- Accueil
- > Catalogue général
- > Exposition universelle. 1904. Saint Louis - Section française. Rapport du Groupe 45 [Céram...
Section française. Rapport du Groupe 45 [Céramique]
-
-
- p.n.n. - vue 1/34
-
-
-
- ^ MINISTÈRE DU COMMERCE, DE LTHDUSTRIE ï DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES
- DE
- Sfll riT-LOUI5,,,
- 1901
- SECTIOH FRAHÇAISE
- RAPPORT
- DU
- GROUPE 15
- & * ^
- M. ReîîÉ SRCHOT
- RAPPORTEUR
- PARIS
- COMITÉ FERÎlÇfllS DES EXPOSITIOIiS fl L’ÉTRfLHGER Boupse de Commerce, pue du Loaype
- M. VERMOT, éditeur
- 1507
- p.n.n. - vue 2/34
-
-
-
- p.n.n. - vue 3/34
-
-
-
- Vïai M- U
- ExFOSITIOH I HTERMflTIOMRLE
- DE SfllHT-LoUIS IJO'f
- p.n.n. - vue 4/34
-
-
-
- i
- ' •
- •i
- i
- }
- 1
- Di
- .!..J i : \V—
- i
- i \
- "V
- /é
- p.n.n. - vue 5/34
-
-
-
- MIHISTÈRE DU COMMERCE, DE LTMDUSTRIE DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES
- DE
- smriT-Louis
- 1901
- SECTion frjuïçhise
- RAPPORT
- DU
- GROUPE 15
- /i\ /K /(%
- M. REfiÉ SRCHOT
- RAPPORTEUR
- PARIS
- COMITÉ FRflîiÇfllS DES EXPOSITIONS fl L’ÉTRflMGER Bourse de Commerce, pue du Louvpe
- 1907
- M,. VE R MOT, ÉDITEUR
- Page de titre n.n. - vue 6/34
-
-
-
- p.n.n. - vue 7/34
-
-
-
- GROUPE 45
- CÉf*fl|VlIQUE
- I
- ADMISSION DES EXPOSANTS
- Les Comités d’admission furent nommés par le Commissaire général à l’Exposition de Saint-Louis, le 18 février 1903,- c’est-à-dire quinze mois avant l’ouverture de l’Exposition.
- Les membres du Groupe 45 étaient :
- MM. Altazin, Eugène, à Boulogne-sur-Mer.
- Damon, Emile, à Cannes.
- Garchez, A., 4, rue Charras, à Paris Janin, Adolphe, 172, avenue de Choisy, Paris.
- Jeanneney, à Saint-Amand (Nièvre).
- Lacroix, Adolphe, 186, avenue Parmentier, Paris.
- Metz, Arthur, 21, rue de Rocroy, Paris.
- Sachot, René, à Montereau (Seine-et-Marne).
- Vigier, à Pont-Saint-Esprit (Gard).
- La première réunion eut lieu sur convocation en mars 1903, à la Bourse de Commerce, sous la présidence de M. Dupont, président de la Section française.
- A cette réunion, le bureau fut constitué à l’élection, comme suit :
- Président......................... M. Metz.
- Vice-président.................... M. Altazin.
- Secrétaire........................ M. Sachot.
- Trésorier......................... M. Lacroix (A.).
- p.5 - vue 8/34
-
-
-
- 6o
- EXPOSITION'" DE ' SMNT-EOUIS i~-
- C’est a cette réunion que le président 'de la Section française fit’ signer à chaque membre une ou plusieurs parts pour la constitution du capital de garantie de la Section française à l’Exposition de Saint-Louis.
- Le recrutement des exposants fut assez difficile. Ce qui éloignait les adhérents c’était, bien entendu,.les frais^assez élevés pour le transport aller et retour, installation, gkrdiëniîage à ajouter au prix du mètre.
- Au Groupe 45, de vingt et un exposants primitivement inscrits, il en resta douze.
- p.6 - vue 9/34
-
-
-
- INSTALLATION DES EXPOSITIONS
- Le 24 octobre 1903, le Comité d’admission fut transformé en Comité d’installation avec la même composition et le même bureau.
- Le Comité se réunit une première fois et choisit comme architecte M. Bügeon, 21, rue des Archives, à Paris,
- Dans l’intérêt de l’harmonie du Groupe, le Comité traita avec M. Cheminais, 5, rue Chauchat, à Paris, pour les installations particulières : comptoirs, vitrines, etc. " (
- Il fut décidé de demander à chaque exposant un versement de deux cents francs par mètre carré et le trésorier fut chargé de ce recouvrement.
- Il fut envoyé à chaque exposant une circulaire l’avisant d’une traite au 20 janvier 1904, ainsi conçue :
- Monsieur et cher Collègue,
- Votre admission comme exposant à l’Exposition de Saint-Louis en 1904 ayant été prononcée-par le Comité du Groupe 43, nous avons l’honneur de vous informer que nous avons établi les frais d’installation de notre Groupe.
- Ces frais comprennent :
- 1° La redevance à payer au Comité de la Section française ;
- 2° Les frais de décoration extérieure et de décoration d’ensemble qui seront reconnus nécessaires ;
- 3° L’établissement du vélum ;
- 4° Le gardiennage et les frais généraux du Groupe.
