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Section française. Rapport du Groupe 1 [Enseignement primaire]
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- DU COMMERCE, DE LTUDUSTRIB DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES
- DE
- SfliriT-LOUIS
- 1901
- SECTIOH FRflHÇAISE
- RAPPORT
- GROUPE I
- M. B. BUISSOH
- INSPECTEUR D’ACADÉMIE H. C.
- DIRECTEUR DE L’EMSEIGHEMEMT PRIMAIRE A TUÎIIS VICE-PRÉSIDEMT DU JURY IMTERMATIOHAL POUR LE GROUPE I
- RAPPORTEUR
- PARIS
- COMITÉ FRHHÇflIS DES EXPOSITIOHS fl L’ÉTRRHGER
- Bourse de Commerce, rue du Louvre
- 1908
- M, VERMOT, ÉDITEUR
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- ExPOSITIOH IHTERÎJflTIOriflLE
- DE SfllHT-LoUIS 1301
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- MIMISTÈRE DU COMMERCE, DE L’IIÎDUSTRIE DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES
- EXPOSITION 1IITERIIAII0NALE
- DE
- SfflnT-LOUIS
- 1901
- U.S.fl.
- SECTION FRMÇmSE
- RAPPORT
- GROUPE
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- M. B. BUISSOÏÏ
- IMSPECTEUR D’ACADÉMIE H. C.
- DIRECTEUR DE L’EHSEIGMEMEMT PRIMAIRE A TUMIS VlCE-PRÉSIDEMT DU JURY IMTERMATIOMflL POUR LE GROUPE I
- RAPPORTEUR
- PARIS
- COMITÉ FRHMÇfilS DES EXFOSITIOHS fl L’ÉTRflHGER
- Bourse de Commerce, pue du Lomzpe
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- M.VERMOT, ÉDITEUR
- 1908
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- EfiSEIGHE|WEfiT PRIMAIRE
- Considérations générales
- L’Exposition de Saint-Louis pour le Groupe 1 a été, en somme, comparable à celle de 1900. Si la France n’y occupait pas tout à fait le premier rang comme superficie pour l’ensemble de l’Exposition d’Éducation, on peut dire que pour l’enseignement primaire, c’est-à-dire pour le Groupe I proprement dit, elle était sans rivale ; elle avait l’Exposition la plus méthodiquement organisée et la plus complète.
- L’Allemagne avait mêlé au Groupe I (enseignement primaire) comme aux Groupes II et III (enseignements secondaire et supérieur) la librairie scolaire et le matériel et le mobilier d’enseignement, ce qui faisait paraître son Exposition plus importante, plus riche, plus attrayante que la nôtre. Mais c’était un peu un trompe-l’œil. Si la France avait pu joindre à son Exposition primaire les belles Expositions de ses libraires d’éducation : les Hachette, les Delagrave, les Belin, les Armand Colin, les Gédalge, etc., et des fabricants de mobilier et matériel scolaires qui se trouvaient au Palais des Arts libéraux, l’effet aurait été écrasant. Mais la France, qui avait observé la lettre du Règlement, n’avait cru devoir et pouvoir exposer au Groupe I, sous les auspices du Ministère de l’Instruction publique,
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- que ce qui relevait de ce Groupe, c’est-à-dire une merveilleuse représentation de notre enseignement primaire: plans, statistiques, lois, règlements, documents, travaux d’élèves de tous les degrés, d’écoles maternelles,enfantines, primaires élémentaires, primaires supérieures, Ecoles normales, cours d’adultes, enseignement libre et sociétés d’éducation, et des travaux de maîtres depuis ceux des plus modestes instituteurs jusqu’aux importants rapports et ouvrages des Inspecteurs d’Académie et des Inspecteurs généraux.
- La Ville de Paris avait fait de même ; elle n’avait rien exposé au Groupe I de son excellent matériel scolaire et de son mobilier de classe. Autre cause d’infériorité apparente, l’Exposition scolaire de la Ville de Paris se trouvait divisée en deux parties dont l’une très riche, très belle, incomparable pour le dessin et les travaux manuels de garçons et de filles, pour les Ecoles primaires supérieures et les cours d’adultes, mais installée beaucoup trop à l’étroit, était au Palais d’Education, et l’autre (documents, statistiques, Ecoles professionnelles de jeunes filles, etc.) figurait au Pavillon national français (Grand-Trianon), où le cadre était sans doute beaucoup plus élégant et les visiteurs beaucoup plus nombreux, mais où le public spécial ne songeait pas à aller chercher les choses de l’enseignement.
- Il reste à se demander si à l’avenir il ne vaudrait pas mieux se permettre, comme l’a fait l’Allemagne, une petite dérogation aux règlements pour grouper ensemble l’enseignement primaire tout entier : architecture, mobilier, matériel, librairie, organisation des écoles et spécimens de travaux d’élèves et de maîtres, plutôt que de trop subdiviser. Cette subdivision facilite évidemment le travail et l’examen pour les spécialistes et les jurys et c’est pour cela sans doute, que l’Administration de l’Exposition de Saint-Louis l’avait adoptée, mais elle rend aussi l’Exposition de l’enseignement primaire beaucoup moins vivante et animée, beaucoup moins attrayante et instructive pour la masse des visiteurs. A notre avis, en cas d’Expositions futures, il y aurait lieu de revenir pour le Groupe I à la classification adoptée à l’Exposition de 1900 et non de suivre la classification de Saint-Louis qui a beaucoup trop réduit et restreint le domaine de ce Groupe.
- Ce qui, dans plusieurs autres Expositions, par exemple à la Nouvelle-Orléans (1884), et à Melbourne (1888), avait fait une de nos supériorités les plus remarquées, nos collections de modèles pour l’enseignement du dessin dans les Écoles normales et primaires et dans les cours du soir, n’était représenté qu’en partie et indirectement,
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- c’est-à-dire seulement sous forme de résultats d’enseignement- et de travaux d’élèves. Nos beaux modèles de plâtre, si fins, si artistiques, si admirés toujours des connaisseurs et des éducateurs étaient absents, tandis que l’Allemagne avait exposé en vedette, à l’entrée de sa Section scolaire, une riche collection, toute nouvelle, d’objets usuels, de spécimens d’ornements et surtout d’oiseaux, d’animaux empaillés très artistiquement présentés, servant de modèles de dessin dans les écoles et gymnases et qui permettent même dans les classes élémentaires des études des formes, de la perspective et du coloris, et éveillent ainsi de bonne heure le goût des enfants, pour le croquis artistique, en même temps qu’ils les habituent déjà au croquis exact et au dessin décoratif et à l’application industrielle.
- L’architecture de notre Section scolaire due à M. Eugène Bliault, architecte du Musée Social à Paris, a été très remarquée (1).
- Les Jurys des Groupes I et II lui ont décerné une médaille d’or et Miss Tolman Smith, membre du Jury du Groupe 1 a fait dans YEducaiio-nal Review, en décembre 1904, une description élogieuse de notre façade dont elle admirait vivement la disposition, la décoration et les couleurs harmonieuses. Cette description est reproduite dans le Rapport officiel du Commissioner of Education, publié à Washington en 1906, t. II, p. 877.
- Cependant l’éclairage, surtout dans les alcôves réservées à la Ville de Paris, laissait à désirer. Mais cette imperfection venait du plan des architectes américains et non de l’installateur de la Section française.
- Loin de moi l’intention de critiquer les architectes américains ; au contraire je suis heureux de répéter avec toute la presse américaine et étrangère que le Palais de l’Education, construit par MM. Eames et Young, de Saint-Louis, était un véritable chef-d’œuvre et d’ajouter, avec M. Howard J.-Rogers, l’organisateur en chef du Département de l’Éducation à l’Exposition de Saint-Louis, que « ce palais, de style Renaissance, orné d’une haute colonnade corinthienne sur ses quatre faces était, au dire des experts, par ses lignes gracieuses et surtout par cette magnifique colonnade, un des plus beaux, sinon le plus beau monument de l’Exposition. »
- C’était un immense corps de bâtiment couvrant 290.000 pieds car-
- (1) J’ai aussi à remarquer avec approbation la prévoyance des organisateurs qui avaient disposé des tables permettant aux visiteurs de prendre des notes et de consulter à loisir les albums de grand format et aussi nos excellents sofas très appréciés du public qui faisait de longues haltes dans nos salles d’enseignement.
