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L'électricité à l'Exposition universelle et internationale de Liège (1905)
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- L’Électricité à l’Exposition
- Universelle et internationale
- de Liège (i9°5)
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- TOURS, IMPRIMERIE DESLIS FRÈRES.
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- 8° Xa* éZÎ,
- L’Electricité
- à l'Exposition
- UNIVERSELLE et INTERNATIONALE
- de Liège
- ( 1P 05)
- PAR
- xJ~A. MONTPELLIER
- RÉDACTEUR EN CHEF DE l’ « ÉLECTRICIEN » RAPPORTEUR GÉNÉRAL DU GROUPE DE L'ÉLECTRICITÉ
- avec une introduction
- Par Eug. SARTIAUX
- PRÉSIDENT du comité
- DU GROUPE V (ÉLECTRICITÉ) A L'EXPOSITION DE LIÈGE
- SECTION FRANÇAISE
- PARIS
- H. DUNOD et E. PINAT
- libraires-éditeurs
- 49, Quai des Grands-Augustins, 49
- BRUXELLES RAM LOT FRÈRES et SŒURS
- 1906
- LIBRAIRES-EDITEURS
- 25, rue Grétry, 25
- Droits de traduction et de reproduction réservés.
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- INTRODUCTION
- A l'occasion du 75e anniversaire de la proclamation de son indépendance, la Belgique avait organisé à Liège une Exposition Universelle et Internationale qui s’est ouverte au mois d avril 1905.
- Cette Exposition, qui couvrait une etendue déplus de /O hectares, comprenait cent palais, pavillons ou installations diverses, représentant un ensemble d’espaces couverts de plus de 130000 mètres carrés, avec 14000 exposants appartenant à 32 nations étrangères.
- La France, qui avait participé à l’émancipation de la Belgique en lui apportant le secours de ses armes, ne pouvait faire autrement que de donner elle-même son concours à cette manifestation si imposante.
- La section française occupait plus de 32 000 mètres carrés de superficie avec un peu plus de 8 000 exposants. « Jamais participation française dans aucune autre exposition en pays étranger n a atteint de pareils chiffres »,adit l’un des représentants du Gouvernement français1, dans un des nombreux banquets auxquels les Français ont assisté.
- M. Trouillot, Ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et des Télégraphes, désigna M. F. Chapsal, Directeur du Commerce et de l’Industrie, comme Commissaire général du Gouvernement français à Liège, et confia au Comité français des Expositions à 1 étranger l’organisation générale de la Section Française.
- Plus tard, M. Trouillot fut remplacé par M. Dubief qui confirma 1 organisation de son prédécesseur.
- C’est sous la haute direction des personnalités dont les noms suivent que fut organisée la section française.
- M. Chapsal, Commissaire Général.
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- VI
- INTRODUCTION
- COMMISSAIRE GÉNÉRAL DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS
- M. F. Ghapsal, Maître des requêtes honoraire au Conseil d’Etat, Directeur du Commerce et de l’Industrie.
- COMITÉ D’ORGANISATION DE LA SECTION FRANÇAISE
- M. Pinard (A.), président;
- M. Layus (Lucien), premier vice-président;
- MM. Hetzel (Louis), Dehaitre (Fernand), Sartiaux (Eugène), Rives (Gustave), Poupinel (Paul), Turpin (Henry), Gruner (Édouard), Legrand (Charles), Per-doux (Léon), Lefebvre (Georges), Boin (Georges), Général Ricq, vice-présidents ;
- M. Morel (François), secrétaire général;
- M. Grodet, trésorier;
- M. E.-Ch. de Montarnal, architecte en chef de la Section française.
- CLASSIFICATION
- La classification générale de l’Exposition de Liège comportait 21 groupes et 128 classes.
- Le groupe Y était affecté à l’Electricité et comprenait 5 classes, savoir :
- Classe 23. — Production et utilisation mécanique de l’Electricité ;
- Classe 24. — Electrochimie;
- Classe 25. — Eclairage électrique;
- Classe 26. — Télégraphie et téléphonie ;
- Classe 27. — Applications diverses de l’Électricité.
- Organisation du groupe de rÉlectricité. — Le Comité français des Expositions à l’étranger, d’accord avec le Commissaire Général, confia à un Comité spécial l’organisation et l’installation du Groupe de l’Électricité.
- Ce Comité se subdivisa lui-même en cinq comités de classes correspondant aux divisions ci-dessus indiquées.
- Voici la composition de ces différents Comités :
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- INTRODUCTION
- Vil
- GROUPE Y. — ÉLECTRICITÉ
- Comité d’organisation et d’installation
- COMITÉ DE GROUPE
- Président : M. Sartiaux (Eugène), ingénieur électricien.
- Secrétaire général : M. Robard (René), ingénieur, administrateur délégué de la Société l’Eclairage électrique.
- Secrétaire-rapporteur : M. Holzschuch (Jacques), ingénieur, inspecteur des services techniques de l’exploitation de la Compagnie des Chemins de fer du Nord.
- Trésorier : M. Mascart (Léon), directeur de la Société des établissements Henry Lepaute.
- Architecte : M. Guillaume (Albert).
- CLASSE 23
- PRODUCTION ET UTILISATION MECANIQUE DE L ELECTRICITE
- Président : M. Javaux (Émilei, administrateur-directeur de la Société
- Gramme.
- Vice-président : M. Bernheim (Edmond), administrateur délégué de la Société fl Applications industrielles.
- Rapporteur : M. Bachelier (Émile), directeur général de la Compagnie générale de distribution d’énergie électrique.
- Secrétaire : N...
- Membres : MM. Hillairet (André), ingénieur constructeur; — Harlé (Émile), ancien ingénieur des Ponts et Chaussées, associé gérant de la maison Sautter aile et Cie;—Leblanc (Maurice), ingénieur électricien, conseil de la Société anonyme Westinghouse;— Labour (Édouard), directeur technique de la Société Eclairage électrique»; — Loménie (Ch. de), administrateur de la Compagnie rançaise pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston; — Le Ciiatelier ( muis), ingénieur des Mines, président du Conseil d’administration de la Société rançaise de constructions mécaniques (anciens établissements Cail); — Risler i ustave), ingénieur des Arts et Manufactures, directeur à la Société indus-nelle des Téléphones; — Simonet (Jules), directeur général de la Société de onstructions électriques et de Traction « la Française Électrique ».
- CLASSE 24
- ÉLECTROCHIMIE
- Président : M. Bancelin (Edme), ingénieur électricien.
- Vice-présidents :M. Bethmont, administrateur delà Société d’Électro-métallur gie de Dives; — M. Street (Charles), administrateur délégué de laSociété anonyme w le Cai’bone ».
- Rapporteur : M. Dary (Georges), rédacteur à la Direction de l’Enseignement scientifique au Ministère de l’Instruction publique, secrétaire de la rédaction de VElectricien.
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- VIII
- INTRODUCTION
- Secrétaire : M. Lavezzari (André), administrateur de la Compagnie française de l'accumulateur « Aigle •>, directeur des ateliers Frielmann.
- Membres : MM. Berges (Georges), constructeur électricien; — Comberousse (Denis), sous-directeur général de la Société anonyme des Manufactures de glaces et produits chimiques de Saint-Gobain, Chauny etCirey; — GALL(Henri), administrateur de la Société d’électrochimie; — Geoffroy (Eugène), manufacturier (câbles); — Getting (Édouard), administrateur directeur delà Compagnie française de charbons pour l’électricité; — Gin (Gustave), administrateur délégué de la Société des procédés Gin pour la métallurgie électrique ; — Grosjean (Albert), directeur et fondé de pouvoirs de la maison Leclanché et C1-;— Keller (Charles), directeur technique de la Compagnie électro-thermique Keller, Leleux et Cie; — La Ville le Roulx (Pierre de), directeur de la Société pour le travail électrique des métaux; — Leclanché (Maurice), administrateur de la maison Leclanché et Cie; — Worms (Jacques), ingénieur de la Société le Carbone.
