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Musée rétrospectif des classes 85 et 86 : le costume et ses accessoires à l'exposition universelle internationale de 1900, à Paris : notices-rapports
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- BIBLIOTHÈQUE! DU CONSERVATOIRE NATIONAL des AItTS & FJÉTIEïlS
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- MUSEE RÉTROSPECTIF
- DES CLASSES 85 & 86
- LE COSTUME ET SES ACCESSOIRES
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- Musée du Costume (vue d’ensemble J
- Décoration par Grasset.
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- MUSÉE RÉTROSPECTIF
- DES CLASSES 85 & 86
- LE COSTUME ET SES ACCESSOIRES
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900, A PARIS
- NOTICES-RAPPORTS
- DE
- MM. Georges CAIN, Henri GAIN, Jules CLARETIE, Lucien DUCIIET, François FLAMENG, IIeniu LAYEDAN, Maurice LELOIR, Jean ROBIQUET
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- Exposition universelle internationale
- de 1900
- SECTION FRANÇAISE
- Connu i.waitr cjJuctaf de f f>.r|x\Mlicu :
- M. Alfred PICARD
- ÜDinvImt cjéiu’taf atteint de I txvploilaliou, cfatijé de fa lichen jtauçaioo
- M. Stéphane DERVILLE
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- M. Albert BLONDEL
- £D«îfécjué au «k’U’ice .^vcial de6 tUbinve.) ceutouuaiur :
- M. François CARNOT
- Jlttc&ilcde de*
- cmteutiaua î
- M. Jacques HERMANT
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- COMITÉS ^INSTALLATION DES CLASSES 85 & 80
- CLASSE 85
- Bureau.
- Président : M. Wortii (Gaston), ancien président de la Chambre syndicale de la confection et de la couture, membre de la Commission permanente des valeurs de douane. Vice-président : M. Perdoux (Léon), président de la Chambre syndicale de la confection et de la couture pour dames et enfants.
- Rapporteur : M. Ducher (Hippolyte).
- Secrétaire : Ricois (Ernest), directeur-gérant des Magasins du Bon Marché.
- Trésorier : Simon (Frédéric), conseiller du commerce extérieur.
- Membres.
- MM. Alexandre (Arsène), critique d’art. — Bessand (Charles), O. directeur des Magasins de la Belle Jardinière, ancien président du Tribunal de commerce de la Seine. — Caïn (Georges), artiste peintre, conservateur du Musée Carnavalet. — Doucet (Jacques). — Dury (Adolphe), président de la Chambre syndicale des confectionneurs > pour hommes et enfants. — Ivaiin (Paul), — Mahieu (Léon), président de la Chambre syndicale du commerce de la nouveauté. — Moriiange (Léon), vice-président honoraire de la Chambre syndicale de la confection et de la couture. — Mouillet (Alphonse). — Robiquet (Jean), secrétaire du Musée Carnavalet. — Storcii (Léon),
- CLASSE 86
- Bureau.
- Président : M. Muzet (Alexis), O. député de la Seine, président du Syndicat général du Commerce et de l’Industrie, ancien président de la Chambre syndicale des cheveux.
- Vice-présidents : MM. Hugot (Victor), membre de la Chambre de commerce de Paris.
- Mortier (Auguste), ancien président du Tribunal de commerce, secrétaire de la Chambre de commerce de Troyes, membre de la Commission permanente des valeurs de douane.
- Rapporteur : Coion (René), président du Syndicat général de l’industrie de la chaussure de France.
- Secrétaire : Famciion (René), président de la Chambre syndicale de la chapellerie, vice-président du Comité supérieur des syndicats de la chapellerie française.
- Trésorier : Donckele (Georges), cravates.
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- Membres.
- MM. Agneli.et (Julien), président de la Chambre syndicale des fabricants de chapeaux de paille et feutre pour dames et fournitures pour modes, vice-président du Comité supérieur des syndicats de la chapellerie française. — Anglade (Achille), ijfc. — Charles Jeune (Jean), président de la Chambre syndicale de la fantaisie pour modes — Corbière (Ernest). — Cornevot (Alfred), président de la Chambre syndicale de la chaussure en gros. — Deiiesdin (Georges). —r Duvet.leroy (Georges), président de la Chambre syndicale des éventaillistes de Paris. — Falcimaigne (Charles), président de l’ancienne Chambre syndicale des fabricants de parapluies. — Haas Fils (Albert), secrétaire général du Comité supérieur de la chapellerie française. — IIattat (Frédéric), membre du Conseil municipal de Paris. — IIayem (Julien), O. président
- de la Chambre syndicale de la chemiserie en gros. — IIeli.stern (Constant). — Lapon (Jules), président de la Chambre syndicale de la ganterie de Paris. — La-loue (Adrien), président de la Chambre syndicale des fleurs et plumes. — Le-prince (Henri), président de la Chambre syndicale des corsets et fournitures. — Lévy (Adolphe), ancien vice-président de la Chambre syndicale des corsets. — Masson (Frédéric), membre de l’Académie française. — Patay (Edgard), ancien président de la Chambre syndicale des fleurs et plumes. — Perrin (Paul), président de la Chambre syndicale des fabricants de gants. — Petit (Gilles, dit Auguste). — Savoure Fils (Georges), président de la Chambre syndicale de la bonneterie, de la ganterie et de toutes les industries qui s’y rattachent. — Tirard (Clément), ancien président de la Chambre syndicale de la chapellerie.
- COMMISSION DU MUSÉE RETROSPECTIF
- MM. Alexandre (Arsène), critique d’art.
- Pouciiot (Henri), conservateur du Département des estampes à la Bibliothèque nationale.
- Caïn (Georges), *^, conservateur du Musée Carnavalet.
- Duvelleroy (Georges), président de la Chambre syndicale des éventaillistes.
- Haas (Albert), secrétaire général du Comité supérieur de la chapellerie française. Henry (Emile).
- M asson (Frédéric), membre de l’Académie française.
- Morin (Louis), artiste peintre.
- Benan (Ary), artiste peintre.
- Bobida (A.), artiste peintre.
- Bobiquet (Jean), secrétaire du Musée Carnavalet.
- Trotin (Albert).
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- Ail! QUELLE ANTIQUITE
- OH1QUELLE FOLIE QUE l.A .NOUVEAUTE
- ^ P.:-'*.t'Ard. /}*weuj//e.rite des JltUÂufuw *f4^ # ‘*4 •
- PREFACE
- C’était dans l’atelier de mon grand-père, le statuaire P.-J. Mène; un vieil ami causait avec nous. On frappe : deux personnes entrent, l’une portait un fort paquet entouré de serge noire, l’autre était le célèbre Renard, le tailleur à la mode. 11 s’agissait d’un essayage. Tout allait bien et Renard semblait fier de son œuvre. « Combien te coûtent ces vêtements, interroge l’ami? — Tel prix. — Mais c’est énorme, je paye moitié moins cher et suis pourtant bien habillé. » A ce mot imprudent, je dois l’avouer, Renard s’approche pâle, plein de dignité froide, et, toisant l’infortuné des pieds à la tête : « Monsieur, lui dit-il, vous êtes vêtu, vous n’êtes pas habillé ! »
- Et c’est ce mot, que je trouve épique, qui me revenait sans cesse à la mémoire, lorsque nous organisions, mes amis et moi, l’Exposition rétrospective du Costume, sous la spirituelle et charmante direction de cet aimable Parisien qu’est M. Stéphane Dervillé. Nous sommes vêtus, aujourd’hui, nous ne sommes plus habillés.
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- Cette triste constatation nous fit sans hésitation commettre d’heureux anachronismes! L’Exposition rétrospective devait être centennale, mais ce siècle fut, hélas ! fatal au luxe charmant du vêtement. Le désir de montrer de jolies choses nous fit donner un accroc aux décisions administratives, et mon cher directeur voulut bien croire, comme nous-mêmes, que l’on portait encore, à la petite
- pointe de 1800, des costumes taillés sous Louis XV.
- Les traditions de famille, le respect des aïeux nous permettaient de l’espérer, et voilà pourquoi c’est par ces exquis ajustements fanfreluchés, pas-sementés, enrubannés, aux couleurs claires, aux fleurs multicolores, c’est par ces étoffes gorge de pigeon, par ces moires changeantes, vertes, roses et bleues, par ces corsages baleinés, par ces mille riens charmeurs, contemporains de la Pompadour et de la du Barry, que commence notre Exposition rétrospective.
- Et chaque objet semble raconter son histoire : c’est une vivante documentation que ces morceaux d’étoffes, témoins de tant de drames. Dans ces corsages, bien des cœurs ont battu de tendresse ou d’effroi, et, sous ces légers habits de muscadins, ou sous ces rudes carmagnoles de sectionnâmes, que de luttes, que de tragédies !
- SàfAmr'pur
- Praqur doté de toile
- celée a petites bandes de toilé peinte <pn tienneui lieu de galon Alhrir cAex fisrututs et fiapifiy rue ü’S<Aefues a lu MH? de Cuubmces • A.P.P fi
- Gravure extraite du Cahier des Costumes français.
- C’est une délicieuse casaque à basquine prêtée par Mm0 de Clermont-Tonnerre, et qui lui vient de son arrière-grand’mère. C’est la jupe de la du Barry, retrouvée, en 1868, à Marly-le-Boy, sur les reins d’une marchande de salades, le D de la favorite, en myosotis, s’entrelaçant avec L de Louis XV, en laurier rose sur fond bleu de France; puis ce sont les exquises pièces de costume de M,le Dugrenot, les sacs, les réticules, les bourses, les fanchons, les touffes de soie, les manchons et les rubans. C’est le guéridon de la Reine, en vieux Sèvres, provenant du
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- — Il —
- Petit-Trianon, et que nous prête Mme de Brigode. C’est le pot de fard dont
- La valse.
- (Le Bon Genre, n° 1.)
- Marie-Antoinette se servait au Temple, pour cacher sa pâleur et ses larmes. C’est le lorgnon de Danton, le rasoir de Camille Desmoulins, les bas ajourés, encore tachés de sang, que portait l’adorable Lucile lorsqu’elle monta à l’échafaud, que nous confie notre bon et excellent ami Jules Claretie, l’inoubliable historien des Dantonistes, des Montagnards et de Lucile Desmoulins. Ce sont les lorgnettes de Mme Heymann. Que de visions ont dû les traverser ! Marie-Antoinette, Robespierre, Danton, Bonaparte et aussi Louis-Philippe, tout le siècle s’est reflété dans ces verres, devant lesquels il est impossible de ne pas se prendre à rêver.
- Son Altesse la princesse Mathilde nous a confié l’ombrelle de Joséphine et celle aussi, incrustée de perles et de diamants, que lui offrit son impérial cousin. Mme Henri Lavedan a groupé avec un art infini sa précieuse collection si complète
- Robe et coiffure de liai, époque Louis XVI.
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- de bibelots féminins. M. D’Allemagne a exposé ses peignes, ses boucles d’acier, ses breloques. Le peintre F. Flameng s’est chargé de la vitrine des chaussures et des gants. Notre cher et aimable collaborateur François Carnot qui, avec une parfaite bonne grâce, représentait la sévère Administration, nous a permis de puiser dans ses richesses, et les accessoires du costume se sont retrouvés au grand complet, pour la plus grande joie de tous les gens de gofil.
- Bal de société, époque de la Restauration. (D'après une qravure en couleur de l’époque.)
- Restait le costume lui-même. Le costume si caractéristique, le costume qui si souvent explique une époque. Les mœurs du Directoire et les succès d’Elleviou ne sont-ils pas plus compréhensibles, alors qu’on regarde le curieux portrait qu’en fit Boilly, avec sa culotte collante et sa veste à la postillon? Et le portrait de Mmo Récamier, sous sa chlamyde transparente, n’est-il pas infiniment plus instructif que toutes les documentations imprimées?
- Mais là, nous n’avions plus qu'à choisir. Le président Dervillé donna l’exemple, et nous permit de lui ravir une admirable poupée Renaissance (c’était bien commencer la Centennale !) Le peintre Maurice Leloir, avec une amabilité égale à son talent, mit à notre disposition son incomparable collection de vêtements de femmes Louis XV et Louis XVI.
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- ROBE LOUIS XVI
- en soie brochée rose et blanche.
- (Collection de Mme Dolfus-Kœchlin.)
- ROBE LOUIS XV
- en soie mauve.
- (Collection de M. Maurice Mairesse.)
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- C’est la garde-robe de Manon qui défde ici et, sous ces fins corsages, sous ces jolis tabliers de soie changeante, nous retrouvons l’amie de Desgrieux; un peu de son âme de grisette amoureuse est resté dans ces ciblions fanés, mais toujours charmeurs.
- Son âme de grisette, ai-je dit. Mais c’est vraiment ici l’arsenal complet de ce qui fut « la grisette! ». Bernerette, Mimi Pinson, Lisette et leurs petites amies n’auraient qu’à choisir parmi les cent costumes accrochés dans nos vitrines.
- Elles y retrouveraient certainement quelques-unes de leurs anciennes parures et pourraient, le plus facilement du monde, habillées comme au temps de leur plus joli sourire, depuis les souliers de prunelle et la robe d’organdi jusqu’au shall Ternaux, partir de notre Exposition même, pour s’en aller déjeuner tout près, à Robinson, avec Frédéric, le voisin Raymond ou Gustave le mauvais sujet.
- Il faudrait emprunter à Mme de Sévigné la belle collection d’adjectifs qui lui servait à exprimer son admiration, pour remercier dignement tous
- ces aimables prêteurs qui devinrent pour nous d’incomparables collaborateurs.
- Les journées de travail étaient des journées de fête. Avec un Comité composé de personnalités telles que MM. Arsène Alexandre, Ary Renan, Henri Bouchot, Louis Morin, Robida et Jean Robiquet, il n’en pouvait être autrement.
- Les plus aimables dames voulurent bien, après nous avoir apporté des merveilles, nous aider à les installer.
- Si bien que, contrairement à toutes les traditions, nous eûmes tous le cœur gros, arrivés à la fin de notre tâche.
- Aussi aujourd’hui, en essayant de retracer nos souvenirs, en replaçant sous les yeux du public ce qui fut l’Exposition rétrospective du costume,
- N. Maurin del.
- TOMS&HT ST mYEZ
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- nous avons la joie et aussi le devoir de remercier du fond du cœur nos collaborateurs — qui presque tous sont nos amis — et de dire publiquement
- Gavarni deî.
- LM LMKTTES
- Sur la Butte Montmartre
- à ceux qui ont bien voulu nous aider, notre inoubliable souvenir et notre gratitude infinie.
- Georges CAI IN.
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- PREMIÈRE PARTIE
- CLASSE 85 LE COSTUME
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- Boutons de l’époque révolutionnaire.
- COSTUMES ET SOUVENIRS HISTORIQUES
- Bâton d'une confrérie de tailleurs (xyiii® siècle).
- (Collection de M. F. Carnol.)
- Ou a écrit l’histoire par les autographes. Ou pourrait récrire par les costumes. L’habit ne fait pas le moine, dit le proverbe. Mais il indique cependant comment le moine, ou le héros, porte l’habit; quel est son aspect, quelle est sa tournure, quel pourrait être par là son caractère. Dans ce grand drame shakespearien, mi-partie épopée et comédie, farce et tuerie, qu’est l’Histoire, le magasin du costumier, comme dans tous les théâtres, a son importance, et c’était un chapitre tout à fait intéressant et très particulier que celui des vêtements et souvenirs historiques de la Classe 85 à l’Exposition universelle.
- Défroques épiques, reliques attendrissantes : les bas tachés d’une rouille sanglante de Lucile Desmoulins, près de l’éventail de Mme Elisabeth, le pot de fard dont Marie-Antoinette se servait au Temple, ou le mantelet de baptême de ce roi de Rome, qui devait mourir duc de Reich-stadt ! Ce sont les ironiques et touchantes antithèses de ces exhibitions où Ton peut toucher du doigt ce qui fut le passé,
- Vignette de marchand de soieries. {Epoque Louis XVI.)
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- les travestissements divers de ces acteurs du drame, sur qui la nuit est tombée depuis plus d'un siècle !
- Rien en vérité n’était plus attirant que ce coin du Champ de Mars. La curiosité féminine s’y amusait de la jupe de soie bleue de la du Barry, qu’avait prêtée M. Georges Gain, l’organisateur de ce précieux Musée temporaire; elle s’atten-di •issait à l’étui à lunettes de la reine, au col de Jean-Jacques Rousseau, en toile bise, au lorgnon de Danton, à la cuiller d’argent que Camille Desmoulins
- plongeait peut-être en son chocolat, le jour où le futur maréchal Brune lui disait, à ce v déjeuner, souriant à la fois et tragique : « Prends garde!... » Et la gravité de l’historien se faisait plus familière à l’aspect de la chemise de dentelle de l'impératrice Joséphine, des robes de la duchesse de Berry ou de l’habit de cour du roi Joseph.
- Mais si les costumes de théâtre, aux velours brodés d’or, portés par Napoléon, si ces baudriers, ces jabots, ces gilet s, ces ceintures (où tant d’or se relevait en bosse), contrastaient avec la redingote
- Camille DESMOUL1XS (Collection de M. J. Clnrelie.)
- légendaire que M. Thiers appela « l’enveloppe grise », les manteaux de cour de Talleyrand faisaient songer au mot terrible lancé à cet homme en bas de soie, et je revoyais, claudicant et insolent, l’ancien évêque, tel qu’il assistait au sacre de l’empereur, tel que David le peignit et tel aussi que, d’un trait de plume, l’auteur des Mémoires d’outre-tombe le cloua au pilori, en compagnie de Fouché. Oui, tous ces vêtements ressuscitaient le personnage.
- C'esl du château de Valençay que provenait l’habit de cour de Talleyrand-Périgord, prince de Bénévcnt, et ses souliers, dont un chausson orthopédique avec tige de fer, me rappelaient le pied bot qu’était le diplomate, dont on disait : « Il a donc le pied fourchu? »
- Encore une fois, derrière ces vitrines, nous assistions à un étalage de l’ilistoirc. La vie d’autrefois sortait des collections particulières et, (lu costume de scène du comédien Molé au mouchoir de l’impératrice Eugénie, chiffré et orné d’abeilles, nous avions comme le spectacle de coulisses où les costumes des rôles divers
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- COSTUME DE COUR DE L’ÉPOQUE LOUIS XVI
- (D’après Moreau le Jeune.)
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- — 22 —
- seraient appendus, avant l’entrée en scène. Acteurs applaudis ou acteurs siffles, comédiens disparus ou comédiens retrouvés! Reliques des vivants et des morts! Quelle comédie que la vie! Quel ironique cinématographe! On ne se lassera jamais de collectionner, de cataloguer tout ce qui nous reste ainsi du passé, tout ce qui nous le remet un moment sous les yeux ou nous le fait toucher du doigt. C’est plus que de la curiosité, c’est de la piété, c’est aussi de la science, c’est le post-scriptum de la Vie et le lendemain de l’Histoire.
- De ce que nous vîmes alors, le présent catalogue gardera la liste et les images. C’est comme le compte rendu du critique sur la pièce qui a quitté l’affiche. Elle fut belle, cette vision d’art et de souvenirs. Ci-gît le passé d’hier! Ici repose, avec ces costumes et ces accessoires, ce bric-à-brac somptueux et élégant, un peu de l’histoire de France. Et je salue ces fantômes!
- Jules CLARETIE.
- Encrier de Camille Desmoulins. (Collection de M. J. Claretie.)
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- MUSEE DES ARTS DECORATIFS
- Ceinturons et Epées de Napoléon /er
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- Vignette de l’orfèvre Biennais.
- Catalogue des costumes et souvenirs historiques
- MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS
- Série de costumes provenant du Musée des souverains et ayant été portés par Napoléon Ier et Charles X.
- Gilet brodé de Napoléon Ier (velours crème, semis d’abeilles). (Musée des Arts décoratifs.)
- Col de dentelle porté par le roi Charles X à son sacre. Hauteur : 0m,210. Largeur : 0m,700.
- Il est de point d’Angleterre; les Heurs dont il est orné sont des roses et des lis; des fleurs de lis sont semées de place en place, et l’on voit dans la bordure le chiffre du roi, composé de la lettre C, dont la répétition et l’enlacement forment un X.
- Il a été donné au Musée des souverains par VI111 e Maray.
- Rabat de dentelle porté par le roi Charles X à son sacre.
- Hauteur: 0m,500. Largeur: 0m,370.
- Même désignation que le col de dentelle ci-dessus.
- 11 a été donné au Musée des souverains par le Dr J. Petit.
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- Glaive de Napoléon, premier consul. — C’est celui que l’Empereur, dans son testament, appelle « son glaive », et qu’il a légué à son fils.
- Longueur : 0m,610.
- La lame est d’acier, quadrangulaire, terminée en pointe, ornée en sa partie supérieure d’incrustations d’or, dont les motifs sont des trophées et qui se détachent sur un fond dépoli. La poignée d’ivoire est presque cylindrique, taillée à côtes, enrichie sur les deux côtés aplatis de trophées ciselés en relief, d’argent doré, composés d’armes, d’étendards, et ayant
- Habit de cour de Napoléon Ier, velours rouge, broderies d’or. (Musée des Arts décoratifs.)
- sur leur milieu un bouclier, dont le fond d’émail rouge porte une tête de Méduse ciselée en or ; au-dessus du bouclier est un écusson au milieu duquel se détachent en or, sur émail bleu, les lettrés lt. P. F. (République française). Deux aigles sont ciselés en or sur la garde, qui est d’argent doré, ornés d’émaux rouges, et, sur les côtés qui regardent la lame, sont deux médaillons contenant ces mots : Manufacture à Versailles. — Boulet, directeur artiste. Le pommeau est formé par deux têtes de lions adossées, d’argent doré, ciselées en ronde bosse.
- Fourreau du glaive de Napoléon, premier consul.
- Longueur : 0m,775.
- Il est composé de plaques de nacre de perle ajustées dans des encadrements dorés.
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- A la partie supérieure et vers la pointe, des ornements ciselés sur le métal en constituent la partie décorative ; quelques médaillons, dont les fonds sont en émail rouge, ajoutent un
- Costumes officiels de la Révolution.
- peu de couleur à l’éclat du métal; sur l’un de ces médaillons est une tête de la République; sur celui qui lui est opposé, une image de la patrie et des trophées finement ciselés, qui se relient à l’un et à l’autre, sont composés de la réunion d’instruments de métiers, des sciences et des arts.
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- Epée de cérémonie de l’empereur Napoléon Ier. Donnée au Musée des souverains par Napoléon III.
- Longueur : 0m,910.
- La lame, étroite et fine, est d’acier, ornée à sa partie supérieure, mais d’un côté seulement, d’incrustations d’or ciselées, dont les principaux motifs sont une couronne impériale, la lettre N, initiale du nom de Napoléon, l’aigle impérial et, plus bas, les lettres I. 1L (Imperator Rex).
- La poignée est d’or richement et finement ciselé; un aigle couronné et portant au col la croix de la Légion d’honneur, est placé sur le milieu de la garde, appuyant ses serres sur un écu qui remplit la lettre N ; une guirlande d’étoiles et la devise : VENI, YIDI, V1CI.
- Sur les branches de la garde on lit Honneur et Patrie. Des abeilles, encadrées dans des lauriers, décorent la fusée. Le pommeau est composé de la superposition de quatre couronnes : la première, d’olivier et chêne, la seconde, d’étoiles, la troisième, qui est la Couronne de fer du royaume d’Italie, la quatrième, la couronne impériale. L’extrémité du pommeau peut servir de cachet; on y voit, gravées en creux les armes de l’Empire, et on y lit ces mots : NAPOLEON EMPEREUR ET ROI. (Les deux côtés de la poignée sont semblables.) Le fourreau d’écaille, semé d’aigles et d’abeilles, qui sont d’or, incrustés et gravés, èst, à trois places, garni d’armatures en or ciselé dont les motifs principaux sont des foudres, des abeilles, des palmes.
- L’orfèvre, qui'a fait exécuter cette épée, a gravé son nom sur l’extrémité supérieure du fourreau, en un endroit que recouvre la pointe de la garde. On lit d’un côté : RIENNAIS, ORFÈVRE DE LEURS MAJESTÉS IMPÉRIALES, et, de l’autre; A PARIS, i8ofi.
- Ceinture en satin blanc, brodé d’or, qui soutenait l’épée de l’empereur dans le grand habillement du jour de son sacre.
- Habit de cérémonie, velours pourpre, brodé d’or.
- Des épis d’or jetés sur les tailles, les parements et le collet de velours blanc sont brodés de même. Il est semblable à celui que l’empereur a porté le jour de son sacre.
- Habit de cérémonie, velours pourpre.
- Il ne diffère'de celui qui précède que par les épis brodés qui sont en argent, les branches de laurier, d’olivier et de chêne, étant brodées en or.
- Lorgnette de Napoléon Ier.
- (Collection de Mme A. lleymann.)
- Habit de cour du roi Joseph (velours blanc et or). (Collection de Mme la duchesse d'Alhuféra.)
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- Habit de cérémonie, velours vert, brodé d’or.
- De meme forme, et ayant les mêmes broderies, que l’habit porté par l’empereur le jour de son sacre.
- Habit de cérémonie, soie de couleur amarante.
- Il est brodé d’or; le dessin des broderies ne diffère pas de celui des habits sus-désignés. Il porte, au droit de la poitrine, les deux plaques de la Légion d’honneur et de la Couronne de fer.
- Costume et manteau de cour de Talleyrand. (Collection du château de Valençay.)
- Habit de cérémonie, soie de couleur amarante.
- Il ne diffère de celui qui précède que par les épis qui sont brodés avec de l’argent, les branches de laurier, d’olivier et de chêne, étant brodées en or.
- Trois gilets, dont deux en velours blanc brodé d’or et d’argent, et un en soie blanche brodé également d’or et d’argent.
- Ceinturon porté par l’empereur Napoléon Ier, pour soutenir son couteau de chasse. Conservé par M. le comte de Turenne. Donné au Musée des souverains par Napoléon III. Longueur: 0m,9o0.
- Il est de velours vert; des abeilles et des étoiles d’or sont brodées sur les bords; une tête de Méduse, d’un léger relief, orne la plaque d’argent doré qui forme la ceinture.
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- Ceinturon. Longueur: lm,310.
- Il est de velours blanc et brodé d’or; le dessin de la broderie est composé de la répétition d’aigles posés sur un globe et tenant des foudres dans leurs serres. Les chiffres de l’empereur et des cornes d’abondance alternent avec chaque motif.
- Costumes de cour (premier Empire), en soie et velours brodé. (Collection de M. le baron Lepic.)
- Ceinturon. Replié, il mesure : 0m,680.
- Il est de velours blanc et la broderie est absolument semblable à celle du ceinturon désigné ci-dessus.
- Ceinturon. Il est de soie blanche moirée. Longueur : 1 "',360.
- La broderie d’or est composée d’un semis d’étoiles, d’abeilles, de flambeaux d’hyménée, de carquois; sur les bords sont entremêlées des tiges de lauriers et d’oliviérs.
- Deux plaques d’argent doré sont fixées aux extrémités; chacune d’elles est ornée de l’aigle impérial placé entre deux couronnes qui renferment la lettre N, initiale du nom de Napoléon.
- Le ceinturon est muni de deux porte-mousqueton d'argent doré.
- Les costumes désignés ci-dessus font partie des habillements impériaux qui, en 1814 et i8i5, ont été laissés en dépôt, par l’empereur Napoléon Ier, à M. le comte de Turenne, l’un de ses chambellans et grand maître de la garde-robe. Remis en 1862, par M. le comte de Turenne,'son fds, ils ont été envoyés au Musée des souverains par ordre de Napoléon III.
- Les détails ci-dessus sont extraits de la Notice sur le Musée des souverains, par II. Barbet de Jouy, 1866.
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- Habit de cour de S. M. le roi Joseph, velours blanc brodé d’or; plaque de la Légion d’honneur fixée à gauche.
- (Collection de Afme la duchesse d'Albuféra.)
- Eventail ayant appartenu à la reine M ari e-An t o i ne 11 e.
- Manteau de baptême du comte de Chambord.
- (Collection de 3/mo de Bouilhac, comtesse Poulain.)
- Habit porté par l’acteur Molé, velours de Gênes, dessin brun sur fond blanc. (Louis XVI.)
- Costume, même provenance, velours rayé, violet et blanc, boutons de métal.
- Culotte et gilet blancs, même provenance.
- {Collection de M. Bruck.) SANTERRE
- {Collection de M. J. Clarelie.)
- Jupe de la duBarry, soie bleue brochée,
- ornée de guirlandes de Heurs, et portant le chiffre L. D. formé de roses et de myosotis entrelacés.
- Costume complet du cardinal Bonaparte, soutane et manteau de soie rouge, chapeau, gants, etc.
- {Collection de Mme Georges Ca.n.)
- Encrier de Camille Desmoulins.
- Lorgnon ayant appartenu à Danton.
- Rasoir de Camille Desmoulins.
- Fourchette et petites cuillers de moulins.
- Bouton de vêtement. {Ejtoque révolutionnaire.)
- Marque de rose-croix de Camille Desmoulins.
- Tabatière, ornée de fleurs, peinte par Lucile Desmoulins. Ceinture de mariage de Lucile Desmoulins.
- Bas-que portait Lucile le jour de son exécution.
- Camille Des-
- Bouton de vêtement.
- (Epoque Empire.)
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- Portraits de Camille et d’IIorace
- Lorgnon ayant appartenu à Danton.
- (Collection de M. J. Claretie.)
- Col de Jean-Jacques Rousseau, en
- Desmoulins.
- Petit portrait de Santerre.
- Petit portrait du patriote Palloy.
- Insigne du club des Jacobins.
- Miniature représentant la prise de la Bastille.
- Portraits et miniatures divers. Echarpes et cocardes.
- (iCollection de M. Jules Claretie.)
- toile bise de Hollande.
- [Collection de M. Paul Dublin.)
- Costume de magistrat à la Cour impériale, sous le deuxième Empire, habit en velours brodé, culotte soie noire, chapeau, épée, ceinture, etc.
- Habit de président du tribunal civil (même époque), drap noir brodé de
- soie.
- (Collection de M. Edouard-Léon Fontaine.)
- Vignette de marchand pelletier. (Epoque du premier Empire.)
- Etui à lunettes, en or, décoré de rayures grises et vertes eu vernis Martin, ayant appartenu h Marie-Antoinette.
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- Etui à lunettes, en paille, pris à la reine pendant sa captivité.
- Fond de bonnet, garni de dentelles en point d’Alençon, donné par la reine à Mme Bertin.
