractère mercantile à l’œuvre chicagoienne, n’est pas exempte de critiques, et a donné lieu à la concession de privilèges et de monopoles qui ont fait naître de graves abus.
- C’est ainsi que le monopole des restaurants a été accordé à un concessionnaire qui, non seulement a ouvert un grand nombre d’établissements, buffets et buvettes, comme c’était son droit, mais encore a fait une sous-concession aux autres restaurateurs et marchands de provisions.
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- COUP D’ŒIL GÉNÉRAL SUR L’EXPOSITION. 1T
- Le droit payé par le titulaire de la concession est, dit-on, de 20 pour 100 sur la recette brute; le concessionnaire à son tour, en vertu de son privilège, a accordé des sous-concessions moyennant 25 pour 100 additionnels, ce qui porte à 45 pour 100 de la recette brute le chiffre de la redevance des sous-traitants.
- Tous ceux qui ont versé une somme déjà très importante pour construire un kiosque ou un pavillon ont à payer, en plus, un droit pour établir un comptoir de vente.
- Cette redevance est perçue, non à la fin de chaque journée, sur la recette, mais versée à un employé installé près de la caisse de chaque établissement, et en espèces, à chaque consommation emportée par les garçons.
- On imagine aisément à quels prix ces consommations se vendent, et à quelles réclamations ce système donne lieu.
- Le désir et la nécessité de gagner de l’argent se manifestent en toutes circonstances ; c’est, en matière d’exposition, non pas une innovation, mais un calcul et quand cette préoccupation s’étend à toute une région, les invités se plaignent, non sans raison ; ils. échangent et se communiquent leurs doléances que l’.on colporte, que l’on amplifie, et qui finissent par jeter sur une œuvre grande et belle en elle-même une ombre fâcheuse.
- . Les formalités douanières ont été remplies sans donner lieu à de sérieuses réclamations, bien que les agents se soient montrés très stricts. Mais il convient
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- 18 „ EXPOSITION DE CHICAGO.
- de ne pas passer sous silence la situation défavorable
- qui a été faite aux exposants étrangers.
- . ; Toutes les marchandises entrées dans l’enceinte d& l’Exposition ont été pointées minutieusement sur les factures dont ün duplicata restait entre les mains de la douane. Beaucoup de visiteurs désireux d’emporter un souvenir de leur voyage et d’acquérir certains objets en réclament la livraison immédiate. Or, comme l’Exposition est faite en vue de favoriser les intérêts dès nationaux et non ceux des étrangers, ces derniers ne pouvaient disposer, au début, des articles exposés, bien qu’effectuant le payement du droit de douane et celui de vènte réclamé par l’Administration. Ce n’est que plus tard qu’ils ont pu obtenir la permission de livrer. LeS Américains ont donc la faculté de vendre et de livrer sur place, tandis que les étrangers ne le peuvent üu’après un délai de deux ou trois jours et l’accomplissement des formalités exigées. Il aurait été facile d’installer, dans le Palais des Manufactures ou dans celui de l’Administration, dés bureaux où auraient pu s’effectuer ces déclarations. Il y a là, au profit des exposants américains, un traitement inégal qui soulève un mécontentement général et parmi les étrangers et parmi les visiteurs.
- Tout se vend aux États-Unis, même l’eau.
- Dans l'enceinte de l’Exposition, il est vrai, de nombreuses fontaines d’eau potable — drinking water — sont établies pour permettre aux visiteurs d’étanebér leur soif. L’eàu glacée est la boisson nationale ; l’Américain éprouve souvent le besoin de boire, il lui faut, pour ainsi dire sous la main, lè moyen de le satisfaire.
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- COUP D’ŒIL GÉNÉRAL SUR L’EXPOSITION. 19
- Aussi y a-t-il de ces fontaines partout, même en wagon et en tramway. On ne pouvait négliger ce soin à Jackson Park ; on a installé des fontaines, mais quelles fontaines! Des barils en bois garnis d’un calfeutrage, contenus dans-de grandes caisses de bois carrées et munies d’un robinet, constituent ces fontaines de délices, très insuffisantes et peu décoratives. ’ g.
- Deux cent cinquante petits chalets alimentés par la Compagnie de YHygeia water fournissent au public une eau délicieuse moyennant un cent (5 centimes) introduit dans un distributeur automatique. Là canalisation, le bâtiment qui contient les. machines et les pompes à vapeur, le droit d’exploitation, la construction des petits chalets, l’entretien, le nombreux personnel et ie matériel ont nécessité une mise de fonds importante. Quel nombre de verres d’eau a un sou aura-t-il fallu débiter pour couvrir tous ces frais ef laisser un bénéfice ?'
- On trouvera peut-être que ce détail n’est pas à sa place dans l’avant-propos qui forme le début de cette étude.
- Ces exemples qui auraient pu être multipliés n’ont Pour but que de rendre plus évidente, plus palpable, l’opinion émise précédemment, à savoir : que la Colünk bian World's F air est surtout une œuvre d’affirmation, Une preuve frappante de la vitalité de l’industrie américaine, un Bureau d’échantillons et de commandés, sur Une échelle qui n’avait jamais été abordée jusqu’alors.
- Chicago espère certainement étonner les Amériques ét les foreirjners qui sont venus lui rendre visite. Ses habitants disent avec un légitime orgueil ."ce Nous
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- 20 EXPOSITION DE CHICAGO,
- n’existions pas il y a soixante ans, aujourd’hui nous sommes 1 500 000, nous faisons le plus grand commerce, en grains, en bétail, en bois, etc., et nous étonnons le monde par notre développement rapide, notre esprit d’entreprise, nos richesses. Nous n’avions pas fait encore d’Exposition universelle, nous venons d’en construire une en trois fois moins de temps qu’en Europe ; pour notre coup d’essai nous avons fait un coup de maître et distancé nos prédécesseurs î y>
- Les Américains sont toujours en quête de nouveauté et d’originalité.
- Jusqu’à présent on avait pensé qu’il fallait une façade, une entrée principale, plus ou moins monumentale, à une Exposition.
- C’est vieux jeu, se sont-ils dit sans doute, n’en faisons pas, ce sera plus original.
- Que ce soit là le motif ou toute autre raison, il importe peu ; ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas d’entrée d’honneur ni de façade principale à l’Exposition colombienne.
- On entre par l’une des portes pratiquées dans les palissades en planches, on passe par un tourniquet-compteur, après avoir préalablement acheté pour 2fr. 50 un ticket à un autre guichet. L’entrée la plus fréquentée est celle où débouche le chemin de fer aérien, qui déverse à son escalier de bois, qui ne compte pas moins de soixante-dix-huit marches, un flot de voyageurs qu’amènent des trains qui se succèdent toutes les deux minutes.
- On se trouve alors sur une grande place macadamisée, ayant en face : le côté du bâtiment des Mines, à
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- COUP D’ŒIL GÉNÉRAL SUR L’EXPOSITION. 21
- sa gauche : celui des Moyens de transport, à sa droite : le Cold storage ou magasins de conserve des provisions des restaurants et cafés (complètement détruit par l’incendie, le 10 juillet), le pavillon de la Pennsylvania Railroad Company, la gare centrale où aboutissent une vingtaine de voies ferrées, et enfin le Palais de ^Administration.
- Ce coup d’œil, qui n’a rien de particulièrement remarquable, est coupé par les madriers qui forment la voie du chemin de fer de ceinture intérieur, et les câbles d’un système de wagonnets pour le transport de minerais.
- Inutile de dire qu’on est assailli par les vendeurs de catalogues officiels.
- Si vous désirez prendre un guide qui vous indiquera les principaux points intéressants et vous fournira des explications, vous le trouvez là également. Les fauteuils roulants en rotin sont très employés, et l’on trouve dans les kiosques des chaises pliantes que l’on peut louer pour 50 centimes par jour.
- Une promenade permettant de se faire une idée générale de l’ensemble vous cause une grande fatigue et vous laisse sous une impression assez confuse.
- On ne comprend pas bien comment tous ces bâtiments se relient entre eux ; pourquoi on les a ainsi dispersés, et la confusion qui commence à naître dans 1 esprit s’accentuera de plus en plus. On constate en effet des doubles emplois, des inutilités, des interprétations de classification sinon erronées, tout au moins bizarres, et l’on se demande si faire si grand est bien
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- une bonne chose, et si au point de vue de la sécurité, de la surveillance, de la méthode, du fini et surtout du but à atteindre, il n’y a pas des proportions qu’il est téméraire de dépasser.
- L’aspect général des grounds à la fin de mai, lorsque les jardins n’étaient pas installés, que les galeries extérieures étaient encore touff encombrées de. caisses, de planches, de déballages et de détritus, était bien différent de ce qu’il devint en juillet ; à ce moment tous les arbres et les arbustes des bords des lagunes sont couverts de feuilles ; les gazons soigneusement entretenus et les massifs de fleurs chargés de leurs, parures multicolores font aux constructions un cadre séduisant, qui atténue la crudité et l’uniformité de. leur blancheur éclatante. * -u ’ : .
- On comprend que ceux qui sont re tournés en Europe ! après les dures épreuves des journées d’installation, que ceux qui n’ont connu de la Wkite City que les boues, les bousculades, les attentes et les exigences du personnel indigène, aient fait de cette entreprise un tableau sombre. Les visiteurs étaient rares : vingt, trente, quarante mille par jour (1), qu’est-ce pour ces immensités? . ;
- Mais le spectacle a changé depuis. Les gondoles, les petits bateaux â vapeur, les bâteaux électriques animent les lagunes, les visiteurs se répandent partout, débordent de tous côtés et donnent une animation que
- (1) En juillet, la moyenne des entrées était de 75000 par jour; le 4, juillet (jour de la Fête nationale) elles ont atteint le chiffre de 320000; la moyenne en septembre a été de 180000, et le 8 octobre, jour férié, il y a eu 750000 visiteurs.
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- n ont pas connue ceux qui sont partis avant"le complet achèvement des installations.
- L’Américain est froid, il est peu causeur et peu communicatif; il est méfiant; c’est pour lui qu’on a fabriqué le moi pu ffs me, et par contraste il est crédule, mais il possède une éminente qualité, il aime à v°ir, à se rendre compte et à s’instruire.
- Il ne faut pas attendre de l’habitant du Far West des égards, de la politesse, de la discrétion, du savoir-Vlvce ; il est habitué à ne songer qu’à lui ou aux siens, la vie rude qu’il mène ne le dispose pas aux belles
- lanières qui lui font hausser les épaules et dont il se rit.
- Il circule au mili'eu des vitrines, mâchonnant son lahac et prenant des notes.
- Les femmes aussi mâchonnent etprennent des notes ; seulement elles mâchent une gomme préparée à la Pepsine, à la menthe, au clou de girofle, etc., etc. f*ette habitude de chiquer est tellement répandue que des fabricants de cette pâte ont fait de grandes for-lunes et que des Compagnies par actions se sont installées pour la fabrication de ce produit inconnu en Europe, heureusement.
- Lien n’est plus énervant que d’avoir en face ou à c°te de soi, en wagon, en tramway, des individus, raides? silencieux, mâchant sans relâche, persuadés que eet exercice mécanique est excellent pour l’estomac et facilite la digestion.
- Le sont donc ces silencieux, qui observent, qui Pensent et qui notent; un jour, soyez-en persuadés, ils utiliseront leurs renseignements.
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- Mais, a-t-on dit, tous ces gens à l’aspect lassé, exténués par une fatigue excessive, n’ont pas l’air de s’amuser. Ils ne s’amusent pas, en effet; ils font mieux, ils s’instruisent. Pour eux, une Exposition n’est pas un lieu de fêtes et de réjouissances, c’est un champ d’informations et d’enseignement, c’est un livre grand ouvert pour tous ceux qui n’ont ni les loisirs ni les moyens de voyager au loin.
- Ils sont venus à l’Exposition pour voir et apprendre du monde ce qu’ils n’en connaissent pas et qu’ils ne connaîtraient jamais sans cette circonstance unique : l’Exposition colombienne ! Ceux qui ne recherchent que les plaisirs bruyants, les spectacles, iront à Midway Plaisance.
- Combien de ces visiteurs venus des États éloignés, comme Washington, Alaska, Oregon, Texas, ne possèdent que ‘4 à 500 dollars, et en ont sacrifié 150 pour venir contempler un spectacle qu’ils n’auront peut-être jamais occasion de voir de nouveau.
- Perdus dans leurs montagnes, dans leurs forêts, au milieu d’exploitations agricoles ou minières, en lutte continuelle avec la nature, que connaissent-ils de la France, de l’Angleterre, de l’Allemagne, de la Russie, de l’Asie, de l’Extrême-Orient? Que savent-ils de Chicago dont ils entendent citer les fortunes subites, les entreprises colossales? Quelle idée peuvent-ils se faire des merveilles qui sont offertes à la vue dès bienheureux visiteurs, à la lecture de journaux remplis de croquis tentateurs? " ’
- Ils ont mis de côté pendant quelques mois, on ne peut dire épargné (car l’épargne n’est pas dans
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- i esprit américain), ils ont fait durer plus longtemps tel ou tel vêtement, tel ou tel outil, afin d’aller à Chicago! Aussi dans les wagons, dans les cars, g'uettent-ils.l’approche des Palais, se signalent-ils les uns les autres tel com entrevu et se livrent-ils à l’avance à des démonstrations d’enthousiasme.
- Partout où hotte le pavillon étoilé à raies blanches et rouges, partout où résonne le Hail Columbia ou le Yankee Doodle, ce sont des hourras énergiques, vibrants, sincères; on est très chauvin aux États-Unis.
- Et, lorsque cette foule arrive au Palais de l’Administration, du Gouvernement, ou tout autre; lorsque levant les yeux elle aperçoit les fresques qui décorent les coupoles élevées, vertigineuses, c’est plus que du saisissement, c’est du délire.
- Ils ne s’arrêtent pas aux détails, tous ces Yankees, ils se trouvent au milieu de merveilles qui dépassent tout Ce qu’ils pouvaient concevoir; ils admirent sans réserve.
- L’impression d’un Européen habitué aux entreprises de ce genre, vivant dans des villes remplies de monuments historiques, pleines de chefs-d’œuvre artistiques, n’est pas la même; il détaille, compare et cri-bque. Il n’est pas juste de se placer à ce point de vue e't de demander aux citoyens d’une ville qui n’a que s°ixante trois ans d’existence de faire mieux ou même aussi bien que ceux du vieux monde.
- L est sans parti pris qu’il faut examiner cette Expo-sition, qui fait le plus grand honneur aux hommes qui 1 ont conçue, préparée et exécutée.
- Il a fallu pour ainsi dire faire le terrain; il est très sablonneux et’les travaux de terrassement, le creusement
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- des lagunes, les digues, les bords du lac empierrés sur une longueur de plusieurs milles, les fondations, ont .coûté des sommes considérables.
- Le Palais des Manufactures est situé au bord du lac, sa façade ouest est baignée par une lagune aux rives boisées. Cette situation est très pittoresque, mais elle présente un grave inconvénient; car en cas d’incendie (qu’il faut toujours prévoir dans ce pays où ils sont si fréquents), on se trouverait pris en tre deux nappes d’eau, sans autre issue qu’à l’extrémité sud donnant sur la cour d’honneur, à l’extrémité nord, près du Palais du Gouvernement, ou par le pont de 8 mètres se trouvant en face la porte de l’avenue centrale intérieure. Ces charmantes lagunes empêcheraient l’accès de cette construction, la plus importante, la plus visitée et renfermant la plus grande somme de richesses.
- Le visiteur, en descendant du train aérien qui l’a amené, se rend tout d’abord au Palais de l’Administration, d’une architecture sobre, surmonté d’un dôme à pans, inspiré évidemment par le Dôme central de l’Exposition de Paris en 1889. Quand on le traverse et que l’on sort par la porte située à l’est, le spectacle qui s’offre aux yeux est d’une grandeur majestueuse. A droite, la colonnade avec le Palais des Machines, et celui de l’Agriculture; en face, le péristyle, formé de cent quatre colonnes supportant un entablement sur le centre duquel se dresse un groupe allégorique : le Char triomphal de Christophe Colomb. Ces colonnes se détachent sur le fond azuré que forme le lac Michigan, l’effet en est très grandiose.
- Devant ce péristyle, une statue colossale de la Liberté,
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- faisant face àl’extrémité d’un immense bassin, dont les E°rds sont garnis de gazons et de massifs de fleurs, la fontaine monumentale disposée pour recevoir les feux changeants de lumières électriques. Le sujet principal est emprunté à celui’ de M. Coûtant à l’Exposition de Paris en 1889. Au lieu que ce soit le vaisseau de la Tille de Paris, c’est le vaisseau Columbia monté par des figures symboliques maniant des rames trop longues.
- A gauche, les façades sud des Palais des Mines, de ^Electricité et des Manufactures.
- Gette cour d’honneur, ainsi encadrée de constructions înimenses, toutes uniformément blanches, surmontées, dômes, de clochetons, de statues; décorées de Colonnes à triples ceintures rostrales, a l’aspect d’une Veritable ville de palais de marbre. C’est certainement 1 endroit le plus imposant de toute l’Exposition.
- E ne faut pas entrer dans les détails de l’exécution Artistique, car alors toutes les illusions disparaissent, et le champ de la critique serait trop vaste.
- Suivant le bord du lac et longeant le bâtiment des Manufactures, on arrive au Palais du Gouvernement, à °oiui de l’Illinois et aux Pêcheries, que tout le monde s accorde à considérer comme le plus original et le pïas réussi. C’est à quelques pas de là que se trouve le specimen d’un garde-côtes de la marine américaine.
- En suivant à gauche et revenant vers le point d’arrivée, °n traverse l’avenue des pavillons étrangers, celle des floarante-quatre pavillons des États de l’Union, on ar-nve au Palais des Beaux-Arts dont l’architecture n’offre ^len de spécialement digne de remarque, puis le Palais es Arts de la femme, le Music Hall, et le Palais de
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- ’Horticulture, dont le dôme en fer vitré et de forme aplatie se distingue facilement de tous les autres. Enfin le bâtiment des Moyens de transport, peint en rouge, d’un caractère indéfinissable, d’une note étrange, mais fort goûté du public américain! Les bâtiments des Forêts, des Cuirs, de l’Anthropologie n’ont aucun caractère spécial, et la reproduction du couvent de la Rabida, à Palos, où vécut Christophe Colomb pendant qu’il se préparait à son grand voyage de découvertes, se trouvent un peu en dehors du cycle parcouru par les visiteurs.
- En outre de ces vastes palais, les pavillons des exposants privilégiés, les chalets, les kiosques viennent donner plus de pittoresque et de vie à ces espaces trop vastes, à ces immensités trop monotones et à ces bâtiments trop monochromes.
- Quand on a terminé cette excursion sommaire, on n’a pas parcouru moins de 8 à 10 kilomètres.
- La partie sud est presque entièrement délaissée (1). C’est là que se trouvent les différents systèmes de pompes mues par l’air, les colonies françaises, les antiquités mexicaines, la boulangerie française; c’est un lieu aride, peu avantagé, et que son éloignement prive de visiteurs.
- (1) Depuis l’époque à laquelle ces observations ont été faites, la situation s’est améliorée. Le café mauresque, enfin installé, offre quelques séductions et attire les visiteurs.
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- C’est une construction rectangulaire de 562 mètres de long sur 262 de large, sa hauteur est de 50 mètres. Elle se trouve en bordure du lac à l’est, et d’une large lagune à l’ouest; aux deux extrémités et au centre sont des entrées principales ayant quelque analogie avec Un arc de triomphe.
- Elle est traversée à l’intérieur dans toute sa longueur Par une avenue de 17 mètres, appelée Columbia; Uno autre avenue la traverse au centre. L’intersection de ces deux voies forme une vaste place au milieu de laquelle s’élève une tour carrée ayant quatre arcades à sa base et contenant à son sommet une horloge à carillon sonnant tous les quarts d’heure.
- Cet emplacement peut être considéré comme une place d’honneur. Chacun des quatre angles est occupé Par une grande nation : 1° à gauche en entrant, l’Allemagne ; 2° à droite, l’Angleterre ; 3° à gauche, après la U>ur, les États-Unis; 4° à droite, la France.
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- Les colonnes, les arcades, les ornements, dans le style corinthien, décorent la façade et lui enlèvent un peu de son aspect banal de grand entrepôt. La toiture est en fer et vitres.
- A l’intérieur, au premier étage, une galerie de 17 mètres-de large s’étend tout autour ; si elle a eu l’avantage d’offrir un espace aux exposants, elle a l’inconvénient d’assombrir complètement les vitrines placées au-dessous, au point de nécessiter l’emploi de lampes électriques pendant les heures du jour. Les escaliers conduisant à cette galerie sont insuffisants, mal indiqués, trop étroits ; les marches sont en sapin et les parois en lames de parquet nature vernies au pinceau. C’est la une lourde faute, un manque absolu de goût, qui aurait pu être racheté par l’installation d’ascen-Seurs à l’étonnement général, il n’y en a aucun.
- Il en existe un cependant, mais c’est un monopole, une concession faite à une Compagnie. Cet ascenseur est double, il ne transporte pasle-public à la galerie ; mais moyennant 1 fr. -25, il vous monte au sommet de l’édifice, où se trouve installé, extérieurement, un promenoir planchéié, de 2m, 50 de large, entouré de parapets garnis de grillages. Vous jouissez de celte hauteur d’un coup d’œil vraiment féerique ; vous pouvez circuler autour de cette vaste toiture, sans le moindre inconvénient, vous y reposer même sur des bancs ; le trajet: circulaire est de 2 kilomètres 413 mètres. C’est aux angles de cette toiture que sont installés les foyers électriques puissants, dans le genre-de celui placé au sommet de la tour Eiffel, à Paris.
- L’aspect intérieur n’est pas très séduisant; aucun
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- LE PALAIS DES MANUFACTURES ET DES ARTS LIBÉRAUX. 31 tapis ou tissu ne recouvre le parquet très grossier et très mal tenu; les couleurs vives des drapeaux suspendus aux nervures de la voûte se détachent brutalement sur les cintres peints en blanc.
- Les lambourdes des parquets de la galerie du premier étage ne sont pas garnies en dessous ; elles sont peintes en blanc. T . . .. «
- Il semblerait qu’on a trop dépensé, au début et que les fonds/étant devenus rares on a terminé tant bien que ftial avec lés ressources disponibles, car il n est pas admissible que les plans adoptés aient pu porter une décoration aussi fruste, et une finition aussi grossière.’
- Les galeries extérieures dû rez-de-chaussée ont été réservées aux restaurants, aux bars et aux débitants de s°da ice cream. Ces restaurants eux-mêmes sont d’une pauvreté d’installation incroyable.
- Bref, on peut dire que tout est bâclé, grossièrement travaillé, mal fini; on ne devait, on me pouvait faire autrement dans cette région où se sont développés' prématurément et trop hâtivement les villes, les institutions, les établissements et les fortunes.
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- Il est impossible de ne pas consacrer quelques lignes à la description de la façade de la section allemande. Elle se trouve â gauche de l’entrée principale du Manufactures building, forme un pan coupé près de la Clock tower centrale et se déroule ensuite sur la grande voie longitudinale. Cette situation est particulièrement avantageuse, car tous les visiteurs entrent et commencent généralement leur examen de ce côté.
- L’aspect architectural en est imposant et, bien qu’un peu lourde, cette construction a un air de grandeur et de puissance qui semble bien répondre à la pensée de rarchitecte et de la Commission qui en a conçu et exécuté le plan.
- La partie sur l’entrée centrale est composée d’un double portique à balustres, surmonté d’un écusson de l’Empire. Au milieu, une grande niche abritant un groupe en plâtre, et, de chaque côté, de larges entrées ornées de colonnes rondes et carrées conduisant aux vitrines des exposants. Deux baies laissant voir : l’une, les produits pharmaceutiques de Friedr. Bayer & C° (.Elberfeld), dont les vastes bocaux de cristal reposent sur des draperies de peluche bleu clair parsemées d’ornements dorés et surmontées d’une statuette dorée, assez peu artistique, représentant la Science phar-
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- maeeutique; l’autre, d’un gros effet décoratif, est disposée à l’intérieur en grotte de stalactites bleu â?outre-mer, par les United ultramarine factories {Nuremberg). Sur le côté, un sphinx et des rochers, sur lesquels s’étend l’aigle protégeant les écussons aux armes allemandes. Cette composition étrange, mais fort admirée par les visiteurs, est en ciment, auquel °n a laissé sa couleur grise naturelle.
- Après cette première façade en ton pierre agrémentée de bas-reliefs d’un vert-de-gris très brutal, et de statues de même nuance supportant l’écusson et la couronne, on rencontre un autre corps de bâtiment contenant un hall assez vaste. La façade est ornée de petites fontaines avec statuettes bronze et de vasques massives recevant un mince filet d’eau ; aux •deux extrémités sont ménagées deux niches à fond mosaïque, dont les losanges gris et blanc, géométriquement exacts, sont peu décoratifs. Le hall, qu’encombre une foule admirative, est surchargé de moulures dorées, aux tons variés, encadrant des fresques qui rappellent la vieille école allemande. Il est non pas meublé, mais garni de vieux meubles, de bronzes, -d’objets d’orfèvrerie, etc. Une cheminée d’un caractère assez bourgeois, et très peu monumentale, orne l’une des extrémités, entre deux ouvertures à chambranles de vrais marbres de nuances variées, surmontées de dessus de portes en mosaïque, d’un aspect froid et sévère. Ces deux baies ouvrent sur une salle du -Seizième siècle, vous dit le Columbian guard. La pièce est tendue de peluche marron, agrémentée de belles broderies anciennes, qui valent mieux que la
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- ^manière dont on les a présentées. Les quatre panneaux, Hiver, Printemps, Été et Automne, sont de très jolies broderies du seizième siècle, dont on aurait pu tirer un meilleur effet. Les frises et les poutres saillantes du plafond sont décorées .de peintures criardes sur fond presque noir, et les motifs à choux, oarottes et légumes de toutes sortes nous font plutôt penser à une vieille auberge de Nuremberg qu’à une salle de palais ou de musée destinée à recevoir des sièges et vitrines et la collection de verres irisés du musée de Mayence.
- f La pièce à gauche du hall forme une rotonde. C’est un salon destiné sans doute à donner une idée du faste de la cour. Les murs sont garnis de peluche d’un bleu intense, impitoyable, chargée de broderies d’or ex tre ni em en triches. Les sièges, les consolés, les candélabres, les appliques, tout l’ameublement, en un mot, sônt d’une richesse écrasante; tout cela est lourd, et il serait difficile d’en préciser le style. Un fauteuil monumental en bois doré, avec sculptures et couronne, monté d’une étoffe chargée d’or relief et de peintures, est placé au centre, bien en vue. L’entrée dé ce sanctuaire est interdite; une respectueuse admiration rétieiît d’ailleurs le public, très naïf en matière d’art, du West et du Far West, et qui en est comme hypnotisé. -
- Des conifères, des fusains haute tige, dans des baquets, des vases à reliefs dorés contenant des fleurs en cuivre rèpoussé et doré donnent à la partie extérieure de ce hall un caractère de pacotille qui nuit singulièrement à l’aspect général. - v
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- Attenant à cette construction, une grille en fer forge, dô Ed. Puis (Berlin), d’un dessin critiquable et d’un îlîni ordinaire, esta vendre pour 1400 dollars.
- Le pan coupé est concave, les motifs d’architecture et les colonnes à chapiteaux dorés imitent des marbres de couleur ; ce point étant le plus en vue, une sorte d obélisque surmonté d’un aigle domine tout l’ensemble, au-dessus d’un groupe Neptune avec femmes et chevaux marins.
- A la suite de ce pan coupé s’étend la plus grande longueur de la section allemande.
- Lette partie est très réussie. Elle se compose de trois plans.
- Au premier, une grande grille monumentale en fer ^0rgé de Armbruester Brothers (Frankfort-on-Main) (avec indication : for sale), et deux autres grandes gnlles de chaque côté, reliées à la principale.
- Le second plan est formé d’une manière très heu-ïeuse et très saisissante dans son contraste avec le Premier par l’exposition de la Kônigliche Porzellan-^nufactur Berlin, dont la construction très importante est savamment combinée pour mettre en relief ses nombreux produits. L’emploi de colonnes torses en porcelaine imitant le marbre, les panneaux, lés cheminées, les glaces à cadre porcelaine,* la fontaine, ^es grands vases, etc., sont justement remarqués (voy. Pins loin le détail des produits). ^
- Le troisième et dernier plan atteint le cintre de la vaste structure métallique et se voit de tous les points do l’immense nef. Sur un colossal piédestal, orné de colonnes imitation de marbres de couleur et de cha-
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- piteaux dorés, s’élève, dominant non seulement la section allemande, mais l’exposition des manufactures tout entière, un groupe équestre, en ton vert-de-grisé, de la Germanie.
- Oui, c’est bien là la symbolisation de la participation allemande à la Columbian World’s fair : étonner le monde par le puissant développement de son industrie, elle dominer par la méthode, la science et le travail.
- Cette pensée se présente à l’esprit après quelques instants d’examen ; elle est très nettement rendue, et il est juste de reconnaître que, si elle a été celle de ceux qui ont concouru à cette œuvre, ils y ont parfaitement réussi.
- L’extrémité de la façade se termine par un dôme à jour en forme de couronne impériale, supporté par des colonnes imitant le marbre de couleur et des chapiteaux dorés.
- Sur plusieurs points sont ménagées de petites pièces ou salons, dont quelques-uns sont garnis d’objets d’art officiels offerts à différentes occasions à des têtes couronnées. Par exemple : un écran en fer forgé appartenant au grand-duc Frédéric de Bade; une vitrine contenant le Festival présent of the Badish à l’occasion des épousailles du prince Frédéric et de la princesse Hilda de Bade (surtout de table argent et or) et d’autres présents offerts à la grande-duchesse Louise de Bade ou au grand-duc Frédéric; deux figurines argent et or sur un socle joaillerie et une statuette Nautilus dessinées et exécutées par F. Siedle, à Carlsruhe.
- L’un de ces petits salons est décoré et meublé par J. L. Distelhorst, de Carlsruhe. La vitrine, les
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- meubles, les sièges, le petit bureau, la table, la glace, s°nt en érable gris de style Louis XV ; les bronzes et lentures forment un ensemble dont le mérite ne dépasse pas celui d’un modeste salon parisien.
- Un autre salon s’ouvre entre deux colonnes imitant des marbres de couleur avec chapiteaux dorés. Les murs sont garnis de tapisseries assez banales ; des tenues en velours grenat forment une sorte d’alcôve et sont relevées par des cordelières trop minces et assez mal disposées; une grande banquette à dossier occupe toute sa longueur; les galons qui en ornent le velours se terminent au centre du dossier par une petite ai-gt'ette d’un effet plus amusant que gracieux. Les meubles, colonnes, gaines, sofa, chaise longue, sont d une sorte de Louis XV boiteux. Sur une commode affecte des airs Louis XV, une pendule, sorte de tambour à cadran garni d’heures émail surmontant un Petit meuble à tiroirs, tout doré, et dont on ne saisit Pus bien ni l’usage ni le but, car ce ne peut pas être un °bjet d’art.
- Partout, entre chacun de ces salons, un fusain dans Un baquet vient donner une note fâcheuse et ne con-tUbue guère à rehausser l’effet décoratif.
- A l’intérieur de la section un salon contient de très beaux objets. On y pénètre par trois grilles en fer forgé du Puis, de Berlin. Les murs sont revêtus d’une Peluche bleu Nil qui met en valeur des boucliers argent, °r et émaux d’un joli travail; de belles vitrines contiennent de magnifiques objets de collection, de la joaillerie, et une très jolie statuette en argent massif. ^elte salle assez vaste fait grand honneur à E. Schür-
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- rnann & C°, de Francfort-sur-Main, joailliers de LL. MM. l’Empereur et l’Impératrice Frédéric. Ils exposent également certains présents offerts à l’Empereur et au prince de Bismarck.
- De nombreux objets d’art ont été d’ailleurs prêtés par les hauts personnages auxquels ils ont été offerts, dans le but de donner à la partie artistique de l’exposition allemande un éclat plus grand, et aux visiteurs une plus haute idée du goût, du fini et du mérite de l’art industriel national.
- Des statuettes en bronze, des groupes, dont quelques-uns sont d’une grande dimension, ont été placés dans les sections du meuble et de la bijouterie; ni leur mérite artistique ni leur exécution ne retiennent l’attention.
- Trois grilles en fer forgé, dessinées par la Grand-du-kal school of artisans de Bade, et exécutées par J. K. Bülher, à Offenburg, n’offrent d’intérêt que par leur origine et comme indication du degré d’avancement de cette école. L’écran en ferforgé des mêmes dessinateurs et exécutant, a été offert comme festival présent par le grand-duc de Bade à l’empereur Guillaume II, à l’occasion de l’anniversaire de sa naissance. Il est monté en tôle émaillée décorée aux armes impériales, et ne justifie pas une appréciation plus favorable.
- Dans ce même salon de Bade, les vitrines contenant les broderies de YEcole d'art, dirigée par Y Association des dames de Bade sous le patronage de la grande-duchesse Louise de Bade, sont d’une exécution parfaite, bien que leur niveau artistique ne dépasse pas celui d’une école bien tenue. Ce qu’il faut noter et rete-
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- nlr) c’est l’empressement des grands personnages a s associer au développement dès industries d’art dans h-ur pays.
- MM. Reutlinger & C°, de Carlsruhe, présentent ^es objets et des meubles sculptés d’un goût très allemand, mais d’une bonne exécution, notamment deux horloges avec peintures et vieil argent;,un joli bahut noyer et marqueterie; un meuble avec panneaux marqueterie et bois de couleur sculptes. Ces marque-lèries, d’un très beau travail, sont également montées m* cadres et forment des tableaux auxquels on ne peut reprocher qu’un peu de banalité. Une étude de ce genre de travail permettrait de remployer très heureux sement dans des pièces importantes.
- * Après, avoir cité Jes reliures d’art de l’Adresse de 1 Université de Friburg, à l’occasion du Governmen-’lubilee du grand-dyc Frédéric de Bade, par
- Scholl, à Durlach (relieur de la cour); celles de ^ Siéger, de Carlsruhe, en cuir sculpté, d’un très beau fini, l’importance de la participation des hauts Personnages à cette exposition aura été suffisamment indiquée. : . ;
- Une cassette ébène, contenant un service à dessert (ecuteaux et cuillères) en vermeil, motifs amours en ^lampé, gravures ordinaires, de L. Bertsch, à Carls-ruhe, ne donne pas une note suffisante de l’orfèvrerie
- allemande.
- ° Les efforts des tapissiers et des fabricants de meubles ne se bornent pas aux salons ci-dessus décrits, ils se s°nt manifestés par de nombreux produits.
- L une de ces manifestations, et la plus heureuse, est ,
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- celle de MM. Tillmans & E. 01m, de Berlin, qui ont exécuté, d’après les dessins de l’architecte H. Güsebach, une sorte de cabinet de travail à la fois library et sit-ting room, en noyer sculpté, Renaissance allemande modernisée, c’est-à-dire plus élégante et plus affinée. Les colonnettes sont très légères, les chapiteaux fins et bien fouillés.
- Les bahut et commode Louis XY, en marqueterie, de MM. Ferd. Vogts & G0 de Berlin, laissent, comme tous ceux de leurs compatriotes, à désirer au point de vue de la forme. Leur grande table Louis XY, en marqueterie de bois clair ombré, est très bien, mais les bronzes en sont mal soignés. Quant aux chaises en laqué blanc et laqué jaune rehaussées d’or, pour \eNeues Palais à Potsdam, elles sont d’un Louis XV mal interprété.
- Les cuirs ciselés, gravés et jjécorés, de Georg Hubbé, de Berlin, se prêtent admirablement à la fabrication des coffrets, sièges, écrans, albums, panneaux el plafonds. Ils sont très intéressants.
- Des panneaux et moulures en bois pressés, imitant la sculpture, sont fort habilement présentés par Harras Bôhlen (Thuringen).
- Dans une salle complètement installée, l’œil exercé de l’homme du métier peut seul remarquer que les plafonds à caissons, les panneaux, les corniches, les encadrements ne sont pas en bois sculpté. L’idée n’est pas neuve, le bois durci de Latry en a été le point de départ. M. Bôhlen, lui, ne moule pas une pâte; il plaque des bois naturels sur une composition qui durcit et adhère au bois qui la recouvre, et les soumet ensemble dans
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- des creux d'acier à une pression qui leur donne le-relief des moules et en assure la complète adhésion. S’il n est déjà connu de nos fabricants, ce procédé peut être Une très bonne chose à étudier.
- Les meubles en érable clair, bois d’olivier et bronze, de J. G. Pfaff, de Berlin, sont d’un modèle trop anglo-américain. La table de nuit est d’un modèle peu pra-Lque; quant à la table toilette, il est bien fâcheux d’y avoir introduit des carreaux faïence imprimée, c’est gâter à plaisir un travail assez bon. Les rideaux du lit s°nt assez bien drapés, mais le baldaquin est d’un déchiqueté qui déconcerte.
- L’amalgame du genre Boulle et du vernis Martin a e!é tenté par J. Groschkus, de Berlin. Ce fabricant n’a ardemment cherché que l’effet. Il y a réussi. Des enivres lourds, mal dégrossis, au vernis or, complètent eette élucubration. Gomme si cela ne suffisait pas, ce fabricant a eu l’idée de pratiquer dans une gaine de cette composition une petite niche à verrine bombée, doublée de peluche à l’intérieur et s’ouvrant pour y lettre un bibelot quelconque. L’objet précieux était alors une statuette en ivoire !
- Les chaises et des fauteuils écaille et vernis Martin, Montés bronze, dépassent tout ce qu’on peut imaginer comme conception étrange et de mauvais goût.
- Les sièges en palissandre sculpté sont mieux, bien que trop lourds, et mal montés d’un satin uni groseille avec encadrement brodé. Ün joli meuble bahut, en Palissandre ciré, mériterait une bonne note s’il n’était gâte par des épargnes et des panneaux Boulie incrustés
- d ivoire sculpté.
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- “ Les tentures de la pièce qui contient ces amalgames sont à l’avenant.
- - La chambre à coucher de C. Pràtchal, de Berlin, est en acajou sculpté, /genre anglo-américain. Les tapisseries, rideaux et baldaquin manquent d’ampleur; la chauffeuse est sans grâce; le sofa a l’aspect d’un ballot sur lequel on aurait jeté un tapis de pelùche galonnée.
- Les lit, commode, vitrine, table, sièges, guéridon, petit bureau genre vernis Martin, de Robert Hoffmann {Dresde), ne dépassent pas la qualité de nos petits meubles vernis. Il y a là une tendance à la création d’un genre destiné à remplacer ou à supplanter la fabrication française dont ils sont d’ailleurs la copie. " J. A. Eysser (.Nuremberg) ne va pas chercher ses modèles chez ses voisins étrangers, il les prend parmi les vieux meubles allemands, aux formes amples. Ses sièges, tables, bahut, banquette, sont en chêne, l'exécution en est bonne ; ils s’harmonisent bien avec une rampe de fer forgé d’un cintre gracieux et d’un beau fini.
- Les sièges en moquette imitant les tapis d’Orient, de J. C. Otto {Nuremberg), sont assez bien traités, ils ne sont que la contrepartie d’un genre créé à Paris; ils sont d’une bonne fabrication courante.
- Joseph Steinmetz {Munich) présente une pièce d’un travail soigné, Un très beau buffet sculpté, Renaissance allemande. ~
- Cari Rôhlich, de Berlin, a une grande collection de glaces, consoles, tables de salon, chevalets, gaines, etc., en doré. Il a cherché ses modèles chez tpus les peuples
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- ot puisé dans tous les styles : de la Renaissance, du Louis XV, du florentin, du vénitien, auquel il donne son empreinte germanique. Sa grande glace dorée avec amours, en ivoire, soulevant une draperie et supportant un écusson, serait d’un grand effet avec sa jardi-niere garnie de fleurs, au pied, si elle était plus légère.
- Hempel & Schwerin (Berlin), canevas pour tapis--siers et ouvrages de fantaisie (écrans, sacs, aumônières, tapis de lampe et de table, rideaux, bandeaux, etc.). L n’y a là aucune nouveauté, c’est d’uné banalité
- absolue.
- Les pendules sur consoles, les grandes horloges devaient naturellement représenter l’industrie de la Thuringe à cette grande fête industrielle. ’
- E. Wehrle & C° ne nous montrent rien de nou-Veau. L. Fürtwangler Sôhne (Fürtwanger) (Forêt-^oire), ont de fort belles pièces dans ce genre, partieu-^ lièrement une horloge d’une sculpture assez soignée et une autre avec panneaux marqueterie à sujets reliefs.
- Les coucous en bois sculpté de Cari Fischer {Munich) n’ont pas le fini et l’originalité que l’on pour-.. rait attendre de celui qui sollicite les ordres de la clien-l-èle ecclésiastique pour décoration d’églises, en bois, Plerre, ivoire, marbre et bronze, et la série de douze Petits anges, exposés pour donner un avant-goût de travaux de décoration et d’art plastique, semble dune conception un peu naïve. Ses grandes horloges. Sculptées, à poids, sont mieux.
- Sans présenter l’attrait de la nouveauté, les pen-dules ordinaires et riches sur consoles, en noyer.
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- sculpté, de R. Schnekenburger (Mülheim arn Donau),
- sont assez soignées.
- Les pendules de cheminée avec châlets et chamois, de Friedrich Manthe (Schwenningen), ne peuvent plus guère convenir qu’à quelques amateurs aux goûts simples; tandis queM. Ballin est comme égaré dans ce milieu avec ses horloges en noyer sculpté, très soignées et riches; ses chevalets, sièges, bahut et un grand buffet-dressoir, d’un travail très consciencieux. Les modèles des sièges sont très heureux.
- Les bustes et les petites statuettes humoristiques en bois sculpté et décoré de Frank Drexler (Munich) n’ont que le mérite d’une petite industrie locale.
- Les balanciers, réveils, pendulettes, régulateurs (ne réglant rien), tous en marche, deJunghaus frères, de Scramberg (Forêt-Noire), attirent l’attention, mais ne la retiennent pas; non plus que l’American German Clock Company de Villingen (Forêt-Noire), qui présente des produits analogues.
- La Jahres Uhrenfabrik-Actien-Gesellschaft montre ses régulateurs dorés à glace avec les cages en cuivre françaises; ses cadrans, aiguilles et centres sont français; elle n’expose sans doute que son balancier à mouvement rotatif.
- L’art industriel allemand est représenté d’une manière très complète en orfèvrerie, bijouterie et joaillerie, bronzes, petits bronzes et objets d’étagères, émaux, cuivreries et fers forgés.
- Un pas sérieux a été fait, des efforts considérables ont été tentés, et, si l’on constate souvent que l’inspiration des modèles ou des genres a pris sa source en
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- France, il n’en est pas moins juste et utile de reconnaître qu’un changement notable se manifeste dans les tendances générales de ces industries.
- Il y a chez ces fabricants un désir bien évident de substituer leurs produits à ceux de Paris, dans la consommation intérieure, comme sur les marchés étrangers, en simplifiant certains détails coûteux de fabrication, de manière à produire un effet analogue, pour l’œil non exercé, et obtenir un prix de revient plus bas.
- Les coffrets et albums en cuir sculpté et repoussé, les reliures d’art de P. Attenkofer, de Munich, sont très remarquables ; c’est une fabrication d’un mode particulier tout à fait local. Ces objets sont contenus dans une très belle vitrine à l’angle du grand carrefour central où se trouve la Clock tower.
- Le baptistère bronze, les statues et les torchères de Faut Stolz, de Stuttgart, ne donnent pas à la salle où ds sont placés le cachet artistique que l’on a cherché. Les modèles en sont lourds, le travail n’en est pas très soigné et l’aspect ne satisfait pas. Anton Diessel, de Munich, a un joli choix d’ivoires sculptés, de très belles Pièces : christs, bustes, hanaps, statuettes. Mais que cas artistes industriels sont donc mal inspirés, quand ds abordent des sujets modernes qui demandent plus de goût, plus de « chic ».
- Les bronzes, couronnes et fleurs, imitant le procédé à la cire perdue, les statuettes et la bijouterie genre ancien de C. Leyrer, de Munich, semblent faits pour la vente des marchands d’antiquités, de même que les objets exposés par Cari Winterhalter et la petite orfèvrerie en argent de Th. Heiden, de la même ville.
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- - Il a été déjà parlé de la part prise par les grands personnages pour donner à la section allemande plus d’attrait et plus de lustre. Cette intention se révèle encore devant la vitrine où se trouvent les objets d’art faits pour le roi Louis II; ce sont : deux costumes très riches, surchargés de broderies d’or et d’argent d’une -belle exécution; une cravache dont la pomme représente un cygne blanc en diamants (celui de Lohengrin, sans doute), une autre cravache dont la poignée en émail bleu est ornée d’une torsade or sertie de brillants et surmontée d’une couronne émeraudes et rubis; enfin une épée dont la poignée et la garde sont en émaux et pierreries.
- Les pendules régulateurs dorées et vieil argent, lés petites pendulettes, de bureau ou de guéridon, de J. Jagemann (Munich) sont bien et très soignées.
- Les bijoutiers et joailliers de Hanau et de Pforzheim ont organisé, avec beaucoup de goût et d’ensemble, des vitrines d’une forme élégante et pratique, permettant à un très grand nombre d’entre eux d’exposer sans trop de frais et sans l’immobilisation d’un trop gros stock. Cqs vitrines sont bien placées, au milieu d’une vaste salle,; Les abords sont assez larges pour permettre à la foule compacte;qui les contourne de circuler et dé voir sans difficulté,
- ; C’est un excellent arrangement qui donne un jour direct si nécessaire à la bonne présentation . de, ces articles. ' , cl • . ‘cru;
- Les fabricants de petits bronzes de Hanau prouvent qu’ils ont réalisé de sérieux progrès. Leurs jardinières en bronze doré et émaux; coffrets; cadres, flambeaux),
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- encriers, etc., bronze doré, style Louis XY, sont d’un fini très ordinaire, il .est vrai, mais les modèles sont très acceptables. • v • •• - r Rhein & G0 (Gross-Anheim) orit de jolis petits bronzes au vieil argent, .
- Les pièces d’orfèvrerie de J. D. Schleissner Sohne (Hanau) sontassez importantes; elles sont lourdes, sans Mérité spécial, ni dans le dessin, ni dans l’exécution.
- La petite orfèvrerie en argent de Wilh. Binder (Gmünd in Wurtemberg) n’est pas mal, sans mériter cependant un examen spécial; tandis que son orfè-Vrerie vermeil, cuillères à manches de porcelaine de ^axe> est nettement de la pacotille; de même que celte fie Gebrüder Glaser (Hanau). . - ;
- 5 G. Hertel & son (Hanau) fabrique des petits bronzes ^ arL coffrets, vide-pôchès, cachets; des pommes de cailne et de parapluie ; des bonbonnières et des flacons ;
- la bijouterie fantaisie, dont les modèles sont d’ bon goût et l’exécution soignée. :
- La joaillerie de Steinheuer & C° (Hanau), ^feindre la hauteur des grandes et savantes composi-
- assez
- sans
- bons.
- ni comprendre l’emploi de belles pierres, est. très
- , . r*------ - --—---------J[------?----—
- len- Les bijoux de Ochs & Bonn (Hanau) ne préseri
- tent
- cien de spécial ; la petite joaillerie'de C. Kürr-
- °hütner (Hanau) est assez bien, s
- ^r* Kreuter & C° (Hanau) emploient les peintures Sllr ®niaux et sur ivoire pour leurs broches et épingles eri 0r de couleur avec perles et pierres, d’une qualité c°nranie. _ y : ;. ^
- j L y a certainement l’indication de réels progrès dans e choix des modèles de bracelets avec pierres et des
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- broches, bagues et épingles avec perles et pierres exécutées par Fr. Schütz (Hanau).
- Très ordinaire, au contraire, est celle de Chr. Kiss-ling (Hanau) ; les bracelets et chaînettes de A. Gru-bener (Hanau) ne présentent rien de nouveau.
- L’ancien genre de bijouterie commune, à bas titre et à modèles surannés de Pforzheim, a fait place à une fabrication tout autre.
- Paul Suedes (Pforzheim) a un bon assortiment de fantaisies, bracelets et broches en imitation ; il est très en progrès comme façon et comme goût.
- Hischmann & Koch (Pforzheim) cherchent à imiter le genre français dans leurs bracelets et leurs bagues avec pierres. Leurs bouts d’ambre montés bijouterie pour cigarettes ; leurs porte-plume et porte-mine or et argent, leurs croix, etc., indiquent un niveau plus élevé. Il en est de même de Louis Kuppenheim (Pforzheim) qui fabrique très bien les porte-mine argent niellé et or; ainsi que les porte-cigarettes, les briquets émail avec peintures, les couteaux de poche -argent et or avec pierres.
- Les médaillons, breloques et boutons de manchettes ‘de Gebrüder Gauss (Pforzheim) sont soignés et d’assez -bon goût. Les bracelets, gourmettes, les chaînes et montres avec appliques joaillerie, les étuis à cigarettes riches de H. Drews (Pforzheim) sont d’une bonne fabrication courante.
- Les broches et bracelets de Emil Ernst Katz (Pfort* heim), les bijoux de toutes sortes de Heinrich Schütz (Pforzheim) sont d’un ordre tout à fait ordinaire et camelote. /:
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- Les chaînes et chaînettes pour hommes de Louis Piessler & C° (Pforzheim) sont assez bien, et n’ont pas un air trop allemand.
- Les bijoux de tous genres, pour femmes, de Cari ornett (Pforzheim) sont d’assez bon goût, bien qu’à bas prix.
- La bijouterie d’Auguste Kiehnle (.Pforzheim) est. toute de fantaisie, il n’y a là que de bonnes choses. Les poches émail, les bonbonnières avec peintures sur euiad, les briquets et les petits médaillons de Lauer et Binder (Pforzheim) ne forment pas un grand choix, Iïlais la qualité en est assez bonne.
- Larl Dillenius (Pforzheim) fabrique très convenable-^ent les bagues, médailles, médaillons, croix, épingles
- cravates, or et émail, avec sujets de sainteté.
- La bijouterie de Gebrüder Kuhnle (.Pforzheim) est 01 binaire et clinquante.
- E<L Winther & C° (.Pforzheim) font un genre fîli-&rané or mat et avec pierres. C’est une imitation des Modèles italiens.
- Les bijoux et objets vieil argent de Ott & C° (Hanau) s°nt bien faits et de bon goût.
- Wüd & C° (Pforzheim) ont d’assez bonnes fantaisies avee émaux, pierres et perles ; et A. Pau tien (.Pforz-eim) de bonne joaillerie courante.
- Mahla (Pforzheim) fait spécialement la bague
- b°n marché.
- P.-W. Heim (Pforzheim). Cailloux du Rhin et onyx, essins très ordinaires.
- P. Zerrenner {Pforzheim). Bracelets, peignes écaille, liseuses, etc., avec appliques pierres assez bien.
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- Wimmer & Rieth (.Pforzheim). Porte-cigarettes, liseuses, bonbonnières, briquets avec peinture sur émail ; broches avec émaux entourages Louis XV, d’après les modèles français.
- Ph. Dôppenschmitt (Pforzheim). Bracelets, chaînes, ceintures tissu, bracelets serpent, bourses, etc., or et argent; fabrication visant à l’effet et aux bas prix.
- Adolf Pegau (Pforzheim). Étuis à cigarettes très soignés. Argent, argent niellé et argent émaillé en plein avec peintures.
- Ernst Unterecker (Pforzheim). Chaînes et bracelets. Croix avec améthystes. Cette fabrication très courante est bien traitée.
- Ludwig Grossmann (Pforzheim) fait la bague bon marché.
- G. Roessle (Pforzheim). Breloquets et chaînes. Ses pièces de bijouterie avec pierres et émail bleu rappellent l’ancienne fabrication et sont d’un bien mauvais goût.
- Albert Wittum (Pforzheim). Croix de cou, article très ordinaire.
- S. Gmünd. Dés à coudre, chaînes vieil argent, bijouterie corail ordinaire et filigrané or, genre italien.
- Wilh. Stôffler. Jumelles de théâtre avec corps émail et appliques roses d’un goût médiocre. Éventails avec appliques pierres et bijouterie très ordinaires.
- August Hoffmann (Hanau), fabricant d’écrins pour montres et bijoux, en velours peau et celluloïd, d’un goût un peu critiquable et d’un travail soigné.
- Les deux vitrines de Dürrstein et G0 (Dersden) ne
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- contiennent que quelques montres et ne constituent pas a P^prement parler une exposition d’horlogerie.
- Très intéressante, au contraire, est celle de E.-G. Mmermann (Hanau) qui a un beau choix de pom-nies cannes et d’ombrelles, des vide-poches, des encriers, des glaces, des cadres, des broches et des bre-^uets en vieil argent, surtout dans le genre « rococo » e des jardinières et porte-fleurs de bon goût et d’un tlavaü assez soigné.
- Peut-être quelques omissions se sont-elles glissées , ns cette nomenclature, mais les indications qui pré-ccdent seront suffisantes pour démontrer les progrès j^Iisés par les fabricants de Hanau et de Pforzheim, et rs tendances à serrer de près la fabrication pari-Slerine après avoir complètement abandonné leur an-Clenne manière.
- partie la plus saisissante de la section allemande es^ certainement celle de la céramique.
- Kœnigliche Porzellan ManufaGtur de Ber-^ ^ est digne d’un examen attentif; elle a envoyé de es beaux produits, et elle les a présentés de la ^ǰn la plus heureuse* C’est cette manufacture qui me le deuxième plan de l’ensemble de l’exposition
- demande.
- Au centre, un grand panneau composé de carreaux l^.lence de 20 X 20, d’un très joli glacé, peint par A. ^Ps (1893), représentant la Germanie et les Arts, est ^ au Magnifique effet et est très artistiquement traité, ^auest enclavé dans une construction d’une ar-de 2CtU,re s°bce; il est placé sur une surélévation Métrés environ, ce qui a motivé un escalier à
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- double évolution et a permis d’installer entre les deux rampes une fontaine en porcelaine blanche. Cette fontaine est une pièce très importante et très réussie. Une sirène et un triton forment le groupe supportant la grande coquille qui reçoit l’eau jaillissante de la conque dans laquelle souffle un Amour marin. Le pied de cette très belle pièce est garni de gazon et de plantes grasses.
- Dans cette composition architecturale, l’emploi de colonnes torses en porcelaine est heureusement trouvé, car il fait ressortir l’effet qu’on peut tirer de la céramique dans la construction. Ces colonnes sont en plusieurs sections,d’environ80 centimètres chacune; elles sont décorées et imitent un marbre vert de mer d’un ton de jade; la glaçure en est parfaite.
- Est-ce pour cacher les joints ou pour dissimuler les petites différences de nuances dans les différentes sections, qu’on a employé de petites ceintures en cannetilles de bronze doré? On ne saurait le dire; mais ni l’effet, ni l’idée n’en sont heureux; ce n’est d’ailleurs là qu’un mince détail.
- De chaque côté du grand panneau central s’étendent deux ailes qui se terminent par un motif d’architecture formant un retour à angle droit.
- A droite et à gauche du motif central se trouvent deux petits panneaux également en carreaux de 20 X 20, représentant des attributs d’un dessin très large et d’une note très vigoureuse. Aux deux extrémités, d’autres panneaux, toujours en carreaux de 20x20, décorés d’une composition très jolie; un Amour conduisant un orchestre d’oiseaux au milieu d’une végétation
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- luxuriante, et un Amour berger au milieu de chèvres, âues et moutons. Les moutons sont d’une très belle réalité, les tons sont puissants et bien harmonisés; les plumages des oiseaux fournissent un excellent moyen he développer toute la gamme riche et étincelante d’une palette brillante et variée.
- Quatre dessus de porte, représentant l’Hiver, l’Été, Ie Printemps et l’Automne, sont bien traités et de tonalités bien appropriées aux sujets.
- Les grandes pièces abondent, elles sont pour la plupart très bien réussies. Entre autres, une grande jardinière rocaille; un grand cadre de glace, style Louis XV, décoré or et tons doux, il mesure 3 mètres de haut sur 0m,80 de large; une très grande cheminée, à blanc, surmontée d’une glace avec Gupidons; de chaque coté du foyer deux très grandes figures homme et femme, l’exécution en est parfaite; deux autres dessus de porte : Amours sur fond blanc et tons très éteints, sont d’une belle réussite.
- Lue autre grande glace, genre rocaille et Amours, garnie de lumières, d’un décor discret, blanc et or et couleurs tendres, est d’un charmant effet.
- Le jolies jardinières, une très belle garniture de cheminée, une belle pendule Louis XV, des garnitures, vases et pièces de milieu, des miroirs, des appliques Montées bronze doré, toutes pièces d’une certaine hnportance, prouvent que les artistes de cette manufacture manient la délicate matière avec une grande sûreté et une science consommée.
- Une série de vases, décorés de têtes largement Pointes, au bleu grand feu, est tout particulièrement
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- intéressante ; nos céramistes qui visiteront cet exhibé ne manqueront pas de les étudier tout spécialement ainsi que les statuettes en biscuit d’une pâte nouvelle. Cette matière d’un ton ivorin transparent se prête admirablement au décor, elle donne aux couleurs une grande douceur, elle les tempère sans les éteindre, elle les fond sans les confondre et sans leur enlever leur valeur.
- Cette fabrique devait chercher aussi le secret des flambés aux puissants effets; elle présente quelques spécimens, ils ne sont pas nombreux et ils ne sont pas très réussis.
- Les plats et vases, Solon ware, c’est-à-dire pâte sur pâte, ne sont qu’assez bien, les sujets manquent de modelé, de transparence et de finesse.
- La collection d’assiettes aux marlys riches, festonnés, découpés et à jour, est considérable. Les décors sont bien, très bien même; les sujets sont souvent empruntés aux Français. La décoration des très grands vases est d’une peinture très allemande, celle des vases moyens est meilleure.
- Après avoir cité l’horloge montée bronze, avec figures relief; la grande vasque montée bronze vieil or; le très beau service old royal Berlin, décor ors, relief très fin, et camées d’un travail extra-soigné, nous aurons terminé la description de cette très belle exposition que l’impartialité qui nous anime et le désir de renseigner exactement nos compatriotes nous ont obligé de détailler longuement. Le commissaire rapporteur français de' cette classe, M. Hache, ne manquera pas de consacrer une longue
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- étude à cette exposition avec la compétence technique du fabricant.
- Nous devons cependant, avan t de clore ce paragraphe, citer la très belle salle de bain avec toilette. Cette salle, placée derrière le grand panneau central, est revêtue de carreaux 20 x20 traités d’une façon très délicate, en sépia et verts tendres. La baignoire est en porcelaine; l’intérieur est d’une seule pièce, les bords sont en six ou huit. Le décor extérieur est blanc, vert et or avec motifs liserons; la forme est très heureusement empruntée à la proue d’un vaisseau.
- Pourquoi faut-il qu’au milieu de si belles choses, on trouve à chaque instant des articles démodés et vieillots? C’est que chez ce peuple positif et pratique, l’idée d affaires n’est pas distincte de celle d’art industriel, et qu’il faut présenter tous ses modèles, les plus simples étant toujours ceux qui se vendent le plus. Cette fabrique royale ne vit pas que d’art pur, et elle ne croit pas déchoir en pratiquant le commerce et en recherchant les commandes les plus modestes pour s assurer les moyens de faire face à ses frais généraux.
- il était curieux de voir immédiatemeut après la fabrique de porcelaine de Meissen : Kôniglich Sàch-sische Porzellan manufactur (Meissen).
- d’installation en est très importante, mais est bien loin de présenter le grand caractère de la précédente; dlc a son mérite cependant et son intérêt.
- il est naturel que le genre saxe y domine. Il se présente sous la forme de statuettes biscuit, cousines germaines de celles des dépositaires allemands de la rue de Paradis; les Dante, Molière, Michel-Ange, Shakes-
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- peare, etc., sont des sujets bien connus, parus il y a bien longtemps, et les extra-riches décors dentelles des dames delà cour de Marie-Antoinette, etc., etc., n’ont guère d’admirateurs et d’amateurs de nos jours. Elles sont présentées, ces jolies figurines, si fragiles, dans leurs boîtes bois d’expédition, et l’on se demande pourquoi les fabricants français n’ont pas encore adopté ce mode si pratique d’emballage et de livraison.
- Les grands vases à fleurs relief, les grandes glaces, les consoles et les pendules, et une multitude de petites figurines pour vitrines, toute la vieille fabrication du vieux genre saxe, en un mot, sont là comme un témoin d’un grand succès du passé.
- Des vases, des assiettes, des coupes, des buires, décor pâte sur pâte, indiquent que l’acheteur yankeé a porté dans cette région des modèles de France et de Minton (Solon ware), pour les faire copier et établir à des prix plus bas.
- La fabrique de Meissen y a réussi assez bien, son exposition en ce genre est très importante.
- Les services de table, décor saxe et marli gros bleu; la pendule Renaissance gros bleu et or, décor genre émaux de Limoges, sont très réussis.
- Un très grand coffret monté ébène, avec panneaux porcelaine décor pâte sur pâte, surmonté d’un groupe de figures, est également très admiré, bien que n’ayant qu’un mérite très secondaire.
- Franz-Xav. Thallmaier (Munich) expose des peintures sur plaques pour encadrer. On connaît ce genre : il ne l’a ni rajeuni ni amélioré. Il a décoré un service de table fleurs et fruits sur fond blanc, un
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- autre avec grands rinceaux; des assiettes à marli gros bleu uni avec filets or et têtes au centre; tout cela banque d’originalité; c’est ordinaire, mais cela se vend.
- Th. Kœnig (Munich). Photographies peintes à l’huile.
- L’exposition d’un groupe de peintres sur porcelaine de Dresden se compose d’éventails, plaques porcelaine pour meubles, beaux spécimens du genre dresde, en assiettes, plats, vases et plaques. C’est du métier, très honnête, très soigné, auquel l’impeccabilité quasi mécanique enlève tout charme. C’est de la bonne Peinture marchande, on peut la regarder à la loupe. L’est ce que les Américains font faire à leurs clients, mais c’est sans saveur et sans originalité.
- Bonath & C° méritent une exception. Leurs deux panneaux porcelaine sont particulièrement remarquables.
- Nous ne connaissons qu’imparfaitement à Paris les Produits de MM. Villeroy & Boch, de Mettlach. Leur fabrique de la Louvière expose brillamment dans la section belge (voy. Belgique), mais leur installation dans la section allemande est considérable. L’espace qui lour a été alloué étant en angle sur un passage très fréquenté, ils ont laissé ouverte la partie en bordure du ohemin et ont élevé sur l’angle intérieur une surface rouraïe traitée avec une certaine recherche architecturale, ce qui leur a permis d’y encastrer plusieurs grands panneaux ; au centre un panneau légendaire traité en couleur mate sur carreaux en grès gris, et de chaque coté deux autres panneaux décor bleu Delft
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- représentant la Germanie et l’Amérique (une allusion gracieuse à l’Exposition de Chicago) ; sur l’autre partie murale de l’angle intérieur, deux autres panneaux bleu Delft, représentant des vues de Berlin.
- Tous ces panneaux en carreaux de 20 X 20. La mise en scène de cet exposant est bien comprise, et les produits sont très intéressants.
- Comme pièces de fantaisie, quelques pendules, parmi lesquelles une jolie garniture (Tenrpus fugit) attire particulièrement l’attention; elle est de style rocaille, traitée en vert d’eau, or et fleurs. Leurs grands vases, grands plats, etc., couverts par le procédé dit engobe, ont des effets très puissants. Ces industriels arrivent à produire des pièces d’une grande dimension tout à fait parfaites et à prix abordables. Ils ont là un plat de 39 inches de diamètre, en fond gris céladon et décor fleurs ; et d’autres encore qui indiquent combien ils sont maîtres de leur procédé.
- Le parquet de leur pavillon est naturellement garni de leurs carreaux cérames pour vestibules, salles de bain, cuisines, etc. ; l’entourage est formé de baluslres en grès entremêlés de vases, de chapiteaux et de motifs propres à l’architecture.
- Sur la surface murale au-dessous des grands panneaux se trouvent une fontaine orientale en majo-lique et une du même modèle en grès gris. La nouveauté présentée par cette maison est une série de quelques pièces en grès avec incrustations de pâtes de couleur ; nous ne parlerons pas de tous les objets en majolique et en grès de leur fabrication courante et qui sont connus de tous. ,
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- Moritz Keller & C° (Berlin) ont de fort beaux objets de collection et d’amateurs. Par exemple des ivoires, de grandes pièces émaux sur cuivre décorés ; des pendulettes, des cristaux taillés, gravés et montés-argent doré et émaux. Comme pièce exceptionnelle, il faut citer un plat de 60 centimètres de diamètre en cristal gravé, ciselé, avec applications argent doré et émaux avec reliefs.
- Martin Mayer, de Mayence, Florence et Pforzheimy expose des bibelots d’étagère, de la petite camelote Mosaïque italienne ; des émaux peints à effet, des cuillères, des pommes de canne, des bijoux argent. Rien de tout cela n’a de mérite, c’est un fouillis d’articles pour touristes.
- La bijouterie-joaillerie en cailloux du Rhin de Martin Lange de Berlin est très bien faite, principalement une chute de fleurs.
- Les ivoires sculptés de C.-L. Haebler de Baden-Badeii sont pour la vente aux touristes, ils n’offrent pas
- d’intérêt.
- La concurrence faite à la France par l’Allemagne dans les articles en cuivre poli, les porcelaines et les cristaux montés, devait doubler l’intérêt d’une visite parmi les fabricants de ces objets qui ont été si longtemps le monopole exclusif de la petite industrie
- parisienne.
- C’est cette partie de la section allemande qui va être Maintenant examinée :
- Paul Stotz (Stuttgart). Coffrets d’un genre vieil allemand montés bronze. Petites statuettes bronze,
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- sujets locaux, modèles ordinaires comme sculpture et comme exécution. Vases montés, torchère électrique et grande lanterne, tout cela marcotté, sans goût, sans ensemble; bref, rien d’intéressant.
- H. Gladenbeck & Sohn à Friederichshagen (près Berlin), fabricants de bronzes d’art. A part trois ou quatre pièces, rien ne révèle dans cette exposition un véritable sentiment artistique. Le fini n’est pas au-dessus d’un bon courant moyen, et les patines ne sont pas belles.
- Gladenbeck & son, ltd (Berlin). Bons modèles antiques et modernes, Empereur et Bismarck, assez bien traités, mais rien de saillant.
- Etle & Mischke. Horloges bois et cuivre.
- Th. Guiremaud. Théières cuivre rouge et nickelé. Cache-pots cuivre rouge repoussé.
- Emil Krohne. Onyx et porcelaines montés. Les garnitures jardinières et vases faïence gros bleu ou rouge sont de la fabrication de J. von Schwarz, de Nuremberg, ainsi que la garniture pendule et candélabres gros bleu.
- W. Quehl (Berlin). Garnitures de pendules en bois et en faïence. Glaces Louis XV, et appliques bronze vernies or. Les montures sont assez bien, mais sont peu ou pas ciselées.
- H. Wolf. Garnitures pendules onyx, coffrets, candélabres, glaces et miroirs. Grande torchère à sept lumières, genre rocaille ; cette dernière pièce est au vernis or et très importante. Les montures sont assez bien comme dispositions, mais sont mal finies.
- A. Stübbe (Berlin). Objets d’étrennes, bronzes avec
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- émaux; cadres, coffrets, coupes, encriers, flambeaux : objets de bonne fabrication courante.
- Paul Marcus (Berlin) a une vitrine en fer forgé d un travail très soigné, toutes les pièces sont bien finies et ont un cachet artistique. Sa grande potence avec lanterne est très bien ; mais les chenets exposés sont très inférieurs.
- Arndt & Marcus. Leur garniture pendule et candélabres, style rocaille, en bronze doré, est très bien ; de ^ême qu’une jardinière porcelaine et des vases têtes fie satyre, montées bronze doré. Leurs statuettes bronze et dorure mate sur socle onyx, leur petite pendule avee bouts de table, leurs coupes onyx, leur grand c°ffret porcelaine, leur écran, leur grand encrier bronze médaille, tous ces articles sont bien, très soignés ; on sent qu’ils ont été fabriqués tout spécialement en vue de cette exposition et d’une comparaison avec les articles similaires français. La grande buire Porcelaine est très élégante ; le piédestal en marbre jaune de Sienne et le vase, montés en bronze doré et argenté, sont très bien. Le piédestal avec la lampe cristal torse est particulièrement soigné ; très bien aussi le guéridon en marbre rouge.
- Gustave Grohe {Berlin). Lampes jardinières, oofîrets, coupes, vases, buires, carafes à vin, petites et grandes pièces, galvano, sont très bien. Quelques-unes d’un goût allemand déparent cet ensemble, mais le reste est véritablement bien, sans avoir cependant une valeur artistique réelle.
- Peartree & C° {Berlin). Porcelaines et faïences montées, petites garnitures de pendules, assez bien,
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- mais les bronzes sont mal traités, tous sont.au vernis •or ; les petites comme les grandes pièces sont d’un fini par trop grossier.
- G. Paters (Berlin), plâtre et bois décoré genre bronze; n’est pas fabricant, mais fait établir des bustes et des statuettes bronze polychrome, genre de MM. Blot et Hottot, de Paris. Sa gaine pistache et or à glace avec pendule genre rocaille est horriblement lourde et grossière.
- Karl Rakemins & C°. Faïences montées zinc ; statuettes, lampes, animaux. Cette partie de leur fabrication est assez bien. Leurs petites tables onyx montées fer argenté et doré avec lampes sur tige mobile (stander lump) ne visent qu’à l’effet, et les faïences •employées sont d’un goût détestable.
- Otto Schultz monte les faïences de Relier & Guérin, •de Lunéville, et celles de Villeroy & Boch, en zinc d’art, avec anses vrai bronze. Grandes pièces, trépied satyre, jardinière, lampes, etc. Les grandes pièces sont bien, mais les petites sont d’un goût plus lourd. Les statuettes sur pied onyx avec guirlandes de fleurs à lumière électrique sont très ordinaires. Les plats faïence bleue ou rouge avec statuette sur le côté et guirlandes de fleurs disposées pour la lumière électrique ne demandent qu’un peu d’effort pour être bien.
- Ch. Schweizer & sons, de Schramberg (Forêt-Noire) fabriquent les plaques de rue en tôle émaillée et les cadrans, étiquettes et plaques en émail. Leur production est assez ordinaire. Leurs cadrans pour réveils, pendules de voyage, pendules bronze, etc., en fonds
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- ivoire avec centres paysages, n’ont pas le cachet de ^ article français. Les heures sont empâtées, le décor très ordinaire, l’aspect général commun ; ils ne sau-1 aient convenir à l’horlogerie française si fine et si dégante; mais comme ils suivent, comme aspect,
- 1 article parisien, il y a lieu de s’en préoccuper, car on d°it souvent les présenter comme d’origine française.
- Garl Karfunkelstein (Berlin S. W.) fabriquent t abat-jour riche, copient les modèles français ; il n’y banque que le goût, les tissus, l’originalité et le
- cachet.
- G* Scharzenberg (Munich). Imitation de vieilles airaures en fonte de fer. Rien de fin, ni d’artistique. Ce ne sont même pas des reproductions grossières d’armes historiques.
- Prince Stolberg’s Iron works à Ilsenburg (Uarz ^untains). Armes, armures, trophées et boucliers, fonte de fer. Coffrets, encriers, tables, guéridons en er poli et nickelé. Ces articles sont trop connus pour Ur accorder une description spéciale, nous n’y avons remarqué aucune nouveauté.
- ^enri Seitz {Munich). Cuivres repoussés: grandes Vasques, jardinières avec pied fer forgé, fontaines et hès grands vases, d’un très beau travail.
- Pes buires et cache-pots cuivre repoussé avec émaux ^0rit d’un travail plus commun. Un lustre important et Ux statuettes en bronze d’une note très humoristique 0nnent à cette exposition un vif attrait et un caractère Presque artistique.
- Payerische Bronzenwaren fabrik (N'ùrnberg). 1Vre repoussé. Les pièces sont moins importantes
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- que celles du précédent, mais elles sont aussi très bien. Les flambeaux, lustres, bougeoirs en aluminium fondu et laissé dans sa couleur naturelle, ne semblent pas pouvoir conduire à un genre nouveau.
- F.-X. Kusterer (Augsburg) a une belle exposition de grande et petite chaudronnerie artistique en cuivre rouge.
- Reinh-Kirsch(i¥w?wcA). Lampes de pied, lanternes, horloges murales en fer forgé, composition et exécution très soignées; de même que le tablier et le cendrier de cheminée, les flambeaux et les appliques.
- P. Kolbe Sôhne (Munich) présente de jolies lanternes, et des appliques pour électricité, en fer forgé; des ferrures pour portes et pour meubles, de petits objets de bureau, des pendules, etc. A l’exception des petites pièces, ces articles sont bien traités.
- Robert Schmid & C°, de Munich, ont dans le même genre des lampes de pied, guéridons, jardinières sur pied et une foule de petites pièces d’une qualité très ordinaire.
- Ferdinand Kayser, de Leipzig, n’a rien de bien saillant en fer forgé.
- Les verreries et grès montés en étain de J. Lichtin-ger, de Munich, ne nous offrent rien de bien nouveau en ce genre, non plus que A. Schreiner (Munich).
- Les Gaggenau Iron Works, de Gaggenau (Baderi), ont une exposition très importante d’articles en fonte de fer, guéridons, étagères, encriers, petits articles de bureau, fusils, pistolets, pommes de canne, distributeurs automatiques, colonnes à vues panoramiques, quincaillerie, machines agricoles; cette importante
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- usine emploie douze cents ouvriers répartis dans qua-rante branches différentes, et exploite plus de cent brevets.
- Armbruster frères, les fabricants de la grille ^Monumentale de la façade de la section allemande, ont üe très jolies pièces en fer forgé, notamment deux belles Archères disposées pour l’électricité, des rampes et bah c°ns très chargés et très riches, des lustres d’une par-feite exécution, un écran très ouvragé, des marteaux de Porte. Parmi les chenets une seule paire est bien réussie.
- Valentin Hammeran, de Frankfurt-sur-Mein, a lnauguré un genre de vente qui semble appelé, s’il s etond, à porter un sérieux préjudice à l’industrie du fer forgé. Il détaille les principales parties des grilles, balcons, torchères, etc., c’est-à-dire qu’il fabrique à Usage des serruriers ordinaires de tous les pays, les P,eces ouvragées, telles que rinceaux, fleurs, motifs, cl°us riches, etc., etc., que l’ouvrier n’a plus qu’à Placer sur les pièces unies.
- Les moulures en plâtre de W. Schrôter, de Ehren-friedersdorf (Saxe), ont un cachet bien allemand, n’offrent pas le moindre intérêt, ni comme dessins, 111 comme exécution.
- Richard Schreiber & C°, à Raschau (Saxe), ont des rosaces et des moulures en « staff »; elles sontgéné-ralement lourdes et d’un dessin banal.
- Les poêles et fourneaux de cuisine en tôle émaillée °u polie et nickelée, de C. W. Lang, de Nürnberg, de Koloseus frères, de Aschaffenburg, sont fort inté-ressants, mais ne semblent pas pouvoir lutter avec la iabrication indigène. Les modèles sont différents, il est
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- vrai, mais il est douteux que ce soit là une raison suffisante pour en motiver l’importation aux États-Unis. Cette maison a une exposition très importante. 'Les grandes installations pour cuisines d’hôtels et de restaurants paraissent supérieures à celles fort restreintes que présentent les maisons américaines.
- Les poêles et cheminées en faïence sont d’un goût allemand et ne conviennent guère qu’à ceux qui venant d’Allemagne désirent en conserver les usages.
- Au coin d’un des passages, ouvrant, sur la grande avenue transversale, se trouve l’exposition de J. A. Kenckels, de Solingen. Étant donnée l’importance de l’industrie coutelière dans cette région, il n’est pas surprenant que cet unique représentant ait fait un grand effort pour qu’elle soit complète et attrayante. La disposition des vitrines, l’arrangement des produits sont très bien compris. La plus grande partie, placée sous la galerie du premier étage, est mal éclairée; on aremédié à cet inconvénient au moyen de petites lampes à incandescence qui font scintiller toutes ces lames au poli fin qui produisent sur les visiteurs l’effet de miroirs à allouettes; la foule s’y presse. Rien de particulièrement remarquable n’a frappé notre attention ; ce sont des couteaux de table et de poche, des couteaux de cuisine, des rasoirs, des ciseaux fins et de fantaisie, des sécateurs, des ciseaux de tailleurs et de coupe; l’assortiment est considérable, l’arrangement général excellent. Cependant, les ongliers,.ou écrins contenant toutes les pièces pour la toilette des mains, sont très ordinaires ; il n’y en a que six ou huit et ils sont loin d’atteindre en qualité et en variété l’article similaire parisien.
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- Le couteau, souvenir de l’Exposition colombienne, devait naturellement trouver sa place dans ce grand assortiment. L’enseigne assez prétentieuse suivante Mérité d’être citée : « On trouve mes marchandises dans t0lls les établissements de premier ordre de la ville, et dans le monde entier ».
- T- Hessenbruck & C°, de Ronsdorf, ont une petite Vltrine fort convenable, contenant des rasoirs à manches d ébène, d’écaille, de corne et d’ivoire.
- Fried. Dick, d*iEsslingen, expose des limes fines; ttnken frères, à?Aix-la-Chapelle, des aiguilles pour Machines à coudre.
- d- H. Nobis & Thissen, d’Aix-la-Chapelle, des cro-^hets et épingles à cheveux; ainsi que Rudolf Schmitz, aHerzogenrath (près d’Aix-la-Chapelle).
- . Schwanemeyer (Iserlohn) annonce que son lrtîPortante fabrique d’aiguilles et d’hameçons emploie quatre cent quatre-vingts ouvriers, et que sa production P(lr jour est de trois millions d’aiguilles.
- Au centre d’un grand salon se trouvent trois pavil-^ us qui renferment : 1° la laine filée, 2° la mousseline e laine, 3° la bonneterie de Saxe. Ces pavillons sont eiîtourés des vitrines des exposants suivants :
- Kammgarnspinnerei (Meerane). Filés de laine en e'cheveaux, draps légers et tissus pour jersey s, pour vête-,ïlents de bains de mer et chemises.
- Gebrüder Zschille (Grosserihain, Saxe).. Draps unis llls, noirs et de couleur.
- Otto Ullrich (Werdau, Saxe). Très importante
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- fabrique de draps forts unis et de fantaisie. Belle qualité et bonnes dispositions.
- Cari Spengler {Grimmitschau). Draps et haute fantaisie pour vêtements d’homme, bonnes dispositions, genre anglais. Pas de nouveautés indiquant une originalité ou des efforts.
- Gebriider Spengler (Grimmitschau). Draps fantaisie ordinaires.
- Grimm & Albrecht (Grimmitschau). Draps de fantaisie ordinaires.
- J. F. Gaspari (Grossenhain). Draps unis et croisés, qualité courante.
- D. F. Paul {Lengelfed i/v). Draps pour costumes de dames etpour ameublement, broderies etdécoration. Draps unis de couleur.
- Gebr. Hupfer ( Werdau, Saxe) 8c Rudolph Hupfer.
- Fantaisies pour pantalons et pour costumes complets, qualité courante.
- Winkler & Sohn (Rochertz). Flanelles et mérinos unis de toutes nuances.
- C. A. Preibisch (Reichenau). Lainages fantaisie pour dames; dispositions étranges, particulièrement les rayures laine et coton ; fabrique importante.
- Joh. Giehler (Chemnüz, Saxe). Tissus et teinture pour ombrelles et parapluies.
- F. A. Fischer (Treuen). Petits châles et tartans, brochés et brodés à grand effet; ces articles semblent être pour la consommation nationale.
- Gotthilf Lauger (Reichenbrand). Châles tissu et tricot, brochés et rayés ; bonnets de soie, capelines en tricot. Articles relativement riches.
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- C- G. Dœrffel Sôhne (Eiberstock, Saxe). Grands idéaux, tulle brodé fin, mais rien de nouveau, ni
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- u artistique; pas un indice de recherche, ni d’effort.
- Hirschberg & C° (Eibenstock). Grands rideaux et stores tulle brodé, riches et fins ; même remarque pour le précédent et pour Max. Ludwig (Eiben-grands rideaux et vitrages en tulle brodé.
- R°b. Muller & C° (Eibenstock) ont dans le même genre d’articles des spécimens très fins et très riches, !ls n’ofïriraient comme leurs concurrents rien de nou-Veau ni d’intéressant, si l’on ne constatait l’emprunt fait à la maison Warée, de Paris, d’une innovation consiste à broder en relief certaines fleurs du des-bln et à en détacher les pétales ainsi que dans une fleur Naturelle ouverte.
- Ce procédé fort ingénieux, et dont l’effet est charmant dans la guipure d’art, est déplorable, employé maladroitement sur un fond léger comme le tulle,
- et fait une tache épaisse et lourde qui mécontente l’œil.
- Les grands rideaux, couvre-lits, stores, vitrages, dessus d’oreillers, voiles de fauteuils, etc., de Dôrffel ^ Hertel [Eibenstock), sont très fins et très riches, mais ne montrent aucune ingéniosité, aucune idée Nouvelle.
- Rudolph & Georgi (.Eibenstock) ont de riches Passementeries avec perles métalliques de couleur; el d’autres brodées de jais, pour modes, pour confec-H°ns et pour robes.
- Lne autre maison d'Eibenstock, Diersch & Schmidt, a Nne jolie jupe perlée de jais noir; des corsages,
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- berthes et boléros en passementerie brodée de perles métalliques de couleur très réussis, et une très belle broderie de tapis sur peluche au point de chaînette et au point mousse très bien combinés.
- Les entre-deux et bas de jupes d’Emil Schubart, d’Eibenstock, dans le même esprit que le précédent, sont également bien, mais moins riches.
- La vitrine de C. G. Dœrffel Sôhne (.Eibenstock) est très importante. Ses passementeries, ses broderies noires à jour sont très riches. Son dessus de robe brodé de perles métalliques de couleur, et le bas de jupe perles blanches et or sur tulle noir sont d’un bon effet.
- Une grande vitrine octogonale, très haute, en bois noir rehaussé de chapiteaux et d’appliques au bronze médaille, avec de larges glaces, renferment les soieries de :
- Wm Shroeder & C° (Crefeld et Zurich). Soieries pour robes; dessins lourds, tons très doux, quelquefois mal combinés, parfois très bien; des fantaisies noires et couleur pour robes et pour cravates; des écossais; beaucoup de dessins vieillots dans des nuances peu demandées ; des sergés brochés avec de petits motifs genre percale ; des satins brochés noirs à dessins sans originalité ; des petites soieries légères pour robes, constituent l’actif de la plus importante portion de cette vitrine qui ne laisse que l’impression d’une industrie stationnaire ne travaillant que pour une clientèle bourgeoise.
- Schopen & ter Meer (Crefeld). Soieries pour robes et à dispositions pour ombrelles.
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- Audiger & Meyer (Crefeld). Soieries brochées pour robes et cravates;. Les dessins et les dispositions sont assez bien, il n’y a rien de spécialement digne de remarque.
- M. de Greiff & C° (Crefeld); marque de fabrique:
- Croix de fer. Leurs velours unis, noirs et de couleur ne semblent pas dépasser les limites d’une fabrication courante.
- Arthur Leysner & C° {Crefeld). Leurs soieries brochées pour robes sont assez bien. ,
- H. Vom Bruck’s Sons {Crefeld). Rubans velours unis et satinés. Velours fantaisie pour robes; dispositions qui surprennent plus qu’elles ne charment; goût Juteux, mais recherche évidente et tendance à la bizarrerie.
- Cari Kônigs & C° {Crefeld). Soies brochées pour r°bes et. cravates; dispositions et nuances sobres; taf-fetalines brochées.
- Edm. Corty & C° {Crefeld). Taffetas et satins brochés, dessins critiquables ; toutes nuances sérieuses.
- Scheibler & C° {Crefeld). Très belle exposition de velours satin et de velours unis pour robes; quelques dispositions heureuses.
- Krohnen & Gabbers {Crefeld). Rubans faille unie et brochée, assez bien; foulards imprimés; soieries brochées en un seul.ton avec impression sur le broché. Importante vitrine indiquant des recherches, des créations de nouveautés souvent réussies.
- Reimann & Mayer (EIberfeld)... Doublures soie; soieries molletonnées pour gilets d’hommes ; la fabrication est bien, mais un peu lourde.
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- Fritz Bergmann (Plauen i/v). Rideaux, vitrages et stores sur tulle blanc et de couleur. Dessus de table d’un goût bien allemand.
- Franz Geisberg (Altchemnitz, Saxe). Dessus de table imprimés et brochés. Tapis de table et étoffes pour ameublement. Qualité très ordinaire.
- Leipziger Wollkâmmerei (Leipzig). Bobines de * laine blanche filée.
- Kammgarn-Spinnerei Stôhr & Ç*Q (Leipzig). Laines filées teintes.
- Friederich Arnold (Greiz). Mérinos unis couleur.
- Louis Hirsch (Géra, Reuss). Mérinos unis couleur. Très importante vitrine.
- Gebrüder Koch (Lansigk, Saxe). Peluches lin et velours. Imitation d’astrakan de toutes nuances. Velours d’Utrecht.
- Cari Caspar (Freiberg i/Sachsen). Très jolie bonneterie fantaisie pour enfants, laine, soie, et laine et soie.
- Arna & Moritz Meisterac (Ghemnitz). Laine pour tricot et crochet.
- J. G. Grosse (Cunewalde). Toiles de couleur et damassés lin de couleur. Article bon marché.
- F. Aug. Wunsche & C° (Lobau). Cartes d’échantillons de boutons toile pour lingerie, boutons nickel.
- Dich & Schreiter (Schoneck). Linge brodé à la machine. Très courant.
- Adam Oschatz Seel Sôhne (Schoneck). Riches passementeries avec perles métalliques ; effets et dessins très jolis.
- Koch & te Kock (Oelsnitz, Londres, Berlin, Paris).
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- Tapis genre Orient; meubles de fumoir montés avec ces tapis; assortiment important; qualité courante bien Russie.
- Un important pavillon contient les étoffes de laine deMoritz Merkel, brochés et armures noir et couleur ;
- Les mousselines de laine unies et pékins, fantaisie couleur, de Otto Boesfneck & C°;
- Les brochés et armures noires de H. Hempel ;
- Les mérinos unis et fantaisie couleur de Roeckel & Thime ;
- Les diagonales et brochés couleur de F. A. Jahn;
- Les mousselines de laine unies et couleur de Ernst ®°essneck; et de Hopf & Merkel.
- Un ne peut rien dire de spécial sur les produits exposés dans le pavillon portant les noms de : Glau-chau Reichenbach (New-York, Milan).
- L. F. Schmieder & C° (Meerane, i/s). Tissus brodes laine et fantaisie, et laine et soie. Tartans.
- G. G. Grossmann (Gross-Rohrdorf, Saxe). Ca-nevas et préparations pour travaux à l’aiguille; voiles de fauteuils, etc.
- Kreutziger & Henke (Leutersdorf). Cotonnades, très jolies dispositions. Draperie de coton pour panta-^°ns et vêtements complets pour l’Amérique du Sud et Pays tropicaux. *
- Buntweberei, vorm. Herman Wünsche (Ebers-b(tch, Saxe). Toiles de Vichy et toiles de coton fantaisie.
- Franz & Ullrich (Plauen,ijv). Rideaux, stores, vi-frages, couvre-pieds en guipure, en étamine entre-deux gnipure. Bandes, entre-deux, bordures, de qualité très 0rdinaire. Canevas de toutes dispositions pour broder.
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- F. A. Mammen & C° (Plauen, i/v). Dentelles et articles garnis de dentelles, guipures et rideaux guipure. Dentelle noire.
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- C. R. Eichorn (Plauen,i/v). Dentelles et dentelles Venise. Volants et entre-deux.
- Sachs. Mouchoirs, pointes, cols, manchettes, volants, barbes en dentelle genre Malines, Venise, point d’Alençon, etc.
- Schneeberg. Occupe la partie centrale de l’exposition dentellière. Rien de particulièrement digne de remarque. Pour mieux affirmer sa qualité de fabricant et attirer l’attention, il a exposé un métier à dentelles garni d’épingles et de bloquets.
- J. Fleischer (Plauen), mechanische Weberei. Mousselines raides, blanches et de couleur.
- Frôger & C° (Plauen), fabricants de guipures et de dentelles. Volants et entre-deux.
- Gebr. Schindler (Plauen). Entre-deux et bandes brodées, genre suisse. Taies d’oreiller brodées avec bandes à jour.
- Müller Senior (Plauen). Linge de lit et de table brodé ; linge d’église, mouchoirs, etc. Cette lingerie est assez soignée, mais manque de cachet.
- Schrage & Rôssing (Plauen). Layettes riches. Il y a là une série d’objets de bon goût et d’une bonne exécution. - G. A. Jahn (Plauen). Dentelles, guipures et broderies. — Des emprunts ont été faits par cette maison à M. Waré, de Paris, par exemple : les fleurs en relief avec .pétales mobiles, mais dans une qualité beaucoup plus commune.
- „„ Robert Neubauer (Plauen). Dentelle Venise, den-
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- telles et guipures. Entre-deux et volants blancs et uoirs. Le genre Venise est très bien interprété.
- Wilh. Weindler & C° (.Plauen). Spécialité de guipures d’art. Dentelles soie et coton. Point de Venise, Point d’Irlande. Dentelles noires et de couleur. Mou-choir garni de dentelle soie.
- Klemm & Steger (Plauen). Dentelles orientales et autres. Imitation de point à l’aiguille.
- Louis Apitzsch (Plauen). Nouveautés en dentelles orientales. Application et point de Venise. Volants et entre-deux, dentelles noires et blanches. Très belle vitrine.
- Gardinenfabrik Act. Ges. (Plauen). Grands rideaux en étamine avec broché de couleur ; étamines à jour à ta pièce pour petits rideaux.
- R- Schwartz & C° (Crefeld). Moquette fine, pour Meubles genre oriental, assez bien réussie. Velours de Gênes de tons criards ; velours ciselés dont les dessins s°nt d’une absolue banalité, souvent mauvais et les nuances toujours violentes.
- Bâcher & Leon (fabriques à Eibenstock, Annaberg et Zwickau (maison à Paris, 131, rue Montmartre). Très importante maison de passementeries. Sa vitrine est très bien installée et renferme des passementeries n°ires et couleur avec jais ou perles métalliques et de h’ès jolies dispositions pour robes et confections pour
- dames.
- Les papiers dorés, les étains en feuilles, paillons, bonzes en poudre, etc., qui forment une des principales nidustries de Nuremberg et de Fuerth, sont concentrés
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- clans une .salle sombre qui devait être éclairée par l’électricité dès l’ouverture du Palais des Manufactures. Ce n’est que le 17 juin qu’il a été possible d’y distinguer quelque chose, l’Administration américaine ayant mis six semaines à fournir la lumière électrique à l’intérieur de ce palais, bien qu’elle la prodiguât à l’extérieur, le soir, et dans le bâtiment de l’électricité. Ce groupe est très bien représenté par :
- Conrad Sachs (Eppstein, Frankfurtam Mein) expose des boîtes en métal blanc, des capsules métalliques, des paillons, despapiers et cartes dorés avec dessins en relief.
- G. Zimmermann (Zirnclorf, près de Nuremberg). Miroirs bon marché, cadre métal estampe, des glaces à main ovales et rondes, se rapprochant de l’article parisien. Cette vitrine est assez importante. '
- La collectivité des fabricants de glaces argentées et taillées : Further Spiegel-Industrie, présente des étagères à glaces montées bois avec séries de miroirs à main, genre français, et un grand médaillon glace biseautée, dit glace de Venise.
- E. Kulm (Nïirenberg). Tréfilerie argent et or et paillettes pour broderies. Cet exposant a su tirer de ces articles, qui sont de si peu d’importance, un très bel effet. Sa vitrine est très intéressante.
- Ludw. Spiegelberger (Fuerlh). Or et argent en feuilles. Imitation d’or. Aluminium en feuilles et en poudre. C’est une exposition commerciale bien comprise; les désignations sont en français.
- Gebrüder Pauli (Nürenberg), fabricants de paillons de toutes sortes et de papiers et cartes argentés et dorés. Très belle vitrine.
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- Segitz & Neidhardt (Fuerth). Bronzes en poudre, brocades et métaux en feuilles. Aluminium, argent, metal blanc ; bronzes extra-brillants pour décorations, Rocades extra-brillantes pour papiers peints. C’est là enc°re une vitrine bien comprise.
- k* Ch. Lauer (Nürenberg). Étiquettes, médailles, Croix, médaillons, colliers de sequins. Châtelaines, .letons, marques à jouer, décorations, insignes de corporations, clés et peignes en aluminium.
- H. Rosenhaupt (Fuerth). Bronzes en poudre, bro-Cades et métaux en feuilles.
- Kôhler & C° (Fuerth). Importante fabrique de mé-tai,x en feuilles, composition d’aluminium, bronzes en Poudre, brocadeset métaux oxydés. Machine à vapeur, deux cents ouvriers.
- J°h. Conr. Rhau. Bronzes en poudre et métaux en Quilles. Belle vitrine.
- Eeo Hanle (Munich) présente avec beaucoup d’in-§euiosité ses bordures et ses papiers dorés et argentés ostampés, ses bronzes en poudre et ses brocades.
- Cari Hôrmann (V. & Z.) (Nürenberg). Paillons et totaux en feuilles de couleur.
- J*~L. & p. Weidner (Nürenberg) exposent dans la vdrine centrale de ce salon leurs paillons, brocades et bonzes en poudre, ainsi que Eiermann & Tabor (Fuerth) qui ont, en dehors des bronzes en poudre et brocades, des compositions métalliques en feuilles, Notamment d’aluminium.
- Enfin, Bernhard Ullmann & C°, qui ont des fabri-ques de bronzes en poudre et de métaux en feuilles, à Fuerth, Rothenbach et Altdorf.
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- Wilhelm Rieger {Frankfurt a./Mein), se disant l’inventeur des savons transparents, a créé la parfumerie Parzival, l’extraitRienzi; malgré des efforts réels pour donner de l’élégance à ses produits, il ne parvient pas à l’obtenir.
- Joseph Gautsch {Munich) a disposé dans une vitrine forme pupitre à huit pans, ses bougies fantaisie riche, surchargées de peintures; la vitrine est surmontée d’une grande colonne formée de toutes ses bougies et cierges extra-riches pour appartements et églises.
- Les produits chimiques et pharmaceutiques et la parfumerie sont groupés dans une salle ayant un caractère architectural. La décoration en vieux vert pistache rehaussé d’or est d’un très bon effet; c’est un ensemble réussi. Au centre, un pavillon à quatre entrées, auxquelles on accède en montant quelques marches; les baies sont tendues de portières, et les bas côtés sont garnis de banquettes en peluche. A l’intérieur de ce pavillon est un bureau d’informations. En face et formant l’une des extrémités de cette pièce, un diorama de la fabrique de Ludwigshaven a./Rhein : Badische Anilin- und Soda-Fabrik. De chaque côté de ce diorama, une grande et haute vitrine, très riche, renferme une pyramide de vases cylindriques en cristal contenant les différentes couleurs d’aniline, accompagnés de cachemires unis teints avec ces produits. Une disposition analogue fait ressortir les qualités de couleurs « d’alizarine » sur coton et sur laine.
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- J Bernardi {Leipzig), exportateur de drogueries eu-10peennes botaniques et aromatiques.
- La Verein Chemischer Fabriken, in Mannheim,
- c°niprend :
- Pabrik Heilbronn, in Württemberg ;
- Neuschloss, in Hessen;
- Wohlgelegen, in Baden;
- Luisenthal, in Preussen.
- La plus ancienne fabrique de couleurs d’aniline :
- • W. Weiler & C° (établie en 1861) (Cologne Ehren-Md).
- Haarmann & Reimer (Holzminden). Yanillias.
- G. Heraeus (Hanau), fabricant de platine et aPpareils en platine, feuilles, fils, creusets, occupe lln espace assez important.
- JL Siegle & C° (Stuttgart) exposent une laque appellent : Alizarine; des imitations de ver-nilLon, des laques carminées, laque géranium, ocres, Jeunes de cadmium et chromes jaunes. Cette exposi-Lon fort bien comprise renferme les produits (matières Panières) et les articles manufacturés obtenus par
- ernPloi de ces couleurs.
- Aniline Company limited (Berlin). Grande vitrine tentrale à huit pans vitrés.
- Schering (Berlin). Grande vitrine à huit pans lsant pendant à celle de Berlin (ci-dessus), contient .s Pr°duits chimiques : bromide et sodide de potas-Slllrn> acide carbolique, acides tannique, gallique, pyro-baLique? nitrates de barium et de strontium, et...!... n°Us ^ avons lu et relu afin de ne pas faire errreur : le 0Talamid (un hypnotique nouveau' et perfectionné),
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- breveté aux États-Unis en avril 1890! Puis des permanganate de potassium et sous-nitrate de bismuth.
- Exposition très importante.
- Conrad Zimmer (.Frankfurt a./Mein), fabricant de sulfate de quinine.
- Chinin-Fabrik (Braunschweig). Quinines.
- Gustav Rhodius (Burgbrohl). Bicarbonates de potasse, en cristaux et en poudre, soudes bicarbo-niques pures.
- Puis viennent, parmi les fabricants de produits chimiques : Hofmann & Schoetensack (Ludwigshafen a./Rhein).
- La Société par actions de Mannheim (très importante).
- H. Thiemann junior (Stolp in Pommern).
- Vorster & Grüneberg (Kœln a./Rhein) (très important).
- La Société par actions de Schalke (Westphalie), dont les chiffres qui suivent indiquent la production considérable :
- 240 chevaux-vapeur, 12 chaudières, 7 fonderies (melting furnaces), 350 ouvriers.
- La production annuelle étant :
- Acide sulfurique............. 8.000 tonnes.
- Carbonate de potasse......... 7.000 —
- Acide mdriatique............ 12.000 —
- Sulfate de potasse........... 7.500 —
- AciJe oxalique................. 600 —
- Prussiate de potasse........... 36 —
- Chlorure de barium........... 1.200 —
- — zinc....................... 200 —
- Sulfure de sodium............. 500 —
- Hyposulfite de sodium........ 2.000 —
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- Chemische Fabrik Griesheim (.Franchfurt a. Mein), fabrique de soude, fondée en 1856, fabrique dandine, fondée en 1882, fabrique de produits chi-^lues actionnée par l’électricité, fondée en 1890. d- D. Riedel (Berlin). Remèdes nouveaux.
- E. Merck (Darmstadt) (voy. aux Pavillons isolés, Plus amples détails). Grande vitrine contenant des types
- d alcaloïdes.
- Knoll & C° (Ludivigshafeu a. Rhein). Spécialité de salicylates.
- F- de Haën (Chemische Fabrik ligt vor Hannover). Tlès intéressante exposition.
- Theodor Schuchardt (Goerlüz, Prusse). Fabrique de produits chimiques.
- ^rF. von Hayden Nachfolger (Radebeul, Dresden). ^•cide salicylique, nouveaux remèdes, tels que : salol (salicylate de phénol), gaïacol, carbonate créosoté,
- Carbonate (les nouveaux remèdes pour la tuberculose!).
- Arsenikwork (Reichenstein, Silésie). Produits dérives ou composés de l'arsenic.
- E. Jacobsen (Rerlin N. W.). Couleurs d’aniline P0llr aquarelles, photographies, plâtre de Paris.
- Th. Goldschmidt (Essen a. d. Ruhr). Chlorure de ZlIlc pour injection des traverses de chemins de fer et ai*lres bois.
- Eud. Rudgers (.Berlin W.). Naphtaline, phénol, Lresol, benzol, naphta, acide carbolique.
- Ea groupe des fabricants de gélatine comprend : Gebrüder Kœpff (Gœppingen). Gélatines blanches et roses (important) .
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- Deutsche Gelatine-Fabrik (Hœchst a. a. m. u. Schtveinfurt). Gélatines blanches et roses.
- Wilh. Bang, vorm. Otto (Linderbauer Hanau). Gélatines blanches et roses.
- Fischer & Schmitt (in Hôchst a. a. m.). Gélatines.
- Herz & fils (Saint-Avold-Lorraine). Gélatines et colles ; engrais chimiques.
- Heidelberg Gélatine Works, Stoess & G0, à Zie-gelhausen, bei Heidelberg, ont une grande vitrine de gélatine par paquets de 500 grammes (450) avec éti-quettes en français.
- Joh. Lehmann (Berlin C.) fabrique les capsules molles de tous remèdes, et notamment la contrefaçon des capsules Mothes.
- Caesar & Ewald (Sobernheim). Spécialité de colles.
- Parmi les parfumeurs, fabricants de matières premières pour la parfumerie et les liqueurs :
- Johann Maria Farina (Julichs Platz, 4, Cologne). Eau de Cologne (véritable!).
- Goedecke & C° (Leipzig). Huiles essentielles, essences, éthers, etc. (vitrine importante).
- Brüder Richter (Leipzig Gohlis). Huiles de winter-green, céleri, anis, essence et extraits d’absinthe, essence de poires, essence de cognac de vin, essence de chartreuse, essence de curaçao de Hollande, essence d’ananas, etc, etc.
- Benno Jaffé & Darmstàdter (Mar tinikenfeide, près Berlin). Lanoline, lanoline de toilette, crèmes de toilette.
- Kôlling & Schmitt, à Zerbst (Anhalt). Essence de chartreuse, huile de girofles, essences de rhum et de cognac, essence de fine champagne.
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- Heine & G0 {Leipzig). Grande vitrine. Huiles de anis, amandes,-fenouil, piment, cumin, orris 10ot5 pipermint, sauge, patchouly, santal, mélisse, ^ofle, cèdre, etc., etc. Essences de framboises, d’abri-c°t, chocolat, fraises, groseilles, etc.
- Parmi les fabricants de couleurs, vernis et encres : H- Bormann Nachf. {Berlin N.). Encres, couleurs guides, boîtes à couleurs dures et molles, pastels.
- Dr Eugen Schaal {Feuerbach bei Stuttgart). Vernis P°ur métaux.
- Hast & Ehninger {Stuttgart). Encres d’imprimerie, encres lithographiques.
- Gademan & G0 {Schweinfurt a. Mein). Fabrique d’or niant et de couleurs pour porcelaine, verreries et majolique.
- Moritz & C° (Eangenbieten, Alsace). Encres h copier.
- Hruno Lampel (.Kæln, Ehrenfeld). Siccatif de la nipe> de la cathédrale, vert à la chaux, bleu d’outre-^ > bleu chinois : étiquettes en français.
- Hannefeld & C° (Blanhenburg a. H.). Couleurs
- d email.
- ^ Tritschier Winterhalder & G0 {Voithenberghütte ei Furth, a. w., Bayern). Verreries pour la chimie.
- ^ George Wenderoth {Cassel). Balances, batteries, ^^°aux, flacons, boîtes, porcelaines, boîtes à pilules, toutes fournitures pour droguistes et pharmaciens. Pans le but de remplir des espaces vacants, ou pour e autre raison, quelques exposants, dont nous don-! ^aus ci-dessous la désignation, ne se trouvent pas mument placés au milieu des industries similaires :
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- Jean Schoenner (Nuremberg). Cafetières, théières, samovars en cuivre rouge et nickelé, lanternes magiques, modèles de machines à vapeur, jouets mécaniques, optiques et scientifiques, chemins de fer, locomotives et steamers. Articles très bien faits.
- G. A. Glafey {Nuremberg). Importante fabrique de veilleuses.
- Friedr. Brahm (.Fürlh). Cuivres estampés, coins, appliques, charnières, serrures pour maroquinerie et petits meubles. Très courant.
- Joh. Leonh. Hüttlinger (Schwabach bei Nürnberg)• Fils à gratte-bosse, brosses en fils métalliques, fds pour fleurs artificielles, cordes à violon métal.
- Johann Schmidt (Nürnberg). Pains azymes, cachets dits Limousin.
- J. Wagner (Nürnberg). Peignes de corne à retaper, à décrasser et de poche. Très ordinaires.
- Noris (Dünkelsbuhler et Nuremberg, Bavière) -Crayons et porte-mine.
- Bing frères (Nuremberg). Ferblanterie et moules en fer-blanc pour pâtissiers, tôle laquée, articles pour cuisine, nickelés et en fil étamé.
- J. von Schwarz (Nuremberg), se disant l’inventeur des becs à gaz en lave. Brûleurs de tous modèles efl cette matière.
- Peusberger & C° (Munich). Brosserie bois, eellu' loïd, dos velours, ébène, etc. Plaquée, vissée et montée à l’anglaise. Brosses à tête, à chapeau, & habits, à miettes, polissoirs à ongles.
- : Les modèles sont en grande partie imités des modèles
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- anÇais ; il y a un réel progrès accompli depuis quelques
- années.
- ^ebrüder Bing (Nuremberg). Assortiment très c°mplet d’articles en tôle vernie. Jouets fer-blanc Verms, très fins; wagons et locomotives. Toilettes, fon-tames à mains, cafetières et théières nickelées.
- G. Baurîedel (Nuremberg). Vermicelles et pains azymes. Cachets Limousin. Manches en papier pour
- côtelett
- es et gigots.
- Staedtler & Uhl (Nuremberg). Aiguilles et passe-
- lacets.
- Nopitsch.Bell pencil Works, crayons à la cloche. , ^ W. Sussner. Crayons fins, porte-plumes ébène, ecaül«, celluloïd.
- ^cheinau, à Nuremberg. Porte-mine, boites à
- compas, crayons polychromes. Très complète collec-hon.
- ^riedr. Herold (Nuremberg). Aiguilles.
- ^ ^°hwanhaüsser (Nuremberg). Fabrique importante 0,rayons noirs et couleurs (marque au Cygne), et de
- Porte-
- mine.
- ^ Ucker & Qo (Erlangen). Fabrique de porte-folios d articles. pour écrire, coffrets, carnets, albums, ^_'ards, portefeuilles en peau, peluche, liège, bois, etc. Cri de nouveau ni de particulièrement saillant.
- Les
- autres industriels de Nuremberg ont fait une ç, Sllmn collective très importante et bien présentée. esl* un salon rectangulaire dont Tune des extré-
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- mités forme diorama. Une toile assez bien brossée? représente la vieille ville de Nuremberg avec ses-monU' ments et ses maisons pittoresques. Cette reproduction d’un coin bien connu fait battre plus d’un cœur aile' mand, obtient un vif succès et attire un nombre^ public. Les vitrines forment un ensemble harmonieux et mettent bien en valeur les produits qu’elles reU' ferment.
- Celle de Gebr. Zierlein, fabricant de brosses & peindre et pinceaux, est très complète.
- Pausch & Koch, ainsi que Speiser & C°, présentent leurs galons, cannetilles, glands, franges, etc.,avec peü de goût; mais on trouve là les articles bon marché qu1 viennent concurrencer sur tous les marchés ceux ck nos fabricants lyonnais qui leur sont beaucoup supé^ rieurs.
- Max Dannhorn expose ses théières, cafetières? samovars en cuivre et en métal blanc, et dans ufle autre vitrine ses toupies en métal, et ses lanterne8 magiques bon marché.
- Une très grande vitrine contient l’exposition colle0' tive des jouets des fabricants de Nuremberg et & Fuerth :
- Les trompettes, kaléidoscopes, longues-vues et appa' reils photographiques bon marché de Jean Thàter;
- Les jouets mécaniques, d’optique et de physique, magaseopes et lanternes magiques, articles très bie° faits de Georges Carette & C° de Nuremberg; ainsl que des machines, locomotives, trains dé chemin defel élêetrique, steamers, machines verticales et horizon' taies, batteries électriques, paquebots à vapeur, très
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- s°ignés. Cette fabrication est tout à fait supérieure. Le flûême fabricant a également un choix très bon de stéréoscopes, graphoscopes et loupes à lire.
- Ernst Plank (Nuremberg) produit les mêmes objets que ci-dessus; son assortiment est également très ^portant, mais la qualité en est inférieure.
- Les jouets en fer-blanc verni, omnibus, wagons, etc., les petits canons de Math. Hess, de Nuremberg, sont Lien connus; ils ne donnent lieu à aucune remarque
- spéciale.
- Les tableaux mosaïque, composés de deux mille à huit mille morceaux de bois, de Joh. Adhelard, o’ofïrent d’intérêt qu’aux touristes en quête de sou-Venirs de voyage.
- Lne autre collectivité de Nürnberg comprend des jeux de roulette, des porte-mine, des pipes et porte-c*gares, des nécessaires, des boussoles, des nécessaires ** écrire, des couverts à salade, cuillères à moutarde et autres, chausse-pieds en bois et corne; des pelles
- cuillères pour épiciers et pharmaciens, des compas eu melchior, des balances-trébuchet, bon marché, et l°us autres petits articles, inférieurs comme prix ^ais aussi comme qualité à l’article de Saint-Claude.
- Leux importants fabricants : Théo. Schilling à Nuremberg et Gebrueder Haff (Pfronten),Alpes bava-r°ises)tj exposent des boîtes et étuis de compas en maillechort de trois qualités différentes, et des séries c°niplètes de tire-lignes et de diviseurs de toutes tailles. Les articles ont une belle apparence et séduisent au Premier abord, mais la qualité répond-elle à cette favorable impression? ; “
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- Nous avons déjà parlé de la fabrique de brosserie de Munich; celle d’Emil Krànzlein, à Erlangen, nous offre des produits non moins intéressants, en brosses à tête, à chapeaux et à habits, en tous bois, en celluloïd, avec dessus nickelé et avec dessus glace; des brosses de poche, des miroirs à main, des boîtes à poudre et des étuis à flacon, en celluloïd, etc.
- Disons tout de suite que c’est de la bonne fabrication courante, mais que les articles riches eux-mêmes portent toujours l’empreinte originelle, c’est-à-dire : un je ne sais quoi qui n’est ni le fini, ni l’élégance, ni le confort.
- Les fabricants français feront bien de suivre.de près ce concurrent.
- Les nombreux articles en Britannia, les services à liqueurs, les coquetiers, les coffrets, encriers et flacons en aluminium de Eug. Deutsch & C° (Mussbach) ne semblent convenir qu’aux usages nationaux. Tout cela est d’ailleurs commun de goût et d’exécution.
- Dans un petit cadre mural, Hüsmert & C° (Wald, Rheinland) ont déposé symétriquement quelques cadres de sacs de voyage et de sacs de dames. Rien n’v frappe l’attention ni comme nouveauté ni comme qualité.
- C. W.Pilz (.Freiberg i./Sachsen). Spécialité d’articles en zinc et en étain : bijoux, robinets, irrigateurs, seringues, mesures, cadres, crucifix, soldats, objets de sainteté et pour arbres de Noël. Qualité très ordinaire.
- : Les services de table, jouets en étain, de F. W. Ger-lach (.Naumburg a/S) et articles similaires sont très soignés.
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- L ensemble des vitrines des fabricants de poupées et bébés est, sinon très élégant, du moins très important, et mérite l’attention. Les corps sont mal faits, les articulations fonctionnent gauchement, et cependant il constater qu’un pas considérable a été fait pour imiter l’article français, et si ce n’étaient les costumes, ^es accessoires de toilette, les perruques, etc., et la tournure générale, nous aurions là une concurrence
- b es sérieuse.
- Les têtes biscuit sont bien traitées et jolies; nous sommes loin maintenant des horribles têtes en porce-a*ne de Saxe d’autrefois.
- Wiesenthal, Schindel & Kallenberg de Walters-V'Usen (près Gotha, en Thuringe). Poupées corps Peicale et corps peau. Bébés avec têtes cire et têtes blScuit, habillés.
- Lonne fabrication, d’assez bon goût.
- . ^uinrich Handwerck (Waltershausen).^Poupées à le articulation, assez bien faites, mais dont les c°sturnes laissent à désirer.
- Emil Wittzach (Gotha). Poupées et polichinelles en ne- Petits bébés têtes porcelaine et tricotés laine, ^cnre très ordinaire.
- (Waltershausen). Très jolies poupées, e es biscuit, corps peau.