- CLASSE 25
- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Président : M. Cance (Alexis), ingénieur électricien, associé de la maison Cance et fils et Cie.
- Vice-président : Friésé (Paul), architecte, ingénieur civil.
- Rapporteur : Güinier (Édouard), constructeur électricien, fabricant de bronzes d’art et d’éclairage.
- Secrétaire : Zetter (Charles), directeur de la Compagnie d’appareillage électrique Grivolas, Sage et Grillet.
- Membres : MM. Bardon (Louis), constructeur électricien. — Beau (Henri), entrepreneur d’éclairage électrique, fabricant de lustres d’art; — Bénard (Henri), ingénieur de la maison Barbier, Bénard et Turenne, constructeurs de phares;
- — Cahen (Émile), directeur général de la Société d’électricité et d’automobiles Mors; — Cance fils, constructeur électricien; — Courtois (Gabriel), directeur de l’usine de constructions électriques de la Société industrielle des Téléphones;
- — Nelson-Uhry (Emmanuel), ingénieur à la Compagnie anonyme Westinghouse, administrateur de la Compagnie française des Perles électriques Weissmann;
- — Roux (Gaston), directeur du Bureau de Contrôle des installations électriques;
- — Silva (André), constructeur électricien, de la maison Paz et Silva; — Véry (Hector), constructeur électricien; — Védqvelli (Édouard), administrateur délégué de la Compagnie générale de constructions électriques; — Weissmann (Gustave), administrateur de la Compagnie française des Perles électriques Weissmann.
- CLASSE 26
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Président : M. Mildé (Charles), ingénieur électricien.
- Vice-président : M. Meyer-May (Albert), directeur du Service des Constructions électriques à la Société industrielle des Téléphones.
- Rapporteur : M. Dennery (Alfred), ingénieur des Postes et des Télégraphes.
- Secrétaire : M. Darras (Alphonse), ingénieur constructeur.
- Membres : MM. Burgunder(Alfred),constructeur électricien;—Conrad (Georges), directeur de la Verrerie de Folembray (Aisne); — Ducousso (Th.), ingénieur; — Laroze, ingénieur des Postes et Télégraphes; — Mambret (Georges), constructeur d’instruments de précision; — Parvillée (Achille), ingénieur constructeur;
- — Pasquet, sous-chef de bureau au sous-secrétariat d’État des Postes et Télé-
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-
- INTRODUCTION
- IX
- graphes; — Rochefort (Octave), directeur technique du service d exploitation des brevets Rochefort (Société Mors);— Viardot (Charles), directeur de 1 Association coopérative productive des ouvriers en instruments de précision.
- CLASSE 27
- APPLICATIONS DIVERSES DE L’ÉLECTRICITÉ
- Président : M. Dumont (Georges), ingénieur, président de l’Association des Industriels de France contre les accidents du travail.
- Vice-président : M. Richard (Jules), ingénieur, constructeur d appareils de précision.
- Rapporteur : M. Clerc (Louis), chef de l’exploitation du secteur Edison.
- Secrétaire : M. Gaiffe (Georges), ingénieur-électricien, constructeur.
- Membres : MM. Adnet (Émile), Instruments de chimie; — Arnoux (René), ingénieur constructeur de la maison Chauvin et Arnoux; •— Baignères (François), sous-ingénieur des Services techniques de l’exploitation des chemins de fer de l’Est; — Brocq (François), directeur de la Compagnie des compteurs et matériel d’usines; — Charliat (Alexandre), ingénieur des Arts etManufactures, directeur de l’École pratique d’électricité industrielle; —Chateau (Cyprien), constructeur, de la maison Château frère et Cie, constructeurs mécaniciens; — Ducretet (Eugène), constructeur électricien; — Montpellier (Jules), rédacteur en chef de l'Électricien, inspecteur adjoint au directeur de l’École professionnelle supérieure des Postes et Télégraphes; - Radiguet (Arthur), constructeur d’instruments pour les sciences, de la maison Radiguet et Massiot; — Schuler (Paul), ingénieur de la Compagnie continentale Edison.
- “ Installation. — La Section d’Électricité était installée partie dans la Halle des Machines, partie dans les Halles de 1 Industrie.
- L’énergie électrique, destinée à distribuer l’éclairage et la force motrice dans l’étendue de la Section française, était fournie par des groupes électrogènes appartenant aux maisons ci-après : Sautter, Harlé et Cie, — Société d’Applications industrielles et MM. Weyher et Richemond, — Société l’Éclairage Électrique et MM. Delaunay-Belleville, —Société anonyme Westinghouse et la Société française de constructions mécaniques, —Société Égyptienne d’Électricité, — la Française Électrique, — la Société Gramme.
- Les groupes électrogènes pouvaient fournir, à pleine charge, environ 3000 kilowatts soit en courant continu, soit en courants alternatifs triphasés à haute tension, transformés en courant alternatif à basse tension. Deux tableaux de distribution parfaitement installés à proximité de ces groupes répartissaient ces courants dans les diverses classes de la Section française où pouvaient être allumées plus de 2000 lampes à incandescence de 5, 10, 16 ou 32 bougies, ainsi que 150 lampes à arc. Cet éclairage était réparti dans les deux Salons de France, dans le Salon de la Couture, dans
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- X
- INTRODUCTION
- la, Section de Photographie, dans les attractions de la Classe des Industries accessoires du vêtement et dans le Cinématographe des Chemins de fer français. Le nombre des moteurs électriques qui actionnaient diverses machines n’était pas inférieur à cinquante.
- Les exposants du Groupe de l’Électricité étaient au nombre de 153 ; leurs installations occupaient 620 mètres carrés dans la Halle des Machines et 1050 mètres carrés dans les Halles de l’Indus-dustrie, soit au total près de 1 700 mètres carrés.
- Un certain nombre de maisons de construction avaient bien voulu mettre gracieusement à la disposition du Président du Groupe le matériel et les appareils ci-après :
- Les conducteurs nus, pour les conducteurs de haute et de basse tension, avaient été prêtés par la Compagnie des Tréfileries du Havre (anciens établissements Lazare Weiller) ;
- Les câbles isolés, pour les circuits à haute et à basse tension, par la Compagnie India Ruber, la Compagnie Générale de Constructions électriques, MM. G. et H.-B. de La Mathe, MM. Geoffroy et De-lore, M. A. Grammont, la Société alsacienne de Constructions mécaniques et la Société industrielle des Téléphones ;
- Les transformateurs du courant à haute tension en basse tension, par la Société d’Applications Industrielles, la Société « l’Éclairage électrique » et la Société Gramme ;
- Les tableaux de distribution à haute et à basse tension, par la Société d'appareillage électrique Grivolas et la Société industrielle des Téléphones.
- La Société française de constructions mécaniques (anciens Établissements Cail) et la Société anonyme Westinghouse, la Société « l’Éclairage électrique » et la Société anonyme des Établissements Delaunay-Belleville, avaient obligeamment donné dans leur stand le terrain nécessaire pour recevoir les deux tableaux ci-dessus.
- Les appareils de mesure, par MM. Carpentier, Chauvin et Arnoux, la Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz, MM. Graindorge et Jules Richard;
- Les compteurs, par la Compagnie française des compteurs Aron, la Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz, la Compagnie anonyme Continentale pour la fabrication des compteurs ;
- Les interrupteurs et coupe-circuit des branchements à basse tension, par la Société d’Appareillage électrique Grivolas ;
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- INTRODUCTION
- XI
- Les interrupteurs, coupe-circuit et disjoncteurs à haute tension, parla Société industrielle des Téléphones;
- Les appareils de mise à la terre et les parafoudres des lignes à haute tension, parla Société « l’Éclairage Électrique » ;
- Les appareils téléphoniques, par MM» Ch. Mildé fils et Cie et la Société industrielle des Téléphones.