- p.7 - vue 10/34
-
-
-
- 8
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Pour couvrir le montant de ces frais, le Comité a décidé de demander aux exposants deux cents francs par mètre superficiel d’emplacement nu occupé. Votre installation personnelle reste à votre charge.
- Chaque exposant répondit affirmativement à cette lettre et dès lors s’occupa de son installation.
- La surface occupée par le Groupe 45 fut assez importante, bien que le nombre des exposants fût restreint.
- Mais deux maisons de Limoges :
- Théodore Haviland,
- Ahrenfeld,
- faisant un gros chiffre d’affaires aux Etats-Unis, avaient des Expositions grandioses.
- L’emplacement de la Section française, Groupe 45, dans le palais des Manufactures était assez avantageux. Voisin de la Couture, qui attirait beaucoup de visiteurs, ceux-ci traversaient forcément le stand du Groupe 45.
- L’Exposition de notre Groupe a malheureusement perdu de son importance, du fait que Sèvres exposait à part dans le Pavillon Français.
- Tous les exposants, sauf un, ont eu la satisfaction de voir arriver leur Exposition en bon état, et pourtant nous avions affaire aux produits les plus susceptibles ; il faut donc se féliciter de l’organisation du transport, du déballage et de l’installation.
- p.8 - vue 11/34
-
-
-
- DESCRIPTION DE L’EXPOSITION
- La surface occupée par notre Groupe était de 1.110 mètres, résultat satisfaisant/ étant donné les difficultés occasionnées par la grande distance qui nous séparait de l’Exposition.
- Le Groupe 45 se trouvait dans le palais des Manufactures, situé à gauche de l’entrée principale, emplacement des plus heureux pour les exposants, car ce palais était très passager, les visiteurs devant le traverser pour aller au Palais des Arts Libéraux, au Festival-IIall, etc..., situés plus loin.
- Comme dispositif, des chemins, assez rapprochés dans le sens de la longueur et de la largeur, découpaient en carrés les différentes Expositions ; il était donc facile de visiter en détail en faisant le tour de ces carrés; si, au contraire, le visiteur voulait regarder plus rapidement, il parcourait quelques grandes allées dans les deux sens et pouvait avoir un aperçu de l’ensemble.
- Les produits exposés au Groupe 45 étaient surtout des produits artistiques : Céramique d’art et de décoration. — Céramique vaisselle.
- On comprend que la céramique de bâtiment qui joue un si grand rôle en France n’ait pu faire le sacrifice d’aller exposer de l’autre côté de l’Océan, ces produits étant si lourds qu’il est impossible de leur faire subir un tel trajet.
- Je dis à nouveau que le plus gros effort comme Exposition fut fait par les deux fabriques de porcelaines de Limoges : Théodore Havi-land et Ahrenfeld, et j’ai eu le plaisir de constater que l’effort fait par
- 2
- p.9 - vue 12/34
-
-
-
- 10
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- ces maisons n’était pas inutile ; leur Exposition respective était très visitée, visites souvent suivies de commandes.
- Ces deux maisons font du reste un certain chiffre d’affaires aux Etats-Unis. J’ai eu moi-même la satisfaction de voir que dans beaucoup d’hôtels la porcelaine de ces maisons était d’usage courant.
- Toutes les puissances étrangères, en ce qui concerne le Groupe 45, étaient plus ou moins représentées, sauf la Russie qui s’était abstenue d’exposer.
- Nous allons donc étudier chaque puissance en nous arrêtant spécialement aux Expositions offrant un intérêt soit par leur importance, soit par la beauté des produits exposés ou encore par les nouveaux procédés de fabrication.
- ETATS-UNIS
- Le Groupe 45 n’a eu malheureusement qu’une partie des exposants qui comptaient à ce Groupe, l’autre partie, fabricants de produits réfractaires, faïences, porcelaines se sont soustraits du dit Groupe en se faisant classer à côté des kaolins et matières premières de fabrication dans le Palais des Mines et Métallurgie.
- Ceci a enlevé beaucoup de valeur à l’Exposition américaine de céramique. Nous avons cependant à nous arrêter sur les maisons suivantes :
- Rockwood Pottery C°, à Cincinnati. — Exposa à Paris et obtint un certain succès, mérité du reste, car c’est la première manufacture qui se soit occupée de fabriquer les poteries en Amérique. Dirigée par M. Taylor. Peintures sur pâte avec barhotines colorées. Emaux mats.
- Cette maison présente divers genres de fabrication :
- 1° Les couleurs foncées exposées en 1889, à Paris ;
- 2° Le genre dit Iris. Coloration sur pièces, crues, à un feu ;
- 3° Des verts de mer;
- 4° Émaux mats ;
- 5° Peintures mates ;
- 6° Vellum.
- p.10 - vue 13/34
-
-
-
- GROUPE 45. — CÉRAMIQUE
- 11
- L’émail mat n’est pas un émail translucide.
- Le velium est un émail translucide, la couleur est sur biscuit, il ne peut se glacer même à haute température, il cuit au cosne Séger ab. 5.
- Vases œil de Tigre, cristallisation de fer exposée déjà à Chicago en 1893. Beaucoup de goût dans le coloris et le dessin.
- Produits à des prix relativement faibles. Céramiques architecturales en faïence.
- Grueby Faïence C°, à Boston. — Vases verts mats. Plaques verts mats. Corps assez durs cuits à la montre Séger de 6 à 8. Très près du biscuit anglais.
