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Section française. Rapport des Groupes 24 [Fabrication du papier] et 28 [Papeterie]
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- ExFOSITIOH iMTERMflTIOrmLE
- DE SflIHT-LoUIS 190^
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- MIHISTÈRE DU COMMERCE, DE LTHDUSTRIE DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES
- EXPOSITION INTERNATIONALE
- DE
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- i?(n
- SI
- SECTIOH FRflHÇAISE
- RAPPORTS
- DES
- Groupes 2*f & 28
- SP 55* TP
- Michel ABADIE | Johh F. JOHES
- RAPPORTEURS
- FARI5
- COMITÉ FRflHÇflIS DES EXPOSITIOHS R L’ÉTRPLHGER Bourse de Commerce, pue du Louvre
- M. VERMOT, ÉDITEUR
- 1907
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- GROUPE 24
- Fabrication du papier
- (Matières premières, matériel, procédés et produits).
- M. Michel ABADIE
- Membre du Jury. — Rapporteur.
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- GROUPE 2*t
- Fabrication du papier
- (MATIÈRES PREMIÈRES, MATÉRIEL, PROCÉDÉS ET PRODUITS)
- Nos fabricants de papiers, toujours désireux de faire apprécier leurs produits à l’étranger, s’étaient donné rendez-vous nombreux à l’Exposition internationale de Saint-Louis. Presque toutes les branches de cette industrie nationale y étaient représentées. Papiers fins, papiers à cigarettes, papiers pour impression, papiers pour journaux, papiers d’emballage, papiers de couleur et de fantaisie, cartons, étaient exposés dans d’élégantes vitrines formant un ensemble des plus importants et le plus réussi du Groupe international 24.
- ADMISSION DES EXPOSANTS
- Le Comité d’admission avait été nommé par M. le Ministre du Commerce et de l’Industrie, sur la proposition de M.le Commissaire général et sur la présentation du Comité français des Expositions à l’étranger. MM. Abadie (Michel), Barrault, Chauvin, Durif, Evette, Germain, Hatterer, Olmer, Putois, composaient le Comité d’admission -de la Classe 24.
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- A la suite d’une réunion préparatoire, le Groupe 24 décida de se joindre au Groupe 28 pour faire une Exposition en commun.
- Les membres du Comité élirent le bureau :
- Président............... MM. G. Putois.
- Vice-président.......... Chauvin.
- Secrétaire.................... Landrin.
- Trésorier............... Germain.
- Pour opérer le recrutement des Exposants, des avis furent insérés dans les journaux techniques et des circulaires furent envoyées aux intéressés. Le Comité réunit 47 adhésions pour le Groupe 24.
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- Installation de l’Exposition
- Le Comité d’admission du Groupe 24 fut transformé en Comité d’installation le 29 juin 1903 par M. le Ministre du Commerce et de l’Industrie avec les mêmes membres et le même bureau.
- Ce Comité, au cours de diverses réunions, décida de faire une Exposition d’ensemble (Groupes 24 et 28 réunis).
- Les exposants du Groupe 28 étaient placés en bordure du chemin obligatoire, et ceux du Groupe 24 occupaient le centre et les trois autres côtés.
- Le Groupe 24 constitua son budget au moyen de versements payés suivant la surface et l’emplacement occupés.
- Il choisit M. Bugeon pour architecte.
- Les Groupes 24 et 28 versèrent au Comité français une somme de 6.000 francs pour la décoration générale et, en outre, dépensèrent 2.500 francs pour leur décoration spéciale, qui comprenait les portes, les tentures et les inscriptions.
- 450 mètres carrés avaient été affectés à l’emplacement des Groupes 24 et 28 dans le Palais des Arts libéraux.
- Ils étaient mitoyens, d’un côté, avec le Groupe 23 et, de l’autre, avec les Groupes 25 et 26.
- L emplacement occupé par le Groupe 24 français était plus important que celui du même Groupe occupé par l’Allemagne.
- Les Etats-Unis avaient disposé leurs exposants pour le Groupe 24 dans le Palais des Arts libéraux, dans le Palais des Machines et même
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- dans le Palais des Forêts. En réunissant les surfaces occupées par eux dans ces différents emplacements, elles équivalaient à un peu plus du double de la surface occupée par nos nationaux.
- Les emplacements furent ainsi répartis :
- / MM. Bardou et Gie................
- Vitrine isolée * Braunstein et Cie. . ...........
- centrale. J Hatterer..........,..........
- \ Société Anon. des Papiers Aradie.
- ' MM. Darrlay père et fils.........
- I Montgolfier-Luquet et Cie . . . . ,
- 1 Fredet et Cie. ...........
- 1 Kestner
- Vitrines isolées ( Barrault frères..............
- (Durif fils........................
- Chauvin.....................
- Boses.........................
- Feron..................
- Vitrines mural68
- MM. Putois.............
- Pépin fils et Brouant Tochon-Lepage . . . Evette et Germain .
- 5 mètres 5 —
- 5 —
- 5 —
- 10 mètres 2m 16 2 16 2 16 1 08 1 08 1 08 1 08 1 08 2m 50 1 »
- 2 10 1 50
- Les expéditions de tous les produits à exposer dans le Groupe 24 ont été effectuées par les soins de M. Chevalié, agent spécial choisi par le Groupe. Le tonnage était relativement faible.
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- Description de l’Exposition
- Les Groupes 24 et 28 occupaient une superficie de quatre cent cinquante mètres carrés (450) dans le Palais des Arts libéraux, qui faisait face au Palais des Manufacturés. De larges portes donnaient accès au Groupe 26 (Photographie) ; de là, des chemins spacieux conduisaient au Groupe 24, dont les xitrines d’un style moderne, en tulipier et en sycomore, étaient du meilleur effet. La vitrine centrale, en forme d’ailes de moulin, contenait l’Exposition de quatre fabricants de papiers à cigarettes.
- Dans le même Palais, FAllemagne avait deux exposants dispersés. L’un, la Reichsdruckerei, de Berlin, avait deux vitrines sobres, où l’on pouvait, par transparence, se rendre compte de détails obtenus dans ses papiers filigranés.
- L’autre avait un emplacement occupé par diverses machines à façonner les boîtes de carton, coller les étiquettes et couper le papier, toutes en fonctionnement.
- Peu d’exposants américains étaient réunis dans le Palais des Arts libéraux. Au Palais des industries variées, la maison Bird et C°, de Boston, avait édifié un joli pavillon dont la coupole était recouverte d’un papier pour toiture de sa fabrication. L’eau qu’on projetait constamment indiquait que ce papier était imperméable.
- Notre industrie papetière était dignement représentée à Saint-Louis, et aucune autre nation n’a fait un si grand effort pour présenter ses produits.
- Dans le Groupe 24, les fabricants exposaient leurs papiers dans des vitrines style moderne. Au centre de l’emplacement réservé à ce Groupe, une grande vitrine à quatre corps mettait sous les yeux les spécimens des quatre principales maisons de papiers à cigarettes.
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- Les exposants du Groupe 24 des États-Unis étaient disséminés dans plusieurs Palais et, sauf deux ou trois maisons qui nous montraient des papiers fins, les autres exposants américains ne soumettaient à l’examen du public que des sortes que l’industrie française n’axait pas exposées, tels que papiers pour toitures, papiers amiante, etc.
- Dans le Groupe 24 allemand, une seule fabrique, la Reichsdruc-kerei, de Berlin, exposait de jolis papiers filigranés à la forme.
- Le Japon nous présentait, comme à l’Exposition Universelle de 1900, ses papiers faits à la forme et à la mécanique. Les papiers, presque tous à la forme, sont fabriqués généralement dans de petits ateliers et fabriques où collaborent les membres d’une même famille. Quelques usines mécaniques produisent des papiers d’emballage. Les divers papiers employés au Japon ont déjà été décrits dans le remarquable rapport de M. Augustin Blânchet, rapporteur de la Classe 88 à l’Exposition Universelle de 1900.
- Nous nous plaisons à reconnaître que les papiers japonais, par leur originalité et leurs nombreuses applications, ont captivé l’attention du Jury international (papiers imitant le cuir, papiers à serviettes, papiers pour lanternes et éventails avec de jolis dessins).
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- Jury des Récompenses
- Le Jury du Groupe 24 était composé de 7 membres :
- M. Geo.-W. Knowlston, président de l’Association américaine des Papiers, New-York, président.
- M. Addison Weeks, Saint-Louis, secrétaire.
- M. Jos. H. Wallace, expert en papiers et installateur de fabriques de papier, New-York.
- M. Michel Abadie, administrateur-délégué de la Société anonyme des Papiers Abadie, Paris.
- M. H. Pettoff, Berlin.
- M. Genzayemon Ota, Shidzuoka-Ken (Japon).
- M. Giuzeppe Ponzio, professeur à l’Institut technique supérieur, Milan.
- Nous donnons ci-après la liste des récompenses obtenues par les exposants du Groupe 24.
- FRANGE
- Hors concours.
- SOCIÉTÉ ANONYME DES PAPIERS ABADIE, Paris. (Hors con cours) Grand prix décerné par le Jury supérieur. M. Michel Abadie, administrateur-délégué, membre du Jury, rapporteur.
- L est en 1783 que le bisaïeul de MM. Egbert et Michel Abadie commença a s a onner à 1 industrie du papier. A partir de ce moment
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- et surtout depuis 1824, où M. Jean-Michel Abadie eut l’inspiration de supprimer la colle, le papier à cigarettes prit une réelle extension, qui s’accrut encore, en 1842, par suite de l’idée de confectionner des cahiers avec des feuilles découpées à l’avance.
- La Société possède trois usines : à Masles, au Theil (Orne) et à Avezé (Sarthe). Elle livre annuellement à la consommation 500.000 kg. de papiers à cigarettes en cahiers, rames et bobines. Elle occupe plus de 200 ouvriers et ouvrières dansj ses usines ; 120 femmes travaillent à domicile à Paris.
- Une cité ouvrière est mise à la disposition du personnel des usines qui participe aux. bénéfices.
- Exposait des articles de sa fabrication en cahiers, tubes avec et sans impression, papiers filigranes en rames et bobines, etc.
- Grands prix
- BRAUNSTEIN et Cie, Paris. — Fondée à Paris en 1878, cette maison exportait ses papiers en Autriche et en Roumanie, et ne tardait pas à prendre une grande extension en opérant la transformation en cahiers, de ses papiers à cigarettes.
- C’est en 1892 que MM. Braunstein construisirent leur usine de Gassicourt, près de Mantes,, où fonctionnent 4 machines actionnées électriquement, produisant des papiers de 10 à 30 grammes le mètre carré, transformés en rames et en bobines. L’usine de Gassicourt occupe 300 ouvriers et ouvrières, logés dans une cité qui est à leur disposition, ainsi qu’une crèche pour les enfants.
- Les papiers destinés à la confection des cahiers sont expédiés à Paris, à l’usine d’Auteuil, où ils sont manufacturés par 300 ouvriers et transformés par de nombreuses machines.
- Henri CHAUVIN, Poncé (Sarthe). — Ce fut en 1763 que M. Elie Savatier fonda la papeterie de Paillard, à Poncé (Sarthe), actuellement exploitée par un de ses descendants, M. Henri Chauvin.
- Vers 1820, M. Quetin Potié y installa une machine continue et, jusqu’en 1890, J’usine fabriqua des papiers d’emballage et d’impression. A cette époque, elle fut transformée à l’effet de produire des papiers minces de 10 à 20 grammes le mètre carré.
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- GROUPE 24. — FABRICATION DU PAPIER
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- j\I. Henri Chauvin exposait des papiers en rames, en rouleaux, en bobines et des cahiers.
- Une centaine d’ouvriers, hommes, femmes et enfants travaillent à l’usine de Poncé. Des secours en c^s de maladie leur sont alloués et ils ont droit gratuitement aux soins médicaux et pharmaceutiques, avec assistance pour les vieillards.
- DARBLAY père et fils, Essonnes. — La création de la Société des Papeteries d’Essonnes remonte à 1867 et elle n’a pas cessé de se développer, sous l’active direction de M. Paul Darblay, ingénieur des Arts et Manufactures.
- Cette papeterie occupe 3.000 ouvriers et produit journellement 200.000 kilos de papiers divers, pour impression et journaux, papiers de tentures, roulettes télégraphiques. En outre, elle fabrique chaque jour 60.000 kilos de cellulose et 100.000 kilos de pâte mécanique. De plus, la Société fait par ses propres moyens tout son matériel de papeterie, les toiles métalliques et les feutres.
- MM. Darblay père et fils ont institué une Caisse de Secours mutuels et une Caisse de Retraites.
- EYETTE et GERMAIN, Paris. — Depuis plus d'un demi-siècle, M. Eugène Vacquerel s’était préoccupé d’introduire des perfectionnements daps la fabrication des papiers couchés, or couché, etc. 11 laissa la continuation de son œuvre à ses gendres, MM. Evette et Germain, qui apportèrent une transformation complète aux deux usines, daps les procédés de fabrication des papiers de fantaisie et de la earlonnerie mécanique.
- Ces deux usines couvrent maintenant une superficie de 1.500 mètres et exigent une force motrice de 600 chevaux. Elles occupent 300 ouvriers.
- La maison délivre des livrets de la Caisse nationale des Retraites à son personnel et ajoute elle-même au compte de chaque ouvrier des sommes égales à la moitié de ses versements.
- MM. Evette et Germain exposaient des papiers couchés, papiers or couché, étain couché, papiers gaufrés imitation cuir, papiers couchés dits : « Perfection » et des cartons gris et blanchis.
- FERON, Paris. — Son Exposition comprenait des papiers bisulfites parcheminés, en rames et en rouleaux, pour emballages, ainsi que des
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- sacs à l’usage de toutes sortes d’industries, puis des bobinettes pour emballage d’articles fragiles.
- Les magasins et ateliers de M. Feron, à Paris, ont une superficie de 1.200 mètres; 90 employés et ouvriers y sont attachés.
