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La photographie d'art à l'Exposition universelle de 1900
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- C. KLARY
- à l’Exposition Universelle de 1900
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- PHOTOGRAPHIE
- P’Art
- à l’Exposition Universelle do 1900
- Par C. KLARY
- RÉDACTEUR EN CHEF DU JOURNAL "LE PHOTOGRAMME' AVEC LA COLLABORATION D’ÉCRIVAINS FRANÇAIS ET ETRANGERS *******
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- Ia situation que la photographie occupe depuis quelques années parmi les arts graphiques et son développement dans l’avenir exigeaient, je crois, la publication d’un ouvrage qui fût le compte rendu de sa manifestation à l’Exposition Universelle ^ de 1900, en indiquant autant que possible, par des illustrations, la position artistique qu’elle occupe.
- N’osant compter sur mes propres forces, je me suis entouré d’écrivains de différents pays. Leurs plumes autorisées sont venues m’aider dans ce travail un peu difficile et surtout délicat.
- Il présentait en effet des difficultés considérables. Il fallait taire un choix parmi les travaux exposés, principalement au point de vue du mérite artistique. Il était nécessaire d’obtenir les permissions de les reproduire, d’attendre qu’ils tussent envoyés, il était indispensable d’exécuter les planches phototypographiques, il fallait enfin coordonner le tout et l’imprimer.
- Mais le plus grand nombre des leaders de la photographie artistique m’a donné de grandes facilités. Plusieurs, dont les noms sont justement connus, m’ont aidé volontairement, de la façon la plus désintéressée et dans la forme la plus vigoureuse; qu’ils veuillent bien accepter l’expression de ma reconnaissance. Ceci m’a permis d’apporter tous mes soins aux très nombreuses planches qui illustrent cet ouvrage; elles ont été exécutées par les photograveurs les plus célèbres de l’Europe.
- Je dois aussi adresser des remerciements bien sincères à mes confrères du journalisme photographique, français et étrangers, pour les autorisations qu’ils ont bien voulu me donner de reproduire certains articles parus dans leurs revues.
- Je pense que l’ouvrage : “ La Photographie d’Art à VExposition de 1900” sera intéressant et utile pour les véritables amis de la photographie.
- C. Klary.
- Paris, Novembre 1900.
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- LA PHOTOGRAPHIE
- / ’est le io août 1839 que le grand Arago communiquait au monde la merveilleuse m invention de Niepce et de Daguerre, le moyen de reproduire par les rayons du soleil les images fournies par la chambre noire.
- - Soixante années à peine se sont écoulées, le nouvel art s'est transformé de la façon la plus étonnante, et nous voilà loin de ces images primitives qui ont fait la joie et l’admiration de nos pères.
- En effet, à peine le daguerréotype est-il trouvé, que la photographie le remplace avec un avantage immense, c’est-à-dire la multiplicité du type, qui en fait un procédé analogue à celui de l’imprimerie.
- A partir de ce moment, les appareils, les instruments se transforment de la façon la plus ingénieuse, des procédés nouveaux surgissent.
- La photographie fait la conquête du monde civilisé, et les parties du globe où elle n’a pas encore pénétré peuvent être justement considérées comme étant en dehors de l’humanité.
- La photographie devient la servante fidèle et dévouée des sciences exactes. Elle permet au physiologue d’étudier, de fixer les représentations microscopiques avec la même exactitude qu’elle livre aux astronomes les images des corps célestes les plus puissants.
- Dans les arts industriels, nous voyons tous les jouis les splendides résultats fournis par l’héliogravure, la photolithographie, la phototypographie, la céramique photographique, etc., etc.
- Appliquée aux portraits, elle nous donne avec la plus grande exactitude le fac-similé de la figure humaine et, grâce à elle, la vérité d’un fait, la ressemblance d'un personnage fourniront à l’histoire des documents incontestables.
- Mais à côté de ces triomphes, des chercheurs et des savants de tous les pays sont venus, par leurs découvertes, donner les moyens de vulgariser la photographie en la mettant, pour ainsi dire, par la simplicité des méthodes entie les mains de tous.
- Quelle reconnaissance ne devons-nous pas à tous ces infatigables travailleurs, dont les efforts nous ont donné les perfectionnements qui nous étonnent? Comment pourrons-nous payer la dette du passé et transmettre à la postérité qui nous suivra un héritage au moins égal à celui que nous avons reçu de nos ancêti es ?
- Les occasions de faire usage de la photographie n’ont jamais été aussi nombreuses et aussi variées que de nos jours et son champ d’action s’élargit d’année en année. Lorsque par hasard nous regardons en arrière, nous voyons ce qui a été accompli, nous constatons son essort et son développement, nous sommes émerveillés de la grandeur de cet art admirable.
- Nous devons donc aimer la photographie de toutes nos forces, lui prêter notre ardent appui et nous enorgueillir de sa très courte mais éclatante histoiie !
- C. Klary.
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- Art et Photographie
- Il serait prétentieux de traiter ici, en quelques lignes, cette importante et si passionnante question de l’art et de la photographie. Elle a été, avant nous, magistralement étudiée par M. de la Sizeranne, le critique d’art bien connu, dans son ouvrage intitulé : La photographie est-elle un art ?
- Il nous semble cependant intéressant de donner aux lecteurs de cette Revue quelques appréciations sur la situation actuelle de la photographie, envisagée à ce point de vue spécial, alors que, dans tous les pays, des sociétés importantes ont pris à cœur la tâche de développer, de faire progresser cette branche nouvelle de la photographie.
- La science et la technique photographiques se perfectionnent chaque jour, grâce aux travaux des savants et des praticiens qui mettent constamment de nouveaux procédés, de nouveaux instruments entre les mains des nombreux adeptes de la photographie. Mais, la photographie, considérée uniquement comme moyen d’expression d’art elle aussi, a prodigieusement progressé pendant ces dernières années.
- Si, avec raison, on la considère comme une science exacte entre toutes, par l’absolue fidélité des documents qu’elle met entre les mains des savants, par la précision impeccable de ses observations, si, au point de vue documentaire les croquis, les notes que son instantanéité permet de recueillir, lui donnent une valeur inappréciable et indiscutée, la photographie a aussi un rôle tout différent à remplir au point de vue de 1 art proprement dit.
- Ceux qui, soit par intérêt personnel, soit par parti pris, ont longtemps reproché à la photographie sa fidélité même, refusant toute personnalité, toute individualité à ses productions, en ne voulant considérer en elle qu’un moyen de reproduction purement mécanique, capable tout au plus de laisser paraître une habileté plus ou moins grande de l’opérateur, en sont venus aujourd’hui à l’apprécier de toute autre façon. On a enfin îeconnu qu elle était susceptible d’atteindre à l’art véritable, comme tous les autres arts graphiques dont elle diffère seulement par les procédés mis en œuvre.
- Ne peut-on pas dire en effet, sans être taxé d’impudence, que la chambre noire et l’objectif sont pour le photographe ce que les pinceaux, les couleurs ou le crayon sont pour le peintre et le dessinateur ? Faut-il moins de goût, d’habileté ou de discernement, pour produire à l’aide de ces instruments dont la rigoureuse fidélité meme est un obstacle aux coirections que le peintre et le dessinateur peuvent apporter dans la reproduction de la nature, des œuvres véritablement personnelles, d’où se dégage un sentiment artistique nettement affirmé et indiscutable.
- C’est surtout dans la production de l’épreuve positive que se révèle le tempérament de l’artiste ; c’est lâ surtout que son intervention personnelle donne libre cours â sa fantaisie et que par des procédés dont il sait tirer tous les effets répondant à son sentiment intime, il produit une œuvre empreinte de son propre caracteie qui est le reflet de sa pensee. Alois 1 espiit a fait plus que l’instrument, la volonté plus que le simple hasaid. De la collaboiation de 1 intelligence et de l’habileté opérative est née une image, une interprétation de la nature dans laquelle l’artiste a mis une partie de lui-même. Cette image est belle si elle provoque chez celui qui la contemple une émotion, une sensation de sincérité, de vérité : lui refuseions-nous la qualification d’œuvre d’art, uniquement parce qu’elle est la résultante de 1 action de la lumière sui une surface sensible et que le langage courant la désigné sous le nom de photographie, et paice qu au lieu « de tenir entre ses doigts un pinceau ou un crayon, 1 altiste a poui ainsi diie manie un îayon « de soleil ! »
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- Certes, le grand public composé des raffinés de l’esprit, qui s’intéresse à toutes les manifestations artistiques, les grands critiques eux-mêmes ont compris que la photographie était susceptible de produire œuvre d’art, qu’elle était digne en tous points de prendre rang parmi les arts graphiques.
- Cette évolution n’a pas été l’œuvre d’un jour, elle s’est faite lentement, progressivement et, par suite, d’autant plus sûrement. Elle est due, sans conteste, aux expositions spéciales organisées dans les divers pays qui s’intéressent le plus au développement de la photographie, par des sociétés qui ont entrepris la tâche glorieuse de relever le niveau de la photographie artistique en la présentant sous un aspect nouveau, en montrant une voie nouvelle.
- Le Camera-Club de Vienne, l’Association Belge de Photographie, le Linked-Ring de Londres, la Société des Amateurs de Hambourg, le Photo-Club de Paris ont contribué par leurs expositions périodiques à conquérir à la photographie la place qu’elle occupe aujourd’hui.
- Nous n’allons pas jusqu’à admirer sans réserve tous les envois qui figurent dans ces Salons et qui, nous devons le reconnaître, sont fort loin de répondre à ce que l’on attend d’ordinaire des productions de la chambre noire. Il en est beaucoup qui sont de nature à troubler profondément l’esprit de ceux qui s’attachent plus à la qualité technique de l’exécution qu’à l’effet voulu, cherché et obtenu.
- Mais, en peinture, en littérature, en musique même, il existe des intransigeants; qu’y a-t-il donc de surprenant à ce qu’il s’en trouve aussi parmi les photographes et cela d’autant mieux qu’il s’agit d’un art encore nouveau dont les limites ne sont pas encore nettement définies ?
- Les œuvres les plus discutées, les plus discutables même, provoquent la critique, offrent matière à discussion et, par suite, retiennent l’attention. De la critique, de ces discussions naît un courant sain et salutaire qui ne peut qu’être profitable pour l’avenir.
- De même qu’en peinture, il existe en photographie des écoles essentiellement différentes qui se distinguent les unes des autres et par les procédés mis en œuvre et par le sentiment qui se dégage des productions qui les caractérisent. Chaque peuple a sa manière propre de comprendre et de voir la nature et par suite de l’interpréter : influence de caractère, de race, influence de climat, qui se retrouvent dans la plupart des œuvres d’artistes vivant dans un même milieu artistique et sous le même ciel. N’est-ce pas encore là une preuve indéniable de la personnalité possible des œuvres photographiques puisque les mêmes intruments, les mêmes agents chimiques peuvent donner naissance à des conceptions si variées et différentes les unes des autres ?
- L’Exposition Universelle nous a permis d’admirer les œuvres d’artistes de tous les pays, nous y avons vu ce qui doit caractériser les travaux les plus parfaits exécutés dans chacune des nations qui ont pris part à cette grande manifestation. Nous ne doutons pas qu’il ne se dégage de l’examen sérieux et consciencieux de toutes ces productions artistiques de la chambre noire, un mouvement d’opinion encore plus nettement accentué pour reconnaître à notre art, si merveilleux entre tous, le rang auquel il a droit de prétendre.
- (Caméra Obscurci, Amsterdam.) Maurice Bucquet.
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- Le Salon du Photo-Club de Paris
- à l'Exposition Universelle
- Ie jour où pour la première fois un artiste renonça à ses crayons et à ses pinceaux pour se servir de l’objectif photographique, la question de savoir si la photographie est un moyen d’expression artistique était posée. Malheureusement, ceux-là mêmes qui, ayant conscience de l’insuffisance des productions de leurs confrères, s’efforcaient de créer ce qu’ils appelaient la photographie artistique, soit par manque d’énergie pour lutter contre les habitudes prises, soit par manque de foi dans leur art, retombaient bientôt dans les errements de leurs prédécesseurs. Et c’est ainsi que, depuis cinquante ans, le portrait à la douzaine encombre de sa banalité nos salons, dont il risque d’être peu à peu chassé. Quant aux paysagistes, leurs productions étaient le triomphe de l’exactitude en même temps que de la sécheresse et lassaient l’œil des moins prévenus.
- La photographie était ou semblait être le domaine exclusif de certaines personnalités qui imposaient au monde photographique les idées étroites de leur esprit de routine et qui niaient la possibilité de faire mieux qu’ils n’avaient fait dès le principe.
- Depuis une vingtaine d’années, toutefois, les choses ont bien changé. La photographie a cessé d’être pratiquée uniquement par les professionnels et l’on a vu des gens de loisir d’abord amusés par les premiers résultats qu’ils obtenaient, s’efforcer de mettre au service du développement de la photographie leur culture artistique. Malheureusement jusqu’ici, dans nos expositions officielles, leurs tentatives isolées furent noyées au milieu des productions des professionnels qui croyaient sans doute qu’on voulait nuire à leurs intérêts, alors qu’on ne voulait que leur montrer la voie dans laquelle ils' auraient dû s’engager résolument pour éviter la décadence. Entre temps, de nombreuses expositions particulières ont peu à peu éclairé le goût du public et ont donné à ceux qui revendiquaient hautement pour la photographie le droit de prouver qu’elle était un moyen d’expression d’art, la force nécessaire pour obtenir, à l’Exposition Universelle de 1900, une classification qui, pour être assez irrationnelle, a eu du moins pour résultat de mettre en lumière des productions qui auraient risqué, une fois encore, de passer inaperçues.
- Nous disons que la classification en photographie d’amateur et photographie professionnelle est irrationnelle, et nous le prouvons en deux mots. Il semblerait, en effet, que la photographie à tendance artistique est l’apanage exclusif de ceux qui ne cherchent qu’une distraction dans l’exercice de cet art spécial, et c’est là une conception fausse, car nous prétendons, au contraire, qu’elle peut et doit être une source de bénéfices réels, et nous ne voulons pour preuve de ce que nous avançons, que les hauts prix atteints par certaines épreuves aux différents Salons d’art photographique à l’étranger et particulièrement en Angleterre. A cet égard, toutefois, notre cher pays de France, comme en bien d’autres circonstances, se trouve devancé malgré les efforts faits par le Photo-Club de Paris, dont les derniers Salons ont été autant de succès, et il semblait que le public attendît l’estampille officielle pour se décider à croire au témoignage de ses yeux. La voici obtenue et nous demanderons à nos lecteurs la permission de commencer notre rapide promenade à travers la section de Photographie par l’examen des œuvres que nous appellerons, d’après la classification officielle, des œuvres d’amateurs.
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- Entrons tout d’abord dans l’élégant salon décoré par les soins du Photo-Club de Paris pour l’exposition collective de ses membres et que des plaques de cuivre ornées par un procédé photographique du monogramme de la Société, signalent à l’attention du public. Disons de suite qu’elles sont dues à un membre de la Société, M. Geisler. Au-dessus d’une cimaise en bois décoré par des applications successives de tentures sobres, une tenture vert pâle surmontée d’une frise de fleurs de soleils forme une décoration tout à fait en rapport avec la tonalité générale des œuvres exposées. Des portières de même couleur que la tenture, placées à l’entrée et à la sortie de ce salon, complètent un ensemble dont tous les détails s'ont étudiés avec soin, témoin la jolie vitrine qui contient les publications de la Société.
- Ce juste tribut d’éloges accordé aux organisateurs, examinons les œuvres des quatre-vingt-neuf exposants du Photo-Club de Paris.
- Exposition du Photo Club de Paris.
- Les scènes de genre, les paysages, les têtes d’étude, les académies mêmes, d’une chasteté parfaite d’ailleurs, tonnent presque uniquement l’ensemble de cette exposition où nous regrettons de voir figurer trop peu de portraits traités dans la manière large qui conserve à une phv-sionomie tout son caractère, et nous ne nous étonnerons pas trop, toutefois, de cette lacune due à la difficulté d’un genre que trop peu d’amateurs abordent.
- Les paysages aux grands effets d’ombre et de lumière abondent. C’est ainsi que parmi les œuvres de M. Tollu nous signalerons un remarquable effet de soleil couchant sur la mer. Sur un fond de brume se détache un ciel lumineux qui se reflète dans l’eau sombre du premier plan à peine ridée de quelques vagues. Un torrent mugissant au milieu d’un paysage alpestre, des pins grêles se détachant sur une mer ensoleillée, donnent une juste impression de la nature et sont l’œuvre de M. Vacossin.
- L’exposition de M. Da Cunha est considérable et contient des œuvres remarquables. Celle qui nous a le plus impressionné représente une charrue traînée péniblement par deux chevaux dans un épais labour. Un grand ciel nuageux donne une poésie toute particulière â cette scène si simple. Le docteur Cadier nous transporte en Orient et nous montre des notes de voyage d’un caractère tout à fait artistique.
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- ,, ,,, , . . Phototypogravure I. Malvaux.
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- Avec M. Gers, est-ce bien la politique que nous abordons? Pour avoir été prises au cours des voyages des quatre derniers Présidents delà République, les épreuves qu’il expose n’en montrent pas moins toutes les qualités de l’habile opérateur. Mme Huguet nous ramène dans le domaine serein de l’art et nous nous plaisons à nous arrêter devant une très jolie œuvre qui représente une femme assise à l’ombre, sur un banc, et dont la silhouette gracieuse se détache sur un fond de verdure ensoleillée. L’effet était hardi et difficile à rendre. Nous signalerons ensuite une jolie marine de M. de Boulois ainsi que deux paysages de M. Boivin, un surtout qui représente des saules au bord d’un ruisseau heureusement estompé par un brouillard léger.
- Les deux ramoneurs de M. Roy sont d’un réalisme amusant qui devient sérieux dans le graveur du docteur Lamblin, dont le sous-bois aux superbes fougères serait tout à fait satisfaisant si l’allée ne coupait pas mathématiquement en deux son tableau. M. Maxime Brault a envoyé des paysages comme M. Rabourdin dont nous avons remarqué, en outre, une tête d’étude tout à fait curieuse. Un pic neigeux émergeant du brouillard, par M. Lehideux-Vernimmen, est à notre avis ce qu’il y a de mieux parmi ses envois qui tous, d’ailleurs, dénotent une grande sûreté de goût. Une arche de pont au delà duquel nous apercevons quelques laveuses constitue une des plus jolies œuvres de M. Seligmann. M. Dardonville est un grand voyageur qui nous fait partager les impressions qu’il a ressenties au cours de ses déplacements, et nous nous arrêtons volontiers devant son tableau qui représente, le long d’une forêt de pins, une route qu’anime heureusement un groupe de paysans. Sur un chemin de montagne éclairé presque à contre-jour, M. Touranchet nous montre un joli effet de poussière ensoleillée. M. G. Mira-baud affectionne les effets de mer qu’il rend avec une grande vérité. Nous citerons les jolis cygnes blancs de M. Buffet; une vue des Champs-Elysées par un temps de neige, de M. Mor-tureux, et un rameur au type accentué, de M. Jacques Lehideux, ainsi qu’un troupeau d’oies, de M. de Bioncourt; la place de la Concorde après la pluie, de M. de Las Cases, est un véritable Nittis. M. Guérin, qui nous montre une belle étude de ciel, nous fait éprouver une impression religieuse toute particulière en présence de sa procession s’élevant lentement au flanc d’une falaise. Le tableau de M. Berget représente M. Lipptnann étudiant un cliché qu’il vient de développer. En voulant rendre hommage aux travaux de son éminent maître, M. Berget a fait une œuvre excellente au point de vue de l’art.
- Pour juger comme elle le mérite l’exposition de M. le comte Tyskiewicz il nous faudrait une place plus grande que celle dont nous pouvons disposer, et force nous est seulement de signaler la grande maîtrise d’un artiste qui aborde tous les genres avec une égale sûreté. Nous
- citerons cependant comme hors de pair quelques paysages, un portrait de femme d’une jolie ordonnance et... ma foi, une tête de chien tout à fait réussie. Non loin du comte Tyskiewicz se trouvent les œuvres remarquables de M. F. Coste. il faudrait citer tous ses paysages dans lesquels l’atmosphère, qui semble palpiter, donne au sujet cet enveloppement qui fait trop souvent défaut aux œuvres photographiques; mais son tableau le plus séduisant, le plus complet au point de vue de la composition est son troupeau de moutons à la lisière d’un bois. Vérité de l’attitude du jeune pâtre nonchalamment couché pendant que son chien veille sur les moutons épars dans la prairie, habile distribution de la lumière et de l’ombre, tout concourt à nous donner l’impression d’une œuvre parfaite. M. Coste expose également une tête d’homme largement traitée et pleine de caractère.
