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Musée rétrospectif de la classe 13 : librairie, éditions musicales, reliure (matériel et produits)
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- MUSÉE RÉTROSPECTIF
- DE LA CLASSE 13
- Librairie — Éditions musicales — Reliure (matériel et produits) Journaux — Affiches
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- MUSÉE RÉTROSPECTIF
- DE LA CLASSE 13
- Librairie — Éditions musicales — Reliure (matériel et produits)
- Journaux — Affiches
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE
- ARIS
- DU CONSERVATOIRE NATIONAL des A HT S tS LIÉTISilS
- N° du ^ataloRiie..^.? IVut f-w Esiimation
- RAPPORT
- COMITE D’INSTALLATION
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- Exposition universelle internationale
- de 1900
- SECTION FRANÇAISE
- cjéuétaf De f ^ccpoeitiou :
- M. Alfred PICARD
- £Piteeletit ejéiietexC aDjomt De f êeepfoitalimt, efiatcjé De (et Ifectiou jtauçaiee
- M. Stéphane DERVILLÉ
- £Défécjué au (Service cj encra f De fa lieelion jtançaiae :
- M. Albert BLONDEL
- £Défécjué au eetvice dpeciaf De«5 Jlbn,5ee<5 ceiileu
- L’iilemiatnx
- M. François CARNOT
- JLrcfitcctc deé JlbiOeed ceuleuuaucc :
- M. Jacques HERMANT
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- COMITE D INSTALLATION DE LA CLASSE 15
- Bureau.
- Président d’honneur : M. Dupuy (Jean), ministre de l’Agriculture, sénateur des ITautes-Py renées, ancien directeur du Petit Parisien, président du Syndicat de la Presse parisienne.
- Président : M. Beun (Henri ), imprimeur, libraire-éditeur, ancien Président du Conseil d’administration du Cercle de la Librairie.
- Vice-Président : M. Mézières (Alfred), O. membre de l’Académie française, député de Meurthe-et-Moselle, professeur à la Faculté des lettres de Paris.
- Rapporteur : f M. Colin (Armand),-^, libraire-éditeur, membre de la Commission permanente des valeurs de douane.
- Secrétaire : M. Layus (Lucien), libraire-éditeur Maison A. Le Vasseur et Cie],
- Trésorier : M. Masson (Pierre), libraire-éditeur.
- Membres.
- MM. Berr (Emile), publiciste.
- Durand (Auguste), éditeur de musique, ancien Président du Syndicat du commerce de la musique.
- Flammarion (Ernest), libraire-éditeur, ancien adjoint au maire du VIe arrondissement.
- Fouret (Bené), -*}£, libraire-éditeur [Maison Hachette et Cie], Président du Conseil d’administration du Cercle de la Librairie.
- Gruel (Léon), libraire-relieur, président de la Chambre syndicale de la reliure.
- IIetzel (Jules), O. libraire-éditeur, ancien Président du Conseil d’administration du Cercle de la Librairie.
- Mainguet (Pierre\ imprimeur-éditeur [Maison Plon-Nourrit et Cie], Secrétaire du Conseil d’administration du Cercle de la Librairie.
- Mame (Armand), imprimeur-éditeur.
- Ollendorff (Paul), libraire-éditeur.
- Pichon (François), libraire-éditeur, Président du Syndicat des éditeurs de droit et de jurisprudence.
- COMMISSION DU MUSÉE RÉTROSPECTIF
- MM. Layus (Lucien), libraire-éditeur, Secrétaire du Comité.
- Berr (Emile), publiciste.
- • Gruel (Léon), libraire-relieur.
- Flammarion (Ernest libraire-éditeur.
- La Commission a en outre demandé le concours de
- MM. Belin (Théophile), libraire-éditeur.
- Malherbe (de), bibliothécaire de l’Académie nationale de musique. Rouveyre (Edouard), libraire-éditeur.
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- INTRODUCTION
- La classification générale attribuait à la Classe 13 la librairie, les éditions musicales, la reliure (matériel et produits), les journaux et les affiches.
- Chacune des parties de cette classification constitue par elle-même un tout distinct, dont l’origine remonte à une époque plus ou moins éloignée, et qui méritait au point de vue rétrospectif des recherches toutes particulières.
- Si le commerce de la librairie, bien avant l’invention de l’imprimerie, est exercé par les libraires et les stationnaires par la vente des manuscrits, les éditions musicales ne prennent naissance qu’en 1494, époque où parait un psautier avec plain-chant, imprimé à Paris par Gering.
- Tandis que les origines de la reliure sont fort anciennes et remontent à l’époque où les manuscrits commencent à être écrits sur des feuilles carrées intercalées les unes dans les autres, nous devons à Théophraste Renaudot, en 1631, la création du premier journal politique.
- Les affiches enfin apparaissent au seizième siècle, où elles sont réservées à la publicité des ordonnances royales et des documents officiels.
- Il nous semble donc indispensable d’étudier successivement chacune des parties de cet ensemble en lui conservant son caractère propre.
- Mais tout d’abord nous devons signaler l’esprit qui a dirigé nos travaux et la méthode dont nous nous sommes écartés le moins possible.
- Le but des musées rétrospectifs était d’initier le public progressivement à la connaissance d’une industrie, en lui montrant les objets primitifs, leurs transformations, leurs perfectionnements successifs, le développement des moyens
- Étiquette de relieur (xviii® siècle).
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- de production, pour lui faire comprendre la série d’efforts qui ont amené pour chaque produit la perfection moderne de fabrication et d’aspect.
- Nous inspirant de cette pensée, et en restant scrupuleusement fidèles au règlement qui ne nous permettait d’exposer que des œuvres françaises, nous n’avons pas tant recherché les objets d’une valeur considérable par leur excessive rareté, que ceux qui nous donnaient la représentation exacte des déve-
- Rcliure aux armes du duc de Guise.
- loppements successifs de chacune des branches de notre Classe; en un mot’ nous avons cherché à établir un musée documentaire aussi détaillé et aussi complet que possible.
- Nous passerons successivement en revue chacune des parties de notre programme, en suivant l’ordre qui lui est assigné dans la classification générale, et nous sommes heureux d’adresser ici tous nos remerciements à M. Edouard Rou-veyre qui a bien voulu s’occuper du rapport de la Librairie, à M. Lucien Layus qui s’est chargé des éditions musicales, des journaux et des affiches, et à M. Léon Gruel qui nous a donné le rapport sur la reliure.
- Le Président du Comité,
- H. BELIN.
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- LIBRAIRIE
- MANUSCRITS
- Tout livre écrit à la main porte le nom de Manuscrit. Les manuscrits les plus anciens que l’on possède ont été découverts en Egypte et remontent à plus de 3000 ans avant notre ère. L’écriture, hiéroglyphes hiératiques ou démotiques, est tracée sur des bandelettes de toile de lin, ou sur du papyrus. Le Virgile du Vatican paraît être le plus ancien des manuscrits sur lequel sont tracés des caractères en langue latine.
- Les miniatures proprement dites, c’est-à-dire les rinceaux en plusieurs couleurs sur fond coloré en pourpre ou azur, ou sur fond métallique, dont les volutes gracieuses, les pampres, les feuillages frisés, les arabesques enguirlandent- les marges, envahissant parfois le texte, les scènes à personnages aux poses hiératiques ou naturelles, sont d’une époque assez récente. Bien que les anciens aient eu des notions très justes de dessin, il ne nous est parvenu d’eux aucun manuscrit illustré, si ce n’est celui que Lala de Cyzique a illustré pour les Hebdomades de Varron et le Virgile du Vatican.
- La chrysographie ou l’art de tracer les lettres en or, connue des Latins, fut pratiquée surtout par les Grecs du moyen âge chez lesquels les chrysographes formaient une classe particulière.
- Parmi les anciens manuscrits qui nous sont restés, il en est un très grand nombre dont les lettres initiales, les vignettes et les encadrements sont-ornés d’encre d’or, plusieurs même sont entièrement écrits avec cette encre précieuse, et l’on en peut voir de tels dans les vitrines de la Bibliothèque nationale.
- L’encre d’argent, qui a le défaut de noircir, fut d’un usage plus rare. On cite parmi les plus célèbres monuments de ce genre d’écriture le Codex argenteus et le Psautier de saint Germain, évêque de Paris, conservé à la Bibliothèque nationale.
- Les manuscrits sur vélin pourpre sont d’une insigne rareté; et, parmi les plus beaux, il convient de citer l’Evangéliaire, dit de Charlemagne.
- Dans la préface du livre de Job, saint Jérôme écrivait : « Se donne qui voudra
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- d’anciens livres écrits en or ou en argent ! Les miens et moi nous nous contentons de feuilles modestes, et nous recherchons dans les livres la correction plutôt que la magnificence. » Mais, cette austérité trouva peu d’imitateurs parmi les copistes des livres saints. Si la règle de Cîteaux défendait aux religieux d’employer, pour la confection des manuscrits, l’or et l’argent, et de les orner de vignettes,, saint Boniface engageait une abbesse à transcrire les épîtres de saint Pierre avec de l’encre d’or, et cela par respect pour les saintes Ecritures. Les manuscrits les plus remarquables, par le luxe et les ornements, sont les Bibles, les Évangéliaires, les Psautiers et les Livres d’Heures.
- On prodigua l’or sur les manuscrits byzantins, et cette mode en honneur au huitième siècle continue jusqu’à la fin du dixième siècle; si ce'précieux métal est moins employé dans les majestueux ornements des majuscules, il brille avec éclat dans les fonds.
- Struve est l’un des premiers qui aient signalé, pour cette époque, l’emploi de lamelles d’or extrêmement ténues, que l’on fixait avec beaucoup d’adresse, au moyen d’une eau gommeuse, sur le parchemin, et qui recevaient souvent, par le polissoir, l’éclat de l’or bruni.
- Avant l’invention de l’imprimerie on mettait, en tête de chaque paragraphe des missels ou autres livres liturgiques de grandes lettres qu’on ornait d’arabesques avec des enroulements et des feuilles comme celles des pampres de vigne. On finit par décorer les livres de sujets peints, qui reçurent les noms de vignettes ou de miniatures, parce quelles tenaient la place des lettres faites avec du minium; et c’est à tort que plusieurs auteurs font dériver mignatures de mignon.
- La miniature nous vint de la Grèce et passa par l’Italie. Ce fut en France et en Flandre qu’elle fut exercée avec le plus de succès et qu’elle atteignit à la perfection. Elle fit de grands progrès sous Charles Y, 1364-1380. On connaît fort peu de noms d’auteurs, parce que la plupart vivaient dans des cloîtres. Nous pouvons pourtant en citer quelques-uns qui nous sont parvenus et parmi lesquels on remarque Oderic de Gubio, chanoine de Sienne, vivant en 1233, et cité parle Dante; Cuido de Sienne et Simon Mennin, qui vivaient à la même époque; François de Bologne, élève d’Oderic, 1250; Cito, moine du quatorzième siècle; D. Lorenzo, Fra Bernardo, 1450; Gherardo, mort en 1470; Barthélemy délia Gatta, 1480; Agosto Decio, J.-B. Stefaneschi, Pierre Cesarei de Pérouse, Fouquet, miniaturiste de Louis XI; Antoine de Compaigne, Jules Clovio, mort en 1518; Jérôme Fecino, 1550; Jacques Argenta de Ferrare, 1561 ; Valentin Somellino, 1560; Anne Sehgers, 1500, et Jean Mielich, 1572.
- Dans les manuscrits qui datent du douzième siècle, les fonds d’or sont souvent guillochés et présentent à l’œil de petits disques, des points ornés, des espèces d’astérisques, une sorte de gaufrure, qui ne peuvent guère être obtenus que sur une épaisseur assez solide de la surface métallique.
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- Au treizième siècle, les ors brunis des fonds sont encore très éclatants. Les petits disques sont abandonnés pour faire place plus fréquemment à des arabesques tracées légèrement au burin; les ornements empruntés au règne végétal commencent à prendre de la prépondérance. Le paysage proprement dit n’est pas encore employé dans les fonds, comme cela aura bientôt lieu; les arbres, lorsqu’on les introduit, sont encore d’une forme conventionnelle ; l’or, alternant avec des couleurs diverses disposées en petits carreaux réguliers, forme une sorte d’échiquier assez uniforme dans sa disposition, quoique varié dans ses détails, sur lequel se détachent les figures des miniatures, et dont on retrouve l’emploi un peu au delà du quatorzième siècle. Au moyen âge, le niveau artistique des miniatures et des manuscrits fut très variable.
- Evangéliaire, dit de Charlemagne.
- Manuscrit sur vélin pourpré de la fin du huitième siècle. Petit in-folio avec 4 miniatures à pleine page et capitales ornées.
- Bibliothèque d'Abbeville.
- Missel de l’abbaye de Boscodon.
- Manuscrit du douzième siècle. In-8° avec initiales historiées.
- Collection de M. Paul Guillaume.
- Bible latine.
- Manuscrit français du treizième siècle. In-4° sur vélin avec lettrines historiées. Colleclion de M. Théophile Belin.
- Epitres de saint Paul.
- Fragment de manuscrit du treizième siècle. I11-80.
- Colleclion de M. Aldus Lèdieu.
- Vie de Sainte Marguerite.
- Manuscrit français du treizième siècle. In-8°.
- Colleclion de M. l'abbé Gounelle.
- Bréviaire des Augustins.
- Manuscrit du quatorzième siècle. Petit in 16.
- Collection de M. l'abbé Gounelle.
- La Cité de Dieu (fragment).
- Miniature du quatorzième siècle.
- Collection de M. Édouard Bouveyre.
- Rituel.
- Manuscrit hébreu du quatorzième siècle. In-8° avec enluminures. * Collection de M. J. Chappée.
- Livre d’Heures.
- Manuscrit français du quinzième siècle. In-S°.
- Colleclion de M. Aldus Ledieu.
- Livre d’Heures du quinzième siècle.
- Manuscrit avec miniatures. In-8°.
- Colleclion de M, l'abbé Gounelle.
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- Office de la Vierge.
- Manuscrit français (lu'quinzième siècle. In-I° avec miniatures.
- Collection de M. Aldus Ledieu.
- Recueil des lois civiles.
- Manuscrit français du quinzième siècle. Petit in-folio sur vélin.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Miniature du xive siècle. — Fragment de la Cite de Dieu (voir : INCUNABLES. La Cité de Dieu, de saint Augustin).
- Antiphonaire de la fin du quinzième siècle.
- Manuscrit sur vélin avec miniatures. Grand in-folio.
- Collection de il/. Théophile Belin,
- Livre d’Heures de Marie d'Aragon, seconde femme d’Emmanuel de Portugal
- Manuscrit de la fin dû quinzième siècle, avec miniatures. In-i°.
- Collection de M. Charles Dutilleul,
- Livre d’Heures de la fin du quinzième siècle.
- Manuscrit avec miniatures. In-8°.
- Collection de M. l’abbé Gounelle,
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- Livi^I d’Heures.
- Manuscrit français du seizième siècle. Petit in-8° avec miniatures.
- Collection de A/me Leroy-Dupré.
- Miniature du Livre d'Heures de Marie d’Aragon. Fin du xve siècle. Collection de M. Charles Dutilleul.
- Le Coran.
- Manuscrit algérien du dix-septième siècle. Petit in-8° carré.
- Collection de Afme Charles Blanc.
- Antiphonaire.
- Manuscrit cistercien du dix-huitième siècle, imprimé au pochoir. Tn-folio. Collection de M. J. Chappée.
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- Messe du Mariage. Manuscrit sur vélin, par Lundy Romé cl’Arc. — Paris, 1867,
- in-12. Collection de M. Léon Gruel.
- La Légende des Treize. Manuscrit exécuté sur vélin, par Victor Bouton. — Paris, 1873, in-8°. (ift/rf.)
- Pièce manuscrite du seizième siècle, concernant Yolande Bonhomme, imprimeur parisien. {Ibid.) Collection de M. J. Chappée.
- Fragments de manuscrits et fragments d’incunables ayant servi pour des couvertures de livres. Collection de M. Jattefaux.
- INCUNABLES
- Le terme incunable (de ïncunabulum, berceau) sert à désigner les livres sortis des premières imprimeries. Ce terme est attribué à tous les ouvrages imprimés de l’origine de l’imprimerie à l’an 1500.
- Pour déterminer un incunable, affirmer son authenticité et sa date, on admet, en bibliographie, une série de règles, qui servent de base à ces déterminations. On a prétendu, et cette assertion se trouve dans les Études sur la Typographie de Grapelet, que les noms de Cicero et de Saint-Augustin venaient de ce que les introducteurs de l’imprimerie en Balie, Sweynheym et Pannartz, avaient fait, pour la première fois, usage de ces caractères dans des éditions de ces deux auteurs publiées à Borne en 1467. Dans ses Origines de l’imprimerie, A. Bernard a combattu cette assertion.
- Les caractères gothiques employés dès l’origine de l’imprimerie et dans les éditions du quinzième siècle, dit P. Lambinet, n’ont rien de commun avec ceux que les Goths apportèrent en Italie et en Espagne. Celui dont Ulphilas, évêque arien, Goth de nation, est réputé l’auteur, se nomme gothique ancien, composé du grec et du latin. Le gothique moderne est la consommation de la décadence de l’écriture dans les treizième, quatorzième et quinzième siècles : c’est l'écriture latine dégénérée et chargée de traits superflus. Ce gothique, qui avait déjà paru dans le douzième siècle, s’étendit dans tous les États de l’Europe dès le commencement du treizième. Les monnaies, les sceaux, les médailles, les monuments lapidaires, les cloches en furent empreints; les États du Nord en conservent encore aujourd’hui l’usage.
- Ce goût d’écriture se multiplia et fut diversifié selon le génie des peuples et le caprice des copistes dans les manuscrits et les abréviations. Ces caractères, dans
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- l’imprimerie, sont connus sous le nom de lettres de forme à cause des traits angulaires, pointus, qui rendent la forme de ces lettres plus composée. Us étaient d’abord employés en Allemagne, en France, en Angleterre, en Italie, en Flandre, pour les inscriptions publiques, pour les livres d’église, les livres d’images. La Bible des pauvres, XHistoire de saint Jean, le Donat, et plusieurs autres ouvrages ont été exécutés avec cette espèce de caractères, avant l’invention de la typographie. Gutenberg, Fust,
- Schoiffer et la plupart des imprimeurs du quinzième siècle, ont employé, dans leurs éditions, les lettres de somme, moins chargées d’angles et de pointes que les lettres de forme. Les Anglais les désignent sous celui de blackletters, les Flamands sous celui de lettres Saint-Pierre, et la plupart des autres peuples sous celui de caractères flamands ou allemands. La bâtarde ancienne, en usage en France dans les quatorzième ét quinzième siècles, dérive des lettres de forme, dont on a retranché les angles et quelques traits; la ronde financière, dont on ne s’est point encore défait, en conserve quelques traces. On les remarque plus particulièrement dans le livre de la Civilité que l’on donne aux enfants pour les préparer à la lecture des vieilles écritures. \d italique tire son origine des lettres cursives, employées dans la chancellerie romaine ; on les appelle aussi lettres vénitiennes, les premiers poinçons ayant été gravés à Venise, .et aldines, parce que Aide Manuee en est l’inventeur; mais le nom d’italique a prévalu, ce caractère ayant été d’abord usité en Italie : presque toutes les nations l’ont adopté.
- Le pape Jules II, dans son privilège du 27 janvier 1513 accordé au premier Aide Manuee, relativement à son invention des caractères cursifs ou de chancelle-
- Yingt-cinquième feuillet de la Biblia Pauperum. Collection de M. Edouard Rouveyre.
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- rie, dit que dans l’impression on les prendrait pour l’écriture. Ange Roccha, dans sa Bibliotheca vaticana, dit qu’Alde Manuce donnait tant de soin à la correction des épreuves qu’il n’imprimait que deux feuilles par semaine.
- Le caractère romain fut renouvelé en Italie, dans les sceaux des papes, vers l’an 1430; l’empereur Frédéric III fit graver le sien en .Allemagne, en 1470, en même caractère; en France, sous Louis XI, on en employa dans les fabriques de monnaies.
- Un Français, Nicolas Jenson, graveur de la Monnaie royale de France, fut envoyé, en 1462, à Maypnce par Louis XI, pour y apprendre les secrets de l’art naissant de l’imprime™. Les troubles civils l’ayant empêché d’exercer, cet art en France, ce fut à Venise qu’il grava, pour l’imprimerie qu’il y établit, les beaux types de caractères romains que Garamond prit ensuite pour modèles sous le
- .FINIS.
- Hiftorias.uetëres peregrinaq? gefta .reuoluo Iuflinus.lcgeme:fum trogus ipfebreuis*
- Me gallus ueneta Ienfon Nicolaus in urbe Formauit;Mauro principe Chnftophoro*
- IVSTINI HISTORICI CLARISSîMI IN TROGI POMPEII HISTORIAS LIBER XLIIII. FELICITER EXPLICIT,
- .M.CCCC LXX.
- Types gravés à Venise par Nicolas Jenson. (Venise, 1170;.
- Collection de M. Théophile Belin.
- règne de François Iur, et dont on ne saurait s’écarter sans tomber dans le bizarre ou le mauvais goût; les matrices de ces beaux types existent encore à notre Imprimerie nationale.
- Ce furent Friburger, Gering, Crantz et, après eux, Simon de Coline, Robert Estienne et Michel Voscosan qui contribuèrent le plus à l’abolition du gothique en France. Il fut toujours usité en Allemagne, en Hollande, en Flandre, et n’y différait que par ses formes plus ou moins grossières, plus ou moins carrées ou angulaires, dans les majuscules, les minuscules et les cursives.
- Les pointes et les angles multipliés, les jambages rompus en angles saillants et rentrants, caractérisent le gothique majuscule. Les angles, les pointes et les carrés constituent le minuscule. La cursive, composée de ces deux éléments, est formée de lettres liées et jointes avec la précédente, ou avec la suivante, ou avec les deux ensemble, et chargée d’abréviations qui la rendent presque indéchiffrable. En un mot, le gothique majuscule répond au parangon flamand, le gothique cursif répond aux cicero et philosophie flamands.
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- A l’origine de l’imprimerie, les lettres initiales furent laissées en blanc dans les livres; des copistes les dessinaient à la main, les ornaient de figures et d’arabesques, comme on avait eu longtemps l’habitude de le faire pour les manuscrits. Les Psautiers de 1457, 1459 et 1490 offrent de très belles lettres imprimées et ornées.
- Æltozdi*
- wtbeni
- uolêtiâ
- captas
- â&ripit cptftola beat!
- Ifcicrotmni ad *0aittmtim pzefbÿterum ocornmbtts Pîumc biftone hbns.
- âterjlm bzofiuoma
- mibimunufcula per crcns î octnlit funiü z fuauiflïmas literas [que apzinapioamtd fidem pzobnte la amiri/
- tic noua pïfâMt.wemenî ilBhteflim do cftetd:>n#f£lutmo copulatatqtraqjo vtilitas^mmiliarieînô pzeïcntia ta mît cozDpmmmo fubdiila z palpas adulatio 'net ci moz z otuma# fcsiptua# fêudia igimus in vereribus (conciliât* tioplu/ |l| /bilto^ijsîqiiordâluftralTepiunri ra mc[|LÉLém asmouos adij fe populos : maria ternirtrârijn^rwtos quos et libno noucrant: la q5 vidèrent * £?ic pitbagozas mcin*
- cïüït'àutê
- Imo^fenîT locutus eft ei pominus oc tabemaeu flo teltimonijjoicée.&o* quere filijs ifraebet oi * ces ad eos.. Ifèomoquî ituleritee vobis boftt am oomino oc pecoHbüî^d eft oe bobus
- Exemples de lettres Toerneeres tirés de la Bihlia cnm Concordantiis Yeteris et Novi Testmnenti. Argentine (Strasbourg) m cccc xcvii,
- Collection de M. Lucien Layus,
- Erhard Ratdolt, imprimeur à Venise (vers 1477), est le premier topographe qui ait fait des lettres capitales ornées un emploi fréquent; cet usage se répandit ensuite de plus en plus. Des incidents empruntés à l’histoire sacrée et profane, des animaux de tout genre, des images grotesques constituèrent habituellement la
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- décoration donnée aux majuscules; la Danse des Morts fournit en ce genre de nombreux types. Depuis le quinzième siècle on a fait usage, et avec succès, des lettres ornées et historiées.
- A côté des caractères généraux qui permettent de reconnaître les incunables, il faut citer aussi les ornements dont ils étaient chargés, de superbes initiales dessinées et miniaturées dans les têtes de chapitres, des scènes animées, des personnages se jouant dans un fond d’or au milieu de grandes capitales dont les volutes gracieuses allaient s’enrouler en multiples nœuds dans le bas de la page. Ceci pour les très beaux exemplaires sur vélin ou papier de choix : on se contentait, dans les exemplaires plus ordinaires, de peindre la lettre en rouge, modestement et sans prétentions. Les lettres tourneures, ainsi nommées à cause de leurs figures rondes et tournantes, servirent dans les premières impressions, comme elles avaient été en usage dans les manuscrits.
- Les lettres grises sont de grandes lettres initiales à la tête des chapitres et des livres, travaillées en marqueterie, en broderie, en points, en perles, historiées ou représentant des figures d’hommes, des animaux, des oiseaux, des fleurs, des feuillages, etc. Ainsi que nous l’avons dit, les copistes dans les manuscrits, les premiers imprimeurs dans leurs ouvrages, réservaient en blanc les capitales des livres, ou y mettaient seulement une minuscule, laissant à l’enlumineur la latitude et la liberté d’orner ce cartouche selon son goût. Les imprimeurs, dès l’origine de la typographie, avaient des moules particuliers pour les lettres grises. On remarque ces lettres dans le Psautier de 1457.
- Biblia Paijperum. Vingt-cinquième feuillet.
- Collection de M. Edouard Rouveyre.
- ffîjcuercn&fîitm arcfftialis/tmili fanât lobamrid te ^urrccremataioepofiao breuis etvriUs Riper totopfatterio MocfunaerniprefTa/Atino temitri .AWccclxx'vbteama Gte mardi'g pétri *?cb>pffcrte g'ernfjbepmtèUdcer cft confiïmafa
- Signature de YExposiiio super tolo Psalierio, ji cccc lxxvi. Collection de M. J.-h. Symes.
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- Sermones de Leonardus de Utino. — Paris, Ulrich Gcring, 1473; in-folio.
- Collection de M. L.-J. Symes.
- Tractatus Restitutionum eximii doctoris fratris Francisci de Platea. — lmpressius Parisius in Sole aureo, per Martinum, Uldaricum et Michælem (Martin Krantz, Ulrich Germg et Michel Friburger), 1474; in-4° goth.
- Collection de M. Georges Hartmann.
- Miniature du Missel à l'usage du diocèse d’Amiens. — Paris, Jehan Dupré, 1198.
- Collection de M. Aldus Le dieu.
- Expositiû super toto Psaltërîo. Autore Joharinis de Turrecremata. — Mogontiæ, Petrus Schoyffer, 1476; in-folio gotli. iibid.)
- Le Miroir de Vie humaine, fait par Rodorique llispaignol, evesque de Zamorensis, translate de latin en françois, par frère Julien. — Lyon, Bartholomieu Buyer, 1477 ; in-folio à deux colonnes.
- Collection de M. Georges Hartmann.
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- La Cité de Dieu de saint Augustin. — Abbeville, Jehan Dupré et Pierre Gérard, I486; in-folio, fig.
- Premier livre imprimé à Abbeville.
- Collections de MM. L.-J. Symes et 'Aldus Ledieu.
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- La Cité de Dieu de saint Augustin. — Abbeville, 1486.
- Collections de MM. J.-L. Symes et Aldus Ledieu.
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- La Cyrurgie de maistrc Guillaume de Salicet. —Lyon, Math. Huss, 1492; petit
- ill-4° g’Oth. Collection de M. François Rouveyre.
- Compost et kalendrier des Bergiers. — Paris, Gniot, 1493; in-folio goth., figures
- Slir bois. Collection de M. Lucien La y us.
- Xa ciVurgfe oe mafftre gmTlauineoe faltcet
- Exemple d’un titre de livre de la fin du xve siècle.
- Titre de l'ouvrage dont la première page est reproduite ci-dessous.)
- jgjitfœmmccc la qp:tmJTe De inaiftre Guillaume M^oeïalicct oit De piacenna.
- préface
- j Dit bon aniv ic auoys ptopofe t>c te faire vngliurc |oc cyrurgie^l celle hit Ooncqucs que la fatiffaction ] co:r‘cfpondc a la pétition oc roy etoes copaignons |Saches q la rectification Oeccftart ne te fattpomt fans vfage et opéra ttomcar la rectification Oc tout J art pédant oc operation ne fc pcult faire fi iicft par ccfte vote et parcelle mamcract pourtant cltürayfoiuiable en celle ooctruic oc ptoccdcr par les clpofcs qui me ont elle maïufc* ïlecs par vfaige et operaaon en long tëpsct courir le plus fotu>
- J naît en ntes fermés g erep les oes cas es qeulr oc mes ptoptes jtnatns lay laboure.<J 3cotuifcray ooucqsccltoeuurcencmq parties et ai vne cpal amc partie te ptopofera y raies cRapirrcs accllc fin que ce q Ion Oanande ccpuilie plus facuientair trouuer Oats Dauant que ic pioccde au pnncipa lp:opotilr le feray vng chapitre ou quclicmcttray la oititiutiou Oc cy rurgic.-et oetennw iierayoesamomtioitsnccèiraircsetvtilcs operations Ocsairv? liais et Des malades a ce que la fin Oc ucltrc intention foy t mcib leur et plus nobkA£t affm que plus Décernent lepuilfe acomplir «celle ocuure et fatifaire ata pétition auecqucs cllect ic tmplote t r inuoquc la grâce oiuùic mcdlamment.
- IfXc ptenner traictic fera Oes ma ladies qui vicnnét es parties ma ^fmfcltes ou co:ps De puys la telle lufqucs aulr pies q .pcedét oe caufeintrmfequc.
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- 1x quart traicne fera oe bnotpoimc ai general z Oes fotmes Oef membjeset oc loirs figures cclt afcauoir quiculr il} ooibucnt oanoter aptes Imctliou ou cautenjation. le cinquiclme traicne fera oes cautères cclon qfe ce penuét fatre en mv les mébtcs et Des fotmes Des inllrumés et oes médianes neecllimesa ceftart et vtilcs en vue cÇafcime opération.
- La Cyrurgie de maistrc Guillaume de Salicet. — Lyon, 1192. Collection de M. François lloiweyre.
- Guidonts Juyenalis natione Ceiioimmi in Terenlitun fatniliarissima interpretatio cum figuris. — Luydunum, Johannis Treclisel, 1493; grand in-4°, figures sur bois.
- Collection de M. Georges Hartmann.
- Consolatorium timorate conscientie. Autore Johannis Nyder. —Paris iis, Petrus le Dru, 1493; in-8° goth. Collection de M. Théophile Belin.
- Missel a l’usage du diocèse d’Amiens. — Paris, Jehan Ditpré, 1498; in-folio.
- Collection de M. Aldus Ledieu.
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- XVIe SIÈCLE
- La gravure sur bois prend un essor rapide vers la fin du quinzième siècle; les artistes les plus remarquables concourent à l’ornementation et à l’illustration. Le livre s’anime alors sous l’expression des dessins et des ornements; il s'imprègne d’art, il s’impose en meme temps qu’il fait connaître et apprécier ces maîtres qui ne dédaignaient pas de devenir de puissants ymaigiers.
- Les débuts mêmes des images dans les livres ont été assez modestes ; les imprimeurs, dès l’origine, au lieu de confier à des artistes de profession et de talent l’exécution de la gravure des planches, se contentaient d’en charger des tailleurs de bois.
- Dans le premier livre imprimé typographiquement par Pfister, les Fables de Boner, on voit, sur la première page, des enfants ne se distinguant guère des singes que par le costume. Dans les livres imprimés par Bæmler et Antoine de Sorg, dès 1467, les figures sont tout aussi grossièrement exécutées.
- Les premières gravures sur bois ne servirent qu’à imprimer les contours des figures; ces dernières. étaient souvent remplies au moyen de couleurs vives, opaques, posées en gouache. Tels étaient la plupart des livres d’heures illustrés et coloriés, comme ceux de Vérard, de Geofroy Tory, etc. Les gravures de quelques ouvrages, et en particulier des livres d’heures, n’ont pas été exécutées dans le sens du livre, d’après son texte ou en harmonie avec l’ensemble typographique; les imprimeurs utilisaient les planches xylographiques qui existaient alors, faites antérieurement à l’impression même du volume; ils en adaptaient les bordures, ils en prenaient les sujets qui leur paraissaient le mieux convenir et bloquaient le tout dans le texte. On ignore les noms des premiers graveurs sur bois de l’école française.
- « L’école française de gravure, écrivait M. Jules Le Petit, ne présente rien de bien remarquable jusqu’à l’époque où les imprimeurs de Paris, les Vérard, les Simon Vostre, les Pigouchet, les Guillaume Le Rouge, lesHardouin, les Kerver, et autres, dotèrent la France de ces beaux livres d’heures qui feront à jamais la gloire de la typographie française à la fin du quinzième siècle et au commencement du seizième. » M. Renouvier cite un nom d’artiste, Mercure Jollat, qu’il suppose avoir collaboré avec ces imprimeurs célèbres, pour dessiner et graver les figures et les ornements de leurs livres. M. Jules Renouvier admet comme probable la collaboration de miniaturistes tels que Robinet Testard, Jehan Bourdichon, Jehan Poyet et autres. « Ces planches, ajoute-t-il, ont la précision de trait, la propreté de travail et le champ de composition qui convient à des miniatures. On sait que,
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- dans les exemplaires de luxe de nos Heures, la gravure ne leur servait encore que de canevas. »
- Le premier volume sur lequel figure le nom de Jollat est un livre d’architecture daté de 1530.
- « Les volumes de Simon Vostre et Pigouchet, dont deux à l’usage de Rome, l’un de 1498 et l’autre de 1510, un à l’usage d’Autun, de 1512, un autre à l’usage de Lisieux, de 1519, plusieurs livres de Kerver et de Hardouin, datés de 1503 à 1514, des livres d’imprimeurs ou éditeurs moins connus, Mathurin Le Maire, Nicolas Vivian, Jehan Poitevin, Pierre Vidoue, Guillaume Godard, Simon du Bois, enfin d’autres de Geofroy Tory, Simon de Colines et Olivier Mallard, qui sont d’une époque plus rapprochée de la véritable apogée de l’art de la gravure française, sont particulièrement remarquables. »
- La plupart des sujets et des ornements des miniatures ne sont pas d’un dessin original et n’ont aucun caractère de personnalité : les artistes ou artisans qui exécutaient ces gravures se bornaient à copier ou à imiter, tantôt servilement, tantôt avec de légères variantes, les sujets de miniatures, de bordures ou d’encadrements du quinzième siècle. On peut en conclure que la plupart des premiers graveurs étaient simplement des praticiens ou ouvriers plus ou moins habiles, chargés de tailler dans le bois ou dans le métal les traits de contour des sujets destinés à l’enluminure. Aussi ces graveurs avaient-ils pris le titre aussi significatif que modeste de « tailleurs d’imaiges ».