- Henri FREDET et Cie, Brignoud (Isère). — M. Alfred Fredet, ingénieur des Arts et Manufactures, créa, de 1867 à 1869, la première chute d’eau du Dauphiné (160 mètres de hauteur) qui devait fournir la force à son usine du Brignoud.
- Cette usine est pourvue actuellement de 3 machines produisant des papiers fins, demi-fins et de couleur, papiers en bobines, l’impression, la couche, le collage, papiers pour la taille-douce, l’héliogravure, etc.
- Quatre cents ouvriers et ouvrières vivent à l’usine de Brignoud et sont logés dans des maisons d’habitation spécialement construites pour eux.
- De MONTGOLFIER, LUQUET et Cie, Annonay. — Cette ancienne maison était déjà créée en 1634. Les deux frères Johannot, originaires d’Ambert, transportèrent leur industrie à Annonay et construisirent la Papeterie dite de Faya. Sa réputation s’étant accrue, un descendant de la famille, M. Mathieu Johannot, acheta une chute d’eau du voisinage et bâtit en 1780, à Marmaty, une autre usine.
- A dater de cette époque, M. Mathieu Johannot s’attacha à améliorer ses produits et, en 1830, cette maison introduisit en France les premières machines à fabriquer les papiers sans fin. Elle fonctionna jusqu’en 1899 sous la raison sociale Johannot et Cie et ce fut à ce moment qu’elle en changea pour lui substituer celle de : de Montgol-fier, Lüquet et Cie qui est composée des noms des anciens associés de la précédente.
- Son chef actuel est M. Etienne de Montgolfier, qui continue les traditions de ses prédécesseurs en fabriquant des papiers bien purs et d’un bon aspect.
- Leur Exposition comprenait des papiers pour titres, pour lettres, etc., etc., des papiers à registres et à dessin, papiers destinés à la photographie industrielle, des papiers à la main. Tous ces types d’une grande solidité, faits de purs chiffons sans charge.
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- GROUPE 24.
- FABRICATION DU PAPIER
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- L’usine de Faya compte deux machines et 300 ouvriers. Une Caisse de secours contre la maladie a été fondée par la Société, avec part contributive des patrons représentant 40 0/0 des dépenses.
- G. PUTOIS, Paris. — Cette maison fut fondée en 1836 par M. Chagniat, oncle de M. Putois. Elle fabrique des papiers de fantaisie et des toiles pour la papeterie, la reliure, le cartonnage et l’impression.
- C’est la seule maison en France qui fabrique les papiers marbrés. Elle en fait de tous genres, depuis les plus ordinaires jusqu’aux plus luxueux, qu’elle exporte dans tous les pays. M. Putois a créé, en outre, de nombreuses sortes de papiers pour différentes spécialités, papiers préparés pour la dorure à chaud, papiers pour l’enveloppage de tous produits; il fabrique aussi les toiles unies, imprimées et gaufrées pour la reliure.
- Les usines, situées à Montrouge (Seine) occupent plus de 100 ouvriers. M. Putois a organisé une Caisse de maladie et une Caisse de retraites, qui sont alimentées moitié par lui.
- M. Putois était président du Comité d’admission et d’installation du Groupe à l’Exposition de Saint-Louis.
- Médailles d’or.
- Eugène BARDOU et Cie, Perpignan. — Nous montrait des papiers à cigarettes en tous genres, cahiers, rames et bobines, imprimés ou non.
- Les papiers fabriqués dans l’usine de Saint-Cybard, à Angoulême, sont envoyés ensuite à Perpignan où ils sont transformés dans les manufactures où MM. Bardou et Cie occupent 800 ouvriers et ouvrières.
- MM. Eugène Bardou et Cle assurent à leur personnel une retraite au bout de 25 ans de services.
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- Edmond HATTERER, Paris. — L’usine de Bourray, à Saint-Mards-la-Brière (Sarthe), fabrique le papier à cigarettes en rames employé à la confection des cahiers connus des fumeurs sous le nom de « Papier Persan » ou « Bloc Persan ». Cent vingt ouvriers et ouvrières sont occupés à Bourray. Le papier est envoyé à Paris ; il subit les transformations nécessitées par la mise en cahiers, dans de spacieux et confortables ateliers ou travaillent 200 ouvriers et ouvrières.
- Le personnel attaché à l’usine de Bourray et celui de la maison de Paris sont assurés contre les accidents. Ils reçoivent leurs salaires au complet et sont soignés gratuitement en cas de maladie.
- Paul TOCHON-LEPAGE, Paris. — Exposait dans une vitrine murale de jolis papiers à dessin pour dessinateurs, pour dessin au fusain et au crayon, et des papiers à calquer.
- On remarquait les papiers pour fusain « Marque Michallet » qui sont très répandus en Amérique, les papiers et toiles préparés pour le pastel.
- 190 ouvriers et ouvrières sant attachés à cette maison
- Médailles d’argent.
- A. DIJRIF, Ponts-et-Marais. — Exposait des papiers cordages, goudrons, bleus, bleutés, bulles anglais dorés, etc., fabriqués à son usine de Ponts-et-Marais possédant 2 machines à papier.
- Cette maison occupe 350 ouvriers et ouvrières.
- M. A. Durif a institué une Société de secours mutuels et une Caisse de secours aux indigents.
- BARBAULT frères, Paris, — Exposaient des papiers d’emballage en rouleaux et en feuilles, ainsique des papiers spéciaux pour filatures.
- Paul KESTNEB, Lille. — M. Kestner exposait un modèle d’éva-porateur à quadruple effet pour la concentration des eaux résiduaires
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- GROUPE 24. --- FABRICATION DU PAPIER
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- de fabriques de papiers. Il y avait joint les dessins d’une installation de récupération et ceux d’une machine à sécher, avec échantillons des produits de récupération extraits des eaux noires de papeterie.
- Cette maison s’est d’ailleurs consacrée spécialement à la construction des appareils pour la récupération des sous-produits des fabriques de papiers.
- PEPIN fils et BROUAND, Paris. — Exposaient de jolis papiers dentelle, des papiers plissés pour confiseurs, etc., des ronds d’assiettes et des plats en papier, des assiettes et plateaux en carton.
- Tous les produits exposés étaient fabriqués mécaniquement.
- 150 ouvriers et ouvrières sont attachés à cette maison.
- Médaille de bronze.
- S. ROSES, Marseille. — Exposait des papiers à cigarettes en cahiers, rames et bobines.
- Récompenses aux Collaborateurs
- Quelques exposants avaient proposé leur collaborateurs pour des récompenses ; nous indiquons seulement ceux de la Section française du Groupe 24 (Fabrication du Papier), auxquels le Jury a décerné les diplômes suivants :
- Médailles d’or.
- Costa-Torro (Camille). Maison G. Putois. Papiers de fantaisie, Paris. Beaujamain (Louis). Maison G. Putois. Papiers de fantaisies, Paris.
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Médailles d’argent.
- Boutou (Jean). Maison Braunstein et Cie. Papiers à cigarettes, Paris. Faigt (J.). Maison E. Bardou et Cie, Perpignan.
- Bipol (F. — —
- Ridoux (Victor). Maison Tochon-Lepage. Papiers à dessin, Paris.
- Médailles de bronze.
- Dubus (L.). Maison Braunstein et Cio. Papiers à cigarettes, Paris. Salies (B.). Maison E. Bardou et Cie. — Perpignan.
- Bouchy (P.). — — —
- Masola (J.). •—- — —
- Ramonqt (Marie). — —-
- Laroque( L. A.). Maison Tochon-Lepage. Papiers à dessin. Paris. Fauquet (L.). — — —
- Pellion (J.-M.). — — —
- Pachoud (B.). Maison A. Durif. Papiers d’emballage, Ponts-et-Marais. Renoult (G.). — — —
- Follain (H.). — • — —
- Romer(E.). — — —
- Delabarre (P.). — — —
- Farges-Durif (J.). — — —•
- ALLEMAGNE
- Grands prix.
- RE1CHSDRUCKEREI (Imprimerie Impériale), Berlin. — Exposait des papiers Rvee de jolis filigranes destinés aux titres de rente et aux papiers-monnaie.
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- JAGENBERG (Ferd.-Emile), Dusseldorf. — Occupait un vaste emplacement dans lequel fonctionnaient diverses machines : machines à découper le papier en bobines, machines cà faire les boîtes en papier et en carton, machines à coller les étiquettes sur les bouteilles.
- Médailles de bronze.
- Otto METZ et C°, Cologne. — Exposait au Pavillon allemand divers spécimens d’assiettes et serviettes en papier.
- Robert DIETRIGH, Mersebourg. — Exposait divers appareils pour la fabrication du papier et de la cellulose.
- BELGIQUE
- Médailles d’or.
- Louis DE NAYER et Cie, Willebroek. — Exposaient des papiers écolier, des papier à lettres de toute couleur, en boîtes de correspondance, enveloppes et ramettes.
- L’usine de Willebroek possède 6 machines.
- Société Anonyme de L’UNION DES PAPETERIES, Bruxelles. — Dans la vitrine de cette Société on remarquait ses types de simili parchemin, de bobinettes parcheminées pour filatures, de parchemin végétal et des papiers à écrire, qui sont produits par 5 machines,
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Médaille d’argent.
- Société des Anciens Établissements DE VRIENDT, Bruxelles. — Exposait son classement de chiffons et autres matières premières pour la papeterie.
- Médaille de bronze.
- Société anonyme des PAPETERIES VIRGINAL, Virginal. — Exposait des papiers à écrire et à lettres.
- BRÉSIL
- Médailles d’argent.
- M. L. BUHNAEDS y Cia, Sao Paulo. — Exposait des papiers à lettres et des enveloppes.
- GARCIA DAVID y Cla, Rio de Janeiro. — Quelques spécimens de papiers tentures étaient exposés par cette maison, parmi lesquels il s’en trouvait présentant de jolis coloris.
- Hugo GERTUMy Cla, Rio-Grande-do-Sul. -^Exposaient des papiers peints.
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- GROUPE 24. --- FABRICATION DU PAPIER
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- Médaille de bronze.
- Narciso STURLINI, Sao Paulo. — Nous montrait dans son Exposition divers types de cartons blancs et de couleur.
- CHINE
- Médaille d’or.
- GOUVERNEMENT IMPÉRIAL CHINOIS. — Exposait le plan d’une manufacture de papier à la main, et des spécimens de papier pour livres, de papier à lettres, enveloppes, etc.
- CUBA
- Diplôme.
- CASTRO, FERNANDEZ et C°, La Havane.
- ÉTATS-UNIS
- Grands prix.
- J.-A. et W. BIRD et C°, Boston. —- Dans le Palais des Industries variées, cette maison avait installé un pavillon avec une coupole
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- recouverte de leur papier pour toitures qui était constamment arrosé d’eau, pour démontrer au public que leur papier était imperméable, et, en outre, à l’épreuve du feu.
- HINDE ET DAUCH PAPER G0, Sandusky. — Exposaient divers papiers, entre autres du papier plissé recouvert des deux côtés d’un papier collé qui lui donne une très grande solidité.
- THE SEYBOLD MACHINE C°, Dayton (Ohio). — Exposaient diverses machines pour papeterie.
- Médaille d’or.
- THE MANUFACTURING C°, Philip GARREY, Lockland (Ohio). — Une élégante et spacieuse vitrine montrait au public les produits de cette maison, tels que papiers d’amiante, papiers de construction, papiers en magnésie pour servir d’isolant aux tuyaux de vapeur, des papiers pour servir à la confection des feux d’artifice et des explosifs.
- Médailles d’argent.
- Henry JAEGER, New-York. — Établi à New-York depuis 1874, nous montrait des dessins de papiers de tentures et de décorations d’appartements de grand luxe.
- CONTINENTAL IRON WORKS, Brooklyn. (N.-Y.). — Exposait dans le Palais des machines un lessiveur de pâte en acier soudé.
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- GROUPE 24. --- FABRICATION DU PAPIER
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- MITTINEAGUE PAPER G0, Mittineague (Mass.). — Dans sa vitrine, cette maison exposait ses papiers à lettres parcheminésblancs et bleutés, dénommés « Strathmore Parchment », ainsi que ses papiers à lettres de toute nuance qu’ils désignent sous le nom de « Alexis Bond ».
- FLETCHER PAPER C°, Alpena (Michigan). — Exposait des papiers en rouleaux et en bobines de toute couleur pour emballage, fabriqués avec de la pâte de bois par deux machines. Elle fabrique elle-même les pâtes mécaniques et bisulfite avec des bois provenant de l’État de Michigan.
- ITALIE
- Grands prix.
- MANUFACTURE ITALIENNE DE PAPIER, Turin. — Exposait diverses sortes de papiers : papiers à lettres, papiers mousseline, papiers serpente, papiers à cigarettes, etc.
- Pietro MIL1ANÏ, Fabriano. — Exposait des papiers fins et des papiers à la forme pour billets de banque et titres.
- Médaille d’argent.
- Ricardo E. BRUNACCI. — Exposait divers papiers.
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- JAPON
- Grands prix.
- SOCIÉTÉ DES PAPIERS INO, Kochi-Ken. — Exposait des papiers à la main, papiers à dessin, à copier, à lettres, etc.
- PAPETERIE DU GOUVERNEMENT IMPÉRIAL, Tokio. — Papier à imprimer, à journaux, pour cartes d’état-major, papier-monnaie, timbres-poste, bons du Trésor, etc.
- ASSOCIATION PAPETIÈRE DE SHIDZUOKA KEN. — Papier d’imprimerie, d’emballage, papiers couchés, etc.
- SOCIÉTÉ COMMERCIALE DES PAPIERS TAKEI, Gifu Ken. — Papiers de soie, à serviettes, nappes de papier, papier de paulownia, etc.
- ASSOCIATION PAPETIÈRE DE YECHIZEN, Fukui Ken. — Cartes postales transparentes, vélin du Japon à dessin transparent, papier-monnaie, papier à lettres, à copier, enveloppes, etc.
