Musée rétrospectif de l'horticulture : groupe VIII : rapport du comité d'installation
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- MUSÉE RÉTROSPECTIF
- DU GROUPE VIII
- HORTICULTURE
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
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- SECTION FRANÇAISE
- Commissaire général de l'Exposition :
- M. Alfred PICARD
- Directeur général adjoint de F Exploitation, chargé de la Section française
- M. Stéphane DERVILLÉ
- Délégué au service général de la Section française :
- M. Albert BLONDEL
- Délégué au service spécial des Musées centenmmx :
- M. François CARNOT
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- L’HORTICULTURE
- — Groupe VIII
- f BIBLJO T K ..QUi
- DU CONSERVATOIRE NATIONAL des ARTS Cl IIÉTiEKS
- No du Catalogue..^
- DrÎK#tt Estimation A jJLû— Entrée, /e.
- RAPPORT DU COMITE D’INSTALLATION
- KIOSQUE PHILIPPON
- Pavillon du Musée rétrospectif du groupe A III.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- COMITÉ DU GROUPE VIII
- Président : M. VIGER (Dr Albert), sénateur du Loiret, ancien ministre de l’Agriculture, président de la Société nationale d’Horticulture de France, président du Comité de la Cl. 43. Rue des Saints-Pères, 55, à Paris.
- Secrétaire : M. Abel Chatenay, secrétaire général de la Société nationale d’Horticullure de France, secrétaire de la Cl. 43. A Vitry-sur-Seine, Seine.
- MEMBRES
- MM. Niolet (Jean-François), président du Comité de la Cl. 44. Rue d’Alleray, 80, à Paris.
- Baltet (Charles), 0. &, président du Comité de la Cl. 45. Faubourg Cron-cels, à Troyes (Aube).
- Lévêque (Pierre-Louis), O. conseiller général de la Seine, président du Comité de la Cl. 46. Rue du Liégat, à Ivry-sur-Seine (Seine).
- Doin (Octave), O. président du Comité de la Cl. 47. Boulevard Saint-Germain, 199, à Paris.
- Mussat (Emile), président du Comité de la Cl. 48. Boulevard Saint-Germain, 11, à Paris.
- Chauré (Luc.), #, rapporteur du Comité de la Cl. 43. Rue de Sèvres, 14, Paris.
- MM. Delahaye (Ernest), &, rapporteur du Comité de la Cl. 44. Quai de la Mégisserie, 18, à Paris.
- Leroy (Louis-Anatole), # , conseiller général de Maine-et-Loire, rapporteur du Comité de la Cl. 45. Route de Paris, à Angers (Maine-et-Loire).
- Martinet (Henri), rapporteur du Comité de la Cl. 46. Boulevard Saint-Germain, 167, à Paris.
- De la Devansaye ( Alphonse ), ,
- rapporteur du Comité de la Cl. 47, au Fresne, par Noyant (Maine-et-Loire).
- Lévêque de Vilmorin (Maurice), #, rapporteur du Comité de la Cl. 48. Quai d’Orsay, 13, à Paris.
- COMMISSION DU MU
- MM. Chatenay (Abel), &, délégué de la Cl. 43. A Vitry-sur-Seine (Seine).
- Decaix-Matifas, délégué de la Cl. 44. Rue Debray, 13, à Amiens (Somme).
- Baltet (Charles), O. &, délégué de la Cl. 45. Faubourg Croncels, à Troyes, (Aube).
- Architecte : M. Quénat (Pierre), architecte de
- R A P PO
- M. Hariot (Paul), préparateur au Muséum d’Histoire naturelle, rue de Buffon, 63, à Paris.
- ÉE RÉTROSPECTIF
- MM. Chauré (Lucien), #, délégué de la Cl. 46. Rue de Sèvres, 14, à Paris.
- Duval (Léon), #, délégué de la Cl. 47. Rue de l’Ermitage, à Versailles (Seine-et-Oise).
- Mussat ( Emile ), # , délégué de la CL 48. Boulevard Saint-Germain, 11, à Paris.
- la Cl. 43, rue de la Tour, 96 bis, à Passy-Paris.
- TEU RS
- M. Marcel (Cyprien), architecte de la Cl. 45, rue Spontini, 30, à Paris.
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- MUSÉE RÉTROSPECTIF
- DE L’HORTICULTURE
- L’intérêt qui s’attache aux Expositions rétrospectives, à quelque groupe et à quelque classe qu’elles appartiennent, l’utilité qu’on peut en retirer, ne sauraient être contestés. Aussi le groupe VIII, celui de l’Horticulture, a-t-il répondu, avec empressement, à l’invitation qui lui était faite par le Commissariat général de l’Exposition.
- Modestement installé dans un pavillon rustique, à l’un des angles du Pont Alexandre III, au Cours-la-Reine, le Musée rétrospectif a reçu la visite de nombreux amateurs. N’est-il pas toujours intéressant de voir ce qu’ont fait nos prédécesseurs, de pouvoir constater les progrès accomplis, de comparer autrefois avec aujourd’hui?...
- Les collections exposées pouvaient se classer sous quatre chefs principaux : 1° Livres relatifs à l’Horticulture générale et aux diverses branches qui s’y rattachent ; 2° Portraits de jardiniers, d’amateurs, de botanistes, et dessins se rattachant à l’Horticulture; 3° Instruments en usage dans la pratique horticole; 4° Art des jardins.
- 1° Bibliographie horticole.
- Loin de nous l’intention — il faudrait d’ailleurs un talent de spécialiste que nous sommes loin de posséder — de vouloir donner ici même un simple aperçu de la Bibliographie horticole. Les ouvrages parus depuis l’origine de l’imprimerie et relatifs à ce sujet sont en nombre considérable, et quelques-uns d’entre eux sont placés au premier rang parmi les raretés sorties des presses du xv° et du xvi® siècle. Ne serait-ce que les Herbiaires, les H or tus sanitatis et bon nombre d’autres Incunables de même ordre!
- Regrettons de suite qu’aucune de ces productions n’ait figuré au Musée rétrospectif! Mais il faut ne pas être trop difficile et savoir se contenter du noyau
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- sérieux et solide rassemblé par les zélés organisateurs, alors que le temps pressait.
- Si nous jetons un coup d’œil sur les livres exposés, nous constatons que l’arboriculture et la taille des arbres ont été particulièrement privilégiées. Sans vouloir recourir aux temps des anciens qui se sont occupés De re rusticâ, de Caton, de Columelle, de Palladius, il ne sera peut-être pas inutile de retracer en
- anc déco rate (Ôùear, (juot cjuot repnalJS in hortu, tPloribud n/estru supraejue nrf/'apucj tabellaJiL'. bbdic dédit arboribiu J^iorere-, ecf eàiiibus fta bist Ct St irurata est tnnJo dPomona colorie
- Sûnto/utj ‘Victoi'unu
- Fig. 2. — La Quintynie.
- quelques lignes l’historique des publications qui ont trait à l’arboriculture, du moins jusqu’au commencement du xixe siècle.
- En 1471, parut à Augsbourg, sous le titre d’Opus ruralium commodorum libri xii, un livre célèbre depuis le commencement du xive siècle et dont les manuscrits s’étaient repassés de main en main pendant plus d’un siècle et demi ; c’était l’œuvre de Pietro de Crescenzi ou de Pierre de Crescens. De nombreuses éditions en furent données et, dès 1486, on le traduisait en français. En 1545, Marnef,
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- célèbre imprimeur de Poitiers, publiait la traduction, par Antoine Pierre, de vingt livres de Constantin César; en 1551, le chanoine Coltereau traduisait Columelle et Jean Daras s’attaquait, en 1555, à Palladius.
- Symphorien Champier, en 1533, donne son Hortns gallicus; Charles Estienne fait connaître son Prædium rusticum, réunion de plusieurs petits traités imprimés en 1532 et traduits par Jean Liébault, en 1565, sous le titre de : Agriculture et Maison rustique. La Maison rustique eut un immense succès et de nombreuses éditions en furent publiées. Si l’on devait se faire une idée de l’état de l’horticulture au xvl0 siècle, d’après les préceptes du livre de Charles Estienne, les critiques seraient plutôt sévères que louangeuses. Il est impossible d’entasser plus de naïvetés mêlées à des conseils et à des recettes ridicules.
- Enfin, vint Olivier de Serres dans le Théâtre d'agriculture et mesnage des champs paru en 1600. C’est un véritable chef-d’œuvre à tous les points de vue, et son influence devait se faire sentir jusqu’à la fin du xvn° siècle.
- Un peu plus tard, le Jardinier françois, de Nicolas de Bonnefonds (1651); la Maniéré de cultiver les arbres fruitiers par le sieur Legendre, curé d'Hénonville (1652); Y Instruction sur les arbres fruitiers de R. Triquel, prieur de Saint-Marc (1653), méritent d’être distingués.
- Ils sont suivis de près par une série d’autres ouvrages, parmi lesquels nous citerons ceux de Claude Mollet, le fils du jardinier du château d’Anet (1678), de Nicolas Yenette (1678), de Jean Merlet (1684), de P. Morin (1674), du Père Rapin, qui consacrait aux jardins sous le titre de Hortorum libri, des vers latins faits ave c une grande facilité et qui ne manquent pas d’élégance.
- En 1690, c’est l’écrivain-jardinier La Quintynie (fig. 2) qui lance son Instruction pour les jardins fruitiers et potagers. La plupart des prédécesseurs furent oubliés ; la culture des arbres fruitiers était entrée dans une nouvelle voie. Olivier de Serres et La Quintynie auront été les deux grandes figures de ce siècle, le premier à son aurore, le second à son déclin.
- Liger donne, en 1703, son Dictionnaire d'agriculture; en 1705, paraît le Jardinier solitaire, ou dialogues entre un curieux et un jardinier, de Dom Gentil, qui obtint une vogue bien méritée; en 1707, le Père Yanière, émule de Rapin, dans le Prædium rusticum, adapte la poésie latine, avec une extrême habileté, à la description des jardins et des champs.