- têt^aïllnier ^ Rein-hardt (Waltershausen). Leurs o es biscuit, bustes, petites poupées, corps bois, etc., ^°ut seulement qu’assez bien, j *cs ordinaires sont les têtes biscuit pour poupées, ^' S PeLtes statuettes de sainteté et autres, en biscuit, e Alt Beck & Gottschalk, de Nauendorf, près Ohr-
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- druf. Les animaux couverts en peau naturelle et en peluche de Alt & Koch, à Ohrdruf, en qualité fine et ordinaire, n’ont absolument rien d’intéressant.
- Les accordéons, jouets et les mélodéons de Günter Kôrner, à Géra (Reuss), sont bon marché, à effet, et trop connus pour qu’il soit utile d’en parler.
- Les pommes de canne et manches de parapluies et d’ombrelles en aluminium qui sont dans une vitrine de ce groupe ne portent que le nom du représentant et non pas le nom du fabricant.
- Ces articles semblent intéressants, et il est regrettable que dans nombre de cas, surtout dans la section allemande, les agents ou représentants allemands aient cru devoir donner leur nom au lieu de celui du fabricant, afin de s’assurer que les commandes ne vont pas directement en fabrique.
- Bien des renseignements échappent ainsi aux visiteurs.
- Un autre salon comprend la collectivité de l’industrie du jouet de Sonneberg (Thuringe); il est divisé eu vitrines contenant des jouets ordinaires de toutes sortes. Au centre se trouve un grand char triomphal traîné par un cheval naturel empaillé, un grand chien des Alpes galope à son côté. Ce char est rempli de poupées très variées, de personnages en costumes nationaux, d’animaux, etc., etc. Le tout, arrangé eu fouillis savamment disposé, est surmonté, en manière d’apothéose, d’un Santa-Claus, personnifiant le bonhomme Noël, à barbe blanche, à robe et à capuchon de bure couverts de frimas. Cette pièce produit un
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- grand effet, et excite les explosions d’admiration des grands et des petits visiteurs.
- La bonneterie a fait une exposition collective; Lbemnitz, le principal centre de vente et de fabrication, est largement représenté. Il serait superflu de citer i°us les fabricants qui ont exposé, car il faudrait les ronnaissances d’un spécialiste pour apprécier les genres et les transformations qui se sont produites. On sait qu’il s’y fabrique des tricots de laine et de soie. Ds sont ou ordinaires ou fins ; ceux qui sont de cette dernière catégorie paraissent légers et sans résistance; la finesse ne doit pas exclure la qualité, la ^rme, le goût et la durabilité. La bonneterie allemande ne semble pas posséder ces avantages, elle ne Peut se vendre que sur des marchés qui s’attachent surtout à l’apparence, comme aux États-Unis.
- Des voyageurs et des représentants de commerce °lfrent ces produits sur tous les points du globe, où il y a plus d’acheteurs que de connaisseurs, et les fabriques importantes ont établi des maisons dans les grandes villes de l’étranger.
- Au centre de cette exposition collective se trouve un bureau de renseignements, et une petite brochure c°«tenant les noms de tous les fabricants de la Saxe est remis ou envoyé à l’adresse de ceux qui en font la demande. C’est un exemple qu’il sera bon de suivre.
- Cari Thiel & Sôhne, de Lubeck, fabriquent les ardues de ménage en fer-blanc, et en tôle émaillée ; les
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- services de toilette, brocs, cuvettes, vases, boîtes à savon, etc., etc., d’une qualité très courante.
- Gebrüder Levin (Braunschweig) ont de très beaux modèles de chaînes et médaillons pour hommes et pour dames, en maillechort, en cuivre doré au feu et en composition de nickel.
- ALLEMAGNE. — Premier étage.
- On accède à ce premier étage, non pas, comme dans la section française, par un escalier large, monumental, décoré de fresques avec rampe à balustres imitant la pierre, mais par un escalier étroit, raide, que l’on trouve peu facilement, et dont les lambris sont garnis de lames de parquet vernies. C’est plutôt l’escalier d’une brasserie.
- Le groupe de l’éducation, les écoles, les procédés d’enseignement, les instruments pour les sciences, les instruments de précision, sont représentés d’une façon très complète.
- L’espace occupé est considérable, et le plus grand soin a été apporté pour mettre en relief cette partie de l’exposition officielle allemande.
- Les commissaires-rapporteurs chargés d’étudier ce groupe, et les délégués du ministère de l’Instruction publique français, possédant une compétence spéciale en ces matières, ne manqueront pas de s’y arrêter longuement. Cet examen ne rentrant pas dans le cadre de ce rapport, il suffit de signaler l’importance de ce groupe.
- La vitrine de A. W. Faber (de Stein, près Nurem-
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- berg) est à quatre faces garnies de grandes glaces qui Permettent de voir les dispositions ingénieuses formées Par les crayons polvgrades, les crayons de couleur, les Pastels, les gommes, les porte-mine, etc., etc., bien c°nnus du public parisien ; cette maison ayant un riche magasin h Paris, boulevard de Strasbourg.
- Johann Faber (,Nuremberg) produit des articles analogues; il les présente très convenablement, mais avec ftïoins de luxe que le précédent.
- Le groupe des instruments de musique n’offre rien
- spécialement remarquable.
- Les facteurs de pianos sont représentés par :
- F. L. Newman, de Hambourg.
- Th. Steinweg, de Brunswick.
- Larl Scheel, de Cassel.
- Ludwig Hupfeld, de Leipzig (pianos mécaniques).
- F. Rachats & C°, de Hambourg.
- Gebr. Rohlfing, de Osnabrück.
- Ld. Seiler, de Lignitz.
- Cari Rônish (très importante fabrique).
- Les luthiers : L. Lowenthal, de Berlin S. O. ; Larl Schulz, de Berlin; Louis Otto, de Düsseldorf, o ont que quelques violons ou violoncelles.
- Mbritz Poehlmann, de Nuremberg, fabrique spé-Cifdement les cordes métalliques pour pianos ; et Stahl etLrahtwerk, à Boeslau, en Bavière, les fds et les toiles métalliques.
- Le Dr Alfred Stelzner, à Dresde, fabrique tous les lïlstruments à corde;
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- E. Rittershausen (Berlin), les flûtes bois et métal ;
- C. Kruspe (Erfurt), les flûtes, clarinettes, altos, basses et bassons.
- Les orgues mécaniques, les orgues à grand orchestre de M. Welte etSoehne (Freïburg, I. B.) se font entendre à certaines heures, et déchirent l’air de leurs fanfares presque toutes empruntées aux airs populaires français, à la grande satisfaction des visiteurs venus des États de l’Ouest et du Far-West, mais au grand désespoir des exposants d’instruments plus délicats et plus harmonieux.
- F. X. Rietzler a un très joli assortissement d’articles d’église, statuettes décorées, autels, etc.
- Les bronzes d’église de Jacob Leser, de Straubing (Bavière), sont très ordinaires, ainsi que les chasubles et ornements brodés de Wernos, de Munich.
- Les grandes ouvertures éclairant cette galerie ont été très heureusement utilisées pour les vitraux d’église ; l’une d’elles forme un grand portail vitré, comprenant plusieurs artistes verriers, dont Cari de Bouché (Munich). Toutes les ouvertures en façade sur le parc et les lagunes sont garnies de vitraux et forment ainsi une riche décoration en même temps qu’un excellent mode d’exposition et d’échantillonnage.
- Malgré leur peu d’importance, il est bon de signaler C. W. Motz & C° (Berlin), fabricants de punaises métalliques pour dessin.
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- Hochstein & Weinberg (Berlin S.), fabricants de cartes, cartons et papiers glacés.
- Schupp 8c Nurth (Dresde). Étiquettes en chromolithographie pour cigares.
- Les encres de Reinh-Tetzer (Berlin).
- Les encres à l’alizarine de la Tinten-Fabrik de Ludwigshafen a/m.
- Louis Boch et fils (Hambourg) ont une importante élection de consoles, glaces et cadres dorés.
- Meurer & Braun (Lahr i. Baden) fabriquent ies baguettes dorées (dorure chimique) et laquées, pour Ca<L’es et appartements; et E. Rockhausen (Wald-heim ijs) couvre de métal les baguettes, par un nou-veau procédé.
- S ils n’avaient un cachet un peu trop allemand, les guettes et cadres laqués et dorés de Gebrueder
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- de Koenigstein (Saxe), seraient très bien; le ch°ix exposé est très complet.
- A- noter également la fabrique de couronnes pour Criées et premières communiantes, par procédé mé-canique.
- Encore un spécialiste en étiquettes chromo, pour ?^ares et boîtes de cigarettes, Heinr. & Aug. Brüning, a Hanau.
- I ^Lsterer & Leser (Lahr, Baden) impriment éga-
- Iïlent ces étiquettes à cigares et pour boites de cigares.
- , Prayer & Lajda, de Berlin (S. W.), ont une vaste Ur^ace murale revêtue des spécimens de leurs nou-
- Veautés
- r®clarn
- pour cartes, menus, invitations, tableaux-es> calendriers, etc.
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- Les tableaux chromolithographiques pour la démonstration dans les écoles, exposés par F. E. Wachs-muth, de Leipzig, sont excessivement ingénieux. Il y a là une excellente chose à imiter. Les tableaux usités jusqu’à présent dans nos écoles françaises sont loin d’offfrir les mêmes qualité de netteté et de clarté.
- Les chromos pour imitation des vitraux transparents, de Berger et Wirth, de Leipzig, sont très bien et donnent une très bonne illusion.
- On retrouve au premier étage deux fabricants de brosserie.
- L’un, la United Brush manufactory, maison principale à Nuremberg, fabrique les brosses à peindre et pinceaux de tous genres, elle est très importante; l’autre : F. Florheim & Sohn, fabriquent spécialement le pinceau monté en plume, à Apolda, près de Leipzig.
- Mahr frères, à Naumburg a/s. Leurs décrassoirs en ivoire, en buis et en celluloïd, leurs garnitures de brosses en ivoire, leurs anneaux de dentition, leurs broches et bijoux en ivoire sculpté, leurs éventails n’offrent rien de particulièrement intéressant ; c’est? semble-t-il, une petite industrie qui n’a encore ni développement ni allure.
- Ludwig Dachauer, à Neumburg vorm. Wald (Bavière), expose dans une vitrine à quatre faces ses fleurs artificielles, présentées principalement en bottes. Sa spécialité est celle des petites fleurs, telles que muguets, pâquerettes, etc., qui n’ont pas un bien grand cachet, mais qui, vu leur bas prix, doivent beaucoup se vendre.
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- Les plumes pour parures, fines et ordinaires, de L- 0. Kleim, de Dresde, n’ont pas la tournure très élégante ; il leur manque bien des choses, mais il y a là evidemment une concurrence qu’il est bon de signaler de suivre.
- L importante fabrique de papiers peints, J. Zuber L°, à Rixheim (Alsace), occupe un grand emplace-Iîlent, fort bien distribué par panneaux disposés avec et de façon à faire apprécier les dessins et les coloris.
- Cette maison est trop connue pour qu’il soit utile en parler longuement ; il est à remarquer toutefois ^Ue l’aspect général de son exposition a un caractère aiîglo-amérieain. -
- L est bon de travailler en vue d’un marché, mais il ferait fâcheux de tomber dans la raideur et la séche-resse et de se laisser envahir par les exigences d’un qu’il faut redresser et guider.
- Emil Grohmann, à Berlin, S. O., graveur et émail-Ur? a d’assez bonnes pièces avec émaux cloisonnés. C est un genre s’inspirant du genre parisien, mais les Modèles manquent de dessin et d’ingéniosité ; ils sont Peu soignés comme émail et l’aspect en est lourd, Le ventable amateur ne s’y trompera pas.
- Adolf Thomas, h, Berlin, est un ciseleur ; ses bou-^Ler, panneau, médailles, vases et petits groupes sont bernent traités.
- T°us ces bronzes, de petite dimension, ont un véri-b^ble sentiment artistique.
- Dans une vitrine voisine de cette dernière se trouve Une collection, sans nom spécial, de spécimens des
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- travaux de graveurs en médailles et autres. Elle renferme de fort bonnes choses.
- Les verres de lunettes, d’optique et de montres de Walter Berger & Cie, de Gotzenbruch (Lorraine), sont bien connus à Paris. Ils ne le sont pas moins aux États-Unis.
- Us n’offrent aucun intérêt spécial.
- Ferd. V. Poschinger, Hol2- & Glaswaarenfabrik,
- à Buchenau-Zwiesel (Bavière), a rangé sur de longues tablettes, en gradins, des verreries genre Bohême. Les décors en sont très ordinaires et d’un goût atroce. C’est laid et vulgaire, mais cela doit beaucoup convenir aux consommateurs des campagnes et dans les régions où le consommateur n’a pas encore été touché par les premières notions de l’art le plus élémentaire.
- David Kauter \(Breslau) est un fabricant de petits meubles. Ses consoles, gaines, colonnes, pendules, pieds pour vases et objets d’art, ses bibliothèques et étagères murales, sont en bois verni et en noyer. Us sont garnis d’appliques en cuivre fondu et en estampé, vernis or, avec une profusion qui donne à cette ébénis-terie un aspect clinquant.
- Oscar Prietsch (Gottbus). Tapis très ordinaires comme qualité, dessins et coloris. Ses tapis genre oriental sont mieux traités.
- F. Paatz (Berlin C.). Rideaux. Ses tapis, tapis de table, couvertures de voyage, châles, sont d’une bonne fabrication ordinaire et courante, ayant bien le caractère allemand, mais n’offrent rien de nouveau à signaler.
- On peut le dire également des tissus brodés pour ameublement,des tapis, portières,coussins, écrans^etc^
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- Philipp Lindheimer & C°, à Francfort a/m et à Plauen ijVogtland.
- Schleiffer (Strasbourg) expose trois billards, un
- en noyer uni ordinaire, un en noyer sculpté Renaissance
- du* est bien, et un troisième sculpté, très riche, égale-
- ^^nt style Renaissance, mais horriblement lourd et chargé
- l’autre côté de cette galerie du premier étage sè
- j O I ^7
- °Uveht les exposants de draperies, lingerie et articles ^ habillement.
- 'h H. Kesselkaul, Enkel (Aix-la-Chapelle) a une très belle vitrine de draps forts, unis, épais, noirs et de c°uleur. *
- ^ilh. Boeddinghaus & C° (Elberfeld) fabriquent doublures soie fantaisie, les articles pour robes et c°stumes, les cheviots pour dames ; mais tout ce qui ®S1 exposé dans leur très grande vitrine a un fort goût e terroir, une note très accentuée de germanisme, bes boutons au crochet, noirs et couleur, brodés et ^rnis de jais et de perles métal, de Klein et Klauder essau), pour costumes et confections pour dames, ^dt d une qualité moyenne et courante.
- ^Benno Samter & C°, de Berlin (Liegnitz), ont ^ssez jolies fantaisies en capelines, bérets, bonnets, 'tehelics, en laine, et en laine et soie, ainsi que des
- châl
- es de soirée, sorties de bal.
- es figures de cire de D. Faust (Berlin) n’ont pas ^and attrait. Ses deux amazones ne sont pas fine-habillées ; quant à celle en costume de chasse en
- Un
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- velours côtelé et chaussée de bottes* elle vise à l’originalité sans Fa tteindre*
- Waldemar Myrow (Berlin) n’est pas très heureu* dans l’emploi de la plume. Ses chapeaux, ses toques de dames, tout en plumes ; son manteau et sa palatin0 plumes noires imitant l’astrakan ri’ont ni charme fl1 élégance. Il n’est pas mieux inspiré dans ses aigrettes et plumes pour parures.
- Fried. Paulic (Gruenberg i/Schlesien). Draps pon1’ billards, pour dames, et pour l’armée prussienne. Ses draps demi-laine imprimés, pour costumes de dames» sont de couleurs sombres et de dessins peu nouveau*1
- Christian Dierig (in Ober-Langenbielau). Établisse-rhents importants Où l’on fabrique les damassés pouf matelas, les coutils, les mouchoirs, les toiles de com leur de qualité ordinaire, les châles. Tous ces articles» à l’exception des coutils, né sont nouveaux ni comme dispositions, ni comme couleurs.
- Schlottmann & C° (Berlin) ont de jolies fantaisie5 en capelines, châles, tricots, bachelics, robes et coiv sages de bébés, en laine et laine et soie.
- Escales & Hatry (Sarreguemines^ Lorraine) sor1 .bien connus pour leurs velours et peluches pour chax peaux d’hommes et de dames, en noir et en couleur.
- Robert Vieweg (.Lichtenstein, Saxe) fabrique ^ bonneterie haute fantaisie, en fd d’Écosse et en soie* Ses bas et chaussettes pour femmes et pour enfaflts indiquent une recherche de la nouveauté ; il n’a obtefl11 qu’une étrangeté qui déconcerte.
- Thiele & Steinert (Berlin et Freiberg) ont très belle vitrine. Us y ont présenté très adroiteme^
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- leurs fils d’or, d’argent et de couleur; leurs paillettes, bêlons, dentelles, glands, épaulettes, joyaux et bijoux e théâtre; leurs articles militaires, de corporations, e théâtre et d’église.
- Langheinrich (Schlitz, Hesse) blanchit lui-son linge de table, de qualité courante et de 0nne fabrication.
- ^ Goschenhofer & Roesicke (Berlin), fournisseurs e la Cour. Fabricants de lingeries, trousseaux, lingerie Pour hommes et enfants, linge de table de couleur et P1(faé à la main, linge damassé lin et soie. Les ourlets a/J°ür avec une légère broderie sont tous de dessins §e°nnétriques î ce n’est pas là de la lingerie élégante 1 iohe. Les chemises en soie à entre-deux de valen-Uennes, achetées par l’impératrice Frédéric, ne sont Pas comparables à celles qui sortent des mains des ^>eres parisiennes. L’ensemble de cette importante exposition est très recommandable.
- ^ Lês mouchoirs de fil de C. E. Burghart (Laubau, lp'sie) sont d’une bonne fabrication, les toiles sont Un beau blanc.
- Frankel (Neustadt, Silésie) a fait grand, très j5raod même. Sa vitrine a des proportions monumen-es n'est pas exempte d’une certaine prétention architecturale. De chaque côté du portique central ^arni de portières s’élèvent des statues en bois sculpté ; lnterieur forme une sorte de petit salon dont les Par°i$ sont vitrées et garnies de très beaux spécimens Sa fabrication. Un tableau rectangulaire porte la Caution suivante : « Cet été, nous célébrerons notre Quatre centième anniversaire. » C’est donc une très
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- ancienne maison, mais c’est aussi une maison toujours en progrès. Les tissus de lin sortis de ses métiers sont remarquables, le blanc en est superbe.
- En dehors des toiles unies, les tissus damassés : lin et soie, écrus, pour services à thé et à déjeuner, méritent qu’on s’y arrête. J1 y a également du linge damassé avec bordure lin et soies de couleur d’une jolie composition, d’au.lres du même genre avec les coins garnis dé fleurs de couleurs tissées soie, et avec parties ajourées. C’est certainement ce qu’il y a de mieux dans cette classe .parmi tous les exposants étrangers. Un vélum décoré tamise la lumière par trop ardente du jour et des appareils munis de lampes à incandescence -sont disposés pour les heures d’obscurité. Il est très .fâcheux que l’on ait été obligé de reléguer cet exposant au premier étage où bien peu de visiteurs se rendent.
- Webskÿ, Hartmann & Wiesen (à Wüstewalters-dorf-in-Schles.) font le linge de table damassé, bon courant, plutôt ordinaire. Ils blanchissent eux-mêmes.
- Frôlich & Wolff (Cassel). Tissage de reps et toiles grossières pour sellerie ; toiles à voiles, toiles pour malles et valises ; tissus fd et coton pour usages spéciaux ; -coutils rayés couleurs pour tentes,.vérandas et stores.
- Mühlenghaus & Wülfing (Gladbach). Tissage et impression de cotonnades, crêpés et finettes, qualité ordinaire.
- Wolf & Glaserfeld (Berlin). Chemises pour hommes, cols et manchettes. Ces nroduits sont bien soignés et
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- bien présentés.
- L. & M. Mai (Francfort s/m) se disent les meilleurs et les plus importants fabricants de chapeaux de paille
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- ^empire d’Allemagne, Sans contester cette assertion, 0n peut dire qu’en dehors des types classiques, leurs .chapeaux sont de formes prétentieuses, surenchérissant SUr les modes françaises qu’ils exagèrent, sans en avoir ni l’attrait, ni l’élégance.
- Les chapeaux de feutre pour hommes et pour dames G- G. Wilke (Guben) sont d’une qualité ordinaire et courante. Beaucoup de ses modèles sont des sortes formes tyroliennes et sont évidemment destinés à üue consommation nationale, voire même régionale.
- Oscar Bluth (Berlin) a pour spécialité les chapeaux ^ Uniformes et de livrées ; ses chapeaux de soie haute f°rrne sont orcpnaires et sans distinction.
- Mayser (Ulm) fabrique le chapeau de feutre de Qualité très courante, et exhibe une collection complète chapeaux de feutre pour processions, parades, s°ciétés et théâtre.
- bouton de lingerie bon marché, connu dans le c°nunerce sous le nom de bouton agate, ne semble pas devoir fournir les éléments d’une exposition aux vastes Proportions. MM. Risler & C° (Freiburg i/B) ont rculisé ce problème. Leur vitrine est en noyer ; elle est sUrmontée d’une colonne couverte d’un tissu noir mat sur lequel une broderie composée de ces boutons agate ftume une décoration néo-grecque ; à l’extrémité de Cette colonne se trouve une sphère en fer forgé conte-nant une t)0uie de verre remplie de perles agate.
- bcs perles et ces boutons imitant l’article français s°nt fixés sur des cartes avec mentions en français.
- Roeckl (Munich). Très importante fabrique de §ftnterie peau (gants glacés et gants de Suède). Les
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- *gants de fantaisie avec manchettes de couleur garnies de larges bordures ou de crevés de couleur; quelques-unes de ces bordures assez larges, remontant jusqu’à la fente intérieure où se trouvent les boutons et les boutonnières, sont d’un goût déplorable. ‘
- ' L. Cohn {Johanngeorgenstadl, Saxe) tanne et teint les peaux de sa ganterie.
- Merkelbach & Wick (à Grenzhausen près de Coblence) n’ont que des grès très ordinaires, adaptés aux usages nationaux.
- Reinhold Hanke (à Hôhr, près de Coblence) ont ufl grand choix de services à bière en grès.
- Hugo Lonitz & C° (Neuhaldensleben) ont des garnitures de cheminée, pendules avec coupes et vases efl faïence ; des surtouts de table, des plats, des statuettes, des jardinières, de formes lourdes, d’une exécution assez commune et de décors à effet. Tels qu’ils sont, ces articles doivent trouver aux États-Unis une vente facile
- Thiebner, Ens & Eckert (Wolkstadt, près Rudolstadt), la plus ancienne fabrique de porcelaine ds 1 Thuringe. Leurs plaques pour panneaux et tableau* sont d’une bonne peinture courante allemande. Leurs f statuettes, dont quelques-unes avec dentelles, sont ass$ bien décorées. Ils ont d’assez bons modèles en pendulettes, en appliques à lumières, en statuettes ; le décor en est sobre et bien venu.
- C. M. Hutschenreuther (Hohenberg, Bavière)• Cet établissement, fondé en 1814, emploie cinq cents ouvriers. On y fabrique les services de table, d’un boU
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- pnre courant et d’un goût acceptable. Les formes et s décors ne dépassent pas une bonne moyenne. Leurs services de table, à poisson, à dessert, à glace, à thé, à Café, et de toilette, et leur article pour hôtels et restau-lants, dit (( limonadier », conviennent bien à la vente aïï]ericaine, et sont composés pour l’usage de cette c°ntrée. - . ... . .
- ^ est avec un vif intérêt que l’on; parcourt les salles ^ École d'éducation pour artisans, du grand-duché de ct®e> à Carlsruhe. Elles sont bien aménagées, et les sPecimens des travaux qu’elles renferment indiquent s très louables efforts des directeurs et des patrons
- .de
- cette institution.
- toutes les branches de l’art industriel y sont représentées ; c’est une institution qui tient à la fois de a°tce École des arts décoratifs et de nos écoles in-Ustrielles et professionnelles. :
- ^unneaux bois sculpté ; études d’animaux au crayon p a^ acfuarelle ; dessins d’ornement et compositions à ac{uarelle, à la plume et au fusain ; gravure ; dessins , a(îUarelles de meubles et d’ameublement ; vitraux ;
- 6lïlaux ; métal repoussé, gravé et ciselé ; faïences ; orfèvrerie iamb
- tête-
- panneaux décoratifs ; dessins et aquarelles ris et de plafonds ; dessins d’académie et de
- marqueterie; cuirs repoussés; papiers peints; e est la nomenclature des arts industriels traités et ^Présentés. Trois vitrines contiennent: les cires, les r°nzes, les métaux incrustés, des médaillons et pan-Ux en métal ciselé. Il convient d’y ajouter encore
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- les dessins de grilles en 1er forgé, les modèles en .plâtre, etc. Tout ce qui est exposé a été exécuté à l’École, et forme un ensemble qui permet d’apprécier les résultats très remarquables de cet enseignement.
- , L’effet s’en est déjà fait sentir dans la production des industries d’art, il ne peut manquer d’élever encore le niveau intellectuel de l’ouvrier allemand.
- ALLEMAGNE. — Deuxième étage.
- L’espace accordé à l’Allemagne ne lui paraissant pas suffisant, les organisateurs ont eu l’idée, pas très heureuse d’ailleurs, de construire un second étage. Le visiteur monte peu au premier, il ne monte pas du tout au second. Il y a du reste peu d’exposants.
- Eduard Peine & C° (Hambourg) fabriquent bien les boutons de manchettes et de chemises, en doré, nickelé, doublé d’or, émaillés, et nacre montée métal.
- C. B. Sickelka (Hambourg) a des accordéons soignés et riches.
- Ch. Weiss, Ch. Messner & C°, Math. Holmer, Andr. Koch, à Trossingen, fabriquent les petits harmonicas qui se jouent avec la bouche.
- Oechi, Bacigalupo & Graffigna (.Berlin N.) font retentir les airs des sons bruyants de leurs orgues de foire et de leurs boîtes à musique. ’ 1
- R. Brendel (Berlin W.), fabricant de modèles scientifiques, a emprunté au docteur Auzoux son système d’anatomie élastique pour l’étude et la démonstration de l’histoire naturelle. Il expose spécialement des •modèles de fleurs grossies cinq à six cents fois*
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- AUTRICHE-HONGRIE
- L’espace occupé par les exposants de cette contrée -est mitoyen avec l’Allemagne. *
- La façade, tout entière sur l’avenue Colombia, n ^ pas un style architectural bien déterminé. Elle se c°mpose de quatre arcades au milieu desquelles se Se trouve une porte monumentale. Des colonnes et ^es cariatides supportent un couronnement formé de rin'ceaux à jour d’aspect un peu maigre; le tout, peint eri ton pierre, est rehaussé d’or.
- Le nombre des exposants n’est pas considérable, mais les industries de la céramique, de la verrerie, bronze et de la maroquinerie sont bien , représentées.
- Les porcelaines décorées en genre vieux Vienne, Robert Pilz (Vienne), sont très bien peintes. Il est °heux que les petites tables et les guéridons montés en bois doré soient si lourds, si disgracieux, car les Peintures en: sont bonnes. Le petit meuble en bois ^0ré, est d’une bien mauvaise forme, les panneaux en P°reelaine sont très beaux. La pendule avec plaques P01 celaine, montée bronze doré, est mal proportionnée, a forme en est trop carrée. Il y a quelques jolis plats el assiettes; les vases, de taille moyenne, fond bleu et Pemture sont fort agréables^ et la garniture-pendule,,
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- de style un peu Empire, gros bleu et ivoire, est très
- bien.
- Ernest Wahliss (Vienne) domine les autres expo' sitions par l’importance de ses quatre grands comp" toirs à gradins, disposés en pans coupés, dans le centre même de la salle principale.
- Tout le monde connaît, pour les avoir vues à son dépôt de Paris, ses faïences avec parties ajourées* Parmi ses nombreuses et jolies assiettes, celles à mari1 gros bleu avec centre têtes de femmes sont particulie-remenbbien peintes. Ses grands vases gros bleu et or et ceux à fond pourpre avec sujets mythologiques soid d’une très bonne main; ses grandes buires gros bien ont un très joli décor et une excellente peinture. Il y a là quelques assiettes à fond gros bleu dont les sujets sont supérieurement peints. Un service à thé, très remarquable, est placé sous verre pour éviter les indiscrétions. Un nouveau genre, en faïence, formé de roses détachées et à jour, est une création qui devra plaire. Les assiettes, plats, coupes, vases, buires, forment un ensemble très riche et très soigné.
- Ed. Eichler, kDux, Bohême, a des statuettes et des vases en faïence, qui sont de bons articles de vente, mais n’ont rien d’artistique.
- Les peintures sur porcelaine, signées : Jos. Zasche (Vienne), sont très soignées; c’est une excellente mai11 qui traite de préférence des scènes de tableaux français.
- ; Friedrich Goldscherder (Vienne). Ses terres cuites imitent bien Je bronze; ses sujets antiques au bronze vert-de-gris et au bronze fouille ne sont pas artistiques,
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- mais s°nt très acceptables. Ceux,au décor polychrome
- genre des produits des maisons Blot et Hottot, de
- aris, sont bien réussis et très décoratifs.
- Victoria Porzellan Fabrik altrohlan, hCarlsbad,
- °neme. Ses vases fond pourpre rappelant le genre
- lenne, mais moins riche, sont assez bien, ainsi que
- fasses du même décor. Les services de table sont
- frès ordinaires de forme et de décoration. Çà et là,
- ^elques belles assiettes. -,
- Alfred Stellmacher (:Turn-Teplitz, Bohême). Vases,
- Jardinières, tasses, à fond vieil ivoire, quelques-uns
- avec parties gros bleu ou vert, ornés d’ors relief. Les
- Statuettes et bustes vieil ivoire sont d’une fabrication
- c°urante, mais très recommandable.
- Riesner, Stellmacher & Kessel (Turn-Teplitz,
- ofiêtne). Imitent, mais d’assez loin, le genre du
- °y<il Worcester. Se sont spécialisés dans le genre
- lv0ire en vases et en buires, ornés de figurines et de
- Motifs, légèrement teintés de rose ou de bleu clair,
- avec des frottés d’or et des ors relief. Le gros bleu de
- Certaines pièces est trop sombre et manque de transpa-
- ence> Je vert d’eau n’a que le mérite d’être à la mode
- aüx Etats-Unis, où tout est au vert.
- ^rüder Urbach (Turn-Teplitz). La faïence, genre
- ^jolique, de ses vases et statuettes n’est pas très
- le> et les modèles sont peu artistiques.
- Grôschel & Spethmann (Turn-Teplitz). N’ont que
- . s vases en porcelaine à fond ivoire. Les modèles et
- es décors sont de qualité bien ordinaire.
- Gustav Miller, à Bodenbach, Bohême. Vases et jar-dm"
- leres en faïence majolique. La combinaison des
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- gris, brun, vert et or, sur fond blanc, n’est pas des plus heureuses, mais constitue un article nouveau qui peut convenir temporairement.
- J. & L. Lobmeyr (Vienne). Les gravures en creux de leurs cristaux sont rehaussées d’ors relief et accompagnées de sujets genre camée d’un très joli effet et d’une bonne exécution.
- Leurs verreries de Bohême opale avec ors mariés à des émaux translucides traités dans le style oriental sont moins bien que les pièces ci-dessus.
- Études artistiques du Musée impérial et royal ( Vienne) . Les émaux sur cuivre, les peintures sur ivoire, les niellés, les statuettes bronze, les bijoux : colliers et broches, les petits émaux pour bijouterie, les buires, les panneaux encadrés, les coffrets, forment une importante collection qui donne du mérite de cette institution la meilleure impression.
- Rachmann frères {Haida, Bohême). Leur fabrication de cristaux taillés, blancs, bleus et rouges rehaussés d’or, est très ordinaire. Leurs vases, coupes,porte-fleurs? services à vin et à bière sont lourds, et de formes ordinaires. Leurs verres de table sont du même ordre-Leur choix de vaporisateurs est grand, mais de qualité très courante.
- Ludwig Moser (Carisbad). Surcharge d’ors ses grands vases en cristal blanc taillés ; la peinture transparente est finement exécutée, mais il y a un excès fâcheux dans l’ornementation. Leur verrerie rose? rouge, blanche, verte et opale violacée, est couverte de filigranes; les bords sont garnis d’un jonc uni en argent.... u ; .... - -
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- Joh. Lôtz’s Wwe, à Klos'termühle. Le cristal imitant Ie bronze, et le cristal rose opaque avéc ornementa-
- tion d:
- cmaux et d’ors que cette maison présente, n’a
- J1®11 de particulièrement séduisant. Le grand vase de' >20 de Kaiser Franz Joseph, sur socle, est en agate
- °ecée; sa ceinture en bronzé sertissant des pierreries cabochon et ses anses têtes de griffons en font uné e pièce, d’un goût un peu trop prétentieux. Les cabarets et vases, en cristal mat, ambré, violacé et r°Se opale, décorés d’ors relief, sont d’une qualité
- c°nrante.
- Les vases de forme antique, imitant le bronze, ceux
- aux tons irisés et ceux en matière d’un bleu violacé »
- ^ comme flammé que rehaussent des ors, sont une les heureuse innovation.
- Les vases et jardinières sur colonnes, en agate rosée, S°n^ de formes Un peu surannées.
- Siemens Rasch & Sohn (Ulrichstal, Bohême))
- e»ploi de l'or brillant (or allemand), dans l’orne-ïïleotation des pièces en jaune jaspé imitant l’ambre,
- en robis, avec l’addition d’émaux, donne à la fabri-aLon de cette maison un caractère de richesse fausse 1 de mauvais goût.
- ^ Charles Goldberg (Arnsdorf près Haida, Bohême).
- grands tubes cylindro-coniques en opale blanche ^fe agrémentés d’un dessin dentelle à la partie supé-
- 6llre> les sujets genre Watteau sont, rendus en lilas
- 0rs- Une paire de grands vases en opale blanche
- ej montée sur fût de colonne, est ornée de sujets L°Ois XV.
- Lne grande variété de petits objets décorés dans
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- ces genres sur blanc et sur rubis ne sortent pas de la
- banalité habituelle.
- Les services de table de Erlaucht Gount Harrach,
- kNeuwelt, sont assez bien. Ses grands vases taillés et décorés sont très riches d’effet, mais sans valeur réelle-Le choix de petits objets en cristal irisé, ainsi qu’en rubis, vert et opale est sans limite, c’est l’envahis-sement de la médiocrité. . .. ..
- , L Inwald (Prag, Vienne) cherche à séduire les visiteurs par son étalage d’objets en verre bleu, ambre, opale violacée et rubis.
- Ses services de table en cristal taillé, gravé, émaillé, doré, etc., n’ont pas d’originalité. C’est faire trop de cas du service à glaces, forme coquille, en rubis et or, que de le mettre dans un écrin. Le service à glaces semble être une particularité de la maison. Il n’est guère possible de dire un peu de bien de la grande coupe avec porte-fleurs en verre bleu à dessins d’émad blanc et d’or brillant, montée d’un bronze doré.
- Lazarus & Rosenfeld (Steinschonau). Verreries et services de table ne visant qu’à l’effet.
- Tschernich & C0 (Haida et Carlsbad). Leurs ver-reries sont principalement blanches; leurs forint jolies. Leurs verres à vins divers, leurs tasses, carafons, carafes à vins, bols et rince-bouches, sont réellement bien.
- Il est impossible d’en dire autant de leurs flacons $ toilette taillés, à filets d’or, dont les formes ne sont pas réussies. Ils ont des globes de lampe, décorés et taillés, riches. Leurs fantaisies en couleur sont moins heureuses.
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- AUTRICHE-HONGRIE, 113
- H. Ulrich & son ÇWilh&Mslhal). Cristaux blancs à Ailles riches; coupes et coquilles à glaces, flacons de toüette taillés, etc.
- Service de table, etc. La taille est compliquée, mais ^ exécutée, la matière est très commune, l’ensemble très ordinaire.
- Schinxmel & Kràmer (Eaida). Cristaux taillés. 0üpes, services à vins, bière et liqueurs, taillés en Plein et avec parties gravées. Modèles lourds, fabrica-tl°n très ordinaire.
- ^ ^ziedzinski & Hanusch (Vienne). Bronzes d’art et
- °nzes d’église. Leur cartel doré et leur garniture-
- Pendule avec candélabres sont bien lourds. La grande
- fcainiture est mieux finie et d’une belle dorure. Leurs
- drtldes de bureau, pendulettes, etc., renfermés dans
- Üne aulre petite vitrine, sont beaucoup mieux.
- (p^6S neveux de D. Hollenbach, Ed. et F. Richter
- e^nê). Leurs grandes torchères bronze avec Amours,
- Jnt trop chargées. La grande garniture porphyre et
- J'nnze doré est d’un beau style Renaissance, mais elle
- lnqne de grâce. Leurs statuettes et leurs petits
- -lets en bronze sont meilleurs.
- Lux (Vienne). La garniture avec candélabres, au
- °nze vieil or, est bien; toutefois, elle a le défaut, assez r
- d;
- ob
- tel
- épandu dans la fabrication viennoise, detie Une ornementation excessive. Les petits bionzes,
- i.
- Soignés.
- ^ue : articles de bureau, bougeoirs, etc., sont tiès nés.
- Larl Wachman (Vienne) expose des petits pan-^aUx en cuivre repoussé et ciselé, au vieil argent, ^un:trnimu très fiq et très artistique. ^
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- J. Kalmar (Vienne) fait très bien et soigne sa fabrication. Le coffret en onyx blanc avec bronzes geni’e Louis XVI est très coquet. Les statuettes, bustes, bout8 de table, etc., sont bons, comme modèles et com®e travail. Les petites statuettes laissent à désirer; Paru11 les grandes pièces bien réussies, on remarque : ^ jardinière bronze vieil or et marbre rouge ; les 'grand8 vases au bronze médaille rouge avec appliques dorées; la garnilure pendule, candélabres et bouts de table, vieil or. Ces modèles réunissent l’élégance à la bonne exécution.
- Ant. Schwarz (Vienne). L’assortiment de ses petffs articles en fer forgé est très grand ; mais comme tout cela est banal ! A part deux grandes figures sur pannea11 de peluche et une pendule assez fouillée, ses lanternes? candélabres et menus objets sont très ordinaires.
- Ludwig Wilhelm (Vienne) a de belles et bonnes choses en fer forgé. Ses grandes torchères, son grand lustre, ses guerriers revêtus de leur armure, son ouvrit à l’étau (en cuivre repoussé), sa grille d’intérieur» reposent un peu de la pacotille qui. usurpe le nom ^ « fer forgé ».
- ’ Albert Milde & C° (Vienne) font très bien aussi ; ont de grandes et belles pièces: lanternes, torchères? tables, rampes d’escalier. Leurs petites pièces ne son1 pas moins bien traitées.
- J. Zekert & fils (.Meisterdorf, Bohême). Cristaux de Bohême montés en bronze doré. Quelques bons servie08 à liqueurs ; des coffrets dorés avec glaces' biseautées & pierreries ; des jardinières et des vases, forment l’assot' timent de cette maison dont le genre est bien peU
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- Parisien, mais dont on ne doit pas dédaigner la concurrence.
- Hermann Muller (Ulrichstal, Bohême). Leurs fan tai-sies dorées avec émaux relief sont fort agréables. Les cabarets, porte-cartes, coffrets, jardinières, aquariums, Montés en bronze doré, et même jusqu’à une élégante Cage à oiseaux, dénotent de l’ingéniosité et de la ^cherche. Tous leurs verres de Bohême sont montés d’une manière originale et souvent heureuse. C’est pour 1 article français un rival sérieux.
- En pièces non montées, il y a de jolis services de table gravés, et un très bel assortiment de tasses à thé et à café.
- Brüder Frank {Vienne)..-Son orfèvrerie est bien Cinquante ! Le miroir psyché en vieil argent genre r°caille est trop massif. Quant aux garnitures de toilette en cristal taillé, leurs couvercles également de style r°eail!e, au vieil argent, sont écrasants.
- Es ont également de l’orfèvrerie ancienne et mo-derne. Le service à thé, Louis XV, au vieil argent, est j°li. (Jn cabaret argent doré, des vases et des .coupes, tel est l’assortiment de ces pièces qui ne sont ni riches,
- nouvelles.
- Anton. Schall (Vienne). Orfèvrerie métal et bronze, fabrication très ordinaire.
- G.-A. Schied (Vienne). Pommes de cannes, de parapluies et d’ombrelles, en argent, en or et en émaux; cuillères vermeil et émaux ; petits objets d’étagère en argent très finement travaillé ; etc.
- La vitrine de cet exposant est elle-même une belle P^ce. Elle est en fer forgé, d’un joli dessin, et son
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- couronnement se détache bien au centre du petit carrefour formé par les quatre comptoirs de la maison Wahliss, décrits plus haut.
- Le choix des objets est infini ; ce sont les mille riens qu’achète la haute société.
- Des couteaux à papier montés en or et avec peintures sur émail ; des porte-cartes, porte-cigarettes, briquets... en argent, unis, torses, ciselés, émaillés ; des poignards, des glaces à main et de poche, des cachets, etc., etc., et puis encore : des bracelets argent ciselé, nickelés, dorés; des breloquets; des broches vieil argent avec pierres ou émaux; des flacons cristal pour la poche et pour le voyage, aux tailles riches, aux montures extravagantes ; des bonbonnières, en un mot l’article de Vienne. Tous ces objets, toutes ces superfluités que les privilégiés de la fortune peuvent seuls s’offrir ont une saveur spéciale. Il y a dans les modèles et dans leur ornementation à la fois de Allemand du Sud, du Hongrois, du Bohémien et de l’Oriental. Tous ces objets sont attrayants, séduisants, et généralement soignés.
- Thomas Porzer (Vienne). Spécialité de pommes de cannes, de parapluies, d’ombrelles et de cravaches, en argent et en or. On ne peut reprocher qu’un peu trop de lourdeur et de banalité aux modèles, car la fabrication en est bonne.
- . Ludwig Politzer (Vienne) semble plutôt faire établir au dehors et acheter à de petits artisans ses objets d’étagère que les fabriquer lui-même.
- Il a de grandes et de petites pièces en émaux sur Cuivre richement décorées ;;de grands plats, de grands
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- vases, de grandes buires et de très beaux objets de Vltrine ; notamment : un vaisseau à trois mâts,
- 70 à 80 centimètres, dont les voiles et la carène sont en émaux couverts de peintures. Tout le monde n’admire pas ces objets d’un prix assez élevé, mais certains les achètent pour les faire figurer dans leur collection de bibelots, cela fait si bien!
- ®es vitrines remplies de bijoux en opale et en (( uioldawit y> (pierre d’une jolie nuance verte, qui se tlouve dans la rivière Molda), montés avec roses et brillants, nuisent aux objets dont il a été parlé ci-^essus et indiquent par trop que le souci de la recette Prime celui de l’art.
- Gallus & Wolf (Prague) font par spécialité les c°uteaux à dessert et les fourchettes à manches de P°rcelaine décorée, en écrins. Leur usage et leur utilité Semblent contestables. C’est un article à effet et d’une imbrication très ordinaire.
- perd. Hübner (Vienne et Gablonz). Petits bronzes fontaisie, dorés avec émaux et pierreries cabochon : places à main, cadres de photographie, porte-flacons, Porte-fleurs, de qualité et de modèles bien ordinaires.
- Julius Hofmeier (Vienne) a des imitations de cuirs P°ur tentures qu’il appelle skytogen, d’un intérêt
- Uiediocre.
- Wurzl & fils ( Vienne) font la malle de voyage, tout cuir, les colliers de chien, et les sacs de voyage, bour petite maroquinerie est soignée. C’est de la belle e! bonne fabrication.
- A. Fôrster (Vienne). Sa vitrine est importante, elle contient toute la gamme de la maroquinerie de luxe et
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- de fantaisie : les écrans grands et petits ; les coffrets chaise à porteurs ; et la reproduction de toutes sortes de vieilles pièces curieuses des musées. Ges derniers articles sont par trop maquillés, principalement : les sièges, les coffrets, les panneaux, les cadres et panneaux d’objets de sainteté, les albums et les vieilles reliures. Quelques pièces de petite ébônisterie genre vernis Martin : bureau de dame, coffrets et boîtes, n’ont pas même le mérite d’une bonne imitation. Les objets de petite maroquinerie sont d’une nouveauté élégante mais trop prétentieuse. Malgré ces critiques, c’est une belle exposition.
- Traub & Strauss (Vienne) n’ont que des éventails riches. Ceux avec montures os très fines décorées d’or, genre ancien, sont assez bien ; celui en écaille blonde avec peinture et dentelle sur crêpe est très élégant.
- Le choix de feuilles peintes non montées est de bon goût. Ce qu’ils ont de plus spécial c’est Certainement les fantaisies bois, qui ont beaucoup d’originalité et de cachet. Leurs éventails en plumes d’autruche sont superbes. Parmi les nouveautés à signaler : les fleurs sur mousseline ombrées et serties d’un fil d’argent ou d’or; les écrans forme Louis XV, pour lumières, en mousseline avec peintures et or relief.
- S. Weisz (Vienne). Spécialité du Fin de Siècle. Éventails en plumes d’autruche, de lophophore, de pintade, etc., en dentêlle, crêpe et mousseline; avec montures en bois noir, en os et en nacre. C’est de la bonne fabrication courante, qui ne se distingue par aucune originalité piquante.
- Joseph Berda (Vienne). Flacons de poche et de
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- v°yagë en cristal taillé avec bouchons métal très riches. Services à vins cristal blanc monture filigrane à bords argent, brocs et carafes du même genre,
- Edler & Winzenc (Vienne). Coffrets et necessaires, en bois et en peluche, ni nouveaux ni soignés.
- Frank Hiess & fils (Vienne). Pipes en écume et ambre. Éventails écaille et plume ; belle maroquinerie Cche ; jeux de brosse en écaille ; pendulettes vieil ^gent et émaux ; cannes et parapluies montés avec Poignées or, argent et écaille ; faces a main écaillé; ^oupe-papier écaille avec montre dans la poignée ; écrans riches en bois avec bronzes dorés et glaces. Grande vitrine, importante exposition d articles dits de
- Vienne. 1
- F^anz Arneth (Vienne). Petite maroquinerie riche ^ cuirs de teintes claires, en cuir de Russie et en peau e daim. Élégants sacs de dames, cadres, buvards, Poite-monnaie, porte-cartes, etc., etc. Boîtes à mou-0lrs et à gants. Bonne fabrication, j Victor Stiassny {Vienne). B est difficile de préciser . §eRre de ce fabricant, La fantaisie la plus baroque ln^pireles modèles, le goût le plus sceptique en pour-^ exécution. C’est un mélange de peluches aux pâleurs les plus vives, de métaux aux oxydations les p brillantes et de porcelaines à décorations violentes, ^cndant de nombreuses années, les Américains ont été es friands de ces objets encombrants, inutiles, discor-s et d’un prix relativement élevé. On en a reconnu
- a faus^
- affm
- L’
- mse élégance dans les états de l’Est où le goût s est é> mais dans l’Ouest on admire encore.
- espace occupé par cet; exposant est assez grand, il
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- n’en contient que plus de choses se heurtant les unes aux autres : miroirs psyché, cadres, chevalets, porte' parapluies, tables à trois tablettes, toilettes de dame5 en bronze doré. Des bureaux de dames, des colonnes, des gaines, en peluche et porcelaine, montés en bronze doré, d’un effet brutal, s’ajoutent à des chiffonniers, des tables, des petits meubles, des torchères, des chemi' nées et des tabourets, traités dans le même esprit et..*1*
- ....des ours empaillés. On s’imagine ce que doit être ufl
- grand coffret à bijoux, en peluche bleue, monté de bronzes dorés et surmonté d’une grosse boule en faïence-Enfin, pour terminer la série, une rampe d’escaliei1 en peluche bleue chargée d’appliques et d’ornements en cuivre estampé et doré. Que d’objets plus bizarres les uns que les autres il y aurait encore à citer, mais les exemples suffisent pour justifier les critiques qui pré' cèdent.
- Rud. Chwalla & fils {Vienne et Budapest) exposent des tentures. Celle en damas de soie groseille avec panneaux brodés est assez simple, le bandeau formant lambrequin est mieux.
- Une autre en velours vieux vert avec panneaux brO' dés, est bien accompagnée par le lambrequin à vase et casque encadrés d’une large passementerie.
- Les rideaux de salle à manger et les panneaux en drap et velours marron et broderies sont un peu trop complu qués ; ceux de la chambre à coucher Louis XYI d’un joli bleu clair sont également trop chargés de broderies-
- Ces ensembles sont assez harmonieux, mais la ri' chesse quand elle exclut la grâce est un défaut.
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- ' Alex. Albert (Vienne). Il est très joli le petit salon Louis XVI aux portes, boiseries et frises en ton ivoire égayé d’un léger décor et de filets d’or. Il sert de cadre à ses petits meubles ; ceux-ci sont en acajou sculpté, ciré, d’un Louis XVI incorrect, et très bien exécutés. On ne peut guère leur reprocher qu’un peu de sécheresse.
- Ludwig Schmitt (Vienne). Son grand meuble en noyer sculpté et marqueterie est un peu criard, mais Lès bien fait. Le petit meuble séchoir est également d’un bon travail, mais trop massif.
- Jaeger & Thiel (Vienne). Leurs sièges et tables en r°tin et en bambou ne sont ni jolis ni nouveaux.
- J* Müller (Vienne). Meubles imitant le bambou, assez ordinairement traités.
- Joh. l&loipïeY (Vienne) a deux fauteuils d’un Louis XV (( viennois », un guéridon doré à dessus peluche et un vis-à-vis à galerie à jour en bois doré. Ce vis-à-vis a Une particularité, c’est qu’à chaque extrémité de l’S, à l’endroit formant appui-bras, se trouve une jardinière remplie de fleurs. Il y a peut-être là une idée à Creuser, mais telle qu’elle est rendue, elle prête à rire ; car la raison d’être de ce genre de siège est précisément de pouvoir causer en se faisant face et par conséquent i°urnant le dos aux fleurs.
- La console à glace en noyer et ébène doré est un peu vieuxjeu.
- Une enseigne de dimensions inusitées annonce que ^ °n va être appelé à contempler les splendeurs du valon de la Princesse de * Melternieh exécuté par Séndor Jâray, ébéniste tapissier de la Cour impériale d Autriche.
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- Sans chercher à en faire la description, il est possible d’en donner une idée assez nette. Au premier coup d’œil on est frappé de la note un peu haute de l’accord entre toutes les valeurs décoratives; on constate ensuite que c’est trop cherché, trop précieux et trop disparate. En effet, les styles s’y confondent et l’emploi de maté-* riaux n’ayant aucune corrélation entre eux nuit à l’ensemble.
- On ne sait pas bien d’où sort la cariatide en terre cuite supportant une draperie en peluche, rien ne l’indique, rien ne la motive.
- L’ouverture sur le jardin d’hiver est un peu décor d’opéra-comique de province, elle manque d’ampleur. Quant à celle qui est à gauche, surmontée d’un balda-quin horriblement lourd, elle est en partie masquée par un rideau drapé à la grecque qui n’est pas d’un heureux effet, on s’attend à voir une entrée de Pupazzi-A quoi servent les rampes qui y conduisent? c’est un accessoire. Les sièges sont sans aucun lien, ils ne sont pas de la même famille, et leurs formes sont discutables. La vitrine vernis Martin est d’un mérite très relatif, et le piano à queue du même genre, qui est au premier plan, ne mérite pas cette place d’honneur.
- Il y a de tout, dans ce salon, du faux Louis XIV, du faux Louis XV, du faux Louis XVI, et du vernis Martin qui n’est pas authentique.
- La bourne du milieu, à quatre compartiments, est en bois doré, et est surmontée au centre d’une petite jardinière; elle n’est qu’encombrante.
- La grande glace à cadre doré, avec consoles, qui se trouve au-dessus de la cheminée, avec bras de lumière
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- nque, ne laisse pas une impression de grandeur.
- Somme toute, ce n’est pas le salon que l’enseigne Permettait d’espérer, et la. critique est d’autant plus Sevère qu’on s’attend à mieux.
- Thonet frères (Vienne). Il semblerait que le bois courbé ne puisse donner lieu à des créations nouvelles et ne se prête qu’à des combinaisons limitées. Cette maison essaye non sans quelque succès, de démontrer ^e contraire. Elle occupe un espace assez grand, ar-rangé avec beaucoup de soin. Les berceaux, sièges ^ enfants et chaises, laqués blanc à filets bleus, montés ^ étoffes, ne sont pas disgracieux. Tout ce qui est meuble de jardin, de salle à manger, de bureau ou d’an-Ürhambre est généralement de formes très acceptables ; mais quand elle aborde les grandes pièces, alors le ré-Sultat n’est pas en rapport avec l’effort dépensé. Son ^ à baldaquin, par exemple, n’est pas très réussi, et ses écrans montés d’étoffes sont peu élégants.
- > Ses bois, autrefois arrondis, ont été également ^ °bjet d’une transformation; ils en font de carrés et de earrés à arêtes arrondies formant gorge au milieu. Un Cauapé et une chaise en palissandre traité de cette ^aÇon sont relativement bien.
- Leurs concurrents, Jacob & Joseph Kohn (Vienne), °Ht une importante exposition. Les mêmes observations s aPpliquent à ces derniers.
- Le bois tourné pour salle à manger ou pour salon, 611 laqué ou en doré, monté d’étoffe, ne sera jamais un ameublement, dans le sens propre du mot, car son Principal inconvénient c’est de n’être pas meublant.
- Leurs fauteuils; chaises et guéridon en bois tourné
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- carré, laqué vieux rose fileté d’or, ne sont pas mal pour
- ce genre-là, mais ce ne sont pas des meubles.
- Plusieurs types de rampes d'escalier indiquent une nouvelle application qui n’a pas dit son dernier mot.
- Sigm. Mayer ( Vienne) fabrique les peignes en écaille, les éventails, épingles à cheveux, faces à main, etc., de la même matière. La façon en est assez courante, on ne remarque aucune idée neuve.
- Karl. Krehnan (Vienne). Spécialité de boutons de manchettes en nacre, unis, sculptés et ajourés. Jeux de dominos et d’échecs en nacre noire et blanche, d’une belle exécution.
- Des écrans pour bougies sont formés de coquilles sculptées avec sujets pris dans la masse, l’effet est assez joli à la lumière. Tous les objets exposés sont d’un travail très soigné.
- Cari Storck’s Nachf (Vienne). Grand choix de boutons nacre, ivoire, métal et toile. Cet article est présenté tout encarté; la variété en unis, en sculptés et eu couleur est très complète. La fabrication est bonne.
- Adolf Pâtcher {Bodenbach AIE,Bohême)* Importante fabrique de boutons en corozo.
- Hermann Popp (Vienne), Boutons de nacre pour lingerie*
- F. Bruck (Teplitz Bohême), Spécialité de boutons de corozo.
- Léo Langstein (Vienne). Porte-plume fantaisie eu os tourné et sculpté. Article ordinaire.
- Rudolf Furtner (Vienne). Manches de couteau et couteaux à papier en nacre ; boutons, appliques sculptées et découpées. Jolies pièces sculptées.
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- Victor J. Watchl ( Vienne) fait le même genre. : Mariette Stupka (Vienne). Boutons de nacre, spécialité pour confections. Choix très bon et très ^Portant.
- B y a un certain nombre de bijoutiers en grenats qui sQrit plutôt en quête de ventes avantageuses que de c°ncours 'dans une exposition universelle. Il serait °lseux de les citer. Voici les noms de quelques-uns. Jéra (Prague). Le genre classique et ordinaire du j°u grenat.
- Zander, Robesch, Hübner (Vienne). Bijoux en cailloux du Rhin, très bien taillés. Bij oux émaux avec entourage en strass, imitation de genre ancien. Puis ürîe série de bijoux dorés et en aluminium, des cadres Photographies avec émaux et pierreries cabochon et Citation de grenats et do turquoises.
- ^ick& Fleischner (Vienne). Bijouterie dorée d’une Qualité très courante.
- Boutons de manchettes dorés et émaillés ; boutons e chemise et de col ; épingles de cravate; ceintures de arnes, en métal doré.
- ^ranzSchlechte (Turnaù, Bohême). Lapidaire fabri-Cant. Spécialité de toutes perles et verroteries taillées b°nr bijoux de ville et de théâtre, petits bronzes et
- Passementeries.
- Gorlitzky (Prague). Cadres pour photographies et hijoux grenat.
- ^ R- Kersch (Prague), Bijoux et cadres engrenât
- ^Rudolf, E-mil Langer (Landskron). Spécialité de J°nterie en moldawit d’une agréable qualité courante^
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- montée avec perles et avec roses. Sa vitrine est asse2 grande .et ne contient que des objets composés avec cette pierre dont le prix est analogue à celui de Lamé' thyste et de la topaze.
- Breyer & Much ( Vienne) font très bien les poignées et manches de cannes, de parapluies et de cravaches, en corne blonde et en bois sculpté.
- M. Goldfarb {Vienne). Manches en écaille et en imitation d’écaille pour cannes et parapluies; faces à main; qualité courante. Ses services de fumeurs en bois et en aluminium sont bien ordinaires. '
- Julius Zipper (Vienne). Petits objets en cuivre poi1 ou doré avec faïences. Plateaux, cendriers, encriers, porte-montres, etc., et services de fumeurs d’uiïe qu#' lilé pour bazars.
- Les fabricants de pipes, porte-cigares et fume-cig®' rettes forment une collectivité, le nombre de ces tour' neurs tablettiers est (rop grand, et leur exposition de trop peu d’importance pour qu’il soit intéressant de leur consacrer à chacun quelques lignes. Leurs articles ne conviennent le plus souvent qu’à la consommation nationale ou aux pays d’émigration. r
- Quelques-uns se distinguent par la qualité de leurs produits; ce sont : ,
- Johann Lederer (Vienne). Pipes en écume, unies et
- sculptées; porte-cigares et porte-cigarettes. Article riche-
- Ignatz Kumsch (Vienne). Porte-cigares et porte' cigarettes en bois et ambre, tout ambre et montés argent, Article fim
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- Spiller frères, (Vienne). Pipes bruyère et écume, Montées ambre et imitation d’ambre. Qualité courante.
- Georg. Perouschek(F^^). Articles pour fumeurs, en bois, en aluminium et en celluloïd. Porte-mines très ordinaires. •
- Anton. Budii (Vienne). Articles pour fumeurs, en Ambre. * .
- Ludwig Pressler (Vienne). Pipes en bois de violette et en bois d’olivier. -
- H. Kemperling (Vienne). Pipes et tuyaux en bois de Cerisier et autres articles de fumeurs. Très grand
- Assortiment.
- Josef Ossana (Vienne). Pipes en écume de mer, unies sculptées.
- Adolf Lichtblau (Vienne). Pipes et articles de frimeurs, en bois et écume de mer. t
- Franz Jirges (Vienne). Porte-cigares et porte-ciga* rettes en écume et ambre. Bonne qualité courante.
- Parmi les nombreux fabricants de cannes qui se Souvent compris dans la collectivité ci-dessus :
- Cari Kunisch (Vienne).Cannes et manches de paraphes en merisier. -
- Bing & fils (Vienne). Cannes en merisier.
- Johann Ledwina ( Vienne) . Cannes en bois ordinaires.
- Georg. Berouschek (Vienne)., Cannes en bois ordinaires: .
- Oswald Lindner (Vienne) a une très belle vitrine, krand-choix de cannes ; ses manches de parapluies en k°is naturel et de fantaisie sont assez bien.
- August Reiss Nachfolge (Vienne). Cafetière non Phts ultra* Cette cafetière n’est pas autre ehose^u’une
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- vulgaire copie de la cafetière à bascule française, en cuivre ou en nickelé.
- La Ganterie est représentée par Simon Dewidels (Vienne), qui fait le gant glacé et de Suède.
- Franz & Max Stiassny (Vienne), Gants de chevreau, fourrés et extra-forts.
- B. Strakosch & Sohn (Vienne), Chaussures fines pour dames, jolies fantaisies.
- Adolf R. Lœwenstein (Vienne). Ses chaussures pour dames sont très riches, mais elles ne sont pas dé-bon goût. C’est de l’article à effet, du clinquant.
- Mathias Zucker & C° (Strassohitz, Bohême). Spécia* lité de fez, unis, en toutes nuances, et brodés.
- J. HückçFs Sôhne (.Neutitschein). Importante fabrique de chapeaux de feutre pour hommes.
- Production quotidienne : 2500 chapeaux.
- Nombre d’ouvriers employés : 1200.
- Chapeaux veloutés à longs poils.
- P. & C. Habig (Fie/we). Chapeaux de feutre et de forme haute en soie et en feutre. Casquettes pour grooms et écuyers; chapeaux de livrée et d’uniforme. Belle fabrication; modèles de beaucoup de cachet.
- Dans une deuxième vitrine cette même maison présente des chapeaux pour dames, en feutre, pour la ville et le voyage. Ils sont garnis de plumes et de rubans. L’article ordinaire est bien, mais les nouveautés sont lourdes et manquent de grâce.
- j. Heinr. Jta (Vienne). Chapeaux de qualité courante; chapeaux de soie et mécaniques; chapeaux dé'
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- ^Vfée et casquettes de jockeys. Chapeaux pour dames, etl feutre, montés de rubans de soie et de velours, et garnis de plumes. Ils sont d’aspect écrasant, surchar-§es et de nuances étranges.
- V- Suppancic (Vienne). Cols et manchettes, plas-tr°ns unis et brodés, d’une belle fabrication.
- Les quelques corsets en coutil et ceux en satin, unis garnis, sont élégants.
- Edouard Budic (Vienne). Maison de blanc. La figure decire qui est au milieu de sa vitrine est revêtue d’une •]°lie matinée Empire; les quelques chemisettes fines P°Ur dames sont d’un genre très riche, un peu demi-mondain, et les mouchoirs en fine batiste complètent Ces spécimens de lingerie très grand ton.
- David Neuman’s Sohn (Vienne). La vitrine de es oricant est très riche ; elle est en noyer sculpté, Uis XV, rehaussé d’or ; elle est très grande et prédis-
- P°so le visiteur à la trouver garnie de produits supé-lleUrs.
- u est en effet le cas. Toutes les soieries exposées sont
- ^oriquées par des métiers à vapeur. Pour démontrer
- avantage d’une installation de ce genre, un échantillon est f
- ^ Presenté complètement terminé : c’est un tissu Uïle largeur de six pièces de velours, différentes de ^alité et de nuances, fabriquées en même temps, par seul ouvrier et sur un seul méfier à vapeur.
- La conséquence de ce genre de fabrication, dit la j^earte explicative, est de produire à meilleur compte, ^mam-d’œuvre revenant à 75 pour 100 meilleur mar-e d^e par le métier à la main.
- ^s soieries et les velours brochés semblent plutôt
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- convenir à la consommation des paysans hongrois qu’à
- la clientèle des villes.
- Les velours, teints en pièce, sont bien réussis.
- Hermann Braünert (Vienne). Spécialité de papier8 pour malles de voyage.
- Jac. Schnabl & Cfi (Vienne). Papiers à cigarettes-Contrefaçon française la plus impudente et la plus éhontée. Étiquettes, désignations, apparences, tout y est employé, même les formules légales, tout est en français, et cela s’expose, se vend et s’exporte comme venant de France !
- Yoici le relevé textuel des principaux articles :
- Le Griffon (avec caoutchouc), qualité supérieure* Pâte extra. Le meilleur papier à cigarettes. Véritable français. Marque déposée. Se vend ici. La loi punit contrefacteurs. Se méfier de 1a. contrefaçon. Le Subliwe* Ce papier le Sublime, fabriqué spécialement pour cette maison, réunit tous les progrès connus.
- Papier Express, puis les noms de papiers suivants : Sarah, Croissant, Violette, Extra-vierge, Eden, pro-duit exquis, EISafa, le Griffon, avec fermoir, Superflu Hygiénique, papier suave, Élysée, Riz de Chine, nom velle composition végétale, Sport, Bosphore. {TouU contrefaçon sera poursuivie rigoureusement devant Ps tribunaux). C’est d’un cynisme révoltant.
- Cette maison fabrique aussi les cônes en papier montés sur tuyaux de plume, pour fumer les cigares et le3 cigarettes, et les tubes en papier à marque dorée pont les machines à faire les cigarettes.
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- Christ. Schûtz (Vienne). Grand choix de fume-c,8ares et cigarettes en papiers fantaisie montés sur tuyaux de plume. Tubes pour la fabrication des cigales.
- Comme le précédent, il fabrique les cahiers de pa-Plgr à cigarettes, à noms français :
- Le Favori, le Perforé, la Grandesse, la Cocarde ij^nçaise (médaille d’or à Adélaïde en 1887), les e(iutés, le Clairon (papier décoré), le Crise (sic), arseilles, Couronne, le Sincère.
- C faut lire aussi les inscriptions qui accompagnent Ces titres. La Cocarde française, par exemple, porte ees vers du poète soldat :
- Ma cocarde a les trois couleurs, Les trois couleurs de ma patrie. Le sang l’a bien un peu rougie ; La poudre bien un peu noircie, Mais elle est encor bien jolie,
- Ma cocarde des jours meilleurs.
- C’emblème tricolore est représenté avec la mention ^i'&Près : Super fin. Hygiénique, au-dessus : et Marque ^posée au-dessous.
- Quant au papier le Perforé, la légende suivanten’est-e^e pas une trouvaille?
- «
- ((
- ((
- «
- «
- (( Progrès! Le papier à cigarettes Perforé. Ce Papier est sans doute le meilleur produit d’à présent, -I ai été distingué par plusieurs médailles d’or et diplômes... Ce papier reconnu comme le meilleur Par les premières autorités de la chimie est protégé
- J* la loi. »
- .^ette maison n’est pas de petite importance, ce n’est Uu malheureux qui se cache pour accomplir sa
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- vilaine besogne de contrefacteur, c’est au grand -joui’ que se commettent ces effronteries, c’est dans une grande et superbe vitrine que s’étalent, luxueusement présentées, les vilenies commerciales de ces industriel5 sans pudeur.
- Les fabricants de papiers à cigarettes français ont fait de grosses fortunes, ils gagnent beaucoup d’argent» ils feraient acte de bons négociants et de bons citoyen5 en arrêtant les pillards, et surtout en continuant à re* primer toutes les tentatives de ce genre, dès leur début-
- Neusiedler Actien-Gesellschaft für Papierfabri' cation (Vienne). Papiers fins et de luxe. Très impôt' tante fabrique. Papiers pour actions, pour banknotes> et papiers à lettres.
- Leykam Josefsthal (Vienne). Papiers à lettres; papiers filigranés ; procédés nouveaux permettant d# impressions filigranées au moyen de clichés.
- Chiffres indiquant l’importance de cette maison :
- Capital ; 6000 000 florins, a. c.
- Usines à : Graz, Gratwein, Josefstad, Podgofa, Gort' schâch,Zwischenwâuern, Spital-a-Draün,Thôïl, Magie1’11,
- 13 machines à papier; 10 chaudières à cellulose; 5 chaudières à pâte de paille ; 36 moulins (meules)il pulpe de bois.
- Production annuelle :
- 10 000 tonnes de pulpe de bois sulfatée ;
- 1 500 tonnes de pulpe de paille ;
- 5 000 tonnes de pulpe de farine de bois ;
- 2400 tonnes de carton de pulpe de bois blanc et bru*1» 16000 tonnes de papiers de toutes sortes, carton, et0.
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- AUTRICHE-HONGRIE. -133
- Cette industrie considérable est bien représentée ; la 'Jbine surélevée de plusieurs marches est mOnUmen-
- tr.1 1
- e> en bois noir et or ; à l’intérieur, un bureau de Enseignements et d’affaires.
- ^ Joint Stock Company of the J. R. P. R. Fabrique ^ e Papier à Schloglmühl (Vienne). La vitrine contient 6 papiers à lettres, à billets, etc., et deux grosses °bines de papier.
- R. Pollak & Sôhne (Vienne). Très jolis papiers à res, et fantaisies en cartes et enveloppes riches. Agnès Grünenberg (Vienne). Ses voiles de mPes et abat-iour en tulle sont élégants et bien toornés.
- ^ Richard Paulussen (Vienne) a quelques spécimens e Photogravure assez recommandables.
- JC Piette (Freiheit, Bohême). Papiers à lettres.
- S. Czeiger (Vienne). Lithographies en noir et en touleurs Jolies imitations d’aquarelles.
- Jhnil M. Engel (Vienne).. Impression d’actions, de endriers, de papiers de commerce. Très bon travail. °tolithographie.
- b Wlach & Schenk, libraires-éditeurs à Vienne, pu-j/en^ en allemand, en anglais et en français, par belles disons, des esquisses et des dessins.
- par exemple, est une collection très intéressante de modèles pour bijouterie, joaillerie et orfè-
- ^e Myogramme, collection d’allégories et emblèmes urP°ratifs et de métiers, cartes et vignettes.
- Ei ^eS^antes dans leur application à l’art et à l’indus-e (Eès jolie publication).
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- . L’Atlas des Couronnes.
- Ce sont là des albums d’art industriel, avec texte explicatif, très estimables et très appréciés.
- AUTRICHE. - Premier étage.
- Comme dans d’autres sections étrangères, la galerie du premier étage a été utilisée pour donner asile à quelques vitrines qui n’ont pu trouver place au rez-de-chaussée ou à des produits encombrants comme les instruments de musique et les billards. Il en résulte une confusion regrettable et une distribution préjudiciable aux intérêts des exposants et des visiteurs en quête d’informations.
- C’est ainsi qu’on y retrouve des faïences, verreries, porcelaines, chaussures, lingerie, etc., dont il a été déjà parlé précédemment.
- A. W. Fr. Kister (<Schweibe, Schwarzberg, Rudol-stadt). Statuettes en biscuit de porcelaine, se rappro-chant beaucoup du genre français. Quelques modèles sont empruntés aux modèles français et anglais. Les décors en sont très doux, mais l’emploi de l’or brillant leur donne un air commun. C’est une assez bonne fabrication courante.
- F. Jira (Prague). Grande et belle vitrine de bijon* en grenat fin. Bons modèles, exécution assez soignée, pierres de choix et bien taillées.
- Albert Broz (Graz, Styrie). Instruments de chirurgie fins.
- Rudolstadt art Porcelain (Rudolstadt). De'u* grandes statuettes en terre cuite, avec vêtements déco-
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- ,es en émaux, représentantTune, une faneuse ou une Ruth, l’autre, une Esmëfrêlda, sont très réussies.
- Les statuettes, vases, bouts de table, crémiers, tasses, etc-, sont d’assez bonnes formes, la décoration en est |rés acceptable. Cette maison prend évidemment ses Aspirations à la Royal Worcester, dont elle imite les £enres, mais en beaucoup plus simple.
- Les grands vases sont très beaux et très réussis ; la ^aÇUre est parfaite et les décors à empâtements sont argcment et très habilement traités.
- . ^chael Altziehler (Cilli). Poterie de la Basse-Sty-rie- C’est un article très ordinaire, en terre rouge com-Aune, moulée et couverte d’un émail vieux vert, et ^leUx bleu, imitant un peu la première manière de a|iauris. Les formes sont bonnes et quelquefois très 0riginales. C’est cependant de peu d’intérêt.
- ^alduin Heller’s Sôhne (Teplitz, Bohême). Garni-^res> encriers, bougeoirs et plateaux, en porcelaine Aontée bronze doré. Boutons de manchettes dorés et en ahnninium. C’est de l’article de bazar.
- ^ L. Reichert ( Vienne) a pour représentant aux États-As Queen & C° de Philadelphie. Fabrique le mi-A^scope. Ses modèles cuivre verni avec parties nicke-ees sont très soignés.
- L état de rouille et de détérioration des boîtes de ^nsement, pour maisons particulières, établissements ^ chemins de fer, de J. Odelga à Vienne, empêchent en Lien juger la qualité ; elles semblent être pratiques assez bien comprises.
- |. Steinbrener ( Winterherg, Bohême) a pour spécia-e reliure des livres de piété, pour l’Amérique du
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- Sud. Il emploie l’ivoire, la nacre, la peau et le cellu' loïd pour en tirer des effets qui doivent conven11 à la demande de ces régions, mais d’un goût douteux.
- Cari Meintschel (Nixdorf). Coutellerie de chasse avec manches en corne de cerf ou en nacre incrustée-Cet article solide et de grandes dimensions convient surtout aux chasseurs de grosses bêtes et de fauves.
- Jacob B. Brandeis (Prague). Livres de prières, en hébreu, à reliures variées.
- Fritzsche & Thein (Prague). Pipes en porcelaine décorée.
- R. Lechner (Wilh. Muller) à Vienne. Photogr8' mètre, système Hübl, et épreuves photogramétriques* Appareils photographiques de Werner.
- Bien construits et bien établis.
- A. Proksh (Reichenberg, Vienne) expose un pia'fl0 oblique et un piano à queue.
- Singl frères ( Vienne), un piano à queue.
- Ces instruments paraissent être d’une fabrication courante.
- Les instruments de musique en cuivre ou nickelée de V. F. Cervenÿ & fils à Kônigràtz (Bohême), visen1 beaucoup à l’effet.
- La Compagnie des vitraux artistiques de Inns' bruck (Vienne) expose des vitraux très riches et très jolis.
- Joseph Hoffmann, h Reichenberg (Bohême), n’a <V*e des modèles de billards en réduction, et des queues àe billard ; que peut-on apprécier sur des modèles & 50 centimètres ?
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- Johann Garber & fils (Vienne). Fabriquent les Ouvertures en piqué de coton ; les serviettes et pei-gnoirs en tissu éponge ; les dispositions en sont très Mies.
- Cari Siegl aîné (Mahrisch, Schônberg). Très beau Mge. DrapS (je [[i taies d’oreiller à ourlets à jour. Mau linge damassé pour la table et la toilette ; toiles fines pour chemises et draps de lit.
- Métiers à vapeur et blanchisserie à M'àhr.
- Johann Hakl (<Starkenbach, Bohême). Toiles fines, toiles imprimées ; mouchoirs blancs, à vignettes et de c°uleur.
- Ce n’est pas la qualité extra du précédent, mais c’est Un genre d’une très bonne moyenne.
- Joseph Maier & C° {Vienne). Châles cachemires ^primés, en mousseline de laine, et variétés de des-sins de nuances éclatantes pour paysans et pays d’O-Jlent ; les nuances et les dispositions sont parfois très jolies.
- Petits châles de laine brochés soie, grand assortiment, de rayures. Tapis de table en peluche de laine avec bordures imprimées et brodées.
- Manz Kurz (Jàgerndorf). Draperies fantaisie pour costumes complets ; de bonne qualité courante.
- Jacob Quittner & Sôhne (Troppau). Même fabrica-tlQu que ci-dessus.
- J°s* J. Salomon (Reichenberg). Draperies noires Onies de belle qualité.
- Miider Samek (Brïmn). Leurs draps fantaisie s°nt très bien de nuances et de dessins.
- Eduard Zipser & fils (.Bielitz, Vienne). Draps pour
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- billards, et draps unis de couleur, pour livrées et pour
- l’armée.
- Maria Richner. Souliers et bottines hautes garnies de passementeries brodées d’or, d’argent, de soie et de perles. Article très apparent et très voyant.
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- BELGIQUE
- Placée à côté de la France, l’exposition belge se to'ouve en façade sur la grande artère longitudinale des Manufactures building. Elle s’annonce aux visiteurs Par un grand portail élevé, mais d’une décoration très flrnple. Prise dans son ensemble, elle n’offre pas un mtérêt très grand, ni par la nouveauté, ni par le Nombre des produits.
- Eu façade et en première ligne il faut placer l’importante maison Boch frères de laLouvière, qui attire ^ Mention par sa cheminée monumentale en faïence genre delft, ses panneaux, ses plats, ses grands vases, Ses objets d’étagère. Il faut regretter l’absence des fabricants français ; leurs produits céramiques auraient Pu soutenir avantageusement la comparaison, aussi comme prix que comme fabrication, formes et décors.
- Pe l’autre côté du portail, également en façade, se b°uve le seul exposant d’ébénisterie, meubles et ameu-enients, F. Rosel, de Bruxelles, qui présente des pleines, bahuts et dressoirs, des socles et gaines, en °ls sculpté, des sièges dont quelques-uns. sont re-, atlssés d’or. La pièce principale est un lit Louis XY a baldaquin, en noyer sculpté avec ors et panneaux Pemts, genre Boucher. Ni les tentures, ni la forme
- Ha
- Paraissent sortir d’une bonne fabrication moyenne
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- honnêtement traitée, il y a là cependant un indice d’efforts tentés dans la voie de la fabrication française.
- A. Verstraete, à Gand, s’est aussi attaché à la fabrication de sièges montés français, avec bois en noyer sculptés et dorés, et en genre oriental. Cette mention n’a pour but que d’indiquer la tendance de certains fabricants belges à imiter les articles parisiens, même dans le bon marché.
- Un très grand espace a été réservé à la manufacture royale de pianos de François Barden et Cie, à IxelUs et Bruxelles. Quatre pianos obliques et trois à queue représentent cette fabrication, qu’il n’a pas été possible d’apprécier à l’époque où ces notes ont été prises.
- L. Dementer fils et Cie, à Bruxelles, sont des tapissiers décorateurs et fabricants d’ébénisterie. Cette désignation est bien prétentieuse pour les quelques petits meubles, sièges et écrans qu’ils présentent accompagnés d’une unique tenture assez ordinaire.
- Pénétrant par le grand portail central, le visiteur se trouve au milieu des bronzes de la Compagnie des Bronzes de Bruxelles. Sur un panneau sont fixées des couronnes de bronze à cire perdue d’un beau fini* Une œuvre du sculpteur français, feu Carrier-Bel-leuze, VInnocence tourmentée par les Amours, un très grand vase à douze pans (de 2 mètres de haut), fondu d’un seul jet, dit l’étiquette, mais qui semble être eu deux pièces; enfin une figure, grandeur nature, Léo* nidas aux Thermopyles de G. Geefs, sont les pièces principales. Ni les uns ni les autres ne sont d’une fabrication ayant une réelle valeur artistique.
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- Louis Vandouck (Bruxelles) montre dans sa vitrine ülle série de garnitures, vases et pendules, en porce-laine montée bronze, des vases, des lampes, des guéries, des lampes-guéridons, des lampes de pied. Les Premières sont une imitation de la fabrication fran-Ç,fl)se. Les bronzes sont à peine ébarbés, ils sont vernis et non dorés ; le tout est évidemment établi pour concurrencer l’article français.
- Prosper Schryvers (Bruxelles) m’expose qu’un Panneau de quelques spécimens de fer forgé d’un lin tr‘avail.
- Les Belges, qui en 1889, à Paris, avaient exposé de très beaux parquets en marqueterie, ne sont repré-Sentés cette fois que par Damman et Washer, qui n °nt envoyé que des panneaux de dimensions restreintes, en menuiserie et parquets.
- Il semblerait qu’ils aient conscience du peu d’affaires ^ ds pourront traiter à l’avenir en armes à feu avec ^es États-Ünis, car ils sont venus peu nombreux.
- Pieper, de Liège, a une belle vitrine de fusils de osasse et J. Ancion et Cie (Liège) n’ont qu’une vitrine d environ 2 mètres contenant quelques fusils de chasse et des carabines Flobert. La Société Anonyme, fabrique nationale d’armes de guerre, n’a envoyé que Quelques types.
- Fernand Houget ( Verriers) expose des cardeuses; Eugène Defraiteur, — Maurice Couvreur, —
- Lohnienne fils (Verriers), des types de différents tubes coniques pour filatures.
- Les percales imprimées de J. Eloy et Cie, de ^rtixelles, n’ont comme dispositions, comme nuances
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
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- et comme nouveauté que des produits qui ne doivent convenir qu’à la consommation locale; on n’y remarque pas les types de cotonnades recherchées par les populations africaines.
- Célestin Martin et la Société anonyme la Verdre,
- de Verviers, ont des vitrines et panneaux importants et très intéressants de laine cardée.
- Les fabricants de draps de Verviers ont évidemment des relations suivies avec les États-Unis, car ils ont tenu à faire un étalage important de nouveautés et de fantaisies pour pantalons et vêtements dits « complets », dont les nuances et les dispositions sont très heureuses. Les draps de billard y trouvent également leur place.
- Les couvertures de coton de la Société de la Den-dre, à Termonde, sont dignes d’attention malgré leur coloris trop criard, ainsi que les produits de la Société anonyme Florida, de Gand (filature et tissage de coton).
- Dans une vitrine d’environ 5 mètres, A. Baertsoen et A. Buysse, filateurs et tisseurs à Gand, ont réuni les types des toiles et coutils de leur fabrication.
- Us méritent l’attention particulière des personnes compétentes ; de même que les coutils damassés et linge de table de L. Thienpont et fils de Gand, dont les produits d’une qualité courante doivent tenter l’acheteur par leur bas prix.
- Le fil de lin des Flandres, de la Société anonyme liniére de la Liéve, à Gand, est présenté dans une très grande et très belle vitrine; cet exemple a été suivi par la Société anonyme de la Lys, à Gand, pour ses
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- fils de lin et d’étoupë, ses fils de jute cardée et peignée.
- Deux vitrines de milieu, contenant chacune des chapeaux de feutre, indiquent l’importance de la fabri-Ci*tion de la Société anonyme de Bruxelles et de la Raison française de Clermont; cette dernière y joint ^es spécimens démonstratifs de la matière première : poil de lapin.
- La Compagnie des Indes de Bruxelles présente ^ une manière assez heureuse et avec des indications en langue anglaise, dans une grande vitrine de milieu, ^es dentelles de points très variés, telles que :
- Lne nappe avec guipure vénitienne, un voile de Variée en round point lace, des volants de chantilly, la mechlin lace, de la Valenciennes, de la dentelle e fil noire, de la dentelle blanche Louis XY, du point e Bruges, de l’application, de la dentelle duchesse. ^inne-Dansaert, à Haelters, près Bruxelles, ex pose es dentelles, en point d’Argentan, en point à l’aiguille, en duchesse. Son volant en guipure florentine est très reussi, ainsi que son voile de mariée en point à l’ai— bUlDe. Il a quelques jolis éventails écaille et nacre-^ainis de dentelle, quelques mouchoirs et des bas de
- S°le avec devant remmaillé en dentelle de différents Points.
- Los dentelles-torchon de Declercq-Clément d’Ise-
- (fhe
- m méritent à peine d’être mentionnées.
- ^axelaire, Claes et Cie (Bruxelles). Robes et cos-lUmes de la maison Au Bon Marché; présentent trois r°bes d’un genre bien différent : costume de ville, robe Variée et robe de soirée.
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- Ce ne sont pas, à proprement parler, des créations, mais elles sont de bon goût et ne manquent pas d’une certaine élégance.
- Manufacture Royale, P. Dutoict et Cie (Bruxelles). Fabrique de corsets de qualité courante.
- Production : 175 douzaines par jour.
- Ouvrières : 100,
- Exportation en 1892 : 45 000 douzaines.
- Ces articles sont très bien présentés.
- Les panneaux décoratifs de Henri Baes et les photographies reproduisant les dessins de cet artiste ayant été exécutés, ses aquarelles et ses projets de décoration pour ameublement ne manquent pas d’intérêt, bien qu’elles n’indiquent pas d’idée particulièrement neuve*
- Les tapis d’Orient de la manufacture de H. F* Keuller et Lambrechts, à Hamme-Termonde, - recouvrent toute la paroi de la section belge faisant face à la section russe. Les dessins et les coloris sont évidemment la reproduction d’originaux; et l’aspect général est bon, mais la qualité des matières erm ployées et des tissus en est très ordinaire.
- La grande industrie nationale, le verre à vitre, est bien représentée.
- La Société anonyme des glaces de Charlerob
- à Roux, par une très belle glace sans tain et un grand médaillon glace étamée, encadré de peluche.
- La fabrique de Sainte-Marie d’Oignies a eu l’heO' reuse idée de monter de grandes glaces non étamées en bambou, et d’en former une sorte de bureau renseignements, sous la protection du Gouvernement
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- on y peut trouver toutes les informations néces-Saires sur les exposants et l’industrie nationale.
- Parmi les fabriques de verres à vitre de toutes SOrtes : blancs, de couleur, mousseline, striés, etc., on relève les noms de :
- Sociétés anonymes des verreries de Jumet; des Jerreries de la Planche, Léon Moudron, à Lode-Wsart; des verreries des Hamendes, L. Lambert ^ Cle, h Jumet; des verreries de l’Étoile, à Marchien-nauPont; la Société la Roue, h Lo détins art, etc., etc.
- La Société la Vieille-Montagne a disposé dans un ^°sque élégant ses produits universellement connus : en feuilles, en lingots, en ardoises pour toiture, an°s broyés, oxydes de zinc, etc.
- Les cordes et cordages de la manufacture de Marcel erttieire, à Hamme, sont très heureusement groupés. Les vases, balustres et rampes, des statues et des Ustes, de la Société des carrières et fours à chaux
- ûi < a
- 9 ciment du Coucou, forment un groupement imitant et remarqué.
- p Les marbres, qui tenaient une place si importante à ^position de Paris, en 1878, sont en quantité très Astreinte; on ne peut citer que deux marbriers ayant erisemble : trois cheminées, une garniture de pendule, üri escalier avec rampe et pallier.
- L industrie de Spa (le bois d’olivier) n’envoie que es objets déjà connus.
- j. ne peut citer que pour mémoire : l’extrait j ^de de viande, Cibils, les eaux minérales de Spa, ^ Lieu d’outre-mer de Gustave Botelberge et Cie;
- es bières du duc de Brabant, et la brasserie le Damier;
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- les liqueurs de table de J.-F. Decoster, de Bruxelles.! le champagne carte blanche de G. Gambier, sans indication du lieu de production; les pains d’épis (véritables couques de Verviers).
- E. Glorieux, à Bruxelles, fait les grands vins Champagne. C’est en toutes lettres. Pour cet industriel?
- . la Champagne s’étend jusqu’en Belgique.
- Tous ces produits ne paraissent pas devoir trouver un débouché aux États-Unis.
- Les poêles et fourneaux de fonte de fer de la Société anonyme la Couvinoise, à Couvin, ne pourront guère lutter avec les poêles américains ; et la tôle émaillée (articles de ménage) surchargée de décors très à effet, ne répond pas aux usages du peupl0 américain.
- A. Delattre, naturaliste diplômé et conservateur d# Musée d’histoire naturelle de Mons, a envoyé ufle petite vitrine d’oiseaux empaillés.
- La Société générale la Sucrerie belge, à Nam^'i garnit de flacons et de tubes de ses produits l’un deg côtés du Commissariat général de Belgique.
- Pour terminer cette revue, il est bon de dire quelque mots d;une industrie qui est de date récente. Andl^ de Vriendt, à Bruxelles, trie les déchets de papier et les livre en balles cerclées de fer, portant sa marque de fabrique ; ils les garantit purs de pulpe de bois, sor gneusement préparés pour les papeteries américain^ et prêts à être travaillés. 11 annonce qu’il a toujours 500 tonnes en stock.
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- BRESIL.
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- BRÉSI L
- D*s arcades décorées en ton vert d’eau rehaussé d’or entourent cette section ; des ananas, remplaçant la P°inrne de pin classique, sont placés au-dessus du por-que supportent des colonnes. L’entrée principale est au centre.
- ^ n’y a dans cette partie que les produits manufac-|arés ; les produits du sol et autres sont dans le magni-'^e palais construit par ce pays, dans le parc, au ^Ueu des pavillons étrangers.
- (Voir : Pavillons étrangers dans Jackson Park.)
- Silva Fernandes & C° expose des chaises et une e on marqueterie d’un modèle et d’un goût très 0l>dinaires.
- h"ès joli bureau en palissandre ciré et bois tarante ne portait pas d’indication de fabricant.
- La Brazilian furniture C° (Rio-de-Janeiro) a un es bon meuble de bibliothèque : table, canapé, aiSes et fauteuil en ébène et palissandre avec mar-^oterie, et deux bahuts à panneaux glace. Les dessins P°urraient être de meilleur goût, mais le travail en est bon.
- ^loreira Santos (Rio-de-Janeiro). Son fauteuil, de ^ e §°thique, est assez bien traité comme fabrication c°uime sculpture ; mais pourquoi y avoir mis une aussi vilaine étoffe?
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- Compania fabrica de Moeveis (Porto-AUegre)-Meubles très courants. La table à thé est bien lourde dans son cachet anglais.
- I. Tavares de Souza & C° (Rio-de-Janeiro). Par' quets en beaux bois, à dessins géométriques, de tons harmonieusement nuancés et d’une bonne exécution*
- Adolfo Schritzmeyer & C° (S. Paulo). Chapeau* de feutre, pour hommes, d’une fabrication très convO' nable.
- Alves, Porto & C° (S. Paulo). Chapeaux de feutre de qualité courante.
- Companhia Paranâ industrial. Chapeaux de feutre fins.
- Carvalho & C° (S. Paulo). Chapeaux de feutre de qualité moyenne.
- F. de Albuquerque & C°. Petite vitrine de chapeau* de feutre.
- J.-L. Fernandes Braga (Rio-de-Janeiro). Chapeau* de fuetre d’un assez bon genre et d’une bonne fabri' cation.
- H. Mattos {Rio-de-Janeiro). Gants de peau glaceS (système Jouvin) (sic), pour dames. La vitrine est de petite dimension, mais elle est suffisante pour juger Ie mauvais goût de ces gants brodés de perles métal' liques aux reflets irisés.
- Oscar Schaitza (Porto-Alegre). Fabrique de cra' vates. Le choix d’étoffes est indescriptible, la faÇ011 d’une gaucherie absolue, l’ensemble de mauvais ton*
- Mme Camille Dupeyrat (Rio-de-Janeiro). Ses corset
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- Semblent assez bien faits et ne pas manquer d’élégance.
- Ti.
- Gompanhia Uniâo industrial de S. Sebastiâo.
- J a
- ssus de lin, œil-de-perdrix et autres genres damas-Ses- Serviettes de table et de toilette.
- Paulo Cotton Cloth Manufactory (Rio-de-Ueifo). Toiles de Vichy, surtout à rayures. Qualité assez ordinaire.
- ^ Anachoretta & C° (Rio-de-Janeiro). Papiers peints, 6 dessins et de coloris très ordinaires.
- ^ ^0lïlpanhia Internacional de Marahu. Cierges et °ugies, qui paraissent assez bien.
- P-C. Lang & C°. Savons de toilette et bougies, g Pl>iques et carreaux cérames des provinces de ; Paulo et Para. Poteries assez ordinaires de la pro-lîlCe de Ceara.
- Gompanhia Brazilian Industrial expose les F ot°graphies de ses travaux et de ses principales Reprises.
- ^ ûes mannequins, revêtus d’uniformes d’officiers et s°ldats de l’armée brésilienne, et de leur équipe-^ forment un groupe qui n’ajoute pas beaucoup lrdérêt à l’ensemble de cette section.
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- BULGARIE
- Des drapeaux et un écriteau sont les seuls signe8 indiquant au public qu’il pénètre dans la section bub gare.
- Botu Poppazoglou & C° (Kazanlik), négociants et distillateurs d’essence de roses.
- Shipkoff & C° {Kazanlik). Très belle vitrine conte' nant des flacons de formes variées d’essence d® roses.
- Kenibachiefî-Lueders (Karlovo). Essence de rose8 vierge.
- S. Sara Ivanoff (Sliven). Lainages et draperies» ordinaires et fantaisie, très communs.
- Ferdinand factory (Gabrono). Filés de laine, qua' lité ordinaire.
- Sfilla Company {Philippopolis). Soies et cocons» qualité ordinaire.
- P.-G. Sildaroff {Sofia). Chaussures du pays, très communes.
- Ce sont-là les seuls noms qu’il y ait quelque intérêta relever.
- Des mannequins, portant des costumes brodés pays, sont placés à l’angle des passages de la section-
- Des couvertures et des tapis aux coloris vifs, dessins géométriques assez primitifs, et d’une qualde
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- BULGARIE. : 151
- grossière, donnent une faible note décorative à cette exPo$ition.
- Une vitrine contient des cuirs et de la sellerie indigènes ; une autre est remplie de cierges très surchargés couleurs et d’ornements répondant aux usages re%ieux locaux.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- CANADA
- La façade de cette section est formée de colonnes reliées par des arches.
- L’entrée est celle d’un château fort. Dans la clé de voûte est sculpté et rehaussé de couleurs un écusson aux armes du Dominion que soutiennent des castors.
- Quelques produits exposés méritent d’être examinés et prouvent les très louables efforts des Canadiens vers la grande industrie.
- Corticelli (St Johns, P. Q). Soies grèges et fdées.
- W.-E. Sanford (.Hamilton). Très grande vitrine contenant des vêtements confectionnés pour hommes et pour enfants, et des uniformes.
- The Toronto Carpet Manufacturing C° (Toronto)* Tapis très bon marché.
- Oxford Manufacturing C° (Oxford, N. S.). Draperies ordinaires et de fantaisie, cheviots pour vêtements complets. Qualité très ordinaire.
- Globe Woolen Mills C° limited (Montreal). Mérinos. Draps pour costumes. Diagonales, cheviots et fantaisies pour vêtements complets. Draps pour pantalons et pour manteaux. Qualité très ordinaire.
- The Canadian Colored Cotton Mills C° limited (Montreal). Toiles de Yichy communes. Draps de fantaisie et cheviots laine et coton pour vêtements complets, de dispositions assez bonnes.
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- The Cascade Narrow fabric C° (Coaticook, Québec). ^lons et tresses de toutes sortes.
- Belding Paul & C° (Montreal). Soies à coudre et à roder, rubans de soie fort médiocres.
- Henderson (Thorold, Ontario). Bonneterie de lne> tricots, gilets et caleçons. Articles de qualité C°llrante et ordinaire,
- Jonathan Ellis (Port Dover, Ontario). Tricots de aine très communs.
- The Coaticook Woolen Mills (Coaticook, Québec). °nneterie de laine, tricots, gilets, etc., très ordinaires.
- Bamilton Cotton C° (.Hamilton. Ont.). Fils et fi-
- CeUes
- la
- nipes.
- en coton,
- sangles
- en coton. Mèches pour
- American felt hat Manufacturing C° limited.
- °deste vitrine de chapeaux de feutre pour hommes, ^nalité ordinaire.
- T. Galibert (Montreal). Gants de travail en peau de .11e; gants de voiture et gants genre suède (?), pro-llls d’une fabrication encore hésitante.
- Montreal Cotton C° limited (Valleyfield). Sati-nettes, percalines de couleur et andrinoples; flanelles
- c°ton fantaisie, percales glacées. Fabrication courte.
- T. Gourdeau & frères (Québec). Chèvres, chagrins jn^oquins de couleur, n’offrant pas d’intérêt spé-
- Breithaupt leather C° limited (Berlin, Ont.), ^nnerie de l’Aigle » Exposition très importante, lrs P°ur semelles, de belle qualité.
- et
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- m EXPOSITION DE CHICAGO.
- Geo. T. Slater & sons (Montreal). Assez bonne fabrication de chaussures pour hommes, femmes et enfants.
- The Canada Paint C° limited (Montreal et Toronto). Produits à base de plomb, céruse, etc.? Couleurs préparées pour maisons et villas.
- Lyman sons & C° (Montreal). Produits chimiques et pharmaceutiques. Parfumerie qui est peut-être bonne, mais qui n’est pas très bien présentée.
- Fergusson, Alexander & C° (Montreal). Vernis pour pianos et orgues, pour voitures et pour maisons-
- Cobban Manufacturing C° limited (Toronto)• Moulures, cadres et baguettes, encadrements de glaces, d’un goût et d’une fabrication très ordinaires.
- The Brown Brothers, limited (Toronto). Registres et reliure d’un caractère tout à fait anglais, de bonne exécution mais trop à effet. Leurs buvards, carnets, etc., sont assez bien.
- John C. Watson & C° (Montreal). Leurs papi0rS peints n’offrent rien de particulièrement intéressant-Ils ont une tendance à imiter les produits anglais.
- Toronto Paper Manufacturing C° (Cornwall, Ont'.)• Papier à écrire et enveloppes, blancs et de couleurs? de qualité fine. Papiers pour la lithographie, etc.
- Fibre de bois, traitée chimiquement.
- Picot et Bryan (London, Ont.). Services de table en porcelaine demi-fine et épaisse ; leurs formes et letF composition correspondent aux usages anglais. R eü est de même pour leurs garnitures de toilette.
- Quant aux décors, ils sont simples et primitifs.
- Canada Screw C° (Hamilton). Assez important6
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- CANADA. m
- Vltrine de clous, vis, écrous, etc., de bonne fabrication.
- Shurly & Dietrich {Galt, 0^.). « Maple leaf saw Dis ». Très belle exposition de scies de toutes sortes : Oculaires, à rubans, pour ébénisterie, pour bouche-ries? pour charpentiers, pour pierres et pour mé-etc. Nouvelles dentures pour le sciage des billes de 0ls* Produits de bonne qualité.
- The Mc Clary Manufacturing C°, Usines à London ^ — Toronto {Ont.); — Montreal {Québec); —
- iftnipeg {Man.); — Vancouver {B. C.). — Four-, neaux, poêles et articles de ménage en fer-blanc. ^asseroles, plats, couverts, bassines, moules, écu-rïl°ires, etc. Bonne fabrication.
- Star Manufacturing C° limited {Halifax, N. •)• Seuls fabricants des patins à la marque «Ackme ». A-“A. Barthlemes & G0 {Toronto, Ont.). Exposition bouscule de mouvements pour pianos.
- Ûctavius Newcombe & C° {Montreal, Toronto, Ot-
- t^Wa). Pianos droits et à queue d’aspect assez ordinaire. ,
- ^0ïïtinion Organ & Piano C° (Boivmanville, Ont.). Position assez convenable de pianos et d’orgues de
- ^alité
- e moyenne.
- ^oderich Organ C0 {Goderich, Ont.). Petits orgues
- qualité courante pour chapelles
- Petits.
- et apparte-
- , ^oe tente d’indiens, d’un effet assez pittoresque, °nbent des spécimens de l’industrie de ces indigènes,
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- paniers, corbeilles, coffrets en écorce brodée et en plantes odorantes de la région. Objets qui n’ont de valeur que comme souvenirs de voyage.
- Créé, Saultuex & Muskegon Indian Childrem Œuvre des enfants indiens élevés et instruits dans les écoles industrielles du Manitoba et dans les territoires du Nord-Ouest. Elle expose les travaux, assez primitifs, sortis de leurs mains : des meubles, des lits, de la bonneterie, des chaussures, des harnais, des objets en fer forgé, des tissus, etc., etc. Un certain nombre d’entre eux, filles et garçons, se livrent sous les yeux du public à leur industrie. Cette Association s’occupe actuellement de trois mille huit cents enfants indiens; ceux des centres français sont généralement catholiques, ceux des centres anglais sont protestants.
- Cette œuvre, toute de philanthropie, fait le plus grand honneur au peuple canadien qui donne ainsi un excellent exemple. Elle démontre, d’une manière indiscutable, que l’Indien est susceptible d’éducation, et qu’on aurait pu, en le traitant plus humainement, en tirer parti aux États-Unis.
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- CEYLAN.
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- CEYLAN
- Cette exposition n’est qu’un véritable bazar où l’on fr°uve à acheter du thé, des corbeilles et paniers en Vannerie indigène, des cuivreries, des coquillages, des Peignes du pays, des couteaux et poignards Kandyans.
- L extérieur de cet établissement est formé de colonnes Sculptées assez grossièrement, dans le style usité à ^eylan, ce qui donne à ce petit coin un peu de pittoresque.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- CHINE
- Une construction de forme « pagode » en bois sculpté laqué rouge et or. avec des panneaux de sujets, sculptés et dorés, contient l’exposition des habitants du Céleste Empire. Elle est fort restreinte et n’offre qu’un médiocre intérêt.
- Chun-Quan-Kee & C° (Canton). Importateurs du « meilleur thé », occupent un assez grand espace; ds exposent des soieries, des étoffes brodées,, des ivoires sculptés, des meubles sculptés et en laque, des statuettes en plâtre décoré, des objets en bois noir et en santal, des éventails, des écrans et des lanternes. Les vases et porcelaines décorés sont en profusion ; mais ils sont ordinaires, souvent communs, et n’ont qu’une valeur marchande.
- The Lee Kwong Kee C° (.Kiukiang). N’a que des grands vases et des porcelaines de fantaisie, bien qu’elle prétende avoir une collection « sans rivale » de porcelaines des Poteries de l’Empereur à ce King-teh' chen ».
- Shewan & C° (Hongkong et Canton). N’ont rien de bien remarqnabie ; c’est plutôt un bazar où l’on trouve des nattes, des éventails, des pièces d’artifice, des huiles essentielles, du thé, des soieries et des porcelaines.
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- CORÉE.
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- CORÉE
- Une seule pièce contient une sorte de musée de cu-ri°sités coréennes.
- Ce sont des vêtements, des costumes et des coupes d étoffes de soie ; des glands â ornements d’argent.
- Une chaise à porteurs, une selle, un petit canon du dixième siècle, cl longtemps avant que l’Europe ait dé-c°üvert la poudre à canon », dit la légende explicative. Quantum mutatus!...
- Une collection de bois du pays.
- Ues sabots, des chaussures indigènes et des objets de
- cUriosité.
- Un coréen en costume national, coiffé de son cha-
- Peau de bambou finement tressé, veille sur ces... trésors.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- DANEMARK
- La façade est de style danois, d’un aspect féodal? avec ses clochetons aux angles, en harmonie avec cela1 du centre. Sur le fond d’un gris verdâtre, adopté pour la décoration de cette construction, se détache, aU' dessus de la porte d’entrée principale, l’écusson au* armes royales supporté par des Hercules couronné de feuilles de chêne et appuyés sur des massues. chaque côté de cette entrée, deux baies sont occupa par les statues, en plâtre bronzé, de Hans Christie Andersen, le célèbre auteur danois, et de Ber^ Thorvaldsen, le sculpteur renommé. Des panneau* représentant des vues du Danemark ornent différente3 parties de l’enceinte de cette section d’un goût tres sobre et d’un bel effet.
- A l’intérieur, quelques souvenirs du grand artiste sofll joints à une reproduction du Musée Thorvaldsen ; copies en plâtre de ses oeuvres : Hëbé, le Gardeur ^ moutons, etc., et des croquis complètent l’hominaf?6 rendu à l’une des gloires nationales.
- Le nombre des exposants n’est pas grand, tf1alS leurs produits sont généralement intéressants, de goût et d’une belle fabrication.
- Bernh Schrôder Nilsen & Hansen. Fabricants de vrais cuirs et d’imitation de cuirs décorés et dorés, de tapisseries-soie, pour tentures murales. Ils expose111
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- DANEMARK.
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- üne « imitation » des « tapisseries des Gobelins » qui, disent-ils, a obtenu une médaille d’or, à l’Exposition de Paris 1889. Leurs papiers peints sont très bien c°mme coloris et comme dessins.
- G- B. Hansen (Copenhague) a disposé son empla-Cernent en pièce d’un ameublement complet. Les Meubles sont bien et d’un cachet entièrement danois. ^ est infiniment plus louable de perfectionner sa fabri-Cahon et de conserver à ses produits leur caractère na-tlonal que de copier, souvent maladroitement, les modèles d’autres pays.
- Chr. 8c Vald. Plum [Copenhague). Très bel ameublement de salle à manger en noyer incrusté. L’exécution des meubles est parfaite, et, si les formes sont un peu massives, l’ensemble conserve son style de pur danois, d111 certainement charmera toujours les connaisseurs m les amateurs.
- E. Meyer [Copenhague). Plateaux en laque, décorés,
- û|. r
- écrans montés en peluche. Ces articles sont très bien.
- •^rae Ida Hansen [Copenhague) est une dame du m°nde d’un véritable talent. Ses panneaux brodés sont j avec beaucoup de goût dans le dessin et le co-et avec une extrême habileté dans l’exécution. s coses trémières, ses vuccas en fleur, ses pissenlits , ieur et en graine, ses primevères et ses soleils ont, U deux ou trois pas, l’aspect d’une aquarelle large et ^ corative. C’est la nature prise sur le vif et interpré-- avec un grand sens artistique, la ^c^e^sen (Copenhague), joaillier et orfèvre de a Cour. Reproduction exacte des pièces anciennes du
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- Musée de Copenhague et quelques pièces de joaillerie moderne.
- Parmi ces reproductions très fidèles et très bien exécutées se trouvent : un poignard du dix-septième siècle, copié pour le roi Frédéric VII; une montre de table du commencement du dix-huitième ; des bracelets, boucles d’oreilles et diadème, dans le vieux style septentrional ; un poêlon Scandinave d’après une pièce en or trouvée dans des fouilles et qui a dû servir à des sacrifices humains pour recueillir le sang; etc., etc.
- Un bol et un pot, en argent, décor chardon, sont d’un très beau travail repoussé et ciselé.
- A l’entrée de la section, ce fabricant-artiste expose, sut un socle en velours vieux vert, la statue équestre en argent de S. M. Christian IX, exécutée à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de son règne. Elle est elle-même placée sur un socle en argent formant une sorte d’arc de triomphe à six arches recevant chacune de jolies statuettes, en partie frottées d’or, et représentant ' Neptune, l'Art, la Science, Mercure, VAgriculture et l'Industrie.
- Sa valeur intrinsèque est de 8500 dollars.
- V. Christesen (Copenhague). Bijouxfiligranés en or, d’après de vieux documents Scandinaves du Musée national, et d’une belle exécution.
- Une jardinière en argent avec une paire de candélabres, composés et modelés par le professeur H. Olrdo sont d’une jolie composition et d’un travail très soigné.
- Le bouclier en argent repoussé et ciselé, représentant des scènes de la vie du roi Waldemar le Conque-
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- ranL est une pièce très artistique, de la valeur de ^000 dollars.
- Le surtout en argent avec épargnes dorées est un peu
- ^°P lourd, mais il est très riche et d’une belle exécution.
- Leux services à thé, très importants, en argent re-P°üssé et ciselé avec épargnes dorées, sont également tres bien.
- T >
- ^assortiment de couteaux, cuillères, couteaux à Papier, etc., en argent doré avec émaux, est très grand ; ?l ^es modèles ni le fini ne dépassent le mérite d’une 0llïle fabrication.
- Lans son ensemble, c’est une très belle exposition.
- L. Herz (Copenhague). On remarque parmi les co-
- Ples de pièces anciennes : la Corne (TOr, du cinquième
- °a sixième siècle ; la Oldenborg Horn d’après les Royal
- C^ron°logical Collections on Rosenborg.
- La pièce de milieu, grand surtout en vieil argent
- avec épargnes dorées, est une composition lourde et
- Sa,ris grand caractère artistique : un char attelé de
- I ls lions porte une statuette de femme représentant
- ^ Lanemark. L’exécution est assez bonne. Des cuil-
- res"Souvenir en argent avec émaux, des croix Dag-
- m argent doré et émaux, et de fines cuillères à
- café airn ;
- ^ clvec émaux transparents, complètent 1 ensemble °ette vitrine qui est bon, mais inférieur à celui du Cèdent.
- cr 6rilarrï Hertz. Bijoux Scandinaves en argent et
- or
- et
- Jensen. Cuillères de toutes sortes en argent doré eri)aux. Genre Scandinave.
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- Royal Gopenhagen Porcelain. Directeur administratif, M. Philip Schou, conseiller d’État ; Directeur artistique, M. Arnold Krog, professeur d’arts. Ceuxqu1 ont examiné les produits de cette manufacture à Paris? en 1889, se rappellent certainement leur mérite artistique ; ils ont conservé tout leur cachet et toutes leurs qualités ; il y a même à constater un nouveau progrès.
- Quelques pièces grand feu, dans le genre jlamff^ sont bien réussies. Les décors ont beaucoup d’origina' lité, l’émail a une grande intensité, et la tonalité géne-raie est excellente.
- En juillet, presque tous les objets étaient vendus à de bons prix, et le succès a été tel que, ainsi que Ie disait le représentant chargé de la vente, il aurait pu en vendre cinq fois autant.
- A citer parmi les pièces originales et les mieu* réussies : le vase Escargots, le vase Corbeaux, le plat Petite Gardeuse d’oies, et nombre de petits objets d’étagère.
- Veuve P. Ipsen {Copenhague). Ses vases et bas' reliefs en terre cuite sont toujours les mêmes comu^ modèles et comme sujets. Ses statuettes en terre cui^ noire constituent une note relativement nouvelle ^ elle est très bonne.
- Herman A. Kaehler (Naestved). Parmi ses pièce& en faïence grand feu, à tons métalliques, il en quelques-unes très réussies.
- Cari Budde-Lund {Copenhague). Ses statuette^ vases et petits objets en terre cuite n’ont qu’une &e diocre valeur.
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- DANEMARK. 165
- k- P. Jorgensen (Copenhague). Terres cuites. Spé-Clalité de terres cuites noires. Ce sont généralement des reproductions, mais elles sont traitées assez artistiquement.
- E. Block (Copenhague). Produits de la galvano-plastie ; principalement des plats et plateaux gravés epu ne présentent rien de nouveau ni comme procédé ^ comme genre.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- ESPAGNE
- L’Espagne, dont les couleurs flottent partout, à cote du pavillon des États-Unis, et dont on a fait revivre Us gloires passées en fêtant le quatre centième anniversaire de la découverte à laquelle elle a contribué, se devaita elle-même de faire un certain effort de mise en scène* Toute sa section est d’architecture mauresque, décoré de couleurs vives. Malheureusement, une partie esttres sombre, et cette architecture ne contribue pas à donner le jour qui lui manque.
- En entrant, on est tout de suite arrêté par des objet5 d’un mérite et d’une valeur exceptionnels.
- Un grand vase, ayant la forme d’une amphore grecque, en acier noir, de 2 mètres de hauteur, est finement incrusté d’or. Le prix demandé est ^ 20000 dollars.
- Un autre grand vase, style Renaissance, de la matière et du même travail, de lm,60 de hauteur d’une décoration plus riche et plus importante, est affiché 40000 dollars.
- Ces deux pièces uniques, dont Mme Felipa Guisaso^ est l’auteur, sont absolument remarquables dans leUf genre, autant par leur dimension peu commune par leur exécution.
- Felipa Guisasolay Cia {Madrid). Bijoutiers; objet5 en acier incrusté d’or.
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- Les vases, buires, montres, couteaux à papier, bre-loquets, bracelets, coffrets, etc., sont d’un genre spé-ClaI dans lequel excelle l’artiste espagnol. Les bijoux, loches, boutons de manchettes, colliers, épingles, etc., de ce même genre, ne semblent pas, de même que les Autres pièces importantes, être compris du public arné-ricain qui est habitué à des objets d’ornement très v°yants, fabriqués mécaniquement, et qui ne se rend Pas compte du travail considérable que chaque pièce représente.
- Cette vitrine est très importante, remplie de fort Ldies choses; c’est certainement ce qu’il y a de mieux ns la section espagnole.
- . ^ejo Sanchez (Madr id) a également des bijoux acier ^iGrusté d’or, des manches de parapluie et pommes Canne, des coupes, jumelles de théâtre, bracelets, ^gnards, éventails, cadres de photographie, etc. Ces Jets sont d’une fabrication soignée.
- ^ Glosa Florenza (Barcelone). Le lustre cuivre poli .style Renaissance est une pièce très importante; ïïiai's le travail en est très ordinaire.
- ^ José Maya (Barcelone). Les sièges en noyer rehaussé ^ 0r> style Louis XV, et la glace longue sur console asse sont de fabrication courante.
- grand bahut à glace, avec fronton très riche,
- (>St i . .. ® 7
- uien soigné; le prix est de 1000 dollars, rendu sur Place.
- La tablé et les sièges, en noyer sculpté, garnis de j °Urs de Gênes, sont assez soignés. Les tentures et j^pisserie sont d’une bonne exécution. n Petit meuble Renaissance en noyer sculpté, avec
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- tiroirs multiples à l’intérieur et en thuya, est particulièrement bien travaillé. On en demande 1200 dob lars.
- La glace à cadre sculpté riche en quatre parties, et la chambre à coucher en acajou ciré (d’un genre trop anglais) sont d’une bonne exécution.
- La tapisserie est faite par Benito Malvehy (Barc&' lone)-, les passementeries sont de Louis Sala (Barcfi' lone).