- American Terra Cotta et Céramîc C°, à Chicago. — Jolis cristallissés en pâte tendre. Porcelaines à taches bleues. Cristallisés sur grès, jaunes et bleus. Glaçures mates. Plus de variétés de couleur que Grueby.
- Van Briggle Pottery C°, à Colorado. — Exposition de poteries artistiques. Jolis tons style art nouveau. Jolis verts. Beaux rouges.
- Bràiley C°, à Détroit (Mic.) — Exposition peu intéressante. Procédés à froid.
- ALLEMAGNE
- Avait une Exposition admirablement présentée, chose d’autant plus facile que l’Empire allemand s’était immiscé dans l’organisation en s’occupant des plus petits détails.
- L’endroit réservé à la céramique fut installé et décoré par l’État. C’était un assez grand salon à arcades de la maison Villeroy et Boch.
- Les exposants furent choisis par un Jury préalable qui fonctionna à Berlin et ne permit l’envoi que des produits lui donnant satisfaction. De plus, l’emplacement occupé ne coûtait rien aux exposants : là encore l’Etat payait.
- p.11 - vue 14/34
-
-
-
- 12
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Malgré tout, pou de nouveautés, Exposition intérieure peu remarquable.
- Il faut citer :
- Manufacture Royale de Berlin. — Fondée en 1750 par Wegely. Achetée en 1763 par Frédéric II. Fait de rapides progrès du jour où l’Etat devient propriétaire. Fabrique différents genres de 1763 à nos jours: Genre rococo de Meisen. Genre antique. Genre Renaissance avec peintures italiennes.
- Prend véritablement une place sérieuse à partir de l’Exposition de Munich, en 1888, sous la direction de M. Heinecke. Expose en 1893 à Chicago.
- La manufacture de Berlin est très bien dotée pour activer le développement des arts céramiques tant au point de vue technique, par des laboratoires, qu’au point de vue artistique par des écoles, pour former les peintres et sculpteurs. Exposait à Saint-Louis des objets ayant une certaine ressemblance avec Copenhague, moins fins, mais pouvant être vendus 60% meilleur marché, ce qui en facilitait la vente.
- Rosenthal, Ph. et C°, à Kronach. — Céramique d’art joli sous émail. Beau service Louis XV enrichi d’or.
- Villeroy et Boch, à Mettlach-sur-la-Sâar. — Maison très importante fondée par la réunion de la faïencerie de Yaudrevange aux faïenceries de Sept-Fontaines et Mettlach. Occupe 7.000 ouvriers.
- Nous y trouvons des produits différents, des faïences fines sculptées et peintes, carrelage en mosaïque, majolique ou grès, quelques jolies barbotines, des rouges flammés sur faïence, des effets métalliques.
- Laeuger, à Carlsruhe. — Cette maison fait exécuter toutes ses œuvres à la main, frises, panneaux, cheminées. Les formes sont d’une simplicité cherchée, laissant de côté les corniches et les moulures, les niches que l’on faisait toujours dans les vieux poêles de la Renaissance.
- p.12 - vue 15/34
-
-
-
- GROUPE 45. — CÉRAMIQUE
- 13
- SILÉSIE
- Excellente Exposition. Bleu de fond et or à plat. La décoration est faite au vaporisateur.
- Heubach, à Lichte-bee-Wallendorf. — Belle Exposition de porcelaines, grandes variétés de peintures.
- IIanke, à Coblentz. — Grès céramiques cuits à une assez haute température.
- Jaeger et, Gie, à Markt-Redwitz. — Décorations sur pâte dure, centres, assiettes riches, scènes de Napoléon, ailes relief sur fond jaune or, bleu clair ou bleu, ces assiettes sont vendues un très haut prix.
- ak
- Scharwgel, à Munich. — Plaques pour cheminées en mat, pièces conçues dans le goût moderne décorées de couvertes flammées.
- Groszherzogliche, à Carlsruhe. — Manufacture de majolique. Carreaux en majolique pour décoration, jolies couleurs.
- ANGLETERRE
- Exposition bien présentée comme ensemble mais peu d’effort individuel, sauf pour la maison Doulton. Tous les exposants ont fait des vitrines de petites dimensions avec très peu de variétés.
- Muvtojv, à Stoke Upon Trent. — Porcelaines anglaises dites Bone China. Décors sous émail art nouveau en couleurs glycériques liquides. Vases. Belles faïences. Jolis décors de roses, feuillage, or. Imitation des vieux genres de Sèvres.
- p.13 - vue 16/34
-
-
-
- 14
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Dodlton, à Londres. — Ce sont surtout les grès industriels qui ont fait connaître cette importante maison des établissements Doulton; fabriquent avec une grande habileté toutes les céramiques, depuis les tuyaux de grès employés pour les canalisations jusqu’à la porcelaine anglaise.
- Très belle Exposition dans tous les genres de fabrication. Très beaux services en relief. Flammés rouges sur faïence qu’ils disent être le renouvellement d’un art perdu, ce sont des rouges de cuivre extrêmement variés d’aspect, mats, qui sont à émail de faïence et non sur porcelaine. Superbe service de paons reliefs avec perles en émail.
- Sir Edmund Harry-Bart, à Elton. — Faïences faites avec beaucoup de soin aussi bien dans la forme que dans la pâte.