- Passons sous silence de nombreux noms d’auteurs pour arriver à l’abbé Roger Schabol, dont les divers ouvrages publiés en 1755 et 1767 ont été abrégés, en 1786, sous le titre de : Éléments du jardinage utile, ou manière de cultiver avec succès le potager et le verger, d'après les principes et expériences de Roger Schabol, etc. ; à Duhamel du Monceau, un des hommes les plus remarquables de son siècle; à Le Berryais, qui, après avoir publié en 1768 le Traité des arbres fruitiers de Duhamel, se fit avantageusement connaître par le Traité des jardins et Le nouveau delà Quintynie (1775); à Miller, dont la première édition du Dictionnaire des jardiniers parut en 1731; à l’abbé Rozier, qui publia en 1786 son Cours complet d'agriculture théorique et pratique; au baron de Butret, dont la Taille
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- raisonnée des arbres fruitiers fut, au dire de Bosc, « le meilleur Traité pratique de la taille qui ait encore été publié », etc.
- Au xixe siècle, nous voyons la grande figure d’André Thouin, dont le Traité complet dé agriculture, composé de leçons professées à l’Ecole normale, fut imprimé en 1801. Le célèbre jardinier en chef du Muséum est le chef d’un groupe d’écrivains horticoles, où l’on trouve Cadet de Vaux, Bosc, Mordant de Launay, qui publia le Bon jardinier, Aubert du Petit-Thouars, Noisette, Lelieur (de Yille-sur-Arce), l’auteur de la Pomone française, Dalbret, Sageret, Lepère, etc.
- Plus près de nous, citons encore : Delaville aîné, Dubreuil, André Leroy, Carrière, etc., parmi ceux qui ne sont plus ; notre ami Ch. Baltet, toujours jeune et vert, digne de tenir compagnie aux Maîtres de l’arboriculture dont nous avons énuméré les noms et les titres.
- La floriculture proprement dite a été moins privilégiée aux siècles passés. Nous retrouvons Liger avec son Jardinier fleuriste. Battista Ferrari, en 1664, avait donné à Amsterdam un traité De Florum ctiltura; puis, des traités spéciaux relatifs aux Œillets, aux Tulipes, aux Oreilles d’Ours, etc., avaient fait leur apparition de temps à autre, ainsi qu’un ouvrage de Pierre Morin « qui fut en son temps le premier fleuriste de Paris », suivant l’expression du professeur Hamy, du Muséum (1). Ce petit livre, qui a pour titre Remarques nécessaires pour la culture des fleurs, parut en 1658. On y énumère « plusieurs simples, rares et curieux : beaucoup de plantes Boiseuses, et Ligneuses; quantité de Fibreuses; force Ligamenteuses et abondances de Bulbeuses, Tuberculeuses et Genouilleuses, entre lesquelles il y a de belles Iacinthes, Colchiques, Ionquilles, Narcisses, Lys,
- Narcisses des Indes de plusieurs espèces........ surtout une grande quantité de
- Tulipes de la Chine, c’est-à-dire à fueille rayée, entre lesquelles il y en a d’aussi belles, bien panachées de couleurs aussi rares et fantasques que des panachées ordinaires. On y trouve encore l’indication « d’excellentes Anémones à large fueille, et diversité de celles qu’on nomme hermafrodites — les Muscaris nouveaux de différentes couleurs des Anciens et quelques-uns de la Chine ou à
- fueille bordée... Oreilles d’Ours de toutes couleurs; enfin nombre de Capilaires,
- très beaux et rares, dont la plupart ne portent pas de fleurs, néantmoins l’on en peut faire estât, tant à cause de leurs facultés médicinales que pour leur verdure, qui est la plus belle, nette et agréable qu’on puisse voir et qui avec cela dure tout le long de l’année ».
- Toutes ces plantes provenaient du jardin de René Morin, son frère, qui remontait au delà de 1621, et dont le Catalogue paraît être le plus ancien qui nous soit parvenu. Le seul exemplaire connu de ce rarissime petit livre a pour titre : « Catalogus plantarum Renati Morini inscriptarum ordine alphabetico, cum quatuor anni temporibus quïbus florent. Quæ Vere florent notantur literis ve, quæ æstate æ, quæ autumno au, quæ hyeme hy, MDCXXI ». Près de 400 espèces
- (1) Ilarny : Le jardin de René Morin (Bulletin du Muséum d'histoire naturelle, 1900, t. III, p. 129).
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- y sont énumérées en Aconits, Aloès, Amarantes, Anémones, etc., non moins que 40 variétés de Tulipes, 20 d’iris, 12 de Jacinthes, 12 de Narcisses, 8 de Lis, autant de Colchiques.
- L'Enchiridion des Robin (l’un d’eux cultivait le Robinier auquel il a attaché son nom), date de 1623, c’est-à-dire de deux années plus tard, et YHortus du médecin Denis Joncquet, auquel collabora René Morin, vit le jour en 1669.
- La bibliographie florale au xixc siècle est tellement abondante qu’il nous est impossible de l’aborder meme dans ses grandes lignes. Elle est d’ailleurs suffisamment connue pour qu’il nous soit permis d’agir ainsi.
- Quant à celle qui a trait à la culture maraîchère, ce n’est pour ainsi dire que de nos jours qu’elle s’est spécialisée. Aussi n’aurons-nous rien à dire en ce qui concerne le passé.
- Une exposition de catalogues n’eût pas manqué d’intérêt rétrospectif. Les fameux Catalogues de la pépinière des Chartreux auraient été regardés presque avec vénération. L’Almanach des Roses de Guerrapain (1811) peut, à la rigueur, rentrer dans cette catégorie, qui n’est réellement représentée que par un Prix courant de la maison Simon-Louis, pépiniériste de la maison impériale (1811).
- Comme nous le disions plus haut, c’est l’Arboriculture fruitière qui a été principalement représentée au musée rétrospectif. Malgré cela, on trouve dans les autres branches de l’Horticulture des ouvrages intéressants ou rares, qu’il faut savoir gré à leurs possesseurs d’avoir bien voulu apporter. Le Catalogue, qui en a été dressé, nous indique les noms de MM. L. Loiseau, de Montreuil; Charles Raltet, de Troyes; Adolphe Yan den Heede, de Lille; Deny fils, de Paris; Deny et Marcel, de Paris; Henri Duval, de Versailles; Teurillot, de Paris; Henri Desfossé, d’Orléans. Notons encore le lot de la Société dTIorticulture de Soissons, et surtout celui de la Société nationale d’Horticulture de France, où les livres rares abondent, ne serait-ce que l’édition originale du Théâtre dé Agriculture, d’Olivier de Serres, parue en 1600.
- 2° Portraits et dessins.
- La curiosité est le fond même de la nature humaine. Entendons-nous parler d’un fait quelconque qui vient de s’accomplir, d’une œuvre d’art présentée à l’appréciation et aux critiques de la foule, immédiatement nous voulons en connaître l’auteur! D’ailleurs, pas de curiosité plus légitime et à laquelle nous sommes toujours disposés à succomber, qui que nous soyons.
- Sous quelle figure se présentaient de leur vivant les grands maîtres de l’Horticulture, les écrivains spéciaux qui ont érigé en préceptes les données de la science et de l’art horticoles? Une promenade au musée rétrospectif permettait de répondre à la question. Les portraits d’Alexis Lepère, de Félix Malot, de Désiré Chevalier, voire même d’une cultivatrice de Montreuil, intéressaient tous ceux qui aiment les Pêches; ceux du Dr J. Guyot, du comte Lelieur, de Louis
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- Noisette, de Lyé-Savinien Baltet, le père de notre ami Charles Baltet, qui les exposait, répondaient au désir des arboriculteurs et des viticulteurs; ceux de Bernard de Jussieu, de Desfontaines, de Trew, de De Candolle, de Vaillant, de Haller, de Willdenow, de Gouan, de Haller, etc., dans la collection H. Desfossé, rappelaient les grands noms de la Botanique ; celui du vicomte Hérieart de Thury faisait souvenir de la création de la Société nationale d’Horticulture de France.
- Les dessins se rapportant à l’Horticulture (autres que les plans de jardins dont il sera parlé d’autre part) étaient nombreux. Faut-il citer la collection
- relative à la culture et à la taille des Pêchers, réunie par M. Gustave Chevalier, de Montreuil-sous-Bois ; le plan de Montreuil, à M. L. Loi-seau; la vue du jardin des plantes médicinales du faubourg Saint-Victor, à MM. De-ny et Marcel ; les planches de fleurs, à M. H. Desfossé; les modèles de Pêchers, etc., à la Société nationale d’Horticulture de France?
- Signalons encore quelques curiosités qui n’ont pu prendre place dans aucune catégorie spéciale des objets exposés : la collection complète des médailles et diplômes dè la Société d’Horticulture de Montreuil ; des porte-bouquets de la confrérie de Saint-Fiacre de la ville de Troyes; les diplômes et médailles, ainsi qu’une collection de jetons et primes depuis 1827, de la Société nationale d’Horticulture de France; un diplôme de jardinier-fleuriste du Roi et de Madame la Dauphine décerné à Régnault, doyen des jardiniers de Paris, etc., exposé par M. Gibault, le savant bibliothécaire de la Société nationale; la Description succincte de 100 plantes recueillies pendant les premières années des recherches botaniques de Ch. Nodier, 1794 à 1795, à Besançon, de la collection Henri Desfossé, etc
- Fig. 3. — André Le Nôtre.
- 3° Instruments horticoles.
- Une autre partie de l’Exposition, qui attirait les regards des curieux, est celle relative aux instruments employés dans la pratique horticole. Le lot considérable
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- qui avait été prêté par M. Gustave Chevalier, de Montreuil-sous-Bois, était tout particulièrement intéressant.
- Les pièces les plus anciennes remontaient aux dernières années du xvne siècle. C’étaient des seringues servant à arroser les fruits pour leur donner du coloris (1787); des serpettes à dépalisser (1789); des arrosoirs datant de l’année 1796; d’autres serpettes à tailler les arbres fruitiers pouvant remonter au xvn° siècle, etc. Ces pièces vénérables appelaient l’attention au milieu de battes, de fourches, de sécateurs, de cisailles, de scies, de marteaux, de râteaux, de binettes, etc., de tous âges et de toutes formes. Quelques reliques çà et là, offertes à la vénération des fervents : des sécateurs ayant appartenu à Félix Malot et à Carrière ; un marteau et une serpette dont s’est servi Alexis Lepère ! Ce n’est vraiment pas banal.
