- Accueil
- > Catalogue général
- > Exposition universelle. 1904. Saint Louis - Section française. Rapport du Groupe 60 [Indus...
Section française. Rapport du Groupe 60 [Industrie du cuir, de la chaussure, de la ganterie et de la pelleterie]
-
-
- p.n.n. - vue 1/33
-
-
-
- ExFOSITIOH iHTERHflTIOHRLE
- DE SflIHT-LoUIS 190^
- p.n.n. - vue 2/33
-
-
-
- p.n.n. - vue 3/33
-
-
-
- IjdpO ?°Xcu. élf-l
- MIHISTÈRE DU COMMERCE, DE LTHDUSTRIE DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES
- EXPOSITION INTERNATIONALE
- DE
- smnT-Louis
- I?G‘i
- 9t
- SECTIOH FRAHÇAISE
- RAPPORT
- DU
- GROUPE 6U
- & & %
- M. Albert DONRNGE
- RAPPORTEUR
- BIBLIOTHEQUE DU CONSERVATOIRE NATIONAL des AllTS & SIÉTIEHS
- N° du Catal ogu e
- -^tàr-nu 1 ^tirriafirm ' 2. ----
- Entrée, le
- PARIS
- COMITÉ FRfmçmS DES EXPOSITIONS K L’ÉTRMGER Bourse de Commerce, pue du Louvre
- Ni.VERMOi, éditeur
- 1507
- Page de titre n.n. - vue 4/33
-
-
-
- p.n.n. - vue 5/33
-
-
-
- GROUPE 60
- Industrie du Cuir,
- de la ehaussure,
- de la ganterie
- et de la pelleterie
- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
- FRANCE
- Coup d’œil fuccipct $ui[ lu vuleurç de$ Produits exposé#
- La France était dignement représentée, à l’Exposition de Saint-Louis, par 38 exposants dans le Groupe 60 divisé en 4 Classes : Cuirs, chaussures, ganterie, pelleterie.
- En répondant en si grand nombre à l’appel du Comité d’organisation, nos fabricants donnaient une fois de plus au monde entier un témoignage éclatant de l’importance de l'industrie des cuirs et peaux en France, de l’excellence des produits qui sortent de nos manufactures, du bon goût qui présidait dans l’organisation de notre Exposition.
- Un seul regret pourrait cependant être exprimé ; l’emplacement
- p.5 - vue 6/33
-
-
-
- 6
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- réservé à nos exposants, l’un des vestibules d’entrée du palais des Manufactures, était sombre et contribuait bien peu à faire ressortir l’éclat de nos vitrines et l’ingénieuse disposition trouvée par les organisateurs de notre Section.
- Nous ne nous arrêterons pas à faire une description détaillée des divers produits sortant de nos manufactures ; ils ont été appréciés à leur juste valeur et les Américains eux-mêmes se sont plus à en reconnaître tous les mérites. Nous devons cependant examiner rapidement chaque Classe de cette Section au point de vue des relations qui pourraient être établies avec le nouveau Continent, et voir quels bénéfices nos industriels pourraient en retirer ou, enfin, s’ils doivent cesser tout effort pour reconquérir une place que beaucoup parmi eux considèrent comme perdue.
- CLASSE DES CUIRS
- Cuirs à semelle. — Nous estimons d’ores et déjà, que nos produits n’ont plus rien à faire dans l’Amérique du Nord, où les cuirs tannés à l’hemlock ou au tannage combiné « Union » sont établis à des prix défiant toute concurrence.
- Cuirs à dessus. — Les employants américains ont délaissé en grande partie la corroierie aux corps gras, moellon, huile, suint, suif, etc. Nos veaux cirés français qui pendant tant d’années ont eu un débouché considérable aux Etats-Unis, pour la plus grande gloire et fortune des centres de production : Paris, Lyon, Millau, Nantes, etc., sont presque complètement abandonnés : quelques maisons expédient encore de rares caisses, mais nous ne croyons pas à la reprise de cet article. Les peaux chromées, dans la fabrication desquelles les fabricants américains sont passés maîtres, ne doivent pas être délaissées par nous ; les échantillons présentés par plusieurs de nos grandes maisons ont attiré l’attention des fabricants de chaussures des États-Unis et les efforts soutenus de nos compatriotes exportateurs ne tarderont pas à être récompensés. Nous savons d’ailleurs que quelques-unes de nos maisons regagnent le terrain qu’elles avaient perdu un moment.
- p.6 - vue 7/33
-
-
-
- GROUPE 60. --- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
- /
- Cuirs à harnais. — Dans cette sorte encore, notre industrie s’est tu fermer l’un de ses principaux débouchés : nos fabricants ne peuvent plus concurrencer les producteurs puissamment organisés de Boston, Milwaukee, etc., etc.
- Cuirs à courroie. — Les droits prohibitifs ne permettent plus à nos industriels de lutter avantageusement avec la fabrication indigène qui, d’ailleurs, apporte des soins tout particuliers à la production de cet article ; les cuirs à courroie des États-Unis sont la plupart tannés exclusivement au chêne.
- CLASSE DE LA CHAUSSURE
- Les rayons de nos exposants ont été très admirés par les connaisseurs américains. L’élégance de la forme de nos chaussures, l’excellence de leur coupe, les soins de la fabrication ont certainement enlevé les suffrages.
- Notre exportation en chaussures aux Etats-Unis est tombée à un chiffre absolument infime, et les fabricants de ce pays sont en train de nous enlever nos derniers comptoirs de vente dans l’Amérique du Sud.
