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La Norvège à l'Exposition universelle de 1900 à Paris : Catalogue spécial
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- i L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900 À PARIS.
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- CATALOGUE SPECIAL NORVÉGIEN
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- iBlBLiOTHEQUE;
- CATALOGUE SPÉCIAL
- PUBLIÉ PAR LE COMITÉ ROYAL POUR LA PARTICIPATION DE LA NORVÈGE A L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- KRISTIANIA AKTIE - B O G T RY K K E RI E T Mai 1900
- RÉDIGÉ
- PAR
- K. V. IIAMMÉR
- LA NORVEGE
- À L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900 À PARIS
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- LE COMITE ROYAL
- POUR LA PARTICIPATION DE LA
- NORVEGE
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- DE 1900 A PARIS
- PRÉSIDENT
- Kildal, ancien Ministre des Finances
- VICE-PRÉSIDENT
- T. Prytz, Architecte, Industriel
- MEMBRES
- J. Brunchorst, Docteur ès lettres, Directeur de Musée, à Bergen.
- E. Ellingsen, Consul, Négociant, à Drammen. S. Falch, Consul, Négociant, à Bergen.
- Ti-i. Holmboe, Peintre artiste.
- N.-C. Ihlen, Ingénieur, Industriel, à Strœnnnen.
- A.-J. Krogh, Membre du Storthing norvégien, Industriel.
- Chr. Langaard, Négociant.
- Peter Arn. Petersen, Consul général, Négociant. Chr. Thams, Consul, Négociant, à Trondhjem. C. Houge Thiis, Industriel, à Stavanger.
- SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
- » K.-V. Hammer
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- LE COMMISSARIAT
- DE LA NORVEGE A PARIS
- COMMISSAIRE GÉNÉRAL
- M, W. Christophersen, ancien Ministre plénipo tentiaire, Consul Général, à Anvers
- COMMISSAIRE GÉNÉRAL ADJOINT:
- Chr. Smith, Négociant, 24 rue Duphot, à Pans
- ATTACHÉS AUX COMMISSARIAT:
- » H. Halvorsen, Secrétaire.
- J. Aanstad, second Secrétaire.
- » Per Klem, Ingénieur.
- _ T ^ ( des stipendiât
- J. Lundquist, Commerçant. J de l’État
- ^ Delegués officiels à l’assistance
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- Adresse du Comité, à Kristiania
- 32, Kirkegaden.
- (Adresse télégraphique: «Pariskomiteen»)
- Adresse du Commissariat Général, à Paris
- 12, Avenue Rapp.
- (Adresse télégraphique: (Norvégien»)
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- LA NORVÈGE
- LE PAYS ET LE PEUPLE
- La Norvège, le pays «des fjords» et «des i nuits blanches», occupe la partie nord ouest de la Péninsule Scandinave (i). Elle forme une longue bande exiguë de terre, très escarpée, en général, sur toute la côte bordant l’Atlantique septentrional.
- Le pays s’étend du 570 58' de latitude nord au 710 7'. Si l’on veut faire une comparaison, cette longueur équivaut tout juste à la distance de Paris à Oran, c’est-à-dire à 1.800 kilomètres environ. De l’ouest à l’est, il embrasse le 40 30' au -31° n' de longitude. La largeur est, vers le sud, de 400 km. et de 100 km. en moyenne dans le Nordland; au fond de Vestfjord, là, où le chemin de fer d’Ofoten est actuellement en cours de construction, elle ne dépasse guère 8 km.
- Au nord, les côtes de la Norvège sont baignées par l’océan Glacial. Les terres les plus proches sont la Beeren-Eiland, puis le Spitzberg qui sont éloignées d’un jour et demi de bateau de Ham-merfest. A l’ouest, les plus voisines qu’on découvre, au bout de 24 heures, en partant de Ber-
- (1) En langue norvégienne, la Norvège porte le nom de Norge.
- Situation géographique.
- Distances avec d’autres pays.
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- gen, sont les îles de Shetland. De Bergen à Newcastle, le voyage s'effectue en 36 heures. Vers le sud, le pays est séparé du Danemark par le Skagerak. On peut voir ensemble, d’un même point, les phares de Ryvingen situés au sud de la Norvège et ceux de Hanstholmen, au nord du Jutland. La distance entre Kristianssand, en Norvège, et Fredrikshavn, dans le Jutland, est de 10 heures de bateau; entre Hambourg et Kristianssand, elle est d’une journée et demie. Du Hâvre on vient en Norvège en trois jours de paquebot.
- Entourée des trois côtés par la mer, la Norvège eut, tout naturellement, d’anciennes et étroites relations avec ses voisins d’outre-mer de l’ouest et du sud. Et, encore aujourd’hui, les quatre cinquièmes des transactions commerciales se font avec les pays de la mer du Nord.
- La Norvège est bornée à son extrémité nord par la Russie sur 170 km., par la Finlande sur 750 km. ; sur 1540 km. elle est limitrophe de la Suède.
- Il est à remarquer que la plus grande partie de cette frontière n’est pas une ligne naturelle, mais simplement une zone presque déserte, peuplée par quelques familles de Lapons nomades et dont la moyenne est à peine d’un habitant par km.2. Cette population laponne qui ne s’élève guère à plus de 15,000 âmes forme une barrière humaine, si l’on peut s’exprimer ainsi, qui sépare les Norvégiens de leurs voisins, — barrière qui, sauf les voies ferrées de Trondhjem à Œster-sund (distance 11 heures), de Kristiania à Stockholm (distance 13 h.) et de Kristiania à Gothen-bourg (distance 11 h.) n’est guère traversée que par une douzaine de routes assez primitives. Il faut plusieurs jours de voyage pour se rendre d’un des centres habités de cette aride contrée au centre le plus prochain au delà de la frontière. Ces voies de communication par terre sont peu fréquentées en raison même de leur incom-
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- modité. En 1898, 5% seulement des échanges de marchandises effectués par la Norvège se firent par la frontière de terre; 95 % passent par la mer.
- La partie côtière se distingue remarquablement Aspect, comme un type de pays de fjords; toute cette ceinture est indéfiniment morcelée. L’océan entaille et déchiquette sauvagement sans cesse la masse rocheuse qui le limite. La côte s’échancre en baies profondes, toutes semées d’une quantité innombrable d’îles. Tout le long on en n a pas compté moins de 1 50.000 grandes et petites d’une superficie totale de 22.000 km.2 Ces îles s’isolent tantôt sur les flots lointains, et tantôt se rapprochent en groupes serrés, offrant à l’œil une variété presque infinie de rochers.
- Cinq mille km.2 du pays sont couverts de neige et de glace éternelles.
- A vol d’oiseau, le panorama présente un massif montagneux avec de vastes et hauts plateaux d’où se dressent de véritables Alpes avec leurs sommets aigus et leurs crêtes abruptes. Au delà de cette gigantesque masse granitique, entrecoupée parfois de vallées en entonnoir que surplombent des terrasses verdoyantes et des cascades grondantes, avec des collines aux molles ondulations et des lacs étincelants, au delà, s’étend la ligne immense des fjords avec «le canal norvégien» tout plein de récifs et de détroits, formant la ceinture côtière des îles. La structure du pays est hardie et puissante et si elle n a pas la grandiose harmonie, la pureté et la correction impeccables des formes qui rendent si admirables les paysages de l’Orient, on trouve, du moins, dans ses aspects, un ensemble changeant et imposant tout à la fois, d’une âpre et saisissante beauté.
- On a calculé que la moitié de la superficie montagneuse de la Norvège est à plus de 500 mètres d'altitude, un huitième dépasse 1000 m. et un peu moins d’un autre huitième n’est qu à
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- 150 m. C’est dans cette dernière fraction que vivent les deux tiers de la population. La plus grande partie des montagnes et des régions forestières — soit ensemble 1/*t environ de la superficie totale du pays — n’a qu’un nombre insignifiant d’habitants. Les norvégiens sont avant tout un peuple de côtes et, jusqu’à un certain point, un peuple de vallées.
- climatologie. Un Français a appelé la Norvège «le pays des nuits blanches». C’est juste. Les journées d’été y sont longues, et 100.000 kilomètres carrés de la superficie du pays sont le domaine du soleil de minuit ; mais, par contre, ces vastes étendues sont plongées dans une obscurité à peu près ininterrompue pendant les six grands mois que dure l’hiver du nord.
- Dans le sud du pays, le soleil d’été ne descend que fort peu au-dessous de l’horizon, et le crépuscule verse toute la nuit sa blonde clarté. A Mandai, les nuits lumineuses se montrent de la fin d’avril à la mi-aout; à Kristiania et à Bergen, elles commencent huit jours plus tôt pour finir huit jours plus tard. A Trondhjem, elles durent du 11 avril à la fin d’août, et dans cette ville il fait plein jour à minuit même, du 23 mai au 20 juillet. Cependant, le soleil de minuit proprement dit ne fait véritablement son apparition que lorsqu’on atteint le cercle polaire. A Bodœ, l’astre resplendit dans le ciel sans interruption du 3 juin au 7 juillet; à Tromsœ, du 19 mai au 22 juillet et au cap Nord encore quinze jours de plus.
- Si les jours d’été sont longs et brillants, ceux d’hiver sont d’autant plus courts et obscurs. A Tromsœ, le soleil disparaît du 26 novembre au 16 janvier. Néanmoins, les ténèbres ne sont pas entièrement complètes pendant tout ce temps, vers midi on a une ou deux heures d’une pâle lueur froide et triste qui semble n’éclairer qu’à regret et donne aux ciels du Nord un charme si puissant de mélancolie.
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- La côte de la N'orvègè est balayée du sud-ouest au nord-est par le Gulfstrearn qui remplit les innombrables fjords et toutes les anses des eaux tempérées empruntées à la surface de l’Atlantique, et les transforme en autant de bassins d’eau tiède dispersés le long de la côte.
- Les fjords ont une profondeur allant jusqu’à i .200 m., mais une banquette sous-marine longeant la côte les protège contre l’invasion des eaux glacées des fonds océaniques ; il en résulte que ces fjords ne sont jamais pris l’hiver et qu’on peut y naviguer toute l’année.
- Dans la partie sud-est du pays, bornée au nord, par le Dovre ou Dovrefjeld et, à l’ouest, par des régions montagneuses qui s’étendent depuis le Romsdalsfjord au nord et jusqu’au cap Lindesnes au sud, l’isotherme de l’année varie entre —[— y ° C. sur la côte méridionale et — 1/20 aux stations météorologiques extrêmes, vers le nord et l’ouest. Pendant des étés chauds, le thermomètre a marqué sur certains points 30° et même plus. A Kristi-ania on a enregistré jusqu’à 330.9. Les mois les plus froids sont ceux de décembre, janvier et février. L’hiver est surtout rude au cœur du pays, dans ces immenses vallées qu’on appelle Œster-dalen, Gudbrandsdalen, Valdres et Hallingdal, où l’on a vu mainte fois le mercure se congeler dans le thermomètre. Mais à mesure que l’on se rapproche de la côte, l’hiver devient de plus en plus doux, et la température moyenne n’est, par exemple, que de — 7V20 à Hamar, tandis qu’elle remonte à — 40 à Kristiania.
- Dans la Norvège occidentale, la contrée des fjords avec les îles, la température est, là, moins variable. La moyenne de l’année atteint son maximum de -f- 70 à 7V20 aux stations côtières les plus avancées dans l’océan. L’été y est relativement long : il dure quatre mois à peu près. A Bergen, le thermomètre s’élève à 30°.
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- Flore.
- La partie de la Norvège comprise au nord des monts du Dovre présente, au point de vue climatérique, les conditions les plus inégales. A l’intérieur du Finmark existe un véritable pôle de froid; on a observé là des maxima tout à fait inconnus dans la température du pays entier. A Karasjok, par exemple, on a noté 5 1 ox/2 de froid, 46°Va à Kautokajno etc., avec, ensuite, des alternatives ne dépassant pas — 15°Va à Karasjok et — 1 Ie dans le sud du Varanger; mais à partir des îles Lo-foten, cette température s’abaisse entre i° et Va° de froid. Ces îles sont d’ailleurs l’endroit du monde qui a les hivers les plus doux relativement à leur haute latitude; le maximum observé a été de — 15° et le nombre des jours de gelée ne dépasse pas cent jours par an, tandis que ce nombre est de 243 à Kautokajno et de 205 à Vardœ.
- On trouve dans les limites de la Norvège, à tous les degrés, des climats continentaux et des climats marins. Malgré les oppositions frappantes qui existent, l’influence du Gulfstrèam est ressentie dans tout l’ensemble du pays. Grâce à son énorme pouvoir calorifique, ce courant peut échauffer les couches aériennes sous-jacentes;, c’est lui qui fait de la Norvège un pays habité par l’homme civilisé jusqu’aux confins les plus extrêmes de l’océan Glacial arctique.
- Si l’on tient compte de sa situation septentrionale, on peut dire que la Norvège a une végétation fort riche; rien qu’en phanérogames il y a environ 1500 espèces vivant à l’état sauvage.
- Le pays est si étendu (130 de latitude) qu’il y a de la place pour les espèces les plus différentes. Dans le nord et dans les montagnes, on trouve une végétation arctique; dans le sud-est, une flore continentale et, enfin, le long de la côte ouest, une série de plantes exigeant un climat insulaire et appartenant principalement à l’Europe occidentale.
- Ce qui caractérise essentiellement le règne végétal dans le sud-ouest, ce sont les conifères
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- qui forment d’épaisses forêts depuis le niveau de la mer jusqu’à une altitude de 800 à 1000 m. Le pin sylvestre et le sapin rouge y alternent, mais c’est le pin qui domine. Partout entre les arbres résineux, on trouve des échantillons de bouleau, de sorbier et de tremble. Dans les parties basses, c’est-à-dire jusqu’à 500 m. environ au-dessus du niveau de la mer, - on rencontre en outre, disséminés dans la forêt, bon nombre d’arbres foliacés appartenant à l’Europe centrale: tels que le chêne, le frêne, le tilleul, le platane, l’orme, et le bouleau des plaines.
- A l’extrémité de la limite des arbres résineux, commence une région où le bouleau est le seul arbre forestier. La zone du bouleau s’élève jusqu’à 1000 et 1100 m. au-dessus du niveau de la mer. Sa frondaison présente un aspect moins sévère et plus exubérant que celui des bois résineux. Au-delà, on peut encore distinguer deux différentes zones : celle des saules et celle des lichens. Ce qui domine dans cette dernière, c’est la mousse servant à la nourriture des rennes.
- Au nord du cercle polaire, les bois de sapin disparaissent et le bouleau prend la tête comme le seul arbre forestier. Sur les côtes du Nordland et du Finmark, la flore est monotone et pauvre en espèces. Là, on trouve fréquemment de vastes marécages ou tourbières couverts de « moulte » (rubus chamœmorus). Ce sont des sortes de baies sauvages de couleur rouge, d’un goût acidulé et agréable. Dans le Nordland, on en exporte de grandes quantités vers les régions plus méridionales.
- La faune de la Norvège est celle de la région dite paléo-arctique, c’est en général la même qui est connue au nord de l’Europe et elle se rapproche aussi de celle de l’Europe centrale et occidentale. Cependant, elle est plus riche en genres exclusivement arctiques, derniers vestiges de la période glacière. Sur les hauts plateaux et dans le nord, on retrouve ainsi plusieurs
- Faune.
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- espèces propres aux régions glacées : telles que le renne et le renard bleu.
- Dans un pays ayant une côte aussi étendue que celle de la Norvège, la faune ichtyologique doit être naturellement très riche et, effectivement, le nombre des espèces qui est d’environ 200 est plus grand que dans aucun des autres pays riverains de la mer du Nord. (On en voit un beau choix dans le petit musée ichtyologique de notre pavillon.)
- Comme oiseaux, la faune norvégienne comprend à peu près 280 espèces dont 190 se reproduisent annuellement dans le pays même. Le long des côtes de l’ouest et du nord, on trouve de nombreuses colonies de palmipèdes, mouettes, sternes, plongeons, grèbes, macareux, mouettes tridactyles, cormorans et eiders. Plus on avance vers le pôle, plus ces colonies se développent. Tout au nord, elles couvrent certains. rochers par millions, y reviennent chaque année et forment ainsi des centres où l’on récolte en abondance les œufs et le duvet.
- La faune ornithologique des plaines, riche surtout dans les vallées de l’est, est à peu près la même que dans le reste de l’Europe. Par contre, celle des hauts plateaux est plus caractéristique : on y recontre plusieurs espèces qui se reproduisent rarement dans des régions plus méridionales, comme le bruant des neiges et le bruant lapon. Si l’on redescend dans la région plus basse, on y trouve le principal gibier du pays : le lagopède blanc, la bécasse et la bécassine.
- Dans les limites du pays on a compté 67 espèces de mammifères. Le seul félin de la Norvège est le lynx qui habite les forêts les plus montagneuses. Le renne a un ennemi acharné dans le glouton qui a le même habitat que le renne lui-même, c’est-à-dire les hautes montagnes et le nord du pays. Mais son ennemi le plus cruel est encore le loup dont l’apparition, cepen-
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- dant, est assez irrégulière(i). Le carnassier le plus commun est le renard et son cousin le renard bleu ou polaire. L’ours était autrefois abondant, mais ainsi que plusieurs autres carnassiers, il va toujours en décroissant. L’élan, qui est le plus grand des mammifères terrestres d’Europe, est chez lui dans les grandes forêts résineuses de l’est et du nord. L’effectif, qui aussi diminue depuis quelques années, est d’environ 4.000.
- La population de la Norvège appartient de Anthropologie, façon dominante à la race germanique; on y trouve aussi une assez faible portion d’éléments d’origine laponne (1 %) et finlandaise (Va %)
- La taille des Norvégiens est plus élevée que celle de tous les autres peuples européens et la circonférence de la poitrine est également plus grande. Chez les adultes, la stature n’est pas actuellement inférieure à 172 centim.
- Parmi les Scandinaves, les Norvégiens se distinguent comme les plus blonds et la race, au point de vue anthropologique, est presque sans mélange.
- Les Lapons forment un type bien distinct qui a ses affinités les plus proches avec les peuples mongols. Ils sont très petits, leur taille moyenne reste bien inférieure à la taille réglementaire des conscrits norvégiens qui est de 158 centim. Leur complexion est plutôt frêle, la poitrine est bombée, les muscles peu développés, les jambes fréquemment arquées, les pieds courts et larges, la démarche dandinante. Leur nombre s’élève à 21.000 environ; la plupart d’entre eux sont pêcheurs
- (1) Les plus grands ravages qu’il cause sont clans les troupeaux de rennes des Lapons. Aussi tous les soins du Lapon sont-ils tournés à défendre son troupeau. Non seulement le loup dévore les individus isolés, mais encore il disperse les troupeaux sur les montagnes; il arrive parfois même, qu’un Lapon qui se couche riche au soir, possesseur de plusieurs milliers de rennes, s’éveille au matin pauvre comme un mendiant.
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- Statistique de la population.
- et vivent dans les deux préfectures les plus septentrionales du pays. Il n’y en a guère que io % qui soient absolument nomades.
- C’est à l'année 1769 que remonte le premier dénombrement général; il accusa une population de 727.600 habitants. Le deuxième eut lieu le Ier février 1801 et donna un total de 883.000 habitants résidant dans le pays. Voici le relevé des chiffres de quelques-uns des dénombrement suivants :
- 31 décembre 1845 • • • 1.328.471 habitants.
- 31 » 1855 . . . 1.490.047 »
- 31 » 1865 . . . 1.701.756 »
- 31 » 1875 . . . 1.813.424 »
- 1 janvier 1891 . . . 2.000.917 »
- 1 » 1897. • • 2.110.000 »
- Le prochain dénombrement aura lieu le 1er janvier 1901.
- La Norvège étant essentiellement un pays de navigation, il en résulte qu’un nombre assez considérable de marins se trouvent en dehors des limites du territoire. La différence entre la population de fait et la population de droit est au moins de 15.000 personnes.
- La Norvège, qui occupe une superficie égale à un peu plus de 3 °/o de celle de l’Europe, est le moins peuplé des -états européens. L’étendue du pays est de 322.304 km.2; sur ce chiffre il convient de défalquer 12.830 km.2 représentant des lacs. Si l’on fait abstraction de ces lacs, la population était en 1891 de 6.5 habitants par km.2 A la même époque la Suède comptait 10.7, le Danemark 57 et la Belgique 206 habitants par km.2. Pour l’ensemble de l’Europe elle est d’environ de 38 habitants.
- Comme dans tous les pays à population clairsemée, on trouve en Norvège des différences très grandes d’un district à l’autre. Tandis que la préfecture de Stavanger compte 13.5 habitants par km.2, le Finmark n’a que 0.6 habitant par km.2.
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- Plus des trois quarts de la superficie de la Norvège sont composés de territoires non seulement incultes, mais complètement incultivables. Dans le quart restant, les 4/r> sont occupés par des forêts si bien que les terres cultivées ne représentent guère que 3 à 4 % de la surface totale. En France, comparativement, les cultures forment environ 70 %, et la moyenne de l’Europe est plus de 40 %.
- Les deux tiers de la population norvégienne habitent le long de la côte et des fjords, 1U dans le bas-pays de l’intérieur et le reste, environ 10 %, dans les montagnes.
- En 1891, les villes comprenaient 494.129 âmes ou 23.7%') la différence, soit 76.3%, appartenait à la population rurale. Il y a actuellement 61 villes en Norvège contre 42 en 1801. Les trois plus grandes sont : Kristiania qui comptait au Ier janvier 1899, 221.255 habitants, Bergen avec 68.000 et Trondhjem avec 34.000 habitants.
- Le total des personnes travaillant qui, en 1876, formait 61 % de la population entière est tombé, au cours de ces quinze dernières années, à 59 %. En comparaison avec ceux des autres pays, ces chiffres sont peu élevés.
- La plus grande partie de la population norvégienne tire sa subsistance de l’agriculture (en 1891, 48.65 °/o); la pêche entre pour 8.58 %, la. navigation 5.92 %, et le commerce 9.45 %, tandis que la population vivant de l’industrie est relativement peu nombreuse (23.04%).
- Presque tous les Norvégiens appartiennent à la religion protestante. Sur l’ensemble des habitants il n’y avait, en 1891, que 30.685 personnes faisant partie de diverses confessions dissidentes ou étrangères à l’église nationale. Le nombre des catholiques était, à cette date, de 1004 et celui des personnes sans confession de 5095.
- Lors du dernier dénombrement, on a trouvé 2.565 aveugles, 2.139 sourds-muets et 7.749 aliénés.
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- Mariages.
- Natalité.
- Mortalité.
- Emigration.
- Longévité.
- Le nombre annuel des mariages conclus en Norvège est de 13 à 14.000. Comparé au reste de l’Europe, le pays a donc relativement peu d’unions. Cela tient en partie au groupement défavorable par classes d’âge, la proportion de jeunesse nubile étant assez restreinte, et à cette circonstance que l’on se marie ici généralement plus tard qu’ailleurs. Cette dernière cause, entre autres raisons, est due à la lenteur du développement physique des hommes du Nord. L’âge moyen du mariage était de 1881 à 1885 de 30.2 ans pour les hommes et de 27.1 ans poulies femmes. En France cet âge était respectivement de 29.6 et de 25.4 ans.
- Il naît chaque année un peu plus de 60.000 enfants, c’est-à-dire à peu près 3 % du nombre de la population totale. La plupart des pays d’Europe ont une natalité supérieure à celle de la Norvège. On compte 105.8 garçons contre 100 filles. Le quart des naissances est dû à des mères de 30 à 35 ans et un nombre presque égal à la classe quinquennale immédiatement au-dessus.
- Le taux de la mortalité était de 1.7 % poulies années 1871 —1890. Il va actuellement en décroissant en raison des progrès de la culture et du bien-être général. La mortalité est moindre en Norvège que dans aucun autre pays d’Europe; de même la moyenne de la vie humaine y est plus grande aussi, sauf, cependant, en Suède durant ces derniers temps.