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- Enfin notre promenade nous amène en présence des œuvres de M. Robert Demachy qui, avec quelques autres exposants, emploie, pour la reproduction de ses œuvres, un procédé qui leur donne un cachet de personnalité indéniable. Chacun de ses tableaux, qu’ils soient inspirés directement par la nature ou qu’ils aient été étudiés dans l’atelier, révèle d’ailleurs chez l’artiste des qualités de premier ordre. Sa première communiante est un tour de force dont le rendu ne serait peut-être pas aussi parfait si M. Demachy avait employé un autre procédé que celui à la gomme bichromatée. Les autres œuvres complètent un ensemble de tous points excellent.
- Les beaux paysages de M. Henri Menier et de M. Georges Ferrand, ainsi que les œuvres de M. de la Bretonnière et de M. Chevrier comptent parmi les bons envois au Salon du Photo-Club. M. Gilibertse spécialise un peu trop peut-être dans la reproduction des effets de ciel qu’il étudie avec un œil d’artiste, prompt à saisir les nuances les plus fugitives. M. Rossignol nous donne dans deux paysages inondés de lumière une impression tiès juste de la splendeur des jours d’été. Avec Mrae la duchesse d’Uzès nous retrouvons les paysages d’automne qui encadrent si heureusement les scènes de chasse qu’elle affectionne, et nous citerons comme particulièrement réussie une retraite à travers une grande plaine à la tombée du jour. M. le duc de Chartres est aussi un grand chasseur. Dans un de ses tableaux, le nuage de poussièie, soulevé par la meute que retient avec peine un piqueur, est illumine d une façon tout à fait heuieuse par un clair soleil. Nous citerons également le portrait du duc d <_AuiiuiIc en costume de promenade, avec ses jambières légendaires, au pied de l’escalier du château de Chantilly.
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- Si M. de Saint-Chamant nous prouve la sûreté avec laquelle il manie l’éclairage de l’atelier, en particulier dans son portrait d’homme vêtu d’une étoffe à ramages, ses paysages dénotent un grand sens de la nature et nous constatons avec plaisir l’effet très poétique qui se dégage de son tableau représentant quelques moutons épars sur un maigre pâturage du Midi. De M. Bergon nous citerons un portrait de femme qui semble détaché d’une tapisserie du seizième siècle. Tout est à louer dans une étude de femme couchée, dont le corps est enveloppé
- d’une lumière habilement distribuée. M. de Magnitot, dans des natures mortes, MM. Mouton, Paul Le Roux et Charles Petit, dans des paysages et des marines, nous montrent des qualités diverses et remarquables que nous nous plaisons à constater également dans les œuvres de M. de Rochambeau dont un coin de ferme est particulièrement à citer. L’exposition de M. Darnis est très complète. Sa tête de paysan a un grand caractère, puis viennent des effets qui prouvent tout le parti qu’un artiste peut tirer de son objectif. Un matin de gelée blanche, des moutons éclairés par un soleil frisant et surtout une femme tricotant sur le pas d’une porte, à travers laquelle nous voyons la rue violemment illuminée, sont autant de difficultés qu’un artiste seul pouvait vaincre.
- A côté des remarquables marines de M. Bezançon et des belles épreuves de De Saint-Chamant. M. l’abbé Léris dont nous citerons tout parti-
- culier
- l’exposition de M. Achille Lemoine. Au milieu de rochers à l’aspect sauvage, des figures heureusement drapées nous ramènent au temps où l’antique religion de la Gaule cherchait au fond des forêts de l’Armorique un dernier refuge contre l’envahissement de la conquête romaine.
- M. Henri Lemoine, son frère, n’a fait qu’un envoi, une tête de femme coiffée d’un turban, d’une exécution très personnelle.
- A côté d’études dont l’éloge n’est plus à faire,
- M. Maurice Brémard n’envoie qu’un seul paysage. Par une coquetterie bien naturelle chez un artiste de sa valeur, il a voulu sans doute nous faire regretter qu’il ne cultivât pas davantage ce genre où il révèle la même maîtrise que dans ses œuvres conçues et exécutées dans l’atelier.
- Parmi les envois de M. E. Wallon nous avons remarqué particulièrement deux pavsages.
- L’un d’eux représente une vallée dans le fond de laquelle se distingue un village encore noyé
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- H. Lemoine.
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- dans la brume du matin; l’autre, une route de montagne sur laquelle s’avance un troupeau dans un léger nuage de poussière. Nous retrouvons dans ces œuvres le goût de l’artiste qui a composé le portrait de l’homme éminent qu’est son père, et qu’il nous montre à sa table
- de travail encore occupé, malgré son grand âge, des travaux qui furent l’honneur de sa vie.
- Nous citerons une excellente étude de bouleau par Mme Manuel, des paysages et des têtes d’étude par M. Roger Galichon, ainsi que de
- Brémard.
- M. Bucquet.
- très bonnes épreuves rapportées par M. André Toutain de scs voyages, et parmi lesquelles nous avons remarqué un escalier sur lequel un groupe de mendiants produit un effet des plus pittoresques.
- Dans une série d’études sur Paris, M. Maurice Bucquet nous fait vivre la vie de la grande
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- M. Bucquet.
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- E. Wallon.
- Sur la route.
- ville avec ses foules grouillantes, son charme au printemps et même en hiver. Il en a parcouru les coins les moins connus et, de ses pérégrinations, il nous a rapporté des croquis qui sont autant de documents d’une intensité d’expression tout à fait remarquable. Des paysages, des marines, notamment une vue du port de Hambourg complètent un ensemble digne d’un artiste auquel nous ferons cependant le reproche de paraître se défier de son talent en n’abordant pas l’étude de la figure humaine.
- De M. Naudot nous avons remarqué un paysage qui représente un marais dans lequel est répandue une lumière lugubre tamisée par d’épais nuages d’automne. A citer encore une marine et un troupeau de moutons dans un chemin creux. M. Ledard nous a rapporté d’Afrique une vue du désert et, de ses séjours aux bords de l’Océan, des marines d’un grand effet. Nous citerons, de M. Edmond Halphen, une vieille femme lisant, d’un naturel parfait, et un effet de neige. M,le Marguerite Decugis nous montre, au-dessus d’une haute montagne au profil sévère, un soleil déjà noyé dans la brume du soir, dont le reflet dans l’eau d’un lac tranquille est la
- seule lumière qui éclaire un paysage de l’effet général le plus saisissant. A côté d’elle, une autre jeune fille, M,Ie Antoinette Bucquet, voit la nature sous des aspects plus riants. Ses paysages sont bien composés, mais nous réservons tous nos éloges pour son gracieux envoi qui représente trois jeunes filles, vêtues d’amples robes et dansant dans une allée de parc encore voilée d’un léger brouillard, à travers lequel se diffusent les rayons du soleil. Impossible de rêver et de mieux rendre un effet plus poétique. Avec des scènes heureusement prises dans les rues de Paris, M. Paul Bourgeois expose d’excellents paysages dont le plus parfait est certainement une pointe de roseau dans un marais. Cette œuvre est une composition de grand style.
- Nous remarquons tout d’abord de M. Georges Berteaux un excellent portrait d’homme. Nous ne saurions trop louer l’éclairage et la vérité de l’attitude. Après avoir cité du même auteur une fort jolie étude de femme, nous signalerons, parmi les paysages qui complètent son
- AI. Bucquet.
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- exposition, celui qui représente une vallée profonde barrée brusquement par une haute montagne couverte de neige, et qui donne une impression juste d’un des effets les plus difficiles à rendre. M. Stolz et M. le vicomte de Maupeou nous montrent des batteries d’artillerie dans des nuages de fumée très bien étudiés. Ce dernier ajoute à son envoi des vues de Suisse.
- La série très complète d’effets de nuages et de marines, de M. Jacquin, est digne d’un artiste qui fait depuis dix ans l’honneur
- G. Berteaux.
- des expositions d’art photographique. Nous citerons tout particulièrement une épreuve qui représente une lame puissante au moment où elle va se briser en une vague gigantesque. Sur la crête des flots se joue une lumière tamisée par le ciel d’orage qui envahit l’horizon. Nous avons bien là l’impression de la force sans limites de la masse liquide qui, poussée à travers l’Atlantique, se rue sur les côtes de France. M. Jacquin est également sensible aux spectacles que nous offrent les calmes paysages terrestres, et je n’en veux pour preuve que son tableau qui représente un étang avec, au premier plan, des arbres vigoureux sous lesquels l’œil distingue un fond de parc ensoleillé.
- A côté de l’intéressante exposition de M. Delpech, nous remarquerons les marines et les paysages de M. Ducourau, ainsi que les envois de M. Emmanuel Mathieu et, si nous admirons les très belles épreuves de M. Malatier, nous ne pourrons faire autrement que de constater que les scènes qu’elles reproduisent manquent un peu de naturel.
- °Urgeois.
- Seul.
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- M. Maurice Binderet M. Rouillé-Ladevèze n’ont envoyé qu’une seule épreuve. Il est regrettable que ces deux artistes semblent se retirer de la lutte ; M. Rouillé-Ladevèze n’est-il pas un de ceux qui avaient remis en honneur le procédé à la gomme bichromatée dont il avait obtenu de si heureux résultats? M. W.-H. Stewart cherche à sortir de la banalité et y parvient souvent, surtout dans ses très jolies études de femmes.
- Les œuvres deM. Grimprel révèlent une science consommée de la composition et de l’éclairage. On retrouve dans les œuvres du photographe l’artiste qu’il a toujours été, et il réussit également bien dans tous les genres. Il se sert avec une grande maîtrise du procédé à la gomme bichromatée, ce qui lui permet d’accentuer encore l’aspect de personnalité de ses oeuvres. Employant le même procédé,
- O Gri
- rmprel.
- G. Grimprel. Cigarette.
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- M. J. Mannheim nous présente une jolie série de petites épreuves qui manquent peut-être un peu de composition.
- Des plaines du centre de la France et du golfe de Naples, M. Maurice Le Corbeiller nous rapporte de curieux paysages, et M. Paul Corbin, de Venise et de Capri, d’intéressantes études. A citer, l’entrée d’une écluse, de M. Prin d'Ori-gny, ainsi que les épreuves de M. Alfred Brémard et M. Marozeau. En Hollande et à Venise, M. de la Villestreux a trouvé des inspirations dont nous constatons le charme. La photographie instantanée a heureusement servi M. Paul Boisard qui, dans une de ses marines, nous montre au premier plan un vol de mouettes rendant, pour ainsi dire, sensible à l’œil l’atmosphère qui enveloppe le
- C. Puyo.
- C. Puyo. Chant sacré.
- sujet. Les études de têtes de M. Emile Thurneyssen donnent une excellente idée de la valeur de l’artiste. Non loin de lui nous remarquons les très bons paysages de M. Marquet, dont la meilleure œuvre est encore la jeune fille lisant. Dans l’exposition de M. Le Bègue nous trouvons la sincérité d’un artiste qui, depuis plusieurs années, étudie surtout la figure en plein air. Dans ce genre si difficile il a obtenu, encore une fois, des résultats excellents qui dénotent sa science
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- et son goût. Ses académies sont heureusement posées et éclairées d’une façon imprévue, mais tout à fait satisfaisante. A noter encore une charge de cavalerie de M. G. Durand, les épreuves de M. Desmarest et les excellentes scènes champêtres de Mme Binder-Mestro qui a envoyé également une très jolie tête de femme et une académie de jeunes gens très bien étudiée. Après avoir signalé les laveuses et la tête d’homme de M. F. de Queyriaux, nous nous arrêterons plus longuement devant l’exposition de M. C. Puyo. C’est qu’en effet, si M. Puyo se montre
- Mm<i Binder-Mestro.
- DÉJEUNER CHAMPÊTRE
- l’égal des plus habiles au point de vue de la composition et de la sûreté de ses conceptions ai'tistiques, au service duquel il met les ressources de sa culture intellectuelle et de sa science, Ses oeuvres ont, au point de vue spécial qui nous préoccupe, un mérite qui ne saurait être mis assez en lumière. Elles sont, en effet, des œuvres purement photographiques et sont la justifi-cation de la prétention que nous avons émise au début de ces lignes de faire reconnaître la photographie comme un moyen d’expression artistique. Par l’étude du jeu de la lumière et des ombres, il arrive à produire l’effet qu’il avait conçu sans que sa main ait besoin d’intervenir, aPrès coup, pour corriger ou atténuer les erreurs de son objectif. Son portrait de femme, par
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- exemple, je le garantis sans retouche, et pourtant tout le monde sait combien il est difficile, quand on n’est plus en présence d’une tête d’enfant, d’éviter l’accentuation désastreuse de certains traits, quelque brillants de jeunesse qu’ils soient. Et ces résultats, il les obtient aussi bien quand il travaille en plein air que lorsqu’il a à sa disposition toutes les ressources et tous les trucs de l’atelier.
- Après avoir consciencieusement étudié cette exposition et celles de plusieurs des artistes que nous avons nommés au cours de cette rapide promenade, qui donc pourrait traiter la photographie de procédé purement mécanique? Et c’est ainsi que le Photo-Club, en se réclamant hautement des principes que nous avons exposés, aura contribué, pour une large part, à faire franchir en France un pas considérable à la photographie.
- (Bulleïni du Phoio-Chib de Paris.) Un visiteur.
- Mme Binder-Mestro.
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- La Classe XII à l’Exposition Universelle
- SECTION FRANÇAISE
- Que mes lecteurs me permettent tout d’abord de réparer un oubli. Plus d’un d’ailleurs avait remarqué, j’en suis sûr, que je n’avais pas signalé l’exposition de M. Philipp dans la collectivité du Photo-Club. Ses œuvres sont en effet parmi les meilleures, et nous avons surtout admiré son étude de femme aux cheveux opulents, sous le voile desquels brillent des yeux qui font rêver; à signaler également un effet très heureux de
- brume matinale.
- Puis nous quitterons définitivement le Photo-Club pour nous arrêter avec complaisance devant les deux panneaux occupés par la Société d’Excursions. Cette exposition dénote de la part de scs membres une préoccupation artistique qui se manifeste surtout dans les envois de MM. Londe, Darnis, Huillard, Bucquet, Gilibert et Wallon . Les paysages de ce dernier sont de vrais chefs-d’œuvre. Impossible de nommer tous les autres. Ils ne se plaindront pas, je pense, si je dis que leurs envois accompagnent dignement ceux de leurs chefs de file. Cette Société a tenu à présenter les œuvres de ses membres dans des cadres séparés, ce qui
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- SBfMpillt * “ " “
- H. Mcnier.
- contribue grandement à donner à son exposition un aspect éminemment artistique.
- Tout en regrettant que la Société d’Etudes ait réuni son exposition dans un seul cadre, nous signalerons avec plaisir les épreuves très artistiques de MM. Va-cossin, Gilibert, Roy et Balagny, ainsi que les belles études de femmes, de M. A. Lemoine. Ce cadre contient également des spécimens de reproductions par le procédé des trois couleurs, très intéressants, par MM. Chaupe et Geisler.
- La Société du Nord de la France nous offre une exposition très réussie dans son ensemble. L’absence de nom
- U
- cnioiiu.
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- Druidesse.
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- sur les cadres prouve la modestie de ses membres, qui ont voulu que le mérite de chacun contribuât simplement au succès de l’ensemble de la collectivité. C’est donc à la collectivité que nous adresserons nos éloges. M. Dubreuil me permettra-t-il toutefois de lever pour lui le voile de l’anonyme en signalant à l’attention toute particulière du visiteur ses deux vues du port éclairées par un jour crépusculaire? Si M. Dubreuil n’en est pas l’auteur, c’est qu’il a un sosie plein de talent.
- Les belles épreuves de M. Martin-Sabon dénotent chez l’auteur une préoccupation documentaire qui n’exclut pas l’art. Nous reprocherons à M. Henri Ménier la façon peu heureuse dont il nous présente les belles épreuves qu’il a rapportées de ses voyages et qui gagneraient beaucoup en étant encadrées sans marges. Il nous montre également une superbe collection de diapositives pour projections.
- A signaler les expositions de MM. E. Huillard, qui manie avec habileté le charbon velours Art mue, Desmarest et Soehnée.
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- M. Henri Robert est je crois le seul, parmi les amateurs, qui ait exposé des émaux photographiques.
- A côté de Mlle Claire Lehideux nous remarquons l’exposition de Mlle Marcelle Dreyfus, dont nous signalerons particulièrement des pins maritimes au travers desquels nous apercevons une mer calme et légèrement brumeuse, sur laquelle voguent des barques de pêche.
- M. Anglès, dans ses jolies épreuves, nous montre le parti que l’art peut tirer des papiers à dépouillement préparés par le commerce. Sans avoir recours aux procédés nouveaux, M. Fabre nous intéresse et nous attire. Ses paysages alpestres dénotent une vue juste de la nature. Mariant
- la photographie et la galvanoplastie, M. Marion a fait oeuvre d’art. Les médailles et les bijoux qu’il expose mériteront une mention spéciale que nous lui consacrerons plus tard. Les paysages de M. Lemuet et de M. Guinot dénotent une insuffisante recherche de l’effet, ainsi que ceux de M. Charles Drain qui manquent d’atmosphère.
- M. H. Lemoine expose, dans un meuble à volets, des épreuves d’une variété tout à fait curieuse où se révèle le talent multiple de leur auteur.
- Avec M. Lamorte, nous citerons encore M. Balagny qui marche sur les traces de son père, et, sans vouloir nous montrer sévère, on nous permettra de regretter que la Société des Amateurs
- A. Lemoine. Nymphe du Torrent.
- A. Lemoine.
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- Photographes ait envoyé une exposition trop modeste, dont les épreuves sont présentées avec un soin insuffisant.
- M. le comte Desma-zières couvre de ses œuvres un panneau important. Tout en rendant justice au talent de l’artiste, nous sommes obligés de constater que ses cadres contiennent beaucoup de redites, d’un heureux effet il est vrai, et nous nous arrêterons avec plaisir devant l’exposition de M. le comte de La Tour du Pin. Ses paysages sont remarquablement composés et nous
- regrettons qu’il n’ait pas plus souvent employé le procédé à la gomme bichromatéc qui l’a si
- Comte de La Tour du Pin.
- Provost, pliot., Toulouse.
- P. Nadar, phot., Paris.
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- bien servi pour la reproduction de son oeuvre principale, un paysage noyé dans les ombres du crépuscule. Notons spécialement les beaux positifs sur verre de MM. Rouchonnat et Boutique. Ce dernier nous montre une partie de ses travaux qui constituent un ensemble considérable de documents archéologiques du plus vif intérêt.
- Et nous voici parvenu sur les confins du domaine réservé aux amateurs. C’est au public, en définitive, à décider si l’Administration a bien fait de séparer leurs œuvres de celles des pro-
- Otto, pliot., Paris.
- fessionnels. Pour notre part, nous ne pouvons nous empêcher de constater que leur exposition, dans son ensemble, dénote une aspiration très louable vers un idéal d’art qui semblait complètement leur échapper autrefois.
- Les professionnels m’en voudraient si je les jugeais en me plaçant au même point de vue. Ils continuent pour la plupart à suivre les errements du passé et ils ont probablement raison, car ils sont guidés par les nécessités de leur commerce. Les hardiesses d’éclairage leur sont difficiles et il ne leur est pas permis de laisser une ride à l’octogénaire le plus décrépit. J’hésite
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- même à nommer ceux dont les expositions nous ont retenu le plus longuement, car je craindrais d’usurper les attributions du jury. Je me contenterai de constater qu’ils ont tous, pour la plupart, largement profité des progrès réalisés dans ces dernières années par l’industrie photographique. Et pourtant comment renoncerais-je à signaler la remarquable exposition de M. Braun qui, dans ses magnifiques épreuves au charbon, semble être le collaborateur des maîtres dont il reproduit les œuvres ?
- Faut-il ensuite citer des noms ? Dirai-je que M. Bellingard nous montre un très louable désir de conserver, par une retouche discrète, le véritable caractère des physionomies? Scs études de fleurs sont de toute beauté et attirent particulièrement l’attention. Faut-il encore citer M. Otto, le photographe des jolies femmes et des enfants; M. Nadar, qui soutient dignement l’honneur de son nom?
- Ceux-Là sont sans doute les premiers, mais ils sont entourés d’une pléiade d’artistes distingués tels que MM. Cautin-Berger,
- Courrier, Neurdein, Provost et Steb-bing. Nous mettrons à part MM. Boyer et Bouillaud qui se servent, avec une habileté rare, de la lumière artificielle, ainsi que M. Chéri-Rousseau, dont les portraits et les paysages au charbon ont une valeur artistique indiscutable.
- MM. Hideux et Mathieu Déroché sont, je crois, seuls à exposer des émaux photographiques; leurs travaux sont remarquables et présentés avec goût, et ce dernier surtout fait preuve d’une habileté que nous connaissons de longue date.
- Quel que soit d’ailleurs le mérite des photographes chargés de fixer les traits de nos contemporains, ils nous permettront de constater que leur exposition ne dénote
- pas un progrès très sensible depuis 1889. Et qu’ils ne se retranchent pas derrière les obligations que leur crée le goût du public; c’est à eux de le guider et de l’éclairer en se rapprochant, autant que possible, de la vérité qui finira, en somme, par triompher.