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- rés ou à peu près 7 acres de terrain, près de 3 hectares. Comme le palais de l’électricité qui lui faisait pendant, il était taillé en forme de clef de voûte. Dimensions de la façade nord : 750 pieds de long, façade sud; 450, façades est et ouest; 525 pieds chacune.
- Comme à Paris en 1900, l’Education était traitée avec les plus grands honneurs. Elle avait son palais spécial quelle ne partageait qu’avec l’Économie Sociale, et ce palais occupait la partie centrale, le cœur même de l’Exposition. Il se trouvait à proximité de la magnifique Piazza de Saint-Louis, où s’élevait la géante colonne ros-trale du monument commémoratif de la cession de la Louisiane par la France aux Etats-Unis et à côté des grandes lagunes, du grand Bassin, des fontaines lumineuses et du Palais des fêtes.
- Au milieu des quatre colonnades, rappelant chacune celle de notre Louvre, se trouvait une porte monumentale surmontée d’un groupe de sculpture dont les deux principaux (dessinés par M. Robert-P. Bringhurst, de Saint-Louis), représentaient la Fuite du temps et le Fil de la vie.
- Vis-à-vis des deux entrées principales on voyait deux grands éducateurs, l’un d’Europe, l’autre d’Amérique, deux statues colossales : au portique nord, Pestalozzi, par M. A. Jaegers et au portique sud, Horace Mann, reproduction agrandie d’une œuvre célèbre outre-mer et qui avait été dessinée par M. H. K. Bush-Brown.
- Il est difficile de calculer au juste l’espace réservé spécialement au Groupe I (enseignement primaire) dans le Palais de l’Education où plusieurs pays étrangers et États américains n’avaient pas nettement marqué les limites des divers ordres d’enseignement; mais j’estime approximativement que l’enseignement primaire proprement dit occupait un cinquième du palais total. Dans la Section française d’éducation, le Groupe I occupait à lui seul un tiers de tout l’emplacement réservé à l’enseignement.
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- Préparation de la Section française
- COMITÉ D’ADMISSION
- Comme en 1900, l’Exposition du Groupe I a été préparée pour la France, sous les auspices du Ministère de l’Instruction publique, par un grand Comité d’admission composé de 41 membres, présidé par l’éminent directeur de l’Enseignement primaire, M. Gasquet, et où siégeaient les Inspecteurs généraux de l’enseignement primaire, plusieurs membres du Parlement, dont le Vice-président de la Chambre, et les plus hautes compétences des deux sexes en matière d’éducation populaire (1). Ce Comité s’est subdivisé en plusieurs sous-
- (1) Voici par ordre alphabétique la composition de ce grand Comité de préparation et d’admission dont beaucoup de membres faisaient déjà partie en 1900 du Comité d’installation et d’admission de l’Enseignement primaire :
- MM. Armagnac, Inspecteur général de l’Enseignement primaire ; Belot, Instituteur à Paris ; M11” Billotey, Directrice de l’Ecole normale d’institutrices de la Seine ; M. Boitel, Directeur de l’Ecole Turgot ; MUe Brès, Inspectrice générale des Ecoles maternelles ; MM. Carnaud, député ; Cazqs, Inspecteur général de l’Enseignement primaire; Cbautard, Conseiller municipal de Paris ; Mm' Chopin, Professeur à l’Ecole Sophie - Germain ; MM. Comte, Directeur d’école à Paris, Membre du Conseil Supérieur de l’Instruction publique ; Cottet, Instituteur à Paris ; Couturier, Inspecteur général de l’Enseignement primaire ; Debras, Chef de bureau au Ministère de l’Instruction publique ; M”18 Dejean de la Bâtie, Directrice de l’Ecole normale d’institutrices de Fontenay-aux-Roses ; MM. Des-tieux-Junca, sénateur ; Devinât, Directeur de l’Ecole normale d’instituteurs de la Seine ; Duplan, Inspecteur général de l’Enseignement primaire ; Gasquet, Directeur de l’Enseignement au Ministère de l’Instruction publique ; Gilles, Inspecteur général de l’Enseignement primaire ; Guillaume (James), Publiciste ; Jaurès (Jean), Vice-président de la Chambre des Députés ; Jeannot, Inspecteur de l’Enseignement primaire ; Jost, Inspecteur général de l’Enseignement primaire ; M"18 Kergomard, Inspectrice générale des écoles maternelles ; MM. Lambert (Marcel), Architecte, professeur à l’Ecole des Beaux-Arts; Langlois, Directeur du Musée pédagogique ; Leblanc (René), Inspecteur général de l’Enseignement primaire; Leclerc (Max), Editeur; Legrand, Directeur d’Ecole à Paris; Lepoivre, Instituteur à Paris ; Lévêque, Directeur de l’Ecole municipale J.-B.-Say;
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- commissions qui se sont réunies pour ainsi dire tous les jours depuis le 10 décembre 1903 jusqu’à la fin de mars 1904.
- Plein d’admiration pour ce grand travail de préparation, le Jury du Groupe 1 a commencé par décerner à ce Comité d’installation un Grand prix, avec une médaille d’or de collaborateur à M. l’Inspecteur général Gilles, qui était venu installer à Saint-Louis les résultats de ce long et judicieux triage. M. Gilles aurait certainement eu aussi un Grand prix bien mérité, si un membre du Jury américain n’avait cru devoir insister pour faire une différence entre le travail collectif de tout un Comité et le travail individuel d’un membre de ce Comité.
- BUDGET
- Malgré le grand nombre d’exposants qui avaient répondu à l’invitation du Ministère de l’Instruction publique et les frais considérables qu’il y avait à prévoir pour une Exposition si lointaine le crédit attribué à l’enseignement primaire pour l’Exposition de Saint-Louis a été limité à la modique somme de 12.000 francs. On devine quel tour de force d’économie on a dù faire au Ministère de l’Instruction publique pour réussir à expédier, à faire installer et surveiller d’une façon suffisante de si nombreux et importants envois sans dépasser les bornes d’un budget aussi restreint.
- INSTALLATION DES EXPOSANTS
- Le Ministère de l’Instruction publique avait adopté comme principe de présenter individuellement tous les exposants groupés sous
- Levraud (Dr.), Député; M110 March, Directrice d’Ecole normale en congé; MM. Martel, Inspecteur général de l'Enseignement primaire ; Pestelard, Inspecteur d’Académie; Pierre, Directeur de l’Ecole normale supérieure d’instituteurs de Saint-Cloud ; Petit (Ed.), Inspecteur général de l’Enseignement primaire ; M,ua Schéfer, Inspectrice de l’Enseignement professionnel des filles de la Ville de Paris ; Mms Tellière, Directrice du Cours municipal de travail manuel ; M™' Vivier, Directrice d’école à Paris ; M. Weill, Directeur du Collège Chaptal.
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- sa tutelle. Il en est résulté dans le catalogue un nombre très considérable d’adhérents, 1.250 pour l’enseignement primaire seul. Ce système avait sans doute son bon côté — au point de vue du nombre des jurés à obtenir ; mais il avait aussi ses défauts. D’abord sur ces 1.250 adhérents, un grand nombre figuraient plusieurs fois au catalogue, parce qu’ils exposaient dans différentes catégories, par exemple pour les travaux de leurs élèves, pour les travaux de maîtres et pour des spécialités comme l’enseignement agricole, les cours d’adultes, le travail manuel, etc. Le Jury de Groupe, dont les travaux devaient être achevés en moins d’un mois, exactement en 20 jours, d’après le règlement, a été effrayé de cette multiplicité d’exposants à examiner séparément et surtout à examiner quelquefois pour 5 ou 6 sujets différents, souvent disséminés à plusieurs points des salles de l’Enseignement primaire.
- Si l’on veut continuer ce système d’émiettement, il faudra qu’un travail préalable soit établi par les soins des installateurs pour diminuer et simplifier la tâche du Jury, et lui désigner au moins les exposants qui n’aspirent qu’à la plus modeste récompense.
- Il est à remarquer aussi que les travaux de maîtres, consistant le plus souvent en monographies scolaires ou commerciales, en mémoires et dissertations pédagogiques comprenant quelquefois des centaines de pages, ne sauraient être l'objet d’un examen suffisamment approfondi par un Jury ou même par une sous-commission qui peut examiner à la rigueur des tableaux, des graphiques exposés, des collections d’ouvrages ou de photographies, mais qui ne saurait entreprendre la lecture et l’appréciation de mémoires manuscrits aussi étendus.
