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Rapports. Groupe 78. [Matériel et procédés des exploitations rurales, Appareils et machines agricoles] Classes : 485, 486, 487. Groupe 79. [Appareils et machines agricoles]. Classes 488, 489, 490, 491, 492, 493, 494. Groupe 80. [Engrais] Classe 495
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- RAPPORTS
- Groupes 78, 79 et 80
- DE
- l’Exposition Universelle do Saint-Louis
- (ÉTATS -TJJVIS)
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- T 2^ M-f.
- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- Ministère du Commerce, de VIndu strie, rfe.v Postes et des Télégraphes
- Exposition Universelle de Saint-Louis
- (ET^TS-UNIS)
- Groupe 78. — Classes : 485, 486, 487.
- RAPPORT
- PAR
- Emile MAROT
- Commandeur du Mérite Agricole. Président de la Chambre du Commerce de Maire de NIORT.
- NIORT.
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- V'; jr
- Groupe 79. — Classes : 488, 489, 490, 491, 492, 493, 494.
- RAPPORT
- PA.ll
- Auguste-Achille PÉCARD-MABILLE
- Membre du Jury à l’Exposition de Saint-Louis. Ingénieur-Constructeur
- Groupe 80. — Classe 495.
- RAPPORT
- PAR
- Emile MAROT
- Membre du Jury à l’Exposition de Saint-Louis. Ingénieur-Constructeur.
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- Exposition de Saint-Louis
- GROUPE 79
- ADMISSION DES EXPOSANTS
- Dans une réunion des rapporteurs des groupes de la Section Française, tenue à Saint-Louis le 17 novembre 1904, il a été décidé, pour que tous les rapports aient une certaine uniformité, tout en laissant toute initiative à chacun, d’observer un certain ordre dans le libellé des différents rapports; il avait été convenu de scinder les rapports en 5 chapitres principaux :
- i° Admission des exposants ;
- 2° Installation des expositions ;
- 3° Description de l’exposition ;
- 4° Jury des récompenses ;
- 5° Conclusion.
- Pour l’article 1° nous n’avions pas tous les éléments nécessaires, mais en nous adressant à notre Président de Groupe, M. Hidien, il a bien voulu nous fournir les renseignements suivants que nous croyons devoir publier in extenso.
- Par lettre du 23 décembre 1902, M. Hidien, alors président de la Chambre Syndicale des Constructeurs de Machines Agricoles de France, a présenté à M. Michel Lagrave, commissaire général du Gouvernement Français à l’Exposition de Saint-Louis, la liste des membres de la Chambre qui avaient été mis hors concours ou obtenu des Grands Prix en 1900, et qui pouvaient faire partie des Comités d’admission de l’Exposition de Saint-Louis.
- Tous les industriels signalés à M. le Commissaire ont été nommés membres des Comités, à la condition d’ètre exposants à Saint-Louis.
- A la liste des acceptants, l’Administration a ajouté plusieurs noms de personnes autorisées et justement estimées dans le Monde agricole, et le Comité d’admission des Groupes 78, 79 et 80 a été constitué, le 6 avril 1903, dans la séance présidée par M. le Sénateur Yiger, ancien Ministre de l’Agriculture, président du Département de l’Agriculture.
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- COMITÉ
- Président: M. Hidien, A., constructeur de machines agricoles, président de la Chambre de Commerce de l’Indre, président de la Chambre Syndicale des Constructeurs de Machines agricoles de France, membre du Jury et rapporteur de la Classe 35, Paris 1900, à Châteauroux (Indre).
- Rapporteur : M. Maximilien Ringelmann, professeur de Génie rural à l'Institut national agronomique, directeur de la station d’essais de Machines au Ministère de l’Agriculture, Médaille d’or, Paris 1900, rue Jenner, 47, à Paris.
- Trésorier: M. Julien Bariat, constructeur de machines agricoles, membre du Jury, exposition de Paris 1900, à Chaulnes (Somme) ;
- Secrétaire: M. Adrien Senet, ingénieur des Arts et Manufactures, constructeur de machines agricoles, membre du Jury de l’Exposition de Paris 1900 et secrétaire des Comités de la Classe 35, à Paris, 16, rue Claude-Velle-faux et à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) ;
- Membres : M. Jules Bocquin, ingénieur des Arts et Manufactures, 60, boulevard des Batignolles, à Paris ;
- M. Antoine Bajac, constructeur de machines agricoles, membre du Jury et secrétaire de la Classe 35 à l’Exposition de Paris 1900, à Liancourt (Oise);
- M. Chandora, Louis-Léon, ingénieur-draineur, Comités et Grand Prix, Exposition de Paris 1900, à Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne) ;
- M. Louis Grandeau, professeur d’agriculture au Conservatoire national des Arts et Métiers, directeur de la station agronomique de l’Est, Comités, Jury, Paris 1889; membre du Jury, Paris 1900, avenue de la Bourdonnais, 4, à Paris ;
- M. Henri Joulie, administrateur-délégué de la Société des Produits chimiques agricoles, membre du Comité consultatif des Stations agronomiques, Comités, Jury, Paris 1889 ; membre du Jury, Paris 1900, à Valence (Drôme) ;
- M. Emile Lambert, 20, boulevard Saint-Germain, à Paris.
- M. Ernest Mabille, constructeur de machines agricoles, à Amboise (Indre-et-Loire), Comités, Paris 1900;
- M. Alfred Maguin, membre des Comités et du Jury, Paris 1900, au château d’Andelain, par La Fère (Aisne) ;
- M. Emile Marot, constructeur de machines agricoles, président de la Chambre de Commerce de Niort, Médaille d’or, Paris 1900, à Niort (Deux-Sèvres) ;
- M. Pécard-Mabille, de la maison E. Mabille Frères, Grand Prix, Paris 1900, à Amboise (Indre-et-Loire) ;
- M. Simon, Albert, constructeur de machines agricoles, trois Grands Prix, Paris 1900, membie delà Chambre de Commerce de Cherbourg, 70, rue Hélain, à Cherbourg (Manche).
- RECRUTEMENT DES EXPOSANTS
- Dans sa première séance, le Comité d’admission a décidé qu’un appel serait adressé à tous les producteurs pouvant être classés dans les Groupes 78, 79 et 80.
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- La circulaire suivante a été envoyée à tous les industriels intéressés.
- 16 mai 1903.
- APPEL DU COMITÉ
- A L’occasion du Centième anniversaire de l’acquisition du territoire de la Louisiane, les Etats-Unis organisent une Exposition Universelle Internationale qui aura lieu à Saint-Louis, en 1904, du 1er mai au lrr décembre.
- Le Gouvernement Français participera officiellement à l’Exposition de Saint-Louis, et la France Artistique, Agricole et Industrielle voudra, tout en donnant aux Etats-Unis, qui ont pris une si large part à l’Exposition de 1900, un gage de sa sympathie, affirmer une fois de plus la supériorité de son génie national, et sortir victorieusement de la lutte pacifique qui va s’ouvrir à Saint-Louis.
- C’est un devoir pour tous ceux qui, par leur intelligence, leur savoir et leur habileté, peuvent aider au maintien du bon renom de la production française, de se grouper autour du drapeau de la République, pour assurer le succès de la France aux Etats-Unis.
- Située entre les deux Amériques, l’Exposition de Saint-Louis attirera les visiteurs du monde entier, et notre Industrie nationale, si appréciée dans l'Amérique du Sud, trouvera de nouveaux débouchés qui aideront à sa prospérité.
- Le Comité des Groupes 78, 79 et 80 fait appel aux Industriels dont les produits peuvent être classés dans le Département de l’Agriculture, qui comprend les objets indiqués dans les nomenclatures suivantes :
- Groupe 78
- Classe U85. — Spécimens des types d’exploitations rurales.
- Classe 1/86. .— Plans et modèles des bâtiments ruraux ; dispositions générales ; écuries, bergeries, étables, porcheries, parcs d’élevage ; dispositions spéciales en vue de l’élevage et de l’engraissement; greniers et silos, mobiliers des écuries, étables, chenils, etc.
- Classe 487. — Matérie et travaux du Génie rural ; dessèchement, drainage, irrigation.
- Groupe 79
- APPAREILS ET MACHINES AGRICOLES
- Classe U88. — Outils, instruments et machines servant à la préparation du sol, scarificateurs, extirpateurs, pioches, pics, crochets, houes, déchaus-seuses, etc.. ., scies passe-partout, scies à hois, etc..., bêches, pelles, charrues à main, charrue-brabant, charrue Tilbury, etc..., rateaux, rouleaux, herses, brise-mottes, etc...
- Classe U89. — Outils, instruments et machines pour l’ensemencement : semoirs à maïs, à toutes graines, à graines de coton, à graines, à la volée, etc...
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- Classe U90. — Outils, instruments et machines pour cultiver : houes, charrues attelées, à vapeur ou à l’électricité.
- Classe k9l. — Outils, instruments et machines pour la moisson : faucilles, faux, faux à javeler, faucheuses pour épis, moissonneuses, lieuses à maïs, arracheuses de pommes de terre, moissonneuses et batteuses combinées attelées, à vapeur ou à l’électricité. Machines et outils à battre et à nettoyer, fléaux, batteuses et nettoyeuses pour petites graines, égraineuses, trieuses, attelées, à vapeur ou à l’électricité. (Voir le Département D. Groupe 41).
- Classe U92. —Divers; hache-paille, concasseurs ; moulins à cidre, machines pour le coton; charronnerie de ferme; égreneurs de maïs; moulins à vent ; machines de ferme pour moudre, peser, etc...
- Classe U93. — Machines agricoles diverses, transportables ou mues par des animaux, la vapeur, l’électricité, l’eau ou le vent.
- Classe U9U. — Appareils pour la préparation de la nourriture des animaux.
- Groupe 80. — Engrais
- Classe U95. — Préparation et conservation des fumiers et engrais, matières fertilisantes, engrais commerciaux, emploi des eaux d’égout.
- Le Président de Groupe adresse aux Constructeurs l’appel suivant :
- DEMANDES D’ADMISSION
- Il y a urgence à ce que les demandes d’admission soient adressées, dans le plus court délai, au Président du Comité des Groupes 78, 79 et 80. Les demandes d’admission doivent être établies sur les feuilles que le Comité tient à la disposition des intéressés.
- Les déclarations doivent indiquer très exactement la nature, le nombre, le prix des objets destinés à l’Exposition. Le poids et le volume des objets encaissés devront être indiqués le plus exactement possible. Ces renseignements sont indispensables au Comité pour établir les dépenses qui incomberont aux Groupes 78, 79 et 80, et faire connaître, à chaque exposant, sa part contributive de frais de transport, d’installation, de décoration, d’assurance et de gardiennage.
- La demande d’admission ne constitue pas un engagement définitif ; elle servira d’abord à établir le budget du Comité, et c’est seulement quand les exposants seront fixés sur les frais généraux de leur participation que, d’accord avec eux, le Comité pourra procéder à leur admission définitive.
- INSTALLATIONS ET EXPOSITIONS COLLECTIVES
- Pour réduire les frais des exposants, le Comité s’appliquera à faire des groupements dans une même installation.
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- Dans ce cas, les exposants conservent leur individualité au point de vue des récompenses.
- Les expositions collectives n’ont droit qu’à une récompense unique, mais les noms de tous les participants seront inscrits sur le diplôme accordé, et chacun d’eux recevra une copie de ce diplôme.
- RÉCOMPENSES
- Les récompenses mises à la disposition du Jury international consisteront en Grands Prix,Médailles d’or,Médailles d’argent et Médailles de bronze.
- En insistant pour que les demandes d’admission lui soient adressées le plus tôt possible et au plus tard le 30 juin, le Comité recommande aux exposants de ne présenter à Saint-Louis que des instruments, machines et produits d’une fabrication irréprochable.
- Ce n’est pas par le nombre des objets présentés qu’une exposition a de la valeur au point de vue du progrès ; il est alors inutile d’exposer deux objets de même type et il est préférable de n’en présenter qu’un seul, bien étudié, bien construit, solide, pratique et bien fini.
- Le Président des Groupes 78, 19 et 80:
- A. HIDIEN.
- Le Président du Département de l’Agriculture :
- YIGER.
- Malgré ce pressant appel, les demandes d’admission n’arrivèrent qu’en petit nombre ; et, comme la classe des machines industrielles était elle-même peu chargée de demandes d’admission, l’Administration avait eu l’intention de verser le groupe des Machines agricoles dans celui des machines industrielles.
- Cette proposition, qui fut faite dans une séance à laquelle M. le Commissaire général avait convié tous les présidents du Département de l’Agriculture et de l’Horticulture, le 1er juillet 1903, fut vivement combattue par M. Hidien, président des groupes 78, 79 et 80, qui lit part de l’intention des exposants de ces groupes de retirer en bloc leurs demandes d’admission si le projet de l’Administration était adopté.
- L’énergique protestation de M. Hidien eut gain de cause et l’autonomie des groupes 78, 79 et 80 fut maintenue.
- Le Comité, présidé par M. Hidien, se réunissait le premier mercredi de chaque mois, à 2 heures du soir, au siège social de la Société Nationale de l’Horticulture, rue de Grenelle.
- Dans la séance du 5 août, le Comité d’admission était informé qu’il devenait comité d’installation, mais l’Administration donnait en
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- même temps, aux membres du Comité qui n’avaient pas encore envoyé leur demande d’admission, avis de remplir cette formalité sans aucun retard.
- Dans la séance du 7 octobre, le Comité a été avisé définitivement que les membres des Comités qui n’avaient pas envoyé leur demande d’admission ne faisaient plus partie des Comités.
- Mais, à cette époque encore, le nombre des adhérents était trop restreint pour organiser une représentation du matériel agricole à Saint-Louis et il fut décidé que, par une circulaire aussi complète que possible, les industriels seraient mis au courant des frais de transport, d’installation, de gardiennage et de représentation.
- Cette circulaire, expédiée le 24 novembre 1903, était ainsi conçue :
- Monsieur,
- Nous arrivons au moment où le Comité des groupes 78, 79 et 80 doit remettre, à M. le Président de la Section française, les demandes d’admission définitive qui lui sont parvenues.
- Par les circulaires que vous avez reçues, le Comité vous a donné l’assurance que votre demande d’admission ne constituerait un engagement définitif qu’après votre acceptation des conditions auxquelles il vous sera possible de prendre part à l’Exposition de Saint-Louis.
- Il résulte, des indications qui nous ont été fournies par M. le Secrétaire général delà Section française, que les exposants de nos groupes auront à payer au Comité français des Expositions à l’Etranger une somme de 40 fr. par mètre............................................................ 40 fr.
- M. Guillaume, architecte désigné par l’Administration de la Section française, pour l’installation de nos groupes et la décoration, a fixé à 30 francs par mètre la part contributive que les exposants auront à payer.. ................................ 30 fr.
- Les frais du Comité d’installation, en imprimés, correspondances et divers sont portés à 20 fr. par mètre, étant entendu qu’après clôture de l’Exposition et des comptes, il sera fait ristourne du disponible au prorata des sommes versées par les
- exposants.................................................. 20 fr.
- Total par mètre,....................... 90 fr.
- Par cette même circulaire, le Comité a fait connaître aux exposants ce qu’ils auraient à payer par tonne sur les différents réseaux des chemins de fer français, en même temps qu’il leur a communiqué les conditions de transport du port français à Saint-Louis, aller et retour, des Compagnies suivantes :
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- A. — Compagnie générale transatlantique ;
- B. — H. Genestal et Fils ;
- C. — The Morris Express C° Limited;
- D. — Ramsay’s Direct foreign service.
- Après des démarches et des sollicitations souvent renouvelées, le Comité peut compter définitivement 18 exposants.
- C’est alors qu’il fut possible d’établir des conditions d’installation, de gardiennage et de représentation.
- EXPOSANTS
- MM. Bocquin, Jules, 60, boulevard des Batignolles, Paris; Ciiandora, Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne) ; Chaussadent, Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne) ; Dard, 34, rue Pérignon, Paris;
- Darley, Nemours (Seine-et-Marne) ;
- Gauthier et C,ie, Quimperlé (Finistère) ;
- Guichard, Lieusaint (Seine-et-Marne) ;
- Hidien, Châteauroux (Indre);
- Lambert, 20, boulevard Saint-Germain, Paris.
- Lotz fils de l’aîné, Nantes (Loire-Inférieure) ;
- E. Mabille Frères, Amboise (Indre-et-Loire) ; Magnier-Bedu, Groslaj (Seine et-Oise) ;
- Mahot, Ham (Somme) ;
- Mvrot et Cie, Niort (Deux-Sèvres);
- Simon Frères, Cherbourg (Manche) ;
- Souchu-Pinet, Langeais (Indre-et-Loire) ;
- Senet, 16, rue Vellefaux, Paris;
- Yermorel, Villefranche (Rhône).
- SURFACE OCCUPÉE
- Surface murale, mesurée par la longueur de la cimaise occupée. 6 m1, 60 Surface sur sol et vitrine............................. 51 m2, 70
- Total........................... 58 m. 20
- BUDGET DU COMITÉ
- Dès la première séance, les membres du Comité ont été invités à faire un versement individuel de cinq francs pour faire face aux premières dépenses du Comité.
- Les exposants sur surface murale ont payé 140 francs par mètre linéaire de cimaise.
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- Les autres exposants ont payé 90 francs par mètreâ de surface sur sol ou sous vitrine.
- Sur le produit des sommes résultant des surfaces murales sur sol ou sous vitrine, le Comité a dû verser 40 francs par mètre au Comité français des expositions à l’étranger, les frais d’installation et de décoration, ses frais de correspondance et d’impression.
- GARDIENNAGE ET REPRÉSENTATION
- Le Comité a traité avec MM. Kaleski et Dubruel aux conditions suivantes :
- Le gardiennage leur a été payé 1000 francs.
- Il doit être expliqué que MM. Kaleski et Dubruel étaient déjà chargés du gardiennage des groupes 81, 84, 85 et 95 et que, par suite d’un accord intervenu entre le Comité de ces groupes et le Comité des groupes 78, 79 et 80, MM. Kaleski et Dubruel se sont chargés du gardiennage de ces derniers groupes et, pour cela, le Comité des groupes 78, 79 et 80 a versé une somme de mille francs au Comité des groupes 81, 84, 85 et 95 qui s’est entendu avec MM. Kaleski et Dubruel.
- Pour parer à cette dépense, le Comité des groupes 78, 79 et 80 a réclamé à ses exposants 30 francs pour le premier mètre occupé par chacun d’eux et 15 francs pour les autres mètres.
- La représentation a été fixée à 67 fr. 50 par mètrei de cimaise et par mètres de surface sur sol et sous vitrine et, comme il ne pouvait à ce sujet se produire aucun aléa, les exposants ont payé exactement, par mètre, ce que le Comité a payé à MM. Kaleski et Dubruel.
- SUBVENTION DE L’ÉTAT
- Une somme de 5.000 francs a été mise à la disposition du Comité des Groupes 78, 79 et 80 à titre de subvention de l’Etat pour venir en aide aux exposants.
- Cette somme a permis de rembourser aux exposants les frais de transport qu’ils avaient payés et de réduire de 13.063 pour cent la somme qu’ils avaient versée au Comité d’installation à raison de 140 francs par mètre de cimaise linéaire et de 90 francs pour les surfaces sur sol et sous vitrine, défalcation faite des frais payés au Bureau du Département.
- CONCLUSION
- La participation des groupes 78, 79 et 80 n’a été obtenue qu’avec les plus grandes difficultés. Le Président n’a pas envoyé moins de 700 lettres, sans compter les circulaires et les nombreux télégrammes, pour décider les industriels à exposer, les tenir au courant de tout ce qui pouvait les intéresser, jusqu’au jour où il lui a été possible de leur apprendre officiellement la récompense qu’ils avaient obtenue
- Les soins et la peine du Président et de ses collègues on eu leur récompense dans l’éclatant succès que les exposants ont obtenu à Saixt-Louis.
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- Par une notice présentée au Jury international, le Président, M. Hidien, a fait appel à la bienveillante attention des jurés sur les exposants de ses groupes.
- Puissamment secondés et défendus par MM. Pécard-Mabille et Marot, nommés membres du Jury international sur la présentation du Président des groupes 78, 79 et 80, les exposants, au nombre de 18, ont obtenu les récompenses suivantes :
- 7 Grands Prix ;
- 9 Médailles d’or ;
- 2 Médailles d’argent;
- Ce succès, sans précédent, est une large compensation accordée aux exposants qui, confiants en leur Président, se sont groupés pour aider le Gouvernement de la République à faire grandiose la manifestation qu’il avait entreprise, pour assurer une fois de plus la suprématie du génie de la France.
- Château roux, le 20 décembre 1904.
- Le Président des groupes 78, 79, 80,
- A. Hidien.
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- Groupe 78
- Matériel et procédés
- DES
- Exploitations rurales
- MATÉRIEL DE FERME. — MÉTHODE D’AMÉLIORATION
- DES TERRES
- Classe U85. — Spécimens de divers systèmes de culture.
- Classe U86. — Plans et modèles de constructions agricoles ; dispositions générales, étables, bergeries, granges, porcheries, terrains d’élevage ; dispositions spéciales pour l’élevage et l’engraissement du bétail, greniers et silos, barrières, matériel pour écuries, granges, chenils, etc.
- Classe U87. — Matériel et accessoires employés dans les travaux agricoles ; mise en culture de terrains marécageux, drainage, irrigation.
- Les exhibitions du groupe 78 étaient installées dans le Palais de l’Agriculture, le plus vaste de l’Exposition et qui s’élevait au milieu de merveilleux jardins, français et anglais.
- Devant l’entrée monumentale se déroulait une verte pelouse en plan incliné au milieu de laquelle se détachait un immense massif de fleurs diverses et représentant un cadran de 15 à 20 mètres de diamètre.
- Un système d’horlogerie faisait mouvoir les aiguilles de cette montre colossale.
- On les voyait avancer à vue d’œil et marquer les heures en passant sur d’immenses chiffres romains faits de fleurs aux couleurs habilement groupées et de verdures de tons divers.
- Après avoir respiré ces fleurs embaumées qui impressionnaient si agréablement l’odorat et considéré ce cadran si joliment dessiné et qui réjouissait les yeux des notes gaies et claires de ses émaux fleuris, on pénétrait dans le Palais de l’agriculture.
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- Immédiatement à gauche on entrait dans l’Exposition française et au fond de cette première allée on rencontrait nos exposants du groupe 78.
- Le premier est :
- M. Jules Bocquin, ingénieur, boulevard des Batignolles, n° 60, à Paris, qui expose :
- Plans, coupes et élévations de bâtiments pour grandes exploitations agricoles, construits de 1892 à 1903, dans le Gouvernement de Kieff (Russie)
- 1° Etable construite en 1893-94
- Ferme de Saliwonki. — Cette étable peut contenir 120 bœufs; elle est construite en maçonnerie, fondation et socle en granit, murs en briques. — La couverture est en bardeaux de bois de tremble.
- Ce bâtiment est traversé dans toute sa longueur par une petite voie ferrée sur laquelle circulent des wagonnets pour le transport des rations.
- Au centre du bâtiment se trouve l’atelier de préparation des rations, comprenant hache-paille mû par manège et fosses de fermentation. Les rations sont composées principalement de cossettes épuisées, de sucrerie, de betteraves, de paille hachée ou de balles de blé, le tout additionné de mélasse diluée. Les cossettes et la mélasse proviennent d’une fabrique de sucre située près de la ferme.
- Le plancher sous comble est recouvert d’un mélange d’argile et de balles de blé formant une sorte de couche préservatrice, en cas d’incendie.
- La charpente est en bois de pin. Tout l’ëspace sous comble est utilisé comme magasin à fourrage.
- Le prix de revient de ce bâtiment, construit en 1893-94, a été de roubles 14.841, 62, soit environ 39.500 francs.
- 2° Ecurie construite en 1894-95
- Ferme de Hrebionki. —Cette écurie peut contenir 10 chevaux de travail, 4 juments poulinières, l étalon et quelques poulains.
- Ce bâtiment est construit en maçonnerie : fondation et socle en granit, murs en briques ; la couverture est en tuiles.
- Le plancher sous comble est garni d’une couche préservatrice en argile battue en cas d’incendie, comme ci-dessus.
- La charpente est en bois de pin.
- L’espace libre sous comble est utilisé comme magasin à fourrage.
- Le prix de revient de ce bâtiment, construit en 1894-95, a été de Rs. 7, 298, 72, soit environ 19.400 francs.
- 3° Magasin a grains construit en 1895.
- Ferme de Stadnitza. — Ce bâtiment est construit en bois sur fondation en maçonnerie de granit ; la charpente est en bois de pin et en bois de chêne pour les parties qui doivent offrir plus de résistance.
- La couverture est en tôle de fer.
- Le prix de revient de ce magasin construit en 1895 a été de Rs. 7.335,09, soit environ 19.500 francs.
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- 4° Magasin a grains construit en 1900
- Ferme d’Olchana. — Ce bâtiment est construit en maçonnerie : fondation et socle en granit, murs en briques.
- La charpente est en bois de pin, et pour les parties qui doivent offrir plus de résistance, en bois de chêne.
- La couverture est en tôle de fer.
- Le prix de revient de ce bâtiment, construit en 1900, a été de Rs. 7119,78, soit environ 18.900 francs.
- 5° Grange avec magasin a grains construite en 1903
- Ferme de Rouda. — Ce bâtiment est construit en maçonnerie : fondation et socle en granit, murs en briques.
- La charpente est en bois de pin et, pour les parties qui doivent présenter une plus grande résistance, en bois de chêne,
- La couverture est en tôle de fer galvanisée.
- Ce bâtiment est divisé en deux parties séparées par un mur d’isolement en cas d’incendie ; l’une de ces par ties, la grange, est utilisée pour le nettoyage des grains, tels que les livre la batteuse à vapeur; et l’autre partie, le magasin, sert à loger les grains nettoyés.
- Le prix de revient de ce bâtiment, construit en 1903, a été de Rs. 8.568,07, soit environ 22.800 francs.
- 6° Caserne avec cuisine, construite en 1903
- Ferme de Tarasoufka Dolna. — Cette caserne a été rendue nécessaire par la difficulté de trouver, dans le voisinage de cette ferme, des ouvriers pour les travaux agricoles; dans cette caserne les hommes sont logés dans une chambre commune et les femmes dans une autre chambre commune séparée de la précédente par la cuisine.
- Ce bâtiment est construit en maçonnerie, fondation et socle en granit, murs en briques apparentes ; la charpente est en bois de pin et la couverture en tôle de fer.
- Le prix de ce bâtiment a été de Rs. 3.873,28, soit environ 10.300 francs.
- Ces bâtiments ont été construits dans des fermes d’une contenance moyenne de 700 à 800 hectares environ de terres à blé et à betteraves à sucre.