- Ce n’est pas seulement pour les livres d’heures qu’on remarque ce défaut d’originalité dans la composition des sujets; ainsi, la première édition du Roman de la Rose, imprimée à Paris, chez Guillaume Le Roy, en 1483, renferme des figures taillées grossièrement d’après les dessins de diverses copies manuscrites du même ouvrage antérieures à cette époque. La meme observation peut être faite pour le roman de chevalerie intitulé le Roman de Fier à bras, publié en 1480 par le même imprimeur, et aussi pour un autre ayant ce titre : Reliai. Cy commence le procès de Reliai à lencontre de J/iésus.
- A peine peut-on signaler un peu plus de caractère dans les dessins de quelques volumes, comme l'Art de bien mourir, imprimé par Anthoine Vérard, en 1492, la Danse des morts, première édition publiée en 1485 par Guyot Marchant, et surtout les Chroniques de France, dites de Saint-Denis, imprimées avec une si remarquable perfection par Anthoine Vérard, en 1493.
- Il faut cependant citer, comme ayant un mérite supérieur au point de vue des gravures sur bois, le fameux livre intitulé la Mer des histoires, l’un des plus beaux ouvrages français du quinzième siècle, imprimé à Paris, en 1488, par Pierre Le-rouge, et la superbe édition du même livre publiée à Lyon, chez Jean Dupré, en 1491. Signalons encore la grande édition de Térence, imprimée à Lyon par Jean Trechsel, en 1493, avec le commentaire de Guy Juanneau, revu par Josse Rade.
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- Ce beau livre, d’ailleurs fort rare et peu connu, reste comme le plus beau spécimen de l’imprimerie lyonnaise. Il est orné de cent cinquante gravures sur bois d’un dessin supérieur; les figures pleines de vie et de mouvement indiquent un artiste de race, dont on ignore malheureusement le nom.
- L’art français produisit au quinzième siècle, surtout à Paris et à Lyon, un grand nombre d’artistes remarquables, comme dessinateurs et comme graveurs.
- La gravure en bois y fut surtout en grand honneur, car le travail du burin avait beaucoup moins progressé dans notre pays qu’en Allemagne, en Hollande et en Italie.
- Les grands imprimeurs de la fin du quinzième siècle, et ceux du seizfèmc siècle, affectionnaient beaucoup le procédé d’illustration du livre par les bois gravés ; motifs divers, filets, culs-de-lampe, lettres ornées étaient composés de la sorte sans compter les grandes planches hors texte. En étudiant les productions typographiques de la deuxième période de l’impression, on admirera les illustrations dont se sont servisses Pigouchet, les Vérard, les Le Rouge, les Marchand, les Colines. Geofroy Tory tient un rang trop à part par ses productions personnelles en dessin, en gravure, en typographie, pour être cité avec les autres. Ses œuvres, très appréciées, sont fort recherchées et certainement de beaucoup au-dessus de celles de ses contemporains.
- Geofroy Tory, le premier de nos artistes de cette époque, atteignit une supériorité telle sur ses devanciers qu’il peut être considéré comme le rénovateur — on pourrait presque dire le créateur — de l’école française de gravure. Tour à tour professeur, grammairien, littérateur, historien, éditeur, libraire, imprimeur, dessinateur, graveur, relieur, Geofroy Tory montra autant de science dans la composition de ses ouvrages que de goût dans ses productions typographiques et d’habileté dans l’exécution de ses dessins et des gravures dont il orna ses livres.
- Le premier volume qu’il publia, comme éditeur ou annotateur, Pomponius Mêla, de Totius orbis descriptione, parut en 1507, chez Gilles Gourmont, qui l’imprima pour Jehan Petit, libraire; mais cet opuscule ne renferme aucune gravure. Ce fut deux ans après, en 1509, qu’il publia chez Henri Estienne — le premier de cette famille d’illustres imprimeurs — la Cosmographia Pii Papæ, dans laquelle il plaça une grande planche représentant le monde ancien.
- Après deux ou trois ouvrages sans gravures, il fit paraître en 1510 un livre intitulé : Valerii Probi grammatici de interprctandis llomanorum litteris opusculum..., volume renfermant deux gravures sur bois et quelques petites figures sur métal, gravures qu’on ne peut pas raisonnablement lui attribuer, tant elles sont au-dessous de ses autres compositions, même des plus modestes. Tous ces ouvra'ges portent en quelque endroit le mot Civis, que Geofroy Tory avait adopté comme devise et comme signature. I
- Nous citerons son important ouvrage, publié en 1529, Cpamp fleury, auquel est
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- contenu l'Art et Science cle la deue et vraye proportion des lettres Attiques... proportionnées selon le corps et visage humain..., livre fort original, plein d’érudition et d’imagination artistique. C’est là que Tory propose un essai de réforme orthographique ainsi que des modifications intéressantes sur la forme des lettres. Ce volume fut commencé en 1526, car une des planches qu’il contient porte cette date. Désormais G. Tory n’emploie plus la signature Civis; il se compose une marque qu’il gardera pour la plupart de ses nouveaux livres, un Pot cassé, traversé par le toret, rébus du nom de Tory.
- Nous devons mentionner les admirables livres d’heures qu’il édita ou qui furent publiés avec scs belles gravures et ses gracieux encadrements : les Heures delà Vierge (en latin), imprimées pour Simon de Colines en 1524 et 1525; les grandes Heures de Paris, qui furent imprimées chez Simon du Bois (Silvius), en 1527, et pour lesquelles Geofroy Tory composa de nouvelles planches, toutes différentes des premières. Dans ce livre, les encadrements, dits à la moderne, sont formés de fleurs, d’oiseaux, d’animaux, d’insectes, le tout d’un dessin très large et très décoratif.
- Les livres d’heures ont leurs bordures ornementées avec goût, enjolivées de gravures fines, délicates, naïves dans leurs primes simplicités, coloriées avec une grâce charmante aux teintes étincelantes d’or; les personnages y sont mièvre-ment expressifs en leurs contours et leurs poses graciles, et la lugubre faucheuse elle-même, dans sa danse et ses sauts autour des personnages de marque, comme aussi des plus humbles et des plus doux, perd son aspect terrible et épouvantable, et n’exprime plus que le sentiment d’une bonne farce à jouer à ceux qu’elle poursuit. Ces livres sont de facture et de cachet éminemment français : le format en est simple, maniable par ce fait, l’impression en est belle et soignée; aussi les recherchait-on, et de nos jours ont-ils acquis une valeur très grande.
- Au point de vue de la gravure sur bois, Geofroy Tory eut une influence considérable sur l’école française. D’ailleurs ses élèves, qui gardèrent son atelier, d’abord avec sa veuve et ensuite entre eux, suivirent avec talent ses principes. Le grand Livre d’Hcurcs que nous avons cité, et un volume de Paul Jove, la Vie des ducs de Milan (en latin) avec douze portraits superbes, en fournissent la preuve.
- J.-Ch. Brunet reconnaît, comme premier livre d’heures imprimé et daté, les Heures à l’usage de Rome, citées par Panzer, et qui ont été imprimées par Philippe Pigouchet pour le compte de Simon Yostre. Nous ne pouvons parler trop au long de ces admirables productions typographiques qui ont fait la gloire de nos imprimeurs français des quinzième et seizième siècles, ni entrer dans de plus amples détails sur l’esthétique et le goût qui ont présidé à leur illustration. Ils ne sont pas fort nombreux, cependant, les imprimeurs qui s’étaient livrés à cette spécialité.
- Paris en compte le plus grand nombre : Pigouchet, Simon Yostre, Nicolas Yostre, Antoine Yerard, Jehan du Pré, les Kerver, llardouyn, Guillaume Eustace, Guillaume
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- Godard, François Régnault, et enfin Geofroy Tory et ses successeurs. Bans certaines ailles de la France, Orléans, Lyon, il y en eut quelques-uns.
- Bientôt parurent en France, à peu près vers la même époque, deux artistes de grande valeur, qui semblent procéder de Geofroy Tory. Nous voulons parler de Salomon Bernard et de Jean Maugin, surnommé le Petit Angevin.
- En même temps que Jean Duvet, de Langres, contemporain de G. Tory, perfectionnait en France la gravure en creux sur métal, qui jusqu’alors y était restée à l’état, primitif, les deux graveurs sur bois que nous venons de citer produisaient concurremment de charmants et nombreux ouvrages. Us étaient d’ailleurs puissamment encouragés par des éditeurs d’une rare intelligence, comme Benys Janot, Étienne Groulleau, Gilles Corrozet, à Paris, et Jean de Tournes et Guillaume Roville, à Lyon.
- Citons seulement du Petit Angevin un vrai chef-d’œuvre, les Figures de VApocalypse, réunies en un volume de format in-12, publié par Étienne Groulleau, en 1547, et un autre petit volume, Evangelia, 1554, désigné dans la préface de la Tapisserie de l’Eglise Chrétienne comme étant du Petit Angevin.
- Salomon Bernard fut aussi très fécond. L’histoire artistique ne fournit presque aucun document sur cet illustrateur d’un si grand mérite. On sait seulement, par des pièces d’archives, qu’il exécuta les dessins du beau livre intitulé : La magnificence de l'entrée de Lyon, faicte au roy Henry dcuxiesme le 23 septembre 1548, et par deux brèves indications contenues dans les préfaces des Hymnes du temps, de Guillaume Guéroult, et des Quadrins historiques, dernière édition, publiée à Genève, en 1681, par les héritiers de Jean de Tournes, qu’il fut l’auteur des illustrations de ces deux ouvrages. C’est par analogie qu’on est arrivé à reconstituer approximativement son œuvre.
- L’artiste le plus connu de l’époque de François 1er et de Henri II, Jean Cousin, ne dédaigna pas lui-même de dessiner et même de graver des petits sujets pour l’illustration de quelques ouvrages. M. A.-Firmin Didot lui attribue les dessins de XEntrée de Charles IX et d’Elisabeth d'Autriche, à Paris, en 1571, publiée par Olivier Codoré, qui fut sans doute le graveur de ces beaux sujets; de XEntrée de Henri II à Paris, publiée en 1549, chez Jean Dallier; du Songe de Poliphile, édition de 1546, parue chez Jacques Kerver et reproduite en 1554, et encore en 1561. M. Renouvier et M. Didot sont d’accord pour lui attribuer avec plus de vraisemblance les figures ravissantes du Tableau de Cébcs, publié par Denys Janot, les charmants sujets de XAmour, de Cupido et de Psyché mère de Volupté, paru chez la veuve de Benys Janot en 1545, et encore ceux de XHécatongraphie, publiée la même année. Jean Goujon a été considéré aussi par quelques écrivains comme l’auteur des compositions qui ornent le Songe de Poliphile; mais il est à peu près certain aujourd’hui que c’est là une erreur. Cet artiste est l’auteur de quelques beaux ouvrages d’architecture, notamment de la grande édition de Vitruve, inti-
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- tulée : Architecture ou art de bien bastir, de Marc Yitruve Pollion, imprimée à Paris en 1547, par Jacques Gazeau. Selon M. G. Duplessis et M. Renouvier, Jean Goujon n’aurait été là que dessinateur; mais M. Robert Dumesnil, dans le Peintre graveur français, considère Jean Goujon comme ayant eu part à la gravure des plus belles planches.
- Heures a l’usaige de Romme. — Faictes pour Sgmon Vostre, libraire, par Philippe Pigouchet (calendrier de 1502 à 1520); in-4° goth., figures sur bois.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Hore intemerate beate Marie virginis : secundum usum Romanum. — Paris, imprimé par Thielman Kerver pour Gillet Remacle, 1503; petit in-8° goth., figures sur bois, [ma.)
- Juvenalis familiare commentum cuiu Antonii Mancinelli explanatione. — Parisiis, imprcssum in cdibus Asccnsianis [Jodocus Badins), 1505; in-8° goth. [Ibid.)
- Epistole Plinii. — Parisiis, Francisons Régnault et Egidius Gourmont, 1510; in-8°.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Heures. —Paris, Hardouyn, 1511; in-8°, figures sur bois enluminées.
- Collection de M. Adrien Perret-Maisonneuve.
- Vocabularius juriis taui civilis canonici. — Rouen, Ricardus Macé, 1512; in-8° goth.
- Collection de M. Edouard Pelay.
- Manipulus curator. — Rouen, Pierre Régnault, 1513; petit in-8° goth. [Ibid.)
- Sermones fratris Gabrielis Rarelete.— Rouen, Guill. Bernard, 1515; in-8° goth.
- Collection de M. Edouard Pelay.
- Paulini episcopi Nolani Epistolæ et poemata. — Parisiis, vænundantur ab Joanne Parvo et Jodoco Radio Ascensio, 1516; in-8°. Collection de M. Théophile Belin.
- Le Temple de bonne renommée, par Jehan Rouchet. —Paris, Gaillot du Pré, 1516;
- in-4° goth. Collection de M‘«e la duchesse Louis de la Trémoille.
- Opéra Virgiliana exposita a Servio, Donato, Mancinello et Probo. — Lugduni, Jacobus Sacon, 1517 ; in-folio, figures sur bois. Collection de M. Théophile Belin.
- Assemblée des troys Estatz (C’est l’ordre tenu en f) convoquez à Tours. — Paris, Gaillot du Pre, 1518; in-4° goth. Collection de M. Edouard Bouveyre.
- Croniques d’Enguerran de Monstrelet. — Paris Françoys Régnault, 1518; 3 vol. in-folio goth. Collection de M. Théophile Belin.
- Catalogi sanctorum, per R. D. Petrum de Natalibus. — Lugduni, Johannis de Cam-bray, 1519; in-folio goth. à deux colonnes, figures sur bois. (ibüi.)
- Contemplationes idiotæ de Amore divino. (Autore Raimondus Jordan). — Parisiis, Henricus Stephanus, 1519; in-4°. {ibki.)
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- Valère le Grant. — Paris, Philippe le Noir, (vers 15:20) ; petit in-folio goth. à deux colonnes. (Ibid.)
- Quadragesimale opus, per Olivierum Maillard. — Parrhisiis, Johanne Parmis, 1520; in-8° gotll. à deux colonnes. Collection de M. Edouard Rouveyre.
- ŒCeepjefmfce £}ewee a fufatge bn (tyanetoutee a« fong fane nU eequetie/ toôuuefômfr tmpnmeeea patte/auec pfitfteute fofôeffpfFottee : tant ait ftafm? buct/au^fjeuteenojîte bame/ âuffÇen? tee àe fa fjeutee bu faint cfpettf
- au^ fept pfeaufmee pentt&tafee/que au^ Srgifcebeetcefpafiïj. lluff:pfufieutepe* titide/omfono/et ccqutftestant et} fatit} qutcq francote.^f ouftte e/labioictcfa manière àe Ôteq btgncinentrerepuott fe faint cotpe noftcefeignem ief:i cfyifk
- fLjjtnpmc amiepow&ente gaignot
- 5f^aftb?ec(jouen ft6?attee bu ($ane.
- Heures à l'usaiye du Mans. — Paris, 1522. Collection de M. J. Chappée.
- Heures a l’usaige du Mans. — Imprimé à Paris pour Denis Gaignot et Alexandre 'Chouen, libraires du Mans, 1522; in-8° goth. Collection de m. j. chappée.
- G. Puni secundi Naturæ historiarum. — Paris iis, Pctrus Gaudoul, 1524; in-folio.
- Collection de M. Lucien Layus.
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- Heures de Notre-Dame, traduites en vers français, par Pierre Gringoire. 1525; in-8°. Collection de M. Edouard Rouveyre.
- Paris,
- Cronique et histoire faicte par feu Philippe de Commines. — Lyon, Claude Nourry, 1526; in-4° goth. , .......... Collection de M. Théophile Belin.
- Le Panégyrique du chevalier sans reproche (Louis de la Trémoille), par Jehan Bouchet. — Poitiers, Jacques Bouchet, 1527; petit in-4° goth.
- Collection de Mme la duchesse Louis de la Trémoille.
- Les Anciennes et Modernes Généalogies des roys de France (par Jehan Bouchet). Poitiers, Jacques Bouchet, 1529; petit in-4° goth. ;
- Collection de M. Théophile Belin.
- Hystoïre agrégative des Annalles et croniques d’Anjou, par Jehan de Bourdigne.
- . —Angiers, Charles de Boigne et Clement Alexandre, 1529; in-folio goth. (i/Ad.)
- Les Œuvres de feu maistre Alain Chartier. — Paris, Galliot du Pré, 1529 ; in-16. (Jbid.)
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- Les Croniques annalles des pays d’Angleterre et Bretaigne, par Alain Bouchard. — Paris, Galiot du Pré, 1531 ; in-folio goth. Collection de M. Théophile Belin.
- Les Illustrations de la Gaule Belgique, par Jacques de Guise. — Paris, Gaillot du Pré, 1531 ; 3 tomes en 1 vol. in-folio goth. à deux colonnes. <jbid.)
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- &efi 6iet) painrt/cat touftoure enrage Couuoptife be fauttup pzcnSze a
- Couuopttfene fcaitente»i8ze $026 be fauttup tout actocÇer &ouuoytife a fauttup trop djet
- {L&uattce,
- /lîe autre pmage p eut afftfe jBefctû ÏCPfle a cofle be couuoptife pt&te iHuariceeflottappeffee «tance* iOzSe/faffe/fai8e/et peffee "De toutee pare maigre et cÇetiue jZt auffi ‘nette comme epue ^tant pateffoit afangouree
- # it
- Le Roman de la Rose. — Paris, 1531.
- Le Roman de la Rose, par Guillaume de Lorris et Jehan de Meung. — Paris, Caillot du Pré, 1531; in-folio goth. à deux colonnes, [ma.)
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- Livret des Emblèmes de maistre André Alciat. — Paris, Chreslien Wechel, 1531; in-8° goth., figures. — Première édition, [ibid.)
- Ordonnances nouvelles du Roy nostre Sire, sur l’estât des trésoriers. — Paris, Geofroy Tory de Bourges, 1532; petit in-8°. Marque au Pot cassé.
- Collection de M. Henri Masson.
- Les Triomphes de la noble et amoureuse Dame. Composé par le Traverseur des voyes périlleuses (Jehan Bouchet). Imprimé à Paris, par Guillaume de Bos-SOZel, 153b; in-4° goth. Collection de M. Théophile Belin.
- Frossardi Historiarum opus omne. —Parisiis, ex off. Simonis Colinæi, 1537; petit in-8°. {ibid.)
- Le Jugement poetjc de l’honneur féménin, par le Traverseur (Jehan Bouchet).— Poitiers, J. et E. de Marnef, 1538; petit in-4° goth., figure sur bois.
- Collection de Mme la duchesse Louis de la Trémoille.
- Bibllv hebræa, græca et latina. — Parisiis, Bob. Stephanus, 1538-1540; in-folio,
- figures Sur bois. Collection de M. Georges Hartmann.
- Cronique du roy Charles huytiesme, par Messire Philippe de Connûmes. — Paris, Alain Lotrian, 1539; in-8° goth.
- Collection de M. Théophile Belin.
- La grant Monarchie de France, composée par Messire Claude de Seyssel. — Paris, Denys Janot, 1541 ; in-8:’. {ibid.)
- Gulielmi Budaei de Asse et partibus ejus libri Y. — Lugduni, apud Seb. Gryphium, Io42; in-8°. Collection de M. Edouard Rouveyre.
- M. F. Quintiliani Institutionum oratorium libri XII. — Parisiis, Bob. Stephanus, 1542; in-4°. Collection de M. Henri Masson.
- Les Loin, statuts et ordonnances royaulx. — Paris, Arnoul Langelier, 1543 ; in-folio.
- Collection de M. Théophile Belin.
- M. Tulli Ciceronis Epistolæ ad Atticum. — Parisiis, ex off. Bob. Stcphani, 1543;
- in-8°. Collection de M. Edouard Rouveyre.
- Les OEuvres de Clément Marot. — Lyon, ci l’enseigne du Bocher (.Antoine Cons-tantin), 1544; petit in-8°. Collection de M. Lucien Layus.
- Biblia latinæ. — Parisiis, Thielman Kerver, 1546; in-8° goth. à deux colonnes.
- Collection de M. Théophile Belin.
- IIoræ in laudem beatissimæ virginis Mariæ, ad usum Romanum. — Parisiis, ex off. Beginaldi Caldierii, 1549; in-4°, figures sur bois, {ibid.)
- Ori Apollinis de sacris notis et sculpturis libri duo. — Parisiis, Jacobus Kerver, 1551 ; in-8°, figures sur bois. Collection de M. Edouard Rouveyre.
- L’Architecture du seigneur Léon Baptiste Albert, traduicte par Jan Martin. — Paris, Jacques Kerver, 1553; in-folio. Collection de Mme veuve Foulard.
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- Histoire Æthiopique d’IIéliodore. — Paris, Vincent Sertenas, 1553; in-8".
- Collection de M. Théophile Belin.
- Palmerin d’Angleterre, traduit du castillan, par Jacques Vincent. — Lyon, Thibault Payen, 1553; 2 vol. in-folio. {Ibid.)
- Paradoxes, par Ortensio Landi. — Paris, Charles Esticnne, 1553; in-16. ibui.)
- IIypnerotomachie ou discours du Songe de Poliphile, (par Colonna). — Paris, Jacques Kerver, 1554; in-folio, figures sur bois. [Ibid.)
- Les Observations de plusieurs singularitez, par Pierre Belon. —Paris, Gilles Cor-rozet, 1555 ; in-4", figures sur bois. {Ibid.)
- De Justa hæreticorum punitione. F. Alfonso a Castro authore. — Lucjduni, apud Jacobi Juntæ, 1556;in-8°. Collection de M. Henri Masson.
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- Le Grand Routier. — Rouen, 1557. Collection de M. Edouard Pela y.
- Devises héroïques de M. Claude Paradin. — Lyon, J an de Tournes et Guill. Gaz-eau, 1557; in-8°, figures sur bois. Collection de M. Théophile Belin.
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- Le Grant Routier, pilotage et encrage de Mer, par Pierre Garde dict Ferrande. — Rouen, Jehan Petit, 1557 ; in-8°.
- Collection de M. Edouard Pelciy.
- Recueil de la diversité des habits, par François Deserps. — Paris, R. Breton, 1562; in-8°, figures.
- Impression en caractères de civilité.
- Collection de M. L.-J. Symea.
- Recueil de la diversité des habits. — Paris, 15d2. Impression en caractères dits de civilité.
- Collection de M. L.-J. Symes.
- Premier et second livre des dignitez, magistrats et officiers du royaume de France, par Vincent la Loupe. — Paris, Guill. le Noir, 1564; in-8°.
- Collection de M. Théophile Relin.
- Anthologia græca. — Paris iis, Henricus Stephanus, 1566; in-8°.
- Collection de M. Lucien Layus.
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- La Légende de Charles, cardinal de Lorraine, par François de l’Isle (attribué à L. Regnier, sieur de la Planche). — Reims, J. Martin, 1576; petit in-8°.
- Collection de M. Maurice de Jonquières.
- Lé Demonsterion de Roch le Baillif. —Rennes, Pierre le Rret, 1578; in-8°.
- Collection de M. Henri Masson.
- Seneca Opéra quæ extant omnia. — Parisiis, apud Egidium Regs, 1580; in-folio.
- Collection de M. Edouard Rouveyre.
- Terentii Opéra. — Parisiis, Eenricus Stephanus, 1581 ; petit in-8".
- Exemplaire aux armes Je J.-A. (le Thou.
- Collection de M. Maurice de Jonquières.
- Xenophontis quæ extant Opéra. Annotationes Ilenrici Stéphane — Parisiis, Henricns Stephamts, 1581 ; in-8°, caractères grecs.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Essais de messire Michel, seigneur de Montaigne. — Rourdcaus, S. Millanges, 1582; in-8°. Seconde édition originale. (md.)
- Heures de Nostre Dame. — Paris, Adrian le Roy et Robert Rallard, 1583; petit in-folio.
- Exemplaire du roi Henri III.
- Collection de M. Théophile Belin.
- La Bibliothèque du sieur de la Croix-du-Maine. — Paris, Abel PAngelier, 1584; in-folio.
- Exemplaire aux armes du duc d’Aumont.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Discours de l’origine des fontaines, par Antoine du Fouilloux. — Nevers, P. Rous-sin, 1592; petit in-8°. Collection de M. le vicomte Savigny de Moncorps.
- Coustumes du pays de Normandie. — Avranches, Jean Cartel, 1593; in-16.
- Collection de M. Edouard Pelay.
- Histoire mémorable des grands troubles du royaume de France, sous Charles Vil, par Alain Chartier. — Nevers, Pierre Roussin, 1594; in-4°.
- Collection de M. le vicomte Savigny de Moncorps.
- Les Singuliers pourtraicts pour toutes sortes d’ouvrages de lingerie, par Vinciolo. — Paris, J. Leclerc, 1594; in-4°. Collection de M. L.-!. Symcs.
- Les Trois Vérités, par Pierre Le Charron. — Rourdeaus, S. Millanges, 1595; petit
- in-8°. Collection de M. Armand Bourgeois.
- Les Essais de Michel de Montaigne. — Paris, Abel P Angelier, 1598; gr. in-8°.
- Collection de M. le comte Mathieu de Noailles.
- Discours spirituels. — Evrenx, Ant. le Marié, 1600; petit in-8°.
- Exemplaire aux armes du président Ménars.
- Collection de M. Edouard Pelay.
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- XVIIe SIÈCLE
- Vers la fin du seizième siècle, une école de graveurs au burin s’imposa, détrônant les partisans de l’ancienne méthode de la taille en relief, et montrant bientôt sa supériorité incontestable.
- Puis au dix-septième siècle vint Jacques Callot, le maître de l’eau-forte, dont les œuvres ont conservé une saveur intense de réalisme. Avec quelle virtuosité, quelle vigueur et quelle vérité ne dépeint-il pas les tristesses de la guerre et les misères des gueux ! Quel poignant chef-d’œuvre que les « Misères de la guerre » !
- Deux artistes du dix-septième siècle soutinrent avec honneur l’ancien renom de l’Allemagne et de la Suisse, Mathieu Mérian et Conrad Meyer. La fameuse Bible illustrée par ce dernier, publiée sans date vers 1660 à Zurich, et sa Danse des Morts (1650) sont d’une grande beauté. La Suisse conserva du reste pendant le cours du dix-septième et du dix-huitième siècle une saveur de terroir toute particulière. Schellenberg, qui a gravé une si remarquable Danse des Morts, Gessner, Dunkcr et Freudenberg sont des artistes d’un tempérament original et robuste.
- Recueil des roys de France, par Jean du Tillet. — Paris, Barth. Macé, 1602; in-4°.
- Collection de M. Henri Masson.
- Les Antiquités du royaume de France. — Constances, Jean Cartel, 1605; in-12.
- Collection de M. Edouard Pelay.
- Les Jours caniculaires. — Paris, Bob. Fouet, 1610; petit in-8°.
- Collection de M. Félix Chardon.
- Le Livre intitulé Sydraach le Grant. — Rouen, 1616; in-4°.
- Collection de M. Edouard Pelay.
- Birlia sacra. — Lyon, Julicron, 1618; petit in-16.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Eloges et discours sur la triomphante réception du Roy (Louis XIII) en sa ville de Paris. — Paris, Pierre Rocolet, 1629; in-folio, pi.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Les Misères de la Guerre, par Jacques Callot. — Eaux-fortes.
- Collection de M. Edouard Piouceyre.
- Manuale secundum ad usum ecclesie Rothomagus. — Rouen, Robert Maillard, 1636; in-4° goth. Collection de M. Edouard Pelay.
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- Les Chevilles de Me Adam (Billaut), menuisier de Nevers. — Paris, Toussainct Quinet, 1646,' in-4°. Collection de M. Théophile Belin.
- Œuvres d’Architecture de Philibert de Lorme. — Rouen, David Ferrand, 1648;
- in-folio, pl. Collection de Mme veuve Foulard.
- Les Prémices de la Poésie du sieur de Bouille. — Au Mans, Hierome Olivier, 1648; in-8°. Collection de M. Jules Chappée.
- Les Vers héroïques du sieur Tristan Lhermite. — Paris, Loyson et Portier, 1648; in-4°. Collection de M. Henri Masson.
- Les Misères de la Guerre, par Jacques Callot. — Les Pendus, — l’Estrapade. Collection de M. Edouard Rouveyre.
- Histoire de France, par François de Mezeray. — Paris, Mathieu Guillemot, 1651 ; 3 vol. in-folio. Collection de M. Théophile Belin.
- Biblia sacra.— Parisiis, Ant. Vitré, 1652; 8 vol. in-12.
- Collection de M. Gustave Rouveyre.
- L’Office de la Vierge Marie, gravée par M. L. Senault. — Paris, 1661; petit in-8°.
- Exemplaire aux armes de la Reine Marie-Thérèse d’Autriche.
- Collection de M. A. Duclos.
- Le Théâtre de P. et T. Corneille. — Rouen et Paris, Thomas Jolly, 1664-1665; 5 vol. in-8°. Collection de M. Théophile Belin.
- Le Théâtre de P. Corneille, imprimé à Rouen par L. Maurry. — Paris, Louis Bil-laine, 1666; 2 vol. in-folio. {Ibid.)
- Les Poésies de M. de Malherbe. — Paris, Louis Billaine, 1666; in-8°.
- Collection de M. Henri Masson.
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- L’Histoire du vieux et du nouveau Testament, par le sieur de Royaumont (de Sacy). — Paris, Pierre le Petit, 1670; in-4°, figures sur cuivre.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Les Hommes illustres, par Perrault. — Paris, Antoine Dezallier, 1696, Collection de Mme la duchesse Louis de la Trémoille.
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- Les Plaisirs de l’isle enchantée. — Les Divertissements de Versailles. — Paris, imprimerie royale, 1673-1676; in-folio, pi. iibid.)
- Œuvres diverses du sieur D *** (Boileau-Despréaux). — Paris, Louis Billaine, 1674; in-4°. —Impression en caractères italiques.
- Collection de M. Henri Masson.
- Heures nouvelles, tirées de la Sainte écriture, écrites et gravées par L. Senault. — Paris, Vauteur, vers 1675; in-8°, entièrement gravé en taille douce.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Novum Testamentum. — Liigdani, apud Cl. Carter on, 1675; in-8°.
- Collection de Mmc Robert Dubail.
- Œuvres de Racine. —Paris, Claude Barbin, 1676; 2 vol. in-12.
- Edition originale collective.
- Collection de M. Henri Masson.
- Phèdre et Hippolyte. Tragédie par M. Racine. —Paris, Jean Hibou, 1677; in-12.
- Edition originale.
- Collection de M. Henri Masson.
- Abrégé de l’Histoire de France, par le sieur de Bérigny. — Paris, 1679; in-12.
- Collection de M. A. Colin.
- Discours sur l’Histoire universelle, par J.-B. Bossuet. — Paris, Séb. Mabre-Cra-moisy, 1681; in-4°. Collection de M. Théophile Belin.
- Album de dessins, faits vers 1685, au monastère de Port-Royal des Champs.
- Collection de M. André Davioud.
- Les Caractères de Théophraste, par La Bruyère. — Paris, Est. Michallet, 1688; in-12.
- Edition originale.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Esther. Tragédie tirée de l’écriture sainte (par J. Racine). — Paris, Denys Thierry, 1689; in-12.
- Edition originale.
- Collection de M. Ilenri Masson.
- Les Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle, par M. Perrault. — Paris, Antoine Dezallier, 1696; in-folio, portraits.
- Collection de Mme la duchesse Louis de la TrémoiHe.
- Les Mémoires de inessire Roger de Rabutin, comte de Bussy. — Paris, Jean Anis-son, directeur de Vimprimerie royale, 1696; 2 vol. in-4°.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Les Caractères de Théophraste, par La Bruyère. — Paris, Michallet, 1699; in-12.
- Collection de M. Lucien Layus.
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- XVIIIe SIÈCLE
- En ce qui concerne les livres illustrés publiés au dix-huitième siècle, dont on s’occupe beaucoup depuis quelques années, il n’est guère d’amateur qui ne soit au courant du système d’ornementation des livres en France, pendant les règnes de Louis XY et de Louis XVI. Tout le monde connaît les charmants dessins des Boucher, Gravelot, Cochin, Eisen, Oudry, Moreau, Marinier, Monnet, Le Barbier, Saint-Quentin, Queverdo, Lefèvre, etc., et les gravures ravissantes exécutées d’après ces dessins, par Laurent Cars, Duclos, Baquoy, Lempereur, Legrand, J. Punt, Moitte, Lemire, Tardieu, Leveau, de Longueil, Massard, Masquelier, Til-lière, Simonet, Halbou, etc., et tant d’autres dont les œuvres gracieuses, pleines de talent et de charme, n’ont jamais été dépassées, sinon égalées.
- Ces vignettes, au dix-huitième siècle, a écrit M. Henri Bouchot, ont occupé une grande place dans la production delà gravure. Ces charmants tableaux, microscopiques quelquefois, ces scènes allégoriques où l’imagination de l’artiste s’envolait, où le burin, nerveusement manié, s’enlevait en des contours exagérés, maniérantles personnages, créant des paysages de pastorale et hors de réalité, des scènes allégoriques et sentimentales interprétées par la lecture et l’adaptation d’un texte tronqué, parfois incompris, ne peuvent laisser l’amateur indifférent.
- A l’origine, la vignette, petite estampe, représentait ordinairement des pampres et des raisins, dont on ornait le haut de la première page d’un livre ou d’un chapitre. Ces vignettes étaient gravées en bois et entraient, comme caractère mobile, dans la composition de la page de l’imprimeur. Dans la suite, des éditeurs ont fait graver les vignettes en taille-douce ; il fallut alors les tirer séparément, après que la feuille de papier fût sortie des mains de l’imprimeur typographe. Dès lors aussi, à l’ornement en rinceaux des anciennes vignettes, on substitua de petites compositions historiques ou allégoriques, analogues au sujet du livre; puis on étendit le nom de vignette à toutes les petites estampes d’un livre, soit qu’elles fussent au haut des pages, soit qu’elles ornassent le frontispice ou les bas de page à la fin des chapitres; enfin on le donne aujourd’hui même à celles qui occupent toute une page, quand elles sont entourées d’un cartouche.
- On ne peut rendre l’impression produite par l’aspect et la facture des vignettes du dix-huitième siècle mieux que ne l’a fait M. Delaborde. En effet, malgré les exagérations voulues, les sacrifices aux goûts et aux modes qui se trouvent parfois en dehors de toute réalité et surtout de toute vérité, il y a dans ces délicates gravures un sentiment d’art souvent très élevé. L’artiste, le compositeur est souvent
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- dépassé par le graveur dont le burin habile interprète avec plus d’énergie les scènes et les poses des personnages. Entre tous pour le milieu du dix-huitième siècle, Cochin a résumé la suprême habileté du graveur, et son oeuvre qui embrasse cinquante ans de travaux est la plus riche peut-être de toute cette époque.
- Des choses peu remarquées jusqu’ici contribuèrent à donner au livre à vignettes des envolées différentes; trois genres s’offraient, que les dessinateurs prenaient à tour de rôle dans leurs illustrations : l’allégorie ou la mythologie, bientôt réservées de préférence aux en-têtes, aux culs-de-lampe et aux fleurons; le mixte, formé d’une alliance entre l’allégorie et la figure contemporaine, et qui s’inspirait d’idées très anciennes mises en honneur par les artistes nlu règne de Louis XIII, où les bergers de convention paradaient en houlettes et en chapeaux fleuris; la scène contemporaine enfin, encore un peu arrangée peut-être, pas toujours très vraie, mais empruntée aux modes et aux coutumes du temps où vivait l’artiste créateur.