- En outre, la Compagnie française des Perles électriques Weiss-mann, MM. Paz et Silva et M. H. Véry avaient prêté et installé à leurs frais les trois portiques décoratifs et lumineux installés aux entrées principales du groupe.
- La maison Barbier, Bénard et Turenne avait mis à la disposition du Comité les phares qui éclairaient l’entrée de 1 Exposition, et la maison Bisson, Bergès et Cie un certain nombre de lampes de son système pour éclairer la salle du cinématographe des chemins de fer français.
- Le mobilier du Salon provenait de MM. A.-F. Dupont et Cie; les menuiseries, les tentures, les peintures, les tapis et les écussons avaient été fournis et posés par la maison Wallart et la frise décorative, par M. Lacoste.
- Enfin, M. E. Herbet, ingénieur principal, secondé par M. Brüll, ingénieur adjoint, avait été chargé de l’organisation matérielle de l’Exposition du groupe Y. Nous tenons à les remercier du concours dévoué qu’ils n’ont cessé, pendant toute la durée de 1 Exposition, de prêter au Président et aux exposants eux-mêmes.
- Je ne dois pas non plus oublier notre éminent architecte M. Guillaume, dont le concours si précieux a permis de donner à l’Exposition du groupe un cachet artistique particulièrement remarqué.
- JURY DES RÉCOMPENSES
- Par arrêté en date du 18 juillet 1905, M. le Ministre du Commerce désigna, pour faire partie du Jury du groupe Y, les personnalités ci-après :
- CLASSE 23
- PRODUCTION ET UTILISATION MECANIQUE DE L’ÉLECTRICITÉ
- Titulaires. —MM. Harlé (Emile), constructeur (maison Sautter-Harlé), àParis'; — Javaux (Emile), administrateur, directeur de la Société Gramme, à Paris
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- XII
- INTRODUCTION
- Expert. — M. Simonet 1 (Jules), ingénieur, directeur général de la «Française Electrique », à Paris.
- CLASSE 24 ÉLECTROCHIMIE
- Titulaires. — MM. Bethmont (Daniel), administrateur de la Société l’Electro-Métallurgie de Dives à Paris; — Fredet (Henri), ingénieur, constructeur d’accumulateurs électriques au sulfhydrate d’ammoniaque, à Brignoud (Isère).
- Expert. — M. Leclanché (Maurice), électricien, à Paris.
- CLASSE 25
- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Titulaire. — M. Sartiaux (Eugène), ingénieur électricien, à Paris.
- Suppléant. — M. Robard (René), ingénieur administrateur de la Société « l’Eclairage Electrique », à Paris.
- Expert. — M. Cance (Alexis), électricien, à Paris.
- CLASSE 26 .
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Titulaire. — M. Meyer-May (Albert), directeur du service des constructions électriques à la Société industrielle des téléphones, à Paris.
- Suppléant. — M. Pasquet, sous-chef de bureau au Sous-Secrétariat des Postes et des Télégraphes, à Paris.
- Expert. — M. Darras (Alphonse), ingénieur constructeur, à Paris.
- CLASSE 27
- APPLICATIONS DIVERSES DE I,’ÉLECTRICITÉ
- Titulaires. — MM. Dumont (Georges), ingénieur à Paris ; — Richard (Jules), ingénieur constructeur à Paris; — Mascart (Léon) fils, directeur de la Société des établissements Henry Lepaute, à Paris ; — Holzschuch (Jacques), ingénieur des Arts et Manufactures, inspecteur des services techniques de l’Exploitation de la Compagnie des Chemins de fer du Nord, à Paris.
- Les membres du Jury se rendirent à Liège, au commencement du mois d’août, pour se réunir à leurs collègues des autres nations et constituer le Jury international des récompenses.
- Ce Jury fut définitivement établi de la manière suivante :
- CLASSE 23
- PRODUCTION ET UTILISATION MÉCANIQUES DE L’ÉLECTRICITÉ
- Belgique. — Président : M. Gérard (Ernest), inspecteur général, chef du cabinet du Ministre des Chemins de fer, Postes et Télégraphes, à Bruxelles.
- Allemagne et France. — Vice-présidents : MM. Dr Feldmann (Clarence), professeur à l’Académie royale technique à Delft ; — Harlé (Emile), constructeur (maison Sautter-Harlé), à Paris.
- 1. Les experts ont été choisis parle jury de chaque classe.
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- INTRODUCTION
- XIII
- Belgique. — Secrétaire rapporteur : M. L’Hoest (Gustave), ingénieur en chef, inspecteur de direction à l’Administration des Chemins de fer de 1 Etat, à Bruxelles.
- JURÉS TITULAIRES
- Angleterre. — M. le baron de Calwaert, à Liège.
- Belgique. — MM. Dulait (Julien), ingénieur administrateur gérant de la Société anonyme de Constructions électriques de Charleroi, à Montigny-le-Tilleul, près Charleroi ; — Pieper (Henri), administrateur délégué, directeur général de la Société anonyme, la Compagnie internationale d’électricité, a Liège.
- France. — M. Javxux (Emile), ingénieur, directeur de la Société Gramme, à Paris.
- Suède. — M. Wikander, à Dusseldorf.
- JURÉS SUPPLÉANTS
- Belgique. — MM. Mélotte (Félix), ingénieur, directeur technique des ateliers Jaspar a Liège ; — Piérard (Emile), ingénieur principal a 1 Administration des télégraphes, professeur à l’Université libre de Bruxelles, à Bruxelles.
- EXPERT
- , France. — M. Simonet (Jules), ingénieur, directeur général de « la Française Électrique », à Paris.
- CLASSE 2i
- ÉLECTROCHIMIE
- France. — Président : M. Bethmont (Daniel), administrateur de la Société t Electro-Métallurgie de Dives, à Paris.
- Belgique. — Vice-président : M. Gillon (G.), professeur à 1 Université catho-lique de Louvain, à Louvain.
- France. — Secrétaire rapporteur : M. Fredet (Henri), ingénieur électricien, à Brignoud (Isère).
- juré titulaire
- Belgique. — M. Alker (Ch.), ingénieur électricien, à Bruxelles.
- JURÉ SUPPLÉANT
- Belgique. — M. Laneau (Maurice), ingénieur civil des mines, ingénieur électricien, à Bruxelles.
- expert
- France. — M. Leclanché (Maurice), industriel électricien, fondateur de la Maison Leclanché et Cie, à Paris.
- CLASSE 25
- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- France. — Président : M. Sartiaux (Eugène), ingénieur électricien, à Paris.. Allemagne. — Vice-président : M. le Dr Wedding, professeur à l’Académie royale technique, à Charlottenburg.
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- XIV
- INTRODUCTION
- Belgique. — Secrétaire rapporteur : M. Henrion (Albert), ingénieur en chef du service du gaz et de l’électricité de la ville de Liège, à Liège.
- juré titulaire
- Belgique. — M. Bède (Émile), ingénieur, ancien professeur à l’Université de Liège, à Bruxelles.
- jurés suppléants
- Belgique. — M. Lacomblé (Édouard), ingénieur électricien de la ville de Bruxelles, à Bruxelles.
- France. — M. Robard (René), ingénieur, administrateur de la Société « l’Eclairage électrique », à Paris.
- EXPERT
- France. — M. Cance (Alexis), constructeur électricien, de la maison Cance et fils et Cie, à Paris.
- CLASSE 26
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Belgique. —- Président : M. Lambotte (Lucien), ingénieur en chef, directeur du service à l’Administration des télégraphes, à Liège.
- Angleterre et France. — Vice-présidents : MM. Boulvin (Roch), ingénieur, à Bruxelles ; Meyer-May (Albert), directeur du service des Constructions électriques, à la Société industrielle des Téléphones, à Paris.
- Belgique. — Secrétaire rapporteur : M. Roosen (Alfred), ingénieur en chef, inspecteur de direction à l’Administration des Télégraphes, à Bruxelles.
