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Musée rétrospectif de la classe 81 : fils et tissus de lin, de chanvre, etc. à l'exposition universelle internationale de 1900, à Paris : rapport du sous-comité d'installation
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- MUSÉE RÉTROSPECTIF
- DE LA CLASSE 81
- Fils et tissus de lin, de chanvre, etc.
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- MUSÉE RÉTROSPECTIF
- DE LA CLASSE 81
- FILS ET TISSUS DE LIN, DE CHANVRE, ETC.
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900, A PARÉS
- BIBLIOTHEQUE Ni DD CONSERVATOIRE NATIONAL des ARTS & LIÉTIERS
- N° du Catalogue. ^___
- ftnir ntt Estimation ^ Entrée, la.
- RAPPORT
- SOUS-COMITÉ D’INSTALLATION
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- Exposition universelle internationale
- de 1900
- SECTION FRANÇAISE
- (3ommi.5«5aite cjéuéiaf De f êccpontiou :
- M. Alfred PICARD
- £Duecteut cjéuétaf aDjoiut De f êccpfoilatiou, cêat^é De fa Section jtaitçaiée
- M. Stéphane DERVILLÉ
- £Défécjué ait àetvice cjéuétaf De fa Section jvauçaiAe :
- M. Albert BLONDEL
- £De(ecjué au àeunce àpéciaf Deà JÜbudéeà ceuteuuauec :
- M. François CARNOT
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- M, Jacques HERMANT
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- COMITÉ D’INSTALLATION DE LA CLASSE 81
- Bureau.
- Président : M. Saint (Charles), O. député de la Somme, toiles, sacs, bâches, fils, ficelles, cordages, tissus d’ameublement [Maison Saint frères].
- Vice-Président : M. Laniel (Henri), député du Calvados, toiles écrues et blanches [Maison Laniel père et fils].
- Rapporteur : M. Faucheur (Edmond), fils de lin [Maison Faucheur frères], Président de la Chambre de commerce de Lille.
- Secrétaire-trésorier : M. Bouruet-Aubertot (Hector), ingénieur des Arts et Manufactures, administrateur de la Société anonyme du Gagne-Petit, juge au Tribunal de commerce.
- Membres.
- MM. Agache (Edouard administrateur général et directeur de la Société anonyme de
- Pérenchies, filature de lin et tissage de toiles, linge ouvré et damassé, membre du Conseil supérieur du commerce, etc., etc.
- Bessonneau (Jules), O. cordages, toile à voiles, à Angers.
- Cosserat (Maurice), ingénieur des Arts et Manufactures, filature de lin, blanchisserie de fils et toiles, tissage de toiles et velours, teinture, etc., etc., à Amiens.
- Crespel (Albert), fils de lin retors, à Lille.
- Deblock (Désiré), tissage de lin, de coton et de jute, à Lille et à Paris.
- Deneux (Auschaire'', conseiller général de la Somme, linge de table [Maison Deneux frères], à Hallencourt (Somme).
- Fleury (Paul), ^, ingénieur des Arts et Manufactures, comptoir de l’industrie linière [Maison Magnier, Paul Fleury, Martel et Cie], fils, toiles, linge de table, à Cambrai, le Breil-Abbeville.
- Garnier (Jules), toiles et damassés [Maison Garnier-Thiébaut frères], à Gérardmer.
- Kelsch (Maximilien), député et conseiller général des Vosges, toiles damassées [Maison Kelsch et Bonnet], à Gérardmer.
- Le Blan (Paul), filature de lin [Maison Paul Le Blan et fils], à Lille.
- Simonnot-Godard (Victor), batistes fines, toiles, mouchoirs [Maison Simonnot-Godard et fils], membre de la Commission permanente des valeurs de douane, à Paris.
- Widmer (Emile), ancien filateur et tisseur de lin, membre de la Commission permanente des valeurs de douane, à Paris.
- Commission du Musée rétrospectif.
- MM. Agache; Crespel; Deblock; Kelsch; Widmer; Simonnot-Godard.