- Au cours de ce siècle, la Norvège a perdu par l’émigration d’outre-mer une plus grande partie de sa population qu’aucun autre état, excepté l’Irlande. Presque tous les émigrants se sont dirigés vers les Etats-Unis, où résidaient, au Ier juin 1890, suivant le cens américain, 322.665 personnes nées en Norvège.
- La moyenne de la vie humaine était de 1881 à 1890, de 48.7 ans pour les hommes et
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- de 51.2 ans pour les femmes; elle a augmenté graduellement, et elle maintenant plus grande qu’en la période 1821 —1850, soit de 5 ans pour les hommes et de 4 ans pour les femmes.
- STATISTIQUE DE L’ÉCONOMIE POLITIQUE.
- De la superficie globale de la Norvège (322.605 Agriculture. km.2) il n’y a en champs et prairies naturelles, qu’à peine 3 % et en terres cultivées seulement 0.7% ou V140 delà surface totale. Malgré cette infime partie consacrée à l’agriculture, celle-ci constitue néanmoins la principale richesse du pays.
- En fait de céréales, on cultive l’avoine, l’orge, le seigle et le froment; toutefois ce n’est que pour l’avoine seule que la Norvège se suffit à elle-même. Les emblavures annuelles sont : pour l’avoine de 100.000 hectares et la récolte d’à peu près 3 millions V2 d’hectolitres; pour l’orge, de 50.000 hectares au moins et la récolte de 1 million Va d’hectolitres, soit 3A d’hectolitre par individu; pour le seigle, de 14.000 hectares et la récolte de 330.000 hectolitres.
- Quant au froment, il exige un sol et un climat particuliers : aussi le cultive-t-on sur une échelle moindre que les autres espèces de céréales. On le trouve rarement au nord du fjord de Troncl-hjem. Les emblavures sont de 4.000 hectares donnant 100.000 hectolitres.
- Comme tubercules, on ne cultive guère que la pomme de terre. Elle réuissit bien dans toutes les régions habitées du pays et forme l’un des aliments essentiels de la population et remplace souvent le pain. La pomme de terre couvre à peu près 40.000 hectares et le rendement moyen est de 8 millions Va d’hectolitres.
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- Forêts.
- Pêches.
- L’arboriculture est peu considérable en Norvège. Cependant, quand l’année est bonne, on recueille des fruits excellents; mais la rigueur des hivers fait que la récolte est peu assurée.
- T.'élevage du bétail constitue une importante source de profits. Lors du recensement de 1890, il y avait dans le pays : 151.000 chevaux, 1.006.000 têtes de gros bétail, 1.418.000 moutons, 272.000 chèvres, 121.000 porcs et 797.000 poules. On évalue à 140 millions de kroner la valeur provenant de l’exploitation du bétail; ces chiffres joints aux 70 millions tirés de l’agriculture • produisent un revenu brut annual de 210 millions de kroner (environ 300 millions de francs).
- De la superficie totale de la Norvège, 21 % ou 68.200 km.2 environ sont occupés par des forêts.
- Les abatages sont très variables. La quantité de bois provenant des coupes annuelles est de 9.740.000 m.3, soit 143 m.3 par kilomètre carré boisé. La cinquième partie à peu près est exportée, le reste est consommé dans le pays même. Dans les 15 préfectures du sud, la croissance moyenne des arbres est de 145 m.3 par km.2 et l’abatage annuel de 152 m.3; il en résulte donc, qu’en général, l’exploitation des forêts est plus grande que la reproduction. Dans les 3 préfectures du nord, les chiffres sont les mêmes. Les trois quarts de l’étendue forestière sont en bois résineux et un quart en essences foliacées. Le sapin norvégien contient peu de résine et par suite il est préférable à tout autre pour la fabrication de la pâte de bois, soit chimique, soit mécanique. Cette industrie prend, d’ailleurs, un développement tel que, sur plusieurs points, elle menace de détruire des forêts entières.
- Pour l’année 1897, la valeur des bois exportés et celle des arbres débités dans les scieries a été évaluée à 62 millions de kroner.
- La pêche est certainement le plus ancien des moyens d’existence de la population norvégienne;
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- elle est restée un des plus importants. La valeur du produit des grandes pêches maritimes, comptée d’après le prix payé aux pêcheurs mêmes, a varié pendant les 31 dernières années entre 14.800,000 kroner (en 1887) et 29.400.000 kroner (en 1877). La moyenne pour toute cette période a été de 22.300.000 kroner. Dans ces chiffres n’est pas compris le produit de la petite pêche journalière qui se fait tout le long de la côte pour subvenir aux besoins de la population, ni celui de tous ces commerces qui ont le poisson pour base. En 1897, par exemple, le gain total des grandes pêches était pour les pêcheurs de 25 millions de kroner et le montant des exportations de 52 millions. Si à cette somme on ajoute la petite pêche et les diverses industries connexes, on arrive à 60 millions de kroner, soit 10 % environ, des revenus de la nation.
- Les poissons comestibles de la Norvège sont principalement des poissons ronds et surtout des gadoïdes (morue, colin, églefin etc.). Les espèces de poissons les plus nombreuses appartiennent aux eaux septentrionales : ceci indiquerait que la mer est beaucoup plus poissonneuse dans le nord que dans le sud.
- Un peu plus des trois quarts des grandes pêches ont lieu au nord du cap Stad. Ces pêches sont périodiques et ont pour objet des espèces se livrant à des migrations annuelles et à époque fixe vers la côte : telles que la morue, le hareng, le maquereau et le saumon. La place prépondérante est occupée par la pêche de la morue, gadns callarias.
- Parmi les produits secondaires tirés du poisson, l’huile a la première place; la plus grande partie est employée en médecine. La rogue est salée et envoyée principalement en France où elle sert d’appât pour la pêche de la sardine. Phi 1897, on en expédia 60.000 hectolitres valant 1.323.000 kroner.
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- La pêche du hareng vient immédiatement, comme importance, après celle de la morue. Comme celle-ci, elle se fait tout le long de la côte. En 1897, on exporta 1.347.000 hectolitres de hareng salé représentant une valeur de 18 millions de kroner. Rien plus encore que la pêche de la morue, celle du hareng est très variable, très incertaine; il est des années où elle fait complètement défaut. La majeure partie du hareng norvégien est exportée en Russie, en Industrie. Allemagne et en Suède.
- Après l’agriculture et l’élevage du bétail, c’est de l’industrie que le peuple norvégien tire ses plus grands revenus. Suivant le dernier recensement (1891) il y avait 23% de la population totale (2.004.000 âmes) soit près de 462.000 personnes occupées directement ou indirectement dans l’industrie. A la même époque, la proportion était pour la Suède 22.7 %, pour le Danemark 28.6% pour la France 26% et pour la Suisse 40°/o.
- La population industrielle de la Norvège s’est fortement accrue dans ces derniers temps. L’exportation des produits industriels qui était de 1 million Va de kroner en 1866 a sauté à 45 millions, chiffres moyens actuels. L’année 1897 fut marquée par un événement destiné à avoir une grande importance pour le développement industriel -national : la dénonciation par la Suède du traité de commerce conclu entre les deux pays, traité qui existait depuis que l’union politique de la Suède et de la Norvège était entrée en vigueur, en 1814. La communauté de marché industriel entre les deux pays se trouva dissoute et remplacée par des tarifs prohibitifs réciproques; il en résulta en Norvège une recrudescence subite et considérable de l’activité industrielle. Le pays possède désormais plusieurs grands établissements industriels, ayant un outillage à la hauteur du progrès et non seulement pour la mise en valeur des bois et la
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- construction des machines, mais encore pour différentes autres branches.
- L’impluviation relativement considérable et la Forces motrices structure particulière du pays, avec ses immenses plateaux montagneux et ses vallées en échelons, fournissent à la Norvège une surabondance de forces motrices naturelles dans ces chûtes d’eau, plus nombreuses ici que dans aucun autre pays.
- Un grand nombre de ces cascades qui représentent des millions de chevaux sont avantageusement situées et assurent à l’industrie du pays un avenir de plus en plus riche, surtout dans les travaux qui exigent une grande force motrice.
- Le nombre total des établissements industriels en Norvège était à la fin de 1895 de 1910 occupant un personnel de 60.000 personnes.
- Ces chiffres ont augmenté depuis lors et on peut estimer qu’ils englobent maintenant 70.000 personnes environ. En 1850, ce nombre était de 12.700 personnes.
- Les industries soumises au contrôle des en-specteurs de fabriques employaient, en 1896,
- 3.484 moteurs développant ensemble une force de 127.000 chevaux-vapeur-, en 1898 cette force était de 157.300 chevaux-vapeur.
- Les genres d’industries qui sont les plus importants en Norvège sont:
- Travail du bois . . . Etablisse- ments. • • • 383 Ouvriers. 12.073 Journées de travail par an. 2.698.900
- Construction de machines etc. 191 9-3l8 2.530.900
- Industrie textile . . . 167 8.805 2.447.400
- Pâtes de bois, papier, caoutchouc .... cuir et 196 7.72O 2.099.200
- Préparation des denrées taires alimen- 496 7.306 I.782.300
- Mise en œuvre de la travail de la pierre terre et H3 5-244 I.035.IOO
- Métallurgie .... 78 3-308 913.700
- Produits chimiques 62 2.307 565.800
- Sur l’ensemble des personnes occupées dans l’industrie et âgées de plus de 15 ans (total
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- Commerce et navigation.
- 75.000) près de la moitié, soit 35.000, appartient aux villes.
- Les transactions commerciales de la Norvège avec l’étranger ont été évaluées, pour 1898, à une somme totale de 439 millions de kroner, soit en importations : 280 millions et en exportations : 159 millions. En 1897, Ie total en était de 431 millions de kroner et en 1896 de 388 millions. Comparés à la population, ces chiffres sont des plus considérables; ils représentent, pour 1897, 205 kroner par habitant. A la même époque les transactions commerciales de la France s’élevaient à 187 kroner, celles de la Suède à 154 kr. et celles de l’Allemagne à 149 kr. par habitant. De l’autre côté, le Danemark a, par habitant, un commerce de 324 kr. et la Grande-Bretagne de 341 kr. Pour l’Europe prise dans son ensemble, la proportion par habitant est de 138 kr.
- Tandis que la moyenne des transactions de la Norvège correspond à peu près à celle des Etats de l’Europe occidentale, la marine marchande norvégienne occupe une place tout à fait à part : il n’y a que trois pays au monde qui soient à la tête d’un tonnage supérieur à celui de la Norvège : ce sont la Grande-Bretagne, l’Allemagne et les Etats-Unis. Par rapport à la population, la marine commerciale norvégienne occupe la première place. Au commencement de 1899, la Norvège avait 1068 bateaux à vapeur jaugeant un tonnage net de 437.570 tonneaux de registre et 5.981 voiliers jaugeant 1.120.808 tonneaux. Le total du tonnage effectif calculé était de 2.696.000 tonneaux. Depuis cinquante ans la marine mar chande norvégienne a décuplé.
- Le produit brut des frets était environ de 50 millions de kroner en 1863—65; de 100 millions en 1873—78 il descendit à 77 millions de 1886 à 87, mais remonta à plus de 120 millions en 1889 pour retomber encore à 93 millions de
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- 1893 à 1895 et atteindre enfin 104, 109,
- et 114 millions kr. en 1896—1898. Le revenu net de la nation de ce chef peut être estimé a environ la moitié du produit brut du fret.
- Sur les 3.140.000 tonneaux de registre formant la totalité des marchandises arrivées en Norvège en 1898, 66% ont été transportés par des bâtiments norvégiens, 12 % par des britanniques, 8% par des danois, 7 % par des suédois, 4% par des allemands, 1 Va % par des russes et finnois, 1 % par des hollandais et Va % par divers.
- En 1898, la Norvège a importé pour 163 millions de kroner de marchandises pour la consommation et pour 117 millions aux fins de production.
- Parmi les articles de consommation, les matières alimentaires tiennent la première place. Le pays en importait, en 1898, pour 97 millions
- des allemands, 1 Va % par des russes et finnois,
- 1 % par des hollandais et Va % par divers.
- En 1898, la Norvège a importé pour 163 Il’-^°srLa' millions de kroner de marchandises pour la consommation et pour 117 millions aux fins de production.
- Parmi les articles de consommation, les matières alimentaires tiennent la première place.
- Le pays en importait, en 1898, pour 97 millions V2 de kroner, dont les céréales représentaient presque la moitié. Viennent ensuite les denrées coloniales pour une somme de 24 millions 1/s ; sur ces chiffres, le café et le sucre s’inscrivaient pour les trois quarts. Comme articles de vêtement et de toilette, on en importait, à la même époque, pour 37 millions de kroner. Il faut encore citer les ustensiles de ménage et les objets d’ameublement s’élevant à 22 millions de kroner pour l’année 1898.
- Des importations aux fins de production, la majeure partie se compose de matières premières dont les principales sont : la houille (17 millions de kroner), les cuirs et peaux (8 mill. %), Ie fer et l’acier (8 mill.), les matières textiles (5.3 mill.) et le pétrole (3.3 mill.).
- Quant aux machines à vapeur, locomotives et autres, le montant en était, en 1897, de 7-6oo.ooo kroner et, en 1898, de 9 millions.
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- Exploitation des mines.
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- étaient : Papier et carton (8.4 millions), navires (4.7 mill.), glace (4.7 mill.), pierres taillées (2 mill.), clous (1.8 mill.), minerai (1.6 mill.), son (1 mill. V2) et cuivre (1 mill.).
- Le pays n’a pas de houille — sauf dans l’île éloignée d’Andœ —; cette pénurie est nuisible au développement des usines.
- Les mines principales de la Norvège sont : Les mines d’argent de Kongsberg appartenant à l’Etat. (Voir la belle collection de spécimens, groupe XI). De 1624 à 1898, ces mines ont donné du minerai pour une valeur brute de 141 millions V2 de kroner.
- Les plus importantes mines de cuivre du pays sont celles de Rœros ouvertes en 1646. De cette date à l’année 1897, elles ont produit environ 73.500 tonnes de cuivre représentant une somme totale de . 133 millions de kroner. Elles appartiennent à une société norvégienne par actions.
- Les mines de Sulitjelma, dans le Nordland, produisent du cuivre métallique et de la pyrite d’exportation. Leur exploitation n’a commencé qu’en 1887. Elles appartiennent à une société suédoise. Les mines de Foldalen et d’Undal recèlent des gîtes importants de pyrite de fer (Voir les spécimens, groupe XI), mais on n’a pu jusqu’ici en exporter, ces mines étant situées dans l’intérieur du pays et à une trop grande distance des chemins de fer.
- Des minerais de fer se trouvent sur bien des points de la Norvège. Certains filons du Nordland et du Telemarken en pourraient fournir des quantités considérables si ces places étaient reliées par voies ferrées à un port.
- Il y a aussi quelques établissements consacrés à la production du nickel. On extrait également du cobalt, du fer chromé, de la thorite, de l’apatite et du feldspath. De puissants gîtes de marbre ont été découverts dans plusieurs localités, notamment dans le Nordlandr Ce marbre
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- est blanc, blanc-bleuâtre, blanc-grisâtre, mais on en trouve aussi de nuance rouge et noire et susceptible d’un très beau poli, ainsi qu’on pourra s’en rendre compte d’après les spécimens, groupe XI.
- FINANCES.
- Le revenu national s’élevait pour 1898, en chiffres ronds, à un peu moins de I milliard de francs, ce qui donne à peu près 455 francs par habitant et par an. De 1890 à 1898, on a trouvé qu’il s’était accrû de i6°/o, et ce taux est plutôt trop bas. Le patrimoine de la nation était, en 1891, évalué à 3 milliards de francs; il a cependant augmenté considérablement depuis lors.
- Quant à la vie elle-même, on estime que 45 % des revenus sont employés à l’alimentation et 1 5 % à l’habillement.
- D'après des recherches, peu sûres d’ailleurs, on peut dire que les aliments solides et liquides, satisfaisant aux exigences matérielles de la vie, atteignent une somme approximative de 160 kroner (223 frcs.) par personne et par an. En général, les classes ouvrières de la Norvège vivent bien, mieux même que dans la plupart des autres pays.
- La consommation moyenne annuelle d’alcool par habitant est de 2.2 litres; pour la Suède, elle est 4.3, pour l’Allemagne de 8.6, pour le Danemark de 10.1 et pour la France de 16 litres. Malgré l’accroissement de la population, le nombre des criminels a, depuis 30 ans, plutôt baissé. Pendant les années 1871 à 1875, il y eut 179 condamnations par 100.000 habitants (et jusqu’à 195 de 1851 à 55), tandis que la même proportion était de 165 de 1881 à 85 et de 151 de 1891 à 95.
- Revenu
- national.
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- Assistance II y a environ 81.000 personnes assistées.
- publique. j^a dépense m0yenne par assisté est de 117 francs par an. 60 % des secours accordés sont motivés par maladie du chef ou des membres de la famille, 10 à 11% par la vieillesse, 11/a % par l’ivrognerie.
- *
- Finances de Les recettes ordinaires de l’Etat ont, pour Recettes 1 ^97—9^> produit une somme de 75.102.000 kl'. dont 46,912.000 provenant des impôts et 17.011.000 des moyens de communication. Par habitant, à la fin de 1897, les impôts s’élevaient à 22 kr.
- La politique douanière de l’Etat norvégien qui, au début, était un protectionisme modéré, se transforma aux environs de 1840—1850, mais surtout après 1860--1870 en libre-échange. Avec la fin des bonnes années qui suivirent 1870, les tendances protectionistes s’affirmèrent de plus en plus, il en résulta, en 1897, un tarif douanier tout nouveau, dans lequel le protectionisme eut le dessus. Cependant, les tarifs sont assez modérés.
- 2. Dépenses. Les dépenses ordinaires du budget pour l’exercice 1897—98, s’élèvent à un total de 67.318.000 kr., dont 21.553.000 affectés à la défense nationale, 13.985.000 aux travaux publics, 7.195.000 aux intérêts et à l’amortissement de la dette publique et 6.115.000 à l’instruction publique.
- Detie La dette nationale était, à la fin de l’année
- publique. /
- budgetaire 1897—98, de 180 millions de kroner (250 millions de francs) c’est-à-dire de 83 kr. 72 par habitant. A la même époque, celle de la Suède montait à 57 kr., celle du Danemark à 96 kr., celle de la P'rance à 582 kr. et celle de la Grande-Bretagne à 288 kr. par habitant. A la fin de cette dernière année budgétaire, la Norvège a contracté, en automne 1898, un nouvel emprunt de 20.880.000 kr. au cours de 963/s %, portant 3V2 % d’intérêt (intérêt effectif : 3.895 %) et amortissable en 20 ans.
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- Actuellement, la Norvège jouit d’un excellent crédit sur les marchés financiers des grands centres.
- La dette des communes, par suite d’emprunts, s’élevait, à la fin de 1895, à 64.446.000 kr. et l’actif, à cette même date, à 131.597.000 kr.
- *
- Le droit d’émettre des billets de banque est réservé à la Banque de Norvège («Norges bank») qui, seule, a ce privilège.
- Le numéraire de la Banque était, à la fin de 1898, de 63.416.000 kr. et le total du papier-monnaie de 44.324.000. Son actif était de 92.921.000 kr. Le siège central de la Banque de Norvège est à Kristiania, mais elle possède en outre 12 succursales dans les villes principales du pays.
- La première caisse d’épargne fut fondée en Norvège en 1822; en 1850, on en comptait 90 et en 1897, 394. Le nombre des déposants était, à la fin de cette dernière année, de 586.606 avec un avoir total de 251.615.000 kroner; 81.6% des dépôts étaient inférieurs à 500 kr, La moyenne donnait 429 kr. par déposant. Le taux de l’intérêt servi par les caisses d’épargne a été, pour la période décennale 1889—98, de 371 %>•
- Les opérations ordinaires de banque se font, en général, par des banques montées par actions. En 1897, il existait 39 de ces établissements. Le taux de l’escompte des traites, à Kristiania, s’est élevé, de 1897 à 1898, à 4.35 °/o en moyenne.
- La caisse générale des assurances immobilières, administrée par les pouvoirs publics, pourvoit à la majeure partie des assurances immobilières du pays; les risques couverts par elle étaient, à la fin de 1898, de 1094 millions de kroner,
- Banques.
- Assurances.
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- Indépendance
- ininterrompue.
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- dont 736 millions afférents aux villes. A côté de cette vaste association, basée sur le principe de la mutualité, il y avait, en 1898—99, des sociétés norvégiennes par actions ayant ensemble un capital d’environ 5.640.000 kr. et un total de risques de plus de 600 millions; en outre, dans les districts ruraux, on comptait également un assez grand nombres de sociétés mutuelles (172 en 1895 couvrant 301 millions de risques).
- SITUATION INTERNATIONALE.
- Au Moyen Age, la Norvège, n’étant liée par aucuns rapports spéciaux avec les pays voisins, formait un royaume indépendant gouverné par des rois indigènes. Des complications dynastiques amenèrent, à partir de 1319, l’union tantôt de la Norvège et de la Suède, tantôt de la Norvège et du Danemark, tantôt celle des trois royaumes. La Constitution norvégienne de cette époque étant plus strictement monarchique et plus centralisée que les constitutions danoise et suédoise, il s’ensuivit que la Norvège, qui était en même temps le pays le moins populeux et en conséquence le plus faible pour défendre ses intérêts, put être gouvernée, quoique d’une manière peu satisfaisante, par le roi commun, qui résidait le plus souvent en Danemark. Cette situation de fait, qui ne laissa pas de jeter un voile sur l’égalité fondamentale des trois royaumes, prit, pour la Norvège, un caractère plus accentué, après que la Suède, à l’époque de la Réforme, se fut déclarée définitivement déliée de l’union. Toutefois cet état de choses n’arriva jamais à enlever au pays sa qualité de Royaume distinct. Il est vrai que le premier roi luthérien s’était engagé à faire de la Norvège une partie intégrante du royaume de Danemark ; mais cette promesse unilatérale ne
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- fut jamais réalisée. Au contraire, la constitution norvégienne continua, pendant le XVIme et le XVIIme siècle, à se distinguer de celle du Danemark en ce qu’elle attribuait à la Royauté un pouvoir plus complet. Il y a en outre lieu de remarquer tout spécialement que, quoique son Sénat fût supprimé, et que par suite certaines questions de Gouvernement fussent traitées par le Sénat danois, la Norvège n’en fut pas moins représentée, à différentes reprises, par ses propres diètes placées, au point de vue du droit public, sur un pied d’égalité avec la diète danoise. Parmi ces diètes norvégiennes, la plus importante est celle de 1661 qui fut aussi la dernière. Elle conféra au roi, formellement et séparément pour la Norvège, le même «droit de succession» et la même «souveraineté absolue» qu’il avait reçus du Danemark quelques mois auparavant, mais d’une manière en réalité moins solennelle, c’est-à-dire sans convocation de la diète.
- La monarchie absolue ainsi fondée, rétablit, Egalité avec le notamment en supprimant le Sénat danois, l’équi- Danemark-libre juridique le plus complet entre les deux royaumes. Le roi les gouverna dès lors d’une manière également souveraine et immédiate à l’aide de ses institutions et de ses fonctionnaires.
- Aussi les deux pays furent-ils considérés généralement, autant dans le langage officiel que par l’opinion scientifique et populaire, comme des «royaumes jumeaux». Les Norvégiens n’avaient guère lieu non plus de se plaindre de passe-droits vis-à-vis des Danois. Ils voyaient que les fonctions les plus élevées de l’Etat leur étaient ouvertes.
- C’est ainsi que même le poste de ministre des Affaires Etrangères, créé au milieu du XVIIIme siècle, fut donné parfois à des Norvégiens de naissance. On doit aussi relever, comme une chose ayant une importance de principe très frappante, qu’à partir de 1641, la Norvège posséda une armée à elle dont l’organisation était
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- nationale et qui, pendant les guerres continuelles avec la Suède, démontra à plusieurs reprises, qu’elle était apte à résister aux attaques des ennemis et à les repousser au delà de la frontière.