- A Saint-Louis, le Jury du Groupe l (enseignement primaire) a déclaré que les travaux de maîtres sur des sujets pédagogiques ne relevaient pas de sa compétence.
- Le Jury du Groupe 8 chargé d’examiner les formes spéciales de Véducation, les ouvrages scolaires (text-books), le mobilier et le matériel d'enseignement, a essayé, à ma prière, d’examiner les travaux de maîtres exposés dans la Section scolaire du Ministère de l’Instruction publique (1); mais ce Jury, relativement peu nombreux, était chargé de juger les ouvrages d’enseignement et d’éducation de
- (1) La Ville de Paris avait aussi envoyé des Travaux dé maîtres (n° 90 du Catalogue officiel), qui les portait comme exposés au Pavillon national, au Grand Trianon, mais au moment du passage du Jury il a été impossible de les trouver; les Gardiens de la Ville de Paris eux-mêmes les ont vainement cherchés.
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- tous les degrés, y compris les thèses de Doctorat des Universités et les hautes publications scientifiques.
- On comprend qu’il ait été effarouché à la vue des centaines de manuscrits relatifs à des points de pédagogie primaire que nous lui demandions de lire, d’examiner et de récompenser, plus de 600 numéros du Catalogue français, du n° 561 au n° 1208 !
- Il y aurait encore là à l’avenir un travail de préparation à faire pour classer les travaux de maîtres d’après les sujets, et en présenter un bref sommaire et une sélection avec propositions de récompenses au Jury qui, encore une fois, ne peut étudier à tête reposée des ouvrages de longue haleine.
- TRAVAUX DU JURY
- Le Jury du Groupe 1 avait à examiner les travaux exposés par 44 États et 16 pays étrangers. Le nombre des Jurés (1) était de 17 et de 4 suppléants ou suppléantes. Comme dans tous les Groupes, d’après le règlement, le président devait être américain, il fut élu à la première séance; c’étaitM. le Dr Eliphalet Oram Lyte, président ou principal de la première École normale de l’Etat de Pensylvanie ; la vice-présidence fut donnée à la France ; le secrétaire élu fut M. Morales de Los Rios, de la Havane, commissaire cubain pour l’Exposition de Saint-Louis. Les autres membres du Jury compre-
- (1) Président (Chairmanj, M. le Dr Eliphalet Oram Lyte, de Millersville (Pens.), Principal de la First Pensylvania State Normal School (Ecole normale primitive de l’Etat de Pensylvanie).
- Vice-président (Vice-chairman), M. B. Buisson, Inspecteur d’Académie, Directeur du Collège Alaoui, Tunis, Afrique du Nord. Rapporteur du Jury international pour l’enseignement primaire à l’Exposition Universelle de Paris (1889).
- Secrétaire, M. Morales de los Rios, Habana (Cuba), Commissaire cubain de l’éducation à la Louisiana purchase Exposition.
- Membres : M. Lorenzo Dow Harvey, de Menominee (Wisc.), Surintendant des Ecoles de MenomineeetdesSfoitf Training-Sckools (Ecole normale Stout); Miss Anna Tolman Smith, Secrétaire du Bureau National d’Education à Washington (District de Colombie), membre du Jury international des Récompenses pour le Groupe I, à l’Exposition de 1900, Paris; MM. T. L. Trawick, à Bay Saint-Louis (Miss.), Surintendant d’Ecoles dans l’Etat duMis-sissipi; James A. Robbins, de Mackenzie (Tenn,), Principal de la Metyerre School; Ben Blewet, Ninth et Locust Streets, Saint-Louis, Surintendant-adjoint des Ecoles ; James Winne,Elba (N.-Y.), Ancien principal de l’Ecole préparatoire d’Alleghany (Pens.); Charles M. Carter, Denver (Col.), Directeur de l’Enseignement artistique à Denver ; Miss Fannie M. Bacon, Principale de la Marquette School, à Saint-Louis ; MM. le professeur A. O.
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- naient 9 représentants de l’Amérique et 5 étrangers : Allemagne, Belgique, Suède, République Argentine, Porto-Rico.
- Les suppléants ou suppléantes étaient 2 pour la République Argentine, 1 pour le Japon et 1 pour Porto-Rico.
- Le président ne pouvant assister au commencement des travaux du Jury, ce fut le vice-président, juré pour la France, auteur du présent rapport, qui dut conduire, en anglais bien entendu, les travaux du Jury pendant la première semaine, consacrée à l’examen des Expositions scolaires américaines et à la discussion des principes à adopter pour l’attribution des récompenses. Ces discussions ont été prolongées et animées. Tout en laissant essayer une notation chiffrée qui entraînait de longs calculs, j’ai averti mes collègues que cette notation trop compliquée prolongerait beaucoup nos travaux et ils n’ont pas tardé à se rendre à mon avis. Je suis heureux de pouvoir dire que pendant toutes les réunions du Jury, la plus parfaite cordialité n’a cessé de régner, et que notamment, lorsque le Jury est venu examiner la Section française, tous mes collègues ont témoigné de toutes façons leur vif désir de rendre pleine et entière justice à nos exposants et de mettre en relief leur admiration pour notre Ministère de l’Instruction publique.
- Le nombre des hautes récompenses attribuées à la Section française est une preuve évidente de ces dispositions sympathiques.
- Je dois signaler en première ligne, comme s’étant fait avec chaleur et souvent avec une réelle éloquence l’avocat de la France et de sa pédagogie, Miss Anna Tolman Smith, de Washington, depuis longtemps la digne collaboratrice de l’éminent Dr Harris au Bureau d’Education, déjà très remarquée par sa haute compétence des organisations scolaires de tous les pays à l’Exposition Universelle de Paris en 1900.
- Leutheusser, Saint-Louis (Miss.) Valther collège ; À. Genonceaux, Grange de Barrie (Hauts-Pays) Bruxelles (Belgique), Inspecteur principal de l’Enseignement primaire ; Miss Mathilda Widegren, Stockholm (Suède), Principale de l’Ecole Normale de l’Etat; M. Er-nesto Nelson, Consul de la République Argentine, New-York, Commissaire argentin pour l’Education à la Louisiana Purchase Exposition ; Miss Elizabeth Fischer, de Halle (Allemagne); Miss Nina Prey, Surintendante de l’industrial School de Ponce (Porto-Rico).
- Suppléants : M. José T. Berrutti, Délégué du Comité national d’Education de la République Argentine; MUo Ernestina A. Lopez (Ph. D.), Déléguée du Comité national d’Education de la République Argentine ; M. Nachiko Nasaki, Japon ; Mm° Mary Stall, Porto-Rico.
- Il est à remarquer que le nom de M. Cordier, professeur à l’Ecole des Langues Orientales à Paris, qui avait été nommé Juré pour la France pour le Groupe I, mais qui n'a pu assister qu’à la séance finale de ce Jury, a été omis sur le Catalogue officiel américain.
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- Quant à M. le Dr Lyte, président du Jury du Groupe I, je ne trouve pas de paroles assez élogieuses pour lui exprimer mon admiration de son tact infaillible et de sa parfaite équité et tous mes sentiments d’estime et d’affectueuse reconnaissance.
- Il y aurait ingratitude de ma part à ne pas rappeler aussi la cordiale entente qui a régné entre le juré français et ceux de la Belgique et des Républiques latines de l’Amérique du Sud ; et à ne pas reconnaître l’esprit de profonde justice et de bienveillante conciliation dont ont fait preuve vis-à-vis de la France les jurés de l’Allemagne et en particulier Fraulein Fischer, de Halle, et le DrAlbrecht.
- La difficulté venait surtout pour nous juger, comme on l’a dit plus haut, de la multiplicité des exposants individuels. Dans bien des cas le Jury laissait voir qu’il était tout disposé à s’en remettre aux propositions et à l’initiative du juré français, qui d’autre part se trouvait ainsi dans une position embarrassante, et ne voulait pas assumer seul toute la responsabilité de décisions hâtives.
- D'autre part, plusieurs pays avaient adopté un classement tout contraire au nôtre, et ne demandaient pour l’ensemble de toute leur Exposition, présentée collectivement, qu’une seule et unique récompense. C’était le cas de trois pays très importants par leur Exposition scolaire dans le Groupe I: l’Angleterre, la Belgique et le Japon, qui sesont contentés de solliciter un Grand prix unique.