- Un abîme nous sépare du lot d’objets et d’outils de jardinage appartenant à la Société nationale d’Horticulture de France. Les plus anciens ne remontent guère au delà de 1852. Il y en a de tous les genres et pour tous les goûts, depuis la charrue ratissoire et le tendeur à manivelle jusqu’au vaporisateur à insecticides et aux cueille-asperges.
- Ces deux lots placés l’un près de l’autre sont passablement instructifs. Ce ne sont pas de vulgaires objets jetés là au hasard; ils portent avec eux un enseignement. Ils nous permettent de comparer l’outillage horticole des temps passés avec celui de nos jours. Si les besoins sont les mêmes, la manière d’y répondre a varié, à l’avantage du temps présent.
- Signalons, en terminant, dans le lot de M. Gustave Chevalier, qui a si religieusement recueilli les épaves du passé qu’il conserve religieusement, deux pièces des plus originales. Ce sont les hallebardes des Messiers, qui ne sont pas sans présenter quelque vague ressemblance avec celles des serenos espagnols. Les Messiers étaient les gardes des champs (1650), formés en corporation. Us étaient choisis parmi les cultivateurs de Montreuil et étaient assermentés. Les insignes de leur dignité peuvent provoquer le sourire, ils n’en inspirent pas moins un certain respect.
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- Tel est, considéré dans ses grandes lignes, l’ensemble des collections qui se trouvaient réunies au Pavillon du Musée rétrospectif. Ces collections, rassemblées avec beaucoup de zèle, ont-elles été visitées comme elles le méritaient ? Nous ne saurions répondre à la question. Quoi qu’il en soit, tous ceux qui s’y seront arrêtés, ne serait-ce que quelques instants, en auront bien certainement retiré d’utiles enseignements. Comme toujours, en pareil cas, la vue comparative des documents que nous a légués le passé et de ceux que nous fournit chaque jour le présent, nous incite au progrès et nous encourage, nous pousse à aller de l’avant. L’utile et l’agréable s’y rencontrent à chaque pas dans ces collections, l’utile et l’agréable qui semblent être le but suprême de l’homme. Le poète l’a dit avec justesse :
- Omne iulit punctum, qui miscuit utile dulci.
- P. Hariot.
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- 4° Art des Jardins.
- Les nombreux documents produits à l’Exposition rétrospective du Groupe VIII : livres anciens et modernes, estampes, dessins, plans, etc., pouvaient fournir sur l’art des jardins à travers les âges d’utiles renseignements,, et c’est parmi eux qu’ont été puisés la plupart des éléments qui ont servi à écrire les pages suivantes.
- Dans tous les temps on s’est occupé de jardins, et les plus anciennes traditions en font mention. Mais dans les livres de l’antiquité, l’imagination des écrivains tient souvent plus de place que la réalité.
- Les Ecritures saintes parlent de l’Eden, séjour du premier homme. Homère chante les jardins d’Alcinoüs et de Laërte et décrit aussi les belles forêts du Parnasse, les îles de Chypre et de Cythère, délicieuses retraites luxuriantes de végétation, la verdoyante grotte de Calypso, etc. Hylax discourt sur le jardin des Hes-pérides, où Hercule aurait accompli le onzième de ses travaux. Ovide rappelle le jardin de Saturne, au temps de l’âge d’or. Virgile invente les Champs-Elyséens habités par les âmes des justes et des sages. Mahomet imagine son fameux jardin final, peuplé de houris toujours vierges, où les fidèles du Coran goûteront les paradisiaques félicités. L’historien Torquemada fait connaître la légende mexicaine d’après laquelle Quetzalcoatl, le « jardinier favorisé des dieux », aurait établi un superbe jardin sur le mont Tzatzitépee ; etc.
- Mais à part ces créations fabuleuses et poétiques, religieuses ou profanes, l’existence de jardins réels établis dès les temps les plus reculés est incontestable.
- Les plus anciennes relations ayant trait à de véritables jardins se trouvent dans les livres chinois — le Chan-Hai-King, les Tao-Sée —; ils mentionnent le jardin de la montagne de Kouen-Lu, ceux de l’empereur Hoang-Ti, antérieur à Sémiramis et à Ninus(l), ceux de l’empereur Yu (2000 avant J.-C.), de Tcheou-Sin (1222 avant J.-C.), etc. (2).
- Le goût des jardins se répandit de la Chine dans la Mésopotamie, la Phénicie, et de là dans l’Egypte, d’où, après avoir pénétré chez les Hébreux, en Palestine, il devait plus tard être introduit en Grèce par des colons phéniciens et égyptiens. Les Assyriens, les Chaldéens, les Perses également ont eu de remarquables jardins.
- Hérodote, le Père de F histoire, signale les jardins sacrés d’Osiris, en Egypte, et Strabon cite ceux de Memphis. De plus, de nombreux hiéroglyphes égyptiens rappellent les jardins de ce pays.
- La Bible parle des jardins de Salomon, à Jérusalem ; mais les Hébreux eurent aussi des jardins consacrés à Vénus, à Adonis : Isaïe (chap. /, vers. 29) reproche à ce peuple les orgies et les scandales qu’il y faisait.
- Diodore de Sicile, dans sa Bibliothèque historique, Strabon, dans sa Géographie,
- (1) Hoang-Ti serait mort en 2598 avant J.-C.
- (2) Mémoires concernant les Chinois, par les Missionnaires de Pékin, t. VIII, Paris, 1782.
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- Fig. 4. — Villa d’Estc avec ses jardins. (Renaissance.;
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- décrivent ces tameux jardins suspendus de Babylone, dont la création est généralement attribuée à Sémiramis ; leur existence a bien des fois été contestée ; Quinte-Gurce — Histoire dAlexandre — les croit une invention fabuleuse des Grecs : mdgalum Græcorum fabulis miraculum.
- Les Perses, avons-nous dit, ont aimé les jardins, qu’ils appelaient paradis. Xénophon cite ceux de Bélésis, gouverneur de la Syrie, de Pharnabaze, satrape de Bithynie, à Dascyle; de Cyrus, à Sardes et à Célènes, etc. Strabon signale un jardin très vaste, situé sur l’Oronte, en Syrie. Diodore de Sicile mentionne celui de l’île Panchaïa, sur la côte d’Arabie. Plutarque parle de ceux du vaillant Tissa-pherne. Enfin, Pline — Histoire naturelle — donne la description des jardins persans de cette époque.
- Quant aux jardins grecs, Hérodote en dit peu de chose, quoiqu’il se soit assez étendu sur la description de ceux de Midas, dernier roi de Phrygie. Plutarque, dans son immortel ouvrage Vies des hommes illustres de Grèce et de Rome, décrit les jardins d’Athènes, ceux de Pisistrate, de Cimon, les promenades appelées l’Académie et le Lycée, — les premiers parcs publics, — etc. Mais il ne paraît pas que les Hellènes, chez qui tous les autres arts furent portés à une si haute perfection, se fussent beaucoup occupés de celui des jardins.
- Chez les Romains, les jardins furent plus nombreux; l’agriculture, l’horticulture commençaient déjà à prendre une importance marquée; on le voit par la quantité d’esclaves occupés au jardinage : la décoration des jardins était confiée au topiarius ; la culture des fleurs regardait Vhorlulanus ; la taille des arbres et arbustes, fort en usage alors et inventée par Cnéus Matius, rentrait dans les attributions du viridarius ; Yolitor était chargé de l’entretien du potager, etc.
- Nombreux sont les auteurs latins qui ont décrit les jardins de Rome, publics ou privés, dans lesquels on jouissait de belles perspectives et qui possédaient de superbes maisons de campagne : Jam quidem hortorum nomine in ipsa itrbe delicias agros villasque possident'. Ce sont d’abord les bois sacrés — luci — où la tradition romaine conduit le bon Numa Pompilius, et les jardins de Tarquin le Superbe, réputés pour leurs roses, leurs lis et leurs trop fameux pavots; puis les fastueux séjours de Salluste, Pompée, Jules César, Agrippa, etc. D’après Suétone, — Histoire des douze Césars, — Néron fit établir ceux de la Maison d’or : Domus aurea. Plutarque loue ceux que Lucullus possédait à Baïes et à Tusculum. La villa de Var-ron, à Casinum, celle de l’empereur Adrien, — la villa Adriana —, située entre Rome et Tibur, avaient également de magnifiques jardins, remplis d’une profusion inouïe de statues et de monuments de toutes sortes (1). Pline le Jeune parle avec complaisance de ses jardins établis près du lac de Corne, son pays natal (2), de celui de la voie Laurentine, près de Rome, et surtout de ceux de la villa de Ruscum, à Thusei, au pied des Apennins (3).
- Quoique la plupart de ces jardins de l’antiquité aient été dessinés géométri-
- (1) Pline l’Ancien : Histoire naturelle, liv. 29, ch. iv.
- (2) V. t. IX, ép. 2, ad Rom.
- (.3) V. t. V, t. 6, à Apollinaire.
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- quement et que l’architecture y ait joué le plus grand rôle, « l’idée de dompter la nature ayant, selon l’expression du baron Ernouf, précédé celle de l’imiter », il serait inexact de dire que tous les anciens étaient complètement insensibles aux beautés naturelles, aux scènes pittoresques. Chez les Grecs, Homère, Pindare, Sophocle, Platon, Aristote, et bien plus tard Longus, surent parfois en célébrer dans leurs écrits les charmes tout-puissants. Parmi les Romains, Cicéron, Lucrèce, Virgile, Horace, Ovide, Lucain, les deux Pline, chantèrent aussi les attraits des paysages. Juvénal (sat. II) avec sa verve caustique, critique le luxe insensé répandu dans les jardins romains ; il préférerait y rencontrer une naturelle simplicité. Mais ces voix, quoique puissantes, n’étaient pas enthousiastes ; elles restèrent sans écho et ne surent point modifier le goût de l’époque pour la régularité extrême dans les jardins ni restreindre la passion d’alors pour les ornements d’architecture ou de sculpture répandus à profusion dans les créations de ces temps-là.