- GENZAYEMON OTA, Shidzuoka Ken. — Hors concours, Membre du Jury. — Exposait des papiers faits à la main, des serviettes, etc.
- Médailles d’or.
- HORIKI CHIUTARO, Mive Ken. — Papiers de soie, à copier, à lettres, à registres, etc.
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- GROUPE 24. --- FABRICATION DU PAPIER
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- KOMODA TOKUHEI, Yehime Ken. —Exposait des papiers de toutes sortes : de soie, à imprimer, à dessin, etc.
- ASSOCIATION DES FABRICANTS D’ÉTUIS A CIGARETTES, de Miye Ken. — Imitation cuir faite de papier huilé.
- NAGANO GENKICHI, Kochi Ken. — Papier de soie, à copier, papier « Shoyin », etc.
- TESHIGAWARA et Cie, Gifu Ken. — Serviettes, papier à réclame, papier pour vitres, nappes, etc.
- ASSOCIATION PAPETIÈRE DE TOSA, Kochi Ken. — Appareils pour la fabrication de papiers spéciaux, tableaux de fabrication.
- SUDA et Cie, Gifu Ken. — Vélin japonais, serviettes de papier, papier de paulownia.
- ASSOCIATION PAPETIÈRE DE TAKAOKA, Kochi Ken. — Diverses sortes de papiers à copier.
- Médailles d’argent.
- SOCIÉTÉ COMMERCIALE DE PAPIERS DU JAPON, Hyogo Ken. — Papier à copier, à dessin, à imprimer, à lettres, etc.
- MANUFACTURE DES PAPIERS DE KAGI, Kagi. — Papier japonais et matières premières. Exposait au Palais de l’Agriculture.
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- SOCIÉTÉ MARUICHI, Kochi Ken. — Papiers de soie, papiers à copier, à imprimer.
- MATSUI SANJI.RO, Gifn Ken. — Papier à copier, papiers de soie.
- ASSOCIATION PAPETIÈRE SANUK1, Kagawa Ken. — Papiers à serviettes de soie et de paille, papier à copier.
- YASUDA TOYOHACHI, Gifu Ken. — Papier à copier, papier de soie.
- Médailles de bronze.
- GOTO URICHI, Gifu Ken. — Papier à copier, papier de soie.
- HAYASHI KUNITARO, Gifu Ken. — Papier à copier, à dessin, papiers de soie.
- PAPETERIE HAYASHI, Kochi Ken. — Papier soie, à copier, à lettre, à registres.
- 1MAI HYOSHIRO, Gifu Ken. — Papier à copier, papiers de soie. ISHIZAKÏ KIUMA, Yehime Ken. — Velin du Japon, papiers soie> KANO YOHEMON, lbaraki Ken. — Papier « Teison ».
- KONJSHI YASUJIRO, Shidzuoka Ken. — Papiers à copier.
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- GROUPE 24. --- FABRICATION DU PAPIER
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- SHIMOYAMA YE1GHIKI, Kumamoto Ken. — Papiers à copier.
- SHINOWARA SAKUTARO, Yehime Ken. —• Velin japonais, papier à lettres, serviettes, etc.
- TANARE KOTARO, Yehime Ken. — Papiers à copier.
- TERAO SA1BEI, Miye Ken. — Serviettes de papier.
- TOMITAGAWA et Cie, Gifu Ken. — Papiers à copier.
- ASSOCIATION PAPETIÈRE CHIKUGO, Fukuoka Ken. — Papier pour parasols, paravents, emballages.
- FUJITA GENSHIRO, Myogo Ken. — Papiers divers.
- MANUFACTURE DES PAPIERS HARADA, Shidzuoka Ken. — Pa-piersà copier, papiers soie.
- 1NUI KYOACHI, Shidzuoka Ken.— Papiers à imprimer, à dessin, à emballage.
- 1SHIKAWA DAIKICH1, Yehime Ken. — Papiers à copier.
- ASSOCIATION DE L’INDUSTRIE DU PAPIER DU JAPON. — Tableau indiquant les sources des matières premières, avec échantillons et explication du procédé de fabrication.
- KAWABE SEISHIRO, Tokio. — Papiers de Paulownia.
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- KAWAMURA KANYEMON, Kochi Ken. — Papiers à copier.
- KOMODA KYOICHI, Yehime Ken. — Enveloppes.
- KUBOTA MATSUKICHI, Tokio. — Papiers à copier.
- MITSUHASH1 ASAJIRO, Osaka. — Serviettes de papier.
- MATSUOKA KE1GÔRO, Gifu Ken. — Papier soie, papiers à copier.
- MEIKOSHA KAWARO-CHO, Tokio.— Papiers avec dessin transparent.
- MANUFACTURE DES PAPIERS MUKAIDA, Tochiki Ken — Papiers à serviettes, à copier, papiers soie.
- NAKATA SHIGAKI, Kochi Ken. — Papiers à copier, papiers soie.
- OISH1 TAKASHI, Miyagi Ken. — Sacs de papier pour cocons et papiers pour vêtements militaires.
- SII1MIDZU USHIMATSU, Hyoge Ken. — Papiers de tentures.
- SHINOWARA ARAKÏCHI, Yehime Ken. — Papiers à copier, à registres.
- TERADE JISABURO, Kioto. — Papiers pour poésies.
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- YAMOTO SEIZO, Tokio. — Papiers imitation cuir.
- ASSOCIATION PAPETIÈRE YOCHINO, Nara Ken. — Papiers soie.
- MEXIQUE
- Médailles d’argent.
- COMPANIA DE SAN RAFAEL Y ANEXAS, Mexico. — Divers échantillons de papiers et de matières premières.
- COMPANIA « EL PROGRESO INDUSTRIAL », Mexico. — Échantillons de papiers divers.
- Médaille de bronze.
- M. Juan BENFIELD, Mexico. — Papiers divers.
- PORTUGAL
- Diplôme.
- FABRICA DE PAPEL DO CALMA, Porto. — Papiers manufacturés.
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- SIAM
- Médaille d’argent.
- La COMMISSION ROYALE. — Exposait des matières premières et des instruments de fabrication pour le papier, avec spécimens de papiers siamois pour emballage.
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- Conclusions
- Le Groupe 24 comprenait pour les États-Unis, la France et les divers pays étrangers 100 exposants.
- Les récompenses décernées ont été au nombre de 74, dont un Grand prix spécial au membre du Jury français pour le Groupe 24 qui, de par ses fonctions, était hors concours.
- Ces récompenses se répartissent par nations comme l’indique le tableau ci-après :
- NATIONS EXPOSANTS GRANDS PRIX MÉDAILLES OR MÉDAILLES ARGENT MEDAILLES BRONZE DIPLOMES TOTAUX
- Allemagne 4 2 » » 1 )) 3
- Belgique 4 )) 2 1 1 » 4
- Brésil 4 )) » 3 1 » 4
- Chine 1 » 1 » » » 1
- Cuba 1 » » » » 1 1
- Etats-Unis .... 8 3 1 1 )) )) 5
- France 17 9 3 4 1 » 17
- Italie 3 2 » 1 J) » 3
- Japon 53 5 8 6 12 » 31
- Mexique 3 » )) 2 1 » 3
- Portugal 1 )) )> » » 1 1
- Siam 1 )) )) 1 » » 1
- Totaux - 100 21 15 19 17 2 74
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- si?.-
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- Le tableau synoptique ci-dessus démontre surabondamment que la France a soutenu à Saint-Louis sa bonne réputation, et nous pouvons dire que les produits qu’elle a mis sous les yeux du public lui ont valu, comparativement, le nombre le plus élevé des Grands prix qui ont été décernés à l’ensemble des exposants.
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- GROUPE 28
- Papeterie
- M. John F. JONES, Membre du Jury du Groupe Y,
- Rapporteur.
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- GROUPE 28
- Papeterie
- Par le nombre de ses exposants, par l’importance, la variété de leur envoi et le bon goût qui axait présidé à leur installation, en un mot par l’intérêt général qu’elle offrait, l’Exposition française de la Papeterie était la plus complète, la plus variée, la mieux représentée — exception faite naturellement des Etats-Unis d’Amérique — de celles des autres pays dans ce Groupe.
- Le grand nombre de récompenses obtenues par nos quatorze exposants, alors que l’Allemagne, par exemple, n’en réunissait que dix, a été la juste consécration de cet effort.
- Le Jury international décerna au Groupe 28 trois Grands prix, huit médailles d’or et deux médailles d’argent.
- A ce nombre, il eût ajouté un Grand prix, hautement mérité par l’École professionnelle de la Chambre syndicale du papier et des industries qui le transforment, si cette distinction ne lui avait déjà été conférée dans un autre Groupe où cette École exposait également.
- On a regretté que l’envoi de la maison Edmond Bellamy, 115, rue Réaumur, à Paris (reliure, réglure, maroquinerie, papeterie) se soit égaré en cours de route, ce fait privant cette maison de la récompense qu’elle n’eût pas manqué d’obtenir. Par contre, la maison Auguste Marguerond, dont nous parlons plus loin, bien qu’ayant fait connaître sa décision tardivement, ce qui explique qu’elle n’est pas mentionnée au catalogue officiel américain, put faire figurer ses objets à Saint-Louis, dans notre Groupe auquel elle appartient.
- L’emplacement qui nous était attribué, dans le Palais des Arts
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- libéraux, était situé entre les Groupes 23 (Industries chimiques, parfumerie, etc.) et 26 (Photographie) ; on y accédait par l’entrée principale, face au Palais des Manufactures.
- La France, l’Allemagne, l’île de Ceylan, la Chine exposaient dans ce même Palais des Arts libéraux, tandis que le Japon, le Mexique, la République Argentine, le Portugal, étaient cantonnés dans le Palais des Manufactures, où étaient également réunis une partie des exposants des Etats-Unis, l’autre partie se trouvant dans le Palais des Industries variées, avec la Bulgarie, la Hollande et la Russie.
- Les exposants russes, retardés par suite de la guerre, n’avaient pas encore déballé leurs objets lors du passage du Jury.
- La Belgique exposait dans son Palais national.
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- Admission des Exposants
- Le Comité d'admission pour le Groupe 28 a été nommé par M. le Ministre du Commerce et de l’Industrie sur la proposition de M. le Commissaire général et sur la présentation du Comité français dont il fallait être membre pour faire partie du Comité d’organisation.
- Ce Comité se composait de MM. Conza, Plateau, Baignol, Bellamy, Butin, Chapuis, Landrin.
- A la suite d’une réunion préparatoire où le Groupe 28 décida de se joindre au Groupe 24 et de faire une Exposition d’ensemble, les membres des deux Comités d’admission choisirent un bureau commun qui fut constitué de la façon suivante :
- Président.......................... MM. G. Putois.
- Vice-président......................... Chauvin.
- Secrétaire....................... Landrin.
- Trésorier........................ Germain.
- Les 14 exposants du Groupe 28 furent recrutés par voie de circu-
- laires et au moyen d’avis insérés dans les journaux techniques.
- M. John-F. Jones fut nommé rapporteur du Groupe 28, par le Commissaire général du Gouvernement français : d’autre part, M. Aradie, faisant partie du Jury du Groupe 24, en fut nommé rapporteur.
- Le Groupe 28, d’ailleurs, n’avait pu obtenir qu’un juré lui fût spécialement délégué, et il ne fut pas le seul dans ce cas : pour 144 Groupes que comportait l’Exposition française, l’Administration américaine n’avait délégué que 100 jurés, de sorte qu’il était impos-
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- sible que chaque Groupe eut le sien. De plus, l’Exposition de certains était tellement importante que, pour sauvegarder les intérêts des exposants vis-à-vis du Jury international, il fallut leur déléguer plusieurs jurés.
- C’est ainsi que membre du Jury du Groupe 17, j’ai accepté les fonctions de rapporteur du Groupe 28, dont j’ai dû défendre les intérêts devant le Jury international.
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- Installation des Expositions
- Le Comité d’admission du Groupe 28 fut transformé, par M. le Ministre du Commerce, en Comité d’installation, le 29 juin 1903, avec même composition et même bureau.
- Le Comité d’installation, à la suite de plusieurs réunions, décida de faire une Exposition d’ensemble, avec un groupement au centre de quatre importantes fabriques de papier à cigarettes. Il fut décidé en outre que les exposants du Groupe 28 seraient placés en bordure du chemin obligatoire et que ceux du Groupe 24 occuperaient le centre et les trois côtés.
- Le Groupe constitua son budget par les versements de ses exposants qui ont payé suivant l’espace et l’emplacement occupés.
- Il choisit pour architecte, M. Bugeon, résidant à Paris, 28, rue des Archives.
- Ensemble avec le Groupe 24, il versa au Comité français une somme de 6.000 francs pour la décoration générale et dépensa en outre 2.800 francs pour l’aménagement spécial qui comprenait les tentures, les portes et inscriptions.
- Les Groupes 24 et 28 réunis occupaient une superficie totale de 450 mètres carrés dans le Palais des Arts libéraux; ils étaient bornés d’un côté par les Groupes 25 et 26, et de l’autre par le Groupe 23.
- Afin de ne pas distraire l’intérêt du visiteur des objets exposés, la décoration du Groupe 28 était très simple mais d’un goût heureux et habilement traité dans la note moderne.
- Les vitrines, avec leurs inscriptions, leurs frises, les décorations murales, tous les détails décoratifs furent minutieusement étudiés, de façon à présenter le plus artistiquement possible l’Exposition de
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- la Papeterie, à la rendre particulièrement intéressante, à y attirer e retenir les visiteurs.