- Puis Prudhon passe comme un astre radieux dans le ciel de l’art et semble ménager la transition entre l’époque qui finit et celle qui va commencer. Dès le commencement du dix-neuvième siècle, l’illustration des livres subit de grandes transformations.
- D’abord l’art sévère et froid, issu de la Révolution et introduit en France par David et son école, eut une influence capitale sur les vignettistes, qui ne produisirent plus que des œuvres ternes, sans expression et sans grâce.
- Description de l’Eclise royale des Invalides, par J.-F. Félibien. —Paris, Quillau, 1706; in-folio. Collection de Mme veuve Foulard.
- Statuts de l’Ordre du Saint-Esprit. — Paris, imprimerie royale, 1724; in-4°.
- Exemplaire aux armes de l’Ordre.
- Collection de M. Maurice de Jonquièrcs.
- Histoire de la ville de Paris, composée par D. Michel Félibien. — Paris, G. Desprez et J. Desessarts, 1725; 5 vol. in-folio, planches.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Les Monumens de la Monarchie Françoise, par dom Bernard de Montfaucon. — Paris, Gandouin et Giffart, 1729-1733; 5 vol. in-folio, (ibid.)
- Œuvres de Molière. —Paris, Prault, 1734; 6 vol. in-4°, figures de Boucher, {ma.)
- Description des Fêtes données par la ville de Paris à l’occasion du mariage de Madame Elisabeth de France. — Paris, 1741 ; grand in-folio, planches, {ibüi.)
- Représentations des fêtes données par la ville de Strasbourg pour la convalescence du Roi (Louis XV). — Paris, Laurent Aubert, 1745; grand in-folio. {Ibid.)
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- ®CTMS dC M0lière' - Paris> Le B^on, 1749; $ vol. petit in-l2, fig.
- Collection de M. Lucien layus.
- de Boucher.
- 1,4 U <ro„dl.y, ^ IM1. Le Mil.c *7*-*#-
- Pans, Desaint et Saillant, 1755. ^
- Collection de M. Théophile Belin.
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- Les Glorieuses Campagnes de Louis XV, par Gosmond. — Paris, P auteur, 1750; petit in-folio gravé en taille-douce. Collection de M. Henri Masson.
- Histoire de Huon de Bordeaux. — Troyes, veuve Garnier, vers 1750; 2 vol. in-4°.
- Spécimen de la librairie Troyenne au dix-huitième siècle.
- Collection de M. Edouard Rouveyre.
- Heures nouvelles, écrites et gravées par Elisabeth Senault. — Paris, C. de Hansy, s. d. ; in-16.
- Ces heures du dix-huitième siècle sont entièrement gravées au burin.
- Collection de Maic veuve Foulard.
- Lettre d’une Péruvienne, par Mme de Graffigny. — Paris, Duchesne', 1753; 2 vol. in-12, figures d Eisen. Collection de Mne Berlhe Brunswick.
- Géographie universelle, par le P. Baffier. —Paris, 1754; in-12.
- Collection de M. A. Colin.
- Parles choisies mises en vers par J. de La Fontaine. — Paris, Desaint et Saillant, 1755; 4 vol. in-folio, figures d’Olldry. Collection de M. Théophile Belin.
- L’Ecole de Cavalerie, par de La Guérinière. — Paris, 1756; 2 vol. in-8°, pi.
- Collection de M. E. Ligon.
- L’Eloge de la Folie, traduction du latin d’Erasme, par M. Gueudeville. — Paris, 1757; in-12, figures d’Eisen. Collection de M. Lucien Làyus.
- Le Decameron de Jean Boccace (traduction d’Antoine Le Maçon). — Paris, 1757-1761 ; 5 vol. in-8°, figures de Gravelot. Collection de M. Théophile Belin.
- M. T. Ciceronis Cato Major. De Amicitia. De Officiis. — Paris, Barbou, 1758-1773;
- 3 vol. in-32. Collection de Mme Robert Linzeler.
- Contes et Nouvelles én vers, par M. de La Fontaine. — Paris, Barbou, 1762;
- 2 vol. petit in-8°, figures d’Eisen.
- Edition dite des fermiers généraux.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Bréviaire à l’usage du diocèse de Gap. — Gap, 1763; 4 vol. in-8°.
- Collection de M. Paul Guillaume.
- Traité de l’orthographe française. — Poitiers, 1764; in-8°.
- Collection de M. A. Colin.
- Contes moraux, par M. Marmontel. — Paris, Merlin, 1765; 3 vol. in-8°, fig. de Gravelot. Collection de MUe Berthe Brunswick.
- La Pharsale de Lucain, traduction par Marmontel. — Paris, Merlin, 1766; 2 vol. in-8°, figures de Gravelot. Collection de M. Lucien Layus.
- Les Sens, poème par Du Bosoy. — Paris, 1766; in-8°, fig. d’Eisen et de Wille.
- Collection de M. Lucien Layus.
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- Bélisaire, par M. Marmontel. — Paris, Merlin, 17(37 ; in-8°, fig. de Gravelot. {Ibid.) Les Métamorphoses d’Ovide. — Paris, Basan, 1767-1771 ; 4 vol. in-4°, figures.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Dictionnaire typographique des livres rares. — Paris, 1768, in-8°.
- Collection de M. Le Barbier.
- Les Grâces, par Meunier de Querlon. — Paris, L.
- Pranlt, 1769; in-8°, figures de Moreau le jeune.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Les Baisers, précédés du mois de mai, poème par Dorât. — Paris, Lambert et Delalain, 1770; in-8°, figures d’Eisen. {ibid.)
- Les Géorgiques de Virgile, traduction par Delille.
- — Paris, Bleuet, 1770; grand in-8°, figures d’Eisen.
- Collection deM. Lucien Layus.
- Mes Fantaisies, par Dorât.
- — Paris, Delalain, 1770 ; in-8°, front. d’Eisen.
- {Ibid.)
- Histoire de la maison de Bourbon , par Desormeaux. — Paris, imprimerie royale, 1772-1788;
- 5 vol. in-4°, figures.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Ghoix de Chansons, mises en musique par M. de La Borde, ornées d’estampes par J. M. Moreau. — Paris, de Lormel, 1773; 4 vol. in-8°.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Œuvres de Molière, avec des remarques de M. Bret. — Paris, librairies associées, 1773; 6 vol. in-8°, figures de Moreau le jeune.
- Collection de M. Henri Masson.
- Collection complète des Œuvres de J.-J. Bousseau. — Paris, 1774-1783; 12 vol. in-4°, figures de Moreau le jeune et de Le Barbier.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Vignette tirce des Métamorphoses d’Ovide.
- Gravée par Le Mire, d’après Boucher (épreuve inachevée). Paris, Bazan, 1767-1771.
- Collection de M. Théophile Belin.
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- Historiettes ou Nouvelles en vers, par Imbert. — Paris, 1774; in-8°, vignettes par Moreau le jeune.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Le Jugement de Paris, poème par Imbert. — Paris, 1774; in-8°, figures par Moreau le jeune, {Md.)
- Apres un long1 filence J entendis un foupir...
- Choix de Chansons, par J.-B. de La Borde.
- Composition de Le Barbier, gravée par Masquelier. — Paris, De Lormel, 1773.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Les Saisons, poème par Saint-Lambert. —Paris, 1775; in-8°, figures par Moreau le jeune, et vignettes par Choffard. Collection de M. Henri Masson.
- Les Apropos de Société. — Les Apropos de la Folie, par Laujon. — Pains, 1776; 3 vol. in-8°, figures de Moreau le jeune. Collection de M. Théophile Belin.
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- Le Maître d’histoire et de chronologie. — Paris, Desaint, 1776; in-12.
- Collection de M. A. Colin.
- Contes et Nouvelles en vers, par M. de La Fontaine. — Paris, 1777; 2 vol. petit
- in-8°, figures. Contrefaçon de l’édition dite des fermiers généraux.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Frontispice composé par Boucher, pour le Second livre des Fiçfures de differents caractères de paysages et d’études, par Antoine Watteau.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Heures du soir. — Saint-Diez, J. Chariot, 1777 ; in-8°.
- Collection de Mme Robert Dubail.
- Description historique de Paris, par Béguillet. — Paris, veuve Duchesne, 1779 in-4°, figures de Martinet.
- Collection de M. Henri Masson.
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- Œuvres complètes d’Alexandre- Pope. —Paris, veuve Duchesne, 1779; 8 vol. in-8°, figures de Marillier. Collection de M. Lucien Layus.
- Œuvres de Salomon Gessner. — Paris, veuve Hérissant et Barrois, 1779; 3 vol. in-4°, figures de Le Barbier. Collection de MU» Berthe Brunswick.
- Les Quatre heures de la toilette des Dames, par M. de Favre. — Paris, Bastien, 1779; in-8°, figures de Leclerc. Collection de M. Théophile lie lin.
- Description des Pierres gravées du duc d’Orléans, par Lachau et Leblond. — Paris, Pissot, 1780; 2 vol. petit in-folio, figures. {Ibid.)
- La Henriade, par Voltaire. — Paris, veuve Duchesne, 1780; 2 vol. in-8°, figures
- d Eisen. Collection de M. Lucien Layus. •
- Recueil des différents Costumes des principaux officiers et magistrats de la Porte (ottomane). — Paris, Onfroy, vers 1780; in-folio illustré de 96 planches en
- Couleur. Collection de M. J. Gastinger.
- Calendrier de la Cour, pour 1781. — Paris, Hérissant; in-32.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Figures de différents caractères, par Antoine Watteau, frontispice de Boucher.
- Collection de M. Théophile Belin.
- La dernière Aventure d’un homme de quarante-cinq ans, par Restif de la Bretonne. — Paris, Régnault, 1783; 2 vol. in-12, figures de Binet.
- Collection de M. Edouard Rouveyre.
- Phædri Fab'üLârum libri V. — Parisiis, J. Barbou, 1783; in-12. [Ibid.)
- La Paysanne pervertie, par Restif de la Bretonne.— Paris, veuve Duchesne, 1784; 4 vol. in-12, figures de Binet. Collection de M. Théophile Belin.
- Voyage pittoresque de la France, par de Laborde. —Paris, Lamy, 1784; 4 vol. in-folio, planches, (iôid.)
- Almanach royal. Année 1785. —Paris, d'Houry, 1785; in-8°.
- Colleclion de-Mm° la duchesse Louis de la Trémoille.
- Numa Pompilius, par M. de Florian. — Paris, Didot l’aîné, 1786; 2 vol. in-18, figures de Queverdo. Collection de M. Lucien Layus.
- Œuvres du marquis de Villette. — Paris, 1786; in-32.
- Impression sur papier de guimauve.
- Collection de Mma Léon Lindet.
- Almanach royal. Année 1789. —Paris, Debure, 1789; in-8°.
- Collection de il/me la duchesse Louis de la Trémoille.
- Publii Virgilii Opéra. — Paris, Barbou, 1790; 2 vol. in-12, figures de Cochin.
- Collection de M. Lucien Layus.
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- Almanach du père Gérard, pour l’année 1792, par J. i\I. Collot d’Herbois. — Paris. Buisson, 1 /91 ; in-32. Collection de M. Félix Chardon.
- Collection de M, Georges Hartmann.
- La Constitution française. —Paris, Prud'homme, 1791; in-18, figures.
- Collection de Mme Robert Dubail.
- Les Jardins, poème par l’abbé Delille. — Paris, Cazin, 1791 ; petit in-12.
- Collection de M. Lucien Layus.
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- Théâtre de M. de Florian. — Paris, Didot /’aîné, 1791; 3 vol. in-18, figures de Queverdo. [ibid.)
- Lâ Nouvelle Héloïse, par J.-J. Rousseau. —Paris, 1793; 4 vol. in-12, figures de Gravelot. (ibid.)
- Contes et Nouvelles en vers, par Jean de La Fontaine. —Paris, Didot l’aîné, 1795; 2 vol. in-4°, figures de Fragonard. Collection de M. Henri Masson.
- L’Afrique, par Grasset Saint-Sauveur. —Paris, 1796; in-4°, planches.
- Collection de Mme veuve Foulard.
- Les Aventures de Télémaque, par M. de Fénelon. —Paris, Detervillc, 1796; 2 vol. in-8°, figures de Marillier. Collection de M. Henri Masson.
- Les Fastes du peuple français, par J. Grasset Saint-Sauveur. — Paris, Deroy, 1796; in-4°, figures à l’aqua-tinte. Collection de M. Théophile Belin.
- Œuvres de Virgile, traduites par l’abbé des Fontaines. — Paris, imprimerie de Plassan, 1796; 4 vol. in-4°, figures de Moreau le jeune.
- Collection de M. Henri Masson.
- Le Temple de Gnide, par Montesquieu. — Paris, P. Didot l’aîné, 1796; in-12.
- Collection de M. Henri Masson.
- Histoire de Manon Lescaut et du chevalier des Grieux, par l’abbé Prévost. — Paris, P. Didot l’aîné, 1797; 2 vol. in-12, figures de Lefèvre.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Daphnis et Chloé, Illustrations de Prud’hon. — Paris, Didot, 1800.
- Collection de M. Georges Hartmann.
- Lettres d’une Péruvienne, par M"ie de Graffigny. — Paris, Migneret, 1797; grand
- in-8°. Collection de M. Lucien Layus.
- Œuvres de J.-P. Bernard. — Paris, P. Didot l’aîné, 1797; in-4% figures de Prud’hon. Collection de M. Théophile Belin.
- Œuvres de Salomon Gessner. — Paris, 1799; 3 vol. in-4°, figures de Le Barbier.
- Collection de M. Théophile Belin.
- La Vie et les Aventures de Robinson Crusoé, par D. de Foë. Ancienne traduction par Griffet-Labaume. —Paris, Panckoucke, 1800; 3 vol. in-8°, figures.
- Collection de M. Lucien Layus.
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- XIXe SIÈCLE
- La vignette du dix-neuvième siècle, en France tout au moins, a été aussi variable, aussi inconstante de forme, de procédé, d’effet, que notre tempérament politique. Elle a suivi absolument les fluctuations qui nous ont valu une série de gouvernements différents de forme et de principes.
- Frontispice. — Eau-forte de Célestin Nanteuil, 1834.
- La lithographie, qui venait d’être inventée par Senefelder, fit en quelques années de tels progrès que, sous la Restauration et au commencement du règne
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- de Louis-Philippe, la plupart des livres n’étaient illustrés que parce procédé, auquel on doit un certain nombre de publications remarquables.
- Pendant cette période les artistes ont aussi interprété par le burin, par la plume ou le crayon, les actes de la vie, ses misères et ses surprises, avec un réalisme d’un froid, d’une crudité qui surprend, mais qui ne sera pas dépassé de nos jours, en dépit des écoles réalistes. Tous les livres publiés pendant la première moitié du dix-neuvième siècle sont ornés de ces petites vignettes qui, des Hermites à Doré, sont exquises de vérité, et sont d’un art sincèrement original.
- Dans une étude très documentée, M. Henri Bouchot nous donne une appréciation bien exacte de ce que valent les Vignettes publiées vers le milieu du dix-neuvième siècle :
- « L’art de la vignette sous le règne de Louis-Philippe n’est point classé encore, étiqueté définitivement dans le goût des amateurs; il est en train de franchir cette passe singulière qui délimite les choses reconnues anciennes des objets surannés. C’est lorsque les costumes d’une époque ne paraissent plus ridicules, qu’on les tolère au théâtre, qu’on les revoit sans sourire. La recherche des livres datant de 1840 n’est encore qu’une manie de certains, et le gros public en est seulement aux figures du dix-huitième siècle, tout au plus à Desenne. Néanmoins un jour viendra où l’on rendra pleine justice à cette pléiade intrépide et convaincue, à tous les lithographes, les graveurs sur bois de 1840, comme on le fait à cette heure pour Eisen ou Gravelot. Et savez-vous bien à quoi tiennent nos réserves, pour quelle cause les femmes de Gavarni ou de Beaumont, par exemple, paraissent un peu chargées? Tout simplement parce que de vieilles dames, nos con-temporaines, ont gardé les atours de ces temps, et que nous voyons sur des visages ridés les papillottes et les bandeaux mis par eux sur des jeunesses. Il en a toujours été de même en France, et lorsque, sous Louis XIII, les metteurs en scène de ballets grotesques cherchaient à faire rire, ils ne trouvaient rien de mieux que de montrer à leur public les vertugadins de la reine Margot ou les fraises d’Henri III. A aucun moment de notre histoire les illustrations de livres ne furent plus calquées sur la vie, plus absolument documentaires, ni plus franches d’allures. Aujourd’hui même, en dépit de nos écoles réalistes, nous ne faisons pas mieux.
- » Le dix-huitième siècle épuisé, déjà on se préoccupe du dix-neuvième, bien plus vivant, bien plus vaste. Les Eisen, les Marinier, les Moreau, n’ont pratiqué qu’un seul genre, la taille-douce, tandis que les artistes nos contemporains les ont cultivés tous, et avec une supériorité incontestable, si l’on veut bien compter pour quelque chose l’originalité dans les arts. Quelque entiché que l’on soit pour les mignardises de l’autre siècle, on conviendra que c'est un peu toujours la même chose, que l’on considère la composition des figures, généralement froide, ou celle des ornements, qui ne se sauve que par la finesse d’exécution.
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- » Les vignettistes du dix-huitième siècle cessent de produire avant même l’époque de la Révolution. On n’a plus guère que quelques suites de Moreau, dont les cuivres sont utilisés par les éditeurs, même jusqu’à la Restauration. On continue à orner les livres avec la taille-douce. Au commencement de la lithographie, on se sert de l’art nouveau, pour les figures hors texte, bien entendu; mais on y renonce bientôt, ce genre, tout artistique qu’il était au début, manquant tout à fait de charme. La gravure sur bois, abandonnée depuis le seizième siècle, est reprise alors, mais seulement pour les fleurons, têtes de page et culs-de-lampe, et les figures hors texte. L’illustration sur bois, dans le texte proprement dit, commence en 1830, avec Y Histoire du roi de Bohême et de ses sept châteaux, par Ch. Nodier. Ce n’est qu’une tentative, mais exécutée par des maîtres, Tony Johannot comme dessinateur, et Porret comme graveur. En 1833, ce genre d’illustration conquiert son droit de cité par trois volumes préparés en même temps par l’éditeur Paulin. GU Blas, qui paraît le premier, est illustré de nombreuses et spirituelles figures sur bois, grandes et petites, dessinées par Jean Gigoux et gravées par plus de vingt artistes, parmi lesquels on remarque Brévière, Porret, Best, Leloir et Thompson, qui sont restés célèbres. Vient ensuite le Molière en deux volumes, publié de 1835 à 1836, et dont les dessins, confiés à T. Johannot, ont été gravés par les mêmes artistes. Tel est le début de l’illustration des textes par la gravure sur bois.
- Don Quichotte. — Paris, Hachette, 1873. — Illustrations de Gustave Doré.
- Depuis, elle a perdu de son originalité, mais elle a gagné beaucoup en finesse, c’est-à-dire qu’elle est devenue de plus en plus classique. Avec Grandville et Ga-varni les traits ne sont plus que des hachures. L’école romantique de la gravure
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- sur bois est fondée. Gustave Doré entre plus hardiment encore dans cette voie. Il procède par masses. Le graveur n’a plus à suivre servilement les menus détails du dessin : il interprète.
- » Les deux écoles de la gravure sur bois sont en présence. Tout porte à croire que les classiques auront le dessus; mais, pendant ce temps, un nouveau courant se manifeste dans l’illustration des livres : l’eau-forte prend de jour en jour plus de faveur. On en raffole. L’eau-forte est devenue le passeport obligé de toute publication d’amateur. L’eau-forte, il est vrai, a une valeur particulière, mais seulement quand elle est bien réussie. Les bons aquaforistes se comptent, surtout ceux qui s’adonnent avec succès aux petits sujets destinés à la décoration des livres comme têtes de pages.
- » Les lithographies artistiques de nos jours et les belles chromolithos ont, dans l’illustration des livres, un mérite sur lequel il serait oiseux d’insister. Il n’en est pas de même des photographies collées dans le texte, qui produisent le plus déplorable effet. Outre qu’elles font goder la page, elles forment, par leur brillant insolite, un étrange disparate avec le texte typographique. »
- Nous croyons cependant que le livre n’aura qu’à gagner avec les illustrations en couleurs, dont les procédés modernes sont poussés si loin, et qu’il s’en ressentira infiniment mieux dans son ornementation.
- Il est vrai de dire que le goût du jour est un peu singulier. Y a-t-il éclectisme dans cette recherche du composé symbolique et naturaliste qui domine dans la facture du dessin? Faut-il voir dans ces couleurs unies, à teintes plates rapprochées les unes des autres, avec une infinie surcharge d’ornements, de bijoux, ce chatoiement de pierres précieuses, une réelle tendance vers une esthétique plus pure? Nous en doutons un peu, mais on ne peut, malgré soi, s’empêcher d’admirer ces souplesses dans les poses de personnages, ces décorations de draperies qui donnent une saveur spéciale au tableau, à l’estampe.
- Depuis quelques années, les éditeurs français ont publié d’importantes séries d’ouvrages, ornés d’eaux-fortes; puis est venue la gravure tirée en couleurs. Enfin de nombreux procédés de reproduction par l’héliogravure sont venus changer complètement la manière d’illustrer les livres. Ces procédés, qui se perfectionnent journellement, ont déjà donné des résultats si remarquables, qu’il est permis de se demander si bientôt la décadence de la gravure artistique ne doit pas arriver fatalement, pour céder la place à la science et à la mécanique.
- Œuvres de Jean Racine. — Paris, P. Didot l’aîné, 1801; 3 vol. grand in-folio, figures de Prud’hon. Collection de M. Théophile Belin.
- Collection complète des Tableaux historiques de la Révolution française. — Paris, Auber, 1802; 3 vol. in-folio, planches. (Ibid.)
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- Le Décameron de Boccace. — Paris, Poncelin, 1802; 11 vol. in-8°, figures.
- Collection de M. Lucien Lciyus.
- Manuel de la bonne compagnie. — Paris, Ancelle, 1803; in-24. [Md.)
- Fastes de la Nation française, par Ternisien d’Haudricourt. — Paris, Pottier, 1804; in-4°, planches avec texte gravé. [Md.)
- Paul et Virginie, par Bernardin de Saint-Pierre. — Paris, P. Didot l’aîné, 1800;
- in-4°, figures. Collection de M. J. Gastinger.
- Voyage en Crimée, par J. de Reuilly. —Paris, Bossangc, 1806; in-8°, figures de Duplessi-Bertaux. Collection de M. Lucien Layus.
- Apollon et les Muses (calendrier pour l’année 1807). — Paris, Chaise, 1807; in-8°, figures en couleur. Collection de Mmo la duchesse Louis de la Trémoille.
- Inventaire après décès de Madame Barbou, libraire-éditeur, à la date du 30 mars 1808, dressé par Mre Antheaume, notaire à Paris. — ln-4°.
- Collection de iUmc Acker.
- Almanach des Dames pour l’année 1809. — Petit in-12, figures.
- Collection de Mm(> la duchesse Louis de la Trémoille.
- Divers spécimens de Livres classiques du commencement du dix-neuvième siècle.
- Collection de Mme veuve Eugène Belin.
- Collection de Livres imprimés en caractères minuscules : « Petites heures de l’enfance » ; « Petit Momus » ; « Petit bijou » ; « Petit paroissien de la jeunesse ». — Paris, 1810-1834; 6 vol. in-32. Collection de M. Saffroy.
- Le Mérite des Femmes, par Gabriel Legouvé. — Paris, Renouard, 1813; in-12, figures de Moreau, Guérin et Desenne. Collection de M. Lucien Layus.
- Petit Almanach des Etrennes. — Paris, 1815; petit in-12.
- Collection de Mmc Louis Bonnier.
- La Volière des dames, par Charles Malo. — Paris, Janet, 1816; petit in-12, figures
- coloriées. Collection de Mme la duchesse Louis de la Trémoille.
- Homélie sur l’instruction du peuple. — Paris, Colas, 1818; in-8°.
- Exemplaire aux armes de la duchesse d’Angoulême.
- Collection de M. de Jonquières.
- Almanach dédié aux dames pour l’an 1819. — Paris Lefnel; petit in-12, figures.
- Collection de Mme la duchesse Louis de la Trémoille.
- La Henriade, par Voltaire. —Paris, Firmin-Didot, 1819; petit in-folio.
- Collection de M. Henri Masson.
- Méditations poétiques, par Alphonse de Lamartine. — Paris, imprimerie de Didot Vaîné, 1820 ; in-8°.
- Edition originale.
- Collection de M. Edouard Rouveyre.
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- Le Petit Poucet pour 1820. — Paris, Janet, 1820; petit in-12.
- Collection de Mme Robert Dnbail.
- Recueil de l’Académie des jeux floraux contenant : « Moïse sur le Nil » ; « le jeune Banni »; « Les deux âges », par Victor Hugo. — Toulouse, Dalles, 1820; in-8°.
- Collection de M. Paul Meurice.
- Le Livre d’Amour. — Paris, Janet, 1821 ; in-12, figures en couleur.
- Collection de M. Lucien Gougy.
- Modes françaises de 1818 à 1821. — Paris, Blanchard, 1821; 3 vol. in-8°.
- Collection de M. Théophile Relin.
- Œuvres de Boileau. — Paris, Debure, 1823; 2 vol. in-32.
- Collection de M. Lucien Gougy.
- Les Classiques en miniature. — Paris, Roux-Dufort, 1824-1828; 34 vol. in-48.
- Collections de Mme Robert Linzeler et de M. Henri de Suivre.
- Impression microscopique, tirée des Fables de La Fontaine. — Paris, Roux-Dufort, 1824-1828. Collections de Mme Robert Linzeler et de M. Henri de Saivre.
- Maximes et réflexions morales de la Rochefoucauld. — Paris, Didot le jeune, 1827; in-64. Collection de Mme Robert Linzeler.
- La Chasse, poème par le comte de Chevigné. —Paris, Didot, 1828; grand in-8°,
- figures d Adam. Collection de M. Lucien Gougy.
- Collection des Classiques français. — Paris, Dufour, imprimerie de Didot, 1828 ; 2 vol. in-8°.
- Impression en caractères minuscules.
- Collection de M. Henri Masson.
- Quinti Horatii Flacci Opéra omnia. — Paris, A. Mesnier, 1828; in-48.
- Collection de Mme Robert Linzeler.
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- Les Orientales, par Victor Hugo. — Paris. Gosselin, 1829;
- Edition originale,
- Collection de M. Edouard Rouveyre,
- in-8°.
- Titre-frontispice de Notre-Dame de Paris.
- Paris, Renduel, 1833. — Composition de Célestin Nanteuil.
- Collection de 31. Paul Meunce.
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- Coûtes d’Espagne et d’Italie, par Alfred de Musset. — Paris, Levasseur et Canel, 1830 ; in-8°. Collection de M. Edouard Rouveyre.
- Edition originale.
- Le Sylphe, poésies par Ch. Dovalle. —Paris, Ladvocat, 1830; grand in-8°.
- Edition originale.
- Collection de M. Lucien Gougy.
- Alphabet et premier livre de lecture publié par Hachette et F. Didot. — Patds, octobre 1831, in-12. Collection de Mme René Fouret.
- Marion Delorme, drame par Victor Hugo. — Paris, Eug. Renduel, 1831; in-8°.
- Collection de M. Paul Meurice.
- Notre-Dame de Paris, par Victor Hugo. — Paids, Gosselin, 1831; 2 vol. in-8°.
- Collection de M. Paid Meurice.
- Poésies des quinzième et seizième siècles, publiées d’après les éditions gothiques et les manuscrits. — Paris, Sylvestre, 1832; in-8° goth.
- Collection de M. Edouard Rouveyre.
- Le dernier Jour d’un Condamné, par Victor Hugo. — Paris, Eug. Renduel, 1832; in-8°.
- Première édition complète.
- Collection de M. Paul Meurice.
- Lucrèce Borgia, drame par Victor Hugo. — Paris, Eug. Renduel, 1833; in-8°.
- Collection de M. Paid Meurice.
- Quatre frontispices pour les Œuvres de Victor Hugo, et Portrait du poète en
- deux états. Collection de M. Paid Meurice.
- Almanach des villes et campagnes pour 1833, par Michel Sincère. —Paris, Hachette, 1833 ; in-12. Collection de Mme René Fouret.
- Les Demandes du roi Charles VI. —Paris, Crapelet, 1833; grand in-8°.
- Collection de M. Edouard Rouveyre.
- Eugénie Grandet, par Honoré de Balzac.—Paris, Werdet, 1834; in-8°.
- Collection de M. Lucien Gougy.
- Œuvres complètes de Béranger, ornées de 104 vignettes. — Paris, Perrotin, 1834;
- 4 VOl. in-8°. Collection de M. Edouard Rouveyre.
- Histoire de Gil Blas de Santillane, par Lesage. Vignettes de J. Gigoux. — Paris, Paulin, 1835; grand in-8°. Collection de M. Lucien Gougy.
- Œuvres de Molière. —Paris, Paulin, 1835-1836; 2 vol. grand in-8°, vignettes de Tony Johannot. (Ibid.)
- La Picardie, par Charles Nodier et le baron Taylor. — Paris, Firmin-Didot, 1835-1845; 3 VOl. in-folio, planches lithographiées. Collection de M. Théophile Belin.
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- Le Chemin le plus court, par Alphonse Karr. — Paris. 1836; 2 vol. in-8°.
- Collection de M. E. Ligon.
- La Seine et ses bords, par Charles Nodier. — Patois, imprimerie d’Ad. Everat,
- 1836; in-8°, figures sur bois. Collection de M. Henri Masson.
- Les Arts au moyen-âge, par du Sommerard. — Paris, Techener, 1838-1846; o vol.
- in-folio. Collection de M. Théophile Belin.
- Balzac illustré. La Peau de chagrin. — Paris, Delloye, 1838; grand in-8°, figures
- en taille-douce. Collection de M. Lucien Gougy.
- La Comédie de la mort, par Théophile Gautier. — Paris, Desessarts, 1838; in-8°.
- Edition originale.
- Collection de M. Lucien Gougg.
- Fables de Florian, illustrées par Victor Adam. — Paris, Delloye, 1838; in-8°.
- Collection de Mme veuve Foulard.
- Les Fables de La Fontaine, illustrées par J.-J. Grandville. — Paris, Fournier, 1838;
- 2 vol. in-8°, figures sur bois. Collection de M. Lucien Gougy.
- Livre de Mariage. — Paris, Curmer, 1838; in-12, figures de Meissonier.
- Collection de M. Gustave Rouveyre.
- Paul et Virginie, par Bernardin de Saint-Pierre. — Paris, Curmer, 1838; grand in-8°, figures sur bois. Collection de il/me veuve Foulard.
- Les Cent et un Robert Macaire, par H. Daumier et Ch. Philipon. — Paris, Aubert, 1839; 2 vol. in-4°, figures lithographiées. Collection de M. Lucien Gougy.
- Histoire de Napoléon, par M. de Norvins. — Paris, Fume, 1839; grand in-8°, figures de Raffet. {ibid.)
- Versailles ancien et moderne, par le comte Alex, de Laborde. — Paris, Gavard, 1839; grand in-8°. {ibid.)
- Les Anglais peints par eux-mêmes, par Emile de la Bédollière. — Paris, Curmer, 1840; 2 vol. in-4°. Collection de M. J. Gastinger.
- Histoire de l’Empereur Napoléon, par Laurent de l’Ardèche. — Paris, Dubochet, 1840; grand in-8°, illustrations d’Horace Vernet. Collection de m. j. Gastinger.
- Keepsake de l’Art en province. — Moulins, imprimerie de P-A. Desrosiers, 1840-1841 ; 2 vol. in-8°. Collection de M. Gustave Rouveyre.
- Les Mille et une Nuits. Contes arabes, traduits par Galland. — Paris, Bourdin, 1840; 3 vol. grand in-8°, figures sur bois. Collection de M. Lucien Gougy.
- Dictionnaire universel d’Histoire et de Géographie, par Bouillet.— Paris, Hachette, 1841 ; grand in-8°. Collection de Mme René Fourel.
- L’Ane mort, par Jules Janin. — Paris, E. Bourdin, 1842; grand in-8°, illustrations de Tony Johannot. Collection de M. Lucien Gougy.
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- Le Diable boiteux, par Lesage. — Paris, E. Bourdin, 1842; grand in-8°, figures
- Sur bois. Collection de M. Lucien Gougy.
- Le Jardin des plantes. —Paris, Curmer, 1842; 2 vol. grand in-8°, figures. (ibid.)
- Mémorial de Sainte-Hélène, par le comte de Las Cases. — Paris, Bourdin, 1842; 2 vol. grand in-8°, figures sur bois. (Ibid.)
- Musée ou Magasin comique de Philipon. — Paris, Aubert, 1842; 2 vol. in-4°, figures sur bois. (ibid.)
- Napoléon en Egypte, par Barthélemy et Méry. — Paris, Perrotin, 1842; grand in-8°, figures sur bois. (ibid.)
- La Pléiade. — Paris, Curmer, 1842; petit in-8°, front, à l’eau-forte et vignettes sur bois, (ibid.)
- Chants et Chansons populaires de la Frange. — Paris, Delloye, 1843; 3 vol. grand in-8°, figures sur acier. (ibid.)
- Contes du temps passé, par Charles Perrault. — Paris, Curmer, 1843; grand in-8°, illustration et texte gravés en taille-douce, (ibid.)
- La Normandie, par Jules Janin. — Paris, E. Bourdin, 1843; grand in-8°, figures sur bois et sur acier, (ibid.)
- Voyage où il vous plaira, par Tony Johannot, Alfred de Musset et P. J. Stahl. — Paris, Helzel, 1843; grand in-8°, figures sur bois, (ibid.)
- Les Étrangers a Paris. —Paris, Ch. Warée, 1844; grand in-8°, figures sur bois.
- Collection de M. Lucien Gougy.
- Journal de l’Expédition des portes de fer, rédigé par Charles Nodier. — Paris, imprimerie royale, 1844; grand in-8°, figures et vignettes sur bois d’après
- Ralfet. Collection de M. Georges Cain.
- Les Mystères de Paris, par Eugène Sue. — Paris, Gosselin, 1844; 3 vol. grand in-8°, illustrations sur bois et sur acier. Collection de M. Lucien Gougy.
- Notre-Dame de Paris, par Victor Hugo. Edition illustrée. — Paris, Perrotin et Garnier, 1844, in-8°. Collection de M. Paul Meurice.
- 'Les Rues de Paris, par Louis Lurine. — Paris, Kugelmann, 1844; 2 vol. grand in-8°, figures sur bois. Collection de M. Lucien Gougy.
- Les Beautés de l’Opéra. — Paris, Soulié, 1845; in-4ù, figures sur bois et portraits sur acier, (ibid.)
- Cent proverbes, par Grandville. — Paris, H. Fournier, 1845; in-8°, figures sur bois.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Le Diable a Paris. Texte par Georges Sand, Balzac, Eug. Sue, etc. Illustrations de Gavarni et Bertall. — Paris, Hetzel, 1845-1846; 2 vol. grand in-8°.
- Collection de M. J. Gastinger.