- juré titulaire
- Allemagne. — M. le Dp Berger, ingénieur des télégraphes, à Berlin-Reichspos-tamt.
- JURÉS SUPPLÉANTS
- Belgique. — M. Dussart (C.), ingénieur à l’Administration des Télégraphes, à Liège.
- France. — M. Pasquet (Louis), sous-chef de bureau au Sous-Secrétariat d’Etat des Postes et Télégraphes, à Paris.
- EXPERT
- France. — M. Darras (Alphonse), ingénieur constructeur, à Paris.
- CLASSE 27
- APPLICATIONS DIVERSES DE L’ÉLECTRICITÉ
- France. — Président : M. Dumont (Georges), ingénieur électricien, à Paris. Belgique. — Vice-président : M. Libert (Joseph), inspecteur général des mines et ingénieur électricien, à Liège.
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- INTRODUCTION
- XV
- Belgique et France. —Secrétaires rapporteurs : MM. De Bast (Orner), ingénieur, sous-directeur de l’Institut Montefiore, à Liège ; — Holzschuch (Jacques), ingénieur des Arts et Manufactures, inspecteur des Services techniques de 1 Exploitation de la Compagnie des Chemins de fer du Nord, à Paris.
- JURÉS TITULAIRES
- Allemagne. — M. le Dp Wirtz, professeur à l’Académie technique, à Darmstadt.
- France. — MM. Mascart(Léon) fils, directeur de la Société des Etablissements Henry Lepaute, à Paris ; -— Richard (Jules), ingénieur constructeur, à Paris.
- JURÉ SUPPLÉANT
- Belgique. — M. Colard (Oscar), ingénieur des télégraphes, chargé de cours à 1 Université de Gand, à Bruxelles.
- La liste des récompenses, dressée par les jurys de classes avec un soin tout particulier, fut examinée par le Jury de Groupe, constitué ainsi qu’il suit :
- LISTE DES MEMBRES DU JURY DD GROUPE V
- BUREAU
- Belgique. — Président : M. Gérard (Ernest), inspecteur général, chef du Cabi-net du Ministre des Chemins de fer, Postes et Télégraphes, à Bruxelles, président du Jury de la Classe 23.
- 5 Allemagne et France. — Vice-présidents : MM. le Dr Wedding, professeur à 1 Académie royale technique, à Charlottenburg, vice-président du Jury de la classe 25 ; — Sartiaux (Eugène), ingénieur électricien, à Paris, président du tary de la classe 25.
- Belgique. — Secrétaires rapporteurs : MM. L’Hoest (Gustave), ingénieur en chef, inspecteur de direction à l’Administration des Chemins de fer de 1 Etat, à Bruxelles, secrétaire-rapporteur du Jury de la classe 23 ; — Roosen (Alfred) ^ ingénieur en chef, inspecteur de direction à l’Administration des Télégraphes^ a Bruxelles, secrétaire rapporteur du Jury de la classe 26.
- MEMBRES
- CLASSE 23
- Belgique. — Président : M. Gérard (Ernest), inspecteur général, chef du Cabinet du Ministre des Chemins de fer, Postes et Télégraphes, à Bruxelles.
- Allemagne et France. — Vice-présidents : MM. Dr Feldmann (Clarence), professeur à l’Académie royale technique, à Delft ; — Harlé (Emile), constructeur (maison Sautter-Harlé), à Paris.
- Belgique. — Secrétaire rapporteur : M. L’Hoest (Gustave), ingénieur en chef, inspecteur de direction à l’Administration des Chemins de fer de l’Etat, à Bruxelles.
- CLASSE 21
- France. — Président : M. Bethmont (Daniel), administrateur de la Société BElectro-Métallurgie de Dives, à Paris.
- Belgique. — Vice-président : M. Gillon (G.), professeur à l’Université catholique de Louvain, à Louvain.
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- XVI
- INTRODUCTION
- France. — Secrétaire rapporteur : M. Fredet (Henri), ingénieur électricien, àBrignoud (Isère).
- CLASSE 25
- France. —Président: M. Sartiaux (Eugène), ingénieur électricien, à Paris. Allemagne. — Vice-président : M. le Dr Wedding, professeur à l’Académie royale technique, à Charlottenburg.
- Belgique. — Secrétaire rapporteur : M. Henrion (Albert), ingénieur en chef du service du gaz et de l’électricité de la ville de Liège, à Liège.
- CLASSE 26
- Belgique. — Président : M. Lambotte (Lucien), ingénieur en chef, directeur du service à l'Administration des Télégraphes, à Liège.
- Angleterre et France. — Vice-présidents : MM. Boulvin (Roch), ingénieur à Bruxelles; — Meyer-May (Albert), directeur du service des Constructions Electriques, à la Société industrielle des téléphones, à Paris.
- Belgique. — Secrétaire rapporteur : M. Roosen (Alfred), ingénieur en chef, inspecteur de direction à l’Administration des Télégraphes à Bruxelles.
- CLASSE 27
- France. — Président : M. Dumont (Georges), ingénieur électricien, à Paris.
- Belgique. — Vice-président : M. Libert (Joseph); inspecteur général des mines et ingénieur électricien, à Liège.
- Belgique et France. — Secrétaires rapporteurs : MM. De Bast (Orner), ingénieur, sous-directeur de l’Institut Montefiore, à Liège ; — Holzschuh (Jacques), ingénieur des Arts et Manufactures, inspecteur des Services techniques de l’Exploitation de la Compagnie des Chemins de fer du Nord, à Paris.
- Enfin, après un examen fait en dernier ressort par le Jury supérieur de l’Exposition, les récompenses furent définitivement arrêtées ainsi qu’il suit :
- RÉCOMPENSES ACCORDÉES AUX EXPOSANTS
- CLASSE 23
- PRODUCTION ET UTILISATION MÉCANIQUE DE L’ÉLECTRICITÉ
- Liste des exposants qui, par application de l'article 7 du Règlement du Jury, sont mis hors concours en leur qualité de jurés
- Ateliers « Jaspar » (Société anonyme), à Liège (Belgique).
- Compagnie internationale d’électricité (Société anonyme), à Liège (Belgique).
- Française électrique (La), Compagnie de constructions électriques et de traction, à Paris (France).
- Holzschuch (Jacques) et Bonnemaison (Paul), à Paris (France).
- Sautter, Harlé et Cie, à Paris (France).
- Maison Beer (Société anonyme), à Jemeppe-sur-Meuse (Belgique).
- Société d’applications industrielles, à Paris (France).
- Société anonyme des ateliers de constructions électriques, à Charleroi (Belgique).
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- INTRODUCTION
- XVII
- Société Gramme, à Paris (France).
- Société industrielle des téléphones, à Paris (France).
- Société ce l’Eclairage électrique », à Paris (France).
- Société parisienne pour l’industrie des chemins de fer et des tramways, a Paris (France).
- « Vulkan », société anonyme pour construction de machines-outils et e machines, à Vienne (Autriche).
- Diplômes cle grand prix
- Allmanna Svenska Elektriska Aktiebolaget (Compagnie générale électrique de Suède), à Vesteras (Suède).
- Association des ingénieurs électriciens sortis de l’Institut électrotèchniquè Monteüore, à Liège (Belgique).
- Elektricitats Actien Gesellschaft vorm. W. Lahmeyer und C°, à Francfort-sur-Mein (Allemagne).
- Geoffroy-Delore et Cie, àClichy (Seine) (France).
- Hillairet et Huguet, à Paris (France).
- Kabelwerk Rheydt (A.-G.), à Rheydt (Allemagne).
- Société alsacienne de constructions mécaniques, à Belfort (France).
- Société anonyme « Le Carbone », à Levallois-Perret (France).
- Société anonyme Westinghouse, à Paris (France).
- Société internationale des électriciens, à Paris (France).
- Diplômes d'honneur
- Allgemeine Elektricitats Gesellschaft, à Berlin (Allemagne).