- Les emplacements furent répartis de la façon suivante :
- MÈTRES
- MM. Clement, Paris.............. Surface vitrine, 2 16
- Levasseur, Paris........ — 1 08
- Bachollet, Paris........ — 1 08
- Seguin, Paris........... — 1 08
- Catel et Farcy, Paris. ... — 1 08
- Conza, Paris............ — 1 08
- Carpentier et Cie, Paris... — 1 08
- Landrin (Ecole professionnelle du papier)......... — 1 08
- Chartier, Marteau frères et
- Boudin, Paris......... — 8 40
- Baignol et Farjon, Boulogne-
- sur-Mer .......................... — 8 20
- Butin (Manuf. fr. de porte-
- plumes), Paris.......... Surface murale, 6 00
- Hadrgt, Paris........... — l 70
- Bellamy, Paris ....... — 2 50
- Chevalier, Paris........ — 1 50
- Les expéditions des produits exposés ont été faites moyennant un prix à forfait couvrant le transport, par les soins de M. Chevalié, agent spécial choisi par les Groupes.
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- Description des Expositions
- FRANCE
- PLUMES MÉTALLIQUES. — PORTE=PLUME. — CRAYONS. PORTE=MINE. — PORTE CRAYONS
- On attribue parfois l’invention des plumes métalliques à un mécanicien français nommé Arnoux, qui aurait forgé les premières, vers 1750, s’il faut en croire le Père Mabillon. Les patriarches de Constantinople se servaient d’une plume d’or pour leurs inscriptions ; il apparaît aussi, à la lecture de divers manuscrits, que l’usage en était courant dans certains monastères, mais ce n’est que vers 1820 qu’on imagina de substituer des feuilles d’acier aux feuilles d’or et de cuivre employées jusqu’alors.
- Cette amélioration, dont Sheffield et Birmingham se disputent la priorité, assura le triomphe définitif de la plume métallique. La diffusion de l’instruction aidant, les débouchés devinrent tellement abondants que cette industrie prit une extension considérable dont l’Angleterre conserva longtemps le monopole.
- En 1880, Birmingham, le seul centre de production pour l’Angleterre, produisait par semaine 15 tonnes d’acier à la fabrication des plumes métalliques.
- Malgré divers essais faits en France, en 1807, par les Parisiens Bouvier et Berthelot, et en 1820, par M. Dejern'on, ce n’est que vers 1847 que cette industrie prospéra en France, à Boulogne-sur-Mer
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- notamment, où de grandes usines atteignirent rapidement un haut degré de prospérité.
- La fabrication française, aujourd’hui, aussi bien sous le rapport de la qualité que sous celui des prix de vente, soutient victorieusement toute comparaison.
- Nous exportons dans toutes les parties du monde, l’Angleterre et ses colonies exceptées, sauf le Canada.
- L’industrie de la plume appelait celle du porte-plume. « Le besoin crée l’organe ». La création du porte-plume suivit celle de la plume. Ici, la fantaisie se donna libre carrière ; les tiges de bois destinées à cet usage furent de bois ordinaire ou d’essences rares, unis ou sculptés : os, ivoire, nacre, acier, aluminium, argent et or concoururent à leur confection.
- La France, l’Angleterre, l’Autriche, l’Italie, les États-Unis, l’Allemagne fabriquent porte-plume, porte-mine et porte-crayon ; cependant l’Allemagne semble se spécialiser dans la fabrication de ces articles à très bon marché.
- Nous regrettons que l’industrie française ne présente pas le nouveau porte-plume à réservoir d'encre dit stylographe, permettant d’écrire avec une nouvelle plume d’or inoxydable, sans avoir à puiser à chaque instant dans l’encrier ; l’Amérique et l’Angleterre en exposent des modèles très pratiques, très bien étudiés.
- CRAYONS
- Dès le commencement du xie siècle, on se servait déjà en France, en Italie et ailleurs, de petits cylindres ou crayons de plomb, dont l’usage se répandit au fur et à. mesure que les applications du papier se développèrent.
- La découverte de gisements de plombagine, qui laisse sur le papier une marque grise et luisante, fit abandonner les lingots de métal, mais la plombagine étant fragile, cassante, on imagina de l’enfermer dans des cylindres de bois.
- Comme les premiers gisements de plombagine furent découverts à
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- GROUPE 28. -- PAPETERIE 51
- Kcsnick, dans le Cumberland, c’est en Angleterre/ durant fort longtemps, que se développa l'industrie des crayons.
- Au xvne siècle, les Allemands imaginèrent de substituer à la plombagine anglaise, une pâte composée de plombagine impure, d’antimoine et de soufre. Mais cette fabrication imparfaite fut perfectionnée par le chimiste français Jacques Conté qui, en’1794, créa en France l’industrie du crayon pour suppléer à la pénurie des exportations d’Angleterre, avec laquelle nous étions en guerre à cette époque.
- Cependant, jusqu’en 1870, nous étions tributaires de l’Allemagne pour notre approvisionnement de crayons. Ce n’est qu’après la guerre de 1870 que, pour lutter contre la concurrence allemande, nos industriels redoublèrent d’efforts, et, aujourd’hui, notre fabrication lutte à armes égales sur tous les marchés, sur toutes les places étrangères.
- Nous nous approvisionnons de graphite en Russie, à File de Ceylan, en Bohême, aux Etats-Unis ; le bois nécessaire aux gaines protectrices est généralement du genévrier de Virginie, dénommé cèdre rouge, provenant de la Floride ou des pays avoisinants.
- L’outillage français est aujourd’hui admirablement perfectionne et notre fabrication est fort cotée à juste titre.
- Grands prix.
- MM. BAIGNOL et FARJON. Plumes métalliques et crayons, à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Maison à Paris, faubourg Poissonnière, 13.
- La maison Baignol et Farjon présentait au Jury le seul progrès réel accompli dans l’industrie des plumes métalliques depuis soixante ans : la double trempe. Dans les crayons, une amélioration apportée aux mines communicatives, aux mines de graphite et de pierre noire, et, dans les porte-plume^ l’invention du manche en marqueterie.
- Une nouvelle marque de crayon, « Le Centennal », nous a paru très bien présentée. L’établissement de MM. Baignol et Farjon, admirablement agencé à Boulogne-sur-Mer, occupe actuellement 500 ouvriers.
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- MANUFACTURE FRANÇAISE DE PORTE-PLUME, PLUMES ET OEILLETS MÉTALLIQUES (ancienne maison G. Bac), fondée en 1836.
- Cette maison exposa les objets suivants :
- Emboutis pour toutes industries ;
- Porte-plume en tous genres ; articles de luxe et classiques en bois et en tous métaux, précieux et industriels;
- Porte-mine, porte-crayon, encriers, etc... ;
- Tous articles de petite métallurgie ;
- Plumes métalliques et tous articles en acier ;
- Œillets métalliques pour corsets, chaussures, équipement militaire, etc., etc. ;
- Étuis métalliques pour tous usages et toutes industries.
- Fondée en 1836, par M. G. Bac, qui fut le père de l’industrie des porte-plume, l’inventeur du protège-pointe, le créateur de mille articles se rattachant à la branche des « Fournitures de bureaux », la maison n’a cessé de prospérer.
- L’usine, située à Ivry-sur-Seine, est une véritable usine modèle, couvrant 10.000 mètres carrés de superficie, merveilleusement installée pour cette industrie et comportant les meilleures dispositions hygiéniques.
- Soucieuse d’assurer le bien-être de ses ouvriers et ouvrières, qui ne sont pas moins de 1.200, la Manufacture française de porte-plume a organisé des Caisses de retraite, une Caisse de secours, et assure au personnel un service médical et pharmaceutique gratuit.
- L’usine de Boulogne, qui couvre 500 mètres carrés de superficie, n’est pas moins bien agencée; elle comporte tous les corps de métier et un grand atelier de mécanique pour la construction et la réparation des machines qui développent 220 chevaux de force.
- CARTES A JOUER
- On est aussi indécis pour assigner une origine aux cartes à jouer que pour fixer l’époque de leur introduction en Europe.
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- GROUPE 28. — PAPETERIE
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- Importées de Chine au Levant par les Mongols, puis introduites en Europe par les Croisés, ou nées aux Indes, d’où les Gitanos ou les Arabes les auraient fait connaître aux Espagnols et aux Italiens, les plus anciennes que l’on connaisse furent enluminées au xive siècle, à Venise, et paraissent avoir été connues en France à la fin de ce même siècle.
- L’histoire fait mention du maître enlumineur, Jacquemin Gringon-neur, qui, en 1392, exécuta pour « l’esbatement » du roi Charles VI, les plus anciennes cartes à jouer d’origine française que nous connaissons.
- Les cartes actuelles sont nées au xve siècle ; cependant la série de couleurs et de figures, à peu près telle qu’elle existe aujourd’hui, ne fut définitivement adoptée qu’au xvi° siècle.
- Toutes les tentatives faites plus tard, notamment sous la première République, sous l’Empire, sous la Restauration, pour remplacer les figures existantes par diverses allégories, échouèrent successivement.
- La seule innovation qui ait été adoptée est celle des cartes à deux têtes, imaginées en Angleterre, au commencement du xixe siècle.
- On joue avec les cartes françaises dans une grande partie de l’Europe ; certains pays cependant font différer les couleurs et les figures.
- Chaque pays apporta son jeu de combinaisons particulières : le piquet ou Cent naquit en France, sous Charles VII ; le Lansquenet en Allemagne ; YHombre, le Triomphe, dont VEcarté n’est qu’une variante, le Trente et Un, en Espagne ; la Bassetle, en Italie ; le Boston, aux Etats-Unis d’Amérique ; le Whist, en Angleterre, ainsi que le Bridge, fort en vogue actuellement ; la Bouillotte prit naissance dans les salons de Barras, au Palais du Luxembourg, à l’époque du Directoire.
- La fabrication des cartes à jouer suivit à travers les âges les progrès de la papeterie et de l’imprimerie ; d’abord dessinées et enluminées à la main, l’invention de la gravure leur fit prendre un rapide essor en Allemagne et en Hollande.
- , La fabrication des cartes à jouer comprend la confection du carton, l’impression du dessin, l’habillage ou mise en couleurs et le satinage.
- Les cartes françaises acquittent un droit de timbre assez considérable ; pour les besoins du contrôle, l’as de trèfle nécessaire à chaque jeu est fourni tout timbré par le Gouvernement.
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- MM. CHARTIER, MARTEAU frères et BOUDIN.-^ Cartes à jouer, cartes et cartons pour la photographie, 54, rue de Lancry, à Paris.
- Créée en 1851, par M. B.-P. Ghimaud, la maison devint en 1865, la maison Grimaud et Chartier, puis, en 1899, Chartier, Marteau et Boudin.
- En 1874, la maison, jusque-là exclusivement occupée à la fabrication de la carte à jouer, s’adjoignit celle des cartons photographiques, fabrication à laquelle la maison donna, en 1893, une extension d’autant plus grande que la loi imposant une surtaxe sur les cartes à jouer fit craindre un abaissement dans cette industrie.
- La maison Grimaud, de 1851 à 1870, fabriqua exclusivement des cartes à jouer françaises, mais, à partir de cette dernière date, la perfection de son matériel lui permit de se lancer dans l’exportation et de fabriquer toutes les variétés de cartes à jeux, de fantaisie, etc., qui se vendent dans le monde entier, exception faite toutefois des pays où les droits d’entrée sont prohibitifs.
- Le chiffre d’affaires de la maison atteint près de cinq millions de francs.
- La qualité des cartons employés par la maison Chartier frères et Boudin, autant que le soin apporté à l’impression, ont assuré à la marque Grimaud une réputation universelle.
- La maison possède quatre établissements : 7. .
- 1° L’usine de Labruvère, par Thiviers (Dordogne), où se fabrique le papier ;
- 2° L’usine de Bléneau (Yonne) où on le colle et couche en feuilles;
- 3° L’usine de Paris, rue David-d’Angers, qui couvre 8.000 mètres carrés et où se font les impressions typographiques et lithographiques, le collage et le séchage ;
- 4° L’usine de la rue de Lancry, 54, siège social, où on termine les cartes à jouer.
- La maison exposait à Saint-Louis une magnifique collection de cartes à jouer et toute une série de cartes photographiques.
- Signalons l’innovation, depuis longtemps apportée par la maison Grimaud à l’industrie de la carte à jouer, des « coins dorés », qu’elle a appliquée la première.
- La fabrication des cartons photographiques, qui a pris une si grande extension avec la vulgarisation de la photographie, est aussi une branche importante de la maison, qui a innové les cartons avec im-
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- pression réserve couleur et qui s’est fait une spécialité des impressions couleur en relief au recto des cartons photographiques.
- La maison occupe de 400 à 450 ouvriers et ouvrières répartis dans les quatre usines.
- CARTONNAGES
- Le cartonnage est l’art de découper et de façonner le papier, le carton, le Lois, en leur donnant un but pratique et une apparence plus ou moins artistique.
- Dès 1740, un ouvrier vernisseur, Martin l’aîné, à l’aide d’un moule de bois sur lequel il collait plusieurs couches de papier, façonnait des coffrets et des bonbonnières.
- Poncée et vernie, la boîte était ensuite décorée de peinture.
- C’est encore de cette façon que sont faits aujourd’hui les masques de carton.
- D’origine exclusivement française, cette industrie a conservé chez nous une incontestable supériorité ; mais elle s’est considérablement développée, car elle comprend les cartonnages classiques, les cartonnages d’emballages, dont l’usage se généralise de plus en plus, les cartonnages pour produits pharmaceutiques et chimiques, les cartonnages fins pour parfumerie, les cartonnages montés (masques et mannequins), les cartonnages de luxe et de fantaisie, boîtes et coffrets, jouets, etc.
- 3 Médailles d’or
- M. CLÉMENT, 13, rue Saint-Merri, Paris. — Cartonnages en tous genres, depuis le carton d’emballage jusqu’aux fantaisies de luxe.
- Cette maison, fondée en 1847, avant de passer à son propriétaire
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- actuel, fut successivement dirigée par MM. les fils Noël, Chardon, Bigot, Raunhein, et G. Piprot et Cie.