- Un grave reproche est adressé aux articles de fabrication française ; l’élégance est reconnue parfaite, la fabrication est irréprochable, mais le manufacturier sacrifie trop à ces deux points. La chaussure manque de commodité, la bottine ou le soulier ne sont pas « chaussants». La fabrication américaine, tout en cherchant cette même élégance dans sa confection, s’attache à donner une chaussure où le pied soit à l’aise. « Continuez, disait un Américain devant une de nos plus belles vitrines, continuez à fabriquer des chaussures à bouts étriqués, à semelles étroites et vous n’en vendrez plus une paire dans l’Amérique du Sud. »
- p.7 - vue 8/33
-
-
-
- 8
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- CLASSE DE LA GANTERIE
- L'Amérique du Nord est peut-être le pays où le gant se porte le plus. En dehors des dames et des hommes qui prennent le gant tin, les ouvriers de nombreuses professions achètent un gant épais tanné au chrome. Dans ce pays où la machine règne en souveraine, le conducteur de machine, le métallurgiste se préservent la main avec un gant grossier de production indigène et dont la consommation est considérable.
- Quelques maisons fabriquent le gant fin, mais notre article est reconnu bien supérieur et malgré la concurrence locale, nos compatriotes ne doivent pas se décourager, ils ont là un vaste champ d’exploitation.
- CLASSE DE LA PELLETERIE
- Les fourrures françaises sont toujours très appréciées et nos confectionneurs ont un débouché important. Les Allemands cherchent à nous évincer, mais le bon goût et la délicatesse de coupe et de préparation françaises triomphent aisément.
- p.8 - vue 9/33
-
-
-
- ÉTATS UNIS
- L’ensemble des maisons ou grandes compagnies américaines était représenté à Saint-Louis par 14 exposants pour les cuirs et 17 exposants pour les peaux et chaussures.
- Beaucoup de fabricants n’avaient pas répondu à l’appel des organisateurs. 11 ne nous appartient pas de chercher les causes de cettç abstention; qu’il nous suffise de constater avec plaisir que l’importance des établissements dans les locaux concédés, la diversité des collections présentées nous permettaient facilement de nous rendre compte d’une façon très précise du mode de fabrication des cuirs aux Etats-Unis, et de reconnaître les raisons pour lesquelles, depuis de longues années déjà, nos produits ont été peu à peu éliminés dans les transactions commerciales d’un pays qui avait été, pour notre industrie nationale, une source précieuse de prospérité et de richesse.
- Cette étude pouvait se faire avec le plus grand intérêt devant les remarquables Expositions de :
- L’Américan Oakleather, de Saint-Louis, Mathews et C°, de Philadelphie, United States Leather C°, de New-York. Pfister et Nogel Leather C°, de Milwaukee, etc., etc... pour les cuirs de diverses sortes ;
- Des grandes manufactures de Saint-Louis, New-York, Brooklyn, Philadelphie, Détroit, Chicago, Boston, etc., etc... pour les chaussures.
- Cuirs tannés. — Dans la Section américaine, les cuirs tannés se présentent à nous sous trois aspects de tannage :
- 1° Cuirs tannés à l’hemlock ou écorce de sapin ;
- 2° Cuirs « Union » tannés avec un mélange d’écorce d’hemlock et d’extrait de chêne ;
- 3° Cuirs tannés au chêne, ou plus souvent à l’extrait de chêne.
- 2
- p.9 - vue 10/33
-
-
-
- 10
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- En dehors de ces trois sortes de tannage, nous mentionnons pour mémoire les diverses combinaisons employées : vallomée, quebracho, etc., etc. ,
- Les procédés de fabrication se rapprochent assez sensiblement de nos produits nationaux, quoique le tannage soit fait la plupart du temps à la flotte ; la durée varie généralement de 3 à 5 mois suivant les sortes.
- Le travail de rivière ne diffère guère de nos façons, le gonflage et l’épilage de la peau se font à la chaux ou aux produits chimiques. La machine apporte rarement son concours dans cette manutention, les cuirs américains, surtout ceux de la première catégorie de tannage à Uhemlock ne subissant pas l’opération de l’écharnage ou du tranchage.
- En sortant de la tannerie, les cuirs sont lissés à la machine, assez sommairement d’ailleurs, un hon cylindrage vient leur donner la fermeté et le coup d’œil nécessaires pour les rendre vendables.
- Le facteur dominant du tannage aux Etats-Unis est dans l’écorce d’hemlock. Cette matière tannante n’a aucun rapport avec nos écorces indigènes ; elle se présente à la vue sous forme de planchettes ou lamelles, de 30 à 50 centimètres de longueur, de 5 à 10 centimètres de largeur et de quelques pouces d’épaisseur ; elle arrive directement des forêts de sapins de l’Amérique du Nord dans les tanneries ; quelques maisons fontleur approvisionnement pour l’année, mais plus généralement, les marchés sont passés avec des négociants spéciaux qui livrent mensuellement ou même chaque semaine les quantités nécessaires à la tannerie.
- Cette écorce possède une force tannante environ double de celle de nos meilleures écorces du centre de la France. Le prix en était, en septembre 1904, d’environ 40 francs la tonne de 1.050 kilos, rendue à la tannerie.
- Les cuirs tannés à l’écorce d’hemlock ont un aspect très caractéristique, une couleur rouge acajou, les fibres sans être serrées sont suffisamment traversées, les fleurs sont douces, rarement cassantes, les chairs sont adhérentes au cuir, un bon empâtage et un énergique cylindrage arrangent tout.
- Les cuirs « Union » au tannage mélangé d’hemlock et de chêne paraissent d’une qualité bien supérieure ; la couleur est moins foncée, et, sans atteindre cependant la fermeté de nos produits français, ces cuirs représentent une bonne qualité moyenne.
- Quant au tannage au chêne, il donne une marchandise similaire
- p.10 - vue 11/33
-
-
-
- GROUPE 60. --- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
- 11
- à la nôtre, mais les cuirs tannés par ce procédé ne sont guère employés que pour la courroie ou quelques fabrications spéciales, leur prix est considéré comme absolument prohibitif par le fabricant de chaussures.
- En septembre 1904, les cuirs moyens des pokers s’établissaient à environ 140 francs les 100 kilos à Chicago, les peaux de campagne se vendaient de 120 à 130 francs les 100 kilos.
