Rapports du jury international
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- RAPPORTS DU JURY INTERNATIONAL
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
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- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE DES POSTES ET DES TÉLÉGRAPHES
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900
- À PARIS
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- RAPPORTS DU JURY INTERNATIONAL
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- Groupe I. —- Éducation et enseignement.
- CINQUIÈME PARTIE. — CLASSE 6 (TOME 1)
- PARIS
- IMPRIMERIE NATIONALE
- M CMIII
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- CLASSE 6
- Enseignement technique
- RAPPORT DU JURY INTERNATIONAL
- PAR
- M. PAUL JACQUEMART
- INSPECTEUR GÉNÉRAL DE L'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE AU MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE, DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES
- Gn. 1. — Cl. 6. — T. I.
- IMPRIMERIE NATIONALE.
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- COMPOSITION DU JURY.
- BUREAU.
- MM. Bouquet (Louis), directeur de renseignement technique, du personnel et de la comptabilité au Ministère du commerce et de l’industrie (commission supérieure, président des comités, Paris, 1900), président............................
- Sonneneei.d (Sig'ismond), docteur en philosophie, directeur de la Jewisli Colonisation Association, vice-président..........................................
- Jacquemart (Paul), ingénieur civil des mines, inspecteur général des écoles d’arts et métiers et de l’enseignement technique (jury, Paris, 1889; rapporteur des
- comités, Paris, 1900), rapporteur.................................. . .
- Duvignaü de Lanneau (Léon), directeur de l’Ecole préparatoire à l’Ecole centrale des arts et manufactures, membre du Conseil supérieur de l’enseignement technique (secrétaire des comités, Paris, 1900), secrétaire.................
- JURÉS TITULAIRES FRANÇAIS.
- MM. Buquet (Paul), ingénieur des arts et manufactures, directeur de l’Ecole centrale des arts et manufactures, ancien président de la Société des ingénieurs civils de France, membre des Conseils supérieurs de l’instruction publique et de renseignement technique (coinmmission supérieure, comités, Paris, 1900). . Delmas (Fernand), ingénieur des arts et manufactures, architecte, membre du Conseil supérieur de l’enseignement technique, professeur à l’Ecole centrale des arts et manufactures, inspeeleur régional de l’enseignement technique, ancien vice-président de l’Association polytechnique (comité .d’admission,
- architecte du comité, Paris, 1900)........................................
- Jourdan (Edouard), ingénieur des arts et manufactures, directeur de l’Ecole des hautes études commerciales, membre du Conseil supérieur de l’enseignement
- technique (jury, Paris, 1889; comités, Paris, 1900).......................
- Lagrave (Michel), sous-directeur du travail au Ministère du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, ancien professeur à l’Ecole des hautes
- éludes commerciales.......................................................
- Lang (Tibulle), directeur de la Société d’enseignement professionnel du Rhône et
- de l’Ecole La Marlinière (comités, Paris, 1900)...........................
- M"e Malmanciie (Marguerite), inspectrice de l’enseignement commercial et des langues vivantes de la ville de Paris, membre du Conseil supérieur de l’enseignement
- technique (jury, Paris, 1889; comité d’admission, Paris, 1900)............
- MM. Paris (Emile), directeur de l’Ecole commerciale de Paris (trésorier des comités,
- Paris, 1900)..............................................................
- Pasquier (Paul), sous-directeur de renseignement technique, du personnel eide la comptabilité au Ministère du commerce et de l’industrie, membre du Conseil
- supérieur de l’enseignement technique (comités, Paris, 1900)..............
- Mile Toussaint (Julie), secrétaire générale de la Société pour l’enseignement professionnel des femmes (jicoles Elisa Lemonnier) [comités, Paris, 1900]. .....
- JURÉS TITULAIRES ÉTRANGERS.
- M. Somerville P. Tuck, commissaire général adjoint des Etats-Unis à l’Exposition de 1889, juge de la Commission internationale..................................
- France.
- Hongrie.
- France.
- France.
- France.
- France.
- France.
- France.
- France.
- France.
- France.
- France.
- France.
- Etats-Unis.
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- li EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- MM. D’Andrade (Alfred), professeur, conservateur royal des monuments nationaux pour le Piémont et la Ligurie, membre de la Commission royale centrale pour
- (enseignement artistique industriel................................
- Fabius (J.C.), inspecteur de l’enseignement primaire..................
- Grigorieff (Simon), inspecteur général de renseignement commercial au Ministère des finances....................................................
- Golowjne (il. S.), directeur de l’Institut leclmologique de Saint-Pétersbourg. . . Daiilavoer (G. R.), professeur de physique appliquée à l’Kcole polytechnique de Suède ................................................................
- JURÉS SUPPLÉANTS FRANÇAIS.
- MM. Chégaray (Charles), professeur de dessin d’art, directeur de l’Kcole professionnelle de la Chambre syndicale de la bijouterie-imitation et îles industries
- qui s’y rattachent (comité d’admission, Paris, 1900)......................
- Didier (Paul), directeur adjoint de laboratoire à l’Kcole normale supérieure, professeur à l’Ecole des liantes éludes commerciales, examinateur d’admission
- à l’Ecole spéciale militaire (comité d’admission, Paris, 1 900)...........
- Gruson (Henri), ingénieur en chef des ponts et chaussées, directeur de l’Institut
- industriel du Nord delà France (comités d’admission, Paris, 1900).........
- Manès (Julien), directeur de l’Ecole supérieure de commerce de Bordeaux.....
- Portevin (Hippolyle dit Pou), ingénieur électricien, inspecteur départemental de l’enseignement technique (jury, Paris, 1889)................................
- JURÉS SUPPLÉANTS ÉTRANGERS.
- MM. Minkus (Frédéric), docteur ès lettres........................................
- Kl eh (Per), ingénieur, professeur supérieur à l’Ecole technique primaire de
- Christiania..............................................................
- Monteiro (José Lui/), architecte diplômé de l’Ecole des beaux-arts de Paris, professeur à l’Académie îles beaux-arts de Lisbonne, architecte en chef de la ville de Lisbonne...........................................................
- EXPERTS.
- MM. Bigorne, chef de coupc à la Maison de la Belle-Jardinière.
- Borrel (Georges), horloger de la marine...................
- Maegerlin (Georges), coiffeur.............................
- Vidal (Léon), professeur à l’Ecole nationale des arts décoratifs
- Italie.
- Pays-Bas.
- Russie.
- Russie.
- Suède.
- France.
- France.
- France.
- France.
- France.
- Autriche.
- Norvège.
- Portugal.
- France. France. F rance. France.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.
- A l’Exposition universelle de 1900, les Classes 1,2,3, 4 , du groupe I, réunissaient Y Enseignement primaire, secondaire, supérieur et artistique dépendant du Ministère de l’instruction publique et des beaux-arts, la Classe 5 était consacrée à Y Enseignement spécial agricole, et la Classe 6, à Y Enseignement spécial, industriel et commercial. Dans celte dernière avaient pris place toutes les institutions qui, dépendant en fait du Ministère du commerce, de l’industrie, des postes et télégraphes, constituent Y Enseignement technique. Nous rappellerons, en effet, que le Congrès tenu à Paris en 1889 et dont les décisions sont restées en vigueur, désireux de voir tous ceux qui s’intéressent à la question de l’enseignement technique employer des termes identiques, émit le vœu que «dorénavant, dans le langage international, les mots enseignement technique, lorsqu’ils ne seraient suivis d’aucune épithète, désigneraient l’ensemble de Y Enseignement industriel et de Y Enseignement commercial. r>
- Dans le courant du présent rapport, nous emploierons l’expression d’enseignement technique dans le sens ci-dessus spécifié.
- Pour la première fois, une Classe spéciale avait été affectée, dès le début de l’organisation de l’Exposition, à l’enseignement technique. En 1889, les établissements ressortissant à cet enseignement avaient été au dernier moment réunis dans une classe supplémentaire, formée après coup de la réunion des exposants épars dans les Classes 6 (enseignement primaire), 7 (enseignement secondaire), 8 (enseignement supérieur), et à laquelle on avait donné pour cette raison le nom de Classe 6-7-8.
- L’administration de l’Exposition universelle de 1900 s’est fait une plus juste idée de l’importance qui s’attache à notre époque au développement de notre enseignement technique, que cet enseignement soit donné en vue de former les fabricants des produits industriels ou ceux qui s’occupent de les acheter et de les vendre; elle lui a accordé sans hésiter, parmi les autres enseignements, la place à laquelle il a droit.
- Cependant, la surface qui avait été tout d’abord affectée h l’Enseignement technique français, au premier étage des galeries de Y Education et de l’Enseignement, était encore notoirement insuffisante. Il fut heureusement possible, grâce à l’intervention du président de la Classe 6, M. Louis Bouquet, directeur de l’Enseignement technique au Ministère du commerce, de l’industrie, des postes et télégraphes, d’obtenir sur les crédits votés par le Parlement pour l’Exposition universelle une somme de 75,000 francs, destinée à la construction d’un pavillon destiné à recevoir l’Exposition de l’Enseignement technique français. L’exécution de ce pavillon fut confiée à M. F. Delmas, architecte, membre du jury de la Classe 6, qui sut tirer le meilleur parti, tant au point de
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- de Tufilisafion des surfaces que de l’aspect et de la décoration du batiment, d’un emplacement encore trop restreint.
- Le pavillon de l’Enseignement technique occupait au Champ-de-Mars (voir les plans ci-joints), un espace rectangulaire situé en bordure de l’avenue de Suiïren, et s’él.en-
- r
- dant parallèlement aux galeries de l’Exposition de l’Education et de l’Enseignement.
- Il comprenait un rez-de-chaussée A, B, C, I), d’une superficie de près de t,5oo mètres carrés (76 mètres de longueur sur 1 q mètres de largeur), et un premier étage.
- Dans la partie centrale du rez-de-chaussée, on remarquait les expositions des Ecoles nationales d’arts et métiers, des Ecoles nationales de Cluny, de (Anses et de Besançon, et celles de quelques écoles pratiques importantes ; les côtés étaient occupés par une série de petits salons, S, S, S. . . disposés à droite et à gauche de Taxe de l’édifice et mis à la disposition des exposants.
- Le premier étage A', B', (7, D' se composait d’une seconde série de salons ou compartiments S', S', S'. . correspondant à ceux du rez-de-chaussée; la partie rectangulaire AI,N,P,O, dépourvue de plancher, laissait arriver dans les salons inférieurs la lumière pénétrant à travers un plafond vitré. Cette heureuse disposition permettait en outre au visiteur d’embrasser d’un coup d’œil, des divers points de la galerie de circulation a, b, c, cl, l’ensemble de la Classe 6.
- Un large pont couvert formant galerie R, R. . . reliait le premier étage du pavillon à une seconde section I, J, K, L, de l’Exposition de l’Enseignement technique français, attenante à la Section générale de l’Education et de l’Enseignement.
- La salle de réunion du Jury occupait au premier étage l’emplacement E, E,G,1L
- Quant aux expositions étrangères, elles avaient été disséminées sur tous les points du Champ-de-Mars et des Invalides, ou encore dans les pavillons spéciaux des diverses nationalités.
- LEGENDE DES PLANS.
- REZ-DE-CHAUSSÉE.
- 1. Société industrielle de Saint-Quentin et de l’Aisne.
- 2. Ouvriers cordonniers de Montpellier.
- 3. Société industrielle de Reims.
- 4. Kcole pratique de commerce et d’industrie de Reims.
- 5. Kcole pratique de commerce et d’industrie de Limoges. G. École pratique d’industrie de Rennes.
- 7. Kcole professionnelle de Monthermé.
- 8. Kcole pratique de commerce et d’industrie de Romans.
- 9. Kcole pratique de commerce et d’industrie d’Agen.
- 10. Kcole pratique de commerce et d’industrie de Béziers.
- 11. Kcole pratique d’industrie de Sainl-Cliainond.
- 12. Kcole pratique de commerce et. d’industrie du Mans.
- 13. Kcole pratique d’industrie de Brest.
- 14. Kcole pratique de commerce et d’industrie de Ma-
- zamet.
- 15. Kcole pratique d’industrie de Morez.
- 16. Kcole pratique de commerce et d’industrie do Gre-
- noble.
- 17. École pratique d’industrie de Montbéliard.
- 18. École pratique de commerce et d’industrie île Mar-
- seille (filles).
- 19. École pratique de, commerce et d’industrie de Four-
- mies.
- 20. École pratique de commerce et d’industrie de Bou-
- logne-sur-Mer (filles).
- 21. Kcole pratique d’industrie de Boulogne,-sur-Mer (gar-
- çons).
- 22. Kcole pratique de commerce de Boulogne-sur-Mer
- (garçons).
- 23. École pratique d’industrie de Rouen.
- 24. Kcole pratique de commerce et d’industrie de Saint-
- Etienne (filles).
- 25. Kcole pratique de commerce et d’industrie de Nantes.
- 26. Kcole pratique de commerce et d’industrie du Havre
- (filles).
- 27. Kcole pratique d’industrie du Havre (garçons).
- 28. Kcole professionnelle de Versailles.
- 29. Association du commerce et de l’industrie de Gre-
- noble.
- 30. Kcole industrielle des Vosges.
- 31. École de brasserie de Nancy.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 32. M. Kircho.
- 33. M. Moret.
- 34. M. Marchand.
- 35. Ecole de maçons de Samocns.
- 30. Ecole Vila.
- 37. Kcole française de bonneterie.
- 38. Kcole professionnelle de l’Est.
- 39. Ecole La Martinière.
- 40. Société d’enseignement professionnel du Rhône.
- 41. Ecole de cliimie industrielle de Lyon.
- 42. Ecole de commerce de Lyon (filles).
- 43. M. Valette.
- 44. Ecole professionnelle de Saint-Fargeau.
- 45. Bourse du travail de Dijon.
- 46. M. Edora.
- 47. Chambre syndicale des coupeurs-tailleurs de Lyon.
- 48. Chambre syndicale des comptables de Lyon.
- 49. Ecole Jean de Tournes.
- 50. Kcole de chimie et de teinture de Saint-Etienne.
- 51. Syndicat de l’ameublement de Bourges.
- 52. Ecole professionnelle d’imprimerie d’Autun.
- 53. Chambres syndicales du département du Var (Toulon).
- 54. Cercle d’études commerciales de Limoges.
- 55. Bourse du travail de Nevers.
- 53. M. Bénard.
- 57. Bourse du travail de Limoges.
- 58. Cours professionnels de coupe de pierres de Limoges.
- 59. Cours professionnels d’ébénisterie de Limoges.
- 60. Cours professionnels de peinture de Limoges.
- 61. Institut industriel du nord de la France.
- 62. Association des ingénieurs de l’Institut industriel du
- nord de la France.
- 63. Société industrielle d’Amiens.
- 64. Syndicat des colleurs de papiers de Bordeaux.
- 65. Syndicat des ouvriers cordonniers de Toulon.
- 66. Association sténographique de Bordeaux.
- 67. M. Coulet.
- 68. Syndicat de l’ameublement de Bordeaux.
- 69. Société philomathique de Bordeaux.
- 70. Cours pour mécaniciens de la Chambre de commerce
- de Marseille.
- 71. Cours professionnels pour tailleurs de la ville de
- Marseille.
- 72. Chambre syndicale des ouvriers liquoristes de Mar-
- seille.
- 73. Cours professionnels de coupe de pierres de Marseille.
- 74. Cours professionnels de cordonnerie de Marseille.
- 75. Cours professionnels d’électricité de Marseille.
- 76. Cours professionnels de construction de Marseille.
- 77. Cours professionnels de dessin industriel de Mar-
- seille.
- 78. Cours professionnels de céramique de Marseille.
- 79. Cours professionnels de charpente de la ville de Mar-
- seille.
- 80. Société pour la défense du commerce de Marseille.
- 81. Université populaire de Marseille.
- 82. Association polytechniqne de Marseille.
- 83. Cours communaux gratuits d’enseignement pratique
- de la ville de Marseille.
- 84. Société académique de comptabilité de Marseille.
- 85. École nationale d’arts et métiers de Châlons-sur-
- Marne.
- 86. École nationale d’arts et métiers d’Angers.
- 87. Ecole nationale d’arts et métiers d’Aix.
- 88. Société des anciens élèves des écoles nationales d’arts
- et métiers.
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- 89. École nationale de contremaîtres de Cluny.
- 90. Ecole nationale d’horlogerie de Cluses.
- 91. École nationale d’horlogerie de Besançon.
- 92. Ecole pratique d’industrie de Saint-Étienne.
- 93. Ecole pratique de commerce et d’industrie de Nîmes.
- 94. École professionnelle Salicis de Montluçon.
- 95. Petite Salle de réunion.
- 96. Cabinet de l’architecte de la Classe 6.
- 1er ÉTAGE.
- 1. Ecole professionnelle d’ameublement de Paris.
- 2. M1"' Guerre-Lavigne.
- 3. Association polytechnique de Paris.
- 4. Association polytechnique des Pyrénées-Orientales.
- 5. Mme Fay.
- 6. Société pour l’instruction élémentaire de Paris.
- 7. Association polytechnique de Charenton.
- 8. Association Lux.
- 9. École professionnelle de Levallois-Perret.
- 10. Association polytechnique de Pantin.
- 11. Union française de la jeunesse.
- 12. Association de l’École odontotechnique.
- 13. École professionnelle de la C‘B du chemin de fer du
- Nord.
- 14. Société d’enseignement moderne.
- 15. Société de patronage et école de perfectionnement des
- apprentis tailleurs de Paris.
- 16. Association polytechnique de Levallois-Perret.
- 17. Association polytechnique de Saint-Ouen.
- 18. Chambre syndicale ouvrière des coiffeurs de Paris
- 19. Association philotechnique de Saint-Denis.
- 20. Chambre syndicale des graveurs de Paris.
- 21. Société des conférences populaires de Paris.
- 22. Solidarité des ouvriers tailleurs de la Seine.
- 23. MM. Vedovelli et Priestley.
- 24. Association philomathique de Paris.
- 25. Association philotechnique de Paris.
- 26. Société pour l'assistance paternelle aux enfants em-
- ployés dans les industries des fleurs et plumes.
- 27. Chambre syndicale du papier et des industries qui le
- transforment.
- 28. Société l’Emulation» dieppoise.
- 29. École manufacturière d’Elbeuf.
- 30. M. Bruitte.
- 31. École industrielle de Tourcoing.
- 32. M. Leroux-Thézard.
- 33. Cercle sténographique rouennais.
- 34. Société industrielle d’Elbeuf.
- 35. École d’apprentissage de Cherbourg.
- 36. Société artistique et industrielle de Cherbourg.
- 37. Société des employés de commerce du Havre.
- 38. Cours professionnels des Chambres syndicales de
- Paris, maçonnerie.
- 39. Cours professionnels des Chambres syndicales de
- Paris, menuiserie.
- 40. Cours professionnels des Chambres syndicales de
- Paris, serrurerie.
- 41. Cours professionnels des Chambres syndicales de
- Paris, couverture et plomberie.
- 42. Cours professionnels' .des Chambres syndicales de
- Paris, charpente.
- 43. Cours professionnels des Chambres syndicales de
- Paris, carrosserie.
- 44. Patronage des apprentis tapissiers de Paris.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
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- 45. Patronage industriel des enfants do l’ébénisterie de Paris.
- Zi6. Ecole professionnelle de peinture de Paris.
- Zi7. Chambre syndicale des ouvriers serruriers en bâtiment de Paris.
- Zi 8. Chambre syndicale des ouvriers charrons du département de la Seine.
- 49. Chambre syndicale des ouvriers en voiture de Paris.
- 50. M. Driessens (Ecole de cuisine et d’économie ména-
- gèro).
- 51. M. Ruzé (cours pour les apprentis fourreurs).
- 52. Ecole de boulangerie do Paris.
- 53. Société des laboratoires Bourbouze.
- 54. Société des compagnons charrons du devoir de Paris.
- 55. Ecole de meunerie de Paris.
- 56. Cours des compagnons charpentiers passants du de-
- voir de Paris.
- 57. Cercle des maçons et tailleurs de pierres de Paris.
- 58. Solidarité des ouvriers charpentiers de la Seine.
- 59. M. Jeannin.
- 60. Ecole professionnelle do menuiserie.
- 61. M. Jamin.
- 62. M. Saint-André de Lignereux (cuirs d’art).
- 63. Cours professionnels do la Chambre syndicale de la
- bijouterie et de l’orfèvrerie de Paris.
- 64. Société de l’enseignement professionnel des femmes
- (Ecoles Elisa Lemonnier).
- 65. Cours professionnels de la Chambre syndicale de la
- bijouterie imitation de Paris.
- 66. Ecole préparatoire à l’École centrale des arts et ma-
- nufactures (M. L. Duvignau de Lanneau).
- 67. École centrale des arts et manufactures.
- 68. Conservatoire national des Arts et Métiers.
- 69. Bibliothèque technologique.
- T, T. Terrasses.
- 70. Ecole supérieure de commerce de Marseille.
- 71. Ecole supérieure de commerce de Montpellier.
- 72. Ecole supérieure de commerce de Paris.
- 73. Ecole supérieure de commerce de Nancy.
- 74. École supérieure de commerce de Lille.
- 75. Ecole supérieure de commerce du Havre.
- 76. Union des associalions des anciens élèves des écoles
- supérieures de commerce.
- 77. École supérieure de commerce de Lyon.
- 78. École supérieure de commerce de Bordeaux.
- 79. M. Latour.
- 80. Fédération centrale des chauffeurs-mécaniciens.
- 81. MM. Nony et C!o.
- 82. M. T.-O. Lami.
- 83. Ecole professionnelle d’expertise et d’accord pour
- pianos (M. Barrouin).
- 84. Chambre syndicale des ouvriers tailleurs et scieurs
- de pierres de Paris.
- 85. Le Courrier des examens des Postes et Télégraphes.
- 86. Enseignement professionnel de la mécanique ortho-
- pédique.
- 87. Union syndicale et fraternelle des maîtres tailleurs de
- Paris.
- 88. M. Bcnlayou.
- 89. M. Renaud.
- 90. Ecole israélile de travail.
- 91. Écolo d’horlogerie do Paris.
- 92. École Gutenberg.
- 93. Fédération générale française des mécaniciens et
- chauffeurs de chemins de fer.
- 94. MM. Digeon et fils.
- 95. Établissements congréganistes (filles).
- 96-97-99. Etablissements congréganistes (garçons).
- 98. M. E. Cad.
- I 00. M. Bonnot.
- 101. M. Le Duc.
- 102. M. Prudhcn.
- 103. M. Blanc.
- 104. Ecole pratique de commerce et de comptabilité
- (M. Pigier).
- 105. Association amicale des anciens élèves do l’Ecole
- Pigier.
- 106. Société d’études commerciales de Paris.
- 107. Union des comptables de Paris.
- 108. M. E. Léautey.
- 109. Société académique de comptabilité de Paris.
- 110. Bibliothèque technologique (annexe).
- 111. Ecole commerciale de Vincennes.
- 112. MM. Berlitz et Cio.
- 113. Ecole de travaux publics de Paris.
- 114. Sociélé pour la propagation des langues étrangères
- de Paris.
- J15. Comité pour l’encouragement des études commerciales en France, de Paris.
- 116. M. Barillot.
- 117. M. E. Rigolage.
- 118. M. Tissot.
- 119. Institut slénographique de Paris.
- 120. Institut populaire d’enseignement commercial de
- Paris.
- 121. Sociélé du progrès sténograpliique de Paris.
- 122. Association sténograpliique unitaire de Paris.
- 123. Société sténograpliique de l’Orillon de Paris.
- 124. Association amicale des sténo-dactylographes.
- 125. M. Buisson.
- 126. Sociélé française d’enseignement par la sténographie.
- 127. Union des sténographes de Paris.
- 128. M. Urwiller.
- 129. M. Gaillard.
- 130. Ecole professionnelle Hanley.
- 131. Société commerciale pour l’élude des langues étran-
- gères.
- I 32. Union compagnonnique de Nantes.
- 133. Institut technique roubaisien.
- 134. M. Merlant.
- 135. Ecolo municipale de tissage de Sedan.
- 136. Association amicalo des anciens élèves de l’Ecole
- communale des Garennes de Nantes.
- 137. Syndical des ouvriers périgourdins.
- 138. Sociélé d’enseignement populaire de Saint-Nazaire.
- 139. Collège de Maubeuge.
- En î 889, la Classe 6-7-8 réunissait i32 exposants; une seule nation étrangère, la Belgique, y participait officiellement.
- En 1900, plus de vingt nations avaient répondu à l’appel de la France, et si l’on n’eût eu à regretter l’abslention de l’Allemagne et de la Suisse, pays dans lesquels l’ensei-
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- PALAIS DU GENIE CIVIL ET DES MOYENS DE TRANSPORT
- Pavillon de P Enseignement technique
- Rez-de-Chaussée.
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- Sa/<bn 72
- Salon 77
- Salon 73
- Salon Ih-
- Salon 10
- Salon 1
- Salon 2
- Salon 7
- Salon 3
- Salon 5
- Salon 6
- 20-21-22
- 57-58-59
- Salon 28
- Salon 20
- Salon 26
- Salon 25
- Salon 21
- Salon 16
- Salon 75
- Salon 77
- Salon 19
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- gnement technique est particulièrement développé, il eut été permis au Jury d’exercer à ce point de vue, entre toutes les nations du monde, des comparaisons du plus haut intérêt.
- Au catalogue de la Classe 6 figuraient 45o exposants français et 35o exposants étrangers, formant un total de 800 exposants.
- Le nombre des récompenses (grands-prix, médailles d’or, d’argent et de bronze, mentions honorables) décernées par le Jury est de 5 h h, dont 311 pour l’étranger et a33 pour la France.
- Le Jury a en outre accordé 3g8 médailles ou mentions de collaborateurs, dont aih pour la France et 177 pour l’étranger.
- Le détail en est donné par catégorie de récompenses et par nationalité dans le tableau ci-dessous.
- DÉSIGNATION des RATIONS. EXPOSANTS. NATURE DES RÉCOMPENSES.
- GIUNI>S-1'IUX. MKDA1U.ES D'OU. MÉDAILLES D’ARGENT. MÉDAILLES de BRONZE. MENTIONS HONORABLES.
- Autriche 1 a 1 Il 2 Il Il
- Belgique 7 1 i II 2 2
- Bosnie 3 1 II 1 II H
- Bulgarie 3 // n 1 II If
- Danemark a II 1 II 1 II
- Equateur a II n II 2 II
- Espagne 2 il n 1 II 11
- États-Unis 3a G 10 9 3 2
- Grande-Bretagne 6 2 7 12 4 II
- Grèce 1 II n II 1 U
- Hongrie 9) 57 2 3 U n U
- Italie 85 3 39 44 48 1 0
- Japon 2 II 1 1 // //
- Luxembourg 2 II 1 II II //
- Mexique 5 II // H 1 II
- Norwège 10 1 1 8 II II
- Pavs-Bas 7 1 3 1 n 1
- Portugal 16 1 2 // H U
- Roumanie 6 II 1 1 1 II
- Russie g9 1A 18 *9 1 1 4
- Serbie 2 II 1 1 II II
- Suède 8 1 1 II II II
- Suisse 5 // n n 3 n
- Totaux des pays étrangers.. 3 44 3'i 80 101 77 *9
- Totaux de la France 444 23 hk 70 5i 45
- Totaux généraux -O CO OO 5 7 1 a4 171 . 128 64
- (') Y compris la Croalic-Slavonie pour a'i exposants.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Dans les pages suivantes, nous examinerons successivement sinon toutes les institutions ayant figuré à l’Exposition internationale de njoo, du moins un type se rapprochant autant que possible de chacune d’elles. Le classement naturel qui s’offre tout d’abord à l’esprit — classement en trois catégories correspondant aux trois degrés d’enseignement, primaire, secondaire et supérieur — n’a pu être ici appliqué, en raison de la diversité des institutions, dont un grand nombre échappe d’ailleurs à tout classement nettement défini.
- Nous avons en conséquence réparti les divers (exposants dans un certain nombre de groupes, formés chacun par la réunion des institutions possédant une situation administrative identique ou tout au moins comparable.
- La première partie du présent rapport (France) est divisée en neuf chapitres.
- Dans le premier et le second chapitre de cette première partie sont passés en revue les établissements nationaux et les établissements administrés par l’Etat avec la participation des départements ou des communes; dans le chapitre m sont réunies un certain nombre d’Ecoles fonctionnant sous le contrôle de l’Etat. Viennent ensuite les Ecoles publiques plus ou moins autonomes (chapitre iv), les institutions administrées par les Chambres de commerce, les associations, les sociétés diverses (chapitre v), les institutions administrées par les syndicats, les bourses de travail, les groupements professionnels divers (chapitre vi); les établissements libres sont rangés dans le chapitre vu; le vin0 chapitre concerne les Ouvrages et le Matériel d’enseignement technique; le ix° et dernier chapitre enfin est consacré aux Colonies et aux pays de protectorat.
- Dans la deuxième partie sont étudiées les diverses expositions étrangères.
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- LIVRE PREMIER.
- FRANCE.
- CHAPITRE PREMIER.
- ÉTABLISSEMENTS NATIONAUX.
- Le Ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes ;idministre directement un certain nombre d’établissements nationaux: cpii sont les suivants :
- i° Le Conservatoire national des arts et métiers;
- :2° L’Ecole centrale des arts et manufactures ;
- 3° Les Ecoles nationales cl’arts et métiers ;
- h° L’Ecole nationale pratique d’ouvriers et de contremaîtres de Clnny;
- 5" Les Ecoles nationales d’horlogerie de Cluses et de Besançon.
- Conservatoire national des arts et métiers. — Sans revenir sur les détails déjà publiés, à la suite de l’Exposition universelle de 1889, sur le Conservatoire national des arts et métiers dans le rapport du Jury de la Classe 6-7-8, nous nous bornerons, pour cette institution comme pour les autres établissements ayant déjà figuré à l’Exposition de 1889, adonner au lecteur les indications nécessaires pour se rendre compte des modifications apportées depuis cette époque à leur fonctionnement(1).
- Les cours professés au Conservatoire sont aujourd’hui les suivants :
- Géométrie appliquée aux Arts (les lundis et jeudis, à neuf heures du soir).
- Géométrie descriptive (les lundis et jeudis, à sept heures trois quarts du soir).
- Mécanique appliquée aux Arts (les lundis et jeudis, à sept heures trois quarts du soir).
- Constructions civiles (les lundis et jeudis, à neuf heures du soir).
- Physique appliquée aux Arts (les lundis et jeudis, à neuf heures du soir).
- Chimie générale dans ses rapports avec l’industrie (les mercredis et samedis, à neuf heures du soir).
- Chimie industrielle (les mardis et vendredis, à neuf heures du soir).
- Métallurgie et travail des métaux (les mardis et vendredis, à sept heures trois quarts du soir).
- Chimie appliquée aux industries de la Teinture, de la Céramique et de la Verrerie (les lundis et jeudis, à sept heures trois quarts du soir).
- (l) Voir lo rapport du Jury international de la Classe 6-7-8 à l’Kxposition de 188g, par M. Paul Jacquemart, inspecteur général de l’enseignement technique, Imprimerie Nationale.
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- Chimie agricole et Analyse chimique (les mercredis et samedis, à sept heures trois quarts du soir).
- Agriculture (les mardis et vendredis, à neuf heures du soir).
- Filature et Tissage (les mardis et vendredis, à sept heures trois quarts du soir).
- Économie politique industrielle et Législation industrielle (les mardis et vendredis, à sept heures trois quarts du soir).
- Économie industrielle et Statistique (les mardis et vendredis, à neuf heures du soir).
- Droit commercial (les mercredis, à neuf heures du soir).
- Électricité industrielle (les mercredis et samedis, à sept heures trois quarts du soir).
- Etude des lois fondamentales de l'électricité et du magnétisme au point de vue spécial de leurs applications à l’industrie. — Lois de la transmission de l’énergie sous toutes ses formes au moyen de l’électricilé. — Appareils deslincs à la mesure des grandeurs éleclriques. — Théorie générale des machines destinées à produire un courant électrique au moyen d’un travail mécanique, ou inversement.
- Art appliqué aux métiers (les mercredis et samedis, à neuf heures du soir).
- Rappel des principes de composition artistique : Le slylo moderne. — Exemples tirés du travail des métaux et du mobilier.
- Travail de la terre: Poteries tendres et mates. — Faïences émaillées. — Grès. — Porcelaines. — Céramique architecturale.
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- Travail du verre : Verres souillés, coulés, moulés. — Gobeleterie. — Verres colorés en masse et verres émaillés. — Vitraux. — Mosaïques.
- Travail des tissus : Chaîne et trame. — Décoration par tissage des étoiles de costume et d’ameublement. — Damas, velours, décor par impression. — Broderie. — Dentelles. — Tapisseries de haute et basse lisse. — Tapis.
- Décor du livre : Caractères. — Gravure sur bois et sur cuivre. — Enluminure. — Application des procédés de la photographie. — Beliure.
- Métallurgie et travail des métaux (les mardis et vendredis, à s:pl heures trois quarLs du soir). Procédés et appareils servant au travail des métaux ; Forgeage à la presse et au marteau, laminage, étirage, emboutissage, etc. — Machines-outils. — Construction des fours métallurgiques.
- Histoire du travail, cours fondé par la Ville de Paris (les mercredis, à sept heures trois quarts du soir, et dimanches, à dix heures trois quarts du malin).
- Histoire sociale de la vapeur : Applications qui en ont été faites, d’une part, aux chemins de fer et aux bateaux, d’autre part, au machinisme induslriel et agricole. — Répercussions économiques, politiques, morales, artistiques, littéraires, qu’elles ont eues jusqu’à nos jours.
- Assurance et prévoyance sociales, cours subventionné par la Chambre de commerce de Paris (les samedis, à sept heures trois quarts du soir, et dimanches, à neuf heures du soir).
- Le problème des retraites ouvrières.
- Économie sociale (les samedis, à neuf heures du soir).
- Caisses d'épargne .-Leur organisation en Franco et à l’étranger; questions actuelles.
- L'assurance : Principes de l’assurance, sociétés de secours mutuels, caisses de retraite, assurances conlre les accidents, sur la vie, contre le chômage forcé.
- Les cinq derniers cours, dont nous donnons les programmes succincts, ont été créés depuis 188 p. La chaire de YHistoire du travail est à la charge de la Ville de Paris, qui a transféré au budget du Conservatoire, dans ce but, le crédit nécessaire.
- La chaire cl 'Assurances et de prévoyance sociale a été fondée d’accord entre l’Etat et la Chambre de commerce de Paris, qui participe aux frais du fonctionnement pour une somme de 5,ooo francs par an.
- Les cours d’électricité industrielle et de métallurgie étaient depuis longtemps devenus nécessaires ; il est inutile d’insister sur le rôle immense cjue joue l’électricité dans la vie
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- moderne. Le Conservatoire possédait déjà les appareils les plus intéressants pour l’histoire de cette science. Le professeur de physique ne manquait pas d’insister autant qu’il le pouvait sur ses merveilleux progrès ; mais c’était là bien peu auprès de l’enseignement. établi partout à l’étranger. Grâce au cours et au laboratoire établis au Conservatoire,' la ville où a vécu Ampère ne le cède plus en rien à ses rivales.
- Quant à la métallurgie, avec ses applications aux constructions publiques et privées, aux arts mécaniques, aux chemins de fer, aux mines, à l’industrie dans toutes ses branches, à la marine, à la guerre, on comprend difficilement qu’elle n’ait pas trouvé sa place avant i8(jo dans un établissement chargé d’instruire les industriels et les ouvriers. Quoi qu’il en soit, cet enseignement existe maintenant : on verra plus loin qu’il ne reste qu’à donner plus d’extension au laboratoire qui y est annexé.
- Parmi les chaires du Conservatoire, il en est qui sont en quelque sorte fondamentales et ne peuvent guère être modifiées. Il en est d’autres, au contraire, auxquelles le maître avait parfois imprimé un caractère personnel et spécial. Il n’est pas toujours possible de retrouver le professeur nécessaire, capable de remplacer le savant disparu, de donner, lui aussi, dans le même ordre d’idées, un enseignement neuf, original, vivant, (ligne, en un mot, du Conscrvaloirc.
- De plus, il arrive parfois, en un pareil moment, que l’état de la science, les besoins de l’industrie, les nécessités actuelles suscitées par le progrès et par les découvertes commandent impérieusement la création d’une chaire nouvelle.
- C’est ce qui est arrivé pour l’enseignement du Génie rural, créé et personnifié par M. Hervé Mangon. Sur la demande du directeur et conformément au vœu du Conseil de perfectionnement, cette chaire, sur laquelle M. Hervé Mangon avait jeté un si vif éclat, fut remplacée par la chaire A’Art appliqué aux métiers.
- L’industrie moderne demande à l’art les moyens de relever le mérite de sa production, de mettre l’artisan en situation de pratiquer non seulement avec intelligence, mais aussi avec goût, le métier qui le fait vivre. C’est là, dans le monde entier, un besoin impérieux, irrésistible, qui est de toute évidence quand il s’agit de ce qu’on appelle ordinairement «les industries d’artn, mais qui ne doit être négligé dans aucune des autres. Dans un atelier de construction, à côté de l’ingénieur qui a calculé et combiné une machine, qui en a en quelque sorte créé le squelette, l’ossature, il faut un dessinateur ayant le goût et l’habileté de main indispensables pour recouvrir cette ossature de la matière qui convient le mieux à chaque organe, pour donner à cette matière la forme la plus élégante en même temps que la plus solide, l’harmonie dans les proportions et dans la position relative des organes, la grâce dans les contours, un équilibre apparent, en même temps que réel : il faut un artiste.
- A ce point de vue, la France a conservé jusqu’à présent une supériorité incontestée; il importe à un haut degré de la maintenir afin de pouvoir soutenir la lutte avec les nations dont le sol est plus riche que le nôtre en matières premières. Tel est le but du Cours d’Art appliqué aux métiers récemment, fondé au Conservatoire.
- Dès le début, ce cours a obtenu le plus grand succès.
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- Si nous avons insisté sur la création de cette chaire, c’est pour montrer que le Conservatoire doit tenir le plus grand compte de l’actualité, des besoins particuliers de l’industrie française à un moment donné. Pour remplir sa noble mission de démonstrateur et d’éducateur de l’industrie, il faut que notre grand établissement se tienne toujours au courant et apporte au moment voulu à la production nationale le secours reconnu nécessaire.
- Des conférences publiques et gratuites complètent les cours réguliers des professeurs du Conservatoire national des arts et métiers. Dans ces conférences sont traités autant que possible les sujets d’actualité ; nous donnons ci-dessous la liste de quelques-unes d’entre elles :
- Les Paquebots modernes, par M.de Chasseloep-Laubat, ingénieur civil;
- Paris salubre, par M. E. Tréeat, professeur honoraire du Conservatoire;
- La Sécurité dans les chemins de fer, par M. A. Moutieii, ingénieur à la Compagnie des chemins de fer du Nord ;
- La Télégraphie sans fil, par M. Broca, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris;
- L'Aéroslation à l’Exposition de igoo, par M. le commandant P. Renaud ;
- Les Moteurs à gaz, par M. G. Richard, ingénieur civil des Mines;
- Le Bâtiment de combat, par M. Ch. Ferraud, ingénieur en chef de la Marine;
- La Prévention des accidents du travail, série de cinq conférences, par M. H. Mamy, ingénieur des Arts et Manufactures, directeur'de l’Association des industriels de France contre les accidents du travail.
- Le Conservatoire des arts et métiers ne serait pas complet s’il ne renfermait les laboratoires prévus dès sa création. Ces laboratoires sont destinés aux; recherches originales des professeurs, recherches dont les élèves sont témoins et collaborateurs. Rien ne peut remplacer ces exercices, dont le développement nous parait devoir être poursuivi sans relâche.
- Huit laboratoires sont affectés au haut enseignement, savoir :
- Mécanique; physique; chimie générale ; chimie industrielle; chimie appliquée aux industries de la teinture, de la céramique, de la verrerie; chimie agricole; électricité industrielle; métallurgie et travail des métaux.
- On connaît les célèbres travaux du général Morin et de IL Tresca dans le laboratoire de mécanique, où leur digne et regretté successeur, M. Hirsch, a mis récemment en lumière certains phénomènes qui intéressent au plus haut degré les constructeurs de chaudières.
- Dans le laboratoire de métallurgie, ont été obtenus des résultats très importants, notamment sur les propriétés des bronzes d’aluminium.
- Ainsique nous le disions ci-dessus, l’enseignement serait encore plus efficace si l’organisation des laboratoires permettait, aux professeurs de recevoir et de diriger ceux qui voudraient être exercés aux difficultés pratiques de leur métier. Il y a lieu de penser que ces exercices développeraient les dispositions naturelles de beaucoup de jeunes gens et contribueraient à former les praticiens qui nous manquent.
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- En outre du laboratoire spécial au cours de mécanique, le Conservatoire possède depuis longtemps un laboratoire d’essais industriels qui a rendu et continue journellement de rendre les plus grands services.
- Nous verrons plus loin dans quelles conditions cet important service va être développé et mis en rapport avec les besoins industriels du pays.
- Un autre laboratoire spécial est celui de métrologie. Il renferme un matériel scientifique unique au monde, et qui a permis de réaliser les travaux bien connus de la Commission internationale du mètre.
- Dans le laboratoire d’électricité, muni du célèbre «four électriquev, on a pu mesurer exactement la température de l’arc voltaïque, produire du graphite, des diamants cristallisés, réduire en quantité notable les oxydes métalliques les plus réfractaires, enfin fabriquer en grand le carbure de calcium et par suite rendre usuel l’éclairage à l’acétylène.
- La loi de finances du i 3 avril îpoo et plusieurs décrets consécutifs sont venus modifier profondément les conditions d’existence du Conservatoire national des arts et métiers.
- En vertu de l’article 32 de la loi précitée, l’établissement est maintenant investi de la personnalité civile.
- Les crédits ouverts au Ministère du commerce pour le matériel sont versés à son budget sous forme de subventions.
- Par le décret du iq mai 1. qoo, a été créé un laboratoire d’essais mécaniques, physiques et chimiques; enfin, aux termes de la loi du g juillet îgoi, a été adjoint aux services du Conservatoire un Office national des brevets d’invention et des marques de lubrique. Par suite de cette dernière disposition, l’ensemble du service des brevets d’invention anciens et nouveaux et des marques de fabrique est maintenant centralisé au Conservatoire national des arts et métiers.
- Est également transféré au Conservatoire national des arts et métiers et incorporé au laboratoire d’essais le service des alcoomètres et des densimètres.
- Les nouveaux services seront installés dans des bâtiments neufs à construire dans le jardin du Conservatoire; ils seront munis de l’outillage le plus perfectionné. Les frais de construction, d’aménagement, de mobilier et d’outillage atteindront la somme de i,300,0o0 francs que le Conservatoire se procurera par voie d’emprunt.
- La Chambre de commerce de Paris a généreusement accepté de contribuer aux dépenses de premier établissement, et de concourir, par le payement d’une somme annuelle de 55,ooo francs, à l’amortissement, en capital et intérêts, de l’emprunt en question.
- Enfin, l’ensemble du fonctionnement des différents services du Conservatoire, tels que nous venons de les exposer ci-dessus, est réglé par le décret du g juillet igoi. Aux termes de ce décret, le Conservatoire national des arts et métiers, complété par un Laboratoire d’essais mécaniques, physiques, chimiques et de machines, et par un Office national des brevets d’invention et des marques de fabrique, est régi, sous l’autorité du
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- Ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, par un conseil d’administration et un directeur, assistés par un conseil de perfectionnement pour l’enseignement et par deux commissions techniques, l’une pour le Laboratoire d’essais, l’autre pour l’Office national des brevets d’invention et des marques de fabrique.
- Le conseil d’administration est composé de dix-lmit membres, savoir :
- Le directeur du Conservatoire national des arts et métiers ;
- Le directeur de l’Enseignement technique au Ministère du commerce;
- Le président du Conseil municipal de Paris ;
- Le président de la Commission de renseignement du Conseil municipal de Paris ;
- Le président de la Chambre de commerce de Paris ;
- Le président de la Société des ingénieurs civils;
- Un sénateur, nommé pour quatre ans par décret du Président de la République, sur la proposition du Ministre du commerce;
- Un député, nommé pour quatre ans par décret du Président de la République, sur la proposition du Ministre du commerce ;
- Cinq membres choisis dans les corps savants, les services publics et l’industrie, nommés pour quatre ans par décret du Président de la République, sur la proposition du Ministre du commerce ; ’
- Le directeur du Laboratoire d’essais au Conservatoire;
- Le directeur de l’Office national des brevets d’invention et des marques de fabrique ;
- Trois professeurs du Conservatoire élus tous les quatre ans par les professeurs titulaires de chaires et choisis parmi eux.
- Trois délégués suppléants sont élus en meme temps par les professeurs pour siéger temporairement au conseil d’administration en remplacement des professeurs délégués absents ou empêchés d’assister aux séances.
- Le conseil d’administration délibère :
- i° Sur les acquisitions, aliénations et échanges des biens du Conservatoire ;
- îi° Sur les emprunts ;
- 3° Sur l’acceptation des dons et legs ;
- h° Sur les offres de subventions ;
- 5° Sur l’emploi des crédits et subventions destinés au matériel du Conservatoire, et sur leur répartition entre les différents services de l’établissement ;
- Le conseil de perfectionnement entendu :
- 6° Sur l’organisation générale des cours et conférences et sur les programmes des cours ;
- 7° Sur les acquisitions de machines et de modèles à faire pour les collections ;
- La commission technique du laboratoire d’essais entendue :
- 8° Sur les acquisitions de machines et d’appareils à faire pour le laboratoire ;
- (j° Sur le taux des taxes à fixer pour les divers genres d’essais ;
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- La commission technique de i’Olïice national des ])revets d’invention et des marques de fabrique entendue :
- io° Sur l’organisation el le fonctionnementde l’Office national des brevets d’invention et des marques de fabrique ;
- i T Sur les jours et heures d’ouverture au public des salles de consultation des brevets d’invention et des marques de fabrique.
- Le conseil d’administration donne son avis :
- i° Sur les budgets et comptes du personnel du Conservatoire;
- ï" Sur les aménagements à faire dans les batiments du Conservatoire, et sur les constructions nouvelles à édifier;
- 3° Sur les questions qui lui sont soumises par le Ministre ;
- h° Sur les créations, transformations ou suppressions de chaires rétribuées sur les fonds de l’État ;
- 5" Sur la désignation des chaires auxquelles le laboratoire doit prêter le concours d’un préparateur;
- G0 Sur le mode de publication des brevets d’invention et sur le prix à lixer pour les fascicules mis en vente.
- La commission technique du laboratoire d’essais est nommée pour quatre ans par le Ministre du commerce; elle comprend :
- Un membre du conseil d’administration, président ;
- Le directeur du laboratoire;
- Un professeur titulaire d’un cours se rapportant aux opérations du laboratoire;
- Un membre du bureau national des poids et mesures ;
- Un représentant du Ministère des travaux publics ;
- Un membre choisi dans les corps savants, les services publics et l’industrie ;
- Un membre choisi parmi les directeurs des laboratoires d’essais privés;
- Deux membres de la Chambre de commerce de Paris.
- La commission technique de I’Olïice des brevets d’invention et des marques de fabrique est nommée pour quatre ans par le Ministre du commerce; elle comprend :
- Un membre du conseil d'administration, président ;
- Le directeur du commerce et de l’industrie au Ministère du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes;
- Le directeur de l'Office national des brevets d’invention et des marques de fabrique ;
- Un professeur titulaire d’une chaire se rapportant à la législation industrielle ;
- Un jurisconsulte ;
- Un représentant de l’Association française pour la protection de la propriété industrielle ;
- Deux membres de la Chambre de commerce de Paris.
- La commission dispose d’un secrétaire choisi dans le personnel de I’Olïice.
- G h. t. — Gl. 0. —T. I. a
- ISli'filXJElVlE NATIONALE.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Le directeur du Conservatoire national des arts et métiers est chargé d’assurer le fonctionnement régulier de tous les services et est membre de droit du conseil de perfectionnement, des deux commissions techniques et en général de toutes les commissions fonctionnant au Conservatoire.
- J/œuvre de la réorganisation des services du Conservatoire national des arts et métiers, dont nous venons d’exposer les grandes lignes, resterait incomplète si certaines réformes n’étaient apportées à l’enseignement lui-mème. L’administration étudie en ce moment les moyens de le rendre plus fructueux : les programmes des cours du soir seraient rendus plus précis; leur exposé serait strictement limité à (rois années au maximum; certaines sanctions seraient accordées aux clientèles de ces cours, sous la forme de diplômes ou de certificats délivrés à la suite d’examens de lin d’année. Les cours des professeurs titulaires du Conservatoire continueraient à restau- la hase et le fond meme de l’enseignement de chaque matière, mais ils seraient complétés, chaque année, par une série de Leçons annexes, en nombre variable, suivant les besoins, confiées à des spécialistes éminents, et destinées à vulgariser au moment voulu, au point de vue de J’aclualilé pratique, les connaissances relatives à la science considérée.
- Les laboratoires du Conservatoire seraient rendus, dans des conditions à déterminer, accessibles aux jeunes gens désireux de poursuivre certaines éludes spéciales ou se préparant à l’enseignement.
- Le budget affecté au Conservatoire national des arts et métiers, en kjoo, est de ô85,65o francs.
- École centrale des arts et manufactures. — L’Ecole centrale des arts et manufactures est spécialement destinée à former des ingénieurs pour toutes les brandies de l’industrie, pour les travaux publics et pour les mines.
- Des diplômes d’ingénieurs des arts et manufactures sont délivrés, chaque année, par le Ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, aux élèves désignés par le conseil de l’école comme ayant satisfait d’une manière complète à toutes les épreuves. Des certificats de capacité sont accordés à ceux qui, ayant satisfait d’une façon moins complète aux épreuves, ont néanmoins justifié de connaissances suffisantes sur l’ensemble de l’enseignement.
- Fondée en 1821), à l’époque où la grande industrie commençait à prendre son essor, l’École centrale des arts et manufactures fonctionna pendant cinquante-six années dans l’ancien hôtel de Juigné, rue des Coutures-Saint-Gervais, comme établissement libre. C’est en i85y que AI. Lavallée, directeur et propriétaire unique de l’école, désirant assurer l’avenir de son œuvre, la céda à l’Etat, à la condition de lui maintenir une certaine autonomie financière. Dès lois, l’école ne cessa de progresser; depuis l’année 188A, elle est installée dans de nouveaux locaux, 1, rue Alontgollier.
- AI. Lavallée, en cédant à l’Etat l’École centrale des arts et manufactures, s’était contenté de formuler le vœu qu’un jour 011 put la loger dans un éd 1 lice à elle et digne d’elle. Elle se trouvait depuis longtemps à l’étroit, dans le vieil hôtel de Juigné, malgré
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- l’excellent parti qu’on avait su en tirer. Son bail allait expirer quand le nouvel édifice se trouva, grâce à la libéralité du Parlement, prêt pour la recevoir. L’école avait économisé et accumulé des réserves depuis 18 5 y, en sorte quelle put elle-même contribuer pour une somme de 1,7912,000 francs à l’édilication de son nouveau local. La Ville de Paris lit, de son côté, un rabais de 1,0*20,000 francs sur l’estimation du terrain qu’elle vendait à l’Etat. Le total des dépenses, y compris le terrain, le mobilier, l’installation et quelques collections nouvelles, s’éleva à plus de dix millions (exactement 1 0,788,860 fr.).
- Ce fut à celte époque, et devant la nécessité d’une installation nouvelle plus conteuse, qu’on fut obligé de relever sensiblement le prix de l’enseignement. Ce prix fut porté à qoo francs pour la première année, et à 1,000 francs pour chacune des deux autres. Il fut établi, en outre, un droit de concours de 100 fr. à la fin de la troisième année, au moment du concours final pour l’obtention du diplôme.
- Dans la nouvelle école, le nombre des élèves a légèrement augmenté. Les deux dernières promotions, celles de 1898 et 1899, les deux plus fortes qui aient existé, ont compté 910 et 908 élèves. Dans ces deux brillantes années, le nombre des diplômes a dépassé 180. Il est juste de remarquer que, dans les années qui ont précédé immédiatement la guerre de 1870, les promotions sortantes étaient déjà arrivées, même dans l’ancienne école, au chiffre de 180 élèves.
- En 1900, le nombre total des élèves a atteint 708 :
- 1” année............................................................... s h 1 élèves.
- 9e année................................................................. 908
- 3° année................................................................... aaâ
- Total.............................. 708
- Nul n est admis à Pécule que par voie de concours. Le nombre des ('lèves reçus chaque année est d’environ 9/10.
- La durée des cours est de trois ans. L’école reçoit dans les mêmes conditions les nationaux et les étrangers ; elle leur délivre, à la sortie, le même diplôme. Les étrangers, toutefois, viennent de moins en moins à l’école depuis 1870. Leur nombre est devenu infime. Autrefois, ceux qui avaient reçu chez nous leur instruction technique procuraient à la France, une fois de retour dans leur pays, et par l’intermédiaire de l’Ecole centrale, des relations souvent très utiles, non seulement pour le placement de nos ingénieurs, mais aussi pour l’écoulement de nos produits industriels.
- Les élèves français reconnus aptes au service reçoivent, en plus, un enseignement militaire complet. En entrant à l’école, ils contractent un engagement de quatre ans; pendant leurs trois années d’études, ils sont, d’après la loi, considérés comme présents sous les drapeaux; en sorte qu’à leur sortie il ne leur reste qu’un an à passer au régiment. Ils accomplissent généralement cette quatrième année comme sous-lieutenants de réserve dans un régiment d’artillerie. L’instruction militaire qui leur est donnée à
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- l’école a pour Lut de les préparer aux examens et épreuves militaires qu’ils ont à subir devant une commission cle l’armée, avant d’ètre promus au grade de sous-lieutenant de réserve.
- L’école ne reçoit que des élèves externes; mais ceux-ci y passent la journée à peu près complète. Ils cuiront à 8 h. 1/9. Ils assistent, dans la matinée', à deux cours d’une heure et demie chacun, séparés par un court intervalle. À midi, déjeuner dans un restaurant disposé à cet effet. à 1’inlérieur de l’école, et repos facultatif jusqu’à 1 heure. De 1 heure à h heures, soit dessin et ('tildes de projets dans les salles d’élèves, soit manipulations de chimie, d’éleelricilé, etc. .., dans les laboratoires. Après h heures, plusieurs fois par semaine, exercices militaires, manœuvres ou équitation, ou entin cours d’art militaire jusqu’à 0 heures. Tel est l’emploi du temps à l’école pour les ('‘lèves des trois divisions, c’est-à-dire des trois années. Tout élève a régulièrement, chaque semaine, un examen particulier à passer sur une fraction de l’un ou de l’autre des cours qu’il suit; quand un cours est fini, il a, en outre, un examen général à subir devant le professeur meme du cours. Les examens particuliers se passent avec des répétiteurs attachés aux professeurs. La préparation de ces examens doit se faire le soir, en dehors de l’école. On réalise ainsi le régime d’un externat, avec toutes ses libertés, mais en contrôlant étroitement l’élève et en surveillant son travail d’une façon très effective.
- Le principe même de la création de l'école, principe directeur posé par ses fondateurs à l’origine et auquel son administration, depuis près de Irois quarts de siècle, est toujours restée fidèle, est le suivant :
- «La science industrielle est une; tout industriel doit la connaître dans son ensemble, sous peine de rester inférieur à sa tache.»
- (l’est en vertu de ce principe que tous les ('lèves suivent les mêmes cours. Leur répartition en quatre spécialités (mécaniciens, constructeurs, mineurs-métallurgistes, chimistes) se fait bien vers la fui de la 9° année d’études, mais la spécialisation ne porte (pie sur les applications, études de projets et manipulations; tous les élèves continuent à suivre les mêmes cours. La spécialisation réduite aux applications est, même sur ce point, aussi limitée que possible. Ainsi les mécaniciens font certaines mampulations’de chimie ; les chimistes font des manipulations de mécanique. Enlin les élèves des quatre spécialités font des manipulations d’électricité.
- L’école envisage donc la science industrielle dans son unité. (Test l’ensemble des principes fondamentaux et des connaissances générales se rapportant aux quatre grandes spécialités quelle entend donner à ses élèves et qu’à ses yeux tout ingénieur doit posséder pour être véritablement à la hauteur du rôle qu’il sera appelé à remplir dans l’industrie.
- dette disposition est particulière à l'Ecole centrale, dette largeur de vues a réuni dans un même accord ses fondateurs dès le premier jour, d’est elle qui, principalement, lui a valu ses succès et qui permet à ses élèves de se distinguer dans les industries les plus diverses.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIOEE. L’enseignement do l’école comproiid los cours suivants :
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- Première année.
- Analyse mathématique.
- Cinématique et mécanique générale. Thermodynamique.
- Céomélric descriptive.
- Physique générale.
- Chimie générale.
- Minéralogie et géologie.
- Construction d'éléments et d’organes de machines.
- Architecture et constructions civiles. Electricité industrielle.
- Hygiène et sciences naturelles appliquées. Technologie industrielle.
- Deuxième année.
- Mécanique appliquée.
- Constructions métalliques.
- Construction et établissement des machines. Physique industrielle.
- Electricité industrielle.
- Machines à vapeur.
- Chimie analytique.
- Minéralogie et géologie appliquées. Technologie industrielle.
- Architecture et constructions civiles. Législation et économie industrielles.
- Troisième année.
- Mécanique appliquée.
- Construction et établissement de machines. Chimie industrielle.
- Métallurgie générale et métallurgie du 1èr.
- Exploitation des mines. Travaux publics. Chemins de 1er.
- A ces cours correspondent. comme applications, un grand nombre de dessins, d’épreuves, d’élucles, de projets, de manipulations de chimie, de mécanique, de résistance des matériaux, elc. . .’
- A la lin de la troisième année les élèves sont, en outre, soumis à répreuve d’un grand projet, dit de concours, concernant l’élude d’une industrie entière ou celle d’un grand travail public, d’un atelier, d’un chantier d’exploitation de mines, d’un grand édifice, etc. . .
- Les élèves qui n’ont obtenu que le certificat de capacité pour l’ensemble de leurs notes peuvent recommencer les épreuves du projet de concours, une fois seulement pendant les cinq années (pii suivent leur sortie de l’école, en vue de l’obtention définitive du diplôme d’ingénieur.
- Ees chiffres du tableau ci-après donnent une idée exacte du temps respectivement consacré, pendant les trois aimées d’études aux différentes parties du programme :
- TRAVAUX PROJETS. COURS. EXAMENS
- GRA- - . —. — , „
- ANNÉES. PHIQUES. THAVAUX
- P II ATI Q UES .NOM 111! K NOM 11 HE PARTICULIERS GÉNÉRAUX.
- Nombre Nombre de torons d'heures. Nombre Nombre
- d’hoii tes. d'heures. (i !.. i/s). d'examens. d’examens.
- î115 année /i3a nn 3 97 09G 1 0
- 2e année h‘6 U 2.3 1 0
- 66 3 90 585
- 3e année // /167 318 hn 0 n n
- l
- Totaux pour les trois années. Z.98 1,000 i,io 5 1,658 65 27
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- L’école est administrée, sous la haute autorité de M. le Ministre du commerce, de l’industrie, des postes cl des télégraphes, par un directeur aidé d’un sous-directeur. Le personnel de renseignement comprend un directeur des études et un sous-clirecteur, avec les professeurs de sciences industrielles et de sciences générales, les répétiteurs, chefs de travaux, chefs de manipulations et préparateurs.
- Un conseil, dit conseil de Vécole, composé des principaux professeurs de sciences industrielles, prépare et étudie toutes les mesures concernant la direction, l’enseignement, la discipline, le budget, etc. . .
- Un deuxième conseil, dit conseil de perfectionnement, est formé par les membres du conseil de l’école, avec l’adjonction de neuf anciens membres du conseil ou anciens élèves diplômés.
- Ce conseil délibère principalement sur les modifications ;\ introduire dans les programmes d’admission et d’enseignement, sur les listes des élèves à présenter pour le diplôme ou pour le certificat de capacité, enfin sur la présentation des candidats aux fonctions de professeurs.
- Un troisième conseil, dit conseil d’ordre, se compose : du directeur de l’école, président, du sous-directeur de l’école, du directeur des études, du sous-directeur des études et d’un membre du conseil de l’école délégué à cet effet. Ce conseil est institué dans le but de prononcer sur les questions urgentes concernant l’enseignement, la discipline, les infractions courantes au règlement intérieur et les punitions à infliger aux élèves. Le renvoi définitif d’un élève ne peut être prononcé que par le conseil de l’école, et cette décision doit être soumise à la ratification ministérielle. Les autres punitions infligées, en dehors du simple avertissement, sont : la censure, la réprimande avec ou sans renvoi devant le conseil de l’école et la réprimande avec ou sans mise à l’ordre de l’école.
- Le budget de l’école est soumis chaque année, par M. le Ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, à l’approbation des Chambres. Mais, en vertu de la loi du iq jiun 1807, les produits de l’école ne se confondent pas avec les recettes du Trésor et restent spécialement affectés aux dépenses de l’établissement.
- En îqoo, les dépenses et les recettes s’élevèrent à 751,000 francs.
- Le nombre total des élèves sortis de l’école jusqu’en îqoo est de 7, t) 5 0. 5,8 3 0 d’entre eux sont encore vivants, parmi lesquels 5,ooo habitent la France et 800 environ exercent à l’étranger. Le total des positions connues est de /i,6<j6; elles se répartissent de la manière suivante :
- élèves. élèves.
- Administrations publiques 397 Report .. 1,588
- Chemins de fer 606 Constructions navales . . Gq
- Constructions, bâtiment, travaux Electricité ' 280
- publics 585 Gaz i85
- A reporter i,588 A reporter. . . . . . 2,072
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- ENSEIGNEMENT TEC UN [QUE.
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- élèves.
- Report.................... 2,072
- Industries céramiques.................... i64
- Industries chimiques..................... 48o
- Industries textiles...................... i34
- Ingénieurs civils ou représentants................................. 4oo
- A reporter............ 3,2 5 0
- élèves.
- Report............ 3,a5o
- Mécanique............................. 370
- Métallurgie........................... 290
- Mines et carrières.................... 209
- Enseignement.......................... i3o
- Professions diverses.................. 437
- Totai........... 4,696
- Le nombre et, l’imporlance toujours croissants des récompenses obtenues par les anciens élèves de l’Ecole centrale des arts et, manufaclures dans les Expositions successives, données par le tableau suivant, montrent d’une manière frappante les service rendus par eux ;\ l’industrie nationale.
- [ Décorations dans la Légion d’honneur........................ 8
- 1867 ' ^rail('s l,iax............................................... ^
- j Médailles d’or............................................. 65
- ( Récompenses diverses...................................... 170
- Total...................................... 2 48
- 1878.
- Décorations dans la Légion d’honneur Grands prix ou diplômes d’honneur. .
- Médailles d’or.........................
- Médailles d’argent.....................
- Médailles de bronze....................
- Men lions 110110 rai il es.............
- Total
- 3 0 i4 9 9 97 68
- J9
- 34o
- Décorations dans la Légion d’honneur................... 32
- Grands prix............................................ 4o
- Médailles d’or......................................... 154
- Médailles d’argent........................................ i5o
- Médailles de bronze........................................ 74
- Mentions honorables........................................ i5
- Total. ...................................... 465
- 1900.
- Décorations dans la Légion d’honneur
- Grands prix..........................
- Médailles d’or.......................
- Médailles d’argent...................
- Médailles de bronze..................
- Mentions honorables..................
- Total
- 76
- 73 2l4 151
- 74 i5
- 6o3
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- U Association des anciens élèves de l’Iècole centrale des arts et manufactures a été reconnue (futilité publique par décret, du 1 h août i 807. Elle a pour Lut d’établir des relations de camaraderie et d’utiliser les rapports ainsi créés aussi bien au prolit de l’industrie français!' qu’au prolit des associés eux-mêmes, d’ouvrir et d’assurer à ceux-ci des fonctions et des emplois tant en France <pi’à l’étranger, de leur faciliter les moyens d’étendre leurs connaissances et d’échanger des renseignements sur les richesses naturelles, les industries et les ressources commerciales des divers pays par tels moyens <pie l’expérience peut indiquer, notamment par des conférences, des réunions et des publications.
- (irrace à cette Association amicale, grâce aussi aux efforts (pie fait l’école elle-même, le nombre des anciens élèves non placés est actuellement tout à fait infime.
- Le nombre des membres de l’Association amicale dépasse 4,000.
- Écoles nationales d’arts et métiers. — Nous ne saurions entreprendre de retracer de nouveau on détail, dans ce rapport, un historicpie complet des Ecoles nationales d’arts et métiers; nous croyons cependant devoir indigner rapidement les phases principales de leur existence, en marquant, d’un trait plus accentué les transformations successives de leur enseignement.
- Tout à fait au début, à l’Ecole de Compiègno, (pii fut le berceau des écoles d’arts et métiers, les enfants furent admis dès l’âge de 8 ans; jusqu’à 1 n ans, on leur enseignait la lecture, l’écriture, les premiers éléments de la grammaire française, l’arithmétique (les quatre règles et les fractions), les premiers éléments de la géométrie et du dessin. Puis venaient l’étude de la géométrie descriptive appliquée aux arts, le dessin et le lavis appliqués aux plans et aux machines; pour les élèves les mieux doués, les applications des principes de la mécanique à la pratique des arts.
- Cinq ateliers principaux fonctionnaient dans l’école :
- ier atelier : Métiers de forgeron, limeur, ajusteur, tourneur sur métaux;
- 2e atelier : Métier de fondeur;
- oe atelier : Métiers de charpentier et menuisier en bâtiment, meubles et machines; 4" atelier : Métier de tourneur sur bois;
- 5e atelier : Métier de charron.
- La durée des études était indéterminée. Certains élèves séjournèrent à l’école jusqu’à
- dix années.
- Sous la Restauration, les Ecoles d’arts et métiers furent quelque peu négligées; leur vrai rôle fut même un instant méconnu, et l’extension exagéré»' donnée à l’enseignement théorique nuisit aux travaux pratiques. Ce 11’est qu’en iS-îÿ, après un licenciement général de l’Ecole de Châlons-sur-Marne pour cause d’insubordination, que le Alinislre de l’intérieur, M. Corbières, songea à une réorganisation sérieuse de ces établissements. En vue de «ramener ces écoles à leur véritable destination (ainsi s’exprime le décret du G 1 décembre 189G), qui est d’enseigner la théorie et la pratique nécessaires pour former des chefs d’atelier et de bons ouvriers», on réduisit strictement l’enseigne-
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- ENSEIGNEMENT TECUNIQIE.
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- ment théorique à, ce qu’il paraissait devoir être pour éclairer la pratique des arts industriels. .Les candidats devaient être âgés de i3 à i.5 ans; ils étaient soumis à un examen préalable permettant de constater qu’ils savaient «lire et écrire correctement et qu’ils connaissaient les quatre premières règles de l’arithmétique ». A l’école, l’instruction théorique comprenait «l’arithmétique, les éléments de géométrie et de trigonométrie, la géométrie descriptive avec ses applications aux tracés de charpente., aux engrenages et à la mécanique industrielle; les notions principales des sciences physico-chimiques appliquées aux travaux de l’industrie et l’exposition des recherches sur la force et la résistance des différents matériaux de construction 5). Les deux tiers de la journée étaient consacrés aux travaux manuels et au dessin linéaire, le reste appartenait à l’instruction théorique.
- Les travaux manuels «étaient fixés aux arts et métiers de charron, charpentier et menuisier, forgeron, limeur et ajusteur, tourneur en bois, tourneur en métaux, monteur de machines, mouleur, fondeur de fer au creuset et à la W ilkinson, fondeur de cuivre au creuset ».
- La durée des études était de quatre années. Quelques élèves, parmi les plus distingués, étaient autorisés à rester une année de plus.
- L’Ecole de Châlons-sur-Marne comptait âoo élèves, celle d’Angers 900 seulement.
- En 1882, le décret du 28 septembre reporte à 1 5 et à 17 ans les limites d’âge inférieure et supérieure. Pour la première fois, l’admission est subordonnée à un concours, lequel roule sur les matières suivantes : la lecture, l’écriture, l’orthographe, la pratique et la démonstration des quatre premières règles de l'arithmétique; en plus, on exige la justification d’une année d’apprentissage d’un métier analogue à ceux qui étaient enseignés dans les écoles.
- La durée des études est limitée à trois années.
- Le nombre des ateliers est fixé à quatre :
- Forges; fonderie et moulages divers; ajustage et serrurerie; tours, modèles et menuiserie.
- En 18/18, un arrêt du Chef du Pouvoir exécutif, en date du iq décembre, vint modifier les matières du concours d’admission; ces matières furent complétées par les Iractions et le système décimal en arithmétique et par les premiers éléments de la géométrie plane, du dessin linéaire et d’ornement; les candidats étaient interrogés oralement sur la pratique du métier dans lequel ils avaient fait leur apprentissage. La durée des études restant fixée à trois années, quelques élèves pouvaient être autorisés, à titre de récompense, à effectuer une quatrième année d’études dans une des deux autres écoles.
- Le décret du 80 décembre 18fi5 ramena â 1/1 et ifi ans les limites de l’âge d’admission. Les épreuves du concours d’entrée restant les mêmes, l’enseignement des écoles poursuit néanmoins son mouvement ascensionnel. Il comprend dès lors :
- Arithmétique; algèbre élémentaire; trigonométrie rectiligne; géométrie descriptive; mécanique; dessin; grammaire.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- La durée des études est sévèrement limitée à trois années.
- Par le décret du 6 novembre 1873, les limites d’âge pour l’admission sont de nouveau fixées à i5 et 17 ans. O11 exige des candidats, outre les matières précédemment indiquées, les quatre premières opérations de l’algèbre. Apparaissent dans les programmes d’enseignement la géométrie élémentaire, la cinématique, la physique et la chimie, la géographie, la comptabilité.
- L’année 188 5 marque une date importante dans l’histoire de renseignement des
- r
- Ecoles nationales d’arts et métiers. Le décret du h avril vint remanier profondément, pour les mettre en harmonie avec les progrès de plus en plus rapides de l’industrie, les programmes d’admission et les programmes intérieurs de ces écoles; les premiers sont fortifiés par l’addition de la grammaire française et de l’algèbre jusqu’aux équations du deuxième degré exclusivement, de l’histoire et de la géographie; les autres, par l’introduction de l’algèbre jusqu’au binôme de Newton inclusivement, de notions élémentaires sur les dérivées et la géométrie analytique, de la technologie, de l’étude plus complète de la langue française, de notions d’économie industrielle, de l’hygiène industrielle.
- A partir de l’année 1885, les études poursuivent leur marche ascendante; les cours dont Ténumération est donnée ci-dessus sont développés et mis en rapport avec les progrès de la science. C’est cet état de choses et les améliorations successives déjà établies en fait que vient de consacrer, en le complétant sur plusieurs points, le décret du 11 octobre i8qcj, dont nous passerons en revue les dispositions principales.
- Aux termes de l’article premier du décret ci-dessus, les Ecoles nationales d’arts et métiers ont pour objet de former «des ouvriers capables de devenir des chefs d’atelier et des industriels versés dans la pratique des arts mécaniques». Ce n’est pas sans intention qu’a été conservée, en i8qq comme en 1885, la rédaction précédente qui, au premier abord, paraît peu en rapport avec l’élévation des programmes des écoles en question, et avec les situations réellement occupées par les élèves formés par elles. En la maintenant, l’Administration supérieure a tenu à montrer toute l’importance quelle attache à la partie manuelle de l’enseignement de ces écoles. Ce qui caractérise cet enseignement, c’est le travail manuel, c’est l’atelier, auquel il n’est pas consacré dans l’emploi du temps journalier moins de 6 heures, et dont le coelïicient de notation entre dans le total pour près d’un tiers. Grâce à un pareil entraînement poursuivi pendant trois années, il n’est pas un élève breveté des Ecoles nationales d’arts et métiers, ajusteur, modeleur, fondeur ou forgeron, qui ne puisse se présenter hardiment dans un atelier et, après un stage très court, y gagner honorablement sa journée. Les mieux inspirés de ces jeunes gens ne manquent pas d’ailleurs de procéder ainsi, et de compléter, en vivant pendant un certain temps de la vie de l’artisan véritable, les connaissances pratiques acquises à l’atelier de l’école; l’administration supérieure encourage de toutes ses forces cette tendance en accordant aux sujets les plus méritants les primes dont il sera question plus loin ; empressons-nous d’ajouter que le bagage très complet des connaissances théoriques qui viennent au secours de leurs connaissances pratiques
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- les met à même de franchir rapidement tons les grades de l’armée du travail et leur permet d’aspirer (de nombreux et très remarquables exemples le prouvent) aux situations industrielles les plus élevées.
- Les trois Écoles d’Aix, d’Angers et de Châlons-sur-Marne fonctionnent aujourd’lm dans des conditions identiques.
- Dans ses grandes lignes, l’Ecole de Lille, nouvellement ouverte, ne différera pas sensiblement de ses aînées; elle présentera néanmoins une importante innovation; elle possédera, en effet, une section de filature et de tissage dont la création, dans cette région du Nord où les industries de la filature et du tissage ont atteint un si haut développement, se trouvait naturellement indiquée. Dans cette section seront admis, pendant une année, ceux des élèves des Ecoles nationales d’arts et métiers qui, ayant terminé leurs études, se montreront désireux d’acquérir, dans cette branche spéciale, des connaissances plus étendues. A cet effet, l’École de Lille sera pourvue d’un atelier nouveau contenant une collection complète des appareils de filature et de tissage employés dans les usines les mieux installées, appareils dont les jeunes gens pourront suivre la marche, qu’ils pourront démonter, remonter, et étudier dans tous leurs détails, avant d’en entreprendre, le cas échéant, dans les ateliers de l’école, la construction(1).
- Les Ecoles nationales d’arts et métiers sont placées sous la haute autorité du Ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, assisté d’un conseil de perfectionnement spécial de 3o membres dans la composition duquel entrent, en dehors des représentants de l’administration supérieure, des membres du Parlement, des membres du Comité d’inspection industrielle, des ingénieurs de l’industrie privée. Chaque école est administrée par un directeur, avec le concours d’un conseil présidé par lui et comprenant le sous-directeur, l’ingénieur, les professeurs et chefs d’atelier. Le directeur est choisi parmi les personnes ayant rempli pendant cinq ans au moins les fonctions suivantes :
- Proviseur ou censeur dans un lycée;
- Directeur d’une Ecole normale d’instituteurs, d’une École nationale professionnelle ou d’une École pratique comptant au moins 200 élèves;
- Directeur de l’École pratique d’ouvriers et de contremaîtres de Cluny;
- Sous-directeur ou ingénieur d’une École nationale d’arts et métiers.
- Peuvent également être appelés aux fonctions de directeur, les ingénieurs de l’État, ingénieurs des arts et manufactures, ingénieurs civils des mines, ayant appartenu pendant cinq ans au moins à l’enseignement public ou privé.
- Le personnel de l’enseignement comprend :
- 1 sous-directeur, censeur des études 1 ingénieur;
- 1 professeur de mécanique ;
- 2 professeurs de mathématiques;
- 1 professeur de physique et de chimie ;
- 3 professeurs de dessin et de technologie ;
- 1 professeur de littérature, chargé du cours d’éducation morale et civique;
- (l) L’Ecole nationale d’arts et métiers de Lille a ouvert ses portes au mois d’octobre 1900.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- i professeur «le comptabilité cl d'économie industrielle :
- Des répétiteurs pour les différents cours assignés ;
- î chef des services électriques chargé de renseignement pratique de l’électricité;
- î chef pour chacun des ateliers et le nombre de sous-chefs et d’ouvriers instructeurs jugé n<>-cessaire.
- Les ingénieurs, professeurs et chefs d’atelier doivent préalablement subir l’épreuve d’un concours; ils ne peuvent être titularisés qu’après un stage d’une année au moins.
- Pour être admis au concours, les candidats aux fonctions d’ingénieur ou de chef d’atelier doivent justifier qu’ils ont dirigé pendant plus de cinq années un atelier impor-I ml , à moins qu’ils n’appartiennent déjà au personnel des Ecoles d’arts et métiers. Les candidats au poste de professeur sont tenus de justifier qu’ils ont enseigné dans un établissement pendant la même période de temps.
- Toutefois, peuvent être nommés professeurs sans concourir les candidats appartenant depuis cinq années au moins, en qualité de professeur, à des établissements d’enseignement public, et qui justifient du titre de licencié es sciences mathématiques pour les chaires de mathématiques ou de mécanique, de licencié «'es sciences physiques pour les chaires de physique et de chimie, de licencié es hêtres pour les chaires de littérature française.
- Les fonctions de sous-directeur, censeur des études, dans les Ecoles nationales d’arts et métiers sont nouvelles. En créant ce poste, l’administration supérieure a obéi à une double préoccupation. Jusqu’à présent, la surveillance des éludes théoriques, comme celle des études pratiques, était confiée à l’ingénieur chargé des travaux; en présence du large développement donné à l’enseignement théorique, et tenant compte de la ditliculté de trouver réunies en la même personne la compétence théorique et la compétence pratique, on a jugé utile et nécessaire de confier cette surveillance à un censeur des études; ainsi déchargé d’une responsabilité qui avait d’ailleurs fini par lui échapper en fait, l’ingénieur pourra à l’avenir se consacrer exclusivement à la direction des ateliers.
- D’autre part, la création du poste de censeur des études correspond à une modification importante du régime disciplinaire des Ecoles nationales d’arts et métiers; le décret du 11 octobre i 8qq, en effet, ne prévoit pas le maintien des adjudants, officiers ou sous-olficiers qui sont restés chargés jusqu’à ce jour, dans ces Ecoles, d’assurer l’ordre et la discipline. C’est au censeur des «'Indes, secondé par des surveillants appartenant d«*jà à renseignement public, que ce soin incombera à l’avenir. On compte pour assurer cette discipline, tant au point de vue moral qu’au point de vue matériel, sur l’influence que ne manqueront pas d’exercer sur les jeunes gens la direction et les conseils de professionnels de l’éducation choisis avec tout le soin désirable.
- Avec les adjudants aura disparu un des derniers vestiges du îvgime quasi militaire auquel les Ecoles d’arts et métiers furent autrefois soumises.
- Les Ecoles nationales d’arts et métiers ne reçoivent que des élèves internes; l’admission d’élèves externes, tentée à titre d’expérience pendant quelques années, a trompé les espérances fondées sur l’application de cette mesure.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Le nombre des élèves est limité à 3oo par école. Le prix de la pension est de (ioo francs par an, celui du trousseau de 3oo francs; une somme de 75 francs doit cire versée en outre pour la masse d’entretien.
- Des bourses ou fractions de bourse, avec ou sans trousseau, sont accordées par l’Etat, les départements ou les communes aux élèves dont les parents ne disposent pas de ressources suffisantes : la proportion des boursiers est d’environ 75 p. 100.
- Les élèves portent un costume dont le modèle est arreté par le Ministre.
- La durée des études est de trois années.
- L’admission a lieu par voie du concours; nul ne peut être admis à concourir s’il 1 l'est Français, et s’il n’est Agé de plus de 1 5 ans au ior octobre et de moins de 1 7 ans le itT janvier de l’année dans laquelle le concours a lieu. A partir de l’année kjoo, on exigera des candidats le certificat d’études pratiques industrielles ou d’études primaires supérieures.
- Ces garanties nouvelles assureront à la clientèle de ces Ecoles, tant au point de vue de l’instruction qu’à celui, de l’éducation, une culture générale insufiisamment obtenue jusqu’à présent, dans un trop grand nombre de cas, par une préparation intensive, spécialisée à l’excès, et dont les (‘preuves d’un concours sont impuissantes à révéler l’absence.
- D’autre part, la limite maxima de l’age d’admission se trouve augmentée de neuf mois, ce qui, étant donné le degré actuel d’élévation des programmes d’admission, ne présente certes rien d’excessif.
- Le concours d’admission comprend les épreuves suivantes :
- «PREUVES ÉCRITES. coefficient.
- Une gage d’écriture........................................................ 1
- Une dictée................................................................. 9
- Une composition française.................................................. 9
- Une épreuve de dessin linéaire............................................. 9
- Un dessin d’ornement à la plume........................................ 1
- Deux problèmes d’arithmétique et un problème d'algèbre................. 9
- Deux problèmes de géométrie............................................ 9
- Une composition de physique et de chimie................................... 1
- Une épreuve de travail manuel.............................................. 9
- Totai............................................. 10
- Les (‘preuves écrites sont éliminatoires; sont seuls admis à subir les épreuves orales s candidats ayant obtenu aux épreuves écrites les 3/5 du maximum des points, soit
- a oh points.
- ÉPREUVES ORALES. coefficient.
- Que: lions de grammaire..................................................... 1
- Que: lions d’histoire et de géographie...................................... 1
- Questions d’arithmétique et d’algèbre.........................'........... h
- Questions de géométrie..................................................... k
- Totai.............................................. 10
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Les candidats ayant obtenu dans l’ensemble des épreuves les 3/5 du maximum, soit 3oo points, sont reconnus définitivement admissibles. Mais toute notre inférieure à fi (sur un maximum de no points), dans l’une quelconque des matières de l’examen entraîne pour le candidat qui l’a obtenue l’élimination de plein droit, alors meme que le total de ses points serait supérieur à 3oo.
- Au cours des dernières années, les connaissances en français exigées des candidats ont été sensiblement augmentées. L’épreuve de composition française a lieu aujourd’hui dans des conditions telles, quelle constitue un exercice de composition véritable. Les programmes d’admission actuels comportent des notions, très sommaires d’ailleurs, d’bistoire littéraire.
- Pour la première fois, le décret du i i octobre 18<j<j prévoit, au concours d’entrée une épreuve de physique et de chimie.
- En j.8q(), pour les 3oo places disponibles, i,3/i8 candidats subirent les épreuves du concours. En îqoo, ce nombre s’élève a plus de i,5oo.
- L’enseignement, théorique des Ecoles nationales d’arts et métiers, toujours dirigé dans le sens des applications, comprend :
- i° L’algèbre, des équations du deuxième degré au binôme de Newton et ses applications exclusivement, et des notions élémentaires sur les dérivés;
- n° La trigonométrie rectiligne, des notions très élémentaires de cosmographie, l’arpentage et le nivellement ;
- 3° Des notions élémentaires de géométrie analytique;
- /i° La géométrie descriptive, les ombres et les plans cotés, ainsi que des notions de perspective usuelle, de coupe de pierres et de charpente;
- 5° La cinématique théorique et appliquée;
- b° La mécanique pure et appliquée;
- 7° La physique;
- 8° L’électricité et ses principales applications industrielles;
- q° La chimie et ses principales applications industrielles, notamment la métallurgie:
- i o° Le dessin et principalement le dessin industriel;
- v i i° La technologie étudiée spécialement dans ses applications à la construction des machines;
- 1 ‘i° La langue française;
- 1 3° L’histoire (de Louis \1 à la Constitution de i 870);
- i/i° La géographie (la France et ses colonies);
- 1 5° La comptabilité; des notions de législation industrielle, commerciale et douanière; des notions d’économie sociale;
- 1 G0 L’hygiène industrielle;
- 1 70 L’éducation morale et civique.
- L’enseignement de l’électricité, déjà existant en fait, a été constitué par le décret du 11 octobre 189y à l’étal de cours spécial; à celle occasion, un nouveau poste, celui
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- de chef des services électriques chargé de l’enseignement pratique de l’électricité, a été créé dans chaque école. Des laboratoires spéciaux, munis de tous les appareils nécessaires, sont mis à la disposition des élèves; l’énergie électrique leur est fournie par les machines récemment installées en vue de l’éclairage et des transports de force, grâce à un crédit spécial de ?mi,i5o francs mis par les Chambres à la disposition de M. le Ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes. On remarquera, en outre, l’addition des notions de législation et d’économie sociale, et surtout celle d’un cours nouveau, celui, d’enseignement moral et civique, où se révèle une fois de plus la préoccupation d’assurer comme il convient, dans les Ecoles nationales d’arts et métiers, la part de l’éducation.
- L’enseignement pratique est donné dans quatre ateliers spéciaux, savoir :
- Ajustage, forge et chaudronnerie, menuiserie et modèles, fonderie.
- Dans chacun de ces ateliers, les élèves sont versés d’après leur rang de classement, en tenant compte autant que possible de leurs préférences; sur une promotion de i oo élèves, 70 environ entrent ;\ l’atelier d’ajustage, le reste étant réparti à peu près également dans les trois autres; ces proportions correspondent aux besoins et aux demandes de l’industrie.
- A la fin de la troisième année d’études, chacun est appelé à séjourner pendant un certain temps dans celui des autres ateliers qui présente le plus de relations avec son atelier de hase, les ajusteurs à la forge, les modeleurs à la fonderie, etc.
- La durée du travail manuel dans les Ecoles nationales d’arts et métiers est d’environ six heures par jour, divisées en deux séances. Les jeunes gens sont progressivement exercés au maniement des outils simples d’abord, au cours de l’exécution d’une série de principes convenablement gradués et choisis de manière à offrir toutes les dilli-cultés à prévoir; ils abordent ensuite des pièces plus compliquées pour arriver à produire en troisième année des travaux de tous points comparables à ceux de l’industrie courante et dont nous donnons une idée plus loin.
- De temps en temps, ils ont à rédiger des compositions, dites il’atelier, dont le but est de mettre en relief leur degré d’intelligence et leur compréhension du travail, souvent peu en rapport avec l’habileté de la main; une pièce étant donnée par un ou plusieurs dessins cotés, ils doivent, dans ces compositions, donner la série des opérations a taire pour en réaliser l’exécution, en indiquant les matières à mettre en œuvre, les outils nécessaires, les machines â employer, etc., dans les conditions les meilleures de qualité et de prix de revient.
- A la lin de la première et de la deuxième année d’études ont lieu, devant un jury spécial, des examens de contrôle; aucun élève ne peut passer d’une division â l’autre s d n’a obtenu, au cours de l’année, une moyenne générale au moins égale à 11, sans aucune moyenne particulière inférieure à 6. Le classement de sortie s’obtient en ajoutant a la moyenne générale, de première année le triple de -la moyenne de deuxième année et la moyenne de troisième année multipliée par G. Des brevets sont délivrés aux éleves de troisième année ayant satisfait à toutes les épreuves; la notation allant de 0 à
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- 9 0, sont, considères comme remplissant les conditions exigées ceux dont la moyenne générale cstau moins égale à ii, aucune moyenne particulière n’étant inférieure à 6. Ces brevets confèrent à leurs titulaires la ([liaiilé recherchée (YElève breveté ries Ecoles nationales d’arts et métiers.
- Il est décerné, aux élèves de troisième année ajant obtenu une moyenne générale au moins égale à î 5, sans aucune moyenne particulière inférieure à 11, un brevet spécial accompagné d’une médaille. Pour l’élève classé le premier de sa promotion, cette médaille est en or; pour les autres, elle est en argent.
- Les quinze premiers médaillés qui, dans le délai deux ans à partir de leur sortie de l’école, déduction faite de la durée du service militaire, justifient d’une année entière de travail manuel dans un atelier industriel, peuvent recevoir une récompense pécuniaire de 5oo francs. Par cette mesure généreuse, l’administration montre tout l’intérêt qu’elle attache à ce que les jeunes gens, à leur sortie de l’école, accomplissent comme ouvriers un séjour dans un atelier industriel, a lin d’y compléter par la pratique les connaissances antérieurement acquises dans les ateliers de l’école.
- Outre l’outillage courant, nécessaire pour l'instruction de 3oo élèves, les ateliers des Ecoles nationales d’arts et métiers sont munis de tous les appareils et machines que l’on peut rencontrer dans les usines les mieux installées. Chacune d’elles, avec ses quatre ateliers, d’ajustage, de foyer, de forge, de menuiserie et modelage et de fonderie, constitue une véritable usine de construction mécanique.
- Nous donnons à titre d’indication la liste du matériel existant dans l’une de ces Ecoles, celle de Chalons-sur-Marne.
- Moteurs. — line machine Corliss pouvant développer jusqu'à 6o chevaux, et qui actionne ordinairement les ateliers d’ajustage et des modèles, la dynamo pour le transport de force et celle destinée à l’éclairage de certains locaux.
- Un moteur à gaz à cylindre unique, système Charon, d’une puissance de !\ 5 chevaux, qui donne ordinairement le mouvement à la dynamo Compound.
- Des embrayages convenablement disposés permettent d’intervertir jusqu’à /io chevaux les fonctions des deux moteurs précédents.
- Une chaudière verticale à tubes Field et une chaudière Mellevdle. produisant respectivement au maximum (ioo et 5oo kilogrammes de vapeur à l'heure.
- Une dynamo Compound, à courant continu, destinée à l'éclairage de tous les ateliers, produisant un courant de 90.) à a5o ampères sous i 9 5 volts.
- Une dynamo avec induction en dérivation pour l’éclairage direct ou pour le chargement d’une batterie d’accumulateurs dont la capacité maximum est de 84o ampère-heure. Cette dynamo fournit un courant de 11 o à \ 9 0 ampères sous 1 90 ou 1 00 volts.
- Une dynamo génératrice avec enroulement en série pour un transport de force de (i à 1 5 chevaux. La tension du courant varie entre 100 et 1.9.) volts.
- Cette génératrice est placée dans la salle des machines de l’atelier d’ajustage, et la réceptrice, qui lui est identique, est installée dans l’atelier des forges.
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- — Les moteurs ci-dessus actionnent les machines-
- Machines-oultls et appareils cliver outils et appareils divers suivants :
- 1 grande raboteuse de 4 mètres de course;
- 1 raboteuse de 2 mètres de course;
- î petite raboteuse à bielle;
- î limeuse latérale;
- î limeuse à retour rapide;
- î grande machine à percer llouhey (course verticale du porte-foret : 3oo millimètres; course verticale du chariot; fioo millimètres; diamètre apercer : 70 millimètres);
- 1 machine à percer radiale;
- 1 grande perceuse Ducommun;
- 2 moyennes perceuses, genre Ducommun;
- 3 petites perceuses, genre Ducommun;
- 1 perceuse Décos ter;
- 2 perceuses llouhey, genre Decoster;
- 5 petites perceuses à levier, Sculfort et Foc-kedey;
- 2 inortaiseuses;
- 1 machine à aléser les cylindres;
- x machine à rectifier les pièces cylindriques trempées ;
- 1 machine à rectifier les pièces planes trempées;
- 1 machine à tailler les fraises;
- 1 machine à affûter les forets américains;
- Ajustage.
- 1 machine à tarauder;
- 1 machine à tailler les engrenages;
- 2 fraiseuses verticales;
- 1 fraiseuse universelle llariquand;
- 1 fraiseuse Sarailler et Pi’adel ;
- 1 petite fraiseuse horizontale pour écrous;
- 9 tours parallèles ;
- 1 tour verlical;
- 1 tour en l’air;
- 1 tour à fosse;
- 1 tour à tarauds;
- 1 tour revolver;
- 1 tour à engrenages, banc coupé, de 4 00 millimètres de hauteur de pointes;
- 1 tour à engrenages de 35o de hauteur de pointes ;
- 1 tour à engrenages de 3oo de hauteur de pointes;
- 1 tour à engrenages de 2 50 de hauteur de pointes ;
- 17 tours à 4 vitesses de 9J10 de hauteur de pointes;
- i3 tours simples de 200 à 24o de hauteur de pointes;
- 1 pont roulant de 3,000 kilogrammes.
- 2° Modèles.
- 1 raboteuse;
- 1 dégauchisseuse;
- 1 scie «à ruban;
- 1 mortaiseuso;
- 1 machine à affûter les lames de raboteuses;
- 1 lourel double; fi petits tours à bois:
- 1 tour à banc rompu ; 1 toupie.
- 3° Forges.
- 1 ventilateur;
- 1 marteau-pilon à simple effet, de 800 kilogrammes ;
- 1 petit marteau-pilon à double effet;
- 1 chaudière pour les marteaux-pilons ; 1 four à réchauffer;
- 1 petite perceuse à main.
- 4° Fonderie.
- 2 cubilots pouvant fournir 1,200 et 2,000 kilogrammes de fonte à l’heure;
- 1 ventilateur;
- 1 moulin à sable ;
- Gn. I. — Cl. 6. — T. 1.
- 1 machine à préparer les sables ;
- 1 four pour la fusion du bronze; 1 petite perceuse à main.
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- IMPniMEIUE NATIONALE,
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Depuis la rentrée du mois d’octobre i8q8, les élèves ont achevé dans cette école la construction des appareils suivants :
- Atelier d’ajustage : trois petits tours à fileter de îao milimètres de hauteur de pointes; A tours à fileter, type Bouliey, de 185 de hauteur de pointes; i moteur à gaz à deux cylindres, système Charon; i tour de précision Bariquand de iGo de hauteur de pointes; i tour Bouhey, î dynamo, système Tlmry, à courants continus de 70 ampères et 110 volts; 1 dynamo Gramme à courants continus de 80 ampères et 110 volts; 1 machine à mortaiser, type Bariquand, de 25o millimètres de course; 1 fraiseuse horizontale, type Baricpiand.
- Pendant le même temps, les trois autres ateliers ont fourni les pièces nécessaires à l’atelier d’ajustage.
- Quelques-uns des meilleurs élèves des Ecoles d’arts et métiers, après une certaine période de préparation supplémentaire, se présentent avec succès aux examens de l’Ecole centrale des arts et manufactures. En vue de faciliter à ces jeunes gens méritants et souvent sans fortune les moyens de se livrer à cette préparation, le Département du commerce et de l’industrie a institué des Bourses spéciales; le crédit inscrit en i8qq au budget avec cette affectation particulière est de 30,000 francs.
- Au cours de ces dix dernières années, le nombre des jeunes gens ayant ainsi suivi les cours de l’École centrale a été de 70; 33 y poursuivent actuellement leurs études.
- Le nombre des candidats reçus dans ces conditions à l’Ecole centrale en 1899 est de 1 A; cette proportion est la plus forte qui ait jamais été constatée; elle est due à ce que cette année, pour la première fois, un certain nombre de points d’avance ont été attribués aux élèves brevetés des Ecoles nationales d’arts et métiers.
- Sur les 70 candidats indiqués ci-dessus comme ayant terminé leurs études à l’Ecole centrale, 60 ont obtenu le diplôme, 5 le certificat. Pour ces jeunes gens, peu habitués parleur éducation antérieure aux études abstraites, les débuts, à l’Ecole centrale, ne sont point sans présenter des dillicultés particulières. Mais ces difficultés'une fois surmontées, leurs progrès sont généralement rapides. La justesse de cette remarque est mise en évidence par l’examen du tableau suivant, qui donne comparativement les rangs d’entrée et de sortie des élèves ayant fait partie des deux dernières promotions.
- Promotion
- 1898.
- 1
- 2
- 3
- h
- 5
- G
- 7
- RANGS RANGS
- D’KNTRBR. 7 DE SORTIE. 3 / 1 D’ENTHBB. 119 DE SORTIE. A7
- 28 10 9 i34 33
- 55 8 1 3.... . 1A6 h h
- 9 5 3i Promotion 1899. < h i(3 A 05
- 1 Ai 2,5 J 0 *71 2 3 * 5 * 7 3o
- 186 1 h 7
- 227 12 ! \ 7 ..... 198 128
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- Depuis l’année i 88(), sur 8 promotions, les anciens élèves des Ecoles nationales d’arts et métiers ont fourni 3 fois, à l’Ecole centrale, le premier sortant.
- Fondées en 1799, les Ecoles nationales d’arts et métiers viennent d’accomplir, nous l’avons vu, la centième année de leur existence; dans cet intervalle d’un siècle, plus de 90,000 jeunes gens ont été formés par elles, et 011 imagine sans peine les inestimables services que cette légion de travailleurs formés à un rude et persévérant labeur, ardemment désireux de réussir et armés de toutes pièces pour la lutte industrielle, a pu rendre à son pays. A l’occasion de cette date mémorable, l’importante société amicale* autour de laquelle se groupent étroitement, presque sans exception, les anciens élèves de ces écoles se propose, nous le savons, de réunir en un volume, avec quelques indications sur la carrière de chacun, la liste générale de ses adhérents.
- La lecture de ce volume, véritable livre d’or des Ecoles nationales d’arts et métiers, présentera un puissant intérêt; celui qui en parcourra les pages, au souvenir de ces noms dont plusieurs appartiennent à nos sommités du travail, revivra en quelques instants l’histoire industrielle du siècle qui vient de linir.
- A la suite de l’Exposition de 1 900, les anciens élèves des Ecoles nationales d’arts et métiers n’ont pas obtenu moins de 2 j nominations ou promotions dans la Légion d’honneur. Ils ont reçu en outre les récompenses suivantes :
- Grands prix............................................................. 2 U
- Médailles d’or........................................................... 169
- Médailles d’argent....................................................... i65
- Médailles de bronze................................................... 8 k
- Mentions honorables....................................................... i5
- Total,
- 45 o
- Le total des crédits affectés au fonctionnement des quatre Ecoles nationales d’arts et métiers s’élève à i,/i3i,ooo francs, ainsi décomposé :
- Personnel......................................................... (>5o, 1 Aq francs.
- Matériel.......................................................... 780,871
- Total
- i,43i,020
- Chacune des trois Écoles nationales d’arts et métiers d’Aix, d’Angers et de Châlons-sur-Marne exposait un ensemble très complet de travaux pratiques des élèves, montrant, (l’une part, la méthode suivie pour l’enseignement des éléments du travail manuel, et d’autre part les machines exécutées dans les ateliers. Citons, parmi les pièces remarquées, une machine à mortaiser, une machine à fraiser, un tour du système Bariquand, un tour système Boubey; un moteur à gaz Charon à deux cylindres, une dynamo
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- Gramme, une dynamo système Thury (École dp Châlons) ; ces pièces étaient accompagnées de leurs modèles; une machine à vapeur horizontale, Aao/Apo, type Corliss, une machine de canot, une fraiseuse Bouhey (Ecole d’Angers); une dynamo et son moteur, un conducteur automatique pour appareils auxiliaires avec ses modèles; une machine à aléser, de belles pièces de fonte coulées en sahle vert et en terre, de grosses pièces de forges d’une bonne exécution (Ecole d’Aix).
- L’examen des collections de dessins confirmait, la supériorité ordinaire, comme dessinateurs, des anciens élèves des Ecoles nationales d’arts et métiers.
- La Société des anciens élèves des Ecoles nationales d’arts et, métiers a été fondée en i 8 h 6, et reconnue d’utilité publique par décret du h avril 1860.
- Elle se compose exclusivement d’anciens élèves sortis de ces écoles. Le nombre de ses adhérents est aujourd’hui de près de 6,ooo.
- Elle comprend en outre des membres honoraires.
- La Société a pour but (article icr des statuts) :
- i° D’établir entre scs membres un lien de confraternité et de réunir leurs efforts pour faire fructifier l’enseignement des écoles, au profit de l’industrie française ;
- De venir en aide à ses membres, en leur facilitant les moyens de se produire dans leurs spécialités;
- 3° De réunir dans une publication annuelle les articles écrits par les sociétaires, sur l’industrie, la technologie, les sciences et les arts industriels.
- Un bulletin technologique, composé d’articles techniques, émanant uniquement des membres sociétaires, est publié chaque mois et adressé à tous les adhérents. Cette publication contient des renseignements précieux et essentiellement pratiques, qui sont très fréquemment consultés par les anciens élèves; elle est hautement appréciée par les sociétés similaires et par tous ceux qui s’intéressent aux progrès réalisés dans le vaste domaine des arts et de l’industrie.
- La Société a pour auxiliaires, dans les centres industriels importants, des membres correspondants et des commissions régionales composées de membres titulaires chargés de la représenter.
- Ils ont en outre pour mission : de rechercher les demandes des industriels qui peuvent utiliser les anciens élèves; de provoquer les envois d’articles technologiques sur les questions qui peuvent intéresser les camarades; d’organiser des conférences, réunions et banquets, où les anciens élèves peuvent se rencontrer; de rechercher les moyens d’augmenter l’effectif et les bienfaits de l’Association.
- Dans le but de mettre en pratique les principes philanthropiques et de bonne camaraderie qui sont la hase de l’Association, la Société a organisé un service permanent qui s’occupe de placer les anciens élèves sans emploi, ou qui désirent changer de situation. Ge service produit des résultats de plus en plus appréciés.
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- Pour obéir à un sentiment (le fraternelle bienfaisance, la Société a créé une caisse de secours destinée à venir en aide aux anciens élèves tombés dans l’infortune ou à leurs famdles. Cette caisse est alimentée pur les ressources que le Comité met à sa disposition et par les dons et legs de généreux camarades qui veulent bien participer d’une façon spéciale à cette (ouvre de solidarité.
- Il convient de faire remarquer que, malgré le nombre considérable des anciens élèves des Ecoles d’arts et métiers, et bien (pie la Société apporte une grande sollicitude à l’organisation et au bon fonctionnement de cette caisse, les secours distribués sont relativement peu importants. La moyenne pendant les dix dernières années s’élève à 0,8oo francs.
- La Société est dans une situation prospère, ainsi que l’atteste son bilan arreté au ier janvier iqoo, duquel il ressort que l’actif dépasse la somme de î million de francs.
- Sous les auspices du duc de La Rochefoucauld-Liancourt, fondateur des Ecoles d’arts et métiers, dont le buste, du. au ciseau de l’artiste Maindron, ancien élève de l’Ecole d’arts et métiers d’Angers, occupait la place d’honneur, la Société exposait, au milieu
- f
- des produits des Ecoles d’Aix, d’Angers et de Châlons, la collection de ses Annuaires, Bulletins administratifs et technologiques, de i8A8 à i 8(jq inclus, ainsi qu’un tableau de graphiques relatifs aux opérations de placement, aux offres et demandes d’emplois pendant les dix dernières années, ainsi qu’aux secours distribués annuellement dans le meme intervalle.
- L’exposition collective des anciens élèves, (pii y était jointe, comprenait des modèles, dessins photographiques et ouvrages techniques, spécimens de travaux et d’inventions d’anciens élèves des Ecoles d’arts et métiers, dont nous ne saurions reproduire la trop longue liste, ainsi qu’une collection d’ouvrages techniques, œuvres des anciens élèves des écoles, formant un total de ()G volumes.
- École nationale pratique d’ouvriers et de contremaîtres de Gluny. — L’Ecole nationale pratique d’ouvriers et de contremaîtres de Gluny fut créée en vertu de la loi du fii juillet 18() i. dette création répondait à un ordre de préoccupations que nous ne saurions mieux définir qu’en reproduisant quelques-uns des passages de l’exposé des motifs du projet de loi présenté à cette occasion à la Chambre des députés par le Ministre du commerce, de l’industrie et des colonies.
- La mission de former des ouvriers et des contremaîtres était dévolue aux Ecoles nationales d’arts et métiers h leur origine, et ces écoles ont fonctionné longtemps avec des programmes d’enseignement proportionnés au but qu’il s’agissait d’atteindre. Depuis un certain nombre d’années, le développement considérable de l’industrie, ses progrès constants, la transformation des procédés mécaniques, ont eu pour conséquence la formation d’une classe nouvelle de directeurs de travaux et de chefs d’atelier, joignant au savoir pratique des anciens élèves des Ecoles nationales d’arts et métiers des connaissances théoriques plus étendues. Nos trois établissements nationaux d’Aix, d’Angers et de Châlons étaient seuls en état de les fournir ; c’est à eux qu’on vint les demander, et c’est ainsi qu’en vue de satisfaire aux besoins nouveaux on fut amené h relever insensiblement le niveau des éludes dans ces
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- écoles; la réforme la plus importante et la plus complète faite dans ce sens date de l’année i885. On ne peut plus dire aujourd’hui, sans manquer à la vérité, que les anciens élèves des Ecoles nationales d’arts et métiers sont, comme on s’est plu à le répéter, les sous-officiers de l’industrie française; leur fôle s’est agrandi; ils ont pris, à côté des ingénieurs issus de nos hautes écoles techniques, une place spéciale, importante, qu’ils sont seuls ou presque seuls capables d’occuper; en grande majorité, les chefs de travaux de dessins et d'études sortent de leurs rangs.
- Cependant, le besoin de former de véritables contremaîtres est plus urgent que jamais.
- Or, les écoles d’apprentissage, quelles émanent de l’initiative des sociétés industrielles, des chambres syndicales, etc., ou qu’elles appartiennent à la catégorie des écoles primaires supérieures transformées et placées sous le régime de la loi du 11 décembre 1880, répondent de leur côté à des nécessités nouvelles, bien définies, résultant de l’abandon presque général de l’apprentissage à l’atelier; elles ont pour objet de former, non des contremaîtres, mais des ouvriers, et leurs programmes d’enseignement théorique doivent être strictement et rigoureusement limités en vue de ce dernier résultat.
- Une série d’établissements intermédiaires destinés à tenir la place qu’occupaient autrefois lés Ecoles d’arts et métiers est donc devenue nécessaire.
- D’autre part, l’Administration se préoccupe depuis longtemps et à juste titre du sort de toute une classe de jeunes gens composée de candidats aux Ecoles nationales d’arts et métiers qui, après avoir été reconnus admissibles à ces écoles, ne peuvent y être reçus faute de place. Elle a été amenée également à se préoccuper de la situation de ceux qui, après y avoir commencé leurs études, ne peuvent les poursuivre en raison d’une préparation insuffisante. Ces jeunes gens, au nombre de 3oo environ chaque année, se trouvent dévoyés et menacent de grossir le nombre déjà trop grand des déclassés.
- Une école de la nature de celles dont nous proposons la création trouvera parmi eux une clientèle assurée, et en même temps quelle facilitera à un grand nombre de familles les moyens de faire poursuivre à leurs enfants les études industrielles pour lesquelles ceux-ci ont été préparés, elle comblera une lacune des plus regrettables dans l’organisation de notre enseignement technique.
- La construction et l’aménagement de toutes pièces de l’école dont le Ministre du commerce, de l’industrie et des colonies demandait dans les termes ci-dessus la création, et dont nous exposerons plus loin le fonctionnement, aurait entraîné des dépenses considérables, atteignant certainement plusieurs millions. Or précisément, l’année précédente, le Gouvernement avait décidé la suppression de l’école normale spéciale et du collège de Gluny (Saône-et-Loire). Le vaste et superbe édifice, reste de l’ancienne abbaye de Gluny, qui avait jusqu’alors abrité les deux institutions supprimées, restait donc sans affectation. Il était naturel de songera y installer l’école pratique projetée, car nulle région n’était mieux qualifiée que la région essentiellement industrielle de Saône-et-Loire pour recevoir semblable établissement.
- La ville de Gluny, propriétaire de l’immeuble et de ses dépendances, s’empressa de mettre le tout à la disposition du Gouvernement, auquel il resta le soin d’exécuter les travaux d’installation et d’appropriation nécessaires, évalués à la somme de 300,000 fr. G’est dans ces conditions que fut votée, le 9 1 juillet 1891, la loi instituant à Gluny «une école pratique destinée à former des ouvriers d’élite aptes à devenir contremaîtres «dans les industries du fer et du bois».
- Quelques jours plus tard, le 95 du meme mois, le Président de la République
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- signait, le décret réglementant le fonctionnement de la nouvelle école. Depuis lors, un autre décret, en date du G décembre 18<)9, est venu apporter au régime primitif quelques modifications. L’organisation administrative de l’Ecole nationale pratique d’ouvriers et de contremaîtres de Gluny est analogue à celle des Ecoles d’arts et métiers. Nous indiquerons les points principaux: sur lesquels diffèrent les deux genres d’établissements.
- A l’Ecole de Cluny, le prix de la pension est de 5oo francs au lieu de 600 francs.
- Les connaissances exigées au concours d’admissiou sont les suivantes :
- L’écriture; le français; l’arithmétique, comprenant notamment les quatre premières règles, les fractions, le système décimal, les proportions et l’extraction des racines carrées; les éléments de la géométrie jusqucs et y compris les surfaces planes; la physique et la chimie; le travail manuel.
- Le concours ne comporte que des épreuves écrites et manuelles; il comprend :
- Une épreuve d’écriture (cursive, ronde et bâtarde); une composition française, appréciée au double point de vue de la rédaction et de l’orthographe ; une composition d’arithmétique et une composition de géométrie; deux problèmes d’arithmétique et un problème de géométrie ; une composition de physique et de chimie ; une épure de dessin linéaire; l’exécution d’une pièce de bois ou de fer.
- A l’école, l’enseignement est théorique et pratique.
- L’enseignement théorique, toujours dirigé dans le sens des applications, comprend :
- i° L’arithmétique, les progressions, des notions sur les logarithmes et la règle à calcul;
- 20 La géométrie élémentaire avec des notions sur l’ellipse, l’hyperbole, la parabole, la développante de cercle, la cycloïde et l’épicycloïde ;
- 3° L’algèbre élémentaire jusqu’aux équations du second degré inclusivement;
- 4° Des notions très élémentaires de trigonométrie rectiligne;
- 5° La géométrie descriptive, jusques et y compris la pénétration des corps et l’étude de l’hélice et de l’bélicoïde à cône et à plan directeur et des vis à filets carrés et triangulaires ;
- 6° L’étude des lois du mouvement, des diverses transformations de mouvement que I’oji rencontre dans les machines, et la cinématique appliquée ;
- 70 Des notions élémentaires de mécanique industrielle, la description des principaux organes de machines et des machines et appareils employés dans les industries du fer et du bois, la description détaillée et complète des machines «à vapeur et des moteurs hydrauliques avec explication des formules de travail, et des notions très élémentaires sur la résistance des matériaux;
- 8° La physique;
- 90 L’électricité et ses applications industrielles;
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- io° La chimie;
- i i° Le dessin induslriel;
- i 2° L’écriture et la comptabilité;
- i 3° La langue française;
- 1 A° L’histoire de France (‘I la géographie de la France cl de ses colonies;
- i 5° L’hvgiène industrielle;
- 1 6° L’éducation morale et civique.
- L’enseignement pratique se donne dans les ateliers spéciaux suivants :
- i° Serrurerie et ajustage, avec une section d’instruments de précision;
- 2° Menuiserie et modèles (deux sections distinctes) ;
- 3° Fonderie (pièces mécaniques et fonte d’art, fonte et cuivre ;
- A° Forges, chaudronnerie en fer et en cuivre.
- L’Ecole de Cluny est administrée par un directeur, avec le concours d’un conseil présidé par lui et composé du sous-directeur, censeur des éludes, du chef des ateliers, du professeur et du premier sous-chef d’atelier.
- Le directeur, nommé par le Ministre, est choisi parmi les personnes ayant rempli pendant cinq ans au moins les fondions suivantes :
- Proviseur ou censeur d’un lycée;
- Sous-directeur, censeur des études, à l’Ecole nationale de Cluny;
- Directeur d'une école nationale professionnelle;
- Directeur d’une école normale d’instituteurs ou d’une école pratique d’industrie.
- Peuvent également être appelés aux fonctions de directeur les ingénieurs de l’Etat, les ingénieurs des arts et manufactures ou les ingénieurs civils des mines qui ont appartenu pendant cinq ans au moins à l’enseignement public ou privé.
- Le personnel de l’enseignement comprend, avec le directeur :
- Un sous-directeur, censeur des études;
- Un chef des ateliers faisant fonction d’ingénieur (jusqu’à ce jour les fonctions d’ingénieur faisaient partie des attributions du directeur);
- Un professeur de mécanique;
- Un professeur de mathématiques pour les élèves de première et de deuxième année;
- Un professeur de physique et de chimie;
- Un professeur de dessin pour chaque division;
- Un professeur de français, d’histoire et de géographie;
- Des répétiteurs pour les différents cours, choisis parmi les sous-chefs d’atelier;
- Le nombre de sous-chefs d’ateliers et d’ouvriers instructeurs jugé nécessaire pour le service.
- Le bureau des études est placé sous l’autorité immédiate du chef des ateliers; il est dirigé par un sous-chef d’atelier.
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- Les professeurs et le chef des ateliers sont nommés après avoir subi l’épreuve d’un concours; ils ne peuvent être lilularisés qu’après un stage d’une année au moins.
- Les candidats aux fonctions de professeur sont tenus de justifier qu’ils ont enseigné dans un établissement public pendant plus de cinq ans. Toutefois, peuvent être nommés sans concours les candidats placés dans les conditions précédentes et qui justifient du titre de licencié es sciences mathématiques pour les chaires de mathématiques et de mécanique, de licencié es lettres pour les chaires de littérature française.
- Les candidats aux fonctions de chef d’atelier doivent justifier, pour être admis au concours, qu’ils ont dirigé pendant cinq années au moins un atelier important,, à moins qu’ils n’appartiennent déjà au personnel de l’Ecole de Gluny ou des Ecoles d’arts et métiers.
- Depuis la mise eu vigueur du décret du 6 décembre i8qq, et par analogie avec ce ipiia été décidé pour les Ecoles nationales d’arts et métiers, la surveillance des élèves au point de vue disciplinaire, autrefois exercée par un surveillant chef, a été confiée au sous-direcleur, censeur des éludes; la création de ce nouveau poste répond aux préoccupations d’ordre éducatif (pic nous avons essayé de mettre en évidence à propos des Ecoles nationales d’arts et métiers.
- A l’Ecole de Cluny, le travail manuel occupe un nombre d’heures plus important encore que dans les Ecoles d’arts et métiers : sept heures par jour, au lieu de six heures environ. Cette proportion ne présente cependant rien d’exagéré, si l’on envisage qu’à l’Ecole de Cluny, plus encore qu’à Aix, à Angers ou à Châlons-sur-Marne, on doit s’appliquer à former des ouvriers habiles, la qualité dominante d’un contremaître étant de pouvoir réaliser de ses mains, mieux qu’aucun des ouvriers placés sous ses ordres, les travaux conliés à ses soins.
- Le groupe principal des ateliers de l’Ecole de Cluny est formé par l’ajustage, la fonderie et les forges. Il est construit dans le système le plus moderne et couvre une surface de 2,55o mètres carrés.
- L’atelier d’ajustage compte i5o élèves. Outre le petit outillage courant, on y rencontre à 3 tours divers, h machines à fraiser, 1 machine à affûter les fraises, 11 machines à percer, 8 machines à raboter, î machine à mortaiser, î machine à aléser, i machine à tarauder, i machine à rectifier les pièces trempées; il est desservi par un pont roulant de 3,ooo kilogrammes de force et de 6 mètres de portée.
- La section de précision (18 élèves) possède 2 machines à percer à levier, i petit étau limeur, i petite fraiseuse, à tours-à fileter et à charioter.
- A la fonderie (28 élèves) on remarque un pont roulant de 5,ooo kilogrammes, 1 cubilot de i,500 kilogrammes et 1 de 1,000 kilogrammes avec ventilateur, 1 étuve, 1 four à bronze, 1 machine à frotter les sables.
- La forge (28 élèves) possède un pont roulant de 1,600 kilogrammes, 1 marteau-pilon à simple effet (masse frappante: 1,200 kilogrammes), 1 marteau-pilon à double effet (masse frappante : 3oo kilogrammes), 1 machine à scier les métaux.
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- Les machines et appareils de l’ajustage, de la forge et de la fonderie sont actionnés par une machine à vapeur du type Piguet, de 3o chevaux de force.
- L’atelier des modèles (3o élèves), installé dans un hâtiment séparé, est mis en mouvement par deux turbines de 1 o chevaux chacune, mues par les eaux d’un canal dérivé de la rivière la Grosne. Ces turbines ont été construites et installées par les seuls moyens de l’Ecole de Cluny; elles actionnent également la dynamo servant à l’éclairage électrique des bâtiments; une batterie d’accumulateurs complète cette installation. Un moteur à gaz de 90 chevaux supplée aux turbines pendant les périodes de sécheresse. L’atelier possède 7 tours à bois, 1 machine à dégauchir, 1 raboteuse, 1 mortaiseusc, 1 scie à rubans, 1 scie à ressort à découper, 1 machine à moulurer.
- A la chaudronnerie enfin (10 élèves), les jeunes gens ont à leur disposition : 1 cisaille à levier, 1 machine à cintrer les tôles, 1 poinçonneuse; la force est fournie par une petite machine horizontale de G chevaux, qui actionne en meme temps les appareils de la buanderie.
- En dehors des exercices réglementaires courants, les principaux travaux exécutés dans les ateliers de l’Ecole de Cluny, dans les cours des années 1898 et i8(jq, sont les suivants :
- Ajustage.
- 1 machine à vapeur type Piguet (détente variable par le régulateur);
- 1 condenseur à injection pour cette machine;
- 1 moteur à gaz, système Gharon (détente variable par le régulateur);
- 1 machine à fraiser universelle, système Ba-riquand ;
- 1 dynamo, système Tliury, pour courants continus;
- 1 régulateur de voltage, système Thury (en construction);
- 1 machine à percer radiale (en construction) ; 1 régulateur hydraulique (en construction).
- 1 niveau d’Égault:
- 1 niveau à pinnules:
- Section de précision.
- 1 cercle d’alignement.
- Menuiserie.
- 1 porte d’entrée en chêne, pour le musée de l’Ecole, avec arrière-voussure et colonnes torses d’assemblage ;
- t vitrine octogonale, en noyer, pour le musée ;
- 1 escalier tournant en chêne, style Renais-
- sance, avec rampe à halustres et arcatures;
- 2 plafonds en bois à caissons pour antichambre et salle à manger ;
- 1 boiserie de salle à manger composée de lambris de 9, m. 5o de hauteur, cheminée et buffet.
- Les ateliers de modèles, de fonderie et des forges ont fourni les pièces nécessaires à l’alimentation de l’atelier d’ajustage. Ils ont en outre fabriqué, comme pièces principales , les suivantes :
- Modèles.
- 1 pompe centrifuge;
- 1 hélice de canot à vapeur.
- t bâti de machine à vapeur horizontale ; 1 bâti de machine à vapeur verticale :
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- Forges.
- 1 ancre marine de 1 5o kilogrammes: i armature de gouvernail, en réduction;
- 1 grappin h quatre branches; 1 élambol, en réduction.
- 1 volan t forgé ;
- Fonderie.
- Objets d’art divers.
- Le budget de l’Ecole nationale pratique d’ouvriers et de contremaîtres de Cluny, pour l’exercice courant , est de 33A,ooo francs.
- L’exposition de l’Ecole de Cluny, disposée avec goût, comprenait pour l’ajustage 1 machine à vapeur Piguet, i fraiseuse universelle, t dynamo, i moteur à gaz; pour la menuiserie une porte monumentale, les modèles de la machine Piguet; de beaux spécimens d-e fonte mécanique et de fonte d’art, pour la fonderie; 3 chaudières tubulaires réduites et î appareil à distiller, pour la chaudronnerie. Dans une vitrine centrale, construite par les élèves de la section de menuiserie, étaient disposés les produits de l’atelier de précision.
- Cette exposition ne le cédait en rien, pour le choix et le fini des travaux, à ses redoutables voisines, les Ecoles nationales d’arts et métiers. Certaines pièces, comme la machine Piguet, ont été remarquées pour leur exécution supérieure(1h
- École nationale d’horlogerie de Cluses. — L’industrie de l’horlogerie fut introduite dans l’ancienne province du Faucigny vers 1716; elle y fit de rapides progrès, notamment dans les environs de Cluses, et vers la fin du xvme siècle elle occupait déjà les deux tiers de la population de cette petite ville. Dès 1791, la question de la création d’un enseignement horloger y fut envisagée; à cette époque, en effet, un sieur Maurice, de la Rivière-Enverse, dans une requête adressée aux « nobles syndics et conseillers de la ville de Cluses », sollicita l’autorisation d’enseigner «des éléments théoriques de mathématiques et de physique expérimentale relatifs et applicables à l’art de l’horlogerie et autres ».
- La prospérité de l’industrie horlogère de Cluses ne fit que s’accroître jusqu’en 1 815 , époque à laquelle la province retourna à ses anciens souverains ; dès lors cette prospérité décrût rapidement jusqu’en 1 8AA, année au cours de laquelle un immense incendie vint détruire presque entièrement la ville et disperser ses habitants. Dès 18A2, la municipalité de Cluses, vivement émue de la situation, et décidée à provoquer par un enseignement technique approprié la renaissance de l’ancienne industrie locale, avait demandé «la suppression de son -ancien collège de latinité, qui ne répondait plus aux besoins d’une population essentiellement industrielle, et la création d’une Ecole spéciale d’in-
- Par arrêté ministériel du 5 juillet 1901, l’École de Cluny a été transformée en École nationale d’arts et métiers.
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- duslne etde commerce ». L’incendie des i e et i 3 juin i 8 h k vint précipiter les événements. Dès le mois de novembre suivant, le conseil municipal adopta un projet de création d’une Ecole spéciale d’horlogerie.
- Par un décret en date du 3i mars i848, le Gouvernement Sarde décida la création à Cluses d’une Ecole royale d’horlogerie ; i\l. A. Benoît, directeur de la Manufacture royale de Versailles, fut placé, en. qualité de directeur-professeur, à la tète du nouvel établissement, qui ouvrit ses portes le a juin 18/19 avec élèves, 19 garçons et 1 9 filles ; à l’Ecole d’horlogerie, en effet, étaient admis les enfants des deux sexes.
- La durée de l’apprentissage ne devait pas dépasser six années; sa durée minima était fixée à trois mois pour la deuxième classe, à six mois pour la première.
- L’âge d’admission variait entre 1 4 et 1 G années; les connaissances exigées étaient, pour la 9e classe, la lecture et l’écriture; pour la ire, les postulants étaient tenus de savoir lire, écrire, exécuter les quatre règles fondamentales de l’arithmétique, et d’avoir commencé leur apprentissage dans une fabrique d’borlogerie.
- A l’École, T 'enseignement théorique comprenait l’aritbmétique, des éléments de géométrie spéculative et appliquée, les notions les plus simples de mécanique, de physique et de chimie, avec leurs applications à l’art de l’horlogerie. Il était complété par la description soit des différentes pièces d’horlogerie inventées jusqu’alors, soit des machines-outils employées dans la fabrication.
- L’enseignement pratique était divisé en trois séries.
- Au cours de la première série, les élèves étudiaient , pendant trois ans, la fabrication des ébauches, des blancs, des pignons, finissages, cadratures.
- La deuxième série comprenait la fabrication des échappements divers et de leurs plantages. Durée : un an et demi.
- La troisième série enfin était consacrée à l’étude des parties dites accessoires : repassage, emboîtage, travail des rubis, réglage, dorage, polissage d’acier et de laiton. Durée : un an et demi.
- Après l’annexion de la Savoie, le gouvernement français chargea AL H. Tresca, sous-directeur du Conservatoire des arts et métiers, de reviser le mode de fonctionnement de l’Ecole de Cluses; c’est alors que furent rendus le décret du 3o novembre i8G3 et l’arrêté du 7 décembre de la même année.
- En vertu des dispositions nouvelles, l’école cessa d’être ouverte aux filles; seuls y furent admis les garçons âgés de plus de 1 9 ans.
- L’enseignement devint gratuit. La durée des études fut fixée à deux ans, avec une année supplémentaire facultative.
- Les connaissances exigées furent la lecture, l’écriture, l’orthographe, les quatre premières règles de l’arithmétique, autant que possible des notions du système métrique.
- L’admission est prononcée par le Préfet. Quelques places sont réservées aux ouvriers désireux de se perfectionner dans une branche spéciale de la fabrication, la durée de leur séjour ne devant pas dépasser six mois.
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- L’enseignement théorique embrasse l’arithmétique, la géométrie, la mécanique, le dessin. Pour renseignement pratique, il est simplement dit (art. 10 du décret) qu’il serait dirigé de manière qu’à sa sortie de l’école chaque élève puisse se livrer dans l’industrie à l’une des spécialités de la fabrication de la montre avec une habileté professionnelle suffisante; en fait, l’ancien programme de travaux pratiques demeura en vigueur.
- Cependant les anciens bâtiments du Château-Gaillard, malgré les améliorations et les agrandissements dont ils avaient été l’objet, étaient devenus absolument insuffisants pour recevoir une clientèle de plus en plus nombreuse affluant de tous les points du territoire et qui, en 1878, atteignait le chiffre de 80. Aussi, un des premiers soins du Gouvernement de la République fut-il de meltre à l’étude un projet de reconstruction de rétablissement, En 1870, il obtenait des Chambres un crédit de 26,000 francs destiné à couvrir une partie des frais; de son côté, le département de la llaute-Savoie accorda une subvention de 20,000 francs; la ville de Cluses céda le terrain nécessaire, acheté par elle au prix de 2/1,000 francs. Le projet primitif prévoyait une institution complète avec internat et pavillon de direction.
- Seule, la première partie de cet ensemble a été jusqu’à présent exécutée. Inaugurée le 21 juin 188G, la nouvelle Ecole de Cluses se compose aujourd’hui d’un superbe monument de 920 mètres de superficie.
- On y rencontre au rcz-de-chaussé trois grandes salles de cours ou de dessin, et aux étages quatre vastes ateliers avec lavabos et vestiaires.
- Ainsi mise à l’aise dans ses nouveaux locaux, l’Ecole de Cluses poursuivit rapidement sa marche ascendante; le nombre des élèves continua à progresser; il atteint aujourd’hui le chiffre de 1/10, appartenant à Go départements différents.
- Le décret du 8 février 1890 et les arretés qui le complètent sont venus parfaire le mode de fonctionnement de l’Ecole d’horlogerie de Cluses, et la placer au premier rang de nos écoles techniques nationales.
- Aux termes de ces règlements, l’Ecole de Cluses a pour but de former :
- i° Des ouvriers instruits et habiles, capables d’exécuter, en tout ou en partie, les appareils destinés à la mesure du temps ou tous autres mécanismes de précision appropriés aux usages des sciences et des arts ;
- 20 De donner l’instruction nécessaire aux jeunes gens qui se destinent à devenir, dans ces genres d’industrie, fabricants ou chefs d’atelier.
- Elle est placée sous l’autorité du Ministre du commerce, de l’industrie, des postes et télégraphes, et sous la liante surveillance du Préfet du département de la Haute-Savoie.
- bille est administrée par un directeur nommé par le Ministre, avec le concours d’un conseil composé des professeurs, des chefs d’atelier et de membres, au nombre de quatre au maximum, choisis de préférence parmi les industriels de la contrée.
- Le personnel de l’enseignement comprend, outre le directeur, un professeur adjoint chargé* de la tenue des écritures de l’établissement, un chef pour chacun des ateliers
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- organisés dans l’école, le nombre de sous-chefs jugé nécessaire pour le service, et deux surveillants.
- Le nombre des élèves n’est pas^réglementairement limité.
- L’enseignement est gratuit; les élèves n’ont à leur charge (pie l’achat des menus outils dont ils doivent être munis à leur entrée à l’Ecole; ils se procurent, en outre, à leurs frais, les livres nécessaires à leur instruction.
- Le régime de rétablissement est l’externat. Les jeunes gens sont placés, par leurs familles, chez des correspondants habitant la commune de Cluses et agréés par le directeur de l’Ecole; à la demande des parents, l’administration peut se charger de leur placement; dans ce cas, les familles ont à verser, payable par trimestre et d’avance, une somme annuelle de Goo francs.
- La vie est à bon marché à Cluses, en raison des ressources de toute espèce offertes par la fertile vallée de l’Arve; pour des sommes variant de 5o à 65 francs par mois, les élèves peuvent s’assurer dans des conditions excellentes le logement, la nourriture, le chauffage, l’éclairage et le blanchissage.
- Des bourses ou fractions déboursé d’entretien sont accordées aux familles peu fortunées, sur les fonds de l’Etat, du département et des communes. Le total des subsides mis ainsi à la disposition des élèves de l’Ecole de Cluses s’élève à plus de eo,ooo francs par an, dont 8,ooo francs à la charge de l’Etat. Cette somme est répartie par bourses ou fractions de bourse entre io5 dès élèves de l’Ecole.
- La durée normale des études est de trois années.
- Les jeunes gens sont reçus à partir de i4 ans accomplis. Les candidats doivent être possesseurs du certificat d’études primaires, ou a son défaut, justifier des connaissances suivantes : lecture, écriture lisible et courante, orthographe à peu près correcte, l’arithmétique comprenant les quatre premières règles, les fractions, le système métrique, les règles de trois simple et composée.
- L’enseignement théorique, toujours dirigé dans le sens des applications, embrasse la langue française, l’arithmétique, les éléments d’algèbre, de géométrie, de trigonométrie, de mécanique, de physique (spécialement d’électricité), le dessin.
- L’enseignement pratique est donné dans quatre ateliers.
- Il comprend, pour la première année, les exercices préliminaires de lime et de tour, la confection du petit outillage, le travail de l’ébauche; en deuxième année, les remontoirs au pendant, le finissage, les cadratures, les échappements à cylindre et leur plantage; en troisième année, les autres échappements et leur plantage, repassage, balanciers compensateurs et spiraux, et quelques parties accessoires, telles que le sertissage, le polissage d’acier, le rhabillage.
- Depuis 1886, l’Ecole de Cluses possède un atelier de petite mécanique et d’électricité dans lequel l’enseignement est donné par deux professeurs spéciaux. Les cours de cette section sont suivis : i°par des jeunes gens ayant terminé leurs études d’horlogerie et désireux de compléter leurs connaissances par l’étude de l’horlogerie électrique, si importante aujourd’hui; a0 par des jeunes gens se destinant spécialement à la petite
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- mécanique de précision, à la construction de tous appareils électriques et en particulier à la télégraphie et à la téléphonie. Le nombre de ces derniers augmente chaque année.
- Pendant la première année d’études, les élèves mécaniciens reçoivent à peu près le meme enseignement (jue leurs camarades horlogers. Ils sont toutefois placés dans un atelier spécial et débutent par des exercices de lime et de tour, la construction de menus outils, règles, équerres, etc., pour exécuter ensuite une ébauche de montre. Ainsi habitués de prime abord au travail des pièces délicates, ils se livrent avantageusement en deuxième et troisième année aux véritables travaux de leur profession, dont les détails ont parfois la plus grand analogie avec les travaux de l’horlogerie.
- L’enseignement théorique est commun aux élèves horlogers et aux élèves mécaniciens; ces derniers reçoivent, en outre, des leçons pratiques d’électricité (installation, entretien, montage et démontage d’appareils, etc.).
- A leur sortie de l’école, les élèves de cette section se placent avantageusement comme agents spéciaux des télégraphes, élèves mécaniciens dans les équipages de la Hotte, comme agents de chemins de fer, dans les ateliers de petite mécanique, de précision, d’instruments de sciences, etc.).
- La journée de présence à l’école est de dix heures. La durée du travail manuel est de sept heures et demie en hiver et de huit heures en été. Le dessin occupe quatre heures et demie par semaine.
- Comme dans les Ecoles nationales d’arts et métiers, et dans les conditions analogues, des diplômes et médailles sont décernés par le Ministre aux élèves de troisième année ayant satisfait à toutes les épreuves de sortie.
- En dehors de l’outillage courant, les ateliers d’horlogerie de l’Ecole de Cluses sont munis des appareils suivants :
- 5 machines à tailler;
- 2 machines à tailler les roues de remontoir:
- 3 machines à denlurer;
- 2 tours de mécanicien :
- î tour aux pierres ;
- 2h tours universels;
- Tours à pivoter, outils à planter, compas aux engrenages, etc.
- L’atelier de mécanique dispose de :
- 2 tours à fileter ;
- 3 tours de mécanicien ; a laminoirs;
- i grosse machine à fendre ; î petite machine à percer.
- L’établissement est éclairé à la lumière électrique, mais il n’a encore à sa disposition aucun moteur; tous les travaux sont exécutés au moyen de la pédale ou de l’archet. On procède, en ce moment, à l’étude d’une installation, permettant d’utiliser, pour actionner certaines machines, l’énergie électrique qui serait empruntée à une usine récemment installée dans le voisinage.
- En plus des exerceices courants et des ébauches, finissages, plantages et montres
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- ordinaires, les objets suivants ont été terminés, an cours de l’année i 8<)<S-j 899, dans les ateliers de l’Ecole de Cluses :
- 1 montre à ancre, se remontant au porté:
- 1 montre à seconde indépendante; î montre tourbillon Brégnet ; a répétitions au quart : î régulateur astronomique; î chronomètre de marine; î montre à grande sonnerie, sonnant en passant ;
- A l’atelier de mécanique, on a terminé :
- î montre remontoir ancre de i5o millimètres de diamètre ;
- î horloge avec mécanisme spécial pour distribution de courants inversés, se remontant automatiquement par moteur magnéto;
- î montre à sauteuse; î montre chronographe rattrapante; î montre - chronographe rattrapante foudroyante;
- h chronographes ; î compteur électrique;
- 5 montres remontoir ancre; î montre remontoir ancre chronographe.
- 9. régulateurs électriques; î machine à arrondir les roues; î récepteur Morse;
- h compteurs électriques avec et sans sonnerie.
- Depuis l’annexion de la Savoie à la France, plus de 1,200 jeunes gens ont terminé leur apprentissage à l’Ecole d’horlogerie de Cluses;
- q d’entre euv sont professeurs dans diverses écoles;
- 40 sont fabricants ou chefs d’usines;
- i2i sont ouvriers dans la fabrication;
- 285 sont ouvriers dans la réparation;
- 418 sont établis dans le commerce d’horlogerie ;
- 10 sont mécaniciens télégraphistes de l’Etat;
- 33 sont ouvriers mécaniciens dans l’industrie privée;
- 80 ont abandonné l’horlogerie par manque de goût, d’aplitude ou autres causes;
- 131 sont décédés ;
- 8 1, parmi lesquels 2O étrangers, n'ont fourni sur leur compte aucun renseignement.
- Les chiffres ci-dessus montrent que, mémo en considérant comme perdus pour la profession les 81 anciens élèves sur lesquels on ne possède que des renseignements incomplets, la proportion de ceux qui sont restés engagés dans l’industrie horlogère dépasse 85 p. 1 00.
- Le budget annuel des dépenses de l’Ecole nationale d’horlogerie de Cluses est de 58,900 francs; sur cette somme 56,920 francs sont à la charge de l’Etal; le reste, soit 2,000 francs, est fourni par le département de la Haute-Savoie.
- École nationale d’horlogerie de Besançon. — En 1861, le conseil municipal de Besançon, répondant à un vœu exprimé par les fabricants d’horlogerie de précision de
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- cette ville, décida la création d’une Ecole municipale d’horlogerie, destinée à former des fabricants habiles, en donnant aux élèves de cette école, à côté de connaissances théoriques appropriées, un enseignement manuel généralisé qu’il était devenu impossible aux ouvriers de la région d’acquérir par suite de l’excès de la spécialisation du travail. L’école fut ouverte en 1862 , avec un budget annuel de G,ooo francs. Le personnel se composait d’un professeur de théorie et de deux chefs d’atelier dont l’un exerçait les fonctions de directeur.
- Au début, l’école fut fréquentée par une trentaine de jeunes gens appartenant a la ville et payant une rétribution scolaire de 200 francs par an. On établit dans les dépendances du lycée de Besançon un pensionnat destiné à recevoir les élèves. Ce pensionnat fonctionne encore aujourd’hui à la satisfaction de tous; pour un prix mensuel de G *7 fr. Go, les jeunes gens y sont admis; ils sont soumis à la meme surveillance et au meme régime alimentaire (pie les élèves du lycée.
- L’Ecole d’horlogerie de Besançon comprend donc des élèves externes, dont les parents habitent la localité et auxquels l’enseignement est donné gratuitement, et les élèves internés au lycée, dont il vient d’etre question; outre le prix de la pension, ceux-ci ont à verser une rétribution annuelle de 200 francs.
- En i8(ji, sur la demande de la municipalité de Besançon, l’Ecole municipale d’horlogerie fut reconnue comme Ecole nationale.
- Nous reproduisons ci-dessous les principales dispositions du décret du 2 1 juillet 18<j 1, qui réglemente encore aujourd’hui.le fonctionnement de l’institution.
- L’Ecole nationale d’horlogerie de Besançon est placée sous l’autorité du Ministre du commerce, de l’industrie, des postes et télégraphes, et sous la haute surveillance du Préfet du département du Doubs.
- Elle a pour objet d’assurer l’éducation professionnelle des jeunes gens qui se destinent a l’horlogerie, et de les mettre en mesure d’exercer les plus importantes fonctions de cette industrie, telles que celles de visiteurs, régleurs, repasseurs de pièces compliquées, etc., ainsi que celles de contremaîtres ou chefs d’atelier de fabrication, et de former des mécaniciens de précision.
- L’école est administrée par une commission présidée par le Maire de la ville, et composée en outre d’un délégué du Ministre, de deux conseillers municipaux élus par leurs collègues, de deux membres choisis par le conseil municipal parmi les notabilités industrielles de Besançon, et de quatre autres membres nommés par le Préfet du Doubs.
- Aux termes du décret, le personnel, nommé par le Ministre, sur la proposition du conseil d’administration, se compose cl’un directeur, chargé d’assurer le fonctionnement de l’enseignement théorique et pratique, de veiller à l’application des programmes et à l’exécution des travaux, et de professeurs en nombre suffisant pour assurer les besoins du service. Les professeurs sont au nombre de quatre.
- L’enseignement pratique est donné par six chefs d’atelier.
- Les élèves sont admis à l’âge de 1 3 ans révolus. Les candidats doivent produire le (in. I. - - Cl. (>. — T. I. 4
- iMPHnïtruE ' national!:.
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- certificat d’études primaires ou justifier par un examen spécial qu’ils possèdent les connaissances suivantes :
- Une écriture lisible et courante ;
- Une orthographe à peu près correcte ;
- L’arithmétique jusques et y compris les proportions et les règles de trois simple et composée ;
- L’histoire et la géographie dans les limites du programme de l’enseignement primaire.
- Les jeunes gens âgés de plus de ao ans et ayant exercé la profession d’horloger sont dispensés de tout examen.
- La durée des études est de trois années au moins. Actuellement le nombre des élèves est de 55, répartis en quatre années d’études.
- L’enseignement de l’Ecole nationale d’horlo-gerie de Besançon est théorique et pratique. L’enseignement théorique, toujours dirigé dans le sens des applications, comprend :
- i° La révision très rapide des parties les plus importantes des matières exigées à l’admission :
- y0 L’algèbre, jusqu’aux équations du premier degré;
- 3° La géométrie plane (partie élémentaire) et la trigonométrie rectiligne;
- A0 Les éléments de la mécanique;
- 5n Les applications de la mécanique à l’horlogerie, rouages, dispositions des calibres, engrenages, mécanismes compliqués;
- 6° Le dessin appliqué à l’horlogerie, le croquis industriel et la décoration de la boite de montre ;
- 7° Les éléments de la physique, de la chimie et de la cosmographie ;
- 8° La comptabilité et les principes généraux de l’économie industrielle.
- L’enseignement pratique embrasse :
- i° L’exécution à la main des ébauches et finissages des divers calibres de la montre, français et étrangers, avec mécanismes de remontoirs;
- y0 L’exécution d’une série d’ébauches par procédés mécaniques perfectionnés;
- 3° La construction des mécanismes compliqués de répétitions, chronographes, quantièmes, secondes indépendantes, etc.;
- A° L’exécution et le plantage des principaux échappements employés, ainsi que le travail des pierres fines et le sertissage ;
- 5° Le repassage, le réglage, le remontage;
- 6° Le réglage de précision ;
- 7° La construction des outils de fabrication mécanique de la montre.
- Le temps consacré à l’enseignement théorique est de dix heures par semaine; l’enseignement. pratique occupe quarante-cinq heures dans chaque atelier.
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- Une division spéciale facultative peut recevoir certains élèves reconnus aptes à suivre un enseignement supérieur de Thorlogerie. Cette section comporte le programme particulier suivant :
- Leçons complémentaires de mathématiques, de géométrie analytique, de calcul différentiel et intégral;
- Applications des mathématiques supérieures à la mécanique générale et spécialement aux problèmes d’horlogerie, théorie de Philips, variations du spirale de Caspari, etc.
- Les ateliers de l’Ecole nationale d’horlogerie de Besançon sont munis de l’outillage suivant :
- 7 machines à fraiser diverses ; 7 tours à chariot;
- 12 tours simples ;
- 7/1 tours à burin fixe;
- 2 machines à tailler les engrenages; 4 machines à percer ;
- 1 forge portative ;
- 1 étuve et 1 glacière.
- L’établissement ne possède aucun moteur mécanique; tout les travaux y sont exécutés à la pédale ou à l’archet.
- Le budget des dépenses du dernier exercice a atteint 55,ooo francs, tandis que celui des recettes ne dépassait pas 38,000 francs. La différence, soit 17,000 francs, est supportée par la ville.
- Dans le chiffre des recettes figurent une subvention de l’Etat de 3,ooo francs, une autre de 1,000 francs versée par le département, et une somme de à,ooo francs représentant pour l’exercice considéré l’excédent des droits perçus à Besançon par les essayeurs pour la garantie des objets d’or et d’argent, excédent qui est consacré tous les ans par la Chambre de commerce à contribuer à l’entretien de l’Ecole nationale d’horlogerie.
- Quelque satisfaisants que soient les résultats obtenus à l’Ecole d’horlogerie de Besançon, 011 s’accorde généralement à reconnaître que son organisation ne répond plus aujourd’hui, ni au point de vue des programmes, ni au point de vue du mode d’administration , aux besoins d’une région industrielle aussi importante que celle du Doubs.
- Un projet de réorganisation est en ce moment à l’étude. Indépendamment des cours actuels, qui seraient maintenus, la nouvelle école comprendrait :
- i° Un atelier de fabrication mécanique complète de la montre;
- e° Un atelier pour la construction des objets de petite mécanique ou de précision employés dans la construction de la montre et autres;
- 3° Un atelier d’électricité.
- Un bâtiment, spécialement construit à cet effet, recevrait les divers services. Du jour ou la future école formera en nombre suffisant, dans les différentes branches ci-dessus spécifiées, des industriels habiles et instruits, la fabrication française cessera d’être tributaire de l’étranger pour la fourniture d’un grand nombre de parties de montre et des machines-outils destinées à les produire.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- École nationale d’apprentissage de Dellys. — Le Gouvernement général de l’Algérie avait fondé en 1866, sur un des points les plus importants de la Kabylie, à Fort-National, alors en territoire militaire, une école improprement appelée Ecole d’arts cl métiers, à l’usage exclusif des indigènes, et dans le but d’initier les Kabyles aux procédés de fabrication européens. Cette école, placée sous la direction d’un capitaine du génie, fut détruite lors de l’insurrection de 1871.
- En 1875, l’autorité militaire entreprit de la reconstituer; mais prescpie immédiatement, la Kabylie ayant été rattachée aux territoires de droit commun, l’autorité civile fut appelée à poursuivre la réalision de ce projet, en transformant l’institution en une école mixte, c’est-à-dire accessible aux enfants des colons aussi bien qu’à ceux des indigènes.
- On choisit comme siège de la nouvelle école, au lieu de Fort-National, la ville de Dellys, qui mit à la disposition des pouvoirs publics, pour la construction de l’établissement, un fonds de concours de 50,000 francs.
- Le Parlement, adoptant les vues du Gouvernement général, vota, le 18 novembre 1876, la création à Dellys d’une Ecole (Vapprentissage, et inscrivit à cet effet au budget de 1877 un crédit de 60,000 francs. L’ouverture du nouvel établissement eut lieu en 1879; il était placé sous l’autorité du Gouvernement général de l’Algérie; les élèves français et indigènes, âgés de îû à 17 ans, y étaient admis à la suite d’un examen portant sur l’écriture française, l’arithmétique y compris les fractions, et le système métrique.
- L’enseignement théorique comprenait la langue française, des notions d’histoire et de géographie, des éléments de géométrie, de physique, de chimie, de mécanique, le dessin et la comptabilité.
- L’enseignement pratique était donné dans deux ateliers (fer et bois).
- Le personnel de l’enseignement se composait d’un directeur-professeur, d’un sous-directeur professeur, spécialement chargé de la direction d’un atelier, d’un professeur de français, d’un chef d’atelier et de deux maîtres-ouvriers.
- Rattachée au Ministère du commerce par décret du 26 août 1881, l’Ecole nationale d’apprentissage de Dellys fut réorganisée en 1883 (décret du 27 décembre). Après y avoir rétabli Tordre et la discipline dont la disparition avait failli causer la ruine de l’établissement, l’Administration du commerce, grâce aux crédits qui lui furent accordés par les Chambres, grâce à la main-d’œuvre fournie par les ateliers de l’école, parvint à compléter l’organisation des différents services, à construire des salles de classe et de dessin, à élever de nouveaux ateliers et à les munir d’un outillage convenable emprunté en grande partie aux réserves des Ecoles nationales d’arts et métiers.
- L’Ecole nationale d’apprentissage de Dellys est actuellement régie par le décret du 12 août 1893, qui a emprunté aux règlements adoptés pour les Ecoles d’arts et métiers, au point de vue de l’organisation générale, leurs principales dispositions; nous nous bornerons donc à signaler ici les points par lesquels elle diffère des autres Ecoles nationales.
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- L’Ecole de Dellys a pour but de former des ouvriers exercés et habiles, français et indigènes, pour les principaux métiers employant le bois et le fer.
- Elle est placée sous l’autorité du Ministre du commerce, de l’industrie, des postes et télégraphes,.et sous la haute surveillance du Gouverneur général de l’Algérie et du préfet d’Alger.
- Elle reçoit des élèves internes et des élèves externes; le nombre des premiers ne doit pas dépasser 60. Le prix de la pension est fixé à Aoo francs par an; celui du trousseau est de 200 francs; une somme de 5o francs est versée en outre pour la masse d’entretien de chaque élève.
- L’admission à l’Ecole a lieu par voie de concours.
- Nul n’est admis à concourir s’il n’est Français ou fils d’indigène né en Algérie, et s’il ne justifie qu’il aura plus de i4 ans et moins de 17 ans le ier octobre de l’année du concours.
- Le concours ne comporte que des épreuves écrites : il comprend une dictée, une page d’écriture, une composition d’histoire et de géographie, deux problèmes d'arithmétique, une composition de géométrie, une épure de dessin linéaire.
- L’admission des indigènes à l’internat peut être prononcé sur le vu des procès-verbaux d’examens subis par les candidats, dressé par les administrateurs locaux, et sur la proposition du préfet ou du général commandant la division, suivant que le territoire est civil ou militaire.
- Le nombre des élèves actuellement présents à l’Ecole de Dellys est de 101; dans ce total, les élèves indigènes figurent pour 18; les externes sont au nombre de 8.
- L’enseignement de l’Ecole nationale d’apprentissage de Dellys est théorique et surtout pratique; sa durée est de trois années.
- L’enseignement théorique comprend : la langue française, la lecture et l’écriture, la grammaire française, l’histoire et la géographie, des notions élémentaires de géométrie, d’algèbre, de physique et de chimie, de géométrie descriptive et de mécanique, le dessin, la comptabilité.
- L’enseignement pratique est donné dans cinq ateliers spéciaux : ajustage, forge, menuiserie et modèles, charronnage, tonnellerie.
- La durée du travail manuel dans chacun des ateliers est de cinq heures trois quarts par jour.
- L’Ecole est administrée par un directeur, avec le concours d’un conseil composé du chef des travaux pratiques, des professeurs et des chefs d’atelier.
- Une commission administrative, présidée par le préfet d’Alger, s’occupe des intérêts généraux de rétablissement.
- Le personnel de l’enseignement comprend :
- Un chef des travaux pratiques, professeur de mécanique, de physique et de chimie;
- Un professeur de mathématiques;
- Un professeur de français;
- Un professeur de dessin;
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- Le nombre de chefs d’ateliers et de contremaîtres nécessaires pour assurer le service. Tout le personnel de l’Ecole de Dellys est nommé par le Ministre.
- Les ateliers sont mis en mouvement par une machine à vapeur locomobile de 1 o chevaux.
- Outre l’outillage courant ordinaire, les machines-outils et appareils suivants sont mis à la disposition des élèves :
- Atelier d'ajustage.
- 1 raboteuse de a mètres de course:
- 2 tours à fileter (o m. 160 et o m. 190 de hauteur de pointes);
- 6 tours à main (0 m. 200 de hauteur de pointes);
- 1 machine à percer Decoster pouvant percer 0 m. 100 ;
- â machines à percer pouvant percer o m. o3o ; 1 étau limeur à retour rapide ;
- 1 poinçonneuse; t petite cisaille poinçonneuse.
- Atelier des forges.
- 1 marteau-pilon double effet, pouvant frapper 1,000 kilogrammes;
- 1 lour à cintrer.
- 1 scie à lame sans fin
- 1 scie circulaire,
- 2 scies alternatives ;
- 1 machine à cintrer;
- 1 refouleuse;
- 2 machines à percer;
- Menuiserie el modelage.
- h tours (de o m. i5o à 0 m. 25o de hauteur de pointes);
- 1 tour aux colonnes torses et pièces ovales. Charronnage.
- 1 tour de o m. 200 de hauteur de pointes;
- 1 four à bandages.
- En 1898-1899, en dehors des travaux courants, les ateliers de Dellys ont exécuté à l’ajustage la charpente en acier de l’atelier de charronnage de l’école; à la menuiserie , les pièces nécessaires à la réparation des ateliers, les modèles d’un petit canot à vapeur; au charronnage, un camion, une charrette anglaise, une charrue Domhasle.
- En vue de faciliter à certains jeunes indigènes auxquels leur absence d’instruction ou toute autre cause interdit l’accès de l’Ecole de Dellys dans des conditions régulières, un externat spécial a été annexé à l’établissement. Ces jeunes indigènes y sont logés el nourris gratuitement par les soins de la municipalité de la ville; ils suivent dans les ateliers de l’Ecole les mêmes cours pratiques que les autres élèves ; un maître indigène leur est exclusivement attaché et leur enseigne la lecture et l’écriture française et les éléments du calcul; ils reçoivent en outre du professeur de dessin de l’Ecole nationale les leçons nécessaires pour les mettre à même de pouvoir exécuter un croquis.
- Le crédit inscrit au budget pour l’entretien de l’Ecole nationale d’apprentissage de Dellys s’élève à la somme de 120,000 francs.
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- Installée dans le Palais algérien, l’exposition de l’Ecole de Dellys se composait d’une assez élégante vitrine de style mauresque, fabriquée par les élèves menuisiers de l’école, renfermant des échantillons des travaux des divers ateliers. L’examen de cette exposition montrait qu’en dehors des ateliers fondamentaux,des soins particuliers sont donnés à l’enseignement du charronnage et de la tonnellerie.
- Écoles nationales professionnelles. — Parmi les nombreuses lois qui, depuis environ vingt ans, ont eu pour objet de réformer et de compléter l’organisation de notre enseignement primaire, une des premières en date est la loi du 11 décembre 1880 sur les écoles manuelles d’apprentissage, qui a eu pour but : i° de former dans des écoles spéciales et de verser dans l’industrie de jeunes ouvriers initiés au travail de leur profession; 2° de donner la dextérité et les connaissances spéciales nécessaires à des jennes gens qui pourraient ensuite entrer dans des écoles techniques du degré secondaire.
- Aussitôt que cette loi eût été promulguée, il parut que l’Etat, en raison des puissants moyens d’action dont il dispose, devait mettre lui-même en pratique le nouvel enseignement et organiser une école modèle qui pût servir de type aux autres établissements de même nature que voudraient fonder soit les départements, soit les communes, soit les associations particulières.
- La ville de Vierzon, par sa proximité de Paris, par sa situation au centre d’une région à la fois industrielle et agricole et aussi en raison du concours qu’offrait la municipalité, parut devoir être désignée pour cet essai. Ce fut donc à Vierzon qu’un décret du 9 juillet 1881 fonda la première école nationale professionnelle. L’œuvre nouvelle ne tarda pas à se développer, et deux décrets des 10 mars et 26 juillet 1882 créèrent deux autres écoles similaires à Armentières et à Voiron.
- L’ouverture de ces établissements n’eut lieu que quelques années plus tard : celle de l’Ecole de Voiron, le 3 octobre 1886, celle de l’Ecole de Vierzon, le icr octobre 1887, celle de l’Ecole d’Armentières, le 6 novembre de la même année. Chaque école devait comprendre, outre une école maternelle et une école primaire élémentaire, une école primaire supérieure dans laquelle les élèves recevraient, pendant trois ans, l’enseignement théorique et technique. C’est seulement au mois d’octobre 1889 que les Ecoles de Voiron, de Vierzon et d’Armentières furent organisées définitivement par le fonctionnement des trois années d’enseignement primaire supérieur.
- Depuis lors, une quatrième Ecole nationale professionnelle a été créée à Nantes, au mois d’octobre 1898, par la transformation en école publique d’un établissement privé, acheté quelques mois auparavant par l’Etat : l’institution Livet. Dans l’Ecole de Nantes n’ont pas été établies les annexes (école maternelle et école primaire élémentaire).
- Depuis l’époque de leur ouverture jusqu’à ces derniers temps, les Ecoles nationales professionnelles ont été placées sous la double autorité du Ministre du commerce et du Ministre de l’instruction publique. Les textes les plus importants qui en réglaient l’organisation étaient la loi du 11 décembre 1880 et un décret du 17 mars 1888. Par
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- suite d’une loi toute récente (loi de finances du i 3 avril î qoo), elles ne dépendent plus actuellement que du Ministère du commerce.
- Le personnel administratif de chaque école se compose : i° d’un directeur; 2° d’un économe agent comptable; 3° d’un surveillant général; h° d’un adjudant surveillant, chargé plus spécialement de surveiller les élèves dans les ateliers.
- Le personnel enseignant comprend : i° des professeurs et des maîtres adjoints chargés de l’enseignement scientifique et littéraire; 2° un chef des travaux d’atelier, secondé par des contremaîtres ouvriers pour l’instruction technique des élèves en ce qui concerne les travaux manuels et les industries à l’apprentissage desquels prépare chaque école; 3° des maîtres auxiliaires pour les enseignements accessoires.
- Pour être admis à l’Ecole nationale professionnelle, les élèves doivent posséder le certificat d’études primaires élémentaires; ils sont internes, demi-pensionnaires ou externes. Le prix de l’internat est de 5oo francs; l'externat est gratuit. Des bourses nationales et des fractions de bourse sont chaque année accordées après concours dans la limite des crédits mis à la disposition du Ministre. Les départements et les communes, à l’aide des fonds dont ils ont la libre disposition, les associations, les simples particuliers même y peuvent également fonder et entretenir des bourses.
- Aux termes du règlement du 17 mars 1888, c’est par un décret rendu sur la proposition des deux Ministres du commerce et de l’instruction publique, après avis du Conseil supérieur de l’enseignement technique et du Conseil supérieur de l’instruction publique, que devaient être déterminés les programmes généraux des Ecoles nationales. En outre, le conseil d’administration nommé pour chaque école peut dresser, suivant la nature des industries auxquelles l’établissement prépare, un programme spécial qui n’est exécutoire qu’après avoir reçu l’approbation ministérielle.
- Jusqu’à ce jour, les programmes suivis pour l’enseignement général différaient peu de ceux qui sont en vigueur dans les écoles primaires supérieures. Le travail du bois et du fer a formé la base de l’enseignement technique. En outre, le programme spécial comportait des travaux correspondant à l’industrie de la région de chaque Ecole nationale : à Armcntières et à Voiron, le tissage; à Vierzon, la fabrication du matériel agricole. Une section agricole a été créée à l’Ecole de Vierzon et à l’Ecole de Voiron. Nous donnons plus loin le tableau de l’emploi du temps de l’Ecole de Voiron, dont les autres ne s’éloignent d’ailleurs pas notablement.
- Des diplômes ou certificat sont délivrés aux élèves de 3e année1 qui ont satisfait aux diverses épreuves de sortie, théoriques ou pratiques.
- \j Ecole d’Armcntières occupe une superficie totale de h0,000 mètres carrés, comprenant 12,000 mètres carrés de construction et 28,000 mètres carrés de cours et jardins. Composées d’une série de bâtiments isolés, décorées de briques émaillées qui en rendent l’aspect agréable, les constructions sont disposées symétriquement.
- Le bâtiment de l’Ecole professionnelle proprement dite, qui s’étend en longueur avec deux retours d’angle de part et d’autre de Taxe, comprend trois grandes divisions cor-
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- rcspondant aux. trois années d’études de l’école. Chacun fies trois quartiers de cette construction se compose de deux salies d’études au rez-de-chaussée, d’un dortoir au premier étage, d’une cour de récréation et d’un préau couvert.
- Un cabinet de physique et d’histoire naturelle est attenant à une salle de cours dont les tables, disposées en gradins, peuvent recevoir 64 élèves.
- La salle de cours de chimie, également en gradins, est faite pour q8 élèves. Utilisée comme salle de conférences, elle en peut contenir le double. A cette salle sont attenants un laboratoire, une salle de photographie, un' cabinet pour le professeur et une vaste salle de manipulations, où peuvent travailler 25 élèves.
- Au dessin sont affectées trois salles, soit deux pour le dessin industriel qui ont 1 1.5 mètres carrés de superficie, et une pour le dessin d’imitation, dont la superficie est de 1 5o mètres carrés et à laquelle est attenant un dépôt de modèles.
- Dans le meme bâtiment de l’enseignement professionnel ont été aménagées une salle pour la bibliothèque, qui sert aussi de salle de réunion pour les professeurs, une salle de musique, une salle d’exposition des travaux des élèves, le cabinet du directeur, etc.
- Les ateliers comprennent cinq bâtiments d’inégale étendue. Au centre, le bâtiment principal qui contient la salle du générateur et du moteur, la filature et le tissage. La filature n’a pas été organisée : les locaux qui lui étaient destinés servent de magasins à bois et de salle d’exposition. Sur les côtés, d’une part, l’atelier d’ajustage et celui de forge; d’autre part, l’atelier de menuiserie et un bâtiment pour le modelage.
- La force motrice est fournie aux ateliers par une machine à vapeur de 3o chevaux (système Wheelock), qui sert également à élever l’eau nécessaire à la consommation de la maison. Une canalisation autonome assure ;\ l’école de l’eau potable très pure et la met à l’abri de tout danger de contamination. Cette machine fait battre les métiers du lissage; au moyen d’une transmission télédynamique, elle actionne les machines à bois; par l’intermédiaire d’une transmission à arbre, qui est souterraine dans une partie de son trajet, elle actionne les machines de l’atelier d’ajustage. Ces deux derniers ateliers ont été primitivement pourvus de machines à air chaud de h à 6 chevaux, auxquelles on a renoncé depuis i8go, parce quelles donnaient de médiocres résultats, et que, du reste, le moteur principal suffisait à fournir la force nécessaire.
- L'atelier de menuiserie et de modèles comprend, sans ses dépendances (bureau du chef d’atelier, dépôt d’outillage, vestiaire-lavabo), 315 mètres carrés. Plus de 5o élèves peuvent y travailler en même temps. Il est pourvu du matériel et des machines ci-après:
- A9. établis, avec tout l'outillage qu’ils comportent (19 ont été construits par l’école môme);
- 8 tours à bois ;
- 1 tour à charioler;
- 1 tour à torser (construit par l’école);
- 1 scie à ruban;
- 1 scie alternative (construite par l’école);
- 1 raboteuse;
- 1 clégauchisseuse;
- 1 mortaiseuse (construite par l’école);
- 1 machine, dite toupie, à profiler les moulures, avec amenage automatique;
- 1 machine à affûter les scies circulaires ;
- 1 machine à affûter les fers des rabots;
- 1 machine à affûter les forets;
- 1 machine à couper les bois en bout.
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- A cet atelier est attenant un vestiaire-lavabo où les élèves déposent leur bourgeron et où ils font leurs ablutions après les séances de travail.
- L’atelier iïajustage et de tour a, comme le précédent , 31 5 mètres carrés, dépendances non comprises (dépôt d’outillage et vestiaire-lavabo analogue au précédent, mais de plus vastes dimensions, car il est commun aux ajusteurs et aux forgerons). Il peut recevoir i3o ouvriers. Il est pourvu du matériel et des machines dont l’énumération suit :
- 92 étaux, avec leur outillage de limes, burins, bédanes, rivoirs, équerres, compas, etc.;
- i3 petits marbres de 0 m. 45 sur o m. 3o, 1 marbre de 1 mètre sur 0 m. 70 et 1 marbre de 2 mètres sur 1 mètre ;
- 12 tours ordinaires, dont 6 construits par l’école ;
- 3 tours parallèles à fdeter et à cliarioter, dont 1 construit par l’école ;
- 1 tour à décolleter, construit par l’école ;
- 6 machines à percer, dont 2 construites par l’école ;
- 1 raboteuse;
- 1 étau-limeur:
- 1 machine à fraiser universelle construit'1 2 par l’école : elle est pourvue d’un appareil à diviser;
- 1 machine 0 tailler les fraises de formes, construite par l’école ;
- 1 machine à affûter les forets hélicoïdaux;
- 1 machine à rainurer;
- 1 machine à tarauder, etc.
- Vatelier de forge (i5A mètres carrés) a été construit en 1895; le local qui lui avait été assigné à la fondation était petit, mal ventilé et devait être utilisé pour l’établissement de lavabos-vestiaires. C’est aujourd’hui une installation modèle, faite pour 28 élèves. Le nombre des feux est de 1 A, activés par deux ventilateurs. Chacun est pourvu de son enclume et de son outillage.
- Cet atelier possède, en outre, 2 forges de campagne, 1 étau, 1 machine à étamper, cisailler, 1 marbre, 1 meule d’émeri, etc.
- L’atelier de tissage (A72 mètres carrés) comprend un tissage mécanique et un tissage d’étude.
- L’atelier mécanique renferme 1 bobinoir, 1 ourdissoir, 1 pareuse, 1 cannetière, 1 2 métiers de divers systèmes pourvus de mécaniques Jacquard, 1 tondeuse, etc.
- L’atelier d’étude, monté en 1895, contient :
- 1 ourdissoir à main avec passette anglaise ;
- 18 métiers d’échantillonneur sans chasse-navette, conçus spécialement pour travailler suide courtes chaînes, avec des laises de 20 à
- 2 5 centimètres, et pourvus soit de mécaniques d’armure, soit de mécaniques Jacquard, système Vincenzi, à 100 ou 200 crochets;
- 1 métier d’ouvrier à main, avec mécanique de 1,200 crochets;
- d dynamomètre pour toile;
- 1 dynamomètre à tirage automatique;
- 1 torsiomètre ;
- 1 romaine;
- 1 dévidoir à sonnerie, etc.
- A la suite de l’Exposition de 1900, l’atelier de tissage s’est enrichi d’un métier à tisser Northrop, à changement automatique de la trame dans la navette et à casse-chaîne pratique et sûr.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- L’effectif des élèves de l’École supérieure au ier avril 1 900 est indiqué dans le tableau
- suivant :
- ANNÉES D’ÉTUDES.
- CATÉGORIES D’ÉLÈVES. TOTAUX.
- 1”. 2». 3'.
- / Pensionnaires 59 5i 4 8 158
- École ) B°ursiers internes 7 11 8 26
- supérieure. J Demi-pensionnaires 3 3 1 7
- ( Externes 97 i5 12 5 4
- Totaux 96 80 69 245
- La salle d’exposition affectée à l’école d’Armentières avait ses trois parois décorées dans le haut de tissus formant tentures, de la fabrication des élèves. Le bas était garni de lambris en chêne de différents modèles, sortis de l’atelier de menuiserie. Au centre de la salle : la pièce principale consistant en un moteur à vapeur de 12 chevaux construit par les ajusteurs, tourneurs et monteurs. Sur les côtés : trois meubles formant vitrines, également sortis de l’atelier de menuiserie et renfermant des travaux d’élèves : cahiers, dessins, pièces d’atelier. A signaler aussi deux grilles en fer forgé, provenant de l’atelier de forge.
- Par une loi du 7 avril 1898, l’État s’est rendu acquéreur de l’institution, fondée à Nantes en 1846 par M. Livet, et l’a transformée en École nationale professionnelle.
- Placée au centre de la ville, dans une situation avantageuse, tant au point de vue hygiénique qu’au point de vue des facilités d’accès, l’école est installée sur un terrain insuffisant.
- La superficie n’en est que de 5,200 mètres environ; les bâtiments en couvrent la moitié; les cours et espaces libres sont réduits à 2,500 mètres.
- Un premier bâtiment, placé en bordure sur la rue Sainte-Marie, renferme, avec le logement de l’économe, tous les services de l’internat : cuisines et annexes, réfectoires, dortoirs.
- Les classes sont établies dans un deuxième bâtiment parallèle au premier. L’unique cour de récréation se trouve entre les deux, limitée à l’Ouest par la lingerie, et à l’Est par des locaux où sont installés divers services : surveillance générale, salle des maîtres, papeterie, magasins, etc.
- Les réfectoires sont au nombre de trois ; les dortoirs, au nombre de sept.
- Outre les classes et les études, en général trop exiguës, spécialement affectées aux différents groupes ou sections, les services généraux de l’enseignement comportent :
- Deux salles de dessin (l’une de dessin graphique, l’autre de dessin d’imitation); une salle de manipulations et un cabinet de physique ; une salle de gymnastique.
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- L’école possède deux ateliers dont, un, destiné au travail du fer (3oo mètres de superficie), comprend 9 forges, 10a étaux, 5 tours à métaux, 3 machines à percer, î mortaiseuse, î étau limeur, î raboteuse, i fraiseuse.
- Une machine à vapeur fixe de 5 chevaux donne la force motrice nécessaire et actionne une dynamo destinée à l’éclairage.
- L’atelier du bois (70 mètres) renferme 90 établis à deux places et 1 lom-.
- Il n’existe à l’Ecole nationale de Nantes ni école maternelle, ni classes élémentaires annexées.
- Exceptionnellement, 9 5 élèves de moins de douze ans constituent une section préparatoire qui doit disparaître à la lin de la présente année scolaire.
- L’école reçoit 3eG élèves, dont 180 pensionnaires. Ils sont répartis en quatre groupes ou sections :
- Le premier constitue la section industrielle. Elle comporte 95 1 élèves, soit 1 1 A en première année, bp en seconde, G8 en troisième;
- Le second forme une section commerciale comptant 9 1 élèves en première, 17 en seconde, 1A en troisième;
- Le troisième est constitué par les aspirants aux brevets d’élève de la marine marchande et reçoit 1A jeunes gens de 1G à 90 ans;
- Le quatrième, enfin, reçoit 11 candidats élèves mécaniciens delà marine.
- L’administration procède en ce moment aux études relatives à la reconstruction de l'Ecole de Nantes, dans des conditions entièrement nouvelles.
- Parmi les travaux exposés par l’Ecole de Nantes, on remarquait 1 électro-dégau-chisseuse, établie sur les plans du chef des travaux de l’école, 1 petite machine-pilon (un tiers de cheval), 1 machine marine de 3 chevaux, du meme type, 1 dynamo Simplex (160 volts, 1 5 ampères), 9 meubles en bois, style breton.
- Pour chaque machine, figuraient les croquis et dessins complets d’exécution.
- La superficie du terrain occupé par XEcole de Vierzon est de Ao,ooo mètres carrés, comprenant 3o,9 0o mètres de cours et de jardins et 9,800 mètres de batiments. La construction se compose d’une série de pavillons indépendants affectés chacun à un service distinct, savoir : école maternelle, école primaire, infirmerie, direction, économat, première année de l’école supérieure professionnelle, deuxième année , troisième année, atelier de menuiserie, atelier d’ajustage, atelier de forge, bâtiment de la machine motrice, pavillon des magasins et des bureaux. Les bâtiments sont à rez-de-chaussée, sauf les pavillons d’habitation et ceux qui renferment les dortoirs.
- L’Ecole supérieure est disposée pour 9 3o internes et 70 externes. La première année comprend trois classes-études de 80 mètres carrés de superficie et contenant chacune Ao places. La seconde et la troisième année n’ont chacune que deux salles de classe. Celles-ci ont 90 mètres carrés de superficie et peuvent contenir jusqu’à 5 0 places.
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- Les bâtiments de première année renferment les services généraux. En sus des classes-études dont il vient d’être parlé, ils comprennent : i° l'amphithéâtre de chimie (()0 places) et le laboratoire de chimie où 5o élèves peuvent manipuler en même temps; 2° l’amphithéâtre de physique (même grandeur) et le cabinet des collections;
- 3° deux salles de dessin graphique (une pour la première et la deuxième année, une pour la troisième année); h° une salle de dessin d’imitation; 5° une salle de musique destinée aux exercices de la fanfare; 6° un musée de technologie contenant les modèles de dessin industriel; 70 un musée général où sont exposés les travaux des élèves;
- 8° une salle de gymnastique; q° une salle de modelage pouvant contenir 5o élèves.
- C’est également dans les bâtiments de première année qu’on trouve les trois réfectoires des élèves, le réfectoire des maîtres, le réfectoire des domestiques, les salles de la lingerie, les cuisines, les caves, les magasins de l’économat, la salle de bains, etc. Ils comprennent enfin la salle de bibliothèque, le parloir, la salle de permanence, la salle de réunion des professeurs, le vestiaire des externes et le bureau du surveillant général.
- Les dortoirs sont au nombre de 6 , à raison de deux par année. L’ensemble renferme e3o lits d’élèves, soit h 2 lits par dortoir de première année et 36 par chacun des quatre autres.
- L’Ecole possède trois ateliers : un de menuiserie, un autre d’ajustage, un troisième de forge.
- L ’atelier de menuiserie ( h 5 0 mètres carrés) renferme : A 8 établis avec leur outillage,
- 6 tours au moteur, 1 tour en l’air, 1 dégauchisscuse, 1 mortaiseuse, 1 toupie, 1 scie à ruban, 1 magasin d’outillage.
- L'atelier d'ajustage (A5o mètres carrés) comprend : 1 magasin et 1 atelier d’outillage, qo étaux, () tours à fileter, 6 tours au crochet, 1 étau limeur, 2 raboteuses (dont une de 2 mètres de course), h perceuses (dont une radiale), 1 scie à métaux, 1 mortaiseuse, une fraiseuse universelle système Bouliey, 1 machine à affûter les fraises, système Kreutzberger.
- Vatelier des forges (250 mètres carrés), attenant au précédent, renferme, outre l’outillage et la cave au charbon, 1 2 forges à ventilateur, leur outillage au complet, 1 marteau-pilon à vapeur et 1 cisailleuse.
- Un pavillon spécial, construit entre l’atelier du bois et l’atelier du fer, comprend la salle de la machine motrice, la salle de la chaudière, le bureau du chef des travaux, les bureaux de dessin et les magasins généraux.
- La machine à vapeur est une Corliss de 5o chevaux. Par une transmission souterraine, elle actionne les machines-outils de l’atelier d’ajustage. L’arbre principal de ce dernier, au moyen d’un câble métallique, transmet ensuite la force motrice à l’atelier des forges.
- La machine à vapeur actionne également trois dynamos, chacune de 70 ampères et 110 volts.
- L’une d’elles sert de génératrice pour un transport de force qui met en mouve-
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- ment les machines de la menuiserie; une quatrième dynamo (système Brown) placée dans ce dernier atelier sert de réceptrice.
- Grâce à ces dynamos, l’école est éclairée à la lumière électrique; on compte 6 lampes à arc dans les cours de récréation, k lampes à arc dans les salles de dessin, îo lampes à arc dans les ateliers et 3 o o lampes à incandescence dans le reste de rétablissement.
- Une installation téléphonique assure le bon fonctionnement de tous les services.
- L’effectif des élèves de l’Ecole supérieure au ier avril îqoo est indiqué dans le tableau suivant :
- CATÉGORIES D’ÉLÈVES. ANNÉES D’ÉTUDES. TOTAUX.
- 1”. 2\ 3\
- / Pensionnaires 68 *9 4 7 16 h
- École ) Boursiers internes 16 23 ah 63
- supérieure, j Demi-pensionnaires 11 II 1 1
- \ Externes 35 J7 10 62
- Totaux 119 89 82 290
- Les travaux; exposés en îpoo par l’École nationale professionnelle de Vicrzon étaient des plus nombreux et des plus variés. On remarquait notamment : î moteur à pétrole de 2 chevaux, î tour à revolver du système Huré, î locomobile en réduction (système Merlin et C,e), î dynamo (système F. Henrion), î buffet de style Henri II, î modèle de machine à percer en bois, des travaux divers en fer forgé, une série d’appareils représentant des mouvements de cinématique, etc. La série normale des exercices de travail manuel et de dessin y était au complet.
- Le terrain occupé par l'Ecole de Voiron a une superficie totale de Ao,ooo mètres carrés, dont 12,000 environ sont couverts par des constructions. Ces constructions se composent des pavillons distincts de l’école maternelle, de l’école primaire élémentaire, de l’infirmerie, de l’administration.
- En arrière de ces premiers bâtiments se trouvent ceux de l’Ecole supérieure : au milieu, un grand bâtiment d’un étage flanqué de deux ailes perpendiculaires avec pavillons d’angle à deux étages; à gauche, le bâtiment des réfectoires, cuisines et bains; à droite, les divers pavillons des ateliers, des salles de dessin et de modelage, du gymnase et de la section agricole.
- Dans le bâtiment du milieu sont installés, au rez-de-chaussée (aile gauche et centre) les classes et préaux; une salle de bibliothèque et le bureau du surveillant général y séparent les services de troisième année de ceux des autres divisions. L’aile droite est entièrement réservée à l’enseignement scientifique : amphithéâtres de physique et de
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- chimie, laboratoires, cabinet de physique, collections d’histoire naturelle, salle de technologie, de manipulations, d’exposition permanente des travaux graphiques et des objets confectionnés par les élèves aux ateliers.
- Les divers bâtiments sont reliés à la direction par un service téléphonique complet.
- Au premier étage sont placés les dortoirs au nombre de 6, groupés deux à deux, par année. Ces dortoirs, d’une superficie totale de i84x6 = i,ioâ mètres carrés, peuvent recevoir chacun 32 élèves y jouissant de 2 5 mètres cubes d’air au minimum.
- Les chambrettes, qui à l’origine distinguaient les dortoirs de troisième année de ceux des autres divisions, ont disparu depuis 1893. Cette disparition, jointe à quelques autres modifications intérieures de peu d’importance, a été nécessitée par l’accroissement du nombre des élèves internes dont le chiffre a été porté de 156 à 192.
- L’Ecole supérieure possède, pour chaque année d’études, des cours de récréation distinctes, plantées d’arbres. La cour de troisième année a i,54o mètres carrés; celles de première et de deuxième ,980 mètres carrés de superficie. Il existe, en outre, trois préaux couverts de 100 mètres carrés chacun. Diverses parties de l’enclos, en dehors des cours, ont en outre été aménagées pour jeux de quilles, de boule, de balles, de ballon, etc.
- L’installation du service des bains mérite une mention spéciale. Depuis 1897, Técole possède, outre ses salles ordinaires de grands bains et de bains de pieds, une salle de bains par aspersion, copiée en partie sur celle du collège Sadiki, de Tunis, et qui permet de baigner 100 élèves «à l’heure, avec une dépense insignifiante.
- Depuis i8q5, l’Ecole est entièrement éclairée à l’électricité. Les dynamos génératrices, mises en mouvement par la machine à vapeur des ateliers, sont utilisées en outre pour divers transports de force, notamment pour celui de l’atelier de charronnage de la section agricole.
- La machine à vapeur, à condensation, du système Compound à 2 cylindres, a une force nominale de 2 5 chevaux. Elle est alimentée par deux générateurs à vapeur de âo et de 5o mètres carrés de surface de chauffe, qu’on fait fonctionner alternativement. Le premier est un générateur cylindrique à foyer intérieur et à bouilleur; le second, d’installation plus récente, est un générateur tubulaire du système Joya. Ces générateurs, conduits «à tour de rôle par des élèves de troisième année, sous la surveillance d’un chauffeur-mécanicien, assurent en outre, pendant la mauvaise saison, le chauffage à vapeur des ateliers, des salles de dessin et de modelage, ainsi que celui du pavillon agricole.
- La salle des machines est pourvue de tous les appareils de contrôle désirable. On y trouve notamment 1 compteur d’eau, 2 enregistreurs de pression, 1 enregistreur de vitesse et 1 voltmètre enregistreur.
- Les ateliers de la section industrielle sont au nombre de cinq, savoir : l’atelier de menuiserie, l’atelier d’ajustage, l’atelier de petite mécanique, l’atelier des forges et 1 atelier de tissage. Les cours théoriques d’atelier ont lieu dans une salle spéciale de 8 o mètres carrés, aménagée spécialement.
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- U a tel ter de menuiserie, d’une superficie de 42 0 mètres carrés, comprend Go établis, munis chacun des outils d’une application fréquente. Les outils spéciaux, tels que les rabots à moulure, les ciseaux, les gouges de formes particulières, les outils de modeleurs et de sculpteurs, etc., sont rassemblés clans un magasin d’outillage où les élèves viennent les chercher suivant les besoins, en donnant en échange un jeton de contrôle.
- 2 bancs de 4 tours ;\ bois chacun, 2 perceuses, dont une électrique, construite par les élèves, 1 mortaiscuse, 1 dégauchisseuse-rahoteuse, 1 scie à ruban, 1 machine à affûter les scies, composent l’ensemble des machines-outils de cet atelier.
- L’atelier d’ajustage (42o mètres carrés) comprend, outre 104 (‘taux disposés sur huit grands établis pourvus de tiroirs d’outillage, les 2<j machines-outils suivantes :
- 2 grands tours parallèles, dont 1 à liane coupé;
- 5 tours parallèles moyens de. 160 millimètres de hauteur de pointes, dont 1 pourvu d’un appareil à fraiser :
- 10 tours ordinaires à engrenages et à crochets ;
- 1 gros tour en l’air;
- d petiis tours muraux de 120 millimètres de hauteur de pointes;
- 1 grande limeuse de 1 ni. 80 de longueur et de 0 m. 4o de course ;
- 1 étau-limeur;
- 1 raboteuse moyenne;
- 2 grandes machines à percer, au moteur;
- 2 petites machines à percer, à main;
- 1 machine à fraiser.
- Toutes ces machines-outils, sauf 2 tours parallèles, 2 petits tours à engrenages,
- gros tour, un étau-limeur et 2 machines à percer, ont été construites par les élèves.
- L’atelier d’ajustage possède, de plus : 2 grands marbres à tracer, avec l’outillage correspondant; 1 balance romaine, i forge d’outillage et 1 magasin d’outils spéciaux analogue à celui de l’atelier de menuiserie. Il peut contenir io4 élèves travaillant simultanément.
- Le moteur à gaz de 4 chevaux, et la turbine dont 011 se servait autrefois, ne sont utilisés actuellement que comme appareils de démonstration.
- Une ferblanterie-chaudronnerie annexe reçoit, à tour de rôle, les élèves de troisième année qui viennent y acquérir des notions de soudure, de brasure, etc., utiles, sinon indispensables, à tout industriel.
- L'atelier de petite mécanique, de construction récente, n’a qu’une surface de 5 0 mètres carrés. Il renferme; 0 étaux, dont deux à mors parallèles, 1 tour parallèle de 1 Go millimètres de hauteur de pointe, 1 tour parallèle de 120 millimètres, 1 tour parallèle de précision, 1 tour à décolleter, 1 tour à verge, 1 tour à fileter sans engrenage, 1 tour mural et 1 perceuse électrique. La moitié de cet outillage environ a été construite par les élèves.
- L’atelier peut être actionné à volonté, soit par une transmission ordinaire, soit par l’électricité.
- Il est pourvu, à cet effet, d’une dynamo qui peut fonctionner comme génératrice ou comme réceptrice et qui donne simultanément du courant continu et des courants triphasés.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Cette installation est complétée par un rhéostat et par divers appareils de mesure en usage dans les essais électriques.
- U atelier des forges (170 mètres carrés) renferme 3 forges simples et 3 forges doubles, soit en tout p foyers. Chaque foyer est pourvu d’une enclume et de l’outillage correspondant. Ces feux sont entretenus par un ventilateur actionné mécaniquement. Un mar-teau-piion pneumatique, construit par les élèves, sert aux exercices d’étirage. L’atelier renferme en outre : \ étau de forgeron, 1 étampcusc, 1 pohssoir et 1 balance romaine. Il peut contenir ao élèves travaillant simultanément.
- U atelier de lissage (A 9 0 mètres carrés), qui répond plus particulièrement aux besoins spéciaux de la région lyonnaise et dauphinoise, a pour but l’étude théorique et pratique des textiles, tels que le chanvre, le lin, le coton, la soie, la ramie; 95 élèves peuvent y travailler simultanément.
- La partie théorique est étudiée au moyen d’un certain nombre d’appareils de démonstration et d’échantillonnage destinés à rendre claires et attrayantes les connaissances que l’élève doit acquérir avant d’aborder tout exercice pratique.
- Les machines préparatoires de râtelier comprennent : une bassine cl un dévidoir de filature, un dévidage de 90 broches, un doublage de 10 broches, un moulin de 16 broches, une machine à dévider, deux détrancanoirs de 1 A et 8 broches, une cane-tière à défiler de 6 broches, deux rouets, un bobinoir de Ao broches, un pliage, un ourdissoir à mises avec cantre de A00 broches, un ourdissoir à musette avec cantre de 60 broches, etc.
- Quant aux métiers à tisser, ils se composent de :
- 6 métiers d'échantillonnage, à bras, ayant chacun une petite mécanique Jacquard en Aoo;
- 6 métiers ordinaires, à bras, pourvus chacun d’une mécanique d’armures ou d'une mécanique Jacquard ;
- 6 métiers mécaniques provenant de construc-
- teurs brevetés de la légion et pouvant recevoir, à volonté, soit des mécaniques Jacquard, soit des mécaniques Vincenzi, soit des mécaniques Verdol;
- 1 métier à velours;
- 1 brocheur.
- L’outillage de l’atelier de tissage est complété par un lisage, un repiquage mécanique, un repiquage à main et une presse à repiquer.
- U11 petit atelier annexe, dit de réparation ou de montage, permet aux élèves d’eilectuer sur place tous les changements nécessités par le travail.
- Une petite magnanerie, située dans un local voisin de l’atelier de tissage, permet d’initier en outre les élèves aux diverses opérations de la sériciculture.
- Les travaux pratiques des élèves de la section agricole comprennent, outre les travaux de culture, des travaux de charronnage.
- L,atelier de charronnage peut recevoir 8 élèves. Il renferme :
- 9 établis de menuisier, avec leur outillage : h bancs de tonnelier;
- 1 étau d’ajusteur;
- 1 forge avec son enclume ;
- Gn. I. — Cl. 6. — T. 1.
- 1 scie à ruban;
- 1 perceuse;
- 1 petit tour à moyeux.
- a
- tMPtmJiinifc nanimalk.
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- G 6
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Ces trois derniers outils sont actionnés électriquement par un transport de force.
- A côté de cet atelier sont disposés, dans des salles spéciales, les outils individuels et les outils généraux de culture ainsi, que les machines (charrues diverses, herses, cxtir-pateurs, semoirs, rouleaux, charrettes et chariots, faucheuse et moissonneuse, etc.), dont il est fait usage, soit pour les travaux pratiques agricoles, soit dans les classes de démonstration.
- L’effectif des élèves, à la date du ier avril njoo, est indiqué par le tableau suivant :
- CATÉC.0UIES D’ÉLÈVES. ANNÉES D’ÉTUDES. TOTAUX.
- 1". ‘2". 3e.
- / Externes 97 if) h /16
- École ) Demi-pensionnaires r, n 1 6
- supérieure, j Pensionnaires 63 5o Û6 i59
- \ Boursiers h 20 9 33
- Totaux 99 85 Go 2 '\ h
- Les travaux exposés par l’Ecole de Voiron à l’Exposition universelle de Paris, en îqoo, se rapportaient les uns à l’enseignement général, les autres à renseignement technique.
- Ceux d’enseignement général et d’enseignement technique théorique comprenaient :
- i° Une série de cahiers des différents cours dans les diverses années d’études;
- y° Une série de choix de devoirs montrant l’allure générale de l’enseignement;
- 3° Une série de compositions destinées à faire connaître la force moyenne des élèves et le degré d’homogénéité des classes;
- kn Une double série de dessins à vue, de dessins techniques et d’épures.
- Les travaux d’enseignement pratique étaient représentés :
- i° Par une série des exercices types auxquels les élèves sont soumis dans les divers ateliers ;
- a" Par un certain nombre de travaux plus importants, exécutés collectivement par plusieurs élèves.
- Ces derniers travaux comprenaient :
- a. Pour l’atelier d’ajustage : 2 tours parallèles, 2 perceuses verticales, î limeuse en réduction, î raboteuse, 12 modèles de cinématique, etc.
- b. Pour l’atelier de petite mécanique : 2 enregistreurs de mouvement;
- c. Pour l’atelier des forges : des étaux à pied, des bielles, des outils divers;
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- d. Pour Iatelier de menuiserie : 2 grandes vitrines, 2 guéridons, divers petits meubles ;
- c. Enfin, pour l’atelier de tissage : des échantillons de linge de table, d’étoiles mélangées (soie et coton), de soieries unies, de soieries façonnées, de velours et de peluches, etc.
- L histoire de 1 École et l’indication des résultats obtenus étaient données enfin par une monographie redigee par le Directeur et un certain nombre de statistiques et de graphiques intéressants.
- ECOLIi DE VOIRON.---PLAN DETAILLE DES ETUDES.
- W 'W z < III V W Z ER. 3° AT S Ch O Spéciale. ^ f1 j I H Z ÉT -a z CJ É. 3“ AA S O Spéciale. | ^ | !
- heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures.
- 3/4 3/4 // 3/4 3/4 3/4 //
- 1 3/4 1 1 1 1 3/4 1 1 1
- 2 1 3/4 1 2 3 1 3/4 1 2
- 1 1 1 1 1 1 1 1
- 1 1 II 1 1/2 1 1 1 1/2
- 1 1 1 1 1/2 1 1 // 1 1/2
- 3 1 // 3 2 1 // 3.
- s 2 :2 b 2 1 2 2
- 1 1 2 1 1 1 5
- // U II // // II II
- // 3/4 a . // II 3/4 2 //
- 1 1 u // 1 1 II //
- 1 11/2 II 1 t 1/3 9 //
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- 1 1 n U t II n
- 3 4 \ K 3/4 1G II 11
- 3/4 1/3 n U 3/4 1/2 n 11
- 3 1 0 0 a 1 /4 1 0) 0
- 3 4 t /e 4 1 /a fi 3 4 1/2 4 1 /2 fi
- // II 1 3/4 U If 1 3/4
- 1 3 1 /a 1 5 1 / 33 1 r> 1 /a ta 1/3 16 23 1/2 ifi
- // II 1 1/2 // // II 1 1/2 //
- // II 1 P) II 1 î/a 1 1 P) u
- // II U II II // 4 u
- 2 3 2 II 2 2 2 u
- 1/3 1/3 1 1/2 1/2 1 1/2 1/2 1/2 1/2
- 3/4 1 II II 3/4 1 // //
- MATIERES D’ENSEIGNEMENT.
- Lettres.
- Mathé-
- matiques.
- Sciences
- physiques
- et
- naturelles.
- Travaux
- gra-
- phiques.
- Enseigne-
- ment
- profession-
- nel.
- Enseigne-1 ments divers.
- Morale, droit, économie politique .
- Lecture, récitation...............
- Grammaire, orthographe, analyse..
- Composition française.............
- Histoire..........................
- Géographie........................
- Arithmétique......................
- Géométrie.........................
- Calcul, algèbre, trigonométrie. . . . Arpentage, nivellement, mensura
- tions...........................
- Mécanique.........................
- Comptabilité......................
- Physique..........................
- Chimie............................
- Histoire naturelle, hygiène.......
- Manipulations scientifiques.......
- Calligraphie......................
- Dessin à vue, croquis.............
- Dessin géométrique et technique.. .
- Géométrie descriptive.............
- j ( Technologie spéciale. . . .
- dustrie Travaux manuels...........
- ( Technologie générale. . .
- Modelage et sculpture.............
- Excursions........................
- Langue vivante (facultative)......
- Musique...........................
- Gymnastique.......................
- ^ ! Pour la section de tissage seulement, i I Pour la section de menuiserie seulement.
- 5.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Maisons d’éducation de la Légion d’honneur. — Les maisons d’éducation de la Légion d’honneur ont été créées en vue de donner des principes de bonne éducation et de morale aux fdles des membres de la Légion d’honneur et de pouvoir les munir de connaissances suffisantes pour gagner honorablement leur vie, en exerçant des professions en rapport avec la dignité de leurs familles.
- Les maisons de la Légion d’honneur, au nombre de trois, sont installées à Saint-Denis, à Ecouen et aux Loges (Saint-Germain); elles sont administrées par le grand chancelier, sous le contrôle du conseil de l’ordre.
- L’enseignement est subdivisé en enseignement, général et en enseignement professionnel.
- Les (‘lèves qui reçoivent l’enseignement professionnel continuent cependant les éludes classiques, auxquelles elles consacrent 1 q heures par semaine; le reste du temps est allée té aux travaux manuels, donnés dans les quatre ateliers suivants :
- Atelier de coupe, confection et lingerie;
- Atelier de broderie artistique;
- Atelier de gravure de musique;
- Atelier de lithographie.
- Les cours commencent au début du mois d’octobre et se terminent à la fin du mois de juillet.
- Les programmes résumés de ces cours comportent les matières suivantes :
- iô Enseignement de la coupe et delà confection, de la lingerie et des vêtements de la femme;
- ?î° Point de broderie artistique pour ameublement et broderies d’or et d’argent pour les équipements militaires, les administrations et les ornements d’église, composition de dessins de broderie;
- 3° Gravure de musique;
- h° Gravure sur pierre des livres de musique;
- 5° Enseignement de la cuisine : les élèves apprennent à préparer les mets d’une bonne cuisine bourgeoise.
- La maison d’Ecouen a organisé des cours d’enseignement commercial d’une durée d’un an et prépare aux examens d’admission dans les services des postes et télégraphes.
- lie matériel d’enseignement, comprend :
- in Afaehines à coudre, mannequins, table de repassage;
- •?" Métiers à broder, machines à piquer, dévidoir pour les soies.
- Collections des pièces et des tableaux du musée Deyrolles. Bibliothèque d’ouvrages classiques et d’ouvrages de délassement.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- TEMPS CONSACRÉ AUX ENSEIGNEMENTS PRATIQUES OU SPECIAUX.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SI i.MAINE.
- lr° ANNÉE. 2e ANNÉE. 3° ANNÉE. Ac ANNÉE.
- ENSEIGNEMENT INDli >TR 1 EL.
- Confection et lingerie 2 A a A 2 A 2 A
- Broderie a A 2 A 9 A 2 A
- Gravure de musique 5 5 n II
- Lithographie 5 r ;) u //
- Cuisine G i/a // u //
- ENSEIGNEMENT COMMERCIAL.
- Comptabilité 7 n u //
- Droit commercial 1 u // //
- Langues étrangères 9 // // fl
- Correspondance commerciale *2 /; // II
- Arithmétique 1 // it n
- Sténographie A // n n
- Dactylographie 5 n H n
- Calligraphie a // n u
- Géographie commerciale 2 // u u
- NOMBRE DES ELEVES ( MOYENNE PAR ANNEE).
- Ide confection et lingerie....................................... 2 5
- de broderie.................................................... 2 5
- de grvaurc de musique............................................. 12
- de lithographie................................................... 12
- Cours de cuisine.......................................................... 18
- La maison d'éducation dos Logos présente, chaque année, un certain nombre de jeunes filles aux examens de coupe de la ville de Paris.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE IL
- ÉTABLISSEMENTS ADMINISTRÉS PAR L’ÉTAT AVEC PARTICIPATION DES DÉPARTEMENTS OU DES COMMUNES.
- ÉCOLES PRATIQUES DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE.
- Les écoles pratiques de commerce et d’industrie sont de date récente; mais la plus grande partie des établissements d’instruction qui aujourd’hui sont ainsi dénommés existaient avant 1892.
- Ils étaient, aux termes de la loi du 1 1 décembre 1880, rangés au nombre des établissements d’enseignement primaire publics, soit comme écoles manuelles d’apprentissage, soit comme écoles d’enseignement primaire complémentaire, dont le programme comprend des cours ou des classes d’enseignement professionnel. Ces écoles, sauf quelques-unes dont le but était plus précis, avaient seulement pour objet de préparera l’apprentissage, et non à l’exercice d’une profession déterminée.
- [J11 règlement d’administration publique du 1.7 mars 1888 avait placé tous ces établissements, qu’ils fussent fondés et entretenus par l’Etat, par les départements ou par les communes, sous la double; autorité du Ministre de l’instruction publique et du Ministre du commerce et de l’industrie. C’est ce qu’on a appelé le régime du condominium : il a surtout fonctionné de 1 888 à 1892. Pendant cette période, 5q établissements d’enseignement primaire supérieur ont été soumis aux dispositions de la loi. du 11 décembre 1880 et du règlement du 17 mars 1888.
- Si utile qu’ait pu être pour le développement de l’enseignement technique primaire ce système du condominium, il ne laissa pas, expérience faite, de provoquer certaines critiques. La plus sérieuse avait trait à l’obligation imposée aux deux directions de renseignement technique et de l’enseignement primaire d’étudier simultanément, les multiples questions qu’il y a lieu de régler pour organiser une école et y assurer la bonne marche de tous les services, à la nécessité de se communiquer presque incessamment d’un ministère à l’autre documents et dossiers et aux retards que ce mode de collaboration pouvait apporter parfois à l’expédition d’affaires d’un caractère urgent. Si, de plus, entre les deux administrations ainsi associées, des divergences de vues étaient venues à se produire, des conflits difficilement solubles en pouvaient naître. En raison de ces inconvénients, les deux Ministres du commerce et de l’instruction publique furent naturellement amenés à examiner si, pour les établissements dans lesquels l’enseignement technique dominait ou avait tendance à prendre une place prépondérante, il ne serait pas possible d’imaginer un régime plus simple.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 71
- De même que, dans les écoles primaires supérieures où les travaux manuels n’occupaient les élèves que durant un petit nombre d’heures et où Ton s’attachait surtout à l’enseignement primaire complémentaire, le Ministère de l’instruction publique exerçait seul son autorité, de même il semblait raisonnable que le Ministère du commerce et de l’industrie restât seul désormais chargé de l’administration des écoles où le temps consacré à l’enseignement général était considérablement réduit et dans lesquelles l’enseignement technique, commercial ou industriel, avait pris ou tendait à prendre la plus grande place.
- Pour donner suite à cette idée, acceptée par les deux Ministères, l’intervention du Parlement était indispensable, car le nouveau régime projeté s’accordait mal avec les dispositions de la loi du i 1 décembre 1880. Le vote d’une loi spéciale pouvait être long à obtenir. Gomme, en transférant du Ministère de l’instruction publique au Ministère du commerce un certain nombre d’écoles, on devait nécessairement faire passer d’un budget à l’autre les crédits dont le Ministre de l’instruction publique disposait pour en assurer l’entretien, il parut plus simple et plus expéditif d’insérer dans la loi annuelle de finances un article autorisant la cession sur laquelle on était, d’accord. C’est ce qui fut fait, et la loi de finances du 96 janvier i8cj9 contient une disposition, celle de l’article 69, dont il importe de reproduire ici les termes :
- Loi du ad janvier i8g-j, article 6g. — Les écoles primaires supérieures professionnelles, dont l’enseignement est principalement industriel ou commercial, relèveront à l’avenir du Ministère du commerce, de l’industrie et des colonies, auquel elles seront transférées par décret, et prendront le nom (Vocales pratiques de commerce cl d’industrie. Ces écoles et les écoles gratuites analogues, dont le Ministère du commerce pourra autoriser la création dans des conditions à déterminer par un règlement d’administration publique et dans la limite des crédits budgétaires ouverts à cet effet, seront entretenues conformément aux dispositions de la loi du 19 juillet 1889.
- Le personnel enseignant, en fonctions dans les écoles actuellement existantes, conservera ses fonctions dans les écoles transférées et bénéficiera, dans des conditions h déterminer par un règlement d’administration publique, de garanties analogues à celles que lui assuraient pour le traitement, les indemnités, l’avancement et la discipline, les lois du 3o octobre 1886 et du 19 juillet 1889.
- Des règlements d’administration publique détermineront les conditions de recrutement et d’avancement du nouveau personnel enseignant, les conditions dans lesquelles ce personnel pourra poursuivre la réalisation de l’engagement décennal prévu par la loi sur le recrutement de l’armée, le mode d’établissement des programmes, l’organisation de la surveillance et de l’inspection, le mode d’attribution des bourses et subventions et toutes questions d’exécution relatives au fonctionnement de ces écoles.
- Quelques remarques à propos de ce texte ne seront pas sans intérêt.
- Tout d’abord, il convient d’observer que non seulement le législateur ordonne le transfert du Ministère de l’instruction publique au Ministère du commerce de certaines écoles existant au moment où paraît la loi qu’il vient de voter et de celles qui, dans 1 avenir, feraient, par la transformation de leurs programmes, une part prépondérante a l’enseignement industriel ou commercial, mais encore il accorde au Ministre du commerce la faculté de créer de nouvelles écoles destinées à donner principalement l’un ou
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- l’autre de ces enseignements. Ces écoles prendront- désormais le nom (X Ecoles pratiques de commerce et (Tindustrie
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- L’enseignement doit y être gratuit, comme dans toutes les écoles primaires publiques.
- La loi organique de renseignement primaire (loi du oo octobre 1 88G) et celle du i g juillet 18S(j, relative aux dépenses de renseignement primaire public, sont applicables aux nouvelles écoles pour tout ce qui concerne la situation du personnel, dans des comblions (pie doit déterminer un règlement d’administration publique. Quant aux maîtres enseignant dans les écoles transférées, leur situation leur est garantie; leurs fonctions leur sont conservées.
- C’est encore à un règlement d’administration publique que le législateur s’en remet pour toutes les questions énumérées dans le troisième paragraphe de l’article 6q : recrutement et avancement, du nouveau personnel enseignant, réalisation de l’engagement décennal, mode d’établissement des programmes, etc.
- Un règlement d’administration publique a donc été publié pour résoudre ces questions multiples. C’est le décret du 99 février i8qo, dont nous examinerons plus loin les dispositions principales.
- Peu de temps après la publication de ce règlement, le Ministre du commerce prenait soin de déterminer nettement le caractère des nouvelles écoles pratiques et les services quelles étaient appelées à rendre.
- Voici ce qu’on lit dans une importante circulaire adressée aux préfets le 9o juin i8(j3 :
- Les écoles pratiques diffèrent essentiellement des écoles primaires supérieures dans lesquelles une part est faite à renseignement professionnel, et qui ont simplement pour objet la préparation à l’apprentissage. Pour éviter toute confusion, il importe de préciser le caractère des premières : elles sont destinées à former des employés de commerce et des ouvriers aptes à être immédiatement utilisés au comptoir et à l’atelier.
- On ne saurait, assurément, contester les bienfaits de l’enseignement général: c’est une base solide, qui augmente la valeur de l’homme et rend plus profitables les connaissances professionnelles qu’il a acquises. Aussi ne s’agit-il pas de le proscrire de l’école pratique. Les élèves y recevront nécessairement un complément d’enseignement primaire, et ils n’y seront, d’ailleurs, admis qu’après avoir accompli les obligations scolaires imposées par la loi du a8 mars 1889. Mais il convient de se préoccuper aussi des besoins du commerce et de l’industrie. Chaque jour, en effet, la lutte commerciale entre les peuples devient plus ardente et la ditliculté des affaires plus grande. L’industrie a subi une transformation profonde : tout est sacrifié au but à atteindre, qui est de produire vite et à bon marché, cl, par suite de la division du travail et de l’emploi de la machine, l’apprentissage à l’atelier n’existe plus guère aujourd’hui qu’à l’état d’exception. Jamais, cependant, en raison des changements fréquents qui doivent être apportés dans l’outillage, n’a été plus clairement démontrée la nécessité de posséder des ouvriers ayant des connaissances théoriques suffisantes et rompus à la pratique de l’atelier. H y a un intérêt qu’on 11e peut méconnaître à combler la lacune qui, parla force des choses, existe dans notre organisation commerciale et industrielle, et il est devenu indispensable de mettre à
- O Dans quelques-unes des écoles pratiques existe cipale de ces écoles. Aussi, dans ces sections prépa-
- une section préparatoire aux écoles nationales d’arts ratoires, le nombre des jeunes gens à admettre est-il
- et métiers, mais telle n’est pas la destination priu- limité.
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- la disposition de nos commerçants des auxiliaires bien préparés et de fournir à nos industriels des ouvriers d’élite (1) : c’est à l’école pratique qu’il appartient de remplir cette tache(I).
- Les écoles pratiques de commerce ou d’industrie peuvent être fondées soit par un département ou une commune, soit par plusieurs départements ou plusieurs communes (Décret du 9 9 février i8q3, art.
- Les règles à suivre, les formalités à remplir pour la création sont indiquées par l’article 9 du décret du 92 février i8q3 :
- Lorsqu’un conseil général ou un conseil municipal veut fonder une école pratique de commerce ou d’industrie, il prend une délibération spéciale dans laquelle il indique les dépenses d’installation et d’entretien qui seront à la charge du département ou de la commune, ainsi que l’énumération des ressources qu’il entend y affecter.
- 11 doit s’engager, pour cinq ans au moins, à subvenir aux dépenses de l’école conformément à l’article 5, 8 3, de la loi du 19 juillet 1889 (1).
- »
- Après examen du dossier, la création, s’il y a lieu, est autorisée par arrêté du Ministre du commerce et de l’industrie. (Décret du 92 février i8()3, art. 9 et 3. — Cire, du 90 juin 1 8<)3.)
- L’école pratique à créer peut ne pas être une école nouvelle, mais une école primaire supérieure existante que le conseil général ou le conseil municipal désire transformer, afin d’y établir ou d’y développer l’enseignement technique commercial ou industriel. En ce cas, il suffît d’une simple délibération du conseil général ou du conseil municipal, demandant le rattachement de l’école au Ministère du commerce et de l’industrie comme école pratique.
- Lorsqu’il s’agit d’écoles dont l’enseignement est principalement industriel ou commercial, la transformation est de droit, et les municipalités, si elles veulent que leur école subsiste, peuvent être mises en demeure de la placer sous le régime déterminé par l’article 69 de la loi du 96 janvier 1892 et le décret du 29 février 1893. C’est
- ^ On peut observer que le passage au Ministère du commerce des écoles autrefois placées sous le régime de la loi du 1 1 décembre 1880 et l’application de programmes dans lesquels une large part est faite aux connaissances professionnelles ont eu pour effet de donner à ces établissemsnts un caractère nettement technique.
- ^ 11 est intéressant de noter cette disposition du règlement qui permet à plusieurs départements ou à plusieurs communes de s’associer pour la fondation et 1 entretien d’une école pratique. Le cas devait être prevu où une ville pou considérable, mais située dans un milieu industriel ou commerçant, reconnaîtra la nécessité de créer une école, sans que cependant ses ressources lui permettent d’en supporter seule les charges. C’est dans celle circonstance principalement
- qu’on pourra recourir à l’association de plusieurs communes intéressées à la réalisation du projet. 11 est recommandé aux préfets d’intervenir en pareil cas pour faciliter l’accord entre les municipalités. (Cire, du 20 juin 1893.)
- Les départements et les communes n’ont pas usé jusqu'à ce jour de cette faculté de s’associer, qui leur est reconnue.
- ® Loi du 19 juillet 1889, art. 5, § 3 : «L’approbation ministérielle requise par l’article i3 de la loi organique (loi du 3o octobre 1886) ne sera donnée,, pour les écoles primaires supérieures et pour les cours complémentaires, que si la commune s’est engagée à inscrire pour cinq ans au moins les dépenses qui lui incombent pour ces deux établissements, au nombre des dépenses obligatoires, n
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- ce qui résulte des termes impératifs de l’article 69 précité de la loi du 26 janvier 18 (j 2 0).
- Nous avons dit que, lorsqu’ils veulent fonder une école pratique, les conseils généraux: ou les conseils municipaux doivent s’engager à subvenir aux dépenses d’entretien pendant cinq ans au moins.
- Même au cours d’une période quinquennale, un conseil général ou un conseil municipal peut demander la suppression d’une école pratique existante; mais alors la suppression ne pourrait avoir lieu que par décision du Ministre du commerce.
- 11 y a un cas dans lequel la suppression d’une école pratique peut avoir lieu sans le gré du conseil général ou du conseil municipal. C’est celui où, pendant trois années consécutives, l’effectif s’est abaissé au-dessous de quinze élèves par année d’études.
- Enfin, un dernier cas peut être considéré : c’est celui où un département ou une commune ne tiendrait pas ses engagements. L’Etat aurait alors le droit de reprendre sa liberté.
- Des dépenses auxquelles donne lieu l’établissement des écoles pratiques de commerce et d’industrie, les unes sont des dépenses une fois faites, qui ne se renouvellent pas indéfiniment, les autres ont un caractère de périodicité et de continuité.
- Les premières sont des dépenses de construction et d’installation. Des subventions destinées à concourir à ces dépenses peuvent leur être accordées sur les crédits inscrits au budget du Ministère du commerce et de l’industrie pour le service de l’enseignement. Elles ne peuvent, en aucun cas, dépasser le quart de la dépense totale prévue. (Décret du 22 février 1898, art. 3. — Circulaire du 20 juin 1893.)
- D’autres subventions, dont la limite n’est pas fixée, peuvent encore être allouées par le Ministre aux départements et aux communes pour l’achat et l’entretien du mobilier et du matériel d’enseignement(2). (Décret précité, art. 22.)
- Les dépenses ayant un caractère périodique et annuel sont celles qui ont pour objet les traitements et indemnités diverses dus au personnel; l’entretien ou la location, le chauffage et l’éclairage des bâtiments scolaires; l’entretien du mobilier scolaire, le logement des maîtres; la rémunération des gens de service.
- L’Etat prend à sa charge les traitements du personnel de l’administration et de l’inspection ; les frais de tournées et de déplacements des fonctionnaires de l’inspection ; les traitements des directeurs et directrices, professeurs, chefs de travaux, chefs d’atelier,
- Dans un avis émis par le Conseil d’État, le icr mai 1896, à propos d’un projet de règlement concernant les écoles professionnelles de la ville de Paris, on lit le considérant que voici : ttConsidérant .qu’il résulte de l’instruction que, parmi les écoles dont il s’agit, la plupart rentrent incontestablement dans la catégorie de celles où l’enseignement est principalement industriel ou commercial, qu’elles constituent des écoles pratiques de commerce et d’industrie et doivent par suite, en conformité de l’ar-
- ticle 69 de la loi du 26 janvier 1892, relever exclusivement du Ministre du commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes.»
- Il a été publié une liste officielle des objets qui composent, dans une école pratique, le matériel d’enseignement nécessaire : i° pour les travaux d’atelier (fer et bois); 20 pour les cours de sciences (physique, chimie, mécanique, arpentage et nivellement, histoire naturelle et hygiène).
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- maîtres adjoints et maîtresses adjointes (décret précité, art. 15); les allocations attribuées aux maîtres et maîtresses auxiliaires (décret précité, art. 18); les frais d’entretien des élèves des sections normales; les bourses qui leur sont accordées et, en général, toutes les dépenses que rétablissement et le fonctionnement des sections normales imposent; les dépenses des commissions d’examen ou de concours; celles qui résultent de l’allocation de certaines bourses.
- Les départements ou les communes, selon que l’école est départementale ou municipale , ont à payer : l’indemnité de résidence due aux directeurs, directrices, professeurs, chefs de travaux, chefs d’atelier, maîtres adjoints et maîtresses adjointes; le logement de ces divers fonctionnaires ou, à défaut du logement en nature, l’indemnité qui en tient lieu; l’entretien et, s’il y a lieu, la location des bâtiments scolaires et de leurs dépendances; les frais de chauffage et d’éclairage des classes; la rémunération des gens de service que le conseil général ou le conseil municipal a décidé d’employer dans les écoles; l’acquisition, l’entretien et le renouvellement du mobilier scolaire et du matériel d’enseignement; les registres et imprimés à l’usage des écoles; les allocations aux contremaîtres et ouvriers chargés par les départements ou les communes d’une part de 1’enseignement technique.
- Des bourses dans les écoles pratiques peuvent être fondées par les conseils généraux ou les conseils municipaux.
- Le chiffre des crédits mis à la disposition du Ministre, dans le budget de 1899, poulies écoles pratiques, s’élève à 545,509 francs.
- Dans les écoles pratiques de commerce ou d’industrie, le personnel administratif ou enseignant peut comprendre :
- Un directeur ou une directrice, des professeurs, des chefs de travaux pratiques, des chefs d’atelier, des maîtres et des maîtresses auxiliaires pour certains enseignements spéciaux, des maîtres adjoints et des maîtresses adjointes, des préposés à l’apprentissage. (Décret du 22 février 1893, art. 4.)
- Dans quelques écoles, un professeur est chargé spécialement d’un rôle de surveillance ou de direction d’études, avec le titre de surveillant général, parfois même de sous-directeur.
- C’est au Ministre qu’il appartient de fixer, dans chaque école, les cadres du personnel pour tous les emplois qui viennent d’être indiqués, sauf pour ceux de préposés à l’apprentissage.
- Le nombre des emplois de préposés à l’apprentissage est fixé par le conseil général ou le conseil municipal (suivant que l’école a été créée par le département ou par la commune), après avis du directeur et sur la proposition du conseil de perfectionnement, sous réserve de l’approbation ministérielle. (Décret du 22 février 1893, art. 5.)
- Une des premières préoccupations de la direction de l’enseignement technique, au moment où fut promulguée la loi du 26 janvier 1892, fut d’assurer pour l’avenir le recrutement d’un personnel apte à donner d’une façon convenable l’enseignement pratique qu’on avait à cœur d’instituer. Pour l’enseignement primaire complémentaire,
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- point de difficultés. Mais il n’en était plus de meme pour les cours techniques et poulies travaux d’atelier.
- Le Ministère du commerce pensa, avec grande raison, qu’en principe il ne fallait pas se borner à chercher les professeurs dont on avait besoin parmi les hommes de métier, les anciens élèves des écoles techniques, parmi les commerçants ou les industriels. Aussi, donnant suite à une idée qu’avaient soutenue des publicistes ou des pédagogues s’occupant spécialement des questions d’instruction professionnelle, le Ministre décida de faire appel, de préférence, à des jeunes gens ayant déjà, outre une instruction générale suffisante, une certaine pratique de l’enseignement, et d’attirer vers les écoles pratiques, par exemple, d’anciens élèves des écoles normales primaires, à qui l’on imposerait auparavant l’obligation d’un temps d’études supplémentaires ayant pour objet l’acquisition des connaissances techniques, industrielles ou commerciales, qui leur faisaient défaut. De là l’institution des sections normales, qui ont déjà rendu et qui continuent à rendre d’excellents services.
- La première section normale qui fut organisée recul les aspirants au professoral industriel. Elle fut annexée à l’Ecole des arts et métiers de Chàlons-sur-Marne. La création en est antérieure meme à la loi du a6 janvier 1899 instituant les écoles pratiques; elle remonte à l’année 1891. C’est par arrêté en date du 11 juin que le Ministre du commerce en décidait rétablissement : elle devait former des maîtres techniques poulies écoles primaires supérieures et professionnelles, et pour les écoles manuelles d’apprentissage, où, depuis 1888, la direction de l’enseignement technique exerçait une part d’autorité. Depuis 1891, cette section n’a pas cessé d’exister. Elle a reçu 3 7 élèves-maîtres.
- La création de sections normales pour l’enseignement commercial est plus récente. Un premier essai fut tenté en 1893 : au mois de décembre, le Ministre décidait que dix instituteurs, pourvus du brevet supérieur et justifiant de deux ans d’enseignement dans des écoles publiques ou privées, pourraient être autorisés à suivre gratuitement, pendant l’année scolaire, certains cours de l’Ecole des hautes études commerciales, à Paris, afin de s’y préparer, sur les matières les plus importantes du concours qui devait s’ouvrir pour \a professorat commercial, en juillet 189/1. De même, dix institutrices, pourvues du brevet supérieur et justifiant aussi de deux années d’enseignement dans les écoles publiques ou privées, étaient admises à suivre les cours supérieurs de l’Ecole supérieure de commerce pour les jeunes filles, à Lyon.
- Cet essai ayant donné des résultats satisfaisants, les deux sections normales préparatoires au professorat commercial furent définitivement organisées, en 189/1, à l’Ecole des hautes études commerciales pour les garçons (arrêté du 91 juillet 189/1), à l’Ecole de commerce de jeunes filles, à Lyon (arrêté du 16 août 189/1).
- Seules, les aspirantes au professorat industriel n’avaient pas jusqu’à ces derniers temps la ressource de se préparer au concours dans une section normale spécialement établie à cet effet. Cette lacune a été comblée récemment par un arrêté du 1 5 juin 1899, qui créa cette section et l’annexa à l’Ecole pratique de commerce et d’industrie des jeunes filles du Havre. C’est au Havre également, et non plus à Lyon, que fonctionnera désor-
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- mais, annexée aussi à l’Ecole pratique, la section normale préparatoire destinée aux aspirantes au professorat commercial. Le nombre des élèves-maîtres et élèves-maîtresses reçus dans les sections normales commerciales depuis i8y3 est indiqué ci-après :
- Ide Paris............................... 33 élèves-maîtres.
- de Lyon.............................. i3 élèves-maîtresses.
- du Havre.............................. (>
- Outre les conditions de moralité, les garanties exigées du personnel des écoles pratiques se rapportent à la nationalité, à l’âge et à la capacité.
- Les directeurs des écoles pratiques, les chefs des travaux pratiques, chefs d’atelier, professeurs, maîtres auxiliaires et maîtres adjoints doivent être Français. (Décret du a a février i8t)3, art. G.)
- Les directeurs doivent être âgés de a 5 ans au moins. L’âge minimum de a î ans est exigé des chefs des travaux pratiques, chefs d’atelier, professeurs, maîtres adjoints et maîtres auxiliaires. (Décret du 2a février i 81)3 , art. 6.)
- Un certificat spécial d’aptitude à la direction a été créé par le décret du a a février 181) 3 et réglementé par un arrêté en date du ao avril i8(j4.
- A défaut de ce certificat d’aptitudes spécial, les candidats aux fonctions de directeur ou de directrice peuvent présenter le diplôme d’une école technique reconnu équivalent par le Ministre du commerce, après avis du Conseil supérieur de l’enseignement technique et accompagné du brevet supérieur de l’enseignement primaire, ou d’un diplôme de bachelier, ou du diplôme de lin d’études secondaires (pour les aspirantes aux fonctions de directrice). (Décret du a a février i.8q3, art. 7.)
- Par une disposition exceptionnelle et ayant un caractère transitoire (art. 37 du décret du a a février i8q3), pendant les cinq années qui ont suivi la promulgation dudit décret , les professeurs ayant cinq ans d’exercice en cette qualité ont pu être appelés à la direction d’une école pratique, sans avoir à justifier de la possession des titres qui viennent d’être mentionnés.
- Les chefs de travaux pratiques et les chefs d’atelier doivent posséder soit le certificat d’aptitude au professorat industriel, soit le diplôme d’une école technique reconnu équivalent par le Ministre du commerce et de l’industrie. Nul ne peut être nommé professeur dans une école pratique, s’il n’est pourvu du certificat d’aptitude au professorat.
- Deux cerlilicats d’aptitude distincts ont été créés par arrêté du 3 mai 1893.
- Les conditions de ces concours sont régies par l’arrêté du 20 mars 1901.
- Les maîtres adjoints et les maîtresses adjointes doivent être pourvus du brevet supérieur de l’enseignement primaire. (Décret du 22 février 1 893, art. 10.)
- Le décret du 22 février 1893 est muet quant aux titres de capacité que doivent posséder les maîtres et les maîtresses auxiliaires. Chargés de certains cours spéciaux, ils seront le plus souvent pourvus de certificats d’aptitude en rapport avec les enseignements qu’ils ont à donner, mais ces diplômes 11e sont pas exigés d’eux. Aucun diplôme 11’est demandé aux préposés à l apprentissage, contremaîtres et ouvriers instructeurs.
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- Les directeurs, professeurs, chefs de travaux et d’atelier, maîtres adjoints et maîtres auxiliaires sont nommés ou délégués par le Ministre du commerce et de l’industrie.
- Quand il s’agit de nommer un directeur, un chef de travaux ou d’atelier, le préfet ou le maire, suivant que l’école est départementale ou communale, est appelé à présenter une liste de trois candidats remplissant les conditions requises de nationalité, d’âge et de capacité. Le conseil de perfectionnement donne son avis sur la liste soumise au Ministre (Décret du 22 février 1893, art. 11.)
- Les préposés à l’apprentissage sont nommés, sur la proposition du conseil de perfectionnement : par le préfet, si l’école est départementale; par le maire, si l’école est communale. (Décret du 22 février i8q3, art. 12, § 1.)
- A l’exception des maîtres auxiliaires et des préposés à l’apprentissage, les fonctionnaires des écoles pratiques sont répartis en classes.
- Il existe trois classes pour les directeurs et directrices; quatre classes pour les professeurs, les chefs de travaux pratiques et chefs d’atelier et les maîtres adjoints.
- Ces classes sont attachées à la personne et peuvent être attribuées sans déplacement. (Décret du 22 février 18y3, art. iâ.)
- L’avancement pour tous ces fonctionnaires ainsi classés a lieu exclusivement au choix. La promotion à une classe supérieure ne peut avoir lieu qu’après cinq ans au moins d’exercice dans la classe immédiatement inférieure. (Mémo décret , art. 9.) Pour les élèves des sections normales, les années passées dans ces sections, ainsi que le temps du séjour à l’étranger, comptent pour l’avancement.
- Les traitements ont été fixés par le décret du 22 février 1893 conformément au tableau suivant( 9 ;
- NATUUE DES FONCTIONS. CLASSES.
- k\ 3». 2”. lro.
- Directeurs et directrices Professeurs j Chefs de travaux pratiques et chefs d’atelier * Maîtres adjoints et maîtresses adjointes : francs. // i,5oo 1,200 francs. ü,.r)00 2,000 1 ,600 francs. 3,200 2,f)00 2,000 francs. fi,000 3,000 2/l00
- (1) U11 décret du 3i juillet 1901 a modifié comme suit les dispositions du décret du nant les traitements :
- 21 février 1898 concei -
- NATURE DES FONCTIONS. CLASSES.
- lre. 2*. 3°. fi*. 5e.
- Directeurs et directrices francs. Il i,5oo 1,200 francs. .2,500 2,000 1,600 francs. 3,000 2,300 1,800 francs. 3,5oo 2,700 2,100 francs. fi.,000 3,000 2/l00
- Professeurs, chefs de travaux et chefs d’atelier Maîtres adjoints et maîtresses adjointes
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- Ces fonctionnaires reçoivent, en outre, clu département ou de la commune, une indemnité de résidence.
- Ils ont droit au logement ou à l’indemnité représentative.
- Les maîtres auxiliaires reçoivent de l’Etat une allocation calculée en raison du nombre d’heures d’enseignement qu’ils donnent. Le taux de cette allocation est fixée, pour chaque maître, par l’arreté ministériel qui le nomme. (Même décret, art. 18.)
- Quant aux préposés à l’apprentissage, le conseil général oude conseil municipal, suivant le cas, fixe, après avis du directeur et sur la proposition du conseil de perfectionnement, le mode de rétribution de ces agents. (Même décret, art. 12, § 2.)
- L’article 6(j de la loi du 26 janvier 1892 prescrivait de déterminer par un règlement d’administration publique les conditions dans lesquelles le personnel attaché aux écoles pratiques pourrait poursuivre la réalisation de l’engagement décennal prévu par la loi sur le recrutement de l’armée. (Loi du i5 juillet 1889, art. 23, i°.) Le décret du 22 février 1898 contient, à cet égard, un article ainsi conçu : «L’engagement décennal contracté au titre du Ministère de l’instruction publique peut être réalisé dans les écoles pratiques de commerce ou d’industrie, sous la condition que la mutation ait été autorisée par le Ministre de l’instruction publique et par le Ministre du commerce et de l’industrie. »
- Les traitements des directeurs, professeurs, chefs de travaux, chefs d’atelier et maîtres adjoints sont soumis aux retenues pour la retraite. (Décret du 22 février 1893, art. i5.)
- Les maîtres auxiliaires n’ont pas droit à une pension de retraite; les allocations qui leur sont attribuées ne sont point, par conséquent, soumises à retenue. (Même décret, art. 18.)
- Quant au personnel des préposés à l’apprentissage, il n’acquiert pas non plus de droit à pension sur les fonds de l’Etat. Toutefois, ceux des agents préposés à l’apprentissage qui ont appartenu ou continuent à appartenir au cadre permanent d’une administration publique peuvent, s’ils se trouvaient antérieurement dans les conditions voulues pour acquérir des droits à une pension de l’Etat, continuer à subir, sur les émoluments qui leur sont attribués par les départements ou les communes, les retenues pour pensions civiles, conformément aux dispositions du dernier alinéa de l’article h de la loi du 9 juin 1 853. (Même décret, art. 1 2, S 3.)
- Conformément à l’article 35 du décret du 22 février 1893, le droit à pension des fonctionnaires de l’enseignement primaire employés dans les écoles pratiques de commerce et d’industrie reste déterminé par les dispositions favorables de la loi du 17 août 1876.
- Aucun élève ne peut être admis dans les écoles pratiques avant l’âge de 12 ans accomplis. Pour entrer dans ces écoles, les enfants devront avoir satisfait aux obligations imposées par la loi du 28 mars 1882. S’ils sont âgés de moins de 13 ans, ils doivent, pour être admis, produire le certificat d’études primaires. S’ils ont 1 3 ans accomplis et qu’ils
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- ne soient pas pourvus du certificat d’études primaires, il faut qu’ils justifient de l’accomplissement de l’obligation scolaire et qu’ils subissent avec succès un examen d’entrée. (Décret du 22 février i8q3,art. 2/1.)
- Dans le cas où, pour une école, le nombre des candidats serait supérieur à celui des places disponibles, il est ouvert entre eux un concours portant sur les diverses matières du certificat d’études primaires.
- Le régime des écoles pratiques de commerce et d’industrie est, en principe, l’externat. Toutefois, plusieurs des écoles primaires supérieures qui ont été transformées en écoles pratiques depuis i8qa recevaient des élèves internes, et leur organisation à cet égard n’a pas été modifiée. Ces internats sont, en tel endroit, au compte du directeur, ailleurs, au compte de la ville.
- En outre, dans plusieurs localités, il a paru utile d'annexer un internat à l’école, afin quelle pût recevoir des élèves, non seulement de la ville meme ou des environs immédiats, mais d’une région plus étendue.
- Les formalités requises pour l’ouverture des pensionnats destinés à recevoir des élèves boursiers de l’Etat dans les écoles pratiques ont été déterminées par deux arretés ministériels, en date des 13 juin i8q4 et 9/1 juin 1.8q5.
- D’apr ès la loi du 26 janvier i8<j2 (art. 6(j), l’enseignement dans les écoles pratiques de commerce ou d’industrie est gratuit. (Décret du 22 février i8(j3, art. 23.) Toutefois, certaines municipalités ont usé de la faculté, que les règlements ne leur interdisent point, de faire payer aux familles, pour frais et fournitures d’atelier, une légère rétribution. Parfois, cette rétribution est exigée de tous sans distinction; parfois, on ne la demande qu’aux parents des élèves habitant d’autres communes que la ville même où est située l’école.
- Le régime de la gratuité n’est pas inconciliable avec l’allocation de bourses, qu’il s’agisse de bourses d’internat ou même de subsides accordés directement à des parents d’élèves pour leur permettre de mener à bonne fin l’éducation et l’instruction de leur enfant. Aussi le décret" du 22 février 18 9 3 prévoyait-il la fondation et l’entretien par l’Etat, dans les écoles pratiques, de bourses attribuées par le Ministre dans des conditions déterminées par un arrêté (art. 2b). Des bourses sont aussi accordées par les départements ou les communes.
- Les conditions d’attribution des bourses dans les écoles pratiques sont fixées par un arrêté récent (2b mai i8(jq), qui reste seul aujourd’hui en vigueur.
- Antérieurement, le Ministère du commerce n’entretenait dans les écoles pratiques que des bourses d’internat. Toutefois, dans les établissements où il 11’exislait pas d’internat, il pouvait être accordé aux jeunes gens dont les parents n’étaient pas domiciliés dans la ville, siège de l’école, des bourses familiales. (Cire, du 90 juin 1 8f)3.) Aujourd’hui, les bourses fondées par l’Etat dans les écoles pratiques de commerce et d’industrie sont divisées en deux catégories :
- i° Bourses d’internat; 20 Bourses d’entretien.
- Les bourses d’internat sont attribuées à des élèves placés à demeure dans les écoles
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- pourvues d’un internat ou dans des familles autres que la leur et agréées par le directeur de l’école. Les bourses d’entretien sont accordées à des élèves restant dans leur propre famille. Le taux des bourses peut varier suivant les localités où sont situées les écoles.
- Les bourses sont accordées, de préférence, aux élèves qui se proposent de suivre les cours normaux. Elles sont attribuées au concours. Toutefois, un certain nombre de bourses peuvent être accordées sans concours, sur la proposition du directeur de l’école et après avis du conseil de perfectionnement, à des élèves ayant terminé leur première année d’études, bien notés à la fois pour le travail et la conduite, et appartenant à des familles hors d état de subvenir à leur entretien.
- Dans toute école pratique de commerce ou d’industrie, les programmes d’enseignement comprennent: d’une part, renseignement commercial ou industriel, à la fois théorique et pratique; d’autre part, l’enseignement primaire complémentaire. La répartition du temps entre ces deux parties de l’enseignement est déterminée par le programme d’études spécial à chaque école.
- Le programme détaillé d’enseignement est, pour chaque école, élaboré avec l’emploi du temps correspondant, par le conseil de perfectionnement.
- Si l’école doit comprendre une section industrielle et une section commerciale, le programme comporte nécessairement : i° un programme spécial pour chaque section; 2° un programme des cours qui peuvent être communs.
- Les programmes, ainsi que les tableaux d’emploi du temps, sont arrêtés et modiliés, s’il y a lieu, par le Ministre, après avis du directeur. (Décret du 22 février 18<)3, art. 27 et 28.)
- La scolarité normale dans les écoles pratiques comprend trois années d’études. Cependant, une quatrième année a été établie dans plusieurs écoles. Notons encore que, à quelques-unes de ces écoles, est annexé un cours préparatoire.
- Afin de guider les conseils de perfectionnement dans le travail de préparation des programmes spéciaux des diverses écoles, travail que les règlements leur confient, le Ministre du commerce a cru devoir inviter les comités d’inspection de l’enseignement commercial et industriel à élaborer pour les deux catégories d’écoles, tant de garçons que de biles, des horaires modèles et des programmes types, dont nous donnons ci-après le texte. Il importe de remarquer que ces programmes et ces horaires ne sont pas obligatoires par eux-mêmes. L’administration supérieure a parfaitement compris qu’en matière d’enseignement technique surtout on ne peut songer à appliquer partout des règles uniformes, qu’il faut en cette matière beaucoup de variété et de souplesse , abri que l’enseignement s’adapte, en chaque région, en chaque ville, aux besoins locaux. Les programmes types n’ont donc pour objet que de fournir aux conseils de perfectionnement des indications générales ; ils ne sont imposés à aucune école, et, comme on le verra dans la suite de cette étude, dans presque toutes les écoles, des modibeations plus ou moins importantes y ont été apportées.
- Nous donnons ci-dessous les tableaux de ces programmes types pour l’enseignement industriel et pour l’enseignement commercial.
- 6». I. — Cl. 6. — T. I. 6
- 1MI* niMETUC NATIONALE.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Écoles pratiques d'industrie.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. NOMBRE D’HEURES DE PAR SEMAINE CLASSE
- en irc ANNEE. en 2r ANNEE. en 3ft ANNÉE.
- 1° ÉCOLES DE GARÇO NS.
- i° Enseignement industriel. Atelier. 3o 3o 33
- Dessin 6 6 G
- Géométrie i i/a // 1 1/2 1 1 /a
- Mécanique II 1 1/2
- Économie industrielle // U 1 1/3
- Totaux 37 i/a 371/2 A3 1/2
- 2° Enseignement général.
- Langue française 3 3 1 i/a
- Histoire 1 1 /a 1 ./a //
- Géographie 1 1/2 1 1/2 U
- Histoire naturelle cl hygiène // 11/2 1 1/2
- Physique 1 1/2 1 1/2 II
- Chimie // 1 1/2 1 i/a 1 1/2
- Arithmétique 1 1/2 1 1/2
- Comptabilité // II 1 1/2
- Totaux 9 1 3 7 «/*
- Etudes 9 s. 9 9
- 2° ÉCOLES DE FILLE
- i° Enseignement industriel.
- Alelier a h 27 3 3o
- Dessin G 3
- Totaux 3o 3o 33
- 2° Enseignement général.
- Langue française 3 3 1 1/3
- Histoire 11/3 1 i/a //
- Géographie 1 i/a 1 1 / 2 //
- Histoire naturelle et hygiène II 1 1/2 1 1/3
- Economie domestique II fl 1 1/2
- Physique 1 i/a 1 1 / 2 //
- Chimie II II 1 1/3
- Arithmétique 1 1/2 1 1/ 3 II
- Géométrie II 1 1/2 1 1/2
- Comptabilité II II 1 1/3
- Morale U 1 //
- Écriture 1 II II
- Couture usu.lle et coupe 3 1 1/2 1 1/3
- Totaux 13 1/2 10 1/3
- IVriihrçç 6 G G
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- ÉCOLES PRATIQUES DE COMMERCE.
- 1° ÉCOLES DE GARÇONS.
- i° Enseignement commercial.
- Commerce, comptabilité et tenue des livres. . .
- Langue étrangère............................
- Arithmétique et algèbre.....................
- (ïéographie........................«........
- Ecriture et calligraphie....................
- Chimie et marchandises......................
- Législation.................................
- Économie commerciale........................
- Totaux.
- a0 Enseignement général.
- Langue française............................
- Dessin........................................
- Histoire....................................
- Histoire naturelle et hygiène...............
- Géométrie...................................
- Notions de physique. .......................
- Totaux.............
- Etudes......................................
- 0
- 6
- 3
- î î/a
- 3
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- fi i/a î î/a î i/a n
- ii
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- 1 1/2 1 ^
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- 3 3
- 11/2 1 1/2
- 11/2 //
- 1 1/2 U
- 1 l/a 1 1/2
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- 9 9
- 2° ÉCOLES DE FILLES
- i° Enseignement commercial.
- Commerce, comptabilité et tenue des livres.............
- Langue étrangère. Arithmétique et algèbre .
- Géographie..............
- Ecriture et calligraphie. . Chimie et marchandises.
- Législation............
- Economie commerciale.
- Totaux...............
- a” Enseignement générai.
- Morale.....................................
- Langue française...........................
- Dessin.....................................
- Histoire...................................
- Histoire naturelle et hygiène..............
- Géométrie..................................
- Notions de physique........................
- Economie domestique.......................
- Coulure usuelle et coupe..................
- Totaux.........
- Etudes....................................
- fi i/’a fi i/a 3
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- (') La duree des classes doit être d’uue heure et demie.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- La direction de l’enseignement technique n’a pas publié pour les écoles pratiques un règlement scolaire analogue à ceux qui existent au Ministère de l’instruction publique, par exemple, pour les écoles primaires élémentaires et les écoles primaires supérieures. Mais on trouve, dans un certain nombre d’arrêtés ou de circulaires, sur le régime intérieur de ces établissements d’instruction, d’intéressantes prescriptions, les unes d’ordre administratif, les autres d’ordre disciplinaire.
- Un arrêté du 27 février 1895 a réglé la question des congés périodiques et des vacances annuelles.
- Les punitions qui peuvent être infligées aux élèves par le directeur ont été déterminées par la circulaire du 20 juin 1898.
- La nature des récompenses à accorder aux élèves n’a pas été fixée par les règlements. Ces récompenses consistent, dans la plupart des écoles, en bonnes notes, bons points, témoignages de satisfaction, exemptions, inscriptions au tableau d’honneur, félicitations décernées périodiquement en présence des camarades et des professeurs, soit par le directeur de l’école, soit par le président du conseil de perfectionnement.
- Comme sanction des études faites dans les écoles pratiques 9), deux certificats ont été créés par le décret du 22 février 1898 : le certificat d’études pratiques commerciales et le certificat d’études pratiques industrielles. Ces certificats sont obtenus à la suite d’examens de sortie, dont les conditions sont déterminées par arrêté ministériel (art. 29).
- Les règles relatives à la délivrance du certificat d’études pratiques sont fixées par l’arrêté du 8 mai 1 89(1.
- Aux termes de cet arrêté, à la fin de chaque année scolaire, les (‘lèves de dernière année des écoles pratiques de commerce de garçons et filles subissent un examen, a la suite duq el le certificat d’études pratiques commerciales est délivré à ceux d’entre eux qui ont satisfait aux épreuves.
- Les règles relatives à la délivrance du certificat d’études pratiques industrielles ont été fixées par l’arrêté du 18 juillet 1896.
- Les écoles pratiques ont été, comme, 011 l’a vu, placées par la loi du 2fi janvier 1892 (art. 89) sous l’autorité du Ministre du commerce et de l’industrie.
- Le Ministre est assisté, pour ce quia trait à l’enseignement de ces écoles, d’un comité d’inspection.
- Le Comité d’inspection se compose : du directeur de l’enseignement technique, président; de l’inspecteur général de l’enseignement technique; de l’inspecteur général de l’instruction publique, délégué; du sous-directeur de l’enseignement technique; des inspecteurs des écoles pratiques; des inspecteurs régionaux ayant été chargés de mis-
- 0) La justification de deux ans d’études au moins majoration de 10 p. 100 des points obtenus par eux
- dans tes écoles pratiques de commerce procure aux au concours. (Arrêtés dos fi décembre i8(jo el 20 fé-
- jeunes gens qui veulent concourir pour l’attribution vrier 189.0, art. 5.) d’une bourse de séjour à l’étranger, l’avantage d’une
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- sions spéciales relatives aux écoles pratiques depuis moins de deux ans; du chef de bureau compétent de l’Administration centrale du département, secrétaire.
- Le Comité d’inspection a des attributions purement consultatives. D’après le texte même des règlements, décrets et arrêtés, il doit émettre son avis sur un certain nombre de questions. D’abord, il est consulté sur l’application au personnel des écoles pratiques de la peine de la censure, avec ou sans suspension de traitement, et de la peine de la révocation. Son intervention en pareil cas est une garantie que les auteurs du décret du 99 février i8()3 (art. 90) ont voulu donner aux fonctionnaires. Le fonctionnaire menacé de révocation doit être appelé devant le Comité, qui l’entend dans ses moyens de défense.
- Outre X-inspecteur général de Venseignement technique dont l’action peut s’exercer sur tous les établissements d’enseignement, relevant du Ministère du commerce, les inspecteurs des écoles pratiques de commerce et d’industrie sont spécialement chargés de l’inspection de ces établissements.
- Aux inspecteurs régionaux, des missions spéciales d’inspection des écoles pratiques peuvent être confiées par le Ministre.
- Les inspecteurs départementaux assurent également l’inspection fréquente des écoles pratiques de commerce et d’industrie existant dans leur circonscription. Choisis parmi les notables industriels ou commerçants de la région, les inspecteurs départementaux, comme les inspecteurs généraux, prêtent à l’administration un concours gratuit.
- L’inspecteur général de l’instruction publique, chargé d’une mission temporaire, inspecte renseignement général dans les écoles pratiques; des missions spéciales d’inspection dans les autres écoles qui relèvent du Ministère peuvent, en outre, lui être confiées.
- H est institué auprès de chaque école pratique de commerce ou d’industrie un conseil de perfectionnement, qui se compose, suivant que l’établissement est départemental ou communal :
- i° Du préfet ou du maire, président;
- 9° De l’inspecteur de l’enseignement, départemental de l’enseignement technique;
- 3° De quatre membres nommés, suivant les cas, par le conseil général ou le conseil municipal pour la durée de son mandat et dont deux au moins doivent exercer ou avoir exercé une profession industrielle ou commerciale, suivant la catégorie à laquelle l’école appartient;
- 4° D’un membre nommé par le Ministre du commerce, de l’industrie et des colonies.
- Les conseils de perfectionnement des écoles pratiques sont chargés :
- De donner leur avis au conseil général ou au conseil municipal sur le nombre des emplois de préposé à l’apprentissage, et de proposer les candidats à ces emplois; de donner leur avis sur les listes des candidats présentés au choix du Ministre, parle préfet ou par le maire, pour les fonctions de directeur ou de directrice, de chefs de travaux et d’atelier;
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
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- D’élaborer les programmes détaillés d’enseignement et l’emplci du temps correspondant;
- D’assister aux examens de passage ;
- De délibérer à la fin de l’année scolaire sur le rapport annuel du directeur relatif à la situation de l’établissement et d’adresser la délibération motivée an Ministre;
- De s’occuper du placement des élèves et notamment des élèves boursiers à leur sortie de l’école, etc.
- Ils donnent enfin leur avis sur les questions qui lui sont spécialement soumises, soit par le Ministre, soit par le préfet, si l’établissement est départemental, soit par le maire, si l’établissement est communal. (Décret du .22 février 189 3, art. 5, 11, 28 et 3a.)
- Les écoles pratiques de commerce et d'industrie sont actuellement ( inr janvier i qoo) au nombre de 33.
- Nous donnons ci-après la liste de ces écoles, en spécifiant s’il s’agit d’une création ou d’une transformation, en faisant connaître la date du décret qui a placé rétablissement sous l’autorité du Ministre du commerce et en indiquant si l’école contient une section industrielle, ou une section commerciale, ou les deux à la fois :
- 1. Ecole de Montbéliard (Enseignement industriel), précédemment école régionale d’enseignement orimaire supérieur et professionnel. Transformation : icl juin 1892.
- 2. Ecole de Nîmes (Enseignement industriel et commercial), précédemment école primaire supérieure et professionnelle. Transformation : ie‘ juin 1892.
- 3. Ecole de Rennes (Enseignement industriel), précédemment école d’apprentissage. Transformation : i“rjuin 1892.
- h. Ecole de garçons de Saint-Ftienne (Enseignement industriel), précédemment école primaire supérieure et professionnelle. Transformation: 1e1 juin 1892.
- 5. Ecole de filles de Saint-Étienne (Enseignement industriel et commercial), précédemment école primaire supérieure et professionnelle. Transformation : icl'juin 1892.
- 6. Ecole de Saint-Didicr-la-Sêauvc [Hante-Loire'] (Enseignement industriel), précédemment école d’apprentissage. Transformation : ic, juin 1892.
- 7. Ecole d'Agen (Enseignement industriel et commercial), précédemment école primaire supérieure et professionnelle. Transformation : ior juin 1892.
- 8. Ecole de Reims (Enseignement industriel et commercial), précédemment école primaire supérieure et professionnelle. Transformation : 1" juin 1892.
- 9. Ecole de Fournies (Enseignement industriel et commercial), précédemment école primaire supérieure et professionnelle. Transformation : 1er juin 1892.
- 10. Ecole de Boulogne-sur-Mer (Enseignement commercial), précédemment école primaire supérieure de garçons. Transformation : icrjuin 1892.
- 11. École de Roulogne-sur-Mer (Enseignement industriel), précédemment école d’apprentissage. Transformation : icr juin 1892.
- 12. École de garçons du Havre (Enseignement industriel), précédemment école d’apprentissage. Transformation : 161 juin 1892.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 13. École de filles du Havre (Enseignement industriel et commercial), précédemment école d’apprentissage. Transformation : 1erjuin 1892 (1).
- l/l. Ecole de Rouen (Enseignement industriel), précédemment école d’apprentissage. Transformation : 19 octobre 1893.
- 15. Ecole de Saint-Chamond (Enseignement industriel), précédemment école primaire supérieure et professionnelle. Transformation : 17 avril 1896.
- 16. Ecole du Mans (Enseignement industriel et commercial), précédemment école primaire supérieure et professionnelle, Transformation : 17 avril 189/1.
- 17. Ecole de Limoges (Enseignement industriel et commercial), précédemment école primaire supérieure et professionnelle. Transformation : 17 avril 1894.
- 18. École de filles de Nantes (Enseignement industriel et commercial), précédemment école primaire supérieure et professionnelle. Transformation: 6 octobre 189/1.
- 19. Ecole de Brest (Enseignement industriel). Création : 6 octobre 189/1.
- 20. École de Romans [Drôme] (Enseignement industriel), précédemment école primaire supérieure. Transformation : 6 octobre 189/1.
- 21. École de Morez [Jura] (Enseignement industriel). Création: 3i août 1895.
- 22. École de Grenoble [ Enseignement industriel, commercial et agricole), précédemment école primaire supérieure, dite école Vaucanson. Transformation : i5 août 1897.
- 23. Ecole de Béziers (Enseignement industriel et commercial), précédemment école primaire supérieure et professionnelle. Transformation : 16 décembre 1897.
- 24. Ecole de filles de Boulogne-sur-Mer (Enseignement industriel et commercial). Création : 16 juin 1898.
- 25. École de Lille (Enseignement industriel). Création : 5 août 1898.
- 26. École de Mazamet [Tarn] (Enseignement industriel et commercial), précédemment école primaire supérieure et professionnelle. Transformation : 28 octobre 1898.
- 27. École de Cette (Enseignement industriel et commercial). Création : 17 juillet 1899.
- 28. École de Narbonne (Enseignement commercial). Création : 17 juillet 1899.
- 29. Ecole de filles de Marseille (Enseignement industriel et commercial), précédemment école professionnelle). Transformation: 21 septembre 1899.
- 30. École de filles de Rouen (Enseignement industriel et commercial), précédemment école professionnelle et ménagère. Transformation : 2k septembre 1899.
- 31. École de garçons de Marseille ( Enseignement industriel). Création : 23 octobre 1899.
- 32. École de Pont-de-Beauvoisin [Isère] (Enseignement industriel). Création : 1 k décembre 1899.
- 33. École de Firminy [Loire] (Enseignement industriel). Création : 26 décembre 1899.
- De ces 33 écoles, les deux dernières, de création toute récente, ne sont pas encore ouvertes. Il en existe donc 3i fonctionnant au icrmars 1900. De ces écoles, 1 3 donnent seulement l’enseignement industriel, 2 seulement l’enseignement commercial et 1 G donnent à la fois ces deux enseignements.
- ^ Nous devons mentionner l’ancienne école d’apprentissage de Friville-Ksearbotin (Somme), transformée en écolo pratique d’industrie par décret du juin 1892 et supprimée par un arrêté ministériel du 9 août 189!).
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- A. — Écoles pratiques d’industrie (garçons).
- Ecole pratique d’industrie de Boulogne-sur-Mer (garçons). — Dos l’année 187 9, l’idée do la création à Boulogne-sur-Mer d’une école professionnelle avait été émise; mais ce n’est qu’en 1878 que le conseil municipal vota la création de cette école.
- En 1888, l’établissement fut légalement reconnu comme école professionnelle.
- Le 99 novembre 1888, l’Ecole manuelle d’apprentissage de Boulogne-sur-Mer fut placée sous le régime établi par la loi du 11 décembre 1880 et déterminé par le réglement d’administration publique du 17 mars 1888.
- Le transfert de l’école dans l’immeuble quelle occupe actuellement eut lieu pour la rentrée d’octobre 1889, et l’installation dans les nouveaux ateliers, en juin i8qo.
- Enfin, en 1892, l’Ecole manuelle d’apprentissage fut rattachée au Ministère du commerce et transformée en école pratique d’industrie.
- A l’atelier du bois, le nombre des établis est de 9.0.. Deux tours suffisent pour le petit nombre d’élèves qui se font inscrire pour le travail du bois.
- Actuellement l’outillage de l’atelier d’ajustage comprend :
- (il) étaux d’ajusteur;
- 2 grands feux de forge et a forges portatives ;
- 10 tours, dont 6 à cliarioter et à fileter; a machines à percer ;
- Jusqu’en j 8 8 9 l’école a coûté :
- Frais de première installation.......
- Traitements du personnel.............
- Dépenses diverses.....................
- Total. . . .
- 1 raboteuse;
- 1 étau-limeur;
- 1 machine à vapeur de 3 chevaux;
- 1 dynamo : 1 a ampères x no volts.
- 11,600 francs.
- 35,970
- 6,99.0
- 54,690
- En 1890, le fonctionnement de l’école et les travaux d’appropriation ont coûté à la ville la somme de 54,615 francs.
- Enfin, pour l’agrandissement de l’atelier du fer, en 1897, la ville a dépensé 7,500 francs.
- En 1900, le budget communal de l’école a été de 1 5,500 francs.
- Le personnel comprend :
- Le directeur, chargé de cours;
- Un professeur;
- Un maître adjoint;
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 89
- Trois proposés à l’apprentissage: l’un ajusteur-tourneur, le deuxième forgeron, le troisième menuisier.
- (Jn ancien élève de l’école tient l’emploi de moniteur à l’atelier du fer.
- De plus, des leçons de tour sur Lois sont données par un tourneur de la ville pendant une demi-journée par semaine.
- Enfin, quand des élèves se font inscrire pour cet enseignement, un maître spécial est chargé des leçons de charpente de navire.
- On se conforme presque exactement, pour les divers cours, aux indications des programmes-types. Les changements les plus importants à noter sont les suivants :
- Les cours d’histoire naturelle, d’hygiène et de chimie sont entièrement faits en 3e année;
- Le cours de comptabilité est fait en 9e année.
- Le temps consacré aux travaux d’atelier est de :
- 9/1 heures en ire année, au lieu de 3o;
- 97 heures en 9e année, au lieu de 3o;
- 97 heures en 3e année, au lieu de 33.
- Pour compléter l’étude du dessin, une leçon de géométrie descriptive, d’une heure et demie, a été ajoutée en 3e année.
- Le temps des études a été réduit ; il n’est que de :
- 8 heures en ire année;
- h heures et demie en 9e année;
- h heures en 3e année.
- Depuis le mois de novembre 1898, un cours pratique d’électricité est organisé à l’école. Il est fait une fois par semaine par deux ingénieurs de la ville. La durée en est de deux heures. Ce cours, qui a pour hut de permettre aux élèves l’accès de la carrière d’électricien, est le complément pratique des leçons d’électricité assez étendues que renferme le programme de physique.
- Il comprend :
- i° Installation de sonnettes;
- 9° Installation de téléphones;
- 3° Eclairage : pose des canalisations, installation des lampes, vérification des installations des compteurs et des lampes;
- 4° Montage et entretien des moteurs ;
- 5° Charge et entretien des accumulateurs;
- fi° Appareils médicaux.
- Tous les élèves sont appelés à installer et à manipuler les appareils, à faire les jonctions de fils, enfin à exécuter un certain nombre de pièces d’appareils électriques en rapport avec le programme des travaux d’atelier.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Par décision ministérielle du 96 juin i8gg, pour compléter cet enseignement spécial, une section d’élèves électriciens a été créée à l’école.
- Cette section fonctionne comme quatrième année d’études.
- Elle comprend au maximum 10 élèves, choisis de préférence parmi les mieux classés à la suite des examens pour le certificat d’études pratiques industrielles.
- L’enseignement est assuré, d’une part par le personnel de l’école, et, d’autre part, pour la partie technique, par les deux ingénieurs dont nous avons parlé plus haut et par le directeur de la station électrique. Cette section, inaugurée en octobre i8qq, compte actuellement 7 élèves.
- Le nombre actuel des élèves est de :
- 4e année.......................................................... 7
- 3e année......................................................... 3o
- 9e année......................................................... 87
- î''" année......................................................... 87
- Total pour 1’écolo.................................. 111
- Parmi ces élèves, l’école compte présentement g boursiers de l’Etat, 9 de h" année, h de 9“ année et 3 de ire année.
- Un élève, fils d’un agent delà Compagnie du chemin du Nord, reçoit de ladite compagnie une allocation annuelle de 900 francs.
- Enfin, k élèves indigents et méritants reçoivent de la ville un secours annuel de 100 francs.
- Avant le ier octobre i8cj3, les élèves entraient à l’école et en sortaient à n’importe quelle époque de l’année; de plus, beaucoup d’entre eux n’accomplissaient pas leurs trois années d’étucles.
- A partir de cette date, l’école n’a plus admis d’élèves qu’à la rentrée d’octobre, ce qui a facilité la marche régulière des cours.
- A la rentrée d’octobre 18g5, les parents ont du prendre l’engagement de laisser leurs enfants à l’école jusqu’à la fin de la troisième année.
- Depuis la rentrée de 18 g G, cet acte est même devenu plus sérieux, car les parents doivent s’engager à rembourser à la ville une partie des frais d’études de leurs enfants dans le cas oii, sans motif valable, ces derniers quitteraient l’école avant le terme des trois ans.
- Ces mesures ont produit un excellent résultat : l’école n’a plus que des élèves entrant tous au commencement d’année scolaire et achevant la durée normale des études.
- A partir du mois d’octobre 18 g g, les boursiers de l’école pratique d’industrie sont placés, les uns (au nombre de 6) chez le directeur, les autres (au nombre de 3) chez un maître de l’école. De cette façon, ces jeunes gens conservent les avantages de la vie de famille.
- Depuis 18g 1, les élèves de 3* année subissaient en juillet des examens pour obtenir
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 91
- un diplôme de fin d’études. En i8c)5, ce diplôme est devenu le certificat d’études pratiques industrielles.
- Depuis lors, ces examens ont lieu conformément à l’arrêté ministériel du i3 juillet i 8c) 5 ; toutefois la commission de l’école a continué d’accorder un certificat de travaux manuels aux élèves qui, bien qu’ayant échoué aux examens, ont obtenu de bonnes notes pour l’atelier et le dessin.
- En 1899, 98 élèves sur 1 a5 ont obtenu le certificat d’études pratiques industrielles; le certificat de travail manuel a été délivré 1 9 jeunes gens.
- Depuis le mois d’octobre 189b, le directeur de l’école a fait ôi conférences populaires à Boulogne-sur-Mer et dans les environs.
- En 189b et en 1898, il a reçu du Ministre de l’instruction publique des félicitations pour le concours qu’il avait prêté à l’œuvre de l’enseignement des adultes.
- Les maîtres de l’école ont également fait quelques conférences populaires.
- Enfin, tout le personnel de l’école a pris une part active à la formation d’une Association des anciens élèves.
- Cette société compte actuellement 108 membres.
- Seine-Inférieure. —Ecole manufacturière d’Elbeuf. — L’Ecole manufacturière d’Elbeuf, créée en 1887, a pour but de procurer l’instruction industrielle et commerciale aux jeunes gens qui. se destinent à l’industrie et au commerce des tissus de laine.
- Ses débuts furent modestes : la salle d’échantillonnage renfermait-tout d’abord six métiers seulement et l’atelier mécanique ne comptait que six métiers à tisser et à filer, la plupart quelque peu démodés.
- Grâce aux efforts persévérants du conseil d’administration, l’école a été munie des principaux métiers modernes: carde, ren videur self-acting, métier continu à anneaux, métiers à tisser nouveaux modèles, etc., le tout actionné par un moteur à gaz de 1 a chevaux.
- A l’origine, les élèves étaient, dès la fin de la première année d’études, répartis en trois sections : i° section de commerce général; 3° section de tissage, montage et nuancage; 3° section de teinture et apprêts.
- Le conseil d’administration, estimant qu’il était préférable, pour l’industrie elbeu-vienne, de former des contremaîtres et des directeurs de fabrique ayant de sérieuses notions de fabrication générale, aptes à se spécialiser ensuite dans l’une ou l’autre des branches de l’industrie drapière, décida que, pendant les deux années, les études seraient communes à tous les élèves de la même division.
- En 1896, le conseil d’administration vota la création d’une section ouvrière de six élèves, dans le but de fournir aux ouvriers et contremaîtres, déjà occupés effectivement dans l’industrie, les moyens de perfectionner et d’étendre leurs connaissances professionnelles. Cette section, dont la durée des cours est fixée à 3 0 semaines par an, fonctionne régulièrement, depuis 1896, et donne des résultats absolument satisfaisants.
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- Aujourd’hui, l’École manufacturière d’Elbeuf est organisée sur le modèle des écoles pratiques d’industrie, avec un programme inspiré par les besoins de l’industrie locale; une partie du personnel est choisie parmi les membres du personnel de l’enseignement primaire ou de l’enseignement supérieur.
- Le régime de l’école est l’externat; mais les élèves étrangers à la localité peuvent être placés en pension dans des familles ou dans des institutions locales.
- Date d’ouverture des cours : icr octobre.
- Date de fermeture des cours : 31. juillet.
- PROGRAMMES.
- i° Matières textiles en général;
- 9° Echantillons, montage et tissage manuel;
- 3° Préparation, cardage et filature;
- A° Tissage mécanique et machines auxiliaires;
- 5° Apprêt des tissus;
- G0 Chimie tinctoriale;
- 7° Physique industrielle;
- 8° .Mécanique générale industrielle;
- 9° Cours de dessin et de croquis appliqué aux machines de l’industrie locale.
- L’atelier mécanique renferme les principales machines modernes des industries lainière et drapière. Cet atelier permet aux élèves de compléter, par un travail pratique, l’enseignement théorique de l’école. Eclairé électriquement, il renferme ; cardes, métier continu et renvideur, hobinoir, trameuse, ourdissoir, métiers à tisser de divers systèmes, fouleuse, lainerie, tondeuse, aérohumecteur, etc.
- L’atelier d’échantillonnage et de montage est pourvu de différents types de métiers à tisser à la main avec appareils accessoires et démonstratifs pour le piquage des cartons, l’empoutage, etc.
- Le laboratoire de chimie et le laboratoire de teinturerie sont bien outillés. Les élèves y pratiquent, sur échantillons, le dégraissage et le lavage des laines et des tissus ainsi que la teinture appliquée aux laines pures ou mélangées et spécialement aux tissus de laine.
- L’atelier de menuiserie et d’ajustage renferme : établis de menuisier, étaux d’ajustage, meule6, machine à forer, tour à fer et à bois, raboteuse, forge.
- L’Ecole possède, en outre, une salle de dessin industriel, un cabinet de physique, un musée, une bibliothèque.
- Des examens de classement ont lieu à la fin de chaque trimestre et à la fin de chaque année d’étude.
- Aucun élève ne peut passer en 2e année s’il n’a suivi le cours de ire année d’une manière satisfaisante.
- Un certificat est délivré, à la fin de la 2e année, aux élèves qui ont subi d’une
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- manière satisfaisante l’examen de fin d’études. Des bourses de voyage à l’élranger peuvent être accordées aux élèves qui ont subi cet examen d’une manière irréprochable.
- Nombre des élèves . . .
- Enseignement industriel. . Enseignement commercial
- 3-2
- 26
- Budget................................................................. 26,000 francs.
- / de l’État.......................................... 5,ooo
- 1 du département...................................... Æ,ooo
- Subvention/ de la ville d’Elbeuf................................... 12,000
- I de la Chambre de commerce.............. .............. 1,000
- \ de la Société industrielle................................. 2,000
- Ecole pratique d’industrie de Firminy. — Par arreté du Ministre du commerce et de l’industrie, en date du 26 décembre 18<j<j, une école pratique d’industrie de garçons a été créée à Firminy (Loire). Cette école ne doit être ouverte qu’au mois d’octobre i(joi.
- Ecole pratique d’industrie du Havre. — En 1807, on songea, au Havre, à compléter dans le sens professionnel l’enseignement de l’école primaire supérieure qui existait depuis 18 3 8, à donner à certains élèves, suivant le désir des parents, la faculté d’aller, pendant quelques heures par jour, commencer leur apprentissage en ville dans des ateliers privés. Mais ce projet d’enseignement manuel en dehors de l’école ne donna pas de bons résultats et fut vite abandonné.
- En mai i.85(j, un crédit de 4,3 00 francs fut voté par le Conseil municipal pour acheter un commencement d’outillage de serrurerie et de menuiserie. On installa cet outillage au rez-de-chaussée, dans le préau; deux contremaîtres, un menuisier et un serrurier, furent chargés de l’enseignement manuel dans l’école même, et c’est ainsi qu’après divers tâtonnements infructueux fut créée au Havre une école professionnelle, encore à l’état embryonnaire, mais pleine de promesses pour l’avenir. Cette nouvelle organisation ne fut cependant inaugurée qu’en octobre de l’année suivante (1860).
- L’enseignement pratique du travail dans l’atelier devait durer trois années, à raison de deux heures par jour en première année, trois heures en deuxième et quatre heures en troisième.
- Après quelques années d’essais, l’adjoint au maire, chargé de l'instruction, proposa de créer de toutes pièces une véritable école d’apprentissage, ou seraient réellement enseignés les métiers qui comprennent le travail du fer et du bois. Accueillie favorablement, cette proposition reçut sa pleine exécution à partir du icr janvier 1868. Le directeur de l’école restait chargé de l’enseignement théorique, et deux contremaîtres, nn menuisier et un serrurier, enseignaient le travail manuel.
- Comme on le voit, les débuts de l’école furent modestes; mais peu à peu, les inscriptions abondèrent, et le nombre des élèves, de 40 au commencement de l’année 1868, s’éleva rapidement.
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- Cependant, si l’administration municipale possédait toutes garanties pour l’avenir de son école, elle ne se dissimulait pas que l’installation en était défectueuse et surtout insuffisante.
- Frappé de ces inconvénients, M. Siegfried, adjoint au maire, dans son projet sur l’organisation des écoles primaires présenté au Conseil municipal le i5 avril 1871, et la commission municipale, à laquelle le rapport fut envoyé, demandèrent que l’école d’apprentisssage, si bien appréciée du monde des travailleurs, fût installée dans une construction nouvelle.
- Ce projet ne fut mis à exécution qu’en 1879.
- A la rentrée des classes, le 5 octobre 1879, nouvelle école d’apprentissage fut solennellement inaugurée. A partir de cette dale, elle put fonctionner dans son nouveau local bien installé; elle était enfin chez elle.
- Le nombre des élèves atteignait près de 200 en 1880.
- En 1887, fut annexée à l’école proprement dite, sous le nom d'école et apprentis mécaniciens de la marine, un autre établissement où peuvent être admis au plus cinquante élèves. Ces jeunes gens reçoivent l’instruction manuelle dans les ateliers de l’école pratique, en meme temps que les élèves de cette école, et d’après les memes programmes.
- De 1888 à 1892, l’Ecole du Havre a été rangée administrativement au nombre des écoles manuelles d’apprentissage, auxquelles s’appliquaient les dispositions de la loi du 11 décembre 1880 et du règlement du 17 mars 1888.
- Enfin, depuis 1892, elle est reconnue comme école pratique d’industrie; elle est placée sous le régime prévu par la loi du 26 janvier 1892 et le décret du 22 février 18 9 3.
- L’immeuble dans lequel est installée l’école pratique comprend quatre corps de batiments :
- i° Le pavillon d’habitation du directeur;
- 20 Le batiment principal, construction de Oom. x 10 ni. = (>00 mètres carrés de superficie.
- Le bâtiment contient au rez-de-chaussée les ateliers d’ajustage, de tours sur métaux et de serrurerie. L’ajustage occupe près do la moitié de cette surface; cet atelier possède G8 étaux montés sur établis isolés des murs.
- Les tours sont installés contre les murs longitudinalement et de chaque côté; ils encadrent, en quelque sorte, les deux autres ateliers.
- La serrurerie possède h h étaux.
- Çà et là sont montées les machines à percer, deux petites raboteuses, etc.
- 1 26 élèves peuvent être admis dans ces trois ateliers.
- Au centre de cette vaste salle est la machine motrice (pii met en mouvement les machines-outils de tous les ateliers.
- A chaque extrémité sont montées deux forges jumelles, qui servent à réparer et à
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- rabattre les outils des élèves de ces trois ateliers; puis trois meules à affûter : une par atelier.
- Au premier étage, sont deux ateliers de menuiserie, avec chacun un contremaître; ils ont chacun 36 établis garnis de leur affûtage complet, un tour, une meule, une scie circulaire, tous actionnés par le moteur, puis deux scies à découper, un tour à pédale, etc.
- 8 o élèves peuvent être admis dans ces deux ateliers.
- Au deuxième étage, sont les classes, les études et les salles de dessin.
- 3° Le bâtiment annexe, divisé en trois parties à peu près égales.
- L’atelier des forges contient 16 forges accouplées deux à deux avec une hotte commune; chaque forge possède une enclume et tous les outils nécessaires au forgeron. Deux étaux à chaud, un étau à pied complètent à peu près l’outillage de cet atelier, où 3 a élèves peuvent trouver place.
- A côté des forges est l’atelier de chaudronnerie, autour duquel sont des établis muraux garnis de a î étaux à pied.
- Deux forges doubles, installées de façon qu’on puisse circuler autour, servent à braser et à chauffer les feuilles de métal pour les former et les emboutir ensuite, suivant les besoins du travail.
- Deux ventilateurs fournissent le vent nécessaire aux forges et au cubilot de la fonderie.
- Cet atelier peut contenir 3o élèves.
- Enfin l’atelier de moulage ou fonderie possède, outre les châssis de diverses dimensions, en fer : un cubilot de i ,ooo kilogrammes, deux fourneaux à creuset pour fondre le cuivre et le bronze; autour de l’atelier sont installés des établis pour mouler sur table, puis encore deux arbres de trousseau, deux étaux pour Tébarbage des pièces londues. Cet atelier possède aussi une étuve desservie par un chariot monté sur rails; enfin, un transbordeur de la force de â,ooo kilogrammes, installé sur chemin de fer aérien.
- Comme annexe de la fonderie se trouve un petit magasin dans lequel est installé un moulin âsable, mû par le moteur; il sert à emmagasiner le coke, les sables, les châssis et les modèles.
- L atelier de fonderie peut recevoir 3o élèves.
- i° Enfin, le bâtiment construit en 1887 pour l’école d’apprentis mécaniciens pour la marine.
- Depuis qu’elle est installée dans l’immeuble qu’elle occupe actuellement, l’école n’a cesse de s’accroître et de perfectionner son matériel et son outillage.
- Les dépenses occasionnées par ces améliorations successives ont été supportées par le budget de la Ville. Toutefois, l’État a pris aussi sa part de cette série ininterrompue dagrandissements et d’acquisitions; depuis 1880 jusqu’en 1898, le total des subventions accordées par l’État a atteint 50,000 francs.
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- Le budget de l’école pratique pour l’année mjoo est établi comme suit :
- Dépenses supportées par le budget municipal
- ( annuelle de l’Etat..........
- Subventions { . -,,
- ( du departement..............
- Produit des travaux des élèves............
- 4 i ,3:20 francs.
- 3,000 3 00
- io,6o5
- Total
- 54,135
- Dans cette somme ne figurent pas les dépenses à la charge du Ministère du commerce et de l’industrie pour les traitements du personnel, dépenses qui se sont élevées, en 181)9 , à iq,ooo francs.
- Les dépenses destinées au fonctionnement de l’école des apprentis mécaniciens s’élèvent à 11 ,ooo francs.
- Il y est fait face au moyen des ressources ci-après :
- [ de l’Etat (Ministère du commerce et de l’industrie). . 5,ooo francs.
- Subventions < de la Chambre de commerce du Havre.................... 4,ooo
- ( du département de la Seine-Inférieure............... 3,000
- Total.................................... 11,000
- La ville du Havre subvient en nature à l’entretien des batiments, de l’outillage, aux frais de chauffage, d’éclairage, charbon de forge, etc.
- Le personnel enseignant comprend trois professeurs et trois maîtres adjoints pour lus classes; huit contremaîtres, sous les ordres du chef des travaux, pour les ateliers. Un professeur externe (un médecin de la ville) vient, en été seulement, donner, en dix leçons d’une heure, quelques notions d’hygiène aux élèves de troisième année.
- Les différences les plus importantes entre le programme etThoraire-type d’une part, le programme et l’horaire suivis au Havre d’autre part, sont les suivantes :
- i° La durée de présence des élèves à l’école est réduite; elle est de t
- Quarante-six heures par semaine en première année, au lieu de cinquante-cinq heures et demie;
- Quarante-six heures par semaine en seconde année, au lieu de cinquanle-huit heures et demie;
- Cinquante-deux heures par semaine en troisième année, au lieu de soixante heures.
- Il est difficile, à l’Ecole du Havre, qui est un simple externat, d’avoir un nombre d’heures de présence aussi important que le comporte Thoraire-type. La plupart des industries de la localité sont installées loin du centre où est située l’école; la majorité dos familles demeurent, pour cette raison, dans les quartiers excentriques, souvent à plusieurs kilomètres; les enfants ne peuvent, par conséquent, arriver le matin à sept heures,
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- en hiver surtout. Ils sortent à six heures clu soir en toute saison, sauf cependant les élèves de troisième année, cpii sont retenus jusqu’à sept heures.
- Le nombre d’heures de travail est, par semaine :
- En première et en seconde année : de vingt-quatre heures, au lieu de trente heures ;
- En troisième année : de vingt-huit heures, au lieu de trente-trois heures.
- Pour le travail du fer, on spécialise les élèves en les répartissant en deux sections différentes, les ajusteurs et les tourneurs. Cependant, en troisième année, les ajusteurs font quelques exercices de tour, et les tourneurs s’exercent quelque peu au burin et à la lime. Les forgerons sont, de même, spécialisés. Enfin, les ajusteurs, les serruriers et les tourneurs sur métaux passent, tour à tour, trois mois à la forge.
- A l’atelier du bois, les menuisiers font tous un stage au tour à bois et à la machine à découper; on ne forme pas à l’école de spécialistes tourneurs sur bois, ni de découpeurs.
- L’enseignement de l’histoire naturelle a été supprimé.
- Sous le nom de technologie', on donne la description des machines, les procédés pratiques employés dans l’industrie pour exécuter tous les genres de travaux que comportent les divers métiers de forgerons, ajusteurs, tourneurs, menuisiers, ébénistes, serruriers, charpentiers en fer, etc.; pour les mouleurs, la composition des métaux à mettre en fusion, les dispositions à prendre pour préparer le cubilot, les creusets, etc.
- Quelques renseignements sont donnés sur ce que doivent faire les contremaîtres envers les ouvriers placés sous leurs ordres, sur les devoirs réciproques des patrons et des ouvriers, etc. On traite encore de la bonne tenue, de l’ordre que doit présenter un atelier bien administré, etc.
- Un cours spécial d’électricité a lieu pendant une heure par semaine pour les élèves du cours supérieur de troisième année. Ce cours est facultatif pour les élèves du cours élémentaire.
- Il a été dit plus haut que l’École du Havre possédait un atelier de chaudronnerie et un atelier de fonderie. Les programmes de ces deux sortes de cours techniques sont spéciaux à l’Ecole du Havre, ils ne figurent pas en détail dans les programmes-types.
- Le nombre des élèves présents en i (joo, à l’Ecole du Havre, a été de dans les différents ateliers, conformément aux indications suivantes :
- 9 5 3
- répartis
- Ajusteurs.............................................................. 8i
- Serruriers............................................................. ho
- Tourneurs.............................................................. 19
- Menuisiers............................................................. 69
- Forgerons.............................................................. 11
- Chaudronniers......................................................... 99
- Mouleurs............................................................... 19
- rr
- 1 OTAI
- 953
- Gn. I. — Cl. 6. — T. I. 7
- IMPRIMERIE NATION 11 E.
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- Le Ministère du commerce alloue pour l’Ecole pratique une bourse d’entretien de 5oo francs, actuellement partagée entre cinq élèves, et deux bourses de 5oo francs pour les élèves de l’Ecole des apprentis mécaniciens.
- Une Association amicale est établie depuis onze ans parmi les anciens élèves de l’Ecole pratique d’industrie du Havre. D’après les statuts, elle s’occupe du placement de ses membres. Une bibliothèque est ouverte aux sociétaires.
- Enfin, elle a fondé, dès sa création, un prix à décerner chaque année, dans chacun des ateliers de l’école, à l’élève qui a obtenu le plus grand nombre de points pour le travail de l’atelier et des classes.
- Ecole pratique d'industrie de Lille. — La ville de Lille reçut d’un riche négociant, décédé au mois de mai i8<j3, une somme de 50,000 francs, destinée à la création d’une école d’apprentissage de garçons, afin de faciliter aux enfants des écoles primaires l’accès des diverses professions industrielles.
- En 18 9 6, à la suite d’une étude attentive de la question, le conseil décida la création d’une école professionnelle de garçons. Cet établissement, par son caractère, par son programme meme, rentrait tout à fait dans le cadre des écoles pratiques d’industrie : la municipalité le comprit et, le 5 août 1898, l’arrété de création d’une école pratique était signé par le Ministre du commerce.
- L’école a été ouverte le 3 juillet 1899 pour les sections du bois et du fer. Elle a fonctionné, à titre d’essai, jusqu’au 5 août 1899; 27 élèves se sont fait inscrire, savoir : 1 h pour le fer et 13 pour le bois.
- L’ouverture définitive a eu lieu le 2 octobre 1899, non plus seulement pour deux, mais pour trois sections : section du bois, section du fer, section du livre.
- L’immeuble on a été installée l’école est formé de deux bâtiments.
- Le premier comprend l’habitation du directeur, six salles de classe, enfin les ateliers de la section du livre. Au premier étage se trouvent les ateliers de typographie et de lithographie. L’atelier de photographie est au second étage.
- Le second bâtiment contient le moteur à gaz et les ateliers du bois et du
- L’atelier mécanique occupe une surface de 33o mètres carrés et est éclairé, le soir, par A lampes à arc. Il comprend comme outillage :
- Go étaux, 10 tours à crochet, 1 rabotteuse, 3 machines apercer, 1 machine â mor-taiser, 1 étau-limeur.
- La salle de mécanique est contiguë à la salle du moteur, qui contient :
- i° Un moteur Charon d’une force de 20 chevaux, à allumage électrique par piles; 20 Une dynamo Henneton permettant de disposer de 18 kilowatts.
- L’atelier de forge occupe une surface de 182 mètres carrés. Il contient 5 forges, 6 enclumes, 2 étaux.
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- L’atelier du bois occupe une surface de jl32 mètres carrés. II comprend 21 établis, h tours à bois au moteur, 1 scie à ruban.
- L’atelier de la typographie et de la lithographie est éclairé par seize lampes à incandescence. La force motrice est fournie à l’aide d’une réceptrice de 3 chevaux. Il comprend :
- 1 machine à imprimer (en blanc), système Marinoni; 12 rouleaux; 8 porte-casses doubles; 2 meubles avec casseaux pour fleurons, vignettes; 1 coupoir monté sur meuble; 1 marbre ; 1 presse à bras pour la lithographie ; 1 bac à poncer.