- Après la chute de l’empire romain, l’art des jardins subit une éclipse de plusieurs siècles, et on chercherait vainement dans les écrits contemporains la trace de créations de jardins quelconques. C’est que les arts demandent, pour fleurir, des temps de paix et de sécurité, ce qui était loin d’exister dans ces époques de trouble et de barbarie, où les peuples, animés par l’esprit de conquête et de domination, étaient constamment en lutte, et où, par suite, la civilisation devait tomber dans une décadence profonde...
- Il faut arriver au xe siècle, pour voir enfin l’établissement de quelques jardins effectué dans Byzance par Constantin VII, qui en donne lui-même la description détaillée.
- Les Maures d’Espagne créèrent au xine siècle et au xive plusieurs jardins remarquables, dont le plus célèbre fut l’Alhambra de Grenade, avec son fameux Généralife tant réputé, et dont Théophile Gautier a fait, en ces dernières années, une si belle description.
- Toutefois, le jardinage proprement dit ne fut pas tout à fait délaissé, ainsi qu’en font foi les cartulcdres, les comptes de dépenses du moyen âge, le capitidaire de Charlemagne De villis et cnrtis, etc. On y parle des abbayes, des monastères, véritables « microcosmes » fondés en France, en Italie, en Espagne, en Suisse, où se trouvaient des vignobles, des vergers, des potagers bien cultivés, ainsi que des plantations variées de fleurs, dont les produits étaient surtout destinés à la décoration des églises. Notre vieil historien Sauvai signale, dans Les Antiquités de Paris, plusieurs jardins des xme, xive et xve siècles, mais ses descriptions n’ont guère qu’un intérêt historique et peu d’importance au point de vue de l’art des jardins proprement dit, si toutefois cet art existait alors. Guillaume de Lorris, dans le Roman de la Rose, donne la peinture d’un coquet jardin, qui n’a que le défaut d’être imaginaire. Le seul ouvrage de ce temps-là où la composition des jardins fut réellement envisagée est VOpus ruralium commodorum, de Petrus de Crescentiis, écrit en 1303 et imprimé à Augsbourg en 1471.
- Mais voici la Renaissance, ce réveil de la civilisation, époque féconde où les
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- Fig. ">. — Ville, château et jardins de Versailles (171 i.
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- lettres et les arts refleurissent avec éclat, en Italie d’abord, puis en France; les jardins antiques vont sortir de leurs ruines et trouver de passionnés admirateurs. Les jardins des villas italiennes sont alors créés, encore dessinés selon l’ancien style géométrique, mais composés avec art et souvent avec un goût fort distingué (voir fig. 4).
- C’est également au xvi° siècle et au commencement du xvne, qu’apparaissent les premiers jardins botaniques, qui prirent tant d’extension parla suite. Charles de Lescluse, le Père des fleurs, ayant découvert en Espagne le livre du Portugais don Garcia del Huerto, — Coloquios dos simples e drogas he cotisas medicinais da India, — écrit et imprimé dans l’Inde (Goa, 1463), le traduisit en latin et poursuivit l’étude commencée par l’auteur; cet ouvrage, qui contient la première classification des plantes, fut grandement profitable à la botanique et à l’horticulture.
- Quant à ce qui concerne l’art des jardins lui-même de cette époque fleurie de la Renaissance, les renseignements abondent dans les écrits des auteurs contemporains. Charles Estienne fait paraître, en 1354, son Prædium rusticum, dont il a déjà été parlé. Bernard Palissy donne, dans Le Jardin délectable (1580), une description quelque peu fantaisiste d’un jardin selon son goût, mais où il fait paraître ses préférences pour la nature libre et pittoresque. Androuet Ducerceau, dans son ouvrage Des plus excellents bastiments de France (1576), parle des jardins de Fontainebleau, Blois, Chenonceaux, Montargis, etc. En 1604, Olivier de Serres publie le beau livre qui a pour titre : Théâtre de /’agriculture et mesnage des champs, considérable en ce qui touche l’horticulture, moins important à l’égard de l’art des jardins. Le créateur, en France, des parterres de broderie, Claude Mollet, jardinier de Henri IY, donne la description de ceux qu’il composa à Fontainebleau, à Saint-Germain, dans un bon livre, écrit en 1614 et intitulé : Théâtre des plans et jardinages. De ses trois fils, également jardiniers de mérite, l’aîné, André Mollet, fit également paraître plusieurs publications, dont l’une d’elles : Le Jardin dé plaisir (1663), contient d’utiles renseignements. Dans son Iraité du jardinage selon les saisons de la nature (1638), Boyceau de la Baraudière avait également beaucoup discouru sur les parterres à compartiments, sur les eaux et surtout sur les allées des jardins.
- Au xvne siècle, l’art des jardins arrive au plus haut degré de gloire qu’il eût jamais atteint jusque-là. Successivement, apparaissent les chefs-d’œuvre de Yaux, Versailles, Marly, etc., dus au génie inépuisable de Le Nôtre. Pierre Le Pautre, architecte du Roy, fait connaître le luxe et les richesses de la résidence de Louis XIY, dans un beau volume : — Plans, profils et élévations des ville et château de Versailles ; — la figure 5, tirée de cet ouvrage, représente le parc et les jardins du puissant monarque, tels qu’ils étaient en 1714. Dezallier d’Argenville, disciple successeur de Le Nôtre, expose la méthode complète appliquée dans les magistrales compositions du grand siècle, dans un volume paru pour la première fois en 1713 et intitulé: La Théorie et la Pratique du jardinage, où Von traite à fond des beaux jardins, appelés communément : les jardins de plaisance et de propreté.
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- Toute l’Europe accepta avec enthousiasme le genre « français », comme on appelait le style des jardins créés par Le Nôtre, et l’on vit de superbes imitations de Versailles apparaître dans la plupart des résidences princières de l’Europe; tels furent : Potsdam, en Prusse; Péterhof, en Russie; Saint-James, en Angleterre, et d’autres encore, en Italie, en Suède, en Espagne, etc.
- Les jardins d’utilité ne furent point oubliés ; La Quintynie établit le célèbre potager-fruitier de Versailles, — qui subsiste encore, — et dans ses Instructions pour les jardins fruitiers et potagers, 1690, — il explique lui-même les moyens qu'il mettait en usage pour ses cultures, justement réputées.
- Mais à peine les ouvrages monumentaux de Le Nôtre et de ses successeurs sont-ils achevés, à peine les auteurs de ces superbes choses ont-ils disparu, que déjà souffle un vent de fronde contre le style géométriqne duquel ces jardins procèdent ; ce mode de dessin va bientôt être combattu avec un acharnement sans égal; tout ce qu’on aura cru jusqu’ici grand, noble, magistral, sera déprécié, décrié, rejeté, honni....
- Des voyageurs européens ont pu pénétrer dans les pays d’Extrême-Orient et y ont vu la ligne sinueuse faire tous les frais du tracé des jardins : les terrains y étaient accidentés, les plantations irrégulières, l’eau y coulait librement. Ces dispositions nouvelles eurent un grand don de séduction, et on estima aussitôt qu’on pouvait avantageusement les substituer aux dessins réguliers et symétriques des jardins classiques — ce qu’avait tenté Charles Rivière-Dufresny, en plein règne de Louis XIV.
- Mais si l’on peut, à la rigueur, trouver le germe du genre nouveau dans les compositions orientales, le véritable style paysager fut davantage encore le fruit du sentiment des beautés naturelles qui pénétrait les esprits de plus en plus et dont l’expression se trouve fréquemment dans les écrits et les peintures de l’époque. Le Tasse, dansT« Jérusalem délivrée, —1575; Bacon, dans ses Sermoncs, avaient déjà fait sentir les délices des paysages; Milton, dans son impérissable épopée Le Paradis perdu, — 1658, — chantait la poésie d’un jardin naturel, produit de sa puissante imagination ; Addison, dans le Spectator— 1712; Pope, dans le Guardian — 1713; Thomson, dans son poème des Saisons — 1727, réagissaient avec force contre le système qui consistait à tout sacrifier dans les jardins à la ligne droite et au niveau. J.-J. Rousseau, « l’amant de la Nature», comme il s’appelait lui-même, en décrivant les jardins de Clarens — La Nouvelle Héloïse, 1759 — et dans ses Lettres sur la botanique ; Delille, dans son poème des Jardins — 1780; Bernardin de Saint-Pierre, dans ses Études de la Nature — 1784, et dans Paul et Virginie — 1788, vinrent ensuite parler à l’ame et lui faire sentir les enchantements de la nature libre et indépendante.
- Quant aux traités didactiques de l’art nouveau, il en parut plusieurs, dont quelques-uns jouissent encore d’une certaine réputation. Dès 1753, Laugier, dans Y Essai sur V architecture, discourut incidemment sur les jardins paysagers. Mais c’est à l’auteur anglais Thomas AVhately que revient le mérite d’avoir, le premier, envisagé l’art paysager sous le rapport de l’esthétique et donné de nombreux
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- préceptes pour reproduire les belles scènes naturelles dans les jardins; son ouvrage, L’Art de former les jardins modernes, traduit en français par Latapie en 1771, jouit' alors d’une grande vogue. En 1772, Chambers écrivit sur les jardins de l’Extrême-Orient — dont il avait déjà parlé en 1757 — un livre spécial : Dissertations sur les jardins chinois, qui eut un succès de critique passionnée, les assertions de Chambers étant admises avec enthousiasme par les uns, combattues avec acharnement par les autres. L’académicien français Claude-Henri Yatelet publia, en 1774, un Essai sur les jardins; mais quoique Hirschfeld ait dit de cet auteur qu’ « il fut le premier écrivain qui, dans un ouvrage fait exprès, soumit les jardins aux règles du bon sens et du goût », ledit ouvrage produisit un bien modeste effet sur l’art des jardins paysagers. 11 en fut de même des Recueils de jardins anglais et chinois, réguliers, composites, etc., parus en 1776 et dus à l’architecte Panseron. Girardin, vicomte d’Ermenonville, dans un petit livre : De la composition des paysages, publié en 1777, fut plus heureux; dans ses démonstrations, il se révéla un homme de goût et contribua, dans une certaine mesure, à épurer celui de ses contemporains. Le livre de Morel, architecte lyonnais, Théorie des jardins, paru en même temps, jouit d’une influence égale. Un auteur danois, Hirschfeld, écrivit aussi de gros volumes sur le style paysager : Théorie de l’art des jardins, 1779-1785, où se trouvent de nombreuses et belles descriptions de la plupart des jardins de l’époque, et quantité de préceptes, les uns bons, les autres trop subtils, trop quintessenciés, touchant l’art nouveau.