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- Le Juif errant, par Eugène Sue. Illustrations de Gavarni. — Paris, Paulin, 1845 4 vol. grand in-8°. Collection de M. Lucien Gougy.
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- Chants et Chansons populaires de la France. Paris, Delloye, 1S43. — Vignettes de Meissonier.
- Collection de M. Lucien Gougy.
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- Julie ou la nouvelle Héloïse, par J.-J. Rousseau. — Paris, Barbier. 1845; 2 vol. grand in-8°. {ibid.)
- Pierre Saintive, par Louis Yeuillot. — Tours, Marne, 1845; in-8°.
- Collection de MM. Marne et fils.
- 206 LES PORTES DE FER.
- A quatre heures la première division arrive à l’Oued - Dahad. L’industrieux soldat, formé par quatre campagnes en Afrique, déploie la plus ingénieuse activité pour organiser le campement*, et la troupe, peu fatiguée, prend gaiement son bivouac.
- Le lundi 2 1 octobre, à six heures, par un temps superbe, la première division quitte fOued-Dahad; elle s’élève, en suivant la rive gauche de l’Oued-Bagalieth, jusqu’à Kasbaïte (les monts de la Table).
- Une halte d’une heure repose le soldat; quelques Kabyles, attirés par le bruit des clairons, se montrent sur les âpres rochers qui dominent notre position, nous observent avec une curiosité sauvage et inquiète, puis disparaissent tout à coup.
- Journal de l’Expédition des portes de fer.
- Paris, imprimerie royale, 1844. — Vignette de Rafîet.
- Collection de M. Georges Cain.
- Scènes de la vie privée des Animaux. — Paris, Hetzel, 1845; 2 vol. grand in-8°, figures sur bois. Collection de M. Lucien Gougy.
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- Werther, par Gœtlie. — Paris, Hetzel, 1845; grand in-8°, eaux-fortes de Tony
- Johannot. Collection de M. J. Gastinger.
- Carmen, par Prosper Mérimée. — Paris, Michel Lévy, 1846; in-8°.
- EJition originale.
- Collection de M. Gustave Rouveyre.
- Paris comique. 20 planches en couleurs par Gavarni, Daumier, etc. — Paris, Aubert, S. cl., grand in-8°. Collection de M. J. Gastinger.
- Paris a table, par Britïault. — Paris marié, par de Balzac. — Paris, Hetzel, 1846;
- 2 vol. in-8°, figures. Collection de M. Lucien Gougy.
- Voyages en zigzag, par B. Tôpffer. — Paris, Dabochet, 4846; grand in-8°, figures sur bois. {ibid.)
- Voyage en France, par Mrae Amable Tastu. — Tours, Marne, 1846; grand in-8°.
- Collection de MM. Marne et fils.
- Les Fleurs animées, par J.-J. Grandville. — Paris, G. cle Gonet, 1847; grand in-8°, figures sur acier. Collection de M. Lucien Gougy.
- Don Quichotte de la Manche, par M. de Cervantes Saavedra. Illustré par J.-J. Grand-ville. — Tours, A. Marne, 1848; 2 vol. in-8°. Collection de MM. Marne et fils.
- Mendez Pinto, par M. Candau. — Tours, Marne, 4848; in-8°.
- Collection de MM. Marne et fils.
- Fables de La Fontaine. — Paris, Laurent et Deberny, 4850; in-64.
- Collection de il/me Robert Linzeler.
- Perles et parures. Fantaisie par Gavarni. Texte par Méry. — Paris, G. de Gonet, 1850; grand ill-8°, figures sur acier. Collection de M. Lucien Gougy.
- Voyage autour de mon jardin, par Alphonse Karr. — Paris, Curmer, 1851; in-8°,
- figures. Collection de M. Gustave Rouveyre.
- Collection Blanchard. Les « Nains célèbres », par d’Albanès et Fath. — Le « Royaume des Roses », par A. Houssaye. — « Grandeur et décadence d’une serinette », par Champfleury. — « Histoire d’un pion », par Alph. Ivarr. — Contes des fées, par Perrault. — Les « Fées de la mer », par Alph. Karr. — Paris, Blanchard, 1854-1857; 6 vol. in-8“, figures sur bois.
- Collection de M. Lucien Gougy.
- Paul et Virginie, par Bernardin de Saint-Pierre. — Paris, Lecou, s. d. (4852), grand in-8°. {ibid.)
- Werther, par Goethe. —Paris, Lecou, s. d. (1852), grand in-8°. {ibid.)
- Marques typographiques, par L.-C. Silvestre. — Paris, Potier, 1853-4867; 2 vol.
- in-8°. Collection de Mme Henri Belin.
- Œuvres de Louise Labé. — Pains, imprimerie Simon Bacon, 1853; in-8°.
- Collection de M. Rouveyre.
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- Saint François d’Assises et les franciscains, par F. Morin. —Paris, Hachette, 1853;
- in-18. Collection de Mme René Fouret.
- Les Métamorphoses du jour, par Grandville. — Paris, Bavard, 1854; grand in-8°, figures sur bois. Collection de M. Lucien Gougy.
- Les Contes drolatiques, par le sieur de Balzac. Cinquiesme édition. — Paris, ez bureaux de la Société, 1855; petit in-8°, illustrations de Gustave Doré.
- Collection de M. Henri Masson.
- Les Eglises et monastères de Paris, par H. Bordier. —Paris, Aubry, 1855; petit
- in-8°. Collection de Mme veuve Foulard.
- Vert-Vert, par Gresset. — Paris, Laurent et Deberny, 1855; in-64. .
- Collection de Mme Robert Linzeler.
- Les Arts somptuaires, par Charles Louandre. — Paris, Hangard-Maugé, 1857 ; 4 vol. in-4°. Collection de M. Théophile Relin.
- Lettres de piété écrites à la sœur Cornuau, par J.-B. Bossuet. — Paris, Techener, 185/ ; 2 vol. in-16. Collection de M. Lucien Gougy.
- De Imitatione Christi, libri IV. —Paris, Ed. Tross, 1858; in-64.
- Collection de 7l/me Robert Linzeler.
- Les Maximes de Saint Ignace. — Le Mans, Déballais, 1859; in-64. (Ibid.)
- La Dajie de Bourdon, par Mary-Lafon. Dessins de E. Morin. — Paris, librairie nouvelle, 1860 ; petit in-8n carré. Collection de M. Lucien Gougy.
- Les Saints Evangiles, illustrés par Bida. — Paris, Hachette, 1860; in-folio.
- Collection de Mme René Fouret.
- Les Contes rémois, par le comte Louis de Chevigné. —Paris, Michel Lévy, 1861; petit in-8°, figures de Meissonier.
- Exemplaire sur parchemin.
- Collection de Mme la duchesse Louis de la Trémoille.
- Le Livre d’heures de la reine Anne de Bretagne. — Paris, Curmer, 1861 ; in-4°, planches chromolithographiques. Collection de M. Théophile Relin.
- Recueil de la Faïence française, dite de Henri II et Diane de Poitiers, par Carie Delange. — Pai'is, Delange, 1861 ; in-folio. Collection de M. Théophile Belin.
- Histoire artistique de la Porcelaine, par A. Jacquemart et Ed. le Blant. — Paris, Techener, 1862 ; in-4°, planches. Collection de m™ veuve Foulard.
- Les Contes de Perrault. — Paris, Hetzel, 1862; in-folio. Illustrations de Gustave
- Dore. Collection de Mme Henri Belin.
- Jocelyn, par Lamartine. — Paris, Pagnerre, 1862; grand in-8°.
- Collection de M. Lucien Gougy.
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- Roland furieux de l’Arioste. Traduction de Philipon de la Maclelaine. — Paris, Morizot, 1863; grand in-8°, figures sur bois.
- Collection de M. Lucien Gougy.
- Contes de Perrault. — Paris, Hetzel, 1862. — Composition de Gustave Doré, Collection de J/me Henri Belin.
- Œuvres complètes d’Alfred cîe Musset. — Paris, Charpentier, 1863; 10 vol. grand in-8°, illustrations de Rida.
- Edition dite des amis du poète.
- Collection de M. Henri Masson.
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- Œuvre de Jehan Fouquet. Heures de maistre Estieime Chevalier. — Paris, Car mer, 1866 ; 2 vol. in-4°, planches chromolithographiques.
- Collection de M. Jallefaux.
- CHAPITRE I
- GÉNÉALOGIE DE JÉSUS-CHRIST
- /ANGE ENVOYÉ A JOSEPH — NAISSANCE DE JÉSU5-CHR
- énéalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham.
- 2. Abraham engendra Isaac. Isaac engendra Jacob. Jacob engendra Juda et ses frères.
- 3. Juda engendra, de Thamar, Pharès et Zara. Phares engendra Esron. Esron engendra Aram.
- 4. Aram engendra Aminadab. Aminadab engendra Naasson. Naasson engendra Salmon.
- s. Salmon engendra Booz, de Rahab. Booz engendra Obed, de Ruth. Obed engendra Jessé. Jessé engendra David, le roi.
- 6. Le roi David engendra Salomon, de celle qui avoit été femme d’Urie.
- 7. Salomon engendra Roboam. Roboam engendra Abias. Abias engendra Asa.
- 8. Asa engendra Josaphat. Josaphat engendra Joram. Joram engendra Ozias.
- 9. Ozias engendra Joatham. Joatham engendra Achaz. Achaz engendra Ézéchias.
- 10. Ézéchias engendra Manassès. Manassès engendra Amon. Amon engendra Josias.
- Les Saints Evangiles. — Paris, Hachette, 1873. — Composition de Bkla. Collection de Mme René Fouret.
- Th. Gautier. Le capitaine Fracasse. — Paris, Charpentier, 1866; grand in-8°, illustrations de Gustave Doré. Collection de M. Lucien Gong;/.
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- Les Saints Evangiles. — Paris, Hachette, 1873; in-folio. Illustrations de Bida.
- Collection de ll/mc René Fonret.
- Les Contes rémois, par le comte de Chevigné. — Épernay, Bonnedame, 1875; in-32.
- Edition miniature.
- Collection de il/. Lucien Layus.
- Traité de la forme et devis comme ont faict les Tournois, par Olivier de la Marche, mis en ordre par Bernard Prost. — Paris, A. Barraud, 1878; grand in-8°, planches coloriées. Collection de il/. J. Gaslinger.
- Paul et Virginie, par Bernardin de Saint-Pierre. — Paris, Liseux, 1879 ; in-16. Illustrations de Paul Avril.
- Impression à l'encre verte.
- Collection de il/me Barguillet.
- L’Opéra secret au dix-huitième siècle, par Ad. Jullien. — Paris, Rouveyre, 1879; in-8°. {ibid.)
- Exemplaire sur parchemin.
- La Ville et la Cour au dix-huitième siècle, par Ad. Jullien. — Paris, Rouveyre, 1879 ; in-8°. {ibid.)
- Exemplaire sur papier vélin rose.
- La Comédie et la Galanterie au dix-huitième siècle, par Ad. Jullien. — Paris, Rouveyre, 1880; in-8°. {ibid.)
- Exemplaire sur papier vélin bleu.
- Vie du comte de Hoym, par le baron J. Pichon. — Paris, Société des bibliophiles fraîiçois, 1880; 2 vol. in-8°. Collection de M. Lucien Gougy.
- Les Cigognes, légende racontée par Alphonse Daudet. — Paris, Giraud, 1883 ; in-4°, illustrations de G. Jundt. {ibid.)
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- LES LIVRES ILLUSTRÉS AU XIXe SIÈCLE
- L’usage d’illustrer les livres sur les marges est très ancien ; on sait le soin que mettaient les imagiers et les enlumineurs à orner, avec une profusion de couleurs rehaussées d’or et d’argent, les naïves scènes de la vie qu’ils retraçaient dans les textes des légendes saintes, des prouesses d’amour et de guerre des chevaliers, et les fleurs si finement détaillées au pinceau, dont les livres d’heures et de piété comportaient l’emploi.
- Au quinzième et au seizième siècle, avec l’imprimerie et les gravures sur bois, les beaux livres d’heures acquirent une grande renommée, et une réputation nullement usurpée.
- Les siècles suivants ne furent pas inférieurs aux premières périodes de l’imprimerie : les gravures sur cuivre et sur métal, les dessins des artistes, étaient poussés à un point extrême, et l’eau-forte donnait sa gamme de tonalités si surprenantes chez Durer et Rembrandt.
- Le dix-neuvième siècle n’aura rien à envier aux siècles passés, et si ses débuts ne furent pas féconds en livres illustrés avec soin et avec goût, — en laissant de côté ces gravures sur cuivre et sur acier, bien exécutées, il est vrai, mais dont la banalité de composition est désespérante, — avec la renaissance de la gravure sur bois, les artistes intelligents, observateurs, ont conquis une grande place dans l’ornementation du livre. La vie s’est intimement liée au texte avec les spirituelles vignettes de l’époque romantique, si largement prodiguées dans les publications de luxe comme dans les autres. Les ouvrages illustrés de cette phase éphémère d’art, de ce symbole gothique si bizarrement exprimé, ont souvent un cachet à part et qui est appréciable.
- Et plus tard, le bois se prête à toutes les fantaisies, à l’humour le plus invraisemblable de l’artiste. Peut-on oublier, lorsqu’on les a vues, ces scènes d’Espagne, si extraordinairement interprétées par Gustave Doré ?
- Les tendances du goût moderne ont accentué l’illustration variée, et les procédés de coloration, appliqués soit mécaniquement, soit au patron, ont permis de la transformer. La chromolithographie d’abord, la zincographie, l’héliographie et l’impression chromotypographique ont fait avancer l’art dans la décoration du livre.
- Une exigence s’est manifestée sous une forme spéciale, absolument propre à notre époque. Les bibliophiles de la fin du dix-neuvième siècle sont préoccupés par le désir d’avoir des exemplaires uniques. Quelques auteurs, et aussi quelques
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- amateurs, veulent avoir un exemplaire spécial, soit de leur oeuvre, soit de celles de leur auteur préféré. Au sujet de ces exemplaires uniques, M. Jules Claretie a publié, dans la Gazette des Beaux-Arts, une intéressante étude relative à L’Affaire Clemenceau, peinte et illustrée.
- Un amateur passionné de l’art a eu envie de posséder un La Fontaine incomparable, en donnant à traduire l’immortel fabuliste à nos meilleurs aquarellistes. Ce La Fontaine, ainsi illustré, est une œuvre sans prix dans son ensemble. Parmi les cent soixante-dix-sept aquarelles qui en forment l’illustration, il en est de plus heureuses les unes que les autres, mais aucune n’est mauvaise, aucune ne fait tache. L’esprit du bonhomme La Fontaine, ses merveilleux petits tableaux nous frappent tous individuellement, d’ailleurs, d’une façon différente, et, quand notre pensée n’est pas d’accord avec la traduction de l’artiste, qui pourrait dire celui de nous deux qui a saisi le mieux l’idée du fabuliste ? D’autre part, ce que donne la plume ne peut pas toujours être rendu avec la même justesse et la même grâce par le pinceau ; la réciproque est également vraie.
- Volumes ornés cTillustrations originales.
- L’Armée française, types et uniformes par Edouard Détaillé. Texte par Jules Richard. — Paris, Boussod et Valadon, 1885-1889; 2 vol. in-folio.
- Exemplaire orné d’une aquarelle originale de Détaillé sur le faux-titre.
- Collection de M. Georges Cain.
- L’arré Constantin, par Ludovic Halévy. —Paris, Boussod et Valadon, 1887 ; in-4°, figures de Madeleine Lemaire.
- Exemplaire orné d'une aquarelle originale de Madeleine Lemaire sur le faux-titre.
- Collection de M. Georges Gain.
- Le Disciple, par Paul Bourget. — Paris, A. Lemerre, 1889; in-12.
- Exemplaire orné d’illustrations dans les marges par Camille Bourget.
- Collection de M. Roger Galichon.
- Notre-Dame de Paris, par Victor Hugo. — Paris, Testard, 1889 ; 2 vol. in-4°.
- Exemplaire orné d’un dessin original d’Olivier Mcrson.
- Collection de M. Georges Cain.
- Dix dessins originaux par Daumier, Daubigny, Français, Gérôme, Lami, Lewis-Brown, Monnier, Rosa Bonheur, pour illustrer les Fables de La Fontaine.
- Collection de M. le baron de Boissieu.
- Œuvres de Pierre Loti. — Paris, Calmann-Lévy et A. Le Vasseur et C'e.
- Exemplaire orné d’une aquarelle originale de G. Bourgain sur le faux-titre.
- Collection de M. Lucien Layus.
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- EX-LIBRIS
- L’ex-libris est, plus que jamais, en faveur auprès des amateurs de livres : tout
- collectionneur veut avoir sa marque personnelle. L’ex-libris a remplacé, sur la garde intérieure, les armes, chiffres ou monogrammes, que les doreurs poussaient sur les plats de la reliure; quelques artistes de talent ont su l’interpréter fort gracieusement.
- Il y aurait même, à prendre les ex-libris par groupes, une curieuse étude d’esthétique à poursuivre ; en effet, en cela, comme dans le mobilier et le costume, on a, de toutes les époques, sacrifié à la mode du jour. Après les ex-libris, genre inscriptions et marques de libraires, sont venues les rigides figures héraldiques du dix-septième siècle; celles-ci ont tout particulièrement persisté pendant le siècle suivaut, qui les a faites plus sveltes et plus légères.
- Elles se sont transformées, à la fin du dix-huitième siècle et au commen-
- Dix-septième siècle.
- Dix-huitième siècle.
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- Dix-huitième siècle.
- cernent du dix-neuvième, en motifs classiques, archaïques, sans aucun sentiment d’art.
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- Au milieu de la quantité d’ex-libris créés pendant le dix-neuvième siècle, se rencontrent de vulgaires compositions de monogrammes et de plates reproductions d’enseignes, d’armoiries, d’emblèmes et de devises empruntés aux siècles passés.
- Les estampilles ou cachets, qui se trouvent sur les titres ou dans l’intérieur du volume à des pages déterminées, sont une marque de possession et de propriété que les communautés religieuses et les grandes bibliothèques d’association y faisaient appliquer. Cet usage ne remonte guère au delà du milieu du dix-septième
- siècle, et, si parfois ce cachet détériore ou macule la page où il est appliqué, il n’en est pas moins utile. Il est de ces cachets dont la composition et le dessin sont
- curieux et faits avec goût, mais en général ils étaient trop chargés en lettres et en ornements : les plus simples sont les meilleurs.
- La plupart du temps, les ex-libris sont des blasons, monogrammes ou allégories
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- appliqués soit à l’intérieur, soit à l’extérieur d’un volume afin d’en affirmer la propriété. L’ex-libris est donc un signe de propriété ; c’est aussi parfois un souvenir touchant, quelquefois encore une sorte de marque pieuse dont il faut deviner le sens religieux, et, le plus souvent, un indice de la vanité du propriétaire d’une bibliothèque nombreuse et choisie dont on veut constater l’existence.
- De tout temps, les nations et les individus ont adopté, pour se faire reconnaître, des signes, des images, des symboles : de là les enseignes, les armoiries, les emblèmes et devises.
- Collection de 14 Ex-libris révolutionnaires, à recouvrements, fin du dix-huitième siècle.
- Collection de M. Léon Gvuel.
- Collection de 85 Ex-libris anciens et modernes.
- *
- Collection de M, A. Saffroy,
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- ÉDITIONS MUSICALES
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- PREMIER PSAUTIER IMPRIMÉ EN FRANCE Pai’is, Gering, au Soleil d'Or, 1494.
- Les premières éditions musicales sont contemporaines de l’invention de l’imprimerie. En France, le premier psautier avec plain-chant noté est imprimé à Paris par Gering, en 1494.
- Fac-similé du Premier Psautier imprimé en France. — Paris, Gering, au Soleil d'Or, 1494.
- Avant cette époque la musique notée est entre les mains des moines, qui la reproduisent dans des manuscrits sur vélin souvent ornés de magnifiques enluminures. L’emploi des livres de plain - chant manuscrit se prolonge jusqu’à la fin du dix-huitième siècle.
- Axtipiionaire avec miniature. — Dix-huitième siècle.
- Collection de M. l'abbé Gounelle.
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- Antiphonaire : manuscrit sur vélin. — Fin du quinzième siècle.
- Collection de M. Théophile Belin.
- Antiphonaire à l’usage de Senlis. — Dix-huitième siècle.
- Collection de M. Henri Masson.
- Les premiers poinçons pour l’impression de la musique sont gravés en 1525, par Pierre Hautin, fondeur et imprimeur parisien.
- Les premières éditions de musique profane datent de cette époque :
- Recueil de chansons tant musicales que rurales. — Rouen, 1572.
- Collection de M. le Duc de la Trémoille. *
- Dès lors, les impressions en taille-douce et en typographie sont employées concurremment, jusqu’à l’invention de la lithographie.
- Le dix-septième et le dix-huitième siècle produisent de belles éditions en taille-douce, ornées pour la plupart de gracieuses vignettes sur les titres :
- Le Palais de Flore. Ballet dansé à Trianon. — Janvier 1689.
- Collection de Mlle Berthe Brunswick.
- Les FeSTES GALANTES. 1698. Collection de M. Malherbe.
- Les Amours des Dieux, {ibki.)
- Alcine. Tragédie mise en musique par Campra. Partition gravée par de Baussen. — PüriS, 1/05. Collection de M. Henry Lemoine.
- Iphigénie en Tauride. Tragédie, musique de Desmarets et Campra. — Paris, Christophe Ballard, 1711. (Ibid.)
- Les fêtes de l’Amour *et de Bacchus. Pastorale, premier opéra de Lulli. —Paris, Christophe Ballard, 1717. {Ibid.)
- The Adieu TO THE SpRING-GaRDENS. — Gravelot, 1735. Collection de M. Grand-Cartcret. Théâtre de M. Favart, 1743. Collection de Mlle Berthe Brunswick.
- Platée. Comédie-ballet, musique de Rameau. Collection de m. Henry Lemoine. Fragments LYRIQUES, 1749. Collection de M. Georges Hartmann.
- Eléments DE MUSIQUE DE Rameau. — Paris, 1752. Collection de M. Henry Lemoine.
- Le Médecin de l’Amour. Opéra-comique, 1758. Collection de M"® Berthe Brunswick. Théorie et pratique de la musique. — Paris, 1764-1786.
- Collection de M. Henry Lemoine.
- Rose et Colas, 1764. Collection de Mlle Berthe Brunswick.
- Les Caprices de l’Amour (de Marteau) . Collection de M. Malherbe.
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- Titres des Pièces de clavecin (Lancret). Collection de m. Malherbe.
- Gravures pour les Chansons de Laborde (Moreau le Jeune).
- Collection de M. Henry Lemoine.
- Vieux RECUEIL DE MADRIGAUX sur des airs anciens. Collection de 3/iu Berthe Brunswick.
- L’Olympiade, de Sacchini, 1777. Collection de M^ Berthe Brunswick.
- Frontispice du Dictionnaire DE MUSIQUE
- (N. Cochin), 1782.
- Collection de M. Georges Hartmann.
- Feuilles de Terpsichore (Cousineau père et fils. — Le Roy aîné), 1783.
- Collection de M. Malherbe.
- Concerto de violon (N. Cochin).
- Collection de M. Georges Hartmann.
- Titres des quatre Tomes d’un Livre de musique (Le Clerc et Monnet). (Md.)
- Œuvres de Boccherini.
- (Ibid.)
- Poinsinet. Comédies lyriques, 1784.
- Collection de Mlle Brunswick.
- Journal de pièces de clavecin (Blanchon), 1734.
- Collection de M. Grand-Carleret.
- TITRE DE RECUEIL DE MUSIQUE Grave par Le Roy (vers 1783).
- Collection de M. Malherbe.
- PÉNÉLOPE, de Piccini, 1783. Collection de Mn° Berthe Brunswick.
- La Révolution et l’Empire n’innovent rien en matière d’édition musicale. Les sujets gracieux qui ornent les publications du dix-huitième siècle se transforment en écussons ou emblèmes révolutionnaires et font place ensuite aux vignettes militaires et patriotiques :
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- Six quatuors de Viqtti, avec écusson révolutionnaire (Ribière).
- Collection de M. Grand-Carter et.
- Six sonates dédiées a la Reine de Prusse, par Steibelt. {ibid.) Six sonates de Pleyel. {ibid.)
- « L’Art du violon », par J.-B. Cartier, 1798. {ibid.)
- TITRE DE MUSIQUE, GRAVÉ PAR CIIOFFARD (ÉPOQUE DU CONSULAT) Collection de M. Georges Hartmann.
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- La. CAVERNE. Collection de M. Malherbe.
- Premier Pot-Pourri. [Md.)
- Caprices ou études de violon. {ibid.)
- Grande sonate dédiée à la citoyenne Bonaparte. Collection de M. Georges Hartmann, Trois QUATUORS POUR DEUX VIOLONS. Collection de M. Malherbe.
- Quatuor de Haydn. (ibid.)
- Donskala, air cosaque. {Ibid.)
- Trois SONATES DE NaDERMANN. Collection de M. Grand-Carterct.
- Six quatuors de Krommer. {ibid.)
- Œuvre sérieuse et posthume de Dussek. {ibid.)
- Bataille d’Austerlitz. Collection de m. Malherbe.
- Recueil de vieilles chansons, avec calendrier. — Lille, 4806.
- Collection de MIle Berthe Brunswick.
- « Le Ménestrel », journal de chant. Première année. Collection de m. Gmnd-Carteret.
- Romances mises en musique par S. M. la Reine Hortense, et dédiées au Prince Eugène, avec dédicace autographe de la Reine, 4814.
- Collection de M. Gaston Calmelle.
- Sous la Restauration, Richomme, graveur du Roi, publie en un volume divers spécimens de tous les types de gravures en taille-douce qu’il offre à sa clientèle. Ce document donne une idée complète de ce qu’était la gravure de la musique à cette époque :
- Spécimens de gravures de musique, par Richomme père, graveur du Roi, 1849.
- Collection de M. Malherbe.
- C’est de la Restauration que date l’emploi usuel de la lithographie pour l’im-ja, pression de la musique :
- Chansons nouvelles. Collection de M. le Duc de la Tre'moille.
- Fantaisie sur le clair de la Lune. Collection de M. Grand-Carteret.
- Fantaisie, par Louis Maresse. {ibid.)
- Polonaise favorite, d’Ojinsky. {ibid.)
- La PROMENADE SUR L’EAU. {Ibid.)
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- La Dame Blanche, par P. Lafont. Méthode de chant, par Garaudé.
- Collection de M. Grand-Car ter et.
- Collection de M. Grand-Carlerel.
- La période Romantique donne un nouvel essor à la lithographie, qui, jusqu’à nos jours, ne sera plus abandonnée pour les titres de morceaux détachés, les chansons et les romances. Des artistes de valeur n’ont pas dédaigné de signer l’illustration de ces publications :
- Fantaisies musicales
- de F. Schubert.
- Collection de M. Grand-Carterct.
- Quatre romances : Ma mère. — Restons ici. — C’est un souvenir. — L’heure où chante
- LE ROSSIGNOL.
- {Ibid.)
- Récréations musicales de Henri Herz (Devéria). {Md.)
- La Fille du Contrebandier (Delacroix). Collection de m. Lucien Layus.
- Quatre titres avec portraits : A. Dupont. — Tagliafico. — Mlle Marie Lavoye. —
- Rachel. Collection de M. Grand-Car ter et.
- Collection des ROMANCES d’Bipp. Monpou. Collection de M. Grand-Carteret.
- Nuits d’été a Pausilippe, par Donizetti. {Md.)
- Six mélodies caractéristiques, par Ed. Wolff. {Md.)
- « Manuel DES Guitaristes », de Roemllild. Collection de M. Georges Hartmann.
- TITRE DE MUSIQUE LITHOGRAPHIQUE (RESTAURATION) Collection de M. Grand-Carteret.
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- « Album de la Tour » (Leroux). Collection de M. Georges Hartmann.
- Napoléon. Quadrille militaire. Collection de 3/üe Berthe Brunswick.
- L’Arabe. Galop, (ibid.)
- Titre de musique : Avant la lettre (David).
- [Ibid.)
- Titre de musique : Avant la lettre (Célestin Nan-teuil). [ibui.)
- Masini. Recueil de romances avec illustrations en couleur.
- (Ibid.)
- Vignette de Delacroix pour une romance : La Fille du Contrebandier (Epoque romantique).
- Les Souvenirs du Pays (Y. Adam). Collection de m. Malherbe.
- Chansons de Béranger. Frêtillon. Vignette de Grandville.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Lettre écrite d’Alger (Grandville). Chansons de Béranger (Grandville). Si j’étais ange (Célestin Nanteuil). Le Paradis perdu (Célestin Nanteuil) Quel air se fait entendre? (Raffet).
- Le Gentil Soldat (Bellangé). [ibid.) Les Marionnettes (Charlet). [ibid.) Le Vin a 4 sous (Charlet). [ibid.) Polka de la Chaumière (Coindre).
- [Ibid.)
- Le Juif (Daumier). [ibid.)
- Collection d’ariettes et duos (David). [Ibid.)
- Le Faux Ermite (Devéria). [ibid.) La Voix tendre (Devéria). [ibid.) Guerre aux animaux, [ibid.)
- Au bord de la fontaine (Gavarni).
- [Ibid.)
- Une scène des Apennins (Gavarni).
- [Ibid.)
- Collection de M. Malherbe.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Collection de M. Malherbe.
- [Ibid.)
- [Ibid.)
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- Sois TOUJOURS MES SEULES AMOURS. Collection de JJ. Malherbe.
- Adressez-vous ici (Traviès). {ibki.)
- Titres de romances illustrées par divers artistes :
- Le Peintre véritarlement artiste. — Toujours seul. — Campagne de Jean-Jean. — Ma Taratière. — Silvio-Pellico. — Le Retour. — Les Diablotins. — La Poste.
- — Le Château rouge. — Alindor a la chaumière. — Le Nouveau Bélisaire. — Laissez venir le temps. — Je t’attends encore. — Je ne veux pas me consoler.
- — Oui, j’en suis sûre. — L’Amour fixé. — Le Départ du Guerrier. — L’Hospitalité. — Le Juif errant. — Les Aéronautes. — Le Cri Français. — Est-ce toi?
- — Il n’en faut qu’une. — Laissez-moi le pleurer. — La Villageoise.*— La Mode.
- — Marie. — Le Petit Porteur d’eau. — Si vous étiez mon frère. — Le Songe de Tartani. — Le Page de la Dame du Chatel. — Vous faites donc comme elle !
- — Le Pré-Catelan. — Le Vieillard de Salins.
- Collection de M. Malherbe.
- Les KoRIGANS, de Julia Mulheim (eau-forte). Collection de M. Grand-Carteret.
- Les Hommes d’armes de Geneviève de Brabant (Chéret). (Ibid.)
- Le Petit Faust, quadrille d’Arban (Stop). [Ibid.)
- Monsieur Bourgeois, de Gustave Nadaud (Cham). {Ibid.)
- Dame de cœur, de G. Lamothe (Grévin). çuid.)
- La Croix de ma mère, de Villebichot (Grévin). (Ibid.)
- Le Monde pour rire, de Lhuillier (Cham). (Uid.)
- Le Vertigo. Opérette de Hervé. — Epreuve unique avec corrections de l’auteur.
- Collection de M. Edouard Ronveyre.
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- RELIURE
- La grande fête internationale, qui vient de montrer au monde entier le génie de son industrie et sa vitalité commerciale, avait réuni, à côté des produits de fabrication nationale moderne, les documents historiques et techniques pouvant servir à l’étude des siècles passés. Le classement adopté était quelque peu déconcertant par sa nouveauté, car jusqu’ici on n’avait pas eu l’habitude de trouver la section rétrospective aussi intimement liée à chaque corps de métier; parti pris qu’aucune Exposition antérieure n’avait encore suivi.
- Le public, en général, a pu regretter l’ancienne classification, qui faisait défiler en bloc sous ses yeux toutes les richesses documentaires anciennes à quelque branche d’industrie qu’elles appartinssent; c’était alors une collection universelle d’objets d’art formant un musée complet, très attachant à parcourir, mais dans lequel le visiteur devait trouver lui-même et classer les documents qu’il cherchait; tandis que la classification nouvelle, appliquée à la section ancienne de l’Exposition universelle de 1900 s’adressait surtout, selon les classes où elle était représentée, aux visiteurs spéciaux de ces classes; et si l’ensemble présentait un aspect moins somptueux, et parfois un peu sévère par son classement méthodique, il donnait au connaisseur sérieux et avide de s’instruire la possibilité de faire des recherches et des études beaucoup plus approfondies.
- La reliure ancienne qui a figuré à la classe 13 de l’Exposition universelle de 1900 était surtout représentée par des documents, plutôt que par des objets dits uniquement de musée, attirant la masse du public par la richesse de la décoration ou par des provenances rares. Sans cependant exclure certaines pièces précieuses qu’on a pu admirer, ce n’était pas seulement de la curiosité pure. L’idée qui a présidé à la réunion des objets et à leur installation était avant tout d’instruire, d’initier les amateurs à de nombreux détails de fabrication et d’ornementation, en faisant passer sous leurs yeux, dans un ordre chronologique, les différentes époques qui ont marqué de leur originalité les phases diverses de notre industrie.
- Nous n’avons pu donner à cette manifestation toute l’étendue que nous aurions
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- désiré, puisqu’il nous a été impossible de sortir du caractère national qui nous était imposé par le règlement. L’étude aurait été beaucoup plus complète, s’il nous avait été permis de glaner dans les pays étrangers.
- En commençant par les origines, nous mentionnerons une collection de chartes sur parchemin, nous donnant des détails de reliures faites principalement pour les Chambres des comptes aux quatorzième, quinzième et seizième siècles. Nous citerons :
- GUILLAUME DESCHAMPS, qui est un de ceux dont se sont le plus occupés les bibliographes. 11 était relieur de la Chambre du roi Charles VI ; il fut autorisé par ce prince, en 1401, à fonder en compagnie de trois écrivains, un enlumineur, un libraire et un de ses confrères relieurs, une confrérie en l’église Saint-André des Arts sous l’invocation de Saint-Jean-Baptiste.
- Collection de M. Léon Grucl.
- Les noms des premiers artisans qui ont fait de la reliure avant la découverte de l’imprimerie, nous sont fournis par des chartes manuscrites que le temps nous a transmises et qui nous divulguent leurs travaux, presque toujours avec leur destination.
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- Fac-similé d’une charte de Renouf.
- Une charte nous indique RENOUF comme relieur de la Chambre des comptes de la ville de Caen en 1424.
- Collection de M. Léon Grael.
- GUILLE D’INGOUVILLE était, en 1426, libraire et relieur de la Chambre des comptes du roi Charles VIL [Ibid.)
- Un compte de reliaiges nous dit que JEHAN D’INGOUVILLE, en 1470, était également relieur de la Chambre des comptes du roi Louis XI à Paris, tjbid.)
- Enfin deux chartes, sensiblement postérieures à ces dernières, nous apprennent que JEHAN PREVOST, en 1574, et FERRAND LE FÈVRE, en 1581 et 1588, étaient tous deux relieurs de la Chambre des comptes du roi Henri III. [Ibid.)