- L’atelier de photographie comprend un atelier vitré, possédant une grande table qui permet aux élèves de manipuler commodément, un cabinet noir, et le matériel nécessaire à toutes les opérations.
- L’atelier de photogravure sera prochainement installé.
- Les dépenses de première installation se sont élevées à la somme de 275,6/11 fr. g 1. La part contributive de l’Etat dans ces dépenses a été de 27,58/1 francs.
- Le budget pour 1900 a été établi comme suit :
- Traitement du personnel.......................................... a3,/ioo francs.
- Chauffage, éclairage, force motrice.............1.............. 3,100
- Matières premières................................................. 2,200
- Dépenses diverses.................................................. 1,900
- Total.................................... 3o,6oo
- Le personnel enseignant comprend :
- 1 directeur, chargé de renseignement de la physique et de la chimie ;
- 1 professeur d’enseignement général;
- 1 professeur d’enseignement technique, chargé aussi de l’enseignement du dessin géométrique ;
- 1 chef des travaux pour le fer et le bois, chargé en outre de l’enseignement du dessin d’ornement;
- 1 professeur, chef des travaux de typographie et de lithographie ;
- 1 professeur, chef des travaux de photographie et de photogravure ;
- 2 maîtres ouvriers pour le bois ;
- 2 maîtres ouvriers pour le fer.
- Tant pour l’enseignement général que pour l’enseignement technique et pour les travaux de fer et de bois, les programmes adoptés diffèrent peu des programmes-types des écoles pratiques d’industrie de garçons. La durée des études prévue est de 29 heures batelier, au lieu de 3o heures prévues dans l’horaire-type; 1 heure' 1/2 (Yhistoire et géographie, au lieu de 3 heures prévues dans l’horaire-type; 5 heures d’études, au lieu de 9 heures prévues dans Thoraire-tvpe.
- Pour le dessin, la langue française, la géométrie, Y arithmétique, la physique, l’horaire est conforme à l’horaire-type.
- Pour batelier du livre, a été établi un programme spécial; il comprend : la typographie, l’impression lithographique, la photographie, la photolypie, la photogravure.
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- Le recrutement des élèves est fait par voie de concours entre jeunes gens Agés d’au moins i3 ans et pourvus du certificat cl'études primaires.
- Les élèves présents en première année sont au nombre de 5o , dont 5 dans la section du livre.
- Dès cpie la pose d’accumulateurs permettra cl’éclairer l’école après l’arrêt du moteur, cinq cours hebdomadaires seront organisés pour les adultes. Ces cours, faits bénévolement par les professeurs de l’école, auront pour objet les matières suivantes :
- i° Physique élémentaire et ses applications industrielles;
- 2° Photographie;
- 3° Tissage;
- 4° Mécanique pratique;
- 5° Littérature (lectures et explications).
- Tous ces cours conserveront un caractère essentiellement, élémentaire et pratique.
- Ecole pratique d’industrie de Marseille. — La ville de Marseille ne possédait pas jusqu’à ce jour d’école où fût donné aux garçons l’enseignement industriel, maintenu dans les limites d’un enseignement primaire. Cette lacune, depuis longtemps signalée, préoccupait l’autorité municipale qui, durant ces dernières années, avait conçu le projet de la combler.
- Des négociations en vue de la création d’une école pratique furent entamées, dès 18<)8, entre la municipalité marseillaise et le Ministère du commerce.
- Ces négociations et ces études préalables aboutirent à l’établissement d’un projet comportant l’édification d’une école nouvelle sur un terrain que la Ville possède dans le quartier Saint-Victor et actuellement occupé par les bâtiments d’une école de biles qu’on est forcé de démolir. Dans un rapport approuvé par le Conseil municipal, il est spécifié que l’établissement projeté sera mis au concours entre les architectes de la ville de Marseille, etque le montant des dépenses ne devra pas dépasser le total de G5o,ooo fr., arrêté comme suit :
- Construction........................................................ â 20,000 francs.
- Mobilier................................................................. 3o,ooo
- Matériel et outillage................................................... 120,000
- Enseignement professionnel et classique............................... 80,000
- Totai............................. 600.000
- La municipalité s’est engagée à faire construire, dans le délai de deux ans, un local neuf destiné à recevoir 3oo élèves, mais il sera possible de bâtir, sur le terrain alfecté à l’établissement, des annexes qui permettront d’en recevoir un plus grand nombre, suivant les résultats obtenus et les besoins à satisfaire.
- Le projet, soumis définitivement au Ministre du commerce, a été approuvé par un
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- arreté du 2 3 octobre 1899, portant création, à Marseille, d’une école pratique d’industrie de garçons.
- L’école a été installée provisoirement dans un local situé rue de l’Evêché et a commencé à fonctionner le 1 cj février dernier avec 6 2 élèves.
- Ecole pratique d’industrie de Montbéliard. — L’école pratique d’industrie de Montbéliard doit son origine à des circonstances bien différentes de celles qui président d’ordinaire à la création de ces établissements.
- Le pays de Montbéliard, très attaché au protestantisme, avait, par souscription publique, édifié une belle école normale destinée à lui fournir des instituteurs appartenant à ce culte.
- (]elte école lit double emploi avec celle de Besançon, et le Ministre de l’instruction publique dut prescrire sa suppression.
- Une somme de 5o,ooo francs devait être attribuée à celle des deux villes qui perdrait son école normale; on décida de s’en servir pour créer à Montbéliard une école primaire supérieure et professionnelle.
- L’école fut créée par arrêté du 12 septembre 1 8 9 0, sous le nom d'école régionale professionnelle.
- Le ier juin 181)2, elle fut reconnue comme école pratique d’industrie.
- Elle compta bientôt 95 élèves, puis 118, puis 126.
- La commune a d’abord fourni son immeuble, quelle a estimé 1 00,000 francs.
- Elle a affecté une somme de 2/1,800 francs à l’acquisition d’un terrain servant d’emplacement aux ateliers d’ajustage et de menuiserie.
- Le département s’est, limité à la somme de 50,000 francs qui avait lait, l’objet d’engagements antérieurs.
- L’Etat a fourni, en six subventions, du 3i mars 1891 au 29 décembre 1893,1a somme de 2/1,600 francs, qui a surtout servi à l’achat des machines et de l’outillage.
- Des souscriptions particulières ont donné, une somme de 3,350 francs, qui a été affectée aux dépenses d’installation.
- Les locaux de l’ancienne école normale ont été affectés au service de l’enseignement général.
- L’enseignement du travail manuel est donné dans trois ateliers éclairés à la lumière électrique.
- i° Atelier d’ajustage, comprenant :
- 117 étaux avec leurs accessoires; 2 tours simples à pédale; h tours au moteur; h tours parallèles de dimensions diverses; 5 perceuses; 1 rabot, 1 étau-limeur; 1 fraiseuse américaine; 1 machine à polir; 1 tour-revolver (en construction); 1 tour à perche; 1 moteur Niel de 5 chevaux î/ô ; 1 dynamo (13 ampères, 110 volts); 1 tableau de distribution pour éclairage à arc et à incandescence avec transmission de force; 1 salle annexe, renfermant une batterie d’accumulateurs Tudor de 3o éléments; 1 salle
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- de technologie industrielle renfermant : i° des classeurs pour dessins d’ateliers; 2° une machine à imprimer; 3° une pharmacie de secours.
- 2° Atelier de forge renfermant :
- h feux de forge avec soufflerie simple et soufflerie électrique; 5 enclumes, dont une plus forte pour le professeur; î chantier de brasage, soudure, trempe simple et au paquet.
- 3° Menuiserie :
- îo établis avec outillage; î scie sans fin pour le débit des bois et le chantournage; î tour au moteur; î établi pour la sculpture sur bois avec outillage.
- La commune affecte la somme de 7,52 5 francs à l’entretien de son école pratique et fournit en outre le bois de chauffage.
- Le département entre dans les dépenses pour une somme de 800 francs, sous forme de bourses et fractions de bourses.
- L’Etat prend à sa charge les traitements, soit 10,900 francs.
- Il sert, depuis le 2 mai 1892, pour l’entretien de l’établissement, une subvention dont le chiffre, d’abord de 11,200 francs, a été porté à iA,ooo francs depuis le 2 5 octobre 1895.
- La Société cl’encouragement de Montbéliard, formée en partie par les industriels du pays, fait à deux professeurs un complément de traitement de 700 francs. Elle affecte 3oo francs ci des voyages offerts à des élèves de 3e année, qui ont obtenu un bon rang aux examens du certificat d’études pratiques industrielles.
- Le budget de l’école est de 33,9a5 francs dont 2/1,900 francs à la charge de l’Etat et 7,52 5 francs à la charge de la Ville.
- Le personnel administratif et enseignant comprend :
- 1 directeur; 2 professeurs; 1 maître adjoint; 1 chef de travaux; 6 préposés à l’apprentissage.
- L’horaire de l’école pratique d’industrie de Montbéliard diffère sensiblement de l’horaire-type, en raison du recrutement qui se fait dans des conditions toutes spéciales.
- Sur les 126 élèves que compte l’école, 75 arrivent de villages éloignés, la majorité à 8 h. 1/2 du matin, pour repartir à 5 heures du soir.
- Aussi la journée scolaire est-elle réduite à des proportions qui ne permettent pas l’application intégrale de l’horaire-type.
- Certaines matières, telles que le dessin, les mathématiques, le français, sont enseignées conformément à l’horaire et au programme-type; mais les sciences physiques, l’histoire et la géographie subissent d’importantes réductions; — la comptabilité et l’économie industrielles sont à peine effleurées.
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- A la demande générale des industriels et après avis conforme du conseil de perfectionnement, il a été créé, en 18c)8, une section d’élèves tourneurs sur métaux recrutés parmi les élèves de 9e année.
- Enfin une section spéciale avait été récemment créée pour les électriciens. Elle est suivie par des élèves déjà pourvus du certificat d’études pratiques industrielles.
- Elle est munie d’un laboratoire de mesures électriques, due en partie au concours du Ministre du commerce, en partie à la municipalité de Montbéliard.
- Des programmes spéciaux ont été rédigés pour cette section.
- Ces élèves ont construit tout l’appareillage destiné au laboratoire des mesures.
- Ils sont détachés dans les usines spéciales pour s’y livrer à des opérations de montage que l’école ne peut leur permettre de faire actuellement, faute de ressources suffisantes.
- Les industriels de la région ont vu avec grande faveur la création de la section des électriciens, car les bons monteurs sont rares aujourd’hui.
- La Société alsacienne de constructions mécaniques de Belfort et la nouvelle usine d’éclairage de Montbéliard reçoivent les élèves électriciens de l’école, comme volontaires, pendant les vacances de Pâques, afin de les initier aux différents enroulements de dynamos et aux installations importantes.
- Les progrès faits par la vélocipédie et l’automobilisme vont amener l’école à se préoccuper de ces importantes spécialités. La maison Peugeot, dont les ateliers sont situés à proximité, a d’ailleurs promis son concours pour la création d’une section spéciale de mécaniciens.
- L’école compte aujourd’hui i a6 élèves.
- L’engagement de scolarité que la ville de Montbéliard impose aux familles qui désirent inscrire leurs enfants à l’école a modifié considérablement son recrutement. Le nombre des élèves s’est trouvé réduit de moitié, mais la qualité des recrues n’a fait qu’y gagner(1).
- Le chiffre moyen de ko élèves par année ne sera pas sensiblement dépassé par les promotions qui vont suivre; les locaux de l’école ne peuvent pas recevoir plus de 190 élèves, sans qu’il en résulte des inconvénients dans la marche des divers services.
- Une bourse d’entretien de 5oo francs est depuis cette année accordée par l’Etat.
- Le département du Doubs entretient quatre élèves boursiers, auxquels il attribue la somme de 8oo francs.
- Le territoire de Belfort vient de créer, en faveur d’un élève méritant , une bourse de 3oo francs.
- La plupart des élèves de 3e année subissent avec succès l’épreuve du certificat d’études pratiques industrielles.
- Par cet engagement, fait sur papier timbré de o fr. 6o, les parents ou tuteur s’engagent à verser à la caisse municipale : îoo francs, s’ils retirent leur
- fils pendant la première année scolaire; 200 francs, s’ils le reliront pendant la seconde année , 3oo francs, s’ils le retirent pendant la troisième année.
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- En 18(j(j , il a clé délivré i5 certificats.
- La presque totalité des jeunes gens choisit l’ajustage; rares sont ceux (pii font de la menuiserie; la forge est de plus en plus délaissée, au point de ne compter souvent cpi’un seul élève.
- Il sera bientôt ditlicile de placer les élèves ajusteurs, à cause de leur tendance à ne pas vouloir quitter leur pays natal.
- Les salaires sont très variables : cependant, ils sont rarement inférieurs à a francs par jour.
- Les élèves travaillant à la journée reçoivent de 2 francs à 3 fr. 5o ; quand ils sont aux pièces, ils réalisent de h à 5 francs dans certaines usines, comme celle des automobiles.
- Les électriciens ont débuté à îoo et î a5 francs par mois.
- Il existe, depuis plusieurs années, une Association d’anciens élèves qui compte environ 4 5 membres.
- Ecole pratique tïindustrie de Morez (Jura). — En i. 883, avait été créé à Morez un cours complémentaire professionnel de garçons. Par arreté du 17 mai 1.8cj 0, ce cours a été placé sous le régime prévu par la loi du 11 décembre 1880. Par décret du 3 1 août i8qb, il a été transformé en école pratique d’industrie.
- Les ateliers de menuiserie et de sculpture occupent une surface de 11 5 mètres carrés; ils sont placés au premier étage.
- Les ateliers d’ajustage et de la forge se trouvent en dessous, au rez-de-chaussée. Ils occupent : le premier, une surface de 13 8 mètres carrés ; l’autre, une surface de 45 mètres carrés.
- Les dépenses d’installation se sont élevées à la somme de 6,650 francs environ.
- Le matériel et l’outillage ont donné lieu à une dépense approximative de 8,85o fr., ce qui porte à i5,4oo francs les dépenses de première installation.
- Sur cette somme, la part de la commune a été de 11,000 francs, l’Etat ayant accordé une subvention de 4,400 francs.
- Le budget de l’école s’établit ainsi :
- RECETTES.
- !de l’Etat............................................. 12,200 francs.
- du département....................................... 2,500
- 1 j de la commune........................................... 2,910
- [ des communes intéressées.................................. 800
- Total.................................. 18,410
- Bourses nationales............................................... 1,100
- Les programmes d’enseignement suivis à Morez sont ceux qui ont été élaborés par le Comité d’inspection régionale de l’enseignement industriel, avec quelques légères
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- additions se rapportant à l’industrie locale et relatives au dessin d’ornement et à l’horlogerie.
- Le temps consacré à l’atelier est, suivant les années :
- de kj heures 1/2 en ire année, au lieu de 3o heures;
- de 22 heures 1/2 en 2e année, au lieu de 3o heures;
- de 2/1 heures 1/2 en 3e année, au lieu de 33 heures.
- Les élèves de l’atelier du fer se livrent aux travaux d’ajustage et font aussi un peu de forge dès la deuxième année. Ils sont occupés partiellement à des travaux d’horlogerie en troisième année.
- Les élèves versés à l’atelier du Lois s’occupent de sculpture, pendant 8 heures 1/2 par semaine en deuxième année, pendant 10 heures en troisième année.
- Les élèves viennent en assez grand nombre pendant la première et la deuxième année; en troisième année, le recrutement est moins aisé.
- L’Etat seul entretient des bourses, dont le montant s’élève à 1,100 francs. Actuellement, deux bourses et trois quarts sont réparties entre sept titulaires.
- L’école étant dans la cinquième année de son existence, deux promotions seulement sont sorties jusqu’à ce jour.
- Les élèves formant la deuxième promotion, sortis en juillet 1899, ont été au nombre de 12. Parmi eux, 11 ont pris part aux épreuves relatives à la délivrance du certificat d’études pratiques industrielles; 9 ont obtenu le nombre de points requis pour obtenir ce diplôme.
- Les épreuves d’entrée à l’arsenal de Besançon ont été subies également par 11 élèves. Tous ont obtenu le certificat d’aptitude de travail manuel et de dessin.
- Parmi les élèves sortants :
- 2 sont entrés aux ateliers du Creusot;
- 1 est en Suisse pour apprendre l’allemand;
- 1 est à Châlons-sur-Marne, à l’école préparatoire à l’Ecole des arts et métiers;
- i est émailleur chez son père ;
- j. est fabricant d’horloges chez son père ;
- 1 se destine à entrer au chemin de fer P. L. M.;
- 1 travaille comme menuisier-sculpteur.
- Des cours d’adultes étaient déjà établis à Morez lorsque l’école pratique a été organisée. Depuis quelle fonctionne, les professeurs qui y sont attachés ont regardé comme un devoir de faire plusieurs cours et quelques conférences.
- Ecole pratique cVindustrie de Pont-clé-Beauvoisin (isérc). — Par arreté du Ministre du commerce et de l’industrie, en date du ih décembre 1899, une école pratique d’industrie de garçons a été créée à Pont-de-Beauvoisin (Isère). Cette école doit etre ouverte au mois d’avril 1900.
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- Ecole pratique d’industrie de Rennes. — Dans le courant de Tannée 188A, la ville de Rennes acheva la construction d’ateliers destinés à recevoir :
- Les uns, les élèves des écoles communales, en dehors des heures de classe, non dans un hut d’apprentissage en vue d’une spécialité quelconque, mais pour développer chez eux la dextérité et la souplesse de la main ;
- Les autres, des jeunes gens, apprentis de diverses industries, qui viendraient puiser dans des leçons théoriques un complément d’instruction (pie l’atelier 11e donne pas. Dans cette dernière catégorie, on admettrait de préférence, disait-on, les jeunes gens pourvus du certificat d’études primaires; les autres devraient suhir un examen portant sur les connaissances absolument nécessaires de l’enseignement primaire.
- Ce sont ces derniers ateliers qui, sous le nom d’ école d’apprentissage, ont formé Técole actuelle.
- Le conseil municipal, dans sa séance du 5 mai i8cji, reconnaissant la nécessité de régulariser la situation de Técole, demanda qu’elle fût placée sous le régime établi par la loi du 11 décembre 1880 et déterminé par le règlement d’administration publique du 17 mars 1888.
- Un arreté ministériel du 3 novembre i8(ji sanctionna cette décision.
- Le h mars 1892, le conseil municipal, ratifiant le vœu émis le 1 2 février précédent par la commission de surveillance de Técole, demanda et obtint que Técole fût transférée au Ministère du commerce et de l’industrie, conformément à l’article 6g de la loi du 26 janvier 1892.
- Les années suivantes, l’atelier subit quelques modifications de détail pour l’installation de nouveaux outils. Alais toute cette partie des bâtiments de Técole fut détruite par un incendie, le 2à septembre 1898.
- A la suite de cet accident, des ateliers provisoires ont été installés dans un préau de Técole voisine, où ils fonctionnent encore aujourd’hui.
- Le budget, pour Tannée 1900, comporte un total de dépenses de 26,700 francs,
- dont :
- ( à la charge de la Ville.............................. 17,000 francs.
- epenses j ^ ^ cjjar^e ge pj^t................................... 9,700
- Total................................ 9 6,700
- Le personnel comprend :
- 1 directeur, prenant part à l’enseignement ;
- 3 professeurs;
- 1 chef des travaux pratiques, contremaître d’ajustage ;
- 1 contremaître de menuiserie;
- 1 contremaître de forge et de serrurerie ; 1 chauffeur surveillant.
- L’école ayant été rattachée au Ministère du commerce le ierjuin 1892, les programmes d’enseignement général furent étendus.
- En 1893, on chercha à se rapprocher le plus possible du programme publié par le
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- Ministère du commerce. Mais ce programme ne fut réellement appliqué qu’en octobre 189/1, et encore le manque de personnel, d’une part, le petit nombre des salles de classe, d’autre part, exigèrent-ils la réunion de la 2 e et de la 3e année pour les cours de dessin, d’hygiène, de comptabilité. Ce n’est qu’en octobre 1895, par suite de la collaboration du chef des travaux pratiques à l’enseignement du dessin et au service de surveillance, que l’enseignement général put être donné d’une façon normale.
- Aujourd’hui, on se conforme aux programmes-types élaborés par le Comité d’inspection, en y apportant seulement quelques changements, dont nous noterons ici les principaux :
- Le temps consacré à l’enseignement de l’arithmétique a été augmenté d’une heure et demie par semaine en iro année.
- Le cours d’hygiène a été supprimé.
- On peut considérer comme supprimé également l’enseignement de l’économie indus triellc. On se borne, à cet égard, à introduire dans le cours de comptabilité quelques notions sur les tribunaux de commerce, les conseils de prudhommes, la liquidation judiciaire, la faillite et la banqueroute.
- En 18 9 5 a été organisée une section préparatoire aux Ecoles des arts et métiers et de la flotte.
- Les élèves, attirés par la perspective de trouver facilement du travail dans les ateliers de construction de la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest à Rennes et dans ceux de l’Arsenal, se destinent surtout à la profession d’ajusteur.
- Ce n’est que dans ces dernières années, à la suite des demandes de tourneurs faites par les grands ateliers et meme par les petits patrons, que quelques-uns se sont décidés à embrasser cette profession. L’administration de l’école s’est naturellement empressée de répondre à leur désir.
- En novembre 1899, l’école comptait 71 élèves ainsi répartis :
- 1" année.................................................................. 32 élèves.
- 2e année.............................................................. 21
- 3e année................................................................ i3
- Section préparatoire aux écoles techniques.............................. 5
- Total........................................... 71
- L’école étant, au début, presque exclusivement un atelier, son transfert au Ministère du commerce mécontenta d’abord un certain nombre de parents, et surtout les élèves qui voulaient bien venir à l’établissement pour y apprendre un métier, mais qui se trouvaient trop âgés pour e. continuer d’aller à l’école v.
- Sans avoir disparu complètement, cette indifférence pour l’enseignement général diminue de jour en jour; d’ailleurs, le directeur a soin d’informer parents et élèves que, les cours de l’école comprenant l’enseignement général au même titre que l’enseignement manuel, il est inutile de présenter des jeunes gens qui, se trouvant suffisamment instruits, penseraient ne venir à l’école que pour y faire des travaux d’atelier.
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- Par arreté ministériel du a novembre i8<)(j, une bourse d’entretien de 5oo francs a été accordée à l’école pour être répartie en un certain nombre d’élèves ayant suivi pendant un an au moins les cours normaux de l’école.
- Jusqu’à présent, pour la fondation de bourses, ni le département, ni la ville n’ont suivi l’exemple donné par l’Etat.
- La délivrance du certificat d’études pratiques industrielles n’a commencé, à Rennes, qu’en juillet 18<j5.
- Avant cette date l’école délivrait aux élèves sortant de 3e année qui en étaient dignes un certificat d’apprentissage obtenu après un examen passé devant un jury composé d’un certain nombre de patrons.
- En i8(j(j, sur îa candidats, aucun n’a échoué aux épreuves du certificat d’études pratiques.
- Les élèves entrent à l’école pour y apprendre un état; c’est en qualité de petits ouvriers qu’ils en sortent et, à de très rares exceptions près, ils continuent le métier qu’ils ont appris à l’école.
- A leur sortie, ils vont : les uns aux ateliers de construction de l’Arsenal, d’autres aux ateliers de construction de la Compagnie de l’Ouest; les autres, enfin, chez les patrons de la ville.
- Rennes n’étant pas une ville industrielle, le placement des élèves a toujours été laborieux.
- Les élèves sortants gagnent en moyenne î fr. 5o par jour; au mois de janvier suivant, la moyenne des salaires devient î fr. 8o et atteint 2 fr. 95 au mois d’avril.
- On a organisé, en 18()y, une Société amicale d’anciens élèves de l’école.
- Ecole pratique cTindustrie de Rouen. — La ville de Rouen possédait, depuis 1 85o, une école professionnelle qui fut, en 1882, classée comme école primaire supérieure proprement dite.
- Cette institution formait des candidats pour les écoles d’arts et métiers ; en même temps, une section y recevait un enseignement manuel qui constituait un réel commencement d’apprentissage.
- C’est de cette école qu’est née l’Ecole pratique d’industrie de Rouen.
- Dès le début, en raison du succès même de Tinstitution et de l’affluence des élèves, le besoin se faisait sentir d’un local nouveau.
- Après l’étude de différents projets, le conseil municipal approuva, dans sa séance du 28 mars 18 8 A , la convention passée par l’Administration municipale pour l’acquisition d’une propriété contenant 5,700 mètres carrés, située sur la rive gauche de la Seine, dans un des faubourgs les plus industriels et, de plus, à proximité des communes oii se trouvent également de grands établissements d’industrie.
- Les plans et devis du bâtiment à construire furent présentés à l’approbation du
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- conseil municipal qui, dans sa séance du 6 novembre 18 8 5, ouvrit un crédit de 387,938 fr. 18 pour l’exécution des travaux.
- Depuis sa création en 1879, ce** établissement était resté purement municipal. Par un arrêté ministériel du 22 novembre 1888, lecole fut placée sous le régime de la loi du 11 décembre 1880.
- Elle subsista ainsi jusqu’au 19 octobre 1893. A cette date, un décret la rattacha au Ministère du commerce comme école pratique d’industrie.
- L’atelier d’ajustage de l’Ecole de Rouen mesure 22 m. 5o de longueur sur 10 mètres de largeur; il renferme 44 étaux, 2 machines à raboter, 1 étau-limeur, 1 machine à mortaiser, 1 machine à fraiser, 2 machines à percer et 4 tours sur métaux ;
- L’atelier des tours sur métaux mesure 18 m. 5o de long, avec la même largeur que le précédent, et renferme 7 tours simples, 9 tours à chariot, 1 tour à décolleter, 1 machine à percer et 26 étaux;
- L’atelier de serrurerie, situé à l’extrémité ouest, et qui mesure 22 m. 80 de long sur 10 mètres de large. Il renferme 39 étaux à pied, 1 étau à chaud, 3 machines à percer, 1 tour sur métaux, 4 forges et une petite installation d’éclairage électrique.
- An premier étage, 011 trouve : l’atelier de menuiserie, qui a 62 mètres de long sur 10 mètres de large et qui renferme 43 établis;
- Un petit atelier pour l’initiation de quelques élèves ajusteurs et tourneurs sur métaux au réglage des machines à bouter les cardes.
- En avant, sur la façade principale, se trouve le bâtiment qui renferme la chaudière à vapeur et la machine, d’une puissance de 3G chevaux.
- L’atelier de forge renferme 12 feux, dont G sont actionnés par un ventilateur; les élèves ajusteurs et tourneurs sur métaux y passent, à lourde rôle.
- La part de la Ville dans l’acliat du terrain a été de....... 7G,6G6r 66e
- Dans les dépenses de construction et d’aménagement, elle a été
- do....................................................... 271,822 12
- Tôt ai............................ 3 48 A 88 78
- La part de l’Etat dans l’acliat du terrain a été de........ 38,333' 34e
- Dans les dépenses de construction et d’aménagement, elle a élé
- de....................................................... 80,097 72
- Total............................ 118,43 x oG
- Le département de la Seine-Inférieure n’a fourni aucune subvention.
- Les dépenses d’entretien, à la charge exclusive de la Ville, sont prévues, au budget de 1900, comme devant s’élever à 32,412 fr. 5o.
- Celles qui sont à la charge de l’Etat (traitements du directeur et des professeurs) sont prévues au même budget, comme devant s’élever à io,G5o francs.
- L’école 11e bénéticie d’aucune fondation ni cl’aucun legs.
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- Le personnel enseignant comprend, pour renseignement général et le dessin,
- 5 maîtres et, pour l’enseignement du travail manuel, 7 préposés à l’apprentissage (ajustage, montage, tours sur métaux, serrurerie, forge, menuiserie, tour, Routage des cardes).
- Quant aux programmes, ils sont, à très peu de chose près, identiques aux programmes-types, et les instructions qui accompagnent ces dernières sont scrupuleusement suivies.
- Le cours de réglage des machines à Router les cardes porte sur trois années. Un programme spécial a été étaRli.
- En raison de l’extension rapide des applications industrielles de l’électricité, il est permis de penser que cette Rranche fournira un débouché lucratif aux ouvriers intelligents et instruits.
- Pour répondre à ce Resoin local, on a fait disposer, dans l’atelier de serrurerie, une installation d’éclairage électrique de 25 lampes, une Ratterie d’accumulateurs; un transport de forces fonctionnera prochainement. Les élèves mécaniciens les plus avancés sont exercés à la pose et au maniement des appareils électriques; iis ont déjà construit deux dynamos.
- Dans le même dessein, on consacre tout le cours de physique de 3e année a l’étude des éléments d’électricité industrielle.
- Le nombre des élèves de l’Ecole de Rouen est de 170. Il est à remarquer que depuis cinq ou six années Rétablissement est fréquenté par des enfants de familles aisées, dont les chefs occupent dans l’industrie des situations assez importantes.
- La fréquentation de l’école par de tels élèves mérite d’être remarquée ; elle montre que, au-dessus de la classe ouvrière, certains parents ne se laissent pas guider dans l’éducation de leurs enfants par un préjugé trop répandu contre le travail manuel.
- Le Ministre du commerce et de l’industrie entretient à l’Ecole de Rouen quelques bourses familiales de 500 francs chacune; elles sont destinées à faciliter la fréquentation de l’école aux enfants du département de la Seine-Inférieure.
- De son côté, le département de l’Eure, qui ne possède pas d’école pratique d’industrie, a décidé, dans sa session d’aout i8q5, de créer des bourses familiales de C)5o francs chacune à l’Ecole pratique de Rouen.
- En novembre 1899, le nombre total des boursiers était de 1 2 (G de l’Etat et G du département de l’Eure).
- Jusqu’en 1893, l’enseignement de l’école a été entièrement gratuit pour tous les élèves, sans distinction de provenance : les matières premières, l’outillage, les fournitures de classe et de dessin leur étaient délivrées gratuitement.
- Le 7 juillet 1898, le conseil municipal décida de faire verser à la Caisse municipale, par les parents de chaque élève étranger à la ville, une somme de Go francs, représentant la valeur des fournitures qui lui sont remises annuellement.
- Les communes visées ont reconnu le bien-fondé de cette rétribution, et, pour faci-
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- Hier l’entrée de l’Ecole pratique aux élèves sortis de leurs écoles primaires, elles ont consenti, dans le courant de i8q3, à prendre à leur charge le payement annuel d’une somme que la municipalité a bien voulu abaisser pour elles à ko francs par élève.
- Enfin le conseil général de la Seine-Inférieure, pour venir en aide aux communes de Sotteville et de Petit—Quevilly, qui fournissent le plus d’élèves étrangers, a inscrit pour elles au budget départemental, pour l’exercice 189/1 et les suivants, une somme de 500 francs permettant le payement des fournitures de 12 apprentis.
- L’école n’a pas d’internat. Les élèves (boursiers ou payants) dont les parents n’habitent pas la ville sont reçus dans des familles désignées par le directeur et qui offrent toutes garanties. Le directeur surveille néanmoins la conduite et la tenue de ces élèves.
- En 1899, le nombre des certificats d’études, délivrés aux élèves sortants, a été de 27; 32 jeunes gens avaient subi les épreuves.
- Depuis quelques années, certains élèves songent à réclamer le bénéfice du paragraphe 3 de l’article 2 3 de la loi du i5 juillet 1889 sur le recrutement de l’armée, bénéfice qui les dispense, au titre des industries d’art, de deux années de service militaire ; deux dessinateurs industriels ont déjà réussi dans ces épreuves. Ceux qui ne peuvent réclamer ce bénéfice demandent à travailler dans les compagnies d’ouvriers, quand arrive l’époque de leur service militaire. Ils subissent, à cet effet, un examen manuel, pour lequel aucun n’a encore échoué.
- Pendant ces sept dernières années (de 1892 à 1898 inclus), 158 apprentis sont sortis après trois ans de scolarité; sur ce nombre G seulement (soit 3.7 p. 100) ont quitté l’industrie pour se diriger vers le commerce ou les emplois de bureau.
- Ces chiffres montrent que la ville de Rouen et l’Etat 11e s’imposent pas inutilement de lourds sacrifices pour l’enseignement technique primaire.
- Une Association des anciens élèves de l’Ecole pratique de Rouen est en voie de formation.
- Ecole pratique d’industrie de Saint-Chamond. — Antérieurement à l’Ecole pratique d’industrie, existait à Sainl-Chamond une école primaire supérieure professionnelle, créée le 3o mai 1879 insl;,l^c dans dbs bâtiments communaux appropriés à cet effet.
- Cette école, située dans un centre industriel important, n’a jamais eu le caractère des écoles primaires supérieures ordinaires. Les fondateurs avaient tout d’obord orienté l’enseignement qui s’y donnait vers un but pratique : former de bons apprentis ouvriers, des dessinateurs aptes à devenir plus tard de bons contremaîtres ou des ouvriers instruits et habiles.
- En 189G, la Ville fit construire des ateliers neufs, bien éclairés et assez grands pour contenir tous les ateliers auparavant disséminés; elle dépensa pour cette con-
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- struclion 37,5oo francs. Elle a reçu de l’État, en 1897 et 1898, pour l’installation de ces ateliers et pour l’outillage, deux subventions de 5,000 francs chacune.
- L’Ecole pratique d’industrie comprend un batiment neuf contenant les ateliers d’ajustage, de forge, de menuiserie et de modelage, qui ont Go mètres de long et 8 mètres de large intérieurement.
- Des pièces spéciales servent de magasins de dépôt pour le bois, le fer et le charbon.
- Les ateliers sont outillés de la manière suivante :
- Ajustage.
- 1 machine à vapeur; 1 machine à morlaiser
- 3() étaux; 1 machine à raboter;
- h tours parallèles ; 1 perceuse à colonne;
- 5 tours à crochet; 1 perceuse à cordon ;
- 1 étau-limeur; 2 foreuses murales.
- Forge.
- 9 forges à deux feux : 1 étau à chaud ;
- h enclumes; 1 étau ordinaire;
- 1 forge portative ; 1 étau rendant.
- Menuiserie.
- 1 9 établis; 1 morlaiseuse à bois;
- G tours à bois; 1 sauteuse au moteur;
- 1 scie circulaire; 1 banc d'affûtage.
- 1 scie à ruban;
- Les traitements du personnel enseignai] il, payés sur les fonds
- à 1 5,G5o francs.
- Les crédits alloués annuellement par la Ville pour les dépenses d’entretien de l’école sont les suivants :
- Indemnités de résidence cl de logement......................... 9.G70 francs.
- Fournitures d'atelier............................................. 2,600
- Menues dépenses pour physique et chimie............................. 000
- Traitements des contremaîtres..................................... 7,o5o
- Total pour la commune................... 12,620
- Les traitements payés par l’Etat forment un total de i5,G5o francs.
- Les dépenses d’installation ont coûté 90,000 francs, dont 80,000 payés par la commune et 10,000 par l’Etat.
- Le personnel comprend : 1 directeur, h professeurs et 1 chef de travaux.
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- Les programmes-types des écoles pratiques d’industrie de garçons sont suivis prescpie exactement à l’Ecole de Saint-Chamond.
- Soucieux de Lien adapter aux besoins locaux l’enseignement manuel, le directeur et les professeurs vont souvent dans les usines et ateliers pour s’y mettre au courant de ce qui s’y fait et se tiennent en relations avec les chefs d’industrie.
- Le nombre des élèves est de 97.
- 3 élèves jouissent de bourses nationales d’entretien; 1 a une demi-bourse; 9 autres un quart de bourse.
- L’Ecole n’a pas d’internat.
- En 1899, 7 certificats d’études ont été accordés.
- La presque totalité des élèves se destinent aux travaux manuels; 3 ou â p. 100 entrent dans le commerce.
- Le placement des élèves s’est fait, jusqu’à ce jour, assez facilement. Les patrons apprécient les élèves de l’école parce qu’ils peuvent produire en entrant dans les ateliers, parce qu’ils ont de lionnes méthodes de travail, l’intelligence plus développée que les apprentis ordinaires, parce qu’ils comprennent rapidement les explications qui leur sont données sur le travail à faire, parce qu’ils savent lire un dessin et qu’ils sont faciles à commander.
- Les jeunes gens qui entrent dans la grande industrie après trois ou quatre années de travail à l’école réalisent un salaire moyen, au début, de 1 fr. 75 ou 9 francs par jour.
- Depuis 1889, les professeurs de l’école font des cours de dessin industriel et de mécanique appliquée aux apprentis des usines et. ateliers de la localité.
- Ces cours ont lieu six fois par semaine, le soir, de 7 h. 1/9 à 9 heures.
- Une Association amicale a été fondée entre les anciens élèves des deux écoles professionnelles, actuellement écoles pratiques d’industrie, de Samt-Elienne et de Saint-Cliamond. Elle fonctionne depuis 1 880.
- Ecolo pratique d'industrie de Saint-Didier-la-Séauve ( liante- f.oire). — Une école primaire supérieure et professionnelle fut créée à Samt-l)idier-la-Séauve en avril i8()o et placée; sous le régime de la loi du 1 1 décembre 1880. Le directeur avait en même temps la direction de l’école primaire.
- La municipalité, en créant celle école, avait surtout en vue l’enseignement du tissage.
- Le 5 décembre 1899, l’école professionnelle fut rattachée au Ministère du commerce et de l’industrie et transformée en école pratique d’industrie; à partir de cette même date, l’école primaire eut un directeur particulier.
- Le batiment oit se trouvent à la lois l’école primaire et l’école pratique a été construit en 1888.
- Gb. I. — Cl. 6. — T. I.
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- NATIONAL!-:.
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- D’avril 18qo à décembre 1 8qy , un meme directeur étant à la tête des deux, écoles, les locaux restèrent indivis. En décembre 18(jn , lorsque la direction fut dédoublée, chaque école conserva ses locaux respectifs; le préau et la cour restèrent communs.
- En octobre i8(j4, l’atelier d’ajustage fut construit. A cette même date, à la suite de dilïicultés survenues entre les deux directeurs, les deux écoles furent complètement séparées.
- L’atelier de tissage, situé à i5o mètres environ de l’école, n’a subi aucune transformation ; mais son éloignement n’est pas sans nuire à la bonne marche de cet atelier.
- Le mobilier scolaire n’est pas en fort bon état. Pour l’enseignement du dessin, de la géographie, des sciences, le matériel est assez pauvre.
- Quant aux ateliers, grâce aux libéralités du Gouvernement, ils sont relativement bien montés. En juillet i8q3, l’école a reçu des écoles d’arts et métiers trois lots d’outils pour forge, ajustage et menuiserie.
- A l’atelier de tissage, on possédait déjà n petits métiers basse-lisse, s métiers Jacquard, î métier à tambour et î lisage.
- En i8(j5, grâce à une subvention gouvernementale de 1,000 francs, on a pu acheter un métier brocheur pour le tissage. Une deuxième subvention de 1,000 francs, accordée en février dernier, a permis de transformer l’atelier d’ajustage, d’en compléter l’outillage individuel (étaux) et d’acheter trois tours à crochet, dont l’un sera transformé plus tard en tour parallèle.
- De son côté, la municipalité fait installer un moteur électrique.
- Le budget de l’école, pour l’année kjoo, comporte une dépense totale de 11,75o francs, à laquelle on fait face de la manière suivante :
- ....... j 'le l’État..................
- acwige. .j (je ia comnume...........
- Dons particuliers (madères premières),
- Total.
- 8,900 francs. 2,800
- 11,700
- Le personnel comprend : 1 directeur, 1 professeur, 1 maître adjoint; et pour renseignement technique : 1 professeur de tissage et 1 chef d’atelier d’ajustage.
- Les programmes-types sont suivis à l’Ecole de Saint-Didier-Ia-Séauve, sauf les modifications ci-après indiquées :
- L’enseignement de l’histoire naturelle et de l’hygiène si; fait en une année; le programme reste sensiblement le même, mais le maître s’étend moins sur chacun des points à traiter, de façon qu’une seule année suflise pour achever le cours.
- Le programme d’arithmétique et d’algèbre en 3e année est complété par l’étude des progressions, la résolution des équations du second degré et les éléments de la trigonométrie rectiligne.
- L’emploi de l’énergie électrique se généralisant de plus en plus dans la région, le conseil de perfectionnement de l’école a demandé l’addition aux programmes d’un
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- cours (l’électricité industrielle. Ce cours, qui vient d’être établi, comprend , outre les notions générales sur l’énergie électrique, le travail et la puissance, les unités électriques, les courants, la conductibilité, etc., l’étude des générateurs chimiques et des générateurs mécaniques d’électricité, des accumulateurs, des aimants, des solénoïdes et électro-aimants, l’étude des applications industrielles des courants.
- Les élèves exécutent à l’atelier, avec l’aide du professeur, quelques instruments pour le laboratoire : soudures, aimants, électro-aimants, solénoïdes pour bien mettre en évidence les champs magnétiques; tableau de résistance, etc.
- Le nombre des élèves actuellement présents est de 3 7 :
- 1rc aimée ............................................................. 13 élèves.
- 2” année................................................................ 11
- 3 e année................................................................ i3
- Total........................................... 37
- Cinq d’entre eux suivent les cours de la section préparatoire aux écoles d’arts et métiers.
- Sur les 3 7 élèves, 2 3 ont une bourse ou fraction de bourse, savoir : 17 boursiers de l’Etat, G du département.
- 2/1 élèves sont internes. Le prix de la pension est de hho francs.
- Un maître surveillant, pourvu du brevet élémentaire, est chargé de la surveillance de l’internat.
- "En 1899, h élèves ont obtenu le certificat d’études pratiques, 1 a été admis à l’Ecole d’arts et métiers cl’Aix, 1 à l’Ecole de Cluny.
- Le professeur de tissage fait, trois fois par semaine, de 8 heures à 9 b. 1/2 du soir, un cours de tissage théorique (cours d’adultes).
- Une Association des anciens élèves de l’Ecole de Saint-Didier-la-Séauve est en voie de formation.
- Ecole pratique d’industrie de Saint-Etienne. — En 1882, le conseil municipal de Saint-Etienne demanda la création d’une école professionnelle destinée à former des ouvriers. Le conseil vota dans cette même séance un crédit de 130,000 francs pour installer l’école projetée dans une grande maison bourgeoise, dont la Ville était propriétaire.
- La délibération municipale fut approuvée, quelques mois plus tard, par l’administration supérieure, et les travaux d’appropriation de.l’immeuble commencèrent sans retard.
- Mais il apparut vite que, dans le local où elle avait été établie, l’école 11e pouvait recevoir toute l’extension désirable : aussi la municipalité étudia-t-elle, dès le coinmon-
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- cernent de Tannée 1883, un projet de construction sur un vaste terrain appartenant à la Ville. Les travaux d'édification de la nouvelle école commencèrent en mars 1884 et se terminèrent en octobre 1885. Le i5 octobre 1885, l’école était transférée dans le local qu’elle occupe encore aujourd'hui.
- A ce moment , le mobilier était encore très insullisant. Aussi les ('lèves travaillèrent-ils à le compléter pendant plusieurs années. On les occupa aussi à la construction de nouvelles machines-outils, à la confection d’outils à main, de modèles de dessin et de divers et nombreux appareils de démonstration. On peut évaluer à 35,ooo francs le travail fait par eux pour l’école.
- A sa création, l’école portait le nom (VEcole primaire supérieure et professionnelle et relevait exclusivement du Ministère de l’instruction publique. Tout le personnel était nommé par le préfet.
- Le <) août 188<), l’école fut placée sous le régime de la loi du 11 décembre 1880, c’est-à-dire sous la double autorité du Ministère de l’instruction publique et du Ministère du commerce et de l’industrie.
- Par décret en date du icr juin i8(j2, l’école, sur l’avis conforme du conseil municipal, a été complètement rattachée au Ministère du commerce et de l’industrie, sous le nom (Y Ecole pratique d’industrie, et soumise au régime établi parla loi du 2 6 janvier î 8()et le décret du mm février j 8()3.
- L’école est formée de deux batiments. Le premier, réservé à l'enseignement général, comprend :
- 5 salles d’études pouvant contenir chacune Go élèves; ô salles de classe avec tables-bancs sur paliers en gradins; i amphithéâtre de chimie de. i5o places; 1 laboratoire de chimie avec ses dépendances; i amphithéâtre de physique; i cabinet de physique ; î salle de manipulation destinée à l’électricité industrielle; î grande salle de dessin avec dépôt de modèles; î bibliothèque; î musée, etc.
- Le second contient la machine et les divers ateliers qui occupent , avec leurs dépendances, une surface de i,Aoo mètres carrés. L’outillage est très important. Les ateliers sont munis du matériel le plus complet et le plus perfectionné.
- Nous donnerons quelques détails sur l’outillage des ateliers d’armurerie et de tissage, qui sont spéciaux à l’Ecole de Saint-Etienne. Le premier contient :
- 28 étaux, 1 tour simple, 2 tours à eharioler et à lileler, 1 tour à reproduction, 1 tour à décolleter, 1 machine à percer à 1 lorèl, 1 machine à percer à 3 forets, 1 machine à raboter, 1 machine à mortaiser, 1 étau-limeur, 1 machine à tailler les fraises de forme, 1 machine à affûter les fraises, 2 machines à fraiser à reproduction, h enclumes et h étaux pour le dressage des canons de fusil, 1 machine à dresser les canons de fusil, 1 tour à aléser les canons, 1 découpoir.
- A l’atelier d’armurerie sont annexés un stand et un petit laboratoire de mesures qui comprennent principalement :
- 2 chevalets de pointage, l’un à recul et l’autre fixe, 1 plaque-cible en acier avec disjoncteur par inertie;
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- i chronographc Le Boulengé-Bréger, 1 chronomètre électro-magnétique à diapason,
- 1 cylindre enregistreur, 3 signaux de Marcel Deprez pour indiquer le commencement et la fin d’un phénomène mécanique de très courte durée, une série de diapasons à style, plusieurs fusils ou canons dont deux à Crushers pour essais divers de balistique.
- L’atelier de tissage comprend : î q petits métiers à tisser, <j métiers d’échantillons (a pièces), 3 métiers industriels, 5 métiers d’étoffes, enfin divers appareils de filature, des ourdissoirs, lisages, etc.
- A l’atelier de teinture et de blanchiment, on remarque : 2 barques, 4 pérolles dont i à bascule, 1 essoreuse dynamo-électrique, î chaudière, î chambre à soufre,
- 2 chevilles.
- L’atelier de modelage et de sculpture contient a établis de sculpteur, ainsi que les tables et chevalets pour modelage, moulage et sculpture.
- Une machine de 3 5 chevaux de puissance actionne les diverses machines-outils ou métiers de ces ateliers, ainsi qu’une dynamo de 20 kilowals qui fournit l’électricité à 270 lampes de 20 bougies, à 1 lampe à arc et au laboratoire d’électricité.
- L’école possède, en outre, d’importantes collections d’appareils de physique, d’ustensiles et produits chimiques, de pièces d’histoire naturelle, de modèles en relief pour l’enseignement de la mécanique, de la technologie et du dessin; une belle collection d’appareils de cinématique construits à l’école.
- La dépense totale à ce jour, pour la construction et l’installation de l’Ecole de Saint-Etienne, est, très approximativement, de :
- Construction et mobilier........................................ 455,000 francs.
- Machines-outils et outillage...................................... 160,000
- Matériel d’enseignement......................................... 58,000
- Total.................................... 673,000
- Cette dépense, à l’exception d’une subvention de 8,725 francs fournie par l’État pour l’armurerie et le tissage, d’une autre somme de i3,ooo francs accordée par la Chambre de commerce pour le meme objet, enfin de divers dons en nature évalués à 8,000 francs, a été entièrement supportée par la ville de Saint-Etienne.
- Le budget de l’école, dont le montant est de 106,777 sc décompose en
- deux parties :
- 1" Part de l’État.
- Traitement du personnel...................... A1,-289e 95
- Subvention annuelle pour l’atelier d’armurerie. 2,5oo 00
- 2° Part de la Ville.
- Indemnités de résidence et de logement....... 19,260 00
- Traitements du personnel de l’enseignement
- technique et indemnités diverses.......... 2i,2 5o 00
- Gages des gens de service.................... 6,727 5o
- Matières premières et frais d’entretien...... 18,760 00
- Total...........................
- 62,987 5o
- 106,777 45
- 43,789' 95
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- Un fabricant de rubans, M. Staron, membre de la Commission de surveillance et de perfectionnement, a donné à la Ville, le 3o novembre 1889, le capital nécessaire à la fondation d’une rente annuelle de 100 francs, destinée à être accordée en une ou deux primes aux élèves sortant de la section de tissage.
- Par testament, en date du i(i septembre 1890, un autre généreux donateur, M. Jacquet, a légué à la Ville une somme de h0,000 francs, qui a été versée à la caisse municipale, le 2b mai 1892, et dont les intérêts servent à récompenser les meilleurs élèves sortant des deux Ecoles pratiques de filles et de garçons.
- Pour le même objet, la Chambre de commerce accorde, chaque année, une somme de 300 francs, et la Chambre syndicale des tissus 100 francs.
- Le personnel comprend :
- 1 directeur; i surveillant général ;
- 10 professeurs ou maîtres adjoints; 1 chef des travaux ;
- 0 chefs d’ateliers;
- 6 contremaîtres complètement attachés à l’école ;
- 2 contremaîtres 11e donnant que quelques heures par semaine;
- 1 chauffeur-mécanicien.
- On estime, à Saint-Étienne, que les membres du Conseil de perfectionnement sont en trop petit nombre pour pouvoir s’occuper, comme il convient, des différentes spécialités dont on s’occupe à l’école. Aussi, avec l’autorisation de AL le Ministre, a-t-on institué à côté de ce Conseil de perfectionnement cinq commissions, dites Commissions techniques, comprenant de 6 à 12 membres et composées d’ingénieurs et constructeurs, de fabricants, de contremaîtres et d’ouvriers; les commissions techniques sont spécialement chargées de suivre le travail des élèves aux ateliers pour les spécialités professionnelles ou groupes de spécialités suivantes :
- ir° Commission....................... Forge, tour, ajustage et modèlerie;
- 2e Commission........................ Armurerie ;
- 3' Commission........................ Electricité industrielle ;
- h° Commission........................ Menuiserie, ébénislerie et sculpture;
- 5e Commission........................ Filature et tissage.
- La durée des études à l’École de Saint-Etienne est de h ans. La irc année est dite année préparatoire. On y complète l’enseignement primaire élémentaire des élèves. Pour les travaux manuels, on les fait passer dans tous les ateliers, afin de les initier au maniement des outils de travail du fer et du bois; ils font en outre du modelage. L’année préparatoire est ainsi une année d’essai pendant laquelle les aptitudes se révèlent. Les élèves peuvent alors plus sûrement choisir une profession. On les spécialise ensuite en tenant compte de leurs goûts et de leurs dispositions; puis, on les répartit dès le commencement de la iro année dans les différents ateliers.
- En ce qui concerne l’horaire suivi, on a apporté à Saint-Étienne un certain nombre de modifications se justifiant d’abord par l’existence même de Tannée préparatoire,
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- puis par l’obligation dans laquelle on se trouve de réduire à 5i h. 1/2 et 5e h. 1/2 la durée de la journée de travail, alors que la journée prévue ;\ l’horaire officiel est de 55 li. i/e en ire année, de 58 h. i/e en ee et de Go heures en 3e; l’éloignement des familles de beaucoup d’élèves ne permet pas de faire venir ceux-ci avant 7 b. du matin, ni de les garder après 6 b. 1 /a du soir.
- Le temps consacré aux travaux d’atelier est réduit :
- En ire année, à 2 1 b. 1 /e ; en 20 année, à 2/1 h. 1/9, et en 3e année, à 30 heures.
- En ce qui concerne les programmes, on suit à peu près exactement à Saint-Etienne ceux qui sont proposés par le Ministère. 11 est bon de remarquer qu’on a ajouté en 3e année quelques notions de géométrie descriptive. Ces connaissances sont, en effet, fort utiles pour un grand nombre de professions : chaudronniers, ferblantiers, menuisiers, charpentiers, mécaniciens.
- Les élèves tisseurs, appelés en grand nombre à devenir employés techniques de fabrication, suivent des cours spéciaux de comptabilité et d’anglais.
- En fait d’enseignement technique, les matières enseignées à Saint-Etienne et qui ne figurent pas dans les programmes généraux dressés par le Comité d’inspection sont : les cours de fibres textiles et de tissage, le cours d’électricité industrielle et le cours d’armurerie.
- Le Cours théorique de tissage dure i h. 1/9 par semaine en iro année, 3 heures en 2e et 3° années. Ce cours comprend tout ce qui concerne l’art de faire un ruban : étude des armures unies groupées par genre, étude des principes de mise en carte, notions de mise en fabrique. Établissement d’un prix de revient. Les élèves suivent en outre un cours de jibres textiles en 3e année et font des manipulations sur le traitement des fils, le blanchiment, la teinture et les apprêts.
- Afin de bien faire saisir par les élèves les principes de la science du tissage, et en même temps pour leur apprendre la pratique du métier, 011 leur fait monter et exécuter un grand nombre d’échantillons sur les métiers basse-lisse et sur les métiers à deux pièces de divers modèles employés dans la fabrique.
- Le temps consacré aux exercices pratiques, carte démontage, mise en carte, lisage, et analyse d’échantillons, tissage, est de 22 heures par semaine en ire et en 2e années et de 2/1 heures en 3e année.
- Lorsqu’un jeune homme se présente à l’école pour la section de tissage avec des connaissances générales suffisantes, il 11’est pas tenu de passer par l’année préparatoire; il est admis directement en ire année et même en 90 année. Dans ce dernier cas, il 11e reste que deux ans à l’école, ou trois, avec une année supplémentaire. Après examen, il peut aussi être dispensé des cours d’enseignement général; il consacre alors tout son temps au dessin et à l’enseignement technique.
- A l’Ecole de Saint-Étienne existe, depuis longtemps, une section à’ électricité industrielle formée d’élèves de 3e année qui, pourvus du certificat d’éludes pratiques, reviennent pendant une année à Técole pour s’occuper exclusivement d’électricité industrielle.
- Les élèves de cette section ont, par semaine, k h. 1/2 de cours et une séance de
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- manipulation de 3 heures pendant laquelle ils s’initient à la mesure des grandeurs électriques et procèdent aux essais les plus divers sur de petites machines industrielles faites à l’école. Le laboratoire d’électricité est largement, pourvu en instruments de mesure et en appareils de démonstration.
- Aux ateliers, les élèves électriciens construisent des appareils très variés, des dynamos, électromoleurs, transformateurs, et sont exercés au montage. Ils préparent d’abord les projets de ces appareils ou machines sur les données et avec l’aide du professeur d’électricité ou du chef d’atelier et en font le dessin sous la direction du professeur de dessin.
- Un grand nombre d’élèves sortis de la section d’électricité de l’Ecole de Saint-Étienne occupent déjà de belles situations dans l’industrie électrique.
- Comme plusieurs autres écoles pratiques, l’École de Saint-Etienne présente des can-
- didats aux Ecoles d’arts et métiers et aux Ecoles des apprentis élèves mécaniciens de la flotte. Mais il s’agit avant tout d’éviter de faire des déclassés; aussi les élèves candidats ne constituent-ils pas, à proprement parler, une section spéciale : ils suivent, en effet, tous les cours des autres élèves; ils participent aux mêmes exercices pratiques. Seulement, pendant l’année qui précède le concours et durant une partie du temps réservé aux travaux d’atelier, ils reçoivent quelques répétitions sur les matières des programmes des examens d’admission. De celle façon, en cas d’échec, ils ne sont pas dévoyés; ils peuvent, comme leurs camarades, entrer dans un atelier ou une usine. On n’admet d’ailleurs à ces répétitions que les élèves qui, l’ayant demandé, sont reconnus comme doués d’aptitudes suffisantes.
- Le nombre des élèves de l’Ecole de Saint-Etienne atteint /ioG.
- Jusqu’en i8(jà, presque tous les élèves nouveaux passaient par la division préparatoire. Depuis ce moment, un certain nombre, parmi les plus Agés, sont admis directement en première année.
- Le nombre des élèves qui font quatre années — et c’est là un point important — va sensiblement en augmentant. Pour un même recrutement, il a plus que doublé dans ces dernières années.
- Le nombre des élèves boursiers est actuellement de 3 a. Un crédit de 6,ia5 francs est affecté à cet objet.
- Toutes ces bourses sont des bourses nationales. Ni le département ni la Ville n’entretiennent de boursiers à l’Ecole pratique.
- L’école ne possède pas d’internat.
- Le nombre des certificats d’études pratiques délivrés en i8()C) a été de 33.
- Il importe à ce propos d’observer que, chaque année, plusieurs élèves de 3e année quittent l’école avant la fin des classes, soit pour ne pas prendre part à l’examen, soit pour entrer immédiatement dans des ateliers, par crainte qu’à la sortie générale les emplois qu’ils trouvent eux-mêmes soient sollicités et pris par d’autres.
- En i8(jq, 6 élèves ont été admis aux Ecoles nationales d’arts et métiers, î à l’Ecole de Cluny.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Lu plupart des élèves (pii n’ont pas réussi sont rentrés à l’école pour terminer leur apprentissage.
- Presque tous les élèves entrent dans les usines ou ateliers pour v exercer la profession qu’ils ont apprise à l’école.
- D’une statistique portant sur ÿoo noms d’élèves sortis en 2 e et en 3° année, c’est-à-dire dans le cours ou à la lin de leur 3e ou A0 année d’études, il résulte que la journée moyenne, qu’ils reçoivent à leur sortie de l’école et au moment du tirage au sort, est de :
- Elèves de 9 e année. Elèves de 3e année.
- A leur sortie...........
- Lors du tirage au sort
- A leur sorlie...........
- Lors du tirage au sort
- i,77
- 4,5o
- 9.,9.5 5,90
- Ils obtiennent donc, à l’âge de ao ans, une journée moyenne de 5 francs que nous estimons supérieure de î franc à celle des jeunes gens de leur âge ayant appris leur métier dans les conditions habituelles.
- On remarquera certainement la différence, d’un grand intérêt, entre la journée (5 fr. ao) des élèves sortis en 3e année et la journée (A fr. 5o) de ceux qui ont abandonné l’école un an plus tôt, d’autant mieux que l’on sait que, dans la fixation du salaire des jeunes ouvriers, on tient souvent plus compte de leur âge et de leur taille que de leur habileté.
- r
- Les anciens élèves de l’Ecole pratique ont pris part à divers concours dont les résultats présentent de l’intérêt, car ils permettent de comparer ces jeunes gens avec les ouvriers qui se sont formés dans les conditions ordinaires.
- En avril i8(j5, un concours était ouvert pour le choix d’un contremaître d’ajustage à nommera l’Ecole pratique de Saint-Etienne. îo candidats s’étaient présentés, dont 6 anciens élèves. Ces 6 anciens élèves ont été classés les 6 premiers.
- Au concours du 11 novembre 1897, pour un emploi de contremaître de menuiserie à Saint-Etienne, 6 candidats, 3 de chacune des catégories considérées : les 3 anciens
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- élèves de l’Ecole pratique ont également été classés les premiers.
- Un troisième concours a eu lieu, en 189G, à Saint-Cbamond. C’est encore un des
- r
- anciens élèves de l’Ecole pratique qui, ayant obtenu le premier rang, a été nommé contremaître à l’Ecole de Saint-Cbamond.
- Les examens des industries d’art, établis par application de l’article 93 de la loi du i5 juillet 1889, ont lieu chaque année en avril. Le nombre des candidats est considérable dans le département de la Loire. L’année dernière, il a été de 76, répartis dans 19 spécialités très diverses. Environ 12 d’entre eux, approximativement 16 p. 100, sont admis chaque année.
- Sur 115 candidats présentés et appartenant à ces diverses industries, depuis 1896 :
- Anciens élèves, A2 : admis 22, refusés 20; moyenne des points obtenus, A7.23.
- Etrangers à l’école, 73 : admis A, refusés 69; moyenne des points obtenus, 34.56.
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- Le personnel de l’école prend une part très active aux conférences populaires organisées dans le département par l'Administration académique. Certains maîtres en ont fait jusqu’à cinq ou six par an. soit en ville, soit dans les localités voisines. Aucun éta-
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- Plissement de Saint-Etienne n’a fourni à l’Administration autant de conférenciers que l’Ecole pratique.
- Indépendamment des cours d’adultes établis par la Ville à l’école, un cours théorique et pratique de chauffage a été ouvert, en 188G, par le directeur, qui s’en est chargé seul jusqu’à la fin de l’année scolaire 1891-1899. En octobre 1899, ayant ouvert un cours d’électricité industrielle (9 leçons par semaine pendant toute l’année scolaire), il céda successivement ce cours de chauffage aux deux chefs de travaux, puis à un autre professeur qui continue à le faire.
- Ces deux cours, suivis par de nombreux auditeurs, ne sont rétribués que depuis quelques années.
- Il existe une Association amicale entre les anciens élèves des Ecoles professionnelles
- r r r
- de Saint-Chamond et de Saint-Etienne. Son siège social est à l’Ecole de Saint-Etienne, où ont lieu les assemblées générales.
- Le nombre des membres actifs est actuellement de 910.
- B. — Écoles pratiques de commerce (garçons).
- r
- Ecole pratique de commerce de Boulogne-sur-Mer. —En octobre 1888, s’était ouverte à .Boulogne-sur-Mer une école primaire supérieure de garçons.
- Dès le 3o novembre 1888, le conseil déclara formellement son intention de la placer sous le régime établi par la loi du 11 décembre 1880 cl le décret du 17 mars 1888.
- Cette délibération reçut son effet par l’arrêté du 19 février 1889, qui attribuait à l’école la dénomination d’école primaire supérieure commerciale de garçons.
- Par délibération en date du 10 août 1891, le conseil municipal donnait son adhésion au projet de rattachement de l’école primaire supérieure commerciale de garçons au Ministère du commerce.
- Par décret du ier juin 1899, l’école primaire supérieure fut rattachée au Ministère du commerce et prit le nom à’école pratique de commerce.
- L’école primaire supérieure commerciale avait été installée dans une partie vacante du bâtiment des anciennes casernes, qu’on aménagea pour sa nouvelle destination.
- En 1899, après le transfert au Ministère du commerce, le conseil municipal, par une délibération du i3 décembre, votait un crédit cle 3,900 francs pour de nouveaux travaux d’appropriation à exécuter dans l’école devenue école pratique de commerce.
- Depuis 1899, les dépenses d’entretien annuel sont supportées uniquement par la ville.
- Le budget voté pour 1890 était de A,700 francs.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Le budget voté pour 1900 s’élève à 8,G3o francs ainsi répartis :
- Indemnités de résidence............................................ 3,000,francs.
- Indemnités de logement............................................. a,43o
- Salaire du concierge............................................... i5o
- Bourse communale d’entretien....................................... 4 00
- Subvention de la Chambre de commerce............................... 5oo
- Chauffage et éclairage............................................. 35o
- Ilépenses diverses................................................. 1,800
- Ensemble................................. 8,63o
- La Chambre de commerce de Boulogne verse à la caisse municipale une subvention de 5oo francs pour être employée en bourses d’entretien (400 francs), et en achats de livres de prix et en primes attribuées en lin d’année au nom delà Chambre de commerce (100 francs).
- Le personnel de l’école comprend :
- Le directeur, chargé de l’enseignement des sciences physiques et naturelles et du cours des marchandises;
- Un professeur chargé de la comptabilité, du bureau commercial et de la législation;
- Un professeur pour les mathématiques, l’écriture et le dessin;
- Un professeur de langue française, histoire et géographie;
- Un professeur d’anglais.
- Le service intérieur de l’école (enseignement et surveillance) est réparti entre les maîtres par parts égales, autant que cela peut se faire d’après la nature de l’enseignement confié à chacun d’eux. Dans ces conditions, chaque professeur a de vingt-cinq à vingt-six heures de service par semaine.
- Les modifications suivantes ont été apportées au programme-type des écoles pratiques de commerce :
- première année.
- Comptabilité. — Le nombre d’heures consacrées à la comptabilité a été réduit de 6 heures à h heures et demie.
- Le programme a été réduit aux notions de commerce et à l’étude des documents commerciaux.
- L’étude des livres principaux a été reportée en 2e année, ainsi que l’établissement d’une monographie.
- Langues étrangères. — Ln seule langue étrangère enseignée est la langue anglaise.
- Langue française. — Le nombre d’heures consacrées à la langue française a été porté de h heures et demie à 6 heures par semaine.
- Notions de physique. — Le programme de physique, étant trop chargé, a été en partie reporté en 2e année.
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- Sténographie (cours facultatif). — Une classe par semaine, consacrée à la sténographie, a été. ajonléc à l’horaire le jeudi matin.
- DEUXIEME ANNEE.
- Comptabilité. — Le programme-type a été augmenté de toute la partie du programme de ire année relative aux livres de commerce et à rétablissement d’une monographie.
- Physique. — Toute la partie du programme de irc année relative aux phénomènes lumineux a été reportée en yc année. Une classe par semaine pendant le premier trimestre, le jeudi matin, est consacrée à cet enseignement.
- Sténographie (cours facultatif). — Pendant les deux derniers trimestres, la classe de physique est remplacée par une classe de sténographie. A partir de la nc année, les élèves ayant fait des progrès sérieux en sténographie sont exercés au maniement de la machine à écrire (types Remington et Yost). Ces deux enseignements ont été introduits sur la demande de plusieurs négociants de la ville.
- TltOISIEME ANNÉE.
- r
- Ecriture. — La classe d’écriture est transformée en une classe de comptabilité, en ce sens quelle est consacrée à la confection d’exercices pratiques de tenue des livres et de documents relatifs à la monographie en cours.
- Histoire. — A partir du deuxième trimestre, une classe supplémentaire, le soir, est consacrée à la révision du cours d’histoire.
- Histoire naturelle et hygiène. — Une autre classe est consacrée à la révision du cours d’histoire naturelle et d’hygiène dans les mêmes conditions.
- Les élèves entrant à l’école viennent, à de rares exceptions près, des établissements d’enseignement primaire de la ville.
- r
- Les boursiers de l’Etat ont été au nombre de 5 en i8q3, 3 en 189 4, 3 en i8(j5,
- 3 en j 8c)G, 3 en 1897, 3 en 1898 (deux bourses partagées). U existe actuellement
- 4 bourses trois quarts accordées par l’Etat et réparties entre G titulaires. Un élève bénéficie d’une demi-bourse du département. Enfin, un demi-pensionnaire est titulaire d’une bourse de demi-pension accordée par la Compagnie du chemin de fer du Nord.
- A la rentrée d’octobre 1899, l’effectif scolaire était le suivant :
- 1re année...................................................... h a
- 2 e année......................................................- 35
- 3° année......!................................................ 22
- Tôt au.................................. 99
- Jusqu’en 1899 a fonctionné un internat commun à l’Ecole pratique de commerce et à l’École pratique d’industrie de Boulogne-sur-Mer; la surveillance en était confiée à l’un
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- des professeurs de l’Ecole pratique cle commerce, responsable de la tenue matérielle des internes et de leur surveillance en dehors de l’école.
- A partir de la rentrée dernière (octobre i8(j(j), le directeur de chaque école a pris la charge des internes suivant les cours de son établissement.
- Le nombre actuel des pensionnaires est de 7. Tous sont boursiers. 11 y a en outre un demi-pen sio n na ire.
- Le nombre des élèves ayant obtenu le certificat d’études pratiques commerciales en 1 8(j(j a été de 10.
- L’administration de l’école a décidé de ne recommander que les élèves ayant accompli leurs trois années d’études et pourvus du certificat de sortie. Elle refuse à tout autre le droit de se dire élève de l’école.
- Depuis la création de l’école, io5 jeunes gens en sont sortis, munis ou non du certificat. Ont trouvé des emplois :
- Dans des maisons de commerce de Boulogne......................... à 8 j
- Dans des maisons d’une autre localité............................ 9 >
- Dans des maisons de l’étranger................................... 5 j
- ,, , f dans les administrations de t'Elal..............................
- jn lts l dans d’autres écoles............................................
- A l'étranger pour apprendre la langue....................................
- Destinalion inconnue.....................................................
- G a
- 10 1 :!
- 7
- i3
- Total
- 1 o5
- Les destinations indiquées sont celles des élèves immédiatement à leur sortie de l’école. Beaucoup ne les ont pas conservées et les ont échangées contre des situations meilleures ou plus en rapport avec leurs aptitudes.
- Le placement des jeunes gens, difficile à l’origine, est devenu plus aisé depuis qu’on a appris a connaître l’école et que le titre d’ancien élève n’est plus accordé qu’à ceux; qui sortent pourvus du certificat d’études pratiques commerciales.
- Les appointements de début sont assez variables : la plupart des maisons offrent 90, 90, 3o francs par mois; quelques-unes 00 francs. Le n’est guère qu’au bout d’une année que se produisent les augmentations. Au moment de partir pour le ser-\ice militaire, le jeune employé à Boulogne est armé à un salaire mensuel moyen de 80 francs.
- Il y aurait intérêt à favoriser le plus possible le séjour des élè\es de l'école en Angleterre, au moins pendant quelques mois. Les causes qui empêchent d’ordinaire le départ de ces jeunes gens sont de deuv ordres. Parfois les ressources manquent pour permettre d’attendre un emploi suffisamment rémunérateur; trop souvent on se heurte à la résistance des familles qui redoutent de voir leurs enfants s’éloigner.
- Le personnel de l’école a prêté tout son concours aux conférences pour les adultes organisées dans les ditlèrenles écoles de la ville et des communes voisines. Chacun, suivant son enseignement spécial, a donné presque chaque année une ou plusieurs conférences.
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- Une Association d’anciens élèves, dont font partie à la fois les élèves sortis de l’an-
- r
- cienne école primaire supérieure commerciale et ceux de l’Ecole pratique de commerce, a été fondée le 1cr juillet 1897.
- Elle se propose d’aider par des secours ou par un appui moral ceux de ses membres qui se trouveraient dans une situation malheureuse, d’exercer un patronage sur les élèves sortant de l’école et de les aider dans la recherche d’un emploi, de favoriser le recrutement de l’école, d’encourager le travail des élèves par T attribution de prix ou de primes suivant ses ressources, de compléter l’instruction de ses membres soit par des conférences, soit par des prêts de livres.
- Elle compte actuellement 11 membres honoraires et 8 a membres actifs.
- Elle a organisé l’année dernière plusieurs conférences et donné des ouvrages comme prix d’anglais dans les différentes divisions de l’école.
- Elle se préoccupe actuellement des moyens de faciliter la recherche d’un emploi à ceux de ses membres qui viennent de terminer leur service militaire.
- r
- Ecole pratique de commerce de Narbonne. — Une délégation de la municipalité de la ville de Narbonne étant allée, l’an dernier, à Nîmes, eut l’idée d’y visiter l’école ' pratique. Frappé de l’utilité d’un établissement d’instruction ainsi organisé, M. le Maire de Narbonne, dès son retour, crut devoir consulter la Chambre de commerce sur la question de savoir si une école pratique ne serait pas de nature à favoriser les intérêts du commerce local. La réponse de la Chambre de commerce ayant été affirmative, le projet fut soumis au conseil municipal qui, le 6 février 1899, approuva à l’unanimité la fondation à Narbonne d’une école pratique de commerce et d’industrie.
- La difficulté de trouver un local suffisant pour une école donnant le double enseignement, commercial et industriel, décida bientôt les auteurs du projet à ajourner la création de l’école d’industrie et à se consacrer d’abord exclusivement à rétablissement d’une école pratique commerciale. Le conseil municipal vota successivement 6,000 fr. pour faire face aux frais d’installation, puis 5,ooo francs pour les dépenses d’aménagement de l’immeuble que la nouvelle école devait occuper. ,
- Le ‘ï5 juillet 1889, le Ministre du commerce prenait un arreté approuvant la création d’une école pratique commerciale à Narbonne.
- Quand les travaux d’aménagement et de réparations, encore inachevés, seront terminés, on trouvera dans le batiment principal :
- Au rez-de-chaussée, une salle pour le musée des marchandises, le bureau commercial et l’amphithéâtre de chimie, fait pour contenir Ao élèves;
- Au premier étage, deux salles de classe, le cabinet du directeur, la bibliothèque servant de beu cle réunion pour les professeurs et une pçtile pièce pour le matériel de dessin.
- Un bâtiment annexe recevra, en bas, les cabinets de physique et de chimie.
- Tous les locaux seront chaudes au gaz et éclairés à l’électricité.
- La ville a dépensé, comme nous l’avons dit, 11,000 francs jusqu’à ce jour pour
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- installer l’école. A celte somme, il faut ajouter deux subventions accordées par l’État, la première de i,5oo francs, la seconde de i,a5o francs.
- Le budget , pour 1 <joo , est établi ainsi qu’il suit :
- , (à la charge (le l’Etat........................ 6,275 francs.
- Bouses J à la charge de la Ville........................ 4,95o
- Total............................. 11,225
- Le personnel enseignant se compose du directeur et de 2 professeurs.
- On suit le programme-type des écoles de commerce de garçons, sauf pour ce qui a trait à l’enseignement des marchandises. L’étude des vins doit être très développée : on se propose d’organiser une série de manipulations, qui auront pour objet d’apprendre aux élèves à chercher le degré alcoolique, le degré d’acidité d’un vin, l’extrait sec, la dose de plâtre, la coloration artificielle.
- Deux langues vivantes sont enseignées : l’anglais, pendant 6 heures par semaine, et l’espagnol, auquel on consacre, par semaine, 4 heures 1 /a.
- L’école compte annuellement 3i élèves, tous externes. Aucun de ces élèves ne profite d’une bourse.
- C. —Écoles pratiques de commerce et d’industrie.
- a. — École de garçons.
- Ecole pratique de commerce et d’industrie d’Agen.— Un arrêté du Ministre de l’instruction publique, en date du 9 août 188g, rendu sur l’avis conforme du Ministre du commerce, plaça l’école primaire supérieurs d’Agen, qui existait depuis 1882, sous le régime de la loi du 11 décembre 1880 et du décret du 17 mars 1888 sur les écoles manuelles d’apprentissage.
- Le 12 juin 1890, le Ministre du commerce ayant accordé à l’école une subvention de 3,ooo francs pour achat d’outillage et le conseil municipal ayant voté une somme égale pour le même objet, les ateliers de l’école manuelle d’apprentissage furent installés. U11 crédit de 1,000 francs voté par le conseil municipal permit en outre l’organisation d’une salle de dessin.
- Dès lors, l’établissement devint en fait ce qu’il était en droit depuis le 9 août 1889, c’est-à-dire une école manuelle d’apprentissage avec ateliers pour le travail du bois, du fer et de la pierre.
- L’organisation de l’établissement, était telle qu’011 vient de la décrire lorsque, après le vote de la loi du, 26 janvier 1892, le décret du icr juin de la même année rattacha l’école manuelle d’apprentissage au Ministère du commerce et en lit une école pratique d’industrie.
- C’est au mois d’octobre 1893 que l’Ecole pratique d’industrie fut transférée dans l’édifice tpi’elle occupe actuellement.
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- A l’époque meme du transfert , un changement des plus heureux fut apporté dans le personnel attaché aux ateliers. Jusqu’alors l’apprentissage avait été confié à deux industriels de la ville, dont la collaboration dévouée, mais intermittente et irrégulière en raison meme de leurs occupations extra-scolaires, était très coûteuse et peu fructueuse. Ils furent remplacés par deux ouvriers habiles, choisis au concours, complètement attachés à l’école, et qui, par la continuité et la régularité de leurs efforts, pouvaient assurer un apprentissage plus méthodique et plus complet.
- Cette dernière décision administrative complétait l’organisation de l’Ecole pratique d’industrie, telle quelle existe encore aujourd’hui.
- A l’époque meme où l’enseignement industriel recevait ainsi sa forme définitive à l’Ecole pratique d’Agen, l’effectif scolaire s’élevait à p5 élèves. Or, tous les ans, à leur sortie de l’école, un certain nombre d’élèves désertaient la profession industrielle et entraient dans les maisons de commerce de la ville et de la région. C’était là un fait qui, eu mettant en évidence une lacune dans les programmes de Rétablissement, devait préoccuper l’administration de l’école et devant lequel la municipalité elle-même ne pouvait pas non plus rester indifférente. A n’en pas douter, c’était le signe qu’il existait à Agen des exigences commerciales à satisfaire et un enseignement commercial à créer. Les crédits nécessaires à cette création furent votés par le conseil municipal, le q septembre i 8<)3, et, au commencement de i8q/i, le Ministre du commerce nomma deux nouveaux professeurs dans l’établissement : l’un chargé de l’enseignement de l’anglais, l’autre de celui du commerce. L’enseignement général devait être commun aux deux sections.
- Les cours d’enseignement commercial furent ouverts le i5 février i8qà, et leur succès, dès le principe, fut complet : Go élèves les suivirent en t 8qA et un nouvel emploi de professeur fut créé à la section commerciale le 5 octobre de la même année. En i 8 g 5, les cours d’enseignement général communs aux deux sections étaient suivis, en première année seulement, par (>e (‘lèves.
- Dès ce moment, la nécessité de la séparation des deux sections s’imposait, et successivement deux nouveaux emplois de professeurs furent créés à la section commerciale (>n même temps qu’on introduisait l’enseignement de l’espagnol dans les programmes et, plus récemment encore ( i8<)p), l’enseignement de la sténographie.
- L’organisation de la section commerciale étant ainsi complète, il lut possible de la séparer nettement de la section industrielle et de lui donner une vie propre.
- Mais la juxtaposition de l’école élémentaire et de l’école manuelle d’apprentissage empêchait le développement de cette dernière, et ce ne fut que lorsque l’Ecole pratique eut été transférée dans l’édifice qu’elle occupe actuellement que les locaux furent assez vastes pour assurer le fonctionnement régulier de tous les services.
- Alors seulement rétablissement prit son essor; la section commerciale put être créée, et l’école prit nettement le caractère d’école technique.
- Dès ce moment, la section industrielle lit œuvre utile pour l’école : c’est, en effet, dans les ateliers que le mobilier scolaire de l’établissement a été complètement refait à
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- neuf, que la salle de dessin a été réorganisée et pourvue d’un matériel irréprochable et qu’on a commencé à travailler à l’installation d’un bureau commercial et d’un musée.
- Tout récemment, grâce à une subvention de 8,000 francs accordée à la ville par le Ministère du commerce, de nouveaux ateliers ont été construits (i8pq); ils vont permettre de poursuivre l’apprentissage complet des métiers enseignés à la section industrielle.
- L’école occupe, depuis le iT octobre 18(j3, l’établissement affecté autrefois au collège de jeunes biles, et construit en 1880 et 1881. La dépense totale s’était élevée à cette époque à 90o,ijoo francs. Elle fut supportée par la ville.
- Le transfert de l’Ecole pratique dans cet édifice se fit presque sans frais. Une dépense de 300 francs seulement fut nécessaire pour l’aménagement des ateliers, et cette dépense fut supportée par l’Etat.
- Mais il y a lieu de remarquer que des dépenses avaient été faites antérieurement pour l’installation de l’école manuelle d’apprentissage dans les locaux quelle occupait avant son transfert ; elles s’étaient élevées à 13,835 francs.
- Les traitements du personnel et les frais d’entretien des boursiers sont les deux dépenses annuelles à la charge de l’Etat. Elles s’élèvent, savoir :
- Traitements du personnel.............................................. 16,000 francs.
- Entretien des boursiers................................................ 7,000
- Total...................................... ft3,ooo
- Voici quel est, en îqoo, le budget des dépenses de l’école
- NATURE L'ES DISPENSES DÉPENSES À DK L’ÉTAT. LA CHARGE DK LA VILLE. SUBVENTIONS DIVKKSKS. TOTAL.
- Traitements du personnel ,1 •,, ( de résidence ( ' maemmus , , ( de logement Surveillance des éludes M Traitements des préposés à l’apprentissage Eclairage Chauffage Encre et craie ' Distribution des prix Matières premières pour les ateliers Entretien des boursiers de l’Etat 0 ( de la Chambre de commerce Subvention < , n , , , ( du Conseil générât Totaux francs. 16,000 U II II II H fl U U U 5,ooo tl II iVa ncs. il 4,000 2,100 1,200 2,4oo 3oo 100 5o 200 45o // // 11 -1 00 * francs. lG,000 4,000 2,100 1,200 2,400 3oo 100 5o 200 45o 5,000 100 2,000
- 2 1,000 10,800 2,100 33,900
- P 8 maîtres à 5oo francs : A,ooo francs.
- l2) 8 maîtres îi i5o francs : 1,100 francs.
- (3) Matières premières :
- k
- Subvention de la Cliambrc de commerce .. . . 100
- Subvention du Conseil général 1,000
- Total i,55o
- Gît. 1. — Cl. G. — T. I.
- 9
- nirniu*;niE nationale.
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- Le personnel administratif de rétablissement, ne comprend que le directeur.
- Le personnel enseignant de la section industrielle se compose :
- i° Du directeur, chargé de l’enseignement des mathématiques;
- 2° D’un professeur chargé de l’enseignement du dessin, des sciences physiques et des fonctions de chef des travaux pratiques ;
- 3° D’un professeur de français, d’histoire et de géographie ;
- h° D’un préposé à l’apprentissage de la menuiserie ;
- 5° D’un préposé à l’apprentissage de la forge et de l’ajustage.
- Le personnel de la section commerciale se compose de cinq professeurs complètement attachés à l’école et d’un maître auxiliaire chargé de renseignement de la sténographie.
- Il n’est pas sans intérêt de remarquer qu’au moment du transfert, en juin i8qa, le personnel ne comprenait, outre le directeur, qu’un professeur de lettres, un professeur de sciences et trois préposés à l’apprentissage.
- Au point de vue de l’enseignement, on applique presque intégralement à l’Ecole d’Agen les programmes-types. Quelques modifications doivent cependant être notées.
- Dans la section commerciale, la disposition des matières a subi des changements pour certains cours, tels que la chimie, l’histoire naturelle et l’hygiène, la comptabilité et les notions du commerce. On a ajouté au cours d’arithmétique l’étude d’un certain nombre d’opérations commerciales et financières, et l’étude des poids et mesures des principaux Etats.
- Un cours de sténographie a été établi en deuxième et en troisième année, à raison d’une classe d’une heure et demie dans chaque division par semaine.
- Dans la section industrielle, les seules modifications importantes ont trait aux travaux d’atelier. D’abord, au point de vue de l’horaire, le temps accordé à l’atelier n’est que de a A heures par semaine dans chaque division. En outre, l’école ne possédant pas l’outillage nécessaire, le travail du tour à bois a du être supprimé.
- L’école est aujourd’hui fréquentée par i/ia élèves, 75 à la section industrielle et 67 à la section commerciale.
- La section industrielle se recrute surtout parmi les enfants des ouvriers et des patrons industriels qui, à eux seuls, fournissent en 189 <) plus de la moitié de l’elfectif. Les autres élèves proviennent de familles de petits fonctionnaires, d’employés de chemins de fer, d’employés de commerce et de propriétaires.
- Le nombre des bourses entretenues par l’Etat est de 17 pour la seclion industrielle et de 5 pour la section commerciale. Elles sont réparties entre 1 h jeunes gens, et le montant total du crédit affecté à ce chapitre est de 7,000 francs.
- La transformation, faite en 1889 et i8qo, de l’école primaire supérieure en école manuelle d’apprentissage et l’organisation de l’enseignement technique dans l’établissement avaient amené une augmentation sensible dans l’effectif scolaire.
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- Mais c’est surtout depuis le transfert de l’école au Ministère du commerce que l’établissement a pris son essor. Débarrassé des entraves qui le paralysaient, il s’est développé librement : l’enseignement commercial est venu se joindre à l’enseignement industriel, et l’effectif scolaire s’est accru dans des proportions considérables.
- Un internat est installé dans l’intérieur de l’établissement; il est placé sous l’autorité du directeur de l’école et comprend actuellement 4i pensionnaires et 7 demi-pensionnaires.
- Depuis 18 9 4, sur 5i élèves ayant subi les examens pour le certificat d’études industrielles, 44 ont été reçus; 3i sur 45 ont obtenu le certificat d’études commerciales et 4 1 sur 61 jeunes gens ont été admis aux Ecoles nationales des arts et métiers ou à l’Ecole pratique de Cluny.
- A l’heure actuelle, et il convient de s’en féliciter, les aspirants fonctionnaires ont complètement disparu de l’école : depuis trois ans, pas un élève sortant n’a été candidat à une fonction quelconque de l’Etat. Tous cherchent à se placer dans l’industrie ou dans le commerce de la région.
- La direction s’efforce de trouver pour les élèves sortants des situations en rapport avec leurs aptitudes. Les emplois dans le commerce sont assez aisés à obtenir. Les principales maisons de commerce de la ville et les sociétés financières sont peuplées des anciens élèves de la section commerciale.
- Il est plus difficile de placer les élèves de la section industrielle, parce que les maisons qui peuvent les employer sont moins nombreuses, et aussi, il faut bien le dire, parce que les ateliers n’ont pas permis jusqu’à présent de pousser assez loin l’apprentissage des élèves de la section industrielle.
- Les meilleurs d’entre eux, d’ailleurs, entrent tous les ans aux écoles techniques; la plupart des autres sont embauchés dans les petits ateliers industriels et dans quelques grandes maisons d’ajustage et de menuiserie.
- Le nombre des élèves sortants qui embrassent des professions industrielles et commerciales s’est considérablement accru depuis l’organisation de l’enseignement industriel et commercial : de moins de 58 p. 100 en 1885, 1885, 1887 et 1888, ce chiffre s’est élevé en 1896, 1897 et 1898 à 84 p. 100.
- En 1896 et 1897, des cours techniques ont été organisés dans l’école : cours de dessin industriel, cours de commerce et de comptabilité, cours d’espagnol. Ces cours, en 1898, ont été transportés au siège de la Société d’éducation populaire d’Agen.
- Une Association amicale des anciens élèves de. l’école a été fondée en 1898. Les statuts en ont été approuvés par l’autorité compétente le 22 avril de la même année.
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Béziers. — Créée d’abord comme «école primaire supérieure», l’école de Béziers fonctionna sous cette dénomination de 1880 à
- 0*
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- 1891; puis, placée sous le régime de la loi du 11 décembre 1880, relevant à la fois des Ministères de l’instruction publique, du commerce et de l’agriculture, elle a été transformée en école primaire supérieure professionnelle par arreté ministériel en date du a 3 février \ 8q î.
- Le régime auquel était soumise l’école, au point de vue de l’enseignement industriel, ne tarda pas à provoquer des critiques; il apparaissait notamment aux autorités locales qu’avec l’organisation en vigueur on ne réservait pas aux cours techniques, dans l’emploi du temps, un'nombre d’heures qui permît aux élèves de faire un apprentissage sérieux de leur future profession. Cette considération détermina le conseil municipal à demander, le q février 1897, que l’école devînt école pratique de commerce et d’industrie. Par décret du 1G décembre 1897, elle fut en celte qualité placée sous la seule autorité du Ministre du commerce.
- Dès (pie la ville en eut les moyens, elle prépara le projet de construction du local actuel sur un terrain lui appartenant, place David-d’Angers, boulevard de Strasbourg. Cette école, dont la construction fut faite dans le courant de Tannée 1896-1897, ne possédait pas tout ce qui était nécessaire à une école pratique, car on 11e prévoyait pas alors le rattachement au Ministère du commerce, opéré seulement à la lin de 1897. Aussi, dès le début, certaines modifications dans la disposition des locaux se sont-elles imposées.
- Les frais de première installation ainsi, que l’aménagement du local de l’ancienne école ont été à la charge de la ville.
- L’immeuble actuellement occupé a coûté à la commune la somme de 1 02,298 h'- 92.
- Les travaux d’aménagement et d’installation primitive et l’acquisition de l’outillage qui doit permettre de donner à l’enseignement technique son complet développement sont évalués à 1/1,623 fr. 56.
- Le budget pour l’année 1900 est établi comme il suit :
- DEPENSES . A LA CHARGE
- DE L'ÉTAT. DK L4 VILLE.
- francs. francs.
- Administration f),()00 c oc l>*
- t industriel (),2 0 1 7A00 1 (i.ôoo
- Enseignement t . , 0 ( commercial A,800
- Dépenses communes à tous les services. (Entretien des hatiments et du mobilier, matériel d’onseignemeni , bibliothèque, fournitures scolaires, etc.) h 2.3oo
- Totaux 23,21) 1 27/1G0
- Total générai 5o. ,711
- L’administration de l’Ecole pratique de Réziers est trôle des autorités prévues par le décret du 2 2 février fesseurs, qui a le titre de sous-directeur.
- confiée-au directeur, sous le con-1893. Il est assisté d’un des pro-
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- Le personnel enseignant actuel comprend :
- Section industrielle.
- 1 professeur de mathématiques (section des arts et métiers);
- 1 professeur de mathématiques (section industrielle) ;
- î professeur de sciences physiques et naturelles;
- î professeur de français, d’histoire et géographie; -
- î chef de travaux pratiques; à contremaîtres ouvriers pour les quatre ateliers.
- Section commerciale.
- î professeur de mathématiques ; î professeur de chimie et de marchandises (commun avec la section industrielle);
- î professeur de français, histoire, géographie;
- 2 professeurs de langues vivantes (anglais et espagnol) ;
- î professeur de commerce et comptabilité; î surveillant général chargé des récréations et d’une partie des études.
- Dans l’ensemble, les programmes appliqués à l’Ecole pratique de Béziers suivent d’assez près les programmes-types rédigés par le Ministère. Quelques dérogations doivent pourtant être signalées :
- Dans la section industrielle, les élèves travaillent uniformément à l’atelier pendant 97 heures dans chacune des trois années. Ce temps de travail manuel a paru sullisanl dans une école en voie de transformation et ne possédant pas encore le matériel de machines-outils indispensable pour la confection de travaux finis et compliqués.
- En revanche, pour le français, il a paru bon de conserver trois heures d’enseignement en troisième année, afin de compléter l’instruction, souvent fort imparfaite, de la majorité des élèves dans cette branche de l’enseignement.
- La section de préparation aux Ecoles d’arts et métiers (deuxième et troisième années d’études), approuvée par décision ministérielle, entraîne des modifications profondes dans la répartition des heures d’enseignement.
- Neuf heures en deuxième année et quinze heures en troisième année sont prélevées sur les travaux d’atelier pour permettre le supplément d’enseignement malhématique que nécessite la difficulté des épreuves du concours.
- L’atelier de stéréotomie, qui a déjà donné quelques résultats, a nécessité l’introduction dans les programmes des notions élémentaires de géométrie descriptive. A moins de procédés empiriques et routiniers, toujours très bornés dans les moyens qu’ils mettent entre les mains des élèves, il est impossible de faire de l’appareillage et de la coupe de pierres sans une connaissance raisonnée des procédés scientifiques. Aussi une classe d’une heure et demie, dans chacune des deuxième et troisième années, est-elle substituée à une heure et demie d’atelier pour l’enseignement, par le chef des travaux, de la géométrie descriptive.
- Dans la section commerciale, deux langues sont enseignées : l’anglais, à cause de son
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- universalité et de son importance commerciale; cet enseignement absorbe les dix-linit heures prévues par le programme; l’espagnol, à cause de son importance locale, de la proximité de l'Espagne, des analogies avec le patois du pays et surtout des fréquentes relations qu’entraîne le commerce des vins avec les pays au delà des Pyrénées. Trois heures m première année et quatre heures et demie dans chacune des autres sulïisent amplement pour obtenir en espagnol des résultats satisfaisants.
- Trois heures en première année et six heures dans chacune des autres sont consacrées au bureau commercial, en dehors de la comptabilité et de la tenue des livres, à la connaissance des prix courants, des modes d’échange, des procédés de commerce et habitudes de change.
- L’école se recrute, par voie de concours, parmi les élèves des écoles primaires de la ville de Béziers surtout et des localités environnantes. Elle compte actuellement 15 o élèves, dont 8i suivent les cours de la section industrielle et 6<j ceux de la section commerciale. Ces élèves sont, en général, des enfants des classes laborieuses qui ont besoin de bonne heure de se suffire par le travail et le plus souvent par le travail manuel.
- Les élèves boursiers de l’Etat sont au nombre de 16; ceux du département, au nombre de 4.
- En outre, le conseil général du département de l’Hérault accorde, jusqu’à concurrence d’une somme de 5oo francs, des secours aux élèves de Técole dont la situation est le plus digne d’intérêt.
- Lorsque Técole primaire supérieure a été transférée au Ministère du commerce, il en est résulté, au point de vue du recrutement, une augmentation notable dans le nombre des demandes d’admission. C’est ainsi qu’au dernier concours d’entrée 113 candidats s’étaient fait inscrire au mois d’août 1899; ce nombre n’avait jamais été atteint; on n’en avait même pas approché, lorsque Técole était une école supérieure primaire supérieure.
- L’école ne possède pas d’internat, mais les élèves du dehors peuvent trouver toute commodité pour se loger et se nourrir chez des membres du personnel de Técole qui consentent à les prendre dans leur famille comme pensionnaires.
- A la fin des années scolaires 1897-1898 et 1898-1899, l’établissement étant devenu école pratique, les élèves de troisième année ont subi à la sortie les épreuves du certificat d’études pratiques industrielles et commerciales; en 1899, 10 élèves ont obtenu le certificat d’études pratiques industrielles, 7 le certificat d’études pratiques commerciales.
- Le placement des élèves se fait surtout par l’intermédiaire des membres du conseil de perfectionnement qui, étant eux-mêmes des industriels ou des commerçants notables delà ville, sont mieux en situation que quiconque pour trouver aux élèves sortants des ateliers ou des bureaux où ils seront occupés.
- D’une manière générale, les élèves obtiennent dans leur premier emploi des avantages pécuniaires qu’il est intéressant de faire connaître.
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- En 1 8(j8, kj élèves sont entrés dans des carrières industrielles; ce chiffre est monté à 9(j en 18()(). La rémunération moyenne du mois pour chacun d’eux a été de 3o francs; mais nous pourrions citer tel apprenti touchant 3 francs par jour dès sa sortie de l’école.
- Ont choisi la carrière commerciale : 3o élèves en i8q8, 3G en i8qq. Pour ces jeunes gens, les écarts de traitement sont moins sensibles : c’est à 35 francs (pie s’élève la moyenne de la mensualité, et nous n’avons pas à enregistrer de rétribution journalière supérieure à e francs.
- Le personnel de l’école, que l’œuvre des cours d’adultes n’a pas laissé indifférent, a organisé, depuis deux ans, des cours et conférences faits dans le local de l’ancienne école primaire supérieure. Ces cours ont été suivis tout l’hiver avec intérêt par beaucoup de jeunes gens. A la fin du mois de décembre i8(j<j, le nombre des auditeurs était de 84, se répartissent, ainsi :
- Commerce........................................................... 3 si
- Ajustage et forge.................................................. 21
- Menuiserie......................................................... 1 h
- Stéréotomie........................................................ 17
- rp
- lOTAL
- 8/1
- Une Association d’anciens élèves de l’école primaire supérieure avait été créée dès
- 18 8 (j.
- Ecole pratique de commerce et d'industrie de Brest. — L’école pratique d’industrie de Brest est de création toute récente : mais ce n’est pas de nos jours seulement qu’on s’est préoccupé, dans cette ville, de donner aux jeunes gens le moyen d’acquérir les connaissances appropriées aux besoins particuliers de leurs professions. Au cours de ce siècle, bien des efforts ont été tentés dans ce btft, tant par la marine et la municipalité que par l’initiative privée.
- C’est l’administration de la marine qui donna l’exemple, par la création en 181 q de l’école de maistrance pour les ouvriers du port, et en 1895 de cours d’arts et métiers pour les ouvriers de toute profession. L’initiative privée organisa des cours d’adultes en i83A, et la municipalité suivit le mouvement en créant une école supérieure, puis les cours professionnels de Kéroriou, qui sont devenus l’école pratique d’industrie.
- En 18 8 (), on songea à créer des cours destinés à donner aux meilleurs élèves des écoles communales un complément d’instruction générale et, en meme temps, à les préparer à la pratique d’un métier manuel. Le caractère de l’entreprise n’était pas encore bien défini : on voulait tenter une expérience avant de créer une école de plein exercice.
- La Ville décida de prendre à sa charge tous les frais d’installation et d’entretien, afin
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- d’être plus libre dans romanisation des cours et de pouvoir diriger renseignement dans la voie cpd lui paraîtrait la plus conforme aux intérêts des élèves.
- Les cours furent ouverts le 10 novembre i8(jo avec 34 élèves âgés de i 3 à i5 ans.
- La première année, on s’inspira des programmes généraux des écoles primaires supérieures, en donnant toutefois une place plus importante ;\ renseignement du dessin et au travail manuel. Les travaux d’atelier n’avaient rien de spécial; les élèves passaient alternativement par les divers ateliers, se livrant tour à tour aux exercices de menuiserie , de tour, de forge et d’ajustage.
- Dès la deuxième année se manifestèrent des préférences et des aptitudes spéciales : la plupart des élèves demandèrent à être préparés pour la marine ou pour les ateliers de l’arsenal qui offrent, d’ailleurs, un débouché important aux jeunes gens de la région.
- C’était là une indication dont il fut tenu compte pour l’orientation des études.
- Quelques succès dans la préparation des candidats à l’Ecole des mécaniciens de la flotte vinrent assurer le recrutement : les ateliers lurent agrandis, sans pouvoir néanmoins donner satisfaction à toutes les demandes d’admission, d’année en année plus nombreuses.
- L’expérience était concluante : l’auivre entreprise était bonne, et la municipalité se mit en devoir de la développer. Elle chargea une commission d’étudier l’organisation et le plan d’études qu’il convenait d’adopter définitivement pour mettre les cours en état de rendre le plus de services à la classe laborieuse.
- En i8p3, après un examen attentif, cette commission présentait au conseil municipal un rapport, dans lequel elle proposait de porter à trois années la durée des éludes jet d’organiser pour cela, à la place du cours complémentaire qui réglementairement ne pouvait être d’une aussi longue durée, une école pratique d’industrie. Le conseil adopta
- r
- ces conclusions et, par décret du 6 octobre i8()4, l’Ecole pratique d’industrie de Brest, fut créée et rattachée au Ministère du commerce.
- Dans les dépendances de l’école publique de Kéroriou, se trouvaient deux corps de bâtiments inoccupés; l’administration municipale songea, en i88q, à les utiliser en y installant les nouveaux cours.
- L’organisation actuelle comporte : T à Kéroriou, i salle de dessin, 9 salles de classe, i forge, a ateliers d’ajustage et de serrurerie, î atelier pour le travail dubois; 9° dans l’annexe, î classe et î cabinet pour la physique, et 9 salles de classe.
- L’outillage primitif s’est, augmenté; il comprend actuellement : î forge à 9 feux, i étau à chaud, 38 étaux d’ajusteurs, 9 tours parallèles, i tour à engrenages, plusieurs machines à percer, dont quelques-unes ont été construites par les élèves; î tour et i.8 établis composent l’outillage des menuisiers.
- Les dépenses d’outillage ont été faites entièrement par la ville; l’entretien est aussi à sa charge. Toutefois les élèves appartenant aux communes suburbaines sont tenus de participer aux dépenses d’ateliers; ils payent, à cet effet, une rétribution annuelle de îoo francs.
- L’installation actuelle est défectueuse, l’outillage incomplet; mais cet état de choses
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- n’est que provisoire. La Ville, en effet, vient de mettre en adjudication la construction d’une nouvelle école, assez vaste pour donner satisfaction aux nombreuses demandes d’admission et assez bien outillée pour rendre les services qu’on attend de l’institution. Tout permet d’espérer qu’au mois d’octobre 1900, l’Ecole pratique de Brest aura pu ouvrir ses cours dans le nouvel immeuble qui lui est destiné.
- Les dépenses suivantes sont à la charge de l’Etat :
- f du directeur..................................... 3,200 francs.
- Traitements < de 2 professeurs..................................... 3,5oo
- ( de 2 maîtres adjoints................................ 0,200
- Total....................................... 9,900
- Les dépenses incombant à la Ville sont :
- i de résidence du directeur, des professeurs et maîtres
- Indemnités. . < adjoints...........................................
- ( de logement aux mêmes...............................
- Supplément de traitement au directeur..............................
- . (de h contremaîtres...................................
- 1 îvulcinents \ 1
- ( des concierges......................................
- Fournitures d’atelier..............................................
- 3,500 francs. 1,9^0 5oo V200 54o 2,000
- Total
- 12,680
- Les programmes ont reçu, avec la nouvelle organisation, un caractère plus pratique. Certaines matières d’enseignement ont été écartées pour donner plus de place à d’autres d’une utilité plus immédiate, telles que la technologie, la mécanique, le dessin de machines.
- L’ancienne organisation donnait aux élèves un complément d’instruction générale et un commencement d’apprentissage, mais sans spécialisation; elle préparait surtout aux écoles techniques. Les nouveaux programmes, sans négliger l’éducation générale, tondent à mettre chacun en état de se sullire de bonne heure par la pratique d’une profession manuelle.
- Les élèves sont répartis en trois divisions correspondant aux trois années d’études. La 3° année comporte deux sections distinctes : Tune, la section industrielle, suit les programmes des écoles pratiques; dans l’autre, la section préparatoire, les candidats aux écoles techniques reçoivent un enseignement théorique plus développé.
- Les programmes de première et de deuxième année se rapprochent sensiblement des types proposés par le Comité d’inspection.
- À la fin de la 2e année, les élèves qui ont obtenu dans les compositions trimestrielles une moyenne de points déterminée sont admis dans une section spéciale et préparés aux Ecoles d’arts et métiers ou à l’Ecole des mécaniciens de la flotte. Les autres suivent le cours normal de leurs études.
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- Le programme de la section préparatoire comprend tontes les matières (renseignement prévues par le programme-type; mais les travaux pratiques y prennent moins de place; les mathématiques, au contraire, y reçoivent plus de développement.
- Durant la irc année, les élèves passent alternativement par les ateliers du fer et du Lois; en 9° année, ils sont spécialisés suivant leurs goûts et leurs aptitudes.
- La répartition des matières du programme des travaux manuels prévoit deux catégories d’exercices : les uns, obligatoires, devant être exécutés par tous les élèves, et les autres, facultatifs, réservés à ceux qui ont pris de l’avance sur leurs camarades.
- Le séjour à l’atelier est pour chaque division :
- Année préparatoire.......... i h heures
- Première année.............. 19
- Deuxième année.............. 101 Jh
- Troisième année................. 9.3 1 fh
- Troisième année (section des mécaniciens)...................... 1 4 3/4
- Le recrutement de l’école se fait dans des conditions très favorables. Les places vacantes sont chaque année vivement disputées. Les candidats très nombreux sont en gémirai fournis par les écoles primaires; ils appartiennent à des fannlles de condition modeste. Ce sont les fils de marins ou d’ouvriers du port qui constituent la plus grande partie de la clientèle.
- La classe aisée, les ofliciers-mariniers même, pour lesquels la marine a créé des bourses assez nombreuses, optent généralement pour le lycée.
- Les quelques commerçants ([ni envoient à l’Ecole pratique leurs enfants ont surtout en vue l’enseignement général qui y est donné ou la préparation à l’Ecole des mécaniciens.
- L’E tat et le département ont créé chacun cinq bourses de 1.00 francs en faveur des élèves des communes suburbaines, qui sont obligées de payer à la Ville une redevance pour frais d’atelier.
- Le transfert de l’école au Ministère du commerce (i<8q/i) a été favorable au recrutement.
- En 18()(), sur 1 64 candidats, 79 furent admis à l’Ecole pratique.
- L’effectif scolaire, qui était à l’origine de 3h élèves, a été porté à (>o, puis à qo, puis à 1 90, puis à iA5 ; le défaut de place empêche de dépasser ce chiffre.
- Chaque année se produisent malheureusement de nombreuses défections : près du tiers des élèves quittent l’école après une année d’études; à la fin de la deuxième année l’effectif est réduit à la moitié environ du chiffre primitif'. Ces sorties prématurées ne constituent cependant pas, à vrai dire, des déchets : les élèves qui sortent ainsi avant la fin de leurs études vont soit à l’école des mousses (section des mécaniciens), soit à l’arsenal, où ils peuvent poursuivre leur apprentissage sans rester ;\ charge à leurs parents. La fréquentation des cours de l’Ecole pratique ne leur aura pas .été inutile, car
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- les premières connaissances professionnelles acquises dans les ateliers leur assurent des avantages particuliers tant à l’école des mousses que dans les ateliers de l’arsenal.
- Les inconvénients de ces sorties prématurées sont d’ailleurs atténués par les dispositions des programmes. Les matières de l’enseignement, en effet., sont distribuées de telle sorte que chaque année d’études forme presque un tout complet, en soi et, à quelque moment qu’un élève quitte les cours, il emporte des connaissances immédiatement utilisables.
- Ue nombre de certificats d’études industrielles délivrés en i8qq a été de 1 (i.
- La marine offre aux jeunes gens de la région un débouché des plus importants : la plupart des élèves y feront leur carrière soit comme mécaniciens de la Hotte, soit comme ouvriers d’artillerie ou des constructions navales.
- En 18 () G a été créée une Association amicale d’anciens élèves. La société compte actuellement 11 h membres actifs et 31 membres honoraires. Elle tient des réunions hebdomadaires à l’école, où sont mis à la disposition des adhérents, des livres, des revues, des journaux, des jeux divers.
- Des conférences, des causeries, des lectures sont faites tantôt par des amis de l’école, par des membres honoraires ou les professeurs de l’école, tantôt par d’anciens élèves, qui viennent mettre à la disposition de leurs camarades le fruit de leur expérience ou de leurs lectures personnelles.
- Un bulletin annuel rend compte des travaux de la société.
- La société aide au placement des élèves sortants ou à l’amélioration de la situation des camarades déjà placés.
- La société accorde des secours et effectue sans intérêt des prêts que sur l’honneur les sociétaires s’engagent à rembourser à une épocpie déterminée.
- Cette association amicale a donc le caractère d’une œuvre d’éducation intellectuelle, de protection morale et d’assistance matérielle. Le personnel de l’école attache un intérêt particulier au succès de cette œuvre.
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Cette. — La Compagnie du Creusot devant installer prochainement à Cette des ateliers métallurgiques, la municipalité de cette ville, ainsi que plusieurs des membres de la Chambre de commerce, conçurent la pensée de favoriser l’établissement d’une école pratique de commerce et d’industrie. Au commencement, de l’année 1 8qq, des négociations furent engagées, à cet effet, avec le Ministère du commerce.
- Le 8 mars, la Chambre de commerce émettait le vœu suivant :
- « La Chambre de commerce,
- Considérant que l’importance commerciale et industrielle de Cette nécessite l’organisation d’un enseignement technique local ;
- rçQue cette importance est destinée à s’accroître clans de grandes proportions, étant
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- donnée la situation exceptionnellement favorable à rétablissement et au développement de grandes et puissantes industries ;
- «Que, d’une manière générale, le besoin se fait sentir de développer chez les jeunes gens le goût des entreprises commerciales et les connaissances qui sont devenues indispensables à celui qui se destine aux carrières fécondes du commerce et de l’industrie;
- «Que la ville de Cette est de toute évidence la mieux placée de la région, la mieux pourvue des éléments favorables à l’enseignement pratique et vivant de tous les jours,
- r
- «Emet le vœu :
- «Que l’administration municipale mette le plus promptement possible à l’étude la
- r
- question de la création d’une Ecole pratique de commerce et d’industrie ;
- «Décide d’aider de tous les moyens en son pouvoir à la réalisation de cette utile entreprise et d’accorder son patronage à la future école pratique de commerce et d’industrie. n
- Saisi de la question, le conseil municipal en commença l’examen au mois d’avril. Le a juin, il agréait l’idée émise par la Chambre de commerce, et, en meme temps, votait une somme de 6,5^5 francs pour les frais d’installation et d’aménagement de la nouvelle école, ainsi (pie les crédits nécessaires aux indemnités de résidence et de logement à allouer au directeur et à trois professeurs.
- Le mois suivant, l’arrété de création de l’école était promulgué (17 juillet). L’Etat prenait à sa charge le tiers des dépenses d’installation.
- Faisant bénéficier l’Ecole pratique d’une subvention jusqu’alors accordée au collège pour des cours commerciaux, la Chambre de commerce s’engageait, de son côté, à allouer une somme de 000 francs pour l’exercice îqoo.
- Au premier concours d’admission, 61 candidats se présentèrent; 53 furent admis.
- Depuis lors, quatre élèves âgés de plus de 19 ans et pourvus du certificat d’études primaires sont entrés à l’école. Cet établissement, ouvert seulement depuis le i q octobre i8qp, compte donc déjà 5fi élèves.
- L’école est installée au rez-de-chaussée du pavdlon nord d’un grand batiment situé sur le côté ouest d’une vaste phœe (place Victor-Hugo), à proximité de la gare et à 100 mètres de l’avenue principale delà ville. Les autres parties de ce batiment sont occupées par une grande école primaire, par les chambres syndicales et par le musée municipal. Des logements d’instituteurs y sont aussi établis.
- L’entrée de l’Ecole pratique est absolument indépendante de celle des autres parties de l’immeuble, et notamment de l’entrée de l’école primaire. Elle donne accès à quatre salles de classe, à un amphithéâtre, au laboratoire et au cabinet du directeur.
- L’école n’a pas de cour. Les élèves sont obligés de prendre leurs récréations au dehors, sur la place Victor-Hugo, en attendant que soit réalisé un projet récemment transmis au Ministère et qui permettra d’affecter à l’Ecole pratique la moitié d’une des cours de l’école primaire attenante.
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- L'école possède le mobilier scolaire indispensable : 3o tables à deux places, tableaux noirs, chaises, etc. Le matériel d’enseignement, encore assez pauvre, comprend 3A cartes murales pour renseignement de la géographie, un tableau mural des produits agricoles et industriels de la France et un tableau mural des poids et mesures. Une bibliothèque, en voie de formation, renferme 76 volumes ou brochures.
- Les autorités locales et le directeur se préoccupent d’organiser à bref délai la section industrielle pour répondre aux désirs manifestés par un grand nombre de parents. A cet effet, deux salles de classe de l’école primaire doivent être annexées à l’école pratique, ainsi que la moitié de la cour contiguë à ces classes. Une partie du rez-de-chaussée, occupée actuellement par des salles de classes, sera transformée en ateliers. Trois ateliers sont projetés : atelier d’ajustage, atelier de forge, atelier de menuiserie.
- En vue de rétablissement de la section industrielle, le conseil municipal a, dans sa séance du 10 novembre dernier, voté 3,000 francs pour l’achat de l’outillage le plus indispensable. O11 pourra utiliser, en outre, une partie de celui qui était réservé à d’anciens cours professionnels du soir depuis longtemps abandonnés. L’assemblée coin-
- r
- nuinalc s’est encore engagée, à condition que l’Etat lui vienne en aide dans une large mesure, faire face à toutes les dépenses que nécessitera l'installation complète de la section industrielle (environ 3(i,ooo francs).
- Le budget, pour iqoo, récemment voté, comporte :
- Dépenses
- à la charge de l’Etat........................................... 19,900 francs.
- à la charge de la Ville.. . .................................... 9,700
- Total................................ 99,600
- Dans ces dépenses sont prévus les traitements et indemnités destinés non seulement au directeur et aux professeurs actuellement en exercice, mais encore à quatre professeurs à nommer l’an prochain. Une somme de i,5oo francs y figure pour émoluments du personnel des ateliers.
- La section industrielle n’étant pas organisée, tous les (‘lèves suivent provisoirement les cours de la section commerciale ( 1re année).
- Les programmes sont à peu près les memes que les programmes-types des Ecoles pratiques de commerce; les différences 11e portent, guère que sur le temps consacré à quelques matières d’enseignement. Ainsi, on a accordé à la géographie trois heures de classe par semaine, au lieu d’une heure et demie.
- Etant donnée l'importance du commerce de banque à Celle elles débouchés qu’il peut offrir aux élèves, il a paru utile d’attribuer à l'arithmétique trois classes d’une heure et demie, au lieu de deux, cette augmentation devant surtout permettre d’habituer les élèves aux exercices de calcul rapide, qui leur sont peu familiers.
- En fait de langues vivantes, tous les élèves apprennent à la fois l’anglais et l’espagnol. A vrai dire, l’espagnol n’offre pas pour ces jeunes gens de bien sérieuses diflî-
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- cultes, en raison de sa parenté avec le patois languedocien, en raison aussi du grand nombre d’Espagnols qui résident à Cette.
- Dans le bureau commercial qui ne tardera pas à être organisé, les maisons de vins, de merrains, de courtage seront les plus nombreuses, à cause de la nature du commerce de Cette. Les questions de douanes, de transports maritimes seront aussi, dans les leçons sur la législation et les notions du commerce, l’objet d’une étude particulière. Enfin, le directeur projette d’établir à bref délai un cours de sténo-dactylographie, qui rendra de grands services au commerce et aux fortes maisons de vins où la correspondance est très importante.
- Ecole pratique de commerce et d'industrie de Fourmies. — En vertu d’une délibération du conseil municipal, prise le 4 mars 1881, une école primaire supérieure fut créée à Eourmies et s’ouvrit le icr octobre 1881.
- Cette école, par un arrêté ministériel en date du i 3 avril i88q, fut transformée en école manuelle d’apprentissage, placée sous le régime de la loi du \ î décembre 1880 et du règlement d’administration publique du 17 mars i 888.
- Le décret du ierjuin 18qa transféra l’école d’apprentissage au Ministère du commerce. Cet établissement est depuis lors classé au nombre des écoles pratiques de commerce et d’industrie.
- Les locaux de l’Ecole de Eourmies comprennent trois corps de batiments qui sont : in la maison d’habitation du directeur, comprenant une infirmerie; 2° le batiment des classes (8 salles dont un laboratoire de physique et de chimie, dortoir au deuxième étage) ; 3° les ateliers.
- Les ateliers s’étendent sur une longueur de G 4 m. 5o et une largeur de 8 mètres.
- Ils se divisent en quatre parties :
- i° L’atelier de menuiserie et modèles, longueur : 16 mètres;
- 2° L’atelier des machines-outils, ajustage et forge, longueur : 28 ni. 28 ;
- 3" L’atelier de lilature et de tissage mécanique, longueur : î G m. i G ;
- 4° L’atelier de tissage à bras, longueur 4 m. oG.
- Aux ateliers s’ajoute une construction formant marteau et comprenant :
- i° La salle des cours de filature,.et de lissage; longueur : g m. 57, largeur: G mètres, avec cabinet du professeur;
- 2° La salle de dessin et de technologie; longueur : 10 mètres, largeur : p m. 07, et en plus, un dépôt des modèles.
- Nous ne saurions donner ici la nomenclature détaillée des objets et appareils fort nombreux dont se compose le matériel destiné à renseignement technique. L’Ecole de Eourmies est, à cet égard, richement pourvue.
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- Notons à l’atelier du Lois :
- 22 établis de menuisier, avec leur outillage: 6 tours, dont 2 tours spéciaux pour les tra-
- 1 scie circulaire; vaux de filature.
- Le matériel nécessaire pour le modelage en terre, ainsi que pour les exercices de moulage en sable.
- A batelier du fer :
- 36 étaux d’ajusteur avec leur outillage; û machines à raboter ;
- 3 machines à percer;
- 11 tours, dont 3 tours parallèles; î machine à fraiser; î forge portative;
- A l’atelier de peignage et de filature :
- î carde simple, système Mfircicr;
- î peigneusc, système Meunier-Offermaim, construction Griinn ;
- î Gill-Box, étirage, 2 têtes;
- i bobinoir, 8 têtes, construction Kœchlin;
- A l’atelier de tissage :
- i dévidoir à section, de Vandamme ;
- t machine à doubler les fils avant retordage, système Marlinol et Galland, de Bitschwiller (construite par les élèves);
- 6 métiers à échantillonner, en bois, pour armures ;
- a métiers à échantillonner, en bois, pour Jacquard ;
- 4 feux de forge avec ventilateur ;
- 5 enclumes;
- î pompe à pression hydraulique ; î chariot pour le retaillage des meules (construit par les élèves);
- 1 moteur à gaz.
- î métier à iiler self-acting de Kœchlin, 6o broches;
- 1 métier continu de Stehelin, 20 broches à liler, îo à retordre.
- î métier à échantillonner (construit par les élèves);
- 5 métiers à lisser mécaniques, systèmes l)ie-derichs, Ilogdson, Sowden, HalLersley, avec leurs accessoires, engrenages, mécaniques d’armures, etc.;
- a mécaniques Jacquard pour métiers mécaniques à tisser, système Vincenzi et Del es tombe (Express).
- Matériel divers : rois, lames, peignes, navettes, mécaniques, accessoires. E’immeuhle, dans lequel est installée l’école, a été acheté par la Ville au commencement de l’année j 88 i , pour le prix de 5a,ooo Irancs.
- Le tableau suivant contient le relevé des dépenses de première installation, dont a profilé l’Ecole pratique de Fourmi.es :
- i de la commune..................................... 167,2 9 5r 70e
- Part < de l’Etat......................................... 5o,on g4
- ( du département ................................... 2,700 00
- Totai........................ 190,007 64
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- Le budget de l’année scolaire 1899-1900 est le suivant :
- DÉPENSES À LA CHARGE DE L’ETAT.---TRAITEMENTS DU PERSONNEL.
- Directeur....................................................
- Chef des travaux.............................................
- Chef (râtelier...............................................
- de mathématiques.............................
- de français..................................
- de sciences..................................
- de comptabilité..............................
- de langues vivantes..........................
- du cours préparatoire........................
- Total des dépenses de l’Etat (traitements)
- Professeur . .
- 0,200 francs.
- 2.500 2,000 2,000
- 1.500 2,^00 1,200 2,000 1,200
- 18,000
- DÉPENSES À LA CHARGE DE LA VILLE.
- Traitements du personnel d’enseignement technique................... (1,200 francs.
- (de résidence......................................... 3,Goo
- Indemnités. . , . r
- ( de logement.......................................... 1,120
- Suppléments facultatifs de traitements................................. 800
- Crédit pour achat de matières premières.......................... 2,5oo
- Dépenses d'entretien des hAtiments, du mobilier, de chauffage, d’éclai-
- o or
- rage.............................................................. o,»ho
- Total des dépenses de la Ville...................... 17,575
- Lu personnel de l’Ecole pratique de commerce et d’industrie de Fourmies comprend : le directeur, G professeurs, 1 chef des travaux; 1 chef d’atelier; 4 contremaîtres pour l’ajustage, la menuiserie, la forge et le tissage.
- r
- Les programmes-types des Ecoles pratiques d’industrie et de commerce ont été adoptés et sont suivis à Fourmies, avec quelques modifications cependant :
- Ces modifications sont dues ;\ deux causes :
- in Le nombre résinant des professeurs a obligé le directeur à réunir les élèves des sections industrielle et commerciale en des cours communs avec le programme de la section qui est le plus chargé. Ces cours communs aux deux sections sont les suivants :
- Langue française, dans les 3 années; Histoire, eu ilc et 2e année;
- Géographie, en 1™ année;
- Arithmétique et algèbre, dans les 3 années ; Physique, en ilc et 2e année;
- Chimie, en 1" année;
- Histoire naturelle et hygiène, en o" année; Economie industrielle et commerciale, en 3° année.
- 20 La spécialité de l’industrie de la région a conduit à ajouter au programme du cours de marchandises une partie importante sur'l’étude des tissus; au cours de dessin,
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- un genre spécial pour Y ornementation des étoffes; enfin, à l’atelier, une section spéciale comprenant Y enseignement théorique et pratique du tissage.
- En dehors des cours de dessin de machine et de bâtiment ipii permettent aux. élèves de la section industrielle d’entrer dans des ateliers de constructions ou dans des bureaux d’architectes et d’entrepreneurs, un cours spécial est fait aux élèves de la section de tissage.
- Aux examens du certificat d’études praticpies industrielles, on demande aux élèves tisseurs de faire, en quatre heures, une étude d’après la plante vivante, et d’en déduire un motif d’ornementation pour tissus (semis, bordure, rayure, etc.).
- Le but du cours de tissage professé à l’Ecole de Fourmies à une partie des élèves de la section industrielle est de faire de ces derniers des chefs de fabrication en articles de tous genres, des dessinateurs eu tissus, et meme des créateurs d’esquisses.
- Les cours se font en deux années, ce qui est sullisant pour des élèves qui ont un bon fonds d’enseignement général. Ces cours sont menés de front avec les cours de dessin d’ornementation appliqués aux tissus.
- L’enseignement comprend deux parties distinctes :
- i° Une partie théorique ;
- 9° Une partie pratique.
- II va lieu de remarquer que h1 montage de tous Lis articles, sur métier, est fait par les élèves eux-niémes. et d’après les renseignements donnés aux leçons.
- Les cours de lissage sont, en outre, complétés par des notions assez étendues sur la filature et les apprêts.
- Deux sections particulières existent à l’Ecole pratique de Fourmies :
- i° Une section préparatoire aux Ecoles nationales d’arts et métiers, ou ne sont admis que les élèves d’élite;
- 9° Une If année industrielle préparant directement à l’industrie du tissage ou â l’examen d’entrée pour l’Institut industriel du Nord. On n’y reçoit que les (‘lèves ayant parcouru le cycle complet des éludes pratiques.
- Les programmes de la section préparatoire aux Ecoles nationales d’arts et métiers comportent les matières demandées pour l’entrée de ces écoles: il en est de meme pour la If année préparatoire à l’Institut de Lille.
- Rappelons, enfin, qu’un cours préparatoire d’une année a été créé à l’Ecole de Fourmies. On suit dans ce cours, sans modifications notables, les programmes du cours supérieur des écoles primaires élémentaires.
- Le nombre total des élèves a atteint dans ces derniers temps une moyenne d’environ 19 0. Le chiffre actuel (îqoo) est de 187.
- Les élèves qui jouissent d’une bourse ou d’une fraction de bourse à l’Ecole pratique de Fourmies sont au nombre de douze.
- Gn. I. — Cr.. G. T. I. 10
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- Un internat est annexé à l’établissement. Le directeur de l’école préside à l’organisation et à la surveillance générale de cet internat.
- De i<S()/i à i8<)<), 08 élèves ont concouru pour l’obtention du certificat d’études pratiques, 5ÿ l’ont obtenu; en i 8<jq, on a délivré 0 cerfilicats d’études induslrielles et A certificats d’études commerciales.
- Depuis î 8 g h, 8 élèves ont été admis aux Ecoles nationales d’arts et métiers, a à celle de Uluny, 1 1 à l’Institut industriel de Lille, 8 aux Ecoles supérieures de commerce.
- Tous les élèves qui sortent de la section industrielle en 3“ année trouvent facilement, s’ils le désirent, un emploi dans l’industrie. Unix qui ont le certificat d’études pratiques industrielles sont surs de gagner dès leur entrée dans un atelier un salaire rémunérateur.
- Les élèves qui sortent de la section commerciale ne trouvent pas dans la région meme dos débouchés aussi surs. Les places d’employés de commerce ou de petits comptables ne paraissent pas être en rapport avec les demandes : aussi, plusieurs de ros jeunes gens restent-ils quelquefois un certain temps avant de se caser.
- Pour répondre à l’invitation contenue dans la circulaire du Ministre du commerce, en date du 3o octobre i8()p, des cours du soir publics et gratuits ont été ouverts par les professeurs de l’Ecole pratique de Eourmies. Ces cours, au nombre de cinq, fonc-
- tionnent chaque semaine à tour de rôle.
- Ils sont répartis de la façon suivante :
- Lundi (Comptabilité). — Elèves inscrits : 35. Mardi (Mécanique). — Elèves inscrits : 99. Mercredi ( Electricité). — Elèves inscrits : 9 î.
- Vendredi (Anglais commercial). — Elèves inscrits : 9,/i.
- Samedi (Chimie industrielle). — Elèves inscrits : î a.
- D’autres cours du soir ont été organisés à l’Ecole pratique de Eourmies par la Société du commerce et de l’industrie lainière.
- Une Association amicale des anciens élèves de l'École de Fourniies a été fondée en i8qq. Le nombre de scs adhérents au jor janvier i qoo est de j 54.
- Ecole pratique de commerce et d'industrie de Grenoble (Ancienne Ecole Vaucanson}. — L’Ecole Vaucanson compte plus de soixante ans d’existence; elle a été fondée en i 8,‘Di. peu de temps après la promulgation de la loi, connue sous le nom de loi Guizot (a 8 juin 1833), qui a, pour la première fois, organisé en France l’enseignement primaire supérieur.
- Son historique embrasse trois périodes :
- La première, de 183G à 1 851, pendant laquelle l’établissement porte le nom d écote supérieure;
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- La seconde, de i 851 à 1877, Peil(Umt laquelle il est désigné sous le nom à'Ecole professionnelle (décision municipale du ag juillet 1 850 ) ;
- La troisième, qui s’étend de 1871) à 188p. Dans cette période, l’école prend le nom (YEcole Vaucanson (délibération municipale du i3 septembre 1 87G).
- Celle troisième période peut être prolongée jusqu’au 10 août 181)7. L’Ecole Vaucanson était alors classée comme école primaire supérieure dépendant du Ministère de l’instruction publique.
- Le 1 5 août 1.8(j 7, elle était rattachée par décret au Ministère du commerce et devenait école pratique de commerce et d’industrie.
- L’Ecole Vaucanson est installée dans des lecaux anciens et mal disposés, dont aucun 11’a été construit en vue de recevoir les services d’une école.
- Les inconvénients de l’installation actuelle sont tels que depuis longtemps l’Administration s’en était préoccupée.
- S’attachant à cette question, déjà bien souvent agitée, le Conseil de perfectionnement, il y a environ un an, adopta un projet de construction.
- Tout récemment (22 octobre i8yij), la commission des travaux du Conseil municipal de Grenoble a nommé, pour poursuivre l’examen du projet, une sous-commission d’études, dont tous les membres sont partisans du principe d’une reconstruction.
- r
- Il y a donc lieu d’espérer que, dans un avenir prochain, l’Ecole Vaucanson sera installée dans des conditions plus satisfaisantes et plus favorables encore à sa prospérité.
- Les ateliers sont seuls de date récente (1 884); ils comprennent un rez-de-chaussée (440 mètres carrés) occupé par le moteur à gaz, 70 étaux d’ajusteurs et la forge, et un premier étage avec 37 établis de menuisiers et 48 étaux.
- L’outillage des ateliers se compose de 75 étaux au rez-de-clumssée, 48 étaux au premier, 87 établis au premier.
- Machines-outils.
- 2 tours parallèles (200 et 180);
- 1 tour à cbarioler de 1 h0 :
- 1 gros tour eu l’air à triple harnais;
- 2 grosses machines à percer;
- 1 petite machine à pédale:
- h tours simples au crochol:
- 1 raboteuse avec tablier de 2 m. x 0 m. 80 1 étau-limeur Bouhey, course de o m. 200 1 fraiseuse universelle;
- 1 mortaiseuse;
- 3 meules.
- 1 étampeuse.
- 1 scie à ruban ;
- 1 raboteuse dégauchisseuso
- Forge.
- Menuiserie
- 5 tours.
- Un moteur Chacun de 1 2 chevaux actionne les transmissions des ateliers.
- Le Conseil municipal a voté, dans le dernier budget, des crédits nouveaux pour
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- l’organisation des excursions industrielles et agricoles, pour la création d’un musée commercial, et a décidé de faire relier l’école au réseau téléphonique.
- Le matériel d’enseignement comprend :
- i° Les instruments de physique (la collection est suflisamment complète);
- 2° Les instruments et les produits du laboratoire de chimie; l’école, sous ce r, est abondamment pourvue ;
- 3° Les cartes de géographie, globes, etc., en nombre suffisant.
- L’État, le département et la commune concourent aux dépenses de l’Ecole Vatican son.
- Le Ministère du commerce et de l’industrie paye annuellement, pour les traitements du personnel, 61,620 francs.
- A cette somme, d faut ajouter, pour avoir la part totale de l’Etat dans la dépense, 3,Goo francs au compte du Ministère de l’agriculture pour traitements du personnel chargé de l’enseignement agricole.
- Le département de l’Isère intervient dans les dépenses pour une somme de i 0,000 francs, ainsi répartie :
- Subvention..................................................... 3,000 francs.
- Bourses........................................................ 7,000
- Total
- 10,000
- Le budget communal des dépenses, en ce qui concerne l’Ecole Vaucanson, s’élève à la somme de 12 2,563 Jr. 5o, dont il faut déduire, à titre de recettes provenant de l’internat, 72,63o francs, de sorte que la situation peut être établie comme d suit :
- DESIGN ATI 0]\. DÉPENSES. lïECETTES. EXCÉDENT (le DEPENSES.
- IV. c. IV. c. Ir. c.
- . , (clu commerce Ministère. { . 61,620 00 // 61,620 00
- ( de t agriculture 3,600 00 // 3,6oo 00
- Département 10,000 00 // 10,000 00
- Ville de Grenoble i 22,063 5u 7s,63o 00 /i(),Ç)33 5o
- Totaux ÎO OC r- O 72,63o 00 126,1 53 5o
- Le personnel administratif de l’Ecole Vaucanson comprend un directeur et un surveillant général.
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- Le personnel enseignant comprend
- 1 9 professeurs; î chef de travaux;
- 5 maîtres adjoints;
- î préparateur de physique et de chimie;
- 6 maîtres auxiliaires, relevant du Ministère du commerce et de Y industrie;
- 9 professeurs;
- 1 vétérinaire chargé de cours;
- 9 chefs de pratique, relevant du Ministère de l’agriculture;
- h préposés à l’apprentissage et B ouvriers instructeurs, payés par la Ville.
- r r
- Entre les programmes-types des Ecoles pratiques et les programmes suivis à l’Ecole Vaucanson, les différences sont assez considérables. Une année préparatoire a été instituée. En réalité, cette année préparatoire est bien une première année d’études régulières : le niveau général des cours est le même ([lie dans les premières années officielles, attendu que rien n’a été modifié quant aux conditions d’admission (conditions d’age et de diplômes) et que, par suite, le degré d’instruction des élèves est identique. H convient donc, si Ton veut établir un parallèle, de comparer cette année, dite préparatoire, avec les premières années officielles. Comme cotisé-
- r
- quence, les classes delà première année de l’Ecole Vaucanson correspondent cà celles de la deuxième année des programmes-types; celles de la deuxième année à celles de la troisième année des programmes-types. Enfin, on ne trouve dans ces programmes
- r
- rien qui corresponde à la troisième année de l’Ecole Vaucanson et encore moins à la division supérieure.
- On peut comparer Tannée préparatoire tour à tour à la première année commerciale et à la première année industrielle, telles que les organisent les programmes officiels.
- r
- Entre la section commerciale de TEcole Vaucanson et la section commerciale prévue par les programmes-types, la différence essentielle porte sur Tenseignement des langues étrangères.
- Dans les trois années de la section commerciale, quatre heures et demie par semaine sont consacrées à Tétude d’une langue vivante, considérée comme langue principale (anglais, allemand ou italien) et trois heures à Tétude d’une langue vivante, considérée comme secondaire (anglais, allemand ou italien). Les programmes-types ne prévoient qu’une seule langue enseignée à raison de six heures par semaine.
- Les autres modifications sont moins importantes.
- r
- La différence entre la section industrielle de TEcole Vaucanson et la section correspondante officielle est plus difficile à préciser avec clarté.
- La section industrielle prévue par les programmes-types est une; la section industrielle de l’École Vaucanson, une aussi, en ce qui concerne la première année, se suh-div ise, dès la seconde année, en division normale, caractérisée surtout par l’enseignement des langues vivantes; — division d’atelier, caractérisée par le grand nombre d’heures consacrées aux travaux manuels; — division préparatoire aux Ecoles d’arts et métieis, caractérisée par l’importance relative donnée à Tenseignement des mathématiques.
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- La troisième aimée comprend aussi :
- Une division Monnaie et mie division d’atelier.
- La di\ision d’atelier de troisième année comporte elle-même nn sectionnement:
- D’un côté : élèves ajusteurs, forgerons et menuisiers (vingt-sept heures d’atelier, trois heures de modelage);
- De l’au1re : élèves sculpteurs sur Lois (vingt et une heures d’atelier et neuf heures de modelage).
- La quatrième année industrielle de l’Ecole Vaucanson n’a pas de parallèle dans les programmes oiliciels.
- Les découvertes les plus récentes delà science ont déterminé dans la région dauphinoise l’éclosion d’un mouvement industriel qui semble devoir s’accentuer dans des proportions considérables. Des industries nouvelles, la plupart fondées sur l’emploi de l’énergie électrique, se sont créées et multipliées dans les vallées des Alpes. En-quelques années, toutes les chutes d’eau ont été achetées et captées. Dans les gorges de la Savoie, les vallées de l’Arc, de l’Arly, du Drac, de la Romanche, de l’Isère, des usines fonctionnent ou se construisent. On fabrique de l’aluminium, du carbure de calcium, du carborundum, du vanadium, de la soude électrolytique, des chlorures décolorants, etc.
- Les directeurs d’usine sont embarrassés pour le recrutement de leur personnel, qu’ils sont obligés de former eux-memes ou de prendre en Suisse. La Suisse, en effet, nous a devancés de beaucoup dans l’étude de l’électricité. Les jeunes gens, formés par le Polytechnicum de Zurich ou par les écoles suisses de moindre importance, sont propres à rendre à ces industries nouvelles de meilleurs services que les élèves sortant des écoles françaises, en raison de leurs connaissances pratiques en électricité et en chimie industrielles.
- Ce sont ces considérations qui ont déterminé l’administration à créer à l’Ecole Vaucanson une quatrième année destinée plus spécialement à l’étude de l’électricité et de la chimie industrielles. Cette division préparera des ouvriers monteurs électriciens et de futurs contremaîtres, qui seront assurés de trouver dans la région des débouchés très rémunérateurs.
- Le programme de ce cours spécial, qui complète les notions fondamentales d’électricité générale et les principes d’élcctricité industrielle enseignés dans les années précédentes, a été établi comme il suit :
- Méthodes et instruments de mesures électriques usuelles;
- Principes d’établissement des canalisations électriques;
- Principes de construction et d’établissement des diverses pièces de l’appareillage électrique industriel ;
- Tableaux de construction;
- Etude des principaux Types de dynamos et d’alternateurs usuels, montage, mise en place, commande, conduite, régulation, entretien; recherches des défauts et accidents, réparai ions, essais;
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- Montage, conduite et entretien des piles et accumulateurs usuels;
- Etude descriptive des principaux types de lampes électriques ;
- Travail électrique des métaux ;
- Montage, conduite, entretien des principaux types de moteurs électriques;
- Notions sur l’exploitation industrielle de l’énergie électrique;
- Travaux pratiques, mesures électriques usuelles;
- Essais de voltmètres, d’ampèremètres, de coupe-circuits, de rhéostats, de compteurs électriques, etc.;
- Confection d’épissures de fils;
- Pose de canalisations électriques pour la télégraphie, la téléphonie, les sonneries électriques, la lumière électrique, etc.;
- Construction et réparation d’appareils usuels (serre-fils, interrupteurs, rhéostats, électro-aimants, bobines, induits de dynamos, etc.);
- Etablissement de tableaux de distribution;
- Montage et essais de piles et accumulateurs; étude expérimentale des différents modes de couplage ;
- Installation, charge et décharge de batteries d’accumulateurs;
- Essais de différentes formules de cuivrage, de nickelage, de dorure, d’argenture;
- Essais de divers modèles de lampes électriques;
- Démontage, remontage, conduite, entretien et essais de dynamos, d’alternateurs, de transformateurs et de moteurs électriques.
- L’horaire est le suivant :
- PAU SEMAINE.
- Electricité industrielle.................................................... 6 heures.
- Travaux pratiques d’électricité............................................. 9
- Chimie pratique et manipulations............................................ 0
- Dessin...................................................................... h
- Mathématiques appliquées................................................. 1 1/2
- Mécanique................................................................ 1 1/2
- Ateliers................................................................. 15
- Etudes..................................................................... 18
- Total........................................... 03
- Les élèves suivant ces cours proviennent de deux sources, soit de la division normale de troisième année, soit de la division d’ateliers de troisième année.
- Les premiers suivent les cours en entier.
- Les seconds, qui jusqu’alors ont été dispensés, au profit de l’atelier, des exercices de manipulations chimiques, continuent à en être dispensés en quatrième année. Pendant ce temps, ils travaillent aux ateliers.
- Enfin, nous ne saurions manquer de rappeler que, seule entre les Ecoles pratiques d’industrie et de commerce, l’Ecole Vaucanson possède une section agricole.
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- Le programme de cette section agricole comprend, outre les matières d’enseignement général énumérées pour les précédentes sections, les matières techniques suivantes : agriculture, horticulture, zootechnie, histoire naturelle, analyses chimiques des engrais et des terrains, analyses micrographiques ayant pour objet les principales maladies des plantes de grande culture, etc. Pendant l’été, des leçons d’arpentage sont données aux élèves.
- Les travaux pratiques de la section agricole ont lieu dans une ferme et dans un jardin potager et fruitier annexés à l’école.
- Les élèves ont à tenir eux-mémes, sous le contrôle de leurs professeurs, la comptabilité de la ferme.
- L’Ecole Vaucanson comptait, en janvier 1900, A33 élèves inscrits, répartis comme
- il suit :
- Aimée préparatoire........................................................ t (55
- ! commerciale.................................................. 5o
- industrielle................................................. 7 A
- agricole......................................................... 11
- ( commerciale................................................ 99.
- a” année ' industrielle.................................................. (H)
- ( agricole........................................................ a
- ( commerciale.................................................... 19
- 3e année ( induslrielle.................................................... îa
- ( agricole........................................................ 1
- he année, industrielle..................................................... 10
- Total......................................... A 3 3
- Le nombre des élèves boursiers est do ho.
- Il y a lieu de remarquer que certains élèves sont à la fois boursiers de l’Etat et boursiers du département.
- L’internat est municipal. Il est dirigé par le directeur, assisté d’un surveillant général et de neuf maîtres surveillants.
- Cet internat reçoit actuellement :
- Pensionnaires........................................................ 166
- Demi-pensionnai res................................................... 17
- Total..................................... 183
- Au mois de juillet 1899, les élèves de l’école se sont présentés pour la première fois aux épreuves du certificat d’études pratiques commerciales ou industrielles.
- Ont obtenu :
- Le certificat d’études pratiques commerciales............................ 1 3 élèves.
- Le certificat d’études pratiques industrielles........................... fi
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- Cinq élèves oui réussi au dernier concours pour l’entrée à l’Ecole d’Aix, et un autre a été reçu le premier à l’examen des bourses de séjour à l’étranger. Il a été envoyé au Cap.
- Des cours commerciaux du soir sont organisés à Grenoble par la société Y Association du commerce et de Vindustrie, fondée au commencement de 1886 par \I. Lacroix, ancien élève de l’école, qui la dirige encore aujourd’hui (voir ci-dessous, chapitre V). Un certain nombre de maîtres de l’Ecole Vaucanson professent des cours du soir ;\ l’Association du commerce et de l’industrie.
- Une Association des anciens élèves de l’Ecole Vaucanson a été créée en 1878. Depuis lors, elle a poursuivi sa marche, tout en grandissant en nombre, en richesse, en influence et en multipliant les bonnes œuvres.
- Aujourd’hui, elle réunit G membres donateurs, 8 membres d’honneur et Go 3 membres actifs, en comptant dans ce nombre 54 sociétaires perpétuels.
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Limoges. — La ville de Limoges ouvrit une école primaire supérieure le ier avril 1880.
- La nouvelle institution fut presque aussitôt orientée dans le sens industriel. Elle devint école manuelle d’apprentissage ou professionnelle le 3 avril 1889, et fut régie parla loi du 11 décembre 1880, sous la double autorité des Ministères de l’instruction publique et du commerce.
- Dès lors, l’enseignement technique industriel se développa rapidement.
- La séparation bien nette en deux sections (commerciale et industrielle) eut lieu dès 1894.
- Le rattachement de l’Ecole professionnelle de Limoges au Ministère du commerce, sous le titre d’école pratique de commerce et d’industrie, fut prononcé par décret du 17 avril i8p4, avec effet rétroactif au icr janvier de la meme année.
- A la rentrée d’octobre i8q4, toute l’école fut transportée dans l’immeuble Delor.
- Mais il reste encore beaucoup à faire pour que les travaux d’atelier pussent être enseignés d’une façon satisfaisante.
- Aujourd’hui, l’atelier de l’Ecole de Limoges peut occuper à la fois 4a ajusteurs, 3 0 menuisiers et 18 forgerons.
- Malheureusement, la force motrice fait défaut, et l’outillage est encore incomplet et insuffisant.
- L’agencement actuel de la maison a permis cependant l’application, au moins partielle, des programmes-types des Ecoles pratiques de commerce et d’industrie de garçons élaborés par l’administration supérieure.
- L’immeuble appartient à la Ville, qui Ta payé 100,000 francs; la commune a pourvu en outre aux frais d’installation.
- Quant aux dépenses annuelles, la contribution de la Ville pour 1900 est de 23,260 francs, auxquels il faut ajouter 2,400 francs pour fournitures scolaires.
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- Elle contribue, en outre, pour 5oo francs à une bourse de séjour à l’étranger, et accorde des subventions aux élèves admis à l’Ecole d’arts et métiers d’Angers, à l’Ecole nationale des contremaîtres de Cluny et à l’Ecole des mécaniciens de la marine au Havre.
- Les dépenses du département, consistent en subventions variant de 100 à a5o francs par an, en faveur de quelques élèves dont les familles, habitant loin de Limoges, sont obligées de payer pension dans une institution (institution Turgot), agréée par le Ministère du commerce pour recevoir à son internat les élèves de l’école pratique.
- L’Etat conserve à sa charge les traitements du personnel (96,800 francs), auxquels s’ajoutent les dons d’ouvrages et de matériel d’enseignement et les bourses accordées après concours dans les conditions réglementaires. Le crédit affecté à ces bourses est présentement de 4,170 francs, réparti entre quatorze titulaires de la façon suivante :
- Bourses entières........................................................ h
- Demi-bourses............................................................ 8
- Quarts de bourses....................................................... 9
- Total....................................... 1 h
- Le personnel comprend aujourd’hui : pour l’enseignement commercial, h professeurs, 9 maîtres adjoints et 9 maîtres auxiliaires; — pour l’enseignement dans la section industrielle : h professeurs, 1 chef des travaux et 3 contremaîtres. Il faut ajouter à cette liste 9 maîtres spéciaux de gymnastique et de solfège.
- Pour la section commerciale, le programme et les horaires-types des Ecoles pratiques de garçons ont été appliqués à Limoges dès le transfert de l’école au Ministère du com merce.
- Depuis 1 897, les élèves de la section commerciale ont le choix entre rallemand et l’anglais, mais tous apprennent l'espagnol^.
- L’addition la plus importante au programme a été la création d’un bureau commer-mercial, dont l’organisation est toute récente.
- En outre, par une autorisation ministérielle de 1897, il a été créé des cours facultatifs de solfège, de gymnastique, de sténographie et de dactylographie.
- En ce qui concerne la section industrielle, en outre de l’autorisation donnée aux élèves de suivre, comme nous l’avons dit, sur leur demande, les cours d’allemand ou d’anglais avec leurs condisciples de la section commerciale, quelques modifications ont été apportées au programme-type.
- L’administration supérieure autorisa, par une décision en date du 19 avril 1895, l’ouverture d’une section préparatoire aux Ecoles d’arts et métiers. Depuis lors, les bons
- (*) Il convient de noter que les élèves de la seclion industrielle sont admis, sur leur demande et au prorata des places disponibles, à assister aux cours d’allemand ou d’anglais. Le nombre de ceux qui profitent de cett faculté a toujours été assez restreint.
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- élèves de deuxième année de la section industrielle passent directement dans cette division préparatoire, et une conséquence, fort regrettable à notre avis, en résulte : c’est que, ;\ .Limoges, la disparition de la troisième année est à redouter dans la section industrielle.
- L’école compte, au icr janvier 1900, a3i élèves, ainsi répartis :
- 120 111
- Section
- commerciale, industrielle..
- Total
- 23l
- Les certificats (Tétudes pratiques, délivrés conformément aux instructions en vigueur, sont ainsi répartis :
- 1° Enseifptcmcnt commercial. —En 1899, îo, dont 2 avec l’allemand comme langue principale et mention d’espagnol; 3 avec l’anglais comme langue principale et mention d’espagnol; î avec l’espagnol comme langue principale et mention d’allemand; î avec l’anglais seul; 3 avec l’espagnol seul.
- 2° Enseignement industriel. —En 1899, i o dont. 7 ajusteurs (1 avec la mention d’allemand), 2 menuisiers et 1 forgeron.
- Les élèves de la section commerciale trouvent des situations à Limoges meme.
- École pratique de commerce et d’industrie du Mans. — En 1881, la municipalité du Mans résolut de compléter son système d’écoles primaires par l’institution d’une école primaire supérieure publique et gratuite. Ce projet de création, adopté par le conseil municipal, à la date du 28 août 1882, fut réalisé en 1883. La nouvelle école comprit, à partir de 1 885 , une section d’apprentissage.
- Les ateliers comprenaient 2 5 étaux et 2 5 établis; la menuiserie et l’ajustage étaient indépendants l’un de l’autre. L’atelier du fer avait à sa tête un chef de dépôt retraité de la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest, et celui du bois un ouvrier menuisier de la ville; les élèves y travaillaient deux heures par jour.
- A la section d’apprentissage, les élèves travaillaient par semaine 2 5 heures à l’atelier et e5 heures en classe, au dessin ou à l’étude.
- L’article 69 de la loi du 26 janvier 1892, en créant les Ecoles pratiques de commerce et d’industrie, le décret du 21 janvier 1893 sur les écoles primaires supérieures, le décret du 22 février 1893 sur les écoles pratiques, posèrent de nouveau, devant le conseil municipal de la ville du Mans, la question du régime à adopter pour son école professionnelle.
- Enfin, à la suite d’une demande faite par le conseil municipal (délibération du 26 juillet 18<)3), le décret du 17 avril 189Û transféra définitivement l’école au Ministère du commerce et de l’industrie sous la dénomination A’Ecole pratique de commerce
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- el (Vindmlrie. La subvention de la Ville s’élevait à la somme de 10,070 francs, et celle de l’Etat à la somme de i3,44o francs.
- Les programmes de l’enseignement commercial furent applicpiés à la rentrée du ipr octobre 18 g 6.
- Cependant l’immeuble où était installée l’école ne suffisait plus aux besoins de sa population scolaire; les ateliers notamment, où l’on ne pouvait installer plus de 4 tours, étaient manifestement trop exigus.
- En 18 (j 7, la municipalité reconnaissait la nécessité de construire un nouvel établissement. Elle obtenait du conseil municipal les ressources nécessaires, et elle achetait au centre de la ville un terrain d’une surface de 3,000 mètres carrés.
- Au mois de septembre 18 9 9 a eu lieu l’inauguration de ce nouveau local.
- L’atelier, de 66 mètres de longueur sur 1A mètres de largeur, est divisé en trois parties. La forge et la menuiserie sont aux extrémités et ont chacune 12 mètres de longueur. Au milieu, l’atelier d’ajustage s’étend sur une longueur de A 2 mètres.
- Le matériel est le suivant :
- Forge
- Ajustage. . .
- 4 forges à a feux;
- 8 enclumes de îao à i5o kilo-
- grammes :
- 1 ventilateur;
- 9 tours;
- 9 meules;
- 6 machines à percer :
- 1 raboteuse;
- I 1 étau-limeur:
- 11 moteur à gaz, de 4 chevaux et 1 de 16 chevaux :
- I 1 o marbres ;
- \ 97 étaux;
- !a tours;
- 18 établis;
- 1 meule.
- La nouvelle école
- Terrain. . . . Construction Outillage.. .
- a co û té a 7 A, 0 0 0 franes.
- 51,000 francs. 171,000 5a,000
- Total
- a7A,ooo
- Sur cette somme, a34,ooo francs ont été payés par la Ville, 4o,ooo francs par l’État.
- Outre les traitements du directeur, du chef des travaux pratiques, des professeurs, des maîtres adjoints, nommés ou délégués par le Ministre, qui sont légalement à sa charge, l’État accorde chaque année à l’École pratique du Mans un crédit important pour l’entretien de bourses. Le total des bourses nationales s’élève, pour îqoo, à la somme de 2,400 francs.
- Le département entretient 6 bourses familiales de 3oo francs chacune.
- La Ville entretient en outre actuellement 6 bourses de i5o francs chacune;
- Enfin elle alloue des indemnités aux professeurs qui font des cours du soir ou des conférences. Ces indemnités s’élèvent à une somme de 5oo francs.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Comme autres ressources: fondations, legs, etc., l’école, à l’occasion de la distribution des prix, reçoit en dons particuliers une somme de 800 à 900 francs, destinée à être offerte en récompenses sous forme de volumes, de livrets de caisse d’épargne.
- La Chambre de commerce offre 3oo francs; la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest, 100 francs.
- Le budget, pour l’année 1900, s’élève au total de 53,o3o francs, ainsi répartis :
- ( de l’État............................................. 22,980 francs.
- Quote-part ' de la Ville........................................... 27,680
- ( du département......................................... 1,800
- Recettes diverses....................................................... 600
- Total................................... 53,000
- .Aujourd’hui, le personnel se compose : du directeur, de 6 professeurs, de 2 maîtres adjoints, de 1 chef des travaux pratiques et de 4 préposés à l’apprentissage (ajustage, forge, modelage, tour à métaux).
- L’école comprend deux sections distinctes : la section industrielle et la section commerciale, ayant chacune son emploi du temps, son programme et ses maîtres. Les élèves présentés aux écoles techniques secondaires restent confondus avec leurs camarades et suivent les mêmes exercices en iro et en 2 e année; en 3e année, ils forment une division spéciale et se préparent directement à l’Ecole des arts et métiers d’Angers,
- à celle des contremaîtres de Cluny, et a celle des apprentis mécaniciens des équipages de la flotte.
- Depuis le 101' octobre 18q4, l'école 11’a apporté aux emplois du temps que des modifications secondaires, qui avaient pour but de fournir aux élèves une connaissance moins imparfaite de certaines parties du programme.
- Le conseil de perfectionnement, dans une de ses dernières séances, a émis le vœu qu’une section d’électricité fût créée à l’école; cette création est actuellement à l’étude.
- 4o5 élèves ont suivi les cours de l’Ecole pratique de commerce et d’industrie.
- L’effectif scolaire en iqoo est de i5o.
- Le département accorde, chaque année, pour les bourses à l’école pratique, une subvention maximum de 1,800 francs.
- Chaque année, la Ville inscrit à son budget la somme de 900 francs quelle accorde, sans concours, aux élèves nécessiteux qui justifient d’une bonne conduite, d’une fréquentation régulière et d’une application suffisante; ces bourses ne sont données qu’aux parents qui habitent la ville du Mans.
- Le nombre des titulaires de bourses est actuellement :
- Pour les bourses nationales, — 8 boursiers anciens, 11 nouveaux, recevant ensemble 2,400 francs;
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- Pour les bourses départementales, — (j boursiers anciens, recevant ensemble i.,3oo francs;
- Pour les bourses municipales,— 5 boursiers anciens, recevant 337 fr. 5o.
- Depuis le transfert de l’école, quatre examens du certificat d’études pratiques ont eu lieu, conformément aux dispositions des arrêtés du i3 juillet i8<j5 et du 8 mai i8<)(j. En i 8 (j(j, 8 certificats d’études industrielles et 5 certificats d’études communales ont été accordés.
- Les élèves (pii achèvent à l’école leur troisième année d’études se divisent en deux groupes distincts correspondant à la section commerciale et à la section industrielle. Les élèves du premier groupe se destinent à peu près exclusivement aux bureaux des grandes maisons de fabrication et de commerce, aux maisons de banque et d’assurances; ceux du deuxième groupe occupent les emplois de menuisiers, de mécaniciens dans la marine, dans l’industrie privée, ou bien ils entrent à l’Ecole des arts et métiers d’Angers, ou à celle des contremaîtres de Cluny, ou à celle des apprentis mécaniciens de Brest.
- L’École du Mans s’est associée spontanément, en novembre i8(j5, au mouvement qui s’est produit en France en faveur des cours d’adultes.
- Pendant l’hiver i8(j5-cj6, du commencement de novembre à la tin de février, elle a ouvert six cours par semaine, à raison d’un par jour, de 8 heures à g heures i/a du soir. Des causeries sur (les sujets variés de littérature, d’histoire, de géographie, de sciences, avaient lieu tous les samedis; elles s’adressaient aux jeunes gens qui suivaient les cours.
- Les années suivantes, pour répondre aux vœux des élèves, on donna plus d’extension au cours de dessin et à celui de mathématiques; le premier fut ouvert trois fois par semaine et le second deux fois.
- Les autres cours ont été des cours de français, de comptabilité, d’anglais, d’arithmétique commerciale. De vingt à vingt-cinq élèves se sont fait inscrire aux cours de dessin et de mathématiques, quinze environ assistaient à chaque séance. Ces nombres doivent être réduits de moitié pour les autres cours.
- ^ ^ f
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Mazamel (Tarn ). — L’Ecole pratique de Mazamct, plus habituellement désignée par son ancien titre d'Ecole professionnelle, a été fondée sur l’initiative de la Chambre de commerce de cette ville comme école primaire supérieure, en i88a.
- Par arrêté du a a novembre i8(jo, 1 établissement passe sous le régime de la loi du il décembre 1880 et prend le nom d ’ Ecole primaire supérieure professionnelle, pour relever à la fois du Ministre de l’instruction publique et du Ministre du commerce.
- Enfin, par un décret du a8 octobre i8<j8, l’école a été rattachée délinili\ement au Ministère du commerce comme Ecole pratique de commerce et d’industrie.
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- Présentement, les locaux affectés aux cours comprennent :
- 1° l\ salles de classe, d’une superficie totale de 217 mètres carrés;
- •G Pour l’enseignement des sciences, deux pièces : salle de physique, 68 mètres carrés; salle de chimie, 68 mètres carrés;
- 3° Atelier commun au travail du hois et du fer, superficie, 190 mètres carrée;
- h° Salle de dessin et de tissage, 1 90 mètres carrés.
- Les appareils pour l’enseignement des sciences, les collections, spécimens, échantillons sont en nombre suffisant, ainsi cpie les modèles pour le dessin.
- Pour l’enseignement technique, l’école possède :
- i° Travail du fer.
- 1 raboteuse, 1 étau-limeur, 1 machine à percer, 1 tour à chariot, 2 tours à métaux, 1 force, 26 étaux ordinaires.
- 2° Travail du bois.
- 2 tours «à bois, 1 scie alternative à débiter, 1 scie à découper, 6 étaux de modeleur, 1 3 établis.
- 2 métiers.
- Les ateliers sont pourvus d’un moteur Otto de la force de 1 cheval.
- Les frais d’installation ont été :
- i° Pour la construction, 100,000 francs, dont A0,000 ont été donnés par l’État;
- 20 Pour les agrandissements successifs, 60,16A fr. 72.
- Dans ces dépenses, le mobilier scolaire et le matériel d’enseignement figurent pour 2 5,ooo francs environ.
- Le budget de l’école est établi ainsi qu’il suit pour l’année 1900 :
- DEPENSES À LA CHARGE
- DK L'KTAT. DK I.A YLLLK.
- francs. francs.
- Administration......................................... 3,900 800
- ( industriel................................ 7.000 A.83o
- Enseignement 1 • , ,,
- 0 ( commercial................................ 7,000 2,700
- Dépenses communes aux deux sections.................... 1,800 2,y 10
- Totaux.......................... 20,600 11,2/ïo
- Le personnel de l’école se compose :
- Du directeur,
- De 3 professeurs,
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- ICO
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- De o maîtres adjoints,
- De 3 maîtres auxiliaires,
- De h contremaîtres ou ouvriers instructeurs, dont un pour le travail du 1er, un pour le travail du Rois et deux pour le tissage.
- Depuis le icr octobre i8()(j, les programmes-types des écoles pratiques ont été adoptés à Mazamet, sauf les modilications ci-après indiquées.
- i° Section industrielle.
- Pour ménager la transition entre le régime des écoles primaires supérieures et celui des écoles pratiques, on a augmenté un peu le temps accordé à renseignement général; c’est ainsi que les élèves ont par semaine :
- Pour la géométrie, 3 heures de plus en 3U année;
- Pour l’histoire, ainsi que pour la géographie, i h. i/e de plus en 3" année;
- Pour le français, i h. i/n de plus en i10 année, i h. i h. de plus en ac année et 3 heures de plus en 3e année;
- Pour l’arithmétique etl’algèbre, i h. i/•? de plus en ire année, i h. î/a de plus en ii° année, h h. \j‘i de plus en 3e année.
- Il convient de remarquer que présentement la 3‘‘ année est composée pour la plus grande partie de candidats aux Ecoles des arts et métiers.
- Le temps de présence aux ateliers est actuellement de :
- n î heures en i"' et en *?fi année, au lieu de 3o heures, et 10 h. i/-i en 3e année, an lieu de 33 heures.
- Il faut encore compter, au profit de l’enseignement technique et pour un petit groupe d’élèves, neuf heures de tissage par semaine.
- Les programmes de la section commerciale se rapprochent davantage des programmes-types. La comparaison entre les uns et les autres donne lieu aux remarques suivantes :
- L’étude de la chimie reçoit un grand développement en 3e année : il est institué pour cette matière d’enseignement, un cours complémentaire (G heures par semaine); on y traite des questions touchant spécialement aux industries locales (laines et
- Une grande importance est donnée à l’enseignement des langues vivantes. Trois langues étrangères sont enseignées à l’école :
- L’anglais, pendant 6 heures par semaine pour chaque année;
- L’allemand, pendant 6 heures par semaine pour chaque année;
- L’espagnol, pendant 3 heures par semaine pour chaque année.
- La moindre durée attribuée à ce dernier cours se justifie par la grande facilité qu’ont à apprendre la langue espagnole la plupart des élèves de la région du Sud-Ouest.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Pour les langues étrangères, les élèves de la section commerciale forment deux groupes : les uns apprennent l’anglais et l’espagnol, les autres l’espagnol et l’allemand.
- Le recrutement s’est toujours fait avec facilité.
- Le nombre des élèves présents en 1899 a été de 166.
- Au mois de novembre 1899, le nombre des boursiers était de 19, dont ià internes et 5 élèves libres. Tous ces élèves étaient boursiers de l’Etat.
- Le pensionnat peut recevoir 70 internes. Le prix de la pension est de à 7 5 francs.
- En octobre 1897, sur l’initiative de quelques personnes dévouées aux choses de l’enseignement, il fut créé à Mazamet une société d’instruction.
- Les cours ont été établis dans les locaux de l’école pratique. Ils sont au nombre de 5 et ont lieu le soir de 7 heures à 8 heures et de 7 heures à 9 heures.
- Les cours déjà créés sont les suivants : anglais, allemand, espagnol, comptabilité et arithmétique commerciale, dessin industriel.
- Les maîtres qui font ces cours sont tous membres du personnel enseignant de l’école pratique.
- Les cours sont payants. Chaque élève verse 1 franc par mois et par heure de classe par semaine pour la comptabilité, et 2 francs, dans les memes conditions, pour les autres cours. Toutefois une cotisation mensuelle de 3 francs permet à chaque élève de suivre tous les cours qu’il désire.
- Pendant Tannée scolaire 1898-1899, les inscriptions à ces différents cours ont été de 5i.
- La Société d’instruction a également organisé, pendant la saison d’hiver, une série de conférences publiques et gratuites destinées aux adultes et ayant, comme les cours, un caractère pratique.
- Ecole pratique de commerce et d'industrie de Nîmes. — Les seules institutions qui aient eu un caractère se rapprochant de l’enseignement technique ont été, pendant longtemps, à Nîmes, limitées aux deux suivantes :
- i° L’école de fabrication (fabrication des tapis), fondée en 1835 ;
- 20 Les cours publics de physique et de chimie, fondés en 1821.
- Mais ces institutions ne comportaient nullement l’apprentissage industriel ou commercial, tel que nous l’entendons dans les écoles pratiques.
- 11 existait donc là une lacune qui devait tôt ou tard frapper l’attention des gens s’intéressant au travail.
- L’apprentissage des jeune ouvriers se faisait chez les patrons, sans méthode : l’apprenti s’élevait exclusivement dans l’atelier.
- L’origine de l’Ecole pratique remonte au cours complémentaire créé en 1882 et adjoint à l’école de la rue Jean-Reboul. L’emploi du temps comportait une heure par jour d’exercices de travaux manuels appliqués au fer, pour permettre aux élèves de se On. I. — Cl. G. — T. I. 11
- IMi'MMEIUE NATIONALE.
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- préparer au certificat d’études primaires supérieures, qui était le couronnement des études.
- Le cours complémentaire de 1882 était devenu, en 1888, sans en avoir le titre, une véritable école primaire supérieure avec des professeurs spéciaux pour le dessin, les langues vivantes, la musique, la gymnastique, sans compter les chefs d’atelier.
- Toutefois, à l’instigation du directeur, en juin i88<j, le conseil municipal de Nîmes demandait à l’Etat la transformation du cours complémentaire en une école primaire supérieure professionnelle.
- Placée sous le régime de la loi du 11 décembre 1880, qui mettait les écoles professionnelles sous la dépendance des deux Ministères de l’instruction publique et du commerce, l’Ecole de Nîmes progresse peu pendant quelques années.
- Le ier juin 1892,1’école professionnelle était définitivement rattachée au Ministère du commerce, comme école pratique de commerce et d’industrie.
- La date de la construction de l’immeuble, où l’école est actuellement installée, remonte à l’année 1888. Les locaux furent alors complètement édifiés à neuf; mais, dans l’esprit de ceux qui en conçurent le plan, la destination n’en était pas nettement définie.
- L’installation matérielle des classes, l’installation des salles de dessin, la création du laboratoire, tout était à faire.
- Pour ce qui est des ateliers, on s’en était peu préoccupé dans le projet de construction. Un préau et un hangar furent transformés, l’un en atelier pour le service de la forge, l’autre en atelier pour l’ajustage. Un feu dans la forge et une trentaine d’étaux dans l’atelier d’ajustage constituèrent à l’origine tout l’outillage.
- On se mit courageusement à l’œuvre et, jour par jour, mois par mois, les ateliers s’installèrent, la forge s’enrichit de A feux, dont 1 central; l’atelier d’ajustage compléta ses étaux, dont le nombre définitif fut porté à 65; la menuiserie s’enrichit d’établis, actuellement au nombre de 26; les salles de classes s’embellirent; des bancs, des tables, des estrades, des pupitres, même des amphithéâtres s’élevèrent; le bureau commercial fut doté du matériel indispensable à son fonctionnement, ainsi que les salies de dessin.
- Quelques crédits accordés par la Ville permirent l’achat de machines-outils que l’école ne pouvait fabriquer; une machine à raboter, une perceuse, plusieurs tours complétèrent l’outillage industriel, qui a été tout récemment augmenté d’un marteau-pilon du poids de 7 5 kilogrammes et d’une machine lithographique à grand modèle, ainsi que d’un tour parallèle exécuté par les élèves; une machine à vapeur verticale, d’une force de A chevaux, fut achetée d’occasion : elle sert actuellement à actionner les machines-outils.
- La période difficile était franchie : un laboratoire avec le matériel nécessaire, sorti des ateliers, s’installait clans l’école.
- Il manquait un préau. On y pourvoyait par l’établissement d’une marquise, qui règne le long des murs de la cour principale.
- Il n’existait pas de corps de bibliothèque; deux meubles, pouvant recevoir plusieurs milliers de volumes, ont comblé cette lacune.
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- Bref, depuis la prise de possession des locaux, en octobre 1890, le mobilier de rétablissement, à l’exception des machines-outils, a été entièrement construit par les élèves. Il est suivant l’inventaire de 1898, estimé à une valeur de 5A,o38 francs.
- Les dépenses pour la construction de l’immeuble ont été entièrement à la charge de la Ville.
- L’estimation actuelle du local, en tenant compte et des immeubles achetés et des dépenses de construction, est d’environ 200,000 francs; ni l’Etat, ni le département 11’ont participé à ces dépenses de première installation.
- L’Etat a pris à sa charge les traitements des professeurs nommés par le Ministre du commerce et, avec les bourses accordées aux élèves, il participe aux dépenses d’entretien pour une somme totale de 38,987 francs.
- Le département, avec les bourses et les frais de matières premières, y participe pour une somme de 5,ooo francs.
- Les autres dépenses de toute nature incombent à la Ville et s’élèvent à la somme totale de A 1,0 9 7 francs.
- Le personnel administratif se compose du directeur, assisté d’un secrétaire chargé des écritures, de la comptabilité de l’Ecole, de la tenue des notes des élèves et de l’enseignement de la dactylographie.
- Le personnel de la section industrielle comprend :
- i° Pour l’enseignement technique :
- î chef des travaux chargé d’une partie de renseignement du dessin ;
- 1 chef d’atelier pour l’ajustage;
- 1 contremaître pour les travaux de tour ;
- 1 contremaître pour la forge;
- 1 chef d’atelier pour les travaux de bois ; 1 contremaître pour la lithographie.
- 20 Pour l’enseignement général :
- 1 professeur de dessin linéaire et d’ornement ;
- 1 professeur de mathématiques pour les élèves qui se préparent à l’Ecole d’arts et métiers d’Aix ;
- 1 professeur de mathématiques et d’économie industrielle ;
- 1 professeur de français, d’histoire et de géographie.
- Le personnel de la section commerciale comprend
- 1 professeur de bureau commercial et de comptabilité ;
- 1 professeur de géographie commerciale;
- 1 professeur de langue anglaise ;
- 1 professeur de langue espagnole;
- 1 professeur d’arithmétique commerciale; 1 professeur de marchandises.
- L’enseignement de la langue française, celui de l’histoire, celui de l’écriture, sont confiés respectivement au professeur de géographie commerciale, d’espagnol et de mathématiques.
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- L’enseignement de la législation commerciale est confié à un professeur spécial pris parmi les avocats du barreau de Nîmes.
- La sténographie et la dactylographie font également partie des matières d’enseignement de la section commerciale.
- Dans la section préparatoire, annexée à l’école depuis le ier janvier i8(j8, l’enseignement est donné par :
- I professeur de français, d’histoire et de géographie;
- î professeur de mathématiques et de dessin.
- Enfin, le docteur attaché au service médical de rétablissement fait des conférences sur l’histoire naturelle de l’homme et sur l’hygiène industrielle.
- L’horaire de la section préparatoire comporte 36 heures de classe par semaine.
- L’enseignement y consiste surtout dans une révision méthodique des matières du cours supérieur des écoles primaires. L’étude de la langue anglaise fait partie du programme. L’introduction de l’anglais dans le programme de la section préparatoire a pour objet de familiariser avec cette langue les jeunes gens qui se destinent à la section commerciale.
- Chaque professeur, pour la partie qui le concerne, est tenu de voir tout le programme dans les trois trimestres de l’année scolaire. Le dernier mois est consacré soit aux révisions, soit aux examens de fin d’année ou de passage dans la division supérieure.
- L’enseignement commercial est donné à un point de vue pratique. Le bureau commercial devient, autant que faire se peut, l’image vivante du commerce entre des maisons différentes, dont les directeurs sont les élèves eux-mêmes, exécutant toutes les opérations que comportent les échanges commerciaux.
- L’enseignement des marchandises prend un caractère concret, grâce aux ressources offertes par le musée commercial, où ont été réunis les échantillons des produits dont il est question dans le cours. Ce musée a été constitué et s’enrichit d’une façon continue avec l’aide des élèves et le concours obligeant de négociants de la ville, qui ont donné bon nombre des spécimens dont il est formé (produits bruts et produits ouvrés).
- Deux langues vivantes, l’anglais et l’espagnol, sont enseignées à l’Ecole de Nîmes. La faculté est laissée à l’élève de choisir une langue unique, l’anglais ou l’espagnol, mais il lui est permis toutefois, si bon lui semble, de suivre l’enseignement de la langue devenue pour lui, par le fait de son option, non obligatoire. Ce nouveau régime a permis de constater que, à quelques rares exceptions près, tous les élèves livrés à leur propre initiative demandaient à se livrer à l’étude des deux langues1 vivantes.
- II existe, nous avons dit, à l’Ecole de Nîmes, une section préparatoire aux Ecoles d’arts et métiers.
- Pour donner satisfaction à un vœu qu’avaient formulé quelques imprimeurs lithographes, l’administration a récemment organisé à l’Ecole de Nîmes l’enseignement de
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- la lithographie. L’installation de cet atelier, établi d’abord à titre d’essai, fut à l’origine bien modeste. Une presse à bras, achetée d’occasion, quelques pierres lithographiques, en composèrent primitivement tout le matériel. L’essai ayant donné de bons résulats, l’école fut dotée d’une machine lithographique format «raisin», actionnée par un moteur électrique, qui a permis de donner aux jeunes apprentis un enseignement plus complet.
- Les élèves actuellement inscrits à l’atelier de lithographie sont au nombre de 12. Ils passent à l’atelier : en ire année, 2.4 heures par semaine; en 2e année, 27 heures, et en 3e année, 3o heures.
- Le programme comporte l’enseignement de tous les genres d’écriture et des ornements à la plume; le dessin; l’apprentissage de l’écriture lithographique et du dessin sur pierre; la préparation des pierres; la gravure sur pierre de l’écriture et du dessin; le tirage d’épreuves; petites et grandes épreuves; affiches; épreuves en couleur.
- Les horaires à l’Ecole de Nîmes diffèrent sur plusieurs points des horaires-types.
- Dans la section industrielle, les travaux d’atelier occupent les élèves : en ire année, pendant 2 4 heures par semaine; en 2e année, pendant 27 heures, et en 3e année, pendant 3o heures.
- Ce temps paraît suffisant pour obtenir de bons résultats. On a craint qu’une plus longue durée des travaux d’atelier n’entraînât, pour des jeunes gens âgés en moyenne de 1 2 à 1 5 ans, un certain surmenage.
- Dans la section commerciale, il a été apporté quelques modifications dans l’horaire pour l’enseignement de la comptabilité, du bureau commercial et des langues vivantes.
- Pour l’espagnol, le nombre d’heures a été réduit de la façon suivante :
- En ire année, 3 heures par semaine; en 2e année, 4 h. 1/2, et en 3e année, 4 h. 1/2.
- Cette réduction s’explique par la facilité qu’ont les jeunes gens de la région à s’assimiler rapidement la langue espagnole. Le nombre des élèves, y compris la section préparatoire , est de 2 7 6.
- L’Etat et le département entretiennent à l’école un certain nombre d’élèves boursiers. La somme affectée à cet entretien est, pour l’Etat, de 6,387 fr. 5o, et, pour le département, de 3,ooo francs.
- Les boursiers de l’Etat entre lesquels est répartie la première somme, sont au nombre de 2 4.
- Les boursiers du département, entre lesquels est distribuée la seconde, sont au nombre de 22.
- L’internat annexé à l’école pratique est indépendant de l’école tant au point de vue du local qu’au point de vue de la direction.
- On y compte (novembre 1899) 98 élèves internes. Ces élèves sont conduits matin et soir à l’école pratique.
- Depuis la création du certificat d’études pratiques, le nombre des élèves sortis de
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- l’école avec ce diplôme est de 110 pour la section industrielle, et de (j4 pour la section commerciale. La moyenne annuelle de certificats délivrés est donc de 26 environ.
- Les examens et concours, auxquels prennent part les élèves de 3e année, sont :
- «
- i° Le concours d’admission aux Ecoles d’arts et métiers;
- Nombre d’élèves reçus depuis le rattachement...................... h 9
- F
- 2° Le concours d’admission à l’Ecole des apprentis-mécaniciens de la flotte;
- Nombre d’élèves reçus................................................ 5
- 3° Le concours d’admission à l’Ecole de contremaîtres de Cluny;
- Nombre d’élèves reçus................................................ 7
- F
- k° Le concours d’admission aux Ecoles supérieures de commerce;
- Nombre d’élèves reçus............................................... 16
- 5° Les concours d’admission aux bourses de séjour à l’étranger.
- Elève reçu........................................................... 1
- Jusqu’à ce jour, le placement des élèves sortis a été facile. Les élèves commerçants trouvent des emplois de comptable chez les négociants de la ville. On peut estimer à 00 francs par mois en moyenne les appointements que gagnent au début les élèves sortant de la section commerciale. Quelques-uns trouvent en dehors de Nîmes des situations convenables.
- Quant aux élèves de l’industrie, ils trouvent des emplois de forgerons, d’ajusteurs, de menuisiers, soit chez les petits patrons, soit dans les ateliers de la Compagnie des chemins de fer P.-L.-AI. Leur salaire, à leur sortie de l’école, est en moyenne de 2 francs par jour.
- Depuis 1897, le personnel de l’école participe à l’œuvre des cours d’adultes ou des conférences populaires.
- La Bourse du travail ayant décidé la création de cours du soir destinés à compléter les connaissances des jeunes gens en apprentissage, a fait appel, pour l’organisation de ces cours, au personnel de l’école pratique.
- Les professeurs de l’école ont fait, à la Bourse du travail, des cours de comptabilité, de langues vivantes, de géométrie descriptive, d’arithmétique. Indépendamment de ces cours réguliers, ils ont donné à la Bourse du travail, à tour de rôle et une fois par semaine, des conférences de vulgarisation où le public est admis.
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- Il n’existait point do cours du soir pour les jeunes gens sortis de l’Ecole pratique et désireux de continuer leur instruction et leur apprentissage.
- C’est pour combler cette lacune qu’ont été organisés dans les locaux de l’école des cours supérieurs d’adultes. Ils comprennent des cours industriels et des cours commerciaux. Parmi les cours industriels figurent l’arithmétique générale, la géométrie descriptive, la mécanique, la technologie et la lecture des dessins, les travaux d’ajustage et de tour, menuiserie et ébénisterie, la sculpture appliquée à l’ébénisterie.
- Les cours commerciaux comprennent : l’arithmétique commerciale, la comptabilité, les langues vivantes (anglais, espagnol), la géographie commerciale et l’économie politique.
- Ces cours, ouverts au mois de novembre, durent jusqu’à la fin du mois de mars. Le nombre des élèves inscrits est de q 5.
- Les professeurs se sont prêtés de grand cœur à cette expérience digne d’intérêt et ils continuent leur concours avec beaucoup de zèle.
- Une Association d’anciens élèves, organisée au mois de juin 1898, a été approuvée par un arrêté préfectoral du 3 0 août 1899.
- Cette Association compte 120 membres actifs et 2 5 membres honoraires.
- Quoique de date toute récente, elle a déjà rendu quelques services à l’école.
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Reims. — Une école professionnelle, dont la conception appartenait à la Société industrielle, avait été organisée, en 1875, par la Ville, sur des bases assez spéciales. C’était une école primaire supérieure municipale, dans laquelle l’enseignement professionnel proprement dit ne tenait qu’une place fort réduite. Il n’y avait pas de distinction entre l’enseignement industriel et l’enseignement commercial. Les élèves devaient s’occuper, à la fois, d’enseignement primaire complémentaire, d’éléments de sciences, de comptabilité, de langues vivantes et de travail manuel.
- Spécialisés en troisième année seulement, et exclusivement au point de vue des ateliers dans les deux sections de fer et bois, et de filature et tissage, les élèves recevaient des notions techniques générales, mais le temps consacré aux travaux pratiques était forcément limité.
- Ce régime subsista jusqu’en 1882. A cette époque, l’école fut classée au nombre des écoles publiques.
- En 1888, l’école professionnelle fut placée sous le régime institué par la loi du 11 décembre 1880.
- La loi du 26 janvier 1892 prescrivant le rattachement au Ministère du commerce et de l’industrie des écoles professionnelles dont l’enseignement est principalement industriel et commercial, le conseil municipal de Reims émit, le 3 février 1892, un avis favorable à ce rattachement, qui fut prononcé par un décret en date du ier juin 1892.
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- Un projet; de réorganisation fut adopté par le conseil municipal dans la séance du 5 juillet 1 <S()7 et approuvé par le Ministre le 9 fi août de la meme année.
- A la rentrée d’octobre 1 8<)7, les nouveaux programmes furent appliqués pour Tannée préparatoire et le cours supérieur.
- La construction et l’aménagement des locaux ont nécessité une dépense supérieure à 500,000 francs, qui fut entièrement à la charge de la Ville.
- En 1882, un pensionnat fut établi à l’école. Il fut dépensé,.pour l’aménagement des dortoirs, réfectoire, cuisine et infirmerie, une somme de /i5,ooo francs mise par l’Etat à la disposition de la municipalité pour cet objet.
- L’Ecole possède :
- Pour l’enseignement commercial, différents types de registres de comptabilité, 1 presse à copier, 1 machine à écrire système Yost, 2 machines à écrire Rar-Loek, 1 riche collection de spécimens de marchandises, 1 collection de cartes murales;
- Pour l’enseignement du dessin, des modèles et plâtres;
- Pour l’enseignement scientifique, un cabinet de physique très bien monté et une grande quantité d’appareils et de produits chimiques dans de vastes laboratoires, Tun réservé au professeur, les deux autres mis à la disposition des élèves;
- A l’atelier d’ajustage : 12 établis, 5fi étaux, 1 machine ;\ percer à colonnes, 1 foreuse à main, g tours divers, 1 fraiseuse, 1 raboteuse, 1 étau-limeur, etc.;
- A l’atelier de forge : 5 feux de forge, 5 enclumes, 1 petit établi, 1 étau à chaud, 1 étau ordinaire, \ machine à cintrer à bras, 2 cisailles à levier, 1 ventilateur;
- A l’atelier de menuiserie : 1 7 établis, h tours, 1 scie à ruban, etc.
- Comme matériel de filature :
- 1 étirage à tête avec porte-bobines; 1 bobinoir à fi têtes, construit à l’école; 1 pci-gneuse Heilmann avec porte-bobines; 1 métier à filer renvideur de ho broches; 1 métier continu et à retordre de 20 broches de chaque côté; 1 machine à faire les garnitures de cardes; 1 dévidoir a échantillonner la préparation ; 1 dévidoir métallique à échantillonner les fils; 2 dynamomètres pour essayer les fils; 1 peau de mouton préparée pour démonstrations; 3 romaines; 1 torsiomètre; 1 appareil pour vérification de la pureté des fils*; 1 trébuchet; 1 compteur de tours.
- Comme matériel de tissage :
- 3 métiers mécaniques ; 8 métiers en bois à la marche ; 1 2 petits métiers en bois h la marche; 1 lisage accéléré avec piquage; 1 piquage (Devage, de Manchester); 2 ourdissoirs ; 12 mécaniques Jacquard diverses ; 1 mécanique Jacquard 100 en bois avec sa tire; 1 mécanicpie Jacquard 200; 1 mécanique Jacquard 1 3fi ; h mécaniques diverses d’armures; 1 cannetière (système Rio-Catteau) 20 broches; 1 bobinoir vertical (Société alsacienne).
- Une chaudière Relleville, une machine à vapeur de 8 chevaux.
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- Le budget de l’école comprend comme'recettes :
- Subvention de l’Etat pour les émoluments du personnel et pour
- l’enseignement technique............................:. 6,890 Ir.
- Pension des internes et des demi-pensionnaires........... 4o,ooo
- Abonnement des élèves internes pour menues dépenses diverses.. . . 600
- Total............................... 47,490
- Dépenses à la charge de l’Etat.......................... 99,000
- Dépenses à la charge de la Ville......................... 111,160
- Total.............................. i33,t6o
- Le personnel comprend :
- Le directeur, 19 professeurs, 9 maîtres adjoints.
- Pour l’enseignement de la filature et du tissage : 1 chef des travaux et 1 contremaître;
- Pour les ateliers du fer et du bois : 1 chef des travaux et 9 contremaîtres;
- Pour l’enseignement de la chimie industrielle : 1 chef des travaux et 1 préparateur.
- Il existe à l’Ecole de Reims une année préparatoire qui a pour objet de donner aux élèves une instruction primaire plus complète .et de permettre de se rendre compte de leurs aptitudes pour l’avenir. On peut, au point de vue des programmes, assimiler cette année d’études à un cours complémentaire d’école primaire, auquel ou aurait ajouté des travaux manuels de fer et de bois, des manipulations de chimie et quelques travaux très simples de filature et de tissage.
- L’enseignement professionnel ne commence véritablement qu’après cette année de préparation. Les élèves sont dirigés, suivant leurs goûts et les désirs des parents :
- i° Vers la section commerciale;
- 90 Vers la section industrielle (fer et bois);
- 3° Vers la section de filature et de tissage;
- A° Vers la section de chimie;
- Dans la section commerciale, les principales modifications apportées, à Reims, aux programmes-types, sont les suivantes :
- A la langue anglaise, obligatoire pour tous les élèves, s’ajoute soit l’allemand, soit l’espagnol, avec A h. 1/9 de leçons par semaine en iro et en 9° année, et 6 heures en 3e année;
- L’écriture se complète par la sténographie et l’usage de la machine à écrire et comprend 1 h. 1/9 de plus en ire et en 9e année;
- Le français comprend 1 h. 1/9 dans chaque année. La différence en moins s’explique par le temps accordé à cette étude pendant Tannée préparatoire.
- La législation comporte une leçon en 9e et 3e année seulement.
- Au cours de marchandises on ne consacre que 1 h. 1/9 par semaine.
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- Le dessin, l’histoire naturelle et l’hvgiène, la physique, l’économie commerciale, sont supprimés. Une bonne partie de ces matières a été enseignée pendant l’année préparatoire.
- L’enseignement industriel ne dure que deux ans, au lieu de trois.
- Les travaux pratiques comprennent 99 heures pour la chimie et le tissage, et 2G pour le fer et le bois, au lieu de 3o, en irp année; 9U heures pour la chimie et le tissage et 2(j h. 1/2 pour le fer et le bois en 9e année. On ajoute 1 h. 1/2 de technologie par semaine en ire année.
- La durée de la scolarité hebdomadaire est de 5o h. î/A en i rc année et de 62 b. 3//i en 2e année.
- Enfin’, un cours supérieur permet aux élèves munis du certificat d’études industrielles de se perfectionner par une troisième année d’études. Ce cours peut aussi être suivi par les jeunes gens qui n’ont pas fait leurs études à l’école, pourvu qu’ils justifient de connaissances suffisantes.
- Les programmes du cours spécial de filature et de tissage et du cours de chimie industrielle sont spéciaux à l’Ecole de Reims ; ce dernier est beaucoup plus complet que le cours ordinaire des autres écoles pratiques.
- Le nombre des élèves, à la date du i5 novembre 1899, était de 179, dont :
- Dans l’année préparatoire.............'................................... 57 élèves.
- Dans la section commerciale............................................... 29
- Dans la section industrielle (fer et bois)................................ 53
- Dans la section de filature et tissage.................................... 1 3
- Dans la section de chimie................................................. 8
- Dans la section préparatoire aux arts et métiers.......................... 12
- . Totai....................................... 179
- Le transfert de l’Ecole au Ministère du commerce a rendu plus difficile le recrutement des élèves. En voici les causes principales :
- i° Les modifications apportées aux programmes ont eu pour but de rendre essentiellement pratique l’enseignement industriel. Il ne s’adresse plus qu’à deux qui se destinent aux industries cle la filature et du tissage, aux industries chimiques, au travail du fer et du bois, et, par suite, la clientèle qu’attirait surtout l’enseignement primaire est écartée.
- 20 L’externat de l’Ecole de Reims est gratuit, comme le prescrit la loi. Toutefois, les jeunes gens qui demandent à suivre le cours supérieur, et qui ne sont pas anciens élèves de l’école, ont à payer une rétribution scolaire, dont le taux est de Go francs par mois. Cette somme est partagée également entre la ville de Reims et les professeurs qui sont chargés des leçons faites dans ce cours supérieur.
- Comme on Ta dit plus haut, un internat régi par la Ville a été annexé à l’école en 1882.
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- Le prix de la pension est de 760 francs et celui de la demi-pension de 3oo francs. Les élèves du cours supérieur, qui ne sont pas anciens élèves de l’école, ont en outre à payer la rétribution de Go francs par mois dont nous avons parlé ci-dessus.
- Des bourses ou fractions de bourses d’internat sont accordées par l’Etat ou le département de la Marne aux élèves qui ont subi avec succès un examen ayant pour but de constater leur aptitude aux bourses des écoles de commerce et d’industrie.
- Six bourses de demi-pensionnaires, créées par la Ville, sont destinées à récompenser les meilleurs élèves qui ont déjà passé une année à l’école et dont les familles habitent Reims.
- Cinq autres bourses de demi-pensionnaires, créées par la Compagnie des chemins de fer de l’Est, sont données au concours à des fds d’employés du chemin de fer.
- En 1 8()(j, il a été délivré 2 h certificats d’études industrielles et 6 certificats d’études commerciales. Parmi les positions occupées par ces jeunes gens nous relevons les suivantes :
- Ajusteurs-mécaniciens................... G
- Forgerons-serruriers.................... 1
- Menuisiers-charpentiers................. 1
- Filateurs et tisseurs................... k
- Employés de commerce................ 2
- A l’étranger........................ 1
- Entrés dans diverses écoles techniques. 7
- Des cours du soir sont faits chaque année dans les locaux et par les professeurs de l’école. Ils ont pour objet :
- Le commerce et la comptabilité ;
- Les mathématiques (arithmétique, algèbre et géométrie);
- La mécanique et la géométrie descriptive ;
- La physique et la chimie;
- Le chauffage et la conduite des moteurs;
- L’électricité industrielle.
- Dans le programme des cours du soir, organisés par la Société industrielle, figurent un cours de langue allemande et un cours de filature et de tissage, tous deux confiés à des professeurs de l’école pratique.
- Ces maîtres font aussi, à l’Ecole régionale des arts industriels, des cours de dessin appliqué l’un à l’industrie des tissus, l’autre aux arts mécaniques.
- Une Association des anciens élèves de l’école a été autorisée par un arrêté du préfet de la Marne en date du 6 décembre 1878. Elle compte près de 300 membres.
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Romans {Brome).— Par décret du 6 octobre 1 89A, l’école primaire supérieure de Romans a été transformée en école pratique de commerce et d’industrie.
- Au début, l’école a commencé à fonctionner dans les locaux mêmes de l’ancienne
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- école primaire supérieure (enclos Sibilat, cours Bonnevaux). La seule modification apportée à l’installation consistait dans l’aménagement au rez-de-chaussée d’un local pour le service des travaux manuels. Mais la place faisait défaut.
- La ville de Romans possédait un collège de vastes dimensions et dont une partie était sans emploi. On crut pouvoir utiliser les locaux disponibles.
- Le conseil de perfectionnement demanda que l’école pratique fût transférée dans les locaux inoccupés du collège et fût placée sous la direction du principal. Après entente entre les Ministères du commerce et de l’instruction publique, les travaux furent poussés avec activité, et le transfert fut effectué le ier janvier 1896.
- Dans le jardin du collège, des ateliers ont été construits en deux travées, avec salle de moteur et magasin à bois. Une petite forge a été prise sur le local servant au dépôt du charbon.
- L’installation des locaux et les frais de première installation ont nécessité une dépense de 1.7,995 francs.
- La quote-part de la Ville s’est élevée à...................... 1 3,995
- La quote-part de l’Iütat à.................................... 6,000
- En outre, de généreux donateurs ont versé à la caisse municipale, au bénéfice de l’école, des sommes importantes, s’élevant à 1 9,000 francs, et qui ont permis d’acquérir et de compléter l’outillage fort insulïisant au début.
- L’entretien annuel est réparti entre l’Etat et la Ville (l’Etat ne contribuant qu’au traitement des professeurs et aux bourses).
- Pour l’année scolaire 1899-1900, les dépenses prévues s’élèvent à la somme de 27,75/1 fr. 5o, dont 16,429 fr. 5o pour l’Etat et 11,3a5 francs pour la Ville.
- Le personnel administratif de l’école comprend :
- Le directeur, qui est en même temps le principal du collège ;
- Le surveillant général, à la fois chargé de cours et secrétaire de la direction.
- Le personnel enseignant est composé d’un chef d’atelier, diplômé de l’Ecole des arts et métiers d’Aix, de deux professeurs et de deux maîtres adjoints.
- En outre, l’école s’est adjoint le professeur de physique du collège, pour les cours de physique et de chimie de 3eannée, et le professeur de philosophie pour l’enseignement de la morale dans toutes les classes.
- On a reconnu l’utilité d’instituer une section préparatoire ou section D.
- Cette organisation permet d’alléger la première année, en n’admettant dans cette section que les élèves susceptibles de suivre les cours avec fruit.
- Dans la section D, le programme s’écarte peu du programme du certificat d’études primaires.
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- Tous les élèves inscrits à Técole sont tenus de passer par la section D. Les meilleurs, à la lin du premier mois, sont autorisés, après examen, à passer en iru année d’études; les autres se fortifient comme enseignement général et préparent, de la sorte, un bon recrutement pour la première année.
- Les programmes d’enseignement suivis s’écartent en quelques points des programmes-types.
- Le temps de présence aux ateliers est notablement réduit; il est de :
- i 9 heures par semaine pour la ire année, au lieu de 3o heures;
- a5 heures par semaine pour la 9e année, au lieu de 3o heures;
- a5 heures par semaine pour la 3e année, au lieu de 33 heures.
- Une des principales industries de Romans consiste dans la fabrication des chaus-
- sures. Le conseil de perfectionnement, soucieux de donner aux enfants, en outre de l’enseignement industriel, des notions générales de patronage et de coupe, a organisé des cours spéciaux, en vue de cet enseignement. Ces cours ont lieu à la place d’une leçon de dessin. Les élèves dessinent d’abord les différentes espèces de chaussures, puis établissent les séries de patrons (sur papier), ce qui les conduit à manier le tranchet.
- Les élèves des sections A et B seulement suivent obligatoirement les cours de coupe.
- Un professeur de coupe, choisi à Lyon, fait, toutes les semaines, un cours de coupe auquel assistent les élèves des sections A et B, ainsi que les professeurs chargés de le suppléer.
- Les résultats ont été satisfaisants, et Técole peut, pendant la plus grande partie de Tannée, grâce au zèle déployé par les professeurs des sections A, B et C, se passer du maître spécial de coupe, qui ne donnera désormais que quelques leçons vers la fin de Tannée, pour compléter les cours faits par les professeurs de la classe eux-mêmes.
- L’effectif scolaire de l’ancienne école primaire supérieure était dans les dernières années d’une trentaine d’élèves. Depuis la transformation, ce nombre a augmenté graduellement à chaque rentrée, comme il ressort des chiffres ci-après. B s’élève aujourd’hui à 7 k.
- Ces 7/1 élèves se répartissent de la façon suivante :
- 3° année (section A)............................................. 11
- 2' année (section B)........................................... 1 h
- 116 année ( section G )........................................ 31
- Préparatoire (section D)......................................... 18
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- Des boursiers sont entretenus à l’école par l’État, le département et par la Ville. A la lin de la dernière année scolaire, l’école recevait 7 boursiers de l’Etat ( 2 ayant trois quarts de bourse, 2 une demi-bourse, 3 un quart), G boursiers du département (2 demi-bourses, h quarts de bourse), 2 boursiers de la Ville (1 demi-bourse et 1 quart).
- L’internat n’est pas au siège même de l’école. Les élèves internes sont confiés à un professeur auquel la Ville fournit non seulement le local, mais encore le matériel nécessaire. Mais des demandes commencent à se produire de la part d’élèves qui désirent suivre les cours de l’école en qualité de pensionnaires payants.
- L’école étant de fondation récente, ce n’est qu’à dater de Tannée scolaire 1897— 1898 que des candidats ont pu se présenter au certificat d’études pratiques industrielles.
- En 1898-1899, sur 8 candidats qui ont concouru pour l’obtention de ce diplôme, G ont réussi.
- Le conseil de perfectionnement qui, par ses relations étendues, est en rapport avec les maisons industrielles ou commerçantes de la localité, s’occupe activement du placement des élèves à leur sortie.
- Jusqu’ici, toutefois, la bonne volonté des membres du conseil n’a pu être mise que rarement à contribution. Les élèves, en effet, sont trop souvent retirés de l’école en cours d’études, dès que se présente pour eux un débouché, quelque modeste qu’il soit. Les parents se figurent, à tort, gagner du temps en casant leurs enfants dans le premier emploi venu, sans attendre le couronnement des études.
- Depuis le mois de novembre 1899, un cours d’électricité industrielle, créé à l’école, reçoit non seulement les anciens élèves de l’école, mais encore tous ceux qui demandent à le suivre.
- Une bibliothèque est installée à l’école et mise à la disposition des anciens élèves; un généreux donateur a déjà procuré un assez grand nombre de livres de lecture.
- Pendant la période des vacances, un cours gratuit est institué pour les élèves qui désirent se perfectionner dans leurs études. Il est suivi, en général, par un assez grand nombre d’élèves. Deux professeurs en sont chargés : l’un s’occupant exclusivement de la partie scientifique, l’autre de l’enseignement littéraire. Sa durée s’étend du i.5 août au 15 septembre.
- b. — Ecoles de filles.
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Boulogne-sur-Mer. — Au mois d’octobre 1885, fut créé à Boulogne-sur-Mer un cours complémentaire, qu’011 annexa d’abord à une école de biles située dans le faubourg de Capécure. Désireuse de donner à l’enseignement un caractère plus pratique que dans la plupart des autres cours complémentaires, l’autorité locale avait demandé et obtenu l’adjonction aux programmes or-
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- dinaires d’un cours de comptabilité, qui fut confié, d’abord à une maîtresse adjointe, puis à l’un des professeurs de l’école pratique de commerce de garçons.
- Le 5 octobre 1891, le cours complémentaire fut placé sous le régime établi par la loi du 11 décembre 1880.
- En 1898 , le conseil municipal prit l’initiative de solliciter la transformation du cours complémentaire en école pratique de commerce et d’industrie, où les jeunes filles recevraient, avec un supplément d’instruction générale, des leçons de comptabilité, d’anglais, de dessin, de couture, de repassage et de cuisine.
- Cette transformation a été décidée par un décret du'16 juin 1898.
- Devenant un établissement indépendant , distinct de l’école élémentaire à laquelle le cours complémentaire était annexé, la nouvelle école pratique a été installée, depuis le ier octobre 1898, dans une maison qui lui est spécialement affectée, et qu’on appelle le château de l’Amiral, rue de TAmiral-Bruix. On a dû se préoccuper tout d’abord d’approprier cette maison, qui était dans un état de vétusté marquée. Les dépenses faites pour les travaux d’appropriation ont été de 9,2/19 fr. 21, dont 2,99911*. 21 payés par la Ville, et 6,250 francs payés par l’Etat.
- L’Etat a promis une subvention de 26,000 francs, à condition que la Ville se rendrait propriétaire de l’immeuble quelle occupe actuellement à titre de locataire. Le loyer annuel est de 3,260 francs, impôts compris.
- L’installation des ateliers est convenable. L’école possède, pour l’atelier de couture, 1 grande table de coupe et 8 tables à 6 places, les bancs et chaises nécessaires, 2 mannequins, 3 machines à coudre, dont 2 offertes par le Ministre du Commerce et 1 achetée par la Ville, 2 tableaux noirs;
- Pour l’atelier de repassage : 1 foyer, 2 k fers à tuyauter, 32 fers à repasser, k fers a glacer, 8 tables à repasser et les accessoires indispensables (couvertures, toiles blanches, planches, corbeilles, etc.).
- Le budget pour l’année 1900 comprend :
- A la charge de l’État...................................... 20,390 fr.
- A la charge de la Ville................................... 12,790
- Total............................... 33,180
- Le nroduit dos 1
- Le personnel comprend :
- 1 directrice;
- 2 maîtresses adjointes; 1 maîtresse d’anglais ;
- 2 maîtresses ouvrières, une pour le repassage, l’autre pour la couture ; t professeur de dessin ;
- 1 professeur de comptabilité.
- La création de l’Ecole pratique de filles de Boulogne-sur-Mer est récente, et l’organisation de cet établissement n’est pas achevée. La population scolaire se compose encore en majorité d’élèves venues du cours complémentaire transformé et qui, lorsqu’elles
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- y sont entrées, avaient, pour la plupart, en vue la préparation aux examens du brevet bien plus que la préparation à l’apprentissage d’un métier ou au commerce. De là, dans les programmes d’enseignement, des différences considérables avec les programmes-types. Nous remarquons d’abord que jusqu’à ce jour le sectionnement en division commerciale et division industrielle n’est pas opéré. Le programme, uniforme pour chaque année d’études, a été établi par une combinaison plus ou moins heureuse des programmes des écoles pratiques d’industrie et des programmes des écoles pratiques de commerce, et sans que les auteurs se soient toujours suffisamment dégagés de la préoccupation des épreuves du brevet élémentaire de l’enseignement primaire.
- Nous nous abstiendrons do donner ici le détail des programmes actuellement en vigueur, dont le caractère exceptionnel et essentiellement provisoire devra être notablement modifié, à mesure que, par des changements qui s’imposent, l’établissement répondra mieux à ce qu’on doit attendre d’une école classée au nombre des écoles pratiques.
- Lorsque l’école a été ouverte, elle comptait 106 élèves, 5h en irc année, 5a en ac année.
- «
- A la rentrée du mois d’octobre en i8()(j, elle a reçu 190 élèves, ainsi réparties :
- irc année....................................................... 5à
- 2 e année....................................................... à 3
- 3° année........................................................ 2 3
- Total................................... 120
- En outre des cours communs à toutes, 9 y de ces élèves suivent un cours de comptabilité commerciale élémentaire et de comptabilité domestique, qui leur est fait par un professeur de l’école pratique de commerce de garçons.
- L’école ne comptant au mois de juillet dernier qu’une année d’existence, aucune élève 11’a pu encore se présenter aux examens du certificat d’études pratiques, soit commerciales, soit industrielles.
- r r
- Ecole pratique de commerce et d’industrie du Havre. — L’Ecole pratique de commerce et d’industrie de jeunes filles du Havre a été créée, au mois d’octobre 1880, sous le nom d’école primaire supérieure et d’apprentissage. Elle fut classée au nombre des écoles primaires supérieures par un arrêté ministériel du 97 juin 1889.
- L’école comprenait dès lors deux sections :
- i° Un cours supérieur préparant au brevet élémentaire de l’enseignement primaire, à l’école normale et au certificat commercial institué dès le début;
- 90 Un cours industriel : atelier de lingerie de confections et de repassage. Les élèves passaient, en sortant, un examen de travail manuel, qui a été maintenu comme épreuve de sortie pour le certificat d’études pratiques industrielles.
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- En raison de l’importance que n’avait pas tardé à prendre l’enseignement manuel, lecole fut, par un arrêté du 27 novembre 1888, placée sous le régime institué par la loi pour les écoles d’apprentissage. L’établissement, rangé au nombre des écoles pratiques, passait par décret du icl juin 1892 sous l’autorité exclusive du Ministre du commerce.
- L’école, installée dans un immeuble construit spécialement à son usage en 1880, comprend :
- i° Cinq salles de classe; 20 une salle d’essayage; 3° une salle de musique; k° une salle de dessin ; 5° trois ateliers de couture ; G0 un atelier de repassage ; 70 une cuisine ; 8° les appartements de la directrice.
- Le personnel administratif comprend la directrice et une maîtresse qui a le titre de sous-directrice et est chargée de la surveillance générale des ateliers et de la comptabilité de la maison.
- Le personnel enseignant, nommé par le Ministère du commerce, se compose de 7 institutrices, dont 5 ayant le titre de professeur.
- Le personnel technique, nommé par le maire sur la proposition de la directrice,
- comprend :
- 1re-année. — 3 maîtresses de lingerie. Le professeur d’enseignement général donne des leçons de raccommodage.
- 2' année. — 2 professeurs de coupe et de confection.
- 3‘ année. — 2 professeurs de confection et
- 1 maîtresse spéciale pour la coupe, choisie parmi les couturières de la ville ;
- 1 maîtresse de repassage;
- 1 maîtresse pour la broderie blanche ;
- 1 maîtresse pour la broderie d’ameublement.
- L’école, à l’origine, avait des programmes d’enseignement conformes au programme des écoles primaires supérieures. Cependant il existait en plus des cours de comptabilité faits par un professeur externe.
- Actuellement on suit à l’Ecole du Havre les programmes proposés comme types par le Comité d’inspection, auxquels on a seulement fait subir les modifications suivantes:
- Le programme-type de première année ayant paru trop chargé, en raison de l’âge des élèves auxquels il s’adresse (12 ans), on a cru bon de reporter aux années suivantes l’étude des parties purement théoriques.
- Le programme de marchandises a été supprimé dans sa partie technique. Les principales questions énumérées au programme-type sont traitées sous forme de leçons de choses.
- Des leçons de sténo-dactylographie ont été ajoutées.
- On a beaucoup augmenté en première année le temps accordé au dessin ; on y consacre cinq heures au lieu d’une heure et demie. Les élèves arrivent avec des notions très élémentaires; elles doivent donc, pour suivre avec fruit les cours de coupe, quelles complètent par l’étude du costume et des croquis, acquérir, par le dessin, de l’habi-Gn. I. — Cl. 6. — T. f. 12
- IMl-lUMEIUE NATIONALE.
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- EXP0S1T10 UXMVEUSELLE LXTEHNATION ALE DE 1900.
- leté, du goût et de Finitiative. L’étude du dessin .industriel, appréciée maintenant par les familles, a pris le développement nécessaire à une école professionnelle. Deux cours, l’un de composition décorative, l’autre de peinture sur porcelaine, complètent renseignement du dessin industriel.
- Un cours de modelage, fort important pour les couturières, a été établi.
- Un petit groupe d’élèves compose la quatrième année industrielle, qui ne comporte pas de programme d’études. Ces élèves sont des jeunes filles ayant subi avec succès les épreuves du certificat d’études pratiques et qui, désirant perfectionner leurs connaissances techniques, reviennent à l’atelier. Elles ne suivent que les cours se rapportant à leur profession : composition décorative pour le dessin; coupe et essayage pour la confection.
- r
- L’Ecole pratique de jeunes filles du Havre compte actuellement t?6i élèves qui se répartissent ainsi : section commerciale, 100 élèves; section industrielle, i5fi.
- Le nombre des élèves n’a pu augmenter davantage, le local s’y opposant.
- Les élèves boursières sont entretenues par l’Etat. Une bourse et une demi-bourse sont accordées dans la section commerciale; deux bourses et une demi-bourse dans la section industrielle.
- De plus, une élève de la section commerciale bénéficie actuellement d’une bourse payée par le département de l’Eure.
- Toutes les élèves, excepté celles reconnues de faiblesse notoire, sont tenues dose présenter, à la fin de leurs études, aux examens des certificats d’études pratiques. U en résulte (pie — dans les deux sections, mais particulièrement dans la section commerciale — quelques élèves redoublent la troisième année.
- Le nombre des certificats délivrés à la fin de la dernière année scolaire a été de i3 dans la section commerciale et de i 1 dans la section industrielle.
- Dans la section commerciale, les élèves passent l’examen des Postes et Télégraphes; d’autres se placent comme caissières ou comme vendeuses dans les magasins clc détail; d’autres enfin, filles de commerçants, restent chez elles pour aider à la vente et à la comptabilité.
- Dans la section industrielle, les (‘lèves, pour un tiers environ, rentrent dans leurs familles; les autres sont placées chez des couturières ou des repasseuses, quelques-unes dans les ateliers annexés aux grands magasins de nouveautés; enfin une petite minorité passe quatre ou meme cinq années à l’école et s’établit directement en sortant. Celte minorité comprend parmi les meilleures élèves celles dont les parents sont un peu aisés.
- Une association des anciennes élèves de l’Ecole pratique du Havre a été créée en février 18c)(5 ; elle compte actuellement îGG membres actifs, élèves de l’école, et io5 membres honoraires, anciennes élèves et amies. Les anciennes élèves s’emploient très volontiers à trouver des situations à leurs compagnes.
- jEcole pratique de commerce el d'industrie de Marsedle. — Au mois de décembre 1880
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- était créée à Marseille, sur l’inilialive (lu conseil municipal, une école professionnelle ayant comme but de supprimer, pour les jeunes lilles de la classe ouvrière, le long apprentissage des ateliers.
- Les élèves recevaient un complément d’instruction générale, d’après les programmes des écoles primaires, et, au point de vue professionnel, apprenaient, suivant leurs aptitudes, les métiers enseignés dans sept ateliers.
- r
- Jusqu’à l’année dernière, l’Ecole professionnelle de lilles de Marseille resta classée au nombre des établissements d’instruction primaire dépendant uniquement du Ministère de l’instruction publique.
- Au mois de janvier i.8(jp, le conseil municipal demandait à Tunanimité (pie l’école fût rattachée au Ministère du commerce et reconnue comme école pratique. Il adoptait en meme temps la proposition d’établir, à coté de la section industrielle, une section commerciale. L’arrêté ministériel du ai septembre 18()t) a donné satisfaction à ces vœux en classant l’ancienne école professionnelle comme école pratique de commerce et d’industrie.
- L’école est située sur le cours Uevilliers. L’immeuble qu’elle occupe a une surface totale d’environ i,Goo mètres carrés.
- r
- Pour l’année kjoo, le total des dépenses à la charge de l’Etat est de 7,5oo francs; celui des dépenses à la charge de la Ville, de 5G,ooo francs. Ce budget comprend pour produit des travaux des élèves, une recette de 3,ooo francs;
- Ces diverses recettes sont versées chaque mois à la caisse municipale.
- Le personnel actuel de l’école comprend :
- î directrice;
- î économe et î aide comptable; î surveillante générale;
- 5 institutrices adjointes;
- 10 maîtresses d’atelier;
- î maîtresse auxiliaire pour les salons d’essayage; a professeurs externes, chargés d’enseigner la comptabilité, le dessin, la cuisine pratique.
- L’horaire diffère assez sensiblement de l’horairc-type.
- Les élèves de ireclasse ont : 16 h. 1/2 d’atelier par semaine, au lieu de 2Û; 2 heures de dessin au lieu de 6; i5 heures d’enseignement général au lieu de 13 ; 1 b. 1/2 d’études, au lieu de G.
- Les élèves de 2e année ont : 1G heures d’atelier, au lieu de 27; 1G heures d’enseignement général, au lieu de \ k h. 1/2; 1 h. 1/2 d’études au lieu de G.
- Les élèves de 3e année ont : 26 heures d’atelier, au lieu de 3 0 ; 10 heures d’enseignement général, au lieu de 11 h. 1/2 ; 1 h. 1/2 d’études, au lieu de 6.
- Faute de professeur, le dessin n’est pas enseigné aux élèves de 2e et de 3e années.
- Les unes et les autres ont, en plus du programme, 2 heures par semaine d’économie domestique pratique (cours de cuisine).
- L’enseignement général est donné, conformément aux indications du programme-type. Cependant, en 3” année, on a cru devoir remplacer l’étude de la chimie par l’étude prolongée de l’arithmétique, à cause de la faiblesse de la plupart des élèves.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE -INTERNATIONALE DE 1900.
- Les élèves de hc année reçoivent seulement renseignement technique.
- L’enseignement pratique est donné dans dix ateliers : lingerie, broderie, modes, repassage, couture pour hommes, couture pour dames et enfants (quatre ateliers), et un atelier préparatoire.
- D’apr es les vœux émis par le conseil d’administration, deux nouveaux ateliers, fleuristes et corsclières, doivent être ouverts l’année prochaine, et l’atelier préparatoire doit être converti en atelier de chemiserie pour hommes.
- Tous les travaux des ateliers sont faits pour la clientèle; les clientes de l’école apportent le travail à faire et payent la main-d’œuvre.
- La section commerciale n’est qu’à l’état de projet. Son ouverture est subordonnée à l’acquisition d’un immeuble contigu à l’école.
- L’effectif scolaire pour l’année îqoo était, de 3 o k élèves.
- Depuis la création des examens techniques de lin d’année, les élèves de àe année, munies du diplôme professionnel, trouvent à se placer comme ouvrières, avec un salaire moven de a fr. 5o. Pendant les trois dernières années, 80 ont trouvé du travail dans les ateliers de la ville. Quelques-unes d’entre elles se sont formé une clientèle dès leur sortie de l’école.
- Bien que l’école n’ait pas encore donné un véritable enseignement commercial, cependant un assez bon nombre d’élèves ayant accompli leurs trois années d’études, celles surtout qui suivaient les cours de comptabilité, ont obtenu dans les magasins de Marseille des emplois de caissière ou de vendeuse, ou des emplois aux écritures. Une dizaine d’élèves de 3e année, non pourvues du certificat d’aptitude, sont placées dans des maisons de commerce pour tenir la machine à écrire.
- Il existe, à l’école, les trois œuvres complémentaires suivantes : cours d’adulte, cantine scolaire, Association amicale des anciennes élèves.
- Les cours d’adultes ouverts dans l’école, en i8(j8, se continuent cette année avec un succès croissant. Ils ont lieu le jeudi et le dimanche de q heures à i1 heures du matin. Ils comprennent les parties suivantes : français, calcul, comptabilité, coupe et assemblage des vêtements.
- Le nombre d’inscriptions pour ces divers cours est de 88.
- La cantine scolaire fonctionne dans l’école depuis sa création. Elle est obligatoire pour toutes les élèves. Le prix du repas est de o fr. ao; toutefois les élèves indigentes obtiennent de la mairie la gratuité du dîner.
- La constitution de l’Association amicale des anciennes élèves est de date toute récente.
- r
- Ecole pratique de commerce cl d’industrie de Nantes. — Au mois de janvier 1870, plusieurs dames de Nantes se constituèrent en société et fondèrent la «Société nantaise pour l’enseignement professionnel des jeunes filles ».
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- Après de multiples péripéties et malgré tous les efforts du Comité, les ressources de l’association s’épuisèrent et., la situation financière devenant fort critique, le Comité émit le vœu que l’école devienne école communale (septembre 1879-novembre 1883).
- En 1887, la ville de Nantes s’émut de cet état de choses, et, par un arreté en date du 21 septembre 1887, l’école professionnelle fut déclarée «école municipale».
- Alors s’ouvrit pour cet établissement une ère de prospérité continue. Les cours de confection, lingerie, broderie, coupe, dessin, devinrent autant de véritables ateliers. Un cours complet d’enseignement commercial fut institué avec un succès rapide.
- L’école professionnelle, ainsi réorganisée, devenait une école du type prévu par la loi du 11 décembre 1880. En 1891, elle fut soumise à l’autorité du Ministre de l’instruction publique. Mais, comme on y avait introduit pour une large part, à côté de l’enseignement général, l’enseignement technique (commercial et industriel), elle devait subir une dernière transformation.
- En effet, l’école primaire supérieure de 1891 devenait, par un décret en date du 6 octobre 189/1, ^co^° Prat'(lue f^e commerce et d’industrie, soumise à l’autorité du Ministre du commerce. En octobre 1896, elle était transférée rue du i4 Juillet, dans un confortable bâtiment construit, grâce à la générosité de M. Vial et à une large subvention du Ministre du commerce, et qui est devenu, aujourd’hui déjà, trop étroit pour le nombre toujours croissant d’élèves.
- Une somme de 2 2 5,ooo francs, provenant du legs fait par M. Vial à la ville de Nantes, fut affectée à la construction des bâtiments. Cette construction fut exécutée, sur un terrain d’une superficie d’environ i,3oo mètres.
- Dès maintenant, on songe à agrandir l’école par une nouvelle construction qui permettra, par suite des changements qui seront alors opérés dans la destination des locaux, d’organiser la section industrielle dans des conditions telles qu’on peut les désirer. Actuellement, leur exiguïté est à regretter, surtout au point de vue du matériel qui n’y trouve pas aisément place et qui le-s encombre.
- Le matériel d’enseignement pour les travaux manuels se compose de tables de coupe (modèle des écoles de filles de la ville de Paris, maison Delagrave), de tables de couture à huit places, en chêne et à tiroirs (maison Delagrave), de machines à coudre (Singer), de mannequins de différentes tailles, cl’armoires et de vitrines pour enfermer les travaux de couture, de miroirs pour le salon d’essai, d’une machine à piquer pour les dessins de broderie, de métiers pour les travaux de broderie au passé, d’une collection de journaux de modes, de fers à repasser, de fourneaux à gaz pour le' repassage, d’une lessiveuse avec accessoires, d’une batterie de cuisine pour le cours d’économie domestique.
- Le matériel de la section commerciale se compose, en outre, de tables disposées spécialement en vue du fonctionnement du bureau commercial, de cyclostyles (système Eyquem), de presses à copier, de machines à écrire (Bar-Lock, Yost, Daugherty), d’un compendium métrique, de tables d’études à pupitres (modèle de la maison Delagrave), de tables avec casiers, de chaises cannées servant de sièges aux élèves, de
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- tableaux noirs, de caries murales pour l’enseignement de la géographie et de Fliisloire, d’apparedsde physique, d’insiruments divers pour les expériences de chimie, d’un musée industriel scolaire Dorangeon (maison Delagrave), d’échantillons divers de matières premières et de produits manufacturés, constituant, un musée commercial pour renseignement de la chimie et des marchandises, de tableaux muraux pour l’enseignement de rinstoi.ro naturelle, d’un squelette, d’une collection de plâtres pour l’enseignement du dessin, d’une collection d’ouvrages littéraires, scientifiques et techniques mis à la disposition des professeurs pour la préparation de leurs leçons, et d’une collection d’ouvrages récréatifs, acquis au moyen d’une souscription volontaire de o fr. 30 par mois et qui sont mis à la disposition des élèves. Le nombre actuel des ouvrages est de ïîoo.
- L’installation de l’Ecole de la rue du
- 1 h Juillet a coulé 385,000 francs, savoir :
- Part
- de la Ville (fonds Yial). de l’Étal.............
- 335,000 francs, (j 0,0 00
- Total
- 380,000
- Le dernier budget, non compris une somme de 1 G,800 francs représentant la dépense payée par l’Etat pour le traitement des professeurs, maîtresses adjointes et maîtresses auxiliaires, est arreté, en recettes et en dépenses, à la somme de 23,900 francs.
- Subvention du Ministère du commerce................................. 7,000 francs.
- Allocation de la Ville............................................. 10,600
- Produit des travaux des élèves...................................... i,3oo
- Totai.................................... 33,900
- Le personnel administratif de l’école se compose uniquement de la directrice.
- Le personnel enseignant comprend 7 professeurs, 3 maîtresses adjointes, 4 maîtresses auxiliaires, 8 maîtreses d’atelier préposées à l’apprentissage.
- L’école est divisée, depuis i8q4, en deux sections : commerciale et industrielle.
- Cette organisation nouvelle a eu pour résultat de donner à l’enseignement technique, commercial ou industriel, la prépondérance sur l’enseignement général, sans toutefois proscrire ce dernier.
- Dans la section industrielle, les élèves font à l’école un véritable apprentissage de couturière, de brodeuse ou de lingère, car les cours de confection, de broderie et de lingerie qui, avant i8q4, étaient relativement restreints, durent actuellement par semaine :
- 33 heures pour la ir<‘ année industrielle;
- 33 heures pour la 3e année industrielle;
- 26 heures pour la 3e année industrielle.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Les cours de confection eide lingerie sont complétés par un cours de raccommodage, dans lequel les élèves ont la facilité de réparer leurs vêtements et ceux, de leur famille.
- Un cours de repassage est en voie de formation.
- L’enseignement technique destiné à former des corsetières, des fleuristes et des modistes n’est; pas donné à l’Ecole de Nantes.
- Pour les élèves de la section industrielle, le cours de dessin a pris un caractère exclusivement pratique : il est devenu un complément du cours de confection et de broderie.
- Les jeunes filles sont enfin astreintes à suivre, par groupes et deux heures par jour, un cours d’économie domestique à la fois théorique et pratique, dans lequel elles acquièrent les connaissances ménagères qui peuvent faire d’elles de bonnes maîtresses de maison et des mères de famille habiles et économes.
- Dans la section commerciale, les cours de commerce, comptabilité, tenue des livres et arithmétique commerciale ont reçu un développement, tel, qu’ils comprennent dans chaque année y h. 1/9 par semaine. Pour familiariser les élèves avec la pratique des écritures, on a décidé la création d’un bureau commercial.
- Le cours d’anglais (4 li. 1/9 par semaine et par année) a pris un caractère nettement commercial.
- De nouveaux enseignements ont été introduits : ceux du droit civil et de l’économie commerciale.
- La sténo-dactylographie est enseignée pendant 3 heures par semaine en irfi année, 9 h. 1/9 par semaine en 9e année et 9 h. 1/9 par semaine en 3e année.
- Le cours de chimie a pris un caractère plus usuel, et il a été complété par un cours nouveau de marchandises.
- Le cours de géographie s’est largement développé dans le sens économique.
- Dans l’une et l’autre section, les matières d’enseignement général sont professées comme par le passé, mais* elles ont pris, dans la section industrielle surtout, un caractère plus élémentaire.
- Depuis octobre i8(jy, l’école comprend, outre les trois années de chacune des deux sections commerciale et industrielle, un cours préparatoire.
- Les programmes sont conçus de façon à donner aux.jeunes filles qui fréquentent ce cours préparatoire un enseignement un peu supérieur à celui des écoles primaires, en comblant les lacunes qu’il peut présenter comme préparation aux cours de l’école pratique.
- L’elfeclif scolaire, en i8q<j, a été de 910 élèves, dont 63 à la section commerciale, 1 0 3 à la section industrielle, h g à la section préparatoire.
- r
- Le Ministère du commerce entretient à l’Ecole de Nantes des élèves boursières.
- En novembre 1899 : section commerciale, 9 bourses et 1 quart ; section industrielle, 3 bourses.
- r
- Indépendamment de ces bourses nationales, il est encore affecté aux élèves de l’Ecole pratique, parle conseil général général de la Loire-Inférieure : 8 bourses de 5o francs
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- et 1 5 bourses de 4o francs, décernées à la suite d’un concours et qui permettent aux familles des titulaires de supporter les charges des fournitures scolaires.
- Un internat, agréé parle Ministre du commerce, est annexé à l’école pratique de Nantes pour recevoir les boursières. Il est situé dans un local à proximité de l’école, et sa direction est complètement indépendante.
- L’enseignement reçu à l’école pratique a pour sanction le certificat de fin d’études commerciales ou industrielles.
- A l’Ecole de Nantes, il a été délivré, depuis juillet i 8<)G jusqu’en juillet îBqq, 55 certificats dont :
- îq certificats de fin d’études commerciales;
- 36 certificats de fin d’études industrielles.
- Aux derniers examens de 18qq, le nombre de certificats délivrés a été de î 2 , six de chaque sorte.
- Les jeunes filles diplômées sont appréciées par le commerce et l’industrie nantais.
- La moyenne des émoluments qui leur sont accordés peut élre actuellement évaluée à : 75 francs par mois pour les élèves de la section commerciale; a fr. 5o par jour pour les élèves de la section industrielle.
- Les professions quelles exercent de préférence et auxquelles les prépare l’enseignement reçu à l’école sont celles de comptables, caissières, sténo-dactylographes, employées de commerce (vendeuses), employées des Postes et Télégraphes, couturières, lingères et brodeuses-.
- Une cantine est annexée à l’Ecole pratique pour permettre aux élèves, qui ne demeurent pas à proximité de l’établissement, d’y prendre leur repas de midi.
- Voici comment est organisée cette cantine scolaire.
- Le chauffage et le matériel de la cuisine sont à la charge de la municipalité.
- Tous les lundis, le menu de la semaine, comprenant chaque jour un plat de viande et un plat de légumes, est dressé par la maîtresse cuisinière et approuvé par la directrice.
- Le service de la cantine est fait par les élèves et complète ainsi le cours d’économie théorique.
- Les élèves de 3e année (section industrielle) passent à la cuisine par groupes de 5; chaque groupe est de service pendant une semaine; le tour de chaque élève revient ainsi toutes les six semaines.
- Les élèves procèdent elles-mêmes à la confection des plats (vérification des quantités, épluchage des légumes, cuisson et assaisonnement des aliments, etc.).
- Elles déterminent le prix total de revient du menu confectionné et le prix de revient par personne.
- Des cours d’adultes, institués par l’Association polytechnique nantaise, ont lieu au
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- siège de l’école et sont faits par des professeurs de l’établissement. Ces cours ont pour objet l’enseignement de la langue française, de l’arithmétique, de la comptabilité, de la coupe et de l’économie domestique.
- Ils sont fréquentés annuellement par des apprenties et par des ouvrières (couturières, brodeuses, repasseuses, modistes, etc).
- Ils ont lieu du 15 octobre au 15 mars pendant une heure par semaine chacun.
- Chaque cours est suivi par une moyenne de 20 jeunes filles.
- Un musée commercial est en voie de formation à l’école pratique. Les premiers échantillons ont été achetés sur les fonds affectés par la municipalité aux dépenses de l’école; ils se complètent de jour en jour par des produits gracieusement offerts par les commerçants ou apportés par les élèves, pour qui le musée commercial est un auxiliaire utile du cours de marchandises.
- En 18(j6, les anciennes élèves de l’école ont fondé une société amicale; elle a pour but d’entretenir entre ses membres des rapports de bonne confraternité, leur permettant de se venir en aide dans la recherche d’une situation honorable et rémunératrice et d’accorder des secours à celles quelle jugera en avoir besoin.
- L’œuvre, quoique récente, a déjà rendu des services et elle est en voie de prospérité. Elle compte actuellement i3o membres, dont 21 membres honoraires et 109 membres titulaires.
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Rouen. — La création de l’Ecole professionnelle et ménagère de Rouen (aujourd’hui Ecole pratique de commerce et d’industrie) a été décidée par le conseil municipal dans sa séance du 22 novembre 1878.
- L’école, établie dans un hôtel légué à la Ville, fut ouverte le 19 mai 1879.
- Elle avait pour but de compléter l’instruction des jeunes filles, de les initier aux divers travaux de la femme : lingerie, broderie, couture, coupe et confection, modes, blanchissage, repassage, raccommodage, cuisine, soins du ménage, et, en même temps, de les préparer plus spécialement à l’exercice d’une profession manuelle.
- Le 9 décembre 1881, l’école, jusqu’alors municipale, fut reconnue comme école publique et soumise à la loi du 11 décembre 1880. Le décret du 17 mars 1888 la plaça sous la double autorité du Ministre de l’instruction publique et du Ministre du commerce.
- Par un décret du 2 4 septembre 1899, l’Ecole professionnelle et ménagère a été transformée en Ecole pratique de commerce et d’industrie.
- Le local où reste établi l’ancien cours complémentaire, transformé en école primaire supérieure, est tout à fait distinct de celui qu’occupe l’Ecole pratique. La cour seule est commune aux deux établissements.
- Cette installation laisse à désirer à certains égards :
- Des salles de classe manquent pour la section commerciale;
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- EXPOSITION LNIVEI1SELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- L’atelier de couture est trop petit; la salle de dessin est également trop petite et peu commode; la disposition des locaux rend la surveillance di(licite.
- Le matériel d’enseignement est sullisant et convenable.
- Les frais cpi’a nécessités l’installation de l’école ont été supportés par la ville de Rouen, sans aucun secours ni de l’Etat ni du département.
- Par des allocations successivement votées de i. 87g à 189G par le conseil municipal, ils se sont élevés à la somme de 99,1 A3 francs.
- *
- Le tableau ci-après fait connaître, pour l’enseignement industriel, le temps accordé à chaque genre de travail :
- ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
- MATIERES ENSEIGNEES.
- Couturières.
- Coupe................
- Lingerie el broderie. . . Confection et couture. . Tricot, ouvrages divers.
- Raccommodages........
- Modes................
- Dessin...............
- Totaux.
- Repasse
- Blanchissage et repassage. Couture et raccommodage Dessin..................
- Totaux.
- NOMBRE 1 D’HEURES DE CLASSE
- 1>AH SKMAINK.
- lrc ANNEE. 2e ANNÉE. 3" ANNlîli.
- 1 1 j-2 1 1/2 11/2
- 13 1 1/2 //
- // 1/1 15 1/3
- h 1 1/2 1 1 / 2
- 3 1 1/2 1 1/2
- // 1 l/a 1 i/a
- 3 3 3
- 9J1 1 j'i 2A 1/2 2-'l l/2
- 17 181/2 00
- 6 h 1/2 h 1/2
- 1 i /a 1 1/2 1 1 /a
- 2 h 1/2 9. h 1/2 2/4 1/2
- Pendant les heures consacrées le matin aux travaux d’atelier, huit élèves sont occupées à tour de rôle à la cuisine et au ménage; dix élèves travaillent au repassage. Ces élèves sont prises dans les trois années.
- L’enseignement commercial est «à peu près conforme au programme-type des écoles de commerce, mais il est réparti non pas en trois, mais en deux années. Le tableau suivant en fait connaître l’horaire :
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- ENSEIGNEMENT COMMERCIAL.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. NOMBRE J DE CT P A R SE irK année. D’HEURES A SSE MAINE. qc année.
- Commerce, comptabilité el tenue des livres k h
- Langue étrangère (anglais) 5 5
- Arithmétique et algèbre 11/9 11/2
- Géographie économique 11/9 1 1/2
- Ecriture et sténographie 2 2
- Marchandises l 1
- Législation commerciale 1 t
- Economie commerciale //
- Rédaction commerciale (français) 9 1
- Kfiir1n<s 2 2
- Totaux | 90 20
- Le budget pour Tannée 1900 s’établit comme il suit :
- Subvention
- RECETTES.
- de l’État.....................
- de la Ville...................
- 6,200f ooc 1,877 5o
- RECETTES DIVERSES.
- Demi-pension................................................... 6,5oo 00
- Vente de fournitures classiques................................ i,35o 00
- Produit des travaux d’atelier.................................. 1,000 00
- Total.......................... 36,927 5o
- Le personnel de TEcole pratique comprend :
- 1 directrice;
- k maîtresses adjointes;
- 2 maîtresses auxiliaires (anglais et chant) ;
- 6 maîtresses d’atelier (coupe et couture, lingerie, modes et repassage);
- 1 maîtresse cuisinière.
- Les élèves sont divisées en deux sections : section professionnelle et ménagère, ou section industrielle; section commerciale.
- La durée des études est de trois années à la section industrielle, de deux années à la section commerciale. L’élève est admise à la section commerciale lorsqu’elle a suivi pendant un an les cours de la section industrielle, ou lorsqu’elle est âgée de i4 ans.
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- Les programmes d’enseignement ne diffèrent pas essentiellement des programmes-types des écoles pratiques de jeunes filles.
- L’enseignement industriel comprend le dessin, la coupe, la couture, les modes, la lingerie, la broderie, le raccommodage, le blanchissage et le repassage, la cuisine et les soins du ménage. En raison du caractère ménager donné à l’Ecole à l’époque de sa création et maintenu depuis lors, toute élève est exercée à ces divers travaux, mais la plus grande partie de son temps est employée spécialement en vue de la profession quelle exercera à sa sortie de l’école.
- L’effectif scolaire en 189g a été de 13 9 élèves.
- L’école ne reçoit aucune élève boursière de l’Etat, ni du département de la Seine-Inférieure. Le département de l’Eure a envoyé 1 boursière d’octobre 189 G à octobre 1899 et a boursières en octobre dernier.
- L’école n’ayant pas d’internat, ces jeunes fdles sont reçues dans un pensionnat privé, qui n’est ni annexé à l’école ni agréé par l’Administration, mais qui notoirement présente toutes garanties.
- L’Ecole de Rouen n’étant classée comme école pratique (pie depuis le mois de septembre dernier, les examens pour l’obtention des certificats d’études pratiques, soit industrielles, soit commerciales, n’ont pas encore été subis par les élèves.
- Le placement des élèves à leur sortie de l’Ecole présente quelques difficultés; les élèves de la section commerciale sont trouvées un peu jeunes et les couturières préfèrent les apprenties quelles ont formées elles-mêmes. Les repasseuses se placent facilement; cependant la section de repassage se recrute avec peine et peu d’élèves repasseuses passent trois années à l’école.
- »
- A leur sortie de l’école, les repasseuses et les couturières gagnent en moyenne 1 fr. 20 par jour; les élèves de la section commerciale gagnent en moyenne 60 francs par mois.
- Au mois de juin 1899, la création d’une Association des anciennes élèves de l’école a été décidée.
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Saint-Etienne. — La première école technique primaire créée pour les jeunes filles, à Saint-Etienne, fut l’Ecole primaire supérieure et professionnelle, qui, sur l’initiative du conseil municipal, fut ouverte le 8 octobre 18 8 3.
- Le 9 août 1889, l’école fut placée sous le régime de la loi du 11 décembre 1880, c’est-à-dire sous la double autorité du Ministre de l’instruction publique et du Ministre du commerce et de l’industrie.
- Par décret, en date du icr juin 1892, l’école a été complètement rattachée au Ministère du commerce, sous le nom d’Ecole pratique de commerce et d’industrie, et soumise au régime établi par le décret du 22 février 1893. Jusqu’alors, on donnait dans cet établissement : i° un enseignement classique ayant pour programme le programme des
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- écoles primaires supérieures; 2° un enseignement professionnel manuel. En 1892, après le transfert au Ministère du commerce, on créa les deux sections industrielle et commerciale.
- En 189.3, le transfert de l’Ecole professionnelle de filles, dans une partie cpii restait disponible du lycée de jeunes filles, fut décidée.
- L’école occupe une surface totale de i,/i6o mètres.
- Elle dispose de sept salles de classe, d’un amphithéâtre avec cabinet de physique et de chimie, d’une salle pour le dessin et pour l’enseignement manuel, d’ateliers de modes, de lingerie, de broderie, de confection avec une salle d’essayage, de repassage et d’un petit lavoir avec étcndage.
- La cour, non compris le préau à la suite, a une surface de 6h 0 mètres.
- Les frais de construction s’élevèrent à 126,000 francs. La commune versa 105,o00 francs et l’Etat 21,000 francs.
- Le budget de l’école est. de h 9,828 francs, dont 28,228 francs à la charge de la Ville. L’état, paye pour les traitements du personnel 21,600 francs par an.
- Le personnel de l’école comprend : 1 directrice, 9 professeurs ( 5 dans la section commerciale, h dans la section industrielle), et 6 maîtresses d’atelier.
- Les programmes furent modifiés au moment où l’école fut rattachée au Ministère du commerce et de l’industrie, et aujourd’hui ils sont conformes, sans changements notables, aux programmes-types des écoles pratiques.
- L’école ne travaille pas pour la clientèle. Les objets confectionnés sont destinés, par moitié, au bureau de bienfaisance et aux élèves pauvres de l’école même.
- L’enseignement commercial avait reçu un commencement d’organisation en 188/1, mais sans professeur spécial. Depuis le rattachement de l’école au Ministère du commerce et de l’industrie, cet enseignement est complètement organisé et donne de bons résultats. On suit pour cet enseignement, sans modifications notables, les programmes-types.
- Il y a actuellement 206 élèves inscrites à l’école, 69 dans la section commerciale et 1 37 dans la section industrielle.
- Une section de Ae année se compose de jeunes filles qui reviennent à l’école, après avoir obtenu le certificat d’études pratiques. On n’a pas établi pour elles de programmes spéciaux. Elles suivent, parmi les cours de l’école, ceux dont elles font choix librement. La plupart choisissent les cours de travaux manuels; celles qui désirent se présenter aux examens du brevet élémentaire suivent les cours d’enseignement général.
- Un crédit de 2,25o francs, alloué par l’Etat, sert à entretenir i3 élèves boursières : 6 dans la section commerciale, 7 dans la section industrielle.
- En 1899, le nombre des certificats d’études délivrés a été de 19 : 9 pour la section commerciale, 10 pour la section industrielle.
- Les élèves, à leur sortie de l’école, trouvent des emplois, soit dans la grande industrie , soit dans de petits ateliers. Un grand nombre d’élèves de la section commerciale sont employées aux écritures dans une importante manufacture d’armes. Présentées et
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- recommandées parla directrice de l’école, elles sont toujours admises et dispensées de l’examen d’entrée. Elles gagnent, en commençant, de 3o à 35 francs par mois, et elles arrivent peu à peu aux appointements mensuels de Go ou 8o francs. Dans le commerce proprement dit, elles gagnent davantage en débutant: h o ou 5o francs par mois pour commencer; elles arrivent ensuite à gagner (jo ou îoo francs.
- Les élèves placées dans l’industrie ont, en débutant, un salaire (pii varie de o fr. 5o à î franc par jour selon leur habileté. Au bout d’un certain temps, elles gagnent des journées de a fr. oo à 3 francs.
- Plusieurs élèves se sont établies à leur compte, et déjà plusieurs d’entre elles occupent meme quelques ouvrières.
- Une Association des anciennes élèves de l’école a été récemment formée ( i G mars i8q(j). Elle compte actuellement a G adhérentes.
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- CHAPITRE III.
- ECOLES FONCTIONNANT SOUS LE CONTROLE DE L’ETAT.
- ECOLES SUPÉRIEURES DE COMMERCE RECONNUES PAR L’ÉTAT.
- r
- L’enseignement commercial supérieur est celui qui est donné dans les Ecoles supérieures de commerce. Il s’adresse à des jeunes gens possédant une certaine culture générale, et ayant reçu, au moins en partie, l’instruction secondaire classique.
- La loi du io juillet 1889 sur le recrutement de l’armée accorde aux meilleurs élèves des Ecoles supérieures de commerce reconnues par l’Etat l’important privilège de ne faire qu’une année de service militaire actif. Des règlements d’administration publique parus, sous forme de décrets, les ao novembre i88(j et 3i mai i8qo,ont déterminé les conditions de la reconnaissance qui fut réalisée au mois de juillet suivant pour toutes les écoles existant alors.
- Il y a donc à distinguer deux périodes bien tranchées dans l’histoire des Ecoles supérieures de commerce : la première période ne s’applique qu’aux écoles fondées avant 188(> et correspond au temps où elles étaient complètement indépendantes, c’est-à-dire aux années écoulées depuis leur fondation jusqu’au jour de leur reconnaissance
- r
- par l’Etat, en juillet i8(jo; la deuxième période part de cette dernière date pour s’arrêter en 1900.
- Lorsque fut promulguée la loi du i5 juillet 1889 sur le recrutement de l’armée,
- r
- les Ecoles supérieures de commere étaient des établissements privés gérés, soit par des chambres de commerce, soit par des municipalités, soit encore par des particuliers réunis en société. Elles jouissaient d’une entière liberté, tant pour la rédaction de leurs programmes qu’au point de vue de leur gestion financière.
- La nouvelle loi allait tout changer.
- r
- Nous passerons d’abord en revue les dispositions communes à toutes les Ecoles supérieures de commerce reconnues par l’Etat; nous consacrerons ensuite quelques développements à chacune de ces écoles, tant à celles dont la création est antérieure à Tannée 1890 qu’à celles qui ont été fondées depuis.
- r r
- Les dispositions communes à toutes les Ecoles de commerce reconnues par TEtat concernent :
- a. Les concours d’entrée;
- b. Les bourses de TEtat;
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- c. L’enseignement et le régime des études ;
- d. Le régime disciplinaire ;
- e. Les examens de sortie et la délivrance des diplômes.
- Les écoles se recrutent exclusivement par voie de concours, sans distinction entre les élèves français et étrangers. Les directeurs peuvent cependant admettre, dans une proportion déterminée par arreté ministériel, des élèves français et étrangers spécialement autorisés à suivre les cours des écoles sans subir le concours; ces élèves ne reçoivent ni diplôme ni certificat.
- Pour être admis à subir les épreuves, les candidats doivent être âgés de seize ans au moins au icr juillet de l’année du concours. Aucune dispense d’âge ne peut être accordée.
- Le concours comprend des épreuves écrites et des épreuves orales.
- Les épreuves écrites comportent une composition de mathématiques (arithmétique, géométrie, algèbre); une composition française; une composition de langue vivante (avec l’aide d’un dictionnaire); une composition de géographie.
- Les épreuves orales portent sur l’arithmétique, une langue vivante (explication d’un texte et exercice de conversation), la chimie, la physique, l’histoire. Le minimum de points à exiger de chaque candidat est annuellement fixé par arrêté ministériel.
- Il résulte de cette disposition que le nombre des élèves admis peut être inférieur au nombre des places mises au concours.
- Si, en raison du niveau constaté du concours, le nombre des candidats reconnus admissibles est supérieur à celui des places mises au concours, le jury établit une liste supplémentaire, par ordre de mérite, des jeunes gens appelés à remplacer ceux qui, pour une raison quelconque, renoncent au bénéfice de leur admission.
- Les candidats admis qui ne se trouveraient point en situation d’être appelés au service militaire pendant le cours des études doivent, sous peine d’exclusion de l’école, terminer les deux années d’études avant de satisfaire à la loi sur le recrutement.
- Les candidats admis qui, en raison de leur âge, devraient être appelés au service militaire en cours d’études sont tenus, sous peine d’exclusion de l’école, de se réclamer des dispositions de l’avant-dernier alinéa de l’article 5q de la loi du 16 juillet 1889 sur le recrutement de l’armée.
- Ils doivent, dans ce cas, contracter immédiatement l’engagement volontaire prévu par la loi, de manière à pouvoir suivre les cours de l’école au plus tard trois semaines après la rentrée scolaire de l’année suivante.
- Si l’autorité militaire ne les admet point à l’engagement volontaire, le directeur de l’école, dans le délai ci-dessus spécifié et au vu des pièces constatant cet ajournement, les autorise à commencer effectivement leurs études.
- Le Ministre du commerce et de l’industrie alloue chaque année un certain nombre de bourses aux Ecoles supérieures de commerce.
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- Les candidats désignés et admis à Técole à la suite du concours sont pourvus de bourses d’après leur rang de classement et jusqu’à concurrence du nombre de ces bourses.
- Lorsque des candidats admis et pourvus de bourses quittent l’école pour une raison quelconque, même en cours d’études, leurs bourses sont attribuées de plein droit à ceux des candidats qui, ayant concouru en vue de l’obtention d’une bourse,sont entrés à l’école sans l’avoir obtenue et se trouvaient classés, au concours d’entrée, immédiatement après les partants.
- Les candidats qui, après avoir été admis à l’école à la suite d’un concours et après avoir été classés en rang utile pour l’attribution d’une bourse, doivent accomplir leur service militaire, conservent leurs droits s’ils rentrent Tannée suivante.
- Dans toutes les écoles, la durée des études est de deux ans.
- Les décrets de reconnaissance du 22 juillet 1890 avaient exigé des écoles existant alors l’organisation d’un cours préparatoire devant durer une année. Ces cours ont, en effet, été organisés et fonctionnent encore, mais l’administration a renoncé au contrôle quelle exerçait sur eux; elle ne s’occupe plus que des deux années d’études constituant le cours normal. Mais là on peut dire que le contrôle est de tous les instants et qu’il porte à la fois sur l’enseignement, le régime des études et le régime disciplinaire. Pour chaque école, des arrêtés ministériels, pris après avis du directeur et de la commission permanente du Conseil supérieur de l’enseignement technique, déterminent le programme des cours et conférences de chaque année d’études,le temps consacré à chaque cours, la répartition entre les divers examens de la quotité des points que Ton peut obtenir pendant tout le cours de la scolarité et, comme nous le verrons plus loin, les cas où le renvoi pourrait être prononcé par mesure disciplinaire.
- Au cours des deux années d’études, les élèves doivent faire des compositions écrites ou subir des examens oraux.
- A la fin de la première année, les élèves passent les examens oraux, dits de passage, sur l’ensemble des matières enseignées pendant Tannée.
- Toutes les notes obtenues, dans les compositions écrites et aux examens oraux dont nous venons de parler, comptant pour le classement de sortie, il est indispensable que les élèves, appelés à faire ces compositions ou à passer ces examens, se trouvent tous dans les mêmes conditions. Des arrêtés ministériels, notamment l’arrêté du ier juillet 1898, qui résume les précédents, ont établi les règles suivantes :
- Les élèves qui 11e sont point présents à l’heure fixée pour les compositions écrites ou les examens en cours d’études reçoivent la note zéro, à moins qu’ils ne justifient à leur retour que leur absence a été motivée par une des causes prévues au règlement.
- Dans le cas où, pour Tun des motifs ci-dessus, l’absence est reconnue légitime, l’intéressé est autorisé à faire les compositions ou à subir les examens auxquels il n’a pu prendre part.
- Le Ministre peut, dans des circonstances exceptionnelles et seulement sur la proposition du conseil d’ordre de Técole, autoriser un élève, absent pour un autre motif que Gn. I. — Cl. 6. — T. I. i3
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- les motifs ci-dessus, à faire clans les mêmes conditions les compositions ou à subir les examens auxcpiels il n’a pu prendre part.
- Les élèves qui n’ont point assisté à l’intégralité des cours et classes pendant les quarante-huit heures qui précèdent une composition ou un examen ne peuvent être admis à faire la composition ou à subir l’examen et reçoivent la note zéro, à moins qu’ils ne justifient leur absence par l’un des motifs prévus par le règlement, ou qu’ils n’aient bénéficié de l’autorisation ministérielle spéciale accordée sur la proposition du conseil d’ordre de l’école. Ils sont admis, dans ce cas, à participer à la composition ou à l’examen, mais leur note est diminuée de cinq points si la cause de l’absence est une maladie ou une indisposition
- Il est attribué à chaque élève, pour chaque période, de la rentrée au ier mars et de cette date aux vacances, une note de conduite variant de o à 2 0 et affectée du coefficient 2. Cette note est donnée par le conseil d’ordre, d’après les propositions des professeurs et surveillants, et dans les conditions déterminées par le règlement intérieur.
- Tout élève qui, à la suite de la première année d’études, n’obtient pas au moins la moitié du total des points que Ton peut obtenir, n’est point admis à suivre les cours de la seconde année. Il peut se représenter au concours d’entrée dans les mêmes conditions que tous les autres candidats. #
- Les élèves qui, à la fin de la première année, ont obtenu au moins la moitié des points qu’ils pouvaient obtenir, peuvent être autorisés à redoubler cette année s’ils jugent leur moyenne trop faible pour pouvoir espérer le succès à la fin de leur deuxième année.
- La nomination des directeurs des Ecoles supérieures de commerce est soumise à l’agrément du Ministre par les conseils d’administration des écoles.
- Les écoles sont soumises à l’inspection de l’enseignement technique. Elles peuvent, en outre, être inspectées par toute personne munie d’une délégation ministérielle spéciale. Ces diverses inspections portent exclusivement sur la façon dont sont observées les dispositions prescrites par les décrets et les arrêtés ministériels.
- Toutes les écoles ont un règlement intérieur qui leur est particulier; mais elles ont aussi des règles communes qui leur ont été imposées par l’Administration. Chacune d’elles possède un conseil d’ordre dont la composition et les attributions ont été fixées par des arrêtés ministériels.
- Tout élève qui a compté au cours d’une année d’études plus de vingt jours d’absence, consécutifs ou non, sans excuse jugée légitime, est immédiatement exclu de l’école.
- Si l’absence est motivée pour une cause légitime dûment constatée, le directeur, après avis du conseil d’ordre, autorise l’intéressé soit à poursuivre son année d’études, soit à la redoubler Tannée suivante.
- L’examen de sortie se compose exclusivement d’épreuves orales et porte sur Ten-sembledes matières enseignées pendant les deux années,d’après les programmes déterminés pour chaque école.
- Comme pour les examens de passage, les sujets d’interrogation sont tirés au sort,
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- séance tenante, par les intéressés, dans des questionnaires qui reproduisent intégralement le programme des cours.
- Le jury de cet examen a la meme composition que le jury du concours cl’entrée.
- Le jury arrête la liste des quatre cinquièmes des élèves français admis après concours ayant obtenu au moins 65 p. 100 du total des points que l’on peut obtenir pendant tout le cours de la scolarité. Les élèves inscrits sur cette liste sont seuls pourvus du diplôme supérieur conférant la dispense de deux années de service militaire actif. Ce diplôme est établi d’après un modèle, dit modèle A, approuvé par le Ministre. -
- Toutefois, les élèves français et étrangers inscrits sur la liste générale de classement comme ayant obtenu 65 p. îoo du total des points cpie Ton peut obtenir pendant tout le cours de la scolarité, reçoivent : les premiers, — s’ils n’ont déjà le diplôme modèle A, — un diplôme supérieur, dit modèle B, sur lecpiel est indiqué leur rang en dehors de la liste des quatre premiers cinquièmes, et les seconds, un diplôme supérieur, dit modèle C, sur lequel est indiqué leur nationalité.
- Les élèves français et étrangers qui ne sont point pourvus du diplôme reçoivent, s’ils ont obtenu au moins 55 p. îoo du total des points que Ton peut obtenir pendant tout le cours de la scolarité,, des certificats d’études.
- Tout élève prenant part aux épreuves de l’examen de sortie doit verser, avant le ier juin, à la caisse de l’école, une somme de îoo fr. 25 (plus 10 centimes de timbre). La somme de 100 fr. 26 est remboursée aux élèves non diplômés.
- Jusqu’au mois de juillet 1892, le.s dispensés de l’article 23 de la loi du i5 juillet 1889 devaient attendre la date du départ de leur classe pour jouir de la dispense qui leur était accordée; à partir du 11 juillet 1892, les jeunes gens possédant les titres exigés pour la dispense purent s’engager au mois d’octobre suivant leur sortie de l’école. En passant par une Ecole supérieure de commerce reconnue par l’Etat, un jeune homme peut donc être libéré de tout service militaire actif deux ans avant le départ de sa classe. Il est inutile de faire ressortir l’importance de cette disposition législative.
- Bouciies-du-Rhone. — Ecole supérieure de commerce de Marseille — Le décret de reconnaissance par l’Etat de l’École supérieure de commerce de Marseille n’a pas sensiblement modifié l’organisation de son enseignement au point de vue commercial proprement dit. La durée des études y était précédemment de trois années qui sont devenues : la ire année, le cours préparatoire; les 2e et 3e années, la ire et la 20 année du cours normal. Mais il y a lieu de signaler une innovation importante, c’est l’adjonction à la section commerciale d’une section dite de la marine marchande.
- Le but de cette section, reconnue par arrêté ministériel en date du 27 juillet 1892, est de donner une instruction solide, théorique et pratique, comprenant les connaissances se rattachant à la marine marchande, aux jeunes gens qui aspirent au grade de capitaine de la marine marchande et de faciliter leur embarquement dans des conditions normales pour Taccomplissement des soixante mois de navigation exigés pour l’obtention de ce dernier grade.
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- Comme pour l’Ecole supérieure de commerce de Lyon, les élèves de la section annexée jouissent des mêmes privilèges que ceux de la section commerciale. Leur nombre est limité à 15 chaque année.
- Les jeunes gens qui se destinent à cette section doivent être Français. Ils concourent avec ceux de la section commerciale, mais ils doivent avoir subi, préalablement et d’une manière satisfaisante, un examen préliminaire portant sur la géométrie et la trigonométrie rectiligne.
- Sont dispensés de cet examen les candidats qui justifient soit de l’admissibilité à l’École navale, à l’École polytechnique ou à l’École deSaint-Cyr, soit delà possession de l’un des baccalauréats (lettres-mathématiques, lettres-sciences) ou de l’enseignement moderne.
- Le cours préparatoire comprend une section destinée aux candidats à la section de la marine marchande. Les jeunes gens qui ont obtenu, à la tin de celte année préparatoire, un certificat d’études satisfaisant sont également dispensés de l’examen. Jusqu’à ces derniers temps, le régime des études à l’École supérieure de commerce de Marseille présentait cette particularité que les seuls examens oraux que passaient les élèves étaient des examens de passage et de sortie; mais cette anomalie, car l’Ecole de Marseille était la seule dans ce cas, a disparu cette année, comme on peut le voir en examinant les deux tableaux ci-après relatifs aux deux sections du commerce et de la marine marchande.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES dans LA SECTION DD COMMERCE. IIEU DE C PAR SE sr. < RES OURS MAINE. Z 2 <7\ E X A pa cul 'W lre A MENS l’tl- icrs. A. s 0 E NNKE. 2 « g 0 £ c -*2 « ^ S b. a w È S 0 C £- *— ü « * X A M EXA pa culi ENS. 2e AP I E .N S rti- tvs. 2 O NÉE. ô H 5 ïï ai 0 a) g ^ g I I 0 « JB X C9 H O H
- Commerce el comptabilité 3 2 3 3 2 xk 27
- Mathématiques appliquées au commerce Lû 2 2 3 3 2 i3 25
- Anglais 5 h 2 2 3 2 2 i3 9 h
- Secondes langues 3 3 2 2 2 2 2 12 32
- Marchandises 3 3 2 2 2 2 2 10 20
- Géographie économique 3 3 // h 2 // h 12 22
- Législation commerciale, maritime et indus-
- trielle 3 2 1 2 2 1 2 10 l8
- Législation ouvrière, fiscale el douanière 1 1 // 2 // 1 2 7 1 2
- Economie politique. — Histoire du commerce. // 1 // II II 1 2 5 8
- Armements maritimes II 2 // II II 2 2 h 8
- Français et correspondance commerciale 2 2 3 « II 3 // II 6
- Calligraphie 2 2 3 II // 2 II II 5
- Conférences // 3 // u II // 3 II 0
- Totaux 32 36 18 18 *1 22 26 100 (1) 200
- 53 hl _
- 100
- (') Il est attribué eu outre :
- i° Chaque année, une note de conduite avec eoctTicicnt a , soit pour les deux années d’études : é notes x 2 = 8 ;
- 20 Chaque année, une note de tenue de cahiers et registres de comptabilité avec coefficient 1, soit pour les deux années d’études : 2 notes.
- Total des notes, aïo; total des points (210 x 20), 4,soo.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- HEURES EXAMENS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES dans LA SECTION DE MARINE. DE C PAR SI 5d Z Z < ouns MAINE. H *aa Z Z < a a x a i pa culi V lre Al itENS rli- ers. 3 2 O «ÎNÉE. M ü ® g 1 11 * « & « a g ® 0) r-5 rs EX A pa culi v 2e AN U E (1 S rti- ers. 3 O z 1 COEFFICIENTS l §"* 1 de \ ’ l’examen de sortie, j I « < H C H •
- Commerce et comptabilité 1 i 1 1 // 1 1 4 8
- Législation 1 i 1 1 II 1 1 4 8
- Anglais 3 3 2 1 2 3 1 9 18
- Français, correspondance et rapports de mer.. 2 i 2 U II 3 II t 5
- Calligraphie 1 fl 2 II U II II II 2
- Physique et chimie 1 i 1 1 If î 1 5 9
- Géométrie et trigonométrie ; . . . . 2 2 2 1 II 3 1 9 16
- Arithmétique et algèbre 2 2 2 1 2 3 1 10 !9
- Dessin 2 2 2 II II 2 // // 4
- Géographie 2 2 // 2 // U 3 7 1 2
- Histoire maritime de la France II 1 // n II 2 î 4 7
- Mécanique du navire (théorie et pratique). . . 3 2 2 1 3 3 î 1 2 22
- Manœuvres et gréement. — Physique du globe. 2 2 2 1 3 3 î 1 1 21
- Cosmographie, navigation et calculs nautiques. 4 6 3 1 4 4 2 i4 28
- Mécaniques et machines à vapeur 2 2 2 1 3 3 1 11 21
- Exercices pratiques 4 4 // II // /; // II //
- Totaux 32 32 2 4 1 2 51 100 32 4 i5 7 100 200
- Cl 11 est attribué en outre :
- i° Chaque semestre, une note de conduite avec coefficient a , soit pour les deux années d’études : ti notes x a = 8;
- a" Chaque année, une note de tenue de cahiers et d’études : a notes. Total des notes, aïo; total des points (aïo x ao), 4, registres de comptabilité a\ec coefficient 1, 300. soit pour les deux années
- Le nombre de places mises au concours à l’École de Marseille est de 6 5, dont î 5 pour la section de la marine marchande.
- / r
- Gironde. — Ecole supérieure de commerce de Bordeaux. — L’Ecole supérieure de commerce de Bordeaux était la seule qui, avant le 2 9 juillet 1890, date de la plupart des décrets de reconnaissance, ne possédait pas de cours préparatoire.
- Ce cours a été institué par le décret de reconnaissance. Il ne présente d’ailleurs rien qui lui soit particulier; il comprend, comme dans les autres écoles, les matières exigées au concours d’entrée au cours normal et des notions de comptabilité qui lui donnent un caractère commercial.
- Les deux seules années qui constituaient autrefois l’enseignement de l’école ont formé les deux années de cours normal.
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- Les programmes, dans le détail desquels nous ne pouvons entrer, ont été révisés par les commissions nommées par le Ministère. Ils présentent quelques particularités que nous allons indiquer.
- Si l’on excepte la physique appliquée, à laquelle on consacre une heure par semaine, en première année, les facultés scientifiques 11e sont pas professées par des professeurs spéciaux. Le cours de mathématiques, traitant les questions de haute banque et les assurances, fait partie du cours de commerce et de comptabilité. Le cours de marchandises débute par le rappel des principes de la chimie et par des notions de chimie organique. Les élèves sont exercés à des manipulations de chimie pure qui leur permettront , dans la suite du cours, d’essayer des marchandises et de reconnaître les sophistications.
- La situation de l’école à proximité de la mer nécessitait, comme au Havre et à Marseille , un cours d’armements. Ce cours n’a lieu qu’en deuxième année. Les élèves y sont préparés par le cours de physique appliquée. Cette préparation est d’autant plus nécessaire que le cours d’armements nécessite des connaissances qui, quoique élémentaires, n’en sont pas moins ignorées des élèves.
- Nous donnons ci-après le tableau des heures de cours et des examens.
- HORAIRES ET EXAMENS DES DEUX ANNEES NORMALES.
- HEURES EXAMENS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. DE C par ser w 'K 2S 'r, < y OURS naine. W «C a> CT 1 EXAÎ\ pai culi « ’C r° ANNE IENS 'ti- ers. * s a t- O COEFFICIENTS 1 ï5 de l’examen J de passage. / £ EXAS pai culi ai im V e ANNE 1KNS ti- ers. * s « O COEFFICIENTS I " 1 des J ] examens de sortie. / TOTAL des POINTS.
- Commerce et comptabilité 10 10 A A G A A 22 AA
- Anglais 5 r> 2 1 5 2 1 1 2 23
- Espagnol (ou allemand) 5 r 0 2 1 A 2 1 1 2 22
- Etude des marchandises A A 3 2 3 3 2 1 2 25
- Géographie économique 2 3 3 2 3 3 2 1 2 2 5
- Histoire du commerce et statistique commerciale // 2 U II II 1 1 A 6
- Législation ouvrière, législation fiscale et douanière, économie politique 1 1 1 t î 1 1 6 11
- Armements // 2 // // II 2 2 G 10
- Physique appliquée 1 // 1 // U II II A 5
- Français 1 // 3 II II II 11 II 3
- Calligraphie 2 // 3 U // II 11 II 3
- Sténographie 1 II 1 n II // // fl 1
- Législation commerciale, maritime et industrielle 2 2 1 2 A 1 2 10 20
- Totalx 34 n 2 A i3 26 *9 16 100 198
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- L’Ecole de Bordeaux est celle où la rétribution scolaire est la moins élevée. Cette rétribution est, en effet, par année, de koo francs pour chacune des deux années normales; elle est de 200 francs pour le cours préparatoire.
- Rhône. — L’Ecole supérieure de commerce de Lyon a été reconnue par l’Etat le 22 juillet 1890. Les deux années de cours élémentaire furent réduites à une seule formant le cours préparatoire, et les deux années de cours supérieur devinrent les deux années de cours normal.
- L’école cessa dès lors de s’appeler Ecole supérieure de commerce et de tissage. Les élèves du cours normal furent groupés en trois sections par le dédoublement de la section de tissage et l’extension donnée aux études de chimie industrielle. Ces trois sections sont les suivantes :
- 1re section. — Commerce général et banque.
- 2e section. — Commerce des soieries.
- 3e section. — Commerce des produits chimiques.
- L’Ecole supérieure de commerce de Lyon obéit aux prescriptions des décrets de reconnaissance communes à toutes les écoles.
- Les conditions d’admission sont les mêmes pour les trois sections, à cela près que les candidats qui se destinent à la deuxième section (commerce des soieries) doivent justifier de connaissances élémentaires en dessin d’ornement, et que la langue italienne peut être choisie par les candidats pour les épreuves de langue vivante.
- Les programmes des cours de l’Ecole de Lyon ont subi, dans ces derniers temps, quelques modifications qui ont eu pour résultat d’augmenter notablement le maximum des points que les élèves pouvaient obtenir pendant toute la scolarité. Ce maximum est passé de 2,/tfio à 3,800 ; ii se rapproche du chiffre de ù,2 00 adopté par les écoles de Paris et les autres écoles de province.
- Parmi les cours, il en est un certain nombre qui sont communs aux trois sections. On peut donc diviser les programmes en quatre groupes, conformément aux tableaux que l’on trouvera plus loin et qui indiquent le nombre d’heures consacrées à chaque cours, ainsi que le nombre d’épreuves tant écrites qu’orales que comportent chacun d’eux. Les examens de passage et de sortie sont des épreuves orales auxquelles sont attribués des coefficients également indiqués sur les tableaux.
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- Tableau I.
- MATIERES ENSEIGNÉES
- AUX TKOIS SECTIONS.
- Notions générales de droit public et de droit
- civil.......................................
- Législation commerciale, maritime et industrielle........................................
- Législation ouvrière...........................
- Législation fiscale et douanière..............
- Economie politique.............................
- Histoire du commerce...........................
- Français.......................................
- Première langue étrangère......................
- Totaux..........................
- HEURES
- DE COURS PAR SBMAINE.
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- 1 O
- EXAMENS.
- 1 ANNEE.
- 8 X A MENS
- parti-
- culiers.
- •a
- g £
- © ï J—
- 2 ANNEE.
- EXAMENS
- parti-
- culiers.
- 29
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- -<!
- H
- O
- H
- 1 2
- 3
- 3
- 4 h h
- 23
- 59
- C) Ces cours sont en réalité de deux heures par semaine, mais ne portent que sur un semestre. (2) Ces cours sont de une heure par semaine, mais ne portent que sur un semestre.
- Nota. Il est attribué pour chaque année d’études :
- i° Une note de o h ao pour la tenue des cahiers et registres de comptabilité ; a° Deux notes de conduite (de o à 20), chaque année, avec coefficient a.
- Tableau II.
- HEURES EXAMENS.
- COMMERCE GÉNÉRAL ET BANQUE. DE G PAR SE U 25 Z 0 N « OURS MAINE. cû VM ic 25 < 4> 1 B X A B pa cl i V) 5 r> AN 1 ENS 'ti- ers. X s CS U O NÉE. « 2 . H g « 3 È 2 = S £* ai 2 U, CU § J-S s B X A A pm culi te ’C (3 VW ° ÀNI I ENS •ti- ers. CO b O l S- COEFFICIENTS 1 ffl 1 des ] * examens de sortie./ ' H O H O H
- Matières communes aux trois sections 7 10 6 h 6 9 5 9 9 59
- Législation commerciale // (1) l/2 // n // II 1 2 3
- Commerce et comptabilité 12 1 2 3 2 è 3 2 i 5 29
- Mathématiques appliquées au commerce // II 2 2 3 2 2 1 2 2 3
- Écriture et correspondance commerciale 3 2 3 // U 2 // // 5
- Etude des marchandises 3 3 2 1 2 1 2 8 16
- Géographie économique 3 3 2 1 2 1 2 1 0 18
- Géographique coloniale // 1 // // n 1 1 2 h
- Seconde langue étrangère li h 2 2 3 2 2 I 2 2 3
- Totaux 32 35 1/2 20 12 20 21 *7 9« 180
- G) Ces cours sont de une heure par semaine; ils 11e portent que sur un semestre. Nota. Voir notes du tableau I.
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-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
- 201
- Tableau III.
- COMMERCE
- DES SOIERIES.
- Matières communes aux trois sections......
- Théorie et pratique ( Préparation des soies.
- du < Production et com-
- commercedes soieries. ( merce des tissus..
- Technologie des textiles..................
- Comptabilité, tenue des livres, écriture..
- Géographie économique.....................
- Mécanique appliquée.......................
- Dessin....................................
- Totaux......................
- HEURES EXAMENS.
- DE COURS 1
- PÀIt SEMAINE. 1 ANNEE. £ t ANNEE.
- U '•1*3 Z W -a EXAMENS parti- culiers. CA e . H J) “Sa5 B XAMENS parti- culiers. o3 en h H © as en 2 « © * S -4 H
- Z U C3 V3 © s -0 O
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- O U cô * 9 cz Cfa Pm S g j» « 9 2 1 s u £
- 0 -:â 0 X ©
- 7 10 G 4 6 9 5 29 5 9
- 2 2 2 2 2 1 2 22
- 18 *7 la 3 3 3 3 i5 3o
- î i 1/2 1 1 2 1 2 8 15
- 3 2 a 1 3 2 1 10 20
- 2 a 3 // 2 1 2 10 ‘7
- 1 1 1 1 2 1 2 6 i3
- 2 2 3 // il 2 // // 4
- 34 35 1/2 20 1 3 20 21 !7 90 180
- (') Ces cours sont de une heure par semaine ; ils ne portent que sur un semestre. Nota. Voir notes du tableau I.
- Tableau IV.
- COMMERCE
- HEURES DE COURS
- PAR SEMAINE.
- des PRODUITS CHIMIQUES. 1*3 va z Z V ÙZ -a Z z -< ©1
- Matières communes aux trois sections 7 10
- Théorie et pratique ( Produits chimiques du commerce j minéraux 1 - iG
- des J Produits chimiques 1 *7
- produits chimiques. [ organiques
- Chimie générale 2 3
- Comptabilité, tenue des livres, écriture 3 2
- Géographie économique 2 2
- Mécanique appliquée 1 1
- Dessin 2 2
- Totaux 34 36
- EXAMENS.
- ANNEE.
- EXAMENS
- parti-
- culiers.
- 20
- 20
- 20
- 2 ANNEE.
- EXAMENS
- parti-
- culiers.
- Écrits. | X S co L. O COEFFICl des examens d< H
- 9 5 29 59
- 2 2 10 19
- 3 3 i5 3o
- 1 2 10 18
- 2 1 10 20
- 1 2 10 17
- 1 2 G i3
- 2 // // 4
- 21 ‘7 9° 180
- Nota. Voir notes du tableau I.
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- 202
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- L’instruction que reçoivent les élèves de l’École supérieure de commerce de Lyon est à la fois industrielle et commerciale; elle est admirablement appropriée aux besoins de la contrée. Autant il paraîtrait peu indiqué de sortir des généralités dans les Écoles de Paris, autant, au contraire, il serait déraisonnable de ne pas s’occuper des industries dominantes dans une ville comme Lyon, où ces industries sont peu nombreuses et d’une extrême importance.
- Si l’on se rappelle que l’École de Lyon a été la continuation de l’École de Mulhouse où Ton avait inauguré le bureau commercial, on ne sera pas surpris de voir s’y continuer ce mode d’enseignement de la comptabilité. Il faut cependant signaler une modification importante apportée à la méthode primitive par le premier directeur de l’Ecole, M. le docteur Penot.
- M. Hurbin Lefebvre, qui semble être le premier qui ait appliqué la méthode, divisait les élèves en groupes formant chacun une seule maison de commerce. M. Penot ne tarda pas à reconnaître qu’à Lyon les élèves d’un même groupe travaillaient d’une façon très inégale et qu’il était très difficile de se rendre compte de la part revenant à chacun. En créant, au contraire, autant de maisons distinctes qu’il y avait d’élèves, le contrôle du travail personnel de ces élèves devenait beaucoup plus facile.
- Pour les deux sections industrielles, section du commerce des soieries (Tableau III), section du commerce des produits chimiques (Tableau IV), l’enseignement comprend une partie théorique et une partie pratique. Pour le commerce des soieries, par exemple, les élèves sont exercés à la filature et au tissage de la soie, à la mise en carte de dessins donnés, etc.
- Pour la section des produits chimiques, les exercices pratiques sont également nombreux. Les élèves appliquent au laboratoire les notions théoriques qui leur sont données au cours.
- Le nombre de places mises au concours, à l’École de Lyon, est de 85 chaque année.
- L’école est un externat. Le prix de la pension est de 61 o francs pour le cours normal et de 5o5 francs pour le cours préparatoire. Ces prix comprennent l’abonnement à la bibliothèque, qui se paye avec le premier trimestre.
- Les élèves qui appartiennent à la section du commerce spécial des soieries ont, en outre, à verser 5o francs par trimestre pour les échantillons et les manipulations; pour ceux de la section des produits chimiques, le supplément est de 200 francs par trimestre.
- Pour les jeunes étrangers, la direction recommande des professeurs, des familles, des internats, où les élèves trouvent le logement, la nourriture, et sont l’objet d’une surveillance paternelle.
- Seine. — École supérieure de commerce de Paris. — L’École supérieure de commerce de Paris, fondée depuis 18 2 0, fut reconnue par l’État par décret en date du 2 2 juillet 1890.
- Elle fut autorisée, provisoirement, à conserver ses programmes, mais la division en comptoirs dut être abandonnée.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 203
- Le premier comptoir devint le cours préparatoire.
- Les deuxième et troisième comptoirs constituèrent le cours supérieur et prirent les noms de première et deuxième années normales.
- Dans les premières années qui suivirent 1890, le cours préparatoire était l’objet d’un certain contrôle de la part de l’Administration; ce contrôle a cessé depuis 1898.
- Indépendamment du cours préparatoire, d’une durée d’une année, institué par le
- r
- décret de reconnaissance, l’Ecole supérieure de commerce de Paris a créé un cours plus élémentaire destiné aux étrangers peu familiarisés avec la langue française et aux jeunes Français dont l’instruction est trop peu avancée pour leur permettre de se préparer en un an à entrer au cours normal.
- Le cours préparatoire se trouve ainsi divisé en deux sections : la section A, où les jeunes gens sont admis à toute époque de l’année, s’ils ont eu quinze ans révolus le ier juillet précédant l’année scolaire en cours, et la section B, qui peut recevoir des jeunes gens d’un an plus jeunes que les précédents.
- Les programmes de la section A ne comprennent pas seulement les matières exigées pour entrer au cours normal, ils renferment également des notions de comptabilité, de législation usuelle et commerciale et d’bistoire naturelle. Leur ensemble constitue un enseignement commercial élémentaire pouvant permettre aux jeunes gens ne poussant pas plus loin leurs études de rendre déjà des services appréciables dans les affaires.
- Les commissions chargées de revoir les programmes des écoles reconnues modifièrent
- r
- peu les programmes de l’Ecole supérieure de commerce de Paris.
- Le cours de comptabilité prit le nom de cours de commerce et de comptabilité. Il suffit de jeter un coup d’œil sur les têtes de chapitre de ce programme pour reconnaître que le mot « commerce w y est employé dans un sens tout à fait restreint : il ne s’agit pas, en effet, d’enseigner le commerce, mais bien de le définir le plus complètement possible, et aussi d’indiquer, au point de vue comptable, les diverses manières de le pratiquer.
- Les autres programmes sont restés tels qu’ils avaient été présentés par la direction de l’école. Il convient cependant de signaler l’adjonction au cours d’économie politique de douze leçons sur la législation ouvrière, adjonction qui a d’ailleurs été faite aux programmes de toutes les écoles.
- Les commissions avaient dressé, pour chaque école, un tableau indiquant les heures de cours, le nombre d’examens particuliers et les coefficients attribués aux examens de passage et de sortie.
- Ces tableaux ont subi plusieurs modifications successives de la part de la Direction de l’Enseignement technique. Le but de l’Administration était de faire en sorte que l’obtention du diplôme présentât partout la même difficulté, puisque partout il conférait le même privilège. Il ne fallait pas songer à imposer à toutes les écoles le même programme, mais il était possible de disposer du nombre des examens particuliers et des coefficients des examens de passage et de sortie de telle façon que le maximum des
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- points que pouvaient obtenir les élèves pendant toute la scolarité fût le même dans toutes les écoles.
- Ce résultat n’a pas encore été complètement obtenu, mais tout porte à croire qu’il le sera à bref délai.
- Le tableau ci-après porte à à,200 le nombre maximum dont il vient d’être question :
- HEURES EXAMENS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. DE C PAR St bâ ÏE SS OURS MAINB. u SE S5 < « 1 EX kl pa cul 'ES T* AN I B N S •ti- ers. 3 O NÉE. V) 3 H g 3 3 S S *73 u O *s B X A pa cul 3C AN I B N S Hiers. 3 O COEFFICIENTS l m' I dPS j " | examens de sortie. / P -«5 H O H
- Commerce et comptabilité 4 1/2 4 // 4 3 // 4 1 1 22
- Mathématiques financières 4 1/2 4 // 5 3 // 5 1 1 24
- Géométrie 1 1 j 2 // // 1 U // // 2 3
- Première langue étrangère 5 5 // 3 2 // 3 X 1
- Seconde langue étrangère 3 3 // 2 2 // 2 10 16
- Géographie économique 3 3 // 5 2 // 5 9 2 1
- Législation commerciale, maritime et industrielle 2 2 // 3 2 U 3 1 1 *9
- Législation ouvrière et Economie politique. . . // 2 // H II U 4 8 12
- Législation fiscale et douanière II 1 // II II n 2 a 5
- Histoire commerciale 1 1/2 1 1/2 // II 2 n 1 4 7
- Chimie appliquée au commerce et à l’industrie. 1 1/2 1 1/2 U 2 2 n 2 4 10
- Marchandises 1 1/2 1 1/2 H 3 2 11 3 6 i4
- Technologie 11 1 // II II 11 1 3 4
- Physique appliquée 1 1/2 . 1/2 // 2 // ti 2 3 7
- Mécanique // 1 x j-i // II U II 2 3 5
- Français. 2 . u 3 II // il // U 3
- Sténographie 1 n II 1 // 11 U 1 2
- Dessin linéaire et d’ornement 1 1/2 11/2 2 II II 1 n U 3
- Calligraphie 2 1 2 II U 2 // II 4
- Totaux 3*i 35 7 3i 20 3 39 100 200
- Les élèves de première année ne peuvent être autorisés à passer en seconde année normale ou à redoubler cette première année que s’ils ont obtenu plus de la moitié des points qu’ils pouvaient obtenir, c’est-à-dire plus de 63o points. Le diplôme supérieur est accordé aux élèves français et étrangers qui ont obtenu un nombre de points égal ou supérieur aux 65 centièmes du maximum possible, soit à 2,780 points.