- M. Louis-Léon CHANDORA,
- Ingénieur-draineur a Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne)
- Cette maison de drainage fut fondée par M. Chandora père en 1849, il y a donc 56 années, à Moissy-Cramayel (S.-et-M.)
- Ses travaux de drainage exécutés dès 1849 ont eu tellement d’importance et de retentissement par les bons résultats obtenus que le Comice agricole de Seine-et-Marne décerna à M. Chandora père une médaille d’or dès 1854.
- Depuis, plus de 40.000 hectares en France et à l’Etranger ont été drainés et assainis par cette importante maison.
- Ces opérations de drainage, dessèchement et assainissement de marais et de tous terrains humides rendent les plus grands services à l’agriculture, d’abord par l’assainissement et ensuite par la possibilité d’employer les
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- instruments d’agriculture les plus perfectionnés, en même temps qu’ils rendent salubres des terrains pestilentiels, inabordables.
- Ces travaux sont exécutés avec méthodes raisonnées, avec la plus grande précision, après des études approfondies de la nature du sol à assainir et à transformer en terrains de parfaite qualité.
- Parmi les plans qui figuraient à son exposition à Saixt-Louis, nous citerons un plan de 15.000 hectares de drainages exécutés sur 17 communes attenantes à Moissy-Cramayel, indiquant les drainages exécutés dans cette localité depuis 1849, et un plan de 9.000 hectares de drainages exécutés au Yal-de-Ruz, canton de Neuchâtel (Suisse).
- Ces plans très étudiés, et fort bien présentés, sont du plus haut intérêt.
- ETATS-UNIS
- Nous remarquons tout .d’abord l’importante firme :
- Fairbanks-Morse C° de Chicago
- qui expose des appareils élévateurs d’eau pour irrigation et drainage. Nous voyons notamment de nombreuses pompes actionnées par des moulins à vent. Ces derniers, montés sur de hauts pylônes en fer léger, et possédant des ailes en tôle galvanisée, sont du plus gracieux effet.
- L’Etat de Wyoming présente une exposition agricole intéressante et comprenant plus particulièrement de nombreux plans de fermes et une collection fort complète de photographies.
- L’Etat de Missouri possédait l’exposition agricole peut-être la plus belle de toutes celles des Etats de l’Union. Elle était située au centre du Palais de l’agriculture et était tout entourée de hautes colonnes supportant des cintres élevés et entièrement construites avec des fusées de maïs aux couleurs les plus variées. Des plans et photographies nous permettent de nous rendre compte des diverses cultures en honneur dans cet Etat et surtout celles du maïs et des céréales.
- Miss Anna Belle Swayne présente 256 photographies faites par elle-même et représentant ses fermes dans tous leurs détails. Cette fort belle et très complète collection nous permet de prendre sur le vif la vie agricole en Pensylvanie.
- M. Stimson J. E. Gheyenne feuillette devant nous des albums coloriés représentant des exploitations agricoles et d’immenses prairies irriguées par tout un réseau de canaux.
- BRÉSIL
- Cette puissance d’une importance agricole si grande nous montre sa vie agricole et plus particulièrement ses cultures de la canne à sucre, de l’olivier et du caféier.
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- Nous regardons avec intérêt de très nombreuses photographies exposées par :
- Borges A. À. Mendes, à San Paulo.
- La Municipalité de Sertaosinho, à S. Paulo.
- La Municipalité de S. Simao, à S. Paulo.
- La Commission de l’Etat, à Matto Grosso.
- Costa Gambiro, à S. Paulo.
- Joachin Candido de Oliveira, à S. Paulo.
- Philémon Peres, à S. Paulo.
- Le Département de l’agriculture à S. Paulo expose un plan en relief d’un effet saisissant et représentant la ferme modèle de Piraicabo.
- Enfin M. Raffard S. A., sucrerie Yilla à S. Paulo, nous intéresse vivement en nous montrant les plans de ses moulins.
- ALLEMAGNE
- L’Empire Allemand nous devons le reconnaître, avait bien fait les choses à Saint-Louis.
- Son pavillon national très remarquable, aménagé avec goût, ralliait bien des suffrages.
- Dans l’agriculture, s’il n’a rien présenté dans le groupe 79, il avait en revanche une exposition bien remarquable dans le groupe 78: c’était à notre sens la plus intéressante de tout le groupe. Elle nous a d’autant plus frappés qu’elle nous a été montrée par M. le professeur Wittmarch, avec une méthode sûre et une obligeance extrême.
- Classe 486
- Plans et modèles de constructions agricoles ; installations générales ; écuries pour chevaux, bergeries, écuries pour le gros bétail, écuries à porcs, clôtures pour l’élevage, dispositions spéciales pour l’élevage et l’engraissement du bétail, greniers à blé et silos, outillage pour écuries à chevaux et à bétail, chenils, etc.
- SOCIÉTÉ ALLEMANDE D’AGRICULTURE A BERLIN
- Carte avec dessins d'une métairie construite par la Société Allemande dtAgriculture.
- Les constructions de la métairie, établies sur la terre noble de Klink, près Waren dans le Mecklembourg, ont été complètement remises à neuf par ordre du propriétaire dans les années 1893 à 1898, par la Compagnie de construction de la Société Allemande d’agriculture. Il s’agissait de recevoir 24 chevaux de labour avec
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- écuries pour poulains, 7 chevaux pour voitures avec remise pour voitures et dépendances, 75 vaches, 2 taureaux, 20 bœufs et environ 35 pièces de jeune bétail, 20 truies et environ 80 à 90 cochons à engraisser, en chiffres ronds 5.500 mètres cubes de foin et paille dans des greniers à fourrage, en chiffres ronds 10.000 mètres cubes de blé dans des granges et environ 750 mètres cubes de céréales dans des greniers à blé. Pour recevoir le matériel agricole, les charrettes, machines, etc..., il fallait élever des hangars de même que les dépendances nécessaires pour l’exploitation agricole, telles qu’écuries pour animaux malades, animaux étrangers, etc. Il y avait en plus à construire l’habitation du Directeur de l’exploitation, une grande fosse à fumier pour le gros bétail, une plus petite pour les chevaux et les porcs, les installations d’approvisionnement d’eau et de drainage de la cour. Enfin, on se procura les installations et dispositions nécessaires pour donner à la mé tairie F éclairage électrique et la force électrique pour faire fonctionner un hache-paille, un briseur de tourteaux, un moulin à égruger, les diverses installations mécaniques du grenier, une machine à battre, une presse à paille et une charrue électrique.
- On exécuta les constructions et dépendances suivantes :
- Une écurie pour chevaux de voiture
- Contenant an rez-de-chaussée : une remise à voitures pour 6 à 7 voitures, 5 boxes fixes et 2 boxes mobiles pour chevaux de voiture et chevaux de selle, une chambre à fourrages, une chambre à harnais et une chambre pour palefreniers, ainsi qu’une écurie pour chevaux étrangers. L’étage supérieur renferme un appartement pour un cocher marié, ainsi que des greniers à foin et à paille.
- Une écurie pour le gros bétail
- Elle renferme : 75 boxes pour vaches, 2 boxes pour taureaux, des compartiments pour veaux, 20 boxes pour boeufs, une écurie de réserve ou écurie pour animaux malades ; de plus des écuries en profondeur pour le jeune bétail, ainsi qu’une Vaste chambre à fourrages. Dans le grenier au-dessus de cette dernière se trouve le hache-paille ; le grenier sert d’ailleurs à recevoir les approvisionnements en fourrages.
- Grenier
- La construction se compose d’un rez-de-chaussée et de 3 greniers établis au-dessus. Au rez-de-chaussée se trouve une chambre pour recevoir les fourrages artificiels ; au-dessus de celle-ci sont montés les briseurs de tourteaux et le moulin à égruger. K côté de la chambre nommée en premier lieu se trouvq une pompe à incendie avec ses accessoires. Toutes les autres
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- chambres du grenier servent à emmagasiner les grains. Le grenier est installé avec système de versement par le mouvement mécanique pour élévateur et cordon de transport ; à l’étage supérieur est montée une construction en forme de lanterne, où passe le chariot à déchets.
- Charronnage et remises a matériel
- Le charronnage renferme au niveau du sol un vaste atelier, au-dessus duquel est disposé un plancher pour y conserver du bois. Attenant à l’atelier de charronnage est une chambre fermée où on dépose des engrais artificiels. La remise du matériel proprement dit se compose d’une partie ouverte pour y garder les voitures, tombereaux et autres outils, et d’une partie fermée où on conserve les machines agricoles les plus délicates, les moissonneuses, semoirs, extirpateurs, cylindres, etc.
- Grange avec deux aires et quatre vastes ailes.
- Ecurie des chevaux de labour
- Au rez-de-chaussée se trouvent les écuries pour chevaux de labour avec les chambres à harnais, une chambre pour les caisses à fourrage et une chambre pour les palefreniers. A ces chambres s’ajoute une aire à fourrage et à côté de celle-ci se trouvent les écuries à poulains. Le grenier est installé en partie comme grenier à avoine, en partie comme grenier à foin.
- Ecurie des porcs
- Cette écurie renferme 15 compartiments pour truies avec gorets et 24 compartiments pour truies sans gorets, pour cochons servant à la reproduction et cochons mis à l’engrais. L’installation est telle qu’on peut s’en servir aussi bien pour la reproduction que pour l’engrais. Immédiatement à côté de l’écurie proprement dite se trouve une cuisine à légumes où on emploie un cuiseur à la vapeur pour pommes de terre et des cuves à mélanger. Le grenier sert de réserve à paille.
- Hangar a tourbe et cave a pommes de terre
- Elles sont contiguës à l’écurie des porcs. La cave à pommes de terre est raccordée avec la cuisine à légumes de l’écurie des porcs. L’arrivée des pommes de terre dans la cave a lieu à travers des brèches qui sont pratiquées au dehors.
- Poulailler
- Le poulailler renferme au rez-de-chaussée les chambres nécessaires pour y recevoir ensemble environ 100 canards, poulets et autres oiseaux, tandis que le grenier et une petite tour sont installés pour les pigeons. Le poulailler touche immédiatement à la maison des machines et des chaudières, et il est chauffé par celles-ci.
- Chambre des machines et des chaudières
- Dans cette construction sont montées les installations mécaniques pour la production de force électrique et distribution d’eau. Dans la chambre des
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- machines sont montés une dynamo et un tableau de distribution. D’un côté de la construction, se trouvent un atelier et la chambre des accumulateurs ; de l’autre côté est la chambre des chaudières. Une pompe à vapeur se trouve disposée dans un sous-sol de la maison des machines.
- Pavillon a bascule
- contenant l’appareil à poids mobile pour une bascule centésimale mobile. Cette construction s’élève près de l’entrée principale de la cour.
- Hangars a charbon
- attenant à la cour intérieure de la maison aux chaudières.
- Cuves a fumier
- devant l’écurie du gros bétail, avec mur d’enceinte et deux fosses à purin.
- Cuves a fumier
- devant l’écurie aux porcs, entourées d’un mur massif, destinées également à servir de cour aux porcs. A côté se trouvent des caves à purin et des cabinets d’aisance pour le personnel.
- Cour aux poulains
- comme dégagement pour les écuries à poulains-.
- Fumiers
- du poulailler, du chenil, de la cour à charbon et de toute la cour de l’exploitation.
- Drainage de la cour
- Toutes les constructions sont en briques brutes massives avec jambettes massives, sous des toits d’ardoise artificielle plats à double couche.
- On a prévu une installation de paratonnerres pour toute la métairie.
- Les écuries ont pour la plupart comme couverture des voûtes massives en pierre élevées sur des constructions en fer ; l’écurie à porcs et les autres petites écuries ont des couvertures en bois qui, par en dessous, présentent un conduit en ciment sur tringles.
- L’écurie aux chevaux pour la voiture a comme plancher un pavage en briques hollandaises et un revêtement de dalles, l’écurie pour le gros bétail et l’écurie des porcs sont pavées en béton de cimen t, l’écurie pour les chevaux de laboura un pavage en gros galets.
- Toutes les pièces de l’écurie sont, suivant que l’expérience l'a indiqué, munies de systèmes de ventilation : Passage de l’air, arrivée de l’air, sortie de l’air. Enfinon s’est préoccupé d’une aération suffisante des greniers àfourrage.
- Les fenêtres en fer forgé sont munies de volets d’aération mobiles supérieurs, basculant vers en bas, qu’on peut arrêter en toute position voulue au moyen de tiges d’arrêt.
- La disposition intérieure de l’écurie des chevaux pour voitures se com-
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- pose de boxes en chêne aux dessus grillagés ; les murs sont revêtus de carreaux, les mangeoires et les râteliers sont en fonte émaillée.
- Dans toutes les autres écuries on emploie des cuvettes ou plats en argile comme crèches sur des maçonneries massives, à l’exception de l’écurie du jeune bétail dans laquelle on se sert de crèches en bois mobiles.
- L’éclairage électrique est dans toutes les écuries, greniers et autres chambres de l’exploitation ; et on veille à faire la consommation la plus économique du courant en tenant compte des besoins. Toutes les machines sont mises en mouvement par des électro-moteurs; il y a aussi une conduite qui va vers la campagne pour la charrue électrique.
- La disposition du grenier est telle que le blé est soulevé au moyen d’un élévateur sur un ruban de transport, d’où il peut être conduit par un chariot de décharge dans toute section voulue du grenier, puis il est ensuite ramené à nouveau sur le ruban de transport et dans l’élévateur. La réception, le transvasement et la livraison du blé s’opèrent ainsi mécaniquement.
- L’arrivée du fourrage dans l’écurie au gros bétail a lieu sur des chariots à bascule et des rails, qui vont de la chambre au fourrage jusqu’à toutes les crèches. Pour lancer le fourrage des greniers dans les écuries on a disposé des puits à foin.
- Pour la distribution d’eau il y a dans l’écurie au gros bétail et dans l’écurie aux chevaux de labour deux grands bassins auxquels viennent s’ajuster les conduits vers les divers endroits de tirage.
- Dans l’écurie du gros bétail sont disposés des abreuvoirs automatiques.
- Si dans les constructions et installations intérieures on s’est conformé aux progrès les plus récents dans le domaine agricole, et si on a attaché une grande importance à une bonne et solide construction, on a cependant évité le luxe, et on n’a fait que le nécessaire pour les diverses constructions, sauf pour la maison du régisseur qui, suivant le désir du propriétaire, a été construite dans une forme et un style plus riches.
- La maison du régisseur, dont la construction est due aux architectes Grisebach et Dinklage, de Berlin, renferme au rez-de-chaussée les bureaux pour les employés, à l’étage supérieur, les appartements du régisseur et, dans la cave, des chambres d’approvisionnement. Comme annexe il y a un établissement de blanchissage et un abattoir. Pour des motifs esthétiques, le toit de la construction porte des briques à pic.
- Le coût total de la métairie, y compris les accessoires, mais cependant sans comprendre l'éclairage électrique ni la maison du régisseur, s’élève en chiffres ronds à 250.000 marks. Voici le détail :
- Ecurie à chevaux pour voitures.................................... M. 23.000
- Ecurie à gros bétail.............................................. 60.000
- Grenier, y compris installation................................... 23.000
- Charronnage, remises et hangars à matériel........... ......... . 9.700
- Aire............................................... .............. 31.000
- Ecurie des chevaux de labour...................................... 26.000
- Ecurie à porcs avec hangars à tourbe et cave à pommes de terre... 29.800
- Chambres aux machines et aux chaudières avec poulailler.......... 24.600
- Pavillon à bascule, avec bascule.................................. 1.400
- Cuves à fumier......................................................... 3.700
- Cuves à ordures..... .................................................... 6.000
- Pavage de la cour................................................. 5.800
- Installation d’arrosage et de drainage............................ 5.400
- M. 250,000
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- Dans ces prix sont comprises les nouvelles valeurs de tous les matériaux franco sur le lieu de la construction. Ne sont pas compris les travaux pour préparer le terrain qui ont été faits par le propriétaire.
- CHAMBRE D’AGRICULTURE POUR LE DUCHÉ D’OLDENBOURG
- A OLDENBOURG
- Atlas avec représentations photographiques de constructions agricoles dans le duché d’Oldenbourg.
- L’atlas renferme des représentations photographiques d’habita-tions et bâtiments d’exploitations agricoles dans le duché d’Oldenbourg, par conséquent dans la partie principale du grand duché du même nom. Les édifices représentés sont ceux qu’on voit d’ordinaire dans le pays Oldenbourgeois ; ils représentent en partie ce qu’on appelle le style saxon, en partie le style frison.
- Maison d’Editions de GERHARDT KUHLMANN à Dresde, Albrechts-trasse 12.
- La maison du paysan dans l’Empire d’Allemagne et dans les pays limitrophes.
- Atlas avec dessins des formes tvpiques des maisons de paysans allemands.
- BOSWAN ET KNAUER, CONSTRUCTIONS PUBLIQUES. BERLIN W. VIKTORIA-LUISE PLATZ, 9.
- 1° Modèle de la maison de la Jeunesse Agricole, fondée en souvenir de la Reine Louise.
- 2° Plan de la maison de la Jeunesse Agricole, fondation en souvenir de la Reine Louise.
- La construction de la Maison agricole pour la Jeunesse, connue sous le nom de Souvenir de la Reine Louise, est la première qui ait eu lieu en Allemagne pour la jeunesse. Les fondateurs se sont proposé de recevoir dans une colonie agricole les enfants sortant guéris d’établissements sanitaires; dans cette colonie, ils peuvent apprendre l’agriculture et le jardinage, de manière à gagner plus tard leur vie; par ce moyen, à leur sortie des établissements sanitaires ci-dessus mentionnés, ils échappent au surmenage de la grande ville.
- Classe 487
- Matériel et ustensiles pour travaux de culture technique.
- Dessèchement de pays marécageux, drainage, irrigation.
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- MINISTÈRE ROYAL PRUSSIEN POUR L’AGRICULTURE,
- LES DOMAINES ET LES FORÊTS
- Cinq cents cartes de l’Empire Allemand (carte de l’État major au 1/100.000 avec représentations coloriées des surfaces d’amélioration de Sociétés et Comités et des travaux de redressement exécutés avec l’appui de subventions publiques, sur des rivières et ruisseaux non navigables, drainages, irrigations, conduites d’eau potables et citernes.
- Nomenclature des installations d’amélioration avec renseignement sur la surface, le coût, le montant des subventions publiques et du bénéfice net atteint.
- Les affaires d’amélioration du pays et de la construction des digues appartiennent, dans le royaume de Prusse, à la section commerciale du Ministère de l’Agriculture, des Domaines et des Forêts.
- Quarante-deux fonctionnaires dépendent de ce Ministère savoir : 12 ingénieurs du gouvernement et ingénieurs en chef, et 30 inspecteurs des constructions d’améliorations, lesquels en tenant compte de l’importance des affaires sont répartis sur toutes les provinces de la monarchie.
- Ces fonctionnaires sont chargés spécialement :
- De la préparation des projets de redressements et améliorations de rivières; de l’examen des projets d'amélioration qui ontété dressés en vue de la formation d’une compagnie publique fluviale, ou ont été dressés par d’autres techniciens lors de la composition du territoire ; de la rédaction des rapports dans toutes les questions intéressant les travaux d’amélioration et d’endiguement, la surveillance de l’exécution, et le contrôle de l’entretien réglementaire de toutes entreprises d’amélioration pour l’exécution desquelles des subventions ont été accordées, ou des Sociétés fluviales ont été formées.
- Enfin on leur confie le soin d’étudier l’écoulement de l’eau dans les territoires prussiens où il y a des cours d’eau. Pour aider à ces travaux, pour représenter les fonctionnaires chargés des travaux d’amélioration dans des cas litigieux et pour diriger de grands travaux subventionnés par l’Etat, il existe encore dans l’administration agricole environ 45 ingénieurs du gouvernement comme collaborateurs continuels.
- Pour l’exécution des travaux d’amélioration agricole on dispose de deux fonds budgétaires. L’un d’eux, calculé à 532.400 marks, est destiné à faire face aux frais de travaux préparatoires dont est chargée la caisse de l’Etat, qui se produisent dans les affaires d’amélioration du pays et de construction de digues, et pour la question des marais ; tandis que l’autre fonds, porté à 700.000 marks, sert à l’exécution des redressements de rivières pour des Sociétés ou des communes. Des subventions payées sur ce dernier fonds ne sont accordées que si les intéressés forment une Société fluviale publique, ou si les communes s’engagent régulièrement à l’exécution et à l’entretien durable de l’installation projetée d’amélioration.
- On suppose aussi généralement que les Comités provinciaux (et commu-
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- naux) accorderont autant que possible une subvention qui s’ajoutera au concours de l’Etat.
- A latin de l’année 1902, il y avait en Prusse :
- 2.738 Sociétés de dessèchement et irrigation, de drainage et améliorations ;
- 426 Sociétés de travaux de digues ;
- 185 Sociétés pour le redressement des cours d’eau.
- Le territoire amélioré protégé relativement embrasse 2.961.696 hectares ; les frais budgétaires sont de 166.914.288 marks.
- Panorama du territoire submergé du delta du Memel dans la province de la Prusse orientale, avant et après l’endiguement, et 8 photographies de la station de force électrique et des travaux d’épuisement.
- Carte géologique du delta du Memel, plan de Pendiguement et dessins des travaux de construction.
- Réseau des fossés et chemins dans le delta du Memel.
- Résultats mensuels des travaux d’épuisement dans le delta du Memel.
- L’alluvion représentée est protégée contre les inondations de cette rivière par des digues qui remontent à environ 100 ans. Le bas-fonds de Seckenburg qui a 22.176 hectares a été protégé contre le ressac qui vient de Kurich Haff, par une digue dans les années 1859-1868. Le bas-fonds endigué est desséché au moyen de machines d’épuisement.
- Le delta entre le Russtom et la Gilge est resté, par contre en grande partie encore, exposé jusqu’à l’année 1894 aux inondations par l’eau du ressac venant du Haff, parce que les pourparlers, ayant eu lieu depuis l’année 1860 avec les intéressés au sujet de la construction d’une digue du Haff, ne furent terminés qu’après les hautes marées de printemps des années 1888 et 1889, par l’acceptation unanime du projet qui a alors été exécuté dans les années 1894 à 1898.
- La nouvelle digue du Haff et de la Gilge au Russtom a 30 km. de longueur, 2 mètres de hauteur, 2 m. 50 à 4m. 50 de largeur.
- La digue du Haff a supporté sans dommage appréciable le grand raz de marée de décembre 1899.
- De la partie du delta se trouvant à l’est de la chaussée Ikœpenkauk-chmen, au-dessus de la plus haute mer dans le Haff, l’eau est conduite avec une chute naturelle à travers le bas-fonds profond au moyen d’un cours d’eau endigué des deux côtés. Sous ce cours d’eau est étendu un tuyau élévateur de 22 mètres de long et 1 m. 20 de large, pour faire communiquer les parties situées au nord et au sud.
- Le profond bas-fonds, situé à l’ouest de la partie ci-dessus mentionnée qui a 18.600 hectares, est desséché au moyen de pompes à épuisement qui sont construites aux points de croisement de la digue du Haff avec les autres cours d’eau naturels, et qui sont munies chacune d'une roue en fer forgé d’épuisement de 8 mètres de diamètre et 1 m. 68 de petite largeur.
- Pour les six pompes à épuisement, il n’y a qu’une installation de machine à vapeur de 480 chevaux bâtie sur une colline de sable, près Tramischen, et de là la force est transmise jusqu’à une distance de 18 kilomètres vers six ascenseurs au moyen d’une conduite à haute tension’ électrique aérienne de
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- o.000 volts passant le long de la digue du Haff. Chaque ascenseur est muni d'un courant triphasé qui met et maintient en mouvement, sans l’aide d’un gardien, la roue d’épuisement au moyen de courroies et d’un engrenage à roue dentée. Le directeur de la station de force électrique est informé par des signaux électriques à tout moment du niveau de l’eau, par conséquent, du moment où il a à faire fonctionner ou à arrêter l’ascenseur. L’étiage marqueur à flotteur, fonctionnant contre l’ascenseur, produit automatiquement le contact électrique.
- Les résultats du fonctionnement des années 1898 et 1899 donnent déjà une idée frappante des rendements et des bénéfices des installations, surtout si on les compare avec l’ancienne usine établie dans le Comité voisin de Seckenburg.
- Une carte murale relative aux gains de terrain obtenus sur la côte ouest du Schleswig-Holstein.
- Dessins avec profils longitudinaux et transversaux du barrage allant vers l’ilot d’Hambourg et profils de revêtements en pierre pour rivage.
- Dessins avec profils longitudinaux et transversaux des barrages du continent vers Oland et de Oland vers Sangeness.
- Carte avec photographies.
- La côte ouest du Schleswig a été soumise aux xuie et xive siècles à de grands dégâts.
- Les marais fertiles et habités s’étendaient autrefois du continent actuel jusqu’aux îles Sylt, Amrun, etc. et même plus loin, jusqu'à ce qu’un cyclone brisât la digue protectrice et enlevât aux habitants leurs terres. Le pays, laissé alors sans défense à la pénétration de nouvelles inondations, fut peu à peu si remué par les vagues, que le reflux pouvait entraîner, comme de la vase jusqu’à la mer, les parties détachées du sol et qu’à la place des marais il reste le territoire actuel de bas-fonds. Les groupes d’îles plus ou moins grandes qui se trouvent devant la côte sont les tristes restes d une contrée autrefois fertile.
- Ces îles ont, conjointement avec les bancs de sable du bas-fonds, une importance extraordinaire pour la conservation du continent, car elles brisent la violence des flots poussés contre la côte par la marée et les vents d’ouest.
- L’éboulement de la côte ne s’est pas continué d’une manière générale pendant les derniers siècles, mais l’eau tranquille sous la protection des îles a, par contre, déposé des alluvions, et peu à peu il s’est formé une nouvelle terre, le marais actuel, qui présentement entoure déjà beaucoup d’anciennes îles.
- Bien que l’eau de la mer du Nord possède sur cette côte une grande teneur en vase, les dépôts de terre qui se produisent ne peuvent faire que des progrès relativement très lents, s’ils ne sont pas soutenus artificiellement, parce que les flots les détruisent souvent.
- Depuis le milieu du siècle dernier on s’est efforcé de fixer d’une manière durable, par des moyens appropriés, les terrains d’alluvion amenés par la mer.
- Pour atteindre ce résultat, il est nécessaire de diriger et de réduire le cours de l’eau, de telle manière qu’il ne se produise plus d’entraînement du bas-fonds submergé dont il faut faire une alluvion, et il faut aussi permettre au flot de déposer les matières qu’il renferme sans les emporter avec lui lorsque la marée baisse.
- Pour le premier but on emploie des quais ou barrages dont le couron-
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- nement s’élève un peu au-dessus de la marée ordinaire ; pour le deuxième on se sert de fossés d’irrigation et de dessèchement.