- De La Mathe (G. et H.), à Gravelle-Saint-Maurice (Seine) (France). Mechernicher Bergwerks Actien Verein, à Mechernich (Allemagne).
- Société anonyme égyptienne d’électricité, à Paris (France).
- Tudor (Henri), à Rosport (Grand-Duché de Luxembourg).
- Diplômes de médaille d'or
- Boudreaux (Louis), à Paris (France). ;
- Charliat (Alexandre), à Paris (France). ,
- Ecole professionnelle de mécanique de précision, d’horlogerie et d’électricité,, à Bruxelles (Belgique).
- Diplômes de médaille d'argent
- Ateliers de constructions mécaniques Aster, à Paris (France).
- Cadiot et Cie, à Paris (France).
- Cari Ludwig, à Schoenberg (Allemagne).
- Darton (F.) and C°, à Londres (Angleterre).
- De Traz (Jean), à Paris (France).
- Fabrique de porcelaine à Merkelsgrün près Karlsbad (Autriche).
- United Flexible Metallic Tubing Company Limited, à Londres (Angleterre).
- Diplôme de médaille de bronze
- Parvillée (Achille et Louis), à Paris (France).
- Diplômes de mention honorable
- Hottelart (Clovis), à Roubaix (France).
- Pagnoul (Jean), à Jemeppe-sur-Meuse (Belgique).
- Schieber (Eugène), à Mersch (Grand-Duché de Luxembourg).
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- XVIII
- INTRODUCTION
- CLASSE 24 ÉLECTROCHIMIE
- Liste des exposants qui, par application de l’article 7 du Règlement du Jury, sont mis hors concours en leur qualité de jurés
- Fredet (Henri), à Brignoud (Isère) (France).
- Leclanché et Cie, à Paris (France).
- Société l'Électro-métallurgie de Dives, à Paris (France).
- Société Gramme, à Paris (France).
- Diplômes de grand prix
- « Accumulateurs Tudor » (Société anonyme), à Bruxelles (Belgique).
- Classen (Alexandre), à Aix-la-Chapelle (Allemagne).
- Compagnie électro-thermique Keller, Leleux et Cie, à Paris (France). Manufactures des glaces et produits chimiques de Saint-Gobain, Çhauny et Cirey, à Paris (France).
- Société anonyme électro-métallurgique, procédés F. Girod, à Ugine (Savoie) (France).
- Société anonyme pour le travail électrique des métaux, à Paris (France). Société d’électro-chimie, à Paris (France).
- Société des forces motrices et usines de l’Arve, à Grenoble (Isère) (France). Solvay et Cie, à Bruxelles (Belgique).
- Diplômes d'honneur
- Compagnie française de charbons pour l’électricité et Bancelin Edme, à Paris (France).
- Gin (G.), à Paris (France).
- Les Etablissements Grauer (S.) et Cie (Société anonyme), à Bruxelles (Belgique).
- « La Néo-Métallurgie» (Société anonyme), à Paris, et la Société électrochimique du Giffre, à Saint-Jeoire (Haute-Savoie) (France).
- « L’Oxhydrique » (Société anonyme), à Bruxelles (Belgique).
- Nikolaeff (J.-N.), Société anonyme d’usine électrolytique, à Moscou (Russie).
- Diplômes de méd,aille d'or
- Compagnie française de l’accumulateur « Aigle », à Paris (France).
- Delafon (Philippe), à Paris (France).
- Dinin (Alfred), à Puteaux (Seine) (France).
- Jeantaud (Charles), à Paris (France).
- Société anonyme des Accumulateurs Chelin, à Bruxelles (Belgique).
- Wedekind (Adolphe), à Hambourg (Allemagne).
- Diplômes de médaille d’argent
- liary (Georges), à Clamart (Seine) (France).
- Schubler (Paul), à Paris (France).
- Société anonyme des manufactures de câbles, accumulateurs et appareils électriques, à Seneffe (Belgique).
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- INTRODUCTION
- XIX
- Diplôme cle médaille de bronze Levy Seigmar, à Berlin (Allemagne).
- CLASSE 25
- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Liste des exposants qui, par application de l’article 7 du règlement du Jury, sont mis hors concours en leur qualité de juré
- Cance et fils et Cie, à Paris (France). .
- Compagnie internationale d’électricité (Société anonyme), à Liège (Belgique). Société des constructions électriques de Charleroi (Belgique).
- Société Gramme, à Paris (France).
- Société industrielle des téléphones, à Paris (France).
- Société La Mutuelle électrique, à Liège (Belgique).
- Diplômes de grand prix
- AUgemeine Elektricitats Gesellschaft und A. E. G. Union électrique, à Berlin Bruxelles (Allemagne).
- Appareillage électrique Grivolas, à Paris (France).
- Barbier, Bénard et Turenne, à Paris (France).
- Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz, à Paris (France).
- Etablissements Lempereur et Bernard (Société anonyme), à Liège (Belgique). Guinier (Édouard), à Paris (France).
- Luppens (H.), et Cie, à Bruxelles (Belgique).
- Société anonyme des fonderie et tréfîlerie de bronze phosphoreux à Ander-lecht (Belgique).
- Société anonyme Force et Éclairage, à Bruxelles (Belgique).
- Société anonyme Westinghouse, à Paris (France).
- Société française d’incandescence par le gaz « Système Auer », à Paris, (France).
- Wilmotte (J.) fils, à Liège (Belgique).
- Diplômes cl’honneur
- Bardon (Louis), à Glichy (Seine) (France).
- Bergmann Elektricitats-Werke, Actiengesellschaft, à Berlin (Allemagne). Compagnie continentale de fabrication des compteurs à gaz et autres appareils, à Paris (France).
- Compagnie française des compteurs « Système Aron »,à Paris (France). Compagnie française des perles électriques Weissmann, à Paris (France). Friésé (Paul), à Paris (France).
- Paz et Silva, à Paris (France).
- Phônix, Elektrotechnische Gesellschaft, m. b. H. à Berlin (Allemagne). Société anonyme Usines industrielles Lux, à Munich (Allemagne).
- Vigreux (C.) et Briliié (L.), à Levallois-Perret (Seine) (France).
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- XX
- INTRODUCTION
- Diplômes de médaille d’or
- Andouche et Leclercq, à Charleroi (Belgique).
- Compagnie des lampes à arc « Jandus », à Paris (France).
- Moreau frères, à Liège (Belgique).
- Regina-Bogenlampenfabrik Ges. mit beschr. Haftung, à Cologne-Sulz (Allemagne).
- Roux, Gaston, à Paris (France).
- Société anonyme des « Accumulateurs Chelin », à Bruxelles (Belgique). Société anonyme « Les Ateliers du Rœulx », au Rœulx (Belgique).
- Véry (Hector), à Paris (France).
- Diplômes de médaille d’argent
- Ateliers Tantôt frères (Société anonyme), àEtterbeek (Belgique).
- Gerbera (Domingo), à Paris (France).
- Chambre syndicale du bronze, de l’éclairage et des industries qui s’y rapportent, à Bruxelles (Belgique).
- Delafon (J.) et Leseible, à Paris (France).
- Fabrique de porcelaine, à Merkelsgrün près Karlsbad (Autriche).
- Manuafcture parisienne d’appareillage électrique, à Paris (France).
- Serrurier et Gie, à Liège (Belgique).
- Société anonyme des forges et ateliers de Tyberchamps (Belgique).
- Société civile des Usines et Mines de houille du Grand-Hornu, à Hornu (Mons) (Belgique).
- CLASSE 26
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Liste des exposants qui, par application de l’article 7 du Règlement du Jury, sont mis hors concours en leur qualité de jurés
- Association des Ouvriers en instruments de précision, à Paris (France). Compagnie des Tréfileries du Havre, à Paris (France).
- Darras (Alphonse), à Paris (France).
- Société l’Electro-Métallurgie de Dives, à Paris (France).
- Société française pour la fabrication des tubes, à Louvroil (Nord) (France). Société industrielle des téléphones, à Paris (France).