- Le diplôme supérieur (modèle A) est décerné aux quatre premiers cinquièmes de la liste par ordre de mérite des élèves français qui ont obtenu au moins le même nombre de points. Les élèves français compris dans le dernier cinquième de la même même liste obtiennent le diplôme supérieur (modèle B). Enfin le certificat d’études est
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- accordé à tous les élèves français et étrangers qui ont obtenu au moins les 55 centièmes du maximum 4,2oo, soit 2,3îo points.
- Nous ne donnerons pas ici les programmes détaillés des cours de l’école. Nous nous en tiendrons à la nomenclature des matières enseignées telle quelle figure au tableau qui précède. L’importance que l’on a entendu donner à chaque cours se trouve indiquée par le nombre des notes qu’il comporte. Cette indication est donnée par la dernière colonne du tableau.
- Depuis la rentrée du ier octobre 1898, l’Ecole supérieure de commerce de Paris est installée dans de nouveaux bâtiments spécialement construits pour elle, avenue de la République, 52. L’achat de ces terrains et la construction de la nouvelle école ont coûté 2 millions de francs; la Chambre de commerce a consacré à cette œuvre 1,400,000 francs; la Ville de Paris a fourni le reste, soit 600,000 francs, à la condition que la Chambre de commerce organiserait des cours d’adultes dans l’immeuble quelle se proposait de construire.
- Autant l’espace était mesuré avec parcimonie dans l’ancienne école, rue Amelot, autant, au contraire, les services se trouvent au large avenue de la République. La surface totale occupée par l’ancienne école était de 1,882 mètres carrés; avenue de la République, les bâtiments seuls couvrent un espace de près de 2,500 mètres carrés, et la cour de récréation occupe 3,ooo mètres carrés. L’air et la lumière arrivent abondamment partout; on s’est appliqué à donner aux élèves tout le confort possible.
- Le nombre des places mises au concours, qui était de 60 seulement lorsque l’école était encore rue Amelot, s’est élevé à 90 en 1899, et l’effectif total est passé de i^4 à plus de 2 5o.
- L’école ne reçoit que des élèves internes et des élèves demi-pensionnaires ; elle n’admet pas d’externes.
- Le tableau ci-après donne toutes les indications sur le prix de la pension et les époques de payement.
- Internat.......
- Demi-pension. •.
- Rétributions diverses obligatoires.
- Droit d’entrée.
- Étrennes.............
- Bibliothèque.........
- / Couvert : Internes et Livres, registres, etc.
- Arts d’agrément (obligatoires pour les internes).
- Douches et bains de les internes)....
- | Internes............
- ( Demi-pensionnaires..
- ( Internes............
- ( Demi-pensionnaires..
- ( Internes............
- I Demi-pensionnaires.. demi-pensionnaires...
- {Gymnastique.........
- Escrime............
- Danse..............
- pied (obligatoires pour
- 2,000 francs. 1,000 3o i5 10 5 10 5 5
- Variable.
- 100
- 20
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- 206
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Le nombre des boursiers de l’État est de 6 chaque année; il existe, en outre, 7 bourses de demi-pensionnaires offertes par la Chambre de commerce et qui sont obtenues au concours comme les bourses de l’État.
- Seine. — École des hautes études commerciales. — Comme l’École supérieure de commerce de Paris, l’École des hautes études commerciales *’a eu que de légères modifications à apporter à son organisation pour se conformer au décret de reconnaissance du 22 juillet 1890. Le cours préparatoire et le cours normal se trouvaient tout formés et, quant aux programmes, ils restèrent, à très peu de chose près, ce qu’ils étaient précédemment, à l’exception, toutefois, du programme du cours de comptabilité, qui prit le titre de cours de commerce et de comptabilité.
- L’école admet des élèves externes. Les prix de pension et les modes de payement sont indiqués dans le tableau suivant, qui donne également les frais divers obligatoires.
- Internat.......................
- Demi-pension..................
- Externat.......................
- Entretien du matériel et frais de correspondance.
- Bibliothèque...................
- Gratifications (gens de service).
- Examens (Ecole préparatoire). , Livres et fournitures scolaires..
- Cours normaux. . . Cours préparatoire.
- Internes.........................
- Demi-pensionnaires et externes.. . .
- Internat.........................
- Demi-pensionnaires et externes.. .
- 2,800 francs. 2,200 i,3oo 1,000 35 20 5 3o 5
- 2 5
- Variable.
- Jusqu’à la rentrée de Tannée 189/4, l’École des hautes études commerciales eut à se conformer uniquement aux prescriptions des décrets de reconnaissance communes à toutes les écoles.
- Le 21 juillet 189A parut un arreté ministériel créant la section normale des élèves-maîtres. Cette section comprend des instituteurs publics aspirant au certificat d’aptitude au professorat commercial; elle se recrute au concours, et le nombre des candidats à recevoir est généralement fixé à cinq.
- Les épreuves portent sur les matières suivantes :
- Composition française sur un sujet de littérature ou d’histoire;
- Composition d’arithmétique et d’algèbre ;
- Composition sur la géographie physique et politique de toutes les parties du monde ;
- Composition de langue anglaise (traduction de phrases détachées de français en anglais et d’anglais en français, sans dictionnaire).
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 207
- Les élèves admis commencent leurs études à la rentrée des cours normaux. Ils reçoivent, à partir du icr octobre, pendant deux ans, une bourse mensuelle d’entretien fixée à 1 2 5 francs.
- Les élèves-maîtres suivent les cours en qualité d’externes. Ils sont soumis d’une manière générale au même régime que les élèves de l’école.
- Le succès de l’Ecole des hautes études commerciales est allé s’accentuant très rapidement. Le nombre des places mises au concours a suivi la marche ascendante du nombre des candidats; il est actuellement de i5o.
- Le cours préparatoire, qui ne recevait qu’un petit nombre d’élèves avant 1890, en compte actuellement 67, parmi lesquels 12 bacheliers.
- Cet accroissement rapide du nombre des élèves et la fondation de la section normale des élèves-maîtres nécessitèrent l’agrandissement de l’école dont les bâtiments étaient pourtant déjà si vastes. Toute une aile fut construite dans la grande cour, et l’inauguration solennelle des nouveaux bâtiments eut lieu le 9 octobre 1897.
- Depuis cette époque, la prospérité de l’Ecole des hautes études commerciales n’a fait que s’accroître, ainsi que le prouve la statistique suivante :
- Le i5 octobre 1899, le nombre des élèves ayant suivi les cours de l’Ecole était de 1,606, se décomposant ainsi :
- Entrés dans les affaires..................................................... 1,^95 élèves.
- Faisant partie de l’Administration.............................................. 53
- Sans profession.................................................................. 5
- Décédés ou de situation inconnue................................................ 53
- Total égal............................. i,Go6
- Quelques jours plus tard, le nombre des élèves présents à l’École s’élevait à 383,
- savoir :
- ! du cours préparatoire..................................... 67 élèves.
- de irc année normale...................................... 175
- de 2e année normale....................................... îâi
- Total égal,
- 383
- Si Ton rapproche ces résultats de ceux que nous avons donnés précédemment en parlant de l’Ecole supérieure de commerce de Paris qui a vu son effectif doubler en quelques années, on reconnaît la justesse des vues de la Chambre de commerce de Paris, qui n’a pas hésité à dépenser plus de à millions pour doter la capitale de deux établissements modèles d’enseignement commercial supérieur. Et si Ton ajoute qu’on lui doit également la fondation de TEcole commerciale de l’avenue Trudaine, qui n’a
- (1) Y compris, les auditeurs libres, français et étrangers, et les élèves redoublants.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
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- d’autre défaut que d’étre trop petite pour recevoir tous ceux qui désireraient y entrer, on ne peut trop lui être reconnaissant de son intelligente initiative.
- Ne pouvant entrer dans le détail des programmes de l’Ecole des hautes études commerciales , nous donnons simplement ci-dessus le tableau des examens et des points à obtenir pendant le cours de la scolarité, comme nous l’avons fait pour les écoles déjà examinées.
- HORAIRE ET EXAMENS.
- MATIERES ENSEIGNEES.
- Commerce et comptabilité... Première langue étrangère Seconde langue étrangère ^. Mathématiques appliquées.. . Etude des marchandises... .
- Essais des marchandises, analyses, falsifications......................................
- Géographie économique.......................
- Histoire du commerce........................
- Eléments de droit public et de droit civil fran-
- çais.
- Législation commerciale, maritime et industrielle....................................
- Législations commerciales étrangères.
- Economie politique....................
- Législation ouvrière..................
- Législation budgétaire et douanière..
- Etude des transports..................
- Outillage commercial..................
- Calligraphie..........................
- Totaux.
- NOMBRE EXAMENS.
- DE < par 1 îc se -*5 :ours in l1). w as Jr, -*S Cl EXA pa cul Lrc ANN MENS rti- ers. X êô O 1 W COEFFICIENTS 1 • de l’examen ] de fin d’année. / EXA pa cul b 2e ANNE MENS rti- ers. H S es U O 1 » 1 COEFFICIENTS 1 | de l’examen 1 de fin d’année. / TOTAL de s POINTS.
- 120 120 4 4 3 4 4 1 2 3i
- i65 165 II 5 4 fl 5 1 1 25
- 100 100 II 5 3 U 5 10 23
- 5o 25 II 5 3 II 4 10 22
- fio 4o U 4 2 II 4 9 19
- II 1 4 7
- 12 i3 H 1 1
- 4o 45 II 4 2 U 4 9 *9
- 20 // II 1 n II n 4 5
- 25 // H 2 n H U 3 5
- 35 5o II 2 2 n 3 8 i5
- // 20 II // U II 1 3 4
- 3o // II 1 H U // 5 6
- // i5 II II n II // 3 3
- U 2,5 II II U II // 3 4
- II 20 U U U U 1 3 4
- U 20 3 U II U 1 3 4
- 20 i5 II II 1 II 1 U 4
- 677 673 4 36 20 4 36 100 2 0 0 ®
- (') Chaque cours dure i h. ao, h l’exception des leçons de langue et de calligraphie, qui durent 1 heure.
- I2) Pour les langues étrangères , la note donnée au jour fixé pour l’examen particulier est la moyenne des notes de compositions et d’interrogations qui ont eu lieu depuis le date du précédent examen particulier.
- (3) Il est attribué en outre , chaque année, une note (o h 20) pour la tenue des cahiers et registres de comptabilité. Le total des notes à obtenir, y compris les notes de conduite prévues par l’arrêté ministériel du t'r juillet 1898 (art. 7). est donc de A,aoo.
- Seine. — Institut commercial de Paris. — Un décret en date du 22 juillet i8qo avait reconnu l’Institut commercial de Paris comme école supérieure de commerce se recru-
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 209
- tant par voie d’examen et jouissant, à ce titre, des avantages stipulés dans l’article 2 3 de la loi du i5 juillet 1889 sur le recrutement de l’armée.
- Un décret du 12 juillet 1892 mettait l’Institut commercial sur le même pied que les autres Ecoles supérieures de commerce et stipulait qu’à l’avenir il se recruterait au concours. Les programmes des cours normaux furent révisés et rapprochés comme niveau de ceux des écoles supérieures se recrutant dans les mêmes conditions.
- Quant au cours préparatoire, il continua, comme par le passé, à prendre trois années de cours. Il constitue à lui seul un enseignement commercial assez complet pour permettre aux jeunes gens qui en ont suivi régulièrement les classes et qui ne peuvent pas pousser plus loin leurs études de débuter, avec de sérieuses garanties de succès, dans le commerce ou l’industrie.
- Suivant son âge et ses connaissances, l’élève peut être admis dans Tune ou l’autre des trois années de ce cours.
- L’âge minimum d’admission est ainsi fixé :
- ire année. — 1 3 ans révolus au jour de la rentrée.
- 2e année. — 1 k ans révolus au jour de la rentrée.
- 3e année. — 1 5 ans révolus au jour de la rentrée.
- Des dispenses d’âge peuvent être accordées par le directeur.
- L’admission des élèves dans les classes de la division préparatoire a lieu sans examen olliciel à toute époque de Tannée. Elle est prononcée par le directeur après un examen sommaire qui lui permet de désigner la classe dont l’élève pourra suivre les cours avec profit.
- Toutefois, le nombre des places étant limité, il est tenu compte, pour l’admission, de Tordre de priorité des inscriptions si le nombre de celles-ci dépassait, comme cela s’est présenté quelquefois, le nombre des places dont l’Institut peut matériellement disposer.
- A la fin de Tannée scolaire, les élèves sont soumis à des examens, dits de passage, avant d’être admis à la classe supérieure.
- Au sortir de la troisième année, à la suite d’un examen général dont les notes s’ajoutent à celles qu’ont obtenues les élèves pendant toute Tannée scolaire, il est délivré à chacun des élèves méritants un diplôme ordinaire ou un certificat d’études.
- Le cours normal constitue le haut enseignement de l’Institut commercial. Quoiqu’il ait surtout en vue le commerce d’exportation, l’enseignement que Ton y donne prépare aussi les jeunes gens à la banque et aux carrières consulaire et diplomatique.
- L’Institut commercial obéit aux prescriptions des décrets et arrêtés ministériels communes à toutes les écoles.
- Le tableau suivant, intitulé Horaire et Examens, donnera une idée des cours professés au cours normal et de l’importance que Ton attache à chacun d’eux.
- Gn. I. — Cl. 6. — T. I. xh
- IE NATIONALE.
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- ‘210
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- HORAIRE ET EXAMENS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. NO fl D’il b par fe; îc < U BUE U lî K S an. va ’*r. Cl 1 EXAI pa euh y. O 10 ÀNNl 11 ENS *li- ers. H O COEFFICIENTS 1 P1 I des ] I derniers examens. jf ^ X A AI E i KXA pa culi y. ’t- -ta NS. ïe ANXÉ «ENS r tiers. 'À S ra U O COEFFICIENTS 1 ‘ 1 des | examens de sortie. ' 1 TOTAL des POINTS.
- Commerce d’exportation 9° 9° 2 2 2 2 2 10 20
- Comptabilité 110 110 2 3 2 2 2 10 2 1
- Anglais (1) iG5 1G 5 a 3 3 2 3 1 2 2 5
- Espagnol ou allemand (1) 100 100 2 3 2 1 3 10 2 1
- Mathématiques appliquées 55 /10 2 3 3 2 3 9 2 1
- Etude des marchandises 70 70 1 3 3 1 3 8 19
- Essais i 0 10 // 1 i n i 3 6
- Géographie économique Go Go 1 3 3 \ 3 10 2 1
- Histoire du commerce 35 // // 1 II n II h 5
- Éléments du droit public et civil français .... 2 5 U u 1 // n // 2 3
- Législation commerciale, maritime et industrielle 80 55 n 3 3 n 2 G i'i
- Législations commerciales étrangères II 2 5 u // II n 1 3 h
- Economie politique n 3o H // II n 2 3 5
- Législation ouvrière . . . II i5 n H // n i -2 3
- Législation fiscale et douanière n 9 0 // U II u 2 2 h
- Etude des transports n 15 // // II u 1 0 h
- Outillage commercial n 1/1 // II n n J 3 h
- Totaux 0 0 00 819 12 a G 2 1 11 3o 1 0 0 200
- (') Pour les langues étrangères, la note donnée au jour fixé pour l'examen particulier est la moyenne des notes de compositions et d’interrogations qui ont lieu depuis la date du précédent examen particulier.
- (2) 11 est attribué en outre, cliaque année, une note (o à 20) pour la tenue des caniers et registres de comptabilité. Le total des points à obtenir, y compris les notes de conduite prévues par l’arrêté ministériel du 27 juillet 18g 1 (art. 34), est donc de 4,aoo.
- La ville de Paris, le département de la Seine, la Rauque de France, la chambre syndicale des négociants-commissionnaires, l’association générale d’Alsace-Lorraine, les compagnies d’assurances, la caisse des écoles du nc arrondissement, celle du v11° et de généreux particuliers entretiennent des élèves boursiers à l’Institut commercial.
- Le prix de l’enseignement est fixé, par an, comme suit :
- Classes préparatoires. Cours normaux.........
- Externat .... Demi-pension Externat Demi-pension
- 300 francs.
- Goo
- 700
- 1,000
- E11 dehors des frais d’externat ou de demi-pension, tous les élèves, sans exception, payent chaque année un droit d’inscription fixé de la manière suivante :
- Ides cours normaux................
- de 3° année préparatoire.......
- des irc et -2e années préparatoires
- 25 francs.
- 2 5 10
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 211
- De plus, les élèves des cours normaux ont à payer une rétribution de 3o francs pour les travaux pratiques de chimie.
- Moyennant une rétribution annuelle de 100 francs, les élèves externes ou demi-pensionnaires peuvent rester à l’Institut jusqu’à six heures et demie du soir pour y faire leurs devoirs et étudier leurs leçons, sous la surveillance d’un maître.
- Le nombre des places mises au concours est de 45.
- Seine-Inférieure. — École supérieure de commerce du Havre. — A l’École du Havre, les études sont restées à très peu près ce qu’elles étaient avant le 22 juillet 1890, date de sa reconnaissance par l’Etat.
- Le cours préparatoire, qui avait été supprimé par condescendance pour les chefs d’institution de la ville, fut rétabli comme dans les autres écoles.
- Le programme de ce cours renferme les matières exigées pour l’entrée au cours normal. On y fait, en outre, un cours de comptabilité qui donne un cachet commercial à l’enseignement que l’on y reçoit.
- Nous donnons ci-après le tableau des heures de cours et des examens du cours normal. On voit, d’après ce tableau, que le maximum des points que peuvent obtenir les élèves en cours de scolarité est de à,200, comme à l’Ecole supérieure de commerce de Paris, sans que, cependant, on puisse faire d’autre rapprochement entre les deux écoles.
- HORAIRE ET EXAMENS.
- HEURES EXAMENS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. DE C PAR SE • a '-a 55 ia DU HS MAINE. a **a » < 0 C* E X A A par culi en c U Lre À? ÏENS ti- ers. X 3 ce Sh O 3 COEFFICIENTS l de l’examen oral 1 * de fin d’année. J E X A A pm culi 'C U 2e AN I E N S 'ti- ers. X 3 ce O NÉE pù en c- H O y* en M & 3 tu 3 S W S O S U CO X ru 'À » H O H
- Commerce et comptabilité 11 10 3 h 6 3 h 20 liO
- Anglais h h 3 2 5 3 2 i5 3o
- Espagnol ou allemand Législation commerciale, maritime et indus- h h 3 2 r- 0 3 2 i5 3o
- trielle 2 2 1 2 5 1 2 i3 2 A
- Étude des marchandises 3 3 3 2 2 3 2 10 22
- Géographie économique Législation ouvrière ; législation fiscale et douanière; économie politique M 3 3 2 2 2 2 2 12 22
- 1 1 1 1 // 1 1 5 9
- Armements 1 1 1 1 il 1 1 5 9
- Mathématiques 1 1 2 // il 1 // 3 6
- Histoire du commerce 1 2 1 // II 1 H 2 U
- Calligraphie 2 «î 2 // il 2 H il h
- Totaux 33 33 22 16 25 21 16 \ 00 (^200
- (') Douze heures doivent êlre consacrées au programme de législation fiscale et douanière. ouvrière et douze heures au programme de législation
- (2) Il est attribué en outre, chaque année, une note ( 0 a 30) pour la tenue des c; hiers et rat jislres de comptabilité, [.e total
- des points à obtenir, y compris les notes de conduite p révues pur l'art été du ior juillet 189S (art. 7 ), est donc de é,auo.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- t
- A TEcole du Havre, le cours qui paraît être considéré comme le plus important est le cours de commerce et de comptabilité. La comptabilité y est traitée d’une façon un peu particulière, et le cours semble surtout convenir à des jeunes gens se destinant aux affaires qui se traitent au Havre.
- r
- L’Ecole supérieure de commerce du Havre est un externat. La rétribution scolaire annuelle est fixée à 600 francs pour les élèves du cours normal et à /ioo francs pour ceux du cours préparatoire.
- Quelques bourses de 600 francs sont accordées à des élèves du cours normal, tant
- r
- par l’Etat que par le département de la Seine-Inférieure et la Chambre de commerce de llonfleur.
- r
- Nous avons terminé l’étude des Ecoles supérieures de commerce fondées avant i88q
- r
- et reconnues par l’Etat en 1890. Il nous reste à parler des écoles fondées depuis la promulgation de la loi du i5 juillet 1889 sur le recrutement de l’armée.
- Nous aurons peu à nous étendre sur l’histoire de ces écoles. Arrivées après les autres, elles n’ont eu évidemment qu’à se conformer aux conditions qui avaient été imposées à ces dernières.
- Notre tâche se réduira donc à dire quelques mots de leur fondation et à indiquer sommairement les cours professés par chacune d’elles.
- Nous en parlerons dans l’ordre où elles ont été fondées.
- Nord. — École supérieure de commerce de Lille. — L’Ecole supérieure de commerce de Lille et de la région du Nord, fondée par la Chambre de commerce de Lille, a été reconnue par l’Etat par décret en date du 1 2 juillet 1892. Le premier concours d’entrée eut lieu au mois d’octobre de la même année, et 20 élèves y furent admis.
- Le nombre des places mises au concours fut de 20 en 1892, de 3o en 18 g 3, de U5 de 189A à 1897 inclusivement, et enfin de 55 en 1898 et en 1899.
- Le tableau ci-après des heures de cours et des examens montre que les programmes de l’École de Lille ne présentent de spécial à la région qu’un cours intitulé cours de textiles. fils et tissus, auquel on consacre deux heures par semaine, en deuxième année.
- r
- Le nombre des épreuves écrites, en cours d’études, surpasse, comme à l’Ecole de Rouen, le nombre des examens oraux.
- La Chambre de commerce de Lille a fait appel aux chambres de commerce des autres villes manufacturières du département ; les présidents des chambres de commerce d’Armentières, d’Avesnes, de Cambrai, de Douai, de Dunkerque, de Roubaix, de Tourcoing et de Valenciennes font partie du conseil de perfectionnement de l’école.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- HORAIRES ET EXAMENS.
- NOMBRE EXAMENS.
- M A TIÈ R E S E N S E1 G N É E S. D’HE par sei « Z Z •**1 URES naine. a Z z < 1 FIA* pa culi 0 -a ra ANNE iElfS [♦ti- ers. X 3 2 0 E. — « ç« a s S g s fa « “ ta — O « « « rs 2 EXAÏ pa culi ’C sS * ANNE IENS •ti- ers. A s es t- O s. » c 4S H ü r Sec g fa JD “ s "* je 0 a> ° ^3 a> TOTAL des POINTS.
- Commerce et comptabilité 8 8 4 3 3 5 3 11 29
- •Anglais (obligatoire) : 4 4 3 2 3 3 2 11 2 4
- Allemand on espagnol 3 3 2 2 2 2 2 10 20
- Mathématiques î 1 3 u 2 3 fl 10 l8
- Marchandises et essais 2 1 3 n 2 2 II 8 i5
- Géographie économique 3 2 4 n 2 3 fi 9 18
- Histoire du commerce // 1 // n U 2 n 3 5
- Eléments de droit public et civil 2 // // 3 2 U n 5 10
- Droit commercial et maritime fl 2 // n fl H 3 5 8
- Législation industrielle et ouvrière fl 1 // n n fl 2 4 6
- Législation fiscale et douanière; économie politique // 2 n u u a 3 6 9
- Transports et outillage 1 // 2 n 2 n n 6 10
- Chimie organique 1 If 2 u 2 n u 4 8
- Commerce de textiles, fils et tissus fl 2 // n u 2 2 8 12
- Calligraphie 1 n 2 n u // n fl 2
- Français et correspondance commerciale 2 1 0 0 fi u 3 u H 6
- Totaux 28 28 28 10 20 25 l7 100 200 h)
- t1) 11 est attribué eu outre, chaque anuée, une note (oh ao) pour la tenue (les cahiers et registres de comptabilité. Le total des notes h obtenir, y compris les notes de conduite prévues par l’arrêté du 37 juillet 1891 (art. 3i ), est dout de 4,aoo.
- Seine-Inférieure. — École supérieure de commerce de Rouen. — L’Ecole supé-
- r
- rieure de commerce de Rouen a été reconnue par l’Etat par décret en date du a g août 1895.- Elle a ouvert ses portes à la suite du concours d’octobre 1896, avec 35 élèves.
- Cette fondation de l’Ecole de Rouen est, en réalité, une véritable résurrection. Dès le mois de mai 1871, la municipalité, la Chambre de commerce, la Société libre d’émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Inférieure et le Lloyd rouennais avaient formé un comité d’organisation qui réunit en quelques jours un capital de a50,000 francs et forma une société civile pour le développement, en Normandie, de l’enseignement commercial et industriel. Cette société, formée le 39 août 1871, inaugura ses travaux par la fondation d’une Ecole supérieure de commerce qui ouvrit ses portes le i5 octobre suivant avec a5 élèves, mais dont l’existence fut de courte durée.
- Dans la nouvelle école on avait adopté, au début, les programmes de l’ancienne; ils
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- 21A
- furent modifiés peu à peu et, en 1899, l’Administration approuva définitivement des programmes qui 11e différaient que sur deux points de ceux de l’Ecole des hautes études commerciales :
- i° Un cours d'armements maritimes remplaçait le cours (Youtillage commercial;
- 20 Un cours très complet de microscopie commerciale existait en plus à l’Ecole de Rouen.
- Les questionnaires pour los examens de passage et de sortie ne diffèrent que sur les deux mêmes points.
- Nous donnons ci-dessous le tableau des heures de cours et des examens.
- ITOU AIRES ET EXAMENS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. NOM! D’IIEl par w 'a fer fer < r~i 3RE RES in. •zS fer K 1 EX AM par ciii ic 'W *° ANNE KNS ti- rs. X 3 Ç3 ô COEFFICIENTS 1 • 1 de l’examen oral ] 1 de fin d’année. / 1 „ t A M E P 2 EXA» par culic (S. 0 ANNÉF ENS ti- rs. 'À 3 « O COEFFICIENTS 1 ‘ de J l’examen de sortie./ TOTAU des POINTS.
- Commerce et comptabilité 160 160 h h 3 h II 1 2 3i
- Première langue étrangère (1) 165 165 h 2 3 h 2 1 1 26
- Seconde langue étrangère 6) 100 100 3 2 2 3 2 10 22
- Mathématiques appliquées 35 35 2 2 O 0 2 O 10 21
- Etude des marchandises 58 57 3 2 2 2 2 6 *7
- Essais et analyses 12 i3 II II 1 II II • 3 h
- Microscopie commerciale 35 35 H 1 1 n 1 h 7
- Correspondance commerciale II 35 II II // i II II 1
- Géographie économique 60 60 II 3 2 2 2 9 18
- Histoire du commerce 3o // h 1 II II II 3 h
- Eléments de droit public et de droit civil fran-
- çais a5 li II 1 II II II 3 h
- Législation commerciale, maritime et indus-
- trielle 55 55 U 2 9 II 2 8 1 h
- Législations commerciales étrangères.... // 25 II // ' n II 1 3 h
- Economie politique // 25 fl // II II 1 3 h
- Législation ouvrière II i5 II II II II II 3 3
- Législation budgétaire et douanière // 3o II II II II i 3 h
- Tarifs de chemin de fer 35 U 1 II II II n 3 h
- Armements maritimes 35 35 1 II i 1 n 6 9
- Calligraphie 20 II 1 U II 1 u II 3
- Sténographie 35 II 1 II n H n II 1
- Totaux 860 00 20 j 20 | 20 20 j 20 100 200 w
- I1) Pour tes tangues étrangères , la note donnée au jour fixé pour l’examen parlirulier est la moyenne des noies de compositions et d’interrogations qui ont lieu depuis la date du précédent examen particulier. (s) II est attribué en outre, chaque année, une note (o h 20) pour la tenue des cahiers et registres de comptabilité. Le total des points h obtenir, y compris les notes de conduite prévues par l’arrêté ministériel du 27 juillet 1891 (art. 34), est donc de 4,200.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- r
- Ce tableau diffère de celui de l’Ecole des liantes études commerciales en ce qu’il renferme un plus grand nombre d’épreuves écrites et, par suite, moins d’examens oraux.
- Le maximum possible des points est le meme dans les deux cas, c’est-à-dire /i,9 0 0. L’École supérieure de commerce de Rouen a été autorisée à mettre au concours :
- En 1896 et 1897 .................................................... 35 places.
- En 1898.............................................................. /io
- En 1899.............................................................. /i5
- Les deux premières promotions sont sorties en i8g8 et 18y cj ; elles ont obtenu :
- Diplômes supérieurs (modèle A).............................................. à5
- Diplômes supérieurs (modèle B)................................................. îo
- Diplôme supérieur (modèle C).................................................... î
- Certificats d’études (modèle D)................................................. 5
- Le nombre actuel des élèves est de g6 , dont î 5 au cours préparatoire. • L’Ecole reçoit des élèves internes, des demi-pensionnaires et des externes. Le prix de pension est de :
- Pour les internes...................................................... 2,/ioo francs.
- Pour les demi-pensionnaires............................................. i,o5o
- Pour les externes........................................................ (>oo
- Tous les élèves sont tenus de verser, chaque année, avec le premier terme, -io francs pour l’entretien du matériel et les frais de correspondance.
- Indépendamment des produits de l’écolage, l’Ecole de Rouen reçoit 3,ooo francs du département et 2,000 francs de la Chambre de commerce, à titre de subvention.
- Meurthe-et-Moselle.— Ecole supérieure de commerce de Nancy.— L’Ecole supérieure de commerce de Nancy a été fondée par la Chambre de commerce de cette ville avec le concours financier de différents industriels et commerçants de la région, groupés autour de la Société anonyme de l’Ecole professionnelle de l’Est. Ce groupement d’initiatives privées a fornié tout d’abord une Société civile pour la construction de l’Ecole et ensuite un syndicat de garantie pour assurer la rémunération du personnel du nouvel établissement.
- La Société civile de construction a élevé les bâtiments, et la Société anonyme de l’École professionnelle de l’Est les a garnis de mobilier. Le syndicat de garantie n’a pas eu à fonctionner.
- L’Ecole a été reconnue par l’Etat comme Ecole supérieure de commerce se recrutant au concours par décret en date du 2 octobre 18 g fi. Elle fonctionne sous le patronage et sous le contrôle de la Chambre de commerce de Nancy, qui a nommé son directeur,
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- les membres de son conseil d’administration et de son conseil de perfectionnement.
- L’Ecole de Nancy a admis en :
- 1897 (ire promotion).............................................. 3i élèves.
- 1898 (20 promotion)............................................... 3a
- 1899 (3e promotion)............................................... 35
- Les programmes de l’Ecole se rapprochent beaucoup de ceux de l’Ecole des hautes études commerciales. Le tableau ci-dessous indique ce temps en meme temps que les heures d’examens pendant les deux années.
- HORAIRES ET EXAMENS.
- NOMBRE EXAMENS.
- M A T.I È R E S ENSEIGNÉE S. DE C par a W 25 Se OURS n(‘). w se ïe CT l EXAJ pai culi ’C 0 "W 10 ANNÉ 1ENS li- ers. x 3 C3 O 1 B COEFFICIENTS 1 • de l’examen oral ] de fin d’année. 1 2 EXA.1 pai culi ’u, U 0 ANNÉ IliNS ti- ers. X 3 « fc. O COEFFICIENTS 1 * 1 de 1 ] 1 examen de sortie. / TOTAL des POINTS.
- Commerce el comptabilité i3o i3o 2 G 3 2 G 1 2 3l
- Anglais, allemand, russe ® i65 16 5 U 5 A // 5 1 1 2.5
- Espagnol(î) 9° 90 n 5 3 // 5 10 2 3
- Mathématiques appliquées 5o 25 n A 2 n 3 10 19
- Études des marchandises 60 5o u 5 2 // A 9 20
- Essais des marchandises, analyses, falsifications 12 i3 // U 1 // if A 5
- Géographie économique 35 A 5 // A 2 n A 9 *9
- Histoire du commerce // 20 n // // n î A 5
- Éléments de droit public et de droit civil français 20 // n 2 l! n fl 3 5
- Législation commerciale et maritime Ao Ao n 3 2 n 3 8 16
- Législations commerciales étrangères // 20 n // // n î 3 A
- Économie politique 3o // n 1 // H // 5 6
- Législation ouvrière et industrielle fi 16 n a fl u î 3 A
- Législation budgétaire et douanière 20 // // 1 1 n fl 3 5
- Étude des transports fl 12 // // // fi î 3 A
- Outillage commercial n 3o // n n n 2 3 5
- Calligraphie et dactylographie iA 1A 2 n n 2 // fi A
- Totaux 66G 670 A 3 G 20 A 36 100 2 0 0
- I1) Chaque cours, h l’exception des leçons de langue eide calligraphie, dure 1 h. 90.
- (2) Pour les langues étrangères, la note donnée au jour fixé pour l'examen particulier est la moyenne des notes des compositions et des interrogations qui ont eu lieu depuis la date du précédent examen particulier.
- O) 11 est attribué en outre, chaque année , une note (oh 90) pour la tenue des cahiers et registres de comptabilité. Le total s points h obtenir, y compris les notes de conduite prévues par l’arrêté ministériel du 37 juillet 1891 (art. 3A ), est donc h onn.
- des de b,soo.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 217
- Hérault. — Ecole supérieure de commerce de Montpellier. — L’École supérieure de commerce de Montpellier a été fondée en 1897 par la Chambre de commerce de Montpellier.
- r
- Un décret, en date du 18 juillet 1897, Ta reconnue comme Ecole supérieure se recrutant par voie de concours et rentrant, à ce titre, dans la catégorie des écoles visées par l’article 23 delà loi du i5 juillet 1889 sur le recrutement de l’armée.
- L’École de Montpellier obéit aux prescriptions que nous avons indiquées comme communes à toutes les écoles. Cependant, elle présente cette particularité de ne pas avoir de cours préparatoire; elle est la seule dans ce cas.
- Sous le patronage et le contrôle de la Chambre de commerce de Montpellier, elle bénéficie du patronage de plusieurs autres chambres de commerce voisines; nous citerons les suivantes :
- Les Chambres de commerce d’Albi, d’Aubenas, de Carcassonne, de Cette, de Ma-zamct, de Narbonne, de Nîmes et de Perpignan.
- Le nombre des places mises au concours a été de 35 en 1897, de 4o en 1898 et de h 5 en 1899.
- r
- L’enseignement y est le meme que celui de l’Ecole des hautes études commerciales, à cette seule différence près que le cours de calligraphie y est remplacé par un cours d’œnologie et un cours d’industrie et commerce des soies. Ces deux cours présentent un haut intérêt pour les jeunes gens habitant la contrée.
- Le tableau ci-après, page 218, donne les heures de cours et le nombre des examens pour chaque faculté.
- On remarquera que le nombre de leçons consacrées aux mathématiques appliquées
- r
- aux finances est exactement double de ce qu’il est à l’Ecole des hautes études commerciales.
- r
- L’Ecole de Montpellier est un externat.
- La rétribution scolaire est de 700 francs, payables : 300 francs à la rentrée d’octobre, 200 francs le ier janvier et 200 francs à la rentrée des vacances de Pâques.
- Indépendamment de la rétribution scolaire, les élèves sont tenus de verser, chaque année, avec le premier terme, une somme de 20 francs destinée à l’entretien du matériel. Ils ont, en outre, à payer 12 francs en première année et 13 francs en deuxième année pour frais de manipulations.
- Nous aurons terminé l’exposé de la situation de l’enseignement commercial supérieur en France, lorsque nous aurons dit quelques mots d’une institution des plus intéressantes : nous voulons parler des associations d’anciens élèves.
- L’honneur d’avoir créé la première de ces associations revient aux anciens élèves de
- r
- l’Ecole supérieure de commerce de Paris.
- r
- L’Union amicale des anciens élèves de l’Ecole supérieure de commerce de Paris date, en
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- HORAIRES ET EXAMENS DE L’ECOLE
- SUPÉRIEURE
- DE COMMERCE
- DE MONTPELLIER.
- NOM II RE EXAMENS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. DE C par a sc i<r. V ouns n O. K CJ 1 EX A S pai culi LC O re ANNlï I ENS Li- irs. a t-. O COEFFICIENTS 1 :‘- de l’examen oral | de fin d’année. ' 0 KXAfl pu culi e ANNE 1KNS li- ées. d C3 O COEFFICIENTS 1 ' 1 de ] 1 l’examen desortie. TOT A O des FOINTS.
- Commerce et comptabilité 10 0 100 2 G 3 0 G 1 9 0 1
- Première langue étrangère <2) 1 (55 iG5 // 5 h II 5 1 1 2 0
- Seconde langue étrangère ('2) 9° 9° n f) 3 H r- ;> 10 2 3
- Mathématiques appliquées 100 5o n 0 3 n 5 10 23
- Études des marchandises 60 3o // h ‘2 11 h 9 19
- Essais des marchandises, analyses, falsifications 2A 26 n 2 i n 1 h 8
- Géographie économique 5o 55 n fi Q n h 9 19
- Histoire du commerce 20 II // 1 // n U fi r>
- Eléments de droit public et de droit civil français 3o n n 2 II // n 3 5
- Législation commerciale, maritime et industrielle 5o 35 n ») O ») u 9 G 13
- Législations commerciales étrangères II 90 11 II // n 1 3 h
- Economie politique 3o // n 1 II tt II 5 G
- Législation ouvrière n 1 r> 11 ' Il n u n 2 $
- Législation budgétaire et douanière it 2 5 u n n H 1 0 3
- Etude des transports // 2 0 n n H II 1 3 h
- Outillage commercial n 3o si 11 n U t 3 h
- OEnologie 11 2 0 u n n n 1 2 3
- Industrie et commerce des soies n 3 0 n n n // 1 2 3
- Calligraphie // // u u n // // H //
- iOTAliX 7H) 701 2 38 20 2 38 100 200
- (') Chaque cours , h l’exception des leçons de langue et de calligraphie, dure H Pour les langues étrangères, la note donnée au jour fixé pour l’examen pa t h. 20 rticulier est la moyenne des notes de compositions
- et d’interrogations qui ont eu lieu depuis la date du précédent examen G) Il est attribué en outre, chaque année, une note (o à 20) pour 1 particulier. 1 tenue des cab iers et registres de comp abilité. ,e total
- des points à obtenir, y compris les notes de conduite p revues par l’ai rélé ministériel du 27 uillol 1 891 (ar t. 34), est donc
- de 4,200.
- réalité, de 1872, quoiqu’elle n’ait été autorisée par arreté préfectoral que le 1 q juillet
- i879.
- Toutes les écoles, sans exception, ont suivi l’exemple de l’Ecole supérieure de commerce de Paris.
- Au cours de ces dernières années, les associations d’anciens élèves des différentes écoles se sont unies entre elles pour former Y Union des associations.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- Cette Union s’est faite ;\ l’instigation de l’Union amicale des anciens élèves de l’Ecole supérieure de commerce de Pans. Elle réunit toutes les associations d’anciens élèves existantes, à l’exception de l’Union amicale des anciens élèves de l’Ecole des hautes études commerciales, qui a préféré rester isolée.
- L’Union des associations a déjà rendu de grands services à ses adhérents.
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- CHAPITRE IV.
- ÉCOLES PUBLIQUES DIVERSES.
- Allier. — Ecole municipale professionnelle Salicis, à Montluçon. — L’Ecole professionnelle Salicis a été créée, en 188/1, clans le Lut de donner à des jeunes gens de 10 à là ans les éléments de l’enseignement manuel.
- Les cours ont lieu dans deux salles destinées l’une au travail du bois, l’autre au travail du fer : les ateliers sont actionnés par un moteur à gaz de 5 chevaux.
- Une partie des élèves des écoles primaires de Montluçon, en i8qq, fréquentent les ateliers de l’Ecole Salicis dont la clientèle, tous les ans plus nombreuse, atteint aujourd’hui près de 2 5o jeunes gens.
- Date d’ouverture des cours : commencement d’octobre.
- Date de fermeture des cours : 1 5 août.
- La durée est de deux années.
- Les travaux consistent en pièces diverses exécutées par les élèves suivant croquis fournis par le directeur.
- Ardennes. — Ecole manuelle d’apprentissage, à Monthermé. — Les cours pratiques de Montliermé ont été créés en 1891 et ont été annexés à l’école primaire supérieure; ils sont destinés spécialement à former des ouvriers mécaniciens.
- Les leçons pratiques (ajustage, tour, forge et modelage) ont lieu dans des ateliers spéciaux; quant à l’enseignement théorique, il est donné pour certaines parties dans les classes, en commun, avec les élèves des sections générales.
- Certains cours, comme celui de dessin, sont spécialement faits pour les élèves do la section industrielle.
- Les programmes suivis sont, à peu de chose près, les programmes-types du Ministère du commerce et de l’industrie pour les écoles pratiques.
- Travaux pratiques : depuis les éléments jusqu’à la construction de machines telles que tours, perceuses, ventilateurs, montures de meules lapidaires, moteurs à pétrole.
- EMPLOI DU TEMPS.
- HEURES CONSACRÉES
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. Pin SEMAINE.
- irc année. a® année.
- Langue française a 3/4 a
- Histoire et géographie a a
- Mathématiques 4 1 jl\ 4 3/4
- Comptabilité 1 1
- HEURES CONSACRÉES
- MATIERES ENSEIGNÉES. PAR SEMAINE.
- tr6 année. 3e année.
- Physique et chimie 3 a
- Hygiène industrielle 1 h. en commun.
- Dessin industriel a 3/4 3 3/4
- Travaux manuels a 8 29
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- L’école possède les principaux appareils pour l’enseignement des sciences physiques, une collection de modèles de dessin industriel et quelques collections d’histoire naturelle.
- Nombre des élèves de la section industrielle : A2.
- Budget spécial de la section industrielle : 2,900 francs, dont 2,h00 fournis par l’Etat et 5 0 0 par la ville de Monthermé.
- Ardennes. — Ecole municipale de tissage de Sedan. — L’école a été fondée en mai 1881 pour former des dessinateurs de tissus et des échantillonneurs. Tout d’abord, la durée des études n’était que de deux ans; elle a été portée à trois années en 1885. En 1889, fut créé, pour les jeunes filles, un cours de raccommodage, qui a été annexé à l’école.
- Les cours ont lieu dans un bâtiment à trois étages, affecté autrefois à l’enseignement primaire et situé place de l’Isle, au centre de la ville.
- Ils commencent au mois d’octobre et se ferment au milieu du mois d’août.
- L’enseignement se subdivise en cours techniques théoriques et en cours pratiques. Les programmes sommaires des cours de l’Ecole municipale de tissage de Sedan peuvent se résumer comme suit :
- Cours technique.
- Armures fondamentales.
- Analyse et composition des tissus. Montages.
- Armures dérivées et composées. Liages d’envers.
- Brefs et dessins. Tables des armures. Décompositions.
- Façonnés. Tissus double face. Rentrages. Titrage des fils. Connaissance des laines. Notions sur la fabrication, les nuançages, etc.
- Cours pratique.
- Ourdissage. Montage des chaînes. Rentrage des lames et des peignes. Piquage des cartons.
- Empoutage du Jacquard. Tissage à la main. Foulage et dégraissage.
- MATÉRIEL D’ENSEIGNEMENT.
- 28 métiers à tisser (métiers à la main);
- 2 ourdissoirs;
- 1 métier à bobiner ;
- 3 tableaux quadrillés;
- 1 métier à crocheter;
- 1 métier à rentraire les Jacquards ;
- 1 métier à rentraire les lames ;
- 1 planche à fouler;
- 1 dévidoir;
- 1 pèse—fil ;
- 1 collection de dessins et armures;
- 1 collection de tissus échantillonnés.
- Une bibliothèque, fondée par l’Association amicale des anciens élèves de l’école et lui appartenant, est annexée à celle-ci; ses ouvrages sont mis gratuitement à la disposition des élèves des trois années.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- EMPLOI DU TEMPS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- lre ANNÉE. 2° ANNÉE. 3° ANNÉE. ANNÉE.
- Théorie du lissage 10 1 2 1 2 h
- Pratique du lissage 8 8 8 6
- Raccommodage 1 3 // 2 //
- Nombre des élèves au ier janvier : 43.
- Budget : 7,000 francs. L’Etat accorde une subvention annuelle de 2,000 francs, la ville de Sedan se charge de pourvoir aux insuffisances annuelles, soit environ 5,000 fr. par an.
- Charente.— Ecole départementale d’apprentissage, à Angoulême.— Cet établissement a été ouvert au mois d’octobre 18 c) 1 ; il reçoit les enfants de 12 à i5 ou 16 ans et a pour but de leur apprendre un métier, tout en complétant leur instruction générale.
- L’école comprend deux sections : l’une industrielle, l’autre commerciale. L’enseignement général est assez développé dans l’école, qui est en réalité une école primaire supérieure doublée d’une école professionnelle.
- L’école fonctionne sous le contrôle d’une commission de surveillance et de perfectionnement nommée par M. le Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts.
- Les cours ont lieu dans une partie des locaux de l’école normale d’instituteurs
- Date de l’ouverture des cours : ier octobre.
- Date de fermeture des cours : 31 juillet.
- L’enseignement technique est donné :
- i° Dans les cours industriels ou commerciaux;
- 20 A l’atelier.
- Les travaux d’atelier comprennent :
- i° Bois : menuiserie, tour, modelage mécanique;
- 20 Fer : ajustage, forge, tour;
- 3° Stéréotomie.
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- EMPLOI DU TEMPS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- 1 re A INNÉE. 2C ANNÉE. 3e ANNÉE.
- ENSEIGNEMENT INDUSTRI . ( phvsiquess ociences. . < EL. 2 2 2
- ( naturelles 1 1 i
- Mathématiques h /l h
- Technologie ou mécanique î 1 î
- Travail d’atelier i3 18 20
- Dessin industriel G G (3
- ENSEIGNEMENT COMMERC Comptabilité et tenue des livres (AL. 3 3 1
- Langue allemande 2 2 3
- Langue anglaise 2 2 3
- Langue espagnole *. 2 2 3
- Mathématiques h h h
- Géographie commerciale 1 1 1
- Calligraphie 3 3 î
- Marchandises 3 h G
- Législation commerciale // î î
- Economie politique // i î
- Dessin U 2 2
- Machine à écrire, copie de lettres, auloCopisle /' 2 3
- Le nombre d’heures consacrées, chaque semaine, à l’enseignement général est le meme pour les élèves des années correspondantes, dans la section commerciale et dans la section industrielle.
- Pour les élèves de ire année (commerce et industrie), 10 heures:
- Pour les élèves de 2e année (commerce et. industrie), 8 heures;
- Pour les élèves de 3e année (commerce et industrie), 8 heures.
- L’enseignement artistique est représenté par l’enseignement de la musique, à raison de 2 heures par semaine, du modelage à la section commerciale, î heure par année, et du dessin céramique, î heure pour la 3e année.
- Les appareils du cabinet de physique de l’école normale d’instituteurs, ainsi que ses collections, sont mis à la disposition de l’école professionnelle qui possède en outre un commencement de musée technologique et commercial.
- Quelques ouvrages techniques composent la bibliothèque à l’usage des maîtres et des élèves.
- Les ateliers sont pourvus des établis et des machines-outils indispensables à des ajus-
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- teurs et à clés forgerons. Les machines-outils sont actionnées par un moteur à vapeur d’une force de 4 chevaux.
- L’entretien et le renouvellement du matériel sont à la charge du département.
- A la fin de chaque année scolaire, les élèves subissent un examen à la suite duquel ils sont ou non déclarés aptes à passer dans la division supérieure. Ceux reconnus insuffisants redoublent les études de Tannée précédente.
- A la fin de la troisième année, un diplôme de fin d’études est accordé aux élèves, après examen (diplôme d’étucles industrielles pour les uns, d’études commerciales pour les autres).
- En outre, les élèves se présentent généralement au certificat d’études primaires supérieures et quelquefois au brevet élémentaire. Néanmoins la préparation à ces examens n’étant pas le but de l’école, il n’est pas permis aux élèves de négliger les cours qui n’y conduisent pas directement.
- Nombre des élèves : î 2 4.
- Loire. — École de chimie et de teinture, à Saint-Étienne. — En mars 1892, des cours publics municipaux de physique, de chimie et de teinture furent ouverts à Saint-Etienne, dans le quartier des teintureries (rue Tréfilerie, 16 bis).
- En 1895 on institua, pour ces cours, un comité de patronage et de perfectionnement composé de quinze membres.
- A sa première séance, le 13 septembre de la meme année, ce comité approuva les programmes, proposés à la municipalité par M. Lacaze en 1892, et demanda la création d’une bibliothèque, d’un laboratoire et d’un outillage appropriés; le 5 mars 1896, le conseil municipal vota les crédits nécessaires pour ces améliorations.
- Enfin, en 18 9 8 fut ouverte Y Ecole de chimie et de teinture.
- L’enseignement de l’école s’adresse aux apprentis, aux ouvriers teinturiers et aux jeunes gens qui veulent entrer dans les laboratoires industriels de la région; mais, comme son objectif principal est l’instruction professionnelle des ouvriers teinturiers de Saint-Etienne, il a surtout pour but de faire connaître, aussi complètement que possible, les propriétés, utiles à la pratique des ateliers de cette ville, des matières qui y sont employées et de celles que les découvertes incessantes de la chimie créent en vue des applications aux industries locales.
- Les locaux renferment au rez-de-chaussée :
- i° Une salle de classe pour 2 5 élèves environ;
- 20 Un cabinet pour les produits;
- 3° Une pièce pour les balances et les appareils d’étude des fils;
- 4° Un laboratoire pour une quarantaine d’élèves ;
- 5° Une salle affectée à la bibliothèque ;
- 6° Un bureau pour le professeur-directeur.
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- Les classes ouvrent vers le 10 octobre pour se terminer vers le i5 juillet.
- i° Physique. Généralités. Pesanteur. Balances. Hydrostatique. Densité. Aréomètres. Statique des gaz. Loi de Mariotte. Baromètres. Manomètres. Chaleur. Dilatation. Thermométrie. Calorimétrie. Changements d’état. Ebullition. Distillation.
- Optique : notions servant à la compréhension des principaux phénomènes de coloration des corps et à la théorie des couleurs.
- 9° Chimie. Métalloïdes. Métaux. Chimie organique: série grasse, série aromatique, matières colorantes.
- Les matières enseignées sont traitées de manière à présenter des vues d’ensemble sur la science et à faire connaître spécialement les propriétés des produits employés dans les usines de teinture de Saint-Etienne.
- 3° Teinture. Fibres textiles : fils divers, numérotage, titrage des fils; leur ténacité, leur élasticité; torsion ou apprêt des fils de soie; conditionnement. Lavage, dégraissage, décreusage. Blanchiment. Teinture en Hottes (du colon et de la soie surtout). Soie souple. Teinture en couleurs franches, en couleurs claires, en couleurs rabattues, en blanc, en noir. Colorants substantifs, colorants adjectifs, mordançage. Avivage des couleurs. Charge des soies, etc.
- h° Exercices pratiques. Les manipulations du cours peuvent être répétées par les élèves dans un laboratoire parfaitement outillé, qui sert surtout aux exercices de teinture et à l’étude des fils. Des balances, des vases gradués, des aréomètres, des thermomètres et autres appareils spéciaux permettent d’apporter de la précision dans les opérations auxquelles s’exercent les élèves.
- Les contremaîtres et les ouvriers teinturiers sont admis à faire des essais particuliers dans le laboratoire.
- Les élèves sont divisés en deux années, la durée des études étant de deux ans. Toutefois, comme dans cet espace de temps le programme ne peut pas être complètement développé dans toutes ses parties, certains sujets sont, tour à tour, traités avec plus de détails dans les années successives, el les élèves redoublent, fréquemment leur deuxième année.
- EMPLOI 1)U TEMPS.
- M A TI i: n lî S E X S KI G X É E S. HEURES CONSACRÉES PAR lro ANNÉE. SEMAINE. 2e ANNÉE,
- Phvsique Les deux permiers mois, 5 h. i/i,, le reste de l’année 1 heure 3/h. //
- Chimie I.cs deux premiers mois, néant; le resle de l’année, 3 heures i/a. //
- Teinture et manipulations 3 heures. 3 heures 1/2
- Teinture et chimie // 3 heures
- Exercices pratiques // //
- Gr. I. - Cl. C. — T. I.
- IMPRIMERIE NATIONALE.
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- Le matériel comprend les principaux appareils de physique correspondant au programme;
- Appareils et collections ordinaires pour la chimie minérale et la chimie organique;
- a étuves (l’une de Gay-Lussac, l'autre de Frémy);
- i fourneau à incinération au gaz;
- 1 trompe à eau ;
- 8 appareils chauffés au gaz pour les exercices de teinture, avec chacun : î hain-marie, a robinets à eau, î évier, U vases spéciaux pour la teinture en cuivre étamé et h autres en porcelaine;
- Casiers et étagères pour les élèves;
- h chevilles à panliner;
- î essoreuse;
- a dynamomètres-sérimèlres pour mesurer l’élasticité et la ténacité des fils;
- î étuve Danto-Rogeat pour doser l’humidité de la soie;
- i compteur d’apprêts pour les fils de soie;
- h balances de précision et i balance de Ro-berval ;
- î hygromètre (psychromèlre);
- Des collections de matières colorantes et de matières premières des principales maisons de fabrication ;
- î collection d’échantillons teints.
- Bibliothèque. Ouvrages de chimie, de teinture et d’impression.
- Nombre des élèves : a8.
- Ces cours entraînent une dépense annuelle de 3,8oo francs à la charge exclusive de la ville de Saint-Etienne.
- Meurthe-et-Moselle. — Ecole de brasserie, à Nancy. — L’Ecole de brasserie a pour origine un laboratoire d’analyses pour la brasserie créé le ier janvier 18c) 3 dans des bâtiments prêtés par la Faculté des sciences. Ce laboratoire avait pour objet de fournir aux brasseurs français des levures pures et de leur procurer les moyens d’analyser leurs matières premières et leurs produits fabriqués, c’est-à-dire d’opérer pour leur compte le contrôle de la fabrication.
- L’existence du laboratoire de brasserie de Nancy fut assurée pendant trois ans, à partir du i'’’’ janvier i8q3, par une subvention annuelle du Ministère du commerce et de l’industrie et par des souscriptions particulières.
- A la demande des brasseurs de la région, des cours lurent organisés en i8qô; ces cours, d’une durée de trois mois, s’adressaient aux praticiens, sans exiger d’eux aucune connaissance scientifique préalable, de façon à leur donner simplement les notions nécessaires pour diriger rationnellement le contrôle de leur fabrication; c’est encore ce programme qui est suivi aujourd’hui.
- En i8()ô on installa, avec l’aide de la Faculté des sciences, une petite brasserie d’expériences avec machine frigorifique pour permettre aux élèves l’application pratique des cours techniques.
- En raison de l'insuffisance des locaux et de l’accroissement des élèves, l’école a été transportée, en i8(J7, dans des bâtiments spécialement construits pour elle. Les frais de cette installation ont été couverts par une souscription des brasseurs français et par des subventions des Ministères de l’instruction publique, du commerce et de l’agriculture.
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- Les installations de l’école occupent une surface d’environ goo mètres carrés, dont 35o actuellement bâtis et 3oo destinés à la construction d’une malteric.
- Elles comprennent un pavillon élevé sur caves, une salle de brassage, une salle de machines, un local pour le générateur.
- Les caves ont une superficie de 160 mètres carrés; la brasserie occupe 70 mètres carrés, la salle de machines, 120 mètres carrés; les laboratoires, i5o mètres carrés en deux étages.
- Les cours se font dans les laboratoires memes.
- La durée de l’enseignement est de trois mois, à l’exemple de la plupart des écoles allemandes qui ont fait leurs preuves depuis longtemps.
- Les études comprennent :
- i° Cours et exercices d’analyse ebimique appliqués à la brasserie (eau, orge, malt, bière, houblon ) ;
- 20 Cours de bactériologie appliqué à la brasserie et pratique du microscope pour le contrôle des levains, des maladies de la bière, l’isolement des levures pures;
- 3° Cours sur la technique de la malteric et de la brasserie indiquant les transformations qui se produisent au cours de la fabrication elles moyens de les diriger;
- Exercices de brassage par les diverses méthodes employées en France et à l’étranger.
- Chaque élève remplit à son tour les fonctions de chef de fabrication et accomplit, sous la surveillance du personnel de l’école, toutes les opérations du contrôle chimique et microscopique; il suit le brassin depuis le début jusqu’à la livraison de la bière;
- 5° Surveillance et manœuvre des machines : générateur, moteur à vapeur, machine frigordique, dynamos.
- Cinq semaines sont consacrées aux analyses, cinq semaines à la bactériologie et au microscope, deux semaines à des opérations complètes de contrôle d’une fabrication, servant en meme temps de révision.
- Les brassages ont lieu pendant toute la durée du cours, à raison de trois par semaine.
- Enfin l’enseignement technique, comprenant 25 à 3o leçons, est également réparti sur les dix premières semaines.
- EMPLOI DU TEMPS.
- MEURES CONSACREES PAR SlîMAINE.
- Fabrication à la brasserie.................................................. 22
- Conduite des machines...................................................... 22
- Cours d’analyses............................................................ 2
- Exercices pratiques d’analyses.............................................. 16
- Cours de bactériologie....................................................... 22
- Exercices de bactériologie................................................... 16
- Cours techniques.............................................................. 3
- Le matériel d’enseignement comprend :
- Générateur Lagosse de 600 kilogrammes;
- Moteur à vapeur de 3o chevaux, à condensation;
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- Machine frigorifique (20,000 frigories à l’heure);
- Cuve réfrigérante pour la fabrication de la glace, pompe pour la circulation du liquide incongelable et de l’eau glacée;
- Pompe à air ;
- Dynamo de 5,000 watts pour l’éclairage des locaux par arcs et .incandescence.
- Brasserie. Cuve avec 2 chaudières de 600 litres dont une à vapeur, moulin concasseur, Lac, oxygénateur, réfrigérant, réchauffeur, pompe.
- Caves. Cuves et fûts à fermentation réfrigérants et à eau glacée, foudres de garde, filtres, soutireuscs, machines à rincer les cannettes; appareils pour la culture pure des levures.
- A la lin des cours, les élèves subissent un examen portant sur les matières enseignées et comprenant une analyse chimique et un examen microscopique. Un certificat, constatant que le cours a été suivi avec succès, est remis aux élèves qui passent cet examen d’une manière satisfaisante.
- L’effectif au 1er janvier i8(j(j était de 01 élèves.
- Tous les élèves sont placés dans l’industrie de la brasserie.
- Budget: i/i,<joo francs.
- Les subventions particulières atteignent la somme de 5,100 francs. Les rétributions scolaires entrent dans les recettes pour 6,000 francs et les produits des analyses et de vente de levures pour 3,800 francs.
- Nord. — Institut industriel du Nord de la France, à Lille. — L’Institut industriel, destiné à remplacer une école des arts industriels qui existait à Lille, a été créé en 1873 en vertu des délibérations du conseil général du Nord et du conseil municipal de Lille.
- La ville de Lille a fourni gratuitement 7,(11 G mètres carrés de terrain, évalués à 3oo,ooo francs, et le département s’est chargé des constructions, auxquelles il a consacré : en 1 87.3 et 187 A, une somme de 500,000 francs; en 1878,27,68/1 francs pour l’établissement d’un laboratoire de chimie; en 1 883 et 188A, 85,000 francs pour l’installation d’un internat ; en 1893, 20,000 francs comme fonds de concours pour la création d’un laboratoire d’électricité.
- L’école s’appelait alors Institut industriel, agronomique et commercial du Nord de la France; mais, sa section commerciale a été supprimée en octobre 1878, la section agronomique a disparu en octobre 188/1, et l’Institut est depuis lors demeuré purement industriel.
- Jusqu’en 1895, il comprenait deux divisions : l’une de technologie et l’autre de génie civil.
- La division de technologie a été supprimée en 1895. La première année seule a été conservée, mais comme année préparatoire.
- L’enseignement donné a pour but de former des ingénieurs civils et des directeurs d’usines pour les principales industries de la région du Nord.
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- Le conseil d'administration, présidé par le préfet du Nord, comprend : le maire de la ville de Lille, le doyen de la Faculté des sciences de Lille, le doyen de la Faculté de médecine de Lille, le président delà Chambre de commerce de Lille, le président de la Société industrielle du Nord delà France, le président de l’Association des ingénieurs sortis de l’Institut industriel, quatre membres du Conseil général du Nord et quatre industriels du département du Nord.
- Les élèves sont externes, demi-pensionnaires ou pensionnaires.
- ! Internat complet................................. 1,100 francs.
- Demi-pension..................................... 700
- Externat......................................... A 00
- L’Institut reçoit des auditeurs libres; les élèves étrangers sont admis aux mêmes titres que les nationaux.
- Les candidats pourvus d’un diplôme de bachelier entrent de droit en année préparatoire.
- Les autres candidats doivent atteindre au moins l’âge de quinze ans dans Tannée de leur admission et subir avec succès un examen portant sur les matières suivantes ;
- i° Langue française (dictée);
- 2° Arithmétique élémentaire;
- 3° Notions d’algèbre; k° Géométrie élémentaire;
- 5° Notions de physique;
- 6° Notions de chimie.
- Les candidats pourvus de Tun des diplômes du baccalauréat ès sciences, de l’enseignement secondaire spécial, de l’enseignement secondaire classique (lettres-mathématiques) ou de l’enseignement secondaire moderne (lettres-sciences ou lettres-mathématiques) sont admis de droit en première année.
- Les autres candidats doivent, pour être admis en première année, atteindre Tâge de seize ans au moins dans Tannée de leur admission et subir avec succès un examen portant sur les matières suivantes :
- i° Langue française (dictée);
- 20 Notions de dessin linéaire;
- 3° Arithmétique complète;
- h° Algèbre jusqu’au deuxième degré inclusivement;
- 5° Géométrie plane et géométrie dans l’espace complètes;
- ()° Notions de trigonométrie rectiligne;
- 70 Notions de géométrie descriptive;
- 8° Mécanique élémentaire ;
- ()° Physique (pesanteur, chaleur, acoustique, optique);
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- io° Électricité et magnétisme;
- 1 i° Chimie (principes généraux, étude des métalloïdes et généralités sur les métaux, étude des sels).
- Les admissibles à l’École polytechnique ou à l'École normale supérieure, section des sciences, et les licenciés es sciences entrent de droit en deuxième année de génie civil.
- L’enseignement ne comporte actuellement qu’une division, dite de génie civil, et une année préparatoire.
- La durée normale des études à l’Institut est de trois ans, sauf pour les élèves qui font en outre une année d’études préparatoires à la division du génie civil.
- Les élèves se répartissent en trois sections ou spécialités :
- i° Mécaniciens; 2° électriciens; 3° chimistes.
- Les plans d’études de ces trois sections sont absolument les memes au début; dès la a* année, la spécialisation commence, elle s’accentue en 3° année.
- Le plan d’études de la section mécanique a été arreté en vue de préparer spécialement à l’industrie de la construction de machines et à celle des travaux publics. Les élèves de cette section sont particulièrement exercés au dessin, à l’ajustage, à la menuiserie, aux opérations de levé de plans et de nivellement , aux essais mécaniques et à la rédaction des projets.
- Les élèves delà section d’électricité suivent pendant la ire et la 9e année les cours théoriques complets de génie civil et des cours pratiques pendant la 2e et la 3e année. Ils étudient les diverses machines, leur construction et leur utilisation. Les exercices pratiques d’électricité commencent en 2° année et prennent un grand développement pendant'la dernière année.
- Les élèves de la section de chimie commencent, dès la 9e année, l’étude de la chimie analytique et de la chimie industrielle. Plus tard, ils étudient, dans des cours spéciaux très développés, les principales industries chimiques. Ils sont exercés aux manipulations et consacrent, pendant leur dernière année d’études, la plus grande partie de leur temps à des travaux pratiques.
- Un système d’interrogations hebdomadaires tient les élèves toujours en éveil et permet de constater leurs progrès.
- Les tableaux suivants contiennent la liste des cours donnés à l’Institut et donnent une idée suffisamment exacte du plan d’études suivies dans chacune des trois sections.
- . . ( M — Section de mécanique,
- u. — Division du Lenie civil,] n c , • i , • i • •
- o. , , { G—Section des industries chimiques.
- o années d etudes.......1 _ ? . 1
- ( E — Section d’électricité.
- AP. — Année préparatoire au Génie civil.
- Dans les tableaux ci-après, les chiffres placés en indice à droite des lettres représentant les diverses sections servent à distinguer les années d’études. Par exemple G3
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- signifie : Division du Génie civil, 3e année; — M2 signifie : Section de mécanique, 9e année.
- La durée normale des leçons orales est de î heure et demie pour tous les cours de sciences pures ou appliquées. Les séances des travaux pratiques (travail manuel, manipulations, dessin, croquis) durent 3 heures.
- ANNÉE PRÉPARATOIRE.
- Exercices oraux et conférences.
- TOTAL DES LEÇONS.
- Mathématiques élémentaires.................................................. no
- Géométrie descriptive....................................................... ao
- Mécanique élémentaire........................................................ 20
- Physique générale. .......................................................... 5o
- Electricité élémentaire..................................................... ao
- Chimie générale.............................................................. ho
- Langue française............................................................ 35
- Conférences de dessin........................................................ ^o
- Exercices pratiques.
- TOTAL DES SEANCES.
- Exercices de mathématiques............................................. ho
- Exercices de physique.................................................. 3o
- Dessin (a demi-séances de î h. 1/2 étant comptées pour une séance).. . . 1ho
- Croquis à main levée.................................................. 10
- Ajustage et modèle..................................................... 80
- Manipulations chimiques................................................ 3o
- GÉNIE CIVIL. PREMIERE ANNEE (1).
- Cours oraux et conférences.
- TOTAL DES LEÇONS.
- Mathématiques élémentaires.............................................. 20
- Mathématiques spéciales................................................. 75
- Conférences de mathématiques spéciales.................................. ho
- Géométrie descriptive................................................... 3o
- Lever de plans et nivellement........................................... 20
- Mécanique rationnelle................................................... 3o
- Physique générale....................................................... 80
- Electricité théorique................................................... ho
- Tous les élèves suivent les mômes cours oraux et exercices pratiques.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- TOTAL DES SEANCES.
- Chimie générale........................................................... 65
- Géographie industrielle..................................................... so
- Langue française......................................................... 15
- Anglais ou allemand....................................................... 4o
- Conférences de dessin....................................................... ho
- Exercices pratiques.
- TOTAL DES SEANCES.
- Dessin (a demi-séances de 1 h. 1/2 étant comptées pour une séance).. . . q5
- Croquis................................................................. 10
- Ajustage et modèle...................................................... 90
- Manipulations chimiques................................................. ho
- DEUXIÈME ANNÉE.
- Cours oraux et conférences.
- SECTIONS QUI SUIVENT chaque exercice.
- g,-
- Calcul différentiel et intégral............................ M. E. C.
- Conférences de calcul différentiel et intégral............. M. E. C.
- Géométrie descriptive et cinématique appliquée............. M. E. C.
- Mécanique rationnelle...................................... M. E. C.
- Construction des organes de machines et résistance appliquée........................................................ M. E. C.
- Filature, tissage et matières textiles..................... M. E.
- Physique industrielle.......................................... M. E. C.
- Electricité théorique.......................................... M. E. C.
- Electricité appliquée...................................... E.
- Chimie analytique.......................................... E. C.
- Chimie analytique générale..................................... M. E. C.
- Minéralogie et géologie........................................ M. E. C.
- Législation usuelle............................................ M. E. C.
- Hygiène........................................................ M. E. G.
- Langue française............................................... M. E. C.
- Anglais ou allemand............................................ M. F. C.
- Conférences de dessin....................................... M. E. C.
- Exercices pratiques.
- SECTIONS QUI SUIVENT
- clia([iio exciviro. Gj.
- ( M-
- Dessin (2 demi-séances de 1 h. 1/2 étant comptées pour! une séance)..................................................1 '
- TOTAL DES SEANCES.
- 4o
- 20
- 3o
- 60
- 3 0 5o 45 4o 10 10 4o
- 4 o 3o 10 15 4o 4 o
- TOTAL DES SÉANCES.
- 13o 70 • 70
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-
-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 233
- Croquis à main levée....................
- Ajustage et modèles, essais mécaniques, Filature et tissage.....................
- Manipulations chimiques.................
- Mesures électriques.....................
- Travaux pratiques d’électricité.........
- QUI SUIVENT chaque exercice. TOTAL
- G3. DES SÉANCES,
- M. 1 0
- E-C. 10
- ( M. 5o
- ( E- 90
- M. 3o
- j E. 10
- E. 4o
- j C. i5o
- E. 10
- E. 4o
- TROISIÈME ANNÉE.
- Cours oraux et conférences.
- SECTIONS QUI SUIVENT
- chaque exercice.
- G5.
- Stéréotomie.................................................. M. E.
- Mécanique appliquée.......................................... M. E. C.
- Machines..................................................... M. E. C.
- Construction des organes de machines et résistance appliquée..................................................... M. E. C.
- Outils et machines-outils.................................... M. E. C.
- Constructions industrielles...................................M. E. C.
- Chemins de fer............................................... M. E. C.
- Electricité appliquée........................................ E.
- Électricité appliquée (cours spécial)........................ M. C.
- Télégraphie et téléphonie.................................... M. E.
- Chimie analytique.......................................... C.
- Chimie industrielle spéciale................................. C.
- Sucrerie et distillerie...................................... M. C.
- Blanchiment, teinture et apprêts............................. C.
- Métallurgie.................................................. M. C. E.
- Comptabilité................................................. M. E. C.
- Langue française............................................. M. E. C.
- Anglais ou allemand.......................................... M. E. C.
- Exercices pratiques.
- SECTIONS QUI SUIVENT
- chaque exercice. G-1.
- Dessin et projets (2 demi-séances de 1 h. 1/2 étant comptées pour une séance).............................
- M.
- E.
- C.
- TOTAL
- DBS SÉANCES.
- 90
- 3o
- 5o
- 3o 4o ho 3o 4o 10 10 20 60 4o 4 o 00 90 i5 4o
- TOTAL
- DES SÉANCES.
- 265
- 160
- 65
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-
-
-
- 23 h
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- SECTIONS QUI SUIVENT
- chaque exercice. TOTAL
- C.3, DES SÉANCES.
- Essais mécaniques.......................................... M. 1 o
- Manipulations chimiques...................................... G. i3o
- Manipulations de teinture.................................... C. 90
- Fermentations industrielles.................................. C. i5
- Travaux pratiques d’électricité.............................. E. 120
- L’enseignement des langues vivantes (anglais et allemand) est donné, pour chaque langue, au moyen de plusieurs cours distincts. Les élèves sont répartis entre ces cours d’après leur force en langue vivante, abstraction faite de l’année d’études et de la section à laquelle ils appartiennent. Les leçons de langues vivantes durent une heure. Chaque cours compte une leçon par semaine.
- Les élèves suivent, en outre, un cours de langue française. En sont seuls dispensés les élèves dont les connaissances comme style ou orthographe sont absolument complètes.
- A la lin de la dernière année d’études, des diplômes et des certificats sont conférés par le préfet, sur la proposition du conseil ou du directeur.
- Le diplôme d’ingénieur civil est délivré aux élèves qui, après avoir satisfait aux épreuves de trois années d’études, ont obtenu une moyenne générale égale à 1 5, et des certificats sont accordés aux élèves qui ont obtenu une moyenne générale égale à i3.
- Nombre d’élèves de l’Institut industriel du Nord en 1900 :
- Année préparatoire.. ..............».................................... 69
- ( Mécanique.................................................... 48
- Génie civil < Chimie....................................................... 34
- ( Electricité.................................................. 3y
- Totai........................................... 188
- Budget : 9. h 9,78.5 fr. 60.
- Subvention du département : 20,000 francs.
- Les départements du Nord du Pas-de-Calais, de la Somme, de l’Aisne ainsi que les principales villes de la région du Nord, ont fondé des bourses pour subvenir, au moins en partie, aux frais d’études et de pension des élèves de l’Institut, originaires de ces départements ou de ces villes, dont les ressources sont insuffisantes.
- Six bourses d’internat ont été créées par M. le Ministre du commerce et de l’industrie en faveur des élèves de Génie civil. Elles sont attribuées par voie de concours à des jeunes gens dont les familles ont fait constater l’insuffisance de leurs ressources.
- Le Ministère des colonies accorde, de son côté, un certain nombre de bourses à l’Institut industriel du Nord.
- U Association amicale des ingénieurs de l’Institut industriel du Nord de la France, fondée
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-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 235
- depuis plusieurs années, exposait une intéressante collection de travaux des anciens élèves de rinstitut : dessins, plans d’usines, publications, ouvrages divers. Cette Association, dont l’importance s’accroît rapidement avec le nombre et les moyens d’action de ses adhérents, est d’un puissant secours pour le placement des élèves diplômés de l’Institut.
- Collège de Maubeugc. — Le Collège de Maubeuge, dont la création remonte à i G i h , a été considérablement agrandi en 1886 et en i8qo. Des locaux ont été affectés à l’organisation d’ateliers pour le travail du fer et du bois, en sorte qu’aujourd’hui, tout en restant avant tout ceux d’un collège de plein exercice, les programmes comportent des cours d’enseignement professionnel.
- Les études professionnelles comprennent une partie pratique enseignée dans les ateliers et une partie théorique puisée dans les programmes de l’enseignement moderne, donné également dans l’établissement (1L
- Ces cours professionnels permettent de former des jeunes gens aptes à entrer directement dans certaines branches de l’industrie; ils servent également de préparation aux écoles d’arts et métiers.
- L’outillage des ateliers d’ajustage et de menuiserie comprend : 2 forges, n4 étaux de diverses grandeurs, 3 machines à percer, 1 étau limeur, 1 machine à raboter, 5 tours à fer dont a à fileter, 1 tour à bois, 1 scie à ruban, 8 établis.
- Le nombre des élèves des cours spéciaux de préparation aux écoles d’arts et métiers et aux diverses carrières industrielles est de 18.
- HiiÔniî. — Ecole de chimie industrielle de Lyon. — Fondée en 18 8 3 par M. Raulin, professeur à la Faculté des sciences, l’Ecole de chimie industrielle de Lyon est actuellement dirigée par M. Léo Vignon, professeur à la même Faculté. Elle n’a subi, depuis sa création, aucune transformation essentielle dans son organisation ; mais son recrutement et ses moyens d’action ont été progressivement améliorés.
- Le but poursuivi est de donner un enseignement plutôt pratique que théorique, tout en donnant à cette dernière partie l’importance quelle mérite.
- Cette école-est placée sous le régime de la Faculté et reçoit des élèves inscrits à l’Université, ainsi que quelques élèves de l’Ecole supérieure de commerce ^. Elle fournit à l’industrie de la région des chimistes très appréciés.
- L’école, faisant partie de la Faculté, n’a pas d’administration particulière, ni de conseil spécial; c’est son directeur qui l’administre sous la surveillance du conseil acadé-
- mique.
- Les cours ont lieu à la Faculté des sciences, dans un bâtiment nouvellement construit, destiné à l’Institut, de chimie et parfaitement approprié à son but.
- Les cours commencent en novembre pour se terminer au commencement d’août.
- (1) Français, Histoire et Géographie, Mathématiques, Physique et Chimie, Comptabilité, Écriture, Dessin, Travail du bois et du fer.
- (2) Voir Ecole supérieure de commerce de Lyon, chapitre III, page 199.
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- 236 EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- L’enseignement comprend l’étude de la chimie industrielle; il est donné :
- i° Dans les cours (en moyenne dix heures par semaine);
- 9° Dans les travaux pratiques faits au laboratoire (en moyenne trente-huit heures par semaine).
- Les études, d’une durée de trois ans, portent plus particulièrement, en première année, sur la chimie minérale et quelques-unes de ses applications à l’industrie, à la photographie, et sur l’allemand (deux heures par semaine).
- La deuxième année comprend le complément des applications industrielles de la chimie générale, la chimie organique, la physique industrielle.
- La troisième année est réservée aux compléments et aux applications de la chimie organique et à l’élcctro-chimie.
- EMPLOI DU TEMPS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- l” ANNÉE. 2e ANNÉE. 3° ANNÉE. 4° ANNÉE.
- ril- • i industrielle 3 4 2 //
- ( commerciale 5 4 4 //
- Physique industrielle 3 3 2 //
- Photographie // 1/2 3 2 //
- Allemand 2 3 2 //
- Travaux de laboratoire 34 1/2 38 4o û8
- La 4e année constitue une spécialisation facultative soit pour l’électro-chimie, soit pour la photographie.
- Le matériel d’enseignement est celui du laboratoire de chimie de la Faculté des sciences.
- Les élèves de l’Ecole de chimie industrielle sont admis au concours; ils subissent chaque année des examens de passage. A la fin de la troisième année, et à la suite d’un examen, ils reçoivent des diplômes d’honneur et des certificats d’études.
- Tous les élèves sortis depuis la fondation de l’école ont trouvé des situations dans l’industrie et exceptionnellement dans les laboratoires scientifiques.
- Le budget est de 20,000 francs, couvert par les subventions de divers départements ministériels et par la Chambre de commerce de Lyon. Les frais d’études sont de 600 fr. par an.
- Ecole la Martinière (garçons), à Lyon. — L’École la Martinière, qui a pour but de préparer les jeunes gens aux carrières commerciales et industrielles, a été fondée grâce à un legs important, fait à la ville de Lyon par le major Martin «en vue d’établir
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 237
- une institution pour le bien public de cette ville», après accord sur le choix de la meilleure institution avec l’Académie de Lyon. Claude Martin, major général de la Compagnie des Indes anglaises, était décédé le 3o septembre 1800; des difficultés litigieuses et administratives n’ont mis la ville de Lyon en possession du legs cpi’à des dates successives, en Ire les années 182 G et 18&2. L’Ecole la Martinière, établie sur le terrain du cloître des Augustins, ne fut inaugurée (pie le 2 décembre 1833 ; elle a été l’objet d’agrandissements ultérieurs et de transformations, tant dans ses installations cpie dans ses méthodes d’enseignement.
- L’école est administrée par une commission de sept membres nommés par le conseil municipal de Lyon et dont le choix est soumis à l’approbation du Ministre du commerce et de l’industrie.
- Les bâtiments abritant l’école renferment :
- De nombreuses salles pour l’enseignement des mathématiques, du français, de l’histoire, etc.;
- Des salles spéciales de dessin;
- Un amphithéâtre et un cabinet de physique;
- Des salles de cours pour la chimie avec salles de manipulations et laboratoires;
- Des ateliers spéciaux pour l’électricité;
- Des comptoirs pour le fonctionnement du bureau commercial;
- Enfin des ateliers de travail manuel et mécanique, etc.
- La durée des études est de quatre années, en y comprenant une année préparatoire.
- En entrant en 2e année, les élèves choisissent la section â laquelle ils désirent appartenir. L’enseignement est très légèrement spécialisé en 20 année et. complètement spécialisé en 3fi année. Les sections spéciales sont le commerce, la chimie industrielle, le génie civil et l’électricité.
- Le matériel d’enseignement comprend :
- Matériel spécial (planchettes, ardoises, etc. . .), pour l’enseignement des mathématiques par la méthode Tabareau;
- Matériel spécial (boîtes de cire, broches, plans en fil de fer et en tôle, etc. . .), pour l’enseignement de la géométrie descriptive;
- Matériel spécial, avec modèles en fil de fer et en bois, pour l’enseignement du dessin parla méthode Dupasquier;
- Collections importantes de modèles de géométrie, de stéréotomie, de mécanique, etc.;
- Cabinet de physique;
- Cabinet d’électricité ;
- Collections de chimie;
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- EMPLOI DU TEMPS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- ANNÉE PREPARATOIRE. 110 ANNÉE. 2° ANNÉE. GÉNIE CIVIL. CHIMIE.
- ENSEIGNEMENT Lecture expliquée INDUSTRIEL // Il // Il
- Ecriture 3 3 1 II II
- Grammaire 5 5 h li II
- Histoire et géographie 3 a 2 U II
- Calcul 6 î/a // n II II
- Mathématiques et mécanique 8 10 1/2 8 1/2 10 a
- Physique cl électricité n 2 1 7 27
- Chimie (cours et manipulations) II 2 (j // n
- Dessin 8 i/a 8 1/2 8 1/2 10 3
- Comptabilité II 11 2 n n
- Allemand II n 3 n 9
- Travaux manuels II 3 6 xh n
- Droit industriel n n n 1 H
- Constructions civiles n n n 1 II
- ENSEIGNEMENT C Ecriture !0!H ÎUEllCIAL 3 1 • 3 1 h II
- Français et correspondance commerciale // u h 6 II
- Histoire et géographie 2 2 2 n U
- Mathématiques 8 101/2 8 i/a n fl
- Physique u 2 1 u n
- Chimie U 2 ' 6. u u
- Dessin 8 1/2 8 1/2 u n n
- Comptabilité // u 2 \ 1 n
- Anglais Tissage // u 3 0 n
- // n 3 5 n
- Etude des marchandises n n II 3 n
- Economie politique H n n t n
- Législation commerciale II u n 2 n
- Géographie commerciale II n n 2 u
- Machines à main et machines-outils pour renseignement (les travaux manuels; Matériel de tissage, métiers à liras, métiers mécaniques et accessoires;
- Musée pédagogique et industriel.
- Nombre des élèves : 535. Budget : a()3,o5G fr. îo.
- Ecole la Martinière {filles) à Lyon. — L’Ecole la Martiuière des tilles a été fondée, en. 187g, en exécution des prescriptions du testament du major Martin.
- Le but poursuivi est de donner l’instruction primaire supérieure et l’instruction professionnelle aux jeunes tilles sortant de l’école primaire.
- Les cours se font actuellement rue Royale, no, dans un immeuble appartenant à l’école. Un batiment spécial, comprimant trois étages, est actuellement en voie de construction, rue de la Martinière, pour y transférer la Martinière des tilles, dont l’installation actuelle est défectueuse.
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-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 239
- Date d’ouverture des cours : icr octobre.
- Date de fermeture des cours : i5 juillet.
- Toutes les élèves de la Martinière des filles reçoivent un enseignement général commun aux élèves d’une même année. Cet enseignement comprend : la lecture, la grammaire, la langue française, l’histoire, la géographie, le dessin, les mathématiques, la physique et la chimie, et l’économie ménagère.
- Pour l’enseignement commercial ou industriel, elles sont divisées en un certain nombre de sections distinctes qui sont actuellement les suivantes :
- i° Commerce;
- îî" Sténographie et dactylographie;
- 3° Dessin industriel;
- V’ Broderie;
- 5° Robes et confections.
- Le temps consacré aux enseignements pratiques ou spéciaux est donné parle tableau suivant :
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- lle ANNEE. 2e ANNEE. 3' ANNÉE. A' ANNÉE.
- ENSEIGNEMENT INDUS Dessin industrie TRIEL. h
- Dessin Broderie. 17 1/2 17 1/2 ! 17 l/2 35
- 10 1/2 10 1/2 IS. 10 i/q 10 1/2 10 1/2 2 1
- Broderie Bobes et confeclio 10 1/2 21
- Robes et confections | 171/2 ENSEIGNEMENT COMMERCIAL. Commerce. 17 1/2 171/2 35
- Calligraphie 3 3 9 G9 3 //
- Comptabilité 8 1/2 9 V9 //
- Droit commercial // 1 1 //
- Anglais Sténographie et dactylo 6 gi'aphie. 6 6 //
- Calligraphie 3 3 // //
- Comptabilité 8 1/2 7 1/2 9 //
- Droit commercial... U 1 // //
- Anglais G 6 // //
- Sténographie // // 9 //
- Dactylographie.. // // 8 1/2 //
- Observations. — L’eusoignfiment normal de l’école dure trois ans. Cependant les élèves ayant suivi l’enseignement industriel
- peuvent, après leurs trois années d’études, revenir perfectionner leur apprentissage. Alors que les clei es reçoivent le matin 1 en-
- scignemcnt général et l’après-midi renseignement professionnel, les anciennes élevés consacrent toute la journée à l enseignement professionnel.
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-
-
-
- 240
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- L’école possède un matériel assez important pour l’enseignement des mathématiques par la méthode Tabareau, pour l’enseignement du dessin par la méthode Dupasquier, pour l’enseignement du dessin artistique, du dessin industriel, de la perspective, de la mise en cartes, de la couture (robes et confections), de la broderie (métiers, etc. . .), delà dactylographie (machines à écrire), pour renseignement de la physique et de la chimie. Sa bibliothèque se compose uniquement d’ouvrages classiques employés dans les divers cours.
- En dehors des examens et des concours qui ont lieu constamment pendant les trois années scolaires, les épreuves de fin de 3° année, dans les diverses branches de l’enseignement industriel et commercial, sont passées par les élèves devant des jurys composés de personnes étrangères à l’école (professeurs, industriels et négociants de la ville). Des diplômes de ire et de 2 e classe sont accordés aux élèves ayant obtenu une moyenne générale suffisante.
- Des prix et des livrets de la caisse d’épargne sont décernés aux lauréats à la fin de chaque année, (les livrets proviennent de fondations diverses.
- Nombre des élèves .
- ( Enseignement commercial ” ’ ( Enseignement industriel .
- î oG
- 7 6
- Total
- 182
- Les recettes proviennent en partie de la fortune propre de la Marlinièrc, et les dépenses, couvertes exclusivement par cette dernière, s’élèvent à 4o,ooo francs.
- Vosoks. — Ecole industrielle des Vosges. — L’Ecole industrielle des Vosges, fondée en 1871 dans le but de remplacer pour les jeunes gens de la région l’Ecole professionnelle de Mulhouse, s’ouvrit en 1871 dans les bâtiments du collège d’Epinal avec 20 élèves, dont 1 0 internes.
- Jusqu’en i88fi, l’école resta exclusivement industrielle, avec quatre années d’études. En octobre 1886, les troisième et quatrième années furent divisées chacune en deux sections : section industrielle et section commerciale.
- Un cours préparatoire fut créé en octobre 18cya ; enfin, en i8q3, les programmes de l’enseignement commercial furent remaniés, rapprochés de celui des écoles pratiques de commerce, et une section commerciale distincte fut organisée avec deux années obligatoires et une troisième facultative.
- L’Ecole industrielle des Vosges a pour but de donner, en meme temps que l’instruction générale, l’enseignement théorique et pratique aux jeunes gens qui veulent devenir chefs de maisons, directeurs de filature et de tissage, mécaniciens-constructeurs, dessinateurs, chimistes, etc.
- La section commerciale a pour but de former des négociants, des comptables, des employés de commerce, de banque, de manufacture, etc.
- En dépit de son caractère nettement technique, l’Ecole industrielle des Vosges n’est,
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-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 241
- en réalité, qu’une annexe du collège, ces deux établissements ayant un directeur commun. Elle relève du Ministère de l’instruction publique.
- Les cours de l’Ecole industrielle des Vosges ont lieu dans les locaux communs à cette école et au collège d’Epinal. Les ateliers, établis sur une surface de 600 mètres carrés, sont réservés à l’école, ainsi que certaines salles.
- Date d’ouverture des cours : commencement d’octobre.
- Date de fermeture des cours : lin juillet.
- L’enseignement est donné dans chacune des deux sections conformément aux tableaux suivants :
- EMPLOI DU TEMPS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES.. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- lrc ANNÉE. 2C ANNÉE. 3C ANNÉE. AC ANNÉE.
- ENSEIGNEMENT INDU 5TRIEL.
- Mathématiques 3 1/2 G 3 1 / 2 3
- Géométrie descriptive // // 1 l/2 1 l/2
- Physique 1 1/2 11/2 2 1 1/2
- Chimie 1 t/2 2 1 l/2 2
- Laboratoire U // U h
- Economie politique // // // 1 1/2
- Législation ff // 1 n
- Comptabilité t ./2 // // u
- Travaux d’atelier 8 8 8 8
- Dessin géométrique 7 G2 71/2 7 V2 7 G2
- Dessin d’imitation 2 2 1 1/2 1 1/2
- Filature II II 1 1/2 //
- Tissage U // // 2
- ENSEIGNEMENT COMMERCIAL.
- Comptabilité 6 G G //
- Allemand 1 1 j'2 1 1/2 1 t/2 fl
- Anglais commercial 3 3 1 / 2 3 n
- Mathématiques appliquées h h h u
- Géographie commerciale 1 t/2 1 1/2 1 1 / 2 n
- Législation commerciale 1 11 fl n
- Économie politique U 1 1/2 1 1/2 //
- Marchandises 2 2 2 //
- Laboratoire 2 2 2 u
- Physique 1 l/2 2 2 u
- Calligraphie, sténographie II 1 1 n
- Dessin 3 1/2 1 1/2 1 1 j'2 //
- Travaux d’alelier 2 2 2 //
- Le matériel ordinaire des classes et études, dés cours de physique et de chimie, est le meme que pour le collège.
- Gr. I. — Cl. 6. - T. I. 16
- Ul-niMLlWE NATIONALE.
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- 242
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Le matériel des ateliers, spécial à l’école, comprend un grand nombre de machines données par le Ministre du commerce et de l’industrie ou construites par les élèves :
- 1 grande machine à raboter les métaux; î machine à mortaiser les métaux au moteur; î machine à percer radiale au moteur pour métaux; î machine à percer et à tarauder de précision; 9 limeuses; î machine à fraiser les métaux; î tour à banc coupé, en fonte, pour cylindrer et aléser les grands diamètres; î tour parallèle à fileter et charioter; 9 tours parallèles de précision ; 9 tours simples; 3 machines à percer; 3 tours à bois, à pédale; î tour à banc coupé pour les pièces en bois de grand diamètre; î tour à bois, au moteur, pour les petites pièces; î scierie à lames sans fin et table en fonte; 4o étaux d’ajusteurs; i grand marbre à dresser en fonte; 9 feux de forge et accessoires; i 5 établis de menuisier, et tout le petit outillage de constructeur-mécanicien fait en grande partie par les élèves, qui ont également construit et monté la transmission de mouvement de toutes les machines, ainsi que la machine à vapeur motrice (machine horizontale, système Farcot, de la force de îo chevaux).
- Au laboratoire de chimie, richement pourvu des appareils les plus modernes, vient s’ajouter un musée technologique très important déjà et qui s’accroît chaque jour (matières premières, objets fabriqués, modèles d’appareils de lilaturc et de tissage, etc.).
- Le cours de chimie et marchandises et celui de commerce possèdent chacun une bibliothèque particulière, composée d’ouvrages spéciaux et de quelques revues scientifiques et économiques.
- Un certificat d’études industrielles et commerciales est délivré aux élèves de la dernière année d’études, après examen portant sur les différentes matières de renseignement théorique et pratique; cet examen est subi devant une commission composée des membres du conseil de perfectionnement et des professeurs de l’école; il est soumis au visa du recteur de l’académie de Nancy.
- Yonne. — La Professionnelle. — Dans le courant de l’année 188 5, une société anonyme, la Professionnelle, s’est constituée en vue d’ouvrir, à Saint-Fargeau, une école primaire supérieure et professionnelle. Cette société, dont les statuts ont été approuvés, obtint les autorisations nécessaires pour gérer l’internat prévu avec la création de l’école.
- La municipalité mit à la disposition de la Professionnelle tous les locaux de l’aile gauche de l’école communale de garçons, avec jouissance de la cour et des annexes, afin d’y installer des ateliers de forge et d’ajustage, de modelage, de tour et de menuiserie.
- Le conseil départemental, dans sa séance du 9A mars 1886, autorisa la société la Projessionnelle à recevoir des élèves internes. Un arreté du Ministre de l’instruction publique, en date du 11 octobre 1886,1a transforma en école primaire supérieure de deux années d’études. En i8(j3, l’école ayant pleinement prospéré, l’Etat décida la création d’une troisième année d’études.
- Le but que s’était proposé la société la Professionnelle était de donner aux enfants de la région une instruction solide permettant l’apprentissage d’une profession manuelle.
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-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 243
- Les élèves de l'institution sont divisés en deux sections : la première, cpii est de beaucoup la plus nombreuse, comprend les élèves qui suivent les programmes ordinaires de renseignement primaire supérieur; la deuxième section, dite section industrielle, comprend un certain nombre d’élèves de 3e année qui se destinent à l’apprentissage ou aux écoles telles que les écoles nationales d’arts et métiers. Les élèves de cette seconde section consacrent à l’atelier dix heures par semaine, et au dessin huit heures. Le rôle actuel de la société la Professionnelle se borne à la gérance de l’internat. Elle assure aussi l’outillage et les matières premières des ateliers. Les membres du Comité de patronage de l’école primaire supérieure sont tous pris parmi les membres du Conseil d’administration de la société.
- L’école renferme 3 salles de classe, 2 cabinets de physique, 1 laboratoire de chimie, 1 salle de dessin, 1 musée et 1 salle pour les archives. Les ateliers, au nombre de trois (ajustage, forge, menuiserie), sont suiïisammcnt grands et pourvus de l’outillage nécessaire.
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-
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- 244
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE V.
- ÉTABLISSEMENTS ORGANISÉS ET ADMINISTRÉS PAR LES CHAMBRES DE COMMERCE,
- LES ASSOCIATIONS OU SOCIÉTÉS DIVERSES.
- S 1. — ÉCOLES.
- Aisne. — Ecole professionnelle régionale de la Société industrielle de Saint-Quentin et de F Aisne. — Voir chap. V, § 2, Cours professionnels : A. Enseignement industriel et commercial.
- Aube. — Ecole française de bonneterie, à Trotjcs. — L’école a été fondée en 18 8 8 par la Chambre de commerce et la Chambre syndicale des fabricants de bonneterie et des industries qui s’y rattachent, ayant leur siège à Troyes, par la Chambre syndicale de la bonneterie de Paris, et surtout avec l’aide et sous le contrôle de l’Etat et du conseil général de l’Aube.
- D’aborcl encouragée parle conseil municipal de Troyes, qui la subventionna, cette école, depuis 189G, ne reçoit plus rien de la ville; mais, grâce aux subsides de la Chambre syndicale de la bonneterie, elle continue à rendre de grands services à l’industrie delà région, en formant de bons contremaîtres et ries directeurs de fabrique; son but n’est pas en réalité de former des ouvriers.
- Les bâtiments, situés rue de Paris, 22, comprennent de belles salles de cours et des ateliers, bien éclairés et convenablement aérés.
- L’administration de l’école n’est que locataire de l’immeuble.
- Les cours durent deux années.
- Date d’ouverture : commencement d’octobre.
- Date de fermeture : commencement d’août.
- ire année (2e division). — Technologie élémentaire clés textiles; premiers principes de filature et de tissage; premiers principes de technologie de la fabrication de la bonneterie.
- Géométrie élémentaire ; arithmétique, y compris les progressions et les logarithmes.
- Dessin géométrique, croquis et dessins d’organes de machines.
- Travaux pratiques â l’atelier de fabrication de bonneterie et à l’atelier d’ajustage.
- 3e année (ire division). — Notions élémentaires de filature du colon et de la laine; technologie de la fabrication de la bonneterie ; visites d’usines.
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- Notions d’algèbre élémentaire, y compris les équations du second degré et leur discussion.
- Complément du cours de géométrie élémentaire.
- Géométrie descriptive élémentaire et applications.
- Cinématique, aussi complète que possible; précautions générales à prendre dans le fonctionnement des machines.
- Notions de mécanique industrielle : travail mécanique, travail d’inertie, composition et décomposition des forces, leviers, moment des forces par rapport à un point, par rapport à un plan; moment d’inertie, frottement, résistance des matériaux.
- Notions générales de physique industrielle; notions élémentaires sur les applications industrielles de l’électricité.
- Générateurs et moteurs à vapeur, moteurs à gaz, moteurs à pétrole, moteurs hydrauliques.
- Dessin industriel, d’après croquis pris par les élèves ou suivant des données particulières.
- Travaux pratiques à l’atelier de fabrication de bonneterie et à l’atelier d’ajustage,
- EMPLOI DU TEMPS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- l" ANNÉE. 2° ANNÉE.
- ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
- Technologie do la filature, du lissage et de la fabrication de la bon-
- neterie // 2 ; quelquefois 3 11
- Mathématiques appliquées à l'industrie //
- Dessin industriel II fi
- Travaux pratiques à l’atelier d’ajustage II 10
- Travaux pratiques à l’atelier de fabrication de bonneterie II ih
- Technologie élémentaire des textiles, premiers principes de la filature, du tissage et de la fabrication de bonneterie 2 ; quelquefois 3 i;
- Mathématiques . h II
- Histoire et géographie 1 U
- Dessin fi U
- Travaux pratiques à l’atelier de bonneterie 20 II
- Travaux pratiques à l’atelier d’ajustage 10 //
- ENSEIGNEMENT COMMERCIAL. Notions élémentaires de comptabilité, définition des termes ordi-naires du commerce et des effets de commerce 1 II 1 Quelques leçons à la fin de l’année.
- L’atelier de fabrication de bonneterie possède un matériel d’une valeur de 2 2,0 y 2 fr. 6 5. L’atelier d’ajustage ne comporte, comme gros outillage, que des étaux, une forge,
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- un tour à pédale et une machine à percer à hras; les élèves y acquièrent l'habileté manuelle nécessaire pour les réparations clc métiers.
- L’école emploie en outre des métiers qui lui sont prêtés et qui ont une valeur approximative de 9,33o francs; elle possède une collection d’échantillons de bonneterie de fabrication allemande et d’autres échantillons.
- Le total des élèves varie, suivant les années, de \!\ à 18; il se répartit par moitié environ dans chaque division.
- Les jeunes gens sans fortune sont admis gratuitement; quatre d’entre eux (six avant le retrait de la subvention municipale) reçoivent, à la suite d’un concours et sous le nom de bourse de séjour, une allocation de 900 francs la première année et 9 5o francs la seconde. Les bourses de séjour sont destinées à permettre aux familles de subvenir aux besoins des titulaires pendant leurs études à l’école et sont une compensation partielle, pour ces jeunes gens, de la perte du salaire qu’ils pourraient trouver en se plaçant dans l’industrie.
- Des examens de passage ont lieu au milieu de la première année et à la fin de la première.
- Budget......................................................... i4,oa-2f25r
- | de l’Etat........................................ 3,ooo oo
- Subvention < du département... . a,ooo oo
- ( de la ville de Romilly-sur-Seine ................... a5o oo
- Indre-et-Loire. — Congrégation des Sœurs de chanté dominicaines de la Présentation de la Sainte-Vierge, de Tours. — Cette congrégation a été fondée en i684, pour l’éducation des enfants et le soin des malades.
- A l’instruction primaire, la congrégation a ajouté, postérieurement, l’instruction professionnelle :
- Dans une école, rue de Clichy, 5o, fondée spécialement dans ce but en i 8 y a, et qui fait partie de l’œuvre générale des écoles professionnelles catholiques de Paris;
- Dans dix-huit orphelinats réunissant environ 5oo apprenties; un album, dans la vitrine de la (Tasse G, présente comme orphelinat-type celui de Monbeton, près Montauban ;
- Dans sept ouvroirs récemment fondés et comptant environ cent apprenties.
- L’instruction professionnelle est préparée, pendant le temps de la scolarité, par des leçons de travaux manuels régulièrement et progressivement donnés.
- A treize ans, les enfants passent à l’ouvroir et s’exercent successivement à tous les genres de travaux.
- La couture, le blanchissage, le repassage, la broderie, la dentelle au fuseau, la coupe, la confection, sont enseignés dans les différents établissements de la congrégation qui a en vue, non la production lucrative du travail, mais la formation professionnelle de la jeune fille.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- La congrégation cherche à en faire une femme sérieuse, adroite, travailleuse, qui puisse, au sortir de l’orphelinat, gagner honorablement sa vie, venir en aide à la famille et diriger un ménage avec ordre et économie.
- Les objets exposés Classe 6 comprenaient :
- Des spécimens de travaux exécutés par les élèves de l’école professionnelle rue de Clicliy, 5o, et dans les différents orphelinats;
- Des spécimens de broderies des six ouvroirs français de la congrégation en Espagne ;
- Enfin, un album de dessin et de travaux manuels du cours des élèves-maîtresses de la maison mère, à Tours.
- Haute-Marne. — Ecole Vila (ménagère et professionnelle), à Chaumont. — Cet établissement a été fondé en i884 par M",c Vila.
- Il a été créé dans le but de former la jeune fille de la classe ouvrière à toutes les occupations du ménage, en lui mettant en main, en outre, suivant leurs aptitudes spéciales, un métier facile à exercer chez elles.
- L’école reçoit des pupilles de l’Assistance publique.
- L’enseignement est tel que l’école peut également former des employées de commerce et, en général, des mères de famille capables de diriger intelligemment un intérieur.
- L’établissement est surveillé par un comité d’administration composé de 1 9 membres et d’un comité de patronage d’une vingtaine de membres.
- L’école est installée dans une vaste propriété et comprend : grande cour, préau, parloir, cuisine, arrière-cuisine, réfectoire, salles de classe, le tout assez vaste pour une soixantaine d’élèves. Il y a, en outre, des salles pour les différents ateliers et des dortoirs contenant ensemble soixante lits.
- Les études théoriques commencent le matin à 8 b. 1/2 en hiver et 8 heures en été; le soir, les cours ont lieu de 1 heure à y heures.
- École ménagère. Étude le matin, de q heures à 11 heures ; le soir, travail manuel pendant lequel les élèves entendent des lectures sur l’économie domestique.
- Ateliers. Couture, lingerie, broderie, raccommodage, de 8 b. 1/2 à midi et de 1 heure à 4 heures le soir; de 4 b. 1/2 à G heures, études d’instruction.
- Les professeurs attachés à l’établissement sont les suivants :
- Institutrice primaire; deux institutrices, dont une pour diriger l’atelier et l’autre pour les travaux à l’aiguille ; une maîtresse dentelière pour réparation et application des dentelles; une maîtresse repasseuse; une maîtresse buandière; une maîtresse infirmière.
- L’école renferme le mobilier classique ordinaire et le matériel d’enseignement professionnel nécessaire.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- L’effectif des élèves est de 55 internes et 7 externes. Budget: 18,000 francs.
- | de l’État........................................... 2,000 francs.
- Subventions < de la Ville......................................... 1,000
- ( du département........................................ 600
- Total................................... 3,600
- La différence est couverte par les rétributions scolaires, le produit des ateliers et de
- ventes ou loteries.
- Meurtiie-et-Moselle. — Ecole professionnelle de l’Est, à Nancy. — Fondée le icr octobre i84A, sous le nom de pensionnat Callot, par M. H.-J. Loritz, cet établissement porta ensuite le nom d’école professionnelle Loritz.
- En 1877, l’école fut reprise par une société anonyme, au capital de 780,000 francs, et reçut le nom (Yécole professionnelle de l’Est.
- Le but de l’enseignement est de préparer les jeunes gens aux carrières administratives, aux travaux publics, aux ponts et chaussées,au service vicinal, aux postes et télégraphes, aux douanes, aux contributions directes, ainsi qu’aux écoles d’arts et métiers et aux examens des mécaniciens de la Hotte.
- Un certain nombre de jeunes gens font leur éducation complète à l’école et se placent à la sortie dans l’industrie soit comme contremaîtres ou ouvriers habiles, soit meme quelquefois comme directeurs d’atelier ; ils reçoivent également des connaissances commerciales suffisantes pour entrer dans les comptoirs comme employés vendeurs ou comptables.
- L’école est administrée par un conseil d’administration et de perfectionnement dont les membres, au nombre de 10, appartiennent au commerce, à l’industrie, et à l’université de Nancy.
- Prix de l’internat : G1 5 francs par an; externat : 190, i5o et 180 francs, suivant les années.
- La superficie totale du terrain occupé par l’Ecole professionnelle de l’Est dépasse 8,500 mètres carrés.
- Les constructions abritent : 10 salles déclassés, 5 salles de répétitions, 1 amphithéâtre pour les cours de physique et de chimie, 2 salles de dessin, 1 musée industriel et commercial destiné à l’enseignement. Tous les locaux sont chauffés à la vapeur et éclairés ;\ l’électricité.
- Outre les classes élémentaires et les cours spéciaux, fonctionne un cours d’enseignement industriel de cinq années, désignées sous les noms de première, deuxième, troisième et quatrième années, complétées par le cours supérieur d’enseignement professionnel; puis un cours d’enseignement commercial de trois années, complétées par le cours de sciences commerciales (ce cours est subventionné par le Ministère du commerce et de l’industrie).
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- A partir de la deuxième année, les élèves sont versés suivant leur vocation dans renseignement industriel ou renseignement commercial.
- En plus de ces deux enseignements parallèles, une classe distincte est affectée à la préparation aux écoles d’arts et métiers, une autre à la préparation au brevet élémentaire, une troisième au concours d’entrée dans les écoles normales d’instituteurs, dans les Administrations des postes, douanes, contributions, etc., et enfin une dernière au cours préparatoire à l’École supérieure de commerce de Nancy.
- Un cours gratuit d’apprentissage fonctionne à l’école depuis plusieurs années.
- EMPLOI DU TEMPS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE. COURS SUPÉRIEUR d'enseignement professionnel.
- lrc ANNEE. 2e ANNÉE, 3° ANNEE. /|° ANNÉE.
- ENSEIGNI EMENT INDl STRIEL.
- Lettres 1 2 1 2 1 1 <) il
- Mathématiques et sciences 9 10 1 1 i 6 U
- Langues 3 h h h n
- Dessin h h 7 8 n
- Gymnastique î î î î u
- Atelier II 8 9 9 n
- Comptabilité industrielle et correspondance. . . U fl II II 3
- Sciences appliquées II n n II 1 0
- Dessin II u n n 1 2
- Atelier // n n n if)
- Gymnastique fl U n u 1
- ENSEIGNEMENT COMMERCIAL.
- Lettres II 11 10 n 5
- Mathématiques et arithmétique commerciale.. II 1 0 7 n 3
- Langues II 5 7 it 8
- Dessin If h h n n
- Ecriture et calligraphie II 2 î n U
- Comptabilité II i 3 n 3
- Comptabilité (comptes courants), changes, éco-
- nomie politique, législation commerciale,
- géographie économique, histoire, sténogra-
- phie, dactylographie, etc II n n n *7
- Sciences physiques et naturelles (marchandises
- en 3e année) II 2 3 n 2
- L’école est pourvue d’un matériel très complet pour l’enseignement industriel et com-
- mercial.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Les ateliers comprennent :
- i° Une section d’ajustage; 2° une section de forge; 3° une section de menuiserie et de modèles; A0 une section de fonderie ; 5° une section d’électricité.
- L’atelier d’ajustage contient Go étaux, 6 tours à fileter et à charioter, 2 machines à raboter, 1 étau limeur, 6 machines «à percer, 1 machine à canncler, 1 machine à cintrer et une série très complète de petit outillage (tarauds, filières, etc.).
- La forge comprend A feux avec ventilateur ; un marteau-pilon sera installé incessamment.
- L’atelier de menuiserie et des modèles comporte, outre un outillage très complet, 16 établis, 2 tours à bois et 1 scie à ruban.
- La fonderie renferme :
- i° Un cubillot de o m. 70 de diamètre inférieur, 1 soufflerie, 1 série de châssis et une collection complète de modèles permettant de donner à cet enseignement toute l’importance qu’il doit avoir dans une région où l’industrie métallurgique est aussi développée ;
- 20 Un four à bronze oscillant (système Piat), avec ventilateur.
- Les élèves de la section d’électricité sont exercés, en dehors des études théoriques, à des travaux pratiques tels que : installations d’éclairage, transports de force, construction des diverses pièces de moteurs et machines électriques, enfin construction de machines complètes et appareillage électrique ; 5 machines électriques de 2 5 115 ampères
- fonctionnent dans les ateliers.
- Pour l’enseignement commercial, on dispose de A machines à écrire de différents systèmes, de cyclostiles, d’autocopistes, et, en un mot, de tout le matériel en usage dans les maisons de commerce.
- Les ateliers sont actionnés par une machine à vapeur de 2 5 chevaux, permettant en outre d’assurer les services de chauffage et d’éclairage de l’établissement.
- Nombre des élèves :
- Enseignement j • ;
- Cours spéciaux...............
- Total
- Budget : 195,81A fr. 70, dont i,5oo francs fournis par le Ministère du commerce et de l’industrie.
- Une association amicale des anciens élèves de l’Ecole professionnelle de l’Est, fondée en 1887, compte aujourd’hui 680 membres.
- Elle distribue chaque année une somme de 5oo francs en secours aux sociétaires ou en bourses de voyage à l’étranger.
- 137 élèves. *77
- 122
- 626
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- Morbihan. — Sœurs de la charité Saint-Louis, à Vannes. — La congrégation des Sœurs de la charité de Saint-Louis, à Vannes, fut fondée en 1803. Les sœurs élèvent gratuitement les orphelins pauvres, donnent l’instruction et l’éducation gratuites aux enfants pauvres dans des écoles d’externes, et reçoivent aussi dans certains établissements des pensionnaires et externes de familles aisées.
- Cinq de leurs établissements ont un caractère professionnel nettement marqué ; on y enseigne à près de 300 jeunes filles âgées de plus de i3 ans la couture, la lingerie, la broderie et le repassage.
- Nord. —Institut technique rouhaisien.— La fondation de cette association date de 1 8(j5 ; elle a été créée sur l’initiative privée du Syndicat mixte de l’industrie et de la Société anonyme de l’Institut technique rouhaisien. Son développement a été progressif; il a, en effet, suivi la marche des constructions destinées à abriter les sections diverses dans lesquelles se subdivise l’Institut technique rouhaisien, à savoir : filature, tissage, teinture, électricité et mécanique, commerce, constructions qui ont été édifiées petit à petit, par suite de diflicultés financières, mais qui sont achevées aujourd’hui et pourvues de leur matériel.
- L’Institut technique rouhaisien a pour but de former des patrons capables et de préparer pour ceux-ci des auxiliaires instruits, tant au point de vue pratique qu’au point de vue théorique ; il a créé, en outre, des cours du soir, permettant aux ouvriers et aux contremaîtres de compléter leurs connaissances professionnelles.
- Dans chaque section, un enseignement complémentaire comprend l’étude des services généraux des usines : eaux, chauffage, ventilation, générateurs, machines à vapeur, moteurs à gaz, électricité pour éclairage et transport de force.
- L’enseignement, spécial comprend cinq sections :
- i° Filature; 9° tissage; 3° teinture avec apprêts et impression; h° électricité et mécanique ; 5° commerce des tissus.
- Les cours faits dans ces sections, tout en mettant en relief les principes scientifiques sur lesquels reposent les opérations de l’atelier, visent surtout «à donner des renseignements techniques précis et une orientation industrielle qui sont les premières garanties du succès.
- Les grandes divisions de cet enseignement spécial sont les suivantes :
- Section de filature. Matières premières, peignage au point de vue mécanique et au point de vue chimique; dessuintage, lavage, ensimage, lisage ; montage, réglage, travail des machines pour peignage et filature de laine; même genre d’études pour la filature du coton ; retorderie ; dessin de machines.
- Section de tissage. Tissage artistique : étude des différents styles ; dessin d’ornement et composition décorative, mise en carte, composition de tissus. — Tissage industriel:
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- éludes des fds. et des numérotages; ourdissage, rentrage, lisage, piquage, métiers à la main et métiers mécaniques, exécution des différents genres de tissus.
- Section de teinture. Etude des mordants et des colorants; teinture des différentes libres séparément ou en mélange et en tout état de préparation; chinage, impression sur tissus; apprêts des produits employés, leur nature, leur rôle, leur mélange; des machines et des formules pratiques pour les différents genres de traitement. Etude complète des colorants du goudron, de leur fabrication et de leurs applications.
- Section de mécanique et d’électricité. Etude des principes de la mécanique dans ses trois grandes divisions. Étude complète de la machine à vapeur, étude de la détente et de ses applications. Gourant électrique, instruments de mesure, sources électriques : piles, accumulateurs, dynamos; étude complète du courant continu, des courants polyphasés et des transformateurs ; de leurs applications à l’éclairage, au transport de force, à Téleclrolysc.
- Section du commerce des tissus. Notions générales du commerce et de la fabrication. Comptabilité des usines, droit commercial, études des langues. Douanes et transport. Géographie commerciale et industrielle.
- Le matin dans chaque section : la première heure est consacrée aux matières spéciales ; la deuxième aux cours généraux : électricité, économie sociale et religion, générateurs, forces motrices, comptabilité générale ; la troisième, aux langues et au dessin. L’après-midi est consacré aux travaux d’atelier durant 5 jours par semaine, 3 heures dans chaque atelier. Les élèves sont ainsi occupés 18 heures par semaine aux cours théoriques et î 5 heures aux travaux pratiques. La durée des études pour obtenir un des diplômes de l’Institut technique est de deux années.
- Les ateliers sont les suivants : ateliers de filature (laine) ; atelier de tissage; atelier de teinture et d’apprêts ; atelier d’ajustage. Chacun d’eux est muni d’un outillage complet et perfectionné, en rapport avec les besoins de l’industrie moderne.
- La section commerciale possède un musée et une collection de fibres et de tissus.
- Le service général comprend : î générateur semi-tubulaire ; î machine à vapeur de Ao chevaux, î moteur à gaz de a5 chevaux, a génératrices représentant ensemble 3G,ooo watts, des batteries d’accumulateurs, dont i de 5oo ampères-heure, 6 dynamos réceptrices pour le fonctionnement des différents ateliers. Les élèves sont exercés ci tour de rôle à conduire le service général.
- Enfin, î atelier de mécanique, î musée, î laboratoire pour teinture et apprêts et î laboratoire de recherches, celui-ci en formation, complètent les moyens d’instruction mis il la disposition des élèves.
- 6o élèves suivent les cours du jour, et aoo fréquentent les cours du soir.
- Les anciens élèves se placent très facilement comme chefs d’atelier de filature, de tissage, de teinturerie.
- Dans chaque section, un jury composé de trois professeurs et de trois industriels, appartenant à la spécialité qu’ont embrassée les candidats, fait subir un examen aux
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 253
- élèves dont les notes sont satisfaisantes et leur délivre, s’il y a lieu, un diplôme de fin d’études.
- Ecole industrielle de Tourcoing. — L’Ecole industrielle de Tourcoing poursuit un double but :
- i° Fournir aux jeunes ouvriers et employés l’instruction théorique et pratique qui leur manque pour devenir de bons contremaîtres, chefs mécaniciens, chefs de fabrication en filature et tissage, comptables, chefs de bureau et correspondanciers, etc;
- 2° Donner aux fils de fabricants, industriels et négociants, l’instruction technique complète qui doit leur permettre de seconder efficacement leurs parents dans la conduite de leurs affaires, et les préparer à en assumer plus tard l’entière direction.
- L’école a été créée, en 1889, pour répondre aux besoins de l’industrie locale de la filature et du tissage ; l’enseignement a compris successivement des cours de mécanique, d’électricité, de filature et de tissage; en 1897, une section de commerce, comprenant des cours de comptabilité, de droit commercial, de commerce, de marchandises et de sténographie, a été annexée à l’école pour donner satisfaction aux vœux des négociants de la ville. Enfin, en 1898, un cours d’art décoratif est venu compléter les programmes de la section de tissage.
- L’école est installée dans un local pris à bail à l’époque de sa création, et dont la disposition intérieure a été transformée pour l’adapter à sa nouvelle destination.
- Ce local comporte, en dehors des bâtiments généraux, la salle des machines pour la filature de laines; l’atelier de tissage à bras et le magasin de modèles ; l’atelier de filature de coton ; atelier de tissage mécanique ; un dépôt des accumulateurs et un laboratoire. La superficie des ateliers et du laboratoire est de 701 mètres carrés.
- En raison du double but poursuivi par l’école, ses programmes comprennent, pour chaque branche de l’enseignement, deux séries de cours, c’est-à-dire :
- i° Coui's du soir pour les jeunes ouvriers et employés cpii, obligés de travailler pendant la journée dans les ateliers et bureaux, n’ont que leur soirée pour se livrer à l’étude ;
- 20 Cours du jour pour les fils de fabricants, industriels et négociants qui peuvent, en raison de la situation de leurs parents, disposer de tout leur temps.
- L’enseignement comprend, aussi bien pour les cours du jour que pour les cours du soir, quatre branches ou sections différentes, savoir :
- i° Filature; 20 Tissage; 3° Service mécanique des usines; h° Commerce.
- Des cours distincts sont faits pour l’étude des differentes parties des programmes de chaque section.
- Chaque cours du soir comprend, selon son importance, une, deux ou trois années cl’études, -et une, deux ou trois leçons par semaine. La durée des études de chaque élève
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- ne présente pas de limites précises, ce dernier frécpientant les cours qui lui conviennent et, de préférence, ceux qui sont le plus en rapport avec ses goûts, scs aptitudes et sa profession.
- Quant aux cours du jour, les études de chaque section durent une année, et l’horaire est combiné de façon à permettre aux élèves de fréquenter les cours de plusieurs sections.
- Les cours professés sont les suivants : Cours divers de tissage, filature, électricité, mécanique et machines; études des filés; dessin artistique, dessin de fabrique, dessin géométrique; comptabilité, droit commercial, commerce et marchandises; géographie commerciale, sténographie.
- Les élèves peuvent donc, selon le temps dont ils disposent et les branches qu’ils veulent étudier, adopter une combinaison leur permettant de faire leurs études en une ou plusieurs années; toutefois, en raison de l’importance des programmes, renseignement complet de toutes les branches réunies ne peut être suivi en moins de deux années.
- Il faut remarquer que le but des élèves, en entrant à l’école, est généralement bien précis; il leur suffit par suite, le plus souvent, d’une année pour étudier les matières de la spécialité à laquelle ils désirent se consacrer.
- L’année scolaire commence le icr octobre et se termine du i5 au :io juillet.
- L’outillage des ateliers (peignage et filature de laine, filature de colon, tissage, électricité, mécanique, laboratoires, etc.), dont nous ne saurions entreprendre et donner l’énumération, est des plus complets.
- La force est fournie par un moteur à gaz Crossley, de (S à 10 chevaux. L’école possède en outre d’importantes collections de matières brutes et ouvrées, une bibliothèque technique, de nombreux modèles de pièces de machines, etc.
- Nombre des élèves :
- n ( du soir............................................................. îqo
- Lours . v
- I du jour......................................................... 11
- Total................................... 201
- Rudget : a5,i(jo francs, dont 3,700 francs ldurnis par la Chambre de commerce, et 1 G,ooo francs provenant de souscriptions particulières.
- / r
- Rhône. —Ecole de commerce et de comptabilité pour les jeunes filles, à Lyon. — L’Ecole de commerce pour les jeunes filles de Lyon fut fondée, en 1856, par Mlle Luquin, dans le but d’ouvrir aux jeunes filles une carrière qui, jusque-là, leur avait été fermée, celle de l’emploi de comptable dans les maisons de commerce. L’enseignement se limitait, à l’origine, à trois cours d’une heure à deux par semaine. Bientôt, il devint nécessaire de subdiviser les élèves, devenues trop nombreuses, d’augmenter le personnel et de solliciter des subventions nouvelles de la Chambre de commerce et de la Ville qui, dès la première heure, avaient donné à cette fondation leur appui moral et financier.
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- En 1868, M. Duruy, Ministre de l’instruction publique, après une visite faite à l’institution, lui accorda une subvention de son département, exemple qui fut suivi par le Ministère du commerce. Depuis lors, grâce au concours financier de l’Etat et des autorités locales, les cours de comptabilité se sont développés et ont rendu des services de plus en plus nombreux; ils ont conquis, dans la plus large mesure, la confiance du commerce lyonnais, et se sont transformés en une véritable école de commerce.
- L’école, placée sous le patronage de la Ville et de la Chambre de commerce de Lyon, relève directement d’un conseil d’administration composé de cinq membres du conseil municipal, de cinq membres de la Chambre de commerce de Lyon, de l’inspecteur d’académie, du directeur de l’Ecole supérieure de commerce de Lyon et d’un représentant du Ministère du commerce et de l’industrie.
- Elle est installée au centre de la ville (quai de l’Hôpital), dans des conditions d’hygiène particulièrement bonnes.
- Le local, vaste, bien aménagé, est fourni gratuitement par la ville de Lyon; il comprend : un grand hall vitré servant de vestiaire, un cabinet pour les professeurs et un cabinet pour la directrice, pièce dans laquelle se réunit le conseil d’administration, six salles de cours. Le matériel d’enseignement se compose de 7 machines à écrire, 2 presses à copier, collection de caries, etc.
- Les études commerciales durent deux années. L’âge minimum d’entrée est de 1 5 ans.
- EMPLOI DU TEMPS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- lro ANNEE. 3e ANISÉE. PRÉPARATOIRE.
- Comptabilité 10 10 n
- Droit commercial n 3 u
- Français h h 6
- Géographie 2 2 3
- Sténographie 2 ./* 2 1/2 î/a
- Dactylographie II facultatif. facultatif.
- Ecriture 2 1 2
- Arithmétique U n 6
- Anglais h k k mém
- Un cours préparatoire est destiné, en outre, aux élèves qui, âgées de moins de i5 ans, ne sont pas encore capables de suivre avec fruit la première année.
- Les matières enseignées sont les suivantes :
- Année préparatoire. L’arithmétique, le français, la géographie, l’écriture.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Première année. La comptabilité, le français, l’écriture, la géographie commerciale, la sténographie, la dactylographie.
- Deuxième année. La comptabilité, le français, l’écriture, la géographie commerciale, le droit commercial, la sténographie et la dactylographie.
- Anglais. Un cours d’anglais, divisé en deux sections, a lieu quatre fois par semaine pour les élèves qui désirent étudier cette langue.
- Les élèves munies du diplôme se placent très facilement dans les maisons de commerce ou de banque de Lyon et de la région lyonnaise.
- Nombre des élèves : j 55 ; budget : 3o,6oo francs couverts par les subventions suivantes :
- Ministère du commerce............................................ 3,ooo francs.
- Département du Rhône............................................... 5oo
- Ville de Lyon................................................... 19,000
- Chambre de commerce.............................................. 8,000
- Total
- oo,5oo
- Saone-et-Loiae. — Ecole professionnelle d’imprimerie d’Aulun. — Cette école professionnelle est duc à l’initiative de quelques dames de la ville, qui l’ont créée en vue de procurer à un certain nombre de jeunes filles, faisant partie d’un Patronage également fondé par leurs soins, un métier lucratif et relativement facile à exercer.
- Les jeunes filles sont reçues à l’atelier comme apprenties, sans conditions bien précises d’âge ni d’instruction; en dehors de l’apprentissage proprement dit (composition, machine, brochage, etc.), elles reçoivent du directeur de l’imprimerie, M. R. Abeilhon, des leçons théoriques particulières de typographie, suivies de devoirs écrits.
- Après trois mois d’apprentissage, elles sont payées au quart du tarif; de semestre en semestre, leur salaire est progressivement augmenté; au bout de deux années, le tarif ordinaire leur est intégralemet attribué. Quelques-unes d’entre elles quittent à ce moment l’imprimerie du Patronage et vont travailler dans d’autres maisons.
- Les apprenties de l’Ecole professionnelle d’Autun sont au nombre de 3o environ.
- Seine. — Ecole d’horlogerie de Paris. — L’Ecole d’horlogerie de Paris a été fondée en juillet 1880 et reconnue d’utilité publique par arreté du 1 2 juillet 1883. Elle a pour but de fournir à l’horlogerie française des ouvriers dans toutes les spécialités, capables de soutenir la réputation acquise par cette branche de l’industrie française.
- Sur une surface de 1,200 mètres carrés, dans un immeuble de quatre étages, rue Manin, 3o, sont installés quatre ateliers, trois salles de cours, l’internat, le logement du personnel de l’école, le musée et la bibliothèque.
- Une grande cour dans laquelle les élèves se tiennent pendant les récréations; au fond, une cuisine et un réfectoire.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- L’école est payante. Elle comprend un internat.
- Date d’ouverture des cours : ier septembre.
- Date de fermeture des cours : 1 5 juillet.
- Cours techniques. irc année : outillage; 2e année : régulateur; 3e année : chronomètre; /te année : montres simples et compliquées, divers.
- Cours théoriques. Dessin géométrique; dessin de l’outillage; dessin de l’horlogerie; arithmétique et géométrie ; éléments de mécanique ; technologie ; langue française ; éléments de chimie et de physique; cours d’horlogerie théorique.
- HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. m
- 1 r° ANNÉE. 2e ANNÉE. 3e ANNÉE. lle ANNÉE.
- [ Outillage CO // Il U
- . j Régulateur n 48 n II
- Cours pratiques. { J Chronométré fi // U
- ( Montres H n II /l8
- Cours théoriques * 8 8 8 8
- Un grand nombre d’appareils et de dessins sont mis à la disposition des professeurs pour l’enseignement pratique et théorique.
- Nombre des élèves : kk.
- Chaque année, quelques semaines avant les vacances, les élèves sortants subissent des concours généraux. Le Jury est composé d’horlogers et de savants.
- Des diplômes sont accordés aux élèves ayant obtenu de bonnes notes et ayant suivi les cours pratiques et théoriques pendant les quatre années d’apprentissage.
- En juillet, des prix sont accordés aux meilleurs élèves; ils comprennent : un prix en espèces de 870 francs (legs Duprey) accordé à l’élève sortant avec le numéro 1, des médailles du Ministère du commerce et de l’industrie, des outils, des volumes et des instruments.
- Le budget de l’Ecole d’horlogerie de Paris s’élève à 5 5,^7 a francs par an. L’établissement reçoit les subventions suivantes : de l’Etat, 7,260 francs; de la ville de Paris, 8,000 francs.
- Ecole professionnelle typographique Gutenberg. — L’Ecole professionnelle typographique Gutenberg, créée en 1886 par une société anonyme, sous l’impulsion de M. Gabriel Jousset, président de la Chambre syndicale des imprimeurs typographes, fut reprise, en 1890, par cette dernière.
- Au début, les élèves de l’école étaient recrutés parmi les apprentis des diverses maisons de commerce, qui venaient suivre à tour de rôle, deux fois par semaine, les cours Gn. 1. — Cl. 6. — T. I. 17
- IMPIUME1UE NATIONALE.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- professés; en raison des inconvénients de ce système, la Chambre des imprimeurs a décidé qu’à l’avenir l’apprentissage durerait trois ans et se ferait complètement à l’école. Le Lut poursuivi est donc, en réalité, de former de toutes pièces des apprentis capables de devenir par la suite des ouvriers habiles et exercés dans leur profession.
- L’école est administrée par le bureau de la Chambre syndicale des maîtres imprimeurs.
- L’Ecole Gutenberg est installée dans un immeuble situé rue Denfert-Rochereau, 77; les locaux, vastes, bien aérés et bien éclairés, comprennent, outre le bureau du directeur, une salle de réserve pour les épreuves, le matériel et le papier; une salle de classe et un atelier de composition.
- L’enseignement de l’école se composé :
- i° De cours techniques et de travaux pratiques;
- a° De cours d’instruction complémentaire ayant pour objet de perfectionner l’instruction générale des élèves, tout en les dirigeant plus spécialement vers l’enseignement professionnel.
- La durée des cours est de trois ans; ceux-ci sont gratuits.
- Les élèves doivent être âgés de 13 ans accomplis et être munis de leur certificat d’études primaires.
- Enseignement technique. — i° composition typographique courante; tableaux, travaux de ville; grec et algèbre; mise en pages et, imposition; coupe géométrique des blets; lecture et correction des épreuves; 9° tirage ou impression en noir et en couleurs; 3° clichage, moulage, montage de clichés; A0 galvanoplastie; ses applications à la typographie; 5° établissement des devis, comptabilité et administration générale de l’imprimerie.
- Enseignement complémentaire. — i° langue française; 20 histoire et géographie; 3° histoire du livre et de l’imprimerie; A0 arithmétique, géométrie, algèbre; 5° notions de mécanique, de physique et de chimie appliquées aux arts typographiques; dessin géométrique et dessin à vue.
- EMPLOI DU TEMPS.
- HEURES CONSACRÉES
- Enseignement typographique.............................................. 37
- Clicherie, moulage....................................................... h
- Enseignement complémentaire............................................. 11
- Le matériel d’enseignement comprend :
- i° Enseignement typographique : rangs, casses, caractères de labeur, de fantaisie, vignettes, etc.; presse «l’Active», presse Stanhopc; eoupoirs, biseautiers, etc.; châssis, etc.; tableaux d’enseignement;
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- 2° Clicliage, moulage, etc. : matériel de clicherie : fourneau, cuve, équerres, marbres, rabots, échoppes; piles, cuve à galvanoplastie;
- 3° Enseignement complémentaire : tables, tableaux, cartes géographiques, matériel d’enseignement du système métrique et de la géométrie pratique, etc.
- L’effectif de l’école comprend 18 élèves, répartis en trois années; les cours sont communs et réglés de manière que chaque élève en ait parcouru le cycle durant son séjour à l’école.
- Ecole professionnelle de la Compagnie du chemin de fer du Nord. — L’Ecole professionnelle delà Compagnie du chemin de fer du Nord est annexée à l’atelier des machines de Paris-la-Chapelle. Elle a été fondée en 1882 , rue Marcadet, qo, dans des bâtiments appartenant à la Compagnie du Nord, à proximité de l’atelier; ces bâtiments, avec leurs cours, occupent une superficie de â,5oo mètres carrés environ.
- L’école n’admet à participer à son enseignement que les fils des agents de la Compagnie. Elle a pour but de les pourvoir d’une solide instruction technique élémentaire, et de former de la sorte des ouvriers habiles et instruits.
- L’école fonctionne sous la haute surveillance des membres du conseil d’administration de la Compagnie du chemin de fer du Noïd.
- L’enseignement théorique est confié à trois ingénieurs de la Compagnie.
- Les travaux pratiques à l’atelier sont dirigés par un ajusteur, un tourneur et un forgeron, sous la surveillance des contremaîtres des ateliers intéressés.
- Ainsi qu’il a été dit ci-dessus, l’école spéciale située rue Marcadet, 20, est affectée à l’enseignement théorique; les ateliers, situés rue des Poissonniers, 78, forment le siège des travaux pratiques.
- La durée des études est de trois ans. Les candidats, pour être admis, doivent être âgés de plus de treize ans et de moins de quinze ans; cependant, les enfants munis du certificat d’études primaires peuvent se présenter à l’examen d’admission pour les cours professionnels, dès l’âge de douze ans; ils doivent, dans ce cas, être munis d’un certificat d’aptitude physique.
- L’admission est prononcée à la suite d’un concours qui a lieu devant les professeurs et en présence d’un délégué du Comité de direction de la Compagnie du Nord.
- Le concours d’admission comporte :
- i° Des épreuves écrites comprenant : une dictée d’orthographe usuelle et des problèmes sur l’arithmétique et le système métrique ;
- 20 Une épreuve orale comprenant des questions de géographie, d’histoire, de grammaire, d’arithmétique, de système métrique et de géométrie élémentaire.
- Une fois admis à l’école, dont les cours commencent au milieu du mois de septembre et prennent fin au mois d’août de l’année suivante, les élèves suivent l’enseignement qui se subdivise en enseignement théorique, distribué dans l’école le matin, de 7 heures a 11 heures, et en travail manuel, donné dans l’atelier, de midi à 5 heures.
- 7-
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Leurs soirées sont consacrées à repasser les matières qui ont fait l’objet de l’enseignement théorique ou à faire des exercices sur les matières des cours du jour.
- Les cours théoriques sont les suivants : langue française, géographie, arithmétique, géométrie, algèbre, physique, mécanique, chimie, technologie, dessin.
- Les exercices pratiques se composent exclusivement de travaux d’ajustage et de tour. Les élèves vont jusqu’à exécuter des étaux à mains, fûts à rochets, poignées et chariots de tour, etc.
- La deuxième année se termine par des travaux de forge consistant à frapper, conduire le feu, rebattre et forger les burins, forets et autres outils. Les élèves reçoivent également des notions de trempe et de recuit des pièces. Tous les apprentis doivent exécuter sur le tour les pièces nécessaires pour les exercices ci-dessus. Ceux qui se destinent plus spécialement à la profession de tourneur exécutent des exercices appropriés.
- Le matériel comprend : des dessins à grande échelle ; des cartes pour l’enseignement de la géographie ; des modèles en bois ou en métal ; les diverses machines-outils de l’atelier.
- Les cours professionnels des Chemins de fer du Nord occasionnent pour cette compagnie une dépense annuelle de 11,000 francs, entièrement à sa charge.
- La Compagnie du Nord délivre annuellement aux élèves de chaque division qui se sont distingués par leur travail et par leur conduite des allocations pécuniaires attribuées en fin d’exercice, et basées sur les efforts et les progrès de ces apprentis.
- Des certificats de capacité sont également accordés à ceux qui ont répondu d’une façon satisfaisante aux épreuves de sortie.
- Enfin la Compagnie prend dans ses ateliers, par ordre de mérite, à titre d’agents salariés, et jusqu’à concurrence du nombre de places vacantes, les élèves qui se sont le plus signalés par leurs bonnes notes et leurs aptitudes.
- Ceux qui ne peuvent être embauchés immédiatement à l’atelier peuvent y être admis plus tard, de préférence aux étrangers, dès que des vacances viennent à se produire.
- Il n’y a aucune obligation pour les jeunes gens ayant terminé leurs études d’entrer au service de la Compagnie, qui leur laisse toute liberté de s’engager dans l’industrie privée, s’ils trouvent dans d’autres ateliers des situations plus avantageuses que celles qui pourraient leur être faites à la Compagnie du Nord.
- Les gratifications accordées aux jeunes gens, en fin d’année scolaire, atteignent des sommes importantes variant entre 3o et 100 francs. Le total de ces allocations atteint de 1,800 à 2,000 francs.
- Le salaire touché par les élèves admis comme ouvriers est au minimum, à la sortie de l’école, de 2 fr. 2 5 par jour. Mais, comme ces ouvriers travaillent à la tache, ils peuvent augmenter leur gain en réalisant des bénéfices moyens de : 20 p. 0/0 comme monteurs, 3o p. 0/0 comme tourneurs ; 80 p. 0/0 comme ajusteurs, ce qui porte respectivement à 2 fr. 65, 2 fr. qo et A francs le salaire journalier total que les anciens apprentis peuvent toucher à leur sortie de l’école.
- Nombre des élèves : h 5.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- Ecoles professionnelles Elisa Lemonnier. — En 18 5 6 se forma, sous la présidence de M”,c Elisa Lemonnier, la Société cle protection maternelle pour les jeunes filles. Celte Société avait pour but de faire élever gratuitement le plus grand nombre possible de jeunes fdles et de leur enseigner une profession qui leur permît de vivre honorablement. Plusieurs enfants furent placées à Paris, mais les fondatrices, n’ayant trouvé ni en France, ni à l’étranger une maison qui répondît complètement à leurs vues, résolurent, en 1862, de créer elles-mêmes des établissements spéciaux. A cette époque, la Société étendit son cercle d’action et prit son titre actuel de Société pour l’enseignement professionnel des femmes.
- C’est alors que fut fondée, rue de la Perle, 9, la première école professionnelle pour les femmes qui ait existé en France. Cette école obtint un grand et rapide succès, et de nouvelles écoles, absolument calquées sur la première, quant aux méthodes et aux détails d’organisation, furent successivement ouvertes. Plus tard, la Société s’attacha surtout à développer deux de ses écoles et à leur donner une installation et des programmes qui permissent de les considérer comme des écoles modèles.
- La première de ces écoles, fondée en 18 6 k, rue Rochechouart, 7 2 , et depuis transférée dans un local plus vaste, rue Duperré, 2h, compte aujourd’hui 2 3o élèves.
- La deuxième école, créée en 1870, est située rue des Boulets, ki ; elle renferme également 2 3o élèves.
- Les immeubles dans lesquels les écoles sont installées appartiennent à la Société.
- Date d’ouverture des cours : ier lundi d’octobre.
- Date de fermeture : 2 août.
- Les cours sont payants.
- En dehors des cours d’enseignement industriel et commercial, il est fait dans chacune de ces écoles des cours d’enseignement général comprenant les matières suivantes : langue française, arithmétique, géométrie, histoire, géographie, sciences appliquées aux usages de la vie, écriture et cours de couture.
- Nous ne saurions mieux faire, pour donner une juste idée des services rendus par celle très intéressante association, que de donner, dans les tableaux suivants, la liste des enseignements qu’elle distribue, en même temps que l’indication du temps consacré à chacun d’eux.
- Les écoles sont pourvues de tout le matériel nécessaire à l’enseignement.
- La Société organise, chaque année, des concours généraux entre les élèves des deux écoles.
- En outre, les élèves prennent part avec grand succès à divers concours, tels que :
- Concours de l’Union centrale des arts décoratifs;
- Concours pour l’obtention des divers brevets de professeur de dessin (Ministère des beaux-arts) ;
- Concours de l’Association sténographique unitaire;
- Concours pour l’obtention du certificat d’aptitude à l’enseignement du travail manuel;
- Expositions artistiques ou industrielles, etc.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- HEURES CONSACRÉES
- M AT IÈ II lî S ENSEIGNÉES. l’An SEMAINE.
- l‘c ANNEE. 2® ANNÉE. 3e ANNÉE. 4e ANNÉE.
- ENSEIGNEMENT INDUS TRIEE,
- I Dessin M) a 1 2 1 l8
- Perspective 1 1/2 3 3 3
- Descriptive II 1 } 1
- Géométrie 1 1 1 1
- Anatomie II a a
- Composition décorative $ h h
- Histoire de l'art, n 1 1 /a 1 1/9 1 1/9
- Gravure u h h h
- Ecole Figurine n h h h
- rue Duperré, ah. Eventail n 2 a fi
- Miniature u 3 3 3
- Aquarelle // 2 a a
- Email et céramique // 2 0 2
- Couture 16 22 22 u
- Coupe 3 5 5 u
- Arithmétique et géométrie 8 8 8 u
- Sciences physique et naturelles a 3 5 u
- ENSEIGNEMENT COMMERCIAL.
- / Comptabilité et tenue de livres // h 8 // 8 u n n
- Anglais " 8 8 u
- // // H
- Mathématiques II // a n
- 9 9 // n
- Ecole J Algèbre ; II u
- rue Dunerré, ah. 1 // n
- Géographie commerciale 1 1 0 0 n
- | Français 3 3 a n
- I Calligraphie 2 1 n H
- I Législation commerciale et droit civil. . n // 1 1 // //
- 1 Sténographie 3 3 h H
- \ Dactylographie 3 h h U
- / Comptabilité et tenue de livres 3 3 3 II
- Anglais G G G II
- 1 Allemand 6 G G II
- 1 Mathématiques 2 a 2 n
- J Algèbre 1 1 1 //
- Ecole Géographie commerciale 1 1 1 //
- rue des Boulets, h 1 1 Correspondance commerciale 1 1 1 u
- 1 Calligraphie 1 1 II u
- I Législation commerciale 1 1 1 u
- Sténographie 9 2 a n
- \ Dactylographie 1 2 9 2 n
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Le budget annuel de la Société de l’enseignement professionnel des femmes est des plus considérables : i35,o/u francs. Les subventions accordées sont les suivantes :
- Etat, io,5oo francs; Ville de Paris, 2/1,000 francs.
- Nombre des élèves : Ô22.
- École commerciale de l’avenue Trudaine, à Paris. — L’École commerciale de l’avenue Trudaine, fondée par la Chambre de commerce de Paris en 18 6 3 et considérablement agrandie en 1893, a toujours présenté un caractère pratique. Dès sa fondation, son objectif était de former de bons employés pouvant rendre des services à leur sortie de l’école, et les programmes de l’enseignement ont été orientés de façon à répondre aux besoins immédiats des carrières commerciales.
- La Chambre de commerce, en créant l’Ecole de l’avenue Trudaine, a voulu que le prix de la pension fût très réduit, afin d’en faciliter l’accès aux enfants des familles les plus modestes, et elle s’est imposée, par suite, pour répondre à ce but, les plus grands et les plus louables sacrifices. La rétribution annuelle est de 220 francs seulement.
- La Chambre de commerce de Paris conserve la direction de son école, qui reste sous le contrôle et la surveillance directe d’une commission administrative prise dans son sein.
- L’établissement, encadré par l’avenue Trudaine, la rue Bochard-de-Sarron et la rue Condorcet, occupe un vaste trapèze d’une superficie de 3,ooo mètres carrés.
- Indépendamment des locaux nécessaires pour l’administration, le cabinet de physique , la bibliothèque, etc., il comprend :
- i° Treize salles de classe pouvant contenir 5o élèves; 20 un amphithéâtre de 2 5 0 places ; 3° une vaste salle de dessin pouvant recevoir 120 élèves.
- Deux cours distinctes permettent de séparer les élèves en deux divisions pendant les récréations. Il faut remarquer que l’école est un externat.
- L’école commerciale possède : une bibliothèque, un cabinet de physique, un petit laboratoire, une salle de dactylographie contenant 10 machines de types différents, une très belle salle de dessin, avec tous les modèles nécessaires pour l’enseignement d’après les plâtres; un appareil de projections et de nombreux clichés.
- L’enseignement de l’école comprend quatre années d’études normales et des cours préparatoires. Les matières enseignées sont :
- i° La langue et la littérature françaises; les langues allemande, anglaise et espagnole; 20 l’étude de l’histoire et de la géographie, dans leurs rapports immédiats avec la profession commerciale; 3° l’arithmétique et ses applications au commerce en général et à la banque en particulier; k° la comptabilité ; 5° la physique, la chimie, l’histoire naturelle et l’hygiène, dont les cours sont placés dans les deux dernières années; 6° la calligraphie, qui est l’objet de soins tout particuliers, dans ses applications aux différents genres d’écriture propres à la comptabilité et à la correspondance commerciale. (La sténographie est étudiée en ôe année avec traduction sur la machine à écrire); 70 la géométrie pratique et le dessin.
- Des cours de droit commercial et d’économie politique complètent cet ensemble.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- EMPLOI DU TEMPS DES COURS NORMAUX,
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. I lro ANNÉE. tEURES CC 1>AR St 2° ANNÉE. INSACRÉE MAINE. 3“ ANNEE. 4° ANNÉE.
- Langue et littérature françaises 6 6 5 3
- Conférences littéraires î II U II
- Mathématiques appliquées 5 5 3 3
- Comptabilité 2 2 2 2
- Histoire et géographie 3 2 2 2
- i anglaise 2 2 3 3
- Langue.. < allemande 2 2 3 3
- ( espagnole // I! 3 3
- Physique et chimie II Il î 2
- Histoire naturelle et hygiène II II 1 II
- Droit commercial II II 2 2
- Economie politique II II II 1
- Calligraphie 2 a 1 1
- Dessin 2 2 2 1
- Sténographie, machine à écrire II II II 3
- Totaux par année 25 23 28 29
- Les élèves sont admis à l’âge de 1 3 ans en 1re année, mais ils peuvent être reçus dès Page de 8 ans dans les cours préparatoires. Cette dernière division est partagée en plusieurs sections suivant l’âge et le degré d’instruction des élèves.
- EMPLOI DU TEMPS DES COURS PREPARATOIRES.
- HEURES CONSACRÉE
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. PAU SEMAINE.
- Section A. Section B. Section C.
- Langue française 8 7 7
- Conférences littéraires 1 1 1
- Lecture et récitation II 3 3
- Mathématiques. 5 5 5
- Comptabilité 1 II U
- Histoire et géographie 3 h h
- 1 1 1
- Langae... j 1 1 1
- Calligraphie 9 h h
- flofifiin 1 1 1
- Totaux par année 23 27 27
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 200 boursiers sont entretenus par l’Etat, le Conseil général de la Seine, les Compagnies de chemins de fer; la Chambre de commerce et des établissements de crédit, etc.
- Enfin les élèves de he année subissent, à la fin du mois de juillet, un examen sur toutes les matières enseignées, et ceux qui ont répondu d’une façon satisfaisante obtiennent, du conseil de l’école, des diplômes et des certificats qui sont très appréciés dans le monde du commerce et qui les aident ainsi à se procurer facilement des emplois.
- EFFECTIF DES ELEVES AU 1er JANVIER 1899 PAR ANNEE ET PAR SECTION.
- î10 année........................................................... i63
- 2° année........................................................... i45
- 3° année............................................................ 76
- 4° année............................................................ 4o
- Ecole préparatoire ( 4 sections)................................... 108
- Total................................... 532
- Le budget de l’École commerciale de l’avenue Trudaine est de 198,960 francs par an. L’État accorde une subvention de 5,100 francs par an; la Chambre de commerce y consacre une somme de 72,600 francs. La Banque de France y contribue pour 2,200 fr.
- Une association amicale des anciens élèves de l’École commerciale a été fondée en 1868.
- Ecole de travail des apprentis Israélites de Paris. — L’Ecole de travail, fondée par la Société de patronage des apprentis et ouvriers Israélites de Paris, fut installée le
- 3 0 avril 18 6 5 , rue des Guillemites ,10.
- Elle commença avec 12 internes. Ce nombre augmenta successivement.
- Le 1er juillet 1876, l’école, comptant 35 internes, fut transférée rue des Rosiers,
- 4 bis, où elle se trouve actuellement. Elle fut reconnue d’utilité publique par décret présidentiel en date du 5 avril 1878, sous le nom de Société de patronage des apprentis et ouvriers israélites de Paris.
- L’enseignement a pour but :
- i° De compléter l’enseignement reçu à l’école primaire;
- 20 D’initier les élèves à la connaissance des matières qu’ils auront à manier et à employer dans leur métier;
- 3° De les rendre aptes à devenir de bons et habiles ouvriers.
- L’établissement comprend deux bâtiments séparés par une cour.
- Le premier bâtiment, donnant sur la rue, a quatre étages. Le rez-de-chaussée comprend : la loge du concierge, la salle d’attente ou parloir, le bureau du directeur, la salle du conseil et la bibliothèque.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Au premier étage : la cuisine et le réfectoire; au deuxième étage : le dortoir, un cabinet de toilette pour les élèves et un cabinet pour le surveillant du dortoir; au troisième étage, Tappartement du directeur; le quatrième étage forme la lingerie et l’infirmerie.
- A l’entrée de la cour, à droite et à gauche, une salle de classe.
- Le second bâtiment, qui se trouve au fond de la cour, se compose de trois étages : le rez-de-chaussée renferme la classe de dessin et une salle de classe, qui sert en même temps de salle commune aux élèves; le premier et le deuxième étage forment de grands dortoirs avec lavabos et vestiaires; le troisième étage est destiné à la création de nouveaux dortoirs.
- Programmes. — i° français; 2° arithmétique; 3° histoire et géographie; h° physique et chimie élémentaires; 5° histoire naturelle; 6° dessin géométrique et dessin d’ornement.
- La durée des études correspond à la durée de l’apprentissage que les élèves effectuent au dehors, qui est, en moyenne, de trois à quatre années; une attention toute particulière est apportée à l’enseignement du dessin.
- Les élèves sont divisés en trois sections, selon leur âge et leurs capacités.
- Les cours ont lieu de 8 heures à î o heures du soir.
- EMPLOI DU TEMPS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- lrc ANNÉE. 3* ANNÉE. 3e ANNÉB. /|c ANN Kg.
- Français h 3 1 t
- Arithmétique 2 2 1 1
- Histoire et géographie 2 2 1 1
- Physique et chimie n H 2 2
- Histoire naturelle 1 1 1 1
- Dessin h 6 10 10
- Le matériel d’enseignement comprend :
- Cartes de géographie; livres de lecture, d’histoire et de géographie; modèles de dessin, plâtres.
- Nombre d’élèves : 98.
- Rudget : 58,797 fr. 90, provenant exclusivement de cotisations et dons.
- Association de P Ecole odontotechnique. — L’Association de l’Ecole odontotechnique,
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-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 267
- société scientifique et philanthropique fondée en 1878, a pour but le relèvement moral et scientifique de T art dentaire en France; elle administre une école spéciale pour l’étude des maladies des dents.
- En 187g, la Société présenta à M. le Ministre de l’instruction publique un premier projet d’organisation de l’enseignement de l’art dentaire en France. Consultée, la Faculté de médecine émit un avis favorable, en formulant un projet de réglementation.
- Dès lors l’école dentaire se trouva fondée, car c’est en s’inspirant de ce projet que fut rédigé le programme de son enseignement théorique et pratique, qui permet aux élèves désireux de s’instruire d’acquérir les connaissances requises et de subir par la suite les examens qui pourraient être exigés par l’État.
- La Revue odontologique est l’organe officiel de l’Association.
- Les cours techniques enseignés sont les suivants :
- Anatomie et physiologie générales et dentaires. — Anesthésie. — Micrographie et bactériologie. — Eléments de pathologie et thérapeutique^ générales et buccales. — Mécanique et physique appliquées. — Pharmacologie, physique, chimie, histoire naturelle. — Pathologie et thérapeutique dentaires. — Dissection et histologie. — Hygiène et déontologie. — Prothèse.
- Cours pratiques : cliniques, prothèses, dentition opératoire, aurification, anesthésie.
- Le matériel renferme des instruments dentaires, des collections d’anatomie, un musée, un laboratoire de bactériologie avec son matériel et une bibliothèque composée de aoo volumes traitant de l’art dentaire.
- Nombre des élèves : 66.
- Institut des Frères des écoles chrétiennes et Etablissement de Saint-Nicolas. — L’Institut des Frères des écoles chrétiennes a été fondé en 1680, par l’abhé de la Salle. Celte fondation avait pour but de travailler à l’éducation populaire, ainsi qu’à la formation professionnelle de la jeunesse. Dès 1688, l’abbé de la Salle dirigeait lui-même à Paris une école professionnelle; en 1699, il organisa des cours complémentaires pour les jeunes gens et les adultes; en 1705, il fonda le pensionnat de Saint-Yon, près Rouen, bientôt suivi de celui de Marseille, où Ton enseigna, disent les Lettres patentes de 1757, «tout ce qui est nécessaire au commerce ». Durant le xvm° siècle, onze établissements de même nature furent créés, mais c’est particulièrement dans le courant du xixc siècle que l’Institut des Frères a développé l’enseignement industriel et commercial. Au icr janvier 1900, il ne comptait pas moins de 36 écoles ou cours techniques industriels, réunissant 9,625 élèves, et 82 établissements ou cours commerciaux, avec un total de 6,000 élèves.
- Ces établissements fonctionnent sous le contrôle du Conseil de l’Institut des Frères des écoles chrétiennes.
- L’enseignement donné dans ces divers établissements est essentiellement différent : dans certains d’entre eux, on rencontre des cours de préparation à l’Ecole centrale des
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- arts et manufactures, à TEcole des mines de Saint-Etienne, aux Ecoles nationales d’arts et métiers, à celles des élèves mécaniciens de la flotte, d’hydrographie, de contremaîtres de Cluny et de maîtres mineurs d’Alais ; d’autres établissements constituent de véritables écoles professionnelles avec un enseignement se rapprochant à celui des écoles pratiques de commerce et d’industrie; dans certaines institutions, comme celle de Saint-Nicolas, on forme de véritables apprentis, qui reçoivent de contremaîtres appartenant à l’industrie privée leur instruction technique.
- Les établissements dirigés par les Frères des écoles chrétiennes forment six groupes principaux :
- i° Préparation à l’Ecole centrale : Pensionnat des Frères des écoles chrétiennes de Passy;
- 2° Préparation à l’Ecole des mines de Saint-Etienne : Pensionnat des Frères des écoles chrétiennes, à Saint-Etienne;
- 3° Préparation aux Ecoles nationales d’arts et métiers, aux Ecoles d’élèves mécaniciens de la flotte, d’hydrographie, à l’École des contremaîtres de Cluny et à celle des maîtres mineurs d’Alais : 21 établissements ;
- A0 Ecoles professionnelles indépendantes : 11 établissements en France et quelques écoles professionnelles à l’étranger.
- 5° Ecole d’apprentissage : Etablissement Saint-Nicolas, à Paris ;
- 6° Enseignement commercial : 8 A établissements en France et en Algérie.
- Dans ces divers établissements, répartis sur différents points du territoire, les programmes et l’organisation sont absolument variables et appropriés aux besoins locaux.
- Un certain nombre d’établissements sont, en outre, installés dans l’Amérique du Sud, les Etats-Unis du Nord, le Canada, l’Extrême-Orient, l’Orient et les diverses contrées de l’Europe. Plusieurs d’entre eux sont subventionnés par le Gouvernement français.
- De toutes les institutions dirigées par les Frères des écoles chrétiennes, la plus intéressante, par son ancienneté, par son importance, par son organisation toute spéciale, par les résultats obtenus, est celle de Saint-Nicolas, située à Paris, rue de Vaugirard, 93. Sa fondation remonte à 1827. A cette époque, M. l’abbé Martin de Bervanger conçut le projet de doter Paris d’un établissement modèle, d’où le jeune apprenti sortirait connaissant à fond son métier. Dans ce but, il recueillit d’abord, dans un local de la rue des Anglaises, 7 enfants pauvres.
- Après des vicissitudes diverses, l’œuvre se développa peu à peu, grâce à de généreux bienfaiteurs; en 1869, les Frères prirent en main son administration. Depuis cette époque, elle grandit d’une façon régulière, et l’établissement de la rue de Vaugirard est aujourd’hui installé dans des bâtiments construits en vue de leur objet, couvrant une superficie de 7,000 mètres carrés. Le régime de l’institution est celui de l’internat absolu, et le tarif de la pension des apprentis est le même que celui des enfants des
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- autres classes : 35 francs par mois, comprenant logement, nourriture, vêtements, blanchissage, livres de classe, frais de médecin. Droit fixe d’entrée: 5o francs.
- Les ateliers sont au nombre de îA. L’organisation générale, commune à tous les ateliers, est la suivante :
- L’Œuvre de Saint-Nicolas choisit d’habiles et honorables patrons à qui elle fournit le local. Chacun d’eux s’installe, en apportant son outillage, dont il conserve la propriété; suivant les corps de métier et les usages, les élèves se procurent à leurs frais le petit outillage à main.
- Le chef d’atelier supporte toutes les dépenses d’éclairage, de chauffage, d’entretien ; il fournit la matière première à ouvrer, fabrique à ses risques et périls et vend à son seul profit les objets manufacturés. Il doit, par convention avec l’établissement, montrer aux enfants qui lui sont confiés tous les procédés de son métier et les rendre, au bout d’un temps déterminé (trois ou quatre années suivant la profession), capables de se placer comme ouvriers sinon complètement faits, du moins aptes à gagner leur vie et à se suffire à eux-mêmes. Les Frères concourent, avec les chefs d’atelier, à la surveillance; ils sont chargés des cours complémentaires d’instruction générale ou technique, des conférences, des leçons de dessin, toutes choses organisées spécialement pour les apprentis. Ces derniers sont, autant que possible, séparés des autres enfants de la maison.
- Dès son entrée à l’atelier, l’apprenti produit œuvre utilisable ; on pourrait donc concevoir la crainte de voir les chefs d’atelier, désireux de profiter le plus possible de la main-d’œuvre des enfants, les confiner dans une spécialité; mais en fait, cette spécialisation exagérée n’existe pas; les patrons entrepreneurs ont d’ailleurs intérêt à ce que, vers la fin de leur apprentissage, les enfants, qui sont leurs seuls aides, aient une connaissance suffisante de leur métier pour produire vite et bien toutes les parties constituantes des pièces exécutées.
- Les ateliers, au nombre de 1 A , sont les suivants :
- i° L’atelier de mécanique, le plus important, possède : î moteur à gaz de i5 chevaux, 36 étaux, i/i tours, 2 fraiseuses, 1 tour à décolleter, 2 tours à bois, A machines à percer, 2 forges ; éclairage électrique ;
- Apprentis tourneurs en cuivre, au nombre de 6; apprentis tourneurs en fer, au nombre de 8; apprentis ajusteurs, au nombre de Ao;
- A contremaîtres; durée de l’apprentissage, A ans.
- Une des machines à percer, de grand modèle, trois des tours, les deux moteurs à gaz, ont été construits dans les ateliers de la maison.
- 20 Atelier des électriciens, installé en 1898 ; 16 étaux, A tours, 2 machines à percer;
- Durée de l’apprentissage, A ans ; 12 apprentis.
- 3b Compositeurs typographes et imprimeurs; 3 machines à retiration, 1 presse à pédale, 1 presse à bras, 1 machine à gaz de 5 chevaux ; 3 6 élèves (22 compositeurs, A metteurs en pages et imposeurs, 10 imprimeurs); durée de l’apprentissage, A ans.
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- A0 Relieurs ; î A élèves ; 3 ans d’apprentissage.
- 5° Graveurs géographes et lithographes; 5 et 11 élèves; durée de l’apprentissage, A ans; salaire de début, A francs par jour.
- 6° Menuisiers, ébénistes; 20 apprentis; durée de l’apprentissage, 3 ans; salaires de début, 0 fr. 5o à 0 fr. 60 de l’heure.
- 70 Sculpteurs sur bois; 2 5 apprentis; A années d’apprentissage; salaire de début, 0 fr. 60 de l’heure.
- 8° Atelier de précision ou de petite mécanique; 22 étaux, (j tours, machines à percer, forge, etc.; 22 élèves; durée de l’apprentissage, A ans; salaire de début, 0 fr. Ao l’heure.
- (j° Ciseleurs sur métaux et monteurs en bronze; 18 ciseleurs, 1 1 monteurs; durée de l’apprentissage, 3 ans.
- io° Tourneurs en optique; 12 apprentis; durée de l’apprentissage, 3 ans; salaire de début, 5 francs par jour.
- ii° Malletiers; 20 apprentis; durée de l’apprentissage, 3 ans; salaire de début, 0 fr. Ao l’heure.
- Nombre total des apprentis : 2 35.
- Temps passé : à l’atelier, 8 heures; en classe, 2 heures; instruction religieuse, une demi-heure.
- Il n’existe pas de cours généraux proprement dits; on considère qu’à 1A ans., âge moyen d’entrée à la section d’apprentissage, l’enfant a dû terminer l’acquisition de son bagage scientifique et littéraire. Aussi, l’organisation des études primaires élémentaires à Saint-Nicolas est-elle combinée en vue de se raccorder aussi bien que possible avec le travail d’atelier et de compléter ainsi l’instruction technique des apprentis. A différentes époques de l’année, des conférences technologiques sont faites aux apprentis.
- Les deux heures de classe sont en grande partie consacrées au dessin. Ce dernier enseignement se donne en trois années et se subdivise lui-même en catégories :
- i° Dessin industriel pour machines, suivi par les apprentis de la grosse et de la petite mécaniques, par les tourneurs en optique et les électriciens;
- 20 Dessin industriel pour le travail du bois, que les menuisiers fréquentent principalement;
- 3° Dessin d’art et d’ornement pour les lithographes, géographes, sculpteurs, ciseleurs et monteurs.
- Les typographes, imprimeurs, relieurs et malletiers sont versés dans la catégorie qui paraît le mieux convenir aux aptitudes de chacun.
- On s’attache surtout à orienter les études et exercices de dessin de chaque élève dans le sens de sa spécialité; les apprentis de la section de précision, par exemple, étudient et dessinent plus particulièrement les instruments de mathématiques et les appareils de mesure qu’ils apprennent à fabriquer.
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- U Union des Frères enseignants se compose des congrégations suivantes :
- Frères de la Croix de Jésus (maison mère à Ménestreul, Ain); Frères de la Doctrine chrétienne (maison mère à Nancy); Frères de l’Instruction chrétienne (maison mère à Ploërmel); Frères de la Miséricorde (maison mère à Montehourg, Manche); Petits Frères de Marie (maison mère à Saint-Genis-Laval, Rhône); Frères du Sacré-Cœur (maison mère à Paradis, près le Puy, Haute-Loire); Frères de Saint-Gabriel (maison mère à Saint-Laurent-sur-Sèvre, Vendée); Frères de la Sainte-Famille (maison mère à Belley, Ain).
- L’Union comprend : 1/1,667 membres, 1,658 établissements et 228,626 élèves.
- Dans les colonies, elle compte 1,425 membres, 201 établissements et 42,108 élèves.
- L’exposition collective de Y Union des Frères enseignants réunissait les travaux de 12 de ses écoles professionnelles.
- Ecole de Valbenoite, Saint-Etienne (Petits Frères de Marie):cahier de cours, dessin d’imitation, épures, dessin du cours des mineurs. —Ecole de Firminy (Petits Frères de Marie) : dessins industriels, projections d’après modèles en relief. — Ecole de Landerneau (Frères de l’Instruction chrétienne) : dessin industriel, épures de géométrie descriptive, pièces de chaudronnerie, ajustage et forge.— Ecole de Notre-Dame de Toutes Aides, Loire -Inférieure (Frères de l’Instruction chrétienne) : épures,- pièces d’ajustage. — Pensionnat Sainte-Marie, à Lille (Petits Frères de Marie) : épures, dessins industriels, pièces d’ajustage. — Pensionnat Saint-Joseph, à Nancy (Frères de la Doctrine chrétienne) : croquis cotés, dessin industriel, précis d’ajustage. — Ecole de Paris, rue Pernety, 48 (Petits Frères de Marie) : dessins divers, croquis cotés, lavis de surfaces courbes, ombres usuelles, etc. — Ecole de Pont-Sainte-Maxence : ornements à la plume, organes de machines. — Ecole de Saint-Nazaire (Frères de l’Instruction chrétienne) : dessin industriel, organes de machine d’après nature. — Ecole La Men-nais, à Ploërmel (Frères de l’Instruction chrétienne) : pièces d’ajustage. — Pensionnat de Saint-Laurent-sur-Sèvre, Vendée (Frères de Saint-Gabriel): pièces d’ajustage et de forge.
- Le but principal poursuivi dans ces divers établissements est la préparation aux examens des diverses écoles techniques : Ecoles d’arts et métiers, Ecoles des apprentis-mécaniciens de la Flotte, et même à l’Ecole centrale des arts et manufactures (Ecole de Paris, 48, rue Pernety); accessoirement, quelques-uns des jeunes gens qui n’ont pu réussir dans leurs examens reçoivent un complément d’enseignement pratique, pour entrer ensuite comme petits ouvriers dans les ateliers industriels.
- L’Union exposait, en outre, une collection de livres techniques employés au pensionnat de Paris, rue Pernety, 48, pour la préparation à l’Ecole centrale des arts et manufactures.
- Compagnie des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul (îâo, rue du Bac, Paris). — L’ouvrage de M. Ë. Cail, dont nous parlerons plus loin (voir ci-après,
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- page 3c)A), nous apprend que le nombre des écoles professionnelles de jeunes biles en France est d’environ i,6oo, et que ces écoles réunissent ensemble de 20,000 à 25,ooo élèves. La Compagnie des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul en dirige à elle seule près du tiers ; on peut, en effet, évaluer à 5oo le nombre de ses communautés où se donne un enseignement professionnel. Tous ces établissements reçoivent ensemble de iA,ooo à i5,ooo jeunes fdles, ouvrières ou apprenties.
- Jusque dans la seconde moitié du xixc siècle, on a surtout appris aux enfants, dans ces écoles, la tenue intérieure d’un ménage, l’entretien ou la confection du linge et des vêtements. Les besoins actuels de la société ont amené la Compagnie, depuis une trentaine d’années, à donner aux jeunes tilles la connaissance de plusieurs métiers pouvant être exercés par la femme : la broderie, la fabrication des fleurs, l’imagerie, etc.
- L’enseignement professionnel chez les Filles de la charité se présente sous trois types différents :
- i° L’Orphelinat (environ 3oo établissements), qui est le type primitif et le plus multiplié 9) ;
- 2° Les ouvroirs internes ou externes (i5o établissements), où les jeunes tilles sont admises a treize ans ou au-dessus.
- A i’ouvroir interne elles sont pensionnaires; c’est une extension de l’orphelinat.
- Les ouvroirs externes ou ateliers d’apprentissage sont annexés ordinairement aux écoles primaires. Quelquefois les apprenties restent pendant l’été dans leurs familles pour les travaux des champs et ne viennent à I’ouvroir que pendant l’hiver. Dans certains ouvroirs le travail des apprentis est destiné aux magasins; dans d’autres maisons elles apportent celui de la famille.
- Lorsque leurs travaux sont destinés aux magasins, après quelque temps de présence à I’ouvroir, les jeunes filles reçoivent une rémunération proportionnée à leur activité et à leur adresse.
- 3° Les écoles professionnelles (5o établissements). L’enseignement professionnel s’y complète de cours particuliers : dessin, coupe, comptabilité, langues vivantes, etc.
- La Compagnie des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul exposait à la Classe 6 les travaux de cinq de ses écoles de Paris et de huit de ses ouvroirs de province. Nous donnerons un rapide aperçu sur l’organisation de leur établissement de la rue de Monceau, îA, à Paris, qui nous présente un exemple complet et caractérisé d’un groupement d’œuvres diverses, comme il s’en rencontre fréquemment dans les communautés de la Compagnie.
- On y trouve une crèche, une école primaire libre de 5oo enfants, un orphelinat, un patronage interne, une maison de secours et d’assistance, un atelier de broderie et de dessin industriel, un atelier d’apprentissage.
- 0) La Compagnie des Filles de la Charité exposait à la Classe 101 les règlements et les travaux d’un orplic-linat-type, celui d’Hazebrouk (Nord).
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- Les enfants doivent fournir, pour la durée de leur apprentissage, G,ooo heures de travail, ce qui représente 23 mois en faisant la journée réglementaire de dix heures.
- La Compagnie estime ce temps rigoureusement nécessaire pour que les jeunes hiles sortant de l’atelier soient de bonnes ouvrières. Cependant il arrive que plusieurs d’entre elles, grâce à leur exactiude, à leur application et aussi à certaines aptitudes naturelles, peuvent acquérir et perfectionner plus rapidement que d’autres les connaissances pratiques que Ton exige de toutes; et cela d’autant plus facilement que, n’étant jamais dérangées par des courses, tout leur temps peut être mis à profit pour leur formation.
- Pour stimuler les efforts des apprenties, et pour compenser la petite gratification journalière qui leur serait accordée dans la plupart des ateliers à la lin de la première année, un grand avantage leur est offert ici : ce sont des remises d’heures faites chaque trimestre, proportionnellement aux notes de conduite et de travail, pour diminuer la durée conventionnelle de l’apprentissage ; c’est-à-dire que celles qui pourront réaliser en 16, 18 ou 20 mois, la somme de perfectionnement demandée, seront dès lors considérées comme ouvrières et commenceront à gagner, bien qu’en réalité les 6,000 heures n’aient pas été remplies par un travail effectif.
- Un livret contenant les notes que l’apprentie a méritées et l’indication de ses heures de travail est remis chaque semaine aux parents qui peuvent ainsi se rendre un compte exact de la conduite et des progrès de leur tille. Au moyen de ce carnet, une vraie correspondance hebdomadaire s’établit entre les familles et les maîtresses.
- Selon le désir des parents, les apprenties sont employées tour à tour à la couture, à la lingerie, au raccommodage de toutes sortes et à la broderie industrielle; cependant la confection reste la branche principale de l’apprentissage.
- Toute facilité leur est également donnée pour suivre les divers cours établis dans la maison : comptabilité, anglais, peinture, dessin, dessin de coupe et dessin industriel.
- En un mot, tout est combiné pour permettre aux jeunes biles d’employer le plus avantageusement possible le temps quelles passent à l’atelier d’apprentissage où Ton vise avant tout à développer et à perfectionner leur talent, en sorte qu’il n’y ait pas de lacunes dans leur travail.
- Certains avantages matériels sont offerts aux enfants; elles peuvent recevoir :
- i° Des remises d’heures;
- 20 Une robe donnée à la lin de la iro année ;
- 3° Des primes qui sont fixées sur le nombre de bonnes notes obtenues pendant l’apprentissage.
- La plus forte prime de la ire année est de 5o francs.
- A cette première prime viennent s’ajouter la valeur des bonnes notes obtenues pendant la 2e année, et le total général est inscrit sur des livrets de Caisse d’épargne délivrés aux jeunes hiles à l’expiration de leurs 6,000 heures d’apprentissage, soit fournies effectivement, soit réduites par le bénéfice des remises.
- 'Gn. I. — Cl. 6. — T. 1. 18
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- A ce moment, les jeunes filles cessant d’étre apprenties peuvent rester dans la maison comme ouvrières ; elles sont payées selon leur capacité et augmentées au fur et ;\ mesure quelles le méritent, jusqu’au jour où elles sont en état de se créer une situation avantageuse en entrant dans des maisons sérieuses de confection.
- Le nombre de jeunes filles fréquentant l’atelier d’apprentissage est d’environ une trentaine.
- Parmi les objets exposés figuraient un grand store brodé sur soie, des costumes de dames, des livres d’beures enluminés, des peintures et broderies sur soie (broderies dessinées et exécutées par les apprenties).
- Les autres écoles de la Congrégation des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul, figurant à la Classe 6, étaient les suivantes : i° Paris : Ecole professionnelle, rue du Cbevaleret, 11 a ; Ecole professionnelle, avenue du Roule, h a ; Ouvroir interne et école professionnelle, rue Caulaincourt, 3q ; Orphelinat, rue Jean-Cottin, 7; y0 Province : Ouvroir externe de Tarbes; Ouvroirs internes de Lyon, Pau, Yvré-l’Evéquo (Sartlie), Neuilly-sur-Seine, Lille, Saint-Oucn (Seine), Epernay (Marne).
- Somme. — Ecole d’apprentissage de la Société industrielle d'Amiens. — Voir chap. V, § II, Cours professionnels : A. Enseignement industriel et commercial.
- S 2. — COUUS PROFESSIONNELS.
- A. — Enseignement industriel et commercial.
- Aisne. — Société industrielle de Saint-Quentin et de l’Aisne, — La Société industriel le de Saint-Quentin et de l’Aisne a organisé les enseignements suivants :
- Cours de tissage théorique et pratique. — Ecole d’apprentissage de tissage mécanique. — Cours de broderie mécanique. — Lingerie. — Langue anglaise et langue allemande. — Mécanique pratique. — Physique. — Chimie. — Sucrerie. — Chauffage. — Dessin d’ornement et de Heurs. — Dessin décoratif applicable aux rideaux, et à la broderie. — Mise en carte pour rideaux et tissus divers. — Dessin. — Mise en carte pour broderies. — Dessin industriel et géométrie appliquée. — Cours de l’école professionnelle régionale et cours professés à Boliain (tissage, dessin et comptabilité).
- La durée des études varie avec la nature et l’importance des matières enseignées.
- Cette durée d’études, dans les spécialités ci-dessous mentionnées, est la suivante :
- Tissage mécanique, broderie, lingerie : de 2 mois à un an.
- Tissage théorique, langues étrangères, mécanique, physique, chimie, chauffage, sucrerie : 2 années.
- Dessin décoratif (ornement et Heurs), dessin, mise en carte pour broderies, mise
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- en carte pour rideaux et tissus divers, dessin industriel et géométrie appliquée : de y à 5 ans;
- Ecole professionnelle régionale (travail du fer et du Lois) : 3 années;
- Le local occupé par la Société industrielle est situé au centre de la ville de Saint-Quentin; il comprend d’importants bâtiments à plusieurs étages, affectés à ses cours ou à ceux de son école professionnelle et renfermant notamment : une bibliothèque, un musée commercial, des salles de dessin et d’exposition de travaux d’élèves, des salles de cours et des ateliers spéciaux pour la mise en carte des rideaux, pour le tissage, l’ajustage, la menuiserie, le modelage, la sucrerie, etc.; une machine à vapeur et un moteur à gaz, ce dernier, de y5 chevaux, fournissent la force motrice et l’éclairage dans tous les locaux.
- Le matériel d’enseignement, très important, est le suivant :
- Tissage. — Métiers à tisser à la main, ourdissoir, différents systèmes de Jacquard, d’armures, de métiers mécaniques les plus récents, etc.
- Broderie. — Métiers à broder de différents systèmes, machines à enfiler les aiguilles, etc.
- Lingerie. — Machines à coudre, machines à broder Bonnaz, etc.
- Langues étrangères. — Ouvrages, publications, journaux anglais et allemands.
- Mécanique, chauffage et sucrerie. — Appareils en coupe, machines de sucrerie (réductions), tableaux de différentes machines-outils, machines à vapeur et appareils de sucrerie.
- Physique et chimie. — Laboratoires et instruments.
- Cours de dessin. — Albums de dessin de tous genres, modèles en plâtre, en bois, en 1er, collections d’échantillons du musée commercial, fleurs naturelles.
- Le tableau suivant donne une idée du temps consacré à chaque enseignement :
- MATIERES ENSEIGNEES.
- HEURES CONSACREES PAU SEMAINE.
- ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
- Tissage...} borique et pratique.
- ( mécanique..........
- Broderie mécanique..............
- Lingerie........................
- Mécanique pratique. Physique et chimie.
- 2 1 2 1
- liîi //
- 6o II
- CO 8l
- 1 ./2 II
- 2 l/2 II
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- HEURES CONSACRÉES
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. PAR SEMAINE.
- lrc ANNEE. 9e ANNÉE. 3" ASNÉE.
- ENSEIGNEMENT INDUSTF tIEL. (SUITE.)
- ç ( de chauffage >1* h n
- ( de sucrerie j/3 h fi
- Dessin décoratif (ornements et fleurs) 18 18 J a
- Mise en carte pour rideaux et tissus divers 2 fi (i //
- Dessin-mise en carte pour broderies ah 7 v3 //
- Dessin industriel et géométrie appliquée (i 0 G
- n ( de stéréotomie h a //
- ( de sculpture et modelage h a //
- Ecole professionnelle (travail du fer et du bois) 60 Go Go
- Tissage de Bohain 1 1 n
- Dessin de Bohain 1 1 U3 ; n
- ENSEIGNEMENT COMMERCIAL.
- Comptabilité commerciale 1 i/a 11 n
- t ( anglaise Langue.. . t ° 3 3 n
- ( allemande 3 3 3
- Les cours de l’école professionnelle de la Société industrielle de Saint-Quentin ont lieu tous les jours, de 7 heures du matin en été, et de 8 heures en hiver à 7 heures du soir.
- L’enseignement est gratuit. Les élèves sont externes.
- La journée de travail comprend généralement 6 heures de travail manuel et h heures d’enseignement théorique.
- Nul ne peut être admis à l’école s’il n’est âgé de 12 ans au moins; exception n’est faite que pour les candidats pourvus du certificat d’études primaires. D’autre part, les candidats à l’école ne doivent pas être âgés de plus de 1 G ans.
- L’outillage est varié et suffisant pour instruire 100 élèves; il comprend tous les outils à main et les établis pour mécaniciens et menuisiers, les machines-outils, machines à percer, tours à fileter ou ordinaires pour métaux et pour bois, étaux-limeurs, machines à raboter, meules, etc.; les foyers des forges sont souillés au moyen d’un ventilateur, et une machine à vapeur de la force de 15 chevaux actionne les transmissions ainsi que celles du tissage mécanique.
- Un certificat d’études professionnelles est délivré aux élèves qui ont subi un examen de sortie satisfaisant. Ce certificat, très apprécié dans la région, leur permet de se placer avantageusement dans l’industrie.
- Le nombre des élèves de l’Ecole professionnelle régionale de Saint-Quentin varie de 7 5 à 80 pour l’ensemble des trois années.
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- Des concours et des examens annuels donnent également lieu à des récompenses proportionnées aux mérites des élèves des autres cours.
- La Société a fondé un grand nombre de prix et médailles destinés à récompenser les perfectionnements apportés dans l’industrie.
- Le nombre des auditeurs s’est élevé, en 1 (joo, à 2,1 .9 1.
- Le budget de la Société est de 75,000 francs; l’Etat lui accorde une subvention de id,ooo francs par an; la ville de Saint-Quentin contribue à son fonctionnement pour une somme de 20,000 francs.
- Bouchiîs-du-IuiÔne. — Association polytechnique de Marseille. — Bien que portant le nom à’Association polytechnique (section de Marseille), l’Association polytechnique de Marseille est une société ayant son autonomie complète et absolue; elle n’a d’autre attache avec l’Association polytechnique de Paris que le patronage que celle-ci lui accorde, ainsi quelle le fait d’ailleurs pour toutes les associations polytechniques de province.
- Cette société a été fondée en 1896 et fonctionne régulièrement depuis cette époque ; elle est calquée en grande partie sur l’Association polytechnique de Paris et, comme cette dernière, constitue un enseignement complémentaire du soir comprenant à la fois des cours techniques et des cours d’enseignement général; des conférences sont également faites sur des sujets variés. Ces conférences constituent un groupement spécial qui porte le nom (Y Université populaire de Marseille.
- Les cours ont lieu dans des locaux, au nombre d’une dizaine, mis à la disposition de l’Association par les pouvoirs publics (écoles, sociétés d’enseignement, etc.)
- Date d’ouverture des cours : 15 novembre.
- Date de fermeture des cours : 6 mai.
- Hygiène générale. Génie et plomberie sanitaire. — Mécanique appliquée. — Chimie appliquée à l’hygiène. — Perspective. — Médecine et petite chirurgie. — Mathématiques élémentaires (arithmétique, algèbre). — Sténographie et machine à écrire.— Photographie.
- Il est fait, en outre de ces différents cours spéciaux, des leçons d’enseignement général.
- Nombre des élèves : environ 200.
- Budget : i,365 francs, dont 200 francs proviennent du département et 600 francs de la ville de Marseille.
- Gironde. — Société philomathique de Bordeaux. — La Société philomathique de Bordeaux, fondée en 1800, est une de nos plus anciennes sociétés d’enseignement populaire françaises.
- La Société philomathique fut, dès le début, divisée en sections consacrées aux sciences, aux lettres, à la musique et à l’archéologie.
- Elle revendique l’honneur d’avoir fondé, avant la naissance des facultés, des cours
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- supérieurs cle littérature et de sciences; elle établit ultérieurement,, pour répondre aux besoins professionnels, des cours publics et gratuits et institua des prix destinés à récompenser les auteurs de découvertes utiles; enfin elle inaugura, en 183c), ses cours gratuits d’adultes pour hommes, puis pour femmes, fréquentés aujourd’hui par un grand nombre d’élèves.
- Pendant tout le siècle qui vient de s’écouler, la Société philomathique a pris ainsi une grande part au mouvement intellectuel de notre époque et n’est restée étrangère à aucune question à l’ordre du jour de la science, de l’art, du commerce et de l’industrie. Elle a multiplié ses moyens d’action en créant, parallèlement à son œuvre, diverses sociétés spéciales, telles que : la Société linnécnne, la Société des Amis des arts, la Société philharmonique, la Société d’agriculture, etc.
- Treize expositions ont été organisées de 1827 à i8q5 par la Société philomathique; tout d’abord circonscrites aux produits d’un nombre limité de départements, elles s’étendirent, plus tard, à ceux de la France entière et meme à ceux de l’étranger.
- Les dernières expositions de la Société, dont le succès est encore présent à toutes les mémoires, ont groupé plusieurs milliers d’exposants et réalisé des bénéfices importants, sur lesquels des sommes considérables ont été affectées aux progrès de l’enseignement populaire.
- Depuis 18-7/1, Société philomathique est chargée de l’administration de l’Ecole supérieure d’industrie de Bordeaux; elle y a créé, en 1898, des ateliers d’apprentissage pour les industries du cuir.
- Les locaux affectés aux cours sont répartis dans tous les quartiers de la ville.
- Date d’ouverture des cours : 15 octobre.
- Date de fermeture des cours : i5 juin.
- Pour être admis aux cours, il est nécessaire d’avoir i5 ans au moins au ior janvier de Tannée scolaire, de subir un examen d’entrée devant les professeurs de la classe et d’acquitter un droit d’inscription, contre lequel il est fait remise d’une carte d’admission.
- Nous ne pouvons indiquer 'ci même succinctement les sujets des nombreux cours professés sur l’initiative et sous le contrôle de la Société philomathique de Bordeaux.
- L’enseignement est subdivisé en cours ayant plus particulièrement trait à l’enseignement industriel, au nombre de k7, et en cours commerciaux, au nombre de /13 par semaine.
- Trois divisions (une division d’apprentis, une division de femmes et une division d’hommes) reçoivent les auditeurs, qui peuvent ainsi suivre, séparément, des cours en harmonie avec les besoins de leur profession.
- Nous nous bornerons à énumérer les titres de ces cours, qui comprennent notamment .-
- Deux cours de lecture, deux d’écriture, deux de calligraphie, cinq d’arithmétique élémentaire, deux d’arithmétique supérieure, un de géométrie élémentaire, un de géométrie supérieure, un d’algèbre, six de comptabilité élémentaire, un de comptabilité supérieure, un de grammaire élémentaire, un de langue française (supérieur), un de
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- géographie pliysicpie et commerciale, deux de sténographie et de dactylographie supérieurs, deux cours d’anglais, d’allemand et d’espagnol élémentaires et deux cours supérieurs des memes langues, un cours de dessin géométrique et de dessin industriel, un cours de dessin d’ornement en trois années, un cours de dessin et d’études appliquées aux arts décoratifs, un cours de dessin de machines, un cours de dessin d’architecture, un cours de dessin de carrosserie, un cours de physique générale appliquée à l’industrie, un cours de chimie appliquée à l’industrie, un cours de modelage et de sculpture sur bois, un cours de coupe de pierres, un cours de coupe de bois de menuiserie, un cours de coupe de bois de charpenterie, un cours d’ébénisterie, un cours de coupe pour tapissiers, un cours de coupe pour cordonniers (en deux degrés, élémentaire et supérieur), un cours de coupe pour tailleurs, un cours de chaudronnerie etforgeage, un cours d’ajustage et modelage, un cours de serrurerie et ferronnerie, un cours de chauffe, un cours d’entretien et de conduite des machines, deux cours de traitement des vins, un cours de droit commercial, un cours de cuisine ménagère, deux cours de coupe de vêtements (élémentaire et supérieur), un cours de broderie, un cours de couture, un cours de tissage.
- L’enseignement industriel est l’objet d’applications pratiques, grâce à la création, faite par les soins de la Société philomathique de Bordeaux, d’ateliers d’apprentissage des industries du cuir, comprenant : un atelier de cordonniers, un atelier de piqûre de bottines, un atelier de corroirie, un atelier de mégisserie et un atelier de teinture sur peaux, ateliers dans lesquels travaillent une quarantaine d’apprentis.
- Des appareils appropriés permettent de donner aux divers enseignements tout le développement qu’ils comportent, soit en venant en aide aux démonstrations faites dans les cours, soit en facilitant les applications pratiques à l’atelier.
- Dans ce matériel rentrent les appareils, instruments, outils et produits suivants :
- Instruments nombreux dans des laboratoires de physique et de chimie, machinerie à vapeur, à gaz et à eau; moteurs de tout genre, dynamos électriques, dynamos à courant triphasé, pompes, etc.;
- Outils de forgeage, de serrurerie, de menuiserie, de charpenterie, de coupe de pierre, de modelage, de sculpture sur bois, d’ébénisterie ;
- Machines à coudre, tables et établis pour couturières, lingères, repasseuses, brodeuses, tailleurs et tailleuses, coupcuses, cuisinières, etc.;
- Bibliothèque de lecture sur place et de prêt;
- Musée des produits du commerce, de l’industrie jet des colonies.
- En vue d’entretenir l’émulation chez les élèves, des récompenses et des encouragements leur sont accordés, à la suite d’examens passés devant une délégation de la Société.
- La commission d’examens se prononce exclusivement sur les travaux exécutés par les élèves et faits dans l’école même, sous le contrôle et la responsabilité des professeurs.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Les récompenses mises à la disposition du jury consistent en prix spéciaux, bourses de voyage, prix d’honneur, mentions hors concours, etc.
- Des diplômes spéciaux sont, en outre, délivrés à la suite d’un examen spécial ayant lieu, à la fin de chaque exercice scolaire, devant une commission désignée à cet effet.
- Ne sont admis à prendre part à cet examen que les lauréats des récompenses précédentes.
- Les prix spéciaux et les bourses de voyage ne sont attribués qu’aux lauréats des cours professionnels supérieurs.
- Le nombre des inscriptions s’élève au chiffre considérable de 8,770. Budget : c)3,863 fr. 10.
- Subventions
- de l’État.................
- du département............
- de la ville de Bordeaux....
- de la Chambre de commerce.
- 11,000 francs. 2,000 10,000 4,8oo
- Total
- 27,800
- Isère. — Association du commerce et de l’industrie de Grenoble. — Cette Société, fondée en 1885, a pour but de développer l’instruction acquise dans les écoles et plus particulièrement de répandre l’enseignement commercial et de rechercher des emplois pour ses sociétaires.
- EMPLOI DU TEMPS.
- HEURES CONSACRÉES NOMBRE
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. PAR SEMAINE. TOTAL
- lro ANNÉE. 2° ANNÉE. 3" ANiVIÎR. DES I'IIe'sENCES.
- Physique industrielle (électricité) 1 , Il // a5o
- Enseignement. ) industriel. j Chimie industrielle 1 // // a5o
- Dessin 1 // U i33
- 1 Anglais _ 1 1 1 9/16
- Allemand 1 1 1 880
- Italien t 1 1 h ho
- Espagnol 1 // fl 91
- Enseignement , Géographie coloniale 1 i/a 1 l/9 // 1,89a
- commercial. Comptabilité 1 1 // i,a85
- Droit commercial 1 // fl 1 a 1
- Espéranto (langue internationale) .... 1 // // 2^0
- Français 1 // // n
- ( Arithmétique 1 // H 11
- Les fondateurs ont rencontré un appui précieux dans la municipalité de Grenoble, et leur intervention n’a pas peu contribué à la transformation de l’Ecole professionnelle Vaucanson en Ecole pratique de commerce et d’industrie.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 281
- L’Association poursuit actuellement sa reconnaissance comme établissement d’utilité publique.
- Les cours, qui ont lieu seulement le soir, se font dans des locaux spécialement affectés par la Ville à l’enseignement donné par l’Association du commerce et de l’industrie de Grenoble, rue Cornélie-Gémond, 6.
- Les cours de physique, de chimie et de dessin se tiennent à l’Ecole pratique de commerce et d’industrie.
- Date d’ouverture des cours : 1 o octobre.
- Date de fermeture : 2 5 mars.
- L’Association possède une bibliothèque, un appareil de projections et une collection de cartes géographiques.
- En fin d’année, sont distribuées des récompenses consistant en médailles d’assiduité et en médailles de mérite accordées aux meilleurs élèves des cours.
- Nombre des élèves suivant les cours : 55o.
- Budget, î o, 2 G h fr. 3 o.
- ide l’Etat..................
- de la Ville...............
- du Département............
- de la Chambre de commerce ,
- Marne. — Société industrielle de Reims. — Cette Société a été fondée en 18 3 3 par un groupe de manufacturiers et commerçants rémois. La Société industrielle de Reims est une sorte de syndicat des industries rémoises ayant à la fois pour but l’étude des questions d’intérêt général relatives à ces industries et l’organisation de cours destinés à compléter l’instruction des employés et des ouvriers.
- Elle est divisée en cinq comités : comité de commerce, comité de fabrication, comité de mécanique, comité des arts chimiques et comité d’économie sociale et d’enseignement, choisissant chacun un président et un secrétaire.
- Ces présidents et ces secrétaires, avec les président, vice-président, secrétaire général et trésorier de la Société élus en assemblée générale, composent le conseil d’administration.
- La Société a créé des cours de : dessin d’imitation,.dessin linéaire, mathématiques, comptabilité et tenue des livres, fabrication des tissus, langue anglaise et langue allemande, cours fréquentés par plus de 3oo élèves.
- Elle a organisé une bibliothèque publique, qui prête des ouvrages à ses abonnés moyennant une cotisation minime.
- Les classes ont lieu le soir ; elles sont suivies surtout par des employés désireux de compléter leur instruction ou d’apprendre des langues étrangères.
- Un cours spécial d’enseignement commercial et de tenue des livres, sténographie et dactylographie, a été institué pour les jeunes filles. Il a lieu tous les jours, dans la matinée.
- 8oo francs.
- 9,000
- 900
- 900
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- En dehors de ces cours d’enseignement, la Société industrielle a provoqué ou soutenu la création de nombreuses institutions d’utilité publique, parmi lesquelles nous citerons l’Ecole professionnelle municipale, devenue école pratique de commerce et d’industrie, et les cours de dessin d’imitation et de dessin linéaire transférés en i8qo à l’Ecole régionale des arts industriels qui venait d’ètre ouverte.
- Les cours de la Société industrielle sont professés en partie dans ses locaux, rue Pon-sardin, 18, savoir : la filature de la laine et ses préparations; la fabrication des tissus, ainsi que l’enseignement des langues anglaise et allemande et l’enseignement commercial des jeunes filles, la sténographie, fa dactylographie; les autres cours : mathématiques, comptabilité et tenue des livres, chimie et physique, chauffage et conduite des appareils à vapeur, électricité industrielle, sont faits dans les salles de l’école pratique de commerce et d’industrie, rue Lihergier, 55.
- Date d’ouverture des cours : commencement d’octobre.
- Date de fermeture des cours : fin juillet.
- La liste des cours et l’emploi du temps sont donnés par le tableau suivant :
- EMPLOI DU TEMPS.
- HEURES CONSACREES l'Ail SKMA1NK.
- irc mince. 2e minci».
- / Fabrication, filature et tissage.............. 5
- Enseignement \ Chimie et physique.............................. 3
- industriel. i Chauffage et conduite des appareils à vapeur,
- ( électricité industrielle...................... 2
- ! Langue allemande................................ 5
- Langue anglaise................................. 5
- Comptabilité et tenue des livres................ a
- Mathématiques élémentaires...................... a
- Mathématiques supérieures....................... a
- Enseignement commercial des jeunes filles..... fi
- 5
- n
- U
- II
- II
- II
- II
- II
- fi
- La Société possède une modeste collection minéralogique et quelques spécimens d’histoire naturelle, des métiers à tisser en nombre suffisant pour l’enseignement pratique de la fabrication des tissus, deux métiers Jacquard, une collection assez complète d’échantillons de tissus et une collection d’échantillons de laines exotiques. Une bibliothèque d’ouvrages scientifiques et une bibliothèque populaire sont ouvertes au public
- un jour par semaine.
- Nombre des élèves : 381.
- Budget : 18,7/1 q fr. ko.
- Subventions
- de l’État..................
- du département.............
- de la ville de Reims.......
- de la Chambre de commerce.
- 3,8oo francs.
- 1.500
- 2.500
- 200
- Total
- 8,000
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- Pyrénées-Orientales. — Association polytechnique des Pyrénées-Orientales, à Perpignan. — L’Association polytechnique des Pyrénées-Orientales a été fondée en 187g par M. Henrion, ingénieur-architecte, ancien élève et ancien professeur à l’Association polytechnique de Paris, et placée par son fondateur sous le patronage de cette dernière.
- L’Association ouvrit 17 cours, qui furent fréquentés par 300 élèves environ. Grâce à l’activité de son fondateur et au zèle des collaborateurs dont celui-ci avait su s’entourer, l’Association prit une rapide extension.
- Les cours de l’Association sont toujours composés de trois groupes :
- i° Instruction élémentaire et secondaire;
- 20 Sciences industrielles et commerciales;
- 3° Beaux-arts.
- Des conférences ont heu le dimanche sur des sujets de littérature, de sciences et de philosophie.
- En 1883 , le conseil d’administration décida l’ouverture de cours spéciaux pour dames et jeunes hiles, cours qui obtinrent un vif succès.
- L’Association ne s’adressait tout d’abord qu’aux adultes. En 1892, pour éviter que les élèves des deux sexes qui avaient quitté l’école ne prissent des habitudes d’oisiveté dangereuse, ainsi que pour répondre au vœu de la loi du 19 mai 187/1, l’Association ouvrit des cours spéciaux pour les apprentis âgés de moins de 16 ans et pour les jeunes fdles de moins de 1 h ans.
- Ajoutons que depuis octobre 1889 les cours sont ouverts aux militaires de la garnison, qui les suivent à l’heure actuelle au nombre d’environ 200.
- Aujourd’hui, le but de l’enseignement est le suivant :
- i ° Instruction élémentaire et secondaire destinée aux personnes des deux sexes qui désirent compléter leur instruction générale;
- 20 Cours de sciences industrielles et commerciales ayant pour but de fournir aux ouvriers et employés les connaissances techniques nécessaires pour l’amélioration de leur position ;
- 3° Cours pour les apprentis des deux sexes faits en vue d’éviter que les jeunes gens et jeunes fdles qui ont quitté l’école primaire ne prennent des habitudes d’oisiveté dangereuse ;
- -4° Conférences hebdomadaires de vulgarisation scientifique et littéraire.
- L’Association polytechnique ne possède pas de local qui lui soit propre.
- Ses cours ont lieu tous les jours de la semaine, à 8 heures du soir, au tribunal de commerce et dans quelques écoles laïques de la ville.
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- Ceux qui présentent un caractère professionnel (pour adultes hommes) sont les suivants :
- Algèbre, géométrie appliquée (arpentage et nivellement); tarif des chemins de fer; dessin industriel ; dessin artistique ; langue anglaise, langue espagnole ; législation élémentaire (principes de droit en matière civile et de procédure civile, commerciale et industrielle); sténographie; comptabilité; constructions rurales (étude des matériaux, principes élémentaires de la construction); histoire de l’art appliqué à la peinture décorative; calligraphie.
- Les cours spéciaux professionnels pour dames et jeunes hiles (ouverts tous les jours de la semaine à 8 heures du soir) sont les suivants :
- Dessin artistique; peinture; comptabilité de ménage et comptabilité commerciale; travaux manuels; économie domestique; langue anglaise; langue espagnole; géographie.
- Les cours spéciaux techniques destinés aux apprentis des deux sexes sont les suivants :
- Histoire de l’art appliqué a la peinture décorative; comptabilité commerciale; langue espagnole.
- Nombre des élèves :
- Adultes I Apprentis,
- hommes dames..
- Total,
- 6/m 678 9 9 4
- i,51 k
- Budget : 9,965 francs, dont i,3oo francs fournis par des subventions diverses.
- Rhône. — Société d’enseignement professionnel du Rhône, à Lyon. — La Société d’enseignement professionnel du Rhône a été fondée en 1864 , à Lyon, dans le but de créer des cours d’adultes et spécialement des cours professionnels pour les ouvriers, apprentis et employés.
- Cette création était destinée à combler une lacune dont l’importance a été démontrée par les progrès ultérieurs de la Société.
- Cette institution fonctionne comme les grandes sociétés d’enseignement populaire de. Paris, avec cette différence, toutefois, que les élèves payent un droit d’inscription qui varie de trois à six francs suivant la nature des cours.
- Depuis sa fondation, aucun changement ne s’est produit dans le fonctionnement de l’œuvre; les cours sont devenus de plus en plus nombreux, et ont obtenu un succès croissant.
- Ils ont lieu chaque soir, de 8 heures h 1 0 heures, et le dimanche matin.
- Date d’ouverture des cours : 1or octobre.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Halo de fermeture : 3i mars U).
- .Les cours de la Société de renseignement professionnel du Rhône sont au nombre de i/t3. Ils comprennent des cours pour les hommes (76), des cours pour dames (58) et des cours mixtes (11).
- Depuis plusieurs années, la Société dirige de plus en plus ses efforts vers le développement de l’enseignement technique, industriel ou commercial.
- Parmi les cours industriels pour hommes, nous signalerons les suivants : tissage, géométrie descriptive et coupe des pierres, chimie minérale, étude des filés, éclairage électrique, résistance des matériaux, électricité industrielle (2 années), traité de charpente (2 années), dessin pour les menuisiers (2 années), épures au cordeau, dessin pour les serruriers (2 années), ornement au marteau, dessin pour les tapissiers, dessin pour les mécaniciens ( 2 années), dessin pour les carrossiers, dessin linéaire général, coupe pour les tailleurs, coupe pour la chaussure, dessin pour les chaudronniers.
- Parmi les cours pour dames : broderie, peinture, couture, coupe et confection, modes et nouveautés.
- Parmi les cours mixtes : perspective, physique et chimie industrielle, sténographie et dactylographie, photographie (2 années).
- Nombre des élèves inscrits :
- Hommes........................................................ 3,505
- Dames........................................................ 2,69/1
- Total.................................. 0,a59
- Les cours sont très assidûment suivis; plus de 1,000 élèves (1,017) u onl; eu au cours de l’année i8qq-igoo aucune absence.
- Budget : 8ô,335 fr. 60.
- Subventions
- de l’État..................
- du département.............
- de la ville de Lyon........
- de la Chambre de commerce.
- 13,ooo francs. 0,ooo 18,000 6,000
- Total
- /i3,ooo
- Les travaux des élèves de tous les cours sont examinés à la fin de Tannée scolaire par le conseil d’administration et le directeur de la Société.
- Le conseil est, du reste, constamment renseigné sur l’état des cours par les inspections fréquentes faites tant par ses membres que par le. directeur.
- Les résultats d’un certain nombre de cours (dessin d’ornement et de figure, langues
- lin quart environ dos cours sont prolongés pendant deux et même trois mois d’été, sur la demande dos élèves.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE I960.
- vivantes, etc.) sont soumis à l’appréciation de jurys étrangers à la Soaété et composés des personnes les plus compétentes de la ville.
- La Société a pour règle de ne délivrer aucun diplôme. Elle n’a fait d’exception jusqu’ici que pour le diplôme de comptabilité, qu’elle décerne sur la proposition d’un jury composé de comptables, négociants et professeurs étrangers à la Société et qu’on ne délivre que très rarement , après des épreuves d’une extrême sévérité.
- Les récompenses accordées aux élèves consistent en mentions honorables, médailles d’argent, de bronze et de vermeil, volumes et livrets de caisse d’épargne, ces derniers offerts par des associations diverses.
- Seine. — Association polytechnique de Pans. — En 1889, le nombre des cours professés par Y Association polytechnique a été de i/ioi; en iqoo, ce nombre est passé à 6 y G , correspondant a un chiffre de uh.o.oo leçons professées gratuitement, réunissant un nombre total de 1280,000 présences d’élèves pendant le dernier hiver, et cela sans y comprendre les très nombreux auditeurs des ai)6 conférences faites, pendant la même période, par les professeurs cl conférenciers de l’Association dans les locaux qui lui sont réservés, ni faire entrer en ligne de compte les cours faits dans les Associations de province placées dans les différentes parties de la France et de ses colonies, sous le patronage de l’Association polytechnique de Paris.
- L’Association polytechnique compte maintenant y/i sections à Paris et plusieurs groupes dans les communes suburbaines. Elle a organisé et elle patronne diverses sociétés à Paris, dans les départements et aux colonies.
- Ses cours publics et gratuits du soir ont pour objet la vulgarisation des connaissances utiles, professionnelles, techniques, et constituent un ensemble complet d’instruction générale. Ils s’adressent aux ouvriers, aux employés du commerce ou de l’industrie, aux commerçants, à tous ceux qui n’ont ni le temps, ni les moyens d’étudier ailleurs.
- Des conférences et des bibliothèques populaires sont le complément de cette institution qu’on a appelée avec raison «la Sorbonne de l’ouvrierw.
- Quant aux professeurs de l’Association, ils se recrutent dans toutes les professions : ce sont des ingénieurs, anciens élèves de l’Ecole polytechnique ou de l’Ecole centrale, des avocats, des médecins, des hommes de lettres, des artistes, des comptables, des publicistes, des fonctionnaires, qui tous, unis dans une même pensée de progrès, viennent donner à cette œuvre de réparation sociale leur contingent de savoir et de dévouement.
- Des cours sont professés dans tous les arrondissements de Paris.
- Les 676 cours professés en 1899 se décomposent de la manière suivante :
- Cours littéraires. — Langues française, anglaise, allemande, espagnole, latine, italienne, portugaise, russe; littérature française; lecture et diction; histoire; géographie.
- Cours scicntijiques. — Arithmétique ; économie politique ; géologie ; géométrie ;
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- algèbre; trigonométrie; physique; chimie; mécanique; sciences naturelles; hygiène; astronomie.
- Cours artistiques. — Dessin (rorncmcnt; dessin d’art; gravure; histoire de l’art; harmonie; musique vocale; musique instrumentale (mandoline, piano, violon, violon-
- celle).
- Cours professionnels. — Ajustage et traçage; arboriculture, botanique; industrie de l’automobilisme ; architecture, construction; calligraphie; conduite des appareils à vapeur; coupe de pierres; coupe de vêtements, couture; dessin industriel; style de meubles; électricité industrielle; fleurs artificielles; gymnastique, escrime, instruction militaire; levés de plans, topographie; modelage; pratique des travaux; métré d’ouvrages d’art; peinture sur porcelaine et sur éventails; photographie; sténographie et dactylographie; comptabilité commerciale; opérations de banque et bourse; législation, droit, procédure, notariat.
- L’Association possède une bibliothèque d’environ 1,000 volumes.
- Elle a, dans quelques-unes de ses sections d’enseignement, des appareils à projections et des collections de vues.
- Elle dispose en outre d’une certaine quantité de modèles pour ses cours de dessin d’art et de dessin d’ornement.
- A la fin de l’année scolaire, il est établi pour chaque branche d’enseignement un concours général entre les élèves qui ont obtenu des récompenses dans les facultés pour lesquelles ils demandent à concourir. Des jurys spéciaux, composés de six professeurs pour chaque faculté, président à ces concours.
- Pour qu’un élève puisse prendre part aux concours généraux, il faut qu’il ait suivi les cours pendant deux années au moins.
- Chaque élève récompensé soit aux concours, soit dans les cours spéciaux, reçoit une médaille ou un volume. Il lui est, en outre, remis un diplôme constatant que la récompense lui a été décernée.
- Le nombre des élèves de l’Association, en i8(ji), est de 1 3,fi00.
- Le budget s’élève à 2 8, A A3 francs, dont 8,000 francs sont fournis par l’Etat et t 5,ooo francs par la ville de Paris.
- Association philotechnique de Paris. — Depuis 188 (j, l’Association philotechnique s’est attachée à développer de plus en plus l’enseignement professionnel, qui est donné dans scs diverses sections, et aussi centralisé avec l’appui des chambres syndicales (relieurs, mécaniciens, électriciens, fantaisies pour modes, etc.), dans des sections spéciales. Elle n’a pas négligé pour cela l’enseignement général qui est la hase de toutes les connaissances professionnelles ou autres, et elle a songé aussi à faire la part de l’enseignement éducatif dans ses nombreux groupes de lectures populaires.
- Les cours ont lieu dans les écoles communales de garçons ou de filles, dans les lycées et dans un certain nombre de locaux privés.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Diilo d’ouverture des cours : octobre.
- Date de fermeture des cours : hiver, fin mars; été, fin juin.
- Les cours ont lieu dans les différentes sections, tous les jours de la semaine, de 8 heures et demie à îo heures du soir, et quelques-uns le dimanche matin à i o heures.
- L’enseignement général comprend les matières suivantes :
- Histoire; langue française; lecture; littérature; langue et littérature grecques; langue et littérature latines; philosophie; lectures populaires; algèbre; arithmétique; calculs de probabilités; dessin; géométrie pratique et théorique; géométrie descriptive; histoire naturelle; hygiène et médecine usuelle; anatomie et physiologie; mathématiques complémentaires : algèbre supérieure, géométrie analytique, statique graphique; perspective; trigonométrie et courbes usuelles; arboriculture fruitière; culture potagère; flori-culture; agriculture générale; cuisine ménagère pratique; musique vocale; solfège et chant choral; pratique des travaux des ponts et chaussées; cubaturc des terrasses; arpentage et nivellement.
- Les cours techniques se divisent en cours commerciaux et cours industriels.
- Voici la liste des premiers :
- Droit commercial et industriel ; législation usuelle et économie politique; procédure; banque et arbitrage; escompte; comptabilité financière, bourse et finance; économie politique ; géographie commerciale et industrielle et agricole; langues allemande, anglaise, espagnole, italienne, portugaise, russe, roumaine; assurances; autographie; calligraphie; comptabilité; sténographie.
- Enseignement industriel :
- Chimie industrielle; construction et architecture pratique; coupe, couture et assemblage; modes; dessin et modelage; électricité; cours spéciaux aux chaudronniers, ajusteurs, fondeurs, relieurs, doreurs; mathématiques; mécanique; optique appliquée; peinture; photographie; physique et chimie; sciences naturelles; topographie.
- Le matériel d’enseignement comprend :
- Cartes géographiques; mannequins pour la coupe; machines à coudre; tableaux, leçons de choses, etc.; instruments de physique et d’arpentage; lanternes à projection; positifs pour projections; planches (zoologie, botanique, géologie); pièces anatomiques (Auzoux), squelettes, etc.; moulages; modèles en fer et en bois; matériel pour la chimie (produits); matériel pour la reliure, la coupe pour chaussures, la coupe pour tailleurs; machines à écrire (en location); tableaux noirs, tables, estrades, sièges; selles à modeler, chevalets; bibliothèque en formation.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Le nombre des élèves ayant suivi les cours en i8gg est de 9,2/1 a par semaine se décomposant de la manière suivante :
- ! industriels................................................... i,43o élèves.
- commerciaux................................................... 8,291
- généraux...................................................... 2,682
- agricoles........................................................ 93
- complémentaires............................................... 7/16
- Total................................... 8,2/12
- Des concours sont institués pour l’attribution de récompenses accordées par certains donateurs, comme le concours F. Sanzel pour le dessin, le concours O’Sullivan pour la langue anglaise, d’autres encore pour la sténographie, la photographie, etc.
- Ces concours sont appréciés par des jurys pris parmi les membres de l’Association, assistés en certains cas de membres de chambres syndicales, etc.
- L’Association délivre, après examen, des certificats d’études relatifs :
- i° Au commerce; 20 aux sciences mathématiques; 3° aux arts industriels; 4° aux arts de la construction; 5° et G" à l’enseignement des adultes femmes (icr degré, 2e degré); 70 certificats spéciaux à l’enseignement technique.
- Elle n’admet à ses examens et concours que les élèves ayant obtenu dans ses cours des nominations pendant plusieurs années.
- Elle accorde des récompenses aux élèves sous forme de médailles, d’ouvrages se rapportant aux cours suivis, livrets de caisse d’épargne, de dons spéciaux dus à la générosité des compagnies d’assurances, des sociétés de crédit, des particuliers, des ministères, etc.
- Association philomathique de Paris. — L’Association philomathique, fondée en janvier 18g5 par M. Léonce Dariac, son président actuel, a été définitivement autorisée par un arreté préfectoral en date du 2 1 janvier 1896. Cette œuvre, dont le caractère est essentiellement philanthropique, s’impose un triple but :
- i° Instruire ceux auxquels leur situation de fortune n’a pas permis de bénéficier d’études complètes; 20 soulager les indigents; 3° venir en aide aux jeunes gens sans emploi.
- Pour réaliser ce programme, l’Association philomathique a créé des sections spéciales de cours gratuits du soir, ouvert dans divers quartiers de Paris des cliniques médicales dans lesquelles, chaque soir, des médecins spécialistes donnent gratuitement des consultations aux indigents, et formé un patronage par le travail.
- Gn. I. — Cl. 6. — T. I. 19
- nu-I\l MT. ni E NATIONALE.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Les cours, dont nous avons seulement à nous occuper ici, ont lieu généralement le soir et durent en moyenne de une à deux heures. Ils portent sur les matières suivantes :
- Enseignement
- industriel.
- Enseignement \ commercial. )
- Dessin industriel appliqué aux professions du batiment et de l’industrie du meuble, du bois, du fer et de la pierre. — Dessin industriel (cours de traçage et d'application pour ferblantiers); Cours de traçage pour mécaniciens; Cours de filetage. — Dessin d’art, aquarelle. — Lingerie, broderie.
- — Coupe et confection. — Couture et coupe. — Modes (confection de formes et garniture de chapeaux). — Fleurs artificielles. — Physique et chimie. — Photographie (théorie et pratique avec expériences et démonstrations).
- — Petite chirurgie. — Médecine professionnelle et hygiène pratique. — Hygiène : anatomie et physiologie. — Hygiène et médecine usuelles. — Histoire naturelle, zoologie, botanique.
- Comptabilité. — Droit commercial. — Anglais.— Allemand.
- — Italien. — Espagnol. — Russe. — Calligraphie. — Sténographie. — Géographie commerciale.
- L’Association possède en fait de matériel d’enseignement :
- i° Des collections de modèles en plâtre et en bois provenant des écoles municipales et professionnelles et des écoles d’arts métiers, et destinés aux élèves des cours de dessin industriel ;
- 2° Des appareils â projections lumineuses pour les conférences;
- 3° Une bibliothèque comprenant environ 1,200 volumes.
- Il est accordé en fin d’année des prix aux meilleurs élèves; ces récompenses consistent en médailles et volumes offerts par le Ministre du commerce, le Ministre de l’agriculture et le Ministre de l'instruction publique, le conseil municipal et le conseil général.
- Budget: 10,700 francs. Subvention de l’Etat, 500 francs; de la ville de Paris, 0,000 francs; du département de la Seine, 1,000 francs.
- Nombre d’élèves : h,Goo, dont 800 aux cours industriels et 1,100 aux cours commerciaux.
- Société à*enseignement moderne pour le développement de Yinstruction des adultes. — La Société d’enseignement moderne a été créée, en 188/1, en vue de développer l’enseignement populaire dans toutes ses branches (commerce, industrie, lettres, sciences, arts, etc.); scs cours sont populaires et gratuits.
- La Société est divisée en sections, â la tète desquelles sont placés des direc-
- teurs.
- Date d’ouverture des cours, 10 octobre; date de fermeture des cours, 3i mai.
- L’enseignement de la Société, tout d’abord localisé dans le 11e arrondissement, a reçu, en 1897, une grande extension par l’ouverture de nouvelles sections dans les écoles primaires supérieures de la ville de Paris. Enlin, en 1898, des cours d’enseignement technique ont été institués dans les écoles professionnelles.
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- Les centres d’enseignement sont aujourd’hui au nombre de i3. (Mairies, écoles communales, etc.)
- Les matières enseignées comprennent :
- i° Au point de vue de renseignement commercial: de nombreux cours de langues vivantes (anglais, allemand, espagnol, russe, roumain), des cours de comptabilité et de droit commercial (préparation aux examens de la Bancpie de France), de sténographie, de dactylographie, de calligraphie, de géographie commerciale;
- 3° Au point de vue de renseignement industriel : des cours d’algèbre, géométrie, mécanique, chimie appliquée, physique, applications électriques; dessin industriel, géométrique, ornemental, lavis, perspective; peinture sur porcelaine, miniature, enluminure, modelage, coupe, moulage, essayage, figurine pour couturières, modes, corsets, couture, broderie d’ameublement, broderie blanche.
- La Société a cherché à grouper l’enseignement professionnel par sections. C’est ainsi quelle a créé : une section du costume de la femme aux écoles professionnelles, rue de la Tombe-Issoire, 77, et rue Bouret, 2; une section de dessin au musée pédagogique, rue Montmartre, h 7 ; une section commerciale à l’école de garçons, rue des Jeûneurs, /iû; une section de langues étrangères, rue de la Banque, 8; enfin, une section musicale, dans laquelle sont enseignés l’usage des instruments les plus variés et le chant, a été organisée rue de la Jussienne, 5.
- La Société possède de nombreux plâtres pour ses cours de dessin et des modèles, formes et accessoires divers pour les différents cours.
- Elle organise, chaque année, des distributions de récompenses dans lesquelles sont décernés des prix, certificats, mentions et médailles aux élèves qui se sont le plus signalés par leur zèle, leurs progrès et leur application.
- Nombre d’élèves en 18 9 cj : 1,100; budget: h, 0 3 9 francs, dont 2,2 5 o francs payés par la ville de Paris.
- Union française de la Jeunesse. — L’Union française de la Jeunesse, fondée en 1870, a été autorisée par arrêté du préfet de police, en date du 3o mai 1876, et reconnue d’utilité publique par décret du 12 mai 1893.
- C’est une association d’instruction et d’éducation populaires, qui a pour but de donner gratuitement aux auditeurs des connaissances d’enseignement général et la partie théorique de l’enseignement professionnel.
- L’Union française de la Jeunesse est administrée par un conseil composé de vingt-quatre membres.
- Les cours ont lieu dans 18 sections établies dans des édifices municipaux ou dans des établissements particuliers.
- L’enseignement donné à l’Union française de la Jeunesse a beaucoup d’analogie avec celui des autres institutions d’enseignement populaire; il comprend, outre l’enseigne-
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- ment complémentaire général, des notions théoriques relatives à l’enseignement technique et professionnel.
- Le matériel d’enseignement comprend, en dehors des objets d’enseignement proprement dit, une collection complète de vues tle projections et d’objets divers utilisés dans les cours d’enseignement professionnel.
- Le nombre des élèves qui fréquentent les cours de l’Union s’élève à 1 1,3:2 G pour les 18 sections :
- Budget : î 7,1267 fr. q8, dont 5,200 fournis par l’Etat et G,000 francs par la ville de Paris.
- Société pour l'instruction élémentaire. — La Société pour l’instruction élémentaire est l’une des plus anciennes sociétés d’enseignement; elle a été fondée en 181 5, par Lazare Carnot. Elle a créé les premiers cours d’adultes et les premières bibliothèques populaires, les écoles du dimanche des régiments et des prisons, ainsi que des cours d’agriculture; elle a introduit dans les écoles l’enseignement du dessin, de l’histoire et de la géographie. C’est en partie à son initiative que sont dues la plupart des réformes opérées dans l’enseignement primaire depuis sa fondation.
- La Société se charge de l’examen des livres d’enseignement et attribue, le cas échéant, des récompenses aux auteurs, consistant en mentions honorables, médailles de bronze, d’argent et de vermeil. Elle publie un journal d’éducation populaire (bulletin de la Société) envoyé gratuitement, chaque mois, à tous les préfets, à tous les inspecteurs d’académie et à tous les directeurs et directrices d’écoles normales.
- La Société fait inspecter les écoles qui en font la demande et distribue ensuite, le cas échéant, des mentions honorables, des médailles de bronze, d’argent et de vermeil, aux instituteurs, institutrices et directrices d’écoles maternelles et aux fondateurs de cours d’adultes de toute la France.
- Sur la présentation des préfets et des inspecteurs d’académie, elle accorde des mentions honorables, des médailles de bronze, d’argent et de vermeil pour la bonne tenue des écoles et les résultats obtenus.
- Pour exciter l’émulation entre les élèves
- des écoles et entre les écoles elles-mêmes,
- elle a créé des examens annuels. En 1899, plus de 8,000 enfants des deux sexes ont pris part à ces examens, à la suite desquels il a été décerné plus de d,ooo certificats d’études.
- Chaque année, la Société fait des conférences auxquelles elle convie tous les membres de l’enseignement. Elle a organisé enfin des cours normaux, professionnels et commerciaux, publics et gratuits.
- Les cours ont lieu au siège de la Société, rue du Fouarre, ih, dans trois salles séparées, de 10 heures du matin à G h. 1/2 du soir.
- Date de l’ouverture des cours, commencement de novembre; date de fermeture des cours, 1 5 mai.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- En cleliors des cours d’enseignement général, au nombre de 25, les cours techniques suivants ont lieu rue du Fouarre:
- Sténographie. — Gravure au burin et à l’eau-forte. — Dessin : aquarelle, peinture, éventails, modèles vivants. — Modelage. — Perspective.
- — Coupe et assemblage. — Machines à coudre.
- — Travaux d’aiguille. — Broderie. — Couture. — Histoire de l’art. — Géographie industrielle. — Peinture céramique, émaux. —
- Ecrans, éventails. — Lithographie appliquée à l’industrie. — Broderie. — Écriture. — Phy-\ sique appliquée. — Chimie industrielle.
- Sténographie. — Anglais, conversation anglaise ;
- Allemand et conversation allemande; langues russe, espagnole et italienne. — Droit commercial. — Arithmétique commerciale. —
- Algèbre. — Dessin appliqué au commerce.
- — Géographie commerciale. — Calligraphie.
- — Lithographie. — Comptabilité et com-\ merce.
- La Société possède des cartes, collections, modèles et appareils de physique, un cabinet de chimie et une bibliothèque pour les élèves.
- Chaque année, la Société décerne des médailles de bronze, d’argent et de vermeil aux meilleurs élèves de ses cours, sur la proposition des professeurs; en 189g, elle a décerné 1 h prix d’honneur et 1 9 médailles de vermeil aux élèves dont les travaux avaient été admis au Salon, 83 médailles de bronze, 20 médailles de vermeil, 205 prix et 280 mentions honorables.
- L’année dernière, près de 8,000 candidats se sont présentés aux examens, à la suite desquels il a été décerné près de /i,ooo certificats d’études et diplômes.
- Sur la proposition des préfets, des inspecteurs d’académie et de ses correspondants, la Société a accordé, en 1899,900 mentions honorables, h 0 mentions exceptionnelles, 35o médailles de bronze, Go médailles de bronze exceptionnelles, 120 médailles d’argent, 10 médailles de vermeil. En résumé, la Société a décerné en 1899 :
- I aux élèves de ses cours................................... 681 médailles.
- aux élèves et aux instituteurs de Seine-et-Oise........... 2,167
- aux instituteurs et institutrices de la Seine................. 3,25o
- aux instituteurs et institutrices de province............. 1,48o
- aux auteurs des meilleurs ouvrages................................ 3
- Total.......................... 7,581
- Nombre d’élèves, ô,ooo; budget, 22,100 francs.
- Idu Ministre du commerce et de l’industrie................ 3,5oo francs.
- du Ministre de l’instruction publique................... 3,5oo
- du département de la Seine.............................. 2,000
- de la ville de Paris.................................... 7,000
- de la Banque de France.................................. i,5oo
- Total......................... 17,500
- Enseignement commercial.
- Enseignement industriel
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- Société nationale des Conférences populaires. — La Société nationale des conférences populaires a été fondée en 1890 par M. Guérin-Catelain, son président.
- Son but est de répandre gratuitement l’enseignement primaire supérieur parmi les adultes des deux sexes, dans toutes les communes de France, d’Algérie et des colonies. Pour atteindre ce but, la Société invite ses membres et correspondants à faire des conférences et leur en fournit les moyens par l’envoi :
- i° De conférences imprimées; 20 de morceaux choisis de prose ou de vers; 3° d’appareils de projections lumineuses; 4° d’épreuves photographiques sur verre.
- Tous les services de la Société sont gratuits; les cotisations étant facultatives, les ressources de la Société lui viennent sons forme d’adhésions et de subventions; elles sont affectées uniquement au fonctionnement et au développement de l’œuvre.
- Pour répandre en France les connaissances professionnelles, elle a créé, sous le nom de veillées rustiques, clés conférences, grâce auxquelles elle se propose de faire bénéficier les moindres communes de France des avantages quelle offre à scs adhérents et de permettre ainsi à chacun d’acquérir des connaissances qui peuvent lui rendre des services dans son labeur quotidien.
- Du ior octobre 1897 au 3o janvier 1898, la Société a distribué gratuitement, en France 85,0 18 conférences, imprimées par ses soins.
- Ces conférences ont été lues, par les adhérents, dans les maisons communales (écoles et salles de mairie) ou dans des institutions diverses, et ont été entendues par un nombre considérable d’auditeurs, dont le total ne saurait être exactement évalué, mais dont l’importance n’est pas douteuse.
- L’ouverture des cours a lieu au mois de septembre et l’enseignement prend fin vers les mois de mars ou avril. Cependant, dans certains départements où se font les conférences agricoles, ces dernières se poursuivent jusqu’à la belle saison.
- A côté de ses conférences populaires traitant les sujets les plus variés, la Société crée actuellement toute une encyclopédie populaire, ayant pour but de vulgariser les connaissances scientifiques.
- Cette encyclopédie populaire, destinée à être également lue dans les réunions publiques, comprendra environ 200 chapitres ou leçons, qui formeront un cycle, complet d’enseignement dont la lecture, à raison de 3o par hiver, sera faite dans un intervalle de six à sept années, pouvant occuper utilement les veillées de la jeunesse, entre la sortie de l’école et la vingtième année.
- La Société des conférences populaires a été chargée, sous le contrôle du Ministre de l’instruction publique, du service des projections lumineuses au Musée pédagogique, rue Gay-Lussac, Ai.
- C’est elle qui entretient, à ses frais, le personnel chargé de ce service, ainsi que le matériel spécial.
- Chaque année, elle fait don à l’Etat de ses collections de vues; mais elle reste chargée de leur circulation, à ses frais, dans la France entière.
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- Elle possède 5o appareils à projections qu’elle met gratuitement à la disposition des conférenciers.
- Budget: 96,000 francs.
- !de l’Etat (Instruction publique)........................ 6,000 francs.
- des Conseils généraux (Seine, Marne, Seine-et-Marne). 1,600 de la ville de Paris.................................. 1,5oo
- Total................... 6,900
- Association Lux — L’Association Lux, pour la propagation de l’instruction par les projections lumineuses, a été. autorisée, par décret du Préfet de police de la Seine, le 1er mars 1899.
- Son siège social esta Paris, rue Vivienne, n° 99.
- Elle a pour but de développer l’instruction générale, industrielle et commerciale, en réunissant de grandes collections de clichés de projections destinés à compléter les explications données par les conférenciers.
- Pour arriver à ce but, l’Association Lux fait appel à tous les amateurs photographes, entre les mains desquels se trouve une quantité considérable de documents qui, jusque-là, étaient inutilisés.
- Ces documents sont prêtés ou donnés à l’Association Lux, qui les reproduit et les classe par catégories. Cette classification servira à l’établissement d’un catalogue général dans lequel figureront toits les documents portant, en regard du titre de chacun d’eux, des renseignements suffisamment détaillés pour que le conférencier puisse développer le sujet qu’il se propose de traiter, sans avoir besoin de recourir à des ouvrages spéciaux souvent coûteux et difficiles à se procurer.
- Les conférences préparées par l’Association Lux embrassent tous les sujets : histoire, géographie, sciences, enseignement professionnel, etc.
- Chacune de ces collections est illustrée de 25 ou 3o projections, suivant l’importance du sujet traité. Elles sont accompagnées d’une notice explicative et le tout est enfermé dans une boîte solide que Ton peut faire voyager sans que les vues qu’elles renferment courent aucun risque.
- Les projections sont prêtées gratuitement ou.vendues au prix de revient; l’Association Lux ne désire en effet réaliser aucun bénéfice, son but étant essentiellement philanthropique.
- S’il est une branche de l’enseignement vers laquelle l’Association Lux a l’intention de tourner principalement ses efforts, c’est l’Enseignement professionnel. La date récente de sa fondation ne lui a pas encore permis d’établir des conférences relatives à cette branche, mais elle se prépare activement dans ce but. A cet effet, elle a déjà fait rédiger différentes conférences : fabrication du papier, fabrication du chocolat, industrie minière, etc., et a chargé plusieurs de ses adhérents d’exécuter les projections
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- propres à illustrer ces conférences et destinées à donner une idée aussi exacte cpie possible des manipulations que subissent les produits fabriqués.
- Dès que les clichés de ces conférences seront prêts, ils seront tirés à un grand nombre d’exemplaires et mis gratuitement à la disposition de tous les conférenciers de France ou de l’étranger qui en feront la demande.
- Association polytechnique de Charenton. — A la suite du succès d’un cours d’hygiène institué en 1881 à la mairie de Charenton, des hommes de bonne volonté et de dévouement se groupèrent et constituèrent, en 188/1, l’Association polytechnique de Charenton et Saint-Maurice, destinée à compléter, dans les cours du soir, les connaissances théoriques et pratiques nécessaires aux ouvriers, aux employés, aux commerçants et à tous ceux qui n’ont ni le temps, ni les moyens d’étudier autre part.
- Les cours ont lieu dans le groupe central des écoles communales de Charenton. Douze salles, avec leur mobilier scolaire, sont à la disposition de l’Association.
- Les programmes des cours sont en harmonie avec les divers degrés de l’enseignement donné dans les écoles primaires élémentaires et dans les écoles primaires supérieures, mais ils sont complétés par les cours techniques indiqués ci-après :
- Enseignement
- industriel.
- Enseignement
- commercial.
- Électricité appliquée à l’industrie. — Dessin graphique, applications aux professions du bâtiment. — Cours professionnels de peinture en bâtiment et ses assimilés. — Cours de dessin appliqué à la décoration. — Cours d’aquarelle et de peinture sur éventails. — Cours de coupe.
- Comptabilité. — Sténographie. — Dactylographie. — Calligraphie. — Langue anglaise. — Langue allemande.
- L’école communale, autorisée par la municipalité, met à la disposition de l’Association son cabinet de physique et de chimie et les objets nécessaires pour les cours.
- Les auditeurs ayant suivi cet enseignemement pendant Tannée scolaire 1889 forment un total de ü 6 2.
- 861 élèves ont fréquenté les cours dans les cinq dernières années, déduction faite de ceux qui sont inscrits dans plusieurs cours; 262 d’entre eux sont employés d’administration et de chemins de fer; 169 ont une profession industrielle; h60 appartiennent au commerce.
- Le budget de l’Association est de 9/10 francs, en partie couverts par des subventions des communes de Charenton (3oo francs) et de Saint-Maurice (100 francs).
- Association polytechnique de Levallois-Perret. — L’Association polytechnique de Leval-lois-Perret a été fondée au mois d’octobre 1875 par M. Anthoni, ingénieur des arts et manufactnres, sous le patronage de l’Association polytechnique parisienne, en vue de donner aux adultes hommes et femmes les moyens de compléter, au point de vue scientifique, littéraire et professionnel, les connaissances acquises à l’école primaire.
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- Les cours, gratuits et professés gratuitement, au nombre de 12 à l’origine, s’élèvent aujourd’hui ail total de 3o.
- Ces cours, donnés dans une école de la commune, sont complétés par des conférences publiques faites sur des sujets techniques, industriels ou littéraires, dans une salle mise à la disposition de l’Association par l’administration communale.
- L’attrait de ces conférences est fréquemment augmenté par des projections faites au moyen d’un appareil appartenant à l’Association; celle-ci a également commencé l’in-slallation d’un cabinet de physique et de chimie, pour venir en aide aux démonstrations des cours.
- Elle possède une machine à écrire.
- Les cours se tiennent tous les soirs dans une école de garçons, rue Marjolin, 1, à l’exception du jeudi,jour affecté aux conférences; celles-ci ont lieu à la mairie, dans une salle spéciale.
- Date d’ouverture des cours : premiers jours de novembre.
- Date de fermeture : fin mars.
- Les cours ayant un caractère professionnel sont les suivants :
- 4 cours de mathématiques (arithmétique, algèbre, géométrie); 3 cours de dessin subdivisés en cours élémentaires et cours supérieur ; 1 cours de physique industrielle et 1 cours de chimie industrielle; 1 cours d’histoire naturelle; 1 cours de coupe et couture.
- Les cours ayant un caractère commercial sont :
- Les cours d’allemand et d’anglais, subdivisés en degré élémentaire et degré supérieur; 1 cours d’espagnol, 1 cours de sténographie, 1 cours de dactylographie, 1 cours d’écriture, 1 cours de comptabilité, 1 cours de géographie commerciale, 1 cours de droit commercial.
- L’Association possède un matériel d’enseignement consistant en :
- Machine h écrire ; modèles de plâtre pour le dessin d’art ; divers appareils et instruments de physique; produits chimiques et ustensiles de chimie ; tableaux de Gervais pour l’histoire naturelle; mannequins pour le cours de coupe et couture; modèles pour le dessin géométrique ; plusieurs séries de livres employés dans les divers cours ; appareils à projections.
- Le nombre total des élèves est de 5,438, dont 880 pour l’enseignement industriel et 2,^(jq pour l'enseignement commercial.
- Le budget est de 2,661 francs, dont 2,000 francs fournis par la ville de Levallois-Perret.
- Association polytechnique de Pantin. — L’Association polytechnique de Pantin fut fondée, en 1871, par quelques personnes de la ville. Les ressources de l’Association consis-
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- taient uniquement, à l’origine, en cotisations accordées par les membres honoraires, mais la ville ne tarda pas à subventionner la société; cette subvention est actuellement de 1,000 francs par an. Depuis 188o , le Conseil général accorde également, pour la bibliothèque gratuite que l’Association a créée, une allocation qui a été progressivement élevée de îoo à 8oo francs par an.
- Des conférences ont lieu le jeudi, à la salle des fêtes, rue de Paris, io/i.
- L’Association polytechnique de Pantin comprend, ainsi qu’il vient d’être dit, deux sections (une par quartier) :
- i° Section de Pantin-Centre;
- a0 Section de Pantin-Quatre-Chemins.
- Les cours se font pour la section du Centre aux écoles communales du Centre, et pour la section des Quatre-Chemins, aux écoles communales, rue Thicrs.
- Les cours ont lieu depuis la première semaine de novembre jusqu’au mois de mai.
- L’enseignement comprend à la fois des cours d’enseignement général, des cours d’enseignement commercial (comptabilité, sténographie commerciale, allemand, anglais, dessin, ornement), des cours d’enseignement industriel (dessin industriel, géométrie, peinture, modelage, coupe et assemblage, ce dernier en deux degrés).
- L’Association possède des modèles pour les cours de dessin et modelage; sa bibliothèque, de 4,7/13 volumes, a prêté, en 18f)cj, i3,8q3 volumes à 4,523 lecteurs.
- Matériel complet de projections avec lampe oxyéthérique.
- EFFECTIF DES ELEVES AU 1er JANVIER 1899.
- 435 203
- Total............................ 638
- Section.
- du Centre.........
- des Quatre-Chemins
- Les frais d’agence des cours, papier, modèles, etc., bibliothèque, s’élèvent à plus de 3,ooo francs; ils sont couverts par les ressources suivantes :
- Idu département de la Seine........................... 8oo francs.
- de la ville de Pantin.................................. 1,000
- des particuliers....................................... 1,928
- Total.................................. 3,028
- Association philotechnique de Saint-Denis. — Fondée depuis quarante années par 22 souscripteurs originaires, membres fondateurs, l’Association philotechnique de
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- Saint-Denis a ouvert ses cours au mois de novembre 1861. Son enseignement a pour objet principal de donner gratuitement aux adultes une instruction appropriée à leurs besoins professionnels.
- Ses revenus sont employés à faire face aux frais de certains cours, aux dépenses de la distribution des prix, à l’entretien de la bibliothèque, ainsi qu’à l’achat des appareils qui composent le cabinet de physique, de chimie et d’histoire naturelle, dont la valeur est estimée 20,000 francs.
- En 1889, un nouvel effort valut à l’Association d’être reconnue d’utilité publique (décret du 2U février 1891).
- Les cours de l’Association philotechnique se tiennent dans les salles des écoles communales de Saint-Denis, rue Corbillon, n° 8, et avenue de Paris, n° 120 (Section de la Plaine).
- Ils commencent en novembre , et leur clôture a lieu à la fin du mois de mars.
- Les cours faits chaque hiver par les professeurs de l’Association sont actuellement au nombre de 46.
- 12 d’entre eux se rapportent à l’enseignement industriel; ce sont les cours suivants : art du trait de charpente, chimie, coupe et assemblage, dessin d’architecture, dessin mécanique, modelage, peinture sur porcelaine, physique, technologie, électricité industrielle.
- 9 cours se rattachent à l’enseignement commercial, à savoir : les cours d’algèbre, d’allemand, d’anglais, d’espagnol, de comptabilité (cours supérieur et élémentaire), d’écriture, de géographie commerciale, de sténographie.
- Enfin les connaissances générales font l’objet de i5 cours en plusieurs degrés, permettant aux déshérités de l’instruction de compléter ainsi leurs études.
- Le matériel d’enseignement est assez important pour une association d’enseignement populaire.
- On y trouve de nombreuses collections technologiques permettant l’étude des matières et marchandises mises en œuvre par les industriels de Saint-Denis et dont l’ensemble constitue un véritable musée commercial.
- A côté de ces quelques collections industrielles ou commerciales figurent des collections scientifiques de minéralogie, de fossiles, d’insectes, de graines et produits végétaux, d’histoire naturelle (écorché, squelette, etc.), de mécanique (modèles en bois ou en métal); enfin aux cours se trouvent annexés un laboratoire complet de chimie et de physique et une bibliothèque de 6,5oo volumes.
- Nombre des élèves : 1,581, dont 643 pour l’enseignement général, 367 pour l’enseignement industriel, 379 pour l’enseignement commercial.
- Budget : 5,i5o francs, dont i,3oo francs à la charge de la ville; subvention de l’Etat: 100 francs.
- Association philotechnique fie Saint-Chien. — L’Association philotechnique de Saint-Ci uen a été fondée en 1880. Ses cours qui, à l’origine, avaient plutôt pour but
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- de répandre renseignement général, avaient été installés dans deux salles de la mairie.
- En 1885 , ces cours furent transportés à l’école du Centre, où ils fonctionnent encore aujourd’hui. A partir de 18 88, le travail professionnel et manuel a pris parmi eux une importance notable, grâce à la création d’ateliers de menuiserie, de forge, de tour et d’ajustage, pourvus, en 1899, d’un nouveau moteur de la force de six chevaux. En 1898, ont été également créés de nouveaux cours de dessin industriel et de composition décorative.
- L’Association a organisé un musée dans une des salles de la mairie; pour faciliter la fréquentation des cours, une salle de lecture a été mise à la disposition des parents.
- Les leçons sont données dans les salles de classe et préau de l’école du Centre, à Saint-Ouen; huit salles, dans les sons-sols de l’école, servent aux ateliers.
- Date d’ouverture des cours : 1 5 octobre.
- Date de fermeture des cours : fin avril.
- Les matières enseignées sont les suivantes :
- i° Cours industriels / menuiserie; forge; tour (fer); ajustage; tour (bois); modelage; moulage; coupe et couture; dessin mécanique; dessin industriel; dessin d’ornement; composition décorative; sculpture sur bois; géométrie; physique; chimie industrielle ;
- 20 Enseignement commercial :
- Comptabilité; banque et change; algèbre; anglais; allemand; géographie; calligraphie; sténographie.
- 11 est fait, en outre, des cours d’enseignement général, comprenant le français, l’histoire, le solfège, la diction, ainsi que des cours de préparation au certificat d’études et pour les illettrés.
- Le matériel comprend notamment : 1 moteur de la force de six chevaux, 1 forge, 2 tours (fer), 3 tours (bois), 2 enclumes, 2 meules, 1 machine à percer, 12 étaux, 15 établi s-outils divers.
- Lanternes à projections, modèles de dessin, appareils de chimie et de physique; un musée installé dans une salle de la mairie.
- Des récompenses sont décernées annuellement aux élèves; elles consistent en médailles, diplômes, volumes et outils.
- Enseignement Autres......
- industriel. commercial
- 2 34 élèves. 153 138
- Total
- 525
- Budget : 2,472 francs, dont 1,000 francs à la charge de la ville et 700 francs à la charge de l’Etat.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Seine-Inferieure. — Société industrielle d’Elbeuf. — La Société industrielle d’Elbeuf organisa, dès i85q, les cours publics et gratuits qui constituent sa première et sa plus importante création.
- Ces cours, suivis d’abord par un petit nombre d’élèves, ont augmenté successivement d’importance; ils s’adressent aux jeunes gens des deux sexes.
- Ils ont lieu dans l’ancien hôtel de ville d’Elbeuf, où des locaux ont été concédés gratuitement à la société par la municipalité.
- Les salles ont été aménagées par la Société pour y installer ses différents services.
- Date d’ouverture des cours : octobre. Date de fermeture des cours : août.
- Enseignement industriel . .
- Géométrie. — Physique. — Chimie. — Dessin appliqué aux machines et aux bâtiments. — Tissage et procédés de fabrication. — Rentrayage, apprentissage pour les jeunes fdles.
- I Comptabilité, éléments de droit commercial l (jeunes gens, jeunes filles). — Anglais (jeunes 1 gens, jeunes filles). — Allemand (jeunes gens, Enseignement commercial. / jeunes filles). — Dessin (jeunes gens, jeunes
- 1 filles). — Modelage. — Géographie commer-
- I claie. — Dactylographie ( jeunes gens, jeunes ( filles).
- La Société possède : i° des appareils formant un petit cabinet de physique pour les démonstrations; 2° un laboratoire de chimie; 3° un musée commercial, où de nombreuses collections d’échantillons de la vieille fabrication elbeuvicnne forment un résumé des différentes phases de transformation de la nouveauté et de la draperie fabriquées a Elbeuf; â° une bibliothèque réservée aux membres de la Société; 5° une bibliothèque publique (700 lecteurs en 1900).
- Des commissions, présidées par les deux vice-présidents, visitent fréquemment les cours et s’assurent que l’enseignement est donné suivant le programme approuvé par elles.
- A la fin de chaque année scolaire, des examens de fin d’année sont institués pour le classement des élèves, et les commissions d’examen sont formées de membres des commissions de visite des cours.
- Il est accordé des récompenses aux élèves ayant satisfait à ces examens. Ces récompenses consistent en médailles, livres, sommes d’argent et livrets de caisse d’épargne provenant de dons et de legs spéciaux faits à la Société :
- i° Prix Poussin ( 15o francs);
- 20 Prix Lesage-Maille (200 francs);
- 3° Prix Philippe, consistant en livret de caisse d’épargne, variant depuis la somme de 20 francs.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- La Société a institué, il y a quelques années, une récompense à laquelle elle attaclic une grande importance; cette récompense est la médaille dé assiduité accordée aux élèves n’ayant pas manqué une seule fois aux cours. Cette institution a contribué à augmenter, dans une grande proportion, l’assiduité aux cours et fournit d’excellents résultats au point de vue de l’enseignement, le professeur étant sûr de faire ses leçons devant un noyau sérieux d’élèves qui l’écoutent avec fruit.
- Le nombre d’élèves est de 771, dont 209 pour l’enseignement industriel et 502 pour 1’enseignement commercial.
- !de l’Etal................................................ 3,4 00 francs.
- de la ville d’Elbcuf.................................... 1,000
- v du département de la Seine-Inférieure................... 3,000
- Totai..................... 7,900
- Somme. — Société industrielle d’Amiens. — Cette Société, l’une des plus anciennes et les plus importantes de France, a été fondée le 1 5 décembre 18G1, sur le modèle de la Société industrielle de Mulhouse, par un certain nombre d’industriels et de fonctionnaires du département de la Somme.
- Elle a pour but, suivant l’article icr de ses statuts, d’encourager et de faire progresser l’industrie par la réunion, sur un point central, d’un grand nombre d’éléments d’instruction, par la communication des découvertes et des faits remarquables, ainsi que des observations que ceux-ci auront fait naître et par tous les moyens que pourra suggérer le zèle des membres de l’association.
- Ces moyens consistent particulièrement dans des cours publics, dans des concours, des prix et des récompenses, et dans la publication des travaux de la Société.
- La Société industrielle s’occupe aussi de tout ce qui est de nature à contribuer à propager et à consolider, dans la classe ouvrière, l’amour du travail, de l’économie ét de l’instruction.
- Elle a créé successivement :
- i° En 18G2, une société anonyme de magasins généraux et un entrepôt réel de douane; 20 en 186A, des conférences publiques et gratuites; 3° en 18G5 , une société anonyme de maisons ouvrières; h° en 1865, des bibliothèques populaires; 5° en 187A, une association des propriétaires d’appareils à vapeur; 6° en 1881, 1883, 1886, des expositions ouvrières; 70 en 1886, un musée commercial et industriel; 8° en 1887, une association pour prévenir les accidents industriels; y0 en 1888, une école d’apprentissage pour le travail du fer et du bois. (Bien qu’existant dans les locaux de la Société industrielle et étant dirigée par le conseil d’administration, cette école a son autonomie propre et son budget spécial); 1 o° en 1897, des conférences populaires et des causeries pour adultes; 11° en 1897, l’œuvre de l’association par le travail.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- Le local de la Société industrielle renferme notamment :
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- i atelier pour le tissage; 1 atelier pour forge et ajustage; 1 atelier pour menuiserie; 1 salle de teinture; 5 salles de cours théoriques.
- Date d’ouverture des cours : commencement d’octobre; date de fermeture : fin mai. L’enseignement donné comprend des cours dont la nomenclature est la suivante :
- I Teinture. — Tissage. — Electricité. — Mécanique appliquée. — Levé de plans de machines. —
- Mise en carte. — Coupe de vêtements (hommes, dames). — Peinture sur porcelaine, miniature et gravure en médailles. — Coupe de velours.
- 1 Comptabilité (hommes, dames). — Géographie.
- — Langue allemande (hommes, dames). —
- Langue anglaise (hommes, dames). — Droit commercial. — Comptabilité. — Sténographie.
- — Dactylographie.
- Il est fait chaque année, indépendamment des cours mentionnés plus haut, un certain nombre de conférences fort suivies.
- La Société industrielle possède dans son local :
- i° Matériel du cours de tissage; 2° matériel du cours de teinture; 3°matériel de l’école d’apprentissage pour le travail du fer et du bois; k° musée commercial; 5° une bibliothèque qui comprenait, au icr janvier i88p, î,î 38 ouvrages formant ù,ùi6 volumes et 200 brochures.
- Dans certains cours où les frais de personnel et de matériel sont considérables, la Société a pris une mesure spéciale pour assurer l’assiduité des élèves. Chacun d’eux doit verser au moment de son inscription une somme de 20 francs; cette somme est remboursable en cartes de présence qui sont délivrées aux élèves à chaque leçon ; l’élève qui s’absente ne reçoit pas de carte de présence et subit par le fait une sorte d’amende.
- A la fin de l’année scolaire, des examens sont passés devant des commissions nommées par le Conseil d’administration ; les élèves qui ont répondu d’une manière satisfaisante sur toutes les matières enseignées dans un cours peuvent recevoir un brevet de capacité. L’élève qui a obtenu cinq brevets de capacité, dont trois au moins ayant trait à des matières techniques, reçoit un prix d’honneur.
- Les auditeurs ou les élèves des cours sont en général des employés de commerce ou de fabrique, des contremaîtres et des ouvriers; quelques fils de patrons les suivent également.
- Le nombre des élèves est considérable; les listes d’inscriptions pour Tannée 1899-kjoo en contiennent 928. La moyenne des présences est en général supérieure à celle qu’on obtient communément dans les cours publics, où elle oscille aux environs de 5o à 55 p. 100. Peu de cours de la Société ont cette faible moyenne; pour le plus grand nombre, elle est de 70 à 75 p. 100.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- L’école d’apprentissage (fer et bois) existe depuis dix années. Elle comprend la forge, l’ajustage, le modelage, le tour, la menuiserie. L’école ne reçoit que des externes; elle compte aujourd’hui Go élèves et constitue une excellente pépinière d’ouvriers ajusteurs et menuisiers pour les chemins de fer et l’industrie. La durée de l’apprentissage est de trois années; il y a chaque jour trois heures de cours théoriques, et cinq ou six heures d’atelier, selon la saison.
- L’enseignement comprend le français, l’arithmétique, la géométrie élémentaire, la mécanique appliquée, des éléments de physique et de chimie, le dessin (croquis à main levée), des éléments de géographie commerciale et industrielle.
- L’atelier de menuiserie contient 21 établis, 1 scie à ruban, 1 tour abois; l’ajustage est muni de 39 étaux, 1 machine à percer, 3 tours au moteur, 1 forge double et 2 enclumes.
- Le budget annuel de la Société atteint h0,000 francs, non compris le budget de l’école d’apprentissage qui est de i3,ooo francs. L’Etat, le département de la Somme et la ville d’Amiens contribuent ensemble à ce budget pour une somme de tG,5oo fr. Le reste est fourni par la Société elle-même, au moyen des cotisations de ses membres et de scs ressources diverses.
- B. — Enseignement industriel.
- Boüciies-du-RhÔne. — Cours de mécaniciens de la Chambre de commerce de Marseille. — Les cours de mécaniciens, créés par la Chambre de commerce en 1887, s’adressent aux jeunes gens qui se préparent à la marine de l’Etat ou à la marine marchande, et plus spécialement à leurs services techniques; par la suite, ces cours ont été destinés également aux jeunes ouvriers désireux d’entrer dans l’industrie privée.
- En 18(jA, les succès obtenus par les élèves ayant dépassé de beaucoup les espérances qu’on avait conçues, la chambre de commerce, pour donner un nouveau témoignage de bienveillance et d’encouragement aux jeunes ouvriers, établit deux années d’études, et par suite deux cours : un cours élémentaire et un cours supérieur. Enfin, en octobre dernier, elle a décidé de créer, en outre des sections de Castellanc et de la Joliette, une troisième section aux Chartreux, annexe qui donne déjà de très bons résultats.
- Les cours de mécaniciens sont administrés par la Chambre de commerce. La direction en est confiée à M. Péri, lieutenant de vaisseau en retraite. Les cours ont lieu à l’école supérieure de commerce, à l’école communale de la rue de l’Evêché et à l’école communale du Chemin-des-Chartreux.
- Chacun comprend un cours supérieur et un cours élémentaire.
- Les cours de dessin, d’histoire et de français ont lieu le dimanche malin à l’école supérieure de commerce (ces cours sont destinés aux auditeurs des trois écoles).
- Date d’ouverture des cours : commencement d’octobre.
- Date de fermeture des cours : i5 juillet.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- EMPLOI DU TEMPS.
- HEURES CONSACRÉES HEURES CONSACRÉES
- PAR SEMAINE. PAR SEMAINE.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. MATIÈRES ENSEIGNÉES.
- Cours Cours Cours Cours
- élémentaire. supérieur. élémentaire. supérieur.
- Français 1 // Histoire et géographie.. . . // 1
- Histoire et géographie.. . . 1 // Sciences mathématiques. . // 11/2
- Mathématiques 1 1/2 n Théorie et description de
- Théorie des machines.. .. 1 1/2 n machines // 11/2
- Conduite des machines. .. 1 1/2 // Conduite et entretien de
- machines // 11/2
- Dessin 2 n
- Dessin // 2
- Français et rapports de
- mor // Croquis // 2
- Le matériel d’enseignement comprend une bibliothèque et différentes pièces de machines.
- Pour entretenir l’émulation et encourager les élèves, les cahiers sont vérifiés, visés et annotés régulièrement par les professeurs, des notes d’interrogations et de composition sont données; à la fin de Tannée scolaire ont lieu des examens écrits et des examens oraux à la suite desquels des certificats d’études sont délivrés, le cas échéant, aux élèves du cours supérieur.
- Il est tenu par chaque élève un carnet de correspondance, qui donne les notes de la tenue des cahiers, d’interrogations, de compositions, ainsi que le nombre de leçons auxquelles Télève a manqué, etc.
- Nombre des élèves : 158. Budget : 212,825 francs.
- Subvention
- de l’État..................
- de la Chambre de commerce,
- Total........
- 6,000 francs. i4,ooo
- 20,000
- Loire-Inférieure. — Association amicale des anciens élèves de l'école publique de garçons place des Garennes, à Nantes. — Cette association a été fondée en 1892, en vue d’encourager chez les anciens élèves de l’école de la rue des Garennes la fréquentation de cours d’adultes destinés à compléter les connaissances acquises à l’école ; elle a pris l’initiative de créer un cours de construction navale s’adressant aux charpentiers et aux chaudronniers et ayant pour but de familiariser ces ouvriers avec les principes théoriques et pratiques de la construction des navires.
- G«. I. — Cl. 6. —- T. I. 20
- IMPRIMERIE NATIONALE.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- 300
- En 1890, une bibliothèque contenant plus de 1,000 volumes fut organisée par l’association; elle opère actuellement tous les ans pins de 3,5oo prêts. La société s’occupe également du placement de ses membres.
- Les cours d’adultes reçoivent tous les ans, depuis 1893, 1 Ao à 1G0 auditeurs de i3 a 3 o ans. La moyenne des présences dépasse 90 pendant les trois premiers mois; les cours ont lieu trois fois par semaine et durent une heure et demie chacun. Tous les ans, une dizaine d’élèves obtiennent le certificat d’études primaires, mais un grand nombre d’enfants l’ont obtenu avant de suivre les cours et y viennent pour compléter leurs études ; trois maîtres y sont employés.
- Le cours de construction navale reçoit chaque année 35 à Ao élèves de i5 à A5 ans. La moyenne des présences dépasse 26 pendant quatre mois; le cours a lieu quatre fois par semaine et chaque leçon dure une heure et demie. Deux professeurs y sont attachés. Tous les cours ont lieu dans l’école publique de garçons de la place des Garennes.
- EMPLOI DU TEMPS.
- [ Dessin..........
- Knseignemenl ] Géométrie........
- industrie]. J Arithmétique. . .
- ( Toisage et cubage
- ! Français. .,..............
- Tenue des livres..........
- Géographie................
- Histoire de la civilisation
- IIKlinES CONSACRÉES l’Ail SKMAIXB.
- 1 4
- 3 3
- 4 2 3
- 2 4
- 1 2
- 1 1
- 1/2 1/2
- Le programme des cours d’adultes se rapproche de celui des classes primaires, mais il est plus étendu. Les mathématiques comprennent l’arithmétique et la géométrie avec de nombreuses applications à l’industrie et au commerce.
- Le programme des cours des constructions navales est subordonné à la force des élèves. Durant le dernier hiver, on a traité les matières suivantes :
- La définition du navire; le tracé géométrique; les calculs qui s’y rattachent; la nécessité du tracé à la salle des gabarits; équerrages; le tracé des structures; le rivetage et l’assemblage des pièces ; les liaisons longitudinales ; le tracé d’un dessin d’assemblage en vue de la disposition de l’armement; démonstrations diverses avec applications sur plans.
- Le cours de construction navale dispose de tables à dessin, plombs, lattes, etc.
- Budget : 2,000 francs, dont 200 francs provenant de l’Etat et 200 francs de la ville de Nantes.
- Société d'instruction populaire, à Saint-Nazaire. — La Société d’instruction populaire de Saint-Nazaire a été fondée en 1888, en vue de donner aux apprends et aux ouvriers
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- l’instruction nécessaire pour leur permettre de s’élever dans leur profession et de devenir un jour contremaîtres ou chefs d’atelier.
- La Société a rencontré, dès l’origine, un concours très précieux auprès de la municipalité, du département et de la chambre de commerce. L’Etat avait tenu lui-même à encourager, dès le début, cette intéressante fondation.
- Des locaux affectés à renseignement sont mis gracieusement à la disposition de la société par la municipalité dans les établissements suivants :
- Collège de Saint-Nazaire ;
- Ecoles de garçons : rues du Croisic, du Maine et de Méan ;
- Salie dépendant de l’hôtel de ville et affectée à l’atelier de coupe de pierre.
- Les cours ont une durée assez limitée, de novembre à février.
- Les programmes sommaires de ces cours, au nombre de six, peuvent se résumer comme suit :
- i° Dessin linéaire : perpendiculaires , parallèles ; division des droites et construction des angles; construction des triangles et des quadrilatères; circonférences; tangentes; polygones réguliers, polygones semblables; raccordements, courbes usuelles; projections ;
- ‘2° Dessin industriel : croquis pris sur des modèles et des pièces de machine; épures pour la chaudronnerie en tôle et en cuivre; ajustage, menuiserie, etc. ; rendu des croquis , lavis ;
- 3° Construction navale : épures de coques de bâtiments à voiles et à vapeur; charpente navale, voilerie, mâtures ;
- à0 Mécanique et conduite des machines : partie théorique et pratique ; composition et décomposition des forces ; leviers, treuils, palans ; machines simples ; résistance des matériaux ; flexion, traction ; principaux organes de machines ; calcul des courbes d’indicateur; soupapes de sûreté; règlements administratifs concernant les machines à vapeur ;
- 5° Cours de coupe de pierres : épures diverses, exécution à une échelle réduite des épures tracées ;
- G0 Cours de charpente : épure, exécution à une échelle réduite des épures tracées.
- On remarquera l’orientation pratique donnée au cours de dessin industriel, par suite des applications auxquelles il peut conduire aux cours de constructions navales et de charpente, bien placés les uns et les autres dans une cité maritime comme la ville de Saint-Nazaire.
- On sera frappé également du caractère pratique imprimé aux cours de mécanique et de conduite des machines.
- L’enseignement est facilité par l’emploi de modèles en bois, de pièces de machines que l’on fait passer sous les yeux des élèves. De petits modèles ont été créés pour aider â l’intelligence des autres cours.
- 20.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- L’emploi du temps ci-dessous complétera les indications qui précèdent :
- EMPLOI DU TEMPS.
- HEURES CONSACRÉES. IMlt SEMAINE.
- Dessin
- linéaire..................
- industriel................
- Constructions navales..............
- Mécanique (conduite de machines)
- Taille des pierres.................
- Charpente..........................
- 6
- 6
- 3
- 3
- (i
- G
- Il convient de mentionner, en outre, que la Société d’instruction populaire de Saint-Nazaire a placé sous son patronage un cours de sténographie, qui se fait à l’école de la rue du Maine.
- Un concours a lieu, à la fin de Tannée scolaire, à la suite duquel des prix sont accordés; ces prix consistent en boites de compas, outils et ouvrages ayant trait à la profession embrassée par l’élève, etc.
- Nombre d’élèves : 27/1. Budget : 2,A5o francs.
- de l’Etat
- Subventions <
- du département.............
- de la ville de Saint-Nazaire, de la Chambre de commerce
- 65o francs. 35o 1,000 200
- Total
- 2,200
- Manche. — Société artistique et, industrielle de Cherbourg. — Cette Société a été reconnue d’utilité publique en 1888. Son œuvre consiste en conférences scientifiques, artistiques et industrielles. Elle a institué, en outre, des concours annuels de dessin et d’architecture civile ou navale entre les jeunes gens, garçons et filles, appartenant aux diverses écoles de la ville.
- Une autre série de concours a été organisée entre les apprentis de la ville : travaux de bois, fer, pierre, peinture, typographie, etc., pour les garçons; travaux d’aiguille pour les filles. Concours de modelage pour les deux sexes.
- Les concours ont lieu dans les écoles publiques ou dans les ateliers des industriels, suivant la nature du travail à exécuter. Les sujets en sont choisis par une commission spéciale désignée par la Société; ils doivent être exécutés en un temps déterminé; les résultats sont appréciés par un jury comprenant des ingénieurs de la ville, des professeurs de dessin et des architectes.
- Les dernières inscriptions pour les divers concours de i8<j<j ont atteint le nombre de 327.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 309
- Les lauréats de la Société artistique et industrielle sont recherchés par les ingénieurs et industriels de Cherbourg, et en particulier par les ingénieurs de l’arsenal militaire.
- La Société possède d’importantes collections industrielles et commerciales et des collections de vues pour les projections des conférences. Bibliothèque comprenant plusieurs milliers de volumes.
- Budget : 1,85o francs, dont 6oo francs de la ville de Cherbourg.
- Seine. — Société des laboratoires Bourbouze. — L’origine de la Société des laboratoires Bourbouze remonte à la fondation du cours de physique expérimentale organisé sous le patronage de l’Association philotechnique de Paris, par M. Gustave Bourbouze, préparateur à la Faculté des sciences de Paris et chef des travaux pratiques de physique à l’Ecole supérieure de pharmacie, cours qu’il créa à ses frais.
- Quelques années plus tard, M. Bourbouze transféra ce cours chez lui, où il possédait de nombreux appareils et instruments scientiques; il réunissait dans ses leçons, le dimanche matin (de novembre à Pâques), une cinquantaine d’élèves de toutes conditions; cet enseignement fut subventionné par la ville de Paris, en i 88 â, et continué par son fondateur jusqu’à sa mort, en 1889.
- Grâce à la subvention de la ville de Paris, grâce aussi à l’autorisation de Mrae veuve Bourbouze, deux des anciens élèves et collaborateurs de M. Bourbouze, MM. Pihan et Armagnat, purent poursuivre l’œuvre de leur maître. Il fut procédé à la constitution d’une société et l’organisation définitive des Laboratoires Bourbouze put être assurée.
- Le local de l’ancien cours Bourbouze étant trop exigu pour ajouter à l’enseignement de la physique celui de la chimie industrielle, M. Buchet, au nom du conseil d’administration de la Pharmacie centrale de France, fit la proposition, aussitôt acceptée, d’installer provisoirement les nouveaux laboratoires dans les locaux de la rue des Non-nains-d’Hyères, n° 21.
- Cet état provisoire se prolongea pendant deux années scolaires (1895-1896, 1896— 1897), jusqu’à ce que ses ressources propres permissent à la Société d’engager une somme assez importante dans une location.
- Dès les premières séances de l’année scolaire 1896-1896, un mois après la fondation, le nombre des élèves s’élevait à 80. Depuis lors, non seulement les locaux sont de nouveau devenus insuffisants et la Société dut les agrandir pour la rentrée de l’année scolaire 1899-1900, mais encore le nombre des élèves (32 0 le ier décembre) s’est accru dans des proportions considérables.
- Le but de la Société des laboratoires Bourbouze est « de développer l’enseignement pratique gratuit des sciences physiques et chimiques appliquées au commerce et à l’industrie et de créer, dans la mesure de ses ressources, des laboratoires de manipulation et des cours de sciences appliquées r>.
- Les élèves, sur leur simple demande, et à condition toutefois qu’ils poursuivent un
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- but bien déterminé, peuvent travailler dans l’un quelconque des laborataires existants et y étudier, en pratiquant eux-mêmes, telles questions qui les intéressent.
- Ceux qui ont plus spécialement besoin de s’instruire sur les généralités de la physique ou de la chimie appliquées trouvent, dans les laboratoires, de véritables cours de manipulations dont ils suivent les programmes, en se livrant eux-mêmes aux opérations et expériences qu’ils désirent accomplir.
- Le centre unique d’enseignement de la Société est situé à Paris, rue de Jouv, n° 5. Il comprend les sept laboratoires suivants :
- Physique générale; optique et acoustique; électricité industrielle; photographie (depuis novembre 1899); analyse des matières organiques; analyse des matières inorganiques; analyse chimique minérale.
- Ces laboratoires sont ouverts gratuitement aux élèves, le dimanche matin, de 9 heures à 11 heures, à partir du premier dimanche de novembre jusqu’à Pâques.
- Le personnel enseignant de chaque laboratoire se compose d’un professeur, chef de laboratoire, et d’autant de professeurs adjoints qu’il est nécessaire.
- Physique générale. — Construction, vérification et applications variées des instruments industriels et commerciaux de mesure : vernier, palmer, etc. Balances, poids, densimètres, alcoomètres, thermomètres.
- Travail du verre en ce qui concerne la construction des appareils couramment employés dans les laboratoires; calorimétrie; détermination de la température d’inflammabilité des liquides volatils, etc.
- Optique et acoustique. — Pliotométrie industrielle. Mesure des distances focales des miroirs et des lentilles des grossissements des microscopes. Applications industrielles et commerciales de l’analyse spectrale. Dosage saccharimétriquc.
- Détermination de la hauteur d’un son. Vérification des lois relatives à la longueur, au poids tenseur, au diamètre, à la densité. Lois des tuyaux.
- Electricité industrielle. — Construction, étude, entretien et applications diverses des piles, machines, accumulateurs, etc. Electrométrie appliquée. Canalisation et utilisation du courant , etc.
- Photographie. — Etude optique des objectifs. Tirage. Développement et virage. Pbototypie, zincographie, etc.
- Analyse des matières organiques. — Essai des matières textiles, des matières colorantes, des matières grasses, des matières employées en tannerie, des huiles minérales et végétales, etc.
- Analyse des matières alimentaires, des eaux, des matières sucrées, des farines, des vins, des engrais. Recherche des falsifications. Examens microscopiques.
- Analyse des matières inorganiques. — Essais des alliages d’or, d’argent, de platine. Essais et analyses des chaux, des ciments, des pierres, etc.
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- Analyse chimique minérale. — Caractères analytiques des bases et des acides. Analyses qualitative et quantitative ; alcalimétrie, acidimétrie, etc.
- L’enseignement des laboratoires a lieu dans cinq grandes salles (couvrant une superficie de 135 mètres carrés) auxquelles la Société va ajouter un grand hall vitré (avec pourtour), formant ensemble une nouvelle surface de 180 mètres carrés, soit une superficie totale de 31 5 mètres carrés.
- Les locaux sont agencés et appropriés à l’enseignement donné dans chacun d’eux; ils peuvent recevoir à la fois environ g5o élèves.
- La valeur des instruments appartenant à la Société est supérieure à 20,000 francs. Elle ne possède pas encore de collections; mais la Pharmacie centrale de France met gracieusement à sa disposition sa remarquable collection d’échantillons de plantes et de produits pharmaceutiques.
- Pour conserver la preuve que l’élève, en sortant de ses laboratoires, y a fait pour lui-même œuvre utile, chaque élève est tenu de fournir à la Société un résumé de scs travaux pratiques. Ces résumés servent, ainsi que le concours de fin d’année, de base d’appréciation pour l’attribution des récompenses annuelles; ils sont réunis en volumes déposés au siège des laboratoires, où ils sont à la disposition des visiteurs.
- Nombre des élèves, 958; budget, 6,9/16 fr. 35.
- Subventions
- de l’État..................
- du département de la Seine .
- de la ville de Paris........
- de la Chambre de commerce
- Total
- 500 francs. 5oo 9,000 200
- 3,200
- Somme. — Société 1 ’Emulation Dieppoise. — Cette Société fut fondée en octobre 1877, sous son nom actuel, par un petit groupe de patrons et d’ouvriers possédant des notions de dessin artistique et désireux de se procurer, au moyen d’une modique somme mensuelle, un local et les modèles nécessaires pour continuer leurs études en commun avec les adhérents qu’ils espéraient réunir.
- En 1880, l’administration municipale de Dieppe, reconnaissant l’utilité de l’institution , décida de lui venir en aide. Elle offrit à la Société la salle de l’école municipale et vota, en faveur de l’œuvre, une allocation de 15 0 francs destinée à subvenir aux dépenses de l’éclairage. Le nombre des élèves s’éleva dès lors à 5o.
- Dans le courant de cette même année, la Chambre de commerce accorda à l’Emulation Dieppoise une somme de 100 francs. En 1883, le Conseil général accorda une subvention de 200 francs.
- A partir de cette époque, on put faire marcher de pair le dessin et Tinstruction pratique , en faisant exécuter par les élèves des travaux manuels, comme application des principes théoriques qui leur étaient donnés. Ces différents travaux ne pouvant être
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- faits pendant les cours du soir, furent tout d’abord, après consentement des patrons, confiés aux apprentis pour être exécutés par eux dans les ateliers où ils étaient occupés pendant la journée.
- Cette organisation laissant beaucoup à désirer, on prit le parti d’installer des ateliers dans un local attenant à la salle de dessin, qui fut concédé par la ville.
- En 1886, à la suite de la nécessité dans laquelle se trouva la Société d’agrandir les ateliers, un projet fut dressé. Les constructions et l’installation des appareils furent complétées au commencement de 1887.
- Pendant ces trois dernières années, les cours n’ont fait que progresser.
- Des cours de serrurerie, de forge, d’ébénisterie furent successivement créés, ainsi qu’une section spéciale pour la préparation aux écoles d’arts et métiers et aux écoles de mécaniciens de la flotte.
- Les différentes branches de l’enseignement théorique et pratique devinrent l’objet d’une étude approfondie ; les principaux industriels furent consultés et des programmes furent élaborés.
- Actuellement, la Société possède une organisation et une installation permettant l’application de ses programmes d’une manière efficace.
- Les cours ont lieu rue du Haut-Pas, 24, dans des locaux appartenant à la ville. Ces locaux sont partagés avec le cours municipal de dessin. Ils comprennent :
- i° Un rez-de-chaussée réservé aux ateliers du fer et du bois; 2° un premier étage comprenant une salle de dessin, une salle de conférences et le bureau du directeur; 3° un second étage composé d’une salle affectée au classement et à l’exposition des travaux exécutés par les élèves.
- Date d’ouverture des cours : ier octobre.
- Date de fermeture des cours : 3o juin.
- La première année est consacrée à des cours généraux, obligatoires pour chaque élève.
- Ces cours comprennent :
- i° Notions de géométrie élémentaire et application sous forme de tracés géométriques ; 20 tracé des courbes usuelles; 3° relevé avec cotes et représentation géométrale au trait, à une échelle déterminée, de solides géométriques et d’objets simples.
- Au début de la seconde année, les élèves sont divisés en trois sections, suivant la profession qu’ils veulent embrasser : i° section des ouvriers en fer (ajusteurs, serruriers et forgerons); 20 section des ouvriers en bois (charpentiers, menuisiers et ébénistes); 3° dessinateurs industriels.
- L’enseignement théorique, toujours dirigé en vue des applications, est approprié aux besoins de chaque profession.
- La Société possède une collection de travaux d’élèves qui sont utilisés pour les exercices de croquis.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- EMPLOI DU TEMPS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES P.Wt SEMAINE.
- lrc ANNÉE, 2* ANNÉE. 3' ANNEE. !l‘ ANNEE.
- Arithmétique 0 2 2 2
- Algèbre 1 l/2 1 1/2 11/2 1 i/ù
- Géométrie 2 2 3 2
- Mécanique industrielle. // 1 2 3
- Technologie // 1 2 3
- Stéréotomie // h h 4
- Dessin industriel 10 6 6 h
- Ajustage n G G G
- Tour (métaux) tt U 6 6
- Forge et serrurerie // G 6 6
- Charpente // G G 6
- Menuiserie // e G 6
- Ebénisterie // 6 G 6
- Tour (bois) n G 6 6
- A la fin de chaque année, les élèves subissent un examen de passage. Ceux dont les connaissances sont jugées suffisantes sont admis à passer dans la division suivante.
- Tout élève qui suit régulièrement et avec fruit les cours de l’Emulation pendant quatre ans reçoit à sa sortie un diplôme dit certificat cïapprentissage.
- Subventions
- de l’État...........................
- du département de la Seine-Inférieure
- de la ville de Dieppe...............
- de la Chambre de commerce...........
- 5 oo francs. 5oo
- 9,000
- i,5oo
- Total
- 4,5oo
- Nombre des élèves, q3; budget, 7,262 francs.
- Oran. — Association des cours industriels, à Oran. — Les cours industriels ont été fondés en 189Ô par M. Hippolyte Auffret, instituteur à Orau. On enseigne, sous la direction des maîtres compétents, les premières notions de divers métiers. La pratique est jointe à la théorie.
- Pour être admis à prendre part aux cours, il faut :
- i° Avoir i4 ans; 20 être apprenti
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Le temps des études est de trois ans; néanmoins les auditeurs peuvent rester jusqu’au moment de leur entrée dans la vie militaire.
- L’enseignement est gratuit.
- Les cours sont administrés sous le contrôle d’un comité de patronage composé du préfet, des députés et sénateurs, par un comité de direction comprenant : le directeur, les professeurs et deux membres fondateurs.
- Ces cours sont installés dans les sous-sols du marché Karguentah, mis à la disposition de l’œuvre parla municipalité, qui accorde aussi gratuitement l’éclairage. Us ont lieu le soir de 8 heures à î o heures. •
- Les programmes comportent les matières suivantes :
- Le français, les mathématiques, le dessin d’imitation, le dessin industriel, la menuiserie, la forge, l’arpentage, le tournage sur bois et sur métaux, la chaudronnerie et la ferblanterie, le modelage mécanique.
- Enfin un cours facultatif de comptabilité industrielle a lieu également pour les apprentis.
- Nombre des élèves : 6o.
- Budget : 2,000 francs dont 1,000 francs à la charge de l’Etat et 8oo francs à la charge de la ville et du département.
- G. — Enseignement commercial.
- Bouches-du-Rhone. — Cours commerciaux gratuits du soir de la Société pour la défense du commerce de Marseille. — La création des cours commerciaux gratuits du soir de la Société pour la défense du commerce de Marseille a été votée par l’assemblée générale des membres de la Société, le 22 juillet i885. Ces cours, ouverts le 18 novembre de la même année, n’ont fait que prospérer depuis leur fondation.
- Les professeurs sont choisis en grande partie parmi ceux de l’Ecole supérieure de commerce.
- L’enseignement est rigoureusement gratuit.
- Tout employé dans une maison de commerce ou d’une administration peut se faire inscrire.
- En 1886-1887, k* Société a ouvert des cours supérieurs pour l’étude des langues vivantes et de la comptabilité.
- Sur la demande de M. le Ministre de la guerre, MM. les officiers et sous-officiers de la garnison furent admis à suivre les cours.
- Depuis Tannées 1889, la Société agrandit successivement son champ d’action :
- En 1891, création d’un cours de droit commercial.
- En 1892, dédoublement des cours d’anglais et de comptabilité.
- En 1894, création d’un cours de calligraphie.
- En 189b, elle décida l’établissement d’un droit d’inscription de 3 francs par cours;
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- à la suite de cette mesure, le nombre des élèves diminua quelque peu, mais les défections, en fin d’année, furent de beaucoup inférieures à celles des années précédentes.
- En 18c)8, le cours de droit commercial, qui jusqu’à ce jour avait été réservé aux employés, fut transformé en conférences et s’adressa en meme temps aux chefs de maison.
- En 189g, le nombre des élèves inscrits atteignit le chiffre de 5GG.
- Les locaux affectés aux cours de la Société pour la défense du commerce de Marseille sont les suivants :
- r
- i° Local de l’Ecole supérieure de commerce, rue Paradis, 182; 20 siège de la Société pour la défense du commerce, rue Cannebière, 12, pour le cours de droit commercial seulement.
- Date d’ouverture des cours, i5 octobre; date de fermeture, i5 juin.
- LISTE DES COURS ET EMPLOI DU TEMPS.
- HEURES CONSACRÉES TAU SEMAINE.
- irc année. a0 année.
- .Correspondance commerciale..................................... 1 n
- Bureau commercial............................................... 1 //
- Calligraphie.................................................... 9 //
- Comptabilité................................................... 11/9 1
- Sténographie.................................................... 1 1
- Français........................................................ 1 //
- Anglais......................................................... 9 1
- Allemand........................................................ 9 1
- Espagnol....................................................... 11/9 1
- Italien........................................................ 11/9 1
- Droit commercial................................................ 1 //
- A la fin de chaque année, des concours permettent de classer les élèves, auxquels il est attribué, par ordre de mérite, des médailles et des livrets de Caisse d’épargne.
- Ide l’Etat................................................. 1,000 francs.
- du Département........................................... 1,000
- de la Ville.............................................. 1,000
- Nombre des élèves, 532 ; budget, 11,697 frftncs-
- Seine. — Comité d’encouragement des éludes commerciales en France (fondation Bam-berger). — Le Comité d’encouragement des études commerciales en France a été fondé par M. Bamberger à la suite de nos revers de 18 7 0-1871, en vue de coopérer au relèvement de l’industrie et du commerce de la France par le développement des con-
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- naissances commerciales; il a pensé que le meilleur moyen d’arriver à ce résultat était d’aider au recrutement du personnel enseignant des Ecoles commerciales, récemment créées, par l’attribution de bourses de voyage et de séjour, destinées à permettre aux maîtres de l’enseignement secondaire d’acquérir la pratique des affaires, en accomplissant un stage dans les maisons de commerce françaises et étrangères, stage à la suite duquel ils pourraient être nommés professeurs dans les écoles supérieures de commerce.