- Parure en mosaïque de Borne, ayant appartenu à l'impératrice Joséphine : plaque de peigne, quatre plaques de boucles d’oreilles, monture en or ciselé et gravé. Décor d’oiseaux sur fond blanc; bordure rouge.
- Eventail représentant Louise-x4délaïde de Bourbon, à l’abbaye de Parthémon. Feuille de velin à la gouache. Monture d’ivoire ajourée, figurant des entrelacs de rubans, avec rehauts de couleurs et d’or.
- Cet éventail provient des collections de Chantilly, avant la Révolution.
- Trois miniatures : portrait de Mme de Pompadour, jeune fille ; portrait de Mme Arnos; portrait de Mlle de Lavallière.
- (Collection de Mme André Foucault.)
- Dé en or ayant appartenu à la reine Marie-Antoinette.
- (Collection de Mme Thérèse GU-lard.)
- Eventail ayant appartenu à Minc Elisabeth, feuille en soie, monture ivoire ajourée.
- Provenant de la collection de la reine Maria-Louisa de Bourbon, qui l'aurait elle-même reçu de Mme Elisabeth, sœur de Louis XVI.
- (Collection de M. Lagrange de Lcingre.)
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- Paire de rasoirs, nacre et vermeil, ayant appartenu à Napoléon Ier.
- Chapeau de ville de Napoléon Ier.
- (Collection de M. Léon Morel.)
- Buvard ayant appartenu à l’impératrice Joséphine, velours rouge orné de broderies.
- Chemise ayant appartenu à l’impératrice Joséphine, en batiste ornée de dentelles.
- [Collection de M. Eugène Mirlil.)
- Chapeau de ville de Napoléon Ier.
- Lorgnette de Bonaparte.
- (Collection de M. A. Ileymann.)
- Chapeau, haut de forme, en feutre noir doublé d'une soie couleur grise et entouré d’un petit galon de soie retenu par une boucle d’acier (hauteur : o"‘,i8, circonférence à la base extérieure : ora,6o; le haut est légèrement évasé). Provenant de la maison de M. Manéglier,
- chapelier à Paris, rue Richelieu, 97, fournisseur de la Cour, auquel il avait été remis comme modèle. Conservé par sa fille, Mlle Sophie Manéglier, et légué par elle à la famille Morel.
- (Collection de M. Léon Morel.)
- Montre émail donnée par Sa Majesté l’impératrice Marie-Louise à Mlle Olympe Bourdeau, le 18 juillet 1812.
- Boîtier, en émail bleu, portant le chiffre N et la couronne impériale; double boîtier garni de perles fines, dans un écrin du temps portant les armes impériales.
- (Collection de Mmo Pernet.)
- Petite boite de fard, dont se servait la reine Marie-Antoinette au Temple.
- Premiers petits souliers portés par le duc de Bordeaux.
- Premiers petits souliers portés par Mademoiselle, devenue plus tard duchesse de Parme.
- Souliers de la duchesse de Berry.
- Robe de la duchesse de Berry, mousseline de soie rayée rose et crème.
- Costume de cour (premier Empire), en soie et velours brodé.
- (Collection de M. le baron Lepic.)
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- Robe de la Duchesse de Berry, taffetas vert-pomme.
- (Collection de M. le comte de Puiseux.)
- Habit de conseiller général de la Seine, sous Louis-Philippe, drap noir brodé de palmes rouges.
- (Collection de M. Charles Sédillot.)
- Mouchoir de l’Impératrice Eugénie, brodé d’abeilles.
- Parapluie ayant appartenu à Minc de Pom-padour, soie claire rayée beige et vert d’eau, monture épaisse.
- [Collection de Mme Henri Simonel.)
- Manteau de Talleyrand, velours gros bleu, avec larges bandes de broderies d’or.
- Porté par le Prince de Bénévent au sacre de Napoléon Ier.
- Manteau de gala, même provenance, velours noir, avec deux bandes de soie verte sur le devant.
- Broderies d’or : H majuscule et feuilles de lierre entrelacées. Sur l’épaule, croix du Saint-Esprit, en broderies d’argent.
- Habit de cour en drap noir; col, parements et poches brodés d’or; forme queue de morue.
- Paire de souliers en cuir noir.
- L’un des souliei’s, beaucoup plus fort que l’autre, est soutenu par une tige de fer.
- Robe de bal de la Duchesse de Berry.
- {Collection du château de Valençay.
- {Collection de M. le comte de Puiseux.)
- Costume de ministre porté à la cour de Louis XVI, habit et culotte en velours épinglé, fond prune, brodé or et argent, boutons de strass, gilet blanc brodé.
- {Collection de M. Louis Y per mon.)
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- Ombrelle ayant appartenu à l'Impératrice Joséphine, monture bois et or; béquille d'or formant tête de cygne. Coulant en or orné de pierres. Couverture en soie verte. Baleines dorées.
- Ombrelle appartenant à S. A. I. la Princesse Mathilde; manche orné d'une grosse perle et enveloppé d'une résille d'or. Couverture de dentelle écrue.
- ('Collection de S. A. I. la Princesse Mathilde.)
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- CENT ANS DE MODES (1730-1 830)
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- COSTUMES DE STYLE
- Corps à baleine, brocart rose, époque Louis XV.
- (Collection de M. Maurice Leloir.)
- Lorsqu’on suit l’évolution des modes, du dix-huitième au dix-neuvième siècle, on est frappé du profond changement qui s’est opéré. La transformation, bien plus radicale qu’aux époques antérieures, a pour cause principale la Révolution française.
- Pour le costume comme pour les idées, la France a toujours donné le ton. Les journaux de mode, jadis inconnus, existaient pourtant en nature. Les antiques Pandores, la grande et la petite, poupées géantes habillées à Paris, d’après les avis et décisions d'un grave comité féminin, franchissaient chaque année les mers et les frontières, passant, comme le Juif errant, à travers sièges et batailles, et portaient au monde entier les modèles du goût parisien.
- Si tous les peuples copiaient nos modes, nous cependant, pareils déjà sous Louis XYI à ce
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- que nous sommes aujourd’hui, nous ne trouvions bien que ce qui était anglais. L’anglomanie nous envahissait et tout bientôt fut à l’anglaise : chapeaux ronds,
- Justaucorps et veste en velours de Gênes, rose à fond d’or, brodé d'or, époque Louis XV.
- (Collection de M. Maurice Leloir.)
- cheveux au naturel, habits de drap sombre, gris chiné, puce, habits noirs que le roi pourtant disait « ignobles », jaquettes, redingotes, chaussures à talons plats. Les femmes se coiffèrent de « casques anglais » du dernier grotesque.
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- On faisait déjà blanchir son linge en Angleterre, en même temps que des créoles apportaient l’idée de bleuir, avec de l’indigo, la belle blancheur crème de la toile lavée.
- La désinvolture étoffée, pimpante, fêtarde du costume Louis XY s’était assagie, sous le prude Louis XYI. Les pans d’habits en ailes de papillons s’abattaient, timides précurseurs de la queue de morue. Les devants, s’écartant de plus en plus sur la veste échancrée, devaient, sous l’Empire, se réduire à de simples supports de décorations. Les manches collèrent aux bras; au poignet, plus de ces vastes dentelles, pareilles aux canons des marquis de Molière. Le jabot ne rappela plus que de loin cette mousse de champagne, émergeant d’une veste qui bâillait largement, retenue par trois boutons.
- La mode féminine suivit la même marche. Les grandes robes étoffées, brillantes, fleuries, bruissant sur les criardes, se tendirent, gonflées par les paniers à coudes et à charnières. Les jupes de linon, de mousseline et de toile des Indes s’écourtant, les coiffures se haussèrent, disproportionnées avec la taille, et nous ne pouvons trouver les vieilles images charmantes que grâce à l’artifice des artistes d’alors, aussi menteurs que ceux d’aujourd’hui. Puis, l’anglomanie aidant, on arriva au costume masculin, aux manches longues, à la jaquette. Les femmes remplacèrent les fausses hanches, les paniers, par des tournures postiches; la poitrine bombée fut exagérée parle « fichu menteur ».
- Quant au corps à baleine, il fallut la Révolution pour abolir son privilège. L’Encyclopédie de Diderot eut beau fulminer contre « ces cuirasses de baleine » qui, en prétendant conserver la taille, sont beaucoup plus propres à la » déformer,... ces échancrures au-dessous des aisselles qui brident violem-» ment les muscles, rendent les bras livides et engourdis et font saillir les » clavicules », rien n’y fit. Le corps régna souverainement du seizième au dix-neuvième siècle, martyrisant les femmes dès le berceau. Son avantage était de laisser l’estomac libre, mais le buse écrasait le ventre qui se réfugiait comme il pouvait sous les paniers, tandis que les seins étouffés, cherchant de l’air, jaillissaient au dehors, parfois trop. Le voici, après plus de cent ans, ayant passé par toutes les formes du violon, qui réapparaît, extirpant le ventre des femmes, sans douleur, affirment-elles, et les faisant ressembler à des toupies coupées en deux.
- La Révolution avec son retour à la nature, à l’antique, voulut rendre à la femme l’aspect de statue. Certes, le vêtement idéal n’est-il pas celui qui épouse et ennoblit la forme du corps, mais du corps pur de lignes, élégant et svelte? Malheureusement, si la coupe du costume était obligatoire, la ressemblance avec les chefs-d’œuvre antiques ne l’était pas assez. Pour une Vénus moulée en son étui de lin, combien de monstres!
- La coquetterie ramena la dissimulation, le corset, les jupons empesés. On passa par des fantaisies qui faisaient rire, il y a quelque vingt ans, et qu’on trouve
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- maintenant délicieuses, parce que, de vieilles, elles commencent à devenir
- Robe de soie changeante mauve, semis de bouquets de roses, époque Louis XVI. (Collection de M. Maurice Leloir.)
- anciennes : manches a gigot, descendant de l’épaule au milieu du bras, robes en cloche, donnant aux femmes l’aspect de poires.
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- La mode du deuxième Empire n’est pas encore sacrée ancienne ; les crinolines
- Corps à baleine à deux lacets, époque Louis XVI; bonnet du matin en batiste. (Collection de M. Maurice Leloir.)
- et les bavolets de nos mères nous font sourire ; mais lie voit-on pas renaître les manches pagodes ? Nous avons bien eu, il n’y a pas si longtemps, l’encombrante
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- tournure que nos aïeules ne craignaient pas d’appeler « cul postiche ». — Que ne verrons-nous pas?
- Chez l’homme, la grande transformation, avec le chapeau haut de forme, est le pratique pantalon substitué à la culotte. Ce pantalon, déplorable au point de vue plastique, mis jadis à la mode par les matelots, soldats et sans-culotte, en donnant à la jambe la liberté lui imposa l’égalité : plus de honte pour les mollets de coq. On vit bien, dans le cours du dix-neuvième siècle, ce vêtement s’ajuster de temps à autre, devenir collant, mais la cheville toujours vague le rend alors semblable à un vieux maillot avachi, découragé; ou bien il s’élargit en jupon, faisant d’un lion une poule pattue.
- Disparue, la forme élégante du costume, forme de vase, petite tête, corps élargi, pied fin. L’homme désormais, coiffé d’un pot noir, le col raidi dans un carcan empesé, en son habit étriqué semble monté sur pilotis. Disparues, ces frisures, ces perruques aux ailes mousseuses, mettant un nuage autour des fronts, cette poudre de pastel égalisant les âges que la barbe n’accusait jamais. La Révolution a passé par là, inaugurant, avec l’ostensible calvitie, l’âge du crâne poli... Comme nous devenons vieux!
- Maurice LELOIR.
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- COIFFURE BOURGEOISE, ÉPOQUE LOUIS XVI
- (Bonnet en blonde, orné sur le devant d'un nœud de ruban et fleurettes, monté sur une coiffe de toile piquée.)
- (Collection de M. Maurice Leloir.)
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- Catalogue des costumes de style
- Corsage à basques, en brocart blanc, brodé de fleurs et d’or, manches à sabots, époque Louis XV. Devant de corps bleu brodé de soie.
- (Collection de M. Maurice Leloir.)
- Deux habits complets,, soie brodée; Louis XYI.
- Sept habits; Louis XY, Louis XVI et Empire.
- Dix-huit gilets brodés ; Régence, Louis XV et Louis XVI.
- Quatre livrées de laquais à gros galons; Louis XV.
- Deux robes de chambre d’homme ; Louis XV.
- (Collection de Mm<> llippolyte Adam.)
- Culotte d’enfant, soie mauve glacée; Louis XV.
- Habit de soie brodée; Louis XVI.
- Habit de laquais, drap blanc brodé; Louis XVI. Culotte de velours rouge; Louis XVI.
- (Collection de M. Auguste-Félix Bauer.)
- Gilet d’homme, piqué blanc, brodé; 1855.
- ('Collection de M. Nathan Bloch.)
- Gilet, en soie blanche, brodé, bouquets et guirlandes; Louis XVI.
- (<Collection de ill11 e Berlhe Brunswick.)
- Deux habits Louis XVI: 1° soie verte, rayée, bordure de passementerie; 2° drap jaune serin, boutons à motifs.
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- Habit, redingote Louis XVI, en drap rouge.
- llabit de cérémonie Louis XVI, couleur bleutée, velours épinglé.
- Cinq fracs Louis XVI : 1° soie verte unie; 2° soie mauve à côtes; 3° soie rayée
- vert-pomme et bleu; 4° soie changeante, lie de vin ; 5° soie mouchetée de fleurettes jaunes sur fond rouge.
- Habit d’été, toile blanche brodée.
- Quatre culottes Louis XVI : 1° soie à rayures roses et vertes; 2° velours épinglé brun ; 3° velours épinglé vert ; 4° soie bleue, à côtes.
- Deux gilets Louis XV : 1° brocart ; 2° velours frappé rouge.
- Treize gilets Louis XVI : 1° soie blanche ornée de broderies, motif : ballons; 2° soie blanche ornée de broderies, motif: cerises; 3° soie blanche brodée, motif : grosses fleurs ; 4° soie blanche brodée, forme droite, motif : demi-lunes; 5° soie blanche brodée de fleurettes bleues; 6° soie blanche brodée de fleurettes roses; 7° velours rouge uni; 8° toile rouge, uni, costume populaire; 9° toile blanche, broderies blanches ; 10° forme droite, rayures jaunes, à franges; 11° forme droite, rayures roses et vertes; 12° forme droite, rayures à franges ; 13° forme
- droite, rayures bleues et or, franges.
- Corsage Louis XV, soie marron à fleurettes.
- Robe premier Empire.
- (Collection de M. Kæmmerer.)
- Deux corsages Louis XVI: 1° vert, col à carré; 2° lie de vin. Robe Louis XVI, soie bleue, à bouquets, en pièce.
- Deux mantes Louis XV, en toile : 1° lie de vin; 2° violette.
- Mantille Louis XV, à capuchon, soie rose et noire. Petit mantelet Louis XV, velours noir, brodé argent. Jupe Louis XVI, toile rayée, rose et verte.
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- Carrick en drap beige, à triple collet (Révolution).
- Gilet satin blanc (Directoire).
- Culotte blanche, en piqué (Directoire).
- Robe complète en toile verte, ornée de bouquets tricolores.
- Jupe en toile tricolore, costume populaire.
- Caraco en toile rouge.
- Quatre casaques Directoire : 1° velours rouge uni; 2° velours marron; 3° toile, dessin formant damier rouge et blanc; 4° velours rouge et jaune.
- Habit en jersey, couleur beige, boutons cuivre (premier Empire).
- Costume chasseur, velours vert (premier Empire).
- Carrick, drap beige, à pattes (premier Empire).
- Habit, drap noir, queue de morue, et gilet (Restauration).
- Culotte à pont en peau blanche.
- Deux dessus de robes Restauration :
- 1° crêpe rose orné de grelots d’argent ;
- 2° rayures marron et jaune.
- Casaque courte à manches, soie bleue (Restauration).
- Deux robes entières : 1° soie mordorée
- 2° satin bleu broché.
- Jupe mousseline blanche, à broderies Carrick de 1 epoque révolutionnaire.
- A , (Collection de M. Georges Cain.)
- (meme epoque).
- Six gilets Louis-Philippe: 1° soie brodée, blanc crème; 2° et 3° toile façon cachemire; 4° drap, façon cachemire, fond rouge; 5° et 6° soie brodée fond jaune et blanc.
- Six robes Louis-Philippe : 1° dentelles sur transparent de satin blanc; 2° jaconas à fleurs jaunes et mauves; 3° fleurs violettes sur fond jaune; 4° percale rose; 5° percale blanche, fleurs roses, manches à gigot; 6° percale jaune à fleurettes.
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- Deux corsages second Empire, mousseline imprimée.
- Habit velours de Gênes rouge, à fond d’or, époque Louis XV. (Collection de M. Maurice Leloir.)
- Deux jupes même époque: 1° jaconas jaune, à fleurettes; 2° mousseline, dessin écossais, garnie de volants.
- (Collection de Mme Georges Cain.)
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- Deux vestes Louis.XV, à manches.
- Quatre habits Louis XV et Louis XYI.
- Vingt-quatre gilets Louis XVI, Empire et Restauration.
- Deux culottes Louis XVI en soie et velours.
- Deux culottes en peau (Restauration).
- Robe en indienne (Louis XVI).
- Cinq corsages Louis XV, Louis XVI, Restauration et Louis-Philippe.
- Robe d’enfant (Louis XVI).
- Robe complète en soie jaune, à manches longues, taille droite, pattes de satin jaune sur le devant (1825).
- Robe complète en percale (Louis-Philippe).
- (Collection de M. Henri Gain.)
- Trois robes Empire : 1° satin crème bordé de chenilles, avec écharpe en tulle; 2° mousseline blanche avec dessous rose, collet et chapeau allant sur la robe; 3° soie brochée jaune avec guirlande de roses au bas.
- Manteau de masque en soie rouge (Louis XV).
- Trois écharpes : 1° panne fond jaune; 2° chenille blanchie à fleurs; 3° mousseline blanche brodée.
- Châle en crêpe de Chine rouge brodé de soie.
- (Collection de Mmo François Carnot.)
- Gilet en soie blanche brodée (Directoire).
- (Collection de M. Chardon.)
- Veste de femme, en satin blanc, garnie de riches broderies (Louis XV).
- (Collection de Mm0 la marquise de Clermont-Tonnerre.)
- Gilet de mariage (1795).
- Robe de mariée en mousseline blanche (1815). Plusieurs petits corsages (Empire et Restauration).
- (Collection de Mme Cruel.)
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- Habit et gilet, velours épinglé, brodé d’argent (Louis XIY).
- Corps à baleine en soie rose, époque Régence; jupe de toile blanche, brodée de fleurs et d’oiseaux.
- ('Collection de M. Maurice Leloir.)
- Habit en velours épinglé brodé or et argent, boutons strass; gilet en satin blanc et culotte (Louis XVI).
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- Habit et culotte, soie rayée, broderies couleurs (Louis XVI).
- Corps à baleine à manches en soie crème et rose, époque Louis XVI; jupon de soie à fleurs.
- (Collection de M. Maurice Leloir.)
- Quatre gilets, soie brodée, dessins divers (Louis XVI).
- Gilet, soie brodée, orné de paillettes, non monté (Louis XVI).
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- Costume de soubrette, complet, en soie rayée, sur fond blanc; jupe corsage et tablier (Louis XVI).
- Corsage satin bleu (Directoire).
- Vitrine de costumes (Epoques Louis XVI et suivantes).
- Mannequin de gauche : costume de ministre Louis XVI, velours épinglé, broderies d’or, boutons de strass. (Collection de M. Ipermann.) — Mannequin de droite: costume de cour du début du dix-neuvième siècle, jabot et manchettes de dentelles, chapeau claque, etc. (Collection de M. W. d'Eichthal.) — En bas, à gauche, habit de cour, Empire, velours violet brodé de soie, strass et or. (Collection de M. Leloir.) — Panneau de droite : petit costume de berger. (Collection de Mm0 Michon.)
- Deux robes : 1° percale blanche ornée de broderies rouges, genre grec ; 2° tulle brodé à la main (Louis-Philippe).
- (Collection de M. Doislau.)
- Robe de femme (première période du règne de Louis XVI), en soie rayée blanche et rose, ornée de petits bouquets de fleurs, de garnitures bouillonnées et de dentelles tannées d’or, devant de corsage en broderie dorée, jupe formant panier.
- ('Collection de il/me Dollfus Kœchlin.)
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- Robe complète en soie brochée mauve et blanche (1835).
- Habit de velours de Gènes, Louis XV. — (Collection de M. Maurice Leloir.) Costume Louis XVI. — (Collection de Mme Paul Parfonry.)
- Habits de velours épinglé brodés or, époque Louis XVI. Habit de laquais, drap et velours, époque Louis XV.
- (Collections de Mme Hippolyte Adam, etc.)
- Corsage à manches froncées du haut, bouffant au coude, décolleté en draperie jupe froncée et ronde (époque Louis-Philippe).
- ('Collection de Mme Lucie Duchauffour.)
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- Six devants de corsages Louis XV : fond brodé; fond d’argent; argent sur fond jaune; blanc avec passementeries; rose et argent avec dentelles.
- Devant de robe Louis XVI, broderies à paillettes.
- Robe de Vierge brodée au ruban.
- Cinq gilets Louis XVI : 1° bleu à boutons de roses; 2° blanc brodé au crochet;
- Veste à manches en soie blanche brodée, travail exécuté en Chine. (Epoque Régence.) (Collection de M. Maurice Leloir.)
- reproductions des modes du second signés Reboux.
- [Collection de Mm
- 3° blanc à croisillons roses; 4° broderies, paillettes et bords verts; 5° broderies à paillettes.
- Gilet Louis XVI, non monté, crème, broderies argent.
- [Collection de Mn<s Dugrenot )
- Corsage Directoire.
- Six fichus d’indienne.
- [Collection de MinD Durand.)
- Habit brodé en velours épinglé, fond brun, avec culotte, gilet, jabot, manchettes, boucles de souliers et jarretières, épée damasquinée et fourreau en peau de serpent (Empire).
- [Collection de M. William d'Eichlhal.)
- Huit grands châles, Inde et Ternaux (premier Empire, Restauration, Louis-Philippe et second Empire).
- Sept petits châles Ternaux.
- Vingt modèles de robes de poupées;
- Empire; chapeaux allant avec les robes,
- 3 Fvo Emmanuel Fabius.)
- Gilet Louis XV.
- [Collection de Mme Faucheux.)
- Châle carré, soie imprimée, effilé aux bords (dix-huitième siècle/.
- Deux robes Empire : 1° toile jaune; 2° toile bleue.
- Deux corsages : 1° toile jaune, fleurs rouges et vertes (premier Empire) ; 2° satin noir, forme à pointe (1840).
- [Collection de Mme Anais Gustave Flaubert.)
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- Habit d’homme (Louis XYI), orné de riches broderies. Vêtement d’enfant (Louis XV).
- Robe d’enfant, soie brodée (Louis XV).
- Trois corsages Louis XV.
- Robe Louis XVI fond crème, Robe Louis XVI.
- raies et Heurs.
- (Collection de Mme Paul Parfonry.)
- Robe Louis XV, en taffetas rose.
- (Collection de Mlle du Hamel de Milly.)
- Jupe soie brochée (Louis XV).
- (Collection de Mme Henriette-Marie de Folleville.)
- Robe en nansouk (1830).
- Fichu (1830).
- ('Collection de Mme (a comtesse de Forges.)
- Robe de femme, en soie (Louis XV).
- (iCollection de Mme Léon Garnier.)
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- Habit de soie (Louis XVI).
- Gilet brodé (Louis XVI).
- Robe en soie de l’Inde (Louis XV), paniers et pli Watteau.
- Quatre corsages : 1° et 2° : tailles courtes (Louis XV); 3° soie rose à fleurettes, basques plissées (Louis XVI); 4° soie (Empire).
- Deux devants de corsages, dont un brodé.
- (iCollection de M. Alexandre Gillard.)
- Trois gilets: 1° brocart (Louis XVI); 2° soie brodée (Louis XVI); 3° satin
- (Empire).
- Manteau Louis XV, velours rouge brodé d’or.
- Robe Louis XVI, avec son corsage.
- Gilet d’incroyable, piqué blanc.
- Culotte nankin.
- Neuf robes Empire : 1° percale blanche; 2° crêpe de Chine et satin rose; 3° soie rose; 4° soie brochée à rayures; 5° robe blanche brodée de fleurs vertes; 6° laine blanche à broderies façon cachemire; 7° foulard vert pâle; 8° foulard rose; 9° mousseline.
- Vignette-adresse de marchand tailleur. (.Epoque Louis XV.)
- Jupe blanche en tulle, broderies de soie rose (Empire). Deux robes blanches d’enfant, (Empire).
- Châle cachemire jaune.
- Quatre grandes écharpes : rouge, noire, crème, blanche. Robe Restauration en crochet, à bandes rouges et vertes. Dessus de robe en dentelle (Louis-Philippe).
- Châle en pointe, dessin rouge et mauve (Louis-Philippe).
- {Collection de A/Ilc Berthe Goldschmidt.)
- Deux robes Louis XVI : 1° soie violette à ramages; 2° mousseline blanche à pois.
- Robe deuxième Empire soie rouge.
- Deux châles cachemire de l’Inde (deuxième Empire).
- Casaque de soie blanche garnie de Malines (deuxième Empire).
- Livrée de postillon.
- [Collection de M. le baron Lallemand.)
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- Trois yestes à manches, époque de la Régence : 1° soie blanche brodée, travail exécuté en Chine; 2° soie mauve brodée d’or; 3° toile blanche brodée de grandes fleurs en laine.
- Habit velours de Gênes, vert d’eau et grenat, brodé de soie et paillettes (1725 environ).
- Habit, veste et culotte velours de Gênes, rose et grenat à fond d’or (1730).
- Habit velours de Gênes rose, à fond d’or, brodé d’or, veste pareille (1740).
- Deux vestes velours de Gênes : 1° rouge à fond de satin blanc, 2° noire (même époque).
- Veste en soie verte, avec applications (1750).
- Robe d’enfant de trois ans, en soie verte (1725).
- Habit en soie vert d’eau tissée au métier (tissu jersey), brodé d’or, veste pareille (1760).
- Quatre gilets (fin Louis XVI) : 1° satin blanc brodé soie et strass; 2° satin blanc brodé soie et chenille; 3° toile blanche brodée, forme carrée et croisée ; 4° à carreaux verts et à fleurs.
- Habit, fin Louis XVI, en drap bleu fonce rayé de soie jaune, boutons de cuivre, chapeau dit à la Suisse.
- (Collection de M. Maurice Leloir.)
- Trois habits (fin Louis XVI) à collet rabattu : 1° drap bleu foncé rayé de soie jaune; 2° drap jaune uni à boutons de cuivre; 3° drap rouge, boutons de nacre guillochée.
- Deux robes de chambre d’homme (Louis XV) : 1° soie blanche à bandes de fleurs roses; 2° damas de laine bleu foncé.
- Deux habits : 1° velours vert à col rabattu (1786) ; 2° velours épinglé bleu et noir, à revers de satin blanc, longue queue, boutons ivoire découpé (1795).
- Deux habits : 1° en soie changeante bleue et jaune; 2° velours de Gênes violet
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- pointillé de bleu, très riches broderies soie et strass, gilet satin blanc, broderies assorties (Empire). " \ s
- Robe de chambre du temps de Louis-Philippe, en soie jaune brochée. (Collection de M. Maurice Leloir.)
- Habit de soirée, drap bleu barbeau, col de velours (Restauration).
- Robe de chambre d’homme, en soie jaune brochée (époque Louis-Philippe).
- (Collection de M. Maurice Leloir) (1).
- (1) Nous sommes heureux de pouvoir adresser nos vifs remerciements à M. Maurice Leloir qui, non content d’avoir été l’un de nos principaux exposants et le rédacteur d’une de nos plus spirituelles notices,
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- Trois costumes de cour (premier Empire), en soie verte et prune, brodés de grandes fleurs. Culottes pareilles. Gilets de satin blanc, brodés de fleurs et de
- paillettes. (Collection de M. le baron Lepic.)
- Deux jupes Empire : 1° tulle de soie brodé; 2° dentelle au crochet.
- (Collection de M. Charles-Henri Loyer.)
- Robe Louis XY complète, en soie mauve, pli Watteau.
- [Collection de M. Maurice Mairesse.)
- Robe de jeune fille, gaze et mousseline brodée, blanche (premier Empire).
- [Collection de Mne Suzanne Mancel.)
- Robe en tissu genre foulard des Indes, décor jaune, bleu et rouge, sur fond noir (époque 1830).
- [Collection deM. Marmuse.)
- Mantelet de laine blanche, ouaté et doublé soie cerise (deuxième Empire).
- [Collection de M. Mercier.)
- Costume complet d’enfant, en soie blanche à fleurettes, genre berger : pantalon, gilet, veste, chapeau de paille garni de rubans (Louis XVI).
- [Collection de Mmo Michon.)
- Robe mousseline imprimée, deuxième Empire.
- (Collection de M. Mimerel.)
- Chapeau blanc garni de plumes et de roses, deuxième Empire. [Collection de Mme G. Choisnel.)
- Cachemire de l’Inde (premier Empire).
- Dessus de robe de mariage brodée (1820).
- a bien voulu collaborer à l'illustration de ce Rapport. C’est au peintre charmant de Manon Lescaut et du Voyage sentimental, que nous devons les quinze compositions — dessins originaux ou photographies interprétées — qui figurent dans le présent chapitre. Note nu Comité.
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- Robe de petite fdle, en mousseline imprimée, blanche, à fleurettes (deuxième Empire).
- Palatine vison (deuxième Empire).
- (Collection de M. Antoine Mimerel.)
- Deux robes de bal: 1° mousseline brodée (Restauration); 2° mousseline imprimée, dessin écossais, volants forme crinoline (1855-1860).
- Cachemire de l’Inde (Révolution).
- (Collection de Mme Antoine Mimerel.)
- Souliers de femme (environ 1780), cuir jaune brodé d’argent, talons rouges.
- (Collection de M. Maurice Leloir.)
- Robe Empire, çatin et tulle, brodée argent, avec manteau à longue traîne.
- (Collection de M. Eugène Mor-hange.)
- Costume d’homme, complet : habit et pantalon en soie rose et blanche à petits carreaux, gilet blanc brodé (Louis XVI).
- Deux robes Louis XVI : 1° dauphine rose,, à fleurs
- blanches; 2° soie crème, à raies de fleurettes.
- (Collection de Mmo Paul Parfonry.)
- Quatre gilets : 1° soie mohaire blanche (1816); 2° satin noir (1840); 3° laine crème brodée (1820); 4° laine crème (1840).
- • (Collection de M. Joseph Peltreau.)
