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Section française. Rapport du Groupe 39 [Vitraux]
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- ExPOSITIOH IrïTERHflTIOMRLE
- DE SfllHT-LoUIS 190*1
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- 1907
- M. VERMOT, édite:ur
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- GROUPE 39
- VITRAUX
- INTRODUCTION
- Les vitraux ont été à l’Exposition de Saint-Louis 1904, comme à l’Exposition universelle et internationale de Paris 1900, constitués en Groupe spécial : Groupe 39. Classe 219.
- La Section française du Comité français des Expositions à l’étranger n’avait pas formé pour le Groupe 39 un bureau spécial. Elle avait rattaché ce Groupe au Groupe 37, présidé par M. Lucien Fontaine.
- 11 n’y a eu à proprement parler pour ce Groupe, pas de budget spécial, point d’architecte désigné, et il n’a point été recherché de décoration.
- D’ailleurs, les vitraux constituant un ornement décoratif par excellence ont, au contraire, contribué à la décoration du Groupe des Fils et Tissus.
- Un seul exposant français s’était inscrit, M. Félix Gaudin, successeur de Eugène Oudinot, le peintre verrier bien connu, membre du Comité d’admission et d’installation de son Groupe. Il lui fut laissé carte blanche pour l’installation de son Exposition, et il se rendit lui-même à Saint-Louis choisir pour ses œuvres d’art, l’emplacement désirable.
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- L’Exposition du Groupe 39 (vitraux) était répartie entre les palais des Manufactures et des Industries variées, et les pavillons de quelques puissances telles que la Belgique, l’Autriche et le Mexique.
- Peu de nations avaient envoyé des exposants dans cette Classe.
- Sauf l’Italie dont l’unique exposant avait préféré avoir son Exposition placée dans la Section italienne des Manufactures, les vitraux exposés par toutes les autres nations concouraient à l’ornementation soit des Palais, soit des Pavillons spéciaux,.
- La Section française du Groupe D des manufactures était répartie principalement dans le Palais des Manufactures, et quelques Groupes dans le Palais des Arts libéraux.
- Dans le Palais des Manufactures, la Section française occupait le centre du Palais y compris les deux grandes portes principales. Elle était limitée à l’avant, sur l’avenue centrale de l’Exposition, par le porche monumental du Palais. En arrière, elle disposait de l’entrée centrale et possédait, de chaque côté de cette entrée, deux travées sur les façades qui la rejoignent.
- L’ensemble des Expositions du Palais des Manufactures se trouvait séparé par la cour d’honneur dé ce palais. On a eu l’idée de réunir par une galerie les deux parties principales de ces groupements.
- Cette galerie abrite l’Exposition des fils et tissus en ce qui touche les cotons, lins, laines et autres textiles.
- Aux issues de cette galerie, deux vestibules avaient été aménagés pour recevoir les Expositions des verriers du Groupe 39, auquel il était impossible de fournir un jour plus égal et plus heureux.
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- DESCRIPTION DES EXPOSITIONS
- FRANCE
- 2 Exposants.
- Fromont, Henry, 63, rue d’Avron, Le Perreux (Seine). — L’Exposition de M. Fromont ne couvre qu’un mètre carré de surface murale, sur laquelle cet artiste a exposé des gravures très fines à la roue sur verres bleu et rouge plaqués.
- Le verre français employé est different des plaqués américains faits par cémentation.
- Le travail de M. Fromont dénote une habileté de graveur approfondie, une grande légèreté de mains, jointe à un choix artistique des sujets.
- Gaudin, Félix, 6, rue de la Grande-Chaumière, Paris. Vitraux. — Les verrières de M. Félix Gaudin ont été très admirées par les connaisseurs. La beauté des cartons dus à Grasset et Luc-Olivier Merson dispense de tout commentaire sur la valeur artistique des sujets. L’exécution des verrières est magistrale.
- L’harmonie des tons, l’heureux effet des couleurs, joints à la finesse de la mise en plomb, en constituent des objets d’art qui ont maintenu la tradition de l’art du vitrail français et fait décerner à la France la plus haute récompense.
- 1° La cession de la Louisiane. (Carton de Grasset.)
- Bonaparte, accompagné de Barbé Marbois, signe avec les plénipotentiaires américains, Livingstone et Monroe, le traité de cession. Au-dessus, la Louisiane couchée indolemment, l’Angleterre et le
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- Fig. 1. — La cession de la Louisiane.
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- Fig. 2. — Le roi Saint Louis faisant l’aumône dans son palais.
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Mississipi. Au-dessous la guerre éloignée par cette solution pacifique s’enfuit. Dans la bordure, les productions agricoles de la Louisiane.
- Vitrail d’exécution simple, un peu brutale visant à l’effet décoratif monumental.
- (Verres antiques et cathédrale.)