- Sous-Comité résidant à Paris.
- MM. Simonnot-Godard, président.
- Deblock, secrétaire.
- Widmer, rapporteur, chargé de l’installation.
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- INTRODUCTION
- L’Exposition rétrospective de la classe 81 se compose de deux parties distinctes : la partie historique et documentaire et la partie industrielle contenant des spécimens de fils et de tissus, presque tous fort anciens.
- Ces produits n’ont pas pour le public l’attrait des œuvres artistiques que l’on admire dans les musées des autres classes; ils ont un caractère pratique et curieux à la fois, ils montrent ce que pouvaient faire nos fabricants du passé, avec des procédés primitifs et le seul travail à la main.
- Nous énumérerons ces produits dans le catalogue annexé à la présente notice.
- Le sous-comité d’installation s’est inspiré d’une idée plus haute que celle de la curiosité, en plaçant en pleine lumière, au centre de son exposition, des portraits, des documents officiels, des souvenirs authentiques, dont la réunion forme une véritable leçon d’histoire. Il a voulu instruire la génération contemporaine, souvent ignorante, ou seulement oublieuse, des débuts des industries modernes.
- Le lin et le chanvre, textiles les plus anciennement en usage, lui en fournissaient l’occasion; le lin ayant été l’objet d’une découverte mémorable. lia donc évoqué et remis au grand jour la personnalité d’un homme de génie trop longtemps méconnu. Il a rappelé en même temps la mémoire des courageux manufacturiers qui ont réintégré dans son pays d’origine une industrie d’invention française.
- Au milieu du grand concours de l’Exposition universelle de 1900, il y avait un intérêt national à revendiquer pour la France l’honneur d’une découverte qui a fait époque dans les annales du siècle, la filature mécanique du lin, maintenant répandue dans le monde entier, source d’un commerce considérable en même temps que d’abondants salaires pour des milliers d’ouvriers.
- Voilà pourquoi, au frontispice du musée centennal de la Classe, figurent ces trois inscriptions : Invention de la filature mécanique du lin. — Hommage à Philippe de Girard. — Restauration de la filature mécanique du lin en France.
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- PARTIE CENTRALE I)E L’EXPOSITION RÉTROSPECTIVE DE LA CLASSE 81.
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- HISTORIQUE
- Filature (J). — Au commencement du dix-huitième siècle, la France, comme tous les pays de l’Europe, filait, et tissait à la main le lin et le chanvre. La filature et le tissage mécaniques étaient complètement inconnus. Nos fdeuses de Normandie, de Flandre, de Bretagne, du Béarn, étaient extrêmement habiles. Nos tisserands ne l’étaient pas moins. La fabrication était toute de détail, s’exerçant individuellement. C’était l’industrie de la chaumière ; l’ouvrier, tisserand pendant l’hiver, était laboureur pendant l’été. Malgré cela, cette industrie, divisée, éparpillée dans un nombre infini de localités, formait un faisceau puissant. Non seulement elle subvenait aux besoins de la France, mais elle exportait largement dans les pays étrangers, en Angleterre, en. Italie, en Espagne, en Portugal, dans les colonies de ces deux dernières puissances. Au début du dix-neuvième siècle, en 1801, l’exportation des tissus de lin français s’élevait, malgré les troubles du temps, à trente millions de francs.
- Cependant on cherchait depuis longtemps, en Angleterre, à remplacer par des moyens mécaniques la quenouille, le fuseau et le rouet. Le développement énorme de la filature du coton, dans le courant du dix-huitième siècle, excitait l’émulation des inventeurs. Enfin, dans les dernières années du siècle passé, le travail mécanique du lin commença chez nos voisins d’outre-Manche par les premiers essais de deux industriels, MM. John Kendrew et Thomas Porthouse, à Darlington (Durham). Ils y fondèrent un établissement de filature à la mécanique, non pas par les procédés de filature au mouillé, découverts plus tard par Philippe de Girard, qui permettent de produire les numéros les plus fins, mais celle vulgairement appelée au sec, propre à filer seulement de gros numéros. Des établissements analogues furent créés successivement dans d’autres parties de l’Angleterre. En 1800, Leeds et Dundee étaient des centres de filature et, vingt ans plus tard,
- (1) Extrait en grande partie de la déposition faite devant la Commission d’enquête parlementaire sur le régime économique (séance du 4 juillet 1870) par M. Feray, d’Essonnes, et reproduit dans le Catalogue general ofnciel du Groupe XIII, page 5, par l’auteur même de la présente notice.