- Cette égalité de rapports entre la Norvège et le Danemark se manifesta aussi fréquemment dans la pratique internationale et de telle manière qu’il est impossible de s’y méprendre. Il va sans dire que non seulement la Norvège figurait à côté du Danemark dans le titre du roi commun, et qu’on se servait souvent, dans le texte des traités conclus par le roi, d’expressions comme : «les deux Royaumes» et autres semblables; mais encore, lorsque l’occasion s’en présentait, la Norvège gardait sa qualité d’entité indépendante selon le droit des gens. Particulièrement concluant est, à cet égard, le traité de frontière de 1751 avec la Suède, dans lequel le «Royaume de Norvège» apparaît et contracte sous la forme complète d’Etat souverain, tandis qu’il n’y est question du Danemark que dans le titre du roi.
- D’un autre côté, il était impossible d’éviter que la monarchie absolue n’eût aussi, comme sous tous les autres rapports communs aux deux pays, une puissante influence centralisatrice sur les affaires de droit d’Etat. Copenhague étant la résidence du roi et par suite le siège du Gouvernement, il en résultait pour le Danemark une supériorité réelle, et cette circonstance exerça sur l’opinion une influence qui ne laissa pas d’avoir des inconvénients. En effet, on en arriva peu à peu à considérer la monarchie réunie des rois dano-norvégiens, avec leurs possessions danoises, norvégiennes et allemandes, comme formant un état unique dont les différentes parties, quoique placées entre elles sur un pied d’égalité, couraient le risque de perdre leur indépendance individuelle. Cette manière d’envisager les choses, plus sommaire que correcte, se développa surtout après le milieu du XVIIIme siècle et se montra notam-
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- ment dans la rédaction des traités internationaux où souvent l’un ou l’autre des deux pays disparaît sous des dénominations comme celles-ci : «Les Etats de Sa Majesté Danoise», «Le Cabinet de Copenhague», et autres locutions confirmant encore davantage l’idée d’unité.
- En réalité ces façons de s’exprimer ne pouvaient pourtant avoir de très grandes conséquences. Bien que les conditions légales qui les unissaient ne ressortissent plus en pleine lumière, par suite de cette interprétation d’Etat centralisé, le Danemark et la Norvège conservèrent, quoique d’une manière latente dans certaines applications, leur qualité de royaumes séparés. Elle n’attendit plus que l’occasion de se faire valoir, aussi a l’extérieur.
- Cette occasion fut fournie par le long état de guerre qui dura de 1807 à 1814, années pendant lesquelles les relations maritimes furent plus ou moins interrompues entre les deux pays. La direction des affaires du royaume dut, par suite, être confiée en grande partie aux autorités propres à la Norvège, à la tête desquelles on plaça des princes proches parents de la maison royale et, définitivement, le prince héritier lui-même; on tâcha en même temps, par différents moyens d’aller au devant du sentiment national, dont le développement s’accentuait de jour en jour.
- Cependant les faits de guerre qui amenèrent la perte de la Finlande venaient de changer également le caractère des visées de la Suède. Sentant l’importance qu’il y avait pour elle à éviter de faire front de deux cotés, elle avait découvert les différents avantages qu’offrait la position isolée de la presqu’île Scandinave comme base d’une politique de neutralité se bornant à une défense commune et pouvant se tenir d’ailleurs à l’écart des complications européennes. La Suède s’efforça donc, pendant les années subséquentes, de tirer parti de la situation qui lui
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- était faite pour s’assurer, sous une forme quelconque, un accord avec la Norvège, i.’union avec Après des pourparlers préalables avec les i.t Suède. Qranc]es Puissances alliées, le prince royal Suédois, Charles-Jean, força, par le traité de paix signé à Kiel le 14 janvier 1814, le roi de Danemark et de Norvège à renoncer à la Norvège « en faveur de S. M. le roi de Suède et de ses successeurs » de telle sorte que les Provinces de Norvège « appartiendront désormais en toute propriété et souveraineté à S. M. le roi de Suède et formeront un royaume réuni à celui de Suède ». Par contre le premier projet suédois de rédaction du traité, qui devait entraîner l’incorporation de la Norvège dans la Suède, fut mis de côté; et ce fut expressément en sa qualité toute spéciale de «Souverain de Norvège» que le roi de Suède prit charge de la partie incombant à la Norvège de la dette publique commune à la monarchie dano-norvégi-enne alors dissoute. Le caractère d’individualité internationale attribué à la Norvège reçut donc son application dans le traité de cession lui-même.
- Les Norvégiens se refusèrent néanmoins absolument à reconnaître la valeur de ce traité. Ils déclarèrent que le roi de Danemark et de Norvège pouvait, en effet, renoncer à son droit au trône de Norvège et rompre par là les liens d'état entre les deux pays, mais que le droit des gens s’opposait à ce que l’on disposât d’un Royaume entier sans son propre consentement. Se rapportant à cette manière de voir, on convoqua une Assemblée nationale, qui, en date du 17 mai, donna au pays une Constitution et acclama Roi de Norvège Christian F'rédéric, prince héritier de Danemark et de Norvège, alors présent.
- Cette attitude, qui entravait à un si haut degré la politique de la Suède, donna lieu à une guerre courte et peu sanglante qui, en août 1814, grâce à l’intervention active des diplomates envoyés par
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- les quatre Grandes Puissances alliées, se termina par un armistice. Tenant judicieusement compte de la situation très-tendue existant en Europe, le prince royal de Suède consentit, au nom de son Roi, à accepter la Constitution norvégienne nouvellement créée, en faisant toutefois certaines réserves pour les modifications qu’une union avec la Suède rendrait nécessaires et au sujet desquelles on devrait entamer des négociations directes avec le Storthing norvégien. Le Storthing était donc reconnu comme la représentation légale du pays. Par contre, son Roi nouvellement élu, Christian Frédéric, s’engageait à suspendre immédiatement l’exercice de son pouvoir, le Gouvernement devant être géré provisoirement par le Conseil d’Etat norvégien, et à le remettre définitivement entre les mains de l’Assemblée nationale, aussitôt qu’elle se serait réunie.
- Cependant le Storthing, convoqué pour le mois d’octobre, renvoya l’acceptation de ce renoncement au trône à l’époque où l’on serait tombé d’accord avec les commissaires, choisis par le roi de Suède, sur les modifications à apporter à la Constitution. Ce ne fut que lorsque ces dernières eurent été arrêtées, que le Storthing consentit à recevoir l’abdication du Roi Christian Frédéric, et qu’il élut, le 4 novembre 1814, Charles XIII de Suède Roi de Norvège.
- L’union ainsi fondée fut proclamée au Storthing par le prince héritier Charles-Jean en personne, au nom de Charles XIII, et dans des termes qui reconnaissaient que le nouveau roi basait son droit sur l’élection « spontanée et unanime » du peuple norvégien, et non sur les traités conclus antérieurement et auxquels les Norvégiens n’avaient pris aucune part. Quant au traité de Kiel, la Suède fit officiellement valoir, dans une autre application aussi, que le Danemark ne s’était pas vu à même de l’exécuter : en effet la Suède avait été obligée de faire une nouvelle guerre et d’entrer
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- Loi constitutionnelle.
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- en arrangement sur d’autres bases avec les Norvégiens; ce n’était donc pas aux stipulations dudit traité mais à la confiance de la nation norvégienne qu’était due l’union entre les deux pays.
- Le détail des conditions de l’union entre la Suède et la Norvège fut fixé par 1’ «Acte d’Union» («Rigsakt») accepté en 1815 par les représentations des deux Royaumes. Dans le chapitre d’introduction de cet acte il fut dit de nouveau que l’union était établie «non par les armes mais par une libre conviction » ; et c’est encore dans le même sens que se prononcèrent, en toute clarté, d’abord le roi dans son message aux Etats de Suède sur la contractation de l’union, puis ceux-ci dans leur réponse à ce message.
- Ainsi l’enchaînement des évènements et des actes publics avait amené l’acceptation volontaire d’un arrangement commun entre les deux pays.
- En voici les principaux points :
- D’après l’art. Ier tant de sa propre loi constitutionnelle que de l’Acte d’Union, la Norvège « est un Royaume libre, indépendant, indivisible et inaliénable uni a la Suède sous un meme roi».
- Lorsque le Roi se trouve empêché, pour cause d’absence, de maladie ou de minorité, d’exercer la direction des affaires gouvernementales, elle revient, jusqu’à ce que l’Assemblée nationale en ait décidé autrement, au plus proche héritier du trône ou à un Gouvernement intérimaire composé du meme nombre de membres de chaque Royaume. Si la Maison Royale vient à s’éteindre, le Stor-thing norvégien et la Diète suédoise, ou en cas de dissentiment, un Comité commun composé d'autant de Norvégiens que de Suédois, en élisent une nouvelle.
- Le Roi est couronné séparément dans chaque royaume, et il est tenu de résider chaque année « quelque temps » en Norvège.
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- Les Constitutions des deux pays, qui reposent sur les lois fondamentales propres à chacun d’eux, different au plus haut degré entre elles sur une suite de points importants.
- Notamment, la Suède a un système de deux Chambres bien établi, tandis que le Storthing de Norvège est élu en une fois et forme en réalité une seule chambre, qui ne se partage que pour les questions de législation pure ou en cas de mise en accusation des ministres. La section la moins nombreuse du Storthing n’est donc à considérer que comme un comité législatif muni de certaines prérogatives importantes et fonctionnant en même temps comme partie de la Haute Cour constitutionnelle.
- Il s’ensuit aussi que la législation ordinaire est particulière a chacun des deux pays. Dans beaucoup de matières elle est, en outre, fondée sur des principes tout à fait disparates.
- 11 en est de même, à un degré très remarquable, de Vorganisation militaire dans les deux Royaumes, chacun d’eux ayant son armée et sa marine séparées, sans aucun autre lien que le Roi en sa qualité de Généralissime.
- Enfin toutes les autres institutions vitales de l’Etat, telles que surtout
- les Ministères et les fonctionnaires, les Cours de Justice, les Douanes et les Finances, sont séparées. Aussi est-il également impossible à des Norvégiens d’occuper des fonctions de l’Etat en Suède, qu’à des Suédois d’en occuper en Norvège. Les marchés particuliers des deux pays sont séparés par des frontières douanières et chaque nation contracte sa propre dette publique dont elle est seule responsable. Chacun des deux Royaumes a ses armes et son pavillon de commerce. Il est édicté dans la loi fondamentale de la Norvège que le pavillon de guerre sera un «pavillon d’union», et comme tel, il porte, de même
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- Caractère de l’Union.
- que le pavillon suédois, le signe de l’union; c’est ce qui d’ailleurs a généralement été le cas jusqu’à présent pour les pavillons marchands des deux pays. Cependant, une loi norvégienne votée en 1898, vient de faire disparaître ce signe du pavillon de commerce de la Norvège.
- Les affaires qui se trouvent mentionnées et traitées dans l’Acte d’Union se réduisent, d’après ceci, à un petit groupe de fonctions gouvernementales, qui, en dehors du maintien de la Royauté commune, visent surtout les rapports des Royaumes avec les puissanses étrangères.
- Depuis la création de l’union, la Norvège a su soutenir juridiquement sa souveraineté internationale.
- Il est vrai que l’union qui lie les deux Royaumes l’un à l’autre entraîne une certaine solidarité vis-à-vis de l’étranger, d’où il s’ensuit que les traités d’essence absolument politique doivent être contractés en commun, ou, dans tous les cas, être simultanés et conformes. Les deux Royaumes ont en outre, pour des raisons pratiques, passé ensemble un grand nombre de conventions internationales qui, d’après le droit d’état, auraient pu être conclues sans connexité réciproque. Mais de même que la communauté dans les traités, quoique formellement ou matériellement nécessaire, ne supprime pas, mais bien au contraire implique l’individualité principale de chaque Royaume, de même cette communauté volontaire a été mise en pratique dans des formes et des termes qui ont bien fait ressortir la souveraineté de chacune des nations unies. A côté des contrats qui sont rédigés en commun, les deux pays ont conclu avec les puissances étrangères une série de conventions séparées, parmi lesquelles il y a lieu de mentionner, pour ce qui concerne la Norvège, plusieurs traités de commerce et de navigation passés ces dernières années.
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- GROUPE I.
- EDUCATION ET ENSEIGNEMENT.
- (Emplacement, voir plan V. D.5 du Catalogue général officiel).
- La section norvégienne du Groupe qui, avec la section du Groupe 1L1, a une superficie de 400 m.2, a été arrangé par M. A. J. Krogh, membre du Comité Royal norvégien et avec le concours du ministère des Cultes et de l’Instruction publique, représenté par M. K. N. Hoel.
- CLASSE 1.
- Education de l’enfant. Enseignement primaire. Enseignement supérieur.
- Membre norvégien du jury international :
- M. J. H. A. Alfstad, directeur-propriétaire d’école, à Drammen.
- L’INSTRUCTION PUBLIQUE PRIMAIRE EN NORVÈGE.
- Le développement et le perfectionnement de l’école primaire ont depuis un siècle fait l’objet des efforts constants de la nation. Dans une société organisée démocratiquement comme la nôtre, on s’est rendu compte de bonne heure que les intérêts publics et privés étaient étroitement liés aux progrès de l’instruction publique.
- Les lois actuellement en vigueur, tant pour les écoles rurales que pour les écoles urbaines, datent de 1889. Par une marche
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- progressive l’école norvégienne, après avoir été une école des pauvres, s’est transformée en institution nationale; d’école religieuse^ elle est devenue un lieu donnant l’enseignement général, commun à toutes les classes de la nation.
- L’école primaire, en Norvège, est ouverte gratuitement à tous les enfants du Royaume; elle est décennale. Aucun règlement n'oblige les parents d’envoyer leur enfants à l’école; seule l’instruction est obligatoire.
- Dans chaque commune l’école est sous l’autorité d’une direction scolaire (skolestyre) composée d’un pasteur, du président du conseil municipal, d’un instituteur ou d’une institutrice élus par les autres instituteurs et institutrices et d’autant de membres (hommes ou femmes), choisis par le conseil municipal, que celui-ci juge nécessaire. Il appartient à la direction scolaire de surveiller l’enseignement donné aux enfants qui ne font pas partie de l’école primaire. Pour chaque école la direction institue un comité d’inspection qui a le devoir de diriger constamment l’école et d’en assurer la fréquentation et le bon ordre.
- Dans les campagnes, chaque commune est divisée en circonscriptions scolaires. En 1895, leur nombre était de 5923.
- Les programmes de l’école primaire comprennent : l’enseignement religieux, la langue norvégienne, le calcul, la géométrie, l’écriture, le chant, la géographie, l’histoire, y compris la connaissance des institutions nationales, l’histoire naturelle avec les éléments de l’hygiène (y compris la connaissance des effets et des dangers des boissons alcooliques), les travaux manuels, le dessin et la gymnastique. Les élèves appartenant à des cultes dissidents sont dispensés de l’enseignement religieux.
- Le nombre des élèves par classe ne doit pas dépasser 35 dans les campagnes, et 40 dans les villes. Dans les districts ruraux, l’instruction est en général donnée en commun aux garçons et aux filles; dans les villes, on forme généralement des divisions séparées. Le nombre total des élèves fréquentant l’école primaire était, en 1895, de 253.916 répartis en 12.701 classes; sur ces chiffres, 77.217 enfants répartis en 2095 classes, appartenaient aux villes.
- Le matériel nécessaire à l’enseignement est fourni gratuitement par les communes aux éléves indigents. A Kristiania, le Conseil municipal a voté, en outre, depuis quelques années, les fonds nécessaires pour donner aux élèves nécessiteux un repas par jour d’école; c’est ainsi que 24 % des enfants ont mangé à l’école.
- 1. Aars, Dr. Chr. B.-R. (11882), à Kristiania. Appareil pour servir à l’enseignement du dessin et de l’écriture. (Invention de l’exposant).
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- 2. Bjerva, O. (16665), à Hamar. Dessins de menuiserie scolaire.
- Ecoles communales de Kristiania (11883). Historique. Plans. Materiel. Travaux d’élèves. Cuisine d’école. Alimentation.
- [Voir pour la collection d’objets, présenté par cet exposant une brochure spéciale, distribuée gratuitement aux intéressés].
- Les 152 objets de l’exposant sont arrangés en neuf divisions:
- I. (Nos. 1 à 28) Images de maisons d’école et de salles particulières. La collection est rétrospective.
- II. (Nos. 29 à 54) Inventaire scolaire et objets servant à l’enseignement.
- III. (Nos. 55 à 93) Travaux des élèves en écriture, langue maternelle et ouvrage manuel des filles.
- IV. (Nos. 94 à 101) Travail manuel des garçons (travail en bois).
- V. (Nos. 102 à 121) Des objets d'intuitions pour l’enseignement des sciences naturelles.
- VI. (Nos. 122 à 128) Cuisine d’école (No. 122, modèle avec tout l’appareil, à l’échelle de 1 /s).
- VII. (Nos. 129 à 139) Travail manuel des classes particulières (ouvrages de carton).
- VIII. (Nos. 140 à’ 148) Alimentation des enfants de l’école primaire.
- IX. (Nos. 149—150) Livres.
- Appendice (Nos. 151 —152) Des photographies.
- 4. Iversen, Mme Birgitte (11886), à Modum. Travaux de couture à la main, stoppage et tricotage, exécutes par les éléves de l’école communale rurale de Modum.
- 5. Krogh, A.-J. (11885), à Kristiania.
- Modèles de travail manuel national, exécuté dans un but pédagogique.
- 6. Ministère des Cultes et de l’Instruction
- publique (11881).
- Documents.
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- 7. Rosing, Mme Marie (11889), à Kristiania. Travaux féminins de l’école communale et moyens de les exécuter.
- CLASSE 2.
- Enseignement secondaire.
- 1. Ecole industrielle pour jeunes filles
- (24688), à Kristiania.
- Travaux d’élèves.
- En 1899 il y avait en Norvège 9 écoles industrielles de femmes avec subvention de l’Etat, 5 communales et 4 privées.
- La principale de ces établissements est notre exposant, l’école industrielle pour jeunes filles, à Kristiania. On y enseigne la couture du blanc et des robes, la confection d’habits, le tissage et les travaux manuels de luxe (travail au fuseau, broderie etc.) La durée de l’enseignement est d’une année; mais on fait aussi des cours moins longs. En 1898—99 cette école avait 277 élèves, dont 97 participaient à l’enseignement d’un an.
- Les autres écoles sont en générales établies sur le même modèle.
- 2. Iversen, Mme Birgitte (11890), à Modum. Spécimens de couture, raccomodage et stoppage
- etc., exécutés pour un concours d’institutrices.
- 3. Ministère des Cultes et de l’Instruction
- publique (11888).
- Documents.
- CLASSE 3.
- Enseignement supérieur. Institutions scientifiques.
- 1. Aall, Hans, conservateur du «Norsk Folke-museum» (11892), à Bygdœ, pr. Kristiania.
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- Modèle d’un Musée populaire, dit «en plein air», en cours de construction à Bygdœ, près de Kristiariia.
- Exposé dans le pavillon norvégien.
- Le «Musée populaire norvégien» fut fondé à Kristi-ania en 1894. Son but est de collectionner et exposer toutes sortes d’objets susceptibles de mettre en lumière le développement de la civilisation norvégienne, comme ustensiles, meubles, vêtements, objets d’art, etc.
- La direction du Musée est en train de fonder une nouvelle section devant comprendre les vieilles maisons en bois des siècles passés. Cette section sera installée sur un assez grand terrain, acheté à cette intention et situé près de Kristiania. Le modèle qui est exposé montre le plan de ce «Musée en plein air». On veut, autant que possible, que les environs, où se dresseront ces habitations, revêtent le même style, la même physionomie qu’ils avaient jadis. Toutes ces maisons ont été amenées à grands frais de diverses parties du pays, après avoir été démontées pour la facilité du transport. Quand la nécessité l’a exigé, elles ont été restaurées, mais avec le plus grand soin et dans leur style primitif ; leur mobilier a été restitué avec la plus rigeureuse exactitude. On pourra ainsi étudier de visu les multiples transformations et la progression de l’art architectural et le développement de l’habitation en Norvège.
- Cette division du Musée comprendra deux parties : dans l’une, on verra l’architecture des villes et, dans l’autre, les demeures des paysans à travers les siècles.
- Dans la division de la ville, on pénètre par une antique porte et, immédiatement devant soi, les fortifications déroulent leur ceinture; on a accès ensuite dans une petite rue qui vous conduit directement au marché de la ville. Là, le regard embrasse tout un pâté de constructions donnant une image de l’architecture de ces derniers siècles. Ces maisons abriteront une partie des collections de la division principale qui ne peuvent trouver place dans les étroites salles de la Capitale. De plus, les bureaux de l’administration, les logements des fonctionnaires et un restaurant y seront installés.
- Les locaux qu’on veut affecter aux collections font déjà connaître, par leur aspect extérieur, l’usage auquel ils sont destinés.
- Une véritable vieille église amenée d’une vallée lointaine de la Norvège renfermera des objets religieux; ün manège contiendra tous les anciens véhicules. Dans les maisons bourgeoises, on pourra voir les différentes choses qui servaient à l’usage journalier des propriétaires.
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- A l’un des angles de la place du marché, où nous sommes arrivés, un chemin conduit en dehors de la ville. Après avoir traversé un petit bois, on se trouve, bientôt, en pleine campagne. La grand route traverse les diverses fermes du pays. Parmi celles-ci, en voici une qui étale sa richesse avec ses nombreuses dépendances; ici est une deuxième appartenant à un petit cultivateur; la-bas, c’es*-l’humble maison d’un pauvre paysan. Toutes ces habitations contiendront les meubles et les ustensiles du temps; elles donneront l’image des différentes manières, dont les maisons d’alors étaient construites et suivant les différents districts. Plus loin, on arrive à un vieux champ de manoeuvre sur lequel, aux grandes occasions, on fera représenter les danses nationales, avec des musiciens jouant de leurs instruments primitifs; une autre place montre la vie des bûcherons dans la foret. Enfin, on atteint une laiterie située dans les montagnes.
- Le chemin vous ramène, alors, à la ville et l’on peut se reposer, dans un restaurant confortable, d’une petite heure de fatigue à parcourir les vallées de la Norvège.
- Afin de se procurer les fonds nécessaires à la réalisation de ce plan intéressant et ingénieux, l’administration a projeté d’ouvrir une exposition historique de la vie du peuple, exposition qui aura lieu l’année prochaine dans la division du Musée populaire, à Bygdœ.
- 2. Aurlie, H-. B. (11893), à Skien.
- Dessins et modelés pour étudiants dentistes.
- 3. Ministère des Cultes et de l’Instruction
- publique (11891).
- Documents.
- CLASSE 4.
- Enseignement spécial artistique.
- 1. L’école royale des arts et du dessin
- 11896), à Kristiania.
- L’école a été fondée en 1818. D’après son plan actuel, qui date de 1888, elle à pour but de former des artistes et des ouvriers d’art, ainsi que des maîtres et des maîtresses pour les matières rentrant dans son programme. L’école a
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- un directeur, 13 maîtres supérieurs, 5 maîtres ordinaires et quelques maîtres auxiliaires. Elle enseigne le dessin à main levée, le dessin géométrique, le dessin d’ornements, le modelage, le dessin de construction, le dessin spécial pour ouvriers d’art, la peinture décorative. De plus on y fait des conférances sur la perspective, la statique, l’arithmétique et la géométrie. Nul ne peut y être admis qu’après 14 ans révolus. Les cours durent 8 mois. L’école de jour était fréquentée en 1898—99 par 284 élèves, dont 97 femmes, l’ééole du soir par 871 élèves, dont 54 femmes. Les dépenses de l’école étaient de kr. 81,253 (francs 113.000).