- Robe second Empire, avec sa crinoline.
- (Collection de Mmc Lconis Perrin.)
- Châle français, fond noir, bordure rouge à palmes. Devant de jupe, tulle brodé.
- (Collection de d/lle Julie Reyss.)
- Costume de cour complet : habit, gilet et pantalon brodés (Restauration).
- ('Collection de M. le comte Sala.)
- Robe de mariée (Restauration).
- ('Collection de .l/me Charles Sédillot.)
- Habit Louis XV, en gros drap rouge.
- Habit fin Louis XVI, rayé bis et vert.
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- ROBES ET CHAPEAUX DE L’ÉPOQUE DE LA RESTAURATION
- (Collections de M. Henri Cain, etc.)
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- Deux gilets, fin Louis XVI, en soie brodée de fleurs. Costume complet de postillon.
- ('Collection de M. Henry Tenré.)
- Robe populaire, fin dix-huitième siècle, avec deux fichus.
- (Collection de M. Tesson.)
- Robe 1830, en organdi blanc imprimé, petits fruits rouges et feuilles vertes avec crinoline.
- (Collection de M. Verrier.)
- Vignelle-adressc de marchand de soieries. (Epoque Louis XVI.)
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- Anciennes coiffures des provinces françaises.
- COSTUMES LOCAUX
- Hélas! que sont-ils devenus les costumes si pittoresques et si variés des paysans de notre vieille France? Ils ont presque entièrement disparu devant le nivelage général des mœurs et on n’en retrouve plus guère le souvenir que dans les mémoires des artistes et des rêveurs qui se plaisent à évoquer les images du
- Costumes provençaux.
- (Musée ethnographique du Trocadèro.)
- passé. Parler d’eux, ce n’est plus faire une apologie, mais prononcer une oraison funèbre! Jadis, non seulement chaque province, mais presque chaque commune
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- possédait ses costumes spéciaux ; aujourd’hui, on aurait peine à citer cinq ou six
- départements où on puisse retrouver trace des costumes particuliers et encore, combien modifiés, transformés ou défigurés, quand ils ne sont même pas réduits au port de la coiffure féminine, plus rebelle à la destruction que tout le reste !
- Il y a vingt ans, j’allai aux environs de Quimper pour voir un costume de mariée dont on m’avait vanté la beauté. C’était dans une de ces fermes bretonnes toutes garnies de beaux meubles, en bois sculpté (lits clos, drenstils, vaisseliers), polis par le temps, qu’on se transmettait de générations en générations. Cordialement accueilli par la fermière, vigoureuse et..alerte mère de famille encadrée de six ou sept charmantes et vives jeunes filles, mes efforts pour obtenir quelle me cédât le costume n’obtinrent cependant aucun succès. « Non, non, disait-elle, ma grand’mère l’a porté le jour de ses noces; ma {Musée ethnographique mère fa porté; je l’ai porté aussi; je veux que mes filles
- du irocadeio.) se marient avec! » Dix ans plus tard, je recevais, à Paris,
- le costume soigneusement empaqueté, accompagné d’une lettre où la fermière disait mélancoliquement : « Monsieur, j’ai marié toutes mes filles, et pas une n’a voulu mettre mon beau costume rouge, car ce n’est plus la mode ; j’aime mieux vous l’envoyer pour que yous en preniez soin, que de voir mes petits-enfants le vendre au chiffonnier! »
- Cette anecdote peint mieux que de longues dissertations l’état actuel d’esprit du paysan : partout, c’ett la même chose ; de la Manche à la Méditerranée, des Alpes aux Pyrénées, tout le monde veut s’habiller de la même façon, tandis qu’au-trefois chacun tenait à proclamer fièrement, en arborant un costume particulier, le nom de sa chère commune natale, de sa petite patrie.
- Les causes qui ont amené cette transformation du goût sont nombreuses.
- Bonnet d’Avranclics.
- (Musée ethnographique du Trocadéro.
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- La multiplication et ta facilité des moyens de transport, en étendant le cercle des relations, la diffusion des journaux en répandant des idées nouvelles, ont contribué largement à préparer l’unification des costumes; d’autre part les garçons en butte aux railleries du régiment, et les tilles endoctrinées par les pompeux et sots propos entendus à l’office, ont rapporté au pays les habitudes des villes et le mépris de toute originalité; enfin la propagande effrénée des grands magasins de
- 1 i '3
- 1. Costume de marié de Plougaslcl. — 2. Costume de petit garçon de Elliant (Finistère).
- 3. Costume de mariée de Pont-l’Ahbé. — 4. Costume de petite fille de Elliant.
- 5. Costume de fillette de Plougaslcl.
- Costumes bretons.
- (Collection de Mme Paul Lemonnier.)
- la capitale, les efforts incessants des commerçants de province pour rivaliser avec eux, ont propagé dans les campagnes une absurde conviction de la supériorité du goût des citadins; et de tout cela il est résulté que le respect séculaire des traditions a été détruit et supplanté par l’obéissance passive au despotisme de ce qu’on appelle « la mode » et que l’idéal du paysan est aujourd’hui d’être vêtu « comme tout le monde ».
- Noble ambition, en vérité, qui ne peut avoir d’autre résultat que de substituer partout la monotonie à la variété, la platitude ennuyeuse à l’individualité pittoresque !
- Il est permis aux artistes, aux poètes, à coup sûr, de les regretter, ces vieux
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- costumes qui jetaient une note si personnelle, si caractéristique et si amusante dans nos paysages divers ; qui s’harmo-/f-C nisaient si merveilleusement avec la tonalité de Jq/f chaque région; dont 1 esthétique était si propice à faire valoir les mérites et les avantages de chaque type féminin, qu’en bien des pays c’était à lui que les femmes devaient surtout leur réputation de beauté et qu’elles l’ont perdue en l’abandonnant pour les horribles produits de la « nouveauté » industrielle !
- 11 est permis aussi aux historiens, aux ethnographes, de déplorer leur disparition, car, grâce à la fixité des traditions qui perpétuaient leurs formes, ils constituaient des documents précieux, bien plus sérieux qu’on ne croit généralement, pour l’histoire des origines, des parentés, des migrations des peuples. La saie et la braie gauloises n’ont-elles pas été conservées sans modifications jusqu’à nos jours chez leurs petits-fils? L’allure mauresque des vêtements en usage dans certains villages de la Maurienne n’avait-elle pas frappé les observateurs bien avant que l’étude de leur langue eût révélé que c’étaient les descendants d’anciennes tribus sarrasines? les descendants des colons espagnols établis sur nos côtes ne se reconnaissent-ils pas actuellement à leur costume? les broderies qui ornent les plastrons ou les robes dans quelques campagnes sauvages ne reproduisent-elles pas encore fidèlement les dessins symboliques et mythiques apportés jadis par leurs ancêtres des contrées orientales dont ils étaient originaires?
- Malheureusement tout cela disparaît avec une incroyable rapidité et on aurait bien de la peine à enrayer un mouvement que, dans leur naïveté, les gens simples, imaginent être un progrès : l’activité louable des sociétés folkloristes, des comités de décentralisation qui surgissent partout, arrivera-t-elle à sauvegarder l’existence des quelques costumes encore en usage, nous le souhaitons vivement, sans trop oser y croire, sauf peut-être dans les localités (comme Arles, les Sables, Bethmale, Fouesnant, etc.), où elle aura pour complice puissante la coquetterie si légitime et si bien avisée
- Costume auvergnat.
- [Musée de Clermont-Ferrand.)
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- des femmes; mais on ne peut vraiment guère espérer que leur action soit assez puissante pour ressusciter et remettre en vogue les ajustements, maintenant disparus, traités par la jeunesse d’oripeaux ridicules et même oubliés.
- Adieu! disparaissez, coiffes de nos grand’mères !
- C’est encore, avec vous, le passé qui s’en va!
- 11 est trop tard pour revenir en arrière. Les ineptes refrains des cafés-concerts ont partout remplacé les larges et poétiques chants populaires; les absurdités dépravantes des romans-feuilletons ont pris aux veillées la place des légendes rustiques; la polka hier, le cake walk demain, supplantent les fandangos, les bourrées, et les jambados, les costumes disparaissent sans retour et bientôt, de la plupart, il ne restera d’autres traces que les spécimens conservés dans les Musées et les reliques recueillies par les collectionneurs en fouillant les armoires aux défroques des vieilles paysannes ! Aussi ces témoignages d’antiques coutumes vont-ils devenir de plus en plus rares et précieux. Plus d’un de ces brillants et curieux costumes qu'on examinait avec tant d’intérêt au Musée ccntennal avait nécessité, pour être reconstitué, de bien longues et patientes recherches qui firent grand honneur aux érudits observateurs qui les avaient menées à bien : c’est à ces chercheurs, maintenant, qu’incombe la tache de fournir aux savants, aux artistes, les documents leur permettant de poursuivre leurs études et d’évoquer ce passé, en réunissant et mettant sous les yeux du public et des travailleurs les éléments épars des costumes disparus, les quelques survivances encore saisissables parmi les ajustements modernisés en usage actuellement, les coiffes et les trop rares vêtements dont la forme traditionnelle s’est perpétuée jusqu’ici intacte chez les habitants d’un bien petit nombre de villages isolés de la Bretagne, de la Vendée, de la Savoie, des Pyrénées ou du Midi, et en se consacrant à cette tâche ils auront bien mérité de la Science et de la Patrie.
- A. LA1NDR1N.
- Bonnet de La Rochelle.
- Musée ethnographique du Trocadéro.)
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- Catalogue des costumes locaux
- Costumes alsaciens.
- Vingt-deux bonnets de la basse Alsace, dont seize à paillettes ou à broderies ’or et d’argent, les autres en soie noire (bonnets de veuves), etc.
- Costumes d’Auvergne. [Musée de Clermont-Ferrand.)
- Trois fichus de soie brodés, avec guimpes. Devant de corsage à paillettes.
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- Trois dessins de Théophile Schüler, représentant des costumes de paysan et de paysanne de la basse Alsace.
- ('Collection AI. Edouard Bræunig.)
- Costumes bretons.
- Trois gilets de drap ornés de broderies.
- Veste de marin en cuir jaune.
- Quatre pantalons en gros lainage.
- Chapeau breton, feutre noir.
- Deux paires de guêtres en drap.
- Corsages de femmes, en drap brodé.
- Coiffes et cols de femmes, en lingerie.
- ('Collection de AI. Henri Cain.)
- Quatre bonnets alsaciens pailletés.
- (Collection de AI. L. Duchalel.)
- Costume des environs de Thiers; chapeau de paille dit armille.
- (Musée de Clermont-Ferrand.)
- Costumes paysans de VIle-de-France.
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- Fuseau en bois sculpté, avec costume de femme lorraine. 'xvme siècle.''
- Musée ethnographique du Trocadéro.)
- Deux jupes mirliton, paysanne des environs de Paris (dix-huitième siècle).
- Trois fichus rouennerie et deux fichus brodés (dix-huitième siècle).
- Coiffe dentelle et bonnet de tulle (dix-huitième siècle).
- ('Collection de AIme Andis-Gustave Flaubert.)
- Costumes bretons.
- Costume de mariée de Pont-l’Abbé (Finistère).
- Costume de marié ou de garçon d’honneur de Plougastel-Daoulas (Finistère).
- Costume de petite fille de Plougastel-Daoulas, porté seulement jusqu’à l’âge de onze ou douze ans.
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- Costume de petit garçon, fait et brodé à Elliant (Finistère).
- Costume de petite fdle du même village.
- Porte-pipes, cuillères, couteaux, pinces à feu, brochettes, tricots, épingles
- en plomb, faits à Plougastel-Daoulas et à Iluelgoat, sabots faits à Saint-Pol-de-Léon et bonnet-collerette de poupon, fait à Elliant.
- ('Collection de Eve Paul Lemonnier) (1).
- Costumes et bonnets alsacien
- Série de cinquante bonnets de la Basse -Alsace. Bonnets de soie et de velours noirs ou de couleur, la plupart ornés de paillettes. Bonnets de femmes, bonnets de veuves avec ou sans brides.
- Six devants de corsages en soie de couleur, avec ou sans paillettes.
- Jupe alsacienne, en drap rouge, ornée d’une bordure verte à fleurs.
- Costume complet d’Alsacienne. Jupe, corsage, coiffure à grand nœud.
- ('Collection de M. Eugène Milntz.)
- Costumes auvergnats.
- Costume de femme de Saint-Bonnet (environs de Riom), avec un pendant de cou en or, désigné sous le nom de Saint-Esprit.
- Costume d’homme de Saint-Bonnet (environs de Riom), avec un petit barillet nommé barlet ou bousset.
- Costume de femme des Garniers (environs de Thiers), avec 1° le grand chapeau en forme de disque plat désigné sous le nom d’Armille; 2° pendant de cou, or et émail, désigné sous le nom de Saint-Esprit; 3° chaîne d’argent,
- Sabot de Bethmale (Ariège). Musée ethnographique du Trocadéro.)
- Costume de Saint-Bonnet (près Riom).
- (Musée de Clermont-Ferrand.)
- (î) Cette collection a été donnée en partie, après l’Exposition, au Musée ethnographique du Trocadéro.
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- dite ceinturon (marque de la maîtresse de maison), passée autour de la
- taille.
- Costume de femme de la montagne, des environs de Riom, avec pendant en or dit Saint-Esprit, quenouille à fder la laine et porte-quenouille en cuivre.
- Costume de femme de Latour-d’Auvergne, avec cercle en cuivre servant à maintenir la coiffure, nommé serre-malice.
- Paire de sabots des bords de la rivière d’Allier, chaussures de pêcheurs et maraîchers, encore en usage.
- .1lusée de Clermont-Ferrand, il/, Vimont, conservateur.)
- Costumes bressans et maçonnais.
- Six chapeaux de paysannes de la Bresse et de la Bresse mâconnaise, avec les bonnets appareillés.
- Quatre bonnets d’enfants garnis de dentelles et pailletés d’argent (Bresse et Maçonnais).
- Tablier de Mâconnaise, coton blanc brodé.
- Deux cols pour le costume de Mâconnaise.
- Quatre gorgerettes, soie de couleur, pailletées (costume de Mâconnaise).
- Deux petites vestes d’enfants soutachées.
- (Collection de il/. Alphonse Portier.)
- Chapeau bressan.
- (Musée ethnographique du Trocadéro.)
- Costumes normands.
- Bonnet de Bethmale (Ariège).
- (Musée ethnographique du Trocadéro.)
- Cinq pantalons à pont : 1° marron chiné ;
- 23 marron chiné bleu; 3° granité; 4° velours bleu; 5° coutil bleu
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- Six gilets : 1° peluche à bandes rouges et vertes; 2° crème dessin craquelé,
- semis de fleurs; 3° jaune à carreaux; 4° peluche, bandes rouges et blanches; 3° bandes rouges, jaunes, grises et fleurettes; 6° crème, semis de fleurs.
- Camisole de matin, fond blanc, points bleus et rouges.
- Veste de garçon, en droguet bleu.
- Deux jupons avec tailles : 1° fond noisette à fleurs; 2° rayé rouge, bleu et noir.
- Jupon violet, dit Monseigneur (Cotentin).
- Taille rouge.
- Dix corsages : 1° indienne violette ; 2° à fleurettes; 3° indienne à trèfles violets; 4° lie de vin; 5° semis de pois; 6° vert foncé; 7° lie de vin; 8° noir; 9° noir à bandes de velours; 10° brun.
- Robe de fillette, fond rouge, rayures bleues, avec corselet violet.
- Corselet coutil blanc, semis d’œillets.
- Deux pointes : 1° fond prune à grandes fleurs; 2° effilé noir.
- Bonnet de Massat (Ariège). Musée ethnographique du Trocadèro.)
- Mantelet rouge vif, à longue pointe, bordé d’un volant (pays d’Augc)
- Cornet à bonbons, en étoffe pailletée (industrie mâconnaise). (Musée ethnographique du Trocadèro.)
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- DEUXIÈME PARTIE
- CLASSE 86
- ACCESSOIRES DO COSTUME
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- époques 1820, i83o, i85o.
- 'Collection de Mme II. Lavedan.)
- L’OMBRELLE
- illes émancipées du parapluie, proches parentes de l’éventail, ouvertes ou fermées, claires ou sombres, vastes ou minuscules, pauvres, longues ou brèves, à franges ou à volants, riches ou en coupole, en cloche, en pagode, en toit plat, floconneuses, mousseuses, vaporeuses, ou bien tendues, ou miroitantes comme
- Ombrelle Louis XV, en paille.
- (Collection de Mme IL Lavedan.)
- des boucliers desoie, les ombrelles sont adorables.
- Quel féminin caprice imagina de mettre au bout d’une badine ce quelque chose qui tient de l’aile, du bouquet de fleurs, de l’abat-jour et du jupon? Car l’ombrelle a beau se porter sur la tête, c’est presque un « dessous » par le frou-frou de ses dentelles, le rose et le bleu de ses tulles, au bas desquels on est parfois étonné d’apercevoir un fin visage, plutôt que deux jambes de ballerine.
- Ombrelle, époque de la Révolution. (Collection de M™e II. Lavedan.)
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- Il faut remercier M. Georges Cain d’avoir eu l’esprit de ménager, en belle place, à l’Exposition, une de ses plus jolies cages à tous ces grands oiseaux d’autrefois. Ces ombrelles rétrospectives étaient une évocation mélancolique et légère du siècle où elles se rappelaient encore avoir vécu. On voyait celle dont le dôme de
- soie verte avait abrité le teint chaud, la nuque flexible et dorée de Joséphine, et celle, en toile blanche brodée du chiffre impérial, que Marie-Louise tint souvent au-dessus du front de bébé césarien qu’avait le roi de Rome. On en voyait d’autres, de toutes les formes et de toutes les façons, qui, moins historiques, auraient eu pourtant bien des histoires à nous raconter, depuis celles de la Régence jusqu’à celles du Consulat. Quelques-unes, rayées comme des corsages de Rebucourt ou des pantalons de Valmy, se tenaient
- Polonaiie de toile bleue cl- blanche venmceiee o’&rruc aplat de bandes de toile peinte de toutes couleurs fur fond blanc .
- -d Parir oiï Æjvtauàr etRapilhj, rug a la. Ttlb de t \ru&Biav , AP-J),Jt.
- Epoque Louis XVI.
- graves, à l’écart, surprises d’ètre encore vivantes, de n’avoir pas été brisées par le grand coup de vent qui souffla de 1790 à thermidor, au point qu’on ne pouvait, sans danger d’être décoiffé, traverser la place Louis-Quinze. Et celles-là me retenaient. Je leur demandais, sans que la foule m’entendit : « Sur quelles épaules, sur quelles gentilles mains gantées de « mitaines à la Nation », sur quelles vaillantes petites têtes, qui peut-être furent coupées, avez-vous versé votre fraîcheur, ombrelles tricolores
- Ombrelles Directoire, Consulat, Empire.
- (Collection de Mme II. Lavedan.)
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- de la Révolution? Avez-vous vu Robespierre? Étiez-vous au Champ de Mars, aux pompes de Voltaire et de Marat? Parlez-moi, ombrelles ci-devant! » Elles ne m’ont jamais rien dit, mais j’ai fait la réponse pour elles. Et, si ces revenantes m’ont impressionné, d’autres, plus sages, m’ont, attendri : ce sont les douillettes « marquises » de nos grand’mères qui se rabattaient en écrans et se fermaient, ainsi que des compas, avec de longs effilés comme des oreilles de Kings’charles.
- Ah ! rendez-moi la puérilité charmante et compliquée de leurs ressorts, le bruit qu’elles faisaient en s’ouvrant et en vous pinçant l’index, rendez-moi leurs petits glands, leurs anneaux d'ivoire, les pendeloques de corail au bout de chaque baleine, et leurs manches pavés de turquoises, tarabiscotés comme un bijou balzacien, dans
- Modes du premier Empire.
- (D’après Carie Vernet.
- lequel, à son choix, la duchesse de Maufrigneuse trouvait un lorgnon, une cassolette ou un porte -lleur! Elles étaient si mignonnes et tenaient si peu de place ! On les découvre aujourd’hui sous le linge, au fond des armoires de famille, dans des cartons de souliers de bal ou des boîtes à gants. Souvent des noms sont écrits au crayon, sur le couvercle : Grand’mère, tante Agathe, Margoton, Et presque toujours elles sont restées fraîches, comme neuves, bien enveloppées dans du papier de soie, nous faisant deviner
- Ombrelles Empire, Directoire, Louis XVI.
- {Collection de Mma II. Laveclan.)
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- la douairière aux anglaises toutes blanches qui garda jusqu’à la mort le soin
- et le respect de cette relique de sa jeunesse. Et puis, après avoir été au soleil, à la pluie, au vent, à la poussière, à la tristesse, à la joie, après avoir passé, gracieuses, à l’arrière des calèches à la daumont ou à la barre des ombrelle 1845.
- yoles, pas très loin (Collection
- , de Mme IL Lavedan.)
- d un cygne, sur les
- lacs, elles finissent leurs jours sous le verre des vitrines, dans la promiscuité d’une collection, rassemblées toutes là, venues des quatre coins de Paris, de la pro-
- ( ( . Marquise en Chantilly,
- (jju'te Je [Arkafe ccfue J/Jcnu, clcOrodr^iunJ eeo&Jau.OnwrcUe Je V 1 n C e et du second Empire.
- An VIII monde, om- , (Collection
- de Mme IL Lavedan. )
- brelles de la
- semaine et du dimanche, des rues et des bois, comme les chansons, ombrelles des fêtes publiques et des revues militaires, des Longchamp et des Tuileries, du Faubourg et des faubourgs... On vient, on s’arrête près d’elles, on regarde, on s’en va... Les gens positifs s’écartent, font la moue : « Ce n’est pas amusant, c’est du vieux chiffon. Allons voir la métallurgie. »
- En effet c’est du vieux chiffon, du vieux ruban, « du passé à la toilette », si vous voulez. Mais c’est du passé !... Et, sans le passé...
- Henri LAVEDAN.
- Ombrelle Chantilly noir, second Empire. (Collection de Mme II. Lavedan.
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- COLLECTION DE M. FLAMENG
- Phototypie Berthaud, Paris
- Vitrine de gants, bottes, etc
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- xive siècle.
- xve siècle.
- LE GANT ET LA CHAUSSURE
- L’Exposition rétrospective du costume peut nous donner une idée très suffisante de la transformation du gant et de la chaussure, depuis plus d’un siècle; les nombreux spécimens qui s’y trouvent exposés, les gravures, nous montrent les changements qui se sont opérés dans l’art de revêtir la main et le pied.
- La main est après l’œil et la bouche la partie la plus belle et la plus indispensable du corps humain; elle exécute nos volontés, elle traduit nos pensées, elle met en action nos désirs, elle frappe ou caresse; par ses gestes elle accentue nos paroles; elle est spirituelle ou bête; par sa forme nous pouvons presque décou\rir le caractère et la condition sociale des individus. La beauté de ses proportions et de ses contours, la finesse de son épiderme sont infiniment rares et précieuses. Aussi, de toutes les époques, l’on semble avoir cherché les moyens de protéger la sensibilité et la finesse de sa peau contre les intempéries et la rigueur des saisons et, plus tard, on a voulu la garantir contre la contagion des terribles maladies du moyen âge.
- Ilomère fait porter des gants à Laërte. Pline en donne à son secrétaire pour le préserver du froid; il semble, malgré cela, que le gant ne fut guère en usage
- Gants épiscopaux, xvii' siècle.
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- pendant l’antiquité ; il se manifeste sous ses diverses formes pendant la période Byzantine; mais, c’est à partir du huitième siècle qu’il devient d’un usage constant parmi les gens de condition.
- Les gants sont, alors, des objets de grand luxe; faits de soie, de tricot ou de peau, ils se couvrent de somptueuses broderies. Aux quinzième et seizième xvil6 siècle (Portugal), siècles, on y ajoute des manchettes ou des crispins sur lesquels on brode de fastueux dessins en or ou en argent; on les garnit de rubans, de perles et de pierres précieuses.
- Sous Louis XV, le gant se simplifie tout à coup. Pour les hommes, il est en
- xve siècle.
- peau de différentes cou-moins ajusté que de nos semblable dans sa forme que nous portons mainte-orné sous Louis XVI, il est sins imprimés, pourtant il faine et le miton régnent en fil, mitaines en soie, en mettent aux doigts de se main toute sa gajeté, tout en valeur les belles pierres,
- Louis XVI.
- leurs, tout uni, un peu jours, mais absolument et sa construction à ceux nant. Le gant féminin reste en peau, recouvert de desest peu employé; la mi-impérieusement. Mitaines velours, mitaines qui per-mouvoir, qui laissent a la son esprit, et qui mettent les perles rares richement
- enchâssées danê des bagues. L’Exposition rétrospective du costume nous a montré plusieurs exemplaires de ces mitaines remarquables dont l’usage s’est, conservé jusqu’à nos jours, tout en se simplifiant et en devenant la démocratique mitaine de fil.
- Gants épiscopaux, xvi® siècle.
- Sous le Directoire, apparait le gant long, en
- peau ou en toile, montant jusqu’à l’épaule ; sous l’Empire, il est moins long, mais, avec la Restauration et le règne de Louis-Philippe, la richesse et la fantaisie dans la forme et la décoration des gants disparaissent à tout jamais.
- Empire.
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- Le pied est, après la main, le plus beau et le plus utile de nos organes mouvants; il est une chose rare et charmante quand la forme en est belle, il a des admirateurs passionnés et le soin de le vêtir, de le garantir, est un art très subtil et très délicat. L’histoire de la chaussure demanderait une longue étude : celui qui la collectionne, plus heureux que l’amateur de gants, peut aisément alimenter ses vitrines, car, le cuir ayant résisté aux attaques des années, nous possédons des spécimens de presque tous les temps.
- L’Exposition rétrospective commence au moment où la chaussure masculine
- Jeton de cordonnier parisien.
- (xvme siècle.)
- (Collection de M. II. Sar riau.)
- Jeton de la corporation des
- cordonniers parisiens. (xvme siècle.)
- (.Epoque du Consulat.)
- devient extrêmement simple, à la fin du dix-huitième siècle, quand l’homme porte le soulier à boucle et la galoche et quand la femme abandonne l’excentrique et
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- spirituel talon Louis XV. Les modes anglaises viennent de faire leur apparition. Rousseau prêche la simplicité et le retour à la nature, tous les ajustements pompeux sont abandonnés. Adieu les richesses et les falbalas! adieu les volumineux paniers et les corsets construits comme des cuirasses ! adieu les coiffures
- Louis XV.
- monumentales, adieu la poudre et les mouches! le talon, gainé de cuir blanc, redevient raisonnable ; il se fait modeste, sentant qu’il va bientôt disparaître. C’est le règne de la soie, des étoffes changeantes ou à lignes; le soulier de cuir est abandonné aux grisettes et aux femmes du commun. La soie triomphe, soie puce, soie gorge de pigeon ou multicolore, soie mordorée, bien faite pour garder la petitesse et la grâce du pied. Le soulier, encore pointu, n’est plus orné de
- LA CORDONNIÈRE
- (D’après une lithographie de Vallon de Villeneuve.)
- ces poulaines, qui, sous le règne précédent, l’avaient rendu particulièrement incommode.
- Sous la République, il conserve à peu près les mêmes formes; seulement il manifeste, il devient patriotique, souvent il est tricolore, ou bien il est ami des devises, la mode du jour. Au début du Directoire, le talon s’abaisse de plus en plus, la semelle des souliers féminins s’élargit sous le cou-de-pied, tout en restant
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- très pointue ; l’empeigne de soie, ou en peau de différentes couleurs, est ornée de dessins et de broderies d’or, assortis à la couleur des bas et des robes.
- Enfin arrivent le Consulat et l’Empire ; le talon, seul reste de l’ancien régime, disparaît pour longtemps; les costumes, dessinés par David, d’après l’antique, ne
- Restauration. Louis-Philippe.
- Louis XVI,
- s’accommodent plus de ce joli accessoire. Il n’y a plus que des soupçons de chaussures : des souliers en satin ou en soie, d’une telle délicatesse, d’une telle fragilité, que les femmes s’estiment heureuses de pouvoir les porter tout un jour. Les comptes de l’impératrice Joséphine nous montrent quelle consommation une élégante pouvait faire de ces ombres de chaussures. Sous le Consulat, le soulier,
- Louis XVI. Louis XVI.
- quoique sans talons, reste toujours pointu ; il est orné de rubans qui s’enroulent autour de la jambe ; il épouse le pied comme un gant très ajusté ; cela lui donne une élégance incomparable; jamais il ne fut plus joli, plus coquet, plus lui-même, jamais sa forme ne fut plus respectée.
- L’Empire élargitle bout de la chaussure et rétrécit les rubans qui ne s’attachent plus qu’au-dessus de la cheville ; enfin la Restauration invente la bottine : bottine en soie, en drap ou en étoffe de couleur que surmonte gaiement le bas blanc, cher à nos pères. La seconde République et le second Empire, tout en conservant les bottines d’étoffes, adoptent le vernis qui remplace pour les richesses d’autrefois.
- Sous Louis XYÎ, pendant la Révolution et le commencement de l’Empire, les hommes sont admirablement chaussés. Quoique simples, les bottes qu’ils portent sont des œuvres d’art : souples et ajustées, elles dessinent le pied sans presque
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- faire de plis. La botte à revers, d’une seule pièce, sans couture, est prise dans le jarret du veau; extrêmement souple pour laisser passer le pied, elle est très pointue et presque sans talons ; militaires et civils la portent avec une égale ardeur et cela donne à leur démarche une élégance, une noblesse qui se perd, dès que la chaussure s’alourdit, à la fin de l’Empire. Depuis Louis-Philippe, le vernis a régné, tristement accompagné de l’élastique.
- Quoi qu’il en soit de ces modes, il y aura toujours des gens pour adorer cette petite chose charmante et frétillante qui s’agite, au bord des jupes, et que l’on appelle un joli pied : il y aura toujours des amateurs qui jugeront l’élégance d’une femme d’après la finesse de ses chaussures et la façon dont elle les porte ; il y aura toujours des amoureux de mains gantées, et quelle que soit la forme des gants et des souliers, biscornue, ridicule ou gracieuse, les femmes qui les mettent sauront toujours se faire aimer et trouver charmantes par leurs contemporains.
- François FLAMENG.
- Louis XV.
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- Chapeaux Louis XVI.
- LES CHAPEAUX
- Vignette-adresse de marchand chapelier. (Epoque du premier Empire.)
- LE CHAPEAU D’HOMME
- Vous le savez bien !
- LE CHAPEAU DE FEMME
- Mais non, je vous assure.
