Rapports. Comité 28. Industrie du cuir
-
-
- RAPPORTS
- SUR
- L’EXPOSITION INTERNATIONALE DE CHICAGO
- EN 1893
- p.n.n. - vue 1/92
-
-
-
- p.n.n. - vue 2/92
-
-
-
- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE [/INDUSTRIE DES POSTES ET DES TÉLÉGRAPHES
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE CHICAGO EN 1893
- RAPPORTS
- PUBLIÉS
- SOUS LA DIRECTION
- DK
- M. CAMILLE KHANïZ
- COMMISSAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS
- COMITÉ 28 Industrie du cuir
- PARIS
- IMPRIMERIE NATIONALE
- M DCCC XGIY
- Page de titre n.n. - vue 3/92
-
-
-
- p.n.n. - vue 4/92
-
-
-
- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE DES POSTES ET DES TÉLÉGRAPHES
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE CHICAGO EN 1893
- RAPPORTS
- PUBLIÉS
- SOUS LA DIRECTION
- DE
- M. CAMILLE KRANTZ
- COMMISSAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS
- COMITÉ 28 Industrie du cuir
- PARIS
- IMPRIMERIE NATIONALE
- M DCCC XC1V
- p.n.n. - vue 5/92
-
-
-
- p.n.n. - vue 6/92
-
-
-
- COMITÉ 28 Industrie du cuir
- RAPPORT DE M. G. PETITPONT
- FABRICANT DE MAROQUINS
- COMMISSAIRE RAPPORTEUR
- p.1 - vue 7/92
-
-
-
- p.2 - vue 8/92
-
-
-
- Comité 28.
- INDUSTRIE DU CUIR.
- I ~llgH= I
- LA PEAU A CHICAGO.
- AVANT-PROPOS.
- En ma qualité de membre du jury, puis de commissaire rapporteur du Comité 28 à l’Exposition de Chicago, il me sembla nécessaire, pour juger des produits et en comparer les différents modes de fabrication, de commencer par visiter les usines de nos exposants français.
- Tâche très lourde, si l’on considère que l’industrie des cuirs et peaux, qui est la troisième de France, n’est pas spéciale à telle ou telle région, mais que les usines où se fabriquent ses produits se trouvent sur toutes les parties de notre territoire.
- Tâche très délicate, car il ne fallait pas que les fabricants eussent à craindre que le visiteur put leur prendre leurs secrets de fabrication.
- J’eus le plaisir de constater que presque tous ceux auxquels j’ai demandé de bien vouloir m’ouvrir leurs usines ont mis le plus grand empressement à me montrer leurs établissements, et m’ont fait le meilleur accueil.
- C’est ainsique j’allai admirer successivement les installations de MM. Ulysse Déonà Sens, TréfousseetCieà Chaumont, Simon Ullmo àOullins, Meyzolimer à Annonay, Salasc à Bédarieux, celles des mégissiers de Graulhet, dont la collectivité comprend hq membres; puis celles de MM. Gustave Pinède à Bayonne, Jules Deschamps à Henrichemont, Masurel et Caen à Croix; puis, enfin, dans la région de Paris, les beaux établissements de MM. Leven frères et Cie, et Gaston Floquet à Saint-Denis, de MM. Pédaillès et Basset à Paris.
- Ces visites avaient pour but de me mettre à même de pouvoir comparer nos procédés de fabrication avec ceux des Américains, et de bien me renseigner sur l’importance des diverses usines.
- Je n’eus pas le temps de voir toutes les usines avant mon départ, et projetai de terminer à mon retour; mais le principe d’une médaille commémorative unique ayant été adopté, ces visites devenaient moins indispensables; aussi ai-je annoncé au Syndicat général des cuirs et peaux que je ne visiterais plus que les établissements dont les chefs me demanderaient de venir.
- p.3 - vue 9/92
-
-
-
- h
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- C’est ainsi que je visitai en dernier la belle fabrique de chevreaux de M. Basset et la remarquable usine de M. Gaston Floquet, mon concurrent direct.
- J’eus le plaisir de constater, au cours de mes visites, qu’un certain nombre de nos fabricants ont compris qu’il était du devoir de chacun d’aider à la solution de la question sociale en développant le plus possible les œuvres philanthropiques, et c’est à Chaumont, dans l’usine modèle de MM. Tré-fousse et Cie, que l’on en voit la plus belle et la plus complète application.
- Les ouvriers de cette usine s’en montrent reconnaissants, et c’est plaisir de voir la déférence et l’affection qu’ils ont pour leur directeur, M. Emile Goguenheim, qui a organisé tous ces services.
- De même que, comme je vous le disais plus haut, il me semblait utile de visiter les usines françaises avant de visiter les usines américaines et les produits exposés par les différents peuples, il m’a paru indispensable de donner des preuves à l’appui de mes impressions et j’ai rapporté un grand nombre d’échantillons qui forment une collection très complète; je suis tout disposé à en faire don au Ministère du Commerce si on peut lui affecter un emplacement où.les personnes intéressées pourraient la consulter (1h
- Mention est faite dans ce rapport des établissements visités et des vitrines où ont été puisés les éléments de la collection.
- Cette tâche que je m’étais imposée de rapporter des échantillons a été souvent très ardue; il m’est maintes fois arrivé d’attendre bien longtemps l’occasion favorable pour couper le morceau convoité, ou d’être obligé de traverser toute l’Exposition plusieurs fois dans la même journée pour obtenir un rendez-vous.
- La mission qui m’avait été confiée avait pour objet l’étude des cuirs et peaux de la section française et la spécification des mérites de chaque exposant.
- Il fallait ensuite comparer les sections étrangères avec la nôtre.
- Je commencerai donc parla France, et continuerai parles autres sections, en suivant l’ordre alphabétique dans chaque pays, mais en groupant les expositions situées dans des Palais divers, car la création d’un bâtiment spécial pour les cuirs n’a pas suffi pour réunir ensemble les produits qui se rattachent à notre industrie. Je n’ai pas mentionné les chaussures, pour lesquelles ont été envoyés des délégués spéciaux, et dont l’étude peut remplir plusieurs volumes.
- W Cette collection a été déposée à la Bibliothèque de la Direction du Commerce extérieur, 80, rue de Varennes.
- p.4 - vue 10/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 5
- RAPPORT SUR LES EXPOSANTS.
- FRANCE.
- PALAIS DES CUIRS.
- MM. Basset fis, frères et C‘e, rue Louis-Blanc, ho et A a , à Paris.
- Peaux de chevreaux pour chaussures.
- MM. Basset fils, frères et Cle, dont j’ai visité Tiisine, font chez eux d’une manière remarquable la teinture des chevreaux mats et lustrés; c’est une maison très importante fondée en 1858 qui, la première, a développé l’article chevreau pour chaussures.
- Les récompenses précédemment obtenues sont les suivantes :
- Premier ordre de mérite, Vienne, 1878; médaille d’or, Philadelphie, 1876; médaille d’or, Paris, 1878 ; médaille d'or, Melbourne, 1880 ; médaille d’or, Anvers, 1885 ; grand prix et croix de la Légion d’honneur, Paris, 1889.
- Ils avaient une belle exposition et préparé pour le jury de très belles douzaines de chevreaux, représentant ce qu’ils peuvent livrer régulièrement.
- M. Barrande (Le fils de veuve Calixte), rue des Petites-Écuries, 29. Chevreaux noirs et glacés, dorés et mats.
- Maison importante, fondée en 1870, dont la grande spécialité est le chevreau doré qu’elle fait d’une façon remarquable; c’est celui qui repousse le moins. -Médaille d’argent, Paris, 1878; médaille d’or, Paris, 1889.
- Befie vitrine, où sont exposés des chevreaux noirs, dorés glacés et des noirs mats d'une très bonne fabrication.
- Collectivité des mégissiers de Graulhet (Tarn). — MM. Hiversenc père et fils, délégués de la collectivité. — Peaux à doublure.
- Graulhet est bien la ville de la petite peau par excellence. On y travaille les cuirots de moutons, délainés à Mazamet. J’y ai visité 37 fabriques sur 49 appartenant à des exposants, et ai admiré la vigueur et l’application au travail de cette population de mégissiers qui tirent par leur fabrication de peaux pour doublures tout le parti possible de moutons clélainés à l’échauffe.
- Sur 7,000 habitants, Graulhet renferme 2,000 mégissiers dont i,5oo ouvriers hommes et 5oo ouvrières. Il y en a en plus un millier de personnes s’occupant plus ou
- p.5 - vue 11/92
-
-
-
- 0
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- moins directement de cette industrie d’exportation par excellence, vu le bas prix de l’article fabriqué.
- Médaille d’argent, Barcelone, 1888; médaille d’argent, Paris, 1889.
- La vitrine de ces intéressants travailleurs renfermait des peaux à doublure de toutes couleurs, représentant bien leur genre de fabrication.
- Les membres de la collectivité de Graulhet sont :
- MM. Andral aîné.
- Arjiengault (Ernest). Armengault (Léon). Arjiengault (Charles). Auque (Justin) et Cie. Azémar et Peyre. Bardou frères.
- Bartbès (Jean). Bertiioumieux (Charles). Bonsirven et C10. Boulade aîné.
- Boolabe jeune.
- Bosc (Auguste).
- Calvel fils (Louis). Cantayré frères. Catiialau (Charles). Cazelles et Batigne. Davy.
- Douziecb (Os.-ar). Fabre-Laurens fils. Fonvieille et Combès. Fonvieille (Paul).
- Gau (Jacques).
- Gaulène et C10.
- Gieusse.
- MM. Hiversenc père et fils.
- Hue (Hélie).
- Julien jeune.
- Mme Laurens-Mandirac (Veuve). MM. Lavit et C10.
- Lavit et Crèzes. Malet-Cadet.
- Malet (Etienne).
- Manavit (Joseph).
- Maurel et Estadieu.
- Maurel (Henri).
- Mauriès (Armand).
- . Mauriès-Got et Sabatié. Perry aîné.
- Perry (Antoine).
- Perry (Félix).
- Pons père et fils.
- Roques et. Cazelles.
- Roques (Emile).
- Mme Rouffiac (Veuve).
- MM. Sudres-Marliaves.
- Vayssières-Sablayroles. Vignier (Marc.). Villeneuve.
- MM. Combe et Oriol, rue Claude-Vellefaux, 18 , à Paris.
- Peaux de chevreaux.
- MVI. Gojibe et Oiuol , qui n’ont pas consenti à me laisser visiter leur usine, sont nos plus importants fabricants de chevreau pour chaussures. L’excellence de leurs produits leur permet, malgré le bill Mac-Kinley et la concurrence du Dongola, de faire un gros chiffre d’affaires aux États-Unis; ils exportent dans le monde entier une grande partie de leur fabrication qui a atteint 200,000 douzaines.
- Mention honorable, Paris, 18A9; médaille de bronze, Paris, 1855 ; médaille d’or Anvers, i885; médaille d’or, Melbourne, 1888; médaille d’or, Barcelone, 1888; grand prix, Paris, 1889.
- Leur jolie vitrine renfermait de splendides spécimens de chevreaux pour chaussures
- p.6 - vue 12/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 7
- noir mats et glacés, dorés et couleur ; c’est surtout le chevreau noir glacé qui est l’article le plus admirable de cette importante maison.
- MM. Courvoisier, Bourgoin et 0% rue Bleue, 27, à Paris.
- Peaux pour ganterie.
- MM. Courvoisier, Bourgoin et Cie, qui ont une très importante fabrique de chevreaux pour ganterie et de gants, auraient été hors concours, M. Cluze , un de leurs associés, ayant été nommé juré, puis commissaire rapporteur de la ganterie.
- Leur maison a été fondée en 1887; les précédentes récompenses sont les suivantes : première médaille, Londres, 1862; médaille d’argent, Paris, 1867-, croix de chevalier de la Légion d’honneur, Paris, 1878; médaille d’or, Paris, 1889.
- Ils avaient une vitrine très bien garnie, et exposaient, outre des chevreaux en blanc de France et d’Amérique, et des peaux de couleur en suède et en glacé, des poils de chevreau teints en diverses nuances.
- MM. F. Courtois et 0e, rue du Delta, 6, à Paris.
- Cuirs corroyés.
- Maison fondée en 1860, qui s’occupe d’équipements militaires ; fabrique annuellement 14 à 15,ooo peaux de bœufs, vaches et taureaux, 2,000 veaux et vachettes, occupe 5 0 ouvriers et a obtenu une médaille de bronze à l’Exposition universelle de Paris en 1889, où elle exposait pour la première fois.
- Les produits exposés étaient : 1 vache vernie grainée pour capote, 2 bandes de cuir noir, 2 bandes de cuir jaune bruni, 1 bande de cuir liongroyé, 1 croupon verni lissé.
- Le tout est de bonne qualité.
- M. Déon [Ulysse), à Sens (Yonne). — Peaux de lapin teintes pour pelleteries,
- La maison Ulysse Déon, que j’ai visitée, a été fondée en 183g par Déon jeune, d’une famille de tanneurs, et cédée en 1867 à M. Ulysse Déon qui va prochainement avoir pour successeurs ses deux fils, dont l’un est élève de l’École Centrale.
- Cette usine fabrique de tous points des fourrures de toutes sortes; elle fait avec la peau de lapin, le rasé long, le rasé court et l’éjarré en lustré noir, marron, fantaisie ou couleur naturelle.
- Placée d’une manière exceptionnelle pour les achats, étayant moins de main-d’œuvre que ses concurrents de Paris, elle a ajouté à sa fabrication d’apprêt a l’huile et de lus-I rage français, l’apprêt à l’eau avec le système belge, quelle réussit si bien, qu’on ne voit pas de différence dans le lustre. Cette fabrication, appliquée sur des peaux françaises de
- p.7 - vue 13/92
-
-
-
- 8
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- meilleure nature que les peaux belges, lui permet de faire concurrence aux Belges, même chez eux.
- L’usine, traversc'e par la Vanne où l’on peut faire un rinçage parfait, occupe 160 ouvriers , assurés contre les accidents, et possède un bon outillage mécanique.
- M. Déon a fait aussi des peaux de fantaisie teintes avec des couleurs d’aniline et a obtenu d’excellents produits en appliquant le tannage Dongola à des peaux de lapin pour en faire des dessus de chaussures; c’est un essai qui mérite d’être mentionné, bien que son intérêt dépende des prix respectifs du lapin, du veau et de la chèvre.
- Les récompenses aux expositions universelles ont été : 2 médailles d’argent, Paris, 1878; 1 médaille d’or, Paris, 1889.
- Monsieur Déon a été également récompensé par la Chambre de Commerce de l’Yonne, comme étant l’industriel le plus méritant du département.
- Il a eu l’excellente idée de séparer dans sa belle exposition l’article vendu pour l’Amérique et celui vendu pour l’Europe et spécialement pour l’Allemagne et l’Autriche.
- M. Deschamps (Jules), à Boisbelle, près Henrichemont (Cher).
- Cuirs de bœuf et de vache en croûte.
- M. Jules Deschamps, dont j’ai visité l’usine, est au centre d’un pays d’écorces, et il fait partie d’un groupe de tanneurs qui, au nombre d’une quinzaine environ, travaillent le cuir de pays venant de Paris, de Bourges, de Vierzon, d’Orléans et d’autres villes du centre ; ils complètent avec des peaux de Buenos-Ayres.
- La fabrication annuelle des environ d’Henrichemont est de 60,000 cuirs à 35 francs, prix moyen, et la consommation d’écorce est de 3 millions de kilogrammes, employés par i5o ouvriers.
- M. Jules Deschamps fabrique 3,5oo cuirs par an et a 10 ouvriers qui en repré-sen’ent bien i5, car le patron travaille avec eux.
- 11 a exposé pour la première fois à Paris en 1889 et a obtenu une médaille de bronze.
- Les cuirs en croûte, qu’il a suspendus à sa vitrine et attachés avec des bolducs aux couleurs françaises et américaines, ont été fort regardés par les tanneurs américains, très intéressés par la vue de la marchandise brute. Ils étaient, du reste, d’un tannage parfait, et l’expression exacte de ce qu’on peut obtenir avec du tan et du temps.
- On y voyait, entre autres, un bœuf de pays en croûte de 35 kilogrammes qui était de toute beauté.
- MM. Üolat frères, rue Alexandre-Dumas, 89, à Paris. Pelleteries en gros.
- Maison fondée par les titulaires actuels en 1876; font des peaux apprêtées ou lustrées pour fourrures, ainsi que le poil de lapin pour chapellerie.
- MM. Dolat frères ont eu une médaille d’argent en 1889.
- p.8 - vue 14/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 9
- Us exposent, outre des peaux de lapin teintes et de fantaisie et du poil de lapin pour chapellerie, achats, 5 fouines, h putois, 3 loutres, 2 renards, 2 genettes apprêtés.
- Us fabriquent spécialement le premier choix, qui est la qualité demandée pour l’Amérique.
- M. Floquet (Fernand), à Saint-Denis. — Maroquins pour tapisserie,
- maroquinerie, etc.
- Ancienne maison Floquet et fils, fondée par M. Floquet père en 184 A , où se faisaient la chamoiserie, la mégisserie et la maroquinerie.
- Cette maison a obtenu des succès aux différentes Expositions universelles, savoir : Médaille d’argent, Paris, 1867; médaille de progrès, Vienne, 1878; médaille d’or, Paris, 1878; diplôme d’honneur, Anvers, 1885; membre du jury, hors concours, Paris, 1889.
- A la suite d’un partage entre les trois frères, en 1890, M. Fernand Floquet, le plus jeune fds, est devenu propriétaire de la maroquinerie et fabrique depuis cette époque, des chèvres et des moutons maroquinés.
- Sa vitrine était une des plus belles; les maroquins gros grain et chagrinés qui la garnissaient étaient présentés avec beaucoup de goût.
- M. Floquet (Gaston), à Saint-Denis. — Moutons maroquinés
- et mégissés.
- M. Gaston Floquet, dont j’ai visité l’usine, était plus âgé que son frère Fernand, lorsque en 1890, lors du partage, après le décès de M. Floquet père, la mégisserie lui a été attribuée.
- L’exposition de M. Gaston Floquet était uniquement formée de peaux de moutons. La vitrine était garnie de trois rangées superposées de peaux, roulées en dos de livres, et le pupitre était garni de cuirs à chapeaux.
- La partie remarquable de cette exposition était la collection de peaux préparées pour être soumises à l’appréciation du jury.
- L’exposant avait eu le soin de séparer les peaux de fantaisie pour l’exportation, celles pour la maroquinerie, la gainerie, les sacs, les gibecières, les bourses, la reliure , les registres, la chaussure, les meubles, la tapisserie, la carrosserie, les chance-lières, les colliers de chiens, les flacons, les buses de corsets, la chapellerie.
- Toutes les peaux de chacune de ces spécialités étaient cl’une excellente fabrication, et étiquetées avec le prix de vente; c’est un exemple que tous les fabricants devraient suivre, car beaucoup négligent de préparer des peaux pour le jury : c’est pourtant la chose la plus essentielle.
- M. Gaston Floquet avait dans son usine, lorsque je l’ai visitée, une société de secours, un économat de consommation et organisait une participation ouvrière.
- p.9 - vue 15/92
-
-
-
- 10
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- M. Guilleux (Louis), rue Granges-aux-Belles, 39, à Paris.
- Cuirs teints.
- M. Louis Güilleux, qui a fondé lui-même sa maison en 1878, fait spécialement les gros cuirs teints et graines. Il les réussit très bien, et en fabrique pour environ 100,000 francs par mois. Les cuirs de bœuf ou de vache, qu’il achète tout tannés, nesont pas préparés spécialement pour lui; il les teint à la brosse, puis les graine.
- Médaille d’or, Amsterdam, 1883; médaille d’argent, Anvers, i885; médaille d’argent, Barcelone, 1888; médaille d’argent, Paris, 188g.
- Sa très jolie vitrine renferme des cuirs teints de différentes nuances avec des grains et impressions variés, dont le prix est uniformément de 12 francs le mètre en premier choix.
- Les produits de M. Guilleux pouvaient être vus, transformés en ouvrages en peaux, dans la vitrine de M. Vuitton qui exposait des articles de voyage dans notre section.
- MM. Guillou et Jils, rue Saint-Martin, 241, à Paris. — Peaux de veau, chevreau et mouton mégissées, peaux de chèvres corroyées.
- Maison fondée en 1828. M. Marius Guillou père en est propriétaire depuis 1855 ; ses fils sont devenus ses associés en i884 et 1889.
- J’ai visité, il y a un an environ, l’usine qu’ils ont installée en 1889, et y ai constaté la présence d’un nombreux personnel et d’une cinquantaine de machines-outils.
- La fabrication est bonne et très importante. La mégisserie et la teinture sont faites dans l’usine.
- Les récompenses obtenues sont: médaille de bronze, Paris, 1878; médaille d’or, Barcelone, 1888; médaille d’or, Paris, 1889.
- Le mélange des veaux mégis blancs et noirs, des chevreaux noirs mats et des chèvres avec des veaux rasés tachetés, imitation de mort-nés, produisait très bon effet.
- MM. Lafrique et Pinton, rue de Charonne, 16 G , à Paris. Pelleterie, poils pour chapellerie.
- Maison fondée en i85o par M. Pélissier, devenue Lafrique et Pélissier en 1873, puis Lafrique et Pinton en 1890.
- Après avoir fait uniquement la couperie du poil pour la chapellerie, a fait la préparation et la teinture des peaux de lapins, ainsi que l’apprêt et le lustrage des fourrures fines.
- MM. Lafrique et Pinton font donc l’habillage, la teinture, la pelleterie et la coupe: soit toutes les spécialités. Trouvant que la main-d’œuvre est trop chère à Paris, et que ce haut prix les gêne pour l’exportation, ils sont en train d’installer une usine à Fismes, près Reims.
- p.10 - vue 16/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 11
- MM. Lafrique et Pélissier ont obtenu lors de leur association: médaille d’or, Anvers, 1885 ; médaille d’or, Paris, 1889.
- MM. Laf ique et Pinton ont exposé, outre des peaux de lapin teintes et lustrées, des martres, renards, marmottes, lièvres naturels et lustrés, et avaient trois casiers de poil pour chapellerie qui dépendent complètement du Comité 27.
- Le rapporteur du Comité 9.8 ne peut, du reste, parler d’eux qu’au point de vue peaux et non au point de vue fourrures.
- MM. Leven frères cl fils, rue de Trévise, 35, à Paris. —Veaux cirés, veaux blancs, veaux vernis, etc.
- MM. Leven frères et fils, dont j’ai visité l’usine, ont une maison fondée en 18A2 par M. Maurice Leven, grand-père des trois associés actuels, qui a été aidé successivement par ses trois fils.
- La raison sociale a été d’abord M. Leven père et fils ; eHe est devenue ensuite et est restée, depuis 1877, Leven frères et fils; les associés actuels font partie de la maison depuis 1866, 1872 et 1878.
- Cette importante maison emploie 4oo ouvriers, qui touchent un salaire de 65o,ooo fr. Sa consommation d’écorces est de 2 millions de kilogrammes.
- Les récompenses aux Expositions antérieures ont été : médaille d’argent, Paris, i844 ; médaille d’argent, Londres, 184g; médaille d’argent, Paris, 1855 et 1867 ? mé-daille d’or et croix de la Légion d’honneur, Paris, 1878; grand prix, Paris, 1889.
- Les veaux cirés, les veaux vernis, les veaux de couleur, les veaux mats ainsi que les claques et les empeignes en satin cheval exposés par ces messieurs sont d’une fabrication remarquable, et faits chez eux de tous points.
- Leur vitrine, sobre et simple, était de bon goût et s’adressait à des clients, puisque leur chiffre d’affaires aux Etats-Unis seuls est de 600,000 francs environ.
- Celte maison, menée intelligemment, est en pleine prospérité; ses directeurs, non contents de transformer leur outillage, ont établi une société de secours mutuels, une société de secours en cas de décès et une institution de consommation.
- MM. Masürel et Caen, à Croix (Nord). — Laines et peaux.
- MM. Masürel et Caen, dontj’ai visité l’usine, sont montés pour fabriquer 3,000 peaux de moutons par jour; ils ont ho machines-outils pour le cuir et 77 pour la laine. Us importent des peaux d’outre-mer en laine, les délainent, les tannent, et en font des peaux à doublure, destinées en grande partie à l’exportation.
- Comme ils sont gros importateurs directs, ils alimentent en partie Graulhet de pe..ux brutes, et revendent une forte proportion des peaux qui y ont été fabriquées.
- Leur chiffre d’affaires est de 5 millions de francs.
- Leur seul concurrent est la maison Coben, de Gênes (Italie), qui importe générale-
- p.11 - vue 17/92
-
-
-
- 12
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- ment ses produits sur le marche' anglais. C’est une maison importante qu’ils ne craignent pas, h cause de leur outillage et de leurs relations à l’e'tranger.
- Les principales récompenses obtenues sont: hors concours, membres du jury, Barcelone, 1888; hors concours, membres du jury, Paris, 1889.