- Cautin-Bergcr, pliot., Paris.
- (iBulletin du ‘Photo-Club de Paris.)
- Un visiteur.
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- Les Photographies à l’Exposition de 1900
- VUE D’ENSEMBLE
- La grande manifestation internationale qui marque cette année une date importante dans l’histoire de beaucoup d’industries est très intéressante au point de vue photographique, et si, en apparence, elle n’est pas aussi brillante qu’on aurait pu l’espérer à cause de l’abs-tention des uns et du manque de préparation des autres, il n’en est pas moins vrai qu’elle est une page décisive dans ses annales, car elle est le résumé d’une ère qui, au point de vue de l’image, a été féconde tant au point de vue des méthodes apportées que des résultats obtenus.
- Si nous jetons les yeux en arrière jusqu’en 1889, nous verrons tout le chemin parcouru; nous sentirons qu’à cette époque nous étions encore bien novices dans cet art délicat de reproduire, comme nous pouvons le faire aujourd’hui, la vie externe avec tout son mouvement, son intensité, sa couleur presque...
- En 1889, l’instantanéité était déjà un fait accompli, mais elle était encore à son enfance, elle n’avait point alors cette divulgation universelle qu’elle possède maintenant, et l’on peut dire que tous les merveilleux résultats auxquels on est parvenu aujourd’hui découlent uniquement des progrès et perfectionnements que les constructeurs ont apportés à leurs appareils pour réaliser cette qualité maîtresse, l’instantanéité. Maintenant les appareils à pied ont complètement disparu de l’outillage de l’amateur du plein air, ils ne sont plus que des instruments fort utiles relégués aux mains des professionnels qui exercent leur métier en reproduisant servilement les monuments et les paysages dans le seul but de montrer des documents exacts, mais sans souci de l’impression d’art que seul peut provoquer une scène saisie sur le vif, à l’encontre souvent de toutes les règles classiques.
- L’appareil photographique d’aujourd’hui, le seul, est l’appareil à main; le nombre des modèles tend chaque jour à augmenter et l’instrument lui-même se démocratise en devenant de moins en moins cher; il entre dans toutes les branches de la société et, grâce à ses qualités de légèreté et de manutention facile, il a fait de la photographie une annexe de toutes les professions.
- L’appareil d’aujourd’hui permet, sans être obligé de recharger, d’avoir une série de négatifs exécutés dans des conditions inférieures de luminosité. Tout le progrès de la photographie est là; et les belles épreuves que nous voyons à l’Exposition n’ont guère été obtenues que grâce à ces nouvelles qualités de l’instrument.
- Ce grand perfectionnement dans la manière générale d’opérer ne pouvait se faire sans qu’il se soit produit également des progrès sérieux dans les éléments qui constituent l’appareil lui-même. Les principaux se sont portés sur l’objectif : les verres de composition spéciale et les nouvelles formules de courbures des lentilles permettent d’obtenir des anastigmatiques pouvant travailler à pleine ouverture sans diminution de netteté, tout en gardant une longueur focale très réduite.
- Les obturateurs sont devenus de plus en plus parfaits, ils sont combinés de façon à pouvoir s’armer sans découvrir; le mécanisme en est soigné et solide, les accidents dus à une faute de ce côté sont aujourd’hui fort rares. Enfin, les châssis à répétition, pour ainsi dire inconnus il y a dix ans, sont aujourd’hui d’un emploi absolument courant.
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- Au point de vue des méthodes, nous devons voir ce que sont devenus les papiers photographiques pendant la période écoulée. Le papier albuminé tend chaque jour à diminuer dans les emplois de la photographie et semble être systématiquement remplacé par des papiers au chlorure d’argent, autrement appelés aristotypes et au citrate. Ce changement ne doit pourtant pas être considéré comme un progrès, car le temps a une action terrible sur ces papiers nouveaux qui n’auront sûrement pas la longévité des anciens. Aucun perfectionnement n’a été réalisé d’une façon sensible sur les papiers au charbon, au bromure d’argent, au platine; en 1889, on obtenait déjà des résultats qui semblent avoir été parfaits dès cette époque.
- Disons enfin que la découverte de l’application de certains produits tels que l’hydroquinone, l’iconogène, le métol, etc., ont permis d’obtenir au développement des résultats qu’il aurait été inutile d’espérer auparavant.
- On conçoit que devant tous ces perfectionnements réunis, l’amateur d’aujourd’hui possède une supériorité considérable sur les aînés, et que si les résultats obtenus maintenant ne peuvent être comparés avec ceux d’il y a dix ans, le mérite doit surtout être reporté sur les constructeurs qui ont tellement facilité la tâche !
- La photographie d’art, qui est assurément une branche nouvelle de la photographie, est un des résultats des perfectionnements de l’appareil; les images présentées par certains amateurs, et possédant un côté réellement artistique, sont du plus grand intérêt : elles ont droit de cité aujourd’hui. Les personnes qui s’adonnent à cet exercice agréable d’être des artistes en photographies éprouvent des plaisirs sans conteste. Les tableaux photographias existent maintenant, ils possèdent une valeur réelle, indépendante de la valeur matérielle, valeur qui n’a d’existence que par la façon dont le sujet est rendu et interprété.
- On sait qu’à l’Exposition la photographie est installée dans le Palais de l’Education, au Champ-de-Mars. Pour la section française, elle présente une certaine unité, et le visiteur peut sans peine suivre les galeries où il verra les appareils et les images ; malheureusement, il n’en est plus de même pour les sections étrangères. Une classification nouvelle, qui réunit en un seul tenant tous les objets d’un Groupe d’un même pays, forme des ensembles répartis en différents endroits, de sorte que pour aller visiter les exhibitions des autres nations, il faut parcourir des distances plus ou moins longues; toutefois, les expositions photographiques sont toutes installées dans le palais que je viens d’indiquer; il faut quelquefois se donner de la peine pour retrouver les différents emplacements, mais... on y arrive tout de même. Il n’y a d’exception que pour la participation allemande qui se trouve reportée dans la rue des Nations, au pavillon de ce pays. Pourquoi cette exception?...
- Ainsi que nous le disions au commencement, la photographie se présente en 1900 avec des moyens puissants que lui ont procurés les perfectionnements sans nombre des appareils ; grâce à ceux-ci, elle est devenue rapide et pour ainsi dire automatique.
- Devant ces étonnantes facilités que les moyens nouveaux procuraient aux amis de l’objectif, on aurait pu croire que l’Exposition de 1900 eût été une véritable apothéose et que nous y aurions vu des œuvres admirables en grand nombre. Malheureusement, il n’en est rien, et si l’on trouve d’un côté ou de l’autre quelques efforts intéressants et quelques épreuves remarquables, il n’en est pas moins vrai que dans l’ensemble la moyenne est au-dessous de ce qu’on avait espéré. A quoi attribuer cet état? A la trop grande facilité sans doute qu’on a aujourd’hui d’obtenir des résultats heureux, de sorte que devant la crainte d’une concurrence facile, beaucoup d’artistes se sont abstenus.
- Il existe une autre branche de l’image photographique sur laquelle il est juste de dire deux mots, la reproduction des couleurs. Je ne veux point parler ici des procédés scientifiques de M. Lippmann qui ont ouvert une nouvelle voie aux chercheurs; ces méthodes si intéressantes n’ont pas été suivies de moyens opératoires faciles et pratiques, elles sont restées du domaine du laboratoire, d’où elles ne semblent point vouloir sortir pour le moment. Nous avons d’autres
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- moyens de donner des images photographiques en couleur : ce sont les procédés d’analyse et de synthèse inventés par M. Ducos du Hauron et que M. Vidal a eu l’honneur de répandre; les succès obtenus reviennent en grande partie à son invention. Bien que pas nouveaux, puisqu’ils remontent à plus de trente ans, ils n’ont pourtant reçu d’applications pratiques que pendant ces dernières années. Nous voyons à l’Exposition de fort attrayantes images au charbon obtenues par la superposition de trois éléments monochromes et de belles vues sur verre de MM. Lumière et de MM. Vallot qui ont déjà reçu l’admiration générale.
- Cette étude d’ensemble sur l’état actuel de la photographie et sur les progrès accomplis depuis la dernière Exposition nous permettra de regarder avec plus de sincérité les épreuves accrochées aux murs du Palais de l’Education. Nous passerons en revue dans nos articles suivants les différents numéros du Catalogue, en réservant pour la prochaine fois une place spéciale au Photo-Club de Paris.
- (‘'Photo-Galette.)
- A. DA CUNHA.
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- Les Photographies à l’Exposition de 1900
- LES SOCIÉTÉS — LES AMATEURS — LES ÉTRANGERS
- Pans une précédente étude sur les photographies à l’Exposition, je disais qu’il était peu probable qu’aucun des exposants pût se plaindre de son emplacement au point de vue de l’éclairage, car tous sont bons et même excellents; malheureusement, si aucun amateur en particulier ne peut ériger des doléances, on peut dire qu’ils peuvent tous se joindre en choeur pour en émettre une seule, car si les tableaux sont en bonne lumière, si le jour bien tamisé glisse doucement sans faire de reflets sur toutes les images exposées, on peut ajouter qu’il est regrettable de voir tant de bonnes conditions réunies presque pour rien. En effet, les salles de la photographie pour la section française, par leur situation au premier étage et à l’extrémité d’un palais, ne reçoivent que fort peu de visiteurs : les intéressés y vont, ils y vont tous, c’est entendu... Mais, enfin, une Exposition est surtout faite pour le grand public, pour celui qui est quelconque et auquel on veut communiquer, soit un enseignement nouveau, soit un goût qu’il n’avait pas encore, et pour cela la première condition est d’attirer la foule. La section des images photographiques est un coin délicieux de l’Exposition où l’on peut s’isoler aussi longtemps qu’on veut ; pour ma part, j’y ai passé deux matinées entières à prendre des notes pour mes articles de la Photo-Galette sans être dérangé par âme-qui-vive. Il semblait que les archanges gardiens des critiques se tenaient aux portes pour leur laisser toute la quiétude d’esprit nécessaire à leur importante fonction. Ça ne fait rien... j’aurais préféré un peu plus de mouvement, pour moi d’abord que cela aurait égayé, pour la photographie surtout, dont la seule raison d’être est de trouver des regards bienveillants. If est certain qu’une Exposition sans visiteurs, ou avec peu de visiteurs, ne répond pas au but.
- Le Photo-Club retient la portion la plus importante de la partie réservée aux images pour la section des amateurs français, et si dans les autres numéros du Catalogue nous avons par-ci par-là quelques bonnes choses, ce n’est qu’au point de vue de l’exécution matérielle. Nous trouvons d’excellentes épreuves qui dénotent des amateurs possédant de très bons appareils, sachant bien s’en servir et doués de ce don de patience qui est une des grandes qualités de l’amateur photographe. Nous en voyons pourtant qui se sont dégagés des servilités courantes et qui ont produit des œuvres intéressantes au point de vue artistique, mais ils sont en petit nombre.
- Les sociétés autres que le Photo-Club ne brillent guère, elles ont apporté des épreuves qui ne sont certainement pas mauvaises mais dans lesquelles on ne rencontre pas cette recherche et ce travail qui font sortir une exhibition de la banalité.
- La Société d’Etudes photographiques passerait pour ainsi dire inaperçue si elle n’avait parmi ses membres un travailleur de premier ordre, M. Chaupe, qui est un des pionniers de l’épreuve photographique en couleur prise d’après nature. Je ne parle pas de la valeur artistique des images qu’il a envoyées, elle est nulle, ces dernières n’ont même pas cette prétention d’en avoir, mais au point de vue de l’exécution, elles sont extrêmement curieuses : M. Chaupe nous montre une série de photographies au charbon obtenues par trois reports différents formant trois images, bleue, jaune et rouge, dont la synthèse constitue une épreuve possédant toutes les teintes du sujet original. Il y a notamment une grappe de fruits faite
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- d’après nature, du moins on me l’a assuré, qui est fort remarquable et qui est, je crois, la première photographie d'après nature obtenue sur papier par le procédé des trois couleurs.
- Dans le même cadre se trouve une série d’épreuves de M. A. Lemoine, représentant en médaillons des sujets de femmes qui semblent se soutenir et voler dans les airs; ce sont des allégories amusantes, mais qui n’ont qu’un intérêt de curiosité photographique, car le procédé employé pour arriver à ce résultat (i) empêche les étoffes d’avoir les retombées harmonieuses que seules peuvent donner des chutes naturelles.
- Il faut citer aussi les photographies de MM. Gilibert, G. Roy et A. Villain, qui sont impeccables comme exécution et rendu.
- La Société photographique du Nord de la France a eu le tort de ne pas mettre les noms des auteurs sous les images qu’elle expose; il nous est impossible de les deviner; je le regrette, car j’aurais cité avec plaisir celui de cet amateur habile qui a exécuté toute une série de paysages sous la neige; ils sont fort bien venus, et l’on sait la difficulté qu’il y a pour enlever à ces perspectives toutes blanches la crudité de teinte unique et le manque de perspective qui semble être une des caractéristiques des paysages d’hiver.
- La Société d’Excursions des Amateurs de Photographie occupe deux panneaux importants remplis d’œuvres dues aux membres de cette intéressante association ; il faut citer les tableaux de M. Georges, représentant des moutons, un étang, etc. ; ils sont curieusement teintés et il me serait difficile de dire comment ; si ce résultat est obtenu par des moyens mécaniques, il faut le déplorer; si, au contraire, l’auteur y est arrivé par des procédés exclusivement chimiques, on doit l’en féliciter. M. L. Geau a envoyé une scène d’enfants pauvres d’un réalisme très réel et d’une exécution parfaite. Citons aussi une mer agitée, de M. Londe.
- M. Nors a envoyé un grand tableau qui nous donne des impressions de montagnes, il est fort beau et gagnerait à être vu de plus près, malheureusement, dans toutes ces expositions on relègue toujours dans les hauteurs tous les grands tableaux sans souci de leur valeur; c’est un tort, alors qu’il y a tant de tableaux de petite taille et de petite importance qu’on pourrait si bien placer très haut, hors de la vue.
- Dans une autre salle, nous trouvons l’exposition de la Société des Amateurs Photographes de Paris, dans laquelle on voit beaucoup d’efforts tentés ; cette jeune société mérite d’être encouragée, et nous ne doutons pas que d’ici peu ses membres puissent nous montrer une série d’œuvres plus intéressantes encore que celles de cette année.
- Si nous ne voyons rien de très marquant chez les amateurs isolés, c’est qu’en général tous ceux qui cherchent à produire des œuvres intéressantes en photographie font partie d’une société, et qu’étant déjà représentés par des numéros dans les expositions collectives, ils n’ont point cherché un surplus de succès personnel mais aléatoire par des expositions individuelles.
- M. Martin-Sabon est un compilateur doublé d’un praticien fort expert; la série de clichés dont il nous fait voir des épreuves est fort intéressante au point de vue documentaire, mais un point... c’est tout. Ce grand livre, où nous voyons juxtaposées tant d’épreuves interprétant des motifs de l’architecture passée de quelques contrées de la France est une sorte de grand dictionnaire auquel on se reporte en cas de besoin; il est impossible déliré... pardon, de regarder tout cela, il y en a trop.
- (i) Le sujet est couché par terre sur un drap noir et l’objectif est dispose au plafond dans la position verticale.
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- Un autre compilateur est M. H. Lemoine, qui possède une collection considérable de clichés sur tous les événements de ces dernières années ; c’est encore très intéressant, mais il y en a trop... beaucoup trop... Vue sous cette masse de clichés, la photographie n’est plus de l’art, elle est un jeu de patience.
- Parmi les isolés, il faut nommer M. Huillard, dont les épreuves sont très soignées et détaillées ; il y a certains sujets d’arbres pris en hiver, dont les branches se profilent, qui sont des petites merveilles de mise au point.
- De M. Cousin citons un contre-jour fort impressionnant pris au bord de la mer avec une extrémité de jetée qui se silhouette en noir au premier plan : c’est de la bonne photographie, faite avec goût et personnalité.
- M. Henri Ménier a exposé une série de grandes épreuves collées sûr de grands cartons à grandes marges. Voilà des marges qui vont coûter cher au prix du mètre carré demandé par le Comité de la classe XII, Ces épreuves sont extrêmement bien faites et sont des souvenirs de voyage; n’étant pas nombreuses, on peut les regarder tranquillement les unes après les autres ; il y en a une à laquelle je me suis arrêté plus particulièrement, elle représente une banquise prise dans quelque mer glaciale; elle est fort curieuse au point de vue documentaire.
- Nous avons revu avec intérêt la série de chasse à courre de M. Desmarest, il est toutefois regrettable que cet excellent praticien ne nous ait pas montré des images nouvelles : sa dextérité bien connue à manier la chambre noire lui aurait sans doute permis de produire des œuvres inédites très agréables.
- M. Roquerbe excelle dans les tableaux pris dehors. Je dirai beaucoup de bien de cette tête de paysanne en plein soleil, elle est très gaie et très vivante.
- M. Gillet possède une belle photographie de paysage.
- Quant à M. Wallon, il nous montre une petite scène des boulevards sous la pluie et dans une tonalité grisâtre fort agréable ; il y a dans ce petit tableau une recherche d’art qui est d’autant plus intéressante que ce sentiment n’est pas très cultivé dans les images environnantes. Nous voyons aussi une photographie charmante due à M. Bucquet, représentant un enfant jouant de l’accordéon.
- Nous trouvons de beaux agrandissements de Mlle Marcelle Dreyfus, qui prouvent une bonne pratique des appareils et un sentiment très juste de ce que peut etre 1 art en photographie. Mentionnons également Mlle Claire Lehideux, qui a envoyé quatre excellentes épreuves.
- M. Landouzy a exposé une fort belle image très bien composée représentant un paysage à contre-jour sur lequel se découple une grande croix bordant la route. Il est d autant plus méritant d’avoir réussi avec ce sujet, qu’en soi, ce dernier est très banal.
- De MM. Ch. Drain et Léon Lemert, nous trouvons de fort belles épreuves sur platine.
- Une des meilleures expositions individuelles est sans contredit celle de M. le comte de La Tour du Pin, qui peut être compté parmi les amateurs les plus distingues; 1 ensemble qu il a envoyé dans la grande salle du milieu est fort réussi.’ j admire d une façon spéciale cet eftet de contre-jour sur un lac, l’aspect est des plus séduisants et l’exécution est irréprochable. Une autre epreuve qui a sa valeur est celle qui nous montre une ville éclairée par la lune ; le support de la gomme bichromatée rend très artistiquement les effets étudiés.
- M. Cari de Mazibourg est le peintre des femmes et il excelle dans cet art tiès difficile de reproduire des, têtes féminines ; c’est en effet un travail des plus épineux que celui de faire des portraits de femmes, car il faut que l’image soit ressemblante, vivante, et, disons-le, flattee. La figure d’une femme est essentiellement mobile et pour peu qu on 1 anete, la personnalité disparaît; il faut savoir trouver le moment exact du passage dune expression à lautie pour le retenir sur la plaque ; il faut de plus, par la pose trouvée, par 1 orientation donnée aux membies,
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- au visage, au regard, former un tout qui soit bien la synthèse des mouvements ordinaires et courants de la personne dont il s’agit. M. Cari de Mazibourg est un artiste dans son genre, et la merveilleuse collection qu’il possède servira sûrement un jour ou l’autre ci l’illustration de quelque beau livre sur la femme de notre époque.
- M. C. A. Courrège s’est essayé en de nombreux tableaux dont on peut dire beaucoup de bien.
- Il faut nous arrêter un instant devant les cadres de MM. Vallot qui, malgré leur côté industriel, présentent une valeur considérable.
- Ils sont en couleurs et obtenus par le procédé des trois monochromes élémentaires. Comme pour les épreuves de M. Chaupe, celles de MM. Vallot sont exécutées sur papier et au charbon. Elles sont très remarquables comme exécution et constituent ce qu’il y a de mieux pour le moment en photographies des couleurs.
- Il est regrettable que ces artistes ne se soient pas appliqués à la reproduction sur papier d’un sujet pris d’après nature ainsi qu’ils l’ont fait pour le stéréoscope d’une si heureuse façon ; leurs efforts auraient été couronnés d’un plus grand succès; ce qui fait le mérite réel de M. Chaupe, dont nous parlions plus haut, c’est que ces épreuves, bien que beaucoup moins intéressantes comme ensemble que celles de MM. Vallot, ne sont pas des reproductions de tableaux mais de la nature elle-même.
- Nous arrivons, pour la fin de cette étude, aux œuvres de M. Chéri-Rousseau, qui constituent un ensemble excellent. M. Chéri-Rousseau, quoique professionnel, puisqu’il exerce à Saint-Etienne, peut être rangé parmi les amateurs à cause de son bon goût et de son heureuse
- Cari de Mazibourg.