- L’Allemagne, comme la France, avait bien présenté des exposants individuels, mais en moins grand nombre, et l’on comprendra que dans cette situation, malgré la bonne volonté dont le Jury faisait preuve envers la France, celle-ci ne pouvait multiplier infiniment ses demandes de récompenses, surtout quand les principaux États d’Amérique, dont plusieurs sont des Républiques plus importantes au point de vue des sacrifices qu’elles font pour l’instruction primaire que certains des États européens, faisait preuve aussi d’une très grande modestie au point de vue des Grands prix et des médailles à obtenir.
- Comme on le verra par le tableau annexé plus loin, la France a obtenu pour ses exposants du Groupe I: 13 Grands prix, 55 médailles d’or et 62 médailles d’argent. Mais dans ce nombre, plusieurs exposants du Groupe I ont été jugés et récompensés par le Jury du Groupe IÉ du Groupe 111 ou du Groupe Y, et bon nombre d’exposants individuels ont été classés à tort dans le catalogue officiel américain comme collaborateurs.
- En effet, la distinction entre exposants proprement dits et collabo-
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- rateurs n’a pas été bien observée par les rédacteurs du catalogue officiel américain, ou par le secrétaire de notre Groupe.
- Un grand nombre d’instituteurs qui avaient été présentés au Jury comme exposants individuels figurent au catalogue officiel américain comme collaborateurs du Ministère de l’Instruction publique. En somme il n’y a pas grande différence comme résultat ; mais si les épreuves du catalogue pour le Groupe 1 avaient été envoyées au juré français en temps utile, ainsi qu’il l’avait demandé, il aurait pu faire corriger cette erreur.
- Il est regrettable aussi que le journal bi-mensuel Y Exposition de Saint-Louis, paraissant à Paris, rue de Richelieu 112, sous la direction de M. Jules Gleize, ait cru devoir aussitôt après les opérations du Jury et sur des informations erronées, publier dans son numéro spécial du 16 décembre 1904, comme participant à des récompenses collectives, tous les exposants figurant au catalogue officiel français. Cela aura causé sans doute bon nombre de désappointements et de fausses joies.
- Le juré français, en voyant ces listes du journal deM. Gleize, s’est demandé si peut-être le Jury supérieur avait modifié la liste arrêtée par le jury de Groupe dont il était vice-président et présentée ensuite à l’adoption et à la confirmation du Jury entier de l’Education (Jury de Département) dont il a eu également l’honneur d’être élu premier vice-président et de suivre en cette qualité toutes les séances jusqu’à la dernière dans laquelle, avec l’assentiment du Commissaire général français, il a donné sa démission.
- » Chose remarquable, cette démission, qui avait pour but de permettre l’accès du Jury supérieur à une autre nation et de montrer les dispositions généreuses et conciliantes de la France, a été l’objet d’un incident tout à fait imprévu et d’un conflit grave entre les jurés étrangers qui se disputaient la place vacante. Les autorités américaines de l’Exposition ayant proposé de réserver à l’Autriche, qui n’était pas du tout représentée au Jury supérieur, la vice-présidence abandonnée par la France, les jurés allemands qui avaient consenti à suivre les séances du Jury de Département sous la vice-présidence du juré français et qui avaient même coopéré avec lui en parfaite entente, ont revendiqué énergiquement le poste laissé vacant, et voyant qu’il était attribué à l’Autriche, sont sortis en protestant et ont refusé de continuer à siéger au Jury de Département.
- C’est le seul incident du reste qui ait troublé les opérations du
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- Jury, et encore faut-il remarquer qu’il n’a eu lieu qu’à la dernière heure, quand toutes les récompenses avaient été décidées.
- Obligé de partir le soir même pour la France, le juré français auquel le Comité de l’Exposition et en particulier le chef du Département de l’Education, M. Rogers, a adressé publiquement des remerciements chaleureux, pour le sacrifice auquel il axait consenti, n’a pu suivre les opérations du Jury supérieur. Ces opérations ont été très longues ; mais pour le Groupe I, en somme, sauf la confusion faite entre les collaborateurs et les exposants proprement dits, aucune modification importante n’a été apportée aux résultats des jurys de Groupe et de Département.
- Dans un rapport résumant les impressions du Groupe I dont Miss Smith avait été chargée et qu’elle nous a lu à notre dernière séance, cette éminente éducatrice attribuait le succès de nos travaux d’abord à la concentration des Expositions, grâce à la construction d’un Palais spécial de l’Education, ensuite à la bonne organisation de ce palais par son si actif et compétent chef M. Rogers, et ensuite à l’heureux choix des jurés et du bureau, président et vice-président. Ce compliment, dont je remercie Miss Smith pour ma part, mérite de lui être retourné, car sa haute compétence en toutes les questions a beaucoup facilité et abrégé la tâche des jurés américains et étrangers qui lui conservent la plus vive reconnaissance.
- S’il faut essayer de mettre en relief les traits les plus saillants de l’Exposition d’enseignement primaire, je dirai que le soin apporté dans l’installation des choses scolaires est certainement un des caractères les plus frappants de l’Exposition de Saint-Louis. Il y avait encore progrès réel à ce point de vue sur l’Exposition de Chicago, pourtant si luxueuse déjà et si bien aménagée pour la partie scolaire et l’installation des spécimens du travail des écoliers et des écolières, Jamais encore la photographie et surtout la photographie animée et mouvante n’avait joué un aussi grand rôle, surtout dans le domaine primaire.
- L’Exposition des écoles publiques de la ville de Saint-Louis et de l’Etat de Missouri était une preuve de ce progrès et de ce désir croissant de présenter l’école du peuple sous le jour le plus attrayant. On y sentait un amour de l’enfance qu’on ne trouve au même degré nulle part ailleurs, excepté peut-être dans cet extraordinaire Japon qui exposait à Saint-Louis autant et plus que jamais malgré sa guerre absorbante.
- La classe en action présentée par la ville de Saint-Louis avait lieu
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- tous les jours devant le public et était une attraction inépuisable. Outre cette démonstration vivante et constante des méthodes d’enseignement dont cette ville a droit d’être fière, il y avait dans un espèce de théâtre central illuminé à la lumière électrique un défilé perpétuel automatique de grandes photographies montrant toutes les phases de l’enseignement et toutes les occupations diverses des écoliers et écolières. La foule assiégeait constamment cette exhibition et les parents enchantés cherchaient à reconnaître leurs enfants dans les classes, les jeux, les exercices de gymnastique callisthenics, les excursions, les leçons de dessin, de couture, de cuisine, etc.
- Nombreux aussi, surtout dans l’Etat du Missouri, étaient les muto-scopes ou cinématographes automatiques fonctionnant seuls, sans arrêt, et faisant voir les enfants au jeu, aux exercices athlétiques, à l’entrée et à la sortie des classes. Cahiers de devoirs, ouvrages manuels, cartes et dessins, tout était aussi disposé avec une coquetterie qui dépasse ce quon avait fait précédemment.
- Une artiste de Saint-Louis avait disposé autour de la Section scolaire de la ville de Saint-Louis, de belles photographies sur verre de grandes dimensions, éclairées par derrière au moyen de lampes Edison et représentant des portraits d’enfants, d’éducateurs célèbres et surtout des tableaux vivants rappelant les principaux épisodes de l’histoire de l’Education : Socrate et ses disciples, Charlemagne et Alcuin à l’Ecole du Palais d’Aix-la-Chapelle, les moines enluminant des manuscrits, Pestalozzi, Frœbel et leurs écoliers, etc. C’étaient surtout des membres de l’enseignement et des élèves qui avaient posé pour ces tableaux vivants et qui n’avaient pas ménagé leurs peines pour préparer con amore cette belle Exposition originale au seuil de laquelle se dressait, comme pour souhaiter la bienvenue aux petits enfants de Kindergarten, qui ne se faisaient pas prier pour entrer, un gigantesque arbre de Noël tout décoré de jouets et tout étincelant de bougies électriques.