- 2° Le roi Saint Louis faisant Vaumône dans son palais. (Carton de Luc-Olivier Merson.)
- Vitrail d’exécution plus précieuse que le précédent et rappelant plutôt le raffinement du xvie siècle que les procédés du moyen âge. (Verres antiques).
- Le dessin admirable a été non moins admirablement reproduit et les effets de chairs sur de grandes surfaces sont particulièrement réussis.
- 3° Deux vitraux destinés à l’église de Merville (Nord) : Saint-Mau-ront, Saint-Riquier et Sainte-Catherine.
- Exécutés dans un sentiment moderne avec des procédés simples et très décoratifs, peu différents de ceux du moyen âge. Chaque vitrail présente parallèlement une scène historique locale et une des industries actuellement florissantes à Merville, représentée par son patron et des attributs de métier.
- La gamme de coloration variée, mais claire, permet de garder à l’église le maximum de lumière qui lui est nécessaire. (Verres antiques, cathédrale et américains.)
- 4° Jeanne dCArc et Saint Michel. Deux vitraux.
- Les verres américains ou opalescents qui entrent pour une notable partie dans l’exécution de ces derniers vitraux, ont été choisis de façon à conserver un aspect brillant et limpide à l’ensemble et à s’allier, sans les alourdir, aux verres antiques, employés dans les parties peintes.
- ÉTATS-UNIS
- 9 Exposants.
- La Section américaine du Groupe 39 était tout entière placée dans le Palais des Industries variées et disposée dans une rotonde sise au milieu de la cour intérieure.
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- GROUPE 39. -- VITRAUX
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- Le défaut de cette Exposition était que les vitraux, n’étant pas vus sur ciel, avaient leur harmonie dénaturée par les édifices trop proches et que les verrières de décoration monumentale, exposées, n’avaient pas tout le recul nécessaire.
- Neuf exposants avaient envoyé leurs œuvres.
- ‘ Presque tous n’ont exposé que des copies d’anciens. Bien que présentant une réelle valeur, l’Exposition américaine du Groupe 39 est au-dessous de ce qu’elle aurait pu être, d’après ce que les Etats-Unis ont montré en 1900.
- Bent glass Novelty C°, 112, White street, New-York City. — Verre d’art. Exposition de globes, abat-jour et lampes pour le gaz et l’électricité.
- Lampes en diverses couleurs de verre et diverses pièces.
- Cette maison a su tirer un emploi extrêmement heureux du verre opalescent pour les globes et abat-jour. Elle a été un des novateurs du genre.
- Le montage du plomb des abat-jour est relativement léger.
- Cette maison a été fondée en 1894 ; elle occupe 32 employés et sa production est de 250.000 francs.
- Les verres employés sont fabriqués par: Dumenhopper glass Works. Opalescent glass C°. Louis Heidt et Son, etc.
- Calvert et Kimrerley, 141, west, 24 th Street, New-York. — Vitraux et mosaïques. — Cette très importante maison expose surtout des vitraux en \erre opalescent. Elle obtient des effets très chauds, puissants et très originaux par la superposition de plusieurs verres l’un sur l’autre.
- L’effet de lumière est puissant, mais la translucidité par ce procédé est très diminuée. C’est un travail de mosaïque.
- Seules les chairs sont peintes.
- — Vitrail. Sujets religieux, copyright 1904. William Fair Klein:
- « Vous, Terre et Cieux, bénissez le Seigneur. »
- -— Sujet de paysage fantaisie en mosaïque.
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Flanagan et Biedennveg G°, 59-63, Illinois Street, Chicago (III.) — Exposent trois vitraux :
- Adoration des mages. (Carton de M. Haguen.)
- Ascension. (Carton de M. Schwabe.)
- Saint Ambroise. (Carton de J.-S. Flanagan.)
- Les vitraux sont partie en verre opalescent, partie en verre peint.
- Fig. 3. — Adoration des Mages.
- 11 y a dans certains un vrai travail de mosaïque. 2.000 pièces.
- Les effets violets sont très puissants. Les chairs peu accentuées.
- Leur Exposition est importante, 650 pieds carrés. Le groupe de figures du premier vitrail et 2 figures du deuxième vitrail sont entièrement en verre opalescent. Le troisième est en verre antique, figures peintes et ornements.
- Ils montrent aussi des fenêtres pour résidences, portes ; verres mosaïques ; dessus de cheminées.
- Leur verre provient de l’Opalescent Glass C° et Pellur Bros.
- Fondée en 1883, cette maison fait un million d’affaires et n’exporte pas. Elle occupe 110 ouvriers.
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- GROUPE 39. -- VITRAUX
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- Ford Bros, Mineapolis (Miss.). — Expose des scènes religieuses en verre peint et opalescent : Le Bon Pasteur, Sacré-Cœur.
- Le travail bien exécuté ne s’impose pas spécialement par aucune caractéristique spéciale.