- Les prix de vente du cuir tanné dans les différents centres des Etats-Unis : Chicago, Saint-Louis, New-York, Boston, etc., s’établissaient comme suit, pour cuirs de qualité courante secs à fond :
- Cuirs à l’hemlock.................... 2 fr. 60 à 2 fr. 70 le kilo.
- Cuirs « Union»....................... 2 fr. 90 à 3 fr. 20 —
- Croupons à courroie chêne........ 4 fr » à 4 fr. 20 —
- Dépouilles .......................... 1 fr. 90 à 2 fr. 20 —
- Cette statistique ne laisserait pas que de rendre bien perplexe un tanneur français qui, devant un pareil résultat, ne tarderait pas à congédier son personnel et à fermer son usine. Il n’y a rien d’anormal cependant dans la fabrication américaine, et les industriels déclaraient à cette époque être satisfaits de la situation. Si nous raisonnons cette fabrication, nous reconnaîtrons sans peine que l’industrie des cuirs aux Etats-Unis peut établir des cuirs à un prix de revient défiant toute concurrence.
- Comme nous l’avons vu, la matière tannante, en raison de son degré de tanin, est à un prix extrêmement bon marché. La charge laissée sur la peau au travail de rivière, la suppression du tranchage et de l’écharnage donne un rendement en tripe qui peut être estimé environ à 1/3 en plus que le rendement de la tannerie française. Quant à la main-d’œuvre, l’industrie des cuirs est peut-être, en Amérique, celle qui a le moins souffert des énormes augmentations de salaires de ces dernières années. Là, les tanneries fuient les grands centres ; elles tendent à s’établir dans des agglomérations peu importantes et il nous a été signalé des tanneries dans la Louisiane, où le salaire de l’ouvrier ne dépassait guère un dollar à un dollar et demi (5 fr. 25 à 7 fr. 80), ce qui est extrêmement bon marché en Amérique, en raison du travail rendu (1).
- (1) Nos compatriotes qu’intéresserait la statistique des salaires en Amérique pourraient utilement consulter le Rapport des délégués anglais des Trades Unions. Commission Moseley, publié en Angeterre — Leeds — 1903.
- p.11 - vue 12/33
-
-
-
- 12
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- La qualité des cuirs à l’hemlock n’est pas aussi mauvaise qu’on semblerait le croire en France ; certes elle est loin d’atteindre celle de nos beaux cuirs au choix, dans tous les cas elle est supérieure à certains tannages mixtes ou rapides de notre région. Quant à la couleur très foncée, elle préoccupe peu le fabricant américain qui teint généralement la semelle des chaussures en noir ou en couleurs sombres.
- Cuirs et peaux chromés. — Il serait inutile de s’arrêter bien longtemps sur cette fabrication maintenant universellement connue. Qu’il nous suffise de rappeler que les Etats-Unis furent le berceau du chrome, et que c’est là que les fabricants allemands et plus tard les nôtres ont été s’inspirer des premiers éléments du tannage au chrome.
- Cette fabrication est certainement arrivée dans l’Amérique du Nord à la perfection et la lutte entre fabricants n’est plus chez eux, maintenant, que dans l’économie de la main-d’œuvre et le perfectionnement des machines ; sur ce point nous connaissons tous l’esprit pratique et inventif des constructeurs américains.
- Chaussures. — Devant les belles et importantes Expositions des maisons suivantes :
- Commonweâlth Shoe et Leather, de Brooklyn ;
- Land Schaber et C°, de Philadelphie ;
- H. Pingru et C°, de Boston;
- Robert Johnson and Band Shoe et C°, de Saint-Louis ;
- Tennent Shoe et C°, de Chicago ;
- Wickert et Gardiner,de Brooklyn, etc., etc...;
- le visiteur pouvait se rendre compte facilement de l’importance de la fabrication des chaussures aux États-Unis et des progrès considérables qui ont été faits dans les différents genres.
- Le fabricant de chaussures est parfaitement secondé dans ses efforts par le puissant outillage mis à sa disposition ; nous connaissons l’ingéniosité et la délicatesse de ces outils admirables que nos fabricants français n’ont d’ailleurs pas hésité à adopter dès qu’ils en ont connu les mérites. Chaque année, de nouvelles découvertes viennent encore grossir ce matériel déjà si complet et les manufac-
- p.12 - vue 13/33
-
-
-
- GROUPE 60. — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
- 13
- turiers américains sont les premiers à bénéficier des modèles nouveaux inventés ou perfectionnés par leurs compatriotes.
- La matière première est à la disposition du fabricant dans une large mesure ; des contrats à l’année lui assurent une production régulière et suivie sur laquelle il peut tabler en toute sécurité pour ses besoins.
- Les ateliers sont généralement très pratiquement organisés ; un chef d’équipe ou contremaître se trouve à la tête de chaque rayon de fabrication, il est responsable du rendement et de l’exécution du travail, le patron traite à forfait avec lui pour les salaires qu’il verse lui-même directement aux ouvriers, hommes et femmes, qui sont placés sous sa direction.
- La chaussure aux États-Unis est à la portée de toutes les bourses. En dehors des bottiers à la mode, qui dans les grandes villes établissent leurs prix suivant la « fashion » et le goût des acheteurs, et en profitent alors pour taxer leurs audacieux clients à des prix souvent doubles et triples de ceux de nos grands faiseurs parisiens, le commun des mortels trouve à se chausser à bon compte.
- L’ouvrier des villes ou des campagnes aura pour deux dollars (10 fr. 50) une excellente paire de brodequins de fatigue, en vache grenée ou en box-calf fort, à semelles épaisses garnies d’une solide ferrure.
- Dans toutes les villes ou grands centres, on rencontre de nombreux et luxueux magasins exposant à leurs vitrines tous les genres créés par la manufacture ; les prix de vente, généralement uniformes et ne variant guère, sont de 2 dollars 1/2 (13francs), 3 dollars 1/2 (18 francs) 4 dollars 1/2 (23 fr. 50).