- Dessins d’élèves. Matériel de l’enseignement. (Exposé dans les vitrines du ministère des Cultes et de l’Instruction publique).
- CLASSE 5.
- Enseignement spécial agricole.
- 1. Ecole d’agriculture d’hiver (11898), à
- Kristiania.
- Travaux d’élèves (section théorique.)
- Travaux d’ apprentis (section pratique).
- Matériel de l’enseignement.
- 2. Ecole d’agriculture Sem (11899), à Asker,
- près la station de Hvalstad.
- Livres d’instruction. Travaux d’élèves.
- Plans de l’école. Photographies.
- 3. Prestrud, Ole (11900), à Kristiania, Kr. Aug.
- Gade 10.
- Spécimens d’échantillons de graines.
- 4. Sendstad, Olaf (11897), à. Kristiania.
- Etudes agronomiques du sol des environs de
- Kristiania.
- Echantillons, analyses, cartes.
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- Enseignement spécial industriel et commercial.
- CLASSE 6.
- Membre norvégien suppléant du jury internatinal : M. J. C. Roshauw, directeur de l’école technique élémentaire, à Kristiania.
- Bourse de Kristiania (41485), à Kristiania. Tableau du développement commerciale de Kristiania, une brochure, exposée dans le pavillon norvégien et distribuée gratuitement aux intéressés.
- La Bourse de Kristiania fut fondée par une loi du 8 septembre 1818. Elle est dirigée par un comité, composé de trois membres compétents, et le commissaire de la Bourse, également compétant en affaires, et qui est adjoint au comité, y fait fonctions de secrétaire, en même temps qu’il est l’agent comptable et l’inspecteur de la Bourse. Le comité fournit au Gouvernement norvégien, ainsi qu’à tous autres qui réclament son assistance, tout renseignement ou information en matière commerciale et maritime.
- La brochure exposée, qui porte le titre : «La ville de Kristiania, son commerce, sa navigation et son industrie, résumé historique», a été publiée sous les auspices du comité de la Bourse par M. G. AmnÉus, chef du Bureau de statistique de la Municipalité de Kristiania.
- Nous y empruntons la page suivante :
- «Ce qui a contribué avant tout au rapide développement de Kristiania pendant le XIXème siècle, c’est outre son rang de Capitale, sa situation excessivement avantageuse pour le commerce et la navigation, au fond d’un fjord, ayant une longueur totale d’environ ioo kilom., entouré des districts les plus fertiles et les plus populeux du pays tout entier. A proprement parler, la ville est située au bord d’un lac communiquant avec la mer, et dispose dans un rayon de ioo kilom., d’une population de 750 000 âmes, dont il y avait pour la ville seule 230000 âmes à la fin de 1899.
- L’entrée de Kristiania par mer est renommée pour les beautés de sa nature. Dans sa partie moyenne le fjord de Kristiania forme un chenal très-étroit par places, entouré de hautes collines, mais plus loin, vers le nord, il acquiert une largeur considérable en même temps que les collines battent en retraite comme pour faire place à la colonisation D’un côté, les hauteurs généralement
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- xacoSSeia
- couvertes de forets résineuses, de l’autre de petites îles et des îlots, également boisés et couverts de villas : tout cela donne à la ville un aspect des plus pittoresques.
- La forme de la ville est celle d’un triangle équilatéral dont un des côtés est presque entièrement occupé par le rivage septentrional du fjord.
- Quoique la ville eut, à la fin de 1898, une longueur de quais de 9 100 m. et des carreaux de déchargement couvrant environ 150 OOO m2, on a depuis lors, après avoir provoqué une compétition internationale en vue d’établir de nouveaux plans pour la réfection et l’agrandissement du port, commencé le travail par la construction de nouveaux quais.
- En même temps, les gares de chemins de fer devront, elles aussi, dans un avenir très-rapproché être l’objet de nouveaux aménagements, tant à cause du développement du trafic des vieilles lignes que pour fournir de la place aux nouvelles. On en profitera à tous égards pour coordonner cl’une façon pratique et avantageuse tous les moyens de communication par terre et par mer.
- Tout semble indiquer que le pays a devant lui un avenir industriel des plus remarquables, en même temps que son commerce et sa navigation persisteront dans leurs progrès si rapides. Kristiania en bénéficiera en toute première ligne, puisqu’elle forme le centre économique du pays et marche en fête de sa civilisation.»
- 2. Ecole de commerce Otto Treider (11905),
- à Kristiania.
- Travaux pratiques exécutés par les élèves.
- 3. Ecole de mécaniciens de Kristiania
- (11904), Nytorvet 3, à Kristiania.
- Dessins et modèles exécutés par les élèves.
- 4. Ecole élémentaire technique de Kristi-
- ania (11902), Nytorvet 3, à Kristiania. Dessins exécutés par les élèves.
- 5. Ecole royale des arts et du dessin (11896),
- à Kristiania.
- Dessins et tableaux plastiques.
- Voir aussi classe 4.
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- 5°
- 6. Ecoles techniques du soir de Kristiania
- (11903), Nytorvet 3, à Kristiania.
- Le but de l’école est d’enseigner les connaissances techniques les plus nécessaires pour les arts et métiers. Pour être admis comme élève il faut avoir 14 ans au moins. Les cours durent 3 ans.
- De ces écoles, il y en à, dans tout le pays, 14 qui fonctionnent pendant l’année scolaire 1899—-1900. Dans la plupart d’elles, l’enseignement est de 9 mois par an, avec deux heures par soirée pendant les 5 premiers jours ouvrables de la semaine.
- Dessins exécutés par les élèves.
- 7. Kristiania vestre Arbeidersamfu nds
- H usfl idsskole for Bôrn (11887), à Kristiania.
- Travaux manuels. Dessins. Education ménagère des enfants.
- 8. Ministère des Cultes et de l’Instruction
- publique (11901).
- Documents.
- 9. Pedersen, G. (11908), à Trondhjem et Meaux. L’ouvrage «L’horlogerie en notre temps», manuel
- d’horlogerie illustré de vingt-cinq gravures.
- GROUPE II.
- (Voir à la fin du présent volume.)
- A
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- GROUPE III.
- INSTRUMENTS ET PROCÉDÉS GÉNÉRAUX DES LETTRES, DES SCIENCES ET DES ARTS.
- Exposé conjointement avec le Groupe I.
- CLASSE 11
- Typographie. Impressions diverses.
- t. Aktie-Bogtrykkeriet (16914), à Kristiania. Livres. Illustrations. Impressions diverses.
- 2. Fabritius, W.-C. & Sonner, société par actions (11909), à Kristiania.
- Articles d’imprimerie. Impressions diverses.
- 3. Hagen & Kornmann (16666), Prinsens Gade 10, à Kristiania.
- Travaux lithographiques (sur papiér).
- 4. Centraltrykkeriet (11910), à Kristiania. Travaux d’imprimerie.
- 5. Petersen & Waitz (37299), Kristiania. Travaux lithographiques.
- IV.
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- 6. Skôien,M. (11924),àSkoienlund, près Kristiania. Photographies de paysages, en héliogravure. Spécimens de zincographie.
- 7. Stenersen, H.-M. (41486), à Kristiania.
- Les «Sagas Royaux» de Snorre Sturlason. Edition de luxe.
- Snorre Sturlason (1178—1241) était un des plus puissants seigneurs de l’Islande, la plus considérable colonie de l’ancien Royaume de Norvège. Il est le plus grand prosateur qu’ait eu la vieille littérature norrœne. Chez lui il y avait un mélange du guerrier et du savant, en somme une grandiose personnalité qui marqua le point culminant de la civilisation en Islande. Comme historien il n’a pas son pareil dans toute la littérature du Moyen Age. Son recueil des Sagas des rois norvégiens est, sous le rapport historique, le monument le plus solide, le plus durable de ce temps; il est unique dans les annales des peuples. Ce livre raconte, supérieurement, l’histoire de la Norvège depuis les temps les plus reculés jusqu’à l’année 1177.
- L’editeur vient de faire paraître cette œuvre en une édition illustrée, d’après l’excellente traduction en norvégien moderne de M. le Dr. Gustav Storm, professeur à l’Université de Kristiania. L''illustration, d’un style archaïque, est due à la collaboration de plusieurs de nos peintres les plus importants. Gerhard Munthe a trouvé ici un vaste champ pour son grand talent décoratif dans les encadrements, les culs-de-lampe, etc. qui enjolivent les pages. La plus grande partie des images de genre, des scènes historiques, etc. ont été composées par les peintres Christian Krohg, Eilif Peterssen, Erik Werenskiold, IIalfdan Ege-dius et Wilh. Wexelsen.
- Les frais d’impression, de gravure, etc. de cet ouvrage se sont élevés à la somme de 200 000 francs.
- De ce livre, exposé en une édition de luxe, qui a obtenu un grand succès, on veut tirer, dans le courant de cette année, une édition populaire à bon marché, dans un format réduit, mais devant, cependant, être ornée de toutes les illustrations de l’édition de luxe.
- Pour rendre le prix de cette édition populaire aussi modique que possible, l’Etat a souscrit une somme de 29 000 francs. I;'exemplaire pourra ainsi être vendu à 2 fr. 10.
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- CLASSE 12.
- Photographie.
- r. Anderson, Karl (11918), à Homansbyen, Kri-stiania.
- Photographies.
- 2. Szacinski, L. (Szacinska, Hulda), photographe
- de la cour Royale norvégienne (11915), 20 •Karl Johans Gade, à Kristiania. Photographies.
- 3. Worm-Petersen (11922), 20 Akersgaden, à
- Kristiania.
- Photographies. Agrandissements.
- Photographies pour stéréoscopes.
- Photographies pour projections.
- CLASSE 13.
- Librairie. Editions musicales. Reliure. Journaux. Affiches.
- t. Hanche, A.-M. (11927), à Kristiania.
- Des livres illustrés et reliés.
- 2. Petersen & Waitz (37299), à Kristiania. Affiches. Imprimés pour réclame.
- 3. Refsum, H.-M. (11926), Œvre Slotsgade 18
- & 20, à Kristiania.
- Travaux de reliure.
- CLASSE 14.
- Cartes et appareils de géographie et de cosmographie. Topographie.
- Bureau central de Statistique (119.37), à Kristiania.
- Ouvrages statistiques.
- Exposés graphiques (population, navigation etc.).
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- Institut météorologique de Norvège
- ' x 1935), à Ivristiania.
- (Fait partie de l’exposition collective du ministère des Cultes et de l’Instruction publique, Gr. 1). Fltudes graphiques du climat norvégien.
- L’Institut météorologique de Norvège a été fondé en 1866 sous les auspices de l’Etat; il fait part de l’Université de Kristiania. Aujourd’hui encore, l’Institut est placé sous la direction de son fondateur, le météorologue si connu, M. le professeur Dr. H. Mohn.
- Actuellement, l’Institut centralise régulièrement les observations faites dans 456 stations, dont 350 exclusivement consacrés aux observations pluviométriques.
- Lindgaard, Henry (11932), à Trondhjem. Collection de cartes de répartition.
- Pour servir à la délimitation, au bornage et au partage des propriétés foncières, il y en Norvège 44 employés cadastraux, avec les assistants, à la charge de l’Etat. Comme il arrive souvent qu’à la suite de partage, des habitations doivent être déplacées, une somme annuelle de 70 000 francs est votée de ce chef pour venir en aide aux propriétaires, bésoigneux. Le budget total du service de répartion est d’environ 350 000 francs.
- Service géographique de Norvège (11933), à Kristiania.
- Cartes etc.
- 5. Wathne, C.-A. (11936), à Mandai.
- Calendrier perpétuel.
- CLASSE 15
- r. Hanneborg, O.-B.-H. (40728), Uranienborg-vejen 2, à Kristiania.
- Photophore (projecteur de lumière)
- Exposé dans un pavillon spécial à Vincennes.
- Instruments de précision. Monnaies et médailles.
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- CLASSE 16.
- Médecine et chirurgie.
- x. Aurlie, H.-B. (11943) à Skien.
- 'Travail technique dentaire-, dessins.
- 2. Borthen, Lyder, Dr. med. (11944), Olaf Tryg-vasons Gade 17, Trondhjem.
- L’ouvrage médical «Die Lepra des Auges» (La lèpre des yeux), orné de quinze photographies et de neuf chromolithographies.
- Holmboe, M., Directeur Général du Service Civil de Santé de Norvège (1x946), à Kri-stiania.
- Documents.
- 4. Krogh, A.-J. (11941), à Kristiania.
- Instruments et appareils ophtalmologiques.
- *5. Ruud, Andréas (11940), üniversitetsgaden 9, à Kristiania.
- Instruments de chirurgie.
- 6. Uchermann, V., professeur à l’Université de
- Kristiania (11945).
- Ouvrage sur la surdité.
- 7. Uchermann, V. & Nygaard, M., à Kristiania. Caisse de médicaments et traité de médecine à
- l’usage des marins.
- 2. Krogh, A.-J: (11938), à Kristiania.
- %
- Instruments et appareils mathématiques
- 3. Throndsen, Ivar (37300), à Kongsberg. Poinçons, griffes, etc.
- iStg
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- CLASSE 17. '
- t
- Instruments de musique.
- t. Bjôrnsen,Ôistein (i 1948), à Hovdestad, Vinje, Telemarken.
- Un Violon.
- 2. Hais, Brôdrene (Hais frères, société par actions)
- (11960), Storthingsgaden 24 & 26, à Kri-stiania.
- Trois pianos à queue.
- Trois pianos de salon.
- 3. Helland, Gunder-Olsen (ri951), à Bœ, Tele-
- marken.
- Deux Violons de la contrée du Telemarken.
- 4. Helland, Olaf-G. (11953), à Notodden, Tele-
- marken.
- Violons de la contrée de Hardanger.
- 5. Hoff, O.-U. (11949), à Kongsberg.
- Violons.
- 6. I sac h se n & Renbjôr (11956), cà Levanger. Deux orgues-harmoniums.
- 7. Kleven, A.-C. (11955), Torvgaden, àKristiania. Un violoncelle.
- Des violons.
- 8. Kvammen, Martinius (23908), à Sole pr. Stav-
- anger.
- Deux violons.
- 9. Lyngaas, Otto (11950), à Kristiania.
- Violons.
- Viole.
- 10. Riisnæs, H.-S. (11958), à Bergen.
- Un piano.
- à
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- GROUPE IV.
- MATÉRIEL ET PROCÉDÉS GÉNÉRAUX DE LA MÉCANIQE.
- (Emplacement : voir plan V—G. 3 du Catalogue général officiel).
- La section norvégienne qui, avec la section du Groupe V, comprend 500 m.2, a été arrangée par M. N.-C. Ihlen, membre du Comité Royal norvégien.
- CLASSE 19.
- Machines à vapeur.
- 1. Drammens Jernstôberi & mekaniske Værksted (Fonderie de fer et Atelier mécanique) (11962), à Drammen.
- Machine à vapeur, force 15 chevaux.
- 2. Thunes mekaniske Værksted, A.-L.
- (11963), à Kristiania.
- Machine à vapeur Compound et machine à vapeur à haute pression, avec régulateurs, mues par l’électricité.
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- CLASSE 20.
- Machines motrices diverses.
- 1. Drammens Jernstôberi & mekaniske
- Værksted (Fonderie de fer et Atelier mécanique) (11966), à Drammen.
- Turbine, force 120 chevaux.
- 2. Hiorth, F. (11965), à Kristiania.
- Un modèle de turbine.
- CLASSE 21.
- Appareils divers de la mécanique générale.
- 1. Hiorth, F. (11967), à Kristiania.
- Appareil à sécher.
- 2. Jensen, H. (16668), à Mo, Helgeland. Régulateur pour machines.
- 3. Lea, M.-A. (11970), à Kristiania.
- Modèle d’échelle de sauvetage s’accrochant aux balcons.
- 4. Uchermann, Karl (37301), à Kristiania. Appareil de contrôle automatique pour distribution
- de billets ou autres taxations.
- 5. Viig & Vraalsen (11969), Nedre Slotsgade 5,
- à Kristiania.
- Lubricateurs.
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- CLASSE 22.
- Machines-outils.
- Membre norvégien du jury international:
- M. le colonel O. Krag, Directeur général de l’Artillerie et des Arsenaux norvégiens.
- 1. Isaksen, Joh.-P. (11973), à Skien.
- Laveuses mécaniques.
- 2. Nielsen, Anth.-B. & Co. (11972), à Fredrikstad. Machine-outil à travailler le bois.
- 3. Sundt, Brodrene (Sundt frères) (11971), Lakke-
- gaden 59, à Kristiania.
- Deux établis.
- Une machine à raboter.
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- GROUPE V.
- ÉLECTRICITÉ.
- Exposé conjointement avec le Groupe IV.
- CLASSE 23.
- Production & utilisation mécaniques de l’électricité.
- x. Aktieselskabet Hafslund (37302), à Hafs-lund, pr. Sarpsborg.
- Modèles et dessins d’appareils électriques.
- 2. Le Bureau électrique, société par actions
- (11975), à Kristiania.
- Machines électriques.
- 3. Wisbech, Christian (11976), à Kristiania.
- Une machine-élévateur électrique.
- CLASSE 24.
- Electro-chimie.
- 1. Aktieselskabet Hafslund (37303), à Hafslund, pr. Sarpsborg.
- Modèles et dessins d’appareils électriques.
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- CLASSE 25.
- Eclairage électrique.
- x. Le Bureau électrique, société par actions
- (11979), à Kristiania.
- Appareils d’éclairage électrique.
- CLASSE 26.
- Télégraphie et téléphonie.
- Membre suppléant norvégien du jury international: M. Einar Rasmussen, inspecteur des Télégraphes norvégiens, Kristiania.
- 1. Krogh, A.-J. (11982), à Kristiania.
- Appareils électriques pour télégraphes de chemins
- de fer et pour Service militaire.
- 2. Le Bureau électrique, société par actions
- (11980), à Kristiania.
- Appareils téléphoniques.
- 3. Télégraphe de l’Etat de Norvège (11983),
- à Kristiania.
- Carte des télégraphes et téléphones du Service de l’Etat.
- Exposée dans le Pavillon norvégien.
- C’est au 1. janvier 1855 que fut inaugurée en Norvège la première ligne télégraphique, allant de Kristiania à Drammen. En 1870 les grandes artères étaient convplètes.
- A présent, l’Etat est en train de faire installer un réseau téléphonique complet, et dans la Norvège du sud et de l’est, on a déjà un réseau ininterrompu de téléphones d’Etat. A la fin de 1898 le total des lignes télégraphiques et téléphoniques appartenant à l’Etat était de 12046 km., dont 609 km. de câbles ; la longueur totale des fils télégraphiques était de 18 131 km., et celle des lignes téléphoniques de xo 253 km. Dans le courant de l’année, 300 stations étaient en activité, dont 113 stations télégraphiques permanentes, 1x7 stations téléphoniques permanentes et 70 stations de pêche. Le chiffre du personnel
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- était à la fin de l’année de 513. Le nombre des télégrammes a été, en 1898, de 2074 236 ; par téléphone, il y a eu 713472 conversations. Quant au nombre des correspondances télégraphiques, la Norvège occupe le 4111e rang en Europe (76 télégrammes par 100 habitants) et ne cède qu’à la Grande-Bretagne, la France et la Suisse.
- CLASSE 27.
- Applications diverses de l’électricité.
- 1. Krogh, A.-J. (11985), à Eristiania.
- Appareils électriques pour signaux militaires. Appareils pour mines.
- 2. Le Bureau électrique, société paractions
- (11984), à Kristiania.
- Appareils divers d’électricité.
- A
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- GROUPE VI.
- GÉNIE CIVIL. MOYENS DE TRANSPORT.
- Exposé dans le Pavillon norvégien.
- Les différentes administrations de l’Etat norvégien exposent collectivement. L’arrangement de cet exposition est dû à M. J. F. Didrikson, inspecteur principal de l’Exploitation de l’Administration des Chemins de fer de l’Etat, à Kristiania.
- CLASSE 29.
- Modèles, Plans et Dessins de Travaux Publics.
- Membre norvégien du jury international :
- M. J. C. Skougaard.
- 1. Administration des Ports de l’Etat (i 1993),
- à Kristiania.
- Photographies, dessins et modèles de jetées.
- 2. Le comité de la Bourse de Bergen
- (37304), à Bergen.
- Modèle du quai des Hanséates à Bergen.
- Au XlVme siècle, les Hanséates commencèrent à s’emparer du commerce de la Norvège. Dans la seconde moitié du XIVme, et encore plus au XVme siècle, époque ou la puissance politique et économique de notre pays fut très affaiblie, les Ilanséates, principalement ceux
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- de Lübeck, eurent de plus en plus le dessus sur les commerçants norvégiens, malgré une résistance tenace et souvent acharnée de leur côté. C’est surtout à Bergen, le centre commercial le plus important, non-seulement de la Norvège, mais, à cette époque, de tous les pays Scandinaves, que dominèrent les Hanséates, surtout après l’établissement de leur «comptoir hanséa-tique» qui, avec le quai longeant tous ces vieux bâtiments, a été représenté dans le modèle exposé.
- Voir pour les détails Koren-Wiberg : «Det tyske Kontor (Tyskebryggen) i Bergen», ouvrage illustré, d’un grand intérêt historique.
- 3. L’administration de Norsk Hovedbane
- («Chemin de fer principal norvégien»)
- (11988), à Kristiania.
- Un modèle d’éclisse. Une aquarelle. Un dessin. Photographies diverses.
- 4. L’administration centrale des Postes
- (11990), à Kristiania,
- Cartes. Dessins.
- 5. Le Directeur des Canaux (11991), à Kri-
- stiania.
- Modèles. Photographies. Dessins.
- 6. Krag, H., Directeur Général des Routes
- (11986), à Kristiania.
- Cartes en relief d’une partie de routes.
- Carte routière de Norvège. Livres. Dessins.
- La longueur totale des routes du pays était en 1850 de 16000 km., dont 6200 de routes principales. Pendant le demi-siècle qui a suivi, époque inaugurée par une réforme de la législation dans la matière en 1851, l’étendue du réseau a presque doublé. Il y a maintenant environ 10 000 km. de routes principales et 20 000 de chemins communaux. Les dépenses d’établissement des routes, qui vers 1840 à 1850 n’atteignaient pas kr. 150000 par an, se sont élévées pour ces dernières années, en chiffres ronds, à kr. 4 500 000 par ans, soit plus de kr. 2 par individu. Rien qu’aux routes principales, on a depuis 1854 consacré environ 60 millions de kroner, pendant qu’on en dépensait 145 millions en chemins de fer.
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- Il résulte nécessairement des conditions naturelles de la Norvège que la construction des routes est toujours relativement dispendieuse et difficile. La tâche la plus dure est assignée aux ingénieurs par les descentes abruptes reliant les plateaux des hautes montagnes au fond profondément entaillé des vallées.
- Le modèle exposé en donne une idée fort suggestive.
- 7. Norges Statsbaner, Baneafdelingen,
- (11992), cà Kristiania.
- Dessins et photographies de ponts et de stations. Trois modèles de rattachement des rails.
- 8. Phares de Norvège (11989), à Kristiania. Carte des phares de la côte norvégienne.
- Un petit feu placé sur la jetée du port de la navigation de plaisance.
- Les côtes si étendues de la Norvège sont maintenant bien fournies de phares, de feux et de balises. L’Etat verse chaque année des sommes considérables, actuellement environ un million de kroner (frcs. i 445 000), pour perfectionner et compléter le réseau des phares et des balises. En 1899, l’Etat norvégien entretenait 137 phares, ayant un personnel à poste fixe. Sur ce nombre,
- 10 phares étaient de première classe, et 17 de seconde ;
- 11 y avait en outre 447 petits feux.
- Il y a aussi quelques phares communaux.
- 9. Styrelsens Trafikafdeling, Statsbanerne
- (11987), à Kristiania.
