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Section française. Rapport du Groupe 7 [Enseignement des infirmes]
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- ExFOSITIOH IrïTERHflTIOMHLE
- de SsiriT -Louis iso^î
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- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES
- ® ® ®
- EXPOSITION INTERNATIONALE
- DE
- SflinT-LOUIS*
- 1901
- &
- SECTIOH FRANÇAISE
- RAPPORT
- DU
- GROUPE 7
- * * *
- M. LE DOCTEUR LÉOH MEUNIER
- RAPPORTEUR
- PARIS
- COMITÉ FRANÇAIS DES EXPOSITIONS fl L’ÉTRANGER Bourse de Commepce, pue da Louvre
- DiBUUI HEQUE
- DU CONSERVATOIRE NATIONAL des ARTS & MÉTIERS
- No du CatalogîîfJ^ /
- r ,:i ' Estimation ;
- VERMOT, ÉDITEUR
- 1907
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- GROUPE 7
- Enseignement des Infirmes
- ÉTABLISSEMENT POUR LES ADEUGLES ;
- ÉTABLISSEMENT POUR, LES SOURDS-MUETS ;
- ÉTABLISSEMENT POUR LES PAU0RES D’ESPRIT
- Les œuvres qui participèrent à cette Exposition furent groupées dans le Palais de l’Economie sociale. Elles obtinrent les récompenses suivantes :
- Médailles d’or
- Association Valentin-Haüy pour le bien des Aveugles, 31, avenue de Breteuil.
- Institut départemental des Sourds-Muets et Sourdes-Muettes de la Seine (Asnières).
- Médaille d’argent
- Mlle L, Mulot, directrice de l’Ecole Maternelle d’Aveugles, Angers
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- ASSOCIATION MLENTIN-RACY
- POUR LE BIEN DES ADEEGLES
- Cette Association date du 28 janvier 1889, mais elle ne fut reconnue d’utilité publique que le 1er décembre 1891.
- Son siège est à Paris, 31, avenue de Breteuil.
- Cette Société, véritable centralisation de tout ce qui a trait aux aveugles, s’occupe non seulement des aveugles français, mais encore de ceux de l’étranger.
- L’Association présente un immense champ d’action et voici les principales œuvres qu’elle embrasse :
- a) Dans les grands centres, elle fait distribuer par milliers : les Conseils aux meres, pour éviter Vophtalmie des nouveau-nés ;
- b) Elle prépare ou soutient les publications ou périodiques destinés aux aveugles :
- Le Valentin Haüy.
- Le Louis Braille.
- La Revue Braille.
- Ces journaux sont rédigés en points en relief ; outre le service régulier de ces périodiques, l’Association les distribue gratuitement en deuxième ou troisième lecture à un grand nombre d’aveugles pauvres.
- La Bibliothèque Braille, fondée en 1884, ouverte plusieurs fois par semaine, fournit aux aveugles, des livres en lecture, moyennant un cautionnement de 5 francs. Elle possède environ 15,000 volumes qui sont également mis à la disposition des aveugles de province.
- L’œuvre s’occupe de la partie intellectuelle et de la vie matérielle des aveugles.
- L’Association paie, avec ses bourses, les frais d’instruction et d’apprentissage des enfants. Elle procure à l’aveugle un métier et des commandes. Elle a créé un atelier d’apprentissage pour les femmes, un atelier pour la fabrication des sacs en papier.
- Enfin, à Chillv-Mazarin (Seine-et-Oise), l’Association a fondé une
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- GROUPE 7.
- ENSEIGNEMENT DES INFIRMES
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- école pour les jeunes filles aveugles et arriérées physiquement et intellectuellement, la seule école de ce genre qui existe en France.
- Le chiffre des patronnés de l’Association atteint 5,200.
- En 1904 le chiffre des dépenses fut de 150.780 fr. 85 et celui des recettes de 146.476 fr. 75.
- Le capital social est de 881.473 fr. 50.
- Tous ces chiffres ainsi que les graphiques exposés à Saint-Louis, font nettement ressortir l’évolution ascendante de l’Association Valen-tin-Haüy.
- INSTITUT DÉPARTEMENTAL
- des
- SOURDS-MUETS ET SOURDES-MUETTES DE LA SEINE ASNIÈRES, PRÈS PARIS
- Fondé en 1893 par le Conseil général de la Seine, l’Institut départemental des Sourds-Muets et Sourdes-Muettes, admet gratuitement, dès l’âge de 4 ans, les enfants sourds-muets, de nationalité française, dont les familles sont domiciliées depuis deux ans au moins dans le département de la Seine (Paris et Banlieue).