- Emil Frei Art Glass G0, 3715, California, Ave., Saint-Louis. — Expose : Crucifixion et groupe (Emil Frei), Christ dans le Temple (Ludwig Woseczeek), Résurrection (Ludwig Woseczeek).
- Le genre est xvie siècle, en peintures grisailles sur verres colorés.
- Cette maison, fondée en 1899, occupe 18 ouvriers et sa production est de 125.000 francs.
- Le verre dit antique qu’ils emploient provient de fabriques anglaises, françaises et allemandes.
- Maria IIerndl, 51, Oneida Street, Milwaukee (Wis.). — Peinture sur verre.
- La verrière exposée « George Washington causant avec lu général de Lafayette et le baron Y. Steuben », sujet peint entourage fantaisie.
- Cet ouvrage est noir et manque de coloris.
- C’est une œuvre d’amateur que le Jury a cru devoir encourager.
- Kerxvin, E.-F. Ornemental Glass C0., 919-929, St. 6th., Saint-Louis (M°). — Expose un paysage peint, scène de Venise. 2 figures. Treillis de vigne et travail de guirlande art nouveau. Combinaison de travail de peinture avec du verre opalescent et opalin. Le soubassement est en verre opalescent foncé, la frise, art nouveau aussi. Joli effet d’ensemble clair et lumineux.
- Cette maison, fondée en 1890, occupe 100 ouvriers et fait environ un million de francs d’affaires.
- Carton de G.-A. Spiess, École des Beaux-Arts, et de Georges Rhode.
- Collaborateurs : Georges Rhode, Albert Heinwich, Olis Rang.
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- M. Cully et Miles G0, 76, Wabash, Ave., Chicago (III). —Un seul vitrail en travail de verre opalescent, figures peintes. Ce vitrail est composé de :
- 1 sujet d’église peinture,
- 2 — verres opalescents,
- 2 — fantaisie.
- Ce travail sans grand intérêt est lourd et manque de goût.
- Van Gerichten Art Glass C°, Columbus (Ohio). — Cette maison expose surtout des vitraux genre antique, style Renaissance ; les verres peints; sujet de la nativité, vitraux d’église d’un bel effet.
- Peintures genre xvie siècle d’une tonalité violette.
- Cette maison, fondée en 1891, fait un peu tous les genres en vitraux, et a l’Exposition la plus variée en tous styles.
- 1° Verre antique importé ;
- 2° Fenêtre strictement en verre opalescent ;
- 3° — —
- et toute autre espèce pour produire l’effet le plus réaliste, en dépit des anciennes règles établies.
- Elle expose divers sujets :
- Christ bénissant les petits enfants / Saint Abrosious ; Faite en Egypte ; Le Christ trouvé dans le Temple par sa mère ; Adoration des. bergers ; Immaculée conception ; Mère au tombeau ; Jardin de Geth-semané ; Tentation ; Printemps.
- Composé par L. Von Gerichten et F. Schilffarth d’après les maîtres classiques.
- Les verres employés sont importés de Munich (Allemagne) et de Smethwick (Angleterre) ; ils viennent aussi de New-York, Kokomo et Ottawa.
- Collaborateurs : L. Von Gerichten, F. Schilffarth, M. Strelesky, Robert Cavba, I. Bray, Joseph Bieman, Frantz Rott, H. Helf, Markle.
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- GROUPE 39.
- VITRAUX
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- AUTRICHE
- L’Autriche n’a pas à proprement parler fait une Exposition dans le Groupe 39.
- Mais ses manufactures et maîtres ès vitrail ont contribué par leurs œuvres à la décoration du pavillon du gouvernement.
- 1° Une niche (Freiherr von Spaun) de la maison Joh. Loetz, Vienne. Colonnes vitrées et verres métallisés en couleur;
- 2° Grandes vitres de la cathédrale, bibliothèque du pavillon (Kappner) de Vienne.
- L’Ecole Impériale et Royale des Beaux-Arts de Vienne a contribué à un vitrail.
- La maison Loetz a fait des cadres en vitraux pour 2 grandes fontaines décoratives.
- 2 cadres d’église, dessins de MM. Mehoffer, Ekielski et Tuck, de Cracovie.
- École Impériale et Royale d’Art appliqué, Vienne. Kolo Moser. Vitraux. — Cette verrière est une silhouette en verre canelé blanc et verre maroquinisé.
- Verre opalin très léger qui détache nettement la silhouette puissante d’une figure humaine. Elle a son charme dans la finesse de la ligne du plomb et la tranquillité de l’effet rendu.
- L’Exposition autrichienne du Groupe 39 est importante et rentre plutôt dans le genre décoratif que dans le genre vitrail.
- Max Freiherr von Spaun, Unterreichenstein (Bohême). Collaborateurs : Kappner, Joseph, metteur en plomb (Vienne).