- L’exposition collective de ces trois maisons laissé une très bonne impression.
- Moreu hermanos (Barcelone). Il est difficile de s6 rendre compte, dans la partie sombre qu’ils occupe^ et en l’absence de lumière électrique (le 4 juillet), <bs détails de leurs passementeries. Quelques glands rieheS sont très jolis, mais trop compliqués comme dèles.
- Garcia y Portus (Barcelone). Leur armoire à gla°e est de goût tout à fait espagnol. Quant au petit meubb à panneau de fer repoussé et ciselé, il est très fin ^ sculpture et de détails, c’est une belle pièce,
- Miguel Fargas y Vilaseca. Cuirs repoussés et déc°' rés pour ameublements; veaux cirés et nature; tons chagrinés et vernis; moutons grain de porC> chèvres chagrinées, vernies et quadrillées.
- Toute cette fabrication ne présente aucun point spe cia.l à mentionner.
- Sert hermanos y hijos (Barcelone). Assez graI1 assortiment d’étoffes brochées pour ameublements, ^ pis, rideaux, couvertures et portières, de genres ovà1 naires et de qualité très courante.
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- Jaime Pujol é hijo (Barcelone). Baguettes et cadres en dorure chimique.
- fournitures et accessoires d’ameublement en bois tourné. Articles communs, d’un usage démodé, 11e pou-Vant s’employer qu’en province.
- Cornez é hijo (Valence). Deux pianos droits, de Benre courant.
- Parellada y Cia (Barcelone). Velours de coton unis
- de fantaisie, de genres assez bien.
- José Ferrer y Vidal. Cretonnes et percales imprimes pour ameublement et pour robes. Flanelles im-
- Primées.
- Tous ces articles sont de qualité courante.
- Godo y Cia (Barcelone) ont trouvé le moyen de faire une exposition très attrayante avec leurs fils et ^eUrs tissus grossiers en jute pour sacs.
- G. Fabregus Rafart. Soieries noires, fichus, taffetas
- foulards.
- Sabas, Puimoler y Cia (Barcelone). Toiles de Vichy P°or robes.
- José Dalmau (Barcelone), Châles de laine, tartans et flanelles.
- Cabot & Alabau (Matarô près Barcelone). Bonne-torie. Toute leur exposition se compose d’un cadre vitré en peluche rouge contenant des gilets et des
- chaussettes.
- ïnstituto industrial de Tarrasa. Draperies, fïa-^fles et châles tartans. Cette exposition assez impor-tonte comprend une collectivité de dix-neuf fabricants. ^1Ie est assez mal présentée. Tous ces tissus sont à Tair efa la poussière, sans arrangement méthodique.
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- Les draps sont surtout de nuances claires, pour costumes complets de campagne.
- Corporation des fabricants de Sabadell (Madrid), fondée en 1559. La production annuelle de cette corporation de fabricants est de 6 500000 livres anglaises de tissus de laine.
- Draps unis, noirs et de couleur ; cheviots et fantaisies, de bonnes dispositions; principalement en nuances claires, d’un goût passable et d’une qualité courante. Exposition bien présentée.
- Les successeurs de Torras frères (Barcelone) -Papiers à écrire et à cigarettes. Petite vitrine n’offrant aucun intérêt, pas plus que celle du même genre de Bartolome Costas (Barcelone).
- Les éventails de Alejandro Sans (Madrid) sont dans deux vitrines. Dans l’une, les éventails communs à grand effet, dans l’autre, ceux en os, bois doré et nacre, garnis de dentelles. Ces derniers sont plus fins, mais sont aussi très voyants et d’une note trop vive.
- Vayreda y Cia. Petites statuettes de sainteté richement décorées. Toutes ces figures sont de très petites dimensions.
- Vincente Rosés (Madrid) n’expose qu’une statuette décorée, très riche.
- Francisco Vila (Barcelone) n’a que quelques petites statuettes de sainteté d’un décor riche.
- Hijo de Eudaldo R. AmigoyCia (Barcelone). Les vitraux d’église sont assez bien, ceux de fantaisie avec peintures sont très ordinaires.
- Orsola Sola y Cia (Barcelone). Leurs carreaux mo-
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- tiques et céramiques ne sortent pas des genres c°nnus.
- José Mensaque h° y Cia (Sevilla). Carreaux céramiques genre Albambra. Grands vases à dessins métallisés imités de faïence de Burgos et de Grenade. Plats décoratifs traités dans le même esprit. Cette exposition est d’un bel effet, mais il n’y a là que des reproductions °ü des adaptations et non des créations.
- Carabanchel (Bajo Madrid). Savons blancs de mé-bien présentés, mais que l’obscurité de remplaçaient occupé empêche d’examiner.
- José Font (Barcelone). Parfumerie montée sans élé-§aflce.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- ÉTATS-UNIS
- Une visite à cette section offre un grand intérêt, cal’ c’est la première fois depuis l’Exposition du Centennial à Philadelphie, en 1876, que l’industrie américain6 s’est complètement manifestée dans son ensemble. L6S expositions auxquelles cette nation a pris part en Europ6 n’ont jamais permis d’apprécier son développement industriel. Par suite de la distance, du peu de chances qu’il y avait à exporter leurs produits manufacturés, quelques fabricants d’articles spéciaux sont seuls venus y chercher des récompenses, dans un but de réclame, récompenses que les jurys ont souvent accordées avec beaucoup de bienveillance.
- Au début, cette section, en bordure sur la Columbia Avenue et sur l’avenue transversale, n’avait pas d6 façade. Les vitrines des exposants en tenaient lieu-Quelques-unes, très importantes, surtout celles de la Gorham Company et de Tijfany, formant le pan coup6 sur le carrefour où se trouve la tour de l’Horloge, son! d’une architecture et d’une décoration suffisamment distinctes de celles des sections voisines, pour motiver l’absence d’une façade. Mais, lorsque la Commission de la section américaine vit construire les enceintes monumentales des sections étrangères, elle comprit qu’ell6 ne pouvait faire moins, et elle fit élever à la hâte un6 devanture pour remédier à l’insuffisance de cette sén6
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- ÉTATS-UNIS.
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- petites caisses vitrées, carrées, avec ou sans fronton,. Ulle uniformité attristante et que rendait plus lugubre encore la teinte noire adoptée par tout le groupe ^es tissus.
- Ou échangeait ses impressions sur le mauvais effet
- Produit par cette ligne de petites guérites noires, trop
- regtdières et trop basses, lorsque, vers la fin de juin, on
- vd se dresser comme par enchantement une façade k
- arcades, avec chapiteaux et consoles dorés.
- 0 est seulement dans la première quinzaine de juillet
- (îUe cette cloison fut couverte de toile et badigeonnée,.
- et qu’on put compter un pseudo-palais de plus.
- Les visiteurs se portent en foule vers les salons couleur
- eUrre frais et or qui renferment les plus curieux spé-
- ^lrUens des maisons d’orfèvrerie et joaillerie en renom. Il n?
- 11 y a aucun inconvénient à les suivre et à commencer ce côté l’examen très long et très minutieux des Pr°duits américains.
- Gorham Manufacturing C?, à Providence, R. I. e pavillon qui renferme les salles d’exposition a son entrée principale dans le pan coupé cintré du carrefour la tour.
- centre s’élève une colonne dorique surmontée uue sphère sur laquelle repose l’aigle national.
- ^ue série d’arches forme la façade sur l’avenue, et un t°it vitré protège l’intérieur contre la poussière et les lïlteuipéries de la saison. Cet intérieur est très riche, 0rué de panneaux décoratifs et de médaillons d’artistes ^élèbres : Michel-Ange, Holbein, Cellini, Albert Durer, odré del Sarte, Adrien Kraft, Peter Vischer, etc. parquet est en mosaïque de marbre, les vitrines
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
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- en acajou et glaces avec lumière électrique disposée a l’intérieur.
- Les cristaux taillés et gravés en creux, montés efl argent doré, sont de formes très variées et très étudiées* Ce sont des brocs, des buires, des coupes, des encriers? des services à eau et à vin, d’une richesse inouïe. Le3 modèles n’appartiennent à aucun style, ou plutôt ds appartiennent à tous les styles, amalgamés avec une certaine ingéniosité ; ils ont le défaut d’être trop chargés et ils manquent d’élégance. Les Américains aiment tout particulièrement ces pièces massives de forme et d’orne' menlation; n’est-ce pas une erreur de les laisser dans cette voie? Une maison aussi bien posée et aussi bieu considérée que celle-ci n’a-t-elle pas la mission, sinon le devoir, de lutter contre une tendance fâcheuse et de diriger le goût de ses nationaux?
- La véritable force ne consiste pas à marcher avec l’opinion, mais à la modifier et à la conduire.
- En face de l’entrée se trouve la statue en argent de Christophe Colomb par Bartholdi. Elle est de grande^ nature et placée sur un socle d’argent. L’artiste français a été très bien inspiré; la pose, l’attitude, le geste? l’expression sont pleins d’énergie, de confiance et d’aU' torité.
- Cette figure devrait être placée plus haut et être vue à quelques pas de distance ; il n’y a là ni recul,111 lumière, ni espace, c’est tout à fait fâcheux, et poüf l’artiste et pour la maison qui a exécuté cette belle œuvre.
- Parmi les superbes pièces en cristal, il convient de citer la vasque de 65 centimètres de diamètre, montée
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- en Argent doré. Ces cristaux ont été exécutés sur les H
- essiris et les indications de la Gorham Company par Libbey Glass C° dont il sera parlé plus loin.
- Les articles en argent sont très nombreux, et il est difficile de les décrire, mais il en est dont on ne peut se dispenser de parler : tel est le bol à punch, repoussé ^ finement ciselé, dont la dimension peu ordinaire et e b’avail parfait attirent l'attention.
- Les faïences de Rookwood, aux tons harmonieux, evaient tenter les artistes et les dessinateurs de cette Raison. Ils ont, en effet, habillé quelques pièces d’une tirasse d’argent qui se découpe en arabesques n’ayant aucun rapport avec l’objet ainsi revêtu. Le travail est len fait, mais il est mal conçu; on ne recouvre pas ^lrisL même d’une chemise d’argent ou d’or, un objet
- ut le mérite est dans sa forme, sa matière et sa tona-uté.
- La coupe Nautilus est une fort belle chose. Des co-fiuilles en argent doré supportées par des dauphins en ruient la base. Au centre une statuette Vénus soutient ^Ue conque naturelle aux reflets irisés, recouverte d’un ^eseau de fleurs et de motifs d’ornementation en argent re vieux sertissant des cabochons de turquoises, jjreuats, émeraudes, clair de lune et chrysoprase. Une burine ailée représentant la Victoire est gracieusement Ssise sur la coquille. Gen’estpas là un objet nouveau, fi dans l’idée, ni dans l’exécution, maisc’estfin, gracieux s* différent de ce que produisent les orfèvres amé-^ains qu’il faut applaudir à cette tentative d’ailleurs tfes heureuse.
- hes corbeilles en vermeil repoussé n’ont rien d’artis-
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- tique, c’est un article en plusieurs tailles et à mettre au catalogue.
- Le grand service à thé en argent repoussé n’a auca*1 attrait; il est lourd de formes et de dessin ; il est incon1' mode; il ne peut convenir qu’aux Américains habitue8 à ce genre de chaudronnerie en argent. On en demand6 4000 dollars.
- Le service à thé japonais, évalué 2300 dollars, n’est pas bien séduisant, malgré ses patines qui ne par' viennent pas à dissimuler l’argent repoussé au* lourdeurs implacables.
- Les aiguières en vermeil repoussé sont fort éle' gantes.
- Le surtout vermeil et candélabres avec petits abat' jour cuirasse à jour, ne se rattachent à aucun style et sont bien lourds.
- On ne peut donner une idée de la variété et du nombfe de modèles des cuillères et des fourchettes; c’est ^ profusion et la confusion. Bien peu sont jolis, il faut Ie dire, mais c’est si bien présenté dans les écrins ! Il y ^ a aussi pour tous les usages, presque pour chaq116 genre de mets. Quelle étrange idée que celle de donn6' une cuillère en souvenir! La vogue est à la Souvbï^ spoon avec portrait de Christophe Colomb, en pied,el1 buste, au milieu des scènes marquantes de sa vie, ^ des vues de l’Exposition et des vues de Chicago et d’ailleurs.
- C’est une débauche de cuillères. Celles de la Go&'
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- pagnie Gorham sont mieux, mais elles n’échappent Pc à cette critique.
- Il y en a cependant de jolies, avec émaux, dans ^
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- genre russe, elles ne font pas oublier celles de cette Provenance.
- Les brosses en argent repoussé avec Amours sont rïehes, mais trop massives. Les garnitures de brosserie en vermeil avec médaillons de peintures sur émail ont même inconvénient.
- La buire dans ce même genre est fort jolie, ainsi que *es gobelets à eau qui répondent à un usage inconnu en Europe.
- La maroquinerie en cuir naturel ciselé et repoussé est fort bien traitée, et les sacs de voyage de cette matière avec pièces de toilette en vermeil accompagnent Pences superbes articles. Les papeteries, buvards, sacs dames, aumônières, cadres, étuis à cigares, porte-monnaie,, sont très réussis, soit dans ce cuir ciselé, s°it en maroquin noir anglais ou en cuir blanc garnis ^ Appliques en argent ou en vermeil. L’album orné Appliques argent et de cabochons pierreries est d’un grand luxe ; les peaux de crocodile ou de serpent donnent l’originalité à tous ces objets, mais les épaississent. Le Century Vase, exposéenl876 h Philadelphie, revoit ^ jour en 1898. Les figures allégoriques représentent lé Progrès, une allusion modeste aux succès et à la Candeur de l’Amérique depuis sa découverte. La seule Partie qui ne soit pas en argent est le plateau en granit
- base, une autre allusion à l’unité et à la solidité rl
- e son gouvernement.
- Le vase est tout en argent, sa hauteur est de d^,55, il ^Se deux mille onces et est évalué 25000 dollars.
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- ^ e*ecution en est belle, mais le dessin en est trop ame-ticain.
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- D’élégants flacons de poche en cristal sculpté de la fabrication de John Hoare (Corning N. Y.), sont montés en ors de couleur et sont très artistiques.
- Une vitrine contient la collection de M. Halbrook, le manager de cette Société; elle se compose de pièces uniques de leur fabrication, de provenances japonaise et européenne. On peut y trouver quelques spécimens rares : en argent, en niellé, en émaux cloisonnés.
- Enfin, parmi les derniers efforts des artistes delà maison, il convient de citer la peinture sur émail qui se fait, non à la fabrique de Providence, mais à New-York, et les émaux cloisonnés transparents. De ce dernier genre il n’y a que quelques pièces, mais ce sont les premières produites à New-York, et elles sont bien réussies.
- A cette fabrication déjà si importante, cette maison en a joint une autre, celle des bronzes et cuivreries d’église.
- Les rampes, pupitres, porte-missel, prie-Dieu, torchères, etc., en cuivre poli, ne sortent pas du genre pratiqué en Angleterre. Les chandeliers, croix, ostensoirs en cuivre verni or ou doré sont dans la note connue; les saints ciboires en vermeil avec émaux et cabochons, les calices en argent et en vermeil n’ont pas encore atteint la richesse artistique qu’on leur donne en Europe. On sent que cette partie de son industrie est encore à son début;.qu’il y a des hésita' fions, des tâtonnements, et que, lorsque mieux instruits? plus surs d’eux-mêmes, plus documentés, ses artistes feront de nouvelles créations, elles auront le caractère qu’ils savent imprimer à ce qui sort de leurs mains* '
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- Le Christ, grandeur nature, en. bronze, est bien, ainsi que l’ange porte-lutrin.
- Les deux panneaux en bronze, têtes de chefs indiens, Auxquels on a laissé l’apparence d’une ébauche, et ceux d’Adam et Êve, ne sortent pas d’une moyenne; Artistique très ordinaire. En résumé, c’est une très belle et très importante exposition. :
- Tiffany & C0 (New-York). Cette grande fabrique de Joaillerie, bijouterie et orfèvrerie occupe la partie mitoyenne du grand salon construit à frais communs avec la Compagnie Gorham. L’entrée de la vaste salle ^exposition est dans le pan coupé Gintré donnant sur> carrefour de la tour-horloge. La décoration exté-: teure est à peu près la même pour les deux maisons.
- L’intérieur est disposé différemment. Au centre, une orande vitrine garnie de fortes glaces et soigneusement Surveillée contient les riches parures en brillants, en Pierres précieuses et en perles fines. Il est presque5 impossible d’y rester assez longtemps pour y prendre düelques notes, tant la foule y est compacte. En commençant par un des angles, on remarque des flacons? ^e poche en jade et en émaux, montés de pierres prêteuses ; des diadèmes et des colliers en topazes roses et huilants ; des épingles à cheveux et des bracelets éme— raudes et brillants (les émeraudes sont énormes). Une aütnônière velours noir brodé d’or et avec cadre en on Sertissant des turquoises. Des montres extra-riches avec r°scs, des broches en brillants et turquoises, et de gros-h^cons à odeurs en jade avec bouchon lapis orné de
- ‘•oses. .
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- Des broches en perles de couleur, des Saint-Esprit avec pierres clair de lune entourées de roses.
- Un joli assortiment de broches en pierres de couleur, roses et brillants formant une collection de chapeaux (modes de 1830). Ces modèles ont été créés par une maison de la rue du Quatre-Septembre, à Paris ; si ce ne sont pas les mêmes, ce sont leurs frères.
- Il serait fastidieux de décrire tout ce que cette séduisante vitrine contient; il est utile cependant de faire remarquer que cette maison, ayant voulu exposer de très grandes pièces, a trouvé le moyen de le faire à assez bon compte, en employant pour pierres principales des aquamarines et des topazes roses. Cette observation ne se serait certainement pas produite, s’il n’y avait eu qu’un ou deux cas de ce genre; mais, le fait se répétant assez souvent, il faut le signaler comme une véritable hérésie : on ne monte pas une pierre d’une valeur insignifiante avec des entourages de brillants, encore moins les fait-on figurer au centre de parures de joaillerie.
- Ainsi, des diadème, collier et broche forment une parure à grand effet, avec des aquamarines et des brillants ; Ce n’est pas de la haute joaillerie.
- Les colliers de perles en chute de deux et de trois rangs sont beaux, mais pas extra.
- Le gros diamant le Tijfany, monté sur une tige à ressort tournant sur elle-même et placée sur un socle tournant également, est d’une teinte citron très accusée, il est épais et de forme carrée, mais il est très vif; son poids est de 125 3/4 carats, on en demande 100000 dollars.
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- La rivière de brillants semble très belle sur le buste de velours noir où se trouvent disposées eit c°llier sept broches, dont les centres sont de gros ballants, jaunes, bruns, fumée, etc., etc.
- Le grand collier de trois rangs uniformes formant un noeud de ruban avec croix de grosses émeraudes et Pendentif de grosses perles se terminant par deux bosses poires émeraude, n’a ni dessin ni nouveauté *b distinction.
- La grande broche saphir oblong monté en travers e* entouré de brillants, est encore, comme la précé* (^nte pièce, d’un elfet un peu gros; de même que
- les diadème, collier et broche topaze rose et brillants.
- La joaillerie n’a pas encore pris racine aux États-nis; c’est un genre délicat qui n’est goûté que des Peuples affinés. On y préfère les- pierres d’une valeur lrdrinsèque connue, tandis que le travail du dessina-' b^ret de l’artisan n’est qu’une valeur relative inconnue ^ vulgaire, c’est-à-dire de la masse.
- Ln orfèvrerie, là comme chez Gorham, c’est l’argent lePoussé et ciselé qui domine. Ils ont créé une série de c°upes, plateaux, corbeilles, assiettes, compotiers en ^Poussé et découpé à jour, C’est très à effet, mais C,est tout.
- ^ Une vitrine contient un grand nombre de petits
- JJbeiots d’étagères, en argent, anciens et modernes,
- p . ï
- rarmi les pièces importantes le arctic boivl ou bol à
- Stac
- e? est bordé d’une couronne de houx, avec ses baies ;
- la,
- p. ase est faite de cristal de roche et de pommes de n> le corps est en argent ciselé, porté par des ours.
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- Cette composition bien américaine est plus étrange qu’artistique.
- befentian vase e,st de forme grecque, décoré d’ors bleuis, son prix est de 1500 dollars.
- : Le magnolia vase pèse 777 onces d’argent et vaut 10000 dollars. C’est une grande pièce en argent repoussé formée de fleurs de magnolia ; sa hauteur est de 80 centimètres; Les fleurs traitées en différents tons mélangés d’émaux se terminent par les tiges et les racines de cette plante encerclant des opales, leur enchevêtrement compose la base. La forme empruntée à une vieille poterie trouvée dans les fouiMeS du nouveau Mexique est lourde et peu élégante; sl elle a l’avantage de donner une sorte de caractère historique à cette pièce, elle a l’inconvénient de U priver d’élégance ; c’est très regrettable, car, en dépd d’une composition un peu étrange, le travail a uri ré^ mérite.
- Le grand broc, dont l’anse est formée par une statuette d’Indien, est décoré de sujets indiens en repousse? entremêlés de pommes dé pin et de plantes grasses? sa valeur est de 1425 dollars. La composition est oH' ginale, l’exécution n’a rien d’extra.
- La garniture de bureau en argent, de style orientai est garnie de cabochons lapis ; elle se compose d’uu6 quinzaine de pièces de formes assez heureuses.
- . Une des vitrines contient des aumônières en velours brodé d’or avec cadres argent doré repoussé, deS miroirs à main, dés cadres pour photographies, &eS coffrets, etc., etc., én galuchat, monté argent.
- . Une autre est remplie d’objets tels que therm0'
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- mètres, presse-papiers, encriers, articles de fumeurs, coupe-papier, faits de défenses d’éléphant ou de rhinocéros, montées en argent. Puis, ce sont des flacons de chasse, des fouets, cannes et cravaches; des parapluies et ombrelles ; des revolvers, des fusils, des poignards. Tout cela, monté en argent, en or, repoussé, niellé, patiné en tons japonais, forme un assortiment si grand, qu’il semblerait que les métaux précieux n’ont plus de valeur. Les flacons de poche et de chasse, les Plus riches, les plus extravagants comme forme et comme luxe de matière et de travail, sont variés à l’infini; aucune maison n’en possède l’équivalent en Europe. La bride de cheval, en cuir blanc, avec aPpliques en argent, est fort riche ; la bouderie, les chaînes, la gourmette et le mors en argent massif, en font un article hors ligne.
- Le service à thé American Flora, composé de sept pièces et d’un plateau, est le clou de l’exposition d’orfèvrerie en argent.
- Ce service, d’un travail de ciselure considérable, ne représente pas au premier abord la valeur de ^ 000 dollars. Un examen plus attentif permet d’en découvrir les finesses. La décoration est surchargée à i’excès, elle se compose des principales fleurs de i Amérique :
- La théière comprend : V églantine, la marguerite et ta mgosotis ;
- La cafetière : le chrysanthème, le Dogwood et le Rvgged sailor; •
- Le sucrier : V azalée, V œillet, Y héliotrope
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- Le crémier : le bouton d’or, le souci, le pois de sen-leur ;
- Le bol :1e muguet, la pensée, la marguerite ;
- Le marabout : la capucine, la giroflée, le bouton dor ;
- La bouilloire : le pavot, Y anémone, la pâquerette;
- Le plateau ; Yéglantine, la marguerite, le myosotis, le le somcî, Y anémone, le muguet, la pensée, le
- chrysanthème, Y azalée, le Ragged sailor, Y œillet, le pois de senteur, la fleur de pommier.
- Cette nomenclature indique bien à quelle orgie florale s’est livré l’artiste qui a composé ces huit pièces. Ces fleurs ne sont pas traitées d’une manière large, au contraire, toutes les finesses de la plante, ses pétales, ses étamines, ses pistils, ses nervures, ses échancrures, tous les détails de la nature, en un mot, sont rendus aussi fidèlement que possible. Au point de vue de l’art du ciseleur, c’est très poussé, très fouillé, mais c’est sec, et la profusion de toutes çes fleurs correctes et raides dans leur perfection, fatigue l’œil sans le charmer. Le charme ! voilà ce qui manque à tous ces richissimes objets américains. Çes milliers de dollars dépensés ne sauraient donner à ce service ce qui le rendrait inestimable : le charme. On est étonné que tant d’efforts, tant de travail, tant d’habileté ne laisse aucune impression. L’impeccâbilité même de l’exécution devient un défaut, on aimerait mieux moins de précision et plus de naturel. •
- Le grand bol à punch Bacchanalian avec cuillère et plateau en argent repoussé et ciselé, mat et parties
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- jj°^es,’est d’un joli fini ; les buires avec sujets de danse acchanale sont élancées et gracieuses, mais borne* Illentation est bien peu nouvelle. C’est encore de la ^cation à l’américaine ; tout pour l’effet.
- ^ Sur un piédestal isolé, dans un angle ou peu de rs iront la chercher, se trouve une coupe persane, Une valeur de 3200 dollars; elle est excellente de rïle) de composition et de décoration. Ses tons acier Ses patines font bien ressortir les incrustations d’ors ' différentes couleurs, et les détails des motifs de style ^\lSan sont bien dans la note. Cette pièce, d’un goût ^’ère, est très décorative; elle ne reçoit pas l’attention eHe mérite,
- ^ s’extasie devant la garniture de toilette en écrin . Vetaurs vert. Elle est en argent doré repoussé et lSelé; les Amours, les carquois et les torches qui ^nent les pièces dont elle se compose ne leur donnent as l élégance qui leur manque. La grande pièce de , leu5 de forme ovale sur plateau et munie de douze », ’^les5 est un parfait spécimen du genre chaudronnerie (largent.
- ^de table de toilette, en bois d’amaranthe de l’Amé-
- 1(îlle du Sud, est vendue 9000 dollars. Le dessus, les c°tés i
- . ’les poignées, la galerie, sont en argent fondu et
- ^ ^ S GI Û T
- cad * ^ ace Psych^? à S]x porte-bougies, est à
- Cq le d’argent; dans le socle qui la porte est un tiroir enant tous les outils pour la toilette des ongles, de plus disgracieux que ce socle qui fait l’elfet
- Qu
- couvre-plat de réchaud.
- ^ Re
- arit à la table, ellen’est ni Louis XY, ni Louis XYI,
- naissance, elle a des points de contact éloignés
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- avec certaines tables de Boulle, L’ensemblé n’est p3S artistique, l’exécution est très courante.
- Sur un tronc d’arbre naturel, un serpent à sonnet^ étrangle un canard dans ses nombreux replis. Cette composition, assez originale en elle-même, est cutte3 sement traitée. Le canard est en argent émaillé, s°fl bec est en argent doré ; le corps du serpent est eil argent de différents tons, ses écailles en opales ^
- eleI’
- Queensland, et la tête en perles fines d’Amérique-quoi sert cet objet d’une extrême fantaisie ? C’est ^ brûle-parfums.
- !.' On ne peut tout décrire, il faut cependant rapp que cette maison fait de la papeterie de luxe et qu’ellc y excelle. La mention de Heraldic work (travail hér3J dique), est une révélation. Qui donc disait qu’il ^ avait pas de gens titrés aux États-Unis?
- L’assortiment de montres pour hommes et pol]1 dames est très choisi, et son exposition de penduless0 compose de quelques horloges astronomiques, rég1^ teurs et carillons, qu’il n’y a pas lieu d’examiner autfe ment, puisqu’elles ne sont pas de sa fabrication. ^ Quelques objets provenant de leur maison, et aya servi comme prix dans des sports divers, ont été p1^ par les propriétaires pour être exposés à Chicago. u Une seule de ces pièces offre un intérêt, c’est coupe du American steam Yacht Club, d’une valeur
- 10000 dollars, qui est remise au vainqueur dans concours internationaux. Le dernier vainqueur ce club, qui détient la coupe et n’a pas encore reÇ11 Mallengejusqu’ici.
- Les couverts en argent sont représentés dans
- les
- étui1
- d3
- les
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- Afférentes phases de leur fabrication, depuis la barre Argent pour une cuillère de table jusqu’à son entier
- •'chèrement.
- Un disque en argent, prêt à mettre sur le tour, et Une série, de transformations indiquent les moyens eQlPloyés pour arriver à la forme d’un vase ou d’une s°upière.
- U extraction des pierres fines et précieuses, leur ehd naturel et:leur taille composent une intéressante élection renfermée dans une vitrine spéciale et inté-îesse vivement le public. Ce sont des alexandrites des ^ontagnes de l’Oural; des améthystes du Brésil, de friande, de l’Auvergne et du North Carolina ; des an-bres de la Prusse et de la Sicile ; des aquamarines ^el Oural, du Maine et de la Sibérie; des aventurines ^es Indes orientales et de Norvège; des agates arbo-lescentes du Brésil, de l’Uruguay et du Wyoming ; des Cllstauxde roche de l’Arkansas, de l’Alaska, du Brésil ^ de la Bussie ; des calcédoines de Bussie, du Wyoming et de l’Alabàma; des diamants du Brésil et CU Kimberlev ; des grenats verts de Bussie ; des gre-^ftts du Mexique, de Kimberley, du Colorado ; des ^bis de Ceylan; des hématites d’Italie; des malachites de Bussie; des clairs de lune de Ceylan; des fraudes de Russie ; des œils-de-chat de l’Afrique du des opales de Hongrie et de la Nouvelle-Galles du des perles d’Australie et de Ceylan; des saphirs ^oilés de Ceylan et du Siam ; des topazes de l’Oural, 11 Brésil^ de la Bussie et de l’Espagne, etc., etc. ; et Ulîe grande variété de pierres curieuses anciennes.
- Ue développement donné à la description dè cette
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- exposition indique l’importance qu’elle a et la plflC0 que tient cette maison dans l’esprit du peuple amém eain. Il convenait de lui faire, dans le cours de cette étude, une place en rapport avec sa réputation.
- Meriden Britannia C° (Meriden, Conn.). Orfèvrefle métal argenté, et argenté et doré. Grand assortim0l]i de services à thé, bols à punch, services à café, bro0S à eau et gobelets, cuillères et fourchettes, couteau*» pinces à sucre, etc., etc. Le genre est d’un arriériez misme très tranché, l’exécution indique les procéda mécaniques, sans traces de la main de l’homme. C’est très recherché, très prétentieux, rarement séduisait* Parmi les grandes pièces, il y en a de très bien, iualS l’ensemble est du domaine de la chaudronnerie argent
- Le prix de concours sportiques, ceux des yachM’ vélo, shooting, bowling, racing, etc., renchérissent 10S uns sur les autres et sont à grand effet.
- Et cette fontaine à eau glacée en forme de temp^e grec !
- Les jeux de brosses et d’outils pour la toilette d0S ongles, en écrins ou sur plateaux; les cadres, 10S flacons de toilette, les garnitures de toilette: br°c’ cuvette, bol à éponge, boîtes à poudre, boîtes a savon... ; et les garnitures de fumeurs... ; et les petite3 lampes de guéridon... ; toute la kyrielle des pet]ts objets, utiles ou non, est traitée avec le même espr]t’ c’est toujours le même air, et cet air n’a qu’une not0, elle est criarde.
- Il faut en excepter la grande pièce avec deux buffl^’ au vieil argent, qui a un joli vase; le groupe Indien a cheval chassant le tigre, au vieil argent, et sur un gran^
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- ?°clè argent et or, avec bas-reliefs : Indiens chassant le uffalo et l’antilope.
- . point de vue américain, c’est une superbe expo-SUl0n ; au point de vue français, c’est fâcheux de pos-s^(ler de si puissants moyens d’action et de toujours er^her du nouveau quand on pourrait mieux faire, ^irksen Silver filigree C° (Freeport, ///.). Orfè-Vrerie argent filigranée faite à la main. Cuillères à . ® et à thé, plateaux, ronds de serviettes. N’est pas Pressant.
- James-W. Tufts (Boston, Mass.), Orfèvrerie pla-^ée. N’a ni nouveaux modèles ni nouvelles appli-ns.
- ®®ermod & Jaccard Jewelry C° (<Saint-Louis, Mo.) ambition d’être le Tiffany de l’Ouest. Leur instal-
- lait
- h
- l'ale
- IOri est d’un luxe de province, la décoration géné-
- Un
- e^t blanc et or.
- ^ 1 une des extrémités de leur vaste vitrine est placé Srand vase porcelaine dure, à fond gros bleu, avec touche peinture sujets, encadré d’ors relief. La future en bronze, dorure vieillie, est assez soignée ^ | objet vient de Paris). La torchère en cristal taillé, VlngLquatre lumières, est de fabrication européenne.
- ^ l’autre extrémité, la même torchère en cristal «me, Le
- grand vase bleu est remplacé par une sta-* en marbre blanc d’assez bonne qualité italienne : ll(ticizia.
- ^°ilà pour les points saillants.
- fond du salon est garni de glaces sur lesquelles rapent, il serait plus juste de dire s’étriquent, de ut Petits rideaux de velours d’un bleu de reposoiiq
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- doublés de satin blanc et frangés d’argent. C’est daflg ce sanctuaire que s’étale l’argenterie argent et plaquée* Rien de saillant, d’ailleurs, dans les modèles.
- On ne sait si c’est une allusion, un emblème ou ufle marque de fabrique, mais on se demande ce que vie111 faire, dans un des côtés d’une vitrine, un superbe pa°11 empaillé.
- Les bijoux et les brillants sont d’une bonne moyen110 et d’un genre essentiellement américain. Le choix montres est important, les cuvettes guillochées et ctie' lées sont du goût national.
- Rogers & brother (Waterbury, Conn.). Spécial^ de cuillères de toutes sortes, fourchettes et coutea^ à beurre. Assortiment considérable. Qualité excellent'
- William Rogers Manufacturing C° (Hartford Conn.). Cuillères, fourchettes et couteaux en plaO116' Théières, cafetières, flacons à sel et à poivre, article de fumeurs. Bonne fabrication, relativement simple et d’un bon usage.
- Manhattan SilverPlate C° (.Lyons, N.-Y.). Grandi pièces, à grand effet, argent et or, d’un goût très oi’d1 naire.
- The Pairpoint Manufacturing C° (.New-Bradforj’ Mass.) se disent fabricants d’orfèvrerie plaquée o>^. tique. Or, leur artistique se borne à de grandes pièceS’ très encombrantes, en repoussé, sans aucun souci11 de la forme ni du dessin ni du style.
- . Les brosses à dessus plaqué doré et ors de coule11 sont d*un effet déplorable.
- Les services à thé en plaqué vermeil repoussé s<l11 d’un pompeux et d’un prétentieux sans égal. .
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- ^ Lês pièces de milieu, à combinaison de glaces à
- beau et de cristaux taillés pour fleurs et fruits, ne
- Palpas mieux que les services à thé ci-dessus.
- ^es candélabres sont maigres et de formes tourmen-
- s> les décors en argent oxydé, en argent vif avec ors •
- v°us laissent une impression pénible. Ceux qui ^Ides coupes supportées par des enfants hercules, au r()nze cuivre rouge, avec une guirlande de jeunes ^yres du même ton autour de la douille centrale,
- Passent en mauvais goût tout ce qu’on peut ima-k
- gifler,
- ^ The Holmes & Edwards Silver C° (Chicago). Cuil-res de table et à potage, fourchettes et couteaux en argent. * -
- estampés essentiellement américains, ^fittziger brothers (New-York). Bronzes d’église, andeliers, crosses riches, christs, suspensions, Ces riches, ostensoirs. -
- ^ien de saillant dans cette variété d’objets ecclé-tl(ïues. Cette fabrication cependant répond à une sommation que ne serviront plus les maisons euro-
- Peennes.
- • he Adams & Westlake G0 (Chicago) occupent un Portant espace, divisé en petites chambres. Leur 6cialité est le lit en cuivre.
- ^ ^es panneaux de quatre petites chambres sont ornés1 rePs peints imitant la tapisserie ; les sujets Boucher ûmours donnent un certain attrait à ces comparti-
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- ments d’exposition, mais ne parviennent pas à donfl61
- Ces
- en
- en
- dn
- eut
- aux lits de cuivre une chaleur qu’ils n’ont pas. exposants ont déployé un certain goût dans la mise scène, pour faire valoir le lit argenté avec appliques cuivre repoussé et ajouré, et celui au vernis or même genre. Quelques-uns de ces lits sont très orfleS’ ils sont même garnis de rideaux, de leur literie et ^ riches couvre-pieds.
- Les modèles sont du goût américain et peuv passer pour attrayants ; la fabrication en est bonne.
- Çà et là, disposés avec intelligence, des colonfleS’ des étagères, des guéridons et des lampes en ofl)x blanc, montés de cuivres argentés ou vernis or, da°s la même manière américaine.
- Buffalo, Brass & Iron Bedstead C° (Buffalo). LeS lits en cuivre poli, vernis or ou laqués, de cette niais011 sont assez bien, les modèles mieux conçus et m°*IlS compliqués. Leurs petites tables, guéridons, colon°eS et lampes, avec onyx blanc et émaux cloisonnés, s° assez élégants.
- The Whitecomb metallic Bedstead C° (.Bir^1 gham, Conn.). Ses lits en cuivre sont de modelé simples et d’un bon usage.
- Schlesinger, Wessner & C° (S. Brooklyn, N-*'' font spécialement les lits et les meubles pour hôpital' Leurs lavabos-toilettes, leurs lits en acier émaiH° ^ en tôle laquée sont très proprement faits.
- L’art du tapissier-décorateur a pris une place coflsl dérable depuis une quinzaine d’années dans les grafldeS villes des États-Unis.
- Des fortunes immenses se sont faites dans un co
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- espace de temps. Les maisons particulières ont fait Ptace à de luxueuses demeures, à des résidences princes. Les hôtels eux-mêmes se sont transformés, ils Avalisent de confort et de splendeur ; un nouveau mode s’est introduit dans l’habitation, c’est l’appartement. L a fallu à tous ces nouveaux enrichis des guides, des c°nseillers, des inspirateurs, pour installer leur home; 1® tapissier-décorateur répond à ce besoin.
- En première ligne se trouve la Tiffany glass and ^ecorating Company {New-York). Leur exposition est très curieuse ; elle dénote un effort constant, une 8pande somme de recherches, une savante originalité, ^es audaces souvent heureuses.
- Leur intérieur d’église est de style byzantin, non Pas classiquement pur, mais dans l’ensemble de la c°nception. L’autel en marbre blanc est, comme tous les murs, garni de mosaïques avec des parties d’or ; il est élevé sur trois marches également en mosaïque de P^rres de couleur et de nacre. Le porte-missel et les chandeliers en marbre blanc sont relevés de ^esaïques d’or, de mêmequele baptistère. Les vitraux a Personnages sont d’une superbe tonalité, les nuances laudes et bien harmonisées justifient leur titre de fabricants de vitraux. La suspension qui descend de la v°bte est en forme de croix; la monture forme un riche Ealou de vieil or enrichi de cabochons de cristal vert eiïieraude, des boules et pendeloques de même matière s flairent à la lumière électrique.
- Les faisceaux de colonnes de marbre blanc et de Ïïl0saïque se relient en cinq arcades adossées aux Parois murales.
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- A la porte du saint lieu une grande lanterne argentée, garnie de vitraux agatés, se termine par un cul-de-lampe byzantin auquel est suspendue une croix de pierreries montée argent formant verrine et disposée pour recevoir la lumière électrique. Cette lanterne est surmontée d’anges ailés, en bronze argenté, tenant des urnes thuriféraires en cristal agaté dont la lumièi’e électrique allume les feux.
- Le jour extérieur, tamisé par les vitraux, donne à cette chapelle la demi-obscurité mystique qui convient bien à une retraite de prière et de recueillement.
- Il y a peut-être un peu d’exagération dans la simph' cité architecturale de l’autel, des marches et du pupitre La ligne droite et la forme carrée ont de la grandeur et de la noblesse, sans doute ; mais il ne fa^d pas les exagérer, car on risque de tomber dans la rig’i' dité.
- L’intérieur d’une sitting room qu’ils nous révèlent est bien original, il tient à la fois du persan et de l’indien. A vrai dire, il y a aussi un peu de bas-emph’e et d’américain; mais qu’importe? c’est un ensemble* un tout, d’une note bien personnelle.
- Le plafond est à caissons très profonds, d’une décoration polychrome assez vive, mais pas criarde. Ufle cheminée haute, placée en pan coupé, se détache de panneaux en onyx vert foncé formant siège à gauche et à droite ; le bandeau est en mosaïque vert et bleu, d’od retombe un rideau en bronze imitant une passemefl' teiie de gros câblé sertissant des cabochons. Des lan' ternes bizarres, d’un cachet oriental, pendent do plafond.
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- Des sièges amples, d’une forme étrange, d’une belle fabrication, sont en bois discrètement sculpté et teinté en vieux vert. Une table accompagne bien ces fauteuils, ebe est couverte d’un tapis de lanières de cuir et de s°ie dans la même tonalité ; deux lampes en bronze aux patines sévères, à reflets irisés, posées sur cette fable, supportent des abat-jour d’une curieuse forma-bon de cabochons carrés et de bronze. D’autres SlCges en bois doré, d’un style très composé, sont d’un k°n dessin, bien qu’ayant trop de raideur.
- Tous les détails sont soignés et, jusqu’aux clienets et aux pelles et pincettes, tout reste bien dans la note
- adoptée.
- D’est un ameublement dont la conception n’est certes pas banale, dont l’exécution est de premier 0rdre, et qui révèle dans son auteur un sens profond et sdr de l’art décoratif.
- La seconde pièce forme un contraste complet avec ^a précédente, elle est moins séduisante et moins reUssie. Le plafond, en fond d’argent et d’or ombrés rouge, de jaune et de bleu, n’appartient à aucun sfyle, ou n’en saisit pas bien l’idée ornementale. Les Subies sont bien finis, mais droits, raides, sans aUcun caractère; ils ne vous invitent ni au repos, ni à |a confidence, ni à la causerie. Faire un petit salon Jaune et or, tel était sans doute le problème que s’était P°sé le dessinateur. Il a fait des emprunts un peu par-f°uf et, comme toujours en pareil cas, on sent que Aspiration a manqué. Les rideaux en métal articulé garni de petits carrés de verre aux nuances chaudes une interprétation des portières en bambou laqué
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- et en perles de couleur employées au Japon ; leur étrangeté n’excuse pas leur lourdeur.
- Il a été dépensé pour cette exposition beaucoup d’efforts, de temps et d’argent, sans aboutir à une création qui restera. Malgré leur mérite réel, toutes ces pièces n’appartiennent à aucune époque, à aucun style, et ne laissent pas une empreinte assez nette pour être durable.
- Il convient, avant dépasser à l’examen des fabricants d’ébénisterie, de parler d’un meuble d’un usage très répandu, afin que, lorsque le nom reviendra au cours de la description, on sache bien ce qu’il signifie.
- Le folding bed, ou lit pliant et à combinaisons, est un objet mobilier inconnu en France, on pourrait diro en Europe, car il répond exclusivement aux moeurs et aux préjugés des Américains.
- Les lits, aux États-Unis, sont bas et vastes ; ils son1 lourds et encombrants, ils tiennent dans les chambres une trop grande place. Or, comme beaucoup de pef' sonnes, même des couples mariés, n’ont pas d’appar* tement, petit ou grand, elles habitent à l’hôtel ou dans un boarding. On ne peut recevoir dans sa chambre a coucher, c’est contraire à la bienséance, ça n’est pas admis, il faut descendre au salon ou au parlour. Alors pas d’intimité, pas de liberté, pas d’abandon ; et puis on peut toujours craindre des indiscrétions. L’inconvénient s’en est fait sentir, et l’ingénieux Yankee? toujours en quête d’inventions, a imaginé le foldd bed.
- Il est simplement pliant, c’est-à-dire se développai11.
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- en ^as du dossier ou tête du lit et se relevant verlica-^uient au long de ce dossier. Il représente alors une armoire à glace, une commode-toilette ou une vitrine.
- ^ fait aussi pivotant sur l’un des côtés et se dissimulant derrière le dossier formant façade, c’est la dernière innovation parue. Cette façade, ornée d’une §runde glace à biseau ou d’un panneau décoratif, est munie de consoles qui reçoivent des statuettes, des Vases de fleurs, etc., et de tiroirs vide-poches, ongliers et coffres à bijoux. Dans le jour, placé dans un angle, eu travers, faisant pan coupé, c’est un ornement ; le SOlr, c’est un lit. Personne ne s’y trompe, chacun sait due c’est le lit ; mais ce qu’on dissimule ne doit pas se '°lr, et le préjugé mondain est respecté. On a l’avance d’avoir plus de place dans la chambre, et, si l’on a esoin du lit, c’est vite fait, un coup de pouce et, sans eftort, le contrepoids modérant les ressorts du mécanisme, il vient de lui-même s’étendre devant vous.
- ^ ébénisterie ordinaire, courante et fine, est repré-Seutée par la collectivité des fabricants de Grand, Ra-Pl(ls (Michigan). Cette ville est le centre de cette mdustrie; on n’y compte pas moins de quarante-sept tiques de meubles. Les procédés mécaniques éployés et le prix de la matière première, le bois, P^us bas qu’en Europe, permettent de l’établir dans des c°uditions de bon marché très évidentes.
- uieuble bon marché se fait surtout à Indiana-(Indiana), qui a pris depuis quelques années un 6Ssor c°nsidérable.
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- apres le recensement de 1890, sa population était e 125 000 habitants.
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- On y comptait : 28 fabriques de meubles, 4 grandes usines pour la fabrication des machines, 3 fabriques de carreaux de faïence, 2 importants moulins, 13 lignes de chemins de fe/.
- Widdicomb Furniture C° (iGrand Rapids). Leur chambre à coucher en érable jaune sculpté dont ils demandent 1000 dollars est d’un bon fini. La table-toilette faux Louis XY est très élégante, mais les autres pièces sont trop américaines et les sculptures manquent de caractère.
- Nelson Matter & C° (Grand, Rapids). La chambre à coucher en acajou foncé est d’une bonne fabrication? le lit et la commode à glace sont particulièrement réussis ; la sculpture et le travail sont soignés.
- Le prix est de 1200 dollars.
- William A. Bearkey (Grand Rapids). Les chaises en acajou sculpté sont légères et très élégantes, ainsi que le canapé. Une vitrine acajou, bien faite et d’un bon dessin, cotée 37 dollars, et une autre plus riche? 50 dollars, sont excessivement avantageuses à ce prix.
- Les pièces en acajou exposées dans un autre compartiment sont moins bien et moins intéressantes comme forme et comme prix.
- Leur folding bed à combinaison, en acajou sculpta forme un bureau à étagère pour dame, avec glace? consoles et tiroirs, glissant de côté sur des coulisses-Ainsi dégagé, le lit se descend aisément. C’est une nouveauté de cetle maison. Très ingénieux, bien établi et d’un grand effet, ce modèle est de 200 à 300 dollars•
- Royal Furniture C° (Grand Rapids). Leur meuble
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- salle à manger monté de colonnes de l’ordre dorique est très lourd, le travail moins soigné que celui du Précédent fabricant.
- Welch folding Bed G° (Grand Rapids). Le folding ^ed de cette maison prend des proportions ambi-beuses. Il est en acajou sculpté. Lorsqu’il est fermé, il Aspect d’une commode basse; des chimères ailées Apportent les tiroirs de chaque côté d’une glace à Oiseau surmontée d’un riche fronton sculpté. Prix: l000 dollars.
- New-England Furniture C° (Grand Rapids). Leur Cambre à coucher en laqué blanc avec appliques de bronze verni or se compose de : un grand lit à pan-neaux en satin capitonné, une toilette, une commode, hcux chaises légères et une petite table rognon. Le hftvail est très convenable, le modèle assez agréable, )en qu’un peu raide ; le prix de la chambre complète n’estque de 100 dollars.
- Grand Rapids Chair C° (Grand Rapids). Produit s Articles d’un prix plus étonnant encore. Leur lable-secrétaire en chêne verni, genre Louis XIV, est °Jnée de petites moulures sculptées et de poignées en Cl*ivre fondu ; le prix est de 20 dollars.
- Gc bureau-bibliothèque du même style, également jjj? chêne verni, est coté 22 dollars, les glaces sont à ISeau. Le prix comprend le port et l’emballage, he grand fauteuil d’accompagnement est de 12, le fau-Jfüil ordinaire de 6, et la chaise de 6 dollars. Ce sont s Meubles solides, serviables et d’un certain cachet. The Royal Furniture C° (Grand Rapids). La fabrication de cette maison est très soignée. Elle ne vise pas
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- à l’effet par une surcharge de détails ou de sculpture, elle ne cherche que la forme et le choix des bois. Le lit-commode est en acajou blanc, très joli, rehausse de filets d’acajou plus foncé; la forme en est un peu raide, mais l’ébénisterie est très bien faite. Les petites tables en bois de citron et en acajou blanc sont d’une finesse extrême. La table-toilette Louis XY, en érable blanc, est surmontée d’une glace d’un ovale très allongé. C’est un très joli cheval, dit le vendeur. Par ce mot, il faut entendre une psyché à chevalet. Les pieds et les montants qui la portent sont sculptés, Ie travail est très fin. Une chambre à coucher en marque' terie sur acajou, genre 1830, un guéridon rond avec bronzes dorés et pieds-griffes de style Empire, corfl' plètent l’exposition de cet établissement.
- Stickley brothers Chair C° (Grand Rapids). Spé' cialité de sièges. Leur chaise romaine à pieds-griffes et têtes de lion et mascarons, garnie d’étoffe, est vendue toute montée 20 dollars. C’est étonnant de bou marché.
- Grand Rapids Brass C° (Grand Rapids). Fabrique les cuivres et bronzes pour meubles. Poignées, gui1’" landes, appliques, sabots, entrées de serrures, gale' ries, bandes, etc.
- Goshen Sweeper C° (Grand Rapids) se disent modestement les plus grands fabricants de balayeuses du monde !
- Balayeuses pour asphalte, pour parquets et pour tapis. Leur modèle courant pour tapis est de 2 dollars* -L’usage de cet ingénieux appareil s’est généralisé aux États-Unis. ...............
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- Lidianapolis Cabinet C°. Vitrine ronde, peu élé-^nte, tournant en totalité ou en partie, et grand bureau à classeurs.
- Wooton Office Desk C° (.Richmond, Ind.). Bureau
- ^ classeurs.
- &rause-Kramer Manufacturing C° (Indianapolis). Cheminées artistiques, en bois. La plus intéressante est celle en acajou blanc ou Pamaveria de l’Amérique du Sud.
- H. Lauter {Indianapolis). Cheminées artistiques, en b°is. Ses modèles sont à colonnes et à consoles sculp-l^es, en chêne ; assez bon de dessins et d’exécution. ;
- T.-B. Leycoc Manufacturing C° (Indianapolis). Lit$ fil métallique et berceaux, se pliant; article très b°n marché (6 dollars et demi).
- Central Chair C° (.Indianapolis). Chaises et fau-*euils en chêne sculpté, montés de cuir estampé, de ^ à 50 dollars la douzaine.
- La table carrée en chêne, pieds sculptés, d’un très k°n travail, avec quatre allonges, à 33 dollars ; forme aveu les sièges ci-dessus des meubles d’un bon marché ®tonnant.
- Cabinet maker Union (.Indianapolis). La table carrée en chêne verni, à pieds simples, cotée 4 dollars,
- Il ^
- a pas son équivalent dans d’autres pays.
- K. Lauder & Freese (Indianapolis). Tables de ^uau, de milieu et de bibliothèque.
- Leur modèle, de la dimension d’une table à jeu 0rdinaire, en acajou massif, avec pieds et ornements ^eulptés, à 12 dollars, est incomparable.
- L. W. Ott Manufacturing C° (Indianapolis). Leurs
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- sofas et sièges de parlour en cuir capitonné sont bie11
- faits, mais lourds et encombrants. C’est, du reste?
- l’inconvénient de presque tous les meubles améri'
- cains.
- The F. Wenter C° {Chicago). Leur vitrine—bibli°' thèque, leur meuble d’antichambre en chêne vert11 avec coffre formant siège, porte-chapeaux et glace? sont d’une très bonne exécution. Le dessin est ame' ricain.
- Demme & Dierke’s Furniture C° n’ont exposé qu’un lit, mais on comprend qu’on s’en borne là après un te' effort.
- Ce lit est en chêne sculpté, il forme à la tête sorte de niche surmontée d’une coupole flanquée ^ deux figures : le Jour et la Nuit, sans doute, et suiv montée d’un Atlas portant le globe terrestre.
- Un sujet est sculpté dans le panneau cintré du devant, c’est Chicago les poings sur les hanches, dans une attitude d’attente et de confiance en elle-même‘ C’est une pièce importante, très bien exécutée, d’une composition qui trouve des admirateurs à Chicag0’ qu’il ne faut pas hésiter cependant à déclarer malheU" reuse.
- Horn brothers Manufacturing C°. La glace de pied qu’ils présentent est tellement ornée de marqué terie de bois représentant les couleurs des drapeaux de toutes les nations, de colonnes, de consoles, etc., ^ ne reste plus que très peu de place pour la glace.
- Leurs lit, commode et chiffonnier en chêne verni ue sont pas mal exécutés, mais les formes sont par tr°P américaines.
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- Froot’s Veneer Seating C° (Sheboygan, Wis.). aises, bancs et banquettes en chêne et en acajou avec sièges perforés; chaise à dossier, monture fer se erîversant et formant table, fabrication américaine ^°Ur antichambres, hôtels et écoles.
- Central Manufacturing G0 [Chicago). Table-bureau chêne blanc verni sculpté, bon modèle et bonne *abrïcation.
- pureaux à doucine, à tiroirs et casiers multiples, en acajou, très richement sculptés, d'un très bon travail, ^ais d’un goût essentiellement américain. Toujours ^ llsies mêmes formes et dans les mêmes dispositions : es bureaux en chêne et des sièges d’accompagne-f^nt. d’un traitement plus sobre, sont également très faits.
- C- G. S. Olsen & C° (Chicago) ont exposé un bureau ^h’a-riche, en acajou très finement sculpté, garni de ^ignées et de coins en argent. Il est à doucine formée James, mais de forme trop raide. Celui en chêne
- Verilb de la même disposition, est beaucoup plus Slrïiple.
- Karpen & brothers (Chicago). Si l’on tenait jj0rapte des efforts, de la bonne volonté et surtout de Mention, on aurait tout à louer dans cette impor-e exposition de fauteuils, canapés et chaises garnies. ^es étoffes sont belles, les passementeries de pre-^lei choix, la garniture excellente. Que manque-t-il à Ces sièges ?
- ^ ^aut bien le répéter, pour être impartial, il leur nque: la simplicité dans la forme et dans l’exécu-
- lion p •,
- • ^es sièges capitonnés ont un embonpoint excessif,
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- ils sont monstrueux, informes; les dossiers, les bras> tout le corps de ces sièges semble atteint d’un élépha0' tiasis ; ils sont insupportables par les combinaison*5 prétentieuses de brochés, de velours, de torsades, de rosaces, de galons et de glands.
- Encore une fois, ces tapissiers savent leur métieo les montures sont souples, mais ils pèchent par l’exa' gération.
- Un fauteuil doré échappe à cette critique.
- L. M. Hamline & C° (Chicago). Les lignes de ^ cheminée en érable sculpté sont trop recherchées ; leS trois meubles de la chambre à coucher, en acajou bla110 moiré : lit, commode à glace et chiffonnier, ne soif pas d’un dessin heureux, l’exécution est assez bonne<
- August F. Richter (Chicago). Baguettes et moulures. Variété très grande disposée dans un salon ve*’1 d’eau et or, avec panneaux peluche. Ses cadres p°ul tableaux et pour glaces visent plus à l’effet qu’au styl0. Une balustrade à main courante, en peluche, ajonE une note criarde à cet ensemble.
- E. B. Clark & C° (Chicago). Leurs baguettes et leurs cadres sont plus modestes, le choix est aussi tfes important.
- G. F. Child Chair C° (Chicago). Chaises ajustable^ c’est-à-dire prenant toutes les'positions désirable* Les modèles ordinaires et riches sont condamnés à k1 difformité par suite des exigences du mécanisme.
- The P. C. Lewis Manufacturing C° (Catskilh N.-Y.). Chaises à balançoire, permettant de s’étend16 et de se coucher à son gré. Fauteuils roulants p°ul malades et infirmes.
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- E. Steinman & C° (Sprague, Smith & C°). Leur amquette d’antichambre en chêne verni, avec fronton Sculpté, colonnes et chapiteaux et glace à biseau, est Urie très belle pièce. Leurs cheminées bois, avec côtés
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- I0yers en carreaux de faïence, sont d’un dessin amé-llcain, niais sobre; l’exécution est bonne.
- . A- H. Andrews & C° (Chicago). Sièges de théâtre, "lallations d’offices et de banques, folding beds, lnstallations générales de maisons et d’hôtels particu-llers, etc.
- Cette importante maison a fait une véritable dé-Iïl°ostration de sa spécialité dans laquelle elle excelle.
- Clle occupe un vaste espace. Toute la façade est en *Ca.l'ou massif et reproduit l’aspect d’une maison de anque de premier ordre. Les guichets sont garnis de pillages aux capricieuses arabesques en cuivre poli, 8 deux portes d’entrée principales sont en fer forgé, et . balustrade qui s’étend sur le devant est en bronze Citant le fer forgé. Les murs, à l’intérieur, sont entiè-lerüent revêtus de boiseries d’acajou terminées par frise; le plafond est décoré de fresques. Des Ureaux, des fauteuils, des tables, pratiques et conforts» complètent leur exposition.
- ^ S. Ford, Johnson et C° (Chicago) (1857-1893). Iente-six années d’existence. Choix très varié de fau-leuils roulants pour malades ; sièges très bien établis, PQllr bureaux, salles à manger et antichambres. Spé-ClaUté de bois tourné, laqué et décoré.
- Hornung Manufacturing C° (Chicago). Chaises Subies pour salons de coiffure.
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- Théo. A. Hochs {Chicago). Fabricant et importa leur de fournitures pour salons de coiffure.
- Un mannequin revêtu d’un costume du quinzièn16 siècle est étendu sur une sorte de siège balancé aut° matiquement.
- On s’approche, on regarde et l’on apprend qu^ représente Christophe Colomb.
- Telle est l’exposition de la Marks adjustable ding Chair C° (limited) (New-York), fabricants d’url système de fauteuils pliants à multiples combinaison permettant de se faire balancer automatiquement dafls toutes les positions.
- Plusieurs fabricants de meubles de Rockford (l^1 nois) ont fait une exposition collective et ont eu l’i^ très heureuse de garnir, chacun suivant sa spécial1^’ de meubles de leur fabrication, une antichambre, ulie salle à manger et un parlour.
- Le hall ou antichambre, de style gothique, est e(l chêne clair verni, au fond duquel se trouve un esea lier.
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- La Central Furniture C° a fourni les chaises;
- In
- Forest City Furniture C°, le porte-parapluies ; Rockford Mantle & Furniture C°, la cheminée ^ l’escalier.
- Dans la salle à manger, la table est prête, le couve11 est mis.
- La Union Furniture C° a fourni un superbe dfeS soir à glace, en acajou ; la cheminée qui l’accompaÉr est de la Royal Mantle & Furniture C°, la vitrine? ^ la Standard Furniture C°; les chaises en acaj°ü garnies d’un cuir vert décoré (qui n’est pas très heu
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- ^eux)> de la Illinois Chair C°; la table, de la Skandin Fumiture C°.
- Quant au parlour, de nombreux ébénistes ont connue à son ameublement.
- Qe sont :
- Pour le cabinet (vitrine), la Rockford Desk and Uraiture C°;
- P°urle bureau à tiroirs, la West End Furniture C°; Pour le meuble porte-musique, la Mechanics Fur-^iture Cork 7
- t^our le siège de conversation ou oo vis-à-vis, la Coo-Ferative Furniture C°;
- P°Ur les chaises, la Excelsior Furniture C°;
- Pour le guéridon, la Desk & Furniture G0 ;
- Pour le piano, la Anderson Piano C°;
- Pour la cheminée en bois laqué blanc, la Rockford Cabinet C° ;
- Pour le folding bed, avec façade formant vitrine à
- b Ces bombées et étagères, compliquée de tiroirs aux
- lignées Amours, dorure mate, la Forest City Furni-utre C° •
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- Pour la glace à cadre laqué blanc, la Rockford Cabinet C° •
- T ?
- la °US C6S meu^es en acaj°u sonl Plen établis, mais Sculpture est faite mécaniquement et les modèles >0ril de formes peu gracieuses.
- F‘es détails qu’on vient de lire sont fournis par un Jaüf de Guernesey, M. Geo. C. Grut, qui représente la Activité de Rockford.
- ^^•bman & Simon Manufacturing C° (Chicago) ont s cbeminées en érable avec onyx, en laqué avec
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- onyx, et en acajou sculpté, de dessins et de dimension
- modestes, d’une bonne qualité courante.
- Ils en ont aussi en acajou blanc, en chêne foncé -verfl1 (English oak), en chêne blanc verni.
- Les cadres des foyers de leurs cheminées sont en cuivre fondu, polis ou bronzés, et les galeries, chenets et seaux à charbon, de modèles ingénieux, sont égale' ment de leur fabrication.
- Windsor folding bed C° (Chicago). Leurs lits ^ combinaison sont en acajou sculpté et très bien établis* Leur glace à biseau, encadrée d’acajou sculpté et de colonnettes à chapiteaux corinthiens, vaut 300 dollars* Celle en chêne anglais sculpté, plus simple et safls colonnes, vaut 120 dollars.
- Le très joli lit « fixe » avec commode, en acajou? 400 dollars.
- B. & W. B. Smith (New-York) fabrique de petites vitrines à glace biseau qui n’ont pour toute montur6 qu’une petite baguette palissandre, acajou ou ébène 4 à 5 millimètres; quelques-unes même n’ont aucufle baguette sur les angles.
- Le biseautage des glaces est tellement parfait que Ie5 arêtes joignent entre elles hermétiquement sur tout0 leur longueur.
- A. Peterson & C° (Chicago). Leurs bureaux & acajou sont d’une richesse extrême. L’un d’eux, eïl acajou sculpté en plein, est garni de casiers-classeur8 et les panneaux, à l’intérieur, sont également sculpteS dans la masse. Cette magnifique pièce vaut 3000 dob lars. C’est certainement la plus remarquable de ce genre. D’autres, en acajou sculpté, d’un caractère
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- plus
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- simple et bien distribués à l’intérieur, valent
- ^0 dollars; d’autres enfin, plus simples encore, mais Sllpérieurement établis, en chêne anglais verni, se Codent 160 dollars.
- ^ette fabrication est excellente.
- Derkey & Gay Furniture C° (Grand Rapids, Mich.) °ni trois salles d’exposition.
- Dansl’une : deux jolies vitrines à 110 et 125 dollars;
- buffet dressoir à glace à 450 dollars; ttae table carrée à 110 dollars; chaise et deux fauteuils.
- ^es meubles d’un genre très massif sont en chêne anglais et bien établis.
- Dans l’autre : un lit, une toilette avec carreaux de lence, une commode à glace et une armoire à glace, ^acajou sculpté et d’un très bon travail, se vendent, es quatre pièces, 1200 dollars,
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- un guéridon à huit colonnettes, très bien soigné et ÜIle forme élégante, vaut 25 dollars.
- ^ Dn canapé et un fauteuil en acajou blanc, faux °Uls XVI, très joliment sculptés, bien montés, cou-^rls d’étoffes de belle qualité, coûtent, les deux pièces, 90 dollars.
- est un prix excessivement bas.
- ^es modèles de cette maison sont soigneusement tentés ; quand ils auront moins de lourdeur, ils seront 9arrïî* les meilleurs.
- Da troisième salle contient un lit, une commode et ^ne petite table-toilette en « birch », très simples et corrects, bien que toujours un peu raides. e Prix des trois pièces est exceptionnel : 160 dollars*
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- Deux objets de fantaisie sont de fabrication pair sienne.
- C’est là, certainement, une fabrication intéressant
- à étudier et à suivre.
- Gendron Iron wheel C° (Toledo, 0.), fabrique ^ vélocipèdes, de voitures pour enfants, de wagonnet pour Express compagnies et de voitures pour poupée8' Leurs meubles en bambou les ont fait classer daIlS ce groupe.
- Leurs sièges, canapés, jardinières, écrans, é-et tables en rotin nature et laqué, dont quelques^*18 sont montés en peluche, sont très jolis. Un ameubt ment complet laqué blanc et or et garni de pelud16 cerise est particulièrement élégant. Les modèles bons et soignés.
- The Sargent manufacturing C° (Neiv-York) brique des bibliothèques tournantes d’un nouveau s^s tème. L’innovation consiste dans un arranger^ spécial pour porter des atlas, albums et livres de gral1 format, dictionnaires, etc.
- Leur modèle à 35 dollars, en chêne anglais ver111* est très pratique.
- The Feige Desk C° (Saginaw,Mich.). Leurs bureall> à lames formant doucine sont de fabrication coui’ar^e
- Le modèle en noyer, lm,55 de large, vaut............. 34 dollalS'
- Celui en chêne anglais, lm,40 de large, vaut......... 47
- Celui en birch, lm,55 de large, vaut................. 30 ""
- Celui en acajou (modèle riche), lm,55 de large, vaut. 85 ""
- La presse à copier sur meuble acajou vaut............ 18
- La presse à copier en birch ou en chêne vaut....... 16 ^
- La presse à copier en chêne* plus simple, vaut, i. i. 12
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- Gensch & Hartmann {Chicago), dessinateurs, Sculpteurs et fabricants. Leur table-toilette, montée Sl,t pieds Louis XV et colonnettes avec fronton Amours est couverte de fleurs finement sculptées. Le travail est S0l^né, la forme assez élégante; c’est ce qu’on peut aPpeIerune belle pièce.
- cheminée en chêne clair sculpté est très bien; ^ ta cadre de glace de forme longue sur table très Sse> en vieux chêne, est d’une bonne main.
- Le grand panneau décoratif représentant une figure |egorique, Cérès, tenant une corne d’abondance d’où échappent des fleurs dans lesquelles se jouent des ^urs, a l’inconvénient d’être d’une faible exécution
- rl *
- a Une médiocre composition. Il ne faut pas forcer
- SOu; talent.
- ^nr un chevalet repose un médaillon en chêne clair Sctapté. Comme dessin, c’est une adaptation; comme culpture, c’est de moyenne force.
- ^a forme du socle en noyer sculpté n’est pas heu-^tUse* Il se termine par une gorge très accentuée qui ^ tallenient aminci la partie portant la statue en marbre anc> qu’elle semble être placée sur une pointe. Les *hémités des ailes des chimères, les queues recour-p^6S.^es dauphins et les délicates colonnettes ne sont ç, Piquées pour supporter le poids d’une statue.
- un fln trava.il qui n’est pas à sa place, eu ^c^warzwaelder & C° (New-York). Bureaux ^hêne anglais et en acajou sculpté, riches. p crby & Kitmer Desk C° (Boston, Mass., et à Bureaux à dessus plats et à lames formant Ucine; meubles pour' bureaux et pour banques;
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- m EXPOSITION DE CHICAGO.
- Bonne fabrication, modèles essentiellement aflie' ricains.
- The Reuhl Molding Manufacturing C°
- . nati, 0). Grand étalage de baguettes et de cadres doi’es et laqués. Mélange de tous les styles, de tous ^ dessins, de toutes les couleurs agrémentées de rures chimiques. Beaucoup d’effet et peu de goût.
- Reed & Rattan Furniture. Articles en rotin ; f
- H'
- niers et corbeilles de fantaisie, tabourets et sièges,*' qués blanc, bleu, rose, vert d’eau, lilas et or ou argeIlt’ Décorations avec les mêmes matières des murs et fonds; celle de la pièce d’exposition, par exemple? en blanc, crème et or et les ornements du plafond également en rotin laqué bleu ciel, blanc et or.
- Ed. Jansen (New-York). Décorations d’intéri®^ (brevetées) en rotin laqué et métallisé. Les murs, fond, frises, chambranles, dessus de porte, canap^ chaises de la salle d’exposition sont en rotin laque^ or. La façade est entièrement couverte de rotin natul roussi au feu.
- u
- Ce tatouage brunâtre du rotin est une idée origi*1 en elle-même, mais l’effet décoratif est nul. ,
- Herth brothers (New-York), tapissiers-décorat®ulJ et importateurs, ont voulu prouver aux Américain8 . aux Européens qu’ils savaient traiter le LouisJCV a1*^ bien que qui que ce soit, et qu’ils étaient familia1’^ avec les alcôves du temps. Ils n’y ont pas complète^ réussi. Il faut, pour ce genre, une grande érudd1 artistique, une parfaite connaissance des chose8 l’époque, un esprit vif, léger, et même quelque P frivole.
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- ÉTATS-UNIS* 213
- On peut, par-ci par-là, établir un meuble Louis XV, Sül'tout quand on le copie sur un vieux document, mais
- établi
- chose.
- lr tout un ensemble, toute une pièce, c’est autre
- Si cette maison a voulu faire du Louis XV américain^
- elle v - • .
- j a réussi à souhait; mais du Louis XV français,
- Jarnais !
- bai
- Pas
- de
- dor
- de
- •ns un salon ou une chambre à coucher, on ne sait au juste, mais plutôt une chambre, se trouvent etlx lits jumeaux laqués blanc et café au lait rehaussés Les panneaux sont ornés de peintures en grisaille Un ton sépia clair. Un baldaquin s’étend au-dessus d°ux lits dans une touchante pensée tutélaire, mais
- un développement d’étoffe couleur crevette dont
- j^otive
- ^ baldaquin est doublé et qui est d’un fâcheux effet.
- ntre les deux lits se trouve une table de nuit; on aurait
- 11 peut-être pu éviter de la mettre à cette place. L armoire à glace est de forme trop carrée et la j5 Ce Psyché, tourmentée dans ses contours, porte sur c°tés deux petites boîtes, des vide-poches probable-S qui n’ajoutent pas à sa grâce, a table de toilette et 1a. commode à glace sont mieux ^Sles, elles sont fort agréables, j °Urquoi la cheminée ne s’harmonise-t-elle pas avec btace qu’elle porte et les consoles? Le petit bureau 6St assez codueb la petite table semble bien c°itée. Les fauteuils et les chaises sont moins cri-^ables, ils sont assez élégants, qS r^eaux sont accompagnés de galeries aux déchi-^ Ures si nombreuses qu’on n’en saisit plus la forme, Plafond est couvert de rinceaux d’un style indé-
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- 2U EXPOSITION UE CHICAGO.
- chiffrable, les peintures ont de la douceur et de la fr»1'
- cheur sous l’éclairage électrique.
- The Henry Dibblee Company (Chicago) a trois salles installées complètement suivant leur destination? elles sont bien dessinées et bien exécutées.
- 1° Salle à manger en acajou moiré mat et sculpte> dans le genre anglais.
- 2° Bibliothèque style Empire assez bien accomnio^1 (en acajou).
- 3° Office de banque. Installation complète en acajo11 massif avec cuivres polis très bien faits, très confo*1' table.
- The Garden city Billiard Table C° (Chicago). Leul ébénisterie a ce cachet américain particulier, qui ^ plus prononcé encore dans ce genre de meubles. billards en chêne sculpté ont ce caractère spécial celui en palissandre n’est pas amélioré par les incros' tâtions d’imitations de marbre.
- Scott Billiard Table C°, n’offre pas plus d’intérêt.
- Chs Passow & sons (Chicago). Billards et queues-Grande exposition représentant des installations ^ café, magasin, pharmacie, offices et bureau de ban(jue‘
- S. Klaber & C° (Neiu-York) fabriquent spécialeme^ des articles en onyx : colonnes à chapiteaux de broUze doré, étagères, guéridons, petites tables, lampes^1 pied et autres. Tous ces articles sont assez bien moflte5 en cuivre verni or.
- Ils ont également une cheminée en onyx avec pai’t>eS bronze doré et une glace.
- Les prix sont très élevés.
- La colonne en onyx verdi, avec chapiteau corinthieI)
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- au bronze doré, à plateau tournant, cercle doré et cou-J'oiine de lauriers à la base, de lm,60 de haut, est ven-düe 1000 dollars.
- façade de leur salle est ornée d’une galerie en n)arbre blanc composée de balustres d’ordre dorique a cbapiteaux de bronze doré.
- De8 tablettes commémoratives en marbre et onyx Vers couvrent les murs.
- bes fabricants de fontaines pour Soda Ice-cream Sotd bien amusants dans leurs conceptions. A quoi bon Clter des noms? L’un d’eux en expose une en superbe anyx du Mexique. N’a-t-il pas imaginé de surmonter le 0rUon du temple qui forme la fontaine d’un globe ter-festre tournant et colorié !
- autre, plus éclectique, a placé sur un socle de ^arbre où sont fixés les robinets des minerai waters :
- Kissingen, etc., une baigneuse en biscuit décoré, ec°uverte d’un cylindre en verre.
- troisième a installé à une place analogue une ^blette de nymphe sortant de l’onde, en Parian l(trble (biscuit anglais).
- ^°at cela réllété par des glaces, au milieu de robi-11618 nickelés, de verres et de flacons.
- Que de séductions ! On dirait de luxueux miroirs à
- ail
- dettes.
- ^ ^rake C° (Saint-Paul, Minn.) Ateliers de polissage Sioiix fails, South Dakota. Exploite le merveilleux
- dé
- Cecl0
- flés
- dv,
- b0! de bois silicifié connu sous le nom de Chal-
- îlîJ Park: Ces magnifiques troncs d’arbres pétri-°nt l’aspect des plus riches onyx ; les couleurs sont esi variées; la matière est dure et prend un beau
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- 216 EXPOSITION DE CHICAGO,
- poli. On en fait des guéridons, des cheminées, des presse-papiers, des encriers, des coupes, etc. Malheureusement ceux qui exploitent ces richesses ne soflf pas familiers avec l’art du lapidaire et n’en tirent paS le parti qu’on en obtiendrait en Europe. Des morceau* et des sections se vendent à de gros prix aux amateur de souvenirs.
- The R. Rothschild’s sons & C° (Gincinatti, O.). I*1' stallation complète d’un débit de boissons américain-Il faut renoncer à décrire les extravagances voyantes de ce temple des drinks qui dépasse en faux luxe ton1 ce que peut imaginer un cerveau européen.
- American Saloon Fixture G0 (Chicago). L’installa' tion du « Saloon » (débit de boissons) que présent cette maison qui a pour spécialité les entreprises de ee genre, est en acajou massif sculpté. C’est, relativement à ce qui se fait couramment, d’un goût sobre et d’une bonne exécution.
- Jonh. W. Boughton (.Philadelphie). Grand choix de parquets mosaïque massive ou plaquée; bois découpé’ styles égyptiens et mauresques; panneaux mosaïciue pour boiseries. La fabrication est bonne, mais les dessins laissent à désirer.
- Geo. Hunzinger & son (New-York). Chaises fantaisie. Meubles de salle de lecture.
- Tables de jeu ingénieusement établies pour recevon en dessous 4 ou 6 chaises et 4 tiroirs.
- Les prix sont, emballage compris :
- En chêne anglais vernis........ 65 dollars
- En cerisier teint façon acajou (6 chaises). 34 —
- En chêne, quatre sièges tout bois.... 21 —
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- L’idée d’adapter le dessus d’un tabouret de piano muni de sa vis à une chaise, est excellente, mais elle Pourrait être mieux appliquée.
- Rochester lamp C° (New-York et Paris). Leurs jposses lampes en cuivre poli, verni or, nickelé ou ronzé sont trop massives, mais elles éclairent bien. Cnd choix de lampes de pied, de guéridons et de ^bles en onyx montées cuivre et d’abat-jour dispendieux.
- On remarque un certain nombres de vases de fabri-Catl°n parisienne montés en lampes.
- The american lamp and brass C° (Trenton, New-¥°rk). Grande variété de petites tables en cuivre doré a^ec tablettes en onyx. Lampes de table, lampes de et de suspension. Très grand choix de pièces à efiPet et de genre très américain.
- Hohenstein (New-York et Chicago), fabricant abat-jour pour lampes et bougies, en étoffe et en C garnie de dentelles. Assortiment très varié, mo-dèles lourds, surchargés, sans grâce, mais très précieux.
- Shultz gas fixture & Art métal C° (Baltimore, Md).
- 1 UsPensions, lanternes, torchères, lustres, etc., sans aâcun style et trop chargés en métal, p L y a certainement une lacune dans cette partie de ^position des manufactures.
- Les fabricants de bronze d’ornement et d’éclairage s°nt abstenus et ne sont pas représentés suffisam-,Ct pour qu’il soit possible d’en apprécier le déve-°Ppement et le mérite.
- American bronze C° (Chicago, ///.). C’est cet éta-
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- blissement qui a fondu la statue de Christophe Colomb, élevée le 1er mai 1893, le jour de l’inauguration de l’Exposition colombienne, à Lake front Park, en face la rueVanBuren. La reproduction en plâtré bronzé est au centre de leur emplacement. Il y a beaucoup de plâtres dans leur exposition! La statue de Lincoln, celle de Stanton, sont aussi en plâtre. Comment juger l’exécution en bronze? Le buste de Keeley et celui du sénateur H. H. Evans sont en bronze. La cravate, le gilet et le vêtement du sénateur sont bien amusants. Des médaillons en bronze sont sous verre! Un groupe de six marins manœuvrant un obusier sont d’une raideur peu commune. A l’exception d’un David, qui est mieux, il n’y a pas là une œuvre ayant an mérite quelconque.
- Maurice J. Power (New-York), fondeur de bronzes d’art et de statuaire monumentale.
- Ses quatre panneaux, sur chevalet, représentant des faits de la guerre de Sécession, n’ont pas un grand mérite artistique. La statuette d’un soldat américain est bien raide ; elle est accompagnée de deux anges ailés du même modèle, l’un en bronze jaune, l’autre en bronze rosé.
- Un buste de Washington avec épaulettes, et un sans épaulettes émergeant d’un cartouche d’une ornementation naïve, mériterait mieux, car la tête est assez bien«
- Un médaillon représentant un Amour, exécutant un travail sans selle sur une lionne au galop, a une signi" fication que l’on cherche sans la trouver. On rencontre de nouveau et pour la troisième fois l’ange déjà cite, mais cette fois il a perdu ses ailes.
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- Ces pièces sont présentées sur des socles et des ^aines en chêne sculpté et verni, et des chevalets de dessdis américains.
- Le bas-relief tiré de la Sheridan’s ride, tableau bien c°nnu, est artistement traité.
- Les quatre écussons ornés de l’aigle national et por-au centre une ancre, un cor, trois sabres en croix °u deux canons, ne peuvent évidemment servir qu’à des socles ou des monuments commémoratifs ; ils n’ont aUcim mérite, et c’est leur faire trop d’honneur que de ^es placer sur des chevalets en acajou, dont l’américa-nisrne ne relève pas la valeur.
- Le panneau Mise cm tombeau est assez bien, mais 1es ^tes du Christ et de la Vierge sont d’une extrême L^nalité. Le bas-relief représentant une scène du Ghe-fïl,n de la Croix est d’une qualité qui indique une s°tirce étrangère, tant il est supérieur aux autres.
- Le bagage artistique de cette compagnie est bien
- téger.
- ^hite bronze C° (des Moines, Iowa), statuaire pour Monuments, bustes, etc. Le métal employé est une ^°rte de composition d’un gris bleuté ressemblant à de apdoise non polie. On n’y rencontre en fait de sta-tuaire que deux têtes, en ronde bosse, de guerrières ^°dfées d’un casque et qui sont copiées sur des modèles
- fl’ançais.
- Nicholas Muller art bronze C° {New-York). Sta-tUettes, bustes, groupes, buires, lampes et pendules etlzinc. Sur dix modèles, neuf sont des copies ou des ^daptations de produits français. Cette fabrication est adleurs très commune.
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- The Winslow brothers C° (Chicago). Leur grande grille en fer forgé est supérieurement travaillée; quelques jolis chenets et un assortiment de bonnes pièces en fer forgé forment un excellent ensemble. De fins balustres en bois tourné et revêtus de cuivre par le procédé galvanoplastique sont polis ou bronzés; placés ensuite dans des encadrements en métal, ils forment de très jolis grillages pour bureaux d’hôtels et de banques-
- Ansonia Clock C° {Chicago). Il n’est pas possible d’avoir plus de mépris pour les styles, les dates et les lois élémentaires de l’art et du bon goût. Composée une garniture avec une pendule Louis XY et des statuettes égyptiennes pour accompagnement, en or mat et bruni, faitd’effet d’un véritable défi.
- Étalage considérable de pendules, de sujets, d’animaux, de statuettes, de bustes, de buires, de candélabres, etc., en zinc bronzé, doré, nickelé, décoré, etc-, dont les quatre cinquièmes sont des copies de modèles français, modifiés, tronqués, mutilés ou surmoulés complètement.
- Et puis ce sont des réveils montés également d’un motif en zinc quelconque ; des pendules marbre garnies de patins, de griffes, de têtes et d’appliques empruntés à l’arsenal industriel parisien. Des pendules bois laquées noir, blanc ou vert, avec des colonnes en cuivre ou en zinc grossiers et des cadrans disgracieux encadrés de lunettes à gros effets. Ces derniers paraissent provenir de Paris; il est à espérer que l’on impose aux fabricants de cette ville les modèles a reproduire, car ils n’ont rien de la tournure française? ils sont méconnaissables.
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- Il est pénible de constater de pareilles mutilations et un semblable pillage de modèles.
- Chryso ceramics ( Washington, D. C.). On ne peut guère ranger ce produit parmi les métaux, où il se b“ouve cependant, car il n’est pas un métal dont il a ^ aspect, mais une porcelaine dont il a le corps.
- Ce sont donc des objets en porcelaine sur laquelle, Par un procédé spécial, on fait adhérer de l’or. Des Services à thé, des corbeilles à fruits, des assiettes à uiarly ajouré, des buires, des vases, etc., etc., sont habillés de cette façon. Est-ce résistant? Est-ce cuit? °u ne le dit pas. Mais ce que l’on peut voir, c’est que ^es reliefs, les dessins de la porcelaine sont empâtés, et <ïue ces objets ne sont pas jolis ainsi transformés.
- Wymble Manufacturing C°(Newark, N. /.). Objets eu porcelaine, faïence, corne, verre, bois, etc., revêtus h arabesques en argent découpé à jour et ciselé.
- Cet article était très en faveur aux États-Unis depuis ^ux ans, et Paris en a beaucoup exporté pour cette c°ntrée.
- L’application de ce procédé par cette maison va certainement en arrêter l’essor en France.
- The Henderson Ames C° (.Kalamazoo, Mich.). Dans tuie grande vitrine, dix figures de cire revêtues de costumes militaires, de théâtre, ou chamarrés d’emblèmes maçonniques, attirent les passants par les couleurs v^ves et le chatoiement de leurs bijoux. Cette maison fabrique toutes les fournitures d’uniformes, de théâtre, h église et de franc-maçonnerie ; bijoux, insignes, broderies d’or et d’argent, etc.
- Providence Shell Works (Providence, R. L).
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- Fabrique d'objets en écaille, bijoux, peignes, manches de coutellerie, faces à main, etc. La qualité et leS modèles sont assez bien.
- Reynolds jewelry C° (Providence, R. /.). Eh1' blèmës maçonniques et bijoux de sociétés, en or » bas titre, en argent et en doré, d’un usage spécial au* États-Unis.
- Brown’s amber Manufacturing C° (New-York)-Grand choix de bijoux, d’ambre, de lave et de mosaïqué dont la partie principale semble être importée.
- The Whitehead & Hoog C° (.Newark, N. «/•)• Insignes pour sociétés.
- Diepenbrock & Lichtmann (New-York). Chasuble5 brodées et bannières. Bons articles courants, mai5 rien de fin ni de particulièrement remarquable.
- Bell & Barber (New-York), bijoutiers ayant pou1 spécialité la monture en petites épingles, broches et bagues, de pyrites et de dents d’alligators.
- D. R. Corbin (New-York). Spécialité d’épingles àe cravate en or, argent et doublé.
- Fantaisies bon marché et de qualité courante.
- R.-F. Simmons & C° (.Attleboro, Mass.), Chaînes d® montre et de cou, bracelets, gourmettes, en or à b»5 titre.
- Roy watch case C°. Photominiatures sur cuvette de montre.
- C’est à Providence, dans l’État de Rhode Islande que se trouve le centre de fabrication de la bijou' terie. Les fabricants de cette région ont fait une exp0'
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- sbion collective assez importante. Ce serait cependant Se tromper complètement que de croire que cet en-semble représente tous les genres qui se fabriquent aux États-Unis. Il y a de nombreuses abstentions. Un Certain nombre de fabricants, et parmi les meilleurs, ^’ontpas exposé. Il est donc difficile de se faire une opi-tion exacte de cette branche de l’industrie américaine.
- Un coup d’œil rapide sur ces vitrines en donnera **ne idée suffisante.
- Ostby & Barton {Providence). Spécialité de bagues 611 or et d’anneaux plats estampés, gravés et émaillés. ^agues bon marché pour dames, montées de rubis, Sénats, opales et émeraudes.
- Kent & Stanley C° {Providence). Chaînes creuses Sans soudure ; médaillons et cachets. Bracelets chaîne on or et en argent. Épingles de cravates et petites r°ches fantaisie en or et en argent. Les chaînes sont assez bien, les fantaisies sont très ordinaires.
- & B. Leederer {Providence). Chaînes pour 0rnmes, en or bas et platine. Coulants et porte-mous-^fîtons pour rubans, insignes de sociétés, boutons de Pochettes et bagues.
- Articles pour les gens de la campagne.
- ®®arden & Kettlety (Providence). Petite bijouterie irès ordinaire.
- U. Spencer & C° (Providence). Petite bijouterie ordinaire.
- . B. Child & C° (North-Stoansea, Mass,). Fume-j bares en doublé d’or et en aluminium, très ordinaires.
- J6lirs boutons de col et de manchettes ne valent pas ni,eux4
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- Flint Blood & C° (Providence). Grande camelotte > spécialité de bagues avec fausses pierres, camées e(l verre, etc.
- Irons & Russel (Providence). Insignes et bagneS maçonniques.
- Geo. H. Gahoone & C° (Providence). Bagues et épingles de cravates en or et pierres, de qualité ti’eS ordinaire.
- I
- Hancock Becker & C° (Providence). Boutons dec° et de chemise, bagues, épingles fantaisie en or bas> montés de pierres fausses. Qualité et modèles tr^s ordinaires.
- B. A. Ballou & C° (Providence). Boutons de che' mise, chaînettes et épingles de sûreté en or et 00 argent; crochets de pince-nez, épingles de voilette petits articles, bonne qualité.
- F. Z. Pearce & C° (Providence). Porte-plume 01 et, caoutchouc durci, porte-mines, porte-cure-den1-^ porte-plume en or montés nacre et ivoire, plumes en 01 '
- Modèles à effet.
- Albert Lorsch & C° (Providence). Grand étalage ^ diamants en imitation. Se disent les seuls propriétai1,08 et importateurs du diamant Sumatra, sans rival p°ur la dureté et l’éclat qui approchent de ceux du diarna^ véritable ! Ces pierres se vendent sur papier aux bij°l1 tiers, qui les montent. Le petit vaisseau formé de br^ lants Sumatra fait bien valoir les qualités de imitation.
- Arnold & Steera (Providence). Spécialité de bagu0:5 en or et pierres pour dames. Genre courant, d’ass02 bon goût. Bagues pour hommes, montées de eame05
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- et de cabochons. Anneaux plats en or gravé et émaillé.
- W--E. Webster & C° (Providence). Anneaux de flançailles, anneaux plats gravés, très ordinaires, et fiagues de dames, de même qualité.
- Thomas W.Lind (Providence). Fournitures et mon-tUres préparées pour bijoutiers : appliques, chatons, gaffes, perles, etc. Articles bon marché.
- ^-L. Moorheas & C° (Providence). Cuillères à thé en argent et en doré, avec émaux décorés de fleurs Pentes ; briquets en argent émaux peinture. Cailloux fin Rhin montés en épingles de cravates, boutons fi oreilles et de chemise. Article apparent.
- Providence Stock C° (Providence). Chaînes d’or ^Orrées d’arsrent, médaillons avec camées, chaînes e dames, chaînes de montre or et platine pour 0rnmes, genre tissu. Modèles d’assez bon goût.
- Poster & Bailey (Providence). Boutons de man-cfiettes, médaillons, croix, brochettes, chaînes de Contre, bracelets chaînes en argent. Bonne fabrication, b6rire trop américain.
- Griffith & son (Providence). Épingles de cra-Vate> boucles d’oreilles, boutons de chemise, broches de ^telles, en doublé d’or ; broches avec pierres. Fabri-CaÛon très ordinaire.
- Geo. H. Fuller & son (Pawtucket, R. /.). Chaînes, P°rte-mousquetons, chaînes de sûreté, épingles de v°dette, anneaux, en doublé extra-fort. payton & Kelley (Providence). Spécialité debou-ns de chemises et de chaînes pour pince-nez en or. 'P'H. Fanning C° (Providence). Coulants en or pour aWis de montre et médaillons.
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- Seery Manufacturing G0 (Providence). Chaînes à bagues avec pierres, pour hommes, doublé d’or.
- O.-C. Devereux & C° (Providence). Articles elî nacre. Boutons, cuillères, liseuses, cure-ongles. B ou' tons de chemise et de manchettes en or.
- W. & S. Blackinton (.Attleboro, Mass.). Chaîné pour dames et bracelets, en doublé d’or. Bons modèle avantageux.
- Chaînes de montre, pour hommes, et genre tissd? coulants pour rubans de montre. Grande variété.
- J.-W. Grant & C° (Providence). Chaînes fantaisie pour hommes et pour dames. Articles très apparents-
- M.-L. Read & C° (Providence). Épingles de cravate» fantaisies dorées(et émaillées; boutons de chemise' Articles très ordinaires avec pierres en imitation.
- Clark & Gombs (Providence). Anneaux de fiair çailles unis et ciselés. Bagues de mariage et joncs mofl' tés de pierres en imitation, en doublé d’or assez soigfle'
- American Waltham Watch G0 (Waltham, Mass-)-Leur exposition est très importante. Sur les den* façades de l’emplacement qu’ils occupent, ils ont <hs' posé les différentes machines qui servent à la fahrica" tion des pièces de leurs montres. Chacune de °eS machines est en opération et des ouvrières y vaillent, tout en répondant aux questions de la f°11^ des visiteurs, qui ne cessent de s’y arrêter. La mont*6 est un objet de première importance chez un penp|e pour lequel le temps a une si grande valeur. L’A#16 ricain est très curieux de tout ce qui est mécanis#1^ il observe, s’enquiert et s’instruit. Les machines eïl opération sont :
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- ÉTATS-UNIS.
- 1° A fraiser les tiges de remontoirs ;
- A couper les faîtes de pignons ;
- 3° A percer et à tarauder ;
- 4° Apercer et à tarauder les balanciers compensateurs ;
- 5° A faire les vis ;
- 6° A faire la première tournure des tiges de baril-etc. ;
- /0 A faire les pignons de minuterie ;
- 8° A polir les ailes de pignons ;
- 9° A polir les têtes de vis ;
- 10° A tourner les tiges de balanciers et de pivots; H° Le tour universel (appareil pour démagnétiser ^es montres) ;
- 12° Un tour;
- 13° Machine à fileter;
- 14° Machine à tailler et à couper;
- '15° Slotting machine.
- A l’intérieur se trouvent les vitrines de mouvements a régler et en observation, les montres achevées et la élection de Evan Roberts, de Manchester (.Angle-terré), La collection de M. Evan Roberts est considé-r^ble, il pa obligeamment prêtée à cette Compagnie P°ur l’Exposition de Chicago. Elle se compose: 1° de montres historiques; 2° de six cent neuf montres tiennes, et deux mouvements du seizième siècle. Parmi les montres historiques, on remarque celle uoi Jacques Ier, qui date de 1610; d’Olivier Cromwel, 1648 ; de John Milton, 1660 ; de sir Isaac Newton, ^-septième siècle; du roi George III (c’est un cyclo-
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- mètre) ; de Robert Burns, 1771 ; de William d’Orange> 1656 ; de la reine Elizabeth, seizième siècle ; de John Calvin, seizième siècle ; de lady Jane Grey, seizième siècle.
- Les montres anciennes sont des dix-septième et dix-huitième siècles; on en remarque un certain nombre de fabrication française d’horlogers bien connus, tels que: Duvy, Champion, dix-septième siècle; Berthoud, 1731 ; Gregson, Breguet, Le Roy, Guex, Bourguen, Reveb Yauchez, Yalers, Boubon, Mallet, Moiilie, Lépine, Barbier, Giteaux, etc., de Paris; et Lejeune (de Rouen), du dix-huitième siècle.
- Cette exposition offre à tous égards un grand intérêt.
- Keystone Watch Case C° (Philadelphie). Exposition importante de boîtes de montres en or, en argent et en süveroïd. Les modèles sont du goût américain? lourds et surchargés de gravure et de ciselure à effet'
- Self winding Clock C° (New-York). La principal® pendule exposée est à mécanisme de carillon ; elle fad son évolution toutes les heures et se remonte par un fil en communication avec une batterie électrique-Le mouvement est actionné par un ressort contenu dans un barillet, il est simplement remonté par Ie fil électrique. D’autres explications plus spéciales demandent les connaissances d’un technicien pour être bien comprises et bien rendues. Ce système, très sérieusement appliqué par cette maison, semble appel6 à un succès.
- The Waterbury Watch C° (Waterbary, Conn-)-Grand choix de montres de tous cadrans, de tous
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- boîtiers, en argent, en nickel et même en or. Qualité excessivement ordinaire.
- A l’intérieur, une maison en miniature comprend Sept ateliers éclairés par des lampes électriques microscopiques, garnis de machines et de petits bonshommes articulés.
- Tout cela est animé par un courant électrique. Ce nestpas une démonstration, c’est un jouet, un vérifie enfantillage qui fascine la foule.
- G’est une réclame un peu grosse, ce n’est pas autre chose.
- H. Muhr’s sons (Philadelphie). Montres à boîtiers extra-forts en doublé d’or, en argent et en or à quatorze ^arats et même à dix carats. Montres en nickel et dés a coudre en or et en argent.
- bagues de dames, en or à dix carats, avec perles et lierres. Bagues en or creux pour hommes, avec Carïiées, pierres, cabochons, opales, émeraudes et rubis.
- Quelques montres en or avec émaux et pierres. abrication d’une bonne moyenne, exposition très
- lr*téressante et bien présentée.
- Rookwood Pottery (Cincinnati, O.). The queen Mise en scène originale. Le fond de la salle est eri bois noir surmonté d’un dôme, d’où s’échappe un ^oiif sculpté et teinté représentant la flamme d’une cheminée de four à faïence. La balustrade qui entoure ^ Espace occupé par cet exposant est en grès, avec des Panneaux décoratifs bizarres ; de chaque côté s élèvent b'ois colonnes en forme trop élancée pour représenter
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- des cheminées de four, d’un ton vert-de-gris, surmoU' tées de flammes. La base de ces colonnes est égale' ment léchée par des flammes.
- Certaines formes rappellent celles de Vallauris; de grandes amphores élancées et sveltes sont montées efl lampes de pied.
- La couverte d’émail est d’une glaçure parfaite et donne aux nuances une grande intensité. Mais la déco' ration est parfois trop impeccable ; elle manque d’in1' prévu et de charme. Les cactus et les plantes grasses sont largement traités et conviennent bien à ces formes simples et unies. Le ton général de ces faïences est sombre, éclairé par quelques notes vives, puissantes et bien fondues.
- Cette faïence est fort appréciée, elle a l’inconvénieflt de verser un peu trop dans le mode américain. Le5 prix en sont très élevés.
- National Wall Paper C°. Cette maison fabrique le Lincrusta Walton. Elle a décoré l’extérieur de la construction, qui contient à l’intérieur l’exposition collective de plusieurs fabricants de papiers peints-Cette construction est très vaste ; les plans en ont ete faits par M. Paul Groeber, dessinateur de la Compa' gnie, qui est également l’auteur des frises, chapiteaux colonnes, Amours, guirlandes et toiture, qui coiU' posent l’ornementation.
- Les reliefs du Lincrusta sont mis en valeur par le to11 vieil ivoire adopté pour l’ensemble. M. Groeber a falt exécuter en ronde bosse les Amours et les guirlandes-
- Les chapiteaux et colonnes ayant les mêmes sailbeS que celles que l’on obtient du staff ou du bron^6
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- Sonf une innovation audacieuse dont il a tiré un Scellent effet décoratif.
- ^ a trouvé là un nouvel emploi pour le Lincrusta au°n, auquel on pouvait reprocher d’être un peu Désormais on saura qu’on peut lui donner tous s reliefs et obtenir des saillies prononcées.
- Warren Fuller & C° (New-Yor/c). La salle qu’ils °CcUpent est éclairée à la lumière électrique et fait ^l°ir les papiers pailletés et les patines métalliques es irnitations de cuir. Leurs papiers drapés et veloutés s°nt très bien, les dessins se rapprochent de ceux des Papiers anglais.
- K- Bartholomae & C° (New-York). Papiers peints à
- nc* chagriné et de nuances claires et genres reps.
- ^ The Robert Graves C° (New-York). Les Amours,
- urs et guirlandes, sur fonds unis, sont fort agréables, le
- fonq
- s nuances fraîches et douces. Papiers veloutés sur s unis et sur fonds moirés. Leurs sujets estampés
- ^ feintés, avec ornements dorés sur des fonds bien Appropriés, constituent une véritable nouveauté. Nevius & Haviland (New-York). Leurs papiers Pl.sserie et cretonne ont beaucoup de caractère.
- Tr. Beck & C° (New-York). Ont des genres satinés avec reliefs d’un effet très chatoyant, des tons unis et es genres cuir. Leurs dessins tapisserie imprimés à la
- Ptanche sont bien, ainsi que leurs coutils imprimés. ^ se prétendent les seuls fabricants du Lincrusta laiton aux États-Unis.
- fait
- Cette collectivité des fabricants de papiers peints a
- bè
- Une très belle exposition, très bien présentée et
- s mtéressante.
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- Woods, Sherwood & C0 (Lowell, Mass.). Article5 de ménage en fil galvanisé ; la liste en est cousit' rable. L’article est connu, l’industrie américaine a beaucoup étendu son emploi.
- Vienna Enamel & Stamping C° (Porter, Indiana)-Ferblanterie émaillée, très soignée. Seaux, brocs? casseroles, plats, tasses, gobelets, etc., de bonfle forme et bien décorés.
- Griswold Manufacturing C° (.Erie, Penné). Co' cotes, casseroles et marmites en fonte de fer; intC' rieurs polis et nickelés.
- Keen & Hagerty (Baltimore, MA). Ferblanteri6 estampée, étamée et laquée. Tous leurs articles étamés, laqués ou en cuivre, sont étamés à l’intérieur. Asse2 bonne fabrication.
- Enterprise Manufacturing C° of Pennsylvanie
- Quincailleries brevetées. Moulins à café, fers à repas' ser, presses pour droguistes, hachoirs à lames uiub tiples, presse-fruits, tondeuses pour gazons. Petlt modèle courant, trois lames, 51/4 dollars; cinq laines 6 dollars.
- Woven-down Duster C° (Chicago). Nouveau plu' meau en plumes de dindon tissées, et plumeaux d11 même genre articulés pour corniches et plafonds.
- Goodill Company (Antrim, N. H.). Nouvel appa" reil à main et à vapeur pour peler les fruits et leS légumes.
- G. M. Clark & C° (Chicago). Petit fourneau bijou a gaz.
- The Michigan Stove C° (Détroit et Chicago). Fabri' cants du fourneau Garland. Un fourneau géant couvre
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- ^ espace qui leur est réservé et abrite leurs modèles et ta bureau de leur représentant.
- G est certainement la plus belle exposition de four-neaux et de poêles nickelés.
- The William Miller Range & Furnace C° (Cincin-nctthO.). Fou rneaux mobiles au charbon de terre, en toutes tailles. Très commodes et très bien établis. Buck’s Stove & Range C° (Saint-Louis, Mo.). Un a°0r un peu théâtral représente le foyer primitif de la {e&ion en 1776, le début de la fabrication de leurs Poêles en 1846 et celui perfectionné de 1893. C’est un Poêle-fourneau nickelé assez pratique.
- Cribben Sexton & C° (Chicago). Très beaux four-aeUux de cuisine portatifs, poêles nickelés en totalité °u en parties.
- taes fabricants de coffres-forts n’ont pas tous exposé, y u dans cette industrie un certain nombre d’ablutions.
- ^eux de la Vault, Safe & Lock C° (.Elizabeth, Pa.), sont présentés en six tailles différentes, semblent 0rt ingénieux et bien établis.
- ^eninsular Stove Company (Détroit). Grands four-neaux de cuisine d’une belle fabrication, mais par trop ePfet. Poêles tout nickelés.
- ^agee Furnace C° (Boston). Poêles d’un goût plus !°^re» uiieux adaptés aux usages français. Très belle abrication.
- a ^undard Manufacturing C° (Pittsburg, Pa.). Bai-
- snoires en tôle émaillée, très bien fabriquées, bains de Sle§e> etc. Très joli cabinet de toilette : baignoire, bain
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- de pieds, douche, lavabo en onyx et W. C. Les murs sont revêtus de carreaux de faïence blanche à dessins dorés*
- Il a été parlé plus haut des folcling bed ou lits à cotf1' binaison, se repliant et ayant l’aspect d’un meubl6 décoratif.
- L’ingéniosité américaine ne devait pas se borner a cette invention, elle a imaginé la baignoire pliante. A y a deux exposants de ce nouveau système.
- The Day Manufacturing C° .{Détroit, Mich.) et The Mosly folding Bath tub C° {Chicago). Ce n’est naturellement pas la baignoire qui est pliante, mai8 l’ensemble de l’installation qui se renferme dansune sorte d’armoire à laquelle on peut donner l’aspect Ie plus décoratif. Une maison parisienne a créé un article à peu près analogue.
- Peck brothers& C° {New-Yorket Chicago). Lavabos en onyx, en marbre, avec tuyauterie et robinetterie nickelée, très soignée. Appareils à douche nickelé8. Belle fabrication.
- Dames & Myler (.New-Brighton, Pa.). Baignoires e*1 tôle émaillée sur pieds de fonte de fer nickelée. lde' rieur blanc décoré de fleurs et sujets.
- Oswego Indurated fibre C° (Oswego, N. Y.). B»1' gnoires, bassins, bains de pieds, etc., en composition blanche émaillée et décorée de dessins dorés. On 0e peut apprécier cette composition qu’à l’usage.
- Les fabricants de refrigerators ou meubles-glacière8* de tous systèmes et de toutes combinaisons, sonttre8 nombreux.
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- ^ais ces meubles, étant généralement volumineux, peuvent trouver un marché à l’étranger; ils sont aUIeurs fabriqués pour répondre aux usages et aux es°ins des nationaux.
- u est pour ces motifs que leur examen ne figure pas ans cette étude.
- Nicholson File C° (.Providence, R. /.). Cette impor-ate fabrique n’expose pas moins de trois mille variétés 6 ^mes, grosses et fines.
- g Aearney & Foot (Paterson, N. /.). Limes et râpes. Pecialité de limes fortes pour la fabrication des ^chines.
- „ Caffrey File C° (Philadelphie). Limes fortes et anes.
- ç Chapman Manufacturing C° (Meriden, Gonn.). Iel°ls et clochettes pour traîneaux, pour chevaux et P°ür chiens. Bouderie fine. Belle variété de colliers de
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- lens et de chevaux. Excellente fabrication, vitrine Süpérieurement installée.
- Bardsley (New-York). Boutons de porte en bois divers.
- .A- Field & sons (Taunton, Mass.). Très belle ltrine, bien disposée pour faire valoir l’importance de ^fabrication.
- Clous en fer et en cuivre pour tous usages. Plus de x mille variétés de clous vernis et de couleur :
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- oe> vert, bleu, gris, brun, marron et noir.
- Cette maison fait partie de l’association des six 0ïïlPagnies qui se sont réunies (Consolidated), en 1891,
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- sous le nom de : Atlas Tack Corporation (Boston Mass.), et qui embrasse la fabrication de toutes leS sortes de clous, pour cordonnerie, harnais, ameuble ment, vitrerie, etc., en fer, en cuivre jaune et rouge’ en fer étamé, etc.
- G.-J. Capewell (Hartford, Conn.). Marteau extraC teur pour enfoncer et arracher les clous.
- The Clauss Shear C° (Fremont, O.). Spécialité ^ ciseaux forts pour tailleurs et coupeurs. Ciseaux fi115'
- The Northfield Knife C° (.Northfield et Thomasto^ Conn.). Couteaux de poche et canifs de qualité cO11 rante.
- J.-R. Torrey Razor C° (Wor rester, Mass.). Spéc*a lité de rasoirs. Grande variété.
- Hatch Cutlery C° (South Milwaukee, Wis.). Ciseau couteaux de poche, canifs. Coutellerie de bonne lité et fine. Fabriquent le canif à ressort, s’ouvrant pal une pression sur une poucette placée aux extrémités ^ manche.
- Riverlin Works (Millsbury, Mass.). Outils ^ chants. Ciseaux, gouges, lames de rabots, etc. Out bien faits et de bonne qualité.
- C.-E. Jennings & C° (Fabriques àHinsdale, à ville, à Port-Jervis). Ciseaux, gouges, mèches, scies main, planes, etc. Belle fabrication.
- Stanley Rule & Level C° (New-Britain, Co^) Outils de charpentiers, équerres, rabots, tout acier011 montés bois, etc., de très bonne apparence.
- Fayette R. Plumb (Philadelphie). Marteaux, nailles, hachettes, pioches. Grands couteaux et c£)l1 perets pour boucheries et abattoirs.
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- Geneva tool C° (Geneva, 0.). Fourches pour tous Usages : foin, fumier, pommes de terre, etc. ; houes, rateaux, crochets; râteaux à foin, etc. Très apparents.
- ^ithington & Cooley Manufacturing Co’s (Jackson,
- Üich
- )• Mêmes articles que le précédent.
- d:
- The Iowa farming tool C° (Fort Madison, lowa). daies articles.
- , pourrait citer encore d’autres fabriques d’outils inculture, elles sont nombreuses, et toutes ont fait 1111 grand étalage de leurs produits, disposés avec une Cerlaine habileté, pour faire ressortir les couleurs bleu ' rougedes manches, les dorures et les polis des aciers, ^ithington Handle C° (Jackson, Mich et Iîun-^n9ton, Indiana). Fabrique de manches d’outils en bois, ^ s que pioches, pelles, fourches, faux, râteaux, etc. e hois employé est excellent, léger et résistant. Il y ^rait avantage à les importer dans les pays où ce bois Uexiste pas.
- lock C° (Terrijville, Conn.). Cadenas, serrures malles et valises, pour petits meubles et tiroirs.
- land choix de clefs riches. Fabrication très importe.
- ç ^ùssel & Erwin Manufacturing C° (New-Britain, Choix considérable de serrures, boutons et ^ £nees de porte. Charnières, cadenas, consoles et ferres en fer et en cuivre pour tablettes, verrous, ^huaiPères, vis grises, bleuies, cuivre jaune et cuivre ge- Ecrous et filets, etc. Pelles et pincettes.
- ^ette maison est de premier ordre, sa fabrication eHente, ses modèles variés à l’infini, mais ils se ent peu aux usages des autres pays.
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- D’autres maisons de quincaillerie ont exposé ; conn^ leurs produits répondent à des habitudes locales, ^ ne nécessitent pas une mention spéciale.
- Smith & Wesson (.Springfield, Mass.). Revolve18 courants et riches, nickelés, niellés, à crosse nacr6’ ivoire, argent, etc. Assortiment très grand.
- Remington Arms C° (Mon, N. Y.). Le nom ^ cette maison dispense de toute appréciation.
- Spencer repeating Arms (Brooklyn, N. Y.), briqués par F. Bonnerman. Fusils-magasin à cinq °ar touches.
- The Union Metallic Cartridge C° (Bridgepo^ Gonn.). Cartouches et munitions de toutes sortes et p°ül toutes armes. Fabrique très importante.
- Winchester Repeating Arms C° (.New-Ha Gonn.). Grand assortiment d’armes à feu, de fusils1 répétition et de munition.
- E.-T. Barnum (Detroit, Mich.). Clôtures en fil defel galvanisé, de tous systèmes. Ronces doubles et tripleS' Fils de fer et cordages pour ascenseurs, câbles p°lU tramways, etc.
- Colt’s fire Arms Manufacturing C° (Hartford Gonn). Revolvers et carabines.
- The Martin fire Arms C° (New-Haven, Gon#•)'
- Fusils à répétition.
- The Parker gun. Fusils avec ou sans chiens.
- Translucent Fabric C° (Clinton,Mass.). Son prod^ est une composition transparente pouvant se décorer l’aide de couleurs au vernis et remplacer les vitre5* Aucun climat n’agit sur lui, il intercepte les ray0**5 trop ardents du soleil. On en fait des imitations
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- Vltraux et il dispense de l’emploi des stores. On ne Peut guère l’utiliser que dans des magasins, entrepôts, faisons de campagne et chalets. Son prix est de Centinies le pied carré.
- Clinton wire cloth C° (iClinton, Mass.). Toiles et filages métalliques en fer et en cuivre peints et vernis.
- Cette maison fabrique des grillages en acier garnis au calfeutrés d’une substance incombustible ; ces gril-&es> ainsi préparés et appliqués sur des cloisons, les lendent inattaquables par le feu.
- Washburn & Mcen Manufacturing C° ( Worcester, ass> et Wankegan, IlL). Fils de fer doux, galvanisé et cuipé; fils de laiton et de cuivre, nus et couverts de bUtta-percha. Très importantes usines, exposition très 'aste. Fils pour l’électricité, fils en acier pour instru-^ents de musique, fils pour balais, cordages, câbles, etc. u °us et pointes, ressorts pour horlogerie et lunetterie,
- laies de bicycles, dentisterie, etc. Produits de première
- qualité.
- ^ John A. Roebling’ sons & C° (Trenton, N. /.). Fils 1er et de cuivre, fils métalliques pour cordages et j^bles. Fournisseur des câbles métalliques du pont de Jooklyn qui fut commencé en 1860 et achevé en 1883. tuteur des plans était John A. Roebling, et l’ingé-tlleui‘ des travaux, Washington A. Roebling. Spécialités: câbles pour ponts suspendus; fils pour ribution de lumière électrique ; fils pour signaux de ernins de fer; fils pour la télégraphie; fils pour les Parcours téléphoniques; câbles sous-marins.
- ^ fournisseurs des câbles pour la traction des tramways e ^ 3e Avenue, pour la Cable raüway C° de New-York.
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- La plus considérable des maisons de ce genre aux États-Unis.
- E. & T. Fairbanks & C° (S^Johnsbury, Vt). 0e' cupent le plus vaste espace parmi les exposants du Palais des Manufactures.
- Balances de toutes sortes. Ingénieux système pour Ie pesage des viandes dans les abattoirs. Balances d’éle' vateurs à grains pouvant peser, en une seule folS’ jusqu’à 1400 boisseaux de blé.
- Bascules pour chemins de fer pouvant peser de 100 tonnes jusqu’à 200000 livres.
- Balances pour la vente au détail.
- Balances à six fléaux pour les minerais, supprima111 cinq manipulations, la pesée retombant dans le mêH10 récipient.
- Grande variété de bascules romaines et autres. Ceb6 maison occupe le premier rang comme importance dafls ce genre d’industrie.
- The Chicago Springbalance C° (Chicago). Balance5 à ressort à boudin, très convenablement établie8» pèse-lettres, etc., et pour tous usages ne dépassant paS 340 livres.
- Henry Troemner & C° (Philadelphie). La prernic16 maison pour les balances genre Béranger, les trébuche^ à pédale, les balances d’essais et d’analyses, etc.
- Leurs balances Béranger, ordinaires et fines, sontd6 bonne fabrication. Une petite pièce bijou, de ce modèle» toute nickelée et sous une cage vitrée, est sensible & 1/64 de grain, sa limite maxima étant de 8 onces.
- Leurs trébuchets fins, nickelés, montés sur acajou’ sont sensibles au 1 /4 de milligramme.
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- Buffalo Scale C° (Buffalo, N. F.). Très grand étalage bascules fixes et roulantes, balances romaines des PlUs grandes aux plus petites; bascules d’adminis-Ifatiori et de chemins de fer. Bonne fabrication.
- Metric Métal C° (Erie, Pa.). Gazomètres.