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- En dehors des renseignements donnés par les chartes, il est fort difficile de connaître ceux qui à la fin du quinzième siècle et au commencement du seizième ont exercé le métier de relieur proprement dit, c’est-à-dire sans avoir été en même temps libraires, imprimeurs, enlumineurs ou parcheminiers, car à ces époques les relieurs, peu nombreux, étaient généralement mélangés avec les libraires et les imprimeurs. Ils n’ont réussi à former une corporation spéciale et distincte que par l’édit de Louis XIY en date du 7 septembre 1686, qui fixe les statuts de la nouvelle communauté. Les reliures antérieures à cette date, et qui portent dans leur décoration le nom de leurs auteurs, sont extrêmement rares à rencontrer; nous les appellerons les primitifs de la reliure, et nous en mentionnerons quelques-unes qui figuraient dans les vitrines de l’Exposition :
- ANDRÉ BOULE, qui a exercé de 1479 à 1530, et qui se plaçait sous la protection du martyre de saint Etienne; il décorait ses reliures au second plat avec cette scène et au premier avec le crucifiement. C’est un de ceux dont on retrouve le plus de reliures :
- Opus præclarissimum eximi. — 1489; in-4°.
- Reliure signée : ANDRÉ BOULE.
- Collection de 31. Léon Gruel.
- Liber religiosi patris fratris Murachi. — Venise, 1476 ; in-folio.
- Reliure en veau signée : GOHON.
- Collection de 31. Léon Gruel.
- Manipulus curatorum. — Paris, 1494; in-12.
- Veau brun estampé. Reliure signée : « JACOBUS GA-
- VET ME LIG A VIT ». Reliure enchaînée.
- Collection de 31. Léon Gruel.
- Venerabilis Domini Alberti magni postilla. — Cologne, 1471; in-folio.
- Peau de truie estampée, reliure enchaînée.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Au quinzième et au seizième siècle, la plupart des livres reliés dont se composaient les bibliothèques publiques étaient munies d’une chaîne en fer
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- adaptée au second plat de la reliure, de sorte que, pour consulter les ouvrages, on ne pouvait les déplacer que de la longueur de leur chaîne.
- Paul Lacroix, dans son ouvrage : les Arts au moyen âge, publié chez Didot
- TOMAS2.
- Reliure de R. Macé.
- en 1874, donne un fac-similé d’une gravure ancienne, représentant la bibliothèque de l’Université de Leyde, où tous les livres étaient encore enchaînés au dix-septième siècle. Cette coutume avait pour but d’empêcher les détournements, et elle fut encore en faveur jusqu’au milieu du dix-huitième siècle dans les églises, où on voyait les antiphonaires enchaînés au lutrin sur lequel ils étaient exposés.
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- Medicina. — Venise, 1507 ; in-8°.
- Reliure exécutée par Robinet Macé, patron de Christophe Piantin, à Caen, dont nous retrouvons des œuvres de 1507 à 1551. Couvert en veau, estampé à froid, portant au premier plat le couronnement de la Vierge encadré de cette devise : TOTA-PULCRA-ES-AMICA-MEA-ET-MACULA-NON-EST-IN-TE; et au second, la Salutation angélique et R. MACÉ.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Francisci Philelphi epistolæ. — Paris, 1508; in-8°.
- Veau estampé à froid, avec la marque et les chiffres de Denis Roce.
- Collection de la Bibliothèque communale d’Abbeville.
- Grammatica Nicolai Perotti. — Caen, 1508 ; in-8°.
- Veau estampé à froid avec la crucifixion et l’image de sainte Barbe.
- Collection de la Bibliothèque communale d'Abbeville.
- TeXTUS SEXTI DECRETALIUZ LIBRI ABSQZ OMNI MEDA PER BONIFACIUZ OCTAVU IN LuGDÜNESl
- cilio editi. — Paris, 1509; in-8°.
- Veau estampé à froid avec quatre miniatures au premier plat, représentant saint Jean l’Evangéliste, sainte Barbe, sainte Catherine, saint Nicolas; au second plat, mêlée à une bordure composée de feuillages et de légendes religieuses, se trouve une banderole sur laquelle on lit : PIERRE GRANT.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Heures à l’usage de Paris, sur vélin. — Paris, A. Verard, 1510; in-8\
- Décoration composée d’entrelacs dans le style des reliures faites pour Grolier.
- Collection de M. le marquis des Ligneris.
- Vêtus editio ecclesiastæ. —Parisiis, 1512; in-4°.
- Veau estampé à froid.
- Collection de la Bibliothèque communale de Laon.
- G. de Marra Sylvarum libri quatuor. — Paris, 1511-1513; in-8°.
- Ce volume est un des joyaux de l’Exposition, car il fut relié pour le roi Louis XII, et la reliure est décorée de son emblème, le porc-épic, des armes de France, de celles de Bretagne, de fleurs de lys et d’hermines.
- Collection de la Bibliothèque communale d'Abbeville.
- Aureum opus de veritate contritionis. — Paris, François Régnault, 1515; in-8°.
- Veau brun estampé à froid, portant dans la décoration le nom du relieur : J. PÉRARD.
- Collection de la Bibliothèque communale d’Abbeville.
- DlVINI ELOQU1I PRECONIS CELEBERIMI FRATRIS OLIVERII MAILLARD1 SeRMONES. — Paris,
- 1513; in-8°.
- Reliure veau estampé à froid. Décoration composée de chimères et d’animaux fantastiques, entourée de la devise suivante : « LEGAT PER MAN JACOBI CLERCE QUI PETIT A MALI S NUNC ET SEMPER PROTEGI PER MANUS DOMINE »
- Collection de M. Leon Gruel.
- Rosa Gallica, 1518; in-8°.
- Veau brun estampé à froid. Reliure souple en ferme de portefeuille.
- Collection de M. Léon Gruel.
- P. Ovidii Nasonis fastorum libre — Veiietiis, 1508; in-folio.
- Très curieuse reliure exécutée pour Marguerite d’Angoulême, reine de Navarre, sœur de FraiD cois Ier, connue sous le nom de Marguerite des Marguerites des princesses. La décoration
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- est composée de chiffres MA entrelacés placés au milieu de petits compartiments formés par une cordelière, le tout frappé en argent. Au centre se trouve une miniature peinte sur vélin, représentant : au milieu d’un champ semé de marguerites, un rocher devant lequel se trouve un Amour les yeux bandés, venant de lancer une flèche contre ce rocher qu'elle a traversé. Cette miniature est encadrée de filets entre lesquels on lit : DIEU GUIDERA NOTRE TOURMENTE.
- La même miniature se trouve peinte de nouveau sur la garde intérieure de la reliure, mais dans des proportions beaucoup plus importantes. Elle représente la marque de propriété, l’ex-libris, l’emblème que cette princesse avait adopté. Le tout est entouré de la devise grecque indiquée sur la miniature et qui signifie : La pluie, larme de Jupiter, {est) bienfait pour les fleurs printanières.
- Cette allégorie, en tenant compte de l’esprit du temps, peut s’expliquer ainsi : L’amour est tellement puissant qu'il perce les cœurs les plus rebelles et les plus durs, puisque de ses flèches il perce le roc, rien ne lui résiste; placé au milieu d’un champ de marguerites, il doit faire allusion à Marguerite qui ne resta pas inaccessible à l’amour.
- Cette reliure, exécutée spécialement pour Marguerite d’Angoulême dont elle porle le chiffre, est fort intéressante et la marque emblématique personnelle qui la complète en fait une pièce de haute curiosité.
- Collection de M. te marquis des Ligneris.
- Reliure exécutée pour Marguerite d’Angoulême, reine de Navarre.
- Testamenti novi totius arditio. — Luteciæ, 1523; petit in-12.
- Veau estampé : au premier plat, saint Michel terrassant le dragon; au deuxième plat, Belhsa bée au bain; au-dessous, on lit : JEHAN NORV1S.
- Collection de M. Léon Gruel.
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- Vitruvius. — 1523; in-12.
- Maroquin rouge aux armes de Marie Touchet, maîtresse de Charles IX. Provenance extrêmement rare.
- Collection de M. Ernest Petit.
- Plinii secundi epistolæ. — Parisiis, 1529; in-8°.
- Reliure estampée à froid dans laquelle se trouve mêlé le nom du relieur, JEHAN NORV1S.
- Collection de M. Léon Grnel.
- Horæ in laude beatiss Yirginis. — PatThisiis, 1531 ; in-8°.
- Chef-d'œuvre de Geofroy Tory, graveur à Bourges, dans la première moitié du seizième siècle. Ces grandes heures sont recouvertes de la riche décoration composée par cet artiste, à laquelle on a donné le nom de décoration du pot cassé. Marque parlante de ce maître (un toret de graveur placé dans un vase qu’il a traversé).
- Collection de M. Léon Gruel.
- Annæi Senecæ opera.— Bâle, 1531; in-folio.
- Armes de Guy III, Arbaleste, vicomte de Melun.
- Collection de la Bibliothèque communale d'Abbeville.
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- JEhgMCNORVtS
- Reliure de Jehan Norvis.
- Mercurii trismegisti pymander. — Basi-læ, 1532; in-8°.
- Veau brun estampé à froid d’une très belle composition de rinceaux, d’animaux chimériques avec le nom du relieur, Johannes Guilbert.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Missale ad usum Cistertiensis. —1540; in-8°.
- Veau fauve, dorure à compartiments de tilets. Mosaïque lyonnaise peinte.
- Collection de M. Ernest Petit.
- Pomponii Melæ libri tres. — 1540; in-
- folio.
- Veau brun à compartiments de filets or, style Grolier.
- Collection de la Bibliothèque communale de Laon.
- Les très élégantes et copieuses annales des très pieux modérateurs des belliqueuses Gaules. — 1541 ; in-folio.
- Reliure à compartiments de filets mosaïques, style Grolier.
- Collection de Mm° la vicomtesse de La Rochefoucauld.
- Terentii Comoediæ. — Parisiis, 1542; in-folio.
- Veau brun estampé à froid avec un sujet au centre représentant « la Foi ». Collection de M. Léon Gruel.
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- Pour suivre les grandes divisions que nous nous sommes tracées, nous allons réunir ici quelques officines d’imprimeurs ou de libraires, qui, à la fin du seizième siècle, à côté de leur métier d’origine, avaient installé un atelier de reliure. C’est
- ainsi que nous avons retrouvé à l’Exposition, des reliures généralement simples, le plus souvent recouvertes en veau et portant sur les plats les marques de : Sébastien Gryphe de Lyon.
- Charles Langelier, représenté par :
- Selectæ Similitudines. — Pai'isiis, 1543; in-12.
- Collection de M. Léon Grnel.
- Aresta amorum. — Parisiis, 1544; in-12.
- Reliure en veau portant la marque de Charles Langelier, libraire-relieur.
- Collection de M. Leon Gruel.
- Birlia. — Lutetiæ, 1545 ; in-8°.
- Reliure en veau portant la marque de Madeleine Bour-selle, libraire-relieur, veuve de François Régnault.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Marque de Ch. Langelier.
- Aristotelis opera. — Ducici, 1575; in-4°.
- Reliure en veau brun portant la marque de Jean Bogard, libraire relieur.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Marque de J. Bogard.
- Coutumes de France et des Gaules. — In-4°.
- Reliure en veau brun portant sur les plats la marque de Jacques Dupuy.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Mémoire d’Estat, par M. de Villeroy. — Paris, 1623; in-8°.
- Veau brun à la marque des Elzeviers.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Marque des Elzeviers.
- Revenons maintenant à la grande époque de la Renaissance, celle d’où nous sont venus les véritables chefs-d’œuvre de la reliure française. Le règne de François Ier et surtout celui de Henri II ont été féconds en chefs-d’œuvre; la composition des surfaces est savamment étudiée, et l’aspect en est grandiose. L’opinion la plus répandue est que les modèles pour la décoration des reliures étaient produits par les premiers architectes de l’époque.
- Le Mystère de la Conception. — 1547 ; in-8°.
- Maroquin bleu, dentelle dite à la Vieuville.
- Collection de M. Henri Béraldi.
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- Pétri Yictorii Aristotelii commantarii. — 1548; in-folio.
- Maroquin aux armes du cardinal de Richelieu.
- Collection de M. Gabriel Hanotaux.
- Reliure faite pour Henri II.
- Reliure faite pour J. Grolier.
- Nous mentionnerons d’une manière toute spéciale un volume : Erasmi Rotero-dami adogiorum Chiliades très..., etc. — Vcnetiis, 1518; in-folio, dont le texte contient de nombreuses annotations manuscrites de la main de J. Grolier, des dessins faits par lui, et sa signature en plusieurs endroits.
- A côté d’un de ces principaux dessins représentant un jeton aux armes et à la devise de cet amateur, on avait placé un jeton original.
- Collection de M. le marquis de Grollier,
- Sanctum Jesü Christi Evangelium. — 1550; in-4°.
- Reliure en veau; très riches compartiments aux filets mosaïqués. Reliure d’une grande fraîcheur et d’une décoration extrêmement remarquable.
- Collection de la Bibliothèque communale de Laon.
- Antiquitatum variorium autores. — 1552; in-12.
- Maroquin rouge. Dorure composée de rinceaux et de petits fers aux armes du roi Charles IX. Collection de M. le marquis des Ligna is.
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- Confessions de saint Augustin. — Amers, 1555; in-12.
- Maroquin rouge décoré d’une composition exécutée au filet, avec mosaïque en peau découpée dans le style des reliures de Henri II.
- Collection de M. Leon Gruel.
- Vies de Cinquante et quatre notables, etc., etc. — 1558; in-8°.
- Recouvert de riches compartiments aux armes de Henri III, avec sa devise : « SPES MEA DEUS », et l’emblème de la tête de mort que ce roi avait adopté pour la décoration de ses reliures.
- Imbu d’un fanatisme religieux extrême, ce souverain avait, par des ordonnances telles que celle du 29 mars 1583, combattu et interdit le luxe chez les femmes, en leur défendant de porter des pierreries et des bijoux. Il les autorisait cependant à orner d'une certaine richesse leurs livres de prières 11 en donnait lui-même l’exemple, en faisant décorer les reliures de sa bibliothèque, mais toujours avec l’esprit de fanatisme qui l’envahissait, de motifs tels que : le crucifiement, les figures de la Passion, une tête de mort, des larmes; les devises : SPES MEA DEUS, ou Mémento Mon. Jusque dans la couronne rovale, on lisait : MANET ULTIMA COELO.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Reliure faite pour Henri III.
- Anselmi arch. — Opuscule S. L. N. D. (vers 1559) ; in-4°.
- Relié pour François II, dauphin.
- Collection de la Bibliothèque communale d'Abbeville.
- Tortorel et Perissin. — 1559; in-folio.
- Maroquin brun, bordures, coins et milieu mosaïqués dorés.
- Collection de M. le marquis des Liqnens.
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- De l’Etàt de la Religion et République. — 1563; in-folio.
- Maroquin noir, entrelacs de filets et pointillés or.
- Collection de M. le marquis des Ligneris.
- Jac. Pamelius. Liturgia Romanorum. — 1571; in-4°.
- Reliure aux armes du cardinal Antoine de Créquy.
- Collection de la Bibliothèque communale d'Abbeville.
- Les Mémoires de Messire Martin du Rellay. — 1572; in-folio.
- Reliure à compartiments de mosaïque. Exemplaire de Grolier.
- Collection de il/me la vicomtesse de Laroche foucault.
- Belli Troiani. — 1573; in-8°. '
- Reliure en maroquin noir aux armes de Duprat.
- Collection de M. Gabriel Hanolaux.
- Œuvres de Plutarque. — 1574; in-8°.
- Aux armes de Caumartin Saint-Ange.
- Collection de M. Gabriel Hanolaux.
- Papirii Massoni Annalium libri iv. — Lutetiæ, 1577; in-4°.
- Reliure en vélin: riche décoration, compartiments de filets or avec petits fers aux armes de Henri 111. Exemplaire de dédicace.
- Collection de la Bibliothèque communale de Laon.
- Coutumes de France et des Gaules. — Paris, 1581 ; in-8°.
- Veau brun, décoration à froid.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Epîtres de saint Jérôme. — Paris, 1584; in-4°.
- Reliure aux armes de Henri III.
- Collection de la Bibliothèque communale d'Abbeville.
- L’Histoire de France. — 1585; in-8°.
- Reliure en parchemin blanc au chiffre de Catherine de Médicis.
- Collection de M. Henri Monod.
- Xenophontis quæ extant opera. — Francfort, 1596; in-folio.
- Aux armes de France. Exemplaire offert par les trésoriers du bureau des finances d’Amiens au collège de celte ville en 1665.
- Collection de la Bibliothèque communale d'Abbeville.
- Œuvres d’Homère. — Bâle, 1606; in-folio.
- Reliure semée de fleurs de lys et des lettres S. A., entrelacées (Senatus Ambianensis).
- Collection de la Bibliothèque communale d’Abbeville.
- Maximi Tisii dissertationes. — 1607; in-8°.
- Maroquin rouge, aux armes de Thou et de la Châtre.
- Collection de M. Gabriel Ilanotaux.
- Coeffeteau. Réponse au livre intitulé le Mystère d’iniquité. — Paris, 1614 ; in-folio.
- Aux armes de Méry de Vie, seigneur d’Ermenonville.
- Collection de M. Gabriel Hanolaux.
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- Alciati emblemata, 1614; in-folio.
- Aux armes de Schonberg.
- Collection de M, Gabriel Hanotaux.
- Reliure d’Ant. Ruette.
- L’Office de la semaine sainte. — Pa?is, 1619; in-18.
- Maroquin brun semé de la lettre L et de fleurs de lys alternées. Reliure exécutée pour Louis Xlll par Clovis Eve.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Semaine sainte, 1644; in-8°.
- Reliure d’Ant. Ruette. Maroquin rouge, décoration en or.
- Collection de M. Gabriel Hanotaux.
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- L’Office de la semaine sainte, 1620; in-18.
- Maroquin rouge semé de L. couronnés et de fleurs de lys. Reliure exécutée pour Louis Xlll par Ant. Ruette,
- Collection de M. Léon Grnel.
- P. Brussoti Appologetica. — 1622; in-12.
- Maroquin rouge aux armes du cardinal de Richelieu.
- Collection de M. Ernest Petit.
- Jo. Stobæi dicta postârum. — Paris, 1623; in-4°.
- Aux armes de Paul Barillon d’Amancourt, marquis de Branges.
- Collection de la Bibliothèque communale d’Abbeville.
- Appuleus. — 1624; in-32.
- Veau aux armes du fils de de Thou.
- Collection de M. Gabriel Hanotaur.
- Georgius Bodinus. Curapalatæ De officiis et officialibus ecclesiæ..., etc.
- 1625; in-folio.
- Aux armes de Henri Louis d’Albert d’Ailly, duc de Chaulnes.
- Collection cle la Bibliothèque communale d'Abbeville.
- Successos y prodigios, etc. — 1626; in-4°.
- Maroquin brun.
- Collection de M. le marquis des Ligneris.
- D. Eustathii Hexaemeron. Commentarius. — 1629; in-4°.
- Maroquin rouge, dorure à petits fers.
- Collection de la Bibliothèque communale de Laon.
- Horatius. —1629; in-18.
- Maroquin rouge, petites armes du cardinal de Richelieu.
- Collection de M. Gabriel llanotaux.
- Paris,
- Les éloges et vies des reines, princesses, dames et demoiselles illustres, etc... — 1630; in-4°.
- Au chiffre de Charlotte de Condé, née Montmorency-Luxembourg.
- Collection de M. le marquis des Ligneris.
- Theodoreti de proyidentia oràtiones decem. — Paris, 1630; in-8°.
- Aux armes de François Faure, évêque d’Amiens.
- Collection de la Bibliothèque communale d’Abbeville.
- Semaine sainte. — 1630; in-8°.
- Reliée aux armes et chiffre de Marie-Thérèse.
- Collection de M. Allard du Chollet.
- M. T. Ciceronis epistolæ. — 1631 ; 2 vol. in-18.
- Maroquin rouge aux armes du cardinal de Richelieu.
- Collection de M. Allard du Chollet.
- Boethii de Consolatione. — Amsterdam, 1631 ; in-32.
- Reliure dorée au fer pointillé.
- Collection de M. Henri Monod.
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- Jacobus Câpricolus. — 1633; in-4°.
- Maroquin rouge aux armes du cardinal de Richelieu et donné par lui à l’abbé de Rancé. Collection de M. Gabriel llanolaux.
- Polescandre. — 1637; in-8°.
- Maroquin rouge, décoration à petits fers aux armes du cardinal de Richelieu. Reliure d’Ant. Ruette,
- Collection de M. Gabriel IJanotaux.
- Polexandre. — 1637 ; in-80.
- Maroquin rouge, dorure à compartiments aux armes du chancelier Séguier.
- Collection de M. Gabriel Ilanolaux.
- Reliure dite Le Gascon.
- Divertissements de Versailles. — 1637 ; in-12.
- Reliure aux armes du Dauphin.
- Collection de M. le marquis des Ligneris.
- Cornélius Tacitus. — 1640 ; in-12.
- Maroquin bleu doublé de maroquin rouge, dorure à petits fers de Royet.
- Collection de M. le baron de Claye.
- Auli Persii Flâcci satyræ. — Parisiis, 1641; in-8°.
- Maroquin rouge, dorure à compartiments petits fers pointillés. Reliure dite Le Gascon.
- Collection de M. Henri Monod.
- Erasmi Opuscula. — 1641 ; in-18.
- Maroquin rouge, décoration dile Le Gascon.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Les principaux poincts de la foy catholique. — Paris, 1642; in-8°.
- Aux armes de Michel Particelli.
- Collection de la Bibliothèque communale d’Abbeville.
- Carton en maroquin rouge semé de fleurs de lys. — 1645; in-folio.
- Aux armes de Mazarin.
- Collection de M. le marquis des Ligneris.
- Heures et Offices de la Sainte Vierge. — Paris, 1658; in-18.
- Reliure jumelle à trois parties, décoration à petits fers.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Sancti Ludoyici Pràgmatica Sanctio. — 1663; in-4".
- Aux armes de France et de Navarre.
- Collection de la Bibliothèque communale de Laon.
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- Bréviaire d’Amiens. — Paris, Alliot'i667 ; in-8°.
- Aux armes de Henri Feydeau de Brou.
- Collection de la Bibliothèque communale d’Abbeville.
- Martialis epigrammaton. — J668; in-12.
- Reliure milieu et coins dorés.
- Collection de M. Le'on Gruel.
- Les psaumes de David. — 1677; in-12. '
- Maroquin olive, dorure au pointillé.
- Collection de la Bibliothèque communale de Laon.
- Nouveau livre de chiffres, dédié à Mgr le Dauphin, par Ch. Mavelot. — Paris, 1680; in-8°.
- Maroquin rouge, dentelle chiffre et armes du Dauphin; exemplaire de dédicace.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Les amours des dieux. — 1727; in-4°.
- Veau aux armes de la duchesse du Maine; exemplaire à dédicace relié par Vente, relieur des Menus-Plaisirs de la Chambre du Roy.
- Collection de M. Le'on Gruel.
- Discours sur la bible de Saurin. — 1728; in-4°.
- Maroquin vert, dentelle or.
- Collection de M. D. Astruc.
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- De là manière d’enseigner. — 1731; in-8°.
- Aux armes d’Asfelt. Maroquin rouge, filets or.
- Collection de M. Gabriel llanotaux.
- Etrennes mignonnes. — 1739; in-32.
- Maroquin olive, dentelle à petits fers dix-septième siècle.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Recueil de prières choisies. — 1745; in-8°.
- Aux armes des Biaudos-Castéja.
- Collection de la Bibliothèque communale d'Abbeville.
- Almanach royal. — 1746; in-8°.
- Maroquin rouge, plaque de Dubuisson, aux armes de Malon de Bercy. * Collection de M. Rahir.
- " DUBUISSON Fils, Relieur-Doreur, fait <4 [ en or les Armes de routes les Têtes Couronnées , 3 Princes, Princeffes , Prélats , Grands Officiers de * t la Couronne & de la Maifon du Roi, Princes J c Etrangers , AmbalTadeurs , & autres Seigneurs L tant de Robe que d’Epée. Il peint lefdites Armes F en mignature , fur-tout à Tufagedes Almanachs, j j* depuis le plus petit volume jufqu’au plus grand. ^
- Etiquette de Dubuisson,
- Manuel du chrétien. — Paris, 1747 ; in-12.
- Maroquin rouge, dentelle à petits fers; reliure jumelle à trois parties.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Statuts et règlements des Relieurs-Doreurs de la ville de Paris. — 1750; in-12.
- Veau marbré. Exemplaire de Jean Redon, relié par lui et portant en dorure l’bistorique de sa vie.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Semaine sainte. — 1752; in-8°.
- Maroquin rouge, dorure à compartiments, aux armes de Marie Josèphe de Saxe. Collection de M. Rahir.
- Almanach royal pour 1752; in-8°.
- Maroquin citron dentelle, aux armes du maréchal duc de Richelieu; relié par Dubuisson. Collection de M. Léon Gruel.
- Almanach pour 1753. — In-18.
- Reliure de Dubuisson avec les portraits de Louis XV et de Marie Leckzinska, dorés sur la reliure.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Les spectacles de Paris. — 1755; in-32.
- Maroquin lavallière, décoration or avec danseur et danseuse.
- Collection de Mi le vicomte de Savigny de Moncorps.
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- Tablette de Bourgogne. — 1755; in-32.
- Maroquin olive, décoration scène champêtre.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Un des joyaux de l’Exposition était un ouvrage en deux volumes : Offices de la Sainte Vierge, contenant sept charmants dessins originaux signés de François Boucher, exécutés spécialement à la sépia pour orner cet ouvrage, offert à la marquise de Pompadour. Par allusion sans doute à ses armes, ce maître avait composé le premier de ces dessins, placé en tête du tome I, avec, comme ornementation principale, une tour accompagnée d’un verset tiré des litanies de la Vierge : Tunis eburnea. La reliure, probablement exécutée par Padeloup, très en rapport
- Roulette adoptée par Padeloup.
- avec ces peintures comme délicatesse, est en maroquin bleu avec les armes de la marquise. Au centre, les gardes intérieures doublées de maroquin rouge avaient une composition à petits fers, et deux petits fermoirs en or ciselé complétaient Cet objet précieux. Collection de M. le marquis des Ligneris.
- Semaine sainte. — Paris, 1757 ; in-8°.
- Plaque florale dite de Dubuisson, aux armes de Madame.
- Collection de Mmo la vicomtesse de Laroche foucault.
- Almanach royal. — 1758; in-8°.
- Maroquin rouge, plaque dite d'almanach; armes.
- Collection de M. Rahir.
- Œuvres du chancelier d’Aguesseau. — Paris, 1759.
- Aux armes de Charles Louis de Trudaine.
- Collection de la Bibliothèque communale d'Abbeville.
- Carton artistique en parchemin blanc. — 1759; in-folio.
- Recette générale de Bordeaux.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Couverture de livre en satin rouge avec broderie or, argent et couleur représentant un bal sous Louis XV. — In-8°. {Ibid.)
- Almanach royal. — 1761 ; in-8°.
- Aux armes de Mailly.
- Collection de M, Rahir,
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- Almanach royal. — 1763; in-32.
- Aux armes de la Vrillière peinte sous mica.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- La soirée joyeuse. — Paris, 1764; in-18.
- Reliure en satin broché avec peintures.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Almanach royal. — 1766; in-8\
- Reliure en maroquin blanc avec paillons exécutée par Bailly.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Almanach de Normandie. — 1769; in-18.
- Maroquin citron, riche mosaïque à petits fers de Padeloup.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Etrennes spirituelles. — Paris, 1770; in-18.
- Reliure eu marqueterie de paille.
- Collection de il/. Léon Gruel.
- Chronologie. — Paris, 1770; in-8°.
- Maroquin citron aux armes de Mesdames.
- Collection de M. Gabriel Hanoi aux.
- Livre d’église. — Paris, 1771 ; in-12.
- Maroquin rouge, riche dentelle à petits fers de De-rome : dite à l’oiseau.
- Collection de M. Léon Gruel.
- » Almanach royal. — 1771 ; in-8°.
- Dentelle à petits fers aux armes de d’Aguesseau.
- Collection de la Bibliothèque communale de Laon.
- Etrennes mignonnes. — Paris, 1776; in-32.
- Maroquin rouge, dorure avec paillons, peintures.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Marine royale de France. — Paris, 1776; in-8°.
- Très précieux manuscrit, maroquin vert doublé de maroquin rouge, aux armes de la reine Marie-Antoinette.
- Collection de M. le marquis des Ligneris.
- L’homme de lettres. — Paris, 1777 ; in-12.
- A la marque de la Bibliothèque de Saint-Point.
- Collection de M. Ernest Petit.
- Les plaisirs de la Ville. — Paris, 1779; in-32.
- Reliure en maroquin blanc découpé avec paillons, exécutée par Boulanger.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- aaAAAAAAAAAAAAAAAAAA
- Dorure dite : à l’oiseau, de Derome.
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- Statuts de la Loge maçonnique « La bonne foy ». — In-4°.
- Reliure de forme triangulaire, maroquin bleu, riche dentelle composée de petits fers et d’emblèmes franc-maçonniques, exécutée par MM. Mounier et Plumet, frères de la Loge. Au bas du dos on lit : Donné par Monnier et Plumet.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Loge maçonnique.
- Histoire de Luz. — Paris, 1780 ; in-12.
- Veau marbré, aux armes de la reine Marie-Antoinette et à la marque du château de Trianon. Collection de M. Léon Gruel.
- Régiment des Gardes suisses. —Paris, 1780; in-4°.
- Aux armes de Choiseul-Staiuville.
- Collection de M. le marquis des Ligneris.
- Le trésor des Almanachs. — Paris, 1781; in-32.
- Maroquin rouge, milieu emblématique forgeron.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Almanach 1782. — ln-32.
- Reliure en nacre avec incrustation d’argent.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
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- Règles pour vivre. — Limoges, 1782 ; in-32.
- Armes du marquis de Turgot, peintes sous mica.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Reliure mosaïque de Padeloup. Reliure brodce de Jonet.
- Almanach de Normandie. — ln-32.
- Maroquin rouge, plaque rocaille dorée.
- Collection de M. Léon Cruel.
- Almanach de Lorraine. — Nancy, 1782; in-32.
- Maroquin rouge, dentelle à petits fers.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Didon. — 1783.
- Reliure aux armes de Louis XVI.
- Collection de M. Rahir.
- Leçon d’histoire naturelle. — In-12.
- Aux armes de la duchesse de Polignac.
- Collection de M. Allard du Chollet.
- Calendrier de la Cour. — 1785; in-32.
- Aux armes de France, et fers gravés à l’occasion de la naissance du Dauphin.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Almanach. — 1786; in-48.
- Reliure en soie blanche avec broderies et paillons.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
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- Petit Agenda. — 1786; in-32, oblong.
- Maroquin rouge, dentelle.
- Collection de il/, le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Almanach galant et moral. — Paris, 1786; in-32.
- Soie blanche avec peinture.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Les amusements de Paris.— 1786; in-32.
- Soie blanche brodée. /
- Collection de M. le vicomte de Savigny dé Moncorps.
- Les folies de l’amour. — 1787; in-32.
- Maroquin rouge, décoration or représentant le « Colin-maillard ».
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Calendrier. — 1787 ; in-32.
- Maroquin rouge, dentelle, milieu « Autel de l’amour ».
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Calendrier de la Cour. — 1787 ; in-32.
- Maroquin olive, décoration « l’Innocence reconnue ».
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Etrennes américaines. — 1787; in-32.
- Maroquin rouge, dentelle, milieu « la Toilette ».
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Almanach des folies modernes. — 1787; in-32.
- Maroquin rouge, milieu « Colombes ».
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Almanach de l’Amour. — 1788; in-32.
- Maroquin rouge, décoration de feuillage.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Le trottoir du Parnasse. — Paris, 1788 ; in-32.
- Maroquin blanc, filets or, fleurs peintes.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- La Vie pastorale; etrennes dédiées à l’Amour. — Paris, 1788; in-32.
- Reliure en soie avec paillettes et peintures sous mica.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- La fête des Bonnes gens. —Paris, 1788; in-32.
- Maroquin découpé avec peintures.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Catalogue des fers composant la boîte à Tessier. — 1789; in-8°.
- Epreuves poussées en noir de tous les fers à dorer employés par ce relieur à la fin du dix-huitième siècle.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
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- Eucologe. — 1789; in-12.
- Maroquin rouge, emblèmes révolutionnaires au dos de la reliure.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Almanach royal. — Paris, 1789; in-8°.
- Plaque dorée et armes d’un Cardinal.
- Collection de M. Rahir.
- Les Colifichets. — Paris, 1790; in-32.
- Maroquin rouge, milieu « Prise de la Bastille ».
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Le Narcotique des Sages. — Paris, 1791; in-32.
- Reliure de Jubert, en soie blanche, avec peintures et paillons.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Almanach de Nantes pour 1791. — In-18.
- Maroquin rouge, décoré d’emblèmes révolutionnaires. Collection de M. Léon Gruel.
- Constitution française. — Paris, 1791 ; in-32.
- Maroquin rouge, dentelle, bonnet phrygien aux angles.
- Collection de M. Le'on Gruel.
- Constitution française. — Dijon, 1791 ; in-12.
- Maroquin rouge, dentelle avec cette inscription « Dieu — La loi — Le roi ».
- Collection de M. Léon Gruel.
- L’époque révolutionnaire a été désastreuse pour la reliure, car il n’a existé aucun artisan soucieux de son métier. Tous les travaux exécutés pendant ces temps troublés sont mal faits et lourds; les décorations ont rarement quelque intérêt; elles consistaient exclusivement dans l’emploi de motifs révolutionnaires et d’emblèmes patriotiques. On y voyait des faisceaux de licteurs surmontés du bonnet phrygien; des femmes ramenant à Paris les canons pris à Versailles; la prise de la Bastille; la figure de la République dont nous donnons le fac-similé ci-contre : représentée . . T1, ,par une femme assise posée sur un piédes-
- rigure de la République. 1
- tal, tenant dans ses mains les tables de la Loi ; ce dessin est attribué à Prudlion.
- Bonnet
- phrygien
- Prise de la Bastille.
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- Processionnal de Sens. — 1791 ; in-8°.
- Reliure en vernis sans odeur, aux chiffres et armes de J.-H. de Brienne, archevêque de Sens. Collection de M. Léon Gruel.
- Constitution de la République française, an IY. —
- In-18.
- Maroquin bleu, portant au premier plat une peinture sous verre de forme triangulaire et représentant l’œil de la vigilance.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Les Soirées de Sélie. — 1792; in-32.
- Soie brodée avec lyre.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Les Tablettes d’Erato. — 1792; in-32.
- Etiquette du vernis sans odeur.
- Reliure de Jubert en maroquin blanc, dentelle or avec peinture. Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Calendrier historique d’Orléans. — 1792; in-12.
- Plaque dentelle, avec milieu révolutionnaire en or.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Almanach royal pour 1792.
- Dentelle aux chiffres L. P. Exemplaire de Louis-Philippe-Egalité.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Almanach pacifique. — In-32.
- Cartonnage en satin blanc, avec paillons, pierres et peinture, exécuté par Jonet.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Almanach national pour 1793. — In-8°.
- Maroquin rouge, milieu et coins révolutionnaires.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Théâtre de Société. — Paris, 1768; in-8°.
- Reliure en veau, aux armes de la duchesse de Mirepoix, dissimulées sous un emblème révolutionnaire (époque de la Terreur).