- Une quantité considérable de plans et dessins des jardins naturels de l’époque nous ont été transmis par Le Rouge, dans ses Recueils de plans, parus en l’année 1785 et suivantes.
- Les Anglais se passionnèrent particulièrement pour les jardins naturels, et certains de leurs dessinateurs — Kent surtout, le « Le Nôtre anglais » — surent produire des effets grandioses dans leurs vastes compositions de paysages.
- Plusieurs ouvrages anglais donnent la description de ces jardins britanniques: tels sont : Les jardins, 1772, par Mason ; Essai sur Part des jardins modernes, 1784, par Horace Walpole; Essais et avis, 1795, Théorie et pratique du jardinage paysager, 1803, par Repton ; Traité élémentaire de la composition et de Vexécution des jardins d'ornement, 1806, par Loudon ; Essai sur le pittoresque, 1810, par Uvedale Price, etc. Dans la plupart de ces écrits, des méthodes diverses sont indiquées comme les meilleures à appliquer dans la création des jardins paysagers; des polémiques, des critiques qui s’engagèrent entre ces différents auteurs est sorti une sorte d’éclectisme en fait d’art des jardins dont ont su profiter les paysagistes qui ont suivi.
- Dans notre France, les puissants de la cour, les riches seigneurs devinrent de fervents adeptes du style irrégulier et l’adoptèrent dans l’embellissement de leurs résidences.
- A cette époque, on visait surtout, dans la composition des jardins, à l’effet du tableau ou des scènes du paysage, comme on peut le voir dans la figure 6, tirée du magnifique ouvrage trilingue : Descriptions des nouveaux jardins de la France,
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- publié en 1808 parle comte cle Laborde et dont les superbes gravures sont dues au burin de Constant Bourgeois; l’harmonie du tracé n’était pas encore pressentie et ne devait se révéler que longtemps après.
- Mais bientôt, comme il en avait été du genre classique quelque temps après Le Nôtre, le style paysager dégénéra en des recherches futiles et bizarres, en des formes mesquines qui s’éloignaient étrangement de la nature libre et belle qu’on avait dessein de reproduire. A part quelques heureuses créations, conservées pour la plupart jusqu’à nous, effectuées tant en France que dans les autres contrées de l’Europe, les jardins de la fin du xvme siècle furent dessinés avec une fantaisie exagérée, avec peu de souci de la vraisemblance, de l’unité dans l’ensemble et de l’harmonie dans les détails, et s’emplirent d’ornements de toutes sortes, de fabriques, comme on appelait alors les nombreuses et diverses constructions d’agrément ou d’utilité qui servaient de décoration dans les parcs et jardins.
- Pendant toute la tourmente révolutionnaire et le premier Empire, on signale bien peu de remarquables créations ou transformations de jardins. Dans les premières années de la Restauration, ils reprirent quelque faveur. À cette époque, de nouveaux procédés furent mis en application et modifièrent le style naturel en l’épurant, en le ramenant à des traditions meilleures. Plusieurs paysagistes, G. Thouin en particulier, l’auteur des Plans raisonnés de jardins, parus en 1819, réagissaient contre la mode qui consistait à faire un jardin de « chic », de « goût », c’est-à-dire tout d’imagination, de fantaisie, sans raisonnement et sans principe.
- Mais les dessinateurs de jardins de ce temps-là n’avaient pas à leur disposition, comme leurs devanciers du siècle précédent, d’immenses espaces où ils pussent déployer leur art en toute liberté ; la Révolution avait divisé les grandes fortunes, morcelé les vastes domaines seigneuriaux, émietté les propriétés ; aussi devait-on suppléer à l’étendue relativement restreinte des jardins par un luxe de détails, quelquefois heureux, souvent hors de propos et de proportions.
- C’est sous le second Empire qu’eut lieu la rénovation de l’art des jardins qui, après s’être purifié, ennobli, devait brillamment refleurir. Inspirés par Hauss-mann, le préfet de la Seine auquel Paris doit ses embellissements, les éminents artistes qui ont nom Yaré, Alphand, Barrillet-Deschamps, etc., transforment la capitale, la dotent de promenades superbes, de jardins splendides. Comme sous la baguette magique d’une fée, se parent ou surgissent successivement le Bois de Boulogne, celui de Yincennes, les parcs Montceau, des Buttes-Chaumont, Montsouris, etc.; la flore exotique se joint à la flore indigène, apportant dans ces jardins enchantés son feuillage, ses fleurs et ses parfums.
- La description de ces merveilles parisiennes nous a été donnée par Alphand lui-même, dans une colossale publication : Les Promenades de Paris, éditée en 1868. Ce savant ingénieur, cet artiste éclairé sut, en outre, dans cet ouvrage, exposer lumineusement, par des formules précises, la méthode qu’il avait appliquée dans ses compositions. Désormais, l’art des jardins paysagers aura sa théorie complète, où les lois de la perspective et de l’optique seront rigoureu-
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- sement observées, où l’étude de l’esthétique sera portée au plus haut degré.
- L’année précédente, un livre également magnifique, Les Jardins, dû à M. Arthur Mangin, avait beaucoup excité l’admiration de tous ; il embrassait, avec un grand luxe de détails et de gravures, l’histoire générale des jardins de tous les temps et de tous les pays.
- En 1875, parut un Mémoire sur les Parcs et Jardins, par M. Darcel, et contenant d’utiles renseignements.
- Mais l’art qui nous occupe devait être traité magistralement et sous tous les rapports dans les nombreuses pages de P Art des jardins, Traité général de la composition des parcs et jardins, —1879, — dues à la plume élégante de M. Edouard André. Les principes généraux si bien définis par cet auteur, les moyens pratiques d’exécution qu’il expose si clairement, furent adoptés dans les compositions contemporaines de tous les pays, et la plupart de ces principes régissent encore l’art moderne des jardins.
- Quelques années plus tard, fut publié le bon livre de M. Armand Péan, sous le titre : Ll Architecte-paysagiste, où se trouvent de nombreux préceptes théoriques et pratiques d’un application constante.
- Signalons ici un événement important dans l’histoire de l’horticulture, et qui eut lieu en 1873 : la création de l’Ecole nationale d’Horticulture, installée dans l’ancien potager de La Quintynie, à Versailles. Cet établissement, dont le besoin se faisait vivement sentir, a rendu d’immenses services en vulgarisant les méthodes scientifiques et pratiques touchant la culture de toutes plantes utiles ou ornementales. 11 s’y est formé une élite de jeunes gens instruits, qui sont devenus plus tard des praticiens émérites, el ont fait faire des progrès sensibles à la pratique horticole. Et cette école de Versailles continue toujours à produire ces futurs savants, pour le plus grand bien de l’horticulture, du jardinage et de l’art des jardins.
- Pour terminer, un fait important mérite d’être signalé ; il s’agit de la transformation sensible que subit actuellement le tracé des jardins paysagers, dans lesquels on introduit de plus en plus des parties géométriques. 11 y a de nombreuses années que ce mode de dessin, appelé style mixte ou composite, avait été adopté dans certains jardins, mais la portion géométrique tenait peu de place comparativement au reste du tracé ; tandis que, depuis quelque temps, le style classique est l’objet d’applications beaucoup plus fréquentes et plus marquantes. Sans doute, on verra bientôt, ce qu’avaient déjà prévu et prédit plusieurs paysagistes, les deux anciens styles, régulier et paysager, jadis irréconciliables ennemis, marcher de pair et unis pour former les compositions les plus heureuses, où l’art et la nature, réunissant leurs inépuisables ressources, étaleront toutes leurs beautés et toutes leurs richesses.
- C. Marcel.
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- RELEVE
- ET
- NOMENCLATURE DES OBJETS EXPOSÉS
- I. — Collection de la Société nationale d’Horticulture de France 84, rue de Grenelle, à Paris.
- A. - TRAITÉS ET OUVRAGES SUR LE JARDINAGE
- Instruction pour les jardins fruitiers et potagers avec un Traité des Orangers, suivy de quelques réflexions sur l’agriculture, par feu de la Quintynie, MDCLXXXX.
- Exactissima descriptio rariorum quarundam plantarum quæ continentur Romæ in Horto Farnesiano : Tobia Aldino Cesenate auctore Illustrissimi et Reverendissimi Principis et Cardinalis Edoardi Farnesi medico chimico et eiusdem horti praefecto, MDCXXV.
- Anthologia magna, sive florilegium novum et absolutum, variorum maximeque rariorum Ger-minum Florum ac Plantarum, quas pulchri-tudo, fragrantia, usus, varietas, differentia commendat, et non tantum noster hic, sed et adversusveteribusqueignotus Orbis e fœcundo procréât etc., 1626.
- Florilegium renovatum et auctum, 1641.
- Fabii Columnæ Lyncei, etc. (Ce volume est collationné d’après la bibliographie de Debure, et on ne peut mieux conditionné. L’auteur, Fabio Columna, naquit à Naples en 1567).
- Théorie de l’art des jardins, par C.-C.-L. Hirsch-feld, traduit de l’allemand, 1779.
- La théorie et la pratique du jardinage, où l’on traite à fond des beaux jardins appelés communément les jardins de plaisance et de propreté, par Dezallier d’Argenville, 1715.
- Théâtre d’Agriculture et mesnage des champs, d’Olivier de Serres, seigneur de Rudel, MDC.
- J- Bapt. Ferrarii, Senensis, e societate Jesu. De Florum cultura, MDCXXXIII.
- Pétri Laurembergii Rostochiensis Horticultura, MDCLIV.
- La manière de cultiver les arbres fruitiers, par Legendre, MDCLII.
- L’Agriculture et maison rustique de Ch. Es-tienne, MDLXV.
- Seminarium et plantarium, MDXLVUI.
- Botanicon Plantarum Historiæ, cum earundem ad vivum artifîciose expressis iconibus tomi duo, per Adamum Lonicerum medicum physi-cum Francofurtensem, 1565.