- Diplômes de grand prix Ateliers Thomson-Houston, à Paris (France).
- Bell téléphoné manufacturing Company (Société anonyme), à Anvers (Belgique).
- Carpentier (Jules"), à Paris (France).
- Compagnie de télégraphie sans fil Marconi (Société anonyme), à Londres (Angleterre).
- Deutsche Telephonwerke R. Stock et Cie, à Berlin (Allemagne).
- Felten et Guilleaume, Carlswerk Actien Gesellschaft, à Mülheim-am-Rhein (Allemagne).
- Mildé (Charles) .fils et Cie, à Paris (France).
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- INTRODUCTION
- XXI
- Ministère des Chemins de fer, Postes et Télégraphes (Administration des télégraphes), à Bruxelles (Belgique).
- Ministère du Commerce, de l’Industrie, des Postes et des Télégraphes, à Paris (France).
- Société anonyme des Fonderie et Tréfilerie de bronze phosphoreux, à Ander-letcht (Belgique).
- The Antwerp téléphoné and Electrical Works (Société anonyme), à Anvers (Belgique).
- Diplômes d'honneur
- Deutsche Waffen und Munitions-Fabriken, à Berlin-Karlsruhe (Allemagne). Ducretet (Eugène), à Paris (France).
- Kabelwerk Rheydt (A.-G.), à Rheydt (Allemagne).
- La Mathe (G- et H.-B. de), à Gravelle-Saint-Maurice (Seine) (France).
- Mambret (E.) et Cie (anciennes Sociétés de Branville et Cie et Digeon, Louis, et C,e), à Paris (France).
- Société anonyme d’Electricité et d’Automobiles Mors, à Paris (France). Société de Poilly.de Brigode, à Folembray (Aisne) (France).
- Usine Frédéric Nyst, successeurs : Nyst (Pierre et Emile), à Liège (Belgique).
- Diplômes de médaille d'or
- Burgunder (Alfred), à Paris (France).
- Davin-Glibert (Jean), à Etterbeek-Bruxelles (Belgique).
- Hen, Léon et Cie, à Schaerbeek-Bruxelles (Belgique).
- Société anonyme des manufactures de câbles, accumulateurs et appareils électriques, à Seneffe (Belgique).
- Diplômes de médaille d'argent
- Belliol (Eug.) et Reiss (J.), à Paris (France).
- Delafon (J.) et Leseible, à Paris (France).
- Fontaine-Souverain fds, à Dijon (France).
- Gérard (Emile) et Cie, à Liège (Belgique).
- Kotyra (Max), à Paris (France).
- Zandén (Iwan), à Stockholm (Suède).
- Diplômes de médaille de bronze
- Fournial (Jean), au Havre (Seine-Inférieure) (France).
- Gaillard (Achille), à Béziers (France).
- Minsier (Oscar), à Jauche (Belgique).
- Woittequand (Charles), à Gharleville (Ardennes) (France).
- Diplômes de mention honorable
- Francotte (Joseph) et fils, à Jauche (Belgique).
- Ghysens (M.), à Liège (Belgique).
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- XXII
- INTRODUCTION
- CLASSE 27
- APPLICATIONS DIVERSES DE L’ÉLECTRICITÉ
- Liste des exposants qui, par application de l’article 7 du Règlement du Jury, sont mis hors concours en leur qualité de jurés
- Association des Ouvriers en Instruments de Précision, à Paris (France). Compagnie française des mines et usines d’Escombrera-Bleyberg, àBleyberg-Montzen (Belgique).
- Compagnie internationale d’EIectricité (Société anonyme), à Liège (Belgique). Dumont et Baignères, Rousselle et Tournaire, à Paris (France).
- Richard (Jules), à Paris (France).
- Société anonyme des Ateliers de constructions électriques de Charleroi (Belgique).
- Société d’EIectricité et d’Automobiles Mors et Sartiaux (Eugène), à Paris (France).
- Société des Etablissements Henry Lepaute, à Paris (France).
- Société Gramme, à Paris (France).
- Société industrielle des Téléphones, à Paris (France).
- Diplômes de grand prix
- Carpentier (Jules), à Paris (France).
- Chauvin etArnoux, à Paris (France).
- Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Usines à gaz, à Paris (France).
- Ducretet (Eugène), à Paris (France).
- Gaiffe (Georges), à Paris (France).
- Gérard (Emile) et Cie, à Liège (Belgique).
- Aohl (Max), à Chemnitz (Saxe) (Allemagne,).
- Land und Seekabehverke Actien Gesellschaft, à Cologne (Allemagne).
- Radiguet et Massiot, à Paris (France).
- Diplômes cl’honneur Hobo (Paul), à Bruxelles (Belgique).
- Société anonyme « Humboldt », à Kalk près Cologne (Allemagne).
- Diplômes de médaille d’or
- Adnet (Emile), à Paris (France).
- Avtsine et Cie, à Paris (France).
- Béranger (Charles), à Paris (France).
- Blot, Garnier et Chevalier, à Paris (France).
- Chateau frères et Cie, à Paris (France).
- Clerc (Louis), à Paris (France).
- Cointe (Ch.), à Paris (France).
- Darras (Alphonse), à Paris (France).
- Dunod(Ch., Ve), à Paris (France).
- Force Eclairage (société anonyme), à Bruxelles (Belgique).
- Gauthier-Villars, à Paris (France).
- Mambret (G.) et Cie, à Paris (France).
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- INTRODUCTION
- XXII
- Montpellier (J.-A.), à Paris (France).
- Onland-Van de Kasteele (F.), à Utrecht (Pays-Bas).
- Richez et Gle, à Bruxelles (Belgique).
- Société anonyme liégeoise pour la construction de machines, à Liège (Belgique).
- Syndicat professionnel des Usines d’Électricité, à Paris (France).
- Aigreux (G.) et Brillié (L.), à Levallois-Perret (Seine) (France).
- Diplômes de médaille d'argent
- Ancel (Louis), à Paris (France).
- Appareillage électrique Grivolas, à Paris (France).
- Berlingin (Melchior), à Penchot (Aveyron) (France).
- Bouscot (Emile), à Paris (France).
- Dutertre (Georges-Edmond), à Levallois-Perret (Seine) (France).
- Fabrique d’explosifs de sûreté et de détonateurs de E. Ghinijonet et Cie à Ougrée (Belgique).
- Laisser (Émile), à Lille (Nord) (France). «
- Lacoste (J.) et Cie, à Paris (France).
- Leguay (Ernest), à Paris (France).
- Parvillée (Achille et Louis), à Paris (France).
- Société anonyme de dynamite de Matagne, à Matagne-la-Grande (Belgique). Société anonyme des Explosifs de Clermont, Müller et Cie, à Liège (Belgique). Société anonyme Westinghouse, à Paris (France).
- Société pour le Travail électrique des Métaux, à Paris (France).
- Vaudrey (Paul), à Paris (France).
- Diplômes de médaille de bronze
- Marquer (Albert), à Paris (France).
- Sallin (Jean), à Paris (France).
- Toupart (J.), à Malakoff (Seine) (France).
- Diplômes de mention honorable Le Chevalier (Alexandre), à Gabourg (Calvados) (France).
- Lucas (Dr André), à Monte-Carlo (France).
- Nathanson, à Copenhague. Section internationale (Danemark).
- RÉCOMPENSES ACCORDÉES AUX COLLABORATEURS ET COOPÉRATEURS DES EXPOSANTS DE LA SECTION FRANÇAISE
- CLASSE 23
- PRODUCTION ET UTILISATION MÉCANIQUE DE L’ÉLECTRICITÉ COLLABORATEURS
- Diplômes d'honneur
- Barbou (Alfred). — Société Gramme, à Paris.
- Risler (Gustave). — Société industrielle des téléphones, à Paris.
- Diplômes de médaille d'or
- Amiard (Jules). —Maison Sautter-Harlé et Cie, à Paris.