- Cloisonne MosaicC0, à Londres. — Différentes variétés de mosaïque, procédé à froid qui aurait dû être classé au Groupe 47 (Verrerie).
- Gbindley, V.-H. et C°, à TrinstalL — Services de table, grandes variétés très jolies, des bleus superbes.
- Johnson Brothers, à Earthenware. — Différents services, les bleus sont excellents et nets. Une Exposition en blanc très soignée.
- Maddock et Sons, à Burslem. — Faïencerie anglaise, travail sous émail.
- DANEMARK
- Manufacture Royale de Copenhague. — Très belle Exposition : cette manufacture est surtout à remarquer par la belle qualité de sa pâte et de sa couverte.
- Tout en produisant des porcelaines absolument remarquables, ses procédés de décoration au grand feu sont assez restreints, quatre ou cinq couleurs composent sa palette de grand feu.
- Ce sont certainement les porcelaines de Copenhague qui, par leurs formes et leurs décors, se placent dans les premiers rangs à l’Exposition de Saint-Louis.
- p.14 - vue 17/34
-
-
-
- GROUPE 45. — CÉRAMIQUE
- 15
- J’ai moi-même visité à Copenhague la manufacture royale qui est merveilleusement ordonnée. J’y ai surtout remarqué les fours à trois étages, le chauffage se faisant à l’étage supérieur, les flammes étant appelées de haut en bas par une cheminée placée à coté du four.
- La Manufacture de Copenhague continue et multiplie ses efforts. Après avoir constaté les grands progrès de 1889 à 1900, nous devons en constater de nouveaux de 1900 à 1904.
- Hansen Jacobsen, à Copenhague. — Différentes variétés de grès flammés d’un ton brun rougeâtre appliquées sur des masques.
- Kaehler, Herman-A., à Naëstved. — Cette maison fabrique des poteries, surtout des vases de luxe lustrés rouges, d’autres avec des reflets métalliques jaunes.
- Ipsens Euke, à Copenhague. — Maison fondée de longue date que nous avons vue dans les différentes Expositions depuis 1889, présente surtout des imitations de vases grecs ou romains ; quelques statuettes en terre rouge et jaune. Feux-doux.
- HOLLANDE
- Manufacture Royale, Rozenburg-La-Haye. — Faïences. Les formes sont agréables, décorées généralement de fleurs peintes sous émail en couleurs vives de ton se détachant sur des fonds foncés.
- Porcelaines. Cette fabrication est introduite dequis quelques années seulement par M. Kok, le distingué directeur que nous avons eu le plaisir de connaître comme membre du Jury à Paris en 1900, elle est assez spéciale et c’est surtout par ses produits de faïences que Rozenburg se fait remarquer. Les pièces sont tout ce qu’il y a de plus minces, ce qui indique qu’elles sont obtenues par le coulage; en prenant une pièce à la main, on est étonné de sa légèreté. Les décorations sont faites d’oiseaux et de fleurs par des traits placés les uns à côtés des autres ; les couleurs qui dominent sont le jaune, le vert et le violet.
- Joost, Thoofl et Labouchère, à Delft. — On fabrique à Delft, plu-
- p.15 - vue 18/34
-
-
-
- 16
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- sieurs genres de céramique. Le nouveau Delft en faïence fine anglaise décorée sous émail, modèles nouveaux, créés par des artistes attachés à la maison. Ces artistes sortent d’une école fondée par la fabrique et toujours dirigée par elle. L’ancienne fabrication de Delft à décors bleus est reproduite dans ses plus beaux modèles en faïence stannifère. Ils exposaient aussi des flammés avec de jolis ellets œil-de-chat.
- Branyès et Cle, à Purmerend. — Vases, plats, bonbonnières et autres bibelots en faïence décorée sous émail d’une façon agréable. Beaucoup d’objets d’une façon originale.
- Trichelaar Gebrs Makküm, à Delft. — Carreaux originaux pour décoration, même pâte que celle employée dans les usines de Delft,
- AUTRICHE
- L’Autriche n’a pas envoyé à Saint-Louis une Exposition complète de ses manufactures. Ce sont plutôt les objets de céramique d’art exécutés dans les ateliers des écoles Impériales et Royales de l’État pour l’avancement des industries et des arts à Vienne et à Prague ainsi qu’aux écoles Impériales et Royales professionnelles de Teplitz-Schoenau et de Bechyn. Surtout l’École de Teplitz-Schoenau a envoyé un nombre de modèles céramique faits dans son établissement qui ont été admirés. Les vases faits par l’école de Vienne montrent beaucoup de goût. L’École de Bechyn a exécuté plusieurs jolis vases. A remarquer au Pavillon Autrichien les dessins des objets céramiques présentés dans le salon de l’École des arts et métiers de Prague.
- Riessner, Stelliacher etRESSEL, à Turn-Teplitz (Bohême). — Statuettes dorées et polychromes. Vases décoratifs ornés par des figures d’homme.
- Différents objets de luxe de style moderne décorés par des émaux mats métalliques.
- p.16 - vue 19/34
-
-
-
- GROUPE 45. — CÉRAMIQUE
- 17
- Dux, Bohême. — Expose une assez jolie collection (le porcelaines, biscuits mats, majoliques.