- Badd & Coffin (New-York). Dans un grand pavillon Crerue et or, en forme de rotonde, une fontaine argentée débite un mince filet d’extrait pour le mouchoir qui
- P°rte le nom du fondateur de la maison Lundborq.
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- est une des maisons de parfumerie en renom.
- Bazell Dalley & C° (New-York). Encore une vi trine Creme et or, mais cette fois elle est carrée. Des glaces lsposées en croix à l’intérieur reflètent treize énormes ac°ns taillés de 60 centimètres de hauteur qui ^tiennent le LazelVs per fume.
- Th. Zehring & C° (Chicago). Spécialité d’extraits °deurs pour le mouchoir, fantaisies riches en parfumerie.
- Geo. Lorenz (Toledo, 0.). Extraits, eau de Cologne, P.°udre de riz. Ces produits sont montés avec peu d’élégance.
- M. Todd (Kalamazoo, Michigan). Fabricants huiles essentielles :, pippermint, wintergreen et aufres. Deux petites vitrines annexées à la première ^tiennent de vieux livres d’alchimie et de distillation e Plantes qui ont sans doute pour but d’émerveiller le Public sur la profonde érudition de celui qui en a,
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- pénétré les secrets pour la préparation de ses produits.
- - E. R. Durkee & C° (New-York). Extraits de citron de vanille, d’amandes, d’orange, de céleri et de gingembre pour la confiserie, la pâtisserie et la cuisine.
- H. G. Hotchkiss’ American Essential oils (Lijons, Wayne County,N. Y.). Huiles de Tansy, Golden rod, peppermint, sassafras, wintergreen, spearmint? wormwood. Assez belle vitrine.
- Andrew P. Preston (Portsrnouth, N. H.). Spécialité d’eau et de sels de Cologne. Poudre d’iris. Eau et poudre dentifrices. Pilules au sulfate de quinine.
- Joseph Burnett & G0 (Boston). Extrait de violettes des bois. Eau de Cologne. Pâtes pour cuisine, pâtisserie et bonbons, et extraits d’amande, pêche, orange? céleri, pistache, clous de girofle, nectarine, rose, violette pour bonbons et glaces.
- G. Melzer’s Household Soaps (Evansville, Ind•)• Savons de famille.
- Marx & Rawolle (New-York). Glycérine chimiquement pure. Superbe vitrine toute nickelée. Glycérine blanche dans de riches flacons taillés, montés en bronz6 doré.
- ' Sapolio, savon étonnant d’un fabricant auteur de reclames plus étonnantes encore. Un diorama représente l’Atlantique sur lequel navigue le capitaine Andrews dans le bateau minuscule sur lequel il a traverse l’Océan. Ce bateau c’est le Sapolio, quia donné son nom au savon, en souvenir du concours financier prêté an hardi navigateur pour accomplir son périlleux voyagé C’est le bateau authentique et le capitaine* authentique
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- paiement, qui figurent dans ce diorama; aussi on peut Paginer quelle foule ce spectacle attire.
- Le savon, d’ailleurs, est très estimé pour le blanchis-Sage du linge.
- Robert Low’s son (New-York). Agents de la maison
- •v i ♦ ' ^
- glaise très connue à Londres, Low son & Hayden, Géants du Brown Windsor Soap,
- R- D. Baldwin &C° (Chicago). Extraits pour le mou-ch°ir. Dans un immense vitrine en forme de fer à cheval sont disposés par gradins de gros flacons coiffés ®ansgoût. Dans la grande vitrine triangulaire des porterons en peluche de toutes couleurs, des vases, buires ^ coffrets disposés pour contenir des flacons de par-^merie.
- Rriïzsehe brothers (New-York et Garfield, N. J.). ries essentielles et préparations chimiques.
- . R°Wers & Weightman (Philadelphie). Maison très ^portante. Fabrique de produits chimiques. Leur ^ e vitrine en acajou est relativement modeste et ne Pas oublier leur magnifique exposition de 1876 à ^iladelphie.
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- a. Street & C° (Chicago). Agents des India Alkali 0rks (Boston), exposent dans une jolie vitrine noir et 1 leur principal produit pour nettoyer les carreaux de réncfg ]e ]30j*s et je marbre.
- J- Allen fils (Philadelphie). Phosphore américain allumettes.
- Ph' eïlns^van^a Sait Manufacturing G0 (Philadel-le)' Exposent un énorme bloc de douze tonnes d’alun 0 aHisé. Ce bloc forme sur le devant une sorte de * de dans l’intérieur de laquelle les cristaux pendent
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- en stalactites. Une lampe électrique dissimulée dans le fond donne à ces cristaux une transparence et u11 éclat d’un bel effet. La même usine fabrique un pr°' duit qu’elle appelle Natrona.
- Natrona soda (bi-carbonate de soude) ;
- — (cuivre);
- — (vitriol bleu) ;
- — (manganèse) ;
- et le savon en poudre sèche Lewis Lye.
- Ricksecker [New-York). Au centre de sa vitrhF assez coquette se tient une figure de cire représentai Marlha Washington dans le costume historiquemeid exact de 1776. Autour, sont disposés des extraits d0' deurs en flacons riches et des sachets assez bien montes-
- The Roessler & Hasslacher Chemical C° (iV^' York). Maison fondée en 1882, par la German gold^ silver Refmery de Frankfort s/M. (Allemagne).
- Grand étalage à effet de leurs produits : cyanide de potassium; oxydes métalliques pour la céramique couleurs sur émail et sous émail; or brillant liquide* fournitures pour le travail d’émaux. Des carreaux de faïence, des briques, des objets de porcelaine et u verre, une grande cheminée, complètent l’expositi0ll? permettant d’apprécier la qualité de leurs produits.
- Jas. S. Kirk & G0 [Chicago). On ne peut pas séjourné vingt-quatre heures à Chicago sans avoir rer contré de grandes voitures de commerce attelées de quatre, six et même huit chevaux magnifiques, d uïl noir d’ébène, couverts de riches harnais. Des gre^ sonnent à la tête de ces superbes coursiers qui agite fièrement leur tête au sommet de laquelle ondoie
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- énorme plumet de tambour-major, tricolore. C'est Kirk ^Ul dans ce pompeux équipage va faire ses livraisons aux différentes gares de chemins de fer qui expédient ^ savon aux quatre points cardinaux des États-Unis.
- et9it à prévoir qu’il ferait quelque chose d’étonnant Pour l’Exposition de Chicago. C’est assez curieux en e^et- Sur un fond formé d’une muraille de caisses de American family Soap se détache le pont de Broo-Klyu, exécuté en savon.
- n’est pas artistique, c’est même assez grossement fait, mais la pièce est d’une dimension qui Jend le travail assez difficile à exécuter, et le but pro-
- P°sé est atteint, car il y a beaucoup de monde pour le voir.
- ^ cette... œuvre est jointe une exposition importante, fleurs sculptées, en savon (elles sont d’exécution a0ssi grossière que le pont), de la glycérine vierge, des
- Sav°ns de toilette, de I’ eau de Cologne, des extraits
- d’a D .
- odeurs. Toute cette parfumerie est d’une fantaisie un
- Peu banale et d’aspect très ordinaire.
- Podge & Olcott (New-York) se dénomment broyeurs (ailiers) de drogueries pures, fabricants de produits chimiques pour la parfumerie. Poudres d’iris, de feuilles rose, patchouly, santal, etc. Huiles essentielles. ^edr établissement, qui date de 1798, est très honoraient connu et très important.
- The W. J. M. Gordon Chemical C° (Cincinnati, O.). PPrend aux visiteurs que M. Gordon, dont on peut V°lr d’ailleurs le portrait, est le plus important fabri-Carit de glycérine dans le monde!
- ^tuni de ce premier renseignement, on peut examiner
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- sa vitrine, plus modeste que sa déclaration, et constat01’ que, somme toute, son produit paraît être de très bebe qualité.
- Les fabrican ts de porcelaine ont fait un essai d’expo' sition collective. Us ont adopté un modèle de comptoir8 à étagères, qui, s’il est commode, a l’inconvénient de pas être très ornemental, surtout dans l’ensemble. G7cst un peu trop plat et trop uniforme. Les exposants son1 assez nombreux, mais toutes les fabriques n’ont paS envoyé leurs produits. Tel qu’il est, ce groupe est très intéressant, et, s’il fournit l’évidence du développerne111 matériel de cette industrie, il indique aussi le degré exa^ d’avancement de la partie décorative et artistique. A °e dernier point de vue il y a un pas énorme à faire.
- The Knowles, Taylor & Knowles G0 (East Li^'r pool, 0.). Ce qu’ils appellent le genre Lotus est en por' celaine coulée fine. C’est la partie artistique de l°ul fabrication, elle se compose de tasses, vases, coupes ^ buires ; le décor est dans l’esprit américain et ass°2 bien.
- Les vases, genre oriental, à jours et ornés de cab°' chons et ceux à fond gros bleu sont assez élégants. bes quelques pièces en barbotine sur fond gros bleu so^ moins bien.
- Leur second comptoir se compose de Granité -sorte de porcelaine très épaisse, pour hôtels et restai1' rants, c’est ce qui a remplacé le limonadier de LimogeS' Les décors en sont généralement imprimés. Leur pot celaine vitreous pour hôtels est mieux.
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- Ott & Brewer G0 (Trenton, N. /.). Grand assortiment de vases à fleurs en relief et de tasses fines ; ils sont décorés d’ors de couleur. Les fantaisies sont la spéciale de cette maison ; le choix en est grand ; elles n’ont Pas d’utilité, mais elles sont fort agréables.
- Willets (Trenton, N. J.) a pour spécialité le Belleck îVQre, sorte de porcelaine coulée à fond crème.
- Lonhuda Pottery C°(Steubenville, O.). Imitation des faïences de Rookwood. Formes classiques d’après Val-lauris, fonds bruns avec décors de plantes grasses sous émail.
- Haynes, Bennett & C° (.Baltimore, Md). Services de table et de toilette. Porcelaine demi-forte ; grands vases d Une décoration sobre.
- Homer Laughlin (East Liverpool, O.). Porcelaine fine
- demi-fine. La première sorte est décorée à la main, ^a seconde en impressions relevées d’or brillant, assez 0rdinaires.
- Les fonds pourpre sont absolument mauvais.
- The International Pottery G0 — Burgess & Campbell (Trenton, N. J.). Services de table. Les marlis §r°s bleu et les impressions bleues ne sont pas complétaient réussis. Les garnitures de toilette avec parties §r°s bleu et ors relief sont très ordinaires de fini et de
- Modèle.
- The Mayer Pottery C° limited (Beaver falls, Pa.). Leurs services de table en porcelaine demi-transpa-rente sont d’une forme bien ordinaire que ne relève pas
- décor en impression.
- °hio Valley China C° ( Wheeling,W. Va.). Vases et P^ces fantaisie de formes bien tourmentées, dont quel-
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- ques-unes, avec parties gros bleu, sont d’assez mauvais goût. Le grand vase, orné de la statue de Christophe Colomb et de nuages où plane l’aigle américain aux couleurs nationales, est d’une conception impossible*
- The Toronto Pottery C0 (Toronto, Ohio). Ses services de table sont extrêmement lourds. Le granité ware se prête peu à la légèreté, c’est vrai, mais il est possible cependant de faire mieux.
- Edwin Bennett Pottery C° (Baltimore, M.), maiso0 fondée en 1846. Quarante-sept années d’existence, c’est beaucoup pour une industrie aux États-Unis, aussi cette maison a-t-elle quelque expérience et cherche-t-elle 0 faire mieux que les autres. Elle n’y réussit pas complu tement. Ses services de table et de toilette impriiïï0S sont assez ordinaires, et il y a trop de prétention da0S les modèles.
- Leur jardinière, formée de trois sphinx sur lesquels repose une vasque en forme de trèfle, dessinée et iu°' delée par Herbert W. Beattie (Quimy, 'Mass-, ), est d’un6 jolie forme, bien qu’un peu lourde..Elle est très bie0 dans le ton jaune clair, et dans le vieux vert claie Vallauris.
- The Potters Cooperative C° (East Liverpool, 0-} Grand choix de services de table et de toilette en terre fer surchargés de décors lourds, imprimés. L’ensernbl0 de cette fabrication est ordinaire.
- Cartwright brothers (East Liverpool, 0.). BuireS’ théières, cafetières, tasses à thé et à café, en gran^e ware uni et décoré. Fabrication très lourde et très ofdl naire. •
- The Sebring Pottery C° (East Liverpool, 0.)-
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- nces-de toilette de grandes dimensions, brocs pesants,
- lasses> soucoupes et assiettes épaisses à décors communs.
- G. G. Thompson Pottery C° (EastLiverpool, O.). res et théières en terre, émail brun; brocs de blette, assiettes et légumiers, lourds et communs.
- Nookwood Pottery C° (Cincinnati, O.). Choix de Jjle°es p]uS petites qu’à leur autre emplacement, déjà Crii, mais très variées de formes et fort réussies. Globe Pottery C° (East Liverpool, O.). Poterie ^arr°n et jaune, appelée en Angleterre et aux États-1118 Rockingham ware.
- ç ^yer Pottery Manufacturing C° (Trenton, N. J.). enre majolique très ordinaire.
- ^ The D. E. Mc Nicol Pottery C° (East Liverpool, *)• (xranite ware très ordinaire de qualité, de forme de décor.
- . ^als, cuvettes, pots et cafetières en terre émaillée Jaillleet brun.
- ^ New England Pottery C° (East Boston, Mass.). ^ases, garnitures de toilettes et crachoirs. Leurs Aataisies dénotent un effort vers la forme et le décor ^hstiques,
- mais malgré quelques pièces assez bien les résultats sont encore médiocres.
- ^ eoria Pottery C° (Peoria, III.). Services de table et l°dette en Granité ware blanc avec impressions, qUaüté ordinaire.
- ^ ^Wondaga Pottery C° (Syracuse, -N. Y.). Services table, services à thé en porcelaine demi-fine et SSez bien décorée. C’est dans ce genre la meilleure xP°sition de la section américaine. • '• >
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- Warwick China C° (Wheeling, W. Va.). La p01' I celaine des services de table et des services à thé est très lourde et de décors très ordinaires.
- Mercer Pottery (Trenton, N. /.). Blanc deuii-d11’ formes assez bonnes. !
- The Burroughs & Mountford C° (Trenton, N-Pots à eau et cuvettes, brocs, vases et cachepots t^s massifs. Certaines pièces sont meilleures, mais les de cors sont en impression et à l’or brillant.
- U. S. Glass C0 (Pittsburg,Pa.). Verrerie moulée etl soufflée. Assiettes h pied et compotiers moulés et grades» flacons de toilette moulés et décorés d’or brilla11^ Verres de table ordinaires et demi-fins. PiécC3 fantaisie en verre rose, rubis et vert ; toutes s00*1 moulées.
- Conroy-Prugh & C° (Pittsburg et Allegheny, Pa^ Miroirs, glaces, et en général toute miroiterie à bisea11,
- Suess Ornemental Glass C° (Chicago). Verre eI1 feuilles, dépoli, gravé et émaillé.
- Libbey Glass C° (Toledo, O.). Les cristaux, ^ chement taillés, sont d’une belle exécution et dnI1(/ belle matière.
- Les prix en paraissent très élevés.
- P
- Un cornet taillé de 35 centimètres de hauteur, coté 250 dollars.
- Un bol à punch taillé, avec couvercle et cuillère? e“ coté 225 dollars.
- Les services de table, coupes, vases, brocs et flac011 sont d’une taille irréprochable.
- La pyramide de douze globes de lampe, taiUeS 8 à 45 centimètres de diamètre, est très brillante.
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- Cette exposition est très importante et les produits exPosés sont de premier ordre, k- Strauss & sons {New-York) ont aussi des cristaux . es d’une bonne qualité, mais ils n’arrivent pas à la rjchesse et à la variété de ceux de la maison précédente.
- ^e°> A. Macbeth C° (Pittsburg,Pa.). Spécialité de erres de lampe à bords perlés et de globes. Cives de t0utes couleurs pour lanternes et pour signaux. Calottes verre et récipients pour éclairage de voitures pu-lc|Ues et de wagons. Verrines de lanternes de chemin er à bandes de deux couleurs différentes, fabrication courante très soignée.
- The Wire Glass C° (Tacony-Philadelphia, Pu.). Le P1 océcié de cette Compagnie consiste à enfermer du §e métallique dans du verre en feuilles, pour
- grilla
- ^ffures vitrées et pour fenêtres d’entrepôts et d’usines es surfaces garnies de ces vitres sont exposées avec parties brisées ou fendues, et servent à démontrer ^ ^ n’y a plus à craindre la chute d’éclats de verre, et <f*e’ Haêrne fendues, elles sont encore parfaitement ser-lables et ne laissent pas passer la pluie.
- ^aeder, Adamson & C°. Fabriques à Philadelphie, e/ivark et Woburn.
- rr ,
- res importante maison qui produit à la fois, la '°be et la gélatine, le crin frisé, les tissus et papiers de et d’émeri, le feutre pour calfeutrage de chau-
- ^"es et intérieurs de réfrigérateurs.
- fiv' ®
- /p randywine Summit Kaolin & feld-spar C°
- J'icidelphie). Feldspaths.
- be Golding & sons G0. Trenton, N. J.— Hockessin.
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- Del, — East Liverpool, O. Flint, spath, terre à p°r eelaine, etc.
- American Kaolin Works {Philadelphia). Silicates, kaolins, terre réfractaire, terre à four, etc.
- Potters Supply C° (East Liverpool, O.). Pièces p°ul l’empilage et le garnissage des objets dans les moufleS les fours.
- Tuyaux d’égouts.
- Hydraulic Press brick G0 (St-Louis, Mo.)'et C0lîl pagnies annexes dont les noms suivent : EasteP1 hydraulic Press brick C° (.Philadelphie). Chica0° hydraulic Press brick G0 (Chicago). Leur productif anuelle est de 287 millions de briques. Elles sont & toutes nuances, du clair au rouge et au marron fon°e’ d’une qualité excellente et d’une précision d’exécuti011 mathématique.
- Kansas city hydraulic Press Brick C° (K^p(lS City, Mo.). Briques jaunes, rouges, blanches et moU chetées ; briques pour pavage.
- Eastern hydraulic Press Brick C°. Usine c (Wihslow junction, N. J.). Briques moulées et à dessi^’ moulures, consoles, corniches etc., cintres et areea11*’ d’une parfaite exécution.
- Northern hydraulic Press brick G0 (Minneap0^1 Minn).
- Findlay hydraulic Press brick C° (Findlay,
- Homaha hydraulic Press brick C° (Omaha, N^-r
- Illinois hydraulic Press brick C° (CollinsvilleJ^''
- Ces huit Compagnies forment une sorte d’associah011 syndicale dont le centre d’opération est à Saint-LoUl^ • Fiske, Homes & C° (Boston, Mass.).Cette usine P*e
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- Sente de très beaux spécimens de sa fabrication, d’une Parfaite exécution et d’une bonne cuisson. Ce sont des c°lonnes corinthiennes et doriques, des consoles et des ïïioulures pour entablements, des bas-reliefs, etc., en ^erre cuite blanche et rouge.
- Ceur petite construction est en faïence émaillée ; les
- colo
- lui
- nr]es, consoles, entablements, panneaux et mou-l,uies en terre cuite presque blanche, avec parties erïlaülées, forment un ensemble architectural très dé-c°iatif et une fabrication impeccable. A citer également ür colonne corinthienne de 4 mètres de hauteur, avec C^aPiteau et base, chacun d’une seule pièce, et d’un bon fmi de détails.
- ^ ^ionneer fire proof Constructing C° {Chicago).. ans un pays où les incendies sont si fréquents, il esl pas étonnant que l’on se préoccupe constamment s moyens propres à les éviter.
- ^ Cette société expose une partie de plancher en Il(ïues cintrées, et une section de cloison qu’elle L°nsidère comme ininflammables.
- William Galloway (.Philadelphia). Vases et socles P°Ur jardins, statuettes et groupes en terre cuite. De ^nds et de petits panneaux à sujets pompéiens dé-c°*és. ]\’ont qu’une valeur marchande.
- 'C Caretti & C° {Chicago). Dallage en mosaïque de ^rbre romain, ornementation en mosaïque de murs, P^fonds, foyers de cheminées, etc.
- 7 Northwestern Terra cotta C° {Chicago). Petit 6{^fiee de style gothique très fin et très élégant, en terre cmte, d’une remarquable exécution.
- ‘ Céladon Terra cotta C°. Expose différents systèmes
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- de briques à emboîtement pour toitures. Tuiles 611
- çrès et en verre.
- Vermont Marbre C° (Proctor, F). Monument funèbres en marbres, blanc, bleu turquin et gris veine» n’ayant aucun caractère artistique.
- La grande cheminée en marbre blanc est d’un bo11 travail, mais les détails ne sont pas soignés ; la plaque cintrée au-dessus du foyer est en marbré noir d’n11 fâcheux effet, les plaques encadrant le foyer sont en marbre veiné et nuisent beaucoup à la note générale-Elle a de plus l’inconvénient de n’avoir aucun style.
- Granité manufacturers association (Quiiiïf Mass.). Leur matière est superbe, elle prend bien Ie poli. Leurs monuments funèbres sont uniformes ^ sans caractère.
- La boule de 1 m. 25 de diamètre et le cube de 80 centimètres de côté, d’un très beau poli, de-montrent ce qu’on pourrait tirer de cette belle matière si l’on savait mieux l’employer.
- Cortright Métal Roofing C° (.Philadelphie, Pa>-)' Ardoises en zinc et en cuivre pour toitures. Dans Ie spécimen de couverture exposé, les arêtes et les bot' dures sont en cuivre rouge.
- Gerts Lumbard & C° (Chicago). Brosses et pinceaux pour la peinture. Brosses pour chevaux et pour bains-Brosserie fine pour la tête, pour habits, chapeaux, etc., Modèles variés en bois et en ivoire. Toute la brosserie fine est chevillée, assez bien. faite, mais trop massive»
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- ^ ^ Whiting 8c son (Boston). Brosses à peindre, ^°$ses à barbe montées blaireau et montées soies. ande variété, bonne fabrication.
- ^ Weber & C° (.Philadelphie). Couleurs superfïnes j^r artistes. Couleurs à l’eau. Pastel. Couleurs en p es* Encres de couleur. Fournitures pour artistes. atseu papier mâché pour peinture d’amateurs.
- D. Dunham (Chicago). Diamants de vitriers. International Ultramarine Works (New-York).
- eus d’outremer en poudre et en boules, k ^ H. Thomas (Chicago). Bleu oriental liquide pour
- atl(diisseries. Mucilage et encres.
- ^ The Arabol Manufacturing C° (New-York). 0ïnmes. Mucilages. Pâtes. Mica pulvérisé et cou-UliS au mica pour tissus et papiers peints, etc. ^0ène Arnstein (Chicago). Liquide pour dorer et p placer le procédé à la feuille. Micas de couleur. r°azes liquides.
- v/ohn. W. Masury & son (New-York). Peintures et aïs. Peintures toutes préparées pour maisons, cou->s hquides.
- leur
- erry brothers (Detroit, Mich.). Grande exposition rrds pour voitures et wagons de chemis de fer, et
- B
- 4e Ve
- 4e h]
- l°cs de gommes naturelles de diverses provenances r la fabrication du vernis.
- ^ 0cs de gomme Kauri de New-Zeeland, de gomme k6 Zanzibar et de gomme Shellac* Gomme copal du
- Haie.
- Pog ^r^en Varnish G0 (South Bend, Ind.)* Vernis fins r Meubles et wagons de chemis de fer. Laques, ho Egyptian lacquer manufacturing C° (New-
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- York). Vernis et laques transparents pour objets 6,1 métal.
- Henry Wood’s son’s C° (Boston). Spécialité ^ peinture verte : « la seule qui éloigne à tout jamais^ l’usage la vénéneuse peinture verte de Paris! > Carmins et vermillons.
- Heath & Milligan Manufacturing C° (Chicat)0)' Peintures préparées.
- Valentine & C° (New-York). Vernis en estagnons^ en barils. Leur magnifique vitrine en acajou renferfl®6 en outre, des blocs spécimens de gommes de tout^ provenances. <
- Rubber Paint C° (Cîeveland, O.). Peintures p°nl constructions, tramways, toitures, ponts et pal' quets, etc.
- Cartex White lead C° (Omaha, Neb.). Blanc & plomb.
- Lawson Valentine C° (New-York). Fabricants vernis. Grande pyramide d’estagnons en fer-blanc suiv montée de la statue de Lawson, grandeur natuf6' Nouveau Diogène, il tient une lanterne à la main. ^ aurait peine en France à prendre au sérieux de pareil^5 réclames.
- H, W. Johns Manufacturing C° (New-York). Pe^ tures liquides, couleurs pour carrosserie, teintui’eS pour bois.
- .. The Bridgeport Wood finishing C° (New Conn.). Produit au silicate pour remplir les poreS des. bois avant l’application du vernis. Peintures 1,11 silicate:. ii\ 'f; .. ; ,
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- Liebes & C° (San Francisco). Spécialité de four-Ulesen loutre. Vêtements et confections en fourrures e ^utes sortes.
- Cett
- 16 fi
- di
- et
- c vaste vitrine ne comprend pas moins de gures.de cire revêtues de fourrures confectionnées Verses, qui manquent généralement d’élégance.
- »°lf & Periolat fur C° (Chicago). Leurs vêtements c°nfections en‘fourrures sont disposés sur 28 fi-
- Pïi *
- ®ure$ de cire et 1 mannequin d’homme. Les formes s°nl américaines et peu gracieuses. ç E. Burkhardt & C° (Cincinnati, O.). Quatorze sUres de femmes et une d’homme remplissent leur Va®te vitrine. Les vêtements et confections de fourrures e^es portent sont de combinaisons mal assorties ;
- j0S p
- l°rmes sont américaines.
- Sl>ayne & G0 (New-York). Leur grande vitrine en acai°u est très luxueuse et d’une forme très heureuse ^°Ur y installer les 23 figures de cire qu’elle renferme.
- Urs fourrures sont belles, mais comme pour les faisons ci-dessus, il est à regretter qu’on ne leur donne de meilleures formes.
- ^Geo. C. Treadwell C° (.Albany, N. Y. New-York.
- eu>(irk, N. J.). Préparateurs et teinturiers en fourbes.
- Raison importante au capital de un million de ^ lai‘s. Confection de fourrures de toutes provenances. P^ialité de peaux de loutre de l’Alaska.
- ^ G. Gunther’s sons (New-York). Fourreurs. La Us importante maison de ce genre aux États-Unis, ialage considérable.
- Des buffles, ours, antilopes, renards, agneaux d’As-
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- trakan, skiings, 'martes, moutons et chèvres des Moû' tagnes Rocheuses, lions, léopard de Mongolie, oiks blanc, loup noir, daim, lynx, chiens de praine» élan, etc.,-etc., tous empaillés, se trouvent à Taise $ milieu d’un immense amas de fourrures, de peaux, ^ vêtements et de tapis de pied, qui composent cede exposition.
- - Il faut ajouter à cela des têtes d’indiens émergea111 de leurs vêtements ornés de coquillages et de plutfeS’ et des panoplies d’armes de ces Peaux-Rouges. ^ peut, l’imagination y aidant, se faire une idée de l’aspe^ de ce chaos dans lequel on pénètre entre des colonneS auxquelles sont accrochées des têtes d’animaux.
- ; La foule ne cesse d’envahir cette espèce de musée a la Barnum, attirée par cette exhibition à sensation.
- Mississipi Mills (Wesson, Miss.).. Cachemires toat laine et mélangés, cheviots, mérinos de pure laine ^ mélangés, cotonnades et tissus de coton à carreauxet à rayures.
- Thomas Dolan et C° (,Philadelphie). Draperies p°ul pantalons, dispositions assez bonnes. Les fantais*eS pour dames sont moins heureuses; les cheviots so1*1 bien.
- Worumbo Manufacturing C° (Lisbon, Falls-M(d'iie\ Draperies. Chinchilla en toutes nuances; floconnés a longs poils et fins; molletons; draps unis. Bonne fabrl" cation.
- - Saxon- Worsted C° (Providence, R. /,). Draps p°uf
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- étalons et costumes complets ; dispositions clas-Sl(lües. Qualité courante.
- ^shington Mills C° (Lawrence, Mass.) Fantaisies
- ^°UrPantalons, dispositions très courantes. Diagonales,
- &es, fantaisies pour dames.
- Parlan & C° (.Amsterdam, N. Y.). Tissu tricot,
- &randes fantaisies pour chemises d’hommes.
- I ®tar Knitting Works (Chicago, lll.). Tricots de
- 1Iîe et de soie; gilets, caleçons et combinations.
- ^ G. Garlton & sons (Rochdale, Mass.). Flanelles
- atlches et de couleur. Bonne fabrication.
- Appleton Woolen Mills (.Appleton, Wis.). Fabri-
- lards de feutres pour cartonneries et papeteries.
- ®Oünd brook Woolen Mills (Bound brook,
- ' Draps Shetland chaîne coton (à longs poils),
- ^0llr manteaux; chinchillas et fantaisies pour parlas. FF
- i ^erkeley Woolen G0 {Walesj Mass.), Draps mol-
- etons.
- . ^e°- G. Hetzel & C° (Chester, Pa.). Filés teints en-^ces.. J0iies fantaisies de qualité fine pour panions.
- j, ^amensie Woolen C° (Kiamensie, Del.). Cheviots. Saisies à carreaux et diagonales, bon marché, pour étalons et costumes complets. Qualité très com-
- Racine Woolen Mills,Blake & C° {Racine, Ifk).
- ales tartans et châles imprimés sur fonds gris et Narrons.
- v ^erican loop fabrik C° {Brooklyn, N. Y.). Coures et tissus laine, genre éponge.
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- Sawyer Woolen Mills (Dover, N. H.). DraperieS pour pantalons et vêtements complets. Dispositions classiques. Bonne qualité courante.
- Muncy Woolen Mills (Muncy, Pa.). Couverture blanches, bords tissés et imprimés couleur. QualiF courante et fine.
- The New England C° (Rockville, Conn.). Fantaisie pour pantalons et gilets, bonnes dispositions. Qualde courante et fine.
- Hockanum C° (Rockville, Conn,). Fantaisies de qua' lité courante pour pantalons et complets. Disposition classiques. Cheviots.
- The Springville Manufacturing C° (Rockvil Conn.). Fantaisies fines et demi-fines pour pantalon3. Dispositions américaines et classiques.
- Hay & Todd Manufacturing C° (Ypsilanti, Mich)‘ Caleçons, gilets, combinations en laine et en soie ^ belle qualité.
- Charlottesville Woolen Mills (Chariottesville.Va-)' Draps militaires et de livrée. Bonne fabrication.
- Waukenhose Company (Roston, Mass.). Bas et chaussettes de laine.
- * Thomas Oakes & C° (Rloomfield, N. J.). Draperie spécialité pour uniformes.
- * Somerset Manufacturing (Rariton, N. J.). DfaPs Shetland ordinaires, unis et fantaisie.
- Rariton Woolen Mills (Rarilon, N. J.) Chinch^ las et molletons de qualité courante.
- Weybosset Mills (Providence, R. /.). Fantai^ pour pantalons et complets. Cheviots et draps p°ül pardessus, qualité courante.
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- ^ kewis Knitting C° (Janesville, Wis.). Caleçons et bl^ets de tricot, laine et soie, combinations.
- Blackstone Woolen C° (.Blackstone, Mass.). Draps ^iset fantaisie assez fins pour pantalons et vêtements. lsPositicms classiq ues.
- ^^evonshire Mills (Goffs falls;N. H.). Cachemires et
- aPeries pour confections pour dames; fantaisies pour ''''tiers,
- ^Georges river Mills (Warren, Maine), cheviots,
- , aPs boutonnés pour pardessus, fantaisies ordinaires
- barreaux.
- L. Allen & Bros (Rochester, N.T.). Lainages , lrs h dispositions, flanelles pour costumes d’été et de J;,irib de mer. '
- ^°nne fabrication.
- Blastenbürg Knitting C°. Gilets et caleçons de Jauie.
- tef^en (New Orléans. La.). Bonne-
- ,le sans couture. Chaussettes en coton, en laine et en
- soie< ’
- . ^cony Worsted Mills (.Philadelphie) & Fairmount °rsted Mills (Erben Search & C°). Filés de laine,
- ue laine pour mélanges, par système français et ailgl;u.s.
- de?10!1111 Vernon Mills, William Wood & C» (Phila.
- Pnia). Mousselines de coton, unies et fantaisie,
- 1 res blanches et couleur. Shirtings fantaisie et ayures couleur.
- p ^quea Mills, William Wood & C° (Philadelphia). p^^les courantes pour pantalons et vêtements com-
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- Globe Woolen Company (Utica, N. T.). Drape''«s fantaisie demi-fines pour pantalons et complets.
- S. B. & B.W. Fleisher (Philadelphia). Laines à F1' coter et pour crochet, ganses, tresses et galons de
- Jaros Hygienic Underwear C° (New-York). çons et gilets de tricot; robes de chambre en laine-' C. H. & F. H. Stott. Lainages : sergés ordinaire croisés, en unis et en mélangés, genres irlandais.
- * Winthrop Mills C°. Couvertures de coton. Étoffé pour robes, cheviots avec dispositions pour jupes corsages.
- Monadnock Mills (Claremont), N. H.). Piqués coton, couvre-pieds, toiles de coton pour draps de ^
- Sterling Mills (.Lowell, Mass.). Cheviots. Tissus trie pour jerseys, robes et costumes de dames.
- Cocheco Woolen Manufacturing C° (East ter, N. H.). Jolies fantaisies en laine pour costumes dames. Très bonne fabrication.
- * Griswoold Worsted C° (limited) (philadelp Soies et filés.
- Elias Titus & sons. Flanelles blanches unies.
- Ballard Vale Mills. Flanelles unies et mousseli1165 de laine.
- Talbot Mills C° (North Billerica, Mass.)., fabrication courante de sergés, cheviots et reps.
- icot
- Washington Mills (Lawrence, Mass.). Fan ta1 brochées pour robes ; draps unis fins et fantaisie p pantalons et complets.
- Dispositions classiques.
- Charles A. Stevens & C° (Ware, Mass.). Flâne fines, blanches et de couleur.
- isieS
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- Gonic Manufacturing C° (G<
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- onic. N. H.). Draperies
- Ho
- anlaisie..pour daines. ‘
- Norfolk (N. J.) & New Brunswick
- ),
- Siery C°. Gilets et caleçons en tricot de laine. National Knitting C°.(Milwaukee,Wis.). Gants et; daines en laine (genre anglais), chaussettes et bas e-xtra forts pour marins, pêcheurs et ouvriers des Cj|,r,mps. ; ; : , :
- p North Star Woolen Mill O (Minneapolis, Minn). °U\eriures fines en laine. - ; i r ; id
- ^ Folwell Brothers & C° (Philadelphia) . Fins draps , ete> unis et croisés, pour dames. Doublures. dé laine/ rayures et à carreaux ; sergés tins pour vêtements hommes. Doublures fines, de fantaisie, pour costumes e darnes.. :i , .. ri. riricdrri/:
- Burlington Woolen C° (Vinowski,Vl). Tirés impor-* ^étalage de draps fins pour uniformes. Draps croisés e^llï]is, fins, pour vêtements d’hommes.
- City Mills C°(City Mills, Mass.). Importante fabriqué e Autres fins et de qualité supérieure pour chaussures; PJanos, tentures, vêtements, chapeaux, plastrons dé Saoté, tapis de table, etc.
- American Hosiery G0 (New Britain, Conn.}. Bon* ^rierie de coton, de laine, et de laine et soie. Très ri^nde vitrine de caleçons et gilets, combinations, bas et C^aussettes, de qualité supérieure. /
- Auburn Woolen C° (Auburn, N. F.). Draps fins unis. TheWanskuck G0. Draps Shetland, draps unis noirs, e couleur et de fantaisie, d’une très bonne fabrication.
- . Germania Mills (.Holyoke, Mass.). Chinchillas, shet* ^nds et draps fins, unis. « . -
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- Swits Condé (Oswego, N. Y.). Tricots de pure laine-gilets, caleçons de toutes couleurs et disposition8' Étoffes pour jerseys.
- H. A. Kimball (.Manton, R. /.). Draperies de fautait pour hommes, à des prix très bas, 1,50, 1,90 et 2 dollars la yard.
- William Tinkam& C° (Harrisville, R. /.). Draperie de fantaisie pour hommes, bons genres classiques.
- Glendale Woolen Mills (Glendale, R. Draps d® fantaisie très ordinaires pour hommes, variant de 1/*J à 1,25 dollars la yard. Assez bonnes dispositions. u qu’ils appellent Columbia cheviot semble très avaiba'
- geux.
- B. Winck et Weed (Philadelphia). Leurs draps fantaisie pour pantalons, à 1,62 et demi, 2 et ^ dollars la yard, sont assez bien comme dispositions ^ ont bonne apparence.
- Sanford Mills (Sanford, Maine). Couvertures & voyagé, de cheval et pour voitures. Peluches de hlltlb imprimées pour tapis de table, unies et imprimées,et pour sièges et tentures.
- Waterloo Woolen Manufacturing C° (Waterl°0i N. Y.). Châles tartans et écossais. Draps pour voiture^
- Arlington Mills (Lawrence, Mass.). Filés de coton mélangés de laine, en blanc et en couleur. Importé établissement. Mohairs, doublures, et doublures p°Lir ulsters.
- Far Alpaca C° (Holyoke, Mass.). Mohairs sergés & lustrés.
- French&Ward(WestStoughton,Mass.). Nouveautés pour dames et pour enfants. Casquettes, bérets, cape
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- nes- Etoffes légères à longs poils pour manteaux et 1*-lisses.
- Geo* Merritt & C° (Indianapolis, Ind.). Flanelles de c°uleur et de fantaisie pour chemises et jupons.
- Shuler & Benninghoîen, MiamiWoolen Mills (Ha-lldton^ 0.). Feutres pour fabriques de papier.
- ^eace Dale Manufacturing C° (Peace Date, R. /.). chemires fantaisie, sergés, tissus pour costumes de rnes, draps épais pour pardessus, j, ^arns Woolen G0 (Woonsocket, R. /.). Draperies ^daisie de tous genres pour vêtements de dames, Sommes et pour pardessus.
- Qualité courante.
- ^r°ad Brook C° (Hartford, Conn.). Draps fantaisie l^ur hommes, dispositions et qualité courantes.
- ^°ck Manufacturing C°(Rockville, Conn.). Rayures, Jaireaux blancs et noirs, draps unis pour pardessus, Saisies et cheviots pour vêtements d’hommes. Saranac Worsted Mills (.Providence, R. /.). Grand ^ortiment de draps unis, chinchillas et shetlands, eviots, etc., pour complets et pardessus pour hommes. ^ssabet Manufacturing C° (Mayhard, Mass.). Im-J°Gant établissement (18464886). Tissus pour par-^.Ssils* Plus de cent genres de cheviots et de trois cents positions d’écossais (plaids) pour vêtements de dames h hommes.
- -^lackinton Woolen C° (.Blackinton, Mass.). Dra-, les fantaisie pour vêtements complets' pour
- hoîdmes.
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- The William Strange C° (Paterson, N. J.). SoierieS brochées pour robes de dessins ordinaires; quelqlieS bonnes dispositions. Rubans unis et brochés.
- Cheney Brothers (South Manchester k Hartford Conn.). Peluches de soies unies, assez ordinaires. LeS surahs et les foulards unis et imprimés sont assez bi&n traités, mais il y a de bien vilains dessins. Les foular^s légers, brochés, sont assez bien ; les rayures à dessins sont bien vieillottes.
- Les foulards et surahs imprimés à grandes fleurs plusieurs couleurs sont beaucoup mieux.
- Rubans unis et gros grain.
- Belding brothers & C° (San Francisco). Ont fait u11 étalage très complet de leurs bonneterie et tricots ^ soie ; bas, chaussettes et mitaines. Ils fabriquent éga lement les ganses, tresses et galons en mohair et soi6’ les doublures pour tailleurs et les taffetas, failleS gros grains unis.
- Usines hRockville, Conn. ; Northampton, Mass. ; ding, Mich. ) Petaluma, Cal.
- Nonotuck Silk C° (Florence, Mass.). Soies grOpeS Américaines. Soies à coudre, câblées et floches, s°*eS pour machines à coudre, soies pour broder et polJl boutonnières.
- The Brainerd & Armstrong G0 (New-Lon^h Conn.). Soies en bobines de toutes sortes.
- Pelgram & Meyer (New-York, Patterson et BooM0^ N. J.; Harrisburg, Pa.). Leurs rubans écossais s° bien. Rubans moirés extra-larges pour ceintufeS' Ceux, en toutes nuances, dont le dessin représente àeS éclairs à travers des nuages, ne sont pas très heures
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- ne sont pas mieux inspirés pour leurs soieries bro-chées pour robes.
- John S. Stearns & C°. Usines à New-York, Peters-Wvg, ya Taffetas, gros grains, satins noirs unis.
- William Skinner Manufacturing C° (Holyoke, Mass.). Soieries sergées noires et couleurs. Galons, Cesses et ganses en soie. Satins pour doublures de manches. Satins avec semés de fleurs brodées à la Machine pour doublures de capotes et pèlerines.
- The Mc Laughlin Braid C° (Paterson, N. J.). ^alons et tresses en soie teinte pure, en mohair et en taine cachemire.
- Miesch Manufacturing C° (Paterson, N. 'J.). ^ubans unis et fantaisie. Dispositions sans goût. Qua-bfé très ordinaire.
- ^eyenberg Corporation (.ïïoboken, N. J.). Brochés ^ satins brochés n’offrant aucun intérêt. Peluches al°ngs poils imitant la fourrure pour chapeaux et pour r°bes (!). - '
- Ces fabricants l’appellent Fourrures de soie; ils ont cherehé à imiter la fourrure de la loutre et ont même exP°sé une loutre empaillée revêtue de cette imitation.
- On comprend difficilement que l’on forme une corpo-rcition pour réaliser une semblable idée.
- Werner Itschner & C° (.Philadelphie). Rubans
- Saisie, matière, fabrication, dessins, nuances, tout est commun.
- Ooherty & Wadsworth (Arkwrighl Mills, Paler-s°n> N. J.). Brochés très ordinaires. Crêpons brochés, rabans satin et brochés. Fabrication assez bonne, ^ais dessins d’un goût déplorable et mauvais apprêts.
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- - Et cependant une pancarte indiqué que tel ou tel patron est fait spécialement pour les Marshall Field et G0 et pour les Mandel Brothers.
- Gela prouve que l’on vend de tout, même dans le^ grands établissements les plus en vogue.
- Hitchcock Meding Manufacturing C°. Usines à Pater son, N. J.; Mauch Chunk, Pa.). GrenadineS noires et avec semis brodes couleur et rayures. Les dispositions laissent à désirer. L’étoffe fond bronze avec feuilles noires n’est pas très heureuse.
- R. &H. Simon {New-York Mills, Union Hill, N. Easton, Pa.). Taffetas et satins noirs,et rubans noirs unis.
- Marchandises apparentes.
- Wahretah Silk C° (Catasanqua, Pa.). Peluches et velours unis. Bonne fabrication.
- The Kayser Silk Glove & Mitt Factory (.Julius KalJ" ser, Neiu-York). Gants et mitaines en soie. -Bonus fabrication. Mais quel goût et quels mariages d? nuances èt de dessins !
- Levy Brothers. Usines à New-York et Pater'soih N. J. Rubans unis et fantaisie. Mêmes remarques que pour le précédent.
- Rhenania Mills {College Point, N. Y.; Providence R. I.). Les rubans unis, satin et velours, sont asse2 bien, mais les fantaisies sont d’un genre bien commuï1'
- Jenninns lace works {Brooklyn, N.. Y.). VoileS> dessus de jupes, volants en blonde, gants longs etl soie.
- William Robertson {Paterson, N. J.). Damassé soie pour tapis de table, lin et soie pour rideau**
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- echarpes tout soie, taffetas brochés, damas de soie P°ür rideaux et ameublements.
- . Castle Braid G0 {New-York). Fantaisies pour fe>apnitures de robes, passementeries et galons, boutons brochet; assez bonne fabrication, grande variété. ^Position très importante. Seuls propriétaires à New-0rk : Schloss & sons. -
- ^ Richardson Silk C° (Chicago). Soies à coudre et à r°der. Galons soie et mohair. Bas de soie.
- Johnson Cowdin & C°-Reverside Mills (Paterson, * J*)* Rubans unis et fantaisie. Assez bien.
- J*he Sutro brothers Braid C° (New-York). Tresses jalons de fantaisie, soie et métal, ne dépassant pas 11116 bonne moyenne.
- Romil & Booth (Paterson, N. J.). Satins brochés, ^lllahs, rubans gros grain. Quelles nuances et quelles ^Positions!
- Liberty Silk C° (New-York). Surahs brochés. Nou-'e&uiés'peu nouvelles.
- Rttipire Silk works (Paterson, N. J.). Satins bro-chés, rayures et fantaisie ; laissent à désirer.
- J°hn Cutter & C° (New-York). Soies à coudre. Satins à rayures, sergés à rayures et à dessins, soieries Ullies noires en lm,40 de large à 2,50 dollars la yard.
- G. F. Baum (Chicago). Galons, tresses, cordelières, °ufons de soie et au crochet.
- Callum & Constable Hosiery C° (Holgoke, iïass.). gas et gilets de soie pour dames, combina-ttons. Belle fabrication.
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- Wamsutta Mills (New Bedford, Mass ). Toiles de coton pour draps de lit et autres. Importante fabrique*
- Valley Falls C° (Valley faits, R. /.). Mousseline pour envelopper les beurres. Toiles de Vichy et cotonnades pour robes.
- Grosvenor Dale C° (Providence, R. J.).-Toiles fineSt' Mouchoirs blancs, à vignettes de couleur et à ourlets8 jour.
- Joseph W. Woods &son (Boston, New-York et Cfa' cago). Andrinoples unis et imprimés de dessins non’®* Toiles pour stores. Velours et flanelles de coton a impressions de couleurs.
- Augusta Buntings. Grosse mousseline de couleur? raide et sans apprêt. Finettes unies de couleur. ShU' tings bleu indigo imprimés en blanc pour chenhseS d’ouvriers et de gens de la campagne.
- Slater Cotton C° (Pawtwcket, R. /.). Madapolaius’ percales, crêpons de couleur, mousselines à rayureS avec dessins à jour pour robes.
- Nashua Manufacturing C°. Couvertures en coton? blanches et de couleur. Cotons écrus. Cotonnades toiles de couleur pour chemises et pour robes.
- • fl 0
- nelles de coton imprimées, à dessins et à rayures1 couleur.
- B. B. &R. Knight (Providence, R. /.). En 1853, d5 avaient 4000 broches ; en 1893, ils ont 420000 br0* ches. Superbe vitrine contenant des madapolno10’ percales, shirtings et toiles de coton pour literie. To'^ à dispositions à jour pour taies d’oreillers.
- Cabot Manufacturing C° (Brunswick, Maine). dapolams et tissus étamine écrus unis et à j°uJ*
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- ^eurs tissus sont blanchis par les Farwell Mills, Lis-(>ni Maine.
- ^°hn W. Slater (Slatersville Mills, Slatersvilley ‘ Toiles de Vichy pour robes, qualité ordinaire, lonsdale C° (Lonsdale, /f. /.). Dans l’intérieur de ür exposition on lit 1a. notice suivante :
- Ann & Hope Mile 1886
- bength, 084 feet. — Width, 101 feet. — Height 65 feet.,
- Broches............ 65.436
- Métiers............ 1.417,
- en mouvement par une machine Corliss de ^ chevaux-vapeur; surveillés par 754 ouvriers.
- Consommation annuelle... 7.250 balles de coton.
- Donnant un total de..... 3.650.000 livres anglaises.
- Production annuelle de tissus. 9.574.143 yards Pesant.................. 2.935.650 livres anglaises.
- ^°iles de coton fines; toiles pour stores; percales ^es blanches et de couleur, mousselines-batistes, ^rcales glacées et de couleur pour doublures.
- £ ^e^te maison comprend : Lonsdale G0; Berkeley C°; ^ ackstone Manufacturing C°; Hope G0 (.Providence,
- J Valley Palis Flax Mills (Valley falls, N. Y.). ^lrnes Thompson et C°. Fils, ficelles, cordes, câbles. j^ets contre les moustiques; tarlatanes pour couvrir I S Paniers de pêches, et pour miroirs, candélabres, Astres, bronzes, etc.
- ^ The Star & Grescent Mills C°. Couvertures pour le ain en tissu éponge. Serviettes pour amateurs de
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- sports athlétiques. Serviettes-éponge et peignoirs. Pal1' toufïes et gants de friction. Ces articles, très varies sont très bien fabriqués et bien présentés.
- Glasgo lace thread C° {Glasgo, Conn.). Dentelles de fil. Robes d^enfants, rideaux, couvre-pieds, taplS> articles de fantaisie. Dentelle en crochet.
- S. H. Greene & sons (Riverpoint, R. /.). Mousse' lines imprimées pour robes, cretonnes et foulards de coton.
- Barnaby Manufacturing G0 (F ail River, Mass-)-Toiles de Yichy fines.
- Dwight Manufacturing C° (Chicopee, JIfass.).ToiI®s
- et croisés écrus. Brillantés; mousselines imprimées11 ravures et à carreaux.
- Great Falls Manufacturing C° (Somersworth,N’.H•)' Cotons écrus et blancs. Toiles pour draps de lit.
- Whittenton Manufacturing G0 (Taunton, Mass)' Flanelles de coton à carreaux et rayures de couleur-
- Tissus de coton à dispositions de rayures, imitant Ie drap, pour costumes complets bon marché.
- Tissus de coton genre écossais. Molletons decoto11’ de couleur et de fantaisie.
- Wilkes-Barré lace Manufacturing C°. Stores,II" deaux et couvre-lits en guipure.
- Manville C° (.Providence, R, /.). Tissus de c°t°11 fantaisie. Mousselines brochées blanches et imprin^ pour robes. Mousselines brochées à pois. Satinette brochées et imprimées pour robes; fonds noirs uni^ couleur. Mousselines brochées blanches et de couFul pour rideaux.
- "Exposition très complète. -.........
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- Warner & C° (New-York). Dans une vitrine d’une ^ande longueur, cette maison a disposé ses produits; s s°nt bien fabriqués et de bon goût.
- Andrinoples unies et imprimées de dessins noirs, boisés de coton à dispositions écossaises.
- Porcales noires, de couleur et à fond blanc.
- Percales, genre foulard, fond bleu impression
- Manche.
- Percales pour chemisettes de dames et chemises
- Sommes.
- Satinées pour robes; cretonnes de couleur pour °sh.inies et peignoirs.
- P°nemah Mills. Mousselines blanches à rayures, ÿ reaux, pois et fleurettes, brochées et imprimées. °usselines noires pour robes.
- tandis unis et fantaisies à rayures et à car-
- naux.
- S:
- *>la
- ^tinettes, fond bleu, genre foulard, imprimées en atlci mousselines à carreaux et rayures.
- P^nés fins pour costumes et gilets ; en blanc et en ^ anees claires et délicates avec de jolis dessins et ^Positions ; c’est un article de haut goût et d’une très e fabrication.
- Pot te belle vitrine est en façade sur l’avenue Colum-n<x
- * 10us ces produits sont très bien.
- I errimack Manufacturing C° (.Lowell, Mass.). Ve-^llrs de coton unis et à côtes. Crêpés et mousselines °ouleur et impressions.
- ^ donnes imprimées pour meubles. Percales et in-. ^niles pour robes, d’un très bon genre. Percales pour
- u ote, fonds marron, gris et indigo. Velours à
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- cotes pour costumes de dames. Flanelles de coton 1111 primées et à rayures et carreaux tissés.
- Très belle fabrication et de très bon goût.
- iaii°s de .11
- ou
- L’espace réservé aux fabricants d’orgues, de p1 et instruments de musique est considérable et hors proportion avec les emplacements des autres pays est en façade sur Columbia Avenue.
- Les Américains se sont fait de véritables salons l’on peut se mouvoir, recevoir les clients et assis dans des rocking chairs (ces chaises-berceuseS dont ils raffolent), écouter les artistes qui touchent instruments.
- ents
- Dans certaines sections étrangères, les instrum
- du
- de musique sont à la galerie du premier étage, cenx la France y sont aussi, mais dans le Palais de VÉl^1 cité, près d’un des restaurants Wellington où, à cel^ taines heures, le bruit des assiettes et des verres rel1 absolument impraticable toute audition.
- C.-G. Conn (Elkhart. Ind. et Worcesler, Mass.)- ^ struments de cuivre à grand effet, nickelés, argent^ dorés, gravés, etc.; toute la qualité semble consisF1’
- pour beaucoup du moins, dans l’éclat extérieur.
- Ceux-là doivent émerveiller la clientèle des 1?^ ’ car la vitrine, le nombre d’instruments, toutes séductions ont été déployées par ces industriel8 ^ intitulent modestement leurs produits : WonderB#11 instruments. jg
- J.-W. Pepper {Philadelphie et Chicago) fQllt
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- déploiement de séductions et de richesses mé-
- ta^iques.
- . ^ Howard Foote (New-York et Chicago) expose les
- Instruments de cuivre de la maison Courtois, de Paris.
- Harry Coleman (Philadelphie). Ce fabricant, lui,
- appelle ses produits Exeelsior, pour solistes et mu-
- !3Ues militaires. L’extérieur est également très à effet>
- Joseph Bohmann (Chicago). Violons, violoncelles et 0tHre-basses; mandolines, guitares et cylhares. ^•Ogust Gemünder & sons (New-York), établis en Violons, mandolines et guitares.
- Vl- K. Fuller (Brattleboro, V1). Diapasons de
- Le
- °Utes sortes.
- John Friedrich & brother (New-York). Violons et
- ^hets.
- eelf^Gr^ (Cincinnati, O.). Violons et violon-
- 6s- Spécialité de violons anciens.
- ^ e Banjo, l’instrument de prédilection des nègres e Sl Populaire en Amérique, est fabriqué par plusieurs Posants au nombre desquels l’un des plus importants
- S-S
- %
- Stewart (Philadelphie). Banjos de 10 à dollars. Cette maison ne fabrique que cet article 1^ Se Proclame : The greatest Banjo establishment in
- **orld!
- L
- éoi'et ^hurch Organ est employé dans les principales blSes de l’Ouest.
- es fabricants d’orgues sont nombreux ; au premier J5’ P faut citer Lyon & Healy (Chicago) dont le Pe-
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- Ils ont un grand, choix de violons, violoncelles et contre-basses de fabrication allemande.
- Leurs flûtes, clarinettes, hautbois, saxophones et bassons sont de la maison Evette et Schaeffer, Paris.
- Story & Clark Organ C° (Chicago). Cette mais011 fabrique surtout l’orgue de qualité courante dont l’ébe nisterie prétentieuse et la décoration des tuyaux d’un goût américain très prononcé, mais absolunie1^ détestable. ^
- Ceux de Henry Pilcher’s sons (Louisville, Ky) 0 Chicago) sont plus sobres dans leur aspect extérieur et d’une bonne qualité.
- The Chicago Cottage Organ C° (Chicago). OrglieS ordinaires.
- Geo. P. Bent (Chicago) fabrique le Crwon Pian° e le Crown Organ. Tous deux de qualité courante. ^ “ orgues ne dépassent pas les dimensions usitées dansleS petites chapelles et les parlours.
- The Newman Brothers Organ (Chicago) pour pa^ loirs et chapelles; est très ordinaire comme aspect comme qualité. ^
- L’orgue de H. Lehr & C° (Easton, P a) a la forme les dimensions d’un piano, son clavier en a la disp°s^ tion et est de sept octaves. Les détails extérieurs ser1, blent surtout intéresser ces fabricants. ,
- C’est un instrument bâtard qui est à la fois pian ^ orgue, mais qui ne saurait convenir à un véritable al tiste.
- est#'
- The Mason & Risch Vocalion Organ (Wow Mass, et New-York) pour appartements et chapel
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-
-
- Le
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- flom de Vocalion, adopté par les inventeurs, s’ap-P%ue au système de cordes métalliques employées P°ur produire les vibrations, ce qui permet d’en réduire ^Ucoup les proportions. Suivant eux, ces cordes remissent les fonctions des cordes vocales dans le larynx mrnain, d ’où le nom de Vocalion. Quoiqu’il en soit, il est bien fabriqué et d’une tonalité fort agréable.
- The Mason & Hamlin Organ & Piano C° (Cam-wgeport, Mass.) est l’usine des maisons les plus sé-lleUses pour la fabrication des orgues et des pianos aux ats-Unis. Elle fait grand cas de son système de vis P0llr la tension des cordes de piano qu’elle a breveté en
- 1883.
- Star & Strack Piano G0 {Chicago). Son nom peu ^Phonique ne doit pas arrêter l’acheteur, car sa fabri-Cahon est de bonne qualité et ses instruments ont des Soris soutenus et mélodieux.
- S* Shoninger C° (New-Haven, Conn. et New-York).
- Ses
- lit
- pianos sont bien établis et d’une grande durabi-e* La combinaison en communication avec la pédale aenommée Pianissimo attachaient est très ingé-JJiense, réduit le volume du son et permet de donner ^pression douce et éteinte de la harpe ou de la voix
- de
- ^aine dans ses nuances délicates.
- ^egman & C° (Auburn, N. F.), facteurs de pianos Qualité courante, ç ^he Relier brothers & Blight C° (Bridgeport, °%.) Pianos droits ordinaires.
- & Davis (Boston, Mass.). Pianos d’une qua-llté moyenne.
- ^ & G. Fischer (New-York). Établissement fondé
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- EXPOSITION DE CHICAGO, en 1840. Pianos droits et à queue. Ils prétendent el1 fabriquer un cent par semaine. Il est difficile de cofl trôler cette assertion, mais on peut constater que P111 marque est assez répandue.
- Behr brothers & C° (New-York). Pianos et à queue, jouissant d’une bonne réputation. kel|l système à doucine (breveté) permet de ne pas ouvi11 le dessus et d’obtenir le même résultat qu’en 1 °u
- en1
- vrant.
- Sohmer & C° (New-York). Pianos droits et à qu0lie d’une bonne qualité courante.
- Kranich & Bach (New-York). Importante fabric^ de pianos de qualité moyenne.
- The Everett Piano. Instruments très ordinaires Estey Piano Company (New-York). Établisse^1 assez important ; sa fabrication n’a rien de saillant-W.-W. Kimball C° (Chicago). Importante fabritp •d’orgues et de pianos de bonne qualité. .
- The Cuild Piano (Boston). Maison fondée en 1$ Instruments de prix moyens.
- - A.-B. Chase (Norwalk. O.). Pianos droits à oct$ pedal doublant sa puissance ; les amateurs ne blent pas en avoir encore apprécié l’avantage.
- set*1'
- droH5
- Julius Bauer & C° (Chicago). Orgues et pianos et à queue. Leur réputation n’est pas encore assise-
- A. Reed & sons (Chicago). Ces pianos, consd d’après leur système breveté, n’ont pas dépasse limites de la qualité courante.
- ai*
- les
- Mehlin Piano Company (New- York et Minneap Pianos à queue et droits d’assez bonne apparence-
- Malcolm Love Pianos (Waterloo, N. Y.)-
- oUc-
- Ces
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- P^nos sont pourvus depuis quelques mois seulement la liarmony Pedal (brevetée) qui donne de bons resultats dans l’accompagnement de la musique de eWt. Bonne fabrication.
- James, M. Starr & C° (Richmond, Ind.). Pianos ^r°its d’une bonne fabrication courante.
- Les Chiekering et les Steinway ont naturellement llrie exposition en rapport avec leur réputation, et leur installation est luxueuse. Ils ne prodiguent pas, c°mme le fait la majorité de leurs confrères, les Pr°spectus, les brochures et les cartes; leur réputation trop solidement établie pour qu’ils recourent à de v,%aires moyens de réclame.
- Automaton Piano C° expose un système de Pia-
- automatique actionné par l’électricité.
- Pl a
- opère comme pour les systèmes déjà connus, en
- dÇant l’appareil devant le clavier du piano et en
- di
- posant les cartons perforés. Mais, au lieu de tourner Manivelle et d’appuyer avec le pied sur les pédales, J!116 batterie électrique, de quatre volts environ, ac-^ flne l’appareil. Pour nuancer les morceaux et ^ aner l’expression, on appuie avec le doigt sur un °aton placé à la droite du clavier.
- piano joué par un agent invisible attire une ^dnde attention.
- j» Alfred Dolge & son (New-York). Spécialité de ^Utres et de tables d’harmonie pour les fabricants de a°s. Très importante fabrique.
- ^ Zimmermann (Dolgeville, N. Y.). Autoharp J^vetée. Petit instrument plutôt d’amusement que Hide.
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- Wessel, Nickel & Gross (New-York). Grande fabrique de mouvements pour pianos, fondée en 187^
- Schomacker (.Philadelphie). Fils en acier, p°lU pianos, recouverts d’un fil de laiton doré en spirale.
- The Trenton Iron Company (Trenton, N. J-)' Câbles et cordages en fil de fer pour tramways et ca1' rières.
- Fils en acier fondu pour pianos et tous instrument de musique.
- Pour terminer cette courte revue des instrument de musique de la section américaine, il n’est pas sa*18 intérêt de consacrer quelques lignes à une très curieu^ collection d’instruments à clefs et à cordes présent6 par M. Steinert de New-Haven, Conn.
- M. Moris Steinert est un collectionneur passion*16 qui a entrepris de réunir une série d’instruments per mettant d’établir et de suivre les différentes étapes <lul ont mené au piano moderne. Ces précieuses reli<fl,e5 ont été trouvées par lui, le plus souvent, dans un cot' plet état de délabrement, il les a réparées de façon3 pouvoir les jouer, comme elles l’étaient autrefois? et donner ainsi une idée des effets qui ont pu inspirer œuvres de maîtres comme Bach et Mozart, et tran5 porter leurs auditeurs.
- Ce sont des clavicordes de 41/2 et 51/2 octaves? ^ quinzième et seizième siècles.
- Des épinettes de Hans Ruckers, d'Anvers (à doub^ clavier) et 3 1/4 octaves; et une à 5 octaves ^ Johannes Hitchcock (London, 1750).
- Des harpsicordes à 5 octaves de J.-A. Hass (H^\ bourg, 1710) ; de Jacobus Kirkman (London, 1760)? ^
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- ÉTATS-UNIS. 28!
- claviers ; et à 4 octaves et 3 claviers de Johannes Bouchet {Anvers, 1679).
- Bes claviers à marteaux de 1750,1760 et 1780.
- Un piano carré de 4 octaves et une seule pédale (dans la forme d’une table à ouvrage de dame) ayant aPpartenu à la princesse de Turn et Taxis. Un piano tarré de 5 1/2 octaves, de Johann Schantz (Viennar ^B)> le fabricant favori deJos. Haydn.
- Un piano à 5 1/2 octaves de John Geib (Netv-°rky 1815) ; un piano à 6 octaves, de A, Babcock (Boston, 1820).
- beaucoup de pièces du même genre composent cette Pès intéressante collection à laquelle il faut ajouter Ulîe quarantaine de violes, violons et guitares anciens, Sl§ués de luthiers renommés.
- U n’était pas possible de ne pas rendre hommage au L°nnaisseur en thousiaste qui a réuni tous ces précieux documents composant une collection unique aux
- Bhtts-Unis.
- ETATS-UNIS. — Galerie du premier étage.
- Bans cette galerie se trouve ce que l’on peut appelles produits de la petite industrie. Il y a une mé-^°de de classement relative, sans installation spéciale far groupes ou par classes, ce qui en rend l’étude plus
- laborieuse.
- John. B. Stetson G0 (.Philadelphie). Chapeaux de pour hommes et pour dames.
- Belle fabrication.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- Knox (Brooklyn, N. Y.). Chapeaux de soie et de feutre pour hommes. Produits de première qualité.
- Nicol & C° (Chicago), fabricants de fers à frise1 pour dames. Grande variété de modèles ordinaires et riches.
- Weingarten Brothers (New-York). Corsets à la marque W. B. qui n’ont rien de particulièrement remarquable. Ils n’ont ni la grâce ni le galbe du corset français, Les modèles riches sont garnis d’ornements un peu trop à effet.
- Coronet Corset C° (Jackson, Mich.). Fantaisies d’nn goût douteux. Les formes de ces corsets ne sont paS élégantes; les tailles sont longues, fuselées et plates.
- Gage Downs C° (Chicago). Corsets de mauvais gord et de formes peu gracieuses.
- Mayer Strouse & C° (Chicago). Dans une grand0 vitrine en acajou sont disposés des corsets riches. choix en est très grand, mais bien peu sont distingues et gracieux. C’est cependant une bonne fabrication.
- Royal Worcester Corset C° (Worcester, Mass-)-Corsets fins, moulés sur des mannequins à têtes de cire, à taille fine et trop longue.
- Il n’y a pas moins de dix-sept de ces figures, dont les corsets sont très riches, sans dépasser les limites dn bon ton, mais sans atteindre la véritable élégance.
- Dëlsarte Manufacturing C° (New-York). Corset ceintures pour robes forme empire. Corsets pour gr°s" sesses. Six mannequins à têtes de cire sont dispose3 dans des attitudes et poses diverses : penchés en avant» se baissant de côté, se renversant, se tournant en
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- arrière, etc., afin de démontrer la souplesse du corse
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- ÉTATS-UNIS. 283
- leur fabrication. Les modèles sont généralement Amples et d’assez bon goût.
- Wire Buckle Suspender C° ( Williamsport, Pa.). Grande variété de boucles de jarretières et de bretelles.
- Bretelles ordinaires et fines.
- Bavis Sewing Machine C° (Dayton, O.). C’est une k°nne machine à coudre, exécutant de bons travaux.
- Bomestic Sewing Machine C° (New-York). Bonne Machine à coudre, de famille.
- The New Home Sewing Machine C° (Orange, ^ass.). N’offre rien de spécial.
- ^hite Sewing Machine C° (Cleveland, 0.). N’a pas qualités qui la distingue des autres machines à c°udre.
- Standard Sewing Machine C° (Providence, R. /.). ^eur machine à coudre The Household est plutôt des-tlrîée aux travaux de la famille.
- The Home Embroidery Machine C° (Kansas City, Abusas). C’est un tout petit appareil valant 2 dollars, à peu près, la forme et la taille d’un flacon d’eau mélisse. On le tient et on l’actionne d’une seule
- main. Le travail de broderie se produit à l’envers et ^°rme un point bouclé que l’on coupe. Ainsi tondue, cette broderie a un peu l’aspect de la tapisserie appelé savonnerie.
- j G est donc un. instrument, très bon marché, avec e(îllel, sans apprentissage et sans fatigue, les dames Peuvent exécuter de charmants ouvrages.
- The Singer Manufacturing C°. Si les autres compagnies de machines à coudre ont fait des installations §rand effet, celle-ci en a fait une immense. Elle se
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- compose d’une vaste salle d’exposition et de démonstra' tion à laquelle on accède par une antichambre bu# meublée dans laquelle se trouve un élégant escalier qul vous conduit au premier étage. Là, ce sont d’autre& salons : d’exposition, de démonstration et d’attente; enfin une salle à manger, un salon de réception et ufl? chambre à coucher.
- On se demande quel peut être le but d’une telle pr°' fusion. Le voici : afin de faire apprécier les travail* exécutés sur cette machine, non pas seulement par deS échantillons isolés et toujours insuffisants, mais par de& objets terminés, cette Compagnie n’a pas hésité à H1' staller des pièces complètes. .Les meubles, rideau^ tentures, etc., etc., sont faits avec des étoffes cousue^ piquées, brodées et ornées d’ornements et d’appbca' tions par la machine Singer.
- On doit sortir de là convaincu de sa supériorité oib tout au moins, de la puissance d’une réclame intelb" gente.
- Cluett, Coon & C° (.Baltimore, Md). Une grande vl" trine hexagonale renferme les chemises, cols et rflall( chettes de leur fabrication. La variété des formes est a l’infini, la qualité en semble excellente.
- Hirsh & Brother (Philadelphie). Grand choix a parapluies et ombrelles, bien établis et très richeiïieIlt montés. Les manches et les soies employés sont sou vent étranges et produisent des résultats plus étrange encore.
- La même maison fabrique les chemises, cols et H1911
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- dettes pour hommes et pour dames. Elle a deux établissements à Troy et un à Lansinburg, à Albany, à ^rratoga et à Shushan.
- Leurs modèles sont très bien et de belle qualité. Siegel Brothers (New-York). Lingerie pour dames. ^ n’y a dans ce qui est exposé que de la lingerie cou-*ante, telle qu’on en trouve dans les magasins de nouveautés. Rien n’est bien présenté, rien ne mérite de 1 être.
- Lrorine Collar & Cuff C° (Chicago). On avait déjà ^es cols et manchettes en celluloïd, et le linge améri-€9in en papier plus ou moins imperméable. Ceux-ci s°nt en ivorine, autre matière, que l’on prétend être également imperméable et offrir des avantages nombreux. Pari & Wilson (New-York). Leur vitrine occupe grand emplacement, elle est très richement décorée eri couleur crème rehaussée d’argent. Leur assortiment cols et manchettes pour hommes et pour dames ^st très varié de formes et de genres, en toile blanche ^de couleurs. Bonne fabrication.
- Northrup Glove Manufacturing C° (Johnstown, Y.). Gants de chevreau, de peau de daim et de peau chien, de qualité courante.
- Jacob Adler & C° (New -York). Gants de chevreau ^ de Suède, de qualité inférieure.
- Pempster & Place (Gloversville, N. Y). Gants de chevreau, de peau de daim, de Suède et de peau de chien„ Gants de voiture fourrés et avec fourrures. Fabrication solide.
- Poster Paul & C° (New-York). Leur vitrine est bien ^dte pour être remarquée. Les quatre faces sont en
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- EXPOSITION DE CHICAGO, panneaux pleins, ornementés et dorés entièrement. On se demande quelle est cette mystification, lorsqu'on remarque dans les panneaux, après quelques minutes de recherche, une fente horizontale de 10 centimètres de large. On y jette un coup d’œil et on aperçoit alors un panorama en miniature produit par un jeu de glaces-C’est un groupe de petits chevreaux broutant l’herbe d’un pré; des gants rangés en éventail ; des poupées en toilette de bal.
- On ne peut guère juger la qualité des gants, mais on a été séduit par la nouveauté du petit spectacle-exposition; on a lu le nom des fabricants et on le retiendra-C’est du moins ce qu’espèrent ces ingénieux industriels-
- John. C. Allen (Gloversville, N. Y.). Gants de che^ vreau et de peau de daim; gants forts pour conduire ; gants extra-forts pour travaux pénibles; gants fourres et avec fourrures.
- Fabrication très recommandable.
- Les American toys n’offrent pas un grand intérêt, ils se bornent à des petits billards, des malles de poupées; des tambours, canons, locomotives et pompes à vapeur en fer-blanc; des chaises et lits de poupées, et quelques soldats de bois et de plomb.
- 11 n’y a d’ailleurs que quatre ou cinq exposants, fort délaissés.
- The India Rubber Comb G0 {New-York). Peignes de toutes sortes en caoutchouc durci ; glaces à main* Brosses et garnitures de toilette. Bonne fabrication d’un article qui a beaucoup perdu de sa vogue première.
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- Eennison Manufacturing C° (New-York). La plus lniportante fabrique de cartonnages fins. Spécialité P°ur la bijouterie. Écrins en satin, en velours, en cellu-
- loïd
- les
- etc. Étiquettes de tous systèmes pour le commerce,
- expéditions et le voyage. Cires à cacheter.
- ter
- ^omeroy Brothers (Newark, N. J.). Cires à cache-
- encres et mucilages
- ^hiting Paper C° (Holyoke, Mass). Papiers à lettre
- Uns
- et papiers de luxe
- The Weston Paper & Manufacturing C° (Dayton, v* Porte-rouleaux coupant, chaque fois, le papier eîlroulé, à la dimension désirée. Cet appareil très simple est adopté dans presque toutes les maisons de détail ^es États-Unis. Il est commode et économique.
- Esterbrook & C° (Gamden, N. J.). Plumes en acier- I/une des plus importantes fabriques de cet arficle.
- Hurlbur Paper Manufacturing C° (South Lee, ass). Établissement fondé en 1822.
- Papiers fins, papier photographique.
- Cette, maison est la seule, aux États-Unis, ayant lÜSc[u’ici réussi, à peu près, la fabrication du papier P°Ur photographie.
- h.-L. Brownpaper C° (Adams, Mass.). Papiers forts P°Ur registres. Fabrique très importante, produits de P’ernier ordre.
- %ron Weston & C° (.Dalton, Mass.). Fabrique impor-lante de papiers fins.
- r ^Termod Jaccard Jewelry C° (Saint-Louis, Mo.). "eur exposition de bijouterie et joaillerie a été précé-
- dé
- Manient décrite. Ils ont construit dans cette galerie
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- un second pavillon, richement décoré, pour y présenter leur papeterie de luxe qui est assez bien mais n’a PaS le caractère de distinction des maisons de New-York*
- The American writing Machine G0 (Hartford Conn.). Fabricants de la machine à écrire the CaUr graphe l’une des plus appréciées.
- The Blickensderfer Manufacturing C° {New-York)-Machines à écrire très simplifiées.
- The Williams type-writer. Système de machine a écrire encore peu connu, et dont il est difficile d’appre' cier le mérite.
- The Lightning Check punch G0 (Bridgeport, Conn)-Petit appareil à découper les dates et sommes deS chèques.
- The National Gash Register G0 (Dayton, O.). No*1'
- vel appareil enregistrant le montant des achats, des débits ou des recettes, et permettant de retrouver leS erreurs et de contrôler ces différentes opérations.
- C’est ce genre d’appareil qui est usité dans certain comptoirs de vente de l’Exposition.
- American Rubber C° (Boston, New-York, Chicago* Saint-Louis). Puissante fabrique de chaussures et bottes en caoutchouc de tous modèles et pour tons usages. .Vêtements en caoutchouc et en drap imper méabilisé, d’une très bonne qualité.
- Stoughton Rubber G0 {Boston). Vêtements en caout chouc et imperméabilisés. Très bien et très fins.
- The Orinska Mills {Philadelphie). Tapis de table brochés imitant la tapisserie. Riches étoffes d’anne11' blement. Portières, etc. Genres très décoratifs; tons et dessins bien compris.
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- ^be Read Carpet C° (Bridgeport, Conn.). Foyers et LaiPettes. Tapis au mètre. Articles bon marché et cepen-nt très bien de nuances et de dessins, kyons Silk &Tapestry C° (New-York). Brocatelles, Sfitins brochés. Draperies et soieries pour ameuble-1)lerits, d’une bonne note décorative.
- Sypher & G0 (New-York). Les grands marchands de c'a"brac. De vieux panneaux en bois sculpté, boise-Ies de quelque ancienne église, forment la façade de y r^placement, sur toute sa longueur. Au-dessus de Clttiaise sont de vieilles tapisseries, à l’extérieur Coaime à l’intérieur. Dans un beau désordre se trouvent Rangés des meubles ayant appartenu à Napoléon Ier, ^ 5 bureau, table, secrétaires et sièges, en acajou, ornés bronzes dorés; des vases en malachite montés de °llciuets de lumières. Un grand vase en bronze doré
- r\\7 ' • ^
- c pied malachite et médaillons de mosaïque donne jjaenote moins sombre à ces antiquailles, au milieu, bustes anciens et de nombreux objets de curiosité, grille en fer forgé, avec parties dorées, clôture du
- œur de quelque chapelle, complète l’assortiment de es reliques... authentiques.
- ^îhe Geo. W. Blabon G0 (Philadelphie). Linoléum toutes largeurs, de bonne qualité et de dispositions . tables.
- T bornas Potter sons & C° (Philadelphie et New-Linoléum et toiles cirées. Bonne fabrication, ^sins variés et d’une excellente composition.
- ^ T Gully & Miles (Chicago). Verres à vitres de fan-^le5 taillés, gravés, dépolis et décorés, et vitraux.
- t^nagen &Biedenweg(U/wrffyo). Verres à vitres de
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- b’o/
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- fantaisie et vitraux d’assez bonne exécution. GlaceS
- taillées et biseautées. \
- Geo. E. Androvette & C° (Chicago). Vitrerie d’égÜse' Glaces taillées et biseautées. Imitations de vitrauX
- anciens, assez bien encadrés.
- The Wells glass C° (Chicago). Vitrerie fantaisj6 et décorative. Spécimens de glaces taillées et seautées (1) pour portes et fenêtres; vitraux d’égÜseS de dessins d’un bel effet.
- W.-H. Johns Manufacturing C° (New-York)?
- du Canada. Feuilles et tubes de formes diverses, a l’épreuve du feu et de l’eau.
- (Expositions du même produit sous toutes ses forrï1^ et emplois, dans les Palais de l’Électricité, des ^l^eS et des Machines.)
- William Reith (Philadelphie). Vitraux d’église, h.eS bien peints et d’un très bel ensemble. ContraireifleIlt à certains de ses concurrents, qui ont abusé des co11 leurs riches et voyantes, il est peut-être un peu sob*e dans le choix de ses nuances.
- The Columbian Ceramic Club. Cercle de daOieS
- r g
- professant la peinture sur faïence et porcelaine, grand panneau qu’elles exposent est assez bien réuss1» c’est d’ailleurs leur seule pièce intéressante. H eSJ bon, cependant, de remarquer que ce Cercle pours1 le même but que certaines écoles professionnelle8 France.
- (1) Par glaces taillées, il faut comprendre des glaces tailPcS^r dessins, d’arabesques, de pierreries et de pointes de diamants, toute la surface. C’est un genre pratiqué très couramment aux & ‘ Unis.
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- amsi
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- The Wilke Art School, également sous le patro-n.a£e de dames, est une institution du même genre, que The C. E. Scott Décorative Art (»Saratoga . N. F.).
- The Photo Materials C° (Rochester, N. F.). Papier au bromure. Çhloro-papier et fournitures pour photo-^'aphie.
- ^eystone blue paper C° (.Philadelphie). Fabrique Papier au ferro-prussiate (blue process) pour plans
- 61 ^ssins.
- tiennent ensuite un certain nombre d’exposants de llrnitures de photographie, qui ne recherchent qu’une
- de
- fo
- °ccasi
- ‘uté
- Slon de faire des ventes et qui n’offrent pas un rêt spécial.
- Qüeen & C° (Philadelphie), fabricants d’optique. llstruments ophtalmologiques. Jumelles de théâtre (im-J°rtées de France) . Compas et boîtes de mathématiques.
- Juments de physique pour démonstrations. Instru-^leuts de géométrie, balances de précision, microscopes, ^cation assez soignée.
- ^eiteva Optical C° (Chicago). Pince-nez et lunettes 11 acier et en or.
- ^Uusch& Lamb Optical C° (Rochester, N. F.). Très
- be]]„ , .
- e sérié de microscopes. Loupes à lire à manche noir eu celluloïd. Pince-nez en caoutchouc durci et en ^ lhe. Objectifs de photographie. Exposition impor-nte- Bonne fabrication.
- ^^ndlach Optical C° (Rochester, N. Y.). Microscopes Actifs pour photographie et longues-vues. Bonne Uahté courante.
- ^rner & Swasey (Cleveland. O.). Instruments
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- astronomiques. Prismes. Grands télescopes as trou0 miques. Très bonne fabrication.
- W. & L. E. Curley (Troy, N. Y.). Instruments d’arpentage, boussoles ; certaines pièces sont el1 aluminium. Fabrique importante.
- Buff & Berger (Boston, Massach.). Instrument pour l’arpentage et les travaux du génie. Qua*lte courante.
- Bail, Bail G0 (limited) (Philadelphie). Compas, tire lignes, diviseurs et instruments pour le dessin linéaHe’ de qualité très soignée.
- Davis & Cook (Watertoivn, N. Y.). Niveaux. T165 bien établis.
- Keuffel &Esser C° (New-York). Mesures linéaireel1 rubans d’acier.
- Geo. N. Seegmuller (Washington, D. C.). Insb11
- ments astronomiques, et pour les travaux du géDie*
- Lunettes méridiennes en aluminium, et en cuivre
- * 1 |j6
- aluminium ; méridiennes en acier. Tube équaloriM 23 centimètres de diamètre entièrement en aluniimulli et ne pesant que 65 livres anglaises = 29kê,51d-
- The S. S. White manufacturing G0 (PhiladelfW'
- Exposition importante d’appareils, outils et instruit pour la chirurgie dentaire, d’une qualité tout a
- e#
- fait
- et
- supérieure. Dents en porcelaine ; or en feuilles ciment pour aurifications et obturations. Gaoutch011 pour dentiers. Maison de premier ordre.
- Johnson & Johnson (New-YorM). Produits analogllV à ceux de la maison Rigollot, de Paris. Sinapismes feuilles, et emplâtres de préparations diverses.
- E. C. Penfield & C° (Philadelphie). BandageS e
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- Peau et en caoutchouc noir et rose, très fins et très lignés.
- J«Elwood Lee C° (Conshohocken, Pa.). Instruments chirurgie. Sondes et bougies en gomme souple, n°ire et blonde. Seringues de Pravaz, spéculums et ^^es acoustiques.
- JJ- H. Armstrong & C° (.Indianapolis, Ind.). Spécia-e ^instruments de chirurgie en acier, en aluminium 6ten parties d’aluminium. Spéculums, forceps, sondes, eualuminium; manches de bistouri en aluminium,etc.
- ^aussmann & Dun {Chicago). Instruments pour c^irurgie vétérinaire, dont quelques-uns en aluminium.
- The Harvard Chair C° (Canton, 0.). Fauteuils pour jjahinets de dentistes. Très pratiques et d’une bonne aWation.
- ^ Yale Surgical &Gould dental Chairs C° {Canton,0.). ^îtuteuils pour cabinets de chirurgiens et de dentistes, Une qualité plus ordinaire que ceux du précédent. Sharp 8c Smith {Chicago). Instruments de chirurgie, Membres artificiels, béquilles, bas élastiques et ceintes abdominales.
- Chas Truax Greene 8c C° {Chicago). Fabricants et rriarchands d’articles pour médecins et chirurgiens.
- A. Marks {New-York). Membres artificiels avec lîlains et pieds en caoutchouc.
- Heed & Cornrick (.Bain-bridge, N. Y.). Lacto-prépa-!ati°n pour enfants et malades : poudre contenant tous es Principes du lait (?).
- ^oliber, Goodale C° (.Boston, Mass.). Mellin’s food Nutritif Mellin) pour enfants et malades.
- ^ n’y aurait pas grand intérêt à pousser plus loin la
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- nomenclature de tous les fabricants de remèdes el1 poudres, pilules, pastilles ou liquides, la valeur & •ces panacées ne pouvant être appréciée que par les chimistes et les médecins qui en auraient fait ranalyse et l’essai.
- En dehors des exposants dont il vient d’être pari*3’ le premier étage comprend les expositions des écoles institutions et collèges des États-Unis.
- L’espace accordé, pour le même objet, à la Francee aux autres nations étrangères est des plus restreints. kes États-Unis, au contraire, se sont réservé un emplace^ ment considérable. L’honorable M. Steeg, ancie11 député, inspecteur général, délégué du Gouvernemeli français à l’Exposition de Chicago, a étudié sur pla°e-avec grand soin, le groupe de Y Enseignement • S0'1 expérience, sa connaissance approfondie de la quesh011 et son talent d’écrivain feront, du rapport qu’il prése11 fera, un document de grand intérêt et qu’il sera bon & consulter.
- -
- " Les expositions des écoles commerciales de Chambre de Commerce de Paris et de celles de trois 011 quatre autres villes de France dénotent une méthoC^ excellente et prouvent la supériorité de leur enseign° ment. Les Américains, gens pratiques, ont eu l’^e6 d’installer un business college en plein fonctionnemeid* ‘Des élèves-employés remplissent les fonctions ^ caissier, de comptable, de teneur de livres, de corr°s pondant, de sténographe et de type writer, de conu#18 de banque et de préposé aux ventes et aux débb5' fonctions qu’ils tiennent à tour de rôle. Leurs écoIe" -commerciales sont installées sur cette base : mettre 11)1
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- JeUne homme à même de tenir un emploi quelconque en sortant de l’école et de gagner sa vie.
- ^ Ces business colleges ne dépendent ni de l’État, ni ,e ville, ni des Chambres de Commerce. Ce sont des ^Glissements privés, créés par des directeurs ayant Ulîe raison sociale. Ainsi à Chicago, l’école commerce reconnue comme la meilleure, Bryant andStratton ^hess college, a pour directeurs MM. Bryant * Stratton. II est curieux de visiter leurs locaux situés Centre de la partie commerciale de la ville, au 0lsième étage d’une grande construction. On y arrive ?ai Un ascenseur dans lequel on se rencontre avec les Jeilnes gens et les jeunes fdles qui suivent les cours et vont et viennent avec une entière liberté. Chaque ^ Ve n’est pas tenu de suivre tous les cours. Avant entrer, il s’arrange avec les directeurs, soit pour UlVre toute la série, soit pour assister à ceux de telle j ^eHe faculté, ou même d’une seule. Il quitte l’école rsqn’il sait ou croit savoir ce qu’il désirait; mais le ^Pmine n’est accordé qu’à ceux qui ont suivi toutes s ^eçons pendant trois ans et sont jugés dignes de le ecev°ir. Tantôt les classes réunissent 500 élèves, aii^t il n’y en a que 350 à 400.
- bruit, semblable à celui de la pluie tombant 0tïnne une averse, frappe votre oreille: vous vous rniez, et l’on vous apprend que vous êtes près de la
- nia
- . ^Se des type writers, ou praticiens de la machine à llre> actionnant 80 de ces appareils, dans la même
- ecr
- Pièc Soir a la
- e- On peut même, de temps en temps, le jour ou le jusqu’à dix heures, prendre des leçons au cachet, Semaine ou au mois. Quelques jeunes gens ou
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- jeunes filles peu fortunés emportent avec eux leur lu11^1
- qu’ils consomment sur place; les plus aisés vont al1
- restaurant.
- On ne peut admirer ce système de la liberté outrance ; d’éducation il n’y en a aucune ; d’enseigne ment il v en a un, mais il est bien décousu.
- Il n’était pas inutile avant de quitter la galerie ou trouve le groupe de l’Enseignement de soulever ce voile et d’indiquer comment se fabriquent aux États Unis les futurs négociants qui ont l’ambition de c°n quérir commercialement le Monde.
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- GRANDE-BRETAGNE
- Lüe n’a pas, comme les autres nations, fait une eilceinte avec entrée monumentale autour de l’espace ^ elle occupe.
- lje sont, les principaux salons de ses nationaux qui frnnent la bordure sur les deux grandes avenues Pl]ncipales. Quelques guirlandes faites d’une étoffe bicolore, un écusson aux armes britanniques, et c est tout.
- Llle a cependant envoyé des cavaliers et des artil-eurs montés, qui défilent avec quelques pièces d’ar-bllerie, à la grande satisfaction des passants toujours friands de ces spectacles, surtout quand ils sont nou-veaux pour eux, comme aux États-Unis.
- Ce sont les grands céramistes qui occupent la ligne *fr façade.
- Minton, Copeland et Wedgwood sont représentés PHr Daniell & sons; bien que réunis dans le même Sai°D, ils ont leurs produits disposés isolément.
- Les plats, vases, buires, coupes, etc., en verre 8culpté, imitant le camée à sujets blancs sur fond ^°fr, de Thomas Webb & sons (limited), à Stour-bridge, ne constituent pas une nouveauté. C’est un Lavail très fin, un peu sec, mais d’un très joli effet.
- La paire de vases du même ordre, sur fond ambre,
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- est d’aspect plus chaud et plus doux. La fabrique de
- Million expose encore des vases à fond jaune ave°
- décors ors, des assiettes riches avec marly à J°ul
- et médaillon au centre formant camée, en pâte sut
- pâte.
- Tous les spécimens de ce dernier travail, pei°ts par Solon, sont très réussis.
- Les vases à anses, décor orfèvrerie, sont très jollS> et la reproduction du Jubilee Vase est une pièce premier ordre.
- Minton présente encore quelques spécimens Ll son genre Henri II, appelé faïence d’Oiron, d’une nof° très décorative et très artistique.
- A noter aussi les vases avec feuilles de marronni# interprétées en ors de couleur, et ceux à fond vel1, avec sujets français, d’une peinture fine et élégante.
- Une profusion d’assiettes extra-riches, aux marly5 à jour, d’une finesse de dentelle, avec scènes Molière, Amours et sujets allégoriques, est disposée sur des tablettes; leur peinture décèle des mains ira11 çaises. Les assiettes unies, décor camaïeu rose, suje^ enfants ou personnages des scènes de Molière, s0111, spirituellement peintes.
- Copeland a quelques pièces d’un prix très élevé et1 genre1 delft; décorées aussi de boutons d’or et de bluets roses et bleus. Son choix de tasses à café et à thé est très grand et très varié. Sa nouveauté prl11 ci pale est la reproduction du vieux swansea de 1 al1 1815 environ.
- Josiah Wegdwood & sons ont leur genre VictorîM sur fond céladon et leur grand vase coté 650 dollalë*
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- GRANDE-BRETAGNE. * 290
- LoQi’s assiettes à poisson et à gibier ont de J’ori-^inalité et sont bien peintes.
- ^oulton & C° (Lambeth) sont en progrès. Leur Sal°n, peint en vieux vert réséda, est d’un ton discret,
- ' Variant bien aux faïences et aux grès.
- L§ ont de jolis vases en faïence décorée qu’ils appellent Cm ara wave.
- j Laur- grande buire en grès cérame, de 2'mètres de tuteur, fait grand honneur à celui qui l’a signée : J (lrshal7 artiste.
- La paire de vases Crotm Lambeth est bien de forme ^ de décor; ils en demandent, franco de port et de Ql°its, rendue à Chicago, 3000 dollars. Une paire de 9ses du même style, mesurant lm,60 de hauteur, est °fferte pour 9000 dollars.
- Leur grand vase avec feuilles de palmier et chry-tlrHhèmes a /Jm,90; il est en trois pièces, les anses S°nt détachées; mais il est fort décoratif et très ^fortement traité.
- ^ Le dôme central de ce pavillon, formant salon, est c°rê, dans ses frises, de panneaux ou caflouches ^Présentant les différentes phases de l’art de la Poterie. Un petit panneau mural, composé de car-°aux 20 X 20, décoré par un procédé qu’ils dénom-. Doulton’s dry Impasto, est un spécimen très pressant d’un genre nouveau destiné à la décoration élises. Il y a là une idée à suivre.
- ^ La fabrique Doulton & C°, à Bürslem, dans le ^ affordshire, offre des produits bien différents de ceux e ^ Précédente. Ce sont principalement des pièces en ^°lcelaine blanche.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- - Le grand vase en fini vieil ivoire, avec ors à pl&t et en relief, surmonté d’une statuette de Ghristophe Colomb, est peint par Ch. Labarre. Il ne peint PaS mieux à Paris.
- Il n’est pas possible de tout citer, mais combien vases et de buires dans le même esprit et dans la même manière !
- Les vases porcelaine, fond vieil ivoire, décorés d01 b relief et d’une ornementation pâte avec parties en pel11
- turc, constituent une nouveauté très séduisante et
- doat
- les
- de
- on peut tirer grand parti. Elles sont aussi nouvelles:
- assiettes Louis XY à marly rocaille ; les peintures
- gibier, fleurs, etc., en sont bien touchées.
- Ce sont les céramistes les mieux inspirés, cette f°lS’
- de tous leurs compatriotes.
- T. G. Brown-Westhead, Moore & C°, à Stoke'ofl
- Trent. Comme pièces principales, cette importa
- maison présente : son vase Shakespeare uni, mais hes
- ioli, dont elle demande 2500 dollars ;
- J . . ne'
- Un grand plateau de service à thé, peint par Bon
- mier d’après Rosa Bonheur ; ^
- Un vase bleu de four, décor émaux de LimogeS
- ors;
- - Un vase genr Sèvres. ^
- Il est à remarquer que les fleurs, oiseaux, fruih* poissons sont peints par des mains anglaises, les suj par des artistes français. ^
- Leur service à poisson, Louis XY, avec marly vel d’eau azuré et or, est très joli.
- C’est encore Boullemier qui a peint les don2
- re pâte tendre, peint par SieflerC u
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- GRANDE-BRETAGNE.
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- jettes, avec sujets tirés d’une œuvre de Lougfellow, V((^f/elina.
- Leur choix d’assiettes et de tasses est très varié et très riche.
- ^°yal Porcelain Works (Worcester). Grande ^ariété de vases et de fontaines de toutes sortes en ^°Rd ivoire mat et en fond bleu mat clair.
- Los vases à jour, ivoire et bleu de ciel mat avec
- ors
- sont très remarquables.
- Les lampes, buires et vases, fond vieil ivoire avec 0rnements vieux rouge et or, constituent une nou-Veauté d’un goût douteux.
- Le service de table du même décor comprend de ll°hes compotiers pied haut avec marly à jour, une Pièce centrale importante et des lampes à bec Hinks. " est compliquer encore les services de table d’une
- COlïiposition déjà trop grande.
- Les statuettes Liberté et Captivité, Rosée du matin, ^0sée du soir, Indiens charmeurs de serpents, etc., ne s°nt ni très nouvelles, ni très artistiques; mais la Matière est si belle que les couleurs viennent fon-^Ues et harmonieuses.
- beaucoup de vases et de lampes, à décors riches SlJr fond ivoire mat, sont comme une spécialité de la Raison, mais dont on commence à être fatigué. On redame autre chose, et ce ne sont pas les garnitures table, modèle rustique ou autres, qui maintien-^r°nt leur grande réputation. Sans doute ce service ^Ustique est agréable à l’œil, avec Ses lampes, ses sta-tuettes porte-fleurs, ses bouts de table, ses porte-. rtleaus, etc., mais ce ne sont là que d’aimables petits
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- 302 EXPOSITION DE CHICAGO.
- objets, ce n’est de la fabrication ni savante, ni artlS'
- tique. Et puis, si les assiettes de ce service sorlt
- jolies, elles sont Louis XV et non rustiques, et lel1lS
- échancrures ajourées les rendent absolument impropreS
- à d’autres usages qu’à celui de la collection ou
- l’étagère.
- On s’arrête avec plaisir à la vitrine, qui contient un assortiment très intéressant de pièces à jour avec pa)' ties unies; cette série est très belle.
- Arup brothers (London et Paris). Panneaux tene cuite moulée encadrés de peluche, disposés en appüd1168 pour toilette, pour vide-poches, pour lumières.
- Des plâtres métallisés, des imitations de vieil* bois, etc., n’ajoutent rien à la valeur de cette exp0" sition, au contraire.
- Godwin & Hevitt (Victoria tile Works), à Here' ford, fabriquent les carreaux de faïence unis ou a fonds relief en un ou deux tons. Leurs petits carreau* 10 X 10 sont d’un assemblage parfait. Une chemine^ d’un modèle bien anglais, démontre l’emploi de ceS carreaux, que rehaussent des bordures et des bandes d’encadrement à reliefs. Le sol est formé de leurs car' reaux de grès mat à dessins géométriques.
- C’est une fabrication honnête, simple, mais qui n’ofd à la décoration architecturale qu’un faible appoint.
- Tout autre est l’exposition de Maw& C° (limité)» à Jack'field (Shropshire). Leurs colonnes carrées de style Renaissance, leurs chapiteaux et leurs socles avec
- moulures et reliefs peuvent s’employer très heureuse-
- ment, pourvu qu’on leur donne d’autres tons qne ieS gris ou verts sales qu’ils exposent.
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- GRANDE-BRETAGNE. 303
- ^es frontons, les corniches, les arceaux, etc., ont Seiv'i à la construction d’une sorte d’attique trop monotonie, mais dont on pourrait tirer d’autre parti. Le 1 aiquet est couvert de carreaux à dessins géométriques tïlats et de carreaux mosaïque.
- L autre côté de cette petite construction démonstra-*1Ve contient de grands panneaux à sujets religieux en ^arr>eaux sous émail ; au centre : un Christ en mosaïque. Uls d’autres parties décorées d’après la même mé-°ocpour églises, pour salles de bain, pour fumoirs, VesÜbules, offices, etc. C’est une disposition très heu-6Use et très bien comprise.
- William Hault (Swadlingcote). Sa majolique est binaire. Les formes qui semblent empruntées au seiire Vallauris ou à l’antique sont couvertes d’une ttation de flammé.
- Gibson & sons (Albany works), à Barslem. Vases de jais et Rochingham. Pots, théières, articles de ^tge, à fond noir ou brun avec décors ordinaires.
- Moore brothers (S‘Mary’s works), k Long ton (Staf-}»shiré). Cache-pots, vases, vide-poches, lampes, °uts de table, assiettes et tasses en porcelaine à fleurs e^ef‘ Bonne qualité courante, genre bien usé.
- £ ^es billards de Geo. Wright & C0 {London) et de , Uïl°ughes & Watts, de la même ville, sont bien fabliSj mais ne peuvent convenir qu’à la consomma-' l0rî nationale.
- & Roberts, à Wirksworth (Derbgshire), tfes meubles en chêne vieilli et en marqueterie
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- :10i EXPOSITION DE CHICAGO,
- genre ancien. Tous leurs meubles sont du style moyen âge, d’une patine imitant la main du temps’ d’une note décorative pour halls et antichambres) mais ils sont communs à plaisir. C’est du bric-a' brac.
- Gregory & G0 (London) imitent avec fidélité et un ^ relatif les meubles du seizième siècle. Leur cheminé Renaissance italienne en noyer, leurs chaises de ^ même époque pour halls et leur table sont d’honnêtes reproductions.
- Le sofa ou banquette de même style et de mên10 époque couvert en velours de Gênes est très bien. ^e" buffet-dressoir en noyer de la même date est ufle bonne copie. Le bureau Queen Ann du dix-huitièn]e siècle est copié d’un original en marqueterie.
- Dans le genre Ghippendale du dix-huitième siècle une grande horloge, une table-bureau et un fauteuil en vieil acajou sont reproduits d’après des types authentiques et très soignés.
- Toutes ces pièces sont bien traitées, mais ce ne sou1 que des reproductions.
- Collinson & Lock (London) ont deux jolies armoheS à glace à trois corps, en bois de citron, avec filets veRs et blancs ; l’une est à coins grecs et les côtés formel une armoire à tiroirs. La commode qui les accompag^ est également très bien. C’est de la belle ébénisterie-
- Ils ont plusieurs petites tables en marqueter10 anglaise et en genre italien, sur palissandre, fort soi" gnées. Leur petite vitrine en bois de citron, leur pe^ meuble acajou sculpté, sont bien anglais; l’exécutio11 en est excellente.
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- ^a grande cheminée et sa partie supérieure, en acajou, ont trop de raideur et de lourdeur; mais le |ravail est toujours soigné. Le grand buffet en chêne ailglais est infiniment mieux comme dessin.
- ^ne grande table et une grande vitrine en palis-SaRdre incrusté d’ivoire permettent de conclure que Ce^e liaison aborde les genres délicats et fins avec le succès.
- ^ Llle expose également des produits qui ne sont pas Sa fabrication, mais qui sont exécutés exelusive-pour elle et sur ses plans et dessins.
- . ^es appareils en cuivre et en bronze pour l’électri-et ses lanternes de vestibule ne sont qu’assez
- bien.
- Les étoffes faites sur leurs documents n’ont pas de niai>ite spécial.
- Leurs grandes cheminées en acajou, avec marque» rie5 ou avec colonnes et sculptures, ou bien encore avec encadrement de glace biseautée, sont plus dans ars moyens et sont de bonne ébénisterie substan-LeUe et sérieuse. Celle en marbre blanc, style Empire, est très bien.
- p>
- ^ est certainement la plus importante, la plus com-P^ète et la meilleure exposition d’ébénisterie anglaise* ^mpton & sons (Trafalgar Square, London). On 116 peut les classer parmi les ébénistes ; ils s’intiment d’ailleurs eux-mêmes décorateurs et fournisseurs
- rj 5
- aRieublements. L’extrémité du hall qui constitué exposition est en façade sur l’entrée principale.
- L est difficile, sans s’étendre plus que ne le.com-
- P°rte une courte revue, de donner une idée exacte de
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- Aq
- cette salle d’aspect sombre, assombrie encore pat’ grandes portières qui semblent augmenter à desse111 le mystère qui plane sur le logis. C’est une reproduc tion de Y Elizabeth banquet Hall. A la lumière, cuivres, les fers forgés, les panoplies, les faïences el leS verreries doivent s’éclairer de reflets éblouissants ^ animer cette sévère demeure. Mais dans le jour °n distingue à peine une vitrine acajou sculpté d’un j^1 modèle et d’une belle exécution et le grand bahut chêne sculpté ancien.
- Malgré son austérité, cet arrangement de hall ^ honneur à MM. Hampton k sons.
- Il n’y a rien de nouveau dans les papiers peints de
- Cotterel brothers, de Bristol, et de Ch. KnowIeS
- & C° (Chelsea, London).
- William Woollams & C° (London) ont des papielS drapés silicatés, d’autres à dessins de cretonne et des cretonnes doublées à dessins de papiers peints. LeurS panneaux en cuir de Gordoue pour lambris et leulS cuirs de Cordoue souples sont fort intéressants.
- Enfin leurs panneaux de papier drapé silicate, ^ Pompeian, est une nouveauté qui mérite d’être étudié^ Cette exposition est très importante.
- Jeffrey & C° (London) n’ont rien de spécialeme1^ nouveau en papiers peints ; leurs imitations de tapis" sériés et de cuirs de Cordoue sont connues. Dans Ie, genre national (anglais) ils ont de jolies choses. LeS portières en cuir de Cordoue, les panneaux enfre cimaise et plinthe en cuivre repoussé et décoré sorf.
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- des
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- lclées de nos voisins d’outre-Manche, qui peuvent Maître bizarres au premier abord, mais qu’il ne faut Pas rejeter à priori. Enfin leurs papiers à ramages Myehromes et à ramaqes drapés sont encore une inno-
- vati0n.
- Chacun sait que les Anglais excellent dans la fabri-Cation des lits en cuivre.
- ^eyton & Peyton (Birmingham) ont des modèles Verois et dorés, d’un goût tout à fait national, et d’une Celle fabrication.
- Ce choix des mêmes articles, de MM. Hoskins & Well (Birmingham et London), est très grand et du ^eme caractère que le précédent.
- ^ The Davis Turner & C° (Birmingham) fait moins les deux exposants ci-dessus, elle a quelques P^ces laquées blanc.
- ^squ’ici on avait bien vu des lits en cuivre avec c°Uronnes, attributs nobiliaires, guerriers, érotiques de sainteté, mais il appartenait à Winfields Limited lrniingham) de révéler les secrets de l’oreiller ou de ai°ôve. Ses lits en cuivre sont très riches, très ornés, ^ès ouvragés, il a voulu les compliquer et les enrichir ericore. Dans le dossier du lit, au-dessus de l’oreiller, a ménagé de petites niches, garnies de satin bleu c,el ou rose, qui contiennent des flacons de toilette en Cristal. Ces niches sont très suggestives; elles peuvent leridre des services, cela est possible, mais qui consen-
- tira
- de
- a mettre ainsi en évidence son arsenal de parfums,
- Pfttes et d’onguents? Ce ne doit être là qu’une idée
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- originale pour des pièces spécialement destinées àlllie exposition et pour attirer l’attention ; ça ne peut un modèle sérieux.
- C. H. Worsnop (Halifax) n’a rien de bien spécia’ en lampes de pied en cuivre et en fer forgé, pas P^uS qu’en lampes de table.
- The Manufacturing Goldsmiths & Silversmi^s Company (London) occupe un pavillon très spacieu* et très confortable sur l’avenue Columbia, décoré $ blanc et or. La pièce qui frappe tout d’abord les yeU* du visiteur est une grande horloge de pied, à hul* pans, en noyer orné de bronzes dorés.
- Elle est munie de quatre cadrans donnant l’heul’e de Chicago, Paris, Madrid et Greenwich.
- Des sujets de sport, jockeys, etc., forment un cei'dc faisant chaque heure son évolution et répétant à ^ demande. Sur la façade principale, un médaill°n représente le buste du Président des États-Unis. sommet, la statue de la Liberté, de Bartholdi, tenait Une lampe à incandescence.
- Le mouvement est à quarts et à carillon de hu^ timbres, le carillon de Westminster frappe sur quatre ressorts timbres on gongs.
- La valeur de cette pièce est de 50 000 dollars.
- U semble que pour ce prix on peut exiger une corfl' position moins disparate et plus artistique. Sans parle1 de l’exécution, qui est bonne mais trop chargée, on se demande ce que vient faire le Président des Etats-
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- au milieu de cette course de jockeys, de chevaux rïes représentants du sport athlétique.
- . e bouclier en argent Columbus reproduit les prin-^Pales étapes de la vie du célèbre explorateur ; il est j ar§eRt massif avec parties dorées. C’est un beau
- aVftb d’orfèvrerie, mais sans grande valeur artiste.
- c°ffret Shakespeare en or de dix-huit carats et
- Le
- ac*6r dam
- asquiné, est orné de six panneaux en émaux
- argent. La peinture en est extrêmement fine et
- sUr
- ePlésente des sujets tirés des œuvres du grand poète.
- ^ Médaillon central reproduit son buste; celui du
- !SUs représente la maison où il est né. Cette pièce,
- est de petite dimension, vaut 3000 dollars. L’exé-lütion
- Le
- en est fort belle.
- eoffret Gladstone, également en or de dix-huit ls>est de style grec et orné d’émaux. Ilaétéprésenté ^ Qreat old Man en 1881, au nom de la Cité de 0ll(3res, par le lord-maire Mc Arthur; il contient le q. bemin authentique lui conférant la freedom of the V' C est l’original même qui est exposé, avec son Utoi>isation.
- c^ette compagnie présente à côté de ces pièces spé-
- s et historiques, l’orfèvrerie courante de sa fabri-
- ation.
- ans le même salon, Mappin brothers (London)
- b
- ^ 5ent de fins spécimens de coutellerie, des trousses
- exPos
- fl
- to'l S Sacs v°yage en alligator avec pièces de top 6 611 ar§ent- Une vitrine contient un service de quar^6 6n ar^ent massif doré, qui se compose de abte-sept pièces d’un goût anglais très prononcé ;
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- 310 EXPOSITION DE CHICAGO,
- ainsi que des fourchettes, des couteaux, des réchaud très substantiels et du même caractère. ^
- La coupe Waterloo de 90 centimètres de hautei# en argent massif doré, et n’offre aucun intérêt paI^1 culier.
- MM. Mappin brothers ont aussi leur coffret hist0 rique en or de dix-huit carats ; il a été offert à reiflP^ reur Guillaume II en 1891 avec le droit de cité. W e
- j» Aide style gothique anglais; au centre, les armes a ^
- lemagne surmontées de la couronne impériale,
- brillants. Les quatre panneaux cintrés en é#1^
- représentent des vues de Londres.
- 1
- Cette belle pièce a été prêtée par l’empereur a autorisation de la faire figurer à l’Expositi°rl Chicago. . ,e
- Plusieurs bijoutiers irlandais ou écossais ont
- petites vitrines de leurs'articles d’un genre bien sp
- éctal
- et bien local. Edmond Johnson de Dublin n’offre qn intérêt très relatif avec ses objets en argent dans vieux genre irlandais, et John Wells (London) l’orfèvrerie en plaqué et des pièces historiques.
- John Smith & sons (Clerkenwel, London) f°nt t montre et la grande horlogerie. Leur assorti#16 d’horloges est très important, et presque toutes Ie pièces sont à carillon. Leurs grands régulateurs ^
- la
- leurs mouvements astronomiques sont d’un prix élevé, mais d’une excellente qualité. L’ébénisterie
- tr*
- de
- trop
- ces horloges est massive, substantielle, un peu uniforme, mais bien travaillée.
- Les garnitures de foyer, chenets, pelles et pi#ce en cuivre poli de Steel et Garland (London) n’o^re
- tteg
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- GRANDE-BRETAGNE. 311
- ,e special que les nombreuses inspirations empruntées a fabrication française.
- La vitrine tout or avec colonnes onyx de William rbour&sons {Lis burde, Irlande), est bien luxueuse |j0ur les produits qu’elle renferme : des fils de soie et e Ln pour chaussures et fdets de pêche ; des ficelles e toutes-sortes.
- &arlow & Jones (Manchester). Leur linge damassé coton, leurs dessus de table, leurs piqués de notamment ceux pour gilets, sont très bien. Ils ^ ri(îuent également les serviettes turques et les tissus Ponge pour serviettes de toilette et peignoirs de bain. Menton, Connor & C° {Belfast) ont du beau linge
- ’da
- niassé et des fines toiles d’Irlande.
- Lell
- Will
- iamLiddell & C° {Belfast). Leur vitrine est très
- e et très importante. Leurs damassés, leurs toiles ^ dignes de la vieille réputation de la région. Leurs 1 es d’oreiller, leurs mouchoirs brodés sont d’une ^alit
- e supérieure.
- William Cleghorn {Clapington Waste Works) à Uftdee. Fils de lin, de jute et de coton.
- ^Henry Matier & C° {Belfast), fabricants de toiles et de mouchoirs, ont un assortiment complet et le de mouchoirs brodés blancs et couleurs. üi)J“hn King & son (Glascow) se sont spécialisés dans §enre qui n’a pas son équivalent en France : les j Cales et toiles unies de toutes couleurs et de toutes r£eurs pour stores.
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- The London fabric Printing C° (limited), à
- ford, a de très jolis velours, des soieries et des #e tonnes imprimées, de dessins très riches, en soixaide cinq et cent vingt-sept couleurs. Tous ces patrons s°nt imprimés simultanément.
- SwamsonBirley&C0 (Glascow, Manchester, Prest°)l et London). Tissus de coton, shirtings et brillantes-
- Charles Fox & sons (.Leeds). Toiles pour draps ^ lit. Leur linge damassé est courant.
- Robertson, Ledlie, Ferguson & C° (limité] (Belfast). Draps à jour et brodés, batistes, linge damasse fin, mouchoirs batiste brodés. Tous ces produits sa111 de belle qualité, sans offrir rien de spécial à signal#'
- Ferguson brothers (Carliste). Satinettes et do11 blures.
- J. S. Brown & sons (Belfast). Toiles d’Irlande linge damassé. Semblent faire une spécialité de se1 yiettes à thé, à dessert et à rince-bouches. Belle fab11 cation courante.
- Les tapis imitant ceux de l’Orient, de Thomas BoflI°r & C° (London), sont de dispositions et de dessins bieI1 composés.
- Les quatre grands tapis de milieu sont réussis-présentent aussi de beaux tapis des Indes.
- Tuberville, Smith & son (London). Tapis « minster » entièrement faits à la main, d’une qu^ très fine. Dessins persans.
- Yates & C° (limited), (Wilton, Salisbury et So^ hampton.) — (Londres et Manchester.) — (Fabnd aux États-Unis (Elizabethport, New-Jersey)- ^eLl tapis « Axminster » à la main. L’un de dessin
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- GRANflE-BRETAGNË. 313
- distan à fond ivoire et de qualité fine, sans coutures, Mesure 3m,70 X 2m,75; l’autre du seizième siècle, dassin et coloris Persans, également sans coutures et Unième dimension.
- John Barry, Ostlere & C° (Kirkealdy, Écossé), ont toiles cirées pour parquet et des linoléum à dessins tràs heureux. Leur assortiment de largeurs est très c°mplet, elles atteignent 2 mètres et môme 4 mètres.
- Les rideaux de soie brodés, couvre-pieds en guipure da soie, blancs, noirs, jaunes et rouges, de S. Peach & sons (Nottingham), sont tendus et plissés avec bien peu d’art ; les dessins sont vieillots, les combinaisons peu harmonieuses.
- Les chapeaux de feutre et de soie pour hommes, de Cooksey & C° (London), sont d’une bonne fabrication ; da même que ceux de Macqueen & C° (Stockport et London) qui font aussi la coiffure militaire.
- Lincoln, Bennett & C° (London) y ajoutent le chapeau d’uniforme, de livrée et d’amazone. Que de formes et de modes étranges !
- John Lobb (London) est un bottier qui fait très bien, "fos chaussures pour hommes et pour dames sont extrades ; ses bottes de cheval sont d’une belle fabrication.
- Les souliers et bottines pour enfants, de Holden Brothers (London) sont d’une qualité plus courante.