- Cartes des routes Paris—Norvège.
- Un tableau des gabares à vapeur reliant les services de chemins de fer.
- 10. Thams, Mi, & Cie (12022), à Trondhjem. Le Pavillon de la Norvège, suivant le plan de
- M. Holger Sinding-Larsen.
- Le pavillon de la Norvège occupe 570 m.2 et atteint, avec sa flèche, la hauteur de 35 mètres. Il a été construit, d’après les dessins de M. H. Sinding-Larsen, architecte de Kristiania, par la maison M. Thams & Cie de Trondhjem. Le pavillon a été exécuté en Norvège sur les chantiers des constructeurs à Œrkedalen, près de Trondhjem ; à Paris on n’avait que de le monter, morceau par morceau. La toiture du chalet est en bar-
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- deaux, des ais minces et courts dont on se servait aux anciens temps en Norvège pour la couverture des maisons. Le ton rouge de l’extérieur du pavillon est exactement celui qu’on trouve employé un peu partout dans les campagnes de la Norvège.
- CLASSE 30.
- Carrosserie et Charronnage. Automobiles et Cycles.
- 1. Klôvstad & Son, (37305), à Kristiania. Deux pièces de devant de voiture, brevetées.
- 2. Norseng, P. (1x994), à Harnar.
- Deux carioles.
- CLASSE 3 2.
- Matériel des Chemins de Fer et Tramways.
- 1. Styrelsens Maskinafdeling, Statsba-nerne (11998), à Kristiania.
- Deux modèles de locomotive-chasse-neige.
- Une planche de matériel roulant.
- CLASSE 33.
- Matériel de la navigation du commerce.
- Membre norvégien du jury international :
- M. Gunnar Knudsen, ingénieur civil et armateur, à Porsgrund.
- 1. Aktieselskabet Redningsapparatet «Te-
- thys» (40718), à Bodœ.
- Divers modèles d’appareils de sauvetage.
- 2. Andersen, O.-G. (40722), à Arendal. Appareil de sauvetage.
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- . Bergenske (Det) Dampskibsselskab
- (41487), à Bergen Modèle de navire.
- 4. Christophersen, Mme Emma (38159), a
- Kristiania.
- Dessin miniature d’un appareil de sauvetage pour un naufragé.
- 5. Fevig Jernskibsbyggeri (12000), à Fevig
- pr. Arendal.
- Modèles de bateaux (vapeurs et voiliers).
- 6. Danielsen, H.-A. (38160), à Toensberg. Appareils de direction et d’arrêt pour navires. Une ceinture de sauvetage.
- 7. Ellingsen, E. (37307), à Kristiansand. Système pour apaiser les vagues.
- 8. Engelhardt Jôrgensen, S.-J., à Kristiania,
- Un modèle du bateau de sauvetage «Storm king».
- 9. Eriksen, Joh. (40725), l'Arsenal, à Kristiania. Une bouée de sauvetage.
- 10. Hansen, Axel (12001), à Larvik.
- Modèles et dessins de navires et de barques.
- 11. Hansen, H. (40719), à Fredriksstad.
- Appareil de sauvetage.
- t2. Hansen, O.-C. (12004), à Skudesnæs.
- Deux sirènes.
- 13. Halvorsen, A. (40717), à Kristiania.
- Appareil de sauvetage.
- 14. Hiorth, F. (40714), à Kristiania.
- Dessins pour un appareil de sauvetage.
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-
- 15. Hôeg, T. (38153) à Frydenlund, Asker. Un appareil de sauvetage pour naufragés
- 16. Hovden, C.-L. (40721), àLyngdal pr. Farsund. Appareil de sauvetage.
- 17. Ingvoldsen, Ing. (40720), à Krageroe. Appareil de sauvetage.
- t8. Jackwitz, A.-J. (40715), à Nordstrand pr. Kristiania.
- Description et dessin d’un appareil de sauvetage.
- 19. Jensen, H. (16670), à Mo, Helgeland.
- Une sérié de cordages. Deux appareils de sauvetage pour naufrages.
- 20. Kjellevold, R.-H. (38157), à Laxevaag pr.
- Bergen.
- Bateau insubmersible en acier.
- 2t. Lea, Carl-P. (40727), à Kristiania.
- Appareil de sauvetage et matériel nécessaire à son application.
- 22. Liberg, Karenus-A. (40723), à Kristiania. Appareil de sauvetage.
- Ceinture de sauvetage.
- 23. Môller, W.-C. (38156), à Drammen.
- Appareils de sauvetage en poils de renne.
- 24. Nordenfjeldske (Det) Dampskibssel-
- skab (41488), à Trondhjem.
- Modèle de navire.
- 25. Norsk Selskab for Skibbrudnes Red-
- ning (Société de sauvetage) (41489), à Kristiania.
- Modèles de bateaux.
- Appareils de sauvetage.
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- 26. Nygrund, S. (11919), à Stavanger.
- Modèles de bateaux (bateaux de pêche, chaland).
- 27. Olsen, H.-P. (38154), à Kristiania.
- Appareils de sauvetage pour naufragés.
- 28. Prytz-Andersen, Mth. (24945), à Kristiania. Modèle en bois de la partie arrière d’un navire,
- avec frein pour le gouvernail et la roue du gouvernail.
- Dessins de ce frein.
- 29. Roll & Thauland (40724), à Kristiania. Costume de sauvetage pour sinistres maritimes.
- 30. Ruus, Severin (40726), cà, Kristiania.
- Appareil de sauvetage.
- 31. Sannæss, H. (40716), à Skudesnæshavn. Appareil de sauvetage.
- 32. Schjôtt, H.-E. (38155), à Bergen.
- Appareil de sauvetage.
- 33. Selmer & Kjus (40713), cà Kristiania. Appareil de sauvetage.
- 34. Stephansen, Chr. (38158), à Kristiania. Modèle de bateau de sauvetage.
- 35. Wallem, Fredrik-M. (12003), à Trondhjem. Avirons pour bateaux des différentes cotes de
- la Norvège.
- Caisse frigorifique.
- if
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- GROUPE VII.
- AGRICULTURE.
- (Emplacement, voir plan V—D. i du Catalogue général officiel.)
- La Section norvégienne qui, avec la Section du Groupe X, comprend 400 m.2 a été arrangée par M. Ciîr. Langaard, membre du Comité Royal norvégien.
- CLASSE 35.
- Matériel et procédés des exploitations rurales.
- 1. Hanneborg, O.-B.-H. (40729), à Kristiania. Machine à drainer.
- Exposé dans un pavillon spécial à Vincennes.
- 2. Johnsen, Chr. (12008), à Kristiansund.
- Guano de poisson.
- 3. Malm, O., Dr., Directeur du Service vétérinaire
- civil (1200g), a Kristiania.
- Le directeur du Service vétérinaire du pays1 est le chef du laboratoire de pathologie vétérinaire de l’Etat et a, en même temps, la haute main sur les vétérinaires de l’Etat et des préfectures, les mesures officielles contre la tuberculose du bétail, les cours pour vétérinaires, les stations de quarantaine, etc. Les dépenses annuelles de l’Etat pour le serviçe vétérinaire sont vers les 200 000 francs.
- Cartes de la tuberculose et du charbon en Norvège.
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- CLASSE 39.
- Produits agricoles alimentaires d’origine végétale.
- 1. Hansen, H.-F. (12011), à Trondhjem.
- Blé de semence.
- 2. Hansen, Peter (12010), à Kristiania.
- Grains de froment, seigle, orge, avoine, trèfles.
- CLASSE 40.
- Produits agricoles alimentaires d’origine animale.
- 1. Nestlé, Henri (12014), à Kristiania.
- Lait concentré. .
- CLASSE 4L
- Produits agricoles non alimentaires.
- 1. Hansen, H.-F. (12018), à Trondhjem. Grains de gazon et de légumes.
- 2. Hansen, Peter (12017), à Kristiania. Grain de lin.
- CLASSE 42.
- Insectes utiles et leurs produits. Insectes nuisibles et végétaux parasitaires.
- 1. Hansen, Peter (12019), à Kristiania.
- Cire et miel.
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- GROUPE IX.
- FORÊTS. CHASSE. PÊCHES. CUEILLETTES.
- Exposé dans le Pavillon norvégien.
- Arrangé par MM. H. Sinding-Larsen, Dr. J. Brunchorst, J.-F. Didrikson, J.-Z.-M. Kielland, Dr. L.-R.-B. Ring et Th. Holmboe.
- CLASSE 4 9.
- Matériel et procédés des exploitations et des industries forestières.
- En Norvège où les forêts ce composent principalement de sapin (abies exelsa I). C.) et de pin (pin us sylvestris L.), on fait la coupe des bois en automne et en hiver, quand la sève s’est arrêtée. Cela ce fait en partie parceque le bois, coupé en hiver, devient plus durable, la substance ligneuse plus consistante, en partie parceque la neige rend le transport par traîneaux très facile. La coupe se pratique ou par la hache ou par la scie. La coupe par la scie se faitr plus vite et donne plus de profit, mais la hache est devenue par son usage long et traditionnel si indispensable au paysan, qu’il la quitte difficilement. Pour beaucoup d’ouvrages dans les forêts, p. ex. pour arrondir les extrémités, pour élaguer le tronc, elle est absolument nécessaire. Quand le bois descend la rivière ou est trainé sur terre, les bouts s’éclatent, s’ils sont coupés par la scie. Quand l’arbre abattu est élagué, mesuré d’après les longueurs désirées, on fait des piles pour retrouver les bois à un endroit convenu, si la neige vient à tomber.
- La coupe des bois est un travail pénible et souvent même dangereux. Les endroits où on coupe le bois sont généralement éloignés des habitations; aussi le bûcheron est-il-forcé, dans les plus grands froids, de rester hors de chez lui pen-
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- <lant la semaine entière, n’ayant pour toute habitation qu’une hutte, qu’il se construit lui-même, garnie et couverte de branches de sapin. 11 emporte avec lui ses provisions, quelques ustensiles de cuisine, surtout une bouilloire pour faire son café et en faisant du feu avec de grosses bûches, il cherche à se protéger contre le froid de la nuit. Seulement le dimanche, et encore cela n’est-il-pas toujours possible, il revient chez lui, souvent après avoir parcouru de longues distances, suivant des sentiers faits dans la neige, ou autres routes pratiquées pour le charriage des bois, souvent à l’aide des Ski (longs patins de bois) au moyen desquels il peut traverser la neige nouvellement tombée et les marais. Avec ses patins il sait se diriger dans la forêt avec beaucoup d’adresse. Les bois sont, en général, trainés dans la neige par les chevaux et il se forme bientôt ainsi des glissoires fixés pour faire descendre le bois. Dès que les chemins sont frayés dans la neige et que les marais sont gelés, les bois sont dirigés sur différents lieux désignés le long d’une petite revière où ils sont ensuite empilés en grands tas; c’est alors qu’ils sont reçus par le marqueur et marqués par la hache du propriétaire; au printemps, au moment du flottage, on les jette dans les petites rivières, puis on leur en fait descendre le cours jusqu’à la rivière principale, et pour faciliter le flottage, on construit le plus souvent dans le cours des rivières des ouvrages destinés à rassembler l’eau dans de petits lacs et étangs, d’où on la fait ensuite écouler quand on en a besoin pour le flottage. Le flottage s’opère dans les grands cours d’eau pour le compte commun des propriétaires des bois, sous la direction d’une commission nommée par eux et d’après certains règlements; les frais sont ensuite répartis selon la quantité des bois. Le flottage est une opération qui réclame des ouvriers exercés et habiles; quelquefois les bois rassemblés en masses serrées se trouvent retenus par les saillies le long des rives et par les rochers des cours d’eau, de sorte que plusieurs milliers de pièces de bois peuvent s’arrêter et s’entasser les unes sur les autres. C’est alors un travail périlleux de les dégager et de les remettre en route. Les ouvriers marchent en se balançant sur ces bois détachés les uns des autres au milieu du cours d’eau, en poussant chaque pièce à l’aide d’une gaffe, et, à la fin, la masse de bois accrochée s’ébranle d’elle-même; alors vient la difficulté pour les ouvriers de regagner le bord. L’habileté que ces hommes déploient à démêler ces troncs, l’agilité avec laquelle ils courent et savent garder l’équilibre sur ces bois flottants, ainsi que sur ceux qui sont solidement fixés, l’intelligence qu’ils mettent à la séparation et à la remise à flot de tous ces bois entrelacés, le courage enfin, avec lequel ils affrontent tous ces dangers, sont vraiment dignes d’admiration.
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- Au pied des cataractes, l’eau forme souvent des tourbillons et des gouffres dans lesquels les bois tournent continuellement sans sortir et finissent par s’user. Dans ces endroits et, en général, partout où le flottage est difficile,, ainsi que dans ceux où l’on ne peut compter sur une masse d’.eau suffisante, on fait des canaux, tantôt creusés dans les montagnes, tantôt à l’aide de planches; dans ces canaux, le flottage se fait sur une masse d’eau relativement petite, quelquefois sur de longues distances.
- Enfin, quand les bois s’approchent de l’embouchure, ils sont arretés par une chaine flottante formée par des pièces de bois. Ici les bois sont distribués à différentes usines, ou pour être scié en planches et planchettes, ou pour être transformés en pulpe de bois pour la fabrication du papier etc.
- Après ce court aperçu du voyage fait par le bois depuis la forêt jusqu’au port d’exportation, nous ajouterons seulement quelques détails statistiques.
- La superficie des forêts en Norvège est évaluée à 68200 kilom. carrés, cette surface ne peut cependant pas, a beaucoup près, être considérée comme complètement boisée. Sur de grandes étendues, couvertes de montagnes et de marais, les bois sont clair-semés.
- L’exportation du bois de Norvège a été :
- 1897 1898
- Bois bruts et à moitié façonnés 2095 1x1 m3 1 973822 m3 dont pour la France . . . 117 000 m8
- Pâte de bois mécanique humide kg. 219439560 235031000 Pâte de bois mécanique sèche » 13401890 12985970
- Pâte de bois chimique humide » 5 599 230 6918620
- Pâte de bois chimique sèche » 63018130 60338160
- 1. Ring, Dr. L.-R.-B. (12021) à Kristiania.
- Bât avec hotte. Traineau, sabots etc. pour trans-
- CLASSE 50.
- Produits des exploitations et des industries forestières.
- Aaraas, C. (12024), à Roeken. 4 paires de patins à neige.
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- 2. Borgersen, John (4x493), à Kristiania. Construction en bois sculpté de la Section norvégienne des Groupes I & III, VII & X, XII & XV.
- 3. Hagen, L.-H., & C°- (12025), à Kristiania. Objets pour sports d’hiver.
- 4. Nielsen, Anth.-B & C°- (12023), à Fredriksstad. Echantillons de bois.
- Exposé dans le Groupe IV.
- 5. Strômmens Trævarefabrik (23909), à
- Strommen.
- Portail avec décorations en bois sculpté.
- Exposé dans le Groupe VII.
- 6. Thams, M., & Cie. (12027), à Trondhjem. Modèles et dessins de maisons en bois.
- CLASSE 52.
- Produits de la chasse.
- 1. Berg, Hans (12135), à Stenkjær.
- Sac pour dormir en plein air.
- 2. Bruun, J.-N. (12028), à Trondhjem.
- Une collection de fourrures.
- Des peaux préparées.
- CLASSE 5 3.
- Engins, instruments et produits de la pêche. Aquiculture.
- Membre norvégien du jury international :
- M. G. Westergaard.
- 1. Aastvedt Tondefabrik (12043). (Voir L. Fr. Meyer).
- Tonneaux à harengs.
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- 2. Berg, C.-F. (16671), à Langesund (Paris). Appareil électrique automatique pour la pêche.
- 3. Borthen, Tob.-U. (12045), à Trondhjem. Huile de foie de morue médicinale.
- 4. Devold, Peder (12046), à Aalesund.
- Huile de foie de morue médicinale.
- 5. Diedrichsen, Moy &Cie (12053),à Kristiania. Huile de baleiné.
- 6. Farstad, S.-A. (25505), à Kristianssund.
- Huile de foie de morue médicinale.
- 7. Finnôy, Nils (12036), à Harœ pr. Molde.
- Jeux de moulinets brévetés, pour lever les filets
- à morue.
- 8. Holm, Oluf (12048), à Aalesund.
- Huile de foie de morue médicinale.
- 9. Holter, Chr. (12054), à Kristiania.
- Huile de baleine.
- 10. Irgens, Jôrgen (12035), à Bergen.
- Un tableau d’amorces et d’hameçons; des appâts artificiels en verre argenté et doré.
- 11. Johnsen, Chr. (12051), à Kristiansund.
- Huile de foie de morue médicinale.
- Colle de poisson.
- 12. Jordan, C. (12050), à Trondhjem.
- Huile de foie de morue avec produits accessoires.
- 13: Lund, Ths. (12047), à Aalesund.
- Huile de foie de morue.
- 14. Meyer, L. Fr. (12043), à Aastvedt pr. Bergen. Tonneaux à harengs.
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- 15. Moller, Peter (41491), à Kristiania.
- Huile de foie de morue médicinale.
- 16. L’Etat français (41490).
- Modèle du navire «Fram» du professeur Dr. Fridtjof Nansen.
- Le «Fram» («en avant») est le nom du bateau avec lequel Fridtjof Nansen entreprit sa célèbre expédition vers le Pôle Nord en 1893—96.
- Les principales dimensions du bateau sont : longueur 31 m., largeur 11 m., tirant d’eau 4 m. 75, déplacement 800 tonneaux. Le Fram fut construit spécialement pour pouvoir supporter la forte pression des glaces ; les flancs sont très bombés et la coque d’une grande résistance, Comparativement à la force pouvant être développée, la longueur du bateau est faible, mais par contre, la largeur est proportionellement grande, cette disposition était indispensable pour subir le moins possible la pressions des glaces. Ce bateau, bien compris pour une pareille expédition, serait peu propre à une navigation ordinaire. Le Fram avait une hélice et une machine de la force de 169 chevaux-vapeur. On pouvait hisser le gouvernail et l’hélice. En outre, il possédait une voilure. En employant la vapeur il pouvait filer 6 nœuds et avec ses voiles 8 à 9. Le constructeur du Fram est Colin Archer.
- Le navire qui appartient à l’Etat norvégien sert actuellement à l’expédition vers le pôle nord de M. Otto Sverdrup, le capitaine de Nansen.
- Le modèle qui a été donné à l’Etat français par M. E. Ringnes, de Kristiania, et qui appartient maintenant au Musée de la marine, fut gracieusement mis à la disposition, pour être exposé dans le Pavillon norvégien, par l’Administration du Musée.
- 17. Norsk Folkemusæum, par M. H. Aall,
- directeur du Musée.
- Modèles de barques de types différentes.
- 18. Rieber, Paul (12052), à Bergen.
- Huile le baleine, de morue, de phoque, de hareng etc.
- 19. Thams, M. (12042), à Trondhjem.
- Carte de la Norvège avec indication des districts de pêche appartenant à la raison sociale.
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- 2o. Exposition collective des Pêches norvégiennes (37308), formée par M. le Dr. J. Brunchorst, directeur du Musée d’histoire naturelle, à Bergen.
- 1. Akers mekaniske Værksted, à Kri-
- stiania.
- Modèle de baleinier à vapeur, etc.
- 2. Bergens biologiske Station (l’Etablis-
- sement biologique), à Bergen.
- Plans et photographies.
- 3. Bergens Fiskerimusæum (le Musée
- des Pêches), à Bergen.
- Ensemble d’engins de pêche et modèles.
- 4. Bergens Musæum.
- Modèle d’un rocher où nichent des oiseaux aquatiques.
- Animaux empaillés.
- Poissons dans l’alcool, etc.
- 5. Brandt, C., à Bergen.
- Animaux empaillés.
- 6. Brunchorst, Dr. J., à Bergen.
- Série de cartes graphiques.
- 7. Bull, H.-J., à Bergen.
- Appareil pour déterminer la graisse des poissons.
- 8. Fiskeriselskabets Forsôgsstation,
- à Bergen.
- Plans et photographies.
- Analyses.
- Appareil pour déterminer la graisse des harengs.
- 9. Flôdevigens Udklædningsanstalt, pr.
- Arendal.
- Alevin, etc.
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- 10. Gjæver, Johannes, à Tromsœ. Photographies.
- Produits de la pêche de la baleine.
- 11. Henriksen, H., à Tœnsberg.
- Engins pour la pêche de la baleine.
- 12. Inspektôren for Ferskvandsfiskeri-
- erne, à Kristiania.
- Série d’instruments, de photographies et de dessins pour illustrer des pèches en eau douce.
- 13. Irgens, Harald, à Bergen.
- Echantillons d’huîtres.
- 14. Isdahl & Cie, à Bergen.
- Echantillons d’huile de poisson.
- 15. Johnsen, Clement & Arnet, à Bergen. Produits de Poissons.
- 16. Johnsen, John, à Bergen.
- Une barque.
- 17. Jôrnsen, M., à Tœnsberg.
- Engins pour la pêche de la baleine.
- 18. Meyer, L.-A., Mo, à Ranen.
- Une barque.
- 19. Olsen (forgeron), à Aalesund.
- Filets et lignes.
- 20. Thorsen, Axel, à Paris & Tœnsberg. Produits de baleine.
- 21. Trondhjems Fiskeriselskab, à Trond-
- hjem.
- Epuisettes pour harengs.
- Modèle de cabotier.
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- Tysnæs Osterskompani, pr. Bergen. Modèle d’huîtrière.
- Echantillons d’hnîtres.
- Photographies.
- Wallendahl & Son, à Bergen.
- Appareil de pêche.
- Wingaards Jernstôberier, à Bergen. Filets et lignes.
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- GROUPE X.
- ALIMENTS.
- Exposé conjointement avec le Groupe VII. CLASSE 58.
- Conserves de viandes, de poissons, de légumes et de fruits.
- Membre norvégien du jury international :
- M. Adolf Ôien, à Trondhjern.
- 1. Bjelland, Chr. & C>e- (12057), à Stavanger. Conserves de poisson et de viande.
- 2. Braadland, John (12065), à Stavanger. Conserves de poisson et de viande.
- 3. Bratsberg, P.-M. (12075), à Stoksund.
- Morue seche.
- 4. Christiansund Preserving Cie- (12062),
- à Kristiansund.
- Conserves de poisson.
- 5. Hjotth, N.-K. (1207g), à Fredrikshald. Anchois.
- 6. Houge Thiis, C. (12060), à Stavanger. Viande, poisson et délicatesses en conserve.
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- 7. Jensen, H.-G.(i2072), à Bredvoldpr.Havnvik. Conserves de poisson.
- 8. Jentoft, P. (12067), à Balstad, Lofoten. Conserves de poisson.
- g. Johnsen, Chr. (12077), à Kristiansund.
- Morue sèche.
- 10. Klepstad, H.-B. (12074), à Gimsoe, Lofoten. Conserves de poisson.
- 1 r. Nordlands Preserving C0> (12058), à Bodoe. Conserves de viande et de poisson.
- 12. Rosing, Mme Hedevig (28720), à Kristiania. Bisquits de poisson séché.
- 13. Trondhjems Preserving C°- (12059), à
- Trondhjem.
- Conserves de viande et de poisson.
- 14. Waage, R. & fils (12071), à Brandœsund. Conserves de poisson.
- ' CLASSE 59.
- Sucre et produits de la confiserie; condiments et stimulants.
- 1. Backer, A. (12081), à Drammen.
- Confitures et marmelades.
- CLASSE 61.
- Sirops et liqueurs; spiritueux divers; alcools d’industrie.
- Membre suppléant norvégien du jury international: M. Th. Greve, à Bergen.
- 1. Backer, A. (12085), à. Drammen.
- Sirops divers.
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- Poulsen, H. & Cie (12089), à Kristiania. Punsch d’aracken bouteilles, sucré, sec et très vieux.
- CLASSE 62.
- Boissons diverses.