- Un trait caractéristique de l’Amérique a été l’organisation par les exposants de l’Education dont la maj eure partie appartenait au Groupe I, d’une Association of the Exhibitors of Education ayant pour but surtout de se réunir, de se connaître et d’établir des relations de sociabilité entre les exposants américains et étrangers. On a aussi' discuté des questions de pédagogie, mais l’association a eu pour principal résultat un banquet très gai et très amical, quoique non alcoolique, sans vin ni bière, pour prouver sans doute que la majorité des membres de l’Enseignement appartient aux Sociétés de tempérance. Il va
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- sans (lire que le Jury de l’Education, pas plus que les autres jurys, n’a eu garde de négliger le coté sociable. Nos collègues, les jurés américains ont invité les premiers les jurés étrangers à une excursion agreste en tramway spécial à Crèvecœur, à une quinzaine de kilomètres de la ville, sur les bords escarpés du Missouri, suivie d’un banquet, au retour, au très confortable Club Athlétique de Saint-Louis. A leur tour les jurés étrangers ont rendu au Jury américain sa gracieuse invitation sous forme aussi d’un dîner dans un des hôtels géants voisins de l’Exposition. L’originalité d’une de ces deux réunions a été que le président de la soirée après avoir dit qu’il n’y aurait pas de discours, ce qui avait rasséréné bien des fronts, s’est ravisé et a prescrit au contraire que tous les invités feraient un speech, et je n’ai pas besoin d’ajouter que les dames, obligées d’obéir à cet impératif catégorique n’ont pas été les moins intéressantes, ni les moins spirituelles dans leurs improvisations forcées.
- J’ai exprimé au Jury du Groupe I un vœu que Miss Smith a fortement appuyé et que je me permets de répéter ici; c’est que la terminologie et la nomenclature des Expositions en général et en particulier des Expositions scolaires soient le plus possible unifiées internationalement. De même que pour les relations postales et en partie aussi pour les poids et mesures on est arrivé à une certaine unité de termes, ne pourrait-on se mettre d’accord entre peuples pour adopter en ce qui regarde l’enseignement des appellations analogues? Par exemple ne pourrait-on s’entendre pour que les termes Kindergarten, enseignement primaire, secondaire et supérieur, collèges, universités fussent de plus en plus employés partout dans le même sens ? Aux Etats-Unis l’enseignement primaire signifie l’enseignement donné aux enfants au-dessous de 14 ans, l’enseignement secondaire celui des enfants ayant traversé les 8 ou 9 grades élémentaires et âgés en moyenne de 14 à 18 ans. Chez nous l’enseignement secondaire veut encore retenir les enfants en bas âge et conserve une sorte de distinction de caste et de supériorité bourgeoise qui devra disparaître. J’ai vu à Saint-Louis trois grandes Ecoles secondaires dont tous les élèves (plus de 1.600 dans chacune) avaient dépassé 14 ans et qui auraient paru presque des étudiants à côté de certains élèves de nos lycées où prédominent les petits et où les élèves de seconde, rhétorique et philosophie ne forment qu’une faible minorité de l’effectif total.
- Les statistiques scolaires ont été plus nombreuses et plus parlantes encore qu’aux précédentes Expositions. La France et le Japon étaient en première ligne à ce point de vue. Les admirables graphiques pré-
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- sentes par la Commission de statistique présidée par M. Levasseur (Grand prix), faisaient l’ornement principal et l’attrait de notre Section.
- Ils faisaient surtout honneur à la 3® République dont ils rendaient si visibles et si évidents les croissants sacrifices pour l’éducation populaire. Les Etats de Massachusetts et de New-York avaient aussi des tableaux très remarqués contenant des chiffres bien éloquents, par exemple cette carte de l’Etat de Massachusetts montrant les façades monumentales des 300 bibliothèques qu’il possède à lui seul ! et les deux grands panneaux placés à l’entrée de la Section scolaire et rappelant en grosses lettres avec les dates, les lois successives qui avaient marqué les étapes ou plutôt les pas de géant de cet Etat modèle dans la voie du progrès de l’éducation populaire. Son grand rivai à ce point de vue, l’Etat de New-York, avait trouvé aussi le moyen de forcer le visiteur à s’extasier devant des chiffres qui en disaient long, puisqu’il supporte à lui seul, pour l’éducation, le sixième de la dépense totale de l’ensemble des Etats-Unis.
- Le Jury du Groupe I a beaucoup admiré le monumental rapport de M. René Leblanc sur l’Exposition de 1900 et a regretté de ne pouvoir le récompenser parce qu’il n’était pas de sa province, mais un autre Jury a décerné la haute récompense si justement méritée.
- Mais le Bureau d’Education de Washington dépassait encore tous les Etats d’Amérique par ses statistiques comparées, portant sur tous les points de l’économie scolaire, et exposés dans le Palais du Gouvernement où le Jury ordinaire n’était pas appelé à porter ses investigations. Cette innovation qui réservait à un jury spécial, probablement le jury supérieur, le soin de juger les grandes administrations fédérales américaines a un peu surpris l’étranger : il avait sans doute pour but principal de décharger les jurys de Groupe d’une partie de leur tâche.
- Pour ma part j’ai regretté de n’avoir pas eu l’occasion de réitérer, devant le Jury, à propos du Bureau d’Education de Washington le vœu que j’ai déjà exprimé à plusieurs Expositions devoir l’Amérique, si prodigue parfois pour les œuvres d’éducation, donner à son Musée Pédagogique de Washington une installation plus digne des grands services qu’il rend par ses informations scolaires mondiales, plus digne aussi du philosophe et de l’éducateur éminent qui l’a dirigé pendant 17 ans, le Dr Harris.
- Nous apprenons que l’éminent D1' Harris vient de prendre sa retraite, comme premier bénéficiaire de la nouvelle Fondation Carnegie offrant des retraites aux éducateurs émérites. Comme le remar-
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- quait récemment la Revue pédagogique, on peut dire que pendant un demi-siècle le Dr Harris a vraiment dirigé les progrès de l’enseignement national aux Etats-Unis, et que les volumineux rapports annuels publiés par lui comme chef du Bureau d’Education ont été de véritables mines d’informations précieuses que tous les ministres de l’Instruction publique d’Europe ont consultés avec profit. Le successeur du Dr Harris est l’éminent Pr Elmer E. Brown, de la grande Université de l’Etat de Californie. Son premier Rapport pour l’année 1905 qui vient de paraître à Washington, 1.400 pages, est du meilleur augure.
- A ce propos, j’ajoute que le rôle de notre Musée pédagogique de Paris, considérablement développé par M. Langlois, a été expliqué au Jury des Groupes I et II; mais c’est le Jury du Groupe II qui lui a décerné sa haute récompense (Grand prix) quoiqu’il dépende chez nous de la Direction de l’Enseignement primaire.
- Jamais l’enseignement normal n’avait été plus soigneusement exposé, sauf par la France en 1900. Mais il y a lieu de mentionner à part les Ecoles normales de l’Etat de Massachusetts et de Pensvl-vanie, en particulier celle de Millersville, dirigée par le Dr Lyte. L’Exposition des dessins et des travaux manuels de nos Ecoles normales d’instituteurs et d’institutrices étaient aussi hors pair. Les envois des Ecoles normales d’Auteuil et de Batignolles (Grand prix), quoique partiels, ont été fort remarqués; je dois tout spécialement signaler les résultats de dessins à l’Ecole normale d’institutrices de la Seine d’après la méthode si originale de Mlle Bastien et les remarquables conférences de puériculture professées à cette même école devant les élèves-maîtresses et les anciennes élèves par M. le Dr Pinard.
- A propos des Ecoles normales, le Jury du Groupe I et celui du Groupe II ont eu de longues discussions. L’Ecole normale en Amérique ne paraît plus un établissement purement d’enseignement primaire, mais secondaire — et même certaines grandes écoles normales ayant obtenu de l’Etat le droit de conférer des diplômes pédagogiques, il y avait des jurés qui voulaient renvoyer le jugement de ces collèges normaux au Groupe III (enseignement supérieur). On a adopté un arrangement d’après lequel le Jury du Groupe I jugerait les écoles normales qui, dans leur pays (c’était le cas de la France), étaient considérées comme établissements primaires et laisserait au Jury du Groupe II les grandes Ecoles normales américaines qui sont considérées comme établissements secondaires. Cette question a fait aussi l’objet d’une discussion au Congrès des Instituteurs à l’Exposi-
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- tion de Liège en 1905, où j’ai eu l’occasion de mentionner les vues actuelles des éducateurs américains en réponse à un discours de M. Gustave Téry.
- Pour l’architecture scolaire nous n’avions exposé, du moins à la muraille, que quelques types, tandis que l’Allemagne, le Japon et surtout la République Argentine avaient des photographies et plans à profusion. Les États américains exposent moins de plans parce que chaque État et chaque grande ville publient annuellement un rapport volumineux où figurent la photographie, le plan (section et élévation) des plus récentes et plus importantes constructions scolaires que le public s’habitue à comparer et à juger. Encore un exemple à suivre chez nous. A signaler aussi un modèle d’école démontable et transportable, destiné à servir temporairement dans les faubourgs des villes trop peuplées en attendant la construction d’écoles. Ges types étaient exposés par les villes de Saint-Louis et Milwaukee.