- Goldscheider, à Vienne. — Exposition assez importante de terra cota, assez remarquée par les visiteurs n’ayant aucune connaissance en céramique. En effet, ce n’est pas de la céramique que cette maison expose, mais simplement de la peinture à l’huile séchée au moufle.
- Doerfl, Franz, à Vienne. — Intéressante Exposition de peinture sur porcelaines, jolis lustres.
- Pilz, Robert, à Vienne. — Très bon décorateur, collection intéressante de décoration sur porcelaines.
- Bo.seck et Cie, à Haïda (Bohème). — Décorations très originales sur porcelaines.
- Bveck (Joseph), à Vienne. — Fabricant de porcelaines, petite Exposition, produits très bien manufacturés, jolie pâte.
- HONGRIE
- Fischer, Farkashaz (llérend). — Appartient depuis 1839 à Fischer (Maurice) qui rendit cette usine très prospère ; mais ne s’occupant pas de la partie commerciale, elle tomba au bout de quelque temps. Fischer (Eugène) remit cette fabrique sur pied. 11 expose de jolies pièces. Porcelaines dures. Flammés genre autrichien.' Vases en pâte dure cobalte rehaussés de barbotines.
- Zsolnay, à Budapest. — Faisait primitivement de la vaisselle de cuisine et des briques réfractaires, puis s’adjoignit la fabrication artistique. Faïences mates, les effets métalliques sont obtenus par sublimation, température 5 à 600 degrés.
- p.17 - vue 20/34
-
-
-
- 18
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- BELGIQUE
- Boch frères, à La Louvière. — L’usine de LaLouvière date de 1841. En 1855, cette maison présentait des pièces en grès destinées à la construction ; on voit donc que cette idée de l’application du grès armé à la construction ne date pas de ces années dernières.
- Cette usine occupe plus d’un millier d’ouvriers. Outillage très perfectionné. On fabrique surtout de la faïence fine feldspatliique ; services à café et vaisselle de table. Mais la grosse fabrication de La Louvière sont les carreaux de revêtement en faïence et grès.
- Nous avons remarqué en 1900 une jolie Exposition. Ici, l’effort est moins grand, étant donné la distance, mais il y a des choses intéressantes.
- Heuian, à Bruxelles. — Exposition assez restreinte, differentes applications de cloisonné de faïence.
- Céramique de Forges.—Décorsmuraux, travail soigné, bon comme décor surtout.
- Verieiren, à Bruxelles. — Bien fabriqué. Imitation des genres de Limoges.
- ITALIE
- Cellaï et Dini, à Florence. — Terra Cota. Imitation d’ivoire.
- Apitani, à Trévise. — Cette usine expose de très beaux matériaux de construction, car elle possède une carrière d’argile d’une grande finesse. Cette qualité remarquable de leur matière première leur permet de fabriquer des produits creux d’une légèreté remarquable, les épaisseurs étant très minces. Us exposent des tuiles, faîtières,
- p.18 - vue 21/34
-
-
-
- GROUPE 45. — CÉRAMIQUE 19
- briques creuses. La finesse de la pâte rappelle celle des anciens vases étrusques.
- Manufacture de Signa, à Florence. — Cette maison s’applique surtout à reproduire, en faïence mate émaillée, les chefs-d’œuvre de 1 art ancien. On emploie souvent leurs terres cuites pour restaurer les statues d’édifices dégradés par le temps. Leur Exposition est surtout remarquable par l’énormité de leurs pièces.
- Avila Altoviti, Florence. — Terres cuites, ton naturel, expose surtout de la céramique de jardin.
- Mazarella, à Naples. — Bonne technique. Peinture peu artistique en émaux colorés.
- SUÈDE
- Société de Rostrand’s, à Stockholm. — Les porcelaines de cette maison sont, pour la plupart, modelées à la main et peintes de couleurs claires sous couvertes. Comme décoration ce sont surtout des plantes et des animaux. Quelques services de table en pâte tendre phosphal-tique et en faïence émaillée avec un émail sans plomb ; pâte tendre d’un genre nouveau.
- Cette maison fait des progrès rapides si l’on compare à l’Exposition de 1900 à Paris.
- Gustafsberg’s, Stockholm. — Exposition de jolis vases avec décors à engobe. Faïence décor bleu recouvert d’un émail rose.
- JAPON
- Miyagaava Kozan, à Yokohama. — Cette maison est connue de longue date en Europe puisque nous la voyons à nos Expositions depuis 1878 avec des grès très remarqués, des flammés rouges de cuivre.
- p.19 - vue 22/34
-
-
-
- 20
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Nous voyons à Saint-Louis des porcelaines d’art, décorées par divers procédés. Conserve dans sa décoration le style japonais.
- KoranshaArita, à Saga-Ken. — Fabrique surtout la porcelaine courante, les isolateurs électriques. Emploie des machines françaises ; une des premières importées au Japon (machine Faure).
- On peut adresser un reproche qui sera valable pour beaucoup de maisons japonaises; les produits se ressentent trop de l’influence européenne.
- Comme pièces artistiques, des vases décorés de dessins faits en rouge de cuivre sous couverte.
- Fukagawa Chiyi, à Saga-Ken. —Porcelaines ordinaires. Celte maison fait surtout les produits bon marché pour l’exportation. Quelques pièces bien décorées, bleu-rouge et or dans le goût des Japonais.