- Le pavillon autrichien a une bay window, dont les panneaux sont en vitraux et dont les côtés et les couronnements sont admirablement construits en colonnettes vitrées.
- La bibliothèque, dans le même pavillon, fait une belle impression
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- avec ses larges baies divisées par les colonnes. Les fenêtres sont en vitraux donnant un dessin géométrique très pur.
- Le coloris est vert et blanc; l’effet étant cherché non dans la richesse du coloris mais dans le caractère du dessin. Les verres employés sont irisés.
- Ekielsky et Tuck, Gracovie (Galicie). — La fenêtre est établie en couleurs vives et montre une composition de figure nette. Il y a une grande puissance dans le contraste des couleurs qui laisse néanmoins l’effet harmonieux genre tapis, et fait ressortir les petits carreaux de couleur.
- BELGIQUE
- 4 Exposants.
- L’Exposition du Groupe 39 est tout entière dans le pavillon de la Belgique et contribue à la décoration du pavillon.
- L’effet général en est très doux.
- Boes, Ch., Bruxelles. Cet exposant a vitré une des larges verrières qui éclairent le dôme de la construction.
- Le dessin est géométrique en verres blancs et jaunes.
- Tiivs, IL, Bruxelles. La verrière de cet exposant est plutôt un panneau décoratif.
- De Contini, L., Bruxelles. La façade nord a un vitrail courbé de cet artiste.
- Effet agréable quoique trop pâle par les lignes d’ornementation. Le vitrail devait laisser passer trop de lumière ce qui a fait atténuer le coloris. Sujet! « Le Génie des Arts ».
- Joli dessin chamarré.
- 2 jolis paons en verre opalescent.
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- GROUPE 39.
- VITRAUX
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- M. Evaldre, Bruxelles. — Cette verrière qui, divisée en 3 panneaux, ferme le côté sud du Pavillon, est la meilleure de celles exposées.
- Sujets : Le port d’Anvers, Génie du Progrès, Génie, des Arts et Sciences.
- La tête est sur verre uni. Le verre cathédrale chamarré est très employé. Les vagues sont bien traitées. Sujet bien dessiné, bien traité et bien exécuté.
- MEXIQUE
- Pellendini Claudio, Mexico. —- Décoration du pavillon mexicain. Vitraux colorés, mosaïque en verre cathédrale.
- Fig. 4. — Sacrifice.
- Grav. : — Sacrifice, Idole, Gèrèral Porfirio Diaz. Cette maison s’est fait juger par le Groupe 47.
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- ITALIE (Palais des Manufactures.)
- 1 Exposant.
- Soléi et Herbert, Gênes — Cette maison a une Exposition de sujets classiques et médaillons ligures en verres colorés, figures teintes, sous forme d’écran, 4 petits sujets.
- Toso Borelle Francesco, Murano.
- ALLEMAGNE
- L’Exposition du Groupe 39 est très importante, elle est répartie et contribue à la décoration générale de la Section allemande dans le Palais des Industries variées..
- On peut signaler que certains exposants allemands se sont donnés bien du mal pour concevoir et exécuter, tout en verres opalescents, des vitraux bien conformes aux rites chers aux Américains.
- Baranek, Joseph, Pallissaden strasse, 100, Berlin. — Jolis effets de bleus foncés sur verres dépolis. Effets de libellules.
- Joli effet pour une fenêtre. Les verres clairs auraient gagné à être opalescents. Les effets sont heureux.
- Benz et Bast, Darmstadt. — Dessins du professeur Olbrech, dont la mise en plomb a été faite par M. Endner, à Darmstadt.
- Fabrication des verres. Ce sont de petites fenêtres en vitraux colorés sans grande importance.
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- GROUPE 39. — VITRAUX
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- Commissat, August et Paul Braunagel, 20, Saint-Urban, Strasbourg. — La pièce décorée par les vitraux de cette maison a beaucoup de lumière. Le vitrail du fond qui garnit toute la largeur de la pièce est une vue de la silhouette de Strasbourg, très intéressante, en verre cathédrale bleu chamarré de rouge.
- Les feuilles de la bordure sont en verre opalescentchamarré de jaune.
- Fig. 5. — Le génie de la musique.
- M. Spindler est un metteur en plomb émérite, c’est le travail le plus tin que l’on puisse voir à l’Exposition.
- Le genre spécial dans lequel la fenêtre est traitée s’accorde avec le caractère alsacien de la pièce. La silhouette de la ville de Strasbourg se détache bien sur un fond violet gris et en dehors du ciel jaunâtre, ce vitrail finit par un feuillage en verre opalescent du meilleur effet.
- Un joli paravent représente des enfants alsaciens jouant.
- Verre opalescent sans traits, ciel bleu ombré. Travail artistique et très soigné qui fait Je plus grand honneur à cet exposant.
- Il nous semble que sa récompense eût pu être supérieure.