- Le travail manuel au couteau sur bois tendre, le Sloyd, faisait comme toujours l’ornement et l’originalité principale de la Section suédoise (Grand prix). Notons qu’une école normale pour enseigner le Sloyd suédois a été établie à Boston et y a donné de très bons résultats, attestés par une jolie Exposition (Grand prix).
- Mais le travail manuel avec ou sans atelier (bois, fer, modelage, fil de fer, etc.), à l’école primaire élémentaire n’était nulle part mieux présenté que chez nous. Même au Japon, les jolis exercices qui étaient exposés provenaient presque toujours, autant qu’on pouvait s’en assurer par les étiquettes mi-japonaises, mi-anglaises, d’écoles analogues à nos écoles normales ou à nos établissements d’enseignement secondaire ou primaire supérieur. En Allemagne, on est hostile au travail manuel à l’École primaire. En Angleterre, il y avait de bons spécimens des écoles des School-Boards, notamment celui de Londres. En Amérique, on a adopté en maint endroit, surtout cà New-York, le travail manuel de sparterie (Basket-work) avec du rafia, et on paraît s’en louer beaucoup. On donne surtout les leçons de ce genre spécial de travail manuel aux enfants des quartiers populeux qui fréquentent les écoles de vacances ( Vacation Schools).
- Ces Vacation Schools, destinées à préserver pendant les vacances et les jours de congé les enfants de New-York des dangers de la rue et de l’oisiveté et à les retenir à l’école, mais à une école rendue attrayante et tout à fait pratique, font le plus grand honneur à la Cité de Newr-York qui s’impose à ce sujet de grands sacrifices. Les écoles publiques sont aussi utilisées à New-York pour des cours d’a-
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- dultes du soir [Evening Schools and récréative Centres) des Cercles de travaux manuels amusants, des divertissements et jeux et, en particulier, des exercices chorégraphiques faisant revivre les vieilles danses nationales des divers pays d’Europe, qui rendent les plus grands services et réunissent enfants et parents même et méritent d’être proposés à l’admiration et à l’imitation de toutes les villes démocratiques. Cet exemple, du reste, commence à se répandre et à se propager ; plusieurs essais analogues, notamment dans le Wisconsin ont été couronnés de succès (1).
- Le Jury a hautement exprimé son appréciation de ces belles tentatives de socialisme pratique au meilleur sens du mot, ainsi que d’un autre mouvement très remarquable aux Etats-Unis, et qui concerne les districts ruraux, le système des Concentration ou consolidation Schools. Au lieu de créer de petites écoles imparfaitement outillées dans beaucoup de villages où la maîtresse doit enseigner à la fois, à des élèves d’âge et de capacités très différents, on va chercher les enfants en voiture dans leurs villages et on les amène à une grande école du bourg où ils trouvent tous les avantages des écoles à plusieurs classes homogènes, pourvues du meilleur personnel enseignant et du meilleur outillage et matériel d’enseignement. Le soir ils sont reconduits de même chez leurs parents. Ce mouvement qui se répand dans les Etats de l’Ouest et commence aussi en Pensylvanie et au Kansas, semble promettre de bons résultats. L’enfant bien doué, qui végéterait forcément dans une école de hameau, est mis à même de se développer rapidement au contact de camarades intelligents et sous la direction de maîtresses d’élite, et cet arrangement, quoique dispendieux au début, paraît même devoir être économique à la longue.
- Pour l’enseignement agricole à l’Ecole élémentaire, j’ai à remercier le président du Groupe 5 (enseignement agricole), M. le Dr Pickard, de Columbia (Missouri), qui a bien voulu examiner à ce point de vue quelques-uns de nos exposants primaires et leur faire décerner quelques encouragements.
- (1) Au Congrès d’hygiène scolaire de Londres, Congress on School Hygiene qui a eu lieu à T Impérial Institute de South Kensington du 4 au 10 août 1907, M. le Dr L.-H. Gulick, directeur de l’enseignement des exercices physiques des Ecoles publiques de New-York a présenté dans une magnifique conférence illustrée de nombreuses projections lumineuses, les récentes améliorations introduites dans la grande Cité américaine pour développer et compléter ces Vacation and récréation Schools. C’est une œuvre sociale, je peux même dire humanitaire, du plus grand intérêt, qui a provoqué les applaudissements enthousiastes et qu’il y a lieu de signaler, pour exciter leur émulation à nos conseillers municipaux de Paris, si légitimement désireux d’être toujours à l’avant-garde pour l’éducation populaire.
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- • Pour les Écoles primaires supérieures, comme pour les Écoles Normales, le Jury du Groupe I a d’abord voulu se récuser et les laisser à ses collègues du Groupe II (enseignement secondaire). On a eu recours à un compromis : le Jury du Groupe II a jugé seulement les grandes Écoles primaires supérieures de Paris qu’il a du reste admirées sans réserve et a laissé les autres écoles de même ordre à la juridiction du Groupe I.
- Je n’ai rien dit des Ecoles maternelles. Nous avions une très jolie Exposition de petits travaux d’enfants dont le seul défaut était peut-être précisément d’être trop jolis et pas assez des exercices gradués, simples, à la portée des enfants, réellement Frœbeliens, c’est-à-dire formatifs des sens et de l’intelligence en même temps que de la dextérité des doigts, sans saccades ni surmenage. On paraît attacher plus de valeur à la pédagogie du modelage en Amérique que chez nous, et je crois aussi qu’on ne tire pas chez nous de ces petits exercices, si précieux pour l’éducation du goût et des instincts plastiques de .l’enfance tout le parti que l’on pourrait. A mentionner comme en très bonne voie à ce point de vue les Kindergarten de San-Francisco, Milwaukee, New-York, Boston, Chicago, Saint-Louis.
- CATALOGUE
- On a beaucoup admiré le catalogue de la Section française. Je me permets de regretter que l’on n’ait pas cru devoir le sectionner et en remise à part la partie concernant l'éducation qui aurait pu être distribuée aux éducateurs étrangers et américains. Je regrette surtout que pour les Groupes I, Il et III au moins, nous n’ayons pas eu comme l’ont fait la Belgique, la Suède, l’Allemagne (1), le Japon, un guide du visiteur en anglais. C’est une dépense à laquelle il faut se résigner à l’avenir. Elle est à notre avis de première nécessité. Au moins pourrait-on toujours préparer dans la langue des pays où a
- (1) Je mentionnerai spécialement le beau catalogue officiel allemand, relié en cuir repoussé et imprimé en anglais, en caractères gras. International Exposition Saint-Louis 190k. Official Catalogue. Exhibition of tke German Empire, gr. in-8, pp. 538, published by Georg Stilke. Berlin, Impérial Printing office. — V. surtout pp. 145 à 151 : rapper and lower Schools, by Dr Bahksen, Oberlehrer, Berlin.
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- lieu l’Exposition une brève notice de quelques pages que l’on distribuerait largement, que l’on donnerait aux journalistes et qui leur permettrait de mentionner avec exactitude des exposants qu’ils ont trouvés intéressants, mais dont ils craignent souvent d’avoir mal compris le rôle et même incorrectement noté le nom.
- Liste des Récompenses
- SECTION FRANÇAISE
- Grands prix.
- Commission générale du Gouvernement français, Paris, préparation et représentation de l’Exposition des Ecoles de France. Statistiques, Règlements, Monographies, etc.
- (N-B. — Le catalogue officiel américain des Récompenses a imprimé par erreur commissaire au lieu de commission).
- Ministère de l’Instruction purlique, Paris, Enseignement primaire (Elementary éducation).
- Ministère de l’Instruction publique, Paris. Enseignement primaire supérieur, avec mention particulière des Ecoles primaires supérieures de garçons
- de Rouen,
- Clermont-Ferrand,
- Lyon,
- Dijon,
- Bourges,
- de Besancon, Tours, Dourdan, Creil, Onzain.
- Ministère de l’Instruction publique, Paris. Écoles Normales primaires.
- Ville de Paris. Écoles maternelles [Kindergartens). Écoles primaires élémentaires et Écoles primaires supérieures (1).