- Elle exposa à Saint-Louis les produits suivants : objets en cartons moulés gainés en étoffe de soie, en velours ou en peau ; vannerie et objets de fantaisie décorés de peinture ; objets en cuir repoussé, sacs et réticules ; coffrets recouverts de tissu, de peau ou de cuir; décors artistiques; boîtes baptême, boîtes cartonnages pour bonbons ; boites pour bijoutiers, pour parfumeurs ; sacs cartonnés ; cartonnages fantaisie pour glaces et desserts ; jouets, animaux moulés, etc.
- La maison Clément occupe dans ses ateliers, en saison, 60 ouvrières, ouvriers, apprentis et employés ; une quarantaine de personnes travaillent au dehors.
- M. Clément, qui dirige son personnel, s’occupe aussi de la fabrication ; artiste de goût, il suit toutes les manifestations d’art dans la mode et les applique à ses productions dont les modèles varient constamment.
- M. CONZA (Antoine-Michel), 59, rue Meslav, Paris.—Cartonnages, et, en général, fournitures pour confiseurs, chocolatiers et pâtissiers (boîtes, sacs, caisses en papier et enveloppes de toutes sortes).
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- Maison fondée en 1866 par son propriétaire actuel, qui, à Saint-Louis, exposa les articles suivants :
- Boîtes en cartonnages de fantaisie, caisses en papier, papiers dentelles, sacs et enveloppes pour confiseurs et pâtissiers.
- La maison Conza emploie, suivant les saisons, de 20 à 50 personnes; 7 voyageurs, chaque année, visitent l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud.
- M. Jules-Désiré LEVASSEUR, 10, rue Quincampoix, Paris. — Papiers dentelles, sacs cornets, cartonnages.
- Cet établissement, fondé en 1820, eut pour raison sociale : Por-lier, Blesimar, Caillault, avant de devenir la maison Levasseur. Son Exposition de papiers, dentelles, sacs cornets, caisses plissées, était fort remarquable par sa grande variété, par le choix des dessins et leur finesse d’exécution.
- Cette maison emploie 25 ouvriers.
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- Médailles d’argent
- M. Henri SÉGUIN, 3, passage du Désir, Paris. — Manufacture de cartonnages de luxe, maroquinerie, gainerie.
- Maison fondée en 1856, par M. Léon Richard ; exposait des boîtes en carton, des coffrets, satin et cuir, et des cuirs dorés, tous articles fabriqués, montés, couverts dans ses propres ateliers, y compris la dorure. Cette maison, qui emploie en moyenne 250 personnes, fabrique spécialement les cartonnages employés par les chocolatiers, les confiseurs et les parfumeurs.
- Une protestation trop tardive n’a pas permis de demander le relèvement à la médaille d’or par le Jury supérieur, qui certainement mieux informé y eût fait droit. — (Note du président des Groupes 24 et 28.)
- M. Auguste MARGUEROND (Cartonnages en tous genres ; ateliers et bureaux: 40, rue Mathis, Paris. Usines à Saint-Denis (Seine), Sarcelles (Seine-et-Oise).
- Maison fondée en 1865 ; son propriétaire actuel eut pour prédécesseurs MM. Prunier et A. Charlet.
- La maison Marguerond ayant fait connaître son adhésion trop tard pour être portée au catalogue officiel, avait pu néanmoins expédier ses objets en temps utile, pour les faire figurer à Saint-Louis. Son Exposition consistait en boîtes et cartons pour toutes les branches de commerce.
- Cette maison a pris sur la place de Paris une importance très grande, et, à tous les points de vue, est considérée comme une maison de premier ordre.
- Son outillage perfectionné et son débit journalier lui permettent de satisfaire une nombreuse clientèle, recrutée dans toutes les branches de commerce, tels que: parfumeurs, chocolatiers, confiseurs, fabricants de bonneterie, de chaussures, de corsets, de faux-cols, de produits pharmaceutiques, de phonographes, de papiers à lettres, de quincaillerie, etc., etc.
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- Sa spécialité cependant est la boîte pliante pour pâtes alimentaires, pour laquelle elle possède une machine brevetée.
- Elle emploie dans ses ateliers 250 personnes.
- Médaille d’or en 1900. (La plus haute récompense accordée au cartonnage ; il n’v a pas eu de Grand prix.)
- ARTICLES DE BUREAUX ET DIVERS
- Médailles d’or.
- Établissements BACHOLLET, 13, 14 et 15, rue Morand, Paris. — Fabrique de tableaux artistiques, en relief émail et lithographiques, articles de bureaux et classiques.
- Cette maison, fondée en 1841, fut dirigée par MM. Bachollet de père en fils. Elle est la première maison de France pour la fabrication des tableaux réclames émail relief.
- MM. Bachollet sont les inventeurs des incrustations lithographiques sur tableaux émail relief; s’occupant aussi de maroquinerie, la maison a créé un type de serviettes indéchirables renforcées.
- A Saint-Louis, les établissements Bachollet exposaient des tableaux artistiques en relief émail, divers objets réclames, ainsi que des articles de bureaux classiques.
- L. CARPENTIER et Gie, 9, rue Morand, Paris. —Fabrication de tous produits pour machines à écrire.
- La maison Carpentier et Cie, qui fut créée le 1er mars 1903, par MM. Plateau et Carpentier, est la première et la seule maison ayant entrepris la fabrication du papier carbone, et des rubans pour machines à écrire, stencils, encres grasses pour appareils à reproduction, pour lesquelles, jusqu’à ce jour, nous étions tributaires de l’Amérique, de l’Allemagne et de l’Angleterre.
- Elle a donc aidé, dans le voie du progrès, l’industrie de la machine à écrire. Tous les produits employés sont français et ont une supé-
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- riorité incontestable sur les produits de la concurrence étrangère, qui sont, en majeure partie, de provenance allemande.
- La maison L. Carpentier et Cie occupe 10 employés et courtiers.
- Son Exposition à Saint-Louis comprenait :
- Papier carbone, rubans pour machines à écrire, etc.,
- Elle a précédemment obtenu:
- 1° En 1900, pour un papier carbone pour machines à écrire, appelé « Dactylocopiste », médaille d’or ;
- 2° En 1901, à Glasgow, le diplôme commémoratif des exposants.
- Son principal collaborateur, AL Jean-Marie-Jules Plateau, ancien associé de la maison Plateau et Carpentier, est dans l’industrie des encres et couleurs depuis 1880, et a déjà obtenu pour ses produits 5 médailles d’or aux différentes Expositions auxquelles il a pris part.
- La maison L. Carpentier et C'e, en créant en France cette industrie, a fait une tentative d’autant plus intéressante et méritoire, qu’il a fallu construire les outils nécessaires pour la fabrication des carbones et rubans.
- AL Charles CREA"ALLIER, graveur, 7, rue Gomboust, Paris. — Gravures de chiffres, armoiries, cachets, etc., timbrage en relief de papier à lettres, menus, etc.
- Alaison fondée en 1850 par AL Auguste Chevalier, père du proprié-laire actuel.
- AL Chevalier emploie 11 ouvriers graveurs, timbreurs, il exposait les articles suivants :
- Epreuves de cachets cire, de matrices pour orfèvrerie, armoiries, etc., épreuves de timbrage pour papier à lettres, menus et épreuves sur papier de plaquettes, médailles obtenues par le timbrage de gravures en médaille ; épreuves pour étiquettes de luxe pour parfumeurs.
- Parmi les nouveautés créées par la maison, signalons les fac-similés des plaquettes qu’elle obtient en timbrage, et les étiquettes de luxe en relief pour parfumeurs.
- AL Adolphe JOURDAN, place du Gouvernement, à Alger. — Typographie, lithographie, imprimerie, librairie ; maison fondée en 1883, par Al. Bastide, attaché tout spécialement à l’édition des ouvrages arabes,
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- La maison Jourdan avait fait une fort belle et fort intéressante Exposition de ses travaux, notamment toutes ses cartes, ses travaux bibliographiques, la collection de la Revue de législation algérienne, depuis la conquête, la collection de la Revue africaine depuis 1856, toutes les publications de classiques, texte arabe et tamachecq, grammaires, dictionnaires, les cartes d’Algérie et plans d’Alger gravés et tirés dans ses ateliers.
- La maison Jourdan emploie 45 ouvriers et apprentis.
- Médaille d’argent.
- MM. CATEL et FARCY, transformateurs de papiers. — Maison de vente, 40, rue Saint-Merri, Paris ; usine, 44 et 46, rue des Minimes, à Vincennes.
- Cette maison, fondée en 1887, par ses propriétaires actuels, exposait les produits qu’elle fabrique : papiers à calquer, cartes et bristols pour l’impression, le dessin et l’encadrement, la phototypie, la photogravure, les albums pour cartes postales, les blocs, panneaux et cartons préparés pour la peinture à l’huile, les papiers quadrillés pour réduction de plans, les papiers à dessin de tous genres.
- MM. Catel et Farcy furent les premiers à fabriquer le bristol et la carte en continu, c’est-à-dire en bobines.
- Le soin apporté à la fabrication valut à la maison une progression extraordinairement rapide. Elle occupe actuellement 125 ouvriers et ouvrières et 55 employés, représentants et voyageurs.
- TOILES A PEINDRE
- La fabrication des toiles à peindre nécessite des soins tout à fait spéciaux pour obtenir un grain régulier et une propreté parfaite.
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- Leur préparation est le principal souci des maisons qui s’adonnent à ce genre de fabrication.
- La France, par la nature de ses produits, lutte avec avantage contre la fabrication étrangère.
- Les produits exposés représentaient les toiles à peindre, les tableaux et les peintures décoratives, les toiles pour aquarelles, pastel, ou gouache.
- Les toiles imitation de tapisserie (création de la maison Binant).
- La maison Binant est la seule maison de ce genre qui a présenté aux Expositions Internationales les toiles de grandes largeurs destinées à la peinture et les toiles imitation de tapisserie.
- Médaille d’or.
- M. Paul HADROT, maison Binant, 70, rue Rochechouart, Paris.— Fabrique et préparation de toiles à peindre ; toile imitation de tapisserie et étoffes anciennes ; tissage spécial à Thibouville (Eure).
- La maison a été fondée en 1820 par M. Binant père; son fils, M. A. Binant, lui succéda en 1882 ; il s’associa M. Paul Hadrot, son gendre, qui continue seul depuis 1902.
- M. Hadrot exposait ses échantillons de toiles à peindre, tissus imitation de tapisseries, etc., etc., toiles préparées pour pastel, aquarelle, gouache.
- Ces toiles se font dans des dimensions qui dépassent les mesures ordinaires, 8 mètres de largeur sur 50 à 60 mètres de longueur, dimensions parfois nécessaires pour panneaux, tableaux ou peintures décoratives, plafonds destinés aux monuments, etc.
- La maison se charge aussi des travaux de marouflage en France et à l’étranger dans les monuments publics, les théâtres, les châteaux, les palais, etc.
- Elle occupe 30 ouvriers ou employés, tant à Paris que dans ses ateliers de province.
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- PAPETERIE, RELIURE, MAROQUINERIE, RÉGLURE
- M. Edmond BELLAMY, 115, rue Réaumur, Paris. — Papeterie, reliure, réglure, maroquinerie ; spécialité : papiers réglés pour la musique.
- Bien que figurant au catalogue officiel américain, cette maison n’a pu exposer par suite de la perte, en route, de la caisse contenant ses produits.
- Cette maison, qui remonte à 1795, fut gérée successivement par :
- MM. Cazet..............de 1795 à 1811,
- Esnault-Cazet . . 1811 à 1837,
- Lard-Esnault. . . 1837 à 1866,
- Lard Henri ... 1866 à 1887,
- Lard et Bellamy. . 1887 à 1891,
- et, depuis 1891, par M. Edmond Bellamy, son propriétaire actuel qui avait envoyé, pour être exposé à Saint-Louis: :
- Des papiers réglés pour la musique ; un nouveau porte-musique ^des articles divers pour renseignement ou l’exécution de la musique.
- M. Bellamy est l’inventeur d’un porte-musique présentant une disposition très pratique qui permet de transporter la musique sans lui faire prendre de mauvais plis, une bavette de recouvrement à l’intérieur protège les cahiers, et un système de- poignées fermantes supprime l’élastique.
- La maison Bellamy s’occupe de la transformation générale du papier, de la fabrication des divers articles de bureau et de dessin.
- Une de ses spécialités est la papeterie musicale qui motive l’Exposition en question.
- M. Bellamy a environ 48 ouvriers ou employés.
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- REGISTRES
- Jusqu’en 1791, Ja fabrication des registres fut gênée par le privilège de la corporation des relieurs, qui, par arrêt du Parlement, avait fait défense aux papetiers de faire relier les registres exclusivement à clos plat, la reliure à dos rond étant réservée aux relieurs.
- Après l’abolition des corporations, l’industrie du registre put se développer à sa guise.
- La fabrication des registres a pris, de nos jours, dans tous les pays du monde, une plus grande importance, une plus grande extension.
- Les modifications successives de notre régime économique et la concurrence étrangère ont obligé les fabricants à transformer leur outillage et leur système de production.
- L’emploi de plus en plus répandu des machines, la nécessité de produire vite et à bon marché ont amené la spécialisation ; l’ouvrier a ainsi, dans sa spécialité, une plus grande habileté, mais cela au détriment de l’ensemble de ses connaissances professionnelles.
- Il était donc absolument indispensable que l’on cherchât à augmenter, dès l’apprentissage, l’étendue de leurs connaissances chez les ouvriers et ouvrières de la papeterie, et que l’on s’appliquât à perfectionner et à développer leur habileté manuelle, pour maintenir la réputation de cette industrie et conserver ses débouchés commerciaux.