- Ces chaussures ont une très belle apparence, malgré l’allure un peu lourde de la forme américaine, le pied y est admirablement à l’aise, la semelle débordante rehaussée d’un garde-crotte soigneusement gravé leur donne un cachet tout particulier.
- A l’usage, la qualité des semelles est plutôt inférieure; mais pour un quarter (1 fr,25) dans chaque magasin, un ouvrier spécialiste est à la disposition du client et, sur son désir, pose instantanément une ferrure d’acier sous la semelle et le talon ; avec cette précaution l’acheteur portera sa chaussure quelques semaines de plus.
- Les dessus, empeignes et tiges, sont généralement d’excellente qualité et l’ingénieuse mais très coûteuse façon du cirage de la chaussure aux États-Unis leur donne un éclat de neuf jusqu’au dernier jour. Ces dessus supporteraient très certainement plusieurs res-
- p.13 - vue 14/33
-
-
-
- 14
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- semelages, mais l’Américain aime peu cette réparation ; toute chaussure dont la semelle commence à percer est rejetée pour être remplacée par une paire nouvelle.
- La fabrique de chaussures aux États-Unis travaille activement, d’abord pour approvisionner les 80 millions d’habitants et, ensuite, pour exporter, dans les nombreux débouchés que le service consulaire national signale chaque jour dans toutes les parties du monde, avec une activité dévorante. Les exportateurs sont déjà les maîtres de nos anciens marchés de l’Amérique du Sud où ils finiront par nous supplanter complètement. Nous sommes enfin témoins des efforts prodigieux qu’ils font chaque jour pour envahir les contrées de notre vieux continent.
- JAPON
- 20 exposants de Tokio et d’Osaka étaient venus à Saint-Louis, montrer les progrès considérables faits par l’industrie des cuirs dans leur pays.
- La fabrication des cuirs à semelle se rapproche sensiblement de celle des États-Unis; les cuirs lissés sont rouges et d’une fermeté relative.
- Une des parties les plus intéressantes de ces différentes Expositions était celle concernant la peausserie et la teinture des cuirs. Les fabricants japonais sont arrivés, en ces genres, à des résultats surprenants. La souplesse de la peau, la fixité des couleurs, la vivacité des tons et les impressions quasi artistiques qui ornent les fleurs témoignent en faveur du bon goût et de bingéniosité des spécialistes nippons.
- 11 se fait une importation très sérieuse de peaux de couleur japonaises aux États-Unis, la mode américaine semble vouloir adopter définitivement ces articles pour la chaussure fine et la vogue s’accentue pour l’emploi de ces peaux aux couleurs chatoyantes et si finement présentées.
- Nombre de grands magasins décorent les étalages des vitrines où est exposée la chaussure avec des peaux japonaises, et des pancartes
- p.14 - vue 15/33
-
-
-
- GROUPE 60. --- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
- 15
- ou écriteaux annoncent en grosses lettres : « Nouvel arrivage de peaux du Japon, peaux, semelles, peaux vernies en couleur, etc., etc. » N’est-ce qu’une question de mode? ce mouvement s’accentuera-t-il? L’avenir nous l’apprendra. Mais c’est un fait très curieux de constater cette concurrence faite par une nation asiatique aux grands industriels des États-Unis.
- MEXIQUE
- Le Mexique était représenté dans le Groupe 60 par 20 exposants, dont 16 pour les cuirs et 4 pour la chaussure.
- Ce pays a, sur place, la matière première, dont il alimente les manufactures des États-Unis, en chevreaux et autres cuirs.
- Certains cuirs sont bien travaillés ; d’autres, en vérité, laissent à désirer sous le rapport du tannage et du fini.
- BRÉSIL
- Les exposants, au nombre de 27 dans le Groupe 60, avaient présenté à Saint-Louis leurs produits (cuirs et chaussures).
- Le plus grand nombre a fait des efforts pour exposer des articles de bonne qualité.
- Certains cuirs étaient mal écharnés, mais, en général, l’ensomble était bien.
- p.15 - vue 16/33
-
-
-
- 16
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- RÉPUBLIQUE ARGENTINE
- Nous avons examiné avec soin les Expositions de :
- MM. Aretz et Schurburger, de Buenos-Ayres, cuirs tannés et cuirs vernis ;
- MM. Gomez, Casimiro et Gie, de Buenos-Ayres, cuirs tannés et vernis ;
- Sociedad anon. Gaggino Laurez, de Buenos-Ayres, cuirs tannés et cuirs vernis ;
- M. Blatse, Juan B., de Buenos-Ayres, fabrique de chaussures et bottines.
- Ces produits étaient intéressants, et de grands efforts sont faits pour arriver à la perfection de nos articles français.
- ALLEMAGNE
- Deux fabricants seulement ont exposé dans le Groupe 60 à l’Exposition de Saint-Louis.
- L’un, dont la spécialité est la préparation des peaux pour gants ; l’autre, des cuirs de couleur.
- p.16 - vue 17/33
-
-
-
- AAAAAAAAAA.Ai.AiJ.A..AÀlÀ,U.ÀA.ii.ÀÀAi.Àli.AÂAAAAAAAAAAAA A À A
- TTTTTTTTTTTY TTTTY TTTTTTTTTTTT YYTTTTTTTTTTYTTTT YYYT
- COMPOSITION DU JURY
- MM. Hays, président............................États-Unis
- Scanner, vice-président,.................... —
- Pearson, secrétaire,........................ —
- Altsman...............................
- Johnson .................................... —
- Desnoyers................................... —
- Leppert..................................... _
- Paul........................................ —
- Perry....................................... —
- Schlect .............................. ........
- Tommerson.............*............... —
- Thomas................................ République Argentine
- TiAfon...............................France
- Pfeiffer-Brunet...................... .......
- Houscamp.............................États-Unis
- Terhmir..............................
- Jones................................ .......
- TIRRELL.............................. .......