- (1) Le Jury du Groupe II (enseignement secondaire) a aussi décerné un Grand prix à la Ville de Paris pour ses Ecoles primaires supérieures (travaux d’élèves) : Jean-Baptiste-Say, Arago, Colbert et Lavoisier. Le même Jury a également décerné un Grand prix spécial à l’Ecole Diderot.
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- [N.-B. — Le catalogue officiel américain a, par erreur, attribué ce Grand prix au Ministère de l’Instruction publique).
- Service beylical de l’Instruction publique à Tunis. C’est Direction générale de l’enseignement public qu’on aurait dû mettre.
- Collaborateurs
- M. Levasseur, président de la commission de Statistique (Statistique de l’Enseignement primaire).
- M. Devinât, directeur de l’Ecole normale d’instituteurs d’Auteuil (Seine).
- Mme Laporte, directrice de l’Ecole normale d’institutrices de Lyon.
- M. Mironneau, directeur de l’Ecole normale d’instituteurs de Lyon.
- Mme Billotey, directrice de l’Ecole normale d’institutrices de la
- Seine.
- N. -B. — Il faut y joindre le Grand prix décerné à M. René Leblanc, inspecteur général de l’Enseignement primaire, pour son rapport sur l’Enseignement primaire à l’Exposition de 1900, qui figure au Groupe III, bien que ce fût le Jury du Groupe YI11 qui était chargé de juger les publications pédagogiques, scientifiques et autres.
- Médailles d’or.
- Ecoles maternelles de Bordeaux. — Grenoble.
- — Le Havre.
- — Le Mans.
- — Lille.
- — Poitiers.
- — Reims.
- — Versailles.
- En collectivité.
- Ecoles du département du Cher (filles).
- Ecoles du Musée à Carcassonne.
- Ecoles primaires de Dreux.
- Le catalogue officiel des récompenses a classé comme collaborateurs du Ministère de l’Instruction publique les exposants suivants que le Jury du Groupe I avait récompensés à titre d’exposants individuels.
- MM. Avronsart, instituteur à Marquette.
- Simon, — à Dreux. ">
- Debraine, — au Vésinet.
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- Mmes Calais, institutrice à Dreux.
- Jaquet, — à Porgoin.
- Bastide, — à Cette.
- Chartier, — à Tours.
- Thervaux, — à Argenteuil.
- Brechot, — à Sens.
- MM. Thomas, instituteur à Maroille.
- Yittot (et non Yictot), directeur cà Besancon. A
- Layille, — à Nîmes.
- Michel, — à Nîmes.
- M™es Sempé, institutrice à Rueil.
- Lamorte, directrice à Rouen.
- MM. Flahant (et non Fléhat), instituteur à Boulogne.
- Blin, directeur d’école primaire super. à Bourges.
- Bouchet, — à Besançon.
- Crocheton, — à Onzain.
- Cornut, — à Bordeaux.
- Frixon, — à Douai.
- Martin, — à Dijon.
- Martel, — à Rouen.
- Menât, — à Clermont-Ferrand.
- Mme Bourguet, directrice d’école primaire super, . à Clermont-Ferrand.
- MM. Petit, directeur d’école primaire supér. à Nancy.
- Thériot, — au Havre.
- Tisseyre, — à Montpellier.
- Lévêque, — à Paris (1).
- Boitel, — à Paris (1).
- Mmes Janin, directrice d’école primaire supér. à Paris (1).
- Chegaray, — Sophie-Germaiu i à Paris (1).
- MM. Guebin, inspecteur principal du dessin à Paris (1).
- Jully, inspecteur du travail manuel à Paris (1).
- Mathieu, directeur decole normale à Douai.
- Mraes Kieffer, directrice — à Douai.
- Menât, — à Rouen.
- , Thiébaut, — à Dijon.
- Champonnier, — à Bourges.
- (1) Bien que figurant au Catalogue officiel français au Groupe I, MM. Lévêque, Boitel, directeurs d’écoles primaires supérieures à Paris, Mmes Janin et Ghegaray, directrices d’écoles primaires supérieures, MM. Guebin et Jully, inspecteurs, ont été récompensés par le Jury du Groupe II (enseignement secondaire).
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- MM. Bremond, directeur d’école normale Henriot, —
- Quénardel, —
- Bord, —
- Burot, —
- Delorme, —
- à Versailles, à Rouen, à Caen, à Bourges, à Dijon.
- à Clermont-Ferrand.
- (En collectivité) les 44 écoles normales exposées par le Ministère de l’Instruction publique.
- COLLARORATEURS PRÉSENTÉS COMME TELS PAR LE JlJRT.
- MM. Gilles, inspecteur général, organisateur de la Section du Ministère de l’Instruction publique à l’Exposition de Saint-Louis.
- Bliault, architecte de la Section du Ministère de l’Instruction publique à Saint-Louis, récompensé aussi par le Jury du Groupe IL
- Langlois, directeur du Musée pédagogique, classé par erreur au Groupe IL
- MM. les Inspecteurs primaires de la Ville de Paris.
- Mraes les Inspectrices primaires et les Inspectrices des écoles maternelles de la Ville de Paris.
- N.-B, — Le Ministère de l’Instruction publique (Direction de l’Enseignement primaire) a aussi obtenu du Jury du Groupe VIII une médaille d’or pour les spécimens d’ouvrages scolaires employés en France (Text-Books) mais il est probable que le rédacteur du Catalogue des récompenses a fait erreur. C’était la Direction de l’Enseignement secondaire qui avait exposé des spécimens très remarqués d’ouvrages scolaires (text books) employés dans les lycées et qui avait été récompensée pour cela d’une médaille d’or, tandis que la médaille d’or suivante (p. 78 du Catalogue officiel américain des récompenses) attribuée à la Direction de l’Enseignement secondaire, pour des essais pédagogiques et travaux originaux de maîtres avait été attribuée à la Direction de l’Enseignement primaire. Il y a eu interversion.
- Médailles d’argent.
- MM. Vaquez, instituteur
- M"
- M
- à Pantin, à Plougonlevin.
- Lorentz, —
- Petitot, inspecteur primaire,
- Bérard, instituteur
- Locz, —
- Arnould, —•
- Richard, —
- Truchon, —
- Desnos, institutrice Montjotin (et non Monjotin), institut, à Pronsat. Baron, instituteur
- à Issoudun. à Roumoules.
- «à Calais.
- à Fleurie (Rhône), au Mans.
- à Loroche-Saint-Cyr. à Beaufort.
- à Laigle.
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- MM. Monneyron, instituteur à Billon.
- Danflous, — à Céret.
- Mme Magnin, institutrice à Beaume-les-Dames.
- MM. Bourdaloue, instituteur à La Chapelle-St-Furcin.
- PuDEPIÈCE, — à Mouveaux.
- Réau, — à Yierzon.
- Fagot, — à Cognac.
- Mechin, — à Yierzon.
- Peyrical, — à Saint-Geniez-ô-Merle.
- Mrae Leymonnarie, institutrice à Ribérac.
- M. Barthélémy, instituteur à Laferle-Saint-Aubin.
- Mme Bouchard, institutrice à Mandes.
- MM. Boutault, instituteur à Angers.
- Lefevre, — a Laval.
- Lepointe, — à Yerdun.
- Lestocart, — à Senlis.
- Louis, — à Auze-Notre-Dame.
- Séguy, — à Saint-Armac.
- Guimard, — à Courlon.
- Ecoles de la Chauce.
- MHes Batier, institutrice à Varzy.
- Mariette, — à Boulogne-sur-Mer.
- Mme8 Hautecœur, — à Montreuil-sur-Mer.
- Percin, — à St-Germain-en-Laye.
- Mlles Baudry, — à Yilliers-Margon.
- Denis, — à Bavantin.
- Prudhon, — au Creusot, .
- Français, — à Villard-sur-Boëge.
- Ecoles de Montfort (Landes).
- M. Koel, instituteur à Monceaux-les-Provins.
- Ecoles du département d’Eure-et-Loir.
- Mlle Legendre, institutrice à Langres (Hte-Marne).
- Ecoles de Pionsat. Ecole de Laferrage, à Cannes.
- MUe Loquet, institutrice à Auchy-les-Hesdin.
- Médaille de Collaboratrice du Ministère de l’Instruction publique.
- M110 Koenig, du Musée Pédagogique, à Paris.
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- ' Pour l’Enseignement agricole dans les écoles primaires il faut ajouter les récompenses suivantes décernées par le Jury du Groupe Y.
