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Rapport du Groupe 35. [Articles pour le voyage et le campement. Industrie du caoutchouc et de la Gutta-Percha]
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- î° C&U. é-4A - ^
- RAPPORT
- DU GROUPE 35
- Exposition de Saint-Louis 1904
- PAR
- Georges VUITTON
- — 4905 —
- Imprimerie J. van GINDERTAELE PARIS
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- COMPOSITION DU JURY
- MM. J. H. HAYES, Président.
- SCANNELL, Vice-Président.
- JOHNSON, Secrétaire.
- États-Unis.... MM. HAYES, SCANNELL, JOHNSON,
- PERRY, PEARSON, DESNOYERS
- France.......... MM. D’ALLEMAGNE, PFEIFFER-
- BRUNET, VUITTON. Allemagne.... M. RICHTER.
- Brésil........... M. DAHNE.
- Japon.........M. OTA
- Mexique....... M. MONASTERIO.
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- La classification des Groupes 34 et 35 s’établit de ia façon suivante :
- GROUPE 34
- BROSSERIE & PINCEAUX
- MM. E. Dupont & Cie.
- L.-A. Genty.
- Leloir frères. Maurey-Deschamps.
- Pitet aîné & Cie.
- Renard & Gérard.
- Thomas (F. & E.)
- Yaquin Schweitzer.
- PLUMEAUX
- MM. H. Baudry fils.
- H. Ollivon.
- TABLETTERIE
- MM. E. JOANNOT fils.
- G. Latouche jeune. Association coopérative des Tablettiers en nacre.
- ARTICLES DE FUMEURS
- M. Dechalotte.
- OBJETS EN IVOIRE
- M. Adolphe Schloss.
- MAROQUINERIE
- MM. Amson frères.
- Bonnet Isakoff.
- Lucas fils.
- E. Proffit.
- CUIRS D’ART
- M. Saint-André de Lignereux.
- FERMOIRS M. L. Prévost.
- ECRINS
- M. A. Duchemin.
- PETITS BRONZES
- MM. Baum.
- E. Houlet.
- Roolf & Cie.
- . Rosenwald.
- GROUPE 35
- ARTICLES DE VOYAGE
- M. Louis Vuitton.
- PARASOLS & TENTES
- Léon Porte.
- INDUSTRIES DU CAOUTCHOUC
- MM. Etablissements Edeline. Falconnet-Pérodeaud.
- E. François & A. Grellou & G1®.
- M.
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- GROUPE 35.
- ARTICLES
- POUR LE VOYAGE ET LE CAMPEMENT
- INDUSTRIE DU CAOUTCHOUC ET DE LA GUTTA-PERCHA
- INTRODUCTION
- Le Groupe 35 comprenait, d’après la classification officielle, et sous les dénominations suivantes, les articles de voyage et de campement :
- Classe 201. — Malles, valises, grands sacs, petits sacs, trousses de toilette et de voyage, caisses d’emballage, boîtes, courroies dites porte-paquets, etc., serrures et autres garnitures pour malles et valises, etc., Coussins, alpenstocks, grappins, parasols, objets divers pour le voyage.
- Classe 202. — Équipement portatif spécialement adapté au voyage et aux expéditions scientifiques, équipement pour géologues, minéralogistes, naturalistes, colons, pionniers et explorateurs.
- Classe 203. — Tentes et accessoires, lits, hamacs, sièges, chaises pliantes et autres objets de campement et d’équipement.
- Classe 204. — Tentes et fournitures spécialement militaires.
- Pour le Caoutchouc
- Classe 205. — Matériel et méthode employés dans la fabrication des articles en caoutchouc et en gutta-percha.
- Classe 206. — Produits généraux des industries du caoutchouc et de la gutta-percha, vêtements, bottes et chaussures imperméables.
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- CHAPITRE Ier
- ADMISSION DES EXPOSANTS
- Pour le Groupe 34, brosserie, maroquinerie, tabletterie ; et le Groupe 35, articles de voyage et de campement, industries du caoutchouc et de la gutta-percha, il ne fut formé qu’un Comité :
- Président........ M. Pitet Charles (Brosserie);
- Vice-Présidents.. MM. Vuitton Georges (Articles de voyage) ;
- Lucas Fils (Maroquinerie) ; Leloir Georges (Pinceaux) ;
- Secrétaires..... MM. Porte Léon (Campement) ;
- Baudry Henry (Plumeaux); Falconnet (Caoutchouc) ;
- Trésorier....... M. Genty L.-A. (Brosserie).
- Ce Comité comprenait également MM. Amson (Arthur), Amson (Georges), Dupont (Emile), Joannot (E.), Latouche (G.). Leloir (Albert), Maurey-Deschamps, Ollivon (H.), Proffit (E.), Saint-André de Lignereux, Schloss (Adolphe), Hausser ( Wm.).
- M. Bugeon en était l’architecte.
- M. Bertin, au début, faisait partie du Comité, mais n’exposant pas, il ne put y être maintenu.
- Quatre cent trente circulaires envoyées donnèrent comme résultat trente et un exposants.
- Le Comité ayant eu la douleur de perdre M. Pitet, décédé le 30 septembre 1903, confia les fonctions de président à M. Geo. Vuitton, premier vice-président.
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- INSTALLATION DES EXPOSITIONS
- Le Comité d’admission, transformé en Comité d’installation le 9 juillet 1903, ne modifia pas son bureau.
- Parmi les nombreuses propositions présentées par M. Bugeon, architecte, celles de M. Chevalié fils furent acceptées avec les conditions suivantes :
- 1° Vitrines en location : 245 francs le mètre de façade, et 225 francs le mètre de retour ;
- 2° Surfaces murales : 55 francs le mètre courant ;
- 3° Socles avec linoléum, potelets et cordelière : 27 fr. 50 le mètre de façade sur même dimension de profondeur, et 20 francs le mètre carré intérieur;
- 4° Salons : 80 francs le mètre carré.
- Le Comité français demandait une redevance de 20 francs par mètre carré concédé aux groupes, ce qui ressortait à 60 francs par mètre carré pour les exposants (2 mètres de passage pour chaque mètre occupé). - ' ^ '
- Les prix de M. Chevalié fils comprenaient le transport à Saint-Louis et la mise en place.
- Le prix du gardien fut fixé à 400 francs par mois, plus 250 francs pour les assurances et l’uniforme.
- Chaque exposant étant resté libre d’expédier ses produits directement, il nous est impossible de fournir le tonnage représenté par les produits exposés.
- Une assurance collective souscrite aux taux de 2 1/2 0/0 et de 5 0/0, couvrit pour cent quarante quatre mille francs de risques, comprenant le vol et l’incendie, du jour de l’embarquement au quinzième jour après la fermeture de l’Exposition.
- Les Groupes 34 et 35 occupèrent un emplacement de 488 mètres carrés.
- Ces chiffres figurent pour les Groupes 34 et 35, les comptes d’instal-
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- lation ayant été faits en commun et les prix à demander aux exposants furent déterminés de la façon suivante :
- Le mètre courant de vitrine ainsi que
- celui des retours.................. 550 francs
- Le mètre carré de salon................... 350 »
- Le mètre carré de plateforme.............. 275 »
- Le mètre courant de surface murale.... 325 »
- Ces prix peuvent sembler, au premier abord, très élevés, mais lorsque l’on considère tous les aléas que le Comité était en droit de craindre, pour une Exposition aussi éloignée, ils ne sont plus que rationnels. Un remboursement probable, de 15 à 20 0/0, viendra, à la liquidation des comptes, alléger ces charges.