- personnalité; c’est un travailleur-ardent qui ne laisse rien au hasard ; tout ce qu’il montre est bien voulu d’avance. On peut donc parler de lui très librement. Il n’est pas douteux que ses tableaux n’aient une véritable valeur, et qu’au point de vue photographique ils ne constituent à peu près ce que nous avons de meilleur en France; quelques-uns sont de véritables chefsd’œuvre, comme celui qui représente un D\Calhi sur un éinng : tout v est, chaque détail est venu, et pourtant aucun d’eux n’attire inutilement l’attention ; ils contribuent chacun à l’effet d’ensemble, j’admire également certains sujets de têtes au charbon d’une exécution irréprochable. Il me semble pourtant que
- ff. Wallon.
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- Chéri-Rousseau, phot., Saint-Etienne.
- COUCHER DE SOLEIL
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- quelques autres ne donnent plus d’impression étant trop noirs. Est-ce l’éclairage qui est mauvais ? Est-ce une autre raison ? Quoi qu’il en soit, il y a des moments où je ne vois plus rien du tout, et c’est dommage, car les clichés semblent excellents. En somme, l’exposition de M. Chéri-Rousseau peut être considérée comme une des meilleures, sinon la meilleure, de celles qui sont soumises à l’appréciation du public.
- Si nous quittons la section française pour nous porter vers les différentes sections étrangères, nous pourrons constater que certaines d’entre elles sont très réussies et qu’elles produisent même beaucoup plus d’impression que les participations de notre pays. A quoi tient cette supériorité? Nous l’avons dit au commencement de ces études : au manque de travail et de préparation de la part des amateurs français, qui n’ont sûrement pas donné tout ce dont ils étaient capables, ils se sont contentés de choisir dans leurs vieilleries, et ils ont envoyé des épreuves en trop grande quantité, sans que la qualité ait eu assez de poids dans leur balance.
- L’ensemble des exposants anglais est irréprochable, il y a une pondération pleine de goût dans cette exhibition, les épreuves sont sobres, leur disposition est bien faite, le tout charme d’une façon très agréable. Citer les meilleures œuvres des Anglais est chose impossible, il faudrait les citer toutes. Une autre supériorité de l’exposition anglaise : point besoin de catalogue, chaque tableau comporte le nom de l’auteur et celui du sujet représenté.
- M. Cadby a dessiné avec son objectif une main tenant une grappe de raisins; le mot dessiné est le seul qui convienne, car les lignes sont simplement indiquées, les demi-teintes seules sont venues, c’est une étude charmante. J’en dirai presque autant de M. Caland avec son tableau The male, qui, sous une tonalité grise, nous fait assister à un mouvement de cabs et de voitures diverses très vivant.
- M. Sutcliffe nous montre un effet de brouillard sur un papier gros grain au bromure; ici la teinte grisâtre du tableau est expliquée par le sujet lui-même.
- La Petite princesse de M. J. Craig-Annan n’est pas nouvelle, nous l’avions déjà vue, et c’est avec plaisir que nous la retrouvons ; il en est de même pour la Femme qui passe : la vue est prise de l’intérieur d’un rez-de-chaussée, par la porte grande ouverte, la personne passe comme une vision; ce tableau est une allégorie, je dirais même presque que c’est un sujet philosophique si je voulais remonter au titre du tableau. Du même artiste, nous trouvons un magnifique portrait d’homme assis tenant un chapeau sur les genoux, la pose est tranquille et, sans connaître le modèle, on a l’impression que ce portrait doit être ressemblant.
- Voyons, au passage, une étude du baron von Meyer bien prise et bien venue et les belles compositions du Viscount Maitland. L’Homme au chapeau de M. Hollyer est un chef-d’œuvre que nous avions déjà admiré à une exposition du Photo-Club, il y a deux ou trois ans.
- La Fille du pêcheur de M. Sutcliffe est fort impressionnante et constitue un tableau plein de mouvement; on peut en dire autant des belles compositions de MM. A. H. Hinton et J. C. S. Mummery. Simplicity, parM. W. Colis, est une petite miniature de quelques centimètres carrés fort intéressante et très bien en cadre.
- M. Ralph Robinson est un des meilleurs artistes anglais, un de ceux qui ont été les premiers à rénover la photographie en lui donnant une destination d’art qu’elle ne possédait pas auparavant. Il a envoyé une épreuve fort belle, qu’il intitule simplement Tête de jeune fille et qui produit beaucoup d’effet avec les deux éclairages dont elle est illuminée.
- En dehors de l’Angleterre, les nations qui ont exposé des œuvres photographiques méritant une visite sont l’Autriche, l’Amérique et la Suisse ; il est regrettable que la Belgique n’ait presque rien envoyé, car elle possède bon nombre d’excellents amateurs ; le seul qui ait parti-
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- cipé est M. Van Gèle, dont les quelques tableaux doivent être regardés; un d’entre eux représente un paysage en temps d’orage avec un troupeau de moutons qui est très heureux comme composition.
- Ralph Robinson.
- Tête de Jeune Fille.
- M. Lacroix, avec ses merveilleux portraits, et M. Boissonnas avec ses paysages et sujets de genre représentent à eux deux presque toute la Suisse photographique.
- Il y a peut-être un peu trop de préparation dans les compositions de ces deux artistes qui manquent de cette belle improvisation qui fait la force des amateurs anglais. La Femme h la lampe de M. Lacroix est une fort belle image qui fait honneur à son auteur.
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- L’ensemble de l’exposition de M. Boissonnas est fort bien compris; elle se compose d’une série d’œuvres fort intéressantes et toujours très bien présentées; la femme à la toilette contre la fenêtre donne une silhouette très amusante et la couleur rouge du sujet en augmente l’originalité. Soir de maraude est un véritable tableau qui remonterait la valeur d’une collection particulière.
- En dehors des photographies de ces deux artistes hors de pair, nous voyons des épreuves fort intéressantes de MM. Wolfsgruber, d’Illin et Jacom, qui méritent d’arrêter notre attention et dont le seul reproche réside dans un excès de la préparation et de l’arrangement.
- Nous voyons aussi le nom de M. Zipser Schmidt, qui a exposé de très belles images; la meilleure nous montre un homme lisant un livre, la pose est belle et sans prétentions; je trouve aussi des sapins très élancés sur fond rouge, c’est un peu fantastique, mais nouveau et drôle comme effet.
- Les Autrichiens ont envoyé un petit nombre de tableaux, mais ils sont très bien choisis et en général fort intéressants. Dans l’exposition du Club des Amateurs de Prague se détache le nom de M. Otto Setèle, qui possède une marine très bien composée; je crains bien, toutefois, que des retouches locales et faites à la main ne lui enlèvent une grande partie de sa valeur; son tableau du clair de lune est fort joli.
- M. Karel Dvorah est un des bons amateurs autrichiens, ses images en grisailles sont très bien venues.
- La meilleure partie de cette section étrangère est l’exposition du Caméra Club de Vienne, dont fait partie M. Henneberg ce dernier a envoyé une marine qui est une œuvre admirable au point de vue photographique, ses dimensions sont assez importantes pour faire un tableau méritant bien ce nom; la gomme bichromatée qui forme le support donne une impression de flou et enlève l’importance des détails au profit de l’ensemble. C’est un des plus beaux tableaux de l’Exposition entière.
- Il faut citer également les fleurs du baron Liebig et les portraits de M. Spitzer.
- Une grande composition du professeur Watzeck est fort impressionniste; c’est une ville vue dans son ensemble avec toute une découpure de cheminées d’usines et des nuages de la fumée qu’elles produisent; bien que ce sujet soit assez ordinaire en lui-même, l’artiste a su en tirer un très grand parti et en faire un véritable chef-d’œuvre.
- L’Ecole impériale et royale des Arts graphiques de Vienne nous a envoyé de fort beaux cadres. On ne nous explique pas comment certains effets sont obtenus, mais, quoi qu’il en soit, ils sont heureux : nous voyons notamment des images à deux teintes très bien fondues qui sont extrêmement curieuses et constituent une nouveauté.
- Les Américains ont envoyé quelques œuvres intéressantes, notamment les scènes, peut être un peu trop préparées, du Baker’s Art Gallery.
- Nous voyons aussi des groupes fort bien posés par M. Steckel et des portraits de M. Deanmaker; mais l’artiste qui brille d’une façon exceptionnelle est M. W. N. Brenner, de Cincinnati, dont l'exposition est tout à fait supérieure.
- (Photo-Galette.)
- A. da Cunha.
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- Notes sur l’Exposition Photographique
- Paris 1900
- es comparaisons qu’on peut faire à l’Exposition de Paris en ce qui touche les travaux des photographes 1 professionnels des différents pays, sont intéressantes et instructives au plus haut degré.
- Dans la section française, les épreuves exposées de MM. Bellingard, Nadar,
- E. Pirou, Chéri-Rousseau, Cautin-Berger, Gerschel,etc., etc., constituent évidemment ce qu’on peut appeler : un groupe d’efforts représentatifs. Nous remarquons ici de nombreux portraits de célébrités théâtrales et politiques, car c’est la tendance générale parmi les photographes français de les prendre comme modèles. Certains professionnels parisiens se sont abstenus d’exposer, c’est sans doute très regrettable. De l’ensemble, il résulte que la photographie artistique n’a fait aucune recrue parmi les professionnels français. Les photographies exposées doivent, à peu près toutes, être classées dans ce que nous appelons en Angleterre un bon travail commercial. Ici la retouche est sans bornes et toutes les épreuves, c’est la règle, sont produites avec la plus grande fidélité aux lignes conventionnelles. C’est en vain que nous cherchons des efforts
- quelconques dans les applications de la lumière. Les traditions des ateliers dominent ici de la façon la plus évidente, elles brillent du plus vif éclat. Nous remarquons partout des épreuves au charbon, des agrandissements au gélatino-bromure, auxquelles on ne peut faire aucune objection sous le rapport technique, et une certaine ostentation, d’un goût douteux, dans les encadrements.
- Il est impossible de rencontrer ici l’étude simple et délicate, privée de dureté d’éclairage, de gaucherie de pose, de vulgarité dans les accessoires que nous présentent certains photographes artistes de l’Angleterre. Les travaux de ce genre, nous les cherchons en vain dans la section française des professionnels. Nous sommes vraiment étonnés de la pauvreté de 1 allure artistique des productions des photographes parisiens. Ceux-ci, nous a-t-on dit, sont absolument convaincus qu’ils sont de beaucoup supérieurs à leurs confrères anglais. Mais ici, la routine et 1 aversion de vouloir profiter des nouvelles idées sont évidentes.
- L’ironie de cet état de choses réside dans cette circonstance, que le Photo-Club de Paris, une société d’amateurs, expose à côté des photographes professionnels des portraits et des études
- Cantin-Berger, phot., Paris.
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- E. Pirou, phot., Paris.
- qui, comme style et traitement, ressemblent aux meilleurs des travaux des professionnels de notre pays, professionnels peu connus ou qu’on ne veut pas connaître. Nous avons eu l’occasion pendant ces dernières années d’admirer les travaux de MM. Demachy, Puyo, Darnis, Le Bègue et autres membres distingués du Photo-Club de Paris; parmi les trois ou quatre cents épreuves qui constituent l’exposition de cette société, nous remarquons une grande quantité de productions qui sont certainement inférieures à celles de ces artistes bien connus.
- La Société d’Excursions photographiques présente un cadre assez important de travaux divers. Nous ne voulons pas les donner comme exemples aux professionnels français, ils feront mieux pour leur instruction d’aller passer une heure ou deux à étudier les productions exposées
- dans la section pictoriale anglaise, où les portraits des amateurs leur donneront des idées nouvelles qu’ils feront bien de mettre en pratique.
- L’Espagne nous a désappointé. Les travaux photographiques de Tolède et de Madrid sont tellement pauvres qu’ils ne méritent pas d’être signalés.
- M. Larson, de Stockholm, a exposé des'portraits retouchés à outrance, qui ne sont remar-
- A. Darnis.
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- quables à aucun autre point de vue. Les vues de M. Klemming, de Stockholm, sont du genre cartographique, disparu depuis longtemps des expositions anglaises de premier ordre.
- Au point de vue du nombre, la Hongrie est bien représentée. MM. Mertens et C°, Mai
- Gerschel, phot., Paris. Sarasate.
- et C°, Strelisky de Budapesth, M. Emil Klegovich, de Sgeged, M. Josef Kossah, de
- Temesrar, et d’autres ont envoyé un grand nombre de travaux. Ce qui nous frappe dans toutes ces productions, ce sont les très belles qualités des impressions ; les épreuves au platine possèdent de superbes tons noirs et des blancs éclatants. Mais, defaut commun avec beaucoup de photographies d’autres pays d’Europe, les portraits exposes sont vignettes d une façon déplo-
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- rable et les fonds peu appropriés aux sujets. L’idée qui semble dominer ici est d’obtenir une pose rigide, pour exalter le travail du retoucheur et pour obtenir des épreuves brillantes et vigoureuses. En fin de compte, le modèle est traité comme une carte géographique pour la reproduction de laquelle on a employé l’objectif donnant les meilleurs pouvoirs de définition, et où les efforts les plus grands ont été faits, dans les différentes phases des manipulations, pour produire l’œuvre technique la plus satisfaisante.
- On peut faire les mêmes observations sur plusieurs des travaux de la section autrichienne et allemande. Le Camera-Club de Vienne a envoyé un petit nombre de travaux à l’Exposition. Nous remarquons ici les excellents portraits de M. V. Schoeller, les paysages remarquables de M. le Dr Henne-berg et de M. Watzell. En réalité ces trois exposants nous montrent de merveilleux spécimens de photographie artistique. Il ne faut pas oublier que le portrait de M. V. Schoeller a été exposé à Londres l’année dernière, mais les productions de MM. Henneberg et Watzell nous étaient absolument inconnues.
- L’Italie est bien représentée par M. Brogi, de Florence, dont les portraits sont très remarquables. Nous constatons un goût excessif dans leur traitement. Les reproductions de tableaux du même artiste sont excellentes pour les soins et l’apparente fidélité avec lesquels elles sont exécutées. .
- Les photographes américains sont représentés par MM. Taber, Lawrence, Schumacher et N. Brenner. Examinées en général, toutes ces photographies démontrent un grand souci de retouche, elles sont très bien imprimées, elles rendent justice aux procédés négatifs et positifs. En résumé le travail américain est caractérisé par une grande hardiesse de traitement et une absence de vulgarité. M. Byron, photographe, dont la réputation n’est plus à faire, employant la lumière artificielle, a exposé un grand nombre d’épreuves intéressantes, mais qui ne sont pas extraordinaires.
- La photographie suisse a une exposition collective du plus grand intérêt. Les maisons d’impressions en couleurs ont envoyé une grande quantité de leurs productions, universellement connues. Les photographes professionnels de la Suisse exposent une grande quantité d’épreuves très remarquables obtenues d’après des négatifs directs, elles sont le plus généralement imprimées avec le procédé au charbon. L’exposition de M. F. Boissonnas, de Genève, est extrêmement originale et attire l’attention principalement par les essais de photographie binoculaire. Si nous comprenons bien le niodiis operamU de cet artiste, il exécute un portrait stéréoscopique et dans l’impression il produit seulement une épreuve en superposant les deux impressions. Un effet de diffusion est obtenu. La théorie dans ce qui nous occupe n’est pas nouvelle; les yeux voient deux images distinctes, il est seulement nécessaire de superposer deux images stéréosco-
- E. Pirou, pliot., Paris.
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- piques pour produire l’effet binoculaire et obtenir ainsi un certain relief. M. Boissonnas sans aucun doute est de bonne foi en pensant qu’il obtient l’effet stéréoscopique de cette manière dans un portrait, mais nous doutons que ses admirateurs, et ils sont nombreux, puissent arriver à réaliser ce phénomène.
- Il est vraiment malheureux que la photographie des portraits soit dispersée de semblable manière à l’Exposition universelle de 1900, nous avons seulement essayé dans la limite de ce très court article d’en indiquer les principaux traits caractéristiques. Les professionnels suisses et américains, les amateurs autrichiens et français ont exposé des travaux admirables, mis en relief par ceux des autres pays qui sont lamentablement pauvres.
- (The British Journal of Thotography.)
- P. Nadar, phot., Paris.
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- La Section Photographique Italienne
- à l’Exposition Universelle de 1900
- I'emplacement de la section photographique italienne à l’Exposition est bien malheureux. A qui la faute? aux exposants ou au commissariat? Très probablement à ce dernier.
- Cependant la section italienne présente des travaux très intéressants qui auraient pu supporter très aisément la comparaison avec plusieurs autres sections, si elles avaient été réunies toutes dans le même local.
- Voici, par ordre alphabétique, la liste des divers exposants :
- Les frères Alinari, de Florence, ont une exposition très intéressante et très soignée. Leurs énormes photographies grandeur nature du célèbre tableau de Gentile da Fabriano, le portail du Battistero de Florence (charbon) à reflets métalliques, des groupes, des portraits à nuances tout à fait nouvelles et chatoyantes, sont très admirés.
- M. Anderson, de Rome, bien connu pour ses reproductions extra-soignées, présente de superbes spécimens de ses travaux, car la reproduction de Y Amour sacré et profane du Titien, grandeur nature, au charbon, et d’un a fresco de Michel-Ange (La création de l’homme) sont des tours de force d’habileté.
- M. le professeur Borlinetto, un nom cher à tous les Italiens, car il est un de nos maîtres les plus compétents en photographie, présente une série très importante d’applications scientifiques, reproductions des étincelles et décharges électriques, procédés d’impression nouveaux et tout à fait personnels.
- M. Brogi, de Florence, outre ses magnifiques portraits au charbon à plusieurs teintes, très soignés, a des paysages exquis, des reproductions parmi lesquelles nous remarquons le superbe panorama du Forum romain, et une partie, grandeur nature, de la chantorie de Luca de la Robbia.
- M. Curti, de Vicence, expose des agrandissements assez bien présentés.
- Alinari frères, phot., Florence.
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- M. Lombardi, de Sienne, s’en tient aux travaux qui constituent ses spécialités : il reproduit les monuments de sa ville natale, dont le cachet extrêmement astistique est connu par les touristes de tous les pays du monde. Ses travaux sont très soignés et merveilleusement détaillés.
- Les épreuves envoyées par M. Interguglielmi, de Païenne, sont excellentes, mais dans d’autres expositions nous avons pu voir de lui des travaux bien plus importants.
- MM. Leone, de Galtanissette ; Liguri, de Tarente; Magherini Graziani, de Città di Cas-tello ; Di Napoli, de Païenne, et Tenerani, de Rome, ont envoyé des épreuves de divers genres, qui ont presque toutes une valeur plutôt commerciale qu’artistique.
- A remarquer un magnifique panorama de la ville de Naples par M. Pesce; de superbes reproductions de M. Naya, de Venise, qui sont malheureusement mal placées; des transparents à plusieurs teintes de M. Volpini,de Plaisance;
- G. Br
- °gi, pliot., Florence.
- G. Brogi, pliot., Florence.
- des innombrables et extraordinaires instantanés de MM. les comtes Primoli (Louis et Joseph-Napoléon) et les reproductions de M. Sambuy, de Turin.
- Jefiniscesnotes commejeles ai commencées.
- L’Italie, par ses meilleurs exposants, s’est maintenue à une excellente place dans ce tournoi artistique et scientifique auquel ont été conviées toutes les nations du monde.
- Elle doit pourtant faire mieux, car elle a ce que les autres pays n’ont pas : une lumière si belle et si pure qui en fait le paradis non seulement de l’Europe mais aussi... des photographes.
- La lumière n’est-elle pas à peu près tout dans notre art, lorsqu’on sait s’en servir?
- Dr L. Gioppi.
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- La Photographie Artistique
- à l’Exposition Universelle de 1900
- Grâce aux recherches de praticiens et d’amateurs exercés, grâce aux journaux et aux ouvrages qui ont présenté pour ainsi dire jour par jour les tableaux de leurs découvertes, la photographie considérée sous le rapport de ses procédés et de ses applications pratiques est devenue une science positive. Il suffit, croyons-nous, d’énoncer cette considération pour qu’on en apprécie toute l’importance.
- En effet, quels que soient les progrès que la photographie soit destinée à réaliser encore, les connaissances et les matériaux acquis présentent dès maintenant une solution assez satisfaisante au problème, pour qu’on puisse considérer comme achevée la période des investigations matérielles.
- Le temps est venu où la photographie est entrée dans les voies de l’art pur. Il serait folie de penser qu’envisagée dans son principe et dans son but elle fût condamnée à se renfermer éternellement dans le domaine étroit des procédés mécaniques. Elle a des ambitions plus élevées, elle se sent appelée â un plus noble rôle.
- Il est certain que depuis quelques années les tendances générales en photographie se dirigent de plus en plus dans l’accomplissement de travaux artistiques. Il est incontestable que les idées d’art présentées par une demi-douzaine d’hommes enthousiastes il y a trente ans, et par un très grand nombre dans ces dernières années, sont de nos jours adoptées sans examen par la masse des travailleurs de la chambre noire.