- LE CHAPEAU ü’hOMME
- La scène se passe un matin à l’Exposition universelle, dans une vitrine de la Rétrospective ; les salles ne sont pas encore ouvertes.
- LE CHAPEAU DE FEMME [enjoué).
- Bonjour !
- le chapeau d’homme (tristement). Bonjour !
- LE CHAPEAU DE FEMME
- Qu’est-ce qui vous arrive?
- Jeton de la corporation des chapeliers parisiens (1765).
- Vous n’entendez donc pas, du matin au soir, ce que dit le public en regardant nos vitrines?
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- LE CHAPEAU DE FEMME
- Mais il est très gentil, le public. '
- LE CHAPEAU D’HOMME
- Pour vous, je le comprends; autrement, il serait sans excuse.
- le chapeau de femme {minaudant).
- Toujours galant, vous ne changez pas.
- LE CHAPEAU D’HOMME
- Hélas! non, je reste toujours aussi laid.
- LE CHAPEAU DE FEMME
- Ce n’est pas ce que je voulais dire.
- LE CHAPEAU d’hOMME
- Je le sais, mais avouez que j’ai raison de m’indigner, car, pauvres chapeaux d’homme que nous sommes, on nous fabrique disgracieux au possible.
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- le chapeau de femme (cherchant à le consoler).
- Oh! vous exagérez...
- LE CHAPEAU D’HOMME
- Hélas! non, c’est la triste vérité. Tandis que vous, le chapeau de femme, apparaissez frais, divers et provocant, tandis que de véritables artistes, comme les Yirot et les Reboux, ont inventé mille façons de vous rendre aussi joli de forme que raffiné de tons, nous « les tuyaux de poêle », voilà cent douze ans que nous restons immuables en notre hideur!
- LE CHAPEAU DE FEMME (plein
- de commisération).
- Vous vous frappez !
- LE CHAPEAU D’HOMME
- Bah ! ne craignez pas de me froisser, je suis habitué à supporter toutes les bourrasques...
- {Un long silence.)
- Gravure de Debucourt. (Modes et manières du jour.)
- le chapeau de femme {cherchant à détourner la conversation).
- C’est la première fois, je crois, que nous sommes abrités par les mêmes
- Jeton de la corporation des modistes-plumassières. — (Epoque Louis XVI.)
- (Collection de M. II. Sarriau.)
- vitrines.
- LE CHAPEAU D’HOMME
- Et la comparaison devient pénible !
- LE CHAPEAU DE FEMME
- Mais...
- le chapeau d’homme {nerveusement).
- Comment du reste pourrait-il en être autrement? Sauf ce vieux feutre
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- Louis XIII, qui reste fièrement en son coin, la plume sur l’oreille, que montrons-
- » " nous aux visiteurs, comme spécimen de
- notre beauté?... le Haut de Forme!!! droit, évasé, conique, à bords plats, à larges bords, mais toujours le Haut de Forme, noir, triste et bête!
- s/n s.
- é'swt/ssns’ Xl'tr/vj-e.
- (,63)
- è fé/fle t)isst Jéef/sie, /flomssieJ-
- LE CHAPEAU DE FEMME (SCLllS conviction). Mais non, mais non..r
- le chapeau d’homme (s’exaspérant).
- Et si encore nous étions commodes ! mais pas le moins du monde! J’entends parler les gens que nous coiffons, et si vous saviez comme ils nous traitent, c’est déplorable !
- LE CHAPEAU DE FEMME
- Ne vous affligez pas; certainement, d’ici peu, quelques gens de goût prendront la résolution de vous arracher à ce hideux modèle, pour vous retransformer en ces feutres aux ailes souples qui encadrent le visage, ne s’abîment pas
- An VIII.
- selon le goût de ceux qui les
- portent, prennent des airs fiers,
- joyeux ou conquérants.
- qÜ LE CHAPEAU D’HOMME Hélas ! si vos vœux pouvaient se réaliser! mais... fa
- jCoéâùre du haut- Raugj . LE CHAPEAU DE FEMME Bonnette an^lo-ameriquaiat
- [ Espérez ! 11 paraît que les
- Louis XVI.
- Louis XVI.
- jurys de l’Exposition universelle se composent des plus hautes
- sommités de la science, des lettres et des arts de tous les pays, je suis
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- certaine que vous allez avoir un moment de joie, car il est impossible que
- ces gens que l’on dit indépendants, très artistes et fort intelligents, n’aient
- Coiffure Empire.
- (Collection de M. Henri Cain.)
- pas cherché à faire montre de goût en répudiant une mode imbécile.
- LE CHAPEAU D’HOMME
- Merci de ces bonnes paroles, je reprends courage. {Bruit de pas dans les galeries.)
- LE CHAPEAU DE FEMME
- Et justement, j’entends un gardien prévenir son camarade que le jury va parcourir nos salles.
- LE CHAPEAU d’hOMME
- Chapeau haut de forme
- Comme je suis ému!... ,Jî?20?.’
- ° (Collection
- de M. S. Dervillé.).
- [Au bout d'un instant, le chapeau d'homme glousse un profond soupir, car il voit défiler devant lui savants, artistes et industriels, coiffés
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- de l'immuable tuyau de poêle, et il se rend compte, le malheureux, que, depuis plus d'un siècle, la France a pu faire la Révolution, lever quatorze armées, balayer les trônes au pas de charge, changer la carte de l'Europe, subir des revers effrayants, puis étonner le monde par son prodigieux relèvement, mais qu’elle n’a pu, et ne pourra de longtemps, se débarrasser de cette chose bête, vilaine, incommode, ridicule, triste et noire qui s'appelle « Le Haut de Forme ».)
- Henri CAIN.
- Coiffure Louis XVI. (D’après Janinet.)
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- Ivoire de Dieppe ajouré, à dessins de mosaïques, coupé de trois médaillons enrubannés présentant les effigies de Henri IV. Sully et Louis XV. (xvme siècle.)
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- Miniatures représentant des poètes du xvue siècle.
- Jeune élégante au spectacle, avec sa lorgnette à la main, i Email
- du xvme siècle.)
- Miniatures représentant des poètes du xvii6 siècle.
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- d’après Lancret : la partie de tric-trac ;
- l’après-dînée ; conversation galante.
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- COLLECTION DE MME Alfred HEYMANN
- Lorgnettes à un seut tirage (Époque Louis XV et Louis XVI).
- Lorgnettes à plusieurs tirages (Époque du Directoire). — Au centre, émail du XVIIIe siècle.
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- Atelier de lunettier.
- (D’après Y Encyclopédie méthodique.)
- LES LORGNETTES
- Tandis que la lunette géante, la grande lunette de 1900, s’installait au Palais de l’optique, les petites cousines du monstre — je veux dire les lorgnettes anciennes — trouvant le voisinage opportun, s’en allèrent chercher fortune à l’autre bout du Champ de Mars et réclamèrent leur admission au Musée centennal du Costume.
- Le Comité risqua d’abord quelques objections pour la forme :
- « Vous êtes des instruments d’optique, non des accessoires de toilette... » Mais nos lorgnettes s’entê-, tèrent et ce fut l’éternelle dispute : « Je suis oiseau :
- Etui, xvme siecle.
- (Collection voyez mes ailes! »
- de Mme Alfred Heymann.) . .. , . .. -,
- « Messieurs, dirent les nouvelles venues, regardez-nous sans parti pris. Nous sommes des bibelots charmants, à qui l’art des deux derniers siècles a laissé sa plus fine empreinte. Voyez nos montures précieuses,
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- nos corps de galuchat, de laque et de vernis Martin. Et puis, Messieurs, écoutez donc! Dans chacune de vos vitrines, on nous reconnaît, on nous appelle: ces petits sacs à paillettes nous ont promenées jadis, de théâtre en théâtre; ces gants nous ont frôlées sur le rebord des loges de la Comédie italienne et nous avons flirté avec ces éventails, dans le ridicule des Merveilleuses... Allons! c’est ici notre place ! nous sommes déjà de la maison. »
- Les plaideuses étaient si jolies qu’elles eurent vite gagné leur procès et voilà comment le public put admirer, dans les galeries de la Classe 86, une collection de lorgnettes, la plus riche qui soit au monde.
- La plus riche, mieux encore : la seule — car c’est là, croyons-nous, une série encore inédite, à laquelle nul n’avait pensé. Par ces temps de bibelotmanie où l’on collectionne les étuis, les tabatières, les boîtes à mouches, tout jusqu’aux moindres affiquets, l’omission semblera bizarre. Mais les choses sont comme les hommes, il s’en trouveront le destin est de demeurer incomprises... La lorgnette le serait encore, si une femme de goût et de savoir ne s’était prise de passion pour elle et n’avait conçu le projet de la faire sortir de l’ombre.
- Avec l’ardeur des inventeurs — dans le domaine de l’art et de la curiosité, trouver un coin inexploré, n’est-ce pas vraiment découvrir? — Mme Alfred Heymann se mit à l’œuvre, fouillant les boutiques d’antiquaires, poursuivant le gracieux bibelot que l’attention des amateurs avait dédaigné jusqu’alors. Maintenant la série est complète : loupes ; besicles, lorgnons, lorgnettes, la chercheuse a su réunir plus de cinq cents pièces différentes — tout le pittoresque arsenal de la myopie et de la presbytie à travers les âges.
- Et non contente de posséder, Mme Alfred Heymann a voulu connaître. Etudiant les livres spéciaux, parcourant les romans, les mémoires, les chroniques du siècle
- Vignette-adresse d’opticien. (Epoque Louis XVI.)
- Lorgnette avec montre. (Collection de Mme Alfred»Heymann.)
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- dernier, elle a recueilli mille documents sur l’histoire de la lorgnette. L’ouvrage qu’elle en a tiré — monographie charmante, sérieuse, définitive, — est malheureusement de trop longue haleine pour pouvoir figurer dans le présent rapport, mais la bonne grâce de son auteur nous a fourni les éléments d’une notice beaucoup plus modeste, qui aura,' du moins, le mérite de porter sur un sujet nouveau. \
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- L’origine des lunettes ne remonte qu’au début du dix-septième siècle.
- Depuis longtemps déjà, nos aïeux se servaient de grosses loupes, garnies d’écaille, de besicles, maintenues à califourchon sur le nez par une monture lourde et gênante, mais la combinaison des verres optiques dans un tube était encore à découvrir, en l’an de grâce 1606, et les savants de l’époque ne paraissaient guère y songer.
- Heureusement le hasard est un physicien qui dame le pion à ses collègues.
- Maintes fois, il a fait ses preuves. Si une pomme n’était pas.tombée aux pieds de Newton, si Archimède, un jour d’été, n’avait pas eu la fantaisie d’aller se promener aux bains-froids, voyez où en serait la science.'La plupart des grandes découvertes sont dues à un premier Empire, caprice du sort, et souvent le progrès (Collection de
- A. Ileymann.)
- choisit comme artisan non un alchimiste à grande barbe, non pas même un bon praticien, mais le premier venu, un enfant... Tel fut le cas, pour les lorgnettes. Ecoutez plutôt leur histoire.
- La scène se passe à Middelbourg, dans la boutique de Lippersay, maître lunet-tier hollandais. Le père travaille, les enfants jouent, et, comme on ne les surveille pas, ils touchent à tout, les jeunes drôles! Deux verres se trouvent sur l’établi, l’un concave et l’autre convexe. Nos gamins ont l’idée de les placer face à face, dans le vitrage à guillotine qui donne jour sur la rue, et de regarder au travers. Mettant.au point, sans s’en douter, ils les rapprochent, ils les éloignent; un peu plus, ils vont se lasser, quand soudain l’un d’eux pousse un cri ! Ce qu’il a vu
- Canne-lorgnette à compartiments.
- (Epoque Louis XV.)
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- frise le miracle : l’église, qui se trouve au bout de la ville, a l’air d’entrer dans la boutique, le coq du clocher devient autruche et l’aiguille de l’horloge pourrait presque servir de hallebarde au suisse ! Attiré par le bruit, le père se lève, interroge, constate le phénomène et s'empresse de fixer les verres dans un tube, sans changer leur disposition. La lunette d’approche était née.
- %
- Comment elle fut perfectionnée par les opticiens de l’époque, la place nous manque pour le dire. Qu’il nous suffise de rappeler que le premier instrument, construit suivant des données scientifiques, fut établi par Galilée, trois ans plus tard, en 1609.
- Presque au même moment, la lunette apparaît en France, mais elle ne s’y vulgarise que dans la seconde moitié du siècle. Mme de Sévigné — chez qui l’épistolière se double d’un admirable reporter, et dont les lettres constituent la meilleure des chroniques au jour le jour — n’a garde d’oublier cette nouveauté sensationnelle. Dans une lettre d’octobre 1675, elle parle à Mme de Grignan « d’une lunette qui rapproche les objets de trois lieues... Que ne les rapproche-t-elle de deux cents! » ajoute-t-elle avec un soupir. Et, plus loin, redevenant enjouée : « Voilà ce que j’en fais ici. Vous savez que par l’autre bout la luyiette éloigne, et je la tourne sur Mllc Duplessis et je la trouve tout d’un coup à deux lieues de moi. Quand on se trouve bien oppressée de mauvaise compagnie, il n’y a qu’à faire venir sa lunette et la tourner du côté qui
- Etui
- xvme siècle.
- (Collection de M"'a A. Ileyinann.)
- i85o.
- Manche d'ombrelle.
- éloigne... Si vous avez Corbinelli, je vous re-
- (Collection de Mme A. Heymann.)
- commande la lunette. »
- M,ne de Grignan suivit-elle le conseil? — J’en cloute, car l’instrument nouveau était encore bien lourd pour les petites mains des grandes dames. Ce n’est guère qu’au siècle suivant qu’il devient léger, portatif, facile à mettre dans la poche et que, du domaine de l’optique, il passe dans celui du bibelot.
- Alors, la lunette se fait mondaine; comme une belle, friande de succès, elle s’applique à montrer fine taille; pour avoir ses entrées chez les gens de qualité, toutes les concessions lui sont bonnes et — gentille bourgeoise, anoblie par la mode — elle va jusqu’à changer de nom...
- Lorgnette Louis XV.
- (Collection de Mme A. Ileymann.)
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- Désormais, laissons la lunette aux savants en bonnet pointu et saluons l’avènement de la petite lorgnette.
- La Cour et la ville lui font fête. Elle devient le témoin nécessaire de toutes les élégances et l’indispensable complice de toutes les curiosités. Dans les salons, à la promenade, pour que la lorgnette apparaisse, il suffît que la femme se montre, et, par une réciproque aimable, la femme se montre un peu partout, maintenant qu’elle est sure d’être lorgnée.
- C’est principalement au théâtre où, jusqu’alors, les mondaines n’étaient venues qu’en catimini — comme elles se glissent aujourd’hui dans les cabarets de Montmartre, — que la mode des verres grossissants opère une révolution.
- On n’y va plus seulement pour écouter la pièce, mais encore et surtout pour y être admiré; bientôt, les reines du vrai monde se disputent l’attention du public avec les princesses de la rampe, et tout l’intérêt des spectacles passe de la scène dans la salle.
- Qu’en pensent les auteurs dramatiques? Assurément rien de bien bon... Allez donc dire au peintre qui vous montre un tableau : « Monsieur, votre cadre est charmant! » Le dépit de Marivaux qui, dès 1730, raille la manie des lorgnettes, dans le Paysan parvenu, n’est pas moins significatif que les vers aigres-doux de Nivelle de la Chaussée :
- Lorgnette (1820).
- (Collection de Mme A. Heymann.)
- Drageoir Saxe Louis XV. (Collection
- de Mme A. Heymann.)
- «... Ce n’est plus le bon air D’avoir de bons yeux, d’y voir clair;
- Tout le monde est aveugle et se sert de lorgnettes.
- Tabatière à lorgnette Tytp).
- (Collection de Mme A. Heymann.)
- Mais toutes les critiques n’y font rien. A cette société mondaine et raffinée du dix-huitième siècle, il faut des verres pour s’étudier, un bijou pour contenir ces verres. Se pliant aux caprices de la mode, la lorgnette prend toutes les formes. Tantôt, elle se dissimule dans le nécessaire des coquettes, entre les ciseaux, le poinçon, la petite aune, le crayon, tous les menus accessoires de la frivolité féminine.
- Tantôt elle se cache dans le drageoir en émail et, sous couleur de grignoter le bonbon à la bergamote, les curieuses peuvent promener un regard sur les loges du voisinage. Tantôt enfin, elle se niche dans l’éventail, dont la feuille est percée de petites fenêtres, ou dont les panaches, garnis de verres, forment lorgnette en se repliant.
- .'7htt0N*FREÎ*V0N-IlK'rl|
- Etui à lunettes (îjüb). (Collection
- de Mme A. Heymann.)
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- Les hommes eux-mêmes ne dédaignent pas les artifices de l’optique. Outre la grosse lorgnette de l’Opéra, dont Louis XV se servait pour sa police intime, nous voyons alors apparaître les lorgnettes dissimulées dans la béquille des lourdes cannes. A chaque bout de la béquille, une targette protégeait les verres et l’intérieur de ces cachettes était souvent fort compliqué. Un jonc qui appartient maintenant h S. A. le Grand-Duc Alexis est surmonté d’une béquille, à six compartiments, qui renferme une lorgnette, une glace, un petit sifflet, etc.
- Tandis que les bijoutiers s’appliquent a enrichir l’enveloppe du précieux bibelot, les opticiens en perfectionnent la disposition intérieure. En 1759, le constructeur anglais Dellond invente les verres achromatiques. Quatre ans plus tard, on imagine de modifier le nombre des tubes qui forment le tirage des lorgnettes : au lieu de deux, elles en auront cinq et, sans rien perdre en précision, elles s’aplatiront dans la poche ou s’allongeront à volonté.
- La mode récompense ces progrès par une faveur toujours croissante. Pendant tout le règne de Louis XVI, les verres optiques font fureur. Ils sont le présent officiel qu’on envoie aux étrangers de marque. C’est une lorgnette que la reine donne à la femme de Paul 1er, le futur Empereur de Russie, et c’est une lunette anglaise que le Roi paie 540 livres, en 1790, pour l’offrir au grand Vizir, ainsi qu’une autre au Reis Effendi.
- En vain, quelques grognons protestent. Mercier, dans ses Tableaux de Paris, a beau déclarer que « les lorgnettes encadrées dans le chapeau, dans l’éventail sont des grimaces de modes », et que « la rage de lorgner fait grand tort à de très beaux yeux », personne ne veut l’écouter. Paris tient à ses manies; il n’y renoncerait pas pour un Empire... ni même pour une République. — En effet, dix ans plus tard, au plus fort de la Révolution, quand, avec le régime déchu, disparaissent, l’une après l’autre, toutes les modes précieuses et charmantes, qu’on avait promenées jadis sous les lustres de la Galerie des glaces et les arbres de
- HJHE 1D3E L LWIÉM
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- de M'
- Jumelle (1827).
- (Collection A. Heymann.)
- Trianon — robes à paniers, cheveux en poudre, poufs compliqués, manchons de
- plumes, petits souliers, venez-y-voir en émeraude, — parmi tous ces riens oubliés, un seul accessoire du costume trouve grâce devant le goût nouveau : et c’est la petite lorgnette. Les élégantes ont abandonné leur polonaise à la Jean-Jacques pour le spencer ou la tunique et leur coiffure à la Belle-Poule pour la perruque à la Titus, mais elles ne peuvent renoncer à la breloque favorite et, bien loin d’être délaissée, c’est sous le Directoire et l’Empire que la lorgnette atteint l’apogée de sa vogue.
- Parmi ses plus grands fervents, il faut compter Napoléon et l’impératrice Joséphine.
- Si nous en croyons la légende, ils avaient tous deux contracté une dette de reconnaissance envers le gracieux bibelot, et c’est en allant acheter une lorgnette au Petit Dunkerque que Mme de Beauharnais rencontra, pour la première fois, le jeune officier d’artillerie.
- Devant l’étalage à la mode, parions que la jolie créole n’eut, ce jour-là, que l’embarras du choix, car tous les bijoux de l’époque étaient prétextes à verres optiques. Souvent la lorgnette se glissait dans la rivure des éventails — ces éventails lilliputiens qu’affectionnèrent les Merveilleuses; — souvent elle se déguisait en boîte, en flacon, en breloque.
- C’était un petit baril d’or, accroché à la chaîne des femmes et percé de jours aux deux bouts, ou bien une montre minuscule, nichée dans la poche du gilet, et dont les tubes, repliés, mesuraient à peine un centimètre.
- Que de fantaisies amusantes et que de luxe dépensé ! Alors apparaissent les cercles de verroterie, les pierres fines imitées, fausses émeraudes, faux rubis, fausses turquoises, les montures en cuivre doré, tout le clinquant de l’époque Empire. Quelques pièces, d’un goût plus fin, sont décorées de miniatures, ou recouvertes d’un vernis avec rehauts de motifs d’or, feuillages, lyres, trophées, couronnes. La collection de Mmc Alfred Heymann en offre de nombreux spécimens.
- Mais la mode se plaît aux brusques transitions. Quelques années après la chute
- le'MiyrasoiduS' Noseda <$/ C/. Gy d/w/if /sa/Ze/'/e/i/uPa/a/iP Paya/ ‘f/f art acù/e/Zement' duscotes de. h- Pnedar Zt/ins£n/an/s /i* //S £ lit /ro(/vent fou/ours dans /a J/oyosuv, an/treo)y rond assorà/fient dn Zune/'es d’Oftera, ZunsPac sZcrÂû/nat/yaayot/s Is/s/ro/zo/rue. et/a Mas raie. /on con/u/j/e, c/y ve/id/‘e /es Zoos e/es ctGr/ienMe/ru/uav, assor //ment /Z- Pastel; et Coiiùu/rj acÿ/wre/ZeM/iy/aisc G&iera/e/ncnt/ûut: v- ni/â es/ relr/jf'aaot Mrâr -—— --------
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- (Fin du xvni® siècle.)
- Besicles (xvne siècle). (Collection
- de Mme A. Heymann.)
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- de l'Empire, à la place (les petites lorgnettes, on en vit paraître d’énormes.
- Le Journal des Modes du 23 avril 1823 nous conte la nouvelle en ces termes : « La mode a changé pour la grosseur et la forme des lorgnettes. Les énormes lorgnettes achromatiques à un seul canon, en ivoire, qui se firent d’abord remarquer dans la main des élégahtes, aux balcons des grands théâtres, sont aujourd’hui celles que portent nos Merveilleuses, aux premières loges. Sur douze lorgnettes de spectacles, il y en a dix de cette espèce. A cause de leur poids, ce sont les cavaliers de ces dames qui les mettent dans leur poche, lorsqu’on va au spectacle et lorsqu’on quitte la salle. Un paquet de violettes, un mouchoir brodé, une grosse lorgnette et un flacon de sels d’Angleterre, voilà quatre objets qu’une femme à la mode doit avoir au spec- Etui xvm* siècle.
- I l (Collée,lion
- lacie. » Je Mme A. Ileymann.)
- A peu près à la même époque une autre modification révolutionne l’art de l’optique. La lorgnette borne, à un seul canon, est remplacée par la jumelle. Rien de plus simple en apparence; puisque les hommes ont deux yeux, la lorgnette doit avoir deux branches. Tel était pourtant le progrès qu’on cherchait en vain, depuis deux siècles.
- Jusqu’alors, les myopes avaient dû fermer un œil, en lorgnant; c’était changer
- Flacon-lorgnette (1820). (Collection
- c/e Mma A. Ileymann.)
- Sèvres Louis XVI. i83o.
- (Collection de Mme Alfred Ileymann.)
- Empire.
- d’infirmité : on cessait d’être aveugle, mais on devenait borgne. La coquetterie des petites maîtresses n’avait pas trouvé le moyen de s’épargner cette grimace
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- Isffe.
- et les hommes de 89 avaient oublié de proclamer que « les deux yeux ont des droits égaux ». Par une amu- ,
- saute ironie, il fallut le règne de Charles X pour abolir un privilège que le 10 août avait respecté : le privilège de l’œil droit... Ce fut la seule mesure libérale qui marqua le régime des Bourbons.
- Plusieurs opticiens se disputèrent l’honneur d’avoir inventé la jumelle. Le mérite en revient sans doute à quelque artisan ignoré. Nous savons seulement que Beautain, bijoutier au Palais-Royal, perfectionna le mécanisme qui faisait jouer les deux branches.
- PRMNGftlTEBER deWEITTERSHEIM Succès* de SORMANY, OPTICIEN
- auPalaiàRcÿal+Galerie-tù'IîoùN? 960. fyertdâne/eUe/ifo de fâtArryne/teà efau/red, *'/fcuf ce c.
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- Vignette-adresse d’opticicn.
- (Epoque de la Restauration.)
- Telle fut également l’œuvre de l’ingénieur opticien Jecker, un élève du graud constructeur anglais Ramsden, qui, dès le début de l’Empire, avait conçu et réalisé l’ambitieux projet d’enlever à l’industrie britannique le monopole de la fabrication des instruments de précision. Ses lunettes d’opéra furent vite populaires et bientôt Arago put dire d’elles, dans un rapport à l’Institut : « Tout le monde les connaît. Elles sont tellement répandues dans le commerce qu’il nous paraît inutile d’insister sur leur bonté. » Il serait trop long d’étudier les différents progrès apportés à la construction des jumelles depuis cette époque : simplification du mécanisme, substitution d’une vis centrale aux deux branches extérieures qui faisaient mouvoir les tubes. C’est après de longs tâtonnements que nos lorgnettes
- -A. JECKER, ingénieur opticien {1760-1834), d'après un dessin d'Isabey.
- (Collection de M. Jean Robiquet.)
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- en sont arrivées à ce degré de perfection où nous les voyons aujourd’hui. Mais à force de s’améliorer, comme appareils de précision, elles ont perdu leur ancienne grâce. Adieu les décors chatoyants dont elles se paraient autrefois ! Devenues des personnes sérieuses, elles ont pris, comme nous, l’habit noir : le plus souvent une gaine de cuir, quelquefois une enveloppe d’écaille, voilà tout ce que la mode permet. Etonnez-vous, après cela, que nos jumelles soient moins jolies !
- Quant à la malheureuse borne, son usage est abandonné. Un de ses derniers fidèles fut le maître Francisque Sarcey qui, jusqu’à la fin de sa carrière, braqua sur la scène des théâtres sa bonne lorgnette à l’ancienne mode, vrai pistolet de la critique qui fit trembler tant d’ingénues ! Mais cet exemple est presque unique et, depuis une cinquantaine d’années, les petites bornes démodées sommeillaient au fond des tiroirs, quand l’Exposition du costume T“,Ur est venue les tirer de l’oubli...
- (Collection de Les voici réhabilitées, classées parmi les objets d'art qu’on
- Mme A. Heymann.) . . , . .. .
- étudié et qu on admire. Et vraiment ce n est que justice, car les pauvres méritaient bien, après avoir passé deux siècles à lorgner les choses et les gens, d’être regardées à leur tour.
- Jean ROBIQUET.
- Etui à besicles, en buis sculpté, xvne siècle. (Collection de Mme Alfred Ileijmann.)
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- Eventail xvme‘siècle.
- (Collection de M. L. Duchel.)
- L’EVENTAIL
- La série d’éventails anciens exposés au Musée cen-tennal et rétrospectif de la Classe 86 avait été choisie de manière à montrer des spécimens de la plupart des types de fabrication qui se succédèrent, en suivant les variations du goût, depuis Louis XIY jusqu’à nos jours. Elle comportait deux grandes divisions : les éventails peints (à l’aquarelle, à la gouache ou au vernis Martin) et les éventails à imagerie, imprimés et coloriés, se rapportant souvent à des faits historiques, et qui nous transmettent d’une façon si vivante et si tangible l’impression des contemporains sur les événements qui se passaient sous leurs yeux.
- Ce qui distingue les éventails antérieurs au dix-neuvième siècle, c’est une science de la couleur et de la décoration qui s’est malheureusement à peu près perdue depuis cette époque. Avec une souplesse infatigable, cette décoration varie suivant les styles et suit les changements de la mode et du costume. Pompeuse sous Louis XIY, elle se transforme peu à peu sous Louis XY et, après avoir épuisé toutes les grâces et toutes les fantaisies du genre rocaille, revient, à la fin de ce long règne, à la correction du style grec. Ce style, d’abord aimable et char-
- Bouton d’habit, cuivre ciselé.
- (Epoque Louis XVI.)
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- mant, se transforme assez vite sous Louis XVI, pour aboutir, au commencement du dix-neuvicmc siècle, aux raideurs disgracieuses de l’Empire.
- L’éventail est un objet d’ornement qui doit par son éclat concourir à l’embellissement de la toilette de la femme et produire avant tout un effet décoratif. Quels admirables spécimens de leur talent nous ont laissés les véritables artistes qui peignaient ces feuilles charmantes où les plus chatoyantes couleurs irradient et se mêlent avec la plus adorable fantaisie, et qui ciselaient ces montures exquises, tellement fouillées que plus on les étudie, plus on y découvre de nouveaux et ingénieux détails ! Quelle imagination intarissable, puisqu’on ne voit presque jamais de
- Eventail Louis XV.
- (Collection de M. II. Sarrimi.
- feuilles ni de montures semblables ! Quel goût délicat et quelle entente de la décoration !
- Les peintres d’éventails anciens étaient presque toujours des spécialistes. Les grands artistes ont certainement peint quelques feuilles, mais je crois que l’on peut avec raison contester la plupart de celles qui leur sont attribuées. Ils ont dû surtout faire des modèles qui étaient reproduits, avec plus ou moins de talent, par des copistes.
- Les éventails à imagerie du dix-huitième siècle eux-mêmes, souvent très grossiers, sont empreints du sentiment décoratif qui se retrouve dans les moindres objets usuels de cette époque amie des arts. Ils représentent des scènes de mœurs, des scènes de théâtre avec musique et chansons (quelquefois légères; nos bons aïeux n’y mettaient pas de malice). 11 y a les éventails à loterie, à rébus, à madrigaux, à questions et réponses, etc., etc. A partir du règne de Louis XVI et surtout sous la Révolution, l’éventail conserve presque
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- au jour le jour la trace fidèle de tous les faits historiques plus ou moins importants :
- Une feuille très bien gravée par J. Engelman nous montre la reine Marie-Antoinette à la Promenade des Remparts.
- En 1789, après la prise de la Bastille, paraissent les éventails en forme de fusil ; les éventails avec les portraits de Louis XVI, du dauphin et des hommes politiques du jour : Mirabeau, Maury, etc. ; la Pompe funèbre du clergé de France; les Droits de l’homme, etc. ;
- Eventail Louis XV.
- (Collection de M. L. Duchet.)