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- DESCRIPTION DE L’EXPOSITION
- Les Groupes 34 et 35 occupèrent un emplacement de 488 mètres carrés, et réunirent 31 exposants.
- Cet emplacement paraissait, à Paris, être assez avantageux, malgré sa forme peu régulière et l’obligation imposée à l’architecte de ne rien placer sur un des côtés, lequel, formé d’une cloison vitrée, devait éclairer des bureaux. Il n’en fut pas de même à Saint-Louis, car si la surface n’avait pas changé de forme et de situation, elle se trouvait dans une partie tellement sombre que les visiteurs avaient quelque peine à se rendre compte de la beauté de nos diverses expositions.
- Un premier plan, dressé à Paris, devait donner satisfaction à tous les exposants, mais l’administration américaine le modifia, et la nouvelle disposition, aidée du manque complet de lumière, fut loin d’être avantageuse.
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- Premier plan arrêté et installé le jour de l’ouverture
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- EXPOSITION INTERNATIONALE» STLOUIS 190 4
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- La pénurie d’exposants et le peu d’importance que l’article de voyage a cru devoir prendre à l’Exposition de Saint-Louis, rendent notre mission de rapporteur des plus difficiles, aussi croyons-nous ne pouvoir mieux donner une idée de ce qu’a été cette industrie, dans la grande foire de 1904, qu’en laissant la parole à des juges américains, et citerons-nous, en entier, deux articles typiques émanant d’organes des plus autorisés, puisque l’un est le Journal officiel des fabricants d’articles de voyage et l’autre le Journal officiel des ouvriers. Nous laissons à chacun le mérite et la responsabilité d’appréciations, lesquelles, tout en pouvant paraître exagérées, nous ont semblé des plus justes et surtout complètement absentes de parti-pris.
- Novembre 1904.
- Trunks, Leather Goods and Umbrellas Record World’s Fair Exbibits.
- Faits et Remarques extraits du livre de Notes de l’Editeur sur l’Exposition des articles de voyage et de maroquinerie à Saint-Louis.
- « Considérée comme le spectacle des progrès de l’industrie du monde entier, la Louisiana Purchase Exposition, est, sans aucun doute, la plus grande démonstration de ce genre qui ait été entreprise et qu’il soit jamais possible de contempler dans ce pays, ou dans toute autre contrée.
- « Aucune description écrite ne saurait donner une idée, même faible, de son immensité et de son caractère, et c’est justement cette particularité qui milite contre le classement, par trop homogène, des produits exposés. La classification faite, plus pour les besoins des groupements par nation, que d’après la nature des objets, fait penser, au visiteur intéressé spécialement dans une industrie, qu’il aurait été préférable de voir, réunis dans un ensemble, tous les produits de cette industrie, quelle qu’en fût la provenance, plutôt que de les trouver éparpillés dans les différents classements nationaux.
- « Ce désavantage devient plus apparent avec les expositions des produits manufacturés de la petite industrie, dans laquelle rentrent les articles de voyage et de maroquinerie. A part quelques rares exceptions, ces genres d’objets sont relégués dans les coins obscurs des sections et quand, par hasard, une exposition de ces articles est d’une certaine importance, elle semble avoir été mise là pour la décoration ou le remplissage d’espaces qui ne pouvaient être utilisés. Tel est le cas de la
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- plupart des expositions étrangères, où la symétrie dans l’installation, semble avoir été complètement négligée, de sorte que l’on est appelé à rencontrer un sac ou une malle parmi des poteries ou d’autres matériaux qui n’ont aucun rapport avec ces articles.
- « L’absence de malles et de sacs américains, à part le cas d’une exposition, par procuration, est le signe le plus frappant de l’apathie américaine dans cette industrie. Cette situation est encore accentuée par les nombreuses expositions, quoique parfois bien petites, de beaucoup de nations étrangères. Il y a environ deux douzaines de malles américaines dans toute l’Exposition et la longue liste des exposants ne contient pas un seul nom de fabricant indigène. Il n’y a pas jusqu’aux minuscules Etats de l’Amérique du Sud, eux-mêmes, et des principautés insignifiantes d’Europe qui n’aient quelque chose à montrer dans ce genre.
- « La plus importante et la plus sérieuse exposition d’articles de voyage se trouve dans la section française du Palais des Manufactures
- où Louis Vuitton, de Paris, montre trente-trois malles et huit valises porte-habits. Huit des premières sont couvertes de cuir à semelles, les autres de sa toile dont le dessin particulier est bien connu de tous les voyageurs américains. Parmi les pièces les plus remarquables se trouve un modèle de malle construit spécialement pour les voyages au Japon et aux Indes, et qui est beaucoup employé par les officiers japonais.
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- Cette malle, dont le corps est en bois, recouvert d’une mince feuille de cuivre peint, est garnie de bandes transversales de cuivre fort, maintenues par des rivets à tête bombée, les angles ont une double protection, également en cuivre, et les coins sont renforcés par une encoignure de même métal, très épais. La fermeture est munie d’un tube de caoutchouc qui forme un joint étanche, et met le contenu complètement à l’abri de l’eau et de la poussière. Les poignées sont faites d’une corde goudronnée et préparée pour pouvoir recevoir le bâton nécessaire au transport par les coolies.
- « Nous remarquons également une malle dont le couvercle s’ouvre en deux parties un peu dans le genre du “Jack Knife” de fabrication américaine (l).Elle possède de nombreux compartiments pour les divers objets de toilette et peut être employée pour dames ou pour messieurs.
- « Les malles pour chapeaux tiennent ici une large place et se font
- remarquer par la disposition intérieure composée d’une sorte de cage, garnie de rubans après lesquels s’épinglent les chapeaux. Cette cage est surmontée d’un compartiment pour lingerie.
- (1) Le modèle américain cité dans cet article est postérieur au modèle Vuitton et tout fait croire que le premier a servi de type. (Note du rapporteur).
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- « II y a également de grandes malles pour robes avec compartiments pour les chapeaux et les menus objets de lingerie, ainsi que deux grands châssis pour les toilettes. Le travail intérieur de tous ces articles est des plus soignés et on y constate la recherche du minimum de poids.
- « Une particularité intéressante de la valise porte-habit française, celle de cette maison du moins, est l’emploi d’un châssis dans toutes les tailles; même les plus basses ont leur châssis, mais la plupart sont, pour cette raison, plus hautes que le modèle américain. Elles sont faites de très belle peau de vache, cousue à la main, avec serrures spéciales, toutes clefs différentes. Les serrures à clefs interchangeables sont inconnues dans ces modèles. Aucune clef, soit pour valise ou pour malle, ne peut ouvrir une serrure pour laquelle elle n’a pas été faite.
- « Les malles sont garnies de poignées en cuivre munies de ressorts les maintenant fixées contre le bout de la malle.
- « Les malles recouvertes de cuir sont réellement intéressantes. Construites sur le même principe que les valises, avec couture à la française et de gros coins en cuir, elles semblent, en réalité, être de grandes valises en cuir.