- Le Comité a fondé, en outre, à partir de 1876, des cours gratuits spéciaux répondant au même but; il alloue une rémunération aux professeurs, afin de s’assurer le concours de maîtres éminents, et accorde aux auditeurs des récompenses d’une valeur importante, afin de les retenir dans les cours.
- M. Henri Bamberger a pris généreusement à sa charge tous les frais de cet enseignement.
- Les cours ont lieu à la mairie du IXe arrondissement, rue Drouot, G.
- Date d’ouverture des cours : i5 octobre; date de fermeture des cours : avril.
- Les matières enseignées sont les suivantes : géographie commerciale; droit commercial ; bourse, changes, arbitrages.
- Chaque cours comprend annuellement 20 leçons d’une durée de une heure et demie chacune.
- Le nombre des élèves est de 200 environ.
- Le budget et de 10,000 francs par an.
- Personnel................................................................ 6,000 francs.
- Prix, secrétariat, imprimés, frais divers................................ i,ooo
- Total........................................ 10,000
- A la fin des cours, des examens sont passés devant les professeurs et les membres du Comité. Il est accordé aux lauréats des récompenses en argent et des diplômes :
- Le premier de chaque cours reçoit un prix de 300 francs, le deuxième un prix de 200 francs, le troisième reçoit 100 francs.
- Des diplômes sont conférés aux concurrents dont les notes sont satisfaisantes.
- Institut populaire d’enseignement commercial. — L’Institut populaire d’enseignement commercial, fondé en 1890, est une œuvre philanthropique et morale qui a pour but de propager la connaissance des langues étrangères et plus particulièrement des matières nécessaires au commerce. Cette œuvre repose sur un mode d’organisation exceptionnel dans les associations d’enseignement populaire, qui prescrit les règles suivantes :
- i° Limitation du nombre d’élèves fréquentant un même cours, dont le total ne doit pas dépasser le chiffre de 1 A; 20 année scolaire de douze mois, c’est-à-dire fonctionne-
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- ment continu des cours; 3° légère indemnité de déplacement accordée aux professeurs en vue d’obtenir la régularité et l’exactitude dans l’enseignement.
- L’Institut populaire d’enseignement commercial, qui à l’origine ne comptait qu’une section avec un cours d’anglais et 8 élèves, possède aujourd’hui h sections, 6i cours,
- 2 5 professeurs et A8o élèves.
- Le fonctionnement de l’Institut populaire est assuré :
- i° Par une cotisation mensuelle de 2 fr. i5 par élève; 2° par une cotisation mensuelle de 2 francs par professeur ; 3° par les subventions de la Ville et de la Chambre de commerce de Paris.
- Sur la cotisation des élèves, il est laissé î fr. 5o au professeur à titre d’indemnité de déplacement, et il est versé ofr. 65 à l’Institut populaire pour frais généraux. Toutefois, cette somme n’est versée à la caisse qu’au-dessus de h élèves payants ; il en est de meme pour la cotisation des professeurs.
- La langue anglaise occupe la plus grande place dans l’enseignement, et elle compte actuellement 171 élèves sur /180. Cet enseignement est divisé en plusieurs années.
- A signaler plus particulièrement les cours de commerce faits en langue anglaise, et qui ont donné de bons résultats. Les cours de langues allemande et espagnole sont également très fréquentés.
- Des concours de langues vivantes ont lieu, chaque année, pour l’obtention de récompenses.
- Il est distribué, tous les ans, en faveur de personnes peu fortunées, de 5o à 60 bourses donnant le droit de prendre gratuitement part à l’enseignement de l’Institut, populaire.
- Des conférences publiques et gratuites sont organisées, chaque année, en avril, mai et juin, à la mairie du IVe arrondissement. Elles sont faites en langues vivantes et traitent de sujets littéraires et commerciaux.
- Les sections sont les suivantes : Lafayette, rue des Deux-Gares ,12; Parmentier, rue des Trois-Bornes, 19; Rivoli, rue Saint-Antoine, 96; Gobelins, rue Michel-Peter, 3.
- Les cours techniques faits par l’Institut commercial sont les suivants :
- Langues vivantes —Anglais, allemand, espagnol, russe. Prononciation, grammaire, syntaxe, style, conversation.
- Comptabilité commerciale. — Notions générales du commerce; partie simple, partie double; inventaire, bilan. Opérations financières, législation commerciale.
- Sténographie. — Méthode Riom.
- Couture et coupe. — Jupes, manteaux, robes de ville, de dîner et de bal.
- Dessin et peinture. — Dessin industriel et commercial. Peinture et aquarelle.
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- Des concours annuels sont organisés sous la présidence du censeur des études, et les membres du jury se composent de professeurs étrangers à l’Institut populaire.
- Des récompenses offertes par les pouvoirs publics sont attribuées aux meilleurs élèves.
- Nombre des élèves : 33A.
- Budget, /i,oi5 fr. 3o, dont 5oo francs fournis par la ville de Paris.
- Société 'pour la propagation des langues étrangères en France. — C’est au mois de mars 1891 que cette Société fut fondée par M. Rauber, directeur d’école privée à Paris, avec le concours de professeurs agrégés de l’Université, d’instituteurs et d’institutrices de la ville de Paris.
- Le siège social est établi dans ITiûlel des Sociétés savantes.
- Le but et les moyens d’action de l’œuvre peuvent se résumer comme suit :
- Enseignement de onze langues : allemand, anglais, arabe, danois-norvégien, espagnol, hollandais, italien, polonais, portugais, roumain, russe; cours normaux supérieurs, cours commerciaux supérieurs, cours des termes de droit et de médecine, séances de conversation en cinq langues, conférences en six langues, chorales en allemand et en anglais, représentations scéniques en cinq langues, soirées littéraires et musicales en cinq langues, enseignement par correspondance (gratuit pour les sociétaires), correspondances scolaires internationales, bibliothèque polyglotte, salle de lecture, prêt gratuit de livres à domicile, bourses de séjour à l’étranger, bulletin mensuel, office gratuit d’offres et demandes de leçons, d’emplois et de traductions.
- Les cours sont gratuits pour les sociétaires; un droit d’inscription de 9 francs seulement est réclamé aux élèves non sociétaires.
- Les cours de la Société sont faits dans de nombreux locaux; ils commencent dans la première quinzaine d’octobre, ont lieu deux fois par semaine, de 8 h. 1/9 à 10 heures du soir, et se terminent à la lin du mois de juin.
- Chaque semaine, ont lieu à Paris :
- 1A cours d’allemand, q cours d’anglais, 7 cours d’espagnol, 9 cours d’italien, 9 cours de russe et de polonais, \ cours d’arabe, 1 cours de hollandais, 1 de danois-norvégien, 1 de portugais et 1 de roumain.
- Le total des présences constatées dans les cours de la Société durant l’année 1899 a été de î^Ao, correspondant à une moyenne de 19 élèves par cours.
- A la fin de l’année ont lieu des concours à la suite desquels la Société accorde des bourses de séjour à l’étranger, soit à des membres de l’enseignement (3oo francs), leur permettant de consacrer deux mois de vacances à l’étude des langues vivantes, soit à des employés de commerce (A5o francs), sous la réserve de séjourner trois mois en Allemagne, en Angleterre ou en Espagne.
- Le jury qui statue sur l’attribution de ces bourses est composé : d’un inspecteur général des langues vivantes, de professeurs agrégés de l’Université, et, pour les bourses
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- commerciales, (Tun inspecteur régional de renseignement technique, ainsi (pie de professeurs appartenant aux écoles supérieures de commerce.
- Les examens comprennent des épreuves écrites (thèmes, versions, compositions) et des épreuves orales (lecture expliquée, grammaire, traduction à livre ouvert, récit).
- La Société n’a pas encore institué de diplômes, mais elle délivre, chaque année, un grand nombre de prix dans une distribution solennelle qui se tient généralement dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne.
- Budget : ‘26,736 francs.
- Subvention
- de l’Etat..................
- du département.............
- de la Ville................
- de la Chambre de commerce
- 0,000 francs.
- 1 ,900
- 5,ooo
- 900
- Société commerciale pour l’élude des langues étrangères. — La Société commerciale pour l’étude des langues étrangères a été fondée sous le patronage de la Chambre de commerce de Paris, en 1881.
- Elle facilite, au moyen de cours gratuits du soir, aux jeunes gens et aux dames employés dans le commerce et l’industrie, l’étude des langues étrangères au point de vue commercial.
- Ses cours ont pleinement réussi; beaucoup d’employés ont pu, grâce à cet enseignement, obtenir des emplois de correspondants de langues étrangères dans les maisons auxquelles ils étaient attachés, et améliorer ainsi notablement la situation qui leur était faite.
- Les langues enseignées sont : l’allemand, l’anglais, l’espagnol, l’arabe elle russe.
- Plus de 1,000 jeunes gens sont inscrits dans les différentes sections.
- La reconnaissance d’utilité publique accordée à la Société par décret du 3 septembre 1898 lui permet d’entrer en possession d’un legs de 10,000 francs que lui a fait M. Tarbourieeh-Nadal, ancien vice-président, récemment décédé, et aura pour résultat de développer ses moyens d’action.
- Les cours ont lieu dans les locaux ci-dessous :
- i° Ecole communale de la rue Béranger; tî° école communale de la rue Blanche; 3° école communale de la rue Saint-Benoît, pour les cours d’anglais, d’allemand et d’espagnol; k° mairie du iv° arrondissement, pour les langues russe et arabe.
- Date d’ouverture des cours, 10 octobre; date de fermeture des cours, 90 mai.
- Les langues anglaise, allemande, espagnole, arabe et russe sont enseignées à un point de vue purement commercial et pratique, de telle façon que les élèves, employés de commerce et d’industrie, puissent en tirer rapidement un réel profit, soit comme
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- représentants de maisons françaises à l’étranger, soit comme correspondants en langues étrangères dans les établissements situés en France.
- Espagnol.....
- Anglais......
- Allemand.....
- Arabe........
- Russe........
- Nombre des élèves :
- Espagnol....
- Anglais......
- Allemand . .
- Arabe........
- Russe........
- EMPLOI DU TEMPS.
- HEURES CONSACRÉES
- PAR SEMAINE.
- Cours Cours
- élémentaires, supérieurs.
- 6 6
- 6 6
- G 6
- 2 2 1 1
- 220 élèves. 518 235 2 h ho
- Total
- i,o37
- Depuis 189/1, la Société a accordé, après concours, élèves.
- «
- neuf bourses de voyage à ses
- F
- Budget : 7,261 fr. 75; subvention de l’Etat, 1,000 francs; de la Ville, 1,000 fr.; de la Chambre de commerce, 5oo francs.
- Cours commerciaux pour adultes hommes. — La Chambre de commerce de Paris, voulant donner aux employés le moyen de compléter leur instruction commerciale, a créé à l’École commerciale de l’avenue Trudaine, en 1880, des cours gratuits pour les adultes hommes; ces cours ont lieu le soir.
- L’enseignement comprend le français, l’arithmétique, la comptabilité, le dessin, les langues anglaise, allemande, espagnole.
- Enfin, à ces divers cours ont été adjoints un cours de sténographie en 1897 et un cours de dactylographie en 1898.
- Les cours ont lieu dans les locaux de l’Ecole commerciale.
- Date de l’ouverture des cours, ier octobre; date de la fermeture des cours, 3o mars.
- Les cours de français et d’arithmétique ont pour but de compléter l’instruction élémentaire des auditeurs. Dans le cours d’arithmétique, les élèves sont exercés à de nombreuses applications du calcul mental.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Les questions traitées dans le cours de comptabilité sont les suivantes : opérations commerciales, effets de commerce, magasins généraux, bordereaux et comptes courants, écritures, livres de commerce, bilan, écritures spéciales aux sociétés, etc.
- Dans les cours supérieurs de langues, les auditeurs sont plus spécialement exercés à la correspondance et à la conversation.
- La sténographie et la machine à écrire ont pour but de préparer surtout à la correspondance commerciale.
- Le cours de dessin comprend des notions d’ornement, d’architecture et de mécanique.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES.
- Français......
- Arithmétique . . Comptabilité...
- Anglais.......
- Allemand......
- Espagnol......
- Sténographie. . Dactylographie. Dessin........
- HEURES CONSACRÉES
- PAR SEMAINE.
- 0 ANNÉE. 3e ANNÉE. 3° ANNÉE.
- u n 2
- 11 11 2
- 2 2 //
- 2 2 II
- 2 2 H
- 2 2 U
- 2 2 U
- u u 2
- u u 6
- Les élèves des cours ont gratuitement à leur disposition des modèles de dessin et des machines à écrire; les autres cours ne comportent pas de matériel spécial d’enseignement.
- Des compositions et des examens oraux ont lieu en mars, à la fin des cours, et la Chambre de commerce, représentée par sa commission administrative, délivre, dans une distribution spéciale, des médailles et des mentions aux élèves les plus méritants.
- Nombre des élèves : 33o (2/1 par cours en moyenne).
- Budget : 5,669 fr. 60, dont i»000 francs versés par l’État.
- Conformément au désir exprimé par le Conseil municipal de Paris, des cours analogues ont été ouverts au mois d’octobre 1898 par la Chambre de commerce dans les nouveaux bâtiments de l’École supérieure de commerce de Paris, avenue de la République ,79.
- Quatre grandes salles de l’École supérieure de commerce sont spécialement affectées aux cours d’adultes.
- Date d’ouverture des cours, i5 octobre; date de fermeture, i5 juin.
- Gr. I. — Cl. 6. — T. I. a,
- IMIUUMEKIE NATIONALE.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- 3J22
- Les cours comprennent deux années d’études; les matières enseignées sont : l’anglais ou l’allemand, la comptabilité, l’écriture, l’arithmétique, le français, la géographie, la sténographie et la dactylographie.
- HEURES CONSACREES PAR SEMAINE.
- Anglais.................................................................. 3
- Allemand................................................................. 3
- Arithmétique et comptabilité............................................. t
- Français et géographie................................................... î
- Ecriture................................................................. î
- Sténographie et dactylographie........................................... i
- Nombre des élèves : à h.
- Cours commerciaux pour les adultes, femmes et jeunes filles. — La Chambre de commerce de Paris, qui compte trois établissements pour l’instruction commerciale des jeunes gens, a voulu compléter son œuvre en donnant aux femmes qui se destinent au commerce une instruction qui les rende capables d’être soit pour leur mari, soit pour leurs patrons, des auxiliaires intelligents et dévoués, d’appliquer utilement dans ce but les ressources de leur esprit et leur activité, de ne pas limiter enfin le commerce à l’action machinale d’acheter pour revendre.
- C’est pour atteindre ce but d’utilité pratique et de haute moralité que la Chambre de commerce de Paris fondait, en 18 7 A, le premier de ses cours commerciaux à l’Ecole commerciale, avenue Trudaine, n° 3q, et, en 1898, le second cours à l’Ecole supérieure , avenue de la République, n° 79.
- Les cours ont lieu :
- i° A l’Ecole commerciale, avenue Trudaine, n° 39, où h salles situées dans les bâtiments construits en bordure de la rue Condorcet et de la rue Bochard-de-Saron sont effectées aux cours du soir; 1 salle spéciale contenant 7 machines à écrire (divers systèmes) est réservée à l’enseignement de la dactylographie;
- 20 A l’Ecole supérieure du commerce, avenue de la République, n° 79.
- Date d’ouverture des cours, commencement d’octobre ; date de fermeture des cours, lin juillet.
- L’enseignement comprend : l’arithmétique générale, l’arithmétique commerciale, la tenue des livres, là calligraphie et la correspondance commerciale, les langues vivantes, la législation commerciale, la couture, la sténographie, la dactylographie; des lectures-conférences sur des sujets de morale familière, tels que : l’épargne, ses bienfaits; l’utilité du capital, l’assurance et ses diverses formes, l’association et la coopération, etc.
- Le tableau suivant indique le temps consacré par semaine à chaque matière :
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- HEURES CONSACRÉES
- MATIÈRES ENSEIGNÉES.
- I1'0 ANNÉE.
- (Calligraphie.............................
- Arithmétique commerciale................
- Comptabilité et correspondance commer-
- a i jicoie ; ciale.....................................
- commerciale. \ Législation commerciale...................
- I Langue anglaise.........................
- f Sténographie et dactylographie..........
- \ Couture.................................
- A l’Ecole supérieure de commerce.
- Calligraphie.............................
- Arithmétique commerciale.................
- Comptabilité et correspondance commerciale....................................
- Langue anglaise..........................
- Sténographie et dactylographie...........
- 1
- î
- a
- //
- 2 1 1 1 1
- 2
- 1
- PAU SEMAINE.
- 9e ANNEE. 3e ANNÉE. A0 ANNÉE.
- 1 1 1
- 2 2 3 *
- 2 2 3
- 1 1 1
- 2 2 2
- 1 1 1
- 1 1 n
- 1 // //
- 1 // //
- 2 H //
- tî U //
- 1 U //
- Une nouvelle division a été ouverte à la rentrée d’octobre 1899 et de nouvelles matières ajoutées au programme.
- Des compositions, faites tous les deux mois, permettent de constater les progrès des élèves. Le résultat est envoyé aux parents qui peuvent ainsi connaître la force de leur fille et la place que lui ont méritée son travail, son application et son exactitude. Les points obtenus dans les divers concours, additionnés à la fin de Tannée, donnent droit à des prix décernés par la Chambre de commerce, à des prix d’honneur donnés par MM. les Ministres du commerce et de l’industrie, de l’instruction publique et des beaux-arts, par la caisse des écoles, parla Banque de France, par l’Union des banquiers, etc.
- Un diplôme de comptabilité est délivré, après examen, à la fin de la troisième année d’études, par une commission présidée par le président de la Chambre de commerce de Paris.
- Depuis Tannée 1876, date du premier examen de comptabilité, il a été délivré 564 diplômes de comptabilité.
- Nombre d’élèves : 291 (moyenne par cours, 35).
- Budget : 21,598 francs, dont i5,ooo francs à la charge de la Chambre de commerce; subvention de l’Etat : 3,800 francs.
- Société académique de comptabilité pour la propagation de*ïenseignement commercial en France. — La Société académique de comptabilité a été autorisée par M. le Préfet de police en 1896.
- Son œuvre s’étend à la fois à Paris et à la province ; elle a créé des centres d’enseignement non seulement dans la capitale, mais en outre à Marseille, Nantes, Toulon,
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
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- Valenciennes, et a désigné des délégués chargés de propager ses programmes et son œuvre dans 1A chefs-lieux de département.
- La Société s’est placée sous le patronage d’un comité renfermant les noms de personnalités marquantes pouvant lui apporter un précieux concours moral.
- Elle comprend, enfin, comme membres en dehors des participants ordinaires, des comptables diplômés, catégorie qui correspond aux personnes ayant subi avec succès un examen justifiant de leurs capacités professionnelles et acquittant une cotisation trimestrielle de 1 fr. 5 o.
- Les cours ont lieu à l’école communale de la rue Bourg-l’Abbé, à l’exception des cours de dactylographie et de langues qui sont faits au siège social, 66, boulevard Sébastopol.
- L’enseignement commence le î 5 octobre et prend fin le î 5 juin de l’année suivante.
- Les programmes d’enseignement et ceux des matières des examens qui viennent couronner cet enseignement et à la suite desquels est délivré le diplôme de comptable, sont trop développés pour pouvoir etre reproduits ici.
- Ils embrassent les matières suivantes : mathématiques commerciales, commerce, tenue des livres, correspondance commerciale, comptabilité commerciale et industrielle, comptabilité agricole, comptabilité financière (banque, bourse, changes et arbitrages), science économique, législation commerciale, législation industrielle et diverses langues vivantes (anglais, allemand, espagnol, italien, portugais), calligraphie, sténographie, dactylographie.
- L’enseignement est gratuit; chacun est ainsi en mesure de profiter, sans bourse délier, de connaissances qui ne sont distribuées que dans les écoles supérieures de commerce.
- La Société organise, tous les ans, un concours et des examens à la suite desquels elle délivre le diplôme de comptable. Le jury d’examen est constitué par des spécialistes jouissant d’une compétence particulière. Les épreuves, subdivisées en épreuves écrites et orales, portent sur les matières suivantes :
- i° Commerce, tenue des livres et correspondance commerciale; 2° comptabilité commerciale , industrielle et agricole ; 3° comptabilité et opérations financières ; k° science économique; 5° législation commerciale et industrielle.
- Une séance solennelle de récompenses se tient chaque année, au cours de laquelle sont délivrés des diplômes, des médailles et des prix accordés par les pouvoirs publics et par la Société.
- Le tableau suivant donne le nombre d’auditeurs inscrits par semaine pour tous les cours, un auditeur pouvant suivre plusieurs cours :
- I Paris.....'................................................... k-ih
- Marseille................................................. 338
- Valenciennes.............................................. h-2 h
- Nantes.................................................... u
- Toulon.................................................... 13 5
- Totai,. . ....................................... i ,3^1
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- La moyenne des présences est de 90 a 25 dans les cours de langues, de 5o à 60 dans les cours de sténographie, de do à 45 dans les cours de dactylographie et de 3o à 4 0 dans les autres cours.
- Budget : 3,565 francs, dont i,5oo du Département du commerce et 500 francs de la ville de Paris.
- Société amicale d’études commerciales. — La Société amicale d’études commerciales a pour origine l’association formée, en 1879, entre quelques auditeurs diplômés des cours du Comité d’encouragement des études commerciales (fondation Bamberger).
- En 1879, un certain nombre de jeunes gens pourvus de ces diplômes trouvèrent bon, pour donnai’ plus de stabilité à leurs relations en meme temps que pour assurer une certaine durée à l’enseignement dont ils avaient apprécié les bienfaits, de former une société dont les règlements les uniraient davantage et dont le nom et les moyens d’action rappelleraient les cours où ils s’étaient connus. De là la formation de la Société amicale.
- Elle organise des conférences, des causeries suivies de discussions; son annuaire publie des travaux écrits, pour le choix desquels la plus grande iiberté est laissée à l’initiative de chacun, et auxquels personne n’est d’ailleurs astreint.
- .Aux réunions hebdomadaires tenues au siège social, on dispose d’une bibliothèque qui, très modeste au début, compte aujourd’hui environ 800 numéros et renferme des ouvrages de tous genres. Elle s’est augmentée progressivement par les propres ressources de l’Association, par les dons de ses membres et les libéralités de ses adhérents. Cette bibliothèque, qui contient maintenant à peu près tous les documents utiles pour aider à suivre les cours du comité Bamberger, est ouverte à tous les auditeurs de ces cours. Le prêt à domicile est seulement réservé aux sociétaires.
- Seine-Inférieure. -— Société mutuelle de prévoyance des employés de commerce du Havre.— La Société mutuelle de prévoyance des employés de commerce du Havre a été fondée, en 1868, comme société de secours mutuels.
- En 1870, la Société entreprit son œuvre d’enseignement commercial; grâce au concours de la Chambre de commerce et de plusieurs négociants havrais, un terrain fut acquis et un immeuble fut agencé en vue de la destination poursuivie par les fondateurs, dont le but était de former un cercle d’études, de lecture et de réunion.
- Ce cercle fut inauguré le 2 juin 1872.
- Les cours se tiennent dans trois salles. Ils commencent le ier octobre et prennent fin le 31 mai.
- Ils ont tous lieu deux fois par semaine (lundi et jeudi, mardi et vendredi, mercredi et samedi); chaque leçon dure une heure.
- Les élèves sont tenus de répondre aux interrogations des professeurs et de prendre régulièrement des notes.
- L’orientation de l’enseignement est aussi pratique que possible.
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- La liste des matières enseignées et le titre des cours suffisent pour montrer que la Société mutuelle de prévoyance des employés de commerce du Havre a tenu à donner une tournure essentiellement commerciale à renseignement quelle distribue aux auditeurs de ses cours: langues française, anglaise, allemande, espagnole; marchandises, comptabilité, mathématiques commerciales, calligraphie, sténographie.
- Sous le nom modeste de Droguier, la Société mutuelle de prévoyance des employés de commerce du Havre a constitué un véritable musée commercial renfermant plus d’un millier d’échantdlons de marchandises, de matières premières et de produits fabriqués, étiquetés avec soin, par catégories, par qualités et par provenances, et rendant de grands services pour l’étude des marchandises.
- Une bibliothèque de /i,ooo volumes, ayant trait aux sciences, aux voyages, etc., est annexée aux cours et mise à la disposition des membres de la Société. De nombreuses publications que ceux-ci peuvent consulter sur place ou même emporter chez eux pendant une durée de trois semaines, complètent heureusement, par l’instruction à domicile , l’enseignement oral donné dans les cours faits sous le patronage de la Société.
- Des encouragements divers sont accordés aux élèves méritants qui fréquentent les cours.
- Il est attribué à ces élèves deux sortes de récompenses : des primes en argent et des encouragements sous la forme de dictionnaires, ouvrages de droit, de sciences, etc.
- Les récompenses en argent (ou primes de présence) sont tirées au sort entre les élèves possesseurs du nombre voulu de billets de présence dans chaque cours.
- Nombre d’élèves : 17 5.
- Budget : 12,262 francs.
- Ide l’Etat........................................... 3,000 francs.
- du département.................................... 2,000
- de la Chambre de commerce....................: . . . 4,ooo
- Haute-Vienne. — Cercle d'études commerciales de Limoges. — Le Cercle d’études commerciales de Limoges a été fondé en 1885 par un certain nombre d’employés de commerce et avec le concours de plusieurs industriels et de commerçants de la région.
- Les cours s’adressent à la fois aux jeunes gens sortant des écoles de la ville et aux adultes.
- Le Cercle a loué, pour ses cours, tout un étage d’une maison située 6, boulevard Victor-Hugo, à Limoges, renfermant quatre salles; trois d’entre elles ont été aménagées pour l’enseignement, et l’autre sert de salle de commissions et de bibliothèque.
- L’ouverture des cours a lieu dans les premiers jours de novembre et la clôture à la fin du mois de juillet.
- Ces cours se font de 8 à 10 heures du soir. Selon leur nature et leur importance, ils durent un, deux, trois et même quelques-uns quatre et cinq ans, constituant ainsi un entraînement progressif.
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- Ils comprennent : les langues française, anglaise, allemande, espagnole ; la comptabilité, l’arithmétique, le droit commercial, la géographie commerciale, la sténographie, les marchandises.
- Les résultats de l’enseignement sont contrôlés par des examens passés à la fin de chaque année devant des membres du conseil de perfectionnement et du conseil d’administration, ainsi que devant les professeurs et les notables commerçants de la ville.
- A la suite de ces épreuves sont distribuées des récompenses consistant en diplômes, médailles et livrets de caisse d’épargne.
- Les jeunes gens ayant répondu d’une façon satisfaisante à ces examens trouvent facilement des emplois dans les maisons de commerce de Limoges.
- Le nombre des élèves est de 200.
- Budget : cj,82 1 fr. 20.
- i,500 francs. 1,000 1,200 100
- Subventions
- de l’Etat..................
- du département............
- de la ville de Limoges....
- de la Chambre de commerce.
- D. — Enseignement de la sténographie.
- Seine. — Association sténographique unitaire (système Prévost-Delaunay). — L’Association sténographique unitaire a été fondée le 27 décembre 1876. Elle a son origine dans la conférence sténographique unitaire créée, le 7 avril 1866, par M. Delaunay, et reconstituée sous le nom de Conférence des sténographes Prévost-Delaunay, le 15 juin 1876. Son but est :
- i° D’étudier les améliorations dont la méthode est susceptible et de maintenir l’unité de pratique entre ses adhérents;
- 20 D’encourager l’étude de la sténographie par des conférences, d’en propager la connaissance par des cours de toute nature, d’en favoriser la divulgation par des ouvrages d’enseignement, par le journal mensuel T Unité sténographique, par des examens et concours annuels et par des distributions de prix;
- 3° De développer les applications pratiques de la sténographie pour les travaux personnels, pour la prise de la parole (discours, conférences, sermons, plaidoiries, etc.) et pour la correspondance administrative, commerciale ou industrielle, en mettant à la disposition des patrons des secrétaires sténographes exercés, enfin de chercher à réaliser l’unité d’écriture sténographique, très désirable malgré ses difficultés, qui rendrait possible la lecture mutuelle;
- h° De créer un lien amical entre ses membres et de leur procurer des emplois.
- L’Association qui, à l’origine, se composait de 2 3 membres, en comptait 520 au icr janvier 1900.
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- D’abord limité à Paris, le champ d’action de la Société s’est étendu progressivement à la banlieue, aux principales villes de province et même de l’étranger.
- C’est ainsi que se sont formées des sociétés annexes à Rordeaux en 189 5 , à Tunis et à Saint-Gilles-lès-Bruxelles en 1897, à Tourcoing en 1898, au Havre en 1899, lesquelles comportent 2 25 membres.
- Les cours ont lieu dans les locaux divers : salles de mairie ou d’écoles mises à la disposition des professeurs; locaux personnels aux professeurs dans lesquels ceux-ci donnent des cours privés; établissements d’instruction dans le programme desquels figure la sténographie ; locaux d’administrations ou de sociétés particulières dont les directeurs font appel aux professeurs de l’Association, etc.
- La date d’ouverture des cours est variable; en général, ils commencent le icr octobre. La date de fermeture varie entre le 31 mars pour les sociétés d’enseignement populaire et le 31 juillet pour les autres cours.
- Le programme comprend l’exposé théorique du système Prévost-Delaunay, suivi d’exercices pratiques d’application et de dictées progressivçs pour amener les élèves à pouvoir recueillir la parole in extenso.
- Les services rendus par la Société à la vulgarisation de la sténographie sont mis en évidence par le nombre de ses cours, qui a été de i5A en 1900, dont 29 aux colonies ou à l’étranger.
- Le système a été enseigné en outre, en 1899-1900, dans 72 cours étrangers à l’Association.
- L’Association a institué, depuis 1882, des concours de sténographie; en 1890, ces concours furent complétés par des examens de sténographie et par un concours de machine à écrire; enfin, en 1893, furent inaugurés des examens de machine à écrire.
- Ces examens, ouverts à tous les élèves pratiquant le système, ont lieu non seulement à Paris, mais encore en province.
- Le jury est composé du bureau et des professeurs de l’Association.
- Il est délivré, à la suite des examens, des certificats de différents degrés et, après les concours, des volumes et des prix en argent de i5o, 100 et 5o francs.
- De 1890 à 1899, 5,73i candidats se sont fait inscrire aux épreuves de sténographie, 2,476 ont reçu des certificats et 4A2 d’entre eux des récompenses spéciales.
- 4A6 candidats ont été inscrits pour les épreuves de dactylographie et 117 ont été reçus.
- 2 5 élèves ont été admis au concours, depuis 1870, dans les services sténographi-ques officiels du Parlement, et un grand nombre d’autres ont obtenu des récompenses dans les concours ouverts entre les différentes méthodes.
- Budget : 8,000 francs. La Société ne reçoit aucune subvention.
- Institut sténogrnphique de France. — L’Institut sténographique de France a été autorisé en 1872. Son but, à l’origine, était de vulgariser la sténographie pour rendre
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- plus facile l’acquisition de l’instruction élémentaire et le travail intellectuel. Il délivrait des diplômes élémentaires constatant la connaissance de l’écriture sténographique et des diplômes supérieurs, après épreuves passées à la vitesse de 100 mots par minute. L’Institut se composait d’un cercle central ayant son siège à Paris, et de cercles régionaux. Sous son impulsion furent organisés les premiers concours de sténographie interscolaires qui aient été faits en Europe.
- Postérieurement, l’Institut sténographique'se transforma en une association de praticiens. Depuis 1897 il faut, pour y être admis, justifier qu’on peut écrire 75 mots par minute en sténographie ; un second examen à 100 mots rend éligible à toutes les fonctions; le troisième, à 12b mots, donne le titre de praticien. Les praticiens constituent le cercle central, organe de direction de l’Institut, qui élit les membres du bureau, donne les récompenses aux vulgarisateurs de la sténographie, etc. Le nombre des nouveaux cercles régionaux créés en 1897 a été de 4 ; en 1898, il a été de 5; dans le premier semestre de 1899 seulenieilt, il a atteint 4.
- Pendant cette période de deux ans et demi, il a été délivré 63 diplômes d’admission, 19 diplômes supérieurs, i5 diplômes de praticien. La délivrance des diplômes est gratuite. Les cours, professés au siège social, sont aussi gratuits, le droit d’inscription de 5 francs étant remboursé à tout élève qui passe l’examen de sortie. Tous les autres cours professés à Paris sont absolument gratuits.
- Des concours ont lieu, chaque année, sur divers points de la France. Le plus récent a eu lieu à Paris, le 7 mai 1899 ; il a réuni 2,114 concurrents, dont 217 pour le concours de vitesse.
- Trois cours gradués de sténographie et de machine à écrire ont lieu au siège social, boulevard Saint-Germain, i5o.
- Date d’ouverture des cours de sténographie : 1 5 octobre.
- Date de fermeture des cours de sténographie : 1 5 juillet.
- Date d’ouverture des cours de machine à écrire : icr novembre.
- Date de fermeture des cours de machine à écrire : 15 avril.
- ' 1re année (icr trimestre). — Cours de sténographie élémentaire (calligraphie sténo-graphique), le mercredi, à 8 h. 1/2 du soir.
- irc année (2° et 3° trimestres). — Cours de sténographie supérieure (théorie de la métagraphie), le mercredi, à 8 h. 1/2 du soir.
- ùe année. — Cours d’entraînement (exercices de vitesse), le jeudi, à 8 h. 1/2 du soir.
- Cours de machine à écrire, le mardi, à 8 h. 1/2 du soir.
- Ces cours de sténographie sont complémentaires de 2 0 cours professés aux associations d’enseignement populaire par des membres de l’Institut sténographique.
- Les cours privés ou professés dans des établissements d’instruction par les soins de l’Institut sténographique sont au nombre de 17, à Paris et dans le département de la Seine.
- Nombre des élèves au ier janvier : 470.
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- Le Progrès sténographique. — L’origine de la Société le Progrès sténographique, autorisée par arrêté préfectoral en date du i3 février 1890, remonte en réalité au mois de novembre 1882. C’est à cette date que AL Riom, auteur d’un système nouveau de sténographie qu’il enseignait depuis peu dans divers quartiers de Paris, réunit quelques-uns de ses meilleurs élèves et leur proposa de se grouper dans une œuvre commune d’études sténographiques; ces derniers décidèrent de former entre eux un Cercle sténographique où seraient traitées les diverses questions ayant trait à la méthode Riom.
- Le Cercle ne borna pas son activité à des discussions théoriques. Ses membres, désireux de vulgariser à leur tour le système de sténographie élaboré par M. Riom et perfectionné par leurs soins, secondèrent leur maître dans son œuvre d’enseignement. Divers cours furent créés à Paris et dans la banlieue et, de cette propagande, naquit toute une pléiade d’adeptes de la méthode Riom qui nécessita la fondation d’une association présentant un caractère d’intérêt plus général qu’un Cercle sténographique. La nouvelle Société prit le titre de Société du Progrès sténographique, et fut autorisée par arrêté préfectoral du 1 3 février 1890.
- Depuis lors, conformément à ses statuts, le Progrès sténographique s’est voué à la vulgarisation de la méthode Riom. Ses membres assurent le fonctionnement des différents cours de sténographie Riom, professés à Paris ou dans la banlieue. Chacpie année, un concours est organisé entre les élèves et les praticiens de la méthode. Des récompenses , offertes par les pouvoirs publics et par la Société, sont remises aux lauréats, en séance solennelle.
- Sous le titre de : Le Progrès sténographique, un journal mensuel sert de tribune aux sociétaires et traite les différentes questions relatives aux actes de la Société et à la pratique de la sténographie.
- La Société complète son œuvre d’enseignement en s’occupant du placement de ses membres, auxquels elle s’efforce d’assurer des débouchés lucratifs dans le commerce, dans l’industrie ou dans les administrations.
- Le Progrès sténographique compte aujourd’hui 17 centres d’enseignement, i3 à Paris et A dans la banlieue.
- Société française d'enseignement par la sténographie. — Fondée en 1880 sous le nom d’Union sténographique parisienne, cette association prit, en 1881, le titre de Société française de sténographie Duployé. En 1892, elle se transforma, avec de nouveaux éléments, sous le titre plus général de Société française d’enseignement par la sténographie. Elle a pour but de développer l’instruction en général par la vulgarisation de la sténographie, et de propager sa méthode dans les cours que ses membres font, comme professeurs, dans les écoles normales, les établissements universitaires et dans les associations d’enseignement populaires.
- La Société organise des concours et elle prépare :
- i° Des instituteurs sténographes, pensant trouver dans l’écriture phonétique un auxiliaire considéré par la Société comme utile à l’enseignement; 20 des sténographes pra-
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- ticiens dont le concours peut être utilisé pour la correspondance commerciale dans les administrations, les tribunaux, le Parlement.
- Les cours de la Société se font dans les établissements où la méthode Duployé est adoptée, sans que la Société ait elle-même un siège spécial affecté «à la propagation de sa méthode.
- Indépendamment des cours professés dans la capitale, la Société développe sa méthode dans divers centres de la province, avec la collaboration de ses membres, et notamment à Montlhéry, Greil, Beauvais, Noyon, Albert, Arras, Lille, Armentières, Roubaix, Orchies, Chauny, Chalon-sur-Saône, Lyon, Nancy, etc.
- Les cours se subdivisent en degré élémentaire et degré supérieur, enseignement à la suite duquel sont délivrés des certificats de capacité sténographique.
- La Société publie deux bulletins : Uenseignement sténographique, publication bi-men-suelle en caractères st.énographiques; la Revue de l’enseignement sténographique, publication mensuelle en caractères ordinaires.
- Des certificats d’aptitude à l’enseignement sténographique sont délivrés aux élèves méritants.
- Les épreuves comprennent une composition calligraphique de deux cents mots au moins, une version et un thème métagraphique.
- Budget: 1,818 francs, dont 101 francs de l’Etat.
- Union des sténographes. — L’Union des sténographes a été créée le îô juillet 1887, en vue de propager la connaissance de la sténographie par l’emploi de la méthode Prévost-Delaunay. Elle compte 160 membres actifs.
- Les cours ont lieu généralement d’octobre en avril ; néanmoins, ceux qui sont faits à la mairie du vie arrondissement restent ouverts toute l’année.
- Ils ont lieu dans dix-huit centres (mairies, écoles communales, etc.).
- Le programme comprend l’étude complète de la méthode sténographique Prévost-Delaunay.
- Deux machines à écrire prêtées par la compagnie «Remington»; bibliothèque de livres traitant de différents systèmes de sténographie (France et étranger).
- Chaque année, des examens correspondant aux divers degrés de l’enseignement ont lien sous le contrôle d’un jury choisi parmi les professeurs de la 'Société.
- A la suite de ces examens, des certificats sont décernés aux candidats; enfin, des prix et médailles sont distribués aux élèves les plus méritants.
- Nombre des auditeurs : 812.
- Budget : q3o francs.
- Gironde. — Association sténographique française, à Bordeaux. — L’Association sténo-graphique française de Bordeaux a surtout pour but la propagation de la méthode Canton et de la tachygraphie Canton-Delmas.
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- Elle se propose d’encourager les études sténographiques par l’attribution de certificats de capacité et de récompenses décernés chaque année.
- Elle a créé depuis 1890, année de sa fondation, à Bordeaux et dans la région bordelaise, 17 cours de sténographie, dont 5 avec l’auxiliaire de la machine à écrire.
- Date d’ouverture des cours : octobre.
- Date de fermeture : juillet.
- Nombre des élèves : 999.
- Le budget de l’Association, d’environ un millier de francs, comprend dans ses recettes une allocation de 600 francs delà ville de Bordeaux, pour rétribuer des cours professés sous son patronage dans les écoles primaires supérieures de garçons et de filles.
- A la fin de l’année scolaire, une commission de l’Association délivre, après examens, des certificats de capacité, aux élèves des cours.
- Seine — Société sténographique ch l’Orillon. — Cette Société a été fondée,en 1891, par M. Fouquet, son président actuel, pour propager la méthode sténographique l)u-ployé, au moyen de cours publics et gratuits, de concours, de conférences, etc.
- Les cours de la Société ont lieu au siège social, impasse de l’Orillon, 7; à l’école communale, boulevard de Belleville, 77 ; à l’école communale, rue Morand , 1, et rue Labat, 51.
- Date d’ouverture des cours : octobre; date de fermeture : fin mars.
- L’enseignement est donné en deux degrés : élémentaire et supérieur.
- Nombre des élèves : 85.
- Budget : kki fr. 45.
- Seine-Inférieure. — Cercle sténographique rouennais. — Le Cercle sténographique rouennais a été créé en 1889. Il a pour but :
- i° De vulgariser la méthode de sténographie Duployé; 9° d’assurer la mutualité et la bonne confraternité entre tous les sténographes et plus particulièrement entre ceux de Rouen et de la Normandie; 3° de placer gratuitement les élèves sténographes; 4° d’enseigner les divers systèmes de machines à écrire et de placer gratuitement les élèves dactylographes.
- Le Cercle a organisé des concours internationaux en 1890, en 1893 ; il a notamment institué en 1896 : i° un concours international interméthodique de sténographie; 90 une exposition internationale interméthodique sténographique; 3° un congrès national de sténographie.
- En 1898, il a fondé à Rouen des cours à l’École normale d’instituteurs, à l’École supérieure et professionnelle de garçons, à l’Ecole professionnelle et ménagère de jeunes filles et à l’Union philanthropique des employés de commerce.
- Cours de sténographie élémentaire, de 8 à 9 heures du soir, à l’Ecole Pouclict, rue Thouret.
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- Cours supérieur de sténographie et cours de dactylographie, le mardi, de 8 à (j h. du soir, et tous les soirs cours de perfectionnement à la Haute-Vieille-Tour (sténographie commerciale et professionnelle).
- Date d’ouverture des cours : 2 décembre : date de fermeture : fin juin.
- Le Cercle dispose de 11 machines à écrire, dont p lui sont prêtées par les industriels. Nombre des élèves : 71.
- Budget: i,oA3 francs, dont /i5o francs provenant de subventions de la Ville et du département.
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- CHAPITRE VI.
- INSTITUTIONS D’ENSEIGNEMENT ORGANISÉES PAR LES SYNDICATS, LES ROURSES DU TRAVAIL ET LES GROUPEMENTS PROFESSIONNELS.
- Booches-du-RhÔjne. — Cours 'professionnels de la Bourse du travail, à Marseille. — Les cours professionnels de la Bourse du travail de Marseille constituent un ensemble d’enseignement des plus importants. Ces cours comprennent :
- i° Des cours généraux organisés par le comité même de la Bourse du travail et destinés aux ouvriers et apprentis de toutes les corporations;
- 2° Des cours spéciaux organisés par chaque syndicat et destinés plus spécialement aux adhérents de ces corporations respectives; ces derniers cours, d’ailleurs, restent placés, comme les cours généraux, sous la direction du Comité de surveillance des cours professionnels de la Bourse du travail.
- Les matières enseignées sont les suivantes :
- I. Cours généraux.
- i° Géométrie élémentaire et industrielle ;
- 2° Electricité pratique et théorique ;
- 3° Coupe et assemblage pour dames.
- IL Cours spéciaux ou des syndicats.
- i° Carrosserie et charronnage (chambre syndicale des ouvriers carrossiers);
- 2° Chauffe et conduite d’appareils à vapeur (chambre syndicale des chauffeurs-mécaniciens) ;
- 3° Coiffure (chambre syndicale des ouvriers coiffeurs);
- 4° Comptabilité, sténographie et dactylographie (chambre syndicale des employés de commerce);
- 5° Conférences, promenades (syndicat des ouvriers jardiniers);
- 6° Confiserie, pâtisserie (chambre syndicale des ouvriers pâtissiers-confiseurs):
- 7° Cordonnerie (chambre syndicale des ouvriers cordonniers);
- 8° Coupe de vêtements militaires (chambre syndicale des ouvriers et ouvrières aux fournitures militaires);
- q° Coupe et taille d’habits (chambre syndicale des ouvriers tailleurs);
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- io° Filetage et mécanique pratique (chambre syndicale des ouvriers ajusteurs-mécaniciens) ;
- ii° Forge (chambre syndicale des ouvriers forgerons);
- î 2° Lithographie (chambre syndicale des ouvriers lithographes) ;
- i3° Marbrerie (chambre syndicale des marbriers réunis);
- i4° Peinture (chambre syndicale des ouvriers peintres en bâtiment);
- 15° Peinture décorative (chambre syndicale des ouvriers en peinture et en arts décoratifs) ;
- i6° Serrurerie et ferronnerie d’art (chambre syndicale des ouvriers serruriers);
- 170 Stéréotomie (chambre syndicale des tailleurs de pierre);
- 1 8° Tracé de charpente (chambre syndicale des ouvriers charpentiers);
- 1 q° Notions sur les diverses fabrications (chambre syndicale des ouvriers iiquoristes) ;
- 2 0° Menuiserie (chambre syndicale des ouvriers menuisiers).
- Ces divers cours sont plus ou moins régulièrement professés selon les ressources budgétaires de chaque syndicat, la bonne volonté et l’assiduité des auditeurs; ils ont lieu à la Bourse du travail, dans différentes salles qui leur sont spécialement affectées soit comme salle de cours, soit comme bureau de syndicat. Ils durent généralement pendant Tannée entière; quelques-uns, cependant, sont suspendus durant un à deux mois à l’époque des vacances scolaires.
- Les programmes des cours généraux sont appropriés aux connaissances qui peuvent être données aux ouvriers des différentes professions; en particulier, le cours de coupe et assemblage rend des services non seulement aux ouvrières qui se destinent à exercer leur état de couturières et lingères, mais encore aux femmes d’ouvriers qui acquièrent les connaissances utiles à la bonne direction de leur ménage.
- Les programmes des cours particuliers à chaque syndicat, appropriés comme les autres aux connaissances utiles à chaque profession, sont modifiés au fur et à mesure des besoins nouveaux et mis en harmonie avec la force des élèves qui les suivent.
- Le matériel d’enseignement comprend, en dehors des tables, tableaux, planches, équerres, un certain nombre de modèles et une bibliothèque technique, le tout appartenant à la Bourse du travail. Quelques syndicats sont propriétaires d’un certain nombre d’objets se rapportant à leurs professions respectives.
- Le nombre des élèves qui suivent les cours généraux est en moyenne de 20 à 2 5 par leçon et par cours; aux cours spéciaux, il varie de 10 à 20.
- Les cours généraux sont entretenus par l’Administration centrale de la Bourse du travail, qui reçoit des subventions de l’Etat, du département, de la Ville ou des particuliers ; quant aux cours spéciaux, ils sont faits, aux risques et périls de chaque syndicat, qui en fait les frais et reçoit, en outre, de l’Administration centrale de la Bourse du travail une allocation annuelle, variable suivant la nature du cours, mais dont le montant se rapproche de 2 5o francs par chaque nature de cours organisé.
- 11 n’existe pas, à proprement parier, de sanction uniforme pour les différents cours
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- organises. Toutefois, depuis peu, l’Administration centrale de la Bourse du travail, d’un côté, et certains syndicats, d’un autre côté, constituent des jurys mixtes comprenant, d’une part, des industriels de la région et, de l’autre, des contremaîtres et ouvriers d’usines; ces jurys, après concours, délivrent des certificats d’aptitude qui permettent de constater les connaissances acquises aux cours et facilitent le placement des ouvriers.
- Les cours professionnels de la Bourse du travail de Marseille, groupés à l’Exposition , étaient les suivants : Dessin industriel, céramique, charpente, construction, cordonnerie, coupe de pierres et stéréotomie, coupe d’habits, électricité.
- Syndicat des employés liquorisles de Marseille. — Le Syndicat des liquoristes de Marseille, créé en 1886, décida, en 189/1, la création de cours techniques appliqués à la profession de distillateur. Ces cours sont faits deux fois par semaine à la Bourse du travail. L’un a lieu le matin, l’autre le soir, afin que tous les intéressés puissent plus facilement s’y rendre. Le syndicat a fait l’acquisition d’un alambic et des quelques ustensiles nécessaires pour compléter les explications orales des professeurs.
- Cher. — Cours de dessin professionnel pour les apprentis et jeunes ouvriers du Syndicat patronal de l’ameublement, à Bourges. — Ces cours professionnels ont été fondés par la chambre syndicale patronale de l’ameublement en 1890, dans le but de donner aux apprentis de la corporation l’instruction professionnelle nécessaire pour former des ouvriers habiles; le but également poursuivi par la chambre syndicale est de relever par l’instruction générale et la condition morale et matérielle du travailleur.
- Les cours ont lieu le soir à l’école primaire de la rue de Paradis, ancienne salle municipale de dessin.
- La durée des études est de trois années.
- Date d’ouverture des cours : icr octobre.
- Date de fermeture : icr juillet.
- Les matières de l’enseignement portent sur la géométrie, l’exécution de plans pour la construction du meuble, l’ornement dans les divers styles, la coupe pour les tapissiers , le dessin à vue à l’aide de modèles en relief. *
- EMPLOI DU TEMPS.
- HEURES CONSACRÉES
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. PAR SEMAINE.
- l” ANNÉE. a° ANNÉE. 3° ANNÉE. 4° ANNÉE.
- Géométrie 8 n Il //
- Dessin linéaire » 8 8 8 8
- Dessin d’ornement 8 8 8 8
- Coupe pour tentures 8 8 8 8
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Le matériel d’enseignement comprend des tables, tréteaux, porte-modèles, châssis formant fenêtre, maquettes en bois et en plâtre; divers ouvrages tels que le cours d’ébé-nisterie et de menuiserie de Roubo, le cours de tapisserie de Lenoir, certains autres relatifs à la tapisserie, à la sculpture et â l’ébénisterie, sont à la disposition des élèves.
- La surveillance des cours est exercée par la municipalité de Bourges et par les membres du Syndicat.
- Des concours ont lieu, chaque année, et sont jugés parles professeurs de la ville et d’anciens négociants en ameublement.
- Nombre d’élèves : 20.
- Budget : 680 francs, dont 200 francs fournis par l’Etat, 5o francs par le département, 250 francs par la ville de Bourges, 5o francs par la chambre de commerce.
- Côte-d’Or. — Cours professionnels de la Bourse du travail, à Dijon. — La fondation des cours professionnels de la Bourse du travail est toute récente; cet enseignement a été créé, en effet, en 1899, il comprend des cours de taille d’habits, de cordonnerie, de menuiserie, d’ébénisterie, de charpente, de coupe de pierre et de métallurgie.
- Ces cours sont administrés par une délégation de la Bourse du travail et par une commission comprenant des professeurs.
- 107 élèves les ont fréquentés durant la première année.
- Une première distribution des récompenses a eu lieu au mois de mai dernier.
- Dordogne. — Cours professionnels du Syndicat des ouvriers périgourdins, à Périgueux. — Les travailleurs périgourdins (patrons et ouvriers) ont créé, en juin 1891, un syndicat mixte ayant pour but de maintenir l’union entre patrons et ouvriers de tous les corps d’état du bâtiment.
- Bien que chaque corporation ait constitué un syndicat affilié à la Bourse du travail, le syndicat des ouvriers périgourdins est resté indépendant et s’est consacré exclusivement au fonctionnement de ses cours professionnels, s’adressant à la fois aux ouvriers syndiqués ou non syndiqués.
- Les ateliers du secrétaire, M. Dussaux, entrepreneur de bâtiments, situés rue Kléber, 2 5 et 27, à Périgueux, sont mis à la disposition des élèves. Ils y trouvent l’outillage et les matériaux nécessaires ainsi qne le chauffage et l’éclairage. M. Dussaux met, en outre, à leur disposition sa bibliothèque.
- Date d’ouverture des cours : 1 5 septembre.
- Date de fermeture des cours : 1 5 mars.
- Les matières de l’enseignement sont les suivantes :
- Arithmétique, géométrie, architecture, travail du bois, du fer, de la pierre et du ciment.
- Etudes de stéréotomie appliquées à l’appareil des pierres de taille, du bois de charpente et de menuiserie et aux fers.
- Gu. I. — Ci.. 0. — T. I.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- EMPLOI DU TEMPS.
- HEURES CONSACRÉES
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. P A II SEMAINE.
- — ""
- lrc ANNEE. 3° ANNÉE. 3° ANNKE. !l° ANNICK.
- Pierre de taille et appareil 12 12 1 2 l‘>
- Bois, charpente et menuiserie 1 2 12 1 2 1 2
- Fers 1 2 12 1 2 1 a
- Ces cours sont suivis, chaque année, par une moyenne de 20 élèves.
- Budget : 705 francs dont 3oo francs fournis par l’Etat; le déficit est couvert par M. Dussaux.
- Gironde. — Sijndical général de ïameublement et des industries qui s’y rattachent. — Le Syndicat général de l’ameublement de Bordeaux, fondé en 1888, a organisé, en collaboration avec la Société philomathique, des cours de coupe pour tapissiers en 1890, un cours de sculpture sur bois en 1892^11 cours d’ébénisterie en 1893. Ces cours ont été complétés, dans la suite, par de nombreuses conférences sur l’histoire du mobilier.
- Le but de cet enseignement est de former le goût chez les apprentis et de leur donner une instruction solide et pratique.
- Les cours professionnels sont administrés par le bureau du Syndicat général de l’ameublement dont la plupart des membres sont en fonctions depuis plus de dix ans. Cette grande stabilité a permis d’apporter, par la continuité d’action et de vues, des améliorations sérieuses et rationnelles dans les méthodes d’enseignement.
- Les cours ont lieu à l’Athénée, mis à la disposition du syndicat par la ville de Bordeaux.
- Dans la salle des cours, se trouve une bibliothèque des arts décoratifs, ouverte au public trois fois par semaine.
- i° Cours de coupe pour tapissiers. Dessin et tracé géométrique appliqués à la coupe et au développement des étoffes; composition de décorations intérieures; lits, croisées, portières; exécution en nature des dessins et décors;
- 20 Cours d’ébénisterie. Dessin linéaire, tracé des plans; exécution en nature des meubles dessinés, plans.
- 3° Sculpture sur bois. Dessins, plans; exécution d’après nature et d’après dessins.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- EMPLOI DU TEMPS.
- IIEUHES DE LEÇONS PAR SliMAINB.
- Dessin et coupe des étoffes............................................. h
- Dessin et sculpture sur bois............................................ à
- Dessin et ébénisterie.................................................. • . 8
- Histoire du mobilier......v............................................. 2
- Le matériel complet est fourni par la Société philomathique.
- EFFECTIF DES ELEVES.
- !de coupe pour tapissiers................................................ 58
- de sculpture sur bois................................................ 26
- d’ébénisterie pratique................................................. 3 h
- Total ............................................ 118
- Le cours de l’histoire du mobilier est un cours public.
- Les élèves qui suivent les cours restent occupés aux travaux de leur profession et certains d’entre eux ont acquis des connaissances suffisantes pour obtenir, comme ouvriers d’art, la dispense militaire.
- Le syndicat général a organisé chaque année, depuis 1897, un concours d’apprentis et de jeunes ouvriers, suivi d’une exposition destinée à faire connaître les travaux des concurrents; ainsi mis en contact avec le public, les élèves trouvent d’autant plus facilement à se placer.
- Budget : 1,2h h fr. p5.
- La Chambre syndicale des ouvriers colleurs de papiers peints, créée à Bordeaux en 1882, a décidé tout récemment la création de cours professionnels dans les locaux de la Bourse du travail, le dimanche matin. 8 élèves inscrits. Elle a tout d’abord organisé entre les divers ouvriers de la profession, un concours de travaux de peinture, devant former les premiers modèles à servir de modèles aux futurs apprentis. Les panneaux décoratifs ayant figuré à la Classe 6 ne sont autre chose que les œuvres primées à ce concours.
- Hérault. — Cours professionnels des ouvriers cordonniers, à Montpellier. — Ces cours professionnels ont été créés en 18 9 5 ; ils fonctionnent à la Bourse du travail. Le but poursuivi est de donner aux ouvriers de la corporation des notions théoriques et pratiques ayant trait à leur métier.
- Les cours, professés par un seul maître, M. Seyvet, ont lieu deux fois par semaine, du 2b novembre au i5 mars; ils réunissent une quarantaine d’auditeurs.
- Budget : /i5o francs, dont i5o francs fournis par la ville de Montpellier.
- Loire-Inférieure. — Union compagnonnique du tour de France, à Nantes. — Les
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- cours, créés en 1897 par TUnion compagnonnique, sont destinés à donner l’instruction professionnelle aux apprentis et jeunes ouvriers des corporations suivantes : peintres, cordonniers, charpentiers, menuisiers, serruriers, zingueurs, couvreurs, bourreliers.
- Les cours ont lieu dans cinq salles situées rue du Cheval-Blanc, 1 ; ils durent du icr octobre au 3i mars.
- Peinture. Décoration d’appartement, faux bois, marbre, lettres, fausses moulures, ornements.
- Cordonnerie. Cours théorique et pratique de patronage et de coupe. Enseignement de la confection manuelle et mécanique de la chaussure.
- Charpente. Traits de charpente, escaliers, travaux manuels exécutés d’après les plans.
- Serrurerie. Dessin linéaire, forge et ajustage d’après les plans.
- Zinguerie. Cours pratique d’après les plans, travaux exécutés sur modèles do batiment.
- Couverture. Travaux pratiques, exécution en petit des divers genres.
- Bourrellerie. Harnachement, sellerie.
- EMPLOI DU TEMPS.
- HEURES CONSACREES PAU SEMAINK.
- i'° année. 3e année.
- Peinture. . . Cordonnerie Charpente. . Menuiserie. Serrurerie. . Zinguerie . . Couverture. Bourrellerie.
- 4 4 2 2 8 8 4 4
- 2 // 4 // 4 4
- 3 4
- Nombre des auditeurs : 57.
- Budget: 1,007 francsî dont ao° francs de l’Etat et 3 00 francs de la ville de Nantes.
- Nièvre. — Cours professionnels de la Bourse du Travail de Nevers. — La Bourse du travail de Nevers a été fondée en i8q5, en vue de développer l’éducation économique des travailleurs et leur instruction professionnelle; elle a institué, en 1899, 1111 bureeiu de placement gratuit à l’usage des deux sexes.
- Les cours professionnels, au nombre de six, fonctionnent sous le contrôle direct d’une commission exécutive de douze membres, nommée par le comité général de la Bourse du travail.
- L’enseignement est donné dans deux salles de la Bourse du travail.
- Date d’ouverture des cours : 1 5 octobre.
- Date de fermeture : 1 5 avril.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- EMPLOI DU TEMPS.
- HEURES CONSACRÉES
- PAU SEMAINE.
- Coupe de pierres et stéréotomie appliquée................................... <j
- Charpente................................................................... 18
- Menuiserie............................................................... 18
- Dessin linéaire............................................................. 18
- Géométrie descriptive....................................................... 18
- Total
- '8i
- Outillage spécial, collection de modèles, bibliothèque.
- Un jury de cinq membres est chargé de distribuer, chaque année, aux élèves les plus méritants, des récompenses consistant en prix, livres techniques, boîtes de compas, etc. Nombre des élèves : k 7.
- Budget : 1 ,GA8 francs.
- Ide l’Etat..................................................... 5oo francs.
- du département.............................................. 200
- de la ville de Dijon........................................ 5oo
- Total................................. 1,200
- Riione. — Ecole Jean-cle-Tournes, à Lyon. — Fondée en 189/1 Par Syndicat professionnel des ouvriers typographes de Lyon dans le but de compléter les connaissances des apprentis, cette école s’est augmentée en 1896 d’un cours de lithographie organisé par le groupe amical des transporteurs lithographes de Lyon, puis d’un cours de reliure-dorure organisé par le Syndicat des relieurs-doreurs.
- Cette institution, au début, ne parut pas appelée à obtenir la faveur du public; mais ses constants progrès l’ont placée aujourd’hui au-dessus de toutes les critiques, et elle rend les plus grands services à l’industrie lyonnaise dont elle reçoit de nombreux encouragements, soit sous la forme de subventions particulières, soit par la délivrance de récompenses qui sont distribuées à la fin des cours.
- Les cours ont lieu aux premier et deuxième étages d’une maison située rue Mercière , n° 62, dont la ville de Lyon paye le loyer.
- Les locaux très spacieux contiennent les ateliers de lithographie et de typographie au premier étage, et au deuxième étage celui de dorure.
- Les cours ont lieu le soir. Ouverts le 15 octobre, ils se terminent vers le 15 mai. Ils sont faits gratuitement par divers membre du syndicat.
- Typographie. — i,e année : Enseignement théorique et pratique des règles élémentaires typographiques.
- 2e année : Composition des pages et quelques travaux de filets.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
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- 3e année : Composition de travaux de ville, tableaux.
- 4e année : Travaux en couleurs, tableaux, algèbre, etc.
- Lithographie. — ire année : Principes élémentaires de la lithographie.
- 2e année : Transports de travaux à la plume, autographie, etc.
- 3e année : Transports de gravure sur pierre, cuivre, acier, couleurs.
- 4e année : Réductions, noir au blanc, reports de dentelles, de cuivre, acier, etc. Reliure. Dorure. — irc et 2e années : Couture et reliure de volumes ordinaires. 3° et 4e années : Reliures riches, dorure, estampage.
- EMPLOI DU TEMPS.
- HEURES CONSACRÉES
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. PAR SEMAINE.
- lrc ANNÉE. a° ANNÉE. 3° ANNEE. 4e ANNÉE.
- Typographie fi 6 9 1 1
- Lithographie fi 6 12 fi
- Reliure, dorure fi fi fi fi
- A la fin de chacpie année scolaire, un concours est ouvert entre les différents élèves des cours, et des médailles et des livrets de caisse d’épargne sont remis aux plus méritants.
- Nombre des élèves : 55.
- Rudget : î ,3 91 fr. 8 o ; subvention de l’Etat, 5 o o francs, de la ville de Lyon, 3 o o francs.
- Cours professionnels de coupeurs-tailleurs, à Lyon. — La Chambre syndicale professionnelle des coupeurs-tailleurs de Lyon, fondée en 1882, a créé un cours de perfectionnement ayant pour but de donner aux jeunes gens qui se destinent à la profession de tailleur et aux ouvriers déjà engagés dans la profession les connaissances théoriques et pratiques du tracé de coupe.
- Les cours ont lieu dans un local situé rue Chaponnay, n° 51. Ils durent 4 heures par semaine et concernent exclusivement la coupe des étoffes.
- Date d’ouverture des cours : ier septembre.
- Date de fermeture : avril.
- Rudget : 500 francs, couvert par la ville de Lyon.
- Chambre syndicale des comptables et teneurs de livres, à Lyon. — Les cours d’enseignement commercial et de comptabilité de la Chambre syndicale des comptables et teneurs de livres de Lyon ont été fondés, en 1893, dans le but de vulgariser la science des comptes.
- Les cours ont lieu rue Palais-Grillet, 14, à Lyon.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Date d’ouverture des cours, 5 octobre; date de fermeture, 5 mars.
- Ils comprennent deux années pendant lesquelles la comptabilité proprement dite est exposée deux heures par semaine par deux professeurs.
- Le nombre des élèves qui suivent les cours est de 2 0 à 2 5.
- Des conférences traitant des sujets de droit commercial, d’économie politique, etc., ont lieu de temps en temps par les soins du syndicat.
- La Chambre syndicale des comptables-teneurs de livres de Lyon a organisé les deux concours internationaux de comptabilité de 1894 (Lyon) et de 1900 (Paris).
- Haute-Savoie. — École de dessin des maçons de Samoens. — L’origine de la Société des maçons de Samoens est des plus anciennes; elle date de i65q. A cette époque, les maîtres maçons et tailleurs de pierre de la région organisèrent entre eux une confrérie dans un but exclusivement religieux, comme beaucoup de corporations anciennes. Pendant près de deux siècles, aucune modification importante ne fut apportée aux clauses stipulées dans l’acte de fondation.
- En 1826, M. Dunoyer (Jean-François) légua à la Société la somme de 5oo francs, dont les revenus devaient être employés à l’enseignement de l’art de la construction.
- L’idée fut comprise par tous les sociétaires. Bientôt, une réforme radicale eut lieu : on décida que tous les revenus de la Société seraient désormais destinés à l’enseignement professionnel. Dès lors l’école de dessin put fonctionner régulièrement pendant la durée de deux mois d’hiver. Le Gouvernement sarde, l’Empire, et plus particulièrement, depuis 1871, la République, se sont montrés bienveillants envers cette institution en lui prodiguant des subventions et des encouragements.
- Les cours ont lieu dans une salle de la commune de Samoens.
- EMPLOI DU TEMPS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- lro ANNEE. 3e ANNEE. 3' ANNEE.
- Arithmétique 6 6 2
- Géométrie élémentaire 6 6 2
- Dessin linéaire appliqué aux constructions 6 6 6
- Coupe de la pierre (découpage du plâtre) 6 6 l8
- Projets, devis de construction 6 6 6
- Métré des surfaces et des volumes appliqué aux constructions 6 6 2
- Date d’ouverture des cours : fin décembre. Date de fermeture : fin février.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- 3AA
- L’école s’adresse principalement aux apprentis maçons et tailleurs de pierre. Elle les initie à leurs métiers par l’enseignement du dessin linéaire applicpié à la coupe de la pierre, sous une forme pratique et concrète. L’élève, après avoir exécuté sur ses cartons un dessin donné, par exemple la reproduction d’un pont en pierres, aura à le construire, dans des proportions réduites, au moyen de petits blocs détachés qu’il découpera dans du plâtre durci. Chaque bloc sera taillé d’après les principes de l’art, quel que soit le style de l’ouvrage à exécuter. Cette méthode d’enseignement a l’avantage de mettre l’élève en contact avec son métier avant meme de sortir de l’école, tout en lui apprenant les connaissances techniques qui s’y rattachent.
- L’école possède une collection de h o ouvrages relatifs à la construction, à la stéréotomie, à la maçonnerie, au dessin linéaire appliqué à l’industrie, etc.
- A l’aide d’une subvention récente accordée par M. le Ministre du commerce et de l’industrie, elle s’est pourvue d’un matériel confortable, consistant en tables et pupitres de grandes dimensions, en matériel de cbauffage et tous objets utiles à l’enseignement et au bon entretien de ses collections et modèles.
- Nombre des élèves : 78.
- Budget : 3^ 1 fr. 60, dont 100 francs fournis par la ville de Samoens.
- Seine. — Cercle des maçons et tailleurs de pierre. — Fondée en 1867, reconnue d’utilité publique en 1876, la Société du cercle des ouvriers maçons et tailleurs de pierre a pour but l’instruction morale et technique de ses adhérents, ainsi que l’amélioration de leur sort. Elle se propose d’atteindre son but en offrant aux ouvriers maçons et tailleurs de pierres, pendant le temps de leur séjour dans la capitale, des lieux de réunion appelés « cercles », où ils trouvent des distractions honnêtes, des cours professionnels et autres institutions utiles.
- La Société s’établit tout d’abord dans les dépendances de la mairie du Ve arrondissement ; elle est maintenant installée dans un local lui appartenant, 7, rue des Chantiers.
- Les locaux affectés aux cours sont les suivants :
- Rue des Chantiers, 7 : trois salles ;
- Avenue de Clichy, 5 A : une salle.
- Date d’ouverture des cours : icr octobre ;
- Date de fermeture : 3o mars.
- Cours primaire. — Lecture; écriture; grammaire; analyse grammaticale; orthographe; arithmétique; notions de géométrie ; petit cours d’histoire et de géographie.
- Ce cours comprend trois divisions.
- Cours de géométrie et dessin. — Usage des instruments de dessin et connaissance des lignes et des figures géométriques; tracés ; détails de la construction; motifs d’architecture; plans, coupes et façades; croquis à main levée; lavis.
- Ce cours comprend quatre divisions.
- Cours de métré et de comptabilité. — Attachements figurés à une échelle donnée,
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- notions de métré et de constructions, croquis, ensembles, modes de construction, nature des matériaux; évaluation du gros œuvre, de tailles de pierre d’après les attachements figurés.
- Ce cours comporte deux divisions.
- Cours de géométrie descriptive et de coupe de pierre. — Plates-bandes; portes; descentes ; arrière-voussures ; voûtes; lunettes; trompes; ponts; escaliers; vis Saint-Gilles; cônes; ellipses; motifs d’ornementation; tableaux, épures, petits modèles.
- Ce cours est professé en trois années.
- Bibliothèque; collection de pierres; collections de petits modèles; dessins et épures (albums et feuilles); dessins d’ornementation.
- Visites des cours et examens de fin d’année par le bureau ou par une délégation de celui-ci.
- Encouragements accordés aux élèves les plus méritants dans une distribution solennelle de récompenses : médailles de bronze, d’argent ou de vermeil, diplômes, livrets, ouvrages spéciaux.
- Nombre des élèves : 434 (moyenne par cours : io3).
- Budget : 9,600 francs.
- La Société reçoit de la Chambre syndicale des entrepreneurs de maçonnerie une subvention de 200 francs.
- L’exposition du Cercle des maçons et tailleurs de pierre contenait une intéressante série de travaux du cours primaire, montrant le développement général de l’instruction chez des ouvriers déjà d’un certain âge et primitivement illettrés; une coupole de chapelle avec ses épures a été également remarquée.
- Cours 'professionnels de la Chambre syndicale des entrepreneurs de maçonnerie de la ville de Paris et du département de la Seine. — La création des cours date de 18 9 0.
- Le but de la Chambre syndicale des entrepreneurs de maçonnerie, en fondant les cours, était de donner une solide instruction professionnelle aux commis d’entrepreneurs et aux ouvriers.
- A l’origine, deux cours furent créés : le premier portant sur l’enseignement du dessin linéaire et de la géométrie, le deuxième sur l’étude de la construction dans tous ses détails.
- En 1892, un troisième cours (de stéréotomie) a été fondé.
- En 1897, un quatrième cours a été consacré à l’enseignement du métré.
- HEURES CONSACRÉES PAU SEMAINE.
- Géométrie élémentaire et dessin linéaire................................ 4
- Construction, étude et emploi des matériaux, législation du bâtiment.... 4
- Métré et attachement figuré............................................. 4 (1)
- Stéréotomie, coupe de pierres, épures................................... 4
- (1) Visites hebdomadaires sur les chantiers.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Le conseil d’administration se compose du président et des membres du conseil de la Chambre syndicale des entrepreneurs de maçonnerie.
- Les cours ont lieu dans diverses salles de l’Hôtel des chambres syndicales, rue de Lutèce, 3.
- Date d’ouverture des cours : 15 octobre.
- Date de fermeture : ier avril.
- Le matériel d’enseignement se compose de :
- i° Tables, bancs, appareils d’éclairage ;
- 2° Planches à dessin, équerres, T, papier;
- 3° Modèles, collections de plans, façades, détails de construction, etc., et modèles découpés de coupe de pierres.
- Il n’existe pas à proprement parler de sanction de l’enseignement, en dehors de la distribution des récompenses faite chaque année au mois de novembre. Ces récompenses consistent en médailles offertes par le Ministre du commerce, la Société centrale des architectes, le groupe des chambres syndicales et l’Association creusoise.
- Nombre des élèves : 420.
- Budget : 5,571 fr. 1 5, dont 5oo francs payés par l’Etat.
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des ouvriers tailleurs et scieurs de pierres du département de la Seine. — La première tentative de cours professionnels organisés par la Chambre syndicale des tailleurs et scieurs de pierres du département de la Seine remonte à 1875. Un premier siège est établi rue Truffaut, 53, depuis 1880; un deuxième siège de cours a été ouvert, en 1882, dans le quartier Montparnasse, et un troisième, peu de temps après, dans le quartier de la Roquette.
- Le but poursuivi est de perfectionner les ouvriers dans la stéréotomie et le ravalement, et déformer des conducteurs de travaux.
- Les cours sont faits par des professeurs, praticiens de bonne volonté, sous la surveillance de la Chambre syndicale. Ils commencent en septembre pour se terminer à fin mars, et ont lieu le soir après la fermeture des chantiers.
- L’enseignement comporte l’étude du dessin linéaire, les épures de coupe de pierres, ainsi que le travail manuel d’appareillage et de ravalement.
- Le matériel d’enseignement comprend, outre les tables et les tabourets, un certain nombre de traité de coupe de pierres, de règles, de compas, etc.
- Effectif des élèves : 60.
- Société des compagnons passants charpentiers du devoir. — La Société des compagnons passants charpentiers du devoir n’est que la transformation d’un compagnonnage et d’une confrérie dont l’origine remonte à une date très ancienne. Elle a conservé encore aujourd’hui son caractère primitif et poursuit toujours les memes fins, c’est-à-dire le
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- développement de l’instruction de ses membres, l’assistance en cas de chômage ou de maladie et le placement de ses sociétaires.
- La Société est administrée par un secrétaire et des membres rééligibles tous les six mois, et par un trésorier changeant tous les mois.
- Les cours ont lieu rue d’Allemagne, 161.
- Date d’ouverture des cours : icr octobre; date de fermeture : ier mars.
- Dix-huit heures par semaine sont consacrées à Tétude de la coupe des charpentes et des escaliers.
- La Société possède quelques ouvrages techniques tels que ceux de Mazerolles, Caba-nier, Fourneaux, Seilleux.
- Le budget est établi chaque mois; les sociétaires acquittent les cotisations nécessaires au payement des dépenses, tout en conservant un fonds de réserve de i,5oo francs pour les cas de chômage et d’aide mutuelle. Nombre des auditeurs : ko.
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des entrepreneurs de charpente. — La Chambre syndicale des entrepreneurs de charpente de la ville de Paris et du département de la Seine a créé deux écoles professionnelles de trait de charpente et de géométrie, en octobre 1898; le but de ces écoles est de donner une instruction technique, théorique et pratique, aux jeunes apprentis et aux ouvriers charpentiers qui fréquentent leurs cours, absolument gratuits.
- Les élèves doivent être Français et âgés de plus de 1A ans.
- Les cours dont les sièges respectifs sont rue des Récollets, 13, et rue d’Odessa, a G, sont administrés par deux directeurs chargés chacun d’un des centres d’enseignement.
- Date de l’ouverture des cours : 2 5 octobre;
- Date de la fermeture : 2 8 février.
- Le trait de charpente est enseigné quatre jours par semaine dans chacune des écoles. Il comprend l’établissement d’épures sur papier, correspondant aux travaux de charpente en bois : pavillons carrés, biais, avec avant-corps, comble Mansard, croix de Saint-André, tréteaux, voûtes diverses, etc. Coupe en petit et assemblages des ouvrages de charpente dessinés et étudiés.
- Un jour par semaine : géométrie, métré, charpente pratique.
- HEURES CONSACRÉES PAU SEMAINE.
- Trait de charpente et coupe en petit.................................. 8
- Géométrie............................................................. 2
- Il est procédé, chaque année, à une distribution de prix,.qui a lieu au mois de décembre. Les récompenses consistent en livres techniques et boîtes de compas, accordées aux meilleurs élèves dans chacun des classements ci-dessous :
- i° Trait de charpente ;
- 20 Coupe de charpente en petit;
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- 3° Géométrie ;
- 4° Exactitude et assiduité.
- Nombre des élèves : 110.
- Budget : 2,54i fr. 97.
- Ecole professionnelle de menuiserie. — L’Ecole a été fondée en 1885 et a commencé à fonctionner le icr mai 1886, sous le titre de Cours professionnels de dessin et de modelage des ouvriers menuisiers en bâtiment du département de la Seine (groupe de Montmartre); son siège social était rue de Ravignan, 1 3.
- Le but que les fondateurs n’ont cessé de poursuivre est de combattre l’ignorance et la routine, et de faire des ouvriers capables de comprendre et de raisonner un travail; de leur venir en aide, dans la mesure du possible, en leur donnant tous les renseignements dont ils ont besoin pour leurs travaux journaliers; en un mot, de travailler au relèvement professionnel et, par suite, au relèvement moral et social de la corporation.
- Ce groupe n’appartient à aucun syndicat.
- Le ier janvier 1896, le conseil du groupe changea définitivement le titre du cours, qui s’est appelé, depuis lors, Ecole professionnelle de menuiserie.
- L’enseignement est organisé d’une façon pratique; chaque élève est pris suivant sa force et ses aptitudes, et conduit méthodiquement au but, l’irrégularité de la fréquentation des cours rendant impossible un enseignement général régulier.
- Les cours se divisent en trois sections :
- irc section : cours élémentaire et moyen;
- 2e section : cours supérieur;
- 3e section : cours de modelage.
- Date d’ouverture des cours : commencement de septembre.
- Date de fermeture : 1 5 juillet.
- Les cours sont entièrement gratuits.
- 1re année. — Cours élémentaire et moyen comprenant :
- Notions préliminaires, définition des figures géométriques, démonstration des solides, géométrie plane, figures et tracé géométrique, courbes usuelles, etc.
- 2e année. — Cours supérieur comprenant :
- Géométrie descriptive, application directe des développements à la menuiserie; étude de l’escalier, des voussures; notions d’architecture appliquées à la menuiserie; étude complète des plans d’exécution.
- 3e année. — Cours de modelage comprenant l’exécution matérielle des pièces étudiées théoriquement en 2e année.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- EMPLOI DU TEMPS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAK SEMAINE.
- lre ANNKK. 2° ANNKB. 3e ANNEE.
- Dessin élémentaire 6 // n
- Géométrie descriptive. —• Modelage en bois. — Architecture dans ses
- rapports avec, la menuiserie // <) u
- Plans cl exécution matérielle des modèles U // 6
- Le matériel d’enseignement comprend :
- i° Salle de dessin : 5 grandes tables, î tableau de démonstration et 4 tableaux d’exposition de dessin;
- 2° Salle de modelage : 3 grandes tables pour exécution des plans, îo établis de 'menuisier avec outillage complet pour modelage ;
- 3° Collection comprenant les modèles exécutés par les élèves;
- 4° Bibliothèque renfermant des ouvrages techniques.
- Nombre d’élèves : 62.
- Budget : 4,207 francs, dont 500 francs fournis par l’Etat et 3,500 francs par le département.
- École professionnelle des ouvriers menuisiers de Paris. — L’Ecole professionnelle des ouvriers menuisiers de Paris a été fondée en octobre 1896, dans le but de développer les connaissances théoriques et de faciliter l’apprentissage des jeunes gens qui travaillent à l’atelier dans la journée.
- Par suite de la scission provenant d’un certain nombre d’adhérents, qui ont constitué, sous le patronage de la Chambre syndicale ouvrière, un nouveau siège de cours, l’Ecole professionnelle des ouvriers menuisiers a subi un temps d’arrêt sérieux dans son fonctionnement.
- Le local affecté à l’enseignement est un atelier situé Tue Darcet, 2G.
- Partie théorique. — Géométrie plane, dans l’espace, descriptive, décorations combinées, style.
- Partie pratique. — Assemblages divers, arêtiers, escaliers, voussures, etc.
- Le matériel d’enseignement consiste en outils divers, établis, appareils d’éclairage, ouvrage de géométrie par Léon Jamiii.
- Nombre d’élèves :2b.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des entrepreneurs de menuiserie et parquets de la ville de Paris et du département de la Seine. — Une première école a été ouverte dans les premiers jours d’octobre 1891, une seconde en janvier 1892, et deux autres en octobre de la même année. Leur but est de développer les facultés intellectuelles des ouvriers et apprentis de bonne volonté, en leur enseignant les sciences et les arts dont les connaissances sont indispensables à leur profession et n’ont pas été enseignées dans les écoles primaires. On s’applique surtout à inculquer aux élèves les notions de sciences qui ne peuvent s’acquérir que très difficilement à l’atelier, et après une longue pratique.
- Le but est également d’abréger autant que possible l’apprentissage et de préparer de futurs conducteurs et commis d’atelier et de bureau instruits.
- Les cours ont lieu :
- Rue de Lutèce, 3; rue des Fourneaux, 20; rue du Faubourg-Saint-Martin, 2 30; rue Lemercier, 10 5.
- Date d’ouverture des cours : i5 octobre; date de la fermeture : fin avril.
- ire année. — Géométrie plane, menuiserie courante, assemblage, embrèveinents, réduction des profils, débit des bois.
- 2e année. — Géométrie dans l’espace, relevés sur place, pose de la menuiserie, pose des lambourdes et parquets, menuiserie cintrée en plan ou en élévation, dessin d’ornement approprié à la menuiserie, histoire de la menuiserie du xme siècle à nos jours, métré de la menuiserie.
- 3e et à' années. — Notions de géométrie descriptive, application aux arêtiers, escaliers , arrière-voussures, trompes, niches, modelage.
- HEURES CONSACRÉES
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. PAR SEMAINE.
- lro ANNEE. 2e ANNÉE. 3° ANSÉE. 4° ANNEE.
- Géométrie plane 2 // // //
- Technologie 2 2 II //
- Géométrie dans l’espace // 2 II //
- Géométrie descriptive ." // // tx //
- Architecture, styles 2 2 2 h
- Trait de menuiserie // // II 4
- Le matériel d’enseignement comprend des dessins d’architecture et d’ornement des modèles.
- A la fin de l’année scolaire, les élèves prennent part à un concours écrit et subissent des interrogations devant un jury composé du conseil d’administration, de. la commission d’enseignement et des professeurs.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Ce jury attribue également des notes aux dessins, cahiers et travaux manuels exécutés pendant l’année scolaire.
- Les récompenses consistent en livres, pochettes de compas, boîtes d’outils, médailles.
- Il est délivré chaque année à tous les élèves un certificat qui ne diffère que par la mention résultant des notes accordées par le jury.
- Nombre d’élèves : 287.
- Budget : 4,520 fr. 60, dont 1,000 francs payés par l’Etat.
- Cours de desssin de l’Union syndicale des ouvriers menuisiers du département de la Seine. — Ces cours proviennent du dédoublement opéré, en 1898, des cours établis rue Darcet. Organisés par l’Union syndicale des ouvriers menuisiers du département de la Seine, dont le siège est à la Bourse du travail, ils fonctionnent rue Doudeauville, 37, dans un local situé au rez-de-chaussée. Comme pour les cours similaires, le but poursuivi est de former des artisans habiles, ainsi que des conducteurs d’atelier et des commis traceurs.
- Les cours ont lieu du commencement d’octobre à la fin juillet.
- Le programme comprend :
- Géométrie plane et descriptive ; dessin linéaire appliqué à la menuiserie ; élude des plans sur règles en grandeur d’exécution; débit et métré; exécution et modelage des travaux dessinés.
- Le nombre actuel des élèves suivant les cours est de 2 4.
- Le matériel d’enseignement se compose de tables, tabourets, établis, outillage de menuisier, etc.
- Ouvrages de dessin de Roubo, Jamin et Genty, etc.
- Budget : i,385 fr. 70, dont 1,000 francs fournis par la ville de Paris et 126 francs par l’Etat.
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des entrepreneurs de couverture, plomberie, assainissement et hygiène de Paris et des départements de la Seine et de Seine-et-Oise. — L’Ecole professionnelle de la Chambre syndicale des entrepreneurs de couverture et plomberie a été inaugurée le 22 avril 1887. Son but était de donner gratuitement un complément d’instruction aux jeunes ouvriers et employés de la corporation et de leur fournir les connaissances qu’ils ne peuvent acquérir sur les chantiers. Le succès de l’école répondit vite à l’effort de ceux qui s’y étaient dévoués, et, en 1891, fut créé un cours spécial de métré.
- Les cours étaient professés, depuis la création, dans un local restreint situé au n° 12 de la rue des Poitevins; en 1898, l’école fut transférée rue Elzévir, 5, où elle est actuellement aussi complètement installée que possible.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Le local de la rue Elzévir, n° 5 , où se font les cours, comprend :
- î bureau pour le secrétaire ;
- 3 salles de conférences ; î grand atelier.
- Date d’ouverture des cours : 2 5 octobre.
- Date de fermeture : 2 5 mars.
- Enseignement pratique. — Tout ce qui concerne les travaux de couverture, plomberie, gaz, assainissement et hygiène.
- Enseignement théorique. — Cours de métré complet de couverture et plomberie. Conférences. —Des couvertures en général; circulation de Teau chaude ; électricité; métaux et acides industriels; croquis de géométrie; hygiène.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE. MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- Hygiène Robinetterie Physique, électricité. . Chimie Plomberie Géométrie l\ conférences de 1 h. i /a \ 9 G — \'è 2 — U 3 — / Gaz Assainissement Cours pratiques Métré 2 conférences de 1 h. 1/2 ) ^ g > a ’c Tous les mardis, de 8 heures à 1 0 heures. Tous les mercredis, de 8 h. 1/2 à 10 heures.
- L’école possède :
- i° Tout l’outillage servant aux ouvriers de la profession ;
- 20 Une collection très complète de tous les matériaux et appareils employés en couverture et plomberie.
- A la fin de chaque année, un examen est passé par chaque élève devant une commission composée de membres de la chambre syndicale. En ce qui concerne les cours pratiques, des notes sont données pour les divers travaux exécutés par chacun des élèves pendant les séances de l’année.
- Tous les deux ans a lieu une distribution de prix, consistant en livres et en argent, fournis par les membres du syndicat.
- Nombre des élèves : 12 A.
- Budget : 6,Ù2i fr. 20, dont 1,000 francs payés par l’Etat.
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des entrepreneurs de serrurerie et constructions en fer. — Ces cours professionnels ont été créés par la Chambre syndicale des entrepreneurs de serrurerie et constructions en fer en mai 18 9 3, à l’école de garçons de la rue Jcan-Jacques-Rousseau. L’année suivante, en raison du nombre considérable des
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- élèves inscrits, on dut dédoubler les cours en créant deux sièges : Tun pour la rive droite, à Técole municipale Diderot, boulevard de la Villette, 6o ; et l’autre pour la rive gauche, à Técole de garçons de la rue Duquesne, /12.
- Le but poursuivi est de donner aux apprentis et aux ouvriers les moyens de s’instruire et de se perfectionner au point de vue professionnel en leur facilitant la lecture des plans et l’étude du dessin.
- Date de l’ouverture des cours : commencement de novembre.
- Date de la fermeture : commencement d’avril.
- ire année. — Dessin linéaire appliqué à la serrurerie courante. Principes de géométrie plane. Lecture des plans. Détails d’assemblage.
- 2e année. — ire division : Serrurerie appliquée à la construction. Dessin d’ensemble et détails d’exécution, quincaillerie et ferronnerie.
- 2e division : Géométrie descriptive, principes de résistance, tracé des épures. Dessin d’ornement et serrurerie artistique.
- Les cours ont lieu, dans chaque siège de cours, deux fois par semaine, de 8 heures à 10 heures du soir.
- HEURES CONSACRÉES PAR SEMAUIB.
- 1r” année. 2” année.
- Ecole Diderot : dessin industriel......................... k k
- Ecole de la rue Duquesne : dessin industriel.............. à h
- Albums et dessins divers. Types d’assemblages et de pièces de serrurerie. Solides géométriques.
- Nombre des élèves : 80.
- Budget : 1,988 fr. 10, dont 5oo francs payés par l’État.
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des ouvriers serruriers en bâtiment et des parties similaires du département de la Seine. — La Chambre syndicale des ouvriers serruriers fut fondée en 1873, mais ses cours techniques ne datent guère que de 1880.
- Elle institua d’abord des cours pratiques de forge et d’ajustage, de dessin (géométrie descriptive appliquée à la serrurerie, plans, croquis, épures).
- Enfin, en 1896, fut organisé un cours de repoussage et de relevage au marteau (feuillage artistique, écoles française et hongroise). Ce cours a pour but de conserver l’art de la serrurerie, tel qu’il résulte des styles de l’époque de Louis XV, Louis XVI et des œuvres de Jean Lamour, tout en apportant dans l’exécution du travail les améliorations que les progrès des moyens mis en œuvre permettent de réaliser.
- Ces cours sont suivis assidûment par de nombreux élèves désireux d’acquérir la pratique de la serrurerie d’art que les ateliers de construction métallique, avec les procédés mécaniques et la division du travail, tendent à faire disparaître.
- Gr. I. — Ce. 6. — T. I. a3
- IMPRIMERIE XATIOXALE
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Les cours de forge, d’ajustage et de repoussage artistique ont lieu rue Saint-Maur (cité Dupont, A), et les cours de dessin a la Bourse de travail.
- Date d’ouverture des cours : ier octobre.
- Date de fermeture : commencement d’août.
- Les programmes comprennent tout ce qui est relatif à la serrurerie, la forge, Tajlistage, le travail de ville, les sonneries et le téléphone, la serrurerie artistique, le relevage au marteau, le feuillage, l’établissement des plans et des épures.
- HEURES CONSACREES
- PAR SEMAINE.
- Forge, ajustage.............................................................. 2
- Serrurerie artistique, repoussage............................................ 2
- Géométrie, dessin, épures.................................................... 2
- Le matériel d’enseignement se compose d’étaux, forges, enclumes, et, d’une manière générale, de tout ce qui compose l’atelier d’un serrurier (cours pratique); des étampes, marteaux et tas spéciaux pour les cours de serrurerie artistique et de repoussage; boîtes de compas, planches à dessin et tout ce qui est nécessaire au dessin linéaire; traités spéciaux techniques relatifs aux arts enseignés.
- Nombre des élèves au ier janvier : 72.
- Budget : 2,111 francs, dont 1,000 francs à la charge de la Ville.
- Ecole professionnelle de peinture et cle décoration du bâtiment. — L’Ecole professionnelle de peinture et de décoration du bâtiment vient d’être créée (rue Hermel, 2) par une société privée. Déjà, elle réunit près de Ao apprentis appartenant à toutes les branches de la corporation, qui viennent y apprendre le métier de peintre-décorateur; la préparation des dessous est l’objet de soins tout particuliers de la part des professeurs. Les cours ont lieu le soir et le dimanche matin; la séance du dimanche est spécialement affectée à l’étude de l’harmonie des tons à la lumière du jour.
- Les cours sont entièrement gratuits, et les frais en sont supportés par la Société. La Chambre syndicale des peintres en décor a consacré à la fondation de l’Ecole une première mise de fonds de i,5oo francs; le syndicat «l’Alliance» a versé 100 francs.
- Ecole professionnelle ouvrière de l’ameublement. — Fondée en 187 A, l’école poursuit le développement des connaissances professionnelles parmi les apprentis et les ouvriers de l’industrie du meuble : ébénistes, sculpteurs, menuisiers en sièges et menuisiers d’art, tourneurs sur bois, marqueteurs, tapissiers, modeleurs, sculpteurs sur plâtre, ciseleurs, mouleurs, billardiers, découpeurs, mouluriers.
- L’adhésion à Tune des. chambres syndicales de l’ameublement est obligatoire pour les ouvriers désirant suivre les cours de l’école.
- Il est affecté à cet enseignement une salle unique, située rue de la Roquette, Ao, pour tous les cours réunis
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- Date d’ouverture des cours : 1 5 septembre. Date de fermeture : 1 5 juillet.
- EMPLOI DU TEMPS.
- HEURES CONSACRÉES
- Dessin linéaire, croquis et plans d’exécution, architecture et per- 1A'1semais.
- spective dans leurs rapports avec le meuble, sculpture décorative et ornementale. Modelage. Cours sur les stvles et l’histoire de
- l’art.................................................................. io
- Cours de moulage, modelage et sculpture sur plâtre appliquée au
- meuble.................................................................. h
- Etude de coupe des bois et assemblages................................... 2
- Le matériel d’enseignement consiste en ouvrages divers, gravures et modèles en plâtre.
- 3 élèves ont passé avec succès en 1899 le concours d’ouvriers d’art.
- Distribution, dans le mois de novembre, de récompenses consistant en prix et médailles.
- Nombre d’élèves : 128.
- Budget : io,2 2 5 francs, dont 800 francs fournis par l’État et 8,000 francs par la ville de Paris.
- Patronage des apprentis tapissiers-décorateurs. — L’Association parisienne dite Patronage des apprentis tapissiers-décorateurs a été fondée en 1872 ; elle groupe les apprentis et les jeunes ouvriers de la corporation en vue de compléter, au moyen de cours, leur instruction professionnelle et de provoquer chez eux, par des concours, le goût et Tamour de leur métier.
- L’Association s’occupe, en outre, du placement des jeunes gens qui désirent apprendre le métier de tapissier.
- Des salles dépendant de l’immeuble appartenant au groupe des chambres syndicales de l’industrie et du bâtiment, rue de Lutèce, 3, sont mises à la disposition du patronage pour ses cours.
- Date d’ouverture des cours : janvier; date de fermeture : juin.
- Eléments de géométrie, dessin appliqué à l’industrie du tapissier-décorateur, notions d’architecture (les styles notamment) et de composition décorative.
- La coupe des étoffes, basée sur les principes géométriques (théorie et pratique).
- 11 est fait chaque année des examens auxquels prennent part 100 à i5o apprentis; ils ont trait, au point de vue théorique, à l’orthographe, au calcul, au dessin linéaire et d’ornement ; au point de vue pratique, à la garniture des meubles.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- EMPLOI DU TEMPS. ukuues co'nsaciîéks
- PAR SEMAINE.
- ir“ année. 2e aimée».
- Éléments do géométrie. — Coupe des étoffes basée sur ]es
- principes géométriques, théorie et pratique........................ G G
- Dessin appliqué à l’industrie du tapissier. — Notions d’architecture et composition décorative.................................. G G
- Le matériel comprend les tables, chaises, etc., appartenant au groupe des chambres syndicales, ainsi que les étoffes et dessins fournis par les membres de la chambre.
- Chaque année, il est procédé à des concours qui sont jugés par un jury composé de 5 patrons et de 5 ouvriers.
- Les récompenses consistent en ouvrages, médailles, livrets de caisse d’épargne et outils.
- Depuis la promulgation de la loi militaire du i5 juillet i88(j, 18 jeunes gens du patronage ont obtenu l’exonération de deux années de service militaire en qualité d’ouvriers d’art.
- Nombre des élèves : 57.
- Budget : 5,588 francs, dont 2,000 francs versés par l’Etat.
- Patronage industriel des enfants de l’êbènislene. — Ce patronage, indépendant de la Chambre syndicale de l’ébénisterie, a été fondé en 1866 par M. H. Lemoine, fabricant de meubles. Son but exclusif, à l’origine, était la protection et le placement des apprentis dans les industries de l’ameublement.
- Peu à peu l’œuvre se développa; bientôt furent organisés des concours manuels entre apprentis marqueteurs, découpeurs, tourneurs, sculpteurs, menuisiers en sièges, ébénistes; puis fut créée une école de dessin dont les cours s’appliquèrent spécialement aux industries du meuble; l’enseignement y était donné de 8 heures à 10 heures, d’abord les lundis, mercredis et vendredis, et plus tard tous les jours de la semaine, excepté le samedi.
- En 1897, fut institué un premier concours entre dessinateurs d’ameublement, suivi d’une exposition publique.
- En 1 898, on adjoignit à ce concours de dessinateurs une exposition de travaux artistiques concourant à la décoration du mobilier, envoyés par les artistes sculpteurs, marqueteurs, serruriers d’art, brodeurs, etc., travaillant pour l’industrie.
- Le but poursuivi actuellement consiste à instruire les apprentis des industries de l’ameublement en leur donnant les notions théoriques qu’ils 11’apprennent pas dans l’atelier; à aider au progrès de l’industrie en créant une émulation entre apprentis et jeunes ouvriers à l’aide des concours manuels, entre les dessinateurs à l’aide de concours les poussant à la recherche d’idées décoratives nouvelles, par l’exposition des
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- travaux de ces concours et de travaux artistiques concourant à la décoration du mobilier, tels que sculptures, marqueteries, broderies, serrurerie d’art, etc., à mettre les ouvriers dessinateurs et artistes en contact avec les industriels pouvant les employer.
- Les cours ont lieu dans un local situé avenue Ledru-Piollin, 77, comprenant :
- 1 salle de dessin à vue, d’après la bosse; 2 salles de dessin technique appliqué à l’ameublement; 1 salle de modelage; 1 salle de collections et travaux d’élèves exécutés par les concours manuels.
- Les cours ont lieu toute Tannée, sauf du ik juillet au ik août et du 10 décembre au 15 janvier.
- Cours de dessin à vue d’après la bosse; cours de modelage; cours de dessin appliqué à la construction des meubles; géométrie élémentaire, descriptive, appliquée; perspective.
- Concours manuel pour les marqueteurs, découpeurs, tourneurs, menuisiers en sièges, ébénistes, sculpteurs.
- Concours de dessinateurs.
- Exposition publique des travaux, résultats de ces concours, ainsi que tous travaux artistiques concourant à la décoration du mobilier que leurs auteurs veulent bien adresser.
- Cette exposition dure quinze jours.
- Collection de sièges, meubles et objets divers exécutés en concours parles apprentis et jeunes ouvriers marqueteurs, découpeurs, tourneurs, menuisiers en sièges, ébénistes et sculpteurs; modèles de géométrie descriptive en nature et graphiques; modèles de géométrie appliquée; modèles d’ornements et de tètes en plâtre; albums de dessins appliqués au mobilier.
- EMPLOI DU TEMPS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES.
- HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES.
- Perspective.............
- Modelage................
- Î manuels.. . dessinateurs Exposition publique ....
- HEURES CONSACRÉES PAU SEMAINE.
- Tous les mardiset jeudis
- Idem.
- Tous les dimanches d’oclobre à fin décembre.
- Remise des dessins du 15 février au 1er mars.
- Quinze jours suivant la fin du concours des dessinateurs.
- Dessin à vue d’après J la bosse..............|
- Dessin technique, siè- )
- 8es...................j
- Dessin technique, ébé-j
- nistes................)
- Géométrie élémentaire.. .
- „ , , . ( descriptive.
- Geometne <
- ( appliquée..
- Tous les lundis, mercredis et vendredis, de 8 a 10 heures.
- Idem.
- Idem..
- Tous les mardis et jeudis.
- Idem-
- Idem.
- Des récompenses sont accordées aux élèves qui suivent les différents cours de l’école, aux apprentis qui prennent part aux concours manuels, aux dessinateurs qui prennent
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- part aux concours. Ces récompenses consistent en livrets de la Caisse d’épargne, outils, instruments de dessin, livres, gravures, médailles et diplômes.
- Les concours manuels sont jugés par des jurys composés de personnes appartenant à l’industrie, ouvriers et patrons, nommés par le patronage. Le concours de dessinateurs est jugé par un jury composé de quatre membres nommés par les concurrents et de quatre membres nommés par le patronage; il est présidé par une personnalité compétente, nommée également par le patronage.
- Le nombre des élèves inscrits est, chaque année, de 120 à 1 25; le nombre total de présences aux cours est, en moyenne, de 90 à 100, répartis en proportions égales dans les différents cours.
- Budget : i2,A53 francs, dont 1,000 francs provenant de l’Etat et G,5oo francs de la ville de Paris.
- Fédération générale française professionnelle des mécaniciens et chauffeurs des chemins de fer et de l’industrie. — Les cours destinés aux ouvriers chauffeurs et mécaniciens ont été fondés, par la Fédération générale française professionnelle, en Tannée 1885 ; limités à 3, à l’origine, ils sont aujourd’hui au nombre de 39, tant à Paris qu’en province.
- Ces cours et conférences ont pour but de donner aux ouvriers chauffeurs, mécaniciens et électriciens les connaissances techniques nécessaires, en vue de réduire les accidents, explosions et autres, et de faciliter auprès des industriels le placement des ouvriers instruits.
- Les cours ont lieu dans un grand nombre de centres, les locaux des écoles communales étant mis à la disposition des administrateurs de la Fédération générale.
- Ouverture des cours : 1 5 octobre ; fermeture : fin avril.
- Les cours professés dans les différentes sections comprennent notamment : le chauffage, la mécanique et l’électricité industrielle; ils ont lieu dans les différentes‘sections mentionnées plus haut une fois ou deux par semaine.
- Le matériel d’enseignement se compose de :
- i° Dessins industriels formant tableaux; 20 pièces de machines pour la démonstration ; 3° bibliothèque composée de divers traités de machines à vapeur et électriques (au siège social, rue de Javel, 1).
- Le nombre des élèves inscrits représente un total de 2,500 pour les divers cours, ce qui donnerait une moyenne d’une soixantaine d’élèves environ par cours.
- A la fin des cours et dans chaque section, un jury classe les élèves; à la suite de ce concours, on remet aux plus méritants les prix offerts par le Président de la République, les ministres, la fédération et les donateurs.
- Cours professionnels de l’Union centrale des chauffeurs, conducteurs et mécaniciens du département de la Seine. — Les cours organisés par l’Union centrale des chauffeurs,
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- conducteurs et mécaniciens du département de la Seine ont pour but de donner aux membres de la corporation des connaissances théoriques et pratiques de leur métier, afin de leur permettre de se perfectionner et de trouver plus facilement des emplois.
- Les cours ont lieu dans les locaux suivants :
- Bourse du travail, rue du Château-d’Eau, 3; école de la rue Lacordaire, i3; salle Loriot, ;\ Puteaux; rue Notre-Dame, à Corbeil; rue des Rosiers, 1 3, à Saint-Ouen.
- Date d’ouverture des cours : octobre.
- Date de fermeture : 3o mars.
- Les programmes comprennent notamment l’étude des combustibles, la construction des chaudières, celle des foyers et cheminées et la conduite des appareils à vapeur, la construction et la conduite des automobiles, des notions d’électricité industrielle et de transport de force. Les cours sont complétés par des visites d’usines.
- HEURES CONSACRÉES PAH SEMAINE.
- iro année. a0 année.
- Chauffage et conduite des machines............................. h 1/2 8
- Electricité industrielle....................................... 2 3
- Automobile, construction et conduite........................... 2 3
- Nombre des élèves : 5oo.
- Budget: 2,087 francs.
- Enseignement professionnel de la mécanique orthopédique. — L’enseignement professionnel de la mécanique orthopédique, prothétique et herniaire, a été fondé en 1892.
- Le but poursuivi est d’enseigner aux apprentis de la corporation, aux ouvriers, ouvrières et employés des deux sexes, les notions indispensables pour que les uns et les autres se rendent compte de l’usage des instruments et appareils qu’ils fabriquent, et qu’ils sachent ensuite en faire l’emploi ou l’application.
- Les cours ont lieu à l’école communale, rue Cujas, n° 2 3.
- Ils commencent vers le 10 octobre, pour se terminer le 1 5 avril.
- Programmes. — Cours d’anatomie et d’application d’appareils : définition des diverses sortes d’os; notions générales sur les articulations; notions générales sur les vaisseaux, nerfs et muscles.
- Cours de mécanique physiologique.
- Cours de pathologie applicpiée à la mécanique : des modifications apportées à la statique des différentes parties du corps humain par les affections orthopédiques.
- Cours élémentaire de sidérurgie et de travail des métaux : ire partie : production des métaux; 20 partie : travail des métaux; notions de mécanique à l’usage du mécanicien orthopédiste; définitions fondamentales, principes généraux, statique, conditions générales d’équilibre, applications diverses au cours de physiologie.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Cours de dessin technique : tracé à main levée de pièces détachées d’appareils; croquis d’ensemble d’appareils orthopédiques montés.
- Chaque année, il est délivré environ 10 certificats de scolarité aux meilleurs élèves et aux plus assidus.
- Il y a des certificats de ire, de 9e et de 3e années.
- Les deux ou trois premiers parmi les auditeurs reçoivent comme prix les volumes se rapportant aux matières des cours, ou les cours publiés des professeurs.
- Nombre d’élèves :
- Budget : 9,968 fr. i5 (subvention de l’Etat : 500 francs; de la Ville : 1,500 francs.)
- Ecole professionnelle de dessin et de modelage de la Chambre syndicale de la bijouterie, joaillerie, orfèvrerie et des industries qui s’y rattachent. — Depuis 189/1, les cours de la Chambre syndicale sont transférés rue de la Jussienne, 9 bis.
- Les programmes d’enseignement sont les suivants :
- Géométrie élémentaire, dessin linéaire, dessin d’après la bosse, éléments d’architecture, composition linéaire, histoire des styles, composition d’après les styles rétrospectifs, composition d’après la plante, sculpture, cours d’application industrielle;
- Concours annuels de dessin étendus à toute la France;
- Concours annuels d’exécution technique entre apprentis, jeunes ouvriers et ouvriers;
- Cours et conférences techniques professionnels.
- Le matériel d’enseignement se compose des objets suivants :
- Appareils de projections, écrans, chambre noire;
- Collection de minéralogie, de dessins de diverses époques, d’ouvrages d’or et d’argent exécutés dans les concours techniques;
- Bibliothèque artistique, technique, etc. ;
- Atelier de bijoutiers, joailliers (99 places), d’orfèvres (8 places), de ciseleurs ( 1 9 places), de graveurs (8 places);
- Fours à émailler, tours, laminoirs, bancs à étirer, machines à guillocher, etc.;
- Plâtres et modèles.
- Il n’existe pas de sanction directe des cours. Tous les ans un certain nombre d’élèves sont exonérés du service militaire au titre d’ouvriers d’art.
- Le nombre des élèves est de 157.
- Le budget s’élève à 9 9,59 4 francs, dont 3,500 francs à la charge de l’Etat et 5,ooo francs fournis par la Ville.
- Ecole professionnelle de la bijouterie imitation et des industries qui s’y rattachent. — L’Ecole professionnelle de dessin de la bijouterie imitation a été fondée en 1873, sur l’initiative de MM. A. Piel, Mascuraud, Lejolliot, et de la chambre syndicale de la bijouterie imitation, dans le but de rehausser le niveau artistique de cette industrie très parisienne. La première installation eut lieu à l’école primaire delà rue de Béarn;
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- en raison de l’exiguïté des locaux, les cours furent transportés successivement me du Temple, 118, en 1876; puis rue Chapon, 22, en 1887. Eu égard aux services rendus par ces cours, la ville de Paris a construit rue Chapon, au coin de la rue Beaubourg, une école primaire dans laquelle ont été aménagés des locaux particuliers pour recevoir l’Ecole professionnelle de la bijouterie.
- Les cours ont lieu :
- Dans une salle réservée à l’enseignement du dessin; dans une salle affectée à l’enseignement du dessin d’après les plâtres; dans une salle réservée aux travaux professionnels.
- Date d’ouverture des cours : 20 septembre.
- Date de fermeture : 15 juillet.
- L’enseignement comprend :
- i° Dessin d’après le plâtre (bosse); 20 modelage; 3° étude des éléments géométriques; /i° étude de la flore, compositions; 5° étude des styles; 6° enseignement technique et pratique de la bijouterie et de la gravure.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- lrc ANNÉE. 9° ANNÉE. 3° ANNÉE. 4° ANNÉE.
- Dessin industriel 10 10 10 1 0
- Modelage 10 10 10 10
- Éléments de géométrie 10 10 10 10
- La flore 10 10 1 0 10
- Bijouterie 10 10 1 0 10
- Gravure 10 10 10 10
- Ciselure 10 10 10 10
- Repoussé 10 10 1 0 10
- Dessin (iro division) 10 10 10 10
- Dessin supérieur 10 10 10 10
- Division élémentaire 10 10 10 10
- Tous les ans la division supérieure fait un voyage d’étude sous la direction du directeur de l’école dans quelques centres artistiques, à Blois, Fontainebleau, Com-piègne, etc.
- Le matériel d’enseignement comprend : des plâtres, dessins, gravures, ouvrages d’art, modèles de bijouterie, poinçons, matrices en acier.
- Les progrès des élèves sont constatés par un certain nombre de concours qui ont lieu chaque année et dans chaque division, concours qui sont jugés parle Conseil de perfectionnement, et à la suite desquels sont distribuées les récompenses annuelles.
- Nombre d’élèves : 187.
- Budget : 13,366 francs, dont 2,500 francs provenant d’une subvention de l’Etat et 5,500 francs de la ville de Paris.
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- Cours professionnels de la Chambre syndicale des ouvriers en voitures. — Les cours organisés par la Chambre syndicale des ouvriers en voitures ont été créés en 1872 et encouragés par le conseil municipal, au moyen d’une première subvention accordée en 1875. Très modestes au début, ces cours se sont agrandis en 1883 et en 1889. Bientôt, en 1891, s’ouvrit une deuxième section, et en 1897 un troisième siège d’enseignement.
- Le but principal poursuivi est de donner individuellement aux apprentis et ouvriers les connaissances techniques propres à leur métier, et de leur permettre de s’embaucher directement chez les patrons sans avoir recours aux marchandeurs.
- Les cours ont lieu aux locaux suivants :
- ire section : avenue des Ternes, 11 (siège social);
- 2e section : rue de Charenton, 182 ;
- 3e section : école de la rue Fromont, à Levallois-Perret.
- Date de l’ouverture des cours : icr octobre.
- Date de fermeture : fin mars. .
- Démonstration du dessin appliqué à la construction d’une voiture. Démonstration du travail pratique du bois; ses différents cintres et ses coupes exécutés au cinquième ou au dixième.
- HEURES CONSACRÉES
- PAR SEMAINE.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. . —— 11 —
- lrft ANNEE. 2e ANNÉE, 3° ANNEE. 4' ANNBB.
- Enseignement théorique pour le travail du fer 10 10 10 10
- Enseignement théorique et pratique manuel pour le travail
- du bois . 10 10 10 10
- Pièces en acier et en fer servant au montage des voitures. Pièces en bois pour le montage delà caisse. Pièces réduites au septième et au dixième. Epures, plans, tableaux, bibliothèque.
- Il existe deux concours, un en janvier et un en lin d’année. Ces concours permettent de classer les élèves et de leur remettre des diplômes, médailles et livrets de caisse d’épargne.
- Nombre des élèves : 88.
- Budget : 9,397 francs, dont 1,000 francs payés par l’Etat et 6,000 francs par le département.
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des ouvriers charrons du département de la Seine. — La Chambre syndicale des ouvriers charrons du département de la Seine a
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- fondé, en 1.881, des cours professionnels dans le but d’inculquer aux apprentis et aux ouvriers de la corporation les principes généraux relatifs à la construction des voitures. Un premier siège fut établi boulevard de la Chapelle, i5. En 1891, sur la demande des ouvriers habitant le xne arrondissement, un nouveau siège de cours a été ouvert impasse Crozatier, k ; en 189 3, une troisième section a été fondée dans le xvc arrondissement, rue du Château, 3; enfin en 1898, deux nouvelles écoles ont été créées à Clichy et à Saint-Denis, ce qui porte aujourd’hui à 5 le nombre de sièges de cours, tant à Paris qu’en banlieue.
- Les cours, qui s’ouvrent le ier octobre pour se terminer fin mars, sont exclusivement techniques et professionnels ; ils comprennent deux parties distinctes :
- i° La menuiserie ou l’art de construire la caisse des voitures;
- 20 Le montage, c’est-à-dire tout ce qui nécessite l’opération de réunion des différents éléments constituant le train.
- L’enseignement se fait soit dans des cours oraux, soit dans des cours d’application; il comprend également celui du dessin et du tracé.
- Les cours ont lieu les mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi, de 8 heures à 10 heures du soir.
- Les ouvriers qui suivent les cours payent une cotisation de 2 francs par mois.
- Le contrôle effectif de l’enseignement n’existe pour ainsi dire pas. A la fin de chaque période d’instruction, il est fait un concours à la suite duquel des prix et des diplômes sont décernés aux lauréats ouvriers qui ont produit un travail satisfaisant.
- Nombre d’élèves : id6.
- Budget : 7,0 3â fr. 3o dont 1,000 francs payés par l’Etat et â,5oo francs par la ville de Paris.
- Société d’instruction professionnelle de carrosserie — La Société d’instruction professionnelle de carrosserie, fondée le 7 mars 1878, sous le patronage de la Chambre syndicale des carrossiers de Paris et du département de la Seine, a pour but de donner aux apprentis et jeunes ouvriers, de nationalité française, les connaissances nécessaires à l’étude complète de la voiture et des différents accessoires qui la composent.
- Les cours ont lieu dans un local situé rue Laugier, 2à, comprenant: un bureau, deux salles de cours; un logement pour le professeur surveillant.
- Date d’ouverture des cours : commencement d’octobre; date de fermeture : fin avril.
- L’enseignement est donné en trois années comprenant chacune deux divisions, entre lesquelles sont répartis les élèves.
- La ire division comprend les forgerons, serruriers et charrons;
- La 2e division est formée par les menuisiers; *
- Une 3° division indépendante reçoit les apprentis.
- On enseigne aux élèves les principes du dessin linéaire, les notions sommaires de
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- géométrie pratique et de mécanique, la construction des caisses et des trains, le montage des voitures.
- Les cours ont lieu le soir, de 8 heures à i o heures.
- Collection de dessins, gabarits en bois, caisses de voiture en réduction, pièces détachées d’accessoires de voiture, etc. Tableaux noirs pour dessiner à la craie, en grandeur naturelle, table à dessiner.
- Nombre des élèves : i 7p.
- Concours divers pour chaque division, exécutés à la fin de l’année scolaire, et jugés par les membres du bureau et par les professeurs.
- Les récompenses, consistant en prix en espèces, en ouvrages techniques, sont distribuées en séance publique.
- budget : 6,3p5 francs, dont 2,000 francs payés par l’Etat.
- Société des Compagnons charrons du devoir. — Les documents que possède cette Société remontent à une époque fort ancienne; on y rencontre notamment l’exposé d’une réception faite à Toulouse en 1662.
- Pendant un grand nombre d’années les cours restèrent exclusivement oraux; c’est en i832 seulement que les compagnons charrons du devoir organisèrent un premier cours de dessin, sous la surveillance de M. Prudhommc, ouvrier d’un grand talent.
- Cette association a rendu et rend encore de grands services à la corporation, et beaucoup de sociétés similaires se sont créées en la prenant pour modèle.
- Les cours ont lieu au siège social, rue de Bretagne, 62, le soir, d’août à avril.
- Tous les mardis, cours sur le montage et la menuiserie de la voiture.
- Les mercredi, jeudi, vendredi et samedi, cours d’application et de dessin.
- Outillage pour l’enseignement pratique et modèles exécutés par les meilleurs élèves.
- Tous les ans, un concours par classe est ouvert entre tous les élèves ; un jury, composé du conseil d’administration et des anciens professeurs, examine les travaux et décerne des prix, tels que médailles ou diplômes, et attribue aux apprentis des livrets de caisse d’épargne.
- Nombre des élèves : 35.
- Budget : 2,280 francs, dont 5oo francs fournis par l’Etat et 1,000 francs parla ville de Paris.
- Ecole professionnelle de la Chambre syndicale du papier et des industries qui le transforment. — L’œuvre fondée, en 1868, par la Chambre syndicale du papier en faveur des apprentis et jeunes employés des deux sexes, appartenant au commerce et aux industries qui transforment le papier, et dont la direction est confiée à une commission administrative nommée par l’assemblée générale des membres fondateurs, donateurs et souscripteurs, comprend trois institutions :
- L’encouragement au bien ;
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- Les cours gratuits (renseignement professionnel;
- Les concours de travaux manuels.
- Ces institutions ont pour but :
- i° D’encourager chez les apprentis et jeunes employés des deux sexes l’amour du travail, l’assiduité, la bonne conduite à l’atelier, au magasin et dans la famille;
- 2° D’élever le niveau de leurs connaissances professionnelles, tout en complétant leur instruction générale;
- 3° D’exciter leur émulation, de développer leur habileté manuelle, afin de former des apprentis habiles et aptes à devenir des ouvriers d’élite.
- Cours gratuits d’enseignement professionnel. — C’est en 1881 que la commission adopta le principe de l’enseignement théorique professionnel; l’histoire du papier, la géographie commerciale, l’arithmétique et le dessin constituèrent le programme des cours.
- Mais les perfectionnements les plus importants apportés à l’œuvre de la chambre syndicale ont été réalisés dans les cours d’enseignement théorique et pratique de fabrication des registres et de fabrication des cartonnages, grâce à la subvention exceptionnelle accordée par M. le Ministre du commerce et de l’industrie.
- En 188-7, la commission, sur l’initiative de son président, M. Chapuis, les a complètement transformés et a installé, dans une salle de l’hôtel des chambres syndicales, les machines et outils formant un atelier modèle, où les apprentis papetiers et carton-niers exécutent des travaux de leur profession sous la direction des professeurs et des moniteurs, ces derniers choisis parmi les anciens lauréats des cours et concours.
- Enfin, un cours théorique et pratique de façonnage de papiers, coutures de registres, foliotage, doitage, façon de répertoires, spécial aux jeunes filles, fut ouvert en 1886.
- Les cours ont lieu maintenant les lundis, mardis, mercredis, jeudis, de 8 à 10 heures du soir, et le dimanche, de 8 heures et demie à 11 heures et demie du matin.
- Ils sont partagés en deux divisions : la première comprend les apprentis et jeunes employés des deux sexes, de troisième et de quatrième année; la deuxième division, ceux de première et de deuxième année.
- Les matières enseignées aux apprentis sont les suivantes :
- Enseignement primaire, enseignement professionnel général, enseignement spécial d’apprentissage.
- L’enseignement primaire est représenté par la langue française et l’arithmétique. 11 s’étend, en première division, à la correspondance et à la comptabilité commerciales.
- L’enseignement professionnel comprend l’historique de la fabrication du papier et de ses dérivés, la géographie industrielle, les notions industrielles et le dessin.
- Le dessin industriel comprend des cours de dessin géométrique, de perspective, de dessin linéaire et d’ornement, auxquels est venu s’ajouter, depuis 1885 , un cours de dessin géométrique spécial à l’industrie du cartonnage.
- L’enseignement spécial d’apprentissage se rapporte aux cours théoriques et pratiques
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- sur la fabrication des registres, le façonnage du papier, la réglure et la fabrication des divers genres de cartonnage.
- Pour cette dernière industrie, renseignement ne se borne pas à reproduire le travail des ateliers, divisé à l’infini.; les élèves, composés en majorité de jeunes filles, apprennent aussi le traçage, le coupage et le montage de pièces de différents genres de cartonnages qui sont autant de spécialités.
- Tous ces cours sont entièrement gratuits; ils sont faits sous la surveillance des membres de la commission administrative délégués à tour de rôle.
- Des conférences sur l’économie sociale ont été organisées par M. Chapuis, directeur de TEcole professionnelle, et ont lieu chaque année; les principaux sujets sont : l’ouvrier anciennement et aujourd’hui, des conditions du travail, le travail et le capital, l’association , la participation aux bénéfices, les institutions de prévoyance.
- A la fin de chaque période scolaire a lieu la distribution des récompenses qui consistent en livrets de la Caisse d’épargne, de la Caisse de retraites, médailles de vermeil, d’argent, de bronze, en boîtes d’outils et en volumes.
- Les cours ont lieu à l’hôtel des chambres syndicales, rue de Lancry, 10, et comprennent les locaux suivants :
- i° Salle des cours d’enseignement technique, théorique et de dessin industriel;
- 2° Salle des cours d’enseignement théorique et pratique de façonnage des papiers, couture de registres, doitage, foliotage, façon de répertoire ;
- 3° Salle des cours d’enseignement théorique et pratique de fabrication de registres et de fabrication de cartonnages;
- à0 Salle des cours de dessin géométrique spécial à la fabrication de cartonnages.
- Date d’ouverture des cours : ier octobre.
- Date de fermeture : 3o avril.
- EMPLOI DU TEMPS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- lro ANNEE. 3° ANNEE. 3e anne'b. 4° ANNÉE.
- Fabrication de registres 2 2 2 2
- Fabrication de cartonnages x 1/2 1 l/2 1 l/2 1 l/2
- Couture de registres, doitage, foliotage, façon de répertoires 2 l/2 2,l/2 2l/2 2 l/2
- Historique professionnel. — Géographie industrielle. — Langue française 1 1 1 !
- Notions industrielles. Arithmétique 1 1 1 1
- Dessin industriel 2 2 1 1
- Dessin géométrique spécial à la fabrication des cartonnages 1 l/2 1 l/xl 1 l/2 1 l/2
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- L’école est abondamment pourvue du matériel nécessaire à l’enseignement théorique et pratique.
- Elle possède des collections de produits fabriqués, registres, cartonnages, etc., et un musée industriel comprenant des échantillons de matières premières servant à la fabrication du papier et du carton, spécimens de papiers de différentes qualités et formats ; échantillons de produits divers intéressant le commerce et les industries qui transforment le papier, encre, cire, plume, crayon, etc. ; une bibliothèque spéciale composée de livres et ouvrages divers, traitant de la fabrication du papier et du carton, de l’imprimerie, de la gravure, de la reliure, etc.
- Les concours de travaux manuels ont lieu à la fin de l’année scolaire.
- Sont admis à concourir : tous les apprentis papetiers, papetières, cartonniers et car-tonnières, graveurs et écrivains lithographes de deuxième, troisième et quatrième années.
- Us sont classés par profession et par année d’apprentissage.
- Les concours se divisent en deux parties et se font sous la surveillance des délégués de la commission.
- Première partie : Travail manufacturé.
- Deuxième partie : Description par écrit des procédés et moyens employés à la confection de ce travail.
- Des jurys sont nommés'par la commission administrative de l’école pour chacune des professions désignées.
- Le jury d’examen des travaux des apprentis papetiers et papetières est composé de six jurés patrons et de six jurés ouvriers.
- Le jury d’examen des travaux des apprentis cartonniers et cartonnières est composé de six jurés choisis dans chaque spécialité.
- Le jury d’examen des travaux des apprentis graveurs et écrivains lithographes est composé de six jurés nommés par la Chambre syndicale des graveurs en tous genres.
- Les apprentis qui prennent part aux concours de travaux manuels sont récompensés d’après les points accordés par le jury.
- Des prix et récompenses sont décernés aux élèves qui se sont montrés les plus assidus; ils consistent en livrets de la Caisse d’épargne de 10, 15, 20, 3o, ho, 5o, 100 francs; médailles de vermeil, d’argent et de bronze, et en outils, livres et objets divers.
- Nombre d’élèves : 162.
- Chambre syndicale des graveurs en tous genres (rue Seguier, 3). — La Chambre syndicale des graveurs en tous genres ne fait pas d’enseignement au sens propre du mot. Mais elle a contribué à l’amélioration des connaissances des apprentis de la profession en organisant des concours d’apprentis entre les divers ateliers de la capitale. Ces concours, qui fonctionnent avec succès depuis l’année 1888, réunissent tous les ans de nombreux concurrents.
- École de meunerie. — La fondation de l’Ecole de meunerie a été décidée le
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- 12 mars 1891 dans une réunion tenue à la Bourse de commerce de Paris et à laquelle ont pris part les principaux représentants de l’industrie meunière et du commerce des grains et farines de la place de Paris.
- Un comité de patronage et un conseil d’administration et d’enseignement furent constitués aussitôt, afin fie commencer l’enseignement le iT avril 1891.
- L’école ainsi fondée a reçu l’approbation et le concours effectif de la Société immobilière de la Bourse de commerce, du Syndicat général des grains, graines, farines, huiles, sucres et alcools; de la Chambre syndicale des grains et farines, de la Commission des farines douze-marques et de la Chambre syndicale des huiles.
- L’école a obtenu ensuite l’appui moral de la Chambre de commerce et du Conseil municipal de Paris, de MM. les Ministres de l’instruction publique, du commerce et de l’industrie, et de l’agriculture.
- L’enseignement de l’Ecole de meunerie consiste en une série de questions sur la meunerie proprement dite publiées dans le Journal de la Meunerie, organe officiel de l’école, qui est envoyé à chaque élève adhérent; questions auxquelles l’élève, maintenu dans le moulin où il reste employé, répond sous forme de composition qu’il adresse, tous les mois, par la poste, au conseil d’administration de l’école.
- En même temps, les membres du conseil élaborent et publient d’un mois à l’autre des réponses aux questions posées, de façon à permettre aux élèves de corriger eux-mêmes leurs compositions, en les comparant avec les réponses publiées par le conseil.
- L’examen de ces compositions donne lieu à des notes.
- Enfin, l’examen écrit et l’examen oral que l’élève-adhérent aura passés à Paris, au mois de septembre de chaque année scolaire, donnent droit, suivant le cas, à un diplôme ou certificat de capacité ou d’aptitude.
- Cet enseignement par correspondance est complété par un concours annuel, organisé à la Bourse du commerce, au mois de septembre, qui permet au conseil de réunir à Paris un certain nombre d’adhérents-élèves de l’école et de leur faire, sur place, des conférences et des démonstrations pratiques sur les appareils de meunerie, et de visiter quelques grands moulins modernes de Paris et des environs.
- A la suite de ce concours annuel sont distribuées, suivant la mémoire de chaque adhérent, des récompenses consistant en médailles, objets d’art et mentions honorables.
- Les questions pour le concours annuel sont envoyées aux élèves-adhérents dans le courant du mois de mai, et ces derniers doivent envoyer leur mémoire pour le ior septembre suivant, au plus tard , au secrétariat général de l’école.
- La cotisation annuelle de l’élève-adhérent est fixée à 10 francs et comprend le service gratuit du Journal de la meunerie.
- Les programmes comportent l’étude des blés, des farines; le nettoyage, le broyage, le convertissage, le blutage et le salage; les moteurs et récepteurs à vapeur et hydrauliques, des notions générales de boulangerie, les levains, les levures, l’eau, les pétrins, les fours.
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- Date cl’ouverture des cours, ier novembre. Date de fermeture, 5 septembre.
- Nombre d’élèves : 6 7.
- Budget (cotisation des membres payants) : 200 francs.
- Ecole professionnelle de boulangerie. — L’Ecole de boulangerie de Paris fut créée par l’Association mutuelle de placement des ouvriers boulangers de la Seine, conformément à une décision de son assemblée générale du 1cr septembre 18 g 5.
- Ses premiers travaux consistèrent en conférences faites au siège de l’association, rue Grégoire-de-Tours, n° 34.
- Ces conférences attirèrent à l’association un grand nombre d’ouvriers boulangers. L’école obtint en 1896 une subvention municipale de 2,000 francs, qui lui permit d’étendre ses cours au sein des divers groupements ouvriers.
- Ace moment il se fonda une société coopérative de production, pour l’exploitation d’une boulangerie mécanique; par une entente survenue entre l’association de placement et la société coopérative, l’école put transformer ses cours en cours pratiques.
- L’association abandonnait à la société coopérative la subvention municipale, à charge pour cette dernière de fournir un local pour les cours théoriques, de recevoir les élèves et jeunes ouvriers arrivant de province et de prêter son matériel pour les expériences de l’école.
- Les cours pratiques ont lieu, rue Boyer-Barret, n° 8, et le cours théorique rue Jean-Jacques Rousseau.
- Programmes. — Etude des farines utilisables en boulangerie ;
- Analyse chimique;
- Applications des pétrins mécaniques;
- Etudes sur le chauffage des fours par le bois, la bouille et le gaz;
- Applications des appareils de chauffage ;
- Etude sur les ferments, leur assimilation et leur rôle;
- Mise au courant pour tous systèmes de panification;
- Cours sur les marchés de blés et de farines.
- HEURES CONSACRÉES Pin SEMAINE.
- Mécanique............................................................... 2
- Chauffage des fours..................................................... 2
- Enfournement............................................................ 2
- Pétrissage à bras....................................................... 2
- Analyse et ferments.................................................... 6
- Pétrissage mécanique.................................................... 2
- Nombre d’élèves : 61.
- Budget: 1,260 francs; l’école ne reçoit aucune subvention.
- Gn. I. — Cl. 6. — T. I. a A
- niHEIME NATIONALE.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Solidarité ouvrière des tailleurs de la Seine. — Le groupe corporatif des ouvriers tailleurs du département de la Seine, La Solidarité ouvrière, a été formé en 1890; il compte environ 300 membres. Les cours professionnels créés par son initiative ont lieu le soir de 8 heures à 10 heures, à la Bourse du travail, sous la direction de professeurs spéciaux. Ils comportent des leçons de tracés de coupe, de coupe pratique et de couture. L’année est divisée en deux cours ou saisons; une trentaine d’auditeurs sont, inscrits pour chaque saison.
- Les dépenses des cours, entièrement gratuits, sont supportées par les membres du groupe corporatif, qui ne reçoit de subvention d’aucune sorte.
- Comité de patronage des apprentis tailleurs (rue Saint-Marc, 16). — Les cours organisés par le Comité de patronage des apprentis tailleurs ont été créés, en 1893, par la Chambre syndicale patronale et par la Société philanthropique des maîtres tailleurs de Paris. En créant ce cours, les patrons tailleurs ont surtout cherché à perfectionner l’instruction technique des ouvriers dits apiéceurs; à cet effet, les apprentis sont réunis dans un local où ils reçoivent les leçons pratiques de quelques bons ouvriers et sont mis en état, après trois ans, de rendre à la corporation de précieux services. Le Comité a, de plus, créé des cours de coupe qui ont lieu deux fois par semaine, les lundi et vendredi; ils embrassent le mesurage, la coupe, l’essayage, le montage et le doublage, les points d’aiguille, etc.
- Le local accordé par la ville de Paris est situé rue du Mail, n° i5; il est affecté et approprié à l’école de perfectionnement des jeunes ouvriers tailleurs, et aux cours de coupe et conférences techniques.
- Date d’ouverture des cours, commencement de novembre; date de fermeture, lin avril.
- Le programme des cours comprend :
- i° Traité de la fabrication intérieure des vêtements; 20 des points d’aiguilles et de couture; 3° du doublage, assemblage et modifications à apporter au travail par rapport aux différentes natures de tissus employés; h° des rapports géométriques dans la coupe et la confection des vêtements; 5° de l’application et de la façon de traiter les retouches des vêtements auxquels des modifications sont nécessaires.
- HEURES CONSACRÉES PAU SKMÀI.NB.
- Main-d’œuvre......................................................... 60
- Cours technique....................................................... 1
- Cours de coupe........................................................ 2
- Outillage technique comprenant tout le matériel nécessaire aux travaux de couture, machines à coudre, fers à repasser.
- Exposition permanente des pièces confectionnées à l’école servant de modèles et de points d’observation et de comparaison.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 371
- Chaque année a lieu un concours établi entre les apprentis de irc, 2 e et de 3e année d’apprentissage.
- En 1900, 25 élèves y ont pris part.
- Un jury, choisi parmi les tailleurs en dehors du comité de patronage, est chargé de l’examen du concours et du classement pour l’obtention des récompenses.
- Les récompenses consistent en livrets de caisse d’épargne et en volumes offerts par divers donateurs.
- Nombre des élèves suivant les cours : 2 5.
- Budget: 2,880 francs: subvention de l’Etat : 3oo francs.
- Union fraternelle et syndicale des maîtres tailleurs de Paris. — Des cours et conférences sur la coupe des vêtements ont été organisés, le 22 août 1890, au siège de l’Union fraternelle, rue Montmartre, n° 99; postérieurement, ils ont été transférés rue Ville do, n° 8.
- Le but de cet enseignement est d’apprendre la coupe et la retouche du vêtement aux jeunes gens (pii n’ont pas le moyen de payer des professeurs et de s’initier aux méthodes nouvelles.
- Les cours sont administrés par le conseil syndical et plus particulièrement par son président et son secrétaire général. Ils ont lieu dans la salle de réunion de l’Union fraternelle, les mercredis soir, à 8 h. 1/2.
- Les points les plus particulièrement étudiés sont les suivants :
- i° Apprentissage de la coupe par les procédés usuels dits de proportion, pour hommes, dames, enfants, vêtements civils et militaires; 20 vulgarisation des systèmes plus scientifiques de k mesurage intégral 55 et de et triangulation » ; 3° études des retouches et des difficultés du métier; k° enseignement mutuel; 5° démonstration des divers outils et inventions servant à la coupe; 6° notions commerciales usuelles.
- Les cours du mercredi sont complétés par des conférences répondant aux nécessités du moment.
- Le matériel comprend : tableaux recouverts de drap noir pour le traçage à plat, mannequins et bustes de formes normales et anormales, équerres,règles et instruments divers, bibliothèque professionnelle contenant toutes les méthodes de coupe enseignées par les professeurs.
- La moyenne des élèves par cours varie de 80 à 100, et tous appartiennent à la profession de tailleurs dans laquelle ils commencent par être ouvriers; quelques-uns deviennent chefs de maison.
- Société pour l’assistance paternelle aux enfants employés dans les industries des fleurs et des plumes. — La Société pour l’assistance paternelle aux enfants employés dans les industries des fleurs et des plumes (patronage industriel), fondée le 8 juin 1866,
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- sous lu présidence de M. Ch. Petit, a pour but d’assurer un bon apprentissage professionnel et de patronner, assister et moraliser, par tous les moyens quelle juge utiles et en particulier par des cours professionnels, les jeunes filles employées comme apprenties dans les deux branches d’industrie ci-dessus.
- Date d’ouverture des cours : ior avril; date de fermeture : 3i mars.
- Les cours professés sont les suivants :
- Historique des industries des fleurs artificielles et des plumes pour parures, notions de botanique appliquées à l’industrie florale, origine des matières premières employées dans cette industrie, notions de zoologie sur les oiseaux les plus employés dans l’industrie des plumes pour parure; couleurs, outillage, procédés spéciaux, importations et exportations.
- Représentation d’après plâtre et d’après nature d’ornements floraux, d’oiseaux ou de parties d’oiseaux (ailes, têtes, pattes, etc.).
- L’enseignement pratique est donné dans les ateliers où les enfants ont été placées, avec contrat d’apprentissage, par les soins de la Société et où elles sont surveillées par des délégués du patronage.
- Collections (musée). — Le cours d’enseignement industriel (histoire naturelle et enseignement technique) comprend : pour l’enseignement de la botanique, des fleurs de démonstration en carton-pâte démontables (fabrication Auzoux) et des tableaux d’enseignement avec gravures en couleur éditées par la maison Deyrolle; pour renseignement zoologiquc (oiseaux), une collection d’une centaine d’oiseaux naturalisés et choisis parmi ceux qu’on emploie le plus généralement dans l’industrie des plumes pour parures, et des tableaux avec gravures coloriées de la maison Deyrolle.
- Les cours de dessin possèdent une collection de modèles en plâtre (fleurs variées, parties d’oiseaux) et d’oiseaux naturalisés.
- EMPLOI DU TEMPS.
- Histoire naturelle appliquée aux industries des fleurs et des)
- plumes. (Notions de botanique et de zoologie)...............
- Enseignement théorique se rapportant à ces-deux industries (hislo-(
- rique, procédés, matières premières, couleurs, etc.)........
- Dessin appliqué aux industries des fleurs et des plumes. — Orne-) menls floraux, oiseaux ou parties d’oiseaux d’après plâtre ou d’après> naturel..........................................................1
- HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- iro ANNÉE. 2e ANNÉE. 3° ANNÉE.
- i 1/2 1 1/2 1 l/2
- 1 1/2 1 1/2 1 1/2
- 1 j / 2 1 1/2 L l/2
- 1 1/2 1 1/2 1 1 J 2
- ’arillimétigue (calcul et système métrique)
- sont faits, eu trois degrés différents, à raison de 1 heure et demie par semaine, en vue de compléter les connaisssances générales des enfants.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- L’enseignement général, donné dans les cours de la Société, est complété par les lectures qui peuvent être faites à domicile, grâce à une bibliothèque gratuite de prêts comprenant â5o volumes, qui proviennent de dons particuliers et qui tous sont choisis avec le plus grand soin. (Moyenne des prêts par dimanche : 60 volumes.)
- Nombre des élèves : 170.
- Il y a lieu d’ajouter aux totaux ci-dessus i5o jeunes filles environ qui, sans suivre les cours d’enseignement théorique, font leur apprentissage professionnel dans des ateliers, sous le patronage de la Société, ce qui représente un total moyen de 300 jeunes filles participant aux bienfaits de la Société. Sur ces 300 élèves, 20 sont logées et nourries aux frais de l’œuvre dans de petits internats dénommés groupes de famille et placés sous la surveillance de dames d’une haute honorabilité.
- L’enseignement donné par la Société se trouve contrôlé par :
- i° Quatre concours trimestriels d’enseignement technique et d’enseignement général; 20 un concours annuel de dessin; 3° un concours annuel de travail professionnel (Heurs, plumes, trempage, teinture).
- Le jury du concours de travail professionnel est composé par moitié de patrons ou patronnes et d’ouvriers ou d’ouvrières, n’ayant pas d’apprenties participant au concours.
- 2 h'j élèves ont pris part au dernier concours de travail professionnel et aux divers autres concours désignés ci-dessus.
- Il a été décerné :
- 172 mentions honorables consistant en volumes; 87 prix consistant en livrets de caisse d’épargne d’une valeur totale de 7,280 francs.
- Le budget de la Société s’élève à 27,692 fr. 9/1. Elle reçoit les subventions sui-
- vantes
- de l’Etat (Département du commerce et de l’industrie). 3,200 francs.
- Subventions / du département........................................ 2,000
- I de la ville de Paris................................. à,000
- Total................... 9,200
- Chambre syndicale ouvrière des coiffeurs de Paris. — La Chambre syndicale ouvrière des coiffeurs de Paris exposait au Palais du costume une série de bustes en 'cire, avec coiffures de ville, de soirée et de théâtre. Ces coiffures avaient été exécutées parles artistes ayant pris part aux travaux de YEcole française de coiffure, dont l’enseignement consiste en une série de concours pratiques de coiffure, d’une durée de deux mois par an.
- Union des comptables. — L’Union des comptables est une association constituée sous forme de syndicat professionnel et de mutualité, conformément à la loi du 2 1 mars 1896.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Ce groupement s’est formé en vue de répondre aux buts suivants :
- Organiser des cours commerciaux publics, mixtes et gratuits, enseignement qui fonctionne depuis le mois d’octobre 1893, en vue de développer les connaissances comptables; assurer le placement de ses adhérents;
- Etablir une bibliothèque technique ;
- Instituer une caisse de prêt gratuit, c’est-à-dire sans intérêt pour les débiteurs;
- Former une association mutuelle d’épargne (en participation, pour achats de valeurs à lots);
- Constituer une société de secours mutuels venant en aide aux membres participants.
- Les cours de l’Union ont heu dans deux salles dépendant de son siège social, rue du Faubourg-du-Temple, 16. Ces salles sont aménagées pour permettre l’enseignement le soir.
- Les cours, au nombre de six, sont les suivants : droit commercial, législation, sténographie, langue anglaise, dactylographie, comptabilité commerciale et industrielle, comptes de banque, langue allemande.
- Nombre des inscriptions : 98.
- Budget : 7,415 fr. 10, dont 55o francs fournis par diverses administrations.
- Var. — Cours professionnels de la Bourse du travail, à Toulon. (Union des chambres syndicales ouimières du Far.) — Un certain nombre de cours professionnels ont été institués à la Bourse du travail de Toulon, créée en 1889; ces cours ont été fondés sous le patronage de l’Union des chambres ouvrières du Var; ils sont indiqués dans le tableau suivant :
- Cours
- d’adultes.
- Cours
- professionnels.
- Cours de dessin..........................
- Cours de mathématiques et de français.. . Cours de sciences physiques et naturelles.
- Cours de coiffure pour hommes............
- Cours de coiffure pour dames.............
- Cours de cordonnerie.....................
- Cours de typographie.....................
- Cours de carrosserie.....................
- 60 élèves. 75
- 00 25 20 15 20 10
- Total
- 33o
- Les cours de dessin et de cordonnerie étaient représentés au Champ de Mars par des documents divers et des travaux d’élèves.
- Le budget affecté à ces cours est de 3,900 francs par an; le département du Var et la ville de Toulon accordent des subventions s’élevant respectivement à i,4oo francs et à i,500 francs par an.
- Haute-Vienne. — Cours professionnels de la Bourse du travail de Limoges. — Indépendamment de son bureau de placement et des renseignements gratuits quelle donne,
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- lu Bourse du travail de Limoges, créée en 1896, a fondé des cours techniques dont la plupart datent de l’année 1898; son enseignement a pour but de développer chez les apprentis et ouvriers les connaissances professionnelles.
- Les cours sont au nombre de 19. Ils sont administrés par le comité général de la Bourse du travail; chaque syndicat désigne un délégué chargé de surveiller leur fonctionnement et de faire au comité général des propositions pour l’amélioration des études.
- Bien que l’établissement où sont faits les cours soit assez important (la superficie occupée par les salles de cours peut être évaluée à 600 mètres carrés), les locaux sont devenus insuffisants, eu égard aux nombre des ouvriers qui s’y rendent.
- L’enseignement comprend les matières suivantes :
- Peinture céramique : Décor ,
- Peinture céramique : Fleurs Dessin et coupe de pierres..
- Charpente................
- Ebénislerie..............
- Coupe de chaussures......
- Coiffure.................
- Coupe et taille d’habits.. . .
- Solfège (1“' et 20 cours). . .
- Fanfare..................
- Total.................... 25o
- 27 élèves.
- 27
- 20
- 9 10 1k 3o 18 55 ko
- Au moyen de subventions de la Ville, il a été acquis tout un matériel d’enseignement destiné à servir pour les cours des peintres céramistes, charpentiers, ébénistes, coupeurs en chaussures et graveurs, matériel d’une valeur totale de seize mille francs.
- Les cours de céramique, de dessin et coupe de pierre, d’ébénisterie, étaient avantageusement représentés au Champ de Mars.
- Budget : 9,600 francs, dont 9,000 francs à la charge de la ville de Limoges.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE VIL
- ÉTABLISSEMENTS PRIVÉS.
- § 2. — ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL.
- Seine. —Ecole professionnelle Hanley, à Choisy-Ie-Roi. — L’école a été fondée, en 184o, par M. J. Hanley, comme établissement d’enseignement secondaire ; elle fut transformée, en 1881, par M. Albert Hanley, le directeur actuel, en école professionnelle.
- L’école, située anciennement rue du Pont, 13, à Choisy-le-Roi, a été transférée le ier avril îqoo, par suite d’agrandissement, avenue de Paris, 2, à Thiais-Choisy-le-Roi, au milieu d’un parc de 12,000 mètres.
- Ses cours durent toute l’année.
- Les élèves sont répartis en trois sections :
- i° Section primaire; 20 Section commerciale ; 3° Section industrielle.
- La section primaire conduit au certificat d’études primaires élémentaires.
- La section commerciale comprend trois années d’études et permet aux élèves de se familiariser avec les opérations et les usages du commerce.
- Dans la section industrielle, le programme des cours des trois premières années comporte l’étude des connaissances exigées des candidats aux écoles d’arts et métiers et permet ensuite aux élèves qui se destinent à l’industrie, tout en continuant leur instruction théorique, d’acquérir, dans les ateliers, une habileté générale qu’ils obtiendraient difficilement dans l’apprentissage ordinaire.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES.
- HEURES CONSACRÉES
- PAR SEMAINE.
- lro ANNÉE. 2e ANNÉE. 3“ ANNÉE. h° ANNÉE.
- ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
- Mathématiques 10 12 12
- Physique et chimie u 2 2
- Français 6 (5 6
- Histoire et géographie 2 2 2
- Dessin 12 12 12
- Atelier 15 18 18
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- MATIÈRES ENSEIGNÉES. lre ANNÉE. HEURES CC pau se: 2e ANNÉE. INSACRÉES MAINE. 3C ANNÉE. A° ANNÉE.
- ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL (suite).
- Calligraphie 2 1 1 1
- Comptabilité 1 1 1 1
- Gymnastique 2 2 2 2
- Français 8 8 8 //
- Mathématiques A A A II
- Physique et chimie 2 2 2 II
- Histoire naturelle et hygiène 1 1/2 • '1* 1 1/2 II
- ENSEIGNEMENT COMMERCIAL.
- Anglais 3 3 3 n
- Allemand 3 3 3 H
- Histoire 1 1 1 ff
- Géographie 2 2 2 n
- Calligraphie 1 1 1 n
- Dessin 2 2 2 //
- Comptabilité 2 2 2 n
- Gymnastique A A A H
- Les ateliers contiennent 100 étaux; 1 moteur de deux chevaux; e machines à percer; 1 tour simple; 1 tour parallèle; 1 machine à aléser; 1 machine à fraiser;
- 1 étau limeur; 3 feux de forge avec accessoires.
- L’école est autonome et ne reçoit aucune subvention.
- Seine-et-Oise. — Institution Bertrand (Ecole professionnelle industrielle et commerciale). — L’Ecole professionnelle de Versailles a été fondée en 1861, par M. Edouard Bertrand. Elle fonctionna, jusqu’en 1871, comme école primaire supérieure; mais, à cette date, elle donna à son enseignement un caractère plus nettement professionnel et industriel.
- L’Ecole professionnelle, industrielle et commerciale de Versailles a pour but de préparer spécialement aux certificats d’études primaires élémentaires et primaires supérieures, aux brevets de capacité, aux écoles normales, aux bourses d’enseignement primaire supérieur et d’enseignement secondaire des lycées et collèges, aux écoles d’arts et métiers, à l’Ecole nationale pratique de Cluny et autres écoles industrielles, commerciales ou agricoles; elle forme des candidats pour les fonctions d’agent voyer, etc.
- Elle comprend deux écoles bien distinctes: une école primaire supérieure, et une école professionnelle et commerciale.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- L’enseignement de l’école primaire supérieure est divisé en deux parties : cours primaire et cours supérieur. Ce dernier ayant pour sanction le certificat d’études primaires supérieures et les brevets de capacité.
- L’école professionnelle, industrielle et commerciale, spécialement préparatoire aux diverses écoles industrielles, comprend à la fois l’enseignement, théorique, exposé dans les amphithéâtres ou les salles de cours, et l’enseignement pratique.
- Ce dernier enseignement est donné dans :
- i° L’atelier du fer (ajustage, forge, fonderie), (pii est pourvu de tous les appareils mécaniques nécessaires : moteur à gaz (système Otto) et moteur à vapeur, h tours à métaux, 3 machines à percer, machine à fraiser, machine à raboter, étau-limeur, a forges, fonderie, 32 établis d’ajustage et îoo étaux;
- 2° L’atelier du bois, pourvu de 5o établis de menuiserie; 2 tours, 1 scie circulaire et 1 scie à ruban, mis en mouvement par les moteurs de l’atelier du fer.
- L’établissement est pourvu de laboratoires de chimie, d’une salle d’autographie, d’une salle de dessin et de modelage.
- Il a été organisé, en outre, pour servir de couronnement aux études, une section spéciale, dite cours pratique à’industrie, analogue à l’enseignement de l’Ecole de Cluny.
- Ce cours s’adresse aux candidats qui ont dépassé la limite d’âge pour les écoles nationales d’arts et métiers et aux jeunes gens qui désirent posséder des connaissances techniques sérieuses, de manière à pouvoir diriger, dans la suite, avec compétence et autorité, soit des ateliers, soit des usines, en qualité de contremaître ou de chef d’industrie.
- Des certificats d’aptitude et des diplômes de sous-ingénieur mécanicien sont délivrés en fin d’études, à ceux des élèves du cours spécial qui se sont distingués par leur application , leur mérite et leurs succès aux examens de sortie.
- EMPLOI DU TEMPS DE LA SECTION SPECIALE.
- PAR SEMAINE.
- Mathématiques (arithmétique, géométrie, algèbre, géométrie descriptive,
- cinématique et mécanique industrielle)................................... 8 heures.
- Français................................................................... 3
- Physique et chimie......................................................... 2
- Dessin..................................................................... G
- Géographie et histoire..................................................... 2
- Technologie................................................................ 2
- Atelier................................................................. 27
- Total.’.............................................. 00
- Nombre total d’élèves : 173. Budget : 91,1 2 5 francs.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- S 2. — ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
- Saône-et-Loire. — Ecole Schneider, au Greusot. — Cette école a été créée en 1882 ; elle a été formée par l’ancienne école primaire supérieure spéciale qui, pendant longtemps, fonctionna au Greusot, comprenant 3 classes, avec un total moyen de 1 5o élèves; lors de la transformation, dès 1882, le nombre des classes a été porté à 6, avec un chiffre moyen de do élèves, soit un total de 2do élèves.
- Le nombre des classes s’augmenta successivement en 1886, en 1890 et en 1898; en îSgd, une division préparatoire aux écoles d’arts et métiers fut créée avec un effectif d’une dizaine d’élèves.
- Le but principal de l’établissement est de préparer, pour les usines du Creusot, des ouvriers, des contremaîtres et des employés de bureau. Quelques élèves seulement, en moyenne une dizaine par an, reconnus aptes à devenir de bons élèves d’école d’arts et métiers, reçoivent dans les ateliers de l’usine des leçons de travail manuel (fer et bois) pendant leurs deux dernières années scolaires, à raison de deux heures par jour.
- L’admission des élèves de 3° classe a lieu par voie de concours; le recrutement des 2e et ire classes se fait en tenant compte aux élèves de leurs notes des quatre -derniers mois de l’année scolaire, auxquelles sont jointes les compositions de fin d’année.
- L’école est administrée par MM. Schneider et G10, sous le contrôle direct d’une commission dite des écoles, composée de 1 2 membres choisis dans le haut personnel des employés de fusine.
- Au point de vue de l’installation, des cours et préaux, du mobilier, de la surface, du volume d’air, de l’éclairage et du chauffage des classes, des bibliothèques et musée scolaire, l’école Schneider ne laisse rien à désirer.
- Les programmes d’études ont une très grande analogie avec ceux des écoles primaires supérieures.
- EFFECTIF DES ELEVES.
- Cours préparatoire.............................................................. 9
- 1“ classe...................................................................... 39
- 2° classe.................................................................... 160
- 3° classe..................................................................... i64
- Total........................................ 372
- Sur 562 élèves sortis de l’École du Greusot pendant ces cinq dernières années :
- 2 5 sont entrés à l’École des arts et métiers d’Aix ;
- 46 dans les bureaux de comptabilité et de correspondance de l’usine;
- 43 dans les bureaux de calque de l’usine;
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- 387 dans les ateliers de construction de l’usine;
- 35 ont continué leurs études en dehors du Creusot;
- 2 6 sont entrés dans le commerce.
- L’enseignement, est gratuit. MM. Schneider et Cie fournissent en outre aux parents indigents ou momentanément gênés les objets classiques nécessaires à l’éducation de leurs enfants. La Compagnie paye, en outre, 5 p. 0/0 d’intérêts aux déposants à la caisse d’épargne scolaire.
- Seine. — Ecole OuvigTiau de Lannenu. — L’Ecole Duvignau de Lanneau a été fondée en 18A9 par Jean-Victor Duvignau, ancien élève de l’Ecole polytechnique. Elle eut pour but, à l’origine et dans les premières années de son existence, la préparation aux grandes écoles nationales (Polytechnique, Normale, Saint-Cvr, etc.). Puis, peu a peu, elle se consacra plus spécialement à la préparation à l’Ecole centrale des arts et manufactures, qui devint, en 1870, le but unique de ses efforts.
- Dès lors, son enseignement fut organisé définitivement et exclusivement en vue d’assurer aux candidats à l’Ecole centrale une préparation complète en quatre années d’études successives : mathématiques préparatoires, élémentaires, élémentaires supérieures et spéciales, dont les programmes furent constitués dans l’esprit et dans les limites de cette préparation.
- L’organisation spéciale de l’Ecole Duvignau de Lanneau a particulièrement facilité l’accès de l’Ecole centrale aux jeunes gens ayant antérieurement reçu soit l’enseignement primaire, soit l’enseignement technique. Les élèves sortant des Ecoles nationales d’arts et métiers, notamment, y ont trouvé le meilleur complément de leurs connaissances avant d’aborder l’enseignement de l’Ecole centrale. D’ailleurs, en 1889, M. le Ministre du commerce, consacrant officiellement les résultats obtenus dans cette voie, créa des bourses de préparation à l’Ecole centrale en faveur des élèves sortis médaillés des écoles nationales d’arts et métiers et confia ses boursiers à l’Ecole Duvignau de Lanneau.
- L’Ecole Duvigneau de Lanneau est située rue de Rennes, 1 07 (1l
- Date d’ouverture des cours : commencement d’octobre; date de fermeture: fin juillet.
- Dessin industriel. — Dessin d’architecture : construction, détermination d’ombres propres et portées; lavis; dessin d’ornement; dessin de machines : croquis à main levée.
- Mathématiques. —Arithmétique : nombres entiers, nombres fractionnaires, nombres décimaux; racine carrée; approximations; rapport; grandeurs proportionnelles; système des mesures légales. Géométrie : figures planes, figures dans l’espace et coniques. Algèbre : calcul algébrique ; séries; étude des fonctions; étude des équations; trigonométrie; analytique à deux et à trois dimensions; géométrie descriptive.
- Physique. — Mesure des longueurs; pesanteur; mesure des masses et des forces;
- L’Ecole préparatoire Duvignau de Lanneau a été transférée boulevard Péreire, 71, dans des constructions spécialement édifiées pour recevoir ses divers services.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- mesure des temps; unités; hydrostatique; statique des gaz; chaleur; changements d’état; calorimétrie; optique; électricité statique; magnétisme.
- Chimie. — Généralités; phénomènes physiques; phénomènes chimiques; lois qui régissent les combinaisons; métalloïdes monovalents, bivalents, trivalents et tétra-valents.
- Histoire naturelle. — Anatomie et physiologie animales ; anatomie et physiologie végétales.
- HEURES CONSACRÉES PAIi SEMAINE.
- MATIÈRES ENSEIGNÉ E S. MATHÉMATIQUES PRBPAKATOinKS. MATHÉMATIQUES ÉLEMENTAIUKS. MATHÉMATIQUES KLlîMKNTAlllKS spéciales. MATHÉMATIQUES SPÉCIALES.
- Sciences malliématiques 9 // // //
- Physique 3 // n //
- Chimie 3 // II //
- Dessin industriel 8 // U //
- Sciences mathématiques (arithmétique,
- algèbre, géométrie et trigonométrie ).. // io l/a II 1
- Géométrie descriptive // 3 U //
- Physique // 3 U //
- Chimie // 3 // //
- Epure de géoméLrie descriptive // 2 0 n
- Dessin industriel Sciences mathématiques (arithmétique, U 8 // n
- géométrie élémentaire et géométrie analytique, algèbre élémentaire et algèbre
- supérieure) U // 10 1/2 n
- Géométrie descriptive il // 3 //
- Physique U // 3 //
- Epure de géométrie descriptive U // 2 n
- Dessin industriel U // 8 //
- Sciences mathématiques : algèbre supérieure, analytique à deux et à trois di-
- mensions n // // 10 1 j'A
- Conférences de mathématiques élémen-
- taires u // II 3
- Géométrie descriptive n // U 3
- Physique n // U 3 3/4
- Chimie n // // 3 3/4
- Epure de géométrie descriptive // n n 2
- Dessin industriel // // // 8
- Histoire naturelle // n // î
- En dehors des matières figurant aux programmes des classes de mathématiques préparatoires, élémentaires supérieures et spéciales indiquées précédemment et obligatoires pour tous les élèves de chaque division, il existe à l’Ecole Duvigneau de Lanneau les cours facultatifs suivants :
- i° Cours généraux de langue française; 2° des cours de langues anglaise et allemande; 3° cours de philosophie, de littérature et d’histoire.
- Le nombre des élèves est de ü'S'j.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- En 1898, sur 9/1 élèves présentés à TÉcole centrale des arts et manufactures, 55 ont été admis.
- Ecole spéciale de travaux publics. — L’Ecole spéciale de travaux publics a été fondée, en 1892, par son directeur actuel, M. Léon Eyrolles. Elle n’avait tout d’abord en vue que la préparation aux examens de conducteur des ponts et chaussées, de contrôleur des mines, d’agent voyer et à quelques autres épreuves du même ordre; son action s’est étendue dans ces dernières années, et elle est devenue une véritable école pratique de travaux publics. Son but est de former des hommes de métier, depuis l’agent secondaire jusqu’au conducteur de travaux, de préparer, en un mot, à la carrière des travaux publics. Elle compte actuellement plus de 600 élèves, tant en France qu’à l’étranger, et ce nombre augmente tous les jours.
- Pour les cours préparatoire et moyen, la préparation sur place commence le ier juillet et prend fin en juin; pour les cours supérieurs, elle commence le icr octobre et peut durer de trois à quatre ans, avec interruption d’un mois chaque année, du 1ir au 31 août.
- Une méthode spéciale d’enseignement par correspondance permet à l’élève d’acquérir l’instruction nécessaire à tous les degrés, sans se déranger de ses occupations habituelles; bien suivie et bien appliquée, cette méthode conduit à des résultats qui, dans certains cas, peuvent être mis en parallèle avec ceux de l’enseignement sur place.
- L’école fournit à tous les élèves des cours et des instructions autographiés, constituant une véritable bibliothèque du commis, du conducteur et de l’ingénieur des travaux
- Un service de consultations techniques permet à tous ceux qui suivent la carrière des travaux publics ou qui s’y destinent d’élucider les questions de métier de nature à les embarrasser : calculs de toutes sortes d’ouvrages, rédaction de projets, questions contentieuses, etc.
- La préparation par correspondance est individuelle et peut être commencée à toute époque.
- L’établissement, sis rue du Sommerard, 12, renferme des salles de cours, une bibliothèque et un petit jardin accidenté pour exercer les élèves à la pratique des instruments.
- Cours préparatoire. — Arithmétique; géométrie; levé de plans; nivellement; pratique des travaux; voirie urbaine et assainissement; pratique du service; dessin graphique; dessin des plans; pratique du calcul logarithmique; pratique de la trigonométrie rectiligne.
- Cours moyen. — Arithmétique; géométrie; algèbre; trigonométrie; mécanique; géométrie descriptive; levé des plans; nivellement; pratique des travaux; routes et chemins vicinaux; voirie urbaine et assainissement; pratique des services de travaux publics; notions de droit administratif; dessin graphique; dessin des plans, croquis à
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- main levée; pratique de la cubature des terrasses et mouvements des terres; avant-métré d’un ouvrage d’art; pratique de la rédaction des projets de ponts et ouvrages d’art; appareils à vapeur; exploitation des mines.
- Cours supérieur. — Compléments d’algèbre; calcul différentiel; calcul intégral; géométrie analytique; mécanique rationnelle; géométrie descriptive et applications à la coupe des pierres et à la charpente; physique et chimie.
- EMPLOI DU TEMPS.
- HEURES CONSACRÉES
- MATIÈRES ENSEIGNÉES.
- PAR SEMAINE.
- 1° COURS PRÉPARATOIRE.
- Mathématiques...................................................
- Pratique des travaux et pratique du service. Dessin graphique. . . . Levé des plans et nivellement. Exercices pratiques sur le terrain. . . Langue française................................................
- 2° COURS MOYEN.
- Mathématiques...................................................
- Pratique des travaux et pratique du service.....................
- Dessin graphique et dessin des plans. Croquis à main levée......
- Levé des plans et nivellement. Exercices pratiques sur le terrain. . .
- Routes et chemins vicinaux......................................
- Pratique des services de travaux publics........................
- Chemins de fer..................................................
- Langue française................................................
- Pratique de la cubature des terrasses et du mouvement des terres.
- Avant-métré d’un ouvrage d’art..................................
- Rédaction d’un projet de pont...................................
- Appareils à vapeur..............................................
- Exploitation des mines..........................................
- 3° COURS SUPÉRIEUR.
- Cours théoriques................................................
- Rédaction de projets de tracé et de terrassement................
- Résistance des matériaux et stabilité des constructions.........
- Hydraulique.....................................................
- Droit administratif.............................................
- ANNEE. 3e ANNE!
- 15 i5
- i5 i5
- 5 5
- 5 5
- ao 20
- i5 15
- 10 1 0
- 5 5
- 10 1 0
- 1 0 1 0
- 5 5
- h 3
- 3 3
- h h
- 5 5
- 6 6
- 3 3
- a0 2 0
- 20 20
- 20 2 0
- 15 i 5
- 20 20
- Cours de rédaction de projets de tracé et de terrassement; cours de résistance des matériaux et de stabilité des constructions; cours d’hydraulique; cours de droit administratif.
- Collections d’instruments de géodésie, d’outils et appareils pour travaux publics et d’échantillons de matériaux de construction.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Bibliothèque de i,5oo volumes.
- Cours autographié de l’école (plus de ko cours et instructions constituant un véritable fonds de librairie technique).
- L’entretien de l’école, entièrement à la charge de son directeur, s’élève à <j6,5oo fr. par an.
- L’école fait recevoir un très grand nombre de candidats, à la suite des concours spéciaux auxquels elle prépare ses élèves; elle délivre également des certilicats de lin d’études et des diplômes, après examens passés sur place.
- Nombre des élèves : 600, dont 5oo se préparent par correspondance.
- Enseignement normal du cuir d’art. — M. Saint-André de Lignereux, fabricant de gainerie et maroquinerie, frappé de l’absence de goût artistique dans la fabrication des cuirs pour ameublement, maroquinerie, gainerie et reliure, tenta, de 1889 à 189b, d’apporter dans cette industrie le côté artistique qui lui manquait.
- Ses premiers essais ayant été encourageants, M. Saint-André de Lignereux se consacra tout entier à la vulgarisation de cet art; il envoya chaque année au Salon de peinture (section des Arts décoratifs) des échantillons de cuir d’art; il fut chargé de missions successives par le Ministère du commerce : en 1896, en Allemagne, en 1899 en Autriche, et en 1900 en France. Il étendit son enseignement en fondant d’abord, en 1896, un cours dans son atelier du boulevard des Batignolles, trois autres en 1897, aux écoles Elisa-Lemonnier, au musée de l’Union centrale et dans une maison particulière de la rue Hemelin, et, en 1898, un cinquième à l’école de Villemonble (OEuvre du Souvenir).
- Pour compléter cet enseignement, M. Saint-André de Lignereux a fait un certain nombre de conférences, en particulier au musée de l’Union centrale, et a organisé un certain nombre de concours; enfin, dans le but de donner à son œuvre une continuité et une fixité aussi grandes que possible, il a fondé une société qui prend le titre de Société nationale du cuir d’art français, sous le patronage de hautes notabilités artistiques et industrielles.
- L’industrie du cuir d’art, fondée en France depuis dix ans seulement, peut soutenir la concurrence étrangère et rendra à notre pays des services signalés en créant pour la femme une industrie toute spéciale.
- Ecole d’apprentis fourreurs. — M. Ruzé (Eugène), fabricant de fourrures à Paris, rue de la Chaussée-d’Antin, 2 6, a créé dans sa maison une véritable école d’apprentis fourreurs comme il n’en existe à notre connaissance, aucune autre, ni en France ni à l’étranger. Les apprentis de la maison reçoivent chaque jour, pendant deux heures, d’un maître spécial, des leçons de dessin et de technologie professionnelle (coupe et travail de peaux). L’enseignement pratique leur est donné tout naturellement à l’atelier, où les contremaîtres se tiennent en rapport constant, au point de vue du travail des jeunes gens, avec le professeur technique. Certaines pièces
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- exposées (manches Chinchilla à U peaux, col d’hermine, grecque en veau marin) ont été exécutées par de tout jeunes apprentis ainsi préparés par l’enseignement, alors qu’un ouvrier adroit, ne connaissant que la pratique du métier, n’aurait pu fournir le même travail qu’après de nombreuses années d’atelier.
- Ecole d’expertises, d’accords et de réparations de pianos. — M. F. Barrouin, fabricant de pianos, 91, rue de Sèvres, a créé dans sa maison, et spécialement à l’usage des aveugles, une école d’expertises, d’accords et de réparations pour pianos. De véritables cours ont lieu rue de Sèvres, du i5 octobre au i5 juillet; les auditeurs ont à leur disposition une grande variété d’instruments de tout genre et de toutes marques, sur lesquels M. Barrouin leur montre, par le toucher, les qualités ou les défauts des différents organes, les moyens de procéder aux réparations, etc. Frappé lui-même de cécité, M. Barrouin est mieux que personne à même de comprendre les besoins de l’intéressante catégorie de travailleurs à l’amélioration du sort desquels il s’efforce de contribuer.
- MM. Vedovelli et Priestley, directeurs de la Compagnie générale de constructions électriques, à Paris, rue Saint-Charles, 160, ont organisé depuis quatre années dans leurs ateliers, pour leurs apprentis, une véritable école professionnelle.
- Les apprentis sont recrutés tous les ans par la voie d’un concours annoncé par affiches placées dans le quartier de Grenelle. Ce concours porte sur les connaissances du certificat d’études primaires.
- Le nombre des apprentis choisis tous les ans est de 1 2 au maximum.
- Les cours sont théoriques et pratiques.
- Le travail manuel est enseigné dans les ateliers par les soins des contremaîtres. Les enfants passent successivement par les différentes spécialités des ateliers, afin de s’initier peu à peu à toutes les branches de la construction électrique.
- Des cours théoriques et pratiques d’électricité sont donnés par un professeur spécial, étranger au personnel de l’usine.
- Enfin des leçons de dessin industriel sont données par un des dessinateurs de l’établissement.
- La durée des cours est la suivante :
- Cours d’électricité : deux cours de une heure et demie par semaine;
- Cours de dessin : deux cours de deux heures par semaine;
- Le reste du temps, les jeunes gens travaillent à l’atelier sous la direction des contremaîtres.
- La durée de l’apprentissage est de trois ans. Les cours d’électricité et de dessin sont donnés pendant les deux premières années seulement.
- Pendant la première année, les enfants ne touchent aucun salaire;la seconde année, suivant leurs capacités, ils reçoivent à titre d’encouragement une petite indemnité Gn. I. — Cl. 6. — T. I. a5
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- de i à 5 francs par semaine; la troisième année, suivant leurs capacités, ils sont payés de o fr. îo à o fr. 3o de Theure.
- En dehors des frais de professeurs, la maison supporte les dépenses de tout le matériel scolaire: livres, compas, fournitures de papier, etc.
- Chaque apprenti formé revient à MM. Vedovelli et Priestley, au bout des trois années d’apprentissage, à 3oo francs environ.
- École professionnelle de jeunes files, à Levallois-Perret. — En 1875, Mlle Menon, sous les auspices de la municipalité, créa, à Levallois-Perret, un enseignement professionnel gratuit des arts du dessin et du travail manuel;
- Répondant à un besoin reconnu, l’institution prospéra; et nous donnerons une juste idée de ses progrès en signalant les développements successifs quelle fut amenée à prendre.
- En 1889, fondation des cours d’études classiques, apprentissage de la coupe et de la confection des vêtements ;
- En 1882, enseignement spécial de la décoration céramique; installation d’ateliers de fabrication ;
- En 1885, création de cours d’adultes du soir et du dimanche matin, sous le patronage de l’Association polytechnique de Paris;
- En 1892, enseignement spécial de la broderie et de diverses applications de tissus et fleurs;
- En 1895, enseignement spécial de la composition décorative;
- En 1897, fondation d’une société féminine coopérative par les anciennes élèves des ateliers de l’école, sous le patronage de l’école professionnelle, pour la création de modèles et l’entreprise de travaux de décoration, de broderie, de fleurs artificielles et de céramique;
- En 1899, création de concours de composition décorative et de ses diverses applications.
- Les divers buts poursuivis par l’école professionnelle sont les suivants :
- i° Éloigner la jeune fille des grands ateliers; 20 Multiplier les ressources du travail lucratif à exécuter dans la famille ; 3° Préparer la jeune fille à se créer une situation indépendante dans l’industrie.
- Cette école est placée sous le patronage de l’Association polytechnique de Paris.
- Le local affecté aux cours est situé rue Fromont, h, à Levallois-Perret.
- Date d’ouverture des cours : i5 septembre; date de fermeture : i5 juillet.
- Cours enseignés. — Dessin industriel et artistique; composition décorative; céramique; broderie; applications diverses de la fleur; coupe et confection des vêtements.
- Le matériel d’enseignement se compose d’une collection de compositions décoratives, d’ouvrages d’art décoratif, albums, planches de fleurs et ornements, cartons de composition.
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- EMPLOI DU TEMPS.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE. ,
- 1 ro ANNÉE. 3° ANNÉE. 3° ANNEE. 4' ANNÉE.
- ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
- Dessin 6 8 I 2 //
- Applications décoratives 9 18 2 4 //
- Céramique 6 12 2 k //
- Broderie 1 2 ' 18 36 //
- Couture 6 12 36 1 2
- Coupe et confection des vêlements 6 9 12 //
- Céramique. Collection cle moules et matériel pour la fabrication céramique; terres cuites et faïences décorées.
- Coupe et confection de vêtements. Mannequins ; machine à coudre.
- Couture et broderie. Modèles de travaux d’art féminin; métiers à broder; vitrines.
- Cours classiques généraux. Matériel scolaire ordinaire; cartes murales; bibliothèque; tableaux décoratifs.
- Dessin. Série de modèles en plâtre; ornements et figures; bibliothèque d’ouvrages d’art, plantes vivantes.
- 75 élèves, dont /12 dans la section générale, 2/1 dans la section industrielle et q dans la section artistique.
- Budget : 7,885 francs, dont 1,600 francs couverts par l’État, 3,000 par le département, et 500 francs par la commune.
- Ecole d'économie domestique et de cuisine ménagère, à Saint-Denis. — L’école d’économie domestique créée par M. et Mmc Driessens a pour but de donner à la femme les notions complètes nécessaires pour lui permettre d’administrer et de gouverner son ménage avec économie et intelligence.
- Ces cours s’adressent non seulement à la jeune fdle, mais à la femme mariée qui y trouve des éléments d’instruction.
- Le but poursuivi par les créateurs de cette œuvre est de relever le niveau moral de la femme dans la société, en lui donnant, par l’enseignement de la science du ménage, sa véritable place, celle d’un utile auxiliaire de l’homme, et cela à quelque échelle sociale quelle appartienne.
- Les cours ont lieu : i° rue des Boucheries, 5, à Saint-Denis; 20 école Edgar-Quinet, rue des Martyrs, à Paris; 3° des conférences sont faites par M. Driessens dans un grand nombre de villes de France.
- Date d’ouverture des cours : octobre; date de fermeture : juillet.
- 2.5.
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- Programme : enseignement de l’économie domestique et de la cuisine ménagère.
- / ir' année............................................. A
- Heures consacrées 1 2e année............................................ 6
- par semaine, j 3e année............................................. 8
- ( 4e année............................................. 8
- Matériel de classe et de cuisine, ustensiles de démonstration.
- La moyenne des élèves suivant les cours est de 125, sans compter les auditeurs des conférences.
- M. et Mmo Driessens, créateurs de ces cours, se sont adonnés à cette œuvre utile avec un entier dévouement; donnant ainsi un exemple trop rare en France, ils lui ont déjà généreusement consacré en onze années, de leurs deniers, une somme de près de 200,000 francs.
- § 3. — ENSEIGNEMENT COMMERCIAL.
- Seine. — École pratique de commerce Pigier. — L’École pratique de commerce fut fondée en i85o par AL Pigier père qui, dès cette époque, s’était rendu compte de l’utilité qu’il y a à pourvoir l’employé de commerce et le chef de maison d’un enseignement approprié aux exigences de sa carrière.
- La guerre avec l’Allemagne et le décès du fondateur amenèrent la fermeture de l’école en 1870; l’établissement ne fut rouvert qu’en 1875 par AL Pigier fds, à l’activité duquel est dû le grand développement de l’institution qui a atteint, sous sa direction, un haut degré de prospérité. En 1899, en effet, près de 1,000 élèves se sont fait inscrire pour suivre tout ou partie de ses cours.
- L’organisation de l’Ecole Pigier rappelle, dans ses grands traits, celle des Business College d’Amérique, et les élèves peuvent, à la condition de suivre régulièrement l’enseignement, trouver à acquérir cette école dans toutes les connaissances nécessaires à la pratique des affaires commerciales.
- A l’enseignement de la comptabilité, AL Pigier a successivement adjoint toutes les branches d’études indispensables à une préparation commerciale complète : notions générales de commerce, calligraphie, sténographie, dactylographie, législation et économie commerciales, connaissance pratique des langues étrangères, surtout pour la conversation et la correspondance.
- Al. Pigier a annexé à son école une entreprise de travaux de comptabilité dans laquelle les élèves peuvent voir passer sous leurs yeux des écritures ayant trait à des opérations réellement exécutées, et acquièrent rapidement ainsi les connaissances pratiques nécessaires.
- L’établissement occupe deux locaux importants :
- i° La section des hommes, rue de Rivoli, 53, comprend le rez-de-chaussée avec le sous-sol et l’entresol ;
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- 2° La section des dames, rue Saint-Denis, 5, occupe tout un premier étage, vaste et bien aménagé.
- Des succursales ont été établies à Nantes et à Liège (Belgique).
- Les cours ont lieu toute l’année.
- On peut se faire inscrire pour suivre l’enseignement à toute époque. L’enseignement est donné individuellement au moyen de formulaires avec questions et réponses pour les divers exercices ou opérations que doit exécuter l’élève sous la surveillance des maîtres.
- L’enseignement, donné par 3 2 professeurs dont p dames, comprend six degrés pouvant être suivis séparément.
- Chaque degré correspond à environ trois mois d’études de jour ou six mois de cours du soir.
- Ces degrés sont les suivants :
- ier degré. Commerce en général ;
- 2° degré. Comptabilité commerciale (cours élémentaire et cours supérieur);
- 3° degré. Comptabilité industrielle ;
- Le matériel d’enseignement comprend :
- i° Les méthodes ou guides des différents cours de commerce et de comptabilité commerciale, industrielle, financière ou agricole, organisés d’une façon toute spéciale, en vue de l’enseignement individuel, et une collection très complète de monographies comptables ;
- 2° Les agencements des différentes salles d’études leur donnant l’aspect d’une véritable maison de commerce, avec ses vitrines, ses bureaux d’expédition, ses comptoirs, ses guichets ;
- 3° Les appareils et les documents réels mis à la disposition des élèves pour leurs exercices pratiques, tels que : appareils télégraphiques, téléphones, tubes acoustiques, coffres-forts, bascules, balances, monnaies et billets de banque, timbres-poste, etc., et un grand nombre de machines à écrire, machines à calculer, à perforer les chèques, etc.
- Le musée comprend une collection de monnaies étrangères, d’effets de commerce anciens et modernes et de titres de bourse avec leurs coupons, etc.
- Deux bibliothèques (celle de l’école et celle des anciens élèves) contiennent un grand choix d’ouvrages anciens et modernes, des revues étrangères dans toutes les langues, etc.
- Un concours annuel est établi, chaque année, sous la présidence d’un représentant du Ministère du commerce pour l’attribution de quinze bourses d’études commerciales, entretenues à l’école par ce département.
- degré. Comptabilité financière; 5° degré. Comptabilité agricole;
- 6° degré. Comptabilité spéciale.
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- Il est conféré des diplômes de comptabilité et des diplômes de sténographie et de dactylographie.
- Nombre des élèves : 982, dont 287 dames.
- Budget : 1/10,000 francs.
- Les relations de M. Pigier dans le monde commercial lui permettent de placer très facilement les jeunes gens qui ont suivi ses cours; en 1899, plus de 2,000 emplois ont été offerts à l’école par des négociants.
- Une Association amicale des anciens élèves, fondée il y a une dizaine d’années, s’occupe activement des intérêts de ses adhérents.
- Des médailles sont accordées par l’Association des anciens élèves aux lauréats ayant obtenu le diplôme de l’école avec la mention très bien.
- Ecoles Berlitz. — Une circulaire ministérielle en date du i5 novembre 1901, après avoir défini très heureusement le but pratique que doit poursuivre à l’avenir dans les lycées et collèges l’enseignement des langues étrangères, but qui doit être d’apprendre à les parler et à les écrire, indique la méthode à suivre désormais dans cet enseignement : «Cette méthode, c’est la méthode directe. S’inspirant des moyens naturels par lesquels l’enfant apprend sa langue maternelle, elle comporte peu de syntaxe et moins encore de philologie. Elle consiste surtout en exercices oraux, conversations, récits, lectures, explications d’auteurs et de textes usuels, ces exercices étant les plus propres à mettre à la disposition de l’élève un vocabulaire étendu, à l’habituer à la prononciation et à la construction rapide des phrases. 55 Dans les écoles commerciales, plus encore que partout ailleurs, telle est sans nul doute la méthode à suivre pour l’enseignement des langues étrangères. La méthode Berlitz procède de la méthode directe. Nous ne saurions mieux faire pour donner une idée des principes généraux qui lui servent de base, que de citer quelques passages d’une note qui a été soumise au Jury de la Classe 6.
- « Personne n’ignore que le meilleur moyen d’apprendre pratiquement une langue étrangère est d’aller passer quelque temps dans le pays où on la parle. L’étude d’une langue, lors d’un simple séjour à l’étranger, a cependant le grand inconvénient de manquer de méthode. L’élève entend beaucoup de mots qui n’éveillent aucune idée dans son esprit. En outre, l’énonciation est souvent rapide et négligée et le débutant a peine à distinguer les mots les uns des autres.
- Trouver une méthode réunissant les avantages que procure un séjour à l’étranger, tout en évitant ses inconvénients, tel est le but que par la méthode dite méthode Berlitz on a essayé d’atteindre. Aussi la définition qu’une encyclopédie allemande en a donné, nous paraît-elle juste : la méthode Berlitz est l’application systématique des lois naturelles qui permettent d’apprendre une langue étrangère par un séjour à l’étranger.
- Les principes généraux de la méthode Berlitz sont les suivants:
- Emploi exclusif de la langue enseignée ;
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- Association directe de la pensée avec la langue étrangère, sans l’intermédiaire de la langue maternelle.
- Les procédés employés sont :
- i° L’enseignement par la perception (leçons de choses) ;
- 9° L’enseignement par l’association des idées ;
- 3° L’enseignement, par les exemples.
- Pour arriver à faire parler l’élève, après lui avoir expliqué les mots, les expressions ou les formes grammaticales nouvelles, le maître lui pose des questions telles qu’il soit amené à employer dans sa réponse les mots, l’expression ou la forme grammaticale qu’on vient de lui enseigner.
- Le succès qu’on obtient par cette méthode dépend surtout de la multiplicité des questions posées par le professeur pour faire pratiquer à l’élève tout ce qu’il a appris par l’oreille de façon à le familiariser avec le vocabulaire, les expressions idiomatiques, la construction des phrases et les modifications grammaticales.
- C’est en 1878 que la première école Berlitz a été fondée, à Providence (Etats-Unis).
- En 1889, fut créée l’école de Paris, qui emploie maintenant 35 professeurs de différentes nationalités (chaque professeur n’enseignant que sa langue maternelle), et qui, dès 1889, a été fréquentée par 1,200 élèves.
- La méthode Berlitz est employée depuis cinq ans au collège des Irlandais à Paris, à l’école Albert-le-Grand à Arcueil, au Polytechnic Institute de Londres et dans beaucoup d’écoles de garçons et de filles en Amérique; elle a été enfin essayée à l’Ecole commerciale de l’avenue Trudaine. L’expérience a été continuée pendant l’Exposition, au pavillon Berlitz, au Trocadéro, où l’on enseigna l’anglais à douze enfants de l’école communale de la rue Hamelin; elle paraît avoir donné, au point de vue pratique, de bons résultats.
- On compte maintenant en Europe 87 «écoles Berlitz ».
- Le nombre total de ces écoles dans le monde est de 108, ayant presque toutes à leur tète des directeurs français.
- Ecole commerciale de Vincennes. — L’Ecole commerciale de Vincennes a été fondée en 1892.
- Elle oriente plus particulièrement les élèves vers les études commerciales et vers la préparation aux concours d’entrée dans les écoles supérieures de commerce.
- Son but est de mettre, après quatre années d’études, les jeunes gens en mesure de rendre des services dans les maisons de commerce qui se les attacheraient.
- L’établissement, situé rue de Fontenay, 65, renferme huit salles des cours, une salle de dessin, un laboratoire de chimie et un musée commercial et industriel.
- Les cours commencent le ier octobre; leur clôture a lieu à la fin de juillet de l’année suivante.
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- Le tableau suivant donne la liste des matières enseignées et Temploi du temps :
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES CONSACRÉES PAR SEMAINE.
- lro ANNEE. 2e ANNÉE. 3e ANNÉE. /|° ANNÉE.
- Comptabilité et tenue de livres 1 l/2 3 h U
- Allemand 2 3 3 3
- Anglais 2 3 3 3
- Arithmétique h 1/2 h h h
- Algèbre 1 1 / 2 2 2 2
- Géographie commerciale fl 2 2 3
- Calligraphie 1 1 1 1
- Economie politique U fl 1 1
- Sténographie 1 1 1 1
- Dactylographie fl If 1 1
- Droit usuel fl 1 1 fl
- Droit commercial U // 1 1
- Droit industriel fl H 1 1
- Marchandises fl fl 2 2
- Législation ouvrière fl fl 1 1
- Essais et analyses fl U 2 2
- (') Ce dernier cours a lieu au laboratoire Bourbouze, rue de Jouy, 7, h Paris.
- Des cours préparatoires suivis par 11 5 élèves, sont annexés à l’école commerciale de Vincennes.
- Nombre d’élèves : 180, dont 65 dans la section commerciale proprement dite.
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- CHAPITRE VIII.
- OUVRAGES ET MATÉRIEL D’ENSEIGNEMENT.
- § 1. — ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
- Histoire des treize expositions de Bordeaux et de renseignement technique depuis 1 y 83. — Une des œuvres par lesquelles la Société philomathique de Bordeaux a le plus efficacement contribué aux progrès de l’industrie et du commerce, en général, est la série de ses expositions et des congrès d’enseignement technique organisés par elle dans cette ville. Dans un ouvrage fort bien écrit et des plus complets, M. Bénard, administrateur des docks maritimes de Bordeaux, secrétaire général de la Société philomathique, expose l’Histoire des treize expositions de Bordeaux et de l’enseignement technique depuis ij83. Ce livre a été Tobjet d’une appréciation élogieuse de l’académie de Bordeaux.
- M. P.-J. Bentayou, directeur et professeur de Y Académie internationale de coupe pour tailleurs, couturières et chemisiers, rue Montmartre, n° 77, exposait dans la Classe 6 une nouvelle édition considérablement augmentée de sa Méthode de coupe de vêtements par les mesures(1) qui déjà, en 1889, avait été appréciée favorablement par les spécialistes.
- Cet ouvrage était accompagné :
- i° D’une méthode de coupe de lingerie pour chemises d’homme, gilets de flanelle et caleçons; cet ouvrage absolument nouveau comprend 345 figures, dans le texte et hors texte ;
- 20 D’une collection complète du journal Le Tailleur-coupeur de Paris depuis Tannée 1891. Ce journal contient des études sur la coupe, la couture, le commerce, dans le métier de tailleur ;
- 3° Une collection de patrons pour la coupe rapide des tissus, représentant des séries graduées de 32 à 64 centimètres de demi-grosseur de poitrine pour vestons, gilets, pantalons, chemises, gilets de flanelle, vêtements d’enfants, quartiers-maîtres;
- 4° Des patrons mobiles (vestons, jaquettes, jupes et manches) pouvant se transformer suivant la conformation particulière de chaque client. Ces patrons, tailiés en plaques de celluloïd ou en carton, ont obtenu l’approbation de l’Association des maîtres tailleurs de Paris.
- Paris, rue Lecourbe, n° 161.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- M. Em. Bosquet, ancien chef des ateliers de reliure de la maison Hachette et Cio, est l’auteur de deux importants ouvrages sur l’art du relieur. Dans le premier et le plus ancien en date, le Traité théorique et pratique de l’art du relieur 9) l’auteur passe successivement en revue la brochure, la reliure, le cartonnage, la reliure de tous genres, l’emboutissage, la dorure, la marbrure, la réparation des livres et estampes; il termine par une notice sur le cuir ciselé et buriné. Tout en donnant, avec la grande expérience qu’il a pu acquérir dans les plus importantes maisons d’édition de Paris, la description exacte et précise des détails des travaux manuels du relieur et des industries qui s’y rattachent directement, l’auteur s’efforce de faire connaître, en les plaçant à portée de tout le monde, les perfectionnements apportés à l’art du relieur par la science moderne. Il a, dans ce but, dessiné une série de planches se rapportant aux grandes époques de notre art. Ces dessins sont choisis avec le goût le plus sûr, avec le constant souci de mettre à la portée des praticiens l’interprétation des divers styles; l’auteur s’applique à mettre nos artistes français en garde contre certaines interprétations dans lesquelles l’art proprement dit n’a pas toujours été respecté et pouvant nous exposer à perdre la prépondérance que nous avons pu revendiquer jusqu’à aujourd’hui.
- Dans la Reliure M. Em. Bosquet développe plus spécialement l’historique de l’art du relieur-doreur depuis l’antiquité jusqu’à nos jours; d’intéressantes notices sont consacrées aux maîtres relieurs célèbres; les résultats mis en évidence par les expositions les plus récentes, celles de 1889, à Paris, et de Chicago, en 1894, sont étudiés en détail. Un important chapitre est consacré à l’Exposition spéciale de 1892 au Cercle de la librairie et à la question de l’enseignement technique de l’art du relieur-doreur. L’auteur y expose fort judicieusement des idées qui ont reçu postérieurement, pour la plupart, leur application à XÉcole du livre fondée par la ville de Paris (École Estienne).
- L’enseignement industriel et commercial dans les institutions libres catholiques. — Dans un important ouvrage ^ intitulé : l’Enseignement industriel et commercial dans les institutions libres catholiques, M. Emile Cail, ingénieur des arts et manufactures, a résumé les principes éducatifs généraux recommandés par l’église catholique en ce qui concerne les deux branches considérées, et appliqués dans les maisons émanant de l’initiative de ses membres; il rappelle les origines des congrégations qui se sont plus particulièrement vouées à ces enseignements ; il donne la description de l’œuvre de certaines d’entre elles, dont quelques-unes ont figuré à l’Exposition de 1900. L’ouvrage comprend trois grandes divisions : l’enseignement industriel donné aux garçons; l’enseignement commercial donné aux garçons; l’enseignement professionnel donné aux jeunes filles; le tout est précédé d’un chapitre spécial sur 1 ’Éducation dans les institutions libres catholiques. L’auteur fait remarquer que les établissements considérés ne représentent qu’une partie de l’œuvre de l’enseignement dans les institutions libres catholiques; ils appartiennent tous à la
- Librairie polytechnique Baudrv et C1”, Paris, 1890.
- A. Lahure, Paris, 189^.
- W Tégui, rue do Tournon, 29, Paris, 1900.
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- catégorie de ceux qui ont installé Y atelier clans îécole; toutes les autres œuvres catholiques cependant en si grand nombre qui ont installé l’école clans l’atelier ont été systématiquement tenues en dehors de ce travail. L’auteur a borné son étude aux institutions suivantes : Institut des Frères de la doctrine chrétienne; haut enseignement industriel (Ecole des hautes études industrielles, à Lille; Institut technique roubaisien, à Roubaix); Institut catholique d’arts et métiers, à Lille ; établissements des prêtres salésiens ; enseignement industriel et commercial dans les établissements dirigés par diverses congrégations (OEuvre d’Auteuil, Petits Frères de Marie, etc.). Même réduite à ces proportions, la très intéressante étude de M. E. G ail porte, pour les garçons, sur y 5 écoles, dont 27 créées depuis 1889, et réunissant ensemble 5,236 élèves. Dans ce total les Frères de la doctrine chrétienne figurent pour 36 écoles, avec 2,626 élèves.
- Le nombre des jeunes filles formées aux divers métiers par les congrégations religieuses enseignantes varie, suivant les indications de M. E. Cail, de 20 à 25,000.
- M. H. Coulet, professeur de trait, à Montpellier, est l’auteur d’une Méthode de travail par la théorie pratique appliquée à l’art du trait qui figurait à l’Exposition de 1900 dans la Classe 6.
- M. H. Coulet emploie quatre grands tableaux de deux mètres de largeur sur un mètre de hauteur dans lesquels sont réunies différentes figures reproduites en détail dans une série de ho autres planches d’ailleurs non exposées. Le premier des quatre grands tableaux, qui porte le titre à’Alphabet de la, Construction, représente une série de lignes droites ou courbes, de figures planes, et enfin de solides géométriques divers (prismes, cylindres et sphères). Les trois autres montrent les applications matérielles plus ou moins compliquées des éléments du premier. Une notice explicative accompagne ces quatre tableaux. Le tout est complété par une collection de 195 solides géométriques. Ces tableaux et les ho planches auxquelles il est fait allusion ci-dessus, expliqués et commentés par l’auteur dans les leçons de trait qu’il professe à Montpellier, peuvent être certainement d’un grand secours pour l’intelligence de ces leçons; ils pourraient être utilisés dans d’autres cours de trait tels que ceux des chambres syndicales de menuiserie et de charpente, à la condition, toutefois, que les professeurs s’astreignent à en reprendre de toutes pièces une explication nouvelle.
- Nous craignons, en outre, que le prix élevé du matériel spécial de la Méthode H. Coulet constitue un sérieux obstacle à sa propagation.
- M. E. Favrats, directeur de l’Ecole de Boulangerie de Paris (voir ci-dessus, chapitre VI, page 369) et l’un des plus ardents promoteurs de l’instruction professionnelle des ouvriers boulangers, a entrepris la publication d’un ouvrage intitulé la Boulangerie scientifique et industrielle, dont le premier volume, le Guide pratique du jeune boulanger, figurait à l’Exposition universelle de 1900, Classe 6. Sous une forme simple et pratique, l’auteur y expose les connaissances indispensables à tout apprenti de ce corps d’état, l’un de ceux où les connaissances professionnelles sont, encore aujourd’hui, le moins répandues;
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- c’est ainsi que sont successivement passés en revue le blé, la farine, les ferments, le façonnage, la mise en couche et la cuisson du pain, les outils du boulanger, sujets qui figurent d’ailleurs dans le programme de l’école.
- Le second et le troisième volume de l’ouvrage de M. Favrais traiteront respectivement des pétrins mécaniques et des fours de boulangerie (1l
- Méthode A. Guerre-Lavigne. — Mmc Alice Guerre-Lavigne (rue Montmartre, 153) exposait sa méthode et ses procédés pour l’enseignement de la coupe et de la couture. La méthode de Mme A. Guerre-Lavigne, dont la onzième édition a paru en 1889, est bien connue et universellement appréciée; elle est appliquée en France dans les principales écoles professionnelles de jeunes filles: écoles de la ville de Paris, écoles Elisa-Lemonnier, écoles pratiques de commerce et d’industrie de Nantes, de Saint-Etienne, du Havre, etc. Sa réputation s’est répandue à l’étranger; elle a été traduite en anglais, en allemand, en russe, en roumain, en portugais, et un grand nombre d’écoles de ces différents pays l’ont adoptée.
- M. Léon Janin, ancien menuisier, ancien commis et chef d’atelier de menuiserie, ancien professeur de menuiserie et de trait de diverses Sociétés ouvrières, exposait deux importants ouvrages.
- Le premier, sous le titre IJ Enseignement professionnel du Menuisier comprend deux volumes in-A0 et un atlas format 5 A X 37.
- A la suite d’un résumé de l’histoire architecturale depuis les origines jusqu’à nos jours, complété par A 2 photogravures hors texte représentant les monuments les plus importants de l’architecture à travers les âges, l’auteur donne la nomenclature des bois employés en menuiserie, leur force de résistance figurée au moyen de tableaux graphiques , et un vocabulaire illustré des termes techniques et géométriques employés en menuiserie, en charpente, en architecture. Les développements relatifs à la menuiserie proprement dite sont consacrés à l’explication technique des 200 planches de l’atlas; un grand nombre de croquis viennent à l’appui des démonstrations.
- Le second ouvrage de M. L. Janin est intitulé Les profis de style, du xf au xvnf siècle. Cet ouvrage est composé d’un atlas de 126 planches format in-A0 soleil (3oxAo) et d’un texte; le texte est le résumé explicatif des planches dessinées par l’auteur d’après les objets et les monuments les plus authentiques.
- A titre de complément, M. L. Janin avait réuni dans sa vitrine une intéressante série de i5o modèles en bois (assemblages divers, intersections de surfaces, etc.) étudiés et construits par lui-même, et ayant servi à éclairer son enseignement.
- M. Jules Jeannin, architecte, métreur-vérificateur et expert en menuiserie (rue du
- (1) A l’École de boulangerie de Paris, rue Boyer-Baret, n° h.
- Chez l’auleur, rue Valette, n° 3, à Paris.
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- Dragon, n° 12) exposait divers ouvrages relatifs à la menuiserie. Parmi ces ouvrages, celui qui intéresse le plus spécialement l’enseignement de la menuiserie est le Traité de Menuiserie, en trois .volumes, avec figures intercalées dans le texte. Le troisième volume de cet ouvrage traite spécialement le métré des travaux de menuiserie, fourniture, façon et pose, partie sur laquelle les documents imprimés font généralement défaut. M. Jules Jeannin a ouvert chez lui une école privée de menuiserie, dans laquelle il reçoit quelques jeunes gens, et sa vitrine contenait une partie du matériel spécial de dessin dont se servent ses élèves : planches à dessin à tringles perfectionnées évitant le collage du papier; équerres et T en celluloïd transparents permettant d’assurer une plus grande précision du dessin, etc.
- Programme d’enseignement de la lithographie. — M. H.-D. Renaud, rue Magenta, £7, à Asnières (Seine), écrivain, dessinateur, lithographe et autographe, est l’auteur d’un Programme d’enseignement de la lithographie, dont un exemplaire figurait à l’Exposition de îgôo. Ce programme comporte quatre années d’études. La première année ou année préparatoire est consacrée à l’enseignement des caractères à l’endroit et au rebours, ainsi qu’à l’étude du dessin en tous genres, ainsi qu’à des leçons théoriques concernant la profession. Ensuite commencent les études véritablement techniques : en première ou deuxième année de l’apprentissage, continuation de l’étude des caractères sur papier et commencement du dessin lithographique; en troisième année, caractères au rebours sur pierre, dessin à la plume ou au crayon sur pierre, réduction ou agrandissement de dessins; en quatrième année enfin, étude des chromos, de T autographie, des caractères étrangers, de croquis. Ce programme ne nous paraît pas différer sensible- ' ment de ceux qui sont appliqués dans les écoles professionnelles où est enseignée la lithographie, comme l’Ecole Estienne, par exemple. Mais M. Renaud donne dans sa brochure quelques conseils pratiques dont pourront utilement profiter les jeunes gens qui ne peuvent bénéficier de l’enseignement de l’école.
- Ouvrages de M. E. Rigolage. — M. Emile Rigolage, agrégé de l’Université, ancien élève de l’Ecole nationale d’arts et métiers d’Angers et de l’Ecole centrale des arts et manufactures, a exposé les résultats de sa longue expérience de l’enseignement :
- i° Comme collaborateur à la fondation de l’Ecole normale spéciale de Cluny, de 1866 à 1870, en qualité de professeur de mécanique et chargé de la direction des travaux graphiques et des ateliers.
- Un album contient le programme détaillé de ses cours de mécanique et le cours de dessin, et plusieurs spécimens des travaux des élèves.
- 20 Comme fondateur et ancien principal du collège d’enseignement spécial de la ville de Cognac, 1871 à 1877.
- Un prospectus et un palmarès font connaître l’ensemble de l’organisation du nouveau collège.
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- 3° Gomme ancien principal du collège de Saumur, fondateur et ancien directeur de l’Ecole industrielle annexée au collège, 1881 à 1896.
- Un grand album renferme tous les principaux documents relatifs à l’Ecole industrielle de Saumur.
- Dans notre Rapport du Jury international de l’Exposition de 1889, Classe 6,7, 8, nous avons exposé l’organisation de l’Ecole industrielle de Saumur, qui continue à fonctionner aujourd’hui dans les memes conditions que précédemment et suivant les principes établis par M. E. Rigolage. Nous rappellerons seulement que cette école contient une section préparatoire à l’Ecole d’arts et métiers d’Angers et une section préparatoire à l’emploi d’élève mécanicien de la flotte.
- Les jeunes gens qui n’ont pu réussir à ces concours ont la ressource de profiter de l’instruction technique très pratique reçue dans les ateliers de l’Ecole, et sont en mesure de se placer immédiatement dans les établissements industriels.
- En même temps que les résultats des œuvres qu’il a réalisées, M. Rigolage a réuni, sous le titre à’Exposition d’idées, ses divers projets pédagogiques, parmi lesquels le plus important est le projet de formation d’une Société d’éducation et d’instruction, et la 2e édition du Résumé de la sociologie, d’Auguste Comte.
- Toute l’installation présentée par M. Rigolage, telle qu’elle figurait à l’Exposition universelle de 1900, a été admise et Se trouve actuellement dans la nouvelle salle d’exposition du Musée pédagogique, rue Gay-Lussac, A2, à Paris.
- Manuel pratique de lithographie. — M. Valette (rue Masséna, 90, à Lyon), qui fut, pendant plusieurs années directeur de l’école Jean de Tournes, est l’auteur d’un Manuel pratique de lithographie dont le succès s’est affirmé rapidement dès la publication. L’ouvrage est écrit dans une langue correcte, mais simple et toujours à la portée des ouvriers auxquels il s’adresse.
- § 2. — ENSEIGNEMENT COMMERCIAL.
- Nous avons retrouvé à l’Exposition de 1900, dans la Classe 6, et sans grande modification, la plupart des ouvrages de comptabilité qui figuraient déjà en 1889 dans la Classe 6-7-8. Nous ne pouvons que maintenir à cet égard notre appréciation antérieure :
- « Ces ouvrages peuvent se décomposer en deux catégories : les méthodes et les systèmes. Cette dernière désignation s’applique à des procédés parfois habiles et ingénieux, et auxquels leurs auteurs ont tenu, pour mieux en accentuer le caractère, à donner des noms tels que la ligne droite, la rectitude, etc.
- « Chez tous, l’idée est la même : faire vite avec le moins de main-d’œuvre possible ; d’où diyision initiale, groupement final; la plupart arrivent à ce résultat par la tenue de journaux auxiliaires, d’un journal général et de grands livres généraux et spéciaux.
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- Le premier groupe (MM. L. Thibault^1), A. Leduc(2), Ph. Martin{3)) mérite plus particulièrement des éloges, pour sa clarté et pour la manière dont il a assuré l’organisation des contrôles permanents. Le deuxième groupe (MM. A. Bonnot(4), A. Tissot(5), A. Bruitte^), qui a cherché à se mettre en dehors des usages courants en s’efforçant d’innover, est moins lucide, et ses procédés ne sauraient être facilement mis en pratique par des teneurs de livres inexpérimentés. »
- Si Ton envisage les traités et systèmes au point de vue des services qu’ils peuvent rendre à l’enseignement de la comptabilité, on arrive à penser que les premiers peuvent être étudiés par les élèves débutants, les autres ne devant être mis qu’entre les mains d’élèves plus avancés auxquels ils fourniraient des moyens utiles et pratiques de centralisation et d’extension des comptes spéciaux à certaines maisons.
- M. Barillot (Henri), expert-comptable, professeur à l’Ecole des hautes études commerciales et à l’Ecole Colbert, est un de ceux dont le bagage, en fait d’ouvrages de comptabilité, est le plus important.
- Avant 1889, M. H. Barillot avait déjà publié :
- i° Un Traité pratique et théorique des comptes courants ( 18 8 à ) ;
- 2° Les Notions générales sur le commerce; la Tenue des livres et notions financières
- (*88 7).
- Ces deux volumes représentent l’ensemble des connaissances indispensables à tout comptable ; l’auteur y a vulgarisé, le premier, l’application de la photogravure à la reproduction des documents commerciaux réels accompagnant l’exposé d’une monographie commerciale complète, procédé tout nouveau qui saisit la pratique sur le vif et donne un attrait particulier à cet enseignement un peu aride.
- 3° Théorie générale de la comptabilité (1887);
- k° Monographies commerciales (1890).
- On a longtemps reproché, avec raison, à l’enseignement comptable de se tenir trop éloigné de la pratique ; pour les maîtres auxquels manquerait la facilité de puiser dans les affaires réelles les éléments de leurs leçons, l’auteur a composé des monographies où figurent les documents, la correspondance et tous les livres de comptabilité; un supplément expose la méthode la plus moderne, employée dans les plus grandes entreprises, avec suppression du brouillard et centralisation rapide des écritures.
- Le parfait comptable, chez l’auleur, à Luçon W La science de» nombres et des comptes, chez l’au-
- (Vendée). tour, rue Montmartre, 44, Paris.
- Ouvrages divers, chez l’auteur, rue du Bac, 66, La comptabilité nouvelle, Paul Dupont, rue
- Paris. Jean-Jacques-Rousseau, Paris.
- (n) Ouvrages divers chez l’auteur, boulevard de Travaux d’vers, chez l’auteur, rue Chanzy, 3,
- Strasbourg, 56, Paris. Calais.
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- 5° Cahiers d’élèves (1891).
- Collection de documents, correspondance et registres variés de comptabilité, facilitant aux maîtres Tétude d’une monographie complète, et rendant cet enseignement vivant, réel et attrayant.
- 6° Cours de comptabilité de renseignement moderne (1892).
- Conforme au programme officiel du i5 juin 1891 et contenant, outre les matières des volumes n08 2 et 3, un guide pratique, complet et substantiel des opérations de bourse au comptant.
- y0 Enfin la Comptabilité agricole et Guide de l’épargne (1894).
- Ce livre entièrement nouveau répond aux besoins actuels ; l’auteur, écrivant pour des lecteurs souvent peu instruits, surtout en cette matière, expose une comptabilité exacte avec fort peu d’écritures, grâce à une méthode originale et simple. Cet ouvrage a reçu l’approbation des praticiens les plus compétents.
- L’auteur a terminé son ouvrage par un chapitre précieux; c’est un guide complet des opérations de bourse au comptant. Les placements en valeurs mobilières sont aujourd’hui si répandus qu’on peut dire que cette publication intéresse non seulement les comptables, mais aussi tout le monde.
- M. A. Castel est l’auteur d’une Méthode théorique et pratique pour l’enseignement de l’écriture des lettres; l’ouvrage se compose de 33 feuilles de 0 m. 65 sur 0 m. 5o, parmi lesquelles 1 5 sont de véritables planches de dessin de lettres de fantaisie, dont quelques-unes en couleur; 19 feuilles sont consacrées aux divers alphabets français; les autres concernent les alphabets hébraïque, grec, russe, arabe.
- M. H. Edom, expert-comptable, à Lyon, exposait la deuxième édition de son Traité théorique et pratique de comptabilité (1b L’auteur a tenu à rassembler en un livre unique (un gros volume in-8° de 700 pages), les éléments théoriques et pratiques de gestion commerciale et les questions de comptabilités commerciales, industrielles et financières, enseignées aujourd’hui dans les écoles supérieures du commerce. Ce livre a été apprécié des négociants, des industriels, des comptables et des employés à divers titres ; il est également de nature à rendre des services aux élèves et aux maîtres des écoles dont il développe les programmes, et aux professeurs de comptabilité en général.
- M. Gillet (Julien), professeur de comptabilité pratique à l’Association des comptables de la Seine, s’est appliqué à créer une comptabilité de nature à assurer aussi rigoureusement que possible le contrôle des marchandises et la vérification à tout instant de ce qui doit exister en magasin, contrôle et vérification insuffisamment assurés aujourd’hui; il y parvient en supprimant le compte Marchandises générales, en le remplaçant
- M Slorck et Cie, éditeurs, rue de la Méditerranée, 8, à Lyon.
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- par deux autres, celui des Achats et celui des Ventes, et en calculant les factures des fournisseurs aux prix de vente. Ce système est développé dans un livre publié par fauteur sous le titre de Comptabilité révélatrice des vols et détournements de marchandises 0).
- Dans le même ordre d’idées, M. Gillet (Julien) exposait encore une comptabilité nouvelle, la Révélatrice, contre les fraudes de caisse et les falsifications d’écritures.
- Les ouvrages exposés par M. Eugène Léautey sont au nombre de neuf. Ils constituent dans leur ensemble une œuvre cjui s’est imposée à l’attention des hommes d’affaires et de ceux qui s’occupent d’enseignement commercial; ils viennent à leur heure, à une époque ou le mouvement croissant des relations entre les différents peuples et la concurrence qui en résulte rendent de plus en plus nécessaire la diffusion de l’éducation commerciale.
- Voici dans Tordre de leur publication une appréciation de ces ouvrages :
- i° Questions actuelles de comptabilité et d’enseignement commercial;
- 2° L’enseignement commercial et les écoles de commerce en France et dans le monde entier,
- 3° La science des comptes mises à la portée de tous (E. Léautey et A. Guilbaut).
- Les trois ouvrages précédents ont figuré à l’Exposition de 1889; nous croyons donc inutile d’y revenir.
- k° Petite comptabilité du foyer domestique (1891). — Cet ouvrage n’est autre chose qu’un petit registre accompagné d’instructions assez claires pour que chacun puisse s’en servir, même sans connaissances comptables, et obtenir l’état de ses dépenses et de ses recettes, de ses dettes et de ses créances, la diminution ou l’augmentation de son capital, enfin son bilan annuel.
- 5° Les Principes généraux de comptabilité (189/1) s’adressent aux professeurs et aux personnes qui veulent approfondir les études de comptabilité; l’auteur y étudie en détail les propriétés des comptes, tant au point de vue économique, juridique et social, qu’au point de vue purement comptable;
- 6° Le Cours de comptabilité et de tenue des livres (1895) est conforme au programme des écoles primaires supérieures;
- 70 Le Traité des inventaires et bilans (1897) intéresse surtout les administrateurs de sociétés, les censeurs, les commissaires en écritures, les actionnaires et obligataires, les publicistes financiers, les jurisconsultes, etc. Us y apprendront à étudier des détails d’un inventaire et d’un bilan, science fort complexe dans bien des cas et que peu de personnes possèdent;
- 8° Le Manuel universel de comptabilité agricole (E. Léautey et A. Guilbaut, 1899) s’adresse aux agriculteurs qui, plus encore que les industriels, ont besoin d’éclairer leurs opérations au moyen de comptes;
- 90 Le Traité de comptabilité industrielle de précision (E. Léautey et Wattebled, 1900)
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- M Tli.-J. Plangc, éditeur, rue Chauveau-Lagarde, i4, à Paris. Gb. 1. — Cl. 6. — T. I.
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- est écrit, comme le précédent, sous la forme d’une monographie comptable montrant par des opérations chiffrées et des comptes réels de deux industries choisies pour type, comment on comptabilise avec précision les opérations d’une fabrique.
- Tels sont, rapidement passés en revue, les ouvrages dont M. Eugène Léautey a enrichi son bagage depuis l’année 1889.
- M. A. Urwiller a publié, en 1900, la troisième édition d’un livre qui, dès son apparition sous le titre de Traité théorique et pratique du compte courant et d’intérêt, en 1871, avait mérité l’approbation des personnalités comptables les plus qualifiées et en particulier de M. Hurbin Lefebvre, alors professeur de comptabilité à l’Ecole supérieure de commerce de Mulhouse. Rompant avec les habitudes qui jusqu’alors avaient prévalu, l’auteur accordait le premier rang à la méthode la meilleure, et le livre s’ouvrait par l’exposé complet du compte courant à intérêt renversé. La deuxième édition du livre de M. A. Urwiller avait été complétée déjà par l’addition d’un aperçu théorique et sur la comptabilité en partie double, d’un guide pour calculer les jours des comptes directs et des comptes renversés, de deux méthodes pour trouver une échéance moyenne et de deux modèles pour trouver le taux, non indiqué, auquel un compte d’intérêts a été établi.
- La troisième édition a été elle-même augmentée : d’un modèle de compte à intérêts renversés, d’un compte par échelettes, d’un compte hambourgeois, ces trois comptes à intérêts différentiels, avec commission sur le découvert moyen ; d’un deuxième modèle de journal avec les écritures de fin d’année ou d’exercice; de balances de vérification avec leurs bilans provisoires servant à solder, définitivement ou à nouveau, les comptes de l’ancien exercice; enfin de comptes de marchandises soldés à nouveau conformément à l’inventaire.
- C’est donc avec raison que, par suite de toutes ces additions, l’auteur a donné à la nouvelle édition de son livre le titre de Traité théorique et pratique de la comptabilité en partie double avec ses comptes d’intérêts, mieux en rapport avec les matières traitées.
- Le livre de M. A. Urwiller est de nature à rendre de réels services aux employés désireux de s’instruire, en même temps qu’aux élèves de nos écoles supérieures de commerce.
- § 3. — MAISONS D’ÉDITION.
- Courrier des Examens. — Le Courrier des Examens, rue d’Alençon, 3, est une publication spéciale, rédigée par un comité de professeurs et d’agents supérieurs des Postes et des Télégraphes, pour la préparation aux divers examens de cette administration : Ecole supérieure, surnumérariat, emplois de rédacteur, d’expéditionnaire, de dame, de receveur et de receveuse, de facteur-receveur, d’aide, de brigadier facteur, de chef surveillant, de tubiste, etc.
- Chaque numéro renferme, d’une part, des séries distinctes de questions, constituant
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- pour chacun de ces examens la somme des matières d’un concours et, d’autre, le corrige des cpiestions proposées dans le précédent numéro.
- Le Courrier des Examens fournit, en outre, à ses abonnés :
- L’indication des ouvrages à consulter et des leçons à étudier de dix en dix jours pour la préparation à ces divers examens ;
- Des informations concernant les annonces d’examens, la nature et l’étendue des programmes, des conseils aux candidats, etc. ;
- Une boîte aux lettres, correspondance avec les abonnés, renseignements divers sur le recrutement, les traitements afférents aux divers emplois, etc.;
- L’insertion d’avis relatifs à des demandes d’aides, des offres de permutation, etc.
- A la réception du Courrier des Examens, les abonnés étudient les leçons indiquées, en s’attachant d’une manière plus spéciale à celles qui font l’objet des questions à traiter; puis, avec le seul secours de leur mémoire, rédigent les réponses correspondantes, en n’y consacrant que le temps spécifié. Cet exercice, répété tous les dix jours, et la comparaison qu’ils feront de leurs réponses avec les textes modèles insérés dans le numéro suivant du Courrier, élèvera progressivement le niveau de leurs connaissances et les mettra en mesure de subir avec succès l’examen auquel ils se destinent.
- Le Courrier des Examens, en vue de rendre plus fructueuse encore cette exécution périodique de devoirs empruntés au programme des divers examens, se charge de la correction des textes moyennant un tarif déterminé. Après avoir été revisées et annotées par les professeurs mêmes, sur les bases adoptées par l’administration, les compositions sont renvoyées à leurs auteurs. Une note générale, rédigée et signée par le directeur du journal, résume l’opinion des correcteurs et signale aux intéressés les matières sur lesquelles ils sont le plus faibles et qui, par suite, réclament plus spécialement leurs soins.
- La rédaction étant le point faible d’un grand nombre de candidats, un service spécial de devoirs de rédaction a été organisé pour donner aux postulants, avec l’habitude de réfléchir et d’établir un plan, l’occasion d’exercer leur plume et d’acquérir la correction qui, en général, leur fait défaut. Dans ce but, le Courrier des Examens a organisé, à titre gratuit, en faveur de tous ses abonnés indistinctement, un concours mensuel de composition française portant sur des sujets de longue haleine donnés à des examens antérieurs ou empruntés à des branches diverses : histoire, littérature, géographie, etc. La composition jugée la meilleure est publiée dans le Courrier sous les initiales de l’auteur, et le lauréat reçoit franco un prix consistant en un beau volume de son choix.
- Le Courrier des Examens a publié une collection d’ouvrages appropriés aux besoins des candidats aux divers concours de l’administration des Postes et Télégraphes : guides et recueils de concours, ouvrages d’enseignement général ( orthographe, rédaction, calcul), ouvrages demi-professionnels (précis de géographie, cours de sciences, ouvrages techniques et professionnels, etc.).
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- M. Leroux-Thezard, éditeur à Dourdan (Seine-et-Oise), s’occupe spécialement de la publication de livres à l’usage des architectes et des entrepreneurs de travaux. Sa vitrine contenait un certain nombre d’ouvrages relatifs à la marbrerie, à la menuiserie et à la charpente. Les premiers formaient un recueil de marbrerie composé de cinq volumes consacrés à la marbrerie d’église et aux monuments funéraires; le recueil de charpenterie comprend trois volumes relatifs à la charpente en général et aux escaliers ; la menuiserie, enfin, était représentée par quatre volumes sur la menuiserie proprement dite et par l’ouvrage sur la menuiserie pratique de M. Tessier.
- Depuis plusieurs années, la Lierairie Nony et C'e, boulevard Saint-Germain, a G3, à Paris, a entrepris, par ses publications diverses, une œuvre de vulgarisation scientifique dans laquelle l’enseignement technique occupe une place importante. La caractéristique de cette maison d’édition est la production limitée qu’elle s’impose, et la collaboration éclairée que les connaissances spéciales et la compétence qu’ils-possèdent met ses directeurs à même d’apporter aux auteurs. Dans cet ordre d’idées, par exemple, la librairie Nony et C,e a entrepris une vaste publication de Programmes, s’attachant à mettre à la disposition du public ceux qui n’existaient pas encore dans le commerce, et en particulier ceux des établissements anciens ou nouveaux d’enseignement technique.
- Parmi les ouvrages exposés, en 1900, par la maison Nony et Cle, nous signalerons les suivants :
- L’Education mathématique et le Journal des mathématiques élémentaires. Ces publications rendent de grands services aux candidats aux écoles nationales d’arts et métiers, aux mécaniciens de la marine.
- La Revue de mathématiques spéciales rend aux candidats de l’Ecole centrale des services analogues.
- U Annuaire de la jeunesse, fondé en 1890 et depuis réimprimé et tenu au courant chaque année, fait connaître un grand nombre cl’écoles techniques auparavant ignorées des jeunes gens et des familles.
- Parmi les œuvres de vulgarisation proprement dite, signalons un luxueux ouvrage, A travers Vélectricité, par M. A. Claude, qui, aussitôt publié, a dû être réimprimé.
- Le Bulletin de renseignement technique, paraissant deux fois par mois, tient très exactement et avec le plus grand soin le public au courant de tout ce qui touche à cet enseignement, soit industriel, soit commercial. Les deux premiers volumes du Bulletin parus jusqu’à présent forment une collection des plus intéressantes.
- § à. — MATÉRIEL D’ENSEIGNEMENT.
- Une des grandes difficultés de l’enseignement de la géographie consiste à donner aux élèves une juste idée des mouvements et des accidents du sol; les procédés employés dans ce but se réduisent à trois : les hachures, les courbes de niveau, et les reliefs. Le
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- premier manque de précision; le second est plus exact et plus scientifique, mais les courbes sont encore insuffisamment parlantes; restent les cartes en relief qui sont pour l’étude de géographie comme l’ont reconnu tous ceux qui ont vulgarisé les connaissances de la terre, l’instrument le meilleur. Jusqu’à présent l’industrie n’avait pas réussi à produire des cartes sculptées et parlantes dans les conditions désirables d’exactitude, de solidité et d’économie. On peut dire que le problème a été résolu par les Etablissements hypsométriques fondés en 1886 sous la raison sociale Cabrisy-Blanc et C10. Cette maison exposait dans la Classe 6 quelques échantillons de ses travaux; parmi ces derniers, la carte de France au 1/1,5oo,000e et la carte routière des environs de Paris ont été adoptées par plusieurs écoles supérieures de commerce, et en particulier par celles de Paris.
- Modèles d’enseignement. — La maison J. Digeon et fds aîné, rue du Terrage, 1 5, à Paris, exposait ses modèles pour l’enseignement, bien connus pour leur exactitude scientifique et pour la perfection de leur exécution. Remarqué parmi ces modèles : des plans en relief; des machines nouvelles complètes; des pièces détachées pour l’enseignement de la cinématique, de la mécanique et de la physique (pesanteur, hydraulique, équilibre des gaz, chaleur, électricité); machines agricoles; mines et métallurgie, navigation; filature et tissage; céramique et verrerie; produits chimiques.
- M. D. Latour, fabricant d’instruments de précision, rue des Francs-Bourgeois, n° 23, à Paris, exposait une série d’instruments pour architectes, dessinateurs, monteurs, etc., d’une construction aussi soignée que rationnelle. Nous signalerons parmi les plus importantes de ces pièces des palmées et pieds à coulisses de précision, des calibres à coulisses dits universels et des niveaux à bulle d’air de précision pour le montage et l’ajustage des arbres de transmission et des pièces mécaniques importantes.
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- CHAPITRE IX.
- COLONIES ET PROTECTORATS.
- Colonie de Madagascar. — L’enseignement professionnel commence à se développer à Madagascar, où les administateurs locaux ont compris tout le parti qu’on peut tirer des réelles aptitudes des Malgaches pour le travail manuel. Déjà des écoles professionnelles dites régionales commencent à fonctionner sur différents points de l’île (Maryakandriana, Ankazobé, etc.).
- L’institution la plus importante est l’Ecole professionnelle de Tananarive, sur laquelle nous donnerons quelques détails. Citons encore, comme ayant été représentées à l’Exposition de 1900, les différentes missions religieuses implantées depuis longtemps dans le pays, et qui ont tenté quelques efforts dans le sens du travail manuel : mission catholique de Pères, à Tananarive (travaux de menuiserie et de forge); mission protestante française, à Tananarive (dessins et travaux de couture) ; mission nor-wégienne, à Tananarive et à Antsirabe (travaux de menuiserie et de sculpture sur bois).
- VEcole professionnelle de Tananarive a été fondée en janvier 1897. C’est un établissement d’enseignement officiel, et par suite une école du gouvernement français.
- Son budget, imputé au budget local de la colonie de Madagascar, est, pour Tannée 1900, de i35,ooo francs.
- Comme personnel, elle comprend :
- 1 sous-directeur, 1 économe, 7 contremaîtres chefs d’ateliers (enseignement pratique), 7 professeurs (enseignement théorique), 2 surveillants, 5 ouvriers militaires détachés, 3 gardiens de nuit indigènes.
- Les contremaîtres sont spécialement attachés à l’Ecole; les professeurs, choisis parmi les architectes, ingénieurs ou conducteurs des travaux publics de l’île, y viennent seulement faire des cours.
- Elle compte environ 2 5o élèves partagés en trois promotions, la durée des études étant de trois années. De la première promotion sortant cette année, i5 élèves ont été placés chez des colons français; 10 autres se sont établis à leur compte.
- Le recrutement des élèves se fait par la voie de concours organisés dans les différentes provinces de l’île, où les écoles professionnelles dites régionales fourniront la plus grande partie des candidats.
- A partir de la deuxième année, les élèves sont rétribués : quelques-uns même appartenant à des familles pauvres ou provenant de centres éloignés sont nourris et logés dès la première année. Une subvention de 32,000 francs pour rétributions aux élèves est inscrite au budget de Técole.
- L’enseignement est à la fois théorique et pratique. L’enseignement théorique com-
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 407
- prend des cours de français, de mathématiques élémentaires, de comptabilité, de mécanique appliquée, de physique et de chimie industrielles.
- Ces cours, auxquels il y a lieu d’ajouter le dessin et le modelage, sont faits tous les jours, une heure le matin et une heure le soir.
- Le reste du temps, soit trois heures le matin et trois heures le soir coupées par des récréations, est employé aux travaux des ateliers. Ceux-ci sont au nombre de 9 : i° forge; 20 fonderie-ajustage; 3° menuiserie-ébénisterie; 4° tannerie; 5° corroirie; 6° tissage; 70 poterie; 8° horlogerie-bijouterie; 90 ferblanterie.
- Ces industries sont les plus susceptibles de développement et de débouchés dans Tîle de Madagascar.
- Tous les ateliers sont dirigés par des contremaîtres français, sauf le dernier, à la tête duquel est placé un Malgache, Vincent Rendria, ancien élève de l’Ecole des arts et métiers d’Aix. Les ateliers ont déjà fourni et fournissent régulièrement aux différents services de la colonie, spécialement à Tananarive, tous les objets que les difficultés de transport ne permettraient pas d’amener sur les hauts plateaux, tels que meubles, objets légers mais encombrants, etc. C’est grâce à l’atelier de ferblanterie, par exemple, que la réforme des poids et mesures a pu être opérée rapidement dans TImerina : nos mesures y sont aujourd’hui en usage partout.
- Les travaux des trois derniers ateliers, par suite des difficultés d’expédition de Tananarive à la côte, n’ont pu arriver à l’Exposition en temps utile : il a failli en être de même pour une partie des meubles, dont une caisse est tombée à la mer.
- Organisée et dirigée jusqu’à fin 1898 par M. Jully, architecte, ancien élève de l’Ecole des beaux-arts de Paris, l’École professionnelle de Tananarive est dirigée aujourd’hui par le colonel Roques, directeur des travaux publics; son sous-directeur est M. Nogué, ancien élève de l’Ecole centrale des arts et manufactures.
- Une association de ses anciens élèves est en voie de formation.
- Régence de Tunis. — En 1896, une section d’apprentissage avait été formée au collège Allaoui, à Tunis; un certain nombre d’enfants européens ou indigènes provenant de l’Ecole annexe étaient préparés pour les métiers de menuisiers et de serruriers. Cette section a été transférée en 1898, à l’école de la rue Rab-Souika et est devenue Y Ecole ‘professionnelle.
- Au début, les cours furent divisés en trois sections :
- i° Section pour le travail du bois (menuiserie, ébénisterie, sculpture, découpage, tour); 20 Section pour le travail du fer (ajustage, forge); 3° Section pour la reliure.
- Dès la première année, 3o élèves suivirent assidûment les cours.
- La seconde année, 44 élèves furent admis, et l’établissement fut l’objet de notables agrandissements. Le programme des études resta le même pendant la troisième année scolaire; mais les études de dessin technique furent l’objet de soins plus particuliers. L’atelier d’ajustage fut pourvu d’un tour à métaux à pédale, l’école ne possédant pas de moteur.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Au commencement de Tannée scolaire 1900-1901^11 maître spécial fut chargé des cours suivants : français, arithmétique, géométrie, technologie mécanique. Le nombre des élèves s’accrut aussitôt, et à la fin de 1900, malgré le refus d’admission des étrangers et des israélites, on en comptait 64.
- Budget de l’école : 19,975 francs; subvention de l’Etat : 9,876 francs; le surplus des dépenses est couvert par le produit des ateliers. A l’Exposition de 1900 , le mobilier du pavillon de l’Enseignement public de la section tunisienne était l’œuvre des élèves de l’Ecole professionnelle de Tunis.
- Le succès de l’école de la rue Bab-Souika prouve surabondamment qu’il devient de toute nécessité de fonder, à Tunis, une école d’enseignement professionnel théorique et pratique important, fournissant annuellement à l’industrie locale un contingent d’ouvriers intelligents, et pouvant faire face aux nombreuses demandes des industriels en quête de subordonnés capables et laborieux.
- Les métiers enseignés à l’école : menuiserie, ébénisterie, sculpture, serrurerie, ajustage, mécanique et reliure sont évidemment de ceux qui trouvent le plus souvent leur application; malgré cette judicieuse répartition, beaucoup d’autres ne sont pas dénués d’intérêt; tels sont, par exemple, la sculpture sur pierre, l’appareillage (les ouvriers appareilleurs français ou indigènes manquent totalement en Tunisie), la couverture, la zinguerie et la charpente en bois, qui occuperaient une notable catégorie d’anciens élèves. En adjoignant ces trois corps d’état, toute l'industrie du bâtiment sérail représentée à l’Ecole professionnelle.
- Parmi Télément indigène, la tapisserie, le tissage, la peausserie, la broderie sur cuir sont en Tunisie autant de métiers abandonnés qui n’attendent qu’un encouragement pour revivre et prospérer; les essais tentés à Tunis même ont démontré que les anciennes industries de tapis pourraient redevenir aussi florissantes qu’autrefois.
- La création à Tunis d’une grande école théorique et pratique, dans le genre des écoles pratiques de commerce et d’industrie, serait un facteur puissant pour le développement industriel de la Tunisie.
- Une section d’enseignement commercial a été créée au lycée Carnot; dans ce but on a dédoublé les classes inférieures de l’enseignement moderne, et on a ainsi constitué, à côté des classes modernes et parallèlement à elles, trois classes commerciales de irc, 2e et 3e, avec programme spécial. Les études sont sanctionnées par la délivrance d’un diplôme commercial.
- Le collège Allaoui possède une section de préparation aux écoles nationales d’arts et métiers de France.
- FIN DU PREMIER VOLUME.
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- LISTE
- DES ÉTABLISSEMENTS MENTIONNÉS DANS CE VOLUME
- CLASSÉS PAR DÉPARTEMENTS.
- AISNE.
- Saint-Quentin. — Société industrielle de Saint-Quentin et de l’Aisne.............. s A A 27 A
- ALLIER.
- Montluçon. — Ecole municipale professionnelle
- Salicis..................................... 920
- ARDENNES.
- Sedan. — Ecole municipale de tissage....... 921
- Monthermé. — Ecole manuelle, d’apprentissage....................................... 920
- AUBE.
- Troyes. — Ecole française de bonneterie.. . . 2AA
- AUDE.
- Narbonne. — Ecole pratique de commerce de
- garçons;.................................... 126
- BOUCHES-DU-RHÔNE.
- Marseille. — Ecole pratique d’industrie de
- garçons..................................... 100
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de filles........................ 178
- Ecole supérieure de commerce.......... 1 g5
- Association polytechnique de Marseille. . 277
- Cours de mécaniciens de la Chambre de
- commerce.................................... 3oA
- Cours commerciaux gratuits du soir de la Société pour la défense du commerce de
- Marseille................................ 31A
- Cours professionnels de la Bourse du
- travail..................................... 33A
- Syndicat des employés liquoristes de Marseille................................ 336
- Ai.r. — École nationale d’arts et métiers... . 9A
- CHARENTE.
- Angoulême.— Ecole départementale d’apprentissage ..................................... 222
- CHER.
- Bourges. — Cours de dessin professionnel pour les apprentis et jeunes ouvriers du syndicat patronal de l’ameublement........... 336
- Vierzon. — Ecole nationale professionnelle.. . 5b
- CÔTE-D’OR.
- Dijon. — Cours professionnels de la Bourse
- du travail.................................. 337
- DORDOGNE.
- Pèrigueux. — Cours professionnels du syn-
- dical des ouvriers périgourdins.............. 337
- DOUBS.
- Besançon. — École nationale d’horlogerie. . . A8
- Montbéliard. — Ecole pratique d’industrie de garçons...................................... 101
- DRÔME.
- Romans. — Ecole pratique de commerce et d’industrie de garçons..................... 171
- FINISTÈRE.
- Brest. — Ecole pratique de commerce et d’industrie de garçons......................... 135
- GARD.
- Nîmes. — Ecole pratique de commerce et d’industrie de garçons..................... 161
- GIRONDE.
- Bordeaux. — École supérieure de commerce.. 197 Société philomathique................... 277
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- 410
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Association sténographique française.. .. 331
- Syndicat général de l’ameublement. ... 338
- Chambre syndicale des ouvriers colleurs de papiers peints......................... 33g
- HÉRAULT.
- Montpellier. — École supérieure de commerce.......................................... 217
- Cours professionnels des ouvriers cordonniers................................... 33g
- Béziers. — Ecole pratique de commerce et d’industrie de garçons..................... 131
- Cette. — Ecole pratique de commerce et d’industrie de garçons.......................... i3g
- ILLE-ET-VILAINE.
- Rennes. — Ecole pratique d’industrie de
- garçons.................................. î oO
- INDRE-ET-LOIRE.
- Tours. — Congrégation des Sœurs de charité dominicaines de la Présentation de la Sainte-Vierge............................ 2 A 6
- ISÈRE.
- Grenoble. — Ecole pratique de commerce et
- d’industrie de garçons..................... 14(5
- Association du commerce et de l’industrie . 280
- Voiron. — Ecole nationale professionnelle. . . 55
- Pont-de-Beauvoisin.— École pratique d’industrie de garçons............................... io5
- JURA.
- Morez. — École pratique d’industrie de garçons.......................................... 10 h
- LOIRE.
- Saint-Étienne. — École pratique d’industrie
- de garçons................................ 115
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de filles........................... 188
- École de chimie et de teinture......... 22 h
- Saint-Chamond. — École pratique d’industrie de garçons.................................. 111
- Firminy. — École pratique d’industrie de garçons..................................... g 3
- LOIRE (haute-).
- Saint-Didier-lu-Seauve. — École pratique d’industrie de garçons.......................... 113
- LOIRE-INFÉRIEURE.
- Nantes. — École nationale professionnelle. . . 55
- École pratique de commerce et d’industrie de filles........................... 180
- Association des anciens élèves de l’École
- de la place des Garennes.................. 3o5
- Union compagnonnique du Tour de France.................................. 33g
- Saint-Nazaire. — Société d’instruction populaire...................................... 3o6
- LOT-ET-GARONNE.
- Agen. — Ecole pratique de commerce et d’industrie de garçons........................ 127
- MAINE-ET-LOIRE.
- Angers. — Ecole nationale d’arts et métiers.. 2h
- MANCHE.
- Cherbourg. — Société artistique et industrielle de Cherbourg...................... 3o8
- MARNE.
- Reims. — École pratique de commerce et
- d’industrie de garçons....................... 1C7
- Société industrielle de Reims............. 281
- Châlons-sur-Marne. — École nationale d’arts et métiers....................................... 2 A
- MARNE (haute-).
- Chaumont. — École Vila, professionnelle et
- ménagère................................. 2/17
- MEURTHE-ET-MOSELLE.
- Nancy. — École supérieure de commerce.... 2i5
- École de brasserie.................. 226
- École professionnelle de l’Est..... 2/18
- MORBIHAN.
- Vannes. — Sœurs de la Charité de Saint-Louis................................... 2.51
- NIÈVRE.
- N F. vers. — Cours professionnel de la Rourse
- du travail................................... 3Ao
- NORD.
- Lille. — École nationale d’arts et métiers . . 2 A
- École pratique d’industrie de garçons. . g8
- École supérieure de commerce............... 212
- Institut industriel du Nord de la France. 228
- Armenlières. — École nationale professionnelle............................................ 55
- Fourmies. — École pratique de commerce et
- d’industrie de garçons..................... 1 h 2
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- Ml
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- Maubeuge. — Collège de Maubeuge............ 2 35
- Roubaix. — Institut technique roubaisien. . . 251
- Tourcoing. — École industrielle............ 2 53
- PAS-DE-CALAIS.
- Boulogne-sur-Mer. — Ecole pratique d’indus-
- trie de garçons............................ 88
- École pratique de commerce de garçons. î 2 2 Ecole pratique de commerce et d’industrie de filles........................... 17/1
- PYRÉNÉES-ORIENTALES. Perpignan. — Association polytechnique des
- Pyrénées-Orientales........................... 283
- RHÔNE.
- Lyon. — Ecole supérieure de commerce........ 199
- Ecole de chimie industrielle.............. 2 35
- Ecole La Martinière (garçons)............. 2 36
- Ecole La Martinière (filles)............ 238
- Ecole de commerce et de comptabilité
- pour jeunes filles......................... 254
- Société d’enseignement professionnel du
- Rhône........................................ 2 84
- École Jean de Tournes................. 341
- Cours professionnels de coupenrs-1 ailleurs ..................................... 342
- Chambre syndicale des comptables et teneurs de livres.......................... 342
- SAÔNE-ET-LOIRE.
- Autun. — Ecole professionnelle d’imprimerie. 2 56
- Le Creusot. — École Schneider................. 379
- Cluny. — Ecole nationale pratique d’ouvriers et contremaîtres............................... 37
- SARTHE.
- Le Mans. — École pratique de commerce et
- d’industrie de garçons...................... 155
- SAVOIE (HAUTE-).
- Cluses. — École nationale d’horlogerie...... 43'
- Samoens. — École de dessin de maçons........ 343
- SEINE.
- Paris. — Conservatoire national des arts et
- métiers...................................... 11
- École centrale des arts et manufactures . 18
- Ecole supérieure de commerce............. 202
- Écoles des hautes études commerciales.. 206
- Institut commercial...................... 208
- École d’horlogerie.................... 2 56
- Ecole professionnelle typographique Gutenberg .................................... 957
- École professionnelle de la Compagnie
- des chemins de fer du Nord.................. 269
- Écoles professionnelles Élisa-Lemonnier. 261
- École commerciale de l’avenue Tru-
- daine........................................ a63
- École de travail des apprentis israélites. 2 65
- Association de l’école odontotechnique . . 266
- Institut des Frères des Écoles chrétiennes
- et établissement Saint-Nicolas............... 267
- Union des Frères enseignants.............. 271
- Compagnie des Filles de la Charité de
- Saint-Vincent-de-Paul..................... 271
- Association polytechnique de Paris..... 286
- Association philotechnique de Paris. . . . 287
- Association philomathique de Paris..... 089
- Société d’enseignement moderne pour le développement de l’instruction des adultes. 290
- Union française de la jeunesse.. ...... 291
- Société pour l’instruction élémentaire.. 292
- Société nationale des conférences populaires....................................... 994
- Association Lux........................... 295
- Société des laboratoires Bourbouze..... 309
- Comité d’encouragement des études commerciales en France.......................... 315
- Institut populaire d’enseignement commercial...................................... 316
- Société pour la propagation des langues
- étrangères en France...................... 3(8
- Société commerciale pour l’étude des
- langues étrangères........................ 319
- Cours commerciaux pour adultes hommes.......................................... 390
- Cours commerciaux pour adultes femmes
- et jeunes filles.......................... 392
- Société académique de comptabilité.... 323
- Société amicale d’études commerciales. . 32 5
- Association sténographique unitaire.... 327
- Institut sténographique de France...... 328
- Le Progrès sténographique.............. 33o
- Société française d’enseignement par la
- sténographie.............................. 33o
- Unioii des sténographes................ 331
- Cercle des maçons et tailleurs de
- pierres................................... 344
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des entrepreneurs de maçonnerie. .. 345
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des ouvriers tailleurs et scieurs de
- pierres...................................... 346
- Société des compagnons passants charpentiers du devoir.............................. 3^6
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des entrepreneurs de charpentes.. . . 347
- École professionnelle de menuiserie...... 348
- École professionnelle des ouvriers menuisiers de Paris.............................. 34 9
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- 412
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des entrepreneurs de menuiserie et parquets.................................... 35o
- Cours de dessin de l’Union syndicale des ouvriers menuisiers........................ 3 51
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des entrepreneurs de couverture,
- plomberie, assainissement et hygiène........ 351
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des entrepreneurs de serrurerie et
- constructions en fer........................ 352
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des ouvriers serruriers en bâtiments
- et parties similaires........................... 353
- Ecole professionnelle de peinture et de
- décoration du bâtiment...................... 35A
- Ecole professionnelle ouvrière de l’ameublement..................................... 354
- Patronage des apprentis tapissiers-décorateurs..................................... 355
- Patronage industriel des enfants de l’ébé-
- nislerie.................................... 3 50
- Fédération générale française professionnelle des mécaniciens et chauffeurs des chemins de fer et de l’industrie............... 358
- Cours professionnels de l’Union centrale des chauffeurs, conducteurs, mécaniciens.. 358 Enseignement professionnel de la mécanique orthopédique.............................. 35q
- Ecole professionnelle de dessin et de modelage de Chambre syndicale de la bijouterie,
- joaillerie, orfèvrerie.......................... 36o
- Ecole professionnelle de la bijouterie-
- imitation .................................. 36o
- Cours professionnels de la Chambre syn-
- cale des ouvriers en voitures................... 362
- Cours professionnels de la Chanibre syndicale des ouvriers charrons................ 362
- Société d’instruction professionnelle de
- carrosserie..................................... 363
- Société des compagnons charrons du devoir........................................ 364
- École professionnelle de la Chambre syndicale du papier............................ 364
- Chambre syndicale des graveurs en tous
- genres.......................................... 367
- École de meunerie............................ 367
- École professionnelle de boulangerie. . . 369
- Comité de patronage des apprentis tailleurs ...................................... 370
- Union fraternelle et syndicale des maîtres-tailleurs.............................. 371
- Société pour l’assistance paternelle aux enfants employés dans les industries des
- fleurs et plumes................................ 371
- Chambre syndicale ouvrière des coiffeurs
- de Paris........................................ 373
- Union des comptables......................... 373
- École Duvignau de Lanncau.................... 38o
- École spéciale de travaux publics........ 382
- Enseignement normal du cuir d’art. ... 384
- Ecole d’apprentis fourreurs................. 384
- École d’expertises, d’accords et de répétions de pianos........................... 385
- École de la Compagnie générale de constructions électriques.................... 385
- École pratique de commerce Pigier. . . . 388
- Ecoles Berlitz.............................. 3go
- Charenton. — Association polytechnique de
- Charenton...................................... 296
- Choisy-le-Roi. — Ecole professionnelle Hanley. 376
- Levallois-Perret. — Association polytechnique
- de Levallois-Perret............................ 296
- Ecole professionnelle de jeunes fdles. . . . 386
- Pantin. — Association polytechnique de Pantin. 297
- Saint-Denis. — Maison d’éducation de la Légion d’honneur................................. 68
- Association philotechnique de Saint-Denis. 298
- École d’économie domestique et de cuisine ménagère............................ .887
- Saint-Ouen. — Association philotechniquc de Saint-Ouen.................................... 299
- Vincennes. — Ecole commerciale..................... 891
- SEINE-INFÉRIEURE.
- Rouen. — École pratique d’industrie de garçons..................................... 108
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de fdles.......................... 185
- Ecole supérieure de commerce........... 2 13
- Cercle sténographique rouennais.......... 33s
- Dieppe. — Société l’Émulation dieppoisc.... 311
- Le Havre. — École pratique d’industrie de
- garçons...................................... 9 3
- École pratique de commerce et d’industrie de fdles.......................... 176
- École supérieure de commerce.............. 211
- Société mutuelle de prévoyance des employés de commerce.................... 32.5
- .Elbeuf. — École manufacturière................. 91
- Société industrielle d’Elbeuf............ Sot
- SE1NE-ET-OISE.
- Versailles. — Institution Bertrand............. 377
- Saint-Germain-en-Laye.— Maison d’éducation
- de la Légion d’honneur...................... 68
- Ecouen. — Maison d’éducation de la Légion
- d’honneur................................... 68
- SOMME.
- Amiens.— Société industrielle d’Amiens. 274 et 3o2
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 413
- TARN. YONNE.
- Muzamet. — Ecolo pratique de commerce et d’industrie de garçons 1 58 Suint-Farge au. — La Professionnelle 262
- VAR. ALGÉRIE.
- Toulon. — Cours professionnels de la Bourse du travail 37 Oran. — Association des cours industriels. . . 31 3 Dellys. — Ecole nationale d’apprentissage. . . 5a
- IIAUTE-VIENNE. COLONIES ET PROTECTORATS.
- Limoges. — Ecole pratique de commerce et d'industrie de garçons io3 Cercle d’études commerciales 3 2 (5 Cours professionnels de la Bourse du travail 37^1 Madagascar. — Ecole professionnelle de Tana-narivc fio6 Uégencc de Tunis. — Ecole professionnelle de Tunis ^107
- VOSGES.
- Epinal.— Ecole industrielle des Vosges 2/10
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- TABLE DES MATIÈRES.
- Pages.
- Considérations générales............................................................... 5
- Légende des plans...................................................................... 6
- LIVRE PREMIER.
- FRANCE.
- CHAPITRE l°‘. — Etablissements nationaux.
- Conservatoire national clés arts et métiers............................................ 11
- Ecole centrale des arts et manufactures................................................ 18
- Ecoles nationales d’arts et métiers.................................................... 2 A
- Ecole nationale pratique d’ouvriers et de contremaîtres de Gluny....................... 37
- Ecole nationale d’horlogerie de Cluses............'.................................... A3
- Ecole nationale d’horlogerie de Besançon............................................... A 8
- Ecole nationale d’apprentissage de Dellys.............................................. 52
- Ecoles nationales professionnelles..................................................... 55
- Maisons d’éducation de la Légion d’honneur............................................. 68
- CHAPITRE II. — Etablissements administrés par l’Etat avec participation des départements ou des communes.
- Ecoles pratiques de commerce et d’industrie............................................ 70
- A. iïcoles pratiques d'industrie :
- Ecole pratique d’industrie de Boulogne-sur-Mer......................................... 88
- Ecole pratique d’industrie d’Elbeuf....................................................... 91
- Ecole pratique d’industrie de Firminy.................................................. q3
- Ecole pratique d’industrie du Havre.................................................... 93
- Ecole pratique d’industrie de Lille........................................................ 98
- Ecole pratique d’industrie de Marseille................................................. 100
- Ecole pratique d’industrie de Montbéliard............................................ 101
- Ecole pratique d’industrie de Morez.................................................. 10A
- Ecole pratique d’industrie de Pont-de-Beauvoisin..................................... 1 o5
- Ecole pratique d’industrie de Rennes................................................. . . . 106
- Ecole pratique d’industrie de Rouen.................................................... 108
- Ecole pratique d’industrie de Saint-Chamond............................................... 111
- École pratique d’industrie de Saint-Didier-la-Séauve....................................... n3
- École pratique d’industrie de Saint-Étienne............................................ 115
- B. l'xoles pratiques de commerce :
- École pratique de commerce de Boulogne-sur-Mer............................................ 122
- École pratique de commerce de Narbonne.................................................... 126
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- 416
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE IL (Suite.)
- C. Ecoles pratiques de commerce et d’industrie (a. Garçons).
- École pratique de commerce et d’industrie d’Agen......................................... 127
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Béziers................................. 1 31
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Brest.. . .............................. 135
- École pratique de commerce et d’industrie de Cette.................................... i3p
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Fourmies.................................. 1/12
- École pratique de commerce et d’industrie de Grenoble.................................. 1/16
- École pratique de commerce et d’industrie de Limoges................................. 153
- École pratique de commerce et d’industrie du Mans.................................... 155
- École pratique de commerce et d’industrie de Mazamet................................. 158
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Nîmes...................................... 161
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Reims. .................................... 167
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Romans..................................... 171
- C. Ecoles pratiques de commerce et d’industrie (b. Filles).
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Boulogne-sur-Mer.......................... 17/1
- Ecole pratique de commerce et d’industrie du Havre..................................... 176
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Marseille.................................. 178
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Nantes..................................... 180
- Ecole pratique de commerce et d’industrie de Rouen................................... 1 85
- École pratique de commerce et d’industrie de Saint-Étienne.............................. 188
- CH APITRE III. — Ecoles fonctionnant sous le contrôle de l’État.
- Ecoles supérieures de commerce .......................................................... 191
- Ecole supérieure de commerce de Marseille................................................ ip5
- Ecole supérieure de commerce de Bordeaux................................................. 197
- Ecole supérieure de commerce de Lyon...................................................... 199
- Ecole supérieure de commerce de Paris..................................................... 202
- Ecole des hautes études commerciales..................................................... 206
- Institut commercial de Paris................................................................ 208
- Picole supérieure de commerce du Havre.................................................... 211
- École supérieure de commerce de Lille..................................................... 212
- Ecole supérieure de commerce de Rouen.................................................. 213
- Ecole supérieure de commerce de Nancy.................................................. 215
- Ecole supérieure de commerce de Montpellier............................................... 217
- CHAPITRE IV. — Écoles PUBLIQUES DIVERSES.
- École municipale professionnelle Salicis, à Montluçon.................................... 220
- École manuelle d’apprentissage de Monthermé.............................................. 220
- École municipale de tissage, à Sedan..................................................... 221
- École départementale d’apprentissage, à Angoulême...................................... 222
- École de chimie et de teinture, à Saint-Etienne.......................................... 22/1
- École de brasserie, à Nancy................................................................. 226
- Institut industriel du Nord, à Lille..................................................... 228
- Collège de Maubeuge......................................................................... 235
- École de chimie industrielle, à Lyon..................................................... 2 35
- École la Martinière, à Lyon (garçons).................................,................. . . 2 36
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-
- TABLE DES MATIÈRES.
- A17
- CHAPITRE IV. (Suite.)
- Ecole la Martinière à Lyon (filles).................................................... 2 38
- Ecole industrielle des Vosges, à Epinal................................................ 2A0
- La Professionnelle, à Sainl-Fargeau. . .•.............................................. 2A2
- CHAPITRE V. — Etablissements organisés et administrés par des chambres de commerce, des
- ASSOCIATIONS Oü DES SOCIETES.
- I. Ecoles :
- Ecole professionnelle régionale de la Société industrielle de Saint-Quentin et de l’Aisne.. 9AA
- Ecole française de bonneterie, a Troyes................................................ 2/1A
- Congrégation des Sœurs de charité dominicaines de la Présentation de la Sainte-Vierge,
- à Tours............................................................................. 2 A fi
- Ecole Vila, à Chaumont.............................................................•. . . . 2A7
- Ecole professionnelle de l’Est, à Nancy................................................ 2A8
- Sœurs de la Charité de Saint-Louis, à Vannes........................................... 201
- Institut technique roubaisien.......................................................... 251
- Ecole industrielle de Tourcoing.......................................................... . 253
- Ecole de commerce et de comptabilité pour les jeunes filles, à Lyon.................... 90A
- École professionnelle d’imprimerie, à Autun ........................................... 256
- Ecole d’horlogerie de Paris............................................................ 2 56
- Ecole professionnelle typographique Gutenberg, à Paris................................. 257
- Ecole professionnelle de.la Compagnie des chemins de fer du Nord, à Paris.............. 269
- Écoles professionnelles Elisa-Lemonnier, à Paris. ..................................... 261
- École commerciale de l’avenue Trudaine, à Paris........................................ 263
- Ecole de travail des apprentis israélites, à Paris..................................... 265
- Association de l’école odontotechnique................................................. 266
- Institut des Frères des Ecoles chrétiennes et établissement Saint-Nicolas.............. 267
- Compagnie des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul............................ 271
- Ecole d’apprentissage de la Société industrielle d’Amiens.............................. 27A
- IL Cours professionnels :
- A. Enseignement industriel et commercial.
- Société industrielle de Saint-Quentin et de l’Aisne.................................’. 27A
- Association polytechnique de Marseille..................................................... 277
- Société philomathique de Bordeaux.......................................................... 277
- Association du commerce et de l’industrie de Grenoble.................................. 280
- Société industrielle de Reims.............................................................. 281
- Association polytechnique des Pyrénées-Orientales, à Perpignan......................... 288
- SociéLé d’enseignement professionnel du Rhône, à Lyon.................................. 28A
- Association polytechnique de Paris....................'................................ 286
- Association philotechnique de Paris.............................,. . :................. 287
- Association philomathique de Paris..................................................... 289
- Société d’enseignement moderne pour le développement de l’instruction des adultes. .. . 290
- Union française de la jeunesse......................................................... 291
- Société pour l’instruction élémentaire..................................................... 292
- Société nationale des conférences populaires........................................... 29A
- Gr. I. — Ci.. 6. — T. I. 27
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- 418 EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE V. (S.. ie.)
- Association Lux....................................................................... 295
- Association polytechnique de Charenton................................................ 296
- Association polytechnique de Levallois-Perret......................................... 296
- Association polytechnique de Pantin................................................... 297
- Association philotechnique de Saint-Denis............................................. 298
- Association philotechnique de Saint-Ouen.............................................. 299
- Société' industrielle d’Elbeuf........................................................ 3oi
- Société industrielle d’Amiens. ..................................................... 3o2
- B. Enseignement industriel.
- Cours de mécaniciens de la Chambre de commerce de Marseille........................ 3o4
- Association amicale des anciens élèves de l’école publique de garçons, place des Carennes,
- à Nantes......................................................................... 3o5
- Société d’instruction populaire, h Saint-Nazaire...................................... 3o6
- Société artistique et industrielle de Cherbourg.................................... 3o8
- Société des laboratoires Rourbouze.................................................... 3oq
- Société de l’Emulation dieppoise..................................................... 3n
- Association des cours industriels, à Oran.......................................... 313
- C. Enseignement commercial.
- Cours commerciaux gratuits du soir de la Société pour la défense du commerce de Marseille........................................................................ 314
- Comité d’encouragement des études commerciales en France........................... 315
- Institut populaire d'enseignement commercial....................................... 316
- Société pour la propagation des langues étrangères en France....................... 318
- Société commerciale pour l’étude des langues étrangères............................ 319
- Cours commerciaux pour adultes hommes.............................................. 320
- Cours commerciaux pour adultes femmes et jeunes filles............................. 322
- Société académique de comptabilité pour la propagation de l’enseignement commercial en
- France........................................................................... 32 3
- Société amicale d’études commerciales................................................. 325
- Société mutuelle de prévoyance des employés de commerce du Havre................... 325
- Cercle d’études commerciales de Limoges............................................ 326
- D. Enseignement de la sténographie.
- Association sténographique unitaire................................................... 327
- Institut sténographique de France.................................................. 328
- Le progrès sténographique.......................................................... 33o
- Société française d’enseignement par la sténographie............................... 33o
- Union des sténographes............................................................. 331
- Association sténographique française, à Bordeaux................................... 331
- Cercle sténographique rouennais.................................................... 33a
- CHAPITRE VI. — Institutions d’enseignement organisées par les syndicats, les bourses du travail
- ET LES GROUPEMENTS PROFESSIONNELS.
- Cours professionnels de la Bourse du travail de Marseille.......................... 334
- Syndicat des employés liquoristes de Marseille..................................... 336
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- TABLE DES MATIÈRES.
- 419
- CHAPITRE VI. (Suite.)
- Cours de dessin professionnel pour les apprentis et les jeunes ouvriers du syndicat patronal de rameublement, à Bourges................................................. 336
- Cours professionnels de la Bourse du travail de Dijon...................................... 33y
- Cours professionnels du syndicat des ouvriers périgourdins, à Périgueux.................. 337
- Cours professionnels du syndicat général de l’ameublement, à Bordeaux.................. 338
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des ouvriers colleurs de papiers peints, à
- Bordeaux............................................................................. 33g
- Cours professionnels des ouvriers cordonniers, à Montpellier............................ 33g
- Union compagnonnique du tour de France, à Nantes........................................ 33g
- Cours professionnels de la Bourse du travail de Nevers..................................... 34o
- Ecole Jean de Tournes, à Lyon........................................................... 341
- Cours professionnels de coupeurs-tailleurs, à Lyon...................................... 342
- Chambre syndicale des comptables et teneurs de livres, à Lyon........................... 342
- Ecole de dessin des maçons de Samoens...................................................• 343
- Cercle des maçons et tailleurs de pierre de la Seine.................................... 344
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des entrepreneurs de maçonnerie de la
- ville de Paris et du département de la Seine......................................... 345
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des ouvriers tailleurs et scieurs de pierre
- du département de la Seine........................................................... 346
- Société des compagnons passants charpentiers du devoir.................................. 346
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des entrepreneurs de charpente............. 347
- Ecole professionnelle de menuiserie de Paris............................................ 348
- Ecole professionnelle des ouvriers menuisiers de Paris.................................. 34g
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des entrepreneurs de menuiserie et parquets
- de la ville de Paris et du département de la Seine................................... 35o
- Cours de dessin de l’Union syndicale des ouvriers menuisiers du département de la
- Seine................................................................................... 351
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des entrepreneurs de couverture, plomberie , assainissement et hygiène de Paris et des départements de la Seine et Seine-et-
- Oise................................................................................. 351
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des entrepreneurs de serrurerie et constructions en fer.......................................................................... 352
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des ouvriers serruriers en batiment et
- parties similaires du département de la Seine........................................ 353
- École professionnelle de peinture et de décoration du bâtiment.......................... 354
- Ecole professionnelle ouvrière de l’ameublement............................................ 354
- Patronage des apprentis tapissiers-décorateurs............................................ 355
- Patronage industriel des enfants de l’ébénisterie.......................................... 356
- Fédération générale française professionnelle des mécaniciens et chauffeurs des chemins
- de fer et de l’industrie............................................................. 358
- Cours professionnels de l’Union centrale des chauffeurs, conducteurs et mécaniciens du
- département de la Seine......................................................r....... 358
- Enseignement professionnel de la mécanique orthopédique.................................... 35g
- École professionnelle de dessin et de modelage de la Chambre syndicale de la bijouterie, joaillerie, orfèvrerie et industries qui s’y rattachent........................... 360
- École professionnelle de la bijouterie-imitation et des industries qui s’y rattachent...... 3Go
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des ouvriers charrons du département de
- la Seine................................................................................ 862
- Cours professionnels de la Chambre syndicale des ouvriers en voitures................... 362
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- 420 EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE VI. (Suite.)
- Société d'instruction professionnelle de carrosserie................................... 363
- Société des Compagnons charrons du devoir.............................................. 364
- Ecole professionnelle de la Chambre syndicale du papier et des industries qui le transforment.......................................................................... 36 4
- Chambre syndicale des graveurs en tous genres.......................................... 367
- Ecole de meunerie...................................................................... 367
- Ecole professionnelle de boulangerie de Paris.......................................... 369
- Comité de patronage des apprentis tailleur?............................................ 370
- Union fraternelle et syndicale des maîtres-tailleurs de Paris.......................... 371
- Société pour l’assistance paternelle aux enfants employés dans les industries des Heurs et
- plumes............................................................................... 371
- Chambre syndicale ouvrière des coiffeurs de Paris...................................... 373
- Union des comptables....................................................................... 373
- Cours professionnels de la Bourse du travail de Toulon................................. 374
- Cours professionnels de la Bourse du travail de Limoges................................ 374
- CHAPITRE VU. — Etablissements privés.
- Ecole professionnelle Hanley, à Choisy-le-Roi.............................................. 376
- Institution Bertrand, à Versailles..................................................... 377
- Ecole Schneider, au Creusot................................................................ 379
- Ecole Duvignau de Lanneau, à Paris..................................................... 38o
- Ecole spéciale de travaux publics...................................................... 382
- Enseignement normal du cuir d’art.......................................................... 384
- Ecole d’apprentis fourreurs, à Paris................................................... 384
- Ecole d’expertises, d’accords et de réparations de pianos.............................. 385
- Ecole de la Compagnie générale de constructions électriques............................ 385
- Ecole professionnelle de jeunes biles, à Levallois-Perret.............................. 386
- Ecole d’économie domestique et de cuisine, à Saint-Denis............................... 387
- . Ecole pratique de commerce Pigier........................................................ 388
- Ecoles Berlitz............................................................................. 890
- Ecole commerciale de Vincennes......................................................... 891
- CHAPITRE VIII. — Ouvrages et matériel d’enseignement.
- Enseignement industriel.................................................................... 3g3
- Enseignement commercial................................................................ 398
- Maisons d’éditions......................................................................... 4o2
- Matériel d’enseignement.................................................................... 4o4
- CHAPITRE IX. — Colonies et protectorats.
- Colonie de Madagascar...................................................................... 4o6
- Ecole professionnelle de Tananarive.................................................... 406
- Régence de Tunis........................................................................... 407
- Ecole professionnelle de la rue Bab-Souika, à Tunis........................................ 407
- Imprimkiue nationale. — 7318-01.
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- RAPPORTS DU JURY INTERNATIONAL
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
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- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE DES POSTES ET DES TÉLÉGRAPHES
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900
- À PARIS
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- RAPPORTS
- DU JURY INTERNATIONAL
- Groupe I. — Éducation et enseignement
- SIXIÈME PARTIE. — CLASSE 6 (TOME II)
- PARIS
- IMPRIMERIE NATIONALE
- M CMII
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- DEUXIÈME PARTIE.
- PAYS ÉTRANGERS.
- CHAPITRE PREMIER.
- AUTRICHE.
- En 18 5 o, peu après la création du Ministère de l’instruction publique, il n’existait en Autriche, en fait d’enseignement technique, que les établissements suivants :
- L’Institut polytechnique de Vienne; les instituts provinciaux de Prague et de Graz; l’Académie pratique de commerce de Lemberg; 8 «écoles professionnelles», Realschule (Vienne, Graz, Brünn, Prague, Trieste, Brody, Rakonitz, Reichenberg); h écoles provinciales de dessin (Prague, Olmütz, Lemberg, Graz); enfin l’Ecole de dessin appliqué, à Vienne.
- En 18/11, une « Realschule » était fondée au Joanneum de Graz; de 18/12 à 18/1/1, i’Inslitut polytechnique de Vienne fut doté de nouvelles ressources; en i8/i3 survint la transformation de l’Académie pratique de commerce de Lemberg et la fondation d’une école de dessin appliqué et de travaux d’application à Leitmeritz; en 18/là fut fondée l’«Accademia di commercio e di nautica», à Trieste, tandis qu’à Innsbruck et à Kla-genfurt on projetait de nouvelles «Realschulen», qui toutefois, à la suite des événements de 18/18, ne furent ouvertes que plus tard.
- En 18à8, en même temps que la création d’un Ministère de l’instruction publique, commença pour l’enseignement industriel, sous le ministère du comte Léon Thun,une nouvelle phase de développement.
- Dès que l’agitation provoquée par les événements de cette année fut apaisée, le gouvernement procéda énergiquement à la réforme de l’organisation de l’enseignement industriel public; il s’efforça surtout de répondre au besoin de nouvelles écoles donnant une instruction industrielle moyenne, telle qu’il la faut à la majorité des classes moyennes.
- Le décret impérial du 2 mars 1851 fut le premier acte de l’organisation de l’enseignement professionnel (Real-Unterricht). On se proposait de répondre aux besoins qui se faisaient sentir par une nouvelle organisation de l’école professionnelle. Le très intéressant exposé des môtifs du gouvernement fait ressortir que le genre d’éducation Gn. I. — Cl. 6. — T. II. 1
- IMPRIMERIE NATIONALE.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- que doit donner le Gymnase est assuré par un nombre considérable d’établissements, tandis que la branche d’enseignement qui a pour but de donner aux classes bourgeoises l’éducation dont elles ont le plus besoin accuse beaucoup d’insuffisance ; que les écoles destinées à répandre des connaissances techniques, sans toutefois poursuivre un but scientifique élevé, font défaut, alors quelles seraient à plus d’un titre une nécessité, d’abord comme écoles préparatoires à des instituts techniques d’un degré supérieur, puis par elles-mêmes, au regard du but quelles poursuivent, et qui « consiste à fournir à ceux de leurs élèves qui n’ont pas l’intention de passer ensuite dans des écoles d’un degré supérieur, les connaissances techniques que Ton peut acquérir sans se livrer à des études scientifiques approfondies, et par là à donner aux classes industrielles l’occasion d’acquérir, de la manière la plus convenable, les connaissances qui leur sont nécessaires. ??
- L’exposé fait ressortir encore les conséquences de l’enseignement unilatéral qui était donné jusque-là (état arriéré de l’industrie autrichienne en comparaison avec celle des autres pays); suivent quelques indications qui font prévoir que Ton songe à abandonner le système de prohibition douanière, de manière à permettre à l’industrie autrichienne de soutenir la concurrence avec l’étranger, à condition toutefois que l’industrie se trouvât placée dans des conditions aussi favorables qu’à l’étranger.
- Pour cela, il fallait avant tout réglementer dans ce sens l’ensemble de l’enseignement technique; mais pour résoudre cette question d’une façon radicale, il fallait commencer l’édifice par la base et lui donner des fondations solides et étendues.
- Les nouvelles «Realschulen?? que Ton créait en conséquence étaient organisées d’après le plan suivant :
- Pour l’enseignement industriel élémentaire, en tant qu’il peut être donné à l’école, il y avait l’école inférieure avec deux années d’études ; mais pour ceux d’entre les élèves qui aspiraient à une éducation plus développée dans le sens technique, ou qui avaient l’intention d’entrer dans une « Realschule ?? supérieure, on ajouta une troisième année. Les « Realschulen ?? supérieures devaient être une préparation à la haute éducation technique. A côté des «Realschulen?? inférieures et supérieures(1) on projetait encore la création de «Cours ouvriers du dimanche??® et d’écoles spéciales proprement dites, qui devaient se rattacher particulièrement aux «Realschulen??. Enfin tous les instituts techniques furent dotés de cours préparatoires, et l’Institut polytechnique de la capitale devait être encore développé.
- On fonda rapidement les nouvelles «Realschulen??, écoles moyennes pour l’industrie en même temps que préparatoires à l’enseignement technique supérieur, mais la deuxième partie de la réforme, la création d’écoles de perfectionnement, ne s’effectua que lentement.
- W C’étaient ou bien des écoles professionnelles non indépendantes ( unselbstandige Realschulen), écoles à deux classes rattachées à une école principale, ou bien des écoles professionnelles indépen-
- dantes (selbslandige Realschulen) à trois classes.
- Les dimanches et dans la semaine, pour les aides et apprentis, afin qu’ils puissent compléter leurs éludes sans interrompre leurs occupations.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 3
- Par contre, des écoles spéciales de ce même genre furent fondées, sur l’initiative de communes, de corporations ou d’autres éléments locaux(1) 2.
- La seule école industrielle importante fondée par l’Etat fut l’Ecole impériale de dessin appliqué ( 1848), qui, originairement rattachée à l’Institut polytechnique, fut, en i865, déclarée indépendante et, en 1870, transformée en une école pour les industries du bâtiment et des machines.
- La « Realschule » remplit la double tâche qui lui était assignée d’une manière relativement satisfaisante, jusqu’à ce que vers 1865 une modification totale du système des wRealschulen» eut lieu, modification qui devait exercer une influence prépondérante sur le développement de l’enseignement industriel.
- A cette époque prit naissance dans les milieux pédagogiques la conviction qu’il était indispensable d’augmenter le bagage humanitaire de la « Realschule » et de rapprocher son organisation de celle du Gymnase. D’un côté, on faisait ressortir que l’action de la « Realschule r> était paralysée à plus d’un titre par la double tâche qui lui était attribuée^, que dans aucun de ces deux sens elle ne pouvait répondre complètement^ à ce qu’on attendait d’elle, et que le fait de poursuivre deux buts différents, comme aussi la réunion d’élèves de diverses origines qui en résultait, entraînait maints inconvénients; d’autre part la tendance à faire des instituts polytechniques des écoles supérieures et à détacher cl’eux tout ce qui ne leur était pas rattaché d’une manière organique se faisait jour de plus en plus, ce qui ne pouvait manquer d’exercer une certaine influence sur l’organisation des «Realschulen55.
- Les deux courants eurent pour résultat de faire aboutir l’œuvre de réforme, qui plaçait la « Realschule » dans la même situation par rapport à l’Ecole technique supérieure que le Gymnase par rapport à l’Université, mais en même temps lui faisait malheureusement perdre son caractère d’école industrielle.
- Dès l’année scolaire 1867-1868 certaines matières techniques (constructions, machines, règlements des douanes et des monopoles) disparurent du plan d’études de la « Realschule ».
- Par décret impérial du 8 août 1868, la « Realschule » revêtait sa forme nouvelle ; on lui assignait les buts suivants :
- i° Donner une éducation générale en s’attachant particulièrement aux sciences mathématiques et naturelles et aux langues modernes.
- a0 Etre une préparation aux écoles techniques supérieures (Instituts polytechniques, Académie des eaux et forêts, Académie des mines, etc.)
- (1) En l’année i85a , une école de lissage fut fondée à lleichenberg; en i85o, une autre à Brünn; en i856, une école de dessin et de modelage «pour relever l’industrie du verre»; en i8(>5, à Sleins-cliônau, une école privée des industries du bâtiment.
- (2) Remarquons qu’en 1851 cette double làcbe
- était considérée précisément comme un avantage de l’organisation de la «Realschule».
- (3) La troisième année en particulier ne satisfaisait pas les partisans d’une éducation technique spéciale, tandis que, cl’autre part, la préparation générale nécessaire pour les écoles supérieures ne pouvait être atteinte à un degré suffisant.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- C’est dans ce sens que la réforme de la « Realscliule » s’est effectivement accomplie.
- Le développement des écoles secondaires, qui dépassaient de beaucoup les besoins, le fait que la population méconnut le rôle véritable et le but de ces établissements et fut induite en erreur dans le choix des carrières, eurent pour conséquence une surproduction d’individus instruits, mais ne trouvant pas d’emplois à leur convenance, tandis que s’arrêtait par contre la formation de sujets bien préparés pour la pratique industrielle.
- Le nombre des déclassés devenait une calamité pour l’Etat, et il fallait chercher un remède dans la création de nouveaux établissements d’instruction pour l’industrie.
- L’action de l’Etat en ce sens demeura interrompue jusqu’en 187b, comme nous le verrons plus loin; mais, par contre, grâce à des initiatives locales, une série d’écoles techniques spéciales furent édifiées. On ne peut guère signaler comme création de l’Etat que celle de l’Ecole d’art industriel de Vienne.
- La création du Musée impérial et royal autrichien d’art et d’industrie à Vienne avait été décidée en 18G3, dans le but de relever et d’épurer le goût du public par l’enseignement direct résultant d’une exposition permanente de collections bien choisies. Mais son influence sur la production industrielle demeura limitée parce qu’on manquait d’hommes ayant reçu une éducation artistique et pouvant en même temps mettre en valeur dans la pratique les idées qui pouvaient s’éveiller en eux.
- C’est ce vide qu’était destinée à remplir l’Ecole d’art industriel adjointe au Musée en 18G8; elle eut pour mission de fournir aux industries d’art des hommes ayant reçu une éducation artistique dans l’art de la construction appliqué à la décoration des édifices, la sculpture, le dessin et la peinture.
- On adjoignit à l’Ecole d’art industriel, en 1873, un cours pour former des maîtres et des maîtresses de dessin dans les écoles de toutes catégories, et en 187G un Laboratoire chimique-technique.
- En 187G, l’Ecole d’art industriel subit une réforme profonde qui sépara exactement d’un côté les cours préparatoires (Vorbereilungsscliule) de l’enseignement technique proprement dit (Fachschule), et d’autre part renseignement destiné aux personnes se destinant à l’art industriel de celui destiné aux candidats aux chaires de professeurs.
- Plus tard encore l’établissement fut doté d’un atelier de ciselage et des arts qui s’y rattachent, d’ateliers de découpage du bois, de décoration sur porcelaine, d’émail-lerie, de dessin pour modèles de dentelles et de gravure sur bois.
- Une cause grave avait jusqu’à cette époque paralysé le développement de l’enseignement industriel : cette cause était le manque d’unité dans la direction supérieure. Le Ministère de l’instruction publique avait vu, en effet, dans le Ministère du commerce nouvellement créé, un rival dans l’intérêt porté à renseignement industriel : c’était là un second centre qui, s’appuyant sur ses statuts, s’attribuait quelque compétence dans ces questions. Des difficultés financières empêchaient entre les deux administrations une collaboration reposant sur une parfaite unité de vues, et les entraînaient à exercer deux
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 5
- actions parallèles. Toutefois cette rivalité même eut, par la suite, d’heureux résultats, les deux ministères ayant lutté littéralement à qui fonderait le plus d’établissements d’éducation industrielle; cette lutte a sans aucun doute beaucoup contribué au résultat final, l’organisation actuelle du système d’écoles industrielles pris dans son ensemble, dont l’Autriche a le droit d’être fière.
- En 1872, le Parlement mit à la disposition de chacune des deux administrations un crédit de 80,000 florins(1), en faisant remarquer que la représentation nationale voulait reconnaître à un égal degré le droit des deux Ministères à s’intéresser aux écoles industrielles.
- Pour éviter des conflits, on procéda d’abord à une répartition des écoles industrielles entre les deux Ministères, et on institua une commission ministérielle permanente (1872), qui comprenait des membres appartenant aux deux centres de direction.
- D’après cette répartition, relevaient désormais du Ministère du Commerce :
- i° Les écoles d’un caractère technique marqué, qui s’appuyaient sur une industrie domestique ou une industrie de fabrique et ne comprenaient pas dans leur programme d’enseignement, ou du moins ne comprenaient que dans une mesure très restreinte des matières relatives à une éducation générale ou industrielle ;
- 20 Les écoles de tissage, en tant quelles ne formaient pas une section d’une école industrielle générale.
- Par contre, rentraient dans le ressort du Ministère de l’instruction publique :
- i° Les écoles qui comprenaient dans leur plan d’enseignement des matières tendant à donner une éducation générale ; ,
- 20 Les écoles qui étaient en partie destinées à combler les lacunes de l’enseignement primaire (écoles industrielles d’apprentis et cours d’apprentis rattachés à des écoles primaires) ;
- 3° Les écoles qui devaient être considérées proprement comme des écoles industrielles secondaires, lesquelles étaient divisées en plusieurs sections spéciales.
- Pendant les dix années qui s’écoulèrent de 1870 à 1880, le Ministre du commerce déploya une activité considérable.
- Pendant que le Ministère de l’instruction publique s’efforcait de perfectionner les écoles de premier et de second degré, il s’intéressait aux écoles spéciales. A la fin de 1880, plus de quatre-vingts écoles devaient leur existence à son initiative ou à son appui.
- De son côté, le Ministère de l’instruction publique avait, en 1870, transformé l’Ecole impériale et royale de dessin appliqué de Vienne en une école pour les industries du bâtiment et des machines et créé ainsi aux frais de l’Etat la première école intermé-
- (1) Valeur du florin d’Autriche : 2 fr. 5o.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- diaire industrielle; il subventionnait les autres écoles industrielles et les écoles de perfectionnement. Mais l’insuffisance de ce système se révéla bientôt; aussi décida-t-on la création, par l’Etat, de nouvelles écoles industrielles, et on vit s’ouvrir successivement les écoles de Brünn, de Czernowitz et de Bielitz.
- En 1875, à la suite du rapport de M. le conseiller Armand de Dumreicher, un pas important fut fait dans la voie de la création des écoles industrielles de l’Etat (Staats-gewerbeschulen), dont l’Autriche possédait déjà une dizaine à cette époque.
- Les écoles industrielles de l’Etat furent organisées d’après un système très précis. Elles furent divisées en deux branches différant essentiellement l’une de l’autre, aussi bien au point de vue des connaissances qu’y apportent les élèves que de la profession à laquelle ils se destinent et au mode d’enseignement.
- Le degré inférieur — l’école des contremaîtres — avait pour objet de donner le plus rapidement possible aux ouvriers des industries du batiment, des industries métallurgiques et chimiques, le complément d’éducation technique qui leur permet de devenir chefs d’atelier, contremaîtres, chefs de chantiers, dessinateurs, etc., et d’ouvrir ainsi à leur activité un champ plus vaste et plus étendu.
- Pour être admis dans cette section, il fallait avoir passé par l’école primaire et — si la situation locale le permettait — avoir une certaine pratique d’une industrie ou d’un métier spécial.
- Pour certains groupes d’industries, l’école de contremaîtres eut plusieurs sections (section du bâtiment, section de mécanique, section chimique^); l’enseignement comprenait 2 cours d’une année chacun (A semestres) sauf dans la section du bâtiment, dont les cours n’avaient lieu qu’en hiver, car en été les élèves devaient exercer leur profession.