- Ces barrages doivent supprimer ou réduire le courant du flot, ou plutôt le courant de la côte et c’est pourquoi ils sont disposés verticalement par rapport à ce dernier courant.
- Dans les bas-fonds les plus profonds, là où ils sont exposés aux attaques de la mer et aussi en hiver à la marche des glaces, on leur donne une plus solide construction de fascines avec charge de pierres, tandis que dans les has-fonds les plus élevés il suffit de simples barrages en terre revêtus de gazon.
- Les substances terreuses (la vase) doivent être enlevées des quais dans le voisinage du continent, parce que le bas-fonds avant le dépôt de l’alluvion se compose de sable assez pur et de moules, et parce que ces matières ne présentent pas une résistance suffisante contre le courant de l’eau.
- Si ces barrages ont une grande longueur, comme par exemple ceux qui sont établis entre les îles précitées et le continent, on élève encore rectangu-lairement par rapport à ceux-ci des digues transversales; car, autrement, il pourrait se former des courants parallèles. Généralement il suffît d’avoir ici des barrages légèrement construits de 50 à 100 mètres, ou sur les bas-fonds élevés des barrages en terre revêtus de gazon et garnis de paille.
- Mais l’emploi de ces derniers ne se recommande que quand on peut espérer un rapide progrès de l’alluvion, de telle sorte que, dans quelques années, ils deviennent inutiles ; autrement leur entretien, et surtout la garniture de paille, deviendrait trop cher.
- En plus des grandes eaux un pareil système de barrages supprime non seulement le courant du flot presque complètement, mais il interrompt et réduit aussi l’effet du vent sur la surface de l’eau.
- Avec la construction de barrages on doit exécuter simultanément un bon dessèchement des surfaces à transformer en terrain solide pendant le moment de la marée afin que les substances qui se déposent tombent parfaitement sèches et, grâce à l’influence du vent et du soleil, reçoivent pendant le flux assez de résistance pour ne pas être entraînées par la marée suivante.
- Avant le dépôt d’alluvion le fond du bas-fonds se compose généralement de sable facilement mobile.
- C’est pourquoi les courants de dessèchement s’obstruent à nouveau très vite s’ils ne sont pas maintenus ouverts par le lavage. Ce lavage se produit en creusant des fossés sur le bas-fonds le plus élevé attaqué dans l’alluvionne-ment, et en faisant passer ceux-ci dans les courants conduisant à travers le bas-fonds sableux. Le retour de l’eau qui se trouve dans les fossés les plus bas ne peut pas se faire aussi vite que celui de la vague du flot proprement dit. On amène aux courants, même un certain temps après le retrait du flot, une nouvelle quantité d’eau qui suffît à les maintenir ouverts pendant un certain temps et qui permet ainsi un dessèchement suffisant du bas-fonds le plus élevé.
- Lorsque le bas-fonds, par suite de l’action des barrages, a atteint une hauteur d’environ 0m50 au-dessus de la marée ordinaire, il se couvre d’une plante la Salicornia herbacea qu’on appelle aussi dans la Frise Orientale Krakfuss.
- Alors, pour continuer à développer Falluvionnement, on peut commencer la construction de fossés plats de 2” à 2m50 de large et de 0m20 à 0m25 de profondeur. Ces fossés plats s’adaptent aux fossés de dessèchement mentionnés ci-dessus, et d’axe en axe ils présentent une distance de 10 mètres,
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- parce que les ouvriers, avec celte distance, sont encore en mesure de jeter les terres jusqu’au centre des bandes, de manière qu’on obtient sûrement la forme nécessaire cintrée des bandes pour la réussite du travail. Un ouvrier peut creuser par jour 50 à 75 mètres de ces fossés plats qui sont payés par mètre courant 5 à 6 pfennigs. Ces fossés plats opèrent en outre un renforcement du lavage des courants de bas-fonds, de même qu’une amélioration considérable de l’alluvionnement, car la surface d’alluvion reçoit aussi encore, en cas de marées peu élevées, de l’eau qui, étant encore calmée par les bandes élevées qui agissent comme barrage, continue à déposer beaucoup plus que dans le bas-fonds ouvert, d’autant plus que l’eau des fossés plats doit passer par les courants de dessèchement, par conséquent reste plus longtemps en repos que l’eau libre.
- Afin que la boue déposée dans les fossés plats ne puisse être balayée lors du retrait de l’eau, il ne faut pas qu’à leur extrémité inférieure il se développe un courant vif, et c'est pourquoi la longueur des fossés plats dans les circonstances normales doit rester limitée à environ 100 à 150 mètres.
- Un exemple de cette installation exécutée systématiquement se trouve dans la représentation de l’Hamburger Hallig avec ses environs sur la carte exposée.
- Il faut encore faire ressortir qu’avec ce procédé les substances de dépôt plus fines, qui se tiennent à la surface supérieure de l’eau et qui donnent au nouveau sol un supplément de valeur, arrivent à se déposer, ce qui n’est pas le cas dans l’eau libre, qui n’est tranquille que pendant un moment.
- Dès que les fossés plats sont complètement envasés, ils sont à nouveau déblayés et le déblai est employé de la manière décrite ci-dessus pour l’élévation des bandes. Comme la chute de boue n’est pas partout égale, on ne peut pas préciser d’avance les intervalles dans lesquels on recommande le déblayage à nouveau des fossés plats.
- La chute de vase est surtout forte aux embouchures, par exemple à l’embouchure de l’Elbe.
- Ici aussi, à beaucoup d’endroits, il se dépose tant de vase que les fossés plats peuvent chaque année être déblayés, tandis qu’à des places moins favorables deux ou trois années se passent sans qu’on fasse ce travail.
- Naturellement l’eau ne dépose pas des matières solides seulement dans les fossés plats, mais aussi sur les bandes, de sorte qu’en général le bas-fonds, après un déblayage qui s’est fait de 4 à 6 fois, atteint à partir de l’apparition delà Salicornia Herbacea la hauteur des marées ordinaires.
- Alors le sol produit de nouvelles plantes telles que l’œillet de plage, l’herbe à lait, l’aster de plage, et avant tout la Glyceria maritima, herbe qui donne un fourrage nourrissant pour le bétail et qui est très estimé surtout à l’état sec pour fourrage à chevaux.
- Alors la terre (qu’on appelle désormais avant-terre et Helder dans la Frise orientale) est utilisée comme pâturage et pour récolter du foin.
- Mais il faut alors aussi que les fossés plats et les autres fossés soient tenus ouverts régulièrement, même s’ils sont de petites dimensions, afin que le sol lourd puisse recevoir le drainage voulu et que les marées plus fortes ne laissent pas de mare et ne puissent avoir aucun effet nuisible.
- Lorsqu’on creuse les fossés plats du bas-fonds ainsi que ceux de l’avant-terre prête, il est de la plus grande importance que la terre de ces fossés soit jetée sur le milieu des bandes, car c’est le seul moyen d’obtenir des champs plats ronds, nécessaires pour obtenir un drainage complet des surfaces.
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- Si ceci ne se produit pas, alors les bandes tombent dans le milieu, pas assez sèches, elles produisent aussitôt des herbes de moindre -valeur, et on ne peut pas y faire paître de bétail. De plus la marée débordante produit, aux endroits faibles, des tourbillons qui s’agrandissent très vite quand on continue à négliger le terrain.
- Grâce aux grandes marées et à de nouvelles applications de la terre des fossés plats, la hauteur de l’avant-terre ne fait que s’accroître.
- En général on considère une terre mûre pour une digue, lorsqu’elle est à environ 0,30 au-dessus de la marée ordinaire. Mais de petites surfaces sont pourvues d’une digue même avec une hauteur plus faible.
- Des digues d’hiver, ayant une hauteur d’environ 6 mètres au-dessus de la marée ordinaire, accordent une protection sérieuse contre toutes marées et permettent ainsi l’exploitation du pays.
- Sur la côte ouest seulement du Schleswig-Holstein, dans les 50 dernières années, entre l’Elbe et le Hoyer, on a construit des digues d’hiver pour environ 7.000 hectares et des digues d’été pour environ 1.600 hectares. Sur les premiers environ 2.600 hommes se sont fixés, répartis en 440 maisons, et qui trouvent une occupation rémunératrice avec les riches produits du sol.
- De plus, dans cette période on a gagné sur la mer environ 7.000 hectares de domaines non encore endigués, de sorte qu’il résulte que la côte du continent, qui a une largeur de 125 kilomètres mesurée à vol d’oiseau, a été reculée en mer de plus de 500 mètres et que le rivage avance ainsi de 10 mètres chaque année.
- Sur la côte de même longueur qui va de l’Elbe jusqu’à la frontière hollandaise, il faut signaler les mêmes résultats favorables.
- Il faut remarquer qu’après la réunion des îles avec le continent, le courant de la marée passe avec une plus grande force le long des îles, en balayant celles-ci avec une plus grande vigueur et en creusant le bas-fonds devant elles ; c’est pourquoi la côte des îles doit être défendue par des contreforts en pierre.
- D’après ce qui précède, on voit l’importance des travaux faits pour gagner du terrain et on peut prévoir qu’en continuant ces travaux on arrivera peu à peu à arracher à la mer la proie qu’elle s’était appropriée.
- Dessins des drainages faits en Société a Dt. Wilke, Arrondissement de Lissa, province de Posen
- Surface drainée................ 178 hectares;
- Total des frais................ 32.000 marks ;
- Frais par hectare.............. 180 marks.
- Dessin du redressement du cours d’eau non navigable, l’Ahr, dans le territoire de Bodf.ndorff
- Le redressement représenté de l’Ahr dans le territoire de Bodendorf est une partie des travaux de redressement de l’Ahr exécutés d’après un plan unique et qui vont de Walporzheim à Sinzig.
- Avant l’exécution du redressement, le courant des hautes eaux abandonné à lui-même se répandait sur presque toute la vallée et perdait ainsi la force d’entraîner les galets amenés des contrées supérieures. Il se formait ainsi de grands dépôts de galets entre lesquels la rivière se frayait un
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- passage irrégulier et changeant avec chaque marée. Par ces amoncellements de galets il se formait peu à peu une élévation du fonds de la vallée dont le fonds supérieur consiste en moyenne de couches profondes de gravier.
- Déjà au xvme siècle on avait essayé de réglementer le cours du fleuve et d’arrêter les galets, mais sans succès.
- C’est seulement en vertu d’un plan dressé en 1886 qu’on exécuta le redressement au-dessous de Walporzheim dans les communes d’Ahnveiler, Neaenahr, Lohrsdorf, Bodendorf et une partie de la commune de Sinzig sur une longueur totale de 8m07 ; le travail fut fait par les communes fortement subventionnées par l’Etat.
- Dessin de lx réglementation du cours d’eau non navigable, l’Ahr, et de l’amélioration des prairies
- DANS LES COMMUNES DE LiERS ET HoENNVINGEN, PROVINCE DU RlIIN
- La réglementation de l’Ahr dans les communes de Liers et Hœnvingen a été exécutée dans les années 1896 à 1899 pour arrêter l’entraînement des rives par la rivière modifiant continuellement son lit, et empêcher ainsi une plus grande perte de sol fertile. Le territoire du dépôt de l’Ahr représente à la distance de réglementation une moyenne de 570 km. carrés.
- En combinaison avec ces travaux on a fait des installations d’irrigation sur une surface de 8 hectares 6 composée de mauvaises prairies et de terrains incultes ; les frais pour cela se sont élevés à 9.800 marks.
- Dessin des installations de drainage et irrigation de prairies
- DANS LA SlEGTAL PRÈS NeTPHEN, PROVINCE DE WeSTPHALIE
- Le bassin des eaux a, au début des travaux d’irrigation, une étendue de 75 km. carrés.
- La vallée de prairies a, à cet endroit, de 270 à 283 mètres au-dessus du niveau de la mer et a une pente de 5 à 7 0/o.
- Le sol se compose de 0m5 à 0m8 d’argile profonde, en partie maigre, en partie lourde, parmi laquelle se trouvent du gravier et du schiste argileux.
- L’installation représentée a été exécutée en 1840.
- Les parties régulières d’irrigation ont été créées dans le cours des années par l’emploi pratique des déblais des fossés et par les nivellements du sol.
- Les frais ont, d’après les prix de main-d’œuvre actuelle, une valeur de 600 à 800 marks par hectare.
- Les frais d’entretien annuels pour un hectare sont de :
- a) pour les installations principales communes......... 5,00 m.
- b) pour des installations spéciales.................... 20,00 m.
- Total....................... 25,00 marks.
- Les produits annuels sont aujourd’hui par hectare :
- a) après l’amélioration............................ 6,000 kg.
- b) avant l’amélioration........................... 2,200 kg.
- 3.800 kg.
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- DESSIN DE L’AMÉLIORATION DU PATURAGE A BESTIAUX DE HANBERG ARRONDISSEMENT DE WESTERBOURG, PROVINCE DE HESSE-NASSAU
- La prairie à bestiaux a une étendue de 34 hectares. Le sol se compose d’argile d’un poids moyenmélangé de galets basaltiques. Lasurface supérieure était très fortement couverte de pierres basaltiques, de fourmilières et de taupinières. Quelques endroits, faute d’une dérivation suffisante, tendaient à se transformer en marécages.
- L'amélioration consiste en un drainage suffisant des parties marécageuses par l’application de drains de prise pour écarter l’eau de pression, et par la construction de fossés ouverts ; de plus dans un nivelage des surfaces et dans l’enlèvement des pierres basaltiques, fourmilières et taupinières. Les rigoles fortement inclinées ont un fonds consolidé avec des pierres. Pour l’humectage et l’irrigation des endroits secs on a établi dans les rigoles des écluses tubulaires en ciment, et creusé des fossés d’irrigation. On a semé du gazon sur les parties libres et on a entrepris le fumage de la surface avec de la farino de phosphate Thomas et de la kaïnite dans la proportion de 10 quintaux par hectare.
- Toute la prairie à bétail est divisée en deux assolements, afin que par l’interruption du pacage, la végétation et la croissance des plantes soient favorisées.
- L’installation coûte 5.300 marks ou 5.300 : 34 = 156m par hectare.
- Après l’amélioration il ne se produit pas un engraissement plus fort du bétail, seulement l’affouragement à l’écurie, nécessaire auparavant pendant le pacage, est supprimé. On fait paître en moyenne 100 pièces de gros bétail. L’affouragement accessoire supprimé peut être évalué à 0 mark 10 par pièce de bétail et par jour ; ceci donc pour engraissement de 100 pièces pour 150 jours donne un produit de 100 x 150 x 0,10= 1.500 marks.
- De là il faut déduire l’intérêt à 5 0/0 265 »
- Pour entretien et fumage par hectare 10 m. 340 605 »
- Il reste 895 marks.
- C’est un intérêt de 16, 9 0/0.
- DESSIN DE L’AMÉLIORATION DE LA LANDE DE WANKUM
- ARRONDISSEMENT DE GELDERN, PROVINCE RHÉNANE
- La lande Wankum dans l'arrondissement de Geldern a 389 hectares.
- La surface est la plus grande partie de l’année sous l’eau. La pousse des plantes est en conséquence faible. Le sol est surtout sablonneux avec une couche d’humus de 20 cent, d’épaisseur. La teneur en substances nutritives pour les plantes est favorable en comparaison avec d’autres landes cultivées.
- Les travaux de culture embrassent :
- a) l’abaissement du niveau de l’eau ;
- b) l’ameublissement du sol ;
- c) la culture des surfaces ;
- d) la création de routes agricoles.
- L’abaissement du niveau de l’eau se fait par la réglementation des eaux montantes par un réseau de fossés étendus.
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- L’ameublissement du sol se fait à la charrue à vapeur à une profondeur de 60 cent, et on ameublit encore 20 cent, avec les extirpateurs.
- La charrue à vapeur devra surtout briser ce qu’on appelle la pierre locale qui se trouve à une profondeur de 40 à 30 cent. Cette couche de pierre qui se compose d’un mélange de sels de fer dissous avec le sol a une épaisseur de 5 à 10 cent, et forme une couche imperméable à l’eau, même imperméable pour les racines des plantes. Elle se décompose en restant un peu de temps à l’air.
- Des 389 hectares de la lande, il y a déjà 183 hectares de boisés, 68 hectares sont propres à être transformés en prairies et les autres 216 hectares seront boisés.
- Les prairies sont fumées par hectare avec 1.000 kg. de chaux, 700 kilos de kaïnite et 500 kilos de farine Thomas à 16 0/0 et ensuite on les ense-hience à nouveau.
- Les surfaces boisées sont fumées par hectare avec 1.000 kg. de chaux, 400 kilos de kaïnite et 1.000 kilos de farine Thomas, et ensuite on y sème des lupins. Puis ensuite on y sème de l’orge et on y plante des pins d’une année, à une distance de 60 à 80 cent.
- DESSIN DE LA CONDUITE DES EAUX DE SOURCE POUR LA COMMUNE DE NIEDERELLENBACH
- ARRONDISSEMENT DE ROTENBOURG-SUR LA FULDA, PROVINCE DE HESSE-NASSAU
- Niederellenbach est un village de 238 habitants.
- On a été amené à construire une conduite d’eau potable à cause de la mauvaise nature de l’eau de source qui amenait fréquemment des épidémies de fièvre typhoïde.
- On dispose de 2 sources qui donnent ensemble au moins 29 litres par minute ou 42 mètres cubes par jour.
- La consommation moyenne journalière s’élève à 28 mètres cubes environ.
- Le grand récipient se compose de 2 chambres, chacune de la capacité de 35 mètres cubes. Une chambre doit toujours être pleine en cas d’incendie.
- La prise des sources se fait par des tuyaux d’argile vernis de 10 cent, de large, avec revêtement en pierre de 30 à 40 centimètres.
- La chambre des sources est formée d’un tuyau de béton cimenté, de 1 mètre de large.
- Pour obtenir une meilleure circulation et un renouvellement continuel de l’eau dans les deux chambres du grand récipient,la conduite débouche de la chambre aux sources dans la chambre à incendient l’eau arrive delà dans la deuxième chambre, d’où on la tire pour travaux d’exploitation.
- Le tuyau de conduite principale allant au village a un petit diamètre de 100 millimètres. Dans la localité, vu le système de circulation choisi, les tuyaux ont un petit diamètre de 80 millimètres.
- LA CULTURE ET L'EXPLOITATION DES MARAIS
- et leur
- UTILISATION INDUSTRIELLE DANS L'EMPIRE D’ALLEMAGNE
- Les marais existant en Allemagne qui comprennent plusieurs centaines de milles carrés allemands ou géographiques sont, d’un côté, cultivés depuis
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- assez longtemps et, d’un autre côté, on en extrait du combustible par letour-bage et le séchage à l’air libre.
- On cultivait autrefois les hauts-marais spécialement, en transformant par le feu. après un drainage superficiel, la couche supérieure en cendre, qui fournissaient aux fruits modestes tels que le sarrasin les matières nutritives nécessaires. Les marais de bas-fonds servaient de prairies naturelles et rapportaient très peu.
- Yu la grande importance d’une culture rationnelle des marais en présence des surfaces immenses de marais incultes qui existaient, le Ministère prussien de l’Agriculture, des Domaines et Forêts fonda en 1876 la commission centrale des marais comme organe délibérant, et pour lui permettre d’obfenir de meilleurs principes scientifiques et techniques, on lui adjoignit, en 1877, la station d’expériences de Brème pour le développement de la culture des marais. Déjà un peu plus de 10 ans auparavant, Herman Théodore Rimpau, à Curau, avait déjà trouvé la culture de couverture par le sable. Mais tous les marais de bas-fonds ne se montraient point propres à cette méthode de culture. Le problème important de la station d’expériences des marais consistait donc à étudier scientifiquement et pratiquement les propriétés du sol des bas-fonds pour avoir des points de repère sûrs pour la réussite de la culture sur les marais des bas-fonds. La réussite a été complète.
- La grande richesse des marais de bas-fonds en azote sous une forme acceptable pour les racines des plantes fait paraître superflu un fumage de celles-ci avec l’azote. Rimpau, au moyen d’analyses chimiques, avait déjà fait constater quels éléments minéraux alimentaires des plantes manquent au sol des marais de bas-fonds. Il ne s’agit pas de potasse et d’acide phos-phorique, caria plupart des marais de bas-fonds renferment la quatrième des matières alimentaires des plantes les plus importantes: la chaux. C’est un hasard heureux que précisément, à cette époque, on découvrit en Allemagne de grandes couches de potasse et que dans la scorie de Thomas on produisit sur le marché un engrais phosphoreux très convenable. On a réussi ces derniers temps, tant du côté de l’Etat que des particuliers,à transformer ainsi de grandes quantités de bas-fonds de marais en champs, prairies et pâturages.
- On a réussi de la même manière dans les efforts inlassables de la station d’expériences des marais, à trouver des méthodes de culture appropriées pour le haut-marais contenant de la tourbe, et pour celui n’en contenant pas. Autrefois, à côté de la culture par le feu, la seule méthode de culture pour les hauts-marais était celle apportée par les Hollandais et suivie avec succès ; le haut-marais après son tourbage et son exploitation comme combustible, où la couche de déblais supérieure était rejetée sur le fonds minéral composé de sable, était cultivé de telle manière que la couche de déblais était mélangée avec une partie du sable reposant sous elle et était fumée avec du fumier de rue pris dans les villes.
- Mais cette méthode de culture hst chère et on ne pouvait l’appliquer que là où une vente considérable de tourbe comme combustible justifiait l’établissement d’un vaste réseau de canaux, sur lequel on pouvait transformer le fumier des villes comme frêt de retour pour les cultures des champs. Mais il fallait trouver une autre méthode de cul tiare et comme on a déjà dit, on y est arrivé, car le fumier des villes qui est difficile à se procurer sera remplacé par du fumier d’écurie et du fumier artificiel. L’azote des hauts-marais n’est pas à beaucoup près si accessible aux racines des plantes que celui des ma-
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- rais de bas-fonds. C’est pourquoi on doit amener de l’azote au moyen du fumier d’écurie ou sous la forme d’engrais artificiels. La potasse et l’acide phosphorique et en outre la chaux manquent aux substances minérales alimentaires, de même que dans les marais de bas-fonds. Le fumage des hauts-marais revient donc plus cher que celui des marais de bas-fonds.
- C’est pourquoi avec une bonne installation on peut obtenir des résultats satisfaisants comme le prouvent non seulement les cultures de beaucoup de propriétaires particuliers, mais aussi les exploitations fondées récemment sur les hauts-marais, sur une grande échelle, dans les provinces prussiennes de Hanovre, la Prusse orientale ainsi que dans le Grand-Duché d’Oldenbourg. De même des colonies remontant à des temps éloignés, qui auparavant ne faisaient pas leurs affaires, se développent maintenant très heureusement en exploitant les nouvelles conquêtes de la science et de la pratique. Les cartes exposées des heureuses colonisations sur les hauts-marais et des améliorations accomplies avec succès sur les marais de bâs-fonds montrent quels progrès ont été faits dans la culture.
- De même l’utilisation des marais dans le sens industriel a pris, ces derniers temps en Allemagne, un essor considérable qui ne peut s’exprimer d’une manière complète à l’Exposition, parce que l'espace dont on dispose interdit le montage des machines, pour la plupart énormes, et le travail de la tourbe. A côté du produit qu’on obtenait autrefois et qui, à cause de sa faible valeur combustible, ne pouvait guère être consommé sur place, on a maintenant la bouillie de tourbe, la tourbe moulée à la machine, les briquettes de tourbe.
- Une partie considérable des tourbes de hauts-marais, qui se composent surtout de mousses indécomposées, est transformée en paille de tourbe et mousseline de tourbe et on en fait des fonds de lits pour les hôpitaux qui sont très utiles à cause de leur grande capacité d’absorption. On a exposé un lit construit sur ce nouveau principe et qui est très pratique.
- De plus on se sert des autres couches non décomposées de tourbe pour bandages, tandis que les couches inférieures de mousse plus solides qui se laissent trancher, polir, s’emploient pour la construction de pierres de construction, pour des cloisons dans les constructions des tableaux pour les collections d’insectes, et pour les chambres isolantes, etc.
- Les pavés ressemblant au bois, les carreaux et ornements sont fabriqués au moyen d’une forte pression avec de la tourbe plus ou moins filamenteuse et par suite d’une faible addition de sels, ils ont cette propriété, même exposés à la plus grande chaleur du feu, de charbonner très lentement mais de ne dégager aucune flamme.
- XII. Ministère Royal Prussien pour l’Agriculture, les Domaines et les Forêts
- 1. Carte des marais de la province de Hanovre.
- 2. Cartes synoptiques des surfaces marécageuses dans la baie de
- Dantzig.
- 3. Carte synoptique des surfaces marécageuses de la province de Posen.
- 4. Cartes des améliorations des marais exécutées dans le département
- de Stettin.
- 5. Plan d’exécution pour des améliorations dans le marais de Leba.
- 6. Plans et descriptions d’une amélioration dans la vallée du Aetz.
- 7. Représentation graphique de l’abaissement des marais; plans de la
- Commission générale royale de Hanovre.
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- 8. Méthode et plan de la Colonie des marais de Neu-Hamersheux.
- 9. Plans, modèle et photographie de dépôts vaseux dans le département
- d’Aurich.
- 10. Modèle d’écluse pour marée.
- 11. Modèle de drainage et de fondation de la Compagnie générale royale
- à Kœnigsberg.
- 12. Représentation des résultats d’un fumage de terrains boisés avec de
- la terre de marais, exécuté par l’Administration des forêts de Gum-binnen.
- XLVII. Station royale d’expériences de Marais a Brême
- 1. Essais de fumage et culture d’avoine.
- 2. Modèle d’un séchoir.
- 3. Appareils pour recherches sur les marais.
- 4. Profils de hauts-marais et marais de bas-fonds.
- 5. Représentation de la naissance des marais (préparations, cartes
- murales.)
- 6. Photographies, cartes des travaux de la statioh d’essai des marais.
- XLVIII. Ministère royal prussien de l’Intérieur
- 1. Trois modèles de rétablissement pénitencier de Rendsberg.
- XLIX. Direction départementale royale a Hanovre
- 1. Représentation d’une colonisation exécutée à Hochmoow.
- 2. Modèle de fondation d’une maison de colons.
- 3. Photographies.
- L. Chambre royale
- DES BIENS DE LA FAMILLE ROYALE A CHARLOTTENBOURG 1. Plan d’une grande exploitation sur des sols marécageux.
- LI. Muséum provincial Ouest-Prussien a Dantzig
- 1. Dessins et photographies de ponts de marais dans l’ari'ondissement
- de Stuhm.
- 2. Modèle d’un bateau.
- LU. Suite du canal de Linksem, a Lingen 1. Représentation graphique des marais de Linksem.