- « Le Japon le dispute, avec la France, pour l’étendue et la variété des installations. Ces deux pays ont les plus grandes et les plus belles expositions de la World’s Fair, surpassant même l’Allemagne qui se maintient cependant en bon rang, pour l’espace occupé tout au moins.
- « Parmi les articles de voyage des pays exotiques, ceux du Japon se distinguent plus particulièrement que les autres, quoique plusieurs modèles japonais soient bien connus des américains, principalement les marmottes ou télescopes en vannerie. Il y a là une véritable profusion de ces derniers et, au contraire de la France, un nombre assez grand de fabricants sont ici représentés, ce qui donne mieux une idée générale de la fabrication de ce pays.
- « Ces produits sont exposés sur une étagère près du centre d’une section. Les malles d’osier sont faites d’osier finement tressé, quelques-unes de couleur naturelle, d’autres peintes ou nuancées et, généralement, bordées de cuir avec poignées également de cuir. Les boîtes ou marmottes sont exposées en jeux et sont, comme nos télescopes courants, en deux pièces.
- a K. Hayanzu, de Kyoto, aune série importante de portemanteaux en osier.
- « Il y a également des malles en cuir, de même facture que la malle anglaise en cuir de semelles, mais travaillées avec plus de fantaisie, et
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- décorées, en style japonais, de fleurs, d’oiseaux, de singes, etc., de couleurs très brillantes, et même de parties dorées ou argentées.
- c< Les sacs sont généralement du style “ Gladstone ” (sac jumelle français) avec quelques modèles de sacs de nuit et de sacs marquise.
- « Quelques malles, comme le modèle en tôle d’Angleterre, ont le fond et le dessus bombés. Une des plus curieuses est en acier, avec les panneaux du milieu recouverts de cuir rivé sur le corps. Une autre est du modèle dit de “ Cabine ” avec le couvercle à soufflets, elle est en cuir avec courroies en faisant le tour.
- « Tous les articles Japonais sont de genre voyant, mais pas criard, leurs très belles décorations montrent le goût artistique de cette race ingénieuse, même dans des objets aussi prosaïques que ceux de l’article de voyage.
- « A côté, se trouvent de très jolis spécimens de cuirs décorés, auxquels il n’est rendu justice par aucune description.
- « Quoique la section allemande soit bien représentée dans la plupart des industries, les articles de voyage n’y figurent pas, ce qui cause une grande déception. Une petite exposition de cuirs ouvragés de Georg Hulbe de Hambourg, dans le Palais des Industries Variées est la seule méritanl d’être mentionnée. On est appelé à rencontrer, sans s’y attendre, quelques objets intéressants. Près de la section allemande et en partie cachées sous les tentures d’une colonne, se trouvent une malle et quelques valises de fabrication bulgare. Elles présentent un contraste si frappant avec les produits français et japonais que le visiteur s’y arrête, involontairement, pour une inspection moins que superficielle. Ces articles, rudes et sans attraits, sont recouverts d’une toile à carreaux, très ordinaire et protégée par trois lattes verticales. La serrure est plate et grossière, mais un semblant de sécurité est donné par deux verroux “ Taylor ”. Les sacs sont également de toile et du genre en usage chez les émigrants de ce pays.
- « Le Brésil possède la collection la plus intéressante de tous les Etats Sud Américains. Elle comprend dix-sept malles et quelques sacs et valises, le tout groupé près de l’aile centrale; ce sont plutôt des pièces massives, d’aspect lourd, recouvertes de cuir gaufré pour en masquer la nudité. Les malles sont bordées de cuivre épais avec des rivets à larges têtes et ont une apparence assez forte pour défier les plus terribles « baggage smashers »(1). Le cuir en est verni, ce qui lui donne un
- (1) Nom donné aux Etats-Unis aqx facteurs des Compagnies de chemins de fer et qui signifie Briseurs de bagages ”.
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- aspect de brillante antiquité, mais l’intérieur de ces malles est des plus intéressants; l’une, du modèle dit «à tiroirs», est entièrement doublée de peluche d’un rouge vif. Le compartiment supérieur est fixe et le devant formé de deux portes, montre, ouvert, une série de tiroirs également garnis de peluche. Les portes sont maintenues par un verrou fixé au châssis supérieur. Cette malle sort des ateliers de Manoel Marinho, de Rio de Janeiro. Un autre modèle intéressant a un couvercle bombé, bordé de cuivre et muni de lattes verticales; l’intérieur possède, au centre, une case à chapeaux et des compartiments rubanés. Toute cette fabrication se ressent du style américain, d’un demi-siècle en arrière.
- « Les sacs, comme la plupart de ceux de l’étranger, sont de forme «Gladstone».
- « L’Exposition la plus fantaisiste est probablement celle du Portugal, dans le Palais des Manufactures, elle se ressent de l’influence paresseuse de ce climat ensoleillé. Les cinq malles et les trois valises qui la composent présentent les plus extravagantes conditions de fabrication que l’on puisse trouver dans l’article de voyage. Elles sont recouvertes de peau non tannée, le dessus est bombé et elles sont garnies tout autour de petites lattes. Les serrures, il y en a deux à chaque malle, sont faites à la main, en acier naturel, et rivées comme des pentures de porte. La peau est ornée de têtes de clous. Une de ces malles est de gros cuir gaufré (qui représente une certaine somme de travail) et rappelle les vieux coffres espagnols du moyen-âge. Ces malles sont d’un aspect plus exotique que tout ce que nous avons pu voir dans toute la collection.
- « On ne pouvait s’attendre à trouver des articles de voyage en dehors du Palais des Manufactures, mais là-bas, tout au loin, dans un coin du Palais de la Belgique, et dans une autre partie de l’Exposition, se trouve un choix sérieux et tout à fait de style actuel, de sacs et valises ressemblant beaucoup plus à la fabrication américaine, que tous ceux des autres pays.
- « Les sacs de nuit, sacs à main, les porte-habits et d’autres modèles familiers nous réjouissent la vue. Les fermoirs sont probablement allemands, mais pourraient fort bien être pris pour américains. Nous remarquons une grande carte adresse en métal, très employée par une maison française, et qui vient d’être adoptée par un des principaux détaillants de Chicago. Elle est faite en fer blanc repoussé, illustrant en couleurs, divers objets de voyage, dont une malle sous la dénomination de « Malle papillon ». Adolphe Charlet et C° de Bruxelles en est le fabricant.
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- « Une autre maison, Adolphe Fontaine, de la même ville, expose des sacs de nuit, des valises à soufflet, en toile ou en cuir, d’aucuns de style tout à fait américain, une entre autres, est le modèle identique à celui mis en vente, il y a un an ou deux, par une maison de New-York, comme invention nouvelle, et qui a été, seulement cette année, lancée comme nouveauté par un fabricant de Newark.
- « Retournant de nouveau au Palais des Manufactures, nous nous arrêtons quelques instants devant le stand de la fabrication américaine de la Homer Young G0 et devant celui de la Saint-Louis Trunk Hardware Manufacturing C°. Ce sont les deux seuls points de l’Exposition où se trouvent des échantillons de la grande fabrication de malles des Etats-Unis. La première est la plus importante exposition des produits manufacturés, mais comme cette maison ne fabrique pas et que ces modèles ne comportent que des malles à tiroirs et des malles Wardrobes, elle est loin de produire aucun effet. La seconde, qui n’expose que des garnitures pour malles, sacs, etc., est très intéressante. Nous voyons là toutes les pièces de métal employées dans la fabrication de la malle. De grands panneaux contiennent des assortiments complets de serrures des principales fabriques américaines, La Yale & Towne Mfg G0, Star Lock Works, Eagle Lock G0, et la Gorbin Cabinet Lock G0.