- Leur vitrine, composée de peaux de mouton paille et couleur, de peaux en croûte, de laines peignées, avait un très bel aspect. La fabrication des peaux était excellente et leurs laines ont fait l’admiration des Américains.
- MM. Meyzonnierfils, à Annonay (Ardèche). — Veaux tannés et corroyés, blancs et cirés.
- Maison fondée en 183A par Meyzonnier père, continuée en 1872 par M. Meyzonnier fils, dont j’ai visité les importantes usines à Annonay. Fait la tannerie et la corroierie de veaux pour chaussures, ainsi que la mégisserie et la teinturerie des veaux mégis pour chaussures.
- Les usines ont des moteurs à vapeur faisant 200 chevaux et une force hydraulique de 25 chevaux. Elles occupaient, lors de ma visite, 391 employés, et l’inventaire qui venait d’être fait, le 3o juin 1893, donnait un chiffre d’affaires de 4,175,347 fr. 95 pour 35,700 douzaines.
- La consommation d’écorces pour les veaux tannés avait été de 2,442,000 kilogrammes.
- M. Meyzonnier fils, qui a une très belle installation, construisait encore de nouveaux bâtiments, qui vont lui permettre d’augmenter sa fabrication.
- Un quart de ses produits se vend en France, le reste s’exporte dans tous les pays.
- Il s’est appliqué, pour les veaux cirés, à avoir le finissage briffant apprécié aux États-Unis.
- Ses principales récompenses ont été: médaille d’argent, Amsterdam, 1883 ; médaille d’or, Melbourne, 1880; médaille d’or, Paris, 1889.
- 11 a exposé à Chicago des veaux de 5/6, 7/8, 10/11, 12/13, 14/i5, 16/17, 18, 20 kilogrammes.
- Les peaux de sa vitrine disposées en éventail faisaient très bon effet.
- 11 y a dans Fusine de M. Meyzonnier une caisse de secours, et il assure à ses frais ses ouvriers contre les accidents.
- M. Pédaillès (A.), rue Broca, 23 et 25, à Paris.
- Veaux mégis.
- Maison fondée en 1 865 par M. A. Pédaillès, qui a peu à peu agrandi son usine, que j'ai visitée, et qui est maintenant agencée pour produire, avec i5o hommes, 36o,ooo peaux par an. C’est un fabricant de mégis qui connaît à fond son métier et a une réputation méritée.
- Il a obtenu : médaille d’argent, Anvers, 1885 ; médaille d’or, Paris, 1889.
- p.12 - vue 18/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 13
- Les peaux exposées à Chicago représentaient 1 4 sortes et valaient de 60 à 190 Irancs la douzaine : elles é! aient d’une excellente fabrication.
- Un médecin payé des deniers de M. Pédaillès est attaché à son usine.
- MM. Petitpont (G.) et 0e, rue des Petites-Écuries, 55, à Paris.
- Marocpiins, chevreaux, veaux et moutons marocaines.
- Maison du rapporteur, fondée en 1796 par M. Faüler , puis continuée par MM. Bayvet frères, et dans laquelle il est entré en 1875.
- L’usine, située à Choisy-le-Roi, comprend des terrains d’une surface de 34,624 mètres, occupe 200 ouvriers, dispose d’une force de 175 chevaux, de 95 machines-outils, prend directement à la Seine en amont de Paris la belle eau qui contribue à la supériorité de sa fabrication, et l’emmagasine dans des réservoirs qui ne contiennent pas moins de 700,000 litres.
- On y fabrique spécialement les chèvres, veaux et moutons maroquin'és pour chaussures, tapisserie, carrosserie, reliure, gainerie, sellerie, chirurgie, portefeuilles, etc.
- Les principales récompenses obtenues sont :
- i° Avant la venue de M. G. Petitpont : une des 12 médailles d’or, Paris, 1801 ; médaille d’or et croix de la Légion d’honneur, Paris, 1844 ; médaille d’or, Paris,1849; prize medal, Londres, 1851 ; médaille cl’honneur or, Paris, 1855; prize medal, Londres, 1862 ; médaille d’or, Paris, 1867 ; diplôme d’honneur et croix de la Légion d’honneur, Paris, 1867.
- 20 Depuis la venue de M. G. Petitpont : première médaille, Philadelphie, 1876-, hors concours, membre du jury, Paris, 1878; premier ordre de mérite, Melbourne, 1880; grand prix et croix de la Légion d’honneur, Paris, 1889; trois médailles de collaborateur, Paris, 1889.
- Sans fausse modestie, le rapporteur trouve que sa vitrine était la plus jolie de la section française.
- Le panneau central, formé d’une rosace de peaux de chèvres chagrinées et capitonnées, était la reproduction exacte du carnet de nuances tapisserie de la maison G. Petitpont et Cie, et avait au centre un maroquin avec inscriptions dorées sur cuir qui formait panoplie et servait de médaillier.
- Les deux panneaux des côtés étaient formés d’un semis d’étoiles en peau blanche reposant sur un fond en peaux de veau bleu clair pour reliure, que les visiteurs prenaient pour une étoffe de soie.
- Le tout était entouré de draperies, reproduisant les drapeaux français et américain enlacés.
- Le pupitre avait, au centre, une photographie de l’usine reposant sur un capitonnage en maroquins pour voitures.
- Dans le soubassement, se trouvait une caisse destinée à être montrée au jury, et renfermant les types des divers genres fabriqués de tous points à l’usine de Ghoisy.
- MM. G. Petitpont et Cie font tous leurs efforts pour améliorer le sort de leurs ouvriers. Us ont une caisse de secours pour les malades, font de leurs propres deniers des rentes
- p.13 - vue 19/92
-
-
-
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- là
- aux anciens ouvriers, les assurent à leurs frais contre les accidents, leur fournissent à prix réduits: vivres, vins, vêtements, charbons, et leur donnent une participation aux bénéfices.
- M. Pinède (Gustave), à Bayonne (Basses-Pyrénées).
- Peaux d’agneau, peaux de mouton.
- M. Gustave Pinède, dont j’ai visité l’usine qu’il a fondée en 1866, a eu le mérite de créer son industrie de toutes pièces dans un pays où elle était inconnue, et où le bon marché de la main-d’œuvre lui permet de lutter avec succès contre la concurrence étrangère.
- 11 est apprêteur de pelleteries et de peaux d’agneau qu’il travaille, suivant leur genre et leur nature, de différentes manières pour produire les articles qui conviennent aux doublures de vêtements, aux doublures de gants, aux doublures de chaussures et de galoches, aux semelles fourrées, aux perruques de poupées.
- M. Pinède a comme base de fabrication l’apprêt de Bayonne, qui donne aux peaux ainsi préparées une souplesse incomparable.
- Il a inventé un genre de mouton rasé et cardé, qui lutte avantageusement contre la flanelle pour la confection des doublures. Ces différents articles sont faits en grande partie avec de la peau de la Plata; mais, pour la fabrication des tapis et des chance-lières, il achète sur le marché de la Villette des moutons piémontais et picards, qui lui sont expédiés à Bayonne.
- La maison Pinède a obtenu: médaille d’argent, Paris, 1878; médaille d’argent, Anvers, 1885; médaiüe d’or, Paris, 1889.
- Elle a exposé à Chicago des échantillons de tous ses genres de fabrication très bien établis, et en particulier l’article agneaux lisses et rasons pour fourrure de gants, qui intéresse le plus les Américains.
- M. Poullain-Beurrier, rue de Flandre, 99, à Paris.
- Courroies en cuir pour transmission de mouvement.
- Maison, fondée en 1807, par M. Paillard Vaillant, auquel ont succédé MM. Poullain-Beurrier, puis Poullain frères, puis M. Poüllain-Beurrier, le titulaire actuel, qui est dans la maison depuis le 31 mars i863.
- Il occupe 80 ouvriers, et fait environ 1,600,000 francs d’affaires.
- 11 n’avait pas primitivement de tannerie à Paris, où il faisait seulement la corroierie des cuirs qu’il expédiait du marché de la Villette à sa tannerie de Sens ; mais il vient d’en monter une, où il s’occupera particulièrement de la fabrication des cuirs spéciaux, tels que le cuir couronné Victoria, qui sert à la confection de lanières pour courroies et de bandes pour chasse-taquet : c’est un produit d’une grande solidité.
- M. Poullain a comme spécialité le cuir de choix; il ne fait que des articles d’une qualité supérieure, tant en fait de courroies que comme articles spéciaux pour filatures et lithographie.
- p.14 - vue 20/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 15
- Les récompenses précédemment obtenues ont été: médaille de bronze, Paris, 1855 ; médaille d’argent, Paris, 1867; médaille d’or, Paris, 1878; hors concours, Paris, 1889 (rapporteur du jury).
- M. Poullain a été nommé chevalier de la Légion d’honneur après l’Exposition de Moscou.
- Son exposition est, comme en 1889, composée de produits supérieurs à grain serré, à fleur mince, d’une belle couleur bien uniforme, parfaitement corroyés.
- M. Salasg (Benjamin), à Bédarieux (Hérault).—Peaux de mouton, laines brutes et lavées.
- M. Salasc, dont j’ai visité l’usine fondée en i84o, qu’il possède depuis 1875, travaille spécialement les peaux de mouton du Levant, qu’il délaine et dont il fait de la peau sumac et des basanes.
- Ses récompenses aux expositions ont été : médaille d’argent, Anvers, 1885; médaille d’argent, Barcelone 1889; médaille d’argent, Paris, 1889.
- Son exposition renfermait des peaux paille pour doublure de chaussures, des peaux sumac en croûte, des basanes et des laines diverses à différents points de fabrication, qui ont été remarquées.
- M. Salasc, administrateur délégué des ventes publiques, commerciales et agricoles à la Bourse de commerce de Paris, y a créé un rayon spécial pour les cuirs bruts et fabriqués , les peaux brutes et tannées, les laines en suint, lavées ou peignées, et les déchets de laine.
- MM. Sénat et C'% à Auberviliiers (Seine). — Cuirs vernis de toutes sortes.
- MM. Sénat et Gle, dont l’usine a été fondée en 18A8, et qui en sont titulaires depuis 1887, peuvent occuper 2 5o ouvriers; ils fabriquent des cuirs vernis de très bonne qualité.
- Us ont obtenu une médaille d’argent à Paris en 1878, une médaille d’or à Anvers en 1885, une médaille d’or à Paris en 1889.
- Ils exposaient à Chicago des vaches vernies grainées, des croupons de vache vernie et des devants de cheval verni; leur exposition, très bien placée, a été très regardée.
- M. Sueur fils, rue du Faubourg-Montmartre, A, à Paris.
- Cuirs vernis.
- M. Sueur, que la maladie a empêché d’exposer, a envoyé son médaillier où sont indiquées les hautes récompenses obtenues à toutes les expositions pour l’excellence de sa fabrication.
- Chevalier de la Légion d’honneur depuis 1876, il a été grand prix en 1889.
- p.15 - vue 21/92
-
-
-
- 16
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- MM. Tréfousse et 0e, à Chaumont (Haute-Marne). — Peaux de chevreaux mégissées, peaux de chevreaux teintes.
- MM. Tréfousse et C10, dont j’ai visité le splendide établissement, fondé en 1829 par M. Tréfousse père, y font, sous la direction de M. Emile Goguenheim, un des associés, la mégisserie et la teinture des peaux de chevreaux qu’ils emploient en grande partie à la confection des gants.
- Cette fabrication occupe 2,260 ouvriers.
- MM. Tréfousse et Cie mégissent à Chaumont 110,000 douzaines de paires de gants, dont un tiers est vendu en France et les deux autres aux Etats-Unis, en Angleterre et dans les pays d’exportation.
- Ces messieurs ont maison à Londres et maison à New-York. Ils font, y compris les produits de fabrication extérieure, un chiffre d’affaires de 12 millions, dont 6 millions avec les Etats-Unis.
- Ils ont employé, l’an dernier, pour leur fabrication : 80,000 kilogrammes de farine, 160,000 douzaines de jaunes d’œufs, et pour 166,100 francs de boutons; ce dernier chiffre étonnant m’a été prouvé par factures.
- Les principales récompenses obtenues par cette maison hors ligne sont les suivantes :
- Prize medal, Londres, 1862; deux médailles d’argent, Paris, 1867; deux médailles de progrès, Vienne, 1870; deux médailles d’or, Paris, 1878; deux grands prix, Paris, 1889.
- La vitrine de ces messieurs était très jolie et agencée avec un goût parfait; elle renfermait, tant en suède qu’en glacé, des peaux blanches et couleur d’une souplesse et d’une égalité de nuances parfaites.
- Les nombreux acheteurs de ces produits venaient les admirer et ont pu se convaincre qu’il n’y a pas de comparaison possible entre les produits de Chaumont et l’article américain.
- En vue de favoriser l’état matériel et moral de leur personnel, MM. Tréfousse et C‘e ont créé dans leur établissement une caisse de secours, une caisse de retraites et une pension alimentaire qui sont admirablement organisées.
- La caisse de secours a payé Tannée dernière 25,602 francs; la pension alimentaire donne trois repas par jour pour une somme qui varie entre 1 fr. 25 et 1 fr. 5o, et a fourni Tan dernier 125,000 kilogrammes de pain, à un prix inférieur à celui de la taxe.
- M. Ullmo (Simoft), quai Rambaud, 4, à Lyon (Rhône).
- Cuirs lissés, veaux blancs et cirés.
- La maison Simon Ullmo, fondée en 1868 par M. Simon Ullmo, a été transformée en 1880 en Société anonyme sous la raison sociale «Les tanneries Simon Ullmo».
- Elle vient de faire construire à Oullins (Rhône) une immense usine, que j’ai visitée et qui a causé mon admiration. Sa superficie est de 3o,ooo mètres dont i5,ooo construits.
- p.16 - vue 22/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 17
- Elle y fabrique des veaux blancs et cirés, de la tige en veau, des bœufs et vaches tannés. Elle s’occupe de la vente des peaux en poil et fabrique à Marseille les effets d’habillement, de chaussure et de grand équipement nécessaires aux troupes des i3c et 14° corps d’armée. Cette fabrication est faite presque exclusivement avec les produits
- de son usine d’Oullins.
- La Société des tanneries Simon Ullmo occupe :
- A Oullins 3oo ouvriers qui touchent un salaire de....... 600,000 francs.
- A Marseille 600 ouvriers et ouvrières qui touchent un salaire
- de.......................................................... 600,000
- Elle paye donc annuellement................................ 1,200,000
- Sa production annuelle est de :
- i° 25,000 douzaines de veaux............................ 3,5oo,ooo francs.
- 20 25,000 cuirs lissés ou corroyés...................... i,5oo,ooo
- 3° Commerce de cuirs en poil. .......................... 2,000,000
- 4° Fournitures pour l’armée............................. 2,5o0,000
- Son chiffre d’affaire annuel est de.................. g,5oo,ooo
- Elle aohlenu les récompenses suivantes: une médaille d’argent, Anvers, 1885;une médaille d’argent, une médaille de collaborateur, Paris, 1878; une médaille d’or, une médaille de collaborateur, Paris, 1889.
- La maison Simon Ullmo, dont les produits sont appréciés depuis vingt-cinq ans aux Etats-Unis, exposait, outre des veaux cirés d’une souplesse et d’un tannage parfaits, dont elle avait donné des types en 8/9, 10/11, 12/13, 14/i5, 16/17, 18/19, 20/21, 22/28, 24/25, 27, 3o, 33, 36, 39, 42 kilogrammes, des tiges, bottillons, avant-pieds, cambrés avant la mise en noir et qui étaient au toucher d’un moelleux sans égal.
- Elle exposait aussi une vache lissée de 23 kilogrammes, d’une coupe irréprochable qui est le type de sa fabrication de gros cuir très apprécié par les cordonniers de la région lyonnaise.
- M. Vuitton (Louis), rue Scribe, 1, à Paris. — Articles de voyage.
- Maison fondée par Vuitton père en i854, dont le fils, M. Louis Vuitton, est le successeur depuis 1880, avec usine à Asnières et maisons de vente à Paris et à Londres.
- La maison de Londres a été créée pour prouver que la supériorité de la malle en cuir anglaise est une légende.
- M. Vuitton fabrique tout l’article de voyage, malles et sacs en cuir, et emploie presque exclusivement des cuirs préparés chez M. Guilleux exposant à la section.
- Celte maison Irès importante a eu comme récompenses aux Expositions universelles: médaille de bronze, Paris, 1867; médaille d’or, Paris, 1889.
- Son immense vitrine renfermait une grande quantité de malles, sacs, valises et articles de voyage en cuir, qui montraient la supériorité absolue de l’article fabriqué en France avec de la peau tannée et corroyée en France.
- Comité 28. 2
- IMI*MME IMS NATIONALE,
- p.17 - vue 23/92
-
-
-
- 18
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- Il ne doit pas avoir eu à s’occuper du retour de ses produits, car une grande partie était déjà vendue lors de mon séjour à Chicago.
- JOURNAUX PROFESSIONNELS.
- M. Bichard, rue des Marais, 35, à Paris.
- M. Vincent (Charles)fils, rue Beaurepaire, 10, à Paris.
- MM. Richard et Charles Vincent fils, directeurs de nos journaux professionnels les plus importants, ont exposé leurs journaux qui ont été très appréciés du public américain. ,Ces messieurs ont contribué pour une large part au succès de notre section. C’est leur propagande intelligente qui a décidé bien des hésitants à exposer et c’est un plaisir pour moi que de les remercier ici de leur gracieux concours.
- PALAIS DES MACHINES.
- GomitJj i3.
- M. Domange (Albert), ancienne maison Scellos, boulevard Voltaire, 7/1, à Paris. — Courroies en cuir pour transmission
- M. Albert Domange, dont j’ai visité les superbes établissements à Sens et à Paris, est le plus important fabricant de courroies de la France. Il nous représente dignement dans le' Palais des Machines.
- Nous regrettons qu’il n’ait pas exposé au Palais des Cuirs dans la section française, dont il aurait rehaussé l’éclat.
- Si l’on trouve des maisons américaines plus importantes que la sienne, on n’en peut trouver aucune qui ait d’aussi beau cuir.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- Comité 26.
- Les gants de peaux des fabricants français sont très bien présentés : ce sont aussi les plus beaux de l’Exposition.
- Les fourrures sont en moins grandes quantités que dans la section des Etats-Unis, mais elles sont fort belles, et les vêtements confectionnés sont faits avec beaucoup de soin et de goût; ils ont le chic que ne peuvent, heureusement, pas atteindre les Américains.
- Les chaussures sont également très soignées et d’une qualité tout à fait supérieure.
- La maroquinerie est très bien faite, et nos articles peuvent soutenir avec avantage la comparaison avec ceux de l’Autriche.
- p.18 - vue 24/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 19
- PALAIS DES ENGINS DE TRANSPORT.
- Comité 17.
- La peau se trouve représentée au Palais des Engins de transport par nos meilleurs fabricants de harnais et de voitures.
- M. Camille jeune exposait des articles de sellerie, des brides et des harnais très bien faits et d’une qualité irréprochable.
- MM. Guiet et C10 exposaient aussi des harnais très soignés.
- Une mention spéciale doit être donnée à nos fabricants de voitures et parmi eux à : la Compagnie générale des Voitures, à Paris; la Carrosserie industrielle, à Paris; MM. Guiet etC,e, à Paris ; Goilmet, à Lyon; Laporte, à Vic-en-Bigorre; Lemaître, à Alençon; Muhlbaciier, à Paris, dont les beaux équipages montraient aux connaisseurs la supériorité de nos cuirs vernis et de nos maroquins français sur ceux de nos concurrents étrangers.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION FRANÇAISE.
- L’impression du rapporteur a été que les produits exposés étaient beaux et présentés avec beaucoup de goût, et qu’aucun pays n’offrait comme le nôtre un ensemble aussi parfait et réunissant tous les genres.
- Certains pays font presque aussi bien que nous tel ou tel genre, mais aucun n’atteint, comme la France, la perfection dans toutes les spécialités.
- Nos produits sont incontestablement supérieurs comme beauté et comme qualité à tous ceux exposés par les autres pays, qui ne nous font concurrence qu’à cause d’un bon marché plus souvent apparent que réel.
- Les exposants français du Comité 28 ont eu le plus grand mérite et ont fait preuve de patriotisme et d’un désintéressement absolu en envoyant leurs produits à Chicago, car pour beaucoup d’entre eux l’entrée des États-Unis est complètement fermée.
- Quelques rares articles, tels que les gants, les chevreaux et les veaux cirés, s’y exportent encore; mais il est à souhaiter que des modifications importantes au bill Mac Kinley permettent d’avoir promptement un traité de commerce.
- Il suffit de jeter un coup d’œil sur le tableau placé à la fin de ce rapport pour se rendre compte que, pour bien des articles, les droits actuels sont prohibitifs.
- L’abstention de l’Angleterre qui n’a pas exposé d’articles similaires aux
- p.19 - vue 25/92
-
-
-
- 20
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- nôtres est sans doute due à l’impossibilité reconnue par elle d’en vendre aux Etats-Unis.
- Les efforts de nos fabricants n’en sont donc que plus méritoires, et j’espère que le Gouvernement saura le reconnaître.
- ALGÉRIE.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Bergerie nationale de Mondjebeur. Croisement mérinos de Rambouillet et de brebis arabe, beaux moutons hautfin.
- M. Ch. Ziza fils, a Alger. Exportateur de chèvres, moutons en poil et laines.
- Les successeurs de J.-J. Lassallas, à Alger. Peaux de chèvres.
- M. Borgeaud, à Alger. Une balle peaux de chèvres lourdes.
- M'"e veuve Joseph Lozes, à Oran. Peaux de moutons.
- Tous ces produits de bonne qualité ont été peu regardés des fabricants américains, à cause de la crise qui occasionnait le ralentissement et même la fermeture d’un grand nombre d’usines.
- ALLEMAGNE (l).
- PALAIS DES CUIRS.
- Cette exposition, assez ordinaire dans son ensemble, aurait été superbe si les grandes maisons de Worms, cl’Offenbach, de Mayence avaient exposé. Quel peut avoir été le motif de cette abstention systématique? Est-ce la certitude de ne pouvoir traiter d’affaires aux Etats-Unis ou le désir d’empêcher la comparaison avec les produits de la section française, ou la crainte d’éclipser les exposants américains qui sont presque tous Allemands et dont les ouvriers sont allemands?
- Exception doit être faite pour la maison Wilhelm Simon, de Kirn, maison très importante, qui travaille la chèvre des Indes et en fait une foule d’articles graines mécaniquement, bien travaillés.
- Les chèvres et agneaux pour ganterie sont loin de valoir l’article français; les vernis sont assez bien réussis, mais les gros cuirs sont absolues Consulter la collection d’échantillons.
- p.20 - vue 26/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 21
- ment inférieurs aux cuirs français et aux articles américains. Pourtant, la maison Zix a fait une superbe exposition, présentée avec goût et intelligence.
- Les chefs de cette maison voulant échapper à l’assujettissement d’acheter des écorces de chêne en France ont exposé d’une part les diverses matières tannantes en indiquant leur titre et, d’autre part, les différents cuirs produits par le mélange de ces matières tannantes.
- Leur défaut général est d’être trop spongieux pour des cuirs à semelle et d’avoir une nuance trop foncée.
- Il est vrai que la nuance est une affaire de convention, quand il s’agit de semelles de chaussures qui sont souvent noircies, et que si Ton obtenait la même imperméabilité qu’avec l’écorce de chêne, on pourrait fabriquer à beaucoup moins cher.
- Peut-être les cuirs sont-ils spongieux parce que les fabricants se sont surtout occupés du tannin et ont négligé de remplir les pores du cuir avec
- des matières extractives.
- Les matières tannantes exposées sont les suivantes :
- Tannin.
- Mimosa Bark d’Australie........................................ 20 p. 100.
- Cajola ou Torote Bark du Mexique............................... 20
- Piue Bark d’Allemagne.......................................... 10
- Valonée de Smyrne.............................................. 28
- Myrobolams de Bombay.......................................... 38
- Canaigre du Texas (Mexique).................................... 28
- Oak Bark d’Allemagne........................................... 10
- Quebracho wood trituré de la République Argentine........... . 18
- Algarobilla du Chili........................................... 55
- Voici, maintenant, la liste des produits exposés :
- N° 1. Rouleau de cuir sur le pupitre.
- Échantillon manque.
- Oak Bark. Valonée, . Quebracho Dividivi. .
- N° 2. Cuir lissé à semelle (cloué au mur).
- !' Oakwood ex tract............
- Quebracho wood................
- Pine Bark.....................
- Myrobolam.....................
- 25 p. 100 25 25 25
- 3o p. 100.
- 3o
- 20
- 20
- p.21 - vue 27/92
-
-
-
- 22
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- N° 3. Cuir lissé à semelle (cloué au mur}.
- IOak wood extract.................
- Quebracho wood...................
- Myrobolam........................
- Cajota Bark......................
- Dividivi ........................
- N° 4. Cuir lissé à semelle (cloué au mur}.
- I Quebracho wood..................
- Cajota Bark......................