- LUI. Gouvernement grand-ducal d’Oldenbourg
- 1. Modèle d’une maison sur un haut-marais.
- 2. Modèle de pont.
- 3. Quatre photographies (Bateau à tourbe de Hodge).
- 4. Tourbière.
- LIV. Comité des pêcheurs de la Prusse occidentale a Dantzig 1. Brochure sur la pêche dans les eaux marécageuses.
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- LV. Comité pour le développement
- DE LA CULTURE DES MARAIS DANS L’EMPIRE D’ALLEMAGNE
- 1. Journal technique du Comité.
- 2. Tableau à l’huile représentant un marais cultivé et un marais non
- cultivé.
- LVI. Etablissement de Bethel 1. Lit en tourbe pour malade.
- LVH. Institut botanique de l’Etat d’Hambourg
- 1. La flore du marais d’Eppendorf près Hambourg en 3 supports tournants et 2 gravures.
- LVIII. Duckert, Maître couvreur a Freimvalde 1. Toit en mousse de tourbe.
- LIX. Le Conseiller supérieur privé du gouvernement, Dr Heischer
- a Berlin
- 1. Traité sur la culture des marais et l’utilisation de la tourbe.
- LX. Madame la conseillère économique Gerson a Charlottenbourg 1. Pilons à main.
- LXI. Emile Helbing, a Wândsbeck-Hambourg
- 1. Bois artificiel fait avec de la tourbe (breveté en Allemagne et à l’étranger.
- La fabrication de ce bois artificiel avec de la tourbe est la plus simple possible ; elle se fait par la voie humide au moyen de pression et d’un court séchage subséquent ; la tourbe n’a besoin ni d’être nettoyée., ni d’être soumise à des préparations antérieures quelconques.
- Les essais qui ont été faits par l’Institut d’essais mécaniques royal saxon, à l’École supérieure technique de Dresde, ont démontré que la durée et la résistance de ce bois artificiel fait avec de la tourbe sont les mêmes que celles d’un bois naturel dur, et il est en plus à l’abri du feu, ou au moins il arrête le feu; il est également à l’abri des végétations spongieuses et résiste à l’eau et à la température. Le prix d’achat des produits fabriqués de ce bois artificiel est de 33 à 60 0/o meilleur marché que les mêmes produits en chêne.
- La fabrication doit comprendre :
- 1. Des pavés pour rues et dalles pour trottoirs.
- 2. Des planches de parquet exécutées en une ou plusieurs couleurs comme revêtement de planchers.
- 3. Des traverses de chemins de fer.
- 4. La décoration de wagons de chemins de fer et de navires.
- 5. Les portes de chambres, escaliers, plafonds, lambris et tout genre d’ébénisterie pour la construction.
- 6. Des revêtements pour toits.
- 7. Des ornements de tout genre surtout ceux se rapportant aux meubles avec décorations intérieures et aux travaux artistiques industriels.
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- 8. Des meubles entiers dans les formes les plus simples et les plus élégantes.
- Les essais faits contre le feu donnent une sécurité qui depuis n’a pas été atteinte, la température de 2000° appliquée n’a pas pu produire une destruction des différentes pièces.
- LXII. Marquardt, a Hohenheim
- 1. Charrue souterraine à fumier.
- 2. Sabots de chevaux en bois.
- LXIV. Precht, instituteur a Moorhausen
- 1. Corps d’oiseau en tourbe blanche pour empailler.
- LXY. Le Comte de Schwertn-Lœxitz 1. Dessins de constructions sur pieux.
- LXYI. E. Seewalt, agriculteur technicien, a Arnswaldq 1. Plans d’exécution d’amélioration de marais.
- LXYII. Otto Seenge, a Elisabeth Fehn 1. Images d’une machine à récolter de la tourbe.
- LXVIII. L’ingénieur Tolksdorf, a Charlottenrourg 1. Torches pour le froid.
- LXIX. Société Nord-Allemande de marais de tourbe, a Triangel
- 1. Modèle en relief.
- 2. Modèle d’écurie à bestiaux.
- 3. Cartes de cultures et de plaines.
- 4. Photographies.
- LXX. Fabrique de poudre de tourbe Est-Prussienne, a Heydekrug
- 1. Modèle.
- 2. Etoffes pour bandages, coussins.
- LXXI. Le baron de Wangenheim, a Klein Speigel
- 1. Collection d’épis.
- 2. Photographies.
- 3. Rapport sur le développement de l’agriculture.
- LXXII. M. Ziegler, a friedenaü
- t. Industrie de la tourbe.
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- JAPON
- Le Gouvernement de Formose, la nouvelle possession du Japon, expose toute une série de photographies représentant toutes les manipulations du thé, et son embarquement.
- Ces vues, bien prises et disposées avec méthode, donnent une idée très nette de l'importance de la production du thé dans cette île.
- Des insulaires du « Soleil Levant » en costume national distribuent du reste aux visiteurs de marque de petits paquets de thé, artistement roulés dans de petits drapeaux Japonais.
- Ils distribuent également à profusion des éventails, représentant au centre le drapeau Japonais, à droite le drapeau Anglais, à gauche le drapeau Américain.
- Ils sont très suggestifs, ces petits éventails ! !
- JURY INTERNATIONAL DU GROUPE 78
- Ce Jury était composé de :
- Président : MM. Eugène Davemport, Champagne, Illinois.
- Membres : D. L. Ring de Harmg, Arkansas.
- — Dean, au collège de l’agriculture, Université de l’II
- linois.
- — H. H. Talbot.
- — F. Ferreira Ramos.
- — Barthe.
- RÉCOMPENSES
- SECTION FRANÇAISE
- Grand Prix. — MM. Chandora, Moissy-Cramayel. Médaille d'Argent. — Bocquin, Jules, Paris.
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- GROUPE 79
- 7*PP apeils
- ET
- |VlaeKines 7^Sp^eo^es
- Classes : 488, 489, 490, 491, 492, 493, 494.
- INTRODUCTION
- L’Industrie des instruments d’agriculture si prospère en France avait à compter, en allant à Saint-Louis, avec la même industrie agricole Américaine.
- Cette industrie a été portée au plus haut degré de perfectionnement, tant au point de vue commercial qu’au point de vue industriel, par l’ingéniosité déployée par les Ingénieurs Américains pour arriver à l’établissement de machines pratiques, qui nous ont semblé toutes tendre vers un seul but : la diminution et la suppression de la fatigue des hommes destinés à les conduire.
- Nul n'ignore qu’au point de vue instruments agricoles, la France, malgré ses nombreux ateliers, qui fabriquent des milliers d’outils d’agriculture, est tributaire des ateliers américains qui importent en France un nombre considérable de machines agricoles.
- Peu de Maisons françaises font de l’exportation aux Etats-Unis ; aussi faut-il savoir gré à ceux de nos constructeurs qui ont envoyé quelques spécimens de leur industrie à Saint-Louis.
- Malgré leur petit nombre les instruments agricoles Français présentaient un ensemble imposant, comparativement aux instruments exposés par les autres nations étrangères ; on peut dire que notre exposition était la seule exposition étrangère agricole, les autres étant peu ou pas représentées.
- Si nous devons avouer que, comparée aux expositions américaines, la nôtre ne brillait pas; nous devons aussi faire ressortir les sacrifices que se sont imposés les Maisons françaises, avec la certitude qu’aucune affaire ne pouvait en résulter; ce qui établit que ces maisons n’y sont allées que par dévouement, pour le bon renom de
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- l’industrie Française, entraînées en grande partie par l’insistance toute bienveillante de notre Président de groupe, M. Hidien.
- Malgré les dépenses considérables que ces usines se sont imposées, estimons, maintenant que l’Exposition est terminée et que les résultats en sont connus, que ces maisons n’auront pas tout à fait perdu leur temps et que, grâce à la courtoisie et à l’esprit de justice que nous avons rencontrés de la part des jurés étrangers, les récompenses obtenues les indemniseront largement, en rehaussant une fois de plus la valeur de la construction des machines agricoles Françaises.
- DIVISION DU RAPPORT
- Pour établir le rapport d’une façon claire et nette et tenant compte de la spécialisation de la construction américaine, nous avons réparti les catégories delà façon suivante: tout d’abord les sections étrangères, France, Brésil, Egypte, Portugal, Siam, Chine, Canada, Mexique, Angleterre, Belgique.
- Pour la section américaine nous avons divisé les expositions en huit catégories :
- 1° Appareils de levage, transport, wagons, semoirs, etc.
- 2° Charrues.
- 3° Concasseurs, hache-paille, hache-maïs, tarares, trieurs, etc.
- 4° Faucheuses, moissonneuses-lieuses, faneuses-rateleuses.
- 5° Locomobiles, batteuses, etc.
- 6° Moulins à vent.
- 7° Pompes, bascules, etc.
- 8° Presses à fourrages.
- Nous n’avons pas voulu scinder l’exposition de chaque constructeur et nous les avons rangés dans la catégorie reconnue comme leur spécialité principale.
- INSTALLATION GÉNÉRALE DU GROUPE
- La France avait son exposition placée dans le palais de l’Agriculture, en entrant à gauche; il y avait 45 exposants pour 44 instruments comprenant : charrues, pompes, pulvérisateurs, soufreuses, broyeurs de pommes, barattes, aplatisseurs, concasseurs, malaxeurs, broyeurs d’ajoncs, pressoirs, fouloirs et égrappoirs, trieurs de grains, etc.
- Le Brésil, 8 exposants pour 8 objets placés soit dans le palais de l’Agriculture, soit dans le pavillon du Brésil.
- L’Egypte, 1 exposant pour 3 objets.
- Le Portugal, 2 exposants pour 12 objets, palais de l’Agriculture.
- Le Siamy 1 exposant pour 50 objets, palais de l’Agriculture.
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- La Chine, 1 exposant pour 25 objets, palais des Arts Libéraux. Le Canada, 2 exposants pour 20 objets, palais de l’Agriculture. Le Mexique, 1 exposant pour 5 objets.
- L’Angleterre, 1 exposant pour 8 objets.
- La Belgique, 2 exposants pour 7 instruments.
- Les Etals-Unis, 127 exposants pour 1272 instruments.
- Groupe 79.
- COMPOSITION DU JURY
- Le Jury se composait de :
- MM. Mac Mullah, superintendant des Grands Moulins de Mineapolis (Minesota).
- Emile Marot, constructeur, à Niort (France).
- Melotte, constructeur, à Remicourt (Belgique).
- A. Pecard-Mabille, constructeur, à Amboise (France).
- Cinq autres jurés américains en faisaient partie, mais ne se sont pas dérangés.
- Le bureau était ainsi composé :
- Président : M. Mac Mullah.
- Vice-Président : M. Pecard-Mabille .
- Secrétaire : M. Emile Marot.
- La première réunion du Jury eut lieu le 1er septembre, mais les opérations régulières n'ont commencé que le 6 septembre par suite de l'absence des Jurés américains qui jusqu’à ce jour avaient laissé espérer leur présence.
- EXPOSITION HORS CONCOURS
- MM. E. Mabille Frères, à Amboise, exposaient deux pressoirs : l’un à maie en bois, l’autre à maie en tôle d’acier, tous les deux munis des derniers perfectionnements ; un fouloir-égrappoir, un fou-loir et deux broyeurs de pommes.
- MM. E. Mabille F) 'ères étaient Hors-Concours, M. Pecard-Mabille étant membre du Jury.
- M. Emile Marot, àJSiort (Deux-Sèvres) exposait deux trieurs. L’un des instruments était muni d’un ensacheur avec élévateur de grain.
- Ces instruments fort bien présentés avaient le cachet de tout ce qui sort des ateliers de Niort.
- M. Emile Marot faisant partie du Jury, sa maison était mise hors-Concours.
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- EXPOSANTS FRANÇAIS
- MM. Chaussadent (Amédée) àMoissy-Cramayel (Somme) exposait un aplatisseur d’avoine avec distributeur fort bien construit.
- M. Dard (Louis-Denis), ingénieur-mécanicien, 34, rue Pérignon, à Paris, expose une machine à refouler; cette machine connue depuis longtemps a fait la réputation de la maison. Elle évite à l’ouvrier forgeron la fatigue du refoulage en bout et permet de souder sans amorcer le fer.
- Une machine à couder et refouler, cette machine fait un angle quelconque d’une seule chaude sans qu’il soit besoin de couper ou d’amorcer les fers et quelle que soit la forme des fers.
- Plusieurs spécimens de travaux faits avec cette machine étaient exposés dans un tableau fort bien présenté.
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- Une machine à cintrer très connue et employée journellement dans les ateliers de charronnage.
- Une balayeuse rotative et réversible à bras. Appliquer aux usages domestiques les principes de la mécanique, faire sans force et sans efforts le travail d’un balayage rapide qui demande en général plusieurs chevaux, arriver avec un homme à faire en moins de
- temps le travail de 4 hommes avec un balai, cela est peu banal et mérite d’être signalé.
- Darley-Renault, ingénieur-constructeur, à Nemours (Seine-et-Marne), exposait un brabant double, unbrabant simple et une nouvelle bineuse dite bineuse Demarieuse. Tous ces instruments, fort bien construits, ont été remarqués pour la simplicité de leur construction ainsi que par l’emploi exclusif de pièces de forge aux lieu et place de pièces de fonte.
- La Société Gauthier et Cie, anciens Etablissements Savary, constructeurs de machines agricoles à Quimperlé (Finistère), exposait un pressoir à vin et à cidre muni de l’appareil de serrage Savary dont le levier se meut verticalement ; un broyeur d’ajoncs
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- pouvant être à la rigueur utilisé pour le broyage des brindilles, sarments de vigne, etc., etc...
- Une baratte bretonne à Ribot, très simple, bien construite.
- M. Guichard (Alexandre-Abel), constructeur-mécanicien, à Lieu-saint (Seine-et-Marne), exposait une charrue brabant double, munie
- de socs et versoirs en acier à centre doux, extra-dur, dénommé acier « Triplex », outil bien construit et dont toutes les parties sont en acier doux Martin, ou acier moulé.
- M. Hidien, constructeur, à Châteauroux (Indre), exposait une pompe centrifuge montée sur un socle en bois, ainsi qu’un système de joints de tuyaux qui est parfaitement compris en vue de faciliter démontage et remontage. Une série de reproductions des excellentes locomobiles-batteuses à grains et à graines fourragères complétait cette exposition.
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- M. Alfred Lotz, fils de Famé, constructeur à Nantes (Loire-Inférieure), exposait une batteuse à trèfle système Frédéric Chenel, perfectionnée par lui-même. Cette batteuse ne vannait pas.
- Un pétrin mécanique système Bureau amélioré et simplifié par
- M. Lotz; dans cet appareil la rotation de la cuve s’obtient par l’adhérence de la pâte à l’intérieur de la cuve.
- La vitesse du fraseur par un mécanisme spécial très simple se change instantanément. Ces instruments parfaitement traités représentaient dignement le constructeur nantais.
- M. Magnier-Bedu, ingénieur-constructeur, à Groslay (Seine-et-Oise), présentait une charrue brabant double, de la force de deux petits chevaux, construite entièrement en acier forgé.
- Cet outil très bien fini nous montre le soin que l’on apporte à tout ce qui sort des ateliers de Groslay.
- M. Mahot, constructeur-mécanicien, à Ham (Somme), exposait un appareil spécial pour mélanger la mélasse avec les produits de la
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- ferme dans des proportions variables suivant le but qu’on se propose. C’est la sécurité absolue dans ralimentation du bétail par la
- mélasse, par suite de la régularité du mélange. Des ruches à miel parfaitement comprises.
- M. Senet Adrien, constructeur, 16, rue Cfaude-Vellefaux, Paris
- et Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), exposait un décortiqueur de cafés en cerises sèches ou en parchemins. Cet appareil, essentielle-
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- ment destiné aux petites exploitations agricoles, est d’une telle simplicité que le premier venu peut le régler et le faire fonctionner.
- Cette exposition était complétée par une série de modèles des principales spécialités de M. Senet, le tout bien présenté et très bien fini.
- MM. Simon frères, constructeurs, à Cherbourg, exposaient :
- Une baratte monobatteur avec coussinets à billes, ce qui en rend le fonctionnement absolument doux, deux malaxeurs « le Fuseau » , un moulin concasseur à deux plateaux circulaires et ayant deux vitesses de marche par un simple déplacement de manivelle; un aplatisseur de grains à meules coniques, un broyeur de pommes.
- Les instruments sortant des ateliers de Cherbourg sont assez-connus pour que nous nous dispensions de les décrire. Disons seule ment que ceux exposés à Saint-Louis ne faisaient que confirmer le soin apporté par MM. Simon Frères dans la construction de leurs spécialités.
- M. Souchu-Pinet, constructeur, à Langeais (Indre-et-Loire) exposait une charrue droite pour labour ordinaire ; une charrue vigneronne pouvant se transformer en chausseuse, déchausseuse avec mancherons articulés ; un buttoir à une roue, un scarificateur à une roue pour vignes ; une houe extirpateur à 5 couteaux, une houe scarificateur à 7 couteaux, un corps d’extirpateur à 5 couteaux et à 5 dents s’adaptant sur l’àge de la charrue ; un corps d’arrache-pommes de terre se montant sur l’àge de la même charrue.
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- Tous ces instruments étaient des spécimens des nombreux outils des ateliers de Langeais.
- M. Vermorel (Victor) de Villefranche (Rhône) exposait un pulvérisateur « Eclair » pour répandre les liquides insecticides, etc. etc... (sulfate de cuivre.)
- Un pulvérisateur doseur pour les émulsions de pétrole.
- Une soufreuse Torpille pour distribuer les insecticides et fun-gicides en poudres (soufre pyrithé) et un pal injecteur Eæcelsior pour la destruction des insectes souterrains par le sulfure de carbone;
- un piège lumineux Méduse pour la prise des papillons, etc... Tous ces instruments ont fait leurs preuves tant en France qu’à l’étranger.
- BRÉSIL
- M. Ernest kerber, de Rio Grande do Sul, expose une vis descendante pour presse à huile, avec appareil de serrage par un levier et n’agissant que dans un seul sens du levier, le retour à vide.
- M. Pedro de Mello Sauze, de Saint-Paulo (Rrésil), expose un bru-
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- leur à café à récipient vertical, mouvement par une vis d’Archimède.
- M. RaphaëlStamato, de Saint-Paulo (Brésil), expose une presse à cannes à sucre.
- M. F. Sandersj Rio Grande do Sul (Brésil), expose une presse à pastilles.
- La O Mecanica e Importadora, de Saint-Paulo (Brésil), expose une machine à nettoyer les cafés, à les débarrasser de leurs enveloppes. Les sacs sont versés dans un entonnoir qui les distribue régu-
- lièrement dans la machine. Ces cafés, après une série d’opérations successives, sortent classés par grosseur et densité.
- M. Lessa, de Saint-Paulo (Brésil), expose un torréfacteur de café d’une construction particulière. Le café est introduit dans un cylindre intérieur horizontal, animé d’un mouvement de rotation.
- Le feu est dans une enveloppe extérieure, de sorte que le café n’est torréfié que par réflexion et non par flamme directe.
- M. Leopoldo dos Santos, de Saint-Paulo (Brésil), expose une petite presse pour tous usages.
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- M. Pedro Antonio Santangelo, Saint-Paulo (Brésil), expose une machine pour moudre le café.
- EGYPTE
- Le Gouvernement égyptien, dans son exposition du palais de l’Agriculture, exposait trois instruments :
- 1° Une pelle à cheval ;
- 2° Une charrue en bois ;
- 3° Un rouleau en pierre destiné à battre les grains.
- PORTUGAL
- ^ M. Silva Ligario Sylvestre, de Lisbonne, expose un tombereau de ferme pour boeufs.
- Ce véhicule, très bien construit, possède certains avantages qui en font un outil tout à fait pratique, notamment des hausses spéciales qui permettent de le transformer en charrette, un frein pour les descentes, etc., etc...
- La Codas Legirias do Fego et Sado, de Lisbonne, expose des faux, jougs, pelles, fourches en bois, râteaux tout en bois, construits chez eux par leur personnel.
- SIAM
- Le Gouvernement siamois avait groupé dans une seule installation des quantités d’outils agricoles exposés par des Syndicats du
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- pays et qui montrent où en est la construction agricole dans ce pays ; parmi les choses les plus intéressantes, nous citerons une collection de charrues de toutes formes tout en bois, moulins en bois, tarares, rouleaux et roues hydrauliques, transporteurs pour matières sèches,
- CHINE
- Dans le palais des Arts libéraux, au milieu d’une belle collection d’articles de toutes sortes, bibelots, soieries, etc... le Gouvernement chinois avait exposé une grande quantité d’outils agricoles et des spécimens des appareils employés chez eux, savoir :
- Presses à thé et à tabac, basées sur le principe du vieux pressoir français à long fût, manèges pour l’élévation de l’eau et mus par un bœuf, une presse à huile, 1 coupe-betteraves à main, 3 charrues bois, herses, semoirs, cultivateurs, rouleaux, tarares, chariots à bœufs et différents outils à main, tels que fourches fer et bois, pelles, etc., etc.
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- CANADA
- MM. d’Artois et Brouillet (Montréal) exposent une faucheuse à fourrages présentant plusieurs particularités : roues très hautes et le mouvement de la bielle, au lieu d’avoir lieu directement du plateau manivelle à la scie, se fait par un renvoi.
- Cette machine avait tous les perfectionnements habituels, les différents mouvements à exécuter l’étant par le moyen de 3 leviers.
- I/International Harwester Company (Hamilton) est une filiale de la même Compagnie de Chicago. Dans les ateliers de Hamilton on fabrique toutes les machines faisant partie du trust de l’International Harvester Company. La raison dominante de la fondation de cet établissement a été d’éviter les grands frais de douane que la Compagnie devait acquitter primitivement au Canada ; aussi prendre ses précautions en cas d’augmentation des droits sur les machines américaines en France, de façon à ne pas être gênée dans l’exportation des spécialités du trust. Quoique de fondation récente, nous avons pu nous rendre compte que les ateliers de Hamilton ne le cédaient en rien aux ateliers de Chicago, comme fini et comme construction.
- Ils exposaient: 1 semoir pour toutes graines à socs mobiles, f à socs fixes, 1 à disques aux lieu et place de socs, 1 à sabot.
- Tous ces semoirs peuvent semer à la volée. Ils sont tous prêts à être transformés en semoirs à petites graines et même à engrais chimiques.
- Une herse à disques, avec un seul levier pour l’inclinaison des deux séries de disques et deux leviers pour les nettoyer, un pour chaque série.
- Une herse à ressorts.
- Un cultivateur à ressorts avec semoir à la volée au-dessus.
- Une herse à dents toutes en acier carré sans aucun travail que la pointe, le bâti est un fer carré coupé de longueur et assemblé par une petite pièce d’acier coulé.
- Une herse avec levier pour varier l’inclinaison des dents.
- Une faucheuse, 1 moissonneuse, 1 moissonneuse-lieuse système Mac Cormick, t faucheuse, t moissonneuse-lieuse Deering et 2 rateaux à cheval complétaient cette intéressante exposition.
- MEXIQUE
- M. Guillermo Bondi, de Mexico, exposait un spécimen d’usine pour traiter le café. Dans cette installation figuraient des spécimens de machines à enlever la pulpe, nettoyer, sécher, laver et séparer le café.
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- BELGIQUE
- M. Leclerc, à Louvain (Belgique) expose des grilles de tarares, mailles spéciales faites à la main, très grande régularité de fabrication.
- ANGLETERRE
- The Jervis Patata Plantées, de Lincoln, expose un appareil pour planter les pommes de terre. C’est plutôt un appareil pour les planter à égale distance. Il se compose de -2 tuyaux en fer-blanc réunis d’un bout et formant Y. Une des branches du V est munie d’une tige d’une longueur égale à l’écartement le plus grand des 2 tuyaux. Quand le terrain a été labouré et que l’on a préparé des raies pour recevoir les tubercules, le semeur prend une caisse munie d’une
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- courroie dans laquelle il place les pommes de terre, et prend aussi le planteur, il appuie les 2 branches du V sur le sol et jette dans chaque tuyau un des tubercules à planter; en avançant, il met l’extrémité de la tringle auprès de la seconde pomme de terre et replace son tuyau sur le sol. Il sème deux nouveaux tubercules. Il peut faire cette opération aussi vite qu’il marche. II n’v a plus après qu’à recouvrir la semence par un coup de charrue.
- ÉTATS-UNIS
- 1° Appareils de levage, appareils de transports, wagons, semoirs.
- American Shearer M. F. G. C° de Nashua exposent un wagon de ferme, bois naturel, toutes les ferrures polies.
- Pour la construction des wagons de ferme américains nous allons décrire une fois pour toutes leur système, afin de n’y pas revenir pour les autres.
- Dans les wagons de ferme américains il n’y a pas d’essieu en fer ou en acier comme dans la plupart des autres véhicules européens. Les essieux sont constitués par une pièce de fonte dont une partie forme fusée et l’autre s’emboite sur deux pièces de bois qui en réalité forment l’essieu proprement dit. Ces pièces de fonte sont plus ou moins bien maintenues sur la pièce de bois, les unes sont à emboitures courtes, cela dépend du constructeur. Nous n’avons pas beaucoup apprécié ce système, mais à part cette critique le reste des wagons est très bien compris et facile à transformer suivant les usages auxquels on veut les employer. Les roues sont toutes très bien faites et l’agencement est très pratique.
- Betlendorff Axle et Cie, Davenport-Ia, exposent des wagons de construction entièrement en acier, de construction très robuste et très légère. Les essieux sont constitués par deux feuilles de tôle d’acier de 3 millimètres embouties à la presse et réunies par des pattes. Ce procédé permet d’obtenir une résistance considérable tout en présentant plus de sécurité que la construction ordinaire.
- Bodleij manu/aeturini/ Co, Menphis andNew-Orleans, exposent un spécimen de transporteur employé au transport de matières diverses, soit pour le chargement, ou le déchargement des wagons, soit pour l’alimentation de broyeurs de cannes à sucre.
- B-ury Wagon C°, Burlington, expose un wagon de ferme, construction identique à celui déjà décrit.
- M. Carskaclon T-B. Reyser-W., expose un wagon de ferme semblable au précédent, essieux fonte, emboiture courte.
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- The Coquillard wagon Works, Henderson-Kv, expose un wagon de ferme avec essieux en fer, d’une seule pièce ; un wagon de ferme construction avec essieux fonte emboités sur bois, et un troisième wagon de même construction que ce dernier, mais sans châssis sur le dessus, approprié pour le transport des bois.
- Du reste cette Maison s’est fait une spécialité de cet article dont elle fabrique 50 différents modèles avec une vente de 5.000 wagons par an, avec un personnel de 100 ouvriers.
- Fisch Brothers Manufacturé g C®, Clinton-la, exposent 6 wagons de différentes grandeurs, les uns avec hausse, les autres sans hausse suivant le travail à faire.