- « A côté, l’Atlas tack G0, dont cette maison est l’agent pour le Missouri, montre une très belle collection de clous et rivets.
- « Pour la petite maroquinerie, P. W. Lambert et C°, est la seule maison ayant une exposition et pourtant elle n’est pas indépendante, se trouvant englobée parmi les machines à coudre Singer; cependant elle est remarquable en ce qu’elle représente la fabrication américaine de luxe.
- « La France mérite encore d’attirer l’attention par ses beaux produits de maroquinerie, tels que portefeuilles, petits sacs et autres nouveautés en cuir.
- « Il est impossible de décrire le côté exquis des couleurs et du fini de ces produits, principalement pour ceux de MM. Amson frères et de M. Lucas fils. Les variétés ne sont pas nombreuses mais leur qualité n’a pas d’équivalent. Il y a là des porte-monnaie, des petits sacs, des ceintures, etc., en cuir lavande, tanné, jaune et vert, avec, comme pièce centrale, un bureau miniature recouvert de veau écrasé, orné de métal doré, qui forme un contraste étrange avec les autres objets de la même vitrine. Il est à remarquer que presque tout est fait de veau écrasé.
- « Saint-André de Lignereux, de Paris, expose la plus jolie collection
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- d’objets de cuir d’art. Le coloris et les dessins de ces articles surpassent tout ce qui a jamais été contemplé de ce côté de l’Océan. Le fabricant a obtenu un grand prix à Paris en 1900.
- « Il y a encore là d’autres expositions qui n’ont rien de remarquable, si ce n’est un joli fermoir de sac et un de bourse, de Lucien Prévost, de Paris.
- « L’Exposition de maroquinerie du Japon, très appréciable, se compose surtout de carnets et de bourses en cuir du pays et en étoffe, du même genre que ce que nous trouvons dans les premiers magasins d’Amérique.
- « Eparpillés au travers des bâtiments se trouvent de petits étalages pour la vente de souvenirs et bibelots de cuir. Dans celui des industries diverses, Henry Grossmann, de Saint-Augustie, Flo, a une vitrine bien garnie, et la Los Angelos Art Leather Goods G0 possède une jolie collection de cuirs gaufrés et décorés.
- « Dans la section hollandaise, F. Van Ravensteyn et G0 nous montrent des nouveautés en cuir qui ressemblent tellement à nos produits, qu’on est tenté de soupçonner qu’ils ont été préparés pour la circonstance. C’est également le cas pour les étalages de la section autrichienne.
- « Le Mexique possède une exposition d’articles de voyage très sortable, ainsi que des objets en cuir gaufré et brûlé ; les malles sont comme les nôtres, la plupart recouvertes de fer blanc et de garnitures américaines.
- « La carte porte le nom de la Junta Local de Exposicion, Puebla, et comprend deux malles et quatre valises. Il y a également quelques sacs de nuit en tapis, rappelant le bagage de nos arrières grands-pères ».
- The Official Journal of the Travelers Goo’ds and Leather JSlovelty Workers (Journal officiel des ouvriers en articles de voyage et nouveautés en cuir) dit dans son numéro de Juillet 1904, page 4 :
- « Nous nous attendions à voir d’importantes expositions des principales fabriques des Etats-Unis. Notre espoir a été déçu, car il n’y avait pour ainsi dire, rien !
- « Le Homer Young G0 de Toledo (Ohio) expose quelques malles à tiroirs, ainsi que des sacs, le tout accompagné de machines à coudre, industrie dans laquelle cette maison est également intéressée. Sa vente se tait principalement par publicité dans les « Magazines ».
- « The Saint-Louis Trunk Hardware C°, a une très intéressante
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- exposition de ferrures pour malles. Quelques malles très soignées sont là comme démonstration.
- « The Eagle Lock G0, représentée par cette maison, a une assez belle collection de serrures pour malles et coffrets, ainsi que des fermoirs de sacs.
- « La meilleure et la plus complète exposition nous vient de L’étranger. Louis Vuitton de Paris et de Londres a une installation digne d’éloges. Les malles de ce fabricant sont toutes de bois léger, genre dans lequel ils excellent et surpassent la fabrication américaine. La franchise de bagages, beaucoup moindre en Europe que chez nous, est la cause de cette recherche de la légèreté, de plus, les employés des Compagnies de Chemins de fer soignent davantage les malles, ils les portent!
- « La Maison Louis Vuitton se distingue par un grand nombre de nouveaux modèles, parmi lesquels nous citerons : la malle pour chaussures, la malle cabine à tiroirs et une malle lit tout à fait remarquable, ne
- mesurant que trente-deux pouces de long, quinze de large et quinze de haut ; elle renferme le lit, le matelas, les draps et les couvertures, etc., et se monte ou se démonte en moins de trois minutes.
- « Nous voyons aussi de beaux échantillons de malles pour hommes, pour dames, malles à tiroirs, wardrobes ou malles armoires. Une très belle collection d’articles en bois recouvert de cuir complète cette exposition. La plupart de ces malles sont à compartiments et à divisions, le tout très soigné et très richement fini. Les sacs de Louis Vuitton sont
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- plutôt lourds relativement à l’extrême légèreté de leurs malles et nous trouvons encore parmi eux des nouveautés très appréciables. Les membres de la corporation ne doivent pas manquer de visiter cette exposition. »
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- Après les deux articles que nous venons de donner et qui résument parfaitement les critiques ainsi que les appréciations que nous aurions pu difficilement nous permettre, il nous reste peu de choses à dire. Nous allons néanmoins essayer de rechercher les leçons, si leçons il y a, qu’a pu nous fournir l’Exposition de Saint-Louis.
- La classification officielle nous indique pour ce groupe :
- Classe 201. — Malles, valises, sacs, trousses et sacs garnis, caisses d’emballage et boîtes, courroies, serrures et autres garnitures pour articles de voyage, alpenstocks, grappins, parasols, divers articles de voyage.
- De cette classification nous devons supprimer les sacs, trousses et sacs garnis, qui figurent déjà dans le Groupe 34, classe 198 et dont un autre jury a eu à s’occuper.
- Nous prendrons les articles suivant l’ordre indiqué et commencerons par les malles.
- Pour ces produits, l’abstention complète des fabricants des Etats-Unis est un fait à noter, fait très regrettable en lui-même, cette industrie étant très développée dans ce pays. Aussi ne nous sommes-nous pas contenté de voir l’Exposition, mais avons voulu nous rendre compte de la fabrication américaine, en visitant quelques usines dans lesquelles nous avons été accueilli de la façon la plus courtoise.
- Parmi les principales usines ou fabriques de malles des Etats-Unis nous devons placer la Maison Headly et Farmer, de Newark (New-Jersey) qui occupe actuellement près de trois cents ouvriers et comprend dans sa fabrication, non seulement la malle en bois, mais aussi celle en cuir, en osier, le sac vide ou garni, la valise dans toutes ses formes, l’étui à chapeau, la courroie, etc., etc.