- Pour atteindre ce but, la création d’une école s’imposait. Aussi, avons-nous vu se fonder « l’Ecole professionnelle de la Chambre syndicale du papier et des industries qui le transforment », dont nous donnons ici l’historique :
- ECOLE PROFESSIONNELLE DE LA CHAMBRE SYNDICALE DU PAPIER ET DES INDUSTRIES QUI LE TRANSFORMENT. — 10, rue de Lancry, Paris (M. IL Landrev, président-directeur, 30, avenue Henri-Martin, Paris).
- A été fondée dans le but de donner aux apprentis des deux sexes,
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- un enseignement logique de l’art du papetier-relieur en faisant précéder la pratique des connaissances théoriques sur lesquelles elle s’appuie.
- L’OEuvre, fondée en 1868 par la Chambre syndicale du papier, comprend trois institutions :
- L’encouragement au bien ;
- Les cours gratuits d’enseignement professionnel ;
- Les concours de travaux manuels.
- Ces institutions ont pour but :
- 1° D’encourager, chez les jeunes apprentis et jeunes employés des deux sexes, l’amour de l’étude et du travail, l’assiduité, la bonne conduite à l’atelier, au magasin et dans la famille ;
- 2° D’élever le niveau de leurs connaissances professionnelles, tout en complétant leur instruction générale ;
- 3° D’exciter leur émulation, de développer leur habileté manuelle, afin de former des apprentis habiles, aptes à devenir des ouvriers d’élite.
- Encouragement au bien — Cette institution doit son origine au reliquat de fonds recueillis, sur l’initiative de la Chambre syndicale, pour permettre à une Commission, composée d’ouvriers, de faire un rapport sur les produits de la papeterie à l’Exposition Universelle de Paris, en 1867.
- Un vote du Syndicat décida que cette somme serait appliquée à récompenser, au moyen de livrets de la Caisse d’Epargne, les apprentis papetiers les plus méritants.
- Cours gratuits d’enseignement professionnel. —C’est en 1881 que
- la Commission adopta le principe de l’enseignement professionnel.
- L’histoire du papier, la géographie commerciale, l’arithmétique et le dessin constituèrent le programme des cours.
- Plus tard, en 1885, elle réorganisa le programme de son enseignement et créa des cours pratiques.
- Mais, les perfectionnements les plus importants apportés à l’œuvre de la Chambre syndicale ont été réalisés dans les cours d’enseignement théorique et pratique de fabrication de registres et de fabrication de cartonnages, grâce à une subvention exceptionnelle accordée par M. le Ministre du Commerce et de l’Industrie. En 1897, la Com-
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- mission, sur l’initiative de M. J. Chapuis, son président, les transforma complètement. Elle installa, dans l'une des salles de l’hôtel des Chambres syndicales, des machines et des outils formant un atelier modèle, et permettant aux apprentis papetiers et cartonniers d’exécuter des travaux de leur profession sous la direction des professeurs et des moniteurs, ces derniers choisis parmi les lauréats de l’Ecole professionnelle.
- Enfin, un cours théorique et pratique de façonnage de papiers, couture de registres, foliotage, doigtage, façon de répertoires, spécial aux jeunes filles, fut ouvert en 1889; en 1902, sur la proposition de M. H. Landrin, président, la Commission administrative décida que le programme de l’enseignement professionnel général serait complété par un cours de Notions générales de Commerce, plus spécialement destiné aux jeunes employés de magasin.
- Les cours ont lieu les lundis, mardis, mercredis et jeudis, de 8 heures à 10 heures du soir, et les dimanches de 8 h. 1/2 à 11 h.*1/2 du matin, et sont entièrement gratuits. Ils sont placés sous la surveillance des membres de la Commission, délégués à tour de rôle.
- Ils sont organisés en deux divisions :
- La première division comprend les apprentis et jeunes employés des deux sexes de troisième et de quatrième année d'apprentissage.
- La deuxième division, ceux de première et de deuxième année.
- Des conférences sur l’économie sociale ont été organisées par M. J. Chapuis, directeur de l’Ecole professionnelle, et ont lieu chaque année ; les principaux sujets sont : l’ouvrier anciennement et aujourd’hui ; les conditions du travail ; le travail et le capital ; l’Association ; la participation aux bénéfices ; les institutions de prévoyance.
- Chaque année, également, il est fait aux élèves des conférences sur l’économie domestique, complétées par un cours d’enseignement ménager.
- De plus, des excursions sont organisées par la Commission administrative pour faire visiter aux élèves et aux anciens élèves de l’Ecole professionnelle, les principales fabriques de papier et de carton des environs de Paris.
- Une « Association amicale » a été fondée entre les anciens élèves de l’Ecole professionnelle, dans le but d’établir entre tous ses membres, un centre de relations amicales et d’aide mutuelle et, aussi, de procurer du travail à ceux qui seraient sans emploi.
- Cette Association a été autorisée par un arreté de M. le Préfet de police en date du 7 février 1884, et reconstituée en 1902.
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- A la fin dé chaque période scolaire, a lieu la distribution des récompenses qui consistent en livrets de la Caisse d’épargne, de la Caisse des retraites, en médailles de vermeil, d’argent et de bronze, en boîtes d’outils et en volumes.
- Les cours ont lieu à l’hôtel des Chambres syndicales, rue de Lancry, 10, et comprennent les locaux suivants :
- 1° Salle des cours d’enseignement technique, théorique et de dessin industriel ;
- 2° Salle des cours d’enseignement théorique et pratique de façonnage des papiers, couture de registres, doigtage, foliotage, façon de répertoire ;
- 3° Salle des cours d’enseignement théorique et pratique de fabrication de registres et de fabrication de cartonnages.
- 4° Salle des cours de dessin géométrique spécial à la fabrication de cartonnages.
- Date d’ouverture des cours : 1er octobre,
- Date de fermeture 30 avril.
- L’École est abondamment pourvue du matériel nécessaire à l’enseignement théorique et pratique.
- Elle possède des collections de produits fabriqués, registres, cartonnages, etc., et un musée industriel, comprenant des échantillons de matières premières servant à la fabrication du papier et du carton, spécimens de papiers de différentes qualités et formats ; échantillons de produits divers intéressant le commerce et les industries qui trans^ forment le papier, encre, cire, plume, crayon, etc. ; une bibliothèque spéciale composée de livres et ouvrages divers, traitant de la fabrication du papier et du carton, de l’imprimerie, de la gravure, de la reliure, etc.
- Concours de travaux manuels. — La création des concours de travaux manuels entre les apprentis (papetiers, papetières, carton-niers, cartonnières, graveurs, et écrivains lithographes) remonte à l’année 1876.
- Ces concours comprennent deux épreuves qui permettent aux juges d'apprécier les connaissances professionnelles du candidat.
- 1° Epreuve pratique consistant dans l’exécution des travaux, suivant des conditions déterminées ;
- 2° Une épreuve théorique comprenant l’indication écrite des procédés employés dans la première épreuve.
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- Les apprentis présentés à ces concours sont répartis en 3 catégories, selon le nombre des années de leur apprentissage.
- Les résultats obtenus sont soumis à l’examen de jurys nommés par la Commission administrative pour chacune des professions désignées, et composés en parties égales de patrons et d’ouvriers.
- Depuis trente-six ans que l’œuvre est fondée, plus de 3.500 apprentis et jeunes employés des deux sexes ont été présentés pour suivre les cours professionnels et prendre part aux concours de travaux manuels et de l’encouragement.
- 11 a été décerné, dans les vingt-sept assemblées solennelles, environ 9.500 récompenses, dont 2.500 livrets de la Caisse d’épargne et de la Caisse des retraites, 1.500 médailles, 4.500 volumes et 500 objets divers, parmi lesquels 30 boîtes d’outils, le tout d’une valeur d’environ 100.000 francs.
- Il a été consacré au fonctionnement de l’Ecole, appointements des professeurs, achat de matériel, publicité, etc., environ 170.000 fr., c’est donc 270.000 francs qui ont été employés jusqu’à ce jour.
- Cette œuvre, grâce au concours de tous ses membres, est en pleine voie de prospérité et les résultats obtenus affirment son utilité incontestable.
- L'Ecole professionnelle de la Chambre syndicale du papier et des industries qui le transforment exposait à Saint-Louis les objets suivants :
- 1° Un tableau graphique de l’œuvre;
- 2° Un tableau contenant le résumé du programme des cours;
- 3° Un tableau contenant le résumé du programme des concours de travaux manuels et de l’encouragement ;
- 4° Les brochures de l’historique de l’œuvre avec les statuts, le règlement et le programme des cours et des concours ;
- 5° Des registres, carnets, cartonnages, et objets divers fabriqués par les élèves.
- Résumé. — L’Ecole professionnelle de la Chambre syndicale du papier et des industries qui le transforment, fondée en 1868 en faveur des apprentis et jeunes employés des deux sexes des industries qui transforment le papier, a été reconnue comme établissement d’utilité publique par décret du 11 décembre 1894.
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- Cette institution répond aux besoins de plus en plus impérieux des établissements parisiens.
- L’enfant placé à l’atelier n’est plus dans de bonnes conditions pour apprendre son métier. Par suite de l’extrême division du travail, le plus souvent spécialisé, l’apprenti ne peut, en effet, connaître qu’une faible partie de ce qui constitue sa profession.
- C’est à ce manque d’éducation professionnelle qu’il faut attribuer la situation précaire de beaucoup d’ouvriers, qui se trouvent incapables de faire aucun travail en dehors de la petite spécialité dans laquelle ils sont confinés.
- L’École professionnelle de la Chambre syndicale du papier s’applique à remédier à cet état de choses; aussi tous ses efforts tendent-ils :
- A donner à l’apprenti un enseignement logique de son métier, en faisant précéder la pratique des connaissances théoriques sur lesquelles elle s’appuie;
- A exercer l’élève aux diverses opérations des principaux genres de fabrication ;
- A lui faire connaître toutes les ressources de son métier de manière à mettre le futur ouvrier en état de passer, après une courte initiation, d’une occupation à une autre.
- L’École espère de cette manière contribuer à maintenir la réputation de l’industrie française, dans laquelle la concurrence internationale oblige chaque jour l’ouvrier à plus d’habileté et à plus de savoir.
- Elle a voulu aussi que son action s’étendît en dehors de ses coursé et, pour stimuler l’application au travail, pour développer l’habileté manuelle dans les ateliers, elle a institué des Concours de travaux manuels, auxquels peuvent prendre part tous les apprentis papetiers, cartonniers, graveurs, et écrivains lithographes.
- Elle n’a pas non plus oublié que si les qualités professionnelles sont importantes dans la vie de l’ouvrier, les qualités morales qui font de lui un homme digne et respectable sont plus précieuses encore, puisqu’elles élèvent et honorent sa vie.
- Aussi a-t-elle tenu à encourager l’amour de l’étude et du travail, la bonne conduite à l’école, à l’atelier et dans la famille, et, quelquefois les mérites particuliers, par des récompenses qui engagent elles-mêmes à l’épargne et à la prévoyance.
- L’École, depuis sa fondation, a suivi une marche ascendante. Les chiffres suivants témoignent des résultats obtenus :
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- En 1870: 7 élèves; en 1881: 40 élèves; en 1890: 121 élèves; en 1900 : 183 élèves ;
- Son personnel actuel, ainsi que le nombre de ses élèves comprend :
- Élèves inscrits en 1904. ....... 237
- Professeurs.................................. 10
- Moniteurs et monitrices ....... 6
- Surveillants............................. 2
- Elle est administrée par un conseil de trente membres auxquels sont adjoints 1 secrétaire général administratif et 1 secrétaire administratif adjoint.
- L’Exposition de l'École professionnelle de la Chambre syndicale du papier, dans le Groupe 28, est de tous points remarquable. De l’avis unanime du Jury, elle eût mérité l’attribution d’un Grand prix, si cette haute distinction ne lui avait déjà été décernée dans le Groupe 6 (Enseignement professionnel) où elle exposait également.
- Elle a obtenu précédemment dans toutes les Expositions les plus hautes récompenses.
- Récompenses aux Collaborateurs de la Section Française
- Médailles d’argent
- Roland (Joseph), maison Marguerond. Cartonnages........... Paris.
- Maire (Désiré), — — —
- Minard (Sophie), maison Clément. — —
- Denorus (Eugène), — — —
- Perrotte (Zélie), — — —
- Sant (Adolphe), maison Chartier, Marteau frères et Boudin. Cartes à jouer..................... —
- Landot (Emile), — — —
- Dapallu (Joseph), — — —
- Prudhomme (Gustave), — —- —
- Plateau (Jean-Marie), maison Carpentier et C,c. Produits pour
- machines à écrire................. —
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- Médailles de bronze
- Brandin (Angélique), maison Marguerond. Cartonnages.......... Paris.
- Nollet (Hippolyte), maison Chevalier. Gravures............... -—
- Pasquini (Victor), — : — ............ —
- Tettard (Félicien), maison Chartier, Marteau
- frères et Boudin. Cartes à jouer...... —
- Montchanin (Paul), — — ...... —
- Christophe (Richard), — — ...... —
- Alliot (Ambroise), — — ...... —
- Hayer (Louis), établissements Bachollet. — ......
- Leclerc (Jules), — — ...... —
- Nivard (Théophile), maison Jourdan. Imprimerie. ........ Alger.
- Bastelica (Louis), — — ......... —
- Carronel (Jules), — — ......... —
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- Quelques détails concernant
- les Expositions étrangères
- Nous ayons constaté le très grand effort fait par les exposants français dans cette Classe de la papeterie et des industries qui s’y rattachent ; effort bien fait pour justifier la réputation dont jouissent les produits de nos fabricants de cette branche; effort justement remarqué, et portant sur le nombre des exposants, sur l’importance de leur Exposition, la présentation des produits et le bon goût, le fini qui leur assurent encore une prépondérance justifiée.
- Il ne nous faudrait pas cependant nous endormir dans une coupable quiétude, car l’effort de l’Allemagne, notamment, témoigne d’un yif désir de nous égaler et de nous dépasser ; son Exposition était assez importante.
- Très remarquée aussi et fort intéressante fut l’Exposition du Japon.