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Drinneberg Hans, Carlsruhe. — Grande verrière qui orne la salle de musique du professeur Billicy. Fond de verre blanc opalescent de différents orients, jaune et blanc. Le dessin n’est composé que de verres opales unis ou légèrement festonnés.
- Sujet : Le génie de la musique ; à ses pieds un tigre et un lion couchés paisiblement, montrant l’effet symbolique de la musique.
- Duchrow, Wilhem, Magdebourg. — Petits vitraux de couleur sur cachet spécial.
- Foerster, Paul, Berlin, 44, Nürnbergerstrasse. — La fenêtre, établie en couleurs brillantes, représentant la Reine des fleurs, montre une composition bien nette et une jolie division des effets. Verre ordinaire soufflé cuit. Joli effet de robe en rouge soufflé.
- Goergens, Wilhem, Magdebourg. — Peintre sur verre.
- Genre classique. Riche bordure en verre antique, en couleurs vives où le rouge et le bleu dominent.
- La partie ornementale reste classique malgré la tendance de l’artiste à chercher des effets neufs.
- Prof. Christiansen, Darmstadt; Heinrich Hahn, Franckfurt-a-M. — Les compositions ont une grande valeur d’art et l’emploi du verre opalescent a permis des effets très puissants.
- Les figures se détachent très nettement en verre transparent, delà nuance très colorée des vitraux.
- 1° La Danse.
- Très joli effet art nouveau, riche coloris ponceau, verre chamarré opalescent dans les robes, fond rouge massif.
- 2° Femme.
- Verre chamarré opalescent, fond en verre opalescent jaune légèrement irisé dans la masse, sujet un peu noir. Joli effet de pommes rouges, faites en rouge massif dégradé.
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- GROUPE 39. --- VITRAUX
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- Koenizsrerg, R.-C., Schwerin. — Très bonne harmonie.
- Ce vitrail est fait en verre opalescent de diverses couleurs. Remarquer qu’il n’y a aucun trait de peinture, c’est une reproduction de ce qui s’est fait en France.
- 2 fenêtres complètes « Le Moulin ».
- Saile Val, Stuttgart. — Gentil verre opalescent, très jolie variété de tons, très fine mise de plomb.
- Salle wurtembergeoise, professeur Pankok.
- H. Schreyer, Leipzig. — Professeur Seliger.
- Vitraux : 1° Ange. Verres peu colorés, jolis effets de jaune d’argent estompant le dessin.
- 2° Chant clés An<*es clans les nuages, même facture.
- O O y
- Schüler, J.-A., Mayence. — Vitrail coloré en médaillon, genre trésaillé. Les ornements textiles sont en harmonie avec Jes dessins du plafond de la pièce.
- Schulze Gustave et Jost, Berlin. — 1° Vitrail moderne, verre opalescent et peinture de la tête et des seins. Style tourmenté.
- 2° Robe en rouge massif chamarré à l’or, verre opalescent.
- 1° Fontaine merveilleuse ;
- 2° Pensée; plus faible en dessin et coloris.
- Staudinger, A., Munich. — Médaillons sans grand intérêt.
- Ule, Cari, Munich. — Dessins de la porte d’entrée.
- Sujet : L’Ange protecteur de l’Empire Allemand.
- Deux anges, une couronne et un aigle.
- Mosaïque de verres de couleur, fond bleu de diverses intensités.
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Boos, Georg, Munich.— Seul exposant qui ait été placé dans la Section américaine.
- 1° Grand sujet d’église xvie siècle. La Résurrection de Lazare. Sujet non peint.
- Beau coloris, joli rouge d’un bel effet.
- On peut regretter de n’avoir vu exposer dans le Groupe 39 aucun vitrail anglais dont quelques-uns sont si charmants, ni aucun vitrail hollandais, ou du moins les artistes de ces deux nationalités qui ont exposé l’ont fait dans la Section des Beaux-Arts. Parmi les vitraux hollandais figurait un charmant portrait de la reine Wilhelmine et d’autres petits panneaux très agréables. Les Anglais y avaient aussi quelques oeuvres intéressantes, un peu trop classiques peut-être, mais d’une exécution fort soignée.
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- T i î T T î t T t T T T T i T t T t T T T T T I T T T T T T-
- JURY DES RÉCOMPENSES
- Le Jury du Groupe 39 fut, dès le début, classé par M. Milan H. Hulbert, chef des manufactures, avec l’agrément des commissaires généraux étrangers, dans le Groupe 6 des manufactures comprenant les Groupes 39, Vitraux,
- —- 45, Céramique, *
- — 47, Verrerie.
- La réunion du Jury eut lieu le 1er septembre 1904. De par le règlement du Jury, le président du Groupe 6 des manufactures devait être Américain.
- M. Francis A. Drew, président de la branche de Saint-Louis de la Pittsburg Glassware C°, fut élu président.