- En 1790, la Fête de la Fédération avec la chanson Ah! ça irai ; le Temps donne les cendres à, la noblesse et au clergé; la Contre-Révolution, etc. ;
- En 1793, les éventails avec les portraits des quatre martyrs de la Révolution : Marat, Lepelletier, etc. ; l’éventail de la Prise de Toulon, etc. ;
- En 1795, les éventails à Assignats; celui des Rentiers, etc. ;
- En 1799, l’éventail des Merveilleuses ai des Incroyables, ete. ;
- En 1810, l'éventail avec les portraits de Napoléon et de Marie-Louise ;
- En 1840, celui du Retour des cendres clc ï Empereur ;
- En 1848, les Membres du gouvernement provisoire ; et enfin, en 1889, le Général Boulanger.
- Sous l’Empire, pendant l’époque de la Restauration, et sous le règne de Louis-Philippe, l’éventail à feuille artistique a presque complètement disparu. On ne fait que de très petits éventails en tulle orné de paillettes, en corne, en parchemin, en ivoire et en bois sculptés, en os à lames brisées et souvent décorés d’une
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- manière assez agréable. Quelques éventails à imagerie offrent encore un certain intérêt et nous font connaître les modes cle l’époque.
- Les artistes modernes nous ont donné des feuilles assurément très soignées et très minutieusement peintes, mais généralement sans couleur et sans effet décoratif. Ce ne sont malheureusement pas les fadeurs verdâtres et les enroulements biscornus du Modem Style qui nous rendront les splendeurs des beaux éventails anciens.
- Lucien DUGHET.
- Eventail Empire.
- (Collection de Mme Alfred Ileymann.)
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- LES GALERIES DU PALAIS
- (D'après Gravelot.)
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- Feuille d’éventail, genre xvuic siècle. [Collection de M. Rodien.)
- Catalogue des accessoires du costume
- Deux cent onze peignes Empire, Restauration, etc., comprenant notamment : quarante peignes acier et jais; vingt et un ornés de pierreries et de grenats ; soixante-neuf ornés de perles; quarante-cinq ornés de corail.
- Deux cent quarante boucles Empire, Restauration, etc., dont cent boucles simples en cuivre; cinquante boucles à bascule; vingt-cinq boucles émaillées; dix-neuf boucles à pierreries; une en ivoire; cinq en nacre; quarante en acier. Cent agrafes environ, dont soixante en acier.
- Quarante et un fermoirs, acier et cuivre.
- Vingt coulants, dont neuf en acier.
- Deux cent cinquante boutons, la plupart en acier (dix-neuvième siècle).
- Deux cartes de bijoux de deuil.
- Dix chaînes et bracelets d’acier.
- Huit bracelets de cuivre.
- Bijoux divers, fonte de Berlin.
- Douze cartes de bijoux de cuivre (chaînes, colliers, croix, plaques de colliers, etc.), comprenant notamment dix-neuf pièces émail et cuivre, dix-sept strass et cuivre.
- (Collection de Mme A.-G. JJ'AUemagnc.)
- Peigne en acier découpé, travail de Plombières. [Epoque Louis XVI.)
- Collection
- de M. II. D'Allemagne.)
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- Lorgnette en or et acier taillé à facettes (Empire).
- ('Collection de M. Charles Alphand.)
- Eventail moderne encadré : La Pavane cle Patrie, par Henry Tcnré.
- (Collection de M. Fernand Ber tin.)
- Chapeau de crin (1857).
- Petit béguin brodé.
- Cinq coiffes du Calvados.
- Six grands bonnets normands et divers.
- Deux peignes, dont un ajouré.
- Coffret, dessus de bergamote et boîte bergamote en vernis Martin.
- Insigne de mariée.
- (Collection de M. Blin.)
- Peigne en or, dents en écaille, orne de perles fines. {Epoque Louis XVIII.)
- (Collection de M. II. D'Allemagne.)
- Corset soie brochée (Louis XYI).
- Paire de souliers de femme, soie brochée lamée d’or (Louis XV).
- Souliers Louis XVI : 1° soie rose brochée; 2° soie grise.
- Bottines de femme, soie verte, forme haute, lacées de côté, talons plats (1830).
- Peigne acier découpé, travail de Plombières. (Epoque Louis XVI.)
- (Collection
- de M. H. D’Allemagne.)
- (Collection de M. Auguste-Félix Bauer.)
- Treize éventails Louis XV, montures nacre, écaille, ivoire et vernis Martin, peintures sur peau et sur parchemin.
- Deux éventails Louis XVI, montures ivoire, peintures sur soie.
- Eventail Empire, monture bois, broderies sur soie.
- Deux éventails, ivoire et vernis Martin.
- (Collection de M. Ernest Blum.)
- Eventail Louis XIV, figures et ornements, peinture sur os.
- Peigne girafe orné d’un Wedgwood. (Epoque Directoire.)
- (Collection
- de M. H. D’Allemagne.)
- Eventail Louis XIV : Cinchmatns, monture ancienne, peinture sur ivoire.
- (Collection de Miae André Bouilhet.)
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- Feuille d’éventail encadrée : Le mariage de Colombinc, peinture sur soie.par Ed. de Beaumont (1856).
- Eventail, monture en nacre, encadré : Le Rêve du prisonnier, dans Picciola, peint sur peau par E. Soldi, en
- 1856.
- (Collection de Mmo Louise-Henri Bouillie t.)
- Poudreuse Louis XYI, formant tablette ronde à quatre pieds ; dessus en porcelaine décorée d’oiseaux ; ornements de bronze doré. Meuble provenant de Trianon.
- Etui à lorgnette, en vernis Martin, sujet mythologique (époque Louis XYI).
- [Collection de Mmc la comtesse de Brigode.)
- Peigne de deuil en filigrane de fer, avec médaillons en fonte de Berlin. (Epoque Empire.)
- [Collection de M. H. D'Allemagne.)
- Statuette caricaturale des modes féminines du second Empire (crinoline vue en coupe).
- Statuette de l’impératrice Eugénie.
- Crinoline garnie.
- Diverses pièces de lingerie, cols, manches, etc.
- Petits carnets, sacs, boîtes, etc.
- (Collection de Berlhe Brunswick.)
- Quatre chapeaux de femme (Restauration).
- Deux chapeaux d’homme (Empire).
- Chapeau haut de forme en paille jaune (Restauration). Buste d’homme, tête en cire, perruque, habit de soie rayée (Louis XVI).
- Trente bonnets et pièces de lingerie.
- Quatre fichus et écharpes.
- Deux paires de bas de femme (fin du dix-huitième siècle).
- Deux paires de gants de peau imprimée.
- Yerre en cristal taillé orné de peintures (fin du dix-huitième siècle).
- Parasol, aumônière, tablier Louis XV, etc.
- Peigne en acier, orné d’un médaillon en fonte de Berlin. [Epoque Louis XVI.)
- (Collection
- de M. II. D'Allemagne.)
- [Collection de M. Henri Cain.)
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- Feuille d’éventail encadrée : la Légende de saint Habert. xVquarclle de Rosa Bonheur.
- Deux tabliers et diverses pièces de soieries (Louis XV).
- Schall brodé or (Consulat).
- Chemise de mariage (Louis XVI).
- (Collection de Mmc Georges Cani.)
- La légende de saint Hubert, aquarelle de Rosa Bonheur. (Collection de Mme Georges Cain.)
- Trois bourses.
- Deux châles, soie brochée (1830).
- (Collection de Mmv Ernest Carnot.)
- Parure complète Restauration : bracelet, deux boucles d'oreilles et broche en or, émail vert et perles.
- Bracelet or, émeraudes et perles (Charles X).
- Boucle et broche or et turquoises.
- Pendant de cou et deux boucles d’oreilles en perles, turquoises et rubis, sur fond d’émail bleu.
- Trois mouchoirs: 1° Valenciennes à jours; chiffre C. C.; 2° broderies à personnages; 3° soie blanche brodée vert.
- Trente pièces diverses de lingerie.
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- COLLECTION DE MME FRANÇOIS CARNOT
- Vitrine de dentelles,
- Rouet appartenant à M. le Comte Guérin.
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- lia —
- Sac en taffetas bJanc, pailleté, monture acier (Louis XVI).
- Deux pochettes en soie blanche brodée, garnies de chaînettes.
- Trois bourses : 1° garnie de perles (Restauration); 2° soie violette; 3° soie verle.
- Douze étuis et porte-monnaie.
- Six paires de bas, soie et coton, à jours.
- Paire de souliers de femme (Restauration).
- { P^r3i5s.)nt louslesLundis.I PARIS GROTESQUE .
- in« C05jE11N.EAI Img r$'Jacques,7L &AU0U .> Lyon.
- N" 1 3 Janvier. 1858
- Mme Crinolinska fuit jurer à ses fidèles de conserver et piopugi r la Crinoline par tous les moyens humainement possibles.
- Cinq paires de gants (Empire).
- Paire de mitaines en taffetas vert.
- Rouet Louis XVI, bronze et laque verte.
- Deux éventails de poupée (Louis XV et premier Empire).
- (Collection de Mme François Carnot.)
- Huit éventails Louis XV : 1° feuille velin, sujet mythologique, deux faces, monture nacre et écaille incrustée d’or; 2° gouache sur velin, fond bleu, deux faces, monture ivoire; 3° velin, nacre sur transparent; 4° genre anglais, chromos en médaillons, monture écaille et nacre; 3° feuille jaune, monture ivoire sculpté; 6° peinture mythologique : l’Etude fait passer le temps; 7° sujet galant, monture ivoire et or; 8° monture pailletée, soie peinte et brodée.
- Eventail en vernis Martin (dix-huitième siècle), scène flamande d’après Téniers, deux faces.
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- Deux éventails Directoire : 1° palmes et paillettes; 2° doré, écaille et or.
- Cinq éventails Empire : 1° sujet mythologique, monture vermeil; 2° velin, monture émail; 3° pailleté, monture écaille et or; 4° velin, monture écaille; 5° sujet : le Mariage de Figaro.
- Corps de baleines, corsages, coiffures, gants militaires, souliers, etc. (Epoques Louis A'F et diverses.)
- (Collections de Mme Dugrenot, M. Léotij, etc.)
- Trois éventails 1830: 1° monture vermeil garnie de pierres bleues; 2° pailleté, monture nacre; 3° monture nacre et os.
- . (Collection de Mme Cazalis.)
- Quatre carnets Louis XVI brodés de soie, de perles, d’argent et d’or.
- Trois bourses : 1° broderie à sujets ; 2° broderie de fleurs en perles ; 3" Souvenir d'amitié.
- Deux bonbonnières : 1° Envie ri y peut rien; 2° Us sont unis.
- Boîte porte-cartes, deux étuis brodés de perles.
- (Collection de M. Edouard Cellier.)
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- Le premier modèle de la première machine à coudre, inventée en 1834 à Lyon (réduction).
- (Collection de M. Charles Chincholle.)
- Chapeau blanc garni de roses, forme capote, brides de satin (1850).
- (Collection de Mme Georges Choisnel.)
- Deux éventails Louis XY : 1° feuille en velin peinte par Boucher, monture
- Eventail, avec aquarelle de John-Lewis Brown, représentant une scène du Prince Zilali. {Collection de Mme Jules Claretie.)
- nacre et or ; 2° scènes mythologiques peintes sur parchemin, monture ivoire.
- Eventail Louis XVI, peinture bergerie, monture ivoire.
- Deux éventails modernes : 1° aquarelle de John-Lewis Brown représentant une scène du Prince Ziloh\ 2° feuille en parchemin portant les signatures des artistes de la Comédie française.
- (Collection de Mme Jules Claretie.)
- Bas, souliers, écharpes et jarretières (1815).
- Collier corail, peigne galerie dorée, boucle et boucles d’oreilles formant parure complète (1815).
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- Boucles d’oreilles (Louis XVI).
- Peigne d’éeaille, fermoirs de bracelets, bagues eu cheveux (premier
- Gilet Louis XV, non monté, en dentelle.
- Corset Louis XV, soie moirée.
- Eventail Louis XVI, vernis Martin.
- Pièce de dentelle Louis XIV.
- Paire de boucles en marcassite.
- (Collection de Mm0 Max Corné hy.)
- Bonnet phrygien avec cocarde (1793).
- Quarante-six cocardes nationales (Révolution).
- Vingt éventails populaires (fin du dix-huitième siècle et du premier Em-. pire).
- Cent boutons d’habit (fin du dix-huitième siècle).
- (Collection de M. Paul Dublin.)
- Bourse de jeu, velours rouge fleurdelisé d’or (dix-huitième siècle).
- Cinq bourses à anneaux, soie et perles (dix-huitième et dix-neuvième siècles).
- Petit métier à broder, noyer sculpté (dix-huitième siècle). • q -
- Deux réticules, soie brodée (Louis XVI et premier Empire). ! :
- Deux bonnets, toile brodée et piquée (dix-huitième siècle).
- Deux paires de jarretières brodées (fin du dix-huitième siècle). ^ .T Bracelet toile (premier Empire). .
- Gants de chevreau imprimés en noir (Directoire).
- Empi
- (Collection de Mmc Cruel.)
- Coiffure Louis XVI.
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- COLLECTION DE M. STÉPHANE DERVILLÉ
- Costume de fülette et poupée Renaissance.
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- Petit portefeuille, soie brodée, serrure en argent (Louis XYI).
- Fuseau de quenouille de mariée, orné de fleurs blanches et de rubans (dix-huitième siècle).
- (Collection de MUo Blanche üablin.)
- Vingt-quatre boutons peints, sous verre (Révolution).
- Vingt-quatre boutons tricolores, laine et soie (1789).
- Cachet en or gravé, forme bonnet phrygien.
- Bague de doigt de pied, argent et strass.
- Petit bonnet de la Liberté, tricot de laine rouge (1793).
- Trois chaînes de montres, laine et or (Louis XVI et Révolution).
- (Collection de M. Jean Dublin.)
- Nécessaire à ouvrage, forme piano, contenant des accessoires de couture et une boîte à musique (Empire) .
- (^Collection de M. le docteur Ernest Daleine.')
- Chapeau haut de forme, en castor beige, larges bords, intérieur en satin vert; coiffure intacte conservée dans sa boîte en carton (premier Empire).
- (Collection de M. Stéphane Der-villé.)
- Lot de douze bonnets de lingerie (Restauration et Louis-Philippe).
- Bonnet d’enfant (Restauration).
- Deux chapeaux de paille d’Italie (Louis-Philippe).
- Deux grands peignes d’écaille (Louis-Philippe).
- Peigne d’écaille, orné de perles et d’or (second Empire).
- Peigne d’écaille, garni de médaillons, contenant des miniatures.
- Peigne chrysolithe et peigne acier.
- Cinq cannes dix-huitième siècle, pommes d’or, émail bleu, marcassite, galuchat et pomponne.
- Veste de femme de l’époque des Valois. (Collection de M. Doistau.)
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- Parapluie de toile rouge.
- Deux cannes, béquille et pomme d’or (premier Empire et Louis-Philippe).
- Ombrelle formant fouet et ombrelle for- ' mant cravache (deuxième Empire).
- r I
- Ombrelle en Chantilly noir, manche ivoire incrusté d’or, d’améthystes et de perles.
- Quatre épées de fer damasquiné, ornements dorés (dix-huitième siècle).
- Cinq paires de gants, peau et toile imprimée (Directoire et Empire).
- Lorgnon et lunettes d’or, de vermeil et d’acier.
- Fichu en mousseline brodée et ruban de ceinture (Louis XYI).
- Deux paires de glands de cols, en passementerie
- (Louis XIII). Chapeau de l’époque
- de la Restauration.
- Bijoux d acier : (Collection de M. Doislau.)
- montre, châtelaines, clef de montre, épingles à bonnet.
- (Collection de M. Doislau.)
- Eventail ancien, peinture de Watteau.
- (Collection de la princesse Do/gorouky.)
- Miniature représentant une femme coiffée d’un bonnet (époque Louis XYI).
- (Collection de Mme Fve Drevon.)
- Huit éventails Louis XIV: 1° Monture nacre sculptée avec figures et ornements dorés. Feuille à l’aquarelle: jugement de Paris. Au revers, paysage; 2° Monture ivoire sculpté peint et doré. Feuille à la „ gouache, avec riche bordure à médaillons : Méléagre
- Chapeau premier Lmpire. ° ^
- (Collection de m. Doislau.) apportant à Vénus la tête du sanglier de Calydon;
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- 3° Monture ivoire incrusté de nacre et de pierres de couleurs. Feuille à la gouache : la Con-pion. Au revers, et de pêche ; ivoire sculpté, naches en nacre, che : Un hallali de cerf dans chasse à tir; 5° Monture en appliques de nacre sculptée gouache : Moïse sauvé des figures; 6° Monture en ivoire Renaud aux pieds d’Armide ; naches en écaille incrustée de Un berger gardant ses trou-peint, à brins alternés de deux des fleurs, des fruits et des pa-Trois éventails Régence :
- feuille peinte
- tinence de Sci-réunion de chasse 4° Monture en peint et doré, pa-Feuille à la goua l’eau. Au revers : Après la ivoire sculpté et doré, avec sur les panaches. Feuille à la eaux. Au revers, paysage avec sculpté. Feuille à la gouache : 7° Monture en os peint, pa-nacre. Feuille au trait bleu : peaux ; 8° Monture en ivoire couleurs. Feuille représentant pillons.
- 1° Monture en nacre sculptée, dans le genre ris chez Méné-Un cavalier rem-verre d’une 2° Riche mon-peint et doré
- genre de La pêche; ture en peint et appliques
- Canne Louis XV. peinte et
- (Collection tiOïl de de M. Doistau.)
- et de gro-panaches couverts de serves encadrant de et recouverts de mica, des instruments de mu-
- miniature : Pâ-las. Au revers :
- pllt de vin le Canne Louis XV.
- jeune femme ; , {Collection
- ture en ivoire avec appliques de nacre sculptée, panaches couverts de nacre, avec réserves encadrant de petits motifs en ivoire sculpté et peint, recouverts de mica. Feuille finement gouachée et peinte dans le
- Watteau : 3° Mon-ivoire doré avec de nacre
- Canne Louis XVI.
- (Collection de M. Doistau.)
- décora -rinceaux tesques,
- nacre sculptée avec répetits paysages peints La feuille représente sique.
- Onze petits éventails à lames brisées ou peints au vernis Martin, des époques
- Bouton de vêtement. (Epoque Louis XVI.)
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- f:
- Louis XIY et Louis XY : 1° Lames brisées, en os, décor de personnages, fleurs et oiseaux (Louis XIV); 2° Ivoire à lames brisées, décoré au vernis Martin. Sujet: le Banquet des dieux. Au revers, paysage (Louis XIV); 3° Ivoire à lames brisées décoré au vernis Martin. Sujet central : l’Enlèvement d’Hélène. Petits médaillons à décor de chinois. Au revers, scène de départ. Les têtes des principaux personnages des deux faces de l’éventail se correspondent par transparence (Louis XIV); 4° Ivoire à lames brisées décoré au vernis Martin : le Jugement de Paris. Au revers, paysage; 5° Lames brisées en ivoire sculpté et doré. Grand médaillon : les personnages de la Comédie italienne (Louis XIY); 6° Ivoire à lames
- Eventail époque Régence.
- (Collection de M. Lucien Duchet.)
- brisées décoré au vernis Martin. Sujet : la Moisson et le goûter dans un parc. Au revers, paysage (Louis XIV); 7° Ivoire à lames brisées, décoré au vernis Martin : le jus de la treille. Au revers un paysage (Louis XIV) ; 8° Lames brisées en ivoire découpé: Ulysse dans l’île de Calypso (Louis XIV); 9° Ivoire à lames brisées, décoré au vernis Martin : la chasse à courre; l’hallali du cerf (Louis XV); 10° Ivoire à lames brisées; médaillon central: Achille reconnu (Louis XV); 11° Ivoire à lames brisées, décoré au vernis Martin: le mariage de Bacchus et d’Alcmène. Au revers, paysage (Louis XV).
- Vingt et un éventails Louis XV. 1° Monture peinte et dorée, en ivoire repercé à incrustations de nacre et d’écaille; panaches recouverts de nacre peinte. Sur la feuille : Réunion dans un parc, Modes de 1740. Au revers, deux personnages; 2° Monture en os peint, panaches avec incrustations de nacre et d’écaille. Sur la feuille, une dame à sa toilette. Au revers, une dame jouant de l’éventail; 3° Monture en nacre sculptée, peinte et dorée. La feuille peinte à la gouache représente
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- l’enlèvement. d’Hélène, avec une riche bordure de fleurs, coquillages et animaux. Au revers, une scène' de tragédie ; 4° Monture en ivoire sculpté, peint et doré, avec burgau sous les brins.'Sur la feuille : le départ pour la promenade sous la conduite des Amours 5°.Monture en nacre sculptée et dorée. Sur la feuille : Alexandre et Porus ; 6° Monture à trois médaillons en nacre sculptée, peinte et dorée. Sur la feuille : une ménagère récurant un chaudron devant sa maison; 7° Monture en nacre sculptée et dorée. Sur la feuille : Neptune et les Nymphes. Au revers, scène rustique ; 8° Monture en ivoire sculpté et doré avec appliques de nacre sur la gorge et les panaches. Feuille à médaillons irréguliers. Au revers, petite scène
- à plusieurs personnages dans un grand paysage ; 9° Monture en ivoire repercé, peint et doré, avec burgau sous les brins. Sur la feuille : un marché aux poissons; 10° Monture en ivoire sculpté, peint et doré. Sur la feuille : un déjeuner sur l’herbe; 11° Monture en ivoire sculpté, peint et doré. Sur la feuille : paysanne sur une route dans la campagne; 12° Monture en ivoire sculpté, peint et doré, avec burgau sous les brins. Sur la feuille : deux médaillons, la moisson et la musique; 13° Mouture en ivoire sculpté et doré. Sur la feuille : jeux d’enfants; 14° Monture en ivoire peint avec burgau sous les brins, panaches en ivoire teint en vert. Sur la feuille : scène pastorale; ,15° Monture en ivoire peint, feuille à décor violet avec médaillon représentant une scène maritime ; 16° Monture peinte et dorée avec burgau sous les brins. Sur la feuille : scène galante ; 17° Monture en ivoire blanc finement sculpté. Feuille à trois médaillons irréguliers : le repos sur l’herbe, etc.; 18° Monture en ivoire sculpté, feuille à trois médaillons : scènes de la passion de Jésus-Christ, J. ïersteco Jun. invenit et fecit (1767); 19° Monture en ivoire
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- sculpté, grand médaillon à la plume, d’après le Triomphe d’Alexandre, de Lebrun, signé Laotano Piccini; 20° Monture en ivoire peint et doré, feuille dans les tons roux représentant des jeux d’enfants dans la campagne; 21° Monture en nacre sculptée et dorée. Sur la feuille : Rébecca à la fontaine.
- Vingt éventails fin Louis XV : 1° Monture en nacre à trois médaillons, sculptée,
- peinte et dorée. Sur la feuille, trois médaillons : le contrat de mariage; 2° Monture en ivoire peint repercé et peint à la chinoise. Feuille en papier découpé appliqué sur tulle, décor chinois; 3° Monture en ivoire sculpté, peint et doré, à médaillon burgauté, panaches nacre, feuille à neuf petits compartiments, paysages et figures; 4° Monture en nacre sculptée et dorée avec décor de fleurs et d’insectes. Feuille dans le genre de Boucher; 5° Monture en ivoire sculpté et décoré au vernis Martin. Feuille avec peinture genre Boucher; 6° Monture en nacre à médaillons, sculptée et dorée, panaches en ivoire. Sur la feuille : la collation galante ; 7° Monture en ivoire sculpté, doré et peint avec ornements de fleurs et de rocailles. Sur la feuille : une fête de village; 8° Monture en nacre sculptée et dorée. Sur la feuille : scènes villageoises; 9° Monture en nacre et écaille, sculptée et dorée. Feuille avec bergerade, genre Boucher; 10° Monture en ivoire peint et doré, feuille en papier découpé, appliqué sur tulle, avec médaillon : la cuisine en plein vent; 11° Monture en ivoire sculpté et doré, feuille sur noir; médaillon central décoré d’un drapeau pourpre et d’un drapeau fleurdelisé, avec scène de musique genre Boucher, médaillon de fleurs de chaque côté; 12° Monture à trois médaillons en ivoire sculpté, peint et doré; feuille à fond rosé avec portraits, vase monumental, chinoiserie et scène champêtre; 13° Monture en ivoire finement
- ..Ho ro'vcifi. don. U kollc Cfifim ... -U do. Clt.mp. KlifA. -«.«dont Cm ...c
- .fi vCiu. d\m o.r.tot , U Cfioruliin .voc im ck.jm.u » rKidg.nit.
- K fin .ut. lUt,,!!..™. s- Jnr,/,,.;, rffi tlmOnow. NJ° . Av.c IVivil..'. du Roi
- Modes Louis XVI, d'après Walteau fils. (Cahier des costumes français.)
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- découpé, sculpté et doré. Sur la feuille : le vieillard trompé; 14° Monture en nacre sculptée et dorée, avec médaillon à personnages et burgau sous les brins. Sur la feuille : le concert et deux médaillons, fruits et oiseaux; 15° Monture en nacre sculptée et dorée, à trois médaillons avec burgau sous les brins. Feuille à trois médaillons : paysage d’automne avec figures ; 16° Monture en nacre sculptée peinte et dorée. Sur la feuille : port de mer, et costumes orientaux; 17° Monture à trois médaillons en ivoire repercé, sculpté et doré. Sur la feuille : Neptune et son char. Au revers, rinceaux, fleurs et chinois;
- 18° Monture en ivoire découpé et sculpté avec médaillons chinois. Sur la feuille : femme et mendiant. Au revers, fleurs et chinois ; 19° Forme dite cabriolet, deux feuilles, monture en os peint; 20° Forme dite cabriolet, trois feuilles, fond rose, monture en os peint.
- Dix-sept éventails Louis XYI : 1° Monture en os sculpté et doré, feuille en soie blanche à paillettes : au centre, le concert; de chaque côté médaillons avec initiales; 2° Monture en ivoire sculpté et doré avec médaillon central décoré au vernis Martin, feuille imprimée en couleur : pastorale genre de Boucher ;
- 3° Monture en ivoire sculpté et doré avec médaillon à personnages, feuille soie blanche, avec paillettes et à trois médaillons : au centre, le triomphe de Vénus et deux médaillons de fleurs; 4° Monture en ivoire avec dorures, feuille à médaillon à personnages sur fond lilas; 5° Monture en ivoire ornée d’un soleil doré. Sur la feuille: le rivage de la mer; 6° Monture en ivoire avec dorures, feuille avec cinq portraits, médaillons et décor de fleurs et de paillon d’or; 7° Monture en ivoire sculpté et doré, feuille soie blanche à paillettes et à trois médaillons avec figures. Un petit bas-relief sous verre dans chaque panache; 8° Monture en ivoire sculpté et doré, feuille soie blanche brodée de paillettes et de fil d’or. Au centre médaillon peint: l’autel de l’Amour; 9° Monture en ivoire sculpté et doré, feuille en papier dentelle avec portraits, compartiments en camaïeu, ornements en paillon, etc.; 10° Monture en ivoire sculpté et doré, panaches en nacre. Sur la feuille : le retour d’Ulysse : au revers, l’Amour sur un nuage; 11° Monture en ivoire repercé et doré, avec personnages peints, feuille
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- avec scènes chinoises; 12° Monture en ivoire repercé et doré avec paillettes incrustées, feuille soie blanche à paillettes et à trois médaillons: au centre, l’écheveau de fil et deux médaillons à personnages; 13° Monture en ivoire repercé,' doré et décoré de strass, feuille soie blanche à paillettes, ornée de trois médail-lous; 14° Monture en ivoire sèulpté et doré, feuille à décor chinois avec fenêtres indiscrètes garnies de mica; 15° Monture en nacre sculptée et dorée, à trois médaillons, feuille à décor chinois; 16° Monture en ivoire sculpté. Dans le me-;
- daillon central, gravure en couleur : Diane essayant ses flèches. «Décor chinois avec têtes et vêtements en étoffes rapportées; 17° Monture au ballon en nacre sculptée et dorée. Sur la feuille : Renaud aux pieds d’Armide et deux médaillons en grisaille.
- Sept éventails fin Louis XYI : 1° Monture au ballon, ivoire sculpté et doré,' feuille soie blanche, à paillettes. Médaillon central : les jeux de l’enfance. Deux médaillons de fleurs; 2° Monture en os sculpté et doré, feuille soie à paillettes avec médaillon à figures et deux paysages; 3° Monture en ivoire avec panaches en acier, feuille de soie blanche à paillettes, avec trois médaillons en couleurs ; 4° Monture en ivoire repercé et doré, feuille de soie à paillettes avec trois médaillons en couleur : Amours jouant avec des nymphes; 5° Monture de corne blonde avec panaches sculptés et dorés, feuille soie blanche avec trois médaillons en couleur; 6° Monture en bois jaune à lames brisées : les petits ramoneurs; 7° Lames brisées et finement découpées : les marchands d’oublies, les petits ramoneurs.
- Deux éventails Directoire : 1° Monture d’écaille, avec panaches d’ivoire, sculptée, dorée et décorée de paillettes. Sur la feuille, à la gouache : Achille reconnu; 2° Monture en ivoire sculpté et doré, feuille de soie blanche brodée de paillettes d’or et d’argent et de soies de couleur.
- Neuf éventails Louis XV et Louis XVI de formes singulières : 1° Monture en ivoire blanc. Sur la feuille : la partie de billard (Louis XV); 2° Monture en ivoire peint au vernis Martin. Sur la feuille : le concert accompagné par le clavecin (Louis XV); 3° Monture en ivoire repercé et peint. Sur la feuille à la gouache : un facteur apportant une lettre (fin Louis XV); 4° Monture en ivoire repercé
- (Le Costume parisien.)
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- et peint. Sur la feuille : les souris dansent; un poulet rôti; le singe cuisinier; un plat de crêpes (fin Louis XY); 5° Forme dite en corbeille, monture : en os, feuille à médaillons, peinte à la gouache sur fond rouge (fin Louis XY) ; 6° Monture en ivoire blanc sculpté, burgau sous les brins, avec lorgnon, thermomètre, et dans chaque panache une petite cachette contenant des objets usuels deitoilette. Feuille en soie blanche à décor chinois (Louis XVI); 7° Eventail de poche, cà coulisse. Feuille à décor chinois (Louis XVI); 8° Eventail de poche, à charnière, monture en ivoire doré et décoré avec des paillettes de couleur. Feuille en soie blanche avec médaillon à personnages : le concert; ornements de paille et de
- Eventail Louis XVI.
- (Collection de Mme Jules Claretie.)