- Takemoto Koiciii, à Tokio. — Porcelaines et grès. Les porcelaines sont d’un beau rouge de cuivre, des couvertes à coulures d’une belle réussite.
- Kato Tomotaro, à Tokio. —Exposition tout à fait japonaise, pièces bien fabriquées, des vases décorés d’oiseaux dessinés dans le goût japonais.
- Nous pourrions faire tout un livre sur l’Exposition du Japon tellement les exposants étaient nombreux au Groupe 45. On en comptait 172, je me contenterai de citer encore.
- Min Kozani Sorèi, à Kioto. — Un des meilleurs et des plus importants fabricants des faïences dites « Satsuma ». Les pièces exposées sont d’un bel aspect, quelques jolis vases décorés, d’un blanc bleuté très fin, très beaux émaux mats.
- RÉPUBLIQUE ARGENTINE
- Trois exposants seulement, deux fabricants de mosaïques, un fabricant de piedestals. Le tout ne méritait aucune remarque.
- p.20 - vue 23/34
-
-
-
- GROUPE 45. — CÉRAMIQUE
- î{
- BRÉSIL
- Présentait quelques échantillons debriques, tuiles, quelques applications de mosaïques d’un intérêt médiocre.
- BULGARIE
- Izida, à Sofia. — C’est une Société qui expose des tuyaux, des raccords en grès brun très dur et bien vitrifié dans la masse. Briques, tuiles bien fabriquées et d’une grande solidité.
- CHINE
- Deacon et Cie, Institut Industriel. Canton de Pékin.—Exposent des spécimens de porcelaines chinoises de formes et de couleurs connues tels que vases à décors bleus, théières, plats avec dragons rouges ou verts sur fond blanc. L’exécution laisse à désirer.
- MEXIQUE
- Une quinzaine d’exposants présentant tous des briques de différentes qualités, pas très bien fabriquées, quelques briques réfractaires de bonne qualité.
- p.21 - vue 24/34
-
-
-
- 22
- E.POSITION DE SAINT-LODIS
- PERSE
- Dikran. — La seule à Saint-Louis avec des produits variés, pièces céramiques avec le beau bleu persan, riches décors à reflets métalliques. Quelques poterie:, un certain nombre d’anciennes mêlées aux modernes, presque impesible de les reconnaître les unes des autres.
- PORTUGAL
- Expose des tuyaux, do grès bruns sous forme d’appareils sanitaires. Des briques, tuiles, des briques et pièces réfractaires, statuettes en costumes du pays.
- FRANCE
- Je parlerai des diflêrates Expositions françaises dans l’ordre des récompenses obtenues, iprès avoir signalé que les panneaux décoratifs envoyés par M. Artlur Metz, président du Groupe, sont arrivés brisés, ce qui ne lui a pa permis de concourir ; ces décorations étaient fort belles, et M. Metz airait certainement obtenu un Grand prix.
- HORS-COÏCOURS, MEMBRES DU JURY
- Théodore Haviland, àLimoges. — M. de Luze, associé, était membre du Jury titulaire, Grouje 45.
- M. Théodore Havilanl a tenu à représenter dignement à Saint-
- p.22 - vue 25/34
-
-
-
- GROUPE 45. — CÉRAMIQUE
- 23
- Louis l’industrie porcelainière de Limoges et y a pleinement réussi.
- Aux Etats-Unis, l’industrie française de la porcelaine est synthétisée par la marque de Limoges et en particulier par la marque de la fabrique Théodore Haviland.
- Héritier des traditions de son père, M. David Haviland, qui vint des Etats-Unis en 1840, créer une fabrique de porcelaines à Limoges, doué d’une grande énergie et d’un sens inné des affaires, M. Théodore Haviland possède un sens artistique et une compétence qui ont fait, en quelque sorte, de sa manufacture, créée en 1892, l’école des progrès réalisés dans l’art de la porcelaine depuis dix ans.
- L’importante Exposition qu’il a faite à Saint-Louis montre deux genres distincts, les services de table depuis les plus simples jusqu’au plus luxueux et les objets d’art en céramique, l’ensemble étant caractérisé par l’harmonie et le goût des formes et la sobriété du décor.
- Parmi les services de table exposés, une collection de services riches, comprenant la reproduction de services exécutés pour nombre de têtes couronnées, attirait l’attention du public, ainsi qu’un service bleu de Sèvres incrusté sur le bord et au monogramme de la République française. Ce service mis à la disposition du commissariat général a été offert au gouvernement français pour l’Ambassade française à Washington.
- Trois services, sous émail, feuilles d’érable, couronne de fleurs de trèfles et nénuphars sont remarquables par le velouté de l’émail, la douceur des tons des couleurs, rouge brun, bleu clair, vert et gris montrant une technique approfondie de la peinture sous émail, jointe à une grande richesse de palette. Un service « A la Reine » décor trèfles, sous émail, attirait l’attention par la netteté de son exécution.
- M. Théodore Haviland avait aussi exposé des services à poissons et gibiers, plaques, assiettes ornées de peintures à la main, figures, fleurs et fruits très soignés d’exécution.
- Parmi les objets d’art, M. Théodore Haviland a montré dessurtouts de table, figurines, bustes, en biscuit, vases, où il a cherché adonner à la porcelaine un caractère spécial en quittant le sentier tracé des biscuits blancs de porcelaine pour les rehausser par des émaux mats de grand feu et des cristallisations.