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- 314 EXPOSITION DE CHICAGO.
- T. H. & J. Muddiman (London) sont des passeuien-tiers brodeurs. Leurs guipures Venise brodées de perle5 et leurs broderies et passementeries avec jais et perleS de couleur sont très jolies et très riches.
- Ben ton & Johnson (London). Passementeries milp taires, fils d’or et d’argent. Dentelles d’or.
- Francis Hinde & sons (Norwich) donnent à leurs crêpes noirs un apprêt qui les rend inattaquables pal la pluie : spécial waterproof finish. Deux figures de cne sont habillées de cette étoffe à l’épreuve de la plulC*
- fiQ
- L’étalage de crêpes noirs de S. Courtauld & “ (London) est important, ils ont le défaut d’être un peLl épais et trop raides. La grande vitrine, que les nom' breuses pièces de crêpe empilées assombrissent, est rendue plus attrayante par trois mannequins à têtes de cire, habillés par Jay & C° (London). L’autre côte de la vitrine contient des crêpes de couleur ; au centre se dresse une figure de cire dont le costume a ete dessiné et exécuté par Worth, de Paris.
- La bonneterie est représentée par plusieurs maisons*
- Smyth & G°(limited) (Balbriggten, Irlande), n’ont que de la bonneterie soie ; de même que E. H. Humm^ & G0 (London).
- W. Lewis & sons (London) ont de la bonneterie en soie et en laine fine, et Cartwright & Warner’s limite^?
- à Longborough, de la bonneterie en soie et en ^ d’Ecosse.
- William Morley & Gray (London) présentent leS mêmes produits en soie et en laine fine, et semblent attacher un grand mérite à leurs bas genouillés supprI' mant la jarretière.
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- Mme Rate Reily (London et New-York) est une coutume. Gomme beaucoup de dames d’Angleterre et d’Amérique qui s’occupent de costumes et de modes, eLe prend cette désignation de Madame pour donner aux œuvres sorties de ses mains une sorte de naturalisation française. Ses deux figures de cire, l’une, revêtue d’un costume foulard et guipure, l’autre, les ePaules couvertes d’un manteau de cour, nous représentent plutôt les modes de la 5e Avenue que celles de ^rue de la Paix.
- Hudson, Sykes & Bousfield (Springfteld Mills, Prèsde Leeds) exposent dans une longue vitrine des ^offes de laine, genre Roubaix, pour costumes de dames ; des draps unis et de fantaisie ; des cheviots. de bonne qualité courante.
- Les draperies haute fantaisie pour le sport, les livrées et la chasse pour hommes, de Bartrum, Harvey & C0 (London), forment un excellent ensemble.
- Les contrées froides et soumises aux brouillards verront avec intérêt les produits fabriqués par Neilson, Shaw & Macgregor (Glascow): leurs flanelles et leurs tartans écossais; leurs velours et soieries; leurs foulards et ceintures ; leurs bas de grosse laine ; leurs châles et leurs couvertures sont des plus recommandables. Toute cette fabrication conçue dans le genre bossais représente les nombreux clans des anciens c°ïntés de l’Ecosse, et dont les multiples dispositions à carreaux agissent sur les yeux comme un kaléidoscope, ^ais sans les fatiguer, car elles sont agréables etharmo-
- Couses.
- Athlone Woollen Mills C° (Shannon Mills, A thlone).
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- Étoffes sergées, molletons, couvertures. Les étoffes sont présentées confectionnées par une maison de Boston (Mass.)
- The Irish Woollen manufacturing C° (limited)
- (Dublin). Tissus ordinaires, draps de fantaisie et cheviots pour hommes. Nouveautés d’un goût bien anglais.
- Ward 8c Taylor (Bradford-on-Avon). Importante exposition de draperies fantaisie pour hommes.
- Apperley, Curtis & C° (Stroud), à l’ouest de l’Angleterre. Draps unis, noirs et de couleur. Sergés, diagonales et fantaisies pour gilets.
- Anderson, Anderson & Anderson {London). W»' terproofs drapés, confectionnés.
- Charles Hooper & C° (.Eastington, Mills Stonehousc, Gloucestershire). Belles draperies noires et de couleur, unies et côtelées.
- T. P. Pocock & C° (Ghippenham Wilts). Spécialité de draps croisés.
- Dormeuil frères {London et Paris). L’examen de leur vitrine nous repose des tissus grossiers, des dispositions bizarres et des nuances souvent étranges de certains drapiers du Royaume-Uni. Les étoffes de soie et les velours pour gilets, les draps fantaisie pou1' pantalons, sont d’une qualité hors de pair.
- Leurs étoffes pour costumes complets sont de nuances agréables, toujours de bon goût et de belle fabrication.
- Cette importante exposition est très bien présentée et est très remarquée.
- Marling (à Stroud), à l’ouest de l’Angleterre. Spécialité de draps unis et de fantaisie pour pantalons.
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- GRANDE-BRETAGNE. 317
- B- Periesy & C° (Bradford). Spécialité de tissus, genre Roubaix, pour robes, mais rien qu’en noir.
- Ormes, Upsdale & C° (London). Gants de soie à ^nple force aux extrémités des doigts.
- J. Martin & C° (London). Gants de peau de qua-
- ît t
- Ht
- e courante.
- & C. Scott & son. Pi 1emier Gun Works (Birmingham), Fusils de chasse sans chiens à expulseur automatique. Armes de premier choix.
- W. Greener (London). Fusils de chasse â Percussion centrale et sans chiens; fusils pour la eHasse à l’éléphant. Ce sont également des armes excellente fabrication.
- Charles Lancaster (London) présente dans une
- ‘ te petite vitrine des fusils de chasse de divers systoles.
- Ces cartouches et munitions de Eley Bro’s (limited) J°ndon) sont soignées.
- Joyce & C° (London). Douilles et fournitures pour ^touches. Amorces et capsules. Cartouches métal-Jjoes pour la chasse, la guerre, etc. Ont adopté un es Cou système pour le numérotage du plomb ren-mié dans les cartouches : chaque petit disque de ^rtoa destiné à être placé à l’extérieur de la car-porte en très gros caractères le numéro du afin de pouvoir le discerner facilement et en
- l°Uche
- Plorub
- lout d’
- es circonstances. Toutes leurs fournitures sont Ulle fabrication très soignée.
- "Che Schultze Gunpowder G0 (limited) à Lgndhursly
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- 318 EXPOSITION DE CHICAGO,
- présente une poudre perfectionnée, imperméable, sans fumée, granulée et de couleur mastic. Elle a été D1' troduite dans le commerce en 1885.
- Robert Bryant (Holborn-London), gai nier et fabr1' cant d’articles de chasse, carniers, porte-cartouche étuis de fusil et de revolver, en cuir jaune, jambière etc. Cette fabrication a beaucoup d’analogie avec leS articles français.
- W. T. Staniford (Shefjield) a une modeste vitrine de 70 centimètres de coté, en forme pupitre, content des échantillons de ses couteaux de poche.
- Geo. Wastenholn & sons, (limited) (Sheffield)
- un grand choix de coutellerie fine. Couteaux de poche> * • • • rasoirs ordinaires et riches, services à découpée u
- luxe, couteaux de table et quelques ciseaux extra-finS'
- R. Turner & sons (Redditch). Épingles, aiguill^’ crochets, hameçons, épingles à cheveux et de sûreté-
- Thomas Marper, Phœnix needle works (Redditch)' Aiguilles et épingles en acier. Riches étuis d’aigui^eS assorties.
- H. Milward & sons, Washford mills (Redditch)' Les aiguilles qu’ils dénomment Calyx eye s’enfilent pal une fente placée au-dessus du trou. Exposition imp°r^ tante d’aiguilles, hameçons, mouches artificielles appâts de pêche divers, crins, soies et lignes.
- Aberdeen Comb Works (Aberdeen). Les peigneS a retaper, à décrasser et de poche, en imitation d’écaiHe’ sont bien faits et bien polis. Leur assortiment en co^e blanche, dite corne d'Irlandeb est complet i bagliet,t
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- GRANDE-BRETAGNE. 319
- lf)Rde, demi-baguette, gouttière, biseau, gravés, etc., S0llt bien évidés et bien finis.
- écaille véritable, ils ont des peignes à chignon, torses, gravés et à jour, etc.; les mêmes genres 611 citation d’écaille sont assez bien traités également.
- n est pas là le fin travail, l’élégance et le poli de lndustrie d’Ezy (Eure), mais c’est une bonne fabrica-
- tion
- serieuse-.
- ^es objets en corne sont nombreux : gobelets en L°lne transparente, chausse-pieds à long manche, CoilPe~papiers, couverts à salade et petites cuillères.
- corne blonde et de rhinocéros, ils ont le même c^oix de formes et de genres de peignes; ils ont, également des peignes à manche, des queues de rat, unis, a ^guette, à gouttière et gravés; certains peignes de P°che ont des gravures à jour. Enfin comme articles ® luxe, les gobelets en corne de buffle ou en corne teI>ls fer jaspée sont montés en argent et avec des appliques du même métal, style japonais. Des cornes 6 choix leur ont permis d’établir des brocs, pitchersy ^ üs ont également monté de cercles, appliques, anses couverclesen argent. C’est un genre encore .inconnu ez les tabletiers français.
- Besson & C° (London et Paris). Cette maison ^ trop connue pour qu’il soit nécessaire d’insister sur dualité de ses instruments de musique, en métal, semble attacher une grande importance à une j Velle application, on ne saurait dire découverte, à ^ quelle elle a donné le nom de cornophone, instrument V116 tonalité toute nouvelle. Elle fait encore plus
- tjprv -i * 1
- K ncl Cas de sa clarinette pédale, ou clarinette basse,
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- 320 EXPOSITION DE CHICAGO.
- qui donne dans ses notes graves la sonorité de Torgue-
- Ce sera dans l’orchestration qu’on écrira pour ces n°u'
- veaux auxiliaires qu’il sera possible, mais à ce moment
- là seulement, d’apprécier les mérites de ces créa'
- tions.
- J. Higham (.Manchester) fait un grand étalage de ses instruments de musique en cuivre. Les pièces argentées et gravées sont nombreuses, c’est de la &' brication à effet.
- Hinde’s (limited) (London et Birmingham) font de lcl bonne brosserie fine ; mais malgré l’emploi de belles matières elle a toujours une lourdeur, une massive^ regrettable dans un objet de toilette d’un usage ausSl fréquent.
- Les brosses à tête, à habits, à chapeaux, les brosse5 à dos velours, les brosses à dents et à ongles, leS brosses à barbe ; tous les genres pour tous les usageS y sont représentés.
- Les essences de bois employées sont variées, on emprunte à tous les points du globe.
- L’indication de leur provenance peut en être utile* la voici :
- Aa
- Le bois de Magenta vient de la République ^ Colombie ; le bois de rose vient de Bahia (Brésil) ; bois d’Amboyna vient de l’Inde hollandaise ; le ^ de thuya vient d’Algérie ; le bois Cocobola vient
- les
- de
- . le
- l’Équateur ; le bois Zébra vient de la Guyane bois de palissandre vient du Brésil ; le bois Co^' mandai vient de Manille; le bois de serpent vient de la Guyane hollandaise ; le bois de dentelle vient de Turquie; le bois de citron vient de Saint-Domingue’
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- GRANDE-BRETAGNE. 321;
- k bois de palissandre (très veiné) vient d’Australie; e bois de palissandre (très moiré) vient de Rio-de-^neiro.
- Ce fabricant a eu l’idée, pour attirer l’attention, de faire un modèle en dix-huit tailles différentes, depuis petite brosse pour la tête d’un bébé, jusqu’à 50 cen-bniètres de long !
- Pnce’s Patent Candie C° limited (London et hiver-, P°°i). Les veilleuses de Price, ses bougies opaques, C^ntaisie et de couleur, sont d’une qualité parfaite.
- Ms y ont ajouté les savons et la glycérine de
- toilette.
- Mryant & May (London) (allumettes, bois et bouges) ont donné une grande extension à cette industrie ^°nt les produits sont très bien fabriqués et dont la Variété de modèles et de boîtes est infinie. Leur exposi-bon est fort bien installée.
- ^Sunlight Soap, fabriqué par Lever brothers (limited), à Port-Sunlight, a un genre d’exposition toen original. Ces industriels ont fait faire un plan en rebef à grande échelle, du château et des annexes de ^^dsor. Monté sur une base assez haute, ce plan se Voif facilement et attire le public. On tourne autour, on S* eilquiert, et l’on entre dans ce soubassement où l’on est ^°rt étonné de trouver une antichambre assez vaste,.
- pièce servant de bureau d’un côté, une salle l°ntenant des photographies des quais, lignes ferrées, °bices, cité ouvrière de la Compagnie, de l’autre. Un Mit échantillon du savon vous est remis à la sortie..
- u château de Windsor il n’est nullement question.
- Comme' ces fabricants de savon, qui sont de grands-
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- m EXPOSITION DE CHICAGO.
- négociants et d’habiles administrateurs, connaissent Ie
- public des Expositions !
- Quibell’s savon désinfectant, à Newark ; colles fortes et gélatines. : :
- Alfred Bishop & C° (Specks fields), fabricants de produits chimiques ayant pour spécialité les sels de Vichy, le sulfate de soude, les citrates de magnésie? de caféine, de lithia, et le bicarbonate de potasse. ç Day & Martin. (London) ont une modeste vitrine ? mais qui ne connaît leurs cirages pour chaussures et pour harnais ? Qui ne connaît leurs encres ?
- Duckett & C° (Sheffield) fabriquent des" encres pour institutions et collèges, et des encres e.n poudre.
- Lewis Berger & sons, limited (Homerton London)-Le plan en relief de leur usine de Sheffield, où se font les oxydes de plomb; celui de leur fabrique de couleurs et vernis à Homerton, indiquent une h1' dustrie considérable. Leurs spécialités sont : leS carmins, vermillons, vernis, laques, chromes et coU' leurs en tubes.
- ' Winsor & Newton limited (London) fabriquent Ie5 pinceaux et les boîtes d’artistes, les tubes de couleurs à l’huile, les couleurs molles et les couleurs à l’eau* Leur exposition est importante et bien ordonnnée.
- Mason’s Éxtract of Root beer (Nottingham)' Root Beer constitue, prétend-il, un breuvage délicieux? qui n’est pas toxique. Son essence de vin ne vous dd rien qui vaille.
- Thomas Jackson (Manchester) offre ses pilules de cachou pour fumeurs.
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- , Harrison & son (Hanley). Usines de produits ehirniques du Phænix. Couleurs pour la porcelaine, P°ur la faïence, pour impressions sous émail, couleurs 'drifiaUles et pour bandes et fdets. Il en faudrait voir O résultat pour juger et apprécier. ''L
- Thomas Burch Ford, Snakelay papef Mills {ÏÏigh Whycombë). Importante exposition de papiers Wards. -
- Harry Hems & sons (Exeter), sculpteurs d’arcbi-tecture en tous matériaux. Ornementations et insolations d’églises ; travaux d’art religieux ; bois Sculpté ; bronzes ; torchères, christs, etc... Leur insolation ne répond pas à leur programme, elle est ^cousue.
- S- Sprules (the Lavender distillery, à Wellington, ^urrey). Spécialité de sels de lavande et d’eaux de Wnde.
- The Crown Parfumery C? (London). Parfumerie s„-lïlspirant des produits français ; étiquettes en français: Calage important.
- T. C. Calvert & C° (Manchester). Carbolicprépara-tlons. Savons, poudres, glycérines.
- ^ear’s transparent Soap (London), savon transpa-^ent universellement connu, soutenu par une réclame Ogénieuse.
- Atkinson (London). Jolie vitrine sur l’allée trans-Versale. Excellents produits ; parfumerie élégante et appréciée.
- Joseph Gillott présente avec beaucoup de goût et O méthode ses plumes métalliques.
- P. & J. Arnold (London) ont tiré un bon parti des
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- flacons de leurs encres qui se prêtent peu à un arrangement agréable à l’œil. La qualité de leurs produit et leur nom sont connus.
- W. White & son (Glascow). Pipes de terre. Leul vitrine est bien arrangée, mais leurs pipes unies» fantaisies ou émaillées sont d’aspect commun et lourd? la sculpture des sujets ou des ornements est bien ordinaire. La terre est dure et ne conviendrait guère-an* fumeurs de France.
- C’est par suite d’une classification défectueuse fiue Doulton, de Lambeth, expose dans cette section ses .grès sanitaires, tuyaux, coudes, raccords, etc. Chacun sait qu’ils sont de qualité supérieure.
- Burroughs, Wellcome & C0 (London) sont des spe* cialistes en produits chimiques. ïlsont fait de grands frais pour exposer somptueusement leur Hazeline °u vin ferrugineux à l’extrait de jus de viande de bœuf*
- James Plain (London), artificiers, ont construit un chalet au moyen de leurs pièces d’artifice.
- On se demande aussi pourquoi se trouvent au milicU de ces produits industriels les statues en marbre blanc de J. Gonnella & C° de Dundee (Ecosse). Ce ne son1 d’ailleurs que des pièces marchandes et sans valeu1 artistique.......
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- HOLLANDE.
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- HOLLANDE
- JoostThooft et Labouchère, hDelft, fabricants de Iences artistiques bien connues. Leur exposition est importante et se compose presque exclusivement plats, panneaux, objets de vitrine et d’étagères, jardinières et vases.
- Iles essais de décoration en brun au lieu de bleu ne donnent pas un heureux effet, et les quelques petites f*leces à reflets métalliques puissants indiquent des |jf0rts, de la recherche ; mais ce ne sont encore que honorables tâtonnements.
- Les balances de précision de Beckers’ sons, de Rot-terdam, sont fort soignées, mais n’offrent qu’un intérêt ^l&tif aux Etats-Unis, où cette industrie a pris des eveloppements considérables. '
- ^ La manufacture royale de fer-blanc marbré et décoré, Reyenga, à Amsterdam et Newer-Amstel, a ^Posé ses colonnes et cachepots, ses guéridons. C’est * ^ genre de produits très convenablement traité, mais Ul1 emploi bien restreint.
- Lïnschoten (Kralingen) a de bonnes imita-ns de marbres et de bois sur toile.
- La Stolzenberg C°, à Roermond, a de beaux monu-~ Iïlenls et des ornements d’édise bien traités. ^
- an
- d
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- INDIA (EAST)
- « L’aspect de cette section, dont une partie n’est paS bien éclairée, ne donne qu’une idée imparfaite des richesses et des merveilles de l’Extrême-Orient. '
- . Quelques comptoirs, des gradins sur lesquels sonf disposées des poteries et des cuivreries. Et c’est à peU-près tout. • • , •
- Ardeshir & Byramji (London et Bombay). Orfe*. vrerie d’argent, de Cachemire. Coupes, plats, vases et-; aiguières, d’une fine ciselure. Des articles du mêfl10 genre en cuivre. Puis des tables, socles, vitrineS'éta-; gères, tabourets, cadres, en bois noir et en bois de santal sculpté. * .
- Les tables et coffrets eu bois de santal incruste d’ivoire sont d’un fin travail, ainsi que les aiguières chargent et en or niellés d’acier.
- Quelques très jolies broderies d’or et d’argent .et deS armes indiennes constituent cette exposition, qui 0st assez intéressante et contient de belles pièces.
- F. P. Bhumgara & C° (Bombay et Madras). Ont des objets de l’art indien, dans le genre de ceux ci-dessus décrits, mais de moindre importance. Dans une rich0 vitrine se trouvent des cuivreries ornées d’émaux. UL grand choix d’étoffes de coton, imprimées et brodéeV-assez ordinaires, est offert en vente aux amateurs.
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- INDIA (EAST). 327,
- §rands vases de faïence, fond turquoise, à dessins gros ^eu» sont d’un effet très décoratif ; d’autres, plus petits, Sont de formes assez originales, mais de qualité très ordinaire. Les statuettes, sujets indiens, en terre cuite, n °nt d’autre valeur que celle de leur provenance ; des fapis viennent donner à cet ensemble un cachet de c°nleur locale.
- Ganeshi, Lall & son (Simla et Agra). Broderies. Les bandes brodées argent et or sur soie imitent des offets de pierreries et sont vraiment très remarquables.^
- Le
- coussin en satin blanc, d’un dessin indien, brodé
- argent et or et de soies donnant l’illusion de pierres Précieuses, est d’une exécution très fine.. L’écran qui ^produit en broderie d’or, d’argent et de soie les inscriptions en caractères arabes d’un tombeau célèbre
- .d’un magnifique travail à la main. C’est le plus spécimen de ce genre produit dans l’Inde; il n’a Pas fallu moins de dix ans pour l’exécuter.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- ITALIE
- La façade, de style Renaissance, est à plusieurs arcades. Devant les pilastres, des statues de bronze antique, grandeur nature ; deux statuettes en terre cuite représentant des sujets en costumes nationaux? et, sous l’entrée principale, un lion en bronze de grande dimension. Puis, des vases en faïence avec figures relief, et deux grands panneaux en carreaux de 30 x 30 très bien peints par Achille Mollit’ de Naples, mais d’une composition moderne tenait plus du journal illustré que de l’album artistique. &e même céramiste présente également aux extrémités la façade de.grands vases de lm,50 de hauteur, d’uu6 jolie exécution ; des plats, des panneaux décoratifs? et un cadre de glace couvert de feuilles et de fleurs, dans lesquelles se jouent des Amours. Toutes ces pièces, eïl majolique, sont d’un décor frais, un peu trop éclatant et d’un dessin trop recherché et trop compliqué.
- Quatre statues en marbre blanc, des fratell1 Lapini, de Florence, sur des socles en marbre vert sculpté, donnent un avant-goût des nombreux sp^e1" mens de l’art industriel italien représenté dans galeries intérieures.
- Enfin un cadre de glace, en faïence, relié à urie cheminée trop petite et hors de proportion avec la glace, termine la décoration de cette façade tellement
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- ITALIE. 329
- ericombrée d’objets... d’art, qu’on a la sensation de se Couver devant un déballage.
- j L intérieur est plus encombré encore ; encombré est tfiot propre, car c’est un fouillis où l’œil se perd ns des combinaisons voyantes de vieilles étoffes, de Vleu* bois sculptés, de bois dorés, de fers forgés, de givres, de faïences, de marbres et de meubles Certo-Ce n’est plus une exposition, c’est une boutique ardiquaire n’ayant que des reproductions authen-
- Ves.
- La circulation v est difficile; à certaines heures, elle 1 ^possible. L’espace accordé étant trop petit, il a u diminuer la largeur des allées, et, comme toutes ?es Curiosités sont presque inconnues dans ces régions, Vlsiteurs s’y portent en foule. Les marbres les plus ^°ssiers, les sujets les plus vulgaires excitent l’admi-^tion de ces farmer s peu familiarisés avec les arts.
- es! le triomphe de la marbrerie industrielle et commerciale de Volterra , où l’on taille le marbre comme sculpte le bois dans les environs de Brienz et d’In-terlaken.
- , ^ fout cependant savoir ce que contient cette grande
- e<jboppe ^ bnC_à-brac et essayer de le dire, c’est un
- jetable travail de patience, car il faut, non pas citer
- i. ce qu’elle renferme, mais ce qu’elle contient de bien * i ,
- > et le cas n est pas rare.
- ^Iformi les céramistes : Fabri (Rome) a des vases Plats avec dessins à reflets métalliques. La pâte et la efosson en sont bien ordinaires.
- ^ Les vases et figurines, les statuettes et * groupes ^oristîqués en terre cuite naturelle ou avec peinture^
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- à froid, deE. G. CacciapuofciM daïVtfp/bs, n’ont aura11 mérite cérame.
- Càntagalli, de Florènce, aurait pu, sans inconve nient, laisser de côté sa cheminée bois et faïence, n’ajoute rien à son mérite. Le panneau est en carreau* assez bien traités, mais la forme de la cheminée^ très ordinaire. Ce qu’il appelle S avorta en décor bleU’ genre Delft, est très bien et très décoratif; et seS pièces à reflets métalliques, vases, plats, buires, etc.**» sont d’un bel effet. C’est certainement ce qu’il y a mieux parmi les faïences de la section italienne.
- 1 -cgS
- Jafet Torelli {Florence)., Ses grands vases,, buires de 2 mètres de hauteur, ses! grands bus!eS
- ° ÇgS
- empruntés à la statuaire antique, de même que petits objets, sont d’une fabrication très ordinau6'' leur cuisson et leur décoration laissent, beaucoup désirer;' ce ne sont que des pastiches de vieiHeS faïences.
- Il est à regretter que le marquis de Ginori, le iuel leur céramiste italien, n’ait pas exposé. Ses prodob8 sont bien connus et ont une valeur réelle.
- * la
- Les fabricants de meubles sont nombreux, mai5 quantité ne tient pas lieu de la qualité. En 1878? Paris, et même en 1889, dans des conditions favorables qu’à la précédente exposition, ils avaie envoyé de meilleures choses.
- Andrea Picchi, de Florence, n’a' que des ca^ bois noir et écaille genre seizième siècle, très or naires. Sa table-toilette avec psyché, cadre éoaiHe
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- ITALIE. r 331,
- Nds cornes de bœuf, est d’assez mauvais’ goût. Son meuble en bois noir avec bronzes et marbres,
- f - J
- Ues est d’une complète banalité. - -j Ges meubles et les sièges en bois sculptés de Mora ^telli (Milan) sont assez bien. Leurs sièges sculptés ^ dorés garnis de cuirs, genre Gordoue, visent trop à ^effet. Le lit Louis X,Y vert pistache et or est trop ' trop surchargé, et les baldaquins , et tentures, Panneaux cuir en augmentent encore l’aspect,
- sur
- basant. Il y a dans la portière peluche garnie de^ ^irs décorés une idée qui pourrait être rendue d une ^Çon plug heureuse. Le miroir psyché à volets avec Cadres dorés et la table dorée qui l’accompagne ont ^core le même défaut. Les cuirs souples ciselés et, décorés s’emploieront avec avantage quand la note en Sera plus éteinte et plus sobre,
- G’est, malgré ces critiques, une collection très
- ^commandable.
- Les Fratelli Anti (Vicence) se sont attachés à repro-^e des modèles anciens en meubles et sièges bois Scalpté , mais ils sont d’un travail très ordinaire.
- Rossi & Figli (Venise) ont des sièges et des pieds eii bois sculpté avec des Amours. C’est aussi une imin°n de modèles anciens et a effet, comme leur Pupitre. Leur petit meuble à quatre faces avec pieds ^iatides est d’une sculpture assez fine, mais l’assem-af?e en est bien défectueux, comme dans presque toUte l’ébénisterie italienne.
- Qlivotti & Cie (Florence) fabriquent le siège sculpte ^en bois incrusté d’ivoire et d’os, connu sous le nom f Gertosina au seizième siècle. Le genre raphaé-^
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- lesque, en bois blanc, est assez bien interprété; leur
- exposition est importante.
- V. Besarel (Venise) présente ses mêmes sièges gaines, statues et bahuts en bois sculpté. Ce sont de®. pièces très décoratives, d’un mérite et d’une nouveau^ discutables.
- Antonio Zanetti (Vicence) a de très bonnes chose8» notamment : un joli bureau bois sculpté, une che minée monumentale ; des dressoirs, bahuts, vitrine8’ des sièges, etc., en bois sculpté, d’un effet très sédn1 sant, mais d’un travail insuffisant comme ébénisteri0. Son grand panneau est très joliment sculpte. 5 grande armoire à trois corps, avec les cotés sculpte3’ a toujours le même défaut : sacrifier le fini à l’apP^ rence. Si l’ébénisterie du petit cabinet en bois natur était mieux faite, cette pièce, en style Renaissant italienne, serait fort jolie. Le buffet Quatre SaisonseI1 poirier naturel est très bien. Dans son ensemble, °est une bonne exposition,
- A. Ramelli (Milan). On ne peut guère con^e dérer que comme une salle de vente son étalage meubles divers en ébène et ivoire et en certosina.
- Cattaneo (Milan): Ses sièges et tables sculpte3 sont très ordinaires. Sa vitrine à pans en bois natnf et son grand buffet surchargé de sculptures sont d u° travail tout à fait grossier.
- V f AQ
- Barni (Seveso, près Milan) fait une spécialité bois de sièges copiés sur les modèles français.
- - Mariani (Milan) déconcerte par la réunion pièces de qualités bien différentes. Sa chambre à cou cher, composée du lit, armoire à glace, chiffonnier
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- deu
- ITALIE.
- 333
- «uit
- «lie
- ux grandes tables, quatre chaises et une table de en bois noir incrusté d’ivoire, est très soignée;
- est affichée 3000 dollars.
- Lue autre chambre à coucher en bois noir sculpté, avee incrustations d’ivoire, est cotée 12 000 dollars.
- Le bahut bois noir et celui sculpté, avec panneaux cuivre repoussé, ont une apparence camelote.
- F° Toso {Venise). Ses statuetteset sujets humo-llstiques en bois sculpté décoré de couleurs au vernis, très brillantes ou de tons mats, forment une note Cortnue et assez banale au milieu de quelques grandes
- P*èc
- es plus sérieuses.
- Ln chiffonnier sculpté avec fond or est offert pour ^ dollars.
- Les deux petits meubles bois sculpté sont d’une prfaite médiocrité. Ses deux cheminées, surmontées ^Utî médaillon ovale supporté par des Amours, sont len> mais les médaillons sont trop lourds.
- Leux médaillons, le Roi et la, Reine d'Italie, n’ont la valeur des effigies royales.
- L y a une innovation dans le bureau et la chaise
- ^Vec têtes de chevaux ; malheureusement, l’exécution
- est
- c°mmune. Enf
- r|oir,
- Mo
- m, si le bureau et le siège pour dames, en bois avec parties bois rouge sculpté et garniture
- j Urs rouge, ne sont pas gracieux, ils ont au moins ^rite, non de l’originalité, mais de l’etrangeté.
- 0 Cadorin ( Venise) a parmi ses statuettes en bois ^UIpté un joli médaillon ovale avec Amours et fleurs,
- B. Viero (Nove, près Venise). Est-ce ‘un ébô-
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- l334 EXPOSITION DE CHICAGO,
- niste, est-ce un céramiste? Ni l’un, ni l’autre
- niais
- 'a une grande tablé en faïence majolique de Nove et1111 grand miroir de même matière, à fond blanc décoré & dïeurs. Ce n’est pas là un genre, ce ne sera jamalS qu’une exception plus ou moins goûtée.
- N. D. Candiani (Venise). La sculpture de vitrine-bibliothèque, de style Renaissance, est tre* fine; mais celle du petit bureau de dame,
- a
- statuettes rehaussées d’or, est ordinaire. Il a en o
- uti’e
- un miroir à rinceaux et Amours en bois naturel verIli
- t nê
- qui n’est ni bien ni mal, et trois sièges sculptes formes prétentieuses. «
- A. Meroni & R. Fossati (Lissone, près ont beaucoup de fantaisies en sièges, tables et guel! dons sculptés et en meubles et sièges certosina, llial rien de saillant.
- • f |q
- C’est encore une maison qui fait par spécialité copie des modèles-français.
- Antonio Cella & Cie (Milan et Paris?). Pe^ meubles dits vernis Martin, atteignant à peine la ^ lité de ce que tiennent les maisons de nouveauté5 Paris.
- Ferdinando Pagliani (Milan). Meubles ébène
- et
- ivoire; une magnifique cheminée; des tables,
- des
- ,0p
- bureaux, des pupitres, des coffrets sur pieds, des 0 frets à bijoux. Dans ce genre spécial, cette exposi
- est très bien. ,
- cad^ bien
- Pietro Tappari (Florence). Cadres et dorés pour glaces, consoles dorées, etc., genre connu. Vitrine-étagère, bureau, tables, petits kurea^
- petites tables, sièges, en doré et en ébène incr
- usta
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- d’
- ITALIE. 335
- , 1Voire. Rien de nouveau, rien de soigné ; ne cherche Gemment qu’à faire des ventes. /
- ^ Tenca Fontana & Gi(? (Milan). Glaces et miroirs ^ haute fantaisie, formes bizarres. Petite miroiterie ^ ree a contours tourmentés, à ornementation de a§°ns ailés et de salamandres. Quelle profusion dé miroirs ils ont disposée sur des tablettes en gradins ! eürs écrans et leur,s étagères avec glace et peinture s°nt très jolis et très élégants. •
- .^r A. Salviati & Cie. Verres de Venise. Cadres de ^h’oirs de toutes tailles. Mosaïque de verre.
- , ^uis Schibba (Rome). Tableaux en mosaïque Cantine.
- ^°cchiggiam Gesare (Rome). Guéridons et tableaux Mosaïque polie.
- Ugolini (Florence). Bijoux mosaïque; tables et ^neaux mosaïque.
- ^reste Graziosi (Florence). Bijoux mosaïque et Tmise. Bijouterie et orfèvrerie en fdigranes d’ar-?ent. Petits objets au bronze vert fouillé, vases, ei’eure, etc., etc..
- ^useppe Montelatici {Florence). Guéridon marbre Mosaïque. Panneaux; meubles avec panneaux
- eu
- tur
- laïque.
- v est avoir fait preuve de la plus , grande bonne °nté que d’avoir cité quelques-uns des plus impor* s marchands de mosaïques et de fdigranes. Leur Cet Fe eSt manclue d’intérêt si complet, que
- % a^er^u suffira-pour justifier le mot de déballage h%é au début de l’étude sur cette section.
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- 336 EXPOSITION DE CHICAGO.
- Benedetto Zâlaffi & figlio, Salvatore
- Il n’y a rien de nouveau ni de particulièrement intérfiS sant dans leurs chenets, consoles, lampes, appliqueS’ écrans et lanternes en fer forgé.
- Leur spécimen de rampe en fer forgé, très fleU^ ronné, très compliqué, n’a du fer forgé que le -nom» est en fonte de fer.
- Ceux de Guaita & fils {Turin) offrent encore i*10^
- d’intérêt. C’est un amoncellement de fontaines
- cuivre rouge sur fer forgé; de toilettes, vases, vasq11^’
- cachepots, en cuivre rouge ou jaune sur fer forge,
- non, mais sur du fer noirci, rouillé, patiné, maqu^
- mélangés à des lanternes, à des flambeaux boitent
- hPfl11
- d’autres objets; 'enfin rassemblés dans un v
- , de
- désordre pour la vente à Chicago !
- A. Pandiani (Milan). Reproduction des pièces musée, en bronze. Torchères, groupes d’animaU^ lampes, lustres et suspensions, quelques statuettes.
- Vio Brugo (Rome). Bronzes d’église, chandebeI^ ostensoirs, calices, veilleuses, etc., etc. Genre l°ul ’ fabrication ordinaire et sans mérite., ^
- Laurence Traverso (Gênes) n’a pas fait de grafl frais de modèles; il s’est borné à une série de bus de toutes tailles de Christophe Colomb. .
- B. Muzio & Cie '(Gênes). Couronnes et cl01* Fabrication très ordinaire, sans ciselure.
- B. Boschetti (Rome) cisèle au contraire ses bronze^ ils sont plutôt trop ciselés, trop détaillés, c’est trop
- Pour mieux laisser distinguer le travail, il présente *
- seC-
- ses
- lio*1
- pièces en. métal nature. Ses sujets: Jules Césars-couche, buste Ajas, vases lierre et têtes de bélier-s0(1>
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- ITALIE.
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- toü$ connus, il n’a pas grands frais de modèles noueux.
- Federico Layet (Venise) présente sur un fût garni etoffe le buste du Roi, deux fois plus grand que
- nature.
- ^andiani {Milan) prend ses modèles de statuettes, su.jets et de panneaux sur des bronzes ou à des fléaux français.
- ^eUi [Rome). Ses nombreux petits objets et petites ^atuettes, reproductions d’antiques, sont assez bien, ^ais quel fouillis !
- . Jezurum & Cie (Venise et Paris). Tout l’exté-rieUr du grand salon qu’ils occupent est garni de Panneaux de dentelle sous verre; l’enseigne même est dentelle. Les portes d’entrée sont tendues de por-^res à bordure et à entre-deux de guipure.
- ^idée en est très ingénieuse, l’effet décoratif ne rePond pas à la richesse des matériaux employés, l’as-est plat et glacial. A l’intérieur, du très beau linge e fable à entre-deux de guipure ; des portières soie avec broderies et guipures, des garnitures de corsages avec broderies à jour et de couleur; des fonds d’as-Sleltes en guipure et en dentelle. L’arrangement est ^aris art, tout cela est jeté pêle-mêle sous des yeux Veinés.
- Q- Andrioni (Rome). Statuettes de terre cuite ^tychrome et statues de marbre blanc, dont quelques-
- n
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- unes sortent de la banalité générale. Par exemple statuette marbre blanc et jaune de Sienne, avec corps bronze, et son grand vase jaune de Sienne, avec partie8 marbre blanc, coté 2400 dollars.
- César Scheggi & frères (Florence) ont une exp0' sition importante de statuettes marbre blanc de toutes tailles. Rien de particulièrement artistique; le mobde paraît être la vente.
- Ce serait attribuer une trop grande importance au* autres exposants de marbres que de leur donner une note spéciale, ils n’ont que des produits marchai ils n’ont pas d’œuvres d’art.
- Inutile également de consacrer quelques lignes au* marchands de camées, de médailles, de bijoux file granés en argent, de bijoux avec mosaïque, de bijoüX en écaille et en corail ; il faut en excepter :
- Limento Johnson (Milan), qui fabrique le boutou métal pour uniformes militaires et livrées ; les cle115 dorés et les médailles commémoratives, de sainteté ^ de sociétés. Saf vitrine est soignée, elle représente uue maison sérieuse.
- Negri & Fsf&oli (Rome), qui ont des camées ouy*> genre ancien, des bijoux d’or fdigrané, des bagueS’ des épingles, des broches, d’une assez bonne h^n' cation.
- Giacinto Melillo (Naples). Bijoux Gampana, d’uIie très belle fabrication. Leur bracelet du Lou^6 et leur joaillerie avec émaux, camées et pierres pre' cieuses, sont de bon goût et très joliment exécutés.
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- ITALIE. 339
- Leur choix de coraux roses, montés de brillants, est très important, et leur buire en argent repoussé, Modèle d’un bronze de Pompéi, est très habilement Laité. C’est une exposition de tout premier ordre.
- G- Accarisi & N’pote (Florence et Wiesbaden), Rentiers et orfèvres, ont certainement les objets les artistiques de toute la section italienne.
- Leur service à thé, en argent repoussé, est remarquablement ciselé.
- Leurs aiguières, petites jardinières, encriers, ^°upes pour prix de courses, objets d’étrennes et de Urines, sont tous de bon goût et d’une belle exécution.
- Florence veut dire ville de fleurs : ils se sont inspiré cette étymologie pour en tirer un joli service de cuillères à café, dont le corps est une fleur sur sa tige ; Ce travail, interprété en vieil argent, est très élégant et trcs fin.
- Ln simple gobelet en argent, avec application d’or rePoussé et ciselé, est si merveilleusement travaillé c’cst un véritable objet d’art.
- Lne station prolongée à cette vitrine repose et con-Sole de la perte du temps passé à examiner l’insuffi-SfUice des autres.
- Michèle Piscione (Naples) monte le corail rose de ^ciaiier choix avec des brillants. Ses bijoux sont très Soignés.
- Lomme produits industriels, cette section ne ren-eiUie rien.
- Les étoffes brochées pour ameublement, genre ordi-^ce de Roubaix, exposées sous forme d’album par
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- Giuseppe Malizia (Milan), ne présentent qu’un faibl6 intérêt.
- Les gants de peau de Ed. Gargiulo (Naples) paraissent bien ordinaires à tous égards.
- En somme, la section italienne est un vaste bazaû comme valeur et comme aspect. Quelques rares fabr1' cants se distinguent au milieu de cette nuée de vefl' deurs, et, si la foule encombre ces comptoirs, c’est qu’elle a besoin d’être mieux instruite pour que so11 goût soit plus affiné et plus sûr.
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- JAMAÏQUE.
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- JAMAÏQUE
- Son exposition se compose principalement des profits de son sol : gingembre, tabac, amidon, cassava, ^pioca, arrow root, sucre, et fève de cacao.
- L. de Simon & G0 (Kingston), Bird et Watson (Kingston), Desporte & C° (Kingston) et plusieurs autres établissements ont envoyé des échantillons de taurs bitters aromatiques, du vin d’orange, du rhum Vleux, des cordiaux, etc., etc.
- La Commission officielle est chargée de fournir des Enseignements sur les nombreux spécimens de bois P°Ur cannes.
- B. & J. B. Machado (Kingston), fabricants de égares et cigarettes.
- Levien & Sherlock (Kingston) fabriquent les con-Erves au vinaigre et pickles.
- Les cafés de Whitfield Hall (Bine mountains) ont ^eLe apparence.
- Le choix des Bois est très important, quelques Pences paraissent devoir convenir à l’ébénisterie, ce s°nt : le citronier, le pimento femelle (d’une teinte r°sée), le wild chirimoya (d’un gris verdâtre marbré), ta cèdre, l’acajou, le locust et le sweet locust, l’ébène ^ire (marron foncé bien veiné), le beech (d’un verdâtre ^tair), le blood (d’un joli ton rosé), le red wood (rosé tancé), etc., etc.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- Les Textiles exposés par E. Davy (Devon) sont :
- 1° Oehro fibre;
- 2° Sisal hemp (agave rigida).
- Ceux de E. A. Bailey (Devon) :
- 1° Sansivara fibre;
- 2° Silk grass fibre;
- 3° Growing cocoanut palms (cocoa nucifera) ;
- 4° Sansivara fibre (de James Valley, Kingston) -
- Les statistiques officielles indiquent quelles sont Ie5 principales cultures et leur importance. Il y a :
- 22.476 acres de culture de café;
- 32.487 — de culture de canne à sucre;
- 496.295 — de pâturages;
- 9.097 — de bananiers.
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- JAPON.
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- JAPON
- Ce pays a fait une exposition très complète de ses Produits manufacturés. L’emplacement qu’il occupe SUr la Colombia Avenue fait suite à celui de l’Autriche-^0ïJgrie. Il est complètement entouré, de façon qu’on 11Y puisse pénétrer que par des portes ayant le caractère coratif national; elles ne sont ouvertes qu’à des
- dé
- ^eUres déterminées et lorsque la toilette intérieure est
- Achevée.
- Contrairement aux habitants du Céleste Empire, les aPonais sont très bien vus des Américains avec les-d^els ils font un commerce assez important.
- Les soieries, les bronzes, émaux cloisonnés, faïences Porcelaines, meubles et objets en laque, forment la P^nie la plus attrayante et la plus appréciée des promis de cette région.
- s ^Usashiya {Yokohama). Très beaux bronzes niellés ^ 0r et d’argent.
- Watano (Kaga) a de riches broderies, dont ^ne représentant un paon, d’une exécution parfaite et aüs$i pr^s que p0SSii)ie de la nature. Les portières en s^tin noir brodé cc d’ors en relief )> sont fort riches.
- La paire de vases en bronze avec décor paon de Peines de différents tons et niellés d’or et d’argent est rès belle.
- H. Shirokiya (Tokio). Son store brodé de fleurs
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- EXPOSITION UE CHICAGO.
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- de pommier sur fond de satin blanc est d’une gran richesse.
- Parmi ses pièces les plus intéressantes on remarié surtout la paire de vases en argent couvert de nielleS d’or et de têtes en ors de couleur et de patiaeS diverses, et une autre paire de vases niellés dont leS détails sont d’une extrême finesse. La grande statuefe Femme japonaise est drapée d’une robe en métal niella la tête et les mains sont en ivoire.
- Des plats et plateaux en bronze niellé, des ivoineS incrustés de nacre, et des coffrets en laque, d’une lité supérieure, complètent ce très bel éehantill011
- ils
- nage de l’art industriel japonais.
- Kojiro Kobayashi (,Joko). Son cabinet en Mue lorée, d’un travail très fin, est coté : 13000 doUarS‘ Les poignées et les fourreaux en ivoire de ses sabre" sont sculptés avec un soin infini.
- Kikumatsu Kato (Tokio), n’a que des ivoires; sont tous d’une sculpture très fine.
- Suzuki, Honda & C° (.Nagoya), réussissent dans perfection les grandes pièces en émaux cloisonnés/## Leurs vases sont presque tous de grande dimensi0^ les formes sont belles, les dessins très originaux, l’e*e cution excellente. La grande paire de vases en éma ^ cloisonnés, à fond pourpre sur lequel se détad,e des chrysanthèmes blancs, est remarquable à 1°^. égards. Ces vases ne mesurent pas moins de 2in-de hauteur. Leur brûle-parfums, également en erfl1
- cloisonnés, a 3 mètres de haut; il est parfaite#1 exécuté, on en demande 3500 dollars. Ces trois nières pièces sont de Y. Kawano {Yokohama).
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- JAPON. 315
- C’est aussi du cloisonné que fabrique S. Goto (Yoko-harna). Ses grands vases de 1 mètre de hauteur, en bmd jaune clair, sont bien décorés. Les deux vases de bn,40 à fond rouge, fleurs de pommier et oiseaux, s°nt d’une bonne qualité, mais le motif de décoration est un peu confus. La paire de 1 mètre de hauteur à b>nd bleu ardoise et fleurs de glycine est excessivement jolie.
- A citer encore une autre paire à fond gris tourterelle SUr lequel se jouent des singes, interprétés dans des l°us très doux et comme estompés.
- Les bronzes de Takusai (Sado) sont de qualité courte.
- S. Suzuki (Yokohama), marchand et fabricant de tisonnés, a un choix considérable d’objets dans ce §enre d’une fine exécution et une série de grands vases, ^arrni ces derniers, on distingue : deux vases de ^ mètres, à fond rouge, avec perruches, et deux aUtres de 1 mètre à fond vert pailleté d’or, décorés de chrysanthèmes, d’une belle réussite.
- Seijikaisha, à Arita (.Hizen), est le fabricant de portâmes de la Cour. Porcelaines fines, sujets anciens et bibelots. La pièce qu’il occupe est garnie de vases et starlettes en porcelaine, de bronzes niellés et de laques, b a de fort beaux plats en porcelaine de !m,20 de diamètre.
- Le surtout-jardinère, avec paire de candélabres en argent et émaux cloisonnés, est de 1600 dollars. Le Modèle est de style japonais européanisé, il gagnerait à eb‘e pluS pur.
- K. Matang (Kaga) est plutôt un marchand qu’un
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- fabricant. Ses porcelaines de Kaga sont très variées d’usages et de qualités. Elles sont en général à effet et ordinaires.
- Matsu-Ishi-Ya {Yokohama). Porcelaines diverses-vases, statuettes, plats, brûle-parfums, tubes à parapluies, etc., de qualité courante.
- Manjiro Takito, fabricant et marchand de porce-laines fines à Magoya. Vases, bols, assiettes et tasses-Ces dernières, ainsi que les services à thé, sont formes européennes qui se marient mal avec les décors japonais.
- M. Nakai (Kobe) fabrique les articles en bambou-Ses gongs sur monture en bambou sont très ordinaires*
- A côté de lui se trouve un grand bazar contenant un étalage considérable de porcelaines de toutes prove' nances (de l’Empire), très variées de décors et d’effets? mais de fabrication ordinaire et moyenne.
- Nagata Daisuke {Robe). Articles en bambou* Tables, étagères à tiroirs, tabourets, porte-parapluies? d’une qualité courante. Des corbeilles et des paniers sont d’un travail plus fin.
- K. Idzumiya (Yokohama). Objets en bois sculpte? statuettes, masques.
- Les soieries brodée devaient occuper une pfa°e prépondérante, ainsi que les soies filées, dans cett© exposition.
- Elles y sont en effet fort bien représentées par uno collectivité de filateurs dont il est difficile de relevé tous les noms.
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- Les plus importantes vitrines sont celles de Doshin Silk G0 (limited) ( Yokohama) ; de Toshe & C°, à Urns-tyumaniura, dans la province de Ujen; et de Usui-^a, à Kozuke.
- , ^achioji Woven goods, à Uachioji. Tissus de soie a rayures et carreaux, et à riches dispositions japonaises.
- Ririu Commercial et Industrial Association, à
- Soieries d’un caractère essentiellement indigène ; e même que celles de Nippon Orimono & C° (limited). Les soieries brochées de Akimura Asikaga Simone imitent trop les Européens dans leurs petits des-Slns et perdent toute la saveur de leur originalité.
- D’autres fabricants exposent des soieries analogues, ^ais généralement à petits carreaux et à rayures. Un ^ a des brochés pour ameublement et pour robes, uUe belle qualité. -
- Les portières et la robe brodées de Matzuchine sont e qualité supérieure.
- . On fait bien la photographie au Japon, si l’on en d’après les portraits, vues, groupes et scènes d’in-
- têr
- fo
- leur, etc.,au chromo-collotype, présentés d’une façon rt agréable par K. Ogawa, de Tokio.
- ^asugoro Naruo expose et vend le camphre raffiné la fabrique de Genzo Shono, à Shiga-Ken. Sumitomo Gamphore refinery (Kobe). Camphre Affiné de très belle apparence.
- Japan Camphor Company (Kobe). Cette com-^aEuie est installée plus industriellement que certaines litres raffineries de camphre, au Japon. Ses bâtiments ^ briques? munis de fenêtres à guillotine, ses presses à Couper et à estamper les pains de camphre, etc.,
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- indiquent une exploitation où les Anglo-Américaias
- ont mis leur empreinte.
- Osaka Seigio C°, à Osaka. Dans des cartons couvert8 de pailles multicolores sont disposés par douzaine par demi-douzaine, des brosses à dents et des brosses a poudre, en os, montées de soies, de crin et de poil de chèvre. Les os sont d’un beau blanc et bien polis. modèles sont variés et copiés en majorité sur deS modèles français. Il est même assez curieux de coü' stater que les manches de formes fantaisie, bizarre même, auxquels les fabricants du département del’0ise ont pensé donner un cachet exotique, voire înê^10 japonais, ont été copiés par les industriels japonais Ils ont tracé, sur l’os de ces manches, des dessins re#1' plis de couleur rouge, verte ou bleue et ils ont appW6 des poinçons de marque de fabrique japonais, corn*16 cela se pratique en France, en caractères latins. GeS diverses brosses sont montées à l’anglaise ou mas11' quées en bleu.
- Voilà une concurrence que ne prévoyaient pas fabricants de brosserie fine de Beauvais et de NoaiUeS* Certains modèles sont gravés sur os teints, comme se pratique, principalement à Saint-Sulpice (Oise)-
- Koyen-Sha, à Okayama, Ken, fabrique les nattese(l osier dont l’usage est si général au Japon et qu’on mence à employer en France pour couvrir les parqliet5 et les murs.
- I. Z. Mitani (Honmachi-Sichiyome, Osaka) exp°s& des tapis de laine et de jute et des tapis-brosse.
- Nozawaya (Yokohama) a drapé sur des mannequ^S quatre robes brodées sur crêpe de soie.
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- G est avec intention qu’il en est parlé en dernier lieu ^ln que cette mention ne passe pas inaperçue.
- L une est toute blanche et l’autre d’un joli bleu ciel. les sont toutes deux déformé japonaise et ravissantes. a troisième, de même forme, mais moins bien, est nuance arc-en-ciel délicat. Quant à la quatrième, e§t blanche, à longue traîne et à corsage à manches,
- ,e forme européenne. C’est la moins réussie, mais elle ridique une tendance à imiter les modes d’Europe, et crite indication a sa valeur.
- ^es tableaux statistiques montrent le développement lri(îustriel et commercial du Japon. Comme un pays ne Pettf pas s’ouvrir à la civilisation sans lui emprunter ce ctl1 eUe a de pire, des mannequins portant les uniformes l’armée japonaise, infanterie, cavalerie et artillerie, Prouvent qu’au point de vue de l’armée permanente, ce ^°in de l’Extrême-Orient n’a rien à envier à la vieille, ^rope.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- MEXIQUE
- Cette section est entourée d’une clôture en fer, pe^ couleur acajou; les panneaux sont pleins jusqu’à cimaise, la partie supérieure est garnie de verres strie®* L’aspect général serait celui d’une grande maison ^ banque américaine, si les portes d’entrée, qui s0llli d’ailleurs de dimensions trop restreintes, n’étaic1^ garnies des drapeaux mexicains et américains disp°ses en portières, de chaque côté des chambranles.
- L’exposition a été faite par l’État, avec la coopéra^011 des municipalités des principales villes.
- Ceux qui ont vu à Paris, en 1889, le magnifia116 palais élevé par ce pays, ne manqueront pas de faire une comparaison qui ne sera pas en faveur de Ghica& ’ bien loin delà.
- • PI
- Les principaux produits exposés sont : papier reliures, verreries, bouteilles et cylindres pour perl dules, onyx en plaques, tôle vernie (seaux, br°c^ cuvettes et lavabos), lanternes, cotons écrus, châles étoffes communes, bougies, nattes, statuettes en plâtl6 décoré, poterie grossière, cordages et hamacs, etc-
- La Compania industrial de Orizaba (fabrica de blanco). Filature de coton, expose des couvre-pieds*
- Fabrica de hilados del Mayorazgo. Tissus de cot°l pour usages indigènes.
- Puis, d’autres fabricants ont envoyé des laiflaceS’
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- MEXIQUE.
- 3 %
- laperies pour pantalons et pour vêtements complets, dispositions et de nuances assez bonnes ; des cotons a coudre et pour travaux au crochet; des madapolams shirtings ; des toiles de Vichy et des percales impri-pour robes, de qualité courante, mais très conve-oable ; des chapeaux en feutre à longs poils, garnis de Urds galons de métal et de broderies; ce sont les ^°nibreros mexicains bien connus, surchargés d’orne-^oots, tresses, galons et glands.
- J°rge Unna y Cia (San-Luis Potosi), tapissiers, donnent une idée du degré d’avancement de leur ,ndustrie par l’arrangement d’une partie en pan coupé, °|née de tentures en peluche garnie de passementeries a*nsi que les sièges capitonnés qu’elles accompagnent. est incontestablement d’un goût détestable, mais locution n’en est pas mauvaise, c* est un début, et il est bon de ne pas négliger de Settiblables indications qui révèlent aux Européens les ^dances de plus en plus accentuées des Nord et Sud-
- Aru
- encains à se passer du vieux monde.
- ^es grandes poteries décoratives, les terres cuites et s grès sont très ordinaires. Les onyx, si joliment )ein®s> sont bien mal présentés; en dehors de très es tranches, ce ne sont que petits objets tournés Jj°Ur encriers, coupes et presse-papiers, représentant s Pommes, des poires et autres fruits. Il est impos-e de gâcher plus malheureusement une superbe Matière.
- ^ ^ans d’autres vitrines, des objets en corne : cuil-
- a'es
- tôle
- spatules, coupes, timbales, etc. ; des articles en émaillée de couleurs vives et de décors nationaux,
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- principalement des coupes et des plateaux; des buste5 en terre cuite, de petite dimension et de mince valeur? représentent certaines notabilités locales; enfin, toute une série de vitrines, de forme semblable aux autre5 (car elles sont absolument uniformes pour toute ^ section), comprend l’exposition des provinces et de5 municipalités : travaux d’enfants, broderies, crochet? fleurs artificielles, lingerie confectionnée, sachet5? coussins, vannerie ornée, etc., etc...; des modèles de canons, en réduction, et an spécimen de bronze d’art? coulé, d’un seul jet, et présenté tel qu’il est sorti d11 sable.
- Un buste paraffiné du président Diaz, grande111 nature, domine, sur son socle, à une place d’honneu1. Onze portraits en pied, d’officiers de l’armée mexicain^ et onze panneaux semblables (de peinture de niêiu6 qualité), représentent des types de soldats des diverse5 armes. Ces... toiles sont disposées sur les surfaces iuu raies, au-dessus des vitrines et n’ajoutent pas une n^e bien décorative à celte série de cages de fer et de gla°e& alignées et monotones.
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- MONACO:
- tro n 116 dans ^a demi-obscurité où elle se
- e Ve Que quelques guéridons, quelques petites tables, es °bjets tournés, en bois d’olivier. es faïences artistiques, qui avaient paru intéres-es à Paris, en 1878, se réduisent ici à quelques oimens mal présentés et d’ailleurs sans mérite.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- NORVÈGE
- La façade est en bois, dans le style des construction du pays.
- Les exposants* ne sont pas très nombreux; leUlS produits, cependant, offrent quelque intérêt.
- J. Tostrup (Christiania) a quelques pièces d’ofo' vrerie dans le style national, et des cuillères en argeïlt filigrané orné d’émaux transparents.
- M. Hammer (Bergen). Son orfèvrerie en argent ordinaire et de modèles bien spéciaux. Les quelqueS objets fantaisie avec émaux transparents ne sont paS d’un travail fm. Des bibelots anciens, en argent, co#1' plètent sa vitrine.
- David Andersen (Christiania). Ses deux lampeS émaux avec globes filigranés et émaux transparc*1^ sont assez jolies. Les cuillères du même genre so^ assez bien finies, ainsi que les tasses et soucoupes, ^ vide-poches et les coffrets. La garniture de toüet^ (brosses, glace à main et flacons) en argent d°re émaillé, n’a qu’un mérite relatif ; les quelques pioceS d’orfèvrerie, tout vieil argent et argent oxydé ave° épargnes dorées, sont assez bien.
- Grand choix de bijouterie filigranêe en argent d°re mat. C’est la plus importante exposition de ce geIir6 dans la section norvégienne.
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- NORVEGE.
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- Brodrene Hallén (Christiania). Gants de peau g ces et suède, qui paraissent assez bien faits,
- Brandt (Bergen). Fourrures du pays. Ours polaire. G-Norsengs (.Patented) (Hamar). Carrosserie en bois j^turel verni, de forme bien spéciale, bon marché et res légère.
- Heffermehl (Christiania), carrossier. Élégants 99tes en bois naturel verni.
- q ^ne Association philanthropique, patronnée par le °Uvernement, a envoyé quelques portières d’un tra-grossier, mais non sans caractère.
- ^brique de Pulpe de bois chimique à Skotschen Urîe assez importante vitrine contenant ses produits les différents états de leur transformation. Des millions sont mis libéralement à la disposition des fleurs.
- r
- j> e liment Portland (Christiania) est exposé sous la ^ïieoùil est expédié, en barils de 180 kilogrammes,
- & A. Thorp & C° (Christiania). Spécimens de
- î Aigris et de granit rose. Le granit gris est très beau, avec a . & .
- ues reflets irisés de la pierre dite Labrador.
- ^ Veilsel (Arendal). Granit gris et granit rose de
- 1116 qualité que le précédent.
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- 356 EXPOSITION DE CHICAGO.
- NOUVELLE-GALLES DU SUD
- L’emplacement qu’elle occupe n’est pas très fav0' rable, il y fait très peu clair.
- Verdich & C° {Sydney, N. S.'W.). Meuble comp|et de salle à manger en bois de black bean du pays. LeS ornements et la sculpture représentent la flore austi’a' lienne. Le genre est tout à fait anglais.
- ° tT'
- Le meuble de chambre à coucher, est en N. S• ™ ' beech et en Honeij suckle, il tire également ses mo^s de sculpture de la flore nationale. 11 est très anglais^6 forme, d’usages et de dessin. "*
- Le meuble de bibliothèque est en N. S. W. Ce^ verni. Les chaises sont de genre anglais, extrêniemell,; lourdes et sans la moindre ornementation.
- Les tables à thé, en cèdre et en noyer indigènes s° assez élégantes.
- Le Hall stand en palissandre colonial est dans mêmes données.
- les
- Ce n’est pas là de l’ébénisterie fine; elle est a début, il sera intéressant de suivre cette industrie
- s
- da,,s
- ne
- son développement.
- Les bois employés sont assez beaux, mais cela suffit pas. <g
- Il y a dans ce pays un bois, the IronBark, qui est
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- NOUVELLE-GALLES DU SUD. 53^7
- Ur> qu’aucun insecte ne peut attaquer et qui est ^resque indestructible.
- Employé pour les traverses de voies ferrées, il rendrait e grands services.
- le trouve en abondance dans la colonie.
- J. Forsyth & son (Sydney). Cuirs forts pour semelles. Earleigh Nettheim & C° (Sydney). Cuirs forts pour
- belles; - - " \ V '
- Curry (Marulan). Huile d’eucalyptus, employée us de nombreuses préparations pharmaceutiques; Ul*e de pippermint blanc et rouge. Blue gumyil (bluë §um tree). , ' ; ;
- Eolemane & sons limited. Produits de l’eucalyptus ?0lls leurs diverses formes : en huile, pilules, miel, °ubons, liniments.
- ’ï’he Bond Eucalyptus oil C° (Sydney). Huile d’eu-^yptus. Des fourrures, peaux de kangourous et peaux cuats sauvages complètent cette exposition.
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- 358 EXPOSITION DE CHICAGO.
- PERSE
- L’exposant officiel de l’empire de Perse est :
- H.-H. Topakyan, qui a fait un grand etsbel. étala^e de tapis.
- C’est le seul exposant.
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- * RÉPUBLIQUE ARGENTINE.
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- République argentine
- Cette contrée n’était pas encore complètement in-^ lee le 10 juillet; à cette époque on pouvait cepen-^ se rendre compte de ce que serait son exposition, ^le est peu importante, et pour quiconque a vu les Pondeurs de son palais, à Paris, en 1889, la surprise
- est grande.
- ^es distillateurs et fabricants de liqueurs sont les *P°sants qui ont fait les plus importantes installations. s ^Svoto, Hocha y Cia, Fabrique d’alcools, d’acide Urique et de produits chimiques. Papiers de verre toiles d’émeri.
- Ghivilcoy & Barracas. Le grand espace qu’ils lUpent est arrangé avec beaucoup de soin; ils pré-. teRt bien leurs anisettes de Bordeaux, extraits d’ab-ue, bitters, crèmes de cacao, bitters suisses, verr uts de Turin, crème d’orange, crème de moka, l°ut français, etc.
- Gambaudi & Hno (Buenos-Ayres). Confitures, ^c°Iats, vin de quinquina au marsala. de 0lllPania Cerveceria Bieckert. Grande fabrique e ^ière. A fait un grand comptoir à gradins sur les-s elle présente ses différentes sortes.
- U Uîedeo Gruget (Buenos-Ayres). Fruits au jus, en ^0ris de verre et en boîtes de fer-blanc.
- ^^stileria Franco-Argentina
- (Buenos-Ayres). Ger~
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- veceria Argentina Quilmes (sociedad anonyma). Gra11 pyramide de tonneaux en chêne fin verni et cercle métal portant chacun l’indication des différents Pr° duits de la maison. ,
- e- » . * n
- P. Zambrano y Cia (Buenos-Ayres). Parfum en savons de qualité ordinaire.
- * Dans un cadre vitré, Miguel Acquistapace prese ses boutons de corozo (usine à vapeur).
- 0. Alexandre (Buenos-Àyres), tourneur. Sa Pe vitrine contient des brosses à barbe, des manche5
- nte
- tite
- de
- oiir
- ch’eS
- •cannes et de parapluies, des boutons et poires P sonneries électriques.
- A. Vilmaux (Buenos-Ayres). Fabrique d’encres à cacheter et mucilages, à la marque El porven^-
- Jacobo Peuser (Buenos-Ayres). Gravure de car ^ lettres, billets de commerce, traites, diplômes, ^ Lithographie et imprimerie administrative et com1 'ciale ; livres de commerce, etc., etc. Ses spécimens , bien présentés dans une vitrine en acajou. <
- ' La Helvecia, fabrica de mosaicos de Benito (Buenos-Ayres). Carreaux en mosaïque et cérames.
- <en mosaïque sont assez bien, mais ceux en grès sont ordinaires de qualité, d’exécution et de coloris.
- La Argentina, fabrica de Cor reas y (courroies cuir) de A. Marra & C. Liaudat. ^ „ Guanteria Parisiense! A. Pallier (Buenos-Af
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- présente dans un cadre vitré des gants de peau glacés, brodés de perles métalliques et très à effet.
- A. Capelle (Buenos-Ayres). Chaussures de luxe pour hommes et pour femmes, d’une assez bonne fabrication. . *
- Arturo Demarchi (Buenos-Ayres). Instruments de Musique, en cuivre, bien disposés dans une belle vdrine. ^ .. . *;
- Freisz & C™ (Buenos-Ayres). Clous,, pointes et. Vis, chaînes, fils de fer, grillages métalliques,
- José Otonello y ^ {Buenos-Ayres). Fabrique de boulons, vis, écrous, etc., pour constructions métal-hques et voies ferrées.
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- L’installation de ce pays retardée par les glaces* dans la mer Baltique, était prête cependant à la fi? de juin.
- Sa façade en bois, couleur vieux chêne, dans le style national, est d’un fort bel effet sur la Columbia Avenue
- Les produits exposés sont variés, de bon goût et d’une excellente fabrication ; ils ont de plus leur carac* tère propre.
- The Prochoroff three Hills mfg C° (Moscou)* Mousselines et percales imprimées, cretonnes infiprl“ mées. Tapis de table, impression sur coton aux jobeS dispositions genre cachemire. Portières en velours de coton à fond bleu de dessins très heureux et de nuancé vives.
- Très bel assortiment.
- The mfg C° of N. N. Konstien en Serpoucho#
- (Moscou). Importante vitrine de percales, velours, cre* tonnes et crépons imprimés, et fantaisies à rayures.
- Coloris vifs et bons dessins.
- The Nicolski mfg C° de Savva Morosoff s s°n & C°. Satinettes fantaisie en coton, molletons blaacS unis et velours de coton de couleur.
- Zachary Savitch Morosoff, fondateur de la Boçf0* rodsky Gluchova manufactory (Moscou, Saint-PètcfS* bourg, Kief et Odessa). Molletons, piqués et saU
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- neUes de colon, flanelles de coton imprimées, percales ^primées pour costumes, velours de coton unis et frappés.
- Alexander Nevsky manufactory. C. J. Pahl. Linge en coton. Percales imprimées pour usages nationaux. Moscou Dyeing C° ld. Teinturerie d’étoffe de soie, e laine et de coton.
- ^ Une grande vitrine centrale contient les exposants
- Cl~dessous :
- U.-G. Bourylin. Flanelles de coton imprimées, belles ^positions, bonne fabrication.
- ^.-F. Zoubkoff. Ses percales imprimées à dessins et avances pour l’Orient, sont très bien.
- J- Garelin & sons. Percales imprimées très réussies.
- . A. Gandourin & frères. Percales imprimées a des-Slris et coloris riches pour l’Orient.
- Kokoushkin & G. J. Marakousheff. Percales brilles imprimées, de nuances et de dessins très mo-ernes, pour robes.
- Société par action de la Manufacture de tissus de a°lon Kouvajeff, à Iwanowo (Wosnesensk), fondée en Percales imprimées pour rpbes : quelques °anes dispositions.
- Garelin fils. Percales imprimées courantes.
- . Derbeneff & fils. Percales imprimées de disposé ll°as un peu spéciales, mais de bonne fabrication.
- ^•~E. & A. Yassuninski G0. Percales imprimées b6are persan et indien, de nuances très vives.
- Moussy & Goujon (Moscou). Velours unis et ciselés ^°ar robes, de bonne qualité.
- 'hilius Heinz & C° (Lo^)7Moüsselines et flanelles de
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- laine imprimées. Cachemires unis de toutes nuancé
- sergés et fantaisies pour robes, ’
- A.-W. Saposhnikofî (.Moscou et Koorakino).. Méher‘ jacquard à la main et à la vapeur. Filature, tissage teinturerie et apprêtage de velours et de brpcatelleS' Très belles étoffes-brochées de soie, d’or et d’argent, ^ grande largeur ; excellents dessins de dispositions treS décoratives. ' • * • \
- S.-P. Souratolf (Saint-Pétersbourg). Galons et cein tu res à glands de soie, d’or et d’argent, pour costumeS de dames, etc. Belle qualité.
- W.-F. Demidoff s mfg C°(Wiazriihi). Société des tures de lin et de tissage de toiles. Grosses toil6-genre flamand. •
- Natanson brothers (Dünaburg). Boutons de ton0 pour lingeries.
- E.-M. Grunwaldt (Saint-Pétersbourg), le fourreu bien connu, fait un immense étalage de ses prodnd que semblent défendre de grands ours blancs et au fauves empaillés. ,
- En face, dans un endroit assez obscur, un hall -disposé en salons représente la participa cosaque. - \ ;k
- Ce hall est garni de riches tapis, et sur l’un des co se trouve un panorama.
- Un choix de draperies unies, d’une belle qua^ * remplit une assez grande vitrine.
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- . N. Loveton. Ses meubles et sièges sculptés de style ttational, ses sièges et canapés Louis XVI (inspirés de Ijjodèles français), ses meubles en ébène incrustés;
- ivoire (dans le genre italien), occupent un assez vaste esPace, Ils sont assez bien établis, mais un peu lourds.
- Un meuble russe, en chêne sculpté, sorte de biblio-j^que à panneaux pleins, n’a pas, à proprement parler, valeur comme ébénisterie, mais ces panneaux lïleme sont curjeusement traités. Ils représentent le c°nite Tolstoï dans les principales périodes de sa vie: ^dée. Ces scènes sont dessinées dans le bois au moyen u feu, et donnent des traits et des ombres couleur fepiu.
- Wold Reinhardt (Saint-Pétersbourg). Pianos
- droits.
- U Becker , (Saint-Pétersbourg.) Trois pianos à fiUeue.
- A- Oeberg (Moscou). Trois pianos à queue, un har-^nium, deux pianos droits, un mélographe.
- ^es instruments n’étaient pas joués à l’époque où Ces notes ont été prises, il n'a pas été possible de les laminer plus sérieusement.
- U. Posse (jSaint-Pétersbourg), doreur sur bois, a, tiques consoles dorées, d’un aspect un peu massif, ^fe bien traitées. Ses cadres sont assez bien.
- ^ A. Gecèle (Saint-Pétersbourg). Doreur de cadres et Meubles, présente un surmoulage très fin d’un ico-dusiase (autel) du seizième siècle.
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- C.-F. Woerffel (Saint-Pétersbourg). Bronzes russes* Tables en malachite, guéridons et colonnes en laplS> montés de bronzes dorés.
- Les petits bronzes de bureau et de fantaisie, coffrets? vases, pendules de voyage, vide-poches, etc., avec lachite, sont jolis et bien soignés.
- Un guéridon porphyre et un autre en rliodonéê montés en bronze sont-d’une grande richesse.
- Enfin, pour compléter cet ensemble, une cheminee toute en malachite et deux grands vases, un en malachite et un en lapis, très bien montés en bronze doré, ajou' tent à cette exposition une richesse incomparable.
- N. Stange (Saint-Pétersbourg). Ses bronzes représefl' tant des types et des scènes cosaques sont ceux qu’éd1' tait, il y a quelques années, M. Chopin. Us n’ont rie11 perdu de leur attrait, mais on aimerait à voir quelqueS nouveaux modèles.
- Le Ministère de la Cour Impériale (Impérial ap(l' nage) a envoyé quelques pièces réellement remarquable3. Trois jolis petits cabinets Louis XVI avec pannea^ de porcelaine décorée, un en acajou, le second en sye°' more, le troisième en thuya, sont d’un travail très b11. Des coupes de forme très distinguée en jade, eI1 quartz blanc, en rhodonite et en cristal de rocbe (appartenant au tzar) sont, par leur matière et leur travail, des pièces d’un prix inestimable.
- Les panneaux en mosaïque byzantine et les vitraux? qui se trouvent enclavés dans la façade en bois teiflle vieux chêne, sont d’une très belle exécution.
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- Le Ministère a envoyé également les vases et coupes ^ rhodonite qui décorent ce que l’on peut appeler le v£stibule d’honneur, et la grande vasque en rhodonite.
- Enfin, sous la partie du pan coupé formant une espèce de dôme, se trouve une reproduction en bronze ^ nn monument élevé à Catherine de Russie.
- Tous ces objets sont très soignés, d’un goût parfait ^ dun réel mérite artistique; ils donnent à cette par-J® de la section russe un grand cachet de distinction et élégance.
- La Fabrique impériale de papier (Saint-Péters-^°urg) a fa,'t une très belle installation. Ses vitrines en n°yer ont un aspect architectural, et deë dispositions 0îd été ingénieusement prises pour motiver les sur-^ces murales dont elle avait besoin. Les produits TTelle expose sont divers et tous sont très intéressants ; appartiennent à :
- Impressions par transfert. Xylographie. Lithographie., Réparations.
- Ajustage.
- Fabrication du papier. Typographie. Réliographie. Zincographie.
- Cylindres.
- Moules.
- Papier à la forme.
- Papier à la machine.
- Lbie des nouveautés en papeterie est rinsertion de
- Photographie. Collotypie. Gravure à la main. 'Gravure à la machine, Dessin.
- Croquis.
- Perforage.
- fonderie de caractères. Sidérographie. Stéréotypie. Analyses.
- Essais.
- Éleetrotypie.
- Galvanoplastie.
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- 368 ‘ EXPOSITION DE CHICAGO,
- caractères, figures, ornements, etc., en couleur, dans la pâte, entre deux couches. M. Lenz, l’honorabl6 directeur de cet établissement, qui a fourni ces renseï-gnements avec une grande obligeance et une extrême courtoisie, assurait qu’ils avaient actuellement ^ machine qui remplacera le travail à la main, procède par lequel ont été exécutés les spécimens soumis, tels ^que le portrait du tzar, un blason, etc.
- Une autre nouveauté est celle du dépôt du fer par la galvanoplastie. Des petits tableaux en bas-relief, ton gris bleu de l’acier, et d’un aspect mat donné pal le dépôt des molécules sur la pièce immergée, sont encadrés, et sous verre. Deux grands bustes, patiné vieux bronze, sont obtenus également par la galvanO" plastie du fer.
- Les travaux de gravure artistique et industrielle soi1*' très bien exécutés.
- On reste, après l’examen de tous ces résultats, sous l’impression la plus favorable, et c’est un plaisir que de constater de semblables progrès.
- Adolphe Freyberg (Riga), fabrique très bien leS registres.
- Les Frères Vargounine (Saint-Pétersbourg r Société de la Papeterie de Newsky. Papiers de treS belle qualité.
- Nikolas Loukoutine (Moscou). Occupe cinq vitrmeS et un comptoir vitré en fer à cheval. Son assortimeïlt d’articles en papier mâché est très complet. Ce soat des coffrets, plateaux, buvards, boîtes, étuis à ciga rettes, carnets, vide-poches, etc., etc'., de belle qualde? décorés de sujets russes. .
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- p Chemical Works ofTentelewa (Saint-Pétersbourg).
- ' Oushkoff & C° (Chemical works). Exposition sans intérêt.
- Hallet & C° (Moscou). Parfumerie avec éti— jettes françaises ou russes. Ces produits sont montés^
- la française, mais ne sont pas toujours de bon Roût.
- Rocard & G0 (Moscou). Parfumerie plus ordi-na*re encore que la précédente.
- Hîn
- Obi
- pierre de Sibérie, Selenia (Ekaterinburg, Vrai).
- 'Jets divers.
- ^°i’celaines et faïences, adaptées à des usages 'Usses, d’une fabrication un peu primitive. Il y a ePendant quelques bonnes pièces.
- . Gl>atscheff (Saint-Pétersbourg). Dans une grande lt,rine centrale se trouvent des objets artistiques de national, en filigranes et émaux transparents.
- . ^ K. Dalmau (Saint-Pétersbourg). Filigranes et
- . °rchinnikoff (Moscou et Saint-Pétersbourg). Sa
- vUr
- ,lnie> très importante, contient de l’orfèvrerie en ^b6llt et émaux ; de très jolis objets en émaux pantins : services à liqueurs, papeteries, candé-
- i,^e très beaux services à café et à thé émaillés sont
- Jeco
- res dans le style japonais. Très beau bol à punch _t verrneil orné d’émaux. Belle variété de coffrets, r^'ts à cigares, cuillères, coupes, plateaux, vases, etc., ’’ ^ un travail fin et distingué.
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- Société Russe (Moscou).-Orfèvrerie émaillée. Sel vices à liqueurs, cuillères, en argent niellé et érnaiUe' Grand choix de petits objets, tels que : étuis à cigai’eS’ briquets, tabatières, papeteries et garnitures bureau. Jolie lanterne à émaux transparents.
- de
- RUSSIE. — Galerie du premier étage*
- L’École centrale de dessin, fondée à Sainl-PéteP bourg, par le baron A. Stieglitz, dépend de l’ado11 nistration du Ministère des Finances. Elle a garni Ie® surfaces murales d’une grande salle de ses dessins de ses aquarelles qui ont un véritable caractère ail|S^ tique. Ces spécimens sont tous très bien exécutes sont la preuve palpable de la valeur de l’enseignemeIlt' L'École de dessin de la Société Impériale d E11 couragement des Beaux-Arts, à Saint-Pétersbo^^J,
- occupe un assez grand espace, très bien installé*
- Trois cours y sont représentés : l’aquarelle, la Pel^ ture sur faïence et sur porcelaine, le modelage sculpture sur bois.
- Si les aquarelles, les plats et panneaux en faïeIlC^ décorée, les motifs de sculpture sur bois, ne sont trop triés parmi les meilleurs travaux des élèves, s ^ représentent la moyenne des résultats obtenus, elle excellente.
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- SI AM.
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- S I A M
- . pavillon en bois grossièrement sculpté et doré, j^crusté de verroteries et de pièces de glace étamée et
- tain
- des
- ce avec beaucoup de précision, contient l’exposition
- curiosités envoyées par cette contrée, accède à l’intérieur par les cotés en montant dMques marches.
- Là o
- ce sont de vieilles monnaies, des étoffes, des
- , des ceintures, des écharpes et des objets en
- c°Cssins
- ^v°ire sculpté de formes originales. Les panneaux °dés de fruits et de fleurs sont d’une composition J^si européenne et d’un joli travail exécuté par une de Bangkok. Les cuivreries repoussées unies ec très peu de ciselure sont très communes ; par » , re> celles avec émaux noirs ou bleu-lapis sont les fines.
- ^ est assez curieux de trouver, dans ce milieu, des les en coquillages dans le genre de ceux qui se font
- ^retagne.
- p^tarfïîi les objets en orfèvrerie d’argent, tels que eaux, coupes, théières et tasses, se trouvent quel-s belles pièces: les ceintures en argent émaillé très jolies.
- ^ es boîtes et objets en laque incrustés de nacre et ^ri travail très fin sont de formes lourdes, disgra-
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- 372 EXPOSITION DE CHICAGO.
- cieuses et ne conviendraient même pas à la veflle
- d’amateurs.
- La collection d’instruments de musique est asseZ intéressante.
- Les colonnes de ce pavillon, à l’intérieur, sont efltie
- r • f g(,
- rement incrustées de morceaux de glace étamee taillée formant une étoile à six branches.
- Ce travail est très adroitement exécuté. En résiH*1®» ce que le Siam avait envoyé à Paris, en 1889, e plus intéressant.
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- SUÈDE.
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- SUÈDE
- La Suède n’a pas d’emplacement dans le Manufac-t^res building, elle expose ses produits manufacturés da*s son très pittoresque pavillon situé dans le parc, milieu des autres pavillons étrangers.
- Malgré cela, l’examen détaillé de son industrie doit Couver ici sa place.
- Cette importante construction est dans le style na-^°Dal. Ceux qui en ont conçu les plans ont eu 1 heu-leu§e idée de les exécuter avec des matériaux qui font ^Ux-mêmes partie de son exposition. Elle a été anté-^eurement élevée en Suède, puis démolie pour être tl&nsportée à Chicago. Les bois, les briques, les terres j^ites ornementales, les faïences décoratives, les barres en agglomérés, etc., représentent autant d exilants, qui font ainsi mieux apprécier du public erilploi de leurs matériaux.
- Les parties en ciment sont de la International Sand c9îtient company, les granits roses et gris, de Hugo CTerlach à Warberg et autres.
- Ln pays aussi riche en minerai de fer, et dont l’in-dustrie principale est celle des hauts fourneaux et de
- acier, devait faire un exhibit important de ces profits.
- L n’y a pas manqué.
- ttddeholm & C° (Hàttskosom). Leurs clous à la Cou-
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- très
- et
- tonne, vis, tréfilerie, tôles et acier, forment une belle vitrine.
- Sôderfors Cast Steel. Lingots d’acier Bessemer. Hults Bruk (Àby). Belle installation de haches hachettes.
- Stord Kopparbergs Bergslags aktiebolag (Fa
- Clous, pioches, tôles, fers et aciers, scies de tous genres* Importante fabrication.
- L’industrie d'Eskilstuna remplit une très gra
- nde
- et
- et
- vitrine et comprend : couteaux de poche, scies lames pour scies, lames coupantes pour machines raboter, limes et râpes, quincaillerie pour bâtiments marteaux, enclumes et outils de forgerons, serrures boutons de porte, fers à cheval, vis, clous et ressorts, et0.
- Une petite vitrine renferme les ouvrages de Technical Trade School, fers, aciers gravés et masquinés, cuivre et autres métaux ouvrés, bois seul pté, etc. Elle est fort intéressante.
- The Sandvik steel and Iron works C°. Lamese scies à rubans. Sa scie à ruban est la plus grande <ïul ait jamais été produite. Elle mesure 220 pieds de l011^ 12 inehes de large, son poids est de 677 livres anglmseS’ elle est faite d’une seule pièce d’acier.
- Husgvarna Vapenfabriks Aktiebolag (JoA° ping). Machines à coudre, armes de guerre et de chnsS (fusils), fonte de fer artistique, panoplies, casqué gantelets, etc.
- Erik. Anton. Berg (Eskilstuna). Bel assortiment rasoirs, couteaux et pinces coupantes.
- Eskilstuna Jernmanufactur Akiebolag (F^ tuna). Couteaux de table et ciseaux fins.
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- Une collection de patins suédois, des canons montés, projectiles en acier, et autres pièces de matériel de ^erre, de fabricants divers.
- Les modèles de bateaux et de yachts du Royal Swe-yacht club sont très finement exécutés, et for-^flt avec les dioramas et vues qui servent de fond de 01eau aux mannequins portant des costumes natio-^üxet disposés en groupes, un ensemble très séduisant, SUrlout pour la masse des visiteurs qui ne connaissent Ces ^gions que par des illustrations de journaux et de revues.
- ^ U ébénisterie est assez bien représentée par Atel
- eckman (Norrkjoping); son meuble, style empire, n’a
- 1611 de particulièrement remarquable, mais il est
- soigné.
- Mattsson {Stockholm) a garni toute une pièce de Subies dorés : les fauteuils et sièges, table, console, j^6, etc., sont bien lourds, de même que l’écran en noir sculpté, faux Louis XYI. Quant au bahut en ^ene sculpté, il est trop surchargé d’ornementation et travail ordinaire.
- ^ Hj. Norrstrôm {Stockholm). Est-ce un ébéniste hn graveur sur métaux? Il importe peu; ses deux Subies en palissandre, avec panneaux et bandes et ^er gravé et incrusté d’or, sont d’un très beau travail, Cette ornementation est d’un très joli effet.
- ^ a dans le même genre un bouclier Saint Michel 1,11 coffret très habilement traités.
- ^ R. Almjien {Stockholm). La pièce meublée qu’il a
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- installée tient à la fois de la salle à manger et du sit^ room. Elle est en chêne blanc sculpté, d’un style biel1 suédois, d’une composition agréable, qui se marie 17 avec la cheminée haute en majolique. C’est réussi.
- S. Giôbel (Stockholm). La vitrine, les sièges, coffre^ et objets en bois sculpté sont assez grossiers. C’est fabrication ordinaire du pays.
- Otto Schôldstiom (Stockholm). Sièges varies.
- Ti’eS
- r p.
- joli meuble de bibliothèque en noyer sculpté, par w-Svensson (Stockholm). L’idée de réunir deux corps ^ bibliothèque par une partie cintrée formant canapé très bonne.
- Le bureau, la bibliothèque et le cabinet en rl0' sculpté de C. 0. F*. Widen (Stockholm) sont dulie bonne exécution.
- siau3C
- ci’lS'
- Reijmyre Bruks Aktiebolag (Reijmyre). Cris unis et taillés. Services de table taillés et gravés
- & 'ilS
- taux de fantaisie. Les services sont assez bien, n’ont rien de spécialement remarquable. ^
- Rorstrands Aktiebolag (Stockholm). Services ^ porcelaine et en faïence de formes et de qualité tre
- faïe*®6
- courantes. Les colonnes et les jardinières en
- font beaucoup d’effet et sont d’un prix peu éleve cache-pots à côtes, en majolique, bleus, rougeS^ verts, sont décoratifs, mais très ordinaires. Les v et les plats sont mieux.
- La pièce principale est une fontaine mauresque majolique. Les colonnettes sont assez élégantes et
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- SUÈDE.
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- Braride vasque recevant les filets d’eau qui s’échappent motifs d’ornementation est munie de timbales, qui Permettent de boire cette drinking wciter; attention délicate très appréciée des visiteurs.
- Holmen Bruks G0 (Norrkoping). Très importante ^brique de papier; expose le plus grand rouleau de
- Papier qui ait jamais été produit. 11 mesure 3 mètres de iarge.
- . ^unksjo Pappers Bruk (Jonkôping). Papiers d’em-allage, papiers de pâte de bois et carton-cuir. Expo-Sldon très intéressante.
- ’U H. Munktells Pappersfabriks Aktiebolag, à
- Grycksbo. Pap iers à filtrer suédois pour analyses, dis-P°sés dans un joli kiosque en écorce de bouleau.
- Tandsticksfabriks Aktiebolaget Vulcan (Gothen-^Urg). Cette société a disposé d’une manière très attra-^nte ses allumettes de sûreté. Sa production annuelle est de 350 millions de boîtes.
- Une autre fabrique d’allumettes : Jônkôpings tand-sÜcksfabriks Aktiebolag (.Jonkôping), a réuni dans 1111 très joli kiosque en fer forgé rehaussé d’or, ses dif-férents modèles d’allumettes, ses boîtes et ses matériaux fabrication.
- G. G. Halberg (Stockholm). Orfèvrerie, pièces en bligrane d’argent sur fond or, en vieil argent et principalement en argent doré, d’un caractère bien suédois. Garniture de toilette et coupes.
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- Copie d’une coupe offerte à Gustave Adolphe par ^eS protestants de Nuremberg. Cuillères historiques.
- Guldsmedsaktiebolaget (Stockholm). Orfèvrerie^ table.
- D. Forssells sôner & C° (Stockholm). Très beau choix de fourrures pour vêtements, et couvertures de voitures.
- Geological Survey of Sweden. Granits pour cons-tructions. Cartes, échantillons de minerais.
- Un certain nombre d’exposants ne figurent pas daas cette nomenclature, leurs articles n’ayant aucune vale^1 commerciale ou industrielle et n’olfrant aucun intérêt au point de vue de cette étude.
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- SUISSE
- façade se compose d’un grand portique en bois n°lr rehaussé de filets dorés; de chaque côté, une $rande vitrine et des portières en velours grenat.
- Lu général les produits qu’elle expose sont ses jüontres, sa bijouterie, ses instruments d’optique, ses 0lfes à musique et ses bois sculptés.
- Les limes fines et outils de Borloz & Noguet, à aHorbe, forment un grand panneau.
- Les limes grosses et fines de Grobet frères, à (lUorbe, garnissent une importante vitrine, ç Langdorff, à Genève, Mermod frères, à Sainte-r°l%, ont un beau choix de boîtes à musique ; l’assor-^ent de ces derniers est important et comporte quel-^Ues meubles garnis de ces instruments.
- *L Marc Servet (iGenève) et Vautier & fils {Genève) ^ également des tableaux garnis de limes fines de eUr fabrication.
- ^ Binder & Cie, à Brienz, ont quelques pièces en °ls sculpté de peu d’importance, et tout un assorti-Iïlerit de trophées, panoplies, pendules, coffrets, etc.
- Huggler Jaeger, à Brienz, n’a que des objets très binaires en bois sculpté; son cadre avec vase de fleurs d un joli travail, mais le dessin manque d’origi-n*lité.
- ’L Hunziker, à Brienz, ne sort pas de la note ordi-
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
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- naire avec ses coffrets, pendules, chalets et brosseHeS en bois sculpté.
- Les animaux et sujets de chasse, en même matiei*3’ de Ch. Zumbrunn, à Riggenberg, près d’Interlaken,lie conviennent guère qu’aux touristes. ,
- Beaucoup d’autres exposent du bois sculpté, un genre aujourd’hui bien démodé. Il suffit d’en av011 indiqué quelques-uns.
- Il est bon de mentionner à titre de simple rensel gnement :
- Les cadrans pour montres de A. Boulanger, lart & Cie, à Genève.
- Les aiguilles pour montres de C. et E. Leisenhei#1^
- de
- & Cie, à Genève.
- Les brosses à polir de Tschumi fils (clos RocheU Genève).
- Les ressorts de montres de cinq à six fabricants Saint-Imier, de Genève et de la Chaux-de-Fonds.
- Les aiguilles fines en acier et en or de Wag»0'1 frères, à Genève.
- Louis & Edouard Junod (Lucens) font la lapidal rerie, les aiguilles fines, et ont une très jolie exposih0^’
- Patek Philippe & Cie, à Genève, ont pour seU agents à Chicago : MM. Spaulding et Cie.
- Leur exposition e(st très belle et très importât1*'6 Leur collection de montres anciennes attire un oolfl breux public. Leurs montres en ors de couleur cise*e et enrichies de diamants et de pierres précieuses; ce^e richement émaillées ; leurs pièces avec émaux, et délicieux petit encrier en or finement ciseie “ émaux et incrustation de roses, constituent un enseifl
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- |j111 justifie l’empressement de la foule qui s’arrête evaiU leurs vitrines,
- Pîguet, Guillaume & Cie (au Sentier, près Genève). n^es compliquées et de premier ordre.
- Paul Matthey-Doret (au Locle). Montres à répé-chronographes, et à quart de seconde.
- ^ 2. Pirrenoud & fils (Ghaux-de-Fonds). Montres e dualité fine. Nouveautés pour dames, avec émaux et
- Allants.
- fouis Rozet-Muller (Chaux-de-Fonds). Montres de
- es petite dimension pour dames, avec émaux el PIerres. Montres marchant huit jours.
- ^ Alfred Jurgensen (au Locle). Montres à grande s°Unerie répétant les minutes. Sonnerie répétition de Illlnutes et des dix minutes.
- Paul D. Nardin (au Locle). Montres unies de pre-l^ière qualité.
- Porel & Gourvoisier (Neuchâtel). Montres unies Pleuiière qualité, et montres de dames avec émaux et Perles.
- ^aanneret & Kocher (Chaux-de-Fonds). Montres ün> pour hommes et pour dames. Répétition de fautes et de carillon aux quarts. Répétition de llllnuies et calendrier perpétuel.
- Jeanneret 8c frères, à Saint-Imier. Cuvettes or et acier.
- Pred. Julien Sagne, à Neuville, comté de Berne. kAutres compliquées.
- Prancillon & Cie, à Saint-Imier. Fabrication de J“Je*tiier ordre. Montres pour hommes et pour dames. °ah'es riches avec émaux et roses.
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- Ch. Coulern-Meuri (Chaux-de-Fonds). Quantièmes* Phases de lune. Maréographes. Montres à grand effet. Cadrans très riches, surchargés, d’un goût douteux.
- Alcide Baume (les Bois), maison fondée en 18^* Montres très simples, à répétition et chronograpbes.
- Gendrat-Delachaux (Ghaux-de-Fonds). Chronogra' phes à répétition de minutes. Grande sonnerie d’heures? de quarts et de minutes. Petites montres de darnes? avec émaux et perles. Inventeur de Y Automaton, repe' tant les heures et les quarts.
- Droz-Jeannot fils (les Brenets). Chronomètres de qualité fine (réglés à l’Observatoire de Neuchâtel).
- Jacobi & Cie (Genève). Montres simples pour hommes et pour dames. Boîtiers argent ciselé avec sujets, têtes? animaux, paysages et bas-reliefs.
- Decallier (Genève). Émaux sur cuivre, plaques? vases, vide-poches. Bracelets, chaînes avec montres? petites montres, avec émaux et pierres, de très bon goût.
- François Borgel (Genève). Montres acier aveC incrustations or ciselé. Bracelets unis avec montre* Montres en argent.
- J. Wyss fils (Chaux-de-Fonds). Cadrans et fonds de cuvettes. Émaux sur or et sur argent.
- J. Ferrero (Genève). Montres très riches, avec émau* et pierres. Broches émaux et pierres. Bien traitées.
- Zeutler frères (Genève). Très belle fabrication? modèles bien exécutés et de bon goût. Joli choix de montres pour dames et de breloquets.
- Marius Lecoultre (Genève). Fabrication soignée et fine. Jolies fantaisies en montres pour dames. Brace'
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- ïets
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- gourmette à montre microscopique avec entourage
- r°ses
- Glaton (Genève). Émaux sur cuivre, plaques, SuJets, avec jolies peintures. Ses bijoux fleurs émaux, Ses orchidées surtout, sont particulièrement bien réus-Sles* Ses broches, ses breloquets montres avec émaux, 1Ut)is et saphirs sont très bien, ftedard & fils (Genève). Montres fines, chronogra-es à calendrier perpétuel, marchant vingt-quatre e0res. Bracelets-gourmettes avec montres ornés ^oiaux et pierres.
- ^ A. Golay-Leresche & fils (Genève). Montres, pour . ^oies et pour dames, de qualité extra. Hautes fantai-^les- Son coffret or et émaux avec médaillon sujet °Ocher entouré de roses, s’ouvrant et contenant un °lseau chanteur; son coffret à bijoux vieil argent avec ^fttre entourage roses, ses broches et épingles émaux lQses sont d’un beau travail et indiquent une maison e Premier ordre.
- Wirth, successeurs de J. E. Dufour & Cie
- enève). Ses montres sont de première qualité ; celles
- ^0llr dames, avec émaux et roses, sont de très bon «oût.
- Bachmann (Genève). Montres de bonne qualité, ^Pétition de quarts et de minutes. Présente quelques laisies riches en joaillerie avec pierres et émaux.
- Amez-Droz et Cie (Genève), Émaux sur cuivre; ^Ues avec sujets bien interprétés, épingles et broches.
- Pla
- pfet * î .
- ^ ’ leui>s vitrines à dessus glace à hauteur d’appui et 6ïl éclairées forment un grand carré à l’intérieur
- a o i - ; i' ^
- es divers exposants forment un ensemble très corn-
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- 38i EXPOSITION DE 'CHICAGO,
- duquel de nombreux vendeurs répondent en plusieurs langues (tous parlent anglais), aux questions du public qui est toujours aussi empressé et aussi compact & l’ouverture «à la fermeture de la section.
- Les fabricants suisses sont évidemment venus a Chicago pour défendre leur vieille réputation horlO( gère, ils ont largement réussi, car ni les États-Unis, 111 les autres pays n’ont de meilleurs produits à leU1 opposer dans l’enceinte de l’Exposition.
- Fred. Boissonnas (Genève) expose de très bonne5 épreuves photographiques.
- Kern & Cie, à Aarau, ont une très belle vitrine leurs instruments d’arpentage et leurs boîtes compas en maillechort sont bien disposés. La qualde de leurs compas paraît excellente.
- Dans un petit tableau vitré, J. Siegrist & ^
- (Schafhausen) exposent modestement des mesuré linéaires.
- Kreutzer, à Zurich, fait ressortir dans une petde cabine les finesses de ses vitraux, qui semblent pi11' tôt destinés à des fenêtres d’appartement qu’à des églises.
- La Société Genevoise pour la construction d'in8' truments de physique, à Genève, a pour seuls agenîs’ MM. Q ueen et Cie de Philadelphie; leur exposition ^ intéressante à tous égards. Elle se compose de deuX grandes vitrines contenant des instruments de pre'
- J o
- cision et d’optique, des microscopes, etc., etc.
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- SUISSE. 385
- ^rand balancier régulateur est une très belle pièce. ^es produits exposés sont d’une très bonne qualité.
- En résumé, la Suisse a fait spécialement une expo-Slbon d’affaires, dans laquelle elle a tenu à faire valoir Ses Principales industries. Elle l’a fait fort convenable-Iïlen^ avec une très juste appréciation des circonstances; on ne peut qu’en féliciter les organisateurs.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
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- L’exposant le plus important, ou tout au moins celul qui occupe le plus grand espace, est P. de Andfea et C° (Constantinople), exportateurs de tapis anciellS d’Orient.
- Leur exposition se compose de trois salles amp^ ment pourvues de marchandises.
- Le jour est malheureusement peu favorable à leUf examen.
- de
- Tchiboukjian & C° (Constantinople), joailliers u la Cour. Bijoux et cadres de photographies en éiïiaU* byzantins. Objets variés dans ce genre et en cristal a'eC appliques d’argent ciselé et ajouré.
- Dabdoub frères {Bethléem), fabricants de touteS sortes d’articles en nacre sculptée. Grands et petltS crucifix, scènes de sainteté, dans la même d’un travail soigné. Articles relativement riches.
- Ferdinand Vester {Jérusalem).Guéridons, coffré5’ papeteries, boîtes à gants, etc., etc., en bois d’olivie1’ de nombreux petits objets de même bois vienDeflt compléter l’assortiment de cette petite ébénistelie toute spéciale.
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- '387
- FRANCE
- Ainsi qu’il a été dit dans l’exposé de ce rapport, il ne durait être établi de comparaison, quant aux prix, entre les produits français et ceux des pays étrangers. ^ est une étude d’un ordre qui demande une compé-tenee spéciale pour chaque groupe, et des moyens Appréciation que des jurés eux-mêmes ont rarement a taur disposition.
- L’examen de cette section portera donc sur son lristallation, l’aspect général des vitrines et les traits Principaux qui font de ce coin du Palais des Manufactures le centre le plus réussi et le plus séduisant.
- Ln arrivant, on a tout d’abord l’impression d'un ensemble harmonieux, et le contraste entre la dispo-sition adoptée et celle des autres nations frappe au Premier coup d’œil.
- ^ Les parties en façade sur Columbia Avenue et sur Avenue transversale ont un caractère architectural duquel on pourrait reprocher, peut-être, trop de lour-mais que l’immensité de la nef atténue. Des c^fiatides puissantes soutiennent la corniche de chaque l°lé des baies donnant accès aux passages intérieurs et ^cadrent les étalages des exposants dont les articles s°ut riches et décoratifs.
- Ou ne peut qu’approuver ce dernier système, et il est
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- à regretter que l’on s’en soit départi, en faveur de fabricants dont l’un expose des meubles pliants très ordinaires, l’autre des chaussures et des bottes en caoutchouc, assez mal présentées d’ailleurs.
- Une entrée monumentale, dont le cintre forme une demi-coupole à l’intérieur, donne accès au saio11 d’honneur, où se trouvent les produits des manufa0' tures nationales de Sèvres, des Gobelins et de Beauvais-
- Devant cette entrée, de forme semi-circulaire, se trouve une statue en plâtre, la République française, de Falguière; [à droite et à gauche, des peintures allég0' riques décorent les panneaux. Une teinte légère et de* ornements dorés donnent à cette construction en staff l’aspect de la pierre.
- Au fur et à mesure que l’on parcourt les différentes galeries, on éprouve une sensation de confort, d’aise et même de bien-être. On n’est plus dans une foire’ mais au milieu de salons. En effet, c’est la seule sectio11 où le parquet grossier est recouvert de linoléum, °u toutes les ouvertures sont garnies de portières dontleS tons éteints s’harmonisent bien avec les boiseries, et°u les rayons trop ardents du soleil sont tamisés par deS vélums ornés d’entre-deux de guipure.
- Les lambourdes de bois brut des plafonds sont diss1'
- r , t Ag
- mulées par des toiles peintes, au fond d’azur borde a grenat et semé de R. F. laurés et dorés.
- Au centrejde la section, un escalier monumental balustres de pierre et aux parois décorées de fres<fueS vous conduit au premier étage, où vous pouvez parune ouverture [formant balcon jouir du coup d’œil den Semble du salon de la bijouterie et des bronzes.
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- le
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- C’est à cette galerie du premier étage que se trouve
- ; Sr°upe des fabricants de soieries de Lyon et de Saint-E tienne.
- Leurs salons sont garnis de vitrines en bois noir, e plancher couvert d’un moelleux tapis rouge, des Sl®ges confortables invitent les visiteurs à s’arrêter. ^es derniers ne se contentent pas d’y goûter un *epos momentané, ils s’y établissent, y prennent sans Çon leur lunch et y font un nap prolongé. Il a même, malgré l’installation de cuspidores, rap-^er par une pancarte les mâcheurs de tabac ou gomme à la pepsine aux règles de la bien-
- séance.
- C est aussi à cette galerie que sont installés les ins-Luiiients d’optique, les gravures, les livres, la pape-tepie, les cartonnages, la photographie, la reliure, les Cartes du Ministère de l’Instruction publique, renseignement, les écoles commerciales, les associations ^arit pour but l’instruction populaire, les écoles pro-SSlonnelles, les sociétés de prévoyance, en participa-L°n et de philanthropie.
- On sort satisfait de cette première visite et sous 1]ïipression que tout a été préparé avec méthode, 0lgRnisé avec ordre et disposé avec l’habileté et l’en-^dementque possèdent seuls des hommes de goût et expérience.
- ^elle est l’opinion des Européens et des visiteurs 0nl l’esprit est cultivé ; mais quelle est celle de la lïlasse> de cette foule qui passe et repasse rapidement, ^Irî de tout voir, et qui voulant tout voir ne voit rien ? n mot d’un journaliste américain vivant à Paris la
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- rend bien : It is too fine for this country (C’est trop
- délicat pour ce pays-ci).
- Oui, c’est bien cela, c’est trop fin, — trop radio*3’ trop distingué, mais c’est la note française; on est reste Français et on a bien fait. Il n’y a pas que des Yankees à Chicago, et même ceux-ci, quoi qu’en ait dit le joui' naliste, si sévère pour ses compatriotes, subissent 1 i*1' fluence de ce milieu, s’étonnent et admirent; plus tflfd ce seront des clients.
- Après cet aperçu rapide, il convient de revenir uu point de départ, c’est-à-dire au salon d'honneur.
- Les Gobelins ont envoyé une superbe tapisserie : ^ Filleule des fées. Le fond terre cuite de la toile qul couvre les murs contraste d’une façon fâcheuse ave° les bordures et les fraîches couleurs des tapisseries e-nuit à l’effet des meubles qui en sont garnis. Un te11 neutre était tout indiqué, c’est là un oubli regrettable mais les sujets sont si joliment traités, le travail ^
- t p 0
- si remarquable, que le public ne s’arrête pas a détail.
- Les grands vases de Sèvres, aux formes si pures, riches décorations, sont disposés sur des gradins, centre de la pièce, dont les parois sont garnies de vitrines contenant de fins biscuits et des objets d11116 très artistique exécution.
- Sans doute, ces merveilles d’art industriel ont 1111 mérite exceptionnel; mais pourquoi les exposer is°le ment?
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- FRANCE. 391
- tapisseries feraient un effet meilleur encore dans e groupe de l’ameublement et les porcelaines gagne-^lent à figurer au milieu des produits de la céramique. e s qu’ils sont présentés, ces spécimens de la promotion des manufactures nationales ne donnent pas tout leur effet; ils ont, malgré leur perfection, une Muformité qui disparaîtrait dans l’ensemble d’une exP°sition de même nature.
- Ou peut dire, sans craindre de voir cette assertion enientie, que dans aucune section étrangère il n’existe oquivalent aux envois des Gobelins, de Beauvais et de
- Sèvres.
- Los porcelaines anglaises, quelle que soit la richesse de ^eur décoration, quelques prix énormes qu’on en derïlande, ne sont que des objets de vente, fabriqués dans oebut et pour servir une clientèle essentiellement CaPncieuse s’il s’agit des États-Unis, et de tendances arhstiques spéciales s’il s’agit de la Grande-Bretagne. B 611 est de même pour les fabriques autrichiennes.
- Quanta la Fabrique royale de Berlin, à laquelle les e^°ges n’ont pas été épargnés, elle est encore loin de la Manufacture de Sèvres, sous le rapport de la finesse, de Pêlégance, de la distinction, dans les formes comme dans les décors. A Berlin, c’est l’art industriel officielle-Ment mercantile; à Sèvres, c’est l’art élevé, classique, Aspirant aux sources les plus pures. La Fabrique rayale de Copenhague a de fort bonnes choses, mais e n’a pas l’ampleur des deux précédentes et s’adonne M°p à un genre quasi-impressionniste; ce n’est là qu’un c°lé de l’art, et ce n’est pas le plus sérieux.
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- Ce ne sont ni les meubles, ni les tentures de TAHe' magne, de l’Italie, delà Belgique, de l’Autriche ou des États-Unis, qui peuvent être comparés à l’ameublo' ment de la section française. Tous ces pays ont pluS ou moins puisé en France des inspirations. En dehors de leurs meubles qui ont l’empreinte de l’esprd national, que de modèles ont été empruntés à Paris • Et malgré cela quelle supériorité il a sur ses concur-rents !
- Aucun d’eux n’a les tapisseries des Braquenié des Hamot, ni les étoffes des Bertrand-Boulla, des Lamy et Giraud, des Saurel et des Duché.
- Ils n’ont pas de tapissiers-décorateurs comparable aux Alavoine, Poirier et Rémon, Janselme, Dam°n et Colin, Schmit, etc., qui ont fait assaut d’ingéniosde et dégoût. L’exposition de ces maisons est absolûmes écrasante pour les maisons étrangères dont plusieurs ont fait des efforts considérables.
- Le salon de guipures d’art de M. Warée est sau» rival, il est placé en pan coupé sur la place de la Tour' horloge, à l’angle des deux façades de la sectio*1 française. C’est une place d’honneur dont il a su
- Aq
- montrer digne. Les articles du même genre,
- M. Deltenre, ont des qualités artistiques qui les place111 bien au-dessus de ceux de Plauen.
- Les meubles d’art des maisons Beurdeley, Sonna111’ Dienst, Quignon, Chevrie, etc., sont infiniment sU' périeurs à ceux de leurs concurrents des autiÇs sections ; aucune d’elles ne peut leur opposer de quivalents ni pour le fini de l’exécution dans tous ses détails, ni pour la pureté de la forme et du stylo- ^e
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- ^nre vernis Martin lui-même, présenté par M. Majo-ï>e^e, n’a que de vulgaires imitateurs.
- Pair
- j salon des bronzes est également incomparable.
- 11Y a nulle part dans ce Palais des objets d’art à apposer à ceux de MM. Leblanc-Barbedienne, tébaut, Colin, Susse, Pinédo, Peyrol, Gervais, °udebine, Soleau, etc.
- Les bronzes d’éclairage de M. Gagneau sont hors de ’ et personne ne présente des onyx et des porcines montés comparables à ceux de MM. Louchet frères.
- Aux grossières copies américaines, aux quelques ^diocres essais allemands, dans l’industrie du zinc L> nen ne ressemble, de près ou de loin, aux arttiantes et artistiques créations de MM. E. Blot, °upier et Drouart, Hottot et Charpentier.
- ^es fers forgés de M. Disclyn ont un fini, un cachet 11116 perfection de fabrication qui le placent au Premier rang.
- Quant aux bronzes décoratifs pour portes et croisées, - ^Hcard frères sont tellement supérieurs aux ^ ieuresmaisons américaines (qui seules ont présenté articles de ce genre) qu’il est inutile d’établir un uilèle ; ils ont de véritables merveilles de ciselure et
- üe Modèles.
- joo^es groupes 97, 98, 99, bijouterie, joaillerie, hor-&erie et orfèvrerie, occupent un grand salon au milieu
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- duquel s’élève une vitrine d’une élégante simpliclte’ dominant les autres de quelques marches ; elle contierlt les trésors de MM. Boucheron et Vever, autour d MM. Aucoc, Bourdier, Jacta fils, Després, elc” représentent la belle joaillerie parisienne que les & chesses de Tiffany ne parviennent pas à obscurcir-Les perles si bien imitées par M. Valès, les pierieS précieuses fausses de M. David, les très jolies peiflh11^ sur émaux de MM. Chariot frères excitent l’étonne
- * ' Y (3$
- ment et l’envie du public féminin, et les bijoux strass et en simili-diamant des maisons Vuilleri»02’ Caron, Persianinofî, Besson, Charvet et Man0011’ sont d’une qualité que n’atteignent pas les fabric^3
- etrangers.
- La bijouterie imitation et or doublé de l’Uni011
- 0 j i*è
- coopérative des ouvriers bijoutiers en do 1 MM. Mascuraud frères, Murat, Chopard, Marteau Plichon, Plumet, Ruteau, Sordoillet, Sancan, Si Noiriel et Robert, etc., est d’une exécution plus soig
- de
- et de modèles plus variés et plus jolis que ceux leurs collègues des autres sections.
- L’horlogerie n’est représentée que par la Soci Haas jeune et la Société anonyme de Besançon» F
- M. Villon, de Saint-Nicolas, et par M. Droco
- fabricant de pendules de voyage. Deux négocia^ exportateurs, MM. Glaenzer & Cie et M. G. Lamad ont bien un assez grand choix de pendules conveua ^ à la vente américaine; mais ce n’est pas là, à Pr ^ prement parler, la représentation directe du Pj" ducteur, et encore moins celle de l’industrie horlo§ ^ de France. A quoi attribuer cette regrettable
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- galion d’une des branches les plus prospères de a France? Besançon, qui, à cette même, époque,
- , exposition horlogère dans ses murs, aurait
- ^ certainement mieux inspirée en ajournant cette; s°lennité.
- ^ les fabricants de cette région sont certains de la priorité de leurs procédés de fabrication, s’ils ont un pillage leur permettant de présenter des articles ^es prix assez bas pour pouvoir lutter avec ceux des
- auires
- s°nuiis
- pays, que ne se sont-ils groupés? Pourquoi ne
- echa
- pas venus défendre un marché qui leur
- £ ,dPPe ou le conquérir à nouveau? L’exemple des lsses est là; on ne saurait trop les louer de leur ^prit d’entreprise et de leur persévérance, dont ils ^nent d’ailleurs de recueillir les fruits par le verdict ^JUry> à Chicago.
- 1 une place insuffisante, dans les comités, a été faite ^présentants de l’industrie de Besançon, que ne 0ïlbils dit bien haut? Quels que soient les motifs de abstention, elle est très regrettable, et, quelque J^ante qu’ait été l’exposition locale, elle n’a pas et . ailra jamais le retentissement et les résultats d’une ^Uiense lutte internationale universelle, dans le °Uycau monde.
- ^ exposition de MM. Christofle et Cie forme un salon ,, s le salon même du comité 24. Personne ne ^onnera que les dispositions en soient excellentes, la ec°ration sobre et distinguée, les produits très remuables et très remarqués. Il ne semble pas qu’il ^ . P°ssible d’établir une comparaison entre leur taxation et celle des autres pays, celle des États-Unis
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- notamment, tant les objets diffèrent, dans leur aspect
- général, dans leur forme, dans leur exécution-
- . i les
- eux tout est étudié, aucun détail n’est hors de place,
- , ies
- styles sont purs, les dorures se fondent bien avec patines ou avec les mats de l’argent. Pas de conceptiollS bizarres et cependant de l’originalité, pas de recherche de l’effet par des moyens heurtés et des contrat5 violents, mais, du dessin, du modelé, de la ciselure fine et large à la fois, telles sont les qualités qui ^lS tinguent, des produits américains, les pièces artistique et les articles d’usage de cette importante maison.
- A ^
- La salle qui est occupée par les groupes 91,94 et ’ cristaux, verrerie, vitraux et céramique, est très bieI1 disposée.
- Les porcelaines de Bawo et Dotter, Gérar
- Dufraisseix, Redon, et de la Société La
- Cératn¥e
- : et
- (ancienne maison Pouyat, de Limoges), sont fmeS bien décorées : elles ne le cèdent en rien aux P*
- t
- beaux spécimens des fabriques étrangères. On peul gretter cependant que quelques fabricants de faie n’aient pas cru devoir exposer; les maisons de Bordeaj1^ Longwy, Ghoisy-le-Roi et Lunéville, qui ont brillé à ü si vif éclat à Paris, en 1878 et en 1889, ont, sans do^ gardé rancune aux États-Unis de leur appliquer g tarif douanier excessif (60 pour 100 ad valorem)» et se sont pas fait représenter. Leur absence enlève a groupe un attrait et le prive d’une grande et n note décorative. MM. Muller et Cie (d’Ivry) onV^jr une certaine mesure, suppléé à cette abstention P
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-
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- eur remarquable installation de pièces d’ornementa-|l0n architecturale en terre cuite et en grès polychromes. eRrs fauteuils et banquettes, leurs colonnes torses, ^ lrs panneaux, leurs vases, etc., sont d’un grand effet , c°ratif, et rien parmi leurs concurrents ne peut leur *ïe opposé. C’est un élément très nouveau de délation que les architectes emploieront avec succès.