- L’école industrielle secondaire supérieure (hôhere Gevverbeschule) était organisée d’une manière essentiellement différente. Cette différence ne portait pas seulement sur la manière dont se recrutaient les élèves et le but de l’enseignement, mais aussi sur la méthode elle-même. L’école industrielle secondaire supérieure devait être la continuation de l’école secondaire inférieure^ (Untermittelscliule); elle consistait en 3 classes d’un an chacune(3'); elle avait pour but de ne pas perdre de vue l’application pratique et de mettre ainsi à la portée des jeunes gens qui se destinaient à une exploitation industrielle étendue ou importante dans les industries du bâtiment, de la mécanique technique ou de la chimie industrielle, les connaissances dans les sciences et les arts techniques et l’habileté nécessaires pour faire d’eux des maîtres-architectes, entrepreneurs, des directeurs d’ateliers métallurgiques et mécaniques, de petites fabriques de machines et d’usines à gaz, des propriétaires d’établissements industriels à exploitation
- M Plus tard, quand on perfectionna ces écoles, il y eul dans quelques écoles industrielles de l’Etat une section d’art industriel, une section commerciale, et même, dans une école, une section électro-tcclmique.
- W Les conditions d’admission sont actuellement : avoir suivi 3 classes de Gymnase'ou de «Realschule» (dans un certain cas, A classes de ces écoles), ou avoir passé par l’école primaire supérieure (Bürgerschule). Actuellement : A classes d’un an.
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- mécanique, des maîtres-machinistes dans les chemins de fer et les usines, chefs de travaux dans les brasseries et les distilleries, etc.; en même temps elle devait donner le degré d’éducation générale dont les industriels de cet ordre pouvaient avoir besoin pour mettre en valeur leurs connaissances spéciales.
- L’école industrielle secondaire supérieure, elle aussi, se divisait en plusieurs sections (section du bâtiment, section de mécanique technique et section de chimie industrielle).
- Suivant que le besoin s’en faisait sentir dans le rayon d’action des diverses écoles industrielles de l’Etat, on les dotait d’une ou de toutes tles sections de l’école industrielle secondaire supérieure ou de l’école de contremaîtres(1).
- A côté de ces deux catégories d’établissements destinés à donner une éducation spéciale moyenne — écoles industrielles secondaires supérieures et écoles de contremaîtres — on adjoignit encore à chaque école industrielle de l’Etat une école industrielle d’apprentis, destinée à servir de modèle à des établissements indépendants qu’on devait élever plus tard(2).
- On comprend donc sous le nom d’«écoles industrielles de l’État» un groupe d’écoles techniques spéciales, diversement organisées, mais réunies dans les mêmes locaux, ayant une direction unique, et dont les diverses sections poursuivent suivant les besoins locaux des buts divers. L’école industrielle de l’Etat est donc une conception administrative et non didactique.
- Parallèlement à ces créations, le Ministère de l’instruction publique, qui décidément avait pris le pas sur son concurrent du commerce, prit d’autres mesures en vue de doter ses établissements de collections complètes, de subventionner les écoles d’apprentis et d’en créer de nouvelles, de continuer la réforme de l’enseignement du dessin, commencée dès 1870, si bien qu’en 1880 les institutions autrichiennes avaient atteint et dépassé à certains égards celles de l’étranger.
- C’est à cette période d’essor général que remonte la fondation d’un institut qui devait être appelé «à être, au point de vue technique, le cœur de la vie industrielle, comme le musée autrichien Tétait au point de vue artistique : le Musée industriel technologique impérial royal de Vienne.
- Le besoin d’étudier le côté technique de l’industrie avait conduit, dès 1806 et 1815, à la fondation des instituts techniques de Prague et Vienne. Détournés de leur première destination en devenant des écoles techniques supérieures, ces établissements ne pouvaient plus continuer à exercer sur les métiers et sur les petites industries la même influence qu’autrefois.
- Le vide qui résulta de ce chef devint de jour en jour plus sensible, bien que les
- O Des 16 écoles industrielles de l’État qui existent aujourd’hui, 8 ont des écoles industrielles secondaires supérieures et différentes sections d’écoles de contremaîtres, les autres n’ont que des écoles de contremaîtres.
- (2) Gomme perfectionnement ultérieur, les écoles industrielles do l’État furent dotées de tonte une
- série d’autres sections d’enseignement : une salle publique de dessin, des cours spéciaux pour maîtres et apprentis, pour chauffeurs, survéillaills de machines, des écoles spéciales pour la broderie, la dentelle, des écoles commerciales d’apprentis, dçs çqjirs de construction de navires, etc.
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- écoles industrielles secondaires, qui avaient été créées en partie dans le but de remplacer les anciens instituts techniques, vinssent en effet constituer une compensation dans certains domaines; néanmoins, il mancpiait un établissement central qui, par ses recherches et son enseignement, vînt répondre au besoin dont il a déjà été parlé. Le Musée technologique de Vienne créé dans ce but fut inauguré en 1879. C’est par des collections d’un choix heureux, par de nombreuses conférences sur des sujets technologiques, par l’exposition de machines et par des essais faits avec elles, par des expertises, des conseils, des publications, c’est en entretenant des relations avec d’autres établissements d’enseignement industriel et d’autres centres de l’Autriche et de l’étranger, c’est encore parla création de cours (sur le tressage des paniers et la culture de l’osier, sur le découpage et le tournage du bois en tant qu’industrie domestique, sur l’ébénis-terie et la charpente) que le jeune établissement chercha à atteindre le but qu’il s’était fixé ; au bout de très peu de temps, son succès était assuré.
- Il faut surtout faire remarquer que la culture et le tressage de l’osier, industrie des plus importantes en Autriche, se ressentirent très heureusement de cette influence, et que c’est grâce au Musée technologique que ces deux métiers se sont développés dans toutes les provinces de l’Empire.
- Plus tard, on adjoignit encore à cette section une école supérieure et une école inférieure d’ébénisterie, un cours spécial et un laboratoire d’expériences pour l’industrie du papier.
- En 1881, la 2e section du Musée (teinturerie, imprimerie, blanchissage, apprêtage) put être inaugurée. On attacha la plus grande importance au laboratoire, où Ton vit affluer les demandes d’épreuves, tandis que les cours qui y étaient annexés étaient suivis par de nombreux auditeurs. Actuellement, ces cours comprennent : l’école spéciale inférieure pour teinturerie, destinée à former des préparateurs, des chefs d’atelier et des maîtres-teinturiers ; l’école spéciale supérieure des industries chimiques, qui s’adresse aux élèves sortant des écoles secondaires (Mittelschüler) et leur enseigne la chimie générale et la technologie chimique; enfin, la conférence (Seminar) de chimie tinctoriale pour former des teinturiers-chimistes, fréquentée par des élèves ayant suivi les cours d’une école supérieure.
- En 188A furent ouvertes les 3e et A0 sections, pour les industries métallurgiques et électro-techniques.
- Le premier de ces groupe possède une école à deux degrés pour les serruriers-constructeurs et serruriers-machinistes, qui poursuit un but analogue à celui de l’Ecole spéciale d’ébénisterie ; puis un cours spécial pour chauffeurs et machinistes. La section électrotechnique, qui prend une importance de plus en plus grande, se divise aussi en école spéciale supérieure et en école inférieure.
- En dehors de cette division en quatre sections au point de vue de l’enseignement, il y a encore des cours spéciaux pour de nombreux groupes d’industries; enfin sont rattachés au Musée des bancs d’épreuve pour l’essai des matériaux de construction et des machines pour Télectro-technique.
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- Les établissements d’enseignement rattachés au Musée comptent ensemble plus de 1,000 élèves.
- En 1881 commença une ère nouvelle en Autriche à la suite de la création d’une Direction supérieure d’enseignement industriel, relevant du Ministère de l’instruction publique. Par décret impérial du 3o juillet 1881, il était ordonné que tous les crédits consacrés à l’enseignement industriel fussent réunis au budget du Ministère de l’instruction publique et administrés par ce Ministère, avec la collaboration du Ministère du commerce.
- Par cette résolution, qui mettait fin aune série ininterrompue de transformations incessantes et devait être la base de l’organisation future, la concentration de toutes les écoles industrielles dans le ressort du Ministère de l’instruction publique devint un fait accompli.
- Le mode de collaboration des deux Ministères intéressés fut fixé : dans la discussion des mesures que le Gouvernement doit prendre au sujet de la fondation et de la réglementation des établissements d’éducation industrielle, le Ministère du commerce peut exercer son influence, tandis que l’exécution administrative des résolutions regarde le Ministère de l’instruction publique. Les deux Ministères ont Voix consultative, mais l’exécution incombe au Ministère de l’instruction publique.
- Ce mode d’organisation exigeait toutefois la création d’un organe technique délibératif commun; on le trouva dans la Commission centrale de l’enseignement industriel. Les membres de cette Commission, qui appartiennent à des milieux industriels et commerciaux, sont nommés par le Ministère de l’instruction publique, d’accord avec le Ministère du commerce. En outre, le Ministère du commerce peut encore envoyer à la Commission un délégué spécial qui a le droit de, faire inscrire au procès-verbal sa protestation contre telles décisions de la majorité qui lui paraîtraient dangereuses ; cette protestation a pour effet d’ajourner l’exécution administrative des mesures en question (1b
- En dehors de cette collaboration des deux départements, le Ministère du commerce est autorisé, même dans le service intérieur, à exercer son influence sur le développement de l’enseignement industriel. De plus, les inspecteurs des établissements industriels sont nommés à la suite d’un accord entre les deux Ministères; enfin, le Ministre du commerce a encore le droit de se rendre compte directement de la situation de ces établissements', en envoyant un commissaire ministériel spécial dans les écoles industrielles, laboratoires, etc.
- Avec une ardeur nouvelle, le Ministère de l’instruction publique se mita l’œuvre. Il commença par constituer la Commission centrale de l’enseignement industriel, à qui, d’après les statuts, revient la discussion des mesures suivantes :
- i° Projets de loi sur l’enseignement industriel et inspection de cet enseignement;
- a" Fondation et réglementation (réformes dans l’organisation, réunions, dépiace-
- 0) La Commission centrale est présidée par un chef de division du Ministère de l’instruction publique.
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- mcnts, suppressions) des établissements d’instruction industrielle,à savoir: écoles industrielles de l’Etat et établissements assimilés, écoles de dessin et de modelage, écoles techniques spéciales, laboratoires d’épreuves et écoles d’apprentis;
- 3° Expositions organisées par les établissements d’enseignement industriel.
- Dans toutes les affaires d’enseignement et d’économie industrielle, en tant quelles ont traita l’instruction, l’initiative revient à la Commission centrale.
- La Commission centrale détermina tout d’abord certains principes fondamentaux qui devaient, suivant elle, présider à la création des écoles industrielles : «éviter, dans cet enseignement, la surproduction; procéder à des créations nouvelles là seulement où le succès est assuré; ajourner la création d’écoles dans le but de fonder une industrie nouvelle jusqu’au moment où toutes les branches d’industrie de la monarchie auront à leur disposition des écoles techniques pour les industries existantes. Les industries domestiques susceptibles de se développer doivent être soutenues avec la prudence qui s’impose, mais aussi avec toute l’énergie possible.
- Dans les projets de fondation d’écoles industrielles qui peuvent surgir de toutes parts, on ne devra jamais perdre de vue l’intérêt de l’industrie en général : on ne devra procéder à une création que là où une vie industrielle existe déjà, où cette vio a une telle importance, où sont réunies d’une façon si évidente toutes les conditions nécessaires à son développement que le besoin d’un enseignement dans une direction spéciale se fait sentir jusqu’à l’évidence. »
- Citons encore, parmi les mesures prises dans ce même ordre d’idées par l’administration de l’instruction publique :
- La réglementation de l’inspection de l’enseignement industriel organisé non d’après des divisions géographiques, mais par branches spéciales ; il y eut 5 inspecteurs pour le côté technique, 3 pour le côté artistique, î pour les questions pédagogiques et didactiques ;
- Pour détourner des écoles secondaires (Mittelschulen) l’affluence beaucoup trop considérable des élèves qui s’y pressaient, toutes les autorités politiques provinciales furent avisées d’avoir à appeler l’attention de la population sur l’existence, le but et les fins des écoles industrielles.
- Pour former des maîtres, on alloua un crédit ordinaire (alors de 2,000 florins) à des professeurs d’écoles industrielles, qui devaient accomplir des voyages d’étucles(|). En outre, dans des cours spéciaux, on prépara les maîtres des écoles primaires et des écoles primaires supérieures (Volksund Bürgerschulen) à devenir des maîtres à’écoles industrielles d’apprentis, ces dernières ayant, en effet, besoin d’être particulièrement encouragées.
- Au commencement de Tannée 18 8 3 eut lieu une très importante réforme des écoles industrielles d’apprentis. L’existence de celles de ces écoles qui étaient déjà ouvertes fut assurée par des subventions de l’Etat; un programme général de réformes et un plan
- (*) Le crédit pour 1899'a été de 11,000 florins.
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- (Tétudes furent rédigés pour elles, et on érigea en principe que l’Etat devait se charger, en général, d’un tiers des frais d’entretien des écoles d’apprentis, à la condition, toutefois :
- i° Que le reste des sommes nécessaires soit assuré par les contributions locales;
- 2° Que les locaux se prêtent à l’enseignement;
- 3° Que le plan d’études soit conforme aux principes admis;
- /i° Que l’enseignement soit confié à des maîtres autorisés.
- Les écoles d’apprentis furent divisées en écoles industrielles générales (Ailgemoinc gewerbliclie) pour toutes les industries, et en écoles spéciales (Facldiche Fortbilclung-schulen), pour certaines industries ou pour les groupes de la même famille. Le cinquième ou le sixième de la subvention doit être consacré aux objets nécessaires à l’enseignement. Pour l’inspection technique de ces écoles de l’État, on devait recruter parmi les directeurs ou les professeurs d’écoles industrielles, ou encore parmi ceux des écoles générales d’apprentis ou des écoles techniques spéciales (AUgemcine Handwerker und Fachschulen), des commissaires du gouvernement.
- Tout d’abord, l’obligation pour les jeunes gens d’assister aux cours ne fut pas imposée (1).
- Ces mesures préludèrent à un développement relativement rapide, bien qu’à vrai dire parfois irrégulier, des écoles industrielles d’apprentis.
- A la même époque, les écoles industrielles spéciales (gewerbliche Fachschulen) subirent, elles aussi, des modifications importantes. Elles avaient pour la plupart le caractère d’ateliers modèles; elles durent, dès lors, devenir véritablement des écoles d’éducation technique spéciale. Il leur manquait préciséinent ce qui distingue en propre l’école de l’atelier, la possibilité de s’assimiler d’une manière vraiment méthodique les éléments intellectuels de la profession.
- L’exécution des mesures que nous venons de mentionner avait donné une base solide à l’enseignement industriel. La confirmation donnée aux institutions déjà existantes et de nombreuses mesures de détail facilitèrent la mise en pratique des principes généraux et uniformes qui avaient été admis; on poursuivit avec une logique inexorable le but que l’on s’était fixé. L’événement montra bientôt le succès; le sens delà mission et des fins des écoles industrielles, qui était encore très imparfait dix ans auparavant, se fit jour de plus en plus, de telle sorte que Ton put penser que le moment était venu de doter le système d’enseignement industriel du dernier organe qui lui manquait encore, Técole ouvrière.
- Les établissements d’instruction mis jusque-là à la portée du public permettaient en effet simplement de continuer et de perfectionner une éducation industrielle; mais il n’y
- La loi du 2 3 février 1897, qui modifie et complète le règlement industriel, impose désormais l’obligation d’assister aux cours à tout élève n’ayant pas suivi complètement et avec succès les cours d’une école
- d’apprentis ou des cours assimilés, sous peine de prolongation, allant jusqu’à une année, de la durée de l’enseignement.
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- avait pas d’établissement spécial pour préparer à l’industrie. C’est cette lacune que devait combler l’école ouvrière.
- Sa mission consista à être une préparation générale à un métier indéterminé; elle était spécialement destinée aux petites localités dans lesquelles aucun caractère industriel marqué ne justifierait la fondation d’une école technique pour une branche industrielle spéciale ou la fondation d’une école industrielle de l’Etat; l’école ouvrière devait, avant tout, permettre au futur petit industriel d’acquérir une éducation préparatoire formant un tout; elle a en vue, par conséquent, le nombre considérable de gens de métier qui, de gré ou de force, entrent dans la pratique de leur profession aussitôt que possible, mais qui encore, dans les quelques années qu’ils sont obligés de consacrer à leur instruction, aspirent à des connaissances plus complètes que celles que pourraient leur fournir l’école primaire ou les premières années cl’une Realschule.
- L’école ouvrière supplée donc complètement à l’ancienne Realschule, abandonnée en 1867; on peut y entrer à 12 ans révolus; la durée des études comprend deux cours d’un an, mais on ajoute à la plupart d’entre elles une troisième année.
- Au point de vue du choix des matières à enseigner, on dut par conséquent s’assurer quelles étaient aptes à donner les connaissances qui sont la base de tous les métiers, à en faciliter la pratique en augmentant les capacités ; on dut aussi veiller à ce que, tout en évitant de se charger d’un bagage inutile, elles revêtissent un caractère industriel marqué; enfin, quelles répondissent bien aux aspirations communes de tous les élèves.
- A côté de matières tendant à donner une éducation générale, le plan d’études, en dehors des branches du dessin, comprit des branches industrielles et commerciales, et, afin d’habituer de bonne heure la jeunesse à des occupations professionnelles, un enseignement d’atelier dans les industries du bois et des métaux.
- Aux écoles ouvrières générales, on adjoignit encore des cours publics de dessin et des écoles industrielles d’apprentis.
- Les frais de cette catégorie d’établissements, de même que ceux des écoles d’apprentis, sont supportés pour un tiers par l’Etat, pendant que les deux autres tiers sont, sauf exception, à la charge des diverses localités.
- La fondation des écoles ouvrières était la clef de voûte du système des écoles industrielles. Désormais, l’administration devait se borner, dans ce domaine, à affermir ce qui existait déjà et à combler les quelques lacunes que l’on pouvait constater. Tout d’abord, on fit, dans diverses écoles, de nombreuses innovations; on ajouta des sections; on modifia les plans d’études et les statuts suivant les indications fournies par l’expérience; on étendit, conformément aux besoins de jour en jour plus impérieux qui se faisaient sentir, les mesures prises au sujet du matériel d’enseignement, de la formation des professeurs, etc.; on chercha, dans la mesure du possible, à maintenir au niveau quelles avaient atteint les écoles florissantes, à soutenir et à appuyer les jeunes écoles qui débutaient ou celles qui avaient à lutter contre des obstacles.
- En second lieu, les efforts de l’administration tendirent à créer peu à peu, dans les
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- différentes parties de la monarchie qui n’étaient pas ou n’étaient qu’insuffisamment dotées d’établissements d’instruction industrielle, les écoles dont elles avaient besoin. Parmi ces fondations nouvelles, qui s’étendirent aux trois catégories d’écoles industrielles , signalons parmi les plus importantes l’Ecole d’art industriel de Prague, dont l’organisation est analogue à celle de l’École d’art industriel de Vienne et dont le rôle consiste à former des artistes pour les industries d’art et des maîtres pour l’enseignement artistique industriel. Cet établissement comporte une école générale, des écoles techniques et des écoles spéciales pour diverses branches des cours de peinture, de dessin et de broderie d’art pour dames, des cours d’art industriel du soir et du dimanche.
- Le premier établissement créé pour favoriser la photographie et les autres procédés de reproduction qui avaient pris une importance extraordinaire, pour l’art, la science et l’industrie, fut l’École-laboratoire des arts graphiques, à Vienne.
- Dès le commencement de 1889, on entreprit dans cet établissement l’enseignement de toutes les branches de la photographie, comme aussi des procédés d’impression qui s’y rattachent, ces derniers au moyen de presses à main. En 1896, eu égard aux exigences de l’art industriel graphique moderne, on introduisait les presses mécaniques pour la phototypie, puis pour l’impression lithographique et typographique; plus tard, on ajouta à l’établissement une section d’imprimerie (1897).
- L’École-laboratoire des arts graphiques, dont l’organisation a été imitée à l’étranger, a été la première école consacrée spécialement à la photographie, aux procédés graphiques d’impression et à la photochimie, dans laquelle on se soit attaché à la fois aussi bien au côté artistique et industriel qu’au côté technique pratique ou, dans l’ordre scientifique, au côté physique et chimique.
- Dans diverses salles de dessin, dans des laboratoires chimiques et photographiques, des ateliers de reproduction et de portraits, des salles d’imprimerie, est donné un enseignement théorique et pratique. Des cours séparés du jour et du soir permettent d’acquérir des connaissances techniques approfondies dans les arts de la gravure; en outre, la chaire de phototcchnie de l’École technique supérieure de Vienne est ouverte aux élèves de l’Ecole-laboratoire des arts graphiques, ce qui permet d’initier les élèves à la photographie scientifique. Des collections d’appareils, des photographies et des gravures, une bibliothèque, sont à la disposition des spécialistes.
- Il faut encore mentionner la fondation de nouvelles écoles industrielles de l’État à Trieste, Cracovie, Lcmbcrg, Vienne (x° arrondissement) et Pardubitz; la fondation d’écoles spéciales techniques à Laibach, Sviatniki, Sulkowice, Nixdorf, Dornbirn, Graslitz, etc.; la fondation de plusieurs écoles ouvrières et de nombreuses écoles d’apprentis, etc.
- Dans ces derniers temps, on a pris encore les mesures suivantes :
- Relèvement du traitement de tout le personnel des écoles industrielles de l’Etat; publications de règlements pour l’obtention de bourses spéciales; réglementation de la
- W Ecoles lectiniques d’arcliileclure décorative, de modelage, de travail industriel artistique des métaux, de découpage du bois, de peinture de fleurs, el d’art textile.
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- question du logement des élèves suivant, dans la journée, les cours des établissements industriels ; réglementation des cours de vacances dans les écoles de tissage et de fabrication au métier; publication de règlements généraux s’appliquant à tous les ateliers; fixation des vacances dans les écoles spéciales techniques ; publication de statuts poulies associations ayant pour but de donner des bourses ; enfin, réforme de renseignement du dessin et du modelage dans toutes les écoles industrielles par l’introduction du dessin, de la peinture, du modelage d’après nature; l’introduction du style dans le dessin des formes végétales et animales, et de l’esquisse et de la composition d’objets d’utilité pratique.
- Pour terminer, il y a lieu de faire remarquer encore que l’administration a attaché une grande importance à ce que les établissements d’instruction industrielle favorisent directement les industries et que, par suite, il incombe à ces établissements, à côté de leur tâche principale qui est l’éducation des élèves, une seconde mission, non moins importante que la première : l’appui apporté aux industriels; cet appui consiste dans des renseignements et conseils gratuits, dons de livres, modèles, dessins, dans des commandes et dans la surveillance de la manière dont ces commandes sont exécutées; enfin, dans des encouragements à former des associations industrielles, spécialement de corps de métiers, sous le patronage des écoles industrielles.
- TABLEAU DE L’ETAT ACTUEL DE L’ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL DE L’ETAT EN AUTRICHE.
- a. Etablissements constituant un centre d’éducation industrielle :
- Musée autrichien d’art et d’industrie de Vienne et Ecole d’art industriel qui s’y rattache.
- Ecole d’art industriel de Prague.
- Musée industriel technologique de Vienne(1). Ecole-laboratoire des arts graphiques de Vienne.
- Ecole laboratoire de l’industrie du cuir de Vienne.
- École pour la broderie artistique de Vienne. Cours central de dentelles.
- Ateliers modèles de tressage de corbeilles de Vienne.
- b. Écoles induslrieHcs de l’État et établissements assimilés (Staatsgewerbeschulen) :
- KLl'iVRS.
- École de Vienne, icr arrondissement. . . 1,661
- École de Vienne, x° arrondissement. . . 469
- Salzbourg........................... 4o8
- Innsbruck und Filiale Hall........... 369
- Graz................................. 633
- Trieste............................ i,a5i
- Prague............................. 1,151
- Pilsen (école allemande)........... 513
- Pilsen (école bohémienne).......... 567
- Brünn (école allemande)................ 784
- Brünn (école bohémienne)............... 633
- Rielitz................................ 692
- Lemherg........................... 42 2
- Krakau................................. 694
- Reichenberg............................ 796
- Czernowitz............................. 65o
- Total.......... 11,52 3
- m N’est subventionné que par l’État.
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- c. Ecoles ouvrières générales : 11 écoles (AUgemeine Handwerkerschulen) :
- ÉLÈVES.
- 6 écoles de l’Etat :
- Liez.................................. 3 21
- Klagenfurt............................ 2 42
- lmst.................................. 133
- Jaromer............................... 270
- Kladno................................ 5o5
- Tetschen-sar-EIbe..................... 291
- ÉLÈVES.
- Leitoraiscld........................... 201
- Jungbunzlau............................ 32g
- Kolyn.................................. 261
- Wolyn.................................. i4o
- Kuttenberg.......................... 4 27
- Total...........-3,120
- d. Écoles techniques spéciales pour diverses branches d’industries (Fachschulen) :
- ÉCOLES. ÉLÈVES.
- Écoles spéciales pour la dentelle et la broderie.................... i4 534
- Ecoles spéciales pour le tissage et fabrication au métier...... 3i 2,028
- Ecoles spéciales pour le travail du bois et de la pierre............ 3o 3,744
- Ecoles spéciales pour céramique et verrerie.......................... 6 i,2o5
- Ecoles spéciales et laboratoires pour les industries de métaux.... 10 885
- Ecoles spéciales diverses (art industriel, instruments de musique).............................................................. 5 1,028
- Totaux............................ 96 9,^119
- c. Écoles générales de dessin (Allgemeine Zeichenschulen) : à écoles, 287 élèves.
- RÉCAPITULATION.
- a. Centres d’éducation industrielle............................... 767 élèves.
- b. Écoles industrielles de l’État................................. 11,52 3
- c. Écoles ouvrières de l’État et communales....................... 3,120
- d. Écoles techniques spéciales.................................... g,4ig
- e. Écoles générales de dessin..................................... 237
- Total............................... 25,o66(l,
- On compte en outre, en Autriche, environ 65o écoles industrielles d’apprentis générales ou spéciales dépendant de communes ou d’associations, avec 100,000 élèves, et un grand d’écoles privées, parmi lesquelles 63 écoles techniques spéciales subventionnées par l’État.
- (0 Non compris les écoles industrielles d’apprentis indépendantes de l’État, qui sont seulement subven-
- tionnées.
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- Le total des crédits consacrés à l’enseignement industriel par le Gouvernement autrichien est de 7,926,522 kr.O), dont le détail est le suivant :
- Écoles techniques de l’État.................................... 6,309,398 kr.
- Subventions aux établissements d’enseignement technique........ 855,626
- Subventions aux musées, frais d’administration et d’inspection. . 761,500
- Totai,.......................... 7,296,522 (2)
- L’exposition des établissements d’enseignement industriel autrichiens présentait en 1900 une disposition absolument nouvelle. D’après l’idée émise par le comte Vincent Latour, chef de division au Ministère de l’instruction publique, aux lieu et place de la série ordinaire des cahiers, dessins, cours, modèles, travaux divers sortis des ateliers, on avait exposé plusieurs intérieurs exécutés par les ateliers d’art industriel des diverses écoles et, parmi eux, des copies d’originaux célèbres anciens. En exposant ainsi des intérieurs complets, ce qui représente, en somme, le résultat final vers lequel doit tendre l’éducation donnée dans les ateliers et écoles industriels, on a cherché à éveiller, de la part du public, un plus vif intérêt pour les efforts tentés, tout en faisant valoir les trésors artistiques trop peu connus possédés par l’Autriche; s’il est vrai, en effet, que l’Exposition de 1900 a mis en évidence en Autriche un grand mouvement en faveur de l’art nouveau, les artistes véritables de ce pays n’en restent pas moins profondément attachés aux anciennes et glorieuses traditions du pays.
- On saisit donc avec empressement l’occasion que fournissait l’Exposition de faire connaître par des copies aux visiteurs quelques objets anciens intéressants, qui doivent être considérés, au plus haut degré, comme des productions d’art industriel, et de montrer en même temps par là à quel degré d’habileté sont parvenus les élèves des écoles-ateliers.
- En dehors des intérieurs historiques, on remarquait encore deux intérieurs d’un caractère moderne, choisis pour bien faire valoir l’éclectisme qui règne, à tous les égards, dans l’éducation donnée aux élèves. En y comprenant les expositions scolaires spéciales de l’Ecolc-laboratoire des arts graphiques de Vienne (Groupe III) et du Musée industriel technologique de Vienne (Groupe I), l’exposition des écoles industrielles autrichiennes comprenait en tout onze salles.
- Les intérieurs historiques sont empruntés aux styles qui sont arrivés en Autriche à un certain épanouissement; citons particulièrement le style gothique, qui a produit maints chefs-d’œuvre d’art religieux et profane. La Renaissance occupe aussi une place considérable. Les pays des Alpes,en particulier, viennent en bon rang, en ce qui concerne la quantité et la variété des produits de l’art industriel, et constituent encore une mine inépuisable pour le chercheur, bien que beaucoup d’objets soient déjà passés dans les musées
- M Valeur de la couronne d’Autriche : 1 fr. o5. Les subventions accordées aux Ecoles de com-
- merce, non comprises dans ce chiffre, forment un total de 393,000 francs.
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- étrangers. Le goût des produits artistiques inné à toute la populaiton, son habileté naturelle aux travaux de ce genre, jointe aux traditions de protection généreuse restées en honneur chez de nombreux Mécènes, ont donné naissance dans ce pays à quantité d’objets cl’art qui ravissent les connaisseurs, en même temps que ces circonstances amenaient — chose toujours assez rare — à généraliser les applications de l’art et à les étendre même aux objets les plus usuels du ménage. Dans les palais comme dans les chaumières, l’art est en honneur; le Tyrol, en particulier, occupe à cet égard une place toute spéciale.
- Dans les intérieurs historiques, le style dit de Marie-Thérèse est encore représenté; c’est un style Louis XV à caractère autrichien. A citer aussi une chambre Empire.
- L’Ecole des arts décoratifs de Vienne exposait au Groupe XII un intérieur étudié par l’architecte Joseph Hoffmann, professeur à l’Ecole des arts décoratifs; les dessins des divers objets ont été exécutés dans les differentes classes spéciales de l’établissement.
- L’exposition de l’Ecole des arts décoratifs comprenait aussi les travaux du Cours central de dentelle de Vienne et ceux de l’Ecole spéciale de broderie de Vienne; ce dernier établissement expose, à côté d’étoffes décoratives, un panneau exécuté d’après les projets étudiés à l’École des arts décoratifs.
- L’École des arts décoratifs de Prague exposait aux Invalides un projet d'intérieur dû au professeur Frédéric Ohmann, mais qui a été, toutefois, développé encore à l’Ecole.
- Les divers objets ont été en partie exécutés à l’École des arts décoratifs elle-même, en partie dans diverses écoles spéciales, sous la direction de la première.
- L'intérieur est la reproduction d’une chambre de château datant de 1/190, pourvue de deux cabinets à encorbellement, et dont les murs et plafonds sont complètement lambrissés. Ces lambris sont de style gothique postérieur, avec fruits découpés au plafond, ornements en bois fouillé, garnitures de fer aux portes. Le poêle qui se trouve dans Y intérieur, la table et les objets de métal, sont des reproductions exactes d’objets tyroliens du moyen âge, en rapport avec le style de la pièce.
- Copie d’une porte, avec battants, et sièges de la chambre princière de la forteresse de Hohcnsalzbourg (exposés au Château Tyrolien).
- Les divers travaux exposés au Château Tyrolien proviennent des ateliers des quatorze écoles spéciales de cette région; c’est ainsi que l’École de Bozen, par exemple, a contribué à Texécution des menuiseries, l’École de Bec l’École de Kôniggrœtz à celle de la serrurerie.
- Intérieurs formés d’objets provenant de diverses écoles spéciales (Groupe XII).
- liyn à celle des parties de céramique,
- Ecoles spéciales de Gallcie. — L’exposition des travaux de ces écoles était rattachée à celle de l’art industriel de la Galicie (Groupe XII, esplanade des Invalides).
- G11. I. — Cl. ü. — T. II. 3
- IMPRIMERIE NATIONALE,
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Reproduction du cabinet de Marie-Thérèse dans le château impérial de Schôn-brunn.
- Le château de Schônbrunn, construit en 1G96, fut complètement modifié de 17 h li à 17/19, sous l’impératrice Marie-Thérèse, qui en surveilla personnellement la construction. Les murs du cabinet exposé (Groupe XII) sont ornés de vingt-quatre panneaux ovales et de deux dessus de portes ornés de bouquets brodés en soie blanche, copie de travaux faits de la main meme de Marie-Thérèse.
- Reproduction d’une chambre du commencement du xix° siècle, au palais du Ministère impérial et royal de l’instruction publique (Groupe XII).
- Reproduction de la chambre princière du château de Vellhurns (Tyrol), exposée au château Tyrolien.
- Le lambris de la chambre princière se fait remarquer par sa belle marqueterie, d’une exécution parfaite. Sa dorure passe pour un des premiers exemples de ce genre d’ornementation des appartements (1587).
- Le beau poêle de cette chambre est une copie de l’original, exécuté à Rozen à la fin du xvie siècle.
- La table, avec des appuie-pieds à ressort, offre une surface carrée à laquelle on peut, au moyen de rallonges également à ressort, donner une forme ronde; c’est la reproduction d’un meuble conservé dans le Musée styrien de Graz, très fouillé et par endroits aussi marqueté.
- Les sièges (deux escabeaux et un fauteuil) sont des copies de meubles Renaissance du Tyrol, le plus souvent fouillés, en partie ornés d’un travail de marqueterie.
- Reproduction d’une chambre du château de Reiffenstein, en Tyrol (exposée au château Tyrolien).
- Les dessins de tous les objets conservent le style national et proviennent du directeur de l’Ecole spéciale pour les industries du bois de Zakopane, qui a dirigé et surveillé l’exécution de l’intérieur.
- École-Laboratoire des arts graphiques de Vienne. — Les travaux de cet établissement forment une exposition spéciale (Groupe III).
- La photographie artistique est représentée par des épreuves de portraits et de paysages, avec les différents systèmes de reproduction et d’agrandissement. En outre, on a exposé des reproductions photographiques mécaniques en phototypie, photolithographie, héliogravure, zincotypie, autotypie, et des impressions par combinaison, en partie noires, en partie coloriées.
- L’exposition rationnelle des résultats des recherches photochimiques montre comment l’établissement a donné, par scs recherches physiques et chimiques, une base scientifique aux procédés pratiques de reproduction et les a perfectionnés.
- Le Musée industriel technologique de Vienne (Groupe l) montre divers travaux dans les différentes branches de son domaine.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- Une originale exposition de la Section autrichienne était celle des Cours proies-sionnels créés par le Syndicat des hôteliers, restaurateurs et cafetiers de Vienne.
- Fondés en 1891, ces cours réunissent aujourd’hui près de i,Goo élèves. Leur cycle est de trois années, dont une année préparatoire; ils ont lieu tous les jours, sauf le dimanche, trois fois par semaine le matin, trois fois par semaine l’après-midi. Les jeunes gens y acquièrent les connaissances nécessaires à l’exercice de leur profession, en particulier celle de la comptabilité, de la correspondance commerciale, de l’histoire naturelle appliquée, de l’art de disposer les tables et services, etc. Un cours spécial leur est exposé sur les sophistications des produits alimentaires. Un grand nombre d’élèves étrangers viennent suivre les cours de cette utile et pratique institution.
- Signalons encore, avant de quitter l’Autriche, l’intéressante série des ornements textiles en usage dans l’industrie domestique de la Bukowine, réunie par les soins de M. Erich Kolhenheyer, de Czernowitz.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE II.
- BELGIQUE.
- Au 3i décembre 1899, il existait en Belgique 484 établissements d’enseignement technique subsidiés par le Gouvernement.
- Ce nombre se décompose de la manière suivante :
- A. Ecoles professionnelles pour jeunes filles:
- i° Écoles et classes ménagères............................................. 2fiy
- 20 Ateliers d’apprentissage.................................................. 4
- 3° Cours professionnels...................................................... 3
- 4° Ecoles professionnelles............................................... 3 y
- B. Écoles professionnelles pour garçons :
- i° Ateliers d’apprentissage et écoles professionnelles de lissage des
- Flandres............................................................ 3 G
- 20 Ateliers d’apprentissage pour la taille des pierre5...................... i4
- 3° Cours professionnels..................................................... 10
- 4° Ecoles professionnelles.................................................. 22
- 5° Écoles professionnelles Saint-Luc......................................... 5
- C. Écoles industrielles...................................................... 5 y
- D. Écoles supérieures techniques.................................................. 8
- E. Cours commerciaux et scientifiques............................................ i5
- Totai...... 484
- Les écoles industrielles et professionnelles provinces du royaume :
- se répartissent comme suit entre les neuf
- ÉCOLES
- ECOLES PROFESSIONNELLES INDUSTRIELLES. pOUl* garÇOUS.
- Anvers.. ........
- Brabant..........
- Flandre occidentale Flandre orientale. .
- Hainaul..........
- Liège............
- Limbourg.........
- Luxembourg. . . . . Narnur...........
- 8
- 5
- 4
- 29
- 4
- 9
- 3
- 3
- H
- 5
- 1 1
- 2 //
- 4
- Ensemble
- 5y 22
- Le nombre de professeurs, d’instituteurs, de maîtresses, tant pour les écoles industrielles, professionnelles, etc., ([lie pour les écoles et classes ménagères était de 2,254, et celui des élèves de 40,134.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Ces chiffres se répartissent comme suit :
- A. Ecoles industrielles pour jeunes filles :
- i° Ecoles et classes ménagères............................
- 2° Ateliers d'apprentissage...............................
- 3° Cours professionnels...................................
- 4° Ecoles professionnelles................................
- B. Ecoles industrielles pour garçons :
- i° Ateliers d’apprentissage et écoles professionnelles 1
- de tissage des Flandres........................... i
- 2° Ateliers d’apprentissage pour la taille des pierres.. )
- 3° Cours professionnels...................................
- 4° Écoles professionnelles................................
- 5° Ecoles professionnelles de Saint-Luc...................
- C. Ecoles industrielles.......................................
- D. Écoles techniques supérieures..............................
- E. Cours commerciaux et scientifiques.........................
- Totaux..................................
- NOM II HE NOMBRE
- PROFIÏSSlïUnS. D’ÉLBVKS,
- 32 5 10,284
- i3 176
- 23 128
- 4oo 3,847
- «9 1,093
- 3 7 495
- 134 4,564
- 5o 1,702
- 679 17.932
- 116 743
- 89 2,53o
- 2,255 4o,i34
- Le budget annuel affecté par l’État belge à l’enseignement technique dans ses diverses formes atteint, en 1900, 1,019,213 francs, dont le détail suit :
- DÉSIGNATION DES ÉTABLISSEMENTS. NOMBRE Di es 1899. ES ÉCOLES en 1900. SUBVENTION DE L’ÉTAT EN 1900.
- I. Écoles supérieures spéciales 6) 8 13 francs. 186,295
- II. Enseignement des garçons : 10 Ateliers d’apprentissage et écoles professionnelles des Flandres (tissage) 36 39 35,100
- 20 Ateliers d’apprentissage pour la (aille des pierres 14 20 1 1,229
- 3° Cours professionnels 10 5 4,669
- 4° Ecoles professionnelles 22 3i 93.4 19
- 5° Écoles Saint-Luc 5 5 28,492
- 6° Cours de dessin indus’riel U 12 7;994
- 70 Écoles industrielles 59 68 328,984
- III. Enseignement des filles :
- 10 Ecoles ménagères 269 296 32,000
- 20 Ateliers d’apprentissage 4 h 2,65o
- 3° Cours professionnels 3 3 7,000
- 4° Écoles professionnelles 37 46 198,696
- IV. Cours scientifiques et commerciaux i5 18 12,785
- d Y compris l’Institut Je commerce d’Anvers et 6 établissements subventionnés.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- L’Institut de commerce d’Anvers est le seul établissement dépendant de l’État; son budget annuel est de 65,2 2 5 francs.
- Le grand développement qu’a pris l’enseignement technique en Belgique et la situation généralement prospère des écoles techniques dans ce pays démontrent jusqu’à l’évidence que l’utilité de cet enseignement est appréciée par la classe ouvrière, par les industriels et par les pouvoirs publics.
- Quelle que soit d’ailleurs la dénomination particulière sous laquelle chacune des écoles est désignée dans la localité où elle existe,il y a lieu de distinguer dans ces institutions deux catégories spéciales, dont chacune répond à un but délini, bien distinct; ce sont les écoles industrielles et les écoles professionnelles.
- Dans un rapport antérieur'1), nous avons montré que Y école industrielle a pour but de donner à l’ouvrier une instruction scientifique qu’il ne peut acquérir dans l’atelier, de développer son intelligence en l’initiant à la connaissance des lois générales qui président aux transformations de la matière, afin de le soustraire graduellement à la tyrannie delà routine, et de lui procurer ainsi les moyens d’augmenter la valeur économique de son travail et d’améliorer, par cela meme, sa condition matérielle. Sans revenir sur des détails déjà donnés, nous rappellerons que le programme de l’enseignement comprend des cours théoriques généraux (arithmétique, géométrie, les éléments de physique, de mécanique, d’hygiène et d’économie industrielle); des cours spéciaux, variables suivant les industries existant dans la région (chimie, métallurgie, exploitation des mines, mécanique, constructions civiles, électricité, etc.); et toujours le dessin, approprié au métier exercé par l’élève, et basé entièrement sur l’étude des projections.
- L’école professionnelle poursuit un autre but. Sans négliger d’inculquer au futur ouvrier les connaissances théoriques qui lui seront nécessaires dans l’exercice de sa profession, elle a surtout en vue de lui enseigner la pratique de son métier, ou, si les cours n’ont lieu que le soir, de perfectionner ou d’étendre ses connaissances professionnelles.
- On peut donc la considérer comme une école industrielle combinée avec des ateliers d’apprentissage de différents métiers.
- Il ne saurait être question de discuter ici les systèmes en présence, ou même d’examiner lequel des différents systèmes adoptés dans divers pays est le meilleur. Nous n’avons autre chose à faire qu’à mentionner ce qui existe en Belgique et à constater les résultats obtenus par les systèmes adoptés. En tout état de cause, ces écoles ont pour effet de rendre la production meilleure en vulgarisant les procédés de travail les plus perfectionnés et les méthodes les plus avantageuses.
- De plus, l’ouvrier voit son salaire augmenté, son niveau économique et moral rehaussé; il peut épargner plus facilement et enfin, ses connaissances plus dévelop-
- M Voir Rapport présenté au nom du Jury de la Classe 6-7-8, en 1889 , par M. Paul Jacquemart,
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- pées lui permettent le passage d’un métier à l’autre, passage si souvent nécessaire à notre épocpie de grandes transformations industrielles.
- En Belgique, le Département de l’industrie et du travail, duquel dépendent les écoles techniques, ne prend pas l’initiative de la création des écoles professionnelles. Une crise très grave pourrait seule justifier l’intervention directe et isolée des pouvoirs publics, comme cela est arrivé en 18/18, lors de la crise cotonnière des Flandres, qui a donné lieu à la création des ateliers d’apprentissage.
- Mais la sollicitude du Gouvernement est acquise pour tout ce qui se rattache à cette question vitale de l’apprentissage ou de la formation de l’ouvrier; elle ne s’est pas seulement bornée à la théorie, mais elle a eu encore l’occasion de se montrer dans le domaine pratique, en des circonstances trop rares, il est vrai, pour que les expériences faites jusqu’ici permettent de se prononcer d’une manière générale sur le principe meme, mais qui témoignent pourtant que le Gouvernement encourage les efforts tentés en vue de créer des écoles professionnelles. On comprendra, du reste, cpie, dans une question aussi grave, dans laquelle sont engagés des intérêts divers sérieux, il importe de procéder avec une extrême prudence avant de se décider à entrer dans une voie qui pourrait entraîner des charges considérables pour le Trésor public.
- Des écoles industrielles, des cours et écoles professionnels pour garçons, etc., ont été organisés sur différents points du pays. En général, les résultats obtenus ont été favorables et l’organisation de ces institutions n’a donné lieu à aucune difficulté.
- Les écoles professionnelles pour jeunes fdles ont surtout produit de bons résultats. Aussi le nombre de ces institutions, nouvelles venues à part deux ou trois exceptions, a-t-il pris, dans les dernières années, un développement considérable, k2 écoles ou cours professionnels de filles et li ateliers d’apprentissage sont aujourd’hui subsidiés par l’Etat ; l’enseignement comprend des cours généraux et obligatoires (langue française, arithmétique, science commerciales, histoire, géographie, calligraphie, notions de sciences naturelles, éducation, hygiène, économie domestique, dessin, ouvrages manuels) et des cours professionnels.
- Le programme des cours généraux participe à la fois du quatrième degré de l’enseignement primaire et de l’enseignement moyen.
- Les cours professionnels varient suivant l’école. On enseigne actuellement le dessin en général, le dessin de dentelles, la peinture sur porcelaine et sur faïence, la peinture sur verre, la peinture sur éventails et sur étoffes, la couture, la broderie, la coupe et la confection, la lingerie et la fabrication des fleurs artificielles, les modes, les corsets, et enfin le commerce (comprenant la langue allemande et la langue anglaise).
- La durée de l’enseignement est de trois ou quatre années, suivant les localités et la nature de l’école; les élèves apportent elles-mêmes leur travail et leurs fournitures. On recherche toujours la qualité et non la quantité du travail.
- Les élèves payent un minerval, mais il est accordé un grand nombre de bourses, soit par des sociétés particulières, soit par des administrations publiques, à l’exclusion cependant du Gouvernement.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- 2/i
- Les écoles industrielles et professionnelles sont des institutions essentiellement communales ; la plus grande autonomie est donc laissée aux communes dans la direction de ces établissements.
- Ce sont les communes cpii nomment le personnel enseignant , qui dressent les budgets, élaborent les programmes des cours et les règlements; en un mot, ce sont elles qui administrent les écoles. Le Gouvernement se réserve seulement le droit d’approbation des budgets, programmes, règlements et nominations du personnel enseignant ; il est représenté dans le sein des commissions administratives par des délégués, et. l’inspection établie par lui a pour but de contrôler la marche générale des écoles, en raison des subsides alloués par l’Etat., et. d’aider le plus possible an perfectionnement et au développement de ces utiles institutions.
- Les augmentations de crédit, qui ont été accordées successivement depuis 1 871) pour l’enseignement, professionnel ont permis d’apporter dans la situation de la plupart des écoles les améliorations qui avaient été reconnues nécessaires; aussi peut-on dire, d’une manière générale, qu’un progrès sensible a été réalisé depuis cette époque.
- Les traitements du personnel, qui étaient insuffisants, ont été relevés; Renseignement a été rendu plus complet; des améliorations ont été faites aux locaux; le matériel d’enseignement et les collections ont reçu des accroissements notables; l’enseignement du dessin a été organisé sur des bases rationnelles; l’enseignement, théorique a été mis plus à la portée de l’ouvrier; enfin, des bibliothèques se forment dans les écoles. Plusieurs écoles ont été complètement réorganisées ces dernières années.
- Les écoles industrielles belges sont en grand progrès.
- Il existe aussi, en dehors des écoles industrielles et. professionnelles, des cours commerciaux qui se sont beaucoup développés dans ces dernières années, conséquence des derniers congrès de Renseignement technique et du développement commercial et industriel pris par la Belgique vers la Russie et les pays d’outre-mer. Ils offrent aux jeunes employés et, en général, aux personnes qui s’adonnent, au commerce, l’occasion de compléter les connaissances qui leur sont nécessaires pour l’exercice de leur profession.
- Ils portent tout particulièrement sur les matières suivantes : langues modernes étrangères, commerce, comptabilité et tenue des livres, sténographie et dactylographie.
- La plupart de ces cours sont dus à l’initiative privée ; mais les administrations communales, qui en comprennent l’utilité, les encouragent, et le Gouvernement ne refuse jamais scs subsides à ce genre d’institution ; la subvention varie d’après l’importance des cours.
- L’idée première de la création des ateliers d’apprentissage est liée d’une manière intime aux grandes transformations qui se sont produites vers la fin du siècle dernier et au commencement, du xixe siècle dans l’industrie en général et., plus spécialement, dans l’industrie iinière par suite de Remploi des machines et de la division du travail.
- De là survint,, principalement dans les petits ateliers, une décadence, qui, jointe à
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- la suppression des corporations, contribua à rendre l’apprentissage plus difficile, à une époque où il eût dû être le plus facilité.
- En 1834, la crise était arrivée à ùn point tel, que la question fut portée devant les Chambres, qui établirent un système de droits protecteurs en faveur de l’industrie linière. L’expérience démontra cpie la mesure était insuffisante pour arrêter la décadence de cette industrie, due avant tout à l’infériorité des moyens de production et aux perfectionnements réalisés dans les pays voisins.
- Sur la proposition de l’Association nationale 'pour le progrès de l’ancienne industrie linicre, le Gouvernement ouvrit , en 18A0, une enquête à l’effet d’examiner la situation et de rechercher les mesures les plus efficaces à adopter. La commission chargée de celte enquête préconisa, entre autres mesures, l’institution de comités industriels qui, avec l’aide des autorités publiques, s’efforceraient de relever le travail des populations flamandes.
- Ces comités, dont l’organisation fut décrétée par le Gouvernement, reçurent entre autres missions celle d’instituer des écoles d’apprentissage de métiers aux frais des auto-
- rités publi (lues.
- En même temps que les comités, l’administration avait établi à titre d’essai quelques ateliers, dans lesquels on enseignait d’une manière pratique les nouveaux procédés de tissage et les perfectionnements dont ils étaient susceptibles.
- Les bons résultats obtenus à l’aide de ces institutions engagèrent les autorités publiques à en augmenter successivement le nombre et à rechercher dans les centres d’instruction professionnelle le moyen de relever l’industrie des Flandres.
- Les premiers ateliers étaient, comme nous l’avons dit, des établissements purement communaux; mais, dès 18A î, des subsides furent accordés par les provinces et l’Etat.
- L’Etat élargit successivement son concours pécuniaire: En vertu de l’article 2 5 de la loi du 2 3 septembre 18A2 sur l’enseignement primaire, une partie du subside voté annuellement par la Législature pour l’instruction publique fut affectée à propager les écoles connues sous le nom à’ateliers de charité et d’apprentissage, avec le concours des provinces et des communes. Ces écoles étaient soumises au régime d’inspection établi par la loi.
- Le Gouvernement fit même appel à l’intervention des industriels, qu’il engagea à créer des ateliers, en promettant des subsides.
- Les ateliers d’apprentissage furent organisés définitivement par un arrêté royal du 2G janvier 18A7, et soumis, en 18A9, à un régime d’inspection.
- Les rapports présentés à diverses reprises par le Gouvernement à la Législature attestent que les ateliers d’apprentissage ont eu pour effet de perfectionner le filage du lin et le tissage des toiles et de remplacer une partie du travail linier par d’autres branches de fabrication : teintures, tissus divers, articles de Roubaix, de Tarare, de Saint-Quentin, de Saint-Gall, tapis, étoffes pour ameublement, broderies au plumetis, mousselines et basins brodés, peluches de soie, velours de coton, châles de laine, flanelle, damassés, piqués, vigognes, molletons, coutils, siamoises, façonnés pour
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- robes, etc.. . En un mot, les ateliers ont contribué beaucoup à introduire des industries nouvelles et des procédés perfectionnés; en outre, ils ont amélioré le travail en développant l’instruction des apprentis et contribué à relever le taux des salaires et à développer 1’esprit d’entreprise.
- C’est en raison de ces bons résultats obtenus cpie les Chambres ont classé parmi les charges ordinaires du budget l’allocation destinée à permettre au Gouvernement d’intervenir dans les dépenses des ateliers d’apprentissage.
- Aujourd’hui, ces ateliers ne se développent plus guère et, en tous cas, on n’en crée plus de nouveaux.
- Kcoles et classes ménagères. — La Belgique, qui ne comptait en 1888 que deux écoles et classes ménagères, en possède aujourd’hui afiq, subsidiées parle Gouvernement et suivies par plus de 10,000 jeunes filles. C’est dire l’importance que le Gouvernement belge attache au développement de cet organisme spécial, qui fait le plus grand honneur à ses créateurs, et au perfectionnement duquel l’éminent inspecteur général E. Rombaut s’est passionnément consacré.
- Si ces écoles ont pris un aussi rapide essor, c’est qu’elles rendent aux classes laborieuses des services réellement inappréciables.
- L’enseignement s’adresse à la fille de l’ouvrier; il l’initie à la pratique raisonnée des travaux du ménage.
- C’est en 1881) que fut lancée la première circulaire ministérielle recommandant aux gouverneurs de province la création de ces institutions. Elle disait, en substance, que les exigences de l’organisation du travail moderne ont rendu difficile sinon impossible l’apprentissage de la future mère de famille au sein du foyer domestique. La jeune fille, ajoutait-elle, part de grand matin pour se rendre au charbonnage, à l’usine ou à la manufacture; souvent, elle y reste toute la journée et ne rentre que le soir dans sa famille. Elle n’a donc l’occasion ni de se former aux travaux du ménage, ni d’acquérir les vertus domestiques qui lui seront nécessaires quand, à son tour, elle fondera une famille nouvelle. Et non seulement l’occasion lui manque, mais la volonté lui fait défaut. Sa tâche journalière accomplie, elle se considère comme dispensée de toute autre occupation. Ayant travaillé aussi assidûment et aussi longtemps que son père et que ses frères, elle se croit autorisée à se reposer en meme temps qu’eux. La pensée d’une préparation à des devoirs futurs ne lui vient, sans doute, que rarement à l’esprit. Elle arrive ainsi à l’époque du mariage , presque étrangère à toutes les nécessités comme à toutes les responsabilités de sa nouvelle condition sociale.
- L’ignorance de la jeune fille est plus grande encore si, comme il arrive dans certaines industries, la mère de famille elle-même travaille dans les fabriques et vit, une grande partie du jour, éloignée de ses enfants quelle confie à des étrangers ou à des institutions charitables.
- Il n’est pas surprenant que le jeune ménage, constitué dans ces conditions défavorables, arrive rapidement à présenter le spectacle du plus grand désordre moral-et éco-
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- nomique. Les ressources sont gaspillées; l’habitation et le mobilier sont mal entretenus; les enfants sont privés des soins moraux et physiques nécessaires; les repas sont hâtivement et mal préparés. Bientôt, le chef de la famille, instinctivement repoussé par le désordre permanent de son intérieur, cède aux tentations du cabaret et aux invitations des camarades. Alors, la famille morale est dissoute. Des discussions continuelles y éteignent l’affection, et, au fur et à mesure qu’ils grandissent, les enfants livrés à eux-mêmes et dont l’éducation a été négligée tendent à s’éloigner d’un foyer où rien ne vient égayer leurs yeux ni rasséréner leur âme.
- Nécessairement, le mal empire de génération en génération, et l’on finit par s’habituer à l’idée que tout cela est normal et qu’on n’y peut rien changer.
- La famille étant la base de la société, on aperçoit sans peine les conséquences de cette situation. Elles sont redoutables. En les envisageant, M. Gladstone disait que celui qui trouverait le moyen de retenir les femmes au foyer domestique, en leur procurant une occupation lucrative, serait l’un des plus grands bienfaiteurs de l’humanité.
- Le devoir s’impose donc à tous, aux particuliers comme aux autorités publiques, de rechercher les moyens et de faire les sacrifices nécessaires pour donner aux filles des ouvriers l’éducation ménagère qu’elles ne peuvent recevoir chez leurs parents.
- En Belgique, les nouveaux établissements furent tout d’abord divisés en classes et. en écoles, suivant le temps que les jeunes filles pouvaient y séjourner.
- Les débuts ne furent pas très heureux; l’organisation ne fut pas tout d’abord bien comprise et il y eut de la part de certains parents, ou plutôt de certaines mères de famille, des résistances qui ne furent vaincues que devant l’évidence des bienfaits rendus par ces institutions; le personnel enseignant faisait défaut(,); cependant, peu à peu, les progrès s’affermirent et l’œuvre se consolida et se propagea.
- Le programme des études, toujours très simple, est plus ou moins développé suivant qu’il s’adresse à Tune ou à l’autre catégorie d’élèves, classe ou école, mais il comprend toujours :
- i° Gomme cours théoriques, des leçons d’hygiène et d’économie domestique, et les soins à donner aux enfants et aux malades;
- 2° Gomme exercices pratiques : a. L’entretien et la propreté de l’habitation et des meubles; b. Le lavage et le repassage du linge; c. Les travaux à l’aiguille, la coupe et la confection des vêtements usuels, le raccommodage du linge et des vêtements; d. La cuisine; e. Enfin, pour les communes rurales, les travaux au jardin potager, les soins de la basse-cour.
- Des idées d’ordre et de stricte économie doivent dominer tout l’enseignement. Il faut se garder d’inspirer aux élèves des pensées de luxe, tant en ce qui concerne le vêtement que pour la préparation des aliments.
- W Pour parer à cette lacune, le département de l’industrie et du travail a organisé depuis 1898 des cours normaux d’économie domestique suivis d’examens, à l’usage des personnes qui se destinent à l’enseignement ménager.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Pour la couture, par exemple, on fera étudier la coupe et la confection de linge de literie, de chemises de femmes, de vêtements simples de petite fille et de petit garçon, de robes de jeunes filles, de vêtements de travail, etc. ; le prix de revient de chaque objet est établi.
- Le raccommodage du linge et des vêtements, l’utilisation des vieux vêtements sont l’objet d’une attention toute particulière.
- Pour la cuisine, on se borne à la préparation de plats à bon marché, en restant dans les limites qu’autorise le modeste budget d’un ouvrier ou d’un artisan. On calcule le prix de revient de chaque plat par convive.
- En tout, on veille à ce que la matière première soit convenablement et économiquement utilisée.
- Le choix de l’outillage spécial de l’école, le matériel de la buanderie et de la cuisine s’inspire des mêmes idées d’économie. Il ne faut pas que les jeunes filles se servent d’autres ustensiles que ceux qui composent ordinairement le ménage d’une famille ouvrière. L’enseignement est de une ou de deux années, d’après l’importance des institutions et le nombre de jours de cours par semaine.
- Les écoles ménagères sont de véritables écoles professionnelles, fréquentées par les élèves toute la journée.
- Les classes ménagères ont lieu dans des locaux spéciaux munis du matériel nécessaire. Dans les communes rurales, la classe est ouverte pendante toute l’année scolaire, sauf à l’époque de la fenaison et de la moisson. Un jour par semaine, pendant une heure, le dimanche, par exemple, est donnée une leçon cl’hygiène et d’économie domestique; un jour par semaine pendant deux heures, le jeudi ou un autre jour, a lieu une séance de travaux manuels et de cuisine pratique.
- Dans les villes, la classe est ouverte pendant dix mois, d’octobre à juillet. Un jour par semaine pendant une heure : leçons d’hygiène et d’économie domestique; un jour par semaine pendant deux heures : travaux manuels, cuisine pratique, soins h donner aux enfants et aux malades.
- Chaque école n’a, en moyenne, par maîtresse, qu’une vingtaine d’élèves. Celles-ci sont divisées en groupes qui s’occupent alternativement des travaux signalés et constituent, autant que cela peut se faire, un véritable ménage ouvrier, où chaque élève remplit à son tour les fonctions de ménagère.
- Depuis l’origine, l’enseignement ménager est suhsidié par le Gouvernement, qui en a pris l’initiative. La direction et l’inspection lui en incombent complètement; mais la fondation des écoles est laissée à l’initiative privée, aux sociétés charitables et aux communes.
- La subvention gouvernementale s’élève aux deux cinquièmes des dépenses ordinaires, et 5o p. îoo sont alloués pour les frais de premier établissement sur production des factures acquittées.
- Le budget affecté par l’Etat belge aux subventions de l’enseignement ménager est de 2 5 o,o o o francs.
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- Le coût moyen annuel est, pour une élève des écoles ménagères, 47 fr. 33; pour une élève des classes ménagères, 18 fr. 20.
- On peut juger, par cet exposé succinct, du rôle social puissant cpie l’enseignement ménager pour jeunes filles peut exercer dans la société. Il forme pour l’ouvrier des ménagères intelligentes, économes, soigneuses et dévouées, des femmes capables de lui donner un intérieur heureux et agréable et de lui faire apprécier la vie de famille.
- Partout où il est applicpié, on peut constater rapidement une amélioration de la moralité du pays.
- A proximité des institutions précédentes, représentées en bloc, avaient pris place séparément Y Ecole supérieure de textiles et Y Ecole industrielle de Verriers, dans la section consacrée à l’enseignement secondaire belge. Ces deux écoles sont entretenues à l’aide d’un budget unique s’élevant à 70,000 francs. Elles occupent un grand bâtiment en forme de quadrilatère avec cour centrale, dont une reproduction en plâtre figurait à l’Exposition. L’aile gauche est exclusivement affectée à l’Ecole supérieure des textiles. Un vaste hall contient les ateliers de tissage et une teinturerie munie de tous les appareils industriels nécessaires à l’instruction technique des jeunes gens. L’enseignement comprend quatre années d’études; les matières du programme sont les suivantes : chimie, teinture, botanique des textiles, tissage mécanique, construction de machines, électro-technique, physique, géométrie, architecture industrielle, comptabilité, économie industrielle, histoire, droit commercial, langues allemande et anglaise. Le nombre des élèves est de 600 environ.
- L’Ecole professionnelle d’armurerie, de Liège, exposait dans le Pavillon de la collectivité des fabricants d’armes. Cette école, due à l’initiative privée, est subventionnée par le Gouvernement belge. Elle a été fondée en vue de former, pour la fabrication des armes de chasse, des ouvriers capables de soutenir la renommée de l’armurerie liégeoise.
- Les jeunes gens y sont admis de 13 à 18 ans.
- L’enseignement dure quatre années; pendant les trois premières, le travail manuel y est pratiqué exclusivement à la main. Les séances d’atelier durent neuf heures par jour. Deux fois par semaine, des conférences sur l’armurerie théorique sont faites aux élèves ; elles portent sur les matières suivantes :
- Généralités sur les métaux et les bois employés en armurerie, fusils divers, pistolets, revolvers, fabrication des canons de Damas, théorie de la rayure, poudres, cartouches.
- Dans les ateliers, les élèves sont répartis en quatre sections distinctes : garnisseurs; monteurs de bois; limeurs, montcurs-syslémeurs, entailleurs; équipiers.
- L’outillage, très soigné, se développe de jour en jour.
- L’enseignement est gratuit pour les élèves de nationalité belge. Les étrangers, assez nombreux, payent 2Ù0 francs par an. L’établissement compte aujourd’hui près de i 20 élèves.
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- Signalons enfin quelques ouvrages :
- M. Pascal Wathoul, directeur de l’orphelinat de garçons, à Liège, est l’auteur d’un assez intéressant cours de dessin industriel; il expose également un projet d’organisation d’une école professionnelle de mécanique.
- M. Orner Buyse, professeur à l’Ecole industrielle de Schaerbeek-Bruxelles, chargé par M. le ministre de l’industrie et du travail de Bruxelles d’une enquête sur l’enseignement technique en Allemagne, en Autriche et en Angleterre, a résumé le résultat de ses travaux dans trois ouvrages dans lesquels il procède à l’étude comparée des divers systèmes d’enseignement, au point de vue de la pédagogie et de la méthodologie des sciences industrielles et professionnelles.
- M. Jean Corbisier, à Nivelles, a résumé dans un traité élémentaire très simple les notions de géométrie nécessaires à l’ouvrier.
- Enfin M. et Mnic E. Stenon, à Ixelles-Bruxelles, ont eu l’idée d’appliquer les couleurs diverses à l’étude de la sténographie.
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- CHAPITRE 111.
- BOSNIE-HERZÉGOVINE.
- Après la conquête de la Bosnie-Herzégovine, en 1882, le Gouvernement austro-hongrois s’appliqua à développer dans le pays l’instruction publique, profondément négligée sous la domination turque.
- L’enseignement technique, industriel et commercial, ne fut pas laissé de côté; on se préoccupa tout d’abord de l’éducation générale des Bosniaques, et on créa dans ce but des écoles spéciales simples, en rapport avec les besoins de ce pays renaissant et avec les connaissances très rudimentaires des élèves destinés à en former la clientèle.
- Dans ces écoles, les enfants reçoivent un complément d’enseignement primaire élémentaire, en même temps que leur sont exposées les connaissances les plus indispensables à un commerçant : arithmétique commerciale, tenue des livres, calligraphie, correspondance, géographie commerciale, géométrie, notamment les surfaces et volumes, le dessin linéaire, la langue allemande.
- La première des écoles de ce genre fut créée en 188A, à Donja-Tuzla; son succès, qui s’affirma rapidement, décida l’administration à en créer plusieurs autres.
- Elles sont aujourd’hui au nombre de dix, situées à Donja-Tuzla, à Mostar, à Banja-luka, à Bricka, à Sarajevo, à Livno, à Bihac, à Bjelina, à Travnik, à Trebinje.
- Le matériel scolaire est très soigné; un petit musée commercial est annexé à chacune d’elles.
- La durée des études est de trois ans. Les enfants y sont reçus à douze ans. Ils sont actuellement, dans les dix écoles, au nombre de plus de 600, appartenant à toutes les confessions du pays. La plus importante de ces écoles, celle de Sarajevo, en compte 15 0.
- Tandis que sur tous les points du territoire se développaient l’agriculture et le commerce, le besoin se faisait également sentir de former des ouvriers pour les divers métiers. Les Bosniaques, principalement musulmans, ont toujours méprisé les métiers manuels proprement dits, comme ceux de menuisier, forgeron, maçon; de là une pénurie complète de main-d’œuvre pour ces métiers. C’est pour parer à cet inconvénient que le Gouvernement austro-hongrois fonda, en i8(j3, l’Ecole d’arts et métiers de Sarajevo.
- Nous donnons ci-dessous le plan d’études de cette école.
- Les élèves y sont reçus de quatorze à seize ans, à condition de posséder le brevet de capacité de l’école primaire. Ils y restent quatre ans. Le régime auquel ils sont soumis constitue une sorte de demi-internat; ils prennent, en effet, dans une pension dépendant de l’école, le repas de midi.
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- Non seulement renseignement, est gratuit, mais encore les élèves reçoivent de rétablissement une mensualité variant de 12 fr. 5o pour ceux qui habitent Sarajevo à 20 francs pour les autres.
- Dans les ateliers, les jeunes gens sont répartis en quatre sections: ébénisterie, carrosserie, serrurerie, travail des métaux. Pendant les sept premiers mois, tous passent indistinctement par ces quatre ateliers. L’étude de la spécialité commence ensuite. Dans la répartition des élèves par atelier, on tient compte non seulement de l’aptitude du sujet, mais encore des besoins de la contrée où il ira se fixer.
- Le nombre des élèves de l’Ecole de Sarajevo dépasse aujourd’hui la centaine. Il comprend quelques musulmans; les catholiques et surtout les orthodoxes y forment la majorité. Contrairement à ce qui se passe dans les écoles commerciales, les israélites n’y sont représentés par aucun élève.
- Le budget de l’école est de près de 100,000 francs par an. Chaque élève revient, après les quatre années d’études, à 3,500 francs environ.
- NOMBRE D'H EU HliS PAU SEMAINE.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES.
- Religion.................................................
- Langue nationale (avec compositions sur des sujets d’affaires). Calcul, y compris le calcul commercial et la tenue de livres. Ecriture.................................................
- Physique.................................................
- Résistance des matériaux et technologie..................
- Dessin à main levée......................................
- Géométrie et dessin géométrique..........................
- Théorie et dessin des projections........................
- Dessin spécial...........................................
- Enseignement et pratique des travaux d’alelier...........
- Total.................................
- ANNÉE. 2e ANNÉE. 3° ANNÉE. 4° ANNÉE.
- 2 2 2 2
- 4 3 3 2
- 5 5 4 2
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- Dans l’cnscigncmcnl de la langue nationale, un certain nombre de morceaux de lecture se rapportent à la physique.
- U 2 Meme remarque que ci-dessus.
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- H 4 8 8(0
- l7 2 4 34 36
- 46 48 5i j UT O
- O Pour les forgerons le dessin spécial est remplacé par la théorie de la ferrure et par des exercices particuliers
- Dès l’époque de la domination byzantine, l’art de la Bosnie et de l’ilerzégovine a procédé de l’art oriental, mais il a subi également à plusieurs reprises l’influence de l’art italien. Sous cette double influence s’est formé un caractère, propre non seulement à l’art industriel, mais aussi à l’industrie domestique, que Ton pourrait quaiilicr d’art bosnien-orienlal.
- On reconnaît dans les produits bosniens-orientaux toutes les qualités des produits de
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- l’Orient; les objets datant de l’époque de la floraison des différents arts industriels de la Bosnie sont marqués au coin d’une grande perfection.
- Des guerres et des troubles ininterrompus firent disparaître bientôt en Bosnie la richesse et le bien-être et causèrent en même temps la décadence. On ne fabriqua plus que des objets primitifs, destinés à l’usage journalier.
- Dans le domaine artistique, comme dans les autres, l’administration de la Bosnie par la monarchie austro-hongroise amena une véritable renaissance. Convaincue que fart industriel bosnien était susceptible d’un grand développement et d’une haute perfection, l’administration s’efforça de faire revivre les anciennes traditions du pays. Il s’agissait, d’une part, de remettre en honneur, dans leur pureté primitive, les plus belles formes de l’art bosnien-oriental, d’autre part, d’employer un matériel nouveau, perfectionné, et d’appliquer le travail moderne à des objets qui répondissent bien aux besoins de l’Europe, afin qu’ils puissent y trouver un écoulement assuré.
- Le but vers lequel on tendait fut atteint, dans une mesure capable de satisfaire aux plus grandes exigences, après un nombre d’années relativement restreint. Les produits de l’art industriel de la Bosnie jouissent aujourd’hui déjà d’une réelle renommée; ils sont exécutés avec goût et avec une grande perfection artistique, au moyen de matériaux excellents. Mais, pour arriver à ce résultat, il fallut surmonter les plus sérieuses difficultés. On dut tout d’abord rechercher et découvrir les quelques véritables artistes bosniaques encore vivants et les décider à former des élèves. Deux spécialistes éminents, M. Otto de Szentgyôrgyi, de Budapest, et le professeur Storch, conseiller aulique, furent chargés par le gouvernement de parcourir le pays pour s’y livrer à une étude approfondie des procédés encore en usage, ainsi que pour entrer en relation avec les maîtres habiles dans leur art. Dès lors, on put s’occuper : i° de ïincrustation ; 2° du damasquinage; 3° du ciselage et de la gravure; k° du tissage des (apis; 5° de la broderie.
- La technique de l’incrustation et de la marqueterie bosniaque, remarquables par la grande finesse de l’exécution et la richesse en ornements originaux, était encore connue d’un nombre considérable d’artistes compétents. On constata trois styles, si l’on peut employer ce mot, que les différents maîtres observaient avec soin. Les uns s’adonnaient à des travaux d’une ornementation extraordinairement fine et délicate; les autres se contentaient de grandes lignes fortement appuyées et appliquées aux ornements simples; d’autres, enfin, s’efforcaient de réunir les deux qualités précédentes.
- Si les conditions dans lesquelles se trouvait l’art de l’incrustation étaient encore relativement favorables, il n’en était pas de même pour le damasquinage ou incrustation sur acier. Le damasquinage, employé surtout pour la décoration des armes, avait atteint, en Bosnie, une haute perfection artistique, mais était tombé ensuite en décadence. Les recherches minutieuses qui furent faites dans le pays ne permirent de découvrir qu’un seul véritable artiste, le vieux Mustafa Letic, de Foca. Il ne pratiquait pas son art, que ses contemporains ne savaient plus apprécier, et consacrait tout son temps à l’agriculture. Ce ne fut qu’à grand’peine et à force d’argent qu’on parvint à le décider à former Gu. I. — Cl. 6. — T. II. , 3
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- quelques élèves seulement, car Mustafa Letic mourut à peine une année plus tard, mais non sans avoir conservé à la Bosnie Part du damasquinage.
- Le ciselage et la gravure étaient depuis longtemps pratiqués en Bosnie où on les appliquait très souvent aux objets d’usage journalier. Il restait dans le pays un grand nombre de représentants de ces deux arts.
- Le tissage des tapis, industrie domestique, avait atteint lui aussi un haut degré de perfection, mais il souffrit, comme les autres, de la ruine économique du pays.
- Il en était de même de la fabrication des tapis, autrefois réputée, et que les femmes de la Bosnie pratiquaient avec une véritable maîtrise.
- Pour relever les arts industriels des trois premiers groupes cités, l’administration amena les ouvriers les plus habiles à servir de maîtres à des jeunes gens bien doués, dans des ateliers subventionnés par l’Etat. Le Gouvernement acheta les objets fabriqués dans ces ateliers et les offrit sur le marché. Les expositions fournirent aussi la meilleure occasion de faire connaître dans des cercles étendus les produits de Part industriel bosnien rappelé à la vie.
- Les efforts que fit le Gouvernement pour relever l’industrie du tissage des tapis furent guidés par les mêmes principes que ceux qui présidèrent au relèvement des autres arts industriels, mais il fallut en outre tenir compte de la concurrence du marché européen et procéder avec la plus grande prudence. Il ne fut d’abord créé qu’un seul atelier du gouvernement, à Sarajevo, qui eut pour tâche de rechercher les anciennes pièces de valeur, de faire un choix judicieux des meilleures laines provenant du pays et de fabriquer de beaux exemplaires en employant les meilleures matières colorantes. On chercha aussi à trouver un écoulement au dehors; dans ce but, on utilisa l’habileté des femmes du pays et on mit à leur disposition des matériaux étrangers de bonne qualité permettant de fabriquer des produits répondant à toutes les exigences de l’Europe occidentale. On veilla cependant à ce que le caractère oriental fût soigneusement conservé. En Bosnie, ce caractère avait quelque peu perdu de son originalité ; pour le reconstituer dans sa pureté on engagea pour l’atelier du gouvernement un peintre persan qui fut chargé de rétablir les vieux modèles et d’en créer de nouveaux, tant pour les tapis que pour d’autres objets. L’atelier de tissage de tapis, dont les commencements furent fort modestes, est devenu en peu d’années un établissement considérable. Les tapis bosniens ont été vite appréciés dans les cercles des connaisseurs et les commandes se sont multipliées, surtout depuis que l’atelier s’est mis à fabriquer avec succès des tapis noués (Knüpfteppich). L’atelier, dans lequel tous les procédés techniques pratiqués sont employés, occupe environ 160 personnes. On a essayé récemment, non sans succès, de tisser des gobelins, qui rencontrent la faveur du public.
- Les divers ateliers-écoles sont répartis comme suit dans les différentes localités :
- Un atelier central à Sarajevo;
- Un atelier d’incrustation à Foca;
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- Un atelier d’incrustation à Livno;
- 'Un atelier pour le tissage des tapis à Sarajevo;
- Un atelier de broderies à Sarajevo.
- L’atelier central de Sarajevo est d’une grande importance. Il comprend 6 ateliers et environ 70 travailleurs, dont 5o élèves. Les jeunes gens se recrutent parmi les élèves des écoles élémentaires; quelques-uns sortent des écoles de commerce. Ils reçoivent une bourse de 6 fr. 20 par mois pendant les deux premières années et de 10 fr. 5o pendant les deux autres. L’école leur donne en plus le dîner; elle loge même et entretient gratuitement les plus pauvres.
- Les cours durent quatre années. La journée de travail est de dix heures, dont huit sont consacrées à l’exercice du métier et deux à l’instruction générale complémentaire : lecture, écriture, algèbre, religion. Le dessin linéaire et d’ornement y est enseigné avec un soin particulier. Après avoir acquis une connaissance préalable des procédés généraux de la fonderie, du moulage, les élèves sont répartis dans les cinq sections de l’atelier : incrustations sur bois, incrustations sur cuivre, gravure, repoussage et ciselure sur métaux, montage des pièces fabriquées.
- Après la quatrième année d’apprentissage, les élèves subissent un examen. Ceux dont les connaissances sont jugées insuffisantes sont gardés une année de plus. Les autres peuvent, à leur gré, rester à l’atelier comme aides ou s’établir à leur compte. En ce cas, l’école leur fournit gratuitement les outils de leur profession.
- Chaque section est dirigée par un maître indigène. Quelques-uns de ces maîtres sont de véritables artistes, dont la renommée s’étend dans tout le Balkan.
- Dans les conditions que nous venons d’exposer, l’école produit annuellement une grande quantité d’articles de bois ou de métal finement ouvrés, que le Gouvernement destine surtout à l’exportation.
- A T Atelier-école de Foca, centre artistique autrefois renommé, les élèves, en petit nombre, s’occupent exclusivement d’incrustations sur bois.
- L’Ecole de Livno (incrustations) est en pleine voie de développement.
- L’Ecole de tissage de tapis de Sarajevo comprend plusieurs ateliers de tissage, un atelier de nouage, un atelier de teinture. Le personnel comprend des maîtres généraux, des professeurs de dessin, des aides teinturiers. Le nombre des ouvrières ou apprenties s’élève à environ 200. Les unes travaillent à l’école même, les autres chez elles. Ces dernières sont pour la plupart musulmanes; le Gouvernement exige quelles fassent leur apprentissage à l’atelier; pendant ce temps, il leur accorde des bourses de 12 fr. 60 par mois. Les métiers à tisser, qui appartiennent à l’Etat, dans l’établissement ou au dehors, sont des plus perfectionnés.
- L’Ecole d’apprentissage, pour la fabrication des broderies, à Sarajevo, comprend environ 5o apprenties, le nombre des brodeuses est quatre fois plus élevé que celui des tisseuses. En dehors de l’école, près de G00 femmes travaillent pour l’établissement. On leur fournit gratuitement les métiers à tisser et à broder et on leur vend à crédit les fds quelles emploient. L’Etat achète les produits confectionnés et se
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- charge de les écouler, soit à Sarajevo, soit à Vienne. Le montant de la vente suffit à couvrir les frais d’entretien de l’établissement.
- M. le commissaire général de Rosnie-Herzégovine à l’Exposition universelle de 1900 avait eu l’heureuse idée d’organiser, dans le pavillon du quai d’Orsay, une reproduction en petit des ateliers modèles de Sarajevo; on pouvait ainsi voir au travail et observer ces artistes patients et délicats, qui arrivent à exécuter, suivant leur fantaisie et souvent sans modèle, ces objets finement ciselés, gravés ou incrustés, ou ces étoffes et tapisseries qui excitaient si justement l’admiration des visiteurs.
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- CHAPITRE IV.
- BULGARIE.
- Jusqu’en 1878, époque où la Bulgarie recouvra son indépendance, il n’existait sur le territoire de la principauté aucune école spéciale technique, soit commerciale, soit industrielle. Sous le régime turc, les conditions économiques étaient telles, que les commerçants et industriels, pour pratiquer leur profession, n’avaient d’autre besoin que de se conformer aux traditions établies par leurs aïeux.
- Après la chute du régime turc, grâce à une organisation civile et politique régulière, et sous l’influence de nouvelles conditions économiques, commença à se modifier la situation commerciale de la Principauté; ces modifications n’ont fait depuis que s’accroître, en raison des relations de plus en plus fréquentes des commerçants bulgares avec les maisons européennes.
- Le besoin d’une instruction commerciale se fit encore plus vivement sentir après l’ouverture de la Banque nationale bulgare et de ses succursales, suivie de l’organisation régulière des Caisses agricoles. De tous côtés on réclamait des employés intelligents et instruits, capables de rendre des services dans l’administration des différents établissements financiers de l’Etat. Le Gouvernement disposait d’un capital de 700,000 francs, légué par un riche commerçant bulgare, et dont les intérêts accumulés devaient suffire un jour à établir, dans la ville de Sistow, une école de commerce. Sans plus attendre, il compléta la somme nécessaire et fit construire l’école. Cette école fonctionne depuis Tannée 188 A ; elle est entretenue par l’Etat, qui lui affecte un budget annuel d’environ 50,000 francs.
- L’enseignement y est donné à peu près sur les mêmes bases que dans les académies commerciales d’Autriche, avec certaines modifications et extensions des matières enseignées. La durée des études est de quatre années. Dans le premier cours sont reçus des élèves ayant terminé avec succès trois classes de gymnase (lycée) ; les élèves munis du diplôme de maturité (baccalauréat) jouissent des droits accordés à ceux qui ont terminé l’enseignement secondaire, avec les privilèges correspondants pour le service militaire (un an au lieu de deux).
- Les matières enseignées à l’Ecole de Sistow sont les suivantes :
- i° Langue bulgare;
- 20 Langue française;
- 3° Langue allemande;
- 4° Calcul commercial;
- 5° Tenue des livres;
- 6° Arithmétique pratique;
- 70 Géométrie et tracés géométriques; 8° Algèbre;
- 90 Géographie commerciale; io° Histoire commerciale;
- 110 Économie politique ;
- 12° Connaissances commerciales en général ;
- i3° Chimie industrielle et technologie chimique ;
- i4° Élevage et commerce du bétail; i5° Travaux pratiques de chimie;
- 160 Physique;
- 170 Correspondance commerciale;
- 180 Calligraphie.
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- Il y a trois ou quatre ans, alors que le Gouvernement venait de décréter pour tous les négociants l’obligation de tenir des livres de commerce réguliers, furent créés auprès des chambres de commerce un certain nombre de cours commerciaux. Ces cours ont une durée de quatre à cinq mois ; leur but est de fournir aux commerçants et à leurs employés des connaissances préparatoires susceptibles de les guider dans la tenue de leurs livres. On vit même se créer dans la capitale, à Sophia, une école de commerce privée. Comme l’Ecole de Sistow, celte institution reçoit des élèves ayant terminé trois classes de gymnase.
- Le Ministère du commerce, dans le ressort duquel se trouve placé l’enseignement commercial, examine en ce moment la question de savoir s’il ne conviendrait pas d’ouvrir dans la Principauté quelques écoles commerciales primaires, par la transformation clc certaines écoles publiques de trois et quatre classes. La réforme projetée serait favorablement accueillie du public bulgare, qui se montre de plus en plus désireux de voir imprimer à l’instruction nationale un caractère pratique en rapport avec ses intérêts économiques.
- Les premières mesures prises en Bulgarie en faveur de l’enseignement industriel datent de 1 883 ; à cette époque, le Sobranié élaborait la loi organisant une école professionnelle dans le village de Kniajéo, près Sophia, et votait à cet effet une subvention annuelle de 60,000 francs.
- Les matières enseignées dans cette école étaient les suivantes :
- i° Langue bulgare ;
- 2° Arithmélhique;
- 3° Géométrie et tracés géométriques; 4° Dessin;
- 5° Chimie et technologie chimique; 6° Physique;
- 7° Correspondance commerciale;
- 8° Comptabilité;
- 9° Calligraphie;
- io° Travaux pratiques de menuiserie; 11° Travaux pratiques de ferronnerie.
- Les études théoriques absorbaient très peu de temps; en moyenne, les trois quarts du temps étaient consacrés aux travaux pratiques dans les ateliers. Les cours avaient une durée de trois ans ; on y recevait des candidats ayant terminé avec succès deux classes de gymnase. Postérieurement, on ouvrait dans cette école deux nouvelles sections: une section de poterie et une section de teinturerie.
- En 1895, sur la proposition du Ministre du commerce et de l’agriculture, le Sobranié décida la fermeture de l’Ecole industrielle de Kniajéo, et vota l’ouverture d’écoles industrielles pratiques spéciales dans différents endroits du pays. Le but principal de cette réforme était de transporter les divers enseignements professionnels respectifs dans les centres où les traditions et le passé avaient déjà créé dans le peuple l’habitude de certains métiers et de permettre de la sorte à l’école de produire, dans des milieux déjà prédisposés, tous ses effets utiles. Au lieu d’une seule école avec quatre sections, on ouvrit quatre écoles :
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- i° A Siivno, ancien centre de l’industrie textile bulgare, une école de tissage et de teinturerie ;
- a" A Sainakovv, une école de ferronnerie ;
- 3° A Routschouck, une école de menuiserie;
- 4° A Trn, une école de poterie.
- Dans ces écoles, les jeunes gens sont admis de îG à 9 0 ans, sur le vu de leur certificat d’études. Chacune d’elles possède de 4o à 5o élèves. Tous les professeurs sont de nationalité bulgare, sauf un seul, qui est de nationalité tchèque.
- Cependant, le Ministère du commerce et de l’agriculture n’est pas entièrement satisfait de l’organisation de ces écoles ; il a l’intention, motivée par des motifs très sérieux, de les remplacer par des professeurs ambulants pour les différentes spécialités des métiers, comme il en existe d’ailleurs déjà pour certaines professions, par exemple pour la poterie et les teintures des peaux (pour les fourrures), et qui donnent d’assez bons résultats.
- L’idée d’un enseignement professionnel pour les femmes a commencé à' se faire jour en Bulgarie il y a dix ans. Sous la haute protection de feue la princesse Marie-Louise, fut fondée à Sopbia la première école de ce genre. Les femmes bulgares les plus intelligentes ne tardèrent pas, dans les départements, à suivre l’exemple de la capitale, si bien qu’il existe aujourd’hui, dans les différentes villes de la Bulgarie, 37 écoles professionnelles de femmes. Le nombre des élèves ayant terminé leurs études dans ces écoles est de 96/1; le nombre de celles qui suivent actuellement les cours est de 880. L’enseignement y est purement pratique et comprend notamment la coupe et la confection des divers vêtements de femmes et d’enfants, et d’autres travaux domestiques; il dure une année.
- Toutes ces écoles doivent leur existence à l’initiative privée des différentes sociétés féminines bulgares, aidées jusqu’à un certain point par les municipalités; mais toutes les écoles professionnelles sont placées sous le contrôle et la surveillance du Ministère du commerce et de l’agriculture qui, en ces derniers temps, s’est sérieusement attaché à les doter d’une meilleure organisation, en élaborant à cet effet des règlements et programmes spéciaux.
- La somme générale que le Gouvernement bulgare a jusqu’à présent dépensée pour l’organisation de l’enseignement professionnel s’élève à environ un million de francs.
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- CHAPITRE V.
- ÉTATS-UNIS w.
- 8 I. — ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
- L’enseignement industriel supérieur est donné aux Etats-Unis dans une série d’établissements pouvant être partagés, au point de vue de leur organisation, en trois groupes.
- Le premier groupe comprend les écoles ou collèges ayant pour objet la science pratique et la technologie, dont les bases sont indépendantes, et qui échappent au contrôle de l’Etat ; ces écoles ont eu presque invariablement pour origine une dotation particulière, provenant souvent d’une seule personne; leur budget est alimenté par le revenu de leur dotation et les frais d’écolage (luition fees).
- Le plus ancien de ces établissements est Y Institut polytechnique Rensselaer, qui fut fondé en 182 A et enregistré (registeredJ en 1826; il comprend deux cours de quatre années chacun, dont l’un de génie civil, à la suite duquel les « gradués n obtiennent le diplôme, d’ingénieur civil ( 1 A3 élèves en 1899).
- La seconde école technique, par rang d’ancienneté, est Y Institut technologique de Massachusetts, à Boston, dont nous parlerons plus loin.
- L’Institut polytechnique de Worcester (Massachussetts) a été enregistré en i865. Il fut fondé par John Boynton, de Templeton, qui le dota tout d’abord de 100,000 dollars (5oo,ooo fr.) L’institut comprend cinq cours de quatre années chacun : génie mécanique, génie civil, chimie, génie électrique, science générale. Le grade de bachelier es sciences est conféré à ceux qui suivent entièrement l’un des cours ci-dessus, et le grade de maître (inasler'j est accordé après des études supérieures d’au moins un an. Des grades spéciaux déingénieur mécanicien, civil, électricien, sont conférés après des études supplémentaires et plusieurs années d’expérience professionnelle. Le nombre des diplômés en 1899 a été de 823. Le caractère distinctif de l’école consiste en une large utilisation du travail manuel dans des ateliers parfaitement installés en vue de l’enseignement de la mécanique et de l’électricité.
- VUniversité de Lehigh, à South-Bethléem (Pensylvanie), fondée en i865, n’est autre chose, en dépit de son nom, qu’une école supérieure technique et de génie. Après avoir assuré sa création par un don de 500,000 dollars et de ii5 acres de
- W Les renseignements qui vont suivre ont été en de 1900 par M. Nicliolas Murray Buller, professeur grande partie empruntés aux excellentes Monogra- de philosophie et d’éducation à l’Université Coluin-phies publiées à l’occasion de l’Exposition universelle bia, de New-York.
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- terrain, son fondateur lui légua en mourant une nouvelle somme de 2 millions de dollars (10 millions de francs). L’Université Lehigh comprend six cours : génie civil, mécanique, métallurgie, mines, génie électrique, chimie. Nombre des élèves en 1899 : ^25.
- L’Institut technologique Stevens, à Hoboken (New-Jersey), fut ouvert en 1871. Son fondateur, M. Edwin A. Stevens, le dota de 3oo,ooo dollars (i,5oo,ooo fr.) ainsi que des terrains nécessaires à sa construction. L’Institut Stevens est uniquement une école de mécanique, d’une durée de quatre années. Une grande importance est attachée aux travaux de laboratoire et d’atelier. Nombre des élèves en 1899 : 214.
- L’Ecole de sciences appliquées Case, à Cleveland (Ohio), fut enregistrée en 1880. M. Léonard Case, son fondateur, lui laissa la jouissance d’une propriété valant 2 millions de dollars ( 10,000,000 fr.).
- L’institution comprend huit cours d’une durée de quatre années chacun : génie civil, mécanique, génie électrique, génie minier, physique, chimie, architecture, sciences générales. Nombre des élèves en 1899 : 218.
- VInstitut polytechnique Rose, à Terre-Haute, fut fondé en 1883 par M. Chauncy Rose, qui lui légua 500,000 dollars (2,500,000 fr.). Etabli d’après les lignes de l’Institut de Worcester, l’établissement comprend les cours de génie mécanique, de génie électrique, de génie civil et d’architecture. Nombre des élèves en 1899 : 100.
- L’Institut polytechnique de Brooklyn, à New-York, réorganisé en 1889, est surtout une école de sciences appliquées au génie civil, à la chimie et à l’électricité. Nombre des élèves : 79.
- L’Institut de technologie Armour, à Chicago (Illinois), doit son existence au chef de la célèbre maison Armour and C°. Les libéralités de M. Philip D. Armour envers l’Institut de Chicago dépassent déjà 2,5oo,ooo dollars (7,500,000 fr.). L’établissement se compose de deux parties : i°le Collège technique, comprenant cinq cours : mécanique, électricité, architecture, sciences, génie civil ; 2°les sections (deparlments) de musique, de sténographie et dactylographie, des arts domestiques, et la section normale des Kindergarten.
- Nous sommes forcés de passer sous silence un grand nombre d’autres institutions faisant partie du premier groupe, et de nous borner à celles qui vienent d’être mentionnées. Signalons cependant les plus nouvellement créées : YInstilut polytechnique Bradley, à Péonia (Illinois), et Y Institut de technologie Clarkson, à Postdam (New-York).
- Le second groupe des écoles techniques supérieures comprend les établissements qui ont des rapports étroits avec les autres collèges ou écoles constituant les universités; ils ne possèdent pas toujours de faculté distincte ou d’organisation spéciale ; leur ensei-
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- gnement a été foiTement individualisé, et ils portent parfois un titre particulier; ils ne sont point placés sous le contrôle de l’Etat. Quelques-unes des écoles de ce groupe sont défrayées entièrement ou partiellement par des dotations particulières; elles déterminent et encaissent leurs frais d’enseignement. D’autres écoles au contraire vivent en partageant les ressources communes du tout plus important dont elles forment une partie.
- Quelques-unes des écoles de science et de génie les plus importantes des Etats-Unis, appartenant au second groupe, dépendent des universités et collèges et partagent avec les autres sections de ces institutions le revenu des donations privées, les moyens d’enseignement et les professeurs.
- V Ecole scientifique Shefficld, de F Université Yale, à New-Haven (Connecticut), organisée en 18A7 comme école de chimie appliquée, reçut sa première dotation importante de M. Joseph E. Sheffield. Elle est consacrée à l’enseignement et aux recherches de sciences mathématiques, physiques et naturelles, ainsi qu’à la préparation des jeunes gens à des professions exigeant une connaissance particulièrement approfondie de ces catégories de sciences. Les cours de la seconde catégorie durent trois ans; deux années d’études supplémentaires sont requises pour le grade d’ingénieur civil ou d’ingénieur mécanicien, et Ton obtient en même temps le grade de docteur en philosophie. Nombre des élèves en 1899 : ^ 9 7 •
- L’Ecole scientifique Lawrence, de l’Université Harvard, à Cambridge (Massachusetts), fut fondée en 18/17 par M. Abbott Lawrence, qui lui consacra un premier don de 5o,ooo dollars (260,000 fr.). Elle confère le grade, ou plutôt prépare au grade de bachelier ès sciences, par des cours de quatre années au nombre de onze : génie civil, génie électrique, génie mécanique, mines et métallurgie, architecture, chimie, géologie, biologie, science générale, pédagogie, anatomie et physiologie. Son objet spécial est de procurer aux hommes ayant une préparation préliminaire solide une éducation plus large dans les différentes catégories de sciences; l’enseignement s’attache plutôt aux principes scientifiques qu’au travail technique, l’intention étant seulement de préparer les diplômés à l’apprentissage de leurs professions. L’école met à profit les nombreuses ressources de l’Université Harvard, ses musées, bibliothèques, laboratoires, etc. Nombre des élèves en 1899 : h2 5.
- L’Ecole scientifique Chandler, du collège Darmouth, à Hanover (New-Hampshire), a été établie en 1851 par les commissaires du collège Darmouth, grâce à un legs de 50,000 dollars (260,000, fr.) fait par M. Abiel Chandler, «en vue de l’établissement et de l’entretien, dans le collège, d’une section permanente ou école pour l’enseignement des arts pratiques et utiles w.
- L’Ecole Chandler a constitué pendant longtemps une section spéciale dans le collège, mais a été récemment fondue dans ce dernier, sous le nom de Cours scientifique Chandler; elle conduit au grade de bachelier ès sciences. Les cours durent quatre ans ;
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- iis embrassent les sciences modernes, les mathématiques, l’histoire, la science politique, etc., en meme temps que des notions de sciences exactes et d’histoire naturelle. Le cours Chandler est fréquenté par environ 1 5o élèves.
- La très importante école supérieure connue sous le nom â’Ecole Thaycr de génie civil, est en rapport avec le collège Darmouth. Elle fut fondée en 1867 par le général Sylvanus Thayer, qui lui lit une donation de 70,000 dollars (35o,ooo fr.).
- Les cours, qui durent deux années, sont essentiellement professionnels et consacrés à l’enseignement du génie civil, dans le sens le plus large du mot.
- VEcole des mines du collège Columbia, maintenant Université Columbia, à New-York, a inauguré son enseignement en i864. Sa fondation est due au professeur Thomas Egleston, diplômé de Yale en i854 et de Y Ecole des Mines de Paris en 1860.
- Les différents cours de génie et de science rentrent sous la direction commune de la « Faculté des sciences appliquées », laquelle dirige ainsi les quatre écoles des mines, de chimie, de génie civil et d’architecture. Il y a aussi, sous la direction de la Faculté de ce même nom, une école de science pure.
- A l’Ecole de génie civil, il y a des cours de génie civil, électrique et mécanique, tous d’une durée de quatre ans, et conduisant aux grades correspondants. Toutes ces écoles ont un matériel très complet; on y attache beaucoup d’importance au travail des cours supérieurs.
- A l’Ecole de science pure on enseigne l’anatomie, l’astronomie, la bactériologie, la botanique, la chimie, les mathématiques, la mécanique, la minéralogie, la physique, la physiologie et la zoologie.
- En 1899, 470 étudiants étaient inscrits à la Faculté des sciences appliquées ; une centaine étaient inscrits à l’école de science pure.
- Le Collège de rUniversité de Pensylvame procure aux étudiants, par l’intermédiaire d’une institution connue sous le nom à’Ecole scientifique Tourne, des cours d’architecture, de génie mécanique et électrique, de chimie et de génie chimique et de génie minier.
- L’école est amplement pourvue de laboratoires, machines et appareils, bibliothèques, etc., grâce aux libéralités de M. J.-H. Towne, qui lui légua, en 1874, son immense fortune.
- UEcole scientifique John. C. Green est une section de l’Université Princeton ; elle fut fondée par M. John. C. Green, riche négociant de la cité de New-York, qui lui légua la totalité de sa fortune, composée de plusieurs millions de dollars. On enseigne à cette école la science générale, le génie civil et le génie électrique. Les cours durent quatre ans et conduisent au grade de bachelier ès sciences. En 1899, ^ nombre des étudiants de la section scientifique était de 338.
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- Le Collège Union, à Schenectady (New-York), fondé en 1895, fut une des premières institutions où Ton enseigna le génie et la science générale. II fut un des premiers à reconnaître l’importance des langues modernes.
- L’Université Washington, à Saint-Louis (Missouri), possède depuis longtemps une école de génie hautement réputée. Les cours sont au nombre de cinq : génie civil, génie mécanique, génie électrique, chimie, sciences et littérature.
- Le laboratoire d’essais du département du génie civil est un des plus renommés, spécialement à cause des importants essais de bois de construction effectués pour le compte du gouvernement des Etats-Unis.
- UUniversité de Cincinnati, à Cincinnati (Ohio), a été fondée en 1872, grâce à un legs de M. Charles Mac Micken, riche négociant de cette ville; elle donne des cours de science générale et de génie civil.
- L’Université de Californie, à Rerkeley (Californie), compte parmi ses départemenls un collège d’agriculture, de mécanique, de génie civil et de chimie. Un cours de génie électrique est fait au collège de mécanique.
- Il y a lieu de citer aussi en Californie Y Université Lcland Stanford, Junior, où ont lieu des cours de science naturelle et de génie civil, mécanique et électrique.
- Le Collège de technologie de l’Université de Tulane, à la Nouvelle-Orléans (Louisiane), dispose de cours de génie mécanique (comprenant le génie électrique), génie chimique, génie appliqué à l’industrie sucrière, génie civil et architecture. Le cours de génie appliqué à l’industrie sucrière (sugar engineering) est unique en son genre et a une valeur particulière pour les intérêts de la production sucrière de la région où se trouve le collège. Il comprend non seulement les études de physique et de chimie nécessaires à la pratique de la sucrerie et de la culture sucrière, mais encore celle de la mécanique et de toutes les machines et appareils en usage dans une raffinerie moderne. Le grade de bachelier du génie est accordé à tous ceux qui ont suivi complètement un des cours du collège de technologie.
- U Université Vanderbilt, à Nashville (Tennessee), contient une section de génie bien installée. En 1888, M. Cornélius Vanderbilt, petit-fils du. fondateur, fit à l’Université une donation de 30,000 dollars en vue de l’érection d’un bâtiment pour le génie mécanique et minier.
- Nombre des élèves en 1899 : 18.
- Le troisième groupe d’écoles supérieures de science et de génie comprend celles dont
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- l’existence dépend principalement des secours de l’Etat ou de crédits nationaux, ou de celles qui, se rattachant aux universités et collèges, tirent de ces sources une grande partie de leurs revenus.
- Parmi les écoles de génie les plus renommées du pays figurent celles qui dépendent de TUniversité Corncll, à Ithaca (New-York). Les branches du génie dépendant principalement de la mécanique sont représentées au Collège Sibley, tandis que le génie civil et hydraulique, la géodésie et les branches de meme ordre sont enseignées au Collège de Génie civil.
- Le Collège Sibley de génie mécanique et d’arts mécaniques a été fondé grâce aux générosités de M. Hiram Sibley et de sa famille, qui s’élevèrent à 230,000 dollars.
- Le Collège Sibley comprend huit sections : génie mécanique, génie expérimental, génie électrique, projets de construction de machines, arts mécaniques ou travait d’atelier, dessin et arts industriels, écoles supérieures de génie maritime et de constructions navales, et de chemins de fer.
- Nombre des élèves en 1899 : 492.
- Le Collège du génie civil procure l’enseignement de toutes les branches dépendant de cette science et particulièrement des progrès les plus récents réalisés par elle. On y enseigne spécialement la construction des ponts et des chemins de fer, le génie sanitaire, hydraulique et géodésique.
- L’Université de Michigan, à Ann Arbor (Michigan), organisée par un acte législatif de 1837, possède des cours de génie civil, mécanique, électrique et chimique.
- En 1899, 218 Nimbants étaient inscrits dans les sections de génie.
- L’Université Purdue, à Lafayette (Indiana), est en réalité l’Institut de technologie d’Indiana. En 1869, elle reçut de M. John Purdue un don de i5o,ooo dollars (750,000 fr.) et de 100 acres de terrain. Elle est entretenue par l’Etat et le gouvernement national; l’instruction y est gratuite pour tous les habitants d’Indiana. L’Université comprend six écoles spéciales : de génie mécanique, de génie civil, de génie électrique, d’agriculture, de science et de pharmacie.
- En 18 9 9, le nombre total des étudiants était de 780.
- A Y Université de Wisconsin, à Madison (Wisconsin), le collège de génie fut ouvert en 1870; il s’est acquis et a conservé une grande renommée pour la supériorité de son enseignement; il comprend des cours de génie civil, sanitaire, mécanique et électrique, et d’électro-chimie appliquée, d’une durée de quatre ans.
- En 1890, 242 étudiants étaient inscrits au collège de génie de Wisconsin.
- U Université d’Illinois, à Urbana (Illinois), fondée en 1862, comprend quatre collèges et six écoles. Les collèges sont ceux de littératures et arts, de génie, de science et d’agriculture. Le collège de génie comprend des cours d’architecture, de génie architectural, génie civil, génie électrique, génie mécanique, génie sanitaire et municipal.
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- U Université de T Etat d’Ohio, à Columbus, Ohio, est d’origine semblable, et possède, à certains points de vue, la même organisation. Dans ce collège ont lieu des cours de génie civil, minier, mécanique, électrique, de céramique, d’arts industriels, de chimie et d’architecture. Il y a aussi un cours élémentaire de mines, poterie et arts industriels.
- En 1898, 3oa étudiants étaient incrits au Collège de génie de Columbus.
- L’Université de Minnesota, à Minneapolis (Minnesota) [1868], comprend une école de chimie technique et appliquée, le collège de génie et d’arts mécaniques et l’école des mines. Le cours de l’école de chimie dure quatre ans et conduit au grade de bachelier ès sciences.
- Le collège de génie et d’arts mécaniques offre des cours de génie civil, mécanique et électrique d’une durée de quatre ans chacun, pour lesquels on confère les grades d’ingénieur civil, mécanicien ou électricien. Il y a aussi un cours de dessin et d’art industriel, d’une durée de quatre ans, lequel ne donne droit à aucun grade.
- A l’école des mines, deux cours réguliers, de mines et de métallurgie conduisent respectivement aux grades d’ingénieur des mines et d’ingénieur métallurgiste. En 1898, on comptait au collège de génie 129 étudiants, à l’école des mines 54 et à l’école de chimie 6.
- L’ Université de Tennessee, à Knoxville (Tennessee),fut enregistrée en 1 794 ; elle donne des cours de génie civil, mécanique et électrique, de chimie et de science générale.
- Le Collège d’Etat de Pensylvanie, à State College, fondé en 1862, estime autre institution très prospère et d’une haute réputation, où une large place est faite à l’enseignement des sciences pures et appliquées.
- Citons encore, pour mémoire, deux écoles spéciales : les Ecoles des mines de Michigan et de Colorado, créées en vue de satisfaire aux besoins de leurs centres respectifs.
- On remarquera que les principales institutions ou sections d’institution des Etats-Unis où Ton s’occupe spécialement des sciences pures et appliquées ne présentent pas de différences essentielles dans leur organisation, leurs cours et les grades quelles confèrent. En pratique, tous les cours sont d’une durée de quatre ans, les deux premières années constituant surtout, dans presque toutes ces institutions, la préparation au travail spécial et professionnel des deux dernières, leur enseignement portant sur les langues modernes, les mathématiques et plusieurs autres matières, dont la plupart sont communes à tous les cours. L’orientation spéciale commence seulement au début de la troisième année. En ce qui concerne les grades, la grande majorité des écoles confèrent simplement celui de bachelier ès sciences à la fin des quatre années ; quelques-unes seulement confèrent, après un cours de quatre ans, les grades appelés professionnels, tels
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- que ceux (Yingénieur civil, ingénieur mécanicien, etc. Les conditions d’obtention des grades supérieurs sont assez uniformes ; elles consistent ordinairement, pour le grade de maître, en une année d’études supplémentaires, avec la préparation d’une thèse. Pour un grade ‘professionnel, sont exigés un stage de trois années bien employées dans l’industrie, en même temps que la soutenance d’une thèse.
- Cet aperçu de l’origine, du développement et de la situation présente des écoles de science et de génie aux Etats-Unis, ne serait pas complet si Ton ne faisait point mention de Y Université Johns Hopkins, institution qui, tout en s’occupant peu de la science appliquée et de la technologie, a puissamment contribué à déterminer le caractère et les méthodes de l’enseignement auquel ces écoles doivent leur succès. Bien que cette institution n’ait pas encore vingt-cinq ans d’existence, on ne saurait exagérer son influence sur l’enseignement supérieur aux Etats-Unis, spécialement en tout ce qui a trait à la science. Il n’est peut-être pas une seule faculté d’Université qui ne compte dans son personnel enseignant un ou plusieurs de ses gradués, ces derniers apportant avec eux quelque chose de l’esprit de cette institution, de son respect pour l’exactitude et la vérité scientifique. Car les écoles de génie et de technologie aux Etats-Unis sont et doivent être, aux yeux des Américains, quelque chose de plus qu’un simple moyen de gagner de l’argent. On veut quelles préparent aux responsabilités du citoyen ; et leurs méthodes d’instruction doivent cultiver l’indépendance de la pensée, la responsabilité personnelle, et la rectitude du jugement.
- L’enseignement industriel que Ton pourrait appeler secondaire et primaire est donné aux Etats-Unis dans les écoles publiques fonctionnant aux frais de l’Etat et dans les différentes écoles professionnelles privées entretenues soit par des dotations particulières, ou alimentées par les recettes résultant des frais d’écolage.
- Le dernier rapport du commissaire de l’instruction des Etats-Unis (1899) mentionne 95 villes où Y enseignement industriel constitue une part importante de l’instruction donnée dans les écoles publiques et 3 5 9 institutions libres où cet enseignement est également donné.
- Nous puisons à la même source de renseignement les chiffres suivants :
- On a effectué pour les villes de 8,000 habitants et au-dessus le relevé de celles où l’enseignement industriel est inscrit dans les programmes des écoles publiques. Le nombre de ces villes s’élève pour Tannée 1899 à 170; il n’était que de 146 en 1898, de 95 en 1896, de 37 en 1890. Le mouvement déjà signalé dans le rapport du Jury de la classe de l’enseignement technique en 1889 s’accentue donc dans des proportions considérables.
- Mais il est cependant nécessaire de bien s’entendre au sujet de Y enseignement industriel donné dans les écoles publiques, dont la plupart sont des High Schools plus ou moins modifiées, écoles dont les programmes sont intermédiaires entre ceux de nos écoles primaires supérieures et ceux de nos lycées. Dans ces écoles, l’enseignement industriel
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- dont il est question, autrement dit le Manual industrial training, n’est donné qu’au point de vue éducatif général; il n’a aucunement pour but, et c’est un point sur lequel les éducateurs américains ont grand soin d’insister, de préparer l’apprentissage d’une ou plusieurs professions déterminées. Ce dernier rôle est dévolu à d’autres écoles encore peu répandues en Amérique, aux écoles privées.
- Rappelons sur quelles bases est organisée, sur l’inspiration du docteur Woodward, un des apôtres de la réforme, la Manual training school de Saint-Louis : les élèves sont reçus à treize ans au moins; les cours durent trois années, et les heures consacrées aux différents enseignements sont les suivantes : au dessin (croquis à main levée, dessin de machines, dessin d’architecture) une heure par jour; aux travaux manuels (menuiserie et tour à bois; ajustage et tours à métaux; forge; sculpture; fonderie; soudage) deux heures par jour; aux mathématiques (géométrie et arpentage, algèbre, mécanique élémentaire, tenue des livres) une heure par jour; aux sciences générales (géographie physique et géologie, zoologie et botanique, physique et chimie surtout au laboratoire, physiologie) une heure par jour.
- L’introduction du travail manuel dans l’école, même au seul point de vue purement éducatif, a trouvé en Amérique des adversaires, et d’ardentes polémiques se sont élevées sur cette question. Se plaçant au point de vue des résultats matériels et purement utilitaires, le public et, cela va sans dire, les professeurs intéressés se sont rangés du côté de ses partisans; grâce à l’équivoque ainsi provoquée entre les pédagogues qui défendaient le système à cause de sa valeur éducative, et les parents qui l’adoptaient en raison des avantages immédiats procurés, l’idée a fait son chemin, et le fait est qu’à l’heure actuelle les High Schools ancien système sont partout délaissées pour les Manual training Schools, même pour les Manual training Schools privées pour lesquelles les frais d’écolage s’élèvent jusqu’à 5oo ou 600 francs par an.
- Pour 12 5 des écoles où le Manual training a pu être établi(1), le nombre total d’élèves s’élève, en 1898-1899, à 38,62 1, soit 7,988 de plus qu’en 1897-1898 (garçons : 23,002; filles : 15,619); 1,077 maîtres spéciaux (548 hommes et 529 dames) s’occupent de l’enseignement pratique. Pour 96 de ces écoles, les dépenses effectuées annuellement pour la partie Manual training s’élèvent à un total de 9i3,45o dollars (4,567,25o francs).
- Il existe aux États-Unis 66 écoles d’enseignement professionnel nettement déterminé, dans lesquelles 551 professeurs donnent l’instruction à 19,841 élèves. D’après les rapports de 54 de ces écoles, leurs budgets forment un total de 2,478,935 francs. La plupart appartiennent, d’après les indications des rapports, à l’enseignement secondaire, c’est-à-dire que leurs programmes se rapprochent de ceux des High Schools. Dans certaines de ces écoles, comme la Lowel Textile School ou la New-York trade School, dont nous parlerons plus loin, on n’enseigne que la partie technique de la profession.
- W Voir Report of the Commission^' 0/éducation, 18g8-i8gg. Vol. II. (Washington.)
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- On sait qu’en Amérique, l’instruction publique n’est pas, comme en France, ou dans certains autres pays, centralisée aux mains du Gouvernement; en cette matière, chacun des Etats fédératifs reste seul juge de l’organisation qui lui convient, de ses méthodes, de ses programmes; il résulte de cet état de choses qu’il est difficile de juger dans une exposition, si complète, si bien ordonnée quelle puisse être, de l’ensemble du système d’éducation de la grande République. En ce qui concerne spécialement l’exposition américaine à la Classe 6, la difficulté s’accentuait en raison du petit nombre des exposants. Pour ne parler que de l’enseignement industriel, on remarquera que sur 15 institutions récompensées, et elles le furent presque toutes, 13 sont spécialement consacrées aux races de couleur, nègres ou indiens. Il était cependant possible, grâce aux î q brochures publiées et exposées par la Direction de l’Enseignement de l’Etat de New-York et rédigées par le Dr Nicolas Murray Butler, d’acquérir une idée suffisamment nette de la situation. Pour ce qui est de l’enseignement industriel, en ce qui concerne l’esprit dans lequel il est envisagé aux Etats-Unis, un guide plus précis encore, surtout au point de vue de l’avenir, nous a été fourni par un document publié au cours de l’Exposition même, et dont le titre est le suivant : L’enseignement industriel américain; que doit-il être?
- Ce document est un rapport adressé à la Société pour le développement de l’enseignement du génie, dont le siège est à New-York; il est revêtu de la signature d’hommes éminents et peut être considéré comme la résultante de l’opinion des éducateurs américains compétents(1). Nous en rapporterons rapidement les conclusions.
- Le Comité propose de doter les Etats-Unis d’un système complet d’écoles pouvant être rangées dans les y catégories suivantes, qui, toutes, lui paraissaient trouver leur place dans tout projet complet et général d’enseignement technique pour les jeunes Américains (Ail bave their place in any thorough and general Scheme of technical éducation for American youth).
- I. Écoles d’enseignement manuel (Manual training Schools.) — Ces écoles ne prépareraient point à une profession spéciale; elles auraient le grand avantage de diriger la marche des enfants de la nation, pris à l’âge de i4 ans, vers l’industrie, vers le commerce; la Commission estime même que pour le plus grand nombre des enfants des villes, quelle que soit la carrière à laquelle ils se destinent, la Manual training School est la meilleure des écoles qu’ils puissent choisir. « C’est l’enfant tout entier qu’on envoie à l’école », a écrit le Dr Woodward, membre de la Commission, «et non plus seulement son esprit ».
- U) Preliminary report of a Committee of the Society for the promotion, of engineering éducation, par J. B. Johnson, doyen du Collège de mécanique et de génie, Madison, Wis; C. M. Woodwahd, professeur de mécanique et directeur du Manual training School, Saint-Louis, M. 0; B. H. Thuhston, directeur du
- Gn. 1. — Ce. 6. — T. U.
- Collège Sibley, Ithaca, N. Y.; H. T. Eddy, professeur de génie et de mécanique, Université de Minneapolis, Minn; George F. Swain, professeur de génie civil à l’Institut technologique de Massachusets, à Boston, Mass; Edgar Mamsurg, professeur de génie civil, Université de Pensylvanie, à Philadelphie, Pa.
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- iMi'nnir.tur nationale.
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- IL Enseignement manuel et éducation artistique depuis le «Kindergarten» jusqu’à la fin de la haute école (High School). — Les Etats-Unis, dit la Commission, se trouvent, dès aujourd’hui, à la tête du monde entier au point de vue de l’application des procédés nouveaux et économiques de production.
- Au point de vue artistique, ils restent loin en arrière; d’autres nations parmi lesquelles, en première ligne, la France, trouvent dans la suprématie de leur art l’essence véritable de leur prospérité industrielle. Le temps est venu pour l’Amérique de former le goût général du peuple, de créer dans le pays une atmosphère artistique. Telle est l’école publique idéale pour l’Amérique. On ne saurait se dissimuler que l’exécution complète de ce plan entraînera une augmentation considérable des dépenses publiques; mais l’Amérique, qui est en train de devenir la nation la plus riche du monde, peut se permettre de jouir des plaisirs que procure la richesse et particulièrement des plaisirs esthétiques.
- Mais à l’époque actuelle, ajoute la Commission qui doit bien connaître le peuple américain, l’argument basé sur les sentiments esthétiques aura moins de valeur pour nos concitoyens que l’argument économique qui s’y joint : l’art véritable rapporte toujours (goocl art pays} et double la valeur des produits.
- III. Collèges d’agriculture et de mécanique des États. — Dans un pays comme l’Amérique, où d’immenses espaces s’offrent encore à l’activité agricole, il est nécessaire de favoriser, autant que possible, l’enseignement des artisans et surtout des fermiers et agriculteurs, hommes et femmes; dans l’esprit delà Commission, l’enseignement industriel et celui de l’agriculture demeurent intimement liés.
- IV. Collèges supérieurs de génie. — L’objet et le but de ces écoles en Amérique nous sont connus ; la Commission se déclare satisfaite des résultats obtenus.
- V. Écoles «monotechniques» ou écoles de métiers ( Monotechmc or trade Schools}. — Pendant longtemps les Américains, comme les Anglais, ont été hostiles à la création d’écoles spéciales de métiers; «mais la situation est devenue telle, dit la Commission, qu’il est nécessaire d’entrer dans cette voie; on ne forme plus d’apprentis à l’usine; il faut les former à l’école; il nous reste à élaborer un système d’écoles professionnelles approprié à nos besoins ».
- La Commission attribue le peu de succès qu’ont obtenu jusqu’à présent, en Amérique, les écoles professionnelles à ce que ces écoles, là comme en Europe, ont été considérées, avant tout, comme un moyen d’élever et de développer la prospérité non pas des individus, mais de la production en général. La carrière de l’enfant est pour ainsi dire tracée à l’avance; il n’a guère occasion de s’élever au-dessus de sa condition présente; sa carrière est fermée à son extrémité; son esprit n’est point ouvert aux ambitions légitimes; la société dont il fait partie se compose de couches horizontales ; il ne s’élèvera jamais au-dessus de celle où sa naissance Ta placé. Les Américains doivent se placer à un autre point de vue; tout système scolaire devra, dans ce pays, considérer,
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- avant tout, les intérêts de l’individu; lorsque nous enseignerons une profession à un individu, nous ne désirerons pas seulement qu’il l’exerce, mais qu’il devienne chef d’atelier, patron, entrepreneur, fabricant, propriétaire, directeur dans sa profession, et en même temps, citoyen influent et prenant part aux affaires publiques. Le jeune Américain devra voir s’ouvrir devant lui, dans la société, des tranches verticales dans lesquelles il pourra s’élever, au lieu des tranches horizontales où il demeurait enfermé. Pour arriver à ces résultats, la Commission propose la création d’écoles professionnelles, s’appliquant à une ou deux professions, avec un enseignement scientifique, industriel et commercial qui en formerait la base.
- La Commission indique ensuite les industries les plus importantes pour lesquelles le besoin d’écoles professionnelles se fait sentir, parmi lesquelles les industries textiles et les industries mécaniques en général.
- VL Écoles complémentaires pour les artisans. — Ces écoles s’adresseraient aux enfants et aux jeunes gens intelligents, mais sans instruction, qui, par convenance ou par nécessité, se trouvent déjà engagés dans une industrie. Les cours publics ou privés du soir répondent déjà à ce besoin. La Commission recommande, en outre, pour assurer le même résultat, divers autres moyens :
- i° La création, par les grandes usines américaines, d’écoles du soir ou de demi-journée, pour les membres du personnel technique, ou la création de subventions leur permettant de suivre certains cours spéciaux;
- 2° Le perfectionnement et la vulgarisation des écoles par correspondance (Correspondance Technical Schools). — Ces écoles se sont répandues en Amérique, au cours de ces dernières années, d’une manière extraordinaire. L’une d’elles , la plus ancienne , porte sur son registre d’inscription plus de 260,000 noms. Tout en constatant qu’on ne saurait attendre de ces écoles les mêmes services que des écoles véritables, la Commission estime quelles répondront longtemps encore à un véritable besoin.
- 3° Ecoles du soir subventionnées dans les villes. — Les écoles du soir d’Amérique ont été instituées sur le modèle de celles d’Angleterre. La Commission les considère comme ne devant jamais rendre de grands services aux ouvriers de la classe industrielle, que leur état de fatigue physique, à la fin d’une journée de travail empêchera toujours de profiter de l’enseignement donné le soir.
- A° Ecoles du soir Y. M. C. A. et écoles techniques du dimanche. — Ni les écoles du soir Y. M. C. A.(1), qui comptent environ 26,000 élèves en Amérique, mais dont l’enseignement s’adresse aux classes commerçantes plutôt qu’aux classes industrielles, ni les écoles techniques du dimanche ne paraissent à la Commission donner aux jeunes industriels américains une instruction technique sérieuse; elles doivent cependant être maintenues, comme unique ressource d’une classe nombreuse de salariés; elles sont encore préférables aux écoles par correspondance.
- Écoles instituées par ta Young Mm Christian Association.
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- 5° Ecoles professionnelles privées de la demi-journée. — Nous ne parlerons que pour l’indiquer de l’idée préconisée par M. M.-P. Iliggins, qui fut, pendant vingt ans, chargé des travaux d’atelier de l’Institut polytechnique de Worcester, Mass. AL M. P.. Iliggins conçoit une école dans laquelle les élèves passeraient une demi-journée pour y recevoir l’enseignement technique théorique, le reste du temps étant consacré aux travaux d’ateliers dans une usine bien dirigée. Il manque à cette idée la sanction de l’expérience.
- G0 Bibliothèques publiques. Journaux scientifiques, techniques et professionnels. — Il serait hon d’étahlir dans les usines privées des bibliothèques privées libres et des salles de lecture où seraient mis à la disposition des employés toutes les publications techniques intéressant l’industrie exercée.
- VIL Collèges supérieurs de commerce. — La Commission est pactisante de la fondation, en Amérique, de collèges supérieurs de commerce, analogues aux écoles supérieures de commerce françaises. Un vif mouvement dans ce sens se prononce, en ce moment, en Amérique, comme nous le verrons plus loin; les premières institutions de ce genre, viennent d’èlre créées par les Universités, à New-York, à Philadelphie, à Berkeley, et à Chicauo.
- Telles sont les propositions de la Commission de la Société pour Vavancement de l’enseignement du génie de New-York. Le jour où elles seront mises en pratique, l’organisation de l’enseignement technique américain ne différera pas sensiblement de celle de notre pays. Ce qu’il y a lieu d’en retenir surtout pour le moment, c’est la reconnaissance, en Amérique, de l’utilité des écoles supérieures de commerce, ainsi que celles des écoles professionnelles spéciales, telles que nos écoles pratiques d’industrie.
- Institut technologique de Massachusetts, à Boston. — L’Institut technologique de Alassachusets, nous l’avons dit, est par ordre d’ancienneté la seconde école technique des Etats-Unis; c’est aussi l’une des plus importantes du pays.
- Celte institution, depuis longtemps célèbre, doit son existence au professeur William Barton Rogers.
- L’acte d’enregistrement de l’Institut technologique de Alassachusets reçut l’approbation officielle le kj avril 1861, au moment où la nation était en proie à une lutte de l’issue de laquelle dépendait son existence même.
- Les premières ressources financières furent procurées à l’Institut par deux citoyens de Boston, le DrWalker et AL Huntington, qui firent un don de 5o,ooo dollars, en vue de l’érection cl’un bâtiment. Lorsque l’enseignement y fut inauguré en 1865, l’Institut ne comptait que quinze étudiants; mais le merveilleux développement matériel du pays, après la guerre civile, favorisa les progrès de l’école, dont la prospérité s’accrut rapidement.
- Aux termes de l’acte d’enregistrement de 1861, William Barton Rogers et vingt autres
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- associés formaient une association «se proposant de fonder et d’administrer une société d’arts, un musée artistique, et une école de science industrielle». Ce dernier point est devenu T objet essentiel de l’Institut. «Il se consacre à la recherche et à l’enseignement de la science appliquée aux différentes carrières d’ingénieurs, notamment au génie civil, mécanique, minier, électrique, chimique et sanitaire, ainsi qu’à l’architecture navale et civile, à la chimie, la métallurgie, la biologie, la physique et la géologie. Il existe aussi un cours de nature moins technique, devant servir de préparation aux carrières d’affaires.» De l’Institut dépend, en outre, l’Ecole pratique de dessin Lowell, fondée en 1879 par le Commissaire de l’Institut Lowell, pour la propagation des arts industriels aux Etat-Unis. Les cours de cette école comprennent trois ans d’enseignement de l’art du dessin, y compris des exercices techniques; copie et interprétation des dessins; dessins originaux et applications du dessin à l’industrie.
- L’Institut de Boston possède treize cours différents, chacun d’une durée de quatre ans, sur les matières suivantes: génie civil, génie mécanique, génie minier et métallurgie, architecture, chimie, génie électrique, biologie, physique, études générales, génie chimique, génie sanitaire, géologie et architecture navale. L’Institut est amplement pourvu de laboratoires, musées et bibliothèques. Ses professeurs sont au nombre de 136 pour toutes les sections réunies. Les élèves des sections réunies étaient, en 18qq, au nombre total de 1,176; sur ce nombre, 17b ont reçu, en 189g, le diplôme. Le nombre des élèves diplômés, depuis l’origine de rétablissement, est d’environ deux mille.
- L’Institut puise la plus grande partie de ses ressources dans le revenu des dons particuliers et des frais d’études. Il reçoit, cependant, un tiers du revenu tiré par l’Etat de Massachusets des sommes provenant des concessions de terrains et des allocations nationales pour l’établissement des collèges. Pendant les deux dernières années, l’Institut a reçu des legs particuliers d’une valeur de plus d’un million de dollars. Il accorde l’enseignement gratuit à quarante élèves sortant des élèves publiques du Massachusets; un crédit, voté par le Parlement, l’indemnise de la perte subie de ce chef. La direction appartient à une assemblée (corporation) comprenant cinquante membres, parmi lesquels figurent de droit le Gouverneur de l’Etat, le Président de la Cour suprême de Justice et le Secrétaire du Bureau de l’Education. Les membres de la corporation exercent leurs fonctions à vie, à l’exception des membres de droit, et la corporation pourvoit au remplacement des emplois vacants. L’Institut confère le grade de bachelier ès sciences à ceux qui ont suivi entièrement un des cours Réguliers, et le grade de maître de science (master of science) à ceux qui ont suivi un cours supérieur pendant une année au moins.
- Les étudiants des deux sexes sont admis à l’Institut technologique de Boston; le nombre des étudiantes y est actuellement de 58, parmi lesquelles quelques-unes sont déjà graduées des autres collèges. Les sections généralement choisies par les dames sont celles de physique, de biologie et d’architecture.
- Un des caractères dominants de l’Institut de technologie est le nombre et l’importance des laboratoires et ateliers de l’établissement, et la richesse de leur installation.
- Le laboratoire de physique ( Rogers laboratory) comprend 10 pièces consacrées à la
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- physique générale, à la chimie physique (Physical chemistry), aux mesures électriques, aux dynamos, aux expériences d’électricité industrielle, aux mesures calorifiques, à l’acoustique, h l’optique.
- Le laboratoire de chimie (Kiclder laboratory) permet de se livrer aux études spéciales suivantes : chimie générale, analyse chimique, chimie organique, chimie sanitaire (samtory chemistry), analyse des gaz, chimie industrielle.
- Le laboratoire des mines et métallurgie (./o/m Cummings laboralary) contient une pièce pour le soufflage du verre, une pièce pour les essais, la préparation mécanique et la fusion des minerais.
- Le laboratoire du génie civil contient des locaux séparés pour l’étude de la vapeur, de l'hydraulique, de la résistance des matériaux.
- Celui de biologie met à la disposition des élèves des installations séparées pour la microscopie, la biologie générale, l’anatomie et l’embryologie, la physiologie et l’histologie, les microorganismes et la bactériologie.
- Les laboratoires d’architecture, de géologie, de minéralogie, etc., ne sont pas moins bien installés.
- Enfin, les ateliers ( Workshops), créés en 187G, sont largement pourvus de tous les appareils et machines-outils nécessaires. Ces ateliers, dans lesquels les jeunes gens ne passent que quelques heures par semaine, sont considérés comme de véritables laboratoires de mécanique, où les élèves travaillent non pas pour produire, mais pour compléter leur instruction théorique, pour se former l’œil, la main et le cerveau (/or the sahe of training the eye, the hand and the brain).
- Nous donnons ci-dessous, à titre d’exemple, l’emploi du temps hebdomadaire poulies quatre années d’études de la section électrique (Electrical Engineering).
- PREMIÈRE ANNÉE (ANNEE COMMUNE À TOUTES LES SECTIONS).
- NOMBRE D’HEUHKS
- par semaine.
- DEUXIEME TERME.
- Géométrie analytique............ 4
- Trigonométrie sphérique...... 1
- Théorie des équations........... 1
- Chimie générale, analyse qualitative ....................... 6
- Dessin géométrique etgéométrie
- descriptive.............. 12
- Dessin à main levée............. 2
- Français ou allemand(l)......... 3
- Histoire des Etats-Unis...... 2
- Total............. 3i
- O) Les étudiants ayant commencé par l’élude du français étudient la langue allemande en deuxième et en troisième année.
- NOMBRE
- D'UEURKS
- par semaine.
- PREMIER TERME.
- Algèbre ........................... 2
- Trigonométrie plane................ 2
- Chimie générale; travaux de
- laboratoire...................... 7
- Dessin mécanique................... 6
- Dessin à main levée................ 1
- Français ou allemand0'............. 3
- Langue anglaise.................... 2
- Total................ 23
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- DEUXIÈME ANNÉE.
- PREMIER TERME.
- Physique (mécanique, électri-
- cité).............................. 5
- Acoustique.......................... 2
- Principes de mécanismes......... 2
- Calcul différentiel................. 3
- Géométrie descriptive............... 5
- Travaux d’atelier (fer et bois). . l\
- Allemand ou français................ 3
- Littérature anglaise................ 2
- Histoire de l’Europe................ 2
- Tôt ai............... 28
- DEUXIEME TERME.
- Physique (électricité, optique). 5 Physique (travaux de laboratoire)............................ 2
- Physique (mesures)................ 1
- Théorie de l’électricité.......... 2
- Mécanismes (engrenages, machines)............................ 2
- Dessin............................ 3
- Calcul intégral................... 3
- Travaux d’atelier (fer et bois) . 2
- Allemand ou français.............. 3
- Littérature anglaise et composition............................. 1
- Total............ 2 4
- TROISIÈME ANNÉE.
- PREMIER TERME.
- Physique : Théorie de la chaleur. 2 Physique : Travaux de laboratoire (chaleur, optique)......... 2
- Théorie de l’électricité............. 4
- Télégraphie.......................... 2
- Eléments d’électricité industrielle. 1 Etude de la vapeur; thermodynamique............................ 3
- Dessin............................... 3
- liquations différentielles....... 3
- Statique générale.................... 3
- Allemand ou français................. 3
- Économie politique................... 2
- Total............. 17
- DEUXIEME TERME.
- Physique : Travaux de laboratoires (mesures électriques) 3
- Théorie de l’électricité ; courants
- périodiques................... 4
- Théorie de l’électricité; instruments de mesure................... 1
- Chaudières à vapeur....... . . 3
- Laboratoire de mécanique.... 2
- Dessin........................... 3
- Résistance des matériaux. Cinématique et dynamique .... 3
- Allemand ou français............. 3
- Total............. 22
- QUATRIÈME ANNÉE.
- PREMIER TERME.
- Applications de l’électricité (éclairage, téléphonie, transport de force).............................. 4
- 4
- DEUXIEME TERME.
- Applications de l’électricité (téléphonie, courants directs et alternatifs)......................
- A reporter. ....
- A reporter
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- QUATRIEME VÎN N Kl,. (Suit.'.)
- PREMIER TERME.
- Report.............. li
- Essais de dynamos (théorie). . . //
- Essais généraux d’électricité.... 5
- Mesures électriques (théorie).. . î
- Courants périodiques............... 5
- Pholomélrie (facultatif)........... n
- Étude de la vapeur................. 2
- Dynamique des machines......... 3
- Hydraulique........................ 2
- Laboratoire de mécanique....... k
- Résistance des matériaux; frottements ........................ 3
- Méthode des moindres carrés.. . 2
- Total............... 3i
- DEUXIEME TERME.
- Report.............. h
- Essais de dynamos (théorie). . //
- Dessins de dynamos............... //
- Téléphones....................... //
- Mesures électriques (pratique). 5
- Théorie des machines à courants alternatifs............... 2
- Précision des mesures............. 2
- Laboratoire de mécanique.... h
- Economie électrique............... 2
- Thèse finale(1)................... u
- Total............... 19
- Le budget des dépenses de l’Institut technologique de Boston s’est élevé, en 1900, à la somme de 355,726 dol. 01, soit de 1,778,680 francs.
- L’exposition de l’Institut de Boston, très complète et très intéressante, comprenait une série de photographies montrant en détail les divers services de l’Institut. Dans des cadres tournants et dans des cartons ou portefeuilles étaient contenues des explications détaillées sur les méthodes d’enseignement. Les dessins (croquis et mise au md des objets exécutés dans les ateliers) ont été jugés très favorablement.
- L’École des métiers de New-York ( The Ncw-Yorh Irade School) a été fondée, en 1 8 8 1, par le colonel B. L. Auchmuty. Son but est de fournir dans des ateliers spéciaux, aux jeunes gens appartenant à certaines professions, des connaissances supplémentaires au point de vue de la pratique du métier, et de leur donner en même temps les connaissances scientifiques qui s’y rapportent. A New-York, ce mode d’enseignement passe pour avoir été inventé par le fondateur; on le désigne même sous le nom d’« Auchmuty System». L’édifice, construit tout en briques, s’étend dans la 5e avenue, sur une longueur de 200 pieds. Il contient des salles de classes et de lecture, une bibliothèque et des ateliers pour les métiers suivants ; plombeYie, peinture en batiments, peinture en lettres, tôlerie et ferblanterie, maçonnerie, plâtrerie, menuiserie, distributions d’eau et de vapeur, électricité, forge, imprimerie, dessin. Pour chacune de ces spécialités
- La thèse finale correspond nu projet de concours de Iroisièmc année de l’École centrale des nrls et manu-
- factures de Paris,
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- existent des cours de jour et des cours du soir, sauf pour les trois dernières (forge, imprimerie, et dessin), pour lesquelles il n’existe pas de cours de jour. Dans la journée, l’école est ouverte de 8 h. 3o du matin à h heures du soir, sauf le samedi, jour où elle ferme ses portes à midi.
- Les cours du soir durent de 7' heures à p h. 3o.
- Les jeunes gens sont admis sans examen. Ceux qui n’hahitcnt pas la ville trouvent à se loger pour G dollars (3ô fr.) par mois, dans un bâtiment appartenant à l’école et construit par les élèves; ils peuvent se nourrir dans les restaurants voisins au prix de 1/1 dollars (70 lr.); total : 20 dollars ou 100 francs par mois.
- Voici quelques détails sur le fonctionnement d’une ou deux des sections professionnelles de l’École de New-York.
- Peinture. — Les cours du soir ont lieu les lundi, mercredi, jeudi et vendredi, du i5 octobre au i5 avril. Prix : 16 dollars (80 fr.). Les cours du jour commencent le 10 décembre et se terminent le 10 avril. Prix : /10 dollars (200 fr.). Ce cours est réservé aux jeunes gens de 17 à 2/1 ans.
- L’instruction manuelle comprend tout ce qui constitue le métier du peintre ; de vastes locaux, murs, plafonds, etc. sont disposés en vue des exercices pratiques.
- L’enseignement technologique théorique porte sur les sujets suivants : céruse, huiles, érébenthine, siccatifs, les couleurs et leur composition, les pinceaux et leur entretien, peinture, dorure, vernissage.
- Plomberie. — Cours du soir : 3 fois par semaine, du i5 octobre au 10 avril; une des trois, séances est consacrée à l’enseignement théorique. Le nombre des élèves, dont l’âge doit être compris entre 17 et 21 ans, est limité à 70. Prix: i/j dollars (70 fr.).
- Cours du jour : tous les jours, du 1 o décembre au 1 0 avril. Prix : /10 dollars (200 fr.) ; réservé aux jeunes gens de 17 à 22 ans.
- Le plumbing department de l’École de métiers de New-York jouit, en Amérique, d’une réputation méritée. Ses ateliers sont largement pourvus de tout le matériel nécessaire, les maîtres sont excellents; les jeunes gens qui désirent y trouver place doivent se faire inscrire longtemps à l’avance.
- Les élèves diplômés des autres ateliers sont également bien considérés par les fabricants américains; ils sont admis de droit dans la corporation (Trade-Union) de leur spécialité. Les corporations suivantes sont, d’ailleurs, représentées dans le conseil directeur de l’école : peintres et dessinateurs, plombiers, distributeurs d’eau et de vapeur, mécaniciens, tôliers et ferblantiers.
- S II. — ENSEIGNEMENT COMMERCIAL.
- Les moyens actuels de préparation par l’école à la carrière commerciale aux Etats-Unis peuvent être répartis en quatre catégories :
- i° Le «Collège commercial» (Business college), institution dont les mérites ont été
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- souvent méconnus, mais qui a déjà rendu beaucoup de services, et qui semble aux Américains devoir être appelé, par suite de son évolution constante et des progrès en voie de réalisation, à une très haute utilité dans l’avenir, dans les limites de l’espace quelque peu restreint qu’il se propose d’occuper ;
- 2° Les cours d’affaires (Business courses) de la et Haute Ecole, publique n (Public High School), faits jusqu’à présent d’une façon restreinte, mais dont les moyens s’accroissent constamment, et qui deviennent de plus en plus populaires et répandus;
- 3° Les écoles privées (Privatc enclowed School) d’un caractère plus ou moins technique, dont les cours commerciaux paraissent tendre, dans leur forme la plus perfectionnée, à réaliser le modèle accompli de l’enseignement commercial secondaire ;
- h° Les cours des collèges et universités, qui promettent de réaliser la conception de l’enseignement commercial supérieur; cet enseignement, essentiellement technique, ne sera pas inférieur à celui des autres cours ordinaires des universités américaines, et, si les circonstances le favorisent, il procurera au futur homme d’affaires les mêmes avantages que ceux qui ont été offerts jusqu’à présent, dans les cours supérieurs, à ceux qui se préparent à d’autres carrières.
- Le Collège commercial est une institution essentiellement, américaine; pendant longtemps, il n’exista rien de semblable dans les autres pays. Son origine presque spontanée, sa rapide et large diffusion, l’utilisation grossière de matériaux primitifs pour la satisfaction de besoins immédiats et urgents, son mépris de ce qui ne constitue pas la réponse directe à la demande courante, puis la conscience de son insuffisance, et sa tendance à rendre des services plus grands et plus complots, tous ces caractères du collège commercial accusent essentiellement un produit d’une nation jeune, ardente, et marchant graduellement vers l’état de maturité.
- Celui qui, aux Etats-Unis, s’aperçut le premier de la nécessité d’un enseignement commercial ne s’attarda pas à formuler le problème et à en discuter la solution, mais s’appliqua immédiatement à donner satisfaction aux besoins reconnus.
- On attribue généralement àBartlett, de Cincinnatti, la création du premier collège il'affaires, vers i84o : il fut, sans aucun doute, un des premiers et des plus heureux initiateurs de l’enseignement commercial.
- Vers Tannée 1855, on ne comptait pas, aux Etats-Unis, plus d’une douzaine de ces institutions, réparties dans les grandes villes, à Boston, à Philadelphie, à Chicago et à Saint-Louis. Elles avaient été créées en vue de faciliter aux jeunes gens l’accès à des situations inférieures, comme celles d’employés et comptables. L’instruction y était très superficielle : un peu d’arithmétique commerciale et de comptabilité, et quelques notions de calligraphie. Des écoles de ce genre n’exigeaient pas un grand nombre de professeurs : dans beaucoup de cas, toute l’instruction était donnée par un seul maître.
- Le matériel était aussi des plus primitifs : très souvent une seule pièce avec des chaises et des tables. Les frais d’enseignement étaient en proportion : ko dollars en
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- moyenne, non pour un semestre ou pour une année, mais pour toute la durée des études; de plus, ce tarif donnait souvent droit à l’enseignement, non seulement dans une seule école, mais dans toute une série d’écoles faisant partie d’un même système, ou chain.
- A cette époque primitive, il n’y avait pas pour les collèges commerciaux de textes imprimés; l’enseignement de l’arithmétique et de la comptabilité se faisait à l’aide de manuscrits préparés par des comptables. D’autre part, les élèves étaient presque tous, comme les maîtres, employés dans des maisons de commerce, circonstance qui rendait nécessaire l’institution des cours du soir. La durée moyenne des études au collège d’affaires ne dépassait pas trois mois.
- Quelque médiocre que fût celte instruction, elle répondait évidemment à un besoin: c’est ce qui explique le succès et la multiplication des collèges commerciaux. Successivement on augmenta les frais d’études ainsi que la durée des cours et Ton prépara des textes imprimés; on limita la durée des études, ainsi que le droit de fréquenter des écoles différentes; on augmenta le nombre de professeurs. Les élèves ne furent plus seulement des adultes fatigués par le travail du jour : l’école commerciale commença à être fréquentée par des jeunes gens et des enfants désirant entrer dans les affaires. Les cours de la journée remplacèrent dans une large mesure les cours du soir; le matériel fut amélioré, et peu à peu cette institution acquit la faveur dont elle jouit actuellement auprès du public. Nous verrons plus loin que les statistiques officielles du bureau de l’Education accusent 3eo écoles de ce genre, avec 1,781 professeurs et 70,186 élèves, sur lesquels 8a p. 100 fréquentent les cours de la journée. Encore cette liste ne comprend-elle pas toutes les écoles commerciales des Etats-Unis, mais seulement les plus importantes. Un des présidents de la Fédération des Associations de professeurs d’enseignement commercial prétend qu’il existe, aux Etats-Unis, 2,000 de ces écoles, avec une clientèle annuelle de 1 50,000 élèves.
- Ces chiffres paraîtront encore plus frappants si l’on se reporte à l’époque ci-dessus rappelée, distante d’une quarantaine d’années, où il n’existait, qu’une douzaine d’écoles avec une trentaine de professeurs et un millier d’élèves. Si Ton tient compte en outre de l’augmentation de la durée des études, de l’amélioration de l’enseignement et de la préparation préliminaire, les progrès du collège d’affaires dans la seconde moitié du xixft siècle apparaissent comme réellement extraordinaires.
- Jusqu’à ces derniers temps, ceux même qui, sous leur direction, ont fait réaliser le plus de progrès aux collèges d’affaires s’étaient fait de la fonction du collège commercial une conception étroite. Créé en vue de préparer des employés, des comptables, des copistes, plus récemment des sténographes et des dactylographes, le collège commercial s’était à peu près renfermé dans les limites de ces besoins. La calligraphie, l’arithmétique commerciale, la comptabilité, la pratique des affaires et la correspondance étaient enseignées uniquement pour cette catégorie d’emplois. On 11e procurait aux élèves que les moyens les plus indispensables pour la carrière des affaires, et Ton n’avait point prévu ce fait, qu’un simple employé pourrait prétendre s’élever à une
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- situation plus importante. Aujourd’hui, les directeurs des écoles commerciales s’aperçoivent, d’abord que pour les positions d’employés il faut une plus forte instruction technique; en second lieu, qu’un enseignement plus large est profitable, meme si Ton ne s’élève jamais à une haute situation; et en troisième lieu que, si le collège d’affaires n’est pas à meme de préparer directement à des fonctions, commerciales ou industrielles, où une plus grande responsabilité est en jeu, il peut, dans une certaine mesure, et doit, autant qu’il est possible, donner à l’élève les connaissances nécessaires pour un avancement ultérieur; ces idées se répandent de plus en plus et, presque insensiblement, donnent logiquement naissance à un enseignement à la fois plus large et plus technique. Cette évolution se produit lentement, mais des signes incontestables de progrès se manifestent.
- Dès 1 8 () y, à une des réunions de la Fédération des associations de professeurs d’enseignement commercial, M. King, de Rochester, se faisait l’écho des préoccupations précédentes.
- kL’instruction donnée au collège commercial américain, déclaraitnl, est beaucoup trop étroite, et meme un peu plus que rudimentaire. Ce n’est point en réalité l’enseignement des affaires, ce n’est que la préparation d’un employé de commerce. Cette instruction peut avoir suffi aux besoins du temps passé; mais, quand bien meme elle pourrait continuer à répondre à certaines nécessités dans l’avenir, il me semble que le temps est venu où Técole commerciale américaine doit cesser d’être uniquement un lieu d’apprentissage pour les employés de commerce ou de préparation à une boutique de réparations, pour devenir une véritable école d’enseignement des affaires.
- ^ Pour arriver à ce résultat, il faut élever le niveau de l’enseignement, élargir et approfondir l’objet des études, et augmenter leur durée. Le niveau des connaissances exigées pour .l’admission dans ces écoles est trop bas, l’objet des études dans Técole même est, trop étroit et superficiel, et la durée en est trop courte.
- « On ne peut prétendre attirer et retenir des étudiants d’une certaine force avec un programme d’études d’un niveau inférieur, ou préparer à fond les jeunes gens aux nécessités de la vie commerciale avec les matières actuellement enseignées et le peu de temps consacré aux études. La préparation à la vie commerciale devrait être aussi approfondie que la préparation à l’exercice d’un métier : elle le sera, je le crois, dans un temps prochain.
- a On devrait appliquer à ceux qui ont obtenu les grades de nos écoles commerciales cette réflexion que Ton fait au sujet des étudiants pourvus des grades de nos meilleures écoles techniques : Le monde des affaires s’aperçoit que non seulement il peut se permettre de les occuper, mais qu’il ne peut pas se permettre de ne pas les occuper. Dans toutes les branches de commerce, il y a une forte demande, non pas seulement d’employés de commerce, mais d’hommes ayant une instruction commerciale tout à fait approfondie, et les écoles commerciales devraient être à même de répondre à cette demande. »
- Les directeurs des écoles commerciales se sont rendu compte de la nécessité de
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- former de bons professeurs. Dès l’origine, les avantages de la pratique des affaires pour les professeurs d’enseignement commercial se sont fait sentir. L’expérience a montré la nécessité pour eux de joindre à la science pédagogique la connaissance complète, théorique et pratique, du sujet qu’ils enseignent : les meilleures écoles commerciales recherchent actuellement des professeurs réunissant ces deux conditions. Ce progrès s’est fait peu à peu, mais un regard jeté dès aujourd’hui sur la liste des professeurs commerciaux montre parmi eux une proportion considérable d’hommes et de femmes ayant une préparation commerciale spéciale.
- Une autre circonstance a exercé une influence favorable sur l’enseignement du collège commercial : la concurrence récente et rapide des hautes écoles publiques par la création, dans ces écoles, ainsi que dans les écoles normales et académies, de cours et de sections commerciales.
- L’instruction dans ces écoles étant souvent d’un ordre plus large et d’un niveau plus élevé, les collèges commerciaux se trouvent placés dans cette alternative, d’entrer dans la voie du progrès ou de rester délaissés.
- _ r
- La récente rivalité à ce point de vue de la Haute Ecole publique et du Collège commercial ne peut que tourner à l’avantage de deux genres d’institutions.
- L’évolution du collège d’affaires vers la réalisation de l’éducation commerciale supérieure ne pourra qu’être activée par une mesure particulière et d’une très grande portée dans l’histoire des collèges commerciaux : nous voulons parler de la reconnaissance formelle de ces écoles (registration), comme un des facteurs de l’éducation publique, qui vient d’être décidée par un des corps dirigeants les plus influents des États-Unis, l’Université de l’Etat de New-York.
- Les écoles commerciales pourront, dans l’avenir, jouir des avantages accordés dans l’Etat de New-York aux établissements d’enseignement primaire, secondaire et supérieur, général et technique, public et privé, avantages résidant dans l’inspection et, jusqu’à
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- un certain point, dans le contrôle de l’Etat. Il y a lieu de penser que l’exemple donné par l’Université de New-York sera suivi par plusieurs autres.
- Voici les conditions exigées par l’Université de New-York pour la reconnaissance d’une école commerciale : instruction par six professeurs au moins, consacrant tout leur temps à l’enseignement; matériel d’une valeur non inférieure à 5,ooo dollars (25,ooo fr.), sans tenir compte des bâtiments et des meubles; un cours sérieux d’une année, un cours complémentaire de ceux de la Haute Ecole (High School) comprenant cinq cents heures d’enseignement et préparant à l’obtention du diplôme commercial de
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- l’Etat. Une reconnaissance provisoire fut accordée aux écoles ne réunissant pas les deux premières conditions, mais satisfaisant suffisamment aux autres exigences. Sur les 3o écoles de l’Etat de New-York la reconnaissance complète a été accordée à 11 écoles et l’enregistrement provisoire à i3 autres. En même temps quelle accordait, aces conditions, l’enregistrement aux écoles de commerce, stimulant ainsi les efforts en vue d’atteindre et de dépasser le niveau élevé établi par elle, l’Université décida d’accorder des attestations d’études commerciales {business credentials}, comprenant un diplôme com-
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- mercial de l’Etat et un diplôme de sténographe de l’Etat, ainsi que les certificats correspondants. La distinction entre le diplôme et le certificat réside dans la nécessité, pour l’obtention du diplôme, d’avoir les grades d’une haute école (High School) enregistrée.
- Les candidats au diplôme doivent établir qu’ils ont suivi un cours annuel complet d’une école commerciale enregistrée; ils subissent, en outre, des examens sur la comptabilité supérieure, le droit commercial, l’anglais commercial, l’arithmétique, la pratique des affaires et le travail de bureau, la géographie commerciale et l’histoire du commerce, l’histoire des Etats-Unis, le droit public et l’économie politique.
- Les observations suivantes, formulées au sujet de chacune des matières, précédentes, montrent l’esprit pratique dans lequel ces examens sont dirigés.
- L’épreuve de comptabilité comporte un plus haut degré de connaissances techniques que pour les examens classiques. Il suppose la capacité d’ouvrir et de tenir très exactement les comptes de n’importe quel commerce ordinaire, ainsi que la connaissance, théorique et pratique à la fois, des livres de commerce.
- L’épreuve dé arithmétique commerciale demande un très haut degré d’exactitude et d’habileté dans les calculs commerciaux, tels que les mesures qui se présentent dans certaines catégories d’affaires (y compris la connaissance pratique, complète du système métrique des poids et mesures), la rédaction des papiers commerciaux, les calculs de pourcentage, les calculs d’intérêt, les payements partiels, l’escompte, l’assurance, la commission et le courtage, les calculs nécessités par les liquidations de sociétés, les opérations des compagnies incorporées, les taxes et droits, les calculs de moyennes, les rapports et proportions, les comptes-courants, les actions et obligations, le change intérieur et extérieur.
- L’épreuve de droit commercial nécessite la connaissance de matières juridiques d’application constante dans la vie commerciale, l’habitude de la rédaction des contrats, des articles de statuts, de tous les documents commerciaux. Les candidats doivent avoir une connaissance pratique suffisante des lois relatives aux contrats, titres négociables, hypothèques, garantie d’intérêt, vente des meubles, warrants, cautionnements, agences, sociétés, sociétés anonymes, assurances, transports en commun, saisie-arrêt (in tran-situ), immeubles, banques, taxes et droits, transmissions de propriétés après décès. Ils doivent aussi se familiariser avec la législation des fraudes et celle des restrictions en matière commerciale, et avoir une connaissance de la loi commerciale fédérale et de la loi nationale sur les faillites. Us doivent pouvoir dresser d’une manière précise et en la forme légale n’importe quel contrat ou convention, chèque, billet, lettre de change, obligation, acte de vente, pouvoir d’avoué, article de statuts, police d’assurance, charte-partie, lettre de voiture, acte juridique, contrat hypothécaire, bail, protêt, testament, ou tout autre document relatif à un des sujets énumérés plus haut.
- L’épreuve de géographie suppose des connaissances générales de géographie physique et politique, comme introduction aux connaissances plus détaillées qui sont exigées. Les candidats doivent être à même d’indiquer la situation, la structure physique, la superficie
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- el la population approximatives, la forme de gouvernement et la langue dominante des pays commerciaux étudiés; ils doivent connaître leur importance commerciale relative et leurs principales productions, leurs voies de communication et moyens de transport, leurs principaux ports et les routes maritimes qui les mettent en communication avec les grands ports commerciaux du monde.
- En ce qui concerne Yhistoire du commerce, le candidat doit faire preuve de connaissances générales sur les origines et les premiers développements du commerce; il doit pouvoir indiquer Finfluence exercée par le commerce sur la civilisation du monde et se montrer suffisamment familier avec les grandes découvertes, les travaux publics, les inventions, les actes législatifs et autres événements ayant eu une grande influence sur le développement du commerce.
- L’épreuve de pratique des affaires et travail de bureau doit révéler une connaissance pratique générale de la manière et des méthodes employées pour la direction des affaires ordinaires, et montrer que les candidats sont familiarisés avec la pratique de toute maison de commerce bien conduite. Ce travail est en corrélation étroite avec la comptabilité, l’arithmétique et le droit commercial, et donne lieu, en grande partie, à l’application de ces différentes matières; il met également l’élève à même de montrer qu’il possède la pratique de la langue anglaise et de la calligraphie.
- Le candidat doit connaître les règles usuelles et la pratique de l’achat et de la vente des céréales et autres produits agricoles : viande, coton, laine, peaux et autres matières premières; bois de charpente, fer et autres matériaux de construction; huiles; approvisionnements maritimes; produits minéraux vendus sur une échelle commerciale; marchandises et entrepôts ; fruits et denrées coloniales ; tissus et produits ordinaires de toutes sortes. Le candidat doit avoir une connaissance générale des usages en vigueur pour les transports sur mer, sur les grands lacs et les rivières navigables, par canaux et par chemins de fer; il doit connaître les usages de la banque, des assurances, de l’industrie ; il doit aussi avoir quelque connaissance des importantes règles et usages qui gouvernent les transactions à la bourse des valeurs, à la bourse des marchandises et dans les autres centres commerciaux similaires. Il doit pouvoir tenir les comptes de n’importe quelle affaire ordinaire et dresser ou reconnaître, dans un ordre régulier, tous les écrits relatifs à ce commerce. Une écriture pleine, courante, et surtout lisible, est indispensable.
- L’épreuve à’anglais commercial comporte, dans l’expression écrite de la pensée, toute l’habileté que doit posséder un homme d’affaires suffisamment instruit. Elle consiste entièrement dans des exercices pratiques de composition anglaise que Ton apprécie en tenant compte non seulement de l’écriture, de l’orthographe, de la ponctuation et de l’ensemble, mais aussi, dans une large mesure, de l’emploi des mots dans leur sens exact, de la construction des phrases, de Tordre logique des idées, et de la division du sujet. En ce qui concerne les matières de l’examen, les candidats ont à écrire des lettres sur différents sujets commerciaux, à dresser ou remplir, en.se servant de modèles, des documents commerciaux, tels que contrats ou articles de conventions, description de
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- propriété dans les titres et constitutions d’hypothèques, contrats de vente, ou polices d’assurance; à faire des rapports et extraits résumant de longs articles; à écrire des annonces et composer de petits essais sur des sujets commerciaux.
- Le programme précédent montre l’importance des progrès réalisés par le Collège d’affaires, qui est aujourd’hui bien loin de sa forme primitive; l’élan est heureusement donné, et sans nul doute cette institution se verra de plus en plus obligée à donner un enseignement élevé et perfectionné, en présence du développement pris par la deuxième forme d’instruction commerciale, celle de la Haute Ecole publique.
- Avant de quitter le sujet du Collège commercial, c’est-à-dire l’entreprise d’enseignement privée, élémentaire, sans dotation ni assistance, sans contrôle, il est bon d’insister encore une fois sur l’importance de la fonction qu’il remplit dans le système d’enseignement américain. Il a été créé en vue de donner aux personnes des deux sexes, se préparant à la carrière d’employé ou de comptable, les éléments indispensables à cette préparation.
- Sans s’arrêter à Tâge ni au degré d’éducation du candidat, le Collège commercial se charge de lui donner des notions directes et déterminées de comptabilité, d’arithmétique commerciale, d’écriture, de sténographie et de machine à écrire, ou seulement d’une ou de plusieurs de ces branches. Le Collège commercial prend chaque élève séparément; il ne l’oblige point à suivre l’enseignement d’une classe; il lui donne toute l’aide dont il est capable, simplifie les conditions d’admission, demandant rarement autre chose que le payement des frais d’étude ; il facilite la sortie de l’école et aide l’élève à trouver un emploi.
- Ce qui prouve que le Collège commercial s’est bien acquitté de cette tâche, tout au moins à la satisfaction de ses élèves, c’est qu’il a été fréquenté, dans les cinquante dernières années, par plusieurs centaines de milliers de personnes. Les élèves ont à payer des frais d’études qui sont assez élevés dans beaucoup de cas. Le montant annuel des frais d’études dans les meilleures écoles varie entre 5 o, 15 o et même 200 dollars (2 5o à 1,000 fr.) pour une année scolaire de dix mois. Le fait du payement de frais aussi élevés par des personnes qui ont à gagner leur vie, à des salaires relativement bas, est un témoignage éloquent de la valeur que ces personnes attachent à ce genre d’enseignement.
- Il y a, dans l’histoire du développement des collèges commerciaux, un autre point de vue intéressant et important, auquel on n’a point toujours accordé l’attention qu’il mérite : l’emploi croissant des femmes comme employées, comptables, copistes, etc., trait tout à fait caractéristique de la vie commerciale américaine, n’aurait pas pu prendre l’extension qu’il a actuellement sans les facilités offertes par ces écoles pour la préparation technique.
- Le développement du Collège commercial peut être mis en lumière en considérant un instant la carrière de Tun de ceux qui ont donné l’impulsion à ce mouvement, M. S. S. Packard, récemment décédé. M. Packard débuta comme professeur d’écriture
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- dans une petite école de Cincinnati, en 1870. Après avoir enseigné dans différentes localités, notamment à Chicago, il ouvrit à New-York, au printemps de 1878, le Collège commercial Packard, constituant un anneau de la chaîne des collèges Bryant et Stratton.
- Ce fut le septième dans l’ordre de création; il devint le centre du groupe. La chaîne pouvait comprendre des écoles dans cinquante des principales villes des Etats-Unis et du Canada.
- En 1867, M. Packard, devenu seul propriétaire de l’institution, lui donna le nom de Collège d’affaires Packard (Packard’s Business College).
- Le résultat le plus important de ce changement de propriétaire fut la suppression du système de durée indéfinie des études, sur la base duquel la chaîne avait été constituée, ainsi que la suppression de la faculté de fréquenter plusieurs des écoles composant la chaîne. L’initiative de M. Packard fut suivie par les autres écoles, et c’est ce qui donna naissance à cet enseignement individuel qui a fait faire tant de progrès à l’éducation commerciale aux Etats-Unis.
- Pendant la première année d’existence de l’école, M. Packard écrivit des traités de comptabilité à l’usage des écoles Bryant et Stratton, lesquels, dans leur forme revue, sont encore employés. Logée, au début, dans deux petites pièces des bâtiments de la Cooper Union, l’Ecole Packard occupe aujourd’hui, au coin de la 2 3e rue et de la 4e avenue, des locaux spacieux et élégants occupant tout le bâtiment au-dessus du rez-de-chaussée. Chaque étage a une superficie de 16,000 pieds carrés, avec deux grandes salles de réunion pouvant contenir chacune trois cents élèves, et douze autres pièces plus petites.
- Dans les premiers temps, les études ne duraient que trois mois environ et ne portaient que sur la comptabilité, l’écriture et l’arithmétique commerciale. Les cours avaient lieu six jours par semaine, de 9 heures à h heures, et le soir, de 7 heures à 9 heures. On ne tenait pas de registre de présence, liberté complète étant laissée aux élèves, dont un certain nombre étaient employés pendant la journée; ces derniers avaient en outre le privilège, nous l’avons dit, de fréquenter n’importe quelle école faisant partie de la chaîne.
- En 18G5 on ajouta au programme le droit commercial, et plus tard l’anglais commercial et le droit public. En 1871 on inaugura l’enseignement de la sténographie : un très petit nombre d’élèves seulement étudiaient cette matière, et toujours accessoirement au cours du commerce. L’année suivante on introduisit pour la première fois dans une école américaine la machine à écrire.
- Actuellement, une partie importante du travail, obligatoire pour tous les élèves, consiste a parler en public, d’ailleurs sans aucune prétention à l’éloquence. Aux réunions du matin, tous les élèves doivent parler tour [à tour sur un sujet courant quelconque, sans jamais se servir d’aucune note. Le but de cet exercice est de les habituer, comme hommes d’affaires, à penser sur pied (to lliink on their feet), à exprimer leurs idées clairement et sans embarras, toutes les fois que l’occasion l’exige.
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- IMPRIMERIE NAT10KAI.E.
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- Le cours de commerce dure maintenant environ un an et demi ou quinze mois; les élèves peuvent entrer à n’importe quel moment, et obtiennent les grades au bout d’un temps plus ou moins long, selon les capacités particulières de chacun d’eux. L’enseignement est essentiellement individuel. Le diplôme de l’école est accordé tous les ans à environ i5o élèves, ce chiffre étant réparti dans les dernières années presque également entre la section commerciale et la section de sténographie.
- Les prix sont les suivants : pour un terme de dix semaines, A5 dollars (aaô fr.). Ecriture ou machine à écrire, une leçon par jour, îo dollars (i5o fr.) pour quatre semaines. Sténographie, 5 à 8 dollars (a5 à 4o fr.).
- L’Ecole Packard possède aussi des cours du soir, fonctionnant trois fois par semaine. Cinq semaines : î o dollars ; i o semaines : î 5 dollars.
- «L’histoire et le but de cette école, dit le directeur actuel de l’Ecole Packard, sont gravés dans les cœurs des 20,000 personnes des deux sexes qui, pendant les quarante dernières années, ont participé à son enseignement. Sur ce nombre, i5,ooo au moins ont habité la ville de New-York. Un grand nombre d’entre eux sont maintenant des hommes d’affaires en vue de la cité, et leurs fils et leurs filles ont été aussi élèves à l’école ».
- La carrière de M. Thomas May Pierce, de Philadelphie, constitue un autre exemple du développement de cette branche du système d’éducation américain. Après avoir débuté en i865 avec le programme étroit des matières enseignées à cette époque, M. Pierce élargit son œuvre; il améliora le matériel, introduisit la régularité et l’ordre dans l’enseignement, de telle sorte que, lorsqu’il mourut, en 18 y G , il avait réalisé une véritable école-type d’ordre supérieur. Il employait environ vingt-cinq professeurs et son école se trouvait dans un des premiers bureaux de Philadelphie, occupant quinze pièces d’une superficie de i5,ooo pieds carrés. Les frais d’études étaient de i5 dollars (225 fr.) par mois ou de 100 dollars (5oo fr.) pour un cours de sept mois : ces tarifs élevés démontrent qu’il avait créé une institution jouissant de la confiance des élèves.
- D’apr ès les renseignements statistiques fournis par le Report of the commissionner of Education, les Commercial and Business Schools américains étaient, pour l’année 1898— 1899, au nombre de 32o; leur clientèle se composait de 70,186 étudiants, dont 46,421 hommes et 23,765 femmes. Les cours de jour étaient fréquentés par 56,109 personnes, c’est-à-dire par les 80 centièmes du total. On y comptait 1,781 maîtres, 1,196 hommes et 585 dames. Le nombre des diplômés a été de 8,449 personnes dans la section de commerce et de 7,545 dans la section de sténographie.
- Le nombre des copistes (amanuensis) formés n’est pas inférieur à 22,669.
- La ville de Chicago ne renferme pas moins de six collèges d’affaires réunissant 3,878 élèves. L’un d’eux, le Metropolitan Business College, est le plus important d’Amérique par le nombre de ses élèves (1,294, dont 629 hommes et 465 femmes).
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- Les études y comportent trois branches, d’une année chacune :
- i° La branche commerciale (Commercial course), avec les cours suivants : comptabilité en partie simple et en partie double, arithmétique commerciale, correspondance et écriture commerciale, droit commercial, pratique du commerce, calcul rapide;
- 2° La branche de sténographie (Shortand course), embrassant : écriture sténographi-que, machine à écrire, lettres commerciales, écriture, orthographe, grammaire pratique;
- 3° La branche de langue anglaise (English training course), qui comprend : arithmétique, écriture, lecture, orthographe, grammaire et rédaction, géographie, histoire des États-Unis.
- Les prix d’écolage sont les suivants :
- Commerce : 3o dollars (i5o fr.) par terme de trois mois; livres et papeterie :
- 5 dollars (2 5 fr.).
- Sténographie : 3o dollars par terme; livres et papeterie : 3,5o à h dollars.
- Anglais : 2 5 dollars par terme; livres et papeterie : 3,5o à 5 dollars.
- Les cours du soir (3 fois par semaine, de septembre à juin, de 7 heures à 9 heures), les mêmes que ceux du jour, sont faits par les mêmes professeurs, q mois: 27 dollars;
- 6 mois: 21 dollars; 3 mois: 12 dollars; 1 mois : 5 dollars.
- L’organisation du Spencerian Business College (Cleveland) est à peu près la même que celle du précédent; nombre des élèves: 625, dont .425 hommes et 200 femmes.
- Aux matières enseignées dans les précédents établissements, le Healcl’sBusiness College, de San Francisco, ajoute les suivantes :
- i° La télégraphie. Le Collège possède tous les appareils et les installations voulues pour un enseignement pratique de télégraphie; prix pour six mois: 5o dollars; pour un mois : 10 dollars.
- 20 L’électricité industrielle, théorique et pratique. L’école est munie d’un laboratoire complètement installé. Six mois, cours de jour: 100 dollars; un mois : 2 5 dollars; six mois, cours du soir : ho dollars; un mois: 10 dollars; six mois, cours du jour et du soir: 120 dollars; un mois : 3o dollars.
- 3° Cours théoriques et pratiques, pour ingénieur civil et des mines. Les prix sont payés par matière; ainsi l’inscription pour trois mois au cours de géométrie ou de trigonométrie coûte 10 dollars; pour le dessin, trois mois : 2 5 dollars; pour la géométrie descriptive, un mois : i5 dollars; la minéralogie, deux mois: 2 5 dollars; géologie, trois mois : 2 5 dollars ; art des mines, six mois : 5 0 dollars, etc.
- Contrairement à la règle ordinaire, le Collège Heald possède des cours de langues étrangères : français, allemand et espagnol. Le prix d’inscription pour une langue est de 2 dollars 5opar mois; cet enseignement est gratuit 'pour les élèves déjà inscrits à un autre cours.
- Il est à remarquer, et nous avons eu déjà l’occasion de signaler le fait en 1889. que
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- les programmes de la plupart des business colleges sont muets sur tout enseignement de langues étrangères, de meme que sur celui des marchandises; en dépit du changement opéré à cet égard, depuis dix ans, dans les idées américaines, leur clientèle reste encore sous l’impression du sentiment qui faisait dire, en i88(j, à Tun des plus éclairés des directeurs de business colleges, «qu’il est inutile d’alourdir les études par l’enseignement d’autres langages, au détriment de la langue maternelle».
- Dans le système d’enseignement public secondaire américain, l’enseignement commercial commence seulement à attirer l’attention du public, bien que ses programmes le comportent depuis un certain nombre d’années. Mais, jusqu’à l’époque actuelle, l’importance qui lui était accordée était des plus limitée. Dans cet ordre d’enseignement, on appelait fréquemment cours à'affaires des cours qui ne différaient des autres que par l’introduction d’un peu de comptabilité et parfois de quelques leçons de sténographie et de machine à écrire. Un changement considérable a eu lieu à ce point de vue dans les dernières années; un enseignement commercial digne de ce nom a été inauguré dans beaucoup d’écoles publiques, et l’on y crée peu à peu des cours distincts et séparés, en vue de donner au futur homme d’affaires une préparation comparable, dans l’ordre commercial, à celle qui est depuis longtemps mise à la disposition des jeunes gens se destinant à l’industrie. On peut se rendre compte du développement de cet enseignement en jetant un regard sur l’état actuel du cours d’affaires de la Haute Ecole (High School) dans différentes villes. La ville d’Omaha offre un exemple de cette évolution. Dans les programmes des High School de cette ville, l’arithmétique commerciale est substituée aux éléments de science et de botanique, au neuvième degré du cours ordinaire d’anglais; la comptabilité est substituée à la zoologie et à l’histoire du moyen âge, au dixième degré; le droit commercial et la comptabilité sont substitués à la chimie et à l’histoire de France, au onzième degré; la sténographie et la machine à écrire sont substituées à l’histoire d’Amérique et à l’économie politique, au douzième degré.
- A Washington, à Boston, on a créé un cours commercial de deux ans, préparatoire aux affaires; à Pittsburg, un cours d’une année prenant la place de la seconde année de la Haute Ecole. Comme celle de Hillhouse, à New-Haven, qui possède un cours commercial de trois années admirablement conçu, comme celle de Patcrson (New-Jersey), l’Ecole de Washington est une école absolument distincte, dont l’enseignement est donné dans un bâtiment séparé, par un personnel indépendant. Un corps spécial de professeurs, un bâtiment séparé sont des conditions très désirables, non seulement comme s’adaptant mieux aux exigences d’une école commerciale, mais surtout pour cette considération, plus sérieuse, d’une entière indépendance de fait et d’une orientation d’idées toute différente.
- C’est à Philadelphie qu’a été réalisé, jusqu’à présent, dans une école publique le type le plus complet d’enseignement commercial secondaire. En 1898, une section commerciale de quatre années d’études a été créée à côté de la Haute Ecole centrale (central High Sckooï), avec le programme d’études suivant :
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- MATIERES
- ENSEIGNÉES.
- Langue anglaise
- Langues autre?
- l’anglais.... Mathématiques.
- Histoire......
- politique
- lr“ ANNÉE. NOMBRE D’HEURES par semaine. i
- j Composition et littérature amé-j h |
- j ricaine j I
- Latin 4 1
- Algèbre 5 |
- Histoire romaine et grecque. . 3 j
- t Géographie, physique, bota- k
- j nique et zoologie
- 1 Affaires intéressant Philadel-
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- ( Ecriture. Règles commerciales. i
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- 3e ANNÉE. ca « 2 SC S 2 £
- ° h ^ SC es c-
- ( Lectures sur la littérature an- h
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- ( Français ou espagnol U
- Histoire moderne d’Europe.. . 9
- Physique et chimie h
- | Economie politique a
- 1 / Bureau commercial 2 ^
- 1 Sténographie a 1
- ) Elude des méthodes coin mer-
- ( ciales 3
- 2» ANNEE.
- Histoire de la littérature anglaise.......................
- Latin........................
- Allemand.....................
- Arithmétique commerciale. . . Géométrie....................
- Géographie commerciale.......
- Comptabilité.................
- Sténographie.................
- MATIERES
- ENSEIGNÉES.
- Langue anglaise.
- Langues autres que l’anglais........
- Histoire.........
- Science..........
- politique
- 4» ANNEE.
- Critique littéraire et composition ........................
- Allemand......................
- Français ou espagnol..........
- Histoire moderne industrielle
- et commerciale..............
- Industrie chimique.............
- Transports, banque, finance..
- Statistique...................
- Sciences politiques...........
- Principes commerciaux et droit) commercial..............
- Pour des raisons de commodité et d’économie intérieure, la section commerciale est logée momentanément dans les magnifiques locaux, nouvellement construits, de la Haute Ecole, et une grande partie de l’enseignement commercial est donnée par le corps ordinaire des professeurs. Mais bientôt, sous les ordres d’un directeur spécial, la section commerciale se transformera en une institution entièrement indépendante, qui obtiendra sans doute le même succès que les hautes écoles d’enseignement technique industriel à Philadelphie.
- La troisième catégorie d’enseignement commercial est constituée par les écoles secondaires privées (Privale endowed Schools) et les écoles normales publiques et privées. Là aussi on rencontre la grande variété d’enseignement habituelle aux Etats-Unis; celle
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- catégorie d’écoles joue le rôle de préparation au commerce, avec un total d’environ a0,0oo élèves. On peut citer comme type d’école secondaire privée l’institution Lien connue sous le nom à’Institut Drexel, à Philadelphie. On peut s’attendre à ce cpie l'exemple de Philadelphie soit largement suivi par les écoles similaires qui se créent avec une grande rapidité sur tous les points du pays.
- L’Institut des arts, sciences et industries Drexel, à Philadelphie, a été fondé et doté par M. Anthony J. Drexel, citoyen de cette ville. Il comprit dès le début, dans son enseignement, des cours de commerce et de finance.
- La section commerciale et financière se divise aujourd’hui eu trois départements spéciaux : i° le cours de commerce et de finance; a” le cours de bureau commercial; 3° le cours du soir.
- Le premier département spécial donne aux jeunes gens des deux sexes l’enseignement du commerce sous toutes ses formes, comprenant : i° la production, la fabrication, la vente et le transport d’articles de commerce; a° l’administration des sociétés par actions; 3° l’achat et la vente des valeurs; A° l’importation et l’exportation de marchandises; 5° l’emprunt et le prêt d’argent, et le crédit; (»° la publicité des sociétés commerciales; 70 la tenue des livres de commerce.
- Les matières de ce cours sont réparties sur deux années; elles sont les suivantes : langue anglaise, arithmétique industrielle et commerciale, usages commerciaux, comptabilité, écriture, banque, géographie commerciale, droit public, histoire du commerce; impression et publicité commerciale; machine à écrire, discours en public, exercices physiques ; langues allemande et espagnole.
- L’espagnol et l’allemand sont enseignés pendant les deux années.
- Les élèves ont, en outre, le droit de suivre des conférences spéciales sur la chimie organique et la chimie à l’usage de la teinture et du nettoyage.
- Pendant la seconde année, ils visitent quelques-uns des plus importants établissements industriels et commerciaux de Philadelphie.
- En plus du cours général de commerce et de finances dont il vient d’être question et qui demande deux années d’études, il existe trois cours spéciaux de bureau commercial d’un caractère absolument pratique et destinés à préparer les jeunes gens des deux sexes à entrer immédiatement dans le genre d’emploi respectif auquel l’enseignement les a préparés.
- Le premier cours spécial a pour objet de former les jeunes gens pour l’emploi de comptable. Il dure un an et porte sur les matières suivantes : comptabilité, règles et usages commerciaux, machine à écrire, arithmétique commerciale, anglais et écriture. Le cours entier est orienté vers l’enseignement des méthodes de comptabilité reconnues comme les meilleures. Tous les expédients en vue de diminuer le travail, tous les systèmes de contrôle et d’enregistrement des établissements commerciaux modernes sont enseignés à fond.
- Ce cours occupe une année et est divisé en deux semestres.
- Le cours de sténographie dure un an; il porte non seulement sur la sténographie,
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- la machine à écrire, la langue anglaise, mais encore sur les règles commerciales et le bureau commercial. Il y a chez les hommes d’affaires une demande croissante de sténographes, capables non seulement de prendre à la dictée et de copier à la machine la correspondance, mais encore connaissant suffisamment le bon anglais et ayant une éducation générale soignée.
- Le troisième cours spécial a pour but de former des secrétaires particuliers pour le commerce; il répond à des demandes fréquemment adressées à l’Institut d’employés capables de fournir un travail d’un caractère différent de celui que l’on demande dans une maison purement commerciale. Les matières enseignées à ce cours sont : la sténographie, la machine à écrire, l’écriture, l’anglais, la correspondance, la tenue des comptes de bureau, l’imprimerie commerciale.
- Les candidats à ce cours doivent justifier, par examen ou autrement, qu’ils ont la préparation nécessaire pour suivre le cours.
- L’Institut possède une importante collection de produits bruts et manufacturés : farine, thés et cafés, sucre, épices, coton, laine, cuivre, fer et acier, aluminium, pétrole, verre, tabac, cuir, caoutchouc, papier, bois, tapis, toile, pierre à bâtir, briques et terre cuite. On y ajoute constamment de nouveaux produits, et l’étudiant qui se prépare à poursuivre sa carrière dans le commerce, la navigation ou l’industrie, a la faculté de faire, en dehors de son enseignement proprement dit, une étude spéciale, à la fois au point de vue géographique et au point de vue économique, de l’industrie particulière qui l’intéresse.
- Le Musée artistique renferme d’importantes collections représentant les arts industriels de l’Europe, de l’Egypte, de l’Inde, de la Chine et du Japon.
- Bibliothèque de a5,ooo volumes.
- Les candidats à l’admission à l’un quelconque des cours doivent passer des examens satisfaisants sur l’anglais, la géographie, l’arithmétique et l’histoire des Etats-Unis. Pour être admis au cours de commerce et de tinance ou à l’un des trois cours spéciaux de bureau, il faut être âgé d’au moins i G ans. Le diplôme de hautes écoles d’un certain rang peut tenir lieu d’examen.
- Frais d’études et termes. — Cours de commerce et de finances : a 5 dollars par terme (semestre). Cours de bureau : 2 5 dollars par semestre.
- Les étudiants se procurent eux-mêmes leurs livres et instruments de travail.
- Les deux semestres commencent respectivement en septembre et en février. On exige une présence de cinq jours par semaine, de q heures du matin à 2 heures de l’après-midi.
- Le département des cours du soir comprend les cours suivants :
- i° Cours élémentaire de comptabilité et d’arithmétique ;
- 20 Cours de comptabilité commerciale ;
- 3° Cours de bureau pour la sténographie et la machine à écrire.
- Frais pour chacun de ces cours : 5 dollars pour la durée entière du cours (six mois).
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- L’enseignement des cours du soir se rapproche beaucoup de celui des business collèges ordinaires.
- Le nombre des hautes écoles et académies privées aux Etats-Unis est de 670.
- Elles sont fréquentées par io,6o<j élèves, dont 7,1 36 hommes et 3,/»73 femmes.
- Si Ton considère la quatrième classe d’institutions où Ton donne l’instruction commerciale, c’est-à-dire les collèges et universités, on est frappé par deux ou trois faits saillants. D’abord le mouvement en faveur de l'introduction de l’enseignement commercial dans les établissements supérieurs d’instruction est de date relativement récente. En second lieu, l’enseignement commercial n’a été introduit que dans un très petit nombre de ces établissements, bien que dans cette liste figurent quelques-unes des universités les plus en vue et les plus influentes du pays.
- Aux Etats-Unis, quatre établissements méritent une mention spéciale pour la part prise par eux à l’éducation commerciale supérieure. Ces quatre établissements sont : l’Université de Pensylvanie, à Philadelphie ; l’Université de Chicago; l’Université de Californie, à Berkeley; l’Université Columbia, à New-York. Plusieurs autres établissements, notamment certaines institutions d’Etat, ont également essayé de faire quelque chose dans cet ordre d’idées, mais leurs efforts ont été peu sérieux, et dans certains cas inutiles.
- En 1881, M. Joseph Wharton, industriel de Philadelphie, fit don à l’Université de Pensylvanie de la somme de 100,000 dollars, devant servir à la création dans cet établissement d’une section d’enseignement commercial supérieur. Cette section fut créée sous le nom d'Ecole de finances et d’économie Wharton : son but était de procurer une connaissance complète des principes qui sont la base de la réussite dans la direction des affaires, et des principes de gouvernement civil. Le cours (Jurait deux ans et portait sur l’économie politique, la science politique, la comptabilité, le droit commercial et la pratique des affaires, etc. L’examen final de cette école conférait le grade de bachelier. Pour être admis à l’école, le candidat devait avoir suivi pendant deux ans les cours ordinaires du collège, d’une durée de quatre ans.
- Après quelques tâtonnements, la Faculté fut réorganisée et agrandie, et l’enseignement des matières nouvellement introduites fut confié à des spécialistes. Après environ dix ans d’expérience, on se décida à élargir le cours commercial en Tétendant aux deux premières années d’enseignement du collège; aujourd’hui le cours de finances et d’économie a une durée de quatre années et se donne concurremment aux autres cours d’arts et de sciences.
- Les conditions d’admission sont les mêmes que pour les autres sections et représentent les conditions ordinaires exigées pour l’admission aux collèges américains de premier ordre.
- Un cours spécial est à l’étude en vue de procurer des facilités particulières aux élèves qui se destinent au journalisme : on y supprimera certaines matières du cours régulier, et on les remplacera par d’autres.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 73
- La liste des matières d’enseignement, réparties sur quatre années, est la suivante :
- NOMBRE
- D'HEURES
- par semaine.
- lrc ANNÉE (fRESUJIAN CLASS(1)).
- Composition anglaise............. a
- Algèbre.......................... a
- Géométrie des solides......... 1 /a
- Trigonométrie.................. l/a
- Chimie générale . ............... 4
- Allemand......................... 3
- Comptabilité..................... 3
- Géographie physique et économique.......................... a
- Problèmes d’économie pratique. a
- Littérature économique........... a
- Pratique des journaux............ î
- Total............. a a
- 2° ANNÉE (sOPIIOMORE CLASS(1)).
- Romanciers modernes............... 1/2
- Histoire de la littérature anglaise. 1 /a
- Allemand........................... 3
- Droit commercial.................. 1/2
- Monnaies et banques........... 1/2
- Pratique des affaires............. 1
- Histoire d’Amérique............... a
- Histoire romaine.................. 2
- Théorie et géographie du commerce ............................ a
- Sociologie élémentaire............. 2
- Politique générale................. 2
- Assemblées législatives............ 1
- Pratique des journaux.............. 1
- Questions courantes................ 1
- Total............... 19
- NOMBRE
- D’HEURES
- par semaine,
- 3e ANNÉE (JUNIOR CLASS(,)).
- Constitution des États-Unis .... 1/2
- Constitution de l’Allemagne et
- de la Suisse.................. 1/2
- Assemblées législatives............ 1
- Problèmes législatifs modernes.. 2
- Economie politique................. 3
- Sociologie supérieure.............. 2
- Etudes sociologiques............ 1
- Pratique des affaires............ 1/2
- Banque........................... 1/2
- Histoire d’Amérique................ 2
- Histoire de la constitution anglaise ............................. 2
- Logique.......................... 1/2
- Morale........................... 1/2
- Industrie et histoire de l’impression des journaux................... 1
- Pratique des journaux.............. 1
- Questions courantes................ 1
- Total................ 19
- 4° ANNÉE (SENIOR CLASS(1)).
- Administration publique......... 2
- Institutions légales............... 2
- Administration municipale....... 2
- Économie politique................. 2
- Statistique........................ 2
- Finances........................... a
- Transports......................... 2
- Histoire de la Renaissance et de
- la Réforme..................... 2
- Industrie et histoire.............. 2
- De l’impression des journaux... 1
- Pratique des journaux.............. 1
- Questions courantes................ 1
- Total................ ai
- O) Ces quatre expressions désignent chacune des quatre années dont se compose le Cours de finances et d’économie à l’Université de Pensylvanie.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Les sujets, on le voit, sont aussi nombreux que variés; mais la partie essentielle consiste dans l’étude les questions économiques et politiques, à laquelle s’ajoutent nécessairement des cours de comptabilité, de droit commercial et de pratique commerciale.
- Le nombre des étudiants qui se sont fait inscrire à ce cours, pendant l’année 1 8^7-18 q 8, est de 87.
- Le grade de bachelier es sciences économiques est conféré à ceux qui ont suivi complètement le cours.
- L’Université de Chicago, qui a ouvert ses portes en octobre i8q*î, avait, dès le début, compris dans son plan d’enseignement un collège d’études commerciales pratiques. La nouvelle section, ouverte en 1898 seulement, reçut la dénomination de Collège de commerce et de politique, on se propose d’abord de donner aux élèves une culture générale ; mais on attache une importance prépondérante à certains cours particuliers portant sur l’économie politique, la science politique, l’histoire et la sociologie.
- Le Collège de commerce et de politique s’attache à instruire ceux qui ont du goût pour les sujets spéciaux qui viennent d’étre indiqués et, en meme temps, sans prétendre d’ailleurs à jouer, à ce point de vue, le rôle d’une école technique, à leur procurer une préparation spéciale pour certaines catégories d’affaires, pour la politique, le journalisme et la diplomatie.
- Le cours du Collège de commerce et de politique dure quatre ans ; les deux premières années diffèrent peu des deux premières années de l’un quelconque des autres cours de l’Université, l’économie politique ou la science politique étant parmi les matières de l’enseignement le seul sujet qui, pendant ces deux années, ait un rapport véritable avec le but spécial du collège. Les autres études des deux premières années portent sur l’histoire, le français ou l’allemand, l’anglais, les mathématiques, les sciences; une petite partie du temps (environ un sixième) est consacrée à tout autre sujet que l’étudiant choisit parmi les matières enseignées à l’Université. Ce cours représente à peu près le cours type, d’une durée de quatre années, de la Haute Ecole, et comprend l’enseignement du latin pendant quatre ans ; celui des mathématiques pendant deux ans; celui de l’histoire d’Angleterre, de la physique, de l’allemand ou du français, avec la durée de temps ordinaire. C’est dans les deux dernières années d’études que le caractère spécial du collège devient apparent. Le programme des deux dernières années comprend trois groupes : commerce, politique, journalisme et diplomatie. Le premier groupe, le commerce, comprend quatre subdivisions : chemins de fer, banque, commerce et industrie, assurances.
- Au commencement de la troisième année, l’étudiant doit choisir celui des groupes auquel il désire se consacrer : un tiers de la durée du cours des deux dernières années sera occupé par les matières du groupe choisi. Un autre tiers du cours devra être consacré à des matières choisies par l’étudiant sur une liste déterminée. Pour le der-
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- nier tiers, l’étudiant peut choisir un sujet quelconque enseigné par les départements d’économie politique, de science politique, d’histoire ou de sociologie. De cette façon, si l’étudiant choisit par exemple le commerce comme groupe principal et la banque comme subdivision, il devra étudier l’histoire commerciale des Etats-Unis, le système monétaire et l’économie pratique, la banque et la science économique; il devra ensuite choisir une meme quantité de matières sur la liste suivante : finances et impôts ; gouvernement fédéral, gouvernement de la Grande-Bretagne; droit constitutionnel fédéral des Etats-Unis; droit administratif américain; l’Angleterre au temps du Parlement; étude de la société contemporaine aux Etats-Unis, et philosophie sociale pratique. En plus, il devra choisir un nombre égal de matières sur une liste de plus de cent sujets dépendant de la science politique, de l’histoire, de la sociologie.
- On voit que l’objet principal de cet enseignement, comme à l’Université de Pensyl-vanie, consiste dans l’élude de questions économiques et politiques, en employant ces termes dans leur sens le plus large.
- En 1898-1899, onze étudiants furent admis au cours du Collège de commerce et de politique. Dix d’entre eux commencèrent par suivre les cours de la première année, et un par suivre ceux de la troisième. Le grade de bachelier de philosophie est conféré à ceux qui suivent le cours tout entier.
- Nous avons vu qu’à l’Ecole Wharton les cours spéciaux de comptabilité, de droit commercial, de pratique commerciale, sont laissés au second rang; à Chicago, ils ne figurent même pas dans les programmes.
- De même qu’il a toujours été très difficile d’obtenir des collèges commerciaux, des hautes écoles, et des sections commerciales de diverses autres institutions un enseignement qui sortît des sujets d’utilité pratique proprement dits et n’eût point un caractère tout à fait immédiat, technique et spécial, de même, dans les collèges et universités, on obtient à grand’peine la prise en considération des côtés pratiques de cet enseignement. Tandis que dans les collèges commerciaux on estime que l’économie politique, la géographie commerciale et autres sujets du même genre ont un caractère trop lointain et trop peu pratique pour être admis dans les programmes, on pense, dans les collèges et universités, que la comptabilité, l’arithmétique commerciale et autres sujets analogues sont sciences trop élémentaires pour mériter quelque attention de la part d’établissements supérieurs d’instruction. Ces derniers hésitent encore à reconnaître qu’il existe dans la société des quantités de jeunes gens qui, ne pouvant point se décider à suivre un cours classique d’un caractère trop exclusivement antique, seraient cependant disposés à acquérir une instruction générale supérieure dans laquelle trouveraient la pl ace qui leur est due les sujets les intéressant spécialement et ayant au moins quelques points de contact avec leur future carrière.
- Pendant que l’Université de Chicago se décidait , en 1898, à réaliser un plan commercial supérieur, l’Université de Californie créait dans son sein un collège intitulé : « Collège de commerce». La durée des cours de ce collège est de quatre ans, comme celle des cours
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- des autres collèges de l’Université. Les conditions d’admission sont essentiellement les mêmes et consistent dans la possession des grades d’une haute école ordinaire après un cours de quatre ans.
- Dans le premier rapport annuel du président on lit, relativement au but du nouveau collège, la déclaration suivante, où nous retrouvons la trace des principes déjà signalés :
- «Les autorités de l’Université ont l’intention de faire du cours de commerce un enseignement scientifique élevé ; sinon ce cours n’aurait pas le droit de prétendre à être placé, dans l’enseignement de l’Université, sur le même plan' que les cours supérieurs scientifiques, philosophiques et littéraires qui ont déjà obtenu la reconnaissance officielle, n
- «Les sciences qui s’occupent des différentes branches du commerce du monde peuvent, avec raison, prétendre à cette reconnaissance : la simple étude des différentes attributions du comptoir commercial ne rentre pas parmi ces sciences. L’étudiant pourra acquérir ces connaissances autre part avant d’entrer au Collège. Ce Collège de commerce, ainsi compris, complétera, sans lui faire concurrence, l’enseignement des anciennes écoles commerciales. »
- La liste suivante de sujets, tirée d’un prospectus publié récemment par l’Université, montrera plus clairement encore le caractère et le but du nouveau Collège :
- Etudes économiques ; études d’histoire économique ; études juridiques ; études politiques ; études historiques; études géographiques; étude des transports ; étude des produits commerciaux; études mathématiques; études linguistiques; études philosophiques.
- Le 3 novembre 1898, la Chambre de commerce de l’Etat de New-York a approuvé le rapport d’une commission quelle avait nommée en vue de faire une étude sur l’ensei-gement commercial. Ce rapport, après avoir recommandé instamment la création d’une section d’enseignement commercial plus solide, à la fois dans les écoles secondaires et dans les établissements supérieurs d’instruction des Etats-Unis, conseillait la désignation par le président de la Chambre de commerce d’une commission spéciale en vue d’approfondir davantage la question de l’enseignement commercial. Cette commission fut nommée et, après plusieurs séances et conférences avec les autorités de Columbia, elle soumit à la Chambre de commerce un rapport recommandant que la Chambre accorde des secours pécuniaires à l’Université Columbia, en vue de la création d’un cours de commerce.
- Ce rapport présente, dans un certain sens, le plan d’enseignement commercial supérieur le plus complet qui ait vu le jour en Amérique. Il réunit les éléments pratiques de l’enseignement de l’Ecole Wharton à la conception plus élevée des matières enseignées aux universités de Californie et de Chicago. Il est conçu en vue de l’utilisation la plus large possible des cours qui existaient à l’Université Columbia, en les complétant par l’adjonction des matières nécessaires pour constituer un plan complet et soigneusement élaboré d’enseignement commercial supérieur.
- Bien que ce plan n’ait pas été mis en pratique et puisse subir des changements maté-
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- riels, étant données la source dont il provient et la faveur dans laquelle le tient un corps aussi influent que la Chambre de commerce de New-York, son importance semble assez grande pour qu’on lui accorde une certaine attention.
- Il comporte un collège de commerce d’une durée de quatre années, et de quinze heures par semaine. Pour y être admis, il faut avoir conquis les grades d’une école secondaire, publique ou privée, dans laquelle l’étude de l’anglais, des mathématiques, de l’histoire et des sciences naturelles, et d’une langue moderne réponde aux conditions requises actuellement pour l’admission aux cours existants de l’Université Columbia. Dans sa forme et dans les matières sur lesquelles il porte, ce cours s’adresse aux étudiants ayant l’âge moyen de l’entrée au Collège, c’est-à-dire entre 16‘et 20 ans.
- En plus de l’enseignement des matières commerciales, le cours comporte la composition anglaise pendant deux ans, une langue européenne moderne pendant deux ans, l’histoire d’Europe et d’Amérique pendant deux ans également, l’économie politique et la science sociale pendant trois ans. Il permet l’étude de la chimie industrielle ou de trois langues et littératures modernes, si l’étudiant en manifeste le désir.
- Sur soixante heures d’études (quatre années de quinze heures par semaine), quatre heures (ou 6 2/3 p. îoo) sont consacrées à la composition anglaise; six heures (ou îo p. îoo) à l’histoire d’Europe et d’Amérique; six heures (ouiop. îoo) aux langues européennes modernes; dix heures (ou 16 2/3 p. îoo) à l’économie politique et à la science sociale; trente-quatre heures (ou 56 2/3 p. ioo)à l’étude du commerce proprement dit, dans ses différentes manifestations. On observera que l’étude du commerce comprend des cours fondamentaux sur les règles qui gouvernent le commerce, en même temps qu’un cours sur les détails de la pratique. On veut qu’un grand nombre des cours de cette dernière catégorie, aussi bien que certains cours de la première, soient confiés à des hommes possédant personnellement et à fond la pratique de la vie commerciale actuelle. Parmi ces matières figurent notamment la comptabilité, les questions de transports, les questions techniques relatives au commerce, la morale commerciale, le crédit, les assurances, les opérations commerciales.
- A côté des sujets d’ordre général, on remarque un cours de trois heures par semaine pendant un an, sur la comptabilité, et un semblable sur la géographie économique; un cours de deux heures par semaine sur l’étude des produits faisant l’objet du commerce , comme suite à un cours de chimie ; un cours de trois heures par semaine sur les questions techniques se rattachant aux transactions commerciales (poids et mesures, circulation monétaire et banque, réglementation des douanes, marchés, foires, etc.). Il y a aussi des cours d’opérations de banque, comptabilité, géographie commerciale, comptabilité publique et des chemins de fer, histoire des théories commerciales, marine marchande et routes commerciales, traités de commerce, assurances.
- Aucun grade ne serait accordé, pour le moment, à la fin de ce cours; mais un certificat constatant que l’étudiant a suivi régulièrement le cours pendant quatre ans sera accordé à tous les candidats qui passeront l’examen final requis.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Enfin vient d’être créé, à l’Université de Vermont, un département de commerce et d’économie. Un des commissaires de l’Université, M. John H. Converse, de Philadelphie, a fourni les fonds pour la dotation de cet enseignement, dont l’inauguration a eu lieu à l’automne de 1900.
- Le compte rendu qui précède montre que dorénavant l’enseignement commercial pénétrera de plus en plus aux Etats-Uuis, dans les établissements supérieurs d’instruction. Mais jusqu’à présent l’expérience déjà faite ne permet pas de donner une indication absolument précise sur ce que seront la forme définitive ou le but final de cet enseignement.
- Il n’existe pas encore aux Etats-Unis de collège de commerce indépendant. Il n’y a même pas encore d’institution que Ton soit en droit d’appeler une école commerciale supérieure organisée spécialement et de toutes pièces, disposant d’un matériel approprié aux besoins, offrant des cours de différente nature et pouvant, les circonstances le permettant, montrer les services quelle peut rendre au point de vue de l’éducation et de la préparation technique. Parmi les collèges et universités des Etats-Unis, aucun jusqu’à présent ne s’est montré disposé à fournir à une section commerciale les moyens de donner complètement sa mesure. Cependant chaque année les jeunes gens demandent qu’on leur fournisse des moyens plus sérieux pour la préparation aux affaires : on peut en conclure que les collèges commerciaux seront contraints d’améliorer leur enseignement; que les directeurs de l’enseignement public devront donner à cette branche une plus grande place dans les écoles secondaires, que les directeurs des écoles secondaires privées devront offrir de plus grandes facilités ; que les universités et collèges eux-mêmes enfin seront obligés de faire pour le futur homme d’affaires quelque chose de semblable à ce qu’ils font pour le futur ingénieur, avocat ou médecin, pour autant que les particularités de la carrière commerciale rendent un tel plan réalisable. Ainsi recevra satisfaction le septième vœu formulé par la Société pour le développement du génie, dans le Rapport dont nous avons reproduit les conclusions. (Voir ci-dessus, p. A9.)
- Le tableau suivant donne, pour Tannée 1898-1899, les chiffres statistiques officiels relatifs aux divers établissements d’enseignement commercial des Etats-Unis :
- NOMBRE NOMBRE DES ÉLÈVES. TOTAUX.
- NOMS DES INSTITUTIONS. des -—— - ^ . —
- ETABLISSEMENTS. HOMMES. FEMMES. 1897-1898. 1898-1899.
- Universités et collèges 19* 5,127 1,336 ' 5,369 6,663
- Écoles normales, publiques et privées to5 6,023 2,103 5,691 6,126
- Hautes écoles privées et académies 670 7,136 3,673 9,670 10,609
- Hautes écoles publiques 1 ,066 19^97 18,737 31,6 33 38,i 36
- Collèges commerciaux et collèges d’a flaires... . 320 66,621 23,765 70,950 70,186
- Totaux 2,35o 82,106 69,616 122,913 131,518
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 79
- Ainsi, en 1898-1899, aux Etats-Unis, 131,518 étudiants ont reçu l’instruction commerciale dans 2,35o établissements; en 1897-1898, le premier de ces chiffres n’était que de 122,913. L’augmentation porte exclusivement sur les établissements publics. La clientèle des collèges d’affaires est en voie de décroissance, comme le nombre de ces établissements, tombé de 3A1 en 1896-1897 à 320 en 1898-1899.
- 8 Ht. — ÉDUCATION DES NEGRES.
- Au cours des dix dernières années, il se produisit sur tout le territoire de la République américaine, et parmi toutes les races de la population, un très vif mouvement, une sorte de réveil, en faveur de l’éducation technique. La race nègre subit comme les autres cette influence. Les statistiques officielles nous apprennent qu’en 1899, alors que 5,725 élèves nègres seulement se sont adonnés à l’enseignement supérieur, 16,4 2 2 ont suivi des cours d’enseignement industriel.
- Les branches d’industrie auxquelles se sont consacrés les élèves nègres sont données par le tableau suivant :
- Travaux de ferme ou de jardins. ELEVES. i,356 Cordonnerie. . ELEVES. 169
- Menuiserie 1/173 172 Imprimerie . 628
- Maçonnerie Couture •• 7’ 7 ^*7
- Plâtrerie 48 Cuisine . . . . 2,218
- Ferblanterie et chaudronnerie. . 56 Divers 00 en
- Peinture Forge Mécanique 109 355 Total
- 216
- Dans ce total, les élèves hommes figurent pour environ 10,000 et les femmes pour 6,000.
- Un des hommes qui ont le plus contribué au développement de l’enseignement industriel des nègres fut le général Samuel Chapman Armstrong. Tandis que d’autres personnes se consacraient à l’œuvre nécessaire de la fondation d’écoles secondaires et supérieures pour la population affranchie, il s’occupait, de son côté, de la fondation d’écoles industrielles, estimant avec beaucoup de bon sens que c’est de ce côté que ces nouveaux venus à la civilisation devaient tourner leur activité.
- En 1868, le général Samuel Chapman Armstrong fonda l’institut normal et agricole de Hampton (Virginie), qui, après avoir commencé avec deux professeurs et i5 élèves dans les vieilles casernes abandonnées à la suite de la guerre civile, s’est développé depuis jusqu’à comprendre, au commencement de 1899, plus de 1,000 élèves.
- L’Institut normal et agricole de Hampton est aujourd’hui, sans aucun doute,
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- ce qui s’est fait de plus raisonnable et de plus durable pour le développement de l’éducation des nègres dans les Etats du Sud. C’est de beaucoup le plus grand et le plus important de tous les établissements analogues. Il possède un grand domaine dont la valeur actuelle est estimée à plus d’un demi-million de dollars. A la place des anciennes casernes s’élèvent maintenant vingt-cinq magnifiques bâtiments ; on y enseigne toutes les industries au moyen desquelles les gens de couleur peuvent gagner leur vie. Il se développe continuellement, propageant et affermissant son influence dans le peuple. L’œuvre accomplie par l’Institut de Hampton n’a pas eu pour seul effet d’attirer l’attention de la population noire sur l’importance de l’enseignement industriel, mais il a beaucoup contribué, en outre, à faire prendre la même direction à l’enseignement de la population blanche du Sud.
- Le but poursuivi par le général Armstrong était l’éducation de la tête, du cœur et de la main de l’élève; il voulait faire des maîtres d’école capables, et d’habiles ouvriers et cultivateurs, et ses prétentions ont été entièrement justifiées par les résultats obtenus.
- L’Institut Hampton est une fondation privée, dont l’existence est assurée par les généreuses dotations dont il fut l’objet. Il se compose aujourd’hui de plusieurs sections : académique, normale, commerciale, électricité. Il est complété par une véritable école industrielle ( Department of industrial training), comprenant l’agriculture. Les cours ont lieu dans la journée et le soir; aux premiers sont admis les jeunes gens des deux sexes à partir de 16 ans, aux seconds ceux de 17 ans au moins. Les postulants doivent subir un examen portant sur l’écriture, la lecture, les éléments d’arithmétique, le système des poids, mesures et monnaies d’Amérique. Le droit d’inscription est de 50 francs. Le prix de pension comprenant, outre l’enseignement, le logement et la nourriture, est de 5o francs par mois. Un grand nombre de bourses (scholarships) sont accordées à ceux qui sont dans l’impossibilité de payer. Les élèves garçons portent un costume uniforme qu’ils peuvent se procurer dans les ateliers de couture de l’école (Sewing department) au prix de 70 francs.
- L’Institut est largement pourvu d’ateliers de toutes sortes. Les élèves des deux sexes de toutes les sections y passent à tour de rôle, sur le pied de cent à cent vingt heures par an.
- L’Ecole industrielle Armstrong comprend les sections suivantes : charpente, charronnage, forge, mécanique, machines à vapeur, maçonnerie, plâterie, peinture, art du tailleur, bourrellerie, cordonnerie, imprimerie. Pour chaque métier, les études durent trois années. Le temps consacré à l’atelier, au dessin et aux cours de technologie spéciaux est de 9 heures par jour; les leçons théoriques ont lieu le soir (arithmétique, langue anglaise, histoire et géographie, écriture, etc.). Un certificat est délivré à la tin de leurs études à ceux qui en sont reconnus dignes.
- Dans une section spéciale (Department of productive Industrif, les élèves peuvent se livrer, après une année d’études, à une véritable fabrication, travaillant pour l’extérieur ou pour les différents services de l’établissement. Ils trouvent là l’occasion de
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 81
- mettre en pratique les leçons reçues de leurs maîtres techniques, et en meme temps de se procurer quelques ressources.
- Institut normal et industriel de Tuskegee (Alabama).—Cet Institut s’est développé à côté de l’Institut Hampton, au centre de la population noire du Sud. Son organisation diffère peu de la précédente. L’installation primitive se composait d’une cabane en bois; aujourd’hui, l’établissement occupe 4 2 bâtiments, avec 2,300 acres de terrain, 88 professeurs et environ un millier d’élèves. A côté de celui de Hampton, l’Institut de Tuskegee est un des centres d’éducation les plus importants du Sud, spécialement au point de vue de l’enseignement industriel. Son enseignement porte sur environ 2 6 industries différentes, en dehors de l’enseignement des matières classiques et religieuses. Un grand nombre de diplômés de Tuskegee en sortent, chaque année, pour occuper dans les différentes régions du Sud les fonctions de maîtres d’école, de professeurs de travaux agricoles, mécaniques et domestiques. Un grand nombre de ces étudiants ou diplômés exploitent leurs propres fermes ou dirigent leurs propres industries. La fortune appartenant à l’Institut normal et industriel de Tuskegee est évaluée à 300,000 dollars (i,500,000 fr.); les bâtiments ont été construits, en grande partie, par les étudiants eux-mêmes. L’institution présente cette particularité pour ainsi dire unique, quelle est administrée entièrement par des représentants de la race nègre.
- Le mérite de l’œuvre des instituts de Hampton et" de Tuskegee ne réside pas seulement dans le fait d’avoir procuré à la grande masse de la population nègre les moyens de s’élever, mais aussi dans le fait de s’être assuré la faveur et la coopération de la population blanche des Etats du Sud.
- L’influence exercée par les jeunes gens des deux sexes sortant de ces institutions atténue peu à peu les préjugés qui existent contre l’éducation des nègres, et, ainsi que le prouvent beaucoup d’exemples frappants, détermine la population blanche du Sud à contribuer activement à l’élévation de la race nègre.
- Il a été fondé, sur le modèle de l’Institut Hampton, en dehors de l’Institut Tuskegee, un grand nombre d’écoles et leur nombre augmente tous les ans. Presque tous les Etats du Sud possèdent maintenant des écoles industrielles non seulement pour les noirs, mais aussi pour les blancs.
- On remarquait, au Palais de l’économie sociale, à côté des deux établissements ci-dessus décrits, les expositions des institutions suivantes :
- Université de Fisk Nasbvitle ;
- Berea collège (Kentucky);
- Université d’Atlanta (Géorgie); Université Roger Williams (Nashville); Central Tennessee College;
- École industrielle des nègres (Pine Bluff); Institut industriel Haines (Augusta);
- Claflins University (Orangebourg);
- Howard University (Washington);
- Agricultural and Mechanical College (Grensboro).
- Les deux dernières institutions de la liste précédente sont des établissements publics. Gn. I. — Cl. 6. — T. II. G
- IMPIUHEIIIE NATIONALE.
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- 82
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Université Howard, à Washington. — Cette université ne possède aucune section industrielle spéciale; elle ne touche à l’enseignement technique que par ses ateliers de travaux manuels, bien dotés, dans lesquels sont tenus de s’exercer pendant six heures par semaine, et pendant trois années, les élèves de la section normale. Les ateliers, munis d’un grand nombre de machines perfectionnées, sont installés pour chacune des spécialités suivantes : menuiserie et charpente, tôle et fer-blanc, imprimerie, coupe et confection, chaussures, reliure, couture et cuisine. L’Université est ouverte aux étudiants des deux sexes, blancs ou de couleur (ihc University is not exclusive of race or sex).
- Agricultural and Mechanical College, Grensboro. — Ce collège date de 1891 seulement. Il est ouvert aux deux sexes, et compte 178 élèves. Nous donnons ci-dessous, à titre de renseignement, l’horaire hebdomadaire de la section des mécaniciens (Mechanical Engineering Course), pour la saison d’été :
- N O M 11 R E
- DHKünKS
- par semaine.
- lrc ANNÉE (fRESIIMAN VEAll).
- Algèbre............................. 5
- Langue anglaise..................... 5
- Histoire............................ 3
- Dessin industriel..............» 2
- Géographie physique................. 4
- Chimie générale..................... 4
- Travaux d’atelier................... 6
- Total.......'. . . . 29
- 3e ANNÉE (junior ÏEAr).
- Géodésie........................... 6
- Physique (laboratoire)............. 4
- Dessin de machines................. 4
- Langue anglaise.................... 5
- Mécanique.......................... 2
- Travaux d’atelier.................. 6
- Totaï............... 27
- N O M B » K
- DMIEUIIKS
- par semaine.
- 2e ANNÉE (SOI'HOMORE VEAu).
- Géométrie......................... 5
- Langue anglaise................... 5
- Physique.......................... 3
- Dessin de machines................ 8
- Histoire.......................... 2
- Travaux d’atelier................. 6
- Total.............. 29
- 4e ANNÉE (SENIOR YEAr).
- Description de machines......... 5
- Travaux d’atelier................... 6
- Morale.............................. 3
- Préparation de la thèse finale.. . 20
- Total................ 34
- § IV. — ÉDUCATION DES INDIENS.
- De grands efforts sont tentés en Amérique pour l’amélioration des conditions d’existence de la race indienne, et pour amener cette dernière à vivre de la vie nationale. Un grand nombre d’écoles, et surtout d’écoles techniques, ont été fondées dans ce but. Les écoles techniques se trouvent à Carlisle, en Pensyfvanie; à Chemawa, près Saleur*
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- dans l’Orégon ; à Chilocco, dans TOklahoma ; à Genoa, dans le Nebraska ; à Albuquerque, au Nouveau-Mexique; à Lawrence, dans le Kansas (institut Haskell); à Grand Junc-tion, dans le Colorado; àSanta-Fé, au Nouveau-Mexique; à Phoenix, dans TArizona; à Fort-Shaw, dans le Montana, etc.
- Par les traits généraux de leur organisation, ces écoles ressemblent aux autres écoles pour les Indiens; mais elles s’en distinguent particulièrement, au point de vue de l’objet de leur enseignement, de leur installation et des moyens d’éducation dont elles disposent. En vue de la préparation systématique d’un grand nombre de professeurs, le gouvernement a ajouté, en i8(jâ, à trois de ces écoles, à Carlisle, à l’Institut Haskell et «à Santa-Fé, des sections normales. C’est «à partir de cette date que ces écoles furent appelées écoles de préparation industrielle et normale. L’expérience réussit bien à Carlisle, où, il est vrai, des essais en ce sens avaient été faits antérieurement; elle réussit plus spécialement à l’Institut Haskell.
- L’Ecole de Santa-Fé, peu prospère au début, commence à donner des résultats appréciables.
- La description suivante de l’enseignement de l’institut Haskell permettra de se faire une idée du but des écoles de ce genre, ainsi que des moyens mis en œuvre, sous le contrôle du gouvernement, pour l’éducation des Indiens.
- L’Institut Haskell est situé près de la ville de Lawrence, dans l’Etat de Kansas. L’école fut ouverte en i 88/1 ; elle possède actuellement 55o élèves. Les bâtiments principaux sont de solides constructions en pierre. Les dortoirs, le bâtiment d’école et d’autres bâtiments sont chauffés à la vapeur, éclairés à l’électricité, pourvus d’eau chaude et d’eau froide, ainsi que de toutes les commodités sanitaires modernes. L’établissement entier se compose d’environ trente bâtiments. Une ferme de 65o acres le complète.
- L’institution est sous la direction d’un surintendant, secondé par un assistant surintendant (lequel remplit aussi les fonctions de médecin), et de trois employés. La garde des élèves est confiée à un surveillant, pour les garçons, et à un corps de six surveillantes pour les filles. La section académique de l’école est dirigée par un professeur principal, assisté de quinze professeurs auxquels sont confiés, suivant leurs spécialités, le «kindergarten», l’école modèle, la section normale, la section commerciale et la section de musique (vocale et instrumentale).
- Il y a aussi des sections de préparation technique pratique et de science domestique , ainsi qu’une section d’imprimerie ; chacune de ces sections est placée sous une direction compétente.
- Dans la section industrielle des filles on enseigne et on pratique la couture, la cuisine , le blanchissage et les autres branches de l’économie domestique.
- De même, dans la section industrielle des garçons on enseigne, au point de vue théorique et pratique : les travaux de ferme; jardinage et laiterie; charpente; travaux de forge; maçonnerie et plâtrerie; applications de la vapeur; travail du tour; peinture; harnachement; métiers de tailleur, cordonnier, boulanger.
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- Dans un hôpital bien installé, les malades reçoivent les soins du médecin et de deux infirmières.
- Dans un certain nombre de sections, des gradués et d’autres élèves des classes supérieures remplissent les fonctions d’assistants, à des salaires variant entre Go et 120 dollars par an; en 1898, ils étaient au nombre de dix-huit.
- On attache beaucoup d’importance à la musique vocale et instrumentale ; en dehors des exercices généraux de chant, l’école a organisé des chœurs spéciaux,‘un orchestre d’instruments à cordes et un orchestre d’instruments divers.
- En vue de faciliter renseignement et d’encourager les études personnelles, l’école dispose d’une bibliothèque composée d’ouvrages choisis avec soin ; on y trouve également des revues et journaux qui sont mis à la disposition des élèves dans une salle de lecture confortable et bien éclairée.
- Les élèves des sections autres que les sections techniques sont dispensés des travaux pratiques et s’appliquent exclusivement aux études de classes. Tous les autres consacrent la moitié de la journée aux études théoriques, et l’autre moitié aux travaux manuels et industriels. Ils acquièrent dans ces deux catégories d’occupation un assez haut degré d’habileté.
- L’organisation de l’École de Carliste (Pensylvanie), fondée en 1881, ressemble beaucoup, dans ses grandes lignes, à celle de l’Institut Haskell.
- L’école peut contenir 800 élèves, mais ce nombre peut être presque doublé par suite de l’emploi d’un système spécial dit « système extérieur» (ouling System), lequel constitue un des traits caractéristiques de l’institution.
- Par l’ouling System, l’École de Carlisle demande à un certain nombre de ses élèves de passer une ou plusieurs années de leur vie scolaire loin de l’école, mais sous son contrôle, dans des familles blanches choisies avec soin. Pour les services qu’ils rendent dans ces familles, les jeunes Indiens reçoivent les gages ordinaires, mais ils sont tenus de fréquenter les écoles publiques pendant quatre mois ou plus pendant l’hiver. De cette façon, ils acquièrent une expérience directe et personnelle, tout en gagnant leur vie par un travail honnête. 2Ôo élèves environ restent ainsi hors de l’institution, pendant l’hiver, et 600 pendant les vacances.
- Comme à l’Institut Haskell, les jeunes Indiens sont reçus à Carlisle à titre gratuit; on s’efforce même, par une organisation particulière (Productive industry), de leur faire réaliser au cours de leurs études, sur leurs travaux d’atelier, quelques bénéfices.
- Les écoles industrielles pour les Indiens sont au nombre de 3 4 ; elles sont fréquentées par 5,364 pupilles, dont 8,076 garçons et 2,288 filles. Les dépenses annuelles pour le fonctionnement de la seule partie technique s’élèvent, pour l’année 1899, à 994,170 francs.
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- CHAPITRE VI.
- GRANDE-BRETAGNE.
- § I. — ANGLETERRE.
- En 1867, après la publication du rapport de la Commission scolaire d’enquête nommée à cette époque, l’opinion publique anglaise commença à s’occuper des revendications de l’éducation technique. Mais c’est en 1884 seulement, à la suite des rapports de la Commission d’enseignement technique (Royal Commission on technical instruction) nommée en 1881, sous la présidence de Sir B. Samuelson, que se produisit l’irrésistible mouvement qui devait faire faire à la question un pas décisif.
- Les lois votées en 1889, 1890 et 1891 en furent les conséquences directes.
- Les lois de 1889 et de 1891 définissent la compétence des autorités locales en la matière, et celle de 1890 met à la disposition des pouvoirs publics les ressources nécessaires.
- Les autorités locales sont les conseils de comté ou de bourg, c’est-à-dire les conseils provinciaux ou communaux. Il n’existe pas en Angleterre, à proprement parler, d’autorité centrale en fait d’enseignement technique, réserve faite des droits du Département de science et d’art, dont nous parlerons plus loin.
- Il est important de noter la définition que donne de l’enseignement technique le Technical instruction A et An 3 0 août 1889 : «C’est l’enseignement des principes de science et d’art applicables aux industries, et de l’application des branches spéciales de science et d’art à des industries ou professions particulières ; cet enseignement ne doit comprendre la pratique d’aucun commerce, industrie ou profession quelconque (It shall not inclucle teaching the practice of any trade or industry or employment). w
- La loi consacre donc cette opinion répandue en Angleterre que l’apprentissage complet ne peut, ne doit pas se faire à l’école. Les ateliers d’apprentissage proprement dits ne sont pas considérés par la loi anglaise comme des établissements d’éducation technique. Une des attributions du Département ministériel de science et d’art est précisément de trancher les cas douteux qui pourraient se présenter. Pour qu’un cours puisse être considéré comme faisant partie de la Technical éducation et profiter des avantages des lois, il doit être reconnu par le Département. A l’instigation des autorités locales elles-mêmes, l’interprétation delà définition ci-dessus a d’ailleurs été rendue aussi large que possible; en fait, presque toutes les matières, à l’exception des langues classiques, sont admises comme matières d’enseignement technique.
- Les autorités locales peuvent soit créer directement des écoles, soit contribuer, par des subventions ou par l’institution de bourses, à leur fonctionnement.
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- Les autorités locales ne peuvent subsidier des institutions établies dans un intérêt privé, soit par des particuliers, soit par une société. Pour les autres, la subvention est, pour ainsi dire, de droit, sauf recours au Département de science et d’art.
- Les élèves des écoles techniques doivent avoir satisfait aux lois sur l’instruction obligatoire et être âgés, par conséquent, de 13 ans au moins.
- En vue de mettre les autorités locales à même de se créer les ressources nécessaires, la loi du 3o août 1889 leur donne le pouvoir de percevoir un impôt local spécial annuel inférieur à 1 penny par livre ou à 0 fr. Ao pour 100 francs; elles peuvent opérer par voie d’emprunt.
- En outre, la loi de 1890 (Local taxation Act, Customs and accises) vint mettre à leur disposition les revenus d’un impôt de douane et de régie. Elle ne les oblige pas à employer ces revenus, soit en tout, soit en partie; cet emploi est laissé à l’appréciation des autorités locales.
- L’impôt sur les douanes et sur les accises est levé dans le pays de Galles, en Ecosse et en Irlande, aussi bien qu’en Angleterre. Il produit un revenu annuel d’environ 90 millions de francs, dont les trois quarts proviennent d’Angleterre.
- Les effets de ces acts se firent rapidement sentir en Angleterre. Dans tout le pays, les conseils de comtés et les conseils de bourgs (County connais et Borough connais) formèrent des comités d’instruction technique et se mirent à l’œuvre sous le contrôle du Département de science et d’art. Vers 1898, A6 bourgs de comté, sur un total de 61, possédaient ou étaient en train d’établir des institutions techniques. 32 de ces bourgs ont déjà réalisé leurs conceptions, 21 d’entre eux ont dépensé ensemble en emplacements seulement 85,356 livres sterling. Pour A2 bourgs de comté, les dépenses totales de construction et d’aménagement, d’installation ou d’extension se sont élevées à la somme de 1,176^96 livres sterling. Dans plusieurs cas, les emplacements avaient été offerts par des particuliers. Pendant ce temps, 3o comtés avaient construit (ou étaient en train de construire) i5o écoles, ce qui avait occasionné une dépense de 786,915 livres sterling. A cette date, le Lancashire vient en tête de la liste, avec 19 écoles, et le Yorkshire (West Riding) le suit de près, avec 17.
- Il arriva parfois que des autorités locales nouvellement constituées usèrent des pouvoirs éducatifs qui leur étaient conférés avec plus de liberté que de mesure et négligèrent de s’entourer des avis les plus autorisés ; mais, dans l’ensemble, l’emploi quelles ont fait des fonds mis à leur disposition a été très satisfaisant.
- Jusqu’à une époque récente, l’enseignement secondaire général, conçu dans le but de fournir les connaissances exigées pour l’admission à l’Université, et sur le modèle des cours des grandes écoles publiques, ne s’adaptait pas bien aux besoins nouveaux de l’enseignement technique et, en conséquence, les éléments qui doivent servir de base à tout enseignement technique prospère faisaient défaut en grande partie. Les écoles primaires, il est vrai, fournissaient ces éléments dans une certaine mesure, mais il était à craindre que dans ces conditions les écoles techniques ne considérassent que les besoins du personnel subalterne de l’industrie et négligeassent l’éducation de ses chefs.
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- Quelques comités d’instruction technique s’aperçurent de cette lacune et consacrèrent une partie des fonds mis à leur disposition à venir en aide aur écoles secondaires existantes (]). L’Act leur permettait d’agir ainsi, pourvu que leurs libéralités fussent accordées en vue de l’enseignement de matières approuvées par le Département de science et d’art ou énumérées dans son règlement. De grands progrès furent réalisés entre 1889 et 1899; ^ nouve^es écoles secondaires et de degré supérieur furent créées, tandis que 915 écoles existantes furent agrandies, principalement en vue de l’enseignement scientifique. Les statistiques relatives à 195 écoles de la dernière catégorie montrent qu’il y fut installé 2 15 laboratoires de physique et chimie, que 77 ateliers y furent créés en vue du travail manuel, en même temps que 76 salles de conférences et 5o salles de classe. La dépense totale occasionnée par ces agrandissements était de 76/15/1/19 livres sterling, dont 260,000 pour Londres et h 2 0,52 5 pour les autres comtés. Les bourgs de comté, dont 2/1 entretenaient des écoles de ce genre en 1899, figuraient dans la dépense pour le reste, soit 93,92/1 livres sterling.
- Il reste encore à établir si ces mesures ont été réellement profitables à l’enseignement secondaire, ou si, comme certaines personnes le prétendent, elles ont trop favorisé certaines études spéciales au détriment de l’éducation générale. Dans tous les cas, elles ont attiré l’attention sur la nécessité d’avoir une base solide pour l’enseignement technique et de coordonner, en conséquence, les moyens d’éducation épars dans chaque district.
- Les deux principaux départements ministériels qui ont à s’occuper de l’enseignement technique en Angleterre sont le Département de science et d’art (Science and Art Department) et le Département d’éducation (Education Department).
- Le lord président du conseil est chargé de la direction du premier, avec l’assistance d’un membre du conseil privé portant le titre de vice-président du Comité d’éducation; ce dernier est, en réalité, le Ministre de l’instruction publique de l’Angleterre.
- Le rôle du Département de science et d’art est d’abord de répartir les crédits votés par le Parlement, à certaines conditions et sous son contrôle, aux établissements d’instruction scientifique et artistique, ainsi qu’aux établissements d’enseignement technique d’Irlande ; d’administrer directement divers grands établissements d’instruction comme le Royal College of science et l’Ecole normale d’art national, tous deux placés à South Ken-sington, à Londres ; en outre, il intervient comme pouvoir central, chargé de veiller à l’exécution des lois sur l’enseignement technique ; mais son autorité est en cela soigneusement limitée, de façon à ne porter aucune atteinte à l’autonomie des institutions locales. Nous avons dit que c’est lui qui est chargé de désigner les institutions comprises dans la catégorie des établissements techniques et celles qui, dans certains cas, peuvent être subventionnées sans faire partie des matières de science ou d’art. Les listes des deux catégories d’établissements sont soigneusement tenues à jour et revisées tous les ans.
- M Dans un rapport publié en 1893, la Commission que l’enseignement technique n’est qu’une branche royale nommée pour étudier les réformes à apporter de cet enseignement, tepuisqu’il doit succéder à l’en-à l’enseignement secondaire en Angleterre soutient seignement primaire».
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- Le Département de science et d’art entretient plusieurs grands musées industriels de l’Etat, comme celui de South Kinsington, à Londres, dont la réputation est universelle, ceux de Bethnal Green, de Dublin, d’Edimbourg, etc.
- Il encourage les musées locaux autres que ceux de l’Etat par des subsides et des prêts de collections; il prête enfin aux écoles des appareils, dessins, etc., nécessaires pour les démonstrations et les expériences.
- Les sommes réparties par le Département de science et d’art s’élèvent à environ 90 millions de francs par an.
- Le Département d’éducation (Education Board) s’occupe de l’instruction primaire exclusivement. Il contribue aux dépenses des écoles de jour et des écoles du soir.
- Les écoles de jour reçoivent les enfants qui n’ont pas dépassé l’âge de î h ans. Les subsides de l’Etat se rapportent à des matières obligatoires (dessin dans les écoles de garçons, travaux à l’aiguille dans les écoles de filles) ou facultatives. Les subventions sont accordées indistinctement aux écoles officielles ou aux écoles libres, à ces dernières à la condition quelles ne tirent pas bénéfice de leur enseignement ; certains subsides supplémentaires sont accordés dans les cas suivants :
- Pour les matières facultatives : physique, chimie, mécanique, navigation; tenue de livres, sténographie; économie domestique;
- Pour les cours de cuisine et de lavage : l’enseignement ménager a pris, dans ces derniers temps, en Angleterre, dans toutes les écoles primaires publiques ou libres, un développement considérable.
- Rappelons que les cours de travaux manuels proprement dits, dans les écoles primaires , sont subventionnés par le Département de science et d’art.
- Le rôle de l’Education Department est plus direct dans les écoles du soir. Dans ces écoles, les enfants ne sont reçus qu’après avoir satisfait aux lois sur l’enseignement obligatoire, sans âge maximum. Les matières subventionnées par l’Etat ont toutes plus ou moins de rapport avec l’enseignement technique; telles sont, côté industriel, la physique, la chimie, la mécanique, l’électricité, les travaux à l’aiguille et, côté commercial, la tenue de livres, la comptabilité.
- Les subventions ainsi distribuées atteignent 5 millions de francs.
- L’action des comités d’instruction technique varie naturellement avec les idées spéciales des différentes circonscriptions. C’est pourquoi il est difficile de la considérer â un point de vue général dans les limites de ce rapport. Cependant, quelques renseignements tirés du rapport de 1899 et des rapports précédents du Bureau d’éducation technique du conseil du comté de Londres présentent un grand intérêt. A Londres, l’enseignement technique est donné principalement par les instituts polytechniques, dont huit reçoivent des subsides des autorités locales : Battersea, Borough road, City (institut Birkbeck et collège de la cité de Londres), Northern, Regent Street, South-Western, Woolwich et Northampton. Des externats (pour la plupart, des écoles de science fonctionnant sous là direction du Département de science et d’art) ont été établis dans plusieurs de ces instituts par les soins du Bureau. A ce point de vue, les créations les plus
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- importantes en 1898 furent celles d’une école de boulangerie, dépendant de l’Institut polytechnique de Borough Road, et d’une école de construction de voitures, à l’Institut polytechnique de Regent Street. Pendant la même période, pour citer quelques autres exemples, l’In'stitut polytechnique de Borough road a créé une nouvelle section de physique, et l’Institut polytechnique de Woohvich a ouvert une aile nouvelle et installé, dans un bâtiment séparé, un laboratoire spécial pour le génie mécanique. A l’Institut de Northampton, il a été créé un nouveau département pour l’électrochimie et la métallurgie , et l’Institut polytechnique de Northern a ajouté une aile nouvelle en vue de l’enseignement de l’économie domestique. On pourrait citer encore un grand nombre d’écoles d’art et d’instituts techniques moins importants, dont la création et l’entretien ont toujours été favorisés par le Bureau.
- Depuis 1897, l’attention s’est tournée spécialement, à Londres, vers l’éducation technique relative à l’industrie du bâtiment. «Au cours de la session 1897-1898, dit le rapport de 1899, dans les instituts polytechniques seulement, en dehors de l’Institut Goldsmiths et du Collège technique de East London (People’s palace), la fréquentation des classes techniques relatives à l’industrie du bâtiment se traduit par 130,000 heures d’études, ce qui représente environ 2,200 étudiants suivant les cours deux heures par semaine. L’Institut Goldsmiths et le Collège technique de East London possédaient à eux deux plus de 5oo élèves étudiant les mêmes matières au cours de la session 1897— 1898. Parmi les cours d’atelier, ceux de plomberie réunissent le plus grand nombre d’élèves; la fréquentation des classes de charpente et de menuiserie est seulement de i5 p. 100 inférieure; ensuite viennent, par ordre d’importance, la briqueterie, la peinture, la décoration et la plâtrerie. »
- Des cours de science du soir et les cours du samedi pour professeurs sont faits, sous les auspices du Bureau, à University College et à King’s College, et, pendant les six années antérieures à 1899, ilyaeu, dans 21 districts de Londres, 4 3 cours de conférences faites par des spécialistes. En 1898, 9 écoles d’économie domestique furent subventionnées par le Bureau, en dehors d’un grand nombre de cours du soir ou de Taprès-midi sur le même sujet. L’Ecole de cuisine de marine et la Maison des marins (Sailor’s home) méritent aussi d’être mentionnées.
- 4o,ooo livres ont été dépensées pour des bourses en 1898. Voici la liste de celles qui sont mises tous les ans au concours :
- Ide comté élémentaires............................................ 600
- de comté intermédiaires.......................................... 70
- de comté supérieures.............................................. 5
- d’écoles d’art................................................. 4o
- élémentaires pour les cours du soir d’art industriel........ 100
- pour les cours du soir de science et technologie................ 120
- d’horticulture.................................................... 2
- élémentaires de jardinage pratique................................ 3
- d’économie domestique............................................. 9
- \ élémentaires d’économie domestique.............................. 554
- Total................................... i,5o3
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- Les évaluations suivantes des dépenses du Bureau technique de réducation de Londres pour 1899-1900 montreront, dans leurs grandes lignes, les dépenses de l’une des plus avancées parmi les directions locales de l’enseignement technique en Angleterre :
- SERVICES.
- EVALUATION DES DEPENSES.
- Départements techniques des instituts polytechniques (y compris la
- contribution à la construction des batiments)...................
- Ecoles techniques, comprenant l’Institut technique Shoreditch (dans de nouveaux locaux), les Instituts techniques Wandsworth et Wor-wood, l’École des métiers de Mile End, l’Institut Herold, l’École des arts et métiers de Gamberwell, l’École centrale des arts et métiers, l’Ecole technique de Boit Court, l’Institut technique de Ilackney, et autres instituts techniques en projet (y compris la
- contribution à la construction des bâtiments)...................
- Sections techniques des écoles publiques secondaires, y compris les nouvelles écoles de Hoxton et les dépenses pour les frais, livres, etc.
- des boursiers du bureau du comté (11,000 livr. sterl.)..........
- Enseignement supérieur............................................
- Bourses du comté..................................................
- Enseignement de l’art, de la science et delà technologie, et travail manuel (y compris les bourses pour arts, sciences et technologie, conférences, la contribution à la construction de bâtiments, mais non compris les dépenses d’institutions spéciales pour lesquelles le
- Bureau est principalement responsable)..........................
- Économie domestique...............................................
- Matières commerciales.............................................
- Musées (particulièrement modèles artistiques).....................
- Dépenses d’administration (y compris les frais d’inspection et de contrôle des instituts techniques et les avis relatifs aux classes et aux bourses)..........................................................
- livr. sterl.
- h 0,000
- â 0,100
- 28,500
- t 0,000
- 3a,600
- 23,5oo 7,35o 5,8oo 1,5oo
- 7,3oo
- Évaluation approximative des dépenses
- 196,650
- Ce tableau, susceptible de s’étendre encore, de l’œuvre du Bureau de Véducation technique de Londres donnera une idée de l’énergie avec laquelle les autorités locales ont fait valoir les droits qui leur étaient conférés par les Acts de l’enseignement technique.
- Il n’y a plus actuellement en Angleterre qu’un petit nombre de centres industriels et commerciaux où l’enseignement technique ne soit point donné en vue de répondre à tous les besoins de la population.
- L’enseignement technique supérieur est donné en grande partie dans les universités et collèges, dont un certain nombre bénéficient des allocations prévues par les Acts de l’enseignement technique et reçoivent des secours des comités d’enseignement technique.
- City and Guilds of London Institute for the advancement of technical éducation. — Cet Institut est une association privée dont l’action a été prépondérante au point de vue de
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- la propagat ion de renseignement technique en Angleterre. C’est une fédération des principales corporations de métiers de Londres, dont un des privilèges est de nommer la corporation, c’est-à-dire l’administration municipale de Londres.
- Les énormes revenus de ces corporations, naguère employés en œuvres de bienfaisance, sont, depuis une vingtaine d’années, consacrés en grande partie à l’amélioration de l’enseignement technique.
- Le City and Guilds of London Institute est administré par un conseil dont font partie plusieurs personnages de haut rang, parmi lesquels le prince de Galles, des délégués de la corporation municipale, des corporations de métiers et des représentants des associations qui participent à ses dépenses.
- Ses seules ressources proviennent des dons annuels des diverses corporations.
- Peu à peu, par suite de la puissance de son action et par la force des choses, l’Institut est devenu, à côté du Département de science et d’art, une administration quasi officielle.
- Elle a rédigé, pour chacune des branches de l’enseignement technique, des programmes d’études qui sont généralement suivis sans modifications; elle accorde aux institutions quelle en juge dignes une consécration officielle ; elle en inspecte les classes; elle préside les examens de sortie, distribue des diplômes; enfin, elle subventionne un grand nombre d’institutions et a fondé de toutes pièces plusieurs écoles importantes.
- Le programme des études pour chaque profession, réparti sur deux ou trois années, est révisé tous les ans, suivant les observations et les avis recueillis auprès des personnes compétentes.
- Ces programmes portent aujourd’hui sur 70 matières diverses.
- Une des conditions auxquelles un cours doit satisfaire pour être reconnu (registered) par l’Institute, est d’avoir à sa tête un chef diplômé en Technology par fInstitute, et d’être placé sous la direction d’un comité compétent.
- A cette reconnaissance sont attachés, en dehors de l’autorité qui en résulte pour les intéressés, les avantages suivants: les établissements peuvent se présenter aux examens de l’Institute, participer aux diplômes et prix qu’il délivre, et en obtenir des subventions.
- Les examens annuels, organisés par l’Institute, portent sur les 70 branches de l’enseignement technique pour lesquelles ont été établis les programmes d’enseignement.
- Les épreuves sont théoriques et, pour un certain nombre de branches, pratiques; tout le monde peut se présenter aux premières; seuls les élèves ayant suivi un cours reconnu peuvent subir les secondes.
- Le tarif d’inscription est de 1 fr. 2 5 par matière pour les examens théoriques; pour le travail du bois, il est de 6 fr. 25; pour le travail du fer, 12 fr. 5o; quelques autres branches ont un tarif plus élevé.
- Pour certaines matières, les travaux sont exécutés, dans un temps déterminé, par les élèves, sous un contrôle spécial et envoyés à Londres pour y être jugés.
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- Dans d’autres cas (horlogerie, orfèvrerie, plomberie, imprimerie, etc.), les candidats exécutent leur travail sous les yeux du jury, auquel est adjoint un industriel compétent.
- Les diplômes délivrés aux lauréats sont de plusieurs catégories ; pour chaque matière, on distingue trois degrés :
- . i" degré : Examen préliminaire. 2e degré : Ordinariat.
- 3e degré : Honours.
- Dans chaque degré, existe un diplôme de première classe et un diplôme de seconde classe.
- L’Institute délivre des diplômes spéciaux aux instituteurs désireux de faire constater leurs connaissances en fait de travail manuel, fer ou bois.
- Les subventions délivrées par Tlnst.itute sont aujourd’hui limitées aux établissements reconnus par lui dans la ville de Londres. Les subsides sont accordés d’après le nombre des élèves qui ont subi avec succès les examens de l’Institute ; il est accordé a 5 francs pour un élève ayant obtenu le diplôme du premier degré; a5 francs pour un élève ayant obtenu le diplôme du deuxième degré, après avoir obtenu antérieurement le premier; 5 o francs pour l’élève qui passe les deux en même temps.
- L’élève doit exercer réellement la profession déclarée.
- Il doit avoir suivi au moins vingt leçons, d’une durée minima d’une heure chacune.
- L’Institute subventionne, en outre, directement un certain nombre d’autres établissements.
- C’est grâce à son action, généreusement secondée par celle de la corporation des drapiers, que fut pour la première fois introduit en i8qA, dans les écoles primaires de Londres, le travail manuel.
- L’Institute a créé et administre directement un certain nombre d’établissements d’enseignement technique, tels que Central technical College (South Kensington), le Collège de Finsbury, Y Ecole des arts décoratifs du Sud de Londres, une école ‘professionnelle de cordonnerie, etc.
- Nous dirons quelques mots du Central technical College, la plus importante de ces créations.
- Le Central technical College a été fondé en 1885. L’installation complète de l’établissement, y compris terrains et constructions, a coûté 2,25o,ooo francs.
- Son but est de donner l’instruction nécessaire aux jeunes gens désireux de se consacrer à la carrière industrielle et aux personnes ayant besoin d’acquérir les connaissances en rapport avec les industries quelles exercent; il forme enfin des professeurs techniques.
- Construite pour recevoir 200 élèves, l’institution eut de suite un succès considérable ; les locaux se trouvèrent bientôt insuffisants pour recevoir la clientèle de plus en plus nombreuse de l’établissement.
- Les cours complets sont répartis sur trois années; mais chacun peut s’inscrire à volonté à un ou plusieurs cours séparés.
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- Les élèves sont divisés en quatre sections : mathématiques et mécanique; génie civil et mécanique; physique et électricité; chimie. La spécialisation ne commence qu’en deuxième année d’études.
- Les cours ont lieu tous les jours, samedi excepté, de 10 heures du matin à 5 heures du soir. Dans son ensemble, l’instruction théorique peut être comparée à celle de l’Ecole centrale des arts et manufactures de Paris. Outre les laboratoires de chimie, de physique et d’électricité, de salles distinctes pour l’étude de l’optique, de la chaleur, de la photographie, etc., le collège possède de vastes ateliers, dans lesquels les élèves peuvent étudier et conduire les chaudières, machines à vapeur et machines-outils, diverses. Le superbe musée industriel de South Kensington est voisin du collège et offre aux étudiants les ressources de ses merveilleuses collections.
- Des bourses, dont l’importance varie de 1,000 à 1,250 francs, sont accordées à quelques élèves, avec faculté de se placer chez un industriel pour y achever, à ses propres frais, son apprentissage pratique.
- Les frais d’inscription totale au Central technical College sont de 62 5 francs (externat); les inscriptions partielles sont cotées de 100 à 260 francs.
- Le samedi a lieu, dans les ateliers du collège, un cours spécial pour former des maîtres de travail manuel dans les écoles primaires.
- Dans une autre dépendance du collège, est installée une véritable école d’apprentissage de sculpture sur bois, où sont admis une centaine de garçons et filles, à partir de treize ans. Les cours durent trois ou quatre années. Des cours ont lieu également le soir, fréquentés par des ouvriers et des apprentis déjà engagés dans la profession.
- Le budget total de l’Institute a été, pour 1899, de 33,720 livres sterling (8à 3,o00 fr.), dont 12,229 (306,700 fr.) sont consacrées au Central Tcchnical College.
- Depuis la fondation de l’Institute, les seules corporations de Londres lui ont versé près de 15 millions de francs; sur cette somme, les six corporations des orfèvres, marchands d’habits, poissonniers, drapiers et merciers, ont fourni près de 70 p. 100.
- London County Council. — Dès que les lois de 1889 et de 1890, sur l’enseignement professionnel en Angleterre, ci-dessus rappelées, eurent été promulguées, le Conseil du comté de Londres (London County Council) procéda à une enquête minutieuse sur les besoins de la population de la grande cité, en ce qui concerne l’enseignement technique, et confia à une commission provinciale, composée de représentants du County Council, de délégués du Conseil scolaire, de la Commission de bienfaisance du City and guilds Institute, du Conseil des métiers et de divers autres membres, le soin de donner aux indications recueillies au cours de l’enquête la suite quelles comportaient. La commission résolut de commencer par soutenir, à des conditions déterminées, les institutions existantes et d’accorder des bourses pour rendre l’enseignement technique accessible au plus grand nombre; plus tard seulement, l’expérience aidant, elle procéderait à des créations nouvelles.
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- Les institutions situées clans le Comté de Londres seules peuvent être subventionnées; elles 11e doivent pas être dirigées en vue de recueillir des bénéfices au profit des particuliers; enfin la commission doit pouvoir exercer sur elles, en toute facilité, un contrôle permanent.
- Les principales conditions parficulières imposées aux cours du soir subventionnés sont les suivantes :
- Le caractère et la qualité de l’enseignement, la disposition des locaux et des ateliers et les institutions diverses doivent avoir été constatés par un inspecteur de la commission; cette dernière se réserve le droit d’exiger que les élèves se présentent aux examens du City and guilds Institute; les professeurs doivent posséder les titres reconnus par la commission; enfin, dans les classes pratiques, le nombre des étudiants 11e doit pas dépasser i5 pour un seul maître. Pour certains métiers, tels que la menuiserie, la plomberie, etc., l’entrée des ateliers doit être réservée aux étudiants pratiquant effectivement le métier. Enfin, les classes pratiques doivent être complétées par les études techniques théoriques s’y rattachant.
- Les cours subventionnés comprennent une grande partie de ceux (au nombre de 70) pour lesquels le City and guilds Institute a établi des programmes.
- Les subsides sont accordés sur les bases suivantes :
- 0 fr. 60 par heure, pour chacun des quinze premiers étudiants qui ont suivi au moins vingt heures de leçons par an;
- 0 fr. 1 5 par heure, pour chaque étudiant supplémentaire dans les mêmes conditions;
- 50 p. 100 des dépenses du matériel, dans le cas oii l’établissement possède des ateliers suffisamment bien installés.
- Aucun subside n’est accordé aux cours pour lesquels le prix d’écolage, y compris les travaux pratiques, dépasse 10 schellings ( 1 2 fr. 5o).
- Les conditions imposées aux Polytechnics Institulcs sont à peu près les mêmes qui' ci-dessus et nous n’y reviendrons pas; les subsides sont accordés conformément aux règles suivantes :
- i° Les trois quarts des appointements des directeurs sont payés par la commission, sans que la somme puisse dépasser 1 2,5 00 francs;
- 20 Une contribution fixe de a5,ooo francs;
- o° 10 p. 100 des traitements payés aux instituteurs;
- h° 0 fr. 1 o payés par heure et par étudiant.
- Les quatre subsides précédents 11e peuvent dépasser, pour chaque Institut polytechnique, le total de 62,500 francs par an. La commission accorde enfin des subsides supplémentaires pour les installations nouvelles de salles de cours, laboratoires et ateliers.
- Une attention particulière est apportée par la commission du County Concil à la surveillance des classes ménagères. Elle a constitué un sous-comité permanent qui nomme les maîtresses et surveille l’enseignement.
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- Dans un certain nombre de Polytechnics Institutes, la commission a créé des écoles ménagères de jour, comprenant trois professeurs au moins, et dont les deux tiers des élèves sont des boursières delà commission provinciale; celle-ci prend, en outre, à sa charge: i° les frais de nourriture des élèves, à deux repas par jour; 2° les frais de fourniture des matériaux nécessaires à la confection des vêtements, qui restent la propriété des élèves qui les ont confectionnés. Un subside de 5,ooo francs par an est accordé pour cela aux Polythechnics Institutes. D’autres écoles, agréées par la commission, reçoivent aussi des boursiers, c’est-à-dire des élèves à titre gratuit. Elles reçoivent alors, pour la nourriture et les matériaux, un subside de 112 fr. 5o ou de 87 fr. 5o par élève, suivant que ce dernier reste à l’école la journée entière ou la demi-journée seulement. La commission paye en plus le traitement des institutrices, soit 5,ooo francs par an pour les écoles recevant au moins 3o boursiers à journée entière, ou 3,75o francs pour celles qui reçoivent le même nombre d’élèves à demi-journée.
- En dehofs des institutions qui reçoivent des boursiers du Conseil du Comté, les Polytechnics sont subsidiées pour leurs classes ménagères d’après les mêmes taux que pour les autres cours. Dans quelques autres établissements, il est payé une somme de 0 fr. b 2 par élève et par leçon d’une heure au moins pour chacune des classes suivantes : cuisine, lavage, travaux de couture, confection, aménagement intérieur, hygiène, soins aux malades et aux blessés.
- Un enseignement normal, pour former des institutrices ménagères, a été créé dans quelques Polytechnics; des bourses de deux ans sont accordées, dans ce but, à un certain nombre d’institutrices âgées de 20 à 3o ans. Des examens ont été institués par la commission, qui supporte la moitié des dépenses.
- Le Conseil de Comté consacre tous les ans des sommes considérables (à 0,000 livres sterling) à l’octroi déboursés, permettant aux jeunes gens peu fortunés de suivre des enseignements que leurs moyens ne leur auraient pas permis d’aborder.
- Une première série de bourses, au nombre de 675, permet aux enfants d’ouvriers de suivre des cours de plus en plus élevés, jusqu’à ceux d’une école technique.
- Les Juniors County Scholarships sont accordées pour un an et peuvent être renouvelées; la bourse comprend la fréquentation gratuite dans des écoles agréées par la commission, plus 200 francs la première année et 3oo francs la seconde. Les boursiers, garçons ou fdles, sont nommés au concours.
- Les Intermediate County Scholarships permettent aux jeunes gens, garçons ou filles, de continuer pendant un nouveau terme leurs études primaires ou moyennes. Elles sont accordées pour une année, mais peuvent être renouvelés quatre fois, jusqu’à ce que l’élève ait atteint l’âge de dix-huit ans. Les boursiers peuvent fréquenter gratuitement les écoles agréées; ils reçoivent en outre 500 francs par an s’ils sont âgés de moins de quinze ans, et 1 25 francs de plus par an jusqu’à dix-huit ans.
- Enfin, les Senior County Scholarships sont destinées à permettre aux jeunes gens sans fortune de suivre pendant deux ou trois années les cours d’un collège technique et de recevoir en même temps les moyens de vivre pendant ce temps.
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- A cette première série de bourses, viennent s’en ajouter plusieurs autres d’ordre professionnel: les bourses d’enseignement artistique, les bourses d’enseignement professionnel du soir, les bourses d’économie domestique dont nous avons parlé (563 bourses).
- Les bourses d’enseignement professionnel du soir sont au nombre de 120. Elles sont accordées aux personnes désireuses de suivre les cours du soir d’une Polytechnic Insti— lute ou de toute autre institution agréée, à la condition que les candidats gagnent moins de 100 francs par semaine, et leurs parents moins de 100 francs.
- Leur taux est de 1 2 5 francs par an; accordées pour un an, elles peuvent être plusieurs fois renouvelées. L’âge réglementaire varie entre quatorze et vingt-huit ans; mais la moitié d’entre elles est réservée aux apprentis et ouvriers des professions manuelles. Les bourses sont délivrées au concours. L’examen porte sur l’arithmétique, la géométrie élémentaire, la composition anglaise, le dessin à main levée.
- Les recettes totales du London County Council se sont élevées pour l’année i8(jq à 2o3,ooo livres sterling (5,Oÿ5,ooo francs); dans ce total, les sommes provenant des taxes légales perçues conformément aux lois de 1889 et 1890 figurent pour 160,000 livres sterling (A millions de francs).
- Pendant l’année 1898-1899, la commission des County Council of London a dépensé un total de 129,000 livres sterling ou 3,226,000 francs, laissant un excédent de recettes de 7/1,000 livres sterling. On estimait qu’en 1899-1900 les dépenses s’élèveraient à 197,000 livres sterling.
- Le tableau suivant donne l’ensemble des dépenses annuelles effectués par le London Council, depuis l’origine (année 1893-189/1) :
- EXERCICES _
- INSlllulIONS SLEVENilOIMNEEb. . 1893-1894. 1894-1895. 1895-1896. 1896-1897. 1897-1898. 1898-1899.
- tivr. sterl. livr. slcrl. livr. sterl. livr. sterl. livr. sterl. livr. sterl.
- 1 des Potylechnics Institules. 1,000 11,49/1 23,23o 26,677 27,3l3 3o, 2 0 2
- Technical \ des Ecoles secondaires pu-
- Départ- / bliques de jour // 9,i°5 1/1,049 . 35,573 20,236 2 4,56 i
- ment j jes Institutions de haut
- ( enseignement // i,5oo 2,000 2,000 5,000 3,5oo
- Bourses 732 5,8o5 1/1,449 21,4 0 5 26,159 28,288
- Formation de maîtres techniques. . .. 726 7,107 13,6o6 16,655 13,834 15,595
- Economie domestique /191 OO 2,267 3,738 6,010 5,983
- Enseignement commercial // // 2ÔO i,i5o 1,200 OO CT
- Musées techniques // // // // 475 685
- Ecoles techniques i3o 877 1,600 00 !>- CT 10,559 11,358
- Dépenses administratives . 1,4/16 3,55g 5,115 5,547 6,953 7,583
- Totaux 4,5a5 41,995 76,556 115,529 147»739 129,006
- Total généiial 485,35o livres sterling ou 12,133,75o francs.
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- En Angleterre, toutes les donations faites dans un Lut charitable ou pour favoriser les œuvres d’enseignement sont administrées par un comité spécial, la Charily Commission. En 1883, une loi, le City of London Parochial Charilies Aci, fut votée, accordant à cette commission des pouvoirs étendus pour l’emploi des revenus encore sans emploi. La Gharity Commission décida de faire porter son effort principal du côté de l’amélioration des œuvres d’enseignement technique populaire, industriel et commercial, telles que les Polytechnics Institute, dont plusieurs existaient déjà à cette époque. De larges subsides furent accordés au Regent Street Polytechnic, au City Polytechnic, au People’s Palace, et à un grand nombre d’autres établissements analogues; d’autres institutions, comme le Borough Polytechnic Institute, le Battcrsea Polytechnic Institute le South Western Polytechnic Institute, etc., furent créées sur l’initiative de la commission spéciale. Un comité mixte, composé de représentants de la commission spéciale, du City and guilds of London Institute, du London County Council, fut constitué en vue de régulariser et de coordonner l’enseignement des divers Polytechnics, le but de ces institutions restant d’ailleurs toujours le même : fournir dans des cours du soir les connaissances élémentaires, théoriques et pratiques, relatives au commerce et aux industries locales, aux personnes déjà engagées dans la profession ou dans le métier auxquels le cours se rapporte. Il est strictement tenu la main, dans tout Polytechnic, à ce que cette dernière prescription soit exécutée; on risquerait, dans le cas contraire, de s’exposer à l’hostilité des Trades-Unions, si puissantes dans le pays.
- On compte aujourd’hui à Londres une vingtaine de Polytechnics Institutes, réunissant un public scolaire de 33,ooo personnes environ.
- Le plus ancien en date est celui de Regent Street; fondé en i8ÿ3, dans des conditions modestes, il devint rapidement, grâce à l’énergie et à la libéralité d’un généreux citoyen de Londres, M. Hogg, une très importante école professionnelle; le Regent Street Polytechnic constitue en outre, comme toutes les Polytechnics de Londres, un lieu de réunion où se retrouvent un grand nombre de sociétés diverses, littéraires, artistiques ou même sportives; on y trouve une bibliothèque, un gymnase, un bassin de natation, une salle de consommation. Le Regent Street Polytechnic possède, à Londres et en dehors de Londres, de vastes terrains de jeux, des lieux de réunion pour le canotage, et même des villas au bord de la mer. Dans ces conditions, lé Polytechnic apparaît comme un agréable heu de réunion où se rend avec plaisir la clientèle des cours.
- Les membres du Polytechnic forment deux catégories distinctes : les élèves proprement dits et les associés, qui payent leurs cotisations pour pouvoir profiter des avantages de toutes sortes de l’institution.
- L’enseignement est donné presque exclusivement dans des cours du soir; il comprend :
- i° Des cours industriels et professionnels pour les charpentiers, menuisiers, mécaniciens, plombiers, plâtriers, maçons, carrossiers, tapissiers, imprimeurs, lithographes, orfèvres, tailleurs, cordonniers, etc. Les cours sont théoriques et pratiques ; des ateliers G h. I. — Cl. 6. — T. II. 7
- IMlMUMUUt NATIONAL!;.
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- vastes et parfaitement installés sont mis à la disposition des élèves des cours (charpentiers, mécaniciens, tapissiers, etc.), pour lesquels un enseignement pratique manuel est organisé;
- 2° Des classes de commerce et d’enseignement général (General and commercial 3° Des cours de préparation aux examens universitaires;
- Langues anglaise, française, allemande, italienne.
- Latin et grec.
- Arithmétique et tenue des livres. Mathématiques.
- Histoire et géographie commerciales. Calligraphie.
- Sténographie.
- Dactylographie.
- Gymnastique.
- h° Préparation aux emplois administratifs;
- 5° Une école de photographie;
- G0 Ecole d’art et de dessin : classes de jour et de soir;
- 7° Classes scientifiques (arithmétique, géométrie, physique, chimie mécanique, machines à vapeur, dessin, etc.);
- 8° Musique et déclamation;
- 9° Classes spéciales pour dames (économie domestique, coupe et confection, lessivage, repassage, soins à donner aux blessés).
- Le Ilegent Street Polytechnic Institute compte aussi des cours de jour, de 9 h. 1/2 du matin à h heures du soir, pour lesquels le prix de l’inscription est plus élevé : 15o francs par an. Aux memes heures, et pour le meme prix, les enfants de onze à dix-sept ans reçoivent un enseignement technique, avec exercices pratiques dans les ateliers de menuiserie, charpente, mécanique, etc., de l’établissement.
- En 18/11, M. J. T. Barber Beaumont légua à la ville de Londres une somme de 13,ooo livres sterling (32 5,000 francs), en vue de l’amélioration intellectuelle de la population del’Est-End, et de lui assurer des récréations et des amusements raisonnables. On laissa pendant quelques années les intérêts de ce legs s’accumuler, tout en cherchant à l’augmenter par divers moyens. En 188 A , une soirée fut organisée au musée Bethnal Green; en 1885, un meeting public fut tenu à Mansion House, sous la présidence du prince de Galles. Les dons affluèrent de toutes parts; lord Roseberry accorda 2,500 livres sterling pour la construction d’un bassin de natation; la corporation des drapiers, qui se distingue toujours par sa générosité envers les œuvres d’enseignement technique, donna 20,000 livres sterling (5oo,ooo francs) pour la création d’une école technique pour hommes et femmes; elle fit construire un gymnase, aménagea une partie de l’ancien hôpital Bancroff. La nouvelle institution prit le nom de Palais du peuple (Pcoplc’s Palace). Postérieurement, la corporation des Drapiers devait encore faire les frais (125,000 francs) d’un laboratoire et d’un atelier pour les
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- travaux du fer, et s’engager à payer une contribution annuelle de a00,000 francs, dont 2 5,ooo francs sous forme de bourses. Les Charity Commissionners ajoutent à ce revenu une somme de 3,5oo livres sterling par an (87,600 francs).
- Dès lors, l’existence des People’s Palace était assurée.-
- Comme les autres Polytechnics, outre les installations nécessaires à l’enseignement, toutes largement dotées, il possède des jeux divers (crocket, foot-ball, tennis, boxe, natation, etc.), une immense et luxueuse bibliothèque, un buffet, une salle de fêtes, etc.
- Au People’s Palace, fonctionnent des cours de jour et des cours du soir; les uns et les autres sont théoriques et pratiques ; des ateliers et des laboratoires bien conditionnés font partie de l’établissement.
- L’école technique du jour est organisée, au People’s Palace, plus sérieusement que dans les autres Polytechnics. Les enfants y sont reçus à douze ans; ils payent 1 fr. 26 par semaine, à la condition que leurs parents gagnent moins de 10,000 francs palan. Quelques autres enfants, de parents plus aisés, sont admis à raison de 2 fr. 5o par semaine.
- L’école du jour est une véritable école d’apprentissage de trois années. L’instruction y est théorique et pratique. Pendant la première année, l’enseignement y est général et identique pour tous. Font partie des matières d’enseignement : les langues anglaise, française et allemande, les mathématiques, la physique, la chimie, le dessin et renseignement manuel. En deuxième année, les élèves sont partagés en deux sections : section de mécanique, section de physique et de chimie.- En troisième année, ils se perfectionnent dans chacune de ces parties. L’école forme ainsi des jeunes gens qui commencent à être demandés dans les usines de l’Est-End. Quelques firmes les reçoivent, dès leur sortie, comme apprentis recevant un léger salaire.
- On voit par ce nouvel exemple que, peu à peu, les idées se modifient en Angleterre; dans ce pays, comme partout, les industriels finiront par reconnaître les avantages indéniables de l’apprentissage à l’école.
- Les bourses accordées parla corporation des drapiers, de 2 livres sterlings chacune* sont au nombre de 100 ; elles sont données au concours.
- Le nombre des élèves de l’Ecole technique du People’s Palace est de 3 80.
- Pendant le jour, au People’s Palace, fonctionne une école d’art.
- Les classes du soir comprennent :
- Des classes spéciales préparant aux examens du Gouvernement (Civil Service); des classes générales et commerciales préparant également au Civil Service et surtout au commerce (classes de français, d’allemand, de sténographie, de tenue des livres); et enfin des classes professionnelles. Ces dernières sont données comme dans les autres Polytechnics; elles portent sur les branches suivantes : mécanique, chimie, construction, électricité, art; métiers divers: plomberie, art du tailleur, reliure, peinture en lettres, coupe, confection, modes.
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- Le cours de peinture en lettres est le seul de son espèce qui existe à Londres.
- La section des mécaniciens, des constructeurs et des électriciens [Engineering Department) est une des plus largement dotées et des mieux installées de la contrée. Les ateliers (bois, fer, électricité) son-t munis de tous les appareils nécessaires.
- A la fin de l’année ont lieu des examens techniques et pratiques, suivis éventuellement de la délivrance des diplômes; les jurys comprennent de grands industriels et des représentants de divers métiers, ce qui contribue à assurer à ces diplômes une réelle valeur.
- La grande majorité des élèves du Pcople’s Palace subit également les examens du City and guild of London Institutc.
- L’organisation du Borough Polytechnic ne diffère que par quelques détails de celle des institutions précédentes. Nous ne nous y arrêterons donc que pour mentionner la qualité des travaux de plomberie et de reliure qui figuraient à l’Exposition de igoo.
- Le Technical Institute de Coventry est une fondation municipale. Les cours y ont lieu le soir dans des conditions analogues à celles des cours du soir des Polytecbnics; ils comprennent des cours de science, des cours de commerce, d’économie domestique, de métiers divers(plomberie, menuiserie et charpente, mécanique, typographie, horlogerie et art textile). Les deux dernières branches (horlogerie et art texile) sont l’objet de soins tout particuliers.
- Les horlogers y reçoivent l’enseignement complet théorique et pratique de la construction de la montre. Le cours est de trente semaines (trois termes de dix semaines). Les ateliers contiennent l’outillage le plus complet et le plus moderne : instruments de mesure, tours, machines à percer, machines à tailler les roues, laminoirs, etc. L’enseignement y est divisé en un certain nombre de classes pouvant être suivies séparément et dont l’ensemble constitue le cours complet. A chaque classe correspond un droit d’inscription spécial; par exemple aux cours de théorie ce droit, suivant le degré, varie de 2/6 à 10 livres sterling par terme; au cours d’échappement, 5/ par terme, etc.; au cours d’horlogerie électrique, 10/ par terme, etc. Les maisons d’horlogerie de Con-ventry apprécient hautement l’enseignement du Technical Institute, dont les élèves diplômés sont pris de préférence dans les ateliers.
- La section des textiles ( Textils School) comprend deux années de cours : prix d’inscription, 1 2/6 par an. Les cours sont théoriques et pratiques. Ils sont dirigés principalement en vue du tissage de la soie. Les ateliers, mus par un moteur électrique, sont munis de 1 5 métiers français et suisses. L’école possède une collection complète des plus beaux tissus anciens et modernes de différentes fabriques, et provenant principalement des environs de Coventry. Le comité de direction s’efforce, depuis plusieurs années, de diriger les femmes vers l’étude de l’industrie textile. Le professeur de la Textile School de Coventry, M. Walter Bednell, en meme temps que Registered Teacher du City and guilds of London Institute, est diplômé de l’Ecole de tissage de Lyon.
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- Aux diplômes du City and guilds of London Institute sont attachées, à Coventry, les récompenses suivantes : section d’horlogerie, prix variant de 1 à 3 livres sterling avec médaille; pour la section des textiles, prix variant de la médaille de bronze à 3 livres sterling avec médaille.
- 8 II. — ECOSSE.
- La première institution du Royaume-Uni, fondée dans le but avoué d’enseigner aux artisans les principes pratiques de la science, fut probablement Y Ecole (T Arts, créée en 1821, par M. Léonard Borner, en vue de l’amélioration de l’instruction des ouvriers d’Edimbourg, dans les branches de la science physique appliquée à leurs diverses professions, et qui devait devenir plus tard le Henot-Watt College.
- L’Institut de mécanique de Glasgow (Mechanics institute) ouvrit ses cours en 182 ô avec 800 élèves, et continua à prospérer comme école du jour et du soir, enseignant les matières d’art, de génie et de science, jusqu’en 1886 où il fusionna avec le College Anderson, l’Institution Allan Glen et l’Institution Atkinson. Le résultat de cette fusion, sous une direction unique, fut le College technique de Glasgow et de l’Ouest de l’Ecosse.
- En 182/1, furent fondées également YInstitut Watt, à Dundee, et Y Institut de mécanique, à Aberdeen; ces deux établissements rendirent de grands services en procurant au public : i° des cours du soir et des conférences scientifiques pour le peuple; 20 une bibliothèque de prêts de littérature courante.
- L’Institut de mécanique d’Aberdeen rendit de grands services, de 182/1 à 1882, époque à laquelle ses classes furent remplacées par les classes de science et d’art du Collège Robert-Gordon et de Y Ecole d’art Gray.
- Dans quelques villes écossaises moins importantes, des institutions poursuivant le meme but que les précédentes virent le jour de i83o à 18/10; mais les progrès les plus sérieux datent du milieu du xix° siècle, lorsque fut créé le « Department de science et d’art 55.
- Peu à peu, sous la protection du nouveau département, surgirent dans les grands centres de l’Ecosse, puis dans des villes moins importantes, et enfin même dans un grand nombre de villages, des écoles du soir où Ton enseigna surtout les sujets d’art et de science. D’année en année le nombre des professeurs s’accrut, et les écoles du jour commencèrent à introduire ces matières dans leurs cours; on compte aujourd’hui, en Ecosse, de nombreuses institutions avec sections distinctes recevant des allocations pour l’enseignement scientifique et artistique : 2 0 écoles d’arts, 1 h écoles de sciences, 3 écoles de navigation et 8 collèges pour la préparation technique. En 1897, le Département de l’Education de l’Ecosse reprit au Département de science et d’art l’administration des allocations pour l’enseignement artistique et scientifique. Ce changement a eu pour effet de mettre en relations plus étroites l’enseignement primaire, secondaire et technique, réunis ainsi sous une direction centrale unique.
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- Pendant plusieurs années, à partir de 1878, l’Institut de la cité et des corporations de Londres encouragea l’introduction de cours sur des sujets techniques dans les contres industriels de l’Ecosse; ces allocations ne furent retirées qu’après le vote de YAct sur ks taxes locales (douanes et accises), en 1890, lequel autorisa, comme nous l’avons vu, les conseils des villes et des comtés à consacrer leur part dans le produit de certains droits de douane et contributions indirectes, au développement de l’enseignement technique. Ces pouvoirs furent étendus par YAct d’amendement sur Vinstruction technique de 1899.
- Le montant de l’allocation provenant de cette source (Residue Grant), applicable à l’instruction technique en Ecosse, est actuellement supérieur à 50,000 livres sterling par an. Mais jusqu’en 1899, l’allocation était susceptible de différentes déductions qui, pour certaines années, la réduisirent d’une manière considérable. D’autre part elle est bien inférieure, par rapport à la population, au montant payé en Angleterre sous l’empire du meme Act et dans le meme but. Tandis qu’en Angleterre le montant de cette allocation représente 98 livres sterling par 1,000 habitants (0 fr. 70 par habitant), il représente en Ecosse moins de i3 livres sterling (0 fr. 39 par habitant). Des difficultés ont surgi en Ecosse par suite du système de division d’après lequel une partie de l’argent est donnée aux bourgs de faible importance en quantités trop faibles pour être cl’une utilité quelconque à l’enseignement.
- Dans plusieurs comtés on s’est efforcé de concentrer les petites sommes payées aux bourgs dans le fonds commun du comté dont ils font partie. Dans le Lanarkshire et le Fifeshire, ces tentatives ont réussi; mais, en dehors de ces exemples et dans la grande majorité des cas, les fractions du Residue grant revenant aux bourgs de moindre importance ont été consacrées à un adoucissement des impôts. C’est ce qui explique pourquoi, d’après le compte rendu publié pour 1897-1898, tandis qu’en Angleterre et dans le Pays de Galles 80 p. 100 de la somme disponible (laquelle s’élevait à environ 845,ooo livres sterling) ont été consacrés à l’enseignement technique, en Ecosse 68 p. 100 seulement de cette somme (A8,ooo livres sterling) ont reçu le même emploi. Le même compte rendu montre qu’en Ecosse, en 1897-1898, sur 33 conseils de comté, 97 ont appliqué à l’enseignement technique la totalité du Residue grant, h y ont consacré une partie de cette allocation et 9 l’ont appliqué à l’adoucissement des impôts. Sur les 9o5 bourgs et bourgs de police, 60 ont consacré à l’Enseignement technique la totalité, et 58 une partie de l’allocation, tandis que 87 l’ont consacré entièrement à l’adoucissement des impôts.
- Les objets, rentrant dans le cadre de l’Enseignement technique, auxquels l’allocation a été consacrée sont très divers; il en est de même du montant des secours accordés par les différents comtés. Dans la plupart des comtés, les conseils se sont proposé : i° d’améliorer les moyens existants de l’enseignement technique; 9° d’établir des écoles centrales; 3° d’instituer un enseignement local des sujets particulièrement importants pour les industries du district. Mais une grande partie de ce fonds sert toujours à venir en aide aux classes élémentaires d’art et de science; c’est ce qui s’est produit principalement dans les comtés 011 les petites villes ou villages n’avaient pas pu
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- auparavant, meme avec les secours du Département de science et d’art, instituer des cours techniques quelconques.
- Le tableau suivant, dont les chiffres sont empruntés au compte rendu officiel pour 18 q 7-1898, peut donner une idée de l’emploi de l’allocation dans les comtés et dans les villes ;
- DÉSIGNATION. COMTÉS.
- PEirriisnmE. LANARKSHinE.
- Montant du «Residue Grant». Emploi : i° Ecoles complémentaires du soir 90 Institutions centrales et Classes d’art et de science.. 3° Cours élémentaires sur des matières spéciales : cuisine, couture, laiterie, culture des arbres fruitiers A0 Bourses et frais de voyage. 5° Exécution et coût de levés de plans Dépense totale 1,523 1. 8 sh. 6 d. 1 plus 189 1. î sh. 9 d, des bourgs. 2,802 1. 12 sh. 8. d. plus 2 03 1.19 sh. des bourgs.
- livres sterling. 665 365 336 101 .livres sterling. A02 1,52 2 216 576
- 1,467 2,717
- DÉSIGNATION. VILLES.
- ABERDEEN. DUNDEE.
- Montant du «Res!due Grant». 1,262 1. 7 sh. 7 d. 1,457 1- 1 sIg 3 d.
- Emploi :
- i° Ecoles supplémentaires du // Pour travail manuel, seul-
- soir. pture sur bois et modelage. 282 1.
- a0 Institutions centrales et Collège Gordon, pour les classes Institut technique 5oo
- classes de science et d’art; du soir 25ol. Classes de science et d’art. 200
- Ecole d’art Gray 100 Université 5o
- Ecole de navigation 126 Ecole de dessin sur étoffe.. i5o
- Université d’Aberdeen, pour Ecole de navigation 2 5
- les classes agricoles 200 Economie domestique .... 115
- 3° Achat de livres et emprunt Montant i5o Autres classes techniques.. 95
- de collections d’objets artis-
- tiques. Dépense totale . . 826 Dépense totale. . . 1,457
- Aux termes de l’Act sur Venseignement et les taxes locales (en Écosse), en 1892, les Comités des comtés et bourgs furent constitués en vue de répartir un crédit annuel pour l’enseignement secondaire de 60,000 livres sterling. En 1896, le Département
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- écossais de l’Education engagea les conseils des comtés et bourgs à transférer à ces comités leurs parts d’allocation du Residue granl. Il est résulté de cette action qu’un huitième environ de l’allocation totale pour l’enseignement technique est administré en commun avec les crédits pour l’enseignement secondaire. Là où cette mesure a été prise, l’enseignement technique, mis en relations plus étroite avec les autres branches de l’enseignement supérieur, est devenu plus stable et plus effectif.
- Il existe dans beaucoup de villes d’Ecosse des écoles du soir où des groupes de classes de science, art et sujets commerciaux, procurent aux jeunes gens des deux sexes l’instruction nécessaire à leur éducation technique. Dans les principaux centres de population, les écoles de ce genre ont reçu une organisation complète. Les plus importantes de ces écoles sont :
- i° Le Collège Heriot-Watt, Edimbourg;
- 2° Le Collège technique de Glasgow et de l’ouest de l’Ecosse;
- 3° L’Institut technique, Dundee;
- 4° Le Collège Robert Gordon, Aberdeen;
- 5° L’Ecole technique et le Collège minier de Coatbridge;
- 6° L’Ecole technique de Paisley;
- 7° Le Collège de science de Leith.
- Les corps dirigeants de ces institutions, à l’exception des écoles de Coatbridge et de Leith, qui sont sous la direction unique du Bureau des Ecoles (Sc-hool Board), sont composites et comprennent ordinairement des représentants: («) du conseil municipal; (b) du Bureau des Ecoles; (c) des différentes entreprises intéressées; (d) de l’Université voisine; (e) de quelques autres associations locales qui ont une part dans la vie générale de la ville, telles que la Société royale et la Chambre de commerce d’Edimbourg, la Société philosophique, l’Institution des ingénieurs et constructeurs de navires de Glasgow, le Conseil de commerce de Dundee, etc.
- Le but essentiel de ces institutions est de donner dans des cours du soir l’enseignement scientifique et technique nécessaire aux personnes occupées pendant le jour dans les industries, les fabriques ou le commerce de leur circonscription. Les cours inférieurs de ces institutions sont à la portée des élèves qui n’ont point terminé leurs études secondaires avant d’entrer en emploi.
- L’enseignement des classes supérieures est conçu en vue de mettre à meme le jeune homme, à la fin de son apprentissage, de bien comprendre les différentes opérations qu’il a sous les yeux dans une maison de commerce ou un atelier, et d’acquérir une connaissance suffisante des propriétés des matériaux et de la construction des appareils dont il a à se servir.
- On s’occupe beaucoup des études de science pure : cet enseignement est fait d’une manière très approfondie dans des conférences et par la pratique du laboratoire; on peut y faire également des recherches expérimentales de science pure et appliquée.
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- Les deux premières institutions (Collège Heriot-Watt et Collège technique de Glasgow) comprennent des classes de jour où l’enseignement est plus approfondi, le travail du laboratoire plus long et plus minutieux, la fréquentation théorique et pratique plus complète que dans les cours du soir.
- Les programmes d’études de toutes les grandes écoles techniques sont très complets, et chacun est approprié aux besoins du district de l’école. Ils comprennent comme études ordinaires des sujets artistiques, mathématiques, physique et chimie, génie civil, mécanique et électrique; les arts de la construction et de la décoration occupent généralement une place importante. Des cours spéciaux de trois ou quatre années sont institués, et suivis par les étudiants qui, fréquentant en outre les classes de l’Université, aspirent au gracie de bachelier ès sciences.
- A Glasgow et à Dundee, des écoles pratiques de dessin sur étoffes et de fabrique de tissus ont été inaugurées avec beaucoup de succès. Dans ces deux villes, ainsi qu’à Paisley, les constructions navales constituent aussi une matière essentielle. A Glasgow et à Coatbridge, on se préoccupe particulièrement de l’enseignement systématique de la métallurgie et des mines.
- Les collèges Heriot-Watt et Robert Gordon se distinguent par les études commerciales et attirent un grand nombre de personnes engagées dans les affaires. A Glasgow les matières commerciales sont enseignées dans une institution spéciale, l’Athenaeum.
- Le Collège Heriot-Watt occupe un bâtiment construit depuis douze ans. Ses salles de cours, ses laboratoires et appareils rendent possible une large application pratique des différentes matières enseignées, et une dotation suffisante le met à même d’enseigner un grand nombre de sujets. Les gouverneurs ont acquis récemment un emplacement en vue de l’agrandissement du Collège.
- Le Collège technique de Glasgow et de VOuest de YÉcosse est, lui aussi, bien installé et bien dirigé; mais ses salles d’études sont dispersées dans cinq bâtiments séparés, lesquels ne répondent pas suffisamment à l’enseignement du Collège. Des efforts sérieux sont tentés en vue d’obtenir des fonds pour la construction d’un bâtiment central où toutes les classes pourraient être logées, et les directeurs espèrent être bientôt en possession des sommes nécessaires à cette installation que réclame impérieusement l’enseignement technique de Glasgow.
- \JInstitut technique de Dundee a été fondé il y a douze ans environ; les fonds nécessaires à la construction et les fonds de dotation provenaient d’un legs de sir David Baxter. Le bâtiment s’élève sur les terrains de l’Université; entre l’Université et l’Institut, un accord existe pour l’enseignement en commun des cours du soir, ainsi que pour l’usage des laboratoires de chimie, de physique et de génie. Mais l’Institut a entièrement épuisé ses ressources, et on se préoccupe d’en trouver de nouvelles, surtout pour la section d’art et pour l’École de dessin sur étoffes et de fabrication de tissus.