- Dividivi.........................
- Pine Bark........................
- Rove.............................
- Canaigre.........................
- Cuir lissé à semelle (cloué au mur}.
- I Quebracho wood..................
- Cajota Bark......................
- Canaigre.........................
- Rove.............................
- Valonée..........................
- Cuir lissé à semelle (cloué au mur}.
- ( Quebracho wood.................
- Echantillon manque, j Oak Bark.........................
- N° 7.
- Bonne couleur. Bon tannage. Fleur cassante.
- N° 8.
- Spongieux. Vilaine nuance.
- ( Pine Bark......................
- Cuir lissé a semelle (cloué au mur}.
- Oak Bark........................
- Pine Bark........................
- Myrobolams......................
- Dividivi........................
- Cuir lissé à semelle (cloué au mur}.
- Quebracho extract...............
- Algarobilla.....................
- Mimosa Bark.....................
- Oak wood extract................
- Dividivi........................
- Rove............................
- \ Pine Bark......................
- N° 5.
- Médiocre, tranche noire et spongieuse.
- N° 6.
- 3o p. îoo. 3o 20 10 10
- 3o p. îoo. 20 20 1 O 10 10
- 15 p. ioo
- 25
- 3o
- 20
- 1 O
- 5o p. i oo. 3o 20
- 35 p. îoo. 35 20 1 0
- 10 p. 100. 10 10 10 10 10 4 o
- p.22 - vue 28/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 23
- N° 9. Cuir lissé à semelle (cloué au mur).
- IOak wood extract......................... 20 p. 100.
- Quebracho wood............................ 20
- Mimosa Bark............................... 20
- Algarobilla............................... 20
- Valonée................................... 10
- v Dividivi................................. 10
- N° 10. Cuir lissé à semelle (cloué au mur).
- [ Oak wood extract........................ ho p. 100.
- Mauvais. ] Myrobolam................................ 20
- Pas tanné. j Canaigre................................ 20
- \ Cajota Bark............................ 20
- Somme toute, produits médiocres; comme on peut le voir par les échantillons que nous avons rapportés et remis au Ministère du Commerce, ces messieurs auraient bien mieux fait de nous acheter de l’écorce.
- L’on peut voir également dans cette collection des échantillons de chèvre noire grainée, de vernis grainé et de veau noirci sur fleur.
- PALAIS DES MACHINES
- 12 a. M. Gehrckens (Otto), à Hambourg.— Courroies en cuir.
- Fortes courroies.
- Spécialités de courroies pour commandes d’équerre, soit de courroies destinées à fonctionner de plat sur champ.
- Les adresses de cette maison sont préparées comme un cartonnage découpé et reproduisent ce dispositif.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- Vieilles reliures de Scholl à Durlach, et coffrets en cuir doré avec mosaïques et impressions de toute beauté de Rieger , de Carlsruhe.
- MM. Hülbe et Heyman, de Hambourg, exposent de superbes cuirs repoussés pour tentures, sièges et ameublement.
- Exposition collective de nécessaires de voyage d’OFFENBACH-suR-MEiN.
- Calendriers et buvards d’OFFENBAcn.
- Portefeuilles d’HocHSTAEDTER et Bergmann, de Francfort-sur-Mein.
- Laines brutes et peignées de Wolkamerei, de Leipzig.
- GANTERIE.
- M. J. Roechl, de Munich, gants glacés et gants de Suède, articles fantaisie de mauvais goût.
- p.23 - vue 29/92
-
-
-
- 2 h
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- M. L. Cour» (Johanngeorgestadt, Saxe) expose clés gants dont les peaux ont été mégissées et teintes par lui.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION ALLEMANDE.
- En résumé, cette exposition est généralement inférieure à ce que produit l’Allemagne.
- Son but est-il que nous ne la regardions pas comme une concurrente redoutable pour tous nos articles?
- ANGLETERRE.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- L’Angleterre, qui n’a rien envoyé au Palais* des Cuirs, expose seulement au Palais des Manufactures des objets fabriqués tels que: sacs de voyage en peau et en cuir, malles en cuir, boîtus et étuis de fusil et de revolver en crocodile, en vache, en cochon.
- Tous ces produits sont inférieurs à ceux de la section française.
- RÉPUBLIQUE ARGENTINE*1’.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Cuirs bruts en poil, nombreux moutons en laine de diverses sortes, gros cuirs bien tannés. Chèvres et boucs tannage creux. Cuir gras et cuir corroyé assez bons. Chèvres tannage souple, genre chamoisé. Cuir hongroyé médiocre. Articles pour chaussures tels que veau couleur, veau scié, veau verni, chèvre noir mat, mouton noir mat, agneau noir mat, chèvre grainée et chagrinée qui sont d’une qualité suffisante pour fabriquer de la chaussure courante.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- Gros cuirs hongroyés, vache noircie, veaux vernis, courroies, nappes de fourrures, assez bons.
- M. A. Pallier, à Buenos-Ayres. — Gants glacés brodés en perles métalliques. C’est de bien mauvais goût.
- W Consulter la collection d’échantillons.
- p.24 - vue 30/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 25
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION DE LA RÉPUBLIQUE ARGENTINE.
- La République Argentine a fait d’immenses progrès depuis 1889; il suffit d’examiner les échantillons joints à ce rapport pour être convaincu que les cuirs et peaux qu’elle établit étant d’une qualité suffisante pour une fabrication ordinaire, les produits européens vont se trouver peu à peu complètement éloignés, excepté pour le bel article de luxe qu’ils ne peuvent pas encore réussir.
- AUSTRALIE.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- L’Australie n’expose que des montagnes de laine et des dessins de moutons.
- Il est fâcheux quelle n’ait pas exposé de peaux de moutons, car elle a fait depuis 1889 d’immenses progrès; autrefois la laine seule était utilisée, tellement la dépouille était mauvaise.
- Maintenant, au contraire, les délaineurs de Mazamet obtiennent jusqu’à 15 francs de la douzaine de merluches provenant de peaux délainées de cette provenance, et la basane d’Australie se vend assez bien pour certains articles sur le marché de Londres.
- Il est même venu à Paris des cuirots délainés et salés, mais ils ne valaient guère le travail, vu le mauvais conditionnement de la fleur.
- Avec un peu d’efforts et un peu.plus de soin dans le mode de dépouille et de traitement du cuir, l’Australie ferait une rude concurrence à l’Argentine pour la fourniture des mégisseries.
- AUTRICHE.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- M. Forster, à Vienne. — Reaux meubles en cuir repoussé et enluminé. M M. Vurzl et fils, à Vienne. — Malles et articles de voyage. Articles soignés. MM. Franz Hien et Sohn, à Vienne. — Porte-monnaie et maroquinerie. Donne fabrication.
- M. Franz Arnetii, à Vienne. — Maroquinerie de fantaisie de toutes nuances en cuir de Russie, maroquin et peau chamoisée.
- p.25 - vue 31/92
-
-
-
- 26
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- GANTERIE.
- M. Simon Dewidels, à Vienne. — Gant glacé et suède.
- MM. Franz et Max Stiassny, à Vienne. — Gants fourrés.
- Le principal mérite de tous ces gants est le bon marché.
- WOMAN’S BUILDING.
- Mme Marie Lang, à Vienne. — Ouvrages en cuir très réussis.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION AUTRICHIENNE.
- L’Autriche n’expose que des ouvrages en cuir et en peau, jolis, il est vrai, mais dont la matière première provient de l’étranger.
- Une grande partie des maroquins en nuances claires vient d’Allemagne, et la plupart des doublures en mouton scié viennent de France.
- BELGIQUE(1).
- PALAIS DES MANUFACTURES. '
- M. d’Amiens (C/mr/es), à Gand.
- Jolie exposition très bien présentée.
- Grande rosace et plissés droits en veaux pour filature, très remarquables.
- Courroies clouées sur côté paraissant belles, mais on ne peut en couper d’échantillon pour contrôler la qualité.
- MM. de Clermont et Cie, à Bruxelles.
- Très belle vitrine. — Lapins, lièvres et poils coupés, feutres fabriqués et en fabrication. Très jolie exposition.
- M. Block (Ecl.), bourgmestre, à Gentbrugge.
- Maison fondée en 1860. 385,000 mètres carrés, 2 5o ouvriers. Machine Corliss j5o chevaux, faisant mouvoir turbines, presses hydrauliques, agitateurs mécaniques, tondeuses, machines à battre les peaux, moulins à broyer et à moudre, cylindres à lustrer les peaux, machines à brosser, laveur mécanique rinçant 20,000 peaux par jour.
- Imitations de chinchilla brevetées en Belgique et en France.
- W Consulter la collection d’échantillons.
- p.26 - vue 32/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 27
- Préparation et teinture de lapins et fourrures.
- Lapins à long poil et rasé, teint avec des dessins fantaisie noir sur fond loutre ou fauve. Lapins et lièvres chinchilla neige. Lapins imprimés fantaisie noir sur blanc. Le tout est apprêté au gamhier, et très remarquable.
- Chiffre d’affaires : 3 millions de francs. Produclion : h millions de peaux, toutes pour l’exportation.
- Transformation des déchets en engrais riches.
- Les principales récompenses de cette importante maison ont été : médaille de bronze, Paris, 187 8 ; médaille d’or, Paris, 1889; chevalier de Tordre de Léopold, croix civique, chevalier de Tordre du Christ de Portugal et officier de Tordre du Vénézuela.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION BELGE.
- Les produits exposés par la Belgique sont très beaux, mais on devait s’attendre à une exposition plus grandiose, après avoir vu la splendeur de la section des cuirs belges en 1889.
- Il est probable que la Belgique n’a pas exposé parce qu’elle ne voyait pas la possibilité d’exporter ses cuirs aux Etats-Unis.
- Les peaux apprêtées, dont elle avait une très belle collection, sont, par contre, très appréciées aux Etats-Unis et y font une forte concurrence à celles de nos fabricants.
- BRÉSIL (1).
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Laine assez sale. Poil de lama. Un morceau de cuir à semelle médiocre. Belles cornes de bœuf.
- PALAIS DES CUIRS.
- Peaux en poil de toute nature. Grosses et petites peaux tannées de tous animaux. Gros cuir de tannage foncé assez bon. Moutons et chèvres assez bien tannés.
- Peaux finies telles que moutons noir mat, maroquins noir mat et maroquins noirs chagrinés qui peuvent faire d’assez bonnes chaussures.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- M. Mattos, à Rio-de-Janeiro. — Gants de peaux glacés brodés avec des perles. Cette exposition indique un bien mauvais goût.
- C) Consulter la collection d’échantillons.
- p.27 - vue 33/92
-
-
-
- 28
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION RRÉSILIENNE.
- Très grands progrès depuis 1889, moins grands pourtant que ceux constatés à l’exposition de la République Argentine. Il est certain que le Brésil va peu à peu pouvoir se passer de l’Europe pour tous les articles de qualité moyenne.
- BULGARIE.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- M. Sildaroff, à Sofia. — Chaussures très grossières.
- L’on voit aussi dans une vitrine des échantillons de sellerie très ordinaires.
- Rien à craindre de ce côté, si ce n’est de voir nos voisins leur vendre à notre place.
- CANADA'1’.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Enorme chèvre en poil, chèvre et chevreau, loup et renard, ours, loup de prairie, hisons, pour fourrures.
- Animaux empaillés : k lièvres blancs, 1 renard, 1 hermine, hiboux et autres oiseaux.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- The Breithaupt Leatiier C° Limited, à Berlin (Ontario). — Importante exposition de cuirs forts, qui paraissent assez bons.
- MM. Goürdeau frères, à Québec. — Maroquins et chèvres chagrinés. Fabrication très ordinaire.
- M. Galirert, à Montréal. — Gants pour conduire et gants de travail. Article très solide en peau chamoisée, qui n’est pas bien beau, mais peut rendre de grands services.
- Gros cuir tannage rouge, cuirs à semelles, cuirs noircis à harnais, mouton noir glacé, vachettes sciées noires et couleur. Fabrication très médiocre.
- Têtes de bœuf (musk on Acad), nappes de peaux d’oiseaux, robe faite par les Indiens en loon skin.
- Consulter la collection d’échantillons.
- p.28 - vue 34/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 29
- North Western territories (Canada).— Lynn, robes d’indiens (Paws), peaux brutes de cerf, d’ours, robes de rat musqué très remarquables. On fait une corde avec la peau préparée en poil, puis on en fait une espèce de filet.
- Il y a de très curieuses robes de lièvre blanc et de lapin d’été (summer rabbit) de même travail. — Belle peau de cerf chamoisée, cornes de buffle, têtes de cerf.
- Plusieurs peaux de buffle, tannage indien demi-cbamoisé, et couvertes de peintures sur chair.
- Des chemises et manteaux en peau d’un travail similaire sont très remarquables.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION CANADIENNE.
- Le tannage est, en général, assez médiocre ainsi que le finissage des maroquins et chèvres.
- Il n’y a de remarquable que la préparation des peaux par les Indiens; c’est là un travail très curieux, qui est la vraie base de la fabrication du Dongola et des peaux à ganterie faites avec du cheval pour gants de travail et autres.
- Il y a un mélange de travail à l’huile et de boucanage très ingénieux. Les Indiens se servent également de certaines plantes aromatiques très riches en tannin et parfumées, qui aident à la conservation du cuir. C’est ce que font les Russes avec le bouleau.
- On trouve trace de cette fabrication dans les belles usines de Eisendrath , à Chicago, et Baker, à Wilmington, qui tous deux font des articles spéciaux en Dongola très souple.
- CAP DE BONNE-ESPÉRANCE.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Chèvres angora empaillées (beau poil, mauvais cuir) ; chèvre (Boer goal) très belles et grandes, empaillées; poil commun, cuir superbe; autruche empaillée. Fat tail sheep à queue énorme, laine très grossière, cuir superbe; mérinos sheep, laine fine, vilain cuir; nappes de fourrures de Cape of Goocl Hope South Africa; tigre, chacal, muskeat springbock (bouc sauteur), bien tannées au mimosa; laines; poil d’alpaga.
- p.29 - vue 35/92
-
-
-
- 30
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- WOMAN’S BUILDING.
- Eventails et écrans en peau teinte.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION DU CAP DE BONNE-ESPÉRANCE.
- Tous les produits exposés sont très beaux et font l’objet d’affaires considérables entre le Cap et Londres.
- Nous sommes obligés de passer par les mains des brokers et de payer tous les frais des docks, plus la surtaxe de pavillon, quand nous voulons acheter les chèvres du Cap nécessaires à la fabrication des maroquins gros grain, article incomparable, mais bien ingrat à fabriquer, la proportion des peaux de choix n’étant guère que de 1 o p. 100.
- C’est avec le mouton à queue énorme et poil grossier, le Fat tail sheep, que les Anglais font avec un tannage mixte leurs fameux gants rouges dits peau de chien.
- Le mouton mérinos, au contraire, qui a une si belle laine, produit un cuir exécrable. Il en est de même de la chèvre angora, dont le poil est soyeux comme du cachemire, et dont le cuir est aussi mauvais que celui du mouton mérinos.
- CEVLAN(,).
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Peaux brutes. — 2 ours, 2 antilopes piquées de blanc.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- Chèvres tannées en fourreau assez bien faites, veau mort-né tanné, veau mort-né tanné en poil, lézard tanné, peau blanche médiocre, veau lissé rouge léger, veau satin, mouton chamoisé, chèvres et moutons noirs, chevrettes mort-nées tannées, chevrettes mort-nées tannées en poil.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION CINGHALAISE.
- Il y a beaucoup d’avenir dans ce pays très riche en matières premières. On sent une direction intelligente.
- Consulter la collection des échantillons.
- p.30 - vue 36/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 31
- CHINE.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- 2 peaux de tigres, 2 panthères, mal préparées.
- Jolis agneaux non frisés, préparés pour fourrures.
- Nappes de fourrure noire mal préparée, ressemblant à du chat.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION CHINOISE.
- Il est étonnant qu’il y ait autant de différence entre la Chine et le Japon. Autant les produits japonais sont remarquables, autant ceux de Chine sont grossiers et mal préparés.
- CORÉE.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- 1 peau de tigre médiocrement passée, 1 peau de panthère assez mal passée.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION CORÉENNE.
- Pays absolument dans l’enfance de l’art.
- Non seulement l’apprêt des peaux exposées est défectueux, mois encore il a été exécuté sur des dépouilles mal faites, qui ne permettraient pas de vendre les peaux brutes à un prix rémunérateur.
- RÉPUBLIQUE DE COSTA-RICA.
- - Peaux de serpent et de crocodile assez belles.
- Belle collection d’oiseaux empaillés.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION DE COSTA-RICA.
- Si l’on peut trouver beaucoup de peaux de serpents et de crocodiles comme celles qui sont exposées, il y aura de quoi alimenter les fabricants de peaux de fantaisie qui se plaignent du manque de crocodiles par suite d’hécatombes trop considérables de ces sauriens.
- p.31 - vue 37/92
-
-
-
- 32
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- CURAÇAO.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- 1 peau chèvre en poil, 3 peaux tannées à l’alun, î peau tannage végétal jaunâtre. Travail très médiocre.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION DE CURAÇAO.
- Encore un pays dans l’enfance de l’art. Sa peau de chèvre en poil était un peu échauffée, ce qui doit donner à réfléchir à ceux qui voudraient essayer cette provenance.
- DANEMARK.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Machine à traire de Jens Vielsens, placée sur une belle vache empaillée. Si c’est là le type des vaches du pays, les cuirs doivent être superbes.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- Cuirs à courroies, peaux travaillées à l’huile, peaux chamoisées. Bottes maroquin sans semelles; fabrication moyenne.
- Vêtements complets en phoque bien faits. Jolies fourrures d’édredon et de plumes diverses;
- MM. Nielsen et Hansen, de Copenhague, et Schroder Bernh, exposent des cuirs dorés pour tentures, et du simili-cuir pour le même usage.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION DANOISE.
- A part les fourrures d’édredon et de plumes, ainsi que les vêtements en phoque, il n’y a rien de remarquable dans cette section.
- ÉQUATEUR.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Peaux mal travaillées en poil, doublées en basane, faites avec des jaguars, loutres de mer, loutres de rivière, caguar.
- M. Nicolas Bueda, de Quito, a exposé des veaux et chèvres chamoisés.
- p.32 - vue 38/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 33
- Il y a aussi : des chèvres tannées et noircies mates, des veaux tannés et noircis mats, 1 chèvre tannée noircie et grainée, médiocres.
- I mouton rouge mat très vilain, 1 peau teinte double face.
- Travail très médiocre, mais permettant d’utiliser les peaux du pays.
- II y a également : des hottes de cuir rouge, des bottines de veau ciré, des bottines de maroquin mat, des bottes de gros cuir grainé verni de qualité assez médiocre, et de jolis tapis en peaux et plumes.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION DE L’ÉQUATEUR.
- Tous ces produits sont assez médiocres, mais ils sont en grande quantité, et il y a déjà des progrès énormes sur ce qui se faisait ou plutôt ne se faisait pas encore en 1889.
- ESPAGNE w.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- L’Espagne expose des outres à vin et des selles bien faites ; de beaux cuirs imprimés et repoussés pour sièges, des veaux Calcutta cirés et prêts à l’être, passables; des veaux d’Europe vernis, cirés, couleur sur fleur grainée et couleur sur chaire comme cirés; des moutons chagrinés à la machine et vernis; des moutons chagrinés couleur et grain phoque couleur de fabrication très ordinaire; de gros cuirs tannés bruts médiocres; de grands tapis de moutons en laine.
- Je n’ai pu prendre qu’un échantillon de gros cuir.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION ESPAGNOLE.
- L’Espagne a fait des progrès considérables depuis 1889, et surtout depuis que nous avons institué notre nouveau régime économique. Elle a de grandes fabriques de chaussures qui étaient alimentées par des produits français et quelle fournit elle-même aujourd’hui, parce qu’elle s’est outillée et s’outille encore pour suffire tant à ses propres besoins qu’à ceux de ses colonies.
- Si l’on tarde encore un peu pour avoir un traité de commerce, l’Espagne et ses colonies nous seront fermées à tout jamais, car la métropole perfectionne de jour en jour sa fabrication qui, heureusement, est encore assez médiocre.
- 3
- Consulter la collection d’échantillons. Comité 28.
- IMPRIMERIE NATIONALE.
- p.33 - vue 39/92
-
-
-
- U
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- ÉTATS-UNIS.
- PALAIS DES CUIRS.
- MM. Henderson (G. M.) and C°, à Chicago(1).
- MM. Henderson et Cie exposent les peaux avec lesquelles ils fabriquent des chaussures très belles et très solides. On voit à leur vitrine des peaux de chèvres et veaux, semblables à celles qu’ils emploient pour fabriquer leurs produits, qui jouissent d’une grande réputation et valent de 1 à 2 1/2 dollars la paire.
- Les chèvres couleur chagrinées sumac ne sont pas bien unies de nuance, mais, par contre, les peaux tannées au chrome, celles à l’huile ou genre dongola sont très belles.
- Voir dans la collection l’échantillon de l’article pour chaussures d’écolier qui valent 1 l'î dollar la paire, soit 2 fr. 5o, et le veau ciré qui sert à faire les chaussures, pour hommes, au prix de 2 dollars i/4, soit 12 fr. 5o.
- Cet article répond à ce qui coûte chez nous de 25 à 3o francs la paire.
- American Oak Leatber Company, à Cincinnati^.
- Splendide exposition de cuirs de bœuf et de vache de tous genres.
- Cuirs à semelles, semelles et talons découpés, contreforts emboutis, tannage au chêne. Bonne fabrication.
- Peaux de vache sciées, travaillées en couleur et chagrinées, pour tapisserie, valant 60 cents le pied carré pour peaux ayant 5o à 52 pieds carrés de surface, soit 5 à 6 pieds de large sur 8 à 10 pieds de long.
- Article superbe, permettant de recouvrir de grands canapés avec un seul morceau. C’est avec ce produit que les Américains remplacent les maroquins pour tapisserie.
- Cette maison scie les peaux avec une perfection inconnue jusqu’à ce jour et dont on peut se rendre compte en examinant dans la collection sa carte d’adresse, imprimée sur cuir d’un quart de millimètre d’épaisseur.
- Elle tire ainsi le meilleur parti possible de ses peaux qui, refendues en deux ou en trois, servent à faire une foule d’articles d’un fini remarquable.
- Cuirs minces pour tentures imitant le chêne ou l’acajou et coûtant 10 cents le pied carré.
- Cuirs à sellerie, vernis des deux côtés de 18 à 20 cents le pied carré.
- Cuirs à sellerie, vernis d’un seul côté à 20 cents le pied carré.
- Il y a également des peaux vernies de couleur, lisses, grainées et quadrillées.
- Cette maison, dont l’immense usine est à Cincinnati (Ohio), a une maison de vente à Chicago, 207-209, Lake Street.
- Elle achète tous ses cuirs à la maison Armour.
- W Consulter la collection d’échantillons.
- p.34 - vue 40/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 35
- C’est l’exposition qui frappe le plus par son importance, son bon agencement et la supériorité de ses produits.
- MM. Barnet (J.-S.) et frères, h New-York(1).
- Veaux couleur, veaux cirés, kangoroo dongola pour chaussures. Belle fabrication; beau finissage; mais le kangouroo dongola repousse énormément, ainsi que Ton peut le voir en examinant les échantillons.
- MM. Bürk frères, à Philadelphie.
- Petites peaux de couleur pour chaussures en veaux, moutons, chèvres, chevreaux, nuances assez bonnes.
- Grande spécialité de chamois blancs et de couleur pour tous usages, .de 4o cents à a 8 dollars 1/2 par douzaine.
- MM. Callery (Jets.} and C°, à Pittsburg (Pa.)(1>. Belle exposition. Cuir à harnais, blanc et noir, de bonne qualité.
- MM. Deford and C°, à Baltimore. Cuirs forts et lissés. Beau cuir.
- The Deylin Leather Â.C., Nichols and C°, 400, Battery Street, à San Francisco (California).
- Selles et ceintures en cuir estampé très bien travaillé. Genre de la fabrication des selles du Mexique.
- M. Delvin ( Thomas), à Arcata (California)
- Cuirs à quartiers de diverses nuances et, comme article curieux, une peau noire pour harnais, restée depuis trente ans au tannage. L’échantillon rapporté étant assez grand pour faire une éprouvette semblable à celles du Ministère de la guerre, j’ai fait un essai au dynamomètre et ai trouvé que la résistance de ce cuir n’était que de 1 kilogr. 862 par millimètre carré de section et 4o millimètres d’allongement, alors que le cahier des charges demande pour 4 millimètres, épaisseur moyenne du morceau essayé, une résistance de 3 kilogrammes.
- M Consulter la collection d’échantillons.
- 3.
- p.35 - vue 41/92
-
-
-
- 36
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- L’allongement était conforme aux conditions imposées.
- On exposait à côté de cette peau une autre peau âgée de vingt-deux ans; originaire de Buenos-Ayres, elle a été exposée à Philadelphie, puis remise en liqueur tannante par J.-A. Bechtel et fils; restée en liqueur pendant cinq ans, elle en était sortie depuis 1882.