- Collection de M. Léon Gruel.
- Constitution française, — Nancy, 1793; in-12.
- Maroquin rouge, milieu mosaïque, reliure de Dufey.
- Collection de M. Léon Gruel.
- L’heureux mariage. — Paris, 1793; in-32.
- Maroquin vert, dentelle, milieu aux Colombes.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Daphnis et Chloé, an VIII. — 1796; in-18.
- Reliure en vernis, décoration style empire.
- Collection de M. Gabriel Ilanolaux.
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- Etrennes des saisons. — ln-32.
- Maroquin rouge, décoration or.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- L’Amour dans le globe. — In-32.
- Maroquin lavallière, dentelle aveCjUn ballon en or.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Les finesses cousues de fil blanc. — In-32.
- Reliure de Janet, en soie blanche brodée.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Reliure en vernis sans odeur.
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- Le sorcier de Cythère. — In-32.
- Soie blanche, peinture en camaïeu bleu.
- Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.
- Pons. Araresque trouvé à Rome. — 1805; in-folio.
- Aux armes de l’empereur Napoléon Ier.
- Collection de M. IL Béraldi.
- Recherches sur l’art du statuaire. — 1805; in-8°.
- Dentelle style empire.
- Collection de M. II. Béraldi.
- Voltaire. — 1807 ; in-8°.
- Reliure en vélin blanc, dentelle exécutée par Bozérian.
- Collection de M. H. Béraldi.
- Analogie de la musique. — 1807 ; in-8°.
- Dentelle or aux chiffres de Cambacérès.
- Collection de M. II. Béraldi.
- Recueil de romances. — 1810 ; in-4°.
- Reliure au chiffre de la duchesse d’Albuféra.
- Collection de M. Ernest Petit.
- Passage de Napoléon le Grand. — 1811; in-4°.
- Aux armes de Montaiivel.
- Collection de M. II. Béraldi.
- Almanach des Demoiselles. — 1812 ; in-18.
- Reliure de Le Fuel, en satin imprimé.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Grammaire hébraïque. — 1814; in-8°.
- Aux armes de Louis XVIII.
- Collection de M. Gabriel Hanolaux.
- Horatii Satyrà V. — In-folio.
- Reliure à la marque du château de Valencey.
- Collection de M. H. Béraldi.
- L’Enéide de Virgile. — 1819; in-folio.
- Décoration or et à froid, exécutée par Larrivière.
- Collection de M. H. Béraldi.
- Œuvres de Chevalerie civile et militaire. — 1820; in-4°.
- Reliure estampée à froid avec filets or, exécutée par Ginain.
- Collection de M. H. Béraldi.
- Lesnée. La reliure, poème. — 1820; in-8°.
- Maroquin bleu, bordure or, reliure de Lesné.
- Collection de M. Léon Gruel.
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- Malherbe. — 1822; in-8°.
- Maroquin violet. Reliure de Thouvenin.
- Collection de il/. Rahir.
- Chefs-d’œuvre de Fabre d’Eglantine. — In-12.
- Décoration en or et à froid de Thompson.
- Collection de il/. Léon Gruel.
- Hommage aux demoiselles. —Paris, 1823; in-18.
- Cartonnage colorié.
- Collection de il/. Léon Gruel.
- Jeanne d’Arc. — 1825; in-8°.
- Décoration or et à froid, aux armes de la reine Marie-Amélie.
- Collection de M. Rahir.
- Heinsh poemata. — In-18.
- Dentelle or aux petits fers. Reliure de Simier.
- Collection de M. G. Hanotaux.
- Anacréon. — 1825; in-folio.
- Reliure en veau estampé à froid par Thouvenin.
- Collection de M. II. Béraldi.
- Les veillées françaises. — 1826; in-8°.
- Reliure de Simier, aux armes de Charles X.
- Collection de M. //. Béraldi.
- Ossiàn. — 1827 ; in-8°.
- Reliure estampée à froid de Wynants.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Rêves d’amélioration. — Paris, 1828; in-8°.
- Reliure de Vanette, aux armes de la duchesse de Berry.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Chronique de Françoise de Grondar. — 1830; in-12.
- Reliure à personnages estampés à froid.
- Collection de M. II. Béraldi.
- Rabelais analysé. — In-8°.
- Veau fauve, décoration à froid.
- Collection de M. Rahir.
- Album typographique de l’Imprimerie royale. — 1830; in-4°.
- Milieu, coins et bordure en or.
- Collection de M. H. Béraldi.
- Légitimité portugaise. — 1830;in-4°.
- Reliure de Simier, aux armes de Portugal.
- Collection de M. U. Béraldi.
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- Montaigne. — 1831 ; in-8°.
- Yeau fauve. Reliure de Thouvenin, dite à la Cathédrale.
- Collection de M. Rahir.
- Fantaisie, par Charlet. — 1832; in-folio.
- Reliure en maroquin bleu mosaïqué de Linois.
- Collection de M. II. Bérakli.
- Richmond. — 1832 ; in-4°.
- Veau fauve. Composition de Ch. Rossigneux. Reliure de Mme Gruel.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Eucologe de Paris. — 1833; in-12.
- Reliure estampée de Duplanil.
- Collection de M. Léon Gruel.
- I Quattro Poeti Parigi. — 1833; in-8°.
- Compartiments de filets or et petits fers. Reliure de Girardet.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Montesquieu. — 1834; in-8°.
- Reliure à froid de Muller, successeur de Thouvenin.
- Collection de M. II. Béraldi.
- L’Art du tailleur. — 1834; in-8°.
- Reliure à la Cathédrale, dorée et mosaïquée. Reliure de Badiejous.
- Collection de M. H. Béraldi.
- Contes du gay savoir. — 1835; in-8°.
- Décoration à froid. Reliure de Simier.
- Collection de M. Rahir.
- La vie des hommes illustres. — Paris, 1836; in-8°.
- Décoration de filets entrelacés. Reliure de Gruel-Deforges.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Mémoires du duc de Montpensier. — 1837 ; in-4°.
- Reliure au chiffre du roi Louis-Philippe.
- Collection de M. Rahir.
- Montesquieu. — 1837 ; in-8°.
- Reliure aux mille filets de Lebrun.
- Collection de M. H. Béraldi.
- Paul et Virginie. — 1838; in-4°.
- Reliure à compartiments avec fers pointillés de Laurent.
- Collection de M. H. Béraldi.
- Fierabras. — 1840; in-4°.
- Reliure de Niédrée.
- Collection de M. Rahir.
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- — 106
- Chansonnier des dames. — 1840; in-8°.
- Vélin, plaque mosaïquée.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Heures, éditées par Curmer. — 1841; in-8°.
- Décoration composée de filets et de feuilles.
- Collection de M. II. Bëraldi.
- Flore des dames. — 1841 ; in-12.
- Reliure composée de filets à froid, fers en or par Mannicel.
- Collection de M. Leon Gruel.
- Constantinople. — 1845; in-4°.
- Décoration composée d’entrelacs à froid et en or.
- Ex-libris de Charles Nodier.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Les passe-temps de J.-A. de Baillif. — In-12.
- Maroquin rouge, filets or. Ex-libris de Charles Nodier et marque de J. Thouvenin sur les plats.
- Collection de M. le baron de Claye.
- La chapelle de Saint-Ferdinand. — Paris, 1846; in-folio.
- Compartiments de filets mosaïqués d’après une composition de Charles Rassigneux; dorure de Marius Michel, père. Reliure de Mmo Gruel.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Cavalerri Pontificale. — 1854; in-32.
- Aux armes du cardinal Antonelli.
- Collection de M. Gabriel Hanotaux.
- Heures à l’usage de Rome. — 1514; in-12.
- Dorure au filet et au petit fer de Marius Michel, père. Collection de M. Léon Gruel.
- Les Mimes de Baillif.— 1581; in-12.
- Reliure à compartiments et à petits fers de Capé.
- Collection de M. H. Béraldi.
- Mois de Marie. — 1867 ; in-12.
- Velours bleu. Composition de Liénard exécutée en bois sculpté avec une peinture-émail de Sollier.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Œuvre de Salluste du Bartas. — Paris, 1583; in-12.
- Composition de feuillages à petits fers. Reliure de Lortic, père.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Marius Michel. La Reliure française et la reliure industrielle. — 1880; in-4°.
- Collection de M. Léon Gruel.
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- Manuscrit soudanais dans un portefeuille en maroquin, rapporté par le (colonel) général Archinard et provenant du Palais d’Ahmadou. — In-4°.
- Collection de M. Emile Berr.
- Manuel historique et bibliographique de l’amateur de reliures, par Léon Gruel.
- — In-4°. Collection de M. Leon Gruel.
- Nymphes et satyres. — In-folio.
- Dessins originaux de Fragonard. Riche reliure mosaïquée de Cuzin.
- Collection de M. Pascal Greppe.
- Petites Heures. — 1890; in-12.
- Sur vélin. Dorure dite à la marguerite, exécutée à petits fers par Joly.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Revue de la Reliure française. Premier organe de la Chambre syndicale de la Reliure. — 1890; in-4°. (um.)
- E. Bosquet. Barêmes de travaux de Reliures. — 1892; in-4°. (.ibid.)
- Thoinan. Les Relieurs français, de 1500 à 1800. — In-4°. {ibid.)
- E. Bosquet. La Reliure. Etude d’un praticien. — 1894; in-4°. {ibid.)
- Pour compléter l’histoire de la reliure, on avait placé dans des vitrines spéciales des fers matrices des dix-septième, dix-huitième et dix-neuvième siècles ayant servi à la décoration extérieure des livres. Nous citerons les principaux :
- Blocs à la presse :
- Grandes armes de France, époque Louis XIV.
- Guirlande époque de Louis XIV, entourant les armes de France sur les formats in-folio.
- Armes de Mesdames, filles de Louis XV (grand format).
- Armoiries du comte d’Artois.
- Armes de la ville de Nancy au dix-huitième siècle.
- Plaque pour estamper à froid, genre Thouvenin.
- Plaque dite à la Cathédrale, époque de la Restauration.
- Bloc, ex-libris Charles Nodier, pour la dorure; composé par Thouvenin.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Fers pour dorer à la main.
- Quinze Fers pour encadrement tout composés, donnant la composition dorée d’un seul coup (dix-huitième siècle).
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- Un fer. Petites armes de France, époque de Louis XV.
- Un fer. Petit chiffre double L. couronné, époque de Louis XV.
- Un fer. Composition complète d’un dos révolutionnaire, avec pique, faisceaux de licteur et bonnet phrygien; destiné à décorer les encadrements du dos de l’Almanach national de 1793.
- Un fer. Motif révolutionnaire composé du faisceau de licteur avec le bonnet phrygien, de l’œil de la Vigilance et d’une couronne royale renversée.
- Un fer. Armes de la ville de Paris, époque 1830.
- Collection de M. Léon Gruel.
- Palettes :
- Trois palettes de dos, époque Louis XIV.
- Cinq palettes de dos (dix-huitième siècle).
- Collection de M. Léon Gruel.
- Le fond des vitrines était garni par deux tableaux portant les empreintes de fers faisant partie de l’atelier de Thouvenin jeune ; d’une estampe représentant un atelier de relieur au commencement du dix-neuvième siècle
- Collection de M. Léon Gruel.
- et une épreuve sur carton in-folio d’une plaque à la Cathédrale qui pourrait être attribuée à Ihouvenin. Collection de M. Paul Souze.
- Enfin on a pensé qu’il serait intéressant de terminer cette réunion de pièces sur la reliure, par quelques curiosités, telles que :
- Une ancienne petite chaufferette à main, forme de livre, en faïence de Rouen (dix-huitième siècle).
- Un Livre chaufferette pour les pieds, portant comme titre : Madame Fitaut, époque de Louis XVI.
- Une Bouteille en verre en forme de livre, le dos en maroquin porte Esprit de Franklin. Les plats, couverts en papier, sont ornés du portrait de Franklin et de la marque de la maison qui avait lancé cet objet.
- Une Lanterne à trois pans, qui, repliée, a exactement la forme d’un livre avec son fermoir, époque de la Restauration.
- Collection de M. Léon Gruel.
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- JOURNAUX
- La presse française se divise en deux grandes branches généralement désignées sous la dénomination de presse politique et de presse périodique. Nous classons à part les libelles, satires, pamphlets, canards et autres éphémères, qui ont eu pour ancêtres les mazarinades et dont l’éclosion coïncide toujours avec les périodes troublées de notre histoire nationale.
- Le Salut de la France. — Mazarinade. — Placard illustré.
- Collection de M. le duc de la Trémoille.
- C’est à Théophraste Renaudot qu’on doit la création du premier journal politique français. Le 14 octobre 1612, Louis XIII accorde par brevet à Renaudot, son médecin ordinaire, le privilège exclusif d’ouvrir un Bureau d’Addresses et de Rencontre, sorte d’agence de publicité et de placement. Renaudot voit cette fondation définitivement consacrée par l’octroi des Lettres de confirmation du roi, le 13 février 1630. Il fonde alors pour le service de son agence le Bulletin du Bureau d’Add?'esses, et complète cette création, le 30 mai 1631, par la publication de la Gazette, feuille d’informations politiques.
- Inventaire des addresses du Bureau de rencontre.
- Collection de M. le duc de la Trémoille.
- Recueil des gazettes de l’année 1631 (lre année). {Ibid.)
- Lettre autographe de Théophraste Renaudot à Msr le duc de la Trémoille, concernant le service de la Gazette (1633). (Ibid.)
- La Gazette prend le 1er janvier 1762 le titre de Gazette de France et conserve jusque vers la fin du dix-huitième siècle le monopole de la presse politique et commerciale.
- Le privilège de traiter les questions scientifiques, littéraires et artistiques est concédé au Journal des Savants, le doyen de la presse périodique, fondé le 5 janvier 1663, par Denis de Sallo, conseiller au Parlement de Paris. Tous ceux
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- LE SALVT
- DE LA FRANCE,
- DANS b^ ARMES DE LA VILLE DE PARIS.
- A Le bon Genie de la France, conduisant fia Maiefle en fa flotte Royale.
- B SonAltejJè lePrincede Çonty, Generalifiime de l’armee du Roy,tenant le timon du L'ai(fléau, accompagné des Ducs d'El-beufl, & de Beauflert, Generauxde l'armée, & du P rince de Marfillac y Lieutenant general de l'armée
- C Les Ducs de Bouillon & delà Motte-Haudancour, Generaux, accompagne^ du Marquis de Noirmonticr, Lieutenant General de l’armee.
- D Le Corps du Parlement, accompagné de Mefiieurs de Paille.
- E Le Aia^arin, accompagné de fis Monopoleurs, s'efforçant de remer fer la Barque Françoife, par des "vents contraires à fa proflperitè.
- F Le Marquis d’Ancre fie noyant, en taflehant de couler te F'aiJfleau a fond, faifitnt figne au Mandrin de luy prefler U main dans fia première entreprifie.
- A fatale reuolution de l’Empire des Troyens fèmbleroit nous fendre héréditaire de fbn mal-heur, âinfi que cetteVilleretientencore le nomd’vn de fes derniers Princes ; fi dans la confternation publique de cette maladie generale de l’Eftat, Paris, le chef de ce grand corps de la Monarchie Françoife, fi redoutable à tous fes ennemis , 8c qui ne peut êftre atterré que par la propre pelânteur. Si Paris ne s’eftoi t le premier armé pour la defFenfe de cette Couronne, 8c la confèruation de Ion authorité: les armes de Paris, cette Nef plus renommée que celle
- i-------------------T-r j.------j*---J 1 n -nen-j. j-_ r.-t o. j_. ----s illuftres Argonottes,
- Inuincibles Hérauts, ^ i, gardien de tous les
- threfors de la France, vne harpie orgueilleufe des delpoüilles Sîdes richefles de ce floriflanc Royaume,vnferpent qui fe r’emplit depuis tant d’années dulang des peuples, 8c que noftre foiblefïe laifle lafehement fàcrifier tous les iours à fbn infàtiable con uoi-tiie, à lahontede l’Eftat,au def-auantage de noftreieune Monarque, 6C au mefprîs des Loix 8c de la Iuftice j8c qii’aprefënt tant delàges Nectors s’efForçent defairereuiureauxdefpensdeléürs propres vies 8c de tous leurs biens. Mais le mal eu: fi grand 8c fi prefent, que l'effet du remede confifte à la diligence. Portons donc no s armes vers cét ennemy commun de tous les Eftars, êc tandis que noftre Prélat affilié de fbn Clergé porte les bras vers le Ciel comme vn autre Moïfè, combattons en vrais Iofuez,& autantarmésdefoy que de fer,croyons noftre victoire certaine, 8cquePâris méritera déporter vniour le nom dedeffenfeur de L’ESTAT 8c dufàlutde laFRAN CE.
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- ^aoaogosoaosoaqpi
- TABLE DES CHOSES DONT ON
- peut donner ôtreceuoir aduis au Bureau daddrclTe.
- A Bbregé des fçiences, & briefues méthodes
- X Y de les apprendre.
- Accademies , & perfonnes qui inftruifent la Nobleffe en toure forte d’exerctce , Voyez. , arts.
- Addreflès des chemins.
- Aduis pour le reglement & foulagemenr des paùures, Si pour toutes autres affaires.
- Anatomies Si difleâions.
- Animaux de toutes fortes, comme Dogues , & autres Chiens , Chatz d’Efpagnc, Singes, fiée.
- Antiques, Médaillés, vieilles monnoyps.
- A rgen t a pretter bailler & receuoir à rente, par -correfpondance de lettres de change oé autrement, &4 changer en autres clpcces.
- Artifices, inuentions, raretez, fecrets & curiofi-texli'citesà vendre, où efehanger pour autres fecrets'.
- Arts,Sçiences,8t exercices à apprendre, comme, Armes,Nauigation, Artiletic, Efcriture Mathématiques : langues Françoile,Latine, Greque, Efpagnole, & autres eftrangeres • jeu de Luth, Danfe, Si autres difeiplines.
- Affociations pour négoces.
- Attehers.
- Aumolhes a faire & receuoir furbSs certificats.
- B
- BAccalaureat, Si autres degrez a obtenir.
- Bains, cftuucs, douche.
- Banques, Banquiers , Si Agents en Cour de Rome.
- Baftiments à donner a faire où entreprendre, & tousleutsmaceriaux, comme Ardoife, Bardeau, Brique,Chaux, Ciment, Pierre, Poutres, Sable , Soliueaux , Tutile , Mcnuiferie Ferrure, Sec. ou fetrouuentabon conte. Batteaux Si autres vaifieaux à vendre, acheter , loiicr, & de tenuoy.
- Bénéfices à permuter où donner a penfion. Bibliothèques.
- Bled de toute forte à vendre, &achetcr en ville & aux champs.
- Bœufs,Vaches, Brebis, A beilles, Si autres amenagements des champs.
- Bouquets Si fleurs en toutes faifons.
- Boutiques fouz des vefues : Si franchifes.
- CAroffes,Coches,Litières,Charrettes,Chenaux,Muletz, & autres belles de formée à vendre, acheter, loüer & derenuoy. Chambres vuides Regarnies Si meubles alo üer. Cierczde meftiers.
- Commilfions à exercer.
- Compagnie à voyager.
- Compagnons,& apprcntifs deboutiques & me-ftiers, a placer.
- Conditions de toutes fortes , comme Aumôniers , & Chappellains , Efouyers , Pages , Gentils-hommes filmants.
- Secrétaires.
- Maiftres d’HoftcL Intendants.
- Gouuerneurs, & Précepteurs d’Enfans. Lefteurs Si Iucerpreces.
- Solliciteurs, au Parlement, Confeil, Sec. Clercs&copiftes.
- Valets de chambre.
- Trompettes, Tambours, Fifres. Fauconniers.
- Sommeliers.
- Blanclùfièurs.
- Fruitiers Si Confituriers.
- Carofliers.
- Portillons.
- Palefreniers.
- Iardiniets.
- Portiers.
- Concierges.
- Laquais.
- Aides de cuifine, Si autres.
- Conlùltations pour maladies, Se pour affaires. Cours, leçons, difputes, conférences, Si autres a cl es en Théologie, Medêcine,- Droit , philofophie Si humanitez : Regens de claffes. Cuillecte , Si leuée de fruits , Si prouifion de "&xnaifob-à faîrc^n geos où en dcflail
- D
- D inflation Sc autrespreparations de remèdes Chymiques & difpenfations de compofitions célébrés , Si leur prix.
- Droitz liquides Si litigieux a pourfuiure, faire payer 8zcompofer
- Dueils Si pSpes funèbres a faire, &entrcprédrc.
- E
- Eaux de Spa, & autres médicinales.
- Eftangs taiuieres àpefcher,& marais à def-fécher-
- Eftudes Si pratiques de Procureurs Si Notaires a vendre, ec acheter.
- Expériences de la Médecine, Agriculture, & au-
- tte, J
- F A fleurs de Marchands, & meflagers.
- F ermes Fiefs, T erres Seigneuriales, Sc autres à prendre, Sc bailler a loyer où à vendre, Si efchar.ger.
- Feftins, nopces, & autres banquets à faire Si entreprendre,Gibier Scdenrées de toutes fortes.
- G
- GÂtdes de malades ,Si d’accouchées : Matrones izfages femmes experres. Gazette de nouuelles eftrangeres , Si prix des matchandifes.
- Généalogies.
- Gens cautionnez à employer au négoce: St au-trjs a enuoyer promptement pour affaires. a piedouacheual.
- H
- Habits, Si ameublements a vendre, & louer. Haras.
- Héritages a vendre,acheter, louer & efehanger. Huiffiers Si Sergents allants aux champs exploiter es mefmes lieux où on à affaire.
- I
- IMages, figures, Tableaux, pourtraicùre Si Taille douce.-
- Inltruments de mufiqne , & autres parties de mathématiques.- Sc meubles curieux. Inventaires Sc ventes publiques.
- L
- LOgis, jours & heures des Mcffagefs, lettres Si hardes a leur faire tenir.
- Ligres rares Si manuforipts.
- M
- MAclunes, modelles, Zi artifices, comme Moulins de nouuelle inuenrion, mou-tements hydrauliques,& autres automates. Mafôns a loüer, vendre acheter Sc efehanger en ville aux faux-bours,aux champs. Maîtres qui cherchent des apprentifs Si compagnons.
- Maifrifes de lettres Si de éhefz-d’œuures de mus Arçz, Sc meftiers.
- Maladies , leurs remedes .- lieux , perfonnes , meubles, Sc aliments propres a les rraicccr.
- Manœuurcs
- M arbre, jafpe, Porfÿre.
- Marchandées eftoffes, Si meubles de coûtes fortes, a vendre acheter Si harder.
- Mariages.
- Marine Sc cequi en dépend.
- Mémoire qu’on voudra laiffer a la pofterké de quelque chofc.
- Métaux, Minéraux, & ce qui en dépend.
- Métayers, colons où fermiers.
- Meubles précieux Si pièces de Cabinet.
- Modes no^utlloc.
- Moulins aeau& a vent.
- N
- N Oms & demeures de toutes les perfonne; de confideration comme des Princes,& Officiers de la Couronne, des Cours fouueraines, Sc fubalternes, de la mai-fon du Roy, eflants en quartier ou n'y eftancs point : des Théologiens, Médecins, &-Ad-uocats fameux, Si de toutes autres perfonnes de réputation, Sc qui excelleront en leurs art, Si profeffion: Si accez vers eux.
- Nouuelles qu’on voudra apprendre : & communication qu’on voudra auoir aucc perfonnes dont on ne fçaic la demeure.
- O
- OCuliftesSc Operateurs.
- Offices aleuer, vendre, acheter, efehanger Sc faire exercer.
- O y féaux de proye, Sc autres de toutes fortes, comme, Aigles, Eperuiets,Paons, Poules de barbarie, Faisants, Roffignols, Sc autres. Ordres.
- PApier.de la Chine, jafpé Sc de toutes fàçôs. Parroiffes.yillages,Villes, Elevions, Prefi-fidiaux, Bailliages, Senechauflces, Si aucres iurifdi£tions,de ce Royaume.
- Perdions, Si demy-penfionsa tous prix. Pierreries, Bagues, joyaux & Orfourerie.
- Plan d'Arbres, Arbriffeaux, Herbes, Fleurs, Graines, Sc Oignons rares.
- Poftes & relais. CL
- or
- Voilions a refondre.
- R
- T3 Eceptcsa faire Sc bailler AV-Recouurer ce quieft égaré.
- Rentes fur le Roy, l’Hoftel de ville, Si les particuliers a vendre acheter, Si efehanger. Rouliers,Voituriers,Cochers, Battelicrs..
- S
- C Oldact à enroollèr pourlcferuice du Roy.
- ^ T
- T Apis, Tapifferiesde haute lice , cuir doré & autres
- V
- Vœux de Religion, & les conditions pour y encrer. ~
- Y
- Pccras 2 maîuoifiej vins exrsllencz. &c.
- TRoè mille, perfonnes ^placées en diuerfis conditions , dr quatre fois autant qui, député fin eftabltfictnet, onttrouuê dans nofife Sureau, l’addref fi des commodïtez, contenues en cejh Table ,luyfit-uiront, (mort Lc&cur ) de recommandation entiers •vous : s'il enfaut encor a celle infiitution, apres tant de titresy & U pojjtffion quelle à de la voix dupeuple.
- INVENTAIRE DES ADDRESSES DU BUREAU DE RENCONTRE Collection de M. le duc de la Tre'moille.
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- qui veillent publier un recueil périodique traitant de ces questions sont obligés de payer au Journal des Savants une redevance annuelle souvent assez élevée. Autour de ces organes importants gravitent des publications moins graves, souvent rédigées avec beaucoup d’esprit, persiflant le mnde et la cour : ce sont les Mercures et les Gazettes, en prose et en vers, dont la plus célèbre est la Muse historique, de Loret, fondée le 4 mai 1650.
- Le Mercure François, 1617, 1625, 1639.
- Collection de M. Malherbe.
- Le Mercure galant, avec frontispice en taille-douce, janvier 1768.
- Collection de M. le duc de la Trémoille.
- Qrce tourbillons de feu meflèz de cendres & DeNables de pierres vomies & jetées au loing par le trou le 4, Otlo. de la montagne de Somme près de celle ville, i6j±. recommancenrà'troubler noftre repos de ren-dentinutile toute l’induflriedes Ingénieurs 6c pionniers que noftre Vice- Roy a envoyez iouç la charge du Marquis de Vieo pour remédier à ce déforme, & notamment pour donner cours à la grande quantité d’çau qui en cUfarcie, dont l'odeur enfeufrée s’augmentant par la corruption que lefejourTuy aporte,eft intolérable à tout ce pays.
- La mifcrable mort dii Prince de Coucha, avenue en prifon, côme je vous ay eferit,a épouvanté plufieurs des principaux de la Noblelle qui fe font abfentez de çefte ville fort mal contens , aprehendans pareilles recherches, dont ils fe croyaient exempts 5e privilégiez. N os foldats ItaliensScEfpagnols fe font entrepris., & cftans venus des paroles aux mains, il en eft demeuré quelques vns fur la place de part & d’autre: dont on. ne fçait pas ençorle nomjarbj non plus que le vray motif de leur querelle,
- Les PeresThimothécPerco Sicilien & ïcan Thadée di S. EUfeo,Ef-pagnol,(lcs deux Carmes déchaùrtez,dot je vous ay, parlé)font partis Je 9.0ftob. pour aler refider en leurs Diocefcs,ayans efté confacrcz dansl’Egliie 16$i, de Noftre Dame d'Anima par leCardinal Spada des le dix-ncuficlme du pafte :1c premier pour Archevefque de.Babylone, auquel le pallium fut deer été au Confiftoire tenu le lendemain: le fécond pour E-vcfque d’Hifpaan,métropolitaine dcPerfe.
- Le vingt-neufiefmc dumefmcmois,lePape tint Chapelle en celle de MontecavallojOÙle Cardinal de Saint Onufre,frcre de fa Sainteté . chanta la Mcrte en mémoire de fon couronemét à pareil jour,auquel on fait recommancer heureufement ladixicfme année de ion Pontificat. Elle eftaléc de là au Chafteau Gandôlphe où elle doit fejour-ner jufques à lafeftedeToulfaints.
- L’Ambaffadeur de Savoye n’a pas épargné la poudre à canon aux feux dejoye qu’il a faits trois jours durant pour la naiffance du fils ainé de fon Maiftre.Les Ambafladeurs 6c Cardinaux quiluy font affectionnez en ont fait de mefmc.
- Les Galères de yialthc enayans pris deuxTurquefqucs chargées de marchandifes, mais dénuées de gens, pour ce quelles leur donnèrent temps de fefauver à terre, ont efté contremandées 6c retournent à leur port.
- M
- PREMIÈRE PAGE d’üN NUMÉRO DE LA « GAZETTE DE RENAUDOT »
- Collection de M. le duc Louis de la Trémoille.
- Le Mercure août 1712.
- GALANT,
- {Ibid.)
- En 1777, apparaît le premier journal quotidien français, le Journal de Paris ou Poste du soir. La difficulté d’obtenir un privilège et la lutte qu’ont à soutenir les feuilles nouvelles pour se défendre contre les attaques des premiers occupants paralysent le développement de la presse à tel
- point que, de 1631 à 1789, il n’a pas été créé en France plus de trois cents à quatre cents journaux, de tout ordre, dont beaucoup n’ont vu que quelques numéros :
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- Journal économique, 1759. Journal des dames, janvier 1774. Le Nouveau Spectateur, 1776. Le Journal français, 1777.
- Collection de M. Malherbe. Collection de M. Grand-Carteret. Collection de M. Malherbe. Collection de M. A. Saffroy.
- Quittance donnée à la chevalière d’Eon pour son abonnement à la Gazette, 21 janvier 1779. [ibid.)
- Journal polytype, 1786.
- Collection de M. Malherbe.
- Journal de la Cour et du Palais, 1788.
- Collection de M. A. Saffroy.
- La Révolution supprime les entraves qui arrêtaient l’essor de la presse, et, de 1789 à 1800, le nombre des journaux s’élève à près de mille quatre cents.
- Le 5 mai 1789 se fonde la Gazette nationale ou Moniteur universel. Le premier numéro du Journal des Débats paraît le 29 août 1789.
- Journal des Débats et des Décrets, 1er numéro, 29 août 1789.
- Seuls, parmi les journaux de la Révolution, le Moniteur et le Journal des Débats subsistent encore. Tous les autres n’ont eu qu’une existence éphémère :
- Journal de la Municipalité et des Districts de Paris, 1789.
- Collection de M. A. Saffroy.
- Révolution de Paris, 1789.
- Collection de M. Malherbe.
- [I ]
- ASSEMBLÉE NATIONALE.
- JOURNAL
- DES DÉBATS ET DES DÉCRETS
- Vu ly Août 178p.
- Les objets qui occupent en ce moment f Ass'em-bles. Nationale, font les plus délicats & les plus importai qu’elle ait jamais à traiter. Quelle fera l’influence de Taûrorité royale fur la iégiflation ? La folution de cette queftion importe cflentieUecnent à la génération prefente êc aux générations futures. C efl du plus ou moins grand degré de force quaura le pouvoir Icgiflatif, que doit dépendre le degré d’influence à accorder au pouvoir exécutif. Le bonheur des Peuples, leur tranquillité, leur liberté dépendent de la juitc combinaifon qui fera établie entre les diflerens pouvoirs, & de leur influence- 'réciproque. De-là on ne doit pas s’étonner quel’As^EMBLÉE Nationale, après deux jours de difcuflîons fur l’influencô' du Gouvernement Monarchique dans la Iégiflation aie 'renvoyé la déciflon à une troifième Séance.
- La durée du Comité des Recherches, qui avoit éci
- A
- première page du premier numéro
- du « JOURNAL DES DÉBATS ET DES DÉCRETS »
- Journal de la Révolution, 1789. (ibid.)
- Annales patriotiques et littéraires de la France, 1789. [ibid.)
- Suite des Nouvelles de Versailles, 1789. Collection de m. a. Saffroy.
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- Révolutions de Versailles et de Paris. Collection de m. a. Saffroy.
- Le Junius français, de Marat, 1790. {Ibid.)
- Le Jean-Bart, 1790. Collection de M. Malherbe.
- La Feuille villageoise, 1790. (Ibid.)
- JOURNAL DU SOIR. Collection de M. Saffroy.
- N“
- Lundi
- Félicité pvbliqvb. ... a More du comu de Mr rabeau.
- JOURNAL
- D-fi LA coua ET DE LA VILLE.
- AVIS AUX jORDAN’ISTES.
- A Messine, un savetier , pauvre te vertueux, voyant les loix méprisées 6c les plus grands crime* impunis , faisqit dans son petit intérieur le procès aux criminels, les condamnoit à mort, & exécutoit lui-même la sentence. Après quelque temps , U- s'adressa au vice-rroi, & s'exprima ainsi : C'est moi qui ai mis a mort ces 50 coquins que vous avez négligé de punir. 'Voici les procès-verbaux qui constatent leurs crimes. Vous lirez dans ces procédures le journal de mes recherches, & la marche judiciaire que j'ai suivie, rien n'y manque , & vous approuverez, je crois, chacune dé mes sentences Vous êtes coupable^san* cloute , de 'tous les crimes que ces misérables ont commis : vous méritez certainement le même châtiment j j'ai été tenté plus d’une fois d’être juste à vôtre • egard, mais j'ai respecté eu vous la personne du roi que vous représentez. Vous êtes maître présentement de ma vie , & vous pouvez jEh.disposer. •
- Nouv. Iftblibtkèquedesocitiê, à Paris, che^Ut-ialdin, rue Sa,ini~Jacqius , 178a.
- VARIÉTÉ*
- Î'J ous avons entendu des gem faire une assez plaisance chicane au nouvel einpereui, on prétend qu'j) Tome 11. Année 1 yya ü-1
- PREMIERE PAGE
- du « JOURNAL DE LA COUR ET DE LA VILLE » 1791
- Collection de M. Grand-Carleret.
- Journal de la Cour et de la Ville, 1791.
- Collection de M. Grand-Carteret.
- L’Ami des Citoyens, journal de Tallien.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Le vrai Citoyen, 1791.
- Collection de M. A. Saffroy.
- Feuille de correspondance du libraire, 1791.
- {Ibid.)
- Le Chant du Coq, 1791.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Les Sarrats jacobites, 1791.
- Collection de M. Malherbe.
- Journal des Tribunaux, 1791.
- Collection de M. A. Saffroy.
- Gazette des Nouveaux Tribunaux. (Ibid.)
- Numéro de l’Ami du Peuple, du 13 septembre 1792, taché du sang de Marat, avec certification autographe de la main d’Al-bertine Marat.
- Collection de M. Paul Dublin.
- Le Caton FRANÇAIS. Collection de M. A. Saffroy.
- La Trompette DU Père DüCHÊNE, 1792. Collection de M. Malherbe.
- Le Courrier patriote du département de la Sarthe, journal paru au Mans en 1792-
- 1 / 93. Collection de M. J. Chappée.
- Les Actes DES Apôtres. Collection de M. Malherbe.
- La Semaine politique et littéraire, an III. {Md.)
- Journal des Fondateurs de la République, an III. Collection de m. a. Saffroy. L’Accusateur public, an IV. Collection de M. Malherbe.
- Chronique de Paris, 1/9/. Collection de m. a. Saffroy.