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- les John-Marschall et les Baxter étaient renommés comme les plus habiles filateurs.
- Pendant ce temps-là, la France en était encore au filage à la main.
- Mais, quelques années auparavant, s’était produit un grand fait dont l’histoire sera conservée.
- L’empereur Napoléon Ier avait reconnu l’énorme importance de l’industrie du lin. Il avait compris que c’était dans l’opération de la filature que gisait la grande difficulté. Il savait qu’à cette époque-là, et depuis plus de vingt ans déjà, l’Angleterre faisait des efforts continus pour arriver à la filature mécanique. Par un décret du 7 juin 1810, daté du palais de Bois-le-Duc (Hollande), il offrit un million de récompense à l’inventeur, de quelque nation qu’il fût, qui découvrirait le moyen de produire mécaniquement toute espèce de fils de lin.
- Invention de la filature mécanique du lin. — Alors apparaît Philippe de Girard, de Lourmarin (Vaucluse), qui résout le problème en quelques jours. Il prend, le 18 juillet 1810, au nom de son frère et au sien, son premier brevet, contenant pour la préparation et la filature les principes fondamentaux, encore en usage aujourd’hui pour tous les textiles à longs filaments.
- De 1812 à 1820, il prit successivement cinq brevets de perfectionnement. Au mois de mai 1812, il avait établi deux petites fabriques à Paris. Elles furent emportées dans la tourmente qui résulta des deux invasions, et Philippe de Girard, après avoir engagé dans ses inventions sa fortune et celle des siens, ne trouvait plus d’argent pour l’exploitation de sa découverte. Obligé de s’expatrier, il part pour l’Autriche, le 11 décembre 1815; il fonde une filature à Hortenberg, près Vienne, et une autre plus tard, en Pologne, dans un bourg auquel le gouvernement russe, par un sentiment de gratitude, donna le nom de Girardow (1).
- Philippe de Girard ne reviendra en France que vers 1840, pour y mourir en 1845, dans une situation précaire, et sans avoir obtenu de son pays la récompense due à son génie.
- Cependant, dès 1815, des employés infidèles de Philippe de Girard enlevaient clandestinement ses dessins et les vendaient en Angleterre où bientôt des filatures mécaniques se multiplièrent, en mettant à profit les découvertes de notre compatriote. Avant 1830, ces usines importaient sur le continent des fils de lin de tous numéros.
- La construction des machines de filature qui s’était exercée chez les Anglais
- (1) L’industrie implantée à cette époque dans ce pays-là s’est développée. Dans le Catalogue du Groupe XIII, page 44, on trouve, à l’article « Russie », la Société des Manufactures de Girardow, MM. Ilillé et Diétrich, province de Varsovie. L’origine de cet établissement remonte à la filature de Philippe de Girard. La Société de Girardow a obtenu un grand prix à l’Exposition de 1900.
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- depuis longtemps pour le coton s’appliqua au travail du lin et fit des progrès rapides. Mais il était impossible à des industriels français de se procurer ce matériel. Les Anglais, entendant s’en réserver le monopole, en prohibaient l’exportation sous les peines les plus terribles.
- Restauration en France de la filature mécanique du lin. — Enfin, vers 1834, M. Joseph-Antoine Scrive-Labbe, de Lille, et M. Ernest Feray, d’Es-sonnes, résolurent presque simultanément, chacun de leur côté, d’introduire en France les machines à lin, du système de Philippe de Girard. Ils y réussirent, en bravant, en Angleterre, la prison, et au prix de grands sacrifices d’argent.