- Une particularité de cette construction consiste en ce qu’ils ont renforcé leurs essieux par un tendeur en dessous, ce qui maintient
- mieux les fusées fonte. De plus, pour les contrées sèches, afin que l’embattage de la roue ne se lâche pas, il est maintenu après le bois par une série de rivets à tête plate.
- Production 5.000 wagons avec 100 ouvriers.
- M. Rarry-O-K : Steel Works, Saint-Louis Mo, expose une collection imposante de bacs en tôle galvanisée, ondulée ou non.
- Savoir : 6 réservoirs cylindriques, 6 réservoirs plats de toute contenance, tonneau sur roues pour le transport des liquides, fourneaux à eau chaude, etc., etc.
- L’État d’Indiana exposait un semoir à la volée et à la main et des spécimens de manches d’outils en bois faits à la main.
- The Indiana Wagon C° exposait un wagon de ferme, bois naturel, un autre peint, mais du même modèle, tous les deux avec fusées fonte rapportées et petites emboitures.
- MM. Kemp et Burpee Manufacturing C°, Syracuse-N-Y, exposent un distributeur spécial pour répandre les fumiers, gadoues, etc... Il se compose d’une voiture montée sur 4 roues, dont le fond est mobile, c’est-à-dire que le tond est constitué par une claie qui, par le
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- mouvement du chariot sur le sol, entraîne le contenu vers l’arrière ou se trouve un tambour actionné par une chaîne.
- Le tambour et le fond ont 4 vitesses variables pour régler la distribution. Les matières contenues sur le fond mobile, au fur et à mesure qu’elles arrivent au tambour, sont saisies et éparpillées sur le sol d’une façon régulière. Quand le fond arrive à fin de course, il y a débrayage automatique du tambour et retour rapide du fond du chariot.
- The Louden Machinery C°, Fairfîeld-Ia, expose une collection des plus complètes d’outils destinés au transport du foin ou autres fourrages.
- L’emploi de ces outils qui est généralisé aux États-Unis permet d’emmagasiner ou rentrer en peu de temps et sans fatigue des quantités considérables de fourrages.
- Deux méthodes différentes sont employées pour maintenir le foin pendant qu’on l’élève et le transporte. L’une consiste en une fourche d’une forme spéciale qui est enfoncée dans le foin et est réunie à l’élévateur, de façon à ce qu elle puisse être élevée et transportée au bon endroit ; l’autre consiste en une espèce de filet qui est mis sur le wagon et sur lequel on charge le foin, on le remet alors à l’élévateur qui le prend et le transporte à l’endroit voulu. Tous les transporteurs de foin circulent sur un rail placé à la partie supérieure du bâtiment, au-dessus du magasin du foin. Ces mêmes transporteurs sont employés avec des caisses spéciales, soit s’ouvrant aux extrémités, soit s’ouvrant au milieu et destinées à transporter la nourriture du bétail, ou pour transporter toutes autres espèces de matières. Ces transporteurs sont montés sur galets articulés qui leur permettent d’aller dans toutes les directions.
- Mast. P. P. et C<>, Springfield-O, exposent divers semoirs à engrais, grains et petites graines, soit seuls, soit combinés deux à deux, soit pour les trois opérations simultanées. Les fonds des distributeurs sont en verre pour éviter la détérioration par l’humidité.
- Un de ces semoirs est monté sur un cultivateur à 5 disques.
- The Moline wagon C°, Moline-III, exposent plusieurs wagons montrant chacun un spécimen de leur fabrication, wagon de transport pour usage de ferme, pour livraison de ville, etc., etc... chacun de ces wagons peut Se transformer en enlevant la caisse qui repose seulement sur l’avant et l’arrière-train et allongeant le chariot en voiture pour le transport des arbres ou autres choses analogues.
- The Moline wagon Co a fabriqué son premier wagon en 1854 ; à ce moment la production était de 1 wagon par semaine, tandis qu’à l’heure
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- actuelle elle expédie chaque année 7 à 8.000 wagons de toute sorte avec un personnel de 500 ouvriers.
- Ils ont exposé aussi un wagon qui est la reproduction exacte de leur fabrication courante, mais de dimensions doubles dans tous les sens, ce qui exige 8 fois le matériel employé dans les wagons courants.
- Le Monitor Drïll C°, Mineapolis, expose un modèle de semoir en ligne avec disques au lieu de socles pour enterrer les graines.
- Smith Manure Spreader C°, Chicago (Illinois), expose un distributeur pour fumiers ou gadoues, constitué par un chariot à 4 roues dont le fond est une claie sans fin, tournant tout le temps que l’appareil est embrayé, et conduisant les matières à répandre à un tambour qui est destiné à les répartir uniformément sur le sol.
- The Stoughton Wagon C°, Stoughton-Wis, exposent 2 wagons pour chevaux se transformant instantanément en chariots pour le transport du bois. On peut à volonté y ajouter ou supprimer les ressorts. Us exposent aussi une voiture de ferme et un traineau.
- The Weber Wagon C°, Chicago-Ill, exposent un gros wagon de ferme avec essieux en acier d’une seule pièce, deux wagons de ferme avec fusées d’essieux en fonte sur bois, un wagon de livraison et un chariot pour le transport des bois. Ces wagons très bien soignés avaient comme construction de grands rapports avec ceux des autres expositions.
- CHARRUES DE TOUTES SORTES, CULTIVATEURS, ETC.
- Allen et C° de Saint-Louis exposent un semoir à main, une charrue à main, un cultivateur à main, deux houes à cheval et un cultivateur à cheval de la fabrication de Planet.
- Anderson et C°, de Saint-Louis, exposent 3 cultivateurs à main à 6 dents.
- Avery et Sons, de Louis ville (Kentucky), exposent une charrue Ohio Valley, construction tout en fer et acier avec contre et roue.
- 1 charrue Poney Avery avec âge en bois 1 — — — — — acier.
- 1 — El Matador — — —
- 1 — Cadet — — bois.
- 1 — ' Poney Kentucky avec âge en bois.
- 1 — Dandy — — —
- I — Blackland améliorée avec âge en acier.
- 1 — Rainbow — —
- 1 — Big-Bolt — — bois.
- 1 — — — — acier.
- 1 — Blackland — — bois.
- 1 — — — — acier.
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- 1 charrue Middle Bnrster — — acier
- 1 — — — — acier.
- t — Hard-Pan — — bois.
- 1 — American - — —
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- 1 — Avery — _ _
- 1 — Sanson — — —
- 1 — Grnbler — — acier.
- 1 — Aigle — — bois avec roues.
- t — Hindostan — — très allongé.
- 1 — Cuban, genre butloir, spéciale pour culture de cannes à sucre.
- 1 outil spécial pour couper le maïs soit avec lames, soit avec dents.
- t semoir à maïs avec rouleau et lames pour recouvrir les graines.
- 1 semoir à coton.
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- 1 — à maïs système Bill avec socs pour recouvrir les graines.
- 1 culti vateur à disques spécial pour la culture du maïs et du tabac.
- 1 cultivateur à socs avec siège pour le conducteur, 2 leviers pour varier la direction des socs, de façon à ne pas endommager les récoltes, le tout bien équilibré.
- 1 cultivateur à ressorts pour le même genre de travail.
- 1 cultivateur Le Zèbre sans siège pour le conducteur avec socs et leviers pour varier la direction, pour la culture du maïs et du tabac.
- Toutes ces charrues et tous ces cultivateurs sont faciles à modifier pour toutes sortes de cultures en changeant les socs, qui sont tous i n terchangeabl es.
- Bloiml Henri, Evansville-Indiana, expose :
- Une collection de 5 charrues avec âge en bois, munies de coutres, avec et sans roues.
- 5 charrues avec âge en acier munies de coutres, avec et sans roues.
- 2 buttoirs très bien compris.
- 1 charrue fouilleuse.
- 2 charrues à deux socs munies de coutres et sur 3 roues avec levier au
- pied pour sortir la charrue de terre ou la mettre en prise.
- 4 cultivateurs à 6 socs dont 2 avec siège pour le conducteur et 2 sans siège, disposés pour travailler le maïs ou le tabac, les socs sont réunis 3 par 3 de chaque côté du conducteur, équilibrés au moyen de ressorts qui permettent de les relever et de les faire varier, sans fatigue, par le moyen de 2 leviers à portée du conducteur, ou bien par 2 étriers dans lesquels il met ses pieds.
- La Maison Brown, Manufacturing Go, Zanesville-Ohio, expose 10 herses de différentes formes et forces, toutes munies de leviers et quelques-unes avec roues, genre Planel, 4 cultivateurs à 6 socs de différentes sortes dont 2 à siège pour le cultivateur, 2 sans siège. Ces cultivateurs, comme ceux que nous avons déjà vus et ceux que nous verrons sont tous équilibrés, Dans çeux-ci, le ressort au lieu d’être
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- à boudin est un ressort plat. Roues hautes pour la culture du maïs et du tabac.
- Deux semoirs ou planteurs à maïs traînés par un cheval, avec distribution commandée par un fil de fer tendu dans le sens des raies suivies par le cheval.
- Plusieurs petites houes à cheval, une charrue simple et une double, et un wagon de ferme, construction presque toute en bois avec fusées rapportées sur une pièce de bois.
- Cette Maison est une des premières qui a construit les wagons de ferme d’une façon spéciale. Son débit est 5.000 wagons par année, de 3 à 4.000 cultivateurs avec siège, 7 à 8.000 cultivateurs sans siège, 6.000 herses et à peu près le même nombre de planteurs à maïs, charrues simples ou doubles et petites houes à cheval.
- The Chattanooga Plow O, Chattanooga-Tennessee, exposent un lot de charrues ordinaires avec âge en bois ou en acier.
- 2 charrues à 1 disque.
- 2 — à 2 disques.
- 2 — fouilleuses.
- 2 buttoirs.
- 1 charrue à disque revenant dans la même raie et un moulin pour broyer les cannes à sucre. Tous ces instruments sont très bien construits et compris. C’est cette Maison qui, la première, a commencé à construire les charrues à disque.
- M. Cochran W.-F., Osborne-Kansas, expose une herse suspendue sur un essieu et deux grandes roues, Cette herse construite
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- sur des cornières est excessivement large, et, pour circuler sur route, les 2 côtés se relèvent verticalement.
- 1 cultivateur très large, c’est-à-dire ayant 9 socles au lieu de 6, ce qui permet de faire 1/3 de plus travail.
- Tous les socs sont équilibrés comme dans les autres, l’ensemble nous a paru faible.
- Jhe Collins Plow C°, Quincy-Illinois, exposent un groupe de charrues à âge, bois et acier, des charrues sur roues, simples ou doubles avec disques plats à la place du coutre.
- Des cultivateurs à siège ou sans siège pour culture du maïs ou du tabac munis de tous les perfectionnements possibles, socs équilibrés par ressorts à boudins, leviers de direction très faciles, et tringle d’attelage compensée.
- Une série de herses avec dents en acier carré sans aucun travail sauf l’aplatissement de la dent. Ils avaient aussi deux presses à foin et paille au moteur présentant certaines particularités, notamment quand le piston se retire, la trémie où Ton met la matière à presser s’agrandit de façon à pouvoir recevoir une quantité plus grande de foin ou paille. Celte ouverture se renferme mécaniquement au moment où le levier engreneur s’abaisse pour tasser le foin dans la presse. Deux presses à foin à manège. Dans ce système les chevaux tournent comme dans un manège ordinaire ; même construction que pour celles à chevaux.
- Deere et O, de Moline-Illinois, exposent un lot imposant de charrues à âge en bois et en acier de toutes formes et pour tous usages. Toutes les oreilles et socs sont en acier.
- 3 charrues sur 3 roues à un soc avec levier au pied pour la mise en terre
- ou la sortie, le réglage est très facile et les roues sont avec des réservoirs de graisse très bien compris.
- 2 charrues sur 3 roues bi-socs, môme construction que les précédentes.
- 4 cultivateurs à 6 socs de formes différentes, sans siège, leviers bien
- équilibrés par des ressorts à boudin.
- 2 cultivateurs à 6 socs avec siège, même construction que ceux ci-dessus.
- 4 charrues pour labourage à vapeur de 3, 4, 5 et 6 raies.
- Quelques charrues à 2 et 3 disques dont une munie d’une fouilleuse et quelques spécimens de charrues employées en Californie.
- Tous ces instruments étaient très bien finis et très bien construits.
- Deere, Mansur et C°, Moline-Illinois, exposent une herse à disques, articulés dans le sens de la hauteur, afin de franchir les obstacles, tous les disques sont munis d’une lame qui a pour fonction de
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- les nettoyer de la terre qui pourrait s’amasser à l’intérieur ; des semoirs ou planteurs à maïs traînés par deux chevaux et semant au moyen d’un fil de fer tendu le long du chemin parcouru par le cheval.
- Les graines sont enterrées au fur et à mesure par des socs qui suivent par derrière.
- On peut aussi s’en servir sans fil de fer, la commande a lieu par une chaîne simplex, le débit se varie facilement par un petit levier. Derrière l’instrument est un rouleau qui permet de recueillir le fil de fer guide quand on veut le relever.
- 1 chargeur de foin très flexible se mettant derrière le chariot et montant le foin au fur et à mesure que les chevaux avancent.
- Tous ces instruments sont très bien construits.
- M. Hallock D-Y et Sons, York (Po), exposent un genre particulier de cultivateurs, c’est un genre de herses à dents à ressorts, très longues et très flexibles avec ou sans siège, et qui est destiné à travailler dans toutes espèces de récoltes sans déranger en rien les racines des plantes ni abîmer les plantes elles-mêmes, de sorte que les récoltes façonnées par cet outil poussent mieux et restent plus
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- propres. Avec cet outil on peut travailler 2, 4, 6 et 8 rangs à la fois.
- Son but est d’entretenir la fraîcheur du sol. Un de ces cultivateurs était muni d’un semoir à trèfle.
- Ils exposaient aussi un arracheur de pommes de terre avec une disposition spéciale pour ranger les pommes de terre sur le sol.
- Hapgood Plow O, de Madison-Illinois, exposent une charrue à disque très bien finie.
- MM. Hench and Dromgold C°, York (Po), exposent un lot de charrues à âge en bois et à âge en acier avec et sans coutre ; quelques-unes munies de petites roues à l’avant.
- 3 herses de différentes formes, construction ordinaire.
- 3 houes à cheval bien comprises.
- 2 semoirs à toutes graines
- 3 semoirs ou planteurs à maïs.
- 4 cultivateurs à 6 socs munis chacun de socs différents. Ces cultivateurs
- dont les socs sont solidaires par 3 et parfaitement équilibrés par des ressorts à boudin sont faciles à guider dans les rangs de maïs ou de tabac.
- Quatre cultivateurs à ressorts plats de constructions différentes.
- La Newell Sanders Plow C°, Ghattanooga-Tennessee, expose une charrue à 1 disque, une charrue à 2 disques et une à 10 disques. La particularité de cette construction consiste en ce que les disques sont fixés sur une armature très solide évitant le fléchissement du milieu et permettant à volonté sur une même charrue d’y ajouter ou d’y retrancher des disques, de façon qu’avec une charrue à un disque, par des pièces qui se rapportent, on peut l’agrandir jusqu’à 12 disques.
- The Midland Manufacturing C\ deTarkio-Mo, exposent une charrue à disques pour la culture du maïs. Cette charrue se transforme, car à volonté elle fait la raie pour planter, ou bien comble cette raie. Elle expose aussi 1 cultivateur à 8 socs avec un levier spécial pour changer l’écartement et un levier pour donner la profondeur du labour. La direction qui s’obtient par les roues est faite par les pieds.
- La Moline Plow C°, de Moline-Illinois, expose des charrues ordinaires de toutes dimensions et de tous genres pour toutes espèces de travaux et avec âge en bois ou en acier travaillant à droite ou travaillant à gauche, depuis la charrue destinée à labourer avec un poney, jusqu’à celle employée pour retourner les routes empierrées.
- Des charrues sur 3 roues à 1, 2 et 3 socs et munies de disques plats aux lieu et place de coutre. Ces charrues, qui se mettent en prise par un levier actionné par le-pied, comme celles que nous avons déjà vues, ont en plus le point d’attelage variable par un levier.
- Des charrues à 1, 2, 3 et 4 disques solidement établies.
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- Des semoirs ou planteurs à maïs distribuant les grains par un fil de fer tendu dans le sens de la marche ou automatiques.
- Ces semoirs peuvent distribuer l’engrais en même temps.
- Un lot de herses avec dents en acier prises dans la barre sans aucun autre travail que l’apointissement.
- Des herses à disques avec tous les perfectionnements, inclinaisons des disques variables, leviers pour nettoyer les disques, etc., etc...
- Des houes à cheval, construction en bois, pour le même travail, avec socs de différentes formes, appropriées aux terrains dans lesquels ils doivent fonctionner; tous ces cultivateurs bien construits et bien équilibrés.
- Un lot de cultivateurs spéciaux pour le travail dans les orangeries et les citronneries.
- Un coupe-maïs, instrument destiné à passer dans le champ avant la charrue pour couper les tiges de maïs dépassant le sol.
- Cette belle exposition était complétée par un lot imposant de rouleaux à disques, tout à fait bien compris.
- La Mormon Manufaclarimj C\ à Fort-Aladison-la, expose un lot
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- important de charrues avec âge en bois ou en acier, les unes avec petites roues, les autres sans roues, certaines avec coutre, d’autres sans coutre.
- Des charrues sur roues à 1 ou 2 socs et munies de disques plats aux lieu et place de coutre. Ces charrues, avec sièges pour le conducteur, sont munies de leviers pour régler la profondeur du labour et le point d’attache de la tringle de tirage. Elles se mettent au travail ou se retirent par une pédale mue par le pied du conducteur.
- Un cultivateur avec siège, construction en bois, avec cette particularité que c’est le poids du conducteur qui équilibre les socs.
- Plusieurs cultivateurs, construction acier avec ou sans siège pour le conducteur, avec socs de toutes sortes suivant la nature du sol à travailler, et munis de leviers pour mouvoir les socs qui sont équilibrés par des ressorts à boudins.
- Un cultivateur avec disques au lieu de socs, bien équilibré et facile à régler dans tous les sens pour obtenir le travail voulu. Tous ces outils sont construits pour la culture du maïs, tabac ou coton.
- La Oliver Chilled Plow Works, de South-Bend, Indiana, exposait un lot important de ses charrues ordinaires avec âge en bois ou en acier, avec ou sans petites roues en avant et avec socs spéciaux pour chaque espèce de terrain et pour chaque sorte de travail.
- Toutes les charrues avaient les socs trempés à la partie travaillante, c’est surtout ce procédé dont ils sont les inventeurs qui a fait la réputation de la Maison.
- Des charrues ordinaires avec âge en bois ou en acier, et munies de socs en acier.
- Des charrues sur 3 roues à 1 soc et à 2 socs ; ces charrues ont leurs socs solidement fixés sur une armature en acier, les coutres sont remplacés par des disques plats ; elles sont munies de leviers pour régler la profondeur du labour et pour changer le point d’attache de l’attelage.
- Des charrues à un, deux et trois disques, solidement maintenues par une armature rigide avec leviers de manœuvre bien à la main du conducteur. Des semoirs à maïs pour petites cultures, composés d’un récipient monté au-dessus d’une armature, comportant des socs pour enterrer les grains au fur et à mesure de la semaille.
- Des semoirs à maïs pour grande culture, comportant 2 appareils simples, avec le même bâti, monté sur 2 grandes roues et semant soit automatiquement, soit par un fil de fer tendu le long du chemin parcouru par le semoir.
- Dans un côté de leur stand, ils exposaient tous les genres de
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- charrues exportées par la Maison, soit en Europe, soit en Afrique, en Asie ou en Océanie et adoptées pour le sol et le genre de travail exigés.
- Celte exposition nous a paru très intéressante et très complète et la fabrication de la Maison qui a expédié en 1903 pour 17.750.000 francs de charrues avec 1.450 ouvriers est irréprochable. Cela confirme amplement le succès qu’ont remporté les charrues Oliver dans le monde entier.
- MM. Parlin et Orendorf Co, de Canton-0, exposent des charrues ordinaires à âges en bois ou en acier ^ avec ou sans petites roues et avec ou sans coutre.
- Des charrues sur 3 roues, à 1 ou 2 socs, ces charrues soit à coutre, soit avec disque plat à la place du coutre.
- Les roues de ces charrues sont très hautes pour rendre la traction plus légère.
- Des charrues sur 3 roues à 1, 2 ou 3 disques munies de leviers de réglage.
- Des buttoirs, des herses à disques, des houes à cheval, des cultivateurs avec ou sans sièges avec socs de différentes sortes pour travailler tous terrains, avec disques, au lieu de socs. Tous ces outils spéciaux pour la culture du maïs, du tabac et du coton sont tous équilibrés par des ressorts à boudin et munis de leviers de direction bien en main.
- Un arrache-pommes de terre avec mouvement oscillant pour débarrasser les pommes de la terre et les ranger sur le sol.
- Un semoir à toutes graines avec disques pour enterrer les semences.
- Un semoir pour pois.
- Plusieurs semoirs à maïs avec différentes dispositions pour enterrer les graines, notamment une avec disques et roues pour tasser la terre, plusieurs de ces semoirs munis de distributeurs d’engrais.
- Plusieurs semoirs à maïs pour deux chevaux, distribution par fil de fer placé suivant le sens du chemin parcouru, le changement de débit s’obtenant par le moyen d’une pièce extérieure qu’on modifie. Tous ces instruments sont très bien construits et très bien présentés.
- Le Racine Sattley C°, de Springfield-Illinois, expose des charrues ordinaires, avec âge en bois et en acier, ou sans roue en avant.
- Des charrues à 3 roues avec un ou deux socs munies de disques plats au lieu de coutres, leviers de direction et de réglage.
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- Des charrues à un, deux ou trois disques au lieu de socs avec leviers de nettoyage et de direction.
- Des cultivateurs avec ou sans siège à 6 socs par série de 3 équilibrés par des ressorts à boudins et leviers de direction bien compris.
- Des rouleaux à disques avec leviers d’inclinaison et leviers de nettoyage.
- Des planteurs à maïs pour deux chevaux et dont la distribution est réglée par un fil de fer tendu dans le sens du chemin parcouru, tous ces instruments sont très bien construits.
- La Sechler P. M. Carrkif/e de Molina (Illinois), expose des herses pour terrains durs munies d’un siège à l’arrière.
- Des charrues déchausseuses et des charrues ordinaires, des cultivateurs avec socs de différentes formes pour toutes sortes de terrains.
- Des semoirs à maïs, distribution à fil de fer, certains avec distributeurs d’engrais, instruments bien construits.
- La SouthBend Chilled Plow C°, de South Bend (Indiana), expose une collection de charrues ordinaires avec âge en bois et âge en acier, les unes avec petite roue à l’avant, les autres sans roue, certaines avec coutre, d’autres sans coutre. Les oreilles de ces charrues, les unes en fonte trempée à la surface travaillante, les autres en acier.
- Une collection de charrues sur 3 roues à un, deux et trois socs,
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- manies de leviers de réglage et de direction avec siège pour le conducteur.
- Deux charrues sur 3 roues, à un et deux disques, aux lieu et place de socs, leviers de réglage, de changement d’attelage, siège pour le conducteur.
- Une collection de cultivateurs à 6 socs, sur roues, spéciaux pour culture du maïs, tabac et coton, avec socs de différentes formes suivant la nature du sol. Les poids de ces socs équilibrés par des ressorts à boudin et leviers de direction.
- Un cultivateur à 6 disques aux lieu et place de socs, même
- fabrication que pour les précédents. Tous ces instruments étaient très bien construits.
- La Syracuse Chilled, Plow C°, Syracuse N.-Y. expose une imposante collection de charrues à âge en bois et à âge en acier avec ou sans petites roues, avec ou sans coutre, toutes les oreilles en acier. Des charrues sur 3 roues à un, deux et trois socs avec coutres ; d’autres charrues sur 3 roues à socs, mais les coutres sont remplacés par des disques plats ; d’autres charrues sur 3 roues dans lesquelles les socs sont remplacés par des disques en acier. Toutes ces charrues sont sans siège pour le conducteur mais munies de leviers de réglage.
- Une charrue à deux socs, même construction, mais avec siège pour le conducteur.
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- Quatre cultivateurs à ressorts plats, des herses avec dents non alïaiblies, sans autre travail que la forge de la pointe ; des houes à cheval, des fouilleuses, des herses extensibles, des brouettes construction fer ou bois, des pelles à cheval, une petite voiture et deux charrues à un et deux socs avec pointe mobile.
- Tous ces instruments très bien conditionnés et très bien présentés.
- Concasseurs, Hache-paille, Hache-maïs, Tarares, Arrache-pommes de terre, planteurs de pommes de terre, etc.
- UAspinwal Manufacluring Co, deJakson (Michigan), expose son planteur de pommes de terre si connu en France.
- Un coupe-pommes de terre, destiné à partager les tubercules pour la semence et un pulvérisateur destiné à combattre les maladies des pommes de terre.
- La Bowsker N.-P. O, de South Bend, lndiana, expose des concasseurs de son système fort bien compris.
- Ces concasseurs destinés à broyer le maïs et le grain, se composant d’une meule cône, tournant à l’intérieur d’une autre meule cône, celle-ci se démontant par section et pouvant s’ouvrir en dessus et en dessous pour la visite et le nettoyage ; ils exposent un concasseur avec élévateur pour charger les matières concassées dans un wagon; deux autres avec élévateurs pour mettre en sac; deux autres concasseurs sans élévateurs; un concasseur avec élévateur et roue équilibrée ; un autre concasseur monté comme un manège et mu par des chevaux ; un autre du même montage mais avec engrenages ; tous ces concasseurs sont parfaitement construits et très bien présentés.
- MM. Buch’s A. Sons, Elisabethtown, Pa, exposent deux rouleaux plombeurs, deux brouettes, deux égrenoirs doubles à maïs, deux égrenoirs simples pour maïs, 6 auges pour la nourriture du bétail.
- La Campbell, M. Fanning Mill C° limited, à Detroit, Michigan, expose deux tarares avec- élévateur pour la mise en sac ; ces tarares fort bien construits peuvent nettoyer et séparer toutes espèces de grains, depuis le grain de tabac, jusqu’aux plus gros grains ; le montage des grilles est très commode et très pratique.
- M. Caward, B. S. de Gresco, la, expose un treuil de défonce-ment mu par 2, 3 ou 4 chevaux, on l’emploie aussi pour tirer de très fortes charges.
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- Une particularité, c’est que le cable est maintenu en place par un anneau-guide bien imaginé.
- La Chicayo flexible Shaft de Chicago-Illinois, expose des tondeuses à chevaux, des tondeuses à moutons mues par un câble flexible actionné par un appareil à manivelle. Le câble flexible est constitué, dans un appareil par une chaîne et, dans un autre, il s’obtient par des engrenages cônes. Une tondeuse, actionnée par un moteur, possédait deux vitesses différentes.