- Les vice-présidences étaient d'un commun accord dévolues :
- Groupe 39 à l’Allemagne.
- —- 45 à la Hollande.
- — 47 à l’Autriche
- Professeur Fr. von Thiersh, Politecnicum Munich, fut élu vice-président du Groupe 39.
- Pour le Groupe 45, les Commissaires d’Allemagne et de Hollande s’entendirent pour un échange de vice-présidences et le Dr Pukall, directeur de la Rtvyal Keramische Fachschule de Breslau (Silésie), fut élu vice-président du Groupe 45. M. Emil S. Fischer, commissaire du Gouvernement autrichien, fut élu vice-président du Groupe 47. M. Chas. F. Binns, directeur de la N.-Y. Estate School of Clay Working and Ceramics, à Alfred, N.-Y., fut élu secrétaire.
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Le Jury comprenait 16 14 et 3
- se répartissant en :
- 2 Allemands.
- 1 Anglais.
- 1 Argentin.
- 2 Autrichiens.
- 1 Beige.
- 2 Français.
- 1 Hollandais.
- membres américains.
- — étrangers titulaires -
- — suppléants étrangers
- 1 Hongrois.
- 1 Italien.
- 1 Japonais.
- 1 Suédois.
- 2 Français suppléants. 1 Autrichien.
- Les opérations du Jury furent divisées en six sous-commissions. Lapremière comprenant le Groupe 39 eut son bureau établi comme suit :
- M. Black, président.
- MM. Kase, Nash, Grav et Professeur van Tiiiersch, 4 Américains et 1 Allemand.
- En principe, les six sous-commissions devaient examiner les Expositions de leurs Classes, voter les récompenses qui seraient soumises au vote du Jury entier. Chaque membre s’engageant à respecter le vote de la sous-commission.
- Les opérations du Jury se passèrent fort régulièrement et les jurés américains montrèrent à l’égard de leurs collègues étrangers la plus grande courtoisie.
- Dans le Groupe 39, les récompenses obtenues parla Section française furent les suivantes : *
- Félix Gaudin........ Grand prix.
- Henri Fromont. ..... Médaille d’argent.
- Le tableau suivant résume les récompenses obtenues par les
- diverses nations. NATIONS NOMBRE GRANDS PRIX OR MÉDAILLES ARGENT BRONZE
- d’exposants France 2 1 » ' 1 »
- Etats-Unis 9 5 1 3 »
- Autriche 4 1 O O »
- Belgique. ...... 4 2 1 I
- Italie . 2 » » 2 »
- Mexique i (s’est fait juger par le Groupe 47.)
- Allemagne 17 3 6 7 ))
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- GROUPE 39. -- VITRAUX
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- Le Jury du Groupe 6 des manufactures décida de s’en tenir strictement aux quatre récompenses qu’il avait le droit de voter, sans aucune mention spéciale.
- Le Jury décida d'attribuer aux collaborateurs des hors concours, des médailles d'or jusqu’à concurrence de cinq. Pour les autres exposants, leurs collaborateurs devaient recevoir une récompense directement inférieure à celle de leur maison, avec un maximum de cinq par exposant.
- CONCLUSIONS
- Avant de conclure, il nous semble intéressant de résumer en quelques lignes l’histoire du vitrail aux États-Unis, afin de souligner les différences de technique qui y ont créé, d’avec les peuples européens, des différences essentielles de goût.
- Si au point de vue artistique la critique des procédés américains peut paraître justifiée, il pourrait néanmoins s’en tirer quelques conclusions pratiques, quant à l’exportation française des vitraux aux Etats-Unis.
- La pratique de l’art du vitrail aux Etats-Unis ne remonte guère plus haut que le quatrième quart du xix° siècle (exception faite peut-être pour M. Lafarge, le doyen des peintres verriers américains).
- Jusque vers 1873, les Américains demeurèrent tributaires de l’Europe pour presque tous leurs besoins dans cet ordre de choses et demandèrent en Angleterre, en France, en Allemagne les vitraux dont ils avaient besoin.
- Vers ce moment, alors que se fondaient les premiers ateliers, une nouvelle matière — le verre opalescent et marbré — fut apportée aux États-Unis par quelques Français et devint le point de départ d’une véritable évolution dans la composition et la technique des vitraux.
- Ce furent d’anciens ouvriers des verreries de Baccarat, notamment M. Heidt, puis MM. Bournique et Contât qui tirent connaître, de 1875 #à 1880, cette nouveauté. De Brooklyn, où cette industrie fut d’abord
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- installée et ou elle existe encore très florissante, elle essaima plus tard (Jans l’Indiana (à Kokomo) et la Pensylvanie.