- A peu près à la même époque, M. David Dickson, venu d’Ecosse, et M. Cé-lestin Malo, à Dunkerque, s’occupaient de faire venir d Angleterre en France, par pièces détachées, des métiers à filer le lin, dits au demi-mouillé, pour la production de gros numéros. Leur établissement fonctionna en mars 1837 (1).
- Une fois la filature mécanique établie industriellement en France, des établissements se créèrent et se propagèrent rapidement, surtout dans le Nord, pays producteur de lin. Grâce au régime douanier de 1841, l’extension de la filature se continue. Les usines se multiplient. Le traité de commerce avec l’Angleterre, en 1860, menace un moment d’arrêter cet essor. Mais la guerre de Sécession, en Amérique, amène la rareté du coton et favorise l’expansion de la fabrication linière et chanvrière. Aussi, en 1866, la France possédait plus de 700000 broches de filature de lin et de chanvre. Les circonstances ont changé depuis et le nombre de ces broches est tombé actuellement à 450000 environ.
- Hommages à Philippe de Girard. — La prospérité de l’industrie linière dans le courant du dix-neuvième siècle rappela plus d’une fois l’attention publique sur Philippe de Girard, comme sur l’un des inventeurs les plus admirables, les plus utiles et les plus dignes de récompenses. Dans sa séance générale du 24 août 1842, la Société d’encouragement pour l'industrie nationale lui décerna sa médaille dor, avec cette mention : Philippe de Girard, inventeur de la filature mécanique du lin, en 1810.
- Le Jury de 1 Exposition de 1844, dans son rapport sur les travaux de l’illustre ingénieur, s exprime ainsi : « Le problème de la filature du lin est résolu. M. Phi-» lippe de Girard a découvert, publié et appliqué les principes fondamentaux de
- , r^.DT la déP?sltion de M. Feray devant la Commission d’enquête, le 4 juillet 1870, on lit ces paroles • nrise^oue m mm J eUi°yai DfhateI’ <ïui était ministre du Commerce et qui portait intérêt à l’entre-voya ?, crois ^ ** “ maChinC8’ »" <*«>bre 183». 11 m'en-
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- » cette solution. C’est un titre de gloire qui lui appartient et qui appartient à » son pays. Le Jury décerne à M. Philippe de Girard une médaille d'or. »
- C’était à cette époque la plus haute récompense.
- Le 25 avril 1845, un groupe important de constructeurs de machines et de filateurs de lin adressent à M. le Ministre du Commerce et de l’Industrie une pétition le priant de proposer au Roi et aux Chambres de consacrer par une récompense nationale, accordée à M. Ph. de Girard, l’origine toute française de la grande création industrielle de la filature mécanique du lin.
- Philippe de Girard est mort sans récompense le 26 août 1845, quatre mois après la présentation de cette requête au Ministre.
- Il n’y aura plus qu’à lui rendre des hommages posthumes et à accorder à sa famille une tardive réparation.
- Le 28 février 1850, les représentants des filateurs de lin (Comité central de Paris et Comité du département du Nord), les constructeurs de machines à lin, de Paris et de Lille, remettent au Ministre du Commerce et de l’Agriculture une pétition en faveur de la famille de Girard.
- Le 9 mai 1853, le Corps législatif vote, à l’unanimité, à titre de récompense nationale, une pension aux héritiers de Philippe de Girard, mort huit ans auparavant.
- Enfin, pour couronner ces honneurs tardifs, la ville d’Avignon, le 7 mai 1882, inaugurait en grande pompe la statue de l’illustre ingénieur.
- Si nous nous sommes étendus longuement sur l’histoire de Philippe de Girard, c’est qu’il a été, au cours du siècle qui va finir, comme la personnification de l’industrie de la filature de lin. Il faut ajouter que son invention géniale a été appliquée, dès son apparition, à la filature du chanvre et, depuis, à celle de tous les textiles à longs filaments.