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- La Révolution avait supprimé les entraves à la liberté de la presse. Le Directoire, tout en respectant le principe des libertés accordées, ne se fait pas faute, dans la pratique, de persécuter les journaux. Le Consulat est sans pitié pour la presse. Le 17 janvier 1800, un arrêté réduit à treize le nombre des journaux politiques : la Gazette de France, le Moniteur, le Journal de Paris, le Journal des Débats, l'Ami des Lois, le Publiciste, le Bien Informé, le Journal du Soir, le Journal des Hommes libres, le Journal des Défenseurs de la Patrie, la Décade philosophique, le Citoyen français et la Clef du Cabinet des Souverains. L’Empire fait mieux encore; en 1811, il réduit ces journaux à quatre : le Moniteur, le Journal de Paris, la Gazette de France et le Journal de l’Empire. Les autres sont supprimés ou absorbés par les quatre journaux conservés. Pour la province, un décret du 3 août 1810 décide que dans chaque département il n’y aura désormais qu’un seul journal, placé sous l’autorité et le contrôle du préfet. Sous le Consulat et l’Empire, les journaux s’occupant d’art, de sciences, de littérature, de commerce ou d’annonces, continuent à paraître, à la condition de ne pas sortir de leur cadre.
- Journal de poche nécessaire, 1804.
- Collection de M. Grand-Carter et.
- Athenæum, 1806.
- Collection de M. Malherbe.
- Journal des Gourmands et des Belles,
- 1806. [Ibid.)
- Journal de l’Empire, 1809.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Le Censeur, 1814.
- Collection de M. Malherbe.
- Les Bourbons ne donnent à la presse que l’illusion de la liberté, car pendant la première Restauration les journaux sont soumis à l’autorisation préalable du roi et à la censure. Pendant les Cent-Jours,
- Napoléon laisse à la presse une grande liberté de discussion. Pendant la deuxième Restauration, Louis XVIII, sous les dehors d’un faux libéralisme, laisse le parquet et la police exercer des persécutions sans nombre contre les journaux. En 1819 seulement, une loi vient réglementer la presse, en imposant au journal un cautionnement et un directeur responsable. En 1820, la censure est rétablie, puis abolie en 1828.
- le censeur
- Vignette de Grandville. — Chansons de Béranger. Collection de M. Lucien Layus.
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- Le Nain jaune, 1814 et 1815. Collection de M. Malherbe.
- Le Nain couleur de rose, 1815. (ma.)
- Annales du Ridicule, 1815. {ibid.)
- Le Nain yert, 1815. {Md.)
- L’AlRUM. {Ibid.)
- Le Nain rose, 1816. {Md.)
- La Fièvre pamphlétaire. — Caricature du Nain Rose.
- Collection de M. Grand-Carteret.
- Ji'/iû
- COMPOSITION DE GAVARNI Journal la Mode (1830). Collection de M. Lucien Layus.
- Le Navigateur, 1829. Collection de M.
- La Gazette de France, 1829. Collection de M.
- Le Nain tricolore, 1816.
- Collection de M. Malherbe.
- Le Nouvel Homme gris, 1818. {Md.)
- La Minerve française, 1818. {Md.)
- Le Démocrite français, 1819.
- Collection de M. Saffroy.
- Le Conservateur littéraire, 1819-1820. Recueil contenant les premières œuvres de Victor Hugo.
- Collection de M. Paul Meurice.
- La Minerve littéraire, 1820.
- Collection de M. Malherbe.
- La Causeuse, 1822. [Md.)
- Le Diarle rose, 1822. {Md.)
- Le Mercure du xixe siècle, 1823.
- [Ibid.)
- L’Oriflamme, 1824. {Md.)
- Panorama des Nouveautés parisiennes, 1824. {Md.)
- Petit Courrier des Dames. Modes de Paris., 1826.
- Collection de M. Lucien Gougy.
- Malherbe.
- Lucien Layus.
- L’année 1829 se signale par l’apparition du Temps, de la Revue des Deux-Mondes et de la Mode : cette dernière revue, fondée par Emile de Girardin, de-
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- vient, après la Révolution de 1830, l’organe politique très agressif du vieux parti royaliste contre la monarchie de Juillet.
- COMPOSITION DE GAVARNI
- Journal la Mode (1830)
- Collection de M. Lucien Layus.
- Là Mode, année 1830, avec gravures coloriées. Collection de M. Lucien Layus.
- Les Modes de Paris, 1830, avec gravures coloriées.
- La Caricature, 1830.
- Collection de M. Malherbe.
- La Silhouette, 1830.
- {Ibid.)
- La Gazette des Tribunaux, 1830.
- Collection de M. A. Saffroy.
- Avec le règne de Louis-Philippe s’ouvre pour la presse une ère de liberté qui ne tarde pas à engendrer la licence. La loi de septembre 1835 vient mettre une sourdine aux exagérations de certains journaux. A cette époque le nombre des journaux est d’environ 600, dont 350 pour Paris et 250 pour la province. En 1845, ce chiftre s’élève à 750 environ, dont 500 pour Paris et 250 pour la province; 300 de ces journaux sont politiques.
- Collection de M. Lucien Gougy.
- VIGNETTE DE TONY JOHANNOT Illustrant la couverture du journal l’Artiste Collection de M. Georges Hartmann.
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- L’Artiste, 1831.
- Le Magasin pittoresque, 1835 Le Cygne, 1840-1841.
- Le Coq, 1848. {ibid.)
- Sous la monarchie de Juillet, les caricaturistes ne manquent pas d’exercer leur verve sur la censure et les lois sur la presse :
- Le Censeur, caricature de Grandville. Collection de m. Lucien Layus.
- La CHASSE AUX LETTRES. Collection de M. Grand-Carter et.
- Les Inconvénients de la lirerté. Le journaliste. {Ibid.)
- La CENSURE REPRENANT SON ANCIENNE RESOGNE. {Ibid.)
- Journal-Bureau de rédaction (pièce à porte). {ibid.)
- Inventions faciles. (Ibid.)
- Duel entre la Quotidienne et le Journal du Commerce. (Ibid.)
- Les Belliqueux journalistes, {ibid.)
- Figaro, par Gavarni. (ibid.)
- Une Muse en 1848. [Md.)
- Les Lunettes de la presse. (ibid.)
- La LiRERTÉ DE LA PRESSE. Collection de M. Georges Hartmann.
- La Charte est une vérité, {ibid.)
- La Bonne Harmonie. {ibid.)
- Artistes, voila vos juges! {ibid.)
- Avec la Révolution de février 1848, la presse recouvre toutes ses libertés. De nouveaux journaux naissent de tous côtés : on n’en compte pas moins de 350 pendant l’année 1848, dont beaucoup n’ont que quelques numéros. Les abus de langage de cette nouvelle presse deviennent tels, qu’une réaction se produit et que le cautionnement est rétabli. En 1850, l’Assemblée nationale, dans le but d’établir les responsabilités en matière de délit de presse, décide que désormais les articles devront être signés.
- Collection de M. Georges Hartmann. Collection de M. Lucien Layus. Collection de M. Malherbe.
- Collection de M. Grand-Car ter et.
- Le Père Duchêne, 1849. La Silhouette, 1849.
- Collection de M. Layus.
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- La Chandelle, 1849. Collection de M. Layus.
- Le Peuple, 1849. (ibid.)
- Le Journal pour rire, 1851. (ibid.)
- Un décret du 17 février 1852 suspend la liberté de la presse ; le régime de l’autorisation préalable est rétabli pour tous les journaux traitant de matières politiques ou d’économie sociale. Malgré ces mesures restrictives, la presse se développe d’une façon normale pendant les premières années du Second Empire. En 1854, Henri de Villemessant fonde le Figaro; en 1863, paraît le Petit Journal. En 1860, Paris possède 500 journaux. En 1866, il existe en France 1600 journaux, dont 330 politiques ; Paris figure dans ce chiffre pour 700 feuilles, dont 65 politiques.
- Le Musée franco-anglais, 1856. Collection de M. Lucien Layus.
- Le Journal HERDOMADAIRE DE MUSIQUE. Collection de M. Malherbe.
- L’Ane savant, 1857. Collection de M. Lucien Layus.
- Le CAGLIOSTRO. Collection de M. Malherbe.
- Le Musée français, 1859.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Le Grand Journal. Exemplaire imprimé sur toile,
- 1864. Collection de M. Grand-Carteret.
- Le Figaro. Le premier numéro du Figaro quotidien, 1866. Collection de M. Lucien Layus.
- La Lune, d’André Gill, 1866. (ibid.)
- Le Voleur, 1866. (ibid.)
- Paris-Caprice, 1867. (ibid.)
- Caricature sur les journaux, par Hadol, 1867.
- Collection de M. Hartmann.
- Caricature sur les journalistes, par Hadol, 1867.
- (Ibid.)
- L’Esprit nouveau, 1867.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Le Pilori, 1868. (ibid.)
- Les Lanternes : la Lanterne, de Rochefort, la Réponse a la Lanterne, la Veilleuse, le Lampion, l’Éteignoir, le Falot, la Chandelle, la Vérité, le Diable a Quatre, le Lorgnon, (ibid.)
- COUVERTURE DE LA LANTERNE de Barbey d’Aurevilly (1868). Collection de M. Lucien Layus.
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- 13* Année — 2* Sérife — Numéro I
- Parts et Départements . 10 c. le Numéro
- Vendredi 16 Novembre 1666
- FIGARO PARAIT TOUS LES JOURS
- ON S’ABONNE A PARIS
- 8, rue %ossini, et rue Coq-Héron, S
- FIGARO
- FIGARO TARAIT TOUS LES JOURS
- ON S'ABONNE A PARIS
- 3, rue t7{pssint, et rue Coq-Héron, S
- UH BAPTÊME
- UN ENTERREMENT
- Toits célébra tm baptême, mon (Hier Viilemessant', celui du PI gare t/e(8$G. Déjà, accourues à votre voix, les bonnes fées, que. vous avez choisies pour marraines au poupon, apportent leurs souhaits à ce fragile berceau et tirent l'horoscope du nouveau-né. .
- «Je veux qu’il ait un peu d’esprit, dit la première; cela peut «tuffirè à uhe époque où les imbéciles en a nichent beaucoup trop. « — « Moi, fait la seconde, je lui donne: le rire franc de la jeunesse et le sourire tin des gcnsftnèn élevés. » —...La troisième pçsant le bout de ea baguette mir le lobe'dâj'breilld: «Je lui accorde,, s’écrie-t-effe) le don qu'avait le génie du conte d'entendre l'herbe pousser; c'est indispensable dans sà profession. » — « Un journaliste bien informé doit être partout à la mèmè heure,.in orbemetin urbem, dit la quatrième féèjje lui souhaite donc les jambes infatigables du Juif errant— ou d'Adrien Marx! » r .
- Vous attendez encore la fée qpi doit lui donner là sagesse ; quant'â celle qui, seule, peut lui assurer une longue vie, nè l’auriez-Vous point conviée au baptême? Je la cherche vainement parmi les marraines du petit ‘ Figaro. C'est la fée quinteuse (tous.les faveurs de ontes vous le diront) qui arrive toujours, avefc ün bruit .e tam-tan>, au moment où on n'e l'aUendait plus, pour changer la destinée du Prence Charmant. Dieu- -veuille, garder Je cher marmot de sa présence!
- Tandis que votté dobnéz'1 un premier sourire à Tenant, laisez-moi, mon cher Viilemessant, apporter un dernier souvenir au père. .La vie et la mort se touchent .arfois dans la même église, et, sans changer ffààsî de place, on peut se mêler auxparents ét 'aut âmis qjùî àt^ ’ comparent celui qui arrive danV sés- lâhj|es et 'çèTut oui s'en va dans sa-robe dë sapin.' Efti itià tpialilé'Se
- oche parent, j'ai la joie et la douteur d'assister dé droit aux deux cérémonies;
- fl y a eu douze ans au mois.d'avrü deràier qu’il nais-r il,un peu à l'aventure, Taimable garnément-quLn'est plus même aujourd'hui un vieillard t Soit dit saris fausse .«•.odestie (et d'ailleurs on doit la vérité aux morts); comme il avait, avec la*- santé du Corps et de T esprit, l'esprit de naître à-propos, il grandit à vue d'œil. Cherchant un nom pour sav.onner de pbblesse sa fortunefle. parvenu, il ramassa fièrement à lèpre le nom glorieux que, par deux, fois, la petite presse y avait 'laissé tomber; les circonstances aidant et le succès ne sé faisant pas attendre, chacun trouva qu’il était vraiment’ né coiffé....delà résilie populairedu Barbier de Beau-' marchais: La bourse légère, mais -ayant- fbl dàns:,son étoile, la main prompte auxTalochês, maille cœur sut sur celle main-là, Tépigramme' àfrï lèvres, 'mais l'honnêteté au fond du cœur, il prit son élan dâns toutes les^ directions et fit rapidement spn chemin dans lé monde cl dans tous les mondes.
- - Ses malices un peu vives défrayèrent la causerie du boulevard, du boudoir, du foyer, et ses Indiscrétions un peU • fortes se faufilèrent parfois jusqu’au salon, hypocritement'cachées sous un point.de tapisserie, comme le page Chérubin sous la robe de satin de sa belle marraine. Les amateurs de la grosse drôlerie, dont le 2’iu-tatnèm est le Moniteur officiel, lui firent accueil,:ei les prflded lecteurs de la Revue 'des Deux Mondes ne le dédaignèrent point. C’est avoir* bien de l'orgUeil en son nom, je le reconnais, et m’en confesse; mais je ne puis insister au désir de* dire ici que M.-Sainto-Beuve lui-fit ün'iôur l'honneurdëTappèléf. ëû mâ présence, le Jour-i\al des Débats de la petite presse. Une belle épitaphe-, ' ri'est-ce pas? et que tous ceux qui l’ont aimé et servi feraient fiers de voir gravée sur son modeste lora-beaul
- | Et 'mrfgbé oi,SiiccisrqW-3évâîf;ératgîî5anl pour elle-l'avenir, tirer la presse littéraire.de son obscurité et de , soïiinfériorité, mieux que personne, mon cher Ville-messant, vous pourriez ire si Tes ouvriers de la première heure, en mettant la main à-la fortunedu Figaro de 1834, eurent une -aulre ambition que d'accomplir’ gaiement use tâche en commun. Ils ont fait des élèves qui, m’a«uré-{-k>n, se vantent tout bas, et nfême tout lianf, d’àtoir dépassé -Wui*. anciens. Si c'est dans Tari d'éleéei'de^baris mofe en état de Tagabbhdagc sûr'lâ voie pubthiiwe et de s’en fairé vjngt mille francs'd^ rente, aCcoidec cesTfloiJiHssons dn Figaro ont vingt.' mille fois rsiSon, à raison dè vingt sous pièce.
- • i Eq pfèàêler .dîr&niqueur qu'ait eu dans seS ran£s, et aupit» fr Tâng, le Tigarb Üè 1834, est' encore le pre-niiej; /ss cbroaiqneùrs. C’est Auguste ViHemot. Vous l'aviez éarôléen pay? étranger. Avant d’Jiueariqpii; à ce Paris dont il sait, dont il parle si bien la langue — sur les frontières de Targot.et à moitié chemin de i'Aca-dérnie — Auguste 'Yilleniot- rédigeait des « Courriers parisiens » dans une' feuille belge, VEmancipation. C'é-laif’pTanfét'des rdse's dans ùû champ de betteraves. Lé-grimes et flèurs, nos voisins mangeaient te tout en salade’én l'ærosdnt de leur nieilleure bière, et rie s’en trouvaient pàs pins incommodés, c’est une Justice â lëurréridre, que Gargantua avalant une detnhdottzaine. de pèlerins tapis derrière une'feuille de laittre.
- ’ VÜiemot, àsesilébutschez nous; avait de Tesprit-sans récherche, de.l'enjonament saris «Méchanceté, du naturel sans trivialité. Ces bois oôrüeS-résonnent toujours avec là même justesse dans1 soa-' talénf, mais'Thabile exécutant errtœwert»,-. en passant dans un plus grand ' ofcheétra s cru dewu-âjquter à .sOri violon une-quatrième cm*?, surtàaüelle il exécuté des. variations anli-réligiëuses. Cest '.toiyoùl? Iginêmé air, et. je le goûte péu, et (soit dit sans -Toffenser) l'araj Villémot ne me parait point, en le jouant chaque dimanche, être de la fcrcë dèPagàriini: ,
- ;Léô Lespès; quTl seraif 'fnjustë d'oublier parmi les collaborateurs aimés de là feuille légère, s'essayait déjà aù métier de moraliste. Maniéré avec incorrection, précieux avec gaucherie, joli à la sueur de soit front, mais . souvent ingénieux et par ibis très fln.Lespêâ avait dans le Figaro son .église, où venaient s'agenouiller dé-; vois et surtout force dévotes. Il mettait quelquefois quinze grands"jours à mûrir un petit article de genre.
- Mais, grâce au succès, petit article devenait grand, on eut bien étonné alors le consciencieux et patient ciseleur en bijouterie fausse,*si Ton se fut aviéé.de'jjrédire «frie de lui nuHrait uli écrivain .capable d'improviser chaque jour une belle piècd d'éloquence.
- Villémot, Lespès et ijuclques autrea représentent plus .particulièrement lé. Figaro-de J§5i. à sa première.ma-' nière et commençant sa première campagne. Autour dç ce* soldats défortune, aujourd’luii eri possession du hà-ton envié, se groüpait le bataillon. des. voioniftirés re- •' cruté parmi les* plumes dé bonne volonté, et, comme dit la chanson:; « febataillon de la Moselle en sahpls. » En faisaient partie Eugûue Wo44yn. au front, shakespearien, àla cbevplure dé Qu'asimodo, au type àTâ Stwarow, et j’iiles Vlard, un journaliste petit et un pe-ütjoüffrtlisté. Quand ‘il'.-oè brossait pas des phrases dafts-la dimension êt dariè le’gdii-U'lKigÿlàfre, Woéstyn -rimait des tiioiets; quand ‘il pe se brouillait pas avec son rédacteur eri chef, "Viàrd*ti>ùrnait des quatrains et deAépigrammes. Tous deux'sont morts. Le journalisme a fosse commune. Malheur à* qui y tombe 1 l'oubli ie sàiat tout entier ét du premier jour !
- -li(ais ne voilà-l-il, pas une belle idée, mon blièr Vilie-measantyjde v.enir, la lanrie à l’œil et le crêpe sa chapeau» irianger ma part des dragées du baptàmét-VQue nous véut ce pleurard;- avec ses radotages? » vont s*é-, crier les lecteurs de Fgato-Ic-jeune; quL.ua sauraient avoir, peur Les écarts dé plume dtin. nouveau venu, l'iriduigeuce ffue ne refusêfcnt jamais.à lelir vieux compagnon lôs a'nonné^e ;-7j(yoj-l'ancièn.
- L'histoire du-Kÿûro de 1834 A plusieurs chapifres. Je viens d’esquisser Iç premier, en.ie réduisant aux pro-porfienidé deux médâillon^ elb’.fauUu'arrêter. Je ne dois point oublier que ceci est une simple lettre. Les yeux tournés vers^çe passé"qdi m’a fait le peu que je suis, plus il s'éloignait de moi-, plus il avait de charme pour moi; vqllà qui vous explique pourquoi j’ai immobilisé mes souvenirs dans la période .Vc'/numgifnne du 'FigAro, en déshéritant involontairement son histoire du règne des Carlotihglens et des Caj)étiens.
- M. Edmond About, qui vint installer en sa personne, i fur ie trône-de la Gln-oniquè', fa .'secondé race, ifétaii -peint le Charlemague de la petite,presse; mais çétait incontestablement nn^omine’de beaucoup d'espill;-Ja-màis il ne l"a prouvé avec plus d'éclàt'que dans sa campagne au Figaro. S’il avait pu l'oublier, l'ingrat! mieux avisé et plus reconnaissant, le petit Journal se souviendrait de câ.qukles honore tous détnt.
- { Les reiiles ne firent pas rin Figaro moins bonne figure que les rois; ce n'est pas à vous .que j'apprendrai, mon' cher Viilemessant', à quel point on s’ÿ félicita d'y voir le sceptre.tombé en quenouiileV Je Veux dire aux'mains fie CotiUcn 7°r, Augustine Bpohan, et de Coiiikn II, tolombhie. ‘ J . .. u j
- La première se lassa vite du fardeau de la royauté. Elle- n’exerçà d'arljeurs le pouvoir.çt .Tespril qu'à ses ^eurcs, c’ott-à-dire très éàpncieusemeiU. La fronde des çalons, stj'ai bonne hiémoire, n’épargna guère les épi— gramraesà Ta souveraine. La charmante Delphine Fix, qrfl était passée dans l'opposition la plus avancée,’ lança contre Cotillon I un calembotrr qui fil une rapide for-
- «Ce chroniqueur, s'écria la regrettable ingénue, .n'a ni croc ni- cieur. » Et voilà comment se perdent les .réyautést;
- Pour ce qui est de Colombine; mon ch.er ViUcmes-sant, c’est à vous d’en parler, vous sqoI qui, par. uu ’ epin du masque mai attaché, avez ]>u entrevoir uir visage et deviner une ressemblance. Colombine arrive pour partir; elle part jour revenir encore. Elle,abrite sa Réputation d’écrivain (jeu dangereux) sous tri>is m-Tx*ÿni/o . le loup, le domino et l’anneau de Oypès qu rendJnvisible; c’est, vous en conviendrez, de la modestie ou de la coquetterie à la troisième puissance •Cette fois, mon cher Viilemessant, je finis pour Kmi dé bon.
- & Figaro transformé apparaît par uride ce* Jours . /les anciens-qualifiaient de fastes, et qu'ils mar quaient d'une pierre blanche. — metiore la/nllo.
- Ce si aujourd'hui, 13 novembre, la fête de Sa Majesté l'Impératrice.
- Taiif les illuminations des bâtiments de l'Etat et les
- sceaux tricolores aux portes des théâtres et dés établisse tuent» publics, il u y aura à Paris apçune manifestation officielle.
- •C'est à Compïègne que sera fêté aujourd'hui l'anniversaire de la naissance de Sa Majesté;
- Il y a ce soir au château, comme tous les an/"', «ne réception officielle, un granit diner d'apparàt’et uii'feu d’artifice sur la pelouse du château.
- M. le général Fleury* grand écuyer de l'Empereur quitte Paris aiijourd'lrui, se reudaùt Italie.
- Les Israélites ont. vous le savez, un culte tout particulier pour les morts.
- Lundi, la famille de Rothschild était réuni,e au château de Ferrières. C'était l'anniversaire de jâ. mort de Taiuière de la baronne James.
- ; L» baron de RoUischild avait envoyé cîiércher à l’a-rià, dès. le matin, dix Israélites papyres. On les avait amenés en voiture au chemin de fer.-et, à içur arrivée à ),a station, où ils devaient desceudre, trois des voitures du baron les avaient conduits au château.
- ' Là, réunis à ta famille du célèbre bnnquieMh ont . récité les . prières juives usitées en pareille qhx»!^-tafice.
- Après avoir dîné au château, ils ont reçu chacun un louis, et les mêmes voitures les ont ramenés au chemin
- de fer.
- M* Lachaud partira sous peu de jours' pour Poitiers, où- il va défendre devant la cour d'assises f ex-caissier de la Banque de France, Suréau-Larairande.
- La.Société protectrice «les animaux* fondée en (843,
- LA VÉNUS
- GORDES
- r forlnne considérable, qu'accroissait incessamment la sagesse de ses opérations. La ferme dans laquelle il atait depuis 'longtemps établi sâ demeure, située sur un petit mamelon,.au sud de Gordeà, offrait tous les signes d'une opulente prospérité.
- 'Rien ne s’ÿ ressentait,jiu désordre et dè (a sordidité qu’on rencontre fréquemme'fiVfians les maisons de Villageois. La cuisine, où les valets et les servantes prenaient leur repas, disaient chèrement qhe les soins apportés par madame RiVarot à tout ce qui était de' son domaine'ne le cédaient eri rien à oçuxde son mari,-
- ‘^'làSïtStSS. les p^-éMenx symé-triquement rangés. Là grande table d< ' *
- Suf la roule d’Avignon à Apt, au pied des Alpilles, Donldinde la fontaine de Vaucluse, immortalisée par les vers de Pétrarque, se trouve un village appelé Gor-dcs. Absolument inconnu hors «je la Provence, il y a quelques années, peut-être réveilféra-t-il aujourd'hui ans l'esprit «le la plupart de'nos lecteurs de dramatiques souvenirs. Il devint célèbre en-’'çffet du jour «t» il fut le Ihéûtre ces événements qne nous àRons raconte.-* et dont nous garantissons la complète authenticité.
- du groupe d les abrite contre lo mistral, mais
- pressées au pièd de la colline qui
- ' ’ s encore «le d<..........-
- Fontblanche,
- e deux petits
- de-Vaucluse, comnre les fortins avancés d’une place de guerre. Tout le pays' est admirable. Qn dirait que les prairies bordées de cyprès et de myrtes.au milieu desquelles tfordes est.situé, ont servi de modèles aux plus beaux des paysages du Poussin. La Provence est riche, d’ailleurs, en surprises de cette sorte. Par la beâutc de’ t. ia,pureté de soii ciel, elle tient à la fois de la
- îaiont la plus grande partie dn territoire -o <u j^aMjur-Neuve.' En Ose raies, en prés, en champs de garance, en plants de mûriers, Rivarot possédait une
- coavraient lecol. Lesfaü
- plus, que les dalles blanches,qui s faïences â fleurs multicolores qui minée. Tes plats d'étaio dressés sur les
- étagères, achevaient de donuer à c
- , 'bien qu’ii .n’y
- . propreté.
- A.cûté de la cnisinc eioi. _________r.____^___________
- tout à la fois de salon et de salle â manger pour lés maures, et dont les meubles simples, mais-coüfortablesr, révélaient leur éducation, leurs goûts.
- En effet, Rivarot n'était pas un paysan dans l'acception ordinaire de ce mot, mais plutôt un agriculteur, moitié campagnard, ...........
- s biens, mettant
- lontiçrs 1
- ain à la
- t la blouse bleue à lise
- gardé celle sérénité qui est le privilège des existences
- ‘X la longue ét heureuse union dans laquelle ils avaient vécu, restait une fille qui avait alors dix-huit-anl On l’appelait Marguerite. Mais de ce'nom qui était celui de sa grand’mère paternelle, on avait fait, suivant en usage adopté en Provence, cet autre nom qui a tant de douceur dans la langue du pays : Margaï.'
- Margat assurément était la plusbelle héritière delà’ contrée. A dix lieues à la ronde, personne né l'îgno-
- a désigna
- jout où eHe apparut pour la première fois, élégj parée du costume des provençales, qu'on no la plufe, dès ce ïuoment, que sous le nom de la Vénus de
- Elle était gi ande et mince, avec d'épais cheveu: )irs. .r •---•• port de
- noirs. .Sans rien-exagérer, on pouvait parler de ri de reiue ; dans chacun de ses touvements, « ^moindres gosles, il y avait celte grâce et cette Ué tant admirées chez les filles d'Arles, et qu'el nnentdq la r&ce grccrpie doni le sang coule di irs veines. Margaï avait d'adorables mains, des pieds ffenfan£ une taille dont la finesse faisait ressortir ses épatües. .Mais, ce qu’on-ne saurait dire, c'e
- ppule
- partaitl
- On l'avau surnommée avec raison ta venus.in des. Comment, en effet, sc figurer plus belle « accomplie la voluptueuse déesse? L’anliciuüé r l^ué d'elle de splendides ii égaler la betuté de Margaï.
- Il semble que, ]>osséilant dans sa maison un si r trésor, Théodore Rivarot, riche, ami de tous, de-être un homme heureux. On le crevait ainsi «ians te
- . Aucune ne pouvait
- la contrée; seule, madame Rivaret, grève 'e son affection, avait j '
- de. sa mâle poitrine; elle avait découvert le secret de ses peines.' '
- Afin que le léctenr 'en fasse autant, il convient de l’introduire dans la ferine; au sein de ta famille Rivarot, durant une des soirées de l'hiver de J8&6.
- C'était >4 veille de Noël.
- A cette époque de Tannée, la catholique Provence est. en,t‘ète. Le 24 décembre, dans toutes les tenues et dans toutes tes maisons des villages, les mailres vont s'asseoir à la table des serviteuw pour partager avec eux ie repas du soir. A ea^se de la solennité au lendemain, les plats gras sont exclus «le la table. On les remplace par des leguinçs, du poisson, des gâteaux,, des crèmes, qui sont un régal délicat pour «les estomacs accoutumés à une nourriture pics substantielle.
- Dans tin coin réservé «le la cave, le mnitre cherche la plus vieille bouteille et l’offre à ses convives. Mais avant d'en vider le contenu dans leurs verres, il en verse quelques gouttes sur une bùchc énorme qui flambe joyeusement dams ta ch
- pelle.
- qu’il
- récoltes, les bénédict La coutume traditionnelle ainsi observée, le repas commence. Les yeux s'allument, la gaieté règne, le vin délie les’langttes et chacun s’en donne â cœur joie. .Puis, on se rapproche de la cheminée, on s'assied an-
- e brillai
- dion des jeunes
- des vieillards inf de minuit.
- On célébrait donc la veillée de Noël dans la fer de Théodore Rivarot. Les convives tort nombreux t< choient à ce moment dù repas où, l'estomac étant r
- bravante.!
- ils n'y tond
- » bout)
- e deva
- PREMIER NUMÉRO DU FIGARO QUOTIDIEN Le seul numéro qui ait paru avec la vignette du Figaro hebdomadaire. 16 novembre 1866.
- Collection de M. Lucien Laxyus
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- 121
- 46* Année — 4* Série — Numéro t Par?» et Département^ U l<j c- Il Huméfo . Samedi 17 Novembre 1866
- LE FIGARO
- XtèdaOtotU» «a* Cîief : H. DE VILLEMESSANl*
- Parts tC Départements : Un moi*, 4 te. — Trois mois,.H fr. — Six mois,.22 fr. — Unàti; 40 Tr. — Bureaux d’iSonnement : 3. rue Rossini »t nié Coq-Hér*n, 5. -• Adresser les mandate i l'ordre de H. Damant. directeur
- Nous avions mis hier, en tête du journal, la vignette de notre vieux Figaro, à laquelle nous tenions comme à un drapeau. Mais nous avons deux excellentes raisons pour la retiret* dès aujourd’hui.
- D’abord, quand un journal tire à un grand nombre d’exemplaires, comme le Figaro quoli~ dien, ilriest paspossible de donner à la vignette la moindre apparence de netteté.
- Ensuite, elle nous Ôtait cinquante tignes de rédaction, que nous sommes trop heureux de rendre à nos lecteurs.
- GAZETTE DE PARIS
- Qui de vous, chers et adoré? lecteurs du fïoaro quotidien, qui de vous n a éprouvé cette sensation à-la fois triste et joyeuse qui s'empare de nous quand, après une longue absence, on revoit la maison où l’on est né, où l'on a grandi, Tout d'abord on se. laisse aller & l'entrat-
- soq dans toutes les directions, èn s’écriant : t-C'est ici que je bouchais... c’est dans cette eoûr
- fermé un jour que je n'étais pas sage. Dans cette chambre, à droite, j’ai mis les premières' bottes... Dans cette
- — Cest bien la maison, mais comme tout est changé... on a repeint le vestibule et renouvelé le meuble du salon. Mes petits amis ne sont plus là... les hasards de la vie les ont dispersés dans les quatre coins du monde... Cè.sont des hommes, ils sc sont rangés, et il est probable que les cheveux grte poussent sur leurs
- r la n
- J'ai éprouvé les mêmes sensations en revenant au Figaro.
- La maison est encore là, mais on Va repeinte du haut en bas et.rien s'y est plus comme autrefois... Le maître de eéans s’est rangét.vll ne casse plus les assiettes dans les cabinets pour récolter une anecdote sur ces dames. On ne le voit plus dans les boudoirs et dans les loges d'actrices. Il est devenu un homme raisonnable qui va dîner dans les fam.iiès, et la demoiselle de la maison, que l'on couchait autrefois quand Figaro se présentait quelque paçtj ,pç^t dorénavant écouter tes propos du gai c ' "•
- nésse èst devenu uq grand Figaro quotidien; U Jours l’esprit d'autrefois, mais il a appris à ne plus tout dire».. L’enfant terrible qui rossait tous les camarades du Quartier s'est/ transformé... Il ne donne plus de coups de poing, ilcfonne'des coups de plume.
- Salut donc, cher /Tgaro, mon vieil ami et mon vieil ennemi, caf.nous avons passé la moitiA.de notre vie & nous brouiller,-eù'aütre moitié 4 nous raccommoder. Cest qu'il n'était-pas toujours facile de vivre avec toi autrefois, et je me rappelle qUe -tu m’as cherché plus 4'une quetetle d'Allemand..
- suis verni te voir pour ia premier* fois, et je te jnre bien que mon cœur battait «l'émotion le jour où je t'ai apporté ma première nouvelle à la main.-Tu étais alors dans tout l'éclat de ta jeunesse turbulente. Moi, jetais un être naïf, timide, plein d'illusions et d'esaérances. J'avais apporté d'Allemagne une de ces rèdjiigqtcSijfot le modèle s’est conservé cher les, tailleurs du pays depuis 1821. Ah! la belle redingote! le collet remontait au delà de la tète, et les pans descendaient jusqu* sur les souliers... Il y avait, dans celte fameuse redingote, de quoi tailler six vestes à la mode d'aujourd’hui ; un gigantesque faux-col encadrait mon visage livide, sur lequel on pouvait lire l'inquiétude du lendemain, et quand je me présentais quelque part on disait :
- — Ne nous lions pas avec ce garçon... il faudrait aller un de ces quatre malins à son enterrement.
- ; A Cette époque, la cour du Ftgarb se tenait à l'heure du déjeuner dans un cabarefdu boulevard. Quel bmit et quel mouvement : c'est là que se faisait, pour ainsi dire, cejo urnaj tapageur; à midi on pouvait y voir les principaux rédacteurs et leur chef. Les traits partaient comme des flèches empoisonnées et du boqlevard on en-1«ridail tés éclats de tire de '.a joyeuse baoue. Panciî je me hasardais dans le café avec ma fameuse redingote et ma tristesse, et ViJIemessant, ignorant la peine qu'il me faisait, s'écriait avec sa brusquerie ordi-
- — Je vous donne cinq Jouis à vqus, ri vous parvenez à me faire rire. •
- Et, comme je n’étais guère en train de rire, car j'étais à la fois inquiet de mon avenir et dè ma santé, je m’asseyais aq bout de la table et je les entendais causer de monsieur uu tel et de madame une telle, de l'avenfure d'une comédienne, des écrits d'un grand homme, de la dernière pièce et du plus récent coup d'épée.
- C’est à cette fameuse table du café Mulhouse, que j'ai appris à connaître ce tout Paris, dont je n'espérais certes pas alors devoir vous entretenir à mon tour.
- Uu beau-jonr, je ne sais plus au juste lequel, Je fis rire Villemessant par une nouvelle à la main ou deux ou trois, et il me dit :
- — Vous m'avez fait rire! voici vos cinq louis.