- paillettes (Louis XYI); 9° Monture en ivoire sculpté et doré. Dans chaque panache un médaillon sous verre et à mouvement; feuille en soie blanche décorée de paillettes et d’un médaillon avec figures. Eventail donné par la reine Marie-Antoinette à Mmc la comtesse de Buffon.
- Sept éventails premier Empire : 1° Lames brisées en ivoire repercé et sculpté, avec médaillon central à figures; 2° Lames brisées en ivoire découpé, panaches argent doré; 3° Monture en nacre peinte et dorée, feuille en crêpe blanc avec décoration de paillettes; 4° Petit éventail à lorgnette, monture corne blonde pailletée, feuille en crêpe avec paillettes et appliques en cuivre; 5° Lames en os décoré de paillettes, feuille en tulle blanc avec paillettes et appliques en cuivre argenté; 6° Lames en os teint en bleu, feuille en crêpe vert décoré de paillettes et de broderies en soie de couleur; 7° Monture en os découpé, feuilles à ouvertures indiscrètes, en soie rosée bordée de paillettes.
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- Quatre éventails Restauration : 1° Monture argent découpé et doré. Sur la feuille : paysage avec lac et château fort; 2° Lames en os, à lorgnette et à lames brisées, orné d’une série de petites miniatures; 3° Lames en corne blonde à lames brisées. Décor d’ornements dorés sur les deux faces; 4° Lames brisées, en ivoire finement sculpté et découpé, avec ornements en plumes, fleurs, oiseaux et papillons.
- Capotes à bavolets et à brides (vers i855).
- Onze éventails Louis-Philippe : 1° Eventail carnet de bal, en peau, avec crayon, décoré de paillettes, d’appliques en acier et d’ornements dorés; 2°Eventail carnet de bal, en peau, avec crayon, orné de paillettes et d’appliques en acier avec décor de fleurs finement peintes; 3° Petit éventail, lames en corne blonde, à lorgnette; applications de paillettes; forme flèche; 4° Lames en corne sculptée et dorée, forme flèche, décor de paillettes d’acier; 5a Lames en os découpé, à quatre faces peintes ; 6° Lames en os découpé et doré, à quatre faces peintes. Sur la
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- première : le petit chaperon rouge; 7° Lames en bois de santal découpé avec l’inscription : Gésarine; 8° Lames en corne blonde découpée et ornée de médaillons de Heurs à la gouache; 9° Lames en corne brune, décorée d’arabesques dorées; 10° Lames en laque française sur fond noir; 11° Lames brisées en os découpé, orné de trois scènes humoristiques en couleur genre Henri Monnier. Au revers : trois médaillons avec ornements dorés.
- Trois éventails Napoléon III : 1° Lames brisées, en ivoire avec ornements dorés et en couleur; 2° Monture en ivoire sculpté, feuille peinte par Eugène Lami : Scène florentine dans un parc; 3° Riche monture style Louis XV à médaillons, en
- Eventail du xvme siècle.
- (Collection de M. Lucien Duchet.)
- nacre finement sculptée et dorée, feuille peinte par Soldi, à cinq compartiments représentant : une fête champêtre, la chasse à courre, la promenade sur l’eau, le concert, le déjeuner galant.
- Vingt-trois éventails en papier et à feuilles gravées : 1° Grand éventail Louis XV, monture en palissandre : le contrat de mariage; 2° Monture en bois, la belle amazone, avec musique et chanson (Louis XY1); 3° Monture en bois : la prise de tabac du comte d’Albert, avec musique et chanson (Louis XYI); 4° Monture en palissandre : scènes de Nina ou la folle par amour, comédie nouvelle. Au revers : musique et chanson (Louis XYI); 5° Monture en bois, scènes de théâtre avec costumes orientaux. Au revers: Lise pénitente, musique et chanson (Louis XYI); 6° Monture à brins mélangés os et bois, feuille à trois médaillons en couleur, scènes de famille (Louis XVI); 7° Monture en bois, feuille à rébus (Louis XYI); 8° Monture en bois, feuille à loterie. Questions et réponses (Louis XVI); 9° Monture en bois, feuille à loterie : le cavalier et la dame. Demandes et réponses (Louis XYI) ;
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- 10° Monture en bois sculpté : scène antique en grisaille (Directoire); 11° Monture en os, scène champêtre : la danse des Amours (Directoire) ; 12° Lames brisées, orné de deux médaillons : danses antiques en grisaille (Directoire); 13° Monture en bois, feuille à madrigaux (Empire); 14°Monture en bois. Sur la feuille : le triomphe de l’Amour (Empire) ; 15° Monture en bois. Sur la feuille : l’Amour aveugle et mendiant (Empire) ; 16°Monture en bois rouge : la ruche d’Amours (Empire); 17° Monture en bois : la ruche (Restauration) ; 18° Monture en bois : le Colin-maillard
- Eventail Louis XV.
- (Collection de Mme Jules Clarelie.)
- assis (Restauration); 19° Monture en bois laqué : Pygmaiion et Galathée (Restauration); 20° Monture en nacre : modes de 1830; 21° Monture os et nacre repercée et dorée. Sur la feuille : scène de famille (Louis-Philippe); 22° Monture en bois et nacre avec dorures : la balançoire (Louis-Philippe) ; 23° Monture en os, feuille à questions et à réponses (en ouvrant l’éventail de droite à gauche), roulette à tirage dans le panache droit (Louis-Philippe).
- Trente-neuf éventails historiques : 1° Monture bois et os : la promenade des remparts, 1780. Feuille gravée et coloriée, signée J. Engelman. Au revers, l’Amour marchand de cœurs; 2° Monture os : Necker présente ses comptes au roi, 1781; 3° Monture bois : ascension de Charles et de Robert frères le 1er décembre 1783; 4° Monture bois et ivoire : le comte et la comtesse de Cagliostro, 1785; 5° Monture bois : l’assemblée des notables, 1787, avec chanson et musique; 6° Monture bois :
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- l’assemblée des notables, tenue à Versailles, le 22 février 1787. Au revers : chanson, discours du roi, etc., etc. ; 7° Monture bois : couronnement du buste de Necker, 1787 ; 8° Monture bois de corail : le bonheur imprévu, le duc d’Orléans chez un paysan au Raincy, 1788; 9° Monture palissandre : tenue des Etats généraux le
- 7 avril 1789. Au revers, chanson sur l’assemblée des Etats généraux; 10° Lames brisées en bois jaune formant fusils. Au centre de la feuille : ballon fleurdelisé et deux médaillons avec gravures en couleur de Guyot : le triomphe de la valeur
- Le ballet de Don Juan, aquarelle d’IIenry Teriré. (Collection de M. H. Kunkelmann.)
- française (la prise de la Bastille) et la despotisme abatue (sic) (la démolition de la Bastille). Décor peint de fleurs, fusils, canons, sabres, flèches, etc., 1789 ; 11° Monture en ivoire, à lames brisées, même forme que le précédent, aux couleurs et aux armes de la ville de Paris. Au centre, médaillon peint représentant des prisonniers chargés de chaînes dans un cachot de la Bastille. De chaque côté, des grisailles avec
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- sujets allégoriques, 1789; 12° Eventail, à la Bastille, lames brisées en bois orné de trois médaillons avec gravures en couleur. Au centre :-da cage ouverte, à gauche, sujet politique avec l’inscription : les plus forts nous font la loi, avec les portraits de Mirabeau, Maury et d’Epréménil; à droite le lion, roi des animaux, et l’inscription : les plus forts ont fait la loi, 1789; 13° Lames brisées en bois jaune, avec ruban tricolore, orné sur chaque face de trois médaillons avec gravures en couleur, 1789; 14° Lames brisées. Sur la feuille, gravure allégorique en couleur et portraits gravés en couleur de Louis XVI et de Louis XVII, 1789; 15° Monture
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- ‘dtmt'i’foi'ntimenl'de itâonncfcyte, (anf^-iujrdatJ ÿ-ac TTrançuM*, duotüdenJ et CûdaffcJ (Te jJo/e,^t/aoedfo. cotàiv el^d; dcJ Ça ntt de, ftcauijfTaccJ ct~noiijjûtceJ, do (outcJ coudourj,do( Co(vrutfila/, crt fioid et en cuaCé-edo ïùitfcJ tjitaldcJ; ie<t JlauicJ </'otfuiqve- d'Jdhydeteft'c de- /jod/xindod cf iwlitaJ do toudèJ cdpèccJ, dat ddû'dtf do Cadoyno, di'dancJ et (êm&;deJ 3 ; fanMie/to-J c.lr ddotcdne de jdoto fdeoJ, do douta/ cctdcurJ etyejiemfznenC 3 j dont ce, y ai concerne de (/'roof •
- * cddetoentauxt/idej c A(of/c/mcet, dcJ JdtnenJ, fœ/uu/ el'dravatùJ ded/i/aJ aJ
- A //Iode, icJ de de J, de J d/loac/ûdrJ ,
- cDau De J <rù/e& do d/lerceide.
- Vignette de marchand bonnetier. 'Epoque cle la Révolution.)
- bois : la milice des dames françaises, avec une chanson, 1789; 16° Monture bois : la pompe funèbre du clergé de France, décédé à l’Assemblée nationale, le 2 novembre 1789. Au revers, longue inscription; 17° Monture bois : les droits de l’homme, avec la chanson : veillons au salut de l’Empire, 1789; 17° Monture bois : feuille en papier vert, avec médaillon central colorié représentant : la liberté, patronne des Français, 1789; 19° Monture bois de corail. Sur la feuille, trois cocardes avec portrait de Louis XVI, de Bailly et du marquis de La Fayette, 1790. Au revers, chanson: la cocarde nationale; 20° Monture bois. Sur la feuille en papier fond vert : la fête delà Fédération (14 juillet 1790) au Champ de Mars. Au revers, la chanson: Ah! ça ira; dicton populaire; 21° Monture palissandre, feuille papier fond vert avec grand médaillon, Trois têtes sous un même bonnet : le Tiers Etat, le Clergé, la Noblesse, chanson, 1790; 22° Monture palissandre, feuille papier fond vert avec grand médaillon : la contre-révolution, sujet caricatural.
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- Au revers, chanson : le triomphe de l’abbé Maury, 1790; 23° Monture en os
- sculpté et doré. Sur la feuille : le Temps donne les cendres à la noblesse et au clergé, avec de nombreuses inscriptions; 24° Monture bois, feuille papier fond vert orné, avec trois médaillons : au milieu la liberté patronne des Français, à gauche Chalier et Barra, à droite Lepelletier et Marat, 1793; 25° Monture bois, feuille à trois médaillons et à inscriptions. Sur deux banderolles : à gauche, la prise de Toulon par les armes françaises; à droite, la liberté des nègres, vive la Montagne, 1793; 26° Monture en bois, feuille à assignats. An IV, 1793; 27° Monture en palissandre, feuille à assignats. An IV, 1795; 28° Monture en palissandre, feuille à assignats. Au revers, deux gravures au bistre : Jean qui pleure (ils sont tombés) et Jean
- Corps de femme, Louis XV.
- (Collection
- de Mme la comtesse de Flaux.)
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- 9?:/3.
- qui rit (il se désole). An IV, 1795;
- 29° Monture en bois, sur la feuille: grammaire française à l’usage des rentiers : j’étais, tu étais, etc., je suis, tu es, il est, etc. An IV, 1795;
- 30° Monture palissandre, feuille en papier vert uni. Gravure de mode datée de thermidor an VIII, 1799 :
- Ah ! qu’il fait saud ! ; 31° Monture palissandre, feuille en papier blanc : charmante, ma petite, paole d’honneur!!! 1799; 32° Monture en bois, feuille avec les portraits de Napoléon et de Marie-Louise et une chanson, 1810; 33° Monture bois, feuille en papier représentant Jeanne d’Arc, pucelle d’Orléans, avec une chanson (Empire) ; 34° Monture os feuille satin rose à paillettes avec l’inscription : Louis le Désiré, 1816;
- 35° Monture bois noir : le retour des cendres de l'Empereur, 1840; 36° Monture bois, feuille papier blanc avec les portraits lithographiés en noir des membres du gouvernement provisoire, 1848; 37° Monture bois. Sur la feuille en papier vert : les spectacles de la promenade (second Empire) ; 38° Monture bois :
- Modes du premier Empire. (D'après Carie Yernet.)
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- l’Exposition universelle de 1867; 39° Monture bois, feuille tricolore : le général
- Boulanger, 1889.
- (Co'lection de M. Lucien Duchet.)
- Bourse de quête, brodée aux armes de Marie Leczinska.
- Quatre petites pochettes ; broderies or et argent; soie blanche et bleue tissée; rubans croisés.
- Pochette à peigne, broderie blanche.
- Pochette à sujet : le Corbeau et le Bénard.
- Cinq petits sacs : broderie à paillettes; forme coquille; cuir, forme vase; plaquettes écailles ; gravure brodée (1830).
- Petit bonnet brodé au ruban, non monté (Louis XVI).
- Béguin garni de perles.
- Trois ceintures, soie rose imprimée; soie bleue imprimée ; soie brodée (Louis XVI).
- Cravate en soie verte tissée.
- Eventail Louis XIV.
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- à ta- Ô/ft/t
- Trois paires de gants.
- Petit carnet brodé d’armoiries. Mouchoir en mousseline imprimée. Etuis à aiguilles, porte-aiguilles, pelote à aiguilles.
- Modes du premier Empire. (D’après Carie Vernel.)
- (Collection de Mn° Dugrenot.)
- Eventail Louis XVI.
- (Collection de Mme René Duval.)
- Six éventails, montures ivoire, écaille et nacre, peints par Gavarni, Hamon, Faustin, Besson, Compte Calix et Ferrogio.
- (Collection de M. Georges Duvellerog.)
- Eventail Louis XV.
- (iCollection de A/me Duvellerog.) Ombrelle à manche pliant (1840).
- Deux boîtes à parfums en argent (Louis XVI) : 1° forme cœur surmonté d’une couronne; 2° forme panier rustique.
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- Nécessaire à broder, sujets fleurs, composé d’une paire de ciseaux, du poinçon et de l’étui à aiguilles
- (Louis XYJ). MJ,.,- /£ s*.
- Boucles d’oreilles d’argent Louis XY, forme pendeloque, repercées et ciselées.
- Couverture d’ombrelle, style Louis XYI, fabrication Louis-Philippe.
- Ombrelle brodée de perles blanches et couleurs, sujet fleurs; manche en bois et ivoire (Louis-Philippe).
- Ombrelle guipure noire, manche ivoire guilloché, pomme byzantine, ciselée et incrustée de turquoises et de grenats (second Empire).
- (Collection de Mme Emmanuel Blanche.)
- /le’/*/ /r&f.ff. < Cy/j.',,,
- Modes Restaui'ation.
- diodes Directoire.
- (D’après une planche en couleur des Modes et manières du jour, de Debucourt.)
- Trois éventails peints par E. Moreau, A. de Beaumont et Soldi.
- (Collection de Mn° Evetle.)
- Trois crêpes de Chine brodés, blanc, rouge et orange.
- Broderies sur soie et sur tulle.
- Bonnet de dentelles (1830) et deux fonds de bonnets.
- Garnitures en dentelles d’Alençon et en point à l’aiguille.
- Toile de Jouy représentant une chasse de Napoléon III à Compiègne.
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- Mouchoir en point à l’aiguille orné de l’écusson impérial (deuxième Empire). Carnets de bal, sachets, sacs, bourses (premier Empire).
- (Collection de Mme pve Emmanuel Fabius.)
- LE CORDONNIER (xvne siècle)
- Parure en or, avec médaillons de mosaïque : diadème, colliers, boucles (premier Empire).
- Bonnet dentelles et rubans (1840).
- Ombrelle marquise, manche en corail, dentelles appliquées (deuxième Empire).
- (Collection de M. Paul Fabius.)
- Vingt-quatre paires de gants, hommes et femmes, en velours et en peau, ornés de broderies ou de paillettes, dont six paires de gants longs (époques diverses).
- Trois gants dépareillés, dont deux brodés d’or.
- Quatre paires de mitaines brodées de fleurs et d’or.
- Deux poignets de gants, dont un brodé d’or. Miniatures d’enfant.
- Paire de bottes fortes exécutée par Jacopo Batarino (Venise, 1650). Souliers d’hommes et de femmes (époques diverses).
- (Collection de Mm0 Henriette Flameng.)
- Souliers de femme, époques Louis XV et Empire.
- Cinq buses en buis sculpté, en fer et en ivoire (seizième siècle).
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- Deux corsages baleinés, soie verte et toile brodée d’or (Louis XY). Deux corps de baleines en soie.
- Quatre paires de souliers de femmes (dix-huitième siècle). Pantoufles de femme, en toile (dix-huitième siècle).
- Trois paires de souliers d’enfants.
- Huit paires de gants et de mitaines (dix-huitième siècle).
- Corps Louis XV.
- (Collection de Mme la comtesse de Flaux.)
- Trois paires de bas de femme, soie brodée.
- Trois grands bonnets d’homme, toile brodée (dix-huitième siècle). Cinq bonnets de femme et six bonnets d’enfant.
- Six devants de corsage ornés de broderies (dix-huitième siècle). Maillot d’enfant, toile brodée de soie rouge et d'or.
- Deux manchons anciens, avec leurs chaînes.
- Ceinture de mariée, brodée d’argent.
- Ombrelle en damas rouge, ornée de dentelles et de dorures.
- Dix bourses et aumônières en soie brodée (dix-huitième siècle).
- Pelote de soie rose, carnet de satin violet, etc.
- ('Collection de Mme la comtesse de Flaux.)
- Soulier à la poulaine (xve siècle). (Collection de Mme de Folleville.)
- Boîte de découpages pour enfants (Louis-Philippe).
- Chapeau de femme, forme capote, soie brune (Restauration). Poupée second Empire, mouchoirs brodés, etc.
- (Collection de Mmc Cécile Fleury.)
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- Bourse avec coulants, fermoirs et pendants d'acier.
- (Collection de M. Doistau.)
- Cinq bonnets Louis XV.
- Souliers à la poulaine, cuir jaune.
- Soulier d’enfant (dix-huitième siècle).
- Cinq bonnets Louis XV; aumônière brodée, etc.
- (Collection de Mme Ileiiriettc-Marie de Votleville.)
- Chapeau paille et plumes, forme capote (1840).
- (Collection de Jtfme la coyil.es.se de Forge.)
- Neuf éventails Louis XV : 1° Feuille de vélin peinte à la gouache par François Boucher : trois médaillons jeune fille, jeune femme et jeune garçon, se détachant sur une bande de guirlandes de fleurs que tiennent des Amours. Monture en ivoire ajourée et sculptée, rehaussée d’or et de légères décorations au vernis Martin; 2° Feuille de vélin peinte à l’aquarelle : le Repos de VAmour aux cités de Vénus. Monture d’ivoire sculptée de médaillons, bustes, vases et attributs, rehaussée d’or et
- d’argent; 3° Feuille de papier peinte à la gouache : la Diseuse de bonne aventure. Monture de nacre rehaussée d’or, sculptée d’Amours et de figures diverses;
- 4° Feuille de papier peinte à la gouache : femme, dans le goût de Téniers, assise au bord de l’eau. Monture, nacre et ivoire, découpée et sculptée de personnages, style rocaille; 5° Feuille de papier peinte à la gouache : groupe de jeunes femmes procédant à la toilette de l’Amour. Monture de nacre ajourée et dorée, ornée de grecques, de bustes et de fleurs; 6° Feuille de vélin peinte à Ja gouache : scènes familières formant des médaillons réunis par des guirlandes de fleurs. Monture d’ivoire rehaussée d’or et de couleurs, décorée de fleurs et de personnages; 6° bis Monture en
- Bourse en soie avec passants d’acier. (Collection de M. Doistau.)
- Bourse en soie avec passants d’acier. (Collection de M. Doistau.)
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- ivoire décorée au vernis Martin : trois scènes galantes formant des médaillons brodés d'or niellé et reliés par deux cartouches à figures, avec entourages de petits sujets, chinoiseries et paysages, en camaïeu bleu et rose; 7° Feuille peinte à l’aquarelle : femme et enfants en costumes antiques, autour d’un vase monumental. Monture de nacre ajourée, rehaussée d’or et d’argent, ornée de personnages et d’attributs divers; 8° Eventail à cabriolet. Deux feuilles en vélin peintes à la gouache : scènes et personnages dans un décor champêtre. Monture d’ivoire, ajourée et sculptée de figures de musiciens, se détachant en blanc au
- Eventail peint par Boucher.
- {Collection de Mme André Foucault.)
- milieu de fleurs de couleurs, rehaussées d’or. La partie des brins qui séparent les deux feuilles est ornée de sculptures semblables : personnages, maisons, animaux et arbustes; 9° Feuille de soie ornée de médaillons à la gouache : sujets galants dans le goût de Boucher. Monture de nacre ajourée, à décor de fleurs, de dauphins et d’oiseaux, rehaussée d’or et d’argent.
- Huit éventails Louis XVI : 1° Feuille en vélin : scène du théâtre de Molière entre deux médaillons peints d’Amours en grisaille. Monture de nacre ajourée et sculptée, rehaussée de couleurs et d’or, ornée de colonnes et de personnages; 2° Feuille en soie peinte à l’aquarelle : jeune femme assise faisant danser un petit chien et jeune homme jouant de la flûte; entourages de fleurs et de paillettes; cartels à décor chinois. Monture d’ivoire rehaussée d’or et d’argent; 3° Feuille en satin blanc brodée au point de chaînette, de paillettes et de clinquants formant
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- fleurs et ornements, avec sujet central : femme et jeune homme jardinant sous une tonnelle. Monture de nacre sculptée et ajourée à colonnettes; Amours et attributs rehaussés d’or et d’argent; 4° feuille en papier peinte à la gouache : Rut h et Booz. Monture d’ivoire décorée de fleurs, de pagodes et de personnages, en applications de pailles de couleurs; 5° Feuille de soie peinte à la gouache :
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- Ghritv»* -Z&rrùtesi
- (r4z)
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- An VII.
- le Marchand de bijoux. Entourage de paillettes encadrant un dindon et un casoar. Monture de nacre ajourée, incrustée d’or, ornée d’oiseaux et d’attributs; 6° Feuille en satin blanc, brodée au point de chaînette. Motif central peint à l’aquarelle : jeune femme causant avec son peintre, pendant que le mari les regarde, en passant la tête à travers la toile qu’il vient de crever. Monture d’ivoire ajourée et sculptée, rehaussée d’or; 7° Feuille en soie à sujet champêtre, genre Boucher. Panaches ornés de médaillons à sujets mécaniques, sous verre : scieurs de bois, nourrice berçant un enfant. Monture d’ivoire rehaussée d’or et d’argent, sculptée de nombreux personnages; 8° Feuille en soie brodée de paillettes et de clinquant offrant un motif central : la déclaration fleurie, et des groupes d’oiseaux à droite et à gauche. Monture d’ivoire ajouré rehaussée d’or et de clinquants.
- Petit éventail Empire Feuille peinte à l’aquarelle sur vélin : scène indoue. Monture en or et en pierres de couleurs formant acrostiche : Souvenir d;amitié.
- w trass. Opale.
- O rane.
- C ermeil.
- K nieraude. Xicolo.
- -h ris. ïï ubis.
- C iamant.
- > mélhyste.
- Malachite.
- ^-olithe.
- •H urquoise. ^ris.
- K>meraude.
- Berthe en point de Venise, point plat du seizième siècle.
- Dentelles diverses : Argentan, Alençon, Angleterre, point de Flandres, Malines, Venise, point coupé, fil tiré, etc.
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- LA DÉCLARATION
- (D’après De Troy.)
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- Châtelaines or, argent doré et émail.
- Montres en or ornées de miniatures, de roses et d’émaux. Montre en or, à rehauts de couleurs, avec ornements en relief.
- Cachets et breloques en or et en pierres fines des quinzième, seizième et dix-huitième siècles.
- Plaques de ceintures, pendants de cou, boucles de souliers et de ceintures, en or, en argent et en strass (Louis XY et Louis XYI).
- Miniature : tête de Normande en grand bonnet.
- Boites en or, émail, vernis Martin, écaille, ivoire, etc., ornées de perles, de pierres fines et de miniatures.
- Etuis et carnets en écaille, vernis Martin, or et argent.
- Lorgnons dix-huitième siècle.
- Bourses et aumônières, en velours brodé (dix-huitième siècle); rubans et étoffes divers.
- Nécessaire à parfums en galuchat, avec flacons de cristal taillé, à bouchons d’or et entonnoir en or.
- [Collection de Mme André Foucault,)
- y. f V*yttr t/f tr/k/w 2, Crys/s s/sy/-/te . <? /s/estr//// drrÂttt Àe/e/
- J., C‘/rs/yrs//// //r .Sr/f/// r/w/y^ r/e //‘//s/. (/^f/r/eAs de r/e
- . / Asf/terrr/ de .
- Toques et chapeaux (182.6).
- Petits bijoux et accessoires (Bestauration et Louis-Philippe). Echarpe Bestauration; col de dentelles; rubans anciens.
- ('Collection de Muie Ganneron.)
- Cent vingt-neuf boucles simples (Empire, Restauration, etc.). Soixante-quinze boucles à bascules.
- Trente-deux fermoirs, agrafes anciennes, etc.
- Huit plaques en acier; six châtelaines; onze bracelets. Epingles à chapeau, épingle de châle, broche, etc.
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- Deux étuis à aiguilles en ivoire ; ciseaux anciens et affiquet.
- Huit éventails anciens, dont six encadrés.
- Souliers de femmes, gants, peignes, lunettes, etc.
- Bourse ancienne; carnet de bal; mouchoir brodé (Restauration).
- (Collection de Mme Léon Garnier.)
- Sept chapeaux de femmes (Restauration, Louis-Philippe et deuxième Empire).
- „ , T . Deux ombrelles marquises (second Empire).
- Bonnet Louis XVI. v 17
- (Collection Châle de mousseline brodée, écharpe brodée, bourse
- de M. Boichard.) 1
- brodée.
- Devant de gilet Louis XVI, avec nœud de dentelles.
- Nécessaire en galuchat.
- (Collection de MmD la baronne de Gartempe.)
- Poupée second Empire, habillée en 1867 par Mmo Neuville, pour servir de modèle aux robes de la reine de Portugal (robe d’hiver, robe d’été, divers accessoires).
- (Collec/ion de Mme Pierre Gaulhiez.)
- Poupée 1840, robe bleue à volants (costume exécuté par la couturière de la reine d’Angleterre, à Paris).
- (Collection de M. Pierre Gauthiez.)
- Huit bonnets Louis XVI, en lingerie.
- Nappe de baptême, fichus et ceinture brodés.
- Pointe de Jouy, fichus, mouchoirs et foulards de Jouy, Trois aumônières et deux bourses brodées.
- ('Collection de M. Alexandre Gillard.)
- Jeton de la corporation des lingères de Paris.
- (xviii® siècle.)
- Cinq breloques, or et argent (dix-huitième siècle); bague ancienne. Trois châtelaines et huit boucles d’argent.
- Trois épingles de cravate (dix-huitième siècle), et coq de montre en or. Plaque de fichu en or, de paysanne Beauceronne.
- Croix en argent ornée de cailloux du Rhin ; quatre croix d’or.
- Tabatière Louis XVI, à médaillon; râpe à tabac en buis sculpté.
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- Etui à lunettes et étui à aiguilles en vernis Martin.
- Deux boutons à sujets; un affiquet or et émail noir.
- Boite à poudre, en émail; deux bonbonnières et trois boîtes anciennes.
- [Collection de J/me Thérèse Gillard.)
- Eventail Louis XY, gouache, représentant une exposition de tableaux.
- Deux éventails populaires Louis XYI, représentant : 1° la naissance du duc de Normandie (Louis XVIII), 1785; 2° la glorification de Nccker.
- (Collection de Mme Philippe Gille.)
- Boîte de rouge, avec pompon, ayant appartenu à la comtesse de la Briche.
- Lorgnon d’incroyable; sac brodé (Louis XYI).
- Dessus de peigne Empire, orné de perles bleues et haut de peigne en écaille (1830).
- (Collection de A/mc Suzanne Ilallier de Bois-in éan.)
- Eventail Louis XYI, peinture sur soie, brodé de paillettes, monture ivoire, incrustations d’or sur les deux lames du dessus; sujet : une femme poudrée plaçant un loup sur son visage, et un homme agenouillé qui offre un bouquet.
- (Collection de la marquise d'Harambure.)
- çorruo en.ÿ-a&c oTbfi&uit cb c&> cÂ4fic/ix/6z/
- Modes de 1823.
- Boutons anciens; boîtes; éventail Louis XVI. Ombrelle marquise.
- (Collection de M. Emile Henry.)
- Six loupes de différentes époques : loupe primitive avec monture de corné, dans son étui de cuir; loupe cerclée d’or, avec boîtier d’écaille, au chiffre de Stanislas-Auguste Poniatowski ; loupe de miniaturiste montée en argent, écrin en galuchat, etc.
- Trois lunettes d’approche (dix-huitième siècle): en ivoire à guillochures; en galuchat gris, montée en ivoire; en peau marbrée.
- Quarante boîtes à besicles, avec leurs besicles, dont : vingt de l’époque Renaissance, en buis, en ivoire sculpté, ornées d’attributs religieux, de licornes et de
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- mascarons et vingt autres des dix-septième et dix-huitième siècles, en ivoire, en galuchat, en cuivre (1755), en fer, en Pomponne, etc. Série précieuse et rarissime complétée par une suite de jetons de métier de la corporation des lunettiers-miroitiers (1770-1773), de blasons et de jetons divers.
- Soixante lorgnettes des époques Louis XV et Louis XVI, à un seul tube libre : six pièces en émail de Saxe décoré de personnages, une en écaille ornée d’or (Louis XV) ; une en argent ciselé et ébène (1749); une en porcelaine de Sèvres, à fond bleu turquoise à rehauts d’or; une en or émailli, cerclée de deux rangs de perles avec étui en galuchat (Louis XVI); une en vernis Martin, à petits personnages représentant l’enlèvement de la première Mongolfière (1783) ; nettes enguirlandées de fleurs,
- Ions rouges, cercles en or, tube doré, aux armes des comtes de Wedgwood bleu, à petits per-blanc, lorgnette donnée, à la Mal-
- Evcntail-ccran (Consulat).
- (Collection de Mme A. Heymunn.)
- iSi5.
- Ecran-soleil (1802).
- (Collection de Mme A. lleymann.)
- une, même matière, à colon-monture en transparence, à pail-en travail de paille; une en cuivre Valmarama de Venise; une en sonnages et guirlandes en biscuit maison, par l’impératrice Joséphine à sa dame d’honneur Mmc de Thierry de Kcrieux; une pièce en Pomponne, tube étroit, type des premières lorgnettes mises en circulation vers 1725, etc.