- L’essai au dynamomètre a donné une résistance de 2 kilogr. y55 par millimètre carré et un allongement de 33 millimètres, soit une résistance un peu trop faible et un allongement normal.
- MM. Eisendratii (B.-D.) and C°, h Racine (Wis.)(1).
- Fabricants de petites peaux pour chaussures, dont les échantillons prouvent une très jolie fabrication.
- MM. Eisendbath (W. N.) and C°, à Chicago(1).
- MM. Eisendratii (W.-N) and C°, dont j’ai visité l’usine, sont installés d’une manière aussi remarquable que les produits qu’ils exposent.
- Ils travaillent le veau, le kangouroo et le' cheval, et fabriquent des articles très remarquables pour chaussure et pour ganterie, ainsi que le prouvent les 26 échantillons de la collection.
- Ils font des veaux couleur, excessivement unis de nuance, souples et solides, et tous les genres de tannage mixte.
- Ils font avec le cheval des cuirs noirs pour empeignes, des chamois pour ganterie, des peaux blanches remplaçant le mouton, etc., ainsi qu’un produit incassable qu’ils appellent tannage indien enfumé. Ils emploient l’essence de bouleau pour la fabrication de leur veau façon russe.
- MM. Eisendratii and G" ont de nombreuses machines-outils et, entre autres, des machines à mesurer la peau finie, qui ne fonctionnaient pas quand j’ai visité leur usine : c’était, m’ont-ils dit, l’heure du repas.
- Leur exposition était fort belle. Ils y avaient fait figurer un énorme cheval tanné en poil, et un non moins grand d’un tannage mixte à l’huile, qu’ils disent les deux plus grands du monde : c’est bien possible.
- Ils avaient de beaux spécimens de toutes leurs applications de la peau de cheval et des différents genres qu’ils produisent avec du veau.
- MM. En gland and Bryan , à Philadelphie(1).
- Cuir à semelle mi peu creux. Font aussi des veaux à ITiemlock qui n’ont rien de remarquable.
- Leur établissement possède, dit le délégué ouvrier de notre industrie, un bon oulil-
- (0 Consulter la collection d’échantillons.
- p.36 - vue 42/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 37
- lage mécanique ; c’est, sans doute, pour ce motif que leurs articles en cuirs jaunes et noirs pour sellerie ont un beau coup d’œil. Ils font aussi des vernis qui ne sont pas vilains.
- MM. Flaccus (Wm.) and son, à Pittsburg (Pa.). Vitrine très médiocre. Cuirs à harnais et pour sellerie noirs et de couleur.
- MM. Fayerweatber and Ladew, à Philadelphie(lb
- Cuirs à semelles et à courroies de bonne fabrication, tannés à l’écorce de chêne de Tennessee.
- Ont exposé une superbe courroie double, prise uniquement dans la raie de dos et ayant 1 pied de lai'ge et 10,000 pieds 8 pouces de long.
- Ils font aussi des courroies noires imperméables.
- Voici quelques-uns de leurs prix
- Coûts.
- 1 pouce de large........... 10
- 2 pouces................ 2 3
- 3 pouces................... 36
- 4 pouces................... 5o
- 5 pouces................... 63
- Tous ces prix avec rabais de 5o p. 100
- Dollars.
- 10 pouces................... 1.29
- 20 pouces................... 2.84
- 3o pouces................... 4.64
- 4o pouces................... 6.4o
- M. Foerderer (Robert H.), à Philadelphie.
- Possède à Frankford, faubourg de Philadelphie, une usine que j’ai visitée.
- Les proportions de cette usine sont grandioses : on peut s’en faire une idée en considérant qu’une même salle contenait 200 machines à lisser et qu’elle est assez grande pour en contenir 200 autres, qu’on commençait à monter.
- Celte usine peut produire 4,000 douzaines par jour avec 4,000 ouvriers; en temps ordinaire elle en produit 2,000 par jour avec 2,000 ouvriers, mais au moment de ma visite il n’y en avait qu’une cinquantaine à cause de la crise que subissaient à ce moment les Etats-Unis.
- On y travaille la chevrette pour faire le dongola noir et couleur. Ce que les Américains appellent dongola varie beaucoup d’une maison à l’autre : c’est un tannage mixte, d’une solidité vraiment remarquable, qui leur sert à remplacer le chevreau français.
- Le travail est irréprochable et fait complètement à la machine; aucune façon n’est donnée à la main. Les peaux finies sont mesurées à la machine, et la mesure de chacune est inscrite en dessous.
- h) Consulter la collection d’échantillons.
- p.37 - vue 43/92
-
-
-
- 38
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- Au plafond de tous les ateliers est disposé un système de bouches d’eau permettant de tout inonder sous forme de pluie par la simple manœuvre d’un robinet; ces précautions sont très utiles, une grande partie des constructions étant en bois.
- La vitrine de cette maison renfermait des peaux de toutes couleurs, dont l’ensemble formait un beau coup d’œil, et dont la qualité était excellente.
- MM. Frank (S.-H.) and C°, à San-Francisco
- Cuirs pour chaussures, harnais, sellerie et courroies. Bon tannage au bois de chêne ( Oalc wood). Jolis estampages de cuir pour sellerie dont un type est à la collection.
- Gondolo Tannen Company, à Boston(1).
- Assez belle exposition de cuirs à semelles de chèvres, de kangouroo, de boucs et de moutons en croûte tannés en France, ayant, entre autres, la marque Oudin d’Amboise.
- C’est sans doute pour montrer que les extraits Gondolo s’emploient partout. Cette manière de faire s’expliquerait mieux si les extraits étaient à la section des forêts, de l’agriculture ou des produits chimiques, et entourés de produits tannés dans tous les pays du giobe avec lesdits extraits.
- MM. Groetzinger (/.) and C°, à Allegheny-City (Pa.), marque : La Belle.
- Très belle vitrine de cuirs à harnais et à sellerie, bien présentés et ayant très bel aspect. Il paraît que ces cuirs sont tannés très rapidement, soit dans un temps de trois à cinq mois.
- MM. Groetzinger’s (6r. ) sons, à Lancaster (Pa.)^. Tannerie et corroierie.
- Cuir à harnais et à sellerie fort remarquable. Très belle corroierie.
- Bon tannage à l’écorce de chêne qu’ils emploient exclusivement. Ils disent que l’écorce rendue dans leur usine leur revient à i3 doll. 1/2 la tonne, soit 6 fr. 75 les 100 kilogrammes tandis qu’en France la Commission des valeurs de douane a indiqué, pour 1899, 10 francs les 100 kilogrammes.
- M. Hauselt ( Charles), à New-York G).
- M. Hauselt expose des chevrettes et moutons dongola glacés noirs et couleur, ainsi que des agneaux couleur qui, sans être très unis comme nuance, sont assez souples pour attirer l’attention.
- O) Consulter la collection d’échantillons.
- p.38 - vue 44/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 39
- Ses prix sont :
- Dongola glacé noir :
- Cents. Cents.
- iro qualité (le pied carré). 3o 6° qualité 16
- 2e qualité. . ..... 25 7e qualité 14
- 3e qualité 22 8e qualité 12
- 4e qualité 20 9e qualité 10
- 5e qualité 18 10e qualité 5
- Dongola couleur :
- Cents. Cents.
- 1” qualité (le pied carré ). ho 4° qualité 25
- 2e qualité 35 5e qualité 22
- 3e qualité 3o
- Grandes peaux non marché de 25 à \k cents le pied carré, classées par épaisseur en six sortes.
- Une spécialité de la maison est la vachette sciée vernie sur caoutchouc, dont la ire qualité vaut 21 cents, la 2e qualité 19 cents, la 3e qualité 17 cents le pied carré.
- De passage à New-York, j’ai vraiment épuisé tous les moyens pour visiter cette usine qui est à Newark, sur la ligne de Philadelphie; M. Hauselt a refusé à ses amis les plus intimes de m’y autoriser, disant qu’il n’avait rien à gagner à cette visite.
- MM. Kaüfherr and C°, à Newark (N.-J.), tanneurs et corroyeurs.
- Articles de fantaisie bien présentés et amusants : Alligators, lézards de Java, crocodiles de Java, Mamtee ou Sea Cow, vache marine.
- Boa Murina et caméléon de l’Amérique du Sud, très bien travaillés.
- Belles impressions de grain de phoque et de grain de crocodile sur cuirs sciés.
- Tous ces produits conviennent pour les spécialistes comme Tiffany et pour les fabricants d’articles de voyage.
- Lambeau Leather Company, à Chicago(1).
- Cette maison belge, dont j’ai visité la très remarquable usine, a fait une très belle exposition de bons produits, bien faits, consistant en veaux et chèvres noirs et de couleur, travaillés au gambier en façon dongola. Ils font aussi des veaux façon kangouroo.
- Leurs prix sont les suivants :
- ire qualité (le pied carré)............................................. 17 cents.
- 2e qualité.............................................................. i5
- 3e qualité........................................................... 13
- (l) Consulter la collection d’échantillons,
- p.39 - vue 45/92
-
-
-
- 40
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- Tous leurs ouvriers sont allemands et gagnent de 6 à 12 dollars par semaine.
- Il y a chez M. Lambeau une bonne installation mécanique : des machines à égra-miner, à écharner, à fouler, à mettre au vent, à refendre, à lisser, à estréquer, à mesurer, à drayer.
- J’ai constaté que cette dernière n’empêchait pas la présence d’un grand nombre de drayeurs, d’où je conclus quelle ne peut tout faire.
- MM. Lambeau et C‘\ avaient une exposition de chèvres et de veaux couleur de toute beauté.
- M. Levor (Gustave), à Gloversville (N.-Y.).
- Expose des peaux de chèvres et de veaux pour chaussures d’une excellente fabrication en dongola. Nous avons remarqué les articles appelés par lui :
- Kangoroo et Kangroo, Braziî Goat skin, Spanish Goat skin, Italian Goat, German Heberling, Tampico Goat, Mexique Servian Heberling. Ils doivent tous faire un excellent usage.
- MM. Moffat David and C°, à New-York.
- Exposent dans une très grande et très belle vitrine des cuirs en croûte tannés par eux à Irongate (Va.) et à Landisburg (Pa.); dans une brochure distribuée aux visiteurs sont expliquées toutes les qualités du cuir Moffat qui est, du reste, très bien tanné.
- Leur corroierie est également très bonne et ils ont un bel assortiment de cuirs noirs, jaunes et blancs pour sellerie.
- MM. Mooney ( W.-W.) and sons, à Columbus (Ind.)(1L
- Ont une très belle exposition d’excellents cuirs pour sellerie, jaunes, noirs et de couleur naturelle. C’est une maison de premier ordre, dont le représentant m’a donné les renseignements suivants :
- Tannage exclusif à l’écorce de chêne qui vient du centre, Kentucky, Virginie et Tennessee : elle coûte 9 dollars la charrette de deux tonnes, soit 2 fr. 25 les 100 kilogrammes. Le tannage coûte 20 p. 100 de plus qu’à l’hemlock, et le cuir a moins de poids; donc, prix de revient plus élevé, mais meilleure nuance, qualité supérieure, et facilité d’exporter.
- Ces prix, sensiblement plus bas que ceux donnés par G. Groetzinger’s Sons, de Lancaster, peuvent servir de base pour comparer le prix de revient de la tannerie aux Etats-Unis et en France; les écorces ont valu ici, en moyenne, 10 francs les 100 kilogrammes, en 1892, soit cinq fois plus cher.
- Consulter la collection d’échantillons.
- p.40 - vue 46/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 41
- Pfister and Vogel (Leatuer Company),
- à Milwaukee (Wisconsin).
- Jolie vitrine de peaux noires et couleur pour chaussures, de peaux de vache pour tapisserie; travaillent aussi le veau et Je cheval.
- Il m’a été impossible de toucher les produits exposés.
- M. Ripmann (C. 4.), à Millerstown (Pa.)(1).
- Expose des bœufs et vaches lissés. Appelle son cuir le Celebrated Jewel scoured Oak Bachs, Texas and slaughter Oaîc sole.
- Il est très bien tanné, mais ce n’est pas du chêne seul qu’il emploie, il y a mélange d’hemlok.
- La corroierie de ses produits est très bonne, ainsi qu’on peut s’en rendre compte en regardant le morceau de cuir gravé, qui est à la collection.
- MM. Sharp, Clarke and C°, à Chicago
- Fabriquent le Kangola qu’ils exposent dans un très beau pavillon spécial, situé en face l’exposition allemande, où Ton voit des peaux entières noires et couleur, et une vitrine de chaussures fabriquées.
- Le kangola n’est autre que de la chèvre ou du kangouroo, fabriqué par un procédé genre Dongola, et que le fabricant appelle : a light, artistic, soft, durable leather.
- Il est vrai que les peaux exposées qui sont à la portée de la main sont très souples, d’un excellent toucher, d’un assez beau noir et que celles en couleur ont une grande variété de nuances ; c'est une nouvelle et bonne incarnation du tannage mixte.11
- M. Smith Hugh, à Newark (N.-J.).
- Superbe exposition de vaches vernies noires et de couleur pour chaussures et capotes de voitures ainsi que de peaux grainées pour tapisseries et garnitures de voitures. Ce sont des articles du genre de Y American Oale leather Company, de Cincinnati.
- Toutes les peaux exposées provenaient d’abats de Chicago.
- MM. Smith"s (Lyman) sons Company, à Norwood (Massachusetts)(1).
- Exposent des maroquins, des chèvres, des moutons et des veaux couleur pour reliure , pour meuble et pour doublure.
- Consulter la collection d’échantillons.
- p.41 - vue 47/92
-
-
-
- 42
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- Iis ont de l’imitation kangouroo, du glazed Persian kid, du Bull Persiàn kid, en grain long, en glacé et en chagriné.
- A côté d’articles très bien faits, comme les veaux lissés de couleur naturelle et d’épaisseurs diverses pour reliures, se trouvent des articles d’une corroierie très défectueuse.
- Il y a infériorité notable sur l’article français, mais les progrès faits depuis 1889 sont si considérables qu’il faut y prendre garde.
- MM. Smoot (C. C.) and sons, à Alexandria (Va.)(1h Cuir tanné au chêne, pour semelles et courroies. Bonne fabrication.
- MM. Swift and Company, à Chicago.
- Une des plus fortes maisons des Stock-Yards qui, pour montrer l’excellence de sa dépouille, expose des cuirs secs en poil et des cuirs fabriqués, des ouvrages en cuir et des sièges garnis avec des vaches maroquinées très réussies.
- C’est cet article qui fait la grosse concurrence au maroquin et a sur lui l’avantage de se trouver par morceaux ayant jusqu’à 52 pieds carrés.
- Les abatteurs de bestiaux ont tous tendance à se substituer aux tanneurs ainsi qu’on le verra dans le chapitre sur les Stock-Yards.
- MM. Trostel (Albert) and sons, à Milwaukee (Wisconsin).
- Vaches et veaux cirés, croûtes cirées remarquables par la beauté du finissage fait avec la Blaking machine.
- Usine que le manque de temps m’a empêché d’aller visiter à Milwaukee.
- Walker-Oakley Company, à Chicago
- Ont une usine que j’ai visitée sous les auspices de MM. Leven et Simon Ullmo qui leur ont montré leurs usines en France.
- Fabriquent-les veaux pour chaussure et emploient uniquement le tannage à l’hemlock. Ils payent l’hemlock 8 dollars et demi la tonne, soit 4a fr. 5o les 1,000 kilogrammes et fabriquent par jour i,5oo peaux lourdes et i,5oo peaux légères.
- L’usine est située sur le bord de la rivière et toutes les marchandises sont déchargées mécaniquement avec le minimum de main-d’œuvre.
- Les ouvriers sont tous allemands et travaillent avec une assiduité remarquable. On se sert de machines pour égraminer et pour mettre au vent.
- La machine qui sert à égraminer est dérivée de la machine Molinier et la mise au vent est faite avec la machine Fitz Henry.
- M Consulter la collection d’échantillons.
- p.42 - vue 48/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR. 43
- Je n’ai pas vu faire le dépoilage, car on ne m’a laissé voir qu’une faible partie de l’usine, mais je le crois fait mécaniquement.
- Les peaux exposées par cette maison, tant en ciré qu’en couleur, sont très belles, mais l’encollage des veaux cirés sur chair ou satin, noircis sur fleur, qui est très brillant, leur donne une fermeté au toucher que nos fabricants français évitent le plus possible.
- Western Tannery and Glove Works, à Chicago.
- Exposition très curieuse de gants de travail, renforcés de bandes d’acier et faits spécialement pour tous les genres d’industries où il est intéressant de protéger la main du travailleur.
- La peau employée est le cheval chamoisé ou le cheval tanné à l’huile dont on peut voir des types dans la collection d’échantillons.
- Les agents pour la vente de ces très intéressants produits sont MM. Liltauer Rro-lliers, 520 Rroadway (New-York).
- Zourlant (Herman), Leather Company,
- à Milwaukee (Wisconsin)
- Ces messieurs qui ont eu la gracieuseté de m’offrir de visiter leur immense usine de Milwaukee (Wisconsin) où le manque de temps m’a empêché d’aller, avaient une très belle exposition qui était la plus pratique de toute la section, car ils avaient, outre les peaux suspendues, des douzaines ouvertes avec tables et comptoirs pour les examiner et les feuilleter. Us donnaient toute latitude pour couper ot prendre des échantillons et exposaient des chaussures faites avec leurs produits en indiquant les prix desdites et les noms des fabricants.
- Ces chaussures étaient fort belles et des gens dignes de foi m’ont affirmé que même l’article à 1 dollar la paire était d’une grande solidité ainsi que je le croyais, du reste.
- On remarquait parmi les peaux exposées :
- Les veaux cirés façon française, les veaux velours et les veaux satin, qui étaient très beaux, les croûtes refendues, cirées, noircies et encollées à la machine, les kangouroos noirs mats et les veaux façon kangoroo, les cuirs à'harnais, les quartiers couleur cuir russe, les cuirs à empeigne, les cuirs jaunes pour guêtres.
- PALAIS DE L’ÉLECTRICITÉ.
- Je n’ai pas trouvé trace de tannage électrique au Palais de l’Electricité. Par contre, il s’y trouvait de belles expositions de courroies, mais moins importantes qu’au Palais des Machines.
- (1) Consulter la collection d’échantillons.
- p.43 - vue 49/92
-
-
-
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- U
- Les principaux exposants étaient :
- Chicago Belting Company, à Chicago.
- Graton and Knight Mandfacturing Company, à Worcester (Massachu-
- MM. Groetzinger (A.) and son, à Allegheny City (Pa.).
- Ces derniers ont exposé du cuir à courroies assez creux, genre un peu amadou, cpi’on peut voir à la collection, et des pignons d’engrenage en cuir comprimé qui sont très curieux. Ces pignons sont fabriqués comme les cônes à friction des essoreuses, mais ont des joues en cuivre sur les faces extérieures. Ces deux joues sont, ainsi que les morceaux de cuir, traversées par de fortes broches en cuivre rivées des deux côtés.
- Ces engrenages ont une marche très douce et sont absolument silencieux.
- Chas. Munson Belting Company, à Chicago.
- Page Belting Company, à Chicago, dont nous parlerons aux Machines.
- Chas. Schieren and Company, à Chicago.
- Tous sont heureux de l’extensioù des agencements électriques qui leur a créé des débouchés nouveaux.
- Le cuir est moins beau que le nôtre, mais les courroies en service fonctionnent bien.
- PALAIS DES MACHINES.
- Le cuir était surtout représenté au Palais des Machines par les courroies.
- Les principaux exposants américains étaient :
- MM. Alexander brothers, à Philadelphie. *
- American Leather Link Belt Company, à Chicago.
- Chicago Rawhide Manufacturing Company, à Chicago.
- Page Belting Company, à Chicago.
- MM. Preston (E. B.) and C°, à Chicago.
- Toutes ces usines, généralemens importantes et principalement la Page Belting G0, de Concordia, exposaient de belles courroies dont le cuir n’était pas aussi beau que celui des exposants français, mais qui devait, néanmoins, faire un bon service.
- C’est la Page Belting C°, qui avait fourni deux courroies à 3 plis de 72 pouces de large qui transmettaient en tandem les 3,ooo chevaux de l’énorme machine à quadruple expansion Reynolds, construite par la Compagnie d’Edouard Allis, à Milwaukee.
- p.44 - vue 50/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 45
- Ils ont une autre courroie de 102 pouces de large et de 2o3 pieds de long en trois épaisseurs qui a employé 569 peaux de bœuf.
- Leur presse hydraulique Mammouth, fabriquée par Watson et Still-mann, leur permet de faire de semblables collages. Sa pression est de 700,000 livres.
- MM. Osborn and C°, à Chicago.
- Ces fabricants de machines à coudre et à broder faisaient des gants devant le public et les vendaient à raison de 2 dollars la paire. Ils paraissaient solides et assez bien faits.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- OBJETS EN CUIR.
- Objets fabriqués en cuir et assez bien faits, savoir : cuir repoussé pour fonds et dossiers de chaises, chaise en cuir ciselé à la main, appareil photographique en cuir, tabouret en cuir ciselé.
- FOURRURES.
- La maison Geo, C. Treadwell and C°, société très importante au capital de 1 million de dollars,qui a deux établissements à Albany (N. Y.) fondés, l’un en i832 , l’autre en 1890, un à New-York fondé en 1870, un à Ne-wark (N. J.), prépare et teint les fourrures de toutes sortes et spécialement les peaux de loutre.
- Cette maison, non contente d’exposer des loutres à tous les degrés de la fabrication, a des ouvriers qui, sous les yeux du public, font l’éjarrage et la mise en couleur, que nous appelons lustrage, en plusieurs passes; c’est un démenti formel aux dires de certaines personnes qui prétendent que les Américains ne savent pas préparer les fourrures.
- Par contre, les fabricants de fourrures confectionnées, tels que :
- MM. Liebs (H.) et Cie, de San Francisco; Burkhardt (A. E.) et Cie, de Cincinnati (0.); Shayne et Cie, de New-York; Gunther’s (C. G.) Sons, de New-York, exposent des vêtements qui ont des formes peu élégantes et ne valent pas les nôtres.
- La maison Guntber’s Sons a une exposition très importante d’animaux empaillés et de produits indiens. Elle distribue des brochures où se trouvent les dessins et la description de tous les animaux à fourrure.
- p.45 - vue 51/92
-
-
-
- 46
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- WOMAN’S BUILDING.
- Mrae Hasbrouke (Mary), à New-York. —Jolis échantillons de cuir ciselé; genre de fabrication du Mexique.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION AMÉRICAINE.
- Les Etats-Unis ont fait de très grands progrès dans la fabrication des cuirs depuis 1889.
- Le grand talent des tanneurs américains est de prendre tous les genres dans leurs grosses peaux, qu’ils scient avec une grande délicatesse. Ils ont des machines si précises, qu’ils enlèvent des fleurs d’un quart de millimètre d’épaisseur sur lesquelles ils font tirer des impressions et des gravures d’une grande netteté.
- C’est tout simplement merveilleux, ainsi qu’on peut s’en rendre compte en regardant dans la collection d’échantillons, les produits de I’American Oak Leather Company, de Cincinnati.
- La peau est ensuite sciée en deux ou en trois sur son épaisseur : le côté fleur, qui n’est qu’effleuré, fait une fleur de toute beauté, et le côté de la chair fait une belle croûte.
- Les Américains font ainsi des peaux à tapisserie, à chaussures, des vernis, etc., et quand ils soumettent le cheval au meme traitement ils en font des peaux pour empeignes, genre veau satin, des chamois pour gants, et même des peaux blanches remplaçant le mouton à l’alun que l’on fait en France.
- Ils tirent un bon parti de la peau de kangouroo, qui sert à faire des chaussures de luxe et joint à une grande souplesse une grande solidité.
- Us remplacent le chevreau glacé français par leur fabrication de Don-gola qui, depuis 1889, a fait de grands progrès et avec lequel ils font d’excellentes chaussures.
- Contrairement à la croyance générale en France, les gros cuirs tannés par les Américains le sont surtout à l’écorce de chêne qui leur coûte très bon marché; on emploie bien l’hemlok, mais surtout pour les veaux, et l’on supposait qu’au contraire ils n’employaient l’écorce de chêne que pour les veaux.
- La fabrication américaine ne vaut pas la nôtre pour bien des articles, mais a le grand mérite, à cause des bas prix des cuirs, des matières tan-
- p.46 - vue 52/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 47
- nantes et du bon outillage, d’être bon marché, d’une qualité suffisante et de permettre d’établir à bas prix des chaussures qui feront concurrence à celles de nos fabricants.
- GUINÉE ANGLAISE.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- ^ Animaux empaillés : chats sauvages, serpents, fourmiliers, marcassins, armadillos, vache marine, tigre, tapir, crocodile, iguane, oiseaux à beau plumage rouge, cok of the rock, vautours, pélicans, vampires, singes de toutes sortes. Peaux de singes.