- L’École du jardin fruitier, par de la Bretonnerie, MDCCLXXXIV.
- Abrégé pour les arbres nains et autres, par J. L., notaire de Laon, MDCLXXV.
- Le Aoriste françois, traitant de l’origine des tulipes, de l’ordre qu’on doit observer pour les cultiver et planter, comme la nature leur donne la diversité des couleurs, du moyen de les faire embellir, etc., MDCLIII.
- Traité sur la connoissance et la [culture des ja cinthes par le père d’Ardène, de l’Oratoire, 1759.
- Le Jardinier royal, qui enseigne la manière de planter, cultiver et dresser toutes sortes d’arbres, par Arnauld d’Andilly, retiré au Port royal des Champs, MDCXXI.
- Le Jardinier prévoyant, almanach pour l’année MDCCLXXII.
- Traité de la culture des pêchers, par de Combles, MDCCXLV.
- Nouveau traité de la taille des arbres fruitiers, par René Dahuron, MDCCXIX.
- Traité des œillets, par le père d’Ardène, MDCCLXII.
- Annales de la Société nationale d’Horticulture, 1827-1828.
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- Un volume contenant 68 dessins de fleurs peintes j culture par le contre-amiral baron Hamelin, sur vélin d’après nature, avec leurs noms en président d'un de ses Comités, le 2 déeem-lettres d’or, offert à la Société d'IIorti- | bre 1829.
- B. — TABLEAUX
- Portrait de M. le vicomte Héricart de Thury, premier président de la Société.
- Spécimens des médailles décernées par la Société.
- Duplicata de l’ancien diplôme.
- Diplôme actuel de la Société.
- Tableau colorié de l’exposition de la Société, à l’Exposition Universelle de 1855 (exposition permanente), carré de l’Élysée, Champs-Elysées.
- Une exposition d’horticulture au Palais des Machines.
- Interior of the Large Vine-House Hampton-Court.
- Pêchers de cinq ans de plantation, dont trois ans de restauration, dirigés par Louis Fahy, dans le fruitier de M. Gélibert des Séguins, député de la Charente, à Cliamprosé, près Montmo-reau, représentant la croix de la Légion d’honneur.
- Modèle de la charpente d’un pêcher en espalier sous la forme carrée, exécuté pour la première
- fois à Montreuil de 1822 à 1830,par Félix Malot.
- Gélibert : Pêchers de cinq ans de plantation,
- Tableau de plantation de six palmettes différentes, avec notice explicative des figures, offert à la Société impériale et nationale d’Hor-ticulture, par Philibert Baron, dont trois ans de restauration, dirigés par Louis Fahy, professeur d’arboriculture de la Charente à An-goulème, dans le fruitier de M. Gélibert des Séguins, à Champrosé.
- Paul Salzerac : Pêchers de trois ans de plantation dirigés par M. Louis Fahy, dans son fruitier, à Saint-Cybard-d’Angoulême.
- Auguste : Arbre, à M. de Ferry, au logis de Saint-Martin-de-Cognac, plantation dirigée par M. Louis Fahy.
- Auguste : Pêchers de trois ans de plantation, dirigés par M. Louis Fahy, dans le fruitier de M. L. Cuillet de Planteroche, Saint-Martin, près Cognac; longueur 12 mètres, hauteur et largeur des lettres lm.10.
- C. — SPÉCIMENS D’OUTILS ET OBJETS SERVANT AU JARDINAGE
- Seringue d’arrosage, pour serres, par Renié, 1875.
- Charrue-râtissoire, par Forest.
- Rateau-râtisseur présenté par Sédillon.
- Ventilateur-fumigateur à insecticides, présenté par M. Joseph, en 1875.
- Bac en bois (gothique) pour jardin,
- Soufflet modèle, présenté par M. Villemot.
- Râteau-ramasseur.
- Banc en bois, à coulisse, présenté par M. Tri-chet, en 1863.
- Filtres en terre cuite pour arrosage constant, présentés par M. Mallet.
- Raidisseur à lanterne, présenté par M. Martel Barbe, en 1869.
- Tendeur à manivelle, engrenage et vis cylindrique, présenté par M. Antoine, 1870.
- Pompe d'arrosage à main, présentée par M. Le-testu.
- Table en bois avec assemblage en fer, présentée par M. André, en 1867.
- Soufflet pulvérisateur, présenté par M. D. Salles-Giron, en 1864.
- Fumigateur, présenté par M. Bellenot, en 1863.
- Godet pour brûler l’huile lourde, présenté par M. Raveneau en 1873.
- Appareil vaporisateur de solutions insecticides et cryptogamicides dans les serres, présenté par M. Alary.
- Soufflet pour soufrage, présenté par M. Lavergne en 1858.
- Boîtes à fruitiers, présentées par M. Lachesnay en 1858.
- Vaporisateur d’insecticides à chaudière en cuivre.
- Soufflet-ventilateur pour soufrer, présenté par M. Launels, en 1852.
- Pots pour le transport des boutures, présentés par M. Châtelain, en 1871.
- Echenilloir à pédale, présenté par M. Marin en 1874.
- Coupe-asperges, présenté par M. Arnheitez en 1855.
- Numérateur d’étiquettes, présenté par M. Har-divillé en 1864.
- Sécateur à pied de biche, présenté par M. Philibert Baron, en 1867.
- Trois greffoirs gradués, système Rivière, présentés par M. Brassoud, en l862.
- Inciseur pour la vigne, présenté par M. Leroy en 1377.
- Sécateur-ébrancheur, présenté par M. Philippe, en 1874.
- Cueille-asperges, manche en fer, présenté par M. Borel en 1868.
- Sécateur excentrique, présenté par M. Desbordes, en 1862.
- Filtres en terre cuite.
- Egohine à dents contrariées, présentée par M. Chupin, en 1855.
- Soufflet pour insecticides, présenté par M. Guichard.
- Clef ficheuse pour enfoncer les échalas, présentée parM. Couvreux-Witchard, en 1874.
- Traceur-butteur à main, présenté par M. Desportes en 1860.
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- Râteau débourreur.
- Gant en acier.
- Serre à transformation.
- Pieds de banc en fer, présentés par M. Binaud, de Tours.
- Soufflet à piston pour insecticides.
- Pompe d arrosage de Dubuc, présentée par Aubry.
- Entourage métallique.
- Siphons dégorgeoirs pour arrosage.
- Collection de jelons et primes de la Société, depuis 1827.
- II. — Collection de la Société régionale de Montreuil-sous-Bois (Seine).
- A.
- COLLECTION DE M. GUSTAVE CHEVALIER
- Instruments de Jardinage.
- Battes à arbres fruitiers, 1810 (2 pièces). Sécateurs, 1820 (5 pièces).
- Cisailles, 1825.
- Sécateurs, 1825 (10 pièces).
- Sécateur ayant appartenu à Félix Malot. Sécateur ayant appartenu à Carrière.
- Marteau -et serpette ayant appartenu à Alexis Lepère.
- Gouge pour greffer la vigne, système Rivière. Fendoirs à osier, 1820 (3 pièces).
- Ventilateur à soufre, 1859.
- Seringues servant à arroser les fruits, pour le coloris, 1787 (2 pièces).
- Serpettes, 1815 (2 pièces).
- Serpettes, 1830 (4 pièces.
- Greffoirs, 1830 (2 pièces).
- Serpette servant à tailler les arbres fruitiers avant l’apparition du sécateur (1789) et pouvant remonter au milieu du xvne siècle. Serpette-scie, 1840.
- Serpette à dépalisser, 1750.
- Serpettes, 1800 (2 pièces'.
- Manche de scie ayant appartenu à Alexis Lepère. Sécateurs, 1840 (7 pièces!.
- Inciseurs à vigne, 1840 (2 pièces).
- Fumigateur à vent, 1859.
- Soufreur, 1845.
- Soufflet à soufre.
- Marteau à palisser, ayant appartenu à Alexis Lepère.
- Manche de scie, 1830.
- Bachot à vendanges, 1816.
- Hotte à vendanges, 1830.
- Arrosoirs, 1796 (2 pièces).
- Ilotle à vendanges, 1825.
- Panier à Pèches.
- Boîte à Pèches.
- Fourches à fumier, 1840 (4 pièces).
- Crocheta labourer, 1830.
- Houe à labourer, 1830.
- Râteaux, 1830 (2 pièces).
- Binettes anciennes 5 pièces).
- Plans, Cartes, Tableaux, Portraits, etc.
- Cueillette des Pêches, vue prise dans les cultures de M. Arthur Lardin, à Montreuil-sous-Bois.
- Spécimen d’un Pécher planté en 1876.
- Impression des Pêches, par Chevalier aîné.
- Photographie d’un jardin de Montreuil.
- Pêcher palmette double, 1858, culture de Chevalier aîné.
- Pêcher palmette simple, 1858, culture du même.
- Pêcher palmette torse, 1858, culture du même.
- Pêcher palmette lyre, 1860, Chevalier aîné.
- Poiriers plantés en 1838, culture de M. Noël Vitry.
- Treille à onze cordons, nouvelle méthode approuvée par la Société d’Horticulture, sur le rapport de M. Héricart deThury, 19 janvier 1848.
- Napoléon : Pêcher formé en 1855, par M. Alexis Lepère.
- Pécher carré fait en 1855, par Noël Vitry.
- Eugénie : Pêcher formé en 1866, par le même.
- Chemin de Saint-Antoine, à Montreuil-sous-Bois.
- Portrait de M. Félix Malot.
- Portrait de M. Alexis Lepère.
- Portrait de M. Désiré Chevalier.
- Portrait d’une cultivatrice de Montreuil, 1650.
- Saint Vincent, patron des Vignerons.
- Saint Roch et saint Sébastien, confrérie érigée à Montreuil en 1758.
- Culture de M. Chevreau, taille des Pêchers en deux formes.
- Collection complète des médailles et diplômes de la Société d’Horticulture de Montreuil-sous-Bois.
- Quatre hallebardes de Messiers ou gardes des champs, 1650.
- B.
- COLLECTION DE M. LÉON LOISEAU
- Traité des jardins ou le nouveau de la Quin-tynie, MDCCLXXV.