- Les porcelaines (pâte tendre et dure) montées en ^r°nze doré, de MM. Emile Lévy; — Bigot et °Uzu, etc., sont fort riches; on les imite sans les
- é§aler.
- Les faïences de MM. Fourmaintraux, de Desvres, 1 originalité que recherchent les collectionneurs; s eouleurs vitrifiables de M. Lacroix, et les nouvelles c°aleurs inaltérables pour décorer la porcelaine dure au [eu de four, de M. Peyrusson, indiquent la supé-ri°rité des chimistes français dans cette branche spé-Clale qui tient à la fois de l’art et de la science.
- Léveillé a envoyé quelques-unes de ses belles fériés artistiques; celles de MM. Daum frères, de Hcy, sont malheureusement dans un passage trop
- Ara
- sotnb
- tèr
- et
- re pour être bien vues et appréciées, leur carac-
- e Particulier les place bien au-dessus des similaires 1 Allemagne et de la Bohême. A côté de ces derniers Par conséquent mal éclairées, les mosaïques de •Bapterosses et Cie, de Briare, très intéressantes es belles, passent presque inaperçues, malgré les jaques reflets dont les fonds d’or s’allument par ». ervaUes; il en est de même de celles de M. Guilbert*
- M.
- anin.
- peut donc dire que, en dehors de deux verriers
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- d’art, l’industrie de la verrerie et de la cristallerie ^ est si éminemment française, n’a pas pris part à ce , grande lutte internationale. Il faut déplorer qlie 111
- Baccarat, ni Saint-Louis, ni Pantin, ni Sèvres
- Meudon, n’aient cru devoir soumettre aux AméricalllS 7. ’ticS
- les merveilles de forme, de taille et de gravure son
- de leurs ateliers.
- Ces établissements ont perdu une excellente occ^ sion de les montrer aux populations du nouve^ monde, qui ne les ont jamais vues et qui retiendront leur visite à Chicago ce fait : que la Bohême est grand centre verrier de l’Europe et que la
- Glass C°, de Y Ohio, a les plus riches cristaux du entier. Le maître-verrier de Nancy, M. Gallé n’a
- de
- envoyé, c’est également fort regrettable, car il aur trouvé à Chicago des amateurs nombreux pour pièces les plus originales et les plus artistiques.
- riefl
- -ail
- ses
- Les produits chimiques et pharmaceutiques, la P^
- fumerie et le matériel de la peinture (groupes 87 et
- sont installés dans un salon très gracieusement dée°^
- Les exposants sont assez nombreux, aussi les eiup
- tres
- de** pin1' en
- céments qu’ils occupent sont-ils restreints. Be importantes maisons ont dû se contenter d’un ou mètres et n’ont pas donné à leur exposition toute
- portance désirable. Quand on compare la mise scène des fabricants de produits chimiques de la see allemande à celle-ci, l’avantage extérieur n’est PaS^ nos nationaux et cependant leurs produits sont sup rieurs.
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- n’est pas toujours bon, surtout dans un pays ^0rnme les État-Unis qui juge souvent sur l’apparence, e ta dédaigner par trop. Les fabricants de couleurs P°Ur peintures, de vernis et de matières premières ^0lir parfumerie sont dans le même cas, leurs vitrines S°nt trop modestes.
- ^.Les parfumeurs, comme MM. V. Klotz, Vaissier, etc., ont mis plus de recherche dans.la déco-^ti°n (je jeurs petits salons. MM. Monin et Pinaud, " Bourjois et Cie, fabricants de fards pour la ^ta et le théâtre, ont tiré un assez bon parti de leur
- vitrine
- malheureusement ils sont placés dans une
- j. erie obscure où les lampes à incandescence fonc-nnent sans interruption, mais ils les ont attendues s de deux mois ; pendant ce laps de temps ils ont été
- tio Plu
- s une obscurité presque complète.
- fontaine de parfums pour le mouchoir de la ^tason Pinaud, les jets d’extraits d’odeurs lancés aux
- Visit > j
- leurs, en poussière liquide, par d’aimables ven-Uses> les glaces de poche distribuées gratuitement, ^ autres échantillons libéralement offerts, attiraient Retenaient dans ces parages la foule toujours friande souvenirs gracieux.
- p O
- ^ ^ système de réclame par l’échantillon gratuit tend » Slrnp!anter de plus en plus dans les mœurs, il faut tre de son temps et le pratiquer, il a sauvé de la mono-
- fon
- le plus d’un coin du Palais des Manufactures.
- vêtements et accessoires de toilette 106 et 107) sont présentés avec
- (groupes 104, beaucoup de
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- goût et de luxe. Les vitrines très élégantes sont en b0l'| de palissandre ciré, et, au-dessus de celles qui s0 adossées aux murs, on a placé une série de panne^ spirituellement peints, représentant l’histoire du c°s tume et de la mode. ^
- Il serait superflu de citer les fabricants qui figul dans ces groupes, ils sont tous connus du conuuerC parisien.
- Mais il résulte de l’étude qui a été faite de cette s
- tion et de celles correspondantes étrangères, que
- France a conservé complète sa suprématie.
- Les dentelles de MM. Ancelot, Davenière, G.
- tin, les guipuires de M. Warée, et l’exposition colleC^
- tive de la Chambre syndicale des fabricants de
- telles de Calais forment un ensemble incompara ,
- • ' t leu*
- par leur richesse, leur dessin, leur qualité et finesse. _
- Les gants de peau de MM. Courvoisier, Fortu1 et Deschamps, Marcault, Perrin frères, TréfousS^ Plagnes, Jay, Aubertin, Reynier, et la ChaU1 syndicale des fabricants de gants de Grenoble etc^’ sont les plus fins, les plus variés et les mieux c°u^e de tous ceux qui sont exposés ailleurs. C’est aussc^ beaucoup, l’exposition la mieux combinée et la P complète.
- Les lingeries sont d’une élégance et d’un « cacb que n’atteignent pas les meilleures maisons de Vie de Bruxelles et de Berlin.
- Les corsets de MM. Farcy et OppenheiflL prince, etc.; les chaussures de MM. Pinet, J® dron-Ferry; les chapeaux pour hommes et pour da
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- m
- MM. Agnellet, Carlier, Haas, Liaud, etc.; les fou-apds et cravates de MM. Hayem, Klotz, etc.; les jer-Seys> les confections pour hommes, pour dames et pour liants, etc., etc., toutes ces parties de l’habillement Sont bien faites, de bon goût et de première qualité. Les robes et manteaux de Sara Meyer et Mohrange, e Morin-Blossier et de Rouff, présentés sur des j^nnequins à figures de cire, attirent particulièrement Mention, par leur richesse, leur nouveauté et la dis-Lnction de leur style. C’est pour ces trois maisons un vif et très .légitime succès.
- Les passementeries et boutons pour dames de Saunier, Neveu, Langlois, etc., sont mieux com-et dessinés que leurs similaires allemands, et s Matières employées sont bien supérieures.
- MM. Révillon n’ont pas un amoncellement de four-rures> et cependant leur belle vitrine sur Columbia ^Ven'ue fait sensation. C’est que là, les peaux employées S°nt de qualité exceptionnelle, qu’elles sont disposées avec art, et que les vêtements garnis sont confectionnés avec soin et avec goût. Les fourrures sont bien assorties, len assemblées ; ce ne sont plus de simples dépouilles, des objets d’un riche confort et d’une suprême elégance.
- Les broderies d’art et d’église de MM. Biais aîné
- ^ Lle et de Mme Leroudier sont des merveilles d’exé-cûtion.
- Les fleurs artificielles de M. Patay et de MM. Ja-Vey et Cie n’ont rien qui leur soit comparable dans aUcUne des sections; elles approchent de la perfection.
- L aurait fallu plus d’espace pour bien juger l’eflet de
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- toutes ces séduisantes nouveautés, elles y aurait beaucoup gagné.
- Les groupes 107 à 410 comprennent : la maroq111' nerie et la brosserie, la bimbeloterie, les articles voyage.
- La brosserie est représentée par trois importante8 maisons, MM. Dupont, Ch. Loonen, Maurey*DeS" champs, dont les articles sont disposés avec beaucoup d’ingéniosité dans des vitrines luxueuses. Leurprodu0' tion est de qualité supérieure, M. L. Gauchot expose sa brosserie et ses miroirs en ivoire.
- MM. Amson frères ont de belles maroquineries, deS sacs, des fantaisies riches, des bourses, des porte' monnaie et des fermoirs. Ils luttent avec succès contie l’article allemand et viennois.
- Les peignes en corne et en écaille de MM. Joannob Cormier sont d’une belle fabrication, ils sont mieU* finis que ceux de leurs concurrents étrangers. H est même curieux de constater combien chez les autreS peuples cet article de toilette est inférieur à celui de ^ France.
- Les petits miroirs en cuivre estampé et les cad^8 dé M. Carrière sont infiniment préférables à ceux ses concurrents de Nuremberg.
- de
- de
- Les sièges pliants, articles de campement, etc M. Clair et les chaussures en caoutchouc de MM. chinson & C° occupent une place d’honneur; que intéressants que soient leurs produits, il eût été préférable de n’accorder ces emplacements qu’à deS
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- ^bricants d’articles plus décoratifs et d’une plus Nantie valeur.
- Des poupées et les bébés Jumeau sont très admirés ^ Public grand et petit, ils occupent un emplacement ^r°P restreint.
- jouets mécaniques remplissent quelques petites
- t Des
- filles, tandis que d’autres sont au premier étage. ^ s fabricants auraient gagné à ne pas être divisés et °ccuper un espace unique.
- Leur expositition aurait ainsi produit plus d’effet et jurait mieux supporté la comparaison avec celles de Ureniberg et de Sonneberg, en Thuringe.
- ^ e Matériel de guerre et de chasse forme le groupe 5 qui compte bien peu d’exposants ; quelques-uns 6lHre eux se trouvent d’ailleurs dans le Palais des achines.MM.Fauré-Lepage etGastine-Renette sont
- d’
- le:
- . P^s connus et ont envoyé de très belles armes, que M. Guyot et M. Nouvelle qui exposent ^A(fUes armes de luxe et de tir.
- ^ a Société française des munitions de chasse, ^ et de guerre ne fait pas l’étalage à grand effet ^ Ses collègues américains; mais ses produits sont Une qualité et d’une fabrication qui n’est surpassée PaJ aucun d’eux.
- sjbj6s Pièges pour la destruction des animaux nui-a es> de M. Aurouze, complètent ce petit coin du rez-
- e'chaussée.
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- FRANCE. — Premier étage.
- Les fils et tissus forment les groupes 100, 101 ? ^ et 103, dont l’ensemble est très intéressant et qu’il e ^ regrettable de n’avoir pu installer à coté des modes costumes. La fabrique lyonnaise a donné la préféré11 au bois noir pour ses vitrines; c’est d’ailleurs la coul^ qui convient le mieux à la variété de nuances et dessins des tissus. Cette grande industrie empl°ie 150 000 métiers à main et 25 000 à vapeur; sa pl0 duction annuelle est d’environ 500 millions de fran°s’ dont 80 millions représentent les salaires de la nial^ d’œuvre. Une trentaine de fabricants de Lyon envoyé leurs produits ; parmi eux on relève les Q° de Bonnet et Gie, Brunet-Lecomte et Devay, Cha ^ et Tassinari, J.-A. Henry, J.-B. Martin, L. PeriBe*e et Cie, J.-M. Piotet et J. Roque, Poncet père et$ Sî Tresca frères et Cie, Bardon et Ritton, etc.
- MM. Gautier, Bellon et Cie exposent leurs ve*°U^ noirs et de couleur, soie et soie et coton; Bickert Besson, leurs velours unis et brochés et leurs tis
- l
- pour l’Algérie, le Maroc et les Indes; Gindre el ^ leurs satins unis et leurs armures de toutes coule et de tous genres; Gustelle et Ponson, leurs armu # poults de soie, moires, bengalines et satins duchosse’ Jarosson et Laval, leurs tulles de soie et leurs gazeS’ Bouffier et Pravaz, leurs crêpes français, anglal ’ de Lyon et de Chine, mousselines de soie et gre°a dines, etc.
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- FRANCE. 405
- p5
- y1 esL après la visite aux sections étrangères, une *at>sfaction bien vive que de constater la supériorité s soieries françaises, dans le choix des matières, la Action du tissage, l’apprêt, les nuances, les des-Slns' Les étoffes d’ameublement, bien qu’en nombre
- t0P Astreint, sont encore mieux représentées que par Produits analogues, très rares dans les groupes
- les
- C() ^ ;
- respondants des autres nations.
- î ? • *
- ^ exposition des soies grèges et ouvrées est très e> on ne peut lui comparer que celle du Japon; ^is cette dernière ne comprend que des soies écrues, ^ls que celle de France contient des soies de toutes j^ances, de l’Union des filateurs et des mouliniers ailÇais, à Valence; de Teissier du Gros, à Valle-de L. Martin et Cie (soies des Gévennes) ; de Prières, Morel et Gie, Boudon et Cie, à Saint-ean~du-Gard, etc.
- de
- ^es fabricants de Saint-Étienne ont participé à l’éclat ^ Cet ensemble. Ce sont les velours unis et façonnés 6 Chorel et Escorbia, les rubans, les peluches et les îes d’ameublement de Giron frères, les rubans °Urs et haute nouveauté de Marcoux et Château-k et de A. Morel, les rubans et étoffes de Ch. Re-^ r> les rubans et les galons et passementeries de 'h'on jeune et Cie, les rubans de toutes sortes de °lcombet et Cie.
- Cesses, lacets, ganses, soutaches et galons de ^ Alamagny, Oriol et Cie représentent l’industrie e ^aîftt-Chamond.
- ^ Uls ce sont les filés de coton de Berger et Gie, de 1ten» les filés et tissus de coton écrus et teints de
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- Waddington fils et Cie, de Saint-Rémi-sur-Avre velours de coton écrus, teints et imprimés de Cogue et Cie, d'Amiens; les tissus de coton pur de Deche lette Rémi et fils, de Roanne; les tissus de coton p°ul les colonies françaises de Roy frères & Cie, deP^îS’ les fantaisies en coton pour pantalons et costuO165 complets de Vallée, à Flers-de-VOrne; les flanelle ^ coton de A. Debiére, à Marly-les-Valenciennes.
- La fdature de lin de Lille (Nord) a pour p^1101 paux représentants : MM. Crespel et DeschaiflP^ Droulers-Vernier, Faucheur frères, la Collectif de Lille, P. Le Blan et fils, la Société anonyifle Perenchies, et, en dehors de Lille, MM. Leufen frères, à Roucq; Nicolle Verstraete, à Cant^ Lorent-Lescorney, à Helleunner. Il n’y a nulle Pa une aussi belle collection de fdés de lin et de cha°VI;
- MM. Simonnot-Godard et fils, de Paris et M- ®re mond fils, à Cholet, ont de belles toiles fines à opp° à celles des fabriques d’Irlande. M.D.Deblock, dei>^ ej a des toiles et des coutils; M. I. Niquet, à Méréless01 des toiles à bâches, à voiles et à prélarts; MM
- . S&ni
- très
- frères, de Paris, des toiles d’emballage et autres lin, chanvre, jute et coton.
- MM. Binder et Jalla jeune, de Paris, font bien le tissu éponge en coton, en laine etméla1^6’ leurs variétés sont de dispositions fort agréables. ^
- frafl'
- Le linge de table, damassé et de toilette, a P unique exposant MM. Kelsck & Bonnet, de Gérar
- (Vosges). C’est insuffisant, car certaines maisons
- çaises excellent dans ce genre de fabrication,
- et
- abstention peut être interprétée d’une manière
- fâ'
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- FRANCE.
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- C^euse, surtout lorsque l’Angleterre et l’Allemagne eri °nt fait un étalage aussi complet.
- „ ^ industrie lainière aurait pu prendre part d’une ®Çon p]us entière à cette lutte internationale. L’absence s industriels de Roubaix est très remarquée et très c°nimentée; naturellement les commentaires sont toi1jours défavorables. Il est difficile d’expliquer les ^°tifs de leur décision. Est-ce le bill Mac Kinley? nt-ce les droits excessifs? Il importe peu. Une indus-e aussi considérable, aussi puissante, aussi prospère, ^ devait à elle-même et devait au pays de participer rdlamment à cette Exposition.
- , ^enx qui sont venus à Chicago ne se sont pas arrêtés ades questions de tarifs ou de procédés douaniers, ils 0ïlt pensé que les États-Unis pouvaient revenir à un j^he système économique que celui de la protection °ntrance : on ne peut que les en féliciter.
- ^es nouveautés en lainages et en laine et soie, les ^aPeries de MM. Boussus & C™, à Wigneh ies ; les ^aPeries de J. Lagache et de Ternynck frères, à °ubaix, quels que soient leurs mérites, ne fournissent ^as Un aperçu suffisant de la fabrication de leur ville, ÿ 1116 en y adjoignant les laines peignées de MM. A. °tte et Cie et de la Société anonyme de pei-etc. (Roubaix).
- ^ Seydoux et Cie, de Paris; Pascal-Valluit et Cie,
- Vienne (Isère) (spécialité de draps imprimés); ^ ourier et Cie, de Paris (tissus de soie et de laine); e ^ontagnac et fils, de Sedan; la très importante - ais°u F. Masurel frères, de Tourcoing, etTh. Michau
- Cie
- de Paris, forment, avec les cinq maisons de
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- Roubaix précédemment citées, le groupe complet de l’industrie lainière tel qu’il est composé à Chicago-Les Fils de A. Guillaumet et G. Maès, à SuresfteSi et MM. Chappat et Cie, à Clichy, exposent leurs tein tures et apprêts sur tissus.
- Le groupe 89 (Papiers et articles de papeterie papiers peints) n’a pas non plus toute l’important désirable, et aucune de nos grandes usines n’a d’installation comparable à celles qui sont décrites dans les passages consacrés à cette industrie dans les païs
- étrangers.
- et
- A part les papiers photographiques, filigranes parcheminés de Blanchet frères et Kléber, les papielS à écrire de Outhenin-Chalandre fils, les papiers ï°n à filtrer de Prat-Dumas et Cie, de Couze, de JohanH0 et Cie, d’Annonay,i\ n’y a pas, à proprement paider’ de produits des grandes papeteries de France.
- La Société du Prieur, au Prieur, près Brives, ne fabrique que le papier d’emballage, papier Pa^ej P. Varin, à Jeand’ heurs, a des papiers divers,
- ait1
- que G. Legrand, de Paris, et L. Geisler, à Chât^eS’ MM. Bardou et Pauilhac, à Toulouse, exposeI1 leurs papiers à cigarettes, de même que M.L. Lacro1*’ à Cothiers, etc.
- M. E. Vacquerel (Paris) petit volume ses papiers de fantaisie, cartes en carton gris, etc.
- Les papiers pour fleurs et feuillages de M. J- * J les papiers et étoffes dorés et argentés, et impri^8
- t • trop
- a reuni sous un
- feuille
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- FRANCE. ^09
- couleurs.de M. Ch. Salorne, les registres de MM. For-tln et Cie,les toiles transparentes pour plans et dessins de MM. Ghapou frères, les cartonnages fantaisie de ®®M. Richard et fils, Feuvrier, G. Piprot, A. Conza, les papiers dentelle de Caillaut et Levasseur, appar-llennent à la petite industrie parisienne, mais ne peu-vent faire oublier l’absence des grands fabricants de Papiers peints.
- ^ucun de ces derniers n’a exposé, c’est absolument regrettable, étant données les belles installations des fabricants de l’Angleterre et des États-Unis.
- Les porte-plume de M. Bac, et les encres, colles guides et cires à cacheter de M. L. Antoine, compétent ce groupe qui, tel qu’il est composé, ne repré-Seote pas cette branche de l’industrie française. Tous és articles sus nommés sont logés dans de petites
- et ne donnent pas
- Vltrinettes de dimensions exiguës,
- 1 0 7
- a Joindre idée de l’importance de cette fabrication en France.
- Le groupe 150 (Imprimerie et Librairie) est fort lntéressant; l’arrangement des gravures, des cartes, ^es spécimens de typographie et de lithographie, les ^Productions de peintures et d’aquarelles, les illustrations de la Revue de la Mode sont disposées, tout ^cadrées, sur les surfaces murales combinées habile-lïlent avec les vitrines-pupitres contenant les livres, les Publications illustrées, les éditions musicales et les reliUres d’amateurs.
- Le salon est très grand, et il s’en dégage comme un
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- parfum d’érudition, de science, de lettres et d’art, <îul saisit et pénètre le visiteur. La pièce est admirablement éclairée par de vastes baies vitrées ouvrant sur le laC Michigan.
- Il suffit de citer les noms des Firmin-Didot, Pl°n’ Nourrit et Cie, Boussod, Valadon et Cie, A. CoH11 et Cie, Alcan, Masson, Belin, Danel, Delagrave^ Delalain, Hetzel, Hachette, Gauthier-Villarsi Lahure, Marne et fils, Quantin, Ollendorf, etc-, pour se rendre compte de la part prise par les princ1' pales maisons de librairie et d’impression.
- Les maisons Champenois, Minot, Mauler, Sirve*1» Hautecœur, Houssiaux, Laurens, Moullot, Le Vas-seur, Montgredien, etc., ont envoyé des gravures* des chromolithographies, des livres illustrés, Erhard frères, leurs cartes géographiques ; Guérinet, S0s ouvrages spéciaux d’art décoratif; Goubaud, son Mon1' leur de la Mode avec aquarelles et patrons; Poyet,s0b spécimens de gravures scientifiques; Reinwald, seS ouvrages de sciences médicales et naturelles; Testai ses livres artistiques; Thézard, de Dourdan, ses ou vrages sur l’architecture, la décoration et l’ameuble; ment; Westhausser, ses ouvrages illustrés et md1 taires; Storck, de Lyon, ses publications médicaleS’ scientifiques et littéraires ; Le Soudier, ses livres 0t cartes; Larose, ses ouvrages de droit, de jurisprU dence et d’économie politique; Ladmirault, sa grand0 encyclopédie; Hollier, son grand dictionnaire rousse; Jouvet, ses livres d’histoire, de littérature etd0 voyages; Berthier, sa collection des meilleurs auteurs Durand, ses éditions musicales ; Pannier, des vignette
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- FRANCE. 411
- distiques au burin. Les caries topographiques du Ministère de la Guerre, la carte de France au 1/100 000e du Ministère de l’Intérieur, la carie géo-logique du Ministère des Travaux publics, et des fléaux de l’École des Mines et de l’École des Ponts ei Chaussées représentent la participation officielle, avec les ouvrages, cartes, atlas, albums, etc., de l’Imprimerie nationale.
- Iles livres d’amateurs sont envoyés par M. Conquet et M. Rouveyre; la collection de reliures d’art et objets en cuir ciselé à la main de M. Léon Gruel, est très belle et reçoit toute l’attention qu’elle mérite ; elle est ^ ailleurs fort bien présentée.
- Parmi les éditeurs d’ouvrages religieux, M. Lecoffre et la Société biblique protestante de Paris.
- La maison Lorilleux ne pouvait manquer d’envoyer Ses encres d’impression, et Lair et Maillet, leurs Papiers.
- L’Alliance française (Association nationale pour la Propagation de la langue française dans les colonies et a l’étranger) ne se trouve pas absolument dans le milieu 0lfl elle devrait être. Son tableau et ses brochures Passent un peu inaperçus. L’œuvre est si grande, si belle, si nationale, qu’on désire pour elle le meilleur eïï]placement; le commerce et l’industrie y gagnèrent, car elle travaille à leur créer des débouchés. Lbi aurait du lui faire place également dans les groupes <les Colonies, et une carte, une petite brochure, un souvenir, un rien, aurait pu être distribué. Ce serait là ürie bonne propagande, à laquelle tous les exposants français prêteraient leur concours.
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- m EXPOSITION DE CHICAGO.
- Enfin, pour terminer la description de cette section? il est bon d’ajouter que le Cercle de la Librairie, de l’Imprimerie et de la Papeterie avait organisé une exposition collective, ainsi que le Syndicat de Presse périodique. Cette dernière comprenait '• ^ Revue illustrée, la Revue des Deux Mondes, la Ga%e^e des Reaux-Arts, les spécimens de journaux de modes de A. Goubaud, les originaux d’illustrations de Hetzel, les dessins publiés dans Y Illustration, 'e Monde illustré, la Mode nationale.
- Les groupes 112 et 151 (Instruments de précision et photographie) sont installés dans des salles commun1-quant avec celles de l’imprimerie et de la librairie.
- Les jumelles de théâtre, de marine, de campagne et les longues-vues sont exposées par MM. Baille-Lemaire* Tubeuf, Vion frères, Roussel et Berteau, ColmonL Picard, Lacombe, A. Lévy, Jobard frères, Deraisme> Moreau-Teigne.
- Les objectifs de photographie, instruments de pre cision, théodolites, niveaux, les instruments de ma thématiques, géodésie, nivellement, topographie, Pal
- MM. Balbreck, Bazin, Berthiot, Barthélemy, CbaU' vet, Clément et Gilmer, Damoizeau, Darlot, Deroffy» Fauvel, Français, Valéry, Hanau, Krauss, Mackens tein, Monti, Regad et Jeantet, Richard, Werlei11*
- MM. Pertuis et fils ont envoyé leurs baromètre holostériques; Secrétan, ses lunettes astronomiques télescopes; Pellin, un gros héliostat, un spectrophot° mètre, un pyromètre optique; Nachet et fils, leUfS
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- microscopes; Hurlimann, ses sextants, micromètres et théodolites; Ch. Henry, ses instruments de physique et de physiologie ; le colonel Laussedat, son télémé-h'ographe et photothéodolite.
- MM. Blanchet frères et Kléber, leurs papiers photographiques; la Compagnie française de papiers photographiques et d’encres d’imprimerie, ses ^Preuves photographiques et ses papiers albuminés ; ^jardin, des héliochromies; Vallot, des photographies au magnésium ; la Société anonyme de la Papeterie de Renage, des papiers photographiques; Otto, des portraits photographiques ; Nadar, le journal Puris-Photographe; Faucompré, des châssis à rouleaux automatiques pour pellicules ; Laussedat et Sabattier, ^es spécimens de reproduction des couleurs par la Photographie ; S. Lévy, des photographies sur verre ; ^ippmann, des spécimens de photographies des cou-^hrs ; Londe, des photographies médicales ; Mathieu-broche, des photographies sur émaux vitrifiés ; Michelet, de la photogravure; Guilleminot frères, des plaques et appareils photographiques ; Braun, dément et Cie, des photographies inaltérables au charbon ; la Société anonyme des plaques et papiers Photographiques, de Lyon, des plaques au gélatino-hromure d’argent, papiers photographiques, développa-photographique, etc. ; enfin, M. Collot est le seul ^i présente des balances et poids pour les sciences et ^es étalons du système métrique.
- ht, Aivas joint à ses instruments d’optique son -l°ürnal les Annales photographiques.
- L’installation de ces appareils, quLsont, pour la
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- 414 EXPOSITION DE CHICAGO,
- plupart, d’un certain prix, est très convenable, plutôt un peu modeste. C’est une collection très complète elle ne le cède en rien comme mérite et comme qualité à celle des États-Unis et de l’Allemagne ; connue valeur scientifique elle est supérieure.
- L’Éducation et l’Enseignement (groupe 149) occupent deux petites salles; leur installation est simple des rayons et des vitrines en bois blanc passé au brou de noix, une toile jute de couleur cachou sur cloisons, des titres en lettres dorées pour indiquer leS différents exposants, constituent toute la décoration.
- Le Ministère de l’Instruction publique occupe l’une de ces salles, le Ministère du Commerce, de l’Industrie et des Colonies prend les trois quarts de l’autre.
- La première comprend :
- 1° Les revues et bulletins scientifiques, historiques et archéologiques; les archives des missions scient1' fiques et littéraires, etc. ;
- 2° Les bulletins, mémoires et comptes rendus de l’Institut et des Sociétés savantes ;
- 3° Les journaux et recueils périodiques, traitant des sciences, lettres, histoire, philosophie;
- 4° L’enseignement supérieur ;
- 5° L’enseignement secondaire ;
- 6° L’enseignement primaire.
- Le Ministère du Commerce a envoyé les règlement et documents de l’enseignement industriel et de 1 seignement commercial ; des travaux d’élèves de&
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- FRANCE. 415
- ecoles d’Arts et Métiers d’Aix, d’Angers et de talons ; des écoles d’horlogerie de Cluses et de Rançon ; les règlements, programmes, rapports de JUry> etc., de deux des écoles supérieures de commerce Connues par l’État, celles du Havre et de Bordeaux.
- Chambre de Commerce de Paris expose les Cahiers de cours des élèves de YÉcole commerciale,
- de l'École
- Hi
- supérieure de Commerce et de YÉcole des
- a^tes Études commerciales, qu’elle a fondées et ^ elle administre. Elle a joint aux cahiers des élèves
- qui
- commerciaux pour
- suivent les cours gratuits
- lérvi ®
- ^uies, des spécimens d’ouvrages de couture exécutés
- Pur elles.
- 0 Association philotechnique, la Bibliothèque j^°Pulaire libre du XVIIIe arrondissement de Paris, Franklin pour la propagation des biblio-e^Ues populaires, le Syndicat des bibliothèques Polaires libres de la Seine présentent des docu-^eriis, journaux, catalogues, statistiques, etc., relatifs 6ür institution.
- remarque, parmi les écoles libres : l’École PlutiqUe de commerce et de comptabilité, de M. Pigier, École professionnelle de l’Est, de M. Wohlgemuth. j Oe directeur de l’École centrale des Arts et Manu-^ures, M. F. Reymond, s’est borné à envoyer des lers, dessins, plans et travaux des élèves.
- ^près avoir mentionné les quelques ouvrages sur des bières commerciales de MM. Léautey, Barillot, fuient, Marie, Lami, Bentayou, et la table scolaire ^ Féret, la liste des exposants de ce groupe est
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- m
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- Alors que la France n’a à sa disposition que cesdeuX pièces, les écoles et collèges des États-Unis occupa un emplacement considérable.
- En refusant de lui accorder un espace plus grand, ^eS administrateurs de l’Exposition ont fait preuve de partl pris. Une simple promenade dans la partie occupée par leurs écoles suffit pour s’en convaincre.
- La législation, l’économie politique et Fécond111® sociale forment les groupes 153 à 157 qui occup quatre petites salles voisines de celles de l’Enseiglie ment.
- Les autres pays, et les États-Unis eux-mêmes, h pas donné à cette partie de l’Exposition l’attention !ue la France y a attachée, car chez eux il n’y a rien presque rien appartenant à ces groupes.
- Les quatre petites salles que la section française leU
- a affectées sont insuffisantes, et c’est à grand’peme
- qiF
- / r&ir
- l’agent envoyé pour en faire l’organisation a pu 5' fermer tous les envois qui ont été faits.
- Aussi, bon nombre de tableaux, plans et statistiq se trouvent-ils placés à une hauteur telle, qu’il est1 ^ possible de les consulter et d’en lire les faits pr^c paux.
- Cent, quatre-vingts Sociétés ont envoyé des docum divers, des vues, des graphiques, des brochures,sur { but poursuivi par leur institution. Quelques-unes,11 vrai, n’ont qu’une minime importance, mais il eB jg qui sont très connues et dont l’œuvre rend do re
- services.
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- de la cha
- armi les Chambres syndicales, on remarque celles
- Boucherie de Paris, des Entrepreneurs de rpente de Paris et de la Seine, des Entrepre-^ rs de couverture, de plomberie, d’assainisse-
- ^ent
- But
- et d’hygiène, de Paris et de la Seine, des j^repreneurs
- maçonnerie de la Seine, du ç,aPier et industries qui le transforment, de la ^avUre, des Ouvriers constructeurs-mécaniciens e Bouen et de l’arrondissement,*le Comité cen-^ de l’Industrie du Bâtiment, etc.
- ^ es Syndicats de la Boulangerie, des Voyageurs p ^Présentants de Commerce, des Ingénieurs-p . eus, au Commerce en gros de la^Boucherie de de l’Union du Bâtiment, etc.
- ^ armi les Associations, celles des Comptables du des^6111611^ Seine, des Étudiants de Paris, t/ ^dustriels de France contre les accidents du c^VaÜ, de la Meunerie française, des Voyageurs de p merce, l’Association protestante pour l’étude p 1ïue des questions sociales, etc. rttiiles Compagnies d’assurances, contre l’incendie
- "^lavie.l’ünion.
- (j)( arrRi les Institutions de prévoyance, de retraite et ^Pargne : Boulanger et Cie, Caisse des Dépôts et de j,dations, celle des Bouches-du-Rhône, celle So .frr°ndissement de Corbeil, du Syndicat des Cés mutuelles de Reims, de la maison A. Le (j0 eur et De, des ouvriers de Sedan, du Comité des <ïeSüPa9nies ^assurances sur la vie, de la Compagnie du °cks et entrepôts de Marseille, de la Compagnie emin de fer de l’Ouest, de Paris-Lyon-Médi-
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- et de
- 418 EXPOSITION DE CHICAGO.
- terranée, de la Compagnie des mines d’Anzin Blanzy, la Fourmi, la Fraternelle (caisse de retra1 de la bijouterie), de Marne et fils, de Ménier, du »^ Marché, des Artistes dessinateurs et graveurs bois, de Barbas, Tassart et Balas, de Benoist et ’ de Pétillât, de Simon et Cie, des Ouvriers de SedaîI> de Tréfousse et Cie, de Voelker-Coumes et Cie-
- Parmi les Sociétés de secours mutuels, celleS l’Étoile (garçons restaurateurs et limonadiers), ^e Ligue nationale, du quartier de la Porte-Saint-^a tin (dixième arrondissement), du Dix-huitième ar dissement, des Employés de commerce du ®avre^ Prévoyance pour la vieillesse (Reims), la Caisse Architectes, des Ouvriers en soie de Lyon, de 1 commerciale de Calais, des Cantonniers des dennes, de Chaumont, des Cuisiniers de PariSj Instituteurs et institutrices publics du PaS' , Calais, de Lizy-sur-Ourcq, de l’Émulation c tienne de Rouen, de Warcq, des Bouches* Rhône, etc.
- Parmi les Sociétés en participation ou de Pal^ pation aux bénéfices : A. Chaix, La Fourmi, l*ar° ^ Joubert et Cie, Nayrolles, Pétillât, Piat et ses Redouly et Cie (ancienne maison Leclaire), ^Ulgey^ frères, Tuleu (ancienne maison Deberny et Cieb doux et Cie, etc r
- Parmi les Sociétés coopératives et de conso#1 ^ tion : la Fédération nationale, la Revendiez*0*1’ ^ Société civile du dix-huitième arrondissem^^ Société coopérative des Mineurs d’Anzin, leS çhisserie et teinturerie de Thaon (Vosges),
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- FRANCE. 419
- ^oiïiie, de Maisons-Alfortville, d’Anzin, le Familis-jare de Guise, l’Union coopérative des Sociétés rariçaises de consommation, la Fédération des éployés de chemins de fer de Paris-Lyon-Méditer-ranée, etc.
- ^armi les Sociétés philanthropiques et religieuses :
- e Comité de participation des œuvres protestantes, e Comité protestant français, la Compagnie des sauveteurs rouennais, la Ligue pour le repos du Manche, l’Union du Commerce, l’Office central
- des
- institutions charitables, l’Orphelinat de la
- bijouterie, l’Assistance par le travail, l’Œuvre libre Assistance, l’Orphelinat professionnel municipal garçons de la ville d’Angers, l’Œuvre delà probation de la foi, l’Œuvre du vœu national au bré-Cœur, la Réunion protestante de charité, la °ciété générale d’éducation et Comité catholique Paris, la Société philanthropique des commis-^î'chands tailleurs de Paris, la Société philantropique de Paris, la Société de protection mutile des voyageurs de commerce, etc.
- Parmi les œuvres d’instruction et d’éducation popu-aires : l’Union de la jeunesse républicaine, la °oiété de statistique de Paris, la Société de légis-^ation comparée, la Société des études pratiques economie sociale, Société de gymnastique et armes d’Arras, le Conseil de Prud’hommes de . lïïles, la Société anonyme du Cercle Franklin iftavre), l’Association polytechnique, l’Association Philotechnique, la Société républicaine des çonfé-rehces populaires.
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- 420 EXPOSITION DE CHICAGO.
- Parmi les Banques et Institutions de créditpopulaire-
- le Comptoir national d’escompte de Paris, le Crédit Lyonnais, la Banque populaire de Menton, la Banque de Saint-Florent-sur-Cher, la Prudence (à Mo^' ceau-les-Mines), etc.
- Parmi les Sociétés de constructions à bas prlX’
- r Ig
- habitations ouvrières, etc. : Emile GacheuX, Pierre du Foyer (Marseille), Ménier, Jules Petit, a Plessier-Saint-Just-en-Chaussêe, Oise, la Société de Passy-Auteuil, la Société anonyme des logements économiques de Lyon, la Société Havraise des cites ouvrières.
- Parmi les Sociétés musicales : le Choral de BeHe-
- ville, la Chorale Catésienne, la fanfare municipal
- de Bresles (Oise), la fanfare de l’Usine Enault(Gr'
- Montrouge), la fanfare de Vanves, FHarmonie-ExpresS
- des chemins de fer de l’Est, l’Harmonie de Mont'
- martre, l’Harmonie municipale du quinzième arroU'
- dissement (Paris), les Enfants de Lutèce, la Société
- chorale de l’école Gallin-Paris-Chevé, la Lyre ^e
- Belleville, la Société des Orphéonistes d’ArraS’
- l’Union musicale, de Saint-Denis (Seine).
- A ces Sociétés et à ces Associations il faut ajouter Ls
- ouvrages et brochures d’un certain nombre de partit
- liers, traitant de jurisprudence, d’économie politique et
- sociale, de statistique, etc.
- Aucun autre pays n’a envoyé une semblable collecti011
- de documents relatifs aux questions sociales. La Fran^
- seule, a prouvé qu’elle avait réellement souci de l’arUe
- lioration du sort du travailleur, et en cela elle s est
- ^ 1(3
- placée au premier rang-des nations qui veulent, avee
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- FRANCE. m
- IeR-être de l’ouvrier, son élévation morale et intellectuelle.
- seconde partie du groupe des jouets comprend :
- 1 Les jouets mécaniques de MM. Maltête, Bou-arrï5 Martin, Sender, Vichy, Lambert, etc. ; b ^ Les jouets en métal de MM. Barré, Lefèvre,
- *08%iol;
- 3° T
- ^es jouets en caoutchouc de MM. Delachal,Lau-^res^e"Martin;
- Les jeux en cartonnages de MM. Wogue et Lévy, lej Lamagnère, Boyer;
- ^ Les poupées et bébés, nus et habillés, de MM. Ra-
- Girard, Hesse, Pintel et Godchaux;
- Les jouets en porcelaine deM, Gavot;
- 7° T
- r^s armes et instruments de musique de MM. Se-
- e> Roulleau et Loiseau, Sender, A. Chauvin.
- le^S CG Son^ ^es °iseaux chanteurs de M. Bontems;
- toilettes pour poupées de M. Couturier; les ani-^ x a poil naturel et de grandeur naturelle de per^raUSer’ ^eS mas(lues’ t°uPsJ dominos, barbes et lugues de M. Moncharmont; les jeux pour salons, p^es et cafés de MM. Thomaron, Du Val et Logeât. « Ollrquoi avoir mis dans ce groupe les objets en ijs rs porcelaine de M. Boussard? N’appartiennent-à la Céramique?
- Ai ^ exP°sants de ce groupe n’ont donc pas manqué. Sl ^ a ®té dit plus haut, il est fâcheux que les ^eîîCes de l’installation Paient divisé en deux parties.
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- 422 EXPOSITION DE CHICAGO.
- Les produits agricoles, la laiterie, le matériel agrJ' cole, les produits accessoires de la ferme, le matérielet les produits de l’exploitation forestière, les produit alimentaires, se trouvent dans le Palais de l’Agri^' ture ;
- La viticulture, les produits dérivés de la vigne tériel et procédés), les boissons naturelles et fermente^ l’horticulture, dans le Palais de VHorticulture;
- Les poissons, pêcheries, produits des pêcheries engins de pêche, dans le Palais des Pêcheries;
- Les appareils de chauffage, la quincaillerie, la blanterie, les mines et la métallurgie, dans le des Mines ;
- dés
- et
- etc-
- Les moteurs et générateurs, le matériel et proce de l’industrie, des tissus, du papier, du caoutchouc, ^ — le matériel et les procédés de la confection des ^ ments, — les machines-outils pour travailler le bois>^ pierre et les métaux, — le matériel et les procèdes l’imprimerie et ses applications, — le matériel et procédés de l’industrie alimentaire, dans le PalalS Machines ;
- Le matériel et les procédés du génie civil, des vaux publics et de l’architecture, le matériel et 1 eXP tation des chemins de fer, tramways funiculaire^ chemins de fer de montagne, — les navires, bate^ la marine, les transports fluviaux, la marine mih et la défense des côtes, —la carrosserie, la sellera» bicycles, ballons et ascenseurs, dans le Pa^alS Moyens de transport; _ ^
- Les cuirs bruts et ouvrés, dans le P^aiS Cuirs ;
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-
- FRANCE.
- m
- L électricité et ses applications, la musique, les in-, de musique et le théâtre, dans le Palais de
- j n Cu^rs bruts et ouvrés, les articles de voyage, dans
- ectricité;
- hygiène et la salubrité, les appareils chirurgicaux,
- le Pavillon de VAnthropologie et de VHygiène;
- Les
- Palais des Cuirs; j Peinture, la sculpture, l’architecture, l’aquarelle, Pastel, les dessins et miniatures, la gravure en mé-^ *es et la lithographie, les objets d’art décoratif, as le Palais des Beaux-Arts.
- P,
- j est dans ces palais respectifs que seront examinés ^ Pr°duits français qui auraient dû trouver leur place ns le Palais des Manufactures, dont la visite est
- Aminée.
- La • • •
- i participation française est importante, elle a ae bon nombre de concurrents étrangers. Les hé-lQns de la première heure ont pu leur faire croire 6 les industriels français étaient défavorables à une aitieipation à la World's fair de Chicago. Ils ont été ^ Renient surpris de sa remarquable installation et 6 la supériorité des produits exposés.
- absence de certaines industries est largement com-See par la présence des produits parisiens.
- ^ e commerce et l’industrie de Paris et de Lyon ont . naê à la section française un éclat sans égal, il est e de leur en rendre hommage.
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- COLONIES FRANÇAISES
- Pour quel motif le groupe des constructions repie sentant les colonies françaises a-t-il été relégué une partie de Jackson-Park où il se trouve isolé? ‘ place n’était-elle pas parmi les pavillons étrangelS et les colonies des autres nations?
- Ces pavillons ne manquent cependant ni d’élégaIlC^ ni d’originalité, et leur décoration polychrome au| mis dans ce milieu une note gaie qui lui fait compl^e ment défaut.
- Ce coin a été longtemps délaissé et c’est mer que les exposants soient parvenus à y attirer le pu
- rved16
- bli6'
- Ces trois constructions, de style différent et conforïïl à l’architecture des pays qui y ont exposé leurs P*° duits, sont affectés à l’Algérie, la Tunisie et le Ton^111 De chaque côté du pavillon tunisien sont amérrageS.
- sous une sorte de galerie ouverte, de petits coiuparl/
- ments occupés par des marchands de bijoux, ue v
- r r • ... 4vèue'
- bons, de cigarettes et d’objets de fabrication mcu»
- Ces braves gens avaient payé fort cher au con sionnaire français la petite loge qu’ils occupai
- ces'
- eid’
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- COLONIES FRANÇAISES. 425
- et ils se désolaient d’avoir ainsi perdu le petit capital b ils espéraient faire fructifier en venant à Chicago. ^es débuts de la World's fair ont été durs pour eux, si la fin de l’Exposition a été une période lucrative, ^ n’est que juste qu’ils aient été indemnisés de leur ^placement et de leur longue attente.
- ke pavillon algérien n’était pas plus visité. Les exhibions qui y ont été installées, avec le café arabe, ont attiré la foule qui s’y précipite comme à la rue du Caire de Midway-Plaisance.
- Quant au pavillon tonkinois, ce n’est que grâce à la Persévérance, jamais lassée, de l’honorable commissaire spécial des Colonies, M. T. Bilbaut, que les probits reçus de toutes les colonies françaises ont pu être rarigés, classés, étiquetés, en un mot présentables.
- Il faut avoir vu les caisses, renfermant ces produits si divers, échouées et à demi enfouies dans la boue ou sable, il faut avoir assisté à l’ouverture de ces colis leiUplis des objets les plus disparates, mêlés dans un chaos inexprimable, après des mois de transport, pour Se rendre compte de la tâche qui incombait au conser-vateur du Musée des Colonies, de Paris.
- Ï1 avait tout à faire, et il s’en est admirablement tlré, mais au prix de quelles fatigues et de quelles preuves! Il faut posséder ses connaissances des probits coloniaux pour avoir pu ranger et coordonner avec méthode, ces gommes, ces soies, ces fibres, ces riz> ces graines, ces marbres, ces bois sculptés, ces °Uvrages indigènes, ces peaux, ces cornes, ces cuivre-Iles> etc., à côté des rhums, des liqueurs et des SlJcres, etc., et des blocs énormes de nickel, de cobalt,
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- m EXPOSITION DE CHICAGO,
- de chrome, de fer et de charbon de la Nouvelle-Caledonie.
- Comme il a été déjà dit (dans la partie consacrée à l’agriculture), le ravissant petit palais algérien? qui contient l’exposition des vins de cette régi°m aurait dû se trouver dans ce groupe, afin d’en augmeD' ter l’aspect d’ensemble, il aurait d’ailleurs gagne a être vu en pleine lumière, au lieu d’être enfermé au milieu des jambons, des fromages et des conserves alimentaires.
- Ce groupe ainsi composé aurait dû être placé parmi les pavillons étrangers.
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- PALAIS DE L’AGRICULTURE
- Construit dans le style Renaissance, il est placé près *fo lac Michigan, et est presque entouré de lagunes. ^a dimension est de 175 mètres X 275 mètres. De chaque côté de l’entrée principale des colonnes corin-fofonnes, de 15 mètres de hauteur et de lra,50 de diantre, supportent un portique surmonté d’un fronton 0rné de bas-reliefs. Le dôme central de 40 mètres de ^auteur est vitré, et, aux quatre angles de l’édifice, des l°urs terminées par un dôme servent de base à des poupes de femmes portant un globe terrestre. Un vaste Escalier mène au quai du grand bassin, à droite et à §anche des groupes symbolisant l’Agriculture ornent
- 1entrée.
- L’aspect de cette construction est imposant, mais le sWe ne semble guère s’harmoniser avec le but auquel ehe est destinée. C’est d’ailleurs une critique qui 6 aPplique à d’autres bâtiments.
- L’intérieur ne correspond pas à l’extérieur, il y a Peu ou point de décoration ; la seule qui existe est h^mée par les installations des exposants. Or quelle
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- 428 EXPOSITION DE CHICAGO,
- ornementation des éleveurs et des cultivateurs pel1'
- vent-ils trouver en dehors de celle que leur fournissent
- •• de
- les produits du sol? Les gerbes; les mosaïques grains ; les pyramides de seaux, de boîtes de fer-blaflc> de flacons et de bouteilles; les piles de jambons et barils de saindoux, quelque ingénieusement arrange5 qu’ils soient, ne forment pas un ensemble décoratif cadrant avec ce palais Renaissance.
- États-Unis. — Ainsi qu’il vient d’être dit, les e%p0' sitions des États américains, producteurs de céréales» sont composées de gerbes, d’épis et de feuilles de tabac séché.
- Le Kentucky par exemple, dont la principale pr0' duction est le tabac, a orné son pavillon de feuilles de cette plante disposées de façon à former des dessins? des cordages de la même matière enroulés en spirale imitent des colonnes. C’est l’A B G de la mise en scène la plus élémentaire.
- L’Indiana, qui est un État où l’on cultive le maïs? a construit un obélisque en épis de couleurs variées, et son grand pavillon a pour principaux matériaux de» bocaux et des cylindres remplis de ces grains.
- f
- L’Ohio cultive aussi le tabac et le maïs. Il a éleve une sorte de temple grec, dont le portique, le froiù°n et les colonnes sont figurés par des tubes de verre rem plis de grains de maïs.
- L’Illinois, lui, a des colonnes hexagonales en verre remplies de maïs et des panneaux pleins recouvert5
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- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- 429
- ^Pne marqueterie d’épis coupés de différentes façons Pour produire des combinaisons variées. Les pilastres, ^ ontablement, le toit, le nom de l’État, tout est en maïs.
- ^ est du reste un genre adopté pour tous les États, il 116 dépasse pas, il n’atteint même pas le mérite des P^ces que les jardiniers français présentent à leurs Patrons le jour de leur fête ou de 1a. Saint-Fiacre.
- ^ est donc inutile d’en décrire d’autres.
- , ^es grands packers (abatteurs et préparateurs de Vlandes) n’ont pas manqué de faire de grandes installa-(&nS ^ and Provision C°
- ' Oston) n’a pas une originalité spéciale ; ce sont des jjffamides de caisses et de barils. Celle de Nelson ^°rris & C° {Chicago), l’un des big four, comme on Appelle, c’est-à-dire Vun des quatre grands étalements de ce genre, à Chicago, est importante; ^ ls ^a plus originale est certainement celle de Swift ^0lïlpany {Chicago), également l’un des big four. teruple grec, à parois vitrées, contient des quar-^ ls de bœuf, disposés de la même manière que dans \Wagons refrigerators. C’est une exposition démon-ve de la perfection de leurs procédés réfri-q^antS’ Car ces v^andes sont en parfait état, bien ayant été placées dans cette vitrine depuis Couver-^ e de 1 Exposition. Tout autour sont groupés les dif-r.ents produits de la maison, qu’une balustrade en 0 re doré protège contre les indiscrétions. L’on de So^Produits est aujourd’hui adopté, c’est la Butterine, ^ e de margarine faite avec les graisses fondues qu’ils ^disaient pas autrefois.
- a maison Armour, autre big four, fait également
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- la Butterine, et si, au début de cette étude, dans description de Chicago, il a été dit que les stock yM([ étaient mal tenus, cette observation ne saurait s’app^1
- et
- quer à toutes les parties de ces établissements
- notamment de celui de la maison Armour.
- Le« salles où se rangent les quartiers de viande,
- se font mécaniquement les saucisses, où Ton emp^
- les boîtes de viande hachée, la fabrication des sa®
- doux, de la Butterine et de Y Extrait de viande, s°nt
- spacieuses, aérées et bien tenues. La voie d’un che®10
- de fer électrique circule autour des bâtiments tant p°lU 1 ... amener le bétail que pour faire les expéditions
- commandes ; les barils sont montés et chargés ®eca
- niquement.
- L’atmosphère empestée est moins suffocante ces salles bien ventilées et soigneusement tenues a
- d®)S
- un0
- «o ont
- température normale.
- A ces divers départements, MM. Armour & C0? ajouté celui des colles, des gélatines et des engralS* On trouvera, sans doute, intéressants les quelq chiffres suivants qui donnent une idée de l’impôt de ce commerce. Ce sont seulement ceux de la ®a Armour.
- Total (les ventes (en 1892)...........
- Pores abattus.........................
- Bœufs — ..............................
- Moutons— .............................
- Nombre d’employés.....................
- Salaires payés........................
- Contenance des chambres réfrigérantes
- Fabrication totale de la colle........
- Fabrication totale des engrais........
- Nombre d’employés à cefte fabrication.
- 1.000 de frnncs-
- 1.000
- 1.000
- 1.000
- 1.000
- 1.000 de francs-0.000 tonnes 0.000 liv. a»
- 2.000 tonnes. MO
- O-l.
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- PALAIS DE L’AGRICULTURE. 431
- Une autre maison, The Cudahy Packing C°, à Chi-Ca9°, III., à Û7naha, Neb.,. à Siaux City, à Los
- Angeles, Cal., fait, mais sur une moins vaste échelle, tes mêmes produits.
- Toutes font de la pepsine.
- The National Linseed Oil C0 (Chicago), fabrique lrnportante d'huile de lin, expose des tourteaux de lin P°ur la nourriture du bétail.
- N.-K. Fairbank & C° (Chicago, Saint-Louis, New-Y°rk, Boston et Montreal) fabriquent la Cottolene pour remplacer le beurre et le lard dans la préparation <tes aliments ; ils fabriquent également les savons.
- Tes instruments, outils et appareils agricoles sont tellement nombreux, qu’une description, même sommaire, dépasserait les limites de ce rapport.
- Allemagne. — L’emplacement qui lui a été affecté est assez important, il est occupé principalement par tes fabricants de bières d’exportation, dont les bouteilles i5°nt disposées de cent façons différentes, et par les
- s°ciétés d’eaux minérales.
- Au nombre de ces dernières, la plus connue aux Utats-Unis, l’eau de Apollinaris, est installée dans un Pavillon très luxueux et très vaste. Celui des German Kali
- Works, syndicat qui compte neuf établissements pour l’extraction et la préparation de sels de potasse et engrais chimiques, est également très spacieuse, les Pr°duits y sont parfaitement présentés.
- Les machines à boucher les bières de L.-A. Enzin-à Worms a/Rh., sont très pratiques.
- Ou ne peut guère parler de ce pays, sans qu’il soit
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- m
- question de sa bière, ce qui a été fait, et de ses....saU' cisses. La Bratwurst-Fabrik de Heinrich Bauer (Frankfurt al Main), et les Conservirte frankfurt® Bratwarst de Heinrich Schmidt (Frankfurt a/M-)’ présentent ce comestible national.
- Quant au Genuine Franck Coffee de Heinrich Franck Sohne (Ludwigsburg), il n’a de genuine que le nom de Franck, car il usurpe celui de café ; c’est tout simple meut de la chicorée.
- Le clou de cette section c’est la statue colossale de la Germanie, en chocolat, reposant sur un socle et a l’intérieur d’un petit monument également en chO' colat!
- Est-ce artistique ? non. Est-ce joli? pas davantage-Mais cela a été un grand succès. La Commission aile' mande en a fait l’inauguration avec une certaine solennité. Une des musiques militaires qui sont venues de la Vaterland pour prêter, pendant la durée de l’Expos1' tion leur concours à toutes les cérémonies, a exécute plusieurs morceaux alternant avec les toasts. MM-Stollwerck frères, de Cologne, auteurs de cette superbe conception, ont été proclamés les plus grands des chocolatiers, on a choqué les coupes plusieurs f°lS remplies, et, le lendemain, tous les journaux parlaient de cette œuvre de... cacao.
- Aussi il n’est pas un visiteur par famille qui ne tienne à voir la statue de la Germanie, en chocolat.
- Il faut avouer que ce n’est pas un morceau ordinaire-Le monument qui abrite la statue a 11®,60 de hauteur-C’est un temple Renaissance composé de six colonnes surmontées d’aigles ; elles supportent un entablement
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- PALAIS DE L’AGRICULTURE. 433
- que domine un dôme iiexagonal se terminant par la c°uronne impériale.
- La base de cet édicule repose sur un massif fait de ^blettes énormes de chocolat.
- Trois marches mènent à une plate-forme sur laquelle est placé le socle de la statue.
- Cette figure n’est pas moulée, elle est taillée dans un UJ°c de 2960 liv res anglaises; l’ensemble du pavillon esl lait de 30 000 livres de chocolat.
- Comme la couleur chocolat de la matière employée ai*rait été peu agréable à l’œil, on l’a agrémentée, dans aertaines parties, de points et de veines rouges et blancs e Manière à lui donner un peu l’aspect du marbre ^otte foncé. Les principaux ornements sont rehaussés 0r, les panneaux des bases des colonnes représentent es fruits du cacaoyer.
- Afin que le public soit convaincu de l’authenticité la matière, des morceaux sont déposés sous ses yeux; s°nt pointillés et veinés comme à la surface.
- Cette ingénieuse réclame a produit son effet, les visi-teUrs affluent, cherchent la fameuse statue, et tous les ^posants allemands profitent de cette aubaine.
- Stein & Koester, de Mayence, exposent leurs houblons.
- Leux fabricants du Hoff’s Malt Extract offrent leur Produit reconstituant.
- Angleterre. —- Une très haute colonne de bou-^ les compose l’exposition du fameux Dublin wiskeij ® Sir John Power & sons. D’autres marques du
- ^ême liquide, des bières pour l’exportation, et des
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- m EXPOSITION DE CHICAGO,
- conserves au vinaigre, moutardes, etc., parmi lesquelle on distingue la grande vitrine de Crosse & Blackwed (London), moutardes et pickles, constituent à peu pl'eS les points saillants de la partie occupée par ce pays.
- Canada. — Son pavillon, entièrement construit el1 gerbes et en graines de céréales, est très habilement arrangé et très important. Les produits qui y sont exposés sont des grains de toutes sortes.
- Une forte odeur, désagréable, âcre, pénétrante vous saisit, elle provient de la pyramide des fromages de ^ laiterie canadienne de Penh, Lanarh County, Ontar^ et principalement du fromage monstre qui est placé ^ centre. On a employé 207 200 livres de lait pour sa ^a' brication, soit l’équivalent de la traite de dix rnide vaches en un jour. Ce Mammoth pèse 22000 livres; d a fallu pour le solidifier une pression de 200 tonnes. d mesure 8m,50 de circonférence et !m,85 de hauteur-
- République Argentine. — Un salon de dégustât*011 est installé par là Compagnie de l’Extrait de viaH^e Liebig; on y distribue gratis de petites tasses de boud Ion, que l’on vous invite à assaisonner à votre goût av°° du sel au céleri.
- Cette Société présente également des spécimens ses engrais..
- Il n’y a pas moins de vingt exposants de blés et céréales, et de soixante exposants de toisons de m°a ton.
- Frange. — Là, comme
- dans le Palais des Manud*0
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- PALAIS DE L’AGRICULTURE. 435
- tUï>es, 1’instailation est soignée ; elle a du coup d’œil, de l’ensemble, de l’harmonie que l’on ne rencontre pas
- ailleurs.
- L’usine de Noisiel (Ménier) a élevé un bloc de cho-^°lat en tablettes enveloppées du papier jaune indiquant a Qualité courante, dont le poids (50 000 kilogrammes) valeur (200 000 francs) représentent la produc-quotidienne. Il ne se voit pas bien à la place où llest;ü eût été préférable d’en faire, par exemple, l’en-de ia section française.
- Les conserves alimentaires de M. J. Dumagnou marque Billet, sont bien supérieures à ce que Présentent les fabricants étrangers. MM. Amieux frères 0tdune belle vitrine, leurs articles sont bien disposés ^ °nt fort bon air, ainsi que celle de la maison Félix ; mais cette dernière n’est pas en rapport avec ^portance de cet établissement.
- Lfn seul exposant représente le grand commerce des huiles d’olive, c’est J.-L. Duret et Cie, de Bordeaux.
- Les biscuits Olibet font assez bonne figure, la vitrine du r^ême article de HL et J. Estieu est un peu exiguë, ^ Cependant les produits sont excellents.
- Les Grands Moulins de Corbeil occupent aussi
- un
- P Petit emplacement.
- : a Raffinerie C. Say a tiré très bon parti d’une place
- Suffisante.
- ^ ^6n ^Ue Sa Pro^ucL°n annuelle est de allions de livres, dont deux cinquièmes sont ab-es par la consommation nationale, et un tiers est (Porté; mais qui se douterait de son importance à eXil,deti de sa vitrine?
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- et
- U
- m EXPOSITION DE CHICAGO.
- Il en est de même du Syndicat des fabricants ^ sucre de France.
- Une charmante petite construction de style ar^ contraste avec la banalité des autres pavillons.
- M, Yvon, l’architecte qui en a tracé les plans e' dessiné la décoration, a donné une très jolie note cette Exposition algérienne.
- L’intérieur est un véritable bijou d’élégance, bassin qui est au centre, les carreaux cérainiqlieS’ l’ornementation polychrome, la finesse des détail5 charment et reposent. On vient de voir tant de chose5 laides et communes !
- Les vins, classés et disposés avec un goût parfait? ^ nuisent pas à l’aspect de ce palais en miniature, cependant on peut les examiner à loisir et aussi fa
- cilement que si les bouteilles étalaient leurs étiquebeS
- w
- au grand jour, en gradins, en pyramides ou en 0 lisques, comme l’ont fait les étrangers.
- Il y a là un cachet de bon ton qui dispose en faveUl des produits.
- Sa place n’était-elle pas au milieu des colo111^ françaises, près du bazar tunisien et de la pa£° tonkinoise? Les uns et les autres y auraient gagne-
- Le Ministère de l’Agriculture occupe un placement relativement grand. C’est une sorte de 1°°^ galerie dont les murs sont couverts de dessins, pla°s ^ statistiques ayant trait aux méthodes d'enseigneï^ de l’agriculture. Ce département est fier à bon a des résultats obtenus en France, grâce à ses eff°l mais, aux Etats-Unis, si quelques hommes spec ont pu jeter un coup d’œil ou s’arrêter à l’exarrl
- e&'
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- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- 437
- Ces tableaux, le public ne semble pas s’y inté-re$ser.
- ^ücim autre pays n’a exposé de documents de ce b6ïlre î ü semble en effet que la Columbian Exposition a ^°Urbut,non de faire des démonstrations scientifiques, lla*s des affaires ; c’est du moins ce qu’ont pensé les auffes nations.
- ï )
- espace accordé à la France parmi les instruit . S a^co^es est assez restreint; l’exposition la plus j .ayante est celle des modèles d’appareils de distiL a^°R de Deroy fils aîné de Paris.
- de
- No
- uvelle-Galles du Sud. — Elle n’a pas manqué
- ^°nner la place la plus importante à ses laines, dgT va^eur totale, pour 1891, a atteint le chiffre ^5 millions de francs. Le nombre de balles a été 6 838 333. Le poids total : 331886 720 livres.
- es daines, cardées, peignées, filées, sont disposées P arcades supportées par des colonnes également aiees de laines sous différents aspects.
- I es céréales, blés, maïs et avoines, sont montés de aiêrne façon, en colonnes et en arcades, ornées de u‘iles de tabac.
- Prerj
- Hicl,
- ^Uelques spécimens de soie brute représentent la riIere production de New Italy sur la rivière
- Riond.
- Les fabricants de chocolat et de cacao
- ^°Uaivde.
- s_e pays n’ont eu garde de manquer une seule occa-.j0a dg montrer leurs produits dans tous les palais où avRient quelque raison d’être.
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- 438
- EXPOSITION DE CHICAGO.
- A. Driessen (Rotterdam), Bensdorp & C°
- Blooker [Amsterdam) rivalisent de luxe dans leUlS installations.
- • - Je
- Italie.— Les huiles d’olive, les pâtes alimentaires? vermicelle, les noix et amandes, les sardines et aub6® poissons en boîtes de fer-blanc constituent le princ^ appoint de leur exposition, ainsi que quelques liqueur parmi lesquelles le Fernet-Branca des Fratelli Braflca de Milan, sorte de bitter fortifiant et fébrifuge.
- Japon.— Ce pays a fait un grand étalage (étalage eS le mot propre, car c’est toujours le même syste111 d’arrangement des objets) de tabacs en feud^ cigares et cigarettes, bières, liqueurs, vins de rl2’ vinaigres, riz, vermicelles, thés, bulles de men^e’ colles, cocons, nattes, pulpe de paille, textiles, paP* peints, etc.
- C6S
- Tous ces articles sont munis d’étiquettes en jap°
- et en anglais; les prospectus sont également dans
- deux langues. ^
- Une collection d’oiseaux empaillés vient, on ne s
- idde
- sof*
- trop pourquoi, augmenter l’assortiment déjà gra*1 tous ces produits, dont quelques-uns sont présentes une certaine richesse. Des gelées, par exempte» renfermées dans des pots de grès fin et coiffés à’$°
- t*îT1 ^
- de soie que fixent des cordelières soie et or et gai
- de glands.
- Il y a beaucoup de choses intéressantes dailS bazar alimentaire exotique, mais l’étrangeté des o en rend l’étude bien difficile.
- ce
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-
- PALAIS DE ^AGRICULTURE. 439
- Russie. — Les céréales, et principalement le blé, les llns, le tabac en feuilles et en cigarettes forment une Partie très notable dans l’ensemble des produits ex-P°sés, parmi lesquels on remarque :
- Les soies brutes de Helena Herzog (culture de soie gouvernement de TifUs, Transcaucasie) ;
- Les sucres de la raffinerie de Toula, Société des fatigues et raffineries de sucre des Frères Téreschenko.
- Les liqueurs impériales des frères W. & K. Sied-iewski, sous la raison sociale : K. Sznajder, à Var-Sovie (ce sont presque toutes les liqueurs qui se ^briquent à Bordeaux)', elles sont très bien présentées;
- Celles de la maison P. A. Smirnoff (Moscou) sont a PeR près identiques aux précédentes, mais leur ^rque jouit d’une moins gr ande réputation Les bougies de la Société industrielle Krestovni-k°R frères (Moscou)', fabrique à Kasan.
- Suisse. — Dans le groupe 7, la Société de la farine
- *ctée, de Vevey, présente ses fromages, beurres et lait.
- Lans le groupe 8, Amédée Kohler & fils, à
- ^ausanne, et Russ-Suchard & C° à Neuchâtel-^rnères, leurs chocolats. Dans le groupe 11, Edouard ernod, son absinthe.
- Inde.—Cent quatre Compagnies ont envoyé de? ^bantillons de thé; la plupart ont leurs maisons à Cachar, Darjeeling, ferai.
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-
- 440 EXPOSITION DE CHICAGO.
- Les faucheuses, moissonneuses, lieuses, batteuses? charrues, herses, machines à planter et à semer, etc.» contenues dans la vaste annexe réservée aux machines agricoles, demandent une compétence spéciale et n’entrent pas dans le cadre de cette étude.
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- PAVILLON DE L’ANTHROPOLOGIE
- ET
- DE L’HYGIÈNE
- ^*eri que les données de ce rapport ne comportent
- 1 examen des objets contenus dans ce bâtiment, il
- est pas inutile d’en dire quelques mots. Au début, la
- instruction n’en avait pas été arrêtée, mais la néces-Slté rlû j r ,
- oc donner plus de place à Y Education en fit arrêter
- les Plans.
- Edifié le dernier, ce pavillon n’a aucune prétention
- ^rchitecturale ; il est de forme rectangulaire et a l’as-
- Pect a5 e
- L u un vaste entrepôt construit en bois et recouvert
- staff.
- ^ P contient les expositions de l’hvgiène, de la salu-j, des institutions de charité et de correction, de ethnologie, de l’archéologie, de l’anthropologie, des ^ edces naturelles, des modèles d’habitations préhis-riques, etc. Il y a même un service d’anthropomé-^ e où, moyennant une faible rétribution, on peut se re mesurer sur place.
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-
-
- m EXPOSITION DE CHICAGO.
- Les collections ethnologiques comprennent certain
- et ^
- du
- spécimens de l’art ancien d’Assyrie, de l’Égypte Rome. La collection grecque occupe le centre Hall, elle a été complétée par des pièces de 1^
- Muséum de Chicago. Puis ce sont les expositions
- et ^
- Ministère de l’Instruction publique, de France Gouvernement espagnol, des Musées de Vienne Berlin, de la Russie, de l’Asie et de l’Afrique, de Nouvelle-Galles du Sud, de la côte du Pacifique. etc-
- Les collections des différents États de l’Union,
- du
- Canada, du Sud et du Centre-Amérique, relatives moeurs, coutumes et usages des premiers habitants ces contrées, leurs arts, leurs religions et même leLllS jeux forment un ensemble considérable et du P^11 haut intérêt;
- Des séries de crânes et de squelettes indiquent caractéristiques physiques des différentes races.
- Il y a également une exposition des outils, instrU^ ments et fournitures employés par les taxidermisteS les naturalistes.
- C’est dans la galerie du premier étage que se tro
- l’exposition du Ward’s Natural Science estabh
- ment, de Rochester, N. Y., véritable musée d’lns
- . a la vie
- naturelle, où l’on peut voir toutes les formes ae *
- animale, depuis l’éponge jusqu’à l’homme. ^
- décou'
- C’est au milieu de ces oiseaux empaillés, coquillages et de ces fossiles qu’il faut aller..* vrir, dans les groupes 147 et 148 (Hygiène et ^ brité), les appareils chirurgicaux français. Parnl1 fabricants d’instruments de chirurgie, on rema a MM. Wulfing- Lüer (Paris), E. Th. Brenot (Pam-
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-
- pavillon de l’anthropologie et de l’hygiène. m
- Puis ce sont les appareils électriques pour la méde-c|nc, de Ch. E. Chardin (Paris), les instruments d ophtalmologie de A. Goubault (Paris), les instru-^ents d’optique de Giroux (Paris), les instruments de précision employés dans la physiologie expérimente et le diagnostic des maladies de Ch. Verdin (Paris), t bandages de G. Wickham (Paris), les étuves à Vapeur, pulvérisateurs et appareils à stériliser les eaux ^ à désinfecter de Geneste, Herscher & Cie (Paris), etuve mobile de désinfection par la vapeur de G. Le (Paris), les modèles d’anatomie élastique du tcteur Auzoux, de A. Montandon (Paris), les appa-l ebs de prothèse dentaire buccale et faciale de C. Mar-P*1) à Lyon, les pièces dentaires, dentiers et pièces Perses de Léger-Dorez (Paris), la vaccine animale de Saint-Yves, Ménard & Chambon (Paris), etc.
- Poe place importante devait naturellement être attri-tée aux souvenirs de la découverte de Christophe Colomb. Une série d’objets et d’illustrations permet de suivre les différentes étapes de sa vie; on y remarque les armures et les parties d’équipement de ses hommes, uUe collection d’articles d’échange avec les Indiens, ^es Moyens employés pour les vaincre et ceux de défense des indigènes, des fragments du premier établissement ClvÜisé en Amérique.
- En résumé, ce n’est pas une exposition, mais un ^Usée, offrant un champ d’études très vaste et très
- c°niplet.
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- PALAIS DES BEAUX-ARTS
- Cet édifice est de forme rectangulaire ; il mesure 152 mètres de longueur sur 92 de largeur.
- L’architecture est de l’ordre ionique, d’un style assez pur. La façade principale se trouve sur la lagune, l’autre sur l’avenue des États. Une très beHe colonnade l’entoure, on y accède par un majestueux escalier. Aux extrémités est et ouest sont des annexes reliées par une galerie au bâtiment principal. Un dôme? surmonté d’une statue ailée de la Victoire, domine la toiture vitrée, qui éclaire l’intérieur divisé par deux larges avenues-promenades qui se coupent à angle
- • • ' n
- droit; le point d’intersection est sous le dôme, qui 18 mètres de diamètre et 35 mètres du sol au sommet-C’est à cet endroit, dont l’aspect est grandiose et imposant, que sont placés les moulages offerts à la ville de Chicago par le Musée rétrospectif du Troca' déro, et parmi lesquels on remarque: le portail de ^ cathédrale de Chartres, le Christ d'Amiens, une gaUr%^ de la cathédrale de Limoges, un portail de la Vierge 11 Notre-Dame de Paris, etc., ainsi que les principal
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- PALAIS DES BEAUX-ARTS. M5
- Ouvres des sculpteurs français. A l’ouest, dans cette avenue, est exposé le fac-similé du nouveau Parlement de Berlin.
- Le Palais des Beaux-Arts étant destiné à survivre à
- l’Pv
- ^position, il a été construit en fer et en briques ^couvertes de staff : c’ est également pour diminuer es chances d’incendie que le bois n’a pas été employé dans la construction. Les salles d’exposition des tableaux sont disposées à droite et à gauche de l’artère P^ncipale; aux quatre angles se trouvent d’autres salles occupées par les collections particulières qui ont été prêtées par les propriétaires.
- Le chaque coté se trouve une galerie de 6 mètres de ^arge et à 8 mètres du sol.
- Aai point de vue de l’importance de la contribution atRéricaine, comme de la participation étrangère, c’est Cei‘tainement la plus grande exposition artistique qu’il ^ ait jamais eu aux États-Unis. Il y a une différence c°nsidérable entre celle-ci et celle du Centennial, à Philadelphie, en 1876.
- Sans discuter le mérite et le chiffre des œuvres que |es Américains ont exposées, ni de celles envoyées par es principales nations européennes, il est juste de reconnaître que les premiers font très bonne figure. ^llelques-unes de leurs toiles ont, pour ainsi dire, erüpreinte du caractère national ; mais la grande ^jorité des artistes conserve le genre, la manière de ecole ou du maître dont ils ont fréquenté les ateliers.
- Le nombre, très notable, de sujets et de scènes francs» les costumes, les sites, indiquent clairement une préférence marquée pour l’École française. C’est déjà
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- EXPOSITION DE CHICAGO, un succès pour la France ; celui de son exposition, qul occupe complètement l’une des annexes, est plus grand et plus significatif encore.
- On remarque surtout : le portrait du cardinal de La' •vigerie, par Bonnat; celui du Président de la Rep11' blique, par Adolphe Yvon; le Christ en croix, de Jeaa Béraud; le Pardon de Kergoët, de Jules Breton; ^ Conscrits, de Dagnan-Bouveret ; le Régiment qui passe et l’Attaque d’un convoi, de Détaillé ; le Roi de la fo • de Rosa Bonheur; le Christophe Colomb, de Jean-Pallj Laurens, etc., etc., et combien d’autres encore-Beaucoup de monde aussi chez les aquarellistes et leS pastellistes. Jamais pareille agglomération de merveiP leuses et fines compositions n’est passée sous lesyeLl* du public américain.
- Dans la grande galerie centrale l’impression est pluS forte, car le contraste est plus grand. Le visiteur se laisse bien charmer par les sujets humoristiques les mièvreries, mais il est empoigné et séduit par l’arïl pleur d’exécution, la pensée élevée, la vérité de l’intel prétation des œuvres de la statuaire française.
- Les autres nations n’ont rien à opposer à enfant el Premières Funérailles, de Barrias ; aux groupe d’animaux de Cain; à la Jeanne d’Arc, de Chapû; a^a Diane, de Falguière; k la Salammbô, d’Idrac; aU* quatre figures du Tombeau de Lamoricière, de PaU Dubois; à PHomme de l’âge de pierre, de Frérniet; aU David, de Mercié, etc., etc.
- Les graveurs en médailles et les graveurs en caDie0-' ne sont surpassés par ceux d’aucune nation. La c°^ lection d’eaux-fortes, de gravures au burin, de
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- 447
- PALAIS DES BEAUX-ARTS.
- 11168 sur bois, de pointes sèches et de lithographies ^ absolument supérieure.
- ^es objets d’art décoratif proviennent d’artistes de ôlaad talent; il n’existe dans aucune section une série l^Ssi complète de pièces aussi remarquables. Ce sont es bronzes de Joseph Ghéret, les porcelaines de Dam-îïl°Use, les grès flambés de Delaherche, les pièces en P°lcelaine flambée de Chaplet, les émaux translucides donnés d’or et sur cuivre de Thesmar, les plat et L°uPe argent repoussé et ciselé de Bapst et Falize, la aflère en argent ciselé de Fannière, la cafetière en ^bCnt repoussé, ciselé avec parties dorées de la maison , rist°fle, les étains de Brateau, les porcelaines et ^aux de Taxile Doat, les dessus de porte en bois ^ulé qe G.uérard, les potiches de Lachenal, les vases . Poteau de Clément Massier, le vase en bronze, à ^ 6 Perdue deThiébaut frères, les porcelaines flambées 6 tleck, les coupe, vase et bouteille de Gai lé, le vase 11 Cristal de Baccarat, etc., etc.
- Angleterre, I’Italie et I’Allemagne ont envoyé j,e ^°rt bonnes toiles; mais elles ne produisent pas ^Pression que l’on ressent à la vue d’œuvres vérita-6ïOent grandes et fortes.
- ^p Autriche n’occupe que trois salles ; deux tableaux ^rande dimension sont bien connus, c’est : la Défé-^^ation de Prague (1618), de Brozik, et les Cinq B}ls> de Hans Mackart.
- Il
- y a dans la Belgique, la Hollande, la Suède,
- la
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-
- 448 EXPOSITION DE CHICAGO.
- Norvège, FEspagne, la Russie et le Danemark qui n’occupent chacune que deux salles, quelqueS jolies toiles.
- Le Japon a arrangé son unique salle avec beaucoup de goût, combinant ses peintures sur soie et ses br° de'ries avec des objets en bois sculpté, des laques, de-émaux, des porcelaines et des bronzes.
- Dans les salles qui renferment les collections prêtée» par des particuliers et rassemblées par les soins de ^ Sarah Hallowell, on retrouve avec plaisir: le Sotfi_ Corot, et des œuvres de Millet, Rousseau, Delacro1*’
- 7 7 7 Aft
- Fromentin, Daubigny, Troyon, Meissonier, Ingres? Neuville, Gérôme, Puvis de Chavannes, etc., etc On ne saurait trop le répéter, jamais pareil ensern n’a été réuni sur le continent américain. Quel en ser‘ le résultat? Il y a tout lieu d’espérer que la Fraoce
- bl«
- ble>
- qui de l’aveu de tous y a brillé d’un éclat incompara aura laissé dans l’esprit des visiteurs une trace a^ profonde pour qu’elle recueille les fruits d’une rriallje festation artistique dans laquelle elle a su conserve1 premier rang.
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-
- ^Villon des cuirs et chaussures
- u est plus qu’un pavillon, c’est un immense magasin, tourne rectangulaire, ayant 190 mètres de longueur SUr 50 de large. Il est construit entièrement en bois, ec°uvert de staff, sans aucune décoration architectu-C’est un vaste hangar, percé de cinq cent vingts patres et couvert d’une toiture vitrée. L’aspect inté-Leur est celui d’un entrepôt, sans autre ornementation les énormes drapeaux fixés aux solives.
- ^ renferme les cuirs et peaux, les chaussures en C,Ulr et en caoutchouc, et les produits des industries qui ^ rattachent, tels que : cirages pour chaussures et . arnais, fds à coudre la chaussure, lacets, guêtres et •fàiïibières, feutres pour chaussures, etc.
- Ét&ts-Unis. — Les fabricants de souliers, bottes, °ttines et pantoufles, des États-Unis, ne sont pas ^oins de soixante-dix, dont vingt-cinq environ sont e Lynn (Mass.). On sait que c’est dans cette ville, non °*a de Boston, que se trouve le grand centre de la
- ^rication des chaussures. Il n’est donc pas étonnant
- 29
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-
-
-
- es
- 450 EXPOSITION DE CHICAGO,
- qu’un bon tiers des exposants de cet article soient cette localité. Leur fabrication est bonne, bien établi6 très substantielle ; en ce qui concerne les riches, ils sont de formes souvent exagérées, mais ^ matières employées sont de premier choix, et la faǰl] en est excellente. Les prix ne sont pas aussi éleveS qu’aulrefois. Les chaussures fines, pour dames, son* élégantes; mais il y a toujours une tendance à comb?!ier des couleurs et des ornements qui leur enlèvent toid leur cachet.
- La American Rubber G0 (Boston) expose des teaux et des chaussures en caoutchouc.
- La Boston Rubber Shoe Company (Boston) u3 que des chaussures en caoutchouc, de même que ^ Goodyear metallic Rubber C° (.Naugatuck, Comi.) et la Woonsocket Rubber C° (.Providence, B. /.).
- Une quarantaine de fabricants de cuirs et peau*’ pour courroies, semelles, tiges, gants et maroquinerie forment le reste de la participation américaine. Dans $ nombre, il est bon de remarquer qu’il n’y en a <lllS cinq qui produisent le cuir verni et cinq le chevre^ fin glacé et mat.
- Robert H. Foerderer (Philadelphia) a la vitrine ^ plus importante. Il fait les chevreaux noirs et de coU' leur, ses glacés semblent particulièrement réussis.
- La vitrine de Kaufherr & C° (Newark., N. J-) ef assez curieuse à examiner. On y remarque un ^ alligator (avec les œufs), trouvé dans le sud de ^ Floride; des peaux tannées d’alligator, pour sacs àe voyage, portefeuilles, porte-monnaie, pantoufles maroquinerie de fantaisie ; des griffes d’alligator orn
- et
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-
-
-
- PAVILLON DES CUIRS ET CHAUSSURES.
- 451
- erubans ; des alligators de la Louisiane. Puis, un cro-j^dile monstre, un gabroloo du Mexique, un higuana du ex*que, un grand lézard de Java, un leguana des ûes orientales, un caméléon de l’Amériquedu Sud, etc. Ijes imitations de peaux à grain de maroquin de cro-c°dile, etc., sont très bien faites.
- 1 fabricants exposent des peaux de kangourou, ^ üs appellent veau kangourou ; si ces peaux du ron-
- Pûij t
- à. 1 australien peuvent être achetées à de bonnes con-lQns, il y a peut-être là un essai à tenter.
- dit
- le ^IIANge- — Son exposition est bien présentée, déi
- mais
- les
- c°rroyés
- dV
- display très important de la partie américaine en °urne un peu l’attention. Les produits sont tous de ltG supérieure, et portent les noms et les marques Plus estimés. Ce sont, pour les veaux et les cuirs
- MM. Courtois et Cie, Meyzonnier fils n°nay ; pour les peaux de chevreau, MM. Combe ij, 9ri°lj Basset fils, frères et Cie, Calixte Barrand, Pousse et Cie, à Chaumont ; pour les courroies cuir r transmission, M. Poullain-Beurrier : pour les jy. > veaux, chevreaux et moutons mégissés, ^ Médaillés, Gaston Floquet, Guillau et fils, la j ectivité des mégissiers de Graulhet (Tarn) ; pour es cuirs vernis, MM. Leven frères et fils, Sénat et Cie, Vfils, etc.;
- kktr
- ^Uet
- 0Ur les maroquins, chevreaux, veaux et moutons
- 0c[uinés, MM. Petitpont et Cie, Fernand Flotte. ;
- MM. Salace,
- r°ur les peaux d’agneau et de mouton, e Bédarïeux, Pinède, de Bayonne;
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- 452 EXPOSITION DE CHICAGO.
- . gt
- Pour les peaux de lapin teintes, pour pelleteries, poils pour chapellerie, MM. Lafrique et Pinto11» Ulysse Déon, à Sens, Dolat frères ; t
- MM. Bruel et fils, à Souillac, pour les cuirs non’S fauves ; M. Jules Deschamps, h Boisbelle (Cher),ÿ0^1 les cuirs teints; M. Guilleux, pour les peaux pour gaI1 terie; MM. Courvoisier, Bourgoin et Cie, pour ^ cuirs lissés, veaux blancs et cirés, M. S. Ulhn°’ Lyon; enfin M. L. Vuitton a un très bel assortime^ de malles bien conditionnées, de sacs et d’articles voyage.
- Russie. — Dans un très beau pavillon de sty[® national, M. W. Savin, de Saint-Pétersbourg, a , un grand étalage de vaches russes d’une qualité sup6 rieure.
- M. N. M. Broosnitzin (Saint-Pétersbourg) a ein^e des spécimens de ses vaches tannées ; et la Russie American India Rubber C° de Saint-Pétersbo^ expose, dans un superbe pavillon en acajou, ses chaU® sures, tuyaux, scaphandres et vêtements en ca° chouc. Une énorme pyramide de courroies de la matière occupe le centre.
- Mexique. — Ce pays a un bel assortiment de f°111, r-ures et de peaux de tigre, lynx, ours, etc., et de peal1' tannées d’alligator.
- Japon. — I. Otsuka, à Tokio, cordonnier (Bul<3^ du Commerce, de l’Industrie et de l’Agriculture Japon), a un joli choix de peaux fantaisie, à dessus reliefs et à décors variés.
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- PALAIS DE L’ÉLECTRICITÉ
- j ^ électricité tient, une place prépondérante dans a°kson Park et dans tous les édifices. Il ne faut pas ^oins de cent trente mille lampes à incandescence (de ?6lZe bougies) et huit mille lampes à arc (de deux mille ^les) pour répondre aux besoins du service d’éclai-ra§e- Pour fournir et transmettre ces 24000 che-force nécessaires, la Compagnie de l’Expo-a groupé en une seule grande installation dues industriels qui ont fait des contrats pour
- Sltion
- ^el
- Cerlaines parties du service et sont ainsi, à la fois, ^repreneurs d’éclairage et exposants.
- , P fallait un vaste espace à toutes ces Compagnies el f°Us ces constructeurs : on leur a donné un palais qui ^aPas moins de 215 mètres de long sur 106 de large.
- a façade sud est sur la cour d’honneur : au nord, elle ^ au bord de la lagune; à l’est, vis-à-vis le Palais
- es Manufactures ; à l’ouest, parallèle au Palais des ^Qes.
- Les
- thi
- murs extérieurs sont ornés de pilastres corin-eiîs surmontés d’un large entablement. A chacun
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- 454 EXPOSITION DE CHICAGO,
- des quatre angles se trouve un pavillon au-dessus duquel se dresse une tour à jour terminée par un cio-chetondoré. Un portique, d’ordre ionien, s’étend sür la façade sud. Cet édifice est d’un aspect grandiose d’un goût sobre; mais, sauf la statue de Benjatf1111 Franklin, qui décore le grand vestibule d’entrée sur ia cour d’honneur, rien n’indique ou n’en fait pressent1, la destination.
- Il faudrait, pour apprécier le mérite des appareil qu’il contient, des connaissances techniques que lie possède pas celui qui écrit ces lignes; il se bornera don6 à la description générale et à celle de quelques expos1' tions d’une nature toute spéciale.
- La distribution intérieure est celle de presque toU& les autres palais, une avenue longitudinale et uAe transversale se coupant à angle droit. Au centre s’élève une sorte de temple grec, de forme circulaire, ornéde douze colonnes et surmonté d’une tour revêtue de lampes à incandescence de la General Electric Co#1' pany et de l’Edison Lamp Factory, à Harrison, ^
- Le mur entre les colonnes reçoit, sur toute sa surface, les échantillons de globes et de boules ^ toutes sortes de la Phénix Glass Company, ^ Pittsbarg.
- The American Bell Téléphoné C°, dont la marqlie de fabrique (une cloche bleue) se retrouve dans tout.0-l’Exposition et dans tout le territoire des États-Unis, a construit un autre temple grec très important. ^ accède à la cour intérieure, garnie de fontaines eil bronze et en marbre, par un portique à trois rangs de colonnes. Le plafond de ce portique est à caissoUs-
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-
- PALAIS DE L’ÉLECTRICITÉ. 455
- [devant une fleur dont le cœur est muni d’une lampe a incandescence.
- ^ne salle spéciale, sous une coupole, est ornée des de tous les bâtiments que possède et occupe la ^°Ripagnie. Elle est réservée à l’audition*de concerts nnes dans la salle de Quiney Street. Quatre cornets, ^semblant au pavillon d’un cor de chasse, descendent e ^ coupole et répandent les sons qui leur sont lraitsniis.
- ^ans une petite cabine spéciale, une énorme cloche , disposée pour recevoir les paroles qui sont repro-1 es d’un point de la galerie distant de 50 mètres, au ^°yen d’un rayon de lumière, sans le secours d’aucun 1 * G est le Prof. BelFs photophone, j, ^ne véritable installation téléphonique est située à °nest du temple ; le système en est expliqué chaque r au public à cinq heures. Il n’est que la huitième le du bureau principal de Chicago.
- ^ aile orientale renferme la statistique suivante : service téléphonique des États-Unis occupait :
- En
- 188!.... • 1481 employés.| 11 aVait "l m
- 29 714 milles de fil.
- 1893. 9970 emnlovés f11 a* ‘ * 232 U° abonnés'
- * yj;u eraj3loyes- i 440 793 milles de fil.
- Th
- c°lo
- e Brush Electric C° occupe un petit temple à nues, dont le dôme vitré déverse la lumière sans
- Qli’
- °n en aperçoive la source.
- The Fort Wayne Electric C° énumère avec une ses nomhreuses succursales dans toute *îl0n, et même à Mexico.
- The Westinghouse Electric Manufacturing G0
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- m EXPOSITION DE CHIE AG 0.
- expose à la suite d’un grand portail jaune clair et 01
- son Telia polyphasé System.
- The Western Electric C°, qui a des succursales a New-York, Londres, Berlin, Amers et Paris, a quitta le temple grec de ses concurrents pour le style égyP" tien.
- Rien n’est plus original que son petit monument divisé intérieurement en deux salles.
- L’extérieur est celui d’un tombeau égyptien orné gros cabochons de verre verdâtre, ressemblant à à® hublots, éclairés par la lumière électrique. Quand on T pénètre, on remarque que l’éclairage est produit paI les colonnes, les corniches, les chambranles d# portes et certaines parties du plafond, qui sont ei} verre moulé à dessins fortement en relief, d’une coP' leur verdâtre ou jaune ambré qui donne aux objets deS tons chauds d’un étrange effet.
- De puissants ventilateurs électriques envoient l’air frais du sous-sol.
- Les murailles de ce... tombeau si brillamment iH11' miné forment vitrine et contiennent des spécimens ée tous les instruments employés par la Compagnie : V°^' meters, ammeters, wattmeters, switches, etc., etc.
- La même Compagnie, qui semble en quête d’orig1" nalité et de combinaisons faisant sensation, a élevé grande colonne sur laquelle s’enroulent, comme su1 un immense mirliton, des torsades de lampes à inca^' descence aux couleurs nationales. Ces torsades lurt11' neuses sortent du sol et s’éteignent au fur et àmesui’6 qu’elles montent vers le sommet de la colonne, coure^ le long de quatre longs zigzags imitant la forme d^
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- éclairs et allument successivement de feux blancs, rouges et bleus les énormes boules qui sont à leurs
- extrémités.
- C’est encore la Western Electric Company qui a ^CRté un portique en mosaïque de lampes de verres de c°üleur, orné des portraits de Franklin, Volta, Henry, Vipère, Faraday et Ohm.
- Les initiales W. E. G0, en cursive anglaise, formées Pftr les boules blanches de petites lampes à incandes-ceuce, sont éclairées simultanément par le courant Métrique que semble distribuer un long manche qui en écrit les courbes.
- Leux sections du sol indiquent la manière de poser ^es fils souterrains du câble Manhole.
- Lne machine électrique fabrique des écrous en ^iton.
- Lne salle de théâtre minuscule est éclairée et rafraî-par l’électricité.
- Lans un kiosque est installée une Police Street Sta-W (Chemical System).
- •é- la galerie du premier étage se trouve 1 exposition ^ phonographe Edison, qui fonctionne gratis pour le Publio? et nombre d’autres expositions parmi lesquelles cclle du système du docteur Owen, et des fourneaux P0llr la démonstration du Cooking by Electricity (eui-s*nc à l’électricité).
- Les appareils d’éclairage, de distribution, de chauf-de production, de contrôle et de mesure, les ^cumulateurs, les batteries, les dynamos, les condenseurs, les systèmes de câbles, les signaux, les avertis-Seurs, les moteurs, les ventilateurs, les lampes, les
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- freins, les isolateurs, les procédés d’éleetrotypie et de galvanoplastie, les commutateurs, les appareils poul analyses, ceux pour forger et souder, les pendules éleC' triques, les téléphones et tous leurs accessoires, leS phonographes, les appareils médicaux et chirurgicaux? les instruments pour écrire, ceux pour l’allumage des installations au gaz et l’inflammation des explosifs dafls les mines, les outils, les câbles, les charbons, etc., etc.? sont à l’infini et font de la partie occupée par les Etats-Unis la collection la plus complète des inventions et des découvertes du génie humain en matière d’élec-tricité.
- La section allemande est entourée de haute5 arcades supportant les enseignes des principaux exp°' sants.
- Siemens & Halske, de Berlin, ont des moteurs électriques, une station centrale de dynamos avec machine à vapeur, un modèle de tramway électrique des lampes à arc, des signaux et des charbons.
- La Allgemeine Electrizitatsgesellschaft, de lin, a installé une machine dynamo, des électromètres? des montres électriques, des moteurs, des tramways électriques, des lampes à arc et des appareils d’écla1' rage pour wagons.
- Le Dr Albert Lessing, de Nuremberg, a des batte' ries galvaniques.
- Le Professeur Aron, de Berlin, des électromètres.
- Charles Pollak, de Francfort-sur-Mein, des accumulateurs, des lampes de mines.
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- Bokomy & Wittekind, de Francfort-sur-Mein, des Moteurs électriques.
- Eiîianuel Berg & C°, de Berlin, des signaux pour marine.
- Seitz & Linhardt (.Aschaffenburg), des appareils ^étriqués.
- J- Berliner (Hanover), Reichspost-Amt (Berlin), l0cker 8c G0 (Leipzig-Plagwitz), des appareils téléphoniques, etc., etc.
- h installation allemande est assez importante.
- Grande-Bretagne. — Son exposant le plus en vue esUa General Electric Company Limited (London), à des électromètres, des systèmes d’éclairage à arc et ^tres, des appareils de chauffage, des signaux de che-mins de fer, des téléphones, des transmetteurs et récep-*eurs>- des allumeurs pour les installations du gaz, etc. ^ Le British Government (London) a fait une sorte exposition rétrospective montrant les premiers appa-rei*s télégraphiques datant de 1837, les premières ^lallations souterraines, le télégraphe automatique ^ LPheatstone, le premier télégraphe à agent chimique ie système moderne de télégraphie tel qu’il est éployé parle service postal et télégraphique du gou-^einement anglais, les tubes pneumatiques, les appa-e^s téléphoniques, etc.
- ^Ash, Gill & C° (Birmingham) et la London Metal-^r9ical Company Limited montrent leurs produits *>entés par procédés électriques.
- ^ ^ n Y a dans I’Italie que trois ou quatre exposants, ^ême que dans la Norvège.
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- L’Autriche et le Canada n’ont, dans leurs quelque installations, rien de particulièrement intéressant.
- France. — Son exposition est très soignée; on pouf' rait peut-être critiquer le mépris qu’elle affecte p°ul l’installation qui frappe les yeux. A cet égard le cofl' traste est grand entre sa manière simple et modeste de présenter ses appareils, nus pour ainsi dire, et la en scène à grand effet des États-Unis dont les fabri" cants, pour montrer une simple lampe à incandeS' cence, construisent des temples grecs et élèvent des colonnes de 12 mètres de haut. Il y a excès des deiff côtés.
- Il faut excepter cependant la maison Barbier & &0i de Paris, dont les appareils et phares lenticulaires placés en avant et dans l’axe de la section française (Ie5 seuls dans tout le palais) lui font une belle entrée el excitent l’attention des visiteurs. Les Français, mênF les moins chauvins, éprouvent une vive satisfaction 3 le constater.
- Le Ministère du Commerce et de rindustfl®
- occupe tout l’hémicycle nord-ouest du bâtiment; l’eIlî placement est assez vaste, mais il est sous une gal^rie occupée par un restaurant, et non dans le centre,eil pleine lumière, ce qui le fait un peu trop délaisse1' C’est fort dommage, car il est très instructif d’étudier le système télégraphique de la Direction générale deS Postes et Télégraphes, les téléphones et les colis p°s taux. Tous ces appareils sont disposés sur une table de forme elliptique.
- Au centre, une grande bournc garnie de plantes?
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- baies, des vitraux de Lorin; sur les murs, deux cartes indiquant les lignes télégraphiques sous-marines, de MM. E. Le Vasseur, Jacottey et Mabyre, complètent Celte exposition officielle.
- Parmi les exposants remarqués se trouvent : Ménier (Paris) 9 câbles et conducteurs électriques ; la Société Ranime (Paris), qui a envoyé le premier dynamo de ^’amme et celui de construction récente ; Lazare Weiler & Cie (Paris), fils et câbles de cuivre et de ^onze siliceux ; Sautter Harlé & Cie (Paris), moteur a Vapeur et dynamo, et projecteur Mangin; Société anonyme Cance, ses types de lampes à arc; A. Piat et Ses fils (Paris), riveuse hydraulique avec son moteur e^ectrique ; les reproductions galvanoplastiques de Cl>ristofle et O {Paris); E. J. P. Mercadier (École P°htechnique, Paris), télégraphe multiple, bitélé-Phone, poste microtéléphonique ; M. Rosemann (Paris) t appareils électriques à graver sur métaux ; ^hles Richard (Paris), instruments enregistreurs et ^.mesure pour l’électricité; Carré (Paris), machines fanant l’électricité statique, charbons ; J. Carpen-|ler (Paris), appareils de mesure électrique ; Gaiffe xus (Pa
- ris), appareils électro-médicaux et électro-mé-^dues, etc., etc.
- Certaines maisons n’ont envoyé que des plans ou des °âvrages.
- P y a certainement dans le groupe français, au point de vue des recherches, des instruments de précision et de science, beaucoup plus de pièces intéressantes que dans ceux des autres pays.
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- 1er étage. — INSTRUMENTS DE MUSIQUE
- Par une étrange anomalie, les instruments de musique de la France se trouvent relégués à la galerie du premier étage de ce palais. Ils devraient se trouve1 dans le Palais des Manufactures, comme ceux des autres nations ; la proximité d’un des restaurants Wellington rend cet emplacement particulièrement défectueux.
- Les pianos sont représentés par les facteurs suivants* Gaveau (Paris), Ruch (Paris), Thibout (Paris)’ Vanet (Paris), Labrousse (Paris), Kriegelstein 8c (Paris), Gouttière (Paris), Aucher frères (Paris)’ A. Bord & Cie (Paris), Burgasser & Thielman*1 (Paris), Cottino & Tailleur (Paris), Focké fils aîn^ (Paris), J. Girard (Paris), Pierre Hansen (Sairl' Ouen), Lévêque & Théron (Paris), Pleyel, Wolff 8c C1® (Paris); quelques-uns de ces fabricants ont également des harmoniums et des orgues.
- Ulmann (Paris) présente son piano-exécutant, artiste pneumatique électrique.
- Parmi les fabricants d’instruments à vent, à clefs et à anche : Evette & Schaeffer (Paris), Martin frères (Paris), J. Thibouville-Lamy & Cie (Paris), ThiboU' ville fils & Cie (Paris), M. Thibouville fils (Paris)’ Jaulin (Paris).
- Différents appareils automatiques à jouer le pin110 sont présentés par J. Carpentier (Paris) (le mélotrope)?
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- ^ Thibouville-Lamy et Cie (Paris) (le pianista), les ils deV. Mustel (Paris) (la Celesta).
- A. Gasparini (Paris) n’a envoyé qu’un orgue à Oindre; Limonaire frères (Paris), quatre orgues.
- ^ y a peu de fabricants d’instruments à cordes et ^chets; ce sont : Jacquot et fils (Nancy)', P. J. Hell (Lille)- J. Thibouville-Lamy & Cie (Paris), Bazin (Brécourt).
- MM. J. Thibouville-Lamy & Cie (Paris) et A. Mille
- ' (iris) sont les seuls ayant exposé des instruments de jïUlVre, d’autres maisons françaises ayant préféré le lre dans des sections étrangères.
- ^ excellentes et respectables raisons (parmi les-quelles l’insuffisance de 1’ emplacement) ont sans doute Repêché de grandes maisons de participer à cette ^Position; car, il faut le reconnaître, le groupe 158 ^ariçais (Musique, Instruments de musique, Théâtre), (len qu’étant supérieur, en qualité, à ses similaires Angers, n’a pas donné son éclat accoutumé.
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- (PALAIS DE LA FEMME)
- Jamais la femme n’avait tenu une aussi grande plaCfî dans une Exposition universelle; jamais elle n’avalt entrepris et mené à bien une œuvre aussi importantj Les femmes du monde entier ont répondu à l’apPe de Mrs. Bertha Honoré Palmer, présidente du Bo&
- 1 Jg
- of Lady Managers. C’est à elle que revient, en gra11 partie, l’honneur de ce succès.
- Le palais qui contient les travaux de la fetf11116 est lui-même l’œuvre d’une femme : Miss Sop^lc G. Hayden, de Boston.
- Le style en est emprunté à la Renaissance italien110
- C’est un grand rectangle dont la longueur est exactei*1 double de la largeur (400 pieds sur 200). B est perp
- en1
- er
- de
- diculaire à l’axe de Midway-Plaisance. Une area règne sur presque toute la longueur de l’édifice; vestibules, ornés de peintures murales, donnent acce au hall central ou galerie d'honneur de dimensi011 imposantes. ^
- A chaque extrémité, le toit forme une terra
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- WOMAN’S BUILDING (PALAIS DE LA FEMME). 465 gourée de gracieux balustres et de statues. Sous la rasse sud est située YOrganization Room où sont ^°ùpées toutes les institutions philanthropiques. des Femmes de France est représentée par un -siiuilé d’ambulance, en miniature.
- La fameuse tapisserie de la reine Mathilde, de Bayeux l0'ance)’ ou plutôt sa reproduction, occupe toute la u§Deur de la galerie sur laquelle s’ouvrent des salons
- Particuliers.
- Lelui du Japon, décoré par le Kyoto exhibitors Asso*-l(ltion, et celui de Cincinnati sont les mieux réussis.
- La grande salle de concert ou ASS EM BLY-ROOM patient une collection de gravures et photographies 6 femmes célèbres. Celles de la France auraient pu Vieux placées qu’à contre-jour.
- ^ La cuisine modèle, où sont données tous les matins s JeÇons pratiques par Mrs. Emma P. Ewing, est Valablement bien installée.
- j. est dans cette Assembly-Room que, le 19 mai, eut V* ^0Uvertlire solennelle de l’exposition féminine, sous . Présidence de Mrs. Potter Palmer, qui, dans une depV^Sati°n v*ve et spfeitue^e? a rappelé les débuts ^ eatreprise et remercié les femmes du monde entier c°ncours qu’elles lui ont prêté.
- Près la Présidente, plusieurs dames ont pris la ^afe, et MM. Stevens, vice-président des États-Unis, ,%fesby, ancien gouverneur de l’Illinois (les seuls I Vlfegiés du sexe fort admis sur l’estrade), ont adressé chaleureuses félicitations aux organisatrices.
- 11 concert d’œuvres féminines, exécuté par des so-
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- listes femmes, a terminé cette brillante inaugurât*011.
- Une superbe bibliothèque, contenant des manuscr^s précieux et tous les ouvrages écrits par des femmes^ été décorée par les soins des dames de l’Etat New-York.
- Le buste en marbre blanc de Mrs. Harriett Bee°ker Stove, l’auteur si populaire de la Case de VOncle y a été placé le jour de l’inauguration.
- Dans les deux salons annexes de la bibliothèque trouvent dix-huit tableaux statistiques sur la cond^°\ de la femme en France, exposés par les soins du Coi*11* des dames françaises.
- Deux grands albums, envoyés par le même Cotf*lte’ contiennent des tableaux :
- i0
- 1° Sur le travail des femmes; les conditions travail et Venseignement professionnel ;
- jd
- 2° Les œuvres d'assistance par la femme et p°uj femme.
- salo11
- etiteS
- iét°s'
- lies»
- La GRANDE-BRETAGNE a rempli tout un de l’attirail nécessaire aux garde-malades; de p poupées représentent des nurses de différentes Soc* Les dames de New-York ont prêté de vieilles dente d’un prix inestimable : point de France, point deM^ point de Venise plat ou en relief, et point à fils (Reticella) qui date de 1380.
- L’étiquette qui est apposée sur tous les objets
- ne
- manque pas d’originalité : sur le bord de l’Océan, femme à l’aspect énergique et inspiré, aux longs clieV^ épars, brandit une torche et convie ses compagueS
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- aDtre continent à répandre les bienfaits de la lumière el de la liberté.
- double ascenseur conduit les visiteurs jusqu’aux basses. C’est au rez-de-chaussée que sont situées tes les expositions étrangères.
- U’ESPAGNE s’ est construit un petit pavillon parti-cnlier5 en staff peint en jaune et de style mauresque* Une double rangée de vitrines contient des den-telles d’or, d’argent, montées sur des métiers longs et °its? des broderies, des éventails, des cigares et des Sarettes faites à Ténériffe, des dentelles noires et anches, des mouchoirs à fds tirés formant dentelle, s broderies d’église, des tapis brodés d’or, des te°nchoirs brodés par la Commidad de Adoratrices, à Sl*na, etc., etc.
- ^ Ua photographie d’une jolie jeune, fille, Francisca l°yas de Astudillo, porte cette mention : Première avocat dans les colonies espagnoles* — La ^Vane, 1883*
- Un très curieux spécimen d’écriture fine, véritable ^iveille de patience, présente les cent soixante-seize ïïlots du Credo et du Pater dans une pièce de 1 centime. ^ U opéra Schiava e Regina de Luisa Casagemas, les » Vers ouvrages de YAssociacion para la Ensenanza de ^ ceux des Jeunes Aveugles avec leurs spécimens
- Musique en relief et quelques objets en fer forgé, tenus dans une vitrine de la galerie d’honneur, ter-Cet^e exPosiU°n. Les costumes nationaux de ^ spagne sont exposés dans la galerie du premier étage, r douze figures de cire, grandeur nature*
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- La BELGIQUE occupe un grand salon tendu el1 étoffe d’un ton gris vert et orné de tableaux. Un de ceS tableaux est l’œuvre de la comtesse de Flandre amsl que tous les dessins d’un album tournant.
- La vitrine centrale renferme de superbes dentelles • un châle de Bruges à réseau carré, un manteau & Vierge, de Bruxelles, dix-huitième siècle, une rob6 appartenant à la Beine, avec des écussons et des fleurs en relief, une écharpe, etc., etc.
- Quelques éventails, des gravures, des miniatures, objets en céramique et même deux vitraux prouve111 que les femmes belges ont du talent et du goût.
- L’ALLEMAGNE a consacré toute son exposition institutions dont le but est de donner à la femme àe l’instruction d’abord et de l’aide ensuite.
- Des fac-similés en miniature montrent les cuisb1^ populaires, les écoles pour la cuisine et l’art de leïltl une maison, les écoles et asiles pour les domestiqu05’ les institutions pour le bien des jeunes filles employé dans les usines, etc., etc.
- Les travaux à l’aiguille de l’école publique de Bresl**1 (Silésie) sont analogues à ceux que nos écoles 0 envoyés dans la section de l’enseignement. Une carie duché de Bade montre l’extension des Sociétés de dm^ en 1892. Une de ces Sociétés, Y Edelweiss, s’intitu Evangelisher frauenwerein.
- Des cours pratiques de fleurs artificielles, ^ chapeaux, de blanchissage et de repassage existent Allemagne^ Ils ont envoyé des spécimens des résm obtenus.
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- WOMAN’S BUILDING (PALAIS DE LA FEMME). 469 Les dames allemandes ont eu la même idée que celles la Grande-Bretagne; elles exposent aussi des petites P°upées habillées en garde-malades.
- L’exposition allemande contient encore quelques J°lis objets : des écrans, des paravents peints et brodés, des éventails, un curieux berceau ancien et les photo-^raphies de toutes les artistes dramatiques allemandes.
- Le BRÉSIL occupe un tout petit emplacement où s°nt entassés des ouvrages de toutes sortes ; des den-leHes à réseau carré et fds tirés, des guipures sur filet, des fleurs en plume et des tapis en ficelle au crochet, ^bordés de laine, d’ un effet assez décoratif.
- L’AUTRICHE, qui est malheureusement dans une P^utie très obscure, a de très jolies broderies, des Peintures sur éventails, des échantillons de dentelles et es ouvrages de ses*écoles.
- Pou
- CEYLAN, qui est sa voisine immédiate, attire tous les visiteurs par sa vente de tasses de thé servies par les Ginghalais, aux traits fins et aux cheveux d’un noir ^ ébène relevés à la chinoise, par un peigne.
- Quelques objets du pays en nattes tressées, des Pées en costume national, des paniers variés aux c°Uleurs vives complètent le tableau.
- Les dames JAPONAISES ont meublé deux pièces : boudoir et une pièce d’étude, avec les meubles et °^jetsen usage dans leur pays. Au premier aspect, tout Seruble petit et bas ; mais on sait que les mousmés sont
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- petites et mignonnes et passent une partie de leu1
- temps étendues sur d’immenses coussins posés sur Us
- nattes qui couvrent le plancher ; il faut donc qu’elleS
- puissent atteindre tous ces jolis bibelots sans se
- déranger.
- Les fenêtres sont en papier, les stores en soie; deS costumes accrochés garnissent toute une paroi du mul et une vitrine en bois découpé est remplie d’objets & toutes sortes.
- L’exposition ITALIENNE est consacrée uniquement à la dentelle. Une petite brochure, Y Histoire de & dentelle ancienne et nouvelle en Italie, écrite par comtesse Gora A. Slocomb di Brazza, présidente du Comité, sous le patronage de la Reine, est en ventea l’entrée de la section.
- La Reine Marguerite a prêté des merveilles c[ul emplissent toute une vitrine ; de petits Amours en L>olS sculpté soutiennent les volants, qui retombent el1 guirlandes et laissent voir une photographie représem tant la chambre du palais Carignano, de Turin, daes laquelle naquit Victor-Emmanuel.
- Un beau portrait, à l’huile, delà Reine est le seul tableau existant dans cette pièce.
- Sur des coussins sont exposées des dentelles elJ cours d’exécution. Un mannequin représente une ouvrière tenant sur ses genoux un métier dont la de11' telle reproduit le mot : Margherita.
- Dans l’exposition MEXICAINE on retrouve tous leS ouvrages féminins : broderies sur gaze, dentelles a
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- WOMAN’S BUILDING (PALAIS DE LA FEMME). 471 ^aiguille9 fleurs en plume, fruits artificiels, etc. Une ^Die mexicaine, Gristina Ramirez, est l’auteur du "Sirriilé en argent d’une mine en exploitation avec 0lls ses mineurs.
- Le COMITÉ DES DAMES FRANÇAISES a voulu
- nner une idée de la vie des femmes en France ^constituant dans le Woman’s building, un salon
- do en
- pQ/p
- ^ lSlen à Vheure du thé. Trois figures de cire, gran-Ur nature (deux dames et une petite fille), animent salon? meublé par MM. Poirier et Rémon.
- ^ne tapisserie de Braquenié (le Réveil de Psyché) ^c°re le panneau du fond. Les panneaux brodés de ç Leroudier, des appliques et urï lustre de M. Émile ^ ln> une vitrine de M. Paul Sormani contenant les ^!ls de la manufacture de Sèvres, un guéridon japons de M. Viardot, le service à thé de la maison rist°fre, la table de M. Janselme, un guéridon de ^ ’ ^cvrie, des lampes de M. Aumeunié, une corbeille fleurs de la maison Patay et une foule d’autres ^ Jets artistiques ont été donnés par les industriels aux du Comité français.
- sflt ,Soc^a^on Professionnelle de VAiguille a recon-b 6 d’une façon très exacte l’histoire du costume en % °e’ ^ePu^s Gauloise jusqu’à nos jours. Vingt-^Pées données par M. Jumeau et revêtues de ^ scrupuleusement historiques, attirent la c . curieuse et intelligente des dames améri-
- ^ vitrine est remplie de porcelaines anciennes 11668 par l’École des Arts décoratifs ; une autre
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- renferme les éventails anciens, d’un grand P11*’ envoyés par M. Émile Buissot.
- Des rideaux de M. Warée, une cantonnière brod^ de la maison de la Légion d’honneur ; les dentelles M. Lefébure, un trophée, merveille de broderie e de la maison Vaugeois-Binot, les abat-jour, coussin et broderies artistiques de la maison Henry, la lingelie si fine de Mmo Frank ont montré au monde entierül échantillon du
- goût français. Une dernière
- vitrifl6
- (dite Vitrine des femmes du monde) contient éventails brodés de Mniü la baronne de Gartempe ; écrans et boîtes à bonbons de Mme la comtesse
- les
- les
- de
- eF'
- el,
- Greffuhle, les broderies de Mnlc Édouard Pailleron Tous ces objets ont non seulement un mérite Fe<5*’ mais, qu’on pardonne cette métaphore, une va^ morale : ils prouvent, en effet, que, si les femmes çaises ont du talent et du goût, elles ont par-desS^ tout le don de la charité, le produit de ces ra'1^ santés créations étant toujours destiné à des ceuVI philanthropiques.
- Les femmes françaises ont encore exposé différentes sections : dans la galerie d’honneur, panneaux sont garnis des œuvres de nos artistes: Mmes Madeleine Lemaire, Jehanne Maze^’ Louise Abbéma, Marie Bashkirtseff, Laure Broua^e ’ Élodie La Villette, etc. .