- Peaux travaillées : peau de chèvre tannée blanche brute, à l’alun ; peau de pionnier tannée, tannage rouge, noircie; peau de pionnier tannée, tannage rouge , mise en couleur, g. 1.
- Il y a quelques peaux enfermées sous clef qui paraissent bien faites.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION DE LA GUINÉE ANGLAISE.
- Pays d’avenir, où l’on sent l’intelligente direction anglaise qui est arrivée à faire des Indes le pays de la peau par excellence. C’est par centaines de millions que l’on peut compter cette production à Bombay et à Madras.
- U est même fort étonnant que l’Angleterre n’ait pas exposé une seule peau de provenance indienne.
- HAITI.
- La République de Haïti expose, dans son pavillon spécial, des cuirs et des articles de sellerie, sur lesquels il n’y a pas grand chose à dire.
- IDAHO.
- r
- On trouvait dans le pavillon de cet Etat, construction rustique formée de troncs d’arbres, des peaux d’animaux et des scalps pris aux Indiens.
- On voit encore là quelques types de la fabrication indienne, si curieuse et si parfaite. -
- p.47 - vue 53/92
-
-
-
- 48
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- ITALIE.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- Gants glacés et suède de Edward Garginio, de Naples. Fabrication fort médiocre.
- Le prix le moins élevé de ce fabricant, pour des gants d’une solidité suffisante pour être portés, est, pour des suèdes à quatre boutons, de 18 francs la douzaine.
- Il y a encore à Naples un fabricant faisant des gants de i o à 12 francs la douzaine de paires.
- MM. Mora frères, à Milan. — Peaux imprimées pour meubles.
- Superbe exposition de cuirs repoussés et dorés pour tentures et tapisseries.
- Les impressions sont faites d’une manière remarquable, et les dessins sont très réussis.
- Il y en a de tous styles; l’impression estvfaite avec des machines allemandes.
- Il y a trop de dorures et l’ensemble est criard, quoique la fabrication soit remarquable.
- Je n’ai pu trouver les expositions de MM. Chapot (Giovanni), de Turin, ni celle de MM. Fornari et Giuseppe Mazza, portées au catalogue.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION ITALIENNE.
- L’Italien cherche toujours ce qui brille; pour lui, la qualité est secondaire. Aussi ses gants sont-ils exécrables. Nous en achetons quelques-uns pour l’exportation.
- Ses articles imprimés sont trop voyants, mais, néanmoins, d’une bonne exécution.
- L’Italie n’a pas fait de progrès depuis 1889.
- JAMAIQUE(1).
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Deux échantillons de cuira semelles de tannage foncé, mais bon.
- Ce tannage est fait avec l’écorce du Bucida Buceras, communément appelé olivier sauvage.
- h) Consulter la collection d’échantillons.
- p.48 - vue 54/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 49
- C’est un arbre natif de l’Ouest des Indes et de Panama, qui atteint de 20 à 3o pieds de haut. Les feuilles sont arrondies au bout des branches, les fleurs sont sans pétales, ont des graines petites d’un quart de pouce, et sont couronnées d’un calice persistant.
- Le bois est employé par les ébénistes. L’écorce est très riche en tannin et employée pour tanner le cuir à semelles.
- Il y a également du gros cuir assoupli, genre molleterie, qui est préparé au dividivi.
- Le dividivi, ou plutôt le Cœsalpinia Conaria, est natif de l’Ouest des Indes et de l’Amérique tropicale. C’est un petit arbre difforme aux feuilles deux fois pennées. Il a des fleurs blanches odoriférantes et comme graine une cosse unie courbée.
- Il pousse dans les endroits les plus chauds et les plus secs. C’est la cosse qui est très riche en tannin. Elle est très peu exportée.
- Si on laisse les cosses en tas, elles fermentent. On peut empêcher cette fermentation en les brisant ou en en faisant un extrait lorsqu’elles sont fraîches.
- L’Angleterre en importe par an ô,ooo tonnes, contre 1 2,000 de sumac; mais elle est en voie de l’employer à la place du sumac, qui coûte plus cher.
- L’on recommande la culture du dividivi dans les marais salants. Il pousse très bien dans les eaux saumâtres.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- Gros cuirs tannés en croûte. Gros cuirs préparés pour semelles. Tannage foncé.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION DE LA JAMAÏQUE.
- Il faut que les matières tannantes de ce pays soient d’une qualité admirable pour que des cuirs aussi mal travaillés soient d’assez bonne qualité.
- Il y a donc grand intérêt immédiat à les étudier et à examiner à quel prix on peut les importer en France.
- JAPON(,).
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Oiseaux empaillés.
- (0 Consulter la collection d’échantillons.
- Comité 28. h
- IMPRIMERIE NATIONALE.
- p.49 - vue 55/92
-
-
-
- 50
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- PALAIS DES CUIRS.
- Le Japon est représenté par dix exposants, presque tous de Tokyo ou de Osaka. Tl a envoyé une superbe exposition, restreinte, il est vrai, mais ne comprenant que des articles irréprochables : cuir à semelles, un peu foncé, mais d’excellente qualité; cuir à courroies de bonne fabrication ; veaux grainés et cirés de bonne qualité ; vachettes fauves et teintes grai-nées et unies.
- Très belles fourrures. Chamois unis et décorés de sujets variés.
- Splendide collection de peaux imprimées en relief, à décors variés enrichis de dorures.
- Les Japonais sont arrivés à faire sur peau des impressions en couleur d’un fini et d’un nuancé admirables, bien supérieurs à tout ce qu’on a fait sur étoffe jusqu’à ce jour.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION JAPONAISE.
- Exposition simplement admirable à tous les points de vue. Les Japonais font des pas de géants, et là où d’autres pays font des à peu près, ils ont atteint la perfection.
- Nous n’avons donc aucune chance d’exporter dans ce pays, mais devons craindre sa concurrence très dangereuse, vu le bon marché de la main-d’œuvre.
- JOHORE.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Malay Peninsulal. — Un serpent boa brut très long; un tigre très mal passé en poil.
- LIBERIA.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Peaux brutes : crocodiles, panthères, loutres, fauves divers de petite taille. Petit hippopotame, tapis de panthères, soufflet, poires à poudre, sachet en peau tannée en poil. Sous-vitrine : petits sacs en cuir rouge tanné ou parcheminé.
- Vêtement en peau de singe avec masque en bois, vêtement formant étole
- p.50 - vue 56/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 51
- en peau de panthère, vêtement en peau de panthère avec casque à long poil.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION DE LIRERIA.
- Ce pays est très riche en peaux brutes qui paraissent être d’une bonne dépouille. On pourrait s’y procurer des matières premières.
- MEXIQUE.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Peaux brutes : crocodiles, chèvres, gazelles, bœufs, sangliers.
- Tous ces cuirs sont de bonne qualité et soignés comme, dépouille et comme sèche.
- PALAIS DES CUIRS(l).
- Exposition très remarquable.
- Gros cuirs en croûte tannés, schippés, soit cousus en outres à la flotte, autrement dit, tannés par endosmose. Cuirs à semelles. Vachettes. Chèvre grai-née. Mouton en croûte bien tanné. Peau sciée. Mouton corroyé vert et rouge; mégis ; mouton tanné, lissé. Bouc gros grain noir, admirablement bien fait. Basane marbrée, dite racine, pour reliure. Chevreau mégissé bien fait. Agneau mégissé assez bien. Mouton scié médiocre et peaux chamoisées faites d’une manière tout à fait remarquable. 11 en existe en toutes nuances, et avec des dessins de toutes sortes pour faire des vêtements complets.
- L’on voyait aussi un bel assortiment de peaux d’ours, de tigres et autres, préparées en fourrures.
- PALAIS DES jAI ACHEVES.
- Deux machines pour la tannerie : Tune à écharner, avec étires montées sur palettes, l’autre pour moudre les écorces et autres matières tannantes.
- PALAIS DES ENGINS DE TRANSPORT.
- Selles et harnais en cuir découpé et ouvré, avec fleurs en relief. Vêtements de chamois, décorés avec cuir repoussé.
- W Consulter la colleclion d’éclianlillons.
- h.
- p.51 - vue 57/92
-
-
-
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- Il y en a aussi avec broderies de couleur; le tout est très remarquable.
- La sculpture des cuirs vient d’Espagne où elle a été introduite par les Maures à la suite de leur invasion au v° siècle.
- Les Espagnols disent que la création de ce genre de travail remonte aux Egyptiens, qui l’auraient introduit au Maroc par émigration; il est toutefois certain que les Maures appliquèrent ces sculptures aux selles, harnachements, malles ou coffres et meubles, surtout aux fauteuils très employés dans les monastères, qui abondaient en Espagne pendant leur domination.
- La sculpture sur cuir se faisait autrefois avec des matrices en bois très dur, sur lesquelles on emboutissait les cuirs à l’aide d’un maillet : on leur donnait ainsi ces empreintes en relief si variées dont on voit des spécimens dans les musées de l’Escurial en Espagne, du Louvre et de Cluny à Paris, et dans les musées de tous les pays.
- Ces objets ont, en plus de leur valeur comme ancienneté, un véritable mérite artistique.
- Les Espagnols, en découvrant l’Amérique, ont développé ce genre de travail sur cuir dans les contrées où l’usage de la selle et du harnachement se répandait le plus : c’est pourquoi la sculpture des cuirs se fait toujours au Mexique, à la République Argentine, au Chili, soit dans toutes les parties de l’Amérique.
- Cette fabrication s’exécute aujourd’hui de deux manières : soit à la main avec des matrices et des emporte-pièces en acier, en se servant de maillets de poids différents, — et l’on voyait à Chicago dans les sections mexicaine, américaine, brésilienne, des spécimens de ce genre d’ouvrage d’une finesse remarquable, — soit en emboutissant le cuir au moyen de presses ou de cylindres gravés. C’est par ce procédé que sont préparésies cuirs pour sièges et pour/ameublement de la section des Etats-Unis.
- WOMAN’S BUILDING.
- Pension de secodks. — Tapis de table avec applications en cuir. C’est un travail très soigné.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION MEXICAINE.
- Le Mexique, qui a sur place la matière première dont il alimente les usines des Etats-Unis, tant en chèvres qu’en autres peaux, est très riche en matières tannantes.
- Il fabriq ue lui-même beaucoup d’articles d’une manière remarquable,
- p.52 - vue 58/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 53
- les chamois, par exemple; aussi en est-il arrivé à tirer bien peu d’articles de France, et cela diminuera de jour en jour. Il est heureux qu’il ne fasse pas du tout certains genres.
- C’esl le seul pays qui, dans le Palais des Machines, ait exposé des machines pour travailler les peaux. Elles n’ont rien de remarquable, mais c’est un indice d’une grande valeur qui nous indique comment ils agencent leurs usines et qui prouve que, malheureusement, bon nombre de nos fabricants sont moins bien montés qu’eux.
- MISSOURI.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Hibou et autres oiseaux dont nous n’utilisons pas encore les peaux autrement que pour les apprêter avec leurs plumes pour la toilette des dames.
- NEBRASKA.
- PALAIS DES ÉTATS-UNIS.
- Tentes des Indiens. Buffles empaillés. Oiseaux, etc.
- Ne méritant aucune mention spéciale.
- NORTH DAKOTA.
- Dans le pavillon de cet Etat, une carte indique les centres de l’élevage des moutons,boeufs, chevaux, etc.; mais il n’y a aucun type de ces animaux ni aucun échantillon de leurs dépouilles.
- NORVÈGE.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- Belles peaux de phoques et d’animaux marins préparées en fourrures. Cuir de phoque. Peaux de veaux et de moutons.
- WOMAN’S RUILDING.
- Mlle Marie Barth, à Christiania, a exposé des étuis à ciseaux et autres menus objets en peau, d’un joli travail.
- p.53 - vue 59/92
-
-
-
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- 5A
- Mlle Oléa Barth, à Christiania, exposait des portefeuilles et cadres en peau.
- Mmo Blehr, à Christiania, a exposé des dorures sur cuir.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION NORVÉGIENNE.
- Il n’y a de bien cpie les fourrures et les petits ouvrages de maroquinerie. Le tannage et la préparation des peaux travaillées pour le cuir est à peu près nul.
- On prépare, néanmoins, quelques cuirs à l’huile.
- NOUVELLE-GALLES DU SUD.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Les laines en occupent la plus grande partie. On en voit de brutes, de cardées, de peignées, de filées, formant des colonnes et des arcades.
- On voit aussi des dessins de moutons.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- MM. J. Forsyth and Son, à Sydney. — Cuirs forts pour semelles.
- MM. Farleigh Netthein et C10, à Sydney. — Cuirs forts pour semelles. The Bond Eucalyptus oïl C°, à Sydney. — Huile d’eucalyptus. Peaux de kangouroos et de chats sauvages.
- WOMAN’S BUILDING.
- Miss Singleton et Miss Wensly ont exposé du cuir repoussé.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION DE LA NOUVELLE-GALLES DU SUD.
- On ne doit considérer jusqu’à ce jour ce pays qu’au point de vue de son exportation de laines et de peaux en laine; mais il est certain qu’au bout d’un certain temps, il emploiera son mimosa pour préparer ses peaux.
- p.54 - vue 60/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 55
- RÉPUBLIQUE D’ORANGE(1).
- (SOUTH AFRICA.)
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Laines brutes et lavées.
- Peaux brutes: moutons en laine, peaux de serpents, peaux de gazelles blesbocks.
- Peaux travaillées: chèvre angora passée en poil, chèvre angora tannée, blesbock hide tanné, angora verni, calf skin tannée, sheep skin tannée.
- APPRÉCIATION SUR LA RÉPUPLIQUE D’ORANGE.
- Pays d’un grand avenir; les peaux brutes sont belles et les peaux travaillées assez médiocres ; mais il faut considérer qu’il ne fait que commencer la fabrication.
- PARAGUAY.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Articles très remarquables.
- Tannerie allemande de Rodolfo Kunze, à Ascencion. — Peaux de crocodiles et de serpents admirablement bien tannées. Très joli travail. Un fourmilier passé en poil. Beaux veaux cirés. Moutons et maroquins noirs mats.
- Très belle fabrication.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION PARAGUAY.
- Les produits exposés sont parfaits. Il est impossible de faire mieux.
- Ont-ils été réellement faits à Ascencion?
- RUSSIE(1).
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Laines en suint et lavées. Astrakan noir. Agneau frisé blanc. Chèvres en poil.
- 0) Consulter la collection des échantillons.
- p.55 - vue 61/92
-
-
-
- 56
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- PALAIS DES CUIRS.
- La Russie, que l’on pourrait croire le pays du cuir par excellence, vu sa renommée universelle, expose surtout du caoutchouc dans le Palais des Cuirs.
- La Russian American India Rubber Cie, de Saint-Pétersbourg, occupe la plus grande place, et expose une collection complète des produits manufac-turables en cette matière. Est-ce que nos amis les Russes n’ont pas plus de confiance dans l’imperméabilité de ce produit américain que dans celle de leurs cuirs? C’est probable, car l’examen de leurs produits permet quelques critiques.
- Ils emploient les écorces de chêne et de bouleau pour le tannage et obtiennent de gros cuirs pour semelles généralement bons.
- Leurs articles spéciaux pour sellerie tant tannés que hongroyés, dont on peut voir des types dans la collection ci-jointe, sont très bons.
- Ils font des cuirs lissés, des cuirs à sellerie jaunes, rouges, noirs, bien fabriqués.
- Leur article vachette rouge à grain d’orge est toujours de très bonne fabrication : c’est bien là le cuir de Russie par excellence.
- Les peaux pour empeignes sont d’assez bonne qualité et cl’une bonne corroierie.
- Les chamois pour ganterie faits avec de la peau de renne, exposés par la maison Kosloff, de Moscou, sont un article tout à fait exceptionnel comme beauté et comme qualité. Ces chamois, d’une souplesse surprenante, sont d’une solidité à toute épreuve : c’est un article qu’il serait à souhaiter de voir employé pour les gants de nos officiers.
- On trouve à la section russe des articles d’ameublement et de divers usages faits en mosaïque de cuir de couleur qui sont d’un travail remarquable.
- Par contre, la plupart des veaux couleur unis cassent comme du verre dès qu’ils sont pliés à angle droit : c’est un défaut très grave que l’application de l’essence de bouleau, employée pour solidifier et imperméabiliser les cuirs, ne doit pas empêcher.
- Il n’y a pas que des chaussures en caoutchouc à cette section; quelques bottiers et, entre autres, DYCHKoetfils de Saint-Pétersbourg, Snamenskaya , exposent des produits très remarquables par leur bonne confection et leur légèreté. Ils ont, entre autres, des bottes garnies de fer à 2 0 roubles la paire et des bottes extra-hautes d’une légèreté surprenante, à q5 roubles la paire.
- p.56 - vue 62/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 57
- Ces prix sont très élevés, mais s’ils sont majorés pour la vente des droits de douane américains, cela les diminuerait notablement pour nos chasseurs français.
- La tannerie russe donne un bon exemple à la tannerie française en exposant des plaques de colle fabriquées par des tanneurs, qui échappent ainsi à l’exploitation dont sont victimes les tanneurs français qui, s’ils ne se syndiquent pas, en viendront à avoir plus d’avantage à faire de l’engrais avec leurs déchets.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- M. Grünwaldt, à Saint-Pétersbourg. — Immense exposition de fourrures et tapis d’animaux de tous pays, travaillés en tous pays.
- C’est plutôt l’exposition d’un très gros négociant que celle d’un fabricant.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION RUSSE.
- Réputation un peu surfaite. Quelques articles bien travaillés; mais il ne se fabrique en Russie que quelques genres. Nous pouvons y vendre beaucoup de nos produits.
- Les Russes aiment le beau et le bon : il faut les livrer consciencieusement, si l’on veut s’implanter sur leur marché.
- SIAM.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Superbes cornes de cerf qui font supposer qu’il y a des cerfs en ce pays. La peau de cerf est excellente pour faire du chamois, mais il doit y avoir d’autres quadrupèdes intéressants.
- L’Exposition n’en possédait aucun spécimen.
- SUÈDE.
- PALAIS DES MANUFACTURES.
- Deux fabricants de Stockholm exposent des cuirs estampés pour sièges.
- Un troisième, de Wescio, en expose qui sont imprimés et dorés pour reliure et couverture d’albums.
- p.57 - vue 63/92
-
-
-
- 58
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- PAVILLON NATIONAL.
- MM. D. Forssells Soner et Cie, à Stockholm. —Belles fourrures. Tapis et nappes en fourrures de toutes sortes. Manteaux pour dames en loutre de mer, agneau de Perse, astrakan, petit-gris de Sibérie, de velours garnis de fourrures et passementerie.
- Manchons, boas et pèlerines. — Zibeline de Russie, phoque, martre, renard bleu, argenté blanc, hermine, grèbe.
- Pardessus pour hommes en loutre, agneau de Perse, astrakan, ventre de martre de Suède, castor, petit-gris.
- Calottes, bonnets, chapeaux.— Phoque, castor, martre, agneau, grèhe.
- WOMAN’S BUILDING.
- Miss Lydia Lindrerg, à Stockholm. — Portefeuille en cuir estampé.
- Miss Gustava Menkow , à Stockholm.—Cuir estampé et couverture de bihle.
- Miss Marianne Nordquist, à Stockholm. — Portefeuille en cuir repoussé.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION SUÉDOISE.
- Très belle exposition de fourrures qui sont bien apprêtées et confectionnées avec assez de goût.
- L’exposition des cuirs estampés pour sièges et estampés avec dorures pour tapisserie indique un grand progrès dans le travail des peaux autres que les fourrures, car avant d’estamper les cuirs il a fallu les tanner.
- Les objets en maroquinerie exécutés par les dames suédoises indiquent beaucoup de goût et de légèreté de main.
- Il nous vient, du reste, de Suède d’excellents ouvriers maroquiniers qui travaillent chez nos fabricants de portefeuilles et de trousses.
- C’est un pays dans lequel nous pouvons exporter nos produits et avec lequel les Allemands font beaucoup d’affaires ; ils leur achètent des veaux en poil et leur vendent des peaux travaillées pour tous usages.
- SUISSE.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION SUISSE.
- La Suisse s’est complètement abstenue, ce que j’ai vivement regretté, car cela m’a empêché d’admirer les veaux cirés de Jean-Jacques Mercier
- p.58 - vue 64/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 59
- de Lausanne, grand prix à Paris en 1889, qui fabrique cet article d’une manière irréprochable.
- J’attribue cette abstention au bill Mac Kinley qui entrave les relations Commerciales avec les Etats-Unis.
- Nous faisions beaucoup d’affaires avec la Suisse, ce petit pays laborieux où l’on fabrique tant de chaussures, car la fabrique deM. Mercier esta peu près la seule où l’on y fabrique du cuir. Nous fournissions aux Suisses de gros cuirs à semelles, des courroies, des peaux de toutes sortes pour empeignes, etc., et maintenant, l’absence de traité de commerce leur fait adresser leurs commandes à l’Allemagne.
- C’est un excellent marché qui nous est fermé.
- TPilNIDAD.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Une peau de serpent. Peaux brutes de chevreuils, lézards, amantillades, iguane, et de l’huile de crabe sans indication d’usage.
- URUGUAY*1*.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Belle collection de laines.
- Peaux brutes : bœufs, chevaux, moutons, cerfs, renards.
- Fourrures : loutres marron et noir très belles, renards, chats tigres.
- Peaux fabriquées : veaux blancs et cirés très beaux de Montévideo. Cuirs vernis grands, assezbeaux. Veaux vernis beaux. Moutons glacés beaux. Veaux couleur à grain. Chevreaux et veaux mats.
- Objets en cuir : belles bottes montantes à i5 dollars.
- PALAIS DES CUIRS.
- L’Uruguay a exposé du gros cuir de tannage foncé qui doit faire de bonnes semelles, des veaux prêts à être cirés et cirés, de toute beauté, du veau vernis, du mégis, du cuir verni grainé, de la chèvre couleur demi-glacée pour chaussures, ainsi qu’une collection de chaussures dont on a volé la presque totalité.
- 0) Consulter la collection d'échantillons.
- p.59 - vue 65/92
-
-
-
- 60
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- APPRÉCIATION SUR LA SECTION L’URUGUAY.
- On doit considérer cette exposition comme très remarquable, quoique le voisinage d’articles très inférieurs puisse faire supposer que tout ce qui est exposé n’est pas de fabrication nationale.
- Il y a, entre autres, des moutons noirs glacés, dont je crois pouvoir revendiquer la paternité.
- Néanmoins, on peut affirmer que c’est le pays qui a fait le plus de progrès depuis 1889 , ce qui est fâcheux pour nous, car c’est encore un débouché qui se ferme. Sa fabrication de matières premières pour la confection de la chaussure est bien plus redoutable pour nous que sa crise monétaire.
- UTAH (PAYS DES MORMONS).
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- , Laines.
- Grand drapeau américain fait avec des peaux d’agneau passées en fourrure. Travail remarquable.
- Une peau de mouton brute perdue de coutelures, chose fâcheuse, car la nature de la peau était bonne.
- VIRGINIE.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Grande quantité de laines, qui font supposer des peaux de moutons qui brillent par leur absence.
- WYOMING.
- PALAIS DE L’AGRICULTURE.
- Laines. Peau de mouton en laine.
- Têtes de cerf, de mouton et de buffle.
- Beaux sièges en splendides cornes de cerf.
- p.60 - vue 66/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 61
- STOCK-YARDS.
- La peau étant la matière première des tanneurs, il m’a paru intéressant de donner, dans ce rapport, quelques renseignements sur ce grand centre de production.
- On appelle Stock-Yards et Packing-Houses la réunion du marché aux bestiaux, des abattoirs et des fabriques de conserves.
- . C’est, sans contredit, le plus grand marché de viande du monde et une des curiosités de Chicago.
- Les Stock-Yards sont situés à 6 milles au sud-ouest de l’Hôtel-de—Ville, au coin de la 4-0° rue et de Halsted-Street.
- Commencés en juin 1 8 6 5, ils étaient ouverts pour les affaires à la fin de la même année.
- Le Chicago Rock-Island and Pacific Railway, le Pittsburg and Fort-Wayne Railway, THlinois Central, sont trois lignes importantes qui les traversent et les réunissent aux 2 h voies ferrées qui aboutissent à Chicago.
- C’est une succession ininterrompue de trains remplis de bestiaux qui repartent chargés de viande.
- C’est une véritable ville de h00 acres, soit 162 hectares, avec parcs, bâtiments, chemins de fer, cours, changeur, banque, hôtels, restaurants, qui possède 20 milles de rues, 20 milles de bassins, 5o milles d’auges et y 0 milles de conduites d’eau et de drainage.
- Un grand nombre de puits artésiens, de 1,230 pieds de profondeur, fournissent de l’eau qui vient s’ajouter à celle amenée par les conduites de la ville.
- Les parcs peuvent contenir 20,000 gros bestiaux, 120,000 porcs et 15,ooo moutons.