- M. John Drury, de Chainey-Maryland, expose des colliers en ionc pour attelages de chevaux.
- M. Durliny A. IL, Detroit-Michigan, expose des tarares munis d’élévateurs pour la mise en sac. Ces tarares nettoient très bien et séparent les grains nettoyés par grosseurs, les petites graines parfaitement mises à part. Le système donnant le mouvement est très
- robuste et très puissant, le constructeur montant sur ses grilles, le mouvement n’en était pas plus dur.
- M. A. T. F 'crrell Ùo, de Saint-Louis-ML, expose un spécimen de tarare et de trieur de grains.
- La Foos Manufaciuriny C°, de Springfîeld, Lincoln, expose une belle collection de concasseurs pour petites et grandes exploitations et même pour des fabriques qui ont à concasser des grains.
- Us se composent d’une meule cône posée sur sa base et emboîtée par une seconde meule cône tournant en sens contraire de la première, ces meules sont en acier coulé durci, elles sont d’un abord facile, soit pour la visite et le nettoyage, soit pour le remplacement. Tous ces concasseurs nous ont paru très bien construits.
- La Hoover-Prout O, de Avery-Ohio, expose un arracheur de pommes de terre d’une construction particulière. L’instrument est monté sur deux grandes roues motrices, entre lesquelles est un plan incliné, faisant suite au soc destiné à sortir les tubercules du sol ; une fois sur le plan incliné les pommes de terre sont élévées par deux
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- chaînes sans fin glissant sur la pente et déposées sur un autre plan incliné animé d’un mouvement saccadé qui finit de débarrasser les légumes de la terre qui y adhère.
- La Hunsley Manufacturing C°, de Silver Creek, N. Y, expose un appareil destiné à trier les graines de trèfle et autres petites graines. Cet instrument sépare les graines propres par dimension, le tout se fait par un système de grilles bien compris, et par un ventilateur.
- La Israël Seeded String Co, de Wichita, Kansas, expose une
- petite machine pour taire avec une bande de papier une ficelle dans laquelle, à une distance variable à volonté, sont prises les graines à semer. Pour le jardinage, au lieu de déposer les graines à la main, on met la ficelle de papier dans le sol, ce papier, par l’humidité, se détériore et la semence lève à l’intervalle voulu, on obtient ainsi beaucoup plus de régularité.
- M. Kierolf, S. E. Jackson, Tennessee, expose une machine destinée à récolter les pois en gousses. Cet outil se compose d'un bâti sur 2 roues et d’un tambour hélicoïdal tournant en prenant les gousses et les envoyant sur une toile qui les monte dans un sac. Un levier permet de varier la hauteur de prise des gousses.
- M. Mann Léo, de Milford, expose de petits hache-foin dans
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- lesquels les lames sont montées sur un tambour. Cet instrument est surtout destiné aux petites exploitations.
- M. Ovcrstreet, Thos. de Norman, Okla, expose un ventilateur spécial pour nettoyer les graines de coton.
- M. Patch, A. W. de Clarksville, Tennessee, expose une collection d’égrenoirs à maïs et de concasseurs à maïs pour usages domestiques.
- MM. Rumbel, R. et Sons, Omaha-Nebraska, expose des crochets en fer pour porter le foin.
- La Sïlver Manufacluring Co, de Salem, Ohio, expose des hache-maïs au moteur, avec élévateur à force centrifuge pour charger le maïs coupé dans les wagons de transport. Les lames de ces hache-maïs sont en hélice et montées sur tambour tournant à grande vitesse. Ce hache-maïs a plusieurs longueurs de coupe.
- Un hache-maïs était installé avec un élévateur incliné élevant la matière coupée par une toile sans fin munie de palettes.
- La Sprout-Waldron C°, de Muncie, Indiana, expose des concasseurs à meules verticales en pierre ou en fonte, pour maïs, pois, blé, etc., etc... tous ces concasseurs sont pour être mus au moteur, la construction en est très soignée et le montage et le démontage très faciles.
- La Geo Squier Manufacturmq C°, de Buffalo N. Y. expose un cylindre pour broyer les cannes à sucre, mû par un manège, un autre mû par une courroie ; un décortiqueur à café mû par manège et un par moteur, un autre à bras ; ces 3 instruments sont d’un démontage et d’une visite faciles. Elle expose aussi un concasseur de grains tout à fait bien compris.
- La Wallingford Manufacturing C°, de Wallingford-Vermout, expose une magnifique collection d’outils à main d’agriculteurs, tout forgés, d’une seule pièce, en acier fondu. Parmi ceux-ci nous signalons des faux, faucilles, serpettes, gouges, coupe-foin, etc , etc... Tous ces outils étaient tout à fait bien faits.
- La Warsoiv-Wilkinson C°, de Warsow, N. Y, expose des hache-paille, hache-maïs, montés sur roues et mus au moteur ; ces instruments sont avec volant et sur le volant sont placées des tôles qui font ventilateur et élèvent les matières coupées pour les projeter par un conduit dans un wagon; ils coupent de trois longueurs différentes.
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- FAUCHEUSES, MOISSONNEUSES-LIEUSES, MOISSONNEUSES A MAÏS, LIEUSES A MAÏS, ETC...
- UAmerican Harvester C°, de Moline 111, expose une faucheuse de son invention, dans laquelle les engrenages d’angle ont été supprimés par suite de la disposition particulière de leur plateau manivelle qui, au lieu d’être placé dans le sens de la barre cou pense, se trouve dans un plan vertical par rapport à la lame ; la course s’obtient
- par la différence de distance entre les points d’attaque de la bielle et la tête de scie.
- Le mouvement est transmis, par une chaîne, à une roue droite engrenant avec un pignon lixé sur l’arbre du plateau manivelle. Cette disposition nous a paru bonne et la machine bien construite.
- 1/International Harvester C° of A .nier ica, de Chicago-Ill, qui se compose de la réunion des cinq fortes maisons suivantes: Champion, de Springfield, Deering, de Chicago, Mac-Cormick, de Chicago, Milwaukee Works, de Milwaukee et Piano, de West-Pulmann, expose dans différents stands les fabrications de toutes ces Maisons.
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- Chacune avait la collection complète de faucheuses-moissonneuses et moissonneuses-lieuses que nous connaissons par leur importation en Fiance; nous n’en parlerons pas, nous nous bornerons à signaler en dehors de ces instruments quelques machines spéciales exposées par l’une ou l’autre de ces Maisons.
- Jhering expose une machine spéciale ayant pour objet de récolter les épis de blé seulement, laissant la paille sur le sol sans être coupée; cette machine non seulement récolte les épis, mais elle les bat, les nettoie par un système de tarare et les met au sac, prêt à porter au marché ; ces dernières opérations se font simultanément ; il faut 6 chevaux pour la tirer dans les champs. .
- Deering expose une moissonneuse-lieuse d’une largeur de coupe de 4 mètres et qui se meut devant les chevaux au lieu d’arrière, les gerbes sont déposées, comme dans la lieuse ordinaire, par petits tas au moyen du porte-gerbe. 6 chevaux sont nécessaires pour la traction de cette machine.
- Cette marque expose une moissonneuse à maïs, dans laquelle les brins de maïs sont rassemblés verticalement sur un plateau horizontal ; quand le plateau est plein, le conducteur arrête sa machine et lie la gerbe à la main avec de la ficelle et par le moyen d’une petite grue fixée sur la machine, dépose cette botte droite sur le sol.
- Il expose aussi une moissonneuse-lieuse à maïs faisant les bottes et les liant comme dans la moissonneuse à blé ordinaire, les bottes se présentent horizontalement. Il expose une moissonneuse d’une largeur de coupe de 4 mètres qui ne fait que récolter les épis et, par un système de toile sans fin, les charge sur un chariot qui suit la machine. Dans cette dernière machine les chevaux sont à l’arrière.
- Mac-Cormick expose une machine à couper les épis, largeur 4 mètres, et qui, comme la précédente, par toile sans fin, les charge sur le chariot qui marche à côté.
- Il expose une faucheuse avec appareil à moissonner spécial, déposant automatiquement, sans un homme supplémentaire, les brins coupés hors du passage des chevaux.
- Une moissonneuse-lieuse de 4 mètres de largeur de coupe marchant devant les 6 chevaux nécessaires à son fonctionnement et liant la récolte au fur et à mesure de son arrivée sur le tablier, en bottes de grosseurs variables à volonté et déposées, par le moyen du porte-gerbe, par tas sur le sol.
- Une moissonneuse à maïs faisant de grosses bottes verticales sur un plateau horizontal; la manœuvre est identique à celle de Deering.
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- Une moissonneuse-lieuse à maïs, mais liant les bottes verticalement.
- Une batteuse à maïs à grand travail ; cette machine sépare l’épi de la tige, les épis sont entraînés par un transporteur spécial et chargés d’un côté dans un wagon ; les grains qui auraient été séparés sont recueillis à part; tant qu’aux tiges elles sont broyées, et, par un ventilateur spécial, élevées au moyen d’un gros tube ajustable, pour être chargées dans le wagon.
- Piano expose une moissonneuse pour récolter les épis seulement en les chargeant sur le chariot qui suit sur le côté.
- Ces Maisons exposaient aussi chacune une faucheuse à moteur à essence, et la Maison Mac-Cormick un moteur à essence avec allumage par dynamo.
- La Johnston Harvester O, de Batavia U., expose deux faucheuses, une à chaîne et une à engrenages, la barre coupeuse en avant.
- Une moissonneuse-lieuse pour céréales, munie d’un porte-gerbe. Nous avons remarqué le tendeur spécial qu’ils emploient pour
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- leurs toiles de lieuses. Une moissonneuse-lieuse pour maïs, liant les bottes verticalement.
- Une moissonneuse pour récolter les épis de blé seulement et les charger sur un chariot, largeur de coupe 4 mètres ; 6 chevaux sont nécessaires pour l’actionner.
- Une faneuse à cheval avec fourches à l’arrière.
- Un rateau à cheval.
- Un rouleau à disques, faisant office de herse et de brise-motte.
- Un rouleau à disques, spécial pour vignes sans échalas ni fil de fer.
- La Maison Osborne D. M. et Ch, de Auburn, N. Y., expose :
- Une faucheuse de leur système.
- Une moissonneuse ordinaire, 1 moissonneuse-lieuse pour céréales.
- Une moissonneuse-lieuse pour maïs, délivrant les bottes verticalement.
- Une faneuse à cheval, avec fourches à l’arrière.
- Un rateau à cheval très bien compris.
- Des herses à dents, munies du levier d’inclinaison des dents, certaines extensibles, l’une d’elles munie d’un semoir à la volée.
- Des herses à ressorts de plusieurs dimensions et de différents genres, pour toutes sortes de cultures.
- Des herses à disques rigides, d’autres flexibles, quelques-unes extensibles ; couteaux pour nettoyer les disques.
- Des semoirs à toutes graines, des cultivateurs avec ou sans siège; des houes à cheval, etc., etc. Tous ces instruments étaient tout à fait bien construits et bien présentés.
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- La Maison Wood Walter, de Hoosick F ails, N. Y., expose une moissonneuse spéciale pour le maïs ; une moissonneuse-lieuse pour céréales.
- Deux moissonneuses ordinaires.
- Quatre faucheuses. Deux faneuses et 2 rateaux à cheval ; tous ces instruments très bien finis et munis des derniers perfectionnements.
- LOCOMOBILES
- BATTEUSES A TOUTES GRAINES, ROUTIÈRES, ETC., ETC.
- jLa Aullmann et C°, de Canton, O., expose 2 locomobiles routières, dont tout le mécanisme est fixé sous la chaudière, sur un solide châssis en fer à double T. Ces machines à 2 cylindres sont respectivement de 16 et de 22 chevaux.
- Cette disposition assure une grande stabilité à tout l’ensemble, la visite des organes est très facile et tous les leviers nécessaires pour le fonctionnement sont bien à la portée du conducteur.
- Elle expose aussi une batteuse à grand travail pour le grain. Dans cette machine, l’engrenage se fait automatiquement ; du reste tout le travail est automatique, il suffit de déposer les gerbes sur l’engreneur automatique et tout le reste s’opère sans le secours
- de personne. Celte machine possède des arrangements, soit pour mettre en sac le grain pesé, soit pour le charger dans des wagons pour le transporter ; la paille, par le moyen d'un ventilateur centrifuge et d’un grand tube télescopé qui s’allonge, se relève, se tourne à volonté dans toutes les positions est élevée et projetée, puis mise en tas au for et à mesure qu’elle sort de la machine.
- L’Avery Manu(aeiuriny C°, de Peoria-IIL, expose:
- Une locomobile routière dont le mécanisme est sur la chaudière. Dans cette machine le changement de marche s’obtient avec un seul
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- excentrique. Le fonctionnement en est très doux; la machine, très souple, se tire facilement de toutes les difficultés de terrain.
- Une autre locomobile, avec mécanisme en dessous de la chaudière, sur un fort châssis en fer à double T ; cette machine un peu moins haute que les autres au-dessus du sol est excessivement maniable et d’un fonctionnement absolument doux, sans bruit; le vilebrequin est équilibré et les roues sont toutes munies de ressorts à boudin.
- Une batteuse à grand travail avec engreneur automatique qui s’arrête de fonctionner aussitôt que la vitesse de la machine arrive à se ralentir ; à la sortie du batteur il y a un appareil spécial qui prend la paille battue et la projette sur les secoueurs ; cette machine pèse le
- grain nettoyé et le met en sac ou bien elle le charge sur un wagon, et la paille est expulsée par un ventilateur et un tube télescopé au dehors pour être empilée.
- Plusieurs cultivateurs à 6 socs pour maïs, tabac et coton, les uns avec siège, d’autres sans siège, les socs réunis par 3 sont équilibrés par un ressort à boudin; 2 planteurs ou semeurs à maïs, distribution par chaîne ou par un fil de fer tendu dans le sens de la marche du semoir.
- Un wagon de ferme très bien fini, fusées en fonte rapportées sur intérieur en bois : tous ces instruments très bien finis.
- La Birdsell Manufaeturing C'\ de South-Bend, Indiana, expose une machine à trèfle pour grand travail.
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- Cette machine très bien construite donne les graines de trèfle absolument propres pour le marché et en sacs, elle a un double nettoyage, et comme dans les machines à battre à céréales, elle possède un ventilateur spécial avec tube télescopé pour élever les déchets et les charger soit sur un wagon, soit en tas à proximité.
- Un wagon de ferme tout à fait bien fini, et présentant toutes les particularités de ceux que nous avons déjà décrits.
- Cette exposition était remarquable par le fini de son travail.
- La Case J. 1. Tlireshing-Machine, de Racine-Wis, expose une forte locomobile routière, robustement construite, roues avec ressorts à boudin, avant-train monté sur un pivot spécial, permettant des inclinaisons énormes de la machine, une roue arrière montant sur des piles de bois de 1 mètre de hauteur sans aucun inconvénient. Roues très larges permettant de se sortir de tous les mauvais chemins possibles, changement de marche par un seul excentrique, frein sur l’intérieur du volant pour l’entraînement de la machine.
- Une routière plus petite, même construction.
- Un bâti sur roues placé derrière la grosse routière disposé pour y accrocher 18 charrues et labourer ensemble, ce qui représente un travail d’environ 4m80 de largeur.
- Une batteuse à céréales à grand travail, possédant mise en sac du grain pesé, ou chargement dans un wagon à volonté, et expulsion des pailles par un ventilateur et un tube télescopé, s’orientant en hauteur, en longueur et en direction à la volonté du conducteur.
- Une batteuse à blé d’un modèle plus petit et possédant tous les perfectionnements des grosses machines.
- Une batteuse à maïs, mettant le grain en sac et chargeant les figes broyées dans un wagon, par l’élévateur à vent des machines à battre.
- Une locomobile de 6 chevaux, construction très simple.
- Un manège de 14 chevaux, destiné dans certains cas à actionner leurs batteuses.
- MM. David et Lehenbauer, de Ames-Oklana, exposent une nouvelle batteuse simple ou double composée d’un batteur à dents et d’un élévateur centrifuge. La particularité de cette machine, c’est qu’il n’v a aucune grille, aucun bâti, rien que des tuyaux.
- Le nettoyage du grain se fait par densité, car il est entraîné avec la paille dans un tube vertical, la paille étant plus légère monte en haut pour être chargée sur le wagon et le grain sort par un condui t parfaitement nettoyé.
- La Farquhar A. B. C° limited, de York. Pa, expose une locomo-
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- bile à retour de flammes de la force de 15 chevaux et disposée pour brûler toutes espèces de combustibles, notamment le bois.
- Une locomobile à foyer carré, force 18 chevaux, et une locomo-bile à foyer carré, celle-ci avec retour de flammes.
- Le mécanisme de ces 3 machines est identique comme forme, les vilebrequins sont tous équilibrés, les coussinets sont très longs pour éviter l'usure rapide.
- Une batteuse à grand travail, pour céréales avec engreneur automatique et vibrateur à la place de secoueurs.
- Le grain est à volonté mis en sac tout pesé, ou chargé sur un wagon, et la paille est expulsée et entassée au dehors par le moyen d’un ventilateur et tube télescopé.
- Une batteuse à grand travail, avec un broyeur de paille destinée aux contrées où la paille est utilisée comme aliment pour le bétail.
- Un semoir possédant, sur le même bâti, le semoir à grains, celui à graines et le distributeur d’engrais.
- Un semoir ou planteur à maïs, semant 2 rangs à la fois, distribution par le moyen d’un fil de fer tendu, le long du chemin parcouru par l’instrument.
- Deux herses à ressorts plats, des charrues à âge en bois ou en acier et 2 cultivateurs spéciaux pour la culture du maïs, du tabac et du coton.
- La Fowler-Stufflebeam Manufacturing C°, de Judy ville-lndiana, expose une engreneuse automatique pour batteuse à grand travail.
- La Frick Company, Waynesboro-Pa., expose une locomobile à foyer carré, de la force de 15 chevaux.
- On change la marche de la machine par une coulisse dans
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- l’excentrique, vilebrequin équilibré, machine bien ramassée et bien construite.
- Une locomobile routière, ayant le train bien plus court que les autres similaires, dans cette machine le changement de marche s’obtient par une coulisse dans le plateau de l’excentrique.
- Une machine à battre à grand travail, sans engreneur automatique, mais avec pèse-grain à la mise en sac et élévateur automatique des pailles par un ventilateur et un tube télescopé. Un lanceur remonte au batteur les otons non battus, le nettoyage est sans grilles, il se fait avec des persiennes.
- Une autre batteuse présentant tous les perfectionnements de celle ci-dessus, mais de dimensions moindres, à l’usage des petits fermiers.
- La Gaar Scott Company, Richmond-Ind., expose une locomobile
- routière, avec roues en fonte, mécanisme de la machine, tout du même côté et les engrenages pour le transport fixés de l’autre côté de la chaudière.
- Une machine à battre à grand travail, pour céréales, munie d’un engreneur automatique, ensacheur de blé pesé et mesuré, élévateur de paille par un ventilateur et tube télescopé.
- Le mouvement intérieur par un vilebrequin triple, les tables ont un mouvement brisé très curieux, l’un en long, l’autre en travers.
- Un broyeur de paille, monté sur roues et pouvant au besoin se mettre en bout de la batteuse ci-dessus, est muni d’un tarare spécial, pour recueillir le grain encore contenu dans la paille.
- Une batteuse à trèfle, d’un modèle très réduit, faisant un travail complet et parfait.
- Toutes ces machines étaient très bien construites et pourvues des derniers perfectionnements.
- La Geiser Manufacturing C°, de Waynesburg-Po, expose une locomobile routière de la force de 30 chevaux actionnant une char-
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- rue de 8 socs, labourant 3 mètres de largeur. La traction de la charrue se fait par une pièce en acier coulé rivée sous la chaudière, en-dessous de la partie où il y a de l’eau, pour ne pas fatiguer la chaudière.
- Toutes les roues sont en acier, le changement de marche et de détente s’obtient par le moyen d’un seul excentrique. Deux leviers pour la transmission du mouvement.
- Une batteuse New-Peerless à grand travail pour céréales, munie d’un engreneur automatique.
- A la sortie du batteur, le grain est complètement séparé de la paille par un appareil à dents tournant et qui projette la paille sur les secoueurs. Cette machine a un peseur-mesureur mettant à volonté en sacs ou chargeant les graines dans un wagon ; un élévateur à force centrifuge et un tube télescopé enlève les pailles et les dépose suivant les besoins, à la volonté du conducteur.
- Dans cette machine il y a un régulateur automatique du ventilateur, les pentes des grilles s’allongent suivant les espèces de grains afin d’en assurer le nettoyage parfait.
- 11 y a aussi un arrangement spécial pour faire couler les graines humides.
- Une loeomobile routière, très bien construite et munie de ressorts pour éviter les trépidations en cours de route ; roues en fer et rais en tubes creux, très faciles à monter et à centrer par le moyen d’une clavette plate.
- Un moteur à pétrole complétait cette très intéressante exposition, dans laquelle le fini de la construction le disputait à l’ingéniosité des moyens employés.
- La Huber Manufacturing C°, de Marion, 0., expose une locomo-bile routière de 12 chevaux vapeur montée sur une chaudière à retour de flammes.
- Roues très larges,, supportées par de forts ressorts pour supprimer les trépidations à l’ensemble. Cet outil est très facile à conduire,, se tirant de tous les mauvais chemins avec la plus grande facilité, et passant par-dessus tous les obstacles.
- Une autre loeomobile routière de la force de 25 chevaux-vapeur, même construction que la précédente et même facilité de conduite.
- Ces deux machines étaient très bien construites.
- La Root et Van Derwoort Engineering C°, de East-Moline, I1L exposent un moteur à essence de 8 chevaux-vapeur, muni d’un régulateur de vitesse absolument efficace ; un moteur vertical de la force de 6 chevaux.
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- Trois autres moteurs étaient agencés, l’un pour usage de pompe, l’autre pour bateaux, et le troisième pour une grue.
- Toutes ces machines étaient bien construites et munies des derniers perfectionnements.
- La Russell C°, de Masillon-Ohio, expose une locomobile routière de la force de 20 chevaux-vapeur, avec foyer carré, disposé pour utiliser toute espèce de combustible, charbon, bois, paille, canne à sucre, etc., etc...
- Une locomobilede 6 chevaux, très simpleet très bien construite.
- Une machine fixe Compound présentant une très bonne disposition de tiroir de distribution, double enveloppe au cylindre.
- Une machine fixe de 50 chevaux à grande vitesse.
- Une machineà battre à grand travail, pour céréales, munie d'un engreneur automatique, double nettoyage, pèse et met en saç automatiquement, et élévateur de paille, parle moyen d’un ventilateur et d’un tube télescopé.
- MOULINS A VENT
- I/Aermotor C°, de Chicago-Illinois, expose un moulin à vent de 5 mètres, monté sur une tour de 40 mètres actionnant une pompe d’irrigation, d’un débit de 14.400 litres d’eau à l’heure.
- Un moulin à vent de 4 ni.500 sur une tour de 33 mètres, faisant fonctionner une scie circulaire à bois et une pompe.
- Une tour destinée à supporter des fils électriques.
- Une installation pour fourniture d’eau dans une ville et se composant d’une tour de 20 mètres de hauteur.
- Une cuve en bois au-dessus de laquelle est une autre tour de 10 mètres, sur laquelle est un moulin à vent de 4 mètres de diamètre actionnant une pompe qui alimente la cuve.
- Une installation pour maison de campagne se composant de : un moulin à vent de 2m65 sur une tour de 16 mètres, avec une cuve en bois placée à 7 mètres de hauteur dans la tour.
- Une installation de ferme se composant d’un moulin de 3m20, d’une tour de 13 mètres et d’abreuvoirs en tôle.
- Une installation d’instruments d’intérieur de ferme actionnés par un moulin à vent de 4 mètres monté au-dessus d’un bâtiment et faisant mouvoir : un égrenoir à maïs, une meule, un coupe-racine, un hache-paille, un concasseur, deux élévateurs et une pompe.
- Cette très intéressante exposition était complétée par une série de pompes de toutes sortes et de toutes dimensions.
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- M• Benster Joshua G., de Moline-IU., expose un moulin à vent d’une construction très ingénieuse, il se monte et se démonte sans aucun boulon.
- La Fairbanks Morse et O, de Chicago-III., expose un lot imposant de bascules de toutes sortes, de tous usages et de toutes forces. Toutes ces bascules sont remarquables par la perfection de leur fini.
- Un pont-bascule pour ferme très bien compris.
- Une série de moteurs à essence de différentes forces tous horizontaux, possédant tous les perfectionnements nécessaires à un bon instrument, frein sur la poulie d’entraînement, ce qui procure une grande facilité de mise en marche.
- Un moulin à vent Eclipse très connu en France depuis longtemps avec lames en bois et monté sur une tour quadrangulaire, bâti métallique.
- Un autre moulin à vent monté sur une tour triangulaire, bâti métallique.
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- Un moulin à vent monté sur une tour quadrangulaire, tout en bois.
- Un moulin à vent d’une autre construction, les ailes sont en tôle galvanisée, légèrement courbées, monté sur une tour quadrangulaire.
- Un moulin à vent, même construction, mais de dimension moindre.
- Un énorme moulin à vent pour grandes forces, monté sur une tour quadrangulaire, et actionnant une pompe d’irrigation ; tous les autres actionnaient de petites pompes.
- Un lot de pompes à double action très bien construites.
- Une cuve en bois pour servir de réservoir d’eau et présentant cette particularité que les lames qui la composent sont toutes brutes de scie, qu’elles sont interchangeables.
- Cette cuve bien cerclée était tout à fait étanche.
- Un ensachoir se réglant instantanément suivant la hauteur des
- sacs.
- La Kalamazoo Tank et Silo C°, de Kalamazoo-Michigan, expose un moulin à vent, roue en bois, monté sur une tour métallique, dans lequel le mécanisme ne se compose que de la dite roue et d’un plateau manivelle avec des trous à des distances ditférentes du centre
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- pour pouvoir varier la course ; la régularisation du mouvement s’obtient avec un frein.
- Un moulin à vent, roue tôle sur tour métallique. La commande se fait par pignons cônes, actionnant un plateau-manivelle comme ci-dessus.
- MM. Mac Daniel et Son, de Litchfîeld-Illinois, exposent un lot de moulins à vent avec roues en tôle galvanisée, et montés sur tours de différentes hauteurs ; dans ces tours les tendeurs sont des câbles en fil de fer tordus avec un petit levier en fer ou en bois. Tous les coussinets du moulin sort en bois, le pivot est monté sur billes, il s’oriente automatiquement au moyen du gouvernail.