- La sculpture est représentée par la Psycm c Vempire du mystère et la Jeune fille au baifl* Mme Léon Bertault ; la Source, de Mme Coûtai1, bas-relief de Sarah Bernhardt, etc.
- trois
- Huit vitrines de la même galerie sont pleineS
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- WOMAN’S BUILDING (PALAIS DE LA FEMME), broderies anciennes de Mmo Leroudier, des dentelles Précieuses de Mme Franck, des émaux de Mmes de Jugent et de Sainte-Anne, de M.,les Souhart, de ^me Camille Isbert, des éventails de Mrae Chennevières, missels, d’assiettes, etc., etc.
- Un espace est réservé à la mission fondée en Russie une Anglaise, Miss Kate Marsdens, pour Visolement le soulagement des lépreux.
- La SUÈDE et la NORVÈGE ont de très petits eiïîplacements, un peu sombres, dans lesquels sont accumulés des ouvrages de toutes sortes et de
- ^ütes petites poupées norvégiennes en costume national.
- Quelques ouvrages sont présentés par une Société lrïdustrielle dont le siège est à Chicago.
- Le portrait à l’huile de la Reine Sophie, de Suède, Semble présider son exposition.
- Les femmes des pays les plus reculés ont apporté aussi leur tribut à cette manifestation féminine. Celles CAP DE BONNE-ESPÉRANCE ont envoyé des broderies très fines, une robe en écorce, tressée par ^es femmes indigènes, ainsi que des cache-pots en Coquillages, une jolie branche de fleurs en filigrane ^ argent et de très gracieux ouvrages faits avec l’im-^urtelle blanche si soyeuse et si brillante qu’elles recueillent dans leur pays.
- Les SIAMOISES ont empli six grandes vitrines, et ^êrne une septième dans la galerie d’honneur, avec de
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- superbes coussins carrés et triangulaires brodés très finement d’or et d’argent ; quelques-unes de ces broderies sont tellement remarquables qu’elles ont été encadrées comme des tableaux.
- Les femmes de chacun des ÉTATS DE L’UNION AMÉRICAINE ont tenu à exposer individuellement• New-York a envoyé quinze poupées, représentant les modes depuis l’année 1600 jusqu’en 1893.
- L’OHIO expose les œuvres sorties de l’atelier de Miss Carrie Rayes; le Cincinnatipottery Club présente son travail dans le salon du premier étage.
- Le MINNESOTA expose les produits du Womau works exchange; Tl N DIANA, du linge damassé rebrode de soie blanche, dont un spécimen est exécuté paf Mrs. May Wright Sewall, l’éminente conférencière.
- Le MARYLAND, le NEW-JERSEY ont leurs Sociétés d’arts décoratifs. Une demoiselle du SOUTH-DAKOTA expose un manteau, un chapeau et un manchon en plumes de poule de prairie, qu’elle a commencés en 1882.
- Une grande vitrine contient les ouvrages du TurHsh Compassionate fund, exécutés par des femmes mauresques auxquelles la Société prête son assistance.
- Sous ce titre : Applied Arts of America, sont groupés tous les ouvrages féminins à l’aiguille.
- La Ligue nationale des peintres réunit les peintures sur porcelaine, vitraux, etc.
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- WOMAN’S BUILDING (PALAIS DE LA FEMME). 475 Les femmes RUSSES ont fermé leur exposition par
- portes très bizarres en bois découpé et guipure
- des
- rée. I)e splendides robes brodées d’or, avec d’im-|^enses traînes, sont exposées dans une vitrine ; l’une eLes, en moire changeante, rouge vif et or, semble ^v°ir la rigidité du métal. A côté des broderies, den-^es, guipures, etc., se trouvent des applications de |jl,lrsur cuir rebrodé, d’un très joli effet. Une garniture toüette en cristal avec émail relief a été exécutée à * verrerie de Malzoff, d’après les dessins de Mmc Elise
- Üohm.
- Joute une série de cocons de soie est exposée par j Co^e de sériciculture de la communauté de Pokros-aya des Sœurs de charité, à Moscou.
- ^ Une collection de petites poupées représente les Vers costumes de paysans russes.
- Lans la galerie d’honneur, deux grandes vitrines erïlplies de broderies anciennes sur velours. avec Perles appartiennent à l’Art rétrospectif et sont très
- tressautes.
- L’exposition de la G RA N D E-BRET AGN E est divisée trois sections ; l’IRLAN DE est sous le patronage de a comtesse d’Aberdeen, qui a dirigé aussi l’exécution u Village irlandais et a pris une part active au 0rigrès féminin.
- Ln Couvent de carmélites expose de très belles gui-tes et des chasubles brodées. Une robe de fiancée, ^ s°ie blanche brochée de plumes d’or, habille une te de cire en grandeur nature.
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- 476 EXPOSITION DE CHICAGO.
- L’ÉCOSSE présente son Royal repository for ger ileivomeris work d’Edimbourg. Pour illustrer l’indus' trie du tissage dans le pays de Galles, une femme e11 costume national, avec un chapeau de soie haut0 forme, à grands rebords, fait mouvoir un vieux méti01 à tisser de la maison Parry et Rocke de Swansea.
- De belles dentelles du Northamptonshire sont exp° sées, en cours d’exécution.
- Les Princesses et la Reine elle-même n’ont pas dédaigné de donner des ouvrages confectionnés Par leurs augustes mains et qui sont à vendre. QuelqueS jolis objets appartenant à l’Art rétrospectif, YEduCa tional exhibit et le système des Crèches, eomplctelll; cette exposition.
- La NOUVELLE-GALLES DU SUD a envoyé ieS ouvrages de toutes sortes : de la lingerie fine, ®eS fourrures et des oiseaux empaillés.
- De chaque côté du hall s’étendent deux galefleS' l’une renferme YEducational exhibit, avec les spe01 mens d’ouvrages des écoles; l’autre, les ouvrages deS femmes qui sont encore à l’état sauvage : pani0rSj ceintures tressées, etc., ainsi que la collection ^ Mrs. French Seldona rapportée de son voyage à Mada gascar.
- Quelques salles sont réservées aux inventions f0îïl1 nines brevetées, et dans toutes les autres pièces ulie foule de bibelots sont vendus au profit de rExposh,0j| permanente qui doit continuer l’œuvre entrepi’ise Chicago.
- O 0$
- Parmi ceux-ci, les plus vendus sont le portecray
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- WOMAN’S BUILDING (PALAIS DE LA FEMME). 477 eu forme de clou, rappelant le premier clou planté par fyjrs p0fier Palmer, et la fameuse Souvenir spoon Œillère-souvenir).
- LAssociation nationale des femmes sténographes et c°pistes à Vaide de la machine à écrire (dactylographes) a Une exposition en activité.
- Les salaires gagnés annuellement par les femmes s Etats-Unis adonnées à cette carrière s’élèvent à 000000, soit 355 millions de francs.
- Les Beaux-Arts sont représentés par les tableaux *jes principales nations européennes : l'Angleterre, ^Allemagne, la France, l’Espagne, l’Autriche et Italie. De belles peintures murales, exécutées par des ^listes américaines, entourent la partie supérieure de ^galerie d’honneur, et les noms des femmes célèbres ^ monde entier, et dans tous les siècles, y sont in-Sci'its en lettres d’or.
- L’un des deux vestibules a été décoré par des artistes atlglaises, l’autre contient une immense statue en bronze
- Leif Eriksen, le premier navigateur ayant vu 1 Amé-riclUe, et un groupe en pi erre représentant saint Hubert, P°tir l’église d’Assaniboïa (Canada).
- Eres de la fontaine centrale, en bronze, sont distri-^ées, tous les jours, de jolies fleurs de Cape Jessa-nihe, assez semblables à celles du gardénia ; une Petite étiquette enroulée autour de leur tige indique ^ elles sont offertes aux femmes du monde entier par ^es dames de Galveston {Texas).
- En peut affirmer, sans que personne puisse contester CeHe assertion, que le Woman’s building était peut-
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- 478 EXPOSITION DE CHICAGO.
- être, de tous les palais, celui où régnait la plus cofl
- stante animation.
- Chaque matin, à onze heures, avaient lieu des confe rences faites par les femmes vraiment éminentes <ïul ont créé, aux États-Unis, le mouvement d’émancipa tion féminine.
- Quel que soit, dans l’avenir, le résultat de leU1 entreprise, il est incontestable qu’elles y ont app°rtej avec une activité et une volonté sans égales, un re talent de parole.
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- PAVILLON DES FORÊTS
- Le pavillon n’a ni originalité ni caractère. C’est un §rand hangar agrémenté d’une sorte de galerie cou-Verte ou véranda qui règne tout autour du bâtiment, de f°rme rectangulaire.
- Les colonnes de cette galerie sont formées de troncs d’ °
- ^arbres auxquels on a laissé leur écorce (comme à aris, en 1889). Presque chaque État a participé à instruction en fournissant du bois des arbres qui Cr°issent le plus communément sur son territoire.
- L’est ainsi que Y Arkansas a fourni le pin, le chêne aric> le chêne rouge et le sassafras; la Californie, le Sapin, le red wood; le Delaware, le cèdre rouge, le chêne blanc et le frêne ; le Kansas, le hickory, le syco-et le noyer; le Minnesota, le pin blanc, l’érable asticre, le frêne, le chêne, Forme, le sapin; le Wis-c°nsiny le frêne, Forme, le bouleau, le sapin et le chêne blanc.
- Le vestibule d'entrée* en pin jaune, a été construit
- ^ar îa Southern Lumber Manufacturer’s Associa-
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- 480 EXPOSITION DE CHICAGO.
- Les produits exposés appartiennent au groupe 19> et se composent de toutes les variétés de bois, bois d’orne-ment, bois de teinture, gommes et résines, plantes ed racines médicinales, pulpe de bois, papiers de bois? objets en bois, collections de graines, statistiques, etc-
- Les États qui y ont exposé sont : l’Indiana, le Ken" tucky, le Missouri, l’Ohio, la Virginie, le West Vu’-ginia, le Wisconsin.
- Et parmi les nations étrangères : l’Autriche, la Bel' gique, le Canada, le Cap de Bonne-Espérance, l’AHe' magne, l’Angleterre, le Japon, la Suède, le Brésil» l’Uruguay.
- Berry brothers, de Detroit, Mich., ont envoyé un® planche de red wood, tranchée dans une section d’arbre de Humboldt County, Cal. Elle mesure 5 mètres large, lm,90 de long et 12 centimètres et demi d’épalS' seur. L’arbre avait 92 mètres de hauteur.
- The E. D. Albro C° (Cincinnati, O.). Bois pour pla' cages, ébénislerie fine et boîtes à cigares.
- Alpena Sulphite fibre C° (Alpena, Mich.). Pulpe & bois pour papeteries.
- La Piedmont Pulp & Paper C° (Piedmont, W- É«)’ fabrique la cc sulphite fibre », la pulpe de bois et ^ papier.
- Sa production quotidienne est :
- « Sulphite fibre » blanchie. 40.000 liv. angl.
- — — non blanchie.. 50.000 —
- Papier...................... 40.000 —
- Mann brothers (Two Rivers manufacturing
- à Two Rivers, Wis. Seaux en bois de cèdre, cercles de fils galvanisés.
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- PAVILLON DES FORÊTS. 481
- Richmond Cedar Works (Richmond, Va.). Seaux, dettes, cuves et barattes en cèdre blanc et rouge, en chêne. Épingles pour blanchisseries.
- United Indurated fibre C°, à North Gorham, Maine; a Lockport, N. Y. Composition en fibre de bois Serv9ntà faire d’une seule pièce : seaux, baquets, cuves, J|e jouant pas, ne se gonflant pas, et inattaquables par eau de savon.
- Burgland et Shead (Chicago et Défiance, Ohio), géants de seaux pour tabac, confiserie, marmelades, Saindoux, beurre, farine, épices, huîtres, etc. (1).
- L Autriche a envoyé des cartes d’exploitation de ets, des collections de graines et des pâtes de bois de T°hnleiten (Styrie).
- Belgique. — Son exposant unique fabrique de la Vaonerie et des objets cannés et en bambou.
- Canada. —L’exposition du Gouvernement, Minis-. e de l’Agriculture (Ottawa), se compose de bois ndigènes et de photographies d’arbres.
- , Los autres exposants sont des gouvernements provin-eJailx (spécimens de bois et statistiques d’exploitation de production des forêts), et la Nova Scotia Wood P Paper C°, qui fabrique la pulpe de bois, à Mill
- de^ ^°TA. — Aux États-Unis tous ces produits sont emballés dans cmuSeaux en bois. Comme ils sont généralement destinés à des p|oi Va*eurs assez éloignés de tout centre industriel, ceux-ci em-tiqUes seau d’emballage une fois vidé, pour les usages domes-en ^ est ce qui explique l’importance de la fabrication des seaux
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- 482 EXPOSITION DE CHICACO.
- village), la Finch wood preservative C° (Toronto)' Blocs pour pavage en bois.
- Allemagne. — Il n’y a que sept exposants : l’un soü' met des échantillons de tanin, Flesch Jr à Francfort' sur-le-Mein, des extraits de tanin.
- A. Moritz (Berlin). Une machine à fendre le bai*1' bou.
- Les antres, des objets en vannerie, des lièges et articles teints.
- Angleterre. — Son unique exposant est la Bombay* Burmah trading Corporation limited (London)' Échantillons de pavage et de planchers en bois de ted"
- L’Italie a deux exposants de réglisses et un lièges.
- Le Japon a le plus grand nombre d’exposants parIïl1 tous les pays étrangers.
- Le Ministère de l'Agriculture et du Commerce a
- envoyé des bois en feuilles pour l’ébénisterie, des b°lS de teinture, des résines et de la cire végétale, de la pulpe de bois pour papeteries, des paniers, des cannes enb°lS et en bambou, des statistiques de la production foreS' tière et des exportations de bois.
- Les cinquante fabricants ont des articles bien si**11' laires, ce sont : des manches de parapluie et ^ cannes, de la vannerie en bambou (c’est meme ce ^ domine), des objets laqués et des spécimens de b°lS d’essences diverses.
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- PAVILLON DES FORÊTS. 483
- U n’y a que neuf exposants en Suède. Gustafsfors Uabrikers Aktieholag (iGustafsfors). Pulpe de bois et f^piers d’emballage.
- Laxa Brucks Aktiebolag (.Laxa). Pulpe de bois et CeHulose.
- Gysinge Aktiebolag (Gysmge). Cellulose.
- Malmo Tramassefabriks Aktiebolag (.Malmo). de bois.
- Un autre a des barils et fûts, deux autres des graines P°Ur semence, le dernier, du charbon de bois, du fc°udron et de l’huile de goudron de bois.
- Ue Brésil a une belle collection de bois, qui est très c°niplète, mais n’est pas supérieure à celle qu’il a 6xPosée à Paris, en 1889.
- U en est de même pour la République Argentine.
- Un résumé, c’est une collection de bois intéressante, prouve la richesse forestière des États-Unis, mais c'Ul est décousue et peu instructive.
- , Un reste sous l’impression qu’ils exploitent les forêts °ntrance, sans méthode et sans mesure.
- ^ On ne remarque la trace d’aucune prévoyance et ancun souci de l’avenir.
- Ues procédés d’exploitation ne sont nullement indiqués.
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- PALAIS DU GOUVERNEMENT
- Le Congrès avait voté 400 000 dollars pour cette construction; comme elle n’en a coûté que 325 000? l’excédent a été employé à P exposition d’institutions telles que l’Observatoire naval, l’Hôpital militaire, Ie Bureau météorologique, etc., etc.
- C’est un vaste bâtiment qui a l’aspect d’une grand6 gare de chemin de fer à laquelle on aurait ajouté de0* entrées principales ressemblant à des arcs de triompha et un dôme très élevé. A l’intérieur, sous ce dôme?se trouve un vaste hall octogonal dont le centre est occupé par le Big tree (arbre géant). C’est un Ge^ red wood qui vient du Parc National; son diamètre est de 26 pieds, sa circonférence de 81 pieds. L’écoi’ce seule est exposée. Pour la transporter à Chicago, à a fallu diviser cette écorce en quarante-huit sections, ^ transport a coûté 10 475 dollars, soit 50 375 francs. O11 peut monter à l’intérieur par un escalier en fer; maiS’ malgré la pancarte qui annonce une sévère pénahte pour quiconque le détériorera, on a jugé prudent de garnir d’un grillage métallique les arêtes de l'ouvert^e
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- PALAIS DU GOUVERNEMENT. 485
- ^'vant de porte, afin de prévenir les tentatives des dateurs de souvenirs.
- En entrant par la porte Sud, on traverse les collectons ethnographique, zoologique et minéralogique du
- ^Mithsonian Institute ou Musée national de Washington.
- A l’ouest, se trouve le Treasury Department, le ser-VlCe des côtes et de géodésie, les différents systèmes phares, une section de mappemonde indiquant les Profondeurs de l’Océan, la Monnaie, le Bureau des stUistiques, l’Office des poids et mesures, etc.
- En bureau de poste modèle y fonctionne et dessert ^ne partie de l’Exposition; il est voisin d’une expo-sition rétrospective des Postes, depuis leur origine aux tats-Unis. Une série de photographies des différents otels des postes dans les principales villes du monde e.1 de leurs bureaux ambulants; une collection des hmbres émis par les États-Unis et par tous les pays Orangers complète cet ensemble.
- La Monnaie fait fonctionner ses presses pour la j^ppe de médailles-souvenirs, en bronze ou en métal *anc. Elle a aussi une belle collection de monnaies etrangères et de tous les green backs (papiers-mon-*laie)> mis en circulation depuis leur origine.
- Ee Département de VIntérieur a, dans son exposi-îl0ïl : le Service géologique, le Bureau des affaires Chiennes, le Bureau des brevets, avec les petits j^dèles ayant servi à appuyer les demandes, le üreau de l’éducation, l’Office général du territoire des parcs, Yellowstone, Yosemite, Séquoia, Natio-et le territoire de l’Alaska.
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- 486 EXPOSITION DE CHICAGO.
- Dans le Bureau de l’éducation, on remarque :
- 1° Une statistique de l’instruction dans tous leS pays;
- 2° Une grande mappemonde au millionième, suspendue et tournante;
- 3° Des cartes sur la densité de la population divi' sée en quatre classes, savoir : natifs, natifs de parent étrangers, étrangers, nègres;
- 4° Un tableau comparatif de la natalité des étrangers (par centaines de mille) :
- Allemands ..... 28 Italiens .... 2
- Irlandais 19 Polonais 1 3/* 1 1/2
- Canadiens 10 Danois.
- Anglais 9 Autrichiens 1 1/2 h/*
- Suisses 5 Bohémiens
- Norvégiens ..... 3 Français 1 1/2
- Écossais Russes 2 1/2 ..... 2 Chinois. 1 Ir
- Les abords de la porte Nord sont occupés par 1* Fis h Commission des États-Unis, qui présente des bateaux de pêche; les pêcheries de l’Alaska, eI1 relief; la propagation artificielle du poisson et leS statistiques indiquant les résultats obtenus; une col' lection de fac-similés en carton-pierre peints et vernis des poissons d’eau douce et salée, des coquillages? coraux, éponges, etc. ; les appareils employés par le Blake pour sonder les eaux profondes et És étudier.
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- PALAIS DU GOUVERNEMENT. £87
- Uans le Département'de l’Agriculture sont exposés
- l°us les échantillons de bois, les plantes textiles et
- Autres, les fruits, en bon état de santé et atteints
- les maladies causées par les insectes qui les
- déterminent. Ces démonstrations sont faites soit en
- Rature, soit à l’aide d’imitations, d’après le système
- 11 Ur Auzoux. Parmi les moyens de les détruire se
- tr°Uve l’appareil deVermorel, de Villefranche(France).
- ^es animaux grands et petits, carnassiers et ron-
- ;GUrs, sont empaillés et réunis dans des groupes
- jngénieux, montrant leurs mœurs, leur reproduction, Ieurs
- Pavages.
- Une mappemonde indique quels sont les pays du °be infectés par la pneumonie du bétail; d’après e> les Etats-Unis en sont complètement exempts, j Ues modèles de poumons, grandeur nature, indiquent siégé de la maladie, ses aspects et sa marche des-j chve; une pancarte ajoute à cette démonstration a Mention suivante : D’après les statistiques établies dont les livres sont là pour en témoigner), la France la plus gravement atteinte, tandis que les États-nis-> grâce à leur système soigneusement appliqué, Sernient presque indemnes, on peut même dire qu’ils en Ser°nt affranchis pour toujours.
- Une carte établit la comparaison entre la composi-l°n chimique du bœuf européen et celle du bœuf ^éricain; elle est tout à l’avantage de ce dernier. On tvait s’y attendre.
- Conclusion : Ne mangez que du bœuf américain !
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- m EXPOSITION DE CHICAGO.
- Une section montre l’installation d’un steamer h’1' gorifîque pour le transport des viandes.
- Voici les chiffres de l’exportation des produits du porc pour l’année 1892 :
- Porc.................. 90 millions de livres.
- Saindoux.............. 580 —
- Lard et jambon....... 1.120 —
- Les produits du bœuf et autre bétail atteignent Ie chiffre de 69 millions de dollars, soit 345 milH0IlS de francs.
- Des plans en relief établis par les soins de la section de chimie indiquent l’importance de l’installation laboratoires de chimie agricole à Washington, où l’orl étudie les aliments et les causes de leur décomposih011 et tous les problèmes relatifs à l’agriculture.
- Les plantes médicinales forment un groupe imp°r' tant; ainsi que les fimgicides, agents chimiques efl1' ployés avec un remarquable succès pour prévenir leS mildeivs et les blights des plantes cultivées.
- Des panneaux sont couverts de gerbes de céréales & toutes sortes, et, à côté de celles-ci, des boîtes à partit vitrées, ou des bocaux, contiennent les grains ou leS graines qui en proviennent.
- Ces instructifs enseignements sont complétés par diagrammes en couleur de M. Blodgett, le statistici®11 américain bien connu. Il constate de la façon suivait
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- j PALAIS DU GOUVERNEMENT. 489
- * progrès des récoltes de céréales aux États-Unis, de lo49àl891:
- 1850 1860 1870 1880 1890-
- ^aïs.. 592 838 761 1.754 2.122
- Blé..
- 100 146 A 7Q ;,KQ 468 809
- Avoine. 172 989 408
- Urge... OA
- K Aa h h 70
- Seigle.. \h 9 \ OU 41 4-4' 9A io 9&
- Sai’i‘asin . 9 17 10 12 12
- Totaux 866 1.237 1.388 2.697 3.517
- Millions de Bushels.
- D
- après le même auteur voici les chiffres de produc-n des céréales dans le monde entier (moyenne des ®rjdères années).
- AVOINE BLÉ MAÏS SEIGLE ORGE
- 595 440 1.680 25 55
- 246 309 26 69 50
- » » » » 49
- » » » » 35
- » i » » 32
- 300 490 141 181 147
- 565 242 » 712 154
- 299 93 » 228 101
- 154 160 109 122 98
- 167 77 » » 80
- » 255 » » »
- » 122 80 »
- » 49 61 » »
- » 40 » » »
- » » 132 » »
- 2.326 2.277 2.229 1.337 801
- Millions de Bushels. 1
- États-Unis.........
- France.............
- ^sPagne............
- Algérie............
- Japon.. ' ’ *''’* ' Centrées diverses... ussie et Pologne..
- 2Ueinagne..........
- ^utriche-Hongrie... t’ande-Bretagne ...,
- «des anglaises.....
- Pâlie..............
- Roumanie...........
- Canada.
- jir . .............
- lexique (en 1888)...
- Totaüx.
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- 490 EXPOSITION DE CHICAGO.
- De chaque côté de l’allée centrale se trouvent: alJ Nord, le Département de la Justice, avec une galerie portraits des juges célèbres; au sud, le Département de l’État, avec les parchemins authentiques se rattacha^ à l’histoire des États-Unis. Les amateurs de document et d’autographes sont nombreux en cet endroit et ks lettres des hommes qui ont joué un rôle prépondéra1^ sont l’objet de la curiosité générale. On s’étonne des trésors de cette importance soient ainsi exposés3 la merci du public. Parmi les nombreuses pièces dipJ°” matiques, traités d’amitié et de commerce, etc., onre' marque le traité original conclu avec Napoléon Bona' parte pour la cession de la Louisiane. R.-A. Livingsto11 et James Monroe en ont été les négociateurs pour^s États-Unis, et Barbier Marbois pour la France. L’acie a été signé le 2 prairial an XI (22 mai 1803). H signé : Bonaparte, par le Ministre des Relations rieures Talleyrand, et par le Secrétaire d’ÉtatHugue5 B. Maret. On remarque aussi l’original d’un traité l111 olïre un intérêt d’actualité par suite des difficultés sif venues dans la mer de Behring, c’est celui de la venie de l’Alaska aux États-Unis par la Russie, moyennant^ somme de 7 200 000 dollars, et qui a été signé Ie 13 mars 1862.
- Le Département de la Guerre est très encombre u visiteurs, principalement aux heures où fonctionnent Ie5 machines à faire les crosses de fusil, les perforeuse3’ rabotteuses, etc., etc. En effet, les Américains sont31 fiers de leur outillage perfectionné pour la fabrication des armes et des munitions, qu’ils ne craignent pas à e(l expliquer et d’en démontrer le fonctionnement. fls ^
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- PALAIS DU GOUVERNEMENT.
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- S01^ Pas partisans d’user jusqu’à la fin un outil lors-
- autre plus rapide est inventé; ils font tous les
- iflces pour pouvoir appliquer les derniers perfec-
- anements, sachant fort bien que c’est de là que dépend i . . . ,
- u la possibilité de lutter contre les industries etran-
- Des sergents d’artillerie ont été placés auprès des Jl^ces les plus compliquées pour les faire manoeuvrer repondent avec une bienveillance infatigable aux gestions qui leur sont faites. Pour eux c’est une leçon
- Cle choses '
- f mannequins représentent les types et les uni-Iïïles de l’armée de l’Union, à pied et à cheval. Les aiïîhulances, les brancards à dos d’hommes et de ^alets ; les canons, les mitrailleuses, gattlin guns, ^Ces montagne et autres, les obus et les torpilles e^ls°n ; tout cela attire beaucoup l’attention. La foule Particulièrement compacte devant le panorama
- Présentant l’expédition du général Greeley au pôle ^°rd. La
- scène qui est représentée par les personnages animent ce paysage désolé, couvert de neige et de Ce5 est celle de la rencontre du général et du iieute-^ tbiûokwood accompagné du sergent Brainard venus Sa recherche.
- ^a section des ingénieurs occupe l’extrémité sud-est U Valais ; elle se compose de plans en relief et de Pes indiquant les travaux exécutés et projetés dans les nds fleuves, les lacs, les canaux et les principaux °nts remarquables.
- premier étage, se trouve l’exposition des Bureaux s Républiques sud-américaines. Un bulletin spécial,
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- publié par ce Bureau, porte cette mention: «CoinrfleI1J les marchés de l’Amérique latine peuvent être attei11*5 par les industriels des États-Unis. » Ce Bulletin\\^ pas distribué.
- Les Républiques sud-américaines n’ont guère envof que des photographies, les portraits de leurs Préside*1*5’ les fac-similés de leurs actes d’indépendance, et trèspeU d’échantillons de leurs produits.
- » ipP
- Une immense carte en relief indique la ligne peojel
- -. ^ 1p5
- du chemin de fer inter-continental qui doit relie1 trois Amériques.
- En somme, cette exposition officielle du Gouven ment contient la démonstration des services de s011 administration. Les pièces ethnologiques y abondé on a fait des emprunts considérables aux musées na*10, naux, afin de permettre à ceux qui n’ont ni la faculté1,1 les moyens de les visiter d’avoir un aperçu des riches^5 scientifiques de leur pays.
- Le but est atteint, car il n’est pas un citoyen aïflel1, cain qui ne sorte de ce monument sans être persil que les États-Unis n’ont et ne peuvent avoir de rival datl le monde.
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- PALAIS DE L’HORTICULTURE
- P est difficile de préciser le style de cette immense Construction ; c’est de la Renaissance vénitienne mélan-de parties d’ordre ionique et de groupes décoratifs ^iïiours reliés par des guirlandes.
- centre, un dôme vitré d’une forme particulière, ^Sez semblable à celle d’un parapluie ouvert qui aurait 0 Mètres de hauteur et 55 de diamètre, donne à Tinté -.leUr la lumière et l’espace. Le vestibule d’entrée est P°sant; à droite et à gauche sont placés des groupes ^Présentant, dans la pensée de l’artiste, le Sommeil et 6 Héveil des fleurs.
- ^ En pénétrant dans ce vaste édifice on est quelque peu ^u> car on s’attend à voir une superbe collection de Pands palmiers et de plantes tropicales. Au lieu d’une e perspective, dont on aurait pu combiner les ^ ets, on a, au contraire, obstrué la partie centrale Une fausse montagne, de faux rochers en fer-blanc en rouge brun et de caisses de bois mal dissimu-6spar les plantes. Cette montagne est creuse et forme ne sorte de grotte dans laquelle on pénètre en sautant
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- 494 EXPOSITION DE CHICAGO,
- de pierres en pierres placées dans une petite rivière fl11 nuscule.
- Une autre déception vous y attend : cette cave
- est
- formée de planches sur lesquelles un ciment trop mi*106
- colle des fragments de quartz du South Dakota,
- don*
- les cristaux scintillent à la lumière des lampes à in°al1 descence. Des stalactites disgracieuses ne parvienne111 pas à donner aux parois trop droites et trop pl^ l’aspect qu’on a cherché. Dans une anfractuosité
- comptoir a été ménagé, on y vend des morceaux quartz. L’allée circulaire qui enveloppe cette montag
- un
- de
- sriie
- du
- fait
- est bordée de plantes variées. Une reproduction Capitole de Washington, en fleurs d’immortelles, l’admiration des visiteurs, décidément fort épris de genre de mosaïque.
- Des Virginia creepers grimpent le long des nervine5 en fer du dôme et donnent, fort heureusement, urie note décorative naturelle à cet ensemble de trucs tr°P visibles.
- Les rhododendrons de M. Moser, de Versait1 prêtent l’éclat de leurs belles parures à cet arrange ment étrange, et le visiteur européen, étonné, se & mande comment, avec les ressources qu’offre la tation de la Californie, de la Louisiane et de la Florid0’ on n’a pas pu faire quelque chose de mieux.
- Dans l’aile Nord se trouvent les envois de l’Austra^ de l’Afrique, de l’Amérique du Sud, de l'Europe et l’Extrême-Orient; dans celle du Sud, ceux des E américains. ^
- Les grands pavillons situés aux extrémités de galeries sont occupés par les fabricants de conserves
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- PALAIS DE J.’HORTJCULTURE. 495
- |*ruitset de légumes; les instruments d’horticulture, les uiJes, les vins, etc.
- Une grande galerie parallèle à la galerie centrale L°ïUient les fruits frais; elle forme avec celle-ci une s°rte de jardin intérieur où s’élève le bâtiment con-stï>uit par l’Allemagne pour l’exposition de ses vins.
- , ^a galerie du premier étage est réservée aux vins dangers et aux fabricants de pruneaux et de raisins Secs> genre Malaga.
- Uevant la façade, les pelouses reçoivent des massifs e fleurs; derrière sont les serres, les arbres frui-tlers> les arbustes à feuillages, les rosiers, etc.
- ^ est dans cette partie que se trouvent les envois de J*' Ausseur-Sertier, de Lieusainl; Boucher, de Pa-f » Uroux et fils, du val d'Aulnay; Baron-Vieillard, ^ Orléans; Dallé, de Paris; Defresne, de Vitry-sur-e%ne; Letellier fils, de Caen; Lévêque et fils, d’lvry-s^r"Seine; Ch. Molin, de Lyon; L. Paillet, de la vallée e Châtenay; Pinguet-Guindon, de la Tranchée-Tours-0rch Forgeot et Cie, de Paris; Vilmorin, Andrieux et Gle, de Paris.
- ^ Ces derniers ont, de plus, des pelouses et de nom-renx massifs de Heurs sur différents points du parc. ts palmiers de M. Martichon, de Cannes, en pleine
- rre> servent également à la décoration de différents U°Jnts.
- ^elte exposition, on le voit, est considérable; après ^ aPerçu et cette description des espaces réservés aux eurs et aux plantes, il est intéressant de passer à l’exa-rïl6ïl des fruits et de leurs dérivés dans les différents
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- 196 EXPOSITION J)E CHICAGO.
- États-Unis. — Dans la galerie des fruits frais s’élève une immense colonne composée de 13,873 oranges Los Angeles County. Tous les matins on la visite ave° soin et Ton remplace celles qui commencent à se p1" quer.
- L'Illinois a un très bel assortiment de pomn# fraîches, de groseilles, fraises et framboises.
- Le Michigan a une belle exposition de fraises.
- L.-J. Farmer, de Pulaski (Oswego County, État & New-York), présente des fraises de grosses variétés.
- La Californie, San Bernardino County, ainsique^ Diego County, Orange County, Riverside County, ollt une profusion de superbes oranges et de citrons.
- Los Nietos and Ranchito Walnut Growers Ass°' dation, à Rivera, a rempli une énorme colonne 6,1 verre, des noix de sa récolte.
- L’Orégon et d’autres États exposent différentes sorteS de fruits, parmi lesquels dominent les pommes et leS fraises, probablement à cause de la saison qui ne per mettait pas alors de cueillir les pêches ou les poires.
- Feron & Ballou C°, de Chicago, ont installé, d’n116 manière très attrayante, les conserves de fruits maisons suivantes :
- San José fruit packing C°;
- San José dried fruit et Canning C° ;
- Garden City Canning C°;
- Pacific Canning C°;
- Sorosis fruit et Canning C° ;
- Sorosis dried fruit C°;
- Penniman fruit C°;
- North Ontario fruit C°.
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- Ces conserves ont tort belle apparence, et les fruits s°ni très gros.
- Kuner Pickle G0, à Denver, Col., font par spécialité es ’égumes au vinaigre, de même que la Butters C°, de la*nême ville.
- Gürtice Bros C°, kRochester, N. Y., ont des fruits 6n bocaux et en boîtes de fer-blanc, des fruits séchés, et des conserves de pois, haricots, maïs comestible et liâtes. Leur installation est importante.
- Lusk & C°, à Oakland, Alcimeda County, Cal. Conserves de fruits et de légumes. Très importante ex-P°sition, produits de belle qualité ; asperges supérieures a Ce que les Américains produisent habituellement.
- . Cordon & Dilworth (New-York). Gelées, fruits au ^s> conserves de légumes, olives, câpres, etc.; leurs asperges sont très ordinaires.
- G- A. Maul (Kern County, Cal.) et S. Kinsley, du ^éme endroit, ont des conserves très bien présentées pêches et de poires.
- J. H. Flickinger Company, (San-Jose, Santa ^ara County, Cal.) a une belle exposition de conserves fruits en flacons et en boîtes et de fruits séchés, pré-
- Drï T* f
- c *es sur le verger même.
- Parmi les fabricants de pruneaux, de pommes et de Peches séchées par l’évaporation, on distingue :
- J. R. Cardwell (Portl-and, Oregon) ;
- G. E. Hoskins (Newberg, Oregon) ;
- G- G. Shaw (Clark County, Washington) ;
- Midden (Vancouver, Wash.) ;
- Smiley (Clark County, Wash*) ;
- Idaho Prune C° (Idaho).
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- Avant d’aborder l’examen d’un antre produit, que^ ques mots sur l’origine de cette industrie, en Californie
- offriront certainement un vif intérêt.
- C’est à la France qu’elle est due. Un marin français-Louis Pellier, arrivé à San-Francisco en 1849, aval*1 travaillé aux mines de Trinity County. N’ayant paS très bien réussi, il se rendit à San-Jose.
- Là, il planta une pépinière et décida son frère Piene à venir le rejoindre.
- Vil
- Les deux frères y travaillèrent ensemble jusqn15 1856, époque à laquelle Pierre retourna en Franc®» pour épouser une jeune fdle à laquelle il s’était fianc6-11 mit à profit ce voyage, s’assura d’un certain nonib^ de boutures de pruniers, vignes et autres fruits, retourna en Californie, emmenant son frère Jean et ses précieuses boutures, traversa l’isthme et arriva à Sa11 Francisco en décembre 1856.
- Ces boutures provenaient de Villeneuve-d’Agen, dÇ11 le nom de petite prune d'Agen donné à ce prodad'
- A l’arrivée de son frère, Louis Pellier greffa, à San-J°se’ un certain nombre de sujets. L’expérience réussit bieI)’ mais on n’apprccia pas tout d’abord son important’ Un pépiniériste allemand, nommé B. Kamp, se pr°' cura quelques greffes chez Louis Pellier, et travailla ^ son côté à la culture du prunier. Pendant vingt-d1^ ans elle ne prit pas de grands développements; elle $ maintenant l’une des principales industries du Gold$ State.
- Le plus ancien vérger de ce genre est à deux niiHeS de San-Jose. Céci-se passait en 1870. Le succès de cea* ci encouragea d’autres agriculteurs, et le verger de
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- Q'Banion & Kent, près de Saratoga, fut créé en 1878 ; Celui du D1 Handiy (de 100 acres), à Saratoga, en 1880; Celui de Buxton, à Saratoga, en 1881. Le développement tient alors du prodige.
- Le Santa Clara County qui, il y a dix ans, ne produisit pas une prune, les exporte aujourd'hui par wagons.
- Aussitôt qu’il fut prouvé que la culture de la prune etait rémunératrice, sans grand soin ni travail, d’autres provinces l’entreprirent; on la rencontre maintenant dans toute la Californie, excepté dans les parties trop Montagneuses. En 1870, il n’y avait, dans tout l’État, 19059 pruniers; les rapports officiels de 1886, sont plutôt trop modérés dans leur estimation, en P°rtent le nombre à 1077 841. D’après les chiffres Mfîciels de 1891, on estime que lorsque les pruniers Santa Clara County, qui n’ont pas encore leur déve-^0ppement normal, auront atteint la période de rapport,
- Production annuelle donnera 40 millions de livres Pruneaux.
- L’industrie des raisins secs suit une marche analogue, el cenx-ci ne tarderont pas a remplacer complètement,
- le marché de l’Amérique du Nord, les raisins de %laga.
- Larmi les plus importantes maisons, on peut noter : La Escondido land & Town C°, à Escondido, Cal. ;
- E. Helfleman, marque Las Palmas;
- Griîîin & Skelley C° (.Fresno, Cal.).
- Lllesfont toutes trois des raisins secs pour la table. Lue autre industrie européenne a été également
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- transplantée en Californie, c’est celle de l’huile d’olive On la produit dans le S an Diego Counly, que 1011 appelle Italy of America
- Cette entreprise n’est encore qu’à son début, et 1orl sait que l’olivier ne donne de résultats qu’au bout^6 trente ans. C’est bien long pour des Américains.
- Il y a cependant une exposition de ce produit, cebe de Frank. A. Kimball (.National City, San Dief County, Cal.).
- On fait également beaucoup de cidre aux États-U1118’ il est même étonnant qu’on n’en consomme pas dava11 tage, mais les tempérance Societies sont là, et elleS mènent une campagne acharnée contre l’usage deS boissons fermentées.
- Plusieurs fabricants en ont envoyé des échantilloïlS? ce sont : les Mott’s sparkling ciders & vinegars, ^ la Genesee fruit Company, qui a des pressoirs à Bo^ ville,N. Y.; Roehester, N. Y.; Holley, N. Y.; Dans» Ylich., et dont le cidre est présenté luxueusement sollS l’aspect de bouteilles de champagne.
- F. C. Johnson, à Kistuwaukee, III. Cidres et vl naigres de pur cidre.
- The hydraulic press Mfg C° (Ohio). Ces deuxC^ nières Compagnies ont établi un pressoir au centre leur installation et débitent du cidre, fait surplace’ 25 centimes le verre.
- Les vins des États-Unis occupent un espace relata6 ment important, les exposants sont assez nombre^’ des circulaires et prix courants illustrés sont nus râlement à la disposition des visiteurs, comme dan^ autres sections de cette contrée.
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- La American Wine G0 (Saint-Louis, Mo.) fabrique te vin de Champagne, et le Cook’s impérial, qui figure sur Presque toutes les cartes de vins des restaurants et des Lôteïs, est fait avec les Calawba grapes, spécialement ch°isis, dit-elle. A cette fabrication elle a ajouté les ùurgogne et les bordeaux, et des vins blancs, le Mis-s°uri et le Ohio Catawba. C’est une des marques les plus répandues et les plus estimées.
- La Napa Valley Wine C° (San-Francisco) s’est par-l^ulièrement distinguée par l’originalité de son installa-L°n5 qui se trouve dans un gigantesque tronc d’arbre. ^ est une Compagnie puissamment organisée et dont tes produits portent les noms de Burgundy, Claret, Üock, Sauterne, Muscatel, Port, Sherry, etc.; elle fait également les cognacs à la Couronne.
- Stone Hill Wine C°, à Hermann, Mo. Vins du Mis^ s°Uri5 principalement des vins blancs secs, d’une qua-très appréciée.
- basant Valley Wine C°, à Rheims, N. Y. Il a été dte quelque part, dans ce rapport, qu’il y avait de tout ^Uus ce pays; il y a surtout des villes portant les noms des principales villes d’Europe. De cette façon, lors-un industriel crée un article qui a une réputation dans le vieux monde, il est facile de faire croire qu’il Vlent de la source même en donnant à un village quel-c°uque le nom de ce lieu de production renommé.
- L est ainsi que la Pleasant Valley Wine Company est fixée à Rheims, Steuben County, dans l’État de New-°rL, près du lac Keuka.
- Cette Compagnie s’est constituée en 1860 et a été la P^mière à entreprendre la fabrication du vin de Chain-
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- EXPOSITION DE CHICAGO, pagne. Elle a trouvé commode de donner à la localité 1© nom de Rheims et on l’étonnerait fort si on lui disait qu’elle a commis une contrefaçon et une usurpation-Charles Stern & sons ont leurs vignobles, chais et distilleries à Fresno et à Los Angeles, Cal. ; ils font spécialement des vins de Californie et des brandies.
- To — Kalon Wine C°. Chais à Oakville, Cal-. $eS désignations de vins sont : Moselle, Jo bannis b erg, SaVr terne, Raut-Sauterne, Chablis, Hermitage, etc., laga, Madère, Muscatel, Tokay, etc., et Champagne-A. Brun & C° (Oakville, Napa Countg, Cal.) °nl imaginé de donner à leur vignoble le nom de NOVEAÜ MÉDOC.
- Tout à l’heure, c’était le nom de Rheims donne a une localité où se trouve une fabrique de vins mousseux, maintenant c’est le nom de toute une province de France !
- F. Korbel & brothers, dans le Sonoma Countg,
- Ces vignerons-industriels font surtout des vins blancs du Rhin et de la Moselle.
- M. Hommel (Sandusky, Ohio). Vins de Champagne-Engels & Kruding (Sandusky, 0.). Vins indigènes-The Sweet Valley Wine C° {Kelleÿs Island, 0-)-Vins indigènes, brandies et champagnes.
- A. Wehrle & son (Middle Bass Island,
- Erie, 0.). Vins indigènes purs, et Catawba brandy-Urbana Wine C° (Hammondsport, N. Y.). Chanr pagne gold seal. Vins blancs et brandies.
- Il serait facile de donner une liste beaucoup pfuS longue de tous les producteurs de vins. La lecture des noms ci-dessus suffira pour faire entrevoir le dévelop'
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- Piment qu’a pris celte industrie, l’avenir qui lui est leservé, et les procédés employés pour donner une Naturalisation à tous ces crus des vallées de l’Ohio, du A *ss°uri et de la Californie.
- -^pi'ès avoir parlé de ces importantes productions, il Semblerà bien insignifiant d’examiner les appareils et lnstruments ingénieux destinés à l’horticulture.
- Us ne sont pas très nombreux, et quelques lignes
- suffiront.
- Le Plant Transplanter du Judge Trogdon, à Paris, ne coûte que 5 dollars; cet appareil permet de lePiquer les plantes mécaniquement, il serait plus exact dire que c’est sans l’aide de la main.
- George, A. Deitz, à Olden, Mo. Évaporateurs de i°Rtes tailles pour sécher les fruits.
- G. L. Danforth, à Mansfield, O. Cueille-fruits. Appa-dans le genre de ceux usités en France.
- P. Maast & C°, à Springfield, O. Pressoirs pour taire le cidre.
- Graham, Passmore & C°, à Philadelphie. To'n-eUses pour gazons, d’une grande légèreté.
- Suppléé Hardware C°, à Philadelphie. Tondeuses, roues hautes, pour gazon, bien établies et très Jégères.
- , Gette maison fabrique une sorte de corbeille qui; a(tapte à la tondeuse et s’enlève à volonté, sert à recevoir le gazon taillé, et évite de ratisser.
- Peux grandes maisons de graines de légumes et de eUrs, Peter Henderson & C°, à New-York, et Vau-(Chicago et New-York), se livrent à une publicité es appréciée des visiteurs qui reçoivent de superbes
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- albums illustrés ou des enveloppes contenant six sortes
- de graines.
- The Daisy implement C°, à Pleasant lake, Ind. Sa petite charrue à main pour jardins, pour laquelle elle demande que 2 dollars et demi, attire beaucoup l’attention . Elle est légère et peut se manier sans fatigue.
- Allemagne. — Un certain nombre de fabricants de conserves ont envoyé leurs échantillons, quelques-u*lS ont même fait une installation assez soignée.
- Parmi ceux-ci :
- Joh. Phil. Wagner & C° (Mayence). Conserves & fruits.
- Wilh. Laaff (Mayence). Conserves de fruits.
- G. C Hahn & G0 (Lübeck). Manufacture de conserve8
- de légumes, viandes, saucissons, fruits, etc.
- & A?
- J. Clôt et Cie (.Strasbourg, Alsace). Conserves u
- légumes, de fruits et de gibier.
- Victor Dürfeld, à Oschatz (Saxe), a reproduit manière très exacte l’aspect des fruits, en une co#1 position qui n’est pas de la cire, mais qui en a la traHs parence. Ces fruits sont parfaitement faits ; ils sont de8 tinés à des institutions scientifiques, collèges, p^1 nières, maisons de commerce de plantes et d’arbreS fruitiers, etc.
- Les spécimens exposés se trouvent dans la galelie des fruits frais, où ils représentent des fruits de-TAlte magne. Ils donnent, au milieu de ces types en natiùe’ une complète illusion.
- Il a été dit, au commencement de cette partie dal
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- PALAIS DE L’HORTICULTURE. 505
- lant de l’horticulture,'que l’exposition des vins de ce Pays se trouvait dans un des jardins intérieurs.
- ^ est évidemment par une gracieuse condescendance 1 Administration colombienne que cet emplacement a ^é octroyé.
- L extérieur de la construction est des plus ordi-naires; mais, quand on entre, on est frappé de la beauté cadre dans lequel se trouvent les principaux crus
- des
- ignobles allemands. La pièce, très vaste, a l’aspect
- une salle d’armes de vieux château. Le plafond est rRié d’arceaux en ogive qui s’appuient sur des pionnes. Ces arceaux forment sur un des côtés des aies largement ouvertes, par lesquelles on peut con-^ftiplercinq dioramas bien éclairés et bien peints. Ces 0ramas, de forme semi-circulaire, représentent :
- Le Rhin, vu de Niederwald, et la statue de la Ger-niania, qUi domine la vallée ;
- ^â°Trarbach; Traben-sur-Moselle ; Neustadt-sur-aardt ; Trèves-sur-Moselle ; Ehrenburg ;
- 3° Neekarthal, de Esslingen jusqu’à Gannstadt;
- 40 Rappoltsweiler, en Alsace ;
- Mülheim in Baden.
- Les échantillons de vins sont disposés sur des gradins Oculaires en bois noir, et sont suffisamment atténués P°ür ne pas nuire à la décoration sobre et quelque peu aâstère de la pièce.
- Ce sont en général des crus du Rhin, de la Moselle, des champagnes,
- Parmi les principaux exposants :
- ^Wald’s & C°. Champagnes exquis (?).
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- Kloss & Foerster (l’un des plus importants), à Fret btirg.
- Gebr. Jung (.Rüdesheim a/'Rhein).
- Australie. — Les vins de cette contrée avaient ele fort remarqués à Paris/en 1889. On pouvait les déguS' ter, à des prix modérés, l’installation en était attrayante-Les négociants australiens se sont montrés moms empressés à Chicago ; leur exposition se borne à six o° huit pyramides de bouteilles.
- Canada. — Les provinces à’Ontario et de QuébeC ont un assortiment de très beaux fruits.
- Chili. — Six bibliothèques tournantes disposées erl casiers contiennent des bouteilles représentant leS différents crus du pays'; une cinquantaine de caisse5 servent à en indiquer le mode de livraison,
- Espagne. — Il n’v a pas moins de quatre-vingt-^1* exposants d’huiles d’olive, et une centaine de fabricant3 de liqueurs, vinaigres, cidres champagnisés, etc. vins sont installés dans une sorte de pavillon m®11 resque d’un très bel effet.
- France. — Il y a des vins et des liqueurs au rez-^e chaussée et au premier étage. Il faut avouer qu’ils so^ peu visités et qu’aucun effort n’est fait pour y attirer I0 public.
- Des maisons importantes, comme MM. J. Bell0* et Cie (Cognac), Marie Brizard et Roger (.Bordea
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- ^audon et Cie, à Rouillac, la Collectivité des négo-ciants en eaux-de-vie de la ville de Cognac, Coin-lreau fils, à Angers, Cusenier fils aîné (Paris), ^eÜsy et Doisteau (Pantin), Dubonnet frères (Paris), ^Urard (Paris), G. Hartmann (Paris), Legouey et
- &elb
- ergue (Paris), Marnier-Lapostolle, à Neauphle-
- eau, Eugène Mercier et Cie (Epernay), G. 0.
- ie-Chât,
- con (Saint-Denis), Ve Louis Pommery, à Reims, lcqlès et Cie, à Lyon, Ruinart père et fils, à Reims, ' Schouteeten, à Lille, Violet frères, à Thuir, etc.,
- Pt 9 J * ' '
- c*5 n’ont pas une installation en rapport avec leur ^Pntation.
- Tandis que d’autres producteurs étrangers ont des j^ployés en permanence pour renseigner les visiteurs, ür remettre des cartes, des prix courants, des sou-'enirs sous des formes diverses, c’est à peine si l’on lericontre dans cette partie française de la section une ï^sonrie à laquelle on puisse parler. Ces petites vi-^nes ne sont pas munies de cartes, ou bien ces cartes Sord absolument sans attrait, et généralement en arigue française.
- ^ aurait fallu, là, un grand salon de dégustation, de eRseignements, et plusieurs personnes pour y donner Peu de vie et d’animation, pour y prendre des com-^andes, pour y faire des affaires.
- Au premier étage, c’est plus désert encore. La Cambre syndicale du Commerce en gros des Vins spiritueux du Beaujolais et du Mâconnais, la i^mbre de Commerce de Béaune ont des rayons , Radins, sur lesquelles sont couchées cent cinquante a deux cents bouteilles, quelques étiquettes portant les
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- noms de propriétaires de vignobles, et c’est à peu preS
- tout.
- Il n’est pas compréhensible que des négociants qu) font avec les États-Unis un chiffre d’affaires consid®' rable aient ainsi négligé cette occasion de briller a côté, sinon à la tête, du commerce des vins et boté" sons. Les noms des Hennessy, Martell et Cie, Ottard» Dupuy & Cie, sont connus dans tous les États-Unis ei dans presque tous les pays. Ceux de Mumm, Cliqu°^ Ponsartin, Rœderer, Moet & Chandon, etc., ne soo1 pas moins estimés. On s’étonne dès lors de leur absent ou de la modestie de leur installation.
- Les droits de douane sont excessifs, cela est vr#1» mais ils n’ont pas entravé les transactions. Qu’on lie dise pas que l’espace était insuffisant, car au prennel étage, il y a dans la partie réservée à la France ulie grande place vide, et d’ailleurs il n’en manquait PaS dans Jackson Park. C’est dans le parc que ces collec^1 vités locales auraient du construire des pavillons sp ciaux, comme l’ont fait les fabricants de cacao et chocolat, Ménier entre autres.
- Il y a donc eu un autre motif, car l’esprit d’entff prise et les moyens d’action de ces maisons sont tl0f connus pour qu’elles aient renoncé, de parti pris? figurer à cette Exposition, comme elles ont l’habit11^ de le faire, c’est-à-dire avec éclat.
- Il a été dit plus haut ce que les horticulteurs françal avaient envoyé, il est donc superflu de revenir sur sujet. ‘ de
- Parmi les fabricants d’instruments et appareils jardinage, on remarque :
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- PALAIS DE L’HORTICULTURE. 509
- Aubry (Paris), les pulvérisateurs Besnard (Paris), ^vannerie fine de Mlle Boullerot (Paris), la pompe ^ arro$age de Hunolt à Moret, les appareils d’optique P°Ur étudier les maladies cryptogamiques des plantes Hunolt à Montpellier, le mastic pour greffer à froid Lhomme-Lefort (Paris), les râteaux, outils et h* esse-bordures de Martin (Paris), les appareils de chauffage et accessoires de jardin de Martre et ses ls à Lyon, les produits céramiques pour l’horticulture
- gf V
- 1 ornementation des parcs et jardins de E. Radot a Essonnes, les ficelles avec enduit pour le greffage de a vigne de ,L. Rothier à Troyes, les instruments en acier chromé pour aiguiser les outils horticoles de • Trusson à Cette, etc., etc., des plans, dessins et a(ffiarelles de parcs, paysages, grilles, etc., de j?®®- Deny et Marcel (Paris), H. Martinet (Paris),
- L. Lusseau (Paris), Édouard André (Paris), etc.
- ^Rèce.— Un portique, soutenu par des colonnes de 0l’dre ionique, forme un cadre très heureux aux vins de leUe contrée. On a bien conscience d’être en Grèce. La décoration est simple, de bon goût; l’installation est Méthodique et bien comprise. Les principaux exports sont :
- H. Solon et fils, à Athènes. Vins fins, cognacs et tueurs.
- Hippocrates Karavias, à Patras. Muscatel fin et v,ns rouges.
- Hemetrios Soutzos, à Athènes. Vins de l’Àttique : Bâteau-Lafitte, Ghâteau-Margaux, Ghâteau-Larose,
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- Saint-Julien, Saint-Émilion, Médoc, Sauterne, Vinification Panachaique (sic).
- Théodore Agapitos (Fatras).
- Alexander Skouzes, à Athènes. Vins blancs.
- On ne saurait dire trop de bien de cette coquet exposition.
- Italie. — Ce pays a envoyé ses vins renommes Marsala. Il n’y a pas moins d’une soixantaine d’exp0 sants de vins de toutes sortes et d’une vingtaine de pl0 ducteurs de citrons et de figues.
- Portugal. — Dans un des coins de la galerie d11 premier étage, un petit bureau de renseignements e de commandes est installé.
- Le vin de Porto est le principal produit expose'
- • * f\ P
- L’installation est très soignée, il y a comme un an’ fête dans ce petit coin.
- Russie. — Elle n’a d’emplacement qu’au rez-de chaussée, mais il n’y fait pas assez clair; c’est d’ailleUlS le même inconvénient que dans la partie réservée à ^ France.
- On a quelque peine à lire les étiquettes.
- Par une délicate attention, la Société vinic°^e d’Odessa a créé une marque de Champagne, 1 eSpecl(l Chicago. Il y aussi le Impérial, de Varsovie, et du c° gnac (véritable du vin de Crimée).
- Wladimir Wichniakoff & C°, à Moscou. Vins de Ci1' mée : Àliatique, Muscat, Lunel, Oporto, Alicante Sauterne, etc.
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- PALAIS DE L’HORTICULTURE. 511
- Braci Kempner, à Varsovie. Vins et cognacs deTau-ride. Monopole, grand vin mousseux (Champagne), Semant Impérial, Favorite, Carte blanche.
- A. ces emprunts aux Champenois, il faut ajouter ceux aux Bordelais. Les vins de Graves, Sauterne, ^hâteau-Latour-Blanche, Château-Yquem, Haut-Bar-Sac> Saint-Georges, puis les vins de Bourgogne, les Chablis, les vins de dessert, Lunel, Muscat, etc.
- Tous les grands vins français sont imités, leurs noms Soiît apposés sur les étiquettes, c’est une appropriation c°*nplète.
- N. Lannie (Moscou). Champagnes. Les noms des Autres vins sont russes.
- Saradjeff (Tiflis). Eaux-de-vie du Caucase, ^queur jaune, liqueurs de toutes sortes et YAnisette %llPerfine de Bordeaux.
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- PALAIS DES MACHINES
- Sur la cour d’honneur, près du Palais de l’Admin15
- tration, et entre celui de T Agriculture et la gare central6’
- . . ° > Ae
- s’élève un édifice dont l’entrée principale est formée colonnes surmontées d’un fronton, dans le style gr6C‘ Elle est adossée à une partie unie couronnée d*]tl entablement orné de statues ; aux deux angles, tours supportent des clochers à jour, imités de l’ar^1 tecture espagnole; à leur sommet sont placées deS statues de la Victoire. On distingue, à l’extrémité bâtiment, un dôme flanqué de quatre tourelles. v grands cintres métalliques, soutenant une cloison vitre6’ émergent d’une colonnade à droite et à gauche de 16l^ trée principale, ils indiquent que ce monument ne p6 être une église. C’est en effet le Palace of mech^ art (le Palais des Arts mécaniques).
- Les architectes, MM. Peabody et Stearns.
- de
- énie
- Boston, ont sans doute voulu élever un temple au g inventif de l’homme ; on ne s’explique pas autrement caractère de leur œuvre, très grandiose, mais semble pas convenir à des installations mécanique* ^ La construction, revêtue de staff, est principale#16
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- PALAIS DES MACHINES. 513
- en bois, mais les fermes des nefs sont en fer. Ces nefs s°nt au nombre de trois et réunies ensemble, comme le iraient les galeries des trains des grandes gares de ebemin de fer parisiennes.
- La seule indication de sa destination est dans l’em-pl°i de statues représentant les inventeurs les plus célèbres, et de cinq autres placées entre les deux tours ^ela façade et qui symbolisent la Science, le Feu, l'Eau, et la Terre. A Ventrée de la façade nord se trouve llne statue de Christophe Colomb en ciment de la Portland Cernent, de Hambourg, dont les lmPortations aux États-Unis, pendant les dix dernières aanées, se sont montées à 1 200 000 barils.
- Lne annexe, de proportions très vastes, mais bâtie ave<‘ la simplicité qui convient à une usine, est occupée Par les machines mues par l’électricité; celles du bâti-^ent principal le sont par la vapeur.
- Lien qu’occupant une plus grande superficie que la ^raleriedes Machines, à l’Exposition de Paris, en 1889, ^en que la hauteur en soit supérieure de quelques Mètres, l’intérieur du Palais des Machines est loin de Produire la même impression que celui de Paris. Ceia
- dent
- au manque absolu de méthode et d’harmonie dans
- arrangement général.
- L’est une erreur de croire qu’on peut placer au asard ces grandes pièces de fer. Elles ont leur beauté
- Pro
- pre; leurs mouvements, rapides ou lents, sont
- toiljours réglés, précis et comme rythmés.
- L’accord qui existe entre leurs organes doit se mani-
- b^ter également dans la disposition générale dune galerie de machines.
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- 514 EXPOSITION DE CHICAGO.
- C’est ce qui manque dans ces trois grandes nefs-Chacun a fait à sa fantaisie, selon ses idées ou suivant ses intuitions en matière d’exhibit.
- On est réellement impressionné à la vue de la grande machine Allis, parce qu’elle a précisément celte beauté dans les proportions, cette précision dans la marche et cette harmonie dans la disposition de ses organes.
- L’examen détaillé de ces nombreuses machines exige une compétence que ne possède pas le rapporteur, dse borne donc à une description sommaire.
- Il y a dix groupes distincts :
- Les moteurs, générateurs et transmetteurs hydrauliques ou pneumatiques ;
- Les pompes à incendie et extincteurs ;
- Les machines et les machines-outils à travailler leS métaux ;
- Les machines à tisser ;
- Les machines à travailler le bois ;
- Les machines à composer, imprimer, estamper, etc*>
- La lithographie, zincographie, et impression couleurs ;
- Les procédés photo-mécaniques ;
- Les outils employés dans diverses industries ;
- Les machines à travailler la pierre, l’argile et autr^ minéraux ;
- Les machines pour la préparation des aliments, etc<
- Il est inutile de dire que les États-Unis ont l’expo81" tion la plus importante. Après eux vient 1*Allemagne qui a installé un câble circulaire de transmission de
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- PALAIS DES MACHINES. 515
- force motrice ; la machine à tisser de Gladbach-on-the Bhine ; l’assortiment de presses rotatives de Augsburg {Bavière) ; les machines pour les mines et les moteurs à pz des Gruson Works (près Magdebourg), les locomo-^ves nouveau système de R. Wolf, de Magdebourg.
- Le groupe le plus important de l’exposition de cette rentrée se compose de machines à gaz, turbines, Machines à tricoter, scies circulaires pour couper le for> machines à broder, machines à relier, moulins à forine, scierie, presses rapides pour l’impression, Machines pour le traitement du minerai, etc.
- L’Espagne, la Nouvelle-Galles du Sud, la Suède et fo Russie occupent un très petit espace et n’offrent rien
- particulièrement intéressant.
- La Frange a surtout des machines-outils, qui sont 1111 peu perdues dans l’immensité des nefs. Les grands lndustriels, comme Schneider et Cie du Creusot, sauf four tourelle à éclipse pour canon à tir rapide, la Société des anciens Établissements Bail, à Paris, n’ont envoyé que des tableaux ou des plans.
- R convient cependant de citer :
- Les câbles et cordages pour mines et marine, de
- Bessonneau, d’Angers ;
- Les appareils pour parfumeurs, distillateurs, etc., de
- Brehier et Cie, de Paris;
- Les moteurs à air chaud et à gaz de H. Crouan, à Paris;
- Les courroies en cuir pour transmission de
- Bomange, à Paris;
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- ^ 516 - EXPOSITION DE CHICAGO.
- Les moteurs à gaz et à pétrole de E. Firminhac, à Paris;
- Les compteurs à eau de Hurtu, Hautin et Diligeofli
- à Paris, et leurs machines à coudre et à broder;
- La robinetterie de Muller et Roger, à Paris. Darblay père et fils, de Paris, ne présentent que les plans en relief de leur usine principale de pâtes a papiers.
- On remarque encore :
- La machine à bonbons de J. Combet, à Courbevoie* La machine à fabriquer les savons des Frères Cressonnières, à Lille ;
- Les machines-outils à travailler les métaux, ^ Dandoy-Maillard, Lucq et Cie, à Maubeuge ;
- Les machines à cigarettes de A. Decouflé, à Paris* Les machines à découper et à gaufrer les fleurs,
- A. Dolizy, à Paris ;
- Les machines à fabriquer les dragées, de P. LecoriM à Pari s
- Les machines pour la fabrication de conserves ah' mentaires, de Navarre et Cie, à Paris ;
- Les manomètres métalliques, de Ed. Bourdon Paris ;
- Les pompes et accessoires, de F.-J. Buzelin, âü% Lilas (Seine) ;
- Les cordages et câbles de Ph. Carue, à Paris ;
- Les appareils pour boissons gazeuses, de Durafort père et fils, Paris ;
- Le four oscillant et les fontes de A. Piat et ses à Paris;
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- PALAIS DES MACHINES. 517
- Les meules à moulin de la Société générale Meunière, à la Fer té-sous-Jouarre ;
- Les presses lithographiques pour imprimer la soie et coton, de Veuve Taulet Bernade, à Valentine (Huute-Garonne) ;
- Les scies mécaniques et machines pour couper les eioffes, de A. Tiersot, à Paris, etc., etc.
- L’Italie n’a rien qui mérite une mention particu-]ière; l’espace qu’elle occupe est très restreint. Il en est même pour 1’Autriche et le Brésil.
- La Belgique et le Canada tiennent une place fort h°norable, mais ne semblent pas s’imposer à l’attention, ^es visiteurs par de nouveaux procédés mécaniques.
- derrière les sections étrangères se trouvent les Mandes machines génératrices, et immédiatement aPrès sont installées les chaudières.
- . Le pétrole de l’Ohio est employé comme combus-hhle; il e«q envoyé dans les foyers par une pression aOtomatique qui en règle l’alimentation de manière à eviter tout danger d’incendie ou d’explosion. Ce Pétrole est amené par des pompes, de Whiting (.Ind.). A- l’ouest des chaudières sont installés les ateliers les forges.
- Lans le centre même du grand hall formé par les lr°i$ nefs a été creusée une grande citerne de forme rectangulaire, très grossièrement construite, qui reçoit
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- les eaux que des pompes d’épuisement et de tous modèles déversent à flots énormes.
- On peut trouver dans cette galerie tous les systèmes de dynamos. Le plus grand de tous est celui de la gigantesque machine Allis, de Milwaukee, Wis., dont les courroies de transmission mesurent lm,80 de largeur. Deux de ces courroies actionnent des dynamos Westinghouse, qui donnent une puissance d’éclairage de 10000 lumières.
- Tel est, dans son ensemble, l’aspect du Machinerjj Hall, dans lequel les États-Unis ont exposé, avec une fierté très légitime, leur grand et petit matériel méca' nique. La distance, la difficulté et les frais de transport ont empêché les nations européennes de faire une exposition plus importante: on ne saurait s’en étonner.
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- PALAIS DES AUNES
- L’ente-deux États de l’Union ont élevé dans ce pa-^ais, en bordure de l’avenue transversale, un petit pavil-*°n particulier destiné à recevoir les échantillons de leurs richesses minérales.
- Cette avenue, nommée « Bullion boulevard », divise
- Palais en deux parties. A l’est, les produits améri-Cains ; à l’ouest, ceux des pays étrangers.
- La Pennsylvanie est particulièrement bien représen-Une carte en relief indique les points où l’on tr°uve la houille, le pétrole, le gaz naturel, le fer, les liauts fourneaux, et la canalisation du pétrole.
- Voici, pour cet État, les chiffres de là production, en
- 1891 :
- Houille (anthracite).........
- — (bitumineuse)...............
- Pétrole......................
- Gaz naturel..................
- Pierre à chaux...............
- Ardoise......................
- Pig iron.....................
- Rolled iron et acier.........
- 50.665.481 tonnes. 42.788.490 —
- 31.426.206 barils. 7.834.016 dollars 2.100.000 — 2.141.905 —
- 4.426.673 tonnes. 3.406.205 —
- La Lehigh Zinc and Iron Company, de Bethlehem.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- Cette Compagnie a érigé, au milieu du palais, un obélisque de charbon, montrant une section vertical® du Mammoth bed, gisement géant du bassin Girard, dans le Schuylkill County.
- Une exploitation minière, en miniature, est en activité et sert à démontrer les procédés employés.
- A l’extérieur de ce pavillon, MM. Schaveyer & Liess ont placé une énorme feuille de dark Mue marble, sur lequel est gravé l’aigle national dominant le Monde-Elle provient de la carrière Roi de Prusse du Monta County.
- L’État de New-York a, lui aussi, son obélisque. H est formé de minéraux qui occupent chacun une plac® proportionnelle à leur production.
- Le Kentucky se distingue par son portique en char' bon.
- L’entrée du Michigan est en granit rose, surmontée d’une coupole en cuivre.
- Le portique et les côtés du pavillon du Missouri son1 en terre cuite ornée de reliefs artistiques.
- Dans le South Dakota on retrouve le ciment de la Western Portland Cernent Company, à Yankton, et des spécimens de bois silicifié de la Drake C°, de Sio1$ Faits, dont le plus curieux est un tronc d’arbre de 2 mètres environ sur 60 centimètres de diamètre, magnifiquement poli et qui ne le cède en rien comme aspect aux onyx les plus rares.
- L’entrée de la Californie est monumentale, elle compose de quatre colonnes de marbres et d’onyx de D région. Un tableau indique la production de l’or au* États-Unis,
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- PALAIS DES MJ NES. 521
- Le 1848 à 1892, elle a atteint le chiffre total de ^00000000 de dollars. La Californie, seule, en a fourni 1300250000.
- Elle expose aussi des échantillons de son minerai ^Dtimoine.
- pied de colonnes de marbre, deux lions, de matière, gardent l’entrée du Montana. Cet j, at est le plus grand producteur de cuivre; en 1892, extraction- a dépassé celle de tous les autres États réunis.
- Au centre du palais se trouve la statue de la Justice Ddue en argent, à Chicago, en mars 1893, par la ^Uierican Bronze Company. Cette figure mesure 2m,75 e hauteur ; elle est posée sur un globe terrestre porté
- Par
- ud aigle du Montana.
- ^ La Caroline du 'Nord se présente sous la qualification e Paradis du minéralogiste. On y trouve : l’or, l’ar-^eïh> le fer, le cuivre, le graphite, le kaolin, le talc et 3ues pierres rares.
- La Virginie produit YAlberene stone, sorte d’ar-lse qu’elle présente sous forme de tablettes de
- do
- ,avabo
- ^oise
- J.
- et qui provient de Y Albemarle County ; l’ar-pour construction et toitures, exposée par ^ H. Williams & C°, à’Arvonia; le zinc, qui a „ Vl à la copie de modèles français de statuettes a piquées par la Craighead & Kintz C°, de Bol-^rnle. Mass.
- ^ ^ Orégon a installé une exploitation hydraulique de Lains aurifères servant à la démonstration des procé-Cesde lavage.
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- La H. W. Johns Manufacturing C° file et tisse métier à vapeur le minéral, connu des anciens sous Ie nom d’amiante, que les Américains ont découved dans Staten Island (A7. Y.) en 1867, dont il y a égal6' ment des gisements au Canada; on le désigne en Aifle' rique sous le nom d’Asbestos.
- La hutte de mineurs du New Mexico n’ofïre rien a particulièrement intéressant.
- Ja
- Le malachite copper de Y Arizona est une sorte a quartz mélangé de cuivre; sa couleur est d’un bea11 bleu verdâtre. Il contient 35 pour 100 de cuivre; ^e bloc exposé pèse 5695 livres.
- Une galerie de 18 mètres de large s’étend toid autour du palais, à 8 mètres du sol ; elle est occupée par des expositions de produits d’un moindre volume et d’un caractère plus technique : des cob lections de minéraux, un laboratoire d’essais, 11116 bibliothèque comprenant tous les ouvrages, journal et publications concernant les mines et la mine ralogie, les Sociétés des ingénieurs civils et rnétab lurgistes, les procédés employés dans les explo1^ lions, etc., etc.
- Le Mexique occupe un vaste emplacement; de trente vitrines contiennent les échantillons de se~ minéraux ; on y remarque également de magnifique feuilles d’onyx d’un blanc verdâtre bien veiné, ^ de très belles colonnes de rose garnet, sorte de marbie
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- PALAIS DES MINES.
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- 0lîyx d’un ton rosé avec parties opaques et trans-parentes.
- Le Gap de Bonne-Espérance est représenté par la ^ülerie de diamants que MM. Tiffany & C° ont installé et qui fonctionne sous les yeux du nombreux pu-lc> très intéressé par cette démonstration nouvelle P°ür lui.
- ^ Le Brésil, dont l’arrangement n’était pas achevé, à ^eP°que où ces notes ont été prises, a une pyramide 0r et une autre de charbon.
- ^ Le Canada (province d’Ontario) a envoyé un lingot ^ n*ckel pur pesant 4500 livres, et dont la valeur est e 11 250 francs, ainsi qu’un bloc de minerai pesant
- tonnes.
- ^ L Asbestos cernent des usines de M. B. Berry, ceux . Serpentine Rock (Danville) proviennent de la pro-
- !nce de Québec, ainsi que des spécimens de mica et de %ux.
- j Les produits de la province d’Ottawa sont la chaux, ^rbre, le grès, le pétrole, le sel, etc.
- h’ ’
- formes pyramides de cuivre, de zinc et d’argent, j ^nerai et affinés, sont rangées dans la section de a Nouvelle-Galles du Sud ; les vitrines, placées au ^ re> contiennent des diamants, saphirs, etc., à l’étal
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- Un tableau indique la valeur de la production l0‘ taie des divers métaux de 1851 à la fin de 1891 :
- Or......................... 187.758.698 dollars.
- Argent...................... 54.978.350 —
- Houille.................... 124.195.672 —
- Pétrole................... 6.885.269 —
- Fer.......................... 1.864.115 —
- Étain..................... 46.300.228 —
- Cuivre...................... 29.273.874 —
- Antimoine...................... 562.778 —
- Bismuth........................ 178.075 —
- Flux............................ 51.701 —
- Minéraux divers................ 844.648 —
- Total...... 453.353.378 dollars.
- Soit 2 milliards 266 766 890 francs.
- L’Allemagne occupe parmi les pays étrangers le plü& vaste emplacement. Un immense portail, formé de ra^s' et de tuyaux en fer, surmonté d’une statue colossal6 bronzée, constitue l’entrée de l’exposition des FrèraS Stumm. Quatre grandes pyramides de fer s’élève111 jusqu’au vélum suspendu à la toiture du palais, etm16 grande fontaine, ornée de cinq figures bronzées et e11' tourées de plantes, occupe le centre.
- La cloison très élevée qui forme le fond est couved6 de vues et de plans des Neuenkircher Eisenwerke.
- Un vaste espace est occupé par le Humboldt chinenbau Anstalt de Kalk, près Cologne.
- Une vue panoramique de Francfort-sur-le-Metf1 relie à un premier plan, en relief, reproduisant les usines de la Société chimique pour l’or et l’argent ^ MM. Roessler & Hasslacher.
- Un bas-relief, disposé en fontaine, indique les résU^
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- PALAIS DES MINES. lat$ que l’on peut obtenir par l’emploi des ciments des Portland Cernent works de Schifferdecker and Sôhne, Heidelberg, représentés aux États-Unis par
- Haebler & G0.
- Autriche. — Un panorama, en hémicycle, de Carls-célèbre par ses eaux minérales, attire l’attention el constitue l’exposition des concessionnaires des s°Urces. Les petits décors découpés du premier plan, ^es objets en marqueterie de pierres de la localité et les Pelits bijoux qui les montent, sont d’un effet un peu
- Puéril.
- L. & G. Hardmuth (fabricants de crayons) ont ar-laïlgé leurs produits sous la forme d’une grande pyramide.
- Dans le Chili, le produit principal est le nitrate de *°ude de la fabrique de Rosario de Huara, à Iquique.
- tableau indique l’augmentation de l’exportation de Ce fertilisant qui s’élevait :
- En 1830, à....................... 800 tonnes.
- En 1840, à.................... 10.100 —
- En 1850, à..........' 22.800 —
- En 1860, à................... 55.200 —
- En 1870, à...............'... 136.287 —
- En 1880, à................... 225.559 —
- En 1890, à................ 1.050.119 —
- Dn autre tableau indique les importations de ce pro-^it, en 1890, par les pays suivants :
- Allemagne........................ 365.000 tonnes.
- France........................ 205.000
- Angleterre.................... 115.000.
- Etats-Unis..................... 105.000
- Belgique.......................... 95.000
- Autres contrées
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- EXPOSITION UE CHICAGO.
- Sous le nom de Thermal pàint est exposée une sode de peinture qui a la propriété de devenir noire à 145 de grés et de redevenir rouge en se refroidissant. ^ll pourrait peut-être l’utiliser en guise de thermoifl^ pour indiquer les températures dépassant 100 degreS'
- Les collections de minéraux de I’Espagne sont dej<l connues, elles n’offrent aucun intérêt nouveau.
- La Grèce a envoyé des marbres, du soufre, de ^ magnésie, de l’émeri de Naxos, et les produits de 1(1
- Compagnie du Laurium.
- L’Italie n’avait pas encore terminé son insLallatl^,^1, ce que l’on pouvait voir était des marbres.
- Le Japon présente des cartes et des plans de sesgise> ments houillers qui s’étendent sous la mer. Sa coll^ tion de minéraux est très belle ; elle contient des calce doines, des agates variées, de la stibnite, etc. fl ? même des eaux minérales et des tuiles émaillées.
- Voici, d’après un tableau indiquant les ressources ^ néralesdu pays, quelle a été leur production, en 18^'
- Or 23.401 onces.
- Argent .. 1.701.903 —
- Cuivre 301.924 piculs.
- Sulfate de cuivre 452 —
- Plomb 12.913 —
- Étain 791
- Antimoine 53.306 -
- Arsenic 1.872
- Manganèse 43.191
- Fer ... 22.336 tonnes.
- Gopperas
- Soufre 42.738 —
- Graphite „ 7.608 —
- Houille .. 2.608.284 tonnes.
- Pétrole. .. 2.017.116 gallons.
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- PALAIS DES.MINES. 527
- Grande-Bretagne. — Ce sont les fabriques de ciment clUl occupent la place la plus importante : F. C. Baron ^nd G° (Portland Cernent Falcon works) de Rainham, Kent; The Jhames Portland Cernent, marque au dia-^ant, de la Gibbs & C° Limited (Grays) ; The Francis G0, Portland Cernent (marque : Aux neuf ormes), etc. Le Higgins Eurêka dairy sait, sel obtenu par l’éva-Poration de l’eau de mer; une vache et une statue de liberté, de Bartholdi, sont sculptées dans ce produit.
- Russie. — Trois cubes d’or superposés en pyramide présentent la production du précieux métal, de 1745 M891 :
- 1° Dans la Sibérie occidentale... 109.990 kilos.
- 2° Dans la Russie européenne... 458.814 —
- 3° Dans la Sibérie orientale.... 1.097.232 —
- Les objets en fer forgé et en argent niellé, des cou-leaux, des sabres, etc.; des échantillons de pétrole, de Arbres, de sel gemme composent son exposition, qui complétée par un tableau indiquant la progression e ^ extraction de la houille dans les mines de la Dom-^ewa (Pologne).
- France. — Tandis que les appareils de chauffage, la Pbicaillerie et la ferblanterie des fabricants améri-Cams tiennent une place considérable dans le Palais ^es Manufactures, ces mêmes articles, qui font partie ^es groupes 115 à 120, de fabrication française, sont fe^gués dans le Palais des Mines, où ils sont fort peu ex^minés. Ce sont les coutelleries de H. Béligné de ^Ungres, de L. Hamon (Paris), de L. Picard (Paris),
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- 28 EXPOSITION DE CHICAGO,
- de J. Thinet (Paris);-les fils métalliques et ronce* artificielles de De Hennau (Creil) ; les lampes, lantern# et articles d’éclairage de F. Besnard (Paris), de A. bourguet (Paris) ; les modèles d’installations d’écüneS’ de Millinaire frères, de Paris; les serrures de &1-Dény (Paris) ; les moules pour pâtissiers de E.
- (Paris), etc., etc.
- Les groupes 42 à 68, Mmes et Minéralogie, ne cofl1' prennent que quelques exposants : la Compagnie fraïl" çaise du Laurium (Paris), échantillons de minei^15 et divers saumons de plomb argentifère; la Société nickel pur, au Havre; la Société le Nickel (PctP^ minerais, nickel affiné, oxydes de nickel et de cob^h la Société minière du Sud-Ouest, à Cuzorn (Lot-et' Garonne) ; la Société de l’industrie minérale (éc°^e des mines à Saint-Étienne).
- Parmi les Sociétés d’asphaltes: la Compagnie gaIie raie des asphaltes de France ((Paris), échantillon tableaux et plans; Paul Schneider (Paris), cartes de? gisements houillers du Pas-de-Calais; a Société mines d’asphalte de Servas (Alais), bitume nature et fabriqué.
- Les ciments sont représentés par :
- La Société anonyme des ciments français et deS Portland, à Boulogne-sur-Mer, échantillons, matièieS premières, éprouvettes et tableaux des analyses ; Eruest Gambier et Cie, à Pont-à-Vendin (Pas-de-Calais), 01 ment et briquettes en ciment Portland artificiel.
- Parmi les métallurgistes : les Hauts Fourneaux Tussy (Meuse); les tubes sans soudure en tous niétau* de Durand, Bossin et Brard (Paris) ; la fonte de fel
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- PALAIS DES MINES.
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- art et d’ornement de L. Gasne (Paris); les objets foulés en acier et fer fondu de la Société des fers et Aciers Robert (Paris).
- Puis, ce sont : les échantillons de sulfites et bisulfites H
- e soude de la Société anonyme des produits chi-^ques et soudière de la Meurthe (Nancy), avec un Plan en relief; Charles Simon (Bordeaux), échangions de la seule mine de carbonate de manganèse, de ^as Cabesses, près Saint-Giron (Ariège) ; les pierres de ^ustruction de Civet, Crouet, Gauthier et Cie (Paris); es dessins, échantillons et câbles métalliques de la ^hnmission des ardoisières d’Angers; les carrières ^ ardoise, Larivière et Cie (Angers); les émeris, meules et pierres à aiguiser, de P. V. Fortin (Paris) ; les creu-^ moufles, fourneaux pour émailleurs et essayeurs, A. G. Goyard ; le sable pour fondre, de Eug. Mar-116 > à Fontenay-aux-Roses (c’est dans le sable de Cette maison que la statue en argent de l’État de Mon-^anu, dont il a été parlé plus haut, a été fondue) ; les Pillons et l’argent en feuilles de J. V. Bar à Rantigny ' lSe) ; les divers articles fabriqués de la Société des induits céramiques de Boulogne-sur-Mer (Paris).
- Pe n’est pas là une exposition représentant l’industrie nière et métallurgique de la France, elle est insuffla nte ; majs étant donné le peu de chances que ces in-^striels ont de faire des affaires aux États-Unis, on j^prend leur peu d’empressement à s’y rendre* Allemagne cependant n’a pas hésité à le faire.
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- 530 EXPOSITION DE CHICAGO.
- La visite de ce palais est très intéressante; elle est surtout instructive. On a, lorsqu’on l’a terminée, une notion plus exacte et plus nette des causes du dévelop' pement rapide de certains pays. A peine a-t-on sonde ces immenses territoires; quels trésors, encore inconnus? ne contiennent-ils pas !
- Pour la première fois, une place spéciale et consid0' rable a été réservée à cette industrie dans une Exposition internationale universelle. Les organisateurs de la Columbian world’s fair ont eu une idée très heureuse? c’est, pour les Etats-Unis principalement, un très gran° succès.
- Ils ont donné à ces produits un cadre superbe, url palais immense. La construction est de style Renais' sance italienne, d’une décoration sobre; ses quatr0 angles sont surmontés d’un dôme. Les portes d’entr°e sont monumentales, les baies pratiquées dans leS façades distribuent la lumière à profusion, et la disp0' sition intérieure permet d’embrasser tout l’ensembl0 d’un coup d’œil.
- Les parties placées sous la galerie du preuue! étage étant moins bien éclairées, on y a installé leS machines à vapeur ou électriques utilisées dans leS exploitations minières, telles que perforeuses, machiné à tailler et à polir les marbres et les onyx, sonder pompes, wagonnets à charger et à décharger, pulvér1' sateurs, appareils à creuser pour l’eau, le gaz et Ie pétrole, broyeuses, etc., etc. Du côté Ouest sont dis' posés symétriquement les pierres pour construction ^ les échantillons de houille; ils sont d’une grosse^1 uniforme, et répartis sur une carte en glace indiqua111
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- PALAIS DES MINES.
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- ta situation géographique et topographique occupée Par les mines dont ils proviennent.
- Une grande activité règne dans toute la partie occupée par les États-Unis ; c’est même un contraste frap-Pant avec le calme de la section étrangère.
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- PALAIS DES PÊCHERIES
- De l’avis de tous, c’est la construction la plus origi' nale et la plus réussie de toute l’Exposition. Elle es! pittoresquement située, presque entourée de lagunes? et près du Palais du Gouvernement.
- La partie centrale, de forme rectangulaire, est, su1’ ses deux côtés, reliée à des rotondes polygonales paI> une galerie semi-circulaire ouverte et formée par des arcades.
- L’architecture tient à la fois du style roman, véni' tien et espagnol. L’architecte, M. Henry Ives Cobb, a fait preuve de beaucoup d’ingéniosité et de goût eu recherchant, pour la décoration, des attributs et de§ motifs empruntés au monde de la mer. Les chapiteaux? les modillons, les colonnes, les consoles, les corniches? les balustres des rampes et des galeries sont foru^5 de coquillages, de crustacés, de poissons, d’hipp0' campes, de plantes marines, etc., enlacés, contourné et disposés de la façon la plus heureuse. La toiture en tuiles rouges, est dans le genre de celles du midi de la France et de l’Espagne; elle complète bien ces bâ«'
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- PALAIS DES PÊCHERIES. 533
- Wents qui se distinguent de tous les autres et se détachent par leur coloration vive dans l’ensemble blafard des palais voisins.
- Au centre de la rotonde Est, se trouve un rocher d’où s’échappent de petits ruisseaux courant parmi les plantes marines qui tapissent les anfractuosités et qui alimentent un bassin de 8 mètres de diamètre, où brillent des poissons aux écailles étincelantes. Les aquariums forment autour de cet étang minuscule une double rangée de grands compartiments remplis, les ans d’eau de mer, les autres d’eau douce; la longueur est d’environ 175 mètres, et la surface vitrée de dOOO mètres.
- La capacité de ces aquariums est de 600000 litres, dont 170000 d’eau de mer.
- L’alimentation d’eau est faite par des pompes (toutes en duplicata), qui débitent 120000 litres à l’heure.
- Une difficulté assez sérieuse s’est présentée : cornaient faire venir de la mer, distante de Chicago d’en-viron 900 kilomètres, l’eau nécessaire aux poissons des °céans?
- L’évaporation de l’eau de mer n’ayant donné aucun résultat satisfaisant, on a eu recours à un procédé qui a permis de réduire le volume à transporter de 80
- Pour 100.
- U n’entre pas dans le cadre de ce rapport de décrire ^es nombreuses variétés de poissons d’eau douce, des ^es et des rivières, ni de ceux du Pacifique et de ^Atlantique. La collection en est considérable; elle est complétée par des préparations, des fac-similés et ^es planches coloriées qui démontrent que la richesse
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- des États-Unis dans le règne animal marin est aussi
- immense que dans les règnes végétal et minéral.
- A côté de cette exposition vivante, sont placés des spécimens conservés dans l’alcool, des moulages, des poissons préparés en boîtes de fer-blanc et de bois, et les destructeurs de poissons, les serpents, les tortues, les oiseaux pêcheurs, etc.
- Les engins primitifs des tribus sauvages servent de comparaison aux appareils les plus perfectionnés de notre époque, les cannes à pêche en bambou, les rouets et les lignes en soie, les hameçons et appâts artifi" ciels, etc. Puis, à côté, les appareils et moyens usités pour la préparation, ainsi que les huiles et les peau* provenant d’animaux marins. Les éponges, coraux coquilles de nacre (brutes et ouvrées), composent unc autre partie.
- Dans le bâtiment central sont les produits, leS canots et les bateaux de pêche, etc. Les exposition5 du Canada et de la Norvège sont les plus importantes, puis celles de l’Australie, de la Russie et du Japon. Hollande s’est spécialisée dans la pêche du hareng, ^ Grande-Bretagne dans un grand assortiment d’attirad5 de pêche, la Nouvelle-Galles du Sud dans les phoqueS et peaux de phoques.
- La France est représentée par huit fabricants de sardines, maquereaux et autres poissons à l’huile; ^ Comité des pêches maritimes (au ministère de ^ Marine), l’Établissement national de pisciculture de Bouzey (Vosges), le ministère des Travaux publies* plan et tableau graphique de l’Établissement de Bo11' zey, la Société anonyme des Établissements Arsèa6
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- Saupiquet, et les plans et documents de la Station de Pisciculture de Saint-Pierre-les-Elbeuf.
- Le reste de remplacement, c’est-à-dire près de la Moitié, est occupé par les États américains de la Californie, du Maine, de l’Orégon, du Washington, de North-Carolina, du Rhode Island, etc.
- Le groupe 38 embrasse dix classes, savoir : l’histo-ric[Ue de la pêche, les lois et la législation qui la concernent, le commerce, les engins des temps anciens, les rapports et la littérature sur ce sujet, les statistiques, les différents modes de pêche, etc.
- Le groupe 40 comprend les appareils employés pour préparation et la conservation du poisson, les modèles d’établissements pour leur trai tement, le séchage, salaison, le fumage, la cuisson et la mise en boîtes, es huiles, les fumiers, les guanos, les engrais, les coquillages de la mer et des rivières, les éponges et les
- coraux.
- Dans le groupe 41 sont compris : la propagation artificielle, racclimatation et le transport.
- Les quelques indications suffisent à donner une idée l’importance de l’exposition des pêcheries ; elle est complète et présente le plus grand intérêt.
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- Dans la WhiteCity, un seul palais n’est pas de coU' leur blanche, c’est celui des Moyens de transports. couleur rouge brique le fait distinguer facilement deS bâtiments voisins.
- Cette construction carrée n’a d’autres saillies et d’autre ornementation que l’entablement et deux cons de chaque côté d’une immense porte cintrée f°r' mant une série d’arcades concentriques. Cette poi’te’ la Golden Door, comme on l’appelle, est dorée à la feiii^e et vernie d’un jaune d’or verdâtre.
- Les reliefs des plâtres moulés apparaissent vigoure11' sement sous cette teinte. Il serait difficile d’y attribut un style ; C’est du roman mélangé de mauresque ame' ricanisé. M. F. D.Millet est le directeur de la couleur(J) et MM. Adler et Sullivan, de Chicago, en sont leS architectes.
- Ce sont eux qui ont construit l’immense hôtel, l’^r ditorium ; on reconnaît leur manière dans cette derni®re œuvre.
- On ne peut pas dire que cette construction est éF'
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- gante, mais elle a certainement un caractère spécial ^i ne manque pas d’originalité et de grandeur. La décoration seule de cette porte monumentale a coûté 25-000 dollars.
- La longue façade est percée d’ouvertures larges et Entrées. Des groupes en plâtre, peints en couleur terre cuite, sont placés de distance en distance, mais il n’y a que quatre sujets différents qui se répètent autant de fois qu’i] est nécessaire pour garnir toute la longueur do l’immense palais. Us représentent les locomotions Maritime, aérienne, terrestre et électrique.
- Les autres façades sont ornées de statues des douze premiers inventeurs des moyens de transports de toutes nationalités : Watt, Papin, Stephenson, Fulton, Mont-golfier, Yan der Bilt, etc., etc.
- Une coupole, trop petite pour cet édifice, est entourée exiérieurement d’une terrasse formant un roof garden, a laquelle on accède par plusieurs ascenseurs placés à coté l’un de l’autre; ils sont construits par la Otis Com-Pany et constituent son exposition.
- Une annexe, plus vaste encore que le palais, contient dos trains entiers, tels qu’ils sont composés et circulent sar les principales voies ferrées ; celui de la Pullman Palace car Company a été complètement détruit par Uri incendie, en septembre dernier.
- U’autres trains de luxe, ceux de la Wagner Palace car Company, de la Krehbiel palace car Company et de la Northern Pacific C°, rivalisent d’ingéniosité, do confort et de richesse. Le public est admis à les vicier, et des porters noirs se tenant à l’entrée et à la s°rtie de ces trains l’aident obligeamment à monter et
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- à descendre. Dans ces salons roulants, les meuble8 sont en bois d’essences rares, sculptés et garnis de bronzes; ils sont couverts d’étoffes de soie de nuance8 délicates, et moelleusement capitonnés. Les toilette8 sont en onyx et en carreaux céramiques, les tuyaux, ro-binets, poignées, etc., sont nickelés. Quatre wagons • Columbus, Pinzon, Ferdinand et Isabelle, exposés dan8 une galerie spéciale, dépassent les autres en confort et en luxe.
- Les Industrial Works (Bay city, Mich.), étabh8 en 1878, exposent une charrue à neige, theRussel, taide n°l, qui a 8m,25 de longueur. Us fabriquent également des rails, scies, chasse-pieux, wagons de marchandises? wagonnets pour matériaux, pelles, etc.
- Une autre charrue à neige, the Rotary, porte cette mention : The first steam snow-plow ever operated ^ any Country. America?s fanions snow-plow, the chiri1' pion of the World.
- Le Wagon-musée dont on avait eu l’idée en France? il y a quelques années, a été réalisé et contient les No1*" thern Pacific products, collections de minéraux, de plantes, d’oiseaux, etc.
- Des Street cars ou tramways, d’un nouveau modèle? avec impériales et double escalier au centre, sont asse2 curieux comme disposition.
- Un modèle de locomotive électrique construit a Elgin, III. d’une forme inaccoutumée (celle de l’aval d’un steamer), entre deux roues plus hautes que ^ machine elle-même, invention de M. Geo. M. Ludlo^’ est destiné à la H. B. & L. Elevated Electric R. W.
- de
- Une Société d'Osnabrück a envoyé un spécimen
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- toutes les variétés de rails en usage dans le monde entier, chaque type est accompagné d’une légende explicative.
- Une section de voie romaine sert de base à l’exposi-h°n rétrospective.
- La Baltimore & Ohio R. R. C° présente une collec-tl0n de machines et un historique complet des chenus de fer dans le monde entier, sous ce titre : The
- °tid’s railway, Exhibit of its évolution and, develop-
- ment.
- La plus ancienne machine date de 1680 ; elle est due a Isaac Newton qui eut la première idée de propulsion Sllr terre par la vapeur.
- La deuxième pièce est une voiture se mouvant d’elle-rnême ; elle fut dessinée et construite par Nicolas Cugnot, °fficier de l’armée française, de 1769 à 1771.
- L est un Anglais, William Murdoch, qui construisit
- a troisième en 1 784.
- Nathan Read, de Salem, Mass., fit le premier essai ^ Une locomotive en Amérique.
- En 1803, un autre Anglais, Richard Trevithick,
- d . ’ © ? >
- essine la première locomotive sur rails attelée d’autres v°itures.
- Enfin, c’est en 1814 que Georges Stephenson con-Nuisit The Blucher. C’est cette même machine qui, Perfectionnée par Marc Séguin, de Paris (France), Prient en 1827 la première locomotive à chaudières ^ultitubulaires.
- Lès lors, les perfectionnements se sont succédé ^Pidement; The Rocket de Georges Stephenson, conduit par une compagnie de Newcastle-upon-Tyne,
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- EXPOSITION DE CHICAGO, gagne le prix dans le concours du Liverpool k chester R. TU. (1829).
- La même année, le système multitubulaire françalS est patenté en Angleterre par Booth.
- Pendant ce temps, l’Amérique ne reste pas en arrière-Oliver Evans, de Philadelphie, fait, en 1804, l’essai son Oruktor Amphibolis, pouvant marcher sur la terre ^ sur l’eau.
- En 1829, elle importe d’Angleterre la première loc°' motive, le Stourbridge Lion, et, en 1831, Phineas Dav& de York, Pa., remporte avec sa machine The York le prl* offert par la Compagnie du Baltimore k Ohio Rail rod'
- C’est sur les dessins d’un Américain, Sylvester Mard1» que fut construite, en 1863, par la Whitten chine C° [Boston), ThePeppersauce, première machn^ pour gravir les montagnes. Enfin c’est la B. & 0. ^ R. C° qui a construit, en 1876, pour l’Exposition d|J Centennial, la locomotive la plus perfectionnée, le k O. n° 600.
- Les États-Unis, naturellement, occupent un treS vaste espace dans le palais et dans l’annexe : il sera11 trop long de décrire les voitures de toutes sortes que ses fabricants de carrosserie y exposent . La variété ^ ces véhicules est considérable, depuis les voitures & laitiers, de marchands de charbon et de facteurs lesquelles le facteur, pour faire la levée des boîtes,se tient à l’arrière, sur le marche-pied conduisant à travefS la voiture, dont la porte et la fenêtre de l’avant sod ouvertes), jusqu’aux traîneaux les plus luxueux et plus fantaisistes, et aux buggies de la plus invraise#1' blable légèreté.
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- Or y voit même une collection complète de corbil-lards, les uns tout blancs, pour enfants, ornés dans les angles d’anges et de porte-bouquets en cristal ; modèles 611 style gothique, dit l’étiquette. D’autres, d’une ornementation plus sérieuse, garnis de draperies vieil or, Par exemple, pour hommes de loi, sont de Renaissance tienne.
- Dans la carrosserie de luxe, on relève les noms bien c°nnus aux États-Unis de Brewster (New-York), Kim-(Chicago), Studebaker (Chicago).
- On colossal marteau-pilon à vapeur, de 125 tonnes ? la Bethlehem Iron C°, de South Bethlehem, P a., f°rrRe une arche imposante au centre de la galerie POncipale. Cette usine fabrique les plaques d’acier P°Ur le blindage des navires.
- The American line et la Red star line ont imaginé construire, grandeur nature, une section d’un de Wrs paquebots.
- Les visiteurs y sont admis. Dans un pays où le goût voyages est poussé jusqu’à la passion, on imagine aisément quelle foule s’y presse.
- ^'exposition des bateaux de plaisance et de naviga-ll°n fluviale et lacustre est très importante; la conduction en est généralement très élégante et les acces-s°lres très soignés. Ils sont actionnés par la vapeur, la fc^oline ou l’électricité.
- Oeux à vapeur sont dans les 5 à 600 dollars.
- Un bateau de 4m » de long, coûte... 425 dollars.
- — 5m,50 — ... 850 —
- 6m,50 — ... 1-013 -**
- ^ Ces prix ce sont des modèles extra riches.
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- La Westinghouse Air break C° (Pittsburg, Pa-) a fait, comme démonstration du mérite de son système» une canalisation, avec de nombreux branchement qui permet d’arrêter un train de cent wagons (les gons ont 24 à 26 mètres de longueur).
- La Pullman Palace Car C°, de Chicago, autreft>lS en dehors, aujourd’hui dans les limites de la vilt expose le plan en relief de la Pullman City où se trouvent ses ateliers de construction, et la cité ouvrit modèle.
- Les bicycles et tricycles sont au premier étage; ^ en a une grande variété; ils ne semblent pas avoir une supériorité quelconque sur ceux des maisons euf°' péennes.
- Rand Mc Nally & C°, de Chicago, ont construit u11 ticket office qui occupe un emplacement semi-circU' laire important, et contient les derniers perfection^ ments.
- Grande-Bretagne. — La Compagnie Cunard, & Liverpool, attire une foule considérable par la perfec' tion de ses modèles de steamers construits par la Fa!!*' field shipbuilding Company, à Glascow. Elle montie les améliorations successives réalisées depuis sa fonda‘ tion, en 1840.
- Son steamer Britannia, qui date de 1840, jaug^alt 2050 tonneaux et avait 405 chevaux-vapeur ; son p^uS
- 1 • icf&
- récent, le Campania, construit en 1893, JaUï? 13000 tonneaux et a une force de 30000 chevaux.
- The Thames Iron Works {London) a des modèle très soignés dé ses navires de guerre. Celui dont la c011
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- Onction est la plus récente, et qui est le plus admiré 0e modèle a coûté 20000 dollars), H. M. S. Victoria, Sorti des chantiers de Sir W. C. Armstrong, Mitchell limited, de Newcastle-on-Tyne, fut coulé bas dans Une collision avec quatre cents hommes d’équipage, le ^ juin 1893. Depuis cette terrible nouvelle, le modèle est voilé de crêpe, et le nombre des visiteurs est encore plus grand.
- Une réduction du pont sur la Forth attire également attention.
- U y a aussi quelques locomotives et des wagons.
- Canada. — En outre du train du Canadian Pacific ^uilway, dont il a été parlé plus haut, ce pays expose ^es folding kayaskson bateaux pliants, d’après le sys-lème usité chez les Esquimaux.
- Plan
- Nouvelle-Galles du Sud. — On y remarque le
- on relief de leur famenx Zig-zag Railway, qui
- j U . Kf ' A
- averse les montagnes Bleues, et celui du Sutherland dock, de Cockàtoo-Island (Sydney), des voitures ans le genre connu à Londres sous le nom de an*om,Qte., etc.
- Thomas Cook & son, World's tours, ont, parmi s moyens de locomotion les plus anciens, une daha-usitée sous le règne de Ramsès III.
- L Espagne a envoyé une carte en relief de Gâr-tllagène.
- La Turquie expose une aruba (chariot), attelée de bœufs, et tin calque (bateau) de Constantinople.
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- Une réduction de l’inévitable caravelle de Christophe Colomb, la Santa Maria.
- Le Mexique exhibe le plan en relief de l’estuaire de la rivière Panuco et de ses jetées, de la sellerie et des harnais dans le goût et les usages nationaux.
- Le Brésil, on ne sait trop pourquoi, a envoyé de respectables carrosses de gala, qui semblent dater du règne de Louis XIV, et un modèle de voiture de tramway.
- Le Siam présente un éléphant empaillé, orné de sofl howdah (selle).
- Le Japon a les fac-similés des quatre navires actuel' lement en construction dans le dock impérial de Yok°' suka.
- Une sorte de diorama reproduit la vue des Alp^ tyroliennes et le chemin de fer qui les gravit.
- L’Allemagne, qui semble avoir adopté comme sys" tème de clôture les grilles en fer forgé, a entouré ufle partie de l’espace qu’elle occupe d’une grille en Ier 1 elle expose des réductions des navires du NorddeutS' cher Lloyd, de Brême, des modèles de voies ferrée8» et la gare de Halle. Les murs sont couverts de belleS et grandes cartes du réseau ferré des environs u Berlin.
- France. — On regarde beaucoup les locomotive Compound â grande vitesse de la Compagnie du
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- de fer du Nord, et celle du type du Chemin de ^er de l’État français, construite par la Compagnie Fives-Lille. Cette dernière surtout semble étonner Par la complication de ses organes. Les dessins de la ^are de Bordeaux, de la Compagnie du Chemin de ^er du Midi; ceux de la gare Saint-Lazare, de la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest; et les dessins locomotives de la Compagnie des Chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée n’intéressent que les bromes possédant des connaissances spéciales en la Matière.
- . Les wagons sont si différents de ceux usités aux Ltats-Unis, qu’on les considère plutôt comme des CUriosités, et qu’il ne vient à l’esprit d’aucun Améri-Cain que l’on puisse effectuer un long trajet dans des Corfipartiments aussi exigus et sans pouvoir circuler ^ un bout à l’autre du train.
- Ou examine également la locomotive à grande Vltesse de M. L. Parent (Paris), et les deux loco-^otives-tender de la Société anonyme franco-belge, Paris.
- Mais ce qui frappe surtout l’attention, c’est la.pyra-^1(le d’essieux de locomotive des Établissements . ^el, de Rive-de-Gier ; la notice explicative : wrought lp°n wheels guaranted 300000 miles, est des plus élo-^entes.
- L est fort regrettable que des usines comme celle du ^’Güsot, Schneider & Cie, n’aient envoyé qu’une pièce locomotive, ou des plans et des photographies.
- ^ Pans les groupes 83 et 84 (Carrosserie, Sellerie,
- lcycles, Ballons et Ascenseurs), plusieurs exposants
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- jouissent, dans leur spécialité, d’une certaine réputé tion. Par exemple : L. G. Muhlbacher (Paris), voitures de luxe, mail coach, landau, coupé, Victoria, etc-» Guietet Cie (Paris), voitures et harnais, très soignés» la Compagnie générale des Voitures à Paris, modèles de ses voitures de place ; la Carrosserie industriel^ (Paris), un type de ses voitures de commerce; A. Ca^ mille jeune (Paris), sellerie, brides et harnais d’un0 belle fabrication.
- Les bicycles occupent la galerie du premier étage» les seuls exposants français sont : A. Clément (Paris) i Hurtu, Hautin etDiligeon (Paris).
- C’est également dans cette galerie que se trouvent les six dioramas de la Compagnie générale transatlantique, peints par Poilpot, qui représentent les diverses phases d’un voyage transocéanique et qul’ d’ailleurs, ont été exposés à Paris, en 1889.
- Dans les groupes 85 et 86, cette même Compag1110 expose les modèles de ses paquebots, ainsi que la CoDi" pagnie des Chemins de fer de l’Ouest, et la Nouvel^ Compagnie bordelaise de navigation (Henri Bords8 et 0e),
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- LES PAVILLONS ÉTRANGERS
- Presque toutes les nations étrangères ont construit Jackson Park an palais, un pavillon ou un bâti-ent rappelant le caractère architectural de leur C’est là que les commissaires généraux ont établi n,Urs bureaux, et que sont exposés certains envois qui 0îlt pu trouver un emplacement dans les Palais
- ^éricains.
- ^ b Allemagne s’est (comme en toutes circonstances, Cette Exposition) efforcée de prendre le premier § et de faire impression sur les visiteurs. Elle a
- rail£r
- éleVA . *
- y une maison dans le genre des plus beaux spôci-
- ns de Nuremberg, en façade sur le lac Michigan.
- ^le est fort pittoresque avec ses clochetons élancés,
- etus de tuiles et de poteries émaillées, et sa grande
- °^r en forme de beffroi.
- 4es bois apparents sont accompagnés de peintures
- . ales aux couleurs vives, d’inscriptions et d’armoi-^ les o ^ • * r
- i * ^ est dans l’aile la moins élevée que sont situés les
- '"'•aux.
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- L’entrée principale est formée par trois arcades; otl pénètre dans l’intérieur après avoir franchi quelque8 marches.
- Le « Hall de réception » est vaste, dans le style moye11 âge; tout autour sont des galeries formant égalent des arcades, d’où l’on peut embrasser le coup d’o^ d’ensemble.
- Une chapelle, aux vastes proportions, se trouve el1 contre-bas de la salle de réception, et se prête adroit blement à l’exposition des vitraux, des statues et deS ornements d’église. Les plafonds des pièces latérales $ du centre s’harmonisent bien avec la crypte de la cha pelle, qui forme le fond du bâtiment.
- C’est dans le grand Hall central qu’est instal^® l’exposition collective de la librairie; un grand Chri8-en bronze, de Thorwaldsen, la sépare de la chape^e' Dans une pièce formant tribune, se trouvent’. Descente de croix, d’après Rubens, en chêne sculp10’ une horloge d’église, construite par Gustavus Spe0 khart, de Nuremberg, d’après la Passion représenté à Oberammergau. ^
- Les plus beaux ornements viennent de la Chu1, embroidery and banner Manufactory de Krieg, de Fribourg, dans le grand-duché de Bade;
- Et de Ravensburg ( Wurtemberg). ^
- A citer encore : Mayer & C°, de Munich; le ^ , Bavarian Establishment for ecclesiastical Art,
- York et Londres; et le Saint-Joseph Institute for tian Art, Th. Schuelter (Cologne). ^
- A l’extérieur, devant l’aile nord, MM. Martin Pittzing, de Berlin, ont élevé une fontaine bron^0
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- Vâsques superposées sur deux rangs,, au-dessus descelles un globe terrestre supporte une statue allégorique. Sur le gazon qui entoure le bassin de la fontaine, sont disséminés des animaux en faïence décorée Rud. Lindner (Waltherhausen-Gotha), et des carnaux mosaïques de Sinzig-Rhïne.
- Le Brésil a élevé un véritable palais. L’architecte, S. Aguiar, s’est inspiré de tous les styles qu’il a L°ivt agréablement mélangés ensemble dans une ornementation de motifs modernes. Une double rangée de colonnes corinthiennes, se terminant par des -stylo— ^ates de guirlandes étoilées, supportent le fronton central. A droite et à gauche, en arrière de cette partie, les mies sur lesquelles s’ouvrent de larges baies sont égalent ornées de colonnes. Un dôme central et quatre Moines plus petits, élevés sur des colonnettes, donnent C peu de légèreté à celte construction trop massive, Ce la surabondance d’ornementation dans les chapi-leaux et les consoles, et sa couleur blanche unie ne contribuent pas à alléger. C’est le plus important édifice et le mieux placé dans l’avenue des Pavillons etrangers.
- A l’intérieur, un escalier à double évolution conduit C premier étage.
- Le AO juillet, la construction n’en était pas terminée.
- Lanada. —Le bâtiment qu’il a élevé est près du lac, entouré d’une véranda soutenue par des colonnes, où ^es visiteurs peuvent profiter des sièges mis gracieuse-
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- ment à leur disposition. La tour ronde qui domine ce
- pavillon n’enlève rien à sa banalité.
- L’intérieur est exclusivement réservé aux bureaux-
- Ceylan. — Son pavillon est en bois découpé & sculpté du pays, une sorte de clocheton pointu émerge du centre.
- Le plafond est à caissons sculptés et ornés de fleufS dorées; des peintures murales représentent des scèneS de la vie cingalaise.
- La Ceylon Cooperative tea gardens C° expose ses thés; Ylpton, son café.
- Les autres produits sont les échantillons des diverses essences de bois du pays, la vanille, le cacao, le riz, la cannelle, le tabac; et parmi les minéraux : le pluni" bago (mine de plomb).
- Des idoles en bois doré, un moine bouddhiste écri' vantun horoscope, des filets, des paniers, des jonqueS en écorces de bois, des défenses d’éléphant et des objets des îles Maldives, représentent le travail in^1' gène.
- Dans une vitrine sont des caractères d’imprimerie cingalais, ainsi que quarante volumes imprimés et re' liés au Government printing office.
- Une carte topographique et agricole de Ceylan, ulie autre indiquant les différentes races qui peuplent l’be> se trouvent à l’entrée.
- La Colombie n’avait pas encore ouvert ses portes milieu de juillet.
- Espagne. — L’aspect de son bâtiment est sombré
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- d est crénelé, et rien ne peut donner extérieurement Une idée de ce qu’il doit renfermer, car au milieu de juillet on n’admettait pas encore le public.
- France. —Son pavillon est au bord du lac Michigan, et près du Palais des Beaux-Arts; il est relié par une colonnade formant une galerie semi-circulaire à Un autre pavillon réservé à la Ville de Paris. Les murs de la galerie sont couverts de tableaux représentant les Prineipales vues de la capitale; les noms étant en français, la majorité des visiteurs ne peuvent se rendre Un compte exact de ce qu’elles représentent. Un jardin, dessiné par le jardinier-chef de la Ville, occupe l’hémicycle et est orné d’une fontaine de modestes proportions.
- L’exposition de la Ville comprend les écoles, les asües pour les enfants, les hôpitaux, les égouts, les rues, avenues, jardins publics et les ponts. Deux groupes de figures de cire représentent, l’un le docteur Bertillon recherchant l’identité d’un accusé, l’autre un cadavre dont l’identité est à établir. C’est une illus-tration très exacte, mais par trop naturaliste, du ser-Vlce anthropométrique.
- Le pavillon principal se compose d’une colonnade d’ordre corinthien, ayant trois arcades sur les façades les plus grandes du rectangle qu’il occupe; l’un des côtés est orné d’un grand bas-relief symbolisant la France, l’arcade qui l’encadre est ornée à sa partie supérieure d’une proue de navire portant la hampe du drapeau national.
- La construction est d’un beau style, quoique un
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- peu massive; elle n’a pas l’importance et ne produit pas l’effet qu’on aurait pu souhaiter. C’est là qu’ont été établis les bureaux du Commissariat général.
- La principale attraction est la Salle des souvenir franco-américains de la guerre de VIndépendance.
- Ce salon d’honneur a été copié sur celui des Ambas-sadeurs du château de Versailles, où Louis XVI reçut? le 20 mars 1778, Siléas Deane, Benjamin Franklin et Arthur Lee, envoyés à Paris par le Congrès américain pour y négocier l’alliance avec la France.
- Les tapisseries qui décorent cette pièce sont en lame .et soie rehaussées d’or; elles proviennent de la manufacture des Gobelins, au dix-septième siècle.
- - Au-dessous de ces tapisseries sont appendus les p°r" traits, tableaux et souvenirs divers constituant par leu1 ensemble l’exposition historique.
- Le fauteuil, le bureau et les chaises qui se trouvai dans le bureau du général Lafayette, au château de Lagrange, occupent le fond de la salle. Au milieu, un® grande vitrine, supportée par une console en bois sculpté et doré de l’époque de Louis XIV, renferme une partie des objets exposés. Au centre de la salle, une console de même style supporte la vitrine centrale ou se trouvent rassemblés les souvenirs les plus précieux de cette époque héroïque.