- Par contre, la plupart des autres pays, qui, en raison de leurs moyens de production ordinaire, auraient pu présenter une intéressante Exposition, s’étaient presque entièrement abstenus.
- De ce nombre étaient l’Angleterre, l’Autriche, la Russie. Nous devons dire, il est vrai, à propos de cette dernière puissance, que les événements actuels axaient retardé l’expédition de leur envoi.
- Les Etats-Unis que, dans cette Classe de la papeterie, nous comptions voir largement représentés, étant données l’importance et la variété qu’offre chez eux cette industrie, ne présentaient pas une Exposition aussi complète qu’on aurait pu l’attendre de cette immense contrée. Beaucoup de maisons très importantes, dont l’Exposition eût fait honneur à leur pays et à elles-mêmes, s’étaient abstenues.
- En résumé, la France a occupé, au Groupe 28, une situation de tout premier ordre dans ce pacifique tournoi international.
- La centralisation qui axait présidé à l’installation de la Section
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- française du Groupe 28, n’avait point été observée par les exposants du même Groupe des Sections étrangères qui exposaient un peu partout dans divers palais.
- Certains pays, cependant, avaient réuni leurs exposants dans un pavillon édifié par leurs soins, présentant l’ensemble de leur production nationale.
- La Belgique, le Brésil, le Nicaragua étaient dans ce cas.
- Les États-Unis exposaient en partie dans le Palais des Manufactures, et en partie dans celui des Industries variées.
- L’Allemagne et l’ile de Geylan exposaient leurs produits de ce Groupe dans le Palais des Arts libéraux, tandis que la République Argentine, le Japon, le Mexique et le Portugal exposaient au Palais des Manufactures, et les Pays-Bas, la Bulgarie, au Palais des Industries variées.
- Du reste, voici le résultat de notre visite aux diverses Sections étrangères :
- ÉTATS=UNIS
- AMERICAN METAL EDGE BOX C°, Philadelphie, Pa. — Cette maison, qui paraît présenter une certaine importance, exposait des machines destinées à préparer et à dresser des boîtes de carton renforcées de coins métalliques.
- Le catalogue, luxueusement édité, comme d'ailleurs la plupart de ceux que distribuaient les exposants américains de ce Groupe, disait les avantages offerts par cette façon de procéder. c
- Les feuilles de carton, découpées à la forme et axec, dimensions voulues, sont expédiées à plat, et, par suite, forment un volume peu encombrant. Les coins de fer, livrés en bandes enroulées, sont destinés à être coupés aux dimensions voulues. Les boîtes sont dressées au fur et à mesure des besoins en pliant simplement les cartons selon les lignes ménagées à cet effet, puis la machine assujettit les coins de fer qui donnent à la boîte la rigidité nécessaire.
- Une personne inexpérimentée suffit parfaitement à cette main-d’œuvre.
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- GROUPE 28.
- PAPETERIE
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- ART CRAFTS SHOPS, Buffalo, N.-Y. — Cette maison expose une très artistique collection d’accessoires de luxe en orfèvrerie destinés à l’ornementation et au service des bureaux ; encriers, presse-papiers, coupe-papiers, pèse-lettres, boîtes de tous formats et destinées à tous usages, chandeliers, etc., le tout d’un travail très soigné et très artistique.
- ART METAL CONSTRUCTION C°, Saint-Louis, Mo. — Cette maison présente divers meubles entièrement métalliques, dont les casiers sont destinés à recevoir et à classer des dossiers, correspondances, fiches, etc. Ces papiers sont placés verticalement et séparés par des feuilles cartonnées et étiquetées, ce qui facilite le classement et les recherches.
- Tous les casiers se ferment à la fois avec une clef unique.
- Leur nombre varie à l’infini, selon la destination du meuble, sorte de coffre-fort, qui met à l’abri des indiscrétions, et surtout du feu, un nombre de dossiers trop important et trop volumineux pour pouvoir être, chaque jour, mis en lieu sûr.
- La brochure distribuée par la « Art Métal Construction C° », montre après l’incendie de Baltimore, les bureaux d’une administration où les meubles de sa fabrication sont restés intacts au milieu des décombres.
- Cette maison fabrique aussi et expose des armoires, garde-robes métalliques, où des trous ménagés dans les parois assurent une aération continue.
- BAKER-WAWTER C°, Saint-Louis, Mo. — Cette maison exposait des grands livres et des registres de commerce ainsi que des biblorhaptes destinés à classer et à relier la correspondance, : les manuscrits, etc.
- BANKERS INK C°, Kansas-City, Mo. — Cette maison fabrique et exposait des encres de toutes sortes; encres noires, fixe et à copier, encres de couleur, brosses et pinceaux à l’usage des artistes.
- Geo. D. BARNARD and C°, Saint-Louis, Mo. — Cette maison, qui prétend être en son genre la plus importante du monde entier, exécute
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- tous travaux d’impressions lithographiques et autres ; elle se réclame d’une originalité indiscutable, et affirme la parfaite exécution de tous les travaux qu’elle exécute.
- Elle expose une très importante collection de livres et de registres à formules imprimées, livres à souches et autres, reçus, baux, factures, livraisons, etc., des registres réglés pour le commerce et tous articles de papeterie. De plus, la maison Geo. D. Barnard exposait au stand de « l’Art Métal Construction », les cartonniers à séparations méthodiques, et les filières contenues dans les casiers et les meubles exposés par cette firme.
- . i
- BRADLEY STENCIL MACHINE C°, Saint-Louis, Mo. — Cette maison expose une très grande variété de vignettes en métal, celluloïd, etc., vignettes destinées à marquer à l’aide de la brosse humide.
- BINNEY and SMITH, New-York City. — On sent que l'esprit pratique des Américains s’ingénie à améliorer, peut-être aussi à expliquer à l’excès, les choses les plus simples.
- De ce cas sont : les pinceaux-brosses exposés par la maison Binney et Smith, pinceaux-brosses à réservoir d’encre et destinés à apposer des marques à l’aide de vignettes découpées.
- Une série de ces pinceaux-brosses-fontaines est destinée à enduire la chaussure de cirage liquide d’un emploi de plus en plus répandu.
- Ce pinceau-brosse à réservoir est de dimensions réduites et peut tenir dans la poche.
- CINCINNATI GAME C°, Cincinnati. — Cette maison exposait divers jeux, notamment une intéressante série destinée h l’instruction des écoliers qui se familiarisent, en jouant, avec l’étude des règles fondamentales de l’arithmétique : addition, soustraction, multiplication, division, avec les premières notions de la géométrie, de la lecture, de l’histoire naturelle, de la botanique, de la mythologie, de l’histoire, de la statistique, etc.
- La « Cincinnati Game C° » exposait également des jeux de salon, le tout d’un grand fini d’exécution et témoignant d’un louable souci artistique.
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- GROUPE 28. --- PAPETERIE
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- CUPPLES, SAMUEL, ENVELOPE C°, Saint-Louis, Mo. — Cette maison exposait des enveloppes et des cartes postales ainsi qu’une machine destinée à la fabrication entièrement mécanique des'enveloppes et susceptible d’en confectionner 5.000 à l’heure.
- CUS1.IMAN and DENISON Mfg. C°, New-York City. — Cette maison présente une grande variété d’agrafes en fer, en acier, pour bureaux, qui permettent de fixer ensemble plusieurs feuilles, sans avoir besoin de les dégrader par la piqûre d’une épingle.
- Ces agrafes varient de dimensions et de grosseur de fil.
- EGRY AUTOGRAPHIC REGISTER C°, Dayton, O. — Cette maison exhibe ses machines « Manifolders ».
- Par une disposition ingénieuse, plusieurs rouleaux de papier dévident leurs feuilles qui se superposent, permettant d’écrire en une seule fois trois, quatre ou cinq copies identiques, sans intermédiaire de papier gras (carbone ou autre).
- Certaines de ces machines, de petit volume, sont joliment ouvragées, et présentent même parfois un aspect très artistique.
- ESTERRROOK STEEL PEN Mfg. C°, Camden, N. J. — Cette maison, qui fabrique depuis 1860, à Camden, des plumes métalliques, n’a cessé de prospérer. Ses succès sont attribués à la perfection de sa fabrication.
- Son Exposition comporte divers modèles de plumes métalliques, qui ne paraissent pas présenter de différence avec celles de la fabrication française.
- GLOBE-WERNICKE C°, Cincinnati, O. — Maisons à Cincinnati, New-York, Chicago, Boston et Londres.
- Cette maison fabrique et expose des cartonniers à combinaisons multiples et très habilement aménagés.
- De nombreuses divisions, numérotées, étiquetées, permettent le classement vertical des papiers, et, par suite, facilitent les recherches. Ces cartonniers se font dans toutes les dimensions.
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- HUNT G. HOWARD PEN C°, Camden, N. J.— Cette maison, qui expose une importante collection de plumes d’acier, de bronze, de manganèse, revendique la priorité de la fabrication de la plume à pointe « arrondie », ce qui facilite le glissement sur les papiers les plus rugueux, évitant ainsi les brusques ressauts qui illustrent parfois les pages d’écriture d’étoiles inopportunes.
- M.-D, KNOWLTON and C°, Rochester, N.-Y. — Cette maison, très importante, qui possède une fabrique à Rochester et une maison à Londres, exposait diverses machines destinées à confectionner des boîtes de carton, machines à découper, à dresser, à encoller, etc. Les boîtes sont entièrement terminées par procédés mécaniques.
- John MACDDAMS and SONS, Rrooklvn, N.-Y. — Cette maison expose des machines, dont certaines ont de grandes dimensions, destinées à régler et à numéroter les feuillets de registres de commerce ; machines supprimant l’ancien système qui nécessitait l’emploi de tissus de flanelle et de plumes.
- Le papier passant dans les rouleaux est instantanément réglé sur les deux faces.
- MERMOD and JACCARD JEWELRY C°, Saint-Louis, Mo. — Cette maison, établie en 1829, et qui emploie 40 personnes dans ses ateliers, expose divers articles de papeterie et toutes fournitures de bureaux, parmi lesquelles des cires fines à cacheter les lettres, une de ses spécialités.
- Cette firme est également réputée aux Etats-Unis pour ses travaux lithographiques, qui consistent surtout en l’exécution de menus, cartes d’invitation, lettres de faire part, diplômes, etc.
- A l’Exposition de Chicago, en 1893, ils ont déjà obtenu la plus haute récompense décernée à cette industrie.
- NEW-YORK CONSOLIDATED GARD C°, New-York City. — Très importante maison pour la fabrication des cartes à jouer dont elle expose une remarquable collection, et divers accessoires de jeux.
- Créée en 1826, cette maison occupe actuellement 375 personnes.
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- GROUPE 28. --- PAPETERIE
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- PARKER PEN C°, Janesville, Wis. — Cette maison exposait une collection très complète de porte-plume à réservoir d’encre (Foutain-Pen), de tous modèles et de tous prix, les plus ordinaires. cotés un dollar, les plus riches, recouverts d’une armature d’or tin, catalogués 100 francs ; généralement en celluloïd, parfois agrémentés d’une bague d’argent ou d’or, ou incrustés d’ornements d’argent, d’or, ces porte-plume se composent d’un tube cylindrique contenant de l’encre qui, par un dispositif spécial, s’écoule dans une plume d’or (pour qu’elle soit inaltérable) et dont la pointe est rendue presque inusable par l’adjonction d’une parcelle d’irridium.
- Un dispositif particulier, un tube incurvé à l’intérieur du réservoir d’encre et réduisant au strict minimum l’afflux de l’encre, constitue l’originalité des porte-plume de la maison Parker Pen C°.
- SCOTT PAPER C°, Philadelphie, Pa. — Cette maison expose des papiers de toilette, en blocs et en rouleaux, ainsi que tous les objets accessoires nécessités par la présentation au public de ses papiers.
- SHAN-WALKER C°, Muskegon, Mieh. — Cette maison présentait une très grande variété de cartonniers-classeurs, genre que les Américains paraissent affectionner tout particulièrement pour le classement méthodique de leurs papiers commerciaux et autres.
- Une grande quantité de cases numérotées, étiquetées, sont agencées dans le but de faciliter les recherches.
- Exposition de fort beaux meubles destinés à recevoir les divers classeurs présentés ; d’autre part, meubles fort décoratifs pour des bureaux commerciaux.
- SINGER Mfg. C°, New-York City. — La Singer Mfg C°, si connue dans les deux mondes, et qui présentait dans un autre Groupe ses machines à coudre, exposait dans le Groupe 28, des machines pour coudre, au fil de coton ou de lin, des brochures d’une épaisseur maximum de 10 millimètres.
- Une disposition spéciale permet de coudre, d’affilée, un grand nombre de brochures ; on les sépare ensuite les unes des autres d’un rapide coup de ciseaux.
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- Les points de couture sont distants de 1/4 de pouce à 1 pouce, à la volonté de l’ouvrier.
- Cette machine peut faire de 500 à 700 points à la minute et coudre de 5 à 7.000 brochures par jour.
- Cette couture au fil végétal présente sur la couture au fil métallique de grands avantages : souplesse, propreté, solidité.
- La Singer Mfg. C° exposait diverses autres machines de même principe, mais plus robustes et destinées à la couture des feuillets devant être reliés.
- UNION BAG and PAPER C°, New-York City. — Cette importante maison, dont le capital social est de 27.000.000 de dollars, possède dans les Etats du Nord 18 fabriques, dans lesquelles on produit tout ce que nécessite la fabrication du papier.
- La pulpe de bois provient d’immenses forêts situées sur les terrains que possède cette Société sur les rives de la rivière Hudson, où 8 usines hydrauliques, utilisant des chutes d’eau de 72 pieds, fabriquent quotidiennement 25.000.000 de sacs en papier.
- Une immense scierie, établie à Trois-Rivières (Canada), fonctionne continuellement et débite le bois destiné à la fabrication du papier ; une usine à Sandy-Hill produit le sulfate nécessaire à la transformation de la pulpe de bois en papier.