- La Filterie, ou fabrication des fils retors à coudre, à dentelle et pour cordonnerie, est une branche importante de l’industrie linière. Une des vitrines du Musée centennal de la Classe contient une intéressante collection de fils retors en fil de main d’une extrême finesse, pour dentelle et guipure. L’historique de cette industrie spéciale est relatée dans le Catalogue général officiel. (Groupe XIII, Classes 76 et 81.)
- Le Chanvre, dont l’usage, comme celui du lin, se perd dans la nuit des temps, est représenté dans le Musée par des tissus en chanvre d’Anjou confectionnés, drap, serviettes, chemises, datant de plus de cent ans. De curieuses gravures de la collection Georges Hartmann, réunies dans deux tableaux, représentent la manutention du chanvre et le travail de la eorderie au temps passé.
- La Jute, la Ramie, matières premières de manufactures devenues d’une importance considérable, n’ont pas d’histoire ancienne.
- L’utilisation industrielle de ces textiles ne remonte pas au delà de la moitié du
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- siècle et les produits qui en dérivent sont trop modernes pour figurer dans une Exposition rétrospective (1).
- Amiante, matière filamenteuse toute spéciale, extraite d’un minéral, a été connue dans l’antiquité, puisque Pline l’Ancien en parle dans ses écrits. Mais aucun échantillon de tissu n’est parvenu jusqu’à nous. (Voir au Catalogue général déjà cité les articles sur le chanvre, le jute, la ramie, l’amiante, la corderie.)
- Tissage. — Le Musée centennal de la Classe 81 renferme un assez grand nombre de produits anciens, tous fabriqués à la main. Le Comité d’organisation s’est attaché à réunir des types de tissus d’origine authentique, datant d’époques reculées, alors qu’on ne se servait que de fils de main. On y voit du linge de table damassé à personnages et inscriptions dont le dessin était obtenu par les métiers à la tire antérieurs aux inventions de Vaucanson et de Jacquard. Un surtout de toilette en toile fine unie, entouré de broderie, du temps de Louis XIII, est une des pièces les plus curieuses. Le Comité a rassemblé des échantillons de la fabrication du Nord, des Vosges, de Cholet, dont on trouvera la nomenclature et la description dans le catalogue spécial ci-après.
- E. WIDMER.
- (1; L’introduction en France de la filature du jute, sur des machines appropriées à cette matière, a été réalisée, en 18i i, par AI. James Carmichaël père, dans les établissements d’Ailly-sur-Somme, fondés par les membres du Comptoir linier de Paris.
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- Philippe de Girard (1775-1845).
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- CATALOGUE DES OBJETS EXPOSES
- PARTIE HISTORIQUE
- Invention de la Filature mécanique du lin. Hommages à Philippe de Girard. — Restauration en France de la filature mécanique du lin.
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- Mme la Baronne DE PAGES, 6, boulevard Emile Augier, à Paris.
- Un portrait à l’huile de Philippe de Girard, d’après Henry Scheffer par Mme la Baronne de Pages, petite-nièce du célèbre inventeur.
- Un tableau contenant l’original du premier brevet de Philippe de Girard (au nom de MM. Girard frères) du 18 juillet i8iO, et les certificats de cinq autres brevets de perfectionnement, de 1812 à 1820, du Conservatoire des Arts et Métiers.
- Une lettre autographe de Philippe de Girard à son père, de juin 1811, avec échantillon du premier fil obtenu sur sa machine.
- Un tableau, bas-relief, apothéose de Philippe de Girard, par Mouchon.
- M. Emile WIDMER, ancien filateur et tisseur de lin, membre des Comités d’admission et d’installation delà Classe 81, 25, rue de Saint-Pétersbourg.
- Un tableau contenant la reproduction photographique de la minute, déposée aux Archives nationales, du décret impérial du 7 mai 1810, instituant un prix d’un million pour l’inventeur d’une machine à filer le lin.
- Un certificat du brevet d’importation de machines à filer le lin sur le système de Philippe de Girard, pris par MM. Scrive et Boyer le 28 novembre i833, du Conservatoire des Arts et Métiers.