- Membre norvégien du jury international :
- M. le Dr. Aug. C. Mohr.
- Exposition collective des Brasseries norvégiennes, représentées par 18 maisons (12090):
- 1. Aass, P. Ltz., à Drammen.
- 2. Aktieselskabet Foss Bryggeri, cà Kristiania.
- Nora (Rosenborg) Bryggeri, Kristiania.
- Schous Bryggeri, à Kristiania. Tou, à Stavanger.
- Borch & C°’s Aktiebryggeri, Kristiania.
- Christiania Aktieolbryggeri, à Kristiania.
- 8. Christiania Bryggeri, à Kristiania.
- 9. Christiansand Bryggeri, à Kristiansand.
- 10. De forenede Bryggerier Fortuna & Central, à
- Kristiania.
- 11. Elverums Bryggeri, à Elverum.
- 12. Frydenlunds Bryggeri, à Kristiania.
- 13. Hamar Bryggeri, à Flamar.
- 14. Hansa Bryggeri, à Bergen.
- 15. Lundetangens Bryggeri, à Skien.
- 16. Rief, Joh., à Horten.
- 17. Ringnes & C°- limit., à Kristiania.
- 18. Trondhjems Bryggeri, à Trondhjem.
- 2. Becker & Cie (12088), à Kristiania Punsch d’arack sec et sucré.
- Aqûavite.
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- GROUPE XI.
- MINES. MÉTALLURGIE.
- (Emplacement, voir plan V—B. 6 du Catalogue général officiel.)
- La Section, qui comprend 150 m.2, a été arrangée par M. B. Kildal, président du Comité Royal norvégien.
- CLASSE 63.
- Exploitation des mines, minières et carrières.
- (Malériel, procédés, et produits).
- 1. Gude, Erik-A. (12105), à Kristiania.
- Différentes sortes de pierres formant le portail du
- Groupe.
- 2. Christiania Portland Cernentfabrik
- (12x12), à Kristiania.
- Ciment Portland.
- 3. Foldals Værk (12095), à Elverum. Chalcopyrite, sulfate de cuivre et autres produits
- similaires.
- Grande carte des mines et carrières de Norvège.
- 4. Fuglevik Labrador Syenit Co., à Kristiania.
- (Voir Jobs. Grônseth & Co).
- 5. Golden, Jens-M. (12107), à Berby, Prestebakke. Echantillons de granit brut préparé pour le pavage des rues.
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- 6. Grônseth, Johs. & Cie (12m), à Kristiania. Echantillons de produits de carrières.
- 7. Knappenborg Brynstenhuggeri (40730),
- à Nordre Odalen.
- Pierres à aiguiser.
- 8. Kongsberg Sôlvværk (12102), à Kongsberg. Pyrites argentifères. Minerais, etc.
- Carte d’ensemble des carrières.
- 9. Lied, P. (12092), à Kristiania.
- Une collection de minéraux et de minerais, principalement de fer et de pyrite.
- to. Lind, H. (i2ior), à Stord pr. Bergen Sulfure de fer.
- 11. Norsk kleber-&skiferforretning(i2io6),
- Raadhusgaden 9, à Kristiania.
- Echantillons et petits objets tirés de la stéatite.
- t2. Norwegian Exploration C°- (24946), à Eidsvold.
- Minerais d’émeraude.
- 13. Orkedals Mining Cie (12100), à Trondhjem. Minerais de cuivre et pyrite de soufre. Préparations et cartes.
- 14. Puntervold, T.-H. (12114), à Egersund. Minerais de fer.
- 15. Rôros Kobberværk (T27T3), à Rceros. Produits de mines.
- t6. Smith & Thommesen (12103), à Arendal. Minerai de «thorite».
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- t7- Wathne, C.-A. (12108), à Mandai.
- Echantillons de feldspath, montrant les cristalla-tions naturelles.
- Echantillons de granit pôle et de quartz.
- CLASSE 64.
- Grosse métallurgie.
- (Matériel, procédés et produits).
- 1. Rôros Kobberværk, (16672), à Rceros. Produits de fonderie.
- Plans, dessins, modèles, photographies de l’établissement.
- CLASSE 65.
- Petite Métallurgie.
- (Matériel, procédés et produits).
- 1. Hagen, L.-H. (12026), à Kristiania.
- Patins et d’autres objets de sport.
- 2. Larsen, M. (12116), à Aalesund.
- Une chaudière pour la fabrication de l’huile de foie de morue à la vapeur.
- Tonneaux en fer-blanc.
- 3. Trondhjems Traadspigerfabrik (12117),
- h Trondhjem.
- Clous divers.
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- GROUPE XII.
- DÉCORATION ET MOBILIER DES ÉDIFICES PUBLICS ET DES HABITATIONS.
- (Emplacement, voir plan I. D. 4 du Catalogue général officiel).
- La section norvégienne du Groupe qui, avec la section du Groupe XV, comprend 600 ni.2 a été arrangée par M. 'I'. Prytz, vice-président du Comité Royal norvégien.
- CLASSE 66.
- Décoration fixe des édifices publics et des habitations.
- 1. Andersen, J. & Cie (12120), à Bergen.
- Une colonne peinte en différentes sortes de pierres.
- Panneaux peints en différentes sortes de bois.
- 2. Hylland, Ülaf-W. (12121), à Ytre Vinje. Modèle en miniature d’un grenier à poteaux,
- ancien style norvégien.
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- '
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- CLASSE 69.
- Meubles à bon marché et meubles de luxe.
- 1. Borgersen, John (12124), Keysersgade 6, à
- Kristiania.
- Un intérieur avec meubles.
- 2. Den norske Haandværks- og Industri-
- forening (12129), à Kristiania. Ameublement pour salle à manger.
- 3. Den norske Husflidsforening, (L’Union de
- l’Industrie domestique norvégienne) (12144), à Kristiania.
- Meubles.
- Travaux en bois sculpté.
- 4. Granheim, Ole-A. (12125), à Rœn, Valders. Une chaise eh bois sculpté, faite d’un seul morceau.
- 5. Kinservik, Lars (12128), à Lofthus.
- Une armoire sculptée et peinte.
- 6. Knag, Chr. (12126), à Bergen.
- Deux armoires en marqueterie.
- Une tablette-applique, ornée de sculptures norvégiennes sur fond noir.
- 7. Svane, Th. (12130), à Kristiania.
- Deux lits.
- 8. Vindeg, Ole-M. (12218), Hol, Hallingdal. Cuiller en bois sculpté.
- 9. Wiesenthal, P.-N. (12123), à Kristiania. Meuble de salon.
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- CLASSE 70
- Tapis, tapisseries et autres tissus d’ameublement.
- (Matériel, procédés et produits.)
- Membre norvégien du jury international :
- M. Jens Thiis, directeur du «Nordenfjeldske Kunst-industrimusæum», à Trondhjem.
- Arbo, Ingeborg,
- Faye-Hansen, Eugénie, > Klingenberg, Ingerid,
- Tapis décoratifs en tissage, genre Gobelins.
- 12131), à Kri-stiania.
- 2. Arctander, Mme Katrine (12131), à Lofthus. d'apis de tenture : «Flore», grandeur naturelle.
- Den norske Husflidsforening (L’Union de la petite industrie domestique norvégienne) (12144), à Kristiania.
- L’Union de l’Industrie domestique norvégienne est une association philantropique recevant une subvention annuelle de l’Etat norvégien.
- Elle fut constituée le 29. septembre' 1891 dans le but d’encourager l’industrie domestique norvégienne. Des cours libres sont tenus chaque année dans les différentes branches de l’industrie domestique.
- En 1894 l’Union fonda une teinturerie à couleurs végétales.
- Les objets exposés ont été éxécutés principalement dans les campagnes.
- Tapisseries.
- Det norske Billedvæveri (Atelier de tapisseries, faites au métier) (12132), à Kristiania. Société par actions, fondé en 1897, directrice arstitique Mme Frida Hansen). d'apisseries à sujets, tapisseries décoratives, portières, étoffes pour meubles, rideaux, tapis de pied, coussins etc.
- Le tout sur modèles originaux sortant des atéliers de la Société ou venant d’autres artistes norvégiens et fournis sur commande.
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- Le travail a été exécuté exclusivement à la main, en laines filées à la main et teintées chez l’exposant.
- 5. Meidell, Melle Karen (12134), à Kristiania.
- Un tapis de tenture, tissage artistique.
- 6. Nordenfjeldske Kunstindustrimusæum
- (11907), à Trondhjem.
- Tapisseries, tissées à la main.
- Hors concours.
- 7. Siqveland, Melle Johanna (37309), à Kristiania. Un tapis de table, vieux style.
- CLASSE 71.
- Décoration mobile et ouvrages du tapissier.
- 1. Aurlie, H.-B. (12137), à Kristiania.
- Lampes miniatures avec drapeaux cousus et brodés,
- en métal.
- 2. Lunde, Cari (12122), Grænsen 13, à Kristiania. Objets peints, vernis et avec ornements.
- 3. Olsen, A. (12139), à Lærdalsœren. Décorations peintes sur bois, genre paysan norvégien, provenant de la région d’Hallingdal
- 4. Svane, Th. (41497), à Kristiania.
- Des matelas.
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- CLASSE 72.
- Céramique.
- (Matières premières, matériel, procédés et produits).
- 1. Bjôrvik, O.-R. (ï2i6o), Bygstad, à Sœndfjord. 3 cruchons à bière, de grandeurs différentes.
- 2. Lerche, Vincent (31256), à Kristiania et Paris. Statuettes décoratives en terre cuite. ï
- Plats décoratifs. Originaux.
- Grands vases en faience. j
- CLASSE 74.
- Appareils et procédés du chauffage et de la ventilation.
- 1. Linnekogel, G.-W. &Sôn, (12x61), à Kristiania. Un furneau-cuisinière avec tablette, miniature. Exposé dans le Groupe 1, classe 1.
- CLASSE 75.
- Appareils et procédés d’éclairage non électrique.
- 1. Det norske Acetylen Gas-Cie (12162), à Kristiania.
- Appareil producteur de gaz acétylène, avec l’outillage nécessaire.
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- GROUPE XIII.
- FILS, TISSUS, VÊTEMENTS.
- CLASSE 84.
- Dentelles, broderies et passementeries.
- (Exposé dans la section norvégienne du Groupe XII, cl. 71).
- 1. Allers, Mme Clara (12148), à Bergen.
- Nappe à thé en toile, exécutée en point ancien.
- 2. Gulliksen, Mme Emilie (12155), cà Rœros. Chemin de table, nappe de buffet, rideau de
- croisée, serviette de table, broderies en point d’Hardanger.
- 3. Iversen, Birgitte (12147), à Modum. Couverture de lit tricotée.
- Tapis de- tenture. Tapis pour table à coudre.
- 4. Jensen, Mme Sina (12157), à Norderhov.
- Un chemin de table en broderie d’art.
- 5. Kirkgaard, Melle Jenny (12153), à Kristiania. Chemin de table en soie et broderie d’Hardanger.
- 6. Nielsen, Melle Olava (23910), à Trondhjem. Broderie d’art et couture d’Hardanger, exécutées
- sur une machine à coudre ordinaire.
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- 7- Rasch, Melle Christine (12150), à Kristiania. Une serviette brodée.
- 8. Skaaltveit, Mme Brita (12154), à Naa, Har-
- danger.
- tablier en point Hardanger (broderie).
- 9. Thomsen, Mme ie consul Jacob (12152),
- à Bergen.
- Décorations de table.
- CLASSE 86.
- Industrie diverses du vêtement.
- 1. Den norske Husflidsforening, (L’Union
- de la petite industrie domestique norvégienne), à Kristiania.
- Travaux de tricotage.
- 2. Næss, H.-S. (12041), à Kristiania.
- Chaussures.
- Exposé dans le Pavillon norvégien.
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- GROUPE XIV.
- INDUSTRIE CHIMIQUE.
- (Emplacement, voir plan V. D. 3 du Catalogue général officiel).
- La section norvégienne du Groupe qui comprend 100 m.2 a été arrangée par M. E. Ellingsen, membre du Comité Royal norvégien.
- CLASSE 87.
- Arts chimiques et pharmacie.
- (Matériel, procédés et produits).
- 1. Bernhoft, A.-C. (12163), à Rœst pr. Bodœ. Cendres d’une plante marine nommée «Tarre» dont on tire l’iode et la teinture d’iode, ainsi que d’autres sels chimiques.
- 2. Engelskiôn, C. (12007), à Kristiania. Engrais pour fleurs (en boites).
- 3. Farstad, S.-A. (25518), à Kristianssund. 'Stéarine.
- 4. Aktieselskabet Hafslund (société par actions)
- (12165), à Hafslund pr. Sarpsborg.
- Carbure métallique.
- Voir aussi Groupe V.
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- . Meraker Brug (12164), à. Meraker.
- Carbure métallique.
- La fabrication du carbure de calcium qui exige une grande force motrice à bon marché semble trouver en Norvège, avec ses chûtes-d’eau pas trop loin de la mer, des conditions d’avenir excessivement avantageuses. Plusieurs établissements de ce genre ont déjà été établi, et d’autres sont projetés.
- CLASSE 88.
- Fabrication du papier.
- (Matières premières, matériel, procédés et. produits).
- Membre norvégien du jury international :
- M. Wilh. Bülow, négociant, à Fredrikstad & Paris.
- Haakon Mathie-
- 1. Mago Træsliberi, | sen> propriétaire.
- Baarlidalens Træsliberij(I2IyI eti2i72),
- à Eidsvold.
- Pâte de bois blanche mécanique.
- 2. Engnes Træsliberi (12178), à Brandbu, Hadeland.
- Pâte de bois.
- 3. Folium Træsliberi (12167), à Drammen. Pâte de bois.
- 4. Gram, Jens (12x77), à Drammen.
- Pâte de bois brune, en grandes et petites feuilles.
- 5. Helge-Rein, By Brug | (12168), à By
- Byafossens Træsliberi f pr. Stenkjær. Pâte de bois mécanique.
- 6. Hofsfos Træsliberi (1216g), à Drammen. Pâte de bois blanche et brune.
- 7. Kistefos Træsliberi, (12174), à Drammen. Pâte de bois.
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- 9. Moss Cellulosefabrik (12180), à Moss. Cellulose et papier.
- 8. Land Træsliberi (12x76), à Drammen. Carton en pâte de bois
- 10. Norsk Celluloseforening (12181), à Kri-stiania.
- Production et exportation de cellulose de la Norvège, ses progrès et sa situation actuelle. (Avec carte).
- Brochure distribuée gratuitement aux intéressés.
- L’exportation totale de la pâte de bois chimique de la Norvège a été en 1899:
- pâte sèche.............. 64245000 kilogr.
- — humide ....... 7 490 000 —
- dont pour la France:
- pâte sèche..............8 892 000
- 11. Norsk Træmasseforening (12176), à
- Drammen.
- Exposition graphique de la production de la pâte de bois.
- L’exportation totale de la pâte de bois mécanique de la Norvège a été en 1899 :
- pâte sèche ............. 13072000 kilogr.
- — humide.............297 499 000 —
- dont pour la France:
- pâte sèche ............. 4 047 000 —
- — humide . •.........47 495 000 —
- 12. Union Cie (12179), à Skien.
- Papier et matières premières servant à la fabrication.
- 13. Viul Træsliberi (12170), à Hœnefos.
- Pâte de bois blanche et brune.
- 14. Ôrje Brug (12173), à Kristiania. Pâte de bois mécanique sèche.
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- CLASSE 89.
- * Cuirs et peaux.
- (Matières premières, matériel, procèdes et produits).
- 1. Aarenes Interessentskab (société par ac-
- tions) (12182), à Flekkefjord.
- Grandes et petites peaux.
- 2. Danielsen, L.-J. (12188), à Bergen.
- Cuirs pour semelles.
- 3. Hildisch, C. (société par actions), fabrique de
- cuir et peaux (12186), à Kristiania. Différentes sortes de cuirs et peaux.
- 4. Meyer, Samuel-B. (12189), à Bergen.
- Cuirs pour semelles (tannés à l’écorce de chêne).
- 5. Myhre, Chr. (12184), à Drammen.
- Peaux de grands et petits animaux.
- 6. Refsum, H. (12183), à Kristiania.
- Peaux grandes et petites.
- CLASSE 9 0.
- Parfumerie.
- (Matières premières, matériel, procédés et produits).
- 1. Ôien & Wahl (12191), à Trondhjem. Savons de différentes sortes.
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- GROUPE XV.
- INDUSTRIES DIVERSES.
- Exposé conjointement avec le Groupe XII.
- CLASSE 92.
- Papeterie.
- (Matériel, procèdes et produits).
- Rode, N.-C. (12194), à Kristiania.
- Bouteilles et cruchons en terre contenant de l’encre.
- CLASSE 9 3.
- Coutellerie.
- (Matériel, procédés et produits).
- Blikstad, Ingvar (12197), à Trondhjem. Couteaux de chasse. Couteaux à manches. Couteaux de dames.
- Talebakke, Nils-P. (12199), à Toten. Poignards. Couteaux à manche. Couteaux de ceinture.
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- CLASSE 94.
- Orfèvrerie.
- (Matériel, procédés et produits).
- 1. Andersen, David (12200), à Kristiania. Travaux d’orfèvrerie.
- 2. Olsen, Theodor (12201), à Bergen. Objets en argents ciselés.
- 3. Tostrup, J. (23911), à Kristiania. Ouvrages émaillés.
- CLASSE 95.
- Joaillerie et bijouterie.
- (Matériel, procédés et produits).
- Membre norvégien du jury international :
- M. H. Grosch, directeur du Musée de l’industrie artistique, à Kristiania.
- 1. Andersen, David (12203), à Kristiania. Travaux de bijouterie et joaillerie.
- 2. Hammer, M. (12204), à Bergen.
- Ouvrages en argent.
- Ouvrages émaillés.
- Antiquités.
- 3. Norsk Filigranfabrik (12205), à Kristiania. Ouvrages en filigranes, d’argent et émail.
- 4. Olsen, Theodor (12202), à Bergen.
- Travaux de bijouterie et joaillerie.
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- CLASSE 96
- Horlogerie.
- (Matériel, procédés et produits).
- i. Knudsen, B. (12206), à Bergen. Deux montres-régulateurs.
- 2. Michelet, Fr. Aug. (12207), à. Kristiania. Deux chronomètres de marine.
- 3. Savosnick, M., (12208), à Trondhjem. Une montre en or, dite «savonnette».
- Une montre-régulateur.
- Divers outils d’horlogerie.
- CLASSE 97.
- Bronze, fonte et ferronnerie d’art. Métaux repoussés.
- (Matériel, procédés et produits).
- 1. Andersen, C. F. (122x0), à Kristiania. Façade en fer forgé.
- Exposé dans le Groupe IV.
- 2. BergensMetalvarefabrik (40731), à Bergen. Lustre.
- 3. Lerche, Vinc., (31257), à Kristiania et Paris. Statuettes (reproductions en bronze).
- Bronzes et étains artistiques.
- CLASSE 98.
- Brosserie, maroquinerie, tabletterie et vannerie.
- (Matériel, procédés et produits).
- 1. Baarsen, Robert (41495), à Bergen.
- Travaux de sculpture sur bois.
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- 2. Bakkestôjl, O.-H. (12212), à Vinje. Objets tournés.
- 3. Barth, Melle Maja (1.2138), à Kristiania. Travaux en cuir.
- 4. Den norske Husflidsforening (L’Union de l’Industrie domestique norvégienne) (11217), à Kristiania.
- Ouvrages en cuir, copeaux de bois, osier etc.
- 5. Dagestad, Magnus (12216), à Voss. Travaux de sculpture sur bois.
- Cornes à boire sculptées.
- Modèles de meubles en style norvégien.
- 6. Kaland, B. (12214), à Djoenne, Hardanger. Objets divers sculptés : Nécessaires de couture, cornes à boire, couverts à salade, couteaux à papier etc.
- 7. Kristoffersen, Mme Hedevig (12215), àSand-viken.
- Ouvrage en osier, copeaux et raphia.
- 8. Siqveland, Melle johanna (37310), à Kristiania. Objets imprimés au fer rouge.
- 9. Thaulow, Mme Alexandra (40110), à Kristiania et Paris.
- Travaux en cuir.
- 10. Thorne, Melle Menny (12142), à Kristiania. Travaux en cuir : Une chaise, un coussin de canapé, un album, un couverture de livre.
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- CLASSE 99.
- Industrie du caoutchouc et de la gutta-percha.
- (Matériel, procédés et produits).
- 1. Andersen, Johs. (12219), à Kristiania. Appareil breveté pour sécher les chaussures. Bougeoirs brevetés.
- Coupes à ficelle brevetées.
- 2. Svendsen, H. (12038), à Fredriksstad. Vêtements imperméables.
- À
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- GROUPE XVIII.
- ARMÉES DE TERRE ET DE MER.
- La section norvégienne du Groupe qui comprend une superficie de 50 m.2 environ a été arrangée par M. Fr. Thaulow, Général major du Service de Santé de l’Armée norvégienne
- CLASSE 121.
- Hygiène et matériel sanitaire.
- t. Den norske Armes Sanitet (Le Service de Santé de l’Armée norvégienne) (12222), à Kristiania.
- L’organisation de l’Armée norvégienne a pour base l’obligation du service militaire qui est égale pour tous.
- Le Service de Santé de l’Armée est organisé d’une manière entièrement militaire soit dans l’état de paix, soit dans celui de guerre, et en tout conformément aux autres services militaires de l’Armée. Le cbef du Service de Santé qui a le grade de Général est actuellement un Général major, et est mis dans les mêmes conditions dans l’Armée que les chefs des armes spéciales.
- Les médecins militaires de l’Armée sont officiers. Il y en a deux catégories : ceux de traitement fixe et ceux qui sont «soumis à l’obligation du service militaire.» Tous les étudiants en médecine sont appelés au Service de Santé, où ils font tout leur service militaire ; aussi
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- pourrait-t-on mettre sur pied de guerre le nombre entier des médecins militaires (officiers) nécessaires à l’Armeé.
- Pour les sous-officiers, caporaux et soldats il y a deux catégories semblables. Tous les jeunes gens classés au Service de Santé y sont instruits et exercés entièrement, mais les sous-officiers à traitement fixe, pris parmi ceux de l’Armée, reçoivent une instruction spéciale dans un cours particulier. Comme brancardiers ont prend des hommes valides et capables pour ce service. Leurs classes d’exercises sont de la même durée que celles des jeunes soldats de l’infanterie. Les infirmiers sont choisis parmi les hommes classés dans le service auxiliaire. Dans les armes combattantes de l’Armée, on fait instruire, par le personnel du Service de Santé affecté à ces armes, des brancardiers régimentaires qui restent dans leurs Corps de troupe et ne sont détachés au Service de Santé qu’immédiatement avant le combat.
- Le personnel est réparti sur les armes combattantes et les troupes spéciales du Service de Santé.
- Comme le personnel, le matériel est réparti sur les troupes du Service de Santé et les troupes combattantes.
- Une compagnie du Service de Santé (ambulance) comprend : 2 voitures de chirurgie, 2 voitures à bagages et 6 chariots d’ambulance, tous attelés de 2 chevaux.
- Le chariot d’ambulance contient : i compartiment de tente en toile, tissu de chanvre, plus : 2 matelas mobiles pour les hommes assis et 8 brancards, dont les pièces finales, la toile et les bretelles sont placées dans le chariot, tandis que les hampes sont attachées sur le dehors du chariot au moyen d’un mécanisme spécial.
- Le chariot avec inventaire et accessoires, sauf les brancards, pèse 500 kilos, environ; il y a place pour 3 blessés, 2 couchés et 1 assis, ou de 5 assis, — en cas d’urgence de 6.
- Le matériel d’un hôpital de campagne comprend 50 literies et en outre tout ce qui est nécessaire pour l’établissement et le fonctionnement de l’hôpital. Ce matériel est porté dans 9 chariots, chacun attelé de 2 chevaux, 2 chariots de chirurgie, portant médicaments, instruments de chirurgie, appareils et remèdes de pansement etc., 1 voiture à bagage pour le personnel de l’hôpital, 6 fourgons pour le matériel restant.