- Nous sommes heureux de rendre justice à l’organisation de premier ordre de cette maison et à l’extrême amabilité de son chef qui, sur la présentation de notre carte, nous reçut de façon très cordiale, nous offrit immédiatement de nous faire visiter son usine dans ses moindres détails
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- et de nous fournir tous les renseignements que nous pourrions désirer, non seulement sur le travail mais encore sur les prix de revient et les petits secrets de la fabrication américaine. Nous n’avons pas cru devoir abuser de cette offre généreuse et avons seulement parcouru toutes les parties de l’usine. Il nous a même été montré une pièce achetée dans une maison de Paris, à fin de copie, notre confrère, insista sur l’avantage énorme qu’il croyait pouvoir retirer s'il arrivait à bien copier le modèle delà maison en question, laquelle n’est autre que celle de Louis Vuitton. La Maison Headly et Farmer, classée parmi celles dont la fabrication est des meilleures, nous a certainement étonné par le bon marché de sa production. Nous trouvons là des malles depuis 3 fr. 50 dont l’aspect est encore très attrayant pour de petites bourses.
- La valise plate « Dress suit case », dont l’emploi aux Etats-Unis est si répandu que l’on pourrait dire que tout citoyen ou citoyenne d’Amérique en reçoit une dès son berceau. En effet, tout voyageur, dans une gare de chemin de fer est accompagné de son « Dress suit case », depuis l’enfant de 10 ans jusqu’au grand-père et ce modèle de valise se vend dans New-York depuis 75 cents (3 fr 75) c’est-à-dire qu’en gros il doit être établi depuis 2 fr. 50.
- Il est vrai qu’à Paris, il se fabrique des valises au prix de 11 francs la douzaine, ce qui est encore bien au-dessous, mais elles sont loin d’avoir l’aspect des produits américains.
- Le sac en peau de crocodile est également très commun dans les Etats
- SAC d’un MODÈLE NOUVEAU AUX ÉTATS-UNIS
- de l’Union et pour nous, Français, qui ne connaissons ce cuir qu’à des prix très élevés, il y a une certaine surprise à voir ces sacs si répandus et se vendant depuis 35 francs.
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- En réalité, nos confrères américains ont la matière première à des prix très bas et la main d’œuvre est, à peu de chose près, la même que chez nous. Seulement, il faut reconnaître qu’ils ont le génie de l’organisation, faisant rendre à un atelier tout ce qu’il peut donner, ayant le personnel voulu, et surtout suivant le proverbe anglais :
- « The Right man in tlie right place. »
- Les capitaux énormes engagés dans toute firme sont une cause de force
- considérable, puis, la théorie de la place aux jeunes, largement pratiquée, provoque un renouvellement continuel dans le travail et dans la nouveauté de la production.
- Il ne semble pas y avoir d’amour-propre personnel, ce que l’on trouve de bien ailleurs, on le prend, et l’on ne s’arrête pas à de vieilles méthodes plus ou moins mauvaises, sous prétexte que l’on est plus fort que les autres.
- L’Américain cherche à apprendre tous les jours.
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- Quant à la malle elle même, la place la plus importante est tenue par l’article bois recouvert de toile avec garnitures de cuivre, ainsi que de fer cuivré, de raw-hide ou de cuir vert, et de tôle ordinaire.
- Il n’y a absolument rien de remarquable dans sa fabrication, laquelle vise surtout à une production bon marché, pouvant permettre aux revendeurs un très joli bénéfice.
- UN DES NOMBREUX MODÈLES DU “ WARDROBE TRUNK ”
- La malle armoire, dite Wardrobe, dont les premiers types sont originaires d’Autriclie, figure pour une large part aux Etats-Unis. L’ « Innovation Trunk Company » fut la première qui les reprit, mais depuis, un nombre considérable de modèles plus ou moins différents les uns des autres ont été créés, tous ayant pour but l’emballage par suspension. La malle bureau, appelée chez nous malle à tiroirs, d’invention française, (1860), semble prendre un grand développement aux Etats-Unis.
- Le goût des articles bombés, non seulement sur le couvercle, mais encore sur les côtés, pourrait faire croire aux Européens que les facteurs
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- américains placent les malles sur leur sens naturel ; nous avons constaté que, comme dans le « vieux pays », ces messieurs prennent un certain plaisir à faire tout le contraire, aussi ne pouvons-nous comprendre le maintien de cette forme.
- Afin de démontrer l’importance de la fabrication des articles de voyage aux Etats-Unis, nous donnons ci-contre le résultat des statistiques publiées à ce sujet.
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- ÉTAT COMPARATIF DE LA PROGRESSION DE L’INDUSTRIE DES MALLES & VALISES
- aux États-Unis d’Amérique
- D’après Je Cencus Bulletin, 15 septembre 1902.
- ANNÉES NOMBRE It’ÉTtBllSSEHEKTS CAPITAUX ENGAGÉS EMPLOYÉS SALARIÉS QUANTITÉ MOYENNE TOTAL DU PERSONNEL OUVRIER QUANTITÉ MOYENNE DÉPENSES DIVERSES PRIX des MATIÈRES PREMIÈRES EMPLOYÉES VALEUR des PRODUITS y compris la main- d’œuvre et les réparations
- NOMBRE SALAIRES Quantité moyenne Salaires Hommes de 16 ans et au-dessus Femmes de 16 ans et au-dessus Enfants au-dessous de 16 ans
- francs francs francs francs francs
- 1880 265 13.961.280 4.534 8.932.930 3.805 254 475 19.550.665 36.262.350
- 1890 395 34.503.780 753 3.614.995 6.032 13.953.750 5.555 301 176 3.318.810 25.519.910 54.008.105
- 1900 391 35.233.245 714 3.471.745 7.084 14.714.460 6.169 547 368 4.084.565 30.226.935 63.466.125
- Par le tableau ci-dessus nous voyons qu’en 1880, 265 fabriques produisaient une valeur marchande de 36.262.350 francs de malles et valises, et que, vingt ans plus tard, leur nombre s’augmentait de 50 0/0 soit 391, produisant près du double, exactement pour 63.466.125 francs.
- Rien ne peut mieux dépeindre l’aclivité extraordinaire de ce pays, surtout si l’on considère que les articles en cuir seul figurent sous une autre rubrique.
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- L’Usine de MM. M. Gould’s Son et C° de Newark (New-Jersey), s’occupe exclusivement de la fabrication des garnitures de métal pour l’article de voyage en général, c’est-à-dire, la serrurerie, les coins, les poignées, les roulettes, etc., et également les feuilles de fer blanc imprimées et peintes à la machine, qui sont beaucoup employées pour recouvrir le bois des malles à bas prix. Les pièces de tôle et de fer cuivrés occupent une place importante dans les produits de cette maison, qui fournit non seulement les fabricants nombreux à Newark même, mais ceux de toute l’Amérique du Nord et du Sud. Nous avons en effet retrouvé certaines de leurs pièces dans les expositions de malles du Brésil et du Mexique.
- Ces Messieurs occupent un personnel de deux cents ouvriers et ouvrières et emploient environ 2.500 tonnes de fer et d’acier.
- Leur chiffre d’affaires atteint 250.000 dollars soit 1.250.000 francs.