- Le livre de Montreuil-aux-Pèches, théorie et
- pratique de la culture, par Hippolyte Langlois. Montreuil-aux-Pèches, historique et pratique par E.-A. Carrière.
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- Pratique raisonnée de la taille du Pêcher, par Alexis Lepère.
- Cours théorique et pratique de la taille des arbres fruitiers, par Dalbret, 1842.
- Le jardinier solitaire, dialogue, 1737.
- Les jardins, poème par Jacques Delille, 1801.
- Essai sur l’agriculture moderne, MDCCLY.
- L’École du jardin potager.
- La statistique des végétaux et l'analyse de l’air, par M. D.-D. Haies, traduit par M. de Buffon, de l’Académie royale des Sciences, MDCXXXY.
- L’agriculture parfaite, par M. G.-A. Agricola, MDCCXX.
- Traité de la culture des Pêchers, MDCXLV.
- L’homme des champs ou les Géorgiqucs françaises, par Jacques Delille, 1800.
- Notions élémentaires d’arboriculture à la portée de tout le monde.
- Conseils pratiques, par E. Trouillet.
- La pratique du jardinage, par M. l’abbé Roger Schabol, 1770.
- Traité de la culture de différentes fleurs,MDCCLXV.
- Traité des arbres fruitiers, par Duhamel du Monceau, MDCCLXV1II.
- Nouveau traitement du Pêcher, système Chevalier aîné.
- Une lettre du cabinet de l'Empereur, en date du 14 septembre 1867, adressée à M. Chevalier, au sujet d'un envoi de Pêches.
- Une affiche du 30 prairial, an XI, pour la vente d'une maison de Montreuil.
- Deux extraits du registre du greffe de la capitainerie des chasses de Yincennes ; permis de clôtures de terrain, au lieu dit les Buissons, commune de Montreuil.
- Plan des premiers jardins affectés à la culture des Pêches sur murs dans la ville de Montreuil, en l'an 1550.
- Plan du canton du Clost de Malte-Assy, sur les confins du territoire de Montreuil. Culture de M. Girardot. Maison et Clost à M. Gi-rardot, à Bagnolet, lieu dit les Guédons, 1727.
- Plan de Montreuil.
- Plan du canton du Clost, proche le château, à Bagnolet, 1727.
- Statistique de la Société agricole de Montreuil.
- III. — Collection de la Société d’Horticulture de Soissons.
- Traité des arbres et arbustes que l’on cultive en France en pleine terre, par Duhamel, avec des figures d’après des dessins de Y.-J. Redouté, 1804.
- La pratique du jardinage par M. l'abbé Roger Schabol, 1770.
- Le jardinier françois, le meilleur de tous les jardiniers, qui enseigne à cultiver les arbres et herbes potagères ; avec la manière dé conserver les fruits et faire toutes sortes de confitures, conserves et massepains, par Delaplan-che, MDCLIII.
- Les délices de la campagne, suite au jardinier françois, où est enseigné à préparer pour l'usage de la vie tout ce qui croît sur la terre et dans les eaux, MDCLXV.
- Méthode pour bien cultiver les arbres à fruits et pour élever des treilles, par les sieurs de la Rivière et Du Moulin, MDCCXXXYIII.
- Instruction pour les arbres fruitiers, MDLCX.
- Traité de la culture des pêchers, MDCCLIX.
- La manière de cultiver les arbres fruitiers, par le sieur Legendre, curé d’Hénonville, MDCLIII.
- Flore française ou description succincte de toutes les plantes qui croissent naturellement en France, par le C. Lamarck, l’an III de la République.
- L’École du jardin fruitier, par M. delà Bretonne-rie, MDCCLXXXIV.
- Traité de la culture des arbres et arbustes qu'on peut élever dans le royaume et qui peuvent y passer l’hiver en plein air, par M. Buchoz, MDCCLXXXVI.
- Du Pommier, du Poirier et du Cormier, par Louis Dubois, 1804.
- Histoire de la Rose chez les peuples de l’antiquité et chez les modernes, par le marquis de Chesnel, 1820.
- Le Phœnix Dattier : étymologie, observations générales.
- Histoire générale des plantes.
- IV. — Collection de M. Charles BALTET, horticulteur à Troyes (Aube).
- A. - PORTRAITS
- Portrait de M. Lyé-Savinien Baltet, 1800-1879. Portrait de M. le Dr Jules Guyot, auteur des Études des vignobles de France.
- Portrait de M. Marc-Jean-Jacques Bernet, 1773-
- 1885, à Toulouse. Le premier semeur de Chrysanthèmes.)
- Portrait de M. Louis Noisette, 1772-1819.
- Portrait de M. le Comte Lelieur, 1765-1849.
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- B. - TRAITÉS ET OUVRAGES SUR LE JARDINAGE
- Le Jardinier, almanach de 1823, par MM. Vilmo- ! l’in, Noisette et Boitard, orné du portrait de feu André Thouin.
- Le Bon Jardinier, almanach pour l’année MDCCLXXVIII, par Verdier.
- Le Bon Jardinier, almanach de 1829, par A. Poi-teau et Vilmorin.
- Essai sur la taille des arbres fruitiers, par une Société d’amateurs, 1773.
- Monographie des greffes ou description technique des diverses sortes de greffes, par Thouin» 1821.
- Instructions pourles arbres fruitiers, MDCLXXVI.
- L’art de tailler les arbres fruitiers, MDCLXXXIII.
- Traité complet sur les pépinières, avec des instructions sur les terrains, par Étienne Calvel.
- Le jardinier fleuriste ou la culture universelle des fleurs, arbres, arbustes, etc., MDCCLXIII.
- Principes de botanique expliqués au Lycée républicain, par Ventenat.
- Notice sur la culture du Sophora, du Platane et de l’Aulne, par M. E. Guerrapain, 1809.
- Nouveau traité pour la culture des fleurs MDCC1V.
- Le jardinier françois qui enseigne à cultiver les arbres et les herbes potagères, MDCLXXVII.
- Traité abrégé de la culture des arbres fruitiers, traduit de l’anglais, MDCCLXXXVIII.
- La connoissance parfaite des arbres fruitiers, par M. l’abbé de la Chataigneraye, MDCII.
- Catalogue des plus excellents fruits, les plus rares et les plus estimés, 1752.
- La manière de cultiver les arbres fruitiers, par le sieur Legendre, curé, MDCLVIII.
- Taille raisonnée des arbres fruitiers, par C. Bu-tret, 1832.
- Nouveau traité de la taille des arbres fruitiers, par Félix Dahuron, MDCXCVI.
- Almanach des roses, par Guerrapain, 1811.
- Instructions pour les arbres fruitiers, par Tri-quel, curé de Saint-Marc, 1639.
- Abrégé pour les arbres nains et autres, par J. L., notaire de Laon, MDCLXXV.
- Anatomie des plantes, traduit de l’anglais, par M. Grew, MDCCLXXV.
- Remarques nécessaires pour la culture des fleurs, MDCLXXVIII.
- IVbis. — Société Horticole de l’Aube.
- Quatre porte-bouquets ayant servi aux procès- j Deux porte-bouquets de la Confrérie de Seint-sions delà Confrérie des jardiniers. | Fiacre, de la ville de Troyes.
- Y. — Collections et Bibliothèque de MM. DENY et MARCEL, architectes-paysagistes, 30, rue Spontini, à Paris-Passy.
- A. — TRAITÉS ET OUVRAGES SUR LE JARDINAGE
- Plan d'un jardin au xvme siècle.
- Plans de jardins et d’ornements (collection Le Rouge, xvme siècle), 18 volumes.
- Traités et ouvrages sur l’agriculture et l’horticulture.
- Architecture hydraulique ou l’art de conduire, d’élever et de ménager les eaux pour les différents besoins de la vie, MDCCLXXXII.
- Recueil d’idées nouvelles pour la décoration des jardins et des parcs dans le goût anglais, gothique, chinois, etc. ; sous la direction de M. J.-G. Grohmann, 1802.
- Mémoire sur l’utilité qu’on peut tirer des mai'ais desséchés et particulièrement de ceux du Laon-nois ; par Cretté Palluel, ouvrage qui a remporté le prix de la Société d’agriculture de Laon, en 1787.
- Recueil de jardins anglo-chinois composé par le sieur Panseron, professeur d’architecture, MDCCLXXXVIII.
- Plans des plus beaux jardins pittoresques de France, d’Angleterre et d’Allemagne, par Ivraff’t, 1809.
- L’art de former les jardins modernes, ou l’art des jardins anglais, par Thomas Whalely, MDCCLXXI.
- Description des nouveaux jardins de la France et des anciens châteaux, par A. de Laborde.
- Plans raisonnés de toutes les espèces de jardins, par Gabriel Thouin, 1828.
- Plans, profils et élévation des ville et château de Versailles, par Pierre Le Pautre,xvme siècle.
- Description des jardins de Ilesse-Cassel, par Guernerio, architecte italien, 1706.
- De la composition des paysages sur le terrain ou des moyens d’embellir la nature autour des habitations, par René Gérardin père, 1805.
- La théorie et la pratique du jardinage, ou l’on traite à fond des jardins de plaisance, MDCCAL^ IL
- Théorie des jardins, par Morel, MDCCLXX\ I.
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- Traité général de l'irrigation, méthode d'arroser les prés et les jardins, par William Tatham, traduit de l’anglais, 1803.
- Traité général des prairies et de leurs irrigations, par Charles Dourclies, 1806.
- Le jardinier moderne, guide des propriétaires, 1827.
- Architectura curiosa nova.
- Théorie de l’art des jardins, par C.-C.-L. Hirs-chfeld, traduit de l’allemand, 1719.
- B. — ESTAMPES
- Extrait des vues des plus beaux édifices de Paris. ! Gelosa latérale dell’ Anfiteatro.
- Vue du jardin des plantes médicinales, au faubourg ! Vue d’un superbe treillage et des jets d’eau dans Saint-Victor. | le jardin du roi de Danemark.
- VI. — Collection de M. L. DENY fils, architecte-paysagiste, 11, rue Mérimée, à Paris.
- A. - TRAITÉS ET OUVRAGES SUR LE JARDINAGE
- Le dictionnaire des jardiniers, par Philippe Miller, traduit de l’anglais, 1785.