- Fay.................................. .......
- Yan Bardeluben.......................Allemagne
- U importance du Groupe 60 a été considérable à l’Exposition de Saint-Louis en 1904, où le Jury a pu examiner les produits d’un grand nombre d’exposants.
- Ce Groupe se divisait en 4 classes :
- Classe 3l /................ Cuirs.
- Classe 378.................... Chaussures.
- Classe 379................. Ganterie.
- Classe 380.................. Pelleterie et fourrure.
- p.17 - vue 18/33
-
-
-
- 18
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- La France était représentée par :
- 15 exposants..............., Classe 377,
- 40 exposants Classe 378.
- 5 exposants.................. Classe 379.
- 7 exposants.................. Classe 380.
- 1 exposant............... Machines pour tanneries.
- 1 exposant............... Extraits tannants.
- qui ont été récompensés par 23 Grands prix, 12 médailles d’or et 1 médaille d’argent.
- p.18 - vue 19/33
-
-
-
- EXPOSITIONS DES SECTIONS FRANÇAISES ET DES ÉTATS-UNIS
- FRANCE
- Classe 377. — Cuirs
- MM. Aboucaya frères, cuirs vernis, rue Richer, Paris.
- Cette importante maison, qui a continué les affaires de M. Houette, a une Exposition remarquable de cuirs vernis. Son extension toujours croissante est la conséquence de ses exportations dans tous les pays et principalement aux États-Unis. — Médaille d’or, Paris 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- MM. Enaijlt et Cie, cuirs tannés et corroyés, Paris.
- Les magnifiques cuirs de bœuf et de vache exposés, spécialement préparés pour la chaussure et l’équipement, faisaient l’admiration des connaisseurs que cette partie intéressait.
- Cette très importante maison a obtenu un Grand prix à Paris 1900 et un Grand prix à Saint-Louis 1904.
- M. René Pillais, cuirs vernis, Paris.
- Fort belle Exposition donnant une idée de la perfection des produits dont la réputation n’est plus à faire. — Médaille d’or, Paris 1900, Médaille d’or, Saint-Louis 1904.
- p.19 - vue 20/33
-
-
-
- 20
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- M. Eugène Rogie, cuirs tannés, Lille.
- Les cinq cuirs tannés figurant dans la vitrine de l’exposant sont beaux, et le tannage ne laisse rien à désirer. — Médaille d’or, Paris 1900. Médaille d’or, Saint-Louis 1904.
- M. Jossier, cuirs vernis, Paris. Usine modèle à Montreuil-sous-Bois. v
- L’excellence des produits de cette maison a été très remarquée ; fort belle Exposition qui honore la Section française. — Hors concours, membre du Jury, Paris 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- M. Jules Hervé, cuirs tannés et lissés pour semelles, Château-Renault.
- Reaux produits très bien travaillés. Le tannage du cuir est parfait. Cette maison possède deux tanneries et fabrique annuellement environ 13.000 cuirs. — Médaille d'or, Paris 1900. Médaille d’or, Saint-Louis 1904.
- ° M. H, Villette-Gate, cuirs lissés, Nogent-le-Rotrou.
- Cette ancienne et honorable maison, qui expose de beaux cuirs, se distingue par la belle qualité de ses cuirs tannés à fond à l’écorce de chêne, très soignés et bien finis. — Membre du Jury, hors concours, Paris 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- MM. Ciiolet neveu et Cie, cuirs corroyés et lissés pour chaussures et équipement, Paris.
- Ensemble remarquable de cuirs corroyés.
- Les vaches en huile exposées sont de qualité très supérieure. L’importance de cette manufacture est connue: elle occupe 1.200 ouvriers et son chiffre d’affaires dépasse 6.000.000 de francs.
- Certainement elle méritait mieux qu’une médaille d’or à Saint-Louis 1904. Médaille d’or à Paris 1900.
- MM. Masurel et Caen, peaux de moutons et laines, Croix (Nord). MM. Masurel et Caen, qui fabriquent spécialement les peaux de
- p.20 - vue 21/33
-
-
-
- GROUPE 60. --- EXPOSITIONS DES SECTIONS FRANÇAISES ET DES ÉTATS-UNIS 21
- moutons, travaillées pour différents usages, ont exposé'de fort beaux produits, très particulièrement admirés par les spécialistes, savoir ; des basanes, des laines peignées, des peaux de mouton couleur paille et des peaux en croûte, formant un ensemble bien présenté.
- Chiffre considérable d’affaires qui augmente chaque année. Exportation à l’étranger. M. Caen est chevalier de la Légion d’honneur. Grand prix, Paris 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- M. J.-B. Matrod, peaux de chèvres et chevreaux pour chaussures, 2, rue des Haudriettes, Paris. Usine à Choisy-le-Roi.
- M. J.-B. Matrod a exposé des cuirs soignés et de belle apparence, destinés à la chaussure, qui méritent d’être signalés pour leur fini et leur bonne qualité. — Médaille d’argent, Paris 1900, Médaille d’or, Saint-Louis 1904.
- Etablissements Vve Léchât et Cie, articles industriels en cuir, Lille.
- Le tableau d’échantillons de courroies exposé par cette maison dans la Section des cuirs, donne une idée de ses différents genres de fabrication.
- Sa spécialité est plutôt la courroie en coton pour laquelle elle a acquis une certaine réputation. — Médaille d’or, Paris 1900. Médaille d’or, Saint-Louis 1904.
- M. Ch. Marchand, usine à vapeur, passage Moret, à Paris.
- Les veaux mégis et les veaux velours pour chaussures exposés sont beaux et bien finis; ainsi présentés, ces produits, dont la fabrication est très soignée, formaient dans leur ensemble une fort belle vitrine qui a été remarquée, principalement par les personnes compétentes. — Médaille d’or, Paris 1900. Médaille d’or, Saint-Louis 1904.
- M. Rerouis, manufacture Bure, peaux teintes et imprimées, 74, rue Pascal, Paris.