- Ces verres, que leurs inventeurs avaient tout d’abord tenté de répandre en France et que nos compatriotes timides et traditionnels à l’excès n’avaient su comprendre et adopter, constituaient une ressource décorative vraiment nouvelle. Ils se rattachaient par certains côtés aux admirables verres du Moyen âge et toutes les irrégularités de ceux-ci, inégalités d’épaisseur et de coloration, plis, fils, ondes, bulles, veines, marbrures, y étaient reproduites ou exagérées jusqu’à l’outrance.
- L’opalescence et le dichroïsme qui existent dans presque tous atténuaient certaines hardiesses et achevaient de différencier ces verres d’avec les matières connues jusque-là. La hardiesse et l’originalité de cette invention, qui en avaient paralysé l’essor en France, en firent le succès en Amérique, succès éclatant et général qui fit naître toute une technique spéciale pour l’emploi de ces matières.
- Au début, les artistes durent se résigner à une relative timidité et se contentèrent de semer parmi des verres classiques et connus des morceaux spécialement beaux, choisis parmi les matières nouvelles et représentant — avec quelque bonne volonté — des algues, des fleurs, des oiseaux, des insectes, etc.
- Ils s’enhardirent bientôt et de proche en proche, en vinrent à constituer leurs vitraux intégralement avec des verres opalescents, aussi à tenter la reproduction non plus seulement de cartons un peu élémentaires, dont l’ornement, la flore, de vagues paysages étaient toute la ressource, mais de compositions savamment étudiées, dans lesquelles la figure humaine jouait un rôle important.
- Les procédés de traduction mis en usage par les peintres-verriers américains, les amenèrent à de véritables tours de force dans la coupe des verres et la mise en plomb. Cela tient à la tendance qu’ils manifestèrent dès le début de ne recourir que le moins possible à la cuisson pour traduire les formes à exprimer. Il faut dire que la plupart des beaux verres marbrés employés au début ne supportaient pas le feu de vitréfication et sortaient des moufles opaques ou décolorés, les artistes se résignèrent donc, tantôt à se contenter de formes schématiques dont quelques traits ou demi-teintes eussent singulièrement facilité la compréhension, tantôt à peindre sur un verre complètement transparent juxtaposé à un autre, les accents ou les modelés indispensables.
- Les artistes d’Europe, surtout ceux de race latine, pratiquent de
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- toute autre façon l’emploi des verres opalescents et ont une tendance d’une part à faire intervenir fréquemment le trait ou le modelé, de l’autre, à constituer pour partie notable leurs vitraux avec des verres soufflés ou coulés de franches colorations, les autres n’ayant qu’un ré)le accessoire.
- En somme, on constate entre les vitraux exécutés depuis vingt-cinq ans, de l’un ou de l’autre côté de l’Atlantique, des différences profondes qui résultent surtout du choix des verres constitutifs.
- En Europe, en France notamment, l’emploi de verres très variés, anciens ou nouveaux, l’usage fréquent de la cuisson pour le trait ou les modelés, de la morsure à l’acide fluorhydrique des verres plaqués, permet une diversité de formules presque infinies, grisailles, mosaïques, architectures, feuillages, personnages de toutes dimensions isolés ou groupés, etc., etc.
- En Amérique, au contraire, le règne exclusif des verres opalescents réduit à bien peu de types les vitraux courants. Ornements géométriques ou floraux, paysages fantastiques, personnages historiques, bibliques ou allégoriques d’assez grande taille, qu’il s'agisse d’œuvres domestiques ou monumentales, voilà le*cvcle vraiment restreint dans lequel se meuvent les artistes.
- Ce qui marque bien, par exemple, les divergences d’appréciation qui existent entre les diverses nations, c’est la question du doublage ou triplage des verres dans un même plomb.
- En Amérique, c’est une pratique courante, normale, presque nécessaire. En France, il est considéré comme un procédé exceptionnel, applicable aux seuls cas désespérés et on objecte pour le condamner, non pas seulement le désagréable aspect des surfaces qui résultent de son emploi, mais surtout les condensations ou dépôts de poussières entre deux verres qui, tôt ou tard, opacifient les parties doublées.
- Il est difficile à un Français de prendre parti dans un tel débat, car son éducation puisée surtout dans l’étude des monuments anciens, l’incline assez naturellement à préférer une expression d’art qui s’est révélée à lui sous la forme de véritables chefs-d’œuvre aux manifestations d’une école très moderne qui n’a peut-être pas encore dépassé les tâtonnements et acquis sa maîtrise.
- Ce qu’il est essentiel de remarquer, c’est que l’Exposition de Saint-Louis n’a pas été, en matière de vitraux, le reflet bien exact de la production actuelle aux Etats-Unis. Les artistes connus n’étaient que peu ou pas représentés et ceux qui avaient exposé semblaient s’être ingéniés à prouver que, eux aussi, pouvaient faire des vitraux repro-
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- duisant les types classiques des xme, xve ou xvie siècles. Certains même n’avaient pas hésité à s’inspirer des procédés du xvne siècle si justement abandonnés aujourd’hui, et à reproduire sur des verres blancs, coupés en rectangles, des paysages, des monuments (vues de Venise en particulier) dont tout le coloris était demandé à des émaux superficiels.