- Citons :
- Un surtout de table « les Quatre Saisons » de L. Savine ;
- Un surtout de table « Chiens » par le comte de Ruillé ;
- Un surtout de table « Lapins » du même ;
- Un « Chien couché » de Desbois
- p.23 - vue 26/34
-
-
-
- 24
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Nombre de bustes et figurines par L. Savine. Le mat du biscuit était accentué par la douceur de coloris des émaux mats ; une grande variété de couleurs joints à des mélanges de tons dus à la flamme, donnait à l’ensemble un effet absolument nouveau. Quelques vases cristallisés ou à émaux mats, des flambés fort réussis, des cendriers, coupes, etc., montraient que M. Théodore Haviland est maître de son art et sait de la flamme faire naître des merveilles, complétaient cette très belle Exposition qui faisait le plus grand honneur à la Section française de l’Exposition de Saint-Louis.
- Sachot (René), fabricant de briques de Bourgogne pour façades, à Montereau (Seine-et-Marne). — Maison fondée en 1767, passée de père en fils depuis quatre générations.
- Je m’abstiendrai de donner mon appréciation, ne pouvant être juge et parti.
- GRAND PRIX
- Manufacture de Sèvres. — La manufacture de Sèvres avait résolu de participer d’une façon exceptionnellement brillante à l’Exposition internationale de Saint-Louis; elle tint ses engagements.
- Nous remarquions, installé avec goût dans le Pavillon national, des merveilles et beaucoup de nouveautés.
- Un très beau lot de colorations vives et puissantes surtout des roses et des jaunes de grand feu, de porcelaine dure, ce qui est en quelque sorte un monopole de notre manufacture nationale. Comme biscuit, beaucoup d’inédit. — Un surtout de M. Laroche, symbolisant l’année, les jours et les quatre saisons de Paul Dubois ; « la Méditation », « la Foi », « le Courage militaire », « la Charité », « le Chanteur florentin ».
- De Marquestre, « Galathée » ;
- De Cariés, « La Jeunesse » ;
- De Th. Rivière, « Salammbô » ;
- De Saint-Marceaux, Y « Aurore ».
- Outre de très nombreux objets de vitrine cristallisés tous plus jolis les uns que les autres, nous avons admiré seize grands vases cristallisés ou décorés, tous de modèles nouveaux comme forme et comme décoration. En résumé, comme toujours notre Manufacture Nationale nous fit le plus grand honneur.
- p.24 - vue 27/34
-
-
-
- GROUPE
- — CÉRAMIQUE
- 25
- Société des produits céramiques et'réfractaires de Boulogne-sur-Mer, administrateur délégué : M. Eugène Altazin. — Cette usine fut fondée en 1877, elle fabrique des produits céramiques et réfractaires, tuyaux en grès pour canalisation, cuvettes et appareils sanitaires en grès émaillé. Très importante maisou en raison de la multiplicité et de la diversité des produits fabriqués. Marche ascendante dans les affaires dont le chiffre annuel est de deux ou trois millions, un sixième pour l’exportation. Elle occupe 450 ouvriers, 25 employés. Le directeur a organisé une caisse de prévoyance et de secours.
- M. Altazin fut successivement membre du Jury à Lyon 1894, à Bordeaux 1895. A la suite de cette dernière Exposition, il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur, Grand prix à Rouen en 1896, membre du Jury en 1900.
- L’Exposition de Saint-Louis présentait des carreaux en grès cérame pour trottoirs et pavage d’écuries ; des carreaux céramiques en grès fin ; des vases émail grand feu ; de jolis échantillons de cristallisés.
- Charles Ahrenfeldt, à Limoges. — Maison établie pour les achats en 1850, ateliers de décors construits en 1894. Fabrique de porcelaine blanche en 1896. Fabrique maintenant et décore la porcelaine. Cette maison, qui occupe 400 ouvriers, emploie les machines perfectionnées et le coulage. Il existe une caisse de secours en cas de maladie.
- A Saint-Louis, l’Exposition était très importante comprenant la porcelaine d’usage et la porcelaine artistique.
- Nous avons surtout remarqué la variété des formes et des décors originaux créés par la maison, la qualité supérieure de la porcelaine blanche et le fini de la production courante.
- Loernitz, Jules-A., à Paris, successeur de son père. — Maison reprise par la famille en 1833. Manufacture de faïence et terre cuite pour la décoration architecturale et les appareils de chauffage, poêles, cheminées, rétrécissements de cheminées, etc... Occupe 80 ouvriers. Fabrication cuite à la même température, celle du grand feu d’émail stanifère, ce qui permet d’obtenir des pièces de toutes formes et dimensions ; se prêtant à des effets mats ou brillants, à des décors de tons unis ou nuancés, des contours nets ou plus ou moins indécis. Certaines pièces émaillées sur la terre crue ne passent donc qu’à un seul feu.
- La maison Loebnitz a déjà obtenu les plus hautes récompenses de 1878 à 1900.
- p.25 - vue 28/34
-
-
-
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- t) R
- Nous .remarquons à l’Exposition de Saint-Louis une cheminée entièrement en terre cuite émaillée de tons flammés, avec foyer en carreaux nuancés etgrésés.