- Le Collège Gordon et Y Ecole d’art Gray, à Aberdeen, sont sous la direction des gouverneurs du Collège Robert Gordon, institution subventionnée.
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- Les cours du soir, scientifiques et techniques, ont lieu dans les salles de classes et laboratoires du collège, lesquels sont occupés dans la journée par Técole secondaire.
- L’Ecole d’art est logée dans un beau bâtiment construit et installé à cette intention par un citoyen d’Aberdeen, et transféré par lui aux gouverneurs du Collège.
- U Ecole technique et Collège minier de Coatbridge fut construit par le Bureau des Ecoles ; il est bien installé en ce qui concerne les classes et les travaux de laboratoire, portant sur le génie mécanique, la chimie, les mines et métallurgie, et matières connexes.
- VEcole technique de Paisley a été construite par la Société d’éducation de Paisley. Elle contient une école d’art très bien installée, avec bon programme de cours de sciences et notions techniques.
- Les cours du Collège de science de Leith ont lieu dans le nouveau bâtiment de l’Académie de Leith, Técole secondaire de la ville.
- Nous donnerons quelques détails complémentaires sur deux des établissements ci-dessus mentionnés : l’Heriot-Watt collège (Edimbourg) et le Robert Gordon’s collège (Aberdeen), parce qu’ils nous paraissent représenter respectivement les types les plus complets de Técole de plein exercice et de Técole du soir.
- Heriot-Watt Collège. — L’origine de l’institution fut, comme nous l’avons vu, la création à Edimbourg, en 1821, par M. Léonard Horner, citoyen de la ville, assisté d’un certain nombre d’honorables habitants, d’une Ecole des arts, ayant pour objet fondamental Tétude de la chimie, de la mécanique et des sciences naturelles. On s’accorde à reconnaître que la Schoolof Arts d’Edimbourg est la première institution de la Grande-Bretagne qui ait été fondée dans le but précis d’instruire les classes industrielles; elle a ainsi montré la voie aux nombreuses fondations qui Tont heureusement suivie. En 182/1, en mémoire du célèbre James Watt, le titre de Técole fut modifié et devint le suivant : The Watt Institution andSchool of Arts. Peu à peu les sujets des cours avaient été étendus; on y enseignait en plus les mathématiques et le dessin de machines. Puis, à la demande générale, vinrent se joindre aux matières primitives les langues anglaise, française et allemande.
- C’est en 1879, en l’honneur d’un des bienfaiteurs de la ville, Georges Heriot, que le collège prit son nom actuel.
- Tel qu’il existe aujourd’hui, THeriot-Watt Collège d’Edimbourg est organisé en vue de l’instruction des jeunes gens qui se destinent aux hautes études scientifiques, à l’industrie ou au commerce.
- Il est dirigé par un comité composé de représentants de la ville d’Edimbourg, du School Board, de l’Université, de la Royal Society, et de la Chambre de commerce.
- Les classes sont disposées de manière à ce que chacun puisse achever le cours de ses études en une, deux ou plusieurs années, suivant ses désirs; elles ont lieu le jour et le
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- soir, chacune des deux séries comportant à peu près les memes matières. Des plans d’études et horaires spéciaux sont dressés pour chaque spécialité ; mais ces plans d’études et horaires ne sont aucunement obligatoires et chacun peut à son gré, d’accord avec le directeur, grouper les cours qu’il désire suivre suivant le temps et les ressources dont il dispose; ces combinaisons sont facilitées par le mode de payement adopté, le prix de chaque sujet étant fixé séparément.
- Le collège comprend dévastés salles de cours, des laboratoires et des ateliers abondamment pourvus du matériel spécial nécessaire. Les laboratoires de physique et d’électricité comprennent des locaux spéciaux pour les recherches de tout genre; les ateliers, où est réunie une collection complète d’appareils et de machines-outils, sont mus par des machines à vapeur et à gaz et permettent aux étudiants aussi bien qu’aux professeurs de se livrer aux recherches scientifiques les plus complètes.
- Le Musée industriel et scientifique de la ville est situé vis-à-vis du collège ; les étudiants y sont admis sur la présentation de leur carte.
- Le tableau ci-dessous donne, pour un cours de deux années, la série des cours professés ainsi que les heures et les jours consacrés à chaque matière :
- HEURES. LUNDI. MARDI. MERCREDI. JEUDI. VENDREDI.
- i ,J i 1 10 11 12 O '<V | 5 6 1 o ( t- \ - 1 E 1 <v Ex cu 2 3 1. Dessin de machines. Science de l’ingénieur. Dessin de machines. Science de l’ingénieur. Physique ou mathématiques.
- Mécanique. Mécanique. Science de l’ingénieur.
- 1er semestre : Physique ; sc semeslre : Chimie. 1er semestre : Physique ; 2° semeslre : Chimie. Physique.
- Mathématiques. Mathématiques.
- Français ou travaux manuels. Français ou travaux manuels. F l ançais ou travaux manuels.
- Dessin. Dessin.
- Mathématiques appliquées. Mathématiques appliquées. icr semestre : Mathémat.appliq. ; 2 e semestre : Chimie.
- icr semestre : Laboratoire de physique; 9e semestre : Laboratoire de chimie. icr semestre : Laboratoire de physique ; 2e semestre : Laboratoire de chimie.
- Travaux manuels ou allemand. Travaux manuels ou allemand.
- Travaux manuels ou allemand.
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- HEURES. LUNDI. MARDI. MERCREDI. JEUDI. VENDREDI.
- 1 9 10 11 « 'g 12 S CS 1 0) J s \ "<u l § 1 CL' 1 1 a 2 3 ! 4
- Pratique du commerce. Mathématiques appliquées. Mathématiques appliquées. Mathématiques appliquées. Mathématiques appliquées.
- ier sem. : Chimie; 3e semestre : Art du mécanicien ou de l’électricien. Electricité. Mécanique. Mécanique. ior sem. : Chimie; 3 e semestre : Art du mécanicien ou de l’électricien.
- Mécanique. icl' semestre : Chimie; 3° semestre : Chaleur. 1er semestre : Chimie ; 3° semestre : Art du mécanicien ou de l’électricien. Electricité. Laboratoire d’électricité ou de mécanique.
- Laboratoire d’électricité.
- Dessin géométrique. Dessin géométrique.
- Dessin de machines. Dessin de machines.
- Travaux manuels. Travaux manuels.
- Allemand. Allemand. Dessin de machines ou allemand.
- Le tableau ci-dessous donne la série des cours professés, ainsi que le prix payé pour chacun d’eux, pour la session ordinaire, c’est-à-dire du icr octobre au icr juin :
- DÉSIGNATION DES COURS.
- TEMPS CONSACRÉ AUX LEÇONS PAR SEMAINE.
- PRIX.
- Mathématiques..........
- Mathématiques appliquées Physique...............
- Chimie.. . Mécanique
- Science de l’ingénieur
- Dessin de machines . . Electricité......... .
- Pratique du commerce
- Langue française......
- Langue allemande . ..
- Dessin...............
- Travaux manuels....
- Deux leçons d’une heure un quart...................
- Une leçon d’une heure...............................
- Quatre leçons d’une heure, deux séances de laboratoire d’une heure et demie.
- Deux leçons d’une heure un quart...................
- Deux séances de laboratoire d’une heure et demie. Deux leçons d’une heure et demie, y compris les séances de laboratoire.
- Trois leçons d’une heure...........................
- Laboratoire, 3 séances d’une heure...............
- Quatre séances d’une heure.........................
- Deux leçons d’une heure, deux séances de laboratoire (trois heures et demie).
- Une séance d’une heure.............................
- Deux séances d’une heure...........................
- Deux séances d’une heure...........................
- Deux séances d’une heure...........................
- Deux heures par semaine.............................
- 1. sll. 1 1 1 1 3 3
- 3 3
- 3 3 3 3
- 3 3 3 3
- î î
- 3 3
- î î 3 3 3 3
- 3 3
- 1 1
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- Les classes du soir ont lieu de 6 h. 3o à 9 h. 3o. Elles durent généralement une heure. Elles s’adressent à un public beaucoup plus varié, comprenant surtout des auditeurs déjà engagés dans leur profession. Les cours sont théoriques et pratiques et se divisent en deux branches : branche industrielle, branche commerciale. La première comprend 84 cours spéciaux; les uns sont purement théoriques ; les autres, s’adressant à des ouvriers pratiquants, sont à la fois théoriques et pratiques (mécaniciens, plombiers, ébénistes, horlogers, etc.).
- La branche commerciale comprend 3 3 matières, dont la moitié environ est exclusivement commerciale : langues française, allemande, espagnole, danoise, norvégienne, géographie commerciale, science économique, pratique du commerce, assurances, comptabilité, machine à écrire, élocution, etc.
- Le collège délivre des diplômes divers: diplômes d’ingénieurs mécaniciens, d’ingénieurs électriciens, de télégraphiste et téléphoniste, de fabricant d’instruments scientifiques, d’architecte, de commerçant, etc. Ces diplômes sont délivrés après des examens spéciaux, portant sur un certain nombre de matières variables.
- Des prix provenant de fondations particulières, et variant en 1 livre et 5 livres sterling, sont distribués aux sujets les plus distingués. Un certain nombre de bourses d’études de 2 livres à 100 livres sterling sont également mises à la disposition des élèves nécessiteux.
- Le nombre total des élèves inscrits aux cours de l’Heriot-Watt Collège en 1898-1899 s’est élevé à 8,069, répartis à peu près également entre les cours industriels et les cours commerciaux.
- Ces inscriptions correspondent à un nombre total de 4,oo6 élèves.
- ni 1 . ( Hommes
- Classes de jour. j FfJmmes
- Classes du soir* "ommes-I remmes.
- 11 à 27
- 3,275
- 59o
- i4i
- 3,865
- Total des étudiants.
- 4,oo6
- Le fonctionnement du Robert Gordon Collège, d’Aberdeen, est comparable à celui de l’Heriot-Watt Collège. Toutefois, il ne possède que des cours du soir. Le nombre de ces cours est de 26 au lieu de 117, et celui des élèves de 1,296, au lieu de 4,oo6.
- Comme l’institution précédente, le Robert Gordon Collège admet à ses cours des élèves des deux sexes.
- § III. — PAYS DE GALLES.
- De même qu’en Angleterre, la direction centrale pour l’enseignement technique du pays de Galles est le Département de science cl d'art de Londres. La direction locale est aussi celle du Conseil de comté ou de bourg, ou du Conseil de district urbain,
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- agissant par l’intermédiaire d’un Comité (Venseignement technique. Dans quatre comtés et dans un bourg de comté, ce corps préside en meme temps à l’administration de renseignement secondaire. Dans ce dernier cas, les fonctions du gouvernement du comté et celles du Comité d’enseignement technique se confondent. Mais, dans les comtés où l’enseignement technique est donné aux adultes, la direction de cet enseignement est confiée à un comité spécial, distinct du gouvernement du comté chargé de l’application de 1 ’Act sur Venseignement secondaire, bien que ces deux corps soient nommés par la même autorité locale, le conseil de comté, duquel ils tiennent leurs attributions. Dans le pays de Galles, l’application des deux acts pour l’enseignement secondaire et l’enseignement technique est confiée généralement à la même autorité locale, ce qui assure l’unité dans la direction; et comme la direction centrale a permis l’usage des fonds de l’enseignement technique pour toutes les matières possibles à l’exception des langues mortes, les autorités locales n’ont été aucunement gênées dans l’administration de fonds différents.
- Les fonds qui peuvent être consacrés aux dépenses de l’enseignement technique (dans le sens large de l’expression précisé antérieurement) se composent, dans le pays de Galles, des éléments suivants : i° Montant total de l’allocation, dite Rcsidue Grant, payée aux treize conseils de comtés et aux conseils de trois bourgs de comtés dans le pays de Galles et le Monmouth, qui est de 88,700 liv. st. 0 sh. 7 d. ; les autorités locales en consacrent la totalité à l’enseignement secondaire et technique, aux termes de YAct sur l’enseignement secondaire gallois; 20 Les conseils de cinq comtés, de deux bourgs de comtés, de quatre bourgs et de huit districts urbains accordent des allocations sur le produit des impôts locaux, aux termes des Acts sur renseignement technique.
- Les sommes totales consacrées a l’enseignement technique ont ainsi atteint, en 1896-1 897, 3 2,3 0 3 liv. st. 8 sh. ad.; l’évaluation des dépenses totales pour 18 y 7-.18 y 8 est de 28,089 liv. st. 1G sh., somme provenant des sources suivantes :
- De l’allocation servie aux conseils de comtés (Rcsidue Grant) : (1,977 livres sterling 17 sh. 0 d. ;
- Des sommes prélevées sur le produit des taxes locales, aux ternies des Acts sur l’enseignement technique : 21,611 liv. st. 18 sh. 7 d.
- Quatre comtés gallois et un bourg de comté n’accordent point d’allocations sur le produit des taxes locales aux termes des Acts sur l’enseignement technique, mais toutes les autorités locales galloises accordent des allocations sur les ressources créées par l’Act sur l’enseignement secondaire gallois. Sur le montant total de l’allocation dite Rcsidue Grant, accordée au pays de Galles, en 1896-1897, la somme de 10,291 liv. st. 7 sh. 2 d. a été consacrée 5 l’enseignement technique aux termes des Acts sur renseignement technique, et la somme de 28,413 liv. st. i3 sh. 5 d. à l’enseignement secondaire et technique aux termes de YAct sur l’enseignement secondaire gallois.
- Le Département de science et d’art alloue des crédits pour l’enseignement de matières scientifiques et artistiques, aussi bien au pays de Galles qu’en Angleterre. A la suite de
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- l’ouverture de locaux nouveaux et commodes et du développement pris au pays de Galles par l’enseignement secondaire en général, ces crédits ont passé de A, 51 7 liv. st. 1 sh. 2 d. en 18(j 5-189 G, à 7,97/1 liv. st. 1 5 sh. 9 d. en 1897-1898.
- Il résulte des chiffres précédents que les sommes affectées annuellement au pays de Galles à l’enseignement technique et scientifique s’élèvent après de A 0,000 livres sterling.
- Les crédits sont affectés, suivant les comtés, à différents objets.
- Celui d’Anglesey subventionne l’université de Bangor, ainsi que quelques cours de dessin, d’agriculture, d’économie domestique.
- Le Breconshire et le Cardiganshire s’occupent plus spécialement d’agriculture.
- Le Carmarthenshire a institué des conférences sur les sciences, la géologie, la maré-chalerie, la cordonnerie, ainsi que sur des sujets scientifiques et industriels.
- Le Flintshire consacre ses ressources à des cours de cuisine, de blanchisserie, de sténographie, d’économie domestique; il subventionne l’Université de Bangor.
- Le comté de Monmouth soutient des conférences sur la géologie, les mines, la chimie, la maréchalerie, la construction des clôtures; il concourt au fonctionnement de l’Université du sud du pays de Galles.
- Le comté de Glamorgan consacre des ressources importantes à l’enseignement technique : matières industrielles spécifiées dans le règlement du département de science et d’art, arpentage, dessin, travail dubois, hygiène, cuisine, comptabilité, sténographie, langues modernes, dessin. Le comté possède un corps de conférenciers ambulants enseignant l’art des mines, la géologie, la mécanique appliquée. Raccorde des bourses (les unes de A G livres sterling, les autres de 80 livres sterling) à l’Université du sud du pays de Galles.
- Dans le bourg de comté de Newport, l’enseignement porte sur la construction mécanique, de sculpture sur bois, la sténographie, l’art du tailleur d’habits. Les cours de sciences viennent d’être organisés en section spéciale, sous forme d’école technique.
- Des établissements d’Enseignement technique écossais, les seules Ecoles techniques de Cardiff et de Swansea figuraient à l’Exposition de 1900.
- Aux termes d’une convention passée entre le Gonseil du bourg de comté de Cardiff et la direction de l’Université du sud du pays de Galles, les crédits alloués pour l’enseignement technique ont été intégralement versés à l’Université. Le principal de l’Université exerce les mêmes fonctions à l’École technique. Le Conseil du bourg alloue tous les ans une forte somme à l’Université pour les fonctions quelle prend à sa charge, et les frais payés par les élèves et revenus divers reçoivent le même emploi. L’Université renferme une section technique pour les femmes, une section technique supérieure; il y a aussi un grand nombre de cours du soir scientifiques, artistiques et techniques, et un grand nombre de bourses pour l’école technique.
- En 1898-1899 le nombre des élèves suivant les différents cours de l’Ecole technique de Cardiff a été de 2,918, ainsi répartis : Section de science pure et appliquée, 1,1/10; Ecole d’art, h35; Section commerciale, 786; Cours pour les artisans adultes,
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- A3; Section de musique, 69; Section technique pour femmes, A AG. Près de 3,ooo élèves suivent les cours de cette école. Les locaux actuels ont un caractère provisoire, tout en étant bien aménagés; lorsque la nouvelle école technique qui est en construction au centre de la ville aura été achevée, la ville de Cardiff possédera un établissement digne d’elle-même et de la principauté.
- Pendant les dix dernières années, le nombre des élèves de l’école a plus que triplé.
- La section de science pure et appliquée comprend des cours de télégraphie, photographie, plomberie, maçonnerie, charpenterie et menuiserie, ouvrages de décoration en plâtre, résistance des matériaux.
- Dans la section commerciale, il y a des cours de français, d’espagnol et de droit commercial.
- Le cours technique pour les femmes porte sur les matières suivantes : cuisine , économie domestique, couture, secours aux blessés et aux malades, ouvrages à l’aiguille, modes, blanchisserie et physiologie.
- Dans le bourg de comté de Cardiff, environ 176,000 francs sont consacrés à soutenir différentes sections à l’Université de Cardiff, où fonctionne en particulier une section technique pour les femmes.
- L’Ecole technique de Swansea s’est peut-être développée plus rapidement qu’aucune autre école technique du Pays de Galles. Elle comptait, en 1898, i,o38 élèves, dont 678 dans la section scientifique, 208 dans la section commerciale, et 162 dans la section des langues étrangères. Le total de 1897 avait été de 801. Cette école renferme maintenant des laboratoires très bien installés pour l’enseignement de la physique , de la mécanique, de la chimie et de la métallurgie.
- L’Ecole technique du jour comprend les sections de mathématiques, physique, chimie, métallurgie, mécanique, mines, et génie civil. L’Ecole technique du soir comprend les sections de construction, hygiène, langues étrangères et commerce.
- Signalons enfin, dans le Pays de Galles, six écoles secondaires d’un genre spécialisé, appelées Ecoles de sciences, fonctionnant selon les règles posées par le Département central de science et d’art. Ces six écoles comptent 671 élèves. A Cardiff, Ferndale, Llanelly et Ystrad Rhondda, elles font partie des écoles primaires supérieures, dépendant du Bureau de l’Education. Mais à Swansea et Towyn, elles font 'partie des écoles secondaires et sont soumises à la Direction de l’enseignement secondaire.
- 8 IV. — CANADA.
- Enseignement technique officiel. — Il n’existe pas encore d’organisation générale de l’enseignement technique au Canada.
- La législature de Québec, par quelques lois spéciales, a créé depuis plusieurs années déjjà un certain nombre d’établissements, comme l’Ecole polytechnique de Montréal et les écoles d’arts et métiers, ces dernières au nombre de sept.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 113
- Depuis quatre années le gouvernement de Québec a établi , à Québec et à Montréal, des cours de coupe gratuits qui sont fréquentés par plus de six cents jeunes personnes. Voici le programme de l’Ecole de coupe de Québec :
- i° Dessin préparatoire au tracé des patrons;
- a0 Prise des mesures (mesures françaises et mesures anglaises); tracé des patrons;
- 3° Modifications à faire aux patrons pour tailles exceptionnelles ou conformations vicieuses;
- h° Coupe et assemblage des étoffes;
- 5° Essayage et rectifications;
- 6° Esthétique du vêtement (couleurs et formes).
- Dans la province d’Ontario, il existe une loi intitulée : The industrial school ad. En vertu de cette législation, trois écoles ont été établies; celle de Mimico, près de Toronto, n’a pas coûté moins de 5oo,ooo francs. Dans celte province, il existe aussi un établissement scolaire industriel considérable, connu sous le nom de Tlie school of pradical science; cette institution fut créée en 1877.
- Le Gouvernement de la Nouvelle-Ecosse semble avoir fait pour l’enseignement des travaux manuels plus que les gouvernements des autres provinces du Canada. Dans les règlements généraux qui accompagnent le programme scolairo delà Nouvelle-Ecosse, des cours de travaux manuels (manual training) à titre d’ailleurs facultatif (oplional) sont prévus dans les écoles publiques.
- En 1891, une école de travaux manuels (travail du bois) fut établie à Halifax. Depuis 18()3, cette école est annexée à l’Ecole normale d’Halifax. L’année dernière, la législature de cette province adopta une loi accordant une subvention de 3,o 00 francs à chaque école de district qui serait pourvue du matériel nécessaire à l’enseignement des travaux manuels et de l’économie domestique. Sous l’empire de cette loi, trois écoles industrielles (woodœorks) furent établies pour le travail du bois : une à Halifax, une à Truro, et une autre à Wolfville. Deux écoles d’économie domestique (pour filles) furent aussi ouvertes : l’une à Halifax, l’autre à Truro.
- Dans les autres provinces de la confédération, il n’existe, apparemment, aucune organisation officielle de l’enseignement industriel.
- Ajoutons que le Gouvernement fédéral subventionne h 6 écoles industrielles fréquentées exclusivement par les Indiens. Ces institutions industrielles sont réparties comme suit : Ontario, 7; Manitoba, 6; territoires du Nord-Ouest, 23; Colombie anglaise, 10.
- Dans la province d’Ontario, un cours commercial est annexé à un très grand nombre de higli schools; c’est ainsi que Tannée dernière 10,62b élèves ont suivi un cours strictement commercial dans ces établissements. Le même état de choses existe dans les high schools des autres provinces.
- G11. I. — Cl. (i. — T. 11. 8
- l’UnitlUK NATIONALE.
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- Nous verrons plus loin <piTm enseignement commercial assez complet est donné dans la plupart des académies de la province de Québec; ces écoles, au nombre de-1 56, sont placées sous le contrôle du gouvernement.
- Enseignement technique libre. — C’est dans renseignement libre (celui qui se donne en dehors de l’intervention de l’Etat) que nous retrouvons, au Canada, et surtout dans la province de Québec, l’organisation la plus complète de renseignement technique.
- A. Enseignement commercial. — Des dix-neuf collèges classiques libres que possède la province de Québec, quatorze sont pourvus d’un cours spécial où les jeunes gens peuvent se préparer a la carrière du commerce. Dans quelques-uns de ces collèges, tels que ceux de Sainte-Anne, Lévis et Chicoutimi, aucun élève n’est admis dans le cours classique, s’il n’a obtenu un certificat d’études commerciales. Voici la liste des collèges classiques de la province de Québec qui possèdent un cours commercial : collèges de Chicoutimi, Joliette, l’Assomption, Lévis, Sainte-Marie (à Montréal), Rigaud, Rimouski, Sainte-Anne de la Pocatière, Saint-Hyacinthe, Saint-Laurent, Sainte-Marie-dc-AIonnoir, Sainte-Thérèse, Sherbrooke, Trois-Rivières. Ces collèges sont dirigés par des prêtres séculiers ou des religieux. L’année dernière , 2,171 élèves ont fréquenté les cours commerciaux de ces institutions.
- Voici le programme du cours commercial du Collège de Chicoutimi.
- Cours préparatoire. — Instruction religieuse; grammaire française; grammaire anglaise; traduction, exercices, dictées et lectures dans les deux langues; histoire sainte; arithmétique et calcul mental; calligraphie.
- Première classe. — Instruction religieuse; grammaire française; grammaire anglaise; traduction, exercices, dictées, analyses grammaticale et lecture dans les deux langues; notions générales d’histoire et de géographie; arithmétique et calcul mental; calligraphie.
- Deuxième classe. — Instruction religieuse; grammaire française; grammaire anglaise; traduction, exercices, dictées, analyse grammaticale et lectures dans les deux langues (cours d’Ollendorff) ; histoire sainte; géographie, arithmétique et calcul mental; calligraphie.
- Troisième classe. — Instruction religieuse; grammaire française; grammaire anglaise; traduction, exercices, dictées, analyse grammaticale et logique, lecture et composition; dans les deux langues (cours d’Ollendorf); histoire ecclésiastique; géographie; éléments de cosmographie; arithmétique et calcul mental; calligraphie.
- Quatrième classe. — Instruction religieuse; grammaire française; grammaire anglaise; traduction, exercices, dictées, analyse grammaticale et logique, lecture et com-
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- position dans les deux langues (cours d’Ollcndorff); histoire du Canada; arithmétique; tenue des livres; dessin linéaire; architecture et toisé; calligraphie.
- Examen écrit à la fin de l’année portant sur les principales branches du cours commercial.
- Classe d'affaires. — Instruction religieuse; composition dans les deux langues; arithmétique; algèbre; tenue des livres; opérations de banque; calligraphie, télégraphie; dactylographie; dessin; architecture et toisé. Les élèves qui ont suivi cette classe avec succès obtiennent, après examen, un certificat d’études commerciales. Ceux qui obtiennent la note excellent reçoivent un diplôme d’études commerciales.
- Le programme du cours commercial des autres collèges est à peu près le même, au moins dans les grandes lignes. Le gouverneuent accorde une subvention d’environ 5,ooo dollars qui est partagée entre les quatorze collèges dont nous avons précédemment donné les noms.
- Dans la province de Québec, l’enseignement commercial est encore donné, surtout aux jeunes Canadiens français, dans des écoles appelées Académies. Ces établissements, placés sous le contrôle du Gouvernement, sont dirigés par les Frères des Ecoles chrétiennes. Dans ces écoles, l’enseignement se divise en trois cours : préparatoire, moyen et académique.
- Dans le cours académique, on a surtout en vue de préparer les jeunes gens aux professions commerciales et accessoirement aux professions industrielles. A cet effet, un système pratique de banque fonctionne parmi les élèves transformés en marchands, au sein meme de la classe , devenue ainsi un foyer vivant de spéculations. Nous donnons le programme suivi dans l’un de ces établissements :
- Instruction religieuse et histoire de l’église ; anglais et français; grammaire, littérature, élocution; mathématiques: arithmétique, toisé, algèbre, trigonométrie, arpentage, topographie, cosmographie.
- Commerce : comptabilité, droit commercial, correspondance anglaise et française, affaires de banque; histoire générale; géographie commerciale; sciences naturelles : physique, chimie, mécanique, minéralogie, géologie, botanique, zoologie.
- Sténographie; clavigraphie; calligraphie.
- Dessin linéaire, dessin d’ornement, projections, mécanique, dessin d’architecture, perspective.
- Comme modèle d’école commerciale académique de la province de Québec, nous citerons l’Académie communale de Québec et celle de Mont-Saint-Louis, à Montréal.
- Dans la seule province de Québec, on peut évaluer à iô,ooo le nombre des jeunes gens fréquentant, au moins partiellement, les cours commerciaux des académies.
- Les établissements privés répandus dans toutes les principales villes du Canada et
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- surtout dans la province d’Ontario sont très nombreux. Ces établissements sont des Business Colleges et s’adressent surtout à la jeunesse anglo-saxonne.
- L’organisation et les programmes de ces Business Colleges ne diffèrent pas sensiblement des établissements analogues que nous avons étudiés dans la partie de ce rapport consacré à l’enseignement technique aux Etats-Unis.
- Les cours de sténographie et de clavigrapliie (Shoiiand and Typewriting, en langue anglaise ) sont les deux cours considérés comme les plus utiles, ces connaissances étant exigées de la plupart des jeunes gens qui débutent dans les bureaux d’affaires.
- Il existe des Business Colleges importants à Montréal, à Sherbrooke et à Québec.
- Dans la province d’Ontario, ces Business Colleges sont en plus grand nombre que dans les autres provinces. Tout récemment, six Business Colleges de l’Ontario se sont réunis en un trust, sous le nom de Tlie Federated Business Colleges oj Ontario, Limited. Leur principal objet, en se réunissant ainsi, était de déterminer le degré de connaissances à exiger des élèves ayant suivi les cours, de donner par suite plus de force aux diplômes délivrés, et de leur assurer ainsi une plus grande confiance de la part des hommes d’affaires en général.
- A côté de ces Business Colleges, où les principales matières commerciales sont enseignées, il existe dans toutes les villes du Canada des écoles particulières oh l’on apprend tout spécialement la sténographie, la clavigrapliie et la télégraphie. Les positions de sténographes et de clavigraphes étant surtout réservées aux jeunes filles, ce sont celles-ci qui forment la plus large part des classes des Shorthand and Typewriting Schools, ou Phonetic lnstitutes.
- On ne trouve pas au Canada decoles de commerce proprement dites, telles que celles que nous possédons en France.
- Il existe dans presque toutes les villes importantes du Canada des succursales d’une association qui est répandue dans les pays de langue anglaise du monde entier, The Young Men Christian Association.
- Son but est de permettre aux jeunes gens employés durant le jour au bureau ou à l’atelier d’acquérir un complément de connaissances commerciales pratiques. Moyennant une très légère contribution, les membres de l’association peuvent suivre les cours qui y sont donnés de septembre à avril. Ces cours consistent en :
- Langues vivantes (anglais, allemand, français), arithmétique, comptabilité, sténographie, écriture, électricité, dessin.
- Une bibliothèque bien choisie est attachée à l’établissement.
- Certains clubs d’un caractère social sont formés entre les élèves, tels que clubs de musique, de chant, littéraires.
- Comme dans toute association anglaise, les exercices physiques y tiennent une place
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- importante; des salles de bains et de gymnastique aménagées avec soin sont mises à la disposition des participants.
- De nombreux clubs spéciaux sont aussi formés pour chaque jeu athlétique.
- Ces établissements contribuent dans une grande mesure à la diffusion des connaissances commerciales. Ils sont surtout fréquentés par la jeunesse de langue anglaise, quoique les élèves de toute nationalité ou croyance y soient reçus.
- Un groupe important de Canadiens-Français a créé depuis quelques années, à Montréal, à force d’énergie et de sacrifices, des cours d’enseignement gratuit, à la portée de toutes les classes de la population canadienne-française.
- Ces cours, donnés pendant les mois d’hiver, s’adressent aux jeunes gens employés de bureau ou d’atelier; ils consistent en :
- i° Cours techniques : cours de mines et de métallurgie, d’architecture et de construction, de commerce, de mécanique industrielle, d’électricité;
- 2° Cours classiques : cours d’histoire naturelle et cours d’élocution.
- B. Enseignetncnl industriel — Le Canada possède, au point de vue industriel, des ressources naturelles presque inépuisables; il est couvert, dans certaines régions, d’immenses forêts encore inexploitées ; il dispose de forces hydrauliques considérables ; les minerais de toute nature y abondent; les moyens de transport s’y développent de jour en jour. C’est précisément dans les parties du pays impropres à l’agriculture, en raison du climat, que les richesses minérales et les forces motrices naturelles offrent les meilleures conditions pour l’application de l’art de l’ingénieur. Depuis quelques années, un très vif mouvement se produit dans le pays en faveur du développement de l’éducation industrielle. Nous avons dit quelques mots de l’initiative déjà prise en cette matière par le Gouvernement fédéral W; mais c’est surtout du côté de l’enseignement libre que les résultats les plus importants ont été jusqu’à présent obtenus. Dans cet ordre d’idées nous mentionnerons les écoles industrielles (Technical Schools) fondées par les villes de Woodstock, de Toronto, de Brockville, d’Ottawa, et surtout les sections techniques de l’Université Mac Gill, à Montréal. (Voir ci-dessous.)
- Les congrégations religieuses, qui possèdent au Canada des maisons d’éducation aussi nombreuses que prospères, dirigent leur activité du côté de l’enseignement industriel aussi bien que du côté de l’enseignement commercial. C’est ainsi que les frères Maristes soutiennent depuis plusieurs années, à Joliette, une école d’apprentissage où Ton prépare les garçons aux divers métiers pratiqués dans le pays.
- En 189/1, les membres de la Société de Saint-Vincent-de-Paul de Montréal ont fondé, dans la région du nord de la Métropole canadienne, au milieu de terres à
- (1) Rappelons que le travail manuel fait maintenant bois; les filles reçoivent des leçons de coulure, de partie des programmes des High-Schools de garçons coupe et assemblage, de cuisine et d’économie domes-et de filles; les garçons sont exercés au travail du tique.
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- défricher, un orphelinat industriel connu sous le nom d’orphelinat de Notre-Dame-de-Montfort.
- Poursuivant le meme hut, les frères de Saint-Vincent-de-Paul ont créé à Québec, en 1898, une Maison de famille pour les apprentis orphelins; cette maison comprend une école primaire des plus importantes, avec ateliers de menuiserie, d’imprimerie et de cordonnerie.
- Dans les maisons d’éducation des communautés catholiques de femmes, comme dans les institutions protestantes, de grands efforts sont réalisés au point de vue de l’instruction pratique et de l’enseignement ménager des jeunes fdles. Dans la seule province de Québec, les communautés religieuses catholiques dirigent 198 établissements, fréquentés par 37,500 jeunes filles; i3,ooo d’entre elles y étudient l’économie domestique,
- 1 7,000 apprennent le tricot, i3,ooo la couture et la broderie; quelques élèves suivent à la fois un ou deux enseignements. Nous citerons les principaux de ces établissements, qui sont les suivants : le couvent de Sillery, près de Québec; le monastère des Ursulincs, l’hospice des sœurs de la Charité, les sœurs du Bon-Pasteur, à Québec ; les sœurs de l’Assomption, à Nicole!; la communauté des Saints-Noms de Jésus et de Marie, à Hochelaga; le couvent de Lachine; le pensionnat de la Présentation de Marie, à Saint-Hyacinthe; les Dames Ursulines, à Roherval, lac Saint-Jean; enfin, à Montréal, les établissements de l’hôpital général, les sœurs de la Providence et le monastère du Bon-Pasteur. Dans tous ces établissements d’instruction, les jeunes filles sont exercées à des travaux divers, couture, coupe de vêtements, broderie, dentelle, tricot, lavage, repassage, etc., et reçoivent des leçons de cuisine et de ménage. Dans les deux derniers établissements, qui possèdent des succursales à la campagne, viennent s’ajouter l’enseignement agricole (horticulture, arboriculture, apiculture, laiterie, fromagerie, beurrerie, basse-cour), la filature, le tissage et la teinture des textiles divers.
- L’organisation des sections techniques de l’Université de Mac Gill, de Montréal, a principalement attiré l’attention du Jury de la Classe 6.
- L’Université Mac Gill fut fondée en 1891 ; elle comprenait, dès l’origine, cinq facultés : arts, sciences appliquées, droit, médecine, médecine et art vétérinaire comparés; mais ce n’est que depuis une dizaine d’années qu’elle est devenue un centre important d’enseignement technique ; pendant cette période, la faculté des sciences appliquées s’est développée dans de telles proportions qu’il n’existe peut-être pas dans le monde entier, au point de vue de l’ampleur et de la richesse des installations, une institution analogue pouvant lui être comparée.
- La faculté des sciences appliquées comprend elle-même six sections (courses} qui sont les suivantes : architecture, génie civil, électricité, mécanique, mines et métallurgie, chimie pratique. Dans chaque branche, les études comportent quatre sessions de huit mois chacune; elles conduisent après examen de sortie aux grades (degrees} suivants: bachelor of science, master of science, doctor of science; beaucoup d’élèves, ayant suivi le cours d’une de ces branches, passent une année supplémentaire dans la
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- section d’électricité; cette année supplémentaire ne donne droit à aucun diplôme spécial.
- H y a lieu de remarquer qu’alors même que les élèves ont obtenu leur diplôme à l’Université Mac Gill, il ne leur est pas encore permis pour cela d’exercer leur profession, car l’université n’est pas placée sous le contrôle de l’Etat; ils doivent subir de nouvelles épreuves devant des commissions spéciales nommées par le gouvernement qui leur délivrent, le cas échéant, le permis de pratiquer.
- Nous donnons ci-dessous, à titre d’indication, le tableau de l’emploi du temps hebdomadaire de l’une des six sections de la faculté des sciences, celle des ingénieurs mécaniciens :
- PREMIÈRE ANNÉE.
- Géométrie descriptive.................. 4
- Anglais................................ 9
- Dessin à main levée.................... 3
- Style.................................. 3
- Mathématiques......................... 10
- Physique.............................. 9
- Mathématiques appliquées............. 3
- Laboratoire de physique............... 3
- Atelier............................... 7
- DEUXIÈME ANNÉE.
- Chimie............................... 3
- Géométrie descriptive. . ............ 3
- Cinématique.......................... 3
- Mécanique............................ 1
- Mathématiques........................ 6
- Dessin de machines..................... G
- Physique............................... 9
- Laboratoire de chimie.................. 9
- Laboratoire de physique................ 3
- Atelier................................ 7
- TROISIÈME ANNÉE.
- Dynamique.......................... 9
- Statique graphique.................. 9
- Dessin de machines.................. 8
- Mathématiques....................... 9
- Métallurgie......................... 1
- Construction........................ 3
- Laboratoire d’essais................. 3
- Thermodynamique..................... 1
- Laboratoire de thermodynamique. ... 3
- Atelier.............................. G
- Dessin et projets
- Mécanique.......
- Métallurgie
- QUATRIÈME ANNÉE.
- Travaux de laboratoire. Atelier..................
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- Le but de l’enseignement est de former des ingénieurs possédant une solide instruction technique, ayant une connaissance complète des principes de leur profession, en même temps qu’une certaine pratique des sciences sur lesquelles cette profession se base; les travaux d’atelier qui figurent dans l’emploi du temps 11’ont d’autre but que de compléter et d’éclairer la théorie.
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- La faculté des sciences Mac Gill comprend quatorze laboratoires spéciaux dont l’installation ne laisse rien à désirer. Ceux de mécanique industrielle surtout sont bien équipés; le laboratoire d’essais de résistance des matériaux est pourvu des machines les plus perfectionnées; dans celui de mécanique industrielle proprement dit, on trouve des machines expérimentales de toute espèce : à vapeur, à gaz, à pétrole, à air chaud, ainsi que de nombreux modèles de chaudières. Les laboratoires d’électricité sont au nombre de cinq :
- Laboratoire de dynamos à courants directs ;
- Laboratoire de dynamos à courants alternatifs ;
- Laboratoire pour recherches spéciales;
- Laboratoire pour hautes tensions;
- Laboratoire d’étalonnage des appareils industriels
- La faculté possède une station centrale d’éclairage et de force pour les divers services.
- Un matériel très complet pour les recherches scientifiques spéciales est mis à la disposition des ingénieurs, des jeunes gens ayant terminé leurs études; ces travaux de recherches ont lieu sous la direction des professeurs.
- Les ateliers comprennent : ajustage, menuiserie et modelage, forge, fonderie; tous sont mus par l’électricité fournie par la station centrale. Les élèves passent successivement par chacun d’eux.
- Les splendides installations de la faculté des sciences de Mac Gill n’ont pu être réalisés que grâce aux libéralités d’un certain nombre de bienfaiteurs. L’un d’eux, sir William Mac Donald, l’a généreusement dotée déplus de i5 millions de francs, exclusivement destinés à l’enseignement technique(1).
- M. Thomas Workman a construit à ses frais lesateliers, qui ontcouté 1 25,ooo francs.
- La valeur totale des bâtiments affectés à la faculté des sciences est de un million de francs. Les machines et les installations électriques diverses ont coûté 5 millions de francs; l’entretien seul des bâtiments de l’Engineering Building revient à i5o,ooo francs par an. Les installations des bâtiments de physique, chimie et mines, ont exigé une dépense de plus de 5 millions de francs; leur entretien annuel coûte 100,000 francs.
- Les souscriptions privées annuelles en faveur de la faculté s’élèvent en moyenne à 1 9 5,ooo francs
- Sur les 1,95o étudiants de l’université Mac Gill, 2 3o appartiennent à la faculté des sciences. Le prix annuel qui leur est demandé est de 780 francs.
- (’) Sir William Mac Donald a fondé en outre au Canada, à ses frais, diverses autres écoles techniques; il a contribué en grande partie à l’organisation de l’enseignement du travail manuel (manual training) dans les écoles publiques. Un autre bienfaiteur de l’université, lord SLralhcona and Mount
- Royal, gouverneur de la Compagnie de la bai d’Hudson, a doté l’université des bâtiments de la faculté de médecine ainsi que du Royal Victoria College, mis à la disposition des étudiantes de l’université comme lieu de résidence.
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- Signalons encore, comme ayant figuré avec honneur à l’Exposition de 1900, le Conseil des arls et manufactures, de Montréal. Cette société a été fondée en vue de poursuivre le développement de l’enseignement du dessin dans ses applications à l’industrie. Elle a organisé des cours du soir gratuits qui ont lieu toute l’année, de 7 h. 3o à 9 h. 3o, dans différents quartiers de la" ville. Ces cours sont les suivants :
- Dessin à main levée ; dessin d’architecture ; dessin de machine ; peinture décorative ; modelage; construction de bâtiments; plomberie; appareils de chauffage; lithographie; coupe de chaussures; coupe et couture.
- Les élèves sont admis à 15 ans.
- Nous retrouvons appliquée ici une disposition déjà adoptée par d’autres associations analogues, notamment par la Société industrielle d’Amiens, pour assurer la régularité de la fréquentation des cours : les élèves ont à verser en entrant la somme de 1 dollar ; cette somme est remise, à la fin de Tannée, à tous ceux qui ne comptent pas, durant cette période, plus de quatre absences.
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- CHAPITRE VIL .
- HONGRIE ; CROATIE-SL AVONIE.
- § I. — HONGRIE.
- L’enseignement industriel et professionnel remonte, en Hongrie, à une date très reculée. On en rencontre les premières traces dans les couvents, surtout dans ceux des Bénédictins, qui entretenaient des ateliers industriels destinés à propager dans le pays le goût pour les métiers. Les premiers documents positifs à cet égard attestent que les ordres religieux du xiiT siècle ont fourni à la Hongrie d’excellents architectes, dont les monuments se sont conservés jusqu’à nos jours.
- L’enseignement professionnel s’est ensuite propagé dans les villes; plusieurs cités possédaient, dès le xive et le xv° siècle, des écoles dans lesquelles on enseignait «tout ce qui était nécessaire pour la vie du commerçant et de l’artisan ».
- L’enseignement spécial commence avec l’enseignement systématique de la géométrie, introduit dans quelques écoles au xvic siècle, puis avec celui du dessin qui figure au xviT siècle, surtout chez les Piaristes, qui enseignaient déjà, à cette époque, l’architecture et le dessin industriel.
- Dès le xvme siècle, l’enseignement professionnel se propage dans le pays1, d’après un plan d’ensemble.
- Une école royale de dessin, la première de ce genre en Hongrie, avait été créée dès 1770. En 1777, fut promulguée une nouvelle organisation scolaire du pays. D’après cette organisation, chaque ville aurait à créer une école nationale, comprenant le dessin parmi les études obligatoires. Le plan de ces écoles comportait en outre « l’arithmétique appliquée au commerce et aux métiers ».
- Dès 1779 on essaie de créer en Hongrie une école professionnelle complétée par un atelier, chose alors très rare encore, même dans les pays industriels de l’Occident.
- A la même époque les établissements philanthropiques (les écoles pour sourds-muets et aveugles) s’appliquent à enseigner à leurs élèves un métier quelconque.
- En 1783 un décret royal enjoint aux villes d’avoir à créer des écoles de dessin du dimanche, que les apprentis devront fréquenter régulièrement et obligatoirement; le décret est accompagné d’une instruction détaillée pour l’enseignement du dessin.
- En 1795 un décret interdit aux patrons d’accepter un apprenti qui n’aurait pas fréquenté l’école primaire ; il établit que l’apprenti ne pourra devenir compagnon qu’après avoir fréquenté pendant une année l’école de dessin, et que les compagnons devront
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- en outre fréquenter cette école pendant une année encore, faute de quoi ils ne pourront être admis dans la corporation professionnelle.
- L’enseignement du dessin devint général dans le pays.
- L’enseignement professionnel en resta là pendant la première moitié du xixe siècle. Après 18/10 on fit un pas en avant; on créa à Budapest et dans quelques centres de province des écoles professionnelles primaires dans lesquelles on enseignait aux apprentis, le dimanche matin et dans la soirée d’un autre jour de la semaine, l’arithmétique, la comptabilité et le dessin.
- On créa, à la même époque, une école industrielle supérieure qui devint par la suite l’Ecole polytechnique d’aujourd’hui.
- Le Besoin de donner aux industriels un enseignement systématique se faisant sentir de plus en plus vivement, et le Gouvernement et le public en comprenant de mieux en mieux l’importance, la loi sur l’industrie de 187s vint imposer aux apprentis l’obligation de fréquenter une école d'apprentis(1); la loi sur l’industrie de 188A enjoint l’établissement d’une telle école à toute commune comptant 5o apprentis et elle oblige les patrons à surveiller leur personnel à cet égard.
- Depuis 1880, le Gouvernement a porté son attention sur la question de l’enseignement spécial des métiers; il comprend qu’il ne suffit pas de donner aux apprentis un enseignement général, qu’il faut créer des écoles spéciales pour assurer le recrutement de bons contremaîtres pour les ateliers et les fabriques. Il favorise la création d’écoles pratiques et spéciales pour les industries du bois et des métaux, pour l’industrie textile et la poterie. Et, désireux d’en activer l’essor, il en assume la gestion et l’entretien; ce n’est que pour les écoles d’apprentis qu’d s’en remet aux communes.
- L’enseignement industriel, en Hongrie, présente, dans ses détails, des ramifications variées, appropriées aux besoins des diverses régions; l’ensemble constitue une organisation conforme aux exigences du pays.
- II comporte deux parties : l’instruction générale donnée aux apprentis et l’enseignement spécial de l’industrie.
- La première relève du Ministère de l’instruction publique; quant à l’enseignement spécial industriel, il forme au Ministère du commerce une division gérée parle directeur général de Venseignement professionnel.
- Pour les dispositions essentielles portant sur l’organisation et le plan d’études des écoles, les deux ministères procèdent après entente commune.
- Un Conseil consultatif pour l’enseignement industriel surveille l’enseignement industriel du pays entier, donne son avis dans les questions concernant l’organisation et les plans d’études, ainsi que sur le choix des livres et du matériel scolaires à employer dans les écoles. Les 3 a membres de ce conseil sont recrutés parmi les professeurs de l’Ecole polytechnique dans le personnel enseignant en général et dans la classe des industriels.
- (1) La Hongrie fui le premier pays européen à décréter le principe de l'enseignement obligatoire des apprends.
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- Le conseil fonctionne en vertu d’un règlement sanctionné par le roi; il est indépendant des deux ministères intéressés.
- Le personnel enseignant comporte deux catégories de maîtres. Dans les écoles d’apprentis renseignement est donné par des instituteurs des écoles primaires supérieures et des professeurs d’écoles secondaires. Le Ministère de l’instruction organise à l’intention de ces maîtres des cours spéciaux, pendant les vacances, pour les initier aux sujets qu’ils auront à enseigner, notamment au dessin.
- Les écoles spéciales ont un personnel enseignant régulier revêtu du caractère de fonctionnaire d’Etat. Pour les écoles des industries du bois, des métaux, de l’industrie textile et de constructions mécaniques, il se recrute parmi les ingénieurs-mécaniciens; pour les écoles des industries du bâtiment, parmi les statuaires, architectes et ingénieurs; pour les écoles de poterie, parmi les chimistes, statuaires ou modeleurs. Avant sa nomination, chacun de ces maîtres doit faire un stage auprès du professeur correspondant d’une école industrielle supérieure, ou effectuer un voyage d’études à l’étranger. Pendant l’époque de ce stage il lui est alloué une bourse d’études. Le procédé est le même pour les chefs d’ateliers, qui sont recrutés parmi les hommes du métier.
- Chaque année les membres du personnel enseignant font à l’étranger des voyages d’études; le tour de chacun revient toutes les trois à quatre années. Un crédit de 32,0oo francs est destiné à couvrir les frais de ces voyages.
- Avant de passer à l’examen plus détaillé de l’enseignement industriel hongrois, nous donnerons quelques indications sur les sacrifices pécuniaires consentis par le Gouvernement pour assurer la prospérité de cette branche si importante de l’éducation nationale. Nous donnerons ces chiffres à partir de i8qo, année qui marque une nouvelle ère dans l’enseignement industriel du pays.
- Voici les chiffres inscrits, du chef de l’enseignement industriel, dans les budgets des deux ministères :
- MINISTÈRES.
- COMMEItCE. INSTRUCTION PUBLIQUE.
- 1890 ........................................ 9^,io3 fr. 3ai,684 fi*.
- 1891 ....................................... 130,370 344,187
- 1892 ....................................... 159,926 364,175
- 1893 ....................................... 360,199 392,609
- 1894 ....................................... 490,802 4i9,555
- 1895 ....................................... 579,384 36o,ooo
- 1896......................................... 702,000 382,000
- 1897 ....................................... 972,572 307,990
- 1898 ..................................... i,345,o6o 373,43o
- 1899 ..................................... 1,720,044 390,884
- 1900 ..................................... 1,814,699 428,362
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- L’accroissement considérable des chiffres inscrits au budget du commerce montre le rapide essor pris en Hongrie, depuis une dizaine d’années, par l’enseignement professionnel.
- Les dépenses similaires des comitats, des villes et des chambres de commerce, si elles n’ont pas marché à l’unisson de cet essor, ont augmenté de leur côté dans de notables proportions. La somme totale affectée à l’enseignement industriel et professionnel cpii n’était, en 1885, y compris les dépenses de l’Etat, que de 800,000 couronnes (1) environ, a atteint, en 1898,1e chiffre de 2,595,600 couronnes.
- Rappelons d’abord les degrés que comporte, en Hongrie, l’enseignement général. Ce sont :
- i° L’école primaire à G classes, dans laquelle l’enfant entre à l’âge de 6 ans et qu’il doit fréquenter, jusqu’à l’âge de 1 2 ans. L’enseignement primaire quotidien est obligatoire pendant six ans; mais l’enseignement complémentaire reste obligatoire pour les trois années suivantes;
- 20 Les écoles primaires supérieures de 3 et de 6 classes, dans lesquelles l’enfant peut entrer à l’âge de 10 ans, à la sortie de la quatrième classe de l’école primaire;
- 3° Les lycées et «écoles réales» à 8 classes, dans lesquelles l’enfant peut entrer également à l’âge de 10 ans, à la sortie de la quatrième classe de l’école primaire.
- Conformément à ce système, l’enseignement industriel comporte les degrés suivants :
- a
- Écoles d’apprentis.
- a. Écoles d’artisans.
- b. Écoles spéciales.
- Enseignement industriel général.
- b. Cours de perfectionnement pour ouvriers-compagnons.
- Enseignement professionnel spécial.
- c. Écoles supérieures des arts et métiers.
- d. École des arts décoratifs.
- Aces écoles se rattachent encôre les écoles industrielles de jeunes filles, les écoles de dessin industriel et le Musée de technologie industrielle.
- L’enseignement des apprentis relève, nous l’avons dit, — en vertu de la loi de 188/1 sur l’industrie — du Ministère des cultes et de l’instruction publique. Cette disposition — en contradiction avec le principe qu’on a adopté en Hongrie et qui veut que chaque école spéciale relève du Ministère dont elle sert les desseins — s’explique par le fait que les écoles d’apprentis étaient appelées à compléter l’enseignement primaire; quelles empruntent le plus souvent les locaux, le matériel scolaire et même le personnel des écoles primaires.
- Mais l’enseignement professionnel spécial, c’est-à-dire l’enseignement pratique, relève déjà du Ministère du commerce, à l’exception de l’Ecole des arts décoratifs (que l’on a
- (1) Valeur de la couronne de Hongrie : 1 fr. o5.
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- attribuée au Département de Tinstrudion publique, lequel a dans ses attributions les beaux-arts), ainsi que de trois écoles pratiques qui relèvent du meme Ministère que les écoles bourgeoises auxquelles elles sont rattachées, mais qui sont appelées à disparaître. Le principe général est adopté donc (pie les écoles d’apprentis et les écoles des beaux-arts relèvent du Ministre de l’instruction publique et les écoles professionnelles spéciales du Ministre du commerce.
- En raison de la répartition des deux branches de l’enseignement en question entre deux départements ministériels, on a du créer un organe embrassant l’ensemble de Y enseignement industriel général et professionnel spécial. C’est à cet effet qu’on a organisé, en 1899, par décision royale, le Conseil supérieur de l’enseignement industriel.
- Ce conseil a pour mission de présenter des propositions et de donner, soit sur la demande des Ministres du commerce et de rmstruction publique, soit de sa propre initiative, avis et conseil sur toutes les questions se rattachant à l’enseignement et exigeant des connaissances spéciales.
- La sphère d’action du Conseil supérieur de renseignement industriel s’étend sur tout renseignement technique industriel du pays, y compris les écoles pour apprentis de l’industrie et du commerce, les cours commerciaux organisés pour femmes et les musées industriels de toutes les catégories, que ces établissements soient du ressort du Ministre du commerce ou du Ministre des cultes et de l’instruction publique.
- Toutes les dépenses occasionnées par le personnel ou les affaires du Conseil sont imputées au budget du Ministère du commerce.
- Ce Conseil a déjà rendu de tels services qu’il est actuellement question de lui attribuer en outre l’enseignement commercial, encore aujourd’hui sous la dépendance du Ministère de l’instruction publique; il se transformerait ainsi en Conseil supérieur de l’enseignement industriel et commercial, avec deux sections distinctes (industrie et commerce).
- Le Conseil sert de trait d’union entre les deux branches d’enseignement respectivement rattachées aux deux ministères.
- La haute direction est partagée entre les deux départements ministériels, tout comme l’enseignement meme.
- Dans chacun des deux ministères, un directeur général de renseignement industriel exerce la haute direction au nom du Gouvernement. Le directeur général du Ministère des cultes et de l’instruction publique contrôle l’enseignement des apprentis; celui du Ministère du commerce s’occupe de l’enseignement spécial.
- L’enseignement des apprentis est placé sous la haute direction du Ministre des cultes et de l’instruction publique agissant d’accord avec le Ministre du commerce, ce dernier exerçant sa surveillance sur cette branche de l’enseignement, sans y avoir de droit dispositif.
- L’enseignement professionnel, qui u’est pas encore réglé par une loi, relève du Ministre du commerce; le directeur général près le Ministère des cultes et de l’instruction publique a le droit, qui lui est attribué par voie administrative, d’en suivre de près la partie théorique, mais sans y avoir un droit dispositif.
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- Etant donné, d’une part, le grand nombre d’écoles industrielles et professionnelles — on en compte plus de hoo — la haute importance de l’enseignement du dessin pour ces écoles, et d’autre part, la grande variété des branches industrielles visées dans l’enseignement professionnel, on songea à organiser l’inspection par des spécialistes cpii n’auraient à se préoccuper dans les écoles d’apprentis que de l’enseignement du dessin, et dans les écoles professionnelles, des travaux pratiques et de l’enseignement spécial seulement.
- Un nouveau système d’inspection fonctionnera à partir de l’an 1900 d’après les principes suivants :
- Les écoles d’apprentis seront groupées en régions plus ou moins étendues; un professeur technique ou un professeur de dessin de quelque école spéciale sera tenu de visiter, au moins une fois par an, toutes les écoles d’apprentis de la région qui lui sera assignée; à défaut d’un technicien ou d’un professeur d’école supérieure, on pourra confier cette inspection à quelque professeur distingué enseignant le dessin dans une école secondaire de la région.
- Grâce à ce nouveau service, l’enseignement sera dûment contrôlé dans chaque école d’apprentis.
- Pour les écoles spéciales, le nouveau service vise une inspection rigoureuse au point de vue technique.
- Des inspecteurs spéciaux seront désignés pour chacun des groupes suivants : i° pour les écoles spéciales de l’industrie du bois, de la vannerie et de la bimbeloterie; 9° pour les écoles spéciales de métallurgie et de constructions mécaniques; 3° pour les écoles spéciales d’industrie textile et des industries qui s’y rattachent; !\° pour les écoles de l’industrie de la pierre et de la poterie; 5° pour les écoles industrielles de femmes.
- Pour ce service, on ne nommera pas de fonctionnaires réguliers; on chargera de l’inspection certains industriels instruits delà région, ou des professeurs d’école technique convenablement choisis.
- Enseignement industriel. — L’enseignement industriel est fondé en Hongrie, nous l’avons dit, sur le principe de l’obligation scolaire.
- Chaque commune comptant au moins 5o apprentis doit entretenir une école spéciale pour ces apprentis et tout patron, sous peine d’une amende sensible, est tenu de veiller à ce que son apprenti fréquente cette école.
- La première partie de ces prescriptions imposées par la loi est rigoureusement exécutée; le dernier contrôle, opéré en 1896, a montré que le nombre des apprentis engagés en Hongrie (non compris la Croatie-Slavonie, dont l’Instruction publique est autonome) était de 10/1,672, et qu’il y avait à la disposition de ces apprentis 782 écoles, dont 366 pour les apprentis de l’industrie et 66 pour les apprentis du commerce; 3i communes seulement n’étaient pas en règle; en 1898, ces 3i communes étaient réduites à 22, et, à l’heure actuelle, quelques-unes à peine sont dépourvues de l’école réglementaire.
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- Le nombre des apprentis ne fréquentant pas l’école ne dépasse pas 7 p. 100.
- Les infractions à la loi sont sévèrement punies par les autorités chargées de l’enseignement industriel et les sommes encaissées à ce titre sont appliquées directement aux besoins des écoles d’apprentis des villes ou des communes intéressées.
- Dans les communes où le nombre des apprentis est inférieur à 5o, ceux-ci doivent fréquenter, aux termes de la loi sur l’enseignement primaire obligatoire, l’école de dimanche jusqu’à l’âge de 1 5 ans révolus.
- L’école d’apprentis est, comme nous l’avons vu, une institution communale, comme la généralité de l’enseignement primaire hongrois; mais, le contrôle d’Etat est partout exercé dans ces écoles, dont l’organisation et le plan d'études sont uniformes et fixés par le Gouvernement.
- Cette organisation et ce plan d’études sont d’ailleurs les memes pour les écoles d’apprentis de l’industrie pour les écoles d’apprentis du commerce.
- On distingue deux espèces d’écoles d’apprentis : colles qui ont un but général et celles qui ont un but spécial.
- Il n’existe encore qu’un très petit nombre d’écoles de cette dernière espèce; on en trouve surtout dans les grandes villes, mais on prévoit que ce nombre augmentera successivement en raison de l’amélioration de la qualité des apprentis.
- Certaines difficultés se sont produites en ce qui concerne le recrutement du personnel pour l’enseignement du dessin et des matières professionnelles, surtout là où l’on est tenu de donner l’enseignement à des élèves groupés par nature d’industrie.
- Pour remédier à cet inconvénient, le Ministre des cultes et de l’instruction publique, dont relèvent les écoles d’apprentis, fait organiser tous les ans des cours normaux spéciaux de géométrie et de dessin à main levée; des cours normaux spéciaux de dessin professionnel pour diverses branches d’industrie ont aussi été créés. Ces cours normaux durent trois mois; ils ont donné d’excellents résultats.
- L’entretien des écoles d’apprentis est, comme nous avons vu, à la charge des communes. Sont employées à l’entretien de ces écoles, en premier lieu, les amendes scolaires encaissées sur le territoire de la commune; en outre, chaque commune a le droit de percevoir pour l’entretien des écoles d’apprentis jusqu’à 2 p. 100 de l’impôt direct. Les amendes encaissées dans une commune où il n’y a pas d’école pour les apprentis sont versées par l’autorité locale à une Caisse d’Etat pour etre mises en compte au profit des fonds de l’enseignement industriel du pays, et c’est sur ces fonds que sont prélevés les subsides aux écoles d’apprentis. C’est le Ministre du commerce qui, d’accord avec le Ministre des cultes et de l’instruction publique, ordonnance ces subsides, lesquels s’élevaient, le 3i décembre 1899, à 85,iA8 couronnes.
- Outre cette ressource, le Gouvernement dispose encore d’une autre somme, inscrite au budget du Ministère des cultes et de l’instruction publique, et qui, de 190,000 couronnes en 1898, s’est élevée à 190,200 couronnes en 1899, et à 205,200 couronnes en 1900.
- Nous n’avons pas de données précises sur toutes les dépenses occasionnées annuelle-
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- ment par l’enseignement des apprentis. Toutefois on est parvenu à établir que les villes et communes ont dépensé en 18g8, pour l’enseignement industriel, 698,72/1 couronnes, dont les trois quarts ont été sans doute consacrés à l’enseignement des apprentis. En ajoutant à cette somme les 98,0/1/1 couronnes consacrées pendant la meme année à l’enseignement industriel parles chambres du commerce et de l’industrie, et dont le tiers a été dépensé pour les écoles d’apprentis, et en tenant compte des amendes et des 2 p. 100 d’impôt additionnel mentionnés ci-dessus, il est certain que l’enseignement des apprentis coûte, en Hongrie, au moins 1,000,000 de couronnes par an.
- Les frais d’entretien d’une école varient entre 1,000 et i5,ooo ou 16,000 couronnes, suivant le nombre des apprentis et la quantité des matières à enseigner.
- L’enseignement est donné, en fait, gratuitement; on ne perçoit que çà et là une modique rétribution scolaire et seulement aux fins de pourvoir les élèves des livres et des ustensiles nécessaires à l’enseignement. Il n’y a pour ainsi dire pas d’école qui perçoive une rétribution scolaire pour l’employer à l’entretien de l’école.
- La langue en usage est généralement le hongrois, mais une autre langue peut être autorisée; dans ce cas, deux heures de classe doivent être consacrées à l’enseignement du hongrois, en sus des sept heures obligatoires prescrites.
- Certaines écoles d’apprentis ont pour langue d’enseignement l’allemand, le roumain, le serbe et le slovaque.
- Ce fait montre nettement la pensée libérale de l’Etat hongrois, et la parfaite liberté des nationalités qui est pleinement respectée dans la religion et dans la langue.
- Sept heures par semaine doivent être, au moins, consacrées à renseignement. Parmi ces sept heures, on doit employer deux heures au moins pendant deux jours non fériés à l’enseignement des connaissances générales et trois heures, dans la matinée du dimanche, à celui du dessin. Là où l’Eglise se charge de l’enseignement de la religion, on doit consacrer à ce sujet une heure par semaine, et cette heure est aussi, le cas échéant, obligatoire.
- Le temps consacré à l’enseignement pendant les jours non fériés est très variable. Les leçons ont été généralement données jusqu’ici de 7 à 8 heures du soir; toutefois, au grand profit de l’enseignement, c’est l’enseignement de jour (de 5 à 7 heures de l’après-midi) qui, depuis un certain temps, commence à prévaloir.
- Le plan d’études est divisé en deux parties : la première comprend l’enseignement général théorique et la seconde celui du dessin.
- Il existe une classe préparatoire destinée aux apprentis qui n’ont pu passer l’examen d’admission exigé; ils y étudient la lecture, l’écriture et les éléments d’arithmétique, de façon à pouvoir suivre utilement les cours ordinaires.
- Ces derniers comprennent la lecture, la correspondance commerciale, le calcul et la comptabilité.
- Le dessin est divisé en cours soigneusement définis, et spécialement coordonnés en vue des professions suivantes : menuisiers, tourneurs, ferblantiers, mécaniciens, orfèvres, ciseleurs, tapissiers et décorateurs.
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- A côté des écoles d’apprentis de l’industrie, on trouve parallèlement les écoles d’apprentis du commerce, au nombre de 79 en 1897-1898, dont l’organisation est, au fond, la même que celle des premières, car la législation hongroise à ce point de vue ne fait pas une distinction entre industriel et commerçant.
- Ce sont pour la majeure partie les communes qui entretiennent les écoles d’apprentis de l’industrie et du commerce, mais les diverses corporations commerciales y ont aussi une grande part. La moitié des 79 écoles d’apprentis de commerce sont entretenues par les corporations.
- Dans ces 79 écoles enseignent 3G8 instituteurs dont la plupart possèdent une instruction générale plus étendue que ceux des écoles d’apprentis de rinduslrie; plus de la moitié de ces écoles se trouvent dans des villes possédant des écoles supérieures de commerce, auxquelles elles empruntent leur personnel.
- E11 1897-1898, les 79 écoles d’apprentis de commerce ont été fréquentées par G,2o5 élèves.
- Le plan d’études diffère essentiellement de celui des écoles d’apprentis de l’industrie, Une certaine partie des sujets généraux est cependant commune aux deux genres d’établissements.
- Les matières de l’enseignement comportent : la lecture, le style, la géographie, l’arithmétique commerciale, la comptabilité commerciale et des travaux de comptoir, la correspondance, la calligraphie.
- Cours de perfectionnement des compagnons ouvriers. — L’enseignement des ouvriers proprement dits marche à l’unisson avec l’enseignement des apprentis, dont elle constitue la suite directe et le complément.
- Toutefois ces cours n’ont pu encore se développer en Hongrie que dans certaines villes où existent des écoles spéciales industrielles.
- Ces cours sont indépendants ou dépendent des écoles spéciales. Les cours indépendants se bornent, dans la règle, a l’enseignement du dessin, tandis que les autres comportent aussi quelques autres sujets importants.
- La surveillance des cours indépendants est exercée par le Ministre des cultes et de l’instruction publique, tandis que les cours dépendants des écoles spéciales industrielles relèvent du Ministre du commerce.
- Le nombre de ces cours varie tous les ans; il 11e s’agit pas ici d’institutions permanentes, mais d’écoles fonctionnant de temps en temps, lorsqu’il y a assez d’auditeurs.
- On organise tous les ans dans le pays a 5 à 3o cours de cette nature subventionnés par l’Etat et soumis à la surveillance du Gouvernement.
- Le nombre des compagnons-ouvriers prenant part à ces cours est naturellement aussi très variable ; il est, en général, de 1,000 à i,5oo.
- Le plan d’études comprend: la langue hongroise, l’arithmétique et la géométrie, la tenue de livres pour l’atelier, la géométrie descriptive, le dessin à main levée( le dessin industriel.
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- Des programmes spéciaux ont été préparés en vue des professions suivantes : maçons, charpentiers, menuisiers, tourneurs, serruriers en bâtiment et serruriers d’art, ferblantiers et chaudronniers, mécaniciens, orfèvres, bronziers et graveurs, tapissiers décorateurs et peintres en bâtiment.
- Enseignement professionnel. — L’enseignement professionnel dépend du Ministre du commerce, à l’exception de l’Ecole des arts décoratifs, qui relève encore, nous l’avons dit, du Ministère des cultes et de l’instruction publique.
- Cette branche de l’enseignement réunit dans toutes ses parties l’enseignement pratique et l’enseignement théorique, le premier étant donné dans des ateliers spéciaux.
- L’enseignement professionnel comprend trois degrés : écoles d’artisans, écoles spéciales et écoles supérieures des arts et métiers, ayant chacun un caractère, un but et une organisation à part.
- Ces trois degrés ont toutefois, en meme temps, des caractères communs.
- Le principe de l’organisation de ces écoles tend, comme nous l’avons déjà mentionné, à ce que chacune d’elles donne à tous ses degrés un enseignement complet, de sorte que les élèves sortants aient les capacités requises, soit comme compagnons-ouvriers brevetés ou chefs de travaux, soit connue patrons indépendants ou chefs d’atelier.
- Tout en présentant le même caractère général au point de vue de l’organisation et des places d’études, chaque école constitue en soi un type à part qui, outre le caractère commun signalé, a ses traits spéciaux qui la différencient des autres.
- Chaque établissement a ses ateliers constamment maintenus au niveau de l’industrie moderne.
- Le Ministère du commerce attache une très grande importance aux moyens auxiliaires de l’enseignement, et il consent à cet effet des sacrifices pécuniaires très considérables, Il fait éditer des livres, dont la composition est confiée par le Ministère à des spécialistes de premier ordre; 80,000 couronnes sont affectées à cette œuvre. Des feuilles-modèles paraissent tous les ans en 12 livraisons sur les industries du bois, la métallurgie, la construction mécanique, les arts textiles. Chaque livraison comprend en moyenne 10 feuilles et 2 à â dessins d’atelier. Cette édition paraît depuis deux ans en croate, allemand, français et anglais; elle est déjà introduite dans les écoles industrielles de l’Autriche et se répand de plus en plus à l’étranger. On consacre annuellement à l’émission des feuilles-modèles iG,ooo couronnes. On publie de meme pour l’enseignement de la technologie et de la mécanique descriptive des tableaux technologiques de grandes dimensions, représentant des sujets relatifs aux industries du bâtiment, du bois, de la métallurgie et de la construction mécanique. Déjà 20 tableaux de cette espèce sont mis à la disposition des écoles, et 20 autres sont en voie d’achèvement, de sorte que les écoles disposeront dès la fin de 1900, de ùo de ces grands tableaux. On se propose d’éditer Go à 80 tableaux de cette espèce,
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- dont l’émission contera en chiffres ronds 2 5,ooo couronnes. Cette série sera d’ailleurs continuée et complétée suivant le développement des progrès techniques.
- Enfin, les écoles ont leur Revue spéciale qui, représentant à la fois les intérêts de l’enseignement industriel et de l’enseignement professionnel, et paraissant par quinzaine en 2 à 3 feuilles, contribue puissamment au développement de ces enseignements. Cette revue est expédiée à toutes les autorités industrielles, à toutes les écoles industrielles et professionnelles; elle publie les procès-verbaux du Conseil supérieur de renseignement industriel ainsi que les propositions des rapporteurs des diverses questions examinées dans ce Conseil, afin d’éveiller l’intérêt pour l’enseignement industriel, et de le faire pénétrer dans les régions les plus éloignées. Cette revue reçoit une subvention de A o,ooo couronnes par an du Ministère du commerce, qui paie en outre les exemplaires envoyés aux autorités industrielles.
- Le budget consacré en 1900, à l’enseignement professionnel, se décompose comme suit : le total des dépenses à la charge du Ministère du commerce est de î ,81 /i,699 couronnes ; les dépenses pour l’Ecole des beaux-arts de 101,9/12 couronnes; total : 1,9/16,6/11 couronnes, ou, en chiffres ronds, environ 2 millions de couronnes.
- En laissant de côté les dépenses de l’Ecole des arts décoratifs, que nous spécifierons en parlant plus tard de cette école, le susdit montant de 1,81/1,699 couronnes se divise en émoluments personnels, soit 823,Ai 1 couronnes, en dépenses pour le matériel, soit 487,6 12 couronnes, en dépenses générales et en subventions d’Etat accordées aux écoles, soit io5,A6o couronnes, en construction de nouveaux batiments, soit 36o,ooo couronnes, et en sommes destinées à l’acquittement des emprunts afferents aux anciennes constructions, soit 30,662 couronnes.
- Toutes ces dépenses, déduction faite de 67,910 couronnes, sont à la charge de l’Etat; tout l’enseignement professionnel porte donc en Hongrie le caractère d’Etat. Grâce à cette circonstance, on a pu introduire partout une organisation uniforme avec application de principes similaires.
- Quant aux 67,810 couronnes susmentionnées, elles sont versées chaque année par les villes, chambres du commerce et de l’industrie, corporations industrielles, etc., pour l’entretien des écoles respectives; en outre, les villes sont tenues de pourvoir en majeure partie aux bâtiments propres à l’école.
- Une rétribution scolaire n’est perçue que dans les écoles supérieures des arts et métiers, dans les écoles industrielles de jeunes filles et dans les cours spéciaux, tandis que l’enseignement est donné tout à fait gratuitement dans les écoles d’artisans et les écoles spéciales.
- Les écoles mettent à profit les produits de leurs ateliers; 66,696 couronnes figurent au budget comme provenant de ventes d’objets confectionnés.
- Après avoir fait connaître les données générales et les plus caractéristiques de l'organisation de renseignement industriel hongrois, nous consacrerons quelques détails aux
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- différentes espèces d’écoles, telles que : écoles d’artisans, écoles spéciales et écoles supérieures des arts et métiers, ainsi qu’à certains autres établissements constituant des branches à part de l’enseignement professionnel, tels que : école des arts décoratifs, écoles industrielles de jeunes filles, musées de technologie et cours industriels spéciaux.
- Ecoles (Vartisans. — Le but principal des écoles appartenant à cette catégorie est, soit de développer l’industrie domestique existant déjà dans une certaine partie du pays, soit de créer une nouvelle branche d’industrie domestique et d’ouvrir, en conséquence, de nouvelles ressources aux habitants.
- Il existe six écoles de ce genre, à savoir : 5 écoles d’Etat et 1 école subventionnée par l’Etat.
- Les écoles d’artisans poursuivent avant tout un but pratique.
- Ces écoles sont soumises au contrôle direct d’un Conseil local de surveillance, tandis que l’école elle-même est dirigée par un maître, ayant la compétence industrielle convenable; ce maître est secondé, autant qu’il est nécessaire, par des contremaîtres expérimentés. L’enseignement théorique est donné par des instituteurs payés à l’heure.
- Les conditions d’admission des élèves sont : avoir atteint l’àge de 19 ans révolus et terminé avec succès la quatrième classe de l’école primaire.
- L’enseignement dure, dans les écoles de vannerie et de bimbeloterie, 3 ans; dans les autres écoles, 2 ans.
- Les écoles acceptent des commandes dont elles confient l’exécution à quelques-uns de leurs anciens élèves; ces derniers travaillent soit dans l’établissement, soit chez eux. Le matériel brut nécessaire leur est fourni par lecole qui en déduit le prix représentant la main-d’œuvre de la valeur du travail. L’école ne perçoit aucun droit pour cette entremise de travail.
- La durée de l’enseignement est de à 8 à 5o heures par semaine. Sont consacrées : h heures à la théorie générale, 3 heures au dessin et le reste à la pratique d’atelier, c’est-à-dire à l’enseignement du métier.
- 11 n’y a pas de vacances dans ces écoles, les fêtes exceptées, et l’enseignement dure î 2 mois.
- Le plan d’études pratiques est le même pour les écoles de même nature. Ce plan a déjà été établi pour les écoles de vannerie et les écoles de bimbeloterie.
- Les dépenses d’entretien des six écoles dont il s’agit s’élevaient en 1899 à (>5,906 couronnes, dont 15,552 couronnes étaient employées aux bourses d’étude d’élèves pauvres; déduction faite des recettes de ces écoles, soit 1/1,988 couronnes en 1899, les dépenses effectives s’élevaint donc à 5o,gi8 couronnes. Ces écoles étaient fréquentées en 1898-1899 par 191 élèves.
- Déduction faite des bourses accordées, la dépense par élève revient à 1/17 couronnes par an.
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- Les 6 écoles d’artisans existant en Hongrie sont : 3 écoles pour la vannerie, î école pour la bimbeloterie, î école pour l’industrie des dentelles, et î école pour l’industrie textile ; cette dernière est seulement subventionnée par l’Etat.
- Les trois écoles de vannerie sont situées à Rellus, à Békés et à Tokaj. Toutes trois ont un plan d’études pratiques uniforme qui est le suivant :
- ire année. Le saule en général; décortication, classement et apprêts. Ouvrages en osier.
- 2° année. Ouvrages sur patrons ou matières diverses. Ouvrages en osier raboté. Paniers. Tissus de jonc. Teinture et moulage des produits précédents.
- 3e année. Meubles de jardins en tresses d’osier, en jonc, en roseau, en bambou. Tressage artistique. Objets de luxe divers.
- Le total des dépenses de leur entretien s’élevait en i8(j(j à 4o,8Go couronnes et les recettes à i3,i28 couronnes, de sorte que les dépenses d’entretien ne ressortaient en réalité qu’à 27,782 couronnes, y compris 8,G8o couronnes accordées aux élèves pauvres comme bourses d’étude. Ces écoles étaient fréquentées par 76 élèves ordinaires et 5o élèves irréguliers.
- U école de bimbeloterie, appliquée à la fabrication des jouets d’enfants, est située à Ilegybànya-Szélakna. Elle a pour but de propager et de développer cette fabrication comme industrie domestique. Elle a été créée en 1887 par le Ministre des cultes et de l’instruction publique, qui a accordé une subvention annuelle de i,Goo couronnes pour couvrir les dépenses d’entretien. En 1891, cette école a été rangée sous les ordres du Ministre du commerce, et depuis ce temps le nombre de ses élèves varie entre 20 et 2/1.
- L’enseignement y est surtout pratique; en dehors du travail d’atelier, le plan d’études ne comporte que le dessin à main levée et le modelage.
- U école appliquée à la fabrication des dentelles se trouve à Kormôczbanya ; elle possède une succursale à Ohegy. Cette école, qui était primitivement un atelier ambulant, a pour but de développer et de perfectionner dans la haute région la fabrication des dentelles au fuseau comme industrie domestique et d’augmenter ainsi les ressources des habitants pauvres, anciens mineurs pour la plupart.
- De même que les autres écoles d’artisans, celle-ci fait de son mieux pour procurer de l’occupation aux travailleurs peu aisés.
- Le plan d’études comprend deux cours avec deux semestres chacun : le premier semestre dure du icr octobre au 3o mars, et le second du ier avril au 3o septembre. L’enseignement dure huit heures par jour; il est exclusivement pratique et s’étend à toutes les espèces de dentelles au fuseau.
- Est admise comme élève toute fdle ayant passé l’âge requis pour l’enseignement primaire obligatoire; nombre des élèves : 34.
- L’école fournit les ustensiles et les instruments nécessaires, notamment le fil, les fuseaux et les coussinets de dentelles.
- Cette école a conservé quelque chose de son ancien caractère d’atelier ambulant ;
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- établie à Sovar en 1883, elle a été transplantée en 1886 à Hodrusbanya, et, de là, en 1886, à Kôrmôczbanya, où elle se trouve encore.
- La fabrication des dentelles au fuseau, qui ne remonte pas en Hongrie à une époque très ancienne, s’est considérablement développée depuis la fondation de lecole en question; elle a sensiblement amélioré les conditions d’existence des habitants mineurs de la haute région, qui ne vivent qu’à grand’peine des faibles ressources que leur offre l’exploitation des mines.
- L’école pour l’industrie textile se trouve à Pozsony; elle reçoit de l’Etat 10,000 couronnes. Elle est dirigée, à l’heure qu’il est, par un chef d’atelier et un maître tisserand; on y attache une importance particulière à la fabrication des tapis noués. Elle compte 5 (j élèves.
- Kcoles spéciales. — Ces écoles constituent le degré moyen de l’enseignement professionnel hongrois; on y attache la plus grande importance.
- La création de ces écoles tout à fait spéciales remonte à une dizaine d’années seulement; elle vise, en première ligne, les intérêts de l’industrie manufacturière et l’éducation des aides instruits qui lui sont nécessaires.
- Elles prennent rang entre l’Ecole d’artisans et l’Ecole supérieure des arts et métiers, la première cultivant de préférence, comme nous l’avons vu, l’industrie domestique et seulement en partie l’industrie manufacturière, l’instruction et le perfectionnement des ouvriers ordinaires; l’autre favorisant plutôt la grande industrie par l’instruction et le perfectionnement des chefs de travaux.
- Les écoles spéciales de ce degré ont aussi une organisation complète et uniforme. Les conditions d’admission des élèves, le but et les moyens de l’enseignement, la surveillance et la qualification ainsi que le plan d’étude sont uniformes.
- Les conditions d’admission de toutes les écoles de cette espèce sont : avoir atteint l’âge de î 2 ans révolus et terminé avec succès la 6e classe de l’école primaire ou la 2e classe de l’école secondaire.
- Les élèves reçoivent dans l’école meme un enseignement complet , tant théorique que pratique; ils quittent l’école pour entrer directement dans la profession où ils doivent vivre de leur travail.
- L’importance relative de l’enseignement théorique et de l’enseignement pratique ressort du plan d’étude ci-dessous indiqué. L’enseignement théorique a des bornes très étroites ; on n’enseigne que ce qui est indispensablement nécessaire à l’industriel instruit.
- Les matières de l’enseignement se divisent en trois groupes principaux : sujets généraux, sujets de dessin et, pour certaines écoles, sujets spéciaux.
- Les matières et l’étendue des sujets généraux sont les memes pour toutes les écoles spéciales, quelle que soit la branche d’industrie quelles comportent.
- Voici les sujets et le nombre d’heures consacrées à ces sujets par semaine et par cours ; Langue hongroise, 2 heures dans les icr et 3e cours et 1 heure dans le
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- 4° cours; arithmétique et géométrie, A heures dans le icr cours, 2 heures dans le 20 et 1 heure dans le 3° cours ; physique et chimie, 2 heures dans le icr cours; calligraphie,
- 1 heure dans le icr cours; tenue de livres, 2 heures dans le 3e cours. Les sujets généraux occupent donc 9 heures dans le ier cours, 4 heures dans le 2e cours, 5 heures dans le 3e et 1 heure dans le 4e cours, soit 19 heures par semaine pendant la durée totale des quatre cours.
- Les sujets de dessin et de modelage forment le deuxième groupe de l’enseignement des écoles spéciales; ils comprennent le dessin à main levée, le dessin géométrique y compris la géométrie descriptive et le modelage.
- Les écoles spéciales attachent à ces trois derniers sujets une importance tout à l'ait exceptionnelle et y consacrent, en conséquence, un grand nombre d’heures par semaine, à savoir :
- i° au dessin à main levée : dans les écoles spéciales de l’industrie du hois,
- 6 heures flans le icr cours, A heures dans les 2R et 3e cours ; dans les écoles de métallurgie, en sus encore A heures dans les A° cours (serruriers artistiques); et dans les écoles de poterie, 6 heures dans les icr et Ae cours;
- 20 au dessin géométrique et à la géométrie descriptive, dans toutes les écoles spéciales, 6 heures dans le icr cours et 2 heures dans le 2e cours;
- 3° enfin, au modelage, dans les écoles de l’industrie du hois et de métallurgie, 3 heures dans le iT cours et 2 heures dans le 2e cours, et dans les écoles de l’industrie de poterie : A heures dans les icr et 4e cours.
- Ces écoles forment des compagnons-ouvriers ou des contremaîtres des fabriques, lesquels sont capables aussi, après une pratique de deux années, de s’établir à leur compte.
- A côté de la plupart des écoles spéciales se trouve un internat avec une installation aussi simple que possible, car ces écoles ne doivent jamais perdre de vue quelles sont appelées à l’éducation de simples industriels et quelles doivent se conformer, en conséquence, aux exigences et aux besoins de ces industriels.
- Il n’y a pas de taxe scolaire, hormis pour certains cours spéciaux au sujet desquels nous revenons à propos de chaque école.
- La durée de l’enseignement est fixée à quatre ans, divisés en 8 semestres, à l’exception des écoles de l’industrie textile pour lesquelles ce temps est réduit à deux années.
- L’enseignement commence le icf septembre et dure jusqu’à la fin du mois de juin pour la partie théorique et jusqu’à la fin du mois de juillet pour la partie pratique; seul le mois d’août constitue un mois de vacances.
- L’enseignement théorique dure de A à 8 heures par semaine; le dessin, de 1A à 18 heures; l’atelier, de 20 à 3o heures.
- Dans chaque école, presque sans exception, il y a pour les élèves pauvres des bourses d’études accordées soit par le Gouvernement, soit par les villes, les chambres de commerce et d’industrie des diverses corporations; le montant de ces bourses s’élevait, en 1899, à 54,716 couronnes.
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- Il y a actuellement en Hongrie 16 écoles spéciales, à savoir : i3 écoles entretenues par l’Etat et 3 écoles subventionnées par le Gouvernement. Les dépenses d’entretien des i3 écoles s’élevaient, en 1899, à 5/19,986 couronnes; l’effectif scolaire comprenait 692 élèves ordinaires et 297 élèves irréguliers, soit au total 989 élèves. Le prix de revient de l’instruction d’un élève est, en moyenne, de kih couronnes.
- I. Ecoles spéciales de l’industrie du bois. — Trois des écoles appartenant au groupe des écoles spéciales s’occupent exclusivement de l’industrie du bois (métiers d’ébéniste, de menuisier en bâtiment, de tourneur et de sculpteur en bois).
- Elles sont situées à Homonna, Ujpest et Brasso.
- Leur plan d’étude est, à l’égard des sujets généraux et des sujets de dessin, parfaitement conforme à celui des autres écoles spéciales.
- L’enseignement des sujets spéciaux s’étend : à la technologie, à l’étude de la construction en bois et au dessin correspondant, à la mécanique descriptive et à l’étude des devis industriels.
- Le temps consacré aux travaux d’atelier est de 38 heures par semaine.
- Les 3 écoles étaient fréquentées, en 1899, par 97 élèves ordinaires; le prix de revient d’un élève atteignait à la somme élevée de 907 couronnes.
- IL Ecoles spéciales des industries du fer, de métallurgie et de mécanique. — Ces écoles s’appliquent aux industries suivantes : mécanique, serrurerie en bâtiment, serrurerie artistique et ferblanterie.
- Les sujets généraux sont les mêmes que ci-dessus. Nombre des heures de dessin : ier cours, i5 heures; 2e cours, 8 heures; 3e et 4e cours, 4 heures par semaine.
- Sujets spéciaux : la technologie, la mécanique descriptive, l’étude du devis industriel, le dessin constructif de métallurgie, le dessin de construction et de mécanique.
- Ce groupe est représenté par une seule école, l’école spéciale de métallurgie et de serrurerie artistique de Gôlniczbanya, fondée en 1893, et dont les dépenses d’entretien, y compris les bourses d’étude, soit 8,920 couronnes, s’élevaient en 1899 à 40,7/10 couronnes. Les recettes de cette école étant de 8,220 couronnes, les dépenses ne s’élevaient, en réalité, qu’à 32,52 0 couronnes. Il y avait 60 élèves en 1899, dont plus des deux tiers habitaient l’internat rattaché à l’école. Le prix de revient d’un élève ressort 5592 couronnes par an.
- III. Ecoles spéciales des industries du bois et de la métallurgie. — En Hongrie, les circonstances industrielles sont parfois telles qu’on a jugé utile de réunir dans quelques écoles spéciales les industries du bois et de la métallurgie.
- Ces circonstances ont fait naître le groupe des écoles spéciales des industries du bois et de la métallurgie, qui sont les plus développées et les plus fréquentées de toutes les écoles spéciales.
- Il y a h écoles de cette espèce, et elles appartiennent à l’Etat. Leur organisation est
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- conforme à celle des autres écoles spéciales; leur plan d’étude est commun, en ce qui concerne la section de l’industrie du bois, avec le plan d’étude que nous avons mentionné en parlant des écoles spéciales de l’industrie du bois et, dans la section de métallurgie, avec le plan d’étude normal des écoles spéciales des industries du fer, de métallurgie et de mécanique, également mentionné ci-dessus.
- Ces écoles ont deux sections distinctes et indépendantes. Les élèves des deux sections suivent ensemble les cours généraux et une partie des cours du dessin; ils ne sont séparés que pour les sujets spéciaux et dans la partie professionnelle des cours de dessin, c’est-à-dire dans les cours supérieurs et dans les ateliers.
- Les écoles de ce groupe sont situées à Arad, Kolozsvar, Maros-Vasarhely et Szeged. Elles comptent un total de Ai3 élèves.
- Les dépenses d’entretien des A écoles spéciales s’élevaient en 1899 à a30,396 couronnes, y compris 11,628 couronnes destinées aux bourses d’études; leurs recettes montaient à 5 A, A A A couronnes, de sorte que les dépenses effectives ne montaient qu’à 181,882 couronnes. Il y avait à la meme époque qoo élèves, notamment A 13 élèves ordinaires et A87 élèves extraordinaires; les frais afférents à un élève, y compris sa bourse d’études de 28 couronnes, s’élevaient à 202 couronnes.
- IV. Ecoles spéciales de l’industrie textile. — L’industrie textile est représentée en Hongrie par 9 écoles; Tune appartient à l’Etat; l’autre est seulement subventionnée par le Gouvernement.
- L’organisation des écoles de l’industrie textile diffère de celle des autres écoles spéciales; la durée de l’enseignement y est fixée à deux ans seulement, au lieu de quatre; l’àge d’admission à 1A ans au lieu de 12 ans, ce qui est motivé par le fait que cette industrie exige une constitution plus robuste.
- Pour le reste, l’organisation des écoles de l’industrie textile est conforme à celle des autres écoles spéciales.
- Le plan d’étude des sujets généraux est le même, avec la restriction que ces sujets ne sont pas traités d’une manière si détaillée, vu le peu d’heures dont on dispose.
- Matières enseignées : langue hongroise, tenue de livres, dessin géométrique et à main-levée, dessin industriel, technologie, étude des instruments et outils du tissage à la main et mécanique, théorie des assemblages, analyse de tissus.
- Chaque école est pourvue de 2 ateliers, à savoir : un atelier de tissage à la main et un atelier de tissage mécanique.
- Des deux écoles spéciales de ce groupe, la plus importante est celle de Késmârk; l’Ecole de Nagy-Disznôd, subventionnée par l’Etat, est d’une importance moindre.
- L’Ecole spéciale de Késmârk comprend toutes les branches textiles ; elle possède des métiers spéciaux et mécaniques pour chaque espèce de tissus. Le nombre des élèves est très restreint : 1A élèves ordinaires et 10 élèves extraordinaires.
- L’entretien de cette école a coûté, en 1899,28,862 couronnes, y compris 3,628 couronnes destinées aux bourses d’étude, et ses recettes ont été de 2,700 couronnes, de
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- sorte que les dépenses effectives montent à 26,162 couronnes; un élève coûtait donc 1,0 qo couronnes, somme extrêmement élevée.
- Un essai intéressant mérite d’être mentionné ici : dans cette école on a organisé des cours spéciaux non seulement pour les ouvriers de l’industrie textile, mais encore poulies commerçants de cette partie, pour que ceux-ci puissent y acquérir les connaissances nécessaires.
- V. Ecoles spéciales des industries de la pierre et de la poterie. — Le cinquième groupe d’écoles spéciales comprend celles qui sont destinées aux industries de la pierre et de la poterie.
- A l’égard des sujets généraux, certaines différences sont à signaler avec ceux des autres écoles spéciales ; elles portent sur les points suivants : dans les écoles des industries de la pierre et de la poterie on traite comme sujets distincts : la physique pendant la irc année, 2 heures par semaine; la chimie minérale pendant la 2e année, également 2 heures par semaine; dessin à main levée, 6 heures par semaine; modelage, h heures par semaine pendant la durée des quatre cours.
- . Les plans d’étude des sujets spéciaux sont différents. L’enseignement de ces sujets spéciaux commence en 3° année; le dessin à mainlevée et le modelage appartiennent, comme sujets spéciaux, tout particulièrement à l’enseignement professionnel.
- Les sujets distincts des écoles spéciales de l’industrie de la pierre sont : la calligraphie, la technologie chimique, la théorie des constructions, le dessin industriel.
- On consacre aux travaux de l’atelier : 2 3 heures pendant la irc année, 2 3 heures pendant la 2e année, 28 heures pendant la 3e année et 35 heures pendant la û° année.
- Les écoles spéciales de l’industrie de la pierre se bornent aux ouvrages des tailleurs de pierre et à la sculpture décorative; elles n’enseignent la sculpture décorative qu’autant quelle est nécessaire à l’industrie du bâtiment; la sculpture proprement dite est tout à fait exclue de ces écoles dont le but est de former des industriels et non des artistes.
- Les écoles de poterie s’occupent de toutes les branches de cette industrie, à savoir : tuyaux de drainage, pots, poêles, majolique, etc.
- Une école spéciale de l’industrie de la poterie existe à Ungvâr; une autre, mais seulement avec deux sections (tailleurs de pierre et polisseurs de pierre), à Zalatna; enfin une école spéciale des industries de la pierre et de la poterie à Székely-Udvarhely. Nombre total des élèves : io5.
- L’entretien de ces écoles a coûté, en i8qq, io8,û86 couronnes, y compris les 16,200 couronnes destinées aux bourses d’étude. En déduisant de ces dépenses d’entretien les recettes, soit 6,350 couronnes, les dépenses effectives montent à 102,1 36 couronnes. Ces écoles étaient fréquentées à la même époque par 2/10 élèves, de sorte qu’un élève coûte, en moyenne, Û25,5 couronnes.
- VI. Ecoles spéciales des industries mixtes. — Telles sont : lecole de mécanique et d’horlogerie, à Budapest, appartenant à l’Etat, et les écoles de tannerie et de cordonnerie, subventionnées par l’Etat, à Nagy-Szeben.
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- L’école de mécanique et d’horlogerie porte sur l’industrie mécanique — à l’exception de la partie optique qui a un atelier non compris dans l’enseignement industriel —, sur Télectro-technique et sur l’horlogerie.
- L’enseignement est théorique et pratique. Les dépenses d’entretien montent à 36,1 A A couronnes et ses recettes à 1,800 couronnes, de sorte que les dépenses effectives s’élèvent à 3 A, 3 A A couronnes. Le nombre de ses élèves est de 5i.
- Cette école est fréquentée aussi par tous les apprentis de mécanique et d’horlogerie des ateliers de la capitale; les cours ont lieu le soir et le dimanche matin; l’enseignement dure 10 heures par semaine.
- L’école de tannerie et de cordonnerie est un établissement de moindre importance; elle s’occupe surtout du perfectionnement des patrons et des compagnons ouvriers déjà engagés dans la profession, pour lesquels existent des cours spéciaux de 1 à 9 ans, tandis que la durée de l’enseignement pour les élèves ordinaires est fixée à A ans.
- C’est au développement des écoles spéciales que le Gouvernement hongrois apporte le plus de sollicitude.
- En 1900-1901 fonctionnera une nouvelle école spéciale des industries du bois et de métallurgie à Temesvâr; une autre de même espèce sera ouverte plus tard à Gyôr et on s’occupe de créer une grande école spéciale à Fiume, destinée à la mécanique des navires.
- En outre, on étudie la fondation d’une école spéciale de tannerie et d’une école spéciale de l’industrie des reproductions multiples dont la création est d’un intérêt capital pour le pays.
- Ecoles supérieures des arts et métiers. — Ces écoles constituent le plus haut degré de l’enseignement professionnel de Hongrie, abstraction faite de l’Ecole polytechnique qui, d’ailleurs, ne saurait être rangée parmi les écoles destinées à l’enseignement industriel proprement dit. Comme en France par les écoles d’arts et métiers, c’est par la création de ces écoles, représentant le moyen degré de l’enseignement professionnel, qu’on a inauguré en Hongrie l’enseignement industriel à une époque où il n’y avait encore ni écoles d’apprentis, ni écoles spéciales.
- Tandis que l’école d’artisans n’est appelée qu’à former des ouvriers ordinaires et ceux de l’industrie domestique, et l’école spéciale des compagnons ouvriers et des contremaîtres instruits pour la petite industrie manufacturière, le but principal des écoles supérieures des arts et métiers est de former pour la grande industrie, pour les ateliers de machines agricoles, pour les entreprises de transport et l’industrie du bâtiment, des chefs de travaux ou des agents instruits et capables de gérer d’une manière indépendante une fabrique de quelque importance.
- Les écoles supérieures des arts et métiers occupent le même rang que les écoles secondaires d’enseignement général et elles offrent la même qualification que le certificat de
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- maturité de ces écoles; elles confèrent le droit de passer sous les drapeaux un an seulement en qualité de volontaire.
- Tandis que pour l’admission dans les écoles spéciales on n’exige, comme nous l’avons vu, que a classes d’une école secondaire et l’âge de 12 ans révolus, les candidats aux écoles supérieures des arts et métiers doivent avoir suivi 4 classes d’une école secondaire et être âgés de 15 ans révolus.
- A coté des connaissances théoriques préliminaires, on exige encore des élèves des écoles supérieures des arts et métiers une pratique préalable qui est en réalité d’une année.
- L’enseignement dure trois années, divisées en G semestres.
- Une proposition a été faite, à maintes reprises, tendant à prolonger à h ans la durée de l’enseignement de ces écoles sans augmenter les matières des programmes.
- Dans ces écoles, il est perçu une taxe scolaire qui s’élève, en moyenne, à 60 couronnes par an.
- Il y a actuellement en Hongrie 3 écoles supérieures des arts et métiers avec une organisation uniforme, mais avec diverses sections, suivant les branches d’industrie en cause. Parmi ces 3 écoles, deux sont situées à Budapest; l’une possède h sections portant sur les industries du bois (menuiserie), de mécanique, de métallurgie, du fer et des produits chimiques; cette école est la plus importante et la plus fréquentée du pays; l’autre porte uniquement sur l’industrie du bâtiment; la troisième école, la plus ancienne, estime école de mécanique située à Kassa.
- Le plan d’étude de ces 3 écoles est le même dans sa partie générale, sauf quelques différences insignifiantes. On y enseigne la langue hongroise, l’arithmétique et l’algèbre, la géométrie, la géométrie descriptive et le dessin, la physique, la chimie, le dessin à main levée et le modelage.
- Les sujets spéciaux sont les suivants :
- Dans la section des mécaniciens : cinématique, technologie du hois, des métaux, construction de machines, dessin de construction de machines, technologie générale, machines agricoles et dessin de machines agricoles, arpentage; travaux d’atelier, construction du matériel de chemins de fer, de minoterie et de papeterie.
- Dans la section de chimie : chimie, modelage, dessin d’après nature, chimie organique et inorganique, dessin de machines; les exercices de laboratoire remplacent ceux d’atelier.
- Dans la section du fer et de métallurgie : dessin d’après nature, modelage, travaux des serruriers en bâtiment et des serruriers artistiques, constructions simples en fer, technologie mécanique, chauffage et ventilation, puits, pompes, pompes à incendie, conduites de gaz et d’eau ; exercices d’atelier.
- Dans la section du hois : dessin d’après nature, modelage, technologie du bois, construction industrielle en bois, dessin de construction; exercices d’atelier.
- L’industrie du bâtiment est pourvue d’une école supérieure spéciale.
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- Cette école comprend : les cours ordinaires, qui sont conformes à ceux des écoles supérieures des arts et métiers dont nous venons de parler et dont la durée est de trois ans; un cours extraordinaire pour former les compagnons ouvriers, maçons, charpentiers et tailleurs de pierres, dont la durée est de quatre semestres d’hiver, les compagnons ouvriers devant exercer leur métier pendant Tété. •
- Les sujets spéciaux sont les suivants : construction et dessin, mécanique, matériaux du bâtiment, arpentage, architecture, histoire de l'architecture, études des devis, tenue de livres, construction de chaussées, de ponts; hydrotechnique.
- École des arts décoratifs. — Cette école occupe le meme rang que les écoles supérieures des arts et métiers, mais en diffère au point de vue de l’organisation.
- Bien que créée en vue des applications pratiques, elle est plutôt considérée comme artistique et, en conséquence, elle relève du Ministère des cultes et de l'instruction publique.
- Fondée en 1880, primitivement comme école des sculpteurs sur bois, elle est parvenue, par étapes successives, à son état actuel.
- L’école est divisée en six sections et concourt au perfectionnement des arts décoratifs ci-après :
- Sculpture décorative, à savoir : la sculpture décorative proprement dite pour les modeleurs, sculpteurs sur bois, tailleurs de pierres, céramistes, etc., s’occupant de la décoration intérieure et extérieure des bâtiments, des meubles ou d’autres objets çTamé-nagemcnt; l’art dit petite plastique, pour les industries des métaux et du bois, l’orfèvrerie, la taille d’écume de mer et cl’os, la poterie, etc.;
- Peinture décorative pour les peintres en bâtiment, peintres d’armes, décorateurs, peintres de façade, etc.;
- Orfèvrerie et émaillerie pour les ouvriers en orfèvrerie et en argenterie, graveurs, fondeurs, ciseleurs, galvanoplastes, serruriers artistiques, émailleurs et bijoutiers, etc.;
- Xylographie, pour les xylographes, lithographes, etc.;
- Gravure sur cuivre pour les graveurs et ciseleurs sur cuivre, artistes des reproductions multiples.
- Récemment, on a créé la section de l’ameublement pour les architectes, tapissiers, ébénistes, etc.
- L’enseignement dure cinq ans dans toutes les sections. Les deux premières années sont consacrées aux études théoriques et pratiques communes à toutes les branches d’art. L’élève se prépare pour ainsi dire, durant ces deux années, à ses études professionnelles; c’est pourquoi ces deux années s’appellent aussi classe préparatoire. Il passe ensuite dans la section normale qui dure trois ans, pour se perfectionner d’une manière artistique et pratique dans son métier.
- Voici les sujets d’enseignement et le nombre des heures qui leur sont consacrées par semaine et par cours :
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- NOMBRE D’HEURES PAR SEMAINE.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. CLASSES PRÉPARATOIRES. SECTIONS NORMALES.
- 1"=. 2e. 1rc. 2e. 3e.
- Dessin à main levée 8 2 Il Il n
- Dessin d’ornement 10 8 H H n
- Dessin de figure 6 8 8 8 8
- Géométrie 6 h II II n
- Dessin architectural II 6 G II U
- Etude des ordres relatifs aux arts décoratifs . . . // n 2 II II
- Dessin décoratif II n // G G
- Histoire des arts II u H 2 *2
- Anatomie II n II 2 2
- Nolions préliminaires pratiques (modelage,
- peinture, etc.) 12 1 2 H U II
- Enseignement pratique II n 2 h 2 h 2 h
- Total 38 ho ho hü h%
- Est admis comme élève ordinaire celui qui a atteint l’âge de 15 ans révolus et a terminé avec succès au moins quatre classes d’une école secondaire ou d’une école dite bourgeoise, pourvu qu’il ait quelque habileté dans le dessin ou modelage, ou qu’il se soit déjà préalablement exercé dans la branche d’industrie qu’il a choisie.
- Est admis comme élève extraordinaire tout jeune homme qui possède une habileté requise dans le dessin.
- Une faible taxe scolaire, soit 4o couronnes par an, est demandée aux élèves.
- L’enseignement est théorique et pratique dans la sculpture sur bois, l’orfèvrerie, la xylographie et la gravure sur cuivre ; on a l’intention de développer de plus en plus les travaux pratiques.
- Des cours spéciaux du soir reçoivent les apprentis et les compagnons ouvriers s’occupant d’orfèvrerie j etc.
- Le développement de l’école date du jour où elle a été installée dans un nouveau palais avec le Musée des arts décoratifs où elle trouve à sa portée tous les moyens nécessaires à son développement.
- Les collections de l’école sont tirées du Musée des arts décoratifs, qui a pris un puissant essor et tient la tête du mouvement des arts décoratifs de Hongrie.
- Les dépenses d’entretien de l’Ecole des arts décoratifs s’élevaient, en 1899, à 116,9 à à couronnes, y compris à,hoo couronnes destinées aux bourses detudes pour des élèves pauvres; déduction faite encore des ù,ooo couronnes à titre de recettes de taxe scolaire, les dépenses se réduisent, en réalité, à 119,9hk couronnes.
- Le nombre des, élèves était de 129, à savoir : 73 élèves ordinaires et 56 élèves extraordinaires; le prix clc revient d’un élève ressortait donc à 870 couronnes par
- an.
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- Le certificat de sortie, délivré par cette école, comme celui des écoles supérieures des arts et métiers, est équivalent au certificat de maturité des écoles secondaires.
- Cours spéciaux. — Nous voici arrivés au terme de l’étude de la partie organique, de l’enseignement industriel hongrois.
- Comme nous l’avons vu, cet enseignement commence par les écoles d’apprentis à la suite desquelles viennent celles d’artisans, puis les écoles professionnelles et enfin, les écoles supérieures des arts et métiers et l’Ecole des arts décoratifs.
- Cette partie d’enseignement est organique, puisque les dites espèces d’écoles sont en rapport réciproque et intime et qu’on peut passer d’une école d’apprentis dans une école professionnelle et, de là, dans celle des arts et métiers ou bien dans celle des arts décoratifs.
- Ce passage est réglé par des dispositions spéciales, de sorte que, par exemple, tel élève qui veut passer d’une école professionnelle à une école supérieure des arts et métiers, n’est pas obligé d’achever les cours de l’école professionnelle.
- Ce permis de passage extraordinaire est accordé seulement aux élèves les meilleurs, puisqu’il est désirable que chaque école ait sa propre raison d’ètrc.
- Il nous reste à dire quelques mots de certains cours spéciaux, organisés tant dans les écoles professionnelles que dans les écoles d’arts et métiers.
- Le système de l’enseignement industriel de Hongrie est, comme nous avons vu, d’une part, de fournir aux apprentis engagés dans la profession les connaissances théoriques les plus nécessaires, et, d’autre part, de donner aux jeunes hommes, avant leur entrée dans la vie industrielle, le bagage théorique et pratique nécessaire dans la brandie d’industrie qu’ils veulent suivre; cette organisation laisse donc de côté l’enseignement professionnel des adultes.
- Il existe, il est vrai, les cours spéciaux destinés à former des compagnons ouvriers, dont nous avons parlé en traitant de l’enseignement des apprentis, mais ces cours ont plutôt un caractère général et ne concernent pas de sujets spéciaux.
- Les cours spéciaux s’adressent précisément aux adultes, maîtres et ouvriers; ils sont donnés ordinairement le soir, durant les mois d’hiver, lorsque les intéressés ont assez de temps à leur disposition.
- Une exception est faite pour le groupe d’industrie du bâtiment dont la clientèle, en raison du chômage de l’hiver, peut suivre des cours de jour.
- L’organisation des cours spéciaux est prévue pour chaque école professionnelle ou d’arts et métiers, et à l’heure qu’il est, il existe déjà un assez grand nombre d’écoles ayant un.ou plusieurs cours spéciaux pour les menuisiers, serruriers, tisseurs.
- Il y a au Musée technologique, à Budapest, des cours spéciaux de dessin industriel pour les menuisiers, serruriers, ferblantiers et charrons, qui ont été fréquentés, en 1899, par 162 industriels adultes. On y pratique aussi des exercices d’atelier concernant le travail du bois (polissage, dorure, etc.), les travaux de tourneur, le maniement des machines de l’industrie du bois, la serrurerie artistique. Les exercices
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- d’atelier sont pratiqués en partie dans le Musée technologique et en partie dans les ateliers de TEcole supérieure des arts et métiers, installée dans le même palais.
- Un cours mixte de dessin est organisé à TEcole supérieure des arts et métiers de Kassa, pour les industriels adultes appartenant à diverses branches d’industrie; le nombre de ces industriels était, en 1899, de 44.
- Des cours pour menuisiers et métallurgistes, portant sur le dessin industriel, sont organisés aux écoles spéciales du bois et de métallurgie, à Arad, Kolozsvâr et Szeged; le cours d’Arad a été fréquenté, en 1899, par 91 industriels, celui de Kolozsvâr par 188, et enfin celui de Szeged par 2 5 industriels adultes.
- Signalons enfin les cours organisés pour les menuisiers à TEcole spéciale du bois, à Ujpest; pour les maîtres cordonniers à TEcole spéciale de tannerie et cordonnerie, à Nagy-Szeben; pour les tisseurs et, séparément, pour les commerçants des tissus à TEcole spéciale de tissage, à Késmârk. Les villes, sièges de ces écoles, étant peu importantes, le nombre des industriels fréquentant le cours est aussi moindre. Ce nombre était, en 1899, à Ujpest, de 27; à Nagy-Szeben, de i 1 ; et à Késmârk, de 17. Total : 565.
- En dehors de ces cours temporaires, qui se répètent de temps à autre, il existe encore des cours spéciaux ayant une organisation uniforme et stable auxquels l’administration de l’enseignement industriel attache une grande importance.
- Tels sont, en première ligne, ceux qui se rattachent à l’industrie du bâtiment et portent le nom des cours hivernaux de l’industrie du bâtiment.
- Ces cours sont destinés à donner aux apprentis et ouvriers maçons, charpentiers et tailleurs de pierre, les connaissances requises pour qu’ils puissent devenir maîtres ouvriers ou patrons.
- Le cours dure trois semestres d’hiver pour les maîtres ouvriers et quatre semestres d’hiver pour les autres. Le semestre dure du 3 novembre au 31 mars.
- Sont admis comme élèves ordinaires les apprentis ou ouvriers maçons, charpentiers et tailleurs de pierres qui ont 1 5 ans révolus et exercent leur métier depuis un an, s’ils ont fréquenté l’école primaire ou passé avec succès un examen équivalent.
- La taxe d’inscription s’élève à 2 couronnes. La taxe scolaire est fixée chaque année.
- Chaque élève verse, en outre, 4 couronnes pour l’usage des outils d’enseignement.
- Le plan d’études est élaboré de manière que les matières enseignées dans les trois premiers semestres suffisent pour le maître ouvrier; en général, le quatrième semestre comporte les connaissances nécessaires pour les auditeurs de la deuxième catégorie.
- Pendant les vacances, d’avril à novembre, les élèves doivent se livrer à la pratique de leur profession.
- Il y a actuellement 5 cours de cette espèce, à savoir : à TEcole supérieure de Tin-Un. I. — Cl. 6. — T. 11. 10
- nirniMLniE nationale.
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- dustrie du bâtiment de Budapest, avec 122 élèves en 1899; à l’Ecole supérieure des arts et métiers de Kassa, avec 1 9 élèves; à l’Ecole spéciale du bois et de la métallurgie de Kolozsvâr,avec 2 5 élèves; à l’Ecole spéciale dubois et de la métallurgie de Marosvâsârhely, avec 2 5 élèves ; et à l’Ecole spéciale du bois et de la métallurgie de Szeged, avec 4 1 élèves en 1899; le total des industriels qui ont pris part aux cours spéciaux de l’industrie du bâtiment était donc de 2 35 en 1899.
- NOMBRE D’HEURES PAR SEMAINE.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. 1er SEMESTRE. 2° SEMESTRE. 3° SEMESTRE. 4° SEMESTRE.
- LEÇONS. DESSIN. LEÇONS. DESSIN. LEÇONS. DESSIN. LEÇONS. DESSIN.
- Langue hongroise 5 Il 4 // 2 // Il Il
- Géographie 3 II // II II II II II
- Arithmétique, algèbre 0 II 4 II 3 II U II
- Géométrie et géométrie descriptive 4 U 0 SI a II II II
- Dessin géométral // 8 // G n 4 II II
- Dessin à main levée, calligraphie // 12 u 8 u G II n
- Physique // n 4 u 2 u II n
- Cinématique et mécanique descriptive (le-
- viers, pompes) // n n u 11 u 2 u
- Arpentage // n. n SI 2 SS 2 u
- Matériaux de construction tt n n u 4 II II u
- Formes constructives u 11 u n 2 SS 4 . 6
- Charpentes n u 3 u 4 II 5 n
- Dessin de construction // 5 u 8 n 10 n 6
- Charpentes en fer, ponts, chaussées, travaux
- hydrauliques u u u SI n II lx n
- Plans de bâtiments simples // u n u n II 3 6
- Devis u II u SI n II 2 n
- Tenue des livres II II n II 2 II n n
- Modelage II II n II n II n n
- Total 17 25 20 22 22 20 22 20
- Totaux généraux 4a 4a 4 2 42
- Des cours spéciaux pour les chauffeurs de chaudières et les conducteurs de machines à vapeur sont organisés dans certains établissements. Us sont théoriques et pratiques ; on attache ici, naturellement, une très grande importance à la pratique.
- Ces cours fonctionnent actuellement à l’École supérieure des arts et métiers de Budapest avec 790 élèves; à TËcole spéciale des industries du bois et de la métallurgie d’Arad avec G 8, et à l’Ecole spéciale des industries du bois et de la métallurgie de Kolozsvâr avec 44; au total, avec 902 élèves-adultes. En outre, la Chambre commerciale et industrielle de Pécs entretient dans cette ville un pareil cours, qui a eu 78 auditeurs en 1899.
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- Des cours de cette espèce vont être créés à TEcole supérieure des arts et métiers de Kassa et à TEcole spéciale du bois et de la métallurgie de Marosvâsârhely.
- Signalons encore le cours des électro-techniciens qui existe au Musée de technologie industrielle; il a été fréquenté par 1 63 auditeurs.
- Deux cours pour les conducteurs de machines électriques fonctionnent à TEcole spéciale dubois et de la métallurgie deKolozsvâr avec 5i élèves, et à Pécs; ce dernier, créé par la Chambre industrielle et commerciale de cette ville, reçoit 6i auditeurs.
- Pour Tensemble de tous les cours spéciaux, on estime que l’ensemble des auditeurs était, en 1899, de a,o5o.
- Écoles industrielles de jeunes filles. — L’Etat s’occupe avant tout de donner à cet enseignement une direction convenable ; à cet effet, il entretient une école normale à Budapest; il subventionne, en outre, quelques écoles de province, entretenues généralement par des associations de dames.
- On exige que les écoles respectives répondent à certaines conditions uniformes, principalement en ce qui concerne le plan d’études.
- Les élèves des écoles industrielles de jeunes filles se recrutent parmi les fdlcs ayant déjà terminé l’école primaire et dépassé Tâge scolaire obligatoire ; elles doivent donc avoir au moins 1 2 ans révolus.
- Le but de ces écoles est d’enseigner, d’une part, aux élèves pauvres tout ce qui leur est nécessaire pour gagner leur vie par un travail industriel; et d’autre part, de familiariser les filles des familles plus aisées avec tous les travaux du ménage.
- Le plan d’études est établi d’une manière uniforme pour les écoles d’Etat et les écoles subventionnées par le Gouvernement. Il comprend : langue hongroise, grammaire, correspondance, arithmétique, tenue de livres.
- Les connaissances spéciales sont données dans les sections de lingerie, de couture, de broderie, de modes, de travaux à la main.
- Le plan d’études prescrit quelques notions théoriques et de dessin, mais elles ne sont obligatoires que pour l’école industrielle de jeunes fdles appartenant à l’Etat, ainsi que dans les établissements subventionnés; dans les autres écoles de cette espèce, l’enseignement théorique n’est donné que dans le cas où la situation financière le permet et le besoin en est bien démontré.
- La durée minima des études est de deux ans.
- Les institutrices des écoles industrielles de jeunes filles doivent être munies d’un brevet spécial de capacité pour les travaux féminins, délivré par l’Etat.
- Une taxe scolaire est perçue dans les écoles industrielles de filles; les élèves pauvres en sont dispensées.
- A TEcole industrielle de jeunes filles de Budapest, appartenant à l’Etat, les dépenses d’entretien s’élevaient, en 1899, à 61,600 couronnes; en déduisant de cette somme les recettes, soit 16,906 couronnes, les frais effectifs s’élèvent à 66,906 couronnes, y compris 1,220 couronnes destinées aux bourses d’études des élèves pauvres. Le nombre
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- des élèves était, en 18g(), de 2 4g, de sorte qu’une élève coûtait 180 couronnes par an.
- On compte dix écoles de cette espèce, subventionnées par l’Etat et installées dans les grandes villes de province; le nombre total de leurs élèves était, en 1899, de 367. La subvention d’Etat de ces écoles est de i5,ooo couronnes par an.
- Les sacrifices pécuniaires consentis par l’Etat pour l’enseignement industriel des jeunes filles s’élève, en chiffres ronds, au total de 60,000 couronnes par an.
- Écoles de dessin industriel. — Cette brandie de l’enseignement industriel est encore peu développée en Hongrie, mais l’administration est résolue à porter, à l’avenir, une grande attention aux écoles indépendantes, afin de propager le plus possible les connaissances du dessin parmi les industriels.
- Il n’y a, à proprement parler, qu’une école indépendante destinée au dessin industriel; elle se trouve à Budapest. Cette école est entretenue par la municipalité de la capitale; ses dépenses d’entretien montent, en chiffres ronds, de 70,000 à 80,000 couronnes par an.
- Elle porte le titre d’Ecole de dessin industriel de la capitale-résidence, et son but est de propager parmi les compagnons industriels et les maîtres les connaissances relatives au dessin à main levée, au dessin géométrique et industriel et au modelage.
- La durée des études n’est pas fixée; l’enseignement y est donné par cours. Ceux-ci se divisent : en cours généraux de dessin à main levée et en cours de dessin de géométrie et de modelage, d’une part, et en cours des branches spéciales des industries, d’autre part; l’enseignement est donné, dans ces derniers cours, d’une manière purement professionnelle. Les sujets ne sont pas déterminés, ils varient suivant le groupe auquel appartiennent les assistants.
- Cette école possède une classe spéciale pour les dames, qui fonctionne de la môme manière que les sections féminines des écoles des arts décoratifs.
- Le nombre de ses élèves était, en 1899, de 4 61.
- Musées industriels. —Bien que les musées industriels ne fassent pas, à proprement parler, œuvre directe d’enseignement, mais tendent plutôt à développer l’industrie par la vulgarisation des innovations et des derniers progrès accomplis, ils sont, de règle, en Hongrie, rattachés à une école industrielle à la disposition de laquelle ils mettent leurs collections; ils organisent, avec le concours du personnel enseignant attaché à cette école, des cours spéciaux et des exercices pour les industriels adultes, ouvriers ou patrons.
- En Hongrie, il n’existe qu’un seul musée complet; c’est le Musée de technologie industrielle de Budapest.
- Ce musée, auquel est affecté un budget annuel de 72,000 couronnes, fonctionne dans des conditions très analogues à celles du Conservatoire national des arts et métiers de Paris.
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- Ateliers d’apprentissage des Chemins de fer de l’État hongrois. — La Direction des Chemins de fer de l’Etat hongrois a institué dans quatre de ses ateliers des écoles d’apprentissage, ou les apprentis reçoivent une instruction théorique et pratique.
- Ces derniers sont reçus de 14 à 18 ans.
- L’enseignement pratique dure quatre ans; il a lieu, pour les ouvriers en fer et métaux, dans un atelier spécial pendant les deux premières années, et dans les différentes divisions des ateliers d’exploitation pendant les deux autres années.
- L’atelier d’apprentissage se trouve dans un local séparé; il dispose d’un outillage assez complet pour que tous les travaux qui s’y présentent puissent y être exécutés sans recourir aux autres divisions.
- Il est placé sous la surveillance d’un contremaître expérimenté, qui a sous ses ordres un nombre suffisant d’ouvriers instructeurs, suivant le nombre des apprentis, la nature de l’enseignement pratique et les différentes branches de travail qui seront énumérées plus loin.
- Ces ouvriers dirigent les apprentis dans leurs travaux manuels.
- Durant les deux premières années l’enseignement pratique porte, quel que soit le métier spécial de l’élève, sur les matières suivantes : travaux du forgeron, du serrurier, emploi des machines-outils, ajustage, polissage, trempe et soudure, et travaux de ferblanterie simple.
- A la fin de la seconde année, les ouvriers en fer et métaux sont envoyés pour un mois dans l’atelier de modelage et à la fonderie ; ils passent ensuite dans l’atelier de leur profession définitive.
- Les apprentis des autres corps d’état sont attachés, immédiatement après leur entrée , aux divisions correspondantes à leur métier pour y faire leur apprentissage sous surveillance spéciale.
- Sauf dans les premiers temps de leur apprentissage, les apprentis ne fabriquent que des objets et des pièces pouvant être utilisés dans le service des chemins de fer.
- Ils reçoivent l’enseignement théorique de la part de professeurs choisis parmi les ingénieurs et les employés des ateliers (2 heures par jour).
- Le programme de l’enseignement, approuvé par le Ministre du commerce, a été fixé pour 3 classes. Dans la quatrième classe on revoit les matières enseignées dans les classes précédentes.
- Les matières du programme comprennent :
- Lectures (biographie de grands personnages industriels, histoire, géographie, hygiène), style administratif, calcul et comptabilité industrielle, physique et chimie, technologie, mécanique descriptive, dessin.
- Les ateliers des Chemins de fer de l’Etat entretiennent quatre écoles d’apprentissage, savoir : 2 à Budapest,Tune aux ateliers principaux de la gare de l’Est, l’autre aux ateliers de la gare de l’Ouest; une aux ateliers de Miskolcz et une aux ateliers de Piski.
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- Le nombre des apprentis présents dans les ateliers varie de a 5 o à 3 o o. 11 y a lieu de faire remarquer qu’un grand nombre de ces apprentis (î 2 5 ), connus sous le nom de Szé-hlcrs, sont originaires de la Transylvanie. Les apprentis dits Széklers sont engagés sur Tordre des autorités supérieures dans l’intérêt même du développement de l’industrie; ces jeunes gens sont destinés à former des ouvriers de métier, susceptibles d’être recrutés par l’industrie indigène.
- Le but principal visé dans l’arrangement de l’exposition de l’enseignement technique de la Hongrie était de faire ressortir la tendance, l’étendue et surtout l’esprit de cette branche d’enseignement. La surface disponible ne suffisant pas pour présenter séparément chacun des 2 5 établissements de l’Etat et des î 3 autres établissements subventionnés qui figuraient au Champ de Mars, on avait réuni dans un ensemble les expositions des institutions appartenant à la même branche d’industrie. Exception avait été faite pour les écoles supérieures d’arts et métiers, dont les expositions étaient individuelles.
- Le cadre de cette exposition comprenait l’ameublement d’un salon de réception, d’un cabinet de travail et d’une salle à manger; dans deux autres compartiments étaient rassemblés divers ouvrages caractérisant la marche graduelle de l’enseignement pratique, des détails de construction, et des constructions complètes.
- 27 écoles différentes avaient concouru à l’exposition de ce groupe, savoir :
- L’Ecole supérieure d’arts et métiers de Budapest; TEcole supérieure d’arts et métiers de Kassa; TEcole supérieure d’arts et métiers (bâtiment) de Budapest ; les Ecoles spéciales pour les industries du bois et de la métallurgie d’ Arad, de Kolozsvar, de Marosvasarhely et deSzegel; les Ecoles spéciales pour l’industrie du bois de Brasso, Homma et Ujpest; les Ecoles spéciales de Szekelyudvarhely (céramique et pierre), Ungwar (céramique), Za-latna (taille et polissage des pierres) ; TEcole spéciale des industries textiles, à Kesmark; TEcole spéciale d’industrie du fer, à Gœlniczbanya; TEcole industrielle nationale pour femmes, à Budapest, et celle à Kolozsvar, subventionnée par l’Etat; les Ecoles d’ouvrages manuels, à Bellus, Bekes, Kœrmœczbanya, Hegybanya et Szelakna; TEcole spéciale d’horlogerie, à Budapest, et T Atelier mécanique subventionné par l’Etal; TEcole spéciale de cordonnerie et de peausserie, à Nagyszeben, subventionnée par l’Etat ; les Ecoles spéciales de tissage, à Nagy-Disznœd et à Pozsony, subventionnées par l’État.
- Les diverses pièces exposées par les écoles ci-dessus formaient un ensemble remarquable à la fois par la variété des industries représentées, par l’heureux choix des dessins et des modèles, et le fini de leur exécution.
- Pour achever de représenter l’état actuel et le développement de l’enseignement industriel hongrois ainsi que la distribution des écoles dans le pays, on avait également exposé des tableaux de statistique comparée et une carte de l’enseignement industriel.
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- Dans le cabinet de travail exposé figuraient les Tableaux muraux technologiques édités par le Ministère du commerce et les modèles de dessin publiés par la librairie Gerlach et Schenk, de Budapest, par ordre du Ministère et ayant pour but de faire connaître aux industriels et aux divers établissements d’enseignement professionnel les monuments classiques et les plans les plus intéressants nouvellement exécutés.
- Citons avec une mention toute spéciale les remarquables ouvrages de l’éminent directeur général de l’enseignement professionnel et industriel, M. J. Szterenyi : Y Enseignement industriel en Hongrie, Y Enseignement industriel hongrois, dans lesquels nous avons largement puisé pour la rédaction du présent rapport.
- Dans le même cadre étaient encore exposées les façades des établissements les plus considérables de l’enseignement technique hongrois.
- Une mention spéciale est due à la Municipalité de Budapest, dont l’exposition était distribuée de façon à mettre en pleine lumière l’organisation de l’enseignement des apprentis.
- § II. — CROATIE-SLAVONIE.
- Dans le royaume de Croatie-Slavonie, l’enseignement primaire industriel des garçons est donné dans les écoles d’apprentis et dans un certain nombre (Yécoles professionnelles spéciales (écoles de gravure, de vannerie, de charronnage). Il existe 2 écoles techniques pouvant être rangées parmi les établissements d’enseignement secondaire : l’Ecole royale d’arts et métiers de Zagreb, et l’Ecole nautique de Bakar.
- Écoles d’apprentis. — Les écoles d’apprentis de Croatie-Slavonie datent du siècle dernier. Dès 1786, les apprentis de l’industrie étaient tenus de fréquenter l’école de dessin, les dimanches et jours de fêtes prescrits, pendant une année. En i8A5, l’injonction suprême royale du 10 février 1846 décréta l’organisation des écoles dominicales, que tous les apprentis étaient tenus de fréquenter. Plus tard, la loi sur l’enseignement du i4 octobre 1874 consacra plus d’attention à l’instruction des apprentis; cependant l’enseignement dans ces écoles n’a été dûment réglé que par la loi sur l’industrie de Tannée 1884; pour l’application de cette loi, le gouvernement royal, section de l’Instruction publique et des Cultes, promulgua, le 3 0 mai 1886, un Statut pour les écoles d’apprentis, lequel reçut sa forme définitive par l’ordonnance du 11 novembre 1892.
- Le but des écoles d’apprentis est de fournir aux futurs industriels et commis les connaissances théoriques les plus nécessaires, dont ils auront besoin plus tard dans la vie.
- En toute localité du royaume de Croatie - Slavonie réunissant 5o apprentis, une école doit être établie. La fréquentation est obligatoire pour tous les apprentis tant que dure leur apprentissage chez leur maître. Les matières d’enseignement dans les écoles
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- d’artisans sont : la religion, la lecture, la correspondance industrielle et commerciale, les mathématiques et le dessin. Dans la classe de dessin, les apprentis sont à leur tour divisés en groupes, d’après le genre de l’industrie à laquelle ils appartiennent.
- La durée de l’enseignement dans les écoles d’apprentis est de trois années, à raison de huit heures par semaine ; l’apprenti est tenu de regagner les heures des absences non justifiées par une plus longue fréquentation de l’école. Quand un apprenti a satisfait aux devoirs concernant la fréquentation de l’école, on lui délivre un certificat d’études sans lequel l’autorité industrielle ne peut le déclarer artisan.
- La surveillance des écoles d’apprentis est exercée par les organes mêmes auxquels est confiée la surveillance des écoles primaires et les dépenses concernant leur entretien sont couvertes par des impôts séparément répartis à cet effet.
- Pendant Tannée scolaire 1898-1899,16 nombre des écoles d’apprentis, en Croatie-Slavonie, a été de 36, fréquentées par A,6AA élèves. En 1888-1889, on n’en comptait que 28 avec 2,916 élèves. Le progrès est donc considérable. Les dépenses d’entretien de ces écoles atteignent 120,622 couronnes.
- Chaque apprenti coûte donc 26 couronnes par an.
- Écoles spéciales. — Outre les écoles d’apprentis, on trouve en Croatie-Slavonie un certain nombre d’écoles industrielles spéciales.
- En 1885, U écoles de vannerie ont été établies. De toutes ces écoles, celle d’Osijek seule a pu prospérer et se développer pendant les quinze années de sa durée.
- Le but des écoles de vannerie est, d’une part, de faire prospérer la vannerie comme industrie domestique et, d’autre part, de former des vanniers habiles, capables d’exercer cette industrie à l’exclusion de tout autre travail. C’est pourquoi l’école de vannerie comprend deux cours dont l’un dure deux années et l’autre quatre années, suivant que l’élève en question désire apprendre la vannerie comme industrie domestique ou exercer indépendamment ce métier. Les objets fabriqués sont mis en vente; de ce produit, après déduction des dépenses faites pour l’acquisition des matériaux employés, avancés par la ville d’Osijek, il revient pendant les deux premières années A5 p. 100 et après deux ans 70 p. 100 à l’élève; le reste est abandonné au maître.
- L’école de vannerie possède une oseraie de l’étendue de A hectares.
- A l’école de vannerie d’Osijek, un maître est payé par le Gouvernement tandis que les autres dépenses sont couvertes par la Ville. En 1898-1899, l’école a été fréquentée par 9 élèves. Les dépenses se sont élevées à 2,000 couronnes et les recettes à 2,0Ai couronnes.
- En 18 8 5, on a fondé dans le royaume de Croatie-Slavonie 6 écoles de gravure sur bois, mais les espérances nourries à ce sujet ne se réalisèrent pas; Tune après l’autre, ces écoles périclitèrent, sauf celle d’Otocac, qui a pu prospérer et se développer d’une manière satisfaisante.
- Dans cette dernière école, la durée normale des études est de trois années; elle peut être fréquentée par les jeunes gens qui ont achevé leurs études à l’école primaire élé-
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- mentaire. A côté de l’enseignement théorique, les élèves reçoivent aussi l’instruction pratique dans l’atelier de l’établissement, savoir : menuiserie, art du tourneur et du sculpteur sur bois. Les objets façonnés sont vendus, et du produit il revient 3o p. 100 à l’établissement, 45 p. 100 à l’élève, et 2 5 p. 100 au directeur. A l’école, qui est entretenue en grande partie aux frais du pays, un internat est annexé. Les élèves qui ont achevé leurs études à cette école, et qui ont obtenu leur certificat d’études, sont déclarés artisans par l’autorité industrielle.
- Pendant Tannée scolaire 1898-1899 , l’école d’Otocac a été fréquentée par 1 0 élèves. Les dépenses totales d’entretien se sont élevées à 6,850 couronnes.
- Le Gouvernement royal a pris la détermination d’établir des écoles de charronnage dans la contrée de la Lika, où cette industrie paraît devoir être particulièrement prospère; une première école fut ouverte le ier juin 1894, à Otocac. A l’origine, les élèves du cours de charronnage ainsi que les élèves du cours de sculpture en bois fréquentaient ensemble l’atelier; mais, à partir de 1897, un atelier spécial fut organisé pour les élèves de l’école de charronnage.
- L’école d’Otocac ne reçoit que les jeunes gens de la Lika.
- La durée normale de l’enseignement de l’école de charronnage d’Otocac est de trois années. On y admet les jeunes gens qui ont achevé leurs études au moins à l’école primaire élémentaire. L’enseignement est théorique et pratique; les travaux pratiques consistent à façonner les diverses parties d’un chariot, et plus tard, à exécuter des travaux de charronnage plus fins. Les élèves sont logés dans un internat, et quand ils achèvent avec succès leurs études à cette école, l’autorité industrielle les déclare capables d’exercer le métier de charron.
- Pendant Tannée scolaire 1898-1899, 4 élèves ont fréquenté l’école de charronnage d’Otocac; les dépenses totales pour l’entretien, y compris l’école de sculpture sur bois, se sont élevées à 6,590 couronnes.
- École royale des arts et métiers de Zagreb. — L’Ecole royale des arts et métiers de Zagreb a été organisée par la loi du 10 décembre 1889, dans le but d’instruire la jeunesse dans diverses branches d’industrie, et spécialement dans la serrurerie, la menuiserie , la gravure sur bois, Tart de tourneur, la sculpture, la peinture décorative et Tart du tailleur de pierre.
- L’école industrielle a deux sections : i° Técole-atelier ; 20 l’école professionnelle d’architecture.
- Dans Técole-atelier, l’enseignement dure quatre années. Dans la première classe sont admis les jeunes gens âgés de 12 à i5 ans qui ont achevé au moins les 4 classes de l’école primaire élémentaire.
- Après quatre années d’études à l’école professionnelle, Télève reçoit, s’il y a lieu, un certificat d’aptitude de compagnon. Les matières d’enseignement théorique et le dessin sont communes à toutes les sections.
- Pendant Tannée scolaire 1898-1899, cette école comptait i3o élèves. Ces derniers
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- logent dans un internat. Ils sont entretenus en partie aux frais du pays, en partie avec l’assistance des communes, et en partie à leurs propres frais.
- L’école d’architecture se divise en deux sections :
- A. Section destinée, sous le titre d'Ecole d’architecture, à former de futurs architectes;
- B. Section destinée, sous le titre d’Ecole de contremaîtres d’architecture industrielle, à former le personnel secondaire.
- L’école d’architecture donne aux élèves qui la fréquentent l’éducation générale nécessaire et les prépare à l’exercice de la profession d’architecte.
- Cette école a quatre classes. Dans la première classe sont admis les jeunes gens qui ont achevé les quatre classes de l’école réale, du lycée réal ou du lycée (où le dessin constitue une matière d’enseignement obligatoire), et les élèves qui ont achevé les quatre classes de l’école industrielle.
- Les matières d’enseignement sont :
- Langue croate (serbe).
- Langue allemande.
- Géographie.
- Histoire.
- Mathématiques.
- Géométrie descriptive et étude des ombres et de taille de pierre.
- Physique.
- Chimie et technologie chimique.
- Etude de l’architecture en général.
- Etude de plans architecturaux.
- Architecture spéciale (civile, de bâtiments économiques et industriels).
- Théories des formes architectoniques et étude des styles d’architecture.
- Administration architecturale, tenue delivres et droit spécial.
- Mécanique architecturale.
- Arpentage.
- Dessin technique.
- Dessin à la main.
- Modelage.
- Calligraphie.
- Dans cette école d’architecture, pendant l’année scolaire 1898-1899, le nombre des élèves a été de 38.
- L’école pour les contremaîtres d’architecture est destinée aux personnes qui ont déjà acquis des connaissances pratiques dans le domaine de l’art architectural et qui désirent acquérir de nouvelles connaissances théoriques spéciales et la capacité requise pour être reconnues dignes du titre de contremaître dans les ateliers, de conducteur des travaux de construction, de dessinateur, etc., au point de vue de la pratique architecturale. Cette école a trois cours spéciaux :
- a. Pour l’architecture (maçons, conducteurs de travaux de construction, dessinateurs , etc.) ;
- b. Pour le métier de tailleur de pierre;
- c. Pour le métier de charpentier.
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- Dans chacun de ces cours l’enseignement dure quatre semestres et n’a lieu que pendant l’hiver, c’est-à-dire du ier novembre jusqu’au 3i mars.
- Dans la première section sont admises les personnes qui ont achevé avec succès les études de l’école primaire élémentaire et professionnelle et qui, après avoir fait leur apprentissage d’architecture ont été déclarées artisans (apprentis).
- Cette école comptait, pendant l’année scolaire 1898-1899, 19 élèves.
- Un musée des arts et métiers fait partie de l’école industrielle.
- Les dépenses totales de l’établissement se sont élevées, en 1899, à 9/1,680 couronnes.
- Si l’on y ajoute encore 5 A,A 5 A couronnes pour l’entretien de l’internat, on arrive à une dépense totale de i5o,i3A couronnes.
- École nautique de Baker. —
- gramme d’enseignement suivant :
- Pour l’École nautique de Baker est prescrit le
- NOMBRE D’HEURES PAR SEMAINE.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. CLASSES PRÉPARATOIRES. COURS NAUTIQUE.
- 1". 2e. i". 2°. 3°. U\ 5'.
- Instruction religieuse 2 2 1 1 1 i 1
- Langue croate 5 h 2 2 2 2 2
- Langue italienne 5 h 3 3 3 2 2
- Langue allemande U U 3 3 3 3 2
- Langue anglaise II II II // h k 3
- Géographie 3 2 3 3 2 2 2
- Histoire // 2 II 2 2 2 1
- Mathématiques k 3 5 5 h 3 1
- Géométrie et dessin géométrique, géométrie descriptive U 3 h k k 3 2
- Histoire naturelle et connaissance des marchandises 3 3 3 3 u // //
- Physique et chimie II II 3 3 h 3 II
- Dessin à main levée h h 2 2 II II n
- Ecriture 2 2 n u II II n
- Cours nautique II // II II U 6 6
- Etude de machines à vapeur II // n n II II 2
- Météorologie et océanographie fl II u II U II 2
- Construction et gréement du navire U U H n 2 1 //
- Manœuvres U h II H II n 2
- Calculs de bord H h II II II u 1
- Droit commercial et droit maritime II u II II n U 3
- Règlements sanitaires à bord des navires. II Il ' II II u II 1
- Totaux 28 29 3i 3i 3i 32 33
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- Outre les matières obligatoires susmentionnées, certaines autres sont facultatives, telles que le chant et la gymnastique, et, dans la ircet la 2 e classe préparatoire, la langue allemande, à raison de deux heures par semaine.
- L’enseignement est donné en langue croate; les classes du cours nautique sont faites en italien.
- Dans la première classe sont admis les élèves ayant 1 o ans accomplis et qui ont achevé avec succès les études des A classes de l’école primaire élémentaire.
- La fréquentation des 2 classes préparatoires et des 2 premières classes nautiques est permise aussi aux jeunes fdles.
- A la fin du ier semestre de l’année scolaire 1898-1899, le nombre des élèves s’est élevé à 92; dans le 2e semestre à A2 dans les classes préparatoires, et à A6 dans les h autres classes nautiques (la cinquième n’a été ouverte qu’en 1899-1900), ce qui fait en tout 88 élèves. Le nombre des filles a été de 26. L’école est entièrement gratuite.
- L’Ecole nautique de Baker possède, pour les voyages d’instruction sur mer ainsi que pour les exercices pratiques des élèves des classes supérieures nautiques, un bateau spécial à vapeur et à voiles, le yacht Margita. Ce bateau à vapeur de l’école a un capitaine, un mécanicien, un contremaître et deux matelots en activité permanente et cinq de réserve. Les dépenses'concernant l’entretien de l’école nautique sont couvertes par le budget du pays. Elles se sont élevées, en 1899,0 5A,92A couronnes.
- L’enseignement technique industriel des Jilles est donné en Croatie-Slavonie dans un certain nombre d’écoles professionnelles élémentaires et dans une école supérieure.
- Dans la catégorie des écoles professionnelles élémentaires sont rangés :
- i° Les cours de dentellerie;
- 20 Les écoles de travaux manuels de filles;
- 3° Les écoles professionnelles élémentaires proprement dites.
- Dans la contrée de Zagorje, le sexe féminin s’adonne depuis longtemps à la fabrication des dentelles. En vue de favoriser cette industrie, le Gouvernement royal a établi, en 1892 , àLepoglava, et en 1897, à Var. Toplice, des cours spéciaux de fabrication de dentelles.
- L’Ecole de Lepoglava reçut, en 1898-1899, Ao élèves; celle de Var.Toplice, 17.
- Les dépenses ont été de 2 38 couronnes.
- Nous trouvons, en Croatie-Slavonie, des traces des écoles de travaux manuels de filles dès 1789, année où le Conseil du Gouvernement décréta certaines dispositions relatives à ces écoles. Les écoles de cette catégorie se trouvèrent pendant un siècle entier entre les mains de particuliers, et c’est peut-être la raison pour laquelle elles n’ont pu se développer plus largement. A l’heure qu’il est, elles sont devenues fort rares, par la raison que l’on a établi dans toutes les localités un peu importantes des écoles spéciales publiques de travaux manuels de fdles.
- Le but des écoles de travaux manuels de files est d’offrir à leur clientèle l’occasion
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- d’acquérir des capacités dans le domaine des travaux manuels dont elles auront besoin plus tard comme ménagères.
- Ces écoles ne sont pas conçues d’après un plan uniforme, et leur organisation varie suivant les besoins locaux; cependant chaque école de cette catégorie doit soumettre ses statuts à l’approbation du Gouvernement royal. Leurs propriétaires sont tenues de prouver quelles ont obtenu leur certificat d’aptitude comme maîtresse de travaux manuels , et dans le cas où une telle école s’occuperait aussi de coupe particulière, elle doit se procurer une diplômée professionnelle. Les élèves qui fréquentent cette catégorie d’écoles doivent auparavant satisfaire aux exigences de la fréquentation obligatoire de l’école quotidienne et complémentaire. Les élèves payent pour ce genre d’instruction à la propriétaire de l’établissement des honoraires sur lesquels elles se sont verbalement entendues. Il existe en ce moment 5 écoles de cette nature, avec un total de 75 élèves.
- La première école professionnelle élémentaire de files proprement dite a été établie par ordonnance du Gouvernement royal, en date du 2 3 mars 1898, à Osijek. Le développement de cette institution détermina le Gouvernement à promulguer pour cette catégorie d’institutions des statuts uniformes et à établir aux frais du pays plusieurs institutions semblables. 1 7 écoles de cette catégorie ont ainsi pris naissance en quelques années.
- Le but de l’école professionnelle élémentaire de filles est de rendre les jeunes filles aptes à un travail lucratif et de les préparer en même temps à la vie pratique de famille.
- Les études y durent quatre années. Les cours y sont au nombre de deux, savoir : un cours de couture du linge à la main et avec machines à coudre, où sont admises les jeunes filles à Tâge de 1 2 ans accomplis, et un cours de coupe où sont admises les jeunes filles à Tâge de 1 h ans. Dans certaines écoles, il y a de plus un cours de chapellerie. A côté des travaux manuels respectifs, les matières obligatoires dans ces écoles sont : l’instruction religieuse pour les jeunes filles au-dessous de ik ans; puis sont obligatoires pour tout le monde les matières suivantes : la langue croate ou serbe, les mathématiques, l’économie domestique et le dessin. C’est pour cette raison que les élèves de ces écoles sont dispensées de la fréquentation des cours complémentaires.
- Les ateliers de ces écoles peuvent prendre des commandes et, du gain net réalisé, l’élève reçoit 75 p. 100, la maîtresse 10 p. 100, l’école 10 p. 100 et la direction de l’école 5 p. 100.
- A la fin de Tannée scolaire 1898-1899, sur les 17 écoles professionnelles élémentaires existant en Croatie-Slavonie, 11 fonctionnaient aux frais du pays, et 6 aux frais des communes. A ces écoles étaient réunis 17 cours de couture du linge à la main et avec machines à coudre; 16 cours de coupe; h cours de chapellerie; 2 cours de couture artistique; 7 cours de tricotage sur linge et 1 cours de repassage de linge.
- Ces écoles ont été fréquentées par 990 élèves. Les dépenses pour leur entretien se sont élevées à ù 1/1,173 couronnes.
- VEcole royale professionnelle de flics a été ouverte en 1892, à titre d’essai, à Zagreb; elle fut définitivement organisée en 189/1.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Elle se compose de 3 sections :
- i° La section de couture artistique;
- 2° La section d’économie domestique ;
- 3° La section de commerce et de tenue des livres.
- La section de couture artistique est divisée en 7 cours :
- Cours de couture du linge à la main; cours de couture du linge avec machine à coudre; cours de coupe; cours de chapellerie; cours de couture artistique; cours de tissage, et cours de dessin décoratif industriel et de peinture.
- Dans les cours professionnels on travaille sur commande, et du revenu réalisé il revient 75 p. 100 à l’élève; 10 p. 100 sont employés à la réparation des machines à coudre et des locaux de l’école, et le reste est laissé aux institutrices. Les élèves, qui ont achevé leurs études dans tous les cours professionnels et désirent se vouer à l’enseignement, peuvent se soumettre à cet effet à un examen spécial. Jusqu’à présent, 2 5 élèves ont subi cet examen.
- L’Ecole professionnelle nationale des fdles, à Zagreb, est fréquentée par 5(jA élèves.
- Les dépenses d’entretien de cette institution nationale se sont élevées, dans le courant de Tannée scolaire 1898-1899, à à3,766 couronnes.
- Enseignement commercial. — Il existe en Croatie et Slavonie 3 écoles supérieures de commerce.
- Ces écoles de commerce sont annexées aux lycées réals royaux de Zagreb, d’Osijek et de Semlin.
- Dans les écoles supérieures de commerce enseignent les maîtres de lycées réals auxquels elles sont annexées; pour les branches d’enseignement exclusivement commerciales seulement (pour les travaux de comptoir, la tenue de livres, la correspondance commerciale, le droit de commerce et de change, l’économie nationale et les finances) on a nommé des maîtres spéciaux.
- Les écoles de commerce de Zagreb et de Semlin, fondées en 1883, n’avaient d’abord que 2 classes, mais depuis 1893 elles en ont 3. L’école commerciale d’Osijek a été fondée en 1892.
- Dans la irc classe de l’école supérieure de commerce sont admis les jeunes gens qui ont achevé avec succès les études des A classes inférieures soit du lycée, soit du lycée réal, et qui ont l’âge de i5 ans accomplis.
- Les élèves qui ne peuvent présenter les certificats requis doivent se soumettre à l’examen d’admission.
- En ce qui concerne le programme d’enseignement, ces écoles supérieures de commerce de 3 classes sont assimilées aux établissements semblables des autres pays de la monarchie austro-hongroise.
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- Voici les matières que Ton y enseigne :
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. NOMBRE D’HEURES PAR SEMAINE.
- lrC CLASSE. 2e CLASSE. 3e CLASSE.
- Langue croate 3 3 2
- Langue allemande 3 3 3
- Langue française 3 3 3
- Géographie commerciale, statistique 2 2 2
- Hisloire 2 2 2
- Arithmétique générale 4 2 2
- Arithmétique commerciale 3 3 2
- Elude d’usances u U 1
- Physique 2 1 //
- Chimie II 2 2
- Hisloire naturelle 3 fl n
- Connaissance des marchandises // 2 3
- Élude du commerce , de la correspondance commerciale, de la tenue de livres 4 6 u
- Travaux de comptoir, comptoir modèle // // 4
- Lois de commerce II 2 3
- Étude de l’économie nationale et des finances n II 2
- Calligraphie 2 II n
- Total 3i 3i 3i
- Outre ces matières, obligatoires pour tous les élèves, on enseigne aussi d’autres matières facultatives, telles que : la langue italienne (à Semlin, le grec moderne), la langue hongroise, la sténographie, la gymnastique et Tescrime ainsi que le chant. Les élèves de Técole de commerce assistent conjointement avec les élèves des lycées réals respectifs aux cours facultatifs.
- En 1898-1899, il y a eu 9/1 élèves à TEcole supérieure de commerce de Zagreb, /17 a l’École supérieure d’Osijek, et 5 7 à celle de Semlin.
- A titre de rétribution scolaire, de taxe d’admission et d’autres contributions, les élèves de commerce payent la même somme que les élèves des autres lycées réals.
- A l’entretien des écoles de commerce contribuent : les chambres de commerce et d’industrie de Zagreb et d’Osijek (/i,6oo c.), les communes urbaines de Zagreb, d’Osijek et de Semlin (5,/too c.), et les caisses d’épargne de Semlin (5oo c.) pour une somme de io,500 couronnes par an. Les dépenses nécessaires d’entretien excédant la somme ci-dessus, sont couvertes par l’Etat.
- L’ensemble des dépenses d’entretien de ces écoles s’est élevé pendant la susdite année scolaire à 52,888 couronnes.
- Nous avons vu qu’il existe à TEcole supérieure royale professionnelle de filles une section commerciale. Cette section a comme école préparatoire TEcole réale inférieure de 4 classes. Elle compte 2q3 élèves.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE VIII.
- ITALIE.
- En Italie l’enseignement technique, industriel et commercial, est partagé entre le Ministère de l’agriculture, de l’industrie et du commerce et celui de l’instruction publique. Le premier département s’occupe des écoles industrielles et commerciales proprement dites auxquelles il accorde, dans des conditions déterminées, des subventions fixes ou variables; le second administre les écoles techniques, les instituts techniques et un certain nombre d’autres institutions dont nous serons appelés à dire quelques mots.
- 8 I. — ÉTABLISSEMENTS DÉPENDANT DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE,
- DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE.
- (Ecoles commerciales, industrielles, professionnelles, de dessin industriel et d’art appliqué à la science.)
- Le Ministère de l’agriculture, de l’industrie et du commerce concourt à Tentretieu de 206 écoles industrielles ou commerciales par des contributions fixes, dans la mesure établie par les conventions avec les autorités locales, ou bien par des contributions variables suivant les besoins des écoles et les sommes disponibles du budget.
- Les 206 écoles se subdivisent ainsi :
- 1 école royale navale supérieure, à Gênes ;
- 1 musée royal industriel italien, à Turin;
- 3 écoles royales supérieures de commerce ;
- 12 écoles élémentaires de commerce ;
- 65 écoles industrielles et d’arts et métiers;
- 6 écoles supérieures d’art appliqué à l’industrie ;
- 10A écoles élémentaires d’art appliqué à l’industrie et de dessin industriel;
- 1A écoles industrielles ou commerciales pour les femmes.
- A l’exception du Musée royal industriel de Turin, qui est un établissement du gouvernement, les autres écoles, industrielles et commerciales, ont le caractère de compagnies, et subsistent au moyen des contributions de l’Etat et des autorités locales, provinces, communes, chambres de commerce, syndicats ouvriers, etc.
- Pour un grand nombre de ces écoles, le Ministère approuve les statuts et règlements; il fixe les programmes et les matières d’enseignement. Il surveille en outre, au moyen d’inspections, les conditions pédagogiques de ces écoles; il exerce un contrôle sur les
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- dépenses, par l’examen et l’approbation des bilans; il nomme le personnel enseignant à la suite de concours publics ou, dans certains cas particuliers, sur la proposition des conseils directeurs des écoles. Dans ces conseils le Ministère est représenté par un ou plusieurs délégués.
- Dans d’autres écoles, l’intervention du Ministère, s’exerce d’une manière plus restreinte, c’est-à-dire seulement sous quelqu’une des formes qui viennent d’èlre indiquées, ou bien se limite à la simple surveillance, particulièrement lorsque sa contribution n’est pas fixe quant à la durée, ou est peu considérable: Dans ce cas, à l’intervention du Gouvernement se substitue celle des conseils directeurs des écoles ou des autorités locales contribuant aux dépenses.
- Toutes les écoles industrielles et commerciales dépendant du Ministère ou subventionnées par lui ont, à peu d’exceptions près, un conseil directeur qui administre et dirige l’institution, règle les dépenses et vote les crédits nécessaires pour en assurer le lion fonctionnement pédagogique et disciplinaire.
- Le Ministère a toujours accordé toute son attention au développement de ces institutions destinées à devenir un facteur de plus en plus important de l’avenir industriel et commercial du pays.
- Tenant compte du développement continu de l’industrie et du commerce, le Ministère veille à ce que les écoles industrielles et commerciales améliorent et perfectionnent leur organisation, se tiennent au courant des progrès de l’industrie et se mettent en mesure de satisfaire aux nouvelles exigences de la production et des échanges; il tient surtout à ce que ces écoles conservent et accentuent leur caractère technique et pratique, sans lequel elles n’atteindraient pas leur but.
- Pour atteindre ce but, on met à profit les travaux et les avis du Ministère, et, en ce qui a trait aux écoles d’art appliqué à l’industrie et de dessin industriel, la coopération véritablement ellicacedela Commission centrale pour F enseignement de l’art appliqué à l’industrie.
- Cette commission fut instituée par décret royal du y 3 octobre 188 4, modifié en partie par décret royal du 11 mai suivant. Elle a principalement pour fonctions. :
- De veiller à l’entretien des musées artistiques industriels, des écoles d’art appliqué à l’industrie, des écoles de dessin pour les ouvriers et de toutes les autres institutions dépendant du Ministère de l’agriculture, de l’industrie et du commerce, et ayant trait à l’éducation artistique des classes ouvrières;
- De donner son avis sur les propositions de création de nouveaux musées d’art industriel et de nouvelles écoles, et d’agrandissement des musées et des écoles existants;
- D’examiner les programmes des écoles pour s’assurer s’ils répondent aux exigences de l’enseignement artistique et industriel de la région où il doit être donné;
- De donner son avis sur la nomination des professeurs ;
- De surveiller l’orientation pédagogique des écoles d’art appliqué à l’industrie, de dessin, d’art plastique et autres;
- De pourvoir à la création et à la distribution dans les écoles de collections de Gn. I. — Cl. (). — T. II. i t
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- modèles en plâtre des différents types de l’art ornemental italien, et des collections spéciales pour les applications de l’art à toutes les branches de l’industrie;
- De donner son avis sur les publications à distribuer aux écoles;
- De juger le mérite des candidats au certificat d’aptitude à l’enseignement artistique industriel (décret royal du décembre 1895).
- Le choix du personnel enseignant est fait avec le plus grand soin, et non seulement on a recours en règle générale à la garantie des concours publics lorsque les nominations sont faites par le Ministère, mais on s’efforce en outre, grâce à des institutions particulières, de préparer les professeurs qui réunissent les qualités requises pour les écoles industrielles et commerciales. De même que les sections normales de l’Ecole supérieure de commerce de Venise forment des personnes aptes à renseignement des langues étrangères et des sciences techniques et commerciales, le Musée royal industriel italien de Turin forme, en vertu du décret ministériel, du y octobre 1 88 1, des directeurs et des professeurs pour les écoles industrielles et d’arts et métiers.
- Enfin le décret royal du aq décembre 1 8q5, montrant toute l’importance attachée en Italie à la partie artistique* de l’enseignement technique, a approuvé le règlement instituant, auprès des écoles d’art appliqué à l’industrie, des examens spéciaux en vue de l’obtention du brevet cïaptitude à l’enseignement artistique dans les écoles industriel les et de dessin.
- Le certificat d’aptitude à l’enseignement artistique dans les écoles d’art appliqué aux industries, d’arts et métiers, dans les écoles élémentaires de dessin et autres écoles de même ordre dépendant du Ministère de l’agriculture, de l’industrie et du commerce, ou subventionnées par lui, est conféré par les soins de cette administration à la suite d’examens qui ont lieu dans les écoles supérieures d’art appliqué aux industries et à la décoration désignées à cet effet par le Ministère lui-même.
- Pour être admis à se présenter aux examens, le candidat doit être pourvu tout au moins de la licence élémentaire supérieure.
- A défaut de certificats d’études artistiques, le candidat doit présenter des dessins et autres documents attestant une connaissance suffisante du dessin.
- Les examens, qui durent huit jours, se composent des épreuves suivantes :
- a. Copie en clair obscur d’un ornement en relief, comprenant la figure humaine (deux jours) ;
- b. Composition du dessin d’un objet d’art appliqué à l’industrie du bois, du métal, du stuc, etc., dans un style déterminé (un jour);
- c. Développement en grandeur naturelle du même objet ou d’une de ses parties (un jour);
- d. Exécution plastique d’un ornement architectural (deux jours);
- e. Composition écrite en italien sur un sujet d’histoire des arts appliqués aux industries et à la décoration (un jour);
- f. Exercices théoriques (un jour).
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- Cos derniers exercices consistent en une courte leçon faite par le candidat au tableau sur des sujets simples de géométrie élémentaire plane, dans l’espace, et descriptive, sur le tracé des figures géométriques, sur les principes de dessin de perspective parallèle et de perspective concourante.
- Ils comprennent aussi un exercice de dessin ornemental exécuté de mémoire, et de dessin ornemental sur le tableau noir ou sur l’ardoise.
- Le Ministère veille à ce que les écoles disposent d’un matériel scientifique et didactique convenable et suffisant, et, en cas de nécessité, il contribue à son accroissement, soit par des secours extraordinaires, soit par des dons de machines, d’instruments, etc., lorsque les écoles ne peuvent couvrir ces dépenses par leurs propres ressources.
- Il distribue également des livres et des ouvrages sur le dessin, parmi lesquels il faut mentionner spéciament Y Art italien décoratif et industriel. Ce dernier ouvrage constitue un précieux recueil de reproductions d’objets d’art réunis par les soins du Ministère. Cette publication, qui date de sept ans, est maintenant distribuée à environ 70 écoles d’art appliqué à l’industrie.
- Toujours dans le but de fournir aux écoles un matériel didactique convenable, le Ministère a fondé à la fin de 1885, près le Musée d’art industriel h Home, un bureau pour la collection de modèles en plâtre des différents types de l’art ornemental italien; cette collection s’enrichit tous les jours, grâce à la Commission centrale de renseignement de l’art industriel,de nouvelles reproductions d’œuvres d’art appliqué â l’industrie.
- Le Ministère dépense annuellement, en contributions pour l’entretien de ces écoles, une somme de 6â8,ifio lires.
- Les 206 écoles dépendant du Ministère de l’agriculture et de l’industrie sont fréquentées par 32,ooo élèves environ, garçons et filles, dont 20,000 appartiennent aux écoles industrielles ou commerciales proprement dites, et 1 2,00 0 aux écoles d’art appliqué.
- Les résultats obtenus par les écoles industrielles et commerciales en Italie sont satisfaisants , et leur action efficace et salutaire est de plus en plus appréciée par l’industrie et le commerce, ainsi que par les classes ouvrières, qui ressentent plus que jamais la nécessité de les fréquenter pour acquérir les connaissances techniques indispensables à l’exercice plus fructueuses de leurs professions resnectives.
- .Nous donnerons quelques détails sur un certain nombre d’établissements de chacune des catégories ci-dessus spécifiées et choisis parmi ceux qui ont figuré à l’Exposition universelle de 1900.
- École royale supérieure navale de Gênes. — L’Ecole royale supérieure navale de Gènes fut fondée en 1870.
- Elle a pour but de former des ingénieurs et des mécaniciens pour la marine, des professeurs de science navale, des ingénieurs hydrographes-topographes, des capitaines au long’cours, et de contribuer à l’instruction des mécaniciens de marine.
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- L’établissement comprend : Tune école préparatoire générale; 2° une école préparatoire à la section normale des professeurs; 3° une école d’application pour les ingénieurs navals et les mécaniciens; 4° une section normale. La section normale se divise elle-même en trois sous-sections : capitaines au long cours, ingénieurs hydrographes-topographes et professeurs de science nautique.
- Le plan d’études proprement dit est, en ce moment, en voie de réorganisation; il est jusqu’à nouvel ordre le suivant :
- 1. Ecole préparatoire générale (deux années de cours) : algèbre, calcul infinitésimal, trigonométrie, géométrie analytique, géométrie descriptive, physique et chimie générales, mécanique élémentaire, dessin, langue anglaise.
- 2. Ecole préparatoire à la section normale (deux années de cours) : météorologue, description des mers, astronomie, instruments nautiques, manoeuvres navales et art militaire, droit maritime, étude des marchandises.
- 3. Ecole d’application pour les ingénieurs navals et mécaniciens de marine (trois années de cours) : histoire navale, mécanique rationnelle et appliquée, technologie mécanique, machines à vapeur, chimie appliquée, statique graphique, constructions navales civiles et militaires, hydraulique et moteurs hydrauliques, thermodynamique, électro-tcchnie, artillerie et armes sous-marines, dessin, droit maritime, langue anglaise.
- 4. Section normale pour les capitaines au long cours (une année) : histoire navale, astronomie, hydrographie, topographie, navigation, éléments de construction navale, manœuvres, éléments des machines à vapeur, artillerie et armes sous-marines, hygiène navale, droit maritime. Pour les professeurs et les ingénieurs hydrographes (deux aimées de cours) : les matières précédentes, auxquelles viennent s’ajouter les suivantes : mécanique rationnelle, astronomie nautique et étude des marées, géodésie, relèvement des terres.
- Les élèves sont exercés aux manipulations dans les laboratoires de chimie (deux heures par semaine) et d’électricité (deux heures par semaine). Ils ne sont pas exercés au travail d’atelier mécanique; mais on les conduit le plus fréquemment possible visiter les établissements métallurgiques, les établissements de construction, et les navires.
- Le nombre des étudiants est de i 26.
- Le prix decolage est de 100 francs par an; les élèves les plus distingués et les olïi-ciers du génie maritime italien envoyés par le Gouvernement pour compléter leurs études sont exempts de taxe.
- Le budget de l’école est de 1 oq,ooo francs par an.
- [ du Gouvernement............................ à0,000 francs.
- c . ] de la province................................ 20,000
- bubvenlions ( 1
- I de la commune................................. 20,000
- [ de la Chambre de commerce.................. à,000
- Recettes scolaires...................................... 12,000
- OTAI.
- 109,000
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- La province fournit en plus le matériel scientifique; le matériel non scientifique est à la charge de la municipalité.
- Musée royal industriel de Turin. — Le musée royal industriel de Turin fut institué en 1862, en vue de contribuer aux progrès de l’industrie et du commerce, et de perfectionner l’enseignement technique, industriel. Par suite des agrandissements et améliorations dont il fut successivement l’objet, le musée de Turin, qui est resté le seul établissement d’instruclion technique supérieure en Italie, se maintient constamment en tète du mouvement scientifique industriel du royaume.
- Il comprend :
- I. Cours supérieurs;
- IL Cours pour les élèves ingénieurs dits industrieh (trois ans);
- III. Cours spéciaux.
- IV. Cours normaux préparatoires à l’enseignement dans les écoles techniques in-
- dustrielles .
- V. Inscriptions spéciales à des cours séparés.
- Des conférences publiques complètent les cours ci-dessus.
- Le Musée dispose de très importants laboratoires spéciaux, où peuvent être effectués, à des tarifs déterminés, les essais industriels demandés par le public, en ce qui concerne l’électrotechnie, la physique et la chimie industrielles, la mécanique, la technologie textile, l’industrie de la fabrication du papier.
- Le Musée possède, à la disposition du public, une collection des produits naturels et manufacturés de l’Italie et de l’étranger, une collection de machines et d’organes de machines, une bibliothèque technique.
- T. Cours supérieurs. — Aux cours supérieurs du Musée de Turin, sont enseignées : lu science électrolechnique et ses diverses branches, l’électrochimie, la chimie tinctoriale, l’industrie du papier.
- a. Les cours de la section électrotechnique durent une année, ils comprennent : électroteclinie générale, mesures électriques, construction électro-mécanique, télégraphie et téléphonie,'exercices pratiques.
- Aux cours éleclrolechmqucs sont admis les ingénieurs diplômés d’une école d’application, les officiers du génie, d’artillerie, de marine, les ingénieurs navals, les docteurs ès sciences physiques et mathématiques. Au cours de télégraphie et téléphonie peuvent être inscrits les employés techniques de l’administration des télégraphes et de la Société téléphonique. A la suite d’examens de fin d’année, les étudiants peuvent recevoir un certificat de capacité spécial.
- Les laboratoires, au nombre de cinq, occupent une surface de i,5oo mètres carrés;
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- ils sont munis de tout le matériel scientifique nécessaire; l’énergie pour l’éclairage, pour la force motrice et autres usages est fournie par la Société piémontaise de Turin. Un fd spécial amène l’électricité à une dynamo pour la charge d’un groupe d’accumulateurs de dao éléments.
- b. Les cours supérieurs d’électrochimie, dont l’organisation est analogue à la précédente, se composent de leçons orales et d’exercices pratiques; l’installation des laboratoires, achevée en iSqq-iqoo, est des plus complètes.
- c. Uours de chimie tinctoriale.
- d. Cours relatifs à l’industrie du papier.
- A ces deux dernières séries de cours peuvent être inscrits les ingénieurs industriels, les docteurs en chimie et les licenciés des cours d’industrie chimique du Musée. La durée en est de quatre mois.
- II. Cours pour les élèves ingénieurs.— Le Musée de Turin concourt avec l’Ecole royale d’application à former, dans un cours de trois ans, la catégorie des ingénieurs dits industriels.
- Matières enseignées: chimie minérale, chimie analytique et chimie industrielle, avec exercices de laboratoire, dessins de machines, cinématique, statique graphique, physique industrielle, construction mécanique, économie et législation industrielle, électrochimie générale, technologie mécanique et textile, métallurgie et art des mines, machines à vapeur.
- De nouveaux hâiiments sont en voie de construction pour l’installation d’un laboratoire de mécanique, avec plusieurs types de générateurs et de moteurs, et ateliers annexés. Pour le moment, les élèves ingénieurs exécutent leurs exercices manuels dans les ateliers industriels de la ville.
- III. Cours spéciaux. — a. Cours supérieur d’ornementation industrielle, trois années : géométrie descriptive, histoire de l’art appliqué, exercices de dessin et de modelage. Sont admis à l’inscription les étudiants avant passé deux années dans les écoles des beaux-arts, ou ayant achevé le cours complet des écoles inférieures d’art
- b. Cours théoriques et pratiques pour les officiers des douanes. Durée minima, six mois. Matières enseignées : chimie et marchandises, fils et tissus, mécanique et métallurgie.
- IV. Cours normaux pour la formation de professeurs pour les écoles industrielles. — Ces cours comprennent trois sections, de trois années chacune.
- a. Industrie chimique. — Matières professées : chimie générale, organique et inor-
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- ganique; chimie analytique, avec exercices de laboratoire; chimie industrielle, avec exercices de laboratoire; physique générale et appliquée, mécanique élémentaire, mécanique appliquée et hydraulique, métallurgie.
- b. Industrie mécanique. — Matières enseignées : cinématique appliquée, mécanique élémentaire, mécanique appliquée et hydraulique, physique générale et appliquée, construction de machines, technologie mécanique et textile, métallurgie, travaux de laboratoire, de mécanique, dessin.
- c. Industrie électrique. — Matières enseignées : principes de l’électrotechnie, applications aux constructions de machines, physique générale et appliquée, mécanique et technologie mécanique, hydraulique; dessins, travaux de laboratoire, d’électrotechnie et de mécanique.
- Sont admis à ces cours les étudiants possédant la licence d’un lycée ou d’un institut technique (section phvsico-mathématique ou industrielle), ou d’un institut nautique.
- Des diplômes de licence sont accordés aux élèves qui subissent avec succès les examens de sortit'.
- V. Eidin, des inscriptions sont autorisées pour certains cours isolés; des certificats, constatant les résultats obtenus, peuvent être délivrés aux ayants droit.
- Pour les différents cours professés au Musée royal de Turin, les auditeurs n’ont à payer d’autres droits que ceux de laboratoires et d’examens, qui sont les suivants (plusieurs d’entre eux sont entièrement gratuits) :
- LABORATOIRES. EXAMENS, francs. francs.
- I supérieurs d’électrotechnie................................ qh 20
- supérieurs d’électrochimie................................ 5o 20
- pour les élèves ingénieurs................................ // //
- supérieur d’ornementation.................................. u n
- pour les officiers de la douane........................... // //
- de chimie tinctoriale..................................... Ao n
- sur l’industrie du papier................................. ho u
- normaux d’industrie chimique.............................. ho n
- normaux d’industrie mécanique.......................... s 5 //
- \ normaux d’industrie électrique.......................... 2 5 n
- Pour l’année 1 q00-1 q01, le nombre total des inscriptions s’est élevé, pour l’ensemble des cours, à 5o3. Dans ce nombre, la section d’électrotechnie (Galileo Ferrari) figure pour 88, celle d’électrochimie pour 20, et l’école des ingénieurs industriels pour 2()2.
- Le Musée royal de Turin reçoit les subventions suivantes :
- Ministère de l’agriculture, du commerce et de l’industrie...... i3o,ooo francs
- Province.................................................... 35,000
- Commune..................................................... 35,000
- Chambre de commerce de Turin................... 20,000
- Total................................. 220,000
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- L’exposition scolaire du Musée de Turin se composait de dessins, exécutés par les élèves de la section d’administration et par ceux de la section des ingénieurs.
- École royale supérieure de commerce de Venise. — L’Ecole royale supérieure de commerce de Venise fut fondée en 1868. Elle est magnifiquement installée dans le palais Foscari, sur le grand canal.
- Elle a pour but :
- i° De former, par une éducation commerciale convenable, des jeunes gens se destinant au commerce;
- tî° D’enseigner les principales langues européennes modernes;
- 3° De préparer des jeunes gens se destinant à la carrière consulaire;
- h° De former des professeurs pour les diverses branches de l’enseignement commercial.
- E11 vue de ces différents objets, l’école est subdivisée en trois sections ; section commerciale, section consulaire, section d’enseignement ou normale; cette dernière se partage elle-même en quatre subdivisions ; droit, économie et statistique; marchandises; comptabilité; langues étrangères.
- Les élèves y sont reçus à partir de 16 ans; ils doivent justifier de la possession du diplôme de licence d’un institut technique industriel du royaume; à défaut de cette pièce, ils sont astreints à subir un examen spécial. On admet, en outre, un certain nombre d’auditeurs, autorisés à suivre un ou plusieurs cours spéciaux, à l’exception de celui de pratique commerciale.
- Les taxes suivantes sont exigées des élèves ;
- a. Taxe d’inscription pour la première année, 100 lires; Pour chacune des années suivantes, 100 lires.
- b. Pour l’inscription des auditeurs, première année', par malière. 1 f> lires; Pour les années suivantes, par malière, 10 lires.
- c. Certificat de fréquentation de l’école pour les élèves réguliers, 5o lires; Pour les auditeurs, par matière, 5 lires.
- Mieux que toute autre explication détaillée, les tableaux suivants permettent de se rendre compte des matières enseignées et du plan d’études adopté pour chacune des branches de l’enseignement.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 169
- DÉSIGNATION DES SECTIONS.
- MATIÈRES D’ENSEIGNEMENT.
- N O M li R E
- D’Il K UR ES PAR SEMAINE.
- PREMIÈRE ANNÉE.
- Section commune et Section normale de renseignement des langues.
- [ Littérature italienne...................
- _ 1 Langue française..........................
- Commune et normale.....................<
- i Langue anglaise.........................
- ! Langue allemande........................
- (Algèbre..................................
- Calligraphie............................
- Comptabilité ...........................
- Droit civil.............................
- Géographie économique...................
- Institutions de commerce................
- Mercéologie (Marchandises)..............
- h
- 3
- 3
- 5
- 3
- 3
- 3
- 3
- 9
- 3
- 3
- DEUXIÈME ANNÉE.
- Sections commerciale et consulaire; Section normale: économie et statistique; comptabilité; langues.
- Commerciale, consulaire, normale économie et statistique, normale comptabilité ................................
- Consulaire, normale économie et statistique..................................
- Commerciale, normale comptabilité. .. .
- Commerciale, consulaire, normale comptabilité............................
- Commerciale, consulaire, normale économie et statistique................
- Commerciale, normale comptabilité.
- Commerciale, normale comptabilité.
- Consulaire, normale langues, normale économie et statistique..................
- Droit commercial........
- Institutions de commerce
- Droit civil.............
- Comptabilité............
- Calligraphie............
- Calcul..................
- Marchandises............
- Géographie économique. Littérature italienne
- Langue anglaise.........
- Langue française........
- Langue allemande........
- Banque..................
- Littérature italienne. . . .
- Langue anglaise.........
- Langue française........
- Langue allemande........
- 3
- î
- 2
- 2
- 1
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- 2
- 3
- 2
- h
- 2
- k
- h
- .)
- TROISIÈME ANNÉE.
- Sections commerciale et consulaire ; Section normale : économie et statistique ; droit; comptabilité ; langues. Commerciale, consulaire, normale éco-)
- nomie et statistique, normale compta-! Droit commercial......................................... 3
- bilité...................................)
- Consulaire, normale, économie etslatis-) r. .. .
- .• ; Droit civil. ........................................... 2
- t.imio ............................... \ ^
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-
-
-
- 170
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- DÉSIGNATION DES SECTIONS.
- MATIÈRES D’ENSEIGNEMENT.
- N O M Ii R E D’HEURES
- l'Ail SEMAINE.
- TROISIÈME ANNÉE. (Suite.)
- Sortions commerciale et, consulaire; Section normale : économie et statistique; droit; comptabilité ; langues. (Suite.)
- Commerciale, normale comptabilité......
- Normale comptabilité..................
- Commerciale, consulaire, normale économie et statistique..................
- Commerciale
- Consulaire, normale langues, normale économie et statistique..................
- Comptabilité...........
- Calcul.................
- Littérature italienne. . .
- Langue anglaise........
- Langue française.......
- Langue allemande. . . .
- Banque.................
- Science des comptes. . .
- Marchandises...........
- Economie...............
- Géographie économique Histoire du commerce..
- Calligraphie........
- Littérature italienne. . .
- Langue anglaise........
- Langue française.......
- Langue allemande. . . .
- O,
- 1
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- 3
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- 3
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- 5
- h
- QUATRIÈME ANNEE.
- Section consulaire; Section normale : économie et statistique ; droit; comptabilité ; langues.
- Consulaire, normale économie et statis-y tique..................................\
- Normale comptabilité......................|
- /
- Consulaire, normale économie et statis-j tique..................................!
- Normale comptabilité, normale langues. [ Normale langues...........................<
- Droit constitutionnel administratif et législation
- rurale........................................
- Droit civil......................................
- Droit international..............................
- Droit pénal......................................
- Économie politique...............................
- Science financière...............................
- Statistique......................................
- Histoire politique et diplomatique...............
- Science des comptes..............................
- Langue anglaise h)...............................
- Langue française.................................
- Langue allemande h)..............................
- Banque...........................................
- Langue anglaise..................................
- Langue française.................................
- Langue allemande.................................
- 3
- 9
- 3
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- *)
- 3
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- 10
- h
- 3
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- CI Les élèves de comptabilité langues.
- 4" année, doivent suivre les leçons d’anglais et d’allemand, et subir l’examen de ces
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-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 171
- DÉSIGNATION DES SECTIONS.
- MATIERES D’ENSEIGNEMENT.
- CINQUIEME ANNEE.
- Section consulaire; Section normale : économie et statistique ; droit; langues.
- Droit constitutionnel administratif, législation
- navale. . . . ................................
- Droit international.............................
- Droit pénal.....................................
- Economie politique..............................
- Science financière..............................
- Consulaire, normale économie et slatis- 0. .. ..
- .. / Slatislique......................................
- tique.................................\ . . *
- Histoire politique et diplomatique..............
- Procédure.......................................
- Droit civil.....................................
- Langue anglaise.................................
- Langue française................................
- Langue allemande................................
- Banque..........................................
- ,, . . I Langue anglaise..................................
- Normale langues........................./ ° ° .
- Langue française................................
- Langue allemande................................
- N O M lî R E D’HliUllES PAH SEMAINE.
- 9
- 1
- 3
- 9
- 9
- 9
- 3
- 3
- 3
- 10
- h
- 3
- h
- Il résulte de ces tableaux que l’enseignement de la section commerciale est de trois années; celui des sections normales de comptabilité de quatre années; pour les sections consulaires, normales d’économie, droit et statistique, ainsi que pour la section normale de langues, de cinq années.
- Un des cours auxquels est accordée la plus grande attention est celui de pratique commerciale (Banco modello ou pratica commerciale), dont l’organisation est analogue à celle du bureau commercial qui fonctionne dans quelques-unes des écoles de commerce françaises. Les élèves y sont partagés en groupes, représentant des maisons de commerce de nationalité différente, se livrant entre elles à des opérations de commerce simulées. Des diplômes spéciaux sont délivrés, en fin d’études, suivant les résultats des examens, aux élèves des différentes sections.
- La licence de la section consulaire de l’Ecole de Venise est assimilée, pour l’admission dans la carrière consulaire, au diplôme de. lauréat en jurisprudence.
- En j 8c)t) — i ()üo, le nombre total des élèves de l’Ecole de Venise s’est élevé à i Gy, ainsi décomposé :
- iie'année commune..................................................... 56
- I commerciale..................................................... 97
- consulaire...................................................... 10
- normale d’e'conomie, statistique et droit................... 13
- normale de comptabilité......................................... 3o
- normale de langues.............................................. 96
- Total................................. 167
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-
-
-
- m
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Ce nombre s’accroît tous les ans d’une manière régulière.
- 133 candidats ont subi les épreuves de sortie; 9/1, soit 70 p. 100, ont reçu le diplôme.
- Le budget des recettes de l’École supérieure de commerce de Venise a été le suivant
- en 1
- 899 :
- [ de la province de Venise.. . .
- ... . ] du Gouvernement...........
- subventions \ 1 q 1 v •
- 1 de la commune de Venise. . .
- ( de la Chambre de commerce.
- Rétributions scolaires..................
- Intérêts de sommes en compte courant....
- 4o,ooo lires. •ib,ooo 10,000 5,ooo 16,571 1,5a4
- Totai................................. 98,095
- Les dépenses se sont élevées à................................... 9/1,196
- Le bénéfice a donc été de........................................ 3,969
- Dans le chiffre des dépenses, les traitements et indemnités figurent pour 77,000 francs 9b
- Depuis sa création, 3,000 jeunes gens environ ont passé par l’Ecole supérieure de commerce de Venise; 2,000 ont obtenu leur diplôme. Nous trouvons, dans le dernier annuaire de l’école, le relevé des positions occupées par A70 de ces jeunes gens; il résulte de ce relevé que 300 d’entre eux. c’esf-à-dire 65 p. 100, sont entrés dans les administrations publiques ou les sociétés de crédit , ou dans les affaires commerciales ou industrielles; i5o, soit 33 p. 100, sont entrés dans l’enseignement; enfin, le nombre de ceux qui ont adopté la carrière consulaire est de 17 (2 p. 100).
- École royale industrielle A. Volta (Naples). — Cette école, une des plus importantes de l’Italie, est cependant de fondation assez récente.
- Elle fut instituée, à son origne, par la municipalité de Naples et ensuite réorganisée par décret royal du 18 janvier 1886.
- L’Ecole industrielle A. Volta, à l’entretien de laquelle concourent le Gouvernement, la municipalité et la province de Naples, a pour but de former d’habiles ouvriers et des chefs d’usines pour les industries mécaniques et pour les industries chimiques.
- Aussi l’école est-elle divisée en diverses sections, à savoir :
- Mécaniciens, électriciens, fondeurs, chimistes.
- Les cours sont de trois ans pour les ouvriers et de quatre pour les chefs d’usine. Les cours normaux sont précédés d’un cours préparatoire.
- Voici les matières que l’on y enseigne :
- Cours préparatoire. — Langue italienne, langue française, histoire, géographie, arithmétique pratique, géométrie, dessin géométrique, écriture.
- Depuis l’année 1891, une caisse des retraites a été créée par les soins do la commission administrative de i’école.
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-
- 173
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- Cours normal (Ve année). —Langue italienne, langue française, histoire, géographie, arithmétique, géométrie, stéréométrie, chimie générale, dessin géométrique, dessin ornemental, écriture; travaux d’atelier.
- 2e année. — Algèbre, trigonométrie, physique générale, chimie, technologie mécanique, comptabilité, dessin des machines; travaux d’atelier.
- 3e année. — Mécanique, physique, chimie, technologie mécanique, dessin des machines, travail dans les usines.
- âc année. — Mécanique appliquée, dessin industriel, travail et exercices dans les usines et dans les laboratoires.
- Dans le cours préparatoire aussi bien que dans le cours de première année, renseignement est commun pour tous les élèves; au deuxième cours seulement commence la division en sections.
- L’école possède :
- a. Un important atelier de mécanique où plus de 120 élèves peuvent travailler commodément. Cet atelier est pourvu d’un moteur à vapeur de la force de î a chevaux qui met en action les machines-outils suivantes :
- 8 tours, dont î à fileter: î machine à fileter; h limeuses;
- 3 raboteuses; a machines à mortaiser; 3 machines à fraiser;
- G tours à pédale; î tour de précision:
- î machine à diviser; h perceuses à main.
- 2 machines à percer; î perceuse radiale ;
- î machine à découper les dents des roues d’engrenage; î ventilateur pour les forges.
- b. Une fonderie pourvue de :
- î cubilot pour la fusion de la fonte; 2 fours à creuset;
- broyeuse pour la préparation des sables.
- Le matériel nécessaire pour le fonctionnement de la fonderie a été construit dans l’école même, y compris le moteur, de la force de h chevaux.
- c. Une usine électrique destinée principalement aux travaux de galvanoplastie; cette usine, actionnée par un moteur a gaz de la force de 3 chevaux, est pourvue de deux dynamos et de tous les appareils nécessaires pour le fonctionnement des bains.
- L’horaire hebdomadaire de l’enseignement est donné par le tableau suivant :
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-
-
- C/D o ci 2 C .. *—• KTi O 3 fi MATIÈRES D’ENSEIGNEMENT. *** C/3 ~ 22 £ 1=3 2 o ^ « 42 fi C/D ce LJ C O U ©
- l Langue italienne, histoire, géo-
- graphie 6 4 1/2
- 2 'Langue française 4 1/2 A l/3
- 3 Arithmétique fi 4 1/2
- 4 Géométrie A 1/3 4 1/2
- 5 Algèbre et trigonométrie // //
- 6 Dessin géométrique 41/2 4 1/2
- 7 Dessin ornemental n A l/2
- 8 r Ecriture 3 3
- 9 Comptabilité n //
- 10 Modelage n II
- 11 Physique générale n n
- 12 Physique appliquée u n
- 13 Chimie générale H A 1/2
- 14 Chimie appliquée. 1 n 11
- 15 Mécanique u n
- 16 Mécanique appliquée n n
- 17 Technologie mécanique n n
- 18 Dessin de machines et dessin in-
- dustriel n u
- 19 Travail manuel n 6
- Total V\ OO Ao 1/2
- SECTION
- DES MÉCANICIENS.
- 2 COURS.
- //
- //
- //
- //
- 3
- //
- //
- //
- 3
- G
- A t/2
- II
- A i/2
- //
- II
- n
- 3
- G 1 2
- A 2
- SECTION
- DES FONDEURS.
- SECTION
- DES ÉLECTRICIENS.
- SECTION
- DES CHIMISTES,
- ^ ——
- 3e COURS. COURS. 9e COURS. 3° COURS. 4e COURS. 9 e COURS. 3e COURS. 4° COURS. •j,: COURS. 3" COURS.
- Il // Il // // // Il Il // //
- u II n II II // II II II //
- n n n // n // II II n II
- n H n // n // n II u II
- n n 3 II n 3 n II *i n
- n n // II n // n n n n
- n n n II n // n n 41/2 n
- n n n n H // H n // n
- .3 u 3 3 n 3 3 n 3 3
- n n C) 6 n G 6 n // n
- A 1/2 n A 1/2 A 1/2 / n 41/2 i A 1/2 1 n A 1 A 1 / 3 1
- // 41/2 // u A 1/2 II n A 1/2 / // n
- n // A 1/3 II // A 1/3 n // 41/2 A 1/2
- // n n A 1/2 A 1/2 // u n n n
- A 1 '2 n n A 1/2 // // A 1/2 ; n n n
- n 41/2 n n A 1/3 u // A 1/3 u u
- 3 // • 3 3 // 3 3 // n n
- G 6 o 6 6 6 fi (i n n
- 2 1 27 1 3 a 1 27 1 3 3 1 27 1 2 0 7, •
- A 2 A3 A 2 02 j j2 AG 1/2 42 48 i A 2 3i 12 42
- 4° COURS.
- //
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-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 175
- En quatrième année, les élèves sont exclusivement occupés à des travaux pratiques.
- Le nombre des élèves est de 35o environ.
- Le Ministère de l’agriculture, de l’industrie et du commerce accorde à l’Ecole A. Volta une subvention de 21,000 lires par an; de leur côté, la province et la commune de Naples fournissent respectivement 6,000 et 27,000 lires.
- Les élèves paient seulement 1 0 lires pour la première année et 5 lires pour chacune des autres. Les outils et les matières premières des ateliers sont fournis par 1 école. 11 est à remarquer en effet que, contrairement à ce qui a lieu pour les autres écoles iLa-lionnes et en particulier pour les écoles d’arts et métiers, les ateliers de l’Ecole A. Volta ne Fonctionnent pas au compte d’un entrepreneur et que tout le matériel est la propriété de l’institution. Ces conditions sont évidemment de beaucoup préférables au point de vue de l’instruction technique des élèves. «Un industriel — lisons-nous dans un rapport du directeur de l’Ecole Volta — quelque favorables que soient ses dispositions en faveur de l’enseignement des élèves de ses ateliers, 11e pourra certainement jamais lui sacrifier ses intérêts personnels et ne s’y consacrera jamais exclusivement».
- L’exposition de l’Ecole Volta était très complète et bien présentée dans une élégante vitrine. Nous y avons remarqué des dessins d’une bonne exécution, plusieurs appareils de précision, un régulateur automatique étudié par le directeur de l’Ecole, des appareils électriques, etc.
- École d’arts et métiers de Gênes. — En 1892, le Conseil municipal de Gênes décida la création d’une école d’arts et métiers destinée à former des ouvriers possédant la pratique effective et manuelle des métiers enseignés, ainsi qu’une culture générale suffisante et en rapport avec ces métiers. Il fit aménager à ses frais dans ce but un vaste édifice situé cours Galilée, au centre de la population ouvrière.
- Les élèves sont reçus à 1 5 ans, après avoir satisfait aux conditions de l’instruction primaire obligatoire (troisième classe élémentaire). A conditions égales, sont choisis-de préférence les orphelins ou fils d’ouvriers.
- L’enseignement est théorique et pratique, il dure six années, divisées en deux périodes de trois ans. Pendant les deux premières, les matières d’enseignement théorique ne sont autres que celles de quatrième et de cinquième classes élémentaires, auxquelles viennent s’ajouter le dessin géométrique et d’ornement. Seuls, les élèves les mieux doués poursuivent les quatrième, cinquième et sixième années d’études, dont les programmes sont ceux des écoles techniques, dont nous parlerons plus loin, complétés par le dessin appliqué aux métiers, le dessin des machines, le modelage, la mécanique appliquée et féleclrotechnie.
- L’enseignement pratique est donné pour les métiers suivants :
- t° Ateliers du bois : menuisiers, ébénistes, sculpteurs; 20 typographie : composition et impression; 3° lithographie : impression et gravure; h° mécanique; 5° électricité; 6° travail artistique du fer.
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-
-
- 176
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- la section d’électricité sont admis les jeunes gens ayant accompli la troisième année quatrième section (mécanique).
- L’enseignement est gratuit.
- La répartition par semaine des matières d’enseignement est donnée par le tableau suivant :
- IlOUAI liE IIEHDOMAI)AIRE.
- | M A TIK11E S MECANICIENS. ÉLEC- TRICIENS. AUTRES SECTIONS.
- D’ENSEIGKEMENT. lr# ANNÉE. 2« ANNÉE. 3° ANNEE. h* ANNÉE. 5° ANNÉE. h6 ANNÉE. 5e ANNÉE. | ro ANNÉE. 2° ANNÉE. 3e ANNÉE. u° ANNÉE. r>* ANNEB.
- Langue italienne, histoire et géographie 0 6 G // // il H G G G !l il
- Arithmétique 6 G il // // n U G G n H il
- Algèbre et géométrie // // G // II // n // // t; U n
- Physique et chimie // 3 3 // // // U // 3 3 U n
- Mécanique n II 3 3 3 3 3 II II 11 K u
- Electricité a n // 3 3 3 3 n n n H il
- Dessin industriel n n n // // n il G 6 G 6 G
- Dessin de machines (5 G 6 6 G n n n // // il il
- Modelage // u n // // // n tu fi U a a
- Morale . // t n n U // n u H n n u
- Travaux manuels a 4 33 3o 4 a 4 -i 48 48 e 4 33 33 48 48
- t1) G heures par semaine pour les sculpteurs, 2% 3% /i° el 5 0 ann'c S.
- Les élèves suivent, pendant trois années, les cours de langue française, qui ont lieu le soir, à l’école technique annexée à l’école d’arts et métiers.
- En A° et 5° année, la journée est entièrement consacrée aux travaux d’ateliers et de dessin industriel.
- L’enseignement pratique a lieu dans des ateliers dépendant de l’établissement, mais dont la direction est confiée à un entrepreneur auquel la municipalité concède gratuitement le local et la force motrice. Il fournit le matériel, les matières premières, et les travaux exécutés par les élèves restent sa propriété. Vers la fin de la troisième année, il verse aux jeunes gens suffisamment habiles une légère rétribution, en rapport avec les services qu’ils sont a même de rendre.
- L’atelier de mécanique couvre une surlace de n 70 mètres carrés; il contient 16 étaux, 6 tours, machines à raboter, à fraiser, à mouler, etc.; l’atelier du bois est également muni d’un matériel des plus complets; celui de typographie et de lithographie met en jeu des machines perfectionnées.
- La section des électriciens possède tout le matériel d’expériences nécessaire, qui
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-
-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 177
- a été fourni gratuitement par de nombreuses maisons italiennes ou étrangères. La force motrice est assurée par deux moteurs électriques pouvant donner 1 2 chevaux et demi.
- Les études théoriques sont interrompues pendant les mois d’août et de septembre, mais non le travail des ateliers.
- Le nombre des élèves est de 1 à h , ainsi répartis :
- Mécaniciens...........
- Sculpteurs............
- bbénistes.............
- Travail artistique du fer.
- T y pographes.........
- Lithographes..........
- Electriciens..........
- 78 i5 1 h
- i!x
- 8
- 8
- 7
- Total
- 1 kk
- Le budget annuel s’élève à 21,g00 francs; l’école est entièrement à la charge de la ville.
- 11 est question de compléter les enseignements déjà existants par plusieurs autres sections, notamment par une section de céramique.
- L’exposition de l’Ecole de Gênes montrait de bons travaux d’ajustage, une intéressante collection des modèles en bois nécessaires pour la construction d’une machine à vapeur à multiple expansion; un meuble sculpté, destiné au cabinet du syndic de Gênes, avec un riche décor en bas-relief, emprunté à la flore ligurienne; un fragment de balustrade en fer forgé, etc.
- École supérieure d’art appliqué à l’industrie de Milan. — L’Ecole supérieure d’art appliqué à l’industrie de Milan fut fondée en 1882. Elle est destinée à fournir aux artisans possédant déjà les éléments de dessin les connaissances artistiques applicables aux professions qu’ils exercent; elle dépend du musée municipal artistique et industriel de Milan. Les conditions d’admission sont les suivantes :
- i° Savoir lire, écrire et effectuer les quatre opérations fondamentales de l’arithmétique; 20 subir un examen consistant à reproduire au crayon ou à l’aquarelle un dessin ombré, à prouver que le candidat est capable de résoudre les principaux problèmes de la géométrie plane et de représenter en projections géométriques les solides réguliers.
- L’école comprend trois sections : première section, dessin linéaire ; deuxième section, dessin d’ornement; troisième section, modelage. Elle est complétée par un cours préparatoire de deux années d’où les élèves peuvent passer dans la première classe de chaque section.
- Chaque section est elle-même divisée en deux classes, la première étant consacrée au dessin d’imitation, la seconde à la composition.
- Les classes ont lieu le soir, pendant la semaine, et le matin, les dimanches et jours Gn. I. — Cl. 6. — T. II. îa
- ! l’IUMEÎUE NATIONALE.
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-
-
-
- 178
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE 13E 1900.
- de fête. Des conférences populaires siir des sujets scientifiques ou industriels ont lieu les jours fériés.
- Les élèves ne peuvent séjourner plus de deux années dans une des classes et plus de trois années dans chaque section.
- La section de dessin ornemental convient aux jeunes gens engagés dans les professions de peintre en bâtiments, peintre sur faïence, porcelaine, verre, étoilés, bois, etc.; graveurs, sculpteurs et marqueteurs sur bois, sur métal, ivoire, pierre, verre, etc.; dessinateurs en broderie, lingerie, tapisserie, étoffes; mosaïstes, etc.
- Celle de dessin linéaire s’adresse aux ébénistes, tabletiers, parqueteurs, marbriers, etc. La troisième section enfin aux sculpteurs, ciseleurs et stucateurs en matières diverses.
- Depuis l’année dernière est instituée l’étude delà figure d’après nature pour les élèves déjà licenciés de lecole.
- Le personnel enseignant comprend un directeur professeur, deux professeurs et trois assistants; ces maîtres accompagnent les élèves pendant les visites effectuées dans les musées de la ville.
- L’école est gratuite. Elle est fréquentée par près de hoo élèves.
- Elle reçoit les subventions suivantes :
- Du Ministère de l’agriculture, du commerce et de l’industrie.. 10,000 lires.
- De la province de Milan....................................... 2,5oo
- De la commune................................................. 10,000
- De la Chambre de commerce..................................... 2,5oo
- Total............................... 25,ooo
- La commune fournit, en outre, le local.
- Parmi les objets exposés par l’Ecole supérieure d’art appliqué à l’industrie de Milan, on remarquait des dessins à l’aquarelle, des dessins d’étoffes, de meubles, de céramique, bronzes, lithographies (copies et composition), qui placent son enseignement au premier rang; on y retrouve heureusement, au milieu d’essais de décoration nouveau style, les saines traditions de l’ancien art italien.
- École d’art appliqué à l’industrie de Gantu. — Cantu est une populeuse bourgade située dans la province de Côme et aux environs de laquelle sont exercées de longue date les industries du mobilier et de la fabrication des dentelles. En 1882, en vue de contribuer au développement et au perfectionnement de ces industries artistiques, fut fondée l’école d’art appliqué à l’industrie, qui réunit, dès le début, plus de 70 élèves.
- La province, la Chambre de commerce, l’Etat, et un riche particulier, le comte Arnaboldi Gazzaniya, réunirent en cette circonstance leurs efforts à ceux de la commune. L’école ne reçut tout d’abord que des garçons; les filles y furent admises en 1888.
- Les cours ont lieu le soir dans la semaine, et le matin les jours fériés.
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-
-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 179
- A l’école (le dessin, les élèves sont reçus à 12 ans; ils doivent savoir lire et écrire correctement et exécuter les quatre règles fondamentales de l’arithmétique et justifier qu’ils possèdent les premières notions de dessin ornemental et géométrique; ils doivent être engagés dans une profession en rapport avec l’enseignement donné dans l’école.
- Les matières enseignées sont : le dessin géométrique, d’ornement et d’architecture, les éléments du dessin de machine et de figure; le modelage et la sculpture sur bois, le tout appliqué aux diverses industries artistiques et spécialement à celles du meuble et de la dentelle. La durée normale des études est de trois années; pour le dessin, il existe un cours préparatoire et un cours complémentaire d’une année chacun. La durée des cours est de deux heures les jours de semaine et de trois heures le dimanche, du i5 octobre au 1 5 juillet.
- L’école est administrée par un conseil composé de quatre délégués de la municipalité et du directeur de l’école lui-même. Les examens finaux de licence portent sur l’ensemble des matières des cours, de préférence sur ceux de troisième année.
- L’école se divise en deux sections : école de dessin et école pratique de sculpture sur bois. La première reçoit les élèves des deux sexes; à chacune d’elles est attaché un professeur spécial. A la seconde section ne sont admis que des jeunes gens ayant accompli la première année du cours de dessin.
- Les dernières statistiques font ressortir un nombre total de 199 élèves, dont 165 garçons et 3 A jeunes filles.
- Les professions auxquelles appartiennent les garçons sont les suivantes : ébénistes, sculpteurs et tourneurs (85 p. 100); forgerons, maçons; quelques dentelliers.
- Les filles sont en grande partie dentellières (i3 sur 34); les autres sont couturières en lingerie ou brodeuses.
- Le budget des dépenses de l’école est 3,658 francs par an, dont la commune de Cantu paye la plus grande partie; l’Etat et la Chambre de commerce de Corne accordent des subventions respectivement égales à 900 et 2 5o francs par an.
- L’enseignement est entièrement gratuit.
- Prochainement, l’enseignement de l’école sera complété par des notions d’arithmétique, de comptabilité et de langue française.
- L’école de Cantu avait exposé un joli meuble en bois sculpté, contenant des dessins et des échantillons de dentelle, dont quelques-uns en voie de fabrication.
- École professionnelle de filles Marglierita di Savoia, à Rome. — L’Ecole professionnelle pour lilles Margherila di Savoia fut fondée à Rome en 1876. Elle comprend une section industrielle et une section commerciale. La section industrielle embrasse un grand nombre de métiers, pour lesquels la durée des études est variable.
- Pour la lingerie, la broderie en blanc, la broderie à la machine, les dentelles à l’aiguille, le nombre des années est de trois. Le dessin ornemental est enseigné pendant les trois années, le dessin géométrique pendant une année.
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- Le cours de confection et celui de fleurs artificielles sont de quatre ans, avec une année de dessin géométrique et trois de dessin ornemental.
- Pour la broderie en or ou en soie : cinq ans de cours; dessin pendant quatre années.
- Repassage, reprisage, ouvrages en maille à la machine, cuisine : deux ans de cours, sans dessin.
- Couture : trois ans de cours, sans dessin.
- Dans la section commerciale (trois années de cours), on étudie les matières suivantes : langues italienne et française, comptabilité, calligraphie.
- L’hygiène et l’économie domestique font partie d’un cours supérieur de quatre, années. Un grand nombre d’élèves apprennent à la fois deux métiers, tout en suivant les cours de la section commerciale. L’école est fréquentée par 800 élèves.
- Elle reçoit les subventions suivantes :
- Ministère de l’agriculture, commerce et industrie............... 1,000 lires.
- Commune de Rome................................................ 65,iAo
- Chambre de commerce de Rome........................ 3,38o
- Total................................. 69,520
- Le droit d’écolage est de 3 lires par mois, mais des dispenses sont très largement accordées aux parents dont les ressources sont insuffisantes.
- École commerciale pour jeunes filles de Rome. — Cette école fut fondée en 1888. Elle a pour objet de fournir aux jeunes élèves les connaissances nécessaires pour diriger une maison de commerce, tenir la comptabilité ou la correspondance. Les jeunes filles y sont reçues de 11 à 1 6 ans; elles doivent justifier de la possession de la licence élémentaire ou subir avec succès un examen portant sur les matières de la 5e classe élémentaire.
- Les cours durent quatre années; un certificat (licenza) spécial est délivré à la suite des examens finaux.
- Les matières enseignées sont données par le tableau suivant :
- HORAIRE HEBDOMADAIRE.
- MATIÈRES D ’ E N S E1 G N E M E N T. 1" ANNÉE. 2“ ANNÉE. 3* ANNÉE. A" ANNÉE.
- heures. heures. lieu res. heures.
- Langue italienne r> h 3 3
- Comptabilité // // 3 h
- Arithmétique r> 3 3 3
- Marchandises 2 2 2 2
- Géographie 2 2 1 i
- Hisloire 2 2 2 2
- ( française 5 3 3 3
- Langue..! allemande U h h h
- ( anglaise n h h h
- Calligraphie 2 2 2 2
- Dessin 3 3 3 3
- Travaux féminins 3 3 3 3
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Les travaux manuels sont facultatifs.
- L’école est exclusivement municipale. Son budget total est de 26,000 lires environ. Le Ministère de l’agriculture et du commerce accorde une subvention annuelle de 500 lires.
- Le nombre des élèves est d’environ 200.
- École technique pour jeunes filles Marianna Dionigi (B. Scola techmca femmi-mlc ). — Cette école a été créée a Rome en 188 3. Son but est de former de bonnes ménagères et des femmes instruites, de bonne éducation,tout en leur permettant, par la possession de connaissances spéciales, d’entrer dans le commerce soit pour y tenir la correspondance commerciale en italien et en français, soit pour y tenir la comptabilité.
- Les élèves diplômées de l’Ecole Marianna Dionigi sont admises, sans examen, aux Instituts techniques et aux Ecoles normales.
- L’horaire hebdomadaire est, le suivant :
- MATIERES ENSEIGNÉES. HEURES PAR SEMAINE.
- l” ANNÉE. ac ANNÉE. 3° ANNÉE.
- heures. heures. heures.
- Italien 6 5 5
- Français Histoire d’Italie. Droits et devoirs des citoyens et des femmes en 3 h 3
- particulier 2 a a
- Géographie a a 2
- Arithmétique et éléments de géométrie 3 3 3
- Sciences naturelles // a 2
- Comptabilité /- a 3
- h i/a a 3 3
- Calligraphie a a
- Travaux d’aiguille a a a
- Gymnastique et autres exercices d’éducation physique a 2 2
- Totaux a6 1/a 99 29
- Le corps enseignant de l’École Marianna Dionigi est exclusivement composé de dames, au nombre de huit.
- Le budget annuel est de 89,350 lires. Sur cette somme, l’État paye la moitié du traitement des professeurs (1 2,500 lires); le reste est à la charge de la commune de Rome.
- La rétribution scolaire est de 2Ô lires par an. Droit d’inscription une fois payé : 1 0 lires; licence : 20 lires; diplôme : 10 lires.
- L’école, ouverte en 1888 avec 1 2 élèves, en compte aujourd’hui 288.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- D’après les indications qui nous ont été fournies sur les carrières poursuivies par les anciennes élèves de l’Ecole Marianna Dionigi, le nombre de celles qui s’engagent dans la voie commerciale est assez restreint; 33 p. îoo en moyenne rentrent dans leur famille, 33 p. îoo poursuivent leurs études dans les écoles normales ou autres établissements, a5 p. îoo se dirigent vers l’enseignement.
- Enseignement delà sténographie.— On attache avec raison, en Italie, une grande importance à l’enseignement de la sténographie. L’école italienne tout entière s’était réunie pour constituer une exposition d’ensemble, à laquelle prirent part î h associations diverses et plus de ho sténographes isolés, pour la plupart professeurs. La très intéressante exposition sténographique italienne montrait des méthodes, travaux pratiques divers, traductions, livres d’enseignement, applications variées de la sténographie, règlements intérieurs, curiosités sténographiques, etc. Les expositions les plus remarquées sont celles de MAL Noë (Henri), qui présentait un important travail de comparaison entre les divers systèmes de sténographie; Nicoletti (Aroldo), de Milan (manuels de sténographie et travaux pratiques); Société sténographique italienne de Turin; Société sténographique centrale italienne de Rome; Bisocchi (Carlo), de Milan. (Travaux pratiques.)
- S 11. — ÉCOLES TECHNIQUES DÉPENDANT DU MINISTERE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.
- Le premier règlement relatif aux Ecoles et aux Instituts techniques fut celui du îq septembre 1860, qui rangeait ces établissements sous la dépendance du Ministère de l’instruction publique, au nombre des institutions d’enseignement secondaire; elles étaient expressément distinctes des écoles pratiques ou de perfectionnement, dont la création était laissée à l’initiative des provinces, des communes et des particuliers.
- Bientôt cependant la nécessité se fit sentir de soustraire les Instituts à la réglementation uniforme à laquelle iis étaient soumis, et un décret du aq novembre 1861, les enlevant à la direction du Ministère de l’instruction publique, les plaça sous la dépendance du Ministère de l’agriculture, de l’industrie et du commerce, mieux qualifié semblait-il, pour la surveillance des études spéciales de ces établissements.
- Tandis que les Ecoles techniques, maintenues au Ministère de l’instruction publique, restaient soumises à l’autorité immédiate du Proviseur royal des études, on organisa pour les « Instituts n, par décret royal du i5 juin 18 6 5, le «Conseil de surveillance» (Giunta di vigilanza), assemblée locale qui, par sa composition, fut considérée comme plus apte à répondre à leurs besoins spéciaux.
- Séparées des instituts, les écoles ne purent se transformer comme ces derniers, ni prendre comme eux, en dépit de leur nom, une direction technique définie; aussi restèrent-elles ce que la loi les avait d’ailleurs faites, des institutions à la fois littéraires et
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- scientifiques, consacrées plutôt à la culture générale qu’aux matières spéciales. Cependant, les exigences multiples et variées de l’industrie ne pouvant point s’accommoder de cette uniformité d’enseignement, les efforts de l’Etat tendirent, par une suite de décrets et circulaires, à rapprocher, le plus possible, ces écoles des Instituts techniques dont elles constituaient l’échelon inférieur.
- Ces dispositions conduisirent, de degré en degré, à la réforme de 1885.
- Celte réforme, en réunissant avec méthode toutes les dispositions éparses dans les différents décrets, circulaires et ordonnances particulières, et en élucidant des points qui étaient l’objet de doutes et de controverses, établit des règles pour ce que Ton peut appeler la vie extérieure de l’école, donnant aux programmes une direction pratique précise, prescrivant, pour leur exécution, la méthode analytique et expérimentale, et conférant à l’école un caractère particulier quelle n’avait point eu auparavant.
- Aux termes de l’article 379 de la loi du i3 novembre 1869, toujours en vigueur, les Ecoles techniques sont destinées à donner l’enseignement technique du premier degré, en complétant et étendant les connaissances acquises dans les écoles élémentaires, afin de permettre aux jeunes gens d’entrer dans les services publics et dans les postes administratifs inférieurs, et de passer dans la première classe des instituts techniques.
- Les écoles techniques sont gouvernementales, ou assimilées (pareggiate j, ou privées.
- Sont gouvernementales les écoles instituées par décret royal, ou en vertu de conventions spéciales avec les communes, provinces ou autres personnes morales.
- Ces corps contribuent pour moitié, ou dans une mesure convenue, aux dépenses pour les appointements du personnel enseignant de l’école. En dehors de cette contribution, ils doivent en outre supporter les dépenses de construction, de chauffage, d’éclairage, d’ameublement, les dépenses pour le matériel scientifique, la bibliothèque, les appareils de gymnastique; le personnel de service est à leur charge.
- Sont dites assimilées (pareggiate) aux écoles gouvernementales les écoles communales, provinciales, ou dépendant d’autres personnes morales, lesquelles, sur l’avis de l’assemblée du Conseil supérieur de l’instruction publique, sont déclarées telles par décret du Ministre, pourvu quelles se trouvent dans les conditions exigées par la loi.
- Les «écoles techniques assimilées» peuvent obtenir tous les ans du gouvernement une subvention n’excédant pas les deux cinquièmes de la somme dépensée pour les appointements du directeur et des professeurs, le produit des frais d’études étant déduit de cette somme. La subvention est accordée (le préférence aux écoles assimilées dépendant des communes ou des provinces.
- Dans la répartition des subventions, pour lesquelles une somme est inscrite au budget du Ministère de l’instruction publique, on tient compte surtout de l’importance de l’école, de ses bons résultats, et aussi de sa situation économique.
- Sont privées les écoles que peut ouvrir tout citoyen âgé d’au moins 2Ô ans et possédant les qualités morales indispensables, ainsi que les ressources matérielles suffisantes, pourvu que les prescriptions légales soient observées, et en particulier, que l’école soit
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- ouverte à tout moment aux autorités chargées de l’inspection ordinaire des écoles
- secondaires, ainsi qu’aux autres personnes Dans les écoles techniques ordinaires, celles qui ont été prescrites par la loi du 1
- 1. Calligraphie;
- 9. Comptabilité;
- 3. Dessin géométrique, ornemental et d’ima-
- gination ;
- 4. Géographie;
- 5. Langue italienne ;
- 6. Langue française;
- déléguées par le Ministre à cet effet, les matières d’enseignement sont toujours novembre 1859, savoir :
- 7. Mathématiques (arithmétique, géométrie,
- algèbre);
- 8. Notions sur les devoirs et les droits du ci-
- toyen ;
- 8. Notions de physique, chimie et histoire naturelle ;
- 10. Histoire naturelle.
- Dans certaines écoles auxquelles un décret royal du 2,5 octobre 1898 donna, en vue de faire une expérience, une direction spéciale, appropriée aux conditions locales, on enseigne en plus :
- i° La langue allemande ou la langue anglaise, dans les écoles ayant un but commercial ;
- 20 La mécanique élémentaire et la technologie, dans les écoles ayant un but industriel ;
- 3° Les éléments d’agronomie, dans les écoles ayant un but agricole.
- Dans toutes les écoles, et dans chaque classe séparément, on enseigne la gymnastique.
- Les municipalités, sur avis favorable du Proviseur royal des études, et avec le consentement du Ministère, peuvent, à leurs frais, ajouter aux classes ordinaires de l’école des cours libres complémentaires d’enseignement pratique.
- Le tableau suivant permet de se rendre compte des différents plans d’études des écoles techniques, suivant que ces écoles restent du type ordinaire ou que leur enseignement est orienté vers l’industrie, le commerce ou l’agriculture.
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- HORAIRE HEBDOMADAIRE DES ECOLES TECHNIQUES,
- MATIÈRES D’ENSEIGNEMENT.
- ECOLES
- DE TYPE ORDINAIRE.
- AVEC ORIENTATION AGRICOLE.
- AVEC ORIENTATION
- COMMERCIALE.
- ire année. 0 S « SS 0 re 9 CO c; re Cl U 'ü c c re 0 ci • r-H tf CP CO cJ G <-* CD 0 u • a c re 0 es c,’ vo C C « c CO 0 'ü C ü *« ÇJ S re a CS r* E re a CO O VD G G CD 0 u 2° année. 3® année. o 'O a c re 0 j- c '•0 c re 0 es cT '0) c c c CO'
- heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures.
- Langue italienne 6 6 5 6 5 5 6 5 5 6 A A 6 5 5 6 5 5
- Devoirs et droits du citoyen . . a 2 3 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
- Géographie 2 2 2 2 2 2 2 2 3 2 2 2 2 2 2 2 2 2
- Langue française 3 4 3 3 4 3 3 3 4 3 3 2 3 4 3 3 • 3 4
- Mathématiques A 4 3 A 4 3 4 2 2 A A 3 3 3 3 3 2 2
- Sciences naturelles u II 2 U 3 3 // 3 3 II 3 3 u 2 2 u 3 3
- Comptabilité h U a 1/2 U // 3 // 3 5 U u 3 n 2 3 II 3 4
- Dessin A i/a 4 1/2 3 A 1/2 4 1/2 3 4 1/2 1 1/2 // 4 1/2 A 1/2 5 4 1/2 3 3 A 1/2 11/2 //
- Calligraphie 3 2 2 3 2 2 3 2 3 3 2 // 2 2 2 o, 2 1
- Agriculture // // // U // 3 // // // n // // n // // II // //
- Langue allemande ou anglaise. // U // U // // // A » 4 n // // u // // U 3 4
- Mécanique élémentaire // II // II // // // II // u 2 2 u // // II 11 //
- Technologie industrielle // 2 // U // // // n // n 2 3 u // // n n //
- Travaux féminins // n // II // n // u n n // u 2 2 // 2 n 3
- Totaux 2/| l/2 261/2 271/2 2/1 1/2 26 1/2 9 9 2/11/2 27 1/2 29 2 A 1/2 28 1/2 29 2 4 1/2 a? a? 2A1/2 26 1 /â 1 29
- AVEC ORIENTATION INDUSTRIELLE.
- ÉCOLES ET SECTIONS POUR FEMMES.
- TYPE ORDINAIRE,
- AVEC ORIENTATION
- COMMERCIALE.
- GO
- zr*
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Sont admis à la première classe de l’école, comme élèves réguliers, les jeunes gens de tout âge pourvus du certificat de licence élémentaire supérieure, obtenu à la suite d’un examen, conformément au décret royal du 19 octobre 189b, article 69.
- Quiconque n’est point pourvu de ce certificat doit, pour être admis à l’école, faire preuve des connaissances que l’on acquiert dans les écoles primaires, dans les limites du programme qui les régit, au moyen d’un examen consistant :
- a. En une épreuve écrite et orale sur la langue italienne ;
- h. En une épreuve écrite et orale sur l’arithmétique et le système métrique;
- c. En une épreuve de calligraphie.
- L’admission aux classes supérieures à la première est accordée à la suite d’un examen portant sur toutes les matières prescrites pour la classe ou les classes précédentes.
- Chaque classe ne peut avoir plus de cinquante élèves; si ce nombre, qui représente la limite maxima, est dépassé, la classe doit, selon les besoins, être divisée en deux ou plusieurs sections.
- Les programmes d’enseignement, l’ordre et le temps dans lequel ils doivent être mis à exécution sont établis par décret royal; mais ils ne sont pas réglés dans leurs détails et ne doivent point rigoureusement être suivis à la lettre, faculté étant laissée au professeur de les développer dans l’ordre et suivant la méthode qui lui semblent le plus opportuns et le plus conformes au mouvement littéraire et scientifique de l’époque.
- Pour passer d’une classe dans la classe immédiatement supérieure (les avancements par sauts étant prohibés), les élèves doivent passer l’examen de promotion, qui porte sur toutes les matières enseignées dans la classe précédente.
- L’examen de licence se passe à la fin des études dans toute école technique gouvernementale ou assimilée. Il porte sur les matières faisant partie du programme d’enseignement des trois années d’études.
- Les épreuves orales des examens de licence sont publiques. Les jeunes gens qui les subissent avec succès reçoivent, pour jouir des effets légaux y attachés, une attestation de licence où sont indiquées les matières de l’examen, ainsi que les notes obtenues pour chacune d’elles.
- Ce titre, délivré par le directeur de l’école, et muni du visa du Proviseur royal des études, est valable pour l’admission à la première classe des Instituts techniques et des Ecoles normales.
- Les élèves qui ont obtenu dans toutes les matières, au cours de Tannée, une moyenne de 7 sur 10, et de 8 sur 10 en italien et en mathématiques, sont dispensés des examens de promotions et de licence.
- L’élève qui pendant les trois années d’études a obtenu la promotion sans examen pour aucune matière, et a réalisé la dernière année au moins 9 sur 1 0 en Italien et en mathématiques, ou en d’autres matières, est dispensé de tout examen quel qu’il soit; il lui est décerné la licence d'honneur.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- L’approbation de la commission d’examen doit être donnée pour chaque matière prise séparément et indépendamment des autres.
- L’instruction des écoles techniques est presque entièrement gratuite. Les taxes légères imposées par la loi sont payées à l’Etat pour les écoles gouvernementales, et, pour les écoles assimilées, au corps qui les administre.
- Ces taxes sont différentes et fixées de la manière suivante :
- Pour l’admission................................................................ o lires.
- Pour l’inscription............................................................ 1 o
- Pour la licence.................................................................. i5
- Le tiers des taxes payées pour les examens d’admission et de licence est alloué aux membres de la commission d’examen.
- Toutes les fois que la grandeur des salles et le nombre des élèves réguliers le permettent, on admet à fréquenter certains cours spéciaux de l’école technique, au nombre de trois au plus, en qualité d’auditeurs, des jeunes gens qui ont démontré au directeur qu’ils sont à même de profiter de l’enseignement.
- Aucun autre, soit-il élève régulier mais non promu, ou candidat à l’admission non approuvé, ne peut être inscrit en qualité d’auditeur à la classe à laquelle il aspire.
- Les auditeurs reçoivent un certificat, mais celui-ci n’a trait qu’aux matières d’enseignement qu’ils ont suivies.
- Le tableau suivant donne pour l’année 1899, comparativement avec l’année 1889 , le nombre des écoles techniques de l’Etat 0:1 assimilées, ainsi que le nombre de leurs élèves :
- NOMBRE DES ÉCOLES. NOMBRE DES ÉLÈVES.
- ÉCOLES TECHNIQUES.
- 1889. 1899. 1889. 1899.
- r ( de l’Etat 161 183 1 6,700 22,687
- ( assimilées (parnggiate)
- 98 97 8,878 8,61 9
- Totaux. 209 280 35,078 31,3o6
- Les écoles techniques privées sont aujourd’hui au nombre d’une centaine, avec environ A,000 élèves. Tandis que les écoles techniques gouvernementales se développent de plus en plus, les autres (écoles agréées ou privées) sont en voie de décroissement.
- En 1898-99, les dépenses pour les écoles techniques se sont élevées à la somme de 3,20i,3/i5 francs, dont 1,929,606 francs sont à la charge des commissions; le reste est supporté par l’Etat.
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- Le règlement du ip novembre 1.860, qui a donné aux instituts techniques, de même qu’aux écoles, leur première organisation, répartit l’enseignement des premiers en quatre sections :
- i° Section commerciale et administrative;
- 20 Section agronomique;
- 3° Section chimique;
- l\° Section physico-mathématique.
- Ce règlement accordait aux provinces et aux communes le droit d’ajouter, à chaque section, des écoles pratiques ou de perfectionnement répondant mieux, a leur avis, aux conditions locales.
- Cependant la nouvelle institution, bien que créée en vue des besoins de l’agriculture, de l’industrie et du commerce, restait encore sans détermination précise.
- Tandis que les articles 309 et 3io de la loi, qui transformaient en école d’application d’ingénieurs l’ancien institut technique de Turin et créaient un institut technique supérieur à Milan, semblaient montrer que l’intention du législateur était que la culture technologique et professionnelle des instituts ouvrît à leurs élèves l’accès des écoles techniques supérieures (de même qu’en Allemagne l’enseignement technique moyen préparait aux instituts polytechniques), une disposition de ce règlement permettait aujeune homme, pourvu de l’attestation de licence de la section physico-mathématique, d’être admis à la Faculté des sciences physiques et mathématiques, donnant ainsi aux instituts un nouveau débouché qui leur était fermé auparavant.
- Telles étaient les conditions des Instituts techniques lorsque le décret du 9 3 novembre 1861 les lit passer du Ministère de l’instruction publique au Ministère de l’agriculture, de l’industrie et du commerce.
- Bientôt leur mode de fonctionnement révéla de graves lacunes : le cours de deux années des sections d’agronomie et de commerce était insuffisant; le cours de trois années de la section physico-mathématique était lui aussi insuffisant, sinon comme études préparatoires aux cours universitaires, du moins comme préparation aux carrières professionnelles; enfin la section chimique ne servait à rien ou à peu, étant partout déserte, soit que Ton n’en comprît pas l’utilité, soit quelle fût en avance, à cette époque, sur les besoins industriels du pays.
- Telle était la situation des instituts techniques lorsqu’un décret du 1 5 juin 1865 créa les «Conseils de surveillance» (giunta cli vigilanza}, ayant pour mission de veiller à leur bon fonctionnement :Je Ministère y était représenté ainsi que la province, la commune et la chambre de commerce.
- Ce Conseil eut toutes les attributions qui appartenaient auparavant au Proviseur royal des études et aux conseils scolaires provinciaux.
- Cette création, inspirée par la pensée que les instituts auraient à répondre aux besoins particuliers des différentes régions où ils s’élevaient et qu’ils devaient trouver sur les lieux mêmes les personnes les plus aptes à les diriger, était dictée en outre par une raison d’équité : puisque les dépenses d’entretien des instituts grevaient spécia-
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- lement le budget de la province, il était juste que cette dernière fût représentée dans leur direction.
- Pendant ce temps l’expérience suggérait l’introduction d’autres améliorations.
- La période pendant laquelle les instituts furent attribués au Ministère de l’agriculture, de l’industrie et du commerce (1865-1878), est marquée par trois réformes successives dans l’organisation des études.
- La première fut introduite par le décret du 1 3 octobre 1865 ; elle était accompagnée d’un nouveau règlement et donnait aux instituts une organisation différente, et d’autres règles administratives, pédagogiques et disciplinaires.
- Plusieurs matières furent ajoutées et le nombre des sections fut porté à neuf :
- i° Agronomie et arpentage;
- a" Commerce et administration;
- 3° Mécanique et construction;
- /i° Industries chimiques;
- 5° Industries mécaniques;
- 6" Industries physico-chimiques et industries mécaniques de précision;
- 70 Marine marchande;
- 8" Minéralogie et métallurgie ;
- q° Comptabilité.
- Le nombre des sections qui constituaient l’institut technique, le caractère et la direction des études qui devaient y être faites montraient bien quelles étaient les idées du moment : avec cette école on voulait non seulement donner une impulsion, ce qui aurait été juste et nécessaire, aux industries et aux métiers, mais on voulait en provoquer directement la création.
- L’expérience ne tarda pas à démontrer que la fonction des écoles dites industrielles et professionnelles (ainsi s’intitulaient à cette époque les instituts techniques) consiste à adapter les études théoriques et pratiques aux besoins des industries et des professions telles quelles existent dans les différentes localités, de favoriser leur développement et leur progrès en tant que les conditions locales l’exigent et le permettent, mais non pas de créer des industries là où ces mêmes conditions font défaut.
- Il s’ensuivit que l’on ne fit point l’expérience de certaines des nouvelles sections.
- Mais, par contre, les plus anciennes sections, c’est-à-dire celle d’agronomie, la section commerciale-administrative (à laquelle fut réunie la comptabilité), et celle de mécanique et de construction, progressèrent de plus en plus avec les années, soit par suite de l’augmentation du nombre des élèves, soit à cause de l’extension et de la meilleure direction des études.
- La seconde des réformes signalées fut réalisée en 1871, et fut sans aucun doute une des plus importantes, bien quelle se référât seulement à l’organisation des études et laissât encore en vigueur le règlement du i3 octobre 18 6 5.
- La durée des cours normaux fut portée dans toutes les sections de trois à quatre ans : cette innovation ne rencontra pas d’opposition sérieuse de la part des communes et des
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- provinces, car les principaux instituts l’avaient déjà introduite spontanément par l’institution d’une classe préparatoire que l’expérience avait réclamée auparavant.
- Par suite de l’orientation introduite par le règlement de 1871, qui fut le résultat des études de commissions compétentes et d’une expérience relativement assez longue, les instituts techniques commencèrent à être considérés comme des écoles de culture spéciale, où les langues modernes et la préparation théorique et pratique aux études supérieures physiques et mathématiques ou à certaines carrières professionnelles moyennes (comptables, calculateurs, arpenteurs) reçurent un développement raisonnable et prirent la place des langues et littératures classiques, fondement des études des lycées.
- Cette conception se manifesta principalement dans l’organisation de la section «physico-mathématique», qui, dans les instituts, se substitua, sous cette nouvelle dénomination, à la section de construction et de mécanique du plan précédent de 1865. Cette section fut considérée comme le fondement de l’institut technique.
- Mais si la réforme de 1871 réussit à imprimer aux instituts techniques une direction mieux appropriée à leurs besoins et à leur objet, surtout par l’organisation de cette section, qui seule conduisait aux universités, aux écoles d’application pour ingénieurs et aux écoles navales supérieures, elle était peut-être allée trop loin, car les programmes scientifiques, ceux de mathématiques, de physique, de chimie, auxquels on donnait une importance excessive, envahissaient le domaine de renseignement supérieur, et 11e pouvaient avoir que des résultats médiocres pour des jeunes gens qui, comme ceux des instituts techniques, 11’ont pas la maturité nécessaire.
- D’où la nécessité de réduire le nombre des matières et l’étendue des programmes, nécessité que Ton essaya de satisfaire parles modifications de 1876 et 1877, lesquelles constituent la dernière réforme introduite dans les instituts par le Ministère de l’agriculture, de l’industrie et du commerce.
- Ces modifications auraient dû être inspirées avant tout par l’expérience du programme de 1871 et par les études d’une commission spéciale nommée par le même Ministère en 187A et dont firent partie les directeurs des principaux instituts techniques. Mais en réalité, dans la réforme, on tint peu compte de ces précédents, et son insuffisance souleva des protestations que rendirent plus vives encore de nouvelles propositions du Ministère de l’agriculture, de l’industrie et du commerce, notamment celle de ramener à trois le nombre des années des cours; et elle fut la cause indirecte, ou du moins occasionnelle, du retour des instituts techniques, en 1878, sous la dépendance du Ministère de l’instruction publique.
- Le règlement de 1877, t°uf en introduisant des simplifications et des réductions de programmes, laissait encore trop à désirer en ce qui a trait à la distribution et à l’assemblage des différentes matières et la composition des sections de l’institut tecli nique.
- En dehors de cela, le besoin se faisait sentir de plus en plus d’un règlement administratif et disciplinaire pour remplacer celui de 18 6 5, qui était encore en vigueur, bien
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- qu’il ne s’accordât plus avec les nombreuses modifications que Ton y avait introduites successivement.
- Ce fut sur ce dernier point que portèrent les études de la commission nommée en 188 3 par le ministre Guido Baccelli, études qui préparèrent le règlement de 18 8 5 , lequel est encore en vigueur, bien que le décret du 2 octobre 1891, dernier acte d’importance particulière pour les instituts, ait donné aux matières une distribution plus rationnelle parmi les différentes sections, et aux programmes une orientation plus précise.
- Après ce rapide aperçu historique qui a paru indispensable pour se faire une idée exacte du développement des instituts techniques depuis 18G0, nous indiquerons les conditions dans lesquelles ils se trouvent actuellement.
- Ils comprennent trois sections ou écoles spéciales, lesquelles, en règle, ont une organisation semblable :
- i" La section physico-mathématique;
- 20 La section à’arpentage;
- 3° La section de commerce et de comptabilité. La section agronomique et les sections industrielles, créées, en nombre assez limité, dans certains instituts, ont une organisation variable suivant les conditions locales et les intérêts professionnels qu’elles sont appelées à servir.
- La première année de l’institut est commune à toutes les sections : les études se spécialisent pendant les trois années suivantes.
- La « section physico-mathématique 11 sert presque exclusivement de préparation aux études supérieures, c’est-à-dire aux deux premières années des Facultés des sciences physiques et mathématiques, et aussi aux écoles d’application pour ingénieurs, à l’Ecole navale supérieure et aux deux,années préparatoires de l’Institut technique supérieur de Milan.
- La «section d’arpentage» enseigne l’exercice de la profession d’expert-géomètre ou d’arpenteur et prépare aux écoles supérieures d’agriculture de Milan et de Portici. Depuis quelques années, en vertu de la loi sur la réfection du cadastre, un grand nombre de licenciés de cette section trouvèrent des emplois dans les bureaux de cette administration ; mais en ce qui concerne les travaux professionnels, on peut faire pour les arpenteurs la remarque que Ton fait pour toutes les professions en général. Là où la profession d’expert-géomètre a une raison d’être et des traditions, la section d’arpentage est fréquentée et prospère; là où cette condition n’est pas remplie, l’école n’a pas pu, après des années de tentatives infructueuses, lui faire prendre racine.
- La «section de commerce et de comptabilité» a pour but d’abord de conférer le diplôme d'expert commercial et comptable, titre nécessaire en Italie pour le libre exercice de la profession, pour être admis aux emplois des administrations de l’Etat, des provinces et des communes, et d’une grande utilité pour entrer dans les entreprises industrielles et commerciales, et dans les banques; en secotid lieu, la section prépare aux écoles
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- supérieures de commerce de Venise, de Gênes et de Rari. La grande majorité des élèves se propose d’atteindre le premier de ces deux Ruts, surtout dans les grands centres d’affaires. A Milan, par exemple, les élèves de la section de commerce et de comptabilité représentent environ un septième du nombre total des élèves employés dans les cinquante-trois institutions du Gouvernement et, étant donné les conditions locales favorables, les licenciés, qui sont en moyenne de 80 par an, trouvent des emplois faciles et bien rétribués. Le nombre de ceux qui désirent entrer aux écoles supérieures de commerce est relativement très faible, peut-être parce que celles-ci n’ont pas de but professionnel suffisamment déterminé.
- La «section d’agronomier> a été créée seulement dans quatre instituts techniques (Arezzo, Jesi, Teramo, Udine). Elle est partout peu fréquentée; bien quelle ait une partie expérimentale, il semble qu’elle ne réponde pas, tout au moins jusqu’à présent, au but professionnel qu’elle s’est fixée.
- On peut en dire autant des «sections industrielles», qui comprennent chacune cinq années d’études. Le règlement de 1871 s’opposait à ce que l’institut technique pût jouer le même rôle que les entreprises et les établissements industriels dans la préparation des chefs d’atelier et des chefs d’usines, sauf en ce qui concerne certaines branches très spéciales, comme les écoles de tissage, etc.; mais le règlement de 18 8 5 revint aux idées qui avaient d’abord prévalu, et l’expérience dure encore dans les sections annexées aux instituts techniques de Bergame, Côme, Livourne, Naples, Rome, Terni, Turin et Venise.
- Rien que l’on reproche au règlement de 188 5 d’avoir donné à l’administration des instituts des règles trop rigoureusement uniformes, il leur a du moins donné une base qui n’est peut-être pas définitive, mais que l’expérience a démontrée comme préférable à toutes les précédentes.
- Les principales dispositions, que nous résumerons, comme nous l’avons fait pour les écoles techniques, feront connaître le fonctionnement des instituts, au point de vue de l’administration.
- Les instituts techniques ont pour but de donner l’enseignement technique du second degré. Us comprennent plusieurs sections, dont chacune a pour but de préparer à des études supérieures, de faciliter l’accès à des professions particulières et aux emplois de l’administration publique, de l’industrie, du commerce et de l’agriculture.
- Les différentes sections dont se composent chaque institut varient suivant les besoins de l’endroit où il se trouve.
- Les sections pouvant constituer l’institut technique sont les suivantes :
- a. Section physico-mathématique;
- b. Section d’arpentage;
- c. Section d’agronomie;
- d. Section de commerce et comptabilité ;
- e. Section industrielle.
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- La licence de chaque section ouvre l’accès aux universités et aux écoles supérieures ; celle des sections d’arpentage, d’agronomie, de commerce et de comptabilité et des sections industrielles constitue en outre le titre nécessaire à l’obtention du diplôme professionnel.
- Le diplôme d’expert arpenteur donne le droit d’exercer cette profession, qui comprend les levés de plans des terrains, leur mesure et leur évaluation; construction des immeubles ruraux, petits aqueducs, conduites d’eau pour l’irrigation, de chemins vicinaux, etc.
- Le diplôme d'expert agronome donne le droit de diriger des entreprises agricoles et les industries spéciales se rattachant à l’agriculture.
- Le diplôme de comptable donne le droit d’exercer la profession de comptable, de directeur d’entreprises commerciales, de banque et industrielles; ce titre sert en outre pour obtenir des emplois dans les administrations publiques et dans les entreprises privées.
- Le diplôme d'expert industriel donne le droit d’exercer des professions spéciales, suivant l’objet particulier de chaque section, et de diriger des ouvriers.
- Sont gouvernementaux les instituts techniques fondés par décret royal rendu en ver lu des lois en vigueur. L’Etat, les provinces, les communes et des établissements de différente nature contribuent aux dépenses d’entretien des instituts gouvernementaux, suivant des conventions particulières.
- La contribution de l’Etat dans les dépenses de l’institut ne peut excéder la moitié des appointements, indemnités et rémunérations attribués au président et aux professeurs.
- La commune a à sa charge :
- i° Le logement de l’institut, les réparations annuelles et les modifications successives dont le besoin peut se faire sentir;
- 20 Les meubles et le matériel non scientifique nécessaires à l’école, aux collections, aux laboratoires, à la bibliothèque, etc. ;
- 3° Le gymnase et les appareils nécessaires aux exercices physiques;
- k° Tous les objets du secrétariat, les registres et modèles nécessaires;
- 5° L’éclairage et le chauffage des batiments, et la fourniture de l’eau;
- 6° Le logement du gardien et du portier.
- La province, en dehors de la quote-part qui lui est assignée dans la dépense pour les appointements, indemnités, rémunérations attribués au président et aux professeurs, et pour les frais supplémentaires éventuels, a à sa charge :
- i° La rétribution des assistants, des employés du secrétariat, de surveillance et de service et, partout où c’est nécessaire, des machinistes, préparateurs, dessinateurs, etc.;
- 2° La bibliothèque et le matériel scientifique;
- 3° Les appareils nécessaires aux laboratoires, conduites d’eau et de gaz, etc., et tous les objets particuliers nécessaires aux expériences et aux exercices des élèves;
- Gr. I. — Cl. 6. — T. II. 13
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- 4° La ferme et l’exploitation agricole, s’il y a lieu;
- 5° Les dépenses d’expériences, d’exercices, d’excursions scientifiques, etc.
- Le bâtiment où est logé l’institut, en dehors des salles pour les exercices oraux et des salles d’études, de la bibliothèque, etc., doit renfermer :
- i° Un nombre suffisant de salies particulières, sulFisamment vastes et éclairées pour se prêter à l’enseignement de la chimie, de la physique et de l’étude du commerce; toutes ces salles devant être pourvues du matériel technique spécial, nécessaire à la partie expérimentale des programmes de ces matières ;
- 2° Des salles particulières pour les cours de calligraphie, de dessin, d’arithméljque commerciale et de comptabilité, pourvues de meubles répondant aux exigences spéciales de ces matières ;
- 3° Le gymnase, convenablement construit et aménagé;
- 4° Un nombre suffisant de salies garnies des meubles nécessaires au classement utile et rationnel des collections de «matériel scientifiquen.
- Les matières nécessitant des collections scientifiques sont, pour les sections communes à tous les instituts : la science agricole, la chimie, la construction, le dessin, la topographie, la physique, la géométrie descriptive et le dessin géométrique, l’étude des marchandises, l’histoire naturelle.
- L’institut doit renfermer en outre :
- i° Des cartes générales et particulières, anciennes et modernes, pour l’étude de la géographie et de l’histoire ;
- 2° Des tableaux statistiques, bilans et modèles de comptes pour l’enseignement de l’arithmétique commerciale et de la comptabilité;
- 3° Des évaluations de propriétés rurales et de bâtiments; des dépenses et recettes, pour le calcul des impôts.
- La section d’agronomie doit être pourvue d’une ferme ainsi que d’une exploitation agricole avec bêtes de travail et de produit; appareils, machines, etc.
- Les sections industrielles doivent être pourvues de collections spéciales, appropriées à leur objet.
- L’institut doit contenir les laboratoires suivants, aménagés selon les besoins techniques particuliers :
- î0 Pour la préparation des expériences de chimie ;
- 2° Pour la préparation des exercices de physique;
- 3° Pour les travaux pratiques des étudiants en chimie ;
- 4° Pour les travaux pratiques des étudiants en sciences.
- La première classe est commune à toutes les sections. Les matières qui, aux termes du décret royal du 2 octobre i8qi, sont réparties sur les trois sections normales de
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- l’institut (pour ne rien dire des matières des sections industrielles qui different suivant les instituts) peuvent être groupées de la manière suivante :
- Sont communs à toutes les sections les cours de littérature italienne, langue française, géographie, histoire politique, histoire naturelle, mathématiques élémentaires, physique, chimie, dessin ornemental et géométrique.
- Sont spéciaux :
- i° A la section physico-mathématique, les cours de :
- Mathématiques complémentaires, physique complémentaire, exercices pratiques de chimie, langue anglaise ou allemande, dessin architectural;
- 2° A la section à’arpentage, les cours de :
- Agriculture et comptabilité rurale, topographie, géométrie descriptive et constructions avec dessin, législation rurale, impôts ;
- 3° A la section de comptabilité et de commerce, les cours de :
- Langue anglaise ou allemande, arithmétique commerciale, comptabilité, éléments de droit civil, commercial et administratif, économie politique, statistique, science financière, calligraphie.
- Dans les principaux instituts, on a maintenu comme facultatifs les cours de commerce et de sténographie.
- Les élèves des deux premières classes reçoivent l’enseignement de la gymnastique.
- Sont admis sans examen, à la première classe, ainsi qu’à toutes les sections, les jeunes gens pourvus de la licence technique.
- Quiconque ne possède point ce titre doit, pour être admis à l’institut, passer un examen sur les matières composant l’enseignement de l’école technique, à l’exception de la comptabilité, des notions de sciences physiques et naturelles, de calligraphie, et des notions sur les droits et les devoirs du citoyen.
- L’admission aux classes supérieures a lieu à la suite d’un examen sur les matières étudiées par l’élève dans les classes antérieures à celle oii il veut entrer, à partir de celle où il a été admis pour la première fois, pourvu qu’il ait la licence technique ou un grade équivalent et qu’il se soit passé, depuis l’obtention de ce titre, autant d’années qu’il y a de classes que l’élève n’a pas fréquentées.
- Celui qui a le certificat de promotion de la ùe classe de l’école est admis à la première classe de l’institut après un examen sur la langue française et le dessin.
- Celui qui a la licence de l’école ou le brevet élémentaire de maître peut se présenter à l’examen d’admission à la seconde classe de l’institut, avec dispense de l’épreuve de langue italienne et d’histoire (décret royal du 20 juin 1889).
- Dans chaque institut, une commission d’examen juge toutes les épreuves des candidats à la licence; elle est présidée par le directeur de l’institut, assisté parfo
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- d’un délégué du Ministère ou d’un membre du Conseil de surveillance (Giunla di vigilanza'}.
- Les examens de licence des instituts sont soumis aux mêmes formalités que ceux des écoles techniques.
- Celui qui, pourvu d’un certificat de licence d’une section, veut en obtenir un d’une autre section, est dispensé des épreuves sur les matières communes aux deux sections ; d’autres dispositions analogues facilitent l’obtention de la licence d’institut aux jeunes gens pourvus de la licence de l’école.
- Dans les examens de licence comme dans ceux de promotion, la moyenne d’aptitude, contrairement aux dispositions du règlement de 1885, est aujourd’hui de 6 points sur î o pour toutes les matières.
- La dispense des épreuves d’examen est accordée aux élèves qui ont obtenu pendant Tannée 8 points sur î o de conduite et 8 points sur î o de progrès pour quelques matières (dont la littérature italienne) qui varient suivant les sections, et 7 points sur 10 pour les autres.
- Parmi les candidats à la licence, un concours est ouvert tous les ans pour un des travaux écrits qui sont effectués dans la session de juillet.
- La licence d’honneur est accordée à l’élève de la section physico-mathématique ayant obtenu l’avancement sans examen chaque année du cours et ayant atteint, à la fin de la dernière année, une moyenne d’au moins 9 points sur 10 en italien, en mathématiques et en physique.
- L’Etat a la direction générale des instituts, et l’exerce par l’intermédiaire des conseils de surveillance (giunta di vigilanza), du directeur, et, au besoin, d’inspecteurs et de commissaires.
- La province, la commune, et autres établissements qui contribuent à l’entretien de l’institut, exercent toutes leurs fonctions par l’intermédiaire des conseils de surveillance.
- Partout où se trouve un institut technique, il y a un conseil de surveillance (giunta di vigilanza), composé :
- De deux commissaires du Gouvernement, choisis parle Ministre;
- D’un représentant de la province, choisi par la députation provinciale;
- D’un représentant de la commune, choisi par le conseil municipal, parmi ses membres ;
- Du président de l’institut.
- Peut encore être représentée au conseil de surveillance la Chambre de commerce ou tout autre établissement contribuant au développement de l’institut.
- Le conseil, dans la personne de son président, représente le Gouvernement du roi pour tout ce qui intéresse l’institut confié à ses soins, et y exerce, en général, toutes les fonctions qui, pour l’enseignement classique, rentrent dans les attributions des conseils scolaires provinciaux et des proviseurs royaux des études.
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- Instituts techniques assimilés et privés (même règles que pour les écoles techniques assimilées et privées).
- Nous donnons plus loin (pages 198 et 199), pour les instituts techniques, les horaires hebdomadaires adoptés par les trois sections, qui, convenant à toutes les localités du pays, peuvent être uniformément réglementées. Ces sections sont les suivantes :
- i° Section physico-mathématique, la seule qui ne soit pas professionnelle, et qui conduit, par les universités et les écoles d’application, à la science de l’ingénieur;
- 20 Section d’arpentage ;
- 3° Section de commerce et de comptabilité.
- Pour les autres sections (agronomie, industrie, science nautique, etc.), leurs plans d’études sont adaptés aux besoins locaux.
- Parmi ces dernières, la plus variable est, naturellement, la section industrielle. Les lmit instituts suivants sont dotés de véritables sections industrielles:
- / de Rome ( construction et industrie mécanique), de Terni (mécanique et métallurgie).
- Institut \ ge q'urjn (mécanique et tis-
- I sa8’e)-
- I de Venise (construction et mé-\ canique).
- Dans chacune de ces sections, l’enseignement est constamment orienté vers les applications industrielles; il comprend des cours de culture générale, littéraire et scientifique, et des cours professionnels.
- Dans toutes les sections,sans exception, les exercices pratiques font partie intégrante des programmes. Dans les sections industrielles et dans les sections agricoles, qui peuvent être considérées comme des sections industrielles spéciales, les travaux d’atelier varient suivant les régions.
- A cet effet, les instituts sont pourvus d’ateliers généralement fort bien organisés, munis de tous les appareils et machines que les jeunes gens pourront rencontrer plus tard dans leur carrière. Le nombre d’heures consacré aux 'travaux d’atelier n’est pas fixé; il est laissé à la disposition des conseils de professeurs.
- Il y a lieu de remarquer que les sections industrielles des instituts ne sont pas destinées à former des ouvriers supérieurs et habiles de leurs mains; leur but est de former un personnel d’un rang plus élevé, à même de comprendre, pour l’avoir pratiqué eux-mêmes d’une manière rationnelle, les difficultés et les détails du travail manuel.
- L’exposition des instituts techniques, au Palais de l’Italie, un peu trop dispersée pour la commodité de l’examen, mais très complète et méthodiquement ordonnée, permet-
- / de Rergame ( mécanique et in-I dustrie chimique).
- I de Côme (tissage).
- ' de Livourne (construction mé-I,,sliüU • canique).
- | de Naples (mécanique, con-f struction et industrie chi-' mi que).
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- CLASSES.
- 1". 2". 3*. lx\
- heure-. heures. heures. heures.
- I DES SECTIONS D’ARPENTAGE.
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- TIONS DE PHYSIQUE ET MATHEMATIQUES.
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- 3o 3i 32 33
- Chimie. . . . Dessin .... Physique...
- Classes............
- Exercices physiques
- d’ornement.........
- d’architecture.....
- générale...........
- complémentaire. . .
- Géographie............
- Littérature italienne.
- ( française.............
- angues. . . j an^|ajge ou aqemande.
- Mathématiques.......................
- Histoire générale...................
- Histoire ( Zoologie et botanique., naturelle, j Minéralogie et géologie.
- Totaux.
- Chimie.
- Agriculture..........................
- Comptabilité agricole................
- Construction.........................
- Dessin de construction...............
- Leçons...............
- Exercices pratiques.
- Dessin d’ornement....................
- Impôts...............................
- Physique générale....................
- Géographie...........................
- Législation rurale...................
- Littérature italienne................
- Langue française.....................
- Mathématiques........................
- Histoire générale....................
- Histoire ( Zoologie et botanique.. naturelle. | Minéralogie et géologie.
- Topographie..........................
- Dessin topographique.................
- Géométrie descriptive................
- Totaux.
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-
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- MATIÈRES D ’ E X S E l G N E M E N T. CLASSES
- 1". 2e. 3». à°.
- heures. heures. heures. heures.
- HORAIRE HEBDOMADAIRE DES SECTIONS DE COMMERCE ET COMPTABILITE.
- Calligraphie // 3 1 %
- Chimie générale U // 3 (l
- Comptabilité et tenue delivres n h 5 9
- ^ . j civil n U 3 //
- ( criminel et administratif // u // k
- Dessin d’ornement . 6 n // If
- Economie politique n // 3 n
- Science financière et slatistique u // // h
- Physique générale u // 5 n
- Géographie 3 3 // //
- Littérature italienne 6 5 h c \j
- 1 française angue • • • j angjajse ou anemande 3 3 3 2 .
- // 3 5 5
- Mathémaliques 6 5 // n
- Histoire ( Zoologie et botanique 3 // U n
- naturelle. | Minéralogie et zoologie. . n 3 n n
- Histoire générale 3 3 3 u
- Totaux 3o 3i 33 3a
- tait d’apprécier la série des travaux pratiques élémentaires à la suite desquels les élèves des instituts arrivent à produire des appareils et machines-outils assez compliqués et d’exécution convenable.
- En dehors des sections plus ou moins nombreuses qui le composent, chaque institut peut aussi posséder, comme annexe, des écoles spéciales professionnelles, de commerce, d’art industriel, etc. Certains instituts, comme ceux de Turin, Bergame, Naples, possèdent les cinq sections : physico-mathématiques, arpentage, agronomie, commerce et comptabilité, industrie.
- A celui de Turin sont en outre annexées une école commerciale et deux écoles spéciales : l’une, pour les officiers contrôleurs de marine; l’autre, pour les officiers du commissariat militaire — la seule de toute l’Italie — et enfin, des écoles du soir nour les ouvriers.
- Les Instituts techniques nautiques ont une ou plusieurs des sections indiquées, et, en outre, une ou plusieurs sections spéciales de marine, savoir : écoles de mécaniciens, écoles pour les capitaines au long cours, écoles pour les capitaines de grand cabotage, etc. Certains instituts sont exclusivement nautiques, comme ceux de Piano di Sorrento et de Camogli.
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- Les instituts nautiques ont été organisés par décret royal du icr janvier 1891. Les sections sont au nombre de trois (capitaines maritimes, constructeurs navals, mécaniciens navals). On a, par la suite, autorisé l’adjonction de sections industrielles ou écoles pratiques pour certaines industries maritimes. Chaque institut nautique possède un cours préparatoire de deux ans; mais on peut être admis dans la première année, sur la production du certificat de promotion à la 3e classe de l’école technique.
- Matières d’enseignement:
- Cours préparatoires. — Langue italienne, géographie, écriture, arithmétique, algèbre, géométrie, dessin linéaire.
- Section des capitaines maritimes. — Langue italienne et histoire, langue française ou anglaise, géographie commerciale, algèbre, géométrie, trigonométrie, géométrie descriptive, physique expérimentale et mécanique élémentaire, agrès et manœuvres navales, navigation, géographie, astronomie, météorologie,droit, comptabilité de bord, machines à vapeur.
- Section des constructeurs navals. — Langue italienne et histoire, langue française ou anglaise, algèbre, géométrie, trigonométrie, géométrie descriptive, physique expérimentale, mécanique élémentaire et appliquée, machines à vapeur, constructions navales, dessin de constructions navales, théorie des navires, droit.
- Section des mécaniciens navals. — Même programme que ci-dessus, avec des compléments de physique et exercices pratiques dans l’usine.
- Jusqu’à présent, une seule section industrielle a été créée : c’est celle de l’Institut de Piano di Sorrento. Gomme enseignement théorique, mêmes matières que ci-dessus. Exercices dans l’usine de constructions navales, bois ou fer.
- Les ateliers des instituts nautiques, fondés en 1893 et 189.S , et quelques-uns même plus tard, avec un outillage modeste, sont devenus, aujourd’hui, dans leur presque totalité, des usines complètes et bien dirigées.
- Le nombre des instituts nautiques est de 18 ; 17 d’entre eux possèdent la section des mécaniciens navals; 10 possèdent des ateliers constituant des usines propres et bien installées. L’Institut de Piano di Sorrento, pourvu, comme on l’a dit, de sa section industrielle, a des usines vastes et commodes, spécialement installées pour travaux en fer, coques de navires, etc.
- Le tableau suivant donne, au point de vue du nombre des établissements et de celui de leurs élèves, la situation actuelle des instituts techniques italiens :
- NOMBRE DES INSTITUTS. NOMBRE DES ÉLÈVES.
- INSTITUTS TECHNIQUES. — - .
- 1889. 1899. 1889. 1899.
- Instituts I gouvernementaux 5 A 5 A A,687 9,986
- JLUOtltUtS \ * \ f / j \ lA 16 908 1,815
- Totaux 68 7a 5,5 A 5 „,ar„ |
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- Le nombre des instituts est donc resté, depuis dix années, stationnaire; mais leur clientèle a presque doublé dans cet intervalle.
- Les instituts privés sont peu nombreux : on en compte 5, avec 200 élèves environ.
- En 1898-1899, les dépenses pour les instituts techniques se sont élevées à 3,5io,3/io lires, dont 1,8/10,799 lires à la charge de l’Etat et 1,66/1,611 lires à la charge des communes.
- En plus des écoles et des instituts techniques, le Ministère de l’instruction publique d’Italie administre plusieurs écoles secondaires spéciales ou collèges, dans lesquels l’enseignement industriel et commercial occupe une certaine place. Ces établissements sont généralement des internats, où sont admis les garçons ou les filles âgés de i5 ou 16 ans, qui ont déjà suivi les cours d’écoles élémentaires. Chacun d’eux possède généralement ses statuts et ses plans d’études particuliers. Le prix de la pension varie de 300 à 5oo francs par an; il existe un grand nombre de bourses et de places gratuites.
- Nous donnerons quelques détails, à titre d’exemple, parmi les établissements dépendant du Ministère de l’instruction publique qui ont figuré à l’Exposition, sur ceux qui ont plus particulièrement attiré l’attention du Jury.
- École royale technique Germano-Sommeiller. — L’Ecole technique royale Germano-Sommeiller, de Turin, comprend trois cours d’études, qui se développent en trois années, conformément aux programmes fixés par le Gouvernement, dont nous avons indiqué plus haut l’économie. Son but est la culture générale des jeunes gens qui comptent s’adonner au commerce, à l’industrie, aux emplois administratifs, ou suivre les cours supérieurs d’un institut technique de l’Université, ou même entreprendre la carrière militaire.
- Pendant longtemps, l’Ecole technique Germano-Sommeiller se composa de deux sections : l’une, de garçons; l’autre, de filles. Depuis l’année 1898, la seule section masculine subsiste; l’école technique des filles dont le développement avait été des plus remarquables, a dû être transportée ailleurs.
- Les matières d’études sont les suivantes : langue italienne, langue française, mathématiques, sciences physiques et naturelles, comptabilité, histoire et géographie, dessin géométrique et ornemental, calligraphie, droits et devoirs des citoyens, gymnastique.
- En raison du nombre d’élèves inscrits à cette école, on a dû subdiviser chacun des trois cours en trois sections, de sorte que l’Ecole technique Germano-Sommeiller comprend, aujourd’hui, neuf classes dirigées par 1 directeur, 2 sous-directeurs et 7 professeurs, 2 maîtres de gymnastique.
- Les différentes classes, les cabinets de physique et d’histoire naturelle, la grande salle destinée aux exercices de dessin, etc., sont très spacieux, bien aérés, convenable-
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- 202 EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- ment distribués, dans un vaste et bel édifice, qui a été construit selon les règles les
- plus modernes et qui répond parfaitement à toutes les exigences de l’enseignement.
- L’Ecole Germano-Sommeiller est la seule, parmi les écoles techniques d’Italie, qui ait obtenu la médaille d’or du Ministère de l’instruction publique, distinction des plus enviées en Italie.
- École technique et pratique de commerce de Turin (Scuola tecnica e pratica di commercio). — Cette école, annexée à l’Institut technique de Turin Germano Sommeiller, a pour but de préparer d’habiles commis de commerce, des employés de banque, d’administrations commerciales et industrielles ; c’est une véritable école professionnelle commerciale, de type simple, nettement défini, et qu’on rencontre encore assez rarement en Italie.
- Ouverte en 1889-18go avec 17 élèves, l’Ecole pratique de commerce en compte aujourd’hui io5, dont 71 garçons et 3A filles. Elle comprend trois années de cours, dont la première est une année préparatoire. On admet, en classe préparatoire, les élèves licenciés des écoles primaires, ou ceux qui subissent un examen équivalent; les élèves des écoles techniques peuvent être admis en ire ou 2e classe.
- Les horaires hebdomadaires sont les suivants :
- I Calligraphie..................................... 0 heures.
- Géographie physique.............................. 2
- ( française.............................. G
- Langues
- u ( italienne.............................. 12
- Mathématiques.................................... 6
- Total................................ 3 2
- i'° année
- Calligraphie............
- Comptabilité............
- Géographie commerciale
- T ( italienne . . .
- ijanfjnes !
- ( française.. . .
- Mathématiques...........
- G heures.
- h
- 3
- 8
- G
- 6
- Total
- 33
- I Calligraphie.........................
- Î Comptabilité.........................
- Économie politique et droit commercial
- ( italienne..................
- Langues! e
- ° ( française..................
- Opérations et tarifs de douane........
- . Transports et tarifs de chemins de fer .
- G heures.
- 9
- 3
- 8
- G
- 2
- k
- Total
- 36
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- 203
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- A l’entretien de l’Ecole pratique de commerce de Turin concourent l’Etat pour la somme de 3,ooo lires, la Chambre de commerce de Turin pour 2,5oo lires, la province et la commune, pour la somme de 2,000 lires chacune.
- Les élèves payent les taxes suivantes :
- PAR A3.
- Cours préparatoire...................................................... 10 lires.
- iro année............................................................... i5
- 2 e année............................................................... 1 h
- Taxe de licence......................................................... 20
- Les élèves licenciées de l’École pratique de Turin se placent très facilement dans le commerce ; on les préfère aux élèves sortant des sections de commerce et comptabilité des instituts.
- Institut technique Germano-Sommeiller, à Turin. — Le plus ancien institut technique d’Italie est l’Institut Germano-Sommeiller, de Turin, fondé en i858. Comme dans les autres instituts, on y trouve une section physico-mathématique, une section d’arpentage et une section de commerce et comptabilité. Il compte, en outre, une section industrielle appliquée aux industries mécaniques et au tissage. Ces quatre sections ont quatre années de cours , la première étant commune. Sans revenir sur ce qui a déjà été dit dans le courant de ce rapport sur les trois premières sections des instituts, nous donnerons quelques détails sur la section industrielle. Cette dernière a pour objet d’acheminer les jeunes gens vers les industries mécaniques, et plus spécialement vers l’industrie textile, prédominante dans les environs de Turin. Dans ce but, les deux premières années d’études restant communes, les programmes de 3eet de 4e année ont été complétés par des sujets spéciaux de mécanique industrielle, de technologie textile et mécanique, de dessin de machines, de physique, de chimie tinctoriale. Ces programmes sont combinés de manière à former des jeunes gens pouvant occuper, dans les établissements industriels, des positions intermédiaires entre celles d’ingénieur et de chef d’atelier, positions auxquelles les fabricants italiens ont été, pendant longtemps, forcés d’appeler des étrangers. En vue de rendre l’enseignement aussi pratique que possible, les leçons orales sont suivies, en temps opportun, d’exercices manuels, permettant aux élèves de se rendre compte des relations de la pratique et de la théorie.
- L’institut possède en propre de vastes laboratoires de physique, de chimie, ainsi que des ateliers de mécanique, de fdature et de tissage, avec moteur à gaz, pourvus de machines nombreuses et perfectionnées. L’enseignement est complété par de fréquentes visites, effectuées par les élèves sous la conduite de leurs professeurs, aux usines de la région, à la suite desquelles ils Ont à rédiger des comptes rendus détaillés.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Le nombre d’heures consacré par semaine à chaque matière d’enseignement est donné par le tableau suivant :
- COURS COMMUNS. COURS SPÉCIAUX.
- iro A NNÉE. 2° ANNÉE. 3° ANNÉE. A° ANNEE.
- MATIÈRES D’ENSEIGNEMENT.
- PR A- PUA- PRA- PRA-
- TIQUE. TIQUE. TIQUE. TIQUE.
- heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures. heures.
- 1 générale et élémenls de chimie
- \ organique // // // // /, // Il
- Chimie. , 1 tinctoriale II II U // n U 2 // I
- \ Exercices II // // // fi U II 2 S
- Dessin de machines II // // n n G U 6
- Dessin ( géométrique // A // 3 n fl U II
- d’ornement, j Croquis // A n 3 n fl U II
- ( élémentaire // // 3 // 3 fl II II
- Physique . . 1
- r appliquée II II // // // n 2 2
- Géographie 3 tt 3 n // n // l!
- Littérature italienne 6 U G // A u II n
- Langue française 3 // 3 // // 11 II n
- 1 Algèbre et géométrie élémen-
- 1 taires G // 6 n // n U u
- Mathé- ] Trigonométrie plane; exercices
- matiques. \ d’algèbre et géométrie // // n // 2 n fl n
- f Géométrie ( Leçons orales . . . // II n n 2 n II n
- \ descriptive. | Dessins expliqués. II II n n // 2 II n
- Mécanique ( Leçons orales II H // // 3 n 3 u
- industrielle, j Exercices II n n n H 2 II 2
- Etude des marchandises II n n n II n 3 2
- Histoire générale 3 U 3 n n 2 // n
- [ Botanique 2 H // // n // II n
- Sciences l „ , .
- . j. < Zoolome naturelles. J ° II // 2 11 n n II u
- ( Géologie et minéralogie II // // // 3 n II n
- Technologie ( Leçons orales II // // // // n 3 n
- mécanique, j Travaux d’atelier II // // // // n // n
- Technologie ( Leçons orales // // fl n 2 u 2 n
- textile. | Travaux d’atelier // // H u // n II A
- Totaux 23 8 26 6 23 12 i5 18
- KiBssaaBaaaBaBssi 3 i 3 2 35 33
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 205
- Le nombre des élèves de l’Institut Germano-Sommeiller est, pour Tannée 1900-1901, de Ivj 8 :
- irc année : commerce, partagée en quatre classes parallèles.
- ide physique-mathématiques...................
- de commerce et comptabilité...................
- ,, 1
- d arpentage...................................
- industrielle...............................
- Auditeurs .................................................
- 177 élèves. 77 99 58 53
- 1/.
- Total
- /178
- Les lax.es payées par les élèves sont les suivantes, pour toutes les sections indistinc-
- tement :
- Taxe
- d’immatriculation. . . d’inscription, par an,
- de licence...........
- pour le diplôme
- ao lires. 66
- 78
- 10
- Un étudiant, ayant passé régulièrement par toutes les classes, a donc payé, au bout de la /ie année, la somme de 369 lires.
- Les élèves abordant directement l’examen de licence, et étrangers à l’institut, ont à payer i3o lires.
- En vertu du règlement général sur l’instruction publique du royaume d’Italie, aux instituts techniques, d’accord entre le Ministre et les autorités locales, peuvent être annexées des «écoles techniques préparatoires au 2 e degré d’enseignement technique, et d’autres écoles industrielles ou commerciales, comme instituts nautiques, écoles de constructions navales ou de mécaniciens, écoles du soir ou de dimanche, de sciences appliquées ou autres de même nature.» En vertu de cet article, à l’Institut royal Ger-mano Sommeiller ont été annexés :
- i° Une école technique et pratique de commerce(1) ( 100 élèves);
- 20 Une école théorique et pratique pour les officiers contrôleurs de l’armée de terre et de mer ( 16 élèves);
- 3° Des cours du soir pour les ouvriers (Ô65 élèves).
- Le total des étudiants dépendant de l’Institut est donc de 1,062. L’Institut technique Germano-Sommeiller est le seul d’Italie réunissant, sous une même direction, tant d’écoles diverses et fonctionnant au point de vue des études d’une manière indépendante. C’est l’exemple le plus propre à montrer les résultats qu’on peut attendre, sous une direction habile et vigilante, d’un pareil organe d’enseignement.
- Voir ci-dessus, page 202, l’organisation de celte école.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE. 1900.
- L’exposition de l’Institut technique de Turin, très complète et fort bien organisée au point de vue artistique, donnait une juste idée de la qualité et de l’importance de son enseignement.
- Les dessins et les travaux manuels (série des exercices de bois et de fer, régulateur pour machine à vapeur, soupape double siège, etc.) ont été classés parmi les meilleurs des écoles analogues.
- Institut nautique Nino Bixio. — Dès 1^83 existaient les Ecoles nautiques de Piano de Sorrente et de Meta. En 18 6 3, cette école qui depuis longtemps ne répondait plus aux besoins du commerce et de l’industrie maritime fut remplacée par YEcole de navigation et de construction navale; cette dernière fut à son tour transformée en 1866 en Institut nautique.
- L’Institut dispose d’un vaste édifice avec premier étage, comprenant, outre les locaux d’administration, 9 salles de classes, 3 grandes salles de dessin, 4 salles de collections, salle d’essais, ateliers divers.
- Les élèves y sont partagés en quatre sections : la section nautique proprement dite pour les capitaines maritimes; celle des machines à vapeur pour les machinistes; celle de construction navale pour les constructeurs; la section industrielle (la seule en Italie) pour les chefs d’atelier des constructions navales enfer.
- Le cours complet de chaque section dure cinq années. Pendant les deux premières années, l’enseignement est le même pour toutes les sections; l’horaire hebdomadaire est le suivant :
- 1" ANNÉE. 2' ANNÉE.
- NOMBRE D’HEURES NOMBRE D’HEURES
- FAR SEMAINE. PAR SEMAINE.
- y 6
- 2 2
- 9 II
- 3 3
- // h 1/2
- // h ij-2
- // 3
- 23 23
- MATIERES D’ENSEIGNEMENT.
- Langue italienne................
- Géographie descriptive..........,
- Arithmétique....................
- Calligraphie....................
- Algèbre...........................
- Géométrie.......................
- Dessin linéaire...................
- Totaux,
- Les trois années suivantes sont communes aux sections des capitaines maritimes, machinistes et constructeurs, pour les matières figurant au tableau ci-après.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- MATIÈRES D’ENSEIGNEMENT. 3e ANNÉE. SOMBRE D’HEURES PAR SEMAINE. 4” ANNÉE. NOMBRE D’HEURES PAR SEMAINE. 5« ANNÉE. NOMBRE D’HEURES PAR SEMAINE.
- Langue italienne et histoire 6 6 6
- Langues française et anglaise 3 3 3
- Algèbre, géométrie, trigonométrie plane 9 II //
- Physique et mécanique élémentaires 6 // //
- Totaux - a/i 9 9
- En outre, chaque section étudie les matières suivantes :
- 1° SECTION DES CAPITAINES MARITIMES.
- MATIÈRES D’ENSEIGNEMENT. 3° ANNÉE. NOMBRE D’HEURES PAR SEMAINE. 4' ANNÉE. NOMBRE D’HEURES PAR SEMAINE. 5° ANNÉE. NOMBRE D’HEURES PAR SEMAINE.
- Rappel des heures du tableau précédent. ... 26 9 9
- Gréement et manœuvre de navire 6 h 1/2 n
- Navigation // h 1/2 3
- Trigonométrie sphérique, géographie astronomique et astronomie // li 1/2 h 1/2
- Machines à vapeur (programme particulier) // O 0 //
- Météorologie nautique // // 3
- Géographie commerciale fi 3 3
- Droit maritime et commercial n h 1/2 //
- Comptabilité de bord u // 2
- Exercices d’astronomie et de télégraphie maritime n fl //
- Totaux 3o 33 2/11/2
- Les élèves capitaines maritimes suivent un cours d’exercices sur le mât de manœuvre et un autre de gréement pratique dirigé par un habile maître de manœuvre dans une salle spéciale complètement pourvue de tout le nécessaire.
- En outre, les élèves de la deuxième et de la troisième année, installés soit sur la grande terrasse de l’Institut, soit à bord de navires,- font des observations ou des exercices de télégraphie maritime.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- ‘208
- “2° SECTION DES MACHINISTES DE NAVIRES.
- MATIÈRES D’ENSEIGNEMENT. 3" ANNÉE. NOMBRE D’HEURES PAH SEMAINE. ù’ ANNÉE. NOMBRE D’HEURES PAlt SEMAINE. 5» ANNÉE. NOMBRE D’HEURES PAIt SEMAINE.
- Rappel des heures du tableau précédent. . . . a A 9 9
- Géométrie descriptive 3 // //
- Physique complémentaire // // 4 î/a
- Mécanique appliquée // 3 //
- Machines à vapeur If 9 4 î /2
- Matériaux appliqués aux machines; devoirs du machiniste
- et conduite des machines U 3 //
- Dessin de machines à vapeur • // h (i
- Exercices pratiques dans les ateliers // n //
- Totaux 37 3o 2 A
- 3° SECTION DES CONSTRUCTEURS DE NAVIRES.
- MATIÈRES D’ENSEIGNEMENT. 3» ANNÉE. NOMBRE D’HEURES PAU SEMAINE. A» ANNÉE. NOMBRE D’HEURES PAR SEMAINE. 5» ANNÉE. NOMBRE D’HEURES ! PAR SEMAINE.
- Rappel des heures du tableau précédent. . . . 2 4 9 9
- Géométrie descriptive et dessin 3 3 fi
- M écanique appliquée // 3 U
- Machines à vapeur (programme particulier) // // 3
- Construction navale et matériaux employés 3 4 1/2 4 1 /2
- Dessin de construction navale (i 8 8
- Théorie du navire // 4 1/2 4 i/a
- Droit (programme particulier) n 2 U
- Totaux • 36 34 39
- tl° SECTION DES CHEFS D’ATELIER.
- 3“ ANNÉE. 4" ANNÉE. ' 5« ANNÉE.
- MATIÈRES D’ENSEIGNEMENT.
- NOMBRE D’HEURES NOMBRE D’HEURES NOMBRE D’HEURES
- PAH SEMAINE. PAH SEMAINE. PAR SEMAINE.
- Rappel des heures du tableau précédent. . .. a4 9 9
- Physique et mécanique pratiques 4 1/2 if //
- Construction navale et matériaux employés 3 4 1/2 4 1/2
- Dessin de construction navale 4 1/2 4 i/a 4 i/a
- Dessin à main levée 4 ./a 4 i/a 4 1/2
- Tracé à la salle des gabarits // 4 i /a 41/2
- Totaux 4o i/a 3o [ 3o 1 1
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 209
- Les exercices pratiques dans les ateliers de l’établissement sont suivis par les trois dernières sections, conformément au tableau ci-dessous :
- MATIÈRES D’ENSEIGNEMENT. NOMBRE D’HEURES PAR SEMAINE.
- l,c ANNEE. 9° ANNÉE. 3" ANNFB. 4° ANNBB. 5° ANNBB.
- Travail du bois 1 0 9 // Il Il
- Travail du fer // 9 l8 l8 l8
- Travail des modèles de navires // 11 // h 1/2 k l,/2
- Totaux 15 18 l8 22 1/2 22 l/2
- Les exercices pratiques ont lieu dans dévastés ateliers, divisés en atelier d’ajustage, atelier des forges, atelier de charpente en bois, atelier de charpente en fer. Les élèves ont à leur disposition une vaste salle de dessin et de tracés.
- Les ateliers sont sous les ordres d’un directeur spécial ; dans chaque section, il y a un chef d’atelier.
- L’atelier des ajusteurs possède vingt-six étaux, deux tours parallèles et à fileter et deux à pédale, une machine à raboter verticale, une limeuse, une machine à percer verticale et une autre radiale, une machine à polir à Terrien, une machine à fraiser universelle et un tour revolver.
- L’atelier des forgerons possède quatre forges marchant au soufflet ou au ventilateur.
- L’atelier des charpentiers en bois possède des établis et tout l’outillage nécessaire pour le travail des grosses pièces de bois pour les constructions navales, ainsi que l’outillage pour la construction des modèles et des navires; une scie à ruban, transformable en scie circulaire ; machine à percer et à mortaiser.
- L’atelier des charpentiers en fer possède une machine à raboter les rebords des tôles, une machine à poinçonner et à cisailler, une machine à cintrer, une scie pour métaux, un four à réchauffer les tôles et les fers profilés, avec sa plate-forme, plusieurs forges portatives.
- L’ensemble des machines est mis en mouvement par une iocomobile Hornsby de 1 a chevaux de force.
- Chaque machine est complètement pourvue d’outils fabriqués en partie dans les ateliers memes de l’institut.
- Les machines et l’outillage représentent une valeur de plus de 60,000 lires.
- Le matériel scientifique et technique a une valeur d’environ 70,000 lires et cette valeur augmente chaque année.
- La bibliothèque, dont la valeur est d’environ 6,000 lires, contient tous les ouvrages relatifs aux matières enseignées.
- Gn. I. — Cl. 6. — T. II. 1 h
- l'IUMT.ME NATIONALE
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- 210 EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1000.
- Les dépenses totales annuelles ' de l’institut s’élèvent à 79,312 lires ainsi ré-
- parties :
- Personnel enseignant............................................... 53,200 lires.
- Employés et personnel de service....................................... 6,220
- Personnel technique et de service des ateliers..................... 9,292
- Bibliothèque, matériel scientifique et frais divers.................... 9,000
- Matériel non scientifique.............................................. i,5oo
- Total....................................... 79,212
- Ces dépenses sont supportées par l’État, la province, la Chambre de commerce et la commune de Sorrente.
- Pendant l’année courante 1900-1901, 1 5 A élèves ont été inscrits aux différents cours de l’institut, savoir :
- Cours de deux ans (commun).............................................. 89 élèves.
- Capitaines............................................................... 38
- Machinistes.............................................................. 12
- Constructeurs............................................................. 3
- Chefs d’ateliers......................................................... 12
- Total....................................... 15 4
- TAXES PAYÉES PAR LES ELEVES.
- SECTIONS D’ENSEIGNEMENT. ADMISSION. INSCRIPTION ANNUELLE. LIClï pour LES INTERNES. ;nce pour LES EXTERNES.
- lires. lires. lires. lires.
- Capitaines de grand cabotage 10 2 k 20 3o
- Capitaines au long cours 10 2 k 3o 45
- Machinistes de ire classe 10 2 k . 20 3o
- Machinistes de 2e classe 10 2/l 1 0 15
- Constructeurs de 1rc classe 4o 60 3o 45
- Constructeurs de 2e classe 10 '2 k 20 3o
- Chefs d’atelier 1 0 2 4 20 3o
- L’exposition très complète des travaux des élèves de l’Institut nautique Nino Bixio (cinq albums de dessins, série de travaux manuels, trois modèles de navires, etc.) montrait à la fois la variété et la réelle valeur de ses enseignements. L’importance des ateliers de travaux manuels était clairement montrée par une série de très belles photographies.
- Parmi les collèges pour filles, on peut citer en première ligne le Collège royal de jeunes filles de Milan, celui de Sant’ Agostino, à Plaisance, et les Collèges Maria-Adelaïde, à Palerme, et Maria Letizia, à Turin. Les établissements Prince de Naples,
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 211
- (f Assise (province de Pérouse), et Regina Margherita, d’Anagni (province de Rome), recueillent respectivement, aux frais de l’Etat et des provinces, les fils ou filles orphelins d’instituteurs.
- Une mention spéciale doit être accordée à l’Institut national pour les filles de militaires, à Turin. Cet institut, jusqu’à un certain point comparable à nos écoles de la Légion d’honneur, est destiné aux filles des militaires; ces dernières y reçoivent une éducation appropriée à leur condition sociale respective.
- L’éducation est donnée dans trois établissements séparés : la Villa de la Reine, la Maison magistrale et la Maison professionnelle.
- Les programmes suivis dans les deux premiers ne présentent aucun caractère professionnel. Dans le troisième, au contraire, le but poursuivi est de mettre les jeunes filles en possession d’un métier leur permettant de gagner leur vie et de venir en aide à leur famille. Les métiers enseignés sont les suivants : couture, broderie, lingerie, modes, repassage, fleurs artificielles. Un certain nombre de places gratuites ou demi-gratuites sont données au concours. Le nombre des élèves est de A3 A, dont 5 externes seulement.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE IX.
- JAPON.
- L’organisation de l’enseignement professionnel industriel et commercial au Japon a été réglementée par la loi n° 2 1, de 189A, et par le rescrit impérial n° y 9 de 1899, dont nous reproduisons ci-dessous les principales dispositions :
- Le Trésor consacre, chaque année, une somme de aôo.ooo yèns(1> à la subvention des écoles professionnelles .
- Le Ministre désigne parmi les écoles publiques de génie civil, de commerce, d’apprentis, ou parmi les écoles complémentaires professionnelles, celles qui, par les services qu’elles rendent à l’enseignement, méritent d’être subventionnées.
- Les écoles professionnelles fondées par des sociétés agricoles, industrielles ou commerciales autorisées peuvent, par décision spéciale du Ministre, bénéficier de cette disposition.
- Le chiffre de la subvention accordée à une école ne peut dépasser la somme que le fondateur consacre à son entretien.
- Les fondateurs des écoles bénéficiaires doivent continuer à entretenir ces écoles pendant tout le temps qu’elles seront subventionnées.
- S'il est nécessaire de former des professeurs pour les écoles ci-dessus désignées, il peut être consacré à cette éducation 1/8 au plus du crédit de 250,000 yèns.
- Le Ministre peut ordonner la fondation des écoles professionnelles nécessaires à une cité ou à un département.