- Il a été vendu en 1890 :
- Porcs.......................................... 7,663,828
- Gros bestiaux................................. 3,484,000
- Moulons......................................... 2,182,667
- Veaux............................................ 175,025
- Chevaux....................................... 101,566
- Total,
- 13,607,086
- p.61 - vue 67/92
-
-
-
- 62
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- Ces 13,607,086 bêtes sont en grande partie sacrifiées dans les Packing-Houses où les marchands de viande les tuent, les dépouillent, salent les cuirs, débitent la viande, la congèlent, ou en fabriquent des conserves ou de l’extrait de viande.
- Toutes ces opérations sont faites avec une rapidité extraordinaire qui provient, non d’un outillage mécanique perfectionné, mais de la division extrême du travail.
- Un mouton passe par onze mains pour être tué et dépouillé; mais chaque ouvrier faisant exactement le même mouvement du matin au soir, les carcasses suivent les carcasses avec une rapidité vertigineuse.
- Les porcs sont préparés de la même manière, avec cette différence qu’ils sont échaudés et dépoilés mécaniquement; les soies ainsi obtenues sont vendues comme, du reste, toutes les parties de la bête, excepté la peau, car ils conservent la couenne pour entourer les jambons. Il est fort probable qu’ils modifieront cette manière de faire, car ils font un peu mentir le proverbe américain qui prétend qu’il rï’y a que le cri du cochon qu’ils ne vendent pas.
- Us s’appliquent, en effet, à tirer profit de toutes les parties de l’animal : recueillent la pepsine de l’estomac, la pancréatine du foie, fabriquent du lard fumé, des jambons, du boudin, des saucisses, et font de la colle ou de l’engrais avec les déchets dont ils n’ont pu faire de la charcuterie.
- r
- Les Etats-Unis ont exporté en 1892 :
- Millions de livres
- Porc.......................................................... 90
- Saindoux..................................................... 58o
- Lard et jainbon............................................ 1,120
- plus de 3A5 millions de francs de bœuf et de mouton.
- Telles étaient les quantités indiquées au Palais du Gouvernement. On y voyait aussi la reproduction de l’installation d’un steamer frigorifique pour le transport des viandes.
- Les principales maisons des Stock-Yards sont les maisons : Armour et Cie, Swift et C/c, Nelson Morris et Cie, Fairbank et Cie. Toutes s’occupent aussi de la vente des peaux.
- Les peaux sont généralement d’une bonne dépouille. La maison Swift et C'° exposait au Palais des Cuirs des spécimens de ses peaux tannées et
- p.62 - vue 68/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 63
- des objets en cuir fabriqués avec lesdites. Elle avait, entre autres, des harnais, des canapés, des peaux de mouton préparées pour tapis, etc.
- Il s’en faut de bien peu pour que ces immenses maisons ouvrent quelques rayons nouveaux et qu’au lieu de continuer à vendre aux tanneurs, ils deviennent eux-mêmes tanneurs et fabricants de sellerie et de chaussures'. C’est un grand danger pour la tannerie américaine, et personne ne s’étonnera démon dire quand on saura qu’en 1892 les ventes de la maison Ar-moür et Cieont atteint le chiffre de 375 millions de francs.
- Quelle a abattu :
- Porcs............................................ 1,750,000
- Rœufs.............................................. 85o,ooo
- Moutons............................................ 600,000
- Qu’elle a 8,000 employés, dont les salaires ont été de 20 millions de francs ;
- Que ses chambres réfrigérantes ont une contenance de 150,000 tonnes, qu’elle fabrique 12 millions de livres de colle, 12,000 tonnes d’engrais, et quelle emploie 800 personnes pour la fabrication de ce dernier produit.
- La maison Swift et Cie fait également des affaires très importantes. Ses statistiques donnent les chiffres suivants pour 1892 :
- Elle a tué dans ses trois maisons de Chicago, Kansas-City et Omaha :
- Gros bestiaux...... 1,189,498, soit par jour....... 3,800
- Moutons............ 1,018,527 — ........ 3,3oo
- Le nombre d’ouvriers et d’employés, occupés par MM. Swift et Cie, est
- le suivant.
- A Chicago............................................... 4,200
- A Kansas-City........................................... 1,100
- A Omaha................................................. 1,100
- Total..................................... 6,4oo
- et, en plus, plusieurs centaines d’employés pour les négociations, ce qui fait, au moins, 7,000 personnes.
- Leur capital est de i5 millions de dollars, et ils font annuellement un chiffre d’affaires de 90 millions de dollars, soit 450 millions de francs.
- p.63 - vue 69/92
-
-
-
- 64
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- La maison Swift a fait ces 45o millions dans ses trois maisons, tandis qu’Armour et Clc ont fait les 37b millions à Chicago seulement.
- Qu’y aurait-il donc d’étonnant à ce que des maisons de cette importance se missent à tanner leurs propres cuirs? Ces maisons sont, du reste, menées d’une manière exceptionnelle, puisque leurs ateliers et magasins sont propres, au milieu des Stock-Yards qui, s’ils sont remarquables à bien des points de vue, le sont particulièrement par leur saleté, qui devra quelque jour amener des épidémies terribles.
- Tenté par la beauté de la dépouille et par un prix de demande relativement bas, je voulus faire un essai et commandai quelques milliers de peaux de moutons, expérience que je lis à mes dépens, car elles ont été bien mal livrées.
- Le premier wagon est arrivé un mois en retard et complètement avarié ; le second, envoyé après mon départ, n’était pas conforme à la description qui en avait été faite; les laines n’avaient pas la longueur annoncée.
- D’autre part, notre vendeur, qui s’était fait fort de faire payer l’avarie par la Compagnie de transport, dit, maintenant qu’il a encaissé le montant de ses deux wagons, que, comme les risques et périls du voyage sont à la charge de l’acheteur, cela ne le regarde pas. Il se garde bien de dire que c’est par son ordre que les marchandises sont restées en souffrance sur le quai de Baltimore , parce qu’il voulait toucher avant d’expédier.
- Avis donc aux Français qui seront tentés d’essayer. Qu’ils n’acceptent les marchandises que payables après réception au Havre.
- Les peaux de moutons sont généralement grandes et bien dépouillées ; mais le cuir des peaux à laine fine ou demi-fine est trop mauvais pour être tanné, et ne peut guère servir qu’à faire de la colle. Il est beaucoup plus ridé et plus creux que le hongrois ou le prussien le plus métisé, et sa laine n’est pas extra.
- Les peaux de moutons de France, quel qu’en puisse être le prix, sont, en conséquence, beaucoup plus avantageuses que celles produites à Chicago.
- C’est ce qui explique la grande quantité de peaux picklées que l’on envoie de France aux Etats-Unis lorsque les affaires sont florissantes. Les Américains ne trouvent pas, en effet, chez eux, de peaux de moutons d’un cuir assez bon pour faire les articles que nous établissons avec les peaux de France ou d’Algérie.
- p.64 - vue 70/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 65
- Le picklage consiste à prendre les peaux après le délainage et à les malaxer avec un mélange de sel marin et d’acide sulfurique. Les peaux ainsi traitées sont imputrescibles et considérées comme peaux brutes par les douanes ; elles entrent en franchise.
- Les grands producteurs de Chicago, tels que Swift et Armour, commencent aussi, il est vrai, à faire le délainage des moutons et la fabrication des peaux picklées ; ne serait-ce pas pour les vendre à leurs compatriotes comme peaux françaises picklées? Je le souhaite, car cela les en dégoûterait; ils se contenteraient de leurs sciages de vaches pour remplacer les fleurs franches de moutons, et ne nous feraient plus concurrence à l’achat en France.
- La maison Nelson, Morris et C'e est la plus importante des Stock-Yards, après Armour et Swift. Elle fait l’extrait de viande de bœuf et prépare le porc sous toutes les formes.
- La maison Fairbank et C,e est également très importante. Elle a, la première , donné un grand développement à la branche des graisses et huiles ; elle fait la cottolène, graisse alimentaire formée d’un mélange d’huile de coton et de margarine.
- Ce même mélange s’appelle cotosuet chez Swift qui, dans un prospectus orné d’une chromolithographie éclatante, vante les mérites du cotosuet :
- Cotosuet ne contient pas de graisse de cochon.
- Cotosuet est le meilleur marché offert au public.
- Cotosuet est excellent pour la pâtisserie.
- Cotosuet est employé exactement comme le saindoux.
- Cotosuet est bien supérieur au beurre.
- Cotosuet est recommandé par les professeurs de cuisine, comme un matériel idéal de cuisine.
- Cotosuet est vendu par tous les épiciers.
- Demandez-en et essayez-le.
- Nous sommes loin des tracasseries qui, sous prétexte de protéger l’agriculture, sont faites à nos fabricants de margarine. La protection est, en effet, illusoire, puisque la fabrication de la margarine fait vendre plus cher la graisse qui, comme la peau, fait partie de ce que les bouchers appellent le cinquième quartier.
- La concurrence au beurre de vache n’est pas faite par un produit étran-Comitè 28. 5
- IM PR IME IU E NATIONALE.
- p.65 - vue 71/92
-
-
-
- 66
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- ger, mais par le beurre de bœuf, car c’est bien l’appellation la plus exacte de ce produit alimentaire.
- Le tanneur a intérêt à la bonne vente de la graisse, car, plus le boucher en tire bon parti, plus il peut diminuer le prix de vente des cuirs bruts.
- C’est justement parce qu’ils tirent le meilleur parti possible de toutes les parties de l’animal, que les abatteurs des Stock-Yards sont en mesure de fournir les peaux à bon compte aux tanneurs américains.
- Cette centralisation des abats aux Stock-Yards a encore un immense avantage : les peaux sont toutes bien dépouillées et bien soignées. Il n’y a pas ce que nous appelons « l’abat de campagne 55.
- Les coutelures sont si rares, que certaines maisons en garantissent leurs cuirs exempts.
- Nos tanneurs seraient heureux d’avoir un aussi grand choix de marchandises de tous poids en bonne dépouille.
- p.66 - vue 72/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 67
- NOTE SUR LE TRAVAIL DES PEAUX
- AUX ÉTATS-UNIS.
- Il serait oiseux, dans un rapport général, de faire un cours de fabrication qui devrait comprendre plusieurs volumes; il serait ennuyeux pour les uns et inutile en grande partie pour les autres.
- Ce qui est intéressant pour nos tanneurs est de savoir en quoi les modes de fabrication étrangère diffèrent de notre fabrication nationale, et il faut surtout faire ressortir aux yeux du fabricant français ce qui peut être bon à imiter dans la République américaine.
- Il fallait donc voir, non seulement les produits exposés, mais encore les usines, les machines et procédés qui y étaient employés.
- Grâce à un certain nombre de lettres de recommandation, je pus visiter à Chicago les établissements de MM. Lambeau, Eisendrath et Oakley, dont j’ai parlé en donnant la description de leurs produits; puis à Philadelphie, l’immense usine d’un autre exposant, M. Foerderer, le plus grand fabricant de chevreaux dongola, et àWilmington, celle de M. Baker qui n’a pas exposé, et chez qui j’ai vu les plus beaux spécimens de veau velours, maroquin couleur lisse, maroquin couleur chagriné, chèvre glacée, tannage indien, kangouroo mat, chevreau dongola glacé.
- L’on peut voir dans la collection des types de sa fabrication.
- Je visitai aussi à Newark la belle fabrique de chaussures de MM. James Banister et Cie, où ùoo ouvriers font fonctionner les machines les plus perfectionnées.
- L’outillage pour la fabrication des chaussures est bien supérieur à celui qui sert à la fabrication des peaux, car, à part les splitting-machines ou machines à refendre, et les machines à mesurer les peaux finies, l’outillage américain se rapproche beaucoup de celui employé en France dans les maisons bien installées.
- Il y a, néanmoins, deux sortes de machines: celles qu’ils vendent et celles qu’ils emploient. Ces dernières ne se trouvaient ni à l’Exposition,
- 5.
- p.67 - vue 73/92
-
-
-
- 68
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- ni dans le catalogue d’aucun fabricant, et l’on a eu bien soin de ne pas les faire fonctionner en ma présence.
- Il est vrai que l’arrêt presque complet de la fabrication, à cause de la crise, était un prétexte excellent, et qu’il n’y avait pas lieu d’insister, les fabricants ayant tous commencé par dire : r II n’y a rien à voir dans mon usine, le travail est arrêté, presque tous les ouvriers chôment. »
- Voici, néanmoins, le résultat de mes observations :
- Les opérations préliminaires du tannage sont à peu près les mêmes qu’en France, avec cette différence, pourtant, que les peaux sont toujours égraminées de chair, de manière à les faire complètement revenir si elles sont sèches, ou à les dessaler à fond si elles sont salées, et ce, avant la mise en chaux.
- Certains tanneurs, pour avancer le travail, chauffent les pelains; mais je ne crois pas que ce soit un bien bel exemple à suivre.
- Une chose très importante est que les peaux sont toujours passées au confit avant le tannage, façon qui, en France, ne se fait que pour les petites peaux et a pour effet d’éliminer complètement la chaux et, par conséquent, d’adoucir la fleur, de faciliter le tannage, et de donner une nuance plus unie à la peau tannée.
- Les Américains, qu’ils tannent à l’écorce de chêne ou avec un autre tannin végétal, n’emploient jamais les fosses, mais épuisent leurs matières tannantes et obtiennent des jus de moins en moins concentrés; ils mettent la peau en tripe en contact avec les jus faibles, et, ensuite, avec des jus de plus en plus forts, car la peau ne change pas de place, ce sont les jus qui voyagent.
- Gomme le fait remarquer dans son rapport le délégué ouvrier pour l’industrie des cuirs et peaux, ils ajoutent aussi une substance dont il n’a pu connaître le nom et qui doit être un produit antiseptique s’opposant à l’oxydation des jus. Ils ont raison, car c’est le tannin qui tanne et non l’acide gallique. Or le tannin, au contact de l’air, se transforme en acide gallique, d’oîi une perte brute.
- Les microorganismes aident aussi puissamment à la destruction du tannin, et les éviter est faire une grosse économie de matière tannante.
- Leur tannage est, certainement,beaucoup plus rapide que le nôtre, puisqu’une durée de cinq mois est pour eux un maximum.
- J’ai vu des gros cuirs très beaux que leurs propriétaires prétendaient avoir tannés en deux mois.
- p.68 - vue 74/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 69
- Ces beaux cuirs étaient presque tous tannés non à l’hemlock, comme on le suppose en France, mais à l’écorce ou au bois de chêne.
- Le tannage des veaux se fait à l’hemlock et à peu près de la même manière que les gros cuirs, il est seulement beaucoup plus rapide. Il dure environ six semaines.
- On emploie également un confit, des jus préparés par épuisement et un antiseptique.
- Les veaux peuvent être moins fins que les nôtres, car ils sont recouverts, au finissage, d’une composition qui bouche les pores de la peau; cette dernière, après la mise en colle, paraît comme glacée.
- Ce brillant est obtenu aux dépens de la souplesse, et nos veaux exposés étaient certainement supérieurs à ceux faits aux Etats-Unis.
- Les Américains emploient beaucoup plus pour la fabrication des chaussures les grosses peaux refendues avec lesquelles ils font des fleurs noircies qu’ils appellent velvet, et des croûtes cirées.
- Les veaux et les croûtes sont noircis et mis en première colle à la machine à noircir dite blacking-machine. On trouve cette machine chez MM. Martin Lappe et sons, Spring Garden Avenue, 296, à Pittsbourg (Pennsylvanie), et chez M. E. L. C. Schultz, à Boston (Massachusetts).
- Il y en a de 5 et 7 pieds de large valant i,a5o à 1,760 dollars franco bord New-York, et pesant i,5oo à 2,000 livres.
- Les Américains, en se servant de la blacking-machine, emploient un noir à base de savon, d’eau, de tannin et de noir de fumée.
- Leur première colle est également à base de savon, tandis que la seconde est seulement formée de colle et de gomme adragante.
- Lorsqu’ils font des croûtes, ils commencent par les saturer de nourriture au tonneau-foulon, avec un mélange de dégras, de talc, de stéarine et de cire, puis ils les mettent au vent et les finissent comme les veaux.
- Ils se servent, entre autres machines pour mettre au vent, de la machine Yaugh, de la Vaugli-Machine Company, de Salem (Massachusetts).
- Cette machine est déjà connue en France. Ils en ont d’autres, dont je n’ai pu voir le nom du fabricant.
- Les machines genre Molinier perfectionnées, pour écharner et faire les diverses façons, venaient de chez Hermingway brothers, 55-61, Mulberry Street, Lynn (Massachusetts).
- Les machines à mesurer les cuirs fabriqués étaient de deux sortes :
- i° Celles à couvercle, marchant sans moteur, de Y Union Leather Measu-
- p.69 - vue 75/92
-
-
-
- 70
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- ring Company, à Danversport (Massachusetts) et se vendant entrois tailles, livrées sur wagon à Boston :
- N° 1. 5x4 pieds valant
- N° 2. 6x4 1/2.......
- N° 3. iox4 1/2 .....
- 2° Celles fonctionnant au moteur de la Sawyer Leather Machinery Company, South Street, 52-54 (Boston) se font en deux tailles : en 5 pieds de large, elles pèsent 1,000 livres et valent 4oo dollars; en 6 pieds de large, elles pèsent 1,200 livres et valent 4^5 dollars. Elles peuvent mesurer 4oo douzaines de peaux par jour.
- Il serait à souhaiter que cette machine ou une similaire soit adoptée en France, car le principe de vendre à la surface est le plus loyal et le plus pratique.
- Dernièrement, les fabricants de peaux pour gants ont décidé en réunion de chambre syndicale qu’ils ne mettraient plus d’enveloppes à leurs douzaines; l’adoption de la machine à mesurer aurait évité toutes ces difficultés.
- L’emploi de la machine à mesurer la surface des peaux pourrait permettre également de ramener les transactions en peausserie au système métrique.
- Les Allemands avaient déjà fait un pas en adoptant la vente par dixain, ce qui est bien du système décimal et leur permet d’avoir souvent l’air de vendre moins cher, car un dixain de 20 francs paraît meilleur marché qu’une douzaine de 2 4 francs.
- La vente au mètre ou au décimètre superficiel est beaucoup plus pratique; l’acheteur sait quelle superficie lui est nécessaire, et les transactions peuvent se faire loyalement et mathématiquement sans trompe-l’œil ni finasserie : vieux moyens qui ne signifient pas grand’chose, car tout le monde sait que les peaux qui sont au milieu des douzaines sont plus petites que les autres (c’est, du reste, une nécessité de paquetage), et que dans les peaux à doublure, les peaux au lieu d’être pliées en deux ont un tiers à droite et deux tiers à gauche, du côté que l’on appelle côté de la main.
- Beaucoup d’employants ne calculent pas la différence énorme de surface que donnent quelques centimètres de plus et, souvent, un semblant de bon marché est trompeur.
- Le système de vente au poids est également défectueux : en effet, nous
- 200 dollars.
- 225
- 275
- p.70 - vue 76/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 71
- avons des concurrents peu scrupuleux qui, non contents de donner du poids à leurs peaux en les nourrissant d’une manière exagérée, font en plus le plombage, c’est-à-dire ajoutent à la nourriture de leurs cuirs de la glycérine, des substances hygrométriques, voire même du sulfate de baryte.
- On peut objecter que le poids est une indication précieuse pour ceux qui veulent avoir des cuirs d’une épaisseur déterminée; cette indication sera beaucoup plus précise quand on connaîtra à la fois le poids et la surface.
- On indiquait bien souvent, il est vrai, que telle ou telle sorte devait avoir de tant à tant de long sur tant à tant de large, comme par exemple, 80 à 85 de long sur 70 à 75 de large; cette marge est d’autant plus considérable que la forme des peaux est irrégulière et qu’il y en a de larges et d’étroites. Il peut arriver que la largeur soit, au plus étroit, de 7Zi, au plus large, de 77, et que la peau soit refusée; cela n’aurait plus de raison d’être que pour les peaux à meubles qui doivent pouvoir contenir un patron déterminé; mais là encore, on a une base qui est le patron, et il n’y a pas de discussion possible.
- Le seul inconvénient à ce système est que la machine n’imprimant pas elle -même la mesure indiquée sur le cadran, il peut y avoir erreur de la part de la personne chargée de lire la mesure sur le cadran et de l’écrire sur chaque peau.
- C’est un perfectionnement à trouver qui ne doit pas nous empêcher d’adopter un appareil susceptible de rendre d’immenses services tel qu’il est.
- Les fabriques que j’ai visitées sont montées beaucoup plus mécaniquement que les nôtres: on y fait même quantité de travail avec beaucoup moins d’ouvriers; mais, ce qui frappe le plus est que toutes les machines paraissent neuves.
- Cela tient à ce que les Américains amortissent leurs établissements et surtout leur outillage avec une rapidité étonnante : soit en cinq ans au plus, quand ce n’est pas en deux ou même en une année en le passant par frais généraux, ce qui leur permet de changer leur outillage dès qu’ils envoient un qui leur paraît supérieur.
- Il suffit qu’il paraisse supérieur pour que l’on n’hésite pas à tout changer : c’est une des causes de leur force industrielle, car c’est le seul moyen d’encourager les inventeurs et les constructeurs.
- Un de nos plus grands industriels était d’avis qu’en France nous devions, lors de l’achat d’un outil neuf, commencer par le diminuer de 20 p. 100,
- p.71 - vue 77/92
-
-
-
- 72
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- bénéfice du vendeur, et dépréciation qui le frapperait si l’on voulait le revendre, ne rien compter comme frais d’installation et amortir les 8op. 100 restant à raison de 1 o p. 100 par an, ce qui ferait huit ans.
- La connaissance de ce qui se passe chez nos concurrents d’outre-mer devrait décider nos industriels à appliquer ces sages maximes, car, c’est là notre vice : nous gardons trop longtemps un outillage suranné et dépensons en entretien sur un mauvais outil plus qu’il ne vaut.
- C’est la nécessité absolue de remplacer le travail manuel par celui des machines qui a amené les Américains à en comprendre aussi bien l’emploi. C’est ce qui fait qu’il savent s’en servir et les utiliser mieux que nous.
- Nous trouvons si facilement des ouvriers de métier que nous préférons souvent éviter les frais d’outillage et les chances de mauvais fonctionnement ou de remplacement dudit outillage, et payer un peu plus de main-d’œuvre. Aussi arrivons-nous à fabriquer trop cher.
- Le Français n’aurait jamais lancé le téléphone ni le phonographe; il aurait voulu que l’on entendît nettement la voix de celui qui parle devant le transmetteur. Personne n’aurait voulu prendre un appareil faisant entendre un nasillement de polichinelle. Pour un peu on aurait voulu que l’appareil perfectionnât le timbre de la voix.
- L’Américain s’est dit : l’appareil rend des services tel quel, je l’emploie; on verra plus tard pour les perfectionnements; et c’est bien là l’expression de son génie.
- L’Américain ose, il lance une affaire ou l’usage d’un outil inventé en France, qui n’y est pas exploité, et qui, plus tard, y sera perfectionné; car l’Américain se contente généralement de ce qui marche à peu près sans chercher la quintescence du bien: cela marche, c’est suffisant.
- L’Américain ne fabrique pas comme nous d’une manière continue, que les affaires aillent ou non; méthode qui, si elle nous charge souvent de stocks importants, assure de la régularité dans le travail et le bien-être des ouvriers.
- L’Américain, quand il a des commandes, surpaye la marchandise, fait doubler les cours au besoin, quitte à n’en vouloir plus d’autres à aucun prix quand elles sont livrées. Aussi l’ouvrier, avec un salaire plus élevé, est-il plus malheureux que le nôtre. Il a généralement trois mois de morte-saison par an, et cette année en a eu bien six.
- Il y a exagération des deux côtés, et le mieux serait de prendre le juste milieu; mais, en ce cas, l’Américain a l’avantage sur nous, car il peut mo-
- p.72 - vue 78/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 73
- difier sa manière de faire, s’il le juge convenable, tandis que nous ne le pouvons pas, nos procédés de travail étant beaucoup plus lents.
- Le vieux tanneur français peut dire : avec du tan et du temps, soit plus d’une année, je produis des cuirs d’une qualité parfaite, supérieurs à tout ce qui se fait dans le monde entier, et l’argent rapporte si peu que la plus-value de mes produits est de beaucoup supérieure à la perte d’intérêt.
- C’est un raisonnement juste si l’on admet que tous les tanneurs sont millionnaires, que l’on ne vend que de bonne marchandise, et qu’il n’y a jamais de fluctuation dans les cours.
- L’Américain, au contraire, qui travaille plus vite, peut faire un chiffre d’affaires beaucoup plus considérable avec le même capital, ou réciproquement, ce qui diminue considérablement ses frais généraux et lui permet de fabriquer promptement au moment des bas cours et d’en profiter.