- La Stover Manufacturing C°, de Freeport-ïll., expose trois sortes de moulins à vent :
- L’Idéal. — Le Freeport. — Et le Samson.
- L’Idéal est un moulin formé par une roue métallique dont les aubes courbes sont en tôle galvanisée, il possède des engrenages de réduction de vitesse, et il se fait avec roues de 1 m. 30 à 4 m. 60 variant comme force en chevaux-vapeur depuis 1/12 de cheval jusqu’à 2 chevaux.
- Ils sont employés pour des pompes de 50 à 120 millimètres de diamètre de piston.
- Le même moulin se fait à action directe ; dans ce cas il faut y mettre des pompes plus petites.
- Le Freeport possède la même roue en tôle galvanisée, mais l’appareil réducteur de vitesse se fait par engrenages extérieurs au lieu d’engrenages intérieurs. Ces deux moulins sont très bien construits, les coussinets partout en anti-friction.
- Le Samson procède du même principe que les autres, l’appareil réducteur de vitesse est constitué par 2 pignons et 2 roues dentées engrenant extérieurement. Les 2 grandes roues sont réunies par un axe qui forme bouton manivelle et qui transmet le mouvement à la tige du piston delà pompe, par une bielle l’attaquant au-dessus des roues. Ce moulin ne peut servir que pour actionner une pompe.
- Il y avait un assortiment complet de ces 3 moulins à vent, de plusieurs dimensions, montés sur des tours de différentes hauteurs et actionnant les uns des pompes, les autres des concasseurs ou autres instruments.
- Elle expose aussi un grand concasseur à maïs dont les parties broyantes sont démontables.
- Un autre concasseur de dimensions moindres, même construction, pouvant concasser en plus, le blé, l’avoine, l’orge, etc., etc.
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- Plusieurs concasseurs à moteur, depuis i cheval jusqu’à 3 chevaux-vapeur.
- Un manège de 2 à 4 chevaux, monté avec un concasseur à maïs, blé, avoine, etc... Toute cette intéressante exposition nous a laissé la conviction que ce qui sortait des ateliers de Freeport était bien traité et bien construit.
- POMPES, BASCULES, ETC.
- U American Shearer Manufacturing C°, de Nashua, N. H., expose des tondeuses à chevaux mues par l’électricité, des brosses à habits, mues par flexible à chaîne, des meules émeri mues par flexible, et plusieurs autres outils, montrant les usages variés auxquels peuvent être employés leurs flexibles.
- La Gould’s Manufacturing C°, de Seneccas Falls, U. Y., expose une quantité considérable de pompes de tous systèmes, de tous usages et de toutes dimensions, depuis les pompes pour usages domestiques, soit à piston, soit rotatives, soit semi-rotatives, jusqu’aux fortes pompes d’épuisement, ainsi que les pompes pour la pulvérisation de la peinture, ce qui permet de peindre de grandes étendues en peu de temps, des pulvérisateurs pour les maladies cryptogamiques et des quantités d’accessoires pour pompes, etc.
- Cette exposition très.complète faisait le plus grand honneur aux fabricants.
- La Hayes Pump et Planter* C°, de Gai va, 111., expose un lot imposant de pompes de toutes sortes, soit pour usages domestiques, soit pour puits profonds.
- Des semoirs ou planteurs à maïs, mus par 2 chevaux et enterrant deux rangs à la fois ; les roues sont à deux serches inclinées deux par deux, afin de bien enterrer la semence mise dans une raie faite par un soc fixé au semoir* le débit de cet outil est réglé par le moyen d’un fil de fer tendu dans le sens du chemin parcouru par les chevaux. Ces semoirs sont en même temps distributeurs d’engrais.
- Des cultivateurs à 6 socs, accouplés 3 par 3 et équilibrés par des ressorts à boudins, ce qui en rend le maniement très peu fatigant, ces outils sont construits spécialement pour la culture du maïs, du coton et du tabac.
- Un lot de herses très légères complétait cette très belle exposition.
- MM. Mac Donald Bros, de Pleasant Hill-Mo., exposent un pont bascule pour usage de ferme ou usage industriel, très sensible et très bien monté.
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- MM. Myers, F. E. et Brother, de Ashland, 0., exposent un lot considérable de pompes de toutes sortes, de tous usages. Leurs pompes ont cette particularité que, dans les pistons et corps de pompes, les clapets sont tous avec siège en cristal. Cette construction ingénieuse fait que l’on n’a pas à redouter l’oxydation du métal par les liquides que l’on élève.
- Beaucoup de pompes à moteur.
- Ils exposent aussi des chariots transporteurs, pour le foin ou autre matière, très bien compris, des appareils de levage, ainsi qu’un mode de suspension de portes sur galets très ingénieux.
- M. Reese, de Paris-Mo, expose une machine à nettoyer les brins d’alpha destinés à la fabrication des balais.
- Une autre machine destinée à serrer les tiges pour l’emballage de ces brins pour l’expédition.
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- PRESSES A FOURRAGES. — PRESSES, ETC...
- La Cardwel Machine C°, de Richmond, Va., expose une presse hydraulique à colon, avec une pompe à bras ; la pompe a 2 pistons, un gros pour commencer et un plus petit pour finir la pression.
- Une presse hydraulique à coton, avec pompe à moteur, deux pistons de dimensions différentes pour la pression, dans ce dernier cas la presse débraye automatiquement la pompe quand la pression devient trop forte.
- Une autre presse à coton était construite en bois.
- MM. Dederick’8 P. K. Sons-Albany, N. Y., ont une grande exposition de presses .à foin, des presses à pailles, mues à bras, à chevaux et au moteur ; ces presses sont remarquables par leur robustesse et leur simplicité, c’est, nous croyons, la première maison qui se serait mise à fabriquer ces appareils.
- Nous voyons d’abord une presse à chevaux, dans laquelle les chevaux vont et viennent après un demi-tour autour du manège.
- Une autre presse à manège dans laquelle les chevaux tournent sans discontinuer ; dans cette machine la boîte d’engrenage s’allonge avec le piston et se referme automatiquement quand l’engreneur agit pour appuyer la matière à serrer.
- Une presse à foin à moteur, avec engreneur automatique et allongement de la boîte dVngrenage.
- Une autre presse dans laquelle le mouvement est donné par une
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- des roues de transport qui forme poulie et sur laquelle se met la courroie.
- Une presse à vrillons de sapin pour emballages.
- Une presse verticale pour travailler dans les champs, mue par des chevaux.
- Une autre presse verticale, dans laquelle la pression est obtenue par des chevaux tirant sur un câble ; dans ces presses on fait des balles de 270 livres.
- Une presse double à moteur ; il y a 2 mouvements automatiques pour chacun ; dans ces machines on y presse toute espèce de matières.
- La Kemp James C°, de Kankakee, 111., expose une presse à fourrage à main, une autre presse mue par des chevaux, les chevaux faisant le tour de l’appareil comme dans un manège, et une
- presse au moteur. Ces deux derniers outils pour ce qui concerne le système de serrage sont, à peu de chose près, semblables; ces instruments sont bien construits.
- La Whitmann Agricultural C°, de Saint-Louis, Mo., expose une collection complète de presses pour paille et foin, mues par moteur, chevaux, ou à la main, des manèges, des bancs de scie, des instruments pour la préparation de la nourriture du bétail, des égrenoirs à maïs, des semoirs, concasseurs, moulins à cidre, etc., etc.
- Parmi leurs presses ils ont 3 nouveaux modèles, la Steel invincible, presse à foin, munie des derniers perfectionnements.
- La Steel Ajaæ, presse à foin spéciale pour l’exportation ; cette presse peut mettre une tonne de foin sous le volume de 0 m3 850 à 0 m3 900. La Emperor est une presse à paille au moteur pressant très rapidement et capable de fournir une forte batteuse et emballer le paille au furet à mesure delà sortie de la machine. Ces 3 machines sont munies du nouveau système de serrage, breveté par Whitman, qui donne au piston une très grande course avec un vilebrequin relativement court. Ce piston revient trois fois plus vite qu’il va, ce qui permet à la presse de fournir plus de travail et donne le temps voulu pour pouvoir l’alimenter. Toutes ces presses ont un frein sur le vo-
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- lant permettant d’arrêter instantanément le travail de la presse sans arrêter la machine.
- Des presses à chevaux de deux forces différentes,, appelées Steel Beauty ; dans ces presses les chevaux tournent tout le temps, elles sont à alimentation automatique, comme les presses à moteur.
- La presse à main Hercule a un système de serrage à double vitesse qui permet de serrer d’abord très vite, ensuite plus lentement.
- Une presse pour emballage du coton ; elle presse à une densité beaucoup plus grande que les presses existant à ce jour, elle prend le coton au sortir des machines qui l’ont préparé, et effectue son travail de la façon la plus convenable ; cette presse, qui opère dMne façon continue, peut faire 50 balles de 250 kilos par jour.
- Un manège à plan incliné pour 1, 2 et 3 chevaux, un broyeur de paille, maïs, etc., etc... pour préparer la nourriture du bétail.
- Une collection d’égrenoirs à maïs de forces différentes.
- Une collection de coupe-racines de différents genres et forces.
- Des concasseurs de grains à maïs et au moteur.
- Un broyeur de pommes, monté sur 2 petites presses pour cidre, complétait cette très intéressante exposition, remarquable par le fini et la bonne construction de tous les appareils exposés.
- JURY DES RÉCOMPENSES
- Le Jury des récompenses qui a opéré ne s’est trouvé, par suite de l’abstention de cinq Américains, composé que des personnes suivantes :
- MM.
- Mac-Mullah, superintendant des grands moulins de Mineapolis (Minnesota) ; Emile Marot, constructeur à Niort (France) ;
- Melotte, constructeur à Remicourt (Belgique) ;
- A. Pecard-Mabille, constructeur à Amboise (France).
- Président : M. Mac-Mullah, Américain.
- Vice-Président : M. A. Pecard-Mabille, Français.
- Secrétaire : M. E. Marot, Français.
- Le Jury, dont les opérations n’ont été terminées que le 20 septembre, a attribué les récompenses indiquées dans le tableau ci-dessous.
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- SECTION AMÉRICAINE
- Grand Prix. — Aermotor C°, Chicago-Ill.
- — The Aultman Company, Canton-Ohio.
- — Bettendorf Anle Company, Davenport-Ia.
- — I. I. Case Thresïiing machine Company, Racine-Wis.
- — P. K. Dederick’s Sons, Albany-N. Y.
- Fairbanks, Morse Company, Chicago-Ill.
- — The geiser Manufacturïng C°, Waynesburg-Pa.
- — International Haryester Company, Chicago-Ill.
- — The Johnston Harvester C°, Batavia-N. Y.
- — Moline Plow C°, Moline-Ill.
- — Oliyer Ciiilled Pl<tw Works, South-Bend-Indiana.
- — D. M. Osrorne et C°, Auburn-N. Y.
- — The Stover Manufacturïng C°, Freeport-Ill.
- — Whitman Agricultüral C°, Saint-Louis-M.
- Médaille d'Or. — Avery Manufacturïng C°, Peoria-IIl.
- — B. F. Ayery et Sons, Louisville Ry.
- — Birdsell Manufacturïng C°, South-Bend-Indiana.
- — Tiie N. P. Bowsher C°j South-Bend-Ind.
- — Brown Manufacturïng C°, Zanesville-Ohio.
- — Ciiattanooga C°, ChattanoogaTenessee.
- — Collins-Plow Company, Quincy-Ill.
- — Deere et Company, Moline-Illinois.
- — Deere et Mansur C°, Moline-Illinois.
- — A. B. Farquhar G° Limited, York-Pa.
- — Fish Bros Manufacturïng C°, Clinton-IoYa.
- — The Foos Manufacturïng C°, Springfield-Ohio.
- — Frick Company, Waynesboro-Pa.
- — Gaar, Scott et C°, Richmond-Indiana.
- — The Gould’s Manufacturïng C°, Seneca Falls-N. Y.
- — Hayes Pump et Planter C°, Galva-lll.
- — The Huber Manufacturïng Company, Marion-Ohio.
- — Louden Maciiinery C°, Fairfield-Iowa.
- — State of Indiana, Indianapolis-Ind.
- — Moline Wagoncompany, Moline-Ill.
- - Morrison Manufacturïng C°, Fort-Madison-Iowa.
- — Myers, F. E. Bros, Ashland-Ohio.
- — Pabin et Orendorf G°, Canton-Ill.
- — Racine Satley C°, Springfield-Ill.
- — The Russell et Company, Massillon-Ohio.
- — The Silver Manufacturïng C°, Salem-Ohio.
- — Sprout Waldrom and Cc, Mnncy-Pennsylvania.
- — The Geo. L. Squier Manufacturïng C° Bufîalo-N. Y.
- — Syracuse Plow Company, Svracuse-N. Y.
- — W eber Wagon C°, Chicago-Ill.
- Médaille d’Argent. — S. L. Allen C°, Philadelphie-Pa.
- — American Shearer Manufacturïng C°, Nashua-N. Y.
- — Aspinwall Manufacturing C°, Jackson-Michigan.
- — Henry Blount. Evansuille-Ind.
- — Burg W agon C°, Burl i ng ton-1 owa.
- — Bush's Sons C°, Elisabeth Town-Pa.
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- Médaille d'Argent. — Cardwell Machine C°, Richmond-Yo.
- — Chicago Flexible Shaft Company, Ghicago-Ill.
- — Coquillard Wagon Works, Henderson-Ky.
- — Mac Daniel et Son, Litchfield-Ill.
- — A. N. Durling, Detroit-Mich.
- — D. Y. Hallock et Sons, York-Pa.
- — The Hansom Camprell C° Ltd, Detroit-Mich.
- • — 0. H. Harry Steel Works, Saint-Louis.
- — The Hench et Dromgold C°, York-Penna.
- — Tiie Hoover-Prout C°, Avery-Ohio.
- — IIuntley Manufacturing C°, Si lver-C reek-N. V.
- — The Indiana Wagon G°, Lafayette-Indiana.
- — Israël Seeded String C°, Kansas-Wichita.
- — Kalamazoo Tank et Silo C°,Kalamazoo-Mich.
- — Kemp et Burpee Manufacturing C°, Syracuse-N. Y.
- — J as. Kemp G0, Kankakee-Ill.
- — P. P. Mast et C°, Springfield-Ohio.
- — Midland Manufacturing C°, Tarkio-Missouri.
- — Newell Sanders Plow C°, Chattanooga-Teimessa.
- — W. Reese, Paris-Ill.
- — The Root et Yan Dervoort Engineering C°, East-
- Moline-Ill.
- — SecklerD. M. Carriage C°, Moline-III.
- — Smith Manure Spreader C°, Chicago-Ill.
- — South Bend Chilled Plow C°, South-Bend-Ind.
- — Stougiiton Wagon C°, Stoughton-Wis.
- — Wallingford Manufacturing C°, Wallingford- Yer-
- murt.
- — Warsaw-Wilkinson C°, Warsaw-N. Y.
- Médaille de Bronze. — The American Harvester Company, Moline-Ill.
- J. H. Anderson et C°, Saint-Louis-Mo.
- — Benster Spring Balance Wind Mill, Moline-III.
- — Bodley Manufacturing C°, Menphis-Tenn.
- — T. R. Carskadon, Keyser-W.
- — R. S. Caward, Gresco-Iowa.
- — W. F. Cochran Osborne, Kansas.
- — Davis et Lehenbauer, Ames-Okla.
- — Mc Donald Brothers, Pleasant Hill-Mo.
- — John Drury, Chaney-Maryland.
- — A. T. Ferrell et C°, Saginaw-W. S. Mich.
- — The Fowler et Stufflebeam Manufacturing G°,
- Judyville-In
- — Hapgood Plow G°, Alton-Ill.
- — Indiana Commission, Indiana-Indianapolis.
- — SE. Kierolf, Jackson-Tennessee.
- I. W. Mann C°, Wilford-Mass.
- — Monitor Drill C°, Mineapolis.
- — Norton Emery Wheel C°, Worcester-Massachusetts.
- — A. H. Path, Clarksville-Tennessee.
- — Planters Compress C°, New-Orleans-Ia.
- — Sugar Experiment Station, New-Orleans-Ia.
- — Thurman, Louisville-Kent.
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- CANADA
- Grand Prix. — International Harvester Company, Hamilton. Médaille de Bronze. — D’Artois et Brouillet, Waterloo.
- GRANDE-BRETAGNE
- Médaille de Bronze. — The Jervis Potato Planter C°, Newark-ou-Trent
- Grande-Bretagne.
- BRÉSIL
- Grand Prix. — Company Mecanica et Importadora, Saint-Paulo. Médaille d’Or. — Carlos Cessa, Saint-Paulo.
- Médaille d’argent. — Pedro de Mello Sauzo, Saint-Paulo.
- — Raphaël Stamato, Saint-Paulo.
- Médaille de bronze. — Ernesto Kerber, Rio Grande do Sul.
- — Leopoldo dos Santos, Saint-Paulo.
- — Pedro A. Santangelo, Saint-Paulo.
- — F. Sanders, Rio-Grande do Sul.
- BELGIQUE
- Médaille d’or. — Boel Gustave, cours Saint-Etienne, Bruxelles. Médaille d’argent. — Leclere Mary, Louvain.
- PORTUGAL
- Médaille d’argent. — Silva Ligorie Silvestre Da, Lisbonne.
- Médaille de bronze. — Companhiadas Lezirias do Fejo e Sado, Lisbonne.
- EGYPTE
- Médaille de bronze. — Kedivial Agricultural Society, Le Caire.
- MEXICO
- Médaille de bronze. — Guillermo Boesch, Orizaba.
- CHINE
- Médaille d’argent. — Impérial Chinese Government, Pékin.
- SIAM
- Médaille d'argent. — Commettes of Siam, Bankok.
- FRANCE
- Grand Prix. — MM. Hidien, Châteauroux.
- — E. Mabille Frères, Amboise, Indre-et-Loire.
- — Emile Marot et Cie, Niort, Deux-Sèvres.
- — Senet Adrien, 16, rue Claude Vellefaux, Paris.
- — Simon Frères, Cherbourg, Manche.
- — Vermorel Victor, Villefranche, Rhône.
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- Médaille d’or. —
- Médaille cl’argent.
- Médaille d’or. — Médaille d'argent. — Médaille de bronze. —
- Médaille d’or. — Médaille d’argent. —
- Médaille de bronze. —
- Dard Louis Denis, 34, rue Pérignon, Paris. Darley Eugène, Nemours, Seine-et-Marne. Société Gauthier, Quimperlé, Finistère. Guichard, A., Lieusaint, Seine-et-Marne. Alfred Lotz, Nantes, Loire-Inférieure. Magnier-Bedu, Groslay, Seine-et Oise.
- Mahot Eugène, Ham, Somme.
- Souchu-Pinet, Langeais, Indre-et-Loire. Chaussadent, Moissy - Gramayel, Seine - et -Marne.
- Guillemet, P. à Paris.
- COLLABORATEURS
- Exposition de Saint-Louis
- Groupe 78
- MM.
- Ciiandora, Louis-Léon — id. —
- id. —
- id. —
- Groupe 79
- MM.
- Hidien, Auguste —
- Senet, Adrien Souchu-Pinet, Henri — Dard, Louis
- Darley, Eugène —
- Gauthier, Société Hidien, Auguste —
- Lotz, Alfred —
- id. —
- Mabille Frères Magnier-Bedu —
- M arot, Emile —
- id. —
- Souchu-Pinet, Henri — Dard, Louis —
- id. —
- Darley, Eugène —
- id. —
- id. —
- Gautier, Société —
- id.
- id. —
- Guichard, —-
- MM.
- Metaut, Edouard. Lemaur, Constant. Caillot, Ernest. Caillot Léon.
- MM.
- Gobert, Charles, Mayer, Oscar.
- André, Constant.
- Dard, Gabriel.
- Guerre, Rosange. Cadiot, Pierre. Perdriget, Adrien. Lotz, Ernest-Hippolyte. Aupart, Eugène-Paul. Rabier, Sylvain. Magnier, Aimé. Garnier, Joseph. Parlot, Henri.
- Guy, Louis.
- Klein, Joseph.
- Meunier, Gonzalve. Liégeois, Adolphe. Boué, Paul.
- Gilson, Nicolas.
- Lemel, Jules.
- Caudan, Joseph. LeNoges, Alphonse. Cézard, Paul.
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- Médaille de Bronze. — Guichard,
- — Hidiea, x\uguste
- — id.
- — id.
- — Mabille Frères
- — id.
- — id.
- — id.
- — id. Magaier-Bedu
- — Marot, Emile
- — id.
- — id.
- — Seaet, Adrien
- — id. id.
- — Petit, iVndré.
- — Moraet, Léon.
- — Huet, Henri.
- — Chaugae, Aristide.
- — Véroa, Pierre.
- — Oudry, Emile.
- — Couamet, Gustave.
- — Bilbault, Philibert.
- — Archambault, Alphonse
- — Quidville, Emile.
- — Popliaeau, Gustave.
- — Bertrand, Maurice.
- — Etiea, Gustave.
- — Maniez, Albert.
- — Lecomte, Henri.
- — Humbert, Eugène.
- Tableau Sypnotique, permettant de comparer les Expositions étrangères entre elles ainsi que les récompenses obtenues.
- NATIONALITÉ NOMBRE d’Exposants NOMBRE d’instruments exposés RÉCOMPENSES DONNÉES
- Grands Prix Médailles d’Or Médailles d’Argent Médailles de Bronze
- Etats-Unis 127 1.272 14 30 33 23
- France 16 44 6 8 2 »
- Brésil 8 8 1 1 2 4
- Belgique 2 7 » 1 1 »
- Canada 2 20 1 » » 1
- Portugal 2 12 )> » 1 1
- Egypte 1 3 )> » » 1
- Chine 1 25 )) 1 ))
- Mexico 1 5 » » )) 1
- Siam 1 50 )) » 1 »
- Angleterre 1 8 J) )> » 1
- L’étude de ces chiffres montre clairement que l’industrie française n’a pas été maltraitée et si on compare les récompenses obtenues avec le nombre d’exposants, on trouve que pendant que les Américains n’ont qu'un grand prix sur 9,07 exposants, la France en obtient 1 sur 2,66.
- Pour les médailles d’or, les Américains en ont 1 sur 4, 2 exposants, tandis que la France en a 1 sur 2 exposants.
- Pour les collaborateurs le Jury n’a voulu donner comme maximum que 3 récompenses par exposant et, dans la plupart des cas, elles ont été données, quand il y avait des demandes suffisantes.
- Notre travail est terminé et nous ne voulons pas clore ce rapport sans noter les impressions que nous a laissées notre séjour en Amérique.
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- Nous ne nous sommes pas contentés de voir les instruments américains à Saint-Louis, nous avons voulu visiter les ateliers où la plupart de ces instruments sont construits, afin de nous rendre compte de leurs moyens de production.
- Nous avons constaté qu’ils étaient outillés à la perfection, que toutes leurs machines étaient affectées à un travail déterminé, qu’elles ne faisaient qu’une seule chose, tant qu’il y en avait à faire, et que la production de l’année étant terminée, on l’adaptait à un autre genre de travail spécial. Ils produisent des quantités de machines toutes très bien traitées, ils les produisent, malgré des salaires plus élevés qu’en France, à des prix extraordinaires de bon marché, et nous ne trouvons qu’une raison à cela, c’est la spécialisation à outrance. Nous avons vu dans certains ateliers des ouvriers qui depuis 12 et 15 ans faisaient toujours la même pièce, il est facile de se rendre compte de l’habileté qu’on peut contracter, et pour bien faire et pour faire vite.
- Une grande partie de cette fabrication s’en va à l’étranger ; il en reste cependant beaucoup en Amérique, et dans ce dernier pays, la consommation en est grande pour la bien simple raison qu’on ne répare pas les machines ; elles coûtent si peu neuves, qu’un fermier n’hésite pas à remplacer celles qui commencent à se détériorer après un certain travail.
- Ceci explique en partie la quantité de fortes maisons que nous avons trouvées à Saint-Louis, ainsi que la quantité de machines fabriquées par année, chiffres qui nous ont surpris tout d’abord, et qui nous paraissent tout naturels maintenant.
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- Groupe 80
- ENGRAIS
- Classe 495
- Préparation et conservation des fumiers. Engrais du commerce ;
- Emploi des eaux d’Égout
- DESCRIPTION DE L’EXPOSITION
- L’Exposition du Groupe 80 a eu lieu dans le Palais de l’Agriculture, immense quadrilatère élevé sur une légère hauteur et dominant une partie de l’Exposition.
- Chaque nationalité occupait un bloc nettement déterminé et séparé de ses voisins par des chemins. Il convenait donc de chercher dans chacune de ses exhibitions les exposants du groupe 80. Cette division d’Expositions de mêmes produits rendait difficile un coup d’œil d’ensemble, chaque exhibition se trouvant comme perdue au milieu des nombreuses autres de groupes différents.
- Au surplus l’Exposition des Engrais était fort peu importante et cela s’explique parce fait que l’Amérique comprend encore des immensités à peine cultivées, et que les terres depuis un certain temps en rapport ne sont pas encore épuisées comme nos terres d’Europe. Au surplus, les propriétés rurales, ayant peu de valeur, sont fréquemment laissées en jachère pendant une ou plusieurs années.
- Les Américains citent volontiers les exemples de leurs fermiers louant des fermes pendant un temps déterminé, les exploitant en grand, d’une façon vraiment industrielle, en retirant tout ce qu’elles peuvent donner sans engrais, puis les abandonnant en quelque sorte épuisées pour en louer d’autres plus fertiles.
- Toutefois autour des centres importants des villes de l’Union, les terres prennent de plus en plus de valeur. L’installation des fermes, qui «st très rudimentaire dans les vastes espaces peu colonisés, est faite au contraire d’une façon durable et soignée dans les régions ou la population est plus dense. C’est dire par suite que les exploitants de ces installations agricoles, qui se rapprochent de nos exploitations européennes, deviennent de plus en plus sédentaires et que pour
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- utiliser à la fois toutes les terres disponibles et leur faire rapporter un rendement maximum, ils commencent à utiliser les engrais chimiques.
- Aussi cette industrie, qui date d’hier aux Etats-Unis, commence-t-elle à prendre une certaine importance.
- La France, qui fabrique pour plus de 200 millions de francs d’engrais par an, n’était représentée que par une seule maison : M. Lambert, Emile, boulevard Saint-Germain, 20, à Paris, qui avait une exposition très complète d’engrais chimiques de diverses sortes.
- 11 a exposé, dans le groupe 80, des engrais chimiques provenant des diverses usines dans lesquelles il est intéressé et notamment de l’usine Lambert et Cie de Chauny. Il était difficile dans une exposition aussi lointaine de montrer ce qu’est l’industrie des engrais chimiques en France. 11 a surtout cherché à faire une leçon de choses susceptible d’intéresser les visiteurs.