- Poids total de chaque voiture chargée, 1020 kilos, environ, ou poids total du matériel entier de l’hôpital, y compris les voitures, 10000 kilos, environ.
- Train des équipages militaires par compagnie : 1 sac d’ambulance avec musette, 2 brancards.
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- Le brancard est démontable et comprend la toile, les 2 pièces finales et les 2 hampes. Chaque partie du brancard est construite de manière à s’adapter également bien à un brancard quelconque. Aussi il va partout, soit dans les voitures du Service de Santé, soit dans les wagons des chemins de fer, de manière à éviter par là de remuer le blessé d’un brancard à l’autre. Poids du brancard 7,5 kilos ; il est très solide et se laisse manier, démonter et remonter avec facilité.
- Une voiture d’instruments de pansement.
- Une voiture d’ambulance.
- Accessoires d’ambulance.
- Photographies.
- 2. Svane, Th. (12223), à Kristiania.
- Deux lits civières.
- 4 lits d’hôpital militaire pour le Service sanitaire de l’Armée.
- Exposés dans le Pavillon norvégien.
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- GROUPE IL
- ŒUVRES D’ART
- Grand Palais des Champs Elysées
- Commissaire des Beaux-Arts: M. Fritz Thaulow. Monteur de la Section norvégienne : M. Halfdan Strôm Membre norvégien du jury international, classe 7 : M. Christian Krohg; membre suppléant :
- M. Bernt Grônvold.
- L’HISTOIRE DE L’ART EN NORVÈGE.
- Après la définitive union de la Norvège avec le Danemark, en 1537, et la transformation de l’église catholique en église luthérienne, l’art national qui, déjà avait commencé à décliner vers la fin du Moyen Age, malgré une riche fleuraison principalement dans l’architecture, ne donne plus signe de vie. La vie artistique du pays semble vouloir se limiter à devenir une culture paysanne, elle se retire dans les vallées lointaines, s’y cache et demeure ainsi soustraite aux influences esthétiques de l’Europe. Cependant, le sens du beau n’était pas mort chez les paysans et malgré leur isolement, leur esprit aigu saisissait les quelques
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- idées qui arrivaient jusqu’à eux de l’ambiance, et ils les transformaient suivant leur tempérament, leurs sensations. Nonobstant la privation des institutions qui assuraient, avant 1537, l’indépendance de la Norvège, les paysans, par bonheur, restèrent libres, plus même que dans n'importe quel autre pays d’alors. Cette liberté a, certainement, influencé leur impressionabilité sur le courant d’art qui, des hautes sphères, se répandit dans le pays.
- Vers la moitié du XVIIIme siècle, quand fut créée l’Académie des Beaux Arts de Copenhague, on aurait pu attendre un plus grand essor de la vie artistique nationale et l’on pouvait espérer que cette Académie ferait sentir ses heureux effets jusqu’en Norvège, mais peu de Norvégiens y allèrent étudier, du moins durant la première période.
- Après la séparation avec le Danemark, en 1814, il s’écoula encore bien des années avant que sonnât la résurrection de la vie artistique, quoique déjà, dès 1818, plusieurs écoles d’art fussent fondées à Kristiania. Peu à peu cependant, elle sortit du sommeil et ce réveil fut dû au peintre Johan Christian Clausen Dahl (1788 —1857) dont les énergiques et infatigables efforts pour l’avancement de l’art norvégien dans les différentes branches, sans compter l’apport de sa propre production, furent d’une grande portée, d’une incontestable valeur. Dahl naquit à Bergen de parents pauvres, il fut mis d’abord en apprentissage et plus tard, avec l’aide d’un protecteur, entra à l’Académie de Copenhague, qu’il quitta, en 1818, pour celle de Dresde et où il travailla jusqu’à sa mort. L’opposition romantique qui, vers la fin du siècle passé, se leva dans l’art et dans la littérature contre la sèche conception académique de la nature influença certainement Dahl, mais son sain et vigoureux talent le laissa libre de toutes théories.
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- Dans sa riche production on sent seulement un spirituel interprétateur de la nature vraie. En cela, son art se rapproche davantage des tendances vers le naturalisme qui se manifestèrent plus tard. Mais le plus grand mérite de Dahl est l’amour avec lequel il a, malgré ses fonctions qui le liaient à un pays étranger, reproduit la changeante et grandiose nature de sa patrie. Par ses nombreuses et saisissantes peintures de montagnes et de vallées norvégiennes, de fjords et de côtes, il a attiré les yeux sur leur étrange beauté. Il est le créateur de la peinture de paysage en Norvège et il reste le meilleur, le plus superbe artiste du genre. Une partie du précieux trésor artistique de Dahl est au Musée national. Un autre de ses titres, et non le moindre à la reconnaissance de sa patrie, est l’ardeur qu’il mit à la conservation des œuvres nationales. Il travailla à la création de sociétés d’art et demanda la fondation d’un Musée devant rassembler toutes les antiquités éparses. Dahl ne fit pas école malgré les grands et décisifs progrès dont l’art pictural lui est redevable.
- Parmi les artistes qui lui ressemblent le plus et qui ont reçu ses leçons, il faut tout d’abord citer le peintre paysagiste Thomas Fearnley, mort jeune (1802—1841) qui, de ses voyages d’étude en Norvège, a reproduit de sombres et sévères paysages. Comme Dahl, Fearnley a lutté avec force pour le développement de l’art norvégien; c’est par son initiative que fut créé, en 1837, Ie musée national. On peut encore nommer Baade (1808—1879) et Joachim Frich (1810— 1858). Parmi ceux qui ne sont en rien redevables à Dahl, est Johan Gôrbitz (1782—1853), un habile portraitiste. Il habita longtemps Paris, fut très recherché et estimé pour ses portraits en miniature.
- Peu à peu et tandis que la situation politique et sociale du pays s’organisait, il vint un mo-
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- ment où l’Etat s’intéressa à l’art et l’encouragea, bien que l’opinion publique, peu préparée, fût loin de s’y montrer favorable. A cause même de ses faibles ressources, l’Etat fut obligé d’agir lentement, d’une manière restreinte. C’est ainsi que le Musée national, créé en 1837, reçut, au début, une certaine somme pour l’achat de tableaux, et, ensuite, une légère subvention annuelle. En même temps, à partir de 1839, le Gouvernement accorda des bourses aux artistes pour aller étudier à l’étranger. Le commencement fut ainsi très modeste, mais néanmoins le premier et important pas était fait. Kristiania, et plus tard d’autres villes, eurent aussi leurs sociétés artistiques qui, toutes, concoururent puissamment au relèvement de l’art national.
- Après la création du Musée national, les artistes norvégiens continuèrent encore, comme par le passé, à aller étudier à l’Académie de Copenhague, mais la grande renommée que l’école de Dusseldorf ne tarda pas à acquérir attira bientôt, et en nombre grandissant, les peintres, surtout quand y prolessèrent les deux célèbres artistes qui devaient imprimer un si grand mouvement ascendant à l’art norvégien : Adolf Tidemand (1814—1879) et Hans Gude (né en 1825).
- Adolf Tidemand prit ses premières leçons à l’Académie de Copenhague et, ensuite, étudia à l’école de Dusseldorf, sous la direction de Hildebrandt. Les années qu’il passa là déterminèrent son genre. Il se fixa dans cette ville, cependant un voyage qu’il fit en Norvège eut une influence décisive sur sa production future. En ce voyage, il apprit à connaître les habitudes et la vie des paysans ; il les visita fréquemment, se lia très intimement avec eux et devint ainsi le premier peintre de leurs tristesses et de leurs joies. Cette rencontre fut encore heureuse pour Tidemand parce qu’elle le plaça en pleine
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- harmonie avec le remarquable mouvement littéraire et scientifique qui se faisait alors dans la nation. Les principaux tableaux de paysans de Tidemand sont: «Les disciples deHauge» et «Les Fanatiques». Ces deux toiles montrent des assemblées religieuses. La première représente, en un profond recueillement, une réunion de croyants en prière dans une antique maison servant d’église ; la deuxième, une dramatique et sauvage rencontre entre sectaires. Cette dernière toile, d’une saisissante énergie et pleine de sentiment, reste, dans l’esprit, comme une remarquable évocation. L’art de Tidemand est, par le choix des sujets, par la poésie qu’il dégage, presque toujours idyllique. Le coloris, qui appartient à l’école de Dusseldorf, n’a pas toujours été favorable à son expression, mais, cependant, Tidemand a su en tirer de puissants effets.
- Hans Gude s’était d’abord voué à la peinture de genre mais néanmoins, c’est comme paysagiste qu’il exerça une influence considérable sur l’art pictural de son temps, influence que probablement, aucun peintre n’avait faite avant lui. Comme la plupart des artistes d’alors, il étudia à l’école de Dusseldorf, entreprit constamment des voyages en Norvège et puisa, dans les paysages vus, les sujets d’une longue série de tableaux qui ont rendu son nom fameux. Il y a peu de paysagistes norvégiens qui, de 1850 à 1870, ne subirent, d’une façon directe ou indirecte, son ascendant et lorsqu’il partit à Carlsruhe comme directeur de l’Académie de cette ville, tous ces peintres le suivirent; de même qu’ils l’accompagnèrent quand il quitta cette dernière pour entrer comme maître d’atelier à l’Académie de Berlin, fonction qu’il occupe encore. L’œuvre de Gude est extraordinairement riche et variée ; il a peint les hautes et ari'des montagnes de la Norvège, ses grasses et riantes vallées, la mer, ou calme ou démontée, et cela avec le même
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- rare bonheur, avec la même perfection. Son ton qui, au début, porte l’empreinte des lourds et accablants coloris de l’école de Dusseldorf, s’en affranchit ; il peint par la suite avec des couleurs plus fraîches, plus chatoyantes.
- Parmi les peintres qui sortirent de l’école de Dusseldorf, à cette époque, et qui ressemblent davantage à ces deux maîtres est August Cap-pelen, mortfort jeune (1827—1852). C’était un des mieux doués. Dans ses paysages de montagnes et de forêts norvégiennes passe un souffle de poésie pleine de sentiments romantiques. La même note se fait aussi sentir dans les grandes compositions de Erik Bodom (1829—1879) tandis que les tableaux de montagnes et de forêts de Morten Müller (né en 1828) se rapprochent de la manière de Gude. J. F. Eckersberg (1822— 1870), dont le talent simple et solide trouva son expression dans la représentation de désolés plateaux de montagnes, fonda, en 1859, à Kristi-ania, une école de peinture qu’il dirigea jusqu’à sa mort.
- Les peintres de genre sont loin d’être, dans cette période et malgré Tidemand, aussi nombreux que les paysagistes; parmi eux on ne peut guère nommer que Knud Bergslien (né en 1827) qui, de bonne heure, peignit des scènes de la vie paysanne puis cultiva avec succès le genre historique; plus tard, enfin, il devint un remarquable portraitiste et dirigea, après la mort d’Eckersberg, l’école que celui-ci avait créée. P. N. Arbo (1831 —1892) peignit des sujets tirés de la mythologie et de l’histoire de la Norvège. Sa toile la plus connue est la «Val-kyrie». V. St. Lerche (1837—1892) s’adonna surtout à la peinture architecturale et au genre humoristique, et Mathilde Dietrichson (née en 1837) au portrait et à des intérieurs. Parmi les autres peintres qui n’appartiennent pas à l’école de Dusseldorf sont :. Sigvald Dahl (né en 1827) éminent peintre animalier, et Frants Bôe
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- (1820—91) renommé, en son temps, comme
- peintre de nature morte. Les peintres de ma-
- rine ont eu deux remarquables représentants en Benetter (né en 1822) qui, avec Bôe, se forma à Paris, et R. Boll. Peu à peu, cependant, l’école de Dusseldorf n’exerça plus, sur les artistes, la même attraction comme avant. Ludvig Munthe (1841—96) se débarrassa des théories de cette école et développa son talent par des voyages en F'rance et en Hollande. Il est un des plus grands maîtres de la peinture de paysage norvégienne. Ses tableaux «des temps de dégel»,
- d’une intense poésie, lui ont valu une rénommée
- célébré. Carl Sundt-Hansen (né en 1841), élève de Vautier, est le plus remarquable peintre des mœurs des paysans après Tidemand. Ses sujets sont pleins de vie, comme dramatisés; il les a peints avec des teintes parfois trop variées. Adelsten Normann (né en 1848) peignit d’abord de grandes vues de Nordland dans le goût de l’école, mais après son séjour à Berlin, il se joignit à «l’opposition». Fredrik Collett (né en 1837) suivit Gude à Carlsruhe et, ensuite, étudia à Munich. Ses élégants paysages d’hiver, d’une exactitude parfaite et solidement peints appartiennent à l’art norvégien le plus frais. Amaldus Nielsen (né en 1838) est un des meilleurs élèves de Gude; il peignit avec un pieux amour les pauvres et arides rivages de Jæderen, son pays natal, avec la mer embrasée par le soleil ou démontée par l’orage.
- Le nouveau centre d’études pour les artistes norvégiens fut, en 1870, Munich. Parmi les peintres aînés sortant de cette école, on remarque : Oscar Wergeland dont le grand tableau «l’Assem-
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- Grimelund (né en 1842), se sont fixés à Paris, Otto Sinding (né en 1842) et bien d’autres encore. Sinding est, à coup sûr, le plus varié, le plus universel des peintres norvégiens : dans ses nombreux tableaux, on trouve des vues de pays du Nord et du Sud, des peintures de paysans italiens et norvégiens, des marines, des sujets mythologiques. Parmi ses dernières compositions picturales sont des panoramas (Bataille de Leipzig). Présentement, il brosse des décors, écrit des poèmes et des comédies et dirige la scène d’un théâtre de Kristiania.
- Parmi les artistes plus jeunes qui cherchaient à s’affranchir de l’influence de l’école allemande et qui plus tard, de 1870 à 1880, devaient grossir les rangs de l’opposition qui se forma pour tirer l’art norvégien de sa situation stationnaire, — nous trouvons à Munich, au nombre des plus renommés : Gerhard Munthe, Eilif Peterssen, Hans Heyerdahl, et Erik Werenskiold. Fatigués de la stagnation où demeurait la peinture allemande, plusieurs de ces peintres allèrent étudier à Paris. Le naturalisme français, les paysagistes de plein air et les impressionnistes déterminèrent bientôt un changement radical tant sur leur conception particulière de la nature que sur leur technique. Ce fut avec ces idées nouvelles que, de retour dans leur patrie, ces artistes engagèrent, aux environs de 1880, la lutte contre les règles académiques et contre les lourdes et monotones compositions allemandes, au nom de la nature vraie. La bataille fut ardente quoique relativement assez courte; mais elle se produisit précisément à un moment où éclatait aussi un autre mouvement parallèle dans la vie sociale et spirituelle du peuple norvégien, lequel, plus tard, devait donner la victoire aux idées nouvelles. Outre le triomphe de théories purement artistiques, le jeune parti gagna encore de pouvoir s’organiser en sociétés avec l’aide pécuniaire et sous le contrôle de
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- l’Etat. C’est ainsi que les expositions d’automne qui, autrefois, revêtaient un caractère privé devinrent des expositions officielles. L’art norvégien eut, pour l’avenir, une situation régulière.
- Au nombre des artistes qui étaient au premier rang du mouvement nouveau, citons : Erik Werenskiold, Christian Krohg et Fritz Thaulow. Erik Werenskiold (né en 1855) étudia d’abord à Munich. Ses premiers tableaux avaient déjà été remarqués quand, à l’exposition de Munich de 1879, il fit, pour la première fois, connaissance avec la peinture française, dans laquelle il trouva l’expression pour des idées qui jusque là dormaient en lui. Il se rendit à Paris et après de sérieuses études, il s’assimila les procédés des maîtres français dont il fut, ensuite, le propagateur durant la bataille contre l’école allemande. Werenskiold a, par son art élégant et fin, exercé une forte influence sur la jeune génération des peintres norvégiens; il leur a appris à regarder la nature et la vie sous des couleurs plus fraîches. Dans «Enterrement d’un paysan» et «Filles de montagnes» qui appartiennent au Musée national de Kristiania, l’air et la lumière circulent autour d’excellents types de paysans. Comme illustrateur, Werenskiold a donné au peuple norvégien un véritable trésor dans les magistrales illustrations qui ornent les contes nationaux d’Asbjornsen et de Moe — illustrations aussi belles que le texte lui-même et dans lesquelles il a pu pleinement montrer sa connaissance parfaite du caractère norvégien en ses multiples nuances. Dans les sévères illustrations des «sagas des rois norvégiens», recueillies parSnorre Sturlason (œuvre qui se trouve exposée parmi les travaux typographiques, voir : Groupe III) il a reproduit les sujets de ces légendes avec une simplicité graniosed. On doit encore à Werenskiold une série de beaux portraits, entre autre celui d’Ibsen qui, à lui seul, suffirait à montrer la psychologie
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- pénétrante du peintre et son grand talent artistique.
- Christian Krohg (né en 1852) étudia à Berlin sous la direction de Gussow. Les nouvelles tendances dans l’art pictural qui, de la France, se répandirent sur toute l’Europe, s’emparèrent aussi de lui et de retour en Norvège il commença tout de suite, avec Werenskiold et Fritz Thaulow, à se faire l’apôtre des jeunes doctrines artistiques. Très intéressé également par la réforme sociale, il se jeta dans la politique et par la parole et par la plume, il fut le champion de toutes les réformes radicales. Il suscita ainsi de nombreuses et de violentes polémiques de presse. Dans son art, il a cherché à serrer la vérité d’aussi près que possible. Par quelques-uns de ses tableaux montrant les mauvais côtés de la vie sociale, il créa deux courants d’opinion, dont l’un, comprenant les aînés, se fâcha, et dont l’autre, rassemblant les jeunes, applaudit. Quand l’effervescence des esprits fut calmée, il donna une riche série de tableaux représentant des scènes de la vie des matelots, peignit des pilotes d’une touche hardie et fraîche et des portraits plein de vie.
- Fritz Thaulow (né en 1847) étudia d’abord à Copenhague, ensuite à Carlsruhe; mais plus tard il alla à Paris. La peinture française fit sur lui de profondes impressions. Son amabilité et son éminent talent d’artiste assemblèrent bientôt dans son atelier une foule de jeunes et enthousiastes peintres. Il batailla aussi ardemment pour réformer et développer l’art national; mais son talent grandissant l’éloigna des luttes d’écoles et l’amena a une conception plus vraie de la nature. Fritz Thaulow s’est depuis plusieurs années, retiré à Paris, où sa renommée rayonne plus loin que celle d’aucun autre peintre norvégien vivant.
- Au rang des autres artistes norvégiens qui prirent une part active au mouvement «révolutionnaire», nous nommerons : Gerhard Munthe,
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- Eilif Peterssen et Hans Heyerdahl qui sont les plus remarquables.
- Gerhard Munthe (né en 1849) reçut son éducation artistique à Munich, mais se joignit de bonne heure à la jeune école et fut un zélé partisan des tendances nouvelles. Avec une ressemblance frappante et un jugement parfait, il a rendu, dans ses paysages, la nature de l’est de la Norvège. Son plus grand mérite est cependant la renaissance, qu’il donna à l’art des paysans, renaissance due à la découverte d’anciennes tapisseries, et à ses efforts infatigables pour faire refleurir cet art qui était tombé dans l’oubli. En cela, il à été le pionner de l’art industriel norvégien. Le sens artistique, si personnel et si
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- Eilif Peterssen et Hans Heyerdahl qui sont les plus remarquables.
- Gerhard Munthe (né en 1849) reçut son éducation artistique à Munich, mais se joignit de bonne heure à la jeune école et fut un zélé partisan des tendances nouvelles. Avec une ressemblance frappante et un jugement parfait, il a rendu, dans ses paysages, la nature de l’est de la Norvège. Son plus grand mérite est cependant la renaissance, qu’il donna à l’art des paysans, renaissance due à la découverte d’anciennes tapisseries, et à ses efforts infatigables pour faire refleurir cet art qui était tombé dans l’oubli. En cela, il à été le pionner de l’art industriel norvégien. Le sens artistique, si personnel et si indépendant des anciens paysans norvégiens, a
- trouvé en Munthe un génial artiste. Parmi ses superbes dessins pour servir de modèles de tapisserie, quelques uns sont exposés dans le Groupe XII, classe 70. Le même sens artistique
- se fait aussi remarquer dans ses excellents ornements et vignettes qui ornent les sagas de Snorre Sturlason. (Voir classe 11, page 52).
- Eilif Peterssen (né en 1852) commença ses études à l’école de peinture de Kristiania, ensuite a l’Académie de Copenhague et les termina à Munich. Dans ses premières grandes compositions, il attira l’attention par son art savoureux
- et élégant, sa profonde psychologie et son bril-
- lant coloris. Plus tard, il s’est révélé peintre de genre et paysagiste. Il a traité des sujets religieux et historiques avec originalité et d’une grande puissance d’effet. Dans ses portraits, il
- a montré le même talent.
- Hans Heyerdahl (né en 1857) vint tout jeune à l'Académie de Munich. Quelques années plus tard, il exposa à l’Exposition universelle de
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- Il quitta, alors, Munich et alla à Paris étudier à l’atelier de Bonnat. Sa production variée mais inégale se montre dans les genres les plus divers; cependant, son remarquable sens du coloris fait de cet artiste un des plus exquis de l’école norvégienne. Comme portraitiste, il a créé des œuvres excellentes.
- Aux novateurs de cette période se joignirent ensuite Env. Diriks (né en 1855). Il commença par étudier l’architecture à Berlin et plus tard le paysage à Weimar et à Paris; il fut l’un des premiers artistes en Norvège qui, avec ses hardis tableaux, s’intéressa aux peintures de plein air. Christian Skredsvig (né en 1854) suivit les cours de l’Académie de Copenhague, puis, vers 1874, alla étudier à Paris. Quoique né de parents paysans et par cela même connaissant la nature et les mœurs des. paysans, il a été pourtant principalement influencé par l’art français. Cependant, dans une série de doux et poétiques paysages norvégiens comme dans le délicieux «Soir de la Saint-Jean», il a donné toute l’expression de son amour et de sa connaissance de la nature de sa patrie. Le plus souvent, il s’est imposé d’ardus problèmes en ses vastes toiles dont les principales sont : «Ballade», «Le Lils de l’homme» et «Jeux de jeunes gens à Eggedal».
- Parmi les autres peintres qui, peu à peu, se débarrassèrent de l’influence des maîtres allemands, sont encore : Lr. Borgen (né en 1852) qui a montré, dans ses paysages représentant le plus souvent des vallées de l’intérieur de la Norvège, un talent susceptible de perfectionnement. N. Ulf-sten (1853—1885) un brillant coloriste; dans ses paysages de Jæderen se dégage une simple et naturelle poésie qui sauvera son nom de l’oubli. Mlle Kitty Kielland (née en 1844) s’est aussi inspirée pour son art puissant, des marais et des plats paysages de Jæderen. Sa sœur en peinture, Mlle Harriet Backer (née en 1845),
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- se place, avec ses intérieurs qu’elle traite avec une grande virtuosité, au rang des grands coloristes. Un artiste qui s’est créé une place à part au milieu des peintres norvégiens de ce temps est Th. Kittelsen (né en 1857). Il possède un tempérament lyrique allié à un sens comique énorme; il pousse, parfois, le rire jusqu’au burlesque, comme dans cette toile «La vie dans les petits détails» et aussi dans ses magnifiques illustrations des contes d’AsBjôRNSEN. Ses profonds sentiments de la nature ont pris des proportions fantastiques dans ses tableaux de Nordland tout peuplés de sorcières et d’ondines et peints avec des sentiments symboliques. Jacob Geôersen (né en 1852) a peint des forêts norvégiennes d’hiver et d’automne d’une rare ressemblance; il a, aussi, avec un coup d’œil juste, reproduit des scènes de chasse et de sport. L’habile paysagiste et peintre de marines Nils Hansteen se joignit de bonne heure, ainsi que Hjalmar Johnssen, au groupe des jeunes qui luttèrent contre l’académisme; tandis que les peintres de genre Wilh. Holter, John Ekenæs, MUe Asta Nôrregaard, portraitiste aimé de la bourgeoisie, Frithjof Smith, professeur à Weimar, et C. W. Barth, peintre de marines, se liguèrent ensemble contre le mouvement nouveau.