- Il se dit : je n’ai peut-être pas un cuir aussi parfait que celui du tanneur français, mais c’est une bonne qualité courante; nous ne nous mouillons pas plus les pieds que les Français qui, eux-mêmes, en sont arrivés à donner des bottes de caoutchouc à leurs égoutiers. Aussi, les jours de pluie, voit-on les Américains mettre leurs bottes de caoutchouc. Est-ce parce que leurs semelles ou leurs empeignes prennent l’eau? C’est possible, mais, en tout cas, la vente de leurs chaussures, qui sont très bon marché et très bien faites, s’étend déplus en plus et il va nous en arriver des quantités en France malgré nos droits protecteurs ; à plus forte raison peuvent-ils en vendre dans les pays chauds, alors que nos chaussures se vendent de moins en moins à l’étranger, ainsi que l’indique la statistique qui montrait pour ce seul article, en 1892, une diminution d’exportation de 23,3oo,345 francs. Jointe à celle des autres ouvrages en peau et en cuir, non compris la ganterie et la sellerie, c’est une diminution effrayante de 25,966,605 francs sur l’année précédente.
- 11 ne faut pas l’oublier : tous les pays, nos anciens tributaires, fabriquent eux-mêmes et se contentent de qualités très inférieures pour une partie de leur consommation. Il est à craindre qu’ils préfèrent l’article de qualité moyenne des Etats-Unis à notre produit parfait, mais cher.
- C’est justement parce que nous fabriquons cher que nous avons besoin de traités de commerce nous permettant, comme nous le pouvions en Espagne , de lutter contre des concurrents européens qui ont la matière première moins chère, le charbon moins cher et la main-d’œuvre à un prix moins élevé que nous.
- p.73 - vue 79/92
-
-
-
- 74
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- Nous pourrions peut-être aussi arriver à fabriquer à un prix moins élevé quitte à dire : nous avons deux qualités, vous voulez du bon, en voilà; vous voulez du bon marché, prenez-en.
- Voyons ce qui se passe pour l’habillement des dames : autrefois, on achetait des étoffes de qualité exceptionnelle, des poults de soie, du cachemire d’Ecosse et autres types classiques, d’une solidité à toute épreuve.
- Qu’arrivait-il ? une robe durait, pour bien des femmes, une partie de l’existence, et les fabricants n’avaient pas beaucoup de mètres à tisser par tête d’habitant. C’était l’époque des magasins comme Chevreux, Aubertot et autres similaires.
- Tandis que les grands magasins, tels que le Louvre et le Bon Marché, sont arrivés pour leurs articles de réclame, à forcer le fabricant à changer du tout au tout sa manière de faire : il mélange du coton à la soie, à la laine; c’est bon marché, on achète sans compter et, comme il est nombre de femmes qui font faire au moins une robe par saison, les fabricants de tissus en font beaucoup plus, les dames quittent leurs robes sans avoir à se plaindre de leur peu de solidité, car la mode a changé avant que l’étoffe soit usée.
- Ce n’est pas une économie pour les ménages, mais c’est une bonne chose, car cela fait marcher les usines des filateurs, des tisseurs, des teinturiers, etc., et donne du travail à nos couturières qui, faisant beaucoup, sont devenues très habiles et tiennent les Américaines à leur merci, car, en cet art du couturier, nous sommes les maîtres absolus de l’autre côté de l’Océan.
- Pourquoi n’arriverions-nous pas, sinon au même succès, du moins à obtenir une amélioration sensible dans notre industrie? «Aide-toi et le Ministre t’aidera », nous a dit dans le temps M. Jules Roche. Eh bien, tâchons, tout en faisant suffisamment bon, de faire moins cher, et il est fort probable que l’art de nos cordonniers aidant, nous arriverons à vendre nos produits fabriqués à l’étranger avec qui l’on se décidera à faire des traités de commerce.
- C’est ainsi que nous remonterons le cours de la rivière et retarderons le cataclysme qui menace tous les anciens Etats civilisés, car il y a des phases bien distinctes dans la vie d’un jeune Etat :
- Ses habitants commencent par marcher pieds nus ; on les force à coups de fusils à acheter des chaussures aux pays civilisés qui, au bout de quelque temps, leur achètent leurs peaux brutes; puis, ces heureux malgré eux,
- p.74 - vue 80/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 75
- achètent les peaux fabriquées et fabriquent leurs chaussures1, ils les font ensuite avec des peaux préparées chez eux; enfin, et c’est ce qui nous arrive avec les Etats-Unis, ils viennent nous faire concurrence dans les pays de production pour l’achat des matières premières, vendent des chaussures à nos anciens acheteurs et à nous-mêmes.
- C’est ce mouvement qu’il faut enrayer et tâcher de limiter le plus possible, et pour ce, il faut fabriquer vite d’où, avec peu de frais généraux et, conséquemment, bon marché.
- Nos fabricants de chaussures suivront le mouvement : ils s’outilleront et feront, avec le goût qui les caractérise, aussi bon marché que nos concurrents , ce qui assurera la vente de nos articles qui, à qualité et à prix égaux, seront faits avec chic.
- La situation est beaucoup meilleure pour la ganterie dont je n’ai pas à m’occuper.
- Je profite de l’occasion pour signaler toutefois les progrès énormes des Américains du Nord pour la fabrication de cet article et, notamment, pour la fabrication des gants de travail utilisés par un grand nombre de corps d’état et qu’ils font principalement en cheval chamoisé ou en peau tannée à l’huile, articles faits d’une façon remarquable par la maison Eisendrath, de Chicago, dont plusieurs échantillons se trouvent dans la collection ci-jointe.
- Non contents d’employer des peaux aussi résistantes, ils y intercalent du fil d’acier laminé qui en fait des espèces de gantelets d’une solidité à toute épreuve et d’une souplesse remarquable.
- L’on voit, là encore, le côté pratique de l’Américain qui protège les mains de ses travailleurs contre les ampoules qui arrivent à transformer la peau en corne et ôtent toute délicatesse au toucher et, chose qui surprendra ceux peu au courant du travail manuel, cette délicatesse est absolument utile à presque tous les corps d’état.
- Les fabricants de gants français sont très ennuyés de ce qu’on leur demande des gants assortis aux robes, ce qui les force à teindre spécialement les peaux pour gants et à faire teindre aussi la soie pour les coudre, et même les boutons. Ces derniers, en effet, ne sont pas un facteur négligeable, puisque la maison Tréfousse en a acheté à elle seule pour 166,100 francs l’an dernier.
- Eh bien, c’est la coquetterie de l’Américaine qui les sauve; car s’il n’y
- p.75 - vue 81/92
-
-
-
- 76
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- avait pas cette multiplicité écrasante de nuances et de différents genres, les Américains se monteraient et produiraient au moins pour leur consommation.
- Mais ce n’est pas le cas, et il y aura heureusement encore, de beaux jours pour les fabricants de gants français, à moins que la mode si capricieuse ne fasse supprimer cette infinité de nuances et en adopter seulement quelques-unes. En ce cas, malgré les idées optimistes du délégué de la ganterie, la concurrence sera rude.
- p.76 - vue 82/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 77
- RÉSULTATS
- DE L’EXPOSITION DE CHICAGO.
- L’Exposition de Chicago, battue en brèche dès le commencement de son installation par les villes rivales, telles que New-York, Philadelphie, San Francisco, a été un véritable succès.
- Il est entré à Paris en 1889......................... 32,350,297 visiteurs.
- Il est entré à Chicago............................... 27,539,531
- Ce qui ne fait en plus pour Paris, qui est un centre d’attrac- _____
- tions de toutes sortes, que............................. 4,810,766 entrées.
- Les entrées à Paris étaient, nominalement, de 1 franc, quoique les tickets se soient vendus beaucoup moins cher; celles de Chicago étaient d’un demi-dollar, soit 2 fr. 5j,
- ce qui pour 2i,48o,i5i entrées payantes a donné . ....... 55,203,988 francs.
- Les monopoles de vente ont produit.................. 19,015^846
- La subvention du trésor était de.................... 12,582,884
- Les recettes diverses ont donné...................... 3,973,482
- Les recettes ont été de.................. 90,776,200
- Les dépenses jusqu’au 3i octobre 1893 ont été de . .. 131,278,365 francs. Les dépenses de liquidation après le 3i octobre 1893
- ont été de..................................... 8,278,628
- Ensemble................ 189,556,993
- Les recettes ont été de......................... 90,776,200
- Le déficit est de................... 48,780,793
- Le capital de garantie était fourni, moitié par la ville de Chicago, moi-
- tié par des particuliers.
- La ville avait versé................................. 25,700,000 francs.
- Les particuliers avaient versé....................... 28,8o5,444
- Ensemble. . ................ 54,5o5,444
- En retranchant le déficit............................ 48,780,790
- 11 reste............................. 5,724,651
- Ils toucheront donc 10 p. 100 de leur versement.
- p.77 - vue 83/92
-
-
-
- 78
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- C’est donc une excellente affaire pour la ville, car la plus-value des terrains avoisinant l’Exposition est considérable et dépasse de beaucoup ce déficit de 48,780,793 de francs, dont la moitié reste à la charge des particuliers.
- Quant aux habitants, la somme de 2h millions est pour eux une bagatelle, et les industriels des Stock-Yards auraient bien payé à eux seuls les /18 millions, tellement a été et sera rémunératrice la réclame que la Foire du monde a faite pour eux.
- Armour et Morris, en particulier, ont eu la plus belle réclame qu’ils pouvaient rêver et commencent déjà à faire une concurrence formidable à Liebig et aux exploiteurs de viandes de l’Amérique du Sud.
- La participation de la France à l’Exposition de Chicago a eu l’excellent résultat de montrer à tous les peuples la supériorité incontestable de ses produits, ce qui était indispensable.
- Nous devions exposer, non pour les affaires que nous pouvions traiter, mais pour montrer aux Américains du Sud qu’ils n’avaient aucun avantage à donner leurs commandes à des gens qui fabriquaient moins bien que nous, et leur faisaient une concurrence directe comme producteurs des mêmes matières premières.
- Les conserves et les extraits fabriqués aux Stock-Yards nous ont donc rendu grand service, car la vente de ces produits indispose contre les Etats-Unis les Américains du Sud : c’est ce qui empêche la signature de traités de commerce autres que celui du Brésil. Les Américains du Nord sont trompés dans leur attente, car ils n’ont fait l’Exposition que pour arriver à les fournir exclusivement à la place du vieux continent.
- Le succès de l’Exposition Colombienne aurait été beaucoup plus grand et nos exposants auraient eu des résultats immédiats, si les Américains du Sud avaient été dans une période calme et prospère, car ils seraient arrivés en foule à la Foire du monde et nous auraient remis des commandes.
- Nous n’en avons pas reçu parce que les affaires marchaient mal, mais les Américains du Nord n’en ont guère eu non plus, et nous avons des chances pour que ces commandes nous reviennent, tandis que si nous n’avions pas exposé aussi brillamment que nous l’avons fait, nous aurions perdu notre prestige qui, seul, nous conserve quelques clients fidèles.
- Il ne faut pas oublier, en effet, qu’à côté de la question de rivalité entre la vieille Europe et l’Amérique du Nord, pour fournir l’Amérique septentrionale, il y a lutte acharnée entre la France et ses voisins d’Europe et,
- p.78 - vue 84/92
-
-
-
- INDUSTRIE DU CUIR.
- 79
- plus nous empêcherons les produits de nos voisins d’entrer chez nous, plus ils s’appliqueront à exporter dans les jeunes républiques du Sud de l’Amérique, où la concurrence est déjà acharnée.
- L’Exposition Colombienne aura eu aussi l’avantage considérable de faire visiter l’Amérique par les délégués français qui ont pu, en rendant compte de leur mission, avertir leurs confrères des progrès énormes réalisés tant en Amérique que dans les pays qui participaient à cette immense Exposition universelle de 18 9 3.
- Il me reste à remercier, M. Krantz, Commissaire général, d’avoir bien voulu me confier cette mission pour ce qui avait rapport à l’industrie des cuirs et peaux.
- Je joins à ce rapport trois tableaux renfermant le relevé de nos opérations commerciales en 1889, 1890, 1891, 1892, 1893, avec le monde entier, avec les Etats-Unis, et la comparaison des droits de douane qui frappent les cuirs et peaux à l’entrée en France et aux Etats-Unis.
- Un simple coup d’œil permet de constater que le nouveau régime douanier ne nous a pas été favorable.
- Certains articles, tels que les fourrures et les gants, s’exportent de plus en plus aux Etats-Unis malgré les droits qui les frappent.
- D’autres, tels que les poils tombés à la chaux et les peaux de veaux teintes ou noircies, de chèvre, de chevreau, de mouton ou d’agneau, qu’elles soient de couleur naturelle, teintes ou noircies, dont l’exportation a beaucoup diminué pourraient se relever avec une modification dans les tarifs douaniers.
- D’autres, enfin, tels que les gros cuirs, n’ont aucune chance de pouvoir continuer à s’exporter aux Etats-Unis, quoiqu’on fasse.
- p.79 - vue 85/92
-
-
-
- p.80 - vue 86/92
-
-
-
- TABLEAU DES IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS DE L’INDUSTRIE DES PEAUX ET DU CUIR DANS LE MONDE.
- IMPORTATIONS. EXPORTATIONS.
- DESIGNATION.
- Peaux brutes fraîches ou sèches
- grandes.. petites...
- ANNEES.
- 1889.
- QUANTITES.
- 3i,704,601 5i, 863,55a
- Pelleteries brutes apprêtées ou en morceaux} cousus!1)........................................(
- Laines et déchets...............
- Poils...........................
- Peaux préparées.................
- Ouvrages en peaux ou en cuir.
- Pelleteries ouvrées.............
- Cuir factice!1!.................
- Totaux.
- 196,260,883 1,682,3 19 3,3oo,4oi
- 706,611 4,767
- 286,3o 1,761
- francs.
- 3g,G3o,8i4
- 130,267,666
- 10,390,093
- 389,355,46o
- 7,603,896
- 36,886,728
- g,3a8,o5i
- 132,916
- 6i3,375,6o2
- 1890.
- QUANTITES.
- 39,4g6,6l3
- 67,680,053
- 1,420,63g 176,666,661 1,597,988 4,355,o69 660,763
- 10,68l
- 371,676,066
- francs.
- 55,995,358
- 1.35,986,078
- 19,633,016
- 355,998,973
- 8,648,012
- 33,i25,3i4
- 8.606,57a
- 302,673
- 617,683,696
- 63,698,293
- 61,886,209
- 1,656,737
- 195,103,731
- 1,819,237
- 4,678,820
- 6o3,65g
- 16,060
- 8,461,760
- 1. 1892. 1893. ( CHIFFRES PROVISOIRES. )
- VALEURS. QUANTITÉS. VALEURS. QUANTITÉS. VALEURS.
- francs. francs. francs.
- 59,777,60s 31,281,969 35,g74,264 35,73o,s3g 41,089,775
- 136,376,668 35,178,616 97,382,507 33,343,235 99,443,i3 7
- 20,78/1,73/i 1,4/18,687 3i3,/l74 i3,354,458 3,o42,oo» 1,507,721 i3,7i5,i48
- 356,632,3i4 309,022,838 322,67i,o36 221,906,287 353,g4o,2/18
- 9,59/1,331 1,634,120 5,g3o,634 1,552,9/15 3,g3i,6o3
- 34,o32,/i95 3,7i 3,58o 34,026,560 4,543,789 21,551,916
- R,436,574 552,000 8,865,36o 6,749,343
- 6o2,438 ig,o32 685,i5a 281,800 4,459,111
- * 2,187 i,334 33,879 20,666
- 62/1,137,152 283,o6o,5o8 5 a 1,833,313 300,899,39/1 544,goo,847
- DESIGNATION.
- ! grandes.. petites...
- Pelleteries brutes apprêtées ou en morceaux cousus t1).....................................
- Laines et déchets.............................
- Poils.........................................
- Peaux préparées...............................
- Ouvrages en peau ou en cuir...................
- Pelleteries ouvrées...........................
- Cuir factice!1!...............................
- Totaux.....................
- ANNÉES.
- 1889. 1890. 1891. 1892. 1893. (chiffres provisoires.)
- QUANTITÉS. VALEURS. QUANTITÉS. VALEURS. QUANTITÉS. VALEURS. QUANTITÉS. VALEURS. QUANTITÉS. VALEURS.
- francs. francs. francs. francs. francs.
- 23,663,o56 4o,227,i55 2 1,398,009 41,726,118 19,367,84a 37,767,299 20,976,081 33,56o,i3o 18,878,020 3o,2o4,83a
- 7,685,722 23,S8i,35o 8,o53,9gi 3o,934,108 8,709,48/1 34,534,45g 9,448,44a 35,718,998 8,3oo,55o 29,742,047
- 967,8/1/1 3,464,73o i,i56,i42 4,391,875 1,495,236 6,684,899 i,85o,i35 6,3go,/i25 978,689 9,667,280
- 57,945,937 169,233,770 41,31 5,i 44 121,000,71/t 4i, 879,988 109,104,43/1 48,857,873 iig,5i2,oi3 100,701,591 119,026,927
- 3,Gi8,oo4 11,2/12,095 3,899,511 19,512,178 3,a8i,5o4 9,821,268 2,952,631 9,6i4,io5 3,567,174 7>796-s93
- 10,38g,238 107,753,422 ii,i5o,8n 112,246,060 10,392,917 io7,o6g,54o 10,902,057 11/1,096,536 10,174,745 97,652,028
- 3,63i,6i3 i35,375,090 3,83i,335 1 46,086,678 3,54i,5n 189,319,6/17 9,662,534 1 i 1 ,740,8^3 3,692,628 111,457,555
- 111,828 4,i37,636 115,744 5,092,736 108,i5o 5,407,600 i32,458 6,622,900 55o,6o5 10,383,982
- » " » » " " 104,722 63,880 71,183 43,422
- 108,012,562 4g5,3i5,i78 90,920,687 473,990,467 88,768,882 449,709,039 97,385,935 437,819,885 1/16,910,185 408,974,466
- Importations en 1889......................................................... 613,875,602
- Exportations en 1889.......................................................... 6195,315,178
- Total des importations et exportations en 1889............... 1,108,690,780
- Importations en 1891........................................................... 624,137,162
- Exportations en 1891........................................................... 449,709,039
- Total des importations et exportations en 1891............... 1,073,846,191
- Importations en i8g3 (chiffres provisoires).................................. 544,900,847
- Exportations en 1893 (chiffres provisoires).............................. 408,974,466
- Total des importations et exportations en i8g3............... g53,875,3i3
- Importations en 1890. Exportations en 1890,
- 617,432,696 473,290,467
- Total des importations et exportations en 1890.......... 1,090,723,168
- Importations en 1892 . Exportations en 1892
- Total des importations et exportations en 1892.
- 5 21,833,313 437,319,885
- 959,153,198
- Importations et exportations en 1889................ 1,108,690,780
- Importations et exportations en 1890................ 1,090,723,163
- Importations et exportations en 1890................. 1,090,728,163
- Importations et exportations en 1891.................. 1,073,486,191
- En moins pour 1890 .
- ,967,617
- En moins pour 1891
- 16,876,972
- En moins en 1890. En moins en 1891.
- En moins pour 1890 -f- 1891.
- 17,967,617
- 16,876,972
- 34,844,589 34,844,58g
- Importations et exportations en 1891..................... 1,073,846,191
- Importations et exportations en 1892..................... 959,163,198
- En moins pour 1892........................ 114,692,998 114,692,993
- En moins pour 1890 -f" 1891 -j- 1892.................... 149,537,582
- Importations et exportations en 1889................... 1,108,690,780
- Importations et exportations en 1890................. 1,090,728,163
- Importations et exportations en 1891................... 1,073,846,191
- Importations et exportations en 1890...................... 1,090,723,163
- Importations et exportations en 1891...................... 1,073,846,191
- * importations et exportations en 1892....................... 969,153,198
- Importations et exportations en 1889 -(-1890 4-1891. 3,278,260,134
- Importations et exportations en 1890 -f-1891 4-1892. 3,123,722,552
- Importations et exportations en 18894- 1890 4-1891.... 8,273,260,134
- Importations et exportations en 18904-1891 -j- 1892... 3,123,722,562
- En moins pour 1890 4" 1891 4-1892.
- 149,537,582 .............. 149,537,582
- Importations et exportations en 1889.................. 1,108,690,780
- Importations et exportations en 1890..................... 1,090,723,168
- Importations et exportations en 1891..................... 1,073,846,191
- Importations et exportations en 181)2...................... 969,163,198
- Importations et exportations en 18894-18904- 1891 4-1892............................................. 4,232,4i3,332
- Importations et exportations en 1890.................... 1,090,723,163
- Importations et exportations en 1891.................... 1,073,846,191
- Importations et exportations en 1892......................... 95g,i53,ig8
- Importations et exportations en 1893........................ 953,876,313
- Importations et exportations en 1890 4~ 1891 -f- 1892
- 4-1893............................................. 4,077,597,865
- Importations et exportations en 1892........................... 969,153,198
- Importations et exportations en 1893 (chiffres provisoires). . . 953,875,313
- En moins pour 1893.
- 5,277,885
- 5,277,885
- En moins pour 1890 4“ 1891 -f-1892 4“ 1893....................................... 154,815,467
- Importations et exportations en 1889 4-1890 4- 1891 -j- 1892. 4,2.32,413,332 Importations et exportations en 1890 -j- 1891 -f 1892 4 1893. 4,077,597,865
- En moins pour 1890 4" 1891 4* 1892 4" 1893.
- 154,815,467 .............................. 154,815,467
- (') Antérieurement à i8ga, te cuir factice était avec le carton en feuilles; les pelleteries préparées ou en morceaux cousus étaient réunies aux pelleteries brutes.
- Comité 28. — I.
- pl.n.n. - vue 87/92
-
-
-
- TABLEAU DES IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS AUX ÉTATS-UNIS.
- IMPORTATIONS.
- EXPORTATIONS.
- OBJETS SOUMIS AUX DROITS.
- Peaux brutes fraîches ou sèches grandes.
- Peaux brutes fraîches ou sèches
- petites ] de chevreau
- de bélier, brebis et mouton. d’agneau..................
- autres ,
- Pelleteries brutes
- de lapin et de lièvre. autres..................
- Laines.
- I entièrement dégraissées et épurées........
- autres, en suint ou simplement lavées...
- peignées ou cardées......................
- teintes de toutes sortes.................
- de bourre entière..........
- de bourre lanice et ton tisse.
- en masse.................................
- en masse teintes et blousses teintes.....
- peignées ou cardées teintes.............
- déchets
- (provenant de la tonte)
- de chèvre, de chevreau, de chameau et duvet de cache-
- Poils.
- (tombés à la chaux)
- de vache , de veau , de cheval et autres poils grossiers..
- de blaireau, de castor, de rat musqué, de rat gondin, de lièvre et de lapin..................................
- de porc et
- \ de sanglier
- en masse., en bottes.
- en bottes de longueurs assorties ,
- / de chèvre, de mouton et d’agneau.
- simplement aut|,es.............................
- tannees j
- \ autres, y compris les peaux lissées.
- corroyées.......................................
- à l’alun, mégissées.............................
- vernies ou maroquinées.........................
- I de mouton.........................
- teintes j
- ( autres............................
- non dénommées . ................................
- gants.
- maroquinerie............
- articles de bourrellerie.
- ( selles....
- sellerie fine
- Peaux préparées.
- Ouvrages en peau et en cuir
- autres.
- chaussures.
- autres (brides pour sabots, courroies de transmission, malles, etc. )........................................
- plaques et rubans en cuir non boutés pour cardes.... de veau, cirées ou de couleur naturelle..............
- de veau, teintes ou noircies, de chèvre, de chevreau, de mouton ou d’agneau, qu’elles soient de couleur naturelle, teintes ou noircies...........................
- de vache et autres grandes peaux................
- crouponnées pour sellerie fine et peaux de cochon.
- de mouton pour doublure de chaussures...........
- vernies.........................................
- chamoisées ou parcheminées, teintes ou non et mégissées teintes...................................
- semelles découpées et talons.
- tiges de bottes, empeignes, claques, etc., en cuir verni ou nou verni.......................................
- couvertures d’albums et albums pour photographies...
- Cuir factice....................................................................
- Pelleteries préparées ou en morceaux cousus.....................................
- Pelleteries ouvrées.............................................................
- Pelleteries ouvrées ou confectionnées...........................................
- CO ANNÉES.
- £2 CO «< 1889. 1890. 1891. 1892. 1893. ( Chiffres provisoires. ) OBJETS SOUMIS AUX DROITS.