- Besson (Louis). — Maison Sautter-Harlé et Cie, à Paris.
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- XXIV
- INTRODUCTION
- Foillard (Antoine). — Maison Sautter-Harlé et Cie, à Paris.
- Rouvière (Ulysse). — Société parisienne pour l’industrie des chemins de fer et des tramways, à Paris.
- Semichon (Jules). — Société « l’Eclairage électrique », à Paris.
- Zweifel (Gaspard). — Société Alsacienne de Constructions mécaniques, à Belfort.
- Diplômes de médaille d’argent
- Aubry (Emile). — Société «'l’Eclairage électrique », à Paris.
- Barrody (Jean). — La Française électrique, à Paris. .
- Bertault (Georges). — Ateliers de constructions mécaniques Aster, à Paris. Bourlardet (Edouard). — Maison Hillairet et Huguet, à Paris.
- Débauché (Joseph). — Société parisienne pour l’industrie des chemins de fer et des tramways, à Paris.
- Deramat (Jean). — Société Gramme, à Paris.
- Hedin (Eugène). — Société Gramme, à Paris.
- Iglésis (Sébastien). — La Française électrique, à Paris.
- Lalevée (Charles). — Société Gramme, à Paris.
- Lehmann (Théodore). — Société Alsacienne de Constructions mécaniques, à Belfort.
- Mongalvy (François). — Maison Geoffroy-Delore et Cic, à Clichy (Seine). Zambeaux (Charles). — Société Alsacienne de Constructions mécaniques, à Belfort.
- Diplôme de médaille de bronze Demoly (Clément). — Maison Cadiot et Cie, à Paris.
- COOPÉRATEURS
- Diplômes de médaille de bronze
- Bizot (Pierre).— Maison Sautter-Harlé et Cie, à Paris.
- Boulanger (Jules). — Maison Geoffroy-Delore et Ce, à Clichy (Seine).
- Goyon (Pierre). — Société « l’Eclairage électrique », à Paris.
- Harscoët (Charles). — Maison Geoffroy-Delore et Cie, à Clichy (Seine). Hoffmann (Alfred). — Société Alsacienne de Constructions mécaniques, à Belfort.
- Letinier (Julien). — Maison Hillairet et Huguet, à Paris.
- Lhenry (Jean). — Maison Sautter-Harlé et Cie, à Paris.
- Morel (Antoine). — Société Gramme, à Paris.
- Pariot (Joseph). — Société « l’Eclairage électrique », à Paris.
- Rousset (Michel). — La Française électrique, à Paris.
- Trahay (Louis).— Ateliers de Constructions mécaniques Aster, à Paris. Witte (Emile). —Société Industrielle des Téléphones, à Paris.
- Diplômes de mention honorable
- Bourgade (Louis). — Maison Holzschuch (Jacques), et Bonnemaison (Paul), à Paris.
- Malpièce (Eugène). — Maison Geoffroy-Delore, à Clichy (Seine).
- Morel (Baptiste). — Société industrielle des Téléphones, à Paris.
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- INTRODUCTION
- XXV
- Ramoneda (Claude). — Société Alsacienne de Constructions mécaniques, à Belfort.
- Renard (Edouard). — Société Gramme, à Paris.
- CLASSE 24 ÉLECTROCHIMIE COLLABORATEURS
- Diplôme d'honneur
- Masson (Léopold). — Société électro-métallurgique de Dives, à Paris.
- Diplômes de médaille d'or
- Berges (Georges). — Société des forces motrices et usines de l’Arve, à Gre-noble (Isère).
- Gindre (Eugène).— Société Anonyme « Le Carbone », à Levallois-Perret (Seine).
- Girod (Paul). — Société Anonyme électro-métallurgique, procédés Girod, à Bgine (Savoie).
- Jaubert (Georges). —Société d’électro-chimie, à Paris.
- Keim. — Société anonyme pour le travail électrique des métaux, à Paris. Relier (Albert). — Compagnie électro-thermique, Relier, Leleux et Cie, à Paris. Massy (Eugène). — Maison Leclanché et Cie, à Paris.
- Mercier (Henri). — Compagnie française de charbons pour l’électricité et Bancelin, à Paris.
- Remont (Alex.). — Société anonyme « la Néo-Métallurgie », à Paris.
- Tonnart (André). — Société anonyme « le Carbone », à Levallois-Perret.
- Diplômes de médaille d’argent
- Brunet (Albert). — Maison Delafon, à Paris.
- Ruprat. — Société d’électro-métallurgie, à Paris.
- Jumeau. — Société anonyme pour le travail électrique des métaux, à Paris. Relier (Henri). — Compagnie électro-thermique Relier, Leleux et Cie, à Paris. Landigeois (Aug.). — Compagnie française de l’accumulateur « Aigle », à Paris.
- Lacombe, ingénieur. — Société d’électro-métallurgie de Dives, à Paris. Leseure (Léon).— Société d’électro-chimie, à Paris.
- Neveu (R.). — Société anonyme « la Néo-Métallurgie, à Paris.
- Pécheur. — Société anonyme pour le travail électrique des métaux, à Paris. Perry (E.). — Compagnie française de l’accumulateur u Aigle », à Paris.
- Ribal (Edouard). — Maison Henri Fredet, à Brignoud (Isère).
- Rosset. — Maison Jeantaud, Charles, à Paris.
- COOPÉRATEURS
- Diplômes de médaille de bronze Bringaud. — Maison Leclanché et Cie, à Paris.
- Cliristmann (Jules). — Société anonyme « le Carbone », à Levallois-Perret (Seine).
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- XXY1
- INTRODUCTION
- Collinot (Mme). — Maison Leclanché et Cie, à Paris.
- Couplet (François). — Société anonyme électro-métallurgique, à Ugine (Savoie). Delge. — Société anonyme pour le travail électrique des métaux, à Paris. Gandiglio. — Société anonyme « le Carbone », à Levallois-Perret (Seine). Haffner (Emile). — Société anonyme pour le travail électrique des métaux, à Paris.
- Hoefer. — Société anonyme pour le travail électrique des métaux, à Paris. Le Moing. — Compagnie électro-thermique Relier, Leleux et Cie, à Paris. Leroy. — Maison Leclanché et Cie, à Paris.
- Negrini. — Compagnie électro-thermique Relier, Leleux et Cie, à Paris.
- CLASSE 25 COLLABORATEURS
- Diplômes d'honneur
- Blanchet (Arthur). — Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz, à Paris.
- Meylan (Eugène).-—Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz, à Paris.
- Pirre (Félix). — Maison Barbier, Bénard et Turenne, à Paris,
- Zetter (Charles). — Société d’appareillage électrique Grivolas, à Paris.
- Diplômes de médaille d'or
- Bargoin (Gabriel). — Société d’appareillage électrique Grivolas, à Paris. Courtois (Gabriel). — Société industrielle des Téléphones, à Paris.
- Daigny (Pierre). — Maison Édouard Guinier, à Paris.
- David (Marcelin). — Maison Barbier, Bénard et Turenne, à Paris.
- Delalande (André). — Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz, à Paris.
- De Vergnes. — Maison Friésé (Paul), à Paris.
- Laurain (Henri). —Compagnie continentale pour la fabrication des compteurs à gaz et autres appareils, à Paris.
- Liepmann (Henri). — Maison Paz et Silva, à Paris.
- Mathieu (Louis). — Maison Bardon (Louis), à Clichy.
- Paul (Victor). — Maison Édouard Guinier, à. Paris.
- Paulin (Charles). — Maison Bardon (Louis), à Clichy.
- Ragot (Alfred). — Société d’appareillage électrique Grivolas, à Paris. Weissmann (Gustave).—Compagnie française des perles élec triques Weissmann, à Paris.
- Diplômes de médaille d'argent
- Armengol (Paul). — Maison Édouard Guinier, à Paris.
- Baudier (Albert). — Société d’appareillage électrique Grivolas, à Paris. Châtelain (Clément). — Maison Paz et 5>ilva, à Paris.