- The Yale & Towne Lock Gy de New Yor k. Usine à Slamford, Connecticut. Cette importante maison, la première sans aucun doute des Etats-Unis, possède à Stamford, dans l’Etat de Connecticut une usine modèle
- où se fait toute la production ; depuis le début même, grâce à ses hauts fourneaux préparant la matière première. Tout y est tenu dans un état de propreté remarquable et nulle part nous n’avons vu des ouvriers et des ouvrières occupés au travail du fer, à la forge, aux machines, le tout avec l’huile et la graisse nécessaires, avoir une tenue aussi recherchée, ce qui certes nous a causé, une grande surprise.
- Près des hauts fourneaux est la fonderie où des ouvriers préparent les moules des pièces qui sont la propriété de la maison.
- L’outillage de cette maison est considérable et suivant l’expression consacrée « Up to date », la serrure ordinaire, la serrure fine et de première qualité, tout se fait là. Certaines combinaisons d’outillage dues à des études approfondies donnent des résultats surprenants.
- Les fontes de fer et de cuivre sont travaillées de façon particulière et nous voyons des pièces très fines, sortant des moules sans nécessiter, pour ainsi dire, aucune retouche. Il y a là un secret de travail qu’il serait très
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- intéressant pour nos fondeurs français de connaître. A côté de cela nous devons constater que certaines parties sont à l’état rudimentaire et pourraient profiter des leçons de la Vieille Europe.
- Nous avons rarement vu des pièces aussi soigneusement finies que celles sortant des ateliers de la Yale & Towne Lock Gy, fait remarquable en ce que la produc-
- tion américaine paraît se ressentir partout du besoin d’aller vite, et, n’attacher aucune importance à ce
- que nous appelons le “ fignolage
- Revenons à l’Exposition même où nous avons trouvé pour les Etats-Unis :
- 1° Le « Homer Young Trunk C° » de Toledo (Ohio) qui a exposé principalement des malles à tiroirs et quelques malles « Wardrobes ».
- Cette maison ne fabrique pas, elle se contente d’être un gros intermédiaire entre fabricants et détaillants, nous croyons donc ne devoir lui accorder aucun mérite.
- 2° La Saint-Louis Trunk Hardware Gy, ainsi que l’indique sa raison sociale, expose des garnitures pour l’article de voyage, garnitures fabriquées par elle, en ce qui concerne les équerres, coins et boucles à ressort. Les serrures, clous, rivets de doublures qu’elle expose sont des produits d’autres fabricants qu’elle vend aux fabricants de malles.
- Parmi les coins ou encoignures exposés nous avons remarqué de jolis produits de l’emboutissage et de la fonte; il est vrai que les américains ont des fers et des aciers doux qui nous sont presque inconnus.
- Aspley Rubber G0 — Hudson — Mass. Très belle exposition de chaussures et bottes en caoutchouc.
- R. et F. Goodrich et C°, nous montrent toutes les applications du caoutchouc, depuis les plus petits objets jusqu’aux immenses pièces. La chirurgie peut trouver là tous les instruments possibles. Cette installation fait grand honneur à MM. Goodrich et G0, et reçoit un Grand Prix.
- The Niagara Waterproof Gy — Niagara falls. Relie exposition de vêtements de caoutchouc.
- A. L Tower Gy,de Roston,a de très beaux échantillons de vêtements huilés.
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- W. H. Moorehouse et C°, de Portland (Oregon) expose une tente dont le support horizontal pose sur le sol, c’est-à-dire complètement à l’inverse de l’usage actuel.
- J. E. Palmer, de Middletown (Connecticut) possède la plus jolie col-
- lection de hamacs qu’il soit possible d’imaginer. Il semble que cette
- CUT NO. 240
- maison ait cherché à faire abandonner tout autre mode de repos. Il ne s’agit pas ici des combinaisons de tissus et de couleurs par la variété
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- desquelles J. E. Palmer obtient des effets chatoyants et agréables à l’œil, mais des recherches faites, avec succès, pour procurer l’inlassable far-
- niente. Le même hamac, sans avoir besoin d’être modifié dans son genre
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- de suspension, se transforme en siège ordinaire, en fauteuil, en chaise longue ; la position du corps en détermine les modifications.
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- Malgré tous les avantages offerts par sa fabrication très soignée, J. E. Palmer met en vente des hamacs depuis $ 0.33, soit 1 fr. 65 la pièce, jusqu’à $ 39, soit 195 francs, avec une variété considérable entre ces deux prix extrêmes.
- Les systèmes d’attache et de suspension ont été très améliorés par cette maison et on lui doit de nombreuses inventions des plus remarquables.
- The Singer Manufactury Company
- Parmi les expositions dont l’examen nous a été confié, se trouve celle de la maison, universellement connue, des machines à coudre « Singer ».
- Nous croirions en diminuer les mérites en les discutant, aussi nous contenterons-nous de citer quelques chiffres qui nous ont été fort aimablement communiqués.
- La Maison J. M. Singer et G0 date de 1850, et fut transformée en Société de plus grande envergure et sous sa raison sociale actuelle, en 1863. Aujourd’hui elle possède :
- 1° Une usine à Elizabethfort (New-Jersey), occupant 6,000 employés et expédiant de douze à quatorze mille machines par semaine. Plus de 7 milles de voie ferrée sillonnent les 72 acres de terrains occupés par c?tte usine, dont les bâtiments couvrent 28 acres 2;
- 2° Une usine à Kibbowie près de Glascow (Ecosse) avec une armée de 8,000 employés et une production de quatorze à quinze mille machines par semaine, un territoire de 70 acres dont 33,56 couverts par les bâtiments et 3 milles 1/2 de voie ferrée ;
- 3° Une fabrique à South Bend (Indiana), où ne se fait que la préparation du bois nécessaire à la fabrication des machines, occupe 2,500 employés ;
- 4° Une fonderie à South Bend (Indiana), pour la fabrication des pieds en fer pour les machines. Ici encore nous trouvons 20 acres de terrain et une surface d’ateliers de cent mille pieds carrés;
- 5° Cinq cents employés à Gairo (Illinois), ne s’occupent que des premières opérations à faire subir aux bois;
- 6° Une usine au Canada avec 400 employés et enfin une dernière qui vient d’être construite à Wittenberge (dépt. de Postdam) Allemagne.
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- La production totale de ce monde atteint annuellement, 1,250,000 machines; depuis 1851, il en a été fabriqué plus de 22 millions.
- Cette Société possède plus de 4,000 bureaux et agences avec un personnel de près de 40,000 hommes et femmes.
- The Pantasote Company de New-York présente le « Tissu Cuir Panta-sote », produit formé de deux tissus collés au moyen d’une dissolution de caoutchouc.
- L’un de ces tissus, toujours mince, est enduit de plusieurs couches d’un produit composé de cellulose nitrée, dissoute, soit dans un mélange d’alcool et d’éther, soit dans l’acétate d’amyle, soit dans l’acétone.
- Cette pâte est teintée au moyen de couleurs minérales, préalablement broyées à l’huile de ricin.
- Le tissu, ainsi enduit, est calandré, puis gaufré.
- Pour obtenir les différentes qualités, il suffit de coller, au moyen d’une dissolution de caoutchouc, plus ou moins factice, ce léger tissu enduit, sur d’autres tissus : moleskine, croisé, etc., etc., de différentes qualités et épaisseurs.
- Le prix élevé du Pantasote, a été cause de son peu d’emploi en France, mais il semble être appelé à un certain avenir.