- Ln portrait photographié de M. Ernest Ferav, d’Essonnes (1804-1891).
- b ne publication du Bulletin de la Société des ingéniéurs civils (juillet 1867 Note de MM. Faure et Henri Péligot).
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- Un extrait de la Revue générale mensuelle, organe de la Société nationale de la Meunerie française, décembre 1892.
- Une notice sur les industries textiles présentée en 1898 à la Société des ingénieurs civils de France par M. Edouard Simon, membre du Comité.
- Un tableau, Bulletin de la Société d’encouragement à Vindustrie nationale, Assemblée générale du 24 août 1842.
- Mme Ve Georges SCRIVE, 1, rue des Lombards, à Lille.
- Un portrait lithographié de M. Joseph-Antoine Scrive-Labbe, 1789-1864.
- M. Eugène GUILLAUME, de l’Institut, 6, rue de f Université, à Paris.
- Une statue en argent de Philippe de Girard, réduction de la statue, œuvre de M. Guillaume, inaugurée à Avignon, le 7 mai 1882.
- M. Georges HARTMANN, 14, quai de la Mégisserie, à Paris.
- Sa collection, images et documents ayant trait aux tissus de lin et aux produits de la corderie. Deux tableaux.
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- PARTIE INDUSTRIELLE
- Fils et tissus.
- Mlle FLEURY, sœur de M. Paul-Auguste FLEURY, gérant du Comptoir de l’Industrie linière, 9, rue d’Uzès, à Paris.
- Echantillons de lin peigné pour quenouille.
- Trois écheveaux de Fd filé à la main, en écru.
- Trois écheveaux de fil filé à la main, en crémé.
- Une serviette blanchie, marquée BII.
- Deux petites navettes.
- M. Albert CRESPEL, de la maison Ve Crespel et fils, 22, rue des Jardins, à Lille.
- Dans un cadre doré et sous verre, collection de fils retors datant de l’origine de la maison, en 1780. — Fils k l'once pour la confection de la dentelle. — Fil frisé pour raccommoder les dentelles type de n° 1000, valant 9000 francs le kilogramme. — Fil tête de More pour la confection de la guipure, dans la région du Puy.
- Dans un écrin en velours, le tout datant de cent ans.
- M. Victor SIMONNOT-GODART, 33, rue du Sentier, à Paris.
- EG
- Un mouchoir blanc, en fil de main, omq,75, marqué tissu très fort.
- Un carré en batiste, extra-fin, fil de main, omq,75, marqué EG.
- (Ces deux pièces datent de cent vingt-cinq ans environ.)
- Deux mouchoirs imprimés, oœq,6o à omq,65, fil de main, datant du commencement du siècle.
- Un napperon, im/foXom,go, damassé, genre Saxe, dédié par la ville de Courtrai à 1 archiduc Jean d Autriche, orné de son portrait à cheval, à l’occasion de la prise de Valenciennes et de la délivrance des Pays-Bas, en i656.
- Cette pièce a été confiée par Mmc Sotteau, veuve d’un maire de Valenciennes, ainsi que :
- I rois serviettes de imXom,70, damassées, genre Saxe, avec inscription d’un caractère religieux.
- M. Joseph SIMOANOT, 126, rue Lafayette, à Paris.
- Un tableau représentant un dessin en taille-douce, destiné à imprimer sur batiste. Exé-
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- cuté par la maison Lhabitant et Guinet; ce travail a été récompensé par une médaille, à l’Exposition de 1839, comme en fait foi la légende inscrite au bas du tableau.
- Une nappe damassée, genre Saxe, datant de 1614, avec portraits de Louis XIII et d’Anne d’Autriche avec les armes de France.
- Une chemise d’homme en toile de fil de main, de 1760 à 1780.
- M. François CARNOT, 16, avenue du Trocadéro, à Paris.
- Une nappe damassée, époque Louis XIV, à personnages et inscriptions.
- M. QUARRÉ-REYBOURBON, 70, boulevard de la Liberté, à Lille.