- Dobkevitch (Gaëtan). — Société française d’incandescence par le gaz (Système Auer), à Paris.
- Gabriel (Emmanuel). — Maison Roux (Gaston), à Paris.
- Melcion (Eugène). —Maison Friésé (Paul), à Paris.
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- INTRODUCTION
- XXVII
- Schmeltz (Adolphe). — Compagnie pour la fabrication des compteurs etmaté-riel d’usines à gaz, à Paris.
- Smith (S.-T.). — Compagnie des lampes à arc « Jandus », à Paris.
- Weissmann (Jacques). — Compagnie française des perles électriques Weiss-mann, à Paris.
- COOPERATEURS
- Diplômes cle médaille de bronze
- Albaut (Georges). — Maison Paz et Silva, à Paris.
- Campargue (Théophile). — Maison Barbier, Bénard et Turenne, à Paris.
- Courgibet (Émile). — Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d usines à gaz, à Paris.
- Defeste (Félix). — Maison Bardon (Louis), à Clichy.
- Jacoppozzi (Fernand). — Maison Paz et Silva, à Paris.
- Lanéry (Paul). — Société d’appareillage électrique Grivolas, à Paris.
- Lavabre (Paul). — Maison Barbier, Bénard et Turenne, à Paris.
- Meyer (Maximilien). — Maison Barbier, Bénard et Turenne, à Paris.
- Miraudette (Auguste): — Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz, à Paris.
- Parfait (Albert). — Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d usines à gaz, à Paris.
- Perrier (Henri). — Société d’appareillage électrique Grivolas, à Paris.
- Quillou (Georges). — Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d usines à gaz, à Paris.
- Régnier (Louis). — Société d’appareillage électrique Grivolas, à Paris.
- Richert (Henri). — Maison Bénard, Barbier et Turenne, à Paris.
- Senez (Charles). — Société industrielle des Téléphones, à Paris.
- 1 bornas (Georges). — Société d’appareillage électrique Grivolas, à Paris.
- Turin (André). — Compagnie française des perles électriques Weissmann, à Paris.
- CLASSE 26
- COLLABORATEURS
- Diplômes d'honneur
- Armagnat (Henri). — Maison Carpentier (Jules), à Paris.
- Jarry (Raymond).— Compagnie des Tréfileries du Havre, à Paris.
- Diplômes de médaille d'or
- Antzenberger (Théophile). — Société industrielle des Téléphones, à Paris. Cartier (Victor). — Maison Carpentier (Jules), à Paris.
- Dardeau (Louis). — Compagnie du Chemin de fer Métropolitain de Paris, à Paris.
- Van Deth (Henri). — Société industrielle des Téléphones, à Paris.
- Diplômes de médaille d'argent Agar (Gérard). — Maison Mambret (E.) et Cie, à Paris.
- Chappey. — Ministère du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télégraphes, à Paris.
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- XXVIII
- INTRODUCTION
- Gay (Léon). — Société industrielle des Téléphones, à Paris.
- Grangier (Paul). — Société industrielle des Téléphones, à Paris.
- Krieger (Julien). — Société française pour la fabrication des tubes, à Louvroil (Nord).
- Lavoy (Maurice). — Maison Darras (Alphonse), à Paris.
- Michea (Albert). — Maison Mildé (Ch.) fils et Cie, à Paris.
- Pithois (Jules-Marie)1. — Société industrielle des Téléphones, à Paris. Waldmann (Maurice). — Compagnie des Tréfileries du Havre, à Paris.
- COOPÉRATEURS
- Diplômes de médaille de bronze
- Appel (Jean). — Maison de La Mathe (G. et H.-B.), à Gravelle-Saint-Maurice (Seine).
- Belec (Georges). — Maison Mildé (Ch.) fils et Cie, à Paris.
- Bizet (Victor). — Maison Darras (Alphonse), à Paris.
- Chéze (Théodore). — Maison Mambret (E.) et Cie, à Paris.
- Fauquet (Edmond). — Société française pour la fabrication des tubes, à Louvroil (Nord).
- Mayoux (Aimé). — Compagnie des Tréfileries du Havre, à Paris.
- Michel (Constant). — Maison Burgunder (Alfred), à Paris.
- Moine (Paul). — Société française pour la fabrication des tubes, à Louvroil (Nord).
- Momenteau (Henri). —Société industrielle des Téléphones, à Paris.
- Parisel (Alfred). — Maison Mambret (E.) et Cle, à Paris.
- Pointferrat (Eugène). — Compagnie des Tréfileries du Havre, à Paris. Redinger (Charles). — Société industrielle des Téléphones, à Paris.
- Seguin (Georges). — Compagnie des Tréfileries du Havre, à Paris.
- Steiner (Frédéric). — Maison Mildé (Ch.) etCie, à Paris.
- Walvand (Jean-Baptiste). — Société française pour la fabrication des tubes, à Louvroil (Nord).
- CLASSE 27
- COLLABORATEURS *
- Diplômes de médaille d'or
- Baignères (Gustave). — Maison Dumont et Baignères, Rousselle et Tournaire, à Paris.
- Besson (Edmond). — Société des Etablissements Henry Lepaute, à Paris. Caron (Maurice). — Société industrielle des Téléphones, à Paris.
- Gallot (Georges). — Maison Gaiffe (Georges), à Paris.
- Perrin (Paul). — Maison Richard (Jules), à Paris.
- Diplômes de médaille d'argent
- Avtsine (Albert). — Maison Avtsine et Cie, à Paris.
- Arnoux (Edouard). — Maison Château frères et Cie, à Paris.
- Choisy (Léon). — Société des Etablissements Henry Lepaute, Paris.
- Gunther (Louis). — Maison Gaiffe (Georges), à Paris.
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- INTRODUCTION
- XXIX
- Diplômes de médaille de bronze
- Huré (Henri). — Maison Radiguet et Massiot, à Paris.
- Rogier (Charles). — Société des Etablissements Henry Lepaute, à Paris.
- Diplôme de mention honorable Vaudrey (Marie). — Maison Yaudrey, à Paris.
- COOPÉRATEURS
- Rappels de diplômes de médaille d'argent
- Auburtin (Antoine). — Société d’électricité et d’automobiles Mors et Sartiaux (Eugène), à Paris.
- Eaure (Alfred). — Maison Richard (Jules), à Paris.
- Diplômes de médaille de bronze
- Berthet (François). — Maison Chateau frères et Cie, à Paris.
- Bourgeois (Claude). Maison Chateau frères et Cie, à Paris.
- Jacquet (Charles). — Maison Chateau frères et Cie, à Paris.
- Lemerle (Jules). — Maison Chauvin et Arnoux, à Paris.
- Bouillier (Eugène). — Société des Etablissements Henry Lepaute, à Paris. Billier (Emile). — Maison Chauvin et Arnoux, à Paris.
- Toussaint (Charles). — Maison Gaiffe (Georges), à Paris.
- Diplômes de mention honorable
- Goguey (Marcel). — Maison Radiguet et Massiot, à Paris.
- Lesourd (Louis). — Société industrielle des Téléphones, à Paris.
- Les récompenses accordées aux exposants du Groupe V, section française, se résument ainsi qu’il suit :
- Hors concours........................................ 28
- Diplômes de grand prix............................... 28
- Diplômes d’honneur.......:........................ 17
- Diplômes de médaille d’or......................... 24
- Diplômes de médaille d’argent........................ 23
- Diplômes de médaille de bronze.................... 7
- Diplômes de mention honorable........................ 3
- Celles attribuées aux Collaborateurs et aux Goopérateurs se répartissent ainsi :
- Collaborateurs Coopérateurs
- Diplômes d’honneur........................... 9 »
- Diplômes de médaille d’or.................. 38 »
- Diplômes de médaille d’argent.............. 46 »
- Rappels de diplômes de médaille d’argent. » 2
- Diplômes de médaille de bronze.............. 3 62
- Diplômes de mention honorable................