- Une grande frise avec décors « Perroquet » en relief, entièrement émaillée, des vases en terre cuite émaillée, engobe avec décors feuillages imprimés dans la pâte et émaillés, etc...
- Paul Jeanneney, château de Saint-Amand-en-Rusaye (Nièvre). — Maison'fondée en 1896 pour la fabrication des grès artistiques émaillés au grand feu. M. Jeanneney fait presque tout par lui-même ce qui assure sa réussite. C’est ainsi qu’il est arrivé à présenter à Saint-Louis, soixante pièces dè choix, entre autres une grande statue par Rodin (un Bourgeois de Calais), des statues d’enfants, bustes, etc...
- Cette Exposition montre un gros effort si Ion se reporte à l’Exposition de 1900. De jolis émaux mats d’un toucher doux dans des tons harmonieux et discrets. La pâte à grès est blanche, d’un grain fin et serré, bien vitrifiée (environ 1.400°) dure et sonore.
- Etablissements Poulenc frères, à Paris. — Fabrique de produits chimiques et de produits spéciaux à l’industrie céramique, maison fondée en 1827, expose des porcelaines, faïences, verres et cristaux décorés avec les produits spéciaux de leur fabrication, or brillant liquide, or mat liquide, couleurs de lustres irisées et nacrées.
- MÉDAILLES D’OR
- Lacroix et Cie, à Paris. — Etablissements fondés en 1855 par M. A. Lacroix. Fabrique de couleurs vitrifiables et oxydes colorants pour la céramique et la verrerie. Cette maison expose des spécimens cuits sur porcelaine, faïence, tôle émaillée etc..., des différents genres d’application de couleurs vitrifiables. L’usine Lacroix occupe80 ouvriers. Il existe une caisse de secours immédiats.
- Nous n’énumérerons pas les récompenses obtenues par la maison Lacroix, la première date de l’Exposition universelle de Paris en 1855.
- Naudot, Camille fils et Cie, fabrique au Raincy (Seine-et-Oise), magasins à Paris, 10, rue Auber. — Fabricant de porcelaine tendre depuis 1862, expose des pièces de services de table, vases, potiches, objets de vitrine. Reproduction unique de l’ancienne pâte tendre de Sèvres avec tous ses décors anciens : Rose du Barry, Turquoise, etc.
- p.26 - vue 29/34
-
-
-
- GROUPE 45. — CÉRAMIQUE
- T
- Nouveaux décors et émaux transparents à jours dans la porcelaine tendre et sur pâte. Expose aussi aux Beaux-Arts, Section française ; seul fabricant de porcelaine tendre dans le monde entier si l’on en excepte Sèvres.
- MEDAILLE D’ARGENT
- Hanne, Alphonse, à l’Isle-Adam (Seine-et-Oise). — Terres cuites d’art et artistiques. Ces terres cuites sont assez appréciées aux Etats-Unis et la vente en est facile vu les prix peu élevés.
- Jury des Récorçipenses
- Le Jury se composait de 21 membres. MM. Drew, américain, président ; Fischer, allemand, vice-président. Le président souhaite la bienvenue aux Jurés étrangers, les remercie de son élection et les assure de son dévouement.
- Les opérations commencent dès le lendemain et durent vingt et un jours, en débutant le matin à neuf heures jusqu’à midi et le soir de deux à six heures. Travail assez fatiguant étant donné la grande chaleur. La Céramique comptait 568 exposants.
- p.27 - vue 30/34
-
-
-
- p.28 - vue 31/34
-
-
-
- IY
- CONCLUSIONS
- Les visites minutieuses et nombreuses faites aux différentes Expositions, nous amènent à conclure que l’Exposition de la Céramique à Saint-Louis a été extrêmement intéressante à étudier. Des recherches savantes et des tentatives considérables ont été faites depuis 1900 et ont amené les résultats suivants :
- 1° La fabrication des produits de grand feu a trouvé de multiples applications, ce qui a amené son développement considérable.
- 2° La porcelaine entre dans une voie qui tend à la transformer avec ses décorations brillantes et profondes.
- 3° Les faïences continuent à être décorées merveilleusement par la chromolithographie.
- 4° Le plus grand progrès nous vient du perfectionnement des procédés mécaniques.
- 5° Les grès décoratifs sont de plus en plus nombreux, d’un goût très recherché et d’une matière admirable. Les progrès en Céramique sont lents à être réalisés, à cause des difficultés souvent considérables que présente l’application d’une découverte ou d’une idée ingénieuse, car souvent on est amené à faire des changements très importants et très coûteux. Le désir de suivre le progrès est alors arrêté par les sacrifices que l’on doit faire, surtout que l’on peut douter que la clientèle appréciera le nouveau produit.
- Une des causes principales du peu de satisfaction recueillie par nos artistes céramistes modernes dans leurs travaux, est due au développement déplorable du goût du public pour le vieux.
- p.29 - vue 32/34
-
-
-
- 30
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Une faïence moderne bien fabriquée et d’une réelle valeur artistique est laissée de côté pour un vieux morceau de saladier ancien.
- Heureusement, nous commençons à apprécier la Céramique moderne.
- Espérons que le goût de ces jolies choses se développera et assurera la réussite des producteurs, ce qui leur permettra de faire de nouveaux efforts.
- p.30 - vue 33/34
-
-
-
- p.31 - vue 34/34
-
-