- M. Rebouis, en envoyant à Saint-Louis les spécimens de ses produits, a tenu à faire connaître les peaux maroquinées et teintes de sa
- p.21 - vue 22/33
-
-
-
- 22
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- fabrication. L’impression de ses cuirs est fort bien réussie et tous les éloges sont dus à cette honorable maison qui, paraît-il, fabrique et écoule annuellement 30.000 douzaines de peaux. — Médaille d’or, Paris 1900. Médaille d’or, Saint-Louis 1904.
- MM. A. Combe et Fils et Cie, peaux de chevreaux pour chaussures, 156, faubourg Saint-Denis, à Paris ; usine à Saint-Denis (Seine).
- La spécialité de cette importante manufacture consiste dans la fabrication des peaux fines de chevreaux pour la chaussure, dont la supériorité, ainsi que l’excellence, sont bien connues et appréciées.
- Cette maison écoule ses produits urbi et orbi ; l’importance de ses débouchés, comme exportation aux Etats-Unis, a dépassé annuellement 200.000 douzaines de peaux de chevreaux.
- Des chevreaux pour chaussures, mats, glacés, dorés, et de diverses nuances, ornaient la belle vitrine qui figurait à l’Exposition et qui a été fort remarquée.
- M. A. Combe est chevalier de la Légion d’honneur, membre du Jury, hors concours, Paris 1900 et Grand prix, Saint-Louis 1904.
- MM. A. Domange et Fils, successeurs de E. Scellos, spécialité de cuirs et courroies, 74, boulevard Voltaire, Paris; usines à Sens (Yonne).
- La fondation de cette maison remonte à 1850.
- Les tanneries de Sens alimentent la manufacture de courroies et de cuirs industriels de Paris.
- Les cuirs tannés exclusivement à l’écorce de chêne, dont les beaux spécimens figuraient dans la Galerie à l’Exposition de Saint-Louis, sont partout appréciés et ces cuirs, comme les courroies, sont exportés dans le monde entier.
- La marque « Scellos » est universellement connue et appliquée sur ses produits. — Chiffre d’affaires important. Récompenses à toutes les Expositions. Hors concours, membre du Jury, Paris 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- M. A. Domange est officier de la Légion d’honneur.
- MM. Huillard et Cie (anciennement Gondolo ; Sorde et Huillard), extraits tannants, Suresnes.
- p.22 - vue 23/33
-
-
-
- GROUPE 60. --- EXPOSITIONS DES SECTIONS FRANÇAISES ET DES ÉTATS-UNIS 23
- En parcourant la galerie des cuirs à l’Exposition de Saint-Louis, on a pu apprécier dans les bocaux, de visu, les extraits fabriqués spécialement par cette importante maison, et dont se servent les tanneurs pour hâter le tannage des cuirs.
- Les usines sont considérables et occupent environ 500 ouvriers.
- Le chiffre d'affaires de cette usine augmente chaque année ; environ 8.000.000 de francs. — Hors concours, membre du Jury, Paris 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- M. G. Tourin, machines spéciales à travailler les cuirs, Paris.
- A voir reléguée dans un coin de la galerie où étaient exposés les cuirs français du Groupe 60, la machine à ébourrer les peaux de M. G. Tourin, on ne pouvait, en vérité, se donner qu’une faible idée de l’importance considérable de cette maison, qui a, depuis longtemps, apporté des améliorations appréciables à l’outillage mécanique de la tannerie, de la corroierie et de la mégisserie. — Grand prix, Paris 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- Classe 378. — Chaussures
- M. Hunnebelle, chaussures, Amiens.
- Les chaussures exposées par M. Hunnebelle donnent un aperçu de sa manière de faire ; on se rend compte que les soins les plus minutieux sont apportés à sa fabrication.
- Les spécimens que les visiteurs ont admirés, en s’arrêtant devant cette belle vitrine, très bien disposée, ne peuvent qu’attester la bonne réputation de cette maison. — Médaille d’or, Paris 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- Société anonyme des chaussures F. Pinet, Paris.
- L’importance et la renommée de cette manufacture de chaussures
- p.23 - vue 24/33
-
-
-
- 24
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- exigeaient qu’elle fît les frais d’une vitrine mieux garnie. Noblesse oblige !
- Belle fabrication certainement ; mais les visiteurs ne pouvaient, en vérité, se rendre compte de la notoriété de cette maison par le peu d’importance des produits exposés. —Médaille d’or, Paris 1900. Médaille d’or, Saint-Louis 1904.-
- Association des cordonniers « La Fraternelle », chaussures, Lyon (Rhône).
- Nous avons été heureux de voir les cordonniers associés de Lyon figurer dans la lutte de cette industrie de la chaussure. Nous avons pu constater les efforts faits par la « Fraternelle » et, certes, des maisons françaises de premier ordre auraient dû suivre leur exemple.
- La fabrication des chaussures exposées était belle et soignée ; unanimement cette vitrine a été admirée. — Médaille de bronze, Paris 1900. Médaille d’argent, Saint-Louis 1904.
- M. A. Roussillon, chaussures, Paris.
- M. Roussillon, dont nous avons eu à déplorer le décès, survenu après l’ouverture de l’Exposition, avait fait preuve de goût en envoyant à Saint-Louis de beaux spécimens de sa fabrication. — Médaille d’or, Paris 1900. Médaille d’or, Saint-Louis 1904.
- M. Maure y Fils, chaussures, Paris.
- M. Maurey a succédé à M. Jolly. Maison ancienne qui fait un gros chiffre d’affaires avec l’Amérique du Sud : fabrique spécialement la chaussure pour dames et pour enfants.
- Ses produits, très soignés et bien présentés, lui ont valu un Grand prix à l’Exposition de Saint-Louis 1904.
- Avait obtenu un Grand prix à Paris 1900.
- MM. Dressoir, Pemartin, Pulin et Cie, manufacture de chaussures, Paris.