- La pratique du jardinage, par l’abbé Roger Schabol, MDCCLXX.
- Manuel des champs, par M. Chauvalon, prêtre de l’ordre de Malte, MDCCLX.
- Le bon jardinier, almanach pour 1811, par Mordant de Launay.
- Dictionnaire botanique et pharmaceutique, MDCCXXV.
- Physiologie végétale, par Aug. Pyr. de Candolle, 1832.
- Histoire et description du Muséum royal d’histoire naturelle, par Deleuze, MDCCCXXIII.
- Démonstrations élémentaires de botanique, description des plantes usuelles, rangées suivant la méthode de Tournefort et celle de Linné.
- Démonstrations élémentaires de botanique, conte-
- nant les principes généraux de cette science, les fondements des méthodes et les éléments de physique des végétaux suivant la méthode de Tournefort et de Linné, MDCGXCVI.
- Eléments de botanique pour connaître les plantes, par Pitton de Tournefort, MDCXCIV.
- Calendrier du jardinier ou journal de son travail, par J. F. Bastien, auteur de la Nouvelle maison rustique, MDCCCVI.
- Abrégé des instructions sur le jardinage qui font partie de l’année champêtre, MDCCLXVII.
- Figures pour le bon jardinier (un volume).
- Notice sur la nature et la culture du pommier, par M. Renault, 1817.
- Instructions pour les jardins fruitiers et potagers, avec un traité des orangers, suivi de quelques réflexions sur l’agriculture, par feu M. de La Quintynie, MDCXCVII.
- B. — ESTAMPES
- Les jardins de Hesse-Cassel.
- Vue d'Oranienbaum, maison de plaisance de Sa Majesté Impériale de toutes les Russies.
- Vue du nouveau palais de Msr l’évêque et prince de Wurtzbonrg, province de Franconie.
- Vue de la maison de plaisance de Lodovisi, avec une partie de la ville de Rome.
- Péterhoff, maison de plaisance de Sa Majesté Impériale de toutes les Russies.
- Une perspective delà grande Salle des Bosquets à Versailles.
- Vue de la fontaine du jardin de Montalte aux Thermes de Dioclétien à Rome.
- Vue et perspective du palais et jardin du Doge à Venise.
- Vue perspective du château de Gros-Bois appartenant à Monseigneur Chauvelin.
- VIL — Collection de M. Adolphe Van den HEEDE, vice-président de la Société régionale d’Horticulture du Nord de la France, à Lille (Nord).
- TRAITÉS D’AGRICULTURE ET D’HORTICULTURE
- Curiosités de la nature et de l’art sur la végétation ou l’agriculture et le jardinage dans leur perfection, par l’abbé de Vallemont, 1715.
- Description des plantes nouvelles et peu connues du jardin de M. Cels, av ec figures, par E. P. Ventenat, de l’Institut de France, an VIII-
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- Duidelike Vertoning, Eeninges Duizend in aile Vier Waerelds Deelen Waffende Bomen, Stam-men, Kruiden, Blœmen, Vrugten en Uitxvas-sen, etc., door Johan Vilhelm Weinmann, MDCCXXXIX.
- L’histoire des plantes mise en commentaires, par Léonart Fuchs, traduit du latin, 1558.
- Monographie ou histoire naturelle du genre Groseillier, par G.-A. Thory, 1829.
- Monographie du genre Rosier, traduit de l’anglais, avec notes de L. Joffrin, 1824.
- Le botaniste cultivateur ou description, culture et usages de la plus grande partie des plantes étrangères naturalisées et indigènes cultivées en France et en Angleterre, suivant la méthode de Jussieu, par Dumont-Courset, 1802.
- Traité des renoncules, observations physiques, et remarques utiles, soit pour l’agriculture, soit pour le jardinage, MDCCXLVI.
- VIII. — Collection de M. Henri DESFOSSÉ, horticulteur
- à Orléans (Loiret).
- A. — TRAITÉS ET OUVRAGES SUR LE JARDINAGE
- Tableau de l’école botanique du Muséum d'his-toii’e naturelle, par M. Desfontaines, MDCCCIV.
- Manière de bien cultiver la vigne, défaire la vendange et le vin dans le vignoble d’Orléans, par Jacques Boullay, prêtre chanoine d’Orléans.
- Catalogue général des arbres, arbustes et plantes cultivés dans les jardins de M. L. Noisette, 1826.
- Les plantes : poème, par René Richard Castel.
- Voyage au labyrinthe du jardin du Roy, MDCCLV.
- Description succincte de 100 plantes recueillies pendant la première année des recherches botaniques de Charles Nodier, 1797.
- Annales de la Société d’horticulture de Paris et journal spécial de l’état et des progrès du jardinage, juin 1832.
- De la décoration des jardins (feuillets extraits d’un ouvrage de Davilliers), 1694.
- Connubia Florum latino carminé demonstrata auctore D. De la Croix M.D, adjecit Richardus Clayton Baronettus, MDCCXCI.
- Catalogue général des plantes cultivées à l’École de botanique du roi, par Louis Salleron.
- Supplément au catalogue des plantes vasculaires des environs de Luxeuil (Haute-Saône), par Valentin Humnicki.
- L’exaltation de la fleur, bas-relief grec de style archaïque trouvé à Pharsale par Léon Heuzey, avec hommage autographe de l’auteur à M. de la Saussaye, membre de l’Institut.
- Une planche en cuivre gravée en taille-douce : portrait de Philippe Miller, planche qui a servi pour le frontispice de son ouvrage : le Dictionnaire des jardiniers, 1785.
- B. — ESTAMPES ET GRAVURES
- Collection de cinq planches de fleurs.
- Aiguillée variée de couleurs.
- Aiguillée étoilée tirant sur le rouge.
- Herbe parisienne.
- Herbe de façon de gant ou de doigt ayant la fleur de couleur de souci.
- Flambe ayant la fleur jaune de souci.
- Le tardif de Byzance.
- Flambe ayant la fleur bleue, très claire et portant force petites têtes à la racine.
- Victoriale ronde.
- Glaïeul de Narbonne ayant la fleur incarnate. Pivoine mâle ayant la fleur incarnate.
- G. — PORTRAITS
- Bernard de Jussieu.
- René Desfontaines, botaniste, né à Tremblay (Ille-et-Vilaine) le 14 février 1752.
- Chr. Jacob Trexv, botaniste, né à Lauf en Bavière, le 2_6_avril 1695, mort à Nuremberg le 18. juillet 1769.
- Auguste Pyrame de Candolle, botaniste, né à Genève, le 4 février 1778.
- Antoine Goüan, botaniste, ne à Montpellier en 1733, mort le 1er septembre 1824.
- Jean Riolan, botaniste, né à Paris en 1577, mort le 17 février 1657.
- Charles Linné, né en 1707, mort en 1778.
- L. Auguste-Guillaume Bosc, né à Paris le 20 janvier 1760.
- A. F. C. Saint-Hilaire, né à Orléans le 4 octobre 1779.
- André Thouin, né à Paris, au Jardin du Roi, le 10 février 1747.
- Sébastien Vaillant, né à Vigny le 26 mai 1669, ipèi't à Paris le 26 mai 1722.
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- — U —
- Albrecht de Haller, anatomiste et botaniste, né à Berne le 16 octobre 1708, mort le 12 décembre 1777.
- Ch. Louis Willdenow, né à Berlin en 1765. Antoine Gouan, né à Montpellier en 1733.
- E. Geoffroy Saint-Hilaire, né à Etampes le 15 avril 1772.
- Daniel Ruterford.
- Martin Vani, botaniste.
- André-Marie-Constant Duméril, anatomiste.
- D. — MÉDAILLONS
- Antoine Laurent et Adrien de Jussieu Jacques-Martial Pelletier.
- Sausselet, 1778-1870.
- E. Geoffroy Saint-Hilaire, 1772-1844.
- ; Hermann Boerhaave, 1668-1738. j Quatre médaillons en terre cuite : impressions i de plantes.
- IX. — Collection de M. Henri DUVAL, horticulteur à Versailles (Seine-et-Oise).
- A. — ESTAMPES
- Vue et perspective du jardin de la pyramide et de la nouvelle aile du château à Versailles.
- Vue et perspective de l’arc de triomphe de Versailles comme il est en 1687.
- Vue de la cascade de Chantilly.
- Vue du château de Chantilly, prise du parterre de l’orangerie.
- Vue du château de Marly, prise du bas du grand parterre.
- Vue du château de Marly, prise du côté du petit parterre.
- Vue de l’hôpital royal de Bicêtre, hors Paris,
- à une promenade de la porte des Gobelins.
- Vue du château royal de Saint-Maur, du côté du jardin.
- Plan du jardin de Helbrunn, du côté du parc proche de Salzbourg.
- Vue du jardin de Lichtenstein, par le côté de l’hôpital des Espagnols.
- Autre vue dudit jardin en perspective à paroisse de Lichtenthall à Sissenberg.
- Vue d’une des orangeries du jardin du prince de Schwartzenberg.
- Vue du petit jardin à fleurs de la vieille favorite.
- B. — OBJETS DIVERS
- Le jardin du Roy très Chrestien Loys XIII, roy de France et de Navare, par Pierre Vallet, 1623.
- Un plan de jardin.
- Une serpette datant de 1820.
- Un lot de petits godets, 1840-1845.
- X. — Collection de M. Léon SIMON.
- Prix courant des produits de la maison Louis I nommé par Son Excellence le Ministre de la
- Simon, pépiniériste de sa Majesté Impériale, | Guerre pour les plantations du gouvernement.
- XL — Collection de M. GIBAULT, bibliothécaire de la Spciété nationale d'Horticulture de France.
- Diplôme de jardinier fleuriste du Roi et de j des jardiniers de Paris depuis l’édit de
- Madame la Dauphine, de Régnault, doyen | 1776.
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- XII. — Collection de M. TEURILTjOT, employé au Ministère
- de l’Agriculture.
- La nouvelle maison rustique, MDCCXXI.
- XIII. — Syndicat des Horticulteurs et Maraîchers de la Somme.
- Un plan des Hortillonnages d’Amiens.
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- Paris. — L. Maketheux, imprimeur, l,,rue Cassette .
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