- Les dépenses des écoles professionnelles sont h la charge des cités ou départements (excepté pour le Hokkaido et le déparlement d’Okinawa).
- Les arrondissements (y compris le Hokkaido et le département d’Okinawa), villes, commîmes ou unions communales scolaires peuvent fonder des écoles professionnelles, pourvu que cela ne soit pas au préjudice de l’organisation de l’enseignement primaire.
- Les particuliers peuvent, en se conformant aux dispositions de la loi, fonder des écoles professionnelles.
- Les règlements relatifs aux programmes et au niveau des études sont arrêtés par le Ministre.
- Les écoles professionnelles sont autorisées à percevoir une rétribution.
- L’État alloue des indemnités d’études aux élèves des cours réguliers ou pratiques de l’Ecole supérieure de commerce ou de l’École technique de Tokyo qui se destineraient à entrer dans l’enseignement.
- Ces allocations ne peuvent excéder la somme de 6 yèns par mois.
- 11 sera créé, à Tokyo, un établissement pour former des professeurs pour les écoles de commerce et les écoles complémentaires de commerce, dirigé par le directeur de l’École supérieure de commerce.
- 11 sera créé un établissement destiné à former des professeurs pour les écoles de génie civil, d’apprentis et les écoles complémentaires de génie civil ; il sera dirigé par le directeur de l’Ecole technique de Tokyo.
- La durée des études dans les établissements ci-dessus désignés (Écoles normales) est de deux ans pour le commerce, et de trois ans pour le génie civil.
- Les élèves provenant des autres écoles normales et pourvus du diplôme ne sont pas tenus de suivre les cours de pédagogie.
- Valeur du yen : 5 fr. 1 o.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 213
- Les candidats doivent être âgés de 17 ans au moins et avoir achevé le cours d’études d’une école normale, secondaire ou professionnelle ou d’une école assimilée à celles-ci.
- Aux établissements ici désignés sont attachées des écoles complémentaires professionnelles qui servent à exercer les aspirants professeurs à la pratique de l’enseignement.
- Ces écoles complémentaires sont pourvues des deux sections, métaux et bois.
- Si l’on range les écoles professionnelles du Japon dans Tordre de leur importance, on rencontre, au degré inférieur, les écoles complémentaires professionnelles et les écoles d’apprentis; les écoles de génie civil et de commerce occupent le degré supérieur.
- Les écoles complémentaires professionnelles sont destinées à donner aux enfants, en même temps qu’un supplément d’instruction primaire, des connaissances générales et pratiques utiles dans l’exercice des professions ordinaires.
- Les élèves se présentant aux écoles complémentaires professionnelles doivent avoir une instruction correspondante à celle exigée pour le dernier examen des écoles primaires ordinaires. Cependant, les enfants qui auraient dépassél’àge scolaire sans avoir achevé leurs études à l’école primaire ordinaire, peuvent être admis à suivre tous les cours ou une partie des cours d’une école complémentaire professionnelle.
- Dans ces écoles, les garçons et les filles ne peuvent être réunis.
- Le programme de ces écoles comprend : morale, lecture expliquée, écriture, arithmétique, connaissances pratiques.
- Les matières des études sont choisies conformément aux circonstances locales ainsi qu’il est indiqué ci-dessous :
- i° Localités industrielles : dessin, modelage, géométrie, physique, chimie, sciences naturelles, projets industriels, travaux manuels, etc.;
- 2° Localités commerçantes : correspondance commerciale, arithmétique commerciale, marchandises, géographie commerciale, comptabilité, résumé des coutumes et des lois commerciales, économie politique commerciale, langue étrangère.
- On peut également introduire d’autres sujets intéressant des professions, tels que : produits maritimes, tissage, broderie, etc.
- Les élèves sont libres de choisir une ou plusieurs des études pratiques.
- La durée des études est de trois ans au plus.
- Les villes ou communes peuvent, à leur choix, percevoir une rétribution scolaire dans leurs écoles complémentaires professionnelles.
- Le but des écoles complémentaires professionnelles est bien défini par leur nom ; il est double : d’abord faire pratiquer et compléter les connaissances déjà acquises; en second lieu, donner des notions sur les arts professionnels aux enfants venant de recevoir l’enseignement primaire obligatoire.
- Pour réaliser cet enseignement, on se garde de lui donner un programme uniforme, on cherche avant tout, à venir en aide aux progrès spontanés du peuple et à le diriger habilement, mais sans vouloir le persuader à tout prix.
- Les heures d’étude sont, par semaine, de quatre heures au moins et de vingt au plus. Quant à l’époque des cours, dans certaines localités on pourra profiter de la saison des neiges; dans d’autres, du moment où les travaux des champs sont suspendus. Ailleurs on fera des cours du soir, de l'après-midi ou du dimanche ; l’important
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- 2U
- est que les règlements tiennent compte des conditions locales et choisissent pour les cours les heures où les enfants ne seront pas occupés par leur métier.
- Les programmes d’étude doivent comprendre des notions élémentaires ayant trait à la profession qui est le but de l’enseignement d’ensemble, en vue d’amener les élèves à comprendre par eux-mêmes, en comparant ce qui est enseigné avec ce qu’ils pratiquent en dehors de l’école. On va parfois, mais dans certaines écoles seulement, jusqu’à apprendre aux enfants quelque travail particulier.
- Dans les localités industrielles, le dessin tient la place principale; on y consacre le plus de temps qu’il est possible. Mais ce dessin doit convenir à la pratique des écoles industrielles ordinaires ; enseigner les beaux-arts n’est pas le but de ces écoles.
- La création des écoles complémentaires professionnelles est de date toute récente ; ces écoles ne sont encore qu’en petit nombre, et les résultats ne se sont pas encore manifestés clairement.
- Le total des dépenses s’élève à environ ^0,89/1 yèns, dont 9,193 à la charge des villes et 31,701 yèns à la charge des communes, payés au moyen d’impositions, de donations, d’intérêts de fonds, de subventions des arrondissements ou du Trésor, et enfin au moyen des rétributions scolaires.
- Les écoles d’apprentis sont régies parles dispositions du règlement n° 20 de 1899, dont les principales sont les suivantes :
- Les écoles d’apprentis sont fondées pour donner aux artisans l’instruction théorique et pratique de leur métier.
- Les candidats doivent avoir 12 ans accomplis et avoir achevé leurs cours d’école primaire ordinaire. Cependant, les directeurs sont autorisés à admettre exceptionnellement des enfants n’ayant pas achevé leurs études d’école primaire ordinaire.
- Ces écoles peuvent recevoir à la fois des garçons et des filles.
- Les programmes comprennent : morale, arithmétique, géométrie physique, chimie, dessin, et toutes matières ayant des rapports directs avec les professions et les cours d’exercices pratiques.
- Le cours de morale excepté, tous les autres peuvent être, soit supprimés, soit rendus facultatifs. Cependant, les cours pratiques ne peuvent être omis qu’en cas de difficultés particulières.
- La durée des études est de six mois au moins et de quatre ans au plus.
- Les cours peuvent avoir lieu le dimanche ou le soir et à des époques déterminées en tenant compte des circonstances locales.
- Les départements, cités, arrondissements, villes ou communes sont libres de percevoir ou non une rétribution scolaire.
- Les écoles professionnelles de broderie, de tissage, etc., fondées pour les filles, sont, si elles se conforment au règlement, classées comme écoles d’apprentis.
- Le règlement relatif aux écoles d’apprentis étant tout récent, le nombre de ces écoles n’est pas encore considérable. Le Gouvernement japonais s’occupe, sans relâche, d’en presser l’établissement et de les pourvoir de professeurs ; mais ces encouragements ne pourront porter de fruits avant quelques années.
- Toutes ces écoles, quelles soient publiques ou privées, sont subventionnées par le
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 215
- Trésor, sur les fonds consacrés à l’enseignement professionnel. Le total de ces subventions s’élève à la somme de 2 2,34 o yèns.
- Dépenses des écoles publiques d’apprentis :
- (d’arrondissement....................................... 2,234 yèns.
- de villes............................................. 25,201
- de communes........................................... 2 2,2 46
- Ces ressources sont fournies par les arrondissements, villes ou communes, les donations, les intérêts des fonds, les rétributions scolaires et les subventions des départements ou de l’Etat.
- Les écoles industrielles techniques ont été réglementées par l’ordonnance ministérielle n° 8, de l’année 189^:
- La durée des études y est de trois années; elle peut être prolongée d’une année.
- Le nombre des heures d’études est de 27 au plus par semaine, les exercices pratiques non compris. Le temps consacré à ceux-ci dépend du genre d’études.
- Programme : morale, lecture expliquée, composition, mathématiques, physique, chimie, dessin, gymnastique; cours et exercices pratiques relatifs à chaque spécialité. On pourra ajouter en proportion convenable : géographie, histoire, histoire naturelle, langue étrangère, économie politique, droit et législation, comptabilité, etc.
- Les matières des cours de travail pratique sont prises parmi les suivantes :
- Section de construction : trigonométrie, arpentage, mécanique appliquée, constructions maritimes et fluviales, chemins de fer, routes, ponts, exécution des travaux, dessin, etc.
- Section de métallurgie : mécanique appliquée; instruments et outils, leur fabrication; machines-outils , moteurs, dessin, etc.
- Section des constructions navales: mécanique appliquée; instruments et outils, leur fabrication; machines-outils, moteurs, dessin d’architecture navale, etc.
- Section d’électricité : mécanique appliquée; instruments et outils, leur fabrication; moteurs, électricité et magnétisme, appareils électriques, dessin, etc.
- Section de charpente : mécanique appliquée, constructions civiles; instruments, outils, leur fabrication; histoire de l’architecture, organisation des travaux, perspective, dessin et peinture, etc.
- Section des mines : géologie, exploitation, forge, essais, mécanique appliquée, moteurs, levés, exercices pratiques dans les mines, etc.
- Section de teinture et lissage : tissage, teintui’e, chimie appliquée, analyses, dessin et peinture, etc.
- Section de céramique : fabrication des poteries, chimie appliquée, machines usuelles, analyse, dessin et peinture, etc.
- Section de laque : fabrication, histoire de l’industrie des laques, peinture, chimie appliquée, etc.
- Section de projets et de dessin : perspective, éléments d’anatomie, histoire des arts, résumé de l’histoire de l’architecture, dessin et lavis, éléments de chimie appliquée, dessin industriel, etc.
- On peut encore établir des cours particuliers pour d’autres spécialités.
- Les candidats doivent être âgés de 14 ans accomplis et posséder une instruction équivalente à celle de
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- élèves ayant achevé leur k" année d’études à l’école primaire supérieure. On pourra demander mie langue étrangère.
- On pourra instituer des cours préparatoires.
- La durée des cours préparatoires ne pourra dépasser deux années.
- Le nombre des heures de classe, dans les cours préparatoires, sera de 3o au maximum par semaine.
- Le programme des cours préparatoires comprendra : morale, lecture expliquée, écriture, composition, mathématiques, géographie, histoire, sciences, dessin, gymnastique. On pourra y ajouter une langue étrangère.
- Les candidats devront être âgés de 12 ans accomplis et avoir l’instruction des élèves ayant achevé la troisième année d’école primaire.
- Dans les écoles techniques industrielles, on pourra établir des cours restreints et simplifiés.
- On pourra également établir des cours spéciaux pour les élèves qui, après leur sortie de l’école, désireraient étudier à fond une ou plusieurs spécialités.
- La durée de ces cours sera de deux années au plus.
- Les écoles devront être pourvues de salles de cours ordinaires et de cours spéciaux, d’ateliers d’exercices pratiques, etc.
- La première école de ce genre fondée au Japon a été TEcole d’arts et manufactures de Tokyo, organisée en 1881. Elle était destinée à former des professeurs, des directeurs de fabriques et des contremaîtres. Elle a, depuis, subi plusieurs transformations dont nous parlerons plus loin.
- En 18()6 , le Ministre reconnut la nécessité, imposée par l’état social, d’étendre l’institution des écoles techniques industrielles et fonda, à Ohsaka,une autre école de l’Etat.
- Le but de cette école est de former des ouvriers cle premier ordre el des contremaîtres.
- Elle est divisée en deux sections : machines, chimie. La section de chimie elle-même est divisée en 5 sous-sections; chimie industrielle, teinture, céramique, alcools, métallurgie. Chaque élève choisit sa section.
- La durée des études est de quatre ans.
- Do date trop récente, on ne peut apprécier encore les résultats de cette fondation, mais on en espère de remarquables dans le domaine de l’enseignement professionnel pratique.
- Les dépenses des deux écoles de l’Etat de Tokyo et d’Ohsaka se sont élevées, en 1899, à la somme totale de 78,1.95 yèns. Elles ont été payées par le budget, les rétributions scolaires, les intérêts de fonds, etc.
- Le nombre des écoles industrielles techniques subventionnées est de six; elles content ià l’Etat une somme de 1 6,380 yèns.
- En vue de la formation des professeurs nécessaires à l’enseignement industriel, on avait fondé en 1896-, à Tokyo, par application de la loi déjà promulguée sur les écoles professionnelles pratiques, un établissement confié à la direction du directeur de l’Ecole des arts et manufactures de Tokyo. En 1899, un règlement spécial a été élaboré; il perfectionne la méthode suivie pour former ces professeurs ainsi que ceux de toutes les écoles professionnelles pratiques.
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- Écoles de commerce. — La première école de commerce japonaise fut fondée en 1875, à Tokyo; depuis lors, quelques autres écoles s’établirent l’une après Lautru en différentes localités. En 188A, un premier règlement général fut adopté pour les écoles de commerce, et au moment de la promulgation de la loi de 1899 sur ^es écoles professionnelles un nouveau règlement particulier à ces écoles a été rendu; nous en donnons ci-dessous les principales dispositions :
- Les écoles de commerce sont classées en deux catégories : icr degré et 2 e degré.
- Si les circonstances locales le permettent, on pourra même fonder des écoles supérieures à celles du i er degré.
- Ecoles du i€r degré. — La durée des études sera de trois années et pourra être augmentée d’une quatrième.
- Le nombre d’heures de cours par semaine sera de 33 au maximum.
- Le programme des études comprendra : morale, lecture expliquée, écriture, composition, mathématiques, géographie, histoire, langue étrangère, économie politique, droit et législation, comptabilité, marchandises, éléments du commerce, gymnastique. On pourra y adjoindre d’autres matières dans une proportion convenable.
- Les candidats devront avoir 1 h ans accomplis et posséder l’instruction des élèves ayant achevé la quatrième année d’école primaire supérieure. On pourra demander une langue étrangère.
- Ecoles du 2e degré. — La durée des études est de trois ans au plus.
- Il y aura au plus trente heures de cours par semaine.
- Les programmes comprendront : morale, lecture expliquée, écriture, composition, mathématiques, géographie, comptabilité, éléments du commerce, gymnastique. On pourra y ajouter quelques autres matières dans une proportion convenable.
- Les candidats devront être âgés d’au moins 10 ans accomplis et posséder l’instruction des élèves sortants de l’école primaire ordinaire.
- On pourra établir dans les écoles du 1or degré des cours préparatoires à l’enseignement commercial supérieur.
- La durée de ces cours n’excédera pas deux années.
- Le nombre des heures de classe y sera de 3o au maximum par semaine.
- Les programmes comprendront : morale, lecture expliquée, écriture, composition, mathématiques, géographie, histoire, langue étrangère, sciences, dessin, gymnastique. Cependant, on pourra supprimer les sciences et le dessin lorsque ces deux cours existeront dans les cours réguliers.
- Les candidats devront être âgés d’au moins 12 ans accomplis et posséder l’instruction des élèves sortant de la troisième année d’école primaire supérieure.
- Il pourra être fait des cours professionnels au bénéfice des élèves qui, à la sortie des écoles du icr degré, désireraient étudier spécialement une ou plusieurs matières relatives au commerce.
- Les écoles de commerce pourront établir des cours spéciaux pour ceux qui désireraient étudier un nombre limité de matières.
- La durée des cours professionnels ou spéciaux ne dépassera pas deux années.
- Les écoles devront être bien pourvues de salles de cours ordinaires et spéciales, des salles d’exercices pratiques, etc.
- Le Japon n’était représenté à l’Exposition universelle de 1900 que par trois écoles, appartenant toutes les trois à la ville de Tokyo : l’Ecole professionnelle de filles, l’Ecole industrielle et l’Ecole supérieure de commerce.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- École professionnelle de filles de Tokyo. — Cette institution est une école privée fondée depuis quinze années et qui compte Aoo élèves. Toutes les élèves y suivent des cours de lecture, d’écriture, de ménage; la langue anglaise est facultative. Les travaux manuels comprennent, outre le dessin, la couture, le tricotage, la broderie, les fleurs artificielles, les modes. L’exposition de cette école contenait, à côté de travaux genre japonais d’un goût et d’un travail parfaits, des copies plus ou moins réussies des modèles européens.
- École d’industrie de Tokyo. — L’Ecole d’industrie de Tokyo fut fondée en 1 881 sous la dénomination d’Ecole supérieure des artisans. En 1890, elle prit son nom actuel, après avoir subi d’importantes améliorations. Elle comprend plusieurs parties.
- 1 j Ecole industrielle d'apprentissage, qui fait actuellement partie de l’Ecole d’industrie, n’était, au commencement, qu’une chaire de l’enseignement professionnel créée au mois d’août 1880, dans l’Ecole préparatoire de commerce et d’industrie ressortissant à l’Ecole supérieure de commerce. Au mois de janvier 1890, elle avait été mise sous la dépendance de l’Ecole d’industrie de Tokyo sous le nom de l’Ecole des ouvriers; et elle prit son nom actuel d’Ecole industrielle d’apprentissage au mois d’août de la meme année.
- h'Ecole normale industrielle fut créée au mois de juin 189Û et placée sous le contrôle du directeur de l’Ecole d’industrie de Tokyo. Une Ecole élémentaire d’industrie fut établie dans cette école au mois de mars 1899.
- Les cours de YEcole d’industrie proprement dite de Tokyo se subdivisent en six branches conformément aux indications du tableau ci-dessous des cours théoriques et pratiques.
- La durée des études de chaque cours est de trois années. Les cours sont théoriques et pratiques. Les premiers comportent : morale, mathématiques, physique, chimie, dessin, législation et économie industrielles, hygiène industrielle, comptabilité industrielle, construction, langue anglaise, gymnastique. Les élèves des sections de teinture, de céramique, de chimie appliquée et d’électrochimie reçoivent en outre des leçons de chimie générale et de mécanique. Les leçons pratiques et expérimentales sont données dans le tableau suivant :
- 0 S5 COUIIS. PARTIE THÉORIQUE. PARTIE PRATIQUE KT EXPKRIM KNTAI.E.
- 1 < I Teinture Teinture. — Tissage. — Dessin. — Apprêts de tissus. Eléments de lissage. — Purification, blanchiment, teinture, impression de colon, laine, soie, etc. — Préparation d’indigo. — Diverses expériences relatives à la teinture.
- ^ Tissage Dynamique appliquée. — Tissage. — Dessin. — Apprêts cle tissus à fils teints. — Filature. Eléments de teinture. — Tissage. — Analyse des étoffes. — Nouveau procédé de tissage. — Tissage à la Jacquard. — Dessin du métier à la Jacquard. — Machine à lisser. — Fils tordus.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- 0 ez S » K COURS. PARTIE THÉORIQUE. PARTIE PRATIQUE ET EXPÉRIMENTALE.
- 2 Art céramique Minéralogie. — Géologie appliquée. — Céramique. Faïence. — Porcelaine. — Verrerie. — Ciment. — Briques , etc.
- 3 Chimie appliquée Minéralogie. — Machines. — Métallurgie. — Chimie appliquée spéciale. — Electrochimie. Fabrication de certains médicaments et de couleurs. — Fermentation. — Rafïinage du sucre. — Purification du pétrole.—Tannage de peaux, etc.
- h Mécanique Fabrication mécanique. — Explication sur le fer et l’acier. — Dynamique appliquée. — Electricité industrielle. — Machines de fabrique. — Moteurs. Moteurs à vapeur, à gaz, à pétrole et hydrauliques. — Machines à filer. — Machines à Lisser, etc.
- Electro-mécanique Electro-magnétisme. — Fabrication mécanique. —, Dyna- Distribution de force électrique; chemins de fer électriques.—
- 5 < mique appliquée. — Electricité industrielle. — Moteurs. Lumière électrique, etc.
- ( Electro-chimie Minéralogie. — Electro-magnétisme. — Electricité industrielle. — Métallurgie. — Chimie appliquée spéciale. — Electro-chimie. Fonderie à l’électricité. — Galvanisation. — Electro-métallurgie , etc.
- 6 Projets industriels Règles pour les dessins et plans industriels. — Histoire des arts. — Anatomie appliquée. Dessins des ouvrages en bois, en métal. — Planche. — Ouvrages en laque. — Céramique. — Teinture. — Tissage, etc.
- L’école est pourvue d’importants ateliers abondamment munis de tous les appareils, instruments et outils nécessaires à tous les enseignements pratiques, tant de l’Ecole d’industrie proprement dite que des autres organes qui en dépendent.
- Les leçons durent trente-neuf heures par semaine.
- Pour être admis, les élèves doivent être âgés de 17 ans au moins et de 2 5 ans au plus, être nés dans une famille industrielle ou affirmer leur ferme intention de se destiner ;\ une profession industrielle. Ils doivent être sortis d’une école secondaire et ont à subir les épreuves suivantes : langue anglaise, mathématiques, physique, chimie, dessin. Dans le cas où les candidats ci-dessus seraient en nombre insuffisant pour remplir les cadres, on les complète en admettant à l’examen une seconde série de candidats qui subissent des épreuves sur les matières suivantes : langues japonaise et anglaise, arithmétique, algèbre, géométrie, trigonométrie, histoire naturelle, physique, chimie, dessin (à main levée et au net).
- Un certain nombre d’élèves qui ont terminé les cours en faisant preuve d’un mérite extraordinaire et qui sont d’une conduite irréprochable sont admis à continuer, s’ils le désirent, à suivre certains cours supérieurs.
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- Les élèves qui ont terminé leurs études sont tenus, sous la surveillance de la direction de l’école et pendant un an au moins, de se livrer à des exercices pratiques soit dans une fabrique, soit chez un industriel.
- Le prix de l’enseignement est de 15 yèns par an.
- Les élèves exceptionnellement méritants sont exemptés du prix de l’enseignement pendant une année.
- L’école peut admettre, à toute époque et selon ses convenances, des élèves irréguliers désirant suivre un ou plusieurs cours particuliers.
- Us doivent être âgés de 20 ans au moins et appartenir depuis plus de trois ans à la branche d’industrie pour laquelle ils désirent suivre les cours de l’école. Les élèves irréguliers sont admis pour une année au plus et tenus de payer 3 yèns par mois comme prix de l’enseignement; tous les frais de leçons pratiques sont à leur charge.
- Les diplômes de fin d’études sont délivrés à ceux qui ont passé avec succès les examens de sortie.
- Les élèves de cours supérieurs qui ont terminé avec succès leurs études reçoivent un certificat spécial.
- Ceux qui ont toujours été d’une bonne conduite et d’un mérite exceptionnel reçoivent un diplôme spécial.
- Lorsque ceux qui ont terminé les exercices pratiques dans une fabrique ou chez un industriel ont fait preuve de bonne conduite et démontré leur capacité professionnelle, on leur délivre un certificat spécial dressé d’après les rapports de la fabrique ou de l’industriel susmentionnés.
- NOMBRE DES ELEVES DE L’ECOLE D’INDUSTRIE PROPREMENT DITE.
- DÉSIGNATION des CLASSES ET COURS. COURS SUPÉRIEURS. Cx2 » < CO E4 » « sa sc 55 T-t 3“ ANNÉE des ELEVES SPÉCIAUX O. a 'tt va 'z g ,3 'ïi b3 *2 > J & » a TOTAUX.
- Teinture // 1 7 9 // U 1
- Tissage // 5 7 7 fl // // 19
- Céramique 1 7 3 6 n n // 17
- Chimie appliquée // 10 11 20 u 2 // A3
- Mécanique fl h 55 05 1 // n 170
- Electro-mécanique U 1/1 12 21 // // 3 5o
- Electro-chimie fl 2 5 0 // // // i3
- Projets iuduslriels // » // 11 // // n 11
- Totaux 1 9^ 100 i/4 5 1 2 U 3 Ai 7
- (') Ces classes sonl établies spécialement pour les Coréens et les Indiens.
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- ÉLÈVES FORMÉS DEPUIS L’ORIGINE PAR L’ÉCOLE D’INDUSTRIE PROPREMENT DITE.
- DÉSIGNATION «les CLASSES ET COURS. COURS COMPLETS. COURS ABRÉGÉS. 1 CLASSE SPECIALE de MÉCANIQUE. COURS SPÉCIAUX ('). W ïï £ | j 4g es TOTAUX. en r-&3 ÇJ A NOMBRE RÉEL.
- Teinture et tissage io5 4 // 4 10 128 7 Il6
- Céramique 4 2 U // // 1 43 6 37
- Chimie appliquée 72 2 n 2 2 78 6 72
- Mécanique lV2k 8 2 1 n 4 457 18 439
- Electricité l8 // // U // 18 // l8
- Totaux 66l i/j 2 1 6 17 7*9 37 682
- l'I Ceux qui ont terminé cos cours spéciaux sont clés Coréens.
- Ecole industrielle d’apprentissage, ressortissant à l’Ecole d’industrie de Tokyo. —Cette école a pour but de créer de bons ouvriers et d’étudier les meilleurs procédés d’instruction des jeunes ouvriers.
- Les cours se divisent en deux sections : travaux en bois et travaux en métal.
- La durée des études est de trois ans.
- Les matières de l’enseignement commun aux deux sections susmentionnées sont : i° morale; 2° arithmétique; 3° physique; k° matières premières; 5° emploi et fabrication des instruments et outils; 6° outils; 70 gymnastique.
- Leçons de lecture, de composition et d’écriture, si la nécessité en est reconnue.
- Les travaux en bois sont donnés dans trois classes d’enseignement pratique, qui sont :
- 1 " charpenterie; 20 menuiserie; 3° modelage en bois. Les travaux en métal ont lieu dans quatre classes d’enseignement pratique, qui sont : i° fonderie; 20 forge; 3° polissage; h" planche métallique (y compris le plomb).
- Les heures de classe sont de 35 à lu par semaine pour la première année, de 36 à h2 pour la seconde année, et de 38 à A 2 pour la troisième, non compris les leçons éventuelles de lecture, écriture et composition.
- Les candidats doivent être âgés de douze ans au moins, et être munis d’un certificat d’études d’une école primaire élémentaire de quatre ans.
- Le prix de l’enseignement est de 26 yèns par mois pour les élèves de première année. Les cours sont gratuits pour ceux de deuxième et troisième années.
- Les élèves qui ont terminé leurs études doivent, après leur sortie, entrer dans un atelier gouvernemental ou privé, et s’y livrer aux exercices pratiques pendant deux ans
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- sons la surveillance de l’administration de l’école. Ceux qui désirent approfondir des matières déjà étudiées peuvent être autorisés à rester à l’école pendant une année au plus.
- NOMBRE DES ELEVES DE L’ECOLE INDUSTRIELLE D’APPRENTISSAGE.
- DÉSIGNATION. 3' ANNÉE. 2° ANNÉE. ANNÉE. TOTAUX.
- Travaux en bois 7 5 2 1 33
- Travaux en métal 21 2/1 h 2 87
- Totai:x 28 29 63 1 20
- Cette école a fourni jusqu’à présent à l’industrie i35 élèves diplômés.
- Ecole normale industrielle. — Cette école a pour but de former des jeunes gens capables de remplir les fonctions de directeur ou de professeur à l’Ecole industrielle, à l’Ecole d’apprentissage et à l’Ecole élémentaire d’industrie de Tokyo, et d’y étudier les meilleurs moyens de pratiquer l’enseignement industriel. Les cours s’y divisent en deux branches : enseignement complet et enseignement abrégé.
- L’enseignement complet comprend six classes : i° travaux en bois; a" travaux en métal; 3° teinture et tissage; 4° art céramique; 5° chimie appliquée; 6° études de projets industriels.
- L’enseignement abrégé se compose également de six classes : î " travaux en bois ; 2° travaux en métal; 3° teinture; 4° tissage; 5° porcelaine; 6° travaux en laque.
- La durée des études est de trois ans pour l’enseignement complet et d’un ou de deux ans pour l’enseignement abrégé.
- Les leçons théoriques des deux catégories d’enseignement sont les suivantes :
- Les cours communs aux diverses classes de l’enseignement complet sont ceux de l’Ecole d’industrie de Tokyo (voir ci-dessus); un cours d’éducation et un cours de pédagogie y sont ajoutés.
- Les élèves de la classe des travaux en bois ne suivent ni le cours de dessin de machines, ni le cours de construction des ateliers.
- Le programme des leçons théoriques et pratiques spéciales de l’enseignement complet est donné par dans le tableau suivant :
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- CLASSES. PARTIE THÉORIQUE. PARTIE PRATIQUE.
- Travaux en métal Emploi et fabrication des outils et Fonderie.— Ouvrages en plaques
- instruments. — Mécanique gé- de métal. — Forge. — Po-
- nérale. lissage. — Ouvrages de cise-
- lure, etc.
- Travaux en bois Éléments de la construction des Menuiserie. — Ébénisteric, elc.
- maisons. — Matières premières
- de construction.
- Teinture Teinturprie générale F.YppriPnrps rlp t.pinhnrp.
- Tissage Tissage général Expériences de tissage.
- Porcelaine Fabrication générale Expériences de fabrication.
- Travaux en laque Fabrication générale Expériences de fabrication.
- Les cours communs aux diverses classes de l’enseignement abrégé sont : i° morale; 2° arithmétique; 3° physique; k° dessin; 5° pédagogie; 6° gymnastique.
- Le programme des leçons théoriques et pratiques spéciales de l’enseignement abrégé est donné par le tableau suivant :
- CLASSES. PARTIE THÉORIQUE. PARTIE PRATIQUE.
- Travaux en métal Cours de mécanique de l’École d’industrie de Tokyo. A peu près la même qu’à l’Ecole d’industrie de Tokyo ; en plus, ouvrages de ciselure.
- Travaux en bois Matières premières de construction. — Meubles. — Divers ordres de construction. — Construction de maisons. — Construction hygiénique. — Dessin. Construction. — Menuiserie. — Ébénisterie, etc.
- Teinture et tissage Art céramique Chimie appliquée ) Mêmes cours que ceux de l’industrie de Tokyo. 1 A peu près la même qu’à l’École d’industrie de Tokyo. I A peu près la même qu’à l’Ecole ] d’industrie de Tokyo ; en plus, < fabrication d’objets en laque. 1 A peu près la même qu’à l’École 1 d’industrie de Tokyo.
- Projets industriels Idem. 1
- Le nombre des heures de classe est de 3q par semaine.
- Les candidats pour l’enseignement complet doivent être âgés de î 7 ans au moins, être sortis d’une école normale, ou d’une école secondaire, ou d’une école d’industrie ayant même degré d’instruction, enfin être fermement résolus à se destiner à l’enseignement dans une école industrielle.
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- Les candidats pour l’enseignement abrégé doivent avoir 20 ans au moins et 3o ans au plus, être libérés de tout appel sous les drapeaux, avoir pratiqué pendant au moins trois ans une profession industrielle correspondant aux études pour lesquelles ils désirent entrer à l’école, être sortis d’une école industrielle d’apprentissage ou avoir terminé les études de la deuxième année d’une école primaire supérieure; enfin, se montrer fermement résolus à se destiner à l’enseignement dans une école industrielle.
- Les épreuves d’admission portent, pour l’enseignement complet, sur les matières suivantes : langues japonaise et anglaise, mathématiques, physique et chimie, dessin; pour l’enseignement abrégé : lecture, composition, arithmétique, dessin, éléments de physique.
- Les élèves admis définitivement après un stage de trois mois reçoivent, à titre de subvention , 6 yèns par mois.
- Les élèves qui, après avoir fini leurs études, sont reconnus aptes à se livrer à des études spéciales sur une partie des cours déjà suivis, peuvent être admis, pendant une année au pins, comme élèves pour les études pratiques supplémentaires et reçoivent 10 yèns par mois.
- Comme cette école a pour but de créer un personnel enseignant, les élèves sortis ont l’obligation de se livrer à l’instruction des élèves dans une école qui leur est désignée par le Ministre de l’instruction publique, pendant un nombre d’années égal à celui des années passées pour leurs études avec subvention, augmenté d’une année.
- NOMBRE DES ELEVES DE L’ECOLE NORMALE INDUSTRIELLE.
- COURS COMPLETS.
- DÉSIGNATION. Où 'a < co a -a Z Z < a *a z Z < Z p H 0 H
- Travaux en métal fl 5 A i3
- Travaux en Lois 7 0 A *7
- Teinture et tissage 3 3 a 8
- Céramique a A h 6
- Chimie appliquée 3 A h 7
- Projets industriels 8 5 A 17
- Totaux 2 7 27 1A 68
- *=“====1
- COURS ABRÉGÉS.
- DÉSIGNATION. a sa Z Z < a sa z *, TOTAUX.
- Travaux en métal 1 1 2
- Travaux en bois // 2 2
- Teinture II II II
- Tissage II II II
- Porcelaine II II II
- Travaux en laque II 2 2
- Totaux 1 5 6
- L’Ecole normale industrielle de Tokyo a formé jusqu’à présent 1 27 professeurs techniques dans les différentes branches du tableau ci-dessus; 67 avaient suivi les cours complets et 60 les cours restreints.
- Ecole élémentaire d’industrie, ressortissant à l’École normale industrielle. — Cette école
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- a pour but de permettre aux élèves'de l’Ecole normale industrielle de s’exercer à la pratique de l’enseignement, et d’étudier en même temps les meilleurs procédés d’instruction pour les ouvriers.
- L’enseignement technique se borne aux travaux en métal et en bois. La durée des études est de deux ans; mais on est autorisé à les modifier selon la capacité des élèves.
- L’enseignement élémentaire comprend sept cours qui sont : i° morale; 2° lecture; 3° composition et écriture; k° arithmétique; 5° physique; 6° dessin; y0 emploi et fabrication des instruments et outils.
- Certaines de ces leçons peuvent être supprimées si les élèves en expriment le désir.
- Les heures de leçons sont de huit heures par semaine, réparties en trois soirées.
- L’admission des élèves a lieu au commencement de chaque année scolaire, sauf admission éventuelle en cas de places vacantes.
- Pour être admis, les candidats doivent faire preuve de connaissances au moins égales à celles des élèves sortis d’une école primaire élémentaire. Ceux qui sont âgés de plus de î 5 ans sont admis à l’école lors même qu’ils n’ont pas terminé les études d’une école primaire élémentaire.
- Les élèves sortis de cette école sont tenus d’adresser au directeur, pendant deux ans, des rapports périodiques sur la profession qu’ils exercent. Sur le vu de ces rapports, lecole délivre ou non un certificat d’aptitude aux professions ouvrières à ceux qui ont été reconnus posséder à fond leur métier et dont la conduite a été irréprochable.
- L’Ecole élémentaire d’industrie compte actuellement 2 2 élèves de première année dans la section du bois et 8 élèves de première année dans la section du métal.
- L’Ecole d’industrie de Tokyo ne disposait à l’Exposition de 1900 que d’un espace insuffisant peu en rapport avec sa très grande importance. Des photographies des ateliers permettaient d’apprécier la bonne disposition de leurs installations ; les résultats obtenus par les élèves étaient représentés par de très fins travaux de teinture et de tissage, par des laques où la délicatesse et le goût de l’art japonais, à la condition de rester dans leur domaine propre, s’affirmaient toujours aussi sûrs.
- École supérieure de commerce de Tokyo. — Au cours de ces dix dernières années, l’Ecole supérieure de commerce de Tokyo subit des modifications à la suite desquelles elle prit le caractère définitif quelle parait devoir conserver aujourd’hui. Successivement débarrassée de l’Ecole d’apprentissage industrielle, rattachée en 1890 à l’Ecole technique, et, en 1893, de l’Ecole de comptabilité, dont le besoin ne se faisait plus sentir, elle comprend aujourd’hui quatre années d’études, dont une constitue le cours préparatoire. A l’Ecole supérieure sont en outre annexées depuis 1897 une section professionnelle et une école de langues étrangères. Depuis 1890, de nouveaux bâtiments couvrant presque la surface d’un hectare ont été construits; ils ont coûté 3G0,000 yèns. L’établissement entier occupe au centre de la ville une étendue de près de k hectares.
- Les candidats doivent être âgés de plus de 17 ans. Ils sont admis en année prépa-Gn. I. — Cl. 6. — T. II. 10
- IMI'RIMF.IUF. NATIONALE,
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- ratoire après un examen d’entrée portant sur les matières suivantes : langues japonaise et chinoise, anglaise, calligraphie japonaise, composition japonaise, mathématiques (arithmétique, algèbre, géométrie plane et dans l’espace, trigonométrie élémentaire); géographie, dessin à main levée et graphique, physique et chimie, sciences naturelles, gymnastique. Quelques-uns des diplômes des écoles publiques ou commerciales dispensent de l’examen d’admission. Prix de l’examen : 3 yèns.
- Les frais d’études sont de 20 yèns par an dans l’année préparatoire et de 2 5 yèns dans le cours principal. Des bourses d’études sous forme de prêt, n’excédant pas la somme de 100 yèns par an, peuvent être attribuées parle directeur à des élèves studieux et dépourvus de ressources. Les bénéficiaires de la bourse doivent, après avoir obtenu le diplôme et trouvé un emploi, procéder à l’extinction de leur dette par mensualité; en aucun cas ils ne sont dispensés du remboursement.
- Les matières d’enseignement et le temps consacré à chacune d’elles sont indiqués dans le tableau ci-dessous. En plus de l’anglais, les élèves doivent étudier l’une des langues suivantes : chinois, français, allemand, espagnol, italien, russe ou coréen.
- ANNÉE PRÉPARATOIRE.
- HEURES HEURES
- PAR SEMAINB. PAR SBMAINB.
- Moralité commerciale............... 1
- Calligraphie japonaise............. 2
- Composition japonaise............... 3
- Mathématiques....................... h
- Tenue des livres,................... 3
- Physique appliquée................. 2
- Chimie.............................. 3
- Anglais, français, allemand, chinois,
- coréen, russe..................... 9
- Italien ou espagnol.... ............ 3
- Gymnastique......................... 3
- Total................. 33
- On remarquera le cours de moralité commerciale, qui n’existe à notre connaissance dans aucune autre école de commerce.
- TABLEAU DES ÉTUDES DU COURS PRINCIPAL.
- DÉSIGNATION. U» ANNÉE. 2“ ANNÉE. 3» ANNÉE.
- Correspondance commerciale 2 1 //
- Arithmétique commerciale 2 2 //
- Tenue des livres 3 2 //
- Angitus. 6 G 6
- Français, allemand, chinois, coréen, russe, italien et espagnol. 3 3 3
- Constructions mécaniques 1 // //
- Produits commerciaux 2 2 //
- Géographie industrielle et commerciale 2 3 u
- A reporter 21 19 9
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-
-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 227
- DÉSIGNATION. 1« ANNÉE. 2° ANNÉE. 3° ANNÉE.
- Report 21 *9 9
- Histoire industrielle et commerciale // u li
- Économie politique 2 2 n
- Statistique II // î
- Finances II II 3
- Droit civil 3 2 n
- Droit commercial h U à
- Droit international H II î
- Science du commerce 3 6 ii
- Pratique du commerce H H 8
- Gymnastique * 3 3 î
- Total des heures par semaine 32 32 3i
- L’enseignement de la pratique du commerce est scindé en deux sections : commerce national, commerce étranger.
- Dans la section nationale, les élèves se groupent par maisons de commerce, fondent des établissements et s’occupent d’affaires de différentes sortes, dans les villes ou ports importants.
- Les établissements sont les suivants : Maison d’achat et de vente, Banque de Tokyo et Yokohama, Banque locale, Compagnie de navigation à vapeur, Compagnie'd’assurances maritimes et contre l’incendie, Compagnie des chemins de fer impériaux, douane, représentants de commerce.
- Villes de l’intérieur: Tokyo, Yokohama, Osaka, Kobe, Nagasaki, Moji, Yokkaichi, Shizuoka, Mayebashi, Ueda, Niigata, Fushiki, Hakodate, Otaru, etc. Villes de l’extérieur: Shanghai, Hongkong, Bombay, Londres, Paris, Berlin et New-York.
- La maison d’achat et de vente est supposée représenter à la fois le producteur et le consommateur; elle fait des affaires en se basant sur les prix courants publiés à cet effet.
- Les langues employées sont le japonais et l’anglais, l’anglais étant toujours employé lorsqu’il s’agit de commerce extérieur.
- Les articles de commerce adoptés sont les suivants : soie grège, thé, riz, produits maritimes, coton, coton filé, sucre, houille et pétrole.
- Dans la Section du commerce étranger, la méthode suivie est différente; tous les élèves doivent s’occuper simultanément d’un seul et même genre d’affaires.
- On prend isolément les articles importants d’exportation et d’importation, et on les fait passer, dans le bureau, par les diverses opérations auxquelles ils sont soumis dans leur trajet du producteur au consommateur; les élèves s’occupent ainsi, occasionnellement, de différentes sortes d’affaires, telles que marine marchande, assurances, banque, etc.
- Les différentes formes du commerce ordinaire, telles que les ventes locales, les affaires
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- 228
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- d’exportation et d’importation en nom propre et à commission, les consignations, les contrats, les agences, etc., sont passées en revue par les élèves dans une série d’opérations fictives, dont les données principales sont basées sur les plus récentes transactions des principales maisons.
- On accorde une attention toute spéciale aux calculs d’arrêtés de compte, aux contrats de.change à terme, à la correspondance commerciale (anglais), aux codes télégraphiques, etc.
- Le nombre des élèves de l’Ecole supérieure du commerce de Tokyo est actuellement de 48 9, répartis conformément aux indications de la page 2 3o.
- La Section professionnelle annexée à l’Ecole supérieure est établie au profit des élèves diplômés de l’école qui désirent se spécialiser ou se destinent à la carrière consulaire.
- La durée des études dans cette section est d’une année.
- Les matières d’enseignement et le nombre d’heures consacré à chacune d’elles sont :
- heures.
- Économie commerciale.................. 4
- Géographie économique................. 1
- Droit civil........................... 2
- Droit commercial et droit maritime. . 2
- Droit public international............ 2
- Droit privé international............. 9
- Droit constitutionnel et administratif. 3
- Anglais : phraséologie diplomatique, consulaire et commerciale........... t
- heures.
- Français, allemand, russe, italien,
- espagnol, chinois ou coréen........ 3
- Usages commerciaux nationaux et
- étrangers........................... variables.
- Affaires de banque..................... variables.
- Chemins de fer......................... variables.
- Marine marchande..................... variables.
- Assurances............................. variables.
- Seuls les élèves qui se destinent à la carrière consulaire peuvent assister aux conférences de droit constitutionnel et administratif.
- Les cinq dernières matières sont des matières spéciales que l’élève doit choisir et étudier sous la direction d’un ou de plusieurs professeurs. .
- A la fin de l’année chaque élève doit présenter une thèse portant sur un sujet étudié par lui conformément à l’article précédent.
- Les élèves qui passent un examen portant sur les neuf premières matières et dont la thèse sur le sujet spécial est jugée satisfaisante, reçoivent un diplôme.
- Les frais d’études dans cette section sont de 2 5 yèns par an.
- École des langues étrangères. — L’Ecole des langues étrangères a pour but l’enseignement des langues vivantes européennes et orientales. Il y a deux catégories d’élèves, !es élèves réguliers et les élèves spéciaux; pour les premiers la durée des études est de trois ans ; pour les autres elle est facultative, sans pouvoir dépasser trois ans.
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-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 229
- Les candidats réguliers sont admis après un examen dont le niveau est le même que celui de l’examen nécessaire pour l’obtention du diplôme des écoles secondaires. Aucun examen n’est exigé des élèves spéciaux.
- Les frais d’études sont, pour les élèves réguliers, de 20 yèns par an; pour les élèves spéciaux, de 10 yèns. Actuellement les langues enseignées sont les suivantes : anglais, français, allemand, russe, espagnol, chinois, coréen.
- La durée des cours pour chacune d’elles est de 27 heures pour les élèves réguliers, de 1 2 heures au plus pour les élèves spéciaux.
- Le nombre des élèves de l’Ecole des langues étrangères est actuellement de 3g6, ainsi répartis :
- ÉLÈVES ÉLÈVES
- RÉGULIERS. SPÉCIAUX.
- 4i 67
- 35 56
- 3i 57
- 28 26
- 10 10
- 26 23
- 9 3
- Totadx................................. 178 218
- / anglaise. . . . I française. . . 1 allemande. ,
- Langues'< russe.......
- I espagnole. . f chinoise.. . .
- ' coréene....
- L’Ecole supérieure de commerce de Tokyo possède une riche collection de spécimens de produits commerciaux classés sous les rubriques suivantes :
- i° Produits industriels : soies et soieries; nattes; laques; poteries et porcelaines; bronzes; cloisonnés; verreries; papiers et articles en papier; cuirs et articles en cuir; huiles, cires et gutta-percha ; matières tinctoriales, couleurs, produits chimiques et pharmaceutiques, etc.;
- 20 Produits agricoles et maritimes : riz et autres céréales; thés et cafés; sucres; indigo; cire végétale, caoutchouc, etc.; algues et autres produits maritimes;
- 3° Produits minéraux;
- à0 Fers, aciers; matériaux de construction d’édifices et de machines; articles en fer; coutellerie; machines; poids et mesures; briques et pierres; bois.
- L’objet du musée est de fournir les pièces de démonstration aux conférences faites sur les produits commerciaux, et en même temps d’offrir au public, et particulièrement aux hommes d’affaires, l’occasion de se renseigner sur les prix, les marchés, le montant des exportations et des importations, etc., de toutes les marchandises de première nécessité.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Voici le nombre total des élèves constituant le groupe de l’École supérieure de commerce de Tokyo :
- Année préparatoire..........
- ire année.. . 2e année. . . 3" année. . .
- Section professionnelle.....
- Ecole de langues étrangères.
- Cours
- principal
- i73 144 106 66 \U 3g6
- Total
- 899
- La vitrine de l’École supérieure de commerce de Tokyo, la plus importante et la meilleure des écoles commerciales du Japon, contenait des spécimens très soignés des livres et travaux de comptoirs de ses élèves. Une série de photographies permettait de se rendre compte de l’ensemble de l’établissement transformé.
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-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 231
- CHAPITRE X.
- LUXEMBOURG.
- Les pouvoirs publics du grand-duché de Luxembourg ont fait, dans ces derniers temps, de louables efforts pour mettre l’enseignement technique à la hauteur des besoins du pays.
- La réforme des enseignements supérieur et moyen récemment réalisée dans le grand-duché est venue faire droit aux réclamations des commerçants et des industriels du pays, unanimes à demander la formation d’apprentis dans la comptabilité et les sciences commerciales. La loi du 28 mars 1892, en réorganisant l’Ecole industrielle de Luxembourg, y ajouta une section commerciale. En outre, il fut créé à Luxembourg et dans les principales localités du pays des cours temporaires, destinés aux jeunes gens qui, pour un motif ou pour un autre, ne sont pas en situation de suivre un enseignement commercial régulier.
- D’un autre côté, l’Ecole industrielle, dans son organisation primitive, se préoccupait trop exclusivement de la préparation des élèves aux écoles spéciales; la réorganisation de cet établissement, qui fut l’œuvre de la loi précitée, vint en étendre davantage le domaine, en subordonnant le programme de la section industrielle aux besoins des employés subalternes des administrations publiques et privées, et à ceux des diverses carrières industrielles qui n’exigent pas d’études supérieures, des employés techniques dans les administrations des travaux publics, des mines, du service agricole, du cadastre, des chemins de fer, etc.
- Mais quelque développé qu’il fût déjà, cet enseignement professionnel présentait cependant encore une lacune importante. A côté de l’enseignement professionnel bien organisé pour le fils du cultivateur, pour le fils du commerçant, pour le fds de l’industriel qui ont terminé les cours de l’école primaire, il manquait celui qui est nécessaire aux fds de l’ouvrier, de l’artisan, qui se destinent au métier de leur père. Le Gouvernement a établi récemment, il est vrai, plusieurs écoles de vannerie et, à Ettelbruck, une école de maréchalerie ; à Escb-sur-TAlzette et à Wiltz, il a été institué des cours de tissage ; des cours de dessin professionnel fonctionnent avec succès dans différentes localités du pays; aux essais isolés du Gouvernement et des communes sont venus s’ajouter, ceux qui sont dus à l’initiative privée. Nous citerons parmi ceux-ci les cours professionnels du soir du «Gesellenverein», créés à Luxembourg, il y a une trentaine d’années, par M. le chanoine Haal, et fréquentés par un grand nombre de jeunes gens de Luxembourg et des environs. Mais il manquait, disons-nous, une école organisée en vue des besoins généraux de la classe ouvrière, les écoles techniques créées dans la ville, il y a environ deux ans, par l’initiative privée, étant taillées plutôt sur le patron des Baugewerkschulen allemandes.
- Le besoin se faisait donc sentir de créer un enseignement nouveau, appelé avant
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- 232
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- tout à initier les apprentis au dessin industriel ainsi qu’aux connaissances théoriques qui forment la hase de leur métier, connaissances qui pourraient être fécondées par des exercices manuels variés et méthodiquement gradués. On résolut de créer non pas une école professionnelle spéciale, appelée à donner une instruction théorique et pratique complète à des jeunes gens qui se destinent à une industrie déterminée, mais une école professionnelle d’un caractère général ayant pour mission d’inculquer de bonne heure aux enfants des classes laborieuses l’habitude et le goût du travail professionnel et à les préparer à l’apprentissage proprement dit par un enseignement rationnel et méthodique général, à la fois théorique et pratique; une école pour tout le pays et non pas une école pour l’industrie dominante de telle ou telle partie.
- C’est à ce besoin que répondit la création à Luxembourg, en 18 9 6 , de Y Ecole d’artisans.
- Les élèves, après avoir terminé leurs études à l’Ecole d’artisans, sont suffisamment initiés à la pratique de leur métier pour pouvoir être employés comme compagnons dans un atelier privé.
- Pour être admis en préparatoire, il faut avoir au moins douze ans accomplis.
- L’examen d’admission porte sur le programme des écoles primaires.
- Les examens d’entrée en 2e et en ire professionnelles portent sur les programmes de la classe préparatoire et de la 2e professionnelle.
- Le minerval est fixé à 10 francs par semestre pour les élèves de la classe préparatoire; pour ceux de la deuxième et delà première classe professionnelle, à 20 francs, et pour les élèves ne fréquentant que l’un ou l’autre cours, à 5 francs.
- L’École d’artisans comprend les cinq sections suivantes :
- a. Constructions civiles. x cl. Peinture décorative.
- b. Ferronnerie artistique. e. Sculpture sur bois et sur pierre.
- c. Mécanique.
- Le plan d’études embrasse une année préparatoire et deux années d’études professionnelles. Chacune de ces trois années comprend un certain nombre de cours communs, et des cours spéciaux pour chacune des cinq sections ci-dessus, comme l’indiquent les tableaux suivants :
- I. Classe préparatoire :
- heures.
- Doctrine chrétienne.................... 2
- Langue allemande....................... 3
- Langue française....................... 4
- Arithmétique appliquée................. 3
- Géométrie plane........................ 2
- Théorie des matières premières...... 1
- Géographie............................. 2
- A reporter............. 17
- Report.
- Dessin à main levée......
- Dessin géométrique.......
- Croquis technique........
- Calligraphie.............
- Exercices pratiques.....
- Total
- Études du soir, de A h. 1/2 à 6 h. 1/2 les jours de la semaine.
- heures.
- *7
- h
- 5
- 2
- 2
- h
- 34
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-
-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 233
- II. 2e professionnelle ( ire année normale).
- a. Cours communs :
- heures.
- Doctrine chrétienne.................... 1
- Langue allemande....................... 1
- Langue française....................... 2
- Arithmétique appliquée................. 2
- heures.
- Stéréométrie............................ 2
- Théorie des projections................. b
- Eléments de physique.................... a
- b. Cours spéciaux pour la section des constructions civiles :
- Algèbre...........
- Dessin à main levée
- heures.
- a Dessin professionnel
- k Travaux d’atelier. . ,
- heures.
- 2?
- c. Cours spéciaux pour la section de ferronnerie artistique :
- Algèbre.............
- Théorie de l'ornement Dessin à main levée. .
- heures.
- 2 Dessin professionnel.
- h Modelage..............
- h Travaux d’atelier. . .
- heures.
- k
- 1
- 20
- d. Cours spéciaux pour la section des mécaniciens :
- heures.
- Technologie mécanique................. 2 Dessin professionnel
- Mécanique et résistance des matériaux, b Travaux d’atelier. .
- Dessin à main levée............... b
- heures.
- 21
- e. Cours spéciaux pour la section de peinture décorative :
- heures. heures.
- Théorie de l’ornement................. 8 Dessin à main levée................... 8
- Théorie des couleurs.................. 3 Peinture décorative................... 21
- f. Cours spéciaux pour la section de sculpture :
- heures.
- Théorie de l’ornement................ 8
- Dessin à main levée.................. h
- heures.
- Modelage et moulage............... 8
- Sculpture sur bois ou sur pierre. ... 22
- III. ire professionnelle (2e année normale).
- a. Cours communs :
- Doctrine chrétienne. .. Arithmétique appliquée Éléments de chimie. . .
- heures. heu res.
- 1 Comptabilité professionnelle............ 2
- 1 Législation professionnelle et économie
- 2 politique............................... 1
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-
-
-
- 234
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- b. Cours spéciaux pour la section de constructions civiles :
- heures.
- Arpentage et nivellement (sem. d’été). 2 Théorie des formes architecturales.... 3
- Algèbre............................... 1
- Devis et estimations (sem. d’hiver). . . 2
- Théorie des constructions civiles..... 4
- heures.
- Technologie du bâtiment.................. 1
- Dessin à main levée...................... 3
- Dessin professionnel..................... 8
- Travaux d’atelier....................... 25
- c. Cours spéciaux pour la section de ferronnerie artistique :
- heures.
- Algèbre................................ 1
- Théorie de l’ornement.................. 4
- Théorie des formes architecturales.... 3
- Technologie du fer..................... 1
- heures.
- Dessin à main levée...................... 4
- Dessin professionnel..................... 4
- Modelage................................. 6
- Travaux d’atelier.................... 2 4
- d. Cours spéciaux pour la section des mécaniciens :
- heures.
- Algèbre............................... 1
- Arpentage et nivellement (été)...... (2)
- Devis et estimations (hiver).......... 2
- Théorie des organes des machines... 5
- heures.
- Théorie des machines à vapeur et des
- chaudières............................. 3
- Dessin à main levée....................... 2
- Dessin professionnel..................... 10
- Travaux d’atelier..................... 2 3
- e. Cours spéciaux pour la section de peinture décorative :
- heures.
- Théorie de l’ornement.................... 8
- Théorie des formes architecturales. ... 3
- Théorie de la lumière.................... 2
- heures.
- Perspective et théorie des ombres... 4
- Dessin à main levée.................. 6
- Peinture décorative.................. 2 4
- f. Cours spéciaux pour la section de sculpture :
- heures.
- Théorie de l’ornement.................... 3
- Théorie des formes architecturales. ... 3
- Dessin à main levée...................... 4
- heures,
- Modelage et moulage............... 8
- Sculpture sur bois ou sur pierre.... 24
- La terminologie est enseignée en langue française et en langue allemande.
- Les ateliers sont au nombre de cinq : mécaniciens-ajusteurs, ferronnerie d’art, menuiserie et ébénisterie, sculpture et modelage, peinture décorative.
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-
-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 235
- Les trois premiers sont pourvus d’un outillage complet et perfectionné; ils sont actionnés par des moteurs électriques. Les deux autres sont aussi complètement outillés. L’atelier de sculpture comprend deux parties, l’une pour le travail du bois, l’autre pour le travail de la pierre.
- L’atelier de peinture décorative comprend les outillages spéciaux pour l’imitation des bois et des marbres, les écritures et la peinture décorative proprement dites. Il dispose de riches collections : plâtres, armures, vases, tapis, etc.
- A la fin de l’année scolaire, les élèves de dernière année sont soumis à un examen à la suite duquel un certificat d’apprentissage est délivré à ceux qui ont satisfait aux différentes épreuves.
- Les épreuves portent sur le programme des 2 e et ire professionnelles ; elles sont théoriques et pratiques.
- L’épreuve théorique, qui est écrite et orale, a une durée de trois ou quatre jours.
- A l’épreuve pratique, qui suit l’épreuve théorique et qui dure également de trois à quatre jours, les élèvent exécutent, sous le contrôle de la Commission et sans l’aide du contremaître instructeur, des travaux d’atelier imposés par le programme de la Commission. Ils doivent fournir la preuve qu’ils possèdent tous les éléments de leur métier et qu’ils sont capables de confectionner d’eux-mêmes, d’après un croquis donné, un objet complet avec tous ses assemblages ou ajustages.
- Ces travaux sont choisis de façon à pouvoir être achevés dans une trentaine d’heures, c’est-à-dire en quatre journées de travail, à l’aide des outils ou des machines-outils dont disposent les ateliers scolaires.
- Une partie de l’épreuve théorique se rattache à l’épreuve pratique. Les croquis d’après lesquels les élèves ont à exécuter le travail imposé sont mis au net pendant les heures consacrées au dessin professionnel.
- C’est d’après ces dessins exécutés et cotés par les élèves que se fait la confection des objets en question.
- L’épreuve orale est appelée à compléter les données de l’épreuve écrite et de l’épreuve pratique.
- La ville de Luxembourg, siège de l’établissement, pourvoit aux locaux et au mobilier scolaire; elle prend à sa charge toutes les dépenses quelconques de service intérieur.
- Les traitements et indemnités du personnel enseignant ainsi que les frais d’acquisition et d’entretien du matériel d’enseignement et des collections sont à charge de l’Etat; cette somme s’élève à 20,000 francs par an.
- Le nombre total des élèves de l’Ecole d’artisans s’est élevé en 1900 à 173, répartis de la manière suivante dans les diverses sections professionnelles :
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-
-
-
- 236
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- BRANCHES D’ENSEIGNEMENT. PRÉPARATOIRE. DEUXIÈME PROFESSIONNELLE. PREMIÈRE PROFESSIONNELLE. ÉLÈVES LIER ES.
- Constructions civiles, menuisiers, ébénistes, etc 8 6 7 h
- Ferronnerie artistique 12 6 // u
- Mécaniciens ho 39 21 5
- Peintres-décorateurs 5 3 2 1
- Sculpteurs 3 2 3 6
- Totaux 68 56 33 16
- Total général i73
- Un internat est annexé à l’École d’artisans. Le prix annuel de la pension est fixé à 375 francs.
- Toutes les sections de l’École d’artisans avaient exposé dans le pavillon du Luxembourg leurs dessins professionnels ainsi que les travaux pratiques exécutés d’après les dessins dans les ateliers scolaires. Ces dessins, ainsi que les croquis cotés d’après l’objet qui les accompagnaient, se faisaient remarquer par une simplicité qui n’excluait pas la rigueur; même remarque pour les travaux manuels exposés. On sent que la direction de l’École de Luxembourg s’est imposé la tâche de former des artisans habiles et instruits, sans dépasser le but.
- Dans les locaux de l’École d’artisans de l’État fonctionnent des cours professionnels du soir ayant pour but de fournir aux jeunes apprentis occupés dans les ateliers de la ville et des environs l’occasion de se perfectionner dans le dessin professionnel et de s’approprier les connaissances techniques et les aptitudes pratiques nécessaires à l’exercice raisonné de leur métier.
- Le programme des cours comprend les matières suivantes :
- a. Cours de dessin pratique pour maçons,
- tailleurs de pierre, charpentiers, charrons , menuisiers et ébénistes ;
- b. Cours de dessin pour mécaniciens ;
- c. Cours de dessin pour la ferronnerie
- artistique ;
- d. Cours de dessin et exercices pour la
- peinture décorative ;
- e. Cours de dessin à main levée ;
- /. Cours pratique d’atelier pour menuisiers, etc.
- g. Cours pratique d’atelier pour la ferron-
- nerie artistique ;
- h. Cours pratique d’atelier pour mécani-
- ciens ;
- i. Cours pratique d’atelier pour sculpteurs
- et modeleurs.
- Ces cours sont fréquentés par 2 5o ou 3oo élèves.
- L’institution comprend en outre une section destinée plus spécialement à l’enseignement des sciences commerciales.
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-
-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 237
- L’Ecole d’artisans de Luxembourg est jusqu’à présent le seul établissement d’enseignement technique industriel fonctionnant dans le Grand-Duché; mais un projet de loi vient d’être déposé en vue de la création à Esch-sur-l’Aizette, centre du bassin minier du Luxembourg, d’une école industrielle comprenant : i° une section d’enseignement général; 2° une section d’enseignement industriel; 3° une section d’enseignement commercial. La section industrielle sera organisée d’une manière analogue aux écoles pratiques françaises, avec orientation spéciale vers les arts des mines et de la métallurgie. Des cours techniques du soir seront annexés à l’établissement.
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- 238
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE XI.
- MEXIQUE.
- L’enseignement technique officiel mexicain est donné dans plusieurs établissements dépendant du Ministère de l’instruction publique.
- Écoles nationales d’arts et métiers pour hommes. — L’Ecole nationale d’arts et métiers de Mexico fut ouverte en îSbj. Rientôt détruite par un incendie, elle ne rouvrit ses portes qu’en 1867. L’enseignement y est théorique et pratique; il comprend plusieurs sections : section générale, sections d’électricité, de mécaniciens et chefs de travaux; dans chacune d’elles les cours durent deux années.
- Budget annuel : £2,6 2 7 dollars 35. Nombre des élèves inscrits : 98k\ fréquentation moyenne : 115.
- L’Ecole d’arts et métiers de Toluco est analogue à la précédente. Nombre des élèves : 200. Budget annuel : 30,000 francs.
- École d’arts et métiers pour femmes. — L’Ecole d’arts et métiers pour femmes de Mexico date de 1871. L’enseignement théorique consiste en un complément d’instruction primaire; les sections professionnelles comprennent: la télégraphie électrique, la dactylographie, le dessin et la peinture appliquée à l’industrie, les modes, les fleurs artificielles, la décoration des objets de fantaisie, la passementerie, la dorure.
- Budget annuel : 26,229 dollars. Moyenne du nombre d’élèves par an : 570.
- École supérieure de commerce et d’administration. — Cette école a été créée en 1868. C’est une école dont les programmes sont comparables à ceux de nos écoles supérieures de commerce ; ils comprennent en effet : arithmétique commerciale, comptabilité et tenue des livres, géographie commerciale, économie politique, droit commercial et administratif; langues française, anglaise, allemande, espagnole; chimie appliquée au commerce, calligraphie, histoire du Mexique, histoire du commerce, opérations financières, banque, dactylographie.
- Budget annuel : 3o,85i dollars. Nombre d’inscriptions : i,3o2.
- École nationale des ingénieurs, à Mexico. — Fondée en 1792, l’Ecole nationale des ingénieurs a pour but de former des topographes et hydrographes, des ingénieurs pour l’industrie, des ingénieurs constructeurs, des ingénieurs des mines et des ingé-
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-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 239
- nieurs métallurgistes. L’enseignement est théorique et pratique, chaque section suivant des programmes spéciaux.
- Budget annuel : 79,8/12 dollars. Nombre des élèves en 1899 : i5o.
- Dans toutes ces écoles, l’enseignement est gratuit.
- Quelques établissements privés, tous dirigés par des religieux, fonctionnent à côté des écoles officielles. Telles sont Y Ecole des frères Salésiens (Ecole d’ingénieurs), qui compte 300 élèves, et le Collège Pio, à Puebla (travaux pratiques, fer et bois) ,200 élèves.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE XII.
- NORVÈGE.
- Enseignement industriel. — L’enseignement industriel est donné en Norvège dans les Ecoles techniques de plein exercice, dans les Ecoles techniques élémentaires et dans quelques institutions spéciales.
- Les Ecoles techniques de plein exercice ont pour but de fournir les connaissances théoriques et pratiques aux jeunes gens se destinant aux carrières suivantes : ingénieur civil, architecte, mécanicien, chimiste, électro-technicien; elles sont au nombre de trois, et situées à Kristiania, à Bergen et à Trondhjem.
- La durée des études est de quatre années à Kristiania et à Trondhjem, de trois années à Bergen. Le nombre total des élèves dans ces trois écoles est de 45o environ.
- Ces établissements sont communaux, mais placés sous le contrôle du Ministère des cultes et de l’instruction. Les communes fournissent les locaux et le matériel, et supportent, après défalcation de la rétribution scolaire, qui est de î oo kroners 9) par an et par élève, un tiers des dépenses; les deux tiers restants sont donnés par l’Etat comme subvention.
- Pour 1898-1899, les dépenses totales des trois écoles s’élevaient 3217,000 kroners.
- Les Ecoles techniques élémentaires sont au nombre de 1A. Elles fonctionnent le soir. Leur but est d’enseigner les connaissances techniques les plus nécessaires pour l’exercice des divers arts et métiers et pour des industries du meme genre. Pour être admis comme élève, il faut être âgé de 1A ans au moins, savoir lire, écrire, exécuter les quatre règles sur les nombres entiers et les fractions. Les cours durent trois ans. Dans la plupart de ces écoles, l’enseignement est de huit mois par an, avec deux heures par soirée pendant les cinq premiers jours ouvrables de chaque semaine. La rétribution scolaire est de 2 à 5 kroners par an. En ce qui concerne la répartition des dépenses entre l’Etat et la commune, il est procédé comme pour les écoles techniques.
- En 1897-1898, le budget total était de 111,000 kroners. Le nombre des élèves était de 2,A5o environ.
- L’Ecole technique élémentaire de Kristiania, par exception, est une école de jour. Elle comprend deux sections :
- i° La section de construction (routes, chemins de fer, etc);
- 20 La section électrotechnique.
- L’établissement est communaf.
- Les cours durent six mois avec six heures d’enseignement par jour (du icr octobre au 3i mars) et un cours supplémentaire (du icr avril au 3i mai).
- Valeur du kroner de Norvège : 1 l'r. 37 environ.
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- L’enseignement comprend : les mathématiques élémentaires, le calcul et la comptabilité pratiques, la langue norvégienne, les éléments de la mécanique et delà physique, le dessin linéaire et spécial (art de construction, arpentage, nivellement); les connaissances électro-techniques, des exercices pratiques.
- Les élèves payent 5 kroners par mois, mais l’école dispose d’un grand nombre de bourses allouées par le gouvernement. Les élèves pauvres sont dispensés du payement. Le nombre d’élèves est de 6/1.
- L’Etat subventionne une école de mécaniciens ;\ Porsgrund, une école professionnelle des industries du bois et des métaux à Bergen, une école technique de mécaniciens à Hortcn, destinée spécialement aux élèves des ateliers mécaniques et du corps des artisans de la marine; enlin, plusieurs écoles de mécaniciens pour la marine. Ces dernières, au nombre de quatre, sont situées à Kristiania, à Kristiansand, à Bergen et à Trondhjern.
- Les dépenses sont supportées moitié par l’Etat moitié par les communes. Le nombre total de leurs élèves est de 120, et l’ensemble des dépenses est de '10,000 kroners. Les cours durent G mois.
- Les écoles industrielles de femmes subventionnées par l’Etat sont au nombre de 9 : 5 communales et h privées. La principale est Y Ecole industrielle de femmes de Kristiania. On y enseigne la couture en blanc, la couture des robes (et, en partie, la confection des habits), le tissage et les travaux manuels de luxe. La durée normale de l’enseignement est d’une année; mais on fait aussi des cours moins longs.
- En 1898-1899 cette école comptait 277 élèves, dont 97 participaient à l’enseignement d’un an.
- Les autres écoles industrielles de femmes sont, en général, établies sur le même modèle.
- Citons enfin les Sociétés d'industrie domestique des villes principales. Ces sociétés entretiennent des écoles d’industrie domestique et, dans les villes, des cours tant pour adultes que pour enfants; elles font faire aussi dans les districts ruraux des cours sur les branches ordinaires de l’industrie domestique (tissage, vannerie, sculpture sur bois, etc.).
- En février 1900, le gouvernement a présenté au Shorting une proposition relative à l’institution d’une Ecole des hautes études techniques.
- Enseignement commercial. — La plus importante école de commerce de Norvège est le Gymnase commercial (llandels gymnasium) de Kristiania. Cette école communale est divisée en deux sections : section pour jeunes gens (cours de deux années, 85 élèves); section pour jeunes filles (cours d’une année, 84 élèves).
- Le tableau suivant donne le nombre d’heures consacrées par semaine chaque matière d’enseignement.
- Gn. I. — Cl. 6. — T. U. îü
- meniMEiuE nationale.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- SECTION DES JEUNES GENS. SECTION
- des
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. HEURES DE COURS PAR SEMAINE. JEUNES FILLES.
- "" HEURES DE COURS
- iro année. 2' année. par semaine.
- Science commerciale 1 * !
- Législation commerciale II 2
- Economie politique II 2 Il
- Arithmétique commerciale h h 3
- Tenue des livres et travaux de comptoir h (i 3
- Marchandises 0 2 II
- Géographie commerciale 2 2 fl
- Histoire commerciale 2 2 II
- 1 norvégienne h 2 2
- J allemande h h 3
- Langue < r J française. 5 A 3
- i anglaise 3 3 1
- Correspondance commerciale 1 1 //
- Physique 1 1
- Calligraphie 2 1 a
- « rp tOTAUX 36 37 18
- Matières facultatives : sténographie, langue espagnole.
- Le prix de l’enseignement est de 12 kroners par mois. En 18(j(j-i900, le budget du Gymnase commercial de Kristiania a été de 57,000 kroners.
- Toutes les écoles techniques du soir, au nombre de i4, comme nous l’avons dit, possèdent des sections commerciales ; l’Etat contribue aux dépenses de ces sections pour les deux tiers ; le reste est à la charge des communes.
- r
- En iqoo, le total des subventions accordées par l’Etat aux écoles techniques de toutes espèces, industrielles ou commerciales, a été de 260,000 kroner.
- Les écoles commerciales privées sont relativement nombreuses en Norvège. L’une des principales est Y Ecole Otlo Treuler, de Kristiania.
- Le but de l’institution est de communiquer aux élèves, le plus rapidement possible, les connaissances commerciales les plus indispensables. Par suite, son programme n’embrasse que les matières de l’enseignement qui ont la plus grande importance au point de vue pratique.
- Ces matières sont : Comptabilité, science commerciale, change, travaux pratiques de bureau, arithmétique commerciale; langues norvégienne, allemande, anglaise, française; écriture et sténographie.
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- L’école a dos cours de durée variable
- Un cours de 19 mois, destiné aux élèves ayant passé l’examen de l’école intermédiaire ou ayant reçu une instruction correspondante ; un cours de 6 mois pour les élèves ayant passé ou non cet examen, et enfin un cours de 3 mois pour élèves de tous degrés d’instruction.
- Pour les deux premiers cours, les heures d’enseignement par semaine sont donnés par le tableau suivant :
- COUI1S
- DE 1!1 MOIS. DE 6 MOIS.
- heures. heures.
- Comptabilité..................................................... 5 7
- Science commerciale, droit de change et travaux de bureau.. . . 3 3
- Arithmétique commerciale...................................-. . 5 7
- Langue norvégienne............................................... 1 2
- Correspondance commerciale norvégienne........................... h 6
- ! allemande............................................. h h
- anglaise...............'.......................... k h
- française............................................. h 11
- f
- Ecriture......................................................... 3 5
- Total........................ 33 38
- Pour les cours de 3 mois, il y a une ou deux heures d’enseignement par jour et par matière (comptabilité et arithmétique commerciale, écriture, langue norvégienne, change, travaux de bureau).
- L’école compte qo5 élèves, ainsi répartis : cours de 19 mois, 89 élèves; cours
- clc G mois, 176 élèves; cours de 3 mois, 6/17 élèves.
- *
- Les prix d’écolage sont les suivants :
- Cours de 12 mois : 900 kroners ;
- Cours de 6 mois (cours complet) : 900 kroners
- Les élèves ont la faculté de se faire inscrire pour certaines matières seulement ;
- . les prix sont dans ce cas établis séparément pour chaque matière et varient de 9 5 à 5 o kroners.
- Cours de 3 mois : Les prix sont calculés par matière; comptabilité, ou arithmétique commerciale, ou langue norvégienne: 9 0 kroners; écriture : 10 kroners.
- Cours spécial de sténographie de 6 mois: 5o kroners.
- Une somme totale de 3,ooo kroners par an est répartie par l’école entre les meilleurs élèves des cours de 1 9 ou G mois, pour leur permettre d’accomplir à l’étranger un voyage d’études.
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- i o places gratuites sont en outre mises à la disposition des familles : 2 places pour les cours de 12 mois ; 3 places pour les cours de 6 mois ; 5 places pour les cours de 3 mois.
- Signalons, pour terminer ce qui concerne l’exposition de la Norvège, un ouvrage écrit en langue norvégienne par 4L G. Pedersen, horloger établi à Meaux (Seine-et-Marne). Cet ouvrage a été composé d’après les meilleurs documents réunis dans divers pays, et présentés par l’auteur conformément aux indications que lui a suggérées sa longue expérience pratique.
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- CHAPITRE XIII.
- PAYS-BAS.
- S 1, ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
- L’enseignement industriel publie est donné dans les Pays-Bas :
- i° A l’École polytechnique de Délit (enseignement secondaire); 2° dans les écoles d’apprentissage de jour; 3° dans les écoles d’apprentissage du soir; 4° dans des écoles et cours spéciaux ; 5° dans plusieurs écoles de dessin.
- Les quatre dernières catégories constituent l’enseignement industriel du degré primaire.
- École polytechnique de Delft. — Cette école est destinée à former :
- î0 De futurs industriels ou technologues désirant acquérir des connaissances théoriques et pratiques plus étendues que celles qu’ils peuvent acquérir dans une école technique primaire ;
- 2° a. Des ingénieurs civils ;
- b. Des architectes ou ingénieurs architectes ;
- c. Des ingénieurs des constructions navales ;
- d. Des ingénieurs mécaniciens ;
- e. Des ingénieurs des mines.
- La direction est confiée à un directeur, nommé par la Reine, et à un conseil d’administration composé des professeurs de l’école. Le directeur est président du conseil.
- Sont admis aux leçons les jeunes gens qui se sont fait inscrire auprès du directeur et ont versé une somme de 200 florins(1) au commencement de chaque année d’études, ce qui leur donne le droit d’assister à tous les cours. Pour assister à un ou plusieurs cours, on paye 10, 20, 3o ou 4o florins par an, selon que les cours se donnent 1,2, 3, h fois par semaine ou davantage. Chaque élève, inscrit pour le cours complet, peut assister à toutes les leçons sans exception. Les cours s’ouvrent le premier lundi de septembre.
- (1) Valeur du florin des Pnys-Rns : 2 fr. 06.
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- Le jury chargé des examens de sortie se compose de commissions nommées par le Ministre de l’intérieur.
- L’enseignement est donné par a3 professeurs de l’enseignement supérieur et h professeurs de l’enseignement secondaire.
- Le nombre des élèves était de 71a en 1S99-1 900.
- Écoles d’apprentissage de jour. — A l’exception de celle d’Amsterdam, cpii date de 1861, toutes les autres écoles d’apprentissage ont été fondées en 1870. C’est à l’initiative privéequ’elles doivent leur existence et leur prospérité. Leurs revenus annuels consistent en contributions particulières, en rentes de legs et en subventions de l’Etat, de la province et de la commune. En général, l’enseignement comprend les matières théoriques et pratiques des arts de construction : charpente, menuiserie, forge, peinture.
- Dans certaines écoles on apprend encore à maçonner, à travailler le cuivre et le zinc, etc.
- Un cours entier dure 3 ans, sauf à l’école d’Amsterdam, où il est de 9 ans (A semestres.
- L’enseignement fait suite à celui des écoles primaires, de manière que ceux qui ont accompli avec fruit leurs classes primaires sont prêts à entrer à l’école d’apprentissage.
- C’est ordinairement à 19 ou 13 ans, tout au plus à 1 5 ans, que les élèves entrent à l’école. Ils la quittent par conséquent à 1 5 ou 16 ans, au plus tard à 18 ans.
- Les élèves venant d’autres écoles d’apprentissage sont généralement placés dans la classe correspondante. Le dessin ne fait pas partie des matières exigées pour l’admission, les connaissances acquises dans cette branche aux cours des écoles primaires étant considérées comme suffisantes. Les élèves passent dans une classe supérieure et, à leur sortie de l’école, obtiennent un certificat moins en considération de leurs examens de passage ou de fin d’études, que du succès de l’ensemble de leurs études.
- On s’attache tout d’abord aux matières indispensable; ainsi, ni les langues étrangères, ni même la tenue des livres, ne figurent au programme. Toutefois, dans quelques écoles du soir dont les élèves sont assez âgés, fonctionne un cours de tenue de livres.
- On donne parfois des devoirs de vacances. Judicieusement choisis, tant sous le rapport de la quantité que sous le rapport des difficultés, ces exercices peuvent contribuer à former des ouvriers indépendants.
- Certaines écoles ont déjà pu constituer une bibliothèque ; certaines autres en seront prochainement pourvues.
- Dans presque toutes les écoles manuelles d’apprentissage, 011 fait une exposition annuelle de dessins et d’échantillons des travaux des élèves.
- Toutes les écoles d’apprentissage sont payantes. Les parents dénués de ressources peuvent y faire admettre leurs enfants gratuitement, mais les non-payants sont rares.
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- L’expérience apprend qu’une faible rétribution scolaire avec facilités de pavement et dispenses pour les familles besogneuses est préférable à la gratuité absolue.
- L’école d’apprentissage manuel d’Arnbeim possède les ressources nécessaires pour offrir de petites bourses aux sujets les plus méritants. C’est le fruit d’un legs de ù,ooo florins qui a été fait à l’école dans cette intention.
- S’il arrive que, dans telle ou telle branche d’industrie, les élèves sont trop peu nombreux pour former une classe à part, on s’occupe de placer ces élèves chez des spécialistes éprouvés, où ils peuvent acquérir la pratique qui leur manque.
- Les écoles d’apprentissage donnent partout d’excellents résultats. Le nombre des élèves va tous les jours croissant et leur qualité s’améliorant. Elles grandissent sans cesse dans l’estime des artisans. Au début, ceux-ci n’aimaient pas, en général, à recevoir chez eux des apprentis provenant d’une école manuelle. Présentement, les choses ont changé, et ce sont les patrons eux-mêmes qui viennent prier les directeurs des écoles d’apprentissage de leur procurer des bons sujets ayant terminé leurs études.
- En février 1899, le gouvernement a nommé, pour la première fois, un inspecteur des écoles d’apprentissage.
- Dans les provinces ou les contrées où les localités sont peu importantes et la population fort disséminée, comme dans la province de Drenthc, les élèves qui ont terminé avec fruit leurs classes primaires sont placées en apprentissage chez les ouvriers les plus capables, par les soins de Y Association pour le propres de l’enseignement des métiers en Drenlhe; cette association se charge de faire inspecter les établissements.
- A Brieiie et aux environs, on cherche en ce moment à créer quelque chose de semblable.
- Écoles d’apprentissage du soir. — Dans beaucoup de communes on trouve des écoles où l’ouvrier, l’apprenti, dont la journée est prise par un métier, peuvent recevoir un enseignement complémentaire en rapport avec leur état. Souvent ces écoles ne sont ouvertes que pendant les mois d’hiver.
- Elles répondent généralement à des circonstances, à des besoins locaux. Dans toutes ces écoles, l’enseignement du dessin occupe une place prépondérante, mais on y enseigne aussi les mathématiques et le hollandais, dans la limite des besoins de l’ouvrier. Parfois, on ajoute à ces branches un o u plusieurs autres; quelques-unes de ces écoles suppléent aux écoles bourgeoises du soir prescrites par la loi sur l’enseignement secondaire.
- Tel est le cas de celle à’Enschedé: Elle relève de la loi sur l’enseignement secondaire, mais l’instruction que l’on y donne est plus étendue que celle que Ton donne dans quelques autres écoles de ce genre. En effet, elle ne borne pas son action aux branches qui s’apprennent communément dans les autres écoles du soir; elle enseigne encore la théorie et la pratique de divers arts utiles au tissage, au fdage, à la teinture et à l’impression des étoffes.
- On peut se rendre compte de l’estime dans laquelle est tenu cet établissement en
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- remarquant qu’en 188G, année de sa fondation, le nombre des élèves n’était que de 33, tandis qu’en 1899 il s’est élevé à 229.
- Écoles professionnelles pour jeunes filles. — L’enseignement des ouvrages à l’aiguille commence dans les écoles primaires, où il est obligatoire pour les jeunes fdles à titre d’éducation générale.
- Outre cet enseignement, il existe aux Pays-Bas des écoles publiques ou privées où l’étude des ouvrages à l’aiguille a pour but l’apprentissage pratique de la couture, du tricot, du crochet, du rapiéçage, etc. Dans ce cas, l’enseignement comprend aussi le dessin, l’arithmélique et la connaissancs du matériel employé.
- Une des écoles où l’enseignement est, donné avec le plus de fruits est l’Ecole professionnelle de jeunes fdles de Rotterdam, établissement privé dont nous parlerons plus loin.
- Il existe aux Pays-Bas G écoles professionnelles pour jeunes fdles, avec un total d’environ 1,200 élèves.
- Écoles ménagères et culinaires. — Les écoles ménagères des Pays-Bas sont de date récente. Elles n’existent que depuis une quinzaine d’années. C’est l’initiative privée qui les a fait naître et prospérer. On compte aujourd’hui aux Pays-Bas 9 de ces écoles.
- On y enseigne tout ce dont la femme a besoin pour la bonne tenue du ménage ; dans quelques-unes de ces écoles (Amsterdam, La Haye, Rotterdam), on forme aussi des professeurs féminins dans l’art culinaire. Ces dernières, bien entendu, font des études plus approfondies.
- Toutes les jeunes fdles qui fréquentent les cours doivent avoir fait leurs classes primaires ; celles qui veulent devenir professeurs doivent avoir accompli toutes leurs classes dans une école secondaire.
- Les examens de sortie se composent d’une partie théorique et d’une partie pratique.
- École des Métiers de Rotterdam. — La pénurie d’ouvriers véritablement habiles et capables qui s’était fait sentir pendant les années qui ont précédé celle de la fondation de l’école (1870) fit naître, chez plusieurs architectes et patrons, le désir de pourvoir, par un enseignement solide, à l’instruction et à la formation de jeunes ouvriers.
- La section de Rotterdam de la Société pour l'encouragement de VArchitecture, dont les membres sont, pour la plupart, des architectes et des patrons, chercha les moyens de combler cette lacune.
- Sous son influence, une commission dont le but était la fondation, dans la ville de Rotterdam, d’une école professionnelle, fut formée; elle obtint du conseil municipal de Rotterdam un subside annuel en faveur de l’école projetée; la direction de l’Ecole professionnelle devait prendre sur elle l’obligation de se conformer, dans son programme, aux exigences prescrites par la loi en ce qui concerne les écoles secondaires.
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- L’Ecole des métiers fut installée dans un spacieux immeuble, aménagé le plus conformément possible aux besoins d’une école, et inaugurée le 11 avril 1870.
- Depuis lors, l’accroissement du nombre des élèves a rendu nécessaire de continuels agrandissements. Lors du dernier de ces agrandissements, l’école a été transformée de façon à recevoir 300 élèves. Le capital nécessaire a été obtenu, sans aucune difficulté, au moyen d’emprunts réalisés par la Société, à un taux peu élevé et à amortissement facile.
- Le conseil de direction se compose de i5 membres, dont la plus grande partie doit être formée par des représentants d’un art ou d’un métier. Ces membres sont nommés par le conseil municipal de Rotterdam et choisis parmi les personnes proposées par l’assemblée générale des membres de la Société de Ambachtschool.
- Il est adjoint à la direction un conseil de surveillance, dont les membres sont nommés par l’assemblée générale. Parmi les attributions du conseil de surveillance, il faut compter entre autres la fixation, d’accord avec la direction, du budget et des honoraires et salaires du personnel enseignant.
- Le directeur de l’école est assisté de 13 professeurs pour la théorie et de 13 maîtres ou patrons pour la pratique ; 3 d’entre eux enseignent à la fois la théorie et la pratique.
- Le but de l’école est de former d’habiles ouvriers, et c’est pourquoi l’enseignement pratique reste le premier et principal objectif. On tient à éviter que par suite d’un excès de théorie, les élèves ayant quitté l’école aient une confiance exagérée dans leur valeur et, ne se croyant plus à leur place comme simples ouvriers, deviennent mécontents de leur position sociale.
- Les professions représentées à l’Ecole de Rotterdam sont les suivantes : charpentiers, menuisiers; forgerons, ouvriers à l’étau; forgerons; chaudronniers et ferblantiers; peintres en bâtiments; ébénistes; modeleurs et sculpteurs sur bois.
- Les ateliers couvrent une surface de 1,000 mètres carrés environ; ils contiennent, en dehors du petit outillage courant, une dizaine de tours, 7 machines à percer, 9 foyers de forge doubles; une machine à vapeur compound sans condensation, de la force de 10 chevaux, construite par les élèves en 1893—189/1. Le local des peintres en bâtiment contient des tableaux de travail d’une largeur totale de 3o mètres.
- Pour les branches qui, pour une raison quelconque, ne peuvent que difficilement être enseignées pratiquement à l’école, par exemple la maçonnerie, la fabrication des voitures, l’ameublement, les élèves reçoivent en classe, régulièrement tous les matins, l’enseignement de la théorie. Ils reçoivent de même l’enseignement pratique dans la branche enseignée à l’école qui se rapproche le plus de leur profession; par l’intermédiaire de la direction, ils sont placés, l’après-midi, dans les ateliers de patrons assez bienveillants pour se charger de l’enseignement manuel de ces jeunes gens.
- Les élèves sont, pour la plupart, des fils d’ouvriers. Pour rendre l’accès de l’école aussi facile que possible, le prix de l’apprentissage a été fixé à 5 florins par an. Les statuts mentionnent que, pour chaque somme de 5 florins payée en plus de sa contribution,
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- qui est de 10 florins, par un membre de l’Association, ce membre a le droit de faire admettre un élève. Celui qui n’use pas de son droit laisse volontiers à la direction la libre disposition de cette place. II résulte de cette dernière clause qu’il y a toujours dans les classes un nombre suffisant de places disponibles pour en faire profiter ceux qui n’auraient pas les moyens de payer l’écolage. On tient cependant, conformément au principe déjà signalé, à ce que les parents des élèves payent eux-mêmes, autant que possible, cet écolage.
- Pour être admis à l’école, il faut avoir 12 ans révolus, ne pas en avoir plus de 1 5, et subir un examen qui prouve que l’on a fréquenté l’école primaire avec succès.
- Les cours durent trois ans. A la fin de la troisième année, il est délivré un certificat de sortie à ceux qui en sont dignes.
- Un certain nombre de prix sont distribués, parmi lesquels plusieurs se composent de livres et d’outils. Quand les élèves quittent l’école, et si les parents le désirent, ils reçoivent de l’établissement, les outils nécessaires à leur métier.
- Autant que faire se peut, la direction pourvoit à l’embaucbage des élèves qui quittent l’école, et les place chez les patrons et dans les fabriques et usines.
- Quelques anciens élèves occupent aujourd’hui des positions indépendantes et honorables.
- Cependant il ne faudrait pas en déduire que le but principal soit de conduire les anciens élèves à une liante position sociale; comme nous l’avons dit, l’enseignement n’a pas été établi dans ce sens.
- L’enseignement théorique comprend :
- En irc année : lecture, écriture, langue hollandaise, calcul, dessin (artistique, architectural, géométrique).
- 2e année : arithmétique, algèbre, géométrie, physique, étude de la machine à vapeur, géométrie descriptive, dessin spécial suivant les professions, dessin artistique.
- 3e année : arithmétique, algèbre, mécanique, étude de la machine à vapeur (suite), éléments de l’électricité, géométrie descriptive, connaissance des matériaux, dessin artistique, dessin spécial, suivant les professions.
- Un temps considérable s’élevant jusqu’à dix-huit heures par semaine est affecté au dessin. Aux matières d’enseignement général ne sont consacrées que six heures par semaine. Les travaux pratiques ont lieu de 9 heures à 5 heures en hiver, et de 9 heures à 7 heures en été.
- Le budget annuel de l’école est de à5,fi00 florins. L’établissement est subventionné par l’Etat pour la somme de 11,000 florins, par la commune de Rotterdam pour 28,000 florins, et par la province de la Hollande méridionale pour 3,ooo florins.
- Depuis 18 q A, il a été fondé en faveur de l’école une caisse de retraites. Un capital provenant de legs et qui se monte à la somme de 92,000 florins, a été, dans ce but,
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- mis à la libre disposition de la Direction; il a servi de base fondamentale à cette création. L’école opère un versement annuel de 5oo florins, tandis que les intéressés ou assurés versent 9 p. 100 de leur salaire. Les revenus sont consacrés à assurer, au prorata des honoraires ou du salaire et des années de service, une pension aux professeurs, aux instituteurs et aux employés attachés à l’école, quand ils ont atteint l’age de 05 ans, ou meme plus tôt s’ils n’ont pu continuer de remplir leurs fonctions pour cause de maladie ou d’inlîrmité.
- Depuis sa fondation, la caisse de retraites a prospéré peu à peu. Le 3i décembre 1898, les comptes faisaient ressortir 39,77/1 fl. Gi de bénéfice.
- L’exposition de l’Ecole des métiers de Rotterdam au Champ de Mars mettait nettement en relief le caractère de son enseignement. Tout en restant soigneusement et rigoureusement exécutés, les dessins étaient conformes à la pratique, et en rapport avec la branche à laquelle appartenaient leurs auteurs. Un grand nombre étaient ’de véritables dessins d’exécution.
- Les travaux pratiques étaient conçus dans le meme esprit. Il s’y rencontrait naturellement, beaucoup de travaux d’exercice, mais un beaucoup plus grand nombre d’objets utiles.
- On évite tout ce qui ressemble des futilités; les objets sont exécutés, autant'que possible, d’après leur grandeur normale et véritable. Lorsqu’il s’agit de pièces de trop grandes dimensions, par exemple pour les constructions de charpente, les châssis, les montants, les croisées, etc., on n’exécute que des fragments, mais de manière que ces fragments aient les memes dimensions que s’ils devaient être réellement employés.
- Pour éviter l’ombre d’une concurrence quelconque à l’industrie privée, les objets ainsi exécutés sont d’ailleurs vendus aux personnes qui en fabriquent d’analogues.
- École professionnelle de jeunes filles de Rotterdam. — L’ Ecole professionnelle de jeunes filles de Rotterdam est une institution privée (externat). Son enseignement a un double but : il permet aux élèves soit de s’instruire ou de se perfectionner dans les travaux manuels du ménage, soit de faire l’apprentissage d’une ou de plusieurs professions qui leur permettent de gagner leur vie. En même temps les élèves complètent leur instruction primaire. La durée du cours complet dépend du métier choisi. En général trois ans suffisent pour la première partie; il faut quatre ans h quatre ans et demi pour mener à bien l’instruction professionnelle.
- Celle-ci comprend les branches suivantes :
- a. Enseignementprimairesnpérieur : langue néerlandaise, calligraphie, arithmétique, géographie, histoire de la civilisation, botanique, hygiène, géométrie.
- b. Dessin : dessin linéaire, dessin au crayon,
- ornement, histoire de fart, théorie du style, ornementation.
- c. Comptabilité : tenue des livres en partie simple
- et double, arithmétique commerciale.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- d. Langue française : leçons de conversation (méthodes Berlitz et Gouin). c. Travaux manuels utiles : couture à la main, ravaudage, remmaillage, tricotage, couture à la machine, coupe, etc., confection et raccommodage du linge de corps et de ménage. j. Travaux manuels de luxe : broderie, etc.
- g. Confection d'habits pour dames : mesures, patrons,coupe, essayage, garniture.
- Ii. Repassage.
- i. Cartonnage.
- j. Broderie au crochet.
- le. Gymnastique : exercices libres et d’ordre.
- Pour l’admission à l’école, on demande ce qu’une enfant de i3 ans, moyennement douée, peut savoir après avoir assidûment fréquenté une école primaire.
- L’Ecole professionnelle de jeunes fdles de Rotterdam fut ouverte au mois d’octobre i 885. Dès le début, 6p aspirantes se présentèrent au concours; Ao d’entre elles furent admises; depuis lors le nombre des élèves s’est accru jusqu’à a86.
- Durant les trois premiers semestres toutes les élèves suivent le même enseignement ; ensuite elles suivent presque exclusivement des cours spéciaux pour la profession de leur choix. Dans les classes préparatoires on enseigne les branches de l’enseignement primaire, le dessin et les travaux manuels compris dans les programmes généraux.
- i° Enseignement primaire. — Géographie des Pays-Bas, de l’Europe et des autres parties du monde, étudiée au point de vue des localités et des voies de communication importantes pour l’industrie.
- Botanique. Différentes formes des fleurs, des feuilles et des plantes, surtout pour venir en aide à l’enseignement du dessin. C’est aussi pour cette raison qu’on enseigne les éléments de la géométrie.
- Varithmétique étudiée au point de vue de la comptabilité commerciale et de l’enseignement de la tenue des livres.
- Les exercices de langue néerlandaise se proposent avant tout de faire rendre oralement ou par écrit ce que les jeunes fdles observent en classe ou au dehors, les résultats de leurs lectures ou de leurs réflexions ; les promenades accomplies avec les professeurs, les visites de fabriques, de musées, les livres qu’elles ont lus, fournissent les principaux sujets de ces exercices.
- Les leçons d’écriture se donnent dans les classes inférieures et aux candidats pour le diplôme de comptabilité.
- 9° Le dessin comprend dans les trois premiers semestres l’orncment-figure; les élèves copient de grands modèles, avec ou sans application de couleurs.
- 3° Travaux manuels. — C’est à ceux-ci qu’est affecté le plus grand nombre d’heures, et ce nombre va en augmentant à mesure que l’élève passe dans une classe supérieure. Ces travaux, obligatoires pour toutes les élèves, comprennent : la couture à la main et à la machine, le ravaudage, le tricotage et la coupe des vêtements. Les matières premières (toile, coton, etc.), ainsi que le papier, sont fournies par l’école; les élèves payent les vêtements qu’elles confectionnent pour elles-mêmes.
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- A la fin du troisième semestre, les parents ont à choisir pour leurs filles une des professions suivantes :
- a. Costumière.
- b. Couturière avec ou sans préparation à l’examen pour le brevet des «travaux manuels utiles n.
- c. Brodeuse artistique.
- d. Brodeuse à la machine.
- Après le troisième semestre, l’enseignement du dessin se conforme aux besoins de la profession choisie. Les jeunes filles parviennent à fixer en quelques minutes sur le papier le croquis d’un costume qu’elles ont fabriqué ou quelles ont remarqué à l’étalage d’un magasin.
- Presque toutes les jeunes filles qui ne se destinent pas à la profession de costumière tiennent à avoir le Brevet des ouvrages manuels exigé aux Pays-Bas pour exercer les fonctions de professeur dans cette branche.
- Comme la ville de Rotterdam, dans ses écoles primaires, a besoin d’un grand nombre de professeurs pour l’enseignement des métiers féminins, presque toutes les élèves ayant leur brevet trouvent à se placer dans ces écoles.
- La comptabdilé est obligatoire pour toutes les élèves qui habitent la ville. Ainsi elles pourront prendre en main l’administration d’un petit fonds de commerce, ou bien elles pourront s’employer utilement dans le magasin ou le bureau paternel, ce qui est souvent le cas pour les anciennes élèves.
- Celles qui désireraient, après cet enseignement élémentaire, continuer leurs études pour s’y perfectionner ou pour obtenir un diplôme, en trouvent l’occasion à l’école. Aux derniers examens de l’Association nationale néerlandaise pour commis comptables, l’Ecole professionnelle de jeunes filles de Rotterdam a présenté h élèves, dont 3 ont réussi.
- Le repassage est obligatoire pour les costumières, pendant au moins une année.
- L’enseignement de la langue française est de date assez récente ; la connaissance du français est utile surtout à ces élèves qui, dans leur profession, seront en rapport avec des négociants étrangers ou avec des coupeuses françaises ou belges. La méthode directe est exclusivement suivie; ce qu’on y apprend avant tout, c’est à s’exprimer dans la langue étrangère.
- On autorise les jeunes filles plus âgées et ne fréquentant pas l’école à suivre quelques leçons particulières. Celles qui sortent d’une école primaire supérieure peuvent suivre les cours de costumière, de brodeuse ou de comptable. En outre, aux cours de repassage et cartonnage sont admises des jeunes filles ne sortant pas d’une école primaire supérieure.
- Le premier cours de comptabilité date de i8q8; 17 jeunes biles y assistaient. La durée du cours est d’une année, deux heures par semaine. Rétribution : 3o florins.
- Le premier cours de cartonnage fut donné en 1897 ; chaque cours se compose
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- de 18 leçons de trois heures et dure six semaines. Rétribution pour les élèves ou anciennes élèves, 10 florins ; pour les autres, 20 florins pour toute la durée du cours.
- Les cours de repassage sont toujours très fréquentés. Les leçons se payent 1 5 florins, versés d’avance pour une année, pour trois heures par semaine.
- Le cours spécial de costumière pour les jeunes filles qui n’assistent pas aux autres leçons de l’école est d’une année. La rétribution, leçons de repassage comprises, est de Go florins. Les élèves ordinaires de l’école, celles (pii assistent à toutes les leçons, payent une rétribution de 20 florins par an, dont la directrice peut les dispenser. Il y a actuellement 18 élèves reçues gratuitement.
- L’enseignement du français, qui n’est pas obligatoire, se paye 1 5 florins par an.
- Le papier et les tablettes pour le dessin, les carrés de toile pour les premiers exercices de couture, la plupart des livres et des cahiers sont délivrés par l’école. Le reste, surtout les habits que les élèves confectionnent, est payé par les parents; le montant varie entre 1 5 et 4o florins.
- Le nombre actuel des élèves est de 286.
- (de l’État néerlandais, une subvention annuelle de. . . . 5,000 florins.
- de la province, une subvention annuelle de........... 3,000
- reçoit j delà ville de Rotterdam, une subvention annuelle de. . 5,000
- \ dons particuliers..................................... 2,000
- Institut des jeunes aveugles, à Amsterdam. — VInstitut des jeunes aveugles, à Amsterdam, a été fondé en 1808. C’est un internat privé où les aveugles sont reçus depuis leur sixième année jusqu’à Tâge de 18 ans. L’institut instruit aujourd’hui 85 élèves des deux sexes. Jusqu’à présent il a reçu 725 enfants, dont 4io garçons et 315 filles. Le prix de la pension annuelle varie, suivant la position des parents, entre 5o et Aoo florins par an.
- Le budget est alimenté par le produit d’un certain nombre de legs et par les rétributions scolaires.
- L’enseignement général comprend toutes les branches de l’enseignement primaire, et, en outre, l’étude des-langue française et allemande. Les élèves y étudient les écritures Braille, Guldberg, Foucau, Klein, Wulfî, llébold Nord; ils sont exercés à l’usage de la machine à écrire.
- Une grande importance est attachée à l’étude de la musique; y sont enseignés : le solfège, le chant, l’harmonie, la composition musicale, la notation musicale Braille, l’accord des pianos.
- Dans une section de travaux manuels, les aveugles apprennent les métiers suivants : vannerie, sparterie, cannage et empaillage des sièges, brosserie, fîleterie, tricot, crochet et divers autres travaux manuels, dont l’exposition de l’institut à la Classe 6 contenait des échantillons variés de très bonne exécution. Les filles sont exercées à la conduite de la machine à coudre, au tricotage et au tissage.
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- Les élèves peu fortunés sont placés à leur sortie de l’école par les soins de Y Association pour l’amélioration du sort des aveugles, dont le directeur de l’établissement, M. li.-J. Lednerink, est le secrétaire général.
- École néerlandaise de commerce et d’industrie. — L’Ecole néerlandaise de commerce et d’industrie, à Enschedé, a été fondée en 1886. Elle comprend trois sections : la section A, en vue du développement intellectuel général des élèves ; la section B, préparatoire au commerce; la section C, ou section industrielle, destinée à former des jeunes gens qui seront un jour fabricants, chefs ou directeurs d’une manufacture.
- En raison des besoins de l’industrie de la région, on traite plus spécialement, clans cette section, de l’industrie textile aux points de vue scientifique, théorique et pratique. Le tableau suivant donne le résumé des matières de l’enseignement :
- MATIERES.
- ! hollandaise....................
- française......................
- anglaise.......................
- allemande........................
- Géographie...............................
- Histoire.................................
- Institutions de l’Etat ou organisation politique...................................
- Mathématiques............................
- Physique.................................
- Chimie...................................
- Zoologie, botanique......................
- Tenue des livres.........................
- Arithmétique commerciale.................
- Économie politique et droit commercial...
- Mécanique................................
- Travaux de tour (bois et métaux).........
- Chimie analytique........................
- Technologie chimique.....................
- Teinture et blanchiment pratiques........
- Technologie mécanique....................
- Etude des filaments......................
- Filature.................................
- Théorie du lissage.......................
- Décomposition............................
- Livre des matières.......................
- Calcul des matières......................
- Composition..............................
- Tissage pratique.........................
- Appareils préparatoires du tissage à la mécanique.................................
- Théorie du tissage mécanique.............
- Pratique du tissage mécanique............
- Dessin à vue.............................
- Dessin linéaire..........................
- Dessin de détails de machines............
- Gymnastique..............................
- HEURES PAR SEMAINE.
- ir” année. SECTION A. a" année. 3e année. SECTION B. irc année. SECTION C. 3° année. 3° année.
- 5 3 3 n // n //
- 6 4 3 h 4 n fl
- // 5 5 h 4 n il
- 5 3 3 h 4 // fl
- 3 2 2 2 // n tt
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- // // 1 11 u n tf
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- Les études de la section A demandent trois années; les élèves y sont admis après un examen d’admission (à l’âge de i3 ans environ). A lage de 16 ans, iis peuvent obtenir un diplôme leur donnant le droit d’entrer dans la section B ou dans la section G, ou encore dans la Ae classe d’une école moyenne de l’Etat. L’enseignement de la section A comprend donc les matières enseignées dans les trois premières classes d’une école moyenne de cinq ans et prépare les élèves aux études spéciales qui se font dans les sections B et C.
- HlJLa section B comprend, comme on peut s’en rendre compte par l’examen du tableau, l’étude des langues française, anglaise et allemande, l’arithmétique, la tenue des livres, la géographie étudiée principalement au point de vue économique hollandais, la chimie, le droit commercial. La calligraphie etletude des marchandises y sont enseignées dans les cours de tenue des livres et de botanique et zoologie.
- Les cours complets de la section G comportent trois années d’études.
- Dans la première année, le futur fabricant acquiert les connaissances élémentaires qui lui seront nécessaires dans les manufactures et les comptoirs : en outre, les mathématiques, la physique, la chimie. Les deux dernières années comprennent des cours spé-ciauxfpourle tissage, la filature, la teinture.
- Dans la section de tissage, il reçoit un enseignement théorique et pratique :
- Théorie des appareils préparatoires de tissage, les métiers à tisser avec marches, mécaniques armure, métier machine Jacquard, machine pour le bobinage, ourdissage, encollage, pliage pour étoffes unies et à carreaux, le tissage mécanique.
- Outre le tissage mécanique, l’enseignement comprend aussi la fabrication des tissus en général. On insiste spécialement sur les tissus de coton.
- Les ateliers de Técole contiennent tous les métiers et appareils nécessaires pour le tissage à la main ou mécanique.
- Le cours de filature s’applique au coton et à la laine.
- Le premier comprend l’étude des machines à nettoyer le coton, les égrencuses, ouvreuses, batteuses, les machines, à carder, à filer. Une mule Jenny Parr-Curtis fonctionne dans les ateliers.
- La fi'ature de laine comprend le lavage et le séchage de la laine et la préparation générale, la description des machines à carder, à peigner, à filer.
- Des planches autographiées, de grands modèles dessinés et différentes pièces mécaniques des machines sont mises sous les yeux des élèves.
- Le cours de technologie chimique s’applique au blanchiment, aux teintures et aux apprêts.
- Les élèves s’exercent en même temps à la pratique du blanchiment, de la teinture, etc. (au moins cinq heures par semaine) sous la direction de deux professeurs et d’un contremaître qui ont à leur disposition dans le laboratoire tout le matériel et toutes les matières premières nécessaires aux expériences.
- Les leçons de technologie mécanique ont pour but de faire connaître aux élèves des
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- deux classes supérieures la construction des machines en usage pour le blanchiment, la teinture, l’impression et l’apprêt des tissus.
- On étudie successivement les machines et appareils pour la teinture des matières textiles, les machines à imprimer les lils et les tissus, le matériel pour le blanchiment des tissus de coton, l’étude des machines nécessaires à l’industrie des apprêts de tissus de coton.
- L’enseignement de la chimie analytique porte spécialement sur les matières relatives à l’industrie de la filature et du tissage en général. Une très grande importance est accordée aux travaux de laboratoire, qui absorbent trois fois plus de temps que les travaux théoriques; une intéressante collection des produits obtenus par les élèves figurait dans la vitrine de l’exposition de l’école.
- Le nombre des élèves de l’Ecole d’Enschedé varie de 100 à 1 20 par cours.
- La rétribution scolaire est fixée à G 0 florins par an pour les classes de la section A et B, et pour la première année de la section C; à i5o florins pour les deux dernières années de la section G.
- L’école reçoit de l’Etat une subvention de 1 9,000 florins par an. Le reste des dépenses est supporté par la commune d’Enschedé.
- § II. ENSEIGNEMENT COMMERCIAL.
- Dans le royaume des Pays-Bas, les établissements où se donne l’instruction commerciale peuvent se diviser en trois catégories. La première constitue une branche des écoles d’enseignement secondaire; la seconde est formée d’établissements marchant de pair avec l’enseignement primaire supérieur, etoii sont enseignées en outre la tenue des livres et la correspondance commerciale ; la troisième comprend les cours donnés par des associations commerciales et par des particuliers, tels que ceux de Y Alliance nationale des employés ou la société Mercurius.
- Dans la première catégorie, se rangent certaines écoles publiques ou écoles privées de l’enseignement secondaire.
- A la première subdivision appartiennent :
- i° V Ecole publique de commence biennale d’Amsterdam. On y enseigne les langues et les littératures néerlandaise, française, allemande et anglaise, la géographie commerciale, l’histoire du commerce, l’arithmétique et les mathématiques commerciales, la connaissance des marchandises et la chimie commerciale, l’économie politique, le droit commercial, la tenue des livres et la calligraphie; enfin, l’espagnol, l’italien, le suédois, le malais, et la sténographie ;
- 20 L’Ecole triennale secondaire de garçons de Rotterdam, à laquelle sont annexés des cours de commerce; on y enseigne les mêmes matières que ci-dessus, sauf les marchandises et la sténographie; langues espagnole, italienne, suédoise, malaise.
- L’enseignement des langues comprend la correspondance commerciale générale.
- Gn. I. — Cl. G. — T. II. 17
- IMPRIMERIE NATIONALE.
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- Ces cours commerciaux ont été créés en 1898.
- La rétribution scolaire est de 3o florins par an.
- 3° L’Ecole industrielle et commerciale d’Enscheclé, dont il a été cpiestion ci-dessus.
- A° L’Ecole secondaire triennale de garçons de La Haye, à laquelle est jointe une section commerciale et administrative. La 3e classe est scindée en 2 divisions. Dans l’une d’elles l’enseignement des mathématiques est remplacé en partie par le calcul commercial, la tenue des livres, le droit commercial, la correspondance commerciale et l’écriture ronde.
- L’écolage est de Go florins par an.
- Parmi les écoles privées on compte :
- i° VEcole privée de commerce de M. H.-C.-P. Dirks, à Amsterdam. On y enseigne les langues modernes avec la correspondance en ces langues, le calcul et le droit commerciaux, l’histoire et la géographie et la sténographie.
- La rétribution scolaire est de 3oo florins.
- Lorsqu’un nombre d’élèves suffisants le désirent, sont ajoutées des leçons d’espagnol, d’italien et de malais ;
- 20 L'Ecole secondaire de commerce de La Haye. Elle est destinée à préparer aux emplois commerciaux et administratifs. Elle est répartie en trois classes qui préparent à la première section de l’école de commerce.
- Ecolage pour externes : 200 florins par an.
- 3° Institution Augusta, à Hilversum. — La A0 classe de cet établissement constitue la section commerciale. C’est un cours biennal. En voici le programme : tenue des livres et calcul commercial, correspondance commerciale. Conversation et traductions dans les quatre langues. Géographie commerciale, littérature, et dessin à la main.
- Prix de l’écolage : pour la i.re classe, 1 5o florins; pour la 2e, 175 florins; pour la 3e et A% 200 florins par an.
- Ecoles publiques, ressortissant à l’enseignement primaire :
- i° Cours de commerce, fondé par la commune de Delft le 1 A février 1898. C’est un cours de quatre années dont les leçons se donnent le matin de 7 h. 1/208 b. 1/2 et le soir de 8 à 9 heures.
- 20 Ecole de répétition, à l’école primaire de garçons à programme développé de Schiedam. Dans cette école, qui est annexée à une école primaire supérieure de garçons, on apprend le français, l’allemand, l’anglais et l’arithmétique. Dans les classes supérieures, 011 apprend en outre le calcul commercial et la tenue des livres en partie double.
- Institutions privées, ressortissant à l’enseignement primaire :
- i° Institution Esmeyer, à Rotterdam (voir ci-après).
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- a° Institution « van der Veldcn, à Amsterdam. — Elle possède une section commerciale triennale. Après avoir suivi les cours de ces trois années, les élèves sont munis des connaissances nécessaires pour être employés à des bureaux de commerce.
- Dans les classes préparatoires, l’écolage est de i5o florins; à l’école de commerce, de 200 florins.
- 3° Cours de commerce, annexés à lecole de garçons du «Département» de Breda de l’Association «Utile à tous». Le prix de lecolage complet varie de 6o à 8o florins. On peut aussi suivre une ou plusieurs branches à part, à raison de îo florins par an pour chaque heure de leçon.
- Cours du soir.— On rencontre de ces cours à Utrecht, à Amsterdam (salle des Classes ouvrières); à Leyde, sous le nom de «Science est puissance»; à Rotterdam (Mercurius).
- Cours dus à Vinitiative de l’Association nationale des employés de commerce et de bureau aux Pays-Bas. — Cette Association donne des cours à Amsterdam, à Alkmaar, à Délit, à Devcntcr, à La Haye, à Groningue, à Leeuwarden, à Maastricht, à Nimègue, àSneck, à Utrecht et à Zutphen. Elle a, en outre, des cours de tenue des livres à Almelo, à Breda, à Bois-le-Duc et à Flessingue; de sténographie à Middelbourg et à Roosendaal; de tenue des livres et de correspondance commerciale à Enschedé.
- Cours de l’Alliance des professeurs de tenue des livres.— Cette Alliance, fondée en 1883 , fait donner à Amsterdam des cours de tenue des livres, de langues modernes, de correspondance et de sténographie.
- Cours organisés par l’Institution de comptables [Accountants). — Deux cours ont été ouverts à Amsterdam, au printemps de 1896; un autre plus récemment à Rotterdam.
- Institut Esmeyer. — L’Institut Esmeycr, de Rotterdam, est une institution privée (internat et externat) fondée en 1873, comprenant, outre celle d’enseignement général, une section commerciale. Cette dernière se compose de cinq classes; le tableau ci-joint donne à la fois la liste des cours et l’emploi du temps hebdomadaire :
- BRANCHES D’ENSEIGNEMENT. NOMBRE D’ HEURES D l'AR SEMAINE. >E LEÇONS
- irc classe. a0 classe. 3' classe. 4° classe. 5° classe.
- Calligraphie 1 1 /a 1 1 1 Il
- Sténographie // 1 1 1 1
- 1 néerlandaise h 3 3 2 2 B
- 1 française h h h 5 h I
- Langue < anglaise. . * 3 3 î/a 5 5 h 1
- ! allemande h h 5 5 h
- \ italienne ou espagnole // u u u h
- Arithmétique 3 1 1 u u
- A reporter 19 i/a 17 i/a ao 19 !9
- 1 n .
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- NOMBRE D’HEURES DE LEÇONS
- BRANCHES D’ENSEIGNEMENT. PAR SEMAINE.
- 1™ classe. a” classe. 3e classe. 4" classe, 5e classe.
- Report 19 1/2 17 1/3 2 0 19 1 9
- Algèbre 2 a I II //
- Géométrie 1 a 2 fl //
- Arithmétique commerciale H 1 1 i/a 3 k
- Tenue des livres II n II 3 h
- Histoire sainte 1 1 1 1
- Histoire nationale 11 1 1 II n
- Histoire universelle a 1 J II n
- Histoire commerciale II n n 1 1
- Géographie 2 2 fi a n
- Sciences naturelles 1 1 1 // H
- Droit constitutionnel II n n 1/2 H
- Economie politique ou sociale U u u 1 1
- Droit commercial II n n 1 1
- Dessin à main levée 1 1 1 n //
- Gymnastique 2 fi a 2
- Total 3i 1/2 311/2 331/3 33 1/2 33
- Les élèves entrent dans la section commerciale à i 2 on 1 8 ans, au sortir de la hc classe de la section générale. Dans les trois premières classes de la section commerciale, les élèves reçoivent un enseignement général préparatoire au commerce, comp'été ensuite dans les deux dernières, plus nettement spécialisées.
- Des soins particuliers sont consacrés à l’étude des langues, enseignées, dès le début, sans l’aide clc la langue maternelle, d’après une méthode dont M. Esmeyer lui-même est l’auteur.
- Le nombre des élèves dans chaque classe ne doit pas dépasser 16 ; au-dessus de ce chiffre, la classe est dédoublée.
- La section de commerce de l’Institution Esmeyer compte 60 à 65 élèves.
- En raison des résultats favorables officiellement constatés, le Ministre de la guerre a accordé aux élèves qui ont suivi avec succès la 3e c’assc de la section de commerce la dispense de l’examen d’admission aux cadres de réserve.
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- CHAPITRE XIV.
- PORTUGAL.
- La première organisation sérieuse de l’enseignement industriel en Portugal date de i83a. Par décret en date du 3o décembre de cette année il fut établi que cet «enseignement aurait un caractère général pratique et serait essentiellement appliqué à tous les arts et métiers5). Il comprenait trois degrés : enseignements élémentaire, secondaire et complémentaire,ces deux derniers étant accompagnés de travaux d’atelier.
- L’enseignement élémentaire était considéré comme préparatoire pour l’enseignement industriel proprement dit et comprenait les cours suivants :
- i°‘ cours : principes cl’arithmétique, notions élémentaires d’algèbre, géométrie élémentaire et éléments de géométrie ;
- 20 cours : dessin linéaire et d’ornement appliqué à l’industrie.
- » L’enseignement industriel secondaire était composé comme il suit :
- 3° cours : éléments de géométrie descriptive appliquée aux arts;
- 4° cours : notions élémentaires de chimie et de physique;
- 5° cours : dessins de modèles et de machines (ire partie).
- L’enseignement complémentaire comprenait les études suivantes :
- 6e cours : mécanique industrielle;
- 7e cours : chimie appliquée aux arts; >
- 8e cours : économie et législation industrielle;
- 90 cours : dessin de modèles et de machines.
- Le travail manuel, distribué dans des ateliers ou usines
- i° Forgeage;
- 20 Fondei'ie et moulage;
- 3° Ouvrages de serrurerie;
- 4° Tour et modelage;
- 5° Manipulations chimiques.
- ou privés comprenait :
- Les cours avaient pour résultat :
- La formation
- d’ouvriers brevetés. — 1" et 2' cours.
- mécaniciens. — ior, 2e et 5e cours, chimistes. — icr, 20 et 4e cours, et 5’ atelier, forgerons. — 1e1', 2e et 4° cours, et ic‘ atelier, fondeurs. — icr, 20 et 4° cours, et 2' atelier, serruriers-ajusteurs. — ior, 20 et 5° cours, et 3° atelier, tourneurs-modeleurs, ior, 2° et 5° cours, et 4° atelier.
- d’artisans
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Ide maîtres mécaniciens.— 1", 9e, 3e et 5e cours, et icr, 9e et 3e atelier, de maîtres chimistes. — icr, 9e, 4e et 7e cours, et 5e atelier, de directeurs mécaniciens. — ier, 9e, 3e 4e, 5e, 6e et 8e cours, et in,
- 9e, 3' et 4° atelier.
- de directeurs chimistes. — 1e1', 9e, 4", 5e, 7e et 8" cours, et 5e atelier.
- A Lisbonne, fut créée une école industrielle, comprenant les trois degrés d’instruction et le travail manuel dans des ateliers ou des usines.
- A Porto, il fut créé une autre école industrielle où étaient professés les deux premiers degrés d’instruction industrielle et comprenant aussi le 7e cours d’enseignement complémentaire.
- En 18GA, le Gouvernement portugais réorganisa l’enseignement industriel sur les bases suivantes :
- L’enseignement était divisé en deux degrés seulement:
- i° Enseignement général commun à tous les arts, professions et métiers industriels;
- 9° Enseignement spécial pour les divers arts et manufactures.
- Chacun de ces degrés comprenait une partie théorique et une partie pratique.
- La partie théorique devait être professée dans les établissements d’enseignement industriel de Lisbonne et de Porto, lesquels s’appelleraient Instituts industriels, et dans les écoles industrielles à établir dans d’autres parties du pays.
- L’enseignement pratique devrait avoir lieu dans des usines et des établissements de l’Etat ou dans des ateliers et des fabriques de particuliers, moyennant accord préalable entre le gouvernement et les chefs de ces derniers établissements.
- L’enseignement du premier degré formerait un cours élémentaire comprenant l’exercice manuel dans les usines et l’étude des matières suivantes :
- i° Arithmétique, algèbre, géométrie élémentaire et dessin linéaire;
- 90 Principes de physique et de chimie et notions de mécanique;
- 3° Technologie élémentaire et dessin géométrique;
- L’enseignement du deuxième degré, donné dans les Instituts, se composerait des cours suivants :
- i° Arithmétique, algèbre, géométrie, trigonométrie et dessin linéaire;
- 90 Géométrie descriptive appliquée à l’industrie, topographie et dessins topographiques, dessins de modèles et de machines;
- 3° Physique et applications de cette science aux arts, à la télégraphie et aux installations de phares ;
- 4° Chimie appliquée aux arts, à la teinturerie, etc.;
- 5° Mécanique industrielle avec son application à l’exécution de machines, spécialement de celles à vapeur, et mécanique appliquée aux travaux de construction;
- 6° Constructions civiles et technologie;
- 70 Exploitation de mines, géologie et métallurgie;
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- 8° Dessin d’ornement et dessin d’architecture;
- 90 Comptabilité, principes d’économie industrielle, statistique, notions de droit commercial et administratif;
- io° Langue française et langue anglaise;
- Les matières sus-mentionnées se grouperaient pour former des cours d’études applicables aux spécialités suivantes :
- i° Directeurs de fabriques et d’usines, chefs de travaux industriels et contremaîtres:
- 2° Conducteurs de travaux publics, conducteurs de mines, mécaniciens et chauffeurs;
- 3° Télégraphistes;
- 4° Charpentiers, architectes;
- 5° Personnel pour le service des phares;
- 6° Contremaîtres chimistes et teinturiers;
- 7° Constructeurs d’instruments de précision.
- C’est sur les bases précédentes que fut réorganisé l’Institut industriel de Lisbonne. Son mode de fonctionnement, maintes fois modifié, notamment en 1864, 1869, 1880 et 1884, est actuellement régi par le règlement du 3o juin 1898.
- En raison de l’importance de cet établissement , nous croyons devoir entrer, à son sujet, dans quelques détails.
- L’enseignement y est classé comme suit :
- Commerce, cours supérieur et cours secondaire d’études^;
- Industrie, cours d’études d’arts chimiques, d’électrochimie, de mécanique, de constructions civiles et de travaux publics, d’exploitation de mines, de télégraphie et cours industriel supérieur.
- L’enseignement théorique comprend un certain nombre de cours (93), auxquels les élèves peuvent se faire inscrire à leur choix:
- i° Algèbre, géométrie dans l’espace, trigonométrie rectiligne;
- 20 Algèbre supérieure, géométrie analytique, calcul infinitésimal;
- W Le cours élémentaire d’études de commerce qui figurait autrefois à l’Institut industriel de Lisbonne ne fut pas rétabli en 1898, car, depuis 1894, il était professé, à Lisbonne, sous les auspices delà Chambre de commerce et d’industrie, à laquelle avaient été transmis et les subsides et les charges de l’ancienne Association commerciale de Lisbonne.
- Celle association avait demandé au Gouvernement la concession d’une subvention annuelle pour établir une école de commerce, ce qui lui fut accordé par arrêté ministériel du 28 octobre 1893. L’Ecole élémentaire de Lisbonne fut réorganisée par le décret du 1 4 décembre 1897. D’après le nouveau plan d’études, elle comporte les cours suivants:
- i° Langue portugaise; 20langue française; 3° arith-
- métique pratique et principes de géométrie; éléments des sciences naturelles; 4° notions générales de commerce, comptabilité et calcul commercial; 5° géographie du Portugal et de ses colonies, étude élémentaire de géographie générale et d’histoire portugaise, géographie commerciale et aperçu de l’histoire du commerce; 6° connaissances générales d’économie politique et de législation commerciale et industrielle, transports.
- Ces matières forment un cours d’études de trois ans et sont enseignées par six professeurs nommés et rétribués par l’Etat; les leçons ont lieu le soir. La direction technique et disciplinaire -de l’école incombe à l’inspecteur clos écoles industrielles de la circonscription du sud.
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- 3° Géométrie descriptive et applications de cette science, topographie:
- 4° Première parlie, mécanique; deuxième partie, matériaux de construction, résistance des matériaux, résistance appliquée;
- o° Première partie, physique expérimentale; deuxième partie, physique industrielle;
- 6° Première parlie, chimie générale et industrielle; deuxième partie, analyse chimique ;
- 7° Première parlie, botanique industrielle; deuxième partie, hygiène générale et coloniale, prophylaxie internationale ;
- 8° Première partie, minéralogie; deuxième parlie, géologie;
- 9° Première parlie, procédés généraux de construction, constructions civiles; deuxième parlie, roules, chemins de fer, travaux d’art;
- io° Première parlie, hydraulique cl applications de cette science; deuxième partie, rivières et canaux, ports de mer ;
- ii° Première partie, métallurgie, législation des mines; deuxième partie, exploitation des mines, topographie souterraine;
- 12° Première partie, machines (ir° année); deuxième partie, machines (2° année) ;
- 13° Première partie, électroteclmie : mesures, générateurs et transformateurs d’électricité ; deuxième parlie, éleclrotechnic : télégraphie et téléphonie; troisième partie, électroteclmie : applications de l’électricité;
- 1 4° Première partie, industries chimiques, appareils et procédés appliqués aux essais (iro année); deuxième partie, ibidem (2° année) ;
- i5° Première partie, géographie commerciale et histoire du commerce universel; deuxième partie, géographie commerciale et histoire du commerce du Portugal et de ses colonies, émigration et colonisation; troisième partie, armements maritimes, industries de la mer;
- 160 Économie politique, principes de droit civil et administratif, législation industrielle;
- 170 Première partie, comptabilité et opérations de commerce (irc année); deuxième partie, ibidem (2e année), institutions commerciales;
- 180 Première parlie, calcul appliqué aux opérations financières (ir° année); deuxième partie, ibid. (20 année).
- j 90 Première partie, droit commercial; deuxième partie, droit maritime et international, législation consulaire;
- 20° Première parlie, produits de commerce; deuxième partie, législation fiscale;
- 2i° Première partie, dessin graphique; deuxième partie, dessin d’ornement, modelage (116année); troisième partie, ibidem (2e année);
- 220 Première partie, dessin topographique et architectonique; deuxième parlie, dessin d’architecture et de machines; troisième partie, dessin de machines, plans de mines;
- 28° Première partie, langue anglaise (irc année); deuxième partie, ibidem (20 année).
- Dans chaque section les études comprennent les matières indiquées ci-dessous.
- SECTION COMMERCIALE.
- Cours supérieur d’études de commerce :
- ir° année, 5° cours (première partie); 70 (première partie), et 22° cours (première parlie);
- 2° année, 20 cours ; 6e (première partie); 70 (deuxièmepartie); i5c (première partie), et 23° cours (deuxième partie) ;
- 3e année , 6e cours (deuxième partie) ; 7° ( troisième partie) ; 15e (deuxième parlie) ; 1 G" et 24° cours (première partie);
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- 4" année, 17e cours (première partie); 18° (première partie); 19e (première partie), 20'(première partie), et 24 e cours (deuxième partie);
- 5e année, i5c cours (troisième partie); 17e (deuxième partie); 18e (deuxième partie); 19° (deuxième partie), et 20e cours (deuxième partie).
- Cours secondaire d’études de commerce :
- 1" année, icr cours, 5e (première partie), et 28e cours (première partie);
- 2' année, 6° cours (première partie); i5c (première partie); 16e, et 23e cours (deuxième partie); 3e année, i5c cours (deuxième partie); 17e (première partie), et 19e cours (première partie).
- SECTION INDUSTRIELLE,
- Cours d’arts chimiques :
- irc année, icr cours; 5° (première partie); 6' (première partie); 21' (première partie), et 28' cours (première partie);
- 2e année, 5° cours (deuxième partie); 6e (deuxième partie); 7e (première et deuxième partie); 21* (deuxième partie), et 23e cours (deuxième partie);
- 3e année, 8e cours, i3° (première partie); i4e (première partie); 21e (troisième partie), et 24* cours (deuxième partie);
- 4e année, 7e cours (troisième partie); 11e (métallurgie), 14° (deuxième partie), 20e (première partie), et 24e cours (deuxième partie).
- Cours d’études d’électrotechnie :
- 1” année, icr cours; 5e (premièrepartie); 6e (première partie); 21' (première partie), et 23*cours (première partie);
- 2° année , 2e cours ; 5° (deuxième partie) ; 6' (deuxième partie) ; 21e (deuxième partie), et 23* cours (deuxième partie ) ;
- 3° année, 3° cours (topographie); 4° (première partie), 8° (première et deuxième partie); i3c (première partie); 21e (troisième partie), et 24' cours (deuxième partie).
- Cours d’études de machines :
- 1" année, i'r cours; 5e (première partie); 6° (premièrepartie), 21e (premièrepartie), et 23*cours (première partie);
- 2e année, 20 cours; 5e (première partie); 70 (première partie); 21e (deuxièmepartie), et 23* cours ( deuxième partie ) ;
- 3° année, 3' cours; 4e (première partie); 7° (deuxième partie); 8e (première partie); 9' (procédés généraux de construction); 12e (première partie), et 22° cours (dessin de machines);
- 4e année, 4° cours (deuxième partie); 7e (troisième partie); 8e (deuxième partie); 10e (première partie); 12° (deuxième partie), et 22e cours (dessin de machines).
- Cours d’études de constructions civiles et de travaux publics :
- irc année, icr cours; 5'(premièrepartie); 6e(premièrepartie); 21' (première partie), et 23' cours (première partie);
- 2'année, 26 cours; 3', 4e (première partie); 21* (deuxième partie); 22e (première partie), et 23* cours (deuxième partie);
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- 3e année, 4° cours (deuxième partie); 8e (première partie); 9e (premièrepartie); 10“ (première partie); 21e (troisième partie), et 22e cours (deuxième partie);
- 4e année, 7e cours; 8e (deuxième partie); 9e (deuxième partie); 10” (deuxièmepartie), et 22ecours (troisième partie).
- Cours d’études de mines :
- ite année, icr cours; 5e (première partie); 6e(premièrepartie); 21e (premièrepartie), et 23e cours (première partie) ;
- 2e année, 2e cours; 6e (deuxième partie); 8e (première partie); 21e (premièrepartie), et 23ecours (deuxième partie);
- 3e année, 3e cours; 4e (première partie); 8e (deuxième partie); 1 ic (première partie), 1 ic (troisième partie), et 22e cours (deuxième partie);
- 4e année, icr cours (deuxième partie); 7e, 90 (première partie); to° (première partie) ;
- 11° (deuxième partie), et 220 cours (troisième partie).
- Cours d’études de télégraphie :
- î10 année, 1“ cours; 5e (première partie); 21" (première partie), et 23^ cours (première partie).
- 2e année, 2e cours; 4e (première partie); 5* (deuxième partie); i 3°(première partie), et23e cours (deuxième partie);
- 3e année, 3e cours (topographie); 4e (deuxième partie); i3“ (deuxième partie), et 22° cours ( dessin topographique).
- Cours supérieur d’études industrielles :
- i‘° année, 1e1' cours; 5e (première partie); 70 (première partie); 21 “(première partie)et 23ecours, (première partie);
- 2e année, 2e cours; 5° (deuxième partie); 6e cours (première partie); 7“ (première partie); 21' (deuxième partie), et 2 3e cours (deuxième partie);
- 3e année, 3e cours; 4° (première partie); 6e (deuxième partie); 8e (première partie); 21e (troisième partie); 22° (première partie), et 2 4e cours (première partie);
- 4e année, 4e cours (deuxième, partie); 8e (deuxième partie); 9e (première partie); 12e (première partie); i3e (première partie), et 22°cours (deuxième partie);
- 5e année, 7ecours (troisième partie); 10e (première partie); 11“ (première partie); 1 2e (deuxième partie); i3“ (deuxième partie); i4c (première partie), et 22e cours (deuxième partie).
- 6e année, 9e cours (deuxième partie); 10e (deuxième partie); ii° (deuxième pariie); i3“ (troisième partie); i4° (deuxième partie), îG” et 20e cours (première partie).
- Dans chaque section, l’enseignement est théorique et pratique.
- L’enseignement théorique consiste dans les leçons, qui durent six heures par semaine, pour chaque cours complet, accompagnées, autant que possible, de démonstrations de travaux professionnels et d’exercices, permettant aux élèves d’acquérir l’aptitude voulue.
- Pour le dessin, les élèves suivent les parties qui conviennent à la spécialité du cours d’études qu’ils ont choisi.
- Les élèves de chaque cours doivent subir des examens partiels avec épreuves orales ou écrites portant sur les matières étudiées pendant les deux périodes de Tannée.
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- L’enseignement pratique, qui a la plus grande étendue possible, accompagne ou suit l’enseignement théorique.
- Selon la nature des matières, les élèves le reçoivent:
- i° Au Bureau de commerce ou dans les salles d’études, cabinets, laboratoires, musées et ateliers installés à l’institut ;
- 9° Dans les usines de l’Etat et dans des établissements industriels appartenant à des particuliers ;
- 3° Au cours de travaux sur le terrain, de visites aux ouvrages de l’Etat et aux constructions diverses en voie d’exécution, dans des visites aux navires, aux bureaux et aux entrepôts de la douane et à d’autres établissements publics et particuliers.
- Les exercices pratiques du Bureau de commerce ont pour objet de mettre les élèves de la section commerciale au courant du service d’une maison de commerce. Ils y apprennent la nature et l’usage des divers documents du commerce et s’y exercent au calcul appliqué aux opérations commerciales et financières et aux différentes branches de comptabilité concernant les marchandises, les entreprises de navigation, les affaires de banques, ‘de compagnies d’assurances et autres.
- Sont tenus de suivre les*exercices du bureau de commerce les élèves de la dernière année du cours secondaire de commerce et ceux de la 3e, de la 4e et de la 5e année du cours supérieur.
- Les exercices de la troisième année de ce cours consistent dans la répétition des études préparatoires pour les matières du 17e et du 18e cours.
- La pratique des langues étrangères consiste en des exercices de rédaction et de conversation qui durent jusqu’à la dernière année du cours.
- Les travaux manuels dans les ateliers sont obligatoires pour les élèves de la première et de la deuxième année des cours industriels, qui ne peuvent se faire inscrire dans les matières de la troisième année sans avoir rempli cette condition.
- Les travaux professionnels sont exécutés dans les deux dernières années des cours.
- Les ateliers annexés à l’institut sont au nombre de 4 : atelier des instruments de précision, atelier du bois, atelier des travaux en métal, atelier délectricité. Le personnel comprend 4 contremaîtres et 9 mécaniciens. La durée hebdomadaire du travail manuel, dans chaque atelier, est de quatre heures et demie.
- Les élèves, en achevant un cours industriel, à l’exception de celui de télégraphie, sont tenus de faire un stage de six mois dans des ateliers de l’Etat ou dans des établissements particuliers de la spécialité de leurs cours d’études.
- Les élèves du cours de télégraphie font leur apprentissage dans les stations et les bureaux dépendant de la Direction générale des postes et télégraphes, et ils ne peuvent obtenir le diplôme du cours sans prouver qu’ils sont suffisamment exercés à la manipulation des appareils télégraphiques usuels.
- L’apprentissage est soumis au contrôle de professeurs nommés à cet effet par le Conseil de l’école et aux indications que donne celui-ci, d’accord avec les directeurs des établissements où il a lieu.
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- Le diplôme d’un cours d’études ne peut être délivré qu’à l’élève qui a complété d’une manière satisfaisante son apprentissage.
- Les élèves de l’Institut sont classés en deux catégories :
- i° Les élèves réguliers, qui suivent les cours suivant l’ordre prescrit, qui se font inscrire dans tous les cours de leur année, et qui ont été reçus dans toutes les épreuves finales de l’année précédente ou ont justifié des connaissances exigées, comme préparatoires, pour l’inscription dans la première année ;
- 2° Les élèves libres, qui ne suivent pas l’ordre indiqué dans les programmes, tout en tenant compte de la dépendance existant entre les diverses matières et prévue dans les règlements.
- Les conditions exigées pour la première inscription aux cours de l’Institut, soit comme élève régulier, soit comme élève libre, sont les suivantes :
- 1° Avoir été reçu à l’examen d’admission aux lycées nationaux;
- 2° Avoir passé avec succès, dans une école officielle quelconque, des examens portant sur la langue portugaise, la langue française, la géographie, l’histoire, l’arithmétique et la géométrie plane, les principes de physique et de chimie, l’histoire naturelle élémentaire et le dessin géométrique.
- Il est perçu un droit d’inscription de 200 reis pour chaque cours.
- Pour la délivrance des diplômes de cours d’études, il est perçu la somme indiquée dans le tableau suivant :
- PIÈCES. TAXE. IMPÔTS ADDITIONNELS. DROITS DE TIMBRE. TOTAL.
- Diplôme du cours supérieur d’études de commerce et du cours supérieur industriel rois 0). 10,000 réis. Goo réis. 10,000 réis. 20,600
- Diplôme d’un cours industriel et du cours secondaire de commerce 5,000 3oo 1 0,000 io,3oo
- Recherches dans les registres pour chaque année non compris l’année courante 5o // U //
- I1) 1,000 réis équivalent à 5 fr. 555.
- Les élèves qui, après avoir achevé un cours d’études, désirent en suivre un autre, sont tenus de participer non seulement aux leçons sur les matières nécessaires pour compléter le nouveau cours, mais encore à tous les travaux, tant théoriques que pratiques, des deux dernières années de celui-ci, bien qu’ils fassent partie du cours d’études déjà terminé.
- Les diplômes des sections de constructions civiles, travaux publics, mines et télégraphes permettent l’admission dans les cadres de conducteurs de travaux publics, de
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- conducteurs de mines et d’employés de télégraphes dépendant du Ministère des travaux publics, du commerce et de l’industrie, conformément à ce qui est établi dans l’organisation de ces services.
- Les diplômes des autres cours industriels confèrent à leurs professeurs la préférence pour les places des établissements de l’Etat, où l’on exécute les travaux de chacune des spécialités correspondantes.
- Le diplôme du cours supérieur industriel l’emporte pour tous les emplois auxquels on peut prétendre.
- Le diplôme du cours supérieur de commerce permet de se présenter comme candidat aux places prévues parles lois et, notamment, à celles de vérificateur de douane, de chef de service aü Ministère des affaires étrangères, de secrétaire de légation de deuxième classe, et de consul de première classe.
- Le nombre total des élèves de l’Institut industriel et commercial de Lisbonne s’élevait, pour l’année scolaire 1898-1899, à 359 : section commerciale, 2 3o; section industrielle ,129.
- 11 y a lieu de mentionner que les avantages attachés aux cours industriels et consacrés par de précédentes organisations ne sont jamais devenus effectifs. Il en résulte que le nombre des élèves qui suivent les cours industriels (129 sur 359) est relativement réduit et qu’on se dirige de préférence vers d’autres cours assurant un placement immédiat dans les services publics, ou préparant aux carrières dans lesquelles on pénètre plus facilement, comme la carrière commerciale.
- Les dépenses de l’institut se sont élevées, pour le même exercice, à 211,207 ^r- ^,0* L’exploitation des ateliers rapporte, tous les ans, un certain bénéfice, provenant principalement de l’atelier des instruments de précision. Ce résultat s’explique par la présence, dans cet atelier, d’un certain nombre d’artisans dont le travail est productif en dehors des contremaîtres, des élèves et même de quelques apprentis du dehors.
- Les sommes affectées à l’enseignement manuel à l’Institut industriel de Lisbonne, et à celui Porto, institution analogue à la précédente mais d’importance moindre, s’élèvent ensemble à 13,760 francs.
- Au point de vue des Ecoles industrielles, 9) le royaume de Portugal est divisé en deux circonscriptions, dont la première, celle du Sud, comprend les ressorts administratifs de Beja, Caslello Branco, Evora, Faro, Leiria, Lisboa, Portalegre et Santarem. A cette circonscription ont été annexés provisoirement, et en attendant qu’une autre fût spécialement constituée pour les îles adjacentes, les ressorts administratifs d’Angra, Funchal, Ilorta et Ponta Delgada.
- Seules, les écoles de la circonscription du Sud, ainsi que l’Institut industriel de Lisbonne, que nous avons étudié ci-dessus, figuraient à l’Exposition de 1900.
- Cl) Nous avons puisé en grande partie les renseignements qui suivent dans rintéressanle brochure publiée à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900, par M. Carlos-Adolpho Marques Leitao, directeur de l’École industrielle «Marquez de Pombal».
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- Concurremment avec les musées industriels créés en 18 8 3, les Ecoles industrielles constituaient, à l’origine, les premiers linéaments d’une institution analogue au Musée Royal-Impérial autrichien de l’art et de l’industrie, de Vienne, et au Musée anglais de South Kensington; elles préparaient la restauration de l’enseignement industriel en prenant comme point de départ la diffusion de l’enseignement national du dessin élémentaire et du dessin industriel.
- Les branches du dessin spécial, qu’on enseignait aux élèves d’une manière aussi pratique et expérimentale que possible, étaient déterminées d’après les besoins des professions auxquelles ils se destinaient.
- Les écoles étant définies par le genre d’industrie prédominant dans les localités où elles étaient établies, le programme de l’enseignement spécial à ces écoles découlait naturellement des conditions et des besoins du milieu où elles étaient appelées à exercer leur action salutaire, et c’est donc conformément à ces conditions particulières qu’il a été en définitive orienté et déterminé par l’inspection technique.
- Les écoles des grands centres, et notamment celles établies près les musées industriels, avaient une mission à part : elles devaient former et préparer des professeurs qui, par la suite, auraient à exercer dans le royaume l’enseignement des arts industriels. C’étaient donc des écoles normales, possédant, outre le cours complet commun aux autres écoles industrielles, ceux de gravure de tout genre, de photographie avec scs differentes applicalions, de lithographie et de chromolithographie, de galvanoplastie, de modelage en plâtre, etc. Ces écoles-ateliers non seulement enrichiraient de leurs travaux les collections des musées, mais elles pourraient encore exécuter pour le public un certain nombre d’ouvrages dont le produit serait également affecté à l’usage des memes musées. De cette alliance entre l’école et le musée résulterait la possibilité de constituer d’importantes collections destinées à la formation d’un musée ambulant profitant aussi bien aux écoles industrielles qu’aux diverses localités et aux centres industriels où son envoi serait jugé opportun.
- En 1884, le mouvement de réorganisation des écoles primitives s’accentue de plus en plus. Successivement sont élaborés les règlements des écoles nouvelles et des classes, ateliers et laboratoires.
- Les résultats des efforts du gouvernement portugais ne se firent pas longtemps attendre, comme le prouve surabondamment le rapide et progressif accroissement du nombre d’élèves qui, dans la circonscription du Sud, du chiffre de Ao3 à l’ouverture des cours était passé, dès l’année scolaire 1890-18c) 1, à celui de *î,i 08 effectifs.sur 3,(jA3 immatriculés.
- De cette période, laborieuse et féconde, l’enseignement du dessin sortit définitivement établi sur des bases solides, ordonné et orienté d’après des règles sûres et méthodiques.
- L’organisation du 1A décembre 1897, actuellement en vigueur, 11e vint pas apporter une modification radicale à ce qui existait déjà. Son principal objet fut de coordonner
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- en un corps de lois et de règlements toute la législation antérieure concernant l’enseignement des écoles industrielles, et de substituer à ce qu’une expérience de six années conseillait de supprimer quelques dispositions nouvelles tendant à assurer un meilleur emploi des deniers de l’Etat.
- En principe, cette réorganisation s’est notamment affirmée par le souci de réformer les cours existants, de façon à leur donner une charpente à la fois plus simple et plus large, une application plus ample, plus générale et plus appropriée aux besoins des professions nombreuses et variées auxquelles ils ont trait.
- Conformément aux dispositions de la loi, la nouvelle organisation contribua au développement de la partie de l’enseignement relative aux travaux professionnels et aux ateliers, soit en pourvoyant quelques écoles d’un matériel de grande valeur, soit en installant d’autres écoles dans les mêmes conditions.
- Sans apporter aucune modification profonde à ce qui avait été établi dès l’origine, la nouvelle organisation déterminait certaines dispositions dont nous citerons succinctement les plus importantes. Les écoles industrielles étaient destinées : à commencer l’instruction des apprentis des différents métiers; — à encourager l’organisation de cours élémentaire professionnels pour les petites industries locales, en unissant l’enseignement manuel élémentaire à celui de l’école primaire ; — à fournir l’enseignement professionnel et général aux ouvriers de tous les arts et de tous les métiers ; — à donner l’instruction préparatoire aux élèves qui se destinent aux cours industriels et commerciaux des instituts de Lisbonne et de Porto; —à préparer au moyen d’un enseignement spécial technique et artistique tant à l’école qu’à l’atelier, l’école et l’atelier devant toujours rester unis et inséparables, les individus qui se proposent d’exercer les fonctions de contremaîtres, de conducteurs et de surveillants industriels; — à essayer par ordre du gouvernement ou sur la demande des particuliers, les appareils , les matériels et les systèmes susceptibles d’être avantageusement employés dans les industries locales, et à vulgariser les perfectionnements introduits dans ces industries.
- Tout d’abord, il s’agissait de soumettre à une réglementation générale renseignement distribué dans les différentes écoles industrielles du royaume. A cet effet, il fallut établir et déterminer pour toutes ces écoles une base commune d’instruction, celte uniformité apparente devant d’ailleurs être amendée dans la pratique par une judicieuse application des règles et des instructions spéciales données par la loi sur cette matière.
- Les cours ont donc été organisés de manière qu’il y ait tout d’abord un vrai enseignement 'primaire constituant la base de toute étude ultérieure, le principe fondamental d’où dérivent les cours professionnels proprement dits, dont le but est de former le parfait ouvrier, puis les cours industriels ou de perfectionnement, également destinés à tous les ouvriers d’une profession quelconque. L’enseignement primaire, en effet, au Portugal, n’est pas encore organisé de manière que les écoles professionnelles puissent fonctionner suivant des règles autres que celles qui viennent d’être énoncées.
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- Les matières enseignées dans les écoles industrielles sont :
- Le dessin élémentaire; le dessin d’architecture, de machines, d’ornement; le modelage; la langue portugaise; l’arithmétique et la géométrie; la géographie et l’histoire du Portugal; les éléments d’histoire naturelle; la physique et la mécanique industrielles; la chimie industrielle.
- Suivant la spécialité de la branche professionnelle, les écoles sont complétées pour les travaux pratiques soit par l’atelier, soit par le laboratoire.
- L’enseignement des écoles industrielles est divisé en trois cours :
- a. Le cours de dessin industriel ;
- b. Le cours professionnel;
- c. Le cours industriel.
- Le cours de dessin industriel comprend l’enseignement du dessin élémentaire ou général, fait en deux années, et du dessin spécial, en trois années, appliqué aux différents arts et industries et destiné aux ouvriers et aux apprentis des deux sexes. L’enseignement de la partie générale de ce cours, constituant la hase d’où découleront les spécialités du dessin appliqué, est dirigé par une commission composée des inspecteurs industriels et de trois professeurs des écoles industrielles nommés par le gouvernement. Cette commission examine les travaux de chaque année et les épreuves d’examen de deux élèves apprentis et de deux élèves adultes de toutes les écoles. Ces travaux sont réunis au Musée industriel et commercial de Lisbonne, à la fin de chaque année scolaire. Sur le vu de ces travaux la commission rédige, au profit de l’enseignement et de la méthode pédagogique, les instructions qui sont ensuite remises aux écoles et au gouvernement par l’intermédiaire des inspecteurs. Cette disposition renferme un des plus utiles préceptes de la loi; ses conséquences ne manqueront pas detre avantageuses à un enseignement qui demande la plus rigoureuse observation d’une bonne méthode.
- Le cours professionnel comprend les travaux manuels et l’enseignement théorique correspondant, indispensable pour préparer les élèves peu âgés, d’après les meilleures règles, à l’exercice de diverses professions.
- Le cours industriel constitue le cours de perfectionnement pour les ouvriers et les apprentis de toutes les professions.
- Les écoles, où tous ces cours sont professés, sont désignées sous le nom d’écoles industrielles; celles qui n’ont que le premier de ces cours sont appelées écoles de dessin industriel; ces dernières, destinées à devenir par la suite des centres d’une plus vaste propagation de l’enseignement, ont spécialement pour but de répandre l’enseignement du dessin élémentaire et du dessin appliqué aux différentes industries.
- Le tableau suivant montre l’ordre dans lequel ont été constitués et distribués les cours et les matières de l’enseignement.
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- INDUSTRIEL
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- COURS.
- Professionnel. ,
- Indlstiuei
- DUREE
- DES CLASSES.
- 3 ans.
- II.
- III.
- IV.
- V.
- II.
- III.
- IV.
- V.
- VI.
- VII.
- VIII.
- G L A S S E S.
- Dessin élémentaire.
- Dessin d'architecture ou dessin de machines ou dessin décoratif.
- Dessin industriel.
- Langue portugaise. Arithmétique et géométrie.
- Eléments de physique et de tbimie. Travaux manuels.
- Dessin industriel.
- Langue portugaise.
- Arithmétique et géométrie.
- Géographie et histoire du Portugal.
- Géographie générale.
- Langue française.
- Eléments de physique et de chimie.
- Eléments d’histoire naturelle.
- Physique et mécanique industrielles.
- Chimie industrielle.
- DISTRIBUTION
- DES MATIÈRES PAR ANNEES.
- Dessin.
- i année.
- ac année. 3e année.
- Dessin d’architecture, mécanique ou décoratif.
- Le même.
- ! Dessin élémentaire.
- Langue portugaise. Arithmétique et géométrie.
- ! Dessin élémentaire.
- Langue portugaise Arithmétique et geomelne. Travaux manuels.
- (! d’architecture ou mécanique ou décoratif.
- 3e année. \ Eléments de physique et de ! chimie.
- [ Travaux manuels.
- A* année. — Le même.
- d’architecture
- Dessin.
- mécanique ou décoratif.
- Travaux manuels.
- Dessin
- industriel
- Dessin élémentaire.
- Langue portugaise. Arithmétique et géométrie. Dessin élémentaire.
- Langue portugaise. Arithmétique et géométrie.
- d’architecture ou mécanique ou décoratif. a. Géograplneethistoire du Portugal.
- 3e année. \ Langue française.
- Eléments de physique et de chimie.
- Eléments d’histoire naturelle.
- I Dessin j d’arel*ilecture
- industriel 011 n}<;caniT>c t t ou uecoratii.
- /i° année. h' GéograPliic générale.
- \ Langue Irançaise.
- (Physique et mécanique industrielles ou chimie industrielle.
- Dessin ( ^architecture
- industriel 0U mc^mquo [ ou décorât 1.
- Physique et mécanique industrielles ou chimie industrielle.
- G il. I. - Cl. 0. — T. IL
- lUpIUMtr.IE N ATlUNALK,
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- Outre ces cours, il existe encore dans quelques écoles industrielles un cours de conducteurs de machines et un cours libre de chimie.
- Le premier de ces cours est fait en quatre années, et les matières dont il se compose sont enseignées en meme temps que celles d’autres cours, mais avec des programmes spéciaux. Deux années de stage comme mécanicien, serrurier-mécanicien, tourneur-mécanicien, forgeron ou chaudronnier forment le complément indispensable pour l’obtention du brevet du cours. L’école «Marquez de Pombaln de Lisbonne a déjà formé en cette matière un grand nombre d’élèves qui, après un stage sur mer au service des machines à vapeur des vaisseaux marchands, ont subi à l’arsenal de la marine un examen théorique et pratique grâce auquel ils ont obtenu le brevet de conducteurs de machines maritimes.
- L’école industrielle citée est parvenue, avec les éléments limités dont elle dispose, à offrir à la marine marchande des mécaniciens de mérite, dont les talents et les services ont été dûment appréciés par les Compagnies de navigation qui ont eu à les mettre à l’épreuve, et qui ont toujours fourni à leur endroit les plus élogieuses références.
- Le cours libre de chimie a pour but d’initier à l’étude d’une branche quelconque de la chimie les individus qui se vouent aux professions ayant un rapport immédiat avec la pratique de cette science. Ce cours, fait en deux années, constitue la base indispensable à l’étude ultérieure d’une branche spéciale quelconque de chimie, que l’élève a la liberté de continuer à étudiera l’école industrielle durant un nombre indéterminé d’années, et jusqu’à ce qu’il ait acquis tout le développement et toutes les connaissances dont il aura besoin.
- Telle fut la pensée qui a présidé à la création du cours libre de chimie, dont les résultats s’alïirment de façon à faire sentir la nécessité d’agrandir et d’amplifier les laboratoires aujourd’hui existants.
- Nous indiquons dans le tableau suivant la distribution des écoles, pour la région constituant la circonscription du Sud, et la désignation des cours et des matières qui y sont professés. Cette circonscription comprend seize écoles, dont quatorze sur le continent, une à l’île de Madère, et une aux Açores.
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- CIRCONSCRIPTION DU SUD.
- Ecoles industrielles et de dessin industriel, au mois de décembre i8gg (1).
- SIÈGES DES ÉCOLES. DÉNOMINATION. DÉSIGNATION des cou ns. MATIÈRES ENSEIGNÉES. ATELIERS.
- ÉCOLES INDUSTRIELLES.
- LlSBOA. (Alcanlara. ) Marquez de Pombal. Dessin industriel. Professionnel. Industriel. I. Dessin élémentaire. IL Dessin : «. d’architecture ; b. mécanique; c. décoratif et modelage. III. Langue portugaise. IV. Arithmétique et géométrie. ( «. Géographie et histoire du V. j Portugal; ( h. Géographie générale. VI. Langue française. f fl. Eléments de physique cl yjj | t de chimie; j b. Eléments d’histoire nalu-\ relie. VIII. Physique et mécanique indus- trielles. IX. Chimie industrielle. Charpente. Serrurerie. Sculpture sur bois. Menuiserie. Peinture décorative. Tissage. Reliure.
- Lisboa. (Xabregas.) Alfonso Domingucs. Dessin industriel. Professionnel. I. Dessin élémentaire. II. Dessin : fl. d’architecture; b. mécanique; c. décoratif et modelage. III. Langue portugaise. IV. Arithmétique et géométrie. VII. Eléments de physique et de chimie. Charpente. Serrurerie. Peinture décorative. Moulage. Travaux féminins.
- Lisboa. Principe Real. Dessin industriel. Industriel. I. Dessin élémentaire. II. Dessin : décoratif et modelage. III. Langue portugaise. IV. Arithmétique et géométrie. ^ a. Géographie et histoire du V. < Portugal ; ( b. Géographie générale. VI. Langue française. Vil. Eléments de physique et de chimie. Travaux féminins. Orfèvre, ciseleur.
- (1) Loi du îti décembre 1897.
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- SIÈGES DES ÉCOLES. DÉNOMINATION. DÉSIGNATION DES cocus. MATIERES ENSEIGNÉES. ATELIERS.
- Lisboa. Rocl ligues Siimpaio. Cours préparatoire pour l’admission aux instituts industriels et commerciaux. Dessin. Arithmétique et géométrie. Eléments de physique et de chimie. Eléments d’histoire naturelle. Langue portugaise. Géographie et histoire du Portugal. Langue française.
- CoVILIIA. Campos Mello. Dessin industriel. Professionnel. 1. Dessin élémentaire. IL Dessin : a. mécanique; b. décoratif et modelage. III. Langue portugaise. IV. Arithmétique et géométrie. Vif. Eléments de physique et chimie. de Tissage. Travaux féminins.
- PoUTALEGRE. Fradesso cia Silveira. Dessin industriel. Professionnel. 1. Dessin élémentaire. IL Dessin : a. mécanique; b. décoratif et modelage. III. Langue portugaise. IV. Arithmétique et géométrie. VIL Elément, de physique et chimie. de Charpente. Serrurerie.
- Faiio. Pedro N1 unes. Dessin industriel. Professionnel. I. Dessin élémentaire. IL Dessin : a. mécanique; b. décoratif et modelage. III. Langue portugaise. IV. Arithmétique et géométrie. VIL Eléments de physique et chimie. de Charpente. Serrurerie. Menuiserie. Corderie et appareils de pèche
- Le lli IA cl. 15 ATA LII A. Dnmingos Sequeira. Dessin industriel. Professionnel. I. Dessin élémentaire. II. Dessin : décoratif et modelage. III. Langue portugaise. IV. Arithmétique et géométrie. VIL Eléments de physique et chimie. de Charpente. Serrurerie. Moulage. Tailleur de pierre.
- Fukchal. Anlonio Auguslo de Aguiar. Dessin industriel. Professionnel. I. Dessin élémentaire. II. Dessin : a. d’architecture; b. mécanique; c décoratif et modelage. III. Langue portugaise. IV. Arithmétique et géométrie. VIL Eléments de physique et chimie. de Charpente. Menuiserie.
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- SIÈGES DES ÉCOLES. DÉNOMINATION. D É SIG N A TI 0 N DES COE RS. MATIÈRES ENSEIGNÉES. ATELIERS.
- ÉCOLES DE I )ESS1N INDUSTRIEL.
- Alemqueiî. Damiâo de Goes. Dessin industriel. I. Dessin élémentaire. II. Dessin : décoratif et modelage.
- Caldas DA RaINIIA. Rainlm D. Leonor. Dessin industriel. I. Dessin élémentaire. II. Dessin : décoratif et modelage.
- Peniche. Rainlm D. Maria Pia. Dessin industriel. I. Dessin élémentaire. II. Dessin : décoratif et modelage. Dentelles.
- TilOMAR. Jacome Railon. Dessin industriel. I. Dessin élémentaire. II. Dessin : décoratif et modelage.
- Torrks Viclorino Dessin industriel. I. Dessin élémentaire.
- No VAS. Danmzio. II. Dessin : décoratif et modelage.
- Setubal. Rainlm D. Amelia. Dessin industriel. I. Dessin élémentaire. II. Dessin : décoratif et modelage. Dentelles.
- Posta Delgada. Velho Cabrai. Dessin industriel. I. Dessin élémentaire. II. Dessin : décoratif et modelage.
- La création de nouvelles écoles industrielles, d’une chaire ou d’un atelier quelconques ne peut être réalisée qu’en vertu d’une autorisation du Parlement.. Toutes les fois, cependant, que la création de nouvelles écoles, chaires et ateliers, est demandée soit par des municipalités, soit par des associations, soit par des particuliers, qui s’engagent à prendre à leur charge les frais relatifs au mohiher, au matériel scolaire et au salaire du personnel inférieur, l’Etat est autorisé à se charger du traitement des professeurs; il conserve la nomination du personnel, la direction technique et l’inspection supérieure.
- L’enseignement est gratuit dans toutes les écoles. A l’occasion de l’inscription, les élèves ordinaires sont seulement tenus de déposer une somme de 1200 réis et les élèves volontaires celle de 000 réis. Ces sommes sont restituées à la fin de l’année scolaire aux élèves dont l’assidu té a été reconnue suffisante. Les élèves du cours libre de chimie payent 1,000 réis par mois.
- La plus grande attention a été apportée à la réglementation de la branche professionnelle de l’enseignement.
- Pendant la première année professionnelle, l’enseignement est, autant que possible,
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- individuel; dans la seconde année, et dans la suite, les travaux sont exécutés par groupes de deux à cinq élèves, afin d’établir et d’éveiller ainsi chez eux l’émulation et l’intérêt, et pour que les élèves les moins habiles atteignent plus facilement le degré de développement des plus avancés.
- Tous les travaux sont faits d’après les dessins des élèves eux-mêmes, ou préparés dans les cours spéciaux des mêmes écoles. Il est d’usage de tenir en évidence, et sur un tableau réservé à cet effet, le dessin fini de l’ouvrage en exécution. C’est de ce dessin que sont tirés les détails distribués parmi les élèves, suivant le degré de leurs forces; ce même dessin passe d’un atelier à l’autre, selon les phases de son exécution, au fur et à mesure que le travail se poursuit.
- Sont annexés aux écoles industrielles, comme complément des services correspondants à l’enseignement technique, des cabinets de photographie, des bibliothèques et des musées. Les cabinets de photographie sont destinés à reproduire les travaux des élèves de ces écoles et de ceux des écoles de dessin industriel. Les musées reçoivent les collections de modèles, outils, appareils, dessins, échantillons, matériels et produits nécessaires à la vulgarisation des perfectionnements susceptibles d’être introduits dans les méthodes de travail des industries locales, à faire connaître les produits semblables à ceux qui sont fabriqués dans la localité et pouvant obtenir un débit important. A l’école Pedro Nuncs de Faro est annexé un musée industriel maritime, créé en i88q, qui, en raison de la situation spéciale de cette école, renferme les pins beaux exemplaires des industries maritimes et de l’art de la pêche dans ses différentes et multiples applications.
- En Portugal, c’est l’Etat qui, sans le moindre secours des particuliers, subvient à toutes les dépenses que comporte l’enseignement industriel. L’exécution complète de l’organisation que nous venons de passer en revue représente, pour les écoles industrielles et les écoles de dessin industriel seulement, une dépense de 64,627 fr. 5o par an. Il convient de remarquer que nous ne tenons pas compte ici d’autres sommes très considérables appliquées aux musées et aux instituts industriels, et devant, par conséquent, être comprises dans la dépense générale occasionnée par l’enseignement industriel en Portugal.
- On peut donc apprécier, par ce qui vient d’être exposé, les progrès réalisés dans la circonscription du Sud; ces progrès ne sont pas moins considérables dans celle du Nord, dont les écoles n’étaient pas représentées à l’Exposition de igoo, mais où la tache accomplie n’a pas été moins remarquable.
- La population scolaire des écoles industrielles de la région du Sud atteint aujourd’hui le chiffre de 2,283 élèves. Elle n’était que de Aoo en 1885, et s’est élevée depuis progressivement et régulièrement jusqu’à un chiffre cinq fois plus considérable.
- Malgré les larges dépenses faites par le gouvernement, toutes les écoles n’ont pas encore pu être installées dans des conditions entièrement satisfaisantes.
- L’école industrielle Marquez de Pombal de Lisbonne, établie modestement à l’origine dans une maison louée rue Direita d’Alcantara, est aujourd’hui la seule qui possède un édifice spécialement construit pour elle, disposant de belles classes et de vastes ateliers et de toutes les dépendances nécessaires à son développement progressif.
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- L’Ecole Alfonso Domingues, de Lisbonne, occupe aussi un édifice de l’Etat, parfaitement approprié aux besoins de ses divers services.
- Les écoles Gampos Mello (Covilha), Fradesso da Silveira (Portalegre), Domingos Se-queira (Leiria et Batalha), Rainba D. Leonor (Caldas da Rainlia) et Victorino Damasio (Torres Novas) sont installées dans des édifices appartenant aux Conseils municipaux; toutes les autres écoles occupent des bâtiments en location. Bien que les conditions matérielles de ces écoles ne correspondent pas tout à fait aux meilleurs principes d’installation scolaire, on peut dire qu’elles satisfont aux exigences de leur enseignement.
- Le matériel pédagogique est d’une très grande valeur; il s’augmente de jour en jour de tout ce que produisent les memes écoles et d’acquisitions nouvelles.
- On a acquis à l’étranger une grande quantité de ce matériel, comme : machines, moteurs, machines-outils; collections de dessins variées, telles que : modèles de J. I)i-geon, de Schroder, etc. ; collections de plâtres des écoles industrielles de Paris, de Viollet-le-l)uc, Pierroti,Wescbki; plâtres de Rome, de Grèce, etc. Cette variété de modèles a été complétée et enrichie de la très intéressante collection de différents fragments et pièces des principaux monuments nationaux portugais.
- Des visites aux ateliers, aux fabriques, aux monuments, aux musées, etc., pendant lesquelles les élèves sont accompagnés de leurs maîtres et professeurs, servent à compléter leur instruction.
- Des programmes officiels de chaque matière enseignée dans les écoles industrielles de la circonscription du Sud ont été rédigés aussi bien pour l’enseignement théorique que pour l’enseignement pratique.
- La liste des métiers pour lesquels il a été ainsi établi des programmes professionnels est la suivante :
- Pour les hommes : peintre décorateur, tisserand, graveur en métal, gauffreur sur cuir, serrurier, orfèvre-ciseleur, mouleur, stucateur, sculpteur sur bois, relieur, potier, faïencier, charpentier en navires, carrier et tailleur de pierre, menuisier, charpentier en bois, poulieur, charpentier en fer, mécanicien-serrurier, mécanicien-chauffeur et mécanicien-précisioniste, fondeur, coutelier, tanneur, teinturier.
- Pour les femmes : brodeuse, dentellière, coupeuse et confectionneuse, couturière, 11 curiste.
- Les neuf écoles de la circonscription du Sud avaient exposé au Champ de Mars des échantillons de leurs travaux. Le Jury a constaté la réelle valeur des dessins, exacts et complets, tout en restant suffisamment simples. L’exposition de la plus importante de ces écoles, I’Ecole industrielle Marquez de Pombal, à Lisbonne, a été particulièrement remarquée. Les travaux de peinture décorative, de sculpture sur bois, de menuiserie, de serrurerie, de reliure, d’une part, et, de l’autre, les produits des articles féminins de cette école (coupe, couture, broderie, dentelles et Heurs) montrent les résultats qu’on peut attendre de l’enseignement bien conduit des écoles industrielles portugaises.
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- CHAPITRE XV.
- ROUMANIE.
- L’enseignement professionnel fut organisé en Roumanie en 186A par une première loi et par des arrêtés ministériels réglementant chaque branche de renseignement. Plusieurs autres lois concernant l’enseignement professionnel sont intervenues par la suite; les plus récentes de ces lois sont : celle du 7 avril i8q3 et son règlement du 9 septembre 1896; celle du 37 mars 1891) et son règlement du 5 avril 1900, qui ne contiennent en réalité (pic certaines modifications apportées à la précédente loi. ,
- L’enseignement professionnel, tel qu’il existe actuellement en Roumanie, peut se diviser en enseignement 'professionnel obligatoire et en enseignement professionnel facultatif. Venseignement obligatoire consiste dans les exercices manuels introduits dans le programme des écoles primaires rurales et urbaines par la loi organique du a9 avril 189G , exercices ou petites manipulations pratiques destinées avant tout à développer chez les enfants la dextérité, le raisonnement et le goût de la pratique manuelle; ce n’est donc pas un enseignement professionnel proprement dit; l’influence qu’il peut exercer n’en est pas moins considérable sur l’esprit des jeunes générations, et les effets qui peuvent en découler ne pourront être qu’utiles s’ils sont de nature à engager les enfants dans la voie des écoles professionnelles véritables.
- L’enseignement technique proprement dit commence dans les écoles élémentaires d’agriculture, de métiers, de commerce, etc.
- Ces écoles sont, en partie, créées par l’Etat et, dans ce cas, elles sont organisées d’après les dispositions des lois citées ci-dessus; d’autres sont fondées par les districts, par les communes, par des particuliers; dans ce dernier cas elles jouissent de l’organisation spéciale que leur a donnée le fondateur. L’Etat exerce cependant son contrôle, tout au moins en ce qui concerne la direction générale.
- L’enseignement professionnel proprement dit a pour objet (loi de i8q3, art. icr) « l’étude théorique et pratique de l’agriculture, de la sylviculture, des arts et métiers et du commerce».
- 11 est public et gratuit pour les Roumains.
- Les écoles pour l’enseignement professionnel peuvent être créées par l’Etat, les districts et les communes, soit séparément, soit en association, ou encore par des particuliers-ou des sociétés privées. L’autorisation du Ministre est nécessaire pour leur ouverture (loi de 1899 , art. 2).
- Les districts et les communes doivent, pour ouvrir ces écoles, obtenir l’autorisation nécessaire conformément à la loi des districts ou des communes.
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- Les frais d’entretien concernent intégralement les autorités ou les personnes qui les ont fondées.
- La direction et l’entretien des écoles sont soumis aux règles adoptées à l’occasion de leur création après entente entre le Ministère de l’instruction publique et les fondateurs, conformément aux prescriptions de la loi actuelle (du a7 mars 1899, modifiée par le règlement du 5 avril 1900).
- Aucune école de cette sorte ne peut être fondée par les districts, les communes, les sociétés ou les particuliers pour une durée moins de dix ans.
- Les dépenses que les districts ou les communes ont prises à leur charge pour ces écoles demeurent obligatoires pour eux.
- Si l’une des autorités associées est l’Etat, la part dans les dépenses qui concerne les autres associés est versée au Trésor annuellement, et les frais d’entretien de l’école sont fournis par l’Etat.
- Les enfants d’étrangers ne sont admis que s’il y a des places disponibles; ils payent une taxe annuelle, pour laquelle le Ministère peut accorder des dispenses. Leur nombre ne peut pas dépasser le cinquième du nombre total des élèves de l’école.
- Le Ministère des domaines est l’autorité supérieure dont dépend l’enseignement professionnel public; il a le contrôle sur toutes les écoles professionnelles. Il est secondé dans sa tâche par une commission permanente d’instruction; le contrôle est exercé par le personnel d’inspection dont il est question ci-dessous.
- La commission permanente est composée de trois membres nommés pour trois ans et choisis parmi les professeurs des écoles professionnelles; ses attributions sont les mêmes que celles du conseil permanent près le Ministère de l’instruction publique. Elle se réunit toutes les fois qu’elle est convoquée, sous la présidence du Ministre ou du Secrétaire général des Domaines.
- Le contrôle de l’instruction est fait par les inspecteurs d’écoles placés sous les ordres du Ministre; les inspecteurs sont choisis parmi les ingénieurs diplômés. Ils inspectent au moins une fois par mois les écoles professionnelles de l’Etat, et au moins tous les trois mois les autres écoles; ils adressent leurs rapports directement au Ministre.
- Les professeurs sont choisis parmi les diplômés des écoles supérieures spéciales, conformément à la loi qui régit la nomination du personnel enseignant.
- Le personnel de l’enseignement pratique est recruté, avec ou sans concours, parmi les personnes ayant fait des études spéciales dans une école du pays ou de l’étranger et ayant déjà pratiqué pendant au moins quatre ans. Les maîtres peuvent être des étrangers, dans ce cas ils sont engagés par contrat. Il est interdit à ce personnel d’enseigner à des élèves étrangers à lecole et d’exercer sa profession en dehors de l’école.
- L’Etat, les districts et les communes entretiennent à leurs frais dans ces écoles un nombre d’élèves qui doivent être de nationalité roumaine. La somme annuelle à laquelle peuvent se monter les frais d’entretien d’élèves accordés par le district, la commune ou les particuliers, est fixée par le règlement de la loi à 560 francs pour les écoles des arts et métiers.
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- L’Etat accorde à chaque école de commerce du deuxième degré 20 bourses.
- La somme inscrite dans le budget pour les écoles professionnelles est répartie comme
- suit :
- Service central d’inspection........... Personnel................ 21/180 francs.
- Ecoles d’agriculture, de législature, j Personnel................ 958/126
- d’arts et métiers, de commerce....... ( Matériel............... 299,77h
- Total............................... 1,279,680
- Les diplômés des écoles supérieures bénéficient, d’une réduction de temps pour leur service militaire.
- Enseignement industriel. — L’enseignement industriel est donné en Roumanie dans les écoles de l’Etat, dans les écoles de districts et communales et dans les écoles de métiers privées, subventionnées par l’Etat, le district ou la commune.
- Nous mentionnerons pour mémoire, bien qu’elle n’ait pas figuré à l’Exposition de la Liasse 6, Y Ecole des ponts et chaussées de Bucarest.
- Cette école fut fondée en 1851, pour former des conducteurs des ponts et chaussées; les cours étaient de deux années. En 1875, elle fut transformée en école d’ingénieurs, avec un programme plus complet : quatre années d’études et organisation prise sur le modèle de l’Ecole des ponts et chaussées de Paris. Plus tard, on y annexa une division préparatoire.
- Dans les écoles de l’Etat la durée des cours est de six années; les deux dernières sont consacrées à des travaux pratiques dans les ateliers spéciaux créés auprès de chaque école. Le nombre des élèves dans chaque école est de 260, dont 100 externes et 100 internes; parmi ces derniers, 5o sont boursiers de l’Etat, 70 du district et delà commune et 3o sont payants.
- Pendant les quatre premières années, l’enseignement est théorique et pratique; l’enseignement théorique comprend : écriture, notions de physique et de mécanique, mathématiques avec applications pratiques, notions de technologie, machines agricoles, comptabilité des ateliers, dessin et esquisses.
- L’enseignement pratique comporte deux divisions :
- Division des forgerons: forge, serrurerie, ajustage, fonderie, chaudronnerie en fer et cuivre, ferblanterie.
- Division des charpentiers : charpenterie, menuiserie, fabrication de roues et de voitures, modelage mécanique.
- A l’expiration des quatre premières années, les élèves travaillent dans les ateliers de l’école, en qualité d’ouvriers payés à la journée ou à la pièce. Après les six années d’études, ils obtiennent des certificats mentionnant leur spécialité. Pour l’admission il faut être âgé de i3 à 16 ans; les étrangers ne sont admis que comme élèves payants dans la proportion du cinquième des places disponibles. Le directeur, le sous-directeur et le chef des ateliers sont choisis parmi les ingénieurs diplômés.
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- Chaque école possède : un atelier pour l’enseignement pratique destiné aux élèves des premières années d’études; un atelier d’application pour ceux qui ont terminé les quatre premières années; un musée technologique et d’arts industriels, ainsi qu’une bibliothèque technologique. Le dimanche et le soir, cours libres pour les apprentis et les ouvriers de l’industrie privée.
- Les ateliers d’application prennent et exécutent des commandes pour l’Etat et pour les particuliers.
- Le personnel de l’enseignement théorique dans les écoles de métiers de l’Etat se compose d’un professeur de mathématiques et de comptabilité, d’un professeur de mécanique, physique et géométrie; de deux professeurs de machines agricoles et industrielles; de deux professeurs de technologie des métiers; de deux professeurs de dessin
- et esquisses.
- L’Etat possède deux écoles générales d’arts et métiers : à Bucarest et à Jassy.
- L’Etat possède encore des écoles d’arts et métiers inférieures dont l’enseignement est plutôt pratique : l’Ecole professionnelle V. Paapa, à Valea Boulin (Praliova); l’Ecole pratique de métiers de Berlacl; l’Ecole pratique de métiers de Tirgu-Ocna (Bacau); l’Ecole de métiers (forges) de l’atelier Bistrita ; l’Ecole mixte Jordaki Zossima, à Arma-sesti; l’Ecole pratique de métiers de Trusesti (Botoshani).
- Il existe des écoles de district de métiers : à Craiova, Galatz, Ploesti et Bucium (Jassy); une école communale de métiers, à Roman.
- Comme écoles de métiers privées nous pouvons citer : celle de céramique de Tirgu-Jin, subventionnée par l’État, le district de Gorjiu et la ville de Tirgu-Jin; l’École de métiers de la communauté Israélite de Bucarest; l’Ecole libre de métiers de Pilesti.
- Citons encore Y Atelier de cordonnerie Caracal, de Jassy; Y Atelier de couture Fusca, ;) Tergoviste, etc.
- L’enseignement industriel des garçons était représenté dans le Pavillon roumain par les établissements suivants :
- i° Écoles d’arts et métiers de l’État de Bucarest et de Jassy (intéressants travaux d’ajustage, de charronnage, de chaudronnerie et de ferblanterie);
- 9° Les écoles départementales de métiers de Craiova, Galatz, Ploesti, Bucium (meubles en bois, charronnage, vannerie);
- 3° L’Ecole communale de métiers de Roman (meubles en bois) ;
- A0 L’École rurale de métiers de Valea-Boulin, école d’arts et métiers inférieurs dont l’enseignement est plutôt pratique (boissellerie et tonnellerie, charronnage).
- Enseignement commercial. — U enseignement commercial date en Roumanie de i85o, époque à laquelle ont été fondées des écoles dont les cours duraient cinq années, telles l’école de Jassy et celle de Galatz. C’est la loi de 1893 qui régit l’organisation actuelle des écoles de commerce. Ces écoles sont divisées en deux catégories : écoles du premier degré et écoles du deuxième degré.
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- Premier degré. — Les cours sont cle trois ans, on y enseigne : les langues roumaine, française cl allemande; les mathématiques; la géographie et l’histoire; la correspondance commerciale et la comptabilité; des notions de chimie, de physique; les marchandises; la calligraphie et le dessin. Cet enseignement est fait par huit professeurs. Les conditions d’admission sont : âge de 1 i à 1 4 ans et certificat d’école primaire. Tous les élèves sont externes. Les étrangers payent a 5 francs par an.
- r
- L’Etat possède cinq écoles de commerce du premier degré : à Bucarest, î î 5 élèves, budget annuel : Afi,/ioo francs; à Jassy, 107 élèves, budget : Ai,85o francs; à Craiova, 11 5 élèves, budget : A8,ooo francs; à Galatz, i33 élèves, budget : 4 1,000 francs; à Ploesti, îfifi élèves, budget : 44,000 francs.
- Les cinq écoles ci-dessus étaient représentées à l’Exposition de îqoo (Pavillon roumain) par les travaux de leurs élèves; à noter une intéressante série des manuels didactiques en usage dans ces écoles pour l’enseignement commercial.
- Deuxième degré. — Complément des études du premier degré. Durée des cours, trois ans. On y enseigne : les langues française, allemande, italienne ou anglaise; la géographie commerciale et la statistique; les mathématiques; l’histoire naturelle; la physique, la chimie, les marchandises et la technologie; la comptabilité et la correspondance commerciale; le droit commercial, maritime et douanier; l’économie politique, la calligraphie et le dessin; l’hygiène. L’enseignement est fait par onze professeurs. Les conditions d’admission sont: i5 ans cl’age au moins; quatre classes de lycée ou de Técole de commerce du premier degré ou un cours équivalent. L’enseignement est gratuit pour les sujets roumains; les étrangers payent 5o francs par an. Tous les élèves sont externes. Les chambres de commerce sont tenues de contribuer pour moitié aux dépenses de mobilier des écoles de commerce inférieures.
- L’État possède quatre écoles de commerce du deuxième degré : à Bucarest, 1 1G élèves, budget : 81, G a 5 francs; à Jassy, <j5 élèves, budget : 76,885 francs; à Craiova, Aq élèves, budget : 5a,<) 1 8 francs; à Galatz, 48 élèves, budget : 5o,8ao francs.
- Dans les écoles de commerce de l’Etat, non seulement renseignement est gratuit pour les sujets roumains, mais certains d’entre eux reçoivent meme une allocation mensuelle du Gouvernement.
- Citons encore les écoles de commerce fondées par des particuliers mais subventionnées par l’État, à T. Severin, à Giurgiu, à Pitessi, etc.
- Enseignement technique des filles. — L’enseignement technique des filles proprement dit commence dans les écoles créées par la loi sur l’enseignement du 5 décembre 1 8GA. L’organisation et le fonctionnement de ces écoles n’ont été réglés que plus tard, par différentes instructions ministérielles.
- On y enseigne : les langues roumaine, française et allemande; les mathématiques, la comptabilité, les sciences naturelles, la physique, la pédagogie, l’hygiène, l’économie domestique, le dessin, la musique vocale.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- Les cours pratiques sont ceux : de couture, de broderie, de lingerie, dentelles, confections pour modes, corsets, chapeaux, fleurs artificielles.
- L’Etat possède dix-huit écoles professionnelles pour fdles, situées : à Bucarest (trois écoles), à Jassy, à Ploesti, à Roman, àCaracal, àBacau,à Galatz, à T. Severin, à Buzeu, à Piatra Neamtu, à Vaslui,à Slatina, à Giurgiu, à Constantza, à Pitesti, à llusi. Ces écoles coûtent annuellement 5 1 q,A6/i francs, sans compter les loyers.
- En dehors des écoles de l’Etat, il existe en Roumanie d’autres écoles professionnelles fondées par les districts, les communes ou des particuliers et subventionnées par eux. L’enseignement y est plus restreint et plus pratique (une ou deux spécialités). Telles sont : Y Ecole professionnelle communale de Falticeni; celle de Tir gu-J in; Y Atelier de coupe Fuseau, à Tergoviste ; Y Ecole professionnelle « Protopopul Tudor Economie n, à Bucarest; l’Ecole rurale mixte « Jordacki Zossiman, à Armasesti; citons enfin les ateliers des monastères d’Âgapia, d’Horezu et de Valeni., où sont enseignées les différentes sortes de tissage.
- Vingt et une écoles professionnelles de fdles exposaient, dans le Pavillon roumain, les objets divers de lingerie, broderie, etc., exécutés dans leurs ateliers; le Jury a particulièrement remarqué les travaux de l’Ecole k Princesse Elisabeth n, de Bucarest (chemiserie, corsets, éventails).
- L’expérience acquise jusqu’à ce jour ayant prouvé que la loi sur l’enseignement professionnel du 7 avril 1893 ne correspond plus, malgré les modifications qu’y ont introduites les lois du 27 mars 1899 et le règlement du 5 avril 1900, aux nécessités actuelles, et, d’autre part, l’enseignement primaire et secondaire devant être transformé dans son ensemble pour arriver à mettre les élèves plutôt sur la voie d’un enseignement pratique, le Ministère des cultes et de l’instruction publique a mis tout récemment à l’étude un projet de loi dont on attend beaucoup pour le développement de l’enseignement professionnel roumain.
- D’après le nouveau projet de loi, le Ministère de l’instruction publique devient l’autorité suprême dont dépend l’enseignement professionnel.
- I/enseignement des métiers se fera dans les écoles élémentaires, les écoles inférieures et les écoles supérieures de métiers.
- Les écoles élémentaires receveront les garçons et les filles. Durée de l’enseignement : deux ans au moins pour chaque métier; ceux qui auront terminé les cours continueront néanmoins à travailler dans l’atelier de l’école jusqu’à l’Age de 18 ans. Les écoles seront ouvertes tant dans les villes qu’à la campagne. Les leçons seront faites par des maîtres spéciaux pour chaque métier; l’un d’eux sera directeur de l’école. Toute commune de plus de 1 0,000 habitants sera tenue de créer une pareille école dans un délai de trois ans; celles de plus de 3o,ooo habitants, dans un délai de deux ans. Le nombre des écoliers est fixé à 3o pour chaque métier. Le projet prévoit encore là création, près des ateliers principaux dépendant de l’Etat, du district, ou de la commune, d’une école où Ton enseignerait les métiers employés dans lesdits ateliers.
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- Pour les filles, le projet prévoit la création d’écoles de ménage: économie domestique, hygiène, coupe, tissage, tressage, cuisine, etc.
- Les cours des écoles inférieures sont divisés en trois sections : préparatoire, moyenne et supérieure.
- La première comprend deux classes d’un an chacune; la deuxième, trois classes d’un an chacune; la troisième, trois classes d’un an chacune.
- Les écoles ayant la première et la deuxième section sont du premier degré; celles qui possèdent la section supérieure, du deuxième degré. A côté de chaque école du premier degré fonctionnera un atelier d’application.
- En dehors de l’enseignement de divers métiers, chaque école aura des cours théoriques : religion, langues française et allemande, mathématiques, comptabilité, histoire, géographie, dessin.
- Les examens seront annuels. Les notes obtenues pour les cours pratiques auront une valeur double de celles obtenues pour la théorie. Les élèves qui auront terminé les cours de la section supérieure obtiendront le diplôme de maître.
- Chaque école aura son atelier d’instruction sous la direction d’un professeur. Les autorités et les particuliers pourront faire des commandes dans ces ateliers.
- Le projet prévoit également la création d’un certain nombre de bourses de voyage (pii seront accordées à la suite de concours auxquels seront admis les élèves ayant terminé les cours des écoles inférieures du deuxième degré. Les boursiers iront compléter leurs études dans les fabriques du pays et de l’étranger.
- Les écoles supérieures auront pour but l’enseignement de métiers qui réclament des connaissances théoriques plus approfondies. Durée des cours : cinq ans, dont les deux derniers consacrés aux ateliers d’application fonctionnant près chaque école.
- Le nombre des élèves de chaque école sera de :î5o, internes ou externes. Les internes seront boursiers ou payants. Chaque district qui n’aura pas à subvenir aux frais d’une pareille école devra prendre à sa charge deux boursiers. Les autres boursiers seront à la charge de l’Etat. Pendant les deux dernières années de pratique, les élèves seront externes.
- L’enseignement théorique pendant les quatre premières années comprendra : la physique, la chimie, la mécanique appliquées aux métiers; les mathématiques élémentaires; la technologie, machines; la comptabilité des ateliers; le dessin, esquisses et modelage.
- A leur sortie de Técole, les élèves obtiendront un certilieat avec indication du métier dont ils auront fait leur spécialité.
- Seront admis dans ces écoles : T Les jeunes gens qui auront terminé les cours de Técole inférieure de métiers du premier degré; au ceux qui auraient suivi le cours secondaire inférieur complet; 3° ceux qui auraient terminé au moins deux classes secondaires. Les bourses de l’Etat s’obtiendront par concours. Les professeurs seront des
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- ingénieurs diplômés et les chefs d’ateliers seront recrutés parmi ceux qui auraient terminé les cours de l’école supérieure de métiers.
- Les écoles de métiers entretenues par les communes ou les districts pourront avoir leur organisation propre.
- U enseignement commercial sera donné pour les garçons dans les écoles élémentaires, dans les écoles supérieures, et aux cours de commerce du soir et du dimanche; pour les filles, dans les écoles élémentaires de commerce.
- La durée des cours des écoles élémentaires sera de trois ans. Programme : lectures et compositions commerciales; mathématiques élémentaires; géographie commerciale; histoire roumaine; produits commerciaux; opérations commerciales; comptabilité, calligraphie. Dans les écoles de fdles on enseignera aussi le français ou l’allemand. Chaque école aura un bureau de commerce pour la pratique.
- Dans les écoles supérieures, la durée des cours sera de quatre ans. Le programme se composera de toutes les connaissances nécessaires à un commerçant. Ceux qui auront terminé ces cours devront accomplir dans une maison de banque ou de crédit, un stage pratique de six mois à la suite duquel ils pourront obtenir un certificat.
- Les élèves y seront admis après avoir terminé le cours secondaire inférieur; leur nombre sera de 5o au maximum par classe. Le régime de l’institution sera l’externat. Chaque école sera dotée de vingt bourses pour les élèves indigents, et de deux bourses de voyage accordées par voie de concours tous les trois ans, pour complément d’études à l’étranger.
- Les cours du soir et du dimanche se feront dans chaque école de commerce. Leur durée sera de trois années. Les auditeurs subiront à la lin de chaque année un examen, après lequel ils obtiendront, s’il y a lieu, un certificat.
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- CHAPITRE XVI.
- RUSSIE.
- § I. ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
- Les premières tentatives en vue du développement méthodique de renseignement industriel en Russie remontent à environ (rente-cinq ans. Jusqu’en 1888, les établissements d’enseignement technique et professionnel existants n’étaient aucunement reliés entre eux; chacun fonctionnait en vertu de règlements particuliers et indépendants. En 1883, une section spéciale pour l’enseignement technique et professionnel fut attachée au Comité scientifique du Ministère de l’instruction publique. Cette nouvelle section fut chargée d’élaborer un plan général pour l’enseignement industriel et de présenter les mesures à prendre pour la réalisation pratique de ce plan.
- Les principes généraux de l’organisation des écoles industrielles adoptés par cette section furent sanctionnés par le Souverain le 7 mars 1 888. Le Ministre de l’instruction publique fut chargé d’instituer une commission temporaire, composée des représentants des Ministères de l’instruction publique, des finances, de l’intérieur et des domaines, pour fixer les localités où devaient être fondées aux frais du Trésor des écoles industrielles, déterminer les spécialités auxquelles ces établissements devaient être consacrés, d’en rédiger les statuts et enfin d’en fixer les budgets.
- En dehors de l’enseignement industriel supérieur, sur lequel nous reviendrons plus loin, l’organisation générale de l’instruction industrielle prévoit trois types d’écoles : les écoles techniques secondaires, les écoles techniques inférieures, et les écoles de métiers.
- Les établissements du premier type ont pour but de fournir les connaissances théoriques et pratiques nécessaires aux techniciens appelés à être les aides des ingénieurs et des chefs d etablissements industriels.
- Les écoles techniques inférieures ont pour but, tout en enseignant les procédés pratiques spéciaux à telle ou telle industrie, de procurer les connaissances générales indispensables aux conducteurs directs des travaux dans un établissement industriel.
- Enlin, les écoles des métiers ont pour but l’enseignement pratique des procédés des métiers.
- A l’école technique secondaire peuvent être admis tous ceux qui présentent un certificat de 5 classes d’une école réale ou de tout autre établissement scolaire dont le cours est reconnu équivalent par le Ministre de l’instruction publique.
- L’admission à l’école technique inférieure se fait sur présentation d’un certificat d’études d’une école urbaine régie par le règlement du 3i mai 187a , ou d’une école de
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- district on rurale à deux classes; enfin, pour être admis à l’école des métiers, il faut être muni d’un certificat d’études d’une école élémentaire, à une classe, ou d’une école paroissiale.
- Les écoles industrielles de chacun des types susmentionnés sont ou complètement indépendantes ou annexées à d’autres écoles de divers grades et spécialités. Une école préparatoire d’enseignement général peut être jointe à l’école industrielle.
- Les hases principales de l’organisation des écoles industrielles suivant la loi du 7 mars 1888 étant ainsi déterminées, la Commission provisoire, composée des représentants des ministères susmentionnés, se mit à l’œuvre, afin d’élaborer les règlements, et de fixer les budgets des établissements scolaires divers.
- En premier lieu, la Commission s’occupa de fixer le nombre des spécialités pour les écoles techniques secondaires, en conformité avec les besoins des branches principales de l’industrie ; elle adopta cinq types decoles techniques secondaires, savoir : écoles de mécanique, de chimie, de construction, d’agronomie et de métallurgie. Les écoles techniques inférieures comportent trois types, selon les spécialités : construction, mécanique, chimie.
- En ce qui concerne les écoles des métiers, on se contenta de la spécialité mécanique, bois et métal.
- La meme Commission dressa ensuite les tableaux hebdomadaires des matières d’enseignement pour chaque type decole industrielle et précisa les états du personnel pour ces écoles, ainsi que pour d’autres écoles industrielles mixtes de diverses catégories et spécialités. Ces états furent présentés à l’examen du Conseil d’Etat et sanctionnés par Sa Majesté impériale le 26 juillet 188p. Le budget d’une école de métiers du type primaire est fixé à 12,000 roubles^ environ; celui d’une école technique inférieure, de 17,000 à 19,500 roubles, selon la spécialité de 1 ecole; d’une école technique secondaire, de 26,000 à 27,500 roubles. Les dépenses pour les établissements scolaires de types mixtes sont assez considérables; ainsi, par exemple, l’entretien annuel d’une école technique mixte, primaire et secondaire, avec des sections de mécanique, de chimie et de construction dans chacune, s’élève au chiffre approximatif de 106,000 roubles. Le budget le plus restreint est celui d’une école mixte secondaire technique d’agronomie et de métiers, dont l’entretien annuel revient à 3A,ooo roubles environ.
- En dernier lieu, la Commission choisit 3i localités, dans différentes contrées de l’Empire, pour y fonder, aux frais de la Couronne, Ao établissements d’enseignement professionnel : 7 écoles secondaires, i5 écoles primaires et 18 écoles de métiers, savoir : pour les écoles secondaires, les villes de Krasnooufimsk, Moscou, Nijni-Novgorod, Kazan, Titlis, Smolensk et une des villes du gouvernement de Samara; pour les écoles techniques primaires : Iékathérinoslaw, Astrakhan, Tachkent, Odessa, Orenbourg, Tomsk, Orel, Briansk, Ostrow, Arkhanguelsh et Saint-Pétersbourg; enfin, pour les écoles de métiers : Pélrozavodsk, le bourg de Voznessénié, Hybinsk, le bourg de Pav-
- (l) Valeur du rouble : a fr. 65. Gn. I. — Cl. 6. — T. 11.
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- 1ml’niMtniE nationale.
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- lovo, Sapojok, Toula, Jizdra, le bourg de Klintsy, Bakhmout, Tsaritsyu, Zlatooust et Batoum.
- Comme conclusion, la Commission émit l’avis, que le succès et le progrès des écoles industrielles dépendent en grande partie de ce que l’enseignement et le choix des cours répondent strictement au but même de la création de ces écoles. Pour atteindre ce résultat, la Commission considéra comme indispensable :
- i° De concentrer toutes les affaires concernant les écoles industrielles dans une section spéciale attachée au Ministère de l’instruction publique;
- a0 De créer dans cette administration des inspecteurs chargés de visiter les écoles industrielles.
- 3° De composer des manuels répondant aux programmes de tous les cours d’études dans les écoles industrielles de types différents;
- Les travaux de la Commission provisoire furent présentés en 1889 à l’examen du Conseil d’Etat, lequel, tout en approuvant le travail scrupuleux et détaillé accompli par la Commission, ainsi que le choix des localités fixées pour la création des écoles industrielles, jugea cependant opportun de ne pas lui donner la sanction définitive, et de laisser au Ministre de l’instruction publique une liberté d’action sullisante dans l’organisation du nouvel enseignement.
- Ce dernier prit rapidement les mesures nécessaires pour que les types des manuels d’enseignement et le matériel scolaire indispensable aux écoles industrielles fussent officiellement adoptés.
- Une somme de 10,000 roubles fut inscrite dès Tannée 1892 au budget du Ministère pour les primes et subventions, décernées pour les meilleurs manuels et matériel scolaire, destinés aux écoles industrielles.
- Une Section des écoles industrielles fut instituée en 1893, sous la direction d’un membre du Conseil du Ministère de l’instruction publique et composée des spécialistes technologues, section où se concentre maintenant toute l’administration de l’œuvre de l’enseignement technique et professionnel. Le directeur de cette section est en même temps le président de la Section cl’enseignement technique du Comité scientijique, organe délibératif pour les questions d’enseignement industriel ; y prennent part également les représentants des Ministères des finances, de l’intérieur, de l’agriculture et des domaines, et de l’académie des arts.
- En 189-7, auprès de la section des écoles industrielles furent créés quatre postes d’inspecteurs, chargés de surveiller ces écoles. Enfin le besoin urgent d’élaborer des plans types pour les batiments des écoles industrielles de différents types et spécialités, de composer les devis approximatifs et de procéder à l’examen des projets de plans présentés par les architectes locaux, a amené le Mini stère de l’instruction publique à demander au Conseil d’Etat, en 1 897, la création d’un poste d’architecte spécial attaché au Ministère.
- La dépense générale pour l’entretien de la section administrative des écoles industrielles s’élève au chiffre de 54,500 roubles.
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- Durant la période 1888-18q3, les écoles industrielles fondées 11e sont pas nombreuses; sont transformées : 2 écoles, à Krasnooufimsk et Irkoutsk, et nouvellement créées : 2 écoles des métiers, à Makariev et à Odessa. Pendant cette période le Ministère de l’instruction publique s’occupa surtout d’élaborer les règlements, les tableaux des matières, programmes, de composer les plans-modèles pour les bâtiments des écoles industrielles, les devis et l’outillage des ateliers des écoles. E11 outre,il recueillit les renseignements nécessaires pour élaborer un plan définitif conformément aux besoins industriels de l’Empire.
- Pendant les cinq années suivantes (18q3-i 8q8), un très grand nombre d’écoles industrielles furent créées, surtout après la promulgation du supplément à la loi du 7 mars 1888, et des lois des 20 décembre 1893 et 2 A avril 1895, qui vinrent compléter les créations précédemment signalées par deux autres séries d’écoles : les écoles d’apprentis et les écoles primaires de métiers.
- Les écoles du premier type sont créées dans le but de procurer aux élèves des notions théoriques et une habileté manuelle indispensables pour pouvoir, à la sortie de l’école, exercer quelque métier dans un atelier privé. L’élève y reçoit l’enseignement pratique des procédés d’un métier et, en cas de nécessité, les procédés spéciaux d’une branche quelconque. La durée des études est de trois ans et le budget annuel de 7,4G 5 roubles environ.
- Les écoles primaires des métiers ont un caractère exclusivement pratique et ont pour but l’enseignement des divers métiers; on avait en vue de les fonder dans les villages et bourgs dans le but de relever et d’encourager la petite industrie parmi les paysans; la durée des études est de quatre ans; le budget annuel de l’école s’élève au chiffre de 2,770 roubles. Les dépenses, très peu élevées relativement pour les écoles des deux types précités, favorisèrent en partie la création rapide de ces établissements scolaires dans diverses localités de la Russie, surtout dans les villages et les bourgs.
- A l’heure actuelle l’enseignement industriel officiel russe comprend donc les trois degrés suivants :
- A. Enseignement technique supérieur, qui existait d’ailleurs déjà antérieurement ;
- R. Enseignement technique secondaire;
- C. Enseignement technique primaire. Le dernier se compose à son tour de cinq catégories d’écoles :
- 1. Ecoles techniques primaires ;
- 2. Ecoles de métiers, type normal;
- 3. Ecoles primaires des arts et métiers;
- h. Ecoles d’apprentis des arts et métiers;
- 5. Ecoles industrielles de divers programmes.
- Les différences entre les diverses écoles de la catégorie C sont souvent difficiles à
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- saisir. Comparativement aux différents types d’écoles techniques existant en France, on peut dire que les écoles techniques primaires (catégorie 1) correspondent à l’Ecole nationale pratique de Cluny; les écoles de métiers, type normal (catégorie 2 ) à nos écoles pratiques; les écoles d’apprentis des arts et métiers (catégorie A) peuvent être comparées à certaines écoles d’apprentissage qui ont fonctionné pendant quelque temps dans notre pays; quant aux écoles primaires des arts et métiers (catégorie 3), elles tiendraient le milieu entre l’ancienne école d’apprentissage et les écoles pratiques actuelles.
- Les écoles industrielles, de divers programmes, de différents genres, et fonctionnant avec des règlements spéciaux (catégorie 5), seront successivement transformées, les unes en écoles de métiers, les autres en écoles d’arts et métiers primaires ou en écoles d’apprentis.
- Au nombre des établissements d’enseignement secondaire, créés pendant la période 1893-i 898, se trouvent : l’école privée entretenue aux frais de MM. Wawelberg et Rothwand, à Varsovie (sections de mécanique et de construction); l’école des coloristes à Ivanovo-Voznessensk; l’école mixte de Kazan, section secondaire (chimie) et section primaire (mécanique, chimie et construction); à Kassimow, l’école technique (sections de mécanique), jointe aux classes d’enseignement général; l’école de mécanique entretenue aux frais de M. Th. V. Tchigeolf, à Kostroma; l’école industrielle, à Aloscou (sections de mécanique et de chimie); l’école de mécanique, à Nijni-Novgorod; à Perm, l’école de métallurgie, transférée de Krasnooufimsk; l’école d’agronomie, ouverte à Novozybkow en 1899; l’école industrielle, à Taganrog, et l’école mixte (sections de mécanique et de chimie), à Saratow; des écoles furent ouvertes en kjoo à Alexandrovsk, à Vilna et à Rostow-sur-lc-Don.
- Le Ministère de l’instruction publique, considérant que les dépenses immédiates pour l’installation première des écoles techniques secondaires sont fort élevées, ne se propose de fonder par an que 2 ou 3 écoles de ce type.
- Neuf écoles techniques primaires furent créées au cours delà période 18<j3-i898, dans les villes suivantes : Arkhanguclsk, Bakou, Varsovie (école privée de M. Svetzimski), Viazniki, Kazan, Ivanovo-Voznessensk, Kostroma (aux frais de M. Th. V. Tchigeoff), deux écoles, à Saint-Pétersbourg et à Ryhinsk; en 1899, une école a été ouverte à Maïkop, et en 1900 deux autres, à Marioupol et à laroslavl.
- Durant la meme période furent fondées 18 écoles de métiers, savoir : à Baloum, Bakhmout, Blagovechtchensk, Iélizavetpol, Zlatooust, Klintsy, Niéjine, Orenbourg, Pavlovo, Petrozavodsk, Rostow-sur-Ie-Don, Sapojok, Tachkent, Tomsk, Toula, Tsa-ritsyn, Tchita et Tchoukhloma; en 1899 ,une école a été ouverte a Gloukhoff; 1 h écoles d’apprentis furent fondées pendant les cinq années susmentionnées, et enfin Ulx écoles primaires de métiers, parmi lesquelles une école spéciale pour la fabrication des jouets, en 1899, à Tosma.
- Actuellement, le ressort du Ministère de l’instruction publique possède (y compris
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- les écoles autorisées à être ouvertes en 1900) 190 écoles industrielles de divers types et spécialités : 18 écoles techniques secondaires; 20 écoles techniques primaires; 22 écoles de métiers, type normal; /18 écoles primaires de métiers; i5 écoles d’apprentis; et 67 écoles industrielles de diverses catégories. De ces établissements scolaires, 1 17 ont été fondés après 1888.
- Le chiffre total des élèves dans tous les établissements scolaires portant un caractère industriel s’élevait vers la fin de l’année 1898 à environ 11,000.
- Le nombre total des fonctionnaires et employés dans les écoles industrielles de différents types et spécialités était de 1/111.
- Le montant des dépenses pour l’entretien des écoles industrielles s’élevait , en 1889, au chiffre de 1,9/16,90/1 roubles, répartis comme suit : pour les écoles techniques secondaires, 500,270 roubles; pour les écoles techniques primaires, 879,338 roubles; pour les écoles des métiers du type normal, 291,190 roubles; pour les écoles des apprentis, 128,689 roubles; pour les écoles primaires de métiers, 72,619 roubles; et enfin, pour l’entretien des établissements scolaires professionnels régis par des règlements spéciaux, 57/1,998 roubles.
- Ladite somme de 1,9/16,90/1 roubles est couverte par : i° les subventions de l’Etat, jusqu’à concurrence de 3/1,7 p. 100; 20 les ressources locales (subventions des municipalités, des zemstvos, de l’administration militaire [cosaques]) (22,9 p. 100); 3° les dons (16,5 p. 100); h° les rétributions scolaires (12,1 p. 100); 5° le produit de la vente des ouvrages (/i,5 p. 100), et enfin 6° par d’autres ressources diverses (9,3 P-100).
- En comparant le budget des écoles industrielles en 1898 avec celui de l’année 1888, nous constatons que, durant cette période relativement courte, le budget des écoles a triplé. Gomme nous l’avons dit plus haut, la création des établissements techniques secondaires, surtout le type des écoles mixtes, exige des dépenses considérable pour l’installation ainsi que pour l’entretien annuel; c’est ainsi que l’Etat consacra h 35,ooo roubles pour l’installation et les ateliers de la seule école industrielle de Kazan. En présence de telles dépenses, c’est à peine si Ton eût pu compter sur un progrès sensible de l’enseignement industriel s’il n’eût rencontré beaucoup de sympathie, soit de la part de presque toutes les municipalités et communes de la Russie, soit de la part de simples particuliers. Cette sympathie qui n’est ni passagère, ni accidentelle, a donné lieu à des donations importantes en faveur de cette œuvre, qui répond à un besoin urgent. C’est ainsi que le concessionnaire de chemins de fer Th. Y. Tchigeoff légua un capital atteignant maintenant le chiffre de plus de 5 millions de roubles pour la création de 5 écoles industrielles dans le gouvernement de Kostroma, son pays natal. Grâce à ce legs, 5 écoles industrielles ont été fondées : 2 à Kostroma, dont une école secondaire technique (section de mécanique) et une école primaire technique (section de chimie); à Tchoukhloma, une école primaire d’agronomie; à Kologriff, une école de métiers (section d’agronomie) et à Makarieff, une école de métiers. Toutes ces écoles sont installées dans de riches locaux; les ateliers sont parfaitement organisés et possè-
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- dent un outillage complet, comprenant tout ce qu’il y a de plus nouveau en matière de technique. Le seul entretien de ces écoles est évalué à la somme de iA8,ooo roubles; quant à Tinstallation des locaux (ateliers, outillage) elle a coûté aux exécuteurs testamentaires de M. Th. V. Tchigeofï plus d’un million et demi de roubles.
- Une autre donation considérable (3 millions de roubles) fut faite par M. N. P. Tra-peznikoff, riche propriétaire de mines d’or, pour la création d’un établissement scolaire industriel dans la ville d’Irkoutsk. On l’employa à la fondation d’une école de métiers portant le nom du donateur; cette école a été transformée récemment en une école supérieure. Ayant en vue de donner la possibilité de profiter de l’enseignement professionnel à un plus grand nombre de personnes, on a annexé à l’école un internat pour 200 élèves; l’entretien de l’école, y compris l’internat, coûte 70,000 roubles. Il sera établi prochainement aux frais du testateur un local pour lecole réorganisée, répondant à toutes les exigences modernes et évalué, d’après les devis, à plus de 760,000 roubles.
- Le Conseiller de commerce Komaroff donna 350,000 roubles pour la création d’une école technique primaire à Rybinsk; le négociant Pastoukhoff bâtit pour lecole technique primaire (section de mécanique), à Iaroslavl, des bâtiments évalués à plus de 200,000 roubles; outre cela, il versa pour les frais d’entretien et de réparation, ainsi (pie pour les frais d’administration, 180,000 roubles. La maison de banque Wawelberg et Rothwand a non seulement construit un local spacieux pour l’école secondaire technique de Varsovie, avec deux sections, de mécanique et de construction, mais encore elle entretient cette école complètement à ses frais. Le prince V. N. Ténicheff, commissaire général de la Section russe à l’Exposition de 1 g00,a créé une école d’apprentis annexée aux aciéries de Briansk, et a assuré son entretien par le versement d’un capital considérable. Enfin, on a en vue de fonder prochainement une école technique à Kaliazine aux frais de feu M. Poléjaielf, négociant, qui a légué pour cette œuvre plus de 200,000 roubles. Différentes institutions publiques prennent également un vif intérêt à l’œuvre de la création d’écoles industrielles. C’est ainsi que la municipalité de Moscou a voté 850,000 roubles pour la création d’une école industrielle à Moscou; que les fabricants d’Ivanovo-Voznessensk n’hésitèrent pas devant une dépense de plusieurs centaines de mille roubles pour fonder des écoles techniques, secondaires et primaires, adaptées aux besoins de l’industrie locale. La municipalité de Lodz a affecté 200,000 roubles environ à la construction d’un local pour une école industrielle et manufacturière, en sus des sommes allouées pour l’entretien de cet établissement scolaire. En souvenir du couronnement de Leurs Majestés impériales, la ville de Batoum (Asie Mineure) décida la construction d’un local pour une école technique mixte (sections de mécanique et de chimie) et s’engagea à verser pour son entretien 17,000 roubles par an. D’autres donations non moins considérables furent également offertes pour l’œuvre du développement de l’enseignement industriel en Russie de la part d’autres villes; Saratoff a donné 100,000 roubles; Nikolaieff, 100,000 roubles; Odessa, 1 million de roubles, etc.
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- Ce n’est que grâce à cet intérêt, témoigné de tous côtés à l’œuvre de l’enseignement professionnel, que le Ministère de l’instruction publique fut mis en état de donner une pareille extension à l’enseignement industriel, pendant la période de 1893 à 1898, période à laquelle se rapportent les chiffres précédents. Après s’être occupé d’abord de l’arrondissement scolaire de Moscou, centre de la plus grande activité de l’industrie manufacturière, le Ministère créa successivement des écoles techniques à l’ouest et au sud de la Russie, régions les plus riches en produits minéraux. Il s’en tient d’ailleurs, pour obtenir les meilleurs résultats possibles, à un programme strictement limité* 11 se propose de fonder annuellement, après examen attentif des pétitions des intéressés, 2 ou 3 écoles techniques secondaires, un nombre égal d’écoles primaires, de 5 à 6 écoles de métiers et d’apprentis, et environ 10 écoles primaires de métiers. L’entretien annuel de ces établissements scolaires est évalué à i,5oo,ooo roubles.
- Les mesures du Ministère de l’instruction publique, au point de vue de développement de l’enseignement industriel, ne se bornèrent pas à la fondation des écoles. Dans le but de procurer des notions professionnelles aux habitants des localités où, par suite de causes diverses, il est impossible de fonder des écoles de métiers indépendantes, on introduisit, dans de nombreux établissements d’enseignement général, l’enseignement des travaux manuels; actuellement, on compte environ 35o écoles ainsi complétées. Pour assurer le recrutement des professeurs de travail manuel, des fonctions d’instructeurs du travail manuel furent établies, en vertu du décret de Sa Majesté impériale du 2 9 janvier 1896, dans les écoles des instituteurs à Saint-Pétersbourg, Moscou, Vilna, Kazan et Tiflis, ainsi que dans les séminaires d’instituteurs à Voltcbansk, Novoboug, Belsk et Blagovechtchensk; il fut créé en outre dans les écoles d’instituteurs de Saint-Pétersbourg et de Moscou une fonction d’adjoint de l’instructeur ; une partie des élèves desdits établissements scolaires deviendront des instructeurs compétents en travail manuel pour les divers établissements d’enseignement général.
- D’autre part, le Ministère ne négligea pas l’instruction industrielle des ouvriers et artisans déjà engagés dans leur profession.
- A cette fin, il recommanda en 1898 aux curateurs des arrondissements scolaires de contribuer dans la plus large mesure à la création des cours du soir et du dimanche pour différentes spécialités, plaçant en premier lieu l’enseignement du dessin en général et du dessin linéaire théorique et pratique appliqué à divers métiers et à différentes branches d’industrie.
- Le peu de temps écoulé depuis ces premiers essais ne permet pas de se former encore une idée complète des résultats obtenus; mais ces résultats sont des plus encourageants.
- En ce qui concerne la question du développement en Russie de l’enseignement industriel féminin, nous citerons les données statistiques suivantes :
- Il existe aujourd’hui en Russie 48 écoles professionnelles féminines, 43 écoles de métiers spéciaux, cours, ateliers scolaires et écoles d’industries locales, 3 écoles culinaires et ménagères, 165 établissements d’enseignement général avec des cours de
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- travaux à l’aiguille, et enfin un cours spécial à Saint-Pétersbourg, ayant pour but de former des professeurs de travaux à l’aiguille. Le Ministère de l’instruction publique accorde pour l’entretien de ces établissements scolaires une subvention annuelle de 6,000 roubles. Tandis que les établissements scolaires professionnels pour les hommes, grâce à l’assistance matérielle de l’Etat et des institutions publiques ainsi qu’aux donations considérables de la part de différentes personnes privées, ont été créés suivant un programme plus ou moins défini, les écoles professionnelles féminines n’ont vu le jour que grâce à l’initiative privée, ce qui amène, comme résultat, certaine diversité dans le caractère de ces écoles. Ainsi, toutes les écoles professionnelles féminines existantes, indépendantes comme elles le sont, n’ont aucune base uniforme, aucun règlement, programme ou plan d’études généraux.
- Jusqu’à présent, en raison des circonstances, la direction générale de cette œuvre était à la charge de la Société (Vencouragement de ïenseignement professionnel féminin. Le Ministère de l’instruction publique s’occupe à l’heure actuelle d’élargir la compétence de la section d’enseignement technique et professionnel du Comité scientifique, en augmentant son personnel de plusieurs spécialistes d’enseignement professionnel féminin, ce qui contribuera sans doute dans une grande mesure à assurer l’unité de cet enseignement. Un projet dans ce sens vient d’être présenté au Conseil d’Etat; la dépense résultant de l’augmentation susmentionnée du personnel de la section est évaluée au chiffre de 3,6oo roubles.
- Dans l’œuvre immense entreprise par le .Ministère de l’instruction publique russe pour le développement de l’enseignement industriel, la plus grande difficulté provient de la pénurie de professeurs spéciaux, ainsi que du manque presque absolu d’ouvrages répondant aux programmes. Un crédit annuel de 16,200 roubles est inscrit au budget dans le but d’accorder des bourses aux personnes qui désirent se préparer à exercer les fonctions d’instituteur dans les écoles industrielles. Le programme d’études pour ces personnes est élaboré par la Section d’enseignement technique industriel du Comité scientifique; à la fin de leurs études, ces boursiers sont envoyés dans des établissements industriels pour l’étude particulière et pratique d’un métier, ou à l’étranger dans des écoles spéciales. Ils sont tenus d’adresser à la Section d’enseignement technique industriel du Comité scientifique un compte rendu détaillé et sont ensuite nommés, s’il y a lieu, aux fonctions d’instituteur.
- Comme nous l’avons mentionné plus haut, le Ministère de l’instruction publique a à sa disposition une somme de 10,000 roubles destinés à être distribués en primes aux meilleurs manuels pour les écoles industrielles. Le concours ouvert à cet effet n’ayant donné aucun résultat satisfaisant, on chargea des spécialistes expérimentés de la rédaction des manuels nécessaires. Malgré la durée relativement courte de cette expérience, plusieurs manuels ont déjà été publiés.
- L’exposé ci-dessus du développement de l’enseignement industriel en Russie ne serait
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 297
- pas complet, si l’on ne mentionnait les congrès organisés pendant la période 1888-1899 pour la propagation de Tœuvre de l’enseignement technique en général. On en compte trois : deux congrès généraux pour toute la Russie, convoqués par l’initiative de la Société technique impériale russe avec une subvention de la part du Ministère de l’instruction publique (l’un à Saint-Pétersbourg en 1889-1890, un autre à Moscou en 1895-1896), et un congrès composé exclusivement de directeurs d’écoles industrielles, convoqué en 1898 sur l’initiative delà section des écoles industrielles. Ce dernier congrès eut lieu dix ans après que le règlement général pour les écoles industrielles eut reçu la sanction suprême.
- Les deux premiers congrès avaient pour objet letude non seulement des questions concernant toutes les formes de l’enseignement technique (supérieur, secondaire et primaire), mais aussi l’organisation de l’enseignement dans les établissements d’instruction générale qui ont pour but de former le contingent nécessaire des professeurs pour les écoles industrielles. Le dernier congrès portait un caractère strictement spécial et ne s’occupait que des établissements scolaires industriels que nous venons d’étudier. Les procès-verbaux, l’échange des opinions à ces congrès contribuèrent à faire connaître au Ministère de l’instruction publique tous les besoins de l’enseignement industriel et lui fournirent des indications précieuses pour la direction ultérieure de cette œuvre si importante pour la Russie. Les vœux émis par ces congrès ont été pris en considération par le Ministère, et beaucoup d’entre eux furent réalisés. Citons la publication du Recueil de matériaux sur l’enseignement industriel, dont la publication fut recommandée par le premier congrès. Ce recueil comprend non seulement tous les décrets et mesures du Ministère de l’instruction publique, se rapportant à l’enseignement industriel depuis Tannée 1881, mais aussi tous les renseignements sur l’organisation des écoles industrielles, sur l’état de ces écoles, les comptes rendus des boursiers, les rapports des personnes déléguées à l’étranger; il donne, en un mot, un tableau complet de l’état actuel de l’enseignement industriel en Russie. Le Ministère se propose de transformer prochainement ce recueil en une édition périodique consacrée à l’enseignement technique.
- Les tableaux statistiques suivants donnent, pour les différentes écoles techniques dont il a été question ci-dessus, le nombre des élèves et les ressources dont chaque établissement dispose.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Écoles techniques secondaires B.
- P es Or, © H n ^ 00 RÉPARTITION DES ÉLÈVES PAR SECTIONS. C/3 P U U f. CO C£3
- P es © P m © K DÉSIGNATION DES ÉTABLISSEMENTS. © P U ÿr, < P 00 p £ •*" C S 3 © Sr. a C' 1 X O Z 0 s 1 ARCHITECTURE. 1 H £ 'W es S I P V) © * C/3 W > R E S S 0 U R C ] TOTALES (1). (Roubles.)
- 1 Alexandrovsk II U // U II II II // Il
- 2 Ecole privée de MM. Wawelberg et Rothwand, à Varsovie. . . . 1895 ao4 i73 n U II 31 II n
- 3 Vilna II II II II n II II n n
- 4 Ecole des coloristes à Ivanovo-Voznessensk 1896 29 II 2 9 n n II n 13,995
- 5 Irkoutsk 1889 194 19 4 // n n i n 6i,5oo
- 6 Kazan 1897 15a 8 a 70 n 0 II n 33,067
- 7 Kassimow 1896 i58 158 // n // II 11 13,187
- 8 Komissarow, à Moscou 1886 766 766 11 n n U 260 135,i 48
- 9 Ecole Th. V. Tchigeoff, à Kostroma. 1897 69 69 u n n n u 67,874
- 10 Krasnooufimsk 1896 164 // 131 33 n II 60 61,6.59
- 11 Ecole de l’industrie manufacturière , à Lodz 1869 458 458 II // u II II 44,457
- 12 Moscou 1898 6a 6 a // // n u II 8,815
- 13 Nijni-Novgorod 1896 76 76 U u u II II 3a,731
- 14 Novozybkow n ft II U n n II II u
- 15 École de l’usine métallurgique, à Perm 1896 &7 // n // 57 // 5o 27,887
- 16 Rostow-sur-le-Don II // II n u // II II u
- 17 Saratow. // n II // u // u U 11
- 18 Taganrog // // II // u n II u n
- Totaux a,38ç) 2,o38 a3o 33 5 7 3i 370 500,270
- O Y compris les subventions de l’État, des villes, des zemstvos, les rentes, les rétributions d'élèves, les produits de ventes d’objets confectionnés, etc.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 209
- Écoles techniques primaires n° 1.
- , O h y. © DÉSIGNATION DKS KTAIÎLISSKSIENTS. 5c © S © «fl U S cô 05 k- OC O “ tim £ 65 -e RÉ ui S C' PARTIT PAU ION DE SECTK O 6 S ÉLÈ\ )NS. S rES CS H U es < en iü • 43 g H “ vr, '£ ! ^ "W J RESSOURCES TOTALES.
- 1 a. Du type normal. Ecole Pierre Ier, à Arkhangelsk.. 1893 * 9 ^ 95 tt tt II tt 60 30,395
- 2 Ecole Alexandre III, à Bakou.. . 1896 54 54 n tt tt tt tt 4o,8o6
- 3 Briansk 1890 98 98 n tt tt tt tt 30,346
- A Ecole privée de E. V. Svetsimski, à Varsovie . 1896 309 100 45 tt tt 64 100 34,997
- 5 Ecole Bazanov, à Viazniki 1898 19 19 tt tt tt // // 1 2,84o
- 6 Ivanovo-Vosnessensk 1894 13o 13o // R tt a tt 23,6o4
- 7 Kazan 1897 tt 11 // n n a tt u
- 8 Ecole Th. V. Tchigeoff, à Kos-troma 1894 tt tt // tt tt u u n
- 9 Marioupol tt tt n // tt tt a II u
- 10 Maïkop tt tt tt n u tt a u n
- 11 Ecole Alexandre III, à Omsk..... 1890 91 91 a n n n tt 37,654
- 12 Ecole d’Okhta, à Saint-Pétersbourg 1897 76 76 // u « u 1 o4 4i,i36
- 13 Rybinsk 1897 78 78 // tt tt tt Go 33,496
- là Saint-Pétersbourg 1898 s5 // s5 tt tt n tt 7,980
- 15 Iaroslavl tt tt // tt tt n // u u
- 16 1). Règlements spéciaux. Ecole Th. V. Tchigeoff, à Kolo-griff. 1892 67 tt tt 67 tt a 130 26,664
- 17 Ecole Goubkine, à Koungour... 1883 129 139 tt // tt H 100 43,675
- 18 Nijné-Taguilsk 1896 69 // II tt 69 n II 19,755
- 19 Ecole sous la haute protection de l’Ataman de tous les cosaques, à Novotsherkask 1890 i3s 13-a U u tt tt 75 23,490
- 20 Ecole de métallurgie de Tou-rinsk 1890 118 n N tt 1 18 tt u 4,ooo
- Totaux 1,090 1,003 70 67 187 64 64g 379,338
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- 300
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Écoles de métiers n° 2.
- (Type normal.)
- a es G es o h fn o es LO >r, DÉSIGNATION des Établissements. 2 O £ © a m > oo a q as RÉ 6 g » a SC es ss 5 | £ | S 1 | PART 3 SS û 1 TI ON PAR SE es g e 0 DES CTIOXS. 0 0 ÉLÈV O û CS fc“ ES H H ES H ci RESSOURCES TOTALES.
- 1 Batoum 1894 65 43 8 H il 14 n 19,986
- 2 Bakhmout 1890 1 2 1 1 o5 16 // il il // 13,270
- 3 Blagovechtchensk 1890 // // // // u n // II
- 4 Ecole privée de Külm, à Varsovie. 1890 1 02 89 13 U II n H 7,800
- 5 École N. A. Terechtchenko, à Gloukhow // // // H II II II U II
- 6 Ecole Mikhaïlovskaia, à Elizavet-pol 1893 43 34 n II 9 II II 36,5oo
- 7 Zlatooust 1895 72 63 9 II // II II 11,960
- 8 Klintsy 1895 92 84 8 II II n II 11,960
- 9 École Th. V. Tchigeoff, à Makariev. 1892 80 74 1 5 u u H 160,000
- 10 École A. F. Kouchakévitch, à Niégine 1895 71 5? 1 4 // il il n 1 ' ,960
- 11 École municipale d’Odessa 1892 84 76 6 n il n 2 *7’987
- 12 Orenbourg 1894 88 88 // u n n u 12,870
- 13 Pavlovo 1895 48 48 il n u n // 13,910
- 14 Petrozavodsk 1896 68 68 // // u n n 11,960
- 15 Rostow-sur-le-Don 1896 96 68 28 // n u n 14,5o5
- 16 Sapojok 1896 71 5a 19 // n a Ü 11,960
- 17 Tachkent 1897 70 59 11 n n n n 17,94°
- 18 Tomsk 1896 93 72 21 u » // // 11,960
- 19 Toula 1894 78 70 8 n n // // 1 G969
- 20 Tsaritsyne 1896 79 66 13 il n // 11 11,960
- 21 Teinta (Sibérie orientale) 1896 if // // il a n a II
- 22 École Th. V. Tchigeoff, à Tchou-khloma 1896 /l2 4a II 11 u // u 24,743
- Totaux i,463 1,268 175 5 9 i4 2 291,190
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE,
- 301
- Ecoles primaires des arts et métiers n° 3.
- NUMÉROS D’ORDRF.. 1 DÉSIGNATION DES ÉTABLISSEMENTS. O H fi ’üT, c fi vs ÎE ui £ % fi OC “ Ui a ® CS ~ c RÉ x x VC CS g if. o c s e ü w o o - U. Eh K « * « “ « “ s ë part SS g CS CT SS o a fr- M x a g 2 S ITION PAR SE en a J SS O X a u a 0 u. DES CTIONS. O 9 3 *< TISSERANDS EN SOIE. 1 L., < ES H 5 H CS CS &a es E- E c. RESSOURCES TOTALES.
- 1 École Alexandrovskaïa, annexée à
- l’école technique secondaire. . // // II II Il // // // n
- 2 École Alexaiidrovsk-Grouschevs-
- kain 1898 n 18 II // U II n 11
- 3 Azoff 1890 3i 3i II U II II U 2,770
- 4 École de Bakou, annexée à l’école
- technique 1896 13o i3o U II n II n n
- b École technique Bolschessolskaïa. 1879 6o 35 10 // n II 10 4,628
- 6 Bogorodsk 1898 // II II II n n u u
- 7 Bogoutcharsk
- 8 Briansk // II II II If n n u n
- 9 Bouinsk
- 10 Bougoulminsk 1896 33 24 9 II u u n 3,770
- 11 Bykhoff 1896 // II h U n n u //
- 12 École Worontsovo - Alexandrovs-
- kaïa 1898 20 20 h H // n n 2,770
- 13 Gorbatow
- 14 Grigoriévetskaïa H H II II II n n n n
- 15 Ditiatkovskaïa
- 16 Douvanskaïa 1898 13 9 4 U n n 11 2,770
- 17 Ekaterinodar 1897 *7 J7 fl U n u u 4,77°
- 18 Zakatalsk 1897 5o 2 3 27 n u n n 14,091
- 19 Kagarlyk-. II II II II n n n n //
- 20 Bazamy-Karboulnksk 1897 18 fl II ti n n u 2,770
- 21 Kamychin II ii II II n n // u U
- 22 Kirjatch 1898 64 64 II u n H n 2,770
- 23 Kozelsk 1884 // II II n n II u n
- A reporter 446 37i 60 n u u i5 40,109
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- 30*2 EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- « A es A S ÜT, DÉSIGNATION DKS ÉTABLISSEMENTS. ANNÉE DE LA FONDATION. CO W 'S i A CO A « A 2 * ^ O K RF © r? CS » S S 0 “ ta, H 3 i i 2 S M s 1 i es s* PART a c S H W ». 5 g © a ITI 0 N PAR SE a a 0 a © DES CTIONS. 3» © © ÉLÈV © Q H ES Ë os es RESSOURCES TOTALES.
- Report 446 37- Go II II // i5 40,109
- 24 Krassnooiilimsk 1887 8 8 II fl 8 U II 2/100
- 25 Kiew II n n // U n II n n
- 26 Lyskovo 1898 11 n 1 1 U u n II 2,770
- 27 Marioupol fl // II II II n II n II
- 28 Mélékés 1898 ad // 23 n H II n 2,770
- 29 Miask // II u n II n II n II
- 30 Nijni-Novgorod II II n // II u U n II
- 31 Novorossiysk 1897 a 6 a 5 1 II n II n 4,ooo
- 32 Nolinsk..
- II // . n n II n II u //
- 33 Olkouche
- 34 Orel 1896 4 a 4 a n II n n n 2,770
- 35 Podolsk 1898 15 1 5 u U u n H 2,770
- 36 Piatigorsk 1897 a 3 2 3 u n n u B 2,770
- 37 Ecole de Rybinsk, annexée à
- l’école technique primaire.. . . 1897 3 a 21 11 u H n n II
- 38 Roslavl II II // 11 n II u n fl
- 39 Romanovo-Rorissoglebsk // // II u // II u n II
- 40 Samara 1896 27 22 5 n n n n 2,770
- 41 Sarapoul 1897 1 2 12 n n n u n 2,770
- 42 Serpoukhoff. 1896 54 4? 7 u n il n 2,770
- 43 Simsk 1898 17 *7 a u u II u 2,77°
- 44 Staro-Bouiansk 1898 28 16 12 u n u n 2,770
- 45 Temriouk 1897 20 11 9 u n II • n 2,770
- 46 Oust-Kiscliortkaia 1897 2.3 a3 // n n u u 2,770
- 47 Tcbistopol 1896 28 22 G n n n n 2,770
- 48 Iouriévetsk // II // u n /' u n //
- Totaux 843 6^5 145 u 8 u 15 72,519
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 303
- Ecoles d’apprentis des arts et métiers n° k.
- es DÉSIGNATION DES ÉTABLISSEMENTS. © H îO fa ^ ce RÉPARTITION DES PAU SECTIONS. ÉLÈVFS 75
- es O A © CS U» © fa fa A fa ; sr. *4 fa CO A « « 3 >5 O g en » es S s 3 M O O r u. h i 1 | * s » CS g M </) es 33 U a s 0 a H W ** W CA Û - O 2 a CS a u: a 0 0 ? 0 K O es 3 H O VS bS 0 H h M H es w H û. RESSOURCI TOTALES.
- 1 Ananiew 1897 58 45 i3 // II II Il 7,404
- 2 École de S. A. I. le Grand-Duc Nicolas Mikhaïlovitcli, à Bor-jom 1895 38 21 17 If II II II 8,15o
- 3 Borissow n il fl II II fl // U II
- 4 École de la princesse M. K. Teni-clieff, annexée aux usines de Briansk, à Béjetsk 1893 100 80 14 II H If II 8,55o
- 5 Ieïsk .*7 1890 48 3e 10 II n n n 7,965
- 6 Zadonsk 1896 08 5i 17 II n n t 7,465
- 7 Kambary 1890 5 o 41 9 II // n n 7,465
- 8 Minsk 1890 04 fi9 i5 II // n n 7,465
- 9 Ecole de la Société des manufactures Prokhorovskaïa-Triokli-gornaïa, à Moscou 1885 107 4o II // // u n 14,4oo
- 10 École des membres temporaires et à vie des corps de métiers, à Nijni-Novgorod 1895 51 H 51 II // n u 6,5oo
- 11 Odessa 1898 22 18 4 n // n u n
- 12 T ver 1877 89 54 35 n u 11 11 7,45o
- 13 École de Totma-Pétrovskaia, pour la fabrication des jouets II II II // n n n n II
- 14 Khonsk 1898 8 // 8 // n n u 7,465
- 15 Ouralsk 1896 84 20 04 // n n n 12,725
- Totaux 787 524 2 03 // n n u 128,589
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- 304 EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Ecoles INDUSTRIELLES DE différents genres ayant des règlements spéciaux n° 5.
- NUMÉROS D’ORDRE. DÉSIG NATION DES ÉTABLISSEMENTS. '<> ’tr. C X ^ oc “ os CC C a Sû 2 'r> RL O a vT ^ -“ 5 o £ u. H a J3 £ 5 S w ~ es ' » 2 es « PART a 11 v. a “ § S 1T10 N I‘All Sh a 0 a C DES CTIONS. O C ÉLÈ V C w a H ES H a H e w P u R E S S 0 U R CES TOTALES.
- 1 Ecole primaire des arts et métiers, à Arkhanguelsk 1895 90 1 0 9 1 // II II 11
- 2 École municipale des arts et métiers de S. M. l’Empereur Alexandre II, à Astrakhan. . . École des arts et métiers, fondée par la Société de bienfaisance, à Astrakhan Ecole des arts et métiers de M. Konarsky, à Varsovie 1874 // II // II II II U II
- 3 4 1897 88 8o 8 II II II u l8,06l
- 5 Ecole des arts et métiers du comte Loris-Melikolf, à Vladi-kavkaz 1880 ÎOO 75 9/1 G n II II 97,679
- G Ecole primaire et des métiers de la Société de bienfaisance, à Vladimir 1882 151 5 e 58 u n 41 H 10,090
- 7 Ecole des arts et métieis de I. V. Maltsoff, à Vladimir 1885 i37 88 h r n n n 90,000
- 8 École des arts et métiers du Zemstvo de Viatka 1888 Go Go II it U n u II
- 9 Ecole des arts et métiers Alcxan-drovskaïa, à Grodno 1890 7/i 5 G 18 n II II H 1 9,004
- 10 École israélite des arts et métiers, à Dvinsk 1887 9:5 G5 3o 0 II n n G,000
- 11 Ecole des arts et métiers pour les Caraïmes de Salomon Cohen, à Eupatoria 1895 3G i !) 1 7 n n il n •2,700
- 12 Ecole des arts et métiers, à Irbit 1877 0 Il il n n II 11 II
- 13 Etablissement d’éducation et d’enseignement des arts et m é tiers de N. P. Trapeznikolf, à Irkoutsk. 1897 Go 7 45 8 n II u 34,Goo
- 14 École primaire d’agriculture d’Ignace Karpia, à Iohaniche kelskaïa // U II n // u II n U
- 15 Ecole des arts et métiers Alexandre, à Kazan 1881 7 G 5o 9 0 G u II n 13,i 58
- A reporter 9°9 56a 278 91 u h 1 u i4ç),9i5
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 305
- NUMEROS D'ORDRE. désignation DES ÉTABLISSEMENTS. y, O H *4 fi Z O Su &3 fi Z y. <Z> us fi CO »* a fi a £ c z
- H) Report Ecole des arts et métiers, à Kertcli. 1884 Q03 46
- 17 Ecole des arts et métiers Alexandre, à KischinelT 1881 Ce
- 18 Ecole des arts et métiers Alexandre, à Kieff 1890 1 2 0
- 19 Ecole des arts et métiers de Kern issarow, à Kotelniki 1871 44
- 20 Ecole des arts et métiers, à Kor-soun 1896 4o
- 21 Ecole des arts et métiers de T. 1. Stchegolew, à Krasnoïarsk . . . 1873 45
- 22 Ecole des arts et métiers, à Lébé-dine 1879 2 5
- 23 Ecole des arts et métiers, à Matchkas 1892 35
- 24 Ecole de serruriers de la Société pour la propagation des connaissances techniques, à Moscou.. 1881 56
- 25 Ecole de meunerie de la Société Antoine Erlanger, à Moscou. . 1894 46
- 26 Ecole des arts et métiers de Kou-Jibine, à Nijni-Novgorod 1897 i 84
- 27 Ecole des arts et métiers, annexée à l’Orphelinat municipal, à Odessa 1892 18
- 28 Ecole israélitc des arts et métiers de la Société tfLe Travail» (Troud), à Odessa 1874 2 2 2
- 29 Ecole des arts et métiers de la Société russe de navigation et de commerce, à Odessa 1866 çi3
- 30 Ecole de contremaîtres des travaux publics, à Odessa 1891 96
- 31 Ecole des arts et métiers, à Pol-tava 1886 145
- 32 Ecole des arts et métiers, à Pou-tivl (Maklakoff) 1886 80
- 33 Ecole des arts et métiers de F. I. Chvetsoff, à Penza 1884 II
- A reporter Ou. 1. — Cl. 6. — T. II. 2,264
- RÉPARTITION DES PAU SECTIONS. ÉLÈVES RESSOURCES TOTALES.
- © Lj a w « © 5 0 0 - a. H S 5 « » => - es w S a « C » H - as V, Q 3 2 w FONDEURS, MOULEURS. 1 0 0 s < TISSERANDS EN SOIE. H SS ai « H Cl
- 562 278 21 n 41 II 14g,315
- 35 11 // n // II io,356
- 36 26 // n II II 9,4e4
- 80 45 n // H n 38,22g
- 44 // u n // n II
- 27 13 // n // u 6,179
- 36 9 // n II H 8,186
- 11 1 4 H n II H U
- 22 i3 n u II II 3,643
- 56 II u n II U II
- 46 II n n u II n
- i56 II 28 n n u 98,979
- n 1 // u u n 9,402
- i64 37 3i u u II 34,o5o
- 9'5 n fl II » II 5,ooo
- 96 u n II n II 4,485
- 106 32 1 II n II 29,300
- 60 20 n n n II 10,876
- II // n n u n II
- 1,647 48g s? n 4i n 337,324
- 2 O
- lUMU&JUUfc KATJOS4LË,
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- 306
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- PS O cn Cx2 V RÉPARTITION DES PAU SECTIONS. ÉIÆV K S C/2
- A CS O O Cf} O CS E3 -S DÉSIGNATION DES ÉTABLISSEMENTS. O fs. ü3 A E£ ÎE *< A 00* A « u E K ca 3 S O Ï5 0 a C5 03 ^ K SS CO U CS es es ta 03 0 O 5 ï fr D (1) ta g es « g g es es w a a MENUISIERS, TOURNEURS, l MODELEURS. 1 es a U 0 a a 0 u* S O O 3 O W C 3 ? H ES g H W H ES 3 Cl. O * s 0 s C/2 C C/2 H U
- 34 Report Ecole des arts et métiers, annexée aux Forges et chantiers de la Baltique, à Saint-Pétersbourg. 1880 2,204 13o 647 13o 48() U 87 II // // // Il n 337,324 II
- 35 École d’imprimerie, à Saint-Pétersbourg 1884 96 II // 9 6 II // u 6,410
- 36 Ecole de contremaîtres des travaux publics de la Société impériale technique russe, à Saint-Pétersbourg 1874 86 86 // // // n n 10,000
- 37 École des arts et métiers de la Société impériale technique russe, à Saint-Pétersbourg.. . 1878 i3o 78 52 II II n u u
- 38 Classes de librairie, à Saint-Pétersbourg 1894 Oo 60 If II II u n II
- 39 École d’ouvriers électrotechniciens, à Saint-Pétersbourg.. . 1896 8a 82 II II II u n H
- 40 Atelier d’études, annexé à l’usine de Poutiloff, à Saint-Pétersbourg 1897 i4o 102 38 fl II n u fl
- 41 Cours de dessin et de dessin linéaire pour les apprentis, à Saint-Pétersbourg 1898 53 53 // II II 1. 11 II
- 42 École des arts et métiers de la Société des artisans de la ville de Riga, à Riga 1872 749 7^9 // II // n n 16,868
- 43 École des arts et métiers (sections de serrurerie et de menuiserie ), à Riazan 1875 io5 70 35 U II u n 20,000
- 44 Ecole des arts et métiers Alexandre, à Saratov 1889 413 279 9 A 4o II u // 70,1 60
- 45 École des arts et métiers du Zemstvo de Saksagane 1894 26 15 11 // U u // 5,100
- 46 École des arts et métiers de M. V. Lebedeff’, à Sirnbirsk.. 1895 20 1 2 8 n U u // 4,i 36
- 47 École de coupe et de couture pour femmes, à Sirnbirsk 1889 106 U II u fl 106 // 2,189
- 48 École-asile des arts et métiers de P. et A. Gousseff, à Slobodsk. 1890 // II II n II n u //
- 49 École des arts et métiers du Zemstvo, à Smolensk 1878 1 22 76 // // fl u 1 11,000
- A reporter 3,58a 2,43<j 772 223 n xh'j 1 483,187
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-
-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 307
- 3 h ’f. DÉSIGNATION DES ÉTABLISSEMENTS. ANNÉE DE LA FONDATION. NOMBRE D’ÉLÈVES A LA FIS DE 1898. RÉ î. i g s *• 63 Z t/3 53 tS es es £> aa 0 0 2 S. H § es “ s5 M “ ” g g S 1 M OT PART 2 U à en 0 ^ H W a 1 aa 53 B 60 3 ITION PAR SE 2 & aa -3 ta O SI « 5 Q 6 u. DES CTIONS. M O 6 es ÉLÈV O 5 W û BS Ù3 c/3 H ES H H M M es H K S C. RESSOURCES TOTALES.
- Report 3,58a a,439 772 aa3 II 147 1 483,187
- 50 Ecole des arts et métiers Michel,
- à Stavropol 1883 53 53 n U n II II 6’777
- 51 Ecole des arts et métiers de la
- veuve du Conseiller d’Etat ac-
- tuel D.A. DemenkofF, à Staro- '
- bclsk 1893 37 37 a II n II II 3,163
- 52 Atelier modèle des arts et métiers,
- à. Tamboff 1885
- 53 École municipale des arts et mé-
- tiers, à Tiflis 1880
- 54 École des arts et métiers cl’Eu-
- graphe et Eupraxic KoroIefF,
- à Tomsk 1883 / U // u II u II II 4a,634
- 55 Orphelinat de J. A. NiemtchinolF,
- à Troïtskosavsk.. 1885
- 50 Ecole paroissiale Alexandre des
- arts et métiers, à Oufa 1878
- 57 Ecole municipale des arts et mé-
- tiers, à Kharkoff 1886 13o 13o // II n n 11 1 3,000
- 58 Ecole des ar ts et métiers Alexandre,
- à Tchernigoff 1888 3a 3a 11 II u u il 3,8oo
- Ecoles des arts et métiers Alexan-
- dre dans le gouvernement de
- Kharkoff :
- 59 Bélopolie 1893 U // // II n u U //
- 00 Yalki 1895 i3 6 7 II n n II 3,000
- 61 Voltchansk 1890 5o a4 20 1} n u tf 4,337
- 02 Zmileff 1891 33 23 10 II u n II 5,200
- 03 Krasnokoutsk. 1893 4 a 27 15 n n a II 3,700
- 04 Koupiansk 1893 a a 2 2 // 11 n n II u
- 05 Novo-Pskovsk 1893 28 1 5 13 n n u II u
- 00 Chtépovsk 1893 a G 18 8 u u n II 3,300
- 07 Akhtyrka 1893 .‘’o *7 i3 u H n II. a,5oo |
- Totaux 4,078 a,843 804 2 2.3 n i47 1 574,998
- Totaux généraux pour les écoles
- secondaires et primaires... 10,940 II il // . n u II 1,940,904
- 20 .
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-
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- 308
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Nous décrirons successivement, à titre d’exemple, quelques-unes des écoles appartenant aux diverses catégories ci-dessus.
- École des industries et manufactures de Lodz (Catégorie B). — Le gymnase réai allemand de Lodz a été transformé en i86cj en une Ecole supérieure de métiers qui, à son tour, a été transformée à partir du ier juillet i88q en une Ecole des industries et manufactures destinée à donner à ses élèves, en meme temps qu’une instruction générale, les connaissances théoriques et pratiques spéciales concernant le façonnage mécanique et chimique des matières textiles, connaissances nécessaires aux techniciens destinés à devenir les collaborateurs immédiats de la haute administration industrielle.
- TABLEAU DES HEURES DE LEÇONS ET TRAVAUX.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. CLASSES. TOTAUX.
- I" 3" h* 5° 6” y
- md. cl2). in 11). cl2). md. CH. md. | c I2).
- Religion 2 2 2 1 1 10
- Langue russe f) 5 5 3 3 3 2 8
- Mathématiques A 6 G G 5 5 n Il 3 2
- Langue allemande r> 5 A 0 \ U H 2 2
- Géographie 3 2 2 3 // II II II n 10
- Histoire II 2 2 2 3 n II n 11 9
- Histoire naturelle 2 2 2 2 II n n n 10
- Physique II II // 3 l 3 2 1 1
- Chimie // // // A II 5 II 5 u n A iA
- Mécanique II // II II A 2 A 2 A u 12 A
- Technologie chimique // // U II n II II // II 5 II 5
- Teinture II n II II n II II 3 n 3 U 6
- Tissage et filature II II II II II fl A n A u 8 n
- Technologie mécanique II // II II 2 II 2 u n n A .1
- Calligraphie 2 1 1 II II II u A
- Dessin A A A A 2 2 2 2
- Dessin linéaire n 2 2 A A » A 2 a
- de laboratoire chimique. . . . n // U // 2 10 II 1 0 II u 2 2 0
- i de chimie appliquée // // // II II G II G II u // (i
- Travaux / de teinture // // II II II II II II II 9 G II 26
- I dans les ateliers mécaniques. // II H H 8 II G U iG II 3o II
- \ dans l’atelier de tissage.... // II II II II II 10 U 10 n 20 u
- Totaux.. 28 3i 82 35 A2 A3 A 6 AG AG A 6 206 261
- d Section des mécaniciens. — I2) Section de.; chimistes.
- 11 ressort du tableau des leçons ci-dessus que, pendant la période de sept ans qu’embrassent les cours de l’école, quatre années sont consacrées aux branches générales.
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- 309
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- Outre les brandies générales, les trois dernières dasses comportent encore des branches spéciales et des travaux de laboratoire et d’atelier. Chacune des classes supérieures se divise en section mécanique et section chimique; dans la première, le programme comprend surtout la mécanique et les travaux cl’atelier; dans la seconde, la chimie et les manipulations chimiques.
- Le corps enseignant se compose de a5 personnes; le chiffre des élèves est de 433, se répartissant en G classes, subdivisées elles-mêmes en division fondamentale et division
- École des coloristes d’Ivanovo-Wozniéssensk (Catégorie B). — L’École des coloristes, ouverte en i.8(j6, est un établissement moyen pour l’enseignement de la chimie, industrielle; l’enseignement porte spécialement sur l’étude de la teinture et de l’impression des tissus de coton.
- Le cours dure quatre ans. Branches principales de l’enseignement : chimie organique; chimie inorganique; chimie analytique; construction des machines; technologie générale; technologie de la teinture et de l’impression des tissus de coton. Travaux dans les laboratoires : préparation des extraits tinctoriaux, laques, mordants, etc.; blanchiment, teinture, impression et apprêt des tissus de coton.
- L’école possède : i° des laboratoires d’analyses qualitative, quantitative, titromé-trique, organique et technique; 2° des ateliers techno-chimiques avec des locaux spéciaux pour la teinture, l’impression et l’apprêt des fds et des tissus de coton.
- Les élèves ayant terminé les cours de l’école reçoivent, après six mois d’occupations pratiques dans les fabriques, la dénomination de techniciens-spécialistes pour la teinture et l’impression des tissus de coton.
- École professionnelle d’Ivanovo-Wozniéssensk (Catégorie C, type î). — Dès la fin du xvie siècle, les habitants du village d’Ivanovo-Wozniéssensk s’occupaient de la décoration des tissus de coton au moyen de couleurs.
- Leur industrie consistait à peindre les étoffes, à la main; ils se servaient de couleurs à l’huile.
- Cette industrie se transforma et se développa peu à peu, et aujourd’hui la ville d’Iva--novo-Wozniéssensk, peuplée par 58,ooo habitants, donne du travail dans ses filatures et fabriques d’indiennes à près de 2 5,ooo ouvriers.
- Le but de l’école professionnelle créée dans cette ville en 189/4 est d’enseigner aux élèves les connaissances théoriques nécessaires pour exercer leur activité dans les ateliers de mécanique et de les exercer au travail des métaux. Le programme d’enseignement comprend, en outre, tous les sujets élémentaires indispensables à leur développement intellectuel.
- La durée des études est de cinq années. Les connaissances théoriques se répartissent sur les 5 cours ou classes.
- Les cours commencent le icr septembre. Sont admis à la première classe des enfants
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- ayant de îa à i 3 ans, munis d’un certificat d’études primaires obtenu dans une école inférieure, après avoir subi un concours.
- Le nombre réglementaire d’élèves dans la première classe est de ho.
- Les connaissances exigées pour l’admission sont :
- /
- IJ arithmétique : calcul; problèmes sur les quatre règles fondamentales; connaissance des poids et mesures russes ;
- La langue russe : lecture courante, lecture expliquée; une dictée d’ortbograpbc.
- Le prix d’écolage est de a6 fr. Oo par an.
- Suivant les classes et les sujets d’enseignement, les leçons se répartissent comme suit :
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. NOMBRE D’HEURES PAR SEMA CLASSES. INE. TOTAL.
- 2” 3' à‘
- Religion 2 2 1 i î 7
- Langue russe. . . fi * 3 3 U // 10
- Histoire 2 2 U n // fi
- Géographie 2 2 u n // fi
- Arithmétique 6 fi 1 n n
- Algèbre élémentaire // 2 2 23
- Géométrie élémentaire u 3 3 ,!
- Physique élémentaire n // 3 h 2 9
- Mécanique élémentaire. n fl // h 3 7
- Eléments et organes des machines u // U 3 3 6
- Technologie du bois et des métaux H il 2 2 2
- Technologie des matières textiles n H 2 2 2
- Dessin 3 fi fi // // 11
- Dessin industriel 3 3 fi 6 6 22
- Travaux d’atelier 20 20 20 22 9 9 1 1 1
- Totaux fia fit) fia ' fi 6 fi8 226
- A la fin de l’année scolaire ont lieu des examens qui durent deux.jours dans la première classe, huit jours dans la seconde, dix jours dans la troisième, quinze jours dans la quatrième et vingt jours dans la cinquième ou dernière classe.
- Après les examens, on reprend les travaux dans les ateliers auxquels les élèves consacrent, suivant qu’ils sont de iro, fic, 3e, hB ou 5e classe, quarante, trente-deux,
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 311
- trente-cinq, trente-sept ou quarante-cinq jours, sur le pied de quatre heures par
- j°ur-
- Dans les ateliers de lecole sont enseignés les métiers suivants : menuiserie, modelage, fonderie, forge, tour, tissage; surveillance et conduite de la machine à vapeur et de la chaudière de l’école.
- Voici dans quel ordre se fait l’enseignement pratique :
- A la première classe, on donne des notions de menuiserie et de tour sur hois. Dans la deuxième et la troisième classe, on apprend l’ajustage et le travail des métaux. Dans la troisième classe, on consacre environ trente jours au moulage de la fonte, après quoi les élèves sont mis au modelage et s’occupent pendant quarante à quarante-cinq jours à faire des modèles qu’ils sont alors mieux à même de comprendre et d’exécuter, ayant pratiqué le moulage. Dans la quatrième et la cinquième classe, les élèves retournent à l’ajustage et sont exercés au travail des machines-outils et au-montage des machines et métiers. En outre, ils apprennent dans une sixième classe à fabriquer des outils, tels que mèches américaines, alésoirs et fraises; ils consacrent dans cette classe cent quarante heures à apprendre le tissage et cent soixante heures à la forge. A l’atelier, les travaux de tissage servent principalement à éclairer la technologie des matières textiles.
- Avant de fabriquer les machines et outils, les élèves préparent d’abord les dessins d’exécution. Les pièces de fonte et les grosses pièces de forge viennent du dehors. Les travaux des élèves consistent à faire le traçage suivant dessin, à travailler les pièces à letau, sur les machines-outils, à en opérer le montage. Les engrenages sont taillés sur la fraiseuse par les élèves, qui préparent eux-mêmes leurs fraises.
- Après avoir terminé leurs travaux d’atelier, les élèves des classes supérieures sont placés pendant deux semaines dans une usine pour se perfectionner. Ils sont occupés aux machines-outils ou dans des ateliers de dessin, suivant que l’un ou l’autre de ces travaux présente pour eux plus d’intérêt. La plupart des fabricants leur accordent un salaire.
- Enfin les élèves de la cinquième classe font des excursions scientifiques dans des usines et fabriques, sous la direction des professeurs et du directeur. En 1899, les élèves ont visité Nijni-Nowgorod.
- Une partie des produits fabriqués par les élèves trouve sa place dans les ateliers de l’école; l’autre, et spécialement les machines-outils, est mise en vente. Dans ce but, l’école organise tous les ans, au mois d’octobre, une exposition des ouvrages, que le public vient examiner.
- En 1889, l’école a réalisé la somme de 5,320 francs par la vente de ses produits. On comptait en vendre, en 1900, pour 7,980 francs.
- Les recettes sont employées à l’entretien de l’école.
- D’après le plan d’études cité plus haut, on peut voir que les élèves passent à l’école
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- 312 EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- environ huit heures par jour. Cette circonstance impose ;\ l’école le devoir de se préoccuper de l’éducation morale des élèves.
- Dans ce but, on a créé à l’école une bibliothèque composée d’ouvrages des meilleurs classiques russes et étrangers. En outre, on organise, une ou deux fois par an, des soirées pour la déclamation, par les élèves de morceaux choisis de littérature. A ces soirées sont invités les parents et les notabilités de la ville.
- BUDGET DE L’ECOLE.
- Recettes.
- f de l’Etat.......................................... 53,466 francs.
- Subside..............< de la municipalité.................................. 6,65o
- ( des fabricants...................................... 2,660
- Vente des produits de l’école............................................ 3,724
- Total........................... 66,5oo
- Dépenses.
- ! du directeur (logé dans l’école)........... 5,o54 francs.
- 1 des professeurs............................. 23,647
- . ] du médecin................................ q58
- Appointements....{. t , r „
- 1 J du comptable.............................. 1,69b
- [ des chefs des ateliers.................... 5,000
- \ des contremaîtres........................... 11,000
- Bibliothèque et objets d’enseignement............................ 2,39 4
- Matériaux et outils................................................. 4,576
- Fournitures de bureau............................................ ç)31
- Entretien de l’école............................................. 11,344
- Total
- 66,5oo
- Les élèves appartenant à la classe la plus pauvre de la population, beaucoup de familles ont de la peine à entretenir leurs enfants durant les cinq années d’études. Pour parer à celte difficulté, les fabricants de la place ont versé à la caisse de lecole une somme de 96,600 francs dont les intérêts (environ 1,06/1 francs) sont distribués aux élèves les moins fortunés. En outre, 011 entretient à lecole, aux frais des fabricants, un réfectoire dans lequel une cinquantaine d’élèves reçoivent tous les jours un déjeuner composé de deux plats.
- Les industriels d’Ivanovo-Wozniéssensk attachent la plus grande importance au bon fonctionnement de leur école technique et se montrent généreux à son égard; en 1899, ils ont versé pour sa construction 665,000 francs; ils ont en outre contribué pour 939,400 francs à la création dé l’Ecole des coloristes. (Voir ci-dessus.)
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 313
- En 1 8 c) c), le nombre des élèves a été de 1/18, qui se répartissaient par classe comme suit :
- l,c classe........................................................... l\k élèves.
- 2e classe........................................................ h î
- 3 e classe........................................................ a G
- ûc classe........................................................ 18
- 5° classe............................................................ 19
- Total .............................. 148
- L’entretien d’un élève pendant une année revient à /135 fr. 60.
- La première promotion a eu lieu au mois d’août 1899. Tous les élèves ayant terminé leurs éludes ont trouvé à se placer dans des usines, où ils gagnent pendant les premiers mois une moyenne de 2 5 roubles.
- A Ivanovo-Wozniéssensk fonctionne une école de dessin, succursale de l’Ecole centrale du baron de Stielgilz (voir ci-dessous) avec ko élèves.
- Des cours du soir pour les ouvriers sont fréquentés par 3oo personnes.
- L’exposition de l’Ecole d’Ivanovo-Wozniéssensk montrait un certain nombre des objets fabriqués par les élèves de cinquième année : un tour, une machine à imprimer, une machine à diviser; dessins d’un étau-limeur également exécuté par les élèves de cinquième année.
- Écoles professionnelles Th. W. Tchigeoff.— Un riche philanthrope, M. Th. W. Tchigeoff, mort en 1877, laissa par testament toute sa fortune, c’est-à-dire plus de 6 millions de roubles, pour permettre de construire et entretenir dans la province de Kostroma, dont il était originaire, 5 écoles professionnelles dans lesquelles, avec l’instruction générale, des élèves recevraient des connaissances techniques et industrielles ». La construction et l’ouverture des diverses écoles eut lieu depuis lors successivement. Les travaux de construction achevés, il resta disponible une somme de 3,901,200 roubles, dont le revenu, soit 148,2h3 roubles, est consacré aux frais annuels de fonctionnement.
- Deux de ces écoles, V Ecole secondaire de mécaniciens (catégorie B) et Y École élémentaire technique de chimie industrielle (catégorie G, type n° 1, a), forment un groupe désigné sous le nom (YEcoles des industries réunies de Kostroma.
- Les trois autres sont les suivantes :
- L'Ecole élémentaire agronomique et technique de Kologriff (catégorie G, type n° 1, b);
- VEcole d’agronomie et des métiers de Tchoukhloma (catégorie G, type n° 2);
- L’Ecole des métiers de Malmrief (catégorie G, type n° 2).
- L’Ecole secondaire technique de mécaniciens a été inaugurée le 21 août 1897.
- La durée de renseignement est de quatre ans.
- On est admis à cette école sur la présentation d’une pièce attestant que l’on a terminé
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- 314
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- la cinquième classe d’une école réale ^ ou d’un certificat témoignant que le postulant possède une instruction équivalente. Le but de l’école est de préparer des techniciens capables de devenir les aides directs des ingénieurs et des directeurs d’entreprises industrielles où la mécanique joue le plus grand rôle. Les statuts de l’école insistent sur l’enseignement électro-technique et sur les travaux pratiques qui en sont le corollaire.
- Le tableau des heures consacrées, pendant la semaine, aux différentes branches de l’enseignement est le suivant :
- MATIÈRES DE L’EN SE IG N EM ENT. ANNÉES TOTAUX.
- 1« 3" u-
- Instruction religieuse } 1 1 i A
- Mathématiques A 2 // // 6
- Physique. 3 3 // n 6
- Electricité appliquée U // A 3 7
- Chimie 3 y // n 5
- Mécanique 5 2 // u 7
- Construction de machines // 2 7 n 9
- ( mécaniques // 2 3 (i 11
- Industries j
- ( chimiques U // // 2 2
- Constructions a 3 II // 3
- Géodésie 2 II il 2 2
- Géographie commerciale et économie politique // II î 1 2
- Comptabilité et correspondance commerciale U n î 1 2
- Législation U n II 1 i
- TRAVAUX GRAPHIQUES.
- J géométrique G h II // 10
- j technique // h r> 8’ 18
- Dessin. . . /
- j appliqué à la construction n n 2 // 2
- [ d’imitation A 2 II II G
- TRAVAUX PRATIQUES.
- Ateliers de mécanique 1 2 1 2 16 n Ao
- Atelier électrolechnique II // n i 8 18
- Manipulations de chimie // 2 u // 2
- Totaux Ao Ai Ai Ai i63
- Cette école est classée dans la catégorie des écoles secondaires techniques. Néanmoins, en comparant ce tableau à celui d’autres écoles secondaires de mécaniciens du
- (1) Los cours théoriques de ces écoles réales correspondent à ceux de l’ancien enseignement secondaire spécial des lycées en Franco.
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-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Ministère de l’instruction publique, on voit que l’enseignement des applications de l’électricité et les travaux pratiques dans les ateliers y occupent une place prépondérante; on a créé en outre un atelier électro-technique spécial. D’un autre côté, le nombre des heures consacrées à la géodésie, à la géographie commerciale, à l’économie politique et à la comptabilité a été diminué.
- Les travaux pratiques comprennent la menuiserie et modèles, la forge, la fonderie, la serrurerie, la mécanique, l’ajustage et l’électricité appliquée; ils se font dans les ateliers respectifs de l’école. Les élèves de première année travaillent pendant le premier semestre dans les ateliers de menuiserie, de modèles et de fonderie; ils passent le second semestre à l’atelier des forges.
- Deuxième année : ajustage et serrurerie.
- Troisième année : Les élèves de troisième année travaillent aux différentes machines-outils : tour, machine à percer, machine à mortaiser, machine à raboter, machine à fraiser; ils passent ensuite au montage.
- Quatrième année : Le programme de la quatrième année, qui sera ouverte en automne kjoo, comprendra les exercices de l’atelier de montage, la conduite des chaudières et des machines à vapeur, et, principalement, des travaux pratiques dans un atelier électro-technique ; le programme de ces derniers n’est pas encore établi.
- Les élèves de deuxième année travaillent deux heures par semaine dans le laboratoire de chimie.
- La composition des ateliers est la suivante :
- Atelier des modèles : 2 3 établis de menuisier, 10 tours à bois, scie circulaire, scie à ruban, machine à raboter, mortaiseuse.
- Atelier de serrurerie : 60 étaux, machines à percer, étau limeur.
- Atelier des tours à métaux : 15 tours divers construits dans les ateliers de l’école.
- Atelier de mécanique : 8 tours, 2 raboteuses, machines à percer, à aléser, à mortai-scr, 3 étaux, h machines à fraiser, machines à tarauder, poinçonneuse, 2 forges, machine à aléser jusqu’à o m. 8o de diamètre.
- Atelier d’ajustage : 2 î étaux.
- Atelier de réparation des outils, destiné à la conservation et à la réparation des différents instruments de précision : fraises, gabarits, etc., machine à fraiser universelle, q machines à fabriquer les fraises, un tour américain, un tour revolver.
- Atelier électro-technique : cet atelier sera complètement installé et ouvert en 1901, en même temps que la quatrième année d’école.
- Atelier des forges : 8 feux de forge, un marteau à vapeur de 75 kilogrammes, cisailles à froid, ventilateur Schillet.
- Atelier de fonderie : un cubilot de 2,000 kilogrammes à l’heure, broyeurs-mélangeurs, pont roulant de 5,ooo kilogrammes.
- Station centrale d électricité : machine verticale Compound de 45 chevaux actionnant une dynamo Shunt de 33 kilowatts; tension du courant : 110 volts.
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- La transmission de la force aux ateliers se fait électriquement. Une machine spéciale de 5o chevaux effectifs met en mouvement une dynamo génératrice à courant triphasé. 6 dynamos réceptrices sont installées dans les ateliers suivants : forge (a chevaux), fonderie (5 chevaux), mécanique (5 chevaux), serrurerie, tours à métaux, atelier de préparation des outils (îo chevaux), modèles (5 chevaux), atelier électro-technique en voie d’installation (3 chevaux).
- Les ateliers, ainsi que tout le reste de l’établissement, sont éclairés au moyen de l’électricité fournie par la station électrique de l’école.
- Une troisième machine à vapeur de 8 chevaux sert pour les petits travaux des jours fériés.
- La vapeur est fournie aux machines par 2 chaudières à vapeur à bouilleurs, de 120 mètres carrés de surface de chauffe totale.
- A la fin de 1899, le nombre total des élèves présents à l’école était de 10A; ils se répartissait ainsi :
- Première année.
- Deuxième année
- Troisième année
- Total.................................... 1 o4
- A3 élèves,
- 36
- L’école n’accepte que des jeunes gens âgés de i5 ans au moins, sans limite maxima. Par suite de ces conditions, l’âge des élèves est assez différent et varie entre 17 et 32 ans.
- La majorité des élèves a terminé les 5 classes d’une école réale.
- Les cours commencent vers le milieu du mois d’août et se terminent fin mai. Pendant l’été, les élèves des classes supérieures, pour se perfectionner dans la pratique de leur métier, travaillent au dehors, dans les ateliers de mécanique de la région.
- Le régime est l’externat.
- Les élèves sont présents de 8 heures et demie du matin à midi ou 1 heure et demie, et de 2 ou 3 heures de l’après-midi à 6 heures du soir. Le temps d’interruption est consacré au déjeuner, qui est généralement pris hors de l’établissement. Quelques élèves prennent ce repas dans un réfectoire installé dans l’école; le déjeuner, composé de deux plats, coûte 10 kopecks^.
- Le prix de renseignement est de 3o roubles par an, payable par semestre. Moyennant ce versement, l’école se charge des fournitures pour les travaux graphiques et des matières premières pour les ateliers et le laboratoire. Les jeunes gens les plus pauvres sont admis gratuitement et reçoivent en outre une subvention de l’école, qui possède des fonds spécialement affectés à cet objet.
- La composition du personnel est la suivante :
- Un directeur, un inspecteur, un prêtre chargé de l’enseignement religieux, 10 pro-(1) Un kopeck vaut o fr. oA.
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- fesseurs et chefs d’atelier et de laboratoire, 13 contremaîtres, 1 médecin, 2 surveillants généraux et 1 professeur pour la classe préparatoire
- A Kostroma, YEcole des industries réunies est complétée par Y Ecole élémentaire de chimie industrielle destinée à former des contremaîtres d’usines de produits chimiques et de teintureries.
- Le budget total des deux établissements réunis est de 68,640 roubles.
- Les trois autres écoles du groupe Tchigeolf sont les suivantes :
- Ecole élémentaire agronomique et technique de Kobgrijf (Catégorie C, type n° 1, b). — Cette école est destinée à former des jeunes gens, munis des connaissances théoriques et pratiques que comporte l’exploitation des différentes branches de l’économie rurale et la bonne direction de quelques industries se rattachant à l’économie de la Russie septentrionale : fabrication des fromages, industrie du lin, fabrication du beurre et des huiles, industries des peaux.
- Nombre des élèves, 64; budget, 27,960 roubles.
- Ecole clagronomie et des métiers de Tchoukhloma (Catégorie C, type n° 2). — Cette école a pour but de donner aux jeunes gens les connaissances élémentaires théoriques nécessaires à la bonne direction d’une exploitation agricole, tout en les initiant aux métiers de serrurier, menuisier et forgeron, dans les limites de leur utilité pour l’économie rurale.
- Nombre des élèves ,48; budget, 22,769 roubles.
- Ecole des métiers de Makarieff (Catégorie C, type n° 2). — Nous donnons quelques détails sur cette dernière, qui peut être considérée comme le type des écoles d’arts et métiers russes, dites de type normal.
- L’école a été ouverte le 15 septembre 1892.
- Elle possède trois classes spéciales et une classe préparatoire.
- Les élèves restent une année complète dans chaque classe.
- L’enseignement a pour but d’initier les élèves à tous les principes généraux de la menuiserie, de la serrurerie, de la forge, de la préparation des modèles, de la fonderie et du montage des machines. A côté de l’enseignement pratique des ateliers, les jeunes gens complètent leur éducation professionnelle en suivant des cours dont le programme comporte les connaissances théoriques indispensables à une pratique intelligente de leur art.
- On admet, en première classe, les jeunes gens âgés de 13 ans au moins et de 16 ans au plus; et, dans la classe préparatoire, les enfants de 1 2 ans au moins et de 15 ans au plus.
- Les jeunes gens qui désirent être admis en première classe doivent présenter un certificat constatant qu’ils ont achevé leurs études dans un des établissements d’instruction suivants : école primaire, école paroissiale, école rurale à une classe, école
- (l> Parmi les professeurs et chefs d’alelier figurent : h ingénieurs mécaniciens, 1 ingénieur lechnologuc, 1 ingénieur arpenteur, 1 ingénieur du génie civil.
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- municipale. La Direction de l’école se réserve le droit de faire passer aux candidats un examen de contrôle et d’envoyer en classe préparatoire ceux qu’elle a jugés d’une constitution physique trop faible et les jeunes gens dont les connaissances théoriques lui ont paru insuffisantes pour suivre avec fruit les leçons de la première classe.
- Les candidats ne possédant pas de certificat attestant qu’ils ont terminé leurs études dans une des écoles énumérées ci-dessus, passent un examen roulant sur les matières enseignées à l’école primaire. Suivant le degré de leur instruction, ils sont admis soit en première classe, soit en classe préparatoire.
- TABLEAU DES HEURES CONSACREES, PENDANT LA SEMAINE, AUX DIFFERENTES BRANCHES
- DE L’ENSEIGNEMENT.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. ( 1". .LASSE! 2e. 3". TOTAUX.
- Instruction religieuse i 1 2 A
- Langue russe 2 2 2 G
- Arithmétique et comptabilité 3 2 a 7
- Géométrie *j 3 // G
- Notions élémentaires de physique U 2 A G
- TECHNOLOGIE.
- | du bois (section de menuiserie) U a '
- Technologie< des métaux (section de serrurerie) // a 1 8
- ( des mélaux (seclion de la fonderie) // î i
- TRAVAUX PRATIQUES.
- Calligraphie 2 // U 2
- ( d’imitation A a 2 8
- Dessin. . . . < géométrique 3 2 // 5
- ( technique // a 5 7
- Travaux pratiques dans les ateliers a A a A a A 73
- Totaux A 3 A 5 AA 131
- Deux heures sont consacrées en outre chaque semaine à la musique vocale.
- Enseignement de la classe préparatoire : Instruction religieuse, langue russe, arithmétique, géométrie, histoire, géographie, calligraphie, dessin d’imitation, dessin géométrique, menuiserie, serrurerie.
- L’enseignement des arts graphiques à l’école des métiers de Makarielf se propose de faire des meilleurs élèves non des simples copistes, mais des dessinateurs expérimentés et instruits, capables d’exécuter plus tard, en peu de temps, le croquis d’un détail d’une machine ou de la machine complète, en présentant le travail à Téchello et sous une forme claire et pratique.
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- Les travaux pratiques comprennent : la serrurerie, la forge, la menuiserie, le modelage et la fonderie. Chaque élève apprend un de ces métiers.
- Vers la fin de i8()(j, le nombre des élèves présents à l’école s’élevait à 13 o ; il se répartissait ainsi :
- Classe préparatoire.......................................................... 02 élèves.
- l'c classe...................................................................... Ai
- 2° classe,................................................................. 3A
- 3' classe..................................................................... 9.3
- Total.......................................... i3o
- Les élèves se recrutent généralement parmi les classes urbaines; le plupart sont des fils de bourgeois; leur âge est compris entre 1 a et a 1 ans.
- L’aménagement de l’école permet de loger un certain nombre d’élèves (jusqu’à 60); les autres vivent soit chez leurs parents, soit chez des membres de leur famille, soit dans des logements particuliers; ces derniers sont soumis à la surveillance de fécole.
- Le prix de l’enseignement est de 3 roubles par an. Les élèves pauvres sont dispensés de ce payement.
- Le prix de l’internat est de qy roubles par an. Il comprend : le logement, la nourriture, les vêtements et les objets de literie.
- L’enseignement dure toute l’année, à l’exception des congés de Noël, de Pâques et des vacances d’été.
- Les classes commencent à 8 heures du matin et se terminent à midi. Les quatre heures qui suivent le dîner sont consacrées aux travaux pratiques dans les ateliers. La soirée (trois heures environ) est laissée aux élèves pour préparer les devoirs et les leçons du lendemain ou pour lire les ouvrages pris à la bibliothèque de l’école.
- Des bourses d’internat ont été fondées par quelques Zcmstvos, indépendamment des bourses Th. W. Tchigeoff pour lesquelles l’école reçoit, chaque année, une somme de 1,000 roubles.
- Les exécuteurs testamentaires de Th. W. Tchigeoff ont fait don au Zemstvo du district de Makariefî d’un capital de 3,ooo roubles pour lui permettre de construire une annexe, à son hôpital, situé à proximité de l’école. En échange de cette donation, le Zemstvo s’est engagé à soigner et à entretenir les élèves malades non originaires de la ville jusqu’à un maximum de dix à la fois. Pour les consultations, l’école paye 100 roubles par an. Un médecin est attaché à l’école pour les cas urgents.
- En i8cj(j, la cinquième promotion a quitté l’école. Les cinq premières promotions donnent un total de y y jeunes gens ayant achevé leurs études à l’école.
- Les élèves trouvent facilement un emploi de leur spécialité dans les usines, sur les bateaux à vapeur, etc.; ils se placent aussi comme dessinateurs.
- Le personnel de l’écolç comprend : un inspecteur ayant achevé ses études à
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- l’Université et ayant suivi, comme auditeur libre, les cours d’une école supérieure technique; un professeur pour les matières spéciales, possédant une instruction secondaire technique; un professeur, sortant d’une école normale, pour les matières d’instruction générale; un professeur de travaux graphiques, diplômé d’une école spéciale de dessin; un professeur, sortant d’une école normale secondaire, pour la classe préparatoire ; un prêtre chargé de l’instruction religieuse; un médecin; un secrétaire et des contremaîtres.
- Le professeur pour les matières d’instruction générale est en même temps surveillant.
- Les travaux pratiques dans les ateliers sont dirigés par l’inspecteur et par le professeur de matières spéciales.
- Tout le personnel, à l’exception du prêtre et du médecin, est logé à l’école.
- Le bâtiment des ateliers contient la serrurerie, la forge, la fonderie, la section des machines et la section des chaudières. La menuiserie occupe une construction séparée. Le tout est à rez-de-chaussée.
- Atelier de serrurerie et d’ajustage : y5 étaux, 2 machines à percer à bras, 3 machines à raboter, y tours; machines à tailler les fraises et les forets; machines à tarauder les boulons, à fileter les écrous, à cintrer.
- Atelier de menuiserie : 2A établis, 11 tours, scie à ruban, séchoir pour les bois.
- Forge et fonderie : G feux de forge, î cubilot Krieger, i four à fondre le cuivre, mélangeurs, étuve, grue.
- La force motrice est fournie par deux machines à vapeur, l’une horizontale de 8 chevaux, l’autre verticale de k chevaux. Chaudière horizontale de Cornouailles chauffée au bois, timbrée à 5 atmosphères.
- Le budget de l’école est de iq,p33 roubles par an, provenant du capital Th. W. Tchigeoff. Comme source de revenus, l’établissement dispose encore du produit de la vente des objets fabriqués dans les ateliers.
- Superficie de l’établissement, q hectares.
- École industrielle primaire de Podolsk (Catégorie C. n° 3). — Cette école doit sa fondation aux libéralités d’un honorable citoyen de la ville M. J. Lozlofï. Sa construction a coulé 21,5oo roubles. La surface du terrain est de 3,8o5 mètres carrés; les bâtiments couvrent 585 mètres carrés, les ateliers 1 y y mètres carrés. Dans la somme, de 2i,5oo roub'es l’installation des ateliers entre pour 3,8oo roubles. Le luit de l’école est de former d’habiles ouvriers et contremaîtres serruriers-forgerons. L’enseignement théorique comprend : dessin linéaire, technologie des métaux, arithmétique, comptabilité, marchandises (matières mises en œuvre), langue russe, religion. L’école, récemment fondée, ne comporte encore que les trois premières classes réglementaires, avec 53 élèves. Le temps consacré aux études théoriques est de deux heures par jour; les travaux d’atelier durent six heures et demie. L’établissement prend des commandes; la direction s’attache à ce que tous les élèves prennent part à leur exécution; les prix de
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- revient sont établis avec le plus grand soin. Le personnel se compose : du directeur (professeur de dessin géométrique, de technologie, de comptabilité, de science du commerce), d’un maître de langue russe, d’un maître d’arithmétique, d’un prêtre, professeur de religion. L’école a coûté en 1898, pour son entretien, 3,376 roubles, dont 2,ûoo ont été fournis par l’Etat et 300 par le Ministère de l’instruction publique; les commandes ont rapporté 228 roubles et les élèves ont versé 78 roubles.
- Commission permanente pour l’enseignement technique Russe. — La Commission ‘permanente pour renseignement technique constitue une des sections de la Société impériale technique russe M.
- Elle a pour but l’avancement de l’enseignement technique industriel et commercial.
- Organisée en 1868, à la suite d’un remarquable mémoire sur l’enseignement des apprentis et contremaîtres, présenté à la Commission permanente de la Société technique par le conseiller privé et professeur E. d’Andréeff, elle compte maintenant environ cent vingt membres.