- Parmi les autres contemporains, mentionnons les habiles animaliers Carl Uchermann et Mlle Elisabeth Sinding, les paysagistes Fr. Smith Hald, Carl Nielsen et Georg Strômdal.
- La grande rupture avec les anciennes tendances de l’art norvégien conduisit certainement les jeunes peintres, qui avaient reçu leurs fécondes impulsions des années de lutte, à une certaine bonne humeur, mais les détourna souvent des études sévères et profondes. A cette période appartiennent Gustav Wentzel et Eyolf Soot qui, courageusement, se sont intitulés naturalistes. Gustav Wentzel (né en 1859) se fit d’abord remarquer par ses
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- intéressants coloris, ses superbes intérieurs de petits bourgeois et, plus tard, par ses tableaux représentant la vie journalière, calme et simple des paysans norvégiens, peints avec le même talent. Dans ses paysages, il a, avec un pinceau large, représenté l’hiver norvégien. Eyolf Soot (né en 1859) est un des plus personnels coloristes de cette génération, un fort et original talent. Dans ses portraits, ses intérieurs et ses paysages pleins de vie et riches de coloris, il est arrivé à donner une étonnante illusion de la réalité, principalement avec «Une visite», «La mère infanticide» et dans les portraits des poètes Bjornstjerne Bjômson et JonasLie. Fr. Kolstô (né en 1860) est parvenu à une technique savante et ses portraits comme ses paysages en témoignent. Halfdan Strôm (né en 1863) s’est montré, en ses premiers tableaux, un fougueux partisan du naturalisme; mais, plus tard, il a peint avec des tons plus adoucis et même, dans quelques-uns de ses portraits, il s’est révélé artiste délicat et raffiné. Le plus discuté de tous les jeunes peintres norvégiens est Edvard Munch (né en 1863). Son tempérament nerveux et moderne apparaît dans la vision qu’il a de la vie et de la nature, en couleurs symboliques. Il cherche surtout avec celles-ci à suggérer des sensations et des pensées. A travers le voile de lointaines et vagues remembrances, son pessimisme aime à faire correspondre tel mouvement d’àme à telle couleur. Les passions humaines, l’inquiétude, la peur, la désespérance, la mort sont les sujets favoris de son pinceau. Il s’est aussi essayé en des portraits pleins de caractère, mais d’une forme étriquée. Il reste unique dans l’art norvégien; cependant son influence se fait déjà sentir chez quelques artistes, notamment dans les toiles de Mme Oda Krohg.
- Parmi les jeunes peintres se réclamant de l’école naturaliste, la plupart sont maintenant en
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- plein talent et ont apporté une large et riche contribution à l’art norvégien. Nous citerons : SvEN JÔRGENSEN, JeNS WANG, Mlles MARIE TaNNÆS et Agnes Steineger, Jacob Bratland, Mme Helga Reusch, Signe Scheel, Jacob Somme et Mme Lilli Somme, Eivind Nielsen, Gudmund Stenersen,
- JÔRGEN SôRENSEN ( 186 I---1894), T. ToRGERSEN,
- Johs. Muller, Hjerlow, Singdahlsen, Hjersing, Bjôrgum, Stadskleiv et Thorolf Holmboe. Ce dernier artiste s’est également fait remarquer comme illustrateur de livres, d’un goût exquis. Et pour finir : Sig. Eiebakke, un délicat coloriste, Lars Jorde, Halfdan Egedius, génial artiste mort jeune, Th. Eriksen, H. Sohl-berg, O. Hennig, Karl Konow, G. Mellbye, Kr. Sinding-Larsen, Mlle Johanna Bugge, O. W. Thorne, Mme Kristine Laache-Thorne, Sigm. Sinding, B. Hinna, Kavli, Holbô, Aug. Jacobsen, W. Wetlesen, Sev. Segelcke, Em. Vigeland etc.
- La gravure qui, d’ailleurs, a été peu cultivée a trouvé en J. Nordhagen un talentueux représentant, et la caricature a eu son artiste en Olaf Gulbransson qui s’est distingué avec ses illustrations comiques et originales des événements du jour.
- Chez un grand nombre des artistes ci-dessus nommés une nouvelle esthétique, fort éloignée du naturalisme de leurs aînés, se dessine de plus en plus. On peut voir dans les œuvres de quelques-uns de ces artistes l’influence de l’école italienne et dans celles des autres, l’influence des nouvelles théories danoises. Mais tous sont encore très jeunes, c’est à l’avenir qu’il appartient de montrer si leur développement progressif tiendra les belles promesses que leurs premiers travaux ont déjà données.
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- La sculpture norvégienne n'a pas eu, en Ce siècle, une aussi brillante fleuraison que la peinture, bien que les points de ralliement ne lui aient pas fait défaut et que les voies lui aient été largement ouvertes par les vieux paysans norvégiens qui, à travers les siècles, développèrent d’une manière si riche et si originale la sculpture en bois. Déjà au dix-septième et au dix-huitiéme siècle, quelques artistes, nés paysans pour la plupart, avaient, par leur habileté, acquis une grande renommée, comme, par exemple, Magnus Berg (1666—1739) qui cultiva la peinture et la sculpture en ivoire et dont les travaux fort estimés sont aujourd’hui dans toutes les collections princières, et Michael Rôg (né en 1679) qui fut nommé graveur du roi de France. Mais l’activité et le talent de ces artistes s’exercèrent complètement hors de leur pays natal et furent, en somme, peu profitables à l’art national. Après le Moyen Age, époque où il a laissé tant d’impérissables monuments, soit dans les vieilles églises de charpente, soit dans d’autres édifices d’alors, l’art sculptural ne se rencontra plus que chez les paysans qui l’appliquaient à la décoration de leurs maisons d’habitation et surtout à la confection de bibelots usuels en bois ouvré et à des ouvrages d’orfèvrerie en lesquels se retrouve, en un style vif et original, tout le génie de la nation; ces paysans jetèrent, ainsi, les semences d’où, plus tard, devait naître l’art
- norvégiens qui, à travers les siècles, développèrent d’une manière si riche et si originale la sculpture en bois. Déjà au dix-septième et au dix-huitiéme siècle, quelques artistes, nés paysans pour la plupart, avaient, par leur habileté, acquis une grande renommée, comme, par exemple, Magnus Berg (1666—1739) qui cultiva la peinture et la sculpture en ivoire et dont les travaux-fort estimés sont aujourd’hui dans toutes les collections princières, et Michael Rôg (né en 1679) qui fut nommé graveur du roi de France. Mais l’activité et le talent de ces artistes s’exercèrent complètement hors de leur pays natal et furent, en somme, peu profitables à l’art national. Après le Moyen Age, époque où il a laissé tant d’impérissables monuments, soit dans les vieilles églises de charpente, soit dans d’autres édifices d’alors, l’art sculptural ne se rencontra plus que chez les paysans qui l’appliquaient à la décoration de leurs maisons d’habitation et surtout à la confection de bibelots usuels en bois ouvré et à des ouvrages d’orfèvrerie en lesquels se retrouve, en un style vif et original, tout le génie de la nation; ces paysans jetèrent, ainsi, les semences d’où, plus tard, devait naître l’art industriel norvégien.
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- cathédrale de Trondhjem. Nous trouvons ensuite Brynjulf Bergslien (1830—1898) qui descendait d'une famille de paysans artistes. Son œuvre la plus importante est la statue équestre colossale du roi Charles-Jean, érigée en 1875, devant le château royal de Kristiania. Carl Jacobsen (né en 1835) qui exécuta la statue en bronze de Christian IV, statue qui se dresse sur la place du Marché, à Kristiania. Mathias Skeibrok (1851 —1896) qui s’est créé un nom honorable. Il s’est, le plus souvent, inspiré des vieilles Sagas du Nord; il en a reproduit les scènes dans un assez grand nombre de compositions. Ses ouvrages sont en général de la sculpture de genre. Il fit pour la façade de l’Université de Kristiania un groupe en bronze : «Athénée animant la statue de Prométhëe».
- Plus près de nous, il faut signaler Stephan Sinding (né en 1846). Il a produit une œuvre riche et imposante. Au nombre de ses travaux de mérite, citons : «Captif», «Femme barbare emportant du combat son fils mort» et «Homme et Femme». Plus récemment, il a exécuté les statues d’Henrik Ibsen et B.. Bjôrnson. Il s’est fait naturalisé citoyen danois.
- La jeune génération contemporaine compte dans son sein plusieurs distingués artistes comme : Jo. Visdal et Lars Utne qui ont donné quelques beaux morceaux de sculpture au Théâtre national de Kristiania, Hans St. Lerche, Anders Svor, Ambrosia Tônnesen et Gunnar Utsond qui dans ses groupes colossaux «La mer rendant ses morts» et «La chevauchée infernale» a résolu des problèmes que la sculpture norvégienne n’avait pas encore osé aborder, et Gustav Vigeland dont la fougueuse imagination s’est donné carrière dans les puissants bas-reliefs de son «Plnfer».
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- Aagaard, Martini (2119). — A Kristiania.
- 1. — Brisants. 1700
- Arnesen, Borghild (2120). — A Sarpsborg.
- 2. — Sous les lampes.
- Backer, Harriet (2121). — A Kristiania.
- 3. — Joueurs de cartes.
- 4. — Intérieur à Kolbotn.
- 5. —r Ferme norvégienne; paysage d’au-
- tomne le soir. 600
- Borgen, Fr. (2122). — iV Kristiania.
- 6. — Pluie d’automne.
- 7. — Soir d’automne.
- Bratland, Jacob (2123). — A Slemdal, pr. Kristiania.
- 8. — Etanu dans les bois
- 3000
- Bugge, Johanna (2124). — A Kristiania.
- 9. — Fine ferme. 425
- Collett, Fr. (2125). — A Kristiania.
- 10. — Embouchure de la rivière Mesna.
- Diriks, Edvard (2126). — A Kristiania.
- 11. — Soir au fjord de Kristiania: Dégel. 1100
- Eiebakke, August (2127). — A Kristiania.
- 12. — La table est servie.
- Fahlstrôm, Johan (2128) 14. — Portrait.
- Clôersen, Jacob (2129). 14. — Hiver.
- — A Kristiania.
- — A Kristiania.
- CLASSE 7.
- Peintures. — Cartons. — Dessins.
- 2800
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- Gude, Hans (2130). — A Berlin. 1 K. — Sur la côte.
- Gude, Nils (2131). — A Kristiania. 16. — Dr. Henrik Ibsen, portrait.
- 3000
- Gulbransson, Olaf (2132). — A Kristiania. 17. — Dix-huit caricatures, à
- Hansteen, Nils (2133). — A Kristiania.
- 18. — L’hiver dans le Jotunheim. 1400
- Hennig, Otto (2134). — A Kristiania'.
- 19. — Crépuscule d’automne. 800
- 20. — Tempête.
- Heyerdahl, Hans (2135) A Kristiania.
- 21. — La barque de Charon. 8500
- 22. — Dr. Henrik Ibsen, portrait. 4200
- 23. — S. A. R. le prince Eugène. 2000
- 24. — Vieux pêcheur. 3500
- 2 5- — Paysage. 3500
- Hinna, Bernhard (2136). — A Stavanger.
- 26. — Lande marécageuse.
- Hjerlow, R. (2137). — A Kristiania.
- 27. — Soir d’automne dans les bois de
- Finskogen.
- 28. — Effet de printemps (Paris).
- 29. — Après-midi.
- Hjersing, Arne (2138). — A Kristiania.
- 30. — La ville de Rœros (Norvège). 1200
- Holbô, Kristen (2139). — A Vaage pr. Otta St.
- 31. — Tempête. 850
- 32. — Soleil couchant. 850
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- Holmboe, Thorolf (2140). — A Kristiania.
- 33. — Soir d’automne
- 34. — Quatre-vingt-dix ans
- 35. — Nuit calme
- 36. — Nuit d’été
- Horneman, Sara (2141). — A Kristiania.
- 37. — Chalet norvégien
- Jacobsen, Aug. (2142). — A Jaederen pr. Stavanger.
- 38. — Soir de Samedi.
- Johnssen, Hjalmar (2143). — Nordstrand, pr. Kristiania.
- 39. — Printemps précoce.
- 40. — Claire journée d’hiver.
- Jonsrud, Ole (2144). — A Hovik St. pr. Kristiania.
- 41. — Jour d’été sur l’étang.
- Jorde, Lars (2145). -— Kristiania.
- 42. — Repas de Noël.
- Jôrgensen, Sven (2168). — A Slagen, pr. Tônsberg.
- 43. — «On va t’apprendre, méchant garçon ».
- 44. — Le premier-né.
- Kielland, Kitty-L. (2146).— A Kristiania.
- 45. — Paysage de Jaederen.
- 46. — Coucher de soleil, à Jotunheimen.
- 47. — Dans les montagnes de Jotun-
- heimen.
- Kolstô, Fredrik (2147). — A Kristiania.
- 48. — Le peintre Knut Bergslien, portrait. 50. — Calme et jour gris à Jaederen
- (Norvège).
- Konow, Karl (2148). — A Kristiania. Portrait de mon père.
- Prix
- Frcs.
- IOOO 12 00 700 700
- 7 00
- 1700
- 700
- ÔOO
- 2000
- 2600
- 5°°
- 2800
- 1400
- 1 m
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-
- I2Ô
- Prix
- Frcs.
- Krohg, Christian (2149). — A Kristiania.
- 52. — Coup de détresse. 5000
- 53. — Commissionnaire. 700
- 54. — Brisées devant. 3000
- 55. — Le père. 1000
- 56. — Camelot norvégien. 700
- Nos. 52—56 hors concours.
- Langberg, Juliane (2x50). — A Hurum. pr Svelvik.
- 57. — Etude de lumière. 400
- Larsen, Kristoffer Sinding- (2151) — A Kristiania.
- 58. — Mon père, portrait.
- 59. — Etude. n 50
- Mellbye, G. (2152). —- Trygstad, Srnaa-lenene.
- 60. — Pêcheurs d’écrevisses. 115°
- Moe, Sigurd (2153). — A Stavanger.
- 61. — Automne, paysage du Jaederen
- (Norvège). 1400
- Müller, Johannes (2154). — A Ôstre Aker pr. Kristiania.
- 62. — Clair de lune. 2000
- 63. — Nuit. 2000
- Munthe, Gerhard (2155). — A Lysaker St. pr. Kristiania.
- Sigurd Jorsalfar (dit de Jérusalem), roi de Norvège au XIIme siècle.
- 65. — I. Sigurd et Baudouin de Flandre. Peinture à la colle.
- — LI. Entrée de Sigurd à Byzance. Peinture à la colle.
- [Voir les reproductions en tapis dans le groupe XV, classe 70].
- — Le Roi et la paysanne: «Elle chante en dansant et danse en chantant devant le Roi son amant, peinture à la colle.
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- 127
- Prix
- . Frcs.
- 68. —- La porte de la princesse, pein-
- ture à la colle. 700
- 69. — Enfants dans l’angoisse, aquarelle. 500
- 70. •— Les filles de l’aurore boréale et
- leurs galants, peinture à la colle. 500
- 71. — Choix d’illustrations de «Snorre
- Sturlason». (Sagas des anciens rois de Norvège).
- [L’ouvrage imprimé se trouve dans le groupe III, classe, 11.]
- 72. — La bataille deHjôrungavaag.
- 73. — Le roi Haakon passe le
- pont de la Mort.
- 74. — Les chevaux des vagues.
- 75. — La bataille deHafurdsfjord.
- 76. — Les fils d’Erik, roi de Norvège (surnommé «hache sanglante»).
- Nielsen, Amaldus (2156). — A Kristiania.
- 77. — Ondées. 5 000
- 78. — Au lever du soleil.
- 79. — Entre les rochers. 2400
- Nielsen, Eivind (2x57). — A Kristiania.
- 80. — Soir d’été. 600
- 81. — Sur l’herbe.
- Oefsti, Einar (2158). — A Kristiania.
- 82. — Paysage.
- Peterssen, Eilif (2159). — A Lysaker, pr. Kristiania.
- 83. — Temps d’orage à jaederen, Norvège. 5000
- 84. — Vers la mer. 3000
- Reusch, Helga Ring (2160). — A Hoff, Bygdœ St. pr. Kristiania.
- 85. — La noce enfantine. 1200
- 86. — Maison de paysan en Norvège. 300
- 3°°
- 3°°
- Aqua- 300 î-elles. 300
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- 128
- Prix
- Frcs.
- Sinding, Sigmund (2161). — A Lysaker, pr. Kristiania.
- 87. — Vers les nuits sombres. 700
- 88. -— Le Fjord. 700
- Singdahlsen, Andr. (2162). — A Hval-stad, pr. Kristiania.
- 89. — Soir d’été en Norvège. 1000
- Soot, Eyolf (2163). — A Kristiania.
- 90. — La bienvenue.
- Steineger, Agnes (2164). — A Kristiania.
- 91. — Portrait. 1000
- Stenersen, Gudmund (2 165). — A Kristiania.
- 92. — Nuit de la St.-Jean en Norvège. 2500
- 93. — Printemps doré. 800
- 94. — Convalescence. 1000
- 95. — Matin d’été. 800
- Strôm, Halfdan (2166). 96. — Jeune mère.
- A Kristiania.
- 97
- 98
- 99
- 100
- 101
- — Portrait d’Emile Hannover.
- — Paysans norvégiens.
- — Avril en Norvège.
- — Intérieur.
- — Soir en Norvège.
- 600
- Strômdal,'Georg (2167). — A Bækkelaget pr. Kristiania.
- 102. —- En aval du glacier du Folgefon-
- nen, Hardanger, Norvège. 2000
- 103. — Le lac de Puer, Hardanger. 2000
- Sverdrup, Maren (2x69). — A Kristiania.
- 104. — Le petit Bjœrn.
- Tannæs, Marie • (2170). -
- 105. — Une fleur:-
- 106. — Jour d’automne.
- A Kristiania.
- 1500
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- 129
- Prix
- Frcs.
- Thaulow, Frits (2x71). — A Kristiania &
- Paris.
- 107. — Nuit d’hiver en Norvège. 5000
- 108. — Paysage.
- Thorne, Kristine Laache (2172). — A Kristiania.
- 109. — Portrait.
- Thorne, Oluf Wold (2173). — A Kristiania.
- 110. — Portrait. 1700
- Torgersen, Thv. (2174). -— A Kristiania.
- ni. — L’écobuage. 700
- Wentzel, Gustav N. (2175). — A Asker, pr. Kristiania.
- 112. — Enterrement d’un marin à la cam-
- pagne en Norvège. 5000
- 113. — Intérieur à Sætersdalen, Norvège. 1200
- 114. — Chemin d’hiver. 500
- Werenskiold, Erik (2176). — A Lysaker, pr. Kristiania,
- 115. — Mlle Kitty-L. Kielland, portrait.
- 116. — Dr. Henrik Ibsen, portrait.
- 117. — Enfant pauvre (appartient au Musée
- Royal de Copenhague).
- Wetlesen, Wilh. (2177). — A Rome & Kristiania.
- 118. — Hors des murs du Paradis
- 119. — Paysage romain. 2000
- CLASSE 8.
- Gravure et Lithographie.
- Nordhagen, Johan (2178). — A Kristiania.
- Neuf eaux-fortes :
- 1. — Ivar Aasen, linguiste, portrait.
- 2. — Arne Garborg, poète, portrait.
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- 130
- Prix:
- Frcs.
- 3. — Tête d’étude.
- 4. — Tête d’étude.
- 5. — Les vieillards solitaires (d’après un
- tableau de Tidemann).
- 6. — Le Bundefjord vu de l’île de Malmoe
- (d’après une aquarelle de Hans Gude).
- 7. — Enterrement de paysan (d’après un
- tableau de Werenskiold).
- 8. — L’entrée de Kristiania (d’après un
- tableau de Hans Gude). q. -— Dr. Fridtjof Nansen, portrait.
- CLASSE 9.
- Sculpture et gravure en médailles et sur pierres fines.
- 1. — Deuil, plâtre.
- Svor, Anders (2179)'. — A Kristiania.
- I Bronze. ( Marbre.
- 2. — Le professeur Fridtjof f Bronze. Nansen, plâtre. ^ Marbre.
- 35°°
- 5000
- 1400
- 2000
- Throndsen, Ivar. — A Kongsberg.
- 3. — Travaux de gravure (monnaies et
- médailles).
- Utsond, Gunnar. — A Kristiania.
- 4. — La chevauchée infernale (mytho-
- logie Scandinave), plâtre. 200 000
- 5. — «Et la mer rendit les morts
- qu’elle avait engloutis.» (xLpocal.
- 20,13). 100 ooc>
- 6. — En route, plâtre. 25 000
- 7. — Buste de jeune homme, plâtre. 2000'
- 8. — Buste de l’auteur Jonas Lie, plâtre. 2000
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- TABLE DES MATIERES.
- Page.
- Le Comité Royal norvégien..................................... V
- Re Commissariat Général, à Paris..............................VII
- Adresses du Comité et du Commissariat.........................VIII
- l_a Norvège. Aperçu statistique et politique.
- Le pays et le peuple..................................... 9
- Statistique de l’économie politique...................... 21
- Finances................................................... 29
- Situation internationale.................................... 32
- Catalogue des Sections norvégiennes.
- Cettè partie contient les notices suivantes.
- L’Instruction publique primaire en Norvège .............. 41
- Les écoles industrielles pour jeunes filles ............. 44
- Le «Musée populaire» norvégien.............................. 45
- L’école Royale des arts et du dessin..................... 46
- Le développement commercial de Kristiania................ 4^
- Les écoles techniques du soir.............................. 5®
- Nouvelles éditions des «Sagas Royaux de Snorre Sturlason • 52
- L’institut météorologique de Norvège ....................... 54
- Le service de la répartition des propriétés foncières en Norvège . 54
- Le développement des télégraphes d’Etat en Norvège • • 6l
- Le quai des Hanséates, à Bergen ......................... 63
- L'administration des routes en Norvège................... 64
- Les phares en Norvège ...................................... 65
- Le Pavillon norvégien ..................................... 65
- Le service vétérinaire en Norvège ....................... 7®
- L’exploitation des forêts en Norvège ....................... 72
- Le navire de Fridthjof Nansen, le «Fram» ................ 76
- L’Union de l’industrie domestique norvégienne ..... 89
- L’indüstrie de carbure métallique en Norvège ..... 95 L’exportation de la pâte de bois de la Norvège .... 96 Le Service de Santé de l’Armée norvégienne.............103
- Histoire de l’Art en Norvège.
- Ouvrages à consulter sur la Norvège ..........................132
- JA
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- OUVRAGES À CONSULTER:
- LA NORVEGE. Ouvrage officiel publié à l’occasion de l’Exposition Universelle de Paris 1900. Kristiania, 1900. Publié en français et en anglais et distribué gratuitement aux intéressés qui s'adresseront au Commissariat Général norvégien.
- o
- m
- NORGE I DET 19. AARHUNDREDE. Grand ouvrage illustré. En cours de publication. Des livraisons spécimens sont à voir au Commissariat de la Norvège.
- LA VILLE DE KRISTIANIA. Son commerce, sa navigation et son industrie. Résumé historique par G. Amnéus. Kristiania 1900.
- Exposé et distribué gratuitement dans
- le Pavillon de la Norvège.
- <_>
- Prix 1 franc.
- I
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