- Mais le danger pour le présent et pour l’avenir est que cette masse semble adopter des principes qui ne sont pas toujours compris et vouloir imiter le maniérisme de quelques personnalités connues ou â réputation tapageuse. On n’en pourra douter un seul instant en examinant avec soin les travaux des photographes professionnels français. On remarquera que l’habitude d’une imitation servile est toujours plus ou moins apparente. Tout en protestant contre cette manière, elle est cependant jusqu’à un certain point salutaire, car elle démontre que ceux qui n’ont pas la prétention de comprendre les choses de l’art, sont cependant profondément intéressés par les aspirations artistiques des autres.
- Il est possible que dans le courant de cet article, nos appréciations ne soient pas toujours absolument conformes au sentiment général, mais ce que nous désirons avant tout, c’est qu’elles soient utiles. Aussi longtemps qu’il y aura des hommes qui travaillent et qui pensent, ils compareront leurs propres résultats avec ceux des autres, ils étudieront les points faibles et forts et nous aurons certainement le progrès.
- La première impression produite est que les photographes professionnels français, à part quelques très rares exceptions, n’ont tenté aucun effort pour l’avancement de la photographie artistique. Pourquoi n’avons-nous pas en France des photographes comme MM. Robinson, Sutcliffe, Craig-Annan, W. Crooke, en Angleterre ; comme MM. Cox et Hollinger aux Etats-Unis; comme M. F. Boissonnas en Suisse, qui ceux-là sont de véritables artistes professionnels ?
- En France, nous n’avons aucune école de photographie. Tout le monde s’accorde à dire que nous en avons grandement besoin. Aussi la photographie professionnelle, à part de très rares exceptions, est inférieure à ce qu’elle devrait être. Elle démontre de la façon la plus évidente combien encore elle est ordinaire et conventionnelle. C’est avec peine que nous voyons exposées des productions banales, se succédant dans ccs grande salles avec une uniformité désespérante!
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- Mais, cc qui est profondément désolant, c’est l’excès des retouches auxquelles se livrent les photographes, ou pour mieux dire les spécialistes qui les exécutent sous leur direction et d’après leurs avis, Pour le plus grand nombre, la photographie est considérée comme un procédé commercial. Dans ces manufactures de portraits, le seul souci est de foire beau et de plaire au public par n’importe quels moyens. Qui est le plus à blâmer ici : le photographe qui dénature les figures d’une semblable manière, ou le public qui accepte ces polissages à outrance F Ce qui est plus triste encore, en examinant les photographies exposées à nos regards, nous pouvons hardiment assurer que nos descendants n’auront de l’époque actuelle
- que des portraits faux, des contrefaçons grossières des originaux; la photographie, qui revendique à juste titre le droit de représenter la vérité, sera, par l’emploi de cette retouche déraisonnable, le mensonge le plus flagrant, le plus inutile qu’on puisse rêver!
- L’exposition de M. Chéri-Rousseau, de Saint-Etienne, nous fait connaître un photographe professionnel qui (rare en vérité) vit dans le mouvement de la photographie moderne. Cet artiste a rompu carrément avec la photographie de convention. Ses œuvres extrêmement remarquables, pleines de sentiment, nous procurent des sensations artistiques extrêmes. M. Chéri-Rousseau est incontestablement une exception parmi ses collègues, exception que nous sommes absolument heureux de signaler. Nous regrettons que ses efforts n’aient point été récompensés comme ils le méritaient, car ils représentent certainement une note d’art peu commune.
- Deux de ses paysages sont superbes : “Don César” est campé magistralement; “ l'Extase ” est une étude charmante.
- M. Bellingard, de Lyon, désarme la critique jusqu’à un certain point, par la quantité et la qualité de ses travaux divers. Grandes épreuves directes, groupes, fleurs, etc., etc., il aborde tous les genres avec une égalé facilité. M. Bellingard est un artiste qui souffle quelque peu du manque diiectde contact avec ses confrères. Son travail a perdu le charme et la spontanéité qu il possédait il y a dix années, il a gardé une impeccable correction, une perfection technique sans reproche, mais sans grande envolée. Scs épreuves de fleurs sont magnifiques, on les cronait disposées pai un
- ç .usseau, pliot., ^an-Etienne.
- Extase.
- peintre du plus grand talent.
- Les travaux de M. Cantin-Berger possèdent une grande individualité. Les nombieux poi-h'aits qu’il expose (trop nombreux peut-être) sont toujouis inteiessants dans leui tiaitement et flès rarement conventionels. Il excelle dans certains effets de lumière paifoitement compiis et Voulus d’avance. Plusieurs de ses épreuves sont remplies de caiactèie. M Cautin-Berger est 11 n des rares artistes parmi les photographes professionnels.
- M. Nadar père, doyen des photographes professionnels fiançais, qui a cieé a Maiseille un dernier établissement, a voulu prendre sa place à 1 Exposition de 1900. C est une Exposition
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- Chéri-Rousseau, phot., Saint-Etienne.
- DON CÉSAR
- Phototypogravure Angerer et Gôschl, à Vienne (Autriche).
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- rétrospective pour la plus grande partie. D’abord les portraits de H. Delaage, de Gustave ‘Doré et du docteur Trousseau, ce dernier surtout traité d’une façon magistrale. Les premières photographies obtenues avec la lumière artificielle en 1856 (les catacombes et les égouts de Paris). Les premières photographies aérostatiques exécutées en 1858. Les photographies sous-marines dans l’air comprimé 1899-1900, travaux bien durs pour les 80 ans sonnés de cet infatigable travailleur, qui doit être satisfait d’avoir achevé
- avec ces dernières épreuves la trilogie aérostatique, soutename et sous manne. Il expose en outre des agrandissements très réussis, parmi lesquels un gioupe expiessif de deux jeunes filles et d’un jeune homme, son dernier ouvrage : Quand j étais photogt aphe, et une petite pancarte sur laquelle on lit : Camille Devin, préparateur.
- M. Chevojon présente de superbes vues d’intérieurs qui font le plus grand honneur à ce spécialiste bien connu. M. Gendraud, de Clermont-Feriand, a une exposition tiès importante, fort mal placée au point de vue de la lumière. En général ses épreuves sont techniquement
- excellentes. Elles démontrent de la façon
- la plus évidente le summum du travail du photographe professionnel français.
- M. E. Pirou expose un très grand nombre de portraits. Les poses sont le plus souvent distinguées. Le grand souci de M. E. Pirou est d’embellir ses modèles, il y arrive certainement de la façon la plus indiscutable. A signaler tout spécialement des épreuves obtenues avec la lumière artificielle.
- M. Otto se fait remarquer tout d’abord par la manière très originale avec laquelle il a organisé son exposition. Ses nombreux portraits auraient beaucoup gagné, à mon avis, à être présentés simplement dans des cadres ordinaires, car certains d’entre eux sont exécutés d’une façon étonnante. Ses portraits de femmes surtout sont admirablement posés. Ses groupes sont composés toujours de la façon la plus gracieuse. Nous comprenons le succès de
- ' Zarski, pliot., Lille.
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- cct artiste dans le monde de toutes les élégances.
- Un agrandissement au charbon de 2™,75 de hauteur sur im,75 de largeur est exposé par M. E. Zarski, de Lille, qui a su se faire une réputation indiscutable dans ce genre de travaux. Concevoir l’idée d’une épreuve semblable était simple, mais l’exécution présentait des difficultés presque insurmontables. M. Zarski n’a pas reculé, il est arrivé à l’achèvement complet de cette gigantesque photographie de la façon la plus habile.
- M. Provost, de Toulouse, présente un assez grand nombre de photographies au charbon, très intéressantes, supérieurement traitées au point de vue technique. M. Belval, de Reims, a fait de grands efforts dignes d’être signalés. M. Gerschel est un photographe en avant, un Belval, phot., Reims. travailleur rempli de bonne volonté, qui ne
- craint pas de se ranger dans la nouvelle école; il a raison. Ses audaces sont le plus souvent curieuses, jamais banales, il y a l’étoffe d’un artiste, chez ce jeune praticien.
- Nous devons admirer l’exposition très remarquable d’émaux photographiques présentée par M. Mathieu-Deroche, passé maître dans ce procédé difficile.
- Nos regards dans l’exposition de M. P. Na-dar sont frappés tout d’abord par deux immenses agrandissements, scènes de Madame Sans-Gêne, sauf erreur. Ceux-ci n’ont rien de remarquable, mais ils tiennent de la place. Un grand portrait buste femme de profil, obtenu avec la lumière artificielle est très réussi. Un superbe portrait d'‘Edmond de Goncourt. Une grande quantité de portraits d’artistes de théâtres se recommandent à l’attention parle fini de l’exécution et la variété des poses toujours élégantes. Des émaux photographiques traités d’une façon technique plus que satisfaisante. Enfin des vues de Samarkand d’un caractère absolument documentaire.
- Nous ne pouvons passer sous silence les photographies instantanées exposées par M. Guido Sigriste, obtenues avec son nouvel appareil à rendement maximum. L’entrée des Sénégalais à Paris, des chevaux de course en mouvement, des vues de la foule, des portraits obtenus à contre-jour constituent des résultats dans lesquels les véritables amis de la photographie artistique entrevoient la possibilité de représentations qu’ils n’ont pu encore atteindre.
- Gerschel, phot., Paris.
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- M. Guido Sigriste a bien mérité de la photographie, car son invention est considérable.
- MM. Chéri-Rousseau et Cautin-Berger, nous devons l’affirmer, sont incontestablement parmi les professionnels français à la tête du mouvement de la photographie artistique.
- Nous comprenons parfaitement pourquoi des écrivains distingués ont acclamé avec autant d’enthousiasme, depuis quelques années, les efforts de la photographie artistique en France, car c’est véritablement un tout autre monde qui nous est révélé par l’Exposition collective du Photo-Club de Paris. Des critiques autorisés rendront compte dans cet ouvrage de cette exposition extrêmement remarquable. Personnellement nous sommes heureux de constater les énormes progrès réalisés et c’est avec admiration, nous ne craignons pas de l’affirmer, que nous saluons tous ces vaillants artistes de la nouvelle école photographique.
- L’Exposition collective des photographes de la Grande-Bretagne comprend les meilleures œuvres des amateurs et des photographes professionnels de ce pays. Elle est certainement de toutes les expositions la plus remarquable, c’est un fait indéniable. Ici nous ne pouvons mieux faire que de laisser la parole à un critique d’Allemagne :
- « J’ai éprouvé une véritable jouissance artistique en face des œuvres de l’exposition pictoriale de l’Angleterre. Il se peut que la nouveauté pour moi de toutes ces épreuves ait contribué à accentuer cet état d’âme. Comme en France, l’Angleterre a présenté la photographie technique et con-
- Guido Sigriste.
- Otto, phot., Paris.
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- Chevojon, phot., Paris,
- Cautin-Berger, phot., Paris
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- ventionnelle d’un côté et la photographie artistique de l’autre. Les travaux de la première catégorie sont peu nombreux et de minime importance, les épreuves artistiques, au contraire, sont supérieures à tout ce qu’on peut admirer dans les expositions photographiques de tous les pays.
- « La meilleure preuve de ce que j’avance, c’est la durée de l’impression qu’elles produisent dans ma mémoire. Si on analyse les mille impressions que vous causent les oeuvres d’art de toutes les époques, si on essaye sincèrement de les reconstituer dans son esprit, on constatera de quelle infime durée sont la plupart de ces réminiscences ; c’est en vain que pour certaines nous nous efforcerons de nous rappeler les contours, les couleurs, les effets que nous avons observés.
- « En ce qui me concerne, pour les œuvres photographiques de l’Exposition pictoriale de l’Angleterre, je n’ai pas seulement présent à l’esprit les sensations que j’ai ressenties, mais j’ai devant les yeux d’une manière claire et distincte les œuvres elles-mêmes.
- Je vois vivantes devant moi les têtes de caractère de John Ruskin ou de Walter Crâne, les portraits de Fred. Hollyer, ceux de J. Craig-Annan et de Reginald Craigie. Bien longtemps après je me rappelle l’impression éprouvée devant les paysages, les tableaux de genre du Viscount Maitland, de W.-F., F.-H. Evans, H.-E. Davis, et de leurs collègues.
- « Ces œuvres possèdent en effet, au plus haut degré, les qualités de compositions artistiques. Il n’y a aucuns de ces travaux qui n’en soit un vivant témoignage. Il est remarquable qu’en Angleterre c’est le portrait qui domine, j’ai rarement vu réunie une collection aussi nombreuse et aussi parfaite de portraits. »
- Occupons-nous de l’exposition des Etats-Unis d’Amérique, disons de suite qu elle est fort mal organisée au point de vue de la lumière, ce qui est très regrettable. M. W.-N.
- Brenner, de Cincinnati, est un professionnel qui nous présente de très beaux portraits. Scs épreuves au charbon sont d’excellents témoignages de son sentiment artistique. Les épreuves de M. Byron, de New-York, obtenues à la lumière artificielle, sont généralement des représentations de scènes théâtrales d’une facture plus qu’ordinaire. On peut porter le même jugement sur les photographies de M. Lawrence, de Chicago, qui s’est appliqué à reproduire d’immenses salles bondées de spectateurs. Ce sont des tours de force photographique, rien déplus. M. Schneider, de Baker’s Art Gallcry, de Columbus, se îc-commande à l’attention par de grandes épreuves
- Schumacher, phot., Los Angeles, Cal., U. S. A.
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- W. F. Corne,
- Boston, U. S. A. Mater Dolorosa.
- directes. Ce sont des sujets de genre qui dénotent chez lui des efforts puissants et une grande habileté. M. Taber, de San-Fran-cisco, a cru bien faire en étalant une très grande quantité de portraits de jolies Américaines, dont les figures sont outrageusement retouchées. Elles font beaucoup d’effet près de certains photographes qui admirent ces modèles, qui semblent être en bois. La retouche des négatifs est portée à un tel point, que les figures ressemblent plutôt à des coquilles d'œufs qu’à la texture d’une peau humaine. M. Schumacher, de Los Angeles, Cal., expose de bons portraits plus sobrement et plus honnêtement retouchés : à noter parmi ceux-ci le portrait d’une vieille dame vraiment très remarquable. A remarquer tout spécialement la charmante composition de M. Corne, de Boston, Mater dolorosa. La Compagnie Eastman Kodak, universellement connue, expose de superbes agrandisse-
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- ments d’une facture irréprochable et un très grand nombre d’épreuves de dimensions diverses du plus profond intérêt. Quelques-unes ont une allure extrêmement artistique.
- Dans la Section allemande, MM. L/utzel frères, de Munich, nous présentent trois études têtes de femmes extrêmement intéressantes. Elles sont imprimées sur du papier au charbon de couleurs différentes, présentées et encadrées d’une façon très originale. M. Weirner, de Darmstadt, expose une tête puissamment éclairée et un groupe de deux jeunes filles qui lèvent les yeux vers le ciel. Voilà un artiste qui connaît son métier. M. Erwin Raupp, de Dresde, attire l’attention par une série d’épreuves très remarquables. Certaines de ses photographies ont été présentées aux lecteurs du ‘Photogramme dans le numéro de mars 1900, elles sont très accomplies; ses portraits, ses paysages, l’épreuve Jeanne d’Arc, sont charmants, ils possèdent cette saisissante beauté d’une nature dont l’essence est révélée par l’art. M. H. Brandseph, de Stuttgart, expose des portraits obtenus avec la lumière artificielle. Nous pensons qu’elles sont imprimées avec le procédé à la gomme bichromatée. Elles possèdent un relief saisissant, elles sont extrêmement artistiques àtous les points de vue. M. Ottomar Anschutz, de Berlin, présente les épreuves qu’il a-exécutées en Palestine pendant le voyage de l’empereur d’Allemagne. Elles sont généralement très intéressantes, surtout au point de vue documentaire.
- Notre attention est attirée par les grandes épreuves de M. Schaarwachter, de Berlin. Elles représentent les portraits de la famille impériale d’Allemagne. Son exposition, la plus importante de toutes dans la section allemande, nous démontre dans toute sa splendeur la photographie de la vieille école professionnelle. M. Schaarwachter ne fait pas grands efforts pour poser ses modèles, car ils se ressemblent tous. La lumière est distribuée sur les figures de la façon la plus ordinaire, les attitudes sont raides, c’est de la photographie officielle dans toute l’acception du mot.
- Les épreuves de M. F. Müller, de Munich, attirent les yeux des connaisseurs. La tête du vieux savant entre autres est traitée magistralement et dénote chez cet artiste la volonté de s’affranchir des conventions. Les photographies de M. C.
- Kubica, fie Heilbronn, sont à étudier, car elles démontrent des qualités peu communes. M. Perscheid, de Leipzig, présente des épreuves de formats peu importants, elles possèdent à peu près toutes mie allure extrêmement artistique.
- En résumé, l’exposition de la section allemande, composée exclusivement de photographes professionnels, nous propre une excellente impression. Dans 1 ensemble, nous constatons avec le plus §rand plaisir des efforts artistiques per-s°nnels le plus souvent couronnés par le snccès.
- En première ligne, nous devons pla-5er en Autriche l’exposition de l’Ecole llhpériale et royale de Photographie
- Vienne, dirigée par M. J.-M. Eder.
- C. Kubica, pliot., Heilbromi.
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- En dehors des reproductions exécutées par tous les procédés photo-mécaniques, nous pouvons admirer des photographies originales obtenues par d’autres procédés connus possédant des qualités artistiques de premier ordre. Des paysages, des portraits supérieurement traités, imitation des manières des maîtres anciens et modernes. Cette école en vérité constitue un admirable exemple d’éducation artistique.
- Le Camera-Club de Vienne expose un petit nombre d’épreuves d’artistes amateurs bien connus qui font le plus grand honneur à MM. Von Schoeller, Watzek, Henneberg, Liebig et Spitzer.
- Pietzner, phot., Vienne.
- Il faut particulièrement noter l’exposition du Club des Amateurs de Prague, où nous rencontrons des artistes de valeur.
- Parmi les photographes professionnels, nous remarquons les expositions très importantes de MM. Pietzner, Scolik et Loevy. Les travaux présentés par ces trois photographes sont remarquables par leur exécution technique, mais retouchées à outrance, sans qualités artistiques bien évidentes, c’est du métier dans toute l’acception du mot. M. Langhans, de Prague, expose des photographies de portraits admirablement exécutées ; l’habileté de ce praticien est incontestable. Tous, c’est évident, ne sont en aucune façon des partisans de la nouvelle école. Nous trouvons dans la section autrichienne un grand nombre de photographies peintes, nos lecteurs comprendront que nous n’avons pas à nous occuper de semblables productions.
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- Des photographies exposées dans la section espagnole et portugaise, nous n’avons, hélas! rien à dire.
- A signaler dans la Section italienne les belles reproductions et les portraits de MM. Alinari. Les très intéressantes reproductions et les portraits originaux et de parfaite exécution de M. Brogi, de Florence.
- Les photographes de la Russie possèdent une exposition assez importante. Tout d’abord nous remarquons les portraits de M. Pazetti, de Saint-Pétersbouro-, C’est le Schaarwachter de son pays. De la photographie officielle de très grands personnages; rien de plus à dire.
- M. Dmitrieff,de Nijni-Novgorod, expose de très grandes épreuves directes qui témoignent d’une extrême habileté. Mme Mrozovsky, de nombreuses scènes de théâtre très originales, d’un caractère documentaire excellent. M. Bielavsky, de Saint-Pétersbourg, des portraits bien exécutés. A noter aussi les très belles compositions de M. Khmelevski, à Poltava.
- Dans la Section danoise, nous ne pouvons constater que la présentation de travaux sans importance.
- En Norvège, il faut signaler les photographies très soignées de M. Karl Anderson, de Christiania, et le portrait d’Ibsen par M. L#. Szacinsky, de la même ville.
- En Suède, notre attention se porte très volontiers sur les productions élégantes de
- MM. Larssonft Hamnqvist, de Stockholm. M. Klemmiog expose des paysages très remar-quablcs.
- Deux photographes seulement ont exposé en Belgique. Aucun amateur, et il y en a de très habiles, n’a daigné faire acte de présence.
- C’est déplorable â tous les points de vue.
- L’exposition de la Section suisse de photographie fait, au premier aspect, une excellente impression. 11 n’est pas nécessaire de l’examiner longuement pour être con-vaincu’qu’ellc est de premier
- at]ghans, phot., Prague.;
- Dmitriefi, phot., Nijni-Novgorcd
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- F. Boissonnas, phot.,
- Genève. Ge Vieux Missel.
- ordre. M. Fred. Boissonnas présente une exposition très complète et des plus remarquables. Notons tout d’abord ses épreuves binoculaires, une nouveauté sensationnelle, constituant un progrès réel sur les résultats obtenus par les objectifs monoculaires. Dans une plaquette illustrée, M. F. Boissonnas expose ses théories, qui ont été jugées de façons bien différentes; nous devons dire cependant qu’elles sont logiques et des plus attrayantes. En tout cas, elles témoignent chez ce robuste et courageux travailleur d’un grand souci de perfectionnements et l’amour profond de l’art dans lequel il excelle à tous égards. Mais comment se fait-il qu’un grand nombre de photographes soient toujours prêts à dénigrer chaque nouvelle idée qu’on émet dans leur intérêt.