- Ces tentatives exprimaient, en général, plus de bon vouloir que d’habileté et leurs auteurs auraient été mieux avisés en exposant des œuvres semblables à celles qu’ils exécutaient chaque jour pour leurs clients.
- Si on voulait avoir une idée un peu exacte de ce qu’est l’art du vitrail aux Etats-Unis au xxe siècle, c’était plutôt dans les édifices de la ville : villas, hôtels, chapelles qu’on en rencontrait des expressions sincères ; ou encore à l’Exposition, lorsque les vitraux y intervenaient comme accessoires de décoration, non comme élément d’Exposition.
- Si l’on considère la surface des emplacements et des verrières exposés par les différentes nations, on arrive au résultat suivant.
- France 37 mètres carrés, États-Unis 144 mètres carrés, Belgique 120 mètres carrés, Allemagne 100 mètres carrés.
- Sans pouvoir réellement juger de l’importance comparative des Expositions des divers pays par la surface des verrières exposées, tenant compte que les distances de transport et le nombre d’exposants ont influé sur cette donnée, et que la valeur artistique des vitraux exposés est surtout à considérer, il est néanmoins intéressant de signaler les pays qui ont fait le plus gros effort.
- En première ligne les États-Unis qui étaient chez eux, puis l’Allemagne, la Belgique et la France. Malgré son petit nombre d’exposants, la France a été très dignement représentée. Malheureusement elle exporte peu aux États-Unis, tandis que l’Allemagne y importe des quantités considérables de vitraux.
- Quelques maisons américaines atteignent un chiffre d’affaires très important et occupent plus de 100 ouvriers, mais l’absence au nombre des exposants de maisons très importantes comme celle de M. Mayer (Munich et New-York) et autres, fausse obligatoirement le résultat apparent.
- Les États-Unis fabriquent pour leurs besoins et importent aussi beaucoup de vitraux dont la majeure partie vient d’Allemagne.
- L’importation française ou belge est insignifiante. La raison de
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- cette supériorité. des Allemands réside dans le prix de leurs verres et surtout aux conditions d’exécution de leurs vitraux qui sont souvent mis en plomb aux Etats-Unis même. Les risques de casse, frais de transport et de douane s’en trouvent diminués. L’organisation commerciale des maisons allemandes est aussi plus complète, alors qu’en France le vitrail est plus un art des peintres verriers et se plie moins aux fantaisies des clients.
- Le goût du vitrail est moins développé en France et le développement de cette production artistique moins grande.
- La qualité des terres employées a aussi une importance capitale.
- Les Français fabriquent leurs verres, de quelque nature qu’ils soient, en particulier les verres antiques. Les Allemands fabriquent les leurs. Les Américains trouvent chez eux les verres unis, cathédrale, opalescents. Ils sont tributaires de l’Angleterre, de l’Allemagne et de la France pour les verres antiques.
- Les verres opalescents dits américains sont aux Etats-Unis fabriqués dans une rare perfection par Louis Heidt et Sons, à Brooklyn, Henry, à Kokomo (Indiana), par Bournique et Contât, Dumenhoffer Glass Works, Opalescent Glass G0 Pellur Bros, et à Ottawa, 111.
- Ils sont aussi fabriqués en France, mais leur qualité se différencie des verres opalescents fabriqués en Amérique par une plus grande régularité dans les épaisseurs, une plus grande transparence et une gamme des nuances plus étendue.
- Ces verres également d’un emploi avantageux par les effets remarquables qu’ils donnent, ont l’avantage de présenter une légèreté plus grande et les effets lumineux qu’ils produisent sont plus légers que ceux des verres américains qui sont souvent d’une opacité complète et à peine translucide.
- Les verres américains fabriqués en France et, en particulier, par la maison Appert frères, de Paris, ont de plus cet avantage qu’ils peuvent se décorer et qu’ils supportent la cuisson.
- Les verres opalescents français sont connus et très appréciés même aux Etats-Unis, où ils sont malheureusement peu utilisés par suite des frais de transport et de douane qui en interdisent une importation importante et suivie.
- Souhaitons que la Renaissance de l’art du vitrail, une reprise du goût de ce genre de décoration en France, sollicite l’émulation des peintres verriers et en les rendant plus forts, leur permette de lutter sur le marché des Etats-Unis.
- L’opacité des verres américains y est justifiée par le climat, la
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- luminosité du pays y étant plus grande qu’en Europe, la preuve en est que dans les États du Sud on emploie des verres plus épais que dans les États du Nord, faisant ainsi varier la transparence du verre suivant l’intensité de l’action solaire.
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