- Huit étuis-nécessaires à lorgnettes, contenant les accessoires du travail féminin, et traversés dans leur longueur par une lorgnette; pièces portant presque toutes l’adresse du fabricant anglais Ribright et vendues de 1754 à 1796 environ, matières diverses : or, argent, pomponne, émail de Batersea, galuchat, etc.
- Deux lorgnettes de jalousie, en vernis Martin, rose cerclé d’argent; en émail de Batersea, à décor de paysage, monture or munie d’une boîte à mouches à son extrémité (dix-huitième siècle).
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- Quatre cannes à lorgnettes, avec béquilles, traversées par les verres (époques Louis XV, Louis XVI et Directoire).
- t, , , . , , ., , , Tabatière-lorgnette , Cr0\
- Boite a besicles )xvme siècle). (i8o4) (îoooj.
- (Collection de Mme Alfred Heymann.)
- Boîte en ivoire (xvn® siècle). (Collection
- de Mme A. Ileymann.)
- Une boîte drageoir à lorgnette, en émail de Saxe, à décor de personnages (époque Louis XV).
- Un dessus de boîte représentant une dame en costume Louis XV, qui tient une lorgnette à la main.
- Cent soixante lorgnettes à tirage (de 1792 à 1825), dont une entourée de miniatures de poètes du dix-huitième siècle; une ornée de miniatures de femmes; une décorée de paysage; une en vernis Martin vert, avec motif enfantin; une en porcelaine dure de Paris, décorée d’une marine; une en ivoire avec
- arabesques en clous d’or; une ornée de fixés, sujets
- divers; une à décors de coquillages dorés, cercles d’écaille et d’acier; une décorée au vernis d’or, avec médaillons d’amours, etc.
- Cinquante lorgnettes décorées au vernis Martin, fonds rouges ou noirs, tontes à sujets différents.
- Cent lorgnettes en écaille, nacre et ivoire, ornées de pierres fines et de clinquants, de corail, de camées, etc.
- Deux lorgnettes, forme tonneau, en ivoire, avec les armes et le chiffre de Napoléon 1er.
- Loupe et écrin (xvne siècle).
- (Collection de Mme A. Heymann.)
- Sept lorgnettes de gilet, forme plate.
- Sept lorgnettes, forme montre (1821).
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- — loO —
- Deux lorgnettes avec montre, en forme de petites longues-vues; corps en émail gros bleu, à décor doré; en argent avec émail translucide.
- Cinquante breloques à lorgnettes, formes variées.
- Dix flacons à lorgnettes.
- Vingt-cinq modèles à ornements divers.
- Cinq monocles à tirage : dont un en or découpé, orné de turquoises et de pierres fines et entouré d’un rang de perles (1815).
- Huit binocles dont un, dit binocle d’incroyable, avec loupe.
- Douze tabatières, boîtes et étuis avec lorgnettes.
- Eventail-monocle (fin du xvni® siècle). (Collection de Mme A. Ileymann.)
- Empire.
- (Collection
- de Mme A. Ileymann.)
- Sept jumelles modèles primitifs.
- Douze éventails à fenêtres (dix-huitième siècle).
- Douze éventails avec lorgnettes dans la rainure : éventail pailleté, monture nacre, feuille de velin ornée de fleurs et d’un médaillon représentant le Roi de Rome en soldat; éventail décoré d’une copie du tableau de Guérin : Enée racontant à Didon les malheurs de Troie, etc.
- i838.
- (Collection
- de Mme A. Ileymann.)
- Quinze éventails-écrans : l’un d’eux, daté de 1802, porte sculpté dans sa monture un petit buste de Napoléon Ier; attributs napoléoniens sur toutes les
- branches; le bout des brins figure l’étoile de la Légion d’honneur.
- 1^1 Une étude de Boilly représentant différentes poses de mains tenant des lorgnettes, etc.
- (Collection de Mma A. Ileymann.
- Ecran d’ivoire et d’acier.
- Ecran en corne rayée de dorure.
- Ecran d’écaille très joliment découpé, jolis panaches avec strass au milieu.
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- — loi —
- Ecran d’écaille découpée. Trois médaillons à personnages chinois, entourage formé d'une grecque, travail chinois.
- Jumelle corps d’écaille, tube spirale.
- Jumelle corps émail et vermeil, système à bras pliants (1858).
- Jumelle corps nacre verte, cercles bien ciselés, manche nacre (1827). Jumelle corps d’ivoire, motifs dorés (1827).
- (Devrais del.l
- PROMENADE DU BOULEVARD DES ITALIENS
- Jumelle corps d’écaille, accordéon en baudruche Margras (1832).
- Jumelle corps de nacre, spirale en fer, Baar (1825).
- Jumelle cuivre doré, se repliant (1826).
- (Collection de Mme Alfred Ileymcinn) (1).
- Couvert de voyage en or émaillé, du dix-septième siècle, composé de cinq pièces, travail français.
- (1) Cette collection, dont le catalogue est ici très résumé, compte également un grand nombre d'estampes et de dessins relatifs à l'histoire des lorgnettes, que Mme Alfred Heymann n’a pu exposer, faute de place.
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- Jarretières Louis XY I. [Collection de Mme V. Kloiz.)
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- Boîte rectangulaire, nacre sculptée et or, travail français (dix-huitième siècle).
- Montre en or émaillé, ornée de roses et rubis ; signée : Vauchez, à Paris (dix-huitième siècle).
- Montre, seizième siècle, en cristal de roche, monture de cuivre doré, cadran en cuivre doré et argent, aiguille formée par un lézard en or émaillé; signée : Phé-lizot, à Dijon.
- Pendant de cou, fin du seizième siècle, en or émaillé, représentant un aigle posé sur un perchoir auquel pend une perle fine; ornement en or émaillé retenu par des chaînes en or et des perles fines.
- Bonbonnière en vernis Martin, montée en argent doré, représentant une Côte populaire avec joutes sur l’eau; signée: H. D. (dix-huitième siècle).
- Bonbonnière ovale en porcelaine de Mennecy, monture en argent doré à décor de fleurs, fond quadrillé (dix-huitième siècle).
- Petit modèle de vêtements sacerdotaux, provenant d’une chapelle donnée au comte de Chambord enfant.
- [Collection de M. llouzeau.)
- Casquette de chasse en cuir, à large visière, forme jockey (dix-huitième siècle).
- [Collection de Mme Marie Jeandron Ferry.)
- Robes et chapeau de poupées (époque 1835).
- Châle cachemire français (1840); écharpe Restauration.
- Gant, époque Directoire. [Collection de Mme Victor Klotz.)
- [Collection de M. Adrien Joly.)
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- COLLECTION FLAMENG, LAVEDAN, CRUET, Etc
- Phototypie Berthaud, Pari»
- Gants, Bas et Jarretières brodés, époque Louis XVI, Directoire et Empire
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- Quatre chapeaux claque et un haut de forme castor (Empire); chapeau haut de forme en paille (Restauration); deux chapeaux de femmes (Directoire).
- Deux bonnets de dentelle (Empire).
- Bas de femme brodés (Louis XVI), et chaussettes d’homme brodées (1830).
- Cinq ridicules, forme plate ou ronde (Empire).
- Vignette de \I. Gravelot.
- Deux paires de souliers de femme et quatre paires de mitaines (Restauration).
- Echarpes, fichus, mouchoirs, voilette de gaze (Louis-Philippe).
- ('Collection de M. Kæmmerer.)
- Bas de soie bleue avec broderies d’argent (Louis XV).
- Bas bretons, à broderies jaune et verte.
- Deux paires de jarretières : 1° soie bleue avec devise ; 2° brodée argent « Honni soit qui mal y pense » (voir la gravure, à droite et à gauche de la page).
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- Gants-mitaines, peau blanche et broderies.
- Gants peau blanche avec impression (Directoire), et boîte cà gants. Bourse brodée avec perles de cuivre.
- (Collection de Mme Victor Klotz.)
- Vitrine d’ombrelles.
- (Collection de Mme Henri Lavedan, etc.)
- Au premier plan, ombrelle de soie verte, manche formant col de cygne, or et perles, ayant appartenu à l’impératrice Joséphine; à droite, cannes et béquilles, xviii0 .siècle et Empire.
- (Collection de S. A. In princesse Mathilde, de M. Doislan, etc.)
- Eventail peint par Henry Tenré : le Ballet de Don Juan.
- (Collection de M. F.-D. Kunkelmann.)
- Portefeuille soie brodée (dix-huitième siècle).
- (Collection de Mm0 la baronne de Saint-Didier.)
- Ombrelle marquise, guipure noire, manche ivoire (Louis-Philippe). Eventail fin Louis XYI, monture ivoire et vernis Martin.
- [Collection de il/1"® Laguionie.)
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- Fichu en point d’Angleterre.
- Cinq cols et cinq paires de manches, lingerie (Louis-Philippe).
- Ombrelle second Empire; deux éventails.
- Pochette; boîte à sujet; sac de velours; carnet en nacre (Louis-Philippe). Deux écrans (Louis-Philippe); écharpe (Restauration).
- (Collection de M. le baron Lallemand.)
- Huit parapluies dont deux parapluies de voyage.
- Seize ombrelles à longs manches, dont trois recouvertes en paille.
- Trente-cinq ombrelles à montures pliantes (second Empire).
- Huit paires de souliers de femmes :
- 1° soie verte (Régence); 2° soie jaune (Louis XV) ; 3° soie brodée (Louis XV) ;
- 4° peau blanche (Directoire); 5° peau rose (Empire); 6° soie violette (Restauration); 7° et 8° soie noire et gris-perle (1830).
- Sept paires de souliers d’enfants : soie violette, verte, rose, blanche, bleue, soie brodée et paille.
- Chaussures d’enfant; souliers de poupée, en peau.
- Paire de pantoufles de dame et pantoufle pékin.
- Pantoufles d’évêque, en soie brodée, non montées.
- Souliers Directoire.
- Chausse-pieds Louis XIV.
- Dix paires de bas de soie brodée (Louis XVI, Directoire et Empire).
- Trois paires de mitaines et trois mitaines dépareillées.
- Trois paires de gants, soie et mousseline brodée.
- Quatre paires de gants de peau imprimée et trois gants dépareillés, soie et peau (Empire).
- Treize bonnets de dentelles et de mousseline.
- Bonnet d’homme en soie rose.
- Gavarni del 1835
- LE ROMAN
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- Tête à coiffer; boîte à coiffer en vernis Martin (Louis XY); boîte à fard (Louis XVI).
- Pelote de soie; six bourses soie et velours.
- Trois gilets d’enfants.
- Nécessaire Louis XYI; lot de rubans; cinq carnets.
- (Collection de Henri Lavedan.)
- LE TAILLEUR POUR FEMMES (.D’après Cochin.)
- Deux bonnets d'enfant : 1° blonde
- Eventail Louis XYI-
- (Collection de il/. Georges Leduc.)
- Réductions des différents types de coiffures masculines portées depuis 1789.
- {Collection de il/. II. Leduc.)
- Corps de baleine Louis XV pour enfant, toile grise, lacet bleu.
- Deux corps de baleine Louis XVI, à manches : 1° en soie bleue brochée; 2° en soie rose.
- Corps de baleine pour femme grosse, à trois lacets, agrafé devant et garni de pattes, en toile rouge à fleurs (Louis XYI).
- Bonnet d’heiduque, en soie jaune, galons d’argent (Louis XV). soie bleue; 2° blonde et soie blanche.
- Soulier commun en cuir, bout pointu (Louis XV).
- Paire de souljers, en cuir jaune, brodés d’argent, hauts talons (1750). Souliers de paysanne, en cuir, à gros clous (Louis XVI).
- Tablier court en soie verte, à trois volants et roses, brodé à la chinoise (Louis XV).
- pMres de mitaines Louis XV :
- 1° soie jaune brochée; 2° soie bleue brodée d’or.
- {Collection de M. Maurice Leloir.) Souliers Régence.
- Eventail vernis Martin (dix-huitième siècle).
- Quatre éventails Restauration, corne et papier peint.
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- L’ESSAI DU CORSET
- (.D'après Wille.)
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- Fragments d’étoffes du dix-huitième siècle, velours tissé d’or, damas jaune et soie brodée.
- Miniature Révolution : portrait d’homme.
- Miniature Empire, sur boîte, sujet : le Sourd.
- (iCollection de Leroy-Dupré.)
- Cinquante-deux châtelaines en acier.
- Deux bracelets acier.
- Vingt-deux cachets, dont un en agate; six à manches.
- Deux cent dix chaînes breloquets, dont deux en écrin.
- Deux épingles de coiffure en acier.
- Bague en fer et en acier.
- Grande agrafe en acier ornée d’une miniature.
- Dix-neuf paires de boucles de souliers et trois fermoirs d’habit en acier.
- Deux plaques de ceinture et sept boucles de ceinture.
- Sept fermoirs d’escarcelle en acier.
- Huit plaques de manteaux en acier, dont trois ornées de miniatures et trois de motifs en Wedg-wood.
- Cinq plateaux de boutons en acier.
- Trois boutons montés en broches, bouton de manchette, etc.
- Huit cannes en fer et vingt têtes de cannes en acier.
- Paire de chaussures en fer (enseigne).
- Trois corsets en fer.
- Onze galeries de peignes en acier taillé à facettes.
- Sept peignes complets en acier.
- Breloques, pommes de cannes, corset en fer et pièces de ferronnerie diverses.
- (Collection de M. Le Secq des Tournelles.)
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- Trois carnets de bal en acier.
- Vingt-neuf étuis en acier : étuis à souvenirs, étuis à aiguilles, étuis à cachets.
- Quinze fers à friser; sept fers à repasser; porte-fer.
- Dossière en fer; marque de jeu en acier.
- Six paires de ciseaux dont cinq en étuis. Quatorze drageoirs en acier.
- Seize coffrets en fer et acier.
- ('Collection de M. le Secq des Tournelles.)
- Coffret Louis XIV contenant un nécessaire de toilette, plaqué en argent, composé de six pièces.
- Deux paires de chaussettes en soie (Empire). Calotte soie brodée (Louis XVI).
- Bouton Louis XVI.
- (Collection de Mme //. Level.)
- Trente boîtes, tabatières et drageoirs (Louis XV, Louis XVI, Empire et Restauration).
- Seize étuis, mêmes époques.
- Nécessaires; manches d’ombrelles; caves à odeurs (dix pièces).
- (Collection de M. Edouard Lippmann.)
- Deux éventails Louis XV, montures nacre et or.
- (Collection de M. Georges Lutz.)
- Eventail ancien (1725).
- Etui d’or Louis XIV, ayant appartenu à la duchesse de
- CharOCt {Collection de M. Maurice Mairesse.)
- Berthe en point d’Angleterre. coiffure Empire.
- Bande de point de Gênes, dit Argentelle (Louis XV).
- Barbe de dentelle en broderie de l’Inde (Brabant et Danemark).
- Barbe en point d’Angleterre.
- Pèlerine de guipure au point de Venise.
- Deux serviettes armoriées datant de 1648.
- {Collection de Mm0 Mairesse.)
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- Vingt-deux fonds de bonnets d'enfants, mousseline et tulle avec broderie blanche (premier Empire).
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- Modes Louis XVI, d’après Watteau lîls. (Galerie des modes.)
- Petit fond de bonnet (premier Empire).
- Col de mousseline blanche brodée (Restauration).
- Châle de mousseline blanche, à deux rangs festonnés (Restauration). Deux bonnets de paysanne du Périgord, tulle brodé et dentelles.
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- Petit sac de soié noire brodée en couleurs (Restauration).
- (Collection de Mmc Sabine Mancel.)
- Deux petites croix d’or; croix en cailloux.
- Trois montres Louis XVI et Restauration; tlacon à sels (Restauration). Paires de boucles d’oreilles, or et pierres.
- Chaîne d’or ancienne; quatre bagues anciennes; breloque.
- Broche, forme corne d’abondance (Restauration) ; bcoche en cailloux (Louis XVI).
- Deux boutons bretons; trois boutons à sujets (Directoire).
- Cuiller argent (dix-huitième siècle); deux cachets à sujets.
- Boîte Louis XVI, sujet champêtre; boite à mouches (Louis XVI).
- Boîte Empire; coffret ivoire (Restauration).
- Sept bonbonnières et petites boîtes (dix-huitième siècle et Empire). Aumônière Louis XV, velours brodé; foourse; sac à chaînette.
- Deux carrés en dentelle de Venise et barbe en point d’Alençon.
- Bande et pelote de dentelles.
- Eventail dix-huitième siècle; encrier de nacre (Restauration); dessus de peigne (Empire).
- xViguière et cuvette en cristal (Empire); pendule en bronze doré.
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- Lot de rubans anciens; bonnet alsacien.
- ('Collection de Mlle Renée Maupin.) !
- Chapeau de girondin.
- Tablier Directoire.
- Manchon Louis XV, en plumes roses, bleues et blanches.
- (Collection de Mme Miction.)
- Ferronnière (1830). Bonnet de nuit brodé (1830).
- (Collection de Mme Antoine Mimerel.)
- Eventail Louis XVI, monture ivoire.
- (Collection de Mme Mina Mœns.)
- Collier et diadème en or et turquoises (premier Empire).
- (Col'eclion de'Mme Alfred Morhange.)
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- — 103 —
- Châle cachemire des Indes, fond rouge, bordures à palmes.
- Crêpe de Chine; châle cachemire français, fond rouge, bordures à palmes. Peigne écaille (Louis-Philippe).
- (Collection de il/me Fve Léon Nordmann.)
- Chaussures de femmes, en cuir blanc (Louis XY).
- Mitaines en velours rouge avec broderies d’argent (Louis XV).
- (Collection de M111 c Paul Parfont';/.)
- Crinoline 1850.
- Mouchoir en point d’Alençon (premier Empire).
- (Collection de Mme Achille Picard.)
- Deux éventails Louis XVI.
- Croix ancienne, argent et pierres fines.
- Bijoux émaillé formant pendeloque, motif: pélican.
- Petit flacon en or, orné d’une grosse perle fine.
- LE CACHEMIRE
- Bague ancienne, or et perle fine. [D apres Gavnrm.)
- Petite montre enrichie de pierres (dix-huitième siècle).
- Petit, monocle formant breloque (Louis XVI).
- ('Collection de .I/me Raymond.)
- Echarpe en point d’Angleterre; col en Argentan.
- Fond de bonnet; deux bandes en point d’Angleterre.
- Barbes dentelles : 1° point d’Angleterre; 2° application d’Angleterre; 3° Bu-rano; 4° point d’Alençon; 5° barbe de présentation à la Cour.
- (Collection de Mme Rikoff.)
- Bottes de postillon (Louis XVI).
- (Collection de M. Jacques Rohiquet.)
- Poupée 1850, avec six petites robes et trousseau.
- ^Collection de MmK Paul Rohiquet.)
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- Deux feuilles d’éventail, peinture attribuée à Antoine Coypel.
- Feuille d’éventail moderne, peinture de Soldi.
- (Collection de M. Adrien llodien.)
- Ombrelle marquise 1860, manche d’ivoire.
- (Collection de Marie-Louise Uoudaut.)
- Châtelaine Louis XIV, trois plaques d'émail : Charité romaine, entourage en pierres de couleurs; montre môme style.
- Châtelaine Louis XIV, bronze doré; quatre breloques : petite chapelle, deux cachets, un arquebusier formant clef; montre en or à répétition (Londres), double boîtier orné de dauphins et de personnages.
- Châtelaine Louis XIV, bronze doré, sujets : personnages et animaux; deux breloques; montre d’or et d’émail, sujet : jeune femme à sa toilette.
- Châtelaine Louis XIV, bronze doré et ciselé; deux breloques; montre d’or et d’émail bleu.
- Châtelaine Louis XIV, bronze doré, deux breloques, montre squelette (Louis XIV).
- Châtelaine Louis XIV, bronze doré, sujets : Apollon à la lyre, Amours, Pégase, Satyre; montre d’or à répétition.
- Châtelaine Louis XV, argent doré, sujets : jardinier, moissonneur; montre d’or émaillé : Fanchon la vielleuse.
- Châtelaine d'homme, acier. Châtelaine Louis XV, émail de Saxe, sujets : oiseaux, bre-
- époque Louis XVI. . . , ~ . . . .
- Collection de toques? panier en email de Saxe; cachet : Amour en porcelaine m. D'Allemagne.) de SaXe ; montre or, fond émaillé, sujet Watteau.
- Châtelaine Louis XV, bronze doré, cachet et clef tète de nègre; montre d’or, jargon, petit médaillon tête de femme, fond émail et or, arabesques et jargons.
- Châtelaine Louis XV, argent doré ajouré, clef d’or à crochet pour suspendre; cachet d’or, montre d’or et d’émail.
- Châtelaine Louis XV, bronze doré, sujet: Amours; clef, cachet onyx, trois couches émeraudes et pierre de couleur. Intaille antique. Montre d’or à reliefs, sujet Watteau.
- Châtelaine et breloque d’argent et de strass. Montre squelette, jargons.
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- Châtelaine de dame, à cinq mousquetons, perles d’acier, époque Louis XVI.
- (Collection de M. D'Allemagne.)
- Châtelaine Louis XV, émail de Saxe, sujets : paysages, breloques. Montre or, médaillon émail : portrait de femme.
- Châtelaine Louis XV, émail de Saxe; breloques : petit cachet, Amour en porcelaine de Saxe, petite amphore en onyx. Montre d’or ciselé, médaillon d’émail : femme offrant des fleurs sur un autel.
- Châtelaine en bronze ciselé et doré, boîte et cassolette en or émaillé. Montre en or ciselé et émail vert, sujet : bergère et mouton.
- Châtelaine Louis XV, or sur cuivre. Montre d’or ciselé, jargons, dessins en relief genre Bérain.
- Châtelaine Louis XVI, bronze ciselé et doré, médaillon de cristal rouge, tête d’empereur romain, breloques diverses.
- Châtelaine Louis XIV, bronze ciselé et doré, breloques d’onyx, clef et médaillon. Montre en émail vert translucide.
- Châtelaine Louis XIV, bronze doré et ciselé, breloques : clef, Saint Esprit et petit portefeuille d'or, fermoirs en rubis. Montre d’or ciselé, fond en émail rouge translucide.
- Châtelaine, même description que la précédente, breloques : panier, triangle d’émail, cassolette et amphore en or. Montre d’or ciselé. Médaillon de femme orientale.
- Châtelaine Louis XVI, bronze doré, ciselé et ajouré.
- Emaux blancs ornés de grenats.
- Petite montre poussette, or et émail translucide représentant des guirlandes de fleurs, dessin d’étoffe.
- Châtelaine Louis XVI, bronze doré, ciselé et ajouré.
- Médaillon en camaïeu : tête d’empereur romain en grisaille. Breloques: cachet, mosaïque, amulettes, etc.
- Montre en émail sur or, fond bleu, pois d’or, au milieu deux Amours et des colombes, entourage d’émail blanc clouté d’or, le même autour du cadran (poussette).
- Châtelaine Louis XVI, or et émaux, femme avec un portrait, berger et bergère. Clef et cachet d'or (serpents). Montre en émail sur or: nymphe couronnant l’Amour. Entourage pointillé d’émail blanc.
- Châtelaine Louis XVI, or ciselé; médaillon. Cachet d’or et camée, deux petits médaillons. Montre en émail sur or, au milieu petit médaillon d’émail serti d’or : l’Amour et une nymphe couronnant un cœur.
- Châtelaine d'homme, ornée de perles de nacre, époque Louis XVIII.
- ;Collection de M. D'Allemagne.)
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- Châtelaine Louis XVI, en argent doré ajouré. Emaux bleu de Sèvres. Breloques, lorgnettes, pantin en or. Montre en émail sur or : poésie et musique.
- Châtelaine Louis XVI, or ciselé et ajouré; médaillon de femme en émail. Breloques : cassolette d’émail, tête de nègre en onyx, couronne en rubis et jargons. Montre d’or ciselé, deux tons, médaillon tête de femme en émail.
- Châtelaine Louis XVI, montre en or émaillé et orné de perles, chaînons en perles et émaux, clefs et cachets émaux à sujets.
- Breloques avec lorgnettes.
- (Collection de Mme Alfred Heymann.)
- Châtelaine Louis XVI, bronze doré et onyx gris. Montre en or clouté, fond d’émail, sujet: deux cœurs enflammés sur un autel, l’Amour et une femme, au premier plan.
- Châtelaine Louis XVI, bronze doré, émail violet, clouté d’émail blanc, au milieu médaillon ovale de femme. Montre d’or, émail translucide (Caron, à Paris). Offrande à l’Amour.
- Châtelaine Louis XVI, bronze doré ciselé et ajouré, trois plaques d'émaux, breloques : boulettes, clef, cachet. Montre en or émaillé à médaillons.
- Montre d’or émaillé, ornée de brillants, sujets : Calypso, Télémaque et Mentor; gros brillant à la queue; chaîne Marie-Antoinette, bronze ciselé et doré.
- Petite montre en or et émail translucide, sujet : paysage avec figures. Chaîne Marie-Antoinette en or émaillé avec plaques.
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- Montre en or et émail mat, représentant la chambre et le monument funèbre de Voltaire, portraits de Frédéric et de la grande Catherine, devise : Son cœur est ici, son esprit est partout. Chaîne Marie-Antoinette, bronze ciselé et ajouré. Breloques : clefs, cachet en coco (Bréguet).
- Montre Louis XVI, or ciselé de deux tons, jargons; sujet: médaillon de Voltaire. Chaîne Marie-Antoinette, médaillons, breloques, clef en coco.
- Montre Louis XVI, or émaillé rouge translucide; au milieu, médaillon rond, or mat, entouré de jargons. Chaîne Marie-Antoinette, plaquette ciselée, ajourée, cachet et clef d’onyx.
- Breloques avec lorgnettes.
- (Collection de Mme Alfred Heymnnn.
- Montre Louis XVI, or et émail translucide : enlèvement d’une montgolfière, entourage et aiguilles jargons.
- Petit panier en or émaillé, formant montre (la montre manque).
- Petite montre d’or et d'émail vert, formant poire.
- Châtelaine Louis XV, acier bleui plaqué en or, deux tons. Breloques diverses. Montre d’or, applications de marcassite.
- Châtelaine en acier, or et émaux (provenant de la collection la Béraudière). Trois plaques d’émail et d’acier plaqué d’or. Breloques : tête de Turc, cœur, urne en Wegdwood, etc. Montre squelette avec petit médaillon, tête de femme, jargons.
- Châtelaine d’acier et d’or. Email: femme assise. Breloque : cachets en acier et bronze doré. Montre squelette avec médaillon d’émail : tête de femme en marcassite.
- Châtelaine d’acier et d’or. Au milieu, médaillon : miniature d’homme. Chaînons plaqués d’or. Breloques diverses. Montre fond d’émail gris, double fond de cristal.
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- Cadran en émail bleu, cadran aux heures soutenu par deux Amours; au-dessous, cadran avec aiguilles : avance et retard.
- Châtelaine d’acier plaqué, fond en émail bleu translucide. Breloques diverses. Montre d’or, fond en émail bleu de Sèvres, au milieu petit médaillon rond entouré de jargons : Amour écrivant au-dessus de deux cœurs enflammés et colombes.
- Châtelaine d’acier clouté, bronze doré, deux tons. Montre d’or clouté, sujet : Amour et femme couronnant une colombe. Aiguilles ornées de jargons.
- Châtelaine d’acier. Médaillons au vernis Martin. Montre d’émail et d’or, fond noir.
- Châtelaine d’acier. Breloques: boulettes d’acier, clef, cachet d’acier. Montre d’or, fond en émail; sujet: femme debout en robe rose, homme assis, vêtu d’un costume bleu et jouant de la mandoline.
- Châtelaine en acier, or et émail, plaque d’émail : marine genre Vernet. Breloques : cachet d’or et d’émail, petit bateau en or. Montre d’or, émail bleu avec marine.
- Châtelaine Louis XYI, en acier (Cortier). Médaillons d’ivoire sur fond bleu. Médaillons: 1° enfant, costume de dauphin, regarde un cœur enflammé sur un autel, nacre et or; 2° femme déposant des fleurs sur un autel, breloques, boulettes, clef et cachet semblables à la chaîne. Montre d’or, fond d’émail bleu de Sèvres translucide.
- Châtelaine d’acier ciselé, médaillon d’émail : femme allumant le feu d’un autel. Breloques : boulettes d’acier, petite lanterne en or et médaillon en émail. Montre d’or, émail bleu, sujet : femme couronnant un jeune homme.
- Châtelaine d’acier, plaque en émail bleu de Sèvres. Au milieu, petit médaillon en or et émail bleu. Double régime de chaînettes. Montre d’émail bleu de Sèvres, entourage clouté d’or. Au milieu, petit médaillon.
- . . Châtelaine d’acier/médaillon d’or : autel en or avec coeurs et colombes, tresse de cheveux, breloques, boulettes en acier et cheveux, petite lanterne d’or. Montre d’or, fond en émail : une femme debout entre un globe terrestre à gauche et un autel à droite.
- Châtelaine d’acier, plaque en émail : navire avec devise « A l’aventure ». Chaînons et boucles en acier ciselé, clef, lyre, cachet. Montre en or portant un autel en émail bleu.
- Châtelaine en acier ciselé et ajouré, plaque centrale avec médaillon représentant un Amour pêchant à la ligne. Breloques diverses, cachet : tête de nègre en émail.
- Montre en or, fond émaillé : femme couronnant un homme (Brunet).
- Châtelaine de dame, à cinq mousquetons, avec perles d’acier, époque Louis XVI.
- (Collection de M. D’Allemagne.)
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- Châtelaine d’acier, quatre plaques. Montre d’or, guirlandes d’or ciselé et jargons.
- Châtelaine d’acier, médaillon long à huit pans; au milieu, découpure d’ivoire, devise « A jamais ». Montre en or et émail, tête de femme entourée de rubis.
- Châtelaine d’acier, médaillon vermeil : tête de femme. Chaîne d’or, cabochons en or à facettes. Breloques de cornaline et d’or.
- Montre en or avec médaillon d’émail : homme et femme enlacés.
- Montre d’homme très grande, bronze doré. Fond en émail.; homme et femme en costume grec. Chaîne en bronze doré et strass.
- Grande montre de bronze doré, fond en émail : portrait de femme, costume Trianon. Chaîne en bronze doré.
- Montre d’or, fond en émail rose, sujet grisaille (Bréguet).
- Chaîne en bronze doré et ciselé, plaque ajourée en or.