- Ah! messieurs, vous qui perdez deux cent mille francs dansunenuitflevpeuse.au baccarat, vous Ignorez la joie que vous procure le premier argent gagné par nne
- Cent francs ce n'étail guère, et cependant c'était toute une fortune. Dans mes rêves les plus agités, je n'avais jamais espéré gagner cent francs par ma plume dans le journal le plus répandu de Paris. Le jour où mon premier article parut chez toi, ami Figaro, il n'était dans Parts de garçon plus heureux que niai. Avec quelle flerlé je circulais sur le boulevard avec ma fameuse redingote!!. Il me semblait que les passants se retournaient pour me voir, et qudls sè disaient ? ;
- — Voyez-vous ce grand garçon qui a une si belle redingote noire» Eh bien, c'est Albert Wolff, le fameux Albert Wolff, qui a publié ce matin trois nouvelte&à la main.
- Ah mon pauvre Figaro, que Von est heureux ainsi !
- Quelques jours après, au cabinet de lecture, je vis, à ma 'grande stupéfaction, qu'un journal de province — je ne sais plus lequel — avait reproduit une de mes historiettes. J’eus comme un étourdissement en lisanldans cette feuille ces mots magiques : « On lit dans le Figaro, sous la signature d'Albert Wolff, etc...» et je médisais ;
- — Assez! assez! c’est trop de bonheur! me voici déjà célèbre eu province i
- Après là première nouvelle à la.main, î
- ï cher Fi-
- garo, je t'ai apporté mon premier article; puis, quand tu in'avais sevré fef que j'avais apprfs à marcher, lorsque j'étais «iovenp.ua grand garçon,-j'ai pris ta gronda canne, Jerfÿile'Figaro., et je me suis promené à travers Paris.*en cassant toutes les yit.rei surjnon passage. Un jour-inô/nr op a ;failU- me' mettra au violon.
- Tout cela nous » donné à réfléchir; n'est-il pas vrai? L'âge de in raison est venu, et nous avons fait notre bilan avec un complet- désintéressement; quand je t'ai quitté je n'ai pas compté avec toi. Je l'ai généreusement abandonné les trots quarts de mes ennemis.
- Après quoi nous nous sommes séparés. Toi tu es reste dans cette chère maison où j’ai été élevé, et moi je suis allé habiter un autre quartier où Je serais encore, si l'oh ne nous avait pas expropriés.
- Quand tu m'a vu sans logement, brave ami, tu m'as encore recueilli comme autrefois, et me voici.
- La maison* est encore la même.'Voici bien le caissier qui m'a remis les premiers cinq louis; mais je n'ai plus ma grande redingote el les chères illusions que j'ai apportées d'Allemagne.
- ftedinçotè. faux cols, illusions. IquI a été emuodé par le leurtunon fies'aitnees.
- Mais toi aussi, cher Figaro, tu es bien changé. Te voici maintenant un homme tout à fai» raisonnable, tu vas dînér en famille et tu ns appris à mesurer tes propos. Ne crains rien, mon ami, je sais qu'il me faut à présent mettre de l'eau dans mon vin du Rhin et que nous ne sommes pas d'âge à nous faire mettre au poêlé pour quelques cscadades de jeune homme.
- Embrassons-nous, mon vieil ami, cl remettons-nous à la besogne. Tâchons surtout de ne pas avoir trop de
- lés demoiselles quand tu te présentais dans uue maison. Aujourd'hui nous sommes gens raisonnables ; à force de-manier une plume j'ai appris à m'en semr'oü'à peu près, et les cheveux gris qui commencent à poussersur mes tempes me disent A toute heure, à tout instant qnlil y a -les lecteurs plus jeunes que nous qui ne doivent pas tout entendre.
- fcalut donc, chère vieille maison du Figaro, où je suis entré alors que je n'étais qu'un timide écolier, et où Je reriens aujourd'hui après une longue absence. J'ai récolté, depuis notre séparation, non pas une fortune colossale, mais, une quantité d'ennemis, ligne et land-vehr, dont je te fais cadeau.
- En revenant chez toi. ami Ftgaiv, j'ai vu renaître dons mes souvenirs tout ce passé dont je viens de te parler avec un attendrissement que le lecteur n'excusera peut-être pàs.
- Quel est notre avenirt Je l'ignore; mais il y a des moment* où je regrette la redingote et les espérances
- Hier—Aujourd'hui — Demain
- Nous extrayons d'une lettre personnelle, quelques détails sur la récente visite que le prince Impérial a faite à l'École militaire de SainlrCyr.
- fantin, demi-royal, il sait s
- î singulier, deml-eft-
- gardersans affecta tioi Quant à ce qui est de l'art délicat et difficile du salut. Il le possède à un degré remarquable. Je l'ai beaucoup regardé et beaucoup observé, et j'ai appris de lui mille choses que j’ignorais. Il y a dans un simple salut des
- admirable!
- » On lui a offert de goûter notre bonillon. et il a refusé; puis il s’est ravisé, et rentrant pour la seconde fois dans la c.uisine, qu'il avait déjà visitée, il a goûté ia soupe des élèves, puisée sous ses yeux à 1a grande marmite où cuisait notre repas réglementaire du soir.
- a, selon l'usage en pareil cas, été signalée j*ar un<
- e générale de t<
- s punitions encourues par les
- a Le bataillon a manœuvré eux du Prince; entre nous, je crc istait: c’était «uperbe.Une! deux!
- t les traditions n
- a Entre autres curiosités de f école, on a moi jeune Prince Talèum de Saiut-Cyr. Le I’rince 1 mirte a»ec- beaucoup d'intérêt et de plaisir — et y album vaut bien cela : il-est magnifique
- mmandant ayant exprimé au Prince
- i. Désormais, Saint-Cyr n'ayra plus
- Voici la sàison revenue où les conférences vont s' battre sur Paris.
- On dit que plusieurs personnes, appartenant soit p , soit par leurs principes, au faubourg S
- orateurs figure M. de F On ne dit pas gneore A quel endroit seront faites c conférences, ni la date à laquelle elles auront lieu.
- confié au sculpteur Jehotte.
- Nagnus betlo, major peee.
- Voici un triolet nouveau-né qui court les cafés et Je* lertes tiUércâm des boulevards : -
- a lambin.
- re, presque un chef d'école.. On pourrait bien vous té îr, mais il désire garder l'anonyme.
- procédés des poètes, et il UDe signature avouée.
- i dans ces petits ver*, irn-> allure fuuambulesque qui vaut
- Un spéculateur organise en c plaisir pour Venise.
- Il se propose, au cas (à vhû dire, la chose n'est pas faite), — au cas, dis-je, où U
- négociât
- LA TÉNUS
- GORDE8
- l'église encore plongée dans l’ombre, un homme' archait rapidement. La nuit était calme et claire. Du-mt l’hiver, alors que la gelée durcit la terre, le ciel, tus le Midi, prend des teintes lumineuses. Les étoiles itun éclat singulier qui fait ressortir la tranquille pu-ité du firmament.
- Le froid était intense. L'homme dont nous parloi
- paraissait attendre, et sans doute U ne marchait rapidement sur l'étroite place du village, dont il faisait plu-' ' tour.enmoins de cinq minutes-, qu'afin de
- e pas laisser l'air glacial de la nuit, pénétri lents et engourdir ses membres. Le bruit a ‘veillait seul l'écho du village. Dans aucune
- . Mais, fenêtres et portes
- ait jusqu'au noctui tade du mystérieu: lepuis longtemps, lorsque la porte du presbytère situé ' 1 ............. - - ’ pour li
- disparurent dans l'église, laissant tout ouvert derrière lurée. Tandis
- étaient hermétiquement closes; aui
- La promenade du mystérieux personnage durait déjà * —: ' igtemps, lorsque la porte du presbytère s” '
- "place"précédés du sacristain porteui •unirent dans l'église, laissant I Le silence un moment troublé se réb urée. T: cierges de l'autel s'alli
- craquer la charpente du clocher et deux cloches mises
- Alors le village sembla se réveiller. Ce fut d'abord quelques voix Isolées^ quelques lueurs tremblantes qui, successivement, s’échappèrent de toutes les maisons.
- -----ird murmure s’éleva et grossit peu a peu, à
- •ulation descendalldans la rue.'Bien-
- que la popul
- tôt le bruit devint étourdissant; tonales habitants de Oordes portant qui des torches, qui des bougies, qui des lanternes, déb " ' ' ’
- riant.
- Abouchèrent sur la place', panant^ dans l'église dont l’intérieur s'était spli
- _ lupes d'où quel-;, s’échappèrent bientôt pôui* . cabaret situé à l'angle de ia fermé jusqu’à
- miné ; les hommes formaiefft des ques-uns. les moins dévêts, s’échap. se réfugier dans un petit cabaret situé à l'angle
- . promenade.
- Et il marcha à leur rencontre, en ayant soin cependant de n'ètre pas reconnu.
- C'étaient eux, en effet. Théodore Rivarot était à leur tète, donnant le bras à sa femme. Puis venaient, à la débandade, les parents, les amis, les serviteurs et, au milieu de ces derniers, la Yalbray. Quant à MargaT, elle n'était pas là
- Après avoir regardé passer les gens de la ferme, l’inconnu allait se retirer, lorsque la Valbray s'avança vers lui et, lui mettant la main sur r épaule :
- — C’est toi, Pascoult dit-elle. '
- — Vous voiià donc, la Valbray. J'ai cru que vous n'en reviendriez pas.
- — MargaT t’attend. Si tu ne m'as pas vue plus tôt, c’est que j'ai voulu m'as3urer de leur départ k tous et pouvoir te dire qu'en ce tnoment, elle estse'ule et libre.
- — Comment Rivarot a-t-il permis qu elle ne l’accompagnât pas à In messe de minuit»
- — Après avoir reçu ma réponse, elle s’est plainte d'un violent mal de tète et force a été de la laisser seule. Sa mère voulait rester avec elle. Elle a refusé ses soins, disant qu'elle s'.allait.coucher.
- — Qui garde la ferme T demanda encore PascouL
- ..........................MargaT t'attend dans la
- grande salle du côté du jardin. Tu escaladeras la palissade et tu te t .......................
- - Moulinet et un autre valet, y ' " *u côté du jardin. T
- ; trouveras A ses côtés. Va, e
- ' — Merci, la Valbray, répondit Pascoul.
- Et il se dirigea rapidement, par les champs couverts d'une ombre protectrice, vers la ferme de la Bastide-Neuve, tandis que dans l'église de Gordes les fidèles accourus de toutes paris entonnaient joyeusement des chants d’allégresse.
- Quoique ne dans Gordes et fils-le paysan, Pascoul était un de ces êtres que l'on rencontre parfois dans ‘les villages • maigre l'obscurité de leuf* naissance . fis doivent à un long séjour dans la ville, à une éducation relative, de n'ètre pas confondus avec ceux qui les entourent. Il avait vingt-cinq ans, 11 vivait seul dans le bien assez considérable que son père lui avait laissé, et dont il abandonnait l’exploitation à un fermier, afin de n’avoir pas à s'en préoccuper Uu-mème. U passait dans le pays pour un savant et un poète, parce qu’on le rencontrait seul daiis les champs, lisant dans un livre, et comme il lui était arrivé de composer une ou deux chansons en langue provençale, on le désignait plus volontiers sous !é nom de Fêlibre, celui qui fait des livres, que sous celui de Pascoul.
- Au fond, c'était une nature fine et rêveuse, pleine d'enthousiasme et de cœur. Tous ceux qui l'approchaient l'aimaient, et tous disaient qu'it.éteit d'une essence bien supérieure à celte des paysans au milieu desquels il vivait.
- Etait-ce pour cela que MargaT l'avait distingué, ou bien était-ce pour sa beauté» car Pascoul était beau, beau de jeunesse, de santé, de franchise. Qui le sait! Il l'ignorait lui-même.
- U n'avait qu'une certitude, c'est qu'après avoir vécu jusqu'à vingt-quatre ans, l'esprit léger, le cœur libre, il s était tout à coup épris de MargaT. U garda son secret pour lui seul. Durant plusieurs mois, Marga» elle-même n’en connut rien, bien qu’il fut quelquefois reçu à la ferme de Rivarot et qu’il eût sous les yeux l’objet de çon adoration. Mais un soir, pendant le bal d'une fête votive des environs, tandis que croyant n'êlre pas compris il jetait sur MargaT <f amoureux regards, il lui sembla qu’elle lui faisait signe d approeher. A moitié
- suffoqué, tremblant, pâle, il obéit, et au milieu de la fête ils échangèrent les paroles suivantes : -
- — Vous m'aimez, lui dit MargaT, ne niez pas. J'ai deviné.
- — Vous ai-je déplut demanda-t-il.
- — Non, reiirit-cUe avec douceur. Venez demain à la ferme, vers le 9oir. Promenez-vous sous l'aire. J'irai-
- Cétàit son premier rendez-vous d’amour. 11 s'y rendit ivre de tendresse, ébloui, transfiguré, ne songeant guère à remarquer ce qu'il y avait de singulier dans la hardiesse avec laquelle MargaT avait provoqué se* aveux. Mai-gaT l'attendait et le laissa parler tant qu'il voulut. Si jamais jeuue fille entendit un éloquent aveu, ce fut elle. Il lui parla ^confine j-avent parler les poètes,
- que mot est une image, où foules les expressions‘sont
- fttesevousCprêl à m'épouser? dittelle enfin, après-avoir écoulé froidement celte parole fiévreuse.
- — Quoi ! c est vous qui le voulez ?
- — Oui, si cela vous convient. Dans ce cas, bâtez-vous
- ' ' 1 ' liaison. J'y suis malheureuse.
- — Malhet
- — Je vous dirai tout plus tard, répondit-elle en e
- lf retourna lentement à Gordes, le cœur épanoui. Il était aimé par MargaT; elle le lui avait diL Existail-il
- jusque-là, il se voyait déjà l'époux de l’incomparable créature qui s'était cçnfiéc à lui,
- Le lendemain, il se rendit à la Bastide Neuve tl trouva le fermier à table, entre sa femme et sa fille Cette dernière sortit en le voyant entrer, et Rivarot
- — Bonjour Pascoul, quel bon Vent tous amène!
- — Ce ne sera un bon vent,- répondit-il, que si vous
- — Qu'y a-t-il pour votre service! demanda oe der-
- SECOND NUMERO DU FIGARO QUOTIDIEN Sans la vignette. — 17 novembre 1866.
- Collection de M. Lucien Layus.
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- — 122 —
- La Chanson illustrée, 1869. Collection de M. Lucien Layus.
- Le Tocsin, 1869. Collection de M. Malherbe.
- Paris-Comique, 1870. Collection de M. Layus.
- Un décret du gouvernement de la Défense nationale des 5-10 septembre 1870 abolit le timbre des journaux; un autre décret des 10-12 septembre 1870 rétablit la liberté de la presse sous réserve d’une simple déclaration remplaçant l’autorisation préalable. La presse prend un nouvel essor.
- En dehors des grands journaux quotidiens et des revues littéraires, scientifiques et artistiques, la troisième République voit naître un grand npmbre de placards et journaux satiriques, la plupart éphémères :
- Le Père DüCHÊNE, 1871. Collection de M. Fernand Bordas.
- Le Grelot, 1872. {Ibid.)
- Un Parricide. Caricature représentant M. Thiers tentant d’assommer la presse.
- Collection de M. Grand-Carteret.
- Galerie DU Monde POUR RIRE. Collection de M. Fernand Bordas.
- L’Eclipse, 1875. {ibid.)
- Le Sifflet, 1876. {ibid.)
- Le Journal de musique, 1876. {ibid.)
- Le Journal des abrutis, 1876. {ibid.)
- L’IrOQUOIS, 1876. {Ibid.)
- La Petite Lune. {ibüQ Le Carillon, 1877. {ibid.)
- Le Titi, 1878. {ibid.)
- L’Étrille, 1879. {ibid.)
- Le Don Quichotte, 1881. {ibid.)
- Le Chat noir, 1882. {ibid.)
- La Cloche, 1882. {ibid.)
- La Nouvelle Lune, 1883. {ibid.)
- Galerie du Monde pour rire, {ibid.)
- Le Frondeur, 1883. {ibid.)
- Le Gulliver, journal lilliputien, 1883.
- Collection de M. Grand-Carteret.
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- Le Capitan, 1884. L’Illustré, 1885. (i/nd.)
- Collection de M. Fernand Bordas.
- i” AKHEl. -
- Numéro : ift
- LE GULLIVER
- PREMIÈRE PAGE D’UN JOURNAL ILLUSTRÉ
- QUI s’intitulait « LE PLUS PETIT JOURNAL DU MONDE » Et dont le texte était imprimé en petits caractères (1883). Collection de M. Grand-Car ter et.
- Le Triboulet, 1885.
- Le Décadent, 1886. (Ibid.)
- Collection de J7. Fernand Bordas.
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- C’est en grande partie aux dispositions bienveillantes de la loi de 1881 que la presse doit d’avoir acquis sous la troisième République le développement considérable qu’elle a aujourd’hui. En effet, le grand nombre des journaux parisiens politiques et divers passe successivement de 900 en 1880, à 1500 en 1883 et à 1800 en 1889, pour rester presque stationnaire depuis cette époque, car le nombre en est de 1880 en 1898. Si la presse parisienne ne s’est pas sensiblement accrue depuis 1889, il n’en est pas de même de la presse départementale qui passe, de 3670 journaux en 1889 à 4370 en 1898. Enfin le total de tous les journaux français, comprenant Paris, les départements, l’Algérie et les colonies, s’élève de 5470 en 1889 à 6250 en 1898.
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- AFFICHES
- Les origines de l’affiche française sont relativement récentes. Au seizième siècle, l’affiche est réservée à la publication des ordonnances royales ou documents officiels. Au commencement du dix-septième siècle, les imprimeurs et libraires jouissent du privilège d’apposer des affiches pour faire connaître les ouvrages qu’ils impriment. En 1630, Théophraste Renaudot fait part au public de l’organisation de son « Bureau d'addresses et de rencontre » par un placard :
- Table des choses dont on peut donner et recevoir ad vis au bureau d’addresses.
- Collection du Duc Louis de la Trémoille.
- Les marchands d’orviétan du Pont-Neuf suivent l’exemple de Renaudot :
- Placard-Réclame, orné de vignettes, de Christophe Contugi, marchand d’orviétan, 1647. Collection du Duc de la Trémoille.
- A l’origine, les placards ne contiennent généralement aucune vignette; seules, les affiches officielles sont ornées des armes royales :
- De par le Roy. Ordonnances municipales de Jacques Pineau, intendant de justice. — Valenciennes, 1747.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Extrait des registres du Conseil du Roy. — Valenciennes, 1748. {ibid.)
- La plus ancienne affiche française connue est un placard intitulé « Le grand Pardon de Notre-Dame de Reims », imprimé par Jean Du Pré, en 1482. Elle est ornée en tête d’une belle vignette, comme toutes les affiches de confréries.
- Indulgence plénière. — Notre-Dame d’Alençon, 1736.
- Collection de M. A. Saffroy.
- Indulgence pour les Marchands Tissutiers et Rubaniers. — 1766. (ibid.)
- Puis viennent les thèses historiées ou thèses à images, placards par lesquels le candidat porte à la connaissance du public le sujet de sa thèse et la date de
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- TIIÈSE HISTORIEE. (Eau-forte de Jacques Callot, 1625.)
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- sa soutenance; ces thèses, bien gravées et ornées de sujets allégoriques, sont souvent de véritables œuvres d’art :
- CONCLUSIONES PHYSICÆ. ---- 1625.
- Composition à l’eau-forte de Jacques Callot.
- Thèse de philosophie dédiée au Duc de la Trémoille. — 1636.
- Collection du Duc de la Trémoille.
- Thèse illustrée par G. Le Brun, passée par l’abbé Le Tellier. — 1763.
- Collection de M. A. Saffroy.
- Thèse de Ludovicus Edmundus Carré. — 17 juillet 1765.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Thèse publiée par Hecquet, à l’image Saint Maur, 1768.
- Collection de M. A. Saffroy.
- Thèse Christo Nascenti. — 1769. [ibid.)
- Thèse de philosophie présentée par Mantel, publiée chez Lottin, 1775. [ibid.) Thèse de droit présentée par Huron, 9 décembre 1783. [ibid.)
- Thèse de philosophie présentée par Masson, 1783. [ibid.)
- Thèse de théologie, à l’image de Saint Romain et Saint Ouen.
- Collection de M. Edouard Pelay.
- Thèse de droit, Dilectissimi patris patrono, 1788.
- Collection de M. Armand Bourgeois.
- Thèse de droit, Patris optimi dilectissimæque matris patrono. — 1790. [ibid.)
- Du commencement du dix-septième siècle datent les premières affiches de racoleurs, représentant les uniformes des régiments désireux d’enrôler des soldats. Ces affiches restent en usage jusqu’à la fin du dix-huitième siècle :
- Régiment de Clermont-Tonnerre. Quartier de cavalerie a Laon. — Dix-huitième
- siècle. Collection de M. Armand Bourgeois.
- 9m0 RÉGIMENT DE CHASSEURS A CHEVAL EN QUARTIER A VERSAILLES. — Dix-huitième siècle. Collection de M. Paul Dablin.
- Les premières affiches de théâtre datent du milieu du dix-septième siècle; d’abord, elles ne contiennent qu’une lettre ornée ou un encadrement historié; puis, au dix-huitième siècle, elles sont encadrées dans des compositions du goût le plus pur. Pendant la Révolution, elles redeviennent plus simples d’aspect :
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- Les Comédiens du Roy. — « Le Chevalier Fin-Matois. » — 1680.
- Bibliothèque de l'Ope'ra.
- Les Comédiens de Son Altesse le Prince de Soubize. — « Le Légataire. » — « La Sérénade. » — 24 janvier 1755. (Md.)
- AVEC P ERMISSiON.
- • LES COMEDIENS FRANÇOIS ET ITALIENS Donneront aujourd’hui Vendredi 11 Octobre 1776.
- LE BARBIER DE SEVILLE
- OU LA PRECAUTION INUTILE,
- Comédie fen quatre ASles & en Proie de Mr. Beaumarchais, SUIVIE
- DU TABLEAU PARLANT
- Opéra en deux A Tes, de Mr. Anfcaumc SC Gre'try,
- On prend'a je fol* aux Théâtre; Loges ,• Parquet & Artiphicéltre, 15 Ibis au Farterre & 4 fols aux Galeries-
- On commencera à cinq heures préafes.
- AFFICHE DE THEATRE (1776)
- Les Comédiens de Son Altesse sérénissime Monseigneur le Prince. {Md.)
- Les Comédiens. — « Le Sylvain. » — « Un Sorcier. » — 13 décembre 1777. (Md.) Les Comédiens Français et Italiens. — « La Fausse Magie » et « Annette et Lubin ». — 17 novembre 1780. (Md.)
- L’Académie royale de Musique. — Bal dans la salle du Panthéon. — 27 février 1786. (Ibid.)
- Les Petits Comédiens de Monseigneur le Comte de Beaujolais. — « La Prêtresse du Soleil. » — « Mariage enfantin. » — 4 mai 1789. (Md.)
- Décret de la Convention nationale sur les Théâtres. — 12 janvier 1793. (Md.) Proclamation concernant la fermeture des spectacles. — 14 janvier 1793.
- Collection de M. A. Saffroy.
- Théâtre des jeunes artistes. — « Arlequin Jacob. » — 1er nivôse, an YI. (Md.) Variétés amusantes. — « Arlequin qui avale la Baleine. » — 8 nivôse, an YI. (Md.) Théâtre du Marais. — « Othello. » — 20 frimaire, an YI. (Md.)
- Théâtre du Vaudeville. — « Arlequin Journaliste. » — 22 frimaire, an YI. (ibid.)
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- Théâtre du Vaudeville. — ire représentation du « Gueux». — 29 décembre 1821.
- Collection de M. Paul Dablin.
- Théâtre de la Gaîté. — « Valentine ou là Séduction. » — 19 janvier 1822. (Md.) Théâtre Français. — « Misanthropie et Repentir. » — 25 avril 1822. [Md.)
- Cirque Olympique. — « Le Pont de Logrono ou le Petit Caporal. » — 4 mars 1824. [ibid.)
- Théâtre de la Porte Saint-Martin. — « Le Monstre et le Magicien. » — 22 juillet 1826. (Ibid.)
- A la fin du dix-huitième siècle apparaissent des affiches commerciales destinées à servir d’enseignes, et exécutées en papier peint :
- Bonne Bière de Mars. Bon Cidre d’Isigny. Dérit de Tabac.
- Collection de M. Paul Dablin.
- Certains placards, affichés et distribués en même temps, poursuivent un but de moralité :
- Le Caractère de l’homme vertueux.
- Collection de M. Lucien Layus.
- La Révolution voit éclore l’ère des placards politiques et patriotiques, moitié affiches, moitié images, généralement ornés d’altributs :
- L’Être suprême. Le Peuple Français. Unité. — Indivisibilité.
- Collection de M. Paid Dablin.
- Hommage a l’Éternel. (Md.) Prise de la Bastille. (Md.) Exécution de Louis XVI. (Md.)
- Contre-Poison, réponse au placard intitulé « Avis général a la Nation ». — 9 septembre 1790. Collection de M. Lucien Layus.
- Bastille. — Placard relatif à la démolition de la Bastille. (Md.)
- A NOS CAMARADES, PAR UN GRENADIER. (Ibid.)
- Affiche pour le Journal du Soir.
- Collection de M. A. Saffroy.
- La Révolution produit une quantité considérable de placards administratifs. Ces affiches n’ont aucun caractère artistique, mais elles offrent un grand intérêt comme documents historiques :
- Loi relative au prix du Tabac manufacturé. — 1er avril 1791.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Loi relative a la Liquidation des dettes des ci-devant Pays d’État. — 17 avril 1791. (Md.)
- Décret de l’Assemblée Nationale sur les rapports diplomatiques. — 21 juin 1791. (Md.)
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- Acte du Corps législatif, non sujet a la sanction du Roi, qui déclare que « La Patrie est en danger ». — 12 juillet 1792. [ibid.)
- » VOLUME H.q
- AFFICHE DE LIBRAIRIE, DE CÉLESTIN NANTEUIL (1873). [Collection de M. Dessolliers.)
- Décrets de la Convention nationale :
- 1° Qui prononce la peine de mort contre quiconque proposera une loi agraire. — 18 mars 1793. [mi.)
- 2° Relatif aux assignats démonétisés. — 30 août 1793. {ibki.)
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- 3° Relatif aux coupes de bois appartenait aux parents des émigrés. —= 10 juillet 1793. (M.)
- AFFICHE DE SPECTACLE, DE JULES CIIÉRET (1880) Collection de M. Lucien Lctyus.
- 4° Qui prescrit certaines formalités pour se marier. — 14 septembre 1793. (Ibid.)
- 5° Concernant l’Ère des Français. — 5 octobre 1793. (ibid.)
- 6° Qui ordonne la fabrication d’étalons prototypes des poids et mesures pour toute la République. — 1er brumaire, an IL (ibid.)
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- Proclamation des Commissaires de la Convention nationale. — 5 février 1793. {ibid.)
- Ordre de Bailly, maire, aux habitants de Paris, d’illuminer leurs maisons. — 22 octobre 1789. {Ibid.)
- Extrait des registres du Directoire concernant le projet du Roi d’aller a Saint-Cloud. — 18 avril 1791. {ibid.)
- AFFICHE DE LIBRAIRIE, DE RAFFET (1835). {Collection de M. Dessolliers.)
- Arrêté de Bailly, concernant la vente des farines. — 5 septembre 1791. {ibid.)
- Arrêté de Bailly sur la liquidation de la dette de la Commune. — 2 septembre 1791. {Ibid.)
- Arrêté de Bailly, qui déclare illégales et nulles les délibérations prises par les Commissaires de sections constitués en Assemblée. — 10 octobre 1791. [ibid.)
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- Arrêté de Bailly nommant des Commissaires. — 25 octobre 1791. (Ibid.)
- Avertissement pour la mise en recouvrement des contributions. — Mairie de Lyon, 1791. (Ibid.)
- AFFICHE DE LIBRAIRIE, DE GAVARNI (Collection de M. Dessolliers.)
- Section du Roi-de-Sicile. — Noms et demeures des Commissaires. — 1792. (ma.)
- Section du Roi-de-Sicile. — Avis relatif aux offrandes civiques et volontaires. — 16 mai 1792. (Ibid.)
- Invitation a la Concorde pour la Fête de la Confédération, par Bernardin de Saint-Pierre. — '14 juillet 1792. (ma.)
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- Tableau du Maximum, soit du plus haut prix des denrées et marchandises de première NÉCESSITÉ, ARRÊTÉ EN EXÉCUTION DU DÉCRET DE LA CONVENTION DU 22 SEPTEMBRE 1793. (Ibid.)
- AFFICHE DE LIBRAIRIE, DE GRANDVILLE (Collection de M. Dessolliers.)
- Arrêté du Conseil du Département de Haute-Garonne du 2 septembre 1793, relatif AUX PRÔNEURS DE FAUSSES NOUVELLES. (Ibid.)
- Proclamation des administrateurs municipaux et du Commissaire du directoire exécutif de la Commune de Pontoise, a leurs concitoyens. — 16 thermidor, an YII. (Ibid.)
- Arrêté du Directoire exécutif, qui enjoint aux réquisitionnaires et conscrits de se RENDRE AVANT le 10 VENDÉMIAIRE, AN VIII, A LEURS CORPS. (Ibid.)
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- Sous le Premier Empire, les nouvelles militaires sont chaque jour portées à la connaissance du public par le :
- Bulletin de la Grande-Armée. — 24-25 juin 1807. — Entrevue de Tilsitt.
- Collection de M. Lucien Layus.
- AFFICHE DE PARTITION, DE CÉLESTIN NANTEUIL (Collection de M. Lucien Layus.)
- Les victoires de nos armées inspirent l’imagerie populaire : Bataille d’Austerlitz, image coloriée de Pèlerin, à Epinal.
- Collection de M. Lucien Layus.
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- Pendant la Restauration, les Bourbons ne manquent pas de profiter de toutes les fêtes et anniversaires pour échauffer l’enthousiasme de la foule :
- AFFICHE DE PARTITION MUSICALE, DE CLAIRIN (Collection de M. Lucien Layus.)
- Charles-Philippe de France aux Lyonnais. — Cent Jours.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Anniversaire de la mort de Louis XVI. — 21 janvier 1818. {ma.)
- Fête de Saint-Louis. — 20 août 1819. {mi.)
- Retour de Son Altesse Royale, Monseigneur le Duc d’Angoulême. — 11 mai 1820. {Ibid.)
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- Fête de Saint-Louis. — 9 août 1820. {ibid.)
- Fête de Saint-Charles. — 3 novembre 1824. {ibid.)
- MTOUISANT KSMKUMUrtS INEDITS OU RARISSIMES OE UPERIOOE R0MART1QUE
- Sous la direction deM.M.Ph.BURTY el Maurice TOMNEUX
- PRINCIPAUX COLLABORATEURS
- Thoe BANVILLE - BERGERAT- CHAMPELEURY - CHESNEAU - CLARETIE OARCEL- A.DUMAS - A DUSOILIER - En ots ESSARTS - GÉDALGER ISAMBERT - JULIEN - De LOVENJOUL" P.MANT2- C.MENDÈS - P MEURICE Gh.MONSELET - De iaPOMMERAYE-C POUGHET- M PROTH - L.ULBACH 5PULLER- AuG.VACQUERIE etc.etc
- Cwttit-Ctwomotyp. Crétt
- AFFICHE DE LIBRAIRIE, D’EUGÈNE GRASSET ('Collection de M. Lucien Layus.)
- Avec l’époque romantique s’ouvre l’ère des affiches de librairie, affiches lithographiées et tirées en noir. L’exécution, souvent faible au début, ne tarde pas à se perfectionner sous l’influence des maîtres de la lithographie ;
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- Robert Macaire, de Célestes Nanteuil.
- Collection de M. Dessolliers.
- Histoire de Napoléon, de Raffet. (ibid.) Fables de Florian, de Grand aille, (ibid.) Les Omnibus. (Affiche de Journal.) (ibid.) OEUVRES CHOISIES DE GaYARNI. {Ibid.) Chemin de Fer. Cahier des Charges, (ibid.)
- Roland Furieux, de Célestin Nanteuil.
- Les Cent Proverbes, de Grandville. {ibid. Les Nains célèbres, de Reaumont. (ibid.) Le Diable boiteux, de Tony Johan-
- NOT. (Ibül.)
- Les Animaux peints par eux-mêmes, de Grandville. (ibid.)
- La Régence de Louis XY, de Cham. (ibid.)
- Collection de M. Lucien Layus.
- Don César de Bazan, de Célestin Nanteuil. (ibid.)
- AFFICHE DE WILLETTE (Collection de M. Lucien Layus.)
- Vers 1846, l’affiche en couleurs fait son apparition, tantôt imprimée en chromolithographie, tantôt coloriée au patron. Mais, pendant vingt années, elle ne fournit, à part de rares exceptions, que des spécimens sans aucun intérêt.
- C’est de 1866, époque de l’invention des machines à imprimer permettant l’emploi des pierres lithographiques de grandes dimensions, que date la rénovation de l’affiche française. C’est à Jules Chéret que revient l’honneur d’avoir créé de toutes pièces cet art charmant de l’affiche illustrée, qui est la joie des murs. L’œuvre de Jules Chéret est considérable et comprend près de mille
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- estampes murales; nous avons dû limiter notre choix à quelques affiches antérieures à 1889 :
- Valentino. — Vie Parisienne. — Folies Montholon. — Athénée-Comique. — Mam’zelle Gavroche. — Les deux pigeons. — Hippodrome : Entrée de clowns. — Viviane.
- Hippodrome.
- Collection de M. Dessolliers. Collection de M. Lucien Layus.
- L’exposition rétrospective devait, aux termes du règlement, se limiter aux productions antérieures à l’année 1889. Néanmoins, à la demande de M. le Commissaire général, le Comité a organisé une exposition annexe de l’Affiche, consacrée aux œuvres parues pendant les dix dernières années. Parmi les artistes ‘dont les œuvres ont été ainsi exposées, nous citerons : Anquetin, Firmin-Bouisset, Boutet de Monvel, Caran d’Ache, Charpentier, Alfred et Léon Choubrac, Clairin, Cros, Détaillé, Fernand Fau, de Feure, Forain, Fraipont, Gallice, Gerbault, Gor-guet, Grasset, Gray, Grün, Guillaume, Hugo d’Alesi, Ibels, Aman Jean, Jeanniot, Jossot, Alfred Le Petit, Lucas, Lunel, Maurou, Mayet, Métivet, Meunier, Mucha, Noury, Ogé, Orazi, Pal, Puvis de Chavannes, Réalier-Dumas, Bedon, Frédéric Regamey, Rops, Steinlen, Tamagno, Toulouse-Lautrec, Valloton,0Willette, etc.
- Le Cid, de Clairin.
- Collection de M. Lucien Layus.
- Lirrairie Romantique, d’Eugène Grasset. (Ibid.)
- Exposition des Œuvres de Charlet, de Willette, {i/æ.)
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- TABLE DES MATIÈRES
- <
- Introduction........................................................... 7
- Librairie.............................................................. 9
- Editions musicales.................................................... 71
- Reliure............................................................... 79
- Journaux..............................................................i°9
- Affiches............................................................ i25
- -e=®û=SaS=&*-,&-
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- SAINT-CLOUD. — IMPRIMERIE
- RELIN FRÈRES.
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