- La France était représentée à Saint-Louis par la Maison Louis Vuitton, de Paris, sur laquelle notre situation de rapporteur ne nous permet pas de nous étendre.
- Nous dirons cependant que la maison Louis Vuitton fut fondée en 1854, rue des Capucines, 4, à Paris et a, depuis 1871, ses magasins, 1, rue Scribe.
- L’usine d’Asnières, commencée en 1857, est un modèle de confort pour son nombreux personnel.
- Georges Vuitton prit la suite de son père en 1880 et, dès 1885, ouvrit une succursale à Londres, puis créa une agence à New-York, une à Philadelphie, et une troisième à Boston (Hors Concours).
- Léon Porte, 6, place de l’Ecole, à Paris, a une importante exposition de tentes, parasols, etc.
- M. Porte a été le créateur de la baleine en acier creux, remplaçant tous les anciens modèles avec l’avantage énorme d’une diminution de poids, tout en rendant les parasols plus forts et permettant de les construire de toutes dimensions. Les visiteurs de l’Exposition de Paris, en 1900, n’ont pas oublié le parasol géant de M. L. Porte (8 m. 50 de diamètre).
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- Le travail de cette maison se fait remarquer tout particulièrement par le soin apporté dans les moindres détails, et le jury a été unanime pour lui décerner un Grand prix.
- Nous devons être reconnaissants envers les Maisons françaises de l’industrie du caoutchouc manufacturé, qui ont bien voulu figurer à Saint-Louis, et montrer que, tout en n’ayant pas les avantages considérables dont jouissent leurs confrères américains pour la matière première, ils étaient néanmoins à même d’exposer des produits remarquables.
- La Maison L. François, A. Grellou et Cie, de Paris, fut fondée en 1873, à Nonancourt (Eure;, puis transférée à Paris en 1878 et, de dix-huit ouvriers occupés dans son premier établissement, est passée à un personnel de plus de 200, avec un chiffre d’affaires atteignant un million et demi.
- Parmi ses nombreux produits exposés, tuyaux, clapets, joints, etc., la courroie Balata a été particulièrement remarquée par le jury. Ces Messieurs ont organisé chez eux la participation aux bénéfices de tout le personnel.
- M. L. François étant membre du jury en 1900, cette maison se trouvait être « Hors Concours » à cette Exposition.
- Une médaille d’or lui a été décernée.
- Manufacture Générale de Caoutchouc Edeline, 43, quai National, Puteaux (Seine), dirigée depuis 1901 par Mme veuve Edeline et son gendre, M. Georges Hallam de Nittis. S’est créée une grande réputation dans le monde de l’automobile par son pneu <v Gallus » et plusieurs autres modèles, dont l’un est très employé par les voitures de place de Paris. Une des dernières créations a été le pneu ferré système Legrand.
- Parmi la série d’articles confectionnés par la Maison Edeline, nous ne devons pas oublier les courroies, les joints, clapets, poches à gaz pour moteurs, la garniture des cylindres, les gants, tabliers, etc.
- Les tuyaux méritent une attention spéciale et les modèles de 150 à 300 millimètres de diamètre avec spirale métallique noyée dans l’épaisseur du caoutchouc, ont été très remarqués par le jury.
- Le fer à cheval est une des spécialités de la Maison Edeline, dont le personnel est actuellement de 350 ouvriers; le chiffre d’affaires de la maison atteint 2.300.000 francs.
- Une médaille d’or lui a été décernée.
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- La Société anonyme des Établissements Falconnet Perodeaud, rue de la Pompe, à Paris, dont la fondation remonte à 1846, s’est spécialisée dans la fabrication des bandages et pneus pour voitures. Parmi les modèles les plus remarqués nous citerons le bandage Gompound et la bande américaine Kelly.
- Les usines de Choisy-le-Roi possèdent un outillage avec tous les derniers perfectionnements et occupent un personnel de 300 à 400 ouvriers suivant les saisons.
- La Société possède actuellement des succursales à Bordeaux, Bruxelles, Lille, Lyon, Marseille, Nantes et Vichy, et des dépôts dans toutes les principales villes.
- Un grand prix lui a été accordé.
- L’Allemagne n’a, comme exposition, qu’une tente africaine de Von Eippelskirch et C°, de Berlin, mais nous devons reconnaître que cette installation est des plus complètes. Le lit, la moustiquaire, la table, le bain, la cuvette, un pliant pouvant se transformer en siège de water-closet, etc., etc., le tout tient dans un sac de toile, mesurant un mètre de long sur 0 m. 28 centimètres de diamètre et ne pèse que 31 kilos.
- La tente est spacieuse, bien aérée, très simplement et solidement montée.
- Un grand prix est décerné,à cette maison.
- Le docteur Hardy, collaborateur de MM. Eippelskirch et C°, a eu une grande part dans la création de la tente africaine.
- L’Angleterre est représentée par Buroughs Welcomm et G0, de Londres, dont l’exposition de pharmacies de voyage est des plus intéressantes. Le hardi pionnier peut, muni de ces petites boîtes, s’aventurer au plus profond des pays inconnus. Il emporte avec lui non seulement l’indispensable, mais encore le superflu.
- Un grand prix est décerné à cette maison.
- La Belgique est représentée par Gharlet et G0, de Bruxelles, maison très importante, qui n’a cru devoir envoyer que des photographies.
- Fondée en 1850, au capital de 1.200.000 francs, elle possède quatre usines différentes :
- Une à Vilvorde, pour la tannerie ;
- Une à Molenbeek-Saint-Jean, pour les essieux et ressorts ;
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- Une à Bruxelles, pour les articles de carrosserie, de sellerie et de voyage;
- Une à Lille, exclusivement occupée à l’article de voyage.
- Adolphe Fontaine, Bruxelles, équipement militaire, article de sellerie, voyage et chasse. Fondée en 1871, par le chef actuel de la maison, elle possède deux fabriques distinctes, une pour l’équipement militaire, l’autre pour les articles de voyage et de maroquinerie.
- L’Exposition de M. A. Fontaine se compose principalement d’équipement ; quelques malles métal (dites Congolaises) dues certainement à l’expansion belge du côté du Congo et rappelant assez les produits analogues d’Angleterre, viennent, avec des sacs d’écoliers, compléter la collection. Nous regrettons de ne trouver aucune nouveauté dans les produits exposés.
- André de Kiendt (Société anonyme des anciens Etablissements), Bruxelles.
- Maison fondée en 1866, transformée en Société anonyme le 14 juin 1900, au capital de un million de francs, occupe 180 ouvriers et fournit une production annuelle d’environ trente mille tonnes de caoutchouc manufacturé.
- Léon Lobet (Société anonyme des anciens Etablissements), Verviers, Belgique.
- Cette maison se fait remarquer par ses courroies en cuir, ou en tissus qui atteignent même 1 m. 50 de largeur, l’emploi en est très développé en Belgique et à l’étranger.
- Sa production annuelle pour les courroies et cuirs industriels est de 1.500.000 fr.; pour les articles de sellerie et de maroquinerie de 750.000, et de 200.000 pour l’équipement militaire.
- Son personnel est de 250 ouvriers et son exportation s’étend sur tous les points du globe, son outillage perfectionné lui permettant une fabrication de première qualité à des prix très bas.