- Montre en or (Bréguet), double boîtier en verre. Fond d’émail bleu avec petits trèfles en brillants, entourage de perles. Chaîne en bronze doré et strass, clef en cornaline, scarabée en onyx, cachet d’intaille bleue.
- Montre Directoire, émail violet sur or, au milieu, médaillon : femme assise écrivant, entourage de perles des deux côtés (Robin, Paris), cordon de soie.
- Montre en or émaillé, Directoire, fond noir, sujet : berger et bergère. Chaîne en bronze doré et ciselé, cachets et boutfettes de bronze doré.
- Montre Louis XVI, or et perles, décor : vase et arabesques.
- Chaîne bronze doré.
- Montre Directoire (Boidier, de Genève), or émaillé, double boîtier, entourage de perles, médaillon ovale. Devise : Gage d'amitié. Chaîne d’or avec petits médaillons Wcgdwood.
- Montre Directoire, poussette; décor: vase et fleurs en turquoise et rubis. Cadran doré; ruban rose. Breloques en or, attributs de chasse.
- Montre Louis Xlll, en argent, fond d’émail : Buveur genre Téniers.
- Tabatière Louis XV, double boîtier avec montre.
- Montre ovale en cuivre, de Nuremberg, mouvement de Londres rajouté.
- Montre Louis XVI, forme lyre, or et émail rouge et bleu. Nœud d’attache en rubis.
- (Collection de M. Rousseau Bellesalle.)
- Châtelaine d'homme, ornée de Wcgdwood, époque Louis XVI.
- (Collection de M. D’Allemagne.)
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- Bague scarabée égyptien, monture en or.
- Bague romaine dite Faustine, en argent.
- Onze bagues Renaissance : 1° chaton carré, émail blanc et noir, pierre rouge; 2° chaton rond, pierres rouges et jaunes, monture en or; 3° trois brillants, monture or, émail blanc et noir; 4° chaton carré, émail noir et blanc, pierre verte; 5° émail blanc, pierre rouge au milieu, des deux côtés pierres blanches; 6° émail noir, pierres rouges et blanches; 7° armes en rubis; 8° camée, mon-
- 1ure or; 9° camée à
- ' •
- trois couches : empereur romain ; 10° intaille, monture d’argent tressé; 11° émail noir, grenats.
- Quatre Bagues Louis XIII : 1° monture ciselée, pierres blanches et rpuges ; 2°monture d’or, pierres, grenats, scarabée vert; 3° chaton rond, grenats et pierres blanches; 4° émail, Christ en croix, inscription : Vive Jésus.
- Vignette-adresse de mercier. (Epoque Louis XVI.)
- Deux bagues reli-
- gieuses : 1° J.-II.-S. pierres rouges et vertes; 2° tête de Christ.
- Quaire bagues d’argent : 1° argent et grenat; 2° pierres vertes et rouges, deux dents au milieu; 3° tête de diable; 4° Napoléon.
- Six bagues marquise: 1° brillants; 2° émail bleu et brillants; 3° strass et émail bleu; 4° couronnes et chiffre en perles sur fond vert; 5° inarcassite et rubis; 6° émail bleu et ivoire, motif: Amour.
- Neuf bagues Louis XY : 1° monture et chatons ciselés ornés de strass; 2° panneau ciselé, chaton rond, strass et pierres vertes; 3° forme marquise; 4° forme cœur; 5° or ciselé, rubis; 6° fausse émeraude et strass; 7° pierre rouge; 8° monture ciselée, strass et pierres jaunes; 9° bouquets de fleurs.
- Trois bagues Louis XYI : 1° or et perles; 2° attributs de musique; 3° silhouette noire.
- Trois bagues en cheveux : 1° cheveux tressés avec étoiles d’or; 2° entourage en
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- perles et cheveux tressés, chiffre d’or; 3° entourage en strass, deux cœurs en cheveux.
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- Quinze bagues pierres diverses: 1° brillants; 2° topaze; 3° strass; 4° strass vert, blanc et rouge; 5° fond bleu, entourage de strass; 6° fausse améthyste; 7° émail bleu, entourage de strass; devise : Tout à voiis; 8° écusson bleu, tour en strass; 9° mosaïque, tour en strass; 10° motif en or, entourage de strass; 11° turquoises, chaton tournant; 12° bague d’homme, roses; 13° roses; 14° nœud d’émail noir, roses; lo° petite bague de strass.
- Bague de deuil, avec urne et cheveux.
- Trois bagues de mariage : 1° deux cœurs, couronne de grenats; 2° deux mains; 3° alliances avec brillants et émail.
- Dix bagues diverses : 1° monture d’or, médaillon et fleurs en brillants; 2° motif : colombes sur un autel; 3° miniature d’or, chiffre J. P. R. ; 4° tête de femme, Wegdwood; 5° et 6° têtes de nègres;
- 7° cachet; 8° serpent d’or et turquoises; 9° médaillon : Amour et chien; 10° camée tête d'homme.
- Bague or, émail noir: Napoléon.
- Bague avec grande dent.
- Bague de voyage en or: duchesse de Berri.
- Bague avec camée : tête d’homme.
- {Collection de M. Rousseau de Forceville.)
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- emJr <£ Jttctn//* !
- Modes Louis XVI. D'après Debiicourt.)
- Cinq quilles de robes Louis XVI : satin blanc, gros de Tours et soie jaune. Engageante Louis XVI, brodée.
- Morceaux de bas de robes : soie crème à paillettes et soie rose brodée. Devant de robe broché d’or, orné de fleurettes.
- Cinq devants de corsages: 1° soie crème brodée; 2° soie brodée or; 3° soie verte; 4° soie bleue brodée; 5° soie rouge brodée d’or.
- Petit pourpoint en satin rouge brodé.
- Mantelet d’enfant, soie rouge brodée.
- Berthe brodée d’argent.
- Trois paires de manches : 1° satin crème brodé à chenilles; 2° satin vert brodé; 3° broché d’or.
- Sept ceintures : 1° soie jaune brodée d’or; 2° forme Suissesse, tissu peint; 3° soie jaune brodée d’or; 4° soie jaune, à passementeries; 3° galon d’or, à glands; 6° soie rose brodée; 7° soie rouge et or.
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- Trois petits corsets d'enfants : 1° soie blanche, brodée or et couleur; 2° soie blanche, brodée couleur; 3° velours brodé d’or.
- Petit corsage fdlette (Empire).
- Trois buses ivoire et bois sculpté (seizième siècle).
- Neuf porte-aiguilles à tricoter, en buis (seizième, dix-septième et dix-huitième siècles).
- Six porte-aiguilles à tricoter, ivoire et argent (seizième et dix-septième siècles).
- Cinq porte-allumettes en argent, en forme de lyre, cœur, trophée et pipeaux (dix-huitième siècle).
- Neuf porte-aiguilles en fer, cuivre, acier, corne, passementerie, émail et verres de cou-
- Sonnctte, costume de la leurs.
- Renaissance.
- (Collection Trente cartons : velours, den-
- de M. J. Domergue.) . .
- telles, broderies, galons, rubans, glands et franges (époques diverses).
- Trois petits sacs : crème, rouge et or, vert et argent (Louis XV).
- Grand tapis en toile de Jouy et deux toiles de Jouy.
- Fichu en gaze marron, brodée d’or.
- Trois petits portefeuilles à devises, montures à chaînettes.
- Manchon Louis XVI, satin gris brodé.
- Sonnette, costume du xvne siècle.
- {Collection de M. Fulgencc Savalé.) (Collection
- de M. J. Domergue.)
- Montre Louis XVI, garnie de pierres bleues sur or.
- (Collection de M. le vicomte de Savigny de Moncorps.)
- Table de toilette, époque Louis XVI, formant commode et s’ouvrant par le milieu, garniture très complète de flacons, fioles, coupes, etc., en cristal taillé.
- (Collection de Mme Sichel-Dulong.)
- Sonnette, costume de la Restauration.
- {Collection de M. J. Domergue.)
- Objets garnis de dentelles, points divers: mouchoirs, bonnets, cols et parures.
- Réticule en soie brodée (second Empire).
- Chapeau de femme (1830).-
- (Collection de Mme Henri Simonnet.)
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- Poupée habillée, second Empire, robe en drap gris.
- (Collection de A/mc B. Tessier.)
- Chapeau en paille jaune, forme cabriolet (1830).
- (Collection de M. Henry Tenré.)
- Série de cent sonnettes fabriquées au dix-neuvième siècle et représentant les principaux types de modes du moyen âge à nos jours :
- Sonnettes à sujets gothiques. Sonnettes à personnages Louis XIII.
- Sonnettes à
- Sonnette, costume du second Empire.
- iCollecüon de M. J. Domergue.)
- personnages de Montespan, etc.).
- Louis XIV (M*
- Sonnettes à costumes Louis XV et Louis XVI (bergères, grandes dames en panier, Marie-Antoinette, etc.).
- Sonnettes représentant Napoléon et les généraux de l’Empire.
- Sonnettes à caricatures modernes (l’impératrice Eugénie avec une tête de chat).
- Sonnettes à types po-
- Sonnettc, costume Louis-Philippe'. Collection
- de M. J. Domergue.)
- pulaires (Fanchon la vielleuse, Jenny l’ouvrière).
- Sonnettes à costumes populaires représentant des marchands de la Halle, des paysannes, des religieuses, des moines, des baladins et des jongleurs chinois (à propos de la prise de Pékin).
- Sept pelotes en velours monté sur métal, représentant des sujets analogues à ceux des sonnettes (types de modes).
- Dix éteignoirs, sujets analogues réduits.
- (Collection de AIlle Anna Thibaud.)
- Sonnette, par Denis Puech.
- (Collection de M. J. Domergue.)
- Modèles minuscules des sabots et galoches en usage dans plusieurs départements de la France.
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- Soulier Louis XV.
- Dix paires de sabots du département de l’Ain (Bourg, etc.).
- Deux paires du département de l’Ailier (Vichy, etc.).
- Huit paires du département du Cher (Bourges, Sancoins); boîte en forme de sabots.
- Deux paires du département des Deux-Sèvres (Niort).
- Trois paires de la Dordogne (Bergerac). Quatre paires de sabots de Fllle-et-Vilaine (Vitré et Saint-Malo) et deux porte-aiguilles (Vitré).
- Huit paires du Finistère (Quimper, Saint-Pol-de-Léon); pipe en forme de sabot; sabot taillé au bagne de Brest.
- Quatre paires de l’Hérault (Montpellier et Lamalou-les-Bains).
- Trois paires du Loiret; une paire de la Loire-Inférieure (Saint-Nazaire).
- Six paires du Morbihan (Quiberon).
- Quatre paires du Nord (Malo-lcs-Bains).
- Neuf paires du Puy-de-Dôme (Boyat).
- Quatre paires de la Seine (Paris et Charonne).
- Deux brùle-cigares, forme sabots, du département de Vaucluse.
- Reliure satirique du dix-huitième siècle.
- (Collection de M. Doislau.)
- Deux paires de sabots des Vosges (Epinal).
- Deux tabatières en forme de sabots (travail français, Restauration).
- [Collection de Mm e Eugénie Tou panse.)
- Trois éventails Louis XIV : 1° feuille simple en vélin portant à l’endroit un sujet à grands personnages, à l’envers des fleurs. Monture cil ivoire sculpté et clouté d’argent; £° Feuille double en papier, sujet: Hercule chez Omphalc. Panaches au vernis Martin, avec incrustations de nacre et de pierreries. Le reste de la monture en ivoire sculpté incrusté de nacre; 3° feuille double en vélin. Endroit : scènes mythologiques. Envers : deux personnages; décor à médaillons. Panaches en écaille incrustés de nacre. Brins en ivoire incrustés de fleurs en nacre.
- Corps Louis XV.
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- LA COUTURIERE
- (D'après Jeaurat.)
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- Trois éventails Louis XY : 1° feuille double en vélin. Sujets militaires.
- Au recto : Armée en marche. Au verso : Déjeuner de camp. Monture nacre et or, sujets militaires; 2° feuille double en vélin. Endroit : danses, pêche et marine. Envers : sujet féminin. Monture nacre, or et vernis Martin; 3° feuille double, vélin et papier. Sujet : la Reine de Saba chez Salomon. Monture nacre, à brins recouverts d’or.
- Trois éventails Louis XYI : 1° feuille pajlier. Monture nacre et écaille, incrustations d’or, forme pelle; 2° feuille en soie brodée de paillettes. Monture nacre et or enrichie de clous en feuille de tulle brodé. Monture ivoire et or avec médaillons peints.
- ('Collection de M. le prince Adolphe de Wrede.)
- (Collection de JVfms> H. Flameng.)
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- GRAVURES, LIVRES ET JOURNAUX
- sur le Costume et ses Accessoires
- Trois aquarelles de Chasselat, représentant des costumes dix-huitième siècle.
- ('Collection de M. Elie Fabius.)
- Sept cadres contenant des gravures tirées du Costume parisien: 1° costumes de femmes, de 1785 à 1835 (quatre cadres); 2° costumes de mariées, de 1813 à 1860 ; 3° costumes d’hommes, de 1785 à 1830; 4° chapeaux d’hommes et de femmes, de 1800 à 1830.
- (Collection de Mme André Foucault.)
- Collection de cinquante aquarelles originales de Jules David, exécutées pour le Moniteur de la Mode, 'd’après les robes en vogue de 1841 à 1893.
- Planches en couleur de Carie Vernet, Horace Vernet, Gavarni, etc., sur les modes anciennes.
- ('Collection de M. Abel Goubaud.)
- Le tailleur, d’après J. Kliet, 1551.
- Le tailleur, d’après J. Amman, 1568.
- Vue d’un atelier pour la confection des vêtements sacerdotaux.
- Le tailleur, d’après Larmessin.
- Vue de l’uniforme d’un garde national avec la description, gravure en couleurs, d’après A. Tardieu.
- Le tailleur, dessin à la main, de Carie Yernet.
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- — 180 -
- LA RAVAUDEUSE (D’après C.-N. Cochin.)
- Factures anciennes
- Le tailleur et le client, caricature. Ch. Vernier.
- Mon tailleur visitant sa clientèle, caricature.
- Le tailleur (les débiteurs et les créanciers), gravure en couleurs. Bouchot.
- Une question d’étymologie. Bouchot.
- Le tailleur, gravure en couleurs. Pauquet.
- Le tailleur portier, gravure en couleurs. Lavielle.
- Le tailleur, eau-forte.
- Le tailleur du village. K. G.
- Déclaration du roi concernant l’emploi des boutons par les tailleurs (1694).
- Facture ancienne de Clerc Jeune, tailleur (1799).
- d’un mar-
- de marchands d’habits (en 1790 et 1799);
- 1747-181)
- Marchandes be Mobes
- chand de pantalons (1812); d’un marchand tailleur (1830).
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- Facture de Denier, ex-tailleur (1851).
- Facture de Ange, marchand tailleur (1851).
- Prospectus de Méconnois, marchand tailleur, avec le prix de chaque habit (Restauration).
- La petite ouvrière rusée, gravure ancienne. Chez François.
- La couturière, d’après Cochin, avant la lettre.
- L’apprentie couturière. Bou-chardon.
- La couturière (dix-huitième siècle).
- Les couturières, série de trois gravures de Binet (dix-huitième siècle).
- U. Tassaert del
- 1800-1874
- AH! POUR IÆ COUP» UV BELXÆ ENFANT î !
- (E. de Beaumont.)
- FLEUR ARTIFICIELLE
- j La couturière. Les petits
- | présents entretiennent l'amitié.
- Lith. de G. Motte.
- | . La couturière. Payne.
- ! La couturière, pièce en
- couleurs. Gatine.
- Une maîtresse couturière. Lithographie en couleurs. Philippon.
- | Les couseuses. J. Beau
- varlet.
- La couseuse. Haid.
- > La couturière. Lautrel.
- La couturière de Cesson, près Fontainebleau.
- La petite couturière. Henri Bouchet.
- Vue d’ensemble de la rotonde du Temple. Berthoud.
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- Le marché du Temple, caricature en couleurs. Maleuvre.
- Le marchand de culottes, au Temple. J. Baptiste.
- Le marché du Temple. Daubigny.
- Planche contenant deux gravures : 1° La rotonde du Temple; 2° vue de l’ancienne Porte du Temple démolie en 1810.
- Le marché du Temple. Flamejig.
- Le carreau du Temple. Les quatre carrés du Temple. Fichot.
- Un coin du vieux Temple. Villot.
- Le marchand d’habits, au dix-septième siècle.
- Le marchand d’habits, vieux galons. Pièce en couleurs, chez Martinet.
- Le marchand d’habits. F. Kobeil.
- Le marchand d’habits. Pièce en couleurs. Carie Yernet.
- Vue de la rue de Lour-cine. Eau-forte de A. xMai-tial.
- Le marchand d’habits, vieux galons. Grandville.
- Le marchand d’habits. V. Adam.
- La marchande d’habits (autrefois marchande de modes). Lith. de Delaunois. Le marchand d’habits. Meissonnier.
- Le marchand d’habits. Bertall.
- Le marchand d’habits. H. Daumier.
- Déclaration du roi portant réunion des offices de jurés fripiers à leur communauté (1691).
- Le fripier, d’après Larmessin.
- Vue de la Tour Saint-Jacques, avec le marché des fripiers (1820). Chapuy.
- LES IODES PARISIENNES .
- .'Z'../,,. ,/ < n .«f -
- .V,,;.,,.,../i K...... JC.,.
- MODES DU SECOND EMPIRE (D’après Compte-Calix.)
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- Vue de la Tour Saint-Jacques, avec le marché des fripiers. Borel.
- Vue d’ensemble du nouveau marché des fripiers. Testard Berthoud.
- Vue d’ensemble du marché des fripiers.
- Marchands d’habits à la barrière de la Villette, en couleurs. C.-J. Traviès.
- Vue du marché des fripiers. G. Beyer. |
- Vue du marché aux guenilles. Eug. Laville.
- Une postiche (vente d’habits au rabais). Ferdinand.
- Marchand de vieux habits. Dessin de Traviès (en couleurs).
- Armoiries des fripiers.
- La revendeuse d’habits.
- Marchande à la toilette.
- Pièce en couleurs de Gatine.
- La revendeuse. A. (1823).
- La revendeuse à la toilette. Pièce eu couleurs de A. Louis.
- La marchande à la toilette. Caricature de A. Gé-niole.
- Vente d’habits à l’enchère.
- Vue d’une boutique d’un marchand de nouveautés.
- Pièce en couleurs de Dubois.
- ' . ' ISS i'OIïS- PARISIENNES
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- VIODES DU SECOND EMPIRE (D'après Compte-Calix.)
- La marchande de nouveautés. Pièce en couleurs de Bouchot.
- Les commis dans les magasins de nouveautés. Platier.
- Facture de M. Dutrieux (magasin de deuil), 1825.
- Gravure représentant le costume du dix-septième siècle. Abraham Bosse. Costume d’homme et de dame. Pièce en couleurs. Viel Castel (1798).
- La mode au dix-huitième siècle. Pièce en couleurs de Dupin fds.
- La mode. Dame de qualité à sa toilette. Chez Mariette (dix-huitième siècle). Dame de qualité faisant la méridienne. Chez Mariette (dix-huitième siècle).
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- Dame de qualité jouant aux cartes. Chez Mariette (dix-huitième siècle) Dame de qualité au bal. Chez Mariette (dix-huitième siècle).
- Robes pour i855. Aquarelle de Jules David (le Moniteur de la mode). (Collection de M. Goubaud.)
- Le costume en 1811. Lithographie en couleurs de Rigo frères et Cie. Costume d’hiver. Lithographie en couleurs de Delpech (1814).
- Le costume au commencement de ce siècle. Chez Martinet.
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- Costumes français et uniformes anglais. Gravure en couleurs du commencement du dix-neuvième siècle.
- Les modes anglaises à Paris. Chez Martinet.
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- Y f
- Robe de bal poux’ 1878. Aquai’elle de Jules David (le Moniteur de la mode). (Collection de M. Goubaud.)
- Costume de petite bourgeoise, à Paris. Pièce en couleurs de Gatine.
- Deux planches contenant chacune trois gravures en couleurs sur le costume des habitants (hommes et femmes) de la Chaussée d’Antin, du Marais et des faubourgs. Henry Monnier.
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- Le costume, d’après Henry Monnier (1822).
- Modes françaises, de 1500 à 1831. Ad. Menut.
- Modes parisiennes : la cravate. Louis Gudin.
- Petit fascicule de l'Encyclopédie contenant neuf planches.
- LES MODES PARISIENNES (.Second Empire.)
- Petit livre adressé à M. le maire de Paris pour les marchands merciers-fripiers, tailleurs attachés au marché des Saints-Innocents (1790).
- (iCollection de M. Hartmann.)
- Panaches ou les coiffures à la mode, 1778.
- Apprentissage d’une fdle de modes, 1769.
- Jolis péchés d’une marchande de modes, 1804.
- Almanach chantant, 1785.
- Almanach de Gotha, 1778, 1779, 1781, 1784, 1786 à 1791.
- Modes parisiennes, 1782.
- Almanach d’Isalie, 1783.
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- Almanach lyrico-galant, 1785.
- Généalogique Nalende, 1788.
- Magasin des modes nouvelles, 3 vol., 1788.
- Cabinet des modes. 4 vol., 1786-89.
- Tableau général du goût. 2 vol., ans V-VII. Correspondance de dame. 2 vol., an VII.
- Arlequin, an VIII.
- Journal des dames et des modes. 42 vol., 1797-1838. Petit courrier des dames. 6 vol., 1839-44.
- Magasin des demoiselles. 23 vol., 1845-67.
- Recueil de coiffures, 1780.
- Journal der modem. 60 vol., 1786-1845.
- Wiener moden. 56 vol., 1816-1844.
- Iris. 8 vol., 1853-1856.
- Relis British Theatre. 2 vol., 1776-1777.
- Plokakosmos, 1782.
- Galery of Fashions. 7 vol., 1794-1800.
- Ladies Monthly Magazine. 5 vol., 1801-1805.
- La belle assemblée. 35 vol., 1706-1836,1846-1850. Ladies cabinet. 8 vol., 1837-1844.
- Jeu de costumes.
- Jeu des cris de Paris.
- Quatre figures de Huet.
- Trois figures de Depain.
- (Collection de M. Emile Liez.)
- « La fîleuse », peinture par Henry Tenré (costume fin Louis XVI).
- {Collection de lady Waitling.)
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- DÉCORATION DE LA SALLE
- La vaste nef affectée au Musée centennal des Classes 85 et 86 était ornée d’une décoration de style rustique : treillages, bosquets, bassin central, fleurs artificielles, etc., exécutés sous la direction de M. Hermant. Des affiches de Grasset, des grès de Muller, etc., complétaient cet ensemble.
- D’autre part, quelques exposants voulurent bien mettre à la disposition du Comité un certain nombre de bustes et de statues, qui figurèrent également dans le Musée centennal, à titre décoratif. Nous citerons notamment :
- Un buste en marbre blanc, d’époque Louis XIY, prêté par M. Heilbronner.
- Deux bustes symbolisant l’Europe et l’Afrique (dix-septième siècle), prêtés par M. Mannheim.
- Trois terres cuites anciennes, berger et bergère en costume Louis XV, fillette en costume Louis XV, et quatre statues de marbre blanc d’époque Louis XIV, des collections de M. Jules Porgès.
- Un buste de femme, par Carpeaux, appartenant à Mme la marquise de Créqui-Montfort. Deux bustes de femmes et un buste d’homme, dix-septième siècle, prêtés par M. Stettiner.
- Un buste en marbre de Houdon : Mme Vigéc le Brun, des collections de M. le baron Alphonse de Rothschild.
- Motif décoratif de la salle du Musée centennal.
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- LISTE DES EXPOSANTS
- Mmes i[< Adam.
- la duchesse d’Albufera. Anne-Gabrielle D’Allemagne.
- MM. Léon-Pierre Aubey.
- Bach.
- Auguste-Félix Bauer.
- Fernand Ber tin.
- Charles Blin.
- Nathan Bloch.
- Ernest Blum.
- Henri Boichard.
- Mmes André Bouilhet.
- Louise-Henri Bouilhet.
- M. Edouard-Braeunig.
- Mme }a comtesse de Brigode.
- M. Brück.
- Mlle Berthe Brunswick.
- M. Georges Cain.
- Mme Georges Gain.
- M. Henri Gain.
- Mmes Ernest Carnot.
- François Carnot.
- Cazalis.
- MM. Edouard Cellier.
- Chardon.
- Charles Chincholle.
- Mme Georges Choisnet.
- MM. Max Cornely.
- André Claisse.
- Mmes Jules Claretie.
- la marquise de Clermont-Tonnerre. M. Joseph Colmet-Daage.
- Mmes la marquise de Créqui-Montfort. Cruet.
- M110 Blanche Dablin.
- MM. Jean Dablin.
- Paul Dablin.
- Ernest Daleine.
- M1,e Dartigue.
- Mme Delpeuch.
- MM. Stéphane Dervillé.
- Félix Doistau.
- Mmes }a princesse Dolgorouky.
- Vve Dre von.
- M. L. Duchatel.
- Mme Lucie Duchauffour.
- M. Lucien Duchet.
- Mmes g Dugrenot.
- Durand.
- Mllcs Madeleine Du Hamel de Milly.
- Marie Du Hamel de Milly.
- Mme Bené Duval.
- M. Georges Duvelleroy.
- Mme Georges Duvelleroy.
- M. 'William d’Eichthal.
- Mmes Blanche Emmanuel.
- Berthe Evette.
- M. Elie Fabius.
- Mmes Emmanuel-Marie Fabius.
- Henriette Flameng.
- M. Faucheux.
- Mmes Fischoff.
- la comtesse de Flaux.
- Cécile Fleury.
- Anaïs-Gustave Flobert. Henriette-AIarie de Folleville. M. Edouard-Léon Fontaine.
- Mme ]a comtesse de Forges.
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- '— 190 —
- Mme André Foucault.
- M. Fulgence-Savaté.
- Mmes Ganneron.
- Léon Garnier, la baronne de Gartempe.
- M. Pierre Gauthiez.
- Mmes Gauthiez.
- Gillard.
- M. Alexandre Gillard.
- Mme Philippe Gille.
- Mlle Berthe Goldschmidt.
- MM. Abel Goubaud.
- Groult.
- Mmes Guillemot.
- S. Hallier de Boisméan.
- Mme la marquise d’Harambure. M. Georges Hartmann.
- Mme Hayem.
- MM. Ileilbronner.
- Emile Henry.
- Mmes H eu gel.
- Alfred Heymann.
- MM. Georges Hœntschel.
- Hyacinthe-Antoine Houzeau. Mme Louise Hurault.
- M. Albert Imbert.
- Mme Marie Jeandrpn-Ferry.
- MM. Adrien Joly.
- Ivaemmerer.
- Mme la comtesse de Ivéroman.
- M. Victor Klotz.
- Mnie J.-T. Ivunkelmann.
- MM. La grange de Langre.
- le baron Lallemand.
- Mme pienri Lavedan.
- MM. Georges Leduc.
- H. Leduc.
- Maurice Leloir.
- Mme yve paul Lemonnier.
- MM. Ernest Léoty. le baron Lepic.
- Leroy-Dupré.
- M. Le Secq des Tournelles.
- Mme Level.
- Mlle Level.
- MM. Emile Liez.
- Edouard Lippmann.
- Charles-Henri Loyer.
- Georges Lutz.
- Mme Mairesse.
- M. Maurice Mairesse.
- Mrae Sabine Mancel.
- Mlle Suzanne Mancel.
- MM. Mannheim.
- Charles-Gustave Marmuse.
- Mlle Renée Maupin.
- Mmes Merscb.
- Mercier.
- Michon.
- Mignard.
- M. Antoine Mimerel.
- Mme Antoine Mimerel.
- M. Eugène Mirtil.
- Mmes Moens.
- Eugénie Morhange.
- MM. Léon Morel.
- Eugène Müntz.
- Musée des Arts décoi'atifs.
- Mme yve Léon Nordmann.
- MM. A. Parent fils et G. Bouchard.
- Mme G. Parfonry.
- MM. Paul Parfonry.
- Joseph Peltreau.
- Mmes Pernet.
- Léonie Perrin.
- Achille Picard.
- Plantevighe.
- Jules Porgès.
- M. Alphonse Portier.
- Mme la Comtesse Poulain.
- M. le comte de Puiseux.
- Mme Raymond.
- M. Jacques Robiquet.
- Mme Paul Robiquet.
- MM. Adrien Rodien.
- le baron Alphonse de Rothschild. Mme M.-L. Roudaut.
- MM. A.-G. Rousseau-Bellesalle.
- Rousseau de Forceville.
- M. le vicomte de Savigny de Moncorps. Mlle Henriette Savoye.
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- 191 —
- Mlle Marie Savoye.
- M. Charles Sedillot.
- Mmes Charles Sedillot.
- Sichel-Dulong.
- Henri Simonet.
- Société normande d’ethnographie et d’art populaire.
- MM. Spiquel.
- Stettiner.
- Henry Tenré.
- MmB B. Teissier.
- M. Tesson.
- Mme Anna Thibaud.
- M. Toupanse.
- Mme la vicomtesse de Trémerreuc. MM. Verrier.
- Edouard Vimont.
- Mme S. Waitling.
- M. Ypermann.
- OSVScD
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- TABLE DES MATIÈRES
- Préface par M. Georges Cain
- /
- PREMIERE PARTIE
- COSTUMES ET SOUVENIRS HISTORIQUES
- Notice par M. Jules Claretie, de l’Académie française. . . . Catalogue des costumes et souvenirs historiques.............
- COSTUMES DE STYLE
- Notice par M. Maurice Leloir.......
- Catalogue des costumes de style.. .
- COSTUMES LOCAUX
- Notice par M. Landrin..............
- locaux.............................
- l9
- 23
- 37
- 45
- 63
- 68
- DEUXIEME PARTIE
- ACCESSOIRES DU COSTUME
- Notice sur l’Ombrelle, par M. Eïenri Lavedan, de l’Académie française..............
- Notice sur le Gant et la Chaussure, par M. François Flameng. . . .................. 79
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- — 194 —
- Notice sur le Chapeau, par M. Henri Cain................................... ^9
- Notice sur la Lorgnette, par M. Jean Robiquet.............................. 9^
- Notice sur l’Eventail, par M. Louis Duchet................................ 10^
- Catalogue des accessoires du costume...................................... 111
- GRAVURES, LIVRES ET JOURNAUX DE MODE
- Catalogue des dessins, livres, journaux et gravures. ................... 174)
- DÉCORATION DE LA SALLE
- Catalogue des bustes, statues, etc. ....................................
- Liste des Exposants................................................... 189
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- V1
- Chapeau i8üo.
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