- Il a exposé les différentes matières premières employées dans l’industrie des engrais chimiques et des produits finalement obtenus par leur traitement.
- Aussi expose-t-il des phosphates bruts des principales provenances connues :
- Phosphates crayeux du bassin de la Somme en France ;
- Phosphates d’Algérie (Tebessa) ;
- Phosphates de Tunisie (Gai'ia) ;
- Phosphates de Floride (Etats-Unis) ;
- Phosphates de Tenessée (Etats-Unis).
- Il a montré ces mêmes phosphates travaillés et prêts à entrer dans la fabrication du superphosphate ; et enfin des superphosphates fabriqués avec chacune des sortes de phosphates exposées.
- Il a montré aussi des os bruts et en regard des os dégélatinés, puis des os réduits en farine, et enfin des superphosphates d’os. Il a montré des cornes brutes et, en regard, de la corne torréfiée en poudre fine prête à être utilisée comme engrais.
- Il a fait de même pour du cuir exposé à l’état de déchets inutilisables, puis convertis en cuir torréfié en poudre impalpable pour engrais.
- Enfin divers autres engrais ou produits chimiques agricoles, en montrant toujours : d’une part la matière brute, telle qu’elle provient des mines ou carrières, ou telle qu’elle est rejetée de diverses industries ; et d’autre part cette matière transformée en un produit assimilable pour les différentes cultures.
- 11 a enfin joint à son exposition des tableaux nombreux mon *
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- trant les effets des engrais chimiques sur les rendements de diverses cultures, et aussi des statistiques indiquant l’accroissement considérable de la consommation de ces produits dans les différents pays du monde.
- Puis il a exposé des dessins et des plans d’un appareil de son invention qui a amené un grand perfectionnement dans l’industrie du superphosphate en France.
- Le Séchoir mécanique inventé par M. Lambert, breveté du sys* tème Lambert, a amené un grand perfectionnement dans l’industrie du superphosphate et a été installé dans les plus importantes usines de France.
- Autrefois, les fabricants de superphosphates séchaient leurs produits sur des tourailles en fonte, placées horizontalement à la hauteur du sol et sous lesquelles passaient des flammes provenant d’un foyer ordinaire à grille ; cette manière de procéder avait de grands inconvénients : les plaques étaient irrégulièrement chauffées, cela provoquait des rétrogradations de l’acide phosphorique soluble du superphosphate pour les parties exposées à une température trop élevée, alors que d’autres parties étaient imparfaitement séchées aux endroits où la température était insuffisante.
- Les vapeurs, provenanant de l’évaporation du superphosphate pendant l’opération du séchage à l’air libre, étaient excessivement mauvaises pour la santé des ouvriers et provoquaient souvent chez eux des vomissements de sang et des suffocations intolérables.
- Le prix de revient du séchage ainsi pratiqué était très élevé, tant comme main-d’œuvre que comme combustible ; — au contraire par le système mécanique employé aujourd’hui, on arrive à une régularité absolument parfaite du séchage, caron combine à volonté les volumes d’air chaud et froid introduits dans l’appareil, ce qui régularise la température et empêche toute rétrogradation.
- Le séchage s’opérant à vases clos, et les gaz nuisibles étant entraînés au dehors par une forte ventilation, les ateliers de fabrication du superphosphate sont devenus beaucoup plus sains et ont permis d’améliorer énormément l’hygiène des ouvriers.
- Le prix de revient du séchage est arrivé à son minimum possible, tant au point de vue de la main-d’œuvre qui est nulle, qu’au point de vue du combustible qui ne dépasse pas la quantité théorique strictement nécessaire à l’évaporation de l’eau qu’il s’agit d’éliminer, soit environ 10 à 12 pour 0 q en poids du produit.
- Il faut, en effet, remarquer que le superphosphate de chaux est un produit très hygrométrique et qu’il est inutile de le sécher à moins d’une teneur de 10 0/q d’humidité, car il reprendrait dans
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- l’atmosphère l’humidité ambiante, jusqu’à ce qu’il revienne à peu près, à cette teneur.
- Comme le produit renferme au moment de sa fabrication 20 à 25 pour cent d’eau, le problème consistait à en enlever 10 à 15 pour cent, sans faire rétrograder l’acide phosphorique soluble, tout en obtenant un prix de revient avantageux et dans des conditions hygiéniques parfaites pour la santé des ouvriers.
- Le problème a été pleinement résolu et la preuve la plus convaincante est que l’appareil de séchage à superphosphate, installé en 1894 à l’usine Lambert et Cie à Chauny, a été ensuite successivement adopté avec l’autorisation de M. Lambert, dans les principales usines françaises de superphosphate.
- M. Lambert a donc, par son invention, non seulement contribué à la prospérité de son établissement industriel de Chauny, mais il a doté l’industrie du superphosphate en France d’un outil indispensable à son développement, et qui a permis d’améliorer l’hygiène (autrefois si mauvaise) des nombreux ouvriers employés actuellement dans les fabriques d’engrais chimiques.
- La production du superphosphate, en France, qui était, en 1894, de 600.000 tonnes, est arrivé aujourd’hui au chiffre de 1.150.000 tonnes.
- Les usines de fabrication du superphosphate, qui ont aujourd’hui adopté le séchoir mécanique du système Lambert, sont très nombreuses.
- COLONIES FRANÇAISES
- La colonie Française de la Réunion était représentée dans le groupe 80 par un exposant :
- M. Jules Salaun de Kmarcal, de Saint-Denis (île de la Réunion) présentait deux sortes d’engrais :
- io Un compost à base de matières fécales ;
- 2° Un engrais saccbarifère pour la culture de la canne à sucre.
- ÉTATS-UNIS
- L’industrie naissante des engrais aux États-Unis était bien présentée :
- M. Germanliali Works, de New-York, nous a montré des engrais potassiques plus spécialement destinés à la culture des tabacs. Afin de bien montrer aux planteurs de tabac l’importance de la potasse dans les engrais destinés à cette plante, il exposait 3 graphiques très suggestifs.
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- Le 1er tableau nous montrait un champ d’une dimension déterminée et donnant sans engrais 21 boisseaux.
- Le 2me tableau nous faisait voir le même champ avec une végétation plus belle et donnant avec un engrais sans potasse 29 boisseaux.
- Le 3me enfin représentait le meme champ portant une récolte merveilleuse et permettant d’obtenir avec des engrais potassiques 61 boisseaux.
- Mayer fertiliser and Junk Company, de Saint-Louis, exposait des engrais plus spécialement destinés aux céréales et surtout au maïs dont la culture prend une extension considérable aux Etats-Unis.
- Ces engrais sont, paraît-il, composés de phosphate de chaux, d’os pulvérisés et de tabac en poudre.
- Les résultats très beaux sur les céréales sont encore beaucoup plus remarquables sur le maïs. On nous a montré des fusées de maïs « Largua » obtenues avec ces engrais et dont les dimensions, le nombre et la grosseur des graines étaient dignes d’attirer l’attention.
- Stand art Guano et Chemical Manufacturiny Company, à la Nouvelle-Orléans (Louisiane),présentait une fort belle exposition d’engrais divers, de produits chimiques, noir animal, sels de potasse et tourteaux.
- Tout cela était bien mis en valeur dans une installation ayant un cachet artistique.
- Cette Maison passe pour être l’une des plus anciennes de l’Amérique, elle a été fondée en 1872 et voit ses produits devenir d’un usage général dans tous les Etats du Sud.
- Cette Compagnie a déjà obtenu plusieurs médailles d’or dans les Expositions Américaines.
- BRÉSIL
- Nous trouvons dans l’Exposition de cette puissance Sud-Américaine deux exposants du groupe 80, ce sont :
- M. Joachim lzola, à San Paulo, et MM. Marchissini Fratelli, à San Paulo.
- L’un et l’autre exposent une collection très complète d’engrais appropriés aux cultures de leur région.
- ALLEMAGNE
- Cet Empire qui a fait une si remarquable exposition dans le groupe 78 ne présente qu’un seul exposant dans le groupe 80.
- Seule la Société allemande d’agriculture à Berlin expose des travaux intéressants sur la consommation de la potasse et l’utilisation des détritus des villes.
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- Mais si cette exposition est unique, nous devons reconnaître qu'elle est très complète et fort remarquable. Ses cartes et albums permettent une vue d’ensemble particulièrement instructive.
- Grâce aux documents très complets qui nous ont été aimablement fournis, il nous sera possible d’entrer dans des détails qui, nous le pensons, ne seront pas sans intérêt.
- Représentation cartographique de la consommation agricole en sels bruts de potasse dans les années 1890, 1894, 1898 et 1902 en Allemagne.
- - La consommation est évaluée à 10.000 hectares de surface utilisée au point de vue agricole, et elle est représentée en 10 graduations.
- La consommation dans l’agriculture allemande s’est élevée, grâce à l’influence de la Société allemande d’agriculture, de 40 millions de kilog. de sels bruts en 1882 à 940 millions de kilog. en 1902. A cela il faut encore ajouter le sel d’engrais renfermant 40 °/o de potasse, qui depuis 1889 est fabriqué pour l’agriculture et qui dans beaucoup de régions d’Allemagne est utilisé à la place du sel brut de potasse. Avec celui-ci la consommation de sel brut de potasse se chiffre ensemble dans l’Empire allemand pour l'année 1902 à 1.079.000 kilog. La consommation la plus forte se fait dans le grand Duché d’Anhalt avec 76 kg. 03 par hectare; la plus faible est dans l’Allemagne du Sud, par exemple en Alsace-Lorraine avec 6 kg. 29 par hectare et dans le Hohenzollern avec 1 kg. 53 par hectare.
- L’Empire allemand avait une consommation moyenne de 21 kg. 65 en 1898 et de 31 kg. 53 en 1902 par hectare de sol utilisé pour l’agriculture.
- 2. Cartes avec dessins sur l’utilisation des déchets des villes pour l’Agriculture.
- La section des engrais de la Société allemande d’agriculture a depuis son existence, tout en s’occupant d’introduire et d’utiliser pratiquement les engrais du commerce, consacré une attention spéciale à l’utilisation des déchets de villes pour l’agriculture. Pour traiter ces questions, on a installé un Comité spécial pour les déchets.
- En outre la Société allemande d’agriculture a entretenu pendant un certain nombre d’années une station d’expériences pour elle seule, qui s’est occupée surtout des questions de l’utilisation des déchets, qui maintenant a été prise par l’Etat et porte le nom d’institut Royal d’essais et d’expériences pour l’approvisionnement en eau et l’éloignement des eaux de déchets. L’album déposé est destiné à montrer
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- les meilleurs moyens d’utilisation des déchets de villes et que la Société d’agriculture allemande a cherché à répandre le plus possible.
- Un tableau de l’année 1895 montre de quelle valeur sont ces déchets. D’après ce tableau leur valeur totale à ce moment représentait une valeur de 267.000 millions de marks, savoir :
- Kilogr.
- Pour une valeur en marks.
- Azote (facilement soluble) 18.000.000............. 218.000.000
- Azote (difficilement soluble) 32.000.000.......... 26.000.000
- Acide phosphorique (facilement soluble) 36.000.000. 15.000.000
- Acide phosphorique (diff. soluble) 28.000 000..... 4.000.000
- Potasse (facilement soluble) 43.000 000........ . 4.000.000
- Potasse (diff. soluble) 9.000.000........... . .. 200.000
- La partie prépondérante de ces valeurs est aujourd’hui perdue, et l’épuisement considérable du sol national ainsi provoqué ne peut être combattu que par de grandes quantités d’engrais, tandis qu’avec une utilisation bien comprise des déchets humains, une partie considérable des engrais serait épargnée ou pourrait être employée plus utilement ailleurs. Les meilleurs procédés montrés dans ces gravures, pour l’utilisation des déchets, n’ont aujourd’hui qu’une extension relativement faible, leur propagation s’accroît cependant d’une manière durable.
- Ainsi on a reçu en 1895 en Allemagne, avec une population de 52 millions, les matières fécales :
- Dans des canaux................. de 4 millions d'habitants
- Dans des cuveaux et des tonnes.. de 2 millions —
- Dans des fosses................. de 46 millions —
- Ces chiAres sont naturellement donnés très approximativement. Ils montrent cependant combien est encore étendu le système des fosses où les matières fécales sont entassées dans des cuves, et ne sont retirées qu’après un certain temps au moyen de pompes ou autre procédé primitif. Il est évident qu’une conservation de cette matière dans le voisinage d’habitations est dangereuse pour l’hygiène et peut, quand la cuve n’est pas étanche, provoquer une infection du sol. De plus, avec ce procédé, les végétaux alimentaires tels que l’azote facilement soluble sont presque complètement perdus. Mais ce n’est que lentement qu’on réussira à supprimer ce procédé dangereux. Le procédé le plus parfait au point de vue esthétique et hygiénique est la canalisation. Mais celle-ci entraîne de grands frais d’installa-
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- tion, de sorte que généralement il n’y a que les villes grandes et riches qui peuvent l’adopter. L’utilisation de ces matières est aussi très diverse. Quelques grandes villes d’Allemagne envoient tout simplement ces matières à des fleuves ou de grands cours d’eau dont l’eau se trouve ainsi empoisonnée ; d’autres villes ont des installations de clarification pour nettoyer autant que possible les ordures ménagères avant leur arrivée aux fleuves. Elles se limitent en partie à:
- L’épuration mécanique en faisant passer les eaux impures à travers des bassins où tous les gros éléments se déposent au fond.
- A d’autres endroits on opère une clarification chimique avec de la chaux et d’autres produits chimiques. Les résidus boueux obtenus avec ce procédé n’ont qu’une faible valeur comme engrais, parce qu’il leur manque tous les éléments nutritifs facilement solubles et qu’ils ne comportent ainsi qu’un prix de transport peu élevé. Malheureusement ces résidus sont mis en vente en bien des endroits d’une manière malhonnête sous le nom de poudrette. De plus l’infection des fleuves malgré la clarification est encore considérable. La meilleure utilisation agricole et la plus hygiénique consiste dans l’emploi des matières fécales flottantes par l’irrigation : les matières fécales contenues dans de larges conduites tubulaires sont entraînées par le système de canalisation de la ville jusqu’à ce qu’on appelle les terres d’épandage ; et là elles arrivent pour être utilisées sur les surfaces installées pour l’épandage. L’exploitation des terrains d’irrigation de la ville de Berlin est sans doute la plus importante en son genre ; l’album renferme 8 vues de ses terrains d’irrigation. Les tuyaux distribués partout montrent quelle grande quantité de gadoues arrivent vers les divers compartiments, de sorte que la distribution sur les champs peuts’opérer proportionnellement. Les éléments les plusgros sont retenus à l’orifice dans des récepteurs à vasque et alors les ordures sont distribuées sur les surfaces. L’eau en excédent est expulsée par drainage. Dans bien des cas ces eaux de drainage qui contiennent une assez forte quantité de salpêtre et autres matières facilement solubles sont employées à une dernière irrigation pour obtenir une épuration complète. Les champs d’irrigation de Berlin renfermaient en 1902 en tout 12.737 hectares dont 6.764 hectares étaient installés pour l’irrigation et 5.973 hectares étaient utilisés comme routes, prairies naturelles, champs, etc. Ces surfaces furent divisées comme suit.
- 1° 1.537 hectares en prairies ;
- 2° 127 — en plantes oléagineuses ;
- 3° 2.988 en céréales ;
- 4° 878 en légumes ;
- 5° 195 en pépinières et potagers.
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- Les récoltes en herbe sont surtout très élevées, car le ray-grass italien qui est récolté donne 5 à 7 coupes et les quantités ainsi récoltées pour un hectare sont de 56.889 kilos. D’ailleurs l’importance des récoltes est multipliée par le surfumage, ce qui nuit au développement du blé. Dans l’année 1901-02 on apporta en tout 83.721.323 mètres cubes de gadoues sur les terrains d’irrigation, ce qui fait par hectare pour l’année 12.488 mètres cubes. La statistique très complète des « Rapports de la Députation pour les travaux de canalisation municipale et les champs d’irrigation de Berlin » apporte, entre autres, cette preuve importante que le nombre des maladies et décès dans le territoire de ces terrains d’irrigation n’a rien d’extraordinaire et qu’ainsi l’exploitation des champs d’irrigation répond à toutes les conditions hygiéniques.
- Alors on a tâché de perfectionner encore ces systèmes d’irrigation parce que avec l’ancien procédé, à Berlin par exemple, les substances alimentaires pour l’agriculture ne sont pas suffisamment exploitées, parce que les surfaces des champs d’irrigation sont relativement trop petites et que de pareilles exploitations agricoles muni-pales occasionnent des dépenses considérables. Un essai de ce genre pour simplifier l’irrigation a eu lieu principalement à Edouardsfeld près Posen.
- A Posen la canalisation flottante n’est pas encore introduite. Les matières fécales provenant des cuves sont accumulées dans un bassin et de là on les refoule vers la propriété d’Edouardsfeld. Alors a lieu la distribution non pas au moyen de fossés et sur des surfaces préparées, mais par des conduits en fer facilement déplaçables et enfin par des tuyaux en cuir, au moyen desquels les matières fécales flottantes sont dispersées et distribuées à l’épaisseur voulue. Comme ici toute la préparation est supprimée les frais naturellement sont beaucoup moindres. De même au point de vue hygiénique ce procédé n’a pas de désavantage particulier vis-à-vis l’irrigation, et quelques autres villes d’Allemagne sont sur le point d’adopter ce procédé.
- Pour la plupart des villes de moyenne ou de petite importance l’introduction de la canalisation flottante est impossible pour des raisons financières ou techniques, et comme le système de cuves présente les inconvénients manifestes dont il a été parlé, ces villes sont obligées d’employer des cuveaux ou des tonnes pour le transport de la vidange. Or, on a fait en Allemagne des efforts sérieux pour transformer ces matières recueillies dans des cuveaux en un engrais sec facilement répandable et expédiable et qu’on appelle poudrette.
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- Dans la marche de la fabrication les cuveaux sont vidés dans la salle d’arrivée et on les y nettoie, puis les matières sont bien mélangées et on en met un mètre cube dans un récipient spécial avec environ 18 à 20 kilos d’acide sulfurique à 60 Baumé. Cette addition a pour but, quand on continue le séchage, d’empêcher les pertes en azote en retenant l’ammoniaque. Après réchauffement préparatoire, les matières sont comprimées à travers des appareils de vaporisation, puis elles passent à travers des appareils de réduction où on les fait mou voir au moyen de vis sans fin, et enfin elles arrivent aux étuves. Une fois que le refroidissement a eu lieu, la poudrette est tamisée, broyée et mise dans des sacs
- Mais jusqu’à présent la fabrication des sacs ne s’est introduite que lentement et il faut que les matières fécales soient employées humides pour être transformées en engrais. Or, la Société agricole allemande après de longs essais s’est donnée particulièrement à tâche d’introduire le système de cuveaux, et c’est un procédé dans lequel déjà dans les water-closets on ajoute aux matières de fortes quantités de tourbe. Cette addition a pour but d’enlever toute odeur aux matières fécales et d’empêcher le développement des germes morbides. Pour l’agriculture l’emploi de la tourbe a cet avantage qu’il empêche la putréfaction et qu’il maintient les combinaisons d’azote si volatiles. Pour aider à l’introduction et au bon traitement de ce procédé dans les villes d’importance moyenne et petite, la Société allemande d’agriculture avait offert un prix.
- Les cuves nettoyées sont remplies d’une petite quantité de poudre de tourbe.
- Les avantages de ce procédé sont de plus en plus connus, et le système à cuveaux qu’on change avec emploi de tourbe remplace de plus en plus le système des cuves.
- Les ordures ménagères constituent les déchets les plus difficilement utilisables. Nous comprenons dans cette classification tous les déchets du ménage tels que: cendre, restes de table, papier, etc., enfin tous déchets qui ne sont pas des matières fécales. Malheureusement ces ordures sont employées dans le voisinage d’habitations pour combler des bas-fonds, ce qui est très mauvais au point de vue hygiénique. Ce que l’on appelle la combustion des ordures ménagères (qui se fait en quelques villes d’Angleterre) n’est introduit qu’à Hambourg depuis un temps un peu long, mais dans d’autres petites villes il est tout récent.
- Cette combustion rencontre un obstacle considérable en ce que les ordures ménagères, pour bien brûler ou bien fondre, ont besoin
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- d’une addition considérable de combustible et qu’ainsi le procédé coûte très cher.
- Dans les environs de Berlin surtout on emploie les ordures ménagères pour l’exhaussement et l’amélioration des surfaces basses et marécageuses vers lesquelles les ordures ménagères sont amenées par chemin de fer ou par des canaux. Tout dernièrement on a imaginé des moyens d’utilisation encore meilleurs, par exemple à Puch-heim, près Munich. Dans une fabrique spéciale on tamise le contenu des chargements d’ordures amenés par le chemin de fer ; les parties les plus fines, surtout les cendres, peuvent alors être employées à des améliorations agricoles sans les matières encombrantes nuisibles.. Quant à ces matières encombrantes telles que les métaux, le verre, le papier, on les nettoie, on les assortit d’après leur matière première et on les livre aux industries correspondantes, fabriques de verre, de papier, etc... La Société de Chariot!enbourg travaille aussi avec le système de séparation d’après lequel, dans des caisses à ordures qui sont livrées gratuitement par la Société, les ménagères ramassent séparément la cendre, les restes de table, etc. La cendre est livrée immédiatement pour les travaux d’amélioration agricole, les restes de table sont employés à l’engraissement des porcs, et les matières encombrantes sont nettoyées et triées.
- On a calculé qu’une ville comme Berlin de 2 millions d’habitants produit chaque jour 2.000 quintaux de restes de repas avec lesquels on peut, chaque année, engraisser 100.000 porcs représentant une valeur de 8.000 000 de marks. Les déchets utilisables industriellement doivent certainement se monter à un chiffre de 3.000.000 de quintaux représentant une valeur de plus d’un million de marcks, de sorte que sans tenir compte de la cendre utilisable comme moyen d’amélioration, la valeur des ordures ménagères représenterait pour une année 9 millions de marks.
- Une partie importante de l’utilisation des déchets consiste aussi dans l’enlèvement, dans les meilleures conditions possibles d’hygiène, des cadavres d’animaux qui, dans les anciens établissements d’équarrissage, étaient écorchés et bouillis, mais dans les établissements modernes et parfaits au point de vue technique, ces cadavres sont cuits pendant plusieurs heures sous une haute pression et sont transformés en résidus de viande, gélatine et gras. Dans tous les grands établissements on a, en outre, pris toutes les précautions pour éviter toutes impuretés en cas d’épidémie, de manière que les cadavres tout entiers soient mis intacts dans l’appareil et puissent être travaillés, tandis qu’ordinairement les cadavres sont écorchés pour utiliser les peaux et sont divisés en plusieurs morceaux pour que l’appareil soit
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- mieux chargé. Dans ces établissements on travaille chaque année environ 6.000.000 kilogr. de matière brute donnant 600.000 kilogr. de gras représentant une valeur de vente de 45 à 50 marks les 100 kilog. et 1.500.000 kilog. de poudre de viande, d’une valeur de 12 à 15 marks par 100 kilog. Cette poudre de viande s’emploie comme poudre à fourrage ou même comme engrais. Le gras et la gélatine servent pour d’autres industries.
- Les albums que nous avons consultés sont appropriés pour donner une vue d’ensemble des efforts qui ont été faits en vue d’une utilisation aussi grande et aussi digne que possible d’un pays d’une ancienne civilisation.
- JAPON
- Ce peuple qui, après les Etats-Unis, avait à Saint-Louis une des expositions les plus intéressantes tant par le nombre des exposants que parja variété et le goût fin de ses produits, a fait preuve d’une force d’expansion extraordinaire.
- On ne se serait pas douté, en visitant des merveilleux palais remplis de produits les plus divers de l’industrie et de l’art japonais et présentés par des milliers d’exposants, qu’un tel peuple, qui faisait à Saint-Louis si belle figure, était aux prises avec un ennemi formidable et engagé dans une guerre particulièrement meurtrière.
- Aussi n’avons-nous pas été peu surpris de voir le Japon représenté dans le groupe 80, où tant de nations européennes et des plus importantes n’ont pas exposé.
- L’Osaka Alkali Joint stock Company, à Osaka, expose une belle collection d’engrais et de superphosphates.
- Cette « Company » fondée d’hier a progressé avec une rapidité vertigineuse. En feuilletant ses albums nous voyons l’augmentation annuelle et régulière de ses affaires et constatons qu’en 1903 elle accuse une production annuelle d’engrais pour une valeur de 2.500.000 yen, soit 6.250.000 francs.
- PORTUGAL
- Deux exposants représentent le Portugal dans le groupe 80; ce sont : MM. Backofen Henry et Company à Lisbonne et la Companhia Il nias Fabril également à Lisbonne, qui l’un et l’autre nous montrent une collection très complète d’engrais chimiques.
- BELGIQUE
- La production des engrais chimiques dans ce pays se développe continuellement, grâce aux progrès de la culture scientifique et à
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- l’adoption déplus en plus générale des progrès scientifiques en agriculture.
- Il n’y a pas moins de 129 usines employant plus de 2.000 personnes et dépensant une force motrice de 723 chevaux. Les principaux produits de ces usines sont du sulfate et du chlorure d’ammoniac, du nitrate de soude et surtout du superphosphate de chaux obtenu par l’action de l’acide sulfurique sur du phosphate neutre.
- Ce dernier se trouve en abondance et très pur dans les bassins de Mons et de Liège.
- La production du superphosphate atteint 250.000 tonnes par an dont la moitié est envoyée à l’Etranger.
- Ces usines fournissent des superphosphates de toutes richesses de 8 à 20 et même 40 0/0.
- Dans les usines à gélatine on produit aussi du phosphate d’os (tribasique).
- Enfin nous pouvons mentionner la scorie basique contenant le phosphore qu’on élimine dans la fusion du fer par le procédé Thomas Gilchst, et qui, une fois pulvérisé, se vend comme engrais phosphaté neutre.
- Ces renseignements ont été puisés sur les tableaux et les albums exposés dans le pavillon Belge et mis à notre disposition par M. le Commissaire général de la Belgique qui a bien voulu les compléter oralement avec la meilleure grâce.
- JURY DES RÉCOMPENSES
- Il nous reste à donner la composition du Jury du groupe 80 qui se composait de :
- MM. le Professeur Wittmark, Président.
- — Oscar Thompson, Membre
- — Léon Pouillon, —
- Laura Yiadas, —
- — Samuel L. Patterson, —
- — A. C. Raleigh, —
- RÉCOMPENSE
- SECTION FRANÇAISE
- Médaille d’Or. — M. Emile Lambert, 20, boulevard St-Germain, Paris.
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- TOURS, IMPRIMERIE TOURANGELLE 20-22, RUE DE LA PRÉFECTURE
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