- Les travaux de M. F. Boissonnas représentent incontestablement des efforts artistiques considérables, presque toujours couronnés de succès. Après le concert (scène dans un tramway), idée très originale et parfaitement rendue. Le Vieux Missel est une composition gracieuse traitée d’une façon très remarquable, avec un grand sentiment. Echange de la^is est une scène pleine
- d humour. Gîtons aussi le merveilleux paysage de cet artiste, la Nuit de Janvier, tout particulièrement. 11 y a longtemps que M. F. Boissonnas a rompu avec les vieilles traditions et ses œuvres lui font le plus grand honneur.
- M. Lacroix, de Genève, expose un grand nombre d’épreuves parmi lesquelles nous remarquons des effets de lumière artificielle extrêmement réussis. M. Pricam, également de Genève, différentes études et effets de
- 1'. Boissonnas, phot., Genève.
- En Tramway.
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- lumière. A citer aussi les expositions de MM. Zipser et Schmidt, de Ba-den, etdeM. Wolfsgruber, de Aarau.
- Dans la Hongrie, les productions de MM. Forché et Galfy (successeurs du professeur Ch. Koller), à Budapest, entre autres un groupe charmant : Grand’Maman dort, du plus gracieux effet. Celles de MM. Mai et Cie, Mertens et Cie, Erdely et Strelisky, de Budapest, sans oublier MM. Fekete, de Nagyvara, et Keglo-vich, de Szegedin, qui nous présentent tous d’excellentes photographies commerciales.
- C. Klary.
- ÉMi
- M. de Bielavskv, phot., Saint-Pétersbourg.
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- La Photographie à la Section Allemande
- à l'Exposition Universelle de 1900
- Tandis que presque tous les pays ont réuni dans le grand palais de l’Industrie du Champ-de Mars, groupe III, les productions de la photographie et de la librairie, celles de l’Allemagne se trouvent concentrées dans le palais de cette nation, sur la rive gauche de la Seine. On sait que les splendides palais étrangers s’élèvent d’une manière pittoresque entre le pont de l’Alma et celui des Invalides et servent essentiellement à des buts représentatifs, en même temps qu’à des expositions partielles. Dans le palais allemand, 140 libraires et 60 photographes exposent, ainsi que l’Imprimerie impériale de Berlin. Les photographes allemands, grâce à cette disposition, ont profité d’une place plus importante que les autres exposants dans le grand palais de l’Industrie; leur exposition est placée dans une petite salle éclairée par des fenêtres latérales. L’installation a été faite avec beaucoup de soin et de goût par M. le Prof.
- DrMiethe, qui a lui-même dirigé
- les travaux à Paris. Par suite de l’espace relativement limité, les principaux genres des differentes branches de la photographie sont seulement représentés par quelques types, mais d’une manière très rationnelle et de qualités excellentes. Nous y trouvons des portraits artistiques des mieux exécutés. On remarque tout d’abord les grandes études de portraits riches en contrastes de MM. Lützel et de Müller, à Munich. M. Moeller, à Halle, a exposé d’intéressantes études de physionomies. M. Raupp, à Dresde, de saisissants portraits (impressions à la gomme bichromatée et au charbon), de même Weimer, à Darmstadt et Brandseph, à Stuttgart, des épreuves au charbon très réussies et pleines d’harmonie. M. O. Suck, à Carlsruhe, expose aussi un joli projet d’affiche très original, au moyen de poses photographiques d’après nature (tirage au charbon et peinture en or). M. Grainer, à Badkreichenhall, nous montre des remarquables vues instantanées ; ces vues compliquées ont été prises avec des chambres noires munies d’appareils électriques. M. Anschütz, à Berlin, se distingue par son fameux voyage en
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- Brandseph, phot., Stuttgart.
- quons des excellents diapositifs pour démonstrations.
- Parmi les maisons de reproductions, nous voyons d’excellentes héliogravures de la Société photographique de Berlin, de même de MM. Meisenbach, Riffarth et C°, qui exposent également de superbes impressions en quatre couleurs en autotypie. M. Buxenstein, de Berlin, expose de très bons autotypes en trois couleurs. M. Obernetter, à Munich, et M. Scho-ber, à Carlsruhe, de bonnes phototypies. M. Hofmann, à Cologne, ses impressions au charbon en trois couleurs.
- Il y a d’excellents travaux sur papier au bromure de M. Stolle, de Cologne, et de la fabrique de papier de Dresde. Un travail vraiment remarquable de M. le Dr Hezekiel sur des seccofilms dans un format 50 X 60. M. G. Alpers, de Hanovre, expose des impressions photolithographiques sur aluminium d’une grande précision. Les instituts d’optique allemands Steinheil,
- Palestine, qui fut très remarqué l’année dernière à l’exposition de la Société des photographes allemands à Baden-Baden. Un excellent tableau de la famille impériale d’Allemagne, en grand format, est l’œuvre de Schaarwachter, de Berlin. Le célèbre établissement de M. le Dr Mey-denbauer expose une vue imposante de la cathédrale de Strasbourg de 4 mètres de haut, ainsi que celle de la cathédrale de Fribourg à côté d’intéressantes reconstitutions photogrammétriques. M. le Prof. Kopp, à Brunschwig, nous montre également des travaux photogrammétriques, des vues photographiques à distance, de reconstitutions de cartes, le tracé du chemin de fer de la Jungfrau et des appareils très intéressants et précieux. Les photographies astronomiques (Pléiades) de M. le Prof. Wolf, à Heidelberg, sont d’une haute valeur scientifique. M. le Dr Neu-haus, à Berlin, qui est infatigable dans le domaine de la photographie des couleurs nous présente ses photochromies d’après le système de M. Lippmann (fleurs, perroquets, bouteilles de bière). De M. le Dr A. Kruss, de Hambourg, nous remar-
- Lützel frères, phot., Munich.
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- Goertz, Voigtlander, Zeiss exposent leurs instruments d’optique célèbres dans le monde entier (objectifs, prismes, etc.). Nous trouvons des chambres noires fort bien manufacturées de MM. Kleffel, Stegemann, Ernemann, à Berlin (chambre à main), ainsi que des chambres pour autotypic et photographies en trois couleurs de MM. Falz et Werner, à Leipzig. La photosculpture de M. Selke, à Berlin, provoque une grande attraction. Cette géniale méthode est démontrée par une brochure.
- Il y a peu d’expositions d’amateurs à la section allemande, et même il y a certaines maisons de ce pays bien connues, telles que MM. Hanfstangl, Dr E. Albert, Bruckmann et d’autres qui n’ont rien exposé. L’Imprimerie impériale de Berlin se distingue par de nombreuses reproductions chalkographiqucs de vieux maîtres dans une petite salle toute proche de celle de la photographie.
- (Phoiographische Correspondent.) J.-M. Eder.
- Liitzel frères, phot., Munich.
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- La Hongrie à l’Exposition Universelle
- * de 1900 à Paris
- Ie portrait en Hongrie est fort bien représenté par les photographes de la cour : MM. Forché et Galfy (successeurs de Koller) ; par MM. Mai et Cie, également photographes de la cour, et par MM. Mertens et Cie. M. Mai expose de ravissants groupes de famille et des études remarquables. Les portraits de l’atelier de M. von Mertens sont également charmants. Le photographe de la cour, M. Erdely, de Budapest, chargé par le gouvernement hongrois, en diverses circonstances, d’exécuter des photographies d’architecture et de paysages, nous présente d’excellents spécimens de son habileté. Le photographe de la cour, M. Strelisky, de Budapest, expose des scènes populaires hongroises. Son Csardas est au point de vue technique d’une exécution parfaite. M. Goszleth, de Budapest, expose des portraits sur papier albuminé d’une très bonne execution. Les photographes hongrois nous démontrent les efforts qu’ils font pour obtenir de bonnes photographies commerciales. Dans cet ordre d’idées, nous citerons M. Fekek, aNagyvarad; M. Keglovich, à Szegedin, et le photographe de la cour, M. Kossak, à Temcsvâr.
- Les reproductions photographiques sont peu représentées à l’exposition hongroise; nous trouvons seulement M. Klosz, à Budapest, avec une modeste exposition de photozincotypie et autres reproductions.
- (‘Pholoffrriphische Correspondent.) J-'H. Ldkr.
- Forché & Galfy, phot., Budapest. Grand maman dort.
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- La Grande-Bretagne à l’Exposition Universelle
- de 1900 à Paris
- 'exposition anglaise de photographie à Paris, surprend d’abord par le peu de place qu’elle occupe. Après un examen attentif, on est très satisfait des qualités artistiques des œuvres exposées. L’exposition collective des photographes anglais comprend des portraits, des paysages, des scènes de genre exécutés par une quarantaine d’artistes très connus : MM. Alfieri, Annan, Ashton, Baker, Barnett, Benington, Benett, Bur-chett, Cadby, Cameron, Crooke, Davis,
- Davison, Gale, Greger, Hinton, Robinson et autres. Il est certain que nous n’avons devant nous qu’un petit nombre d’épreuves, mais elles nous démontrent d’une façon évidente la très haute valeur de la photographie artistique anglaise. Il faut citer de bons portraits grandeur naturelle deM. Byrne, de Richmond; des instantanés, à la lumière magnésique, d’usines par M. Marsh, de Henley-on-Thames.
- La photographie scientifique est grandement représentée.
- M. Manly, de Londres, expose des épreuves du procédé ozotype de son invention; très intéressantes au point de vue théorique, mais qui au point de vue du fini des résultats ne luttent que difficilement avec celles qu’on obtient avec le procédé au charbon. Il s’est fondé à Londres une compagnie pour l’exploitation pratique de ce procédé. M. Annan, de Glasgow, expose de bonnes héliogravures. Il ne faut pas oublier la Fine Art Society, de Londres. La phototypographie en demi-teinte sur zinc et sur cuivre est faiblement représentée. Cependant ce procédé est largement exploité en Angleterre. La succursale
- de M. Meisenbach, de Londres, expose de belles épreuves. M. Hentschel présente des phototypogravures en trois couleurs, ainsi que la Compagnie Natural Colour, de Dublin, M. le comte Ostorog et MM. Rathby, Lawrence et C°, de Leicester. Il ne faut pas oublier les impressions en trois couleurs de MM. Waterlow et Sons, de Londres. L’optique photographique est représenté par MM. Ross et Dallemeyer, de Londres. L’exposition de MM. Pen-rose et Cie, de Londres, avec tous ses appareils perfectionnés pour les procédés photo-mécaniques. Nous remarquons encore les très belles photographies de MM. Lapres et Lavergne, de Montréal (Canada), et d’autres travaux très intéressants des colonies anglaises.
- T. Manly, Londres.
- (Phoiographische Correspondent.)
- J.-M. Eder.
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- Les États-Unis d’Amérique
- 'exposition de ce pays est placée en face de la section autrichienne. Au point de vue de remplacement elle est très défavorablement aménagée, en ce qui touche l’éclairage et la disposition des épreuves. C’est pour cette raison que l’exposition américaine n’est pas appréciée par la majorité des visiteurs. Elle le mérite cependant, car elle est très remarquable.
- Il faut accorder une mention spéciale, avec juste raison, à la Compagnie Eastman Kodak. Elle expose ses excellentes chambres à main, parmi lesquelles il faut signaler le nouvel appareil
- Brenner, phot., Cincinnati, U. S. A.
- Panoramique à pellicule et à objectif mobile. La valeur des papiers manufacturés par cette Compagnie est prouvée par de splendides épreuves de toutes sortes.
- Les portraits artistiques sont représentés par les superbes épreuves de Baker’s Art Gallery, de Columbus (Ohio); par les travaux de MM. Brenner, de Cincinnati; Taber, Steckel et Schumacher, de la Californie. M. Lawrence, de Chicago, expose de bons groupes obtenus avec la lumière au magnésium. La Compagnie Burton, de New-York, présente des instantanés très réussis de bateaux à voile. La maison Curtis et Cameron, de Boston, représente avec succès les établissements d’éditions de reproductions artistiques.
- Nous ne trouvons aucun constructeur d’instruments d optique ou photographique. MM. Bausch et Lomb, de Rochester, exposent des objectifs allemands dont ils sont concessionnaires.
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- L’exposition de réseaux et trames de M. Lévy pour la photot}Tpogravurc est très importante et de premier ordre. Le frère du chef de cette manufacture est l’inventeur d’une cuve à graver très originale. Au moyen d’une petite pompe l’acide nitrique est projetée verticalement. Elle arrose ainsi la plaque de zinc placée horizontalement.
- L’impression en trois couleurs (phototypographic) est particulièrement bien représentée par la Compagnie du procédé en trois couleurs, de Chicago, et par la Compagnie Coloritype. On remarque que cette nouvelle méthode d’illustration est généralement employée aux Etats-Unis pour des besoins commerciaux. Cependant les travaux de ce genre de provenance autrichienne, allemande et française semblent préférables.
- L’exposition de l’ile de Cuba a été installée par les Etats-Unis. Les photographes de la • Havane exposent des portraits de belles Cubaines, ce sont : MM. Otero, Juarez et Quesada. M. Miles présente de belles épreuves de paysages et sujets d’architecture. La photographie professionnelle est importante et avancée à Cuba.
- (‘Pbotograpbische Correspondent) J.-M. Eder.
- Schneider, phot., Baker’s Art Gallery, Columbus, U. S. A.
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- Lawrence, phot., Chicago
- BANQUET FEDERAL
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- La Belgique à l'Exposition Universelle de 1900
- En Belgique, la Société anonyme des Etablissements J. Malvaux, à Bruxelles, expose de très belles phototypogravures en trois couleurs. Elles représentent des objets d’industrie, des éventails, des vases, des marbres, etc., etc. La manufacture de Van Monkhoven, à Gand, expose des plaques au gélatino-bromure et des papiers au charbon ainsi que des agrandissements. M. Tackels, de Gand, présente de très beaux papiers photographiques. Nous ne trouvons rien à signaler comme portraits ou paysages.
- La Hollande
- Ce pays est très faiblement représenté dans la classe XII. Un fabricant de développateur de la maison Masch Spakler et Sluytermann, à Amsterdam, voilà tout ce que nous pouvons remarquer.
- Principauté de Monaco
- De bons portraits au platine et au charbon de M. Bûcher, à Monte-Carlo, constituent une belle collection.
- La Bulgarie
- La photographie est faiblement représentée dans le pavillon de la Bulgarie. A signaler les travaux de M. Woltz, de Sofia, et ceux de M. Karastoyanoff, de la meme ville. Les autres photographies exposées sont véritablement insuffisantes.
- La Serbie
- La Serbie n’a qu’un exposant, le Ministère de la Guerre, à Belgrade, qui possède un atelier de photographie. Toute la collection (vues photographiques, architecture, etc., etc.) atteint avec peine,1a hauteur de celles qui sont présentées par les autres établissements officiels des autres pays.
- La Russie
- L’Expédition Impériale pour la préparation des papiers d’Etat fait usage avec préférence, à côté de tous les procédés d’impression connus, de méthodes de reproductions photographiques avec le plus grand succès (héliogravure en couleurs, phototypographie, chromolithographie, etc., etc.). C’est une très belle exposition, elle occupe un espace réservé, décoré avec goût, elle mérite sans restriction les plus grands éloges.
- La Société Impériale Technique russe, à Saint-Pétersbourg, expose collectivement des travaux très remarquables d’amateurs, de naturalistes, d’archéologues et de professionnels.
- Les photographes professionnels russes sont en assez grand nombre avec de bons portraits et de bonspaysages MM. Pazetti, de Saint-Pétersbourg; Khmelevski, de Poltava; Hélène Mrozovski, de Saint-Pétersbourg; Strandberg, de Helsingfors; Dmitrieff, de Nijni-Nov-gorod; Matusewoski, de Saint-Pétersbourg, présentent une grande collection de portraits, des reproductions de documents, des photographies sur émail, des impressions au charbon, en général de très bons travaux. M. Fischer, de Moscou, expose de très belles phototypies. M. Willborg,de Saint-Pétersbourg, présente d’excellentes zincogravures, des phototypies et des
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- impressions en trois couleurs. Nous remarquons aussi dans la section russe l’exposition de la fabrique de plaques au gélatino-bromure de M. Sreznevsky (Warnerke et Sreznevsky), de Saint-Pétersbourg. La Société industrielle Koehler, de Moscou, avec des plaques au gélatinobromure et des papiers photographiques.
- (Photographische' Correspondent) J.-M. Eder.
- Pbototypogravure A. J. Willborg. Saint-Pétersbourg.
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- Brandseph, phot., Stuttgart.
- Grimprcl.
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- La Suisse à l’Exposition Universelle
- de 1900 à Paris
- Ies photographes et les ateliers de reproduction de la Suisse sont représentés d’une façon très importante à l’Exposition comme quantité et qualité. Tout d abord ce sont les photographes genevois bien connus: MM. Boissonnas et Pricam qui attirent l’attention. M. Boissonnas expose un grand nombre de portiaits, de paysages et d etudes de genre. Les photographes auront beaucoup a apprendie en etudiant ses œuvres. Il piesente une nouvelle méthode qu’il faudrait, il est vrai, expérimenter. Elle consiste dans l’exécution des portraits au moyen de deux objectifs (comme pour les épreuves stéréoscopiques). Il imprime les deux négatifs l’un sur l’autre, il obtient ainsi des contours plus doux. Les travaux divers de M. Boissonnas témoignent de son sentiment artistique, il mérité certainement les plus giands éloges. L’excellente exposition de M. Pricam, de Genève, est également de premier ordre, elle consiste en études de portraits-et d’effets de lumière (impressions au charbon, platine et argent). Comme secrétaire du jury de la classe XII, il est hors concours. Nous devons admirer les beaux portraits de M. Lacroix, de Genève, qui emploie d’une manière très habile le procédé au charbon et à la gomme bichromatée. Les paysages et les portraits de M. Wolsgruber, d’Aarau et de MM. von Zipser et Schmidt, de Baden (Argovie), sont remarquables par la conception du sujet et par l’exécution des impressions au charbon, en couleur, et platine. M. Kling-Jenny, de Bâle et M. C. Lang, de Coire, exposent de bonnes photographies commerciales; M. Revilliod, de Nyon, de remarquables agrandissements. Une très jolie exposition est celle de la manufacture de plaques au gélatino-bromure de M. le Dr Smith, de Zurich, dont les produits sont universellement connus. Les collections de négatifs et de diapositifs, d’épreuves sur papier au bromure d’argent, de films et bandes cinématographiques, démontrent d’une manière évidente l’excellente qualité de ses produits. La fabrique d’articles pour la photographie de M. Meyer, à Zurich, expose sa machine à satiner Helvetici. M. Léopold, a Thun, présente un développateur photographique sur lequel nous ne pouvons rien dire, car il contient un mélange inconnu.
- MM lllin et Jacom, de Genève, qui ont .rassi un dépôt d articles pour la photographie,
- exposent des agrandissements au bromure d’argent et au charbon. En face de l’exposition suisse
- se trouve la mande et remarquable exposition de l’Institut artistique d’Orell Füssli de Zurich.
- Elle se trouve dans un salon à part, elle contient des lithographies en couleurs, en demi-te.nte
- excellentes, qui ont le plus grand succès comme affiches et comme illustrations. Cette grande
- maison expose également des papiers de valeurs, titres, actions etc., etc imprimes par des
- moyens photomécaniques. L’Institut Polygraphique, de Zurich, expose de fort belles repio-
- ductions en couleur, de tableaux, de photographies d’après nature, d impressions en codeurs et
- ,, M, T», cnicce dans la classe XII est extrêmement remarquable,
- par d autres procédés. L exposition suisse uans ui ctao ^
- (‘Pholographische Correspondent.)
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- J.-M. Eder.
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- La Photographie Pictoriale
- dans les Sections Étrangères
- C’est depuis l’Exposition de 1889 que la photographie pictoriale a pris naissance, ou du moins s’est révélée assez vivace pour demander et obtenir 1 attention de ceux qui accueillent toujours avec reconnaissance un nouveau moyen d’expression artistique. Il nous a donc semblé utile de condenser en quelque sorte les résultats plus ou moins apparents des travaux dirigés dans ce sens, tels que nous les montrent les différentes sections de photographie de l’Exposition de 1900, tout en demandant à son auteur habituel, dont la plume est plus autorisée que la nôtre, la critique des œuvres françaises.
- La Section Anglaise de Photographie Pictoriale.
- La section anglaise est particulièrement intéressante, grâce aux efforts de M. Craigie, le secrétaire honoraire du Linked Ring, qui a su réunir une collection d’environ quatre-vingts cadres, qui donne une idée très complète de ce dont est capable l’école anglaise de photographie pictoriale. Le niveau en est élevé et je n’y ai trouvé qu’une douzaine d’épreuves qui semblent appartenir à une époque tant soit peu arriérée. Mais leur présence est peut-être nécessaire pour donner au public le sentiment plus net du progrès, - - et puis le métier de sergent recruteur implique certaines concessions aux gloires d’antan qui n’excluent pas la préférence secrète accordée aux jeunes. Ce n’est pas nous qui jetterons à M. Craigie la première pierre, les représailles lui seraient trop faciles.