- Tantôt frères (Société anonyme), Bruxelles, semble s’occuper principalement de la construction de marquises, grilles, etc., etc., en fer forgé ne rentrant nullement dans notre compétence. Les montures mécaniques de stores et bannes forment une partie importante de ses travaux.
- Elle occupe environ 120 ouvriers pour une production annuelle de 500,000 francs.
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- Pomon et G°, Bruxelles, manufacture générale d’équipements militaires, date de 1901, époque à laquelle cette Société prit la succession de la maison Pomon frères, fondée en 1831.
- Son personnel, suivant les saisons, varie de 150 à 250 ouvriers et sa production de 900.000 à 1.200.000 francs, dans lesquels sont compris pour environ 200.000 francs d’exportation en Europe.
- Le Brésil se fait surtout remarquer par les hamacs qui tiennent dans ce pays une place considérable, beaucoup de familles n’ayant pas d’autre mode de couchage. Aussi, le choix en est-il des plus variés, depuis le hamac très bon marché jusqu’à l’article de grand luxe.
- Les exposants sont :
- MM. Almeida & G0.
- Castro & Bro.
- Cabral, Alfredo .Franklin.
- Commersao de Estado, Amazones.
- — — Maranhao.
- Docteur Grata Conto.
- Pedro Gorrea de Gonto & Natto Grosso.
- Moreira & Irmao.
- Docteur Arnaldo Noris, Natto Grosso, exposent des photographies.
- Orlando, Yicente, Natto Grosso, exposent des hamacs.
- Ozorio, Pedro Dette, Matto Grasso, exposent des hamacs.
- Palhano et Passos, Maranhao, exposent des hamacs.
- YVanderley Francisco, Matto Grosso, exposent des hamacs.
- Marinho, Manœl, Joaquim, de Rio-de-Janeiro, présentent quelques malles assez bien construites, mais se ressentant beaucoup de la facture américaine. Presque toutes les ferrures et garnitures sont de provenance des Etats-Unis, néanmoins on remarque un assez grand soin apporté à leur exécution.
- Rubello Joaquim Fereira, Maranhao, exposent quelques malles et sacs dont l’ensemble est également soigné, mais pour lesquelles nous faisons les mêmes observations.
- La Bulgarie ne possède qu’un seul exposant : T. Gershon, de Sophia, qui nous montre des malles en cuir sur carton, d’un travail plutôt secondaire.
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- La Chine n’est représentée que par une exposition du gouvernement. Des malles de bois recouvert de cuir corroyé sont assez bien finies, elles ferment au moyen d’un cadenas très intéressant. Nous remarquons un coffret de mariage, même genre, mais peint en rouge et incrusté de métal doré finement travaillé. L’ensemble est certainement peu de chose, mais considérant les moyens de transport de ce pays, il doit être regardé très favorablement et mérite la médaille d’argent qui lui a été décernée.
- Le Japon montre, dans l’article de voyage, un progrès considérable, car indépendamment des articles en osier pour lesquels ses habitants ont une grande facilité de travail, quelques malles en cuir sont tout à fait remarquables.
- Akamatsu Kumashichi (Osaka)
- Fujikawa, Ruizo (Jaikoku.....
- Hayami, Iiichihei (Kyoto)....
- Hayashi Daisaku (Osaka)......
- Inaba (Koshun)...............
- Kato, Yeizo (Gifu Ken).......
- Kawasaki Hyotaro (Osaka Fu).
- Kitamura, Choxayemon (Hogo)
- Kudsukago, Kiubel (Osaka)....
- Midsuhara Gengiro (Osaka)....
- Nakaya Sennam (Osaka)........
- Nishibori Yaichi (Gifu Ken)....
- Nissei Kwan (Hyogo Ken)......
- Ogawa Jiouke (Tokio).........
- Shindo Kumajiro (Kyoto)......
- Uyedo Gisaburo (Hyoko Ken). .
- Yendo, Kakichiro (Kyoko Ken)
- Mexico — La Junte locale de Puebla, exposition de malles d’une facture plutôt commune se ressentant du voisinage des Etats-Unis.
- Le Pénitencier de Estado, Puebla. Une boîte en bois verni.
- Luis Siliceo de Mexico. Une amphore.
- Nicaragua — Garcia Salvador, de Nasaya, nous montre des valises faites d’une application de peaux de porc (demi-tannées) sur
- Exposition de malles.
- — valises osier.
- — malles.
- — valises osier.
- hamacs.
- — valises osier.
- — malles.
- — valises osier.
- — ouvrages en osier.
- — valises osier.
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- carton, travail remarquable pour des produits de main-d’œuvre indienne. — Médaille d’argent.
- José de Jésus Martinez de Rivas a une exposition de valises en cuir de vache sur carton, qui n’est intéressante qu’au même point de vue que celle de la maison Garcia.
- Jeromino Cantillano de la province de Léon expose un hamac en fibre Pita.
- Juan Francisco Gonzales, de Massaya, nous montre plusieurs types de hamacs.
- Nous avons encore dans le groupe 35 :
- Juan S. Leiva exposant une table incrustée de plus de mille pièces différentes de bois, produit fantaisiste de la contrée, mais ne touchant que de fort loin au voyage et au campement.
- Orpham Hospitium, de Léon, un buffet de salle à manger, entièrement fait à la main.
- Juan Manuel Raudes, de Massaya, quelques pièces de mobilier.
- Silva Rocha, de Porto (Portugal) expose des malles en bois recouvert de cuir, ce dernier finement travaillé, malheureusement le reste du travail ne répond pas à cette première impression.
- La Russie devait avoir un exposant, M. Luther Reval, des provinces baltiques, mais, lors du passage du Jury, les caisses n’étaient pas encore déballées.
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- CONCLUSION
- Nous ne croyons pas que l’Exposition de Saint-Louis ait été pour nous, une source d’études, mais, après avoir visité plusieurs des principales villes des Etats-Unis, New-York, Philadelphie, Washington, Baltimore, Boston, Chicago, Buffalo, etc., et avoir poussé jusqu’au Canada, à Toronto et à Montréal, nous sommes rentrés en France avec la conviction absolue que partout les fabricants français seront bien reçus et trouveront des débouchés importants.
- L’article de France manque parce que nos négociants, se fiant à des commissionnaires, négligent de faire voyager dans l’Amérique du Nord, partout nous avons rencontré des voyageurs allemands qui placent leurs produits dans toutes les maisons. Aux demandes que nous avons faites il nous a été invariablement répondu : « Nous serions désireux de pouvoir nous procurer des marchandises françaises qui seraient d’une bonne vente, mais on ne nous en apporte pas ». Nous nous permettrons donc d’insister et de recommander aux Chambres Syndicales de bien vouloir faire un effort, de se grouper, et, mettant de côté toutes les mesquines jalousies qui existent entre concurrents, d’envoyer des jeunes gens, parlant correctement l’anglais, qui en peu de temps leur procureront des commandes rémunératrices et montreront que la France produit autre chose que les articles de modes et des vins.
- Pour nous, l’année 1904, nous rappellera un voyage agréable et instructif que nous serons heureux de refaire à la première occasion.
- Nous terminerons en adressant nos sincères remerciements aux jurés américains et étrangers qui ont été d’une grande amabilité, amabilité que nous avons retrouvée chez tous les citoyens de la libre Amérique, et dont nous garderons le meilleur souvenir.
- G. Vuitton,
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