- Remarquable Exposition que celle de cette importante maison. Si les fabricants américains se sont distingués dans leurs Sections, cha_
- p.24 - vue 25/33
-
-
-
- GROUPE 60. — EXPOSITIONS DES SECTIONS FRANÇAISES ET DES ÉTATS-UNIS 25
- cun a pu constater que les produits français de MM. Dressoir, Pemartin et Cie pouvaient très bien rivaliser avec les plus beaux de nos voisins d'outre-mer.
- La vitrine de cette maison était très remarquée et a beaucoup contribué à l’éclat de notre Galerie française.
- Chiffre d’affaires considérable.—Membre du Jury, hors concours, Paris 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904. M. Dressoir est chevalier de la Légion d’honneur.
- M. Gibault, chaussures, Paris.
- Belle Exposition de chaussures cousues à la main. — Médaille d’or, Paris 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- M. Hellstern, chaussures, Paris.
- La grande spécialité de cette maison est la chaussure de luxe et la chaussure pour artistes des théâtres.
- Très intéressante vitrine qui renfermait des produits bien faits et très soignés. Cette Exposition de chaussures fines a été très remarquée. — Membre du Jury, hors concours, Paris 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- M. A. Boisselier, chaussures, Paris.
- La maison Boisselier s’est appliquée à n’envoyer à l’Exposition de Saint-Louis que des chaussures pour hommes, d’une perfection absolue. — Médaille d’or, Paris 1900. Médaille d’or, Saint-Louis 1904.
- Classe 379. — Ganterie
- MM. Prévôt et Lafon, gants de peau, Paris. Usine à Millau (Aveyron). Comptoir à New-York.
- p.25 - vue 26/33
-
-
-
- 26
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- Maison fondée en 1857, qui fabrique spécialement les gants en peau d’agneau glacés et suède. Emploie un millier d’ouvriers.
- La marque de cette honorable et importante maison est fort appréciée, principalement aux États-Unis où elle exporte à peu près la moitié de sa production.
- M. Lafon, chevalier de la Légion d’honneur, était membre du Jury à Saint-Louis, hors concours.
- MM. Trefousse et Goguenheim, successeurs de Tréfousse et Cie, peaux de chevreaux et gants, Chaumont.
- La spécialité de cette maison très ancienne comprend la mégisserie, la teinturerie des peaux de chevreaux et la confection des gants.
- Cette fabrication occupe 3.000 ouvriers et employés. La production est de 120.000 douzaines de paires de gants, vendus, un tiers en France, et les deux autres tiers aux États-Unis et autres pays étrangers. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- M. E. Guillaumet, peaux pour ganterie, Grenoble.
- Belle Exposition, à Saint-Louis, de gants de peau, glacés et suède. La maison E. Guillaumet fabrique spécialement les peaux mégis et teintes, pour ganterie et chaussures. — Médaille d’argent, Paris 1900. Médaille d’or, Saint-Louis 1904.
- MM. Roudet et Vallier, peaux et ganterie, Grenoble.
- Maison fondée en 1876. Belle fabrication de gants de peau de chevrau, glacés et suède, de gants en cuir de Russie chevreau.
- Spécialité de gants lavables et du gant noir Stainless, ne déteignant pas, dont ils sont les inventeurs.
- Un personnel nombreux est employé dans les usines ; le chiffre d’affaires est considérable.
- La quantité de gants fabriqués et vendus en 1903 a été de 65.000 douzaines. — Médaille d’or, Paris 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- Chamrre Syndicale des fabricants de gants de Grenoble. L’Exposition collective de la Chambre syndicale des Fabricants de gants de Grenoble était remarquable.
- p.26 - vue 27/33
-
-
-
- GROUPE 60. ---- EXPOSITIONS DES SECTIONS FRANÇAISES ET DES ÉTATS-UNIS 27
- Les produits, bien présentés, ne laissent rien à désirer sous le rapport du fini, de la façon des couleurs et du bon goût.
- Ils représentaient bien la fabrication courante de ce pays industriel dont la spécialité consiste en peaux de gants et ganterie.
- Les membres de la Chambre syndicale qui ont exposé collectivement sont :
- MM. Guigne.
- MM. Barnier.
- Bergeret, président.
- Billaud.
- Blache.
- Bondat frères et Cie Buscarlet.
- C ART AILLER.
- Charlon frères.
- Chovrier. — Rey, suce. CoURVOISIER. -- ClUZE, SUCC.
- Dalicoud.
- DREVET.
- Duckitt.
- Fayolle et Bellin.
- Francoz. — Perroud, suce. Gaday, Félix.
- Garilland.
- Guerry.
- Guillon. Hoffmann. Jay, E. et S.
- Jammet.
- Leblanc.
- Veuve Marcadanti. Pagne.
- Pewny et Carret. Rigolier.
- Rivolet frères. Simard.
- Terray-Chaix et Cie Tivolle.
- Tramaglia.
- Uzel.
- Sallier.
- Villaret, Veuve.
- Grand prix, Saint-Louis 1904.
- Classe 380. — Fourrures, Pelleteries
- MM. Dolat et Cie, pelleteries, rue Alexandre-Dumas, Paris. Importante spécialité de couperie de poils de lapins pour la chapellerie, ainsi que l’apprêtage et le lustrage des fourrures.
- Cette maison emploie un nombreux personnel : environ 250 ouvriers. — Médaille d’or, Paris 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- p.27 - vue 28/33
-
-
-
- EXPOSITION DE SAINT-LOUIS
- MM. Gurgowitch frères et Cie, pelleteries, Asnières.
- Cette honorable maison s’occupe plus particulièrement de teindre les fourrures ; sa spécialité est la pelleterie teinte.
- Les produits exposés dans la galerie des cuirs, Groupe 60, ont pu donner une idée juste de ce beau travail qui rend de réels services à l’industrie des peaux et fourrures. — Grand prix, Saint-Louis 1904.