- Et c’est bien une sensation de progrès que l’on éprouve en comparant des épreuves telles que Japanese Mamma, par M. Manly; Mrs. Herbert Beerbohm Tree, par M. Johnson; Gères, par M. Burchett; Une cigarette, par M. Alfieri, sans compter plusieurs autres, avec des portraits tels que celui de IV. O. Orcharàson, par Craig-Annan, ou avec des paysages tels que
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- The Wide Shore, par M. Mummery, car il faut avouer que les œuvres citées en premier lieu auraient fait fort bonne figure à l’Exposition de 1889, et que nous n’aurions pas eu grand’chose à leur opposer.
- Actuellement M. Craig-Annan tient toujours la place élevée qu’il a conquise du premier coup. Nous connaissions déjà sa ‘Petite ‘Princesse, — où l’admiration de l’auteur pour l’école hollandaise se révèle tout particulièrement, — et In a garàen Pair, dont je pourrais longuement parler, car j’ai le plaisir d’avoir sous les yeux l’épreuve que M. Craig-Annan a exposée à notre dernier Salon, mais nous voyons pour la première fois l’admirable portrait de W. O. Orchardson, qui est un modèle de sobriété de traitement et d’expression vivante. J’en dirais autant du portrait de Miss Purnett, d’une vigueur de modelé et d’une précision de dessin extraordinaires.
- Sur le même panneau du fond nous remarquons, au-dessus du ‘Portrait en chapeau, de Hollyer et du portrait du Sherijf Comrie Thompson, de Crooke, déjà admirés à nos précédentes expositions, un grand paysage panoramique de Davison, Con-zuay mountains, véritable tour de force, qui rend, autant que peut le faire notre imparfait procédé, l’impression de distance et d’atmosphère. A côté, un chevalier en armure, de M. Burchett, sans grand intérêt; une Etude de femme et le portrait de la Marchioness of Granby, du baron von Meyer, qui font davantage admirer la beauté des modèles que l’ingéniosité de l’artiste qui peut faire et a fait beaucoup mieux; un beau paysage de Ralph Robinson, un effet de neige, The snow irah, par M. Cadby, très personnel comme idée et comme traitement, et d’autant plus intéressant que c’est la première fois que nous voyons M. Cadby aborder la gomme bichromatée qu’il semble employer à bon escient ; un paysage extraordinaire de M. Wellington, Eventide, où l’on trouve en même temps les vigoureux accents de l’eau-forte et les plus délicates demi-teintes de la photographie; un coucher de soleil très original de lord Mait-land, et le superbe portrait de W. Crâne, par M. Hollyer, complètent le panneau central.
- Sur le panneau de droite : le beau portrait de Miss Buruell, de Craig-Annan, dont nous avons déjà parlé; la Fille du Pêcheur, de M. Sutcliffe, composition
- Craig-Annan. Petite Princesse.
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- Hollyer
- très décorative où les arabesques dû fond rappellent et continuent la courbe sinueuse du corps de la jeune fille. Mais, à en juger par l’intérieur, quel riche pêcheur M. Sutcliffe a trouvé là. Ce doit être celui de M. ‘Biiet. A Utile Mother, charmant petit tableau de Miss Janet Reid, qui,
- par la façon mouvementée dont elle a éclairé ses personnages, a su donner un cachet d’art à un sujet qui pouvait facilement tomber dans la sentimentalité banale. Un petit paysage ciselé comme sait les faire M. Davis; un intérieur bien traité de M. Greatbach, The Miller s workshop; deux grands paysages de M. Horsley-Hinton, Sun hree\es et Flowery wastes, où nous retrouvons les anciennes qualités de l’artiste avec, en plus, une sensation de soleil et de chaleur d’été qui manquaient à ses premières compositions, plus sévères comme sujets. A côté se trouve le portrait de Sir Thirne Jones, par Hollyer. Sans doute le portrait est d’un maître, la tête est vivante et d’un beau sentiment, mais la couleur rougeâtre que M. Hollyer a choisie me semble bien peu favorable aux vigueurs nécessaires à un pareil sujet; il y a en bas de l’épreuve, à droite et à gauche, des parties mortes, totalement enterrées, qui nuisent beaucoup à la puissance de l’œuvre. Voyez un peu plus bas les superbes noirs du paysage de M. Mummery, [Vide Shore. L’eau-forte ne donnera pas mieux, c’est une des plus belles épreuves de l’Exposition. A côté, Blossoms, de M. Cadby, très gracieuse composition, parait un peu terne connue matière. Nous retrouvons plus loin le portrait de George Batten, par M. Craigie, et Simplicity, par M. Colis, que nous sommes heureux de revoir une seconde fois. Un moulin, par Walter Benington, s’impose par la hardiesse de son traitement. Il y aurait quelque chose à dire sur les valeurs des premiers plans, mais l’effet est original et personnel, et la chose est trop rare pour qu’on la passe sous silence. De même pour Tushing ojj, par M. Keighley, où il y a de grandes qualités, malgré l’absence de vérité de l’eau qui manque totalement de transparence. Plus haut, un grand portrait de femme, de M. Crooke, parfaitement composé, d’une belle tonalité, mais un peu froid, peut-être à cause de la perfection même; un beau paysage, déjà vu, de W. Gear, A Lowhiua Homesleinl; un bon portrait d’homme, par Histed, et deux por-
- Portrait en Chapeau.
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- A. liorsley-Hinton
- AURORE
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- A. Horslcy-Hintoii
- DÉCLIN DU JOUR
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- traits : M Study, par Isabel Taylor, et Mrs. ‘Beerbohm Tree, par Johnson, que je n’aime pas du tout.
- Sur le panneau de gauche, 01 d ‘Dapple, par H.-P. Robinson, un des vétérans de la photographie pictoriale en Angleterre. Cette composition a eu un très grand succès de l’autre côté de la Manche. Nous connaissons le ‘Requiem, de M. Horsley-Hinton, empreint d’un grand sentiment poétique et qui rappelle encore ce que nous pourrions nommer la première manière de l’artiste des tristes et désolés estuaires. Mme Cadby a fort heureusement réuni sur une seule page une étude de main et une étude de fruit, les deux sont parfaitement réussies. A côté, M. H. Cameron nous montre un portrait, Mrs. Stuart Wortlcy, qui n’offre aucune qualité frappante. De même un peu plus loin, la Maman japonaise, de M. Manly, fantaisie qui manque tout à fait de
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- Colis. Simplicity.
- fantaisie. La Marce basse (Loiu tide), de lord Maitland, est un bon exemple de ce genre de sujet, un peu usé peut-être, et nous reconnaissons le Homeward, de M. Gréger, pour l’avoir vu à nos Salons.
- Puis M. Calland, qui met une note très personnelle dans son entourage, avec The Mali, qui rappelle un peu l’idée déjà parfaitement exprimée dans son Broinplon Road, impression de soleil et de gaieté que les préjugés continentaux se refuseront peut-être à associer avec l’idée de Londres, et une charmante petite épreuve, esquisse d’architecture, qui semble un ex-libris patiné par le temps, St. Martin s Church. Dans un autre format, M. Baker nous
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- donne une belle page architecturale avec Fly Cathédral, dont le traitement est remarquable. Une Maison à Chambotte, de Davison, et le Brouillard, de Sutcliffe, sont de vieilles connaissances ainsi que le Ruskin, de Hollyer, qui nous montre le profil poétisé du grand poète d’art de l’Angleterre. A côté, -le Farmstead, de Smedley Aston, et une étonnante étude de neige
- et de soleil, Snow and sunshine, de Job. Le premier plan est extraordinaire de vérité, et la composition très simple est un modèle à suivre. Quant aux portraits de Mrs. Leaf and Mrs. Sytrions, de Cameron, nous n’en apprécions pas le charme. Au contraire, nous avons été frappés de celui qui se dégage d’une petite tête de jeune fille, au regard étrange, un peu sauvage, par M. Cruweys Richard, Ldarawa. C’est parfaitement traité, d’une façon très hardie, car l’auteur a profité des ressources de son procédé et a supprimé toutes choses inutiles. L’ensemble est discret, réveillé par les quelques taches blanches de fleurs piquées dans la chevelure ; le cadre, de tonalité semblable à l’épreuve, est coupé d’une façon originale, décoré juste assez pour habiller le bois. Enfin tout s’harmonise et concourt à un effet très charmant.
- Sur l’envers du panneau de droite se trouve le reste de l’Exposition pictoriale. Ne confondons pas avec l’envers du panneau de gauche, nous en serions tout à fait déçus. Il nous faut avouer d’abord que nous n’avons pas compris la Céres, de M. Bur-chett, ni la Cigarette, de M. Alfieri, ni le portrait de Lily Hambury, par M. Baker. C’est en vain que nous y avons cherché une intention. Mais nous recommandons au visiteur trois tableaux tout à fait marquants, voisins l’un de l’autre : le Midsummer s day, de M. Craigie; le Soir sur le quai (Evening on thequay), de M. Warren, et le Wind and Rain, de M. Moss. M. Craigie a mis dans son panneau, allongé en forme de frise, un sentiment pastoral d’un très grand charme. La scène animée de M. Warren est triste et frappante. La lumière y est concentrée au point voulu d’une façon extrêmement habile, et la matière en est superbe. De même que pour Pluie et Veut, de M. Warren, qui a rendu d’une façon magistrale, avec des noirs d’une qualité rare, la sensation de l’orage et de la tourmente. M. Ashton (en haut à gauche) s’est fait une spécialité des scènes ensoleillées de l’Egypte, il s’est attaqué à une des plus grandes difficultés de notre procédé, et son Fastern Land s est un exemple de la façon toute spéciale dont il sait rendre la lumière intense et les ombres transparentes du soleil d’Orient.
- Crooke, pliot., Edimbourg.
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- Un effet de soleil très différent dans Cirais Horses, de M. Davison, tableau rempli de sobres qualités. A côté se trouve le groupe Childreri’s Hour, de M. Crooke, d’un classique anglais impeccable. Plus loin, un paysage déjà vu de M. Greger, Suffolk Marshes; une élégante silhouette d’herbes folles, de Mrs. Cadby, et enfin une tête très puissante de J. Evans, portrait d’Aubrey ‘Beardsley, dont le modelé gras et vigoureux, dû très probablement à une retouche très intelligente, est tout particulier et digne d’attention, et quelques bonnes choses d’architecture qui ne manquent pas de caractère artistique.
- En somme, la collection réunie par M. Craigie comprend tous les genres et répond parfaitement à son titre. Nous lui faisons nos sincères compliments.
- Sur le panneau extérieur de gauche de l’alcôve réservée à la photographie pictoriale se trouvent quelques échantillons de photographie professionnelle anglaise. Nous y remarquons l’abus de la retouche et l’abus de l’agrandissement qui distinguent la section correspondante française. Il s’y trouve cependant une tentative d’art, mais dont la hardiesse ne nous paraît pas avoir été couronnée de succès, Etudes d’après les frises grecques. C’est une procession de modèles extrêmement anglais, vêtus de robes flottantes, qui se livrent à des gestes anguleux et n’ont rien de commun avec les gracieuses et classiques théories des bas-reliefs athéniens.
- On peut voir, à droite de la section pictoriale, une petite collection de photographies dites techniques où se trouve la suite de J. Marsh, dont nous avons vu un excellent exemple à une de nos Expositions des Champs-Elysées, le Gay. Il y a là une série d’effets nouveaux à chercher, et M. Marsh a su très bien en profiter. Dans la même section, M. Manly a exposé des spécimens de son nouveau procédé, l’ozotype. C’est fort intéressant. L’image a du gras et une certaine indécision de contours très supérieure comme effet à la sécheresse du charbon courant.
- Nous attendions l’ouverture de la section américaine avec une certaine impatience, car, en dehors des œuvres de maîtres incontestés comme M. Stieglitz, M. Holland Day, Miss Johnson, etc., nous étions très anxieux de connaître celles deMme Kasebier, de M.Keiley, dont les critiques sévères adressées à un artiste tel que M. Craig-Annan nous faisaient espérer de grandes choses, de M. Clarence White, de M. Frank Eugène et d’autres encore dont nous avons beaucoup entendu parler sans pouvoir admirer leurs photographies autrement que par des reproductions, toujours décevantes dans un sens comme dans 1 autre. Mais il se trouve que les Américains ont boycotté notre Exposition (il est bien entendu qu en revanche nous enverrons nos cadres chez eux sans la moindre velléité de représailles) et ce sont nos règlements sévères interdisant l’admission des photographies au Grand Palais des Beaux-Arts qui ont été la cause de cette décision universelle.
- Je ne sais pas jusqu’à quel point cette manœuvre est sage. Elle a été imitée, pour des raisons similaires je crois, par les Belges et les Allemands, et il en résulte que le public, absolument ignorant du mouvement nouveau en photographie qui nous préoccupé beaucoup, nous autres photographes, mais dont les vagues minuscules n ont pas trouble le moins du monde l’océan populaire, doit forcément prendre la moyenne des expositions américaines, belges et allemandes pour le summum des progrès artistiques accomplis dans ces pays. Ce n est pas là, ce me semble, le vrai moyen de faire reconnaître nos prétentions à l’art. Achille s’est retiré naguère dans sa tente, et on en parle encore aujourd’hui, mais Achille était fort connu. Je doute que l’abstention de nos confrères et camarades produise un effet aussi retentissant, mais leur absence ne diminue pas moins l’influence des efforts qu’ont fait très courageusement la France l’Anoieterre, l’Autriche et la Suisse pour affirmer l’existence de l’école artistique en photographie.
- D’un autre côté il me semble qu’à l’heure qu’il est ce serait de l’imprudence que de montrer des photographies, quelque artistiques qu elles soient, a la suite de la peinture, \oyez aux
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- Beaux-Arts la solitude navrante des salles de gravure et de dessin — et de quelles gravures et de quels dessins !
- Qu’aurions-nous à espérer d’un public ébloui de couleur et saturé de chefs-d’œuvre — production choisie de dix ans de travail des premiers artistes de l’univers. Regarderait-on seulement nos photographies? Et si on les regardait?...
- Au contraire, nous avons plus de chances de convaincre le public, ou tout au moins de le troubler, ce qui est déjà beaucoup, en lui montrant la photographie nouvelle à côté de l’ancienne. La comparaison lui sera facile et prompte, et peut-être sera-t-elle à notre avantage, ce qui n’aurait certainement pas eu lieu au Palais des Beaux-Arts avec les peintres comme voisins.
- Nous voyons donc sur les murs de l’exposition américaine des scènes de genre du Baker’s Art Gallery, titre somptueux qui ne parvient pas à faire passer une série de compositions prétentieuses et sentimentales à fonds artificiels peints à la colle, qui s’appellent : le Chant de la bouillotte, %êves au coin du feu, etc., etc. Nous reconnaissons ici la muse qui préside à l’éclosion des numéros illustrés de Noël des Magazines anglais et américains. Plus loin, des portraits de très jolies femmes, soufflées par la retouche et toutes estampillées du sourire aimable que le professionnel de tous les pays a le don de faire naître sur les lèvres de son modèle. Cependant l’œil trouve à se reposer sur deux charmants petits portraits de femme, de forme ovale, de M. Brenner, amateur antigréviste. Plus loin, M. Lawrence expose des photographies prises à l’intérieur de vastes auditoriums remplis d’un public nombreux dont les figures, aux extrémités de la plaque, dans la zone mal corrigée de l’objectif insuffisant, s’élargissent avec une souplesse de caoutchouc tout à fait réjouissante. Enfin les agrandissements de la Compagnie Eastman complètent une exposition dans laquelle le photographe artiste ne trouvera pas grand’chose à apprendre et le public rien qui puisse l’étonner.
- La section japonaise paraissait devoir être intéressante. Il n’en est rien. Ce peuple artiste entre tous ne se sert de la photographie que pour la reproduction purement documentaire de costumes ou de paysages, ou tout au moins ne nous montre-t-il pas autre chose. Il y a même une collection de vues imprimées sur des plaques argentées et dorées qui me semble le triomphe de la civilisation européenne.
- Dans la section espagnole, à côté d’énormes agrandissements et de portraits quelconques, sans trace de personnalité nationale, nous remarquons une collection qui a remporté le premier prix à un concours artistique à Madrid. Il nous est donc permis de nous en servir pour établir' le niveau de la photographie pictoriale en Espagne. Il nous paraît être peu élevé.
- Le Portugal montre quelques reproductions de costumes ; la Hollande n’a pas de section de photographie; la Belgique n’en a guère davantage; la section hongroise est plus importante, mais, à notre point de vue spécial, n’offre pas grand intérêt. Il y a là un parti pri$ de netteté microscopique et de retouche à outrance qui, joint à une véritable école de pose prétentieuse et maniérée et à une audace inattendue de peinturlurage à la gouache et à l’encre de Chine, ferment la porte à toute possibilité d’interprétation artistique. M. Keglovich, entre autres, qui expose des scènes d’intérieur à costumes pittoresques hongrois, n’a réussi, malgré les rares facilités que lui donnait son milieu, qu’à produire des platinotypcs imitant la sécheresse de la mauvaise gravure sur acier.
- Dans la section suédoise nous remarquons — sans peine — un portrait assez intéressant d’Ibsen, par Szacinski. Le reste se compose de portraits officiels et de paysages documentaires. Il faut cependant jeter un coup d’œil sur un énorme agrandissement de Karl Anderson (Femme au bord de la mer), dont le fond est entièrement refait au fusain, à tel point qu’il ne reste plus une parcelle de la matière première. Et l’on nous reproche le développement au pinceau !
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- H. Brandseph, pliot., Stuttgart.
- En Russie, des études de costume intéressantes et quelquefois bien composées, mais aucune personnalité dans le traitement.
- En Italie, le comte Joseph et le comte Luigi Primoli représentent à eux seuls le contingent amateur. Le comte Joseph Primoli nous montre, sur de grands bristols, une série de petites épreuves, documentaires pour la plupart, mais dont quelques-unes, convenablement traitées, pourraient donner de très intéressants tableaux. Malheureusement le comte Primoli nous les présente en quelque sorte à l’état brut, il y manque la taille et le sertissage. Le comte Luigi Primoli, encore plus prolifique, expose
- environ huit cents épreuves de petites dimensions. Ce sont des études de vie monastique et des documents instantanés.
- La section de photographie allemande est la seule qui soit en dehors du palais de l’avenue SufFren, elle se trouve dans le palais national, rue des Nations. Nous n’y voyons aucun amateur connu. MM. Hof-meister, Einbeck, Matthis, Masuren, Scharf, Coerke, etc., n’ont pas exposé, et la section allemande s’en ressent; néanmoins nous trouvons, parmi les professionnels, des oeuvres très supérieures à tout ce que nous avons pu voir en France dans la section correspondante, il v a là, incontestablement, une éducation artistique en train de se faire. 11 suffit, pour s’en convaincre, d’examiner le portrait de l’artiste en blouse de travail, par Brandseph; un autre portrait d’homme, par Perscheid ; Un autre portrait d’homme assis à une table de travail, par Müller, et une tète de femme très étrange, se détachant sur un fond tourmenté de ciel et de mer, par les irères Lützel. Un paysage de Raupp est intéressant, ainsi qu’un frontispice, de
- Perscheid, pliot., Leipzig.
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- La Section de Photographie artistique Autrichienne.
- procédés assez mélangés, mais bien composé, par Suck. Au fond de la salle, de très curieuses études d’animaux en liberté, par Grainer, méritent un coup d’œil, à un autre point de vue. Quant aux portraits de la famille impériale, par Schaarwaehter, c’est de la photographie, j’allais dire de la peinture, officielle.
- Dans la section autrichienne (rez-de-chaussée), le Camera-Club de Vienne a organisé une exposition restreinte comme nombre, excellente comme qualité et charmante comme décoration. C’est tout à fait réussi. Le Camera-Club n’est représentée que par un bien petit nombre de ses membres, quatorze cadres en tout, mais nous savons que l’Administration n’a pas été généreuse au point de vue de la surface. On y remarque les œuvres de M. Schoeller et de M. Liebig, un beau paysage de M. Watsek, panneau étroit en largeur représentant, couronnée de fumées noires, la forêt des hautes cheminées d’une grande usine. Le sujet n’est pas banal, et M. Watsek a su en tirer une certaine poésie sauvage.
- M. Henneberg expose un paysage en hauteur qui rappelle le genre de composition à premier plan très important, avec la ligne sinueuse d’un ruisseau encaissé montant en perspective violente, qu’il semblait affectionner dans ses premières œuvres. Le traitement en est, comme toujours, très vigoureux, très franc, on y sent une pâte toute spéciale. Puis une marine d’un grand caractère, un vapeur à quai vu de l’avant, en raccourci contre un ciel tourmenté, avec un bel effet de nuages et d’eau, et, du docteur Spitzer, un magnifique portrait d’homme,
- Lützel frères, Munich.