- Sous l’active impulsion de son organisateur et directeur, M. G. Baguer, l’Institut d’Asnières a rapidement progressé, comme l’indique la statistique suivante :
- ÉLÈVES PRÉSENTS
- 1894
- 1895 1897
- 1899
- 1900 1905
- 80
- 109
- 170
- 200
- 220
- 320
- L établissement compte donc actuellement 320 élèves, dont 180 garçons et 140 filles.
- Il comporte trois sections distinctes formant cinq quartiers :
- 1° Garçons et filles de 4 à 7 ans (école maternelle), l Garçons de 7 à 13 ans (école primaire).
- | Garçons de plus de 13 ans (école primaire et professionnelle).
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- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- ( Filles de 7 à 13 ans (école primaire).
- 3° ] Filles de plus de 13 ans (école primaire, ménagère et profes-f sionnelle.
- L’enseignement, donné par la méthode orale pure, comprend :
- 1° La parole articulée et la lecture sur les lèvres ;
- 2° L’instruction primaire ;
- 3° L’apprentissage d’une profession.
- Un Comité de patronage, présidé par M. Léon Bourgeois, s’occupe de faciliter le placement des élèves à leur sortie de l’Etablissement.
- Chaque année, depuis 1897, 6 à 8 élèves obtiennent le certificat d’études primaires après examens écrits et oraux subis dans les mêmes conditions que les élèves entendants-parlants des écoles publiques.
- 11 eût été intéressant d’envoyer à Saint-Louis des cahiers scolaires permettant de montrer la marche des études et le développement intellectuel que les jeunes sourds-muets peuvent acquérir.
- Le peu de place dont on disposait ne l’a pas permis.
- A plus forte raison, on a dû renoncer à présenter des objets fabriqués par les garçons ou par les filles soit comme travail manuel, éducatif, soit comme exercices méthodiques d’apprentissage.
- La moitié de la surface murale était recouverte par un tableau de 1 m. 40 x 1 mètre, fixant par de superbes photographies les éléments de l’art subtil de la lecture sur les lèvres. A l’Institut d’Asnières, comme du reste dans la plupart des grandes Ecoles de Sourds-Muets, les élèves sont instruits par la parole et pour la parole, c’est-à-dire que tout l’effort des professeurs a pour but de rendre au muet l’usage de la parole et d’apprendre au sourd à lire la parole sur les lèvres de ses interlocuteurs.
- Ce tableau, où l’on retrouve l’aspect de la physionomie pour chacune des voyelles et pour chacune des consonnes de la langue française, a été longuement admiré.
- En dessous, un panneau de huit photographies, dont quatre pour les classes, et quatre pour les ateliers d’apprentissage, initiait le visiteur à' la vie habituelle des élèves.
- Enfin, un pupitre supportait un exemplaire de chacun des principaux ouvrages publiés par l’Etablissement, soit pour l’instruction des sourds-muets, soit pour la vulgarisation des connaissances physiologiques ou pédagogiques qui permettent d’entreprendre utilement l’éducation des enfants anormaux. f
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- GROUPE 7. -- ENSEIGNEMENT DES INFIRMES
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- MADEMOISELLE MULOT, FONDATRICE DE L’ÉCOLE DES JEUNES ADECGLES D’ANGERS
- MIle Mulot, après avoir passé 25 ans à enseigner des enfants voyants, a fondé et dirigé depuis 15 ans, à Angers, une Ecole de Jeunes Aveugles.
- De cette double existence, Mlle Mulot a déduit une méthode d’éducation et d’instruction pour les aveugles, tendant à se rapprocher de celle des voyants. C’est ainsi qu’elle repousse Vécriture en points qui isole des voyants l’aveugle tant isolé déjà. Dans son école, elle enseigne l’écriture normale : pour arriver à ce résultat, elle emploie un guide stylo graphique qui permet aux aveugles d’être lus de leurs amis, tout en leur laissant la possibilité de se lire entre eux. Il leur permet aussi de se présenter aux examens publics communs aux voyants, sans besoin d’intermédiaire.
- Nous devons ajouter que pour la correspondance directe entre parents et amis, il donne également l’avantage aux aveugles de lire eux-mêmes les lettres qu’on leur adresse et que les parents peuvent écrire eux-mêmes. Il suffit qu’ils écrivent droit comme notre ronde et de la grosseur de 6 %. 004 avec un crayon, en plaçant leur feuille blanche sur un papier buvard ; en appuyant un peu, ils feront sur le papier buvard une dépression qui se traduira en relief sur la feuille blanche, relief que l’aveugle lira facilement.
- Toute l’éducation et l’enseignement de l’enfant aveugle, par Mile Mulot, tend donc à ce double but :
- 1° Education de l’enfant par des moyens pratiques et attrayants (géographie par la sphère, arithmétique par des figures) ;
- 2° Permettre a l’aveugle de se mêler le plus possible à la vie des voyants, en leur donnant une même culture intellectuelle.
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