- MM. Lafrique et fils, pelleteries, poils pour chapellerie, Paris.
- Ancienne maison fondée en 1850 parM. Pélissier auquel ont succédé MM. Lafrique et Pinton, puis ensuite MM. Lafrique et fils.
- Ces fabricants font spécialement la coupe et la teinture des peaux de lapins pour chapellerie, ainsi que l’apprêt et le lustrage des fourrures fines. — Membre du Jury, hors concours 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- MM. Chapal frères, pelleteries, Montreuil-sous-Bois.
- Importante manufacture de couperie de poils pour la chapellerie. Belle Exposition des produits de leur fabrication spéciale. — Membre du Jury, hors concours, Paris 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- M. Félix Jungmann, pelleteries et fourrures, Paris.
- Avec le bon goût qui caractérise cette maison, la vitrine, qui était bien disposée et contenait de belles fourrures, a attiré les visiteurs et chacun a pu se rendre compte de l’importance de cette firme. — Grand prix, Paris 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- MM. Bévillon frères et Cie, fourrures et pelleteries, Paris.
- Très belle Exposition dans la galerie des cuirs et des fourrures, fort admirée et ce d’autant plus qu’elle avait un emplacement privilègié.
- Les produits de la maison Bévillon, dont la réputation est universelle, ont surtout attiré l’attention des dames. Les fourrures et les manteaux exposés étaient en effet de toute beauté. — Membre du Jury, hors concours 1900. Grand prix, Saint-Louis 1904.
- p.28 - vue 29/33
-
-
-
- GROUPE 60. — EXPOSITIONS DES SECTIONS FRANÇAISES ET DES ÉTATS-UNIS 29
- M. Pfeiffer-Brunet, fourrures, Paris.
- La réputation des produits exposés est connue, comme de tous ceux que fournit cette maison de premier ordre.
- Sa splendide vitrine contenant des manteaux et des fourrures a prouvé, une fois de plus, qu’en France le beau et le bon goût régnent toujours.
- Non seulement la disposition des produits exposés était heureuse, mais aussi chacun a pu constater que leur qualité était absolument supérieure. — Grand prix, Paris 1900. Hors concours, membre du Jury, Saint-Louis, 1904.
- p.29 - vue 30/33
-
-
-
- ÉTATS=UNIS
- Classe 377
- Américan oak Leather, cuirs, Saint-Louis.
- England and Bryan, cuirs pour chaussures, Philadelphie.
- Howard et C°, cuirs à semelles, Corry.
- Mathieu et C°, cuirs pour chaussures, Philadelphie.
- Mathews et G0, cuirs divers pour chaussures, Philadelphie. Pfister et Vogel Leather G0, cuirs pour chaussures, harnais, ganterie, Milwaukee.
- Schoellkoff et G0, peaux de moutons, Buffalo.
- Straus et Sons, maroquins, cuirs pour tapissiers, Newark.
- United States Leather G0, cuirs à semelles, New-York.
- Booth et G0, cuirs pour chaussures, New-York.
- The Deford G0, cuirs pour chaussures, Baltimore.
- Winslow Bros et Schmith G0, peaux de chèvre et de mouton, Boston. Wolff Process Leather G0, cuirs vernis, Philadelphie.
- Hartmann Hide et Leather C°, cuirs divers et d’éléphants et Walrus.
- Classe 378
- Banister James et C°, chaussures, Newark.
- Banner Buber et C°, chaussures en caoutchouc.
- Brown Shoe et C°, chaussures.
- Commonwealth Shoe and Leather, chaussures. Brooklyn.
- p.30 - vue 31/33
-
-
-
- GROUPE 60. - EXPOSITIONS DES SECTIONS FRANÇAISES ET DES ÉTATS-UNIS 31
- Han an and Son, chaussures.
- Herriot Bross et C°, chaussures vernies.
- Laird Schorer et C°, chaussures pour dames, Philadelphie.
- Très important, produits fort soignés.
- Mason, pâtes fluides pour chaussures, Philadelphie.
- Peters Shoe et C°, chaussures, Saint-Louis.
- Th. Pingree et G0, chaussures pour hommes et dames, Détroit. Important, belle fabrication.
- Régal Shoe et G0, chaussures de luxe, Boston.
- Rice et Hutchins, chaussures et bottines, Boston.
- Rorerts Johnson and Rand Shoe et C°, chaussures, Saint-Louis, Important, belle Exposition.
- Tennent Shoe et C°, chaussures, Saint-Louis.
- Belle fabrication.
- Wells, chaussures, Chicago.
- Whittemore Bros et C°, chaussures vernies, Brooklyn.
- Wickert et Gardiner, chaussures pour dames.
- Tradesmen’s Purlishing G0, journal du cuir et publications spéciales Saint-Louis.
- United Shoe Machinery C°, machines spéciales pour chaussures, Boston.
- p.31 - vue 32/33
-
-
-
- TABLE DES MATIÈRES
- Considérations générales.............................................. 5
- France .......................................................... 5
- Classe des cuirs................................. ... 6
- Classe de la chaussure..................................... 7
- Classe de la ganterie........................................ 8
- Classe de la pelleterie. .................................... 8
- États-Unis....................................................... 9
- Japon.......................................,.............. 14
- Mexique......................................................... 15
- Brésil.......................................................... 15
- République Argentine............................................. 16
- Allemagne........................................................ 16
- Composition du Jury................................................... 17
- Expositions des Sections françaises et des Etats-Unis................. 19
- France........................................................ 19
- Classe 377. — Cuirs ........................................ 19
- Classe 378. — Chaussures................................... 23
- Classe 379. — Ganterie...................................... 25
- Classe 380. — Fourrures, pelleteries......................... 27
- États-Unis....................................................... 30
- Classe 377 ... .............................................. 30
- Classe 378 ................................................. 30
- p.32 - vue 33/33
-
-
-
- Exposition Internationale
- de Saint-Louis
- I
- 190^
- p.33 - vue 34/33
-
-