- Médailles d’argent
- “ Ecoles primaires agricoles, Cadillac (Gironde).
- — — — Château-du-Loir (Sarthe) en collectivité.
- (Cette récompense est répétée deux ou trois fois dans le catalogue officiel des récompenses.)
- COLLARORATEURS
- MM. Castaines, Justin, directeur Roubert, —
- Thomas, —
- MUe Gouyaud, institutrice MM. Fricotte, instituteur Raoul, —
- Meulet, —
- Vercouttre, —
- Routeloup, —
- Chevalier, —
- Bouvier, —
- Reverseau, —
- Mme Hoabault, directrice
- d’école à Baixas(Pvr-Or.) à Menton, à Maroilles, à Saint-Léger, à Hendicourt. à Villeneuve-de-Rivière. à Carlucet. à Laon-Plage, à Mayet. à Bonne, à Saint-Gingolph. à Nesny. à Ceintrey.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Grands Prix
- Argentine (République). — Consejo national de Education, Buenos-Ayres, Bâtiments scolaires.
- Belgique. — Direction générale de l’Enseignement primaire, Bruxelles : Enseignement primaire ; (collaborateur), M. J.-B. Emond, directeur de l’Enseignement primaire au Ministère de l’Intérieur et au Ministère de l’Instruction publique.
- Brésil. — Governo do Brazil, Rio-de-Janeiro, Exposition d’enseignement primaire.
- Cuba. — Département de l’Instruction publique, Dr Leop, Cancio, secrétaire, à la Havane.
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- Allemagne. — Ministerium der Geistliche Unterrichts Berlin (pour l’ensemble de l’Exposition d’enseignement); Ministerium der Geistliche Unterrichts Berlin (pour l’organisation et la représentation des écoles allemandes cà Saint-Louis); Le Comité Municipal de Berlin ; le professeur Dr Petersille (Bureau de Statistique de Berlin) : Statistique des Ecoles ; Le Comité municipal de Munich ; Le Comité municipal de Bres-lau ; (collaborateur) M. le Dr Léopold Bahlsen, de Berlin.
- Grande-Bretagne et Irlande. — Le Comité de l’Education de la Commission royale britannique ; Ecoles élémentaires de la Grande-Bretagne et de l’Irlande.
- Japon. — Le Département de l’Education du Gouvernement impérial Japonais, à Tokio.
- Suède. — Dr C. G. Bergman, Stockholm, Exposition collective des écoles communales de Suède ; Le Département royal ecclésiastique, Stockholm, Système du Sloyd suédois.
- Le total des Grands prix décernés aux exposants du Groupe I s’élève à 55, dont 27 pour les Etats-Unis et 28 pour les pays étrangers, y compris la France.
- Médailles d’or
- République Argentine, 1 ; Belgique, 1 (collaborateur); Brésil, 3; Ceylan, 1 ; Chine, 1; Cuba, 11 ; Allemagne, 24 (dont 7 de collaborateurs); Japon, 1 ; Mexique, 3 ; Porto-Rico, 1 ; Suède, 4 de collaborateurs.
- Médailles d’argent
- République Argentine, 3 ; Brésil, 4; Cuba, 8; Allemagne, 7; Mexique, 4.
- Médailles de bronze
- Brésil, 5 ; Cuba, 7 ; Mexique, 2; Roumanie, 1.
- ÉTATS-UNIS Grands prix
- M. le Dr W. T. Harris, commissaire fédéral de l’Éducation à Washington, District de Colombia, pour les monographies préparées sur les principales questions d’Enseignement.
- Etat de Californie, Commission californienne. Ecoles de Comté et Ecoles de Villes.
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- GROUPE I. — ENSEIGNEMENT PRIMAIRE
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- Etat de Colorado, le département de l’Instruction publique à Denver, Elementary Schools.
- Etat de Connecticut, le département de l’Instruction publique du Connecticut, à Hartford, pour les Ecoles primaires.
- Etat d’Illinois, le département de l’Instruction publique, Ecoles primaires.
- La Ville de Chicago, le Comité scolaire pour les écoles primaires.
- Etat d’Indiana, le département de l’Instruction publique, les écoles primaires et leur administration.
- Etat d’Iowa, la commission de l’Etat d’Iowa pour l’Education élémentaire.
- Etat de Massachusetts, le Comité de l’Etat de Massachusetts, à Boston, pour les écoles élémentaires; la commission du Massachusetts ; l’Ecole normale de travail manuel de Sloyd, travaux scolaires ; Le Comité scolaire de la ville de Boston, écoles primaires.
- Etat de Minnesota, la Commission de Minnesota, Ecoles élémentaires de l’Etat.
- Etat du Missouri, la Commission du Missouri, Ecoles élémentaires de l’Etat ; le Comité des Surintendants de Saint-Louis, Exposition en action de classes fonctionnant devant le public (pour l’économie domestique, la physique, le travail manuel, la couture, le dessin et la cuisine); le Comité scolaire de la Ville de Saint-Louis, Ecoles primaires de la Ville.
- Etat de New-Jersey, la Commission de l’Etat de New-Jersey, à Trenton (N.-J.), Ecoles primaires et secondaires de la Ville de New-Jersey.
- Etat de New-York, le département de l’Instruction publique de l’Etat de New-York à Albany (N.-Y.), Surveillance et administration des écoles élémentaires et formation du personnel enseignant ; le département de l’Education de la Ville de New-York, écoles élémentaires et enfantines (Kindergartens) et écoles normales, écoles de vacances et cours du soir pour adultes, conférences publiques et gratuites et constructions scolaires ; la Commission de l’Etat de New-York, Exposition de travaux scolaires, statistiques scolaires et modèles d’écoles.
- Etat de Pensylvanie, la Commission de Pensylvanie, écoles primaires élémentaires ; le Comité scolaire de Philadelphie, écoles primaires de la Ville de Philadelphie.
- Etat de Wisconsin, le département de l’Instruction publique de
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- EXPOSITION DE SAINT-IOUIS
- l’Etat de Wisconsin, écoles élémentaires ; l’Ecole de travail manuel Stout, à Menominee (Wis.), travaux manuels.
- • Collaborateurs
- MM. Andrew S. Draper, Surintendant de l’Instruction publique, à Albany (N.-Y.); Nathan C. Shaeffer, Surintendant de l’Instruction publique, à Harrisburg (Pens.).
- Médailles d’or
- Californie, 7 ; Colorado, 4; Connecticut, 3; Illinois, 3; Indiana, 3; Iowa, 5; Kansas, 4; Louisiana, 1; Massachusetts, 9; Minnesota, 2; Mississipi, 1 ; Missouri, 5 ; Montana, 1 ; Nebraska, 1 ; New-Jersev, 7; New-York (Etat), 7 ; Ohio, 1 ; Oregon, 1 ; Pensylvanie, 13; Rhode-Island, 2 ; Texas, 1 ; Utah, 1 ; Wisconsin, 12 ; Ecoles luthériennes, 1 ; Divers, 3; Alaska, 1. Plus 29 de collaborateurs.
- Médailles d’argent
- Arizona, 1 ; Californie, 5 ; Colorado, 2 ; Connecticut, 2 ; Illinois, 4; Indiana, 3; Kansas, Tl; Louisiana, 3; Massachusetts, 2; Minnesota, 1 ; Mississipi, 2; Missouri, 12; Montana, 3; Nebraska, 3; New-Jersey, 5; New-Mexico, 1; New-York (Etat), 2; Nortli-Dakota, 3; Oklahoma, 5; Oregon, 5; Pensylvanie, 4; Rhode-Island, 1 ;. South-Dakota, 4; Tennessee, 2; Texas, 3; Utah, 1; Wisconsin, 3; Wyoming, 1 ; Alaska, 2. Plus 26 de collaborateurs.
- Médailles de bronze
- Arizona, 2; Arkansas, 4; Californie, 2; Colorado, 4; Idaho, 6; Illinois, 3; Indiana, 2; Iowa, 1 ; Kansas, 2; Kentucky, 3 ; Minnesota, 1 ; Mississipi, 5 ; Missouri, 2 ; Montana, 1 ; New-Jersev, 1 ; New-Mexico, 4 ; North-Dakota, 1 ; Oklahoma, 1 ; Oregon, 3 ; Pensylvanie, 1 ; Tennessee, 3 ; Texas, 3 ; Utah, 1 ; West-Yirginia, 1 ; Wisconsin, 1 ; Alaska, 4. Plus 2 de collaborateurs.
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