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- F. Boissonnas, pliot., Genève.
- Epreuve Monoculaire.
- F. Boissonnas, pliot.,
- Genève. Epreuve Binoculaire.
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- sombre, mais très vigoureux, malheureusement placé en bien mauvaise lumière. L’éclairage, du reste, est le seul point défectueux de cette exposition installée d’une façon particulièrement artistique.
- A droite se trouve l’exposition des Amateurs de Prague, d’un niveau certainement moins élevé, mais contenant de bonnes choses qui témoignent de l’influence du Camera-Club, — puis les professionnels sur lesquels cette influence ne semble pas s’ètre exercée.
- A gauche, l’Ecole Impériale de Photographie, dirigée par le docteur Eder, a fait une exposition collective. Cette Ecole est une institutionyles plus intéressantes, et ses résultats sont
- plus qu’encourageants. J’ai vu, en feuilletant les règlements et comptes rendus de l’Ecole, à quel point le côté artistique de l’éducation du photographe y était développé. Ainsi l’étude du dessin est obligatoire, les cours ont lieu trois fois par semaine et, pendant la dernière saison, on a fait aux élèves diverses conférences sur les rapports de l’art avec la photographie. Il serait à souhaiter qu’une initiative pareille soit prise en France.
- Parmi les œuvres anonymes exposées par l’Ecole Impériale, nous remarquons surtout les numéros 22, 6 et 26.
- Dans la section suisse, M. Boissonnas est à la tète du mouvement. Nous pouvons même dire qu’il le résume à lui seul, car son exposition est très supérieure aux meilleures de celles qui l’entourent. Il nous montre trois effets de contre-jour intéressants. La [loilette, une femme vue contre une fenêtre, épreuve de grande, de trop grande dimension et malheureusement imprimée en sanguine ; il s’ensuit qu’elle n’offre pas les beaux contrastes qui font l’intérêt de ce genre d’éclairage, car il ne faut pas demander au rouge des vigueurs dans les ombres, et ses lumières paraissent toujours verdâtres. Bien supérieur à ce point de vue est le second effet d’éclairage, le Vieux 3\Cissel, en bistre, portrait d’une jeune fille, aussi à contre-jour, lisant. Matinée d’Eté, enfants jouant, encadrés dans une porte grande ouverte, est d’une composition charmante, la perspective est juste ou paraît l’être, ce qui nous suffit; les contrastes sont assez marqués pour nous donner l’impression très vive d’une chaude lumière au dehors et d’un reflet doré au dedans, et les taches formées par les enfants sont bien placées. Ce tableau rappelle beaucoup, sans aucun soupçon de plagiat, la belle composition de Craig-Annan, In a gardeufair, tant comme idée que comme coupe des deux panneaux symétriques formant volets à droite et à gauche. Plus loin, les Colchiques, charmant panneau décoratif, avec figures, bien coupé, joli de ton mais, à mon idée, un peu gâté par un ciel blanc d’une valeur inconnue dans la nature et qui tue les nuances délicates du reste du tableau. Une belle tête d’homme, Étude de flou, que l’on verrait plus à son aise si les yeux 11’étaient attirés par les mains du modèle. Nous regrettons aussi, dans Échange de la^fls, scène rustique de traitement fort intéressant, les taches
- F. Boissonnas, pliot., Profil. G enève.
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- blanches des deux grosses pierres du premier plan. On y met instinctivement le pouce malgré tous les règlements de l’Exposition.
- Nous remarquons encore un joli ‘Profil sur papier vergé, de matière fort agréable. Le tramway est très amusant, mais ce tour de force n’aurait-il pas gagné à être exécuté dans des dimensions plus restreintes, et surtout à être éclairé d’une façon plus heurtée, plus brutale, moins flatteuse pour les modèles assurément, mais plus en rapport avec l’éclairage auquel les Compagnies d’omnibus ont accoutumé leurs voyageurs ; l’effet, je crois, aurait été plus vrai et
- F. Boissonnas, phot., Genève.
- plus saisissant. Nous aimons moins le Vitrail, où la tête du petit saint Jean est d’un traitement doux et léché très différent de celui que suggère naturellement le titre.
- Plus loin, certaines têtes d’enfants et une série de compositions ensuite, genre illustration, évidemment destinées à l’admiration du gros public. Enfin nous regrettons que les très bonnes choses que nous a montrées M. Boissonnas n’aient pas été présentées autrement, dans des cadres soigneusement choisis qui les auraient isolés davantage les unes des autres. Son exposition, déjà très séduisante, y aurait beaucoup gagné.
- Nous avons gardé pour la fin les essais de photographie binoculaire qui se trouvent sur le panneau de gauche. Ces épreuves qui, d’après les explications annexées, doivent donner des effets de relief accusé, sont obtenues en superposant deux images provenant de deux clichés du même sujet pris à une petite distance l’un de l’autre, simple superposition de deux épreuves stéréoscopiques. Mais il nous semble avéré que l’effet de relief ne pourrait se produire en ce cas que si chaque épreuve était diversement colorée, comme dans les anaglyphes de SIC 'Dticos du Hauron et vue à travers deux verres de lunettes de deux couleurs. Alors la superposition des épreuves n’aurait plus lieu qu’au centre nerveux et le relief se ferait sentir. En résumé, dans le système de M. Boissonnas, chaque œil voit deux épreuves à la fois; or le principe du stéréoscope réside en ce que chaque œil ne doit voir qu’une seule épreuve à la fois et que la superposition des deux épreuves se fasse au cerveau même, comme dans la vision ordinaire.
- Du reste, malgré toute notre bonne volonté, il nous a ete impossible de réaliser le relief demandé devant le paysage et les têtes exposées. La seule différence perceptible entre l’épreuve monoculaire et l’épreuve binoculaire est une différence marquée de valeurs qui rend la comparaison d’autant moins sûre et un certain flou agréable qui donne moins de sécheresse à l’épreuve doublée.
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- De l’autre côté de M. Boissonnas, M. Lacroix nous montre des effets de lumière de magnésium. Le commandant Puyo n’aura pas de peine à retrouver une ancienne connaissance dans la Femme à la lampe, bien que ce soit là un exemple très frappant de deux sujets identiques ne produisant pas du tout le même genre d’impression. Il y a deux autres effets d’éclairage plus originaux : un homme allumant sa pipe et une femme abritant de la main la flamme d’une bougie. C’est intéressant, mais bien sec comme traitement. Nous préférons de beaucoup la belle tête d’homme en chapeau mou qui se trouve à côté. M. Lacroix fait aussi de la gomme bichro-rnatée et il la réussit si bien que le procédé, entre ses mains habiles, devient presque aussi photographique que le gélatino-chlorure. Peut-être y a-t-il au fond de mon sentiment une pointe de jalousie, mais j’aurais mieux aimé plus de personnalité et moins de perfection.
- Les autres exposants, MM. Jacom, Schmidt, Kling, etc., font de la bonne photographie
- Lacroix, phot., Genève.
- Lacroix, phot., Genève.
- courante, ni meilleure ni pire que celle des professionnels des autres nations qui me semblent, du reste, avoir tous atteint un certain niveau, sans fluctuations appréciables d’une section à l’autre. Nous croyons cependant devoir signaler plus spécialement l’exposition de M. Pricam et de deux plats ronds aux bords en bois sculpté, le fond est en métal et au centre, imprimée sur le métal même par je ne sais quel diabolique procédé, une tête de femme sourit.
- Notre étude est terminée et l’impression qui s’en dégage est multiple, décourageante à un point de vue, consolante à un autre.
- Décourageante en ce sens que la nouvelle école, qui devrait affirmer son existence en cette occasion rare entre toutes, devant un public qui se compte déjà par millions, s’est trouvée, grâce à de nombreuses défections, très réduite en nombre. Le coup est manqué et, sans vouloir établir de responsabilités, il m’est permis de déplorer le fait. — Consolante d’un autre côté, car ce que nous avons vu témoigne d’efforts patients et d’une vitalité toujours croissante.
- Décidément la photographie pictoriale n’est pas affaire de mode. C’est une école qui répond à un besoin, et ce sont là les véritables conditions d’existence.
- Robert Demachy.
- (Bulletin du ‘Photo-Club de Paris.)
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- TABLE DES MATIÈRES
- PAGES
- La Photographie, par C. Klary................................................................... ^
- Art et Photographie, par M. Bucquet............................................................. y
- Le Salon du Photo-Club à l’Exposition universelle, par un visiteur.............................. ^
- La Classe XII à l’Exposition universelle (section française), par un visiteur................... 23
- Les Photographies à l’Exposition de 1900, par A. da Cunha ...................................... _ 28
- Les Photographies à l’Exposition de 1900, par A. da Cunha . . .................................. ^ (
- Notes sur l’Exposition photographique à Paris 1900 (British Journal oj Photography) ....... 59
- La Section photographique italienne à l’Exposition universelle de 1900, par le Dr L. Gioppi........ 44
- La Photographie artistique à l’Exposition universelle de 1900, par C. Klary........................ 46
- La Photographie à la section allemande à l’Exposition universelle de 1900, par j.-M. Eder. 60
- La Hongrie A l’Exposition universelle de 1900 à Paris, par J.-M. Eder........... . <33
- La Grande-Bretagne à l’Exposition universelle de 1900 à Paris, par J.-AL Eder...................... 5^
- Les Etats-Unis d’Amérique, par J.-M. Eder......................................................
- La Belgique à l’Exposition universelle de 1900, par J.-AL. Eder.................................... ^
- La Suisse à l’Exposition universelle de 1900 a Paris, par J.-M. Eder.............................. „r
- La Photographie pictoriale dans les sections étrangères, par Robert Demachy...................... y2
- TABLE DES ILLUSTRATIONS
- Alinari frères, phot., Florence
- PAGES
- . 44
- E. Bclval, phot., Reims....................
- F. Boissonnas, phot., Genève.... 58, 83, 84,
- AL Binder-Mestro........................ 2 U
- H. Brandseph, phot., Stuttgart..... 61, 70,
- M. de Bielavsky, phot., Saint-Pétersbourg.. . .
- M. Bucquet.............................. I5?
- P. Bourgeois................................
- W.-N. Brenner, phot., Cincinnati (U. S. A.)..
- G. Brogi, phot., Florence.................
- R. Le Bègue.................................
- G. Berteaux.................................
- M. Brémard..................................
- 50
- 85
- 22
- 8t
- U
- 65
- 45
- W
- U
- M
- Chéri-Rousseau, phot., Saint-Etienne. 35, 47; 4§
- Chevojon, phot., Paris. .................. 52
- Cautin-Bergcr, phot., Paris....... 27, 39, 52
- W.-F. Corne, Boston (U. S. A.)............ 54
- W. Crooke, phot., Edimbourg........... 77> 78
- AV.-L. Colis............................... 77
- J. Craig-Annan.............................. 73
- M.-P. Dmitricff, phot., Nijni-Novgorod.... 57
- A. Darnis.................. ...... 18, 40
- R. Demachy................................... U
- Forché et Galfy, phot., Budapest............ 63
- Gendraud, phot., Clermont-Ferrand......... 5 3
- Gerschel, phot., Paris................ 41, 5°
- R. Galichon............................... U
- G. Grimprcl........................... i9>7°
- Hamnqvist, phot., Stockholm............... 59
- F. Hollyer................................ 74
- A. Horsley-Hinton..................... 75, 7^
- C. Kubica, phot., Hcilbronn............... 55
- LI. Lemoine..................................... 14
- A. Lemoine............................... 23, 24
- Lacroix, phot., Genève......................... 86
- J.-F. Langhans, phot., Prague................... 57
- Lützel frères, phot., Munich......... . 61, 62, 82
- G. -R. Lawrence, phot., Chicago (U. S. A.).. . 67
- La Tour du Pin (comte de)....................... 25
- Mazibourg (Cari de)............................. 54
- H. Ménier..................................... 23
- T. Manly........................................ 64
- T. Müller, phot., Munich........................ 60
- Nadar père, phot., Marseille................... 49
- P. Nadar, phot., Paris.................. 25, 43
- Otto, phot., Paris....................... 26, 51
- Pietzner, phot., Vienne....................... 56
- Provost, phot., Toulouse........................ 25
- E. Pirou, phot., Paris.................. 40, 42
- Perscheid, phot., Leipzig...................... 81
- C. Puyo........................................ '20
- Ralph Robinson.................................. 37
- Schumacher, phot., Los Angeles Cal. (U. S. A.). 53
- Schneider, phot., Baker’s Art Gallerv, Columbus
- (U. S. A.)........................... 54, 66
- Guido Sigriste, Paris......................... 51
- P. de Saint-Chamand............................. 14
- Tyszkiewicz (comte B.)................... 11, 12
- E. Wallon............................... J 6, 34
- A.-J. AVillborg, Saint-Pétersbourg.............. 69
- E. Zarski, phot., Lille........................ 49
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- III. La Photographie d’intérieur : C. PUYO.
- IV. Le Paysage : F. COSTE.
- V. L’Appareil à main : M. BUCQUET.
- VI. Le Négatif et l’Epreuve : R. DEMACHY.
- VIL L’Encadrement : E. MATHIEU.
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- Au côté gauche du pied se trouve un porteur de châssis négatifs mobile contenant treize rainures.
- En plaçant les châssis négatifs chargés dans ce porteur, la rainure à l’extrémité droite est laissée libre. L’opérateur prend le premier châssis qui se trouve dans la seconde rainure. Après l’exposition, il le place dans la première rainure. Le châssis suivant, exposé, est placé dans la seconde rainure ; ainsi de suite, cette opération laissant toujours une rainure libre entre le lot des châssis exposés et celui des châssis non exposés. Lorsque les douze châssis auront été exposés, le porteur qui les contient sera enlevé et transporté dans le laboratoire, les plaques seront changées et le porteur sera pourvu de douze châssis rechargés.
- Un atelier bien organisé possédera une quantité suffisante de châssis, afin de faire face, sans interruption, pendant toute la journée, aux poses qui se présenteront.
- La figure ci-contre représente cet Appareil.
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- PARLER AUX YEUX
- J'étais là, telle chose m’advint, vous y croirez être vous-même (La. Fontaine). Depuis le fabuliste, dans toutes les classes, à tous les échelons de notre société moderne et surtout dans nos ecoles, la parole de La Fontaine s’est révélée dans tou le sa force. Le Conseil supérieur de l’instruction publique a définitivement pris comme devise : Parler aux Yeux. C’est aussi la nôLre. Notre tâche à nous, qui avons entrepris la divulgation de l’art photographique, se trouve donc consacrée par ceux a qui est confiée l’instruction des générations nouvelles. Nous ne pouvions être satisfaits par la photographie telle qu’elle s’était faite jusqu’à ce jour. En noir elle est sans vie, sans caractère. Il fallait trouver. Aujourd’hui triomphants, nous crions à tous les échos : Eurêka ! Eurêka ! el que ce cri retentisse jusqu’au fond des continents lointains. Nous apportons à tous le véritable aDpa-reil photographique: Le MULTICOLORE breveté S G.D.G. faisant le noir et la couleur. Cet immense progrès est vrai, bien vrai. Quel prodige!!! Un humble chercheur a su dérober à la nature ses couleurs dont elle avait gardé le secret jusqu’ici. L’Académie des Sciences a consacré notre procédé dans sa séance du 20 juin. Le Temps, le Figaro, les Annales, etc., etc., ont consacré des études elo-gieuses à notre appareil que pour le bien de tous nous devons divulguer et mettre à la portée du grand public. NO XTS 3D03NT3NT0IM ^ :
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- support. — 1 Toile caoutchoutée. — 1 Raclette. — 1 Pied.
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- « Désormais, il ne tiendra plus qu’à vous, cher lecteur, à vous aussi plus chère lectrice, d’avoir at home votre musée multicolore — composé et signé (pour copie conforme) par vous-même.
- «Jalousement monopolisée hier encore par une élite d’initiés, la photographie des couleurs entre aujourd’hui dans le domaine
- publlC- Emile GAUTIER »
- Le Figaro, 19 avril 1900.
- ^ Ces conditions de vente sont impossibles à refuser, l'appareil complet et les primes gratuites sont fournis immédiatement et on ne paie (pie 10 fr. après réception de l’appareil 9 x 12 et 8 fr. ensuite au commencement de chaque mois, .lusqu’a complète libération du prix total de 178 fr. ou 12 fr. après réception de l'appareil 13 x 18 et 12 fr par mois lusqu’a complète libération du prix total de 240 fr.
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- BULLETIN DE SOUSCRIPTION
- Je soussigné, déclare acheter à M. D'ALBY, à Paris, l’appareil LE MULTICOLORE G)
- avec les primes gratuites, comme il est détaillé ci-dessus, aux conditions énoncées, c’est-à-dire{%) fr. après
- réception de l'Appareil et des Primes et paiements mensuels de (2) fr. jusqu’à complète liquidation de.
- la somme de (3) fr. prix total.
- Fait à .............le ................190
- Nom et Prénoms ...............................
- Prière de remplir le présent Bulletin et de l’envoyer sous enveloppe à l’adresse de :
- M, D’ALBY,9. Bd Rochechouart, PARIS
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- TABLE DES ANNONCES
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- Adamson frères, Londres....................... 16
- Aérographe, Paris........................... 5 9
- Aérographe, Paris............................. 42
- F. Alexandre, Paris....................• • • *9
- C. Angerer et Gôschl, Vienne (Autriche). ... 22
- A. Ballivet.................................. 47
- Bellieni, Nancy............................... 40
- F.-}. Borland, Leeds (Angleterre)............. 21
- F.-J. Borland, Leeds (Angleterre'............. 23
- E. Busch, Paris............................... 47
- Caméra Obscura, Amsterdam...................... 9
- H. Carette, Paris.............................. S
- Cerkel et fils, Paris....................... 5 8
- J. Decoudun, Paris.......................... 37
- E. Delagneau, Paris.......................... 12
- Alph. Desaide, Paris.......................... 41
- Desbois, Paris.............................. 25
- R. Deschavannes, Paris........................ 23
- Dubois, Paris.................................. 8
- H. Ernemann, Paris.......................... 25
- Esthétique Photographique, Paris.............. 13
- H. Farnier, Sauvigny-sur-Meuse.............. 11
- Flinsch, Offenbach-sur-le-Mein................ 39
- L. Gaumont et C>f\ Paris....................... 1
- Gauthier-Villars, Paris.....................
- Gauthier-Villars, Paris........................ 2
- E. Gilles fils, Paris. ........................ 6
- Gilon, Verviers............................... 12
- C.-P. Goerz, Paris............................ l7
- Gribonval (Phanéros), Reims................... 19
- R. Guilleminot, Bœspflug et Cie, Paris........ 23
- Guillon...................................... 44
- J.-C. Haas (Wilcké), Saint-Étienne............ 30
- Husnik et Hausler, Prague..................... 41
- R. Jacoby, Berlin............................. 44
- C. Klary, Paris........................•.... 7
- C. Klary, Paris............................... 26
- C. Klary, Paris............................... 29
- Pages
- C. Klary, Paris.............................. 3°
- C. Klary, Paris............................ 31
- C. Klary, Paris.. . ...................... 32
- C. Klary, Paris............................ 3 3
- C. Klary, Paris.............................. 34
- C. Klary, Paris............................. 3 5
- C. Klary, Paris............................. • 3^
- Lacoste, Paris................................ 4^
- Lamy, Courbevoie.............................. 47
- P. Lemaire, Paris........................... 28
- L. Leroy, Paris.............................. 12
- D. -A. Longuet, Paris....................... 14
- A. Lumière et ses fils, Paris................. 10
- A. Lumière et ses fils, Lyon.................. 16
- Mackenstein, Paris ........................... 41
- J. Malvaux (Etablissements), Bruxelles...... 10
- G. Meyer et Cie, Zurich........................ 4
- Office Central de Photographie, Paris ......... 6
- Panak, Paris.................................. 22
- Penrose et Cic, Londres........................ 9
- Le Photogramme, Paris......................... 45
- Le Photogramme, Paris......................... 27
- Radiguet et Massiot, Paris.................... 22
- J. Richard, Paris.............................. 8
- Ross, Ltd, Paris............................ 4
- J. Royer, Nancy................................ 2
- F. Saint-Clair, Bordeaux...................... 46
- Guido-Sigriste, Neuilly-sur-Seine .......... 11
- Société Internationale de la Photographie des
- Couleurs, Paris............................ 43
- C. -A. Steinheil, Paris..................... 10
- D. Tackels, Gand............................ 41
- Thornton-Pickard, Altrincham (Angleterre). . 20
- L. Turillon, Paris............................ 19
- Van Bosch, Paris.............................. 24
- Vignerot, Demoulin et Cie, Paris.......... 3
- Zarski, Lille.................................. 3
- Eastman-Kodak & Ci0, Paris....................................... 20 page de la couverture.
- Nepera Chemical C° (Papier Velox), Paris.......................... 4° — —
- Le Photogramme, Paris............................................. 3e — —
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