- Après avoir entrepris son œuvre en 1869, avec ^a m0(leste somme de 5oo roubles, la Commission dispose aujourd’hui d’un budget de plus de 162,661 roubles, dû en grande partie à la générosité des propriétaires d’usines et de fabriques de Saint-Pétersbourg; elle reçoit aussi une subvention du gouvernement.
- La Commission s’occupe d’une manière générale de toutes les questions intéressant l’enseignement technique, et des moyens d’arriver à le perfectionner dans toute l’étendue de l’empire russe. Outre les nombreuses créations d’écoles quelle a réalisées, elle poursuit son œuvre en organisant des conférences très suivies, dans lesquelles se font entendre les personnalités les plus qualifiées et les plus compétentes; elle entretient avec la province, avec les Zemstvos, des relations à la suite desquelles, grâce à ses conseils, des écoles nouvelles furent créées, comme à Moscou, à Tcherigrowitz, à Smiela, à Niestries, à Gatchina, à Otchersk, etc. Elle fut la promotrice des congrès d’enseignement technique internationaux de Saint-Pétersbourg (1889) et de Moscou (1895); elle organise des expositions de travaux d’apprentis; elle a fondé un musée pédagogique où, pour une somme modeste, les écoles peuvent louer pour un certain temps les collections qui leur sont nécessaires. Elle a créé enfin un journal, Y Enseignement technique, qui paraît régulièrement huit fois par an, mettant ainsi le public et les écoles techniques à même de se procurer les renseignements les plus utiles.
- Dès son début, la Commission reconnut que l’enseignement général acquis dès l’enfance doit servir de base à toute éducation technique et que les cours du soir et du dimanche devaient être appelés, pour les ouvriers adultes, à remplir les lacunes de
- La Société impériale technique russe, fondée en 186G, comprend les neuf sections suivantes: i° section chimico-teclmique ; 20 section de mécanique et construction de machines; 3° section des ingénieurs-constructeurs; b° section militaire et 11a-. G11. J. — Cl. 6. — T. 11.
- valc; 5° section de photographie; 6° section électro-technique; 70 section aéronautique; 8° section des chemins de 1er; 90 Commission permanente pour renseignement technique.
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- lE SATIOXALE.
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- leur instruction primaire, en contribuant en même temps à leur développement moral et intellectuel.
- Aussi la Commission, passant à l’exécution pratique de ses projets, commença-t-elle par s’occuper des écoles élémentaires générales, jugeant nécessaire de préparer tout d’abord la classe ouvrière à l’étude des sciences appliquées. Surmontant des difficultés sans nombre, elle créa des écoles primaires, forma des professeurs auxquels elle apprit à connaître et à instruire l’ouvrier, fit rédiger des livres spéciaux, créa des bibliothèques; au cours de ces trente dernières années (1869-1899), elle a donné l’instruction primaire à plus de 2 5,0 00 ouvriers, hommes, femmes et enfants.
- Les classes ou cours de la Commission permanente ne sont pas gratuits; les élèves ont à payer 3o kopeks par mois, «les ouvriers fréquentant plus régulièrement les cours payants v.
- La Commission fonda à Saint-Pétersbourg, avec le concours de personnes privées et du Gouvernement, les écoles spéciales suivantes : i° l’école des contremaîtres en bâtiments; 20 l’école d’apprentissage pour mécaniciens; 3° l’école d’imprimerie; h° les cours de dimanche; 5° deux écoles spéciales de dessin; 6° l’école de forgerons; 70 l’école pour ouvriers électrotechniciens; et 8° deux écoles pour travaux de femmes.
- Uécole des contremaîtres fut fondée en 187/», avec le concours de la Société des architectes de Saint-Pétersbourg. Cette école a pour but de donner aux ouvriers, employés aux constructions et aux travaux de génie, un enseignement général dans les limites des programmes des écoles rurales de deux classes, ainsi que toutes les notions spéciales nécessaires pour devenir contremaître de travaux de construction et de génie civil.
- Cette école diffère du type général des autres écoles fondées par la Société en ce qu’on n’y reçoit que des ouvriers ayant déjà travaillé pendant au moins quatre années dans des entreprises de construction, sachant lire et écrire, et âgés de plus de vingt ans. Le cours est biennal; les études durent six mois de Tannée sur le pied de sept ou huit heures par jour. On accorde aux élèves indigents, à titre de prêts, des bourses qu’ils doivent restituer; ils peuvent encore s’acquitter de leur dette en fournissant de la main-d’œuvre dans les établissements dont ils ont été les boursiers. On enseigne dans cette école la religion, la langue russe, l’arithmétique, la géométrie, l’histoire et la géographie, les éléments de la physique et de la chimie, suivant des programmes analogues à ceux des classes spéciales du soir pour ouvriers adultes. En outre, 011 y enseigne l’art de la construction : matériaux divers, le chauffage, un cours abrégé sur la résistance des matériaux et des parties de bâtiment , la composition des devis, la construction et la réparation des voies rurales et des chaussées, le nivellement et le levé de plans, ainsi que le dessin linéaire et le dessin à main levée, l’appréciation du temps nécessaire pour l’accomplissement d’un travail et de la quantité des matériaux à employer. De plus, on leur enseigne à porter les premiers secours en cas d’accidents, et on leur donne des notions générales d’hygiène. Les élèves de la ire et de la 2e classe sont obligés de s’occuper pendant les mois d’été (du 1e1'mai au icr novembre),
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- durant les vacances, de travaux pratiques; ils doivent présenter au commencement de l’année scolaire à l’inspecteur de l’école un certificat délivré par les personnes chez lesquelles ils ont travaillé.
- Pendant les vingt-cinq années d’existence que compte l’école de contremaîtres constructeurs, elle reçut 55o élèves dont /i63 accomplirent le cours complet des études et obtinrent le diplôme; ces élèves occupent actuellement des places de contremaîtres chez des entrepreneurs de bâtiments, de ponts, de chemins de fer, ou chez des constructeurs de travaux de fortification. La valeur des anciens élèves de l’école est bien connue et appréciée par les constructeurs, de sorte que les élèves delà 2 e classe reçoivent des propositions d’emploi de contremaîtres, même avant d’avoir passé leurs derniers examens : aussi l’école se trouve-t-elle souvent dans l’impossibilité de satisfaire à toutes les demandes de personnel qu’on lui adresse. Les anciens élèves restent en relation avec l’école, ils y ont même fondé une société de secours mutuels des plus prospères.
- L’école des contremaîtres en bâtiment de Saint-Pétersbourg a servi de modèle pour l’organisation d’une fondation du même genre à Odessa. Une autre semblable est en voie de création à Kiefî, et le Gouvernement a présenté un projet de loi ayant en vue l’institution de pareils établissements dans les principales villes de l’Empire.
- De 1879 date la seconde création de la Société : Y école d’apprentissage pour serruriers et menuisiers.
- Dans cette école sont admis des garçons ayant accompli le cours d’études des écoles populaires de deux classes.
- L’école se compose de quatre classes, dont une préparatoire, deux de cours généraux et une de cours spéciaux.
- L’enseignement se compose de cours théoriques et de travaux pratiques manuels dans les ateliers de l’établissement. Les uns et les autres sont obligatoires pour tous les élèves ; ils ont lieu tous les jours de huit heures à midi et de deux â six heures, excepté les jours de fête. Dans la ire et la 2e classe on consacre quatre heures aux occupations théoriques et quatre heures aux travaux pratiques; dans la classe préparatoire, quatre heures de théorie par semaine et dix heures de pratique.
- Pendant l’été (du icr juin au 20 août), les leçons théoriques cessent, mais les élèves de la ire, de la 2e et de la 3e classe travaillent à l’atelier pendant huit heures par jour, sauf du icr juin au i5 juillet.
- Les élèves visitent, sous la surveillance de l’inspecteur ou d’un des maîtres, différentes fabriques ou ateliers, ou font des excursions scientifiques. De plus, dans le but d’assimiler autant que possible les ateliers de l’école aux conditions des fabriques, les élèves qui le désirent ont le droit d’entrer, avec le consentement de la direction de l’école, dans les fabriques locales, pour y travailler pendant six semaines en été.
- O11 enseigne à l’école la religion, la langue russe, l’histoire, la géographie russe, la calligraphie, l’arithmétique, la géométrie, la physique, la mécanique, la technologie des métaux et du bois, le dessin à main levée et le dessin linéaire dans les mêmes
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- proportions que dans les écoles élémentaires technique du Ministère de l’instruction publique. En outre, on enseigne les sciences naturelles, le système des poids et mesures; les élèves sont familiarisés avec l’usage des livres de renseignements pour les différents métiers.
- Les métiers enseignés dans les ateliers de l’école sont ; la menuiserie, le modelage, la serrurerie, le tour, la forge.
- PAR SEMAINE.
- CLASSE PREPARATOIRE • iTa CLASSE. 2" CLASSE. 3' CLASSE SPÉCIALE.
- heures. heures. heures. heures.
- Cours théoriques (1) 9/t 2 3 20 13
- Travaux dans les ateliers(2) 8 24 38 32
- Le travail dans les ateliers commence dès la classe préparatoire, où les élèves s’occupent alternativement de tous les métiers susmentionnés. La spécialisation n’est admise que depuis la ire classe.
- L’élève apprend un métier en exécutant des objets qu’on peut utiliser, et dès le début on l’habitue à se rendre compte de l’économie du temps et des matériaux. Reconnaissant que l’école ne saurait préparer des artisans complètement expérimentés, mais désirant autant que possible abréger pour les élèves la durée de l’apprentissage habituel, la Commission s’est imposé la tâche de leur donner, pendant leurs quatre années d’études, une préparation théorique et pratique, les rendant capables de se familiariser rapidement avec les travaux réels des ateliers et des fabriques et de devenir, le plus tôt possible, des ouvriers et contremaîtres compétents. La durée relativement courte des études et la modique contribution scolaire, environ 5o francs par an (un grand nombre d’élèves sont meme reçus gratuitement), attirent à lecole des enfants indigents et surtout des fils d’artisans et d’ouvriers de fabriques qui propagent ensuite, parmi les ouvriers des ateliers, les connaissances théoriques nécessaires et l’habitude du travail précis et consciencieux.
- Les sympathies que témoignent à l’institution plusieurs des manufacturiers de Saint-Pétersbourg en lui prêtant un appui moral et matériel, le concours de la municipalité de la ville de Saint-Pétersbourg qui a doté l’école de trente-cinq bourses, les attestations batteuses dont sont l’objet les anciens élèves, prouvent futilité incontestable de cet établissement.
- Le nombre des élèves est de 160; le budget atteint 4 0,000 francs; lecole dépense donc e3o francs pour chaque élève.
- 92 p. 100 des anciens élèves de Y école d’apprentissage de serrurerie et de menuiserie restent artisans. Dès le début ils gagnent déjà près de 3oo roubles (environ 790 francs) et en peu de temps leur gain à la moyenne de 500 roubles (1,200 francs).
- (1) Pendant les neuf mois de l’année scolaire.
- (2) Pendant dix mois et demi.
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- A cette école furent organisés en 1897 des cours de dimanche pour enseigner aux ouvriers des usines la théorie et le maniement des apppareils, poids et mesures, et pour leur donner des notions de la technologie des métaux et de l’électrotechnique. Ces cours répondaient à un tel point aux besoins des ouvriers, que, pour les soixante places que pouvaient contenir les locaux, trois cent cinquante-six candidats se présentèrent.
- L’école d’imprimerie, fondée par les soins de la Société en 188/1, grâce au concours de quelques patrons imprimeurs, est instituée pour les jeunes gens déjà engagés dans cette spécialité. Le cours de ses études est de trois ans; les classes durent neuf mois et demi de Tannée, avec seize heures par semaine pour la ire et la 2 e classe, et dix-sept pour la 3e. Dans cette école on enseigne la religion, la langue russe, l’arithmétique, l’histoire et la géographie, d’après les programmes des classes spéciales du soir pour ouvriers adultes, et, comme branches professionnelles, la technique de la typographie, les alphabets étrangers et le dessin linéaire et à main levée. La technique de la typographie et plus spécialement les procédés de la composition et de l’imprimerie sont étudiés à lecole d’abord dans leur ensemble, les élèves ayant à leur disposition tout le matériel spécial de la typographie. L’école a aussi une classe préparatoire d’une durée d’un an.
- Les alphabets étrangers enseignés sont : le grec, le français, l’allemand.
- En raison de l’importance du développement du goût esthétique chez les élèves typographes, la Commission attache un soin particulier à l’enseignement spécial du dessin,, d’après les programmes élaborés pour l’école.
- A l’exposition du livre (Paris 1894 ) l’école reçut une médaille d’or pour ses travaux d’élèves et pour sa bonne organisation.
- Les Cours libres du dimanche furent fondés en 1895 avec l’aide de la Société des libraires et des éditeurs par la Commission, qui en a gardé la gestion. Le but de ces cours est de former des*commis instruits. Les cours sont de trois ans, et ont lieu les dimanches et les jours de fêtes, du ier septembre au i5 mai. Sont admis à ces cours les garçons âgés de douze ans au moins qui ont terminé l’école primaire et qui sont déjà employés dans des librairies.
- En 1898-1899, les trois classes de ces cours réunissaient hi élèves. Les objets d’enseignement sont: la langue russe et l’arithmétique, la bibliographie, la comptabilité et la correspondance commerciale, la calligraphie et la langue française. Ce genre de cours est unique dans toute la Russie, et les libraires et éditeurs y prennent un grand intérêt. Ils assistent régulièrement aux examens de sortie des élèves, et pourvoient pour une grande part aux frais d’entretien, qui s’élèvent annuellement à environ 1,200 roubles (3,ooo francs).
- En 1895 fut fondé par la Commission le Cours pour les ouvriers électrolechmciens occupés dans les ateliers et les usines électrotechniques.
- Le but poursuivi est de former des artisans experts dans les manipulations électro-
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- techniques les plus usitées. Les cours ont lieu le soir, trois fois par semaine, et leur durée est de deux ans.
- Voici le plan d’enseignement des deux années d’études :
- PAU SEMAINE.
- heures. heures.
- Arithmétique et géométrie................................. 5 a 1/2
- Physique.................................................. 5 5 1/2
- Electrotechnique.......................................... 2 2
- Dynamos (machines)....................................... // k
- Dessin linéaire........................................... 2 n
- Totaux......................... \k \k
- Les élèves accomplissent en outre des travaux pratiques d’électricité dans un laboratoire spécial.
- A la fin de la première période triennale en 1897-1898, les 95 élèves formant la 3e année d’études, âgés de 17 à 38 ans, reçurent leur diplôme.
- La Commission désirait depuis longtemps fonder des ateliers d'apprentissage de serrurerie et de forge; c’est seulement en 1896 quelle y parvint, grâce au concours de la grande usine de Poutiloff. L’atelier est organisé surtout pour les enfants des ouvriers de cette usine. Y sont admis les enfants âgés de douze ans qui ont terminé leurs études à l’école primaire.
- Le but poursuivi est de procurer aux élèves les notions nécessaires pour devenir serruriers-forgerons. Les cours y sont de trois ans; les élèves travaillent vingt-quatre heures par semaine à l’atelier, et ont vingt-deux heures par semaine de cours généraux. L’école a été fréquentée, pendant l’exercice de 1898-99, par 76 élèves.
- Ecoles professionnelles préparatoires. — Depuis 1897, la Commission a commencé à fonder des écoles d’un type nouveau : les écoles professionnelles préparatoires. La plupart des enfants d’ouvriers qui fréquentent l’école primaire terminent leurs études avant l’âge de douze ans; comme ces enfants ne peuvent être reçus dans les ateliers et fabriques que vers l’âge de quatorze à quinze ans, ils passent dans l’oisiveté les années pendant lesquelles leur esprit est le plus ouvert aux impressions du monde extérieur et leur moralité générale court les plus grands dangers; la Commission a voulu remédier, dans la mesure de ses moyens, à ce fâcheux état de choses.
- Les programmes de ces écoles ont un caractère d’enseignement général, mais ils sont combinés de manière à donner aux élèves les notions nécessaires pour approfondir plus tard les cours professionnels.
- Pour faciliter la fondation de pareilles écoles avec le moins de dépenses possibles, on utilisa les locaux d’écoles déjà existantes; les heures de classe furent limitées à quinze ou dix-huit par semaine pendant deux ans. A côté des cours généraux, on prêta
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- une attention toute particulière aux cours graphiques, réunis à la géométrie et aux notions des sciences naturelles. Les objets d’enseignement sont : religion, langue russe, histoire et géographie, sciences naturelles (surtout la physique), dessin; sur les dix-huit heures hebdomadaires, cinq sont affectées à l’arithmétique et à la géométrie, six au dessin.
- La Commission a déjà pu fonder six écoles professionnelles préparatoires, quatre pour garçons et deux pour fdles, avec un contingent total de cent élèves.
- La Commission permanente ayant reconnu que les écoles où les femmes adultes et mineures pourraient, dans un laps de temps relativement court, apprendre la pratique des travaux manuels, offriraient un moyen sérieux pour améliorer la position des familles indigentes et former des femmes capables d’utiliser leurs connaissances non seulement au foyer domestique, mais encore dans des établissements industriels, s’occupa sérieusement de cette question, à la discussion de laquelle prirent part, dans une série de conférences en dehors de ses membres, nombre de pédagogues distingués et plusieurs dames s’intéressant à l’amélioration de la position des femmes indigentes. Le résultat de ces travaux fut l’adoption d’un projet de Règlement général pour écoles professionnelles féminines qui servit de hase pour l’institution d’écoles semblables; la première école ainsi fondée fut celle de Mme Korobow, en 1879. Trois écoles professionnelles fonctionnent à Saint-Pétersbourg sous la protection de la Société technique et sous la surveillance de la Commission permanente : ce sont les établissements dirigés par M,ues Korobow, Messing et Tomilow.
- La Commission n’a pas encore pu jusqu’à présent organiser elle-même une école de ce genre, faute de ressources pécuniaires.
- En tout cas, les travaux de la Commission dans cette direction eurent pour résultat, comme on Ta vu, de susciter des entreprises privées, grâce auxquelles commence à se former en Russie un type d’école professionnelle pour femmes dont l’utilité se faisait vivement sentir.
- Comme exemple d’école professionnelle féminine, nous dirons quelques mots d’une de celles qui ont obtenu une des plus hautes récompenses et qui fut fondée à Saint-Pétersbourg en 1888 grâce aux libéralités de M. Von Derwics.
- Cette école, qui fonctionne aujourd’hui sous la direction de la Société d'encouragement pour l'enseignement professionnel des femmes, compte a 15 élèves. Elle est divisée en deux sections ; les programmes de la première, comprenant à la fois l’enseignement général et l’enseignement professionnel, se rapprochent plutôt de ceux d’une école de commerce; l’autre'section est exclusivement pratique.
- L’enseignement général a pour but le développement intellectuel et moral des élèves; il les prépare en même temps à l’obtention du certificat d’études primaires.
- La première section a 5 classes; y sont admises à partir de 11 ans les filles ayant suivi les cours primaires. La rétribution annuelle est de 3o roubles.
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- L’enseignement théorique porte sur les matières suivantes :
- Religion; langue russe; arithmétique; histoire de Russie; histoire naturelle; hygiène; connaissance des marchandises (fils et tissus, fourrures); comptabilité des ateliers; dessin d’ornement et dessin linéaire; calligraphie; chant.
- Travaux pratiques : crochet; tricot à la main et à la machine; couture; coupe et confection des robes et de la lingerie; modes; fleurs; ouvrages divers.
- L’emploi du temps hebdomadaire est donné par le tableau suivant (irc section) :
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. CLASSES.
- 2" 3' A" 5'
- Religion 2 2 2 2 î
- Langue russe !\ 6 3 2 i
- Mathématiques 3 3 3 2 î
- Géographie 2 2 î 1 î
- Histoire 11 il 2 2 î
- Histoire naturelle il 2 2 II n
- Hygiène n U II X î
- Connaissance des marchandises n II II 2 n
- Comptabilité des ateliers n II II II 2
- Dessin linéaire u II 1 II fl
- Dessin 3 3 3 II h
- Calligraphie 3 2 î h n
- Chant î 1 î II i
- Totaux 18 *9 16 i 3
- ROCKS. LINGE.
- Tricot 3 // n // // //
- Crochet 2 2 n // n //
- Couture de lingerie 5 6 4 T) u 18
- Raccommodage 2 2 u // u n
- Rroderie au point plat 2 G G A u 16
- Rroderie à la croix 1 2 // n // //
- Filet guipure * 2 2 // n il //
- Confection de robes // // 3 9 30 //
- Coupe de robes // // // 2 2 u
- Coupe de linge // // 2 2 H h
- Fleurs H // n 3 If u
- Chapeaux n // 2 n U n
- Différents ouvrages fi h G u n u
- Totaux 'i 22 23 25 38
- Totaux généuaux 35 3 1 /.2 4 hx 5i
- Dans la deuxième section les jeunes filles sont admises à îG ans. Elles s’occupent spécialement : i° de la coupe et confection des robes; 9° des fleurs artificielles et des
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- chapeaux; 3° de différents ouvrages (broderie, guipure, etc.); 4° de tricotage à la machine.
- Le dessin est enseigné au point de vue des différents métiers, pour développer Tœil et le goût des jeunes fdles.
- La rétribution annuelle est de 35 roubles.
- TABLEAU DE L’EMPLOI DU TEMPS ( 2e SECTION ).
- ROBES. LINGERIE. FLEURS et CHAPEAUX. DIFFÉRENTS OUVRAGES. TRI- COTAGE.
- // h II // II
- G 6 n II II
- II i'i n n II
- oS a n P II
- // 10 11 II II
- 11 a 22 II U
- 11 u 12 II II
- n u tt // 34
- n u n 22 u
- 2 2 2 2 2
- 36 36 36 2/1 36
- NATURE DES OUVRAGES.
- Coupe....) dclinec"
- ( de robes..
- Confection . j **n^e' ' ( de robes..
- Broderie au point plat. .
- Chapeaux..............
- Fleurs................
- Tricotage à la machine., Différents ouvrages..... Dessin. ..............
- Totaux
- La Société d’encouragement pour l’enseignement professionnel des femmes a organisé, en 1899, dans le local de l’école, des cours normaux pour la formation des professeurs de travaux manuels pour les maisons d’éducation de jeunes filles. Le cours est de deux années; le prix de 5o roubles. Outre les leçons pratiques, les élèves reçoivent des leçons de pédagogie, de dessin, d’hygiène, de comptabilité et de marchandises.
- Enseignement technique industriel supérieur. — L’enseignement technique industriel supérieur a atteint depuis longtemps en Russie un haut degré de développement; rappelons qu’en 1889 cet enseignement était déjà donné dans huit établissements importants réunissant environ 4,000 élèves.
- Aujourd’hui plus que jamais se fait sentir dans ce pays le besoin d’hommes pourvus de connaissances supérieures et capables d’organiser et de diriger aussi bien les établissements de l’Etat que les diverses entreprises industrielles des particuliers. Pour satisfaire à ce besoin, les autorités intéressées (et tout particulièrement le Ministère de l’instruction publique et le Ministère des finances) se sont occupées dans ces derniers temps de l’organisation de nouveaux établissements d’instruction technique supérieure, en y introduisant, autant que possible, les meilleurs procédés d’enseignement. C’est ainsi qu’en 1898, le Ministre des finances a fondé à Varsovie l’Institut
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- polytechnique de l’Empereur Nicolas II, en employant, à cet effet, avec l’assentiment de S. M. l’Empereur, un capital d’un million de roubles qui avait été mis à sa disposition. Cette même année, la même administration ouvrit à Kieff 1 ’ Institut polytechnique de l’Empereur Alexandre II, longtemps désiré par les habitants et les industriels de cette ville. A la même époque, des fonds considérables (1,570,000 roubles) étaient donnés au Ministère de l’instruction publique, dans le but de donner un plus grand développement aux trois établissements d’enseignement technique supérieur placés sous sa dépendance, à savoir : Y Institut technologique de l’Empereur Nicolas Ier, de Pétersbourg, YEcole impériale technique de Moscou et Ylnstilut technologique de l’Empereur Alexandre ///, de Kharkoff. Grâce à ces dons généreux, si rares en France et si communs, comme nous avons pu le voir dans le courant du présent rapport, dans d’autres pays, ces établissements pourront recevoir prochainement un plus grand nombre de jeunes gens.
- Enfin, le Ministère de l’instruction publique vient d’ouvrir un Institut technologique, à Tomsk; le Ministère des finances, de son côté, s’est occupé de la création d’un nouvel Institut polytechnique, à Pétersbourg. Cependant, malgré toutes les mesures prises par le Gouvernement, les besoins d’un enseignement technique supérieur sont loin d’être tous satisfaits.
- Nous décrirons, en raison de leur importance, les principaux établissements d’enseignement technique supérieur russe.
- Institut des mines de Catherine IL — Cet institut, fondé à Pétersbourg en 1778, dépend du Ministère de l’agriculture et des domaines de l’Etat; il a pour objet la formation d’ingénieurs des mines.
- Le personnel officiel se compose de 69 personnes.
- La durée des cours y est de cinq ans.
- Au ier janvier 1898, il comptait 444 étudiants; au ier janvier 1899, ce nombre atteignait 48o.
- Le Trésor de l’Etat accorde 156,2 55 roubles par an pour l’entretien de l’institut.
- L’Institut de Catherine II exposait à la Section des mines ses splendides collections.
- Institut des ingénieurs des voies de communication Alexandre Ier, à Saint-Pétersbourg. — Voir ci-après, page 346.
- Institut technologique supérieur de l’Empereur Nicolas Ier, à Saint-Pétersbourg. — Voir ci-après, page 334.
- Institut polytechnique de Riga. — Fondé le 16 mai 1861, cet institut a été transformé en 1896. Il comprend six divisions, qui sont celles des agronomes, des ingénieurs-chimistes et des ingénieurs civils, des mécaniciens, des architectes, des commerçants.
- Le personnel comprend : i directeur, i4 professeurs, 11 professeurs adjoints, 1 bibliothécaire et 6 employés subalternes.
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- Au ierjanvier 1898, il comptait 1,3/17 étudiants; au ier janvier 1899, ce nombre était de 1, h h 6 : section de construction, 83; génie, 229; mécanique, 352; chimie, 3/i8; agriculture, 180; commerce, 29/1.
- L’institut est alimenté principalement par les fonds de la ville; l’État lui attribue 10,000 roubles par an.
- La part prise à l’Exposition par cet institut (plans des bâtiments, série des travaux des professeurs) le place aux premiers rangs.
- École impériale technique de Moscou. — Cette école, fondée le ior juillet 1868 au Département des institutions de l’Impératrice Marie, et transmise ensuite au Département de l’instruction publique, a été, en 189/1, transformée d’après le modèle des instituts technologiques. Elle se compose de deux divisions : la division de mécanique et la division de chimie. Dans chacune de ces divisions, les cours durent cinq années. La séparation entre chimistes et mécaniciens a lieu dès la première année des cours.
- Composition du personnel: 1 directeur, 12 professeurs, 6 adjoints, 3i maîtres, 9 préparateurs, 7 chefs d’atelier et 1 7 employés subalternes.
- De 718 au ier janvier 1898, le nombre des étudiants est passé à 865 au ier janvier 1899.
- Les ressources de cette école proviennent de l’État, pour une somme de 208,^93 roubles; de fonds spéciaux, pour une somme de h9,297 roubles; de revenus divers, pour une somme de 11,729 roubles.
- L’École de Moscou est la première des institutions techniques russes où furent organisés des ateliers de travail manuel dans lesquels les futurs ingénieurs purent se rendre compte, par une suite de travaux scientifiquement coordonnés, des rapports qui existent entre la théorie et la pratique.
- Elle acquit à ce point de vue une renommée universelle, surtout à la suite de l’exposition de Philadelphie, en 1876, et ses méthodes furent le point de départ de nombreuses créations analogues, principalement en Amérique.
- Dans les ateliers de l’École de Moscou, magnifiquement installés et pourvus d’un matériel nombreux et perfectionné, les élèves mécaniciens se livrent aux travaux pratiques suivants :
- En 2e année, travaux de modelage mécanique en bois, 6 heures par semaine.
- En 3e année, travaux de forge, un trimestre, 6 heures par semaine.
- En 3° année, travaux de fonderie, 6 heures par semaine.
- En hB année, ajustage et serrurerie, 6 heures par semaine.
- En 5e année, ajustage et mécanique, 18 heures par semaine, dont 3 employées à des démonstrations dans l’usine de l’école.
- L’exposition de l’École de Moscou mettait en évidence, en même temps que le soin et le fini des travaux graphiques des étudiants, croquis et dessin au net, la grande valeur des travaux pratiques exposés.
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- Institut des ingénieurs civils de l’Empereur Nicolas Ier, à Saint-Pétersbourg. — Cet institut, fondé en 1889, dépend du Ministère de l’intérieur.
- Le personnel officiel se compose de 6 A personnes.
- La durée des cours est de cinq années.
- Au icr janvier 1898, il comptait 35o étudiants, et, au ier janvier 1899, 353.
- En 1898, l’Etat a assigné 89,86/1 roubles pour l’entretien de cet institut.
- Créé au début sous le nom d’trEcole de construction», il a aujourd’hui pour mission de former des ingénieurs civils, des ingénieurs constructeurs et des ingénieurs des ponts et chaussées.
- Institut technologique de l’Empereur Alexandre III, à Karkholï. — Cet institut, fondé en 188A, a été organisé absolument comme l’Institut technologique de Pé-tersbourg.
- Le personnel officiel est le suivant : 1 directeur, 11 professeurs, 7 professeurs adjoints, 1 mécanicien, 1 préparateur.
- Au icr janvier 18 9 8, il comptait 6 A A étudiants et 1 auditeur libre; au 1 "janvier 1 899, il y avait 811 étudiants et 1 auditeur libre.
- L’Etat attribue à l’entretien de cet institut une somme de 3 A1,5 A A roubles.
- Institut électrotechnique de l’Empereur Alexandre III, à Saint-Pétersbourg. — Voir ci-après, page 3Ao.
- École impériale des ingénieurs de Moscou. — Voir ci-après, Ministère des voies de communication, page 35o.
- Institut polytechnique de l’Empereur Alexandre II, à Kieff. — Fondé le 8 juillet 1898, cet institut renferme quatre divisions : mécanique, génie, chimie et agronomie.
- Dans chacune de çes divisions, les cours durent quatre ans.
- Composition du personnel : 1 directeur, 7 professeurs ordinaires, 1 professeur extraordinaire, 1 5 maîtres, A préparateurs et A6 employés subalternes.
- Au 1" janvier 1899, il réunissait 598 étudiants.
- Institut polytechnique de l’Empereur Nicolas II, à Varsovie. — Il a été fondé le 8 juin 1898 dans le meme but que l’Institut de Kieff; il renferme trois divisions : celles des ingénieurs-chimistes, des mécaniciens et des ingénieurs-architectes. A tous les autres points de vue, il est organisé comme l’Institut de Kieff.
- Composition du personnel : 1 directeur, 17 professeurs ordinaires, 8 professeurs extraordinaires, 10 préparateurs, 1 bibliothécaire et i3 autres employés subalternes.
- Au ier janvier 1899, il comptait 911 étudiants et 7 auditeurs libres.
- En 1899 fut ouverte l’École supérieure des mines d’Ecatherinoslaf (deux sections,
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 333
- mines et métallurgie); enfin, en igoo, a été inauguré l’institut supérieur technologique de Tomsk.
- Signalons encore l’institut polytechnique, fondé en igoo à Saint-Pétersbourg, et qui dépend du Ministère des finances; cet institut comprend quatre sections : commerce, constructions navales, métallurgie, électrotechnique.
- Il résulte des chiffres précédents que dans les établissements d’enseignement technique russes le nombre des étudiants est aujourd’hui de plus de 7,000; ce nombre, qui augmente tous les ans, est encore loin de répondre, nous l’avons dit, aux besoins immédiats de l’industrie nationale.
- Institut technologique de l’Empereur Nicolas Ier. — L’Institut technologique a été fondé à Saint-Pétersbourg pendant les premières années du règne de l’Empereur Nicolas Ier. Ses portes s’ouvrirent en octobre i83i. Cette école avait pour but, à l’origine, « de donner à ses élèves des connaissances théoriques et pratiques suffisantes pour administrer les fabriques et leurs diverses sections.» Les élèves, admis de i3 à 1 5 ans, devaient y rester pendant six ans. Les trois premières années étaient consacrées à des études générales, les années suivantes à la mécanique appliquée et à la technologie. 11 y avait deux sections : mécanique et chimie; la répartition des élèves commençait dès la quatrième année scolaire. Une grande importance était attachée aux travaux pratiques et manuels, qui commençaient dès la première année. L’institut était pourvu d’ateliers mécaniques (comprenant fonderie, forge, tours, ajustage, ateliers pour le travail du bois, un laboratoire chimique, des ateliers pour filature et tissage, une teinturerie avec un atelier de gravure pour l’impression des tissus). Les élèves recevaient, d’après leurs notes, des diplômes de «contremaîtres instruitsn ou de «contremaîtres». En i8ôg, ces titres furent remplacés par ceux d’« ingénieur technologue55 et de «technologue pratiquant».
- Les exigences toujours croissantes de l’industrie amenèrent, en 1862, le gouvernement à réorganiser l’institut et à en faire une école pour les hautes études spéciales. Cette nouvelle école 11e comptait que quatre ans detudes, mais les programmes d’admission devinrent beaucoup plus étendus, et les sciences mathématiques et spéciales y reçurent plus d’importance. H y avait comme auparavant deux sections (mécanique et chimique); plusieurs cours, surtout les premières années d’études, étaient communs aux deux sections. En 1872 , les quatre années d’études furent portées à cinq.
- Les nouveaux statuts de l’institut, confirmés en 1887, ont étendu considérablement les droits des ingénieurs sortant de l’institut, sans que presque rien fût changé aux études. En i8gfi, l’institut prit le nom d’«Institut technologique de l’Empereur Nicolas Ier ». Depuis l’an 18 g 8, qui restera mémorable dans l’histoire de 1 éducation technique de Russie, le nombre des étudiants admis à l’institut a doublé; l’établissement a reçu des sommes importantes pour l’agrandissement des bâtiments et laboratoires, et le budget annuel de l’école s’est considérablement élevé. De 18g8 à igoo, les salles de
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- cours et de dessin ont été agrandies; le bâtiment principal de l’institut, relié à la plupart des bâtiments auxiliaires ; un nouveau laboratoire chimique a été construit, des laboratoires de mécanique et d’électrotechnique ont été fondés, et les ateliers mécaniques furent pourvus d’un grand nombre de machines-outils nouvelles.
- Actuellement, l’institut, école d’Etat, dépend du Ministère de l’instruction publique. Il a pour but de fournir à l’industrie russe des ingénieurs civils mécaniciens et chimistes. Le régime de l’école est l’externat. Les cours comprennent cinq années, et l’on n’y admet que les jeunes gens pourvus de diplômes des écoles supérieures (gymnases classiques ou réales, etc.). Les candidats subissent un concours assez sévère, le nombre des aspirants surpassant toujours celui des places vacantes. Chaque étudiant doit payer 5o roubles par an pour ses études. Pendant les deux premières années, la fréquentation des cours les plus importants est obligatoire pour tous les élèves. A la fin de chaque année, ces derniers passent des examens de passage, auxquels ne sont admis que ceux qui ont des notes pour tous les cours et qui ont exécuté tous les travaux prescrits. La cinquième année d’études est consacrée complètement à l’exécution des projets et aux travaux dans les laboratoires et les ateliers. La séparation entre mécaniciens et chimistes commence pendant la deuxième année scolaire. La comparaison des programmes avec ceux de la plupart des écoles analogues des autres pays montre qu’on donne beaucoup d’importance à l’architecture, aux constructions civiles et aux différentes branches de technologie mécanique et chimique La section mécanique s’attache aux travaux graphiques et à l’exécution des projets. Les ingénieurs chimistes travaillent surtout dans les laboratoires. Ceux qui ont suivi avec succès tous les travaux de la cinquième année d’études subissent un examen à la suite duquel ils reçoivent le cas échéant des diplômes d’ingénieur-technologue, leur conférant le droit d’occuper des postes techniques au service de l’Etat, d’être administrateurs de fabriques et d’usines, de construire des fabriques et tous les bâtiments en dépendant, enfin d’exécuter tous les travaux relevant du Ministère des voies et communications.
- Les examens d’admission portent sur les matières suivantes : algèbre, géométrie élémentaire, trigonométrie, physique élémentaire, langue russe. En 1899, i,o58 jeunes gens se firent inscrire pour les examens ; 981 se présentèrent et 2 9 3 furent admis.
- Les cours fonctionnent du icr septembre au 1 5 avril; alors commencent les examens, qui durent jusqu’à la fin de mai.
- Les études de la première année se rapportent de préférence aux sciences générales dont voici la liste :
- 1>AT\ SEMAINE.
- Théologie.............................................................
- Mathématiques (géométrie analytique, algèbre supérieure, calcul différentiel, les notions du calcul intégral).................................
- Géométrie descriptive.................................................
- Physique (les appareils et méthodes de mesure, physique des forces
- moléculaires)......................................................
- Chimie minérale.......................................................
- Mécanique théorique...................................................
- Géodésie..............................................................
- 2 heures.
- 2
- 3
- 5
- 3
- 2
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 335
- Beaucoup de temps est en outre consacré aux travaux graphiques.
- Les cours de la seconde année sont :
- a. Communs aux deux sections :
- Mécanique générale....................................................... 2 heures.
- Physique (la chaleur, l’électricité)................................. 3
- Chimie générale (métaux).............................. .............. 3
- Résistance des matériaux et construction des organes des machines.... b
- Mécanique appliquée...................................................... 3
- Architecture............................................................. 2
- Constructions civiles.................................................... 3
- b. Pour la section mécanique seulement :
- Calcul intégral.......................................................... 2
- Mécanique analytique (pendant le premier semestre seulement)............ 2
- c. Pour la section chimique :
- Minéralogie et géodésie...................................... ....... 2 heures.
- Le dessin technique et architectural est obligatoire pour tous les élèves, qui exécutent différents détails des machines, des parties de bâtiments, des maisons en pierre et en bois. La bifurcation définitive des sections mécanique et chimique a lieu à la lin de la deuxième année.
- Pour la troisième année d’études, les cours communs aux deux sections sont:
- Théorie mécanique de la chaleur (au premier semestre)............... b heures.
- Chaudières à vapeur..................................................... 2
- Technologie des métaux (propriétés des métaux et de leurs alliages, outils
- employés au travail des métaux)...................................... 2
- Electrométrie....................................................... • 3
- Chauffage et ventilation................................................ 2
- Les cours spéciaux des mécaniciens comprennent :
- Applications de la théorie mécanique de la chaleur aux machines ther-
- miques (au premier semestre)......................................... b heures.
- Machines élévatoires (au premier semestre)............................. 3
- Statique graphique........................................................ 2
- Hydraulique et moteurs hydrauliques....................................... 2
- Construction de machines à vapeur (au premier semestre)................ 2
- Sidérurgie (au deuxième semestre)................................... 2
- Théorie des probabilités (cours non obligatoire)........................ 2
- Pour les chimistes seuls :
- Chimie organique.......................................................... 3 heures.
- Chimie analytique........................................................ 2
- Technologie des matières minérales........................................ b
- Anatomie et physiologie des plantes (au premier semestre)................. 3
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- 33G
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Quant aux travaux graphiques, les élèves delà section mécanique s’occupent pendant le premier semestre du dessin technique (éléments de machines); au second semestre, ils exécutent un projet d’une machine élevatoire, des études de statique graphique et un projet se rapportant au chauffage et à la ventilation. Les élèves des deux sections exécutent trois projets d’architecture : un escalier, un bâtiment en bois et un bâtiment en pierre. Les élèves chimistes travaillent dans le laboratoire chimique (analyse qualitative) et au cabinet d’anatomie et de physiologie des plantes (travaux microscopiques). Les élèves mécaniciens consacrent le mois de juin au travail manuel dans les ateliers mécaniques, où ils exécutent une série de travaux à l’étau et au tour.
- En quatrième année, les cours, communs pour les deux sections, sont :
- Théorie éleclrotechnique (non obligatoire).........
- Construction et calcul des dynamos (non obligatoire)
- Technologie des matières textiles..................
- Constructions hydrotechniques......................
- a heures.
- O
- O
- 4
- a
- Les cours pour la section mécanique seule sont :
- Théorie de l’élasticité des corps solides (non obligatoire)..................
- Statique des constructions (toits, ponts)....................................
- Technologie des métaux (fonderie, machines-outils)...........................
- Construction des machines des usines métallurgiques (fours, laminoirs, elc.).
- Travail du bois..............................................................
- Théorie et construction des machines locomotives.............................
- 2 heures.
- O
- O
- 4
- 2
- 2
- Les élèves de la section chimique ont encore à étudier :
- Chimie théorique......................................................... 4 heures.
- Technologie chimique du naphle, des graisses eL huiles, du cuir, du papier,
- du gaz d'éclairage, de la distillation du bois........................ 5
- Technologie des matières colorantes...................................... 0
- Les étudiants de la section mécanique doivent exécuter trois projets : chaudière à vapeur, machine à vapeur, et moteur hydraulique. Pour les élèves de la section chimique sont obligatoires les projets d’une chaudière à vapeur et d’une fabrique de produits chimiques se rapportant à l’industrie minérale. Tous les élèves travaillent au cabinet, de physique, où ils s’exercent aux travaux électrométriques. Les mécaniciens peuvent choisir, comme obligatoires pour l’examen de passage, deux cours parmi les trois suivants: électro-technique, machines locomotives, technologie des machines textiles.
- En été, entre la quatrième et la cinquième année d’études, les élèves passent au moins un mois dans des usines et fabriques pour étudier pratiquement la branche de l’industrie qui les intéresse le plus ; de leur choix dépend la nature de leur projet en cinquième année; beaucoup d’élèves travaillent dans les ateliers des chemins de fer ou
- comme mécaniciens sur les locomotives.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- En cinquième année scolaire n’a lieu qu’un seul cours, celui de comptabilité industrielle (2 heures, non obligatoire).
- Les élèves doivent exécuter deux projets de fabriques se rapportant aux branches d’industrie qu’ils ont étudiées pendant la quatrième année. Ceux de la section mécanique exécutent le projet d’une ferme et de deux ponts, et le projet supplémentaire, selon leur choix, d’une usine métallurgique, d’un atelier de construction, d’une fabrique pour filature ou tissage, d’une installation électrique ou d’une machine locomotive; ils continuent à travailler dans les ateliers mécaniques (travail des métaux à l’aide de machines-outils, ajustage) ; dans le laboratoire de mécanique, ils exécutent des essais sur les machines à vapeur et les chaudières, les matériaux de construction. Les élèves de la section chimique doivent travailler, selon leur choix, dans le laboratoire de chimie générale, ou dans les ateliers et laboratoires spéciaux. Ceux qui s’intéressent à l’électricité peuvent faire des études sur les dynamos, accumulateurs, transformateurs, etc., dans le laboratoire électrique. On peut aussi exécuter une série de travaux ayant un intérêt technique, dans le cabinet de physique.
- L’institut possède des cours de langues étrangères (français, allemand, anglais).
- Au commencement de l’année scolaire 18<J(J-KJ00, l’institut comptait 1,01 5 élèves
- ainsi répartis :
- NOMIWIE DES ELEVES
- ANNEES D'ETUDE. --------—" —- --------- TOTAL.
- --- DE LA SECTION MECANIQUE. DE LA SECTION CHIMIQUE. ___
- 1"................................... 2()3 3 (JO
- 2e................................... 207 207
- 3e................................... 177 28 9.o5
- .................................. 137 17 10k
- 5°................................... 101 i5 126
- E11 18(j, 11 2 jeunes gens (q^ mécaniciens et 1 5 chimistes) ont terminé leurs études à l’Institut Nicolas I; pG reçurent le diplôme d’ingénieurs technologues et 1G celui de technologues.
- Le personnel de l’enseignement se compose :
- Professeurs................................................................. 13
- Maître de théologie............................................................. 1
- Professeurs adjoints............................................................ k
- Instituteurs................................................................... ko
- Chefs d’ateliers................................................................ 7
- Totai................................... (>5
- La superlicie des salles de cours dans le batiment principal est de 1,820 mètres carrés. Celle des salles de dessin est à peu près de 3,000 mètres carrés. Le chauffage des batiments est fait à la vapeur et à l’eau chaude ; la ventilation se produit à l’aide de ventilateurs électriques. L’éclairage est électrique. L’institut possède une station électrique avec machines a vapeur de 100 et de h ô chevaux et moteur à gaz de 1 G chevaux, fin. T. — fit,. G. — T. H. ss
- mrnnirfiTE nationale.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Les services auxiliaires de l’institut sont les suivants :
- i° La bibliothèque avec salle de lecture dans le bâtiment principal ; elle contient 35,ooo volumes et se compose d’ouvrages et de journaux scientifiques et techniques;
- tî° Le musée de l’institut, renfermant des machines, appareils, modèles, spécimens de produits, collections scienliliques, etc. ;
- 3° Le cabinet de physique, pourvu de tout ce qui est indispensable pour les démonstrations aux conférences et pour les travaux pratiques des élèves;
- 4° Les ateliers mécaniques de construction se composent de petites fonderies et forges, d’un atelier de menuiserie et de modèles, et d’un atelier assez grand et très bien outillé pour le travail des métaux. Ce dernier atelier est le seul servant aux travaux personnels des élèves. Les ateliers mécaniques furent installés à l’époque où l’institut ne fournissait que des contremaîtres. Actuellement, les futurs ingénieurs ne peuvent consacrer que très peu de temps, Aoo heures environ, aux ateliers; mais l’administration de l’institut attribue une grande valeur à ces travaux qui présentent pour les jeunes gens, dans les conditions de la vie russe, une importance particulière. Dans les ateliers, le professeur de technologie mécanique trouve une collection de machines-outils qui peut être utilisée pour démonstrations, et le chef du laboratoire de mécanique un nombreux matériel pour les recherches expérimentales ;
- 5° Le laboratoire de mécanique est d’origine récente et se développe peu à peu depuis quelques années. Il est lié aux ateliers mécaniques et contient une collection d’instruments et appareils pour recherches expérimentales sur le travail des moteurs, des chaudières et des machines-outils. On emploie comme sujets d’expériences les machines et les appareils des ateliers mécaniques et de la station électrique. Une machine à vapeur spéciale, appropriée aux études du travail de la vapeur dans les conditions les plus différentes, est en cours d’installation.
- G0 Le laboratoire pour les essais des matériaux de construction est pourvu de machines et d’appareils pour l’étude expérimentale de propriétés mécaniques de matériaux tels que métaux, pierres, bois, ciments. Les travaux personnels des élèves dans cet atelier sont obligatoires depuis ces dernières années. Le laboratoire, devenu trop restreint pour le nombre des étudiants, va être bientôt agrandi.
- 7° Le laboratoire électrotechnique, d’origine récente, n’est pas encore tout â fait terminé, quoique la plupart des instruments et des machines soient déjà acquis. Le local lui-même n’est pas encore entièrement achevé et les études expérimentales électriques ont lieu jusqu’à présent au cabinet de physique.
- 8° Le laboratoire de chimie a été transféré l’hiver dernier dans un nouveau bâtiment, spécialement construit à cet effet d’après les plans élaborés avec le plus grand soin par M. le professeur Lvoff. Le nouveau laboratoire est vaste, bien aéré; il sera pourvu des appareils les plus perfectionnés pour les travaux, des professeurs et des étudiants. On trouve encore à l’Institut Nicolas Ie1' de petits laboratoires techniques spéciaux, appropriés
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- aux études diverses de technologie chimique. Plusieurs d’entre eux contiennent des appareils et fours idcntkpies à ceux des établissements industriels. Ces laboratoires secondaires sont les suivants :
- <j° Le laboratoire technique pour technologie minérale, avec fours et appareils se rapportant à l’industrie de la soude, à la préparation clés sels de chrome, des prussiates de potasse, à la céramique.
- 1 o° Laboratoire de teinturerie et de matières colorantes.
- i i° Le laboratoire des produits alimentaires, avec petite distillerie.
- î :i" Laboratoire technique pour les industries des graisses, huiles, naphtes, papiers, cuirs, etc.
- En iS()(j, le budget de l’institut était formé de 9/19,379 roubles fournis par l’Etat et de 3 1,6 00 roubles payés par les étudiants pour frais d’études. Cette meme année l’inslitut disposait encore pour les bourses et subventions à accorder aux élèves de 90,773 roubles (intérêts des capitaux lui appartenant) et de 11,699 roilMes provenant de différents donateurs.
- Les principales dépenses sont : appointements du personnel, 131,75k roubles; entretien des ateliers et laboratoires, 40,846 roubles; entretien des bâtiments, service, chauffage et ventilation, 76,9/16 roubles; les bourses et les subventions pour les étudiants, 70,790 roubles. Beaucoup d’élèves reçoivent des bourses de la couronne, ou provenant de différents dons particuliers ; d’autres reçoivent des subventions, et un certain nombre d’entre eux sont affranchis de tout payement. Signalons l’existence d’une société d’assistance pour les élèves pauvres de l’Institut, disposant d’un capital d’environ 50,000 roubles. Cette société, entre autres choses, a organisé dans l’institut, même une salle à manger pour les étudiants.
- De 1870 jusqu’à 1900, 1,07*8 élèves ont reçu des diplômes (76b dans la section mécanique et 097 dans la section chimique).
- On rencontre des anciens élèves de l’institut dans tous les emplois et dans toutes les entreprises industrielles de Russie. Un tiers à peu près est employé dans les chemins de fer, principalement dans les services de traction ; le reste est répandu dans les industries suivantes : sucreries, construction des machines, grandes industries chimiques, industrie textile, industrie du naphte, papeterie, métallurgie, service des eaux, etc. Beaucoup d’anciens élèves de l’institut sont employés par l’Etat au Ministère des finances, comme inspecteurs des fabriques, experts à la douane, employés aux impôts directs, ou bien encore s’adonnent à la pédagogie et occupent des places de maîtres ou directeurs dans les diverses écoles techniques de Russie.
- Institut électro-technique Alexandre III. — Dès que le Gouvernement russe eut repris en mains le service technique des communications télégraphiques de l’Empire, longtemps confié à des entrepreneurs étrangers, il décida de former lui-même son
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE. 1900.
- nouveau personnel, en le préparant dans une école spéciale supérieure. C’estainsi que fut fondée à Saint-Pétersbourg, en 1886, Y École technique de V Administration des postes et télégraphes. Après avoir été l’objet, notamment en 1891, de modifications importantes dans ses programmes et dans son organisation générale, cette institution fonctionne aujourd’hui sous le nom d’institut électro-technique Alexandre III, dans les conditions suivantes.
- L’Institut électrotechnique est une école spéciale supérieure, qui a pour but de préparer spécialement des ingénieurs électriciens.
- Elle est placée sous l’autorité du Ministre de l’intérieur et dans le ressort du Directeur général des postes et des télégraphes. Elle 11e reçoit que des élèves externes.
- Les ressources de l’institut se composent : 1" des subventions de l’Etat; a° des recettes provenant des frais d’étude ; 3° des recettes provenant des brevets et des certificats délivrés par l’institut; k° des revenus de la vente des ouvrages scientitiqucs et des manuels publiés par l’institut ; 5° des recettes perçues dans les laboratoires et pour les ouvrages exécutés dans les ateliers de l’Institut; G0 des revenus des biens appartenant à l’institut et des donations diverses dont il a été l’objet.
- La durée des études est de cinq ans ; à partir de la quatrième année commence la spécialisation dans Jes différentes branches électrotechniques.
- Font partie des programmes :
- i° les mathématiques supérieures;
- Y la géométrie descriptive ;
- 3° la mécanique théorique ;
- h° la théorie mécanique de chaleur ;
- 5° la mécanique appliquée ;
- G0 la mécanique de construction :
- ÿ° la technologie mécanique;
- 8° la physique ;
- 90 la chimie;
- 1 o° l’électrochimie ;
- 1 T l’éleclrotechnique ;
- 1 Y la construction des lignes électriques ;
- 1 3° les télégraphes électriques;
- i A° les téléphones et signaux électriques;
- 1 5° le dessin graphique;
- 1 G° l’art de construction et les éléments de l’architecture et des constructions civiles;
- 1.7° la topographie;
- 1 8° la jurisprudence générale et spéciale;
- i9°la comptabilité technique;
- no°les langues étrangères française, allemande et anglaise.
- L’horaire hebdomadaire pour chacune des cinq années d etudes (la spécialisation commençant a la année) est donné par les deux tableaux suivants :
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- Tableau I.
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- lro A> N É E. 2e AN N É E. 3” ANNÉE.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. NOMBRE PAB SE Coups cl conférences. J’HEUHES MAINE. Travaux pratiques rt exercices. NOMBRE PAU si Coups pI conférences. )'IIEüRES MAINE. Travaux pratiques eL exercices. NOMBRE PAU SP Coups pt confpppnces. VHEURES MAINE. Travaux pratiques et exercices.
- 1. Mathématiques supplémentaires 5 2 3 1 U //
- 2. Géométrie descriptive a a // // n n
- 3. Mécanique rationnelle 9 î 2 t/a a i
- A. Théorie mécanique de la chaleur 5. Mécanique appliquée (résistance des matériaux et détails de construction // // // // a //
- des machines) // // 3 // // //
- fi. Hydraulique // U II // 2 //
- 7. Mécanique des constructions // n n U i i
- 3. Travaux pratiques ( essais des matériaux). // n n 1 // i
- 9. Technologie mécanique II u 2 // // //
- 10. Travaux pratiques (travail des métaux). // A // 1 // //
- 11. Physique h î 3 3 // //
- 12. Chimie et analyse chimique 3 // 9 A // A
- 13. Electrochimie (cours théorique) II // // n a //
- IA. Electricité et magnétisme II // II n 3 H
- 15. Electricité industrielle n // U // 5 a
- IG. Projets d’électrotechnique n // if // // 2
- 17. Construction des lignes électriques. . . . n // U // î //
- 18. Télégraphes électriques 19. Téléphonie et signaux électriques .... 20. Travaux graphiques H n // // a i
- n u // u 1 //
- u A n 2 // //
- 21. Constructions civiles u // 3 i // i
- 22. Topographie n n a U n //
- Nombre total d’heures par semaine. 1 ü î A 20 i3 t/a 21 iS
- Tableau IL
- A° AN NÉE. 5° ANNÉE.
- M ATI ÈRES ENSEIGNÉES. NOMBRE PAR SK Coups ot conférences. l’HEURES MAINK. Travaux pratiquas rt projets. NOMBRE P/Il SK Cours al ronféreiices. UIIEURES MAINE. Travaux pratiques rt projets.
- 1. Mécanique appliquée, générateurs de vapeur, machines à vapeur et autres moteurs mécaniques G 3 // 3
- 2. Mécanique clos constructions î i U //
- 3. Electrochimie industrielle t t H 3
- A. Electricité industrielle fi A II ü
- 5. Service aux stations électriques n a U 6
- fi. Construction des lignes électriques 2 // H 3
- 7. Télégraphie électrique a 2 // 2
- 8. Générateurs pour télégraphie, récepteurs, stations.. . . 2 1 II G
- 9. Projets de télégraphie 10. Téléphonie et signaux électriques II 2 U 5
- î 2 // //
- 11. Projets de téléphonie n // // »> t)
- 12. Projets de construction civile u U n 3
- 13. Droit commun et spécial H n 2 II
- IA. Devis et comptabilité technique U ii n 2
- Nombre total d’heures par semaine 21 18 2 Ai
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- L’exposé des cours théoriques est complété par des répétitions, exercices, compositions de projets, et par des travaux pratiques dans les annexes de l'institut, ainsi qn’en dehors de l’institut. Dans ce hut, l’établissement est doté : i° de laboratoires de physique et de chimie ; d’un laboratoire pour les essais des matériaux de construction, d’éleclro-chimic; de laboratoires d’électricité industrielle et de télégraphie électrique; 2° d’une station d’études électriques (essai des machines électriques et à vapeur); 3° d’une station d’études pour les télégraphes et les téléphones ; 4° de collections se rapportant aux matières d’enseignement; 5° d’un atelier et d’autres établissements auxiliaires d’étude.
- Le nombre des élèves est fixé à 3oo.
- Sont admis à l’institut les sujets russes de rite chrétien possédant : in les brevets ou certificats d’études des établissements de l’enseignement supérieur; 2° les certificats des gymnases du Ministère de l’instruction publique, les certificats d’études des écoles réales ayant la classe supplémentaire; 3° les certificats ou brevets des autres établissements de l’enseignement secondaire dont le cours est jugé suffisant par le Ministre de l’intérieur, avec le consentement du Ministre de l’instruction publique. Si le nombre des aspirants surpasse le nombre des places vacantes, on établit entre tous les candidats un concours portant sur les sciences mathématiques, physiques et sur la langue russe, dans les limites des cours des gymnases.
- Les étudiants ayant suivi le cours de la faculté des sciences mathématiques d’une des universités ou le cours d’une école supérieure technique sont admis au second cours ( 2e année) sans examen, et au troisième cours (3e année) après avoir subi l’examen.
- Au nombre des élèves de l’institut, peuvent être admis aussi les fonctionnaires de l’Administration des postes et des télégraphes comptant au moins un an de service et qui peuvent satisfaire aux trois conditions précédentes. Ils sont considérés pendant ce temps comme en service effectif; ils reçoivent les appointements attachés à leur fonction, avec un maximum de 45o roubles par an. Ils sont tenus ensuite de servir aux postes et télégraphes un an et demi pour chaque année pendant laquelle ils furent ainsi entretenus aux frais de la couronne.
- Peuvent être admis également, à titre exceptionnel, des auditeurs libres.
- Les élèves réguliers et les auditeurs libres doivent verser pour les frais d’études 2 5 roubles par semestre.
- Les élèves les plus nécessiteux peuvent être dispensés des frais d’étude ; mais leur nombre ne doit pas excéder 2 5, non compris les boursiers de l’Etat.
- Pour les élèves les plus méritants, l’institut dispose de cinquante bourses de l’Etat, de 3oo roubles chacune.
- Les reliquats, s’il en existe, des sommes affectées aux bourses de l’Etat sont employés à donner des subventions aux élèves nécessiteux. Indépendamment des bourses de l’Etat et des bourses privées qui existent déjà à l’institut., peuvent être fondées encore d’autres bourses par des personnes privées ainsi que par les sociétés aux conditions fixées par les fondateurs eux-mêmes, pourvu que ces conditions ne soient pas contraires aux règlements de l’institut»
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Les boursiers peuvent être dispensés des frais d’études.
- En vue d’encourager les élèves aux travaux scientifiques, le Conseil de l’institut est autorisé ;\ leur fournir des sujets de thèses sur les matières spéciales de renseignement. Des médailles d’or ou d’argent et des mentions honorables sont décernées aux élèves ayant présenté les meilleurs travaux sur les matières désignées. Des prix peuvent être aussi décernés pour les meilleurs projets et comptes rendus réguliers.
- A la fin de la cinquième année d’études, les élèves subissent devant une commission spéciale, dont les membres sont nommés annuellement par le Ministre de l’intérieur, les épreuves de sortie. Ceux qui ont passé avec succès les examens reçoivent le grade iS!ingénieur électricien de irc ou de -C classe, selon leurs notes de sortie. Les ingénieurs électriciens ont le droit de porter un insigne spécial. Les élèves ayant passé les examens de sortie passablement, mais n’ayant pas satisfait aux exigences nécessaires à l’obtention du grade d’ingénieur, reçoivent seulement un certificat d’études. Les frais de diplôme sont de 5 roubles.
- Le grade d’ingénieur électricien donne les mêmes droits que celui d’ingénieur technologue, à savoir : le droit de faire les projets, d’exécuter les travaux se rapportant à toutes sortes d’installations électrotechniques y compris les habitations et batiments, d’exécuter tous les travaux des constructions civiles faisant partie du domaine de l’Administration des postes et des télégraphes.
- Les ingénieurs électriciens qui, par leur origine, n’ont pas droit aux conditions des nobles, peuvent être élevés au rang de bourgeois notable sans payer les impôts institués à ce sujet. S’ils peuvent présenter des preuves incontestables qu’ils ont travaillé pendant dix ans avec succès dans la branche des applications d’électricité, ils peuvent être élevés au rang de bourgeois notable héréditaire, sur la proposition du Ministre de l’intérieur. Les titulaires du diplôme d’ingénieur électricien ou du certificat jouissent, quant au service militaire, des mêmes droits que les personnes possédant le diplôme de l’enseignement supérieur.
- Les ('lèves qui reçoivent les bourses de l’Etat sont tenus, après la fin du cours d’études et après leur sortie de l’institut, de servir au Ministère de l’intérieur, si le Gouvernement a besoin de mettre à profit leurs connaissances techniques, un an et demi pour chaque année scolaire pendant laquelle ils ont reçu la bourse, sans que le temps total du service puisse dépasser six ans.
- Le directeur de l’institut est choisi par le Ministre de l’intérieur, après proposition du Directeur général des postes et des télégraphes, parmi les personnes ayant reçu une instruction supérieure et possédant les connaissances pratiques de l’électricité appliquée aux télégraphes et à l’industrie.
- Le directeur peut enseigner à l’institut, mais dans ce cas il ne peut faire plus de 4 leçons par semaine. Son indemnité de ce chef ne doit pas excéder aoo roubles pour chaque heure annuelle, même si pour la matière enseignée est établie une chaire.
- Au directeur sont adjoints un inspecteur et deux sous-inspecteurs. L’inspecteur est le suppléant du directeur; il remplace ce dernier en cas de maladie ou d’absence. Les
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
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- devoirs de l’inspecteur sont : de surveiller les études théoriques et pratiques, la conduite des élèves, et en général veiller à maintenir à l’institut l’ordre établi. L’inspecteur de l’institut est choisi parmi les personnes ayant reçu une instruction supérieure. Les fonctions de l’inspecteur peuvent être exercées par un professeur qui reçoit, dans ce cas, un salaire supplémentaire égal à la moitié des appointements de l’inspecteur.
- Le Conseil de l’institut fonctionne sous la présidence du directeur; il se compose du directeur, du professeur de théologie et de tous les professeurs de l’institut ordinaires et extraordinaires. Le Ministre de l’intérieur a le droit de désigner en outre, comme membres du Conseil, des personnes étrangères à l’institut, mais connues par leur compétence pratique et théorique dans les matières enseignées à l’établissement.
- L’enseignement des mathématiques, de la mécanique théorique appliquée et de la mécanique de construction, de la physique, de la chimie avec électrochimie, de l’électricité industrielle (théorique et appliquée avec construction des lignes électriques) et des télégraphes électriques est confié aux professeurs, pour lesquels l’institut dispose de dix chaires dont six sont ordinaires et quatre extraordinaires. L’enseignement des autres matières est confié à des maîtres de conférences. Le nombre des maîtres de conférences ne peut dépasser dix.
- La conduite des travaux pratiques (stations d’études de télégraphie et de téléphonie, et ateliers) est confiée à des chefs choisis parmi les ingénieurs électriciens, secondés par des assistants et aides de laboratoires. Des ingénieurs électriciens, attachés à l’institut dans des conditions spéciales, leur prêtent également leur concours. Les professeurs et maîtres de conférences ont la surveillance générale de ces travaux.
- Le nombre de professeurs est de 1 o, celui des maîtres de conférences de 17; on compte, en outre, 90 assistants et maîtres de travaux pratiques et graphiques.
- L’Etat contribue pour 300,000 francs aux frais de fonctionnement de l’Institut élec— trotecbnique de Saint-Pétersbourg. Les nouveaux bâtiments, en voie d’achèvement, y compris un internat pour 100 élèves, conteront a,48o,ooo francs.
- Ministère des voies de communication. — Les établissements scolaires appropriés aux besoins des chemins de fer et dépendant du Ministère des voies de communication se composent de deux écoles supérieures — l’Institut des voies de communication de l'Empereur Alexandre Ie’, à Saint-Pétersbourg, 1 ’Ecole impériale des ingénieurs, à Moscou — destinées à former des ingénieurs pour le service des voies de communication, et de 3‘9 Ecoles techniques de chemins de fer, préparant des techniciens d’ordre inférieur, et recrutées principalement parmi les fils d’employés.
- L’Institut des voies de communication, le plus ancien des établissements scolaires du Ministère, dépend directement du Ministère des voies de communication. La direction des autres écoles est concentrée dans une section scolaire centrale rattachée à ce Ministère.
- Bien que l’Institut des voies de communication et l’Ecole impériale de Moscou soient essentiellement destinés à former les ingénieurs des chemins de fer russes, un assez grand
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- nombre des hautes charges, tant dans la construction que dans l’exploitation des voies, sont occupées par des ingénieurs ayant reçu leur instruction dans des écoles soumises à d’antres Ministères, telles que l’Institut des ingénieurs civils, l’Académie des ingénieurs militaires Nicolas, les Instituts technologiques de Saint-Pétersbourg et de Kharkoff, l’Ecole impériale technique de Moscou, l’Institut polytechnique de Riga, l’Institut des mines, etc.
- Institut des ingénieurs des voies de communication Empereur Alexandre Ier. — V Institut des ingénieurs des voies de communication Empereur Alexandre Ier, à Saint-Pétersbourg, est une école spéciale technique supérieure dont, le but est de former des ingénieurs pour l’élaboration de projets et la construction des voies ferrées, des routes, des ponts, des ports maritimes, des canaux, pour la rectification des cours d’eau et l’exécution d’autres travaux analogues.
- L’institut a été fondé en 1809, sous le règne de Y Empereur Alexandre I,r, d’après les plans de l’éminent ingénieur français Bétancourt. L’enseignement, v fut, au début, confié à des professeurs français, sur l’initiative de M. Bétancourt.
- L’Ecole des ponts et chaussées de Paris fut appelée à donner à l’Institut ses premiers professeurs; elle envoya deux ingénieurs, MM. Fabre et Bazaine, et deux élèves ingénieurs qui venaient de terminer leurs études à l’Ecole, MM. Potier et Destrem.
- M. Bazaine devint plus tard, en 182/1, directeur de l’établissement.
- L’enseignement étant, au début, donné en langue française, la connaissance de cette langue était une des conditions d’admission.
- Le premier directeur de l’Institut des voies de communication fut aussi un ingénieur français, M. Sennover.
- En 1820, faute d’un nombre suffisant de savants, la Russie s’adressa de nouveau aux ingénieurs français. M. Rocourt fut nommé professeur de «constructions55; M. Lamé, professeur de «mathématiques et de physique»; M. Clapeyron, professeur de «chimie et de mécanique ».
- Après une série de réformes cpii se poursuivirent pendant les quatre-vingt-dix premières années de son existence, l’Institut des voies de communication est devenu aujourd’hui une école supérieure technique comprenant un cours de cinq années d’études. Ce grand nombre d’années d’études s’explique par l’absence, en Russie, d’écoles correspondant à l’Ecole polytechnique de Paris. Comme les jeunes gens entrent à l’institut, aussi bien cpie dans les autres écoles supérieures russes, après avoir reçu seulement une instruction secondaire dans les collèges ou autres écoles moyennes, l’institut doit, avant tout, donner à ces jeunes gens, tant en mathématiques qu’en mécanique, en physique et en chimie, les connaissances sans lesquelles il est impossible de se livrer aux études supérieures d’une spécialité technique quelconque et en particulier à celle de l’art de l’ingénieur. C’est pour la réalisation de ce projet, cpie les deux premières années sont principalement consacrées à ces études.
- Les sciences spéciales techniques sont enseignées surtout en troisième et en quatrième années, bien que quelques-unes de ces sciences, et notamment celles qui ont un
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- caractère descriptif, soient traitées parallèlement avec les mathématicpies pendant les deux premières années.
- La cinquième année, c’est-à-dire la dernière, est consacrée à exercer les futurs ingénieurs à appliquer leurs connaissances techniques à l’élaboration de projets relatifs à l’art de l’ingénieur des ponts et chaussées et à la mécanique appliquée.
- Le nombre des étudiants de première année admis à l’institut est annuellement de trio à i5o. L’admission de ces jeunes gens, qui ont terminé leurs études dans les établissements secondaires, a lieu à la suite d’un concours portant sur la langue russe, sur les mathématiques élémentaires (arithmétique, algèbre, géométrie et trigonométrie rectiligne) , sur la physique, — d’après un programme qui correspond à peu près à celui de notre baccalauréat ès sciences, — la connaissance d’une langue vivante (français, anglais ou allemand) et un dessin d’imitation (modèle en plâtre d’ornement d’architecture).
- Le nombre des candidats au concours d’admission à l’institut s’élève, depuis quelques années, à <joo; en Russie, le besoin d’hommes possédant des connaissances techniques devient de plus en plus grand, et les écoles supérieures techniques actuelles sont insuffisantes pour recevoir tous les jeunes gens qui désirent y être admis. En raison de ces besoins toujours croissants, l’institut s’est vu, ces derniers temps, dans l’obligation d’admettre annuellement jusqu’à î 5o jeunes gens; le total des étudiants augmente donc sans cesse, il atteint le chiffre de 899, ainsi décomposé :
- (' de î" année........................................ 183
- de 2 e année........................................... 179
- iMimuuus < de 3e année........................................... 200
- I de 4e année........................................... 173
- \ de 5e année........................................... iüj
- Tôt ai................................ 892
- Ce nombre élevé d’étudiants rend l’enseignement difficile, et il y a lieu de féliciter le Gouvernement russe de sa résolution d’ouvrir de nouvelles écoles supérieures techniques. L’institut pourra alors revenir à un nombre normal d’auditeurs, ce qui contribuera dans une large part à l’amélioration de l’enseignement.
- Les branches qui sont l’objet des études à l’Institut des voies de communication sont :
- La géomélrie analytique;
- Le calcul différentiel;
- Le calcul intégral;
- La géomélrie descriptive et ses applications h la coupe des pierres et à la charpente;
- La mécanique rationnelle;
- La physique ;
- La chimie:
- La géologie et la pétrographie ;
- La géodésie et la topographie;
- Les procédés généraux de conslruclion;
- La technologie des matériaux de construction: La conslruclion des ponts;
- La construction des routes;
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- Les chemins do for (construction, exploitation et matériel roulant);
- La navigation intérieure:
- Les ports maritimes;
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- La distribution des eaux et la canalisation:
- Le drainage et l’irrigation;
- L'architecture;
- Le chauffage et la ventilation.
- La mécanique appliquée : résistance des matériaux, stabilité des constructions, théorie de l’élasticité, théorie générale des machines,hydraulique, thermodynamique, machines
- à vapeur, locomotives, appareils de levage, et télégraphie.
- En outre :
- Le droit administratif;
- La tenue des livres et la comptabilité des travaux publics;
- Le dessin (linéaire, artistique, lavis et croquis);
- moteurs hydrauliques, électricité appliquée
- Les langues (français, anglais, allemand);
- La photographie (cette dernière branche facultative).
- Les cours commencent ordinairement entre le 1 5 septembre et le icr octobre pour se terminer le icr juin, époque à laquelle les étudiants de première année procèdent, aux environs de Saint-Pétersbourg, à des exercices de nivellement et de lever de plans, alors que ceux des autres années sont tenus de prendre part à des opérations pratiques sur les voies ferrées, dans les ports et sur les voies de navigation russes.
- Les études des élèves à l’Institut des voies de communication comprennent des cours, des répétitions, des travaux graphiques, le dessin, l’élaboration des projets, des travaux pratiques aux laboratoires pour l’essai des matériaux de construction, de physique et de chimie.
- L’Institut des voies de communication est un externat. Toutefois, pour assurer aux étudiants dont les familles n’habitent pas Saint-Pétersbourg une nourriture saine et peu coûteuse, et pour procurer, en outre, aux plus nécessiteux, un logement convenable à un prix en rapport avec leurs faibles ressources, il a été construit, en automne 1895, à côté meme de l’Institut, un vaste batiment, dans lequel ont été aménagés 5o logements pour les étudiants, et où se trouve une grande salle à manger, capable de contenir 200 personnes.
- Le prix de l’écolagc à l’Institut des voies de communication est de 100 roubles palan; un certain nombre d’étudiants sont boursiers de TPItat, de personnes privées, et aussi d’établissements particuliers.
- Le personnel enseignant de l’institut se compose d’un directeur, d’un inspecteur et. de nombreux professeurs, professeurs adjoints, répétiteurs et ingénieurs, engagés pour diriger les travaux pratiques des étudiants.
- L’Institut des voies de communication est placé sous l’autorité du Ministre des voies de communication ; il dispose d’un budget annuel d’environ 250,000 roubles et occupe de vastes bâtiments à trois et quatre étages qui ont pris, en ces derniers temps, une très grande extension en raison du nombre toujours croissant des étudiants.
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- L’institut dispose encore d’une bibliothèque d’ouvrages techniques renfermant 80.000 volumes, d’un laboratoire pour l’essai des matériaux de construction, dit «laboratoire mécanique», servant en meme temps pour les travaux des professeurs et des étudiants, aussi bien cpie pour procéder aux épreuves sur la résistance des matériaux de construction; d’uu laboratoire de mécanique pratique; d’un laboratoire hydraulique; d’un musée; d’un laboratoire de physique; de collections d’appareils géodésiques, de minéralogie et de pétrographie ; d’un laboratoire de matériaux de construction ; d’un laboratoire de photographie; d’un laboratoire de chimie auquel est annexée une station pour les épreuves chimiques des rails en acier et des matériaux de construction.
- L’institut possède sa propre installation électrique cpii fournit la lumière à tous les batiments de l’établissement.
- Le grand salon d’honneur de l’institut est utilisé parfois l’hiver pour des conférences, des communications techniques, faites par les ingénieurs et aussi par les étudiants pour exposer à leurs camarades les travaux qu’il leur a été donné, dans leurs voyages, de remarquer.
- Ces communications (conférences) sont accompagnées de projections à la lumière électrique sur un écran d’une surface dépassant 4q mètres carrés. Les dispositifs servant à ces projections sont préparés au laboratoire de photographie de l’institut même par les ingénieurs et par les étudiants.
- Depuis l’année i884, l’institut publie un Bulletin dans lequel paraissent les travaux scientifiques des professeurs, des professeurs adjoints et des autres membres du personnel enseignant, ainsi que les cours faits par les professeurs. Le nombre des volumes de ce Bulletin atteint déjà le chiffre de 5 a.
- Outre cet ouvrage, l’institut publie encore séparément, pour les distribuer aux étudiants, quelques-uns des cours faits par les professeurs.
- La somme nécessaire pour couvrir les frais d’impression de tous les ouvrages précités est de 1 5,ooo roubles par an.
- Depuis sa fondation, l’Institut des voies de communication a donné à la Russie un grand nombre d’ingénieurs dont certains sont universellement connus, par exemple, Paul Melnikov, savant professeur, cpii fut l’un des deux constructeurs de la première grande voie ferrée de la Russie (Pétersbourg-Moscou) et qui devint plus tard Ministre des voies de communication ; — Dimitri Jouravsky, célèbre constructeur de ponts, connu dans le monde savant par ses recherches sur les ponts, travaux qui ont été publiés en France dans les Annales des ponts et chaussées; — Stanislas Kerbedz, constructeur du premier pont, à Saint-Pétersbourg, sur la Néva, et du pont Alexandre II, à Varsovie, sur la Vistule.
- L’institut ayant été pendant longtemps le seul établissement qui préparât des ingénieurs des voies de communication, il s’ensuit que tout le réseau des chemins de fer qui sillonne l’immense territoire de la Russie d’Europe et qui pénètre déjà dans la Russie d’Asie, en Sibérie, toutes les voies navigables intérieures, les canaux et les ports maritimes, sont l’œuvre d’anciens élèves de l’institut.
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- Le nombre des jeunes gens terminant leurs études à l’institut subit des fluctuations plus ou moins sensibles selon les besoins d’ingénieurs et en raison de diverses autres causes.
- L’institut fournit actuellement un plus grand nombre d’ingénieurs qu’antérieurcmenl; ainsi, en 1888, le nombre des ingénieurs sortants s’élevait à 198; il était de 81 en 188G et de 8(j en 1887, tandis qu’en 189g, il est déjà de 155.
- Tous ces jeunes ingénieurs entrent immédiatement, à leur sortie de l’institut, au service des chemins de fer de l’Etat ou des compagnies privées; certains sont employés aux travaux des ports de commerce, d’autres enfin entrent au service de l’administration des voies navigables et des routes du pays.
- Quelques-uns entrent au service de l’Etat dans les bureaux du Ministère des voies de communication, et un très petit nombre, l’élite, reste à l’institut pour se préparer à la carrière professorale.
- ] J Ecole impériale des ingénieurs a été fondée à Moscou, en 189 G, dans le but de préparer des ingénieurs-praticiens et, surtout, des spécialistes de construction. Elle se distingue des autres pépinières d’ingénieurs en Russie par certaines particularités d’organisation et en partie par le caractère qui y est donné à l’instruction
- Les cours théoriques proprement dits n’y sont que de trois ans. Après les avoir terminés , les élèves doivent s’exercer à la pratique de construction durant deux saisons.
- Quant à la composition et à l’étendue des matières scientifiques générales et spéciales professées à l’Ecole des ingénieurs, elles ne diffèrent du cours de l’Institut des voies de communication que par quelques parties d’un intérêt purement scientifique, enseignées dans ce dernier établissement en vue de former des savants ou de futurs professeurs.
- Dans l’enseignement des matières spéciales, on laisse également de côté les parties qui n’ont aucun rapport direct avec l’art de la construction.
- Il y a, en outre, comparativement avec ceux de l’Institut, une diminution notable du temps affecté aux exercices obligatoires de projets de construction. Les projets détaillés de constructions et mécanismes compliqués — travaux auxquels est consacrée presque en entier la cinquième année d’étude à l’Institut des voies de communication — sont exclus du cours de l’Ecole des ingénieurs, mais, en compensation, les exercices de plans de bâtiments sont considérablement amplifiés.
- A l’Ecole des ingénieurs de Moscou, dont le but est de former des praticiens pour les services techniques, une attention particulière a été portée aux exercices propres à préparer l’esprit à l’application des données scientifiques aux questions qui peuvent se présenter dans la pratique. En hiver ce sont les occupations dans les classes, salles de dessin et laboratoires qui préparent les élèves à ce but; les mois d’été sont consacrés à habituer les élèves, sous la direction de professeurs, à lever des plans, à faire des recherches préliminaires, à inspecter les travaux de construction, etc.
- Après avoir terminé leurs trois années d’école, les étudiants sont répartis par l’administration ministérielle sur les différentes voies pour y pratiquer les travaux deconstrue-
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- tion les plus instructifs. Enfin, après approbation par le conseil de l’École des comptes rendus de leurs travaux techniques, certifiés et appuyés d’une note favorable par les chefs des travaux, ils reçoivent le diplôme et les droits d’ingénieur-constructcur.
- De cette manière, les élèves de l’Ecole des ingénieurs n’entrent dans la pratique, avec les pleins droits d’ingénieur, qu’après acquisition de connaissances suffisantes et d’une certaine expérience dans l’art de la construction et dans le service technique.
- Un internat annexé à l ecole fournit la pleine pension à 2 5o étudiants et donne, eu outre, moyennant certain payement, le déjeuner et le dîner à 900 externes.
- Les frais d’enseignement sont de 100 roubles par an; les pensionnaires payent eu plus 3oo roubles pour la pension annuelle.
- Les externes pauvres sont exempts des frais d’enseignement.
- Ecoles inférieures. — Le but des 3e Ecoles techniques de chemins de fer, établies en Russie, est de fournir au service des chemins de fer des techniciens subalternes; 011 accepte de préférence dans ces écoles les fils d’employés de chemins de fer.
- Luge d’entrée est de 1A à 18 ans; ne sont acceptés que ceux des aspirants qui ont terminé soit le cours complet des écoles de district, soit celui des écoles de ville à 2 ou 3 classes dépendant du Ministère de l’instruction publique, soit enfin celui de deux classes aux écoles primaires communales ou paroissiales. O11 ne reçoit des élèves que dans la première classe (inférieure).
- Le cours est de 5 ans : trois années sont consacrées à l’enseignement dans les classes, les deux dernières à la pratique sur les chemins de fer.
- Les objets d’enseignement sont: la religion; les mathématiques élémentaires, avec notions de comptabilité et d’arpentage; la physique (notions générales) et la télégraphie pratique ; un cours succinct de mécanique générale et appliquée, du travail du bois et des métaux ; les éléments pratiques de l’art de la construction ; la pratique de l’exploitation des chemins de fer; le dessin linéaire et spécial, à la main et à l’aide d’instruments ; la calligraphie ; la serrurerie, la forge et la menuiserie ; la gymnastique ; le chant.
- A la fin des cours théoriques, les élèves reçoivent des certificats d’études; après avoir terminé le cours pratique de 2 ans sur les voies et après avis favorable de leurs chefs, ils reçoivent, en échange de leurs certificats d’études, un certificat définitif.
- L’administration immédiate des écoles est confiée à des directeurs à qui est remis le soin de choisir les professeurs et les autres personnes employées dans les écoles ; tou le nomination de personnel enseignant doit être d’ailleurs confirmée par le Ministre.
- Chaque école a son conseil pédagogique, chargé de régler les questions d’instruction et d’éducation; un comité d’administration règle son fonctionnement économique.
- Le conseil pédagogique se compose des professeurs, sous la présidence du directeur. Le comité économique se compose, sous la présidence du curateur, du directeur de l’école, de son aide (l’inspecteur) et de deux membres choisis parmi les professeurs.
- Toutes les écoles techniques des chemins de fer, y compris celles qui dépendent des
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- Conseils de gestion et des Sociétés de chemins de fer, sont réparties en trois arrondissements scolaires dont chacun est soumis à un inspecteur.
- Les inspecteurs d’arrondissement sont chargés de la surveillance directe des écoles de leurs arrondissements, ainsi que du strict accomplissement des règles établies et de toutes les dispositions données dans les circulaires du Ministère des voies de communication. Ils ont la haute direction des chefs des écoles.
- Les écoles dépendant du Ministère ressortissent à une Section scolaire dans laquelle se concentre l’administration supérieure des dites écoles et à laquelle sont soumis les inspecteurs d’arrondissement.
- Un comité d’études attaché à la Section scolaire examine les questions générales relatives aux écoles techniques.
- Le plan des études, le caractère et la direction de l’enseignement ont subi, en exécu-tion de la loi de 1886, d’importants changements.
- L’enseignement théorique a été considérablement abrégé et simplifié, tandis que les exercices et les travaux pratiques ont reçu une extension beaucoup plus grande.
- Le nombre général des heures consacrées aux études en classe a été mis en concordance avec celui des heures destinées aux exercices et aux travaux dans les ate-
- liers.
- TABLEAU 1)U NOMBRE DES HEURES D’ETUDES DANS LES TROIS CLASSES DES ÉCOLES TECHNIQUES DE CHEMINS DE FER, TYPE NORMAL.
- MATIERES ENSEIGNÉES. NOMIÏHE J)liS HliUIÏES PAR SEMAINE.
- Religion i 3
- Arithmétique et géométrie j Comptabilité pratique ) 11
- Arpentage et dessin d’arpentage k
- Physique et télégraphie 8
- Mécanique générale et appliquée h
- Machines à vapeur et étude des locomotives h
- Travail sur métaux et sur bois 2
- Art de la construction h
- Cours de chemins de fer S
- Dessin 8
- Dessins de construction, de chemins de fer et de mécanique 8
- Dessin de parties de locomotives h
- Calligraphie, inscriptions sur plans h
- Totaux ,, 72
- En outre : travail dans les ateliers annexés aux écoles, trois heures et demie par se-
- maine.
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- Le cours des études a pris un caractère purement spécial. Des objets d’éducation générale, on n’a conservé cpie les leçons de religion. L’algèbre et la trigonométrie (enseignées auparavant dans plusieurs écoles) ont été éliminées. L’arithmétique est enseignée sous forme de calcul pratique. La géométrie y est exposée au point de vue pratique et comme exercice de solutions de problèmes; la physique, la mécanique générale et appliquée n’embrassent que les éléments principaux et sont enseignées par méthode descriptive et démonstrative. La technologie est remplacée par des notions succinctes sur le travail des métaux et du bois. L’art de la construction ne forme qu’un petit cours de connaissances pratiques. Par contre, l’organisation des chemins de fer, la mécanique des locomotives et le dessin linéaire sont enseignés avec tous les détails qui peuvent être donnés, quoique simplement par voie descriptive et démonstrative, sans calculs ni démonstrations théoriques.
- Le but principal de renseignement spécial étant d’inculquer aux élèves une idée nette des mécanismes et machines qu’ils ont à étudier, et de leur faire acquérir des connaissances suffisantes pour pouvoir les manier, les entretenir et les diriger, les écoles ont été mises à meme de se fournir de modèles, de plans, de dessins et de tableaux muraux. Grâce à la part active que les administrations des chemins de fer prennent au succès des écoles techniques, chacune de celles-ci a reçu une collection complète des principales parties d’une locomotive.
- Il a été publié des programmes détaillés déterminant les dilférents cours d’étude dans les classes, et des mesures ont été prises pour hâter la rédaction et l’impression de manuels destinés à l’enseignement. Jusqu’ici, le Ministère a édité des manuels relatifs à la mécanique générale appliquée et à la mécanique spéciale des locomotives, à l’art des constructions, à l’organisation des chemins de fer, au travail du bois, à la télégraphie.
- Afin de perfectionner autant que possible l’enseignement pratique manuel, les ateliers des écoles ont été appropriés à ce but et munis d’instruments; plusieurs ont été reconstruits à neuf sur un plan plus large. Deux ateliers ont été pourvus de moteurs à vapeur, deux possèdent des moteurs électriques; les autres sont pourvus de moteurs à pétrole.
- L’enseignement manuel des ateliers est réglé par des programmes spéciaux.
- L’enseignement des métiers de menuisier et de forgeron est limité aux exercices fixés par le programme. En ce qui regarde le métier de serrurier-ajusteur, les élèves de 3e classe s’occupent de travaux qui leur font connaître les procédés du traçage, de l’ajustage, du montage des différentes parties de machines à vapeur et d’autres mécanismes.
- Durant les mois d’été, les élèves s’exercent à des travaux de géodésie et de construction, exécutant eux-mêmes des détails de construction et des bâtisses entières. Ces travaux comportent les parties les plus importantes de l’art de la construction : charpente, menuiserie, terrassement, maçonnerie, appareils de chauffage.
- Les dépenses annuelles nécessaires à l’entretien de chaque école s’élèvent en moyenne à ifi,ooo roubles. Le budget total de l’ensemble dépasse 5oo,ooo roubles.
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- Un fonds scolaire spécial est constitué par un versement, par les Compagnies de chemins de fer, de 15 roubles par verste ouverte à l’exploitation.
- L’enseignement de chaque élève terminant le cours complet revient à environ 2o5 roubles.
- Le nombre total des élèves reçus dans les écoles des chemins de fer, en 1899, est de •2,785, dont 1,473 fils d’employés ; dans cette même année ,780 ont terminé leurs études.
- Afin de venir en aide aux fonctionnaires désireux de préparer leurs fils à entrer aux écoles techniques des chemins de fer ou de les y entretenir, le Ministère des voies de communication a annexé à ces établissements des classes préparatoires et des internats. Il a, en outre, institué des sociétés de secours pour accorder des subsides aux élèves pauvres.
- Des classes préparatoires pouvant contenir chacune 2 5o élèves ont été ouvertes dans 4 écoles. Pour subvenir à l’entretien de ces classes, le Ministère alloue chaque année à,i4o roubles.
- Il existe actuellement 22 internats qui donnent asile à plus de 1,000 pensionnaires. Jusqu’à la réforme de 1886 , on ne comptait que 9 internats.
- Des sociétés de secours pour les élèves pauvres fonctionnent dans 2 3 écoles.
- Ecoles fluviales. — En dehors des 32 écoles techniques de chemins de fer, le Ministère des voies de communication dispose encore de 3 établissements scolaires de même rang préparant des employés pour le service des voies fluviales.
- L’un d’eux a été créé en 1887 à Nijni-Novgorod, dans le but spécial de former des capitaines pour la navigation fluviale. Durant les douze années de son existence, il a formé environ 300 marins bien préparés.
- Les deux autres n’ont été ouverts qu’en 1899, Tun à Rybinsk sur la Volga, le second à Blagovéchtchensk sur l’Amour.
- École de conducteurs. — En 18 8 3 , une école de conducteurs a été fondée à Vychny-Volotchok, localité située entre Saint-Pétersbourg et Moscou, pour former des techniciens subalternes au service des ingénieurs de l’administration des voies de communication.
- La direction immédiate de cette école est confiée à l’un des inspecteurs d’arrondissement des établissements scolaires du Ministère.
- L’Ecole des conducteurs se compose de 3 classes avec un cours d’une année pour chacune. Le cours complet est de 5 ans, les deux dernières année étant consacrées à des exercices pratiques sur les voies en construction.
- * Les sujets russes sont seuls admis et il n’y a admission que dans la première classe. Les postulants doivent avoir suivi le cours complet d’une école de district ou d’une école urbaine du Ministère de l’instruction publique.
- Les objets d’enseignement sont: i° religion; 20 mathématiques élémentaires ; 3° notions générales de physique et éléments de mécanique appliquée (descriptive); 4° théorie Gn. I. — Cl. 6. — T. IT. ü3
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- générale et procédés pratiques détaillés de topographie, de nivellement et d’exploration; 5° dessin et levé de plans; 6° éléments de Part de construire et des connaissances nécessaires aux ingénieurs, composition de projeté; 70 répartition du travail parmi les ouvriers et composition de devis ; 8° connaissances élémentaires des lois concernant Tarpentage et les voies de communication; (f calligraphie, dessin linéaire avec ou sans Taide d’instruments (croquis), notions de perspective et d’ombre; io° métiers de charpentier-menuisier et de forgeron-serrurier; 11° chant et gymnastique.
- Lecole possède un champ d’expérience sur lequel les élèves s’exercent systématiquement, durant les mois d’été, à la construction de bâtisses complètes ou de leurs détails, afin de se familiariser avec les travaux de charpente, de menuiserie, de maçonnerie, de terrassement, etc.
- Le nombre des élèves terminant chaque année leurs études à l’école des conducteurs dépasse la quarantaine. Jusqu’ici lecole a donné, principalement aux voies fluviales, â peu près Aoo employés.
- Deux expositions très remarquées aux Invalides (Groupe XII) étaient celles des Écoles d’art industriel Stieglitz, à Saint-Pétersbourg, et Strogonoff, à Moscou, qui se rattachent directement à l’enseignement technique spécial.
- La première a été fondée par le baron Stieglitz, qui a affecté à cette œuvre des sommes considérables. Les branches enseignées sont le dessin pour tissus, la gravure, le modelage, la sculpture, la peinture sur porcelaine, sur faïence, sur émail, la peinture décorative. Lecole a pour but de former des artistes dans ces diverses branches artistiques, en meme temps que des professeurs; la plupart des maîtres de dessin des écoles techniques russes sont formés à l’Ecole Stieglitz. Le nombre des élèves est de 5oo.
- L’Ecole Strogonoff s’adresse plutôt à la classe industrielle et ouvrière; l’enseignement y est à peu près gratuit; elle compte Aoo élèves, et son budget annuel est de 76,000 roubles (187,000 francs environ). Son exposition présentait l’exposé systématique des cours de dessin, ainsi que des dessins détachés, des exercices de composition pour pièces d’argenterie et bronze; des étoffes tissées et imprimées, des objets en majo-lique et en porclaine.
- L’Ecole Strogonoff s’attache à conserver et à faire revivre le style national russe, par la reproduction et l’interprétation des plus beaux et des plus purs parmi les modèles anciens dont elle possède une collection remarquable.
- Enseignement technique finlandais. — Quoique la Finlande ne soit pas à proprement parler un pays manufacturier, son industrie nationale non seulement!, suffit aux besoins de la consommation intérieure, mais encore, dans les industries du bois et, du papier, à ceux d’une exportation relativement considérable, appelée à se développer avec l’utilisation de l’immense réserve de forces naturelles fournies par les innombrables rapides du pays.
- Pour assurer à l’industrie les ingénieurs, contremaîtres, etc., dont elle a besoin, on
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- a organisé en Finlande divers établissements d’enseignement. Leurs débuts remontent à 5o ans : ce furent les «écoles réales techniques?:, qui d’ailleurs, au point de vue technique, étaient très insuffisantes. Cependant Tune d’entre elles, celle de Helsingfors, devenait l’«Institut polytechnique??, dont nous parlerons plus loin. Les autres continuèrent d’exister jusqu’à ce qu’en 1886 l’Etat eût créé des Ecoles industrielles, destinées à former des chefs d’équipe, contremaîtres et mécaniciens. Ces écoles sont à deux classes; les cours sont d’un semestre par an, du icr octobre au ier avril; le reste de Tannée est employé à des exercices pratiques. Une des conditions requises à l’entrée est d’avoir suivi les cours d’une école populaire. Toutes les écoles de cette espèce, au nombre de cinq, celles d’Helsingfors, Kuopio, Nikolaistad, Tammerfors et Abo, ont une section de mécanique et une de constructions; la seconde section est divisée en deux sous-sections : une pour la construction des édifices, l’autre pour celle des voies de communication. En outre, une de ces écoles comprend une section de métallurgie et deux possèdent une section chimique; une d’elles comprend une section de constructions navales, et deux des cours du soir pour Télectrotechnie. A Nikolaistad, le travail pratique est organisé dans un petit atelier mécanique annexé à l’école. Le nombre total des élèves était, en 1897-1898, de 323; c’est le chiffre maximum atteint jusqu’ici.
- Pour les apprentis ne possédant qu’une instruction inférieure à celle de l’école populaire, et ne pouvant suivre des cours dans la journée, on a créé dans la plupart des villes du pays des Ecoles professionnelles du soir. Les matières enseignées dans ces écoles, dont les frais sont couverts en partie par la commune, en partie par l’Etat, sont : la lecture, l’écriture, le calcul, la tenue des livres et le dessin. Dans les grandes villes, il existe aussi des écoles de ce genre, d’un degré plus élevé, avec un enseignement un peu plus approfondi du dessin; dans la capitale du pays existe en outre une Ecole centrale de métiers artistiques.
- Le nombre des élèves des écoles professionnelles du soir atteignait 1,600 pendant Tannée scolaire 1897-1898; l’école centrale en comptait, en outre, û5o.
- VInstitut polytechnique de Finlande tire son origine, comme nous l’avons dit, d’une des écoles techniques réales fondées en 18/19. L’enseignement fut d’abord tout à fait élémentaire, et il n’entrait dans le programme des cours aucune branche spécialement technique; il était donné par un seul professeur et un certain nombre de maîtres supplémentaires. De 185 6 à 1863, on lui attacha 6 nouveaux professeurs ordinaires, dont h étaient chargés de l’enseignement technique. En 1872, cette école professionnelle technique fut convertie en école polytechnique et on y institua h nou-. velles chaires. En 1879, l’établissement reçut le nom qu’il porte aujourd'hui et le personnel enseignant fut encore augmenté. En 1886, le règlement de l’institut subit une modification partielle en vertu de laquelle les conditions d’entrée pour les élèves furent rendues plus sévères; le traitement d’une partie des professeurs fut augmenté. Le personnel enseignant se compose maintenant de i3 professeurs ordinaires et de 22 agrégés.
- a3.
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- L'institut ressortit au Département du commerce et de l’industrie, au Sénat impérial, et à l’Administration supérieure de l’industrie; mais l’administration immédiate en est confiée à un recteur et au conseil des professeurs.
- L’enseignement est divisé en 5 sections : génie, construction des machines, architecture, technologie chimique et arpentage. Son organisation, au point de vue de renseignement, est comparable, à celle du Polytechnicum de Zurich. Le nombre des élèves a été toujours croissant; il est actuellement de 2,5o. Le budget de l’institut s’élève à i3o,88o francs.
- § IL — ENSEIGNEMENT COMMERCIAL'0.
- En Russie, jusqu’à Pierre le Grand, les seules maisons d’éclucation furent les écoles religieuses; sous le règne de ce prince seulement, les écoles ecclésiastiques durent céder une place apparente aux écoles laïques. . ,
- Pierre Ier, ayant besoin d’hommes et ne se contentant pas de leurs connaissances pratiques ni de celles qu’ils auraient pu acquérir à l’étranger, fonda toute une série d’écoles professionnelles (écoles de navigation, d’artillerie et d’ingénieurs); pour préparer à ces écoles, il ordonna la création de cinquante écoles élémentaires. Tous ces établissements d’éducation étaient destinés à former un personnel indispensable pour le service du gouvernement, surtout pour le service militaire; elles se transformèrent bientôt en écoles de corps et presque exclusivement en écoles pour la noblesse.
- La majeure partie des élèves était donc composée d’enfants de nobles et de fonctionnaires. Le caractère corporatif des écoles professionnelles fut la raison pour laquelle on introduisit dans leur cours, outre les sciences spéciales, quelques branches d’instruction générale indispensables, d’après les idées de cette époque, à un gentilhomme instruit. C’est ainsi qu’en Russie l’enseignement professionnel devança l’instruction générale et la fit, pour ainsi dire, naître.
- La première Ecole commerciale russe fut fondée à Moscou en 1772, grâce aux libéralités de Procopée DcmidofF, qui consacra à la fondation du nouvel établissement un capital de 200,000 roubles, «pour l’instruclion de 100 lîls de marchands a.
- Cette meme année, le plan d’une école commerciale et d’éducation fut élaboré et sanctionné ; l’établissement fut installé à Moscou, comme annexe à la maison des enfants trouvés. D’après ce plan le cours était partagé en six divisions correspondant à cinq périodes d’âge de trois années chacune. Le nombre des objets enseignés était considérable.
- On y apprenait :
- La religion;
- Le russe;
- Les longues étrangères;
- L’arithmétique, la géométrie, l’algèbre et la mécanique;
- L’histoire et la géographie;
- W Les renseignements qui vont suivre sont extraits de la Notice sur l'Enseignement commercial en Ihpssic, rédigée à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900 par M. S. S. Grigorieff, inspecteur général de l’enseignement commercial en Russie, membre du Jury de la Classe 6.
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- Les sciences nautiques et la navigation; L'histoire naturelle;
- Notions de droit impérial et d'économie; Les arts et métiers;
- La comptabilité;
- Toutes les branches du commerce, autant que possible théorie et pratique, et la comptabilité en russe et en langues étrangères;
- Le dessin et la danse;
- La politesse et le maintien.
- L’école était un internat, on y recevait les enfants de la classe marchande depuis l’Age de 5 ans révolus.
- Au cas où on n’aurait pu recruter le contingent d’élèves parmi la classe marchande, il était permis d’accepter les enfants de n’importe quelle classe à l’exception des enfants de serfs n’ayant pas reçu de leurs maîtres leur affranchissement. Il était accordé comme récompense, aux meilleurs élèves du cours supérieur, des jetons en or avec le portrait du fondateur et des bourses de voyage à l’étranger pour y compléter leur éducation commerciale dans des maisons de commerce.
- Quoiqu’il ne fut admis que vingt pensionnaires à la fois, et que l’admission n’eût lieu que tous les trois ans, le nombre des candidats était insuffisant; on était obligé d’en recruter à Pétersbourg et de les envoyer à Moscou; ni dans la classe marchande, ni dans d’autres classes, on ne trouvait de postulants.
- Quoi qu’il en soit, l’Ecole Demidoff n’est pas seulement dans l’histoire de l’enseignement commercial la première en date, mais encore elle y occupe une place très honorable.
- L’existence meme de l’école était en effet la représentation vivante de l’idée de l’enseignement commercial, et sous ce rapport elle a rendu un immense service au gouvernement, à la classe marchande et plus encore au commerce russe. Grâce à l’Ecole Demidoff, l’idée qu’une préparation spéciale pouvait être nécessaire pour la profession de commerçant conquit peu à peu des sympathies dans les sphères gouvernementales. En 1797 l’école fut placée sous le haut patronage de l’impératrice Marie Féodorowna; dans l’opinion de l’impératrice, l’établissement ne pouvait se perfectionner en demeurant à Moscou. «E11 effet, écrivait la souveraine, à Moscou les jeunes gens sont privés de la possibilité d’étudier pratiquement la navigation et les opérations des douanes et des ports de commerce. Je proposerais donc de transférer l’école à Pétersbourg où les élèves auraient les moyens de suivre toutes les opérations de bourse, où ils verraient de leurs yeux l’activité d’un port dans tous ses détails et où ils seraient en même temps sous une surveillance plus vigilante. « Aussi, deux ans plus tard, en 1799, 1 Ecole Demidoff fut-elle transférée à Saint-Pétersbourg, se détachant ainsi de la maison d’éducation des enfants trouvés, et constituant une institution indépendante. A ce moment elle reçut de nouveaux statuts. Une expérience de vingt-cinq années avait fourni des indications précieuses au point de vue de la composition des cours spéciaux et d’instruction générale et des méthodes à employer pour ces enseignements. Les nouveaux statuts introduisirent à cet égard de sérieuses améliorations. Sans abandonner son but (Xéducation, l’école devait, d’après les nouveaux statuts, «mettre à exécution le plan déterminé et faire de ses élèves des commerçants instruits a. On ne recevait plus d’élèves âgés de moins de dix ans. Le cours était divisé en quatre classes de deux ans cha-
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- curie, plus une classe préparatoire. Le nombre des sciences enseignées fut notablement diminué et renseignement de chacune de ces branches mieux organisé et rendu plus facilement assimilable. L’enseignement des langues étrangères fut mis au premier plan et une place importante fut donnée aux branches spéciales, auxquelles on consacra deux années. La religion, le russe, l’allemand et le français (grammaire, orthographe et style) devaient être enseignés dans toutes les classes; les mathématiques (arithmétique, algèbre, géométrie et trigonométrie) et la calligraphie dans les trois premières classes, de même que l’introduction à l’histoire universelle, un abrégé de l’histoire de Russie et les faits principaux de l’histoire ancienne. En seconde classe on terminait l’étude du globe terrestre et la géographie commerciale, l’histoire des nouveaux états; en troisième, les comptes commerciaux de tous genres, l’histoire naturelle et la technologie; en quatrième, la comptabilité italienne en partie simple et en partie double, l’étude de la géographie physique et mathématique, l’histoire du commerce, de la navigation, des marchandises, un abrégé de toutes les sciences en général. En outre l’anglais était enseigné en troisième et en quatrième classes, et l’italien en quatrième.
- Dans un mémoire explicatif joint aux statuts on insistait sur l’urgence d’un enseignement détaillé et surtout pratique des objets principaux.
- On ne peut passer sous silence ce fait remarquable que dès 1799, c’est-à-dire beaucoup plus tôt que partout ailleurs en Europe, l’impératrice voyait, dans l’éducation commerciale, un instrument important pour ranimer et activer le commerce. «J’espère, dit-elle dans une de ses lettres, que notre école sera la première de l’Europe. Peut-être que bientôt les étrangers apprécieront autant nos marchands que nous apprécions les leurs, ce qui assurément présenterait d’importants avantages. La Russie, comme l’Angleterre et la Hollande, sera réputée pour ses commerçants considérables. v>
- Au commencement du règne d’Alexandre Ier fut fondé un ministère spécial de l’instruction publique et, pour commencer, il fut assigné sur les fonds du Trésor un capital déterminé ( 1 million 319,^00 roubles) pour l’entretien des établissements d’éducation: universités, gymnases et écoles de districts.
- L’organisation de chefs-lieux académiques, la promulgation de plusieurs lois générales déterminant tous les côtés de l’œuvre de l’instruction, l’ouverture de tout un réseau d’établissements d’éducation, écoles de paroisse, écoles de districts, gymnases, universités, telles furent les grandes réformes accomplies. Toute cette activité pour l’organisation et l’implantation des écoles d’instruction générale, non seulement n’étouffa pas les premiers germes de l’enseignement commercial, mais au contraire le fit sortir de pair. Quelques branches spéciales du commerce entrèrent même, comme attributs obligatoires, dans le cours des écoles générales. Les sympathies dont l’Ecole Demidolf jouissait à la cour eurent certainement dans cette conjoncture une influence prépondérante.
- Les statuts des institutions d’éducation de 180A donnaient aux gymnases la mission de «préparer des hommes capables pour la vie civile, le service civil de l’état et le service militaire, plutôt que (Ven faire des savants 11. A côté des sciences philosophiques, des sciences pratiques et des sciences physico-mathématiques, leurs programmes compre-
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- liaient le commerce et la technologie. Aux écoles de districts aussi il était prescrit d’enseigner, outre les objets du cours général, les connaissances pratiques utiles aux industries et aux besoins locaux.
- Déjà, à cette époque, on donnait une grande importance à la préparation à la formation du commerçant; à Odessa et à Taganrog on remplaça les gymnases ordinaires par des gymnases commerciaux. En premier lieu fut ouvert le gymnase commercial d’Odessa i8oà), car «le port de mer d’Odessa, par sa population nombreuse et l’importance de son commerce qui y a attiré différents peuples, exige d’abondants moyens d’éducation pour la jeunesses. Le cours du gymnase d’Odessa se distinguait des autres par l’enseignement des langues qui y était renforcé (français, italien, grec); il comprenait encore les branches spéciales du commerce, la géographie statistique et commerciale (ou l’étude des contrées et des peuples au point de vue commercial), la comptabilité, le droit naturel, le commerce (étude des marchandises et de leur fabrication), l’histoire du commerce, le droit commercial et maritime, et enfin l’histoire naturelle (produits des trois règnes faisant objet du commerce).
- En 1806 on autorisa la fondation, à Taganrog, d’un gymnase établi sur le type de celui d’Odessa; les mêmes sciences y étaient enseignées et l’organisation était la même.
- Ainsi, déjà au commencement du siècle, le gouvernement était prêt à faire entrer les écoles commerciales dans le système général de l’instruction publique. 11 ne manquait plus cpie la participation des commerçants et de la société.
- Cependant les marchands moscovites avaient été piqués au vif par le transfèrement à Pétersbourg de l’école de Moscou et des attentions sans précédent dont elle jouissait à la cour; sans perdre de temps ils s’occupèrent activement et ardemment de la remplacer. L’idée de l’enseignement commercial devint à. cette époque à tel point populaire et éveilla si vivement l’intérêt des négociants qu’en 18 0 à deux écoles spéciales de commerce furent ouvertes en même temps à Moscou. L’une était entretenue par le corps des marchands, qui s’engageaient à verser annuellement une somme de i5,ooo roubles et même, au cas où cette somme serait insuffisante, à l’augmenter dans les proportions nécessaires. L’autre établissement fut ouvert par un particulier (Arnold); quelques années plus tard, en 1810, cette école fut cédée à une société d’amateurs de connaissances commerciales qui la transforma en une Académie pratique des sciences commerciales.
- Le plan scolaire de la première école de Moscou différait quelque peu du plan de lecole de Saint-Pétersbourg. Par exemple, on y fortifia l’étude des mathématiques et on y introduisit le calcul différentiel et intégral; on en retrancha l’italien, l’histoire du commerce et de la navigation, qui furent remplacés par l’architecture civile, la correspondance commerciale, des notions commerciales comprenant les affaires de banque proprement dites et la commission.
- Le nombre des sciences enseignées à l’Académie pratique était moindre que dans les écoles commerciales et leur enseignement plus concentré. Au nombre des langues étrangères on enseignait le grec, qui d’ailleurs n’était pas obligatoire.
- Ce n’est pas à Moscou seulement que les marchands commençaient à comprendre que
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- pour leurs affaires Tinstruction et une préparation spéciale étaient indispensables. Un groupe de marchands de Gjatsk, désirant organiser une école commerciale à Smolenslc ou à Wiazma, assura pour son entretien une somme de 100,000 roubles payable en quarante ans, c’est-à-dire à raison de 2,5 0 0 par an, et trois commerçants de l’endroit offrirent dans le même but une somme une fois donnée de 5,300 roubles. L’autorisation d’ouvrir l’école projetée fut refusée à cause de l’insuffisance de la somme assignée; mais, afin que le désir si louable des marchands ne reste pas sans résultats, on autorisa la fondation, comme annexe au gymnase de Smolensk, de classes scientifiques, avec les programmes les plus nécessaires aux marchands; en conséquence il fut ajouté au cours ordinaire : la géographie commerciale, l’architecture civile, l’arithmétique commerciale, la comptabilité en russe et en allemand, la correspondance commerciale, fies notions commerciales divisées en affaires de banque proprement dites et de commission, et enfin l’anglais.
- En 180A six écoles commerciales étaient ouvertes. Les programmes de ces écoles présentaient entre eux quelques différences justifiées par les exigences locales et les désirs des fondateurs. Avec le temps ces différences s’accentuèrent. A Réval, par exemple, suivant les désirs des marchands, on enseignait seulement l’anglais, l’arithmétique commerciale, la comptabilité en partie double, les sciences relatives à la connaissance des marchandises et une courte initiation aux affaires se rapportant au commerce.
- Mais le puissant mouvement en faveur de l’éducation du peuple qui avait si brillamment inauguré le règne de l’empereur Alexandre Ier s’arrêta bientôt.
- Vers 1811 commença à naître dans les sphères gouvernementales la crainte exagérée des dangers que pouvait présenter la diffusion de l’instruction dans la masse du peuple; le gouvernement jugea nécessaire d’introduire dans l’instruction publique des réformes fondamentales. Avant tout, le caractère encyclopédique du cours des gymnases fut aboli. En 1811 les gymnases de l’arrondissement de Pétersbourg et en 181 9 les gymnases de tous les autres arrondissements furent transformés en établissements dont le but principal était de préparer à l’université.
- On retrancha de leurs cours tout ce qui aurait pu répondre aux exigences de la vie industrielle et commerciale.
- Seules, les écoles de districts furent autorisées, par les statuts de 1828, à faire figurer dans leurs programmes des cours complémentaires pour l’enseignement des arts et des sciences dont les connaissances peuvent aider au développement du commerce et de l’industrie. Mais longtemps ces dispositions restèrent lettre morte.
- L’esprit nouveau eut sa répercussion sur la vie des écoles commerciales. De 1 81 5 à 1833, non seulement la fondation de nouvelles écoles de ce type s’arrêta, mais encore les anciennes supportèrent des changements sensibles.
- Ce fut d’abord le gymnase commercial d’Odessa qui subit la première atteinte : la tendance à mettre au premier plan la morale religieuse amena la transformation de ce gymnase en internat, sous le nom de lycée Richelieu. Il avait bien été entendu qu’une des trois divisions serait consacrée à l’enseignement commercial; mais ce projet ne se réalisa pas.
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- En 18a8, le gymnase commercial de Taganrog perdit, entièrement le caractère d’un établissement destiné à préparer la profession de commerçant.
- L’Académie pratique de commerce de Moscou eut beaucoup à souffrir du manque d’argent; elle ne recevait plus aucune subvention du Trésor, et la corporation des marchands, privée de l’encouragement du gouvernement, ne se montrait pas très généreuse.
- Seules, l’Ecole Demidoff et l’Ecole commerciale de Moscou, ressortissant aux institutions placées sous le patronage de l’Impératrice Marie, furent définitivement constituées et conservèrent leur destination spéciale. En i8ài ces deux écoles reçurent des statuts communs, et depuis lors furent constamment laissées en dehors des autres institutions.
- Ainsi, le mouvement de réaction qui avait commencé en i 81 i et qui atteignit son complet épanouissement en 1828 entrava sans conteste le développement de l’enseignement commercial : il ne put cependant l’arrêter. Bien que les gymnases eussent cessé de servir les intérêts de cet enseignement, que la plupart d’entre eux fussent devenus complètement classiques et que les autres servissent à préparer au service civil et militaire, il n’en est pas moins vrai que vers i83o ces gymnases durent eux aussi céder aux exigences de la vie nationale. L’unité des règlements ne put s’implanter, et on arriva quand même à y introduire, dans certains cas, dans l’intérêt de la propagation de l’enseignement commercial et technique, des changements importants.
- Cependant le besoin des sciences appliquées se faisait de plus en plus sentir; à la fin de 1830, il devint si intense que bientôt, en 1836, sur la présentation du Ministre des finances en vue de « renforcer et multiplier les fabriques dans les villes et de développer par ce moyen les branches utiles de l’industrie, pour faire progresser les villes 51, il fut ordonné par l’empereur « de fonder des cours d’écoles réales dans les gymnases et les écoles de districts des villes ne possédant pas d’université et dont les conditions locales l’exigent; d’approprier ces cours aux besoins principaux de ces villes et de leur donner une direction utile à l’industrie manufacturière et au commercer. Quelques droits étaient accordés aux élèves ayant terminé le cours et, ce qui est encore plus important, on permit d’employer une partie des fonds de réserves à l’entretien de ces cours; en cas d’insuffisance, le Trésor devait même pourvoir aux besoins des cours.
- Des cours furent ouverts tout d’abord dans l’Ecole de district d’Ekaterinbourg. Déjà, en 1 835, on y avait fondé deux cours dans lesquels on enseignait les éléments delà comptabilité et les éléments de minéralogie et de géognosie. En 183 6, dans l’Ecole de district de Wédensky, à Pétersbourg, on fonda des cours de comptabilité avec l’explication des éléments de jurisprudence et de droit judiciaire. En 18 3 7 on ouvrit à Nico-laieff trois cours : le premier de jurisprudence, le second de langues française et allemande, et le troisième de sciences commerciales et de comptabilité. En 1838, sur la sollicitation des marchands de l’endroit et des autorités, le gymnase de Taganrog fut complété par l’enseignement du commerce, de la comptabilité et de l’italien.
- Cependant tous ces cas isolés parurent insuffisants et, en 1839, afin «d’encourager d’une manière efficacp la fondation de cours complémentaires v le gouvernement
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- ouvrit, à Moscou, trois gymnases de deux cours. Le cours principal (réal) était destiné à préparer pratiquement les élèves aux entreprises industrielles ou commerciales; on y enseignait : l’histoire naturelle, la chimie, la technologie, la science des marchandises, la comptabilité, la tenue des livres, le droit commercial et la mécanique. La meme année et dans le même but furent promulgués des règlements pour les classes réales; la fondation de classes réales, d’après ce règlement, fut autorisée d’abord à Toula, Koursk, Wilna, Riga et Kertch. Ces classes étaient destinées à développer les sciences appliquées; le programme comportait : la chimie pratique, la mécanique pratique, la technologie, le dessin linéaire et le dessin appliqué aux arts industriels. A kertch on n’enseignait que les sciences commerciales et la comptabilité. On fixa pour chaque branche deux leçons par semaine, et le cours avait une durée de deux semestres scolaires. En plus, des bourses spéciales furent fondées à l’université pour préparer des instituteurs pour cet enseignement.
- En 184o, les gymnases et les écoles de district de l’arrondissement de Varsovie furent réformés. Quelques-uns de ces établissements donnaient une instruction générale et surtout philologique, les autres préparaient déjà à la pratique commerciale et industrielle.
- En 18A1 il fut ouvert au gymnase d’Archangel et parallèlement à son cours général un cours réal exclusivement destiné à préparer aux affaires commerciales; ce cours comportait les branches suivantes : l’histoire naturelle, la science des marchandises, la comptabilité, l’arithmétique commerciale, les sciences du commerce, le droit commercial russe et des exercices de correspondance commerciale en russe et en langues étrangères.
- En iSAa, sur le territoire des cosaques du Don, il fut ouvert des classes réales dans les gymnases et dans cinq écoles d’arrondissement. Dans les classes annexées au gymnase on enseignait l’économie rurale et la comptabilité pratique; à l’école d’arrondissement de Novo-Tcherkask, les sciences commerciales et la comptabilité pratique; dans toutes les autres classes on n’enseignait que la comptabilité pratique.
- En î 8à3 on fonda à Narva une école supérieure de district, dans laquelle on introduisit, en plus du cours ordinaire, l’enseignement de l’histoire naturelle, la science des marchandises et la comptabilité.
- En i8àq, dans le gymnase de Nijni-Novgorod s’ouvreut des classes réales, ayant un cours de trois ans, pour l’enseignement des sciences commerciales et la comptabilité.
- Ainsi, tantôt ici, tantôt là surgissaient des classes ou des cours pour la propagation des sciences commerciales. En plus, en différents lieux, s’ouvraient des cours pour l’enseignement du droit, de la géodésie, des langues orientales et d’autres sciences appliquées; le projet du gouvernement d’établir l’uniformité'Me l’enseignement dans> les écoles avait décidément échoué. La juxtaposition des connaissances utiles aux connaissances générales dans les écoles publiques ne réussit pas davantage; ces connaissances constituaient simplement pour l’administration de l’école une entrave.
- Les choses ne pouvaient rester longtemps en letat et, en 186A, après de grands travaux préparatoires et un examen minutieux, les gymnases furent réformés sur deux types :
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- le type classicpie et le type réal. Les uns et les autres avaient pour but de donner aux élèves une instruction générale, et en même temps ils servaient d’écoles préparatoires pour l’admission à l’université et aux autres écoles supérieures. La préparation aux affaires du commerce et un enseignement quelconque des sciences appliquées ou professionnelles furent de nouveau écartés de leur enseignement.
- Quant à l’enseignement professionnel et à la diffusion des sciences appliquées, le Ministre de l’instruction publique avait reconnu qu’ils devaient être donnés dans des institutions particulières spéciales, parce que seules des institutions spéciales sont en état, avec le concours de manuels pratiques et techniques, de donner à la jeunesse des connaissances solides et complètes applicables aux différentes opérations industrielles. Mais la création de telles institutions ne fut pas réalisée.
- Avec l’abolition du servage l’activité du commerce et de l’industrie s’accrut rapidement et le besoin de reprendre l’instruction commerciale se fit de plus en plus sentir. Pour beaucoup de spécialités il existait depuis longtemps des écoles professionnelles particulières dont quelques-unes étaient en pleine prospérité et satisfaisaient complètement aux besoins du commerce et de l’industrie. Ces circonstances suffirent pour provoquer, en 1870, un mouvement important en faveur d’un projet ayant pour but la formation, parallèlement au système dé instruction générale, d’un système indépendant d’écoles professionnelles.
- Ce mouvement en faveur de l’enseignement professionnel, commencé à la fin de 1870, aboutit en 1891 à la loi relative aux écoles industrielles, et bientôt après, en 1896, à la loi relative aux établissements d’enseignement commercial.
- Ainsi la tentative d’implanter dans le pays les sciences commerciales à l’aide des écoles générales, eut un insuccès complet; même lorsque le gouvernement accorda des subsides dans ce but, les cours complémentaires ouverts à différentes époques n’eurent qu’une existence éphémère. Juxtaposées aux programmes d’instruction générale, les sciences commerciales constituèrent nettement une entrave. Occupés des affaires concernant directement l’école, les directeurs ne prenaient aucun intérêt à ces cours et n’avaient pas d’ailleurs les connaissances suffisantes pour s’occuper en même temps d’une affaire nouvelle et difficile : l’enseignement professionnel. L’éducation commerciale se soutint principalement dans le petit nombre decoles commerciales fondées dans ce but.
- En 1898, après la réforme du gymnase commercial deTaranrog, il ne restait, nous l’avons dit, que trois écoles commerciales : l’Ecole Demidoff, l’Ecole de Moscou et l’Académie, qui n’ont pas interrompu leur existence jusqu’à ce jour.
- L’Ecole du corps des bourgeois (classe intermédiaire entre les marchands et les paysans) avait été fondée à Moscou en 1835. Depuis cette époque jusqu’en 1896, elle fut le seul établissement qui préparât aux emplois inférieurs du commerce et, sous ce rapport, elle possède depuis longtemps parmi les marchands une réputation méritée. Dès les premières années l’école commença à se développer rapidement. Etant avant tout un établissement de bienfaisance, elle avait pour but direct de donner asile et d’éle-
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- ver les orphelins des classes marchande et bourgeoise. Le conseil administratif de l’école étant composé exclusivement de marchands, dès les premières années, le placement des élèves, à la fin du cours, fut assuré. Les cours de cette école comportent des notions indispensables de comptabilité, d’arithmétique commerciale et de droit commercial. L’enseignement avait un caractère pratique et, en général, l’organisation de lecole était établie pour que, à leur sortie, les élèves se contentassent du rôle modeste qu’ils étaient appelés à remplir en qualité d’employés inférieurs dans des maisons de commerce.
- Grâce à cela, l’école répondait complètement aux exigences des chefs de maisons de commerce, et le nombre des élèves crut rapidement, beaucoup de marchands y entretenaient des boursiers pour s’assurer des serviteurs bien préparés.
- En 1861 surgirent à la fois deux écoles de commerce, sur deux points où l’activité commerciale est intense, Odessa et Riga, et dans les deux cas sur l’initiative et aux frais de la corporation des marchands de l’endroit. Dès 1851 le corps des marchands d’Odessa avait décidé la fondation à ses frais, dans la contrée, d’une école commerciale supérieure, dans le but de procurer une éducation commerciale aux enfants de la classe marchande, ce qui pourrait avoir une forte influence sur le développement de l’industrie et du commerce dans ces contrées et en Bessarabie. L’inauguration de l’école n’eut lieu qu’en 186a. Le cours était de quatre ans et était consacré principalement à l’étude des langues étrangères et aux sciences spéciales; les branches d’instruction générale avaient une importance secondaire.
- On admettait les élèves ayant terminé quatre classes d’une école moyenne et après un examen complémentaire des langues vivantes. Les quatre années d’étude qui suivaient donnaient la possibilité de placer l’établissement au-dessus d’une école moyenne. Cependant, dans les premiers temps, le nombre des élèves fut fort restreint. L’école ne conférait aucun privilège, et on avait pour l’admission pour les langues vivantes de grandes exigences auxquelles peu d:'élèves pouvaient satisfaire.
- Pour ces raisons, et sur la sollicitation de la corporation, l’école fut transformée. Elle eut dès lors six classes : les classes générales et deux spéciales, et il fut accordé aux élèves des dispenses pour le service militaire.
- Ces réformes lui donnèrent le caractère, non plus d’une école supérieure, mais d’une école moyenne.
- Cette école exista sous cette forme jusqu’à Tannée 1 qoo, époque où ses cours furent divisés en sept classes et où elle reçut tous les droits que comportent les nouveaux règlements des écoles commerciales.
- Ce fut l’école commerciale fondée à Riga qui atteignit le plus complet développement. Dès sa fondation, comme encore aujourd’hui, elle constitua une des divisions de l’école polytechnique de cette ville : elle acquit cependant et conserva jusqu’à l’époque actuelle le caractère d’une école supérieure. Pendant les premières années de sa fondation cette école n’avait que des cours d’hiver pour l’enseignement commercial, organisés pour les élèves de l’établissement et les employés de la ville; avec le temps, et sur le désir des corps des marchands, elle fut transformée en division commerciale, indépendante de l’école polytechnique.
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- N’y étaient admis que les élèves ayant obtenu le diplôme d’une école moyenne comportant six classes. Le cours était de trois ans et son niveau beaucoup plus élevé que celui des autres écoles commerciales, non seulement en Russie, mais même à l’étranger. Le système d’enseignement était le même que dans les écoles supérieures, et consistait en conférences et exercices pratiques. On y faisait des conférences sur l’économie politique, la science des finances, le droit commercial, maritime et de change, sur l’organisation du commerce de Riga, sur la physique, la chimie et la science des marchandises. Des exercices pratiques étaient institués pour les langues russe, allemande, française et anglaise, pour l’arithmétique commerciale, l’expédition des affaires de bureau, la comptabilité et la pratique commerciale, l’expédition des affaires de bureau, la comptabilité et la pratique commerciale.
- Vers 1870, l’activité commerciale devint si grande, que la classe commerçante sentit elle-même l’insuffisance des écoles commerciales déjà existantes. Sur sa propre initiative et à l’occasion du deuxième centenaire du grand réformateur Pierre Ier, elle décida de prendre des mesures pour activer l’instruction commerciale. Le syndicat des commerçants de la Bourse de Pétersbourg constitua un fonds spécial (Pétrowsky), dont les intérêts devaient servir à subventionner les écoles commerciales, à créer des bourses de voyages à l’étranger, etc. Le capital fut constitué, en effet, mais aucun des projets énumérés ne fut réalisé. En même temps les délégués de la Société des marchands de Pétersbourg résolurent de fonder, à Pétersbourg, une école sous le nom de Petrovskoë. Huit ans plus tard, le syndicat des commerçants de la Bourse de Moscou décida d’ouvrir encore une école commerciale (la troisième) à Moscou (Aiexandrowskoë). L’inauguration de l’Ecole de Petrowskoë eut lieu en 1880, celle de l’Ecole Aiexandrowskoë en 1885. Ces deux écoles comportent 7 classes, dont 5 d’instruction générale et deux spéciales. Outre les objets du programme des écoles réales, on y enseigne encore : l’histoire du commerce, l’économie politique, la géographie commerciale et statistique, la jurisprudence, l’arithmétique commerciale, la comptabilité et la science des marchandises. Les deux écoles jouissent des droits des écoles moyennes. Bien que l’Ecole Pétrowskoë fut la seconde à Pétersbourg et celle d’Alexandre la troisième à Moscou, les deux écoles virent affluer la clientèle, surtout la seconde, où le nombre des élèves dépasse 700.
- C’est en 1870 que des cours d’enseignement commercial, ouverts par des particuliers, commencèrent à se fonder. Malgré le prix très élevé de ces cours, ils eurent un grand nombre d’élèves. A mesure que le nombre des entreprises commerciales augmentait , et qu’on y organisait une comptabilité régulière, letude de la tenue des livres devenait de plus en plus indispensable et le nombre de cours de cette spécialité augmenta rapidement.
- Au cours de ces vingt dernières années, le travail de la femme a pris dans toutes les branches de l’activité humaine de grandes proportions. Vers 1880, la participation des femmes à différents emplois du commerce devint si grande que des cours d’enseignement commercial pour les femmes furent organisés. Les plus remarquables, par la
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- bonne entente de leurs règlements, sont les cours Ivachentseff, ouverts en 1890. Parallèlement, l’enseignement de la comptabilité était de plus en plus introduit dans les cours d’enseignement professionnel et dans certaines écoles d’instruction générale d’hommes et de femmes.
- Toutes ces mesures ne purent cependant satisfaire au besoin de plus en plus intense des connaissances commerciales. En 1890, et en meme temps dans plusieurs villes, telle que Kharkoff, Kieff, Tiflis, Kazan, Saratoff, Taganrog et d’autres, la question de l’enseignement commercial fut agitée. Le corps des marchands organisa des commissions d’études, on constitua un fonds et on sollicita l’autorisation de commencer les travaux préparatoires pour l’organisation des susdits établissements. Tous ces faits réunis démontraient clairement que le moment était venu de donner à la Russie 1111 système indépendant d’enseignement commercial. L’inauguration de l’Ecole commerciale à Kharkoff, en 1893, fondée sur la demande des marchands de l’endroit et à leurs frais, fut la dernière ouverte sur autorisation et règlements spéciaux.
- En 189A, le Ministère des finances, prenant en main la direction les établissements d’enseignement commercial, commença l’élaboration d’une loi générale sur l’enseignement commercial. Cette loi fut sanctionnée par Sa Majesté l’Empereur le 1 5 avril 1896.
- La loi sur l’enseignement commercial, de 1896, prévoit deux sortes d’établissements : les premiers, écoles commerciales secondaires et commerciales primaires supérieures, sont destinées aux jeunes gens ; les autres, classes et cours commerciaux, aux adultes de tous Ages, déjà employés dans le commerce. Ces deux séries d’établissements présentent cette particularité que chacun d’entre eux doit répondre aux besoins locaux. La loi ne leur assigne aucun système particulier; elle détermine simplement les principes généraux de chaque type.
- Ces principes sont si larges que chaque établissement peut modifier son programme et la durée des cours selon les conditions locales. Une telle élasticité dans l’organisation de ces écoles est nécessaire, vu l’extrême diversité des besoins du commerce dans les différentes provinces de l’Empire; c’est grâce à elle seulement que ces établissements peuvent conserver le caractère pratique qu’exige leur destination.
- Les écoles destinées aux jeunes gens se rapportent à l’enseignement moyen et sont de deux types : les écoles de sept classes et celles de trois classes.
- Les écoles commerciales comprenant sept classes ont pour but de donner une instruction générale et spéciale; celles de trois classes donnent une instruction exclusivement spéciale. Les unes et les autres ont pour but de mettre les élèves en état d’occuper, dans les maisons de commerce, les emplois qui exigent le plus de savoir et de responsabilité.
- Dans les écoles de sept classes sont admis les enfants de 10 à 1 9 ans, possédant des notions élémentaires de religion, de russe et d’arithmétique. Dans les cinq premières classes, l’enseignement général est à peu près le même, quoiqu’un peu plus abrégé, que dans les écoles réales; mais renseignement des langues étrangères y est autrement organisé, et la pratique de ces langues y est placée au premier plan.
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- En septième, on n’enseigne que la religion et le russe, comme objets d’instruction générale. En sixième et septième, toute l’attention est concentrée sur l’étude des branches spéciales, parmi lesquelles sont obligatoires, de par la loi : la comptabilité (théorie et pratique) l’arithmétique commerciale, la correspondance (en russe et en langues étrangères), la jurisprudence (surtout le droit commercial et industriel), l’économie politique, la géographie commerciale (celle de Russie principalement), la chimie et la science des marchandises, ainsi que des exercices de laboratoire sur la chimie et l’étude des marchandises. Les élèves ayant terminé le cours jouissent de tous les droits attachés aux écoles réales, en ce qui concerne la dispense du service militaire et l’admission dans les écoles supérieures; en outre, les meilleurs élèves reçoivent le titre de candidat de commerce. On doit noter que sous le rapport des privilèges, les écoles commerciales sont très avantagées. Tout en les dotant d’une préparation pratique qui leur permet de trouver immédiatement un emploi, ces écoles donnent encore à leurs élèves les mieux doués la possibilité de continuer leur éducation dans les écoles supérieures.
- Le programme des écoles de trois classes est le même que celui des trois classes supérieures des écoles comprenant sept classes. Ce dernier type a été projeté pour les localités où le nombre decoles d’instruction générale, tels que gymnases, écoles réales, est suffisant, et où l’entretien d’une école de sept classes eût été trop lourd. On admet dans les écoles de trois classes les élèves de 13 à 17 ans ayant terminé trois classes des écoles moyennes et après examen sur les langues étrangères.
- Le cours des deux types d’écoles examinés peut, sur la demande du conseil de gestion, être prolongé d’une année, et complété par des branches spéciales, répondant aux besoins locaux. En cas de nécessité, le conseil de gestion peut aussi, avec l’autorisation du Ministre des finances, ouvrir dans ces écoles une classe préparatoire.
- Les matières d’enseignement et le nombre d’heures consacrées hebdomadairement à chacune d’elles sont donnés pour une école de sept classes, par le tableau suivant. O11 remarquera, toutefois, que ce plan d’études n’est pas strictement obligatoire; il est simplement donné à titre de modèle et d’exemple à suivre.
- PLAN NORMAL D’ETUDES DES ECOLES DE COMMERCE DE SEPT CLASSES.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. CLASSES. TOTAL.
- fo 2e 3e A0 5e 6° T
- Religion 9 2 2 a •2 2 1 t3
- Langue russe 6 r> h h 3 a 9 af)
- Langue allemande 9 h h h O O 3 3 3o
- Langue française n s W 5 !\ 3 3 a8
- Arithmétique lx 5 ( 3 fl // // fl
- Algèbre // // a a „ aA
- Géométrie et trigonométrie // U a a a
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. CLASSES. TOTAL.
- 1” 2e 3e 4° 5e 6° T
- Géographie 2 2 3 9 // II /; 8
- Histoire II H 2 3 9 0 n 1 0
- Histoire naturelle // // h 2 3 fl u 7
- Physique II II II •J 1 h u 9
- Dessin h /i n 2 1 II n 15
- Chimie II // n //, 3 9 // 5
- Science des marchandises // n // // II 2 4 G
- Arithmétique commerciale H it // II 9 9 // h
- Tenue des livres // n n II // 3 5 8
- Correspondance II n u II II // î î
- Géographie commerciale II n n n II 2 9 h
- Economie politique II n n u II n 3 3
- Droit II H u n II u 3 3
- Expériences de chimie et sur les marchandises II n u n n u h 4
- Total 2 7 3o 3o 3o 3o 3o 3i 908
- Les écoles commerciales primaires supérieures ont pour but de préparer en deux ou trois ans les élèves aux emplois inférieurs du commerce. Ces écoles sont également de deux types : école d’une classe et école de trois classes; pourtant le cours de l’un et l’autre type peut être prolongé d’une année sur la demande du conseil de gestion ; le cours prolongé peut donc être de deux ans pour le premier type et de quatre ans pour le second. Les élèves sortant des écoles élémentaires sont encore trop jeunes pour être mis en apprentissage, et leur préparation est encore imparfaite; les études commerciales primaires supérieures sont établies comme suite, non aux écoles élémentaires, mais aux écoles de village de deux classes. Ce type d’école n’existe pas dans les villes, il est remplacé par des classes préparatoires autorisées dans les écoles commerciales primaires supérieures; les élèves sortant des écoles élémentaires sont admis, sans examen, dans cette classe préparatoire.
- L’enseignement des écoles primaires commerciales s’adapte aux mœurs et coutumes de la classe des petits commerçants. Dans ces écoles, les élèves complètent leur instruction générale : religion, langue russe et arithmétique; en plus, ils étudient la géographie, l’histoire russe et les notions de la géométrie; sur ce cours général sont greffés la comptabilité, l’arithmétique commerciale, la correspondance, la géographie commerciale et le commerce.
- En ce qui concerne la science des marchandises, on se borne à mettre les élèves au courant des marchandises de la contrée. Comme le but de ce type d’école n’est pas de former des chefs de maisons de commerce, mais des employés éclairés et ponctuels, on s’attache à donner aux élèves les connaissances et les habitudes qui leur seront nécessaires ; pour cette raison, un plus grand nombre de leçons sont réservées aux branches
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 369
- exigeant des exercices pratiques, telles que : la comptabilité, Tarithmétique commerciale, la correspondance, etc.
- Les langues étrangères peuvent être introduites dans le cours de ces écoles.
- Les écoles commerciales de deux classes, plus une classe préparatoire, répondent le mieux aux exigences du commerce local et aux conditions d’existence de cette catégorie de marchands. Dans la plupart des cas, ils ne voient s’ouvrir devant eux aucune école oii ils pourraient entrer avec utilité. Dans les écoles commerciales de deux classes, les enfants reçoivent une instruction élémentaire il est vrai, mais achevée, et une préparation suffisante pour le commerce. Ils sortent de cette école à 1 k, 1 5 ou 16 ans et trouvent facilement à se placer en qualité de commis de magasin ou d’employés de bureau, etc. Ayant reçu une préparation appropriée, ils se mettent vite au courant du genre spécial (puis choisissent. Les commerçants russes emploient volontiers ces jeunes gens qui, tout en possédant des connaissances suffisantes touchant aux différentes branches du commerce, se plient cependant à leurs exigences et se contentent d’une modique rétribution. L’école «des bourgeoisn de Moscou a dû et doit encore son grand succès à la bonne préparation quelle donne à ses élèves, dont plusieurs, des mieux doués, sont devenus de notables commerçants.
- PLAN- NORMAL D’ETUDES DES ECOLES DE COMMERCE ELEMENTAIRES DE TROIS CLASSES Û).
- MATIÈRES ENSEIGNÉES. NOMBRE DE LEÇONS PAB SEMAINE.
- lrc CLASSE. 3® CLASSE. 3e CLAS8K.
- Religion 3 2 a
- Langue russe 5 3 3
- Arithmétique commerciale et notions d’algèbre 5 k 3
- Éléments de géométrie a 2 //
- Tenue des livres // h G
- Commerce et éléments de droit commercial et industriel 3 3 3
- Correspondance // // a
- Géographie commerciale de Russie 3 3 3
- Histoire de Russie 3 2. //
- Et.nde des marchandises de la région 3 3 h
- Ecriture 3 2 1
- Langue allemande (facultatif) 6 ü 6
- Total 32 33 33
- La partie la plus importante de la loi de 1896 est celle qui touche à l’enseignement des adultes, ouvriers et employés. Vu la pauvreté de la plus grande partie de la
- a/i
- Le plan donné ci-dessus n’est pas obligatoire. Gn. I. — Cl. 6. — T. II.
- NATIONALE.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- population, les enfants ne pouvaient fréquenter que lecole élémentaire; une instruction plus étendue leur était inaccessible à cause du manque de ressources; ils étaient ainsi condamnés, pour toute leur vie, sinon à l’ignorance complète, tout au moins à ne savoir que lire et écrire. Même si par la suite, le sort se montrant clément, ils parvenaient à se créer des ressources suffisantes, et à disposer de quelques loisirs, toute instruction complémentaire leur était cependant interdite parce qu’il n’existait à leur portée aucun établissement susceptible de la leur fournir.
- Jusqu’alors, en effet, l’enseignement des adultes n’avait pas été organisé et se trouvait abandonné au gré du hasard. Cette grave lacune dans l’instruction publique russe vient d’être comblée, du moins à l’égard de la classe des négociants, par la loi du i5 avril 1896 sur l’enseignement commercial, laquelle institue des classes de commerce el des cours de sciences commerciales.
- Les classes de commerce et les cours de sciences commerciales sont destinés à un auditoire des plus disparates sous les rapports de Page, de la position sociale et de l’instruction. Aussi la loi s’efforce-t-elle de leur donner la possibilité de se plier à toutes ces circonstances. Toutefois, le début de l’instruction se trouve fixé, au moins pour les classes de commerce, d’une manière précise. On y termine les cours d’une école élémentaire. A l’intention des personnes complètement illettrées il a été fondé des classes préparatoires. Quant aux cours de sciences commerciales, la loi ne formule aucune exigence pareille; il y est seulement dit que les branches d’enseignement et les programmes d’études, tout en dépendant entièrement des organisateurs, doivent se conformer à l’âge et à l’instruction des auditeurs de ces cours. Bien que les branches d’enseignement soient énumérées par la loi, il est loisible de n’enseigner que celles qui paraissent nécessaires aux auditeurs. Les études faites dans les classes de commerce ne forment pas un cours suivi, c’est-à-dire que les branches enseignées ne sont pas en rapport entre elles et que les cours suivis par l’auditeur, dépendent de son propre choix. Le nombre des leçons et la durée de chaque cours varient au gré des besoins de la clientèle.
- Ce n’est qu’à cette condition que les classes de commerce restent à la fois accessibles à ceux qui savent à peine lire et écrire et aux personnes d’une instruction plus élevée.
- Toutefois, l’étude de chaque branche est répartie en années, et les matières enseignées aux élèves pendant la première année doivent former un cours achevé. S’il se trouve des élèves qui tiennent à une étude plus détaillée d’une branche quelconque, on institue, à cet effet, des cours supplémentaires. Dans les classes de commerce le plan des leçons doit être rédigé de telle sorte que les employés de commerce et d’industrie ne soient pas empêchés, par leur service quotidien, de suivre les cours; à cet effet, on ne consacre en général à chaque branche que deux leçons d’une heure par semaine.
- Le règlement concernant les classes de commerce est entièrement adapté aux conditions d’existence des auditeurs. Les commis et les employés de bureau terminent généralement leur service journalier à G ou 8 heures du soir, ce qui leur permet, sans se surmener outre mesure, de consacrer aux cours du soir deux ou trois soirées, de deux heures
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- chacune par semaine. La première année, on se borne à enseigner la langue russe, l’arithmétique et l’écriture, et pendant la seconde ou la troisième année seulement, les élèves suffisamment préparés peuvent aborder les branches spéciales. Cependant les personnes d’une instruction plus avancée se dirigent dès l’abord vers les branches spéciales, parmi lesquelles figurent la comptabilité, le calcul commercial, la correspondance, l’étude du code de commerce et des lettres de change, la géographie commerciale, la science des marchandises et autres, selon le désir des fondateurs des cours.
- L’expérience a démontré qu’il y a toujours une grande affluence d’auditeurs aux cours de langues modernes; trois ou quatre leçons par semaine doivent être consacrées à l’étude d’une seule langue et il faut au moins trois ans de cours pour arriver à comprendre le langage parlé et à parler soi-méme. Les éducateurs russes estiment qu’il y a avantage à ne s’occuper pendant la première année que d’une seule langue, l’étude simultanée de deux langues produisant la confusion des règles et portant préjudice à la prononciation et au maniement correct de chacune d’elles.
- Dans l’administration des établissements d’enseignement commercial, la nouvelle loi a introduit quelques changements. Elle autorise les assemblées de province, les conseils municipaux, les corporations, les sociétés et les personnes privées à prendre une part active à l’organisation et à la direction de ces établissements, à condition d’en être les fondateurs et de se charger de leur entretien. Ces personnes ont le droit d’élire un conseil d’administration auquel est confiée la direction générale de l’école. Ce conseil comprend, en outre, le directeur ou le gérant de lecolc et un membre nommé par le Ministre des finances.
- La gérance économique de 1 ecole est tout entière confiée au conseil d’administration ; quant à la direction pédagogique, ce conseil ne doit pas seulement être tenu au courant de tout ce qui se fait à l’école, mais il peut encore exercer son action, non pas directement, mais par l’entremise du Département du commerce et des manufactures du Ministère des finances; ainsi, par exemple, le conseil d’administration pourra émettre son avis au sujet des programmes d’études élaborés par le conseil pédagogique ou demander l’enseignement de branches spéciales nécessaires pour des raisons locales ou, enfin, solliciter l’autorisation de prolonger la durée des cours et d’organiser des classes préparatoires. Le président et les membres du conseil d’administration ont le droit d’assister aux leçons et aux examens, mais sans intervenir personnellement; il leur est loisible de soumettre leurs propositions à l’appréciation du conseil. Le président a droit de vote au conseil pédagogique.
- A l’égard du corps enseignant, une grande liberté d’action a été accordée aux conseils d’administration. Ce sont eux qui, par exemple, dans les écoles de commerce élémentaires , dans les classes et les cours de commerce nomment non seulement l’inspecteur ou le gérant, mais aussi les maîtres, tandis que dans les écoles de commerce ils ne nomment que le directeur et l’inspecteur.
- Tout changement dans le personnel enseignant, la distribution des récompenses, le
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- choix des manuels, les relations avec le gouvernement, se font par l’intermédiaire du conseil d’administration.
- La vie d’une école et les progrès des élèves dépendent entièrement des maîtres ; aussi, en créant de nouvelles catégories d’écoles, est-il de première nécessité de s’occuper du choix de ces maîtres et de les rétribuer suffisamment. Dans la loi régissant les écoles de commerce, ces deux conditions ont été, autant que faire se pouvait, prises en considération. Le montant des traitements alloués aux maîtres, surtout à ceux qui enseignent des branches spéciales, dépasse la moyenne de ceux des établissements pouvant être comparés à ces écoles. Les maîtres touchent, en outre, des augmentations quinquennales supérieures à celles de partout ailleurs. La loi se préoccupe de concentrer l’enseignement dans la main d’un petit nombre de maîtres et d’assurer ainsi à l’école un corps enseignant aussi stable que possible; aux termes de la loi, en effet, un maître ne peut donner moins de 1 2 leçons par semaine dans le même établissement.
- En vue d’assurer aux nouvelles écoles un meilleur personnel enseignant, la loi impose aux candidats professeurs de subir un examen; un crédit spécial destiné aux besoins de l’instruction des maîtres est inscrit au budget du Ministère des finances.
- On a tâché de faire participer le public à la propagation de l’enseignement commercial en accordant un vaste domaine d’activité, non seulement aux associations déjà existantes, telles qu’assemblées de province, corporations, etc. , mais aussi aux sociétés qui sont en voie d’organisation et qui poursuivent le même but. Le Ministre des finances est autorisé, de parla loi sur les établissements d’enseignement commercial, à homologuer lui-même les statuts des sociétés fondées pour propager d’une manière ou d’une autre les sciences commerciales. Les formalités requises pour obtenir la validation des statuts ont été simplifiées autant que possible. Il y a lieu de croire qu’en Russie, comme dans les Etats de l’Europe occidentale, l’initiative privée fera sentir son action bienfaisante dans le domaine de l’instruction commerciale.
- Déjà on a vu se fonder, dans un intervalle de temps relativement court, plusieurs nouvelles sociétés, notamment à Saint-Pétersbourg et à Kieff, parmi lesquelles quelques-unes ont réussi à réunir des capitaux considérables.
- A Kosloff, ville relativement peu importante, la fondation d’une école de commerce amena la constitution d’une société qui ouvrit également des classes de commerce. L’exemple de Kosloff entraîna sa voisine, la ville de Voronège; là, s’organise une société qui se propose de fonder une école de commerce, une école commerciale de trois classes et des classes de commerce. Il convient de signaler particulièrement la très grande activité des sociétés de Moscou et de Kieff. La Société de Kieff a organisé, outre les classes de commerce, deux écoles élémentaires, une pour les garçons, l’autre pour les jeunes fdles. Nous consacrons, plus loin, à la Société moscovite, quelques lignes particulières.
- A Saint-Pétersbourg a été fondée récemment une Société pour la propagation des sciences commerciales. Pendant les deux dernières années, cette société s’est distinguée par son énergique activité; dans le courant de cette année, il a été fait par ses soins une série de conférences sur différentes branches commerciales, telles que : l’économie
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-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- politique, le droit financier, le change et le droit maritime, la jurisprudence, l’histoire du commerce, l’expédition des affaires de banque, les compagnies de commerce, la comptabilité et le calcul commercial. Ces conférences, faites par des professeurs et des agrégés de l’Université de Saint-Pétersbourg, ont obtenu un succès considérable.
- Outre les sociétés nouvellement formées, beaucoup de sociétés de commis ou de marchands déjà existantes ont sollicité la permission d’organiser une institution quelconque pour développer l’instruction spéciale de leurs membres.
- L’ensemble des établissements d’instruction commerciale ainsi organisés en Russie par la loi de 1896 est donné par la série des 4 tableaux suivants. On remarquera que les renseignements statistiques donnés par ces tableaux s’arrêtent à l’année 1898. Or, en 18 9 9, le mouvement en faveur de l’enseignement commercial a été d’une activité particulière. Une vingtaine d’établissements nouveaux, écoles, classes ou cours, ont été fondés; citons en particulier, les écoles de commerce de sept classes ouvertes à Tiflis, à Saratov, à Kazan et à Varonège, aux frais des corporations locales des marchands.
- En résumé, on compte en Russie, en 1900 :
- NOMBRE NOMBRE
- des des
- ÉTABLISSEMENTS. ELEVES.
- Écoles secondaires de commerce de 7 ou de 3 classes..... 19 8,176
- Écoles secondaires de commerce de 3 classes............. 9.1 9,4 3 h
- Classes de commerce........................................ 10 9,7^6
- Cours de sciences commerciales pour adultes................ 90 867
- Totaux................................. 80 i4,99e
- DÉSIGNATION
- des
- ÉTABLISSEMENTS D’INSTRUCTION
- I. Écoles de commerce de 7 ou de 3 classes. (Diplôme donnant droit au service militaire d’un an.)
- A. Entretenues par des corporations.
- 1. Ecole de commerce, à Saint-Pétersbourg. Saint- Pétersbourg , 177a. 568 Ao5 816 5/13,799 0,376,160 Chancellerie particulière de Sv M. l’Empereur ( Etablissement de l’Impératrice Marie.
- 2. Ecole de commerce, à Moscou. Moscou, 180A. 6A5 810 4o5 360,288 2,550,200 Idem.
- 3. Académie pratique de commerce, à Moscou. Moscou, 1810. A37 i,35o 579,509 5,117,069 Société des amateurs de sciences commerciales.
- h. Ecole de commerce, à Odessa. Odessa, 1862. 00 337 25i,A8o O to OO O Corporation des marchands d’Odersa.
- LIEU
- DE FONDATION.
- K .H
- BUDGET
- IMMEUBLES
- et
- CAPITAUX
- appartenant
- X L'ÉCOLE.
- Valeurs en francs.
- CORPORATIONS
- OU PERSONNES
- <JU1 ENTRETIENNENT L’ECOLE.
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-
-
-
- 37/i
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CO vfj W > IMMEUBLES
- DÉSIGNATION LIEU -S K BUDGET fit CORPORATIONS
- 'SI r- tn CAPITAUX
- des ET DATE CO 0 1J Cil appartenant
- 0 sa — 5 ^ X L’ECOLE. OU PERSONNES
- ÉTABLISSEMENTS D’INSTRUCTION. DK FONDATION. 5 H " c/3 FRANCS. Valeurs QÏJI ENTRETIENNENT L’ECOLE.
- 0 -ï* en francs.
- f 5. Ecole de commerce Alexandre. Moscou, G4cj 4oo 354,331 3,173,979 Corporation des mar-
- 1884. chands de la Bourse.
- 6. Ecole Pierre-le-Grand, de la Saint- 4 5 4 337 a34,83a 1, t) 13,0 5 8 Corporation des marchands de Saint-Pc-
- corporation des marchands Pétersbourg,
- de Saint-Pétersbourg. i885. tcrsboorg.
- 7. École de commerce Alexandre III, à KharkolT. Kharkoff, i8g3. ïiliÜ 43a 497,949 1,779,064 Corporation des marchands de Kharkoff.
- 8. Ecole de commerce DemidolT Saint- a5o 800 35o,ooo a,5oo,ooo Chancellerie particulière de S., M. l’Empe-
- pour les femmes. Petersbourg,
- 1894. Kieff, 1896. reur ( Etablissementde
- 11. Ecole de commerce, à Kieiï. a 7/1 aoa 76,950 1,089,900 l’Impératrice Marie). Corporation des mar-
- 3a4 chands de Kieff.
- 14. École de commerce, à Kosloff. Kosloff, 333 i35 48,o33 3i8,o33 Conseil municipal, 8,100
- 1897. 970 roubles; assemblée de
- province, i6,aoorou-
- 15. École de commerce, à Lods. Lods, 1898. 463 970 // n blés. Corporation des mar-
- t IG. Ecole de commerce, à Pabia- Pabianitsy, 148 370 // n chands de Lods. Les industriels de la ville
- nitzy. 1898. 3a 4 de Pabianilzy.
- 17. Ecole de commerce, à Sgher- Eghert, a5o 970 // n Corporation des mar-
- 8e- 1898. 4o5 chands de Sghcrge.
- t B. Ecoles privées.
- 9. Ecole de commerce Faïg. . . Odessa, 48o 4o5 // u Le fondateur.
- 1895. 54o
- 675
- 10. Ecole de commerce pour femmes Boukhteïelf. Odessa, 1895. 15a 169 351 38,699 u La fondatrice ; subside annuel du gouvcr-
- ncmcnt: 3,700 rou-
- 12. École de commerce Ronlaler. Varsovie, 345 3a 4 // U blés. Le fondateur.
- 1896.
- 13. École de commerce Iloch- Odessa, 1 ao 4o5 n II Idem.
- man. 189G. 54o
- 18. Écolo de commerce Mironoff. Riga, 1898. 970 3a 4 n // Le fondateur.
- 337 '
- C. Ecoles de trois classes répondant aux trois classes supérieures 4o5
- des écoles de commerce.
- ( Ces écoles sont des écoles privées. )
- 1. Ecole de commerce Laskus. Varsovie, 110 3a4 G3,5ao // Laskus.
- i8g5.
- 2. École de commerce Nathan- Kieff, 1896. 78 54o n tt Natbanson.
- son.
- 3. Écoles de commerce Masing. Moscou, 4 a 54o n u K. Masing.
- 1897.
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-
-
-
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- 375
- I) li SIG N A T10 N des
- ÉTAIÎEISSEMENTS D’INSTRUCTION.
- LIEU
- ET DATE
- DE FONDATION,
- C/3
- W
- is-
- -a
- tq
- Q
- ta
- sa
- S
- O
- 05 •'M
- SK J O a
- BUDGET
- FRANCS,
- IMMEUBLES
- et
- CAPITAUX appartenant A i/kcolk.
- Valeurs en francs.
- CORPORATIONS
- OU PERSONNES
- QUI ENTRETIENNENT L'ECOLE,
- 4. École des frères Alexeïeff.. .
- 5. Ecoledelasociétépourl’ensei-
- gnement commercial, à Kieff.
- 6. École de commerce pour
- femmes, même société.
- 7. École de la Société des
- employés de commerce, à Moscou.
- 8. École de commerce de la
- ville de Yaroslavl.
- t
- B. Ecoles privées.
- 9. École Janson.............
- 10. Ecole Miakoline.
- 11. École Guet zen. .
- 12. École Epifanoff.
- 13. École Konsmine..
- 14. Ecole Cliaïderoff.
- 15. École Guéorgui.
- II. Écoles élémentaires de commerce de 3 classes.
- (Diplômes donnant droit à certaines immunités pour le service militaire.)
- f
- A. Ecoles entretenues aux frais d’une corporation.
- 1. Ecole do la manufacture de
- Mmc Morosoff.
- 2. École de la société de secours
- mutuels des employés de commerce de Kharkoff.
- 3. École Nicolas II..........
- Twer, 1870. 9°4 // // // Mmo Morosoff.
- Kharkoff, io4 162 21,/|78 33,774 Société de secours mu-
- 1896. tuels des employés de
- commerce.
- Saint- 79 108 33,48o 42 1,71 0 Société « Pctrovskoë n
- Pétersbourg, 1897. pour l’enseignement commercial.
- Moscou, 87 270 // // B. Alexeieff. — Conseil
- 0 CO municipal, 370,000 roubles.
- Kieff, 1897. 67 9* 3i ,860 157,626 Société pour l’enseigne-
- ment commercial.
- Kieff, 1898. 4o 94 2G, j 90 27,000 Société pour renseigne-
- ment commercial.
- Moscou, 4 7 216 // U Société des employés de
- 1898. commerce.
- Yaroslavl. 73 54 19,980 fl Conseil municipal.
- Saint-Pétersbourg, 1897. 58 216 // n Le fondateur.
- Rostoff 7° 4o5 u u Idem.
- s. Don. 1897. Lods, 1897. 14a 205 27/415 // Idem.
- 270
- Saint- 1X 270 U // Le fondateur.
- Pétersbourg.
- Moscou. ai3 270 U fl Les fondateurs.
- Moscou. 19 270 // tf Le fondateur.
- 337
- Nijni- Novgorod- ii7 216 // n Idem.
- III. Classes de commerce (cours d’adultes). (3 années d’études.)
- 1. Société de secours mutuels des 1873. 73 54 u tt
- bourgeois, à Moscou.
- 2. Société «Petrovskoe» pour Saint- Ga4 65 28,080 203,7A2
- renseignement commercial. Pétersbourg ,
- 1896.
- Société « Pelrovskoë n pour l’enseignement commercial.
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-
-
-
- 376
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- cn W V) U IMMEUBLES
- DÉSIGNATION LIEU -m £ .H BUDGET et CORPORATIONS
- O M CAPITAUX
- des ET DATE C/5 w û H u O J CÛ es s < en appartenant À l’école. OU PERSONNES
- w H * —
- ÉTABLISSEMENTS D’INSTRUCTION. DE FONDATION. ca 'SJ W — va FRANCS. Valeurs qui ENTRETIENNENT L’ÉCOLE.
- 0 < en francs.
- eu
- 3. Société pour l’enseignement commercial, à Kieff. Kietf, 1897. 217 3 9,l80 483,543 Société pour l’enseigne-
- i3 ment commercial, à Kieff.
- 4. Société pour l’enseignement Moscou, i,5o4 8 87,398 145,200 Société pour l’enseigne-
- commercial, à Moscou. 1898. i3 ment commercial, h Moscou.
- 5. Société de commerce et d’in- SaralofT, 9h 75 II II Société de commerce et
- dustrie, à SaratofF. 1898. d’industrie h SaralofT.
- 6. Mm° Berlach Lods, 1898. 3o 135 II II M"““ Berlacli.
- 7. Société pour l’enseignement Kosloff, 126 i3 4,72 5 II Société pour l’enseigne-
- commercial, à Kosloff. 1899- ment commercial, à Kosloff.
- 8. M"’° Semiradska Varsovie. 4o II II II M'no Semiradska.
- 9. M. Poukhtinsky Tchernigoff. 3o 81 U II M. Poukhtinsky.
- IV. Cours de tenue de livres et de classes commerciales diverses.
- 1. Mme Ivachinzova, pour fem- Saint- 74 270 3g,36o II La fondatrice.
- mes. Pétersbourg. 4o5
- 2. Mm6 Smolihovska, pour fem- Varsovie, 96 270 II II Idem.
- mes. 1896.
- 3. M'”e Semiradska, pour fem- Varsovie, 75 216 II u Idem.
- mes. 1897.
- h. Mmc Krasnova Saint- i4 270 II // Idem.
- Pétersbourg.
- 5. M. Volf Idem. 3o 909 II // Le fondateur. Idem.
- fi. M. Esersky Idem. 9/l 4o5 U II
- 7. M. Valdenberp Idem. 20 4o5 II II Idem.
- 9. M. Chagelstrem Moscou. l'9 4o5 II H Idem.
- 8. M. Janson Saint- 12 2l5 II II Idem.
- Pétersbourg.
- 10. M. Girgenson Idem. 1 1 202 u u Idem. Idem.
- 11. M. Khankovsky Varsovie. i5 120 II H
- 12. M. Nathanson Kieff. 29 37 9 10 u u Idem. Idem.
- 1 3. M. Khvat Varsovie, 1897. 270 U II
- 14. M. Ter-Kasparoff. Bakou. *9 4o5 II II Idem.
- 15. M. Épifanoff Saint- i3 270 II II Idem.
- Pétersbourg.
- 16. Saint-Pétersbourg Idem. 138 270 u \ II M. Pobedinsky.
- École de commerce Pierre-le-Grand. — Nous croyons devoir donner quelques détails sur l’Ecole Pierre-le-Grand, à Saint-Pétersbourg; le lecteur pourra ainsi se faire une idée assez exacte du fonctionnement de l’école secondaire de commerce russe, c’est-à-dire de l’école qui représente le degré supérieur de l’Enseignement commercial russe.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Le 3o mai 1872, à l’occasion du deuxième centenaire de l’Empereur Pierre Ier, la Société des commerçants de Saint-Pétersbourg décida de fonder à ses propres frais, en mémoire de Pierre le Grand, une école destinée aux enfants des commerçants de la ville, école dans laquelle ces enfants recevraient, en même temps qu’une certaine instruction générale, les connaissances spéciales indispensables pour diriger toute affaire de commerce.
- Dans ce but, elle résolut de mettre en réserve chaque année une somme de 10,000 roubles, prélevée sur son budget, jusqu’au moment où le capital réuni serait suffisant pour la réalisation de l’idée conçue.
- L’école fut ouverte le ier octobre 1880 et appelée Ecole Pierrc-le-Grand.
- Pendant les trois premières années de son existence, l’école occupa des locaux loués sur la.Perspective Litéini. Mais, dès le début, la Société des commerçants s’occupa de de l’achat d’un terrain sur la Fontanka, un des quais de la Néva. Le ier octobre 1883 , la construction était terminée, le matériel scolaire installé et les élèves prenaient possession des nouveaux bâtiments.
- L’établissement conquit bientôt les sympathies générales. Le conseil d’administration et, en particulier, son président, V. Tchernokhvostof, firent tout ce qui dépendait d’eux pour l’organiser d’une façon supérieure. M. Tchernokhvostof fit don de 10,000 roubles pour acheter des fournitures aux élèves pauvres et, dans son testament, il légua à l’école une somme de4o,ooo roubles en vue du même objet. Le nombre des élèves s’accrut d’année en année, et depuis 1888-1889, toutes les classes, à l’exception de la première et de la dernière, eurent plusieurs divisions parallèles. La première promotion, de 9 élèves, sortit en 188751e nombre des élèves continua décroître jusqu’en 1890, où il atteignit le maximum : 5/17.
- Actuellement, l’école se compose d’une division préparatoire, de cinq classes générales et de deux spéciales; de sorte que le coùrs d’études comprend huit années, dont six, y compris l’année passée dans la division préparatoire, sont affectées aux études générales et deux consacrées à l’acquisition de connaissances plus particulièrement commerciales. Le conseil d’administration fait en ce moment des démarches auprès du Gouvernement pour obtenir l’ouverture d’une sixième classe d’études générales, ce qui portera à sept le nombre d’années consacrées à ces études. Il a reconnu l’impossibilité d’assurer aux élèves, dans une période restreinte de six ans, une instruction complète. Aujourd’hui, toutes les classes, excepté la deuxième spéciale, ont deux divisions parallèles. Au ier octobre 1899, il y avait 425 élèves inscrits; tous sont externes.
- L’établissement a été construit et est entretenu exclusivement aux frais de la Société des commerçants de Saint-Pétersbourg; au début, les enfants des commerçants avaient seuls le droit d’y entrer, moyennant une rétribution de 125 roubles par an; depuis 1899, la Société a décidé d’accepter les enfants d’autres origines, en exigeant d’eux un versement annuel de 200 roubles W.
- (1) L’entretien cl’un élève revient approximativement à 200 roubles par an.
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- L’école répartit, parmi les élèves pauvres, 89 bourses fondées par la Société des commercants, ainsi que 18 autres fondées par des institutions ou des particuliers et prises sur les intérêts de capitaux déposés. Elledispose aussi des intérêts du capital de Ao,ooo roubles, don de M. Tehernokhvostof; d’après la volonté du défunt, la moitié des intérêts est affectée au payement de la rétribution scolaire des élèves pauvres et à l’achat de fournitures, vêtements, chaussures, etc.; la seconde moitié est attribuée en subsides aux élèves qui terminent ou qui ont terminé leurs études et qui accomplissent un voyage à l’étranger.
- La plus grande partie des bourses mentionnées concernent le payement de la rétribution scolaire. Mais il arrive que les boursiers, ainsi que les élèves nécessiteux qui, pour une cause quelconque, ne jouissent pas d’une bourse, souffrent d’un manque de livres, de chaussures, de vêtements, de remèdes en cas de maladie, etc.; pour combler cette lacune s’est formée, en 1887, une Société de bienfaisance qui vient en aide aces déshérités. Cette Société comptait — au ier juillet 1899 — 3o6 membres, dont 1 membre honoraire, 61 membres perpétuels, et 9 A/1 membres actifs.
- Les ressources proviennent des cotisations des membres perpétuels et actifs, des dons et des recettes de soirées organisées chaque année. Au 1erjuillet 1899,1a Société possédait un capital de réserve de iA,552 r. 61 k. et un capital en circulation de 2,0A8 r. 6A k.
- L’Ecole Pierre-le-Grand subvient à ses dépenses principalement à l’aide des sommes versées annuellement parles élèves; mais, comme le montant de ces sommes est insuffisant pour couvrir tous les frais, la Société des commerçants, conformément aux statuts, complète chaque année la somme nécessaire. Ainsi, en 1898, les recettes se sont montées à 61,172 roubles; la Société a versé 3A,A6o roubles, les recettes générales ont donc été de 95,632 roubles. Les dépenses ont été 91,490 roubles.
- Bien que l’école ait été construite et entretenue par des particuliers qui ne reçoivent aucun subside gouvernemental, elle jouit cependant de tous les droits et privilèges des établissements de l’Etat et est rattachée au Département du commerce et des manufactures du Ministère des finances. Le Ministère approuve les programmes, le nombre et la répartition des leçons dans les classes, l’attribution des diplômes et des récompenses à la fin des études, nomme, révoque et récompense le personnel et contrôle les études par l’intermédiaire d’un inspecteur général de l’enseignement commercial.
- L’administration est confiée à un conseil curateur qui règle toutes les affaires d’ordre général et matériel et à un comité pédagogique présidé par le directeur et qui régit toute la partie scolaire.
- Après vingt-cinq ans d’exercice à l’école, les membres du personnel au service de l’Etat reçoivent une pension dont la moitié est payée par la Caisse de l’Etat, l’autre par la Société.
- Les élèves reçoivent à la fin de leurs études un certificat qui leur confère : i° le titre de citoyen personnel honoraire, dans le cas où ils n’appartiennent pas, par leur naissance, à une condition plus élevée; 90 le droit d’entrer, après concours ou examens, dans les
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- établissements supérieurs d’instruction; 3° le droit d’être volontaire, c’est-à-dire de ne servir dans l’armée que pendant un an, sans examen préalable.
- Les meilleurs des élèves sortants obtiennent des récompenses supplémentaires, telles que des médailles d’or et d’argent et le titre de licencié de commerce. Avant le 31 mai 1899, 5kh élèves avaient obtenu le certificat de l’école. La majorité d’entre eux s’est consacrée au commerce ; une partie est employée dans les banques de l’Etat ou dans les banques particulières, les comptoirs, les sociétés d’assurances, les entreprises industrielles, etc. Plusieurs sont entrés, après examens, dans les établissements supérieurs, comme les Ecoles des ponts et chaussées, des ingénieurs civils, les Ecoles polytechnique, forestière, et l’Ecole d’application d’électricité.
- Quelques-uns sont au service des douanes chinoises. Un ancien élève est professeur à l’Ecole des ponts et chaussées, un autre professeur à l’établissement même.
- Les matières d’enseignement se partagent en matières générales et en matières spéciales. Aux premières se rattachent : l’instruction religieuse, le russe, les langues étrangères (le français, l’allemand et l’anglais), l’arithmétique, l’algèbre, la géométrie, la trigonométrie, l’histoire, la géographie, la physique, la chimie, l’histoire naturelle, le dessin, la calligraphie et la gymnastique.
- Aux secondes : la correspondance commerciale en russe et en langues étrangères, l’histoire du commerce, l’étude des marchandises, l’arithmétique et la géographie commerciales, la statistique, la tenue des livres, l’économie politique, la législation commerciale et le droit commercial.
- Une attention particulière est accordée à l’enseignement des langues étrangères. L’étude du français, de l’allemand et de l’anglais est obligatoire pour tous les élèves jusqu’à leur entrée dans les classes spéciales. Dans la première spéciale, les élèves choisissent librement une des trois langues pour en approfondir l’étude; dans les deux autres leurs occupations se bornent à la correspondance commerciale. Ainsi tout élève des classes spéciales consacre trois heures par semaine à l’étude de la langue choisie par lui, et six heures aux exercices de correspondance commerciale dans les trois langues.
- Les travaux au laboratoire occupent les élèves par groupes de 13 à 1 5 ; chaque groupe leur consacre une séance de deux heures une fois par semaine; en outre une leçon générale d’une heure est donnée à toute la classe.
- Dans le but de se familiariser avec les procédés de fabrication des différents articles de commerce, les élèves de la deuxième spéciale entreprennent chaque année, de préférence au printemps, des excursions dans diverses usines, fabriques, etc., en compagnie de professeurs.
- L’école est largement fournie de matériel scolaire. Le cabinet de physique, surtout, est abondamment pourvu; il renferme pour 1/1,629 r- c- d’appareils, dont la plus grande partie est arrivée franco de droits de chez MM. Ducretet, de Paris, et Max Kohl, de Chemnitz.
- L’amphithéâtre où se donnent les leçons de sciences et de marchandises possède le
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1000.
- gaz, l’eau et l’électricité. Il y a en outre une batterie d’accumulateurs, un moteur à gaz de la force d’un cheval et une dynamo de 75 volts, donnant des courants de 8 ampères.
- TABLEAU DE REPARTITION DES MATIERES PAR CLASSES ET PAR SEMAINE.
- • CLASSES.
- MATIERES ENSEIGNEES. PREPARA- TOIRE. 1" 2' 3” 4° 5« \rü SPÉCIALE. 2a SPÉCIALE. TOTAUX.
- Instruction religieuse 3 2 2 2 2 2 2 2 17
- Langue russe 6 (> 5 4 4 3 2 2 32
- Langue française II 6 6 6 4 3 3 3 3o
- Correspondance commerciale française II II II II // II 2 2 4
- Langue allemande 6 6 4 4 3 3 3 3 34
- Correspondance commerciale allemande U // n // // II 2 2 4
- Langue anglaise U n u 2 4 4 3 3 16
- Correspondance anglaise II // n II n // 2 2 4
- Arithmétique 6 4 5 2 2 n // II *7
- Algèbre II U 11 3 3 3 // // 9
- Géométrie n H // n 2 2 1 II 5
- Trigonométrie u n n u II 1 II u 1
- Physique n n n II 2 3 3 U 8
- Chimie 11 u u n II II 3 2 5
- Expériences de chimie a U n n n II II 3 3
- Histoire naturelle n II n 2 2 3 1 II 8
- Géographie n 2 2 2 2 2 II II 10
- Histoire U II // 2 3 2 3 n 10
- Economie politique n n // n n II 2 2 4
- Géographie commerciale // II // n n II 2 2 4
- Histoire du commerce // II u n n II II 2 2
- Législation commerciale et droit commercial // u H n H n u 4 4
- Marchandises // n II u II II 2 3 5
- Arithmétique commerciale // H u n II n 3 II 3
- Tenue des livres // u U n II u II 5 5
- Calligraphie 3 2 2 2 1 1 1 1 13
- Dessin 4 2 2 2 H II II n 10
- Danse 1 1 1 1 1 1 II II 6
- Gymnastique 1 1 1 1 1 1 n n 6
- Totaux 3o 32 32 3 h 34 34 34 37 267
- Le laboratoire est muni de tout ce qui est nécessaire à de sérieux travaux; il offre un emplacement suffisant pour 12 ou 1A élèves. Un crédit annuel de 900 roubles est affecté actuellement à l’entretien du laboratoire et du cabinet de physique.
- La bibliothèque renferme 5,769 volumes, dont la valeur est de 10,067 roubles, et possède de nombreux modèles et figures en plâtre; son budget est de 900 roubles.
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- Le cabinet des marchandises comprend 1,093 échantillons de produits naturels, dont la plupart ont été donnés par des particuliers ou des sociétés, 117 appareils et modèles différents pour Tétude de ces produits, 98 tableaux et microphoto grammes, une provision de supports et d’ustensiles. La collection d’appareils et celle des échantillons de grains méritent d’être signalées.
- Le cabinet d’histoire naturelle possède 2G4 objets, dont la valeur est de 1,378 r. 80 k.; on y voit de beaux tableaux muraux, des animaux empaillés et des préparations anatomiques.
- La collection des minéraux (don de l’Ecole des mines) et les herbiers dressés par les élèves sont dignes de remarque.
- Le reste du mobilier scolaire comporte 2,216 objets représentant une valeur de 43,767 r. 56.
- Si l’on tient compte du prix du terrain, de celui des constructions, de la valeur du mobilier et des collections, la valeur totale de l’établissement ressort à 616,577 roubles, soit 1,664,657 francs.
- Nous avons dit que le budget de 1898 s’élevait à 91,490 roubles, soit 247,000 francs; le détail en est donné par le tableau suivant :
- OBJETS DES DÉPENSES. MONTANT DES DÉPENSES. (roubles.)
- Traitement du personnel enseignant // 68,566 00
- Achats pour la bibliothèque, les cabinets scientifiques; frais de laboratoire U 1,823 55
- Récompenses aux élèves (médailles, livres, diplômes d’honneur) // 600 35
- Impression des journaux de classe, des comptes, des programmes, etc.. . // 1,821 26
- Réparations de l’immeuble 5,358 10 h
- Chauffage 3,978 70 1,563 o5 3a5 99 36a 08 /I
- Eclairage H.
- Service des eaux n
- Assurance clés meubles et de l’immeuble. //
- Impôts de l’Etat et de la Ville 368 3q //
- Nettoyage clés cours et de la rue (enlèvement de la neige et détritus).. . O O O O t-* //
- Salaire des domestiques 3,86a 79 n
- Achat et réparation des meubles et frais divers 2,360 69 n
- 18,679 79 18,679 79
- Total 9!,Ô9° 95
- Les recettes s’élèvent à i65,ooo francs environ, le déficit annuel est donc de 87,000 francs, loyers non compris; ce déficit a été comblé soit par de généreux donateurs, soit par un prélèvement sur les réserves.
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- Le tableau ci-dessous donne l’horaire hebdomadaire d’une autre Ecole supérieure de commerce, l’Ecole Alexandre, de Moscou.
- MATIERES ENSEIGNEES.
- Religion................
- Langue russe............
- Langue allemande........
- Langue française........
- Langue anglaise.........
- Arithmétique............
- Algèbre.................
- Géométrie...............
- Trigonométrie...........
- Physique................
- Histoire naturelle......
- Histoire................
- Géographie..............
- Dessin..................
- Calligraphie............
- Chimie..................
- Etude des marchandises..
- Economie politique......
- Législation.............
- Arithmétique commerciale
- Comptabilité...............
- Géographie commerciale. Histoire du commerce. . , Correspondance..........
- Totaux.
- CLASSES.
- PREPARA- TOTAUX.
- PREPARA- l- 2° 3° h° 5 e G” I 7”
- TOIRE. TOIRE.
- 2 3 2 2 2 2 2 2 1 18
- G 6 6 5 4 3 3 2 2 3?
- 5 6 G G 4 3 3 3 2 38
- // // G 6 5 k 3 3 2 29
- // n // // // h h h h îG
- 4 6 4 5
- 5 I 1 n n n n
- n n // n // n // // < n - i 5 5 3 n 37
- // n // // // // // ! 1
- n n H n // a 3 3 2 10
- // n n n 2 2 3 n n 7
- // n // // 2 2 2 3 n 8
- n n 2 2 2 2 1 u n 9
- 3 7 4 4 4 1 1 u n 2^1
- ) // n n n u n n h u U
- // n n n // u n n 6 6.
- H n n . n // u n n 2 2
- H 11 // // // n u 2 2 h
- n 11 // // // n n 3 h 7
- n u // // II n n 2 2 h
- n n // u II n n n 2 2
- 20 28 3o 3o 3o 3o 3o “>33 w 3i 262
- En outre, deux heures d’exercices, pratiques au laboratoire chimique. W En outre, quatre heures d’exercices pratiques sur les marchandises.
- Société pour le développement de l’enseignement commercial de Moscou. —
- Parmi les nombreuses sociétés créées en Russie pour la propagation de l’enseignement commercial, Tune des plus importantes est celle de Moscou.
- L’idée d’organiser à Moscou une Société pour le développement de Renseignement commercial est due à M. S. S. Grigorieff, inspecteur général de l’enseignement commercial au Ministère des finances de Russie.
- Au mois de mars 1897, M. S. S. Grigorieff proposa au président de la Société du Crédit mutuel de Moscou, M. A. S. Wichniakof, d’organiser cette institution. M. Wich-niakof, avec le concours de M. S. A. Boulotchkine, président de la corporation des marchands de Moscou et de M. D. A. Sérébriakof, directeur de la Banque du Crédit mutuel, propagea cette idée avec le plus grand zèle, si bien qu’au mois d’avril suivant ho des représentants les plus en vue du corps des marchands de Moscou s’étaient déjà fait inscrire comme membres de cette société.
- Les statuts furent confirmés par M. le Ministre des finances le 11 septembre iStjy; vers cette date, le nombre des organisateurs s’élevait à et le capital de la Société
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- avait atteint le chiffre de 85,ooo roubles. C’est à partir de ce moment que commence la vie active de la Société.
- Les cours créés par la Société moscovite ont pour but d’enseigner les sciences commerciales particulièrement aux personnes qui s’occupent de commerce et d’industrie. Le cours de chaque branche d’enseignement est de deux ans.
- Les programmes comprennent : la religion, la langue russe, l’arithmétique, la comptabilité, la correspondance commerciale, les langues étrangères, la calligraphie et d’autres objets utiles au commerce et à l’industrie. Aux cours de commerce de Moscou on enseigne en outre la technologie, l’économie politique et le droit.
- Les élèves des cours de commerce peuvent étudier, à leur choix, une ou plusieurs des branches ci-dessus énumérées.
- L’année scolaire dure depuis la mi-septembre jusqu’à la mi-mai.
- Les cours ont lieu le soir de 7 heures et demie à 10 heures et demie, les jours de semaine, et de k heures et demie à G heures les jours de fêtes.
- Pour acquérir le droit de fréquenter les cours de commerce, il faut verser 3 roubles par an pour les cours de religion, de langue russe et d’arithmétique, et 5 roubles pour les autres cours.
- En 1898-1899, il a été ouvert des cours dans six quartiers de Moscou. N’ayant à sa disposition qu’un capital très restreint, la Société 11e pouvait songer à l’installation do locaux spéciaux pour les cours.
- Elle a été grandement secondée dans la recherche de locaux gratuits par le curateur de l’arrondissement scolaire de Moscou, qui a mis à la disposition de la Société les locaux des établissements scolaires de son ressort; d’autres locaux lui ont été gracieusement offerts par la Société du Crédit mutuel de Moscou et par quelques particuliers.
- L’administration immédiate des cours est confiée à deux directeurs, nommés par le comité.
- Leur administration générale est confiée à un conseil de gestion qui se compose du comité, des directeurs, des inspecteurs honoraires.
- A l’ouverture des cours, en septembre 1898, le nombre des élèves inscrits était de i,523 hommes et 95 femmes, soit en tout 1,618 personnes; on n’a pu admettre que 1,071 hommes et 70 femmes, soit 1,1 ki personnes.
- Une si grande affluence a surpassé toutes les prévisions On a été obligé d’augmenter le nombre des élèves de chaque cours et celui des cours eux-mêmes. On avait compté, tout d’abord, limiter le nombre des cours à 32 et celui des élèves à 3o par classe, mais il a fallu élever le nombre des cours à 50 et celui des élèves à 35 et parfois h. ko par classe.
- Comme cette mesure restait encore insuffisante, il a été décidé d’admettre des élèves pendant l’année scolaire, au fur et à mesure que des places deviendraient vacantes. La seule condition d’admission pour les nouveaux élèves est que leurs connaissances leur permettent de suivre la classe dans laquelle ils désirent entrer.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Pendant l’année scolaire, le nombre total des personnes admises a été de 1,3 G 4 hommes et de i4o femmes, soit en tout de i,5o4 personnes.
- Dans les différentes branches d’enseignement, les inscriptions se sont réparties comme suit :
- Religion................................................................ 0
- Calligraphie............................................................ i53
- Comptabilité............................................................ 3i4
- Arithmétique........................................................... 220
- Langue russe............................................................ 190
- Langue française........................................................ 166
- Langue allemande..............................,............ ........ 658
- Langue anglaise.......................................................... 35
- Technologie.............................................................. 38
- Droit................................... ........................... 2 5
- Economie politique....................................................... 33
- Correspondance allemande................................................. 22
- Total....................... i,86G
- Les élèves appartiennent à différentes classes de la société. La majorité se compose de commis de magasin, mais on trouve aussi parmi eux des étudiants de l’Université, des institutrices d’écoles primaires et secondaires, des personnes ayant suivi les écoles supérieures, des apprentis, ouvriers et hommes de peine.
- Les classes sont mixtes : hommes et femmes sont réunis. Le personnel enseignant comprend 47 personnes, en majorité des instituteurs et des institutrices d’écoles moyennes.
- Le nombre total des désertions en 1898-1899 a été de 877, de sorte que, sur 1,866 inscrits, 989 sont restés assidus jusqu’à la fin.
- L’année scolaire des cours de commerce s’est terminée par des examens facultatifs. 417 personnes les ont effectivement subis, dont 4o5 avec succès, savoir :
- de calligraphie............................................ à 2 candidats.
- de comptabilité................................................ 110
- de langue russe................................................. 44
- d’arithmétique.................................................. 79
- de langue allemande............................................. 95
- Examens { de langue française.............................................. 17
- de langue anglaise............................................... 4
- de droit......................................................... 5
- d’économie politique............................................. 3
- de correspondance allemande...................................... 1
- pour l’obtention du droit à l'exemption du service militaire. 5
- Total........... 4o5
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- Les personnes qui ont subi les examens ont reçu des certificats constatant les résultats de leurs études, sans indications de notes.
- En 1899-1 (joo, 91 cours répartis dans douze quartiers de Moscou ont été ouverts.
- Pour venir en aide à la population la plus pauvre de Moscou, le comité a ouvert dans quatre quartiers de la ville des classes préparatoires destinées aux illettrés; on y enseigne la religion, les éléments de la grammaire et de Taritlimétique et la calligraphie. L’enseignement y est gratuit et les élèves reçoivent aussi gratuitement le matériel scolaire ainsi que les cahiers et les livres. Les classes ont lieu tous les jours ouvrables de 7 heures et demie à 9 heures et demie du soir. Bien qu’au moment de l’ouverture des classes préparatoires le nombre des élèves ait été très restreint, l’existence de ces cours étant alors encore peu connue, les classes ont été cependant bientôt tout à fait remplies. Le contingent des élèves se compose d’artisans et de domestiques, ainsi que de garçons et de fdles n’ayant pas été admis aux écoles urbaines. Beaucoup d’entre ces personnes ne désirent qu’apprendre à lire; une fois ce but atteint, elles cessent de fréquenter les classes. Ce fait explique le grand nombre des désertions qui se produisent dans les classes préparatoires, mais ces désertions sont évidemment d’un caractère tout spécial. A la place des élèves partis on en admet de nouveaux, de sorte qu’une partie de la classe se renouvelle plusieurs fois. Le nombre total des élèves des classes préparatoires jusqu’au 1er janvier 1900 a été de 265.
- En second lieu, pour les personnes désirant compléter leur instruction, le comité a organisé des cours d’instruction générale qui doivent faire suite aux cours des classes préparatoires. Des cours de ce genre ont été ouverts dans cinq quartiers de Moscou. On y enseigne la religion, la langue russe (l’étymologie et le commencement de la syntaxe), l’arithmétique à partir des nombres concrets et des fractions, la calligraphie, l’histoire et la géographie de la Russie.
- Les élèves payent 10 roubles par an pour avoir le droit de fréquenter les six cours et 5 roubles pour chaque cours séparément. Les leçons ont lieu trois fois par semaine, les jours ouvrables, de 7 heures et demie à 10 heures et demie du soir.
- Les cours d’instruction générale ont donné de très beaux résultats sous tous les rapports. L’affluence des élèves y a été si grande qu’on a été obligé d’organiser dans deux quartiers de la ville des classes parallèles pour les cours de langue russe et d’arithmétique. Le nombre des absences et des désertions s’y est montré très faible.
- En outre on a enseigné aux cours de commerce, comme branches spéciales : la langue russe (cours supérieur dans 1 quartier et cours élémentaire dans 3 quartiers), l’arithmétique (dans 3 quartiers), l’arithmétique commerciale (dans 1 quartier), la comptabilité (dans 11 quartiers), la correspondance commerciale (dans 1 quartier), la technologie (dans 1 quartier), la langue française (cours supérieur dans 1 quartier et cours élémentaire dans G quartiers), la langue allemande (cours supérieur dans 6 quartiers et cours élémentaire dans 18 quartiers), la langue anglaise (dans 1 quartier), la calligraphie (dans 1 quartier), la correspondance allemande (dans 1 quartier).
- Le personnel enseignant comprend 70 personnes.
- 2 5
- Gn. I. — Cl. G. — T. II.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Aux cours indiqués ci-dessus se sont fait inscrire 1,969 hommes et oho femmes, soit en tout 2,802 personnes qui ont fourni un total de 8,607 présences.
- D’apr es les brandies d’enseignement les élèves se sont répartis comme suit :
- Religion................................................................. 190
- Langue russe............................................................. 3o3
- Arithmétique........................................................... 33o
- Calligraphie............................................................. 210
- Histoire............................................................... 192
- Géographie............................................................... 192
- Cours supérieur de langue russe........................................... 22
- Calligraphie ( cours supérieur)..................................... 31
- Cours supérieur de langue française....................................... 79
- Cours inférieur de langue française...................................... 2A6
- Langue allemande ( cours inférieur)...................................... 766
- Langue allemande (cours supérieur)....................................... 2^5
- Langue anglaise.. ........................................................ 21
- Comptabilité............................................................. A22
- Arithmétique commerciale............................................ h h
- Technologie............................................................... 29
- Correspondance commerciale................................................ 17
- Classes préparatoires.................................................... 266
- Total......................... 8,607
- En vue d’élargir les connaissances des élèves des cours de commerce, on a organisé des conférences publiques et populaires de physique, de chimie, de géologie, de géographie , de zoologie et d’histoire. Les élèves des cours de commerce payent 10 kopecks d’entrée, et les personnes étrangères 20 kopecks. Des entrées gratuites sont distribuées parmi les élèves les plus pauvres des cours de commerce.
- Les conférences publiques ont été suivies très assidûment. Elles ont eu lieu au Musée polytechnique, où il a été mis à la disposition du comité une salle que la Société a pourvue de l’ameublement indispensable, du matériel et des appareils nécessaires pour les expériences de physique et de chimie.
- Le budget de la Société pour l’exercice 1899 s’élève à 189,768 francs.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- CHAPITRE XVII.
- SERBIE.
- La Serbie n’était représentée à l’Exposition de 1900 que par une seule école, celle de Y Etablissement militaire technique de Kragouiévalz.
- Dans cet établissement, on donne l’enseignement pratique à environ a00 jeunes gens, destinés en grande partie à devenir ouvriers contremaîtres des arsenaux. Les élèves sont admis vers Tâge de vingt ans; les cours sont de quatre années. Après une année passée dans les ateliers du fer et du bois, chacun est spécialisé suivant sa future profession : menuiserie, ajustage, charronnage, bourrellerie, cordcrie, etc.
- Les travaux exposés ont été l’objet d’un jugement favorable.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE XVIII.
- SUÈDE.
- § I. - ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
- L’enseignement technique industriel est de la plus grande importance pour le peuple suédois, car le terroir et la nature du pays, de vastes forets, d’innombrables chutes d’eau et des régions métallifères d’une étendue considérable l'invitent aux travaux de l’industrie. Aussi, en Suède, le niveau de l’enseignement technique, qui doit seconder ces dispositions naturelles, est-il à l’heure actuelle déjà très développé.
- L’enseignement technique industriel supérieur est donné à Y Ecole polytechnique de Stockholm et à la division supérieure de Y Ecole polytechnique Chnlmers, à Gothembourg. Viennent en second lieu les écoles techniques inférieures, au nombre de quatre, la division inférieure de Y Ecole polytechnique Chahners, et Y Ecole technique d’Eskilstuna.
- VEcole des arts décoratifs et industriels, de Stockholm, dont nous parlerons plus loin, mérite d’occuper une place à part.
- Signalons enfin une trentaine d’écoles techniques professionnelles inférieures établies dans des villes de province.
- La somme totale des subventions accordées par l’Etat aux établissements d’enseignement technique industriel est de p2 1,000 couronnes9).
- École polytechnique de Stockholm. — L’Ecole polytechnique de Stockholm est formée de cinq sections spéciales :
- a. Pour l’art de la construction et la technologie mécanique, avec des cours de h ans;
- b. Pour la technologie chimique, avec des cours de 3 ans ;
- c. Poui* la métallurgie et la minéralogie, section divisée en plusieurs sous-sections, dont une, avec des cours de k ans, s’occupe de la mécanique minière, une autre, avec des cours de 3 ou A ans, de la métallurgie et de la science des usines, et une troisième, avec des cours de 3 ou h ans, de la science minière;
- d. Pour l’architecture, avec des cours de h ans; l’enseignement y est organisé de manière que les élèves puissent, après 3 ans, continuer leurs éludes à l’Académie des beaux-arts ;
- e. Et enfin pour les ponts et chaussées, avec des cours de h ans.
- Les matières d’enseignement sont les suivantes : mathématiques pures, géométrie analytique, calcul différentiel et intégral; géométrie descriptive; géodésie et topo-
- (l) Valeur de la couronne de Suède : 1 l’r. 37.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- graphie; mécanique théorique avec un cours élémentaire et un cours supérieur; construction de machines ; mécanique minière; construction des bateaux à vapeur; technologie mécanique avec épreuves de résistance et opérations mécaniques; physique générale; théorie appliquée de la chaleur; électro-technique théorique et pratique ; chimie générale et analytique, ainsi que technologie chimique avec manipulations chimiques; électro-chimie, avec exercices électrolytiques; chimie minière; métallurgie du fer et des autres métaux; étude des usines, opérations métallurgiques; minéralogie et géologie; science minière; architecture; ponts et chaussées; dessin linéaire; dessin à main levée; ornementation, modelage ; économie politique et législation industrielle; hygiène technique ; opérations mécaniques et travaux d’atelier.
- Au laboratoire mécanique de l’école se rattache, depuis Tannée 1896, Y Institut de Y essai des matériaux, dirigé par un chef particulier. Cet établissement a pour objet d’examiner les métaux, les pierres et le ciment, surtout au point de vue de leur résistance dans les constructions. Des essais sont exécutés pour le public, d’après un tarif fixé.
- Le corps des élèves de l’école se compose d’élèves ordinaires et éY élèves spéciaux. A la première de ces deux catégories appartiennent ceux qui, à leur entrée à l’école, ont été reconnus posséder les connaissances nécessaires et qui suivent l’enseignement complet conduisant à l’obtention des diplômes de sortie. Les élèves de la seconde catégorie ne suivent qu’un nombre limité des matières de l’enseignement, et n’ont droit à des certificats que pour les matières de l’enseignement qu’ils ont suivies. On reçoit aussi, si la place le permet, un certain nombre d’élèves surnuméraires qui, sans présentation de certificats et sans examen d’admission, peuvent suivre l’enseignement dans les matières choisies par eux-mêmes. Aux élèves ordinaires, l’enseignement est donné gratuitement.
- L’admission se fait sur la présentation du diplôme de baccalauréat de la section moderne, ou delà section latine avec des notes complémentaires en mathématiques, en physique et en chimie. A défaut de diplôme, les aspirants sont soumis à un examen spécial en mathématiques, physique, chimie, suédois, allemand, anglais et français, ainsi qu’en histoire et géographie.
- Pendant Tannée scolaire 1899, le nombre des élèves était de 392.
- La subvention ordinaire de l’Etat au bénéfice de lecole s’élève à 280,000 francs, somme à laquelle viennent s’ajouter les recettes des rétributions scolaires, soit 20,000 fr. Les fonds provenant des donations particulières destinées à former des bourses pour les élèves de l’école produisent un intérêt annuel de i5,ooo francs.
- École polytechnique Ghalmers, à Gothembourg. — Cette école fut fondée au moyen d’une donation testamentaire du conseiller de chancellerie William Ghalmers. A partir de 1829, elle prit le caractère d’un établissement technicpie scientifique; elle jouit depuis 18 3 5 d’une subvention de l’Etat.
- Dans la division supérieure de l’école, l’enseignement porte à peu près sur les
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- memes matières qu’à l’Ecole polytechnique de Stockholm, sauf celles qui ont rapport à la science minière; il comprend en outre l’architecture navale théorique et pratique, la construction et le jaugeage de navires. Les élèves sont divisés, d’après les mêmes principes qu!a l’Ecole polytechnique de Stockholm, en élèves ordinaires, spéciaux et surnuméraires. L’admission se fait sur la présentation du diplôme de baccalauréat; sinon les aspirants peuvent être soumis à un examen spécial en mathématiques, en langues suédoise, allemande ou anglaise, et en histoire et géographie.
- Dans la division inférieure, les matières d’enseignement sont les suivantes : arithmétique, algèbre (équations du premier et du second degrés avec problèmes de maxima et minima, logarithmes), trigonométrie plane, géométrie avec théorie des proportions, planimétrie et stéréométrie, physique et chimie élémentaires, mécanique élémentaire, éléments de la science des machines, industrie des métaux et du bois, éléments de l’architecture navale théorique et pratique, dessin linéaire, dessin à main levée, modelage, langue suédoise, tenue des livres, travaux d’atelier en bois et en métal.
- L’école possède trois fonds de bourses, montant à un’total de 11,091 couronnes.
- Le nombre des élèves, en 1899, était de a5i, sans compter 3A élèves surnuméraires.
- A l’Ecole polytechnique Chalmers, comme à l’Ecole polytechnique de Stockholm, se rattache, depuis 1888, un Institut d’essai des matériaux, qui jouit d’une allocation budgétaire annuelle de 1,000 couronnes. Le personnel comprend le directeur de la section mécanique, le directeur de la section électro-technique, un assistant et un mécanicien. Le nombre des essais exécutés jusqu’à 1899 est de 18,200. Parmi les machines de l’Institut d’essai, nous citerons en première ligne les suivantes : l’appareil principal (construction Wicksteed) pour tension, pression et flexion, etc., de la force de 10,000 kilogrammes; des machines pour tension, torsion et usure de fils; pour l’essai du papier, etc. ; des batteries d’accumulateurs et des appareils électro-techniques divers.
- Écoles techniques inférieures. — Ces établissements ont pour mission de donner aux jeunes gens qui désirent se livrer aux professions industrielles des connaissances techniques élémentaires théoriques et pratiques. En même temps, ils constituent des institutions préparatoires pour ceux qui ont l’intention d’entrer dans les écoles techniques supérieures. La plus ancienne de ces écoles, celle de Malmô, date de i853,%et les trois autres, celles de Norrkôping, d’Orebro et de Boriis, de 1865. Les statuts actuels de toutes ces écoles sont du 1 5 juin 1877.
- Selon les règlements, l’enseignement doit comprendre les matières suivantes : Mathématiques, c’est-à-dire : i° arithmétique, algèbre, planimétrie, stéréométrie, théorie des séries et des logarithmes, trigonométrie plane et éléments de la géométrie analytique; 2° géométrie descriptive avec dessin linéaire; 3° géométrie pratique; lever du terrain, nivellement avec dessins et exercices pratiques. — Mécanique : i° statique et dynamique ; 20 science des machines, dessins de machines et constructions de machines entières et de parties de machines ; 3° technologie mécanique. — Physique :
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- Applications principales de la physique expérimentale au point de vue de l’industrie. — Chimie inorganique et organique avec exercices et technologie chimique. — Minéralogie et géognosie. — Langue suédoise; allemand, anglais ou français, selon la décision de la direction. — Tenue des livres et science du commerce ; architecture; dessin à main levée et modelage ; travaux d’atelier ; gymnastique et maniement des armes.
- Le cours scolaire complet est de 3 ans, et l’année scolaire est de 36 semaines. Les élèves doivent être âgés de î k ans révolus. L’examen d’admission comprend la langue suédoise, les mathématiques, l’histoire et la géographie. Les jeunes gens qui ont fait leur cinq classes dans un lycée et qui ont obtenu des notes satisfaisantes pour les matières mentionnées ci-dessus sont reçus sans examen dans le cours de deuxième année. Le prix d’inscription est de îo couronnes, et celui de lecolage ne dépasse pas la même somme..
- École technique d’Eskilstuna. — Cette école a été créée en 18 5 5. En 1872, elle fut agrandie, et le conseil municipal ayant accordé une somme en faveur d’une école spéciale pour les industries du fer et de l’acier, les deux fondations furent réunies, en 1890, sous le nom actuel.
- L’enseignement donné dans l’ancienne division (Ecole du dimanche et du soir) comprend les matières suivantes : mathématiques, comme dans les écoles techniques inférieures, excepté les éléments de la géométrie analytique; mécanique, physique et chimie, comme dans les écoles techniques inférieures, excepté la technologie chimique ; suédois avec exercices de composition ; allemand ou anglais ; calligraphie ; dessin à main levée et modelage; tenue des livres, adaptée à l’usage de l’industrie; architecture ; — dans l’Ecole spéciale pour les industries du fer et de l’acier : dessin à main levée avec notions des styles, modelage, gravure sur bois, gravure à l’eau-forte, ciselure, gravure en général, fonte des métaux, galvanisation, forge, ajustage et tour.
- Pendant l’année 1899, le nombre des élèves (semestre de printemps) de l’Ecole du dimanche et du soir était de i5â, et celui de l’Ecole spéciale de 2 5. Le revenu des donations, destiné à être employé pour prix et bourses, s’élevait, à la fin de 1899, à 26,696 couronnes.
- École technique de Stockholm — L’Ecole technique de Stockholm fut ouverte en 18 k k comme école privée. Depuis lors, elle a été agrandie et réorganisée plusieurs fois, et, en 1860, elle devint école de l’Etat. Dans le cours des années 1878 et 1879, l’établissement fut de nouveau réorganisé, et son champ d’action fut limité à l’enseignement technique proprement dit; une section supérieure pour l’art industriel et une autre pour l’architecture furent établies. L’enseignement se donne dans deux divisions principales. Dans la première, on enseigne les métiers de l’art industriel (cinq sections spéciales); la seconde est une école normale ayant pour but de former des professeurs de dessin, de calligraphie et de modelage.
- Les cinq sections de la division de l’art industriel sont les suivantes : i° lecole tech-
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- nique (lu soir et du dimanche ; 2° l’école technique des jeunes fdles ; 3° l’école d’art industriel; /i° l’école professionnelle d’architecture; 5° l’école professionnelle mécanique. En outre, on enseigne : étude des styles, broderie artistique, peinture professionnelle, peinture de décors, photogravure, anatomie de la forme avec dessins, cours pour les monteurs en électricité, et gymnastique.
- Pendant Tannée scolaire de 18 <j 7-1898, le nombre total des élèves était de 1,872.
- Pour le moment, l’administration s’occupe de la rédaction des projets d’agrandissement de l’école ; les diverses sections seraient à l’avenir réparties dans les différents quartiers de la ville.
- Le budget de l’école est de 123,000 couronnes ; l’Etat y contribue pour la somme dé 97,076 couronnes, et la ville de Stockholm pour 7,500 couronnes. Les recettes scolaires s’élèvent à i5,ooo couronnes.
- Écoles techniques professionnelles inférieures. — Ces écoles sont au nombre de 31. Leur but varie selon les branches industrielles des localités où elles sont établies. Elles sont principalement subventionnées par les communes, mais, en meme temps, elles restent placées sous le contrôle de l’Etat, qui leur accorde une allocation dont le montant total s’élevait, en 1898, à /i5,ooo couronnes. Le nombre des professeurs de ces écoles s’élevait, en 1892, à 201, et celui des élèves, à 3,766, dont 851 femmes.
- École des arts décoratifs et industriels. — VEcole des arts décoratifs et industriels (ci-devant Slôjdsholan), à Stockholm, a pour but d’enseigner, d’une manière simple et pratique, toutes les branches nécessaires pour l’exercice des métiers industriels fondés sur des notions précises, et par ce moyen d’améliorer le développement et le progrès des arts et métiers suédois. Les principales divisions de cet institut sont les cinq suivantes :
- i° L’Ecole industrielle du soir et du dimanche, destinée aux jeunes gens et, de préférence, aux hommes déjà employés dans les manufactures ou qui exercent une profession quelconque. Dans cette division, Tannée scolaire court du icr octobre au 3o avril inclusivement. Les branches et les groupes de branches sont facultatifs et classés de manière à ce que les élèves puissent choisir entre 20 cours différents ;
- 20 L’Ecole industrielle, destinée aux élèves du sexe féminin (1 h ans accomplis), enseigne les connaissances scientifiques et artistiques qui sont la base d’une profession industrielle pouvant être exercée avantageusement par des femmes. Les cours ont lieu du icr octobre au 3o avril. Les diverses branches en sont pareillement facultatives et se divisent en 11 cours différents.
- 3° L’Ecole supérieure industrielle artistique est destinée aux élèves des deux sexes; les élèves y passent la majeure partie de leur temps, pendant trois années d’études. Dans la première division principale, comprenant elle-même cinq subdivisions spéciales, on forme : dans la première de ces subdivisions, les dessinateurs de modèles (y compris les
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- menuisiers-ébénistes, les serruriers d’art, etc.); dans la deuxième, les peintres décorateurs, les lacpleurs, etc. ; dans la troisième, les modeleurs et les sculpteurs d’ornements, etc. ; dans la quatrième, les sculpteurs sur bois et dans la cinquième, les ciseleurs et les graveurs. Dans la seconde division principale, on forme les maîtres de dessin, décriture et de modelage pour les écoles supérieures, pour les écoles normales et pour les écoles techniques du pays. La division des maîtres de dessin (établie en 1879) a un cours d’une durée de 2 ou 3 ans; comme école d’application annexe, on a organisé deux classes d’enfants. Le cours méthodique de calligraphie a été établi en i8(jo. L’année scolaire dure du icr septembre au 3i mai.
- li° L’Ecole 'professionnelle d'architecture, dans un cours complet de 3 ans et dans différentes sous-sections, enseigne les connaissances nécessaires pour pouvoir prendre la direction de travaux d’architecture; les cours y ont lieu du ier novembre au 3o avril.
- 5° L’Ecole professionnelle de mécanique, établie en 1890, enseigne les connaissances nécessaires aux chefs de travaux ; le cours est de 2 ou de 3 ans avec des branches obligatoires. Dans la première division spéciale, on forme des contremaîtres, des mécaniciens et des dessinateurs pour ateliers mécaniques; dans la deuxième, des entrepreneurs de moulins et de scieries; da.ns la troisième, des sous-mécaniciens, des ouvriers mécaniciens, des ouvriers lamineurs pour la fabrication de chaudières à vapeur, des ouvriers forgerons, des fabricants d’instruments de mécanique, des horlogers, etc.; dans la quatrième, des ouvriers pour la construction des vaisseaux; dans la cinquième, des ouvriers pour la construction en général, pour celle des ponts et des chemins de fer, des poseurs de conduites d’eaux ; dans la sixième, on forme des fondeurs et enfin dans la septième, des ouvriers électriciens. L’année scolaire compte du icr novembre au 3o avril.
- Les programmes ordinaires de l’École des arts décoratifs et industriels comprennent le dessin linéaire, la géométrie descriptive, la perspective, le dessin à main levée, le dessin ornemental, le dessin industriel artistique, le dessin de figures et de paysages, la peinture (d’après des ornements, des bas-reliefs, des draperies, ainsi que d’après des objets tels que des plantes, des animaux, etc., d’après nature), le modelage (d’après des ornements et des figures), l’arithmétique et l’algèbre, la géométrie, la mécanique avec la théorie des machines, le dessin de machines et la technologie mécanique, la physique expérimentale, la chimie et la technologie chimique, la vérification des marchandises, l’étude des outils, la construction de bâtiments, l’architecture avec dessin, les éléments du nivellement et de l’arpentage, la composition, la comptabilité, la calligraphie, le dessin artistique supérieur, la gravure sur bois, la ciselure sur métaux, le moulage du plâtre, les premières notions de l’histoire des arts, les devis approximatifs de frais de construction, et (depuis 1887) le dessin spécial de modèles appliqués à l’art plastique et à la peinture sur porcelaine et sur verre.
- L’enseignement des branches extraordinaires n’est pas non plus sans importance ; à cet effet, l’école dispose d’une subvention de l’État; une division spéciale comprend actuel-
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- lement Tétude, sous forme de conférences, des types ou caractères et la composition ornementale, la peinture décorative et professionnelle, l’anatomie formelle (réelle) avec dessin, la photographie, les ouvrages artistiques à l’aiguille, et, enfin, un cours pour les électriciens-monteurs. Les salles d’étude renferment une riche collection de modèles et de planches. La bibliothèque compte environ 10,000 volumes dont une grande partie traite de la littérature industrielle, et en plus, des planches de modèles soigneusement classées, au nombre de plus de 3o,ooô. Le musée de lecole possède plusieurs milliers de modèles, pour la plupart des moulages en plâtre des monuments d’architecture, une collection de détrempes d’après des peintures italiennes de décors, des modèles pour l’art plastique sur cuir, pour la sculpture sur bois, la serrurerie artistique, l’art textile, les ouvrages en émail, la peinture sur porcelaine, etc. ; il possède aussi une collection industrielle de matières colorantes, de textiles et d’espèces diverses de bois, le tout pouvant être mis à la disposition du public.
- Les ressources annuelles de l’Ecole des arts décoratifs et industriels s’élèvent présentement à : subvention de l’Etat, 97,076 couronnes; de la ville de Stockholm, 7,600 c. ; rente du fonds Sjôstedt, 2,4oo c.; taxe scolaire des élèves, environ 1,6,000 c., puis, une petite somme provenant de revenus divers, total : 126,000 c.
- Le nombre des élèves s’éleva, en 1898-1899, au chiffre de 1,169, dans la division industrielle du soir et du dimanche ; à 300, dans la division industrielle des élèves du sexe féminin; à 80, dans la division supérieure industrielle et artistique; à 226, dans les classes d’enfants faisant partie de l’école normale ; à 6 0 dans la division professionnelle d’architecture, et à 73 dans la division professionnelle de mécanique; total : 1,867 (^(ives-
- Pendant l’année scolaire 1898-1899, il fut enseigné, à l’Ecole du soir et du dimanche, 28 branches ordinaires et 4 branches extraordinaires, par 21 maîtres supérieurs et 22 sous-maîtres; à l’Ecole du sexe féminin, 17 branches ordinaires et 3 branches extraordinaires, par 15 maîtres supérieurs et 17 sous-maîtres. Il fut enseigné à l’Ecole supérieure industrielle et artistique, 18 branches ordinaires et 6 branches extraordinaires, par i5 maîtres supérieurs et 6 sous-maîtres. Un maître supérieur et 6 sous-maîtres donnèrent l’enseignement dans les classes d’enfants. A l’Ecole professionnelle d’architecture, il y eut, pour l’enseignement de 14 branches ordinaires et 2 branches extraordinaires, 10 maîtres supérieurs et 6 sous-maîtres; i4 branches ordinaires et 2 branches extraordinaires furent enseignées à l’Ecole professionnelle de mécanique par i4 maîtres supérieurs et 6 sous-maîtres, et enfin 7 maîtres supérieurs et 4 sous-maîtres furent chargés de l’enseignement de 7 branches extraordinaires différentes.
- Ecole industrielle du soir et du dimanche. — Cette école est destinée, nous l’avons dit, aux jeunes gens et aux hommes, de préférence à ceux qui exercent déjà une profession quelconque, auxquels elle fournit les connaissances nécessaires à l’exercice desdites professions.
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE. 395
- Les conditions d’admission sont : i lx ans révolus et un certificat de bonne conduite. Pour avoir droit à l’enseignement de l’arithmétique, de l’écriture moulée et de la calligraphie, ou d’autres branches basées sur les ci-dessous dénommées, il faut que l’élève prouve, par une déclaration, ou, si on l’exige, par un examen, qu’il possède les connaissances requises, pour la ou les branches ci-dessus rappelées qu’il désire étudier, savoir :
- En arithmétique, la connaissance complète des quatre règles principales pour nombres entiers ;
- Pour l’écriture moulée et la calligraphie, quelque connaissance du dessin linéaire et une écriture nette;
- On demande enfin de savoir, sous dictée , écrire le suédois à peu près sans fautes d’orthographe.
- Branchés d’enseignement : le dessin géométrique avec dessin linéaire et notions élémentaires de géométrie descriptive ; la perspective ; le dessin à main levée ; le dessin de figures et de paysages ; le dessin ornemental; le dessin artistique professionnel ; la peinture; le modelage d’ornements et de figures; l’arithmétique et l’algèbre; la géométrie; la mécanique et la théorie des machines avec dessin de machines ; la physique expérimentale ; la chimie et la technologie chimique ; l’étude des marchandises ; la technologie mécanique avec l’étude des outils ; l’architecture ; le dessin de bâtiments ; la composition ; la comptabilité ; l’écriture moulée et la calligraphie. Les élèves de cette dernière branche peuvent, sous des conditions particulières, entrer dans la section de sculpture sur bois, de ciselage et de gravure dans l’Ecole supérieure industrielle et artistique.
- La section considérée de l’Ecole des arts décoratifs et industriels convient aux ouvriers des professions suivantes : mécanique ; construction de bâtiments ; chimie technologique ; électro-technique ; fabrication d’instruments de mathématiques et de physique ; ferblanterie, laminage et chaudronnerie; fabrication de portefeuilles; serrurerie artistique; gravure sur métal; repoussage et ciselure; dessin de modèles; tenture et décor; xylographie et lithographie; cartographie; modelage; sculpture sur bois; ébé— nisterie; peinture décorative; peinture professionnelle (marbres, veinage, enseignes); comptabilité ; ouvrages artistiques à l’aiguille.
- La taxe scolaire est, pour les élèves exerçant une profession quelconque, de h c. ; les autres élèves, de 5 o c.
- Ecole supérieure industrielle et artistique. — Cette école a été créée pour les élèves des deux sexes qui désirent acquérir des connaissances supérieures dans les branches les plus importantes des arts décoratifs et industriels, et pouvant disposer du temps indispensable pour atteindre ce but. L’enseignement y est donné avec toute l’étendue nécessaire pour former des dessinateurs de modèles, aussi bien que pour donner aux peintres décorateurs , aux modeleurs, aux sculpteurs sur bois, aux ciseleurs et aux graveurs, toute l’habileté que leur profession réclame.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- Dans la première division principale, renseignement est divisé en cinq subdivisions spéciales : la première, pour le dessin de modèles; la deuxième, pour la peinture décorative; la troisième, pour le modelage; la quatrième, pour la sculpture sur bois, et la cinquième pour la ciselure et la gravure.
- Dans la deuxième division principale, Renseignement est destiné aux personnes qui se destinent à la profession de maître de dessin, de calligraphie ou de modelage, dans les collèges, les écoles normales et les écoles industrielles du pays.
- Les conditions d’admission sont, pour la première division principale : l’âge de 16 ans accomplis; se montrer, après examen, aussi bien en dessin à main levée et en dessin linéaire comme aussi, suivant la direction des études, en peinture et en modelage, d’une habileté telle que le candidat puisse être jugé capable de suivre avec profit l’enseignement dans celte division de l’école. Les personnes qui exercent déjà une profession quelconque ont droit à la priorité.
- Pour la deuxième division principale : l’âge de 18 ans accomplis, la justification d’une instruction élémentaire correspondant aux certificats de sortie de la cinquième classe des collèges du royaume, enfin faire preuve de l’habileté requise, en dessin à main levée et en dessin linéaire, ce dernier étendu jusqu’à la perspective et au clair obscur.
- Les branches d’enseignement sont : le dessin supérieur artistique professionnel s’étendant à la composition de dessins de modèles coloriés et de dessins d’ouvrages pour objets industriels artistiques; la peinture, y compris la composition de peintures décoratives ; le modelage, s’étendant aussi jusqu’à la composition d’objets industriels artistiques sculptés, ainsi que le moulage du plâtre; la sculpture sur bois d’objets semblables ; la ciselure et la gravure ; l’étude des styles artistiques avec les premières notions de l’histoire générale des arts ; le dessin de modèles applicables à la peinture sur porcelaine et sur verre, au travail du cuir, etc.
- En plus, les élèves.professeurs sont exercés au dessin à main levée, avec cours d’application ; à la construction géométrique et à la perspective ; à la calligraphie ; méthodes et exercices d’enseignement.
- Les taxes scolaires sont les suivantes :
- i° Pour les élèves exerçant une profession quelconque, 20 couronnes;
- 2° Pour les candidats maîtres de dessin et de calligraphie, 20 c. ;
- 3° Pour les autres élèves, 60 c. ;
- h° Pour les élèves qui, sans suivre le plan d’études arreté, prennent part à Renseignement de quelques branches seulement, pour chaque branche, i5 c.
- Ecole professionnelle d’architecture. — L’Ecole professionnelle d’architecture est destinée aux personnes appartenant à l’industrie de la construction des bâtiments, et qui désirent consacrer les mois d’hiver à acquérir les connaissances nécessaires à la conduite de travaux.
- Les conditions d’admission sont : l’âge de 16 ans accomplis ; savoir, sous dictée, écrire le suédois à peu près sans fautes d’orthographe; en arithmétique, connaître à fond les
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
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- quatre règles principales ainsi que les fractions ordinaires et les fractions décimales ; en algèbre, les quatre règles principales avec nombres entiers; avoir des connaissances de planimétrie correspondant aux quatre premiers livres d’Euclide ; être d’une habileté telle en dessin linéaire et en dessin à main levée, que l’enseignement des brandies s’y rapportant puisse être suivi avec profit à l’école, et enfin, avoir été occupé pendant six mois, au moins, à des travaux de construction.
- Pour faciliter l’entrée dans cette division, il a été organisé à l’Ecole industrielle du soir et du dimanche un cours préparatoire.
- Les matières d’enseignement sont : la construction géométrique ; le dessin linéaire et la géométrie descriptive ainsi que la perspective ; le dessin et la composition d’ornements simples; l’arithmétique et les premières notions de l’algèbre; la géométrie, la planimétrie et la stéréométrie avec les éléments de l’arpentage et du nivellement; la mécanique; l’histoire naturelle; la construction de bâtiments avec exercices de dessin; le dessin de bâtiments avec l’étude d’architecture ainsi que la composition de dessins de bâtiments simples; exercices de devis approximatifs de frais de constructions; descriptions de travaux ; exposé des règlements en vigueur pour la construction ; la comptabilité.
- Les élèves qui le désirent peuvent aussi suivre l’enseignement du modelage à l’Ecole industrielle du soir et du dimanche.
- L’enseignement à l’Ecole professionnelle d’architecture est, en règle générale, obligatoire , de sorte que les élèves de lecole sont tenus de le suivre dans toutes les branches comprises au programme; toutefois, lorsqu’ils ont une raison valable, ils peuvent être dispensés de suivre l’enseignement de l’une ou de l’autre des branches dudit programme.
- L’enseignement de l’Ecole professionnelle d’architecture est organisé de telle sorte qu’un cours complet puisse être parcouru dans un délai de 3 ans.
- Lorsque le nombre des maîtres et la place le permettent, il peut être accordé à un élève d’une autre profession de prendre part à l’enseignement d’une seconde branche de l’Ecole professionnelle d’architecture.
- La taxe annuelle est de 1 o c.
- Ecole professionnelle de mécanique. — L’Ecole professionnelle de mécanique est destinée aux personnes travaillant aux métiers mécaniques, et qui désirent consacrer les mois d’hiver à acquérir les connaissances nécessaires à la direction d’ateliers mécaniques.
- Les conditions d’admission et les branches d’enseignement sont les mêmes que pour l’Ecole professionnelle d’architecture.
- L’enseignement à l’Ecole professionnelle de mécanique est obligatoire dans toutes ses parties, de sorte que les élèves sont tenus de le suivre dans toutes les branches comprises dans le programme. Toutefois, pour une cause valable, les élèves peuvent être dispensés de suivre l’enseignement de l’une ou de Tautre des branches dudit programme.
- L’enseignement est réglé de façon à ce que le cours complet puisse être parcouru dans l’intervalle de a ou de 3 ans, suivant les divisions spéciales de cette école.
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- La taxe annuelle est de 1 o c.
- Les brandies extraordinaires sont les suivantes :
- i° Conférences sur l’étude des styles et la composition d’ornements, a5 conférences du i" novembre au 3o avril ;
- 2° Peinture (école de peinture de jour), dont l’enseignement a lieu du icr novembre au 3o avril;
- 3° Photographie, enseignement du i5 janvier au i5 mai;
- li° Anatomie formelle avec dessin, enseignement dès le i5 octobre. Cette brandie est destinée, par priorité, aux élèves de l’Ecole supérieure industrielle et artistique;
- 5° Cours pour électriciens monteurs, du î 5 janvier au 2 5 mai.
- En outre un cours d’ouvrages artistiques à l’aiguille est donné à l’Ecole industrielle pour élèves du sexe féminin, dès le icr octobre;
- La taxe annuelle pour chacune de ces branches extraordinaires est de 5 c.
- La Suède a pris une place importante à la tète du mouvement qui, dirigé contre l’ancienne pédagogie exclusivement intellectuelle, a fait de l'éducation physique, dans les vingt dernières années, un facteur considérable de toute éducation rationnelle. On a constitué tout un système de pédagogie suédoise basé sur le travail manuel ( slôjd) et ce système a été adopté ensuite par beaucoup d’autres pays, aussi bien en Europe qu’en Amérique.
- Au commencement de 1870, on prit en Suède des dispositions spéciales pour introduire l’enseignement du travail manuel dans les écoles déjà existantes et aussi pour fonder des écoles spécialement destinées à cet enseignement. Les particuliers furent les premiers à soutenir ces efforts, et parla suite des subventions furent accordées par les conseils généraux, les autorités municipales, les sociétés d’économie rurale. L’Etat contribua aussi indirectement à cette œuvre; l’Académie d’agriculture commença, la première, par l’octroi d’une subvention annuelle, actuellement de 97,200 couronnes, à soutenir l’enseignement du travail manuel.
- En 1877,1e Riksdag vota 16,000 couronnes par an pour encourager le travail manuel dans les écoles de garçons. A cette date, on comptait déjà 80 écoles 011 l’enseignement du « slôjd « était donné. A l’heure actuelle, le nombre des écoles subventionnées dans ce but est de 3,157. Cependant, en règle générale, cet enseignement 11’est pas obligatoire, et il 11e suit pas non plus nécessairement dans tous ses détails un programme immuable. Le chiffre total des subventions que l’Etat a accordées en 1898 pour le développement de cet enseignement s’élève à 286,591 couronnes. A cette somme viennent s’ajouter les importantes subventions consenties par les conseils généraux, par les sociétés d’économie rurale, et par certaines communes.
- On entend par le « slôjd suédois n, le travail manuel qui est enseigné au Séminaire de Nààs (Nàâs slôjdiarareseminarium), lequel a formé un grand nombre de maîtres. Dans certaines provinces, des cours de «slôjda ont été>institués par les autorités pour
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- l’instruction des instituteurs. Cette instruction est donnée par un professeur spécial, ordinairement nommé par le roi.
- Le Séminaire de Nààs a été fondé par Auguste Abrahamson (1817-1898), propriétaire du domaine de Naâs, à 3o kilomètres environ de Gothembourg ; par son testament A. Abrahamson légua à l’État l’institution et le domaine, avec un capital pour l’entretien du séminaire. Celui-ci fut ouvert en 187/1, à titre de section supérieure de lecole de «slojd» pour garçons qui avait été fondée à Naiis deux ans auparavant. D’abord on organisa clés cours cl’un an pour la formation de maîtres spéciaux de travail manuel. En 1878, on institua des cours moins étendus pour instituteurs en général; depuis 1882, le séminaire fonctionne exclusivement pour ces derniers cours.
- Chaque cours a une durée de six semaines. Un quart des élèves suivent deux ou plusieurs cours. L’enseignement est gratuit. Il se compose en partie de leçons et de discussions sur le travail manuel pédagogique, sur sa méthode, son système et son histoire, en partie de la confection d’une série de modèles en bois, disposés suivant Tordre d’exercices déterminés.
- Pendant les cours d’été, se réunissent à Naiis un grand nombre de maîtres venus des pays étrangers. Le nombre total des maîtres qui, à partir de 1875 jusqu’au i3 juillet 1899, ont profité de renseignement du séminaire, est de 3,072. Voici comment ce chiffre se décompose par nationalités :
- Suède
- Angleterre 296
- Finlande . . . . . 63
- Etats-Unis 59
- Norvège 58
- Danemark â9
- Écosse 4 7
- Pays-Bas 36
- Russie
- Autriche 26
- Allemagne 23
- Hongrie 17
- Italie 16
- Bulgarie ••••• 9
- h-lande 5
- Indes Britanniques
- Belgique.............................. 3
- Suisse................................ 3
- France ............................... 3
- Roumanie.............................. 3
- République Argentine.................. 3
- Islande............................... 2
- Uruguay. . . . ....................... 2
- Japon................................. 3
- Espagne............................... 1
- Serbie................................ 1
- Canada'............................... 1
- Brésil................................ 1
- Chili................................. 1
- Égyple............................... 1
- Cap................................... 1
- Abyssinie........................... 1
- E11 Suède, le travail manuel est enseigné surtout aux enfants de 10 à 1/1 ans, et c’est pourquoi à Naiis renseignement a été limité aux travaux du bois, ces derniers étant considérés comme les plus convenables pour des élèves de cet âge. Dans quelques écoles publiques suédoises, 011 enseigne aussi les travaux en papier et en métal, le tournage et la sculpture sur bois.
- Le travail manuel pédagogique revendique sa place dans les écoles comme un facteur
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- de l’éducation générale. Son but n’est pas de former des artisans, mais de contribuer au développement moral et physique des élèves en leur enseignant l’ordre, Tattçntion, la continuité, dans le travail, en habituant leurs yeux à voir et leurs mains à agir, enlin et surtout en constituant, à côté de la gymnastique, un contrepoids salutaire à la pédagogie purement livresque. L’enseignement du «slojd» a pour devise «qualité et non quantité v ; aussi n’exige-t-il pas de l’enfant une grande somme de travail, mais en revanche le soin le plus minutieux et la conscience la plus scrupuleuse dans l’exécution, résultat auquel on parvient en commençant par des modèles simples pour arriver peu à peu, par une progression méthodique et continue, à des travaux plus difficiles. Cette progression méthodique est basée sur ce qu’on appelle les «séries d’exercicesn. On entend par là le maniement du matériel (avec un ou plusieurs outils) suivant un mode spécial et avec un but déterminé. On peut naturellement imaginer un nombre illimité d’exercices de ce genre; la série de Naas en contient 88. Ces modèles doivent présenter, en même temps qu’une forme esthétique, une utilité pratique ; et pour resserrer le lien qui unit lecole à la famille, on n’exécute guère que des objets qui peuvent être utiles à la maison, et on exclut les articles de pur luxe.
- Tels sont, en résumé, les principes généraux de la méthode suédoise du «slojdn. Comme nous l’avons dit plus haut, on ne la suit pas partout rigoureusement dans tous ses détails; mais elle est toujours la même dans scs traits essentiels, aussi bien en Suède que dans les pays où elle a été importée.
- § II. — ENSEIGNEMENT COMMERCIAL.
- Bien que Y Enseignement commercial suédois n’ait pu être représenté à l’Exposition de igoo, nous croyons devoir donner en passant quelques renseignements sur son état actuel.
- La plus ancienne école de commerce suédoise est Y Institut de commerce de Gothembourg, fondé en 1826 sur l’initiative de la Société des négociants en gros de la ville; on y compte i5(j élèves, dont 2 4 jeunes fdles.
- \j Institut commercial F. Schartau, de Stockholm , date de 186 5 ; comme le premier, il est placé sous le patronage de la Société des négociants en gros de la ville. Le nombre de ses élèves est de 83, dont 2 4 jeunes hiles.
- Les deux écoles précédentes sont organisées sur le modèle des écoles supérieures de commerce allemandes. L’Etat leur accorde une subvention de 20,000 couronnes.
- L’Ecole municipale de Gejle contient une division spéciale pour l’enseignement commercial.
- L’Institut commercial de Sundwall, subventionné par la ville, s’occupe spécialement de l’enseignement du commerce de bois.
- Il existe encore un grand nombre d’établissements privés préparant à la carrière commerciale; quelques-uns donnent un enseignement assez complet, comme les Instituts de
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- calligraphie et de commerce Pahlman (Stockholm), Smedman (Stockholm), Holmqvist (Gothembourg).
- On trouve enfin quelques écoles du soir ou du dimanche plus ou moins organisées pour l’enseignement commercial. Au premier rang se place Y Ecole municipale de Stockholm, qui compte i,5oo élèves. A Gothembourg, Y Association pour le développement des connaissances commerciales a fondé une école du soir fonctionnant dans les locaux de Y Institut du commcrc.
- alî
- Gn. 1. — Cl. 6. — T. II.
- ISItltlE s.
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- CHAPITRE XIX.
- SUISSE.
- La Suisse n’élait représentée à l’exposition de la Classe G que par une seule institution, le Cercle commercial suisse; encore cette dernière a-t-elle son centre à Paris, rue Bleue, 3.
- Le Cercle commercial suisse a été fondé en 1881. Il a pour Lut la vulgarisation des connaissances commerciales parmi les jeunes gens de nationalité suisse qui en grand nombre vivent dans notre capitale. L’enseignement, primitivement limité aux langues française et anglaise, s’est successivement étendu aux langues allemande, espagnole, italienne, portugaise, russe, ainsi qu’aux autres branches commerciales, telles que la calligraphie, la comptabilité, l’économie politique, la sténographie et la machine à écrire.
- Les cours ont lieu le soir, de 8 heures à 1 1 heures, dans des salles bien disposées pour leur objet. Une bibliothèque et une salle de lecture sont mises gratuitement à la disposition des membres du Cercle.
- L’année scolaire se compose de deux périodes : i'° période, du 15 février au 1 5 juin; 2e période, du ier octobre au ior février. Les professeurs appartiennent aux différentes nationalités, suivant la langue qu’ils enseignent. Le nombre des élèves est intentionnellement limité à A ou 5 par classe, afin d’obtenir des résultats meilleurs et plus rapides. Chaque classe est surveillée par un chef de section, chargé de remplir les feuilles de présence et de présenter à la fin de chaque mois un rapport au chef de cours.
- Les élèves, au nombre de 2^5, sont tous de jeunes commerçants suisses de 20 à 35 ans; depuis 1881, environ 3,700 élèves ont été formés dans cette école pratique. La rétribution scolaire est de 3 francs par mois et par cours de 1 heure (2 cours par semaine).
- Des conférences commerciales et littéraires sont faites dans le courant de l’année aux membres de la Société.
- En 1891, le Gouvernement suisse a reconnu comme Société d’utilité publique le Cercle commercial delà rue Bleue; il lui alloue une subvention annuelle de 5,ooo fr.
- Une section spéciale de placement gratuit rend à la clientèle du Cercle de notables services. A l’occasion de l’Exposition de 1900, une autre section spéciale a été créée pour favoriser les relations intérieures et extérieures. Elle paraît appelée à contribuer au développement des relations franco-suisses.
- Le budget annuel du Cercle commercial, qui compte A70 membres, est de 16,000 francs.
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- KÉSUMÉ ET CONCLUSIONS.
- Dans le rapport que nous avons présenté au nom de la Classe 6-7-8 (Enseignement technique) à la suite de l’Exposition internationale de 1889, nous exprimions le regret que la plupart des nations étrangères aient cru devoir à cette époque, pour des causes diverses, s’abstenir de prendre part à cette exposition. Nous n’avons pas, pour cette fois, à formuler le meme regret. Parmi les nations étrangères qui ont officiellement répondu, en 1900, à l’appel de la France, presque toutes ont tenu à montrer, au moins partiellement, l’état actuel de leur enseignement technique.
- Les pays représentés dans la Classe 6 à l’Exposition de 1900, soit au Champ de Mars dans le pavillon de cette Classe, soit dans les palais de leurs nationalités respectives, étaient les suivants : Autriche; Belgique; Bosnie-Herzégovine; Bulgarie; Etats-Unis; Grande-Bretagne (Canada); Hongrie (Croatie-Slavonie); Italie; Japon; Luxembourg; Mexique; Norvège; Pays-Bas; Portugal; Roumanie; Russie; Serbie; Suède.
- Nour rappellerons qu’en 1889, dans la Classe 6-7-8, la Belgique et le Japon possédaient seuls une exposition d’une certaine importance; il est à remarquer qu’en 1900, seuls, la Belgique et le Japon, malgré leur désir, n’ont pu, en raison de l’exiguïté de l’emplacement qui leur avait été concédé, faire le public juge de leur situation très prospère au point de vue qui nous intéresse.
- L’Allemagne et la Suisse, dont les exhibitions purement industrielles et commerciales ont vivement frappé les visiteurs, n’ont pas cru devoir exposer dans la Classe 6 ; il est permis de le regretter, car l’Allemagne et la Suisse, nous le savions d’avance, auraient brillé aux premiers rangs.
- En dépit de ces deux graves lacunes, l’ensemble des documents rassemblés à l’Exposition universelle de 1900 n’en constituait pas moins la réunion la plus complète et la plus intéressante des éléments permettant une juste appréciation de l’état de l’enseignement technique dans le monde. Cet enseignement est encore de date trop récente pour qu’on ait pu s’attendre à ce que ses premières assises fournissent, au même titre que ses voisins et aînés les enseignements primaire, secondaire et supérieur, l’occasion d’éclairer et de discuter les points de détails de ses multiples applications; on a dû se borner à étudier dans leurs grandes lignes son organisation dans les divers pays, les ressources qui lui sont affectées, les résultats positifs déjà obtenus, et à noter les indications précieuses fournies par cette étude.
- Les nations étrangères avaient d’ailleurs adopté, pour leurs expositions respectives, des dispositions essentiellement variables.
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- Les unes, comme par exemple la Russie ou l’Italie, montraient en un groupe unique, avec brochures et notes descriptives à l’appui, l’ensemble très complet de leur organisation, aussi bien au point de vue commercial qu’au point de vue industriel.
- Pour certaines autres, comme l’Autriche, la Hongrie, la Grande-Bretagne, l’exposition était limitée à tout ou partie de l’enseignement industriel seulement; pour les Etats-Unis une série de monographies, d’ailleurs des plus remarquables, résumaient l’œuvre éducatrice de la grande République, tandis que les établissements américains représentés ne formaient qu’un très petit nombre d’unités.
- Pour quelques autres nations enfin, l’exposition ne consistait qu’en un certain nombre de numéros certainement très intéressants, mais permettant difficilement de porter sur l’ensemble dont ils faisaient partie un jugement autorisé.
- La conséquence de cet état de choses est que les comparaisons exercées n’auraient pu être que partielles et sans grand interet, sans les explications complémentaires des membres étrangers du Jury international de la Classe 6.
- L’impression générale qui se dégage tout d’abord de l’examen de l’ensemble de la Classe 6 est celle d’un immense progrès réalisé au cours de ces dix dernières années par chacune des nations représentées. Ce progrès est particulièrement sensible, nous devons le reconnaître, et la lecture du présent rapport ne laissera aucun doute à cet égard, chez les nations étrangères.
- Si la France a réalisé, depuis 1889, de grands efforts pour compléter son œuvre d’éducation technique, si les résultats obtenus dans ses différentes écoles et en particulier par le nouvel organisme quelle montrait pour la première fois, nous voulons dire les écoles pratiques d’industrie et de commerce, marquent un très réel et très sérieux mouvement en avant, il n’en est pas moins vrai que notre pays n’occupe plus, à ce point de vue, la situation d’avant-garde qu’il a conservée si longtemps.
- Dans cette voie, si la France marche, d’autres nations disposant de moyens plus puissants, comme les Etats-Unis, la Russie et la Grande-Bretagne, s’avancent d’un pas plus rapide; en outre, plusieurs nouvelles venues, chez lesquelles cet enseignement est né d’hier, entrent à leur tour dans l’arène, après avoir mis à profit les indications et les renseignements quelles ont pu se procurer auprès de leurs aînées; tels sont le Portugal, la Roumanie, la Bulgarie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie-Slavonie, qu’on a pu voir, en 1900, figurer pour la première fois, et avec honneur, dans une exposition d’enseignement technique.
- L’Autriche nous montrait les remarquables résultats des écoles industrielles de l’Etat, qui forment à elles seules un groupe de i36 établissements avec plus de 2 5,ooo élèves; les sommes consacrées annuellement par l’Etat autrichien à l’enseignement industriel atteignent près de 8 millions de francs.
- La Belgique accuse 484 établissements subsidiés par l’Etat, avec plus de 4o,ooo élèves (26,000 garçons et i4,ooo fdles); l’œuvre admirable de l’organisation de l’enseignement ménager dans ce pays (296 écoles, recevant plus de 10,000 jeunes fdles) est de
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- nature à régénérer de fond en comble, par l’influence de la femme, la situation sociale de l’ouvrier belge.
- Les Etats-Unis sont justement fiers des nombreux centres universitaires (près de 4o sont cités dans le présent rapport) où plus de 8,000 élèves reçoivent l’enseignement industriel supérieur. Le seul Institut technologique de Boston, qui a figuré avec éclat à l’Exposition de 1900, compte près 1,200 élèves, avec un budget annuel de 1,778,630 francs.
- En ce qui concerne l’enseignement technique secondaire et primaire des Etats-Unis, il est plus difficile, vu l’absence de toute statistique d’ensemble, de fournir des renseignements quelque peu précis. Mais le dernier Report of the Commissionner of éducation (Washington, Government printing Office) nous apprend qu’à l’heure actuelle, pour 170 villes de plus de 10,000 habitants, l’enseignement industriel ou commercial a déjà été introduit dans les programmes des High-Schools ; que pour 12 5 de ces écoles, le nombre total des élèves atteint 38,621, enfin que pour 96 d’entre elles les dépenses annuelles pour le «Manual training» atteignent 4,567,260 francs. Quant à l’enseignement industriel spécial à des industries déterminées, il est donné dans 66 écoles privées, réunissant près de 20,000 élèves; pour 54 de ces dernières le budget total est de 2,478,935 francs.
- Dans l’ordre commercial, les statistiques du Report of the Commission of éducation sont plus complètes; elles nous apprennent que le nombre des établissements de tout genre consacrés à l’enseignement commercial, aux États-Unis, est de 2,35o, avec i3i,5oo élèves, dont 82,000 hommes et 39,500 femmes.
- En Angleterre, en Écosse, dans le Pays de Galles, les lois de 1889, de 1890 et de 1891 ont fait faire à la cause de l’enseignement technique un pas immense. Les deux départements de la Grande-Bretagne qui s’occupent de cet enseignement sont le Science and Art department et l’Education départaient; ils disposent respectivement de crédits annuels s’élevant à 20 millions et à 5 millions de francs. A ces sommes viennent s’ajouter les ressources presque inépuisables offertes aux autorités locales par les revenus provenant des divers impôts spéciaux. C’est ainsi que le Bureau technique de l’éducation, de Londres et le London County Council ont dépensé en 1900 environ 5 millions de francs chacun. Le City and 'Guilds Institute dispose d’un budget annuel de 843,ooo francs. La clientèle des seuls Polytechnic’s Institutes de Londres dépasse 33,ooo personnes.
- L’exposition de la Hongrie faisait ressortir le complet développement de son enseignement industriel, depuis l’École d’apprentis d’industrie ou de commerce jusqu’à l’École polytechnique de Buda-Pesth, en passant par les écoles spéciales et les écoles d’arts et métiers. Aux apprentis, dont de nombre dépasse’i00,000, sont affectées 732 écoles obligatoires, pour lesquelles sont dépensés tous les ans parles communes et par les Chambres de commerce 1 million de francs. Pour les seules écoles industrielles spéciales, dont la clientèle est de i,5oo élèves, le Ministre du commerce hongrois dispose d’un budget annuel de 2 millions de francs.
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- En Italie, 906 écoles industrielles, commerciales ou artistiques sont du ressort du Département de l’agriculture et du commerce, qui emploie à les subventionner 6A8,0oo francs par an; ces écoles sont fréquentées par 39,000 élèves. Parmi elles,
- 1 06 sont des écoles d’art appliqué à l’industrie, avec 12,000 élèves; le Gouvernement italien, nous montrant ainsi un exemple bon à suivre, attache au développement de l’art industriel un intérêt, primordial.
- D’un autre côté, du Ministère de l’instruction publique italien dépendent 79 instituts techniques, avec 11,951 élèves, et recevant 1,8A5,799 francs de subventions annuelles.
- L’enseignement technique du Japon est réglementé par les récentes lois de 189/1 et de 1899, qui prévoient une organisation comparable à celle qui est actuellement en vigueur en Russie. La dernière de ces lois ouvre au Gouvernement, pour subventionner les établissements d’enseignement industriel et ceux d’enseignement commercial, un premier crédit de 975,000 francs par an. Les renseignements statistiques généraux concernant les écoles japonaises font défaut; mais, à en juger par les résultats de celles de ces écoles qui figuraient à l’Exposition de 1900, le Japon ne tardera pas à être pourvu d’un système d’écoles techniques aussi redoutables que nombreuses; le groupe de l’Ecole industrielle de Tokio compte 563 élèves; celui de l’Ecole supérieure de commerce de la meme ville, 900.
- En Portugal, un très sérieux effort a été tenté en 1897 pour les deux groupes d’écoles industrielles de ce pays. Les 16 écoles de la circonscription du Sud, qui figuraient seules à l’Exposition de 1900, réunissaient en 1899 élèves; une
- somme de 6/19,697 francs par an est inscrite en leur faveur au budget portugais.
- L’enseignement technique roumain a été organisé par les lois de 1 8 9 3 et de 1899; néanmoins une loi nouvelle est en ce moment à l’étude; déjà le Gouvernement roumain dispose de 1,979,680 francs par an pour encouragements à l’enseignement industriel et à l’enseignement commercial.
- L’effort le plus colossal a été réalisé par la Russie.
- L’enseignement industriel supérieur russe est donné dans 1 5 établissements réunissant plus de 7,000 élèves; parmi ces établissements quatre, et non des moindres, sont de création toute récente; et cependant le Gouvernement songe à en ouvrir de nouveaux, tant sont nombreux les besoins de l’industrie nationale. L’enseignement technique secondaire et primaire sont régis par les lois de 1888, 1893 et 1895. Le Ministre de l’instruction publique a la charge de 190 écoles industrielles secondaires et primaires, dont 117 sont de date postérieure à 1888; elles réunissent environ 11,000 élèves; il est consacré à ces écoles plus de 5 millions de francs par an, dont 1,750,000 francs à la charge de l’Etat.
- Dans le domaine de l’enseignement commercial russe (loi de 1896), 80 établissements étudiés dans le courant de ce rapport sont fréquentés par 1/1,993 élèves; Je total des budgets de ces écoles est de 3,7695/100 francs, non compris ceux dos écoles privées qui se trouvent comprises dans le nombre,
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- Enfin la Suède consacre à ses écoles techniques une somme cle 1,261,770 francs par an.
- A côté des chiffres précédents, ceux que nous avons à citer pour notre pays font modeste figure.
- Le budget total consacré en France par l’Etat à l’enseignement technique, industriel et commercial, n’atteint pas 5 millions de francs; en voici le détail :
- Conservatoire national des arts et métiers..................... 485,65o francs.
- Ecoles nationales d’arts et métiers............................ 431,020
- Ecole nationale pratique d’ouvriers et de contremaîtres de Cluny. 299,900
- Ecole nationale d’horlogerie de Cluses................................ 56,920
- Bourses d’études diverses............................................. 80,000
- Ecoles pratiques de commerce et d’industrie.................... 660,489
- Encouragements à l’enseignement industriel et à l’enseignement
- commercial........................................................ 609,900
- Ecoles nationales professionnelles................................... 422,745
- Dépenses diverses.............................................. 45,000
- Ecole centrale des arts et manufactures (budget annexe).............. 75i,5oo
- Total........................................ 4,84o,324
- Dans ce total les établissements nationaux figurent pour 3,273,890 francs.
- Le nombre des personnes se livrant en France h des études techniques, y compris la clientèle des établissements libres ou subventionnés, ne dépasse pas 23,000 : 20,000 pour les études industrielles, 2,000 pour les études commerciales.
- C’est à peu près la moitié du chiffre belge.
- Quant à notre budget, ci-dessus établi (4,84o,32/i francs), il n’atteint pas tout à fait la somme dont dispose le Bureau de l’éducation de Londres.
- Inférieurs au point de vue des crédits et du chiffre de la population scolaires, sommes-nous au moins, en ce qui concerne l’organisation de notre enseignement technique, dans la bonne voie? La réponse, sur ce point, nous paraît devoir être affirmative.
- Des renseignements contenus dans le présent rapport, il résulte, en effet, que toutes les nations tombent d’accord pour adopter dans ses grandes lignes l’organisation depuis longtemps en vigueur en France, soit pour l’enseignement industriel, soit pour l’enseignement commercial. Celui-ci comprend deux degrés : degré primaire, ou, plus exactement, primaire ^supérieur, avec programmes analogues à ceux des écoles pratiques de commerce, et degré secondaire avec programmes se rapprochant de ceux des écoles désignées sous le nom d’écoles supérieures de commerce. Pour l’enseignement industriel, les écoles reconnues nécessaires ne sont autres que celles réclamées parla Société américaine pour le développement du génie, dont nous avons eu à signaler les vœux (voir t. II, p. 69) : écoles techniques spéciales primaires plus ou moins compa-
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- râbles à nos écoles pratiques d’industrie; écoles techniques secondaires, correspondant à nos écoles nationales d’arts et métiers; écoles techniques supérieures, genre Ecole centrale des arts et manufactures,par exemple; à côté des écoles techniques primaires, industrielles ou commerciales, de nombreux cours complémentaires, dirigés par des sociétés diverses, par les chambres de commerce, par les syndicats professionnels, recevant les travailleurs déjà engagés dans la profession.
- C’est au développement des écoles pratiques de commerce et d’industrie que la France a consacré, au cours de ces dernières années, son principal effort. C’est sur cette question spéciale des écoles pratiques d’industrie, et sur cette seule question, que les pédagogues les plus autorisés accusent quelques divergences de vues, savoir : l’apprentissage des métiers doit-il avoir lieu dans des écoles pourvues d’ateliers outillés en conséquence, ou dans l’usine même, avec cours complémentaires de jour ou du soir?
- Abordée au Congrès international de l’enseignement technique tenu à Paris à l’occasion de l’Exposition de 1900, la question ci-dessus, après avoir été examinée sous tous ses aspects, est restée sans solution précise. Nous n’hésitons cependant pas, en ce qui nous concerne, à répondre par l’affirmative. Que reproche-t-on aux écoles spéciales destinées, comme les écoles pratiques, à la formation de l’apprenti? On objecte que l’éducation technique donnée dans ces écoles est forcément incomplète, et qu’elle doit être plus tard reprise et achevée à l’atelier; qu’il n’est pas possible, faute d’argent, de multiplier suffisamment ces écoles pour supprimer l’apprentissage à l’atelier.
- J1 n’est que trop vrai, nous le reconnaissons sans peine, que l’école spéciale ne saurait remplacer partout l’apprentissage à l’atelier; mais ce n’est pas une raison, parce qu’une chose reconnue bonne ne peut se substituer intégralement à une mauvaise, pour ne pas s’en servir autant qu’il est possible de le faire.
- Quant au premier reproche signalé, il nous paraît reposer sur un simple malentendu.
- Aucun des partisans éclairés de l’école spéciale n’a jamais prétendu quelle peut livrer à l’industrie des apprentis tout prêts à lui rendre dès le premier jour les mêmes services que les apprentis exclusivement formés à l’atelier; déjà au courant des procédés d’ateliers, des tours de main, habitués à travailler plus vite, ces derniers savent sans nul doute se rendre dès le début plus utiles; ils gagnent plus facilement leur journée que les élèves formés à l’école; mais après un certain stage à l’usine, ceux-ci se montrent incomparablement supérieurs; ils acquièrent rapidement les qualités pratiques qui leur manquaient; éclairés par les connaissances théoÆques qu’ils possèdent, par leur science du dessin, pourvus d’une culture générale qui manque à leurs camarades moins privilégiés, ils continuent par la suite à progresser, tandis que les autres piétinent sur place, enfermés dans le cercle étroit de leur savoir pratique.
- L’expérience en est faite aujourd’hui; elle est rendue plus concluante par le succès des écoles pratiques d’industrie que nous avons étudiées en détail dans le courant de
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- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE.
- ce rapport. Les renseigneihents recueillis sur ces écoles nous montrent, en effet, que 95 p. ioo cle leurs élèves suivent la carrière pour laquelle ils ont été préparés, et qu’ils sont appréciés par les chefs d’industrie au point d’être presque toujours placés d’avance, avant la fin de leurs études.
- Si d’ailleurs, jetant un coup d’œil en arrière, on veut bien prendre la peine d’envisager les modes d’organisation adoptés par les divers nations, on reconnaîtra que l’opinion que nous venons de soutenir est bien près d’être universellement adoptée. Nous voyons entrer dans cette voie tous les pays nouveaux venus à l’enseignement technique, comme la Russie, la Hongrie, le Japon, etc. Seules jusqu’à présent, la Belgique, la Grande-Bretagne et les États-Unis étaient restés réfractaires à l’idée de l’apprentissage à l’école. Mais nous apercevons chez les deux premières les indices certains d’une transaction prochaine avec une opposition jusqu’ici irréductible. En Belgique, on commence à reconnaître que « ces écoles—les écoles pratiques spéciales — ont pour effet de rendre la production meilleure en vulgarisant les procédés de travail les plus perfectionnés et les méthodes les plus avantageuses: que le salaire de l’ouvrier est augmenté, son niveau économique et moral rehaussé; que ses connaissances plus développées lui permettent le passage d’un métier à un autre, passage si souvent nécessaire à notre époque de grandes transformations industriellesii. En fait, en Belgique, le nombre total des ateliers d’apprentissage et écoles professionnelles (garçons et filles) a passé en un an (de 1899 ^ 1900) de 73 à 97; il s’est donc accru de 33 p. 100.
- En Angleterre, nous constatons que les Polytechnic’s institutes introduisent de plus en plus dans leur enseignement les cours de jour avec atelier; quelques écoles spéciales nettement caractérisées fonctionnent même dès maintenant à Londres, comme l’Ecole technique du People’s Palace, dont les élèves sont recherchés par les fabricants de l’Est End.
- En Amérique, la transformation des idées, au point de vue qui nous occupe, est encore plus accentuée. Dans le courant de ce travail, nous avons déjà eu l’occasion de citer le Rapport émané de la Société pour le développement du Génie, dont le siège est à New-York, sous le titre suivant : l’Enseignement industriel américain; que doit-il être? Ce rapport est revêtu de la signature des éducateurs américains les plus compétents.
- Or, parmi les vœux, au nombre de sept, qui s’y trouvent formulés, il en est un relatif à la création d’écoles spéciales de métiers (Monotechnic or trade Schools). «La situation —. dit la Commission — est devenue telle qu’il est nécessaire d’entrer dans cette voie; on ne forme plus d’apprentis à l’usine; il faut les former à l’école; il nous reste à élaborer un système d’écoles professionnelles appliqué à nos besoins.
- Rien de plus net que cette opinion des représentants les plus autorisés d’une nation à laquelle on ne refusera pas le sens pratique.
- Nous sommes donc dans la bonne voie; et il ne s’agit plus pour regagner le terrain perdu que d’y marcher résolument et rapidement, après l’avoir débarrassée des obstacles qui l’encombrent. Dès 1889, nous avons signalé ces obstacles, que nous retrouvons aujourd’hui comme il y a dix ans, barrant la route à l’enseignement technique
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- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- et qui sont, d’une part, l’absence de tout statut, d’autre part l’insuffisance des crédits.
- Suivons donc l’exemple qui nous est donné à l’étranger ; imitons la Russie, la Grande-Bretagne, le Japon, la Roumanie; mettons fin à la situation incertaine et mal définie de cet enseignement qui l’oblige, au moindre problème à résoudre, à recourir à des expédients; donnons-lui une vie légale propre; dotons-le enfin d’un budget en rapport avec les besoins et avec les ressources de la grande nation industrielle et commerciale qu’est la France. «C’est là — disions-nous en 1889 — une œuvre grande et patriotique, de la réalisation de laquelle dépend directement, et à un haut degré, la prospérité économique du pays; le Gouvernement de la République, qui a tant fait déjà pour les autres ordres d’enseignement, n’hésitera pas à l’entreprendre et à la mener à bonne fi n. 11
- d’elle sera, en 1900 comme en 1889, notre conclusion.
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- TABLE DES MATIÈRES.
- DEUXIÈME PARTIE.
- PAYS ÉTRANGERS.
- CHAPITRE T". — Autriche.
- Pagos.
- Historique et organisation générale..................................................... i
- Ecoles industrielles de l’Etat............................................................ 7
- Musée technologique de Vienne........................................................... 8
- Ecole des arts décoratifs de Vienne..................................................... 17
- Ecole des arts décoratifs de Prague..................................................... 17
- Ecoles spéciales de Galicie............................................................. 17
- Ecole-laboratoire des arts graphiques de Vienne......................................... 18
- Musée industriel technologique de Vienne................................................ 18
- Cours professionnels du syndicat des hôteliers, restaurateurs et cafetiers de Vienne.... 19
- CHAPITRE II. — Belgique.
- Organisation générale................................................................... 90
- Ecoles et classes ménagères............................................................. 9 h
- Ecole supérieure de textiles et école industrielle de Verviers.......................... 9 9
- Ecole professionnelle d’armurerie de Liège.............................................. 9 9
- Ouvrages d’enseignement................................................................. 3o
- CHAPITRE III. — Bosnie-Herzkgovixe.
- Organisation générale................................................................... 3i
- Ecoles spéciales simples................................................................ 81
- Ecole d’arts et métiers de Sarajevo..................................................... 3i
- Atelier central de Sarajevo............................................................. 34
- Atelier d’incrustation de Foca.......................................................... 34
- Atelier d’incrustation de Livno......................................................... 35
- Atelier pour le lissage des lapis, à Sarajevo........................................... 35
- A telier de broderies de Sarajevo....................................................... 35
- CHAPITRE IV. — Bulgarie.
- Ecole de commerce de Sistow............................................................. 37
- École professionnelle de Kniajéo........................................................ 38
- Ecole de tissage et de teinturerie de Slivno............................................ 3 9
- Ecole de ferronnerie de Samakow......................................................... 39
- Ecole de menuiserie de Routschouck...................................................... 39
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- 412 EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE IV. — Bulgarie. (Suite.)
- Ecole de poterie de Trn................................................................. 3 9
- Ecoles professionnelles pour les femmes................................................. 09
- CHAPITRE V. — États-Unis.
- I. Enseignement industriel :
- Institut polytechnique Rensselaer....................................................... 4o
- Institut technologique de Massachusetts, à Boston................................. /10 et 5a
- Institut polytechnique de Worcester (Massachusetts)..................................... 4o
- Université de Lehigh, à South-Bethléem.................................................. 4o
- Institut technologique Stevens, à Hoboken............................................... 4i
- École de sciences appliquées Case, h Cleveland.......................................... Ai
- Institut polytechnique Rose, à Terre-Haute.............................................. Ai
- Institut polytechnique de Brooklyn, à New-York.......................................... Ai
- Institut de technologie Armour, à Chicago............................................... Ai
- Institut polytechnique Bradley, à Peonia................................................ Ai
- Institut de technologie Clarkson, h Potsdam............................................. Ai
- École scientifique Shelïield, à New-Haven............................................... A a
- École scientifique Lawrence, à Cambridge................................................ A a
- École scientifique Ghandler, à Hanover.................................................. Aa
- École de génie civil Thayer, à Hanover.................................................. A3
- Ecole des mines du collège Columbia, à New-York......................................... A3
- Collège de l’Université de Pensylvanie.................................................. A3
- École scientifique John C. Green, à New-York............................................ A3
- Collège Union, à Schenectady............................................................ AA
- Université Washington, à Saint-Louis....................................................... AA
- Université de Cincinnati, à Cincinnati..................................................... AA
- Université de Californie, à Berkeley....................................................... AA
- Université Leland Standford (Californie)................................................... AA
- Collège de technologie de l’Université de Tulane, à New-Orléans......................... AA
- Université Vanderbilt, à Nash ville..................................................... AA
- Collège Sibley de l’Université Gornell, à Ithaca........................................ A5
- Collège du génie civil de l’Université Cornell, à Ithaca................................ A5
- Université de Michigan, à Ann Arbor..................................................... A 5
- Université Purdue, à Lafayette.......................................................... A 5
- Université de Wisconsin, à Madison...................................................... A5
- Université d’Illinois, à Urbana......................................................... A5
- Université de l’État d’Ohio, à Columbus................................................. A6
- Université de Minnesota, à Minneapolis.................................................. A6
- Université de Tennessee, à Knoxville....................................................... A6
- Collège d’État de Pennsylvanie, à State Collège......................................... A6
- Écoles des mines de Michigan et de Colorado............................................. A6
- Université John Hopkins................................................................. A 7
- Manual training schools................................... ............................. A 9
- Enseignement manuel et éducation artistique............................................. 5o
- Collèges d’agriculture et de mécanique..................................................... 5o
- Collèges supérieurs de génie.............................................................. • 5o
- Écoles de métiers....................................................................... 5o
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- TABLE DES MATIERES.
- 413
- CHAPITRE V. — États-Unis. (Suite.)
- Ecoles complémentaires pour les artisans................................................ 51
- Collèges supérieurs de commerce............................................................ 62
- Ecole des métiers de New-York........................................................... 56
- II. Enseignement commercial :
- Les Business Colleges................................................................... 57
- Les Business Courses...................................................................... 58
- Les Private endowed Schools................................................................ 58
- Les cours supérieurs de commerce des universités et collèges............................ 58
- Packard’s Business College, à New-York.................................................. 65
- Metropolitan Business College, à Chicago................................................ 66
- Spencerian Business College, cà Gleveland............................................... 67
- lleald’s Business College, à San Francisco.............................................. 67
- Section commerciale de la Haute Ecole centrale de Philadelphie.......................... 68
- Institut Drexel, à Philadelphie............................................................ 70
- Ecole de finances et d’économie Wharton de l’Université de Pennsylvanie, à Philadelphie.. 72
- Collège de commerce et de politique de l’Université de Chicago.......................... 74
- Collège de commerce de l’Université de Californie, à Berkeley........................... 76
- Cours commerciaux de l’Université de Columbia, à New-York............................... 76
- III. Education des Nègres :
- Institut normal et agricole de Hampton (Virginie)....................................... 79
- Institut normal et industriel de Tuskegee (Alabama)........................................ 81
- Université Howard, h Washington............................................................ 82
- Agricultural and Mechanical College (Grensboro)............................................ 82
- IV. Education des Indiens :
- Ecoles de préparation industrielle et normale............................................. 82
- Institut Haskell, à Lawrence............................................................... 84
- Ecole de Carlisle (Pensÿlvanie)............................................................ 84
- CHAPITRE VI. — Grande-Bretagne.
- I. Angleterre :
- Organisation générale...................................................................... 85
- Science and Art Department................................................................. 87
- Education Board............................................................................ 88
- Instituts polytechniques de Londres............................................... 88 et 94
- City and Guilds of London Instilute...................................................... 90
- Central technical College de Londres....................................................... 92
- London County Council...................................................................... 98
- Charity Commission......................................................................... 97
- People’s Palace............................................................................ 98
- Borough Polylechnic....................................................................... 100
- Technical Instilute de Covcnlry,.......................................................... 100
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- 41/i EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE VI. — Grande-Bretagne. (Suiic.)
- II. Ecosse :
- Heriot-Wat College d’Edimbourg......................................... 101, io4 et 10G
- Meclianics Institute de Glascow........................................ 101, 10/1 et 109
- Collège technique de Glasgow et de l’Ouest de l’Ecosse...................... 1 01 et 10/1
- Institut Watt, à Dundee..................................................... 101 et 10/1
- Institut de mécanique, à Aberdeen........................................... 101 et io4
- Departement de l’Education de l’Ecosse............................................. 101
- Rcsidue Grant...................................................................... 102
- Act de 1892 sur l’enseignement..................................................... io3
- Ecole technique et collège minier de Coatbridge.................................... 10/1
- Ecole technique de Paisley......................................................... io4
- Collège de science de Leith........................................................ 10/1
- Athenæum de Glasgow................................................................ 10 5
- III. Pays de Galles :
- Ecole technique de Cardiff...............................................
- Ecole technique de Swansea...............................................
- Ecoles de sciences du Pays de Galles.....................................
- IV. Canada :
- Enseignement technique olliciei..........................................
- Ecoles de coupe de Québec et de Montréal.................................
- Ecole industrielle de Mimico (Ontario)...................................
- School of practical science (Ontario)....................................
- Ecole de travaux manuels d’Halifax (Nouvelle-Ecosse).....................
- Ecoles industrielles d’Halifax, de Truro et de Wolfville (Nouvelle Ecosse). . .
- Ecoles d’économie domestique (biles) d’Halifax et de Truro...............
- Ecoles industrielles pour les Indiens....................................
- Cours commerciaux des high schools des Provinces.........................
- Enseignement technique libre.............................................
- Cours commerciaux des collèges de la province de Québec..................
- Académies de la province de Québec.......................................
- Académie communale de Québec.............................................
- Académie communale de Mont-Saint-Louis, à Montréal.......................
- Business Colleges........................................................
- Shortand and Typewriting Schools.........................................
- Phonelic Institules......................................................
- Young Men Christian Association..........................................
- Écoles industrielles municipales de Woodstock, Toronto, Brockville, Ottavu
- École d’apprentissage des Frères Maristes, à Jolictle....................
- Orphelinat de N.-D. de Monlfort..........................................
- Maison de famille pour les apprentis orphelins, à Québec.................
- Instruction pratique et enseignement ménager pour les jeunes biles.......
- Sections techniques de l’Université de Mac Gill, à Montréal..............
- Conseil des arls et manufactures de Montréal.............................
- 111
- 112
- 113
- 112
- 113 113 113 113 113 113 113 113 11 h 1 i/i 115 115
- 115
- 116 116
- 116 11b
- 117 117
- 117
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- TABLE DES MATIÈRES.
- 415
- CHAPITRE VIL — Hongrie. — Croatie-Slavonie.
- I. Hongrie :
- Conseil consultatif pour l’enseignement industriel....................................... 128
- Enseignement industriel................................................................... 1-27
- Cours de perfectionnement des compagnons ouvriers.......................................... i3o
- Enseignement professionnel............................................................... 131
- Ecoles d’artisans........................................................................ 133
- Ecoles spéciales......................................................................... 135
- Ecoles spéciales de l’industrie du bois.................................................. 1 37
- Ecoles spéciales des industries du fer, de la métallurgie, de la mécanique................. 137
- Ecoles spéciales des industries du bois et de la métallurgie............................... 137
- Ecoles spéciales de l’industrie textile.................................................... i38
- Ecoles spéciales des industries de la pierre et de la poterie............................ 189
- Ecoles spéciales des industries mixtes..................................................... i3g
- Ecoles supérieures des arts et métiers..................................................... 160
- Ecole des arts décoratifs.................................................................. i4e
- Cours spéciaux........................................................................... 144
- Ecoles industrielles de jeunes fdles....................................................... 167
- Ecoles de dessin industriel.............................................................. 148
- Musées industriels....................................................................... 148
- Ateliers d’apprentissage des Chemins de fer de l’Etat hongrois........................... 1 4 9
- IL Croatie-Slavonie :
- Ecoles d’apprentis....................................................................... 101
- Ecoles spéciales de vannerie............................................................. 102
- Ecoles spéciales de gravure sur bois..................................................... 1 5a
- Ecoles spéciales de charronnage.......................................................... i53
- Ecole royale des arts et métiers de Zagreb............................................... 153
- Ecole d’architecture..................................................................... 15&
- Ecole pour les contremaîtres d’architecture.............................................. 1 54
- Ecole nautique de Baker.................................................................. 1 5 5
- Enseignement technique de jeunes filles.................................................. 156
- Cours de fabrication de dentelles de Lepoglava.......................................... 156
- Ecoles de travaux manuels des filles.................................................... 156
- Ecoles professionnelles élémentaires de filles......................................... 157
- Ecole royale professionnelle de filles.................................................. 1 57
- Enseignement commercial................................................................. 158
- Ecoles supérieures de commerce de Zagreb, Osijek et Semlin.............................. 158
- CHAPITRE VIII. — Italie.
- 1. établissements dépendant du Ministère de V agriculture, du commerce eide l’industrie :
- Commission centrale pour l’enseignement de l’art appliqué à l’industrie,................ 161
- Ecole royale supérieure navale de Gênes................................................... i63
- Musée royal industriel de Turin......................................................... 165
- Ecole royale supérieure de commerce de Venise........................................... 168
- Ecole royale industrielle A. Volta, à Naples............................................ 172
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- 416 EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE VIII. — Italie. (Suite.)
- Ecole d’arts et métiers de Gênes......................................
- Ecole supérieure d’art appliqué à l’industrie de Milan................
- Ecole d’art appliqué à l’industrie de Cantu...........................
- Ecole professionnelle de tilles Marglierita di Savoia, à Rome.........
- Ecole commerciale pour jeunes filles à Rome...........................
- Ecole technique pour jeunes filles Marianna Dionigi, à Rome...........
- Enseignement de la sténographie.......................................
- II. Ecoles techniques dépendant du Ministère de l’instruction publique :
- Instituts et écoles techniques........................................
- Ecoles techniques gouvernementales, assimilées ou privées.............
- Instituts techniques..................................................
- Instituts techniques nautiques........................................
- Ecole royale technique Germano-Sonnneiller, à Turin...................
- Ecole technique et pratique de commerce de Turin......................
- Institut technique Germano-Sommeiller, à Turin........................
- Institut nautique Nino Bixio..........................................
- Collèges royaux de jeunes filles......................................
- Institut national pour les filles de militaires.......................
- CHAPITRE IX. — Japon.
- Organisation générale.................................................
- Ecoles complémentaires professionnelles...............................
- Ecoles d’apprentis....................................................
- Ecoles industrielles techniques.......................................
- Ecoles de commerce....................................................
- Ecole professionnelle de filles de Tokio..............................
- Ecole d’industrie de Tokio............................................
- Ecole normale industrielle............................................
- Ecole élémentaire d’industrie.........................................
- Ecole supérieure de commerce de Tokio.................................
- Ecole des langues étrangères..........................................
- CHAPITRE X. — Luxembourg.
- Historique et organisation générale...................................
- Ecole d’artisans......................................................
- Cours professionnels du soir de l’Ecole d’artisans....................
- CHAPITRE XI. — Mexique.
- Écoles nationales d’arts el métiers pour hommes.......................
- Écoles d’arts et métiers pour femmes..................................
- École supérieure de commerce et d’administration......................
- École nationale des ingénieurs, h Mexico..............................
- CHAPITRE XII. — Norvège.
- Ecoles techniques de plein exercice...................................
- Écoles techniques élémentaires........................................
- 17 7
- 178
- 179
- 180
- 181 182
- 182
- 183 188
- 199 20 1 Ü03
- a o 3
- 9ofi
- 2 1 O 2 1 1
- a la a 13 a î 4 ai5
- 217 918
- 218
- -2 3 2
- 22 4 22 5 2 2 8
- 93 1 2 3a 9 30
- a38
- 238
- 238
- a38
- 9 4 O
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- TABLE DES MATIÈRES. 417
- CHAPITRE XII. — Norvège. (Suite.)
- Ecoles industrielles de femmes......................................................... 2 4 1
- Sociétés d’industrie domestique des villes............................................. a/n
- Ecole des hautes études techniques..................................................... a/n
- Gymnase commercial de Kristiania......................................................... a/n
- Ecole Otto Treider, à Kristiania....................................................... a /ta
- CHAPITRE XIII. — Pays-Bas.
- I. Enseignement industriel :
- Ecole polytechnique de Délit........................................................... a45
- Ecoles d’apprentissage de jour.......................................................... 2.40
- Ecoles d’apprentissage du soir.......................................................... 2/17
- Ecoles professionnelles pour jeunes tilles............................................. 248
- Ecoles ménagères et culinaires.......................................................... 2.48
- Ecole des métiers de Rotterdam......................................................... 2 48
- Ecole professionnelle de jeunes tilles de Rotterdam..................................... . 201
- Institut des jeunes aveugles, à Amsterdam.............................................. a54
- Ecole néerlandaise de commerce et d’industrie.......................................... 255
- II. Enseignement commercial :
- Ecole publique de commerce biennale d’Amsterdam........................................ 257
- Ecole triennale secondaire de garçons de Rotterdam..................................... 257
- Ecole industrielle et commerciale d’Enschedé........................................... 2 58
- Ecole secondaire triennale de garçons de La Haye....................................... 2.58
- Ecole privée de commerce de M. H.-C.-P. Dirks, à Amsterdam............................. 2 58
- Ecole secondaire de commerce de La Haye............................................< . • 2 58
- Institution Augusta, à Ililversum............... ...................................... 2.58
- Cours de commerce de la commune de Delft............................................. 258
- Ecole de répétitions à l’école primaire de Schiedam..................................... . 2 58
- Institution Esmeyer, à Rotterdam....................................................... 2 58
- Institution van der Yeldc, à Amsterdam................................................. 259
- Cours du soir.......................................................................... 2 5g
- Cours de l’Association nationale des employés de commerce et de bureau des Pays-Bas.. . 259
- Cours de l’alliance des professeurs de tenue des livres.................................. 259
- Cours de l’Institution des comptables.................. ............................... 259
- Institut Esmeyer...................................................................... 2.59
- CHAPITRE XIV. — Portugal.
- Organisation générale................................................................. 261
- Institut industriel de Lisbonne....................................................... 2G0
- Ecoles industrielles de la circonscription du Sud..................................... 269
- Elcole Marquez de Pombal, à Lisbonne.................................................. 27/1
- CHAPITRE XV. — Roumanie.
- Historique et organisation générale................................................... 280
- Enseignement industriel............................................................... 28a
- Gn. I. — Cl. G. — T. II. 27
- ni 1* RI UE nt E NATIONALE.
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- 418 EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE XV. — Roumanie. (Suite.)
- Ecole des ponts et chaussées de Bucarest............................................ 282
- Ecoles générales d’arts et métiers de Bucarest et de Jassy.......................... 283
- Écoles d’aiis et métiers inférieures................................................ 283
- Ecole communale de métiers de Roman................................................. 283
- École rurale d'arts et métiers de Valea-Boulin...................................... 283
- Enseignement commercial............................................................. 2 83
- Enseignement professionnel des filles............................................... 288
- Ecoles élémentaires, inférieures et supérieures de métiers.......................... 2 85
- CHAPITRE XVI. — Russie.
- I. Enseignement industriel :
- Historique et organisation générale.................................................... 288
- Ecoles techniques secondaires........................................................ 298
- Écoles techniques primaires......................................................... 299
- Ecoles de métiers.................................................................... 3oo
- Ecoles primaires des arts et métiers................................................... 3oi
- Ecoles d’apprentis des arts et métiers.............................................. 3o3
- Écoles industrielles ayant des règlements spéciaux.................................. 3o4
- École des industries et manufactures de Lodz........................................ 3o8
- Ecole des coloristes dTvanovo-Wozniéssensk............................................. 809
- Ecole professionnelle dTvanovo-Wozniéssensk.......................................... 809
- Ecoles professionnelles Th. W. Tchiegoff............................................... 3i3
- Ecole industrielle primaire de Podolsk.............................................. 820
- Commission permanente pour l’enseignement technique russe........................... 821
- Ecole des contremaîtres en bâtiments de Saint-Pétersbourg......................... 822
- Ecole d’apprentissage pour serruriers et menuisiers.................................... 323
- École d’imprimerie..................................................................... 828
- Cours libres du dimanche de la Société des libraires et éditeurs.................... 32 5
- Cours pour les ouvriers électrotechniciens.......................................... 32 5
- Ecoles professionnelles préparatoires............................................... 32 6
- Écoles professionnelles pour femmes.................................................... 327
- Société d’encouragement pour l’enseignement professionnel des femmes................... 329
- Enseignement technique industriel supérieur............................................ 329
- Institut des mines de Catherine II.................................................. 33o
- Institut des ingénieurs des voies et communications Alexandre Ier. . '.............. 33o
- Institut technologique supérieur de l’Empereur Nicolas Ier.......................... 33o
- Institut polytechnique de Riga...................................................... 33o
- Ecole impériale technique de Moscou................................................. 331
- Institut des ingénieurs civils de l’Empereur Nicolas lor, à Saint-Pétersbourg....... 332
- Institut technologique de l’Empereur Alexandre III, à Karkholf...................... 332
- Institut électrotechnique de l’Empereur Alexandre III, à Saint-Pétersbourg.......... 332
- École impériale des ingénieurs de Moscou............................................ 332
- Institut polytechnique de l’Empereur Alexandre II, à Kieff.......................... 332
- Institut polytechnique de l’Empereur Nicolas II, à Varsovie......................... 332
- École supérieure des mines, à Écatherinoslav........................................ 332
- Institut supérieur technique de Tomsk............................................... 333
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- 419
- TABLE DES MATIÈRES.
- CHAPITRE XVI. — Russie. (Suiie.)
- Institut polytechnique de Saint-Pétersbourg........................................ 333
- Ministère des voies et communications.............................................. 344
- Ecoles techniques de chemins de fer................................................ 35o
- Ecoles fluviales................................................................... 353
- Ecole de conducteurs............................................................... 353
- Ecoles d’art industriel Slieglitz, à Saint-Pétersbourg............................. 354
- Écoles Strogonolf, à Moscou.....'.................‘................................ 354
- Enseignement technique finlandais.................................................. 354
- Écoles professionnelles du soir.................................................... 355
- École centrale de métiers artistiques.............................................. 355
- Institut polytechnique de Finlande................................................. 355
- II. Enseignement commercial :
- Historique et organisation générale................................................ 355
- Ecole commerciale Demidoff......................................................... 3 5G
- Académie pratique des sciences commerciales, a Moscou.............................. 359
- Cours commerciaux des gymnases et des écoles de districts.......................... 36o
- Ecoles de commerce d’Odessa et de Riga............................................. 364
- Ecoles commerciales de Moscou et de Pétersbourg.................................... 365
- Cours Ivachentself pour l’enseignement commercial des femmes....................... 366
- Ecoles commerciales secondaires...................................................... 366
- Ecoles commerciales primaires supérieures........................................... 368
- Classes de commerce et cours de sences ccommerciales pour les adultes.............. 370
- Sociétés pour la propagation des sciences commerciales............................... 372
- Liste des écoles de commerce de 7 ou de 3 classes.................................... 373
- Liste des écoles élémentaires de commerce de 3 classes............................... 375
- Liste des classes de commerce (cours d’adultes)...................................... 375
- École de commerce Pierre-le-Grand, à Saint-Pétersbourg............................... 376
- Horaire de lecole supérieure de commerce Alexandre, à Moscou....................... 38a
- Société pour le développement de l’enseignement commercial de Moscou............... 382
- CHAPITRE XVII. — Serbie.
- Etablissement militaire technique de Kragouiévatz.................................. 887
- CHAPITRE XVIII. — Suède.
- I. Enseignement industriel :
- Organisation générale................................................................ 388
- École polytechnique de Stockholm..................................................... 388
- Ecole polytechnique Ghalmers, à Gothembourg.......................................... 38g
- Écoles techniques inférieures...................................................... 3go
- Ecole technique d’Eskilstuna....................................................... 3g 1
- École technique de Stockholm....................................................... 3g 1
- Écoles techniques professionnelles inférieures..................................... 3g2
- École des arts décoratifs et industriels de Stockholm.............................. 3g2
- Naas Slodjlarareseminarium......................................................... 3g8
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- 420 EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
- CHAPITRE XVIII. — Suède. (Suite.)
- II. Enseignement commercial :
- Institut commercial de Gotliembourg........................................... Aoo
- Institut commercial Schartau, de Stockholm.................................. koo
- École municipale de Gefle..................................................... Aoo
- Institut commercial de Sundwall............................................... Aoo
- Ecoles privées et écoles du soir............................................ Aoi
- CHAPITRE XIX. — Suisse.
- Cercle commercial suisse..................................................... Ao-t
- Résumé et conclusions.............................................................. Ao3
- Table des matières............................................................... h 11
- Imprimerie nationale. — 7319-02.
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