- Grande-Bretagne. — Leur pavillon, appelé Vict°ria house^ est au bord du lac, au pied du Northpier. G est .une maison anglo-normande, aux bois apparents, aU centre d’un jardinet entouré d’une grille. Les.bureau* .sont au premier étage, et le public n’est admis à visdeI
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- LES PAVILLONS ÉTRANGERS, le rez-de-chaussée que de deux à cinq heures. Il se c°mpose d’un vestibule, d’une bibliothèque et d’un hall assez luxueux où se trouve une cheminée monumentale en pierre et bois sculpté avec inscription en vieux français. '
- Sur la place qui se trouve devant la façade, est instal-la reproduction en terre cuite de Y Albert Memorial de Hyde-Park, à Londres. Au pied, quatre groupes ^présentent l’Europe, l’Asie, l’Amérique et l’Afrique; ds sont de John Bell, esq., et exécutés par Doulton& G0,
- a Lambeth.
- République de Costa-Rica. — Situé au bord du North Pound, ce pavillon, très simple, peint en jaune frncé, n’a aucune architecture particulière. On y pê-J)eh,e par une galerie de bois, garnie de vases de pierre, fait face au lac.
- L’intérieur forme un grand hall avec galerie au premier étage.
- Les vitrines sont arrangées avec soin et méthode; eUes contiennent : des peaux de serpent et de cro-c°dile, des coquillages ; des plantes médicinales, Utiles et tinctoriales, des étoffes de soie et de coton,
- des
- vms, des huiles, des liqueurs. On y déguste (moyen-
- üant 50 centimes) le café du pays en mangeant des
- gaufres.
- Trois pyramides occupent le centre, l’une de métaux ^vers, les deux autres de bois de la région.
- Au premier étage sont : une belle collection d’oiseaux ^paillés, un panorama des montagnes, et un salon reservé aux Costàrieiens.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- Deux grands tableaux contiennent, en nature, collection complète des objets qui sont importés d’Eu-rope : outils, couteaux, étoffes, bonbons, etc.
- East India. — Le pavillon, très découpé et treS ajouré, est peint en blanc. Il ne renferme que des objets sans valeur, des bibelots de bazar indien exposés poul la vente.
- Des Gingalais servent du thé. C’est d’ailleurs la Indi^ Tea Association, de Calcutta, qui a élevé cette e011' struction.
- Haiti. — Cette république a montré une sage mode' ration dans l’édification de son pavillon, qui n’a qu1111 étage.
- Une véranda l’entoure sur trois côtés. Un d doré surmonte le portique dans le fronton duquel soi^ inscrites trois dates : 1492 (année de sa découverte)» 1804 (année de son indépendance), 1893 (son quatrièiPe centenaire).
- Les produits exposés sont surtout agricoles; le t>°lS d’acajou y domine, quelques meubles en sont fabriqué'
- Ce sont ensuite des cuirs et des articles de selï^rD3?
- du coton, du rhum, du tabac, des pâtes alimentai^ et du café. Des indigènes préparent ce dernier et servent.
- Au centre du Hall est placée une statuette de ma^re blanc, la Rêverie, dont l’auteur, M. E. La Foresterie,1111 Haïtien, a obtenu la médaille d’or à Paris au Sal01
- de 1873.
- Près de cette statue, on remarque une vasque
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- Pierre sculptée, relique pré-colombienne, attribuée à d& race éteinte que Christophe Colomb trouva à Haïti, m qui servit de fonts baptismaux dans une église cathodique, pendant la domination française.
- A l’entrée est déposée l’ancre de la Santa Maria, laissée par Colomb à son deuxième voyage à Haïti U4 décembre 1493), et l’épée de Toussaint-Louverture, de libérateur d’Haïti.
- Une grande vitrine est remplie d’ouvrages féminins. Meutes les étiquettes sont en français.
- Guatemala. — Son pavillon est d’un style fantai-siste, représentant l’architecture indigène; il est entiè-rement peint en rose et vert clair. C’est un bâtiment carré ayant quatre tours aux angles, chacune est surmontée d’un dôme. L’ornementation se compose d’une Profusion de motifs de fruits et de fleurs.
- Une fontaine, formée de rochers, se trouve dans la c°ur intérieure et est garnie de plantes représentant la dftune et la flore du pays.
- Deux salles renferment : l’une, les céréales, le café, d0s plantes textiles, les minéraux; l’autre, les produits manufacturés : étoffes, draps, meubles en marquete-rie, soies, calebasses, chaussures et paniers, etc.
- Une collection rétrospective se compose d’armes antennes, de poteries, de pierres taillées, d’instruments
- musique indigènes, et de colonnes en bois sculpté
- San Martin Silotepeque.
- A quelques mètres du pavillon, dans une hutte rus-llque, on déguste le café.
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- Nouvelle-Galles du Sud. — L’édifice est plat et carré; un lourd entablement règne tout autour et s’avance sur la façade, supporté par six hautes colonnes doriques : il porte les armes de la colonie et cette devise : Advance Australia. Les salles donnant sur le grand hall central (la seule pièce d’exposition), sont occupées par les bureaux du Commissariat général.
- Ce hall unique contient fort peu de chose : des tableaux de fleurs et de paysages, un portrait en pied Mme Sarah Bernhardt (dans le rôle de Cléopâtre), par M. Mc Carthy, et son buste en terre cuite par le même artiste.
- Norvège. — Son chalet est en bois, dans le style norvégien du onzième siècle ; il a été construit pal MM. Thams & C° (Drontheim), ainsi que le pavillon qul se trouve dans le Palais des Manufactures. Ce sont eu* également qui ont construit celui de l’Exposition à Pa' risen 1889.
- Ce chalet sert de lieu de rendez-vous aux Norvégien3’ et est occupé par les bureaux de la Commission.
- ‘ Suède.— Cette importante construction et les pr°' duits qu’elle renferme ont été décrits dans la parti6 du rapport concernant le Palais des Manufacturé (p. 373). Il n’y a donc pas lieu d’y revenir ici.
- Turquie. — Le pavillon est bas, de style mauresque’ sa façade est en bois sculpté à Damas, et d’un travail très fin.
- Il n’y a qu’une seule salle à l’intérieur. Le plafond
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- LES PAVILLONS ÉTRANGERS.
- peint, par M. Ad. Steidle, de Chicago, représente le panama de Constantinople; les murs sont couverts de Iftpis. Les vitrines sont remplies de'coffrets incrustés de nacre, de vêtements et d’étoffes brodés, de tapis brodés d’or, de babouches, de bijoux filigranes, etc. On remarque aussi des feuilles de musique dont les notes sont
- brodées sur de la gaze de soie.
- Dans le centre de la pièce se trouvent des canons, des obus, et l’exposition des télégraphes ottomans.
- D’autres vitrines contiennent les produits naturels :
- laine, le coton, la soie, etc., et des savons.
- Le petit pavillon situé à l’arrière est occupé par les Commissaires ottomans.
- Vénézuéla. — La construction est d’un style gréco-romain, couronnée par un dôme vitré. La partie centrale est carrée, et les deux ailes qui s’y relient sont paiement surmontées d’un dôme à quatre pans. Sur la t°ur, à gauche, se dresse la statue de C. Colomb ; sur la t°Rr, à droite, celle de Bolivar. La décoration extérieure Jmite un marbre gris et vert.
- L’intérieur est divisé en deux pièces, une grande et Ufle petite. Au centre de la première, on a placé une bourne carrée, dont chaque face, au-dessus du dossier, reçoit un tableau; le portrait en pied de Simon Bolivar 0rne l’un des panneaux. Dans la seconde salle, beaucoup trop petite pour contenir tout ce qui y est entassé, s°nt exposés : les produits minéraux : marbres, opales, asb,estos (amiante), pétrole, asphaltes, engrais minéraux ; — les produits végétaux : bois d’essences diverses, cacao, canne à sucre, café, plantes textiles et médici-
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- EXPOSITION DE CHICAGO, riales, salsepareille, tabac, amidons, gommes, etc., & l’un des produits les plus riches du pays : le guano.
- On ne voit guère, comme articles manufacturés, que le sucre en pains, le rhum, et des corbeilles et paniers de toutes sortes.
- Une grande carte des chemins de fer couvre un des panneaux.
- Japon. — Le pavillon, construit d&nsWooded Islande se compose de trois constructions distinctes qui sont reliées entre elles par des galeries et sont de style représentant trois époques de l’histoire du Japon, sans cependant différer sensiblement dans leur aspect général. L’aile sud est dans le style de la période d’Ashikaga (il y a quatre cents ans). L’aile nord est de la période la plus prospère des Fujiwara (il y a huit cent cinquante ans). Le hall central est de la période Tokugawa (il y a cent cinquante ans). Us sont en bois naturel et recouverts d’une toiture en cuivre, suivant la mode japonaise. Les cloisons sont en bois laqués, les planchers couverts de nattes, les peintures des murs et des portes à coulisses sont des reproductions de celles du temple du Phénix. La décoration intérieure a été faite par l’Académie d’Art de Tokio ; les meubles et les objets qui garnissent les différentes pièces ont été choisies parle Musée impérial. Il n’y a pas de produits exposés.
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- palais des états américains
- Pavillons des différents États de l’Union dans Jackson Park.
- Bien qu’ayant exposé leurs produits dans les bâti-^ents ad hoc, les Manufactures, les Mines, l’Ëlectri-Clté, l’Agriculture, l’Horticulture, les Moyens de transports, les Forêts, les Cuirs, etc., presque tous les ^iats ou territoires dont se compose la Fédération Iiürd-américaine ont tenu à édifier dans Jackson Pttrk un monument, qui leur fut spécial et dans kquel leurs nationaux pussent trouver un lieu de ^ndez-vous et de repos.
- Un registre destiné à recevoir les signatures occupe Entrée de chacun d’entre eux.
- ILLINOIS
- Ue Palais de Flllinois, dont Chicago est la ville prin-ClPale, est le plus important de tous.
- Uet État, admis à faire partie de l’Union fédérale eril8l8 (le huitième après l’adoption de la Constitu-
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- tion), a pour capitale Springfield, bien que cette ville
- n’occupe que le quatrième rang comme population-
- Chicago compte i 500 000 habitants, PeoriaM 000et Quincy 31000, tandis que Springfield n’en a que 25 000-
- Les dépenses pour la construction et l’installation de ce palais se sont élevées à $ 800 000, soit 4 milli0IlS de francs.
- Situé au bord du lac septentrional, il affecte la forrfl6 d’une croix.
- 11 est surmonté au centre d’un dôme de forme pel1 élégante, rappelant celle de la tête d’un obus. RecoU' vert d’abord d’une couche de peinture vert bronze, ee dôme a été ensuite peint en jaune vif, afin d’être dis' tingué plus facilement de celui du Palais du Gouverne' ment.
- L’aile orientale est occupée par une exposition très détaillée de l’enseignement à tous les degrés, depuis ^ public free school, primat school et high school, juSf qu’aux branches nombreuses de l’Université. Elle refl' ferme une classe modèle avec tous ses accessoires, et un laboratoire d’histoire naturelle avec des collections d’insectes, d’oiseaux, etc.
- Un tableau indique la marche ascendante de ^ population dans l’Illinois. En 1820, il tenait le vingt' quatrième rang seulement parmi les États de l’Union5 il occupe maintenant le troisième.
- Une place très considérable a été réservée nu* ouvrages des femmes ; ce sont elles qui ont installé, eJ[l face de la classe modèle, un Kindergarten, ou class0 maternelle, pour les tout petits enfants.
- Cette exposition renferme des produits de toutes
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- PALAIS DES ÉTATS AMÉRICAINS. natures, depuis les confitures et les conserves jusqu’à ta peinture sur porcelaine et même du papier de tendre, dont les dessins ont été faits par des femmes. .
- C’est une femme aussi, Mlle Louise Barwick, qui a (taessé la carte en relief de l’Etat de l’Illinois.
- Une vitrine contient sous cette rubrique: Works oj Üe pioneer mothers of Illinois, des ouvrages de couvre, vieux d’un siècle environ.
- Le premier étage est consacré aux institutions chantables: sourds-muets, aveugles, faibles d’esprit et a^énés. Dans Y active exhibit des aveugles de Jackson-nlle, c’est le Braille writer qui est employé.
- Au centre, sous la coupole, se trouve un faux r°cher, orné de plantes et de jets d’eau qui retombent ^ns des vasques munies du gobelet traditionnel où Vivent les visiteurs.
- L’aile occidentale renferme un aquarium et un ta*ssin installés par le fish Commission exhibit et les exPositions agricole, horticole, géologique et archéo-tagique.
- Un grand tableau tout en graines, qui représente l*ne ferme, donne les chiffres de la récolte de 1892 :
- Chariots de blé........................... 91.280
- — de maïs........................... 127.520
- — d’avoine........................... 77.614
- — de seigle........................... 6.386
- — d’orge............................. 17.772
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- MAINE
- Cet État, dont la capitale est Augusta (10 527 habitants), est le second de l’Union pour la production d11 granit et le troisième pour celle de l’ardoise.
- Il a tenu à fournir tous les matériaux nécessaires9 la construction de son pavillon, et il a ajouté à ces frais $ 20000, soit 100000 francs, pour son éreC' tion.
- Ce bâtiment est octogonal, flanqué de quatre tom relies, couvertes d’ardoise brune très foncée, contras" tant très heureusement avec le granit gris clair de ^ construction et les colonnes de marbre rouge qui sou* tiennent les arcades ogivales de l’entrée.
- Un grand hall central donne accès à huit saloilS contenant des souvenirs historiques.
- Une grande carte montre les principales industrie de l’État et indique le nombre des établissements & chacune de ces industries dans chaque comté.
- Les établissements les plus nombreux sont les scieries mécaniques de bois (le sapin a donné son nom a l’État, qu’on appelle Pine Tree State).
- Viennent ensuite le granit, dont on extrait p°ur $ 2 225 839 (soit, en chiffres ronds, il millions francs) par an ; l’ardoise, la chaux (dont on fabfl*lue environ deux cent mille barils par an), les filatures & laine, de coton, les fabriques de toile cirée, de papier> de cuirs, d’amidon, etc.
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- Après le Massachusetts, c’est le Maine qui a les Plus importantes pêcheries; la construction navale y ^ très florissante.
- VERMO N:T
- Cet État, qui fut admis le premier après l’adoption la Constitution à faire partie de l’Union, a pour j^pitale Montpellier, qui n’a que 4160 habitants, len que plusieurs autres villes soient beaucoup plus Peilplées, Burlin gton (l’entrepôt des bois sur le lac Champlain) en a près de 15 000. fteux pilastres soutiennent le fronton qui sert d’en-ee à la construction, de style grec et de dimension Petite, élevée par cet Etat. Chacun d’eux supporte un ^r°üpe allégorique rappelant les deux principales Cesses de l’État: l’agriculture et l’extraction de la ^lerre* Une colonnade entoure une cour intérieure, °lr*ée au centre d’une fontaine de marbre indigène.
- MASSACHUSETTS
- Ce Massachusetts, qu’on appelle aussi Bay State, a Se de la baie sur laquelle est situé Boston, lacapi-* e et la plus importante ville de l’État (450000 habi-®)> a voulu rappeler, dans sa construction, son |!pne anglaise et puritaine (Plymouth, 1620). e bâtiment est la copie exacte de la vieille Han-
- Cocjfc 7 r
- Par nouse Boston; il est entouré d’un jardin, clos Uïle palissade peinte en blanc.
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- L’intérieur est de la même époque et ne contient ql,e des souvenirs historiques et les portraits des grands hommes auxquels l’État a donné le jour.
- Les produits manufacturés et naturels de l’État son1 exposés dans les Départements auxquels ils appar' tiennent.
- NEW-YORK
- L’État de New-York, qu’on appelle aussi State, est le plus important de toute l’Union, aussi biel1 par sa population que par sa richesse et son comméré; Le palais qu’il a élevé dans Jackson Park est aussl le plus riche et le plus élégant ; il a coûté $ 600 00û> soit 3 millions de francs.
- C’est une reproduction de la demeure de Van Rensse
- laer à New-York; il appartient comme style a
- est
- renaissance italienne. Les lions de Barberini gai l’escalier monumental et le vestibule en mosaïque ^ orné de lampadaires dont les originaux sont au rflUsee de Naples.
- Les peintures murales de l’escalier sont des adapta tions de peintures trouvées à Pompéi et le panfl°al1 central du premier étage est l’œuvre de Frank D.
- La salle de réunion, avec son plafond à voussureS çes corniches dorées, est d’un grand effet.
- Dans le salon des souvenirs sont exposés des vases argent ciselé offerts au premier gouverneur de George de Witt Clinton, lors de l’inauguration canal de l’Erie en’ 1825.
- et
- en
- de
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- Des bustes d’hommes célébrés ornent les niches exté-rieures, et le toit, formant terrasse, est garni de plantes vertes dans d’énormes pots de terre cuite.
- Deux tours carrées surmontent l’édifice.
- PENNSYLVANIE
- Det État, dont le surnom de Keystone State (clef de v°ute), indique l’importance dans l’Union, a reproduit ^ans son palais la fameuse tour de YIndependence Hall a Philadelphie où fut signé (le4juillet 1776) le traité qui donnait la liberté aux treize États primitifs. La cloche flUl a sonné cette heure mémorable occupe la place ^ honneur; près d’elle se trouvent la chaise, la table et écrier dont se servit Thomas Jefferson pour écrire ce même acte.
- Des richesses minières et industrielles de l’État °ccupent une grande place dans leurs Départements resPectifs.
- Darrisburg, qui a 39385 habitants, est la capitale de Liât; Philadelphie (la ville la plus importante) en a plus d’un million.
- MISSOURI
- La construction de cet État est située à l’angle de ^eUx avenues; elle forme une courbe concave et est Surmontée d’un dôme central ; ses deux ailes en retour sont carrées et ornées de terrasses au premier étage. Llle est peinte en jaune et blanc.
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- Le salon du Jasper eoimty est entièrement décoie des produits minéraux de la région : le zinc, le plou^ le cuivre et l’onyx y sont habilement combinés.
- Ce comté fournit à lui seul, par an, 222187053 liv res de zinc et 44 882 895 livres de plomb, ce lul représente une valeur de 15 millions de francs.
- Saint-Louis, sur le Mississipi, est le centre commet' cial et financier de l’État; c’est la cinquième ville deS États-Unis comme population ; elle compte 451770 ha' bitants.
- Kansas city, sur le Missouri, est la seconde viHe comme importance, mais la capitale de l’État esl Jefferson city, qui ne compte que 6742 habitants.
- LO U IS I A N A
- Ce bâtiment très simple, carré, entouré d’une ve' randa en bois naturel verni, est la reproduction d’unc habitation de planteurs.
- Dans le vestibule se trouvent les portraits desvin^' six gouverneurs de l’État.
- Au premier, une exposition rétrospective rappel son origine française. On y voit filer du coton à fai^e d’un rouet apporté de France vers 1700.
- Les deux principales industries de l’État, le sucre et le coton, sont exposées en détail dans le Palais l’Agriculture.
- Un tableau montre les chiffres de ces différente productions en 1891, savoir : 590000 balles de coton? 495 millions de livres de sucre de canne, 25 rnilliollS
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- de gallons de mélasse (le gallon équivaut à 4 litres cfdemi).
- La ville principale, la Nouvelle-Orléans, a 242039 habitants et Bâton-Rouge, la capitale, n’en a que 10478.
- MINNESOTA
- Le bâtiment, de forme carrée, est orné d’un péristyle, s°utenu par quatre colonnes corinthiennes.
- Un groupe, représentant l’Indienne Hiawatha, a été Payé par les souscriptions des enfants des écoles. Le Sculpteur est un artiste norvégien, établi dans le Pays.
- Un immense plan en relief de la ville deDuluth occupe partie du hall central. Située sur le lac Supérieur, cette ville est un marché important pour les grains. Ses amateurs ont une capacité de 21 250000 boisseaux.
- Minneapolis, la ville la plus peuplée, a 164 738 habitants. Saint-Paul, la capitale, située également sur le Mississipi, en a 133 156.
- Lien que la principale richesse de l’État soit l’agri-eulture, les produits minéraux et les industries du bois et de la laine y tiennent une grande place.
- IN DIANA
- Une des plus gracieuses constructions est celle de t Indiana, entourée entièrement d’un péristyle en bois découpé, flanquée à l’ouest d’une tour gothique et cou-
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- verle d’un toit rouge d’où émergent de grandes fenêtres
- d’un joli style Renaissance.
- Cet État, si riche en produits du sol, qui a fourni, en 1890, 63000-barils de pétrole, dans lequel plus de soixante villes usent le gaz naturel qui jaillit des puits? n’a rien exposé dans son pavillon particulier.
- C’est dans le bâtiment des Mines que son exposition est intéressante. Sa capitale est Indianapolis, ville industrielle qui compte 105 436 habitants.
- CALIFORNIA
- Le Golden Stale, comme on appelle aussi la Californie a élevé un énorme bâtiment, le plus grand après celm de l’Illinois. Il est la reproduction exacte de l’église de la vieille mission espagnole de Santa-Barbara-Entourée des plantes de cette région semi-tropicale? cette construction est l’une des plus originales de la Blanche Cité. Ses clochetons, son « toit-jardin » et son dôme couvert en tuiles rouges complètent sa physi°' riomie unique dans son genre.
- Contrairement aux autres * États, la Californie a exposé un duplicata de ses produits dans son propl’e pavillon.
- Un tableau comparatif montre l’accroissement rapide accompli par cet État dans la production des fruits, des vins, de l’eau-de-vie, etc.
- La Californie, qui exportait, en 1879, 3126400 livre» de fruits frais, en exporte, en J891, 98680000.
- De meme pour les fruits conservés :
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- Exportation en 1879, 298 356 caisses;
- — en 1891, 1460000 —
- L’industrie des pruneaux s’y étend rapidement et peut devenir une menace pour l’exportation française de ce produit.
- Voici les principaux exposants de cet article, dans ce pavillon :
- Rodgers & Frank (Santa-Ciara Valley, Cal.). Abricots séchés.
- W. W. Cozzens Fruit C° (San-Jose, Cal.). Marque : Sunset. Pruneaux.
- A. E. Newby (San-Jose, Cal.). Pruneaux.
- W. Warren (Saratoga, Cal.). Pruneaux.
- «L H. Flickinger {San-Jose, Cal.). Pruneaux.
- G. Roemer {Los Gatos, Cal.). Pruneaux.
- San-Jose Fruit Packing C° {San-Jose, Cal.). Pruneaux.
- Westside Fruit Growers Association {Santa-Vlara Valley, Cal.). Pruneaux.
- J--J. Shauer & C° {Los Gatos, Cal.). Pruneaux.
- Penniman Fruit C° {San-Jose, Cal.). Pommes pesées, séchées par l’évaporation.
- Start & Morrison {San-Jose, Cal.). Pêches non Pelées, séchées par l’évaporation.
- P- H. Cordes {Gilroy). Pêches pelées, séchées par ^ évaporation.
- Les spécimens de conserves de fruits au jus et de légumes du Santa-Clara County ont très belle appa-Tence, notamment ceux de J. H. Flickinger, de San-Jose {Santa-Ciara County, Cal.) qui les prépare sur P^ee, dans le verger même.
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- C’est avec intention que l’expression : ont très belle apparence, est employée, car il ne s’agit pas de leur qualité : elles manquent généralement, comme tous les fruits américains, de saveur et d’arome.
- Il en est de même des pruneaux qui jusqu’ici n’ont pu supplanter ceux de provenance française sur les tables bien servies, car ils ont un goût aigrelet très prononcé.
- La même maison Flickinger fait également toutes les conserves de fruits, tels que : abricots, pêches, prunes, cerises ; les gelées de fruits et les confitures de fraises, framboises, abricots, figues, pêches, cerises, etc., etc.
- La Saratoga packing C° fait une spécialité d’abricots et à la nomenclature ci-dessus il faut ajouter encore l’un des importants planteurs de pruniers et packer de pruneaux : Geo. W. Handy à Glen Una (Saratogu, Santa-Clara County, Cal.).
- Cette industrie s’est principalement développée dans le Santa-Clara County qui en 1891 a produit 20 ind' lions de livres anglaises de pruneaux, la production du reste des États-Unis n’étant que de 9 millions de livres anglaises.
- Faire une statue équestre en pruneaux est une idée bien américaine; ce sont là des matériaux qu’on na pas employés jusqu’ici pour rendre hommage aux grands hommes. Elle se dresse au centre de l’exposi' tion de cette province. Une Cleopatra’s needle est .fait® de flacons d'huile d'olive pure de la célèbre marque • Elwood Cooper (dit la pancarte explicative), produite a Santa-Barbara, la flower City.
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- PALAIS DES ÉTATS AMÉRICAINS,
- La Ville fleur devait songer à imiter celle d’Europe, Nice. Que n’imite-t-on pas aux États-Unis? Elle a donc son Carnaval de fleurs.
- Les raisins secs ont suivi la même marche ascendante.:
- En 1879, 65000 boîtes étaient exportées.
- En 1891, 2150000 — —
- La production des poires, pommes et pêches séchées s’est accrue encore plus rapidement, puisque :
- En 1884, on en exportait 5 285 000 livres,
- En 1891, — 63 710000 —
- Quant au vin et à l’eau-de-vie, voici les chiffres de la production :
- Vins : en 1879, 7 millions de gallons (1).
- — en 1891, 20 — —
- Eau-de-vie : en 1879, 158 393 gallons.
- — en 1892,1475 525 —
- Le comté de Santa-Glara est le centre de cette industrie.
- Les oranges, les citrons, les olives et l’huile sont encore une des richesses de cette région.
- Le houblon donne annuellement 7 300000 livres;
- 0) Le gallon vaut 4 litres et demi.
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- EXPOSITION DE CHICAGO, le blé, 40 millions de boisseaux; l’orge, 15 millions de boisseaux, et la laine, 33200000 livres.
- La statue de James W. Marshall, qui, le premier? trouva l’or en Californie, le 19 janvier 1848, rappelé aux visiteurs la production totale de ce métal. Cette production s’élevait en 1892 à $ 1310 millions, soit 6 milliards 550 millions de francs.
- La capitale de la Californie est Sacramento, 26 386 habitants.
- WISCONSIN
- Le Wisconsin a pour limites au nord-ouest le lac Supérieur, à l’est le lac Michigan et à l’ouest le Missis-sipi. Sa capitale est Madison, qui compte 13 426 habitants ; la ville principale est Milwaukee (204 468 habitants).
- Les richesses minérales et agricoles de l’État sont exposées dans leurs Départements respectifs.
- La construction du Wisconsin est en bois du pays? peint en gris ; elle repose sur des assises de granit rouge ; elle est entourée d’une véranda. Dans le fronton central on lit la devise : Forward (en avant), nü milieu des armes de l’État, modelées par une jeune fiUe> Miss Euniee Winterbotham, de Eau Claire.
- Un grand vitrail représente l’essor prodigieux de Superior eity, qui se composait, en 1885, d’une tente au milieu de marais et est actuellement une ville industrielle de 11983 habitants. C’est là que fut construit le Whaleback steamer : Christopher Colombus.
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- PALAIS DES ÉTATS AMÉRICAINS.
- Ce bâtiment, dont le nom, qui signifie «. dos de baleine », indique la forme spéciale, transporte journellement des centaines de voyageurs, du centre de la ville à l’Exposition.
- C’est à Milwaukee qu’a été construite la gigantesque Machine à vapeur de la E. P. Allis Company, une des euriosités de la galerie des Machines.
- MICHIGAN
- Cet État, qui a la forme d’une presqu’île entre les lacs Michigan et Huron, est très riche en productions minérales : il est le premier pour le fer et le second pour le cuivre ; la moitié du sel produit par les États-Unis vient du Michigan. C’est lui qui tient la tête dans l’industrie des bois et aussi comme producteur de fruits, Pêches, pommes, fraises, etc. Sa situation entre les lacs lui procure un revenu annuel de poissons s’élevan t à. $ 1066 249, soit 5331245 francs. Son extrémité nord-ouest distincte de la presqu’île est entièrement baignée par le lac Supérieur.
- Sa capitale est Lansing : 13 102 habitants. Détroit, la ville principale, en a 205 876.
- La construction élevée par le Michigan est très importante ; elle est dominée par une haute tour carrée, avec fenêtres, balcons et horloges.
- Le troisième étage est réservé aux hôtes ; il contient douze chambres à coucher.
- Dans le hall central une statistique fort intéressante Indique la part prise par les femmes dans les manufac-
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- 574 EXPOSITION DE CHICAGO,
- tures qui en emploient 22 000, dans le commerce qui en occupe 5000 et dans les professions diverses suivies par 18 000 ainsi réparties :
- Institutrices.......................... .. 13.000
- Musiciennes et professeurs de musique... 1.400
- Sténographes et copistes, se servant de la
- machine à écrire....................... 1.050
- Garde-malades diplômées............ 1.000
- Employées de l’État ou du Gouvernement
- des États-Unis......................... 450
- Artistes ou professeurs d’art........ 280
- Docteurs et chirurgiens...................... 240
- Patronnes d’hôtels ou de restaurants..... 150
- Journalistes, auteurs ou conférencières... 130
- Actrices...............................,. 80
- Employées dans les restaurants........ 50
- Sages-femmes................................. 50
- Pasteurs protestants « Clergywomen »... 40
- Divers....................................... 80
- 18.000
- Ce tableau porte en exergue la devise significative : Vires acquirit eundo.
- OHIO
- C’est le plus élégamment meublé de tous les palais des États ; les tapis y sont moelleux et les murs tendus de soie.
- Il n’a qu’un seul étage ; mais son toit à l’italienne, orné d’une balustrade en pierres (ou plus exactement en staff), et son portique, semi-circulaire, soutenu par huit colonnes ioniques, sont assez gracieux.
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- PALAIS DES ÉTATS AMÉRICAINS. 575
- Dans le vestibule, une plaque de bronze rappelle 1 arrivée des quarante-huit pionniers à Marietta, le 7 avril 1788.
- Devant l’entrée, est un immense monument de granit, entouré de figures en bronze, grandeur naturelle, ^présentant les plus remarquables enfants de l’Ohio : Drant, Shermann, Sheridan, Chase et Stanton.
- Au sommet, la statue en bronze de Cornélie, et, en Vergue, la phrase célèbre : Voici mes bijoux.
- Cet État, bordé au nord par le lac Erie, a d’importantes pêcheries qui prennent les deux tiers du produit total de ce lac. Gleveland et Toledo sont les deux ports Principaux. Columbus, plus central, est la capitale (^8150) habitants. Cincinnati, sur le fleuve Ohio, fini sert de limite méridionale à l’État, est la ville la Ptas importante; elle a 296 908 habitants.
- Elle ne le cède qu’à Chicago pour la préparation viandes de porc, et ses jambons sont universellement connus.
- Le sable, la pierre à chaux, l’argile et le grès, qu’on trouve en grande quantité dans presque tout l’État, °nt donné naissance à l’industrie du verre et du cristal.
- L’est une femme, Mrs Nicholls, qui a fondé, à Rook-w°od, sur les bords de l’Ohio, près de Cincinnati,
- première potier y artistique.
- L’Ohio est le troisième comme État producteur du Vln; il en fournit annuellement 1934833 gallons, et la Qualité en est très estimée aux États-Unis.
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
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- COLORADO
- Le Colorado, qu’on appelle aussi Centennial statV’, car son admission dans la Confédération ne date que de 1876, a pour capitale Denver, ville de 106 713 habitants, et, de beaucoup, la plus peuplée de tout l'État-Le climat délicieux de cette région montagneuse est une cause d’accroissement rapide pour ses villes d’eaux où viennent se rétablir les Yankees de l’Est.
- Il est le premier comme producteur de l’argent et le second pour l’or; on y trouve aussi du fer, du cuivre, du plomb et de l’anthracite.
- Son pavillon, tout blanc et couvert en tuiles rouges, se termine aux deux extrémités par de hautes tours carrées surmontées de clochetons pointus.
- WASHINGTON
- Bien qu’un des plus nouvellement admis dans Fédération, dont il ne fait partie que depuis 1889, cet État s’est imposé une dépense de $ 10Ô000, soit 500000 francs, pour figurer dignement dans la grande manifestation nationale de Jackson Park.
- Son pavillon est presque entièrement construit en bois, les vastes forêts dont il est couvert étant sa principale source de richesse.
- Les assises sont formées par des arbres entiers, donnés par des propriétaires de forêts ; ils mesurent
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- PALAIS DES ÉTATS AMÉRICAINS. 577
- ^0 pieds de long sur 52 pouces de diamètre, et cinq Centre eux, .couchés horizontalement, suffisent pour soubassement.
- Un superbe mât en sapin, haut de 215 pieds, se dresse devant l’entrée.
- Ua construction, couverte en lames de cèdre, se c°Ripose d’une partie centrale et de deux ailes. L’aile n°rd contient l’exposition de l’enseignement et celle de la femme. Dans le hall central se trouvent le fac-similé d’une ferme en exploitation et, parmi les spéci-mens de la faune du pays, le squelette d’un mammoth (elepha$ primigenius), trouvé dans le Spokane County, et présenté par l’Académie des sciences comme le plus §rand qui soit au monde.
- L’aile sud contient des échantillons de tous les mitraux trouvés dans le sol, parmi lesquels le nickel et 1 antimoine. On y voit le plus énorme bloc de charbon ait jamais été extrait : il a 26 pieds de long sur ^ de largeur et 58 de hauteur, et pèse 50250 livres.
- L’extraction totale du charbon pour 1892 s’est élevée à 1136575 tonnes, représentant une valeur de $ 3 409 725, soit 17 048 625 francs.
- Lien que la capitale, Olympia, n’ait que 4698 habitants, on peut s’attendre à un accroissement rapide population. Seattle, la ville la plus peuplée aujourd’hui (elle a 42837 habitants), n’en comptait lue 3533, il y a dix ans; et Tacoma, qui en a 36006, n en comptait à la même époque que 1098.
- Les trois villes sont situées sur Puget sound, profonde échancrure très découpée du Pacifique, au sud l’île de Yancouver.
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- 578 EXPOSITION DE CHICAGO.
- La pêche du saumon et son exportation en boHeS ne rapportent pas moins de $ 1 337 989, s0lt 6689945 francs.
- L’abondance du bois a donné naissance ài’indushie du papier fait avec de la pâte de bois; trois iinmenseS rouleaux : rose, bleu et blanc, servent d’échantiH011 de ce produit.
- SOUTH-DÀKOTA
- Cet État, admis à faire partie de l’Union depuis est essentiellement agricole.
- On y trouve cependant de l’or et de l’étain, granit, du grès et de la chaux.
- Il a exporté, en 1891, 31813 barils de ciment ^ Portland.
- C’est ce produit spécial provenant de la 'WesW* Portland cernent tvork Company, à Yankton, qui r<3 couvre entièrement la construction du South-D&k0^ et forme ses trottoirs, perrons, etc.
- A l’intérieur se trouve l’exposition des bois pétrifié de la Drake Company's polishing Works, de Si°u* Palis.
- Au premier, se trouvent les ossements du rhinoc^0$ brontoterium trouvés dans le lit de la rivière découverte pleine de promesses pour les savants.
- La capitale de l’État est Pierre, petite ville ^ 3235 habitants, sur le Missouri.
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- PALAIS DES ÉTATS AMÉRICAINS.
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- 10 WA
- Situé au bord du lac, à l’extrémité nord-est de Jackson Park, le monument élevé par l’Iowa est formé en partie de l’ancien pavillon du parc. Cette construction basse est entourée d’une terrasse d’où la vUe s’étend sur le lac ; elle contient un hall immense décoré très habilement de maïs. L’Iowa est le plus lfUportant producteur de cette céréale ; sa récolte de ^891 s’est élevée à 350 878 000 boisseaux, valant & 105 263 483, soit 520 317 255 francs. Quelques épis dépassent 60 centimètres en longueur.
- Pour montrer la qualité de la terre dans cette région, °n en a rempli sept énormes tubes de verre. Ces tubes servent de colonnes à un pavillon.
- La plus grande attraction de ce hall est la reproduction du Capitole de l’État, en acier et en verre, formant des colonnes et des piliers remplis de grains.
- La capitale est Des Moines (50 093 habitants).
- N E W * H A M PS H I R Ë
- Appelé la Suisse de l’Amérique, cet État s’est conformé à l’architecture du pays auquel ses sites mon-fogneux et ses beaux lacs l’ont fait comparer et il a efové un très joli chalet.
- Pour justifier aussi son autre nom de Granité State, °u a construit l’encadrement des portes et des fenêtretS
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- avec ce fameux granit blanc qui fournit un des p^uS beaux matériaux de construction et aussi les dalles des trottoirs.
- C’est le New-Hampshire qui donne les huit dixièmeS delà production totale du mica ; en 1889, on en aextra^ 40 000 livres valant $ 40 000 ou 200 000 francs.
- Une collection de photographies donne un aperÇ11 des plus beaux sites existant dans les White Le pic le plus élevé est le mont Washington, haut de 6288 pieds.
- . r Manchester est la ville la plus importante (44126 ha' bitants). Jusqu’en 1807, le siège du gouvernement était Portsmouth, situé sur l’Atlantique (9827 ha' Citants); c’est maintenant Concord sur le Merrimaek qui en a 17 004.
- CONNECTICUT
- Construction genre anglais, entourée de balcons an* premier et deuxième étages.
- aç>
- Au centre, fronton s’élevant jusqu’au toit, supp°l par quatre colonnes.
- Ce bâtiment ne renferme que des souvenirs hist° riques : l° un fauteuil en cuir apporté d’Angleterre eil M785,etdans lequel se sont assis tous les Préside^5 ' de la République depuis Andrew Jackson jusqu’à GranL 1 2° une épinette faite à Londres en 1725, etc.., etc.**
- Les nombreux établissements industriels de * Haven, port sur le détroit de la Longue Ile (81 298 ha bitaiits), de Hartford, la capitale (53 230 habitant)’
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- PALAIS DES ÉTATS AMÉRICAINS. 581
- Brid geport, de Waterbury et de Meriden, etc., ont, exposé leurs produits dans le Palais des Arts et Manufactures. . . ,, ,, * ,
- Les armes a feu, les soies, les cotons, les laines, les Montres et l’orfèvrerie sont les principales industries ^Connecticut. > - . . P
- N EW-JERSEY
- Le bâtiment est la reproduction de la maison dans ^quelle Washington avait établi son quartier générai 1779 à 1780, à Morristown.
- Lne foule d’hommes célèbres ont dormi sous son ^ 1 parmi eux Lafayette, Knox, Steuben, Schuyler, °sciusko, Harrie Lee, Old Israël Putnam, Mad nthony Wayne, etc.
- Lest là qu’Alexandre Hàmilton connut la fille du lierai Schuyler qu’il épousa plus tard.
- Le hall central est entouré au premier étage d’une fe^lerie donnant accès dans des chambres à coucher, finies de meubles de l’époque.
- RHODE-ISLAND
- Le pius petit de lous les États et le dernier parmi treize qui ont ratifié la Constitution, l’État de tl°de-Island, a élevé une jolie construction de style dont il a fait présent à la ville de Chicago. Sa Me est ornée d’une sorte de tour semi-circulaire et Ses deux extrémités de portiques soutenus par quatre
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- colonnes ioniques, de la même hauteur que la construction. Un toit plat, entouré d’une gracieuse baluS' trade, termine l’édifice.
- L’une des deux capitales, Providence, est le centre de l’industrie des bijoux; elle a 132146 habitants-L’autre capitale, Newport, 19457 habitants, est re' gardée comme une des plus jolies résidences d’été. De& filatures de coton et de laine emploient un capital de plus de 72 millions de dollars, soit 360 millions de francs-
- DELAWARE
- Cet édifice, dont le style est tout à fait anglais, entouré d’une véranda en bois avec fronton au centre-
- A l’intérieur, une belle cheminée en mosaïque et bois laqué blanc est surmontée d’un écusson en argen1 sur lequel sont gravés les mots : Liberté et Iîl' dépendance.
- Dans les salons du premier étage se trouvent leS souvenirs historiques, parmi lesquels une bannière donnée par les dames de Wilmington (les filles des patriotes) aux fils des patriotes.
- La capitale du Delaware est Dover, ville de 3061 bitants.
- VIRGINIA
- La construction élevée par cet État est ^ reproduction exacte de la maison habitée par George Washington, au Mount Vernon et regardée comme soa véritable home.
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- PALAIS DES ÉTATS AMÉRICAINS. 583
- L’intérieur lui-même est identique à celui de la ^erneure historique ; on y voit, au premier, la chambre Lafayette, celle de miss Nellie Gustis, celle de ^reen. Des portraits de Washington et de sa femme 0r>nent les chambres. On garde comme une relique le rïl°i'ceau d’une robe portée par lady Washington.
- La maison est toute en bois et l’apparence en est L'ès simple. Une véranda aussi haute que le toit règne j*Ur toute la façade et obscurcit les pièces, déjà très a*ses de plafond, du premier étage.
- MARYLAND
- Le Palais du Maryland attire les regards par les ^nabreux drapeaux dont il est décoré ; c’est une conduction fort élégante et légèrement teintée en jaune. Quatre colonnes corinthiennes soutiennent le péristyle
- l’entrée, aussi élevé que le toit et terminé, comme par une fine balustrade.
- Ln attique plus bas, mais non moins gracieux, 01116 l’autre façade.
- Lans l’intérieur du palais une salle est entièrement °ccupée par l’illustration de la pêche et de l’élevage ^es huîtres, de leur empaquetage en boîtes et de la transformation des coquilles en chaux.
- Ln bassin rempli d’huîtres et de tortues occupe le Ceutre de cette pièce, que des photographies fort inté-essantes décorent tout autour.
- Ln beau plan en relief de l’État occupe une autre SaHe où se trouvent, en outre, des échantillons de
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- 584 EXPOSITION DE CHICAGO.
- fruits, de tabac, de pierres, de briques et d’af'
- doises.
- Dans le salon réservé aux dames, entièrement tendu de nattes, se trouvent de jolis tableaux et quelqueS objets historiques.
- Le Women’s College de Baltimore expose les photo* graphies de ses vastes classes et de son NatatoriuM-L’école industrielle de Sainte-Marie (pour les nègreS seulement), présente aussi de belles photographies.
- Enfin le Womaris industrial exchange de Baltimoie montre, dans un tableau, le résultat de ses ventes de' puis 1880. Elles s’élèvent à près de 900000 francs.
- I D A H O
- Cet État, dont le nom en indien signifie Pierre f cieuse de la montagne, est un des plus jeunes de l’Union; son admission date du 3 juillet 1890.
- Sa construction est la seule qui soit bien en rapp°lt avec l’État qu’elle représente. Elle est formée d’énorines troncs d’arbres non dégrossis; les carreaux de ses fe' nôtres sont en mica (l’État produit le plus beau mlC<l et en grande quantité), ses cheminées sont en i’°cS métallifères, et les chenets et accessoires sont la repr°' duction des outils du mineur.
- Des peaux d’animaux, des scalps pris aux IndiellS Sioux dans la dernière guerre, complètent cet intérim11 fruste et pittoresque.
- Deux balcons en bois naturel entourent cette c°n struction, qui a la forme d’un chalet.
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- Boisee City, la capitale et la ville la plus peuplée, ue compte encore que 2311 habitants.
- MONTANA
- Le bâtiment élevé par le Montana a un caractère tout à fait original; il se compose de deux pavillons carrés, avec fenêtres gothiques terminées par des frontons corinthiens. Ces deux ailes sont reliées entre elles Par une vaste arcade surmontée d’un élan de proportions gigantesques.
- La plus grande partie du monument est occupée par Un musée d’histoire naturelle.
- Quelques jolis tableaux décorent le hall central; l’un d’eux représente les Shoshone Faits sur le Snake river (rivière du Serpent). Cette chute a 200 pieds de haut sur 800 de large.
- Cet État est le premier pour sa production du cuivre, le deuxième pour l’argent et le troisième pour l’or. Sa capitale est Helena (13 834 habitants).
- U T A H
- Le monument élevé par l’Utah occupe l’extrémité nord de Jackson Park. Il est très simple, avec une entrée semi-circulaire ornée de quatre colonnes ioniennes.
- Un portique précède cette entrée; c’est la reproduction de Eagle Gâte de Sait lake city, la capitale de l’Utah, qui compte 44 843 habitants.
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- Au milieu de la pelouse gui s’étend devant cette construction, s’élève la statue de Brigham Young, chef de la secte des Mormons et fondateur de la ville du Lac Salé, où il vint s’établir en 1847.
- Cédé en 1848 par le Mexique aux États-Unis, ce territoire fut organisé en État par les Mormons en 1849, sous le nom de Deseret, Terre du miel. Mais le Congrès ne tint aucun compte de cette décision et reconnut l’Utah comme territoire, le 9 septembre 1850.
- TEXAS
- Le Palais du Texas est le produit de souscriptions particulières, s’élevant à $300 000, soit 1500000francs, somme dont la seule ville de Galveston a donné la moitié.
- Le style de la façade, flanquée de deux tours, est emprunté aux constructions des vieilles missions espagnoles. Le hall intérieur est entouré, au premier étage, d’un galerie circulaire; les murs sont teintés en rose. Un immense tableau occupe tout le fond du hall. H rappelle l’apogée des destinées si changeantes du Texas; c’est le portrait équestre de Geo. Sam. Houston, le « Père du Texas, à l’aube de la Liberté » (1836). En effet, cet État fut une république indépendante pendant quelques années (de 1837 à 1845). A cette époque, il entra dans l’Union, pour en sortir en 1861 et y rentrer définitivement en 1868.
- Le Texas tient la tête comme État producteur du coton.
- Sa capitale est Austin, qui a 14 575 habitants.
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- WEST VIRGINIA
- Ce monument appartient au genre anglais, appelé Colonial. Deux vérandas demi-circulaires s’élèvent à chacune de ses extrémités; sa façade est ornée du fron-ton grec, dont les architectes américains ont fait, dans Jackson Park, un véritable abus.
- L’intérieur de cet édifice est consacré aux souvenirs historiques : on y trouve le sofa sur lequel étaient assis les généraux Lee et Grant pour discuter les articles de la reddition d’Àppomatox. Une notice indique que cette clique authentique est à vendre pour $ 2000, soit 10000 f rancs ! L’encrier qui servit dans les mêmes circonstances est estimé $ 1000, soit 5000 francs.
- Chaque salon est meublé d’une essence de bois différente; dans le plus grand, le plafond, en acier, a été construit à Wheeling, la ville la plus manufacturière de l’État (34 522 habitants).
- La capitale est Charleston (6 742 habitants), et Par-kersburg, sur l’Ohio, est le centre de l’industrie du pétrole de cet État.
- KENTUCKY
- La construction de cet État n’a été terminée qu’au milieu du mois de juillet 1893.
- Sa principale entrée en forme de péristyle semi-circulaire donne accès à un hall au centre duquel se trouve
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- la statue en plâtre d’Henry Glaye (l’original en marbre orne l’hôtel de ville de Louisville). Devant l’entrée, une autre statue, celle de Daniel Boone.
- Dans un des salons se trouve un piano construit avec le bois d’un chêne provenant de la ferme où naquit Lincoln. Deux médaillons en bronze représentant Lincoln et sa femme ornent ce piano, qui est à vendre pour $ 10000, soit 50000 francs !
- Au premier, on voit le bureau de Washington, ainsi que l’extrait de son testament dans lequel il lègue ce meuble à M. Graik D. D. —1790.
- Le Kentucky a produit 221883 303 livres de tabac en 1889. Louisville est le plus grand marché du monde pour ce produit. Sa population s’est accrue déplus de 30000 individus dans les dix dernières années, ce qui la porte à 161129.
- FLORIDA
- Le bâtiment de la Floride a le mérite de l’originalité, c’est la reproduction exacte de l’ancienne forteresse élevée en 1620 à Saint-Augustin, la plus ancienne ville des États-Unis.
- Une cour intérieure plantée de cactus et de plantes tropicales éclaire les différentes salles où sont exposés des bibelots de toutes sortes pour la vente, depuis le cidre d’orange (à cinq sous le verre), jusqu’aux petites boîtes contenant du sable des îles San Salvador avec ce sous-titre : Le premier point de terre découvert pM* Colomb !
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- Devant l’entrée, une pyramide de phosphate rappelle cette nouvelle source de richesse, découverte dans la péninsule en 1888. Les produits de la Floride sont surtout agricoles : ce sont le maïs, le coton (80 000 balles en 1891), les oranges (3146740 caisses en 1890), les ananas, les citrons, et surtout le tabac (la seule ville de Key-West fabrique pour 25 millions de francs de cigares).
- La capitale est Tallahassee (2934 habitants).
- OKLAHOM A — ARIZONA — NEW-MEXICO
- Ces trois territoires se sont unis pour élever un bâtiment dans Jackson Park. Bien que leurs richesses minérales et agricoles soient considérables, leur construction est parmi les moins importantes des Etats. De vieux souvenirs de la domination espagnole, qui s’expliquent parla proximité du Mexique, une superbe plaque d’onyx du Valencia county, quelques énormes blocs de charbon de terre, des échantillons de poterie, des dieux en pierre et c’est tout.
- Devant la construction, précédée d’une véranda, des aloès et des cactus de proportions gigantesques rappellent la situation merveilleuse de ces trois territoires dans lesquels les fruits sont mûrs deux ou trois semaines plus tôt qu’en Californie.
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- NEBRASKA
- L’éternel fronton corinthien, supporté par six colonnes du même ordre, est le seul ornement de cet édifice.
- L’État de Nebraska est traversé par le Grand Central pacifie; Omaha, l’une des stations de cette ligne, est la ville principale de l’État ; sa capitale est Lincoln? centre important de lignes de chemins de fer.
- Cet État est essentiellement agricole; toutes leS céréales y croissent en abondance, la betterave s’y plalt tout particulièrement.
- Le Oxnard beet sugar Cy de Gran-Island et Nof' folk offre, avec ses compliments, une petite boîte de son sucre granuleux à tous les visiteurs.
- Au premier, tente des Indiens Tepee et souvenirs de toutes sortes, buffles empaillés, oiseaux, etc.
- N O R T H * DA KOT A
- Situé à la limite septentrionale et entré l’un des def' niers dans l’Union, le North-Dakota a élevé un bâti' ment assez important, dont l’architecture appartient au style colonial. Il est entouré d’une véranda ; cette véranda est même double, car elle règne au prenne1 et au second étage où elle se confond avec le toit plat’ entouré d’une balustrade.
- L’arboriculture et l’agriculture étant les deux
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- grandes ressources de cet État, les échantillons de bois et de graminées font le principal ornement du hall central.
- Une carte indique les centres de l’élevage des moutons, des chevaux, etc., dans chaque district.
- L’ornementation des murs, à l’aide de céréales et de graines, est fort ingénieuse.
- La capitale de cet État est Bismarck, ville de 2186 habitants.
- ARKANSAS
- Cet État, qui fut vendu aux États-Unis en même temps que la Louisiane dont il faisait presque entièrement partie, s’est souvenu de son origine française, et a élevé une construction bizarre qui appartient au genre rococo français. Mme M. S. Donglas, de Saint-Louis, en est l’architecte. On accède par une triple arcade au hall circulaire, entouré au premier d’un balcon et surmonté d’un dôme.
- Au centre de ce hall se trouve une fontaine donnée Par les dames du Club colombien de Hot springs, la célèbre ville d’eaux
- La capitale de l’État est Little-Rock, sur le Kansas, dont la population a doublé dans les dix dernières années (25874 habitants).
- L’Arkansas s’intitule le jardin fruitier du Nord-Ouest. Il produit le coton et le tabac, la canne à sucre, et fabrique par an 3 200 000 gallons d’huile faite avec la graine de cotom
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- Au premier sont exposés les produits minéraux : plomb, zinc, gypse, manganèse, antimoine.
- KANSAS
- La construction du Kansas est très originale ; son toit se compose de deux coupoles vitrées juxtaposées-Autour et à l’intérieur de la première qui est ovale, circule, avec un bruit infernal, une reproduction en miniature du chemin de fer de Santa-Fé ; les principaux sites traversés par cette ligne sont reproduits der-rière la voie.
- La seconde coupole, qui est ronde, et beaucoup pluS élevée que la première, éclaire une fausse montagne sur laquelle s’ébat toute la faune du pays, collection d’animaux empaillés, prêtée par l’Université de l'Etat-
- La fleur du soleil est l’emblème du Kansas : on la retrouve partout, dans une horloge en bois découpe? dont elle forme le cadran, et dans un immense tablean où chacun de ses pétales contient une sentence du Comité de tempérance institué par les femmes du Shawnee county, etc., etc.
- Le Kansas possède les mêmes produits minéraux et agricoles que ses voisins ; il faut y ajouter le chanvre et surtout le lin dont il produit par an 994127 boisseaux de graines et 36 093 livres de fibre. Sa capital est Topeka (31 000 habitants).
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- LES
- CONSTRUCTIONS PARTICULIÈRES.
- DANS
- JACKSON PARK
- Entre le Pier qui est comme le prolongement de la Clnquante-sixième rue, le North inlet ou passage par Kquel les eaux du lac pénètrent et se répandent dans les bassins et les lagunes de la partie nord de Jackson Park, jusqu’au Pier du South inlet, se trouve une vaste Plage de deux kilomètres et demi de longueur environ, dui a été endiguée et empierrée, etquebaignentles flots bleus du lac Michigan.
- Au-dessus de cette plage on a pratiqué un trottoir en gcanit de 5 mètres de large et une avenue carrossable de 12-mètres.
- C’est là que commencent les pelouses qui s’étendent devant la façad;e Est du Palais des.Manufactures. Dans cette partie gazonnée, on rencontre d’abord le pavillon del’Iowa et de quelques autres États dont le chemin de 1er électrique aérien (intra-mural) masque la vue. Puis
- Ce sont ceux de la France, de la Ville dè Paris, de
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- Ceylan, la maison allemande, le bâtiment crénelé de l’Espagne et celui du Canada. Sur une sorte de cap? se trouve la Victoria house, et, tout à côté, dans une petite anse formée par le North inlet, le garde-côtes de la marine américaine, Y Illinois, ou plutôt son fac-similé? car ce bateau de guerre est en maçonnerie, bien qu’en apparence armé comme pour une course, un traité entre l’Angleterre et les États-Unis interdisant le droit de navigation sur le lac aux navires de guerre des parties contractantes.
- A partir de ce point, le lac forme une courbe légère sur les bords de laquelle s’échelonnent : le U. $• Weather Bureau, le U. S. Life saving station, un phare et des bouées sifflantes'de sauvetage, Y Observa* toire naval, la vaste pelouse bordée de pièces d’artillerie de gros calibre, devant le Palais du Gouverné-ment, occupée par un camp de soldats de l’armée active.
- On est arrivé à l’angle du Palais des Manufactures-L’emplacement entre les bâtiments et le lac est assez vaste pour permettre l’installation de quelques petites constructions, telle que : La maison hollandaise, en briques et pierre, de la Royal Cocoa factory C. S-Van Houten & Zoon, (VAmsterdam, où des dames, en costume national, débitent pour vingt-cinq centimes des tasses de cacao préparé.
- Au premier étage, comme au rez-de-chaussée, des pièces meublées dans le style vieux hollandais servent de cabinets particuliers où des familles peuvent prendre leur lunch.
- Une sorte de pagode est occupée par le bureau een-
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- CONSTRUCTIONS PARTICULIÈRES, 595
- tral de la Columbia rolling Chair C°, concessionnaire du service des fauteuils roulants.
- On peut déguster une boisson russe, la kookwa, dans un petit kiosque, situé près du stand où se font entendre, tous les jours, des sociétés musicales, en face de la porte centrale du Palais des Manufactures.
- Un dépôt des chaises pliantes, à cinquante centimes Par jour ;
- Une boutique où l’on débite des soda ice creams;
- Une autre, tenue par la Union News Company, où se vendent des souvenirs emblématiques de l’Exposition;
- Et, enfin,l’élégante petite construction décorée extérieurement en blanc et vert d’eau, de Walter Baker & C°, d'Amsterdam, dans laquelle des jeunes fdles, portant ta costume bien connu de la chocolatière, préparent et servent le cacao.
- A quelques pas de là, la plage forme une saillie, en angle droit, où s’élève le music Hall, très bel édifice, contenant une grande salle de concert, relié par la Majestueuse colonnade appelée Péristyle à un autre édifice absolument semblable, le Casino, sorte de cercle et lieu de rendez-vous. Une jetée de 150 mètres de large sur une longueur de près d’un kilomètre s’étend en face du casino; c’est là qu’est installé le Uottoir qui marche.
- Devant le péristyle, se trouve un port où sont venues Mouiller les trois caravelles composant la petite flotte de Christophe Colomb : la Santa Maria, la Pinta et ^a Nina, construites à Cadix et à Barcelone (Espagne), d’après les documents originaux et en tous points semblables à celles de l’illustre navigateur, la première
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- aux frais de l’Espagne, les deux autres à ceux des
- États-Unis.
- Dans le South Pond (bassin du Sud), est ancrée une copie exacte du fameux bateau, Viking, qui a été retrouvé dans des fouilles à Gokstad (Norvège), en 1880.
- C’est sur un bateau semblable que Leif, fils d’Erik le Rouge, découvrit Vinland, Markland et Helleland, sur la côte du Massachusetts, des années avant le départ de Christophe Colomb. Ce vaisseau, reconstruit sous la direction du capitaine Magnus Andersen, qui l’a amené des côtes de Norvège, par les lacs, à Chicago? vient d’être offert au Président des États-Unis.
- En face le music Hall est placé un petit édifice de forme circulaire, d’architecture grecque. On lui donne le nom pompeux de temple de Vesta, il est occupé par le Lowney’s chocolaté. Dans l’angle opposé, près du casino, existe un autre temple grec, exactement sern-blable,
- Pour atteindre l’extrémité sud de l’Exposition, iln0 reste plus à traverser que le bâtiment reproduisant exactement l’ancien Monastère de la Rabida (Sainte-Marie de la frontière), où Christophe Colomb a trouve un refuge; c’est là qu’il a développé sa théorie d’un nouveau monde. Cette construction, placée à la pointe d’une sorte de promontoire formé par le lac et l0 South inlet ou passage des eaux alimentant les pièces d’eau intérieures de la partie sud, renferme les précieu* souvenirs se rattachant à la découverte et à la vie de Christophe Colomb, que l’Hon. William Elleroy Curtis a réunis dans ses voyages de recherche à travers l’Éu' rope.
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- Ces reliques ont un tel prix aux yeux des citoyens américains, qu’un détachement de troupes de l’armée régulière veille sur elles nuit et jour.
- Immédiatement après le monastère, on trouve l’Exposition des canons Krupp, à’Essen. Le bâtiment qui les renferme est très important.
- On y remarque surtout le canon monstre, le plus gros qui ait jamais été fondu, il est de cent vingt-quatre tonnes, et a coûté 250,000 francs. Sa longueur est de 26ni,55, le projectile pèse 2300 livres anglaises, le prix de chaque coup est de 1250 dollars.
- M. Krupp aurait, paraît-il, l’intention de l’offrir au gouvernement des États-Unis.
- En dehors de cet énorme engin, il y en a d’autres moins importants, ainsi que des pièces de mécanique et des plaques de blindage en acier.
- C’est dans ces mêmes parages que se trouve la machine qui fournit l’électricité.
- La French Bakery, vaste installation d’une boulangerie française modèle, dont on peut consommer, sur place et très confortablement, les excellents produits;
- L’Exposition archéologique (ruines du Yucatan) ;
- Les Cliff dwellers des Mancos Canon, du Colorado. Reproduction au 1 /10e de Battle Rock Mountain, siège de la plus ancienne civilisation du continent Américain.
- La Old times Distillery C°, de Louisville-Ky.
- Le Model Workingman’s home; élevé par le Pratt instituts of Brooklyn, N. Y. C’est une maisonnette bien distribuée, pouvant convenir à un homme marié et à ses quatre enfants. Cet ouvrier est supposé se faire un revenu annuel de cinq cents dollars. L’immeuble en
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- coûte trois cents et peut se louer pour 10 dollars par
- mois.
- Cet endroit est proche des colonies françaises, près desquelles M. V. Vaissier a construit un pavillon pour y exposer son savon du Congo.
- Les moulins à vent, des plus modernes inventions, actionnent des pompes de tous systèmes, ils forment un groupe important au milieu duquel se dresse lu reproduction du vieux moulin hollandais de la fabrique de cacao de Blooker, lors de safondation, à Amsterdam, en 1806. Non loin de là, The big tree, l’arbre géant qui sert de restaurant, et l’auberge anglaise, the WhÜe horse inn.
- On arrive ensuite à la laiterie (Dairy), qui ne fonctionnait pas en juillet, mais qui était destinée a l’exposition de tous les appareils et accessoires de cette industrie, et à des cours et conférences sur ce sujet.
- Le stock Pavillon, immense cirque de forme elliptique, n’est pas non plus occupé ; les quarantaines que les autorités américaines ont eu la prétention d’imposer au bétail Européen, par crainte des maladies contagieuses, ont découragé les éleveurs qui n’ont pas voulu souscrire à ces exigences et exposer des bêtes de prix aux aléas d’une détention prolongée. Il est donc vide, et la vaste arène ne sert qu’aux cavaliers de l’armée anglaise qul y donnent des carrousels, militanj tournaments.
- Derrière le stock Pavillon sont disposés les parcs destinés aux bestiaux, également inoccupés.
- Vers la dernière période de la durée de l’Exposition, les éleveurs américains y ont amené leurs animaux, de
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- sorte que cette partie de la foire, d’internationale, est devenue nationale.
- Il ne faut pas quitter le côté sud sans mentionner les deux expositions de fabriques de ciment d’Allemagne, dont l’une a reproduit la statue de la Germanie du monument de Niederwald, sur le Rhin.
- Continuant à suivre les parcs à bestiaux, on arrive, derrière l’annexe du Palais des Machines, à la Grande scierie, à l’Exposition des huiles et à celles des industries du Gaz. On traverse la gare centrale ou terminale, à laquelle aboutissent vingt-sept voies ferrées. La construction est monumentale, beaucoup trop importante pour les services qu’elle est appelée à rendre. Le hall est immense, vingt-quatre cadrans y donnent l’heure des principales villes du monde :
- Paris, Londres, New-York,
- Chicago, San-Francisco, Buenos-Ayres,
- Santiago, Honolulu, Melbourne,
- Yokohama, Hong-Kong, Bombay,
- La Mecque, Jérusalem, Constantinople.
- Athènes, Saint-Pétersbourg, Vienne,
- Le Caire, Rome, Berlin,
- Stockholm, Reykiavick, Madrid.
- Sur la grande place de Y Administration building, entre la gare et le Palais des Mines, MM. Menier, de Noisiel, ont construit un très élégant pavillon qui contient les produits de leur fabrication, et dans lequel un comptoir de vente est installé. C’est un concurrent redoutable pour les maisons hollandaises et autres sur le marché américain.
- Passant devant le Palais de l’Horticulture, on remarque :]e Homéopathie Headquarter, le Public comfort,
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- le pavillon des produits chimiques et pharmaceutiques de Merck, de Darmstadt, le Children’s building, qui contient un gymnase'modèle, des classes, un asile, une crèche, etc. ; le toit sert de cour de récréation avec un toboggan slide (glissade en pente).
- Puis c’est le pavillon circulaire, éclairé à l’intérieur par de véritables hublots, de la White star line (compagnie transatlantique anglo-américaine), celui du Puck (journal illustré humoristique et politico-comique, où les presses tirent devant le public) et enfin le ( I c i Hall contenant une vaste salle de concert, mais dont l’extérieur, d’un aspect glacial et austère, n’indique guère la destination.
- Enfin, et pour terminer cette visite, un temple grec minuscule, coquettement placé sur la rive boisée d’une lagune, sert de salon à la corporation des tailleurs. C’est le merchant tailor’s building.
- Dans le hall, de forme circulaire, des mannequins à têtes de cire, les uns à pied, les autres à cheval, sont habillés en gentlemen riders, en habit, en costume complet, en uniforme ou en livrée. Les autres salles sont réservées aux membres de l’association.
- Un certain nombre de restaurants sont installés dans des chalets et dans de vastes locaux construits aux frais des concessionnaires. Ce sont : le café de la Marine, où l’on ne sert que du poisson, le restaurant Polonais, le restaurant Suédois, la Japanese tea house, etc.
- Il y a certainement d’autres petites constructions qui auraient pu être mentionnées, mais ce rapport nepeut tout dire, ni tout relater. Ce qu’il était nécessaire d’indiquer, c’est que l’on pouvait y édifier des pavillons
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- CONSTRUCTIONS PARTICULIÈRES. 601
- et y installer des expositions collectives. Que demandait l’administration de la World’s fair? Une redevance pour avoir le droit de construire sur un emplacement déterminé.
- Il ne manque pas en France d’industriels ou de négociants qui, s’ils en avaient été instruits, se seraient empressés d’en profiter.
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- MI LD WA Y-PLAISANCE
- C’est dans une longue avenue, située entre la 59e et la '69’ me, que se trouve la pirtie d3 l’ïïmûti) réservée aux exhibitions, jeux et amusements de toutes sortes. Elle communique avec les terrains de l’Exposition principale en passant sous la Stoney Island avenue et la voie ferrée de VIllinois central, en ligne droite et da?ns l’axe du Woman’s building, pour aboutir à Washington Park.
- En la parcourant de l’est à l’ouest, on rencontre d’abord, à gauche, 1 e village irlandais, où est installée Y Association des industries irlandaises, fondée par Lady Aberdeen. On y voit faire des broderies et des dentelles, on y a installé des métiers à tisser, à filer et à tricoter, et d’autres petites industries développées par cette association, qui a pour but de procurer du travail et un peu de bien-être aux habitants de ce pays peu fortuné. Ce petit coin est un véritable village? d’une exactitude absolue; il est dominé par une reproduction fidèle du légendaire Blarney Castle.
- Immédiatement après se trouve un spécimen d’in-
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- lMILDWA Y-PLAISANCE. 603
- stallation de la Adams express Company. Puis la Diamond match Company, importante fabrique d’allumettes, qui soumet ses procédés industriels aux visiteurs.
- Comme il serait trop long de décrire tout ce que renferme cette Kermesse, il suffira de mentionner les plus importantes de ces exhibitions.
- La International dress and costume Company,
- sous ce titre pompeux, n’est qu’une réunion de dames revêtues de costumes nationaux.
- De petites maisons ouvrières construites en briques représentent le Philadelphia model Workingman s Home, c’est-à-dire : le foyer de l’ouvrier, à Philadelphie. Ces maisonnettes sont à deux étages, se composent de sept pièces et d’une salle de bain, et ne coûtent que 2500 dollars.
- La Libbey glass Company, de Toledo, Ohio, a installé une verrerie complète, on y fabrique des objets en cristal, gravé et taillé, sous les yeux du public. On donnera une idée de l’importance de la construction en disant qu’elle peut contenir 5000 personnes.
- Le Venice-Murano glass exhibit occupe un pavillon de style gothique-italien (?) orné d’émaux et surmonté du lion de Saint-Marc. Une trentaine d’ouvriers vénitiens y souftlent et travaillent le verre.
- Le Bazar japonais, comme l’indique le nom, est rempli de bibelots du pays : éventails, écrans, laques, bronzes, émaux, etc., destinés à la vente sur place.
- La foire ne serait pas complète sans une ménagerie;
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- un vaste bâtiment renferme les trained animais de ~Hagenbeck, au centre duquel se trouve une salle de concert de quatre mille cinq cents places.
- Le Natatorium est destiné aux amateurs de bains. Une boulangerie-pâtisserie, un café et un restaurant, avec cabinets particuliers, font partie de cet établissement.
- Les Colonies hollandaises sont représentées par un Village javanais, très vaste, habité par des indigènes qui ont installé leurs cabanes d’après les usages de leur pays et s’y livrent, sans se soucier de la curiosité dont ils sont l’objet, à leurs occupations habituelles.
- Le Village allemand se compose de maisons reproduisant celles des montagnes bavaroises de la Forêt-Noire et de la Westphalie. On y pénètre par un pont-levis auprès duquel se trouve un restaurant dont les salles sont construites dans le style d’un vieux château allemand.
- Sur la place du village, la musique militaire donne, à certaines heures, des concerts très suivis.
- Il y a aussi un Glass spinning Exhibit, où l’on tisse du verre filé; une reproduction de la tour Eiffel avec effets de lumière électrique et embrasement; un modèle de Saint-Pierre de Rome; un panorama des AlpeS bernoises, de MM. Durmand, Furet et Brand-Bovy; un cyclorama du volcan de Iülanea, VEnfer du Pacifqu6’
- • dans les îles Hawaii.
- ; Le Village viennois se compose de trente-six bâti-
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- ments, dont les deux principaux sont le rathhaus ou hôtel de ville, et l’église où se disent les services suivant le rite autrichien; les trente-quatre autres sont des boutiques ou des maisons d’habitation. On y fait également de la musique tous les jours. Des dames viennoises y servent le café.
- Des cris sauvages partent d’une enceinte à l’entrée de laquelle flotte le drapeau français. C’est le village Dahoméen où une centaine de ces noirs exécutent des danses et se livrent à leurs exercices guerriers.
- Dans le Hungarian Orpheum, sorte de café-concert où les consommateurs sont servis par des Hongroises, des tziganes, en costume national et des artistes hongrois se font entendre tour à tour.
- Mais la plus grande attraction est certainement la rue du Caire. Construite dans le genre de celle de l’Exposition de 1889, à Paris, aussi pittoresque, mais plus spacieuse, elle est constamment parcourue par des caravanes de chameaux et d’ânes. Des marchands de cuivreries, de pipes, de pastilles, de bonbons, etc., etc., dans de pittoresques accoutrements, donnent à ce coin une couleur locale du meilleur aloi.
- Au centre de Mildway-Plaisance se meut une énorme roue, c’est la Ferris Wheel. Son diamètre est de 76 mètres, le point culminant est à 80m,50 du sol. Elle est entièrement métallique et garnie de trente-six wagons pouvant contenir deux mille cent soixante-quatre personnes. Elle est actionnée par deux mille chevaux-vapeur. L’ingénieur, M. Ferris, en a confié la
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- construction à MM. William Tod & C°, à Youngstown, Ohio. C’est certainement une des curiosités de l’Exposition, mais c’est aussi un problème de construction métallique très heureusement résolu.
- Somme toute, les attractions et les amusements ne manquent pas dans Mildway-Plaisance, ils y attirent, par leur nature et leur variété, une foule considérable.
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- CONCLUSIONS
- Au moment même où la rédaction de ce rapport est terminée, la World's Fair vient de fermer ses portes, le 31 octobre 1893.
- Le télégraphe en fait connaître sommairement les résultats.
- Les entrées payantes ont dépassé 20 millions, soit une recette de 50 millions de francs. C’est, au point de vue financier, un déficit considérable, mais les actionnaires qui commençaient à regarder le capital souscrit par eux comme entièrement englouti et pouvaient craindre une solution extrême, doivent se montrer satisfaits, puisque toutes les dépenses sont soldées et qu’il leur sera fait une répartition se montant de 10 à 15 pour cent de leur souscription.
- La moyenne des entrées, par jour, s’est élevée à 160000; elle a été, à Paris, en 1889, de 180000.
- Ce n’est donc pas le fiasco dont on parlait au début, ce n’est pas non plus le grand succès qu’escomptaient les Américains.
- Il a été dit au commencement de ce rapport que
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- EXPOSITION DE CHICAGO.
- cette Exposition fait le plus grand honneur aux hommes qui l’ont conçue, préparée et exécutée. Il faut ajouter que c’est malgré l’opposition d’une partie des États américains, notamment ceux de l’Est, qui étaient partisans de son installation à New-York, que l’entreprise a été menée à bien.
- Doit-on la juger sur le résultat matériel seul, ou doit-on, au contraire, apprécier son effet moral et ses conséquences probables ?
- C’est, sans aucun doute, ce dernier point qu’il faut envisager.
- L’Exposition de Chicago n’est pas une œuvre nationale ayant eu l’approbation de tous pendant la période la plus laborieuse, celle de la conception et de l’étude des plans. Une opposition s’est manifestée, elle a persisté, et si, lorsque celle-ci est devenue un fait accompli, tous les États y ont contribué, il n’en est pas moins resté une sorte de courant d’opinion qui n’était pas de la sympathie.
- L’ambition de Chicago, aujourd’hui la seconde ville de l’Union, comme population, est de prendre le premier rang, et de supplanter New-York.
- Sa situation géographique est exceptionnelle, elle est sur les bords d’un lac immense dont la longueur est de 520 kilomètres et la largeur de 175 kilomètres avec une profondeur moyenne de 100 mètres.
- On peut dire qu’elle est au cœur même des États-Unis. Elle est au centre d’un système de fleuves, de canaux et de lacs comme il n’en existe aucun dans le monde entier, ce qui lui permet de transporter les produits du Sud et du Far-Wesl à des conditions excep-
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- CONCLUSIONS.
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- fcionnellement avantageuses. Malgré la concurrence que se font les diverses compagnies de chemins de fer, on évalue à 600 millions de francs, par an, pour tout le territoire américain, la différence entre les transports par eau et le montant de ces mêmes transports s’ils étaient effectués par voies ferrées. Ce trafic représente près de 23.pour 100 du trafic total des marchandises.
- Les expéditions de grains, de Chicago, en 1891, se sont élevées à 104 millions de bushels (1 bushel — SS litres), ce qui, à raison d’une économie de 8 cents (40 centimes) par bushel, équivaut à 8 millions de dollars, en chiffres ronds. Les travaux projetés, qui viendront encore accroître les communications par eau, contribueront à augmenter la prospérité toujours croissante de cette ville.
- Pour enlever à New-York sa suprématie, pour attirer «le commerce international sur les bords de la mer Intérieure où elle est bâtie, il fallait profiter d’une occasion permettant d’inviter les peuples du monde •entier. Pour cela, il fallait aussi faire quelque chose de grandiose, susceptible de produire une impression profonde sur l’esprit de ceux qui seraient appelés à en être les témoins.
- C’est ce qui explique, non seulement l’âpreté de la lutte entre ces deux villes se disputant la faveur d’être ^choisie pour le siège de l’Exposition colombienne, mais encore l’immensité de l’entreprise chicagoienne.
- Les Américains n’ont pas recherché tant le produit immédiat que les suites probables de leur grande ^manifestation commerciale et industrielle.
- La préoccupation de leur développement futur se
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- manifeste en toutes circonstances, et l’on est frappé, en visitant les pavillons des États et les expositions cle ces mêmes États, des efforts faits pour y attirer les capitaux et les industries. On vous remet partout des brochures, des revues, des journaux, des plans, énumérant les richesses des terrains de la Californie, de l’Orégon, du Washington, du Montana,‘de l’Indiana, etc. Les abords de l’Exposition sont remplis de vendeurs de terrains, dont quelques-uns même ont des plans en relief. Dans l’un c’est la richesse du sol, dans l’autre les gisements houillers et les forêts, dans celui-ci les riches minerais, dans celui-là le gaz naturel, etc., etc.
- L’importance donnée au groupe de l’ÉducationTa aussi sa signification. Certes, les Américains sont justement fiers de leurs 50000 écoles, mais on [sent qu’ils désirent prouver aux visiteurs des Sud et Centre-Amérique qu’ils sont à même de donner à leurs fils un enseignement pratique égal, sinon supérieur (c’est du moins leur pensée), à celui du vieux monde.
- 1 Pourquoi envoyer vos enfants sur le continent européen, disent-ils, lorsqu’ils peuvent trouver chez nous, avec le confort qui n’existe pas en Europe, la perfection des méthodes combinée à la pratique ?
- Les Américains étant chez eux, il n’est pas étonnant qu’ils aient plus d’expbsants, surtout dans les bâtiments des Machines, des Transports, de l’Électricité, de l’Agriculture, de l’Horticulture et des Mines. Mais ils n’ont pas eu une discrétion absolue dans la répartition des espaces accordés à leurs nationaux. Dans nombre de classes, les emplacements occupés par des maisons américaines sont très vastes; à certains points
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- du Manufactures Building, notamment dans la partie nord, il y a des endroits presque vides. Dans les constructions désignées ci-dessus, le fait est plus frappant encore. Il en résulte que beaucoup d’industriels français ne sont pas venus exposer leurs produits, faute d’une place suffisante, ou que ceux qui sont venus n’ont pu faire une installation en rapport avec l’importance de leurs affaires.
- La France avait été la première à accepter l’invitation des États-Unis, il ne semble pas qu’elle en ait bénéficié. C’est ainsi que son magnifique groupe des industries de Lyon et de Saint-Étienne a été dans la nécessité de se contenter du premier étage, et que les instruments de musique ont dû émigrer dans le Palais de l’Électricité, également au premier étage, tandis que les industries similaires des États-Unis occupaient les meilleurs emplacements.
- Il n’y a aucune amertume dans cette constatation, mais il était impossible de ne pas la signaler.
- Tandis que la France ne pouvait obtenir une augmentation d’espace, l’Allemagne obtenait la faveur de construire une annexe pour l’exposition de ses vins et de placer des groupes et des statues à l’entrée d’un palais ou dans le parc.
- Chicago, depuis une dizaine d’années, époque de laquelle date son plus grand et son plus rapide développement, a une physionomie bien différente de ce qu’elle était autrefois. Elle ne semble plus habitée par le même peuple. L’émigration allemande, norvégienne et suédoise, en se portant vers l’Ouest, y a mis son em*
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- preinte. Ce n’est plus le type américain qui y domine,
- c’est le type teutonique et Scandinave.
- Ce n’est plus la langue anglaise qu’on entend autour de soi, c’est la langue allemande. Aussi n’est-il pas surprenant de voir la grande quantité de noms allemands figurant dans les raisons sociales et le caractère spécial des produits sortant des fabriques que dirigent des naturalisés ou des descendants de cette nation. Avant de lire le nom d’un exposant, on peut dire s’il y a un Allemand parmi les associés, au simple coup d’œil jeté sur les produits, qui ont alors un je ne sais quoi de lourd et de mauvais goût. Les produits des fabriques des États de l’Est sont de bonne qualité et d’une certaine distinction, on y retrouve la trace de l’industriel européen, de l’Anglais surtout ; dans l’Ouest, ils sont de qualité courante, voire même ordinaire et à bas prix, pour satisfaire la clientèle fortement mélangée d’Allemands.
- C’est surtout dans les tissus que celte remarque est le plus sensible.
- Les Américains empruntent un peu partout leurs modèles et leurs nouveautés, mais beaucoup à la France, pour les soieries, les impressions et les lainages pour robes, tandis que leur bijouterie, leur ébénisterie, leurs porcelaines et leurs cristaux se rapprochent plutôt des modèles anglais. Ils ont donné une grande extension à l’industrie lainière, ils produisent une grande partie de la laine qu’ils emploient, mais ils ne peuvent encore suffire à leur consommation. Ils font également de grands efforts pour acclimater le ver à
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- soie en Californie et dans plusieurs autres États, et sont arrivés déjà à de bons résultats.
- Leurs richesses minérales sont telles qu’elles peuvent amplement répondre à tous leurs besoins et leur permettre d’exporter. Certains États ont pris pour cette raison un développement rapide, l’Indiana, par exemple, dont quelques villes comme «Kokomo» ont vu quintupler leur population en trois années par suite de la découverte de sources de gaz naturel, et Indiano-polis qui, d’après le <r census » de 1890, compte cent vingt-cinq mille habitants. Cette dernière ne renferme pas moins de vingt-huit fabriques de meubles ; quatre grands ateliers de construction de machines; deux moulins à farine considérables ; trois fabriques de carreaux et de briques; treize lignes de chemins de fer. Jusqu’ici les exportations des États-Unis n’ont pas encore pris l’essor que ceux-ci ambitionnent, mais ils sont disposés à tout mettre en œuvre pour supplanter la vieille Europe sur les marchés de l’Amérique méridionale, d’abord. Les Américains ont fait une tentative qui n’a pas été couronnée de succès, lorsque, sur l’initiative de M. Blaine, alors sous-secrétaire d’État, un Congrès Pan-Américain s’est tenu à Washington, en octobre 1889.
- Mais la même préoccupation subsiste. Déjà ils ont conclu, en 1891, un traité de commerce avec le Brésil ils comptent bien en signer d’autres. Ils ont construit le chemin de fer qui mène à Mexico, et ils ont conçu le vaste projet de' voies ferrées pénétrant dans toute l’Amérique du Sud.
- L’une des visées de l’entreprise de la World’s fair est précisément de montrer à ces jeunes républiques
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- la puissance industrielle des États-Unis et de les amener à des traités ou à des conventions commerciales leur accordant des avantages qui leur seraient réservés à eux seuls.
- Ces républiques ont compris, en 1889, le danger qu’elles courraient en se livrant à leur puissant voisin . Ne produisent-elles pas, elles aussi, des minerais, des laines, des blés, etc.? Leur intérêt n’était pas de faire -cause commune avec leur redoutable concurrent, il ne l’est pas davantage aujourd’hui.
- Que sont, dans ce vaste plan, les quelques millions de dollars de déficit de l’Exposition? Le but était de -proclamer à la face du monde, sinon la supériorité, tout au moins l’égalité de leurs produits, de leur outillage, de leurs institutions et l’immensité de leurs richesses. Paris avait émerveillé le monde entier en 1889.
- Son Exposition couvrait........ 238 acres (I),
- Celle de Chicago en couvre ... 633, —
- Paris n’avait construit que.... 5 palais,
- Chicago en a construit......... 28 —
- Paris avait dépensé pour son
- Exposition................ 10.000.000 de dollars,
- Chicago en a dépensé........ 24.000.000 —
- Qu’on lise leurs revues, leurs journaux, leurs publications de statistiques ou d’économie, qu’on écoute leurs conversations ou leurs discours, le thème est toujours le même :
- (1) 1 acre = 0 hectare 40467, soit 1 hectare = 2 acres et demie. L’Exposition de Paris occupait donc une superficie de 95 hectares, celle de Chicago — — 253 —
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- cc Nous avons le plus vaste territoire que possède aucune autre puissance dans le monde;
- « Nous avons les plus grands fleuves et les plus grands lacs du monde;
- « Nous avons le plus grand nombre de têtes de bétail du monde;
- € Nous possédons les mines les plus riches du monde, etc. etc. »
- Partout cette expression vous poursuit, en chemin de fer, à l’hôtel, à la ville, au théâtre : the biggest in the World!
- Combien de fois cette question a-t-elle été adressée à Chicago, à des Français : « Quelle comparaison y a-t-il entre l’Exposition de Paris et celle de Chicago ? » Avec quelle satisfaction l’interlocuteur apprenait que cette dernière était beaucoup plus grande!
- Tellement grande en effet que la surveillance y était presque nulle. Les États-Unis ont l’heureuse fortune de n’avoir pas d’armée, ou du moins leurs vingt-cinq ou trente mille soldats ne sauraient être considérés comme une armée. Les policemen appartiennent à la municipalité et ne pouvaient être distraits de leurs fonctions, surtout avec une telle affluence d’étrangers. Il a donc fallu improviser des gardiens appelés gardes colombiens, qui, sous leur uniforme semi-militaire, n’étaient que des recrues, ignorant la discipline et le service qu’on leur faisait faire, et n’offrant pas les garanties qu’on est en droit d’exiger d’hommes chargés de veiller sur de semblables richesses. Aussi entendait-on parler assez fréquemment de vols commis. Dans la section française, ce sont des objectifs de photographie, des
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- montres et une flûte en or qui ont disparu, c’est un lit garni de riches étoffes qui est souillé pendant la nuit, etc., etc. Il ne suffit pas de faire très grand, il faut encore que le reste soit à l’avenant, et l’expérience démontre qu’il y a des limites qu’il ne faut pas dépasser.
- Mais ce ne sont là que des détails, il serait oiseux de s’y arrêter plus longtemps.
- L’intention de faire prédominer les produits américains n’est-elle pas révélée d’une manière évidente par les difficultés qui ont surgi au sujet du jury des récompenses? Le Président de ce comité, M. Thacher, n’a-t-il pas émis une théorie inacceptable, qui a donné lieu à d’interminables discussions?
- Quel était le plan Thacher? Attribuer les récompenses sur le rapport d’experts uniques choisis au milieu des juges ou jurés nommés par la Commission nationale et parles différentes Commissions étrangères. Cette récompense devait être unique avec la mention : assez bien, bien, très bien, correspondant aux degrés d’excellence ou de progrès. N’était-on pas en droit de craindre qu’une majorité américaine ne faussât le jugement émis sur les objets exposés, ou plutôt qu’elle ne fit choix de juges le plus souvent américains, dont il était permis de redouter les excès de jimgo'isme ou de chauvinisme. Trente-deux Commissaires généraux étrangers ont signé une protestation, ils ont menacé les autorités de l’Exposition de placer les exposants de leurs pays hors concours et de les soustraire à un examen de semblables juges. Rien n’y a fait, M. Thacher est resté inébranlable.
- Les Commissaires généraux étrangers ont fini par se
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- soumettre, à la suite de concessions de pure forme; la France a persisté dans son attitude.
- Son Commissaire général, M. G. Krantz, a, dès le début, combattu avec fermeté le système de M. Tha-cher, et d’accord avec le Gouvernement français, soutenu par les sympathies des exposants, il a déclaré que la France déclinait l’honneur de l’examen pour ses produits et se plaçait hors concours.
- N’est-on pas amené à conclure qu’il y avait plus qu’un simple entêtement dans l’intransigeance du Président du Comité des récompenses, qui aurait dû, par courtoisie, déférer au désir exprimé par les Commissaires généraux étrangers, s’il n’avait eu le plan, bien arrêté, d’organiser un jury favorable aux intérêts américains?
- N’était-ce pas aussi ouvrir la porte à tous les abus, à tous les appétits? A la fin du mois d’août, les journaux américains ne parlaient que du scandale de VExposition, au sujet d’accusations de corruption portées contre les Commissaires Mercer, de l’État de Wyoming, et Besson, de l’Oklahoma. Un certain nombre de Commissaires parlèrent alors d’une grande refonte de la liste de tous les juges. Pour calmer cette agitation, qui n’était qu’a la surface, on a dit que M. Thacher, le chairman of the Executive Commitlee of Awards, allait la reviser et qu’il rayerait le nom de tous ceux qui auraient été désignés soit par Mercer, soit par Besson, qui en avaient présenté plus que n’importe quels autres membres de la Commission nationale. Ab uno disce omnes! C’est le cas d’appliquer cette maxime.
- Tout récemment, le 18 octobre, une trentaine d’États américains protestent contre le système de récompenses
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- Thacher. C’est enfin, à la même date, qu’on annonce la visite de M. Palitschek, commissaire général de l’Autriche, au secrétaire Carlisle et aux autres officiers de la Douane, à Washington, dans le but d’obtenir une simplification des méthodes permettant de réexpédier promptement les objets exposés.
- Combien d’exposants préfèrent vendre à des prix très réduits les produits provenant de leurs vitrines, plutôt que de se soumettre aux ennuis du réemballage ot aux lenteurs calculées des agents de la Douane!
- Il ne faut pas connaître l’esprit des commerçants américains pour leur prêter d’autres intentions que celles de profiter, avec la complicité des employés de la Douane, du désarroi dans lequel se trouvent les exposants.
- N’a-t-on pas songé également à jouer un assez vilain tour à la France, en projetant d’exposer à New-York les marchandises et objets primés ? Celle-ci, s’étant mise hors concours, se serait trouvée de ce fait exclue de ce suprême tournoi.
- Ce sont là des faits qui viennent à l’appui de la thèse soutenue plus haut, à savoir: que l’Exposition colombienne n’a été pour les Américains qu’une occasion d’écraser, aux yeux des peuples du nouveau monde, par son éclat et l’immensité de ses proportions, la vieille Europe et le vieux continent, aux institutions surannées et vermoulues, auxquelles ils n’accordent pas un quart de siècle pour tomber dans les bras de la toute-puissante Amérique.
- Après avoir attiré vers leurs plaines désertes les flots de l’émigration, les États-Unis, qui ont accepté avec
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- empressement la main-d’œuvre jaune (parce qu’elle était à vil prix), pour la construction de leurs chemins de fer et pour les travaux que les libres citoyens américains ne consentent pas à exécuter, repoussent les Chinois sous le fallacieux prétexte de l’avilissement des salaires. Ensuite ils prétendent que les mœurs de ces Célestes ne sont pas compatibles avec la pureté des leurs, et qu’ils drainent par leur épargne la fortune publique. Ce sont là des raisons puériles. Le véritable motif de leurs mesures préventives contre les Chinois,, c’est que ceux-ci ne s’assimilent pas et restent ce qu’ils sont. Ceci est tellement vrai qu’ils admettent très bien les Japonais, qui sont, cependant, eux aussi, de race jaune. Ce n’est pas la couleur qui leur répugne ; ce qu’ils ne veulent pas, c’est qu’il y ait, sur leur territoire, des étrangers qui résistent à l’assimilation et à la naturalisation. Les Italiens se sont déjà ressentis des exigences des Yankees à cet égard, car eux aussi restent généralement fidèles à leur patrie, eux aussi sont de durs travailleurs, épargnant pour retourner dans leur pays. On leur reproche la violence de leurs mœurs et le bas prix de leur travail. La vérité, c’est que très peu se font naturaliser Américains.
- On comprend d’autant moins cette intolérance vis-à-vis de certains blancs, dans l’Ouest et le Far-West, que le nègre s’est aujourd’hui presque complètement fondu dans la masse du peuple. Le changement depuis une dizaine d’années est considérable, le coloured man s’est introduit partout. Depuis qu’Abraham Lincoln a aboli l’esclavage (1er janvier 1863), une nouvelle génération, qui n’a pas connu les horreurs de ces temps-là, a surgi
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- et s’est élevée, dans les écoles publiques et ailleurs, côte à côte avec la génération blanche, elle a la même allure, la même indépendance. Quelques-uns sont arrivés à la fortune et ont su se faire une situation. Comme presque tous travaillent, ils ont généralement un peu d’argent, et leur mise, leur extérieur, indique une culture intellectuelle et morale bien supérieure à ce qu’elle était il y a une douzaine d’années. Certains d’entre eux sont même recherchés en mariage et épousent des blanches; ces alliances deviennent de jour en jour plus fréquentes.
- Les jeunes filles, maîtresses de leur choix, sans dot, ne se marient plus seulement suivant leur cœur, mais pour satisfaire leurs habitudes de confort, de luxe et leurs impérieux besoins de dépense. C’est une évolution qui se prépare et qui n’est pas sans menacer le caractère même de la race, qui s’étiole dans une existence factice, enfiévrée, et y sombrerait, si les races vigoureuses du nord de l’Europe n’étaient venues apporter, pour le moment, un puissant contingent.
- La facilité des mariages a amené la facilité du divorce, qui est de plus en plus commun, et que les lois trop larges de certains États favorisent jusqu’à l’excès. C’est une des causes de la fragilité de l’édifice social des États-Unis.
- La femme joue dans la société américaine un rôle important et prépondéran t, elle fait plus pour la solution des questions sociales que toutes les grèves et toutes les corporations de francs-maçons, chevaliers du Travail, etc.
- Son action, pour n’être pas aussi bruyante que celle
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- de ces innombrables sociétés, n’en est pas moins active, elle est plus efficace. La plupart des États lui ont reconnu le droit de vote municipal, le Wyoming lui a accordé le vote politique.
- Elle est, dès sa jeunesse, élevée avec les jeunes garçons, c’est avec eux qu’elle fréquente les écoles, qu’elle joue, qu’elle sort, qu’elle voyage. Elle contracte dans ce tte intimité quotidienne avec les jeunes gens une allure d’indépendance et de confiance en elle-même qui l’habitue à se faire respecter et à se déplacer facilement.
- Les lois et les mesures sévères contre les séducteurs, son tempérament même l’aident efficacement à sauvegarder son honneur. Il est bon d’ajouter que la littérature, le théâtre ne mettent pas sous ses yeux des exemples funestes, et que certaine presse illustrée qui célèbre les hauts faits des gigolettes serait immédiatement réfrénée et condamnée par l’opinion publique, dont la voix est si forte dans ce pays.
- N’est-ce pas aussi sous l’influence de la femme, aidée par les institutions religieuses, que les Tempérance Societies sont nées et se sont développées? Sous prétexte de combattre l’ivrognerie et le jeu, ces deux vices nationaux, ces Sociétés en sont arrivées à interdire l’usage de toute boisson alcoolique ou fermentée, à tel point que lorsque l’on traverse le territoire de l’Ohio (grand producteur de vins), on ne peut se faire servir dans les wagons-restaurants ni un verre de liqueur, ni un verre de bière ; il faut attendre, ainsi que l’indiquent les cartes de vin et les menus, que l’on ait franchi les limites de cet État.
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- La femme, aux États-Unis, est certainement supérieure à l’homme, au point de vue de l’instruction; elle a de plus, comme lui, l’énergie morale et l’ampleur des idées, ce qui la met à même de donner à ses fils une force de caractère, un esprit d’initiative et une confiance en eux-mêmes peu commune. Elle a été émancipée de bonne heure, elle est née quelquefois à l’hôtel ou dans un boarding home, les luttes pour la vie et la course au dollar ont causé au mari des déplacements fréquents, elle l’a suivi. Elle est partout chez elle ; le voyage a pour elle des séductions infinies ; habituée aux longues distances dans son propre pays, elle considère comme un jeu celles des contrées européennes. Il n’est pas étonnant que cette femme, telle qu’elle vient d’être dépeinte, revendique ses droits dans la société et ait conçu l’idée d’une Exposition de la Femme. L’Exposition en elle-même n’est qu’un prétexte, l’Américaine ne s’arrête pas aux détails de la vie intérieure, elle en a peu ou point. Ce qui l’attire, c’est l’organisation de Sociétés, la lutte .contre les abus du sexe fort, la condition de ses semblables.
- Aussi son Exposition a-t-elle donné lieu à de nombreux Congrès qui ont tenu des séances tous les jours, le matin et l’après-midi. Des femmes, d’un réel mérite, d’un talent indiscutable, d’une éloquence abondante, sont venues exposer successivement leurs théories sur le rôle et la condition sociale de la femme.
- Que de théories impraticables, que d’utopies irréalisables ont été développées dans leur Assembly room .7 Il faut le reconnaître, cependant, elles sont parvenues à procurer à celles qui ont besoin, d’un salaire pour
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- vivre des occupations qu’elles n’obtenaient pas autrefois, et cela, naturellement, aux dépens de l’homme. Le mouvement qui se dessine en France et dans toute l’Europe n’est qu’un reflet de celui qui a été créé aux États-Unis; il faut espérer que la femme française, qui compte parmi ses ancêtres, et de nos jours, tant d’illustrations et de célébrités, dans les arts et dans les lettres, voire même dans les institutions de bienfaisance et d’assistance, saura rester ce qu’elle a toujours été, l’expression la plus parfaite du dévouement, de;la grâce et de la charité, tout en réclamant pour son sexe une part équitable et un droit égal à celui de l’homme dans la société. : -
- Les États-Unis ont des richesses minières immenses, il en a été donné un aperçu dans la partie consacrée au Palais des Mines. On peut dire, jusqu’à un certain point, qu’ils éprouvent l’embarras des richesses. L’abondance de leur production d’argent est telle qu’elle a contribué à abaisser considérablement la valeur du métal blanc. Il a joué dans les élections de 1888 et de 1892 un rôle important et a déterminé récemment une crise assez aiguë. L’abrogation, du Sherman Act, qui vient d’être signée par le Président Gleveland, n’aura pas mis une fin à ces, difficultés monétaires. -, (
- Les actionnaires des Compagnies de mines d’argent, les Silvermen, comme on les appelle, ayant poussé à l’excès la production de l’argent (de 78 millions à 142 millions d’onces, chiffres de 1878 et de 1891), le prix en était tombé de 43, 45 et 47 pence à 32, sur le marché de Londres. C’est pour relever ces cours que
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- les Silvermen ont obtenu en 1890 (sous le Président Harrison) le Sherman Àct, obligeant le Trésor fédéral à acheter pour un chiffre déterminé d’onces d’argent. Il a été porté à 4 millions et demi par mois en 1890. C’est alors que des efforts ont été faits pour faire adopter en Europe (Congrès monétaire de Bruxelles en 4892) des mesures favorables à l’emploi plus important de monnaie d’argent. Ces efforts ont été vains.
- Déjà, en 1889, au Congrès des trois Amériques, il entrait dans les plans de M. Blaine de créer une union monétaire d’argent entre toutes les Républiques américaines, afin d’y écouler le trop-plein de leur métal blanc. Ces projets ont été déjoués, et le Congrès a avorté. Ces jeunes Républiques refusèrent les avantages qui leur étaient offerts, se disant : Timeo Danaos et dona fer entes.
- Il fallait prendre une mesure immédiate, la Chambre des représentants a voté le 1er novembre l’abrogation de cette loi inique, qui avait été l’œuvre du parti républicain (protectionniste) alors au pouvoir.
- L’achat par le Trésor de cette quantité considérable de métal blanc avait eu pour conséquence une frappe continue de monnaie d’argent (que personne ne voulait recevoir en payement) et l’émission par les Banques nationales de papier remboursable non plus en or, mais en argent.
- La dépréciation de l’argent a causé une véritable panique, en juillet dernier, et, chacun demandant le remboursement immédiat de ses dépôts dans les banques et les Saving banks, il en est résulté une dépréciation des valeurs les plus solides et comme contre-
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- coup une baisse des marchandises, l’arrêt des fabriques et des usines, la cessation du travail.
- L’outillage que présente la Galerie des Machines, les machines-outils, les appareils ingénieux dans lesquels excellent les Américains et que l’on trouve employés partout, dénotent leurs tendances à remplacer la main de l’homme par des organes mécaniques. C’est la machine à coudre, à écrire, à contrôler et à compter le cash ; en agriculture, ce sont les semeuses, faucheuses, batteuses et lieuses, les machines à planter font leur apparition ; pour toutes les transactions ce sont les télégraphes et les téléphones qui suppriment la correspondance, etc., etc. Soulager le travailleur, supprimer la main-d’œuvre, tel est l’objectif de ce peuple plus porté à la spéculation qu’au travail. N’ont-ils pas, ces ingénieux Yankees, imaginé une machine à peindre les bâtiments ? Tous les palais, toutes les constructions ont été arrosés par la peinture que déversait sur leurs parois une sorte de pompe munie d’un long tuyau se terminant en bec aplati, assez semblable aux appareils de lavage des maisons à Paris, versant, au lieu d’eau, une nappe de peinture blanche.
- Il a été dit, dans leurs parties respectives, quels efforts avaient été faits et quels résultats ont été obtenus pour ia ; création! de vignobles et de vergers de pruniers. On ne pouvait emprunter à la France (comme pour les tissus, les bronzes et les meubles) ses dessins, ses patrons et ses modèles, on lui a pris ce qu’on pouvait lui prendre : les marques et les noms de ses crus renommés.
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- Ce n’est pas à la France seule que l’on fait ces emprunts, c’est à toutes les nations européennes.
- L’Américain, jusqu’ici, n’a fait que copier et imiter ; tantôt il prend à l’un et à l’autre des modèles qu’il arrange et adapte à sa guise, tantôt il les reproduit textuellement.
- Les grands bâtiments de Jackson Park, on a pu s’en convaincre à la lecture des descriptions qui en ont été faites, ne sont que des séries d’emprunts et d’adaptations des styles et des genres les plus connus ; il n’y a chez eux, à cet égard, qu’une création et qu’une originalité relatives.
- Est-ce à dire que les États-Unis n’ont pas et ne forment pas d’artistes ? Non, ils ont au contraire fait des progrès sensibles, et leur Palais des Beaux-Arts contient des toiles qui ne sont pas sans quelque mérite. Comment ne pas sourire quand on lit dans le Guide officiel : <c On peut se faire une idée de l’importance de l’exposition des beaux-arts par le fait que la section américaine, seule, contient de J500 à 2000 pièces, la France 800, l’Allemagne 900, la Hollande 300, l’Autriche 300, l’Angleterre 600, etc., etc. Le plus grand espace est occupé par les œuvres des artistes américains. Viennent ensuite la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, etc. »
- Ainsi, même pour les arts, cette préoccupation existe : avoir le plus grand espace, le plus grand nombre de toiles ! C’est l’ambition de la première place et le délire dçs grandeurs.
- En sculpture, il n’y a guère d’assez bien que leurs groupes d’animaux, devant le Palais de l’Agriculture,
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- mais leurs statues et leurs groupes allégoriques ne sont pas au-dessus de la médiocrité, bien que quelques-uns soient d’un Allemand, M. Waagen. Il n’y a dans leur statuaire aucune connaissance sérieuse d’anatomie, on sent qu’il n’y a pas eu une étude suffisante du nu, et les carcans en bois qu’on a été obligé de passer au cou des statues qui sont sur des colonnes ou des entablements, n’ajoutent pas un effet très heureux à leur rigidité.
- Au milieu de cette prodigieuse manifestation de la vitalité américaine, les grandes nations européennes soutiennent avec avantage la comparaison, pour des yeux exercés. L’Allemagne domine par la haute taille de ses installations et la variété de ses produits à bas prix. La France a remporté un très grand succès dans la section des beaux-arts, et ses produits manufacturés se distinguent de tous les autres, tant par leur extrême élégance et leur mérite supérieur que par la richesse, le goût et la méthode de l’installation.
- Elle n’a pas donné tout ce qu’elle pouvait, tout ce qu’elle devait, puisqu’au cours de ce rapport il a fallu signaler l’abstention de certaines industries de premier ordre. Telle qu’elle s’est présentée à Chicago, elle a charmé et séduit, elle a conservé toutes ses positions. On hésitait d’abord à s’y rendre, car on gardait rancune aux Américains de leur bill Mc Kinley, on ne croyait pas au succès de l’entreprise, et, il faut l’avouer, bien peu connaissaient Chicago, bien peu se faisaient une idée nette de sa puissance commerciale. La plupart n’entrevoyaient, dans un horizon très lointain et très indécis, que les légendes de débitage mécanique de
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- bœufs et de porcs, et de chargements instantanés de bateaux par les élévateurs à grains.
- « Ce fut», dit M. Georges Berger dans son rapport à la Chambre des députés le 29 mars 1892, ce à la suite d’une propagande active, intelligente et patriotique, qui a été faite par un puissant comité d’initiative privée, qu’un mouvement s’est manifesté parmi nos producteurs industriels en faveur de la participation delà France à l’Exposition de Chicago.»
- C’est sur l’initiative privée qu’il faut compter à l’avenir, c’est elle qui guidera le pays mieux et plus sûrement que ne peuvent le faire des administrations et des bureaux.
- Des visites prolongées, comme on en fait pendant la durée des expositions, à l’étranger, ont sur l’esprit des visiteurs une influence considérable. Ils voient plus clair devant eux, ils sentent mieux l’éperon de la concurrence, ils comprennent mieux où elle va et d’où elle vient.
- Après avoir bien vu la World*$ Fair, on a une idée très nette de la situation commerciale, industrielle agricole, économique et sociale des États-Unis. Parce qu’ils fabriquent tout, aujourd’hui, doit-on abandonner leur marché? Parce qu’ils s’entourent d’une barrière protectionniste doit-on leur en tenir rigueur? Parce qu’ils cherchent à pénétrer et même à accaparer à leur profit le marché de l’Amérique du Sud, doit-on négliger les uns et tourner le dos aux autres? En matière commerciale on ne doit jamais renoncer à la lutte.
- Les inventions modernes en transportant, avec la rapidité de l’éclair, la pensée et 1a. parole à travers les
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- océans, ont modifié complètement les conditions économiques de tous les continents. Les Américains ont mis et continueront à mettre en valeur leur immense territoire, ils attirent à eux tous ceux qui peuvent les aider dans leur marche; la vieille Europe, qui, somme toute, n’est vieille que par son sol ou par son histoire, a l’avantage de l’expérience et des positions acquises. Qu’elle se débarrasse de ses préjugés, qu’elle renonce à s’entre-déchirer, qu’elle ne verse pas sur les champs de bataille le plus pur de son sang, qu’elle ne s’épuise pas elle-même, qu’elle mette en valeur cet autre monde, le continent africain, elle y trouvera un placement pour les produits de ses usines et dans le sol des richesses encore ignorées.
- Quant à la France, elle a pour le présent, dans les États-Unis, un marché qui représente de 6 à 700 millions de francs de transactions, dont 300 à 350 millions d’exportation de produits manufacturés; qu’elle y continue ses efforts, un jour viendra où les barrières protectionnistes s’abaisseront.
- Les Amériques du Centre et du Sud, elles aussi, se développent et naissent a l’industrie, elle y tient une place importante qu’il importe de conserver.
- Elle trouvera en Australie, à la colonie du Cap où elle ne fait rien encore, dans ses colonies Africaines et de l’Extrême-Orient, un aliment suffisant à son activité, elle a, si elle sait en profiter, un champ aussi vaste que n’importe quelle nation au monde. Mais il faut vouloir, et sortir de la contemplation dans laquelle elle demeure trop souvent. C’est dans cette activité au dehors qu’elle trouvera la solution des questions sociales qui l’ab-
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- sorbent, c’est dans cette expansion qu’elle remédiera à la plaie du paupérisme et de la mendicité organisée.
- Si les pouvoirs publics étaient pénétrés de cette nécessité, s’ils donnaient cette orientation aux affaires publiques, si l’État ne faisait pas à l’industrie une concurrence fâcheuse en accaparant les capitaux, une ère nouvelle commencerait pour le pays, et des expositions comme celle de Chicago auraient plus fait pour le progrès que toutes les Sociétés et que toutes les Associations politiques dont l’œuvre est dissolvanteet stérile.
- Les exposants français qui sont allés à Chicago ont dû, bien certainement, faire des remarques dont ils feront leur profit. Ils ont vu combien s’étend le commerce de l’Allemagne, ils ont constaté les efforts industriels de tous les pays, parmi lesquels on doit citer le Japon. Iis y auront puisé des idées nouvelles.
- Mais l’étude de ces grands problèmes ne les aura pas empêchés de porter leur attention sur des questions de détails, qui ont, elles aussi, leur importance.
- Ils auront remarqué que différentes classes ont une trop grande uniformité dans les vitrines. Ces cases vitrées toutes identiques, toute de même niveau, dans une même salle, présentent un avantage au point de vue du classement et de la répartition des emplacements, mais finissent par fatiguer par leur aspect de musée. Une exposition n’est pas un musée, mais un centre d’activité, de vie, où l’imprévu et la fantaisie doivent se rencontrer. Dans certaines sections étrangères, notamment en Allemagne, se trouvent, dans chaque groupe, des offices de renseignement où l’on fournit les informations réclamées, où l’on distribue
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- des brochures explicatives sur les principales maisons et sur les centres industriels.
- Nos compatriotes ont éprouvé trop de difficultés, pendant les longs mois du début, à se procurer leur correspondance, pour qu’ils n’espèrent pas qu’à l’avenir, dans d’autres Expositions internationales, ou à Paris, en 1900, un bureau restant bien outillé, bien surveillé, toujours occupé par un employé rangeant et conservant les lettres et les dépêches, fonctionnera de l’ouverture à la fermeture des portes.
- Ils auront apprécié, surtout, la nécessité de développer 1’enseignement des langues étrangères : l’anglais, l’espagnol et l’allemand, et ils réclameront avec énergie la modification de l’enseignement national, qui ne devrait être qu’exceptionnellement et non presque uniquement universitaire. Quand on a vu de près cette grande nation américaine, on se demande si véritablement l’enseignement national ne doit produire que des avoués, des avocats, des notaires et des fonctionnaires de l’État, et s’il n’est pas imprudent de laisser exclusivement le soin de faire des hommes d’énergie et d’initiative aux mains de professeurs, de savoir et de dévouement, personne ne le conteste, mais qui sont des érudits et des lettrés plus ou moins épris de l’antiquité, ayant un profond dédain pour l’industrie et le commerce, et absolument indifférents aux progrès accomplis sur les différents points du monde.
- C’est cela qu’il faut professer, c’est cette voie qu’il faut suivre, c’est cet enseignement qu’il faut répandre dans tout le pays, sous peine d’amoindrir son influence
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- et de le voir occuper un jour une place inférieure parmi les grandes nations.
- Ce n’est pas que l’enseignement donné dans les écoles des États-Unis soit supérieur à celui de la France ; non, on est infiniment plus instruit en France, donc le système est meilleur, mais ce qui manque, c’est l’enseignement des langues vivantes, de la géographie commerciale, de la comptabilité. Ce sont ces connaissances qui sont indispensables, et ce sont elles qui tiennent le moins de place dans les programmes.
- On croit que les écoles professionnelles françaises et les écoles d’art décoratif de Paris, de Limoges, etc., sont des modèles que nous envient les autres pays ; on a pu lire dans ce rapport quels beaux travaux ont envoyés les écoles d’art de Carlsruhe et de Saint-Pétersbourg, et la Trade School, de Suède. M. Marius Yachon, il y a une dizaine d’années, a publié un volume sur les Industries d'art, à son retour d’une mission d’études sur ce sujet, en Europe ; il a fait connaître les efforts qui se font dans tous les pays pour élever le niveau de l’art industriel. Il est indispensable que la France développe encore ces écoles afin de maintenir intacte sa réputation de nation créatrice, et qu’elle ne se laisse enlever par aucun peuple sa suprématie dans l’art et les industries d’art !
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- TABLE DES MATIÈRES
- Exposé........................................................ 4
- Chicago........................................................ 7
- Coup d’œil général sur l’Exposition........................... 15
- Le Palais des Manufactures et des Arts libéraux................ 29
- Allemagne.............................................. 32
- Autriche-Hongrie....................................... 107
- Belgique..............\............................. 139
- Brésil................................................. 147
- Bulgarie............................................... 150
- Canada................................................. 152
- Ceylan................................................. 157
- Chine.................................................. 158
- Corée.................................................. 159
- Danemark............................................. 160
- Espagne................................................ 166
- États-Unis............................................. 172
- Grande-Bretagne........................................ 297
- Hollande............................................. 325
- India (East)........................................... 326
- Italie................................................. 328
- Jamaïque............................................... 341
- Japon................................................. 343
- Mexique................................................ 350
- Monaco................................................. 353
- Norvège................................................ 354
- Nouvelle-Galles du Sud...................,.......... 356
- Perse.................................................. 358
- République Argentine................................... 359
- Russie................................................. 362
- Siam................................................. 371
- Suède,............................................. 373
- Suisse 379
- Turquie.............................................. 386
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- 634 TABLE DES MATIÈRES.
- A France...................................................... 387
- Colonies françaises.......................................... 424
- Palais de l’Agriculture ................................... 427
- Pavillon de l’Anthropologie et de l’Hygiène............... 441
- Palais des Beaux-Arts....................................... 444
- Pavillon des Cuirs et Chaussures.......................... 449
- Palais de l’Électricité...................................... 453
- Woman’s Building (Palais de la Femme).....................:. ' 464
- Pavillon des Forêts....................................... 479
- Palais du Gouvernement...................................... 484
- Palais de l’Horticulture...................................... 493
- Palais des Machines....................................... 512
- Palais des Mines............................................ 519
- Palais des Pêcheries...................................... 532
- Palais des moyens de Transports.............................. 536
- Pavillons étrangers........................................... 547
- Palais des États américains...................5........... 559
- Illinois............................................ 559
- Maine.................................................. 562
- Yermont............................................... 563
- Massachusetts......................................... 563
- New-York............................................... 564
- Pennsylvanie............................................ 565
- Missouri............................................... 565
- Louisiana.......................'...... ............ 566
- Minnesota............................................... 567
- Indiana.............................................. 567
- California............................................. 568
- Wisconsin............................................... 572
- Michigan.. .. .................................... 573
- Ohio.,.............................................. 574
- Colorado............................................... 576
- Washington.............................................. 576
- South-Dakota.......................................... • 578
- Iowa........... — .................................. 579
- • New-Hampshire............................................... 579
- 1 Connecticut............................................ 580
- ; New-Jersey........................................*........ 581
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- TABLE DES MATIÈRES.
- 635
- Rhode-Island.......................................... 581
- Delaware........................................... 582
- Virginia.............................................. 582
- Maryland............................................. 583
- Idaho................................................. 58i
- Montana.............................................. 585
- Utah.................................................. 585
- Texas................................................ 586
- West Virginia......................................... 587
- Kentucky.............................................. 587
- Florida............................................... 588
- Oklahoma, Arizona, New-Mexico........................ 589
- Nebraska.............................................. 590
- North-Dakota.......................................... 590
- Arkansas.............................................. 591
- Kansas............................................... 592
- Constructions particulières.................................. 593
- Mildway-Plaisance......„.................................. 602
- Conclusions................................................. 607
- FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES
- Librairies-Imprimeries réunies, rue Mignon, ïî, Paris. — 11036.
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