- Kilogr. 3sg,48a 8q4,5q3 i,5og,i84 726,810 36g,5oo i,5oo
- Idem. 210 60 4,180 2,i38 / de bélier, brebis et mouton
- Idem. ll.OÿS 3.453 5,ooo Peaux brutes d’agneau
- Idem. 50,637 6o,5o8 56,455 45,942 122,808 68,5oo fraîches ou sèches petites 1 de chevreau
- Idem. 110,874 127,880 193,810 386,700 700 200 antres
- Idem. i5 671 Pelleteries brutes. Pelleteries brutes de lapin et de lièvre
- Idem. 3,o85 190 6a4 i,656 apprêtées OU autres
- en morceaux cousus I en niasse
- Idem. " • tt " ” en masse teintes et blousses teintes
- Idem. 31,752 " " " " piquées ou cardées
- Idem. " " " ” * peignées ou cardées teintes
- Idem. " ' " * " 1 ( débourré entière
- Idem. II 10,270 8,676 „ déchets < 1 f débourré lanice et tontisse
- Idem. " • " " / entièrement dégraissées et épurées
- Idem. Idem. • » » « 9,200 * en masse J ( autres, en suint ou simplement lavées... peignées
- Idem. * " " " " t teintes de toute sorte
- Idem. / (provenant de la tonte) de chèvre, de chevreau, de chameau et duvet de cachemire
- Idem. » " • » » Poils (tombés à la chaux) de vache, de veau, de cheval et autres poils grossiers.
- Idem. i4G a „ de blaireau, de castor, de rat musqué, de rat gondin, de lièvre et de lapin
- Idem. i93>297 57,470 14G,419 1 48,057 188,200 Idem
- Idem. de porc ( en masse
- Idem. et J do sa n cl i pi» r pn hntles
- Idem. Idem. 3,oo3 4,444 a97 26,445 6,473 3,200 / de chèvre, de chevreau, de mouton et ' seulement l d’agneau
- Idem. Idem. « « 17,65i 18,080 3,700 tannées ) ou ) autres (y compris les peaux lissées) mégissées / \ autres
- Idem. Idem. 47A 2,367 14,690 » " îi l’alun, mégissées préparées au tan , corroyées
- Idem. a 55i „ „ n de veau, cirées ou de couleur naturelle
- Idem. Idem. 2,a3i 9,620 4,361 2>399 4,318 5,766 » de veau, teintes ou noircies, de chèvre, de chevreau, de mouton ou d’agneau, qu’elles soient de couleur ! naturelle, teintes ou noircies
- Dou- Peaux préparées vernies 011 maroquinées
- de 16 " 3 1 de vaches et antres grandes pennv
- Kilogr. Idem. 272 8 176 279 5 186 4,3 100 crouponnées pour sellerie fine et peaux de cochon de mouton pour doublure de chaussures
- Pièces. 1 5 6 7 " vernies
- Kilogr. ioA 211 i5a 228 3oo chamoisées ou parcheminées, teintes ou non et mégissées teintes
- Paires. 9 non dénommées
- Kilogr. 62 120 58o 228 100 antres
- Idem. » » » - "
- Idem. » V " " " • semelles découpées et talons
- Idem. 3,343 4,800 tiges de botles, empeignes, claques, etc., en cuir verni mi non verni
- Idem. w 38,764 62,500
- Idem. n I |ra nf.s , 11 , r . . . .
- Idem. „ lt u n u I / selles
- Idem. n 2,861 1,800 Ouvrages en peau sellerie fine j F antres
- ou en cuir. articles de bourrellerie
- Idem. Idem. » “ II 364 " plaques et rubans en cuir non boutés pour cardes .... maroquinerie
- Idem. Idem. » " II 586 6 ,, couvertures d’albums et albums pour photographies... autres (brides pour sabots, courroies de transmission, \ malles mitres vides . etc
- Idem. "
- Idem. Idem. " 1 " 18 Pelleteries ouvrées ou confectionnées
- ANNEES.
- Kilogr.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Pièces.
- Kilogr.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- Idem.
- 1889. 1890. 1891. 1892. 1893. ( Chiffres provisoires. )
- 1,070,879 1,972,704 i,533,5o6 1,591,991 826,000
- 29,037 62,377 69,182 36,33a 66,000
- 9l3 a i,58o 2,280 1,100
- io,83o 15,596 35,885 45,384 60,600
- 877,126 1,700,161 844,953 1,294,605 4oo,ooo
- 63,825 93,092 237,685 46,398 i5,3oo
- 367 682 3,119 6,49.5 2,5oo
- • » a 2,636,561 961,900
- - * » »
- " " 182 »
- - » » » »
- 11,951 43,591 » 27,261 7,3oo
- io,358 6,813 l3,Goa 6,282 700
- " » » » »
- a,35o,33i 1,138,396 911,814 » »
- 26,58a i3o 880 • . "
- * " " " "
- 55,o47 97’727 3,999 i,438 a4,ooo
- 410,075 165,100 sio,44i 166,106 118,4oo
- 393,591 4a6,8o4 3a4,486 189,884 177,200
- » • • 36,i5o
- 34,982 11,521 3,84o ii,5g5 7,700
- 9^749 108,852 90,069 129,101 8g,3oo
- » - • 18,811 A,3oo
- 4,i i3 h,996 6,468 i9i°9i 25,000
- " » " 46,a41 22,800
- 73,263 87,835 9,°e9 » «
- 6,826 50,718 47,139 - »
- 4s4,351 4o5,84i 391,428 » "
- • " " 80,878 101,800
- OO CO 545 ^ « 47,267 28,700
- 28,o4o 24,476 9,398 • •
- n " „ 137,4oo i4,5oo
- " 11 " 59,470 68,000
- ,» n ,, 18,586 6,800
- s,9°9 4,5x8 888 4a,485 82,600
- 3,57S a,835 6,55o - »
- " " " * »
- » • • • 800
- » « » 180 .
- 34,809 26,674 21,36a i3,g46 1 2,200
- 162,327 219,oi4 171,027 178,998 220,4oo
- 3,593 s,o5o i,757 2,54a 1,100
- 38i 2,477 1,093 812 5oo
- 19,810 16,708 4,n4 3,782 5,ioo
- » • " " 3oo
- 6,217 9,982 14,287 6,923 5,900
- « » " 77,9e9 223,3oo
- 2,084 9,998 3,394 25,627 36,600
- La nouvelle nomenclature adoptée en 1892 a amené pour certains articles un groupement différent avant et après cette époque.
- Il est néanmoins facile de constater que :
- L’importation des peaux brutes fraîches ou sèches petites de chevreau et surtout celle des peaux autres a considérablement augmenté;
- Et que l’exportation des pelleteries préparées ou en morceaux cousus, des pelleteries ouvrées ou confectionnées, des gants, des vernis, des veaux cirés a tendance à augmenter;
- Tandis que l’exportation des poils tombés à la chaux, des peaux préparées de vache et autres grandes peaux, des chaussures, et des peaux de veau teintes ou noircies, de chèvre, de chevreau, de mouton et d’agneau, qu’elles soient de couleur naturelle, teintes ou noircies, diminue de jour en jour.
- Comité 28. — II.
- pl.n.n. - vue 88/92
-
-
-
- TABLEAU COMPARATIF DES DROITS DE DOUANE DES PEAUX, PELLETERIES OUVRÉES, LAINES ET POILS BRUTS
- À L’ENTRÉE EN FRANCE ET AUX ÉTATS-UNIS
- ET TRADUCTION EN FRANCS DES DROITS AD VALOREM DES ETATS-UNIS, EN PRENANT POUR BASE LES VALEURS DE DOUANE ARBITREES EN 1892.
- NUMEROS
- 4761
- 4 762 47 63 476* 476=
- 476e
- 4767 47 68 476®
- 47610
- 476u
- 47612
- 477
- 478
- 479
- 479 bis.
- 480
- 481
- 482
- 483
- OBJETS SOUMIS AUX DROITS.
- PEAUX PREPAREES.
- Seulement tannées ou mégissées, de chèvre, chevreau, de mouton et d'agneau, Seulement tannées, lissées ou mégissées ou autres :
- — entières.......................................................................
- — croupons..........................................................................
- Dépouilles et croûtes...............................................................
- Corroyées de veau, cirées ou prêtes à l’être, mais n’ayant reçu aucun des compléments de
- main-d’œuvre mentionnés au paragraphe suivant.....................................
- Corroyées de chèvre, de chevreau, de mouton, d’agneau, de veau, qu’elles soient de couleur naturelle, teintes ou noircies au bain ou à la brosse, lissées, grainées, quadrillées, maroquinées, lustrées ou mates.............................................
- Corroyées de vache et autres, grandes peaux teintes ou noircies au bain ou à la brosse,
- lissées, grainées, quadrillées, imprimées, maroquinées, lustrées ou mates.........
- Corroyées crouponnées pour sellerie fine, peaux de cochon, qu’elles soient de couleur
- naturelle, noircies, brunies ou teintes...........................................
- Corroyées de mouton, préparées ou non en Europe avec des peaux brutes d’outre-mer, non drayées, teintes, mates ou lissées, pour doublure de chaussures, etc.............
- Vernies.
- Chamoisécs ou parcheminées, teintes ou non, mégissées teintes Autres non dénommées, non teintes..........................
- Cuir factice.
- OUVRAGES EN PEAU OU EN CUIR.
- Semelles découpées en cuir battu et lissé, et talons.....................................
- Tiges de botles, bottines, bottillons, empeignes, claques, cambrées ou non, quartiers en veau, vache, cheval, chèvre ou chevreau, en cuir non verni...............................
- — en cuir verni.......................
- Bottes................................
- Bottines pour hommes et pour femmes.
- Souliers..............................
- Brides pour sabots....................
- Gants d’agneau ou de veau :
- *— simplement cousus...................
- 484
- 485
- 486
- 487
- 488
- 489
- 490
- 491
- 491 bis.
- 491 ter.
- 492
- 493
- 494
- 23
- 25
- — piques...........................................................................
- Gants de chevreau ou de chevrette :
- — simplement cousus................................................................
- — piqués...........................................................................
- Articles de sellerie fine (auIres que selles)........................................
- Selles :
- — pour hommes......................................................................
- — pour femmes......................................................................
- Articles de bourrellerie.............................................................
- Courroies et cordes en cuir pour transmissions, tuyaux de cuir et autres ouvrages en cuir
- ou en peau pour machines...........................................................
- Plaques et rubans en cuir non boutés pour cardes.....................................
- Malles en bois ou en carton recouvertes en cuir......................................
- Maroquinerie :
- — souple . ........................................................................
- — dure.............................................................................
- Couvertures d’albums pour photographies, en peau, bois, étoffe, papier uni et décoré, et
- autres.............................................................................
- Albums pour photographies, entiers...................................................
- Autres..........................................................................; •
- PELLETERIES.
- Phoques et - Astrakans
- Préparées ou en morceaux cousus. — Loups marins et loutres de mer. — bluebacks.— Petit-gris et sacs de pelit-gris. — Hamsters et lapins blancs, moirés et frisés, en peaux et en louloupes. — Lièvres blancs et sacs de lievres blancs. Chèvres en peaux et en nappes.—Moutons et mouflons du Caucase, en peaux et en nappes.
- Non dénommées................................................................
- Ouvrées et confectionnées :
- — communes
- — fines...
- Laines en masse.
- POILS BRUTS.
- Provenant de la tonte de chèvre, de chevreau, de chameau, de duvet de cachemire. (Nous n’exportons que l’article grossier.)
- Tombés à la chaux de vache, de veau, de cheval et autres poils grossiers (chèvre)..........
- BASES. FRANCE. ÉTATS-UNIS. RAPPORT l1).
- DROITS EN FRANCS décimes compris. TARIF VALEURS EN 1 ARBITRÉES 892. DROITS h LA VALEUR OU en dollars. TRADUCTION EN FRANCS d’après LES VALEURS ARBITRÉES en 1892.
- général. minimum. Importation. Exportation. Importation. Exportation.
- fr. c. fr. c. fr. c. fl'. C. fr. c. fr. c.
- ioo kilogr. i5 oo 10 00 6 5o 8 60 10 p. too val. 65 00 86 00 5.7
- Idem. 5o oo 25 00 4 9 0 5 4o 10 p. 100 val. 42 5o 54 00 1.0
- Idem. 6o oo 3a 00 4 2 5 5 4o 10 p. 100 val. 42 5o 54 00 0.74
- Idem. 4o oo 18 00 4 95 5 4o 10 p. 100 val. 42 5o 54 00 i.3
- Idem. 4o oo 25 00 9 00 9 5o 20 p. 100 val. 180 00 190 00 4.7
- J
- Idem. 90 00 60 00 18 00 20 00 90 p. 1 00 val. 36o 00 400 00 4.4
- Idem. 70 00 5o 00 5 00 5 5o 20 p. 100 val. 100 00 110 00 i.5
- Idem. 70 00 40 oo 8 00 7 00 20 p. 100 val. 160 00 i4o 00 1.8
- Idem. 70 00 45 00 4 00 4 5o 20 p. 100 val. 80 00 90 00 i.4
- Cuirs vernis :
- l3 00 i4 00 90 p. 100 val. 260 00 280 00 i.5
- Idem. 100 00 125 00
- j Veaux vernis :
- l3 00 i4 00 35 p. 100 val. 455 00 4go 00 2.5
- Idem. 74 00 60 00 8 00 10 00 20 p. 100 val. 160 00 260 00 2.7
- Idem. 60 00 4o 00 18 00 19 00 10 p. 100 val. 180 00 190 00 3.i
- Idem. 35 00 û5 00 0 61 0 61 // // // //
- Idem. 80 00 5o 00 3 5o 4 5o 25 p. 100 val. 87 5o 112 5o 1.4
- Idem. 175 00 125 00 25 00 i5 00 25 p. 100 val. 620 00 <00 Oi O O 2.1
- Idem. 975 00 175 00 25 00 • i5 00 25 p. 100 val. 625 00 375 00 i.3
- Paire. 9 5o 2 00 25 p. 100 val. 9 00 4 80 i-9 )
- Kilogramme :
- Idem. 9 5o 1 5o 8 00 24 00 26 p. 100 val. 2 00 4 80 8.2 > 3.8
- Idem. t 00 0 70 25 p. 1 00 val. 2 00 4 80 6.4 )
- O O cT CQ 69 00 5o 00 9 00 1 0 00 20 p. 100 val. 2 25 00 260 00 4.o
- dollars.
- Douzaine t.
- 1 00 0 5o 9 90 Il 2 5 11 20 11.2 \
- de paires. J
- Idem. 1 5o 0 75 Douzaine | 2 75 i3 75 1 3 76 9-1 f
- de paires : Kilogramme : ) 8.9
- Idem. 2 00 1 00 3o 00 l42 00 3 2 5 16 25 16 25 8.1 l
- Idem. 2 5o 1 25 3 75 18 75 18 75 7.5 1
- î o o kilogr. 920 00 180 00 17 00 12 5o 35 p. 100 val. 695 00 437 5o !-9
- Pièce. i5 00 1 0 00 80 00 77 5o 35 p. 100 val. 28 00 27 i5 1.8
- Idem. 18 00 12 00 80 00 77 5o 35 p. 100 val. 28 00 27 i5 i.5
- îoo kilogr. 60 00 5o 00 4 75 4 60 35 p. 100 val. 166 25 161 00 2.6
- Idem. 100 00 60 00 9 00 10 00 35p. 100 val. 315 00 35o 00 3.5
- Idem. 70 00 4o 00 10 00 11 00 35 p. 100 val. 35o 00 385 00 5.5
- Idem. 74 00 60 00 9 00 10 00 35 p. 100 val. 315 00 35o 00 4.7
- Idem. 260 00 200 00 3o 00 48 00 35 p. 100 val. 1,000 00 1,680 00 6-7 ! 7 5
- Idem. 200 00 i5o 00 3o 00 48 00 35 p. 100 val. i,o5o 00 1,680 00 8.4 j 7‘
- Idem. 220 00 180 00 20 00 24 00 35 p. 100 val. 700 00 84o 00 3.8
- Idem. 250 00 200 00 20 00 a4 00 35 p. 100 val. 700 00 84o 00 3.3
- Idem. 120 00 80 00 9 00 10 00 35 p. 100 val. 315 00 35o 00 2.9
- Idem. Exempts. Exempts. i4 25 7 60 20 p. 100 val. a85 00 162 00 i.5
- Idem. 100 00 100 00 i4 25 7 60 20 p. 100 val. 285 00 l52 00 i.5
- Idem. 200 00 160 00 36 00 5o 00 35 p. 100 val. 1,260 00 i,85o 00 9‘! ! 6.0
- Idem. 65o 00 5oo 00 36 00 5o 00 35 p. 100 val. 1,960 00 i,85o 00 2.8 j
- 1re classe 11 cents la livre, soit les 1 oo1. 110 110.0
- // Exemptes. 1 070 1 92 2 e classe 12 cents la livre, soit les 1 oo\ 120 120.0
- ,/ Exempts. 4 55 1 95
- 2e classe 12 cents la livre, soit les 100 . 120 120.0
- // Exempts. 0 20 0 22
- O Le rapport indique combien de fois en plus une même marchandise paye h l’entrée aux États-Unis qu’elle ne payerait h son entrée en France, en lui appliquant notre tarif maximum.
- L’examen du tableau ci-dessus prouve que les deux articles pour lesquels l’inégalité entre les tarifs français et américain est la plus choquante sont les poils de chèvre et les laines qui tous deux entrent en franchise en France.
- Les poils de chèvre (25) sont frappés d’un droit de cinq fois leur valeur, et les laines (28) des trois quarts de leur valeur.
- Il faudrait ramener les poils de chèvre, ou au moins ceux abattus a la chaux, a 1 article 6o4 américain qui accorde la franchise aux crins et poils de cheval, de bétail, de chameau de Russie et autres animaux nettoyés ou non, étirés ou non, mais non ouvrés, non dénommés et cheveux bruts ou nettoyés, mais non étirés.
- Il faudrait aussi obtenir un rabais sensible sur la laine.
- Viennent ensuite comme étant les plus frappés :
- 484. Les gants.
- 491. La maroquinerie.
- 494. Les fourrures ouvrées et confectionnées.
- 4761. Les peaux préparées seulement tannées ou mégissées, de chèvre de chevreau, de mouton et d’agneau.
- 489. Les plaques et rubans en cuir non boutés pour cardes.
- 490. Les malles en bois ou en carton recouvertes en cuir.
- 4765. Les peaux préparées corroyées, de veau, cirées ou prêtes à l’être.
- 476e. Les peaux préparées corroyées, de chèvre, de chevreau, mouton, d’agneau, de veau, qu elles soient de couleur naturelle, teintes ou noircies au bain ou à la brosse, lissées, grainées, quadrillées, maroquinées, lustrées ou mates.
- 486. Les chaussures.
- La différence est moins sensible sur les autres articles quoique beaucoup trop forte; il serait à désirer que l’on puisse obtenir du Gouvernement américam des droits se rapprochant sensiblement de notre tarif général.
- pl.n.n. - vue 89/92
-
-
-
- TABLE DES MATIÈRES.
- Avant-propos.
- 3
- France. — Palais des Cuirs............................................................. 5
- Palais des Machines.............................................................. 18
- Palais des Manufactures.......................................................... 18
- Palais des Engins de transport................................................... 19
- Appréciation sur la section française........................................... 19
- Algérie. — Palais de l’Agriculture..................................................... 90
- Allemagne. — Palais des Cuirs.......................................................... 20
- Palais des Machines.............................................................. 2 3
- Palais des Manufactures.......................................................... 2 3
- Appréciation sur la section allemande.......................................... 2 4
- Angleterre. — Palais des Manufactures.................................................. 2 4
- République Argentine.—-Palais de l’Agriculture.............
- Palais des Manufactures.............................
- Appréciation sur la section de la République Argentine.
- Australie — Palais de l’Agriculture.........•..............
- Autriche. — Palais des Manufactures........................
- Woman’s Ruilding....................................
- Appréciation sur la section autrichienne............
- Belgique. — Palais des Manufactures........................
- Appréciation sur la section belge...................
- Brésil. — Palais de l’Agriculture..........................
- Palais des Cuirs....................................
- Palais des Manufactures.............................
- Appréciation sur la section brésilienne........
- Rulgarie. — Palais des Manufactures........................
- 2 4 2 4 2 5
- 25
- 25
- 26 26
- 26
- 27
- 27
- 27
- 27
- 28
- 28
- Canada. — Palais de l’Agriculture......................................................... 28
- Palais des Manufactures............................................................. 98
- Appréciation sur la section canadienne........................................... 29
- Cap de Bonne-Espérance. — Palais de l’Agriculture...................................... 29
- Woman’s Building................................................................... 29
- Appréciation sur la section du Cap de Bonne-Espérance............................ 29
- Ceylan. — Palais de l’Agriculture...................................................... 3o
- Palais des Manufactures..............................................'........... 3o
- Appréciation sur la section cinghalaise............................................. 3o
- Comité 28. 6
- p.81 - vue 90/92
-
-
-
- 82 EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO.
- Chine. — Palais des Manufactures................................................:........ 3i
- Appréciation sur la section cliinoise.............................................. 3 i
- Corée. — Palais des Manufactures......................................................... 31
- Appréciation sur la section coréenne............................................... 31
- République de Costa-Rica. — Appréciation sur la section de la République de Gosta-Rica. 31
- Curaçao. — Palais de l’Agriculture....................................................... 3i
- Appréciation sur la section de Curaçao............................................. 3i
- Danemark. — Palais de l’Agriculture...................................................... 3a
- Palais des Manufactures..............'............................................. 3a
- Appréciation sur la section danoise................................................ 3a
- Equateur. — Palais de l’Agriculture...................................................... 3 a
- Appréciation sur la section de l’Equateur.......................................... 3 a
- Espagne. — Palais des Manufactures. . ï.................................................. 33
- Appréciation sur la section espagnole.............................................. 33
- Etats-Unis. — Palais des Cuirs............................................................. 34
- Palais de l’Électricité.............................................................. 43
- Palais des Machines.................................................................. 44
- Palais des Manufactures (Objets en cuir. Fourrures)................................ 45
- Woman’s Ruilding..................................................................... 46
- Appréciation sur la section américaine............................................. 46
- Guinée anglaise. — Palais de l’Agriculture............................................... 47
- Appréciation sur la section de la Guinée anglaisé.................................. 47
- Haïti. — Pavillons étrangers............................................................... 47
- Idaiio. — Palais des États américains.................................................... 47
- Italie. — Palais des Manufactures........................................................ 48
- Appréciation sur la section italienne.............................................. 48
- Jamaïque.— Palais de l’Agriculture.......................................................... ^
- Palais des Manufactures.............................................................. 49
- Appréciation sur la section de la Jamaïque......................................... 4 9
- Japon. — Palais de l’Agriculture......................................................... 49
- Palais des Cuirs..................................................................... 5o
- Appréciation sur la section japonaise................................................ 5°
- Johore. — Palais de l’Agriculture.......................................................... 5o
- Libéria. — Palais de l’Agriculture......................................................... 5o
- Appréciation sur la section de Liberia............................................. 51
- Mexique. — Palais de l’Agriculture......................................................... 5i
- Palais des Cuirs..................................................................... 01
- Palais des Machines.................................................................. 5i
- Palais des Engins de transport..................................................... 51
- Woman’s Building................................................................... 53
- Appréciation sur la section mexicaine...........................-.................. &3
- p.82 - vue 91/92
-
-
-
- TABLE DES MATIÈRES.
- 83
- Missouri. — Palais de l’Agriculture. ...................................................... 53
- Nebraska. — Palais des Etats-Unis........................................................ 53
- North Dakota. — Palais des Etats américains.............................................. 53
- Norvège. — Palais des Manufactures....................................................... 53
- Woman’s Building................................................................... 53
- Appréciation sur la section norvégienne............................................ 5 4
- Nouvelle-Galles du Sud. — Palais de l’Agriculture........................................ 54
- Palais des Manufactures............................................................... 54
- Woman’s Building.................................................................... 54
- Appréciation sur la section de la Nouvelle-Galles du Sud.......................... 54
- République d’Orange. — Palais de l’Agriculture........................................... 55
- Appréciation sur la section de la République d’Orange................................. 55
- Paraguay. — Palais de l’Agriculture...................................................... 55
- Appréciation sur la section du Paraguay............................................ 55
- Russie. — Palais de l’Agriculture........................................................... 55
- Palais des Cuirs...................................................................... 56
- Palais des Manufactures............................................................... 57
- Appréciation sur la section russe.................................................. 57
- Siam. — Palais de l’Agriculture........................................................... 57
- Suède. — Palais des Manufactures............................................................ 57
- Pavillon national..................................................................... 58
- Woman’s Building...................................................................... 58
- Appréciation sur la section suédoise...................................<........... 58
- Suisse. — Appréciation sur la section suisse............................................. 58
- Tuinidad. — Palais de l’Agriculture......................................................... 5g
- Uruguay. — Palais de l’Agriculture....................................................... 59
- Palais des Cuirs...................................................................... 59
- Appréciation sur la section de l’Uruguay.............................................. 60
- Utah. — Palais de l’Agriculture............................................................ 60
- Virginie. — Palais de l’Agriculture......................................................... 60
- Wyoming. — Palais de l’Agriculture.......................................................... 60
- Stock-Yards................................................................................. 61
- Notes sur le travail des peaux aux États-Unis............................................ 67
- Résultats de l’Exposition de Chicago........................................................ 77
- I. Tableau des importations et exportations dans le monde.
- II. Tableau des importations et exportations aux États-Unis.
- III. Tableau comparatif des droits de douane à l’entrée en France et aux États-Unis.
- p.83 - vue 92/92
-
-