- L’Exposition de cette maison consiste en différentes sortes de sacs en papier, objet exclusif de sa fabrication. <->
- Deux cents brevets lui assurent le monopole de certaine disposition, très ingénieuse, qui lui permet de livrer un sac en papier s’ouvrant entièrement, sans plis et sans cassures.
- Un fond exactement rectangulaire assure au sac plein, la forme d’un cube parfait.
- Le prix de ces sacs, confectionnés en papier bulle, très résistant et très léger, destinés, aux besoins de l’épicerie, sacs d’une contenance approximative d’un décimètre cube, est de 0 fr. 50 le cent.
- UNITED STATES PLAY1NG GARD C°, Cincinnati, O. — Cette très * importante maison fabrique les cartes à jouer; fondée en 1861, elle emploie actuellement 2.500 personnes.
- Les objets exposés présentent une infinie variété de types, de cartons et de dessins.
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- Le tirage en est très soigné, les coins des cartons bruts ou dorés, le dos des cartes est souvent illustré d’une scène.
- Les prix marqués au catalogue de vente oscillent entre 1 fr. 25 et 3 fr. 75 le paquet de cartes à jouer.
- L. E. WATERMAN E°, New-York City. — Cette maison, qui expose divers modèles de porte-plume, dits « Stylographes », à réservoir d’encre, est une des plus importantes en ce genre.
- Etablie en 1884, elle a diverses succursales à Paris, Londres, Dresde, Chicago, Boston, San-Francisco.
- Elle a déjà remporté les plus hautes récompenses accordées à cette industrie, à Chicago en 1893, Paris 1900, et dans plus de 20 autres Expositions.
- Les porte-plume que cette maison expose se composent d’un tube en ébonite dont les diverses sections sont vissées les unes aux autres.
- L’une comprend un réservoir d’encre qui s’écoule par un fort ingénieux système, particulier à la maison L.-E. Waterman C° qui l’a fait breveter en 1889, système qui laisse, goutte à goutte, s’écouler l’encre sur une plume d’or, à pointe de platine ou d’irridium, plume, par conséquent, inoxydable et presque inusable.
- Les divers modèles de stylographes exposés rivalisent d’élégance et de richesse, depuis les plus simples, unis, jusqu’à ceux ornés d’incrustations d’argent et d’or.
- Comme accessoires, la maison expose de petites gaines de cuivre qui reçoivent le « stylographe » et le protègent dans la poche.
- Il est regrettable que la France ne présente rien d’équivalent dans cette branche de l’industrie, qui paraît prendre une extension chaque jour croissante.
- Le luxueux catalogue distribué par la maison L.-E. Waterman C°, fort original, tiré en quatre couleurs, rédigé en xers, était illustré d’humoristiques enluminures.
- WEBER E. C°, Philadelphie, Pa. — Cette maison fabrique et expose tout le matériel nécessaire aux arts du dessin et de la peinture, toiles à peindre, cartons et papiers à dessin, instruments de précision, compas, etc., accessoires pour pyrographie, couleurs en tubes et en pots, couleurs à l’huile et pour l'aquarelle, gouache, encres à dessin, pastels, fusain, etc. ; une série d’instruments fort ingénieux,
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- et servant au tracé pointillé des dessins par un système de roulettes ; un fil à plomb perfectionné supprimant les oscillations du pendule.
- WHITEHEAD and IIOAG G0, jNewark, N. —Cette maison très importante, qui emploie 1.000 ouvriers et ouvrières, présente les objets de sa fabrication, objets en celluloïd, exclusivement destinés à la publicité.
- Parmi ceux-ci, nous remarquons, notamment : des carnets de bal ; des bloc-notes à couverture illustrée ; des anneaux pour clefs avec étiquette celluloïd ; des pochettes destinées à renfermer divers feuillets : des timbres-poste, du taffetas médicinal ; des tablettes destinées à recevoir le tube d’un thermomètre ; des calendriers de poche (façon ivoire) ; des peignes; des perforateurs à cigares; des dessus de brosses; des médailles; des miroirs de poche; des capsules pour bouchons de liège ; des cure-dents ; des cure-ongles; des crochets à bottines; des mètres ; des timbres dateurs ; des dés à jouer; des boîtes à allumettes; des étuis à cigarettes ; des porte-plume ; des marques pour jeux; des papiers; des insignes de fête avec allégories; des épingles de cravate; des boutons, etc.
- Un catalogue illustré présente aussi très heureusement tous les produits de sa fabrication.
- ALLEMAGNE
- Max OTTO (successeur de G. Bormann), Berlin, C. 2. — Cette maison (antérieurement J. Steiner), qui revendique le titre de fournisseur du roi, existe depuis une centaine d’années.
- Déjà titulaire de prix et de médailles à de précédentes Expositions : Vienne 1873; — Berlin 1878 et 1879; —Melbourne 1888 ; — Chicago 1893; — Berlin 1895 (médaille de l’Etat de Prusse 1896), la maison Max Otto exposait des papiers pour peindre, copier et
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- GROUPE 28. — PAPETERIE 81
- calquer; des encres de Chine et divers types d’encres indélébiles; des couleurs à l’huile et à l’aquarelle ; des pastels, etc.
- Cette maison s’est spécialisée dans les fournitures pour artistes.
- A.-W. FABER, près Nuremberg (Bavière). — Cette maison, fondée en 1761, occupe plus de mille ouvriers. !
- Elle a des succursales à Berlin, à Paris (Noisy-le-Sec), à Londres, à New-York, à Geroldsgrün, à Newark.
- Elle utilise, dans ses importantes usines, une force motrice de 300 chevaux-vapeur.
- Jouissant d’une réputation universelle, la maison A.-W. Faber a déjà obtenu, à de précédentes Expositions, 20 médailles d’or et premiers prix.
- Elle obtint la plus haute récompense : Grand prix, à l’Exposition Universelle de Paris, en 1900.
- La maison Faber fabrique toutes sortes de crayons pour artistes, architectes, ingénieurs, pour bureaux et pour écoles; crayons à mines de plomb et de couleurs, porte-mine, etç.
- Elle expose aussi des instruments nécessaires aux dessinateurs : règles, équerres, té, échelles pour dessinateurs et règles à calculer, des encres de toutes sortes, encre de Chine, solide et liquide, gommes pour dessinateurs, en blocs et enchâssées dans des montures de bois, etc.
- Ferd. Emil. JAGENBERG, Dusseldorf-sur-Rhin. — Cette maison, qui exposait également dans le Groupe 24, présentait diverses machines nécessaires à la fabrication des cartonnages, des machines à coller, à relier, des machines utilisées pour la manipulation du papier.
- Alex. JUNKERS, Berlin, S. W. 13. — Cette maison, qui exposait des couleurs inaltérables pour la peinture artistique, s’est spécialisée dans la fabrication des couleurs normales à base minérale. Ses jieintures sont inaltérables à la lumière et aux intempéries.
- J. LANDAUER, Brunswick. — Maison fondée en 1852; succursales à New-York, Paris, Berlin, Bruxelles, Budapest, Hambourg,
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- Londres, Vienne ; déjà titulaire d’une médaille d’argent obtenue à l’Exposition de Paris 1900, quoiqu’elle exposât alors pour la première fois. La maison Landauer exposait diverses sortes de toiles pour reliure.
- MEYER KERSTING (propriétaire, Heinrich Kersting), Karlsruhe (Bade). — Cette maison exposait divers appareils et un crayon à « Pla-tine-Irid», pour l’exécution de travaux de pyrogravure.
- C. W. MOTZ C°, Berlin, W. Schoneberg. — Cette maison, fondée en 1880, fabrique des objets de quincaillerie, et, pour la papeterie, des punaises à dessin.
- Sa production est de 500.000 clous par semaine. C’est elle qui a inventé les clous d’acier d’une seule pièce qu’elle exporte dans tous les pays.
- Bernhard MUNZ, Nuremberg. — Cette maison, qui exploite ses propres inventions, s’est fait une spécialité des objets de papeterie de luxe.
- SACHSISCHE REISSZEUGFABRIK, F. E. HERTEL C°, Neu-Coswig-Dresden. — Cette maison fabrique et exposait des étuis de mathématiques de précision et pour écoliers, accessoires de tous prix et de tous systèmes.
- Paul SUSS A. G., Mugeln Dresde. — Cette très importante maison, qui occupe 500 ouvriers, est l’une des premières dans la spécialité qu’elle exploite : cartes postales, cartes de félicitations, etc. Elle exporte ses produits dans le monde entier et a déjà été récompensée à de précédentes Expositions, à Melbourne et à Leipzig.
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- GROUPE 28. — PAPETERIE
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- BELGIQUE
- Dans le Groupe 28, la Belgique était représentée par trois maisons :
- ANCIENS ETABLISSEMENTS F. MOMMEN C° Ltd, Bruxelles.— Cette maison exposait des fournitures en tous genres pour les beaux-arts, dessin, aquarelle, peinture, etc.
- BIEBMANS, LEONARD G0., Ltd, Turnhout. —- Cette très importante maison, au capital de 1.250.000 francs, occupe 500 ouvriers, fabrique des cartes à jouer de toutes sortes et pour tous pays. Sa production annuelle atteint trois millions de jeux : A déjà obtenu deux Grands prix à l’Exposition de Bruxelles 1897 (n’a pas exposé en 1900).
- UNION DES PAPETERIES C° Ltd, Bruxelles. — Très importante manufacture de papiers de toutes sortes, mais tout particulièrement de parchemins et de papiers à écrire.
- Cette maison produit quotidiennement 30.000 kilogrammes de papier parchemin.
- BULGARIE. — BRÉSIL. — ILE DE CEYLAN PORTUGAL. — NICARAGUA RÉPUBLIQUE ARGENTINE
- Ces pays n’exposaient pas d’articles de papeterie proprement dite ; diverses maisons exposaient en majeure partie des encres de toutes
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- sortes : commerciales, fixes, comumnicatives^noires, couleurs ; des cires à cacheter, des colles, etc. Ny,
- Cette Exposition, si elle présentait un coup d’œil séduisant, montrait que l’industrie de la papeterie et de ses accessoires n’est pas très développée dans ces contrées, tributaires des nations essentiellement productrices.
- CHINE ET JAPON
- C’est surtout dans l’Exposition des articles accessoires de la papeterie que brillaient ces deux pays qui n’avaient point manqué d’exposer ces inévitables objets sculptés qui symbolisent la patience et l’application de leurs ouvriers.
- Tous les articles de bureaux présentés sont plus ou moins ornés de ciselures, sculptures, ouvragés et ajourés, incrustés de nacre, d’ivoire ou d’os, crayons, coupe-papier, porte-plume, presse-papiers, prétexte à d’artistiques bibelots où s’affirme cet art aux formes et aux manifestations immuables.
- Le Japon se distinguait surtout par la quantité d’instruments de précision appliqués au dessin, ce qui tendrait à montrer que l’on n’est plus disposé, au Japon, à livrer cet art à la fantaisie parfois outran-cière des artistes.
- Parmi les instruments de précision : des pinceaux, des crayons, taille-crayons, papeterie diverse, bâtonnets d'encre de Chine, etc.
- o
- .. \.
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- Jury des Récompenses
- Le Jury qui décerna les récompenses au Groupe temps qu’aux Groupes 30, 31, 32, se composait de
- , en même
- MM. J.-C. Grogan. . . . • Alfred-C. Stein . . Albert-B. Lambert. Geo.-E. Bail . . .
- M. Weill.........
- Gustave Herz . . .
- Président,
- Secrétaire,
- Vice-président du Groupe 28,
- 30,
- 31,
- 32.
- Jury pour les Etats-Unis :
- MM. II.-B. B ÜRRONS. Walter-B. Frost. Geo.-H. Hazlitt. L. J. Mulford. Théo. Neuhaus.
- S. Geijsbeek.
- J. Vion Papin.
- MM. B. Thorp.
- B.-D. Williams. Prof. J. Herpel. Peter Alsted.
- Geo.-H. Kingsbury. Chas. Dexter Allen
- Jury pour Vétranger :
- MM. J.-J. Ardeshir P. Horti.
- Otto Lange.
- D. Percebois.
- MM. Franz Taeschner. S. Oamura.
- M. Lagani.
- • b
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- TABLE DES MATIÈRES
- GROUPE 24
- Admission des exposants. . Installation de l’Exposition Description de l’Exposition Jury des récompenses . .
- France .........
- Allemagne . . . Belgique ....
- Brésil..........
- Chine...........
- Cuba............
- Etats-Unis. . . .
- Italie..........
- Japon ..........
- Mexique.........
- Portugal ....
- Siam............
- Conclusions..............
- 9
- 11
- 13
- 15
- 15
- 24
- 25
- 26 27 27 27
- 29
- 30 35
- 35
- 36
- 37
- GROUPE 28
- Papeterie........................................................... 43
- x\dmission des Exposants.............................................. 45
- Installation de l’Exposition............................................ 47
- Description des Expositions............................................. 49
- France........................................................ 49
- Plumes métalliques. Porte-plume. Crayons. Porte-mine. Porte-
- crayon.......................................................... 49
- Crayons .......................................................... 50
- Cartes à jouer ................................................ . 52
- Cartonnages....................................................... 55
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Articles de bureaux et divers .... ...................... 58
- Toiles à peindre.................................................. 60
- Papeterie, reliure, maroquinerie, réglure......................... 62
- Registres......................................................... 63
- Récompenses aux collaborateurs de la Section française........ 69
- Quelques détails concernant les Expositions étrangères................ 71
- Etats-Unis................_.............................. 72
- Allemagne.................................................... 80
- Relgique..................................................... 83
- Rulgarie, Brésil, Ile de Geylan, Portugal, Nicaragua, République Argentine............................................. 83
- • Chine et Japon ............................................. 84
- Jury des récompenses...................... . ..................... 85
- 4 «H0 %
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