- Un grand cadre contenant une serviette damassée, tissée pour le Corps dès canonniers de Lille, aux armes d’Espagne, avant le retour de la ville à la France, c’est-à-dire avant 1667.
- M. Gaston RAYNAUD, 130, avenue de Villiers, à Paris.
- Une serviette damassée, fd de lin à la main, faisant partie d’un service de table existant depuis 17I2 et portant mention de cette date aux initiales ML.
- M. A.-E. PLASSAN, artiste peintre, 11, rue Paul-Louis Courier, à Paris.
- Un surtout de table de toilette, fond toile unie très fine, entourée d’entre-deux, datant du règne de Louis XIII.
- M. R. CARMICHAEL, 4, rue Saint-Florentin, à Paris.
- Une serviette damassée, de fabrication flamande de 1760, provient d’une famille écossaise qui avait, suivant la coutume du temps, fait tisser un service de table lors d’un mariage. Sur l’endroit et sur la moitié de droite, était tissé : Patrick, Beaton, Gardener, 1766. En face Mary Isles, his épousé, 1760. Au-dessous : « Nemo me impune lacesset. » Enfin, le centre est occupé par un chardon, avec couronne et, au-dessus, l’inscription : « C’est les armes d’Ecosse. » Le côté droit de l’envers porte la même inscription.
- M. DE LIOCOURT, inspecteur adjoint des forêts, à Gérardmer.
- Une serviette damassée, en fil de main, tissée ve'rs 1700, avec dessin allégorique de la bataille de Fontenoy.
- MIle LECOULTRE, 93, rue de Reuilly, à Paris.
- Un napperon, damassé, en fil de main, dessin composé de différents motifs allégoriques, fabrication saxonne, de 1750.
- Mme Marie SEINPÉE, 13, rue des Carmes, à Dax.
- Deux nappes datant d'il y a cent ans.
- M. Alexandre TURPAULT, manufacturier, à Cholet.
- Un mouchoir fil de main, fond blanc, vignette en couleur unie.
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- Un mouchoir fil de main, fond blanc, vignette en couleur ouvragée.
- Un carnet d’échantillons de tissus en fil de main, le tout datant de 1795 et appartenant au musée de Cholet.
- Une médaille en argent, grand module, gravée par Duvivier, et décernée par le Premier Consul, en l’an X, aux onze fabricants associés de Cholet, avec la liste nominative de ces fabricants. (La médaille appartient à Mme Billaud.)
- Mme Jeanne DASSONVILLE, 63, rue La Boétie, à Paris.
- Un mouchoir fond uni, tissu en fil de main, très fin et encadré de dentelle au fuseau, datant du commencement du siècle.
- Mme Louise PERSAC, 28, rue du Mont-Thabor, à Paris.
- Un drap de maître.
- Un drap de domestique. Une nappe.
- Une serviette.
- Un torchon.
- Mme Al. TATTET, 96, rue de la Victoire, à Paris.
- Un grand drap de lit, toile de lin, très fine, datant de 1790. Une nappe damassée, genre Saxe, pour dix-huit couverts. Une serviette damassée, même service.
- Ces deux pièces datent de 1820.
- Mme DELOCHE DE NOYELLE, 19, rue Faraday, à Paris.
- Une nappe damassée, genre Saxe, pour vingt-quatre couverts.
- Une serviette damassée, même service.
- Ces deux pièces datent de 1810.
- M. Lucien FRÉMY, maire de Chalonnes-sur-Loire.
- Un drap, une serviette, en chanvre de Beaufort en-Vallée, filé à la main.
- Une chemise d'homme, une chemise de femme, en lin de Chalonnes-sur-Loire, filé à la main.
- Ces quatre pièces datent de plus de cent ans.
- M. Jules GARNIER, de Gérardmer (Vosges), membre des Comités de la Classe 81, de la maison Garnier-Thiébaud frères.
- Six serviettes de table, en fil de main, fabriquées sur métier Jacquard, dans les Vosges, vers 1840, dessin damassé.
- S.-CLOUD. — Hip. Bistm FRÈRES.
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