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Section française. Rapports du jury international. Groupe 57. Soies et tissus de soie
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- PXu. Êl^-ST
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1904
- ” LOU1SIANA PURCHASE EXPOSITION A SAINT-LOUIS (Missouri). — Etats-Unis d’Amérique
- RAPPORTS
- DU JURY INTERNATIONAL
- Groupe 5-j
- SOIES ET TISSUS DE SOIE
- PPORTS
- PRÉSENTÉS PAR
- M. Émile CARRIÈRE, membre du Jury
- RAPPORTEUR DU COMITÉ DES SOIES
- M. Etienne CHARBIN, vice-président du Jury
- RAPPORTEUR DU COMITE DES TISSUS DE SOIE
- LYON
- A. 11EV & C‘“, IMPRIMEURS-ÉDITEURS
- 4, RUE GENTIL, 4 1905
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- SECTION DES SOIES
- RAPPORT PRESENTE AU NOM DU COMITE DES SOIES
- PAU
- M. Émile CARRIÈRE, membre du Jury
- RAPPORTEUR
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- INTRODUCTION
- C’est une vérité déjà vieille et plus particulièrement confirmée depuis ces dix dernières années que l’intervention des fabriques de soieries américaines, toujours croissante et désormais décisive sur l’ensemble du marché mondial des soies, est devenue prépondérante pour certaines provenances d’Italie et, notamment, pour toutes celles du Japon, à ce point qu’on pourrait dire, aujourd’hui, de Yokohama et de New-York qu’ils tendent à devenir les deux pôles de l’axe du monde soyeux !
- Au risque d’une redite, en effet, il suffira de rappeler que, dans la dernière période décennale, il n’est pas une crise qui n’ait été aggravée ou causée en partie par l’abstention des fabriques d’outre-mer, et pas une campagne réputée prospère où l’Amérique n’ait apporté un sérieux et déterminant contingent d’activité.
- La crise de 1893 et les périodes ingrates de 1896 et 1900 justifieraient, au besoin, cette assertion, tout aussi bien que, dans un sens plus favorable, les années 1895, 1899 et 1902 la confirment, sans parler de la campagne actuelle. Et il n’est pas jusqu’au récent chômage d’une grande partie des métiers américains, en 1903, 1904, au moment même où, par suite des gelées, prédominait partout, en Europe, une impression de rareté, qui, en réagissant de façon désastreuse sur les provenances directement tributaires de leurs emplois et, par répercussion, sur l’ensemble
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- des marchés soyeux, n’ait ainsi démontré toute la part d’influence désormais acquise au grand marché américain.
- Il semblerait donc que, dès le début, le projet d'une nouvelle Exposition aux Etats-Unis ait dû exercer une attraction réelle sur tous ceux que fascine le Nouveau-Monde, surtout dans ces milieux soyeux lyonnais dont les initiatives hardies ont fait partout leurs preuves, en Amérique comme ailleurs.
- Il n’a fallu rien moins toutefois que le dévouement plein d’aménité du Président du Comité Lyonnais, l’honorable M. Henri Bertrand, et toute l’expérience du secrétaire-administratif M. J.-B. Pey, dès longtemps rompu aux détails et aux difficultés des Expositions, pour mener à bien, avec le précieux concours financier et l’appui moral de la Chambre de commerce de Lyon, l’œuvre du Comité des Soies et Soieries françaises.
- L’éloignement pour les uns, puisqu’aux fatigues de la traversée devaient s’ajouter celles d’un long voyage à travers l’Amérique et dans un centre peu indiqué, semblait-il, comme favorable à l’expansion des industries de la soie; certains souvenirs de Chicago pour les autres; pour tous, la crise qui sévissait sur la soie à la veille même de l’Exposition, en France comme en Italie, autant de raisons, d’obstacles même qui rendaient particulièrement laborieuse l’entreprise du Comité lyonnais.
- Mais combien en ont été récompensés plus tard ceux qui n’ont pas craint d’affronter le voyage par l’inoubliable accueil du jury américain et la réciprocité d’égards qui n’a cessé de régner dans le Jury International.
- Aussi, avons-nous tenu, au seuil même de ce compte rendu, après un premier hommage légitimement dû à M. le Président Alfred Picard, délégué du Gouvernement français ainsi qu’à M. le Député Gérald, commissaire général-adjoint, à acquitter une dette de reconnaissance envers nos honorables collègues américains qui restent, désormais, pour nous de précieux amis. Et c’est au nom du Jury français tout entier que nous renouvelons à M. Franklin Allen, notre ancien collègue du Jury de
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- 1900, et le très autorisé Président du Jury International du Groupe 5y à Saint-Louis, ainsi qu’à la « Silk Association of America » dont l’hospitalité est à la hauteur du gigantesque « Building » qui l’abrite, l’expression de notre gratitude et du plus cordial souvenir !
- Ganges (Hérault), i5 février 1905.
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- RAPPORT DU JURY INTERNATIONAL
- Du Groupe 57
- SECTION DES SOIES
- CHAPITRE PREMIER
- ADMISSION DES EXPOSANTS
- Le Comité du groupe se constitua définitivement à Lyon, en septembre 1903, à la suite de la visite de M. Emile Dupont, Président de la Section Française à l'Exposition de Saint-Louis.
- Il fut composé de :
- MM. Bertrand (Henri), fabricant de soieries,
- Carrière (Emile), filateur de soie,
- Charbin (Etienne), fabricant de soieries,
- Forest (Gabriel), — —
- Poncet (Louis), — —
- Descher,
- Tronel,
- Atuyer,
- Antoine (Emile), filateur de soie,
- Bélinac (Albert), fabricant de soieries,
- Béraud (J.), — —
- Giron (E.), — —
- Guigou (Joseph), — —
- Hesse (Edouard), marchand de soie,
- Laguionie (Gustave), négociant en soieries,
- Trompàrent (Albin), moulinier en soies.
- Les fonctions de secrétaire-administratif restant confiées à M. J.-B. Pey.
- Dès la fin de décembre igo3, le recrutement des exposants était
- Président, Vice-Président,
- Trésorier, Secrétaire, Rapporteur,
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- clôturé, comprenant, en ce qui concerne la soie exclusivement, vingt et une maisons ainsi réparties :
- 17 pour les départements : Ardèche, Drôme, Gard, Hérault, appartenant à F Union des Filateurs et des Mouliniers français de Valence (Drôme). Ces dix-sept exposants groupés en collectivité pluri-nominale à récompense unique.
- 1 pour Privas ;
- 2 pour Paris;
- 1 pour la Presse soyeuse (le Bulletin des Soies et des Soieries) de Lyon.
- Total : 21 Exposants pour la Section des soies du groupe 57 i.
- 1 Conformément aux précédents de l’Exposition universelle de 1900, les produits de cellulose dénommés « soie artificielle » furent maintenus dans la classe des produits chimiques, groupe 23. C’est ainsi que nous n’avons pas à rendre compte, ici, de la remarquable exposition de la Société anonyme de la soie de Chardonnet de Besançon.
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- PALAIS DES INDUSTRIES DIVERSES Entrée principale sur l’Esplanade Saint-Louis.
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- CHAPITRE II
- INSTALLATION DES EXPOSITIONS
- Le Comité d’admission fut donc en mesure de se transformer, immédiatement, en Comité d’installation; et, dès janvier 1904, sa composition et son bureau restant les mêmes, ses membres furent convoqués à Paris pour arrêter, d’accord avec le Comité français des Expositions à l’Etranger, les mesures à prendre en vue d’organiser l’exposition des soies et soieries.
- Trois réunions du Comité furent tenues à cet effet à la Bourse de Commerce où furent discutées et arrêtées les conditions d'agencement général de la salle et d’installation particulière des vitrines. M. Chevallier, entrepreneur, fut déclaré adjudicataire sous la direction et le contrôle de M. J. de Montarnal, architecte diplômé du Gouvernement.
- Le Comité lyonnais, suivant l’usage et les précédents, ayant pris en charge et à forfait l’exécution complète de l’installation des expositions de soies et soieries, nous n’avons pas à fournir dans le présent rapport uniquement consacré aux Soies grèges et ouvrées, les détails de budget et d’aménagement qui seront traités par ailleurs par la classe des Soieries. Mais nous ne saurions nous dispenser, en ce qui nous concerne, d'une expression de gratitude bien due à la Chambre de Commerce de Lyon pour l’aide efficace apportée par sa subvention à l’entreprise du Comité.
- Nous devons rappeler, en outre, qu’en raison de l’espace limité et du coût exceptionnel des expositions en Amérique, autant que pour concourir à l’effet d’ensemble, l’Union des Filateurs et Mouliniers français dont les dix-sept exposants formaient plus des cinq sixièmes de l’exposition totale des soies françaises, accepta d’être installée au centre de la salle et dans un passage, ce qui nécessita l’adoption d’un kiosque hexagonal qui fut d’ailleurs du meilleur effet.
- Ceci dit, et avant d’aborder la partie technique de ce rapport, en
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- nous conformant d’ailleurs à l’ordre établi par M. le Rapporteur Général, nous croyons devoir à nos lecteurs (à supposer qu’il s’en trouve pour d’aussi arides publications !) une petite vue d’ensemble du « World’s Fair » de 1904.
- Si pour les Expositions universelles françaises, à la portée de tous, et que chacun a pu visiter, un exposé de ce genre eût été oiseux, il n’en est peut-être pas de même en ce qui concerne l’Amérique. Au cas où nous commettrions ainsi quelque infraction au programme que nous nous appliquerons d’ailleurs à suivre de notre mieux, nous souhaitons qu’on nous la pardonne en faveur de notre désir de faire voir, même d’une façon très imparfaite, quelque chose de tout ce qu’il nous a été donné d’admirer à Saint-Louis.
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- CHAPITRE III
- DESCRIPTION DE L’EXPOSITION
- A 5 milles ouest environ du centre de l’immense agglomération, sans grand caractère, qu’est la cité de Saint-Louis, à l’extrémité de Forest-Park, c’est-à-dire en pleine campagne, mais dans une série de sites heureusement choisis pour mettre en relief, par les accidents du terrain, la diversité des constructions de leur « World’s Fair» gigantesque, les créateurs de la « Louisiana purchase Exposition » installèrent, en forme d’éventail, le plus grandiose assemblage de monuments et de palais de staff qu’on se soit encore risqué à construire pour un usage aussi éphémère.
- Au sommet d’un plateau ondulé dominant l’ensemble et dans une position rappelant assez bien celle du Trocadéro sur les hauteurs de Passy, s’élevait le dôme central de la salle des fêtes dont la masse ornementée, mais un peu lourde, portait en fronton, un riche portique avec vasque d’où s’épanchait sur de larges gradins la nappe d’eau destinée à alimenter le grand bassin et les canaux sillonnant l’Exposition.
- Des deux côtés de ce dôme, deux élégantes colonnades à jour découpaient sur le ciel leur courbe gracieuse et les hautes silhouettes de statues allégoriques représentant les différents Etats de FUnion. Des pentes gazonnées, parsemées de statues et de monumentaux lampadaires, dévalant en amphithéâtre jusqu’aux eaux du vaste bassin, formaient à ce motif central un socle de verdure où de puissants jets d’eau entretenaient une perpétuelle fraîcheur.
- C’est de là qu’à l’instar des branches d’un éventail, rayonnaient trois grandes avenues encadrant, avec les boulevards transversaux, les principaux palais par des alternances de pièces d’eau et de jardins. Et s’il manquait à cet ensemble déjà fort remarquable par lui-même le cadre incomparable que Paris seul, par ses monuments, peut prêter à une Exposition universelle, il faut tout au moins reconnaître que ce
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- qui fut créé là, en pleine forêt et de toutes pièces, ne manquait point d’une véritable grandeur.
- Par les belles journées de septembre, prélude de P « Indian Summer », l’été indien si vanté et si lumineux en ces climats, alors que le couchant dorait cet amoncellement d’architecture ; ou bien quand, au crépuscule, s’allumaient à la fois, comme par un enchantement soudain, des milliers de lampes électriques dessinant en lignes de flamme les coupoles, les hauts campaniles aux clochetons variés et les interminables colonnades surmontées de groupes colossaux flamboyant sur les portiques ; lorsque, tour à tour embrasé de feux alternés blancs et rouges, le pavillon central apparaissait, éblouissante féerie, dans son majestueux hémicycle de statues, au-dessus des cascades étincelantes, tandis que, plus bas, dans les avenues spacieuses, éclairées d’une lumière adoucie, la courbe illuminée des ponts se reflétait sur les eaux tranquilles sillonnées en silence par de coquets canots électriques et, tout près, parmi les pelouses, des musiques distribuées jusqu’à la vaste esplanade Saint-Louis faisaient retentir l’hymne national aux accents de cantique, on ne pouvait, en vérité, se défendre d’un sentiment d’admiration, d’émotion même, au spectacle d’une œuvre aussi largement conçue que magnifiquement exécutée.
- Une réserve pourtant ; à Saint-Louis où l’on paraît s’être préoccupé surtout du caractère architectonique, fort imposant du reste à l’extérieur, il ne semble pas qu’on ait toujours réussi à ménager, à l’intérieur, un éclairage aussi rationnellement distribué qu’à Paris en 1900. Ce fut le cas, du moins, au Palais des Manufactures, pour la partie affectée à l’Exposition de la Soie dont nous avons, maintenant, à traiter :
- Le Salon des Soies et des Soieries françaises situé dans la partie nord-est des « Manufactures », à droite immédiatement de la principale entrée, ouvrait, à l’extérieur, sur le boulevard par deux portes en façade; à l’intérieur, il communiquait par deux ouvertures correspondant aux premières avec les Salons de la Couture parisienne. Cette disposition, heureuse par la proximité du tissu et des confections delà haute mode, avait néanmoins l’inconvénient de reléguer la soie et la soierie dans la partie la moins bien ajourée du Palais. Ceci dit pour expliquer, en même temps, la défectuosité de quelques-unes des photographies annexées à ce compte rendu.
- Les soies françaises placées au milieu du Salon lyonnais se divisaient en deux parties :
- Au centre, sur les six faces d’une grande vitrine hexagonale, se
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- développaient, sur un riche fond de peluche, les dix-sept expositions groupées de l’Union des fîlateurs et mouliniers français.
- Vis-à-vis et des deux côtés de la porte d’entrée étaient installées les trois expositions individuelles.
- UNION DES FILATEURS ET DES MOULINIERS FRANÇAIS
- Cette association fondée à Valence en 187.4 constitue, encore aujourd’hui, le principal groupement de la filature en France, car elle compte parmi ses membres les plus importants producteurs de la Drôme, de l’Ardèche, du Gard, du Vaucluse et de l’Hérault.
- De même qu’en 1893, pour l’Exposition Colombienne1 de Chicago, l’Union de Valence avait organisé et pris à sa charge, pour la majeure partie des frais, l’exposition collective de ceux de ses adhérents qui avaient accepté de participer à l’Exposition de Saint-Louis.
- Dans son remarquable travail, comme rapporteur des soies à Chicago, le regretté Auguste Chabrières évaluait la production annuelle totale des adhérents à l’Union de Valence, à cette époque, à :
- Soo.ooo kilos de soies grèges, et 2.000.000 — de soies ouvrées,
- avec 26.000 ouvriers occupés environ.
- Ces chiffres nous paraissent plutôt susceptibles de quelque réduction; néanmoins, à l’heure actuelle, le Syndicat de Valence reste encore un des plus considérables pour la soie en France.
- On en jugera par l’énumération ci-après, bien qu’un cinquième à peine des membres de FUnion ait pris part à l’Exposition de Saint-Louis :
- MM. Antoine (Alfred) et Cie, fîlateurs à Alais (Gard).— Maison fondée en 1872.
- Spécialité de soies grèges de tissage pour la fabrique américaine.
- 1 II est à remarquer que, pour leurs Expositions universelles, les Américains ont toujours tenu à commémorer quelque grand anniversaire national. En 1876, à Philadelphie, c’était le centenaire de la déclaration de l’Indépendance proclamée à Philadelphie même le 4 juillet 1776. En 1893, à Chicago, c’était le quatrième centenaire de la découverte de l’Amérique. Enfin, en 1904, à Saint-Louis, c’était le centenaire de la cession de la Louisiane aux Etats-Unis parla France, en i8o3.
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- Production annuelle : 25.ooo kilos; 3oo ouvrières. — Médaille d’or, Paris 1900.
- Mme Armandy (Vve G.) et Cie, 2, quai de Retz, à Lyon. — Maison fondée en i85o.
- Usines à Taulignan (Drôme) et à Senago (Italie). -
- Mouliniers et importeurs ; une des plus importantes maisons pour la production des ouvrées asiatiques : 25o à 280 000 kilos ouvrées par an ; 2.5oo ouvriers; Grand Prix, Paris 1900.
- M. Azémard (S.), filateur-moulinier, à G anges (Hérault). — Maison fondée en 1840.
- „ Production annuelle : 6.000 kilos grèges; 5.000 kilos ouvrées;
- i5o ouvriers.
- MM. BÉRENGER (E. et M.), à Livron (Drôme). — Maison fondée en i845.
- Production annuelle : 10.000 kilos ouvrées; 25o ouvrières. — Médaille d’or, Paris 1900.
- M. Blanchon (Louis), à Saint-Julien-en-Saint-Alban (Ardèche). — Maison fondée en 182 5.
- Production annuelle : 8.000 kilos grèges ; i5.ooo kilos ouvrées; 25o ouvriers. — Grand prix, Paris 1900.
- MM. CHABERT (J.) et Cie, à Chomérac (Ardèche). — Maison fondée en 1835.
- Production annuelle: 4^.000 kilos grèges; i5o.ooo kilos ouvrées; 1.600 ouvriers. — Grand prix, Paris 1900.
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- MM. Chapelle père et fils, à Tournon (Ardèche). — Maison fondée en i83o.
- Production annuelle: 3oo ouvriers.— Médaille d’argent,Paris 1900.
- M. Clavel (L.), à Ganges Hérault). — Maison fondée en 1886.
- Production annuelle : 10.000 kilos grèges ; 5.000 ouvrées ; 200 ouvriers.
- M. CoMBIER (Joseph), à Livron (Drôme). — Maison fondée en 1891. Production annuelle : 3.000 kilos grège ; 80 ouvriers.
- M. FoUGEIROL (A.), aux Ollières (Ardèche). —Maisonfondée eni83o.
- Soies grèges et ouvrées de France, Bengale et Canton. Production annuelle : 20.000 kilos grèges; 35 à 40.000 ouvrées ; 7 à 800 ouvriers. — Hors concours, Président du jury, Paris 1900.
- M. Giraud (Gaston), à Vais (Ardèche). — Maisonfondée en 1895.
- Soies grèges et ouvrées. Production annuelle directe : 45.000 kilos; à façon : 5o.ooo kilos ouvrées. — Hors concours, Membre du jury, Paris 1900.
- M. JuRUS (F.), à Allex (Drôme), — Maison fondée en 1872. Soies grèges; 26 ouvriers.
- MmeRoçâiER (Vve) et M. RlOT (A.), à Viviers (Ardèche). — Maison fondée en 1864.
- Soies grèges et ouvrées; i5o ouvriers.
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- M. Rozeron (A.), à Bourg-de-Péage (Drôme). — Maison fondée en i865.
- Soies grèges ; 4» ouvriers.
- Société anonyme des usines Saint-Joseph, à Montboucher (Drôme). — Maison fondée en 1840.
- Soies grèges et ouvrées; 200 ouvriers.
- M. Violés (A.), à Bollène (Vaucluse). — Maison fondée en i8a3. Soies grèges; 55 ouvriers.
- Plus :
- MM. CARRIÈRE (Emile et Paul), fdateurs-mouliniers à Ganges (Hérault). — Usines à Ganges, Peyre-Grosse, Saint-André-de-Majencoules (Gard). — Maison fondée en 1718.
- Production annuelle : 20.000 kilos grèges ; 10.000 kilos ouvrées ; 5oo ouvriers. — Hors concours, Membre du jury, Paris 1900. (Bien que participant à l’Exposition collective de l’Union de Valence, cette Maison était également hors concours à Saint-Louis, l’un de ses membres faisant partie du jury.)
- EXPOSITIONS INDIVIDUELLES
- MM. Boutet frères et Cie, 52, rue Bergère, Paris. — Usines à Tau-lignan et en Italie. — Maison fondée en i85o.
- Soies grèges et ouvrées de toutes provenances ; 45o ouvriers occupés dans leurs propres usines; 5oo ouvriers dans les usines qu’ils occupent à façon. — Grand prix, Paris 1900. (Cette maison était également hors concours à Saint Louis, l’un de ses membres faisant partie du jury.)
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- de l'Union des Filaleurs et Mouliniers Français de Valence (Drôme)
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- M. Hesse (Edouard), 35, rue du Caire, Paris — Maison fondée en 1856.
- Soies grèges et ouvrées ; 25o ouvriers. — Hors concours, Membre du jury, Paris 1900.
- M. TROMPARENT (Albin), moulinier en soies, à Privas (Ardèche). — Maison fondée en 1868.
- Ouvraisons en tous genres ; 7 à 800 ouvriers occupés. — Médaille d’or, Paris 1900.
- Bulletin des Soies et des Soieries, Organe international de Vin-dustrie de la Soie, Revue hebdomadaire Lyonnaise, fondée en 1877.
- Rédacteur en chef fondateur : M. Marius Morand. — Médaille d’Or, Paris 1900.
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- EXPOSITIONS ÉTRANGÈRES
- Les soies des sections étrangères concourant à former le groupe se trouvaient réparties dans différents Palais, aux « Manufactures », aux « Industries diverses », et même aux « Arts libéraux ». Mais les deux principales expositions, celles de l’Italie et du Japon, les seules vraiment intéressantes, étaient installées dans le Palais des Manufactures, non loin par conséquent des soies françaises.
- Quant aux spécimens sans grande importance exposés par l’Allemagne, la Belgique, la Bulgarie, la Hongrie, la Chine et le Sianr, ils se trouvaient un peu partout, puisqu’on n’avait pu leur attribuer un classement méthodique nulle part ; et, par suite, il fallait des heures de recherche pour les découvrir.
- Italie. — C’est une justice à rendre à nos voisins et amis d’au delà des Alpes, qu’ils entendent la mise en valeur et savent présenter leurs produits avec un art consommé. Ainsi, pour leur exposition des Soies et celle des Soieries dont la dernière assurément ne comportait, pour ses tissus, aucune comparaison possible avec les magnificences des Salons lyonnais et stéphanois, ils avaient trouvé le moyen par un groupement harmonieux, presque grandiose, de produire un maximum d’effet dans la galerie encombrée des multiples produits italiens.
- Disposées en travers d’un immense hall du Palais des Manufactures dont elles occupaient toute la largeur, trois grandes vitrines, imitation vieux chêne, d’un genre très sobre, surélevées par un socle d’où elles dominaient l’ensemble de l’Exposition italienne, forçaient l’attention des visiteurs en leur barrant, en quelque sorte, le passage.
- L’exposition des Soies établie au centre, dans une double rangée de compartiments à pupitres adossés, de hauteur moyenne, s’appuyait, à ses extrémités, à deux hautes vitrines monumentales où l’on avait disposé, d’un côté, les Soieries de Côme et, de l’autre, en pyramide, les filés variés de la puissante Société de schappe « la Novara ».
- Largement éclairé grâce à cette position transversale et à l’absence
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- ENSEMBLE DE L EXPOSITION DES SOIES ITALIENNES
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- de tout vélum, l’ensemble des trois corps de vitrine qu’on pouvait contourner à l’aise pour examiner, en détail, les Soies dans chaque compartiment séparé, produisait un très bel effet.
- Un large cartouche artistiquement disposé, surmontant la ligne des vitrines des Soies, portait, sur ses deux faces, d’intéressants tableaux statistiques de l’Association du Commerce et de l’Industrie de la Soie en Italie.
- Pourquoi faut-il que la photographie, en mettant tout au même plan dans cette forêt de bois dont se composaient les charpentes des Palais de Saint-Louis, donne aux gracieuses statuettes qui soutiennent ce beau cartouche Papparence de machinistes plaçant un décor sous les frises d’un théâtre ?
- Nous reviendrons sur cette intéressante Exposition et sur les vingt et une Maisons qui la composaient dans le chapitre spécial des récompenses.
- Japon. — C’est un des attraits des Expositions internationales, en rapprochant les peuples les plus éloignés, de faire passer sans transition et sans fatigue, dans l’intérieur du même Palais, d’une civilisation à l’autre. En quittant la monumentale Italie, nous voici donc dans le tout menu et gracieux Japon. De minuscules arbustes aux formes bizarres, dans leurs potiches, marquent l’entrée du Salon des Soieries japonaises dont l’exposition des soies occupe le centre et la plus large place. Puis, sur le pourtour des vitrines latérales, très sobres, aux frontons quadrillés de fines baguettes de bambous, toute une série de tableaux laqués représentant un à un les épisodes de la production séricicole :
- Un vrai « chemin de la Soie » !
- Et comme pour mieux marquer la différence avec l’Europe aux soies jaunes, toute la gamme des blancs — rien que des blancs! — miroitant dans les vitrines où sont symétriquement disposées, en paquets, les soies grèges aux marques fantastiques de l’empire du Soleil Levant.
- Ah ! les\ Japonais ont fait grand, surtout dans l’exposition de leurs soies. On sent bien qu’ils sont, ici, le client favori et qu’ils s’efforcent de le rester. Nous n’irons certes pas jusqu’à dire que, pour nos soies jaunes d’Europe, ils représentent le péril blanc, car il y a place pour tous en Amérique, mais nous devons bien reconnaître et signaler qu’ils sont fortement implantés et ont su accomplir un sérieux effort en vue
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- de montrer, par leur exposition, tout le prix qu’ils attachent à leur clientèle américaine.
- Entrons un peu dans le détail puisqu’aussi bien la chose en vaut la peine. Un personnel empressé d’ailleurs, présent à toute heure, est toujours prêt à fournir tous les renseignements, le sourire aux lèvres.
- Dans les quatre rangées de vitrines parallèles, près de 1000 kilos de soies grèges, avec plus de i5o exposants représentés.
- Si nous reproduisons cette dernière formule un peu vague, c’est qu’à un moment les Jurés japonais eux-mêmes, à cause des nombreux exposants, en avaient presque perdu le compte.
- Les soies sont présentées en paquets, sous leurs marques respectives et dans la forme et le paquetage où elles sont usuellement livrées au commerce. De la sorte, malgré le nombre considérable des exposants dans une salle unique, l’œil peut embrasser rapidement l’ensemble et reconnaître aisément les différents « chops » sous leur marque d’origine.
- Chaque production est représentée par trois paquets de soie dont deux en vitrine et un en réserve; et les marques les plus variées, dragons, guerriers à deux sabres, soleils rutilants, étendards, volcans, nains et « mousmés », aigles et tortues de mer, fleurs et fruits, toute la flore et toute la faune du Nippon, dans leurs formes bizarres et leur violent coloris, s’étalent avec ordre parmi les quatre rangées de vitrines et se retrouvent non moins méthodiquement reproduites dans un riche recueil des marques de fabrique correspondantes largement distribué.
- Nous avons eu la curiosité, en parcourant ce recueil en forme d’album où sont relatés le nombre de bassines, la production annuelle de chaque groupe d’usines et la date de fondation de chaque maison, de faire un classement par ancienneté; sur i5o maisons, 90 environ, représentant 51.794 bassines, n’ont pas encore vingt ans d’existence, tandis que plus de 5o datent du lendemain de la guerre sino-japonaise, c’est-à-dire de dix ans à peine. On peut juger, par là, du développement rapide des filatures dans cette période toute récente.
- Quant aux 145.510 bassines dont les produits étaient exposés, plus des deux tiers filent exclusivement à destination de l’Amérique.
- Nous compléterons d’ailleurs ces indications dans le chapitre consacré plus loin à la statistique séricicole des principaux pays producteurs, devant nous borner, ici, conformément aux prescriptions du Rapporteur général, à une description succincte des Expositions étrangères.
- Il nous paraît également superflu de nous étendre sur les procédés de fabrication des filatures japonaises. Les usines dites « à l’Euro-
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- péenne », comme leur nom l’indique, emploient des procédés identiques à ceux en usage en France et en Italie puisque, jusqu’à ces dernières années, le matériel de la plupart des filatures du Japon sortait de chez les constructeurs français ou italiens.
- Allemagne. — Une seule exposition, celle de la soie artificielle de la Glanzstoff-Fabriken près Elberfeld. Le Jury du groupe 57 avant attribué à la classe 23 toutes les expositions des produits de cellulose, nous n’avons pas à en rendre compte non plus que pour la Belgique qui exposait divers spécimens de produits analogues, mais peu importants.
- Bulgarie. — Les Ecoles d’agriculture de l’Etat de Sadovo et Yratza exposaient quelques flottes de soie blanche et jaune.
- Chine. — Spécimens insignifiants de soies inférieures et de déchets de soie ne méritant pas d’être mentionnés pour un pays qui, à lui seul, produit peut-être autant de soie que tout le reste du globe. La Chine, cette fois, nous paraît avoir outré la fameuse neutralité dont on a parlé si souvent ces temps derniers !
- Hongrie. — Beaux échantillons de cocons jaunes très bien présentés, mais point suffisamment en rapport avec le développement rapide de la sériciculture dans ce pays où la récolte annuelle des cocons est passée de 2.507 kilos en 1879 à 1.707.205 kilos en 1903, tandis que la production de la soie grège s’élevait de 166 kilos en 1879 a 114.000 kilos en 1903.
- Siam. — Spécimens informes de soie grossière sans aucun intérêt .
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- CHAPITRE IV
- JURY DES RÉCOMPENSES
- Le Jury international de la classe 67 (Groupe VIII) se constitua, le 2 septembre, en présence de M. Milan H. Hulbert, « Ghiefof Department of Manufactures ».
- BUREAU
- MM. Allen (Franklin), Expert spécial agent Silk Division of
- Manufactures of the Gensus Office; Certified Public Accountant of the State of New-York; Secretary of the Silk Association of America ». Member of the Chamber of Commerce of New-York, président...................États-Unis.
- Ciiarbin (Etienne), des manufactures de velours et peluches J.-B. Martin, 19, place Tolozan, à Lyon, vice-président ..................... ..........................France.
- Piva (Gelestino), de la maison Givernaud frères, membre de la Chambre de commerce italienne de New-York et de la Silk Association of America, 71, Greene Street,
- New-York, secrétaire............................... . Etats-Unis.
- Le bureau constitué, le Jury, vu le nombre considérable des Exposants (511 pour l’ensemble de la classe 57) décida, en conformité de ce qui s’était pratiqué à Paris, en 1900, de se diviser en deux sections, l’une pour les Soies et l’autre pour les Soieries.
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- — 23 —
- JURY DE LA SECTION DES SOIES
- MM.
- Çhairman . . . Singleton (George), moulinier en soies, à
- Dover (New-Jersey).................
- 1er vice-chairman. Paladini (E.), marchand de soies, importeur, membre de la Chambre de Commerce Italienne de New-York, 29, Greene Street.
- 2e — Carrière (Emile) (de la maison Emile et
- Paul Carrière), filateur desoie à Ganges (Hérault), vice-président de l’Union des filateurs et mouliniers français et de la Chambre de commerce de Montpellier ; membre de la Commission permanente des valeurs de douanes.............
- Secrétaire . . . Mototaro Adachi, expert du Gouvernement
- à la Condition des soies de Yokohama, attaché au Commissariat Impérial du Japon à l’Exposition de Saint-Louis .
- MEMBRES :
- MM. Boutet (Georges) (de la maison Boutet frères et Cie), 22, rue Bergère, Paris, ancien membre de la Chambre de commerce de Paris.................................
- Crooks (E.-F.), de Belding Brothers & C°, fabricants de soies à coudre à Northampton (Massachusets) .
- Griswold Dolsox (John) (de la maison William Ryle
- & C°), 54, Howard St, New-York................
- Klotz (Henry-D.), moulinier en soies, Larchmont Ma-nor, New-Jersey...............................
- Su Shiu Tih, marchand de soie, Shanghaï.........
- Washburn (F.-A.), suppléant de Geo. P. Richardson, soies à coudre, 184, Adams St,Chicago III .
- États-Unis.
- Italie.
- France.
- Japon.
- France.
- États-Unis.
- États-Unis.
- États-Unis.
- Chine.
- États-Unis.
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- JURY-DE LA SECTION DES SOIERIES
- MM. Allen, Charbin et Piva formant, déjà, le Bureau du groupe, plus :
- Chairman . . MM. Wadsworth (Joseph), fabricant de soieries, Paterson (New-Jersey). . . . Etats-Unis.
- Vice-chairman. Nicholson (J.-O.), fabricant de soieries,
- Ashfield, près Macclesfîeld . . Grande-Bretagne.
- Secrétaire . . Gargan (Henri-Lucien), importeur de
- soieries, membre de la Chambre de commerce française de New-York . . Etats-Unis.
- MEMBRES :
- MM. Ballow(A.-E.), de la maison Nugent, Dry Goods, Saint-Louis, Mo......................................................
- Forest (Georges), de la maison J. Forestet Cie, fabricants de rubans à Saint-Etienne (Loire)........................
- Johnston (Robert), de la maison Scruggs, Vanderwoort & Barney, Dry Goods à Saint-Louis., Mo...................
- Lotii (Henry-A.), de la maison Joseph Loth & C°, fabricants de rubans, 65, Greene street New-York . .
- Mercein (Daniel-S.), directeur de Y American Silk Journal, New-York............................................
- Post (Fred.-E.), soieries................................
- Schülze (Paul), conservateur du Musée royal de tissus et directeur de la Seide, à Gréfeld.........................
- Sugawa (S.), soieries....................................
- Weidmann (Jacob), teinturier en soies à Paterson (New-Jersey) .................................................
- Siam.
- France.
- États-Unis.
- États-Unis.
- États-Unis.
- États-Unis.
- Allemagne. Japon.
- États-Unis.
- Au total, 25 membres titulaires composant le Jury international ainsi répartis :
- Etats-Unis............................... i4
- Allemagne. . i
- Chine..................................... i
- A reporter. . ... 16
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- 25
- Report.
- France .............
- Grande-Bretagne.
- Italie..............
- Japon .......
- Siam................
- 16
- 4
- i
- 1
- 2
- I
- Total
- 25
- OPÉRATIONS DU JURY
- Le 5 septembre, le Jury s’assembla en séance plénière sous la présidence de M. Franklin Allen, à l’effet de fixer l’ordre et la méthode de ses travaux. Pour simplifier, il fut convenu que le Jury de chacune des deux sections examinerait séparément les expositions le concernant et qu’après une série de visites générales les notes attribuées à chaque exposant seraient discutées et définitivement arrêtées en réunion générale par l’ensemble du Jury. *
- Le règlement adopté pour la classification fut celui prescrit par l’article XXVI du règlement général savoir :
- Médaille de bronze . . . 60 à 74 inclusivement
- Médaille d’argent. . y5 à 84 -
- Médaille d’or .... 85 à 94 —
- Grand Prix 95 à 100 —
- Quant aux récompenses à accorder aux collaborateurs, chaque section du Jury fut laissée libre de faire les propositions qu’elle jugerait convenables, sans dépasser un maximum de io collaborateurs par exposant e| en se conformant aux précédents de 1900 à Paris où la récompense à décerner aux collaborateurs devait être d’un degré immédiatement inférieur à celle obtenue par les chefs de maison.
- Le Jury tint régulièrement deux séances par jour, matin et soir, du 5 au i5 septembre, soit un total de vingt séances.
- 4
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- TABLEAU GÉNÉRAL
- DES RÉCOMPENSES DÉCERNÉES PAR LE JURY DE LA SECTION DES SOIES
- Classe 57
- EXPOSANTS COLLABORATEURS
- Nombre 1 des Exposants ' Hors Concours Grands Prix | Médailles d’Or | Médailles j d’Argent 1 Médailles 1 de Bronze Non récompensés Total des Lauréats 1 Grands Prix \ Médailles d’Or j Médailles \ d’Argent ^ Médailles 1 de Bronze 1 ! Totaux j
- Etats-Unis1. . . . I » 1 » » » » I » » » )> »
- Allemagne .... i » » I )) )) » I )> » )) » ï>
- Belgique I » )) )) )) » I » » )> » )) »
- Bulgarie 2 » » » 2 » » 2 » » » )> ))
- Chine 2 » )> )> 2 » » 2 » » » » »
- France2 6 2 2 2 )) » )) 4 )> i3 i4 44
- Hongrie ..... i )) )) X )) )> » I )> » » )) »
- Italie 22 I 9 9 2 I )> 21 )> 5 2 )) 7
- Japon OO » i4 33 82 89 » 168 )) 3 8 11 22
- Siam I )> )) )) 1 » » I » » )> » ))
- 2o5 3 26 46 89 4o 1 201 )) 21 24 28 73
- 1 La Silk Association of America reçut un Grand Prix pour ses publications de statistiques.
- 2 Les 16 exposants de VUnion, tivité. de Valence, ne figurent, ici, que pour une seule unité en collée-
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- EXAMEN DES EXPOSANTS
- Conformément aux précédents, nous nous bornons à rappeler pour chaque pays les principaux exposants.
- ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE
- GRAND PRIX
- « Silk Association of America », vaste association fondée à New-York en 187a, qui réunit l’élite des Industriels et des Négociants en soies et soieries américains et dont les publications et les statistiques sont universellement appréciées.
- FRANCE
- HORS CONCOURS
- MM. Boutet frères et Cie, 22, rue Bergère, Paris.
- Carrière (Emile et Paul), Ganges (Hérault).
- GRANDS PRIX
- Collectivité de l’Union des Filateurs et des Mouliniers français.
- Participants
- MM. Antoine Alfred et Cie, soies grèges, à Alais (Gard).
- Armand y (Veuve G.) et Ci8, soies ouvrées à Lyon.
- Azêmard (Samuel), grèges et ouvrées, à Ganges (Hérault).
- Bérenger (E. et M.), grèges et ouvrées, à Livron (Drôme).
- BlanchOn (Louis), grèges et ouvrées, à Saint-Julien-en-Saint-Alban (Ardèche).
- Ciiabert (J.) et Cie, grèges et ouvrées, à Chomérac (Ardèche). Chapelle père et fils, grèges et ouvrées, à Tournon (Ardèche),
- Clavel (L.), grèges et ouvrées, à Ganges (Hérault).
- Combier (Joseph), grèges et ouvrées, à Livron (Drôme).
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- MM. Fougeirol (A.), grèges et ouvrées, aux Ollières (Ardèche).
- Giraud (Gaston), grèges et ouvrées, à Vais (Ardèche).
- Jurus, grèges, à Allex (Drôme).
- Rociiier (Veuve) et A. Riot, grèges, à Viviers (Ardèche).
- Rozeron, grèges, à Bourg-de-Péage (Drôme).
- Société anonyme des usines Saint-Joseph, grèges et ouvrées, à Mont-boucher (Drôme).
- Violés (A.), grèges, à Bollène (Vaucluse).
- M. Hesse (Edouard), soies ouvrées, 35, rue du Caire, Paris.
- MÉDAILLES D’OR
- Bulletin des Soies et des Soieries, à Lyon.
- M. Tromparent (Albin), soies ouvrées, à Privas.
- ALLEMAGNE
- Vereinigte Glanztoffabriken, Eiberfeld, soies artificielles, Médaille d'or.
- HONGRIE
- Royal Hungarian Inspectorats of Sericicultura Szegszard, soies grèges et cocons, Médaille d'or.
- ITALIE
- HORS CONCOURS
- MM. Boutet frères et Cie (membres du jury), Paris et Italie.
- GRANDS PRIX
- Associazione dell’Industria e del Gommercio delle Sete in
- Italia, tableaux statistiques..............Milan,
- Associazione Italiana Confezionatori Seme Bachi. . . . Milan.
- Societa Filatura Cascami Seta di Novara, schappes, grand
- prix, Paris 1900..................................Milan.
- Societa Anonyma cooperativa, Stagionatura el assagio delle Sete e affini, tableaux statistiques, grand prix, Paris
- 1900............................................ Milan.
- La Ditta Ausano Lazzaroni & Go, soies, médaille d’or,
- Paris 1900
- Milan.
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- 29 —
- MM. Carlo Gerli, soies.......................................Milan.
- Dubini (F.) & Co, soies, grand prix, Paris 1900. . . Milan.
- Cavadini (Noémi) & Co, soies, grand prix, Paris 1900. Milan.
- Natale Frova, soies....................................Milan.
- Pi va Sigismondo, soies................................Milan.
- MÉDAILLES D’OR
- MM. Banfi, Bernardo & Lorenzo, soies.....................Milan.
- Societa anonyma Stagionattra delle Sete A. Oriani & Co. Milan,
- MM. Cramer (E.) & Co, soies . •..............Milan.
- De Vecchi (Massimo), soies, or, Paris 1900 . . . . Milan. Dozzio, Giovanni et figlio, soies, argent 1900 . . . Milan.
- Frizzi (A.) & Co, soies, or 1900...................Milan.
- Gadda (E ) & Co, soies, or 1900....................Milan.
- Gianzini (A.).........................................Chignolo-Pô.
- Giambarini (Antonio), soies, & 1900................Bergame.
- Marchetti (Carlo), soies, argent 1900..............Milan.
- Pedroni fili fu Lisiade, soies, argent 1900 .... Milan.
- Regia Stazione bacologica . ..........................Padoue.
- MM. Spasciani (E.) & Co, soies...........................Milan.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- MM. Deudi (Pietro), soies ....
- Ginoulhiac Mariton & Co, soies
- Garfagna, soies...........
- Rebuglio Attilio fu Giuseppe, soies
- MÉDAILLES DE BRONZE
- MM, Semenza (A.) & Co, soies...................... Milan.
- Total des récompenses accordées à l’Italie dans la section des soies avec 1 hors concours; 10 grands prix; i3 médailles d’or; 4 médailles d’argent ; 1 médaille de bronze.
- JAPON
- GRANDS PRIX
- Gunze Seisiii Kaisha.
- Ito K.
- . . Montevarchi.
- . . Bergame.
- Colentino (Marches). . . Crémone.
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- Kawano*
- Katakura et G0.
- Kenshiboseki KK.
- Koyeiquan.
- OsAWAKUMI.
- Rokkoscha.
- Sanin Seiski Gaisciia.
- SoSKIKWAN.
- UsuiSHA.
- Yonago Silk G0.
- Yonezawa.
- En sus de ces i3 grands prix, le Japon a reçu 36 médailles d’or; 82 médailles d’argent; 3g médailles de bronze; total 170 récompenses dans la section des soies.
- Nota. — Subsidiairement, nous devons rappeler, en ce qui concerne le Japon, une motion de M. Mototaro Adachi, membre du Jury du Groupe 5j, expert du Gouvernement Japonais à la Condition des soies de Yokohama, tendant à établir que tout ballot de soie partant du Japon à destination de l’Amérique soit préalablement conditionné et muni du bulletin afférent à cette opération. Ceci, dans l’intérêt réciproque des producteurs japonais et des acheteurs américains.
- Cette motion fut adoptée à l’unanimité par le Jury, dans sa séance du 9 septembre.
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- VUE D ENSEMBLE DE L EXPOSITION DES SOIES DU JAPON
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- CHAPITRE V
- CONCLUSIONS
- A la longue énumération qui précède force nous est bien d’ajouter encore quelques réflexions, un rapport n étant pas un simple procès-verbal; et, s’il n’y a pas de Rapport sans conclusions, tout rapport comporte aussi un peu de statistique. Sur ce point, nous serons particulièrement réservés, nous abritant d’autorités reconnues. En matière de chiffres, en effet, il n’est que prudent de se souvenir du fameux plat de langues qu’Esope déclarait le meilleur de tous... et le pire! Et comme on en pourrait dire autant de certaines statistiques, nous éviterons d’abuser des chiffres, ne serait-ce que pour les mieux retenir.
- Tout est dit, d’ailleurs, sur la statistique séricicole de nos jours depuis les beaux travaux d’assemblage de M. Marius Morand pour l’Exposition de 1900, jusqu’aux publications annuelles si documentées de M. Gaspard Crétin au nom de l’Union des marchands de soie de Lyon, sans oublier celles de la maison Chabrières, Morel et Cie, qui font autorité sur la matière. Et puisque, au début de cette étude, nous avons été amenés à signaler le rôle prépondérant de l’Amérique et du Japon comme détenant les records respectifs de la consommation et de la production visibles de la soie, nous nous bornerons, après avoir rappelé les statistiques générales les plus récentes, à mettre en lumière cette double marche ascendante particulièrement manifestée pour ces deux pays à l’Exposition de Saint-Louis.
- Pour fixer les idées et établir une certaine suite dans les quelques documents statistiques annexés à ce rapport, nous avons pensé ne pouvoir mieux faire que d’emprunter à MM. Chabrières, Morel et Cie la méthode par eux adoptée en 1902, sous la seule modification de quelques chiffres, résultant, soit de certaines différences dans les récoltes depuis 1902, soit de réduction dans la consommation intérieure du Japon et de la Russie par suite de la guerre, soit enfin de l’accroissement considérable de la fabrication des soieries aux Etats-Unis.
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- Le tableau de la Production de la soie, dans le monde, et de sa Consommation paraît donc s’établir en 1904-1905 comme suit :
- PRODUCTION CONSOMMATION
- kilos kilos
- Suisse 5o.ooo Suisse 1.600.000
- Espagne 80.000 Espagne 200.000
- Autriche-Hongrie . 3oo.ooo Autriche-Hongrie . 700.000
- Russie et Caucase . . . 400.000 Russie et Caucase . . 1.000.000
- Syrie »t Chypre .... 400.000 Syrie et Chypre . . . 100.000
- Brousse 5oo 000 Brousse 40.000
- Péninsule des Balkans . 5oo.ooo Péninsule des Balkans. 10.000
- France . . .... 620.000 France 4.000.000
- Perse et Turkestan. . . 1.100.000 Perse et Turkestan. . 95o.ooo
- Inde et Indo-Chine . . . 2.100.000 Inde et Indo-Chine. . 2.000.000
- Italie. ...... 4.900 000 Italie 1.000.000
- Japon 1 7.800.000 Japon 2.400.000
- Chine l5.2O«.O0O Chine 8.5oo.ooo
- Algérie-T unisie-Maroc. 3oo.ooo
- Angleterre 800 000
- Allemagne 2 900 000
- Etats-Unis 7.5oo.ooo
- 34.000.000 34.000.000
- A défaut de données rigoureuses, au moins en ce qui concerne l’Asie, le tableau ci-dessous et le graphique ci-contre fournissent par leur résumé un moyen mnémotechnique d’en retenir les principaux résultats.
- Actuellement :
- L’Europe produit de 6 à 7 millions et consomme autour de i3 millions.
- L’Asie produit environ 27 millions et consomme autour de i3 1/2 —
- L’Amérique qui ne produit pas de soie consomme .... 7 1/2 —
- d’où il paraît résulter que VEurope consomme, en soie, le double de ce qu'elle produit, l'Asie produit, en soie, le double de ce qu'elle consomme !
- Toutefois le précédent tableau ne pouvant fournir que des évaluations forcément très vagues quant à la consommation intérieure de l’Inde, de la Chine et du Japon, c’est-à-dire en ce qui concerne la production réelle de l’Extrême-Orient, il nous semble indispensable de donner, complémentairement, le tableau, plus usuel d’ailleurs, limité
- 1 Le Japon d’après certains documents récents, dont nous n’avons pu contrôler les chiffres, produirait 9 millions de kilos minimum (Mission du Ministère du commerce à l’Exposition d’Osaka, 1903).
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- — 33
- aux exportations pour l’Extrême-Orient et dont l’ensemble indique la quantité de soies mises, chaque année, à la disposition des fabriques de soieries d’Europe et d’Amérique.
- CONSOMMATION
- PRODUCTION
- Etats-Unis
- Consommation
- Europe
- Production
- 1 millions
- EUROPE
- Consommation
- 15 millions
- ASIE
- Production
- ASIE
- Consommation
- 15 millions 72
- 27 mi Hi
- Nous le faisons précéder du relevé des moyennes quinquennales des vingt-cinq dernières années afin de donner une idée de la progression des récoltes mondiales pendant le dernier quart de siècle.
- MOYENNE DES RECOLTES MONDIALES DEPUIS 1881
- Les chiffres adoptés pour l’Extrême-Orient restant ceux de l’Exportation
- (d’après les statistiques de Y Union des Marchands de Soie de Lyon).
- 1881 à i885 ................ . 9.438.000 kilos.
- 886 à 1890 .... . . . . 11.600.000
- 891 à 1895 .... . . . . i5.295.000
- 896 à 1900 .... . . . . 17.053.000
- En 1901 . . . . 19.229 000
- ; En 1902 .... . . . . 18.764.000
- 4 En 1903 .... . . . . i8.i35.ooo
- En 1904 .... . . . . 20.268000
- Dans la période ci-dessus, ainsi qu’il résulte de ce tableau, la récolte universelle a doublé. Gomme il est intéressant de suivre la marche proportionnelle de la récolte pour chaque pays, nous donnons, ci-après,
- 5
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- le détail de la moyenne des récoltes d’il y a vingt ans en regard de celle de 1904.
- Moyenne de 1881 à 1885
- I France ......................
- g \ Italie........................
- d j Espagne ......................
- Autriche-Hongrie.............
- Totaux .................
- Brousse .....................
- Syrie et Chypre..............
- Salonique-Andrinople . . .
- Bulgarie-Serbie-Roumanie . .
- Grèce et Crète................
- Caucase................. .
- Perse et Turkestan ....
- Totaux..................
- Chine Exposition de Shanghaï .
- — — de Canton .
- Japon — de Yokohama.
- Indes — de Calcutta. .
- Totaux .................
- Totaux généraux............
- kilos de soie 631.000 2.760.000 86.000 i53.000
- 3.63o.ooo
- 140.000 235.5oo 101.000 »
- i8.5oo
- 205.000
- 700.000
- 2.448.000 894.000 1.36o.ooo 406.000
- 5 108 000
- 9.438.000
- 1904
- Estimation
- provisoire
- kilos de soie 625.000 4 900.000 77.000 3i5.000
- 5.917.000
- 5oo.ooo
- 470.000
- 230.000
- 140.000
- 60.000
- 36o.ooo
- 426.000
- 2.186.000
- 4.35o.ooo 2.100.000 5.535.000 180.000
- 12.165.000
- 20.268.000
- Dans les vingt dernières années où les récoltes mondiales ont ainsi doublé, les 11 millions d’augmentation se répartissent comme il suit :
- 2.000.000 kilos Italie
- 1.000.000 —
- 600.000 —
- 3.400.000 — 4.000.000 —
- 11.000.000
- Levant Asie centrale, Chine,
- Japon,
- soit 70 0/0 augmentation
- soit 200 0/0 —
- soit 100 0/0 —
- soit 3oo 0/0 —
- A titre de documents, nous joignons deux tables décennales représentant la production de la soie grège en France et en Italie pen-dant les dix dernières années 1895 à 1904.
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- — 35 —
- Pour la France, les chiffres sont extraits des statistiques officielles des Ministères du Commerce et de l’Agriculture.
- Pour VItalie, nous reproduisons ceux que vient de publier l’Asso-ciazione delVIndustria e del Commercio delle sete de Milan.
- PRODUCTION DE LA SOIE GRÈGE EN FRANCE 489S-1904
- années COCONS RÉCOLTÉS EN FRANCE SOIES PRODUITES EN COCONS NATIONAUX SOIES PRODUITES EN COCONS ÉTRANGERS PRODUCTION TOTALE (COCONS ÉTRANGERS COMPRIS)
- oo CJ1 9.3oo.727k 725.954k092 70.679k198 796.633k29o
- 1896 9.3i8.765 775.187 37i 60 424 358 835 611 729
- 1897 7.760.l32 759.114 644 86.273 928 845.388 572
- 00 G* 00 6.893.o33 671.586 478 147.347 362 818.933 835
- 00 <0 <0 6.993.339 564.993 206 204.933 8i5 769.927 021
- 19°° 9.180.404 587.036 140 185.480 260 772.516 400
- I901 8.45i.839 675.154 740 84.962 5io 760,117 25o
- tg°z 7.286.541 685.459 140 123.649 990 809.109 i3o
- i9°3 5.985.481 552.346 56o 204.074 600 756.421 160
- 1904 7.825.485 574.877 793 m.712 507 736 590 3oo
- 78-995-74ôk 6.571.710ki59 1.329.538k528 7.901 248k687
- PRODUCTION DE LA SOIE GRÈGE EN ITALIE 189S-1904
- ANNÉES COCONS RÉCOLTÉS EN ITALIE SOIES PRODUITES EN COCONS NATIONAUX SOIES PRODUITES EN COCONS ÉTRANGERS PRODUCTION TOTALE (cocons ÉTRANGERS COMPRIS)
- GO 56.ooo.oook 4.269.800k 835.200k 5.io5.oook
- 1896 55.000.000 4.117.4°° 842.600 4.960.OOO
- 00 49.000.000 3.890.500 509.5oo 4.400,000
- 00 <0 00 53.ooo.ooo 4.oo3.200 73i.800 4.735.000
- i899 56.ooo.ooo 4.528.5oo 571.5oo 5.100.000
- 1900 57.000.000 4.535.800 604.200 5.140.000
- 1901 53.5oo.ooo 4.290.000 770.000 5.060.000
- 1902 r 56.000.000 4 477•000 963.000 5.44°000
- 1903 44.100.000 3.526.000 1.009.000 4.535.000
- i9°4 56.760.000 4.900.000 775.000 5.675.000
- 536 .000.000k 42.538.200k 7.611.800k 5o.iSo.oook 1
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- Il ne nous reste, après ces données générales sur la production de la soie qu’à fournir un état succinct de la marche de la consommation aux Etats-Unis telle qu’elle résulte des tableaux officiels publiés annuellement par le Bureau des statistiques du Département du Commerce et du Travail à Washington depuis i865. Cet exposé nous est facilité du reste par les publications aussi remarquables que méthodiques faites, chaque année, par M. Franklin Allen au nom de la Silk Association of America et mises gracieusement par l’auteur à notre disposition.
- Comme on le verra par les chiffres ci-dessous, les importations de soies grèges aux Etats-Unis qui représentent exactement la consommation des fabriques de soieries de ce pays (l’Amérique ne produisant pas de soie) sont passées, en moins de quarante ans, de i3o.ooo kilos à 7.500.000 kilos. C’est là une marche industrielle qu’on peut bien qualifier de prodigieuse. En voici les étapes :
- IMPORTATIONS DES SOIES GRÈGES AUX ÉTATS-UNIS
- Années fiscales i" juillet au 3o juin
- i865 132.000 kilos (fin de la guerre de
- 1870 265.000 — la Sécession).
- 1875 àoo.ooo —
- 1880 1.160.000 —
- i885 i.55o.ooo — | Bill Mac Kinley.
- 1890 ...... 2.65o.ooo —
- 1895 ...... 3.620.000 —
- 190° 5.120.000 —
- i901 4.i5o.ooo —
- 5.740.000 —
- i9°3 6.200.000 —
- i9°4 5,745.000 —
- et au 3o juin igoà 7.500.000 —- minimum sont pré-
- vus1 pour la campagne actuelle.
- Il résulte donc du tableau ci-dessus que, dàns une période de quarante années, la consommation est passée de 1 à 60 et qu’elle a quintuplé dans les vingt dernières années, dei885 à 1905, sous l’influence des tarifs protecteurs.
- 1 Les statistiques officielles donnent, pour 1904, un total de 7.509.836 kilos de soies consommés du ier janvier au 3i décembre. Ce chiffre sera probablement dépassé dans la campagne de juin à juin.
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- Voici maintenant, toujours d’après notre ami M. Franklin Allen, comment se répartissent, pour la consommation américaine, les différentes importations de soies qui l’alimentent :
- Japon ... 54, 7 0/0
- Chine ... 26, 7 0/0
- Italie . . . i5, 4 0/0
- France ... 3, 0/0
- Inde 0/0
- 100, 0/0
- Pour la France, les importations de soies aux Etats-Unis comprennent, en très grande majorité, des Japons, Chine, Tussah et quelques Brousse, les soies de France ou des Cévennes n’y figurant que pour une faible part.
- Voici enfin, pour clôturer ces statistiques et comme pendant indiqué au tableau de la consommation américaine, un relevé sommaire des importations de soies grèges du Japon aux Etats-Unis. Avant 1874, le Japon n’avait pas encore importé directement des soies en Amérique. C’est exactement en 1875 qu’eurent lieu les premiers envois de Yokohama à Paterson et à New-York. Voici donc l’espace parcouru dans cette période de trente années :
- IMPORTATIONS DIRECTES DE SOIES GRÈGES DU JAPON AUX ÉTATS-UNIS
- Années fiscales 1=' juillet au 3o juin
- 1875 . . 6.940 kilos,
- 1880 . . 324.710 —
- i885 . . 962.000 —
- 1890 1.108.000 —
- *895 . . 1.721.800 —
- 1896. ...... 1.795.000 —
- i897 . . 1.579.000 —
- 0i898 2.406.000 —
- rtf i899 . . 2.052.000 —
- 7 *9°° 2.160.000 —
- *9°* 2.IlS.OOO —
- 1002 2.817 000 —
- *9°3 2.995.000 —
- et au 3o juin 1904 . . 3.068.000 —
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- Il va sans dire que, pour la campagne actuelle, au 3o juin 1905, qui paraît devoir réaliser, pour l’Amérique, le chiffre le plus élevé de sa consommation jusqu’à ce jour, on prévoit une augmentation nouvelle de l’importation du Japon qui serait aussi la plus forte connue. C’est ainsi que se réaliserait, cette année, le double record dont on est si fier à New-York.
- En présence de ces chiffres et de cette double constatation : d’une part, l’accroissement rapide de la consommation des fabriques de soieries américaines, de l’autre, le développement quasi parallèle de l’importation des soies du Japon aux Etats-Unis lesquelles paraissent, momentanément, se faire équilibre et se suffire l’une à l’autre, on pourrait n’être pas sans appréhension au sujet de l’avenir de nos importations de soies de France proprement dites sur ce marché.
- Telle n’est pourtant pas l’impression que nous rapportons d’un trop court passage à New-York. Sans doute on y est plus que jamais aux soies du Japon et d’Italie1; mais, si l’on s'y passe à peu près de nous, c’est que nous avons, nous filateurs français, trop négligé peut-être l’Amérique. Nous nous sommes mutuellement perdus de vue; voilà tout! — Tout au plus resterait-il contre nous quelque présomption de cherté peu justifiée d’ailleurs, dans une campagne comme la présente où le Japon, par exemple, est resté constamment au-dessus des cours de la soie de France.
- Une autre raison de nature à nous rassurer c’est qu’il s’agit, ici, d’une matière première et qu’en dépit de tous leurs efforts les Américains ne paraissent pas devoir acclimater sérieusement la sériciculture aux Etats-Unis. S’ils n’ont pu réussir, malgré les primes gouvernementales et les encouragements de toutes sortes avec le mûrier « multicaulis » il y a soixante ans, alors que le prix de la soie était double de sa valeur actuelle, comment espérer pour eux, ou redouter pour nous, qu’ils parviennent, pratiquement, à faire du cocon à 3 francs ou de la grège autour de 4°> aujourd’hui que nous sommes rivés à ces prix par la nécessité même de l’emploi, sous peine de voir la consommation se réduire dès que cet étiage est sensiblement dépassé?
- La sériciculture ne saurait être chose américaine (donnons-en tout de suite le motif dans sa forme la plus banale), parce qu’elle est, de son essence, un « gagne-petit »; et surtout, parce que ce n’est pas en la
- 1 3.000.000 kil. soies du Japon, en 1903 I sur une consommation totale de 900.000 —^ soies d’Italie, — j 6.200.000 kil. en 1903.
- En 1904, où l’Amérique a consommé 7.009.836 kil., ces quantités ont dû augmenter proportionnellement.
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- traitant en grand, c’est-à-dire, en procédant par l’élevage industriel en éducations importantes qu’on y pourra jamais mieux réussir. C’est là, croyons-nous, l’impossibilité à laquelle se heurtera toujours le génie américain.
- Par contre, malgré un échec récent, à Philadelphie, on pourra faire, en Amérique, de la soie artificielle comme ailleurs, un jour peut-être plus qu’ailleurs, puisque les Américains ont tout ce qu’il faut pour produire ce nouveau textile.
- Mais hâtons-nous également de le dire, c’est en Amérique aussi qu’on exige et qu’on apprécie les meilleures grèges, parce que, incessamment sollicités à la production intensive à cause de la cherté de la main-d’œuvre, les industriels, mouliniers ou fabricants de tissus, réclament du fil de soie toutes les aptitudes à supporter des vitesses au moulinage et au métier dont nous n’avons guère idée en Europe.
- De là, sans aucun doute, le maintien de titres généralement plus fermes que dans les emplois similaires d’Europe ; et nous ne serions pas éloignés de penser, en ce qui concerne le Japon, que c’est là aussi une des causes de l’énorme accroissement de ses soies redévidées.
- S’il nous était donc permis d’exprimer un conseil pratique, c’est sur le dévidage et la pureté du fil que devrait porter l’effort principal de tous ceux qui visent ou désirent s’attacher la clientèle américaine.
- Si donc, en restant cantonnés sur le point de vue spécial de ce rapport, nous estimons la lutte possible pour la soie de France, il nous reste à examiner pourquoi la France ne s’est pas fait une part plus considérable dans cette consommation toujours croissante des Etats-Unis.
- Ce n’est point question de qualité ; les grèges des Cévennes réussissant très bien en concurrence des soies italiennes et restant pourvues de toutes leurs qualités natives pour les tissus teints en fil et spécialement en noir. L’exiguïté de notre production nationale, certaine timidité par excès de prudence sur un marché comme New-York qui reçoit aujourd’hui près de 4° pour ioo de la production universelle nous ont insuffisamment préparés à suivre le marché américain dans son essor. Et, faute d’organisations assez nombreuses, nous n’avons eu, de ce jnarché, que la répercussion de son activité et le bénéfice du vide produit par son aspiration puissante sur les marchés de production.
- La filature française, au surplus, est quelque peu excusable de ne pas exporter davantage, par suite de l’insuffisance de la récolte indigène absorbée aisément par la fabrique française ou celles du Continent.
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- Quant au moulinage, il trouve en Amérique la même défense d’entrer que les Etats-Unis ont signifiée à toutes les ouvrées du monde.
- Et voilà comment peut s'expliquer la maigre part prise par la soie française dans ce magnifique essor de la fabrique de soieries américaine.
- Par contre, le Japon dont la consommation intérieure ne saurait suffire à absorber la production en soies grèges, obligé d’en rechercher l’écoulement sur tous les marchés du globe, a réussi à s’implanter partout à ce point que, dans une campagne hérissée pour lui de difficultés où son exportation dépasse toutes celles des années précédentes, nous avons assisté à un déclassement de la cote, puisque les soies du Japon ont souvent primé les meilleures grèges d’Europe. Et cela n'a rien d’illogique au fond, puisque la soie du Japon est aujourd’hui la plus répandue.
- Qu’il nous soit donc permis de retenir cet enseignement et qu’on nous pardonne de le souligner à notre profit. — Exposer est bien, en effet ; mais conquérir la clientèle est mieux.
- A Saint-Louis, la soie de France a surtout fait preuve de désintéressement, n’y briguant rien, sauf une récompense unique bien due à l’antique réputation des soies des Cévennes. Il s'est trouvé néanmoins une vingtaine d’industriels pour soutenir le bon renom du pays et ils ont eu raison, car l’Amérique vaut que nous cessions de la déserter. Là, comme ailleurs, plus qu’ailleurs même, on reste sympathique à la France, et les Français sont l’objet du meilleur accueil; et, comme dit déjà, si nous ne vendons pas plus de soies aux Etats-Unis, ce n’est point prévention contre les nôtres, mais parce qu’on ne les connaît pas assez. On connaît la soie de France, mais point suffisamment les marques françaises. Il y a donc comme une nouvelle pénétration à faire pour laquelle il faudra savoir profiter des circonstances ou consentir quelques sacrifices. Mais une des rares industries françaises dont les produits sont admis en franchise dans les ports de l’Union ne peut se désintéresser d'un marché qui tend à devenir aussi prépondérant dans le monde.
- Aussi bien, l’effort n’est-il pas au-dessus de nos moyens. Il y a quelque quarante ans c’était merveille que de se rendre en quinze jours du Havre à New-York et de recevoir, dans les vingt-quatre heures, des nouvelles par câbles d’Amérique. Aujourd’hui, grâce à la télégraphie sans fil, on ne perd plus, en quelque sorte, de vue les deux rives de l’Océan et, en moins de six jours, la traversée s'effectue sur ces lignes si fréquentées à la façon d’un voyage d'agrément.
- N'a-t -on pas prétendu même que, grâce à cette facilité croissante des
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- communications, nous serions, quelque jour, économiquement parlant, envahis par l’Amérique? Pour la soie, nous n’en sommes pas là. Mais, sans prétendre envahir l’Amérique, nous pourrions prendre plus de part à ses affaires.
- Le champ à exploiter est encore immense puisque au lieu des 75 millions d’habitants qui la peuplent actuellement l’Union pourrait en nourrir bien davantage. Plus de 56.000 métiers1 mécaniques installés dans 5oo usines comprenant, en outre, toutes les industries annexes du tissage, depuis le moulinage avec ses 2 millions et demi de broches jusqu’à la teinture et aux apprêts et consommant annuellement 7.500.000 kilos de soie, tel est le bilan actuel de l’industrie des soieries répartie, aujourd’hui, dans 18 Etats et près de 200 villes. On annonce même pour 1905 un nouvel accroissement du nombre des métiers; et c’est, désormais, près de 4® pour 100 de la production universelle visible de la soie que paraissent devoir consommer les fabriques américaines.
- Le danger n’est donc point, jusqu’ici, dans le manque de débouchés au regard d’un pays aussi fertile qu’étendu, également doué dans le domaine industriel et dans le domaine agricole et dont la population croissante travaille, consomme et dépense largement.
- C’est même dans cette puissance de consommation de leur marché intérieur que résident la cause et l’explication du succès d’un régime économique inapplicable ailleurs qu’aux Etats-Unis.
- Le danger serait plutôt dans la confiance excessive qui en résulte et dans la tendance constante de certains industriels à devancer les besoins de la consommation en les escomptant trop à l’avance. L’ « inflation », puisque la chose et le mot sont d’origine américaine, n’est pas sans risques dans le domaine économique comme dans tous les autres ; et le moindre inconvénient des erreurs en pareil cas est souvent d’atteindre et de frapper plus que ceux qui les ont commises.
- A voir la rapidité qui marque le prestigieux développement de ce peuple, le danger que peuvent redouter pour lui ses amis serait donc plutôt dans la force de ce pays et dans le sentiment qu’il en acquiert chaque jour. Mais là encore, si l’esprit public n’est pas exempt d’en-traînemeqtk passagers, la liberté pratiquée comme nulle autre part au monde seêa, espérons-le, un des meilleurs préservatifs contre la méga-
- 1 Voir les deux tableaux annexés à la fin de ce rapport : l’un, muni d’une carte de la région de l’Est où l’industrie de la soierie s’est particulièrement développée; l’autre, contenant la carte générale des Etats-Unis et l’indication des différents centres de production en dehors de la région des côtes de l’Atlantique.
- 6
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- lomanie engendrée parfois par le succès. A défaut de traditions, le peuple américain n’a d’ailleurs qu’à se rappeler sa récente origine et le culte qu’il rend à celui dont le bon sens élevé et le noble désintéressement assurèrent son émancipation et les débuts de sa grandeur.
- En face du Capitole, à Washington, sur une large éminence d’où l’on découvre un des plus beaux panoramas du Nouveau Monde, les Etats-Unis ont dressé la statue du fondateur de leurs libertés! Et, tandis que se profilent à l’extrême horizon les coteaux de la résidence modeste où vécut et mourut le plus sage des Américains, c’est dans le marbre et drapé à l’antique que la reconnaissance de tout un peuple a représenté celui qui fut, à la fois, général, législateur et fondateur d’empire par la vertu et la seule force de la liberté.
- « First in peace »
- « First in war »
- Telle est l’unique inscription gravée sur le socle de granit rouge. La devise est fière; mais non point trop pour George Washington qui reste, au regard de son pays, le premier dans la paix comme dans la guerre. La toge romaine dont l’a drapé le statuaire et que nous ne donnons plus à nos grands hommes peut surprendre-au retour de la tombe si simple et toute proche de Mount-Vernon devenue pèlerinage patriotique pour les Américains. Mais l’antithèse est d’autant plus belle entre la simplicité de l’homme et la grandeur de l’hommage, qu’ici la reconnaissance n’est point de commande et qu’elle n’a fait que s’accroître avec le temps.
- Comme le premier de leurs présidents, les Etats-Unis pourront, un jour, être premiers dans la paix ou même premiers dans la guerre, puisque cette formule lapidaire semble devenir aussi leur devise.
- Pour le bien de l’humanité et la gloire de l’Amérique, souhaitons qu’ils adoptent la formule pacifique ; car pour être les premiers dans la paix, ils n’ont qu’à se souvenir de Washington qui ne voulut la guerre que pour l’indépendance de son pays!
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- VERMONT
- MAINE
- CROQUIS
- DE LA
- Région Nord-Est des Etats-Unis
- où les Industries de la Soie se sont particulièrement développées.
- 10 États :
- New-Jersey . Pennsylvanie . New-York . .
- Connecticut . Massachussets Riiode Island . New-H ampshire Maryland . .
- Delaware . .
- Maine. . . .
- Total pour ces 10 Etats. . •
- 180 établissements. 121 —
- 92 —
- 38 —
- 20 —
- 6 —
- 4 —
- 3 —
- 467 établissements^).
- Ces 467 Établissements se répartissent comme suit dans ces 10 États
- NEW-JERSEY
- PENNSYLVANIE
- MOULINAGES
- Boonton.
- Belvidere.
- Dover.
- Ilaclcettstown.
- Paterson.
- TISSAGES
- Guttenberg'.
- Hoboken.
- Homestead.
- Hackensack.
- Hillsdale.
- Jersey City. Lackeview.
- Lodi.
- Middland Park. Newark.
- Newton.
- Plainfield.
- Passaic.
- PATERSON
- Portoram.
- Pompton Lackes.
- Philippsburg.
- Summit.
- Stirling.
- Trenton.
- Union.
- West Hoboken. Wortendyke. Washington. Watsessing.
- MOULINAGES
- Altoona.
- Avoca.
- Bethlccm.
- Bloomburg.
- Bradfort.
- Carlisle.
- Columbia.
- Carbondale.
- Coatsville.
- Danville.
- Dickson City.
- Easton.
- Mauch Chunlc. Freeland.
- Forest City.
- Ilawley.
- Harrisburg.
- Honesdale,
- Jermyn.
- Kutztown.
- Pottsville.
- Plymouth.
- Parsons.
- Phœnixville.
- Reading.
- MOULINAGES
- (suite)
- Scranton.
- Sout-Bettleem.
- Strondsburg.
- Taylor.
- Wentherly.
- West-Pittston.
- Weissport.
- Wite Haven. York.
- TISSAGES
- Allentown.
- Alburtis.
- Athens.
- Acquashicola.
- Bath.
- Butler. Casatauqua. Darby. Dunmore. Eden.
- Emaiis.
- Ephrata.
- TISSAGES
- (suite)
- Flatnood.
- Hanover.
- Ilallstead.
- Hazilltow.
- Lancaster.
- Lansdale.
- Lehigton.
- Lock Haven.
- Marietta.
- Meadville.
- Newberry.
- New-ITolIand.
- New-Hope.
- Philadelphie.
- Pittston.
- Pottstown.
- Pennsburg.
- Reynoldsville.
- Richlandcenter.
- Itenovo.
- Sunbury.
- Shamokin.
- Titusville.
- Topton.
- Wilkesbarre.
- Williamsport.
- NEW YORK
- CONNECTICUT
- MASSACHUSSETS
- NEW- HAMPSHIRE
- MOULINAGES
- Elmira.
- Fortplain.
- Hornellsville.
- Matteawan.
- Port Jervis. Spring Valley.
- TISSAGES
- Auburn.
- Brooklyn.
- Clark Mills.
- College Point.
- Delhi.
- F ultonville.
- Fort Hunter.
- Glendale.
- Hawerstraw.
- Long Island City. Newburg. New-York. Norwich.
- Sloasburg.
- Union Ville.
- Yonlcers.
- Watertown.
- West New-Brigton. Withe Hall.
- MOULINAGES
- Preston.
- South Manchester. Willimantic.
- TISSAGES
- ET SOIES A COUDRE
- Bridgeport.
- Gurley ville. Hartford.
- Mansfîeld.
- Middletown.
- Mystic.
- Norwich.
- Norfolk.
- New-London.
- Putnam.
- South Manchester.
- MAINE
- TISSAGE
- Westbrook.
- TISSAGES
- ET SOIES A COUDRE
- Athol.
- Boston.
- Canton.
- Dedhain.
- Florence.
- ITolyoke.
- Northampton.
- Newton.
- Uperfalls.
- Pittsfield.
- Springfîeld.
- Sandwich.
- Skinnerville.
- Worcester.
- RHODE ISLAND
- TISSAGES
- Bristol.
- Newport.
- Pawtucket.
- Wyoming.
- MOULINAGE
- Contoocoolc.
- TISSAGES
- Lebanon.
- Lisbon.
- Newmarket.
- MARYLAND
- TISSAGES
- Baltimore.
- Haggerstown.
- Ilchester.
- DELAWARE
- TISSAGES
- Dower.
- Wilmington.
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- 3
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-
-
-
- 2* CROQUIS REPRÉSENTANT L’IMPORTANCE PROPORTIONNELLE DES INDUSTRIES DE LA SOIE DANS L’ENSEMBLE DES ÉTATS DE L’UNION EN 1904
- Ce croqpis et le précédent ont été dressés par le Rapporteur des Soies, d’après les Statistiques publiées en 1902-1904,
- par M. Franklin ALLEN, Secrétaire de la “ Silk Association of America ”
- Les Industries de la Soie (Moulinage, Tissage
- 1. New-Jersey. 180 établissements en 29 localités.
- 2. Pennsylvanie . 121 — en 71 —
- 3. New-York . . • 92 — en 27 ' —
- 4. Connecticut. . 38 — en 21 —
- 5. Massachussetts. 20 — en i3 —
- 6. Rhode-Island . 6 — en 4 —
- AINSI RÉPARTIS PAR ETAT
- 7. Californie .
- 8. Illinois .
- 9. New-Hampshire
- 10. Caroline (Nord)
- 11. Maryland .
- 12. Virginie de l’Est
- 5 établissements en
- 4 -
- 4 -
- 3 —
- 3 —
- 3 — en
- localité, en 2 localités,
- en 4 —
- en 3 —
- en 3 —
- 18 Etats, 191 localités et 489 Etablissements
- i3. AVisconsin . 2 établissements en 2 localités.
- i4- Ohio . 2 — en 2 —
- i5. Michigan 2 — en 2 —
- 16. Delaware . 2 — en 2 —
- 17. Maine . 1 — en 1 localité.
- 18. Utah . 1 — en 1 —
- Dans les 489 Etablissements industriels répartis en 191 localités, il y a, en 1904 :
- Pour le MOULINAGE : 2.378.000 fuseaux ou broches.
- Pour le TISSAGE : 56.000 métiers.
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-
-
- SECTION DES TISSUS DE SOIE
- RAPPORT PRÉSENTÉ AU NOM DU COMITÉ DES TISSUS DE SOIE
- PAR
- M. Etienne GHARBIN, vice-président du Jury
- RAPPORTEUR
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-
-
- RAPPORT DU JURY INTERNATIONAL
- du Groupe 57
- SECTION DES TISSUS DE SOIE
- CHAPITRE PREMIER
- PRÉLIMINAIRES
- Les Fabricants lyonnais ont hésité longtemps avant de se décider à participer à l’Exposition de Saint-Louis, pour différentes raisons : la multiciplicité constante des expositions (presque une chaque année) et surtout le peu de distance de notre grande Exposition internationale de 1900 à Paris, pour laquelle Lyon, particulièrement, avait fait des efforts gigantesques, afin de présenter aux visiteurs du monde entier les merveilles de notre industrie soyeuse.
- xAprès plusieurs réunions provoquées par les deux Chambres syndicales de la Fabrique, et une visite faite à Lyon par M. Ancelot, président, et M. Dupont, vice-président du Comité Français des Expositions à l’Etranger, le Comité d’admission, groupe 5y, fut constitué définitivement le 7 septembre 1903, delà manière suivante :
- Président.
- r*~~
- Vice Président
- 1 résorier. Secrétaire . Rapporteur .
- BUREAU
- MM.
- Bertrand (Henry), fabricant de soieries. Cîiarbin (Etienne), — —
- Forest (Gabriel), — —
- Carrière (Emile), filateur de soies. Poncet (Louis), fabricant de soieries. Desciier, — —
- Tronel, — —
- Atuyer, — —
- Lyon.
- Lyon.
- Saint-Etienne,
- Ganges.
- Lyon.
- Lyon,
- Lyon.
- Lyon.
- 7
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- — 46 —
- Membres
- MM. Antoine (Alfred), filateur de soies. . . ,
- Bélinac (Albert), fabricant de soieries.
- Béraud (Jean), — —
- Giron (Etienne), — —
- Guigou, — —
- Hesse (Edouard), marchand de soies. . . .
- Laguionie (Gustave), commissionnaire en soieries. Tromparent (Albin), moulinier en soies.
- Alais.
- Saint-Etienne.
- Lyon.
- Saint-Etienne
- Lyon.
- Paris.
- Paris.
- Privas.
- Secrétaire administratif......................M. J.-B. Pey.
- OPÉRATIONS DU COMITÉ D’ADMISSION
- La première démarche du Sous-Comité lyonnais fut faite auprès de la Chambre de Commerce de Lyon, pour la prier de vouloir bien accorder une subvention en vue de diminuer un peu les frais énormes qu’allait nécessiter l’éloignement de cette exposition.
- Nous remercions la Chambre de Commerce de sa générosité qui a permis au Comité d’obtenir l’adhésion de 25 fabricants lyonnais, auxquels se sont réunis 5 fabricants de Saint-Etienne, 20 filateurs ou mouliniers, 3 maisons d’exportation de Paris et 1 journal soyeux.
- La liste fut définitivement arrêtée fin décembre, formant ainsi un total de 54 exposants.
- La Société la « Soie artificielle de Chardonnet » a demandé à exposer dans le groupe lyonnais. Comme cette soie est un produit de cellulose, le Comité a décidé d’accepter à titre de spécimen l’exposition de Chardonnet, comme démonstration des articles faits avec cette soie artificielle ; mais la maison sera jugée pour les récompenses au groupe 23.
- La liste des adhésions arrêtée, le Comité s’occupa de l’organisation de l’Exposition de Saint-Louis.
- Une délégation composée de MM. Bertrand, Charbin, Poncet et Forest fut chargée de se rendre à Paris pour s’entendre avec l’architecte de l’Exposition, M. J. de Montarnal, et chercher un entrepreneur pour les vitrines.
- Plusieurs réunions furent tenues au commencement de janvier, au bureau des Expositions à l’étranger, à la Bourse du Commerce, dans
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- — 47 —
- lesquelles les différents projets furent examinés, et le choix se porta sur M. Chevallié Fils, qui se chargea pour un prix forfaitaire de l’installation des vitrines et du gardiennage pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le Sous-Comité lyonnais a pris à sa charge tous les frais d’installation de l’exposition et a traité à forfait avec Saint-Etienne etle groupe des Soies. Celui-ci exposant en collectivité, et vu l’espace limité qui nous était réservé, accepta de grouper tous ses adhérents dans un pavillon hexagonal placé au centre de notre exposition.
- L’emplacement affecté au groupe 57 des Soies et Tissus de Soie était d’une superficie de 4^8 mètres carrés formant un développement de façade de 80 mètres, répartis comme suit :
- TISSUS DE SOIE
- Vitrines mosaïques, x Lyon ... 17 Exposants.
- — individuelles. — ... 8 — . .
- — — Paris ... 2 — .
- SOIES
- Collectivité, pavillon.............17 Exposants.
- Vitrines individuelles ..... 4 — .
- RUBANS
- Vitrines individuelles. Saint-Etienne. 5 Exposants.
- 17 m. » 3o m. »
- 2 m. 25
- 7 m. 20 5 m. 55
- 18 m. » 80 m. »
- Dans sa réunion du 24 février le Comité du groupe 57 désigna comme membres du Jury :
- MM. Charbin (Etienne), tissus de soie................Lyon.
- Poncet (Louis), — — Lyon.
- Forest (Gabriel, rubans...........................Saint-Etienne.
- Boutet (Georges), soies.........................Paris.
- Carrière (Emile), —.............................Ganges.
- Ces propositions furent acceptées par M. le Commissaire général de l’Exposition de Saint-Louis pour la France, et les nominations provisoires furent signées le 24 juillet parM. Trouillot, ministre du Commerce, des Postes et Télégraphes.
- Ces nominations ne devenaient définitives que pour les Jurés qui
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- retireraient personnellement leur lettre de nomination au Commissariat général français de l’Exposition, avenue. Lindell, à Saint-Louis.
- MM. Louis Poncet et Atuyer ayant été dans Pimpossibilité de quitter la France, le Jury français fut donc composé de :
- MM. Charbin (Etienne),tissus de soie.
- Forest (Georges), — —
- Boutet (Georges), soies.
- Carrière (Emile), —
- M. Gabriel Forest père, ne pouvant s’absenter de Saint-Etienne, a pu se faire remplacer officiellement par son fils, M. Georges Forest, qui se trouvait en Amérique depuis plusieurs mois.
- Les nominations de rapporteurs parurent à VOffîciel en septembre ; furent nommés :
- MM. Charbin (Etienne), pour les tissus de soie.
- Carrière (Emile), pour les soies.
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- PALAIS DES MANUFACTURES ET MONUMENT DE LA LOUISIANE Vue de l'Esplanade Saint-Louis.
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- CHAPITRE II
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Nous ne voulons pas faire la description complète de l’Exposition de Saint-Louis, cela ne rentre pas dans le cadre qui nous a été assigné ; mais nous ne pouvons cependant passer sous silence cet effort colossal fait par une ville de 700.000 âmes pour fêter le Centenaire de la cession de la Louisiane par la France à l’Amérique : « World’s fair, Louisiana Purchase Exposition ».
- Comme la plupart des villes d’Amérique, Saint-Louis n’a aucun cachet architectural. 11 s’étend sur le bord du Mississipi, et perpendiculairement à ce fleuve sur plus de 10 kilomètres, jusqu’au delà de « Forest Park », immense forêt de plus de 800 hectares.
- Selon la coutume américaine, il a fallu faire plus grand, plus beau et plus cher que tout ce qui s’était fait jusqu’à ce jour, aussi la dépense totale a dépassé plus de 25o millions de francs.
- L’Exposition occupait 496 hectares de « Forest Park », alors que celle de Chicago en 1893, n'avait que 253 hectares et celle de Paris en I9°° que 224 hectares, y compris Vincennes.
- Elle comprenait plus de 5oo bâtiments distincts, dont une dizaine étaient assurément des plus vastes qu’on ait jamais construits pour une exposition. Citons entre autres le palais des Manufactures, des Industries diverses, de l’Electricité et des Machines, de l’Education et de l’Economie sociale, des Transports, de l’Agriculture, etc.
- Dans le centre de l’Exposition, sur une colline assez élevée, se dressait le Palais des Fêtes qui dominait à peu près toute l’Exposition. C’était incontestablement le mieux réussi de tous les palais, et cette masse un peu lourde, au dôme un peu écrasé, entourée des deux côtés d’un péristyle à colonnes, en hémicycle, terminé aux deux extré-
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- mités par deux pavillons d’un joli style, produisait un effet grandiose surtout de l’Esplanade, vers la colonne du Centenaire, entre les palais des Manufactures et des Industries variées.
- Du pied du Palais des Fêtes s’échappait, d’une vasque énorme, une nappe d’eau considérable, descendant de gradin en gradin jusqu’au grand bassin, et alimentant les canaux qui faisaient le tour des deux Palais de l’Electricité et de l’Education.
- L’Exposition était surnommée la « Ville Blanche » ou la « Ville d’ivoire », à cause de Puniformité de la couleur blanche de tous les Palais ou Bâtiments.
- Sous le soleil étincelant, cette nuance blanche éblouissait, comme elle reposait agréablement la vue le soir, sous l’éclairage de milliers de lampes électriques dessinant dans leurs grandes lignes les principaux monuments, et donnait un aspect magique à cette ville surgie de terre, comme par enchantement, sous la baguette d’une fée, pour disparaître quelques mois après, et retomber dans l’oubli.
- Il nous restera* toujours le souvenir de ces belles soirées qui paraissaient si fraîches après la chaleur torride du jour. Nous prolongions nos promenades en gondole, sur ce grand lac, au pied des cascades qui s’échappaient du Palais des Fêtes, ou dans ces merveilleux canaux. Nous faisions escale sous les ponts pour entendre, répercutés par l’écho, les chants de nos bateliers, la plupart Italiens.
- Mais la réalité revenait vite, et nous abandonnions ces rivages enchantés pour prendre un peu de repos, et recommencer le lendemain notre dur labeur des examens du Jury, sous l’influence d’une chaleur suffocante, et dans des salles où, malgré les nombreux ventilateurs, nous avions peine à respirer.
- L’intérieur des grands palais ne pouvait être comparé à ceux de Paris en 1900, où le fer a joué un si grand rôle, présentant à l’œil étonné ces voûtes d’un seul arceau, et d’une hardiesse surprenante, tandis qu’à Saint-Louis il en a été complètement exclu.
- L’opposition était trop grande entre l’extérieur etl’intérieur desPalais.
- La diversité comme aspect extérieur entre les différents bâtiments, les portiques aux lignes très accentuées, les colonnades de différents styles, les frontons ornementés, les nombreuses statues ou groupes allégoriques décorant à foison les monuments, formaient un ensemble architectural très imposant, et du plus grand effet, qui contrastait étrangement avec l’intérieur où ces enchevêtrements de charpentes en bois, à étages superposés, enlevaient toute perspective, et assombrissaient beaucoup les vitrines des exposants.
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- Cette « Ville d’ivoire » était immense, beaucoup trop grande, cela nuisait à l’ensemble de l’Exposition, et rendait les visites des divers bâtiments très fatigantes, par suite des distances à parcourir, et les moyens faciles de locomotion faisant à peu près complètement défaut.
- Par contre, le service des tramways de la ville à l’Exposition était très bien organisé.
- Toutes les deux minutes partaient, pour différentes directions, de grandes voitures contenant de 65 à j5 personnes, mais en transportaient facilement le double dans les moments de foule, et, ce qui nous a le plus surpris, contrairement à nos habitudes françaises, nous n’avons jamais vu une seule réclamation de la part des voyageurs, qui, au contraire, de bon gré, se serraient de plus en plus pour faire place à ceux qui montaient.
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- CHAPITRE III
- JURY DES RÉCOMPENSES
- Quelques mots sur l’organisation des différents Jurys de l’Exposition de Saint Louis, nous bornant pour être plus bref à citer des extraits du règlement général.
- Article premier.
- Il y aura trois sortes de Jurys : i° Les Jurys de groupes; 20 les Jurys de départements; 3° le Jury supérieur.
- Article IV.
- Chaque Jury de groupes élira dans son sein un Bureau. Ce Bureau sera composé d'un Président, d’un Vice-Président et d’un Secrétaire.
- Parmi les deux premiers, l’un sera un citoyen des Etats-Unis et l’autre un citoyen d’un des pays étrangers, représentés dans la partie de l’Exposition correspondante
- Article IX.
- Dans le but de faciliter les opérations, les Jurys de groupes pourront se subdiviser en Commissions pour l’examen des diverses expositions.
- Article XII.
- Chaque Jury de département sera composé des Présidents et Vice-Présidents des Jurys de groupes du département considéré, d’un membre du Conseil des directeurs de la « Louisiana Purchase Exposition Company » désigné par le Président de la Compagnie, et enfin d’une personne nommée par le Comité des Lady Managers.
- Les Jurys de départements éliront leurs propres Bureaux ; ceux-ci seront composés d’un Président, de trois Vice-Présidents et d’un Secrétaire.
- Le Président et le premier Vice-Président seront, l’un un citoyen des Etats-Unis, l’autre un citoyen d’un pays étranger.
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- 53
- Article XIV.
- Les membres du Bureau du Jury supérieur et les membres de ce même Jury seront les suivants : Président : le Président de la « Louisiana Purchase Exposition Company » ; premier Vice-Président : le Directeur de l'Exploitation ; deuxième Vice-Président : un citoyen des Etats-Unis, désigné par la « Louisiana Purchase Exposition Company »; troisième et quatrième Vice-Présidents : les Commissaires généraux des deux pays étrangers ayant le plus grand nombre d’exposants.
- Les membres du Jury comprendront les Présidents et premiers Vice-Présidents des Jurys de Départements; les chefs des départements de l’Exposition, et enfin une personne nommée par le Comité des Lady Managers.
- Article XVII.
- Un Comité composé du Président et des quatre Vice-Présidents du Jury supérieur continuera les opérations de ce Jury aussi longtemps que cela sera nécessaire après la séparation du Jury.
- Ce Comité sera chargé de la préparation, du collationnement et de la publication de la liste officielle des récompenses. Il prendra les mesures nécessaires pour la distribution régulière de ces récompenses.
- Article XXVI.
- L’échelle suivante de quotation sera employée pour apprécier les mérites définitifs d’une exposition et pour déterminer la récompense qui sera décernée, 100 étant considéré comme indiquant la perfection :
- Expositions recevant des quotations de 60 à 74 inclusivement :
- Médaille de Bronze;
- Expositions recevant des quotations de 7b à 84 inclusivement :
- Médaille d'Argent ’
- Expositions recevant des quotations de 85 à 94 inclusivement :
- Médaille d’Or ;
- Expositions recevant des quotations de g5 à 100 inclusivement :
- Grand Prix.
- Jeudi /er septembre. — Réunion des Commissaires généraux de toutes les puissances ayant exposé.
- Cette première réunion a été une des plus importantes; il s’agissait en effet d’attribuer à chaque nation un ou plusieurs des 34 groupes
- 8
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- — 54
- formant l’ensemble du département D dont les tissus de soie et les soies faisaient partie.
- Cette répartition a été très laborieuse et a soulevé de nombreuses réclamations de la part des puissances qui voulaient avoir telle représentation plutôt que telle autre.
- Nous avons eu la bonne fortune d’avoir notre groupe 5j des soies et soieries réservé à la France, ce qui d’après l’article XII du règlement lui permettait de faire partie du Jury de département.
- C'est surtout à cause de cette faveur de faire partie du second Jury que chaque Commissaire général tenait tant à avoir l’attribution des groupes qui intéressaient le plus les industries principales de sa nation.
- Vendredi % septembre. -— Tous les Jurés ont été convoqués, groupe par groupe, par M. Milan H. Hulbert, directeur du département D, qui réunissait 34 groupes d'industries différentes, pour constituer les bureaux de chaque groupe.
- M. Franklin Allen, secrétaire de la Silk Association de New-York, Juré américain, a été nommé Président du groupe 57, et la Soierie lyonnaise a eu l’honneur d’avoir son Juré nommé vice-président.
- Samedi 3 septembre. — Le Jury du groupe 67 s’est réuni, sous la présidence de M. Franklin Allen, dans un local très confortable dépendant d’une Exposition du mobilier, et mis gracieusement à notre disposition par le Commissaire général de l’Allemagne.
- Le Bureau a été complété par la nomination comme secrétaire de M. Celestino Piva.
- Pour activer les travaux, à cause du nombre des exposants (plus de 5oo) les membres du Jury décident de profiter de l’article IX du règlement, et de former deux Commissions distinctes : l’une pour les soieries et l’autre pour lès soies grèges et ouvrées.
- CONSTITUTION DU JURY DU GROUPE 57
- BUREAU
- MM.
- Président . . Allen (Franklin), secrétaire de la Silk
- Association de New-York, Membre de la Chambre de Commerce de New-York...................États-Unis.
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-
-
- — 55 —
- Vice-Président. Charbin (Étienne), Vice;Président du Conseil d’administration des Manufactures de Velours et Peluches J.-B. Martin de Lyon .... France.
- Secrétaire . . Piva (Celestino) de la maison Giver-
- naud Frères de New-York, Membre de la Chambre de Commerce italienne de New-York .... États Unis.
- JURY DES SOIERIES
- MM.
- Président . . Wadsworth (Joseph), Fabricant de
- soieries à Paterson (New-Jersey) . États-Unis.
- Vice-P résident. Nicholson (J.-O.), Fabricant de soieries à Ashfield, près Macclesfied . Grande-Bretagne.
- Secrétaire . . Gargan (Henri-Lucien), Importateur
- de Soieries, Membre de la Chambre de commerce française de New-York ..........................États-Unis.
- Membres
- MM. Allen (Franklin).
- Charbin (Étienne).
- Piva (Celestino).
- Ballow (A.-E.), maison Nugent Dry Goods, Saint-Louis
- (Missouri).........................................Siam.
- Forest (Georges), maison J. Forest et Cie, Fabricants de
- Rubans à Saint-Étienne.............................France.
- Johnston (Robert), maison Scruggs Vanderwoort et Dar-
- ney, Dry Goods, à Saint-Louis (Mo)...................États-Unis.
- Loth (Henry-A.), maison Joseph Loth et Cie, Fabricants
- de Rubans à New-York.................................États-Unis.
- Mercein (Daniel, S.), Directeur de Y American Silk Journal de .New-York......................................États-Unis.
- PosTvJ^Frédéric-E.), Fabricant de Soieries à Paterson
- (New-Jersey).......................................États-Unis.
- Schulze (Paul), Conservateur du Musée royal de tissus et
- Directeur de la Seide à Créfeld....................Allemagne.
- Sugawa (Kiyoshi), Fabricant de soieries à Yokohama. . Japon.
- Weidmann (Jacob), Teinturier en soies à Paterson (New-
- Jersey)..................................... États-Unis.
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-
-
- — 56 —
- JURY DES SOIES
- Président
- ier Vice-Président.
- 2e Vice-Président .
- Secrétaire
- MM.
- Singleton (Georges), Moulinier en Soies
- à Dover (New-Jersey)...............Etats-Unis
- Paladini, Marchand de Soies, Importateur, Membre de la Chambre de Commerce italienne de New-York . . . Italie.
- Carrière (Emile), maison Emile et Paul Carrière, Filateurs de Soies à Ganges (Hérault).............................France.
- Adachi (Mototaro), Expert du Gouvernement à la Condition des Soies de Yokohama..............................Japon.
- Membres
- MM. Boutet (Georges), Maison Boutet Frères & C°, Marchands de Soies, Ancien membre de la Chambre de Commerce de Paris..........................................
- Crooks (E.-F.), Maison Belding Brothers & C°, Fabricants de Soies à coudre, à Northampton (Massa-
- chusets) .......................................
- Dolson (John Grinvold), maison William Ryle & C°,
- New-York........................................
- Klotz (Henry-D.), Moulinier en Soies, à Larchmont
- Manor (New-Jersey...............................
- Su Shiii Tih, Marchand de Soie, à Shanghaï........
- Wasburn (F.-A.), Soies à coudre, à Chicago .
- Ce dernier suppléant Georges Richardson.
- France.
- États-Unis.
- États-Unis.
- États-Unis.
- Chine.
- États-Unis.
- Formant un total de 25 membres titulaires composant le Jury International du groupe 67 se répartissant ainsi :
- Etats-Unis. . Allemagne.
- Chine .
- France . . . .
- Grande-Bretagne
- Italie
- Japon
- Siam
- i4
- 1
- 1
- 4
- 1
- 1
- 2
- se subdivisant comme suit
- Total
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-
-
-
- — 57 —
- Tissus de Soie.
- Américains.................................... 9
- Etrangers..................................... 6
- Total........................i5
- Soies Filées et Ouvrées.
- Américains............
- Etrangers.............
- Total........................10
- cr^
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-
-
- CHAPITRE IY
- OPÉRATIONS DU JURY
- La constitution des deux Commissions du groupe 5 7 une fois terminée, le Jury se réunit en séance plénière le 5 septembre, sous la présidence de M. Franklin Allen, afin de régler l’ordre des travaux.
- Chaque section aura la liberté de faire les visites aux exposants de sa catégorie, comme elle l’entendra. Les visites des vitrines se feront de préférence le matin et les après-midi seront consacrés à la discussion des récompenses, en se conformant à l’article XXVI du règlement pour la quotité des points, savoir :
- Médailles de bronze de 60 à 74 points inclusivement. Médailles d’argent de 75 à 84 — —
- Médailles d’or de 85 à 94 — —
- Grand prix de g5 à 100 — —
- Le règlement de l’Exposition de Saint-Louis ne fixant pas le nombre des récompenses pour les collaborateurs, on décida d’adopter la quotité du groupe 83 de l’Exposition de Paris, en 1900, qui accordait un nombre déterminé de collaborateurs, suivant la récompense des exposants, mais d’un degré au moins inférieur à celle obtenue par les chefs de maison, soit :
- Pour un Grand prix de 6 à 10 collaborateurs.
- Pour une Médaille d’or de 4 à 5 —
- — — Médaille d’argent de 2 à 3 —
- — — Médaille de Bronze 1 —
- Les visites pour les soieries ont été faites régulièrement, dans l’ordre suivant : l’Italie, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Belgique, la Chine, le Mexique, la Hongrie, la Bulgarie, le Siam, le Japon, la Suisse, la France et, en dernier lieu, les Etats-Unis.
- Les opérations du Jury de groupe, commencées le 5 septembre, furent terminées le i5 septembre.
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-
-
-
- CHAPITRE V
- JURY DE DÉPARTEMENT
- Dès que les opérations des Jurys de groupes furent terminées, tous lesp résidents et vice-présidents des 34 groupes formant le département D furent convoqués par M. Milan H. Hulbert, chef de ce département D.
- Pour faciliter et activer les opérations, les 34 groupes furent réunis en 11 groupes pour le Jury de département, ainsi répartis :
- Groupe
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
- 6
- 7
- 8
- 9
- 10
- 11
- formé des groupes 28, 3o, 3i,
- — — — 29, 4g 46,
- — — —- 37, 38, 4o.
- — — — 42, 43, 44-
- — — — 33, 34.
- — — ~ 39, 45, 47-
- — — — 5o, 5i, 52,
- — - - 57.
- — — — 53, 61.
- — — — 58, 59.
- — — — 35, 36, 60.
- 32.
- 48,
- 54.
- 49-
- 55, 56.
- On procéda ensuite à l’élection du Bureau, et le Jury de département fut définitivement composé de la manière suivante :
- Président.
- /er Vice-Président. & —
- 3e _
- Secrétaire
- MM. Parkek (G.-W.).
- Muthesius (Dr H.).
- Mok. Jones (Robert) .
- Nugent (Daniel).............
- Tivy (Georges-S.) .
- Membres :
- MM. Grogan (J.-C.). Lambert (A.-B.) .
- Ball (Georges-E.), Weill (M.) .
- du groupe 7
- — 9
- du groupe 1
- — 1
- — 1
- — 1
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-
-
- — 60 —
- MM. Herz (Gustave)...............................du groupe i
- Turner (Charles-H.)............................... — 2
- Thwing (0.-0.)..................................... — 2
- Kercehval (Robert) ......... — 2
- Goerts (Auguste)............................ ^— 2
- Hamelle (H.) . — 2
- Maison (M.).................................- — 2
- Smith Hall (H.) . — 3
- Litghfield (F.)............................. — 3
- Miss Thekla Bernays......................... — 3
- Niwa (E.).......................................... — 3
- Harvey-Lewis (Jones) . — 4
- Adachi (Mototaro)........................... — 4
- Georgia (W.-E.) ................................... — 4
- Rémon (M.)........................................ — 4
- Eciile (C.-S.).............................. — 5
- Takamino (J.) ..................................... — 5
- Bain (R.-E.)....................................... — 3
- Drew (F.-A.)...................................... — 6
- Thiersch (Fr. von)................................. — 6
- Bukall ............................................ — 6
- Fischer (Emile-S.). . — 6
- Mc. Moekin (J.-H.)................................. — 7
- Campbell (Mr.). — 7
- Hoyt (Thos.-J.)................................... — 7
- Miyamatz (K.) ..................................... — 7
- Mali (Pierre) remplacé par Boutet (Georges) . — 7
- Allen (Franklin) — 8
- Charbin (Etienne)................................. — 8
- Wilson (J.-E.) .................................... — y
- Capper (John) ..................................... — 9
- Lake (Frédéric-C.) ......... — 9
- De Szogyeny (Georges).............................. — 10
- De Vautier (Hubert)............................... — 10
- Hays (J.-M.) ...................................... — 11
- Dahne (E.) ........................................ — ii
- Richter (A.) . — 11
- Scannel (Alfred)................................... — 11
- Après six séances consacrées à la révision de chaque dossier d’exposant, le Jury de département termina ses travaux le samedi 24 septembre par l’acceptation à l’unanimité des listes de récompenses proposées par les Jurés des 11 groupes.
- •'A
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-
- PALAIS DES MANUFACTURES (côté ouest).
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-
- CHAPITRE VI
- JURY SUPÉRIEUR
- Le Jury supérieur, formé comme nous l’avons dit précédemment, modifia un peu les récompenses arrêtées par le Jury de département :
- une médaille d’or a été changée contre un grand prix, et malgré la
- règle adoptée de ne pas décerner plus de io médailles aux collaborateurs d’un grand prix, deux exposants en soies écrues ont eu, l’un 21 collaborateurs récompensés et l’autre 17, sans que nous ayons pu savoir pourquoi.
- Une médaille d’or a été donnée par erreur à une maison de broderie qui avait figuré, il est vrai, sur le catalogue, mais qui s’était retirée, et n’avait pas exposé ; nous ne tiendrons donc pas compte de cette dernière récompense.
- {)
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-
-
- CHAPITRE YII
- TABLEAU GÉNÉRAL DES RÉCOMPENSES
- DÉCERNÉES PAR LE JURY INTERNATIONAL DE SAINT-LOUIS
- Groupe 57
- SOIES ÉCRUES ET TISSUS DE SOIE
- ÉTATS EXPOSANTS COLLABORATEURS
- Hors concours i Membres du Jury Grands Prix j Médailles f d’or ! Médailles ( d’argent 1 Médailles ' de bronze Totaux l Médailles 1 d’or ^ Médailles I d’argent f Médailles de bronze Totaux j
- États-Unis. Tissus. » i4 3 I 2 20 16 21 )) 37
- Allemagne. Tissus. » » ï » » 1 1 » » ï
- — Soies . » » 1 » » X » » » ))
- Belgique. Soies . » » » I » I » » )) ))
- Bulgarie. Tissus. » » » I » ï )) » )) ))
- — Soies . » » )> 1 » ï » » )) »
- Chine. Tissus. » I £ 2 1 5 » )> » »
- — Soies . )> » 2 )> » 2 )) )) » ))
- France. Tissus. 2 21 5 6 )) 32 16 37 3i 84
- — Soies . 2 2 I )) )> 3 *7 27 33 77
- Grande-Bretagne. Tissus. I 2 » )) 3 5 2 2 9 i3
- Hongrie. Soies . » » I » » I » » )> »
- Italie. Tissus. » 6 I » I 8 )) « » ))
- — Soies . I 10 12 4 I 27 5 )) 7
- Japon. Tissus. X 4 6 22 36 68 3 9 i3 25
- — Soies . » i3 36 82 39 170 » )) » »
- Mexique. Tissus. » » » I » ï )> » » ))
- Siam. Tissus. I » I » )> I » » » »
- — Soies . » » » I » 1 )> » >; »
- Suisse. Tissus. » » » 2 » 2 )) » » »
- 8 73 71 124 83 25i 60 98 86 244
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- CHAPITRE VIII
- DESCRIPTION DES EXPOSITIONS
- Nous allons suivre la nomenclature du catalogue américain; nous ferons d’abord la description des Expositions de chaque nation, citerons les récompenses obtenues par chaque exposant, et, dans nos conclusions, nous mettrons en parallèle l’industrie des tissus de soie dans les différents pays ayant participé à l’Exposition de Saint-Louis.
- ÉTATS-UNIS
- L’emplacement des vitrines avait été très bien choisi, sur le bord d’un des grands passages du Palais des Manufactures, et dans une des parties les mieux éclairées de cet immense monument.
- Nous avons été très surpris de ne trouver que vingt-deux exposants pour représenter cette importante fabrication de soierie américaine réunissant plus de quatre cent cinquante fabricants, et surtout pour une Exposition se faisant dans leur propre pays.
- Malgré le petit nombre de vitrines, cette Exposition réunissait tous les genres de production : une grande variété de tissus noirs pour robes, un assortiment assez important d’étoffes et rubans façonnés, brochés, imprimés, unlot très complet et varié d’articles pour cravates, des foulards, écharpes, crêpes, gazes, ainsi que plusieurs vitrines de velours qui témoignaient des progrès rapides faits dans cet article, l’une des dernières fabrications importées.
- RÉCOMPENSES AUX SOIERIES AMÉRICAINES
- GRANDS PRIX
- American Velvet Co .......
- Usines à Stonington (Connecticut).
- New-York.
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- Cardinal & Becker..................................New-York.
- Usines à Paterson (New-Jersey).
- Empire Silk Co.....................................New-York.
- Usines à Paterson (New-Jersey) et Carbondale (Pensylvanie).
- Johnson Cowdin Co..................................New-York.
- Usines à Paterson (New-Jersey) et Phœnixville (Pensylvanie).
- Liberty Silk Co . . . New-York et Hornellsville (New-York).
- Pelgram & Meyer.................................... NeAv-York.
- Usines à Paterson et Boonton (NeAV-Jersey) et à Harrisburg (Pensylvanie).
- Phoenix Silk Mfg. Co............................... NeAv-York.
- Usines à Paterson (New-Jersey), à Allentown et Pottsville Pawtucket R. I. (Pensylvanie).
- Royal Weaving Co.
- Usines à Pawtucket (Rhode Island).
- R. & H. Simon......................................New-York.
- Usines à Wechawken (New-Jersey) et Easton (Pensylvanie).
- Smith & Kaufmann......................................New-York.
- Usines à New-York City.
- John N. Stearns Co...................................NeAv-York.
- Usines à Brooklyn et Elmira (NeAv-York), à Wil-liamsport (Pensylvanie) et à Petersburg (Virginia).
- William Strange Co...................................NeAv-York.
- Usines à Paterson (New-Jersey).
- York Silk Mfg. Co...................................NeAA^-York,
- Usines à York, Carlisle et Fleetwood (Pensyhranie).
- Silk Association of America.........................NeAA'-York.
- (A Punanimité, le Jury a décerné à la Silk Associa tion un Grand Prix pour les services rendus à l’industrie de la soie en Amérique, et pour les remarquables rapports et statistiques concernant le commerce de la soie dans le monde entier).
- MÉDAILLES D’OR
- American Silk Label Mfg. Co .
- Usines à NeAv-York City.
- N
- . Ne\y-York,
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- Astoria Silk Works..................................New-York.
- Usines à Long-Island City et Unionport (New-York City).
- Norfolk Silk Co.....................................New-York.
- Usines à Norfolk (Virginia).
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Taylor Silk Mfg. Co.....................Paterson (New-Jersey)’
- Usines à Dickson et Seranton (Pensylvanie).
- MÉDAILLES DE BRONZE
- M. C. Migei.....................................New-York.
- Fearn Sisters Silk Co...........................New-York.
- Usines à Roby (Indiana).
- COLLABORATEURS
- Exposants
- MÉDAILLES D’OR
- Collaborateurs
- American Velvet Co, Empire Silk Co .
- Johnson Cowdin & Co .
- Liberty Silk Company . Pelgram & Meyer. . . .
- Phoenix Silk Mfg. Co . .
- Royal Weaving Co . . .
- Smith & Kaufmann .
- William Strange Co .
- York Silk;MUg. Co . . .
- Silk Association of America
- Seide (Henry-V.).
- Cargill (S.-M.). Eagleson (John). Bertsciiy (Herman). Soleliac (Charles). WlIITCHEAD (J.-A.). Dowell (John-C.).
- Harris (Jonathan-C). Soleliac (Edward-A.). Ott (Joseph).
- Hunziker (Dr Auguste). Wockeriiagén (Edward). Kuhn ( H arry-P. ). Charcot (Frank).
- Steiner (Charles).
- Fail (Francis-P.).
- MEDAILLES D’ARGENT
- American Silk Label Co
- Kuennetii (George-W.). Kuenneth (Christian). Peters (J.-J.).
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- Exposants
- Empire Silk Co .
- Johnson Cowdin & Co
- Liberty Silk Co . Norfolk Silk Co . Pelgram & Meyer.
- Royal Weaving Co
- R. & H. Simon .... York Silk Mfg Co .
- Silk Association of America
- Collaborateurs
- Hulser (Oscar-J.).
- Birgels (Ernest).
- Doute (Ernest).
- Gross (Alexander). Montmeat (John-D.).
- Jacob (Richard).
- Salathe (Jacob).
- °Cool (F.).
- Goldsmith (Elias).
- Quinn (R.-N.).
- Mertens (F.).
- Frank (David-C.).
- West (William C.).
- Riley (Thomas).
- Miss Diehl (Annie). Rolffes (H.-H.). Greenewall (D.-F.).
- Miss SuNDERMANN(Kathryn).
- Résumé Général
- Exposants Collaborateurs
- Grands Prix . . 14 »
- Médailles d’Or ..... 3 16
- Médailles d’Argent . i 2 I
- Médailles de Bronze . . _. . . 2 »
- Total. . . 20 37
- "sÿ
- BELGIQUE
- La Belgique n’avait que trois exposants pour lesquels le Jury a décerné une Médaille d'Argent comme collectivité.
- MEDAILLE D’ARGENT
- Collectivité.
- Filatures d’Ath Co....................................Ath.
- Smits Adrien .........................................Bruxelles.
- Société Union Ramlot Robert & Co ....... Termonde.
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- BULGARIE
- Collectivité de vingt-cinq fabricants.
- Très intéressante Exposition de toutes les industries soyeuses de la Bulgarie.
- C’est plutôt un groupement de vingt-cinq familles s’occupant de la fabrication des tissus bulgares que de vraies organisations de fabricants. Il n’y a, en effet, qu’une petite fabrique à Stenimaka, près de Philippopoli.
- Tous les exposants sont de petits ateliers où toutes les manipulations se font en famille : ils filent eux-mêmes leurs soies, les teignent et les tissent et, à de rares exceptions, se réunissent en commun pour la vente de tous leurs produits.
- Le principal centre de fabrication est Vratza.
- MÉDAILLE D’ARGENT
- Décernée à la Collectivité des Exposants.
- Antonova Constantina . . Vratza.
- Damianova Kata . —
- Evlambia A. ..... —
- Ezekieff Koto —
- Gheorghieff C —
- Gheorghieff M * , . —
- Ghineff Stoyan —
- IvANOVA J.-P .* . . , . . —
- Ignatova Kata . . . . . —
- Kesimoff T.-A . . Tirnovo.
- Kotzova Tota . . Vratza.
- National Industrial Muséum . . . Sophia.
- Panteleva Ecaterina. . . Plovdiv.
- Pishtikova Maria . . Vratza.
- PlSHTIKOVA PaRASKEVA . . . . —
- Podbalkanska (Madame) . . . —
- Popoff M.-K . . —
- Rahnevlouva_Stefa .... . . Schoumen,
- . . Vratza.
- State Silk Manufactury . . . —
- Statkoff Hadji Stavro . . . —
- Theodorova Ecaterina . . . —
- Torlashka Maria . . —
- Takidjiska S . . —
- Velkova Tona . . —
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- CHINE
- La Chine n'avait que sept exposants en tissus de soie, réunis en vitrines dans un espace assez restreint.
- Ce sont toujours les mêmes étoffes bien connues, aux nuances éclatantes, où le jaune, le vert, le violet et le rouge dominent.
- Beaucoup de tissus mélangés d’or ou d’argent, unis ou façonnés, des satins au toucher épais, des gazes, des crêpes et quelques velours.
- GRAND PRIX
- Impérial Ciiinese Government
- La plus intéressante exposition de tissus de soie purs ou mélangés, broeatelles soie, satins, gazes, crêpes, rubans et velours.
- MÉDAILLE D’OR
- Provincial Government Exhibit..................Kiangnan.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Ma Kong Chow.............................. Shanghaï.
- Wassiamull Assomull........................Canton.
- MÉDAILLE DE BRONZE
- Vo Chon....................................Canton.
- FRANCE
- L’Exposition des soies et soieries réunissait 20 fabricants lyonnais, 5 fabricants de Saint-Etienne, 3 maisons d’exportation de Paris, 17 mouliniers ou fîlateurs formant une collectivité, 3 exposants particuliers en soies écrues, et i journal soyeux, soit un total de 54 exposants.
- Elle occupait une surface de 428 mètres carrés formant un développement de 80 mètres de façade.
- Malheureusement l’emplacement qui nous avait été assigné était aussi défectueux que possible.
- Nous étions à droite de la grande porte du milieu du Palais des Manufactures, relégués dans un grand triangle ouvrant par deux
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- portes sur la galerie extérieure, très peu passagère, les entrées principales étant aux extrémités des galeries, d’où partaient les allées centrales qui absorbaient presque tous les visiteurs.
- En face des deux portes de la galerie, une porte donnait dans une allée latérale qui menait aux allées centrales, à une assez grande distance.
- Notre salon était très mal éclairé par deux grandes baies, placées à 8 mètres de hauteur, ouvrant au-dessus de la galerie extérieure, et qui ne donnaient du jour qu’au tiers de notre Exposition. Heureusement on a pu faire installer des lampes électriques qui éclairaient les vitrines trop sombres.
- Malgré tous ces désavantages, notre Exposition était, sans contredit, la plus brillante, la plus complète, la plus variée, et elle a fait le plus grand honneur à la soierie lyonnaise.
- Les soies écrues avaient trois vitrines individuelles, et dix-sept exposants en collectivité étaient réunis dans une vitrine hexagonale, au milieu du salon, et qui produisait un très joli effet.
- Saint-Etienne était représenté par cinq grandes vitrines contenant de magnifiques étalages de rubans qui complétaient très bien l’ensemble de l’Exposition des Soies et Soieries.
- TISSUS DE SOIE (Groupe 57) RÉCOMPENSES
- HORS CONCOURS (Membres du Jury)
- J.-B. Martin (E. Charbin)..............................Lyon.
- Manufactures de Velours et Peluches.
- J. Porest et Cie............................. Saint-Etienne.
- Fabricants de Rubans.
- GRANDS PRIX
- LYON
- Atuyer, Bianchini et Férier. — Magnifique vitrine où s’étalent toutes les plus belles étoffes en nouveautés et façonnés pour robes.
- «h Béraud et Cie. — Étoffes façonnées, satins, velours riches.
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- Henry Bertrand. — Vitrine faisant pendant à celle d’Atuyer, Bianchini et Férier, et aussi remarquable qu’elle par ses gazes, mousselines unies et façonnées, lamées argent ou or.
- Bouffier et Prayaz Fils. — Collection très belle de tulles et crêpes noirs et couleurs,
- Bouvard et P. Burel. — Très belles étoffes pour ameublement, dessins de tous les styles et d’une exécution irréprochable.
- Brunet-Lecomte, Devay, Gerin et Paule. — Vitrine très variée comme tissus, unis, façonnés, impressions sur chaîne.
- Duplan et Cie. — Tissus teints en pièces unis et imprimés, très jolis dessins et coloris.
- Guigou Père et Fils. — Nouveautés pour robes, velours façonnés.
- Les Fils de L. Jarrosson. — Crêpes, tulles, mousselines, grande variété de nuances.
- Marion Aîné et Fils. — Tulles, voilettes, mousselines, crêpes de Chine.
- Les Successeurs de G. Montessuy. — Exposition très intéressante de crêpes en tous genres et mousseline soie.
- Ollagnier, Fructus ét Descher. — Grande variété d’étoffes riches pour robes, très bel assortiment de façonnés.
- L. Permezel et Gie. — Soieries teintes en pièces, unies et façonnées. Très beau panneau fond uni rouge avec une belle impression de fleurs aux coloris variés.
- J.-M, Piotet et J. Roque. — Soieries unies et façonnées, remarquables étoffes pour ameublement, velours unis et façonnés.
- Poncet Père et Fils. — Soieries unies et nouveautés pour robes.
- Riboud Frères. — Assortiment très complet en velours riches, noirs et couleurs pour robes et cols.
- Schulz, Bonnetain et Cie. — Soies unies et nouveautés, plusieurs dessins en façonnés bien réussis.
- F. Tronel et Cie. — Vitrine très intéressante, tulles soie, mousseline soie, très jolies nouveautés.
- SAINT-ETIENNE
- Albert Bélinag. — Rubans étoffe et velours, galons brochés.
- Giron Frères. Grande supériorité en rubans velours et rubans étoffe, très belle vitrine.
- Pierre Staron Jeune et Fils. — Rubans nouveautés, galons, reproductions merveilleuses en tableaux tissés.
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- MÉDAILLES D’OR
- LYON
- H. Genin Fils. — Etoffes pour robes, doublures, parapluies, ombrelles, Antoine Guinet et Gie. — Soieries unies et façonnées, Crêpe de Chine, mousseline.
- Micoud et Rigollier. — Tulles façonnés, imitation dentelles.
- Marius Morand, Directeur du Bulletin des Soies et ces Soieries.
- SAINT-ETIENNE
- Honoré Vinson. — Rubans et galons unis et façonnés, rubans et velours.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- LYON
- J. Bessières et Ci0. — Soieries unies et nouveautés.
- Victor Chatillon Fils et Cle. — Soieries unies et façonnées.
- Cottarel et Cie.— Exposition très réussie d’articles pour ornements d’église, galons or et argent, passementeries.
- PARIS
- Pierre Aube. — Rubans soie pour écharpes et décorations.
- A. Délignon et Cie. — Soieries pour exportation en Annam et en Chine. Paul Kinsbourg. — Tissus unis et façonnés pour le Thibet et les Indes.
- COLLABORATEURS
- Tissus de soie
- MEDAILLES D’OR
- Exposants
- LYON
- Bouvard et P. Burel. . ...........
- Brunet-Lecomte, Devay, Gerin et Paule . Manufact. de velours et peluches J.-B. Martin
- Les Successeurs de G. Montessuy
- Collaborateurs
- Guicherd (Benoît). Greppo (Pierre). Garnier (Vincent). Gidon (Antoine). Bellemin (Joseph). Bourgey (François) Tronel (Auguste). Paton (Jean).
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- Exposants Collaborateurs
- Ollagnier, Fructus et Descher.............Biixiet (Joseph).
- — — —................Taverne (Francisque).
- L. Permezel et Cie........................Isoard (René).
- — —...........................Boudon (Ulysse).
- — —...........................Million (Jean-Claude).
- SAINT-ÉTIENNE
- J. Forest et Cie..........................Mailland (Auguste).
- Giron Frères..............................Girerd (Adrien).
- — — ............................Frappa (Joannès).
- MÉDAILLES D’ARGENT
- LYON
- Henry Bertrand.........................
- Bouvard et P. Burel....................
- Brunet-Lecomte, Devay, Gerin et Paule . Duplan et Cie..........................
- H. Genin Fils..........................
- Antoine Guinet et Cie..................
- — • i.............
- Les Fils de L. Jarrosson...............
- Manufact.de velours et peluches J.-B. Martin
- Les Successeurs de G. Montessuy .
- Ollagnier, Fructus et Descher..........
- L. Permezel et Cie.......................
- J.-M. Piotet et J. Roque...............
- Bulletin des Soies et des Soieries,
- Janin (André). Charachon (Louis). Ciiaboud (Louis).
- Volay (Elie).
- Carra (Claude-Joseph). Ciiaboud (Jean-Marie). Donna (Jean).
- Dévignè (Antoine) Grand (Jules).
- Kulm (Jacques).
- Perrin (E.).
- Garnier (Pierre). Soudain (Antoine). Barral (Auguste).
- Briat (Jules).
- Durand (Alexandre). Andlauer (Xavier). Favier (Jules).
- Bouverat (Eugène). Ulliet (Pierre).
- Laprais (Claudius). Biscarrat (Victor). Phily (Raoul).
- Rousset (Antoine). Clément (Louis). Guillot (Pierre-Benoit). Laroche (Louis). Mazeyrac (Antoine).
- 'é
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- SAINT-ÉTIENNE
- Exposants Collaborateurs
- Albert Bélinac............................Griffon (Philippe).
- J. Forest et Cie..........................Blanc (Samuel).
- — — ..........................Faure (Pierre).
- — —...............................Gay (Joseph).
- Giron Frères..............................Cizeron (Louis).
- —.................................Péragut (J.-B.).
- Pierre Staron jeune et Fils...............Catton.
- — — — — ...............Laurent.
- Honoré Vinson.............................Baraille (J.-M.).
- MÉDAILLES DE BRONZE
- LYON
- Henry Bertrand.............................Roudet (Elie).
- — — ............................ Perroncel (Louis).
- — — . ....................Gauvin (Léon).
- — — ..........................Benoit (Daniel).
- Bouvard et P. Burel........................Bessy (Claude-Emile).
- .— — ....................Duperret (Emile).
- — — ....................Magnat (Michel).
- — — ....................Morel (Anthelme).
- — — ....................Pillois (Benoit).
- — — ....................Rancurel (Auguste).
- Duplan et Cie..............................Gaudart (Charles).
- — —..............................Saugeay (Jean-Marie).
- — —..............................Mlle Antoine (Anna).
- _ _..............................Mme L inage (Antonia).
- Les Fils de L. Jarrosson...................Frioud (Yrincent).
- — _ — .................Micod (Jean).
- Antoine Guinet et Cie......................Mm0 Garnier (Olympe).
- — . ..............................Mlle Martin (Estelle).
- — ........................M110 Martin (Franceline).
- Bulletin de$ fibies èt des Soieries .... Falatieu (Pierre).
- SAINT-É TIENNE
- Albert Bélinac.........................Gattet (Jean).
- — ............................... Mme Marchand (Maria).
- — .............................Mlle Payre (Célina).
- '1. Forest et Cie......................Brouille (Claudius).
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- Exposants
- J. ForestetCie .
- Giron Frères...............
- Pierre Staron jeune et Fils
- Collaborateurs
- Béraud (François). Chenouf (Joannès). Brossier.
- Mlle Berger (Jenny).
- Pierre Aubé .
- A. Délignon et Ci0 Paul Kinsbourg .
- PARIS
- Mme Bugnon (Henriette). Lambert (Julien). Coffiney (Auguste).
- Résumé Général.
- Exposants Collaborateurs
- Hors concours (Membres du Jury) . 2 »
- Grands Prix 2 I »
- Médailles d’Or . 5 16
- Médailles d’Argent 6 3y
- Médailles de Bronze. . . . . » 31
- Total 3£ ~B4
- ALLEMAGNE (Germanie)
- L’Allemagne, qui avait des expositions très importantes dans diffé-
- rentes branches d’industrie, s’était abstenue complètement pour les soieries.
- Les seuls exposants inscrits au Catalogue étaient les fournisseurs des tentures et des ameublements du pavillon allemand, reproduction magnifique et grandiose du Palais de Charlottenbourg, près de Berlin.
- Toutes les tentures et les décorations des différentes salles étaient la copie exacte de ce merveilleux château.
- MÉDAILLE D’OR
- Arnold & Braun..........................................Créfeld.
- Remarquable reproduction comme dessins et nuances des tentures du château de Charlottenbourg.
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- MÉDAILLES D’OR
- Exposants Collaborateurs
- Arnold & Braun................................Die Konige Faerberei Schule.
- GRANDE-BRETAGNE
- L’Angleterre n’avait que six exposants, dont trois vitrines magnifiques : Liberty & G0, Grout & G0 et J.-O Nieholson.
- HORS CONCOURS
- J.-O. Nicholson, Membre du Jury..........Macclesfield.
- Jolie exposition d’étoffes unies et façonnées, taffetas rayés et quadrillés, satins.
- GRAND PRIX
- Grout & C° Limited.............................Londres.
- Très belle vitrine, crêpes soie noir et couleur, crêpe de Chine, écharpes.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Canterbury Weavers, MUes Phillpots et Holmes Décoration de tissus.
- E.-A. Hunter...........................
- Décoration de tissus.
- Garnett, Miss Anne..................
- Etoffes brochées et ornementées.
- MÉDAILLE COMMÉMORATIVE DE GRAND PRIX
- Liberty & C°, Limited. .......................Londres.
- Cette maison ne fabriquant pas elle-même ses pro-duitsvie Jury du groupe n’a pas pu l’admettre à concourir avec les fabricants, mais, à l’unanimité, lui a décerné une Médaille commémorative de Grand Prix, pour la supériorité de son exposition, sa variété de coloris et sa grande réputation, hautement justifiée, de promoteur de nouvelles idées, dans une branche spéciale.
- Canterbury.
- Haslemere.
- Windermere.
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- COLLABORATEURS
- MÉDAILLES D’OR
- Exposants Collaborateurs
- Grout & Co.......................................Bond (Frédéric).
- J.-O. Nicholson..................................Nicholson (Arthur)
- MEDAILLES D’ARGENT
- J.-O. Nicholson.....................Potts (Alfred).
- — — ................ Hoggins (James).
- MEDAILLES DE BRONZE
- Grout & C°.............................Brough (J.).
- — — ..........................Goodwin (T.).
- — — ............................ Burgess (T.).
- — — ..........................Daniels (J.).
- — — ..........................Russel (H.).
- — — ....................... Beckett (A.).
- — — ......................... Sales (G.).
- J.-O. Nicholson . ............... . . . Brown (Williams).
- — — . :....................Barber (James).
- Résumé général.
- Exposants Collaborateurs
- Grands Prix. Médailles d’Or. Médailles d’Argent . Médailles de Bronze .
- 2 »
- » 2
- ))
- O
- _9
- i3
- Total.
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- W'
- PALAIS DES ARTS LIBERAUX
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- HONGRIE
- La Hongrie n’a rien exposé en soieries ; seul le Royal Hungarian Inspectorate of Sericulture avait une vitrine dans les soies écrues et a obtenu une Médaille d’Or.
- ITALIE
- L’Italie avait une exposition très importante en tissus de soie.
- L’emplacement était très bien choisi, sur le passage d’une des allées principales, et d’un éclairage parfait.
- Dans le milieu d’un grand carré était la belle vitrine des soies grèges et ouvrées, exhaussée de trois larges marches, et tout autour l’exposition des tissus de soie, qui nous occupe spécialement.
- Les vitrines étaient bien disposées et faisaient ressortir la variété des divers tissus exposés : étoffes unies noires et couleurs, satins, quelques façonnés, tissus quadrillés et rayés pour robes, velours de Gênes, le tout formant un ensemble parfait.
- Nous ne pouvons passer sous silence une superbe vitrine de broderies, chasubles, bannières et autres ornements d’église, de la maison Biraghi, Bruno et Biraghi, de Gênes, qui faisait partie du groupe 58 (broderies) et que nous n’avions pas à juger.
- Tous les articles exposés par cette maison étaient d’une exécution parfaite, tant au point de vue des dessins que de la supériorité des broderies où l’or s’alliait très heureusement avec les soies des nuances classiques de l’ornement d’église.
- Cette splendide vitrine joignait celle du groupe 57 et terminait très avantageusement la dernière allée de l’exposition de soieries de l’Italie.
- GRANDS PRIX
- Ardizzom Luigi e Cuneo.....................................Genoa.
- Exposition très réussie d’articles pour ameublement, superbes velours de Gênes.
- Benini e ..................................................Milano.
- Supérieure exécution de tapisseries à dessins très variés.
- 11
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- Guglielmo Ghidimi.......................................
- Ornements d’église et étoffes pour robes.
- Opificio Serico di San Leucio...........................
- La plus ancienne fabrique d’Italie pour étoffes d’ameublement, brocatelles et velours de Gênes.
- Pasquina Giuseppe..................................... .
- Articles pour ameublement, grand choix de dessins.
- Exposition Collective de douze Fabricants.
- Remarquable assortiment de tous les genres de Tissus.
- Canetta e Co . .............................
- Carcano, Musa e Co......................................
- Casnati Carlo, D. B.....................................
- Dollara A. . .................................
- Fabbriche Italiane di Seterie, Clerici, Braghenti e Co .
- Faure B. . .........................................
- Fossati A. e Figlio. . .................................
- Gavazzi Egidio Pio .....................................
- Redaelli, Finzi e Co................................ . .
- Stucchi Edoardo ... ..............................
- Tessiture Sericiie Bernasconi.......................
- Unione Industrie Seriche Broggi, Brambilla, Surr e Co. .
- MÉDAILLE D’OR
- Ferràris Vittorio.............
- Rideaux brochés et damassés.
- MEDAILLE DE BRONZE
- Ferràris Paolo................
- Châles, mouchoirs, écharpes.
- Résumé général
- Grands prix....................
- Médaille d’or..................
- Médaille de bronze.............
- Torino.
- Napoli.
- Torino.
- Como.
- Como.
- Como.
- Como.
- Como.
- Como.
- Como.
- Milano.
- Lecco.
- Como.
- Ceruobbio
- Como.
- Milano.
- Torino.
- 6
- i
- i
- Total.
- 8
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- JAPON
- Le Japon avait l’exposition la plus importante en soies et soieries, surtout comme nombre : 171 exposants pour les soies écrues et i3i pour les tissus de soie.
- Les vitrines de tissus entouraient celles des soies écrues ; elles étaient disposées avec beaucoup de goût, mais l’ensemble était un peu monotone, à cause de l’uniformité des tissus blancs, les tissus couleurs étant en petit nombre.
- Nous n’avons pas trouvé de changements bien appréciables dans les étoffes japonaises, sur ce que nous avions vu en 1900 à Paris : toujours les mêmes tissus en habutaï, kaïki, souchin, foulards, des crêpes blancs unis et façonnés bien réussis, quelques étoffes rayées ou quadrillées pour robes, des articles spéciaux pour ombrelles et parasols, des damas et satins blancs d’un très joli aspect, des étoffes très riches pour vêtements de parade, mélangées d’or et d’argent., avec leurs dessins particuliers et produisant de très heureux contrastes.
- Le genre dominant, l’article national, reste toujours le pongée que l’on retrouve dans toutes les vitrines.
- Dans beaucoup de localités, chaque famille possède un certain nombre de métiers, filant et tissant la soie qu’elle récolte elle-même.
- Le tissu produit est remis à un intermédiaire chargé de la vente pour la localité, qui se partage, au prorata, le résultat de ces ventes.
- C’est ce qui explique les prix incroyables de bon marché auxquels ces produits se vendent en Europe, la main-d’œuvre étant très faible, les paysans japonais se nourrissant d’une poignée de riz par jour.
- Les vitrines un peu importantes n’étaient pas nombreuses, la grande majorité des exposants n’avaient que quelques pièces d’étoffes étalées dans des vitrines communes.
- RÉCOMPENSES ACCORDÉES AUX TISSUS DE SOIE
- HORS CONCOURS
- Sugawa (Kiyoshi), Membre du Jury................. Yokohama.
- GRANDS PRIX
- Fukui-Ken, Association de Fabriques...............Fukui-Ken.
- Rawashima Jinbei................................Kyoto.
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- Kyoto Orimono Kabushiki Kaisha . ................Kyoto.
- Nishimura Jihei ..................................Kyoto.
- MÉDAILLES D’OR
- Iida Shinshichi.......................... Kyoto.
- Inagaki & Go......................................Kyoto.
- Ishikawa-Ken, Association de Fabriques............Kanazawa.
- Kiriu Bussan, Association de Fabriques........... Gunma-Ken.
- Nakamura Hanbei...................................Kyoto.
- Takada & Co.......................................Kyoto.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Fukushima-Ken, Association de Fabriques...........Fukushima-Ken.
- Gifu Kinuorimono Kabushiki Ivaisha................Gifu-Keu.
- Hakataori, Association de Fabriques..............Fukuoka-Knu.
- Hamachirimen, Association de Fabriques............Shiga-Ken.
- Inada Uhachi......................................Kyoto,
- Inouye Rikiso.................... Kyoto.
- Isezaki Orimono, Association de Fabriques . . . . . Gunma Ken.
- Kagami Goyemon....................................Yamanashi-Ken.
- Kamiyama Kiichiro.................................Yokohama.
- Kawamoto Shobei . , . . ........................Kyoto.
- Kimura Tosuke.....................................Osaka.
- Kutsumidzu Bunjiro........................... Shiga-Ken.
- Kutsuna Korejiro............................. Yokohama.
- Makita Kighiichiko.............................. Yamanachi-Ken.
- Murasakino Orimono Goshi Kaisha...................Kyoto.
- Nishikawa Kobei...................................Kyoto.
- Okajima Ghusuke ..................................Ashikaga.
- Sawamura Tashighi ............ Kyoto.
- Tokamachi, Association de Fabriques...............Niigata-Ken.
- Toyama-Ken, Association de Fabriques . . . . . . Toyama-Ken.
- Toyotama Orimono Goshi Kaisha................ Tokyo.
- The Yui Shoten....................................Fukushima-Ken.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Asano Shinzaburo..................................Gifu-Ken.
- Bito Shoten.......................................Kyoto-Fu.
- Fukushima-Ken Kogyo Shiken jo.....................Fukushima-Ken.
- Fujisaki Saburosuke,..............................Sendai.
- Hamami Righichi...................................Kyoto.
- Hattori Magobei...................................Nagoya.
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- — Si
- Habutai Goshi Kwaisha...............................Yamagata-Ken.
- Hisada Izaemon......................................Nagoya.
- Ito Silk Weaving Co.................................Nagoya.
- Kayanuma Kunihei.............................. Yamanashi-Ken.
- Kabata Mansuke......................................Kyoto-fu.
- Kitatsuhugun Kaiki, Association de Fabriques .... Yamanashi-Ken.
- Kitaichi Goshi Kaisha...............................Yokohama.
- Kobayashi Shinshichi................................Kyoto-fu.
- Kijtsumidzu Seijiro.................................Shiga-Ken.
- Minami Tsurugun Kaiki, Association de Fabriques. . . Yamanashi-Ken.
- Miyaki-Ken Habutai, Association de Fabriques. . . . Miyahi-Ken.
- Morii Kiichiro......................................Kyoto.
- Nagano-Ken Export Silk, Association de Fabriques . . Nagano-Ken.
- Nagoya Kokussan Shibori, Association de Fabriques . . Nagoya.
- Nakasawa Rihachi....................................Kyoto.
- Orinono Kenkin Jo...................................Kyoto-fu
- Sagami Kogyo Kabushiki Kaisha.......................Kanagawa-Ken.
- Seki Shinpei............................. Niigata-Ken.
- Shibata Genzayemon..................................Shiga-Ken.
- Shimamura Zensuke...................................Kyoto.
- Shimidzu Jiunzo.......................... Niigata-Ken.
- Takahashi Keitaro...................................Gifu-Ken.
- Takata Silk Fabric Co ..............................Niigata-Ken.
- Tomita Daijiro.......................................Nagaya.
- Tomita Usaburo......................................Kyoto.
- Tsukui Heiyemon.....................................Yokohama.
- Uno Kosaburo........................................Kyoto.
- Ushiba Goro...........................................Yamanashi-Ken.
- Uyeno Shinyemon.....................................Shiga-Ken.
- Uzen Habutai, Association de fabriques..............Yamagata-Ken.
- COLLABORATEURS
- MÉDAILLES D’OR
- Exposants Collaborateurs
- Tukui-Ken Silk Fabric.......................Okubo Hanya.
- Kyoto Orimono Kabushiki Kaisha .... Gentaro Janaka.
- K. Sugawa & Co..............................Iwashita Shozo.
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- MÉDAILLES D’ARGENT
- Exposants
- Collaborateurs
- Fukui-Ken Silk Fabric
- Kyoto Orimono Kabushiki Kaisha .
- Nishimura Jihei................
- Ishikawa-Ken...................
- K. Sugawa & Go.................
- Kawashima Zinbei...............
- Murano Bunjiro. Matsui Buntaro. Watanabe Inosuke. Funasaka Hachiro. Yoshxkawa Heibei. Nitta Jinsayemon. Tsuika Fusaji. Kishida Senkichi. Sasaki Juro.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Ishikawa-Ken.
- Kawashima Zinbei Kiriu Silk .
- Horiuchi Fukasiii. Ogaya Jihei.
- Tsuda Yonezo. Torihara Toyotaro. Takechi Manjiro.
- K. Kakiage.
- H. JiZIJKA.
- Y. Acki.
- G. S AK AIN O.
- V. Saito.
- S. Yanagiya.
- N. Hoshimo.
- Kiriu Orimono Kaisha.
- Résumé général
- TISSUS DE SOIE
- Exposants
- Grands Prix.............................. 4
- Médailles d’Or........................... 6
- Médailles d’Argent ...... 22
- Médailles de Bronze..................... 36
- 68
- Collaborateurs
- »
- 3
- 9
- i3
- 25
- Total.
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- r
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- MEXIQUE
- L’exposition du Mexique n’était pas importante : sept fabricants seulement y prenaient part, avec des vitrines très intéressantes de châles, écharpes et mantilles soie.
- Le Jury, à l’unanimité, a accordé au groupe entier une médaille d’argent.
- MÉDAILLE D’ARGENT
- Collectivité de sept Exposants.
- Diaz Serapio...............
- Escuela de Sericicultura. Manuel Gomez y Cia . Jaspèado Ruperto ....
- PëNITENCIARA DEL ESTADO .
- Francisco A. Robledo e Hijos Pascual Rodriguez.
- Guadalajara, Jal. Tenanciugo, Mex.
- San Luis Potosi, S. L. P. Texcoco, Mex.
- Puebla.
- San Luis Potosi, S. L. P. Léon, Gto.
- NICARAGUA
- Deux expositions insignifiantes auxquelles le Jury n’a accordé aucune récompense.
- SIAM
- Exposition très curieuse des divers tissus indigènes, et intéressante collection d’un petit matériel et des métiers employés encore actuellement pour leur fabrication.
- Cet outillage est tout ce qu’il y a de plus primitif, et figurerait avec succès dans une exposition rétrospective.
- Il n’y a pas de fabricants, dans l’acception du mot, chaque village forme un Comité qui réunit les produits de toutes les familles qui travaillent la soie.
- Le Jury a décerné à la Collectivité des dix exposants une médaille d’or. »
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- MEDAILLE D’OR
- Collectivité de dix Exposants.
- Comité de Champawn.
- — de Chantaboon.
- — de Isarn.
- — de Nabon Rachasima.
- — de Nakon Sri Tamarat.
- — de Pachim.
- — de Payupp.
- — de Petchaboon.
- — de Udawn.
- Sériciculture Department.
- SUISSE
- La Suisse, dont les nombreuses fabriques de soieries de Zurich sont universellement connues, s’est complètement abstenue.
- Deux seules petites vitrines contenaient des châles et écharpes soie, des rubans façonnés ainsi que des tableaux tissés.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Leuthold Frères et Cie .......Zurich.
- Variété de châles et écharpes soie.
- Stoffel et Cie ............... Arbon.
- Tableaux tissés, grand choix de rubans façonnés pour costumes nationaux.
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- CHAPITRE IX
- CONCLUSIONS
- Nous tenons à nous étendre un peu plus longuement sur l’Amérique et la France, les deux pays qui nous intéressent le plus, au point de vue de notre industrie des soieries.
- FABRIQUE AMÉRICAINE
- Nul n’ignore l’importance prise par la vie industrielle aux États-Unis, pendant les cinquante dernières années et la prodigieuse activité déployée surtout depuis la fin de la guerre de Sécession, ainsi que les résultats surprenants obtenus par nos concurrents américains, à l’abri des tarifs de plus en plus protecteurs, comme le bill Mac-Kinley d’abord et le tarif Dingley ensuite.
- L’important travail de M. Franklin Allen, secrétaire de la Silk Associâtionon of America de New-York, en vue de l’exposition de Paris en 1900, et, depuis, ses dernières statistiques, nous montrent ce développement vertigineux.
- En i85o, l’Union comptait seulement 67 établissements, occupant 1723 personnes, avec un capital de $ 47^.300, et une production de $ 1.809.476.
- Cinquante ans plus tard, en 1900, on comptait 483 établissements, répartis dans 18 États de l’Union, occupant 65.4i6 ouvriers ou ouvrières, avec un capital de $ 81.082.201, pour une production de $ 107.256,2:58, soit plus de 55o millions de francs.
- Depuis lors, cette prospérité n’a fait que s’affirmer encore et la dernière année dont la statistique nous soit connue, l’année 1903, donne les résultats suivants :
- Le nombre de métiers a augmenté pendant les années 1902 et de 7.187, et le nombre d’usines de 5o, pendant l’année ipo3 seulement.
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- Cette dernière année 1903 a eu sa production estimée à $ i45.ooo.ooo soit plus de 750 millions de francs.
- On estime, pour 1904, à environ 56.000 le nombre des métiers mécaniques, occupant plus de 80.000 ouvriers.
- La production de ces métiers se chiffre généralement par l’importation de la soie, puisque l’industrie américaine est tributaire des pays étrangers pour la totalité de ses matières premières soyeuses.
- Ces entrées de soie ont subi une marche ascendante, comme l’indique le tableau suivant :
- IMPORTATIONS DES SOIES EN AMÉRIQUE 1
- ANNÉE FISCALE du ier juillet au 3o juin KILOGRAMMES ANNÉE FISCALE du 1" juillet au 3o juin KILOGRAMMES
- i865 i3i.379 1886 2.153.845
- 1866 257.260 1887 2.o83.5i6
- 1867 222.868 1888 2.343.337
- 1868 232. I 39 1889 2.414*829
- 1869 329.ÏQI 1890 2.692.342
- O tN 00 264.365 189! 2.227.712
- 1871 489.427 1892 3.407.168
- 00 V| te 481.905 00 <0 ce 3.362.36i
- 00 V| ce 525.217 1894 2.245.464
- 1874 360.061 1895 3.612.289
- 1875 499.061 1896 3.624.281
- 1876 6i3.8i1 1897 2.950.666
- 1877 537.335 1898 4.672.768
- 1878 535.785 1899 4.390.089
- i879 857.670 1900 5.104.544
- 1880 I.160 697 I9°I 4-143.772
- 1881 I.146.822 1902 5.852.5o4
- 1882 1.3o3.632 i9°3 6.087 623
- i883 1.474.662 1904 5.743.995
- ^ in 00 CO 00 00 M M 1.459.813 1.55i.106 i9°5 8.114.i83
- Il ne faudrait pas croire, cependant, que cette augmentation constante de la consommation de la soie et, par contre, de la production
- 1 Toutes les statistiques ont été empruntées aux publications de la Silk Association of America, de la Chambre de Commerce de Lyon, du Bulletin des Soies et des Soieries de Lyon et des Relevés mensuels,des douanes françaises.
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- 87 —
- des fabriques américaines, ait arrêté les importations des soieries étrangères pendant cette même période. Le relevé des statistiques nous montre, au contraire, que ces importations se sont, à peu près, maintenues
- IMPORTATIONS TOTALES EN AMÉRIQUE Tissus de soie
- années DOLLARS FRANCS (5,25 le $) ANNÉES DOLLARS FRANCS (5,25 le $)
- i85o 17.694.658 92.896.954 5o 1891 35.478.966 186.264.571 5o
- CO Ci O 32.961 120 178.045.880 » 1892 33.562.778 176.204.584 5o
- 1870 24.219.281 127.l5l.225 25 1898 34.685.713 182.209.993 25
- 1880 31.348.948 164.581.977 » 1894 25.971.3o8 i3i.349.367 »
- 00 00 32.3x6.396 169.661 079 » 1895 3i.658 901 166.209.230 25
- 1882 38.280.955 2oo.975.ox3 75 1896 21.686.849 113.855.957 25
- i883 33.180.280 174.196.470 « i897 25.248.409 i32.554.147
- 1884 37.840.852 198 664.473 » 1898 25.287.419 132.758.949 75
- i885 27.880.386 146.372.026 5o l899 27.880.684 146.373.591 »
- 1886 27.613.545 144.971.Iï1 25 1900 29.719.565 156.027.7x6 25
- 1887 30.822.978 161.820.634 5o 1901 29.260.55o 153.617.887 5o
- 1888 32.363.i43 169.906.500 75 !9°2 35.567.821 186.731.060 25
- 00 00 *0 34.297.684 180 062.841 » i9°3 33-994-o33 178.468.673 25
- 1890 37.363.143 196.i56.5oo 75 1904 3i.o3o.522 162.910.240 5o
- Ce maintien des importations aux États-Unis s’explique par la quantité de genres d’étoffes que les fabricants américains ne sont pas encore arrivés à faire, et la progression constante de leur production n’est due qu’à l’augmentation prodigieuse de leur population qui n’était en 1870 que de 38.558.371 habitants, s’est élevée à 5o. 155.783 habitants en 1880, à 62.622.250 habitants en 1890, et à 75.620.859 habitants au dernier recensement de 1900, pour atteindre, en 1904, environ 80.000.000 d’habitants.
- Cet accroissement si rapide et incessant de la population de l’Union a contribué puissamment au progrès des fabriques américaines et au développement prodigieux auquel elles sont arrivées.
- La capacité d’absorption du marché américain est tellement vaste que, malgré la protection sans cesse croissante des tarifs prohibitifs et une douane de jour en jour plus tracassière, nos soieries de Lyon jouent encore un grand rôle dans les statistiques du Custom-House de New-York, comme l’indique le relevé de nos exportations françaises de soieries en Amérique.
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- EXPORTATIONS FRANÇAISES DES SOIERIES EN AMÉRIQUE
- Année 1880 . . . fr. 71.216 000 Année ï893 . . . fr. 64.762.000
- — 1881 . . . 70.697.000 — 1894 . • • 5i. 856.690
- — 1882 . . . 84.278.000 — 1895 . . . 75.263.885
- — i883 . . . 89.147.000 — 1896 . • • 48.806.710
- — 1884 • . . 61 716.000 — 1897 . . • 53 855.498
- — i885 . . . 58.582 000 — 1898 . . . 48.509.040
- — 1886 . . . 80 095.000 — 1899 . . . 53.067.557
- — 1887 . . . 58.484.000 — 1900 . 51.496.000
- — 1888 . . . 56.277.000 — 1901 . • . 65.i56.ooo
- — 1889 . . . 69.274.000 — 1902 . . . 67.664.000
- — 1890 . . . 91.760 000 — i9o3 . • . 71.221.000
- — 1891 . 62.5i8.ooo — 1904 . . . 62.642.000
- 1892 . . , 56.421.000
- Nous avons pu maintenir nos exportations aux Etats-Unis jusqu’à ce jour, grâce surtout à la persistance de la mode américaine pour nos beaux façonnés, dont Lyon a gardé le monopole, et à la vogue de la mousseline que la fabrique américaine n’a pu produire encore, malgré d’innombrables tentatives.
- SOIERIES DE LYOJV
- La Fabrique de Lyon, une fois de plus, s’est maintenue à la hauteur de sa vieille réputation.
- Si ses articles en uni ont pu avoir des imitateurs, elle est restée unique pour les façonnés et les étoffes de haute nouveauté.
- Gomme nous l’avons fait observer dans la description des vitrines étrangères, nous n’avons trouvé que dans l’exposition lyonnaise ces étoffes magnifiques, de bon goût et de fantaisie.
- Nous ne nous lassions pas d’admirer ces dessins de différents styles, où les simples petits motifs de certaines étoffes faisaient ressortir davantage les grandes conceptions pour robes ou étoffes d’ameublement.
- Que de belles Américaines se sont arrêtées devant nos vitrines, s’extasiant à la vue de ces traînes splendides, où la diversité des nuances, loin de se nuire les unes aux autres, formait un ensemble
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- merveilleux et mettait en relief le talent de nos dessinateurs, pour qui les difficultés ne sont qu’un jeu.
- Nous devons être fiers de voir que, malgré la mode, si contraire aux étoffes riclies, Lyon ait conservé le monopole de ces belles créations de façonnés.
- Nos dessinateurs lyonnais auront toujours une supériorité incontestable, car ils trouvent dans les archives de nos fabricants, et surtout dans notre beau Musée historique des Tissus, des trésors inépuisables, leur permettant de créer constamment des dessins nouveaux, sans se recopier jamais, et arriver ainsi à des combinaisons idéales qui font l’admiration du monde entier.
- Lyon aura encore longtemps cette suprématie, grâce à son Ecole des Beaux-Arts, cette pépinière de dessinateurs émérites, qu’ont illustrée les Revel, les Philippe de la Salle, les Bony, les Berjon, les Décha-zelles, et tant d’autres, dont la liste serait trop longue à énumérer.
- Que dire aussi de cette phalange d’ouvriers, connaissant si bien leur métier, qui se plient à toutes les exigences du dessinateur, s’ingénient à exécuter tout ce qu’on leur demande, et apportent à leur outillage les modifications nécessaires pour arriver à tisser des dessins qui paraissent quelquefois impossibles à reproduire devant de si grandes difficultés.
- Le Jury tout entier, mais surtout les Jurés américains ont voulu absolument voir de près, et toucher ces belles étoffes. Plusieurs vitrines ont été presque entièrement défaites, pour être examinées attentivement, afin de se rendre compte du travail colossal qu’occasionnent ces grands dessins
- Quelques-uns nous disaient qu’ils ne savaient ce qu’il fallait le plus admirer du fabricant qui faisait ces articles, du dessinateur qui les créait, ou de l’ouvrier qui les tissait ; nous leur répondions qu’il ne fallait admirer que la Fabrique de Lyon, car ces trois corps de métiers sont solidaires les uns des autres et se complètent les uns par les autres.
- Nous étions flattés de ces observations de fabricants qui, n’ayant encore abordé que timidement les genres façonnés, comprenaient tout le travail que-nécessitent ces créations.
- Nous garderons encore longtemps notre supériorité pour les nouveautés et le grand façonné, mais nous ne devons pas nous endormir pour tous les autres articles, qui sont de fabrication plus facile, et pour lesquels le métier mécanique joue un grand rôle.
- Depuis que la mode est censée avoir abandonné les belles soieries, on se rend compte de plus en plus que la démocratisation de l’article
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- par son bas prix l’a fait pénétrer dans des couches nouvelles et profondes de consommateurs, et lui a créé une multiplicité d’emplois bien en dehors de la clientèle de luxe.
- Aujourd’hui, c’est le bon marché qui détermine la consommation dans son ensemble, et la mode n’agit que pour susciter des articles favoris et varier le thème de la fabrication.
- Il est donc nécessaire pour nous de veiller à nos organisations mécaniques, laisser de côté le peu qui reste de notre vieil outillage, continuer à reconstituer nos usines avec les derniers perfectionnements, afin d’en obtenir une production intense et économique.
- De plus en plus la lutte sera vive entre tous les pays, et ce sera celui qui aura la meilleure organisation qui pourra le mieux résister à ces concurrences internationales.
- La main-d’œuvre entre en Amérique, dans les prix de revient, pour un facteur bien plus important qu’en France.
- Nous pourrons donc encore, avec nos usines modèles, malgré les droits d’entrée exorbitants, continuer à envoyer en Amérique une partie de notre production.
- Nous ne voulons pas terminer ce trop rapide et trop bref exposé sans rendre ici un public hommage à M. le Président Alfred Picard qui a représenté si dignement et avec tant d’autorité la France à l'Exposition de Saint-Louis.
- Nous tenons spécialement à remercier chaleureusement M. Georges Gérald, député de la Charente, commissaire général adjoint de l’Exposition, dont l’activité a été considérable.
- Nous ne saurions trop le répéter bien haut, c’est grâce à son tact, à sa courtoisie si appréciée des Américains, que purent être évités les heurts et les froissements inévitables dans un Jury comportant des éléments si divers, et des intérêts souvent opposés.
- Nous n’aurons garde d’oublier M. Franklin Allen, Juré américain, délégué à Saint-Louis par la Silk Association of America, cette si puissante organisation, et qui, élu à l’unanimité Président du Jury international du groupe 57, a dirigé nos travaux avec une impartialité incontestable, cherchant, par tous les moyens possibles, à aplanir les difficultés qui pouvaient s’élever dans nos discussions.
- Gomme Vice-Président de ce même groupe, nous l’avons suivi
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- constamment, et nous nous plaisons à le remercier des relations si agréables que nous avons toujours eues ensemble.
- Nous ne pouvons résister au désir de traduire la fin du rapport de M. Franklin Allen à la Silk Association sur l’Exposition de Saint-Louis.
- Nous aurions voulu trouver les mêmes termes pour exprimer les sentiments que les jurés étrangers ont éprouvés en quittant les jurés américains :
- « Dans le Jury lui-même, l’esprit de camaraderie, de bonne confra-« ternité et de courtoisie, parfumait cette atmosphère de travail dili— « gent. En un mot, tandis que nous nous étions rencontrés étrangers, « nous nous sommes quittés amis et, en disant cela, j’aime à croire « que j’exprime la dernière pensée de tous les membres du Jury inter-« national à l’Exposition de Saint-Louis. »
- i4 Août 1905.
- Etienne CHARBIN.
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- TABLE DES GRAVURES
- Palais des industries diverses..................................... 9
- Vitrine de l’Union des filateurs et mouliniers .................... 17
- Vitrine des Soies italiennes ...................................... 19
- Salon japonais des soies.................................... 3i
- Carte et Tableau synoptique de l’Industrie de la Soierie dans les dix
- Etats de l’Est où elle s’est principalement développée ... 43
- Carte générale des Etats-Unis dressée*au point de vue des industries
- soyeuses........................................................ 45
- Palais des manufactures............................................... 49.
- Palais des manufactures (vue de l'ouest) . ........................ 61
- Palais des Arts libéraux........................................... 77
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-
-
- TABLE DES MATIÈRES
- SECTION DES SOIES
- Rapport de M. Emile CARRIÈRE
- Introduction.................................................... 3
- CHAPITRE PREMIER. — Admission des Exposants ; constitution
- des Comités.............................................7
- CHAPITRE II. — Installation des expositions.....................
- CHAPITRE III. — Description de l’Exposition......................... n
- Description de l’Exposition des Soies de France .... 12
- Expositions Etrangères : Soies d’Italie........................... 18
- Soies du Japon............................................ 19
- Autres Nations............................................ 21
- CHAPITRE IV. — Jury des Récompenses5 sa Composition. ... 22
- Opérations du Jury . 2a
- Tableau général des récompenses........................... 26
- Examen des exposants...................................... 27
- CHAPITRE V. — Conclusions. . 3i
- Statistique générale de la production et de la consommation
- de la soie dans le monde. . 3a
- Etat de la progression des récoltes séricicoles dans les
- vingt-cinq dernières années. ......................... 33
- Etat comparatif de la production de la Soie en France et en
- Italie................................................ 35
- Tableau des importations de Soie grège aux Etats-Unis . . 36 Tableau des importations de Soie du Japon aux Etats-Unis. '$7 Du rôle et de l’avenir de la Soie de France en Amérique. . 38
- Considérations économiques sur l’industrie des Soieries aux
- Etats-Unis............................................ 39
- SECTION DES TISSUS DE SOIE
- Rapport de M. Etienne CHARBIN, Vice-Président du Jury
- CHAPITRE PREMIER. — Préliminaires........................... 43
- Opérations du Comité d’admission..................... 46
- .^CHAPITRE U. — Exposition de Saint-Louis................... 49
- CHAPITRE III, — Jury des Récompenses........................ ~rz
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- CHAPITRE IV. — Opérations du Jury................................... 58
- CHAPITRE V. — Jury de Département................................... 5g
- CHAPITRE VI. — Jury Supérieur....................................... 6i
- CHAPITRE VU. — Tabl eau Général des Récompenses..................... 62
- CHAPITRE VIII. — Description des Expositions.........................63
- Etats-Unis................................................... 53
- Belgique...................................................... 56
- Bulgarie...................................................... 67
- Chine ........................................................ 68
- France........................................................ 68
- Allemagne.................................................... ^4
- Grande-Bretagne H ongrie .
- Italie .... Japon .
- Mexique....................................................... 83
- Nicaragua..................................................... 83
- Siam.......................................................... 83
- Suisse...................................................... 84
- CHAPITRE IX. — Conclusions.......................................... 85
- Fabrique américaine........................................... 85
- Soieries de Lyon............................................ 88
- Lyon. — lmp. A. REY et G', 4> rue Gentil. — 389a5
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- ExFOSITIOH IHTERM3TIOHRLE
- DE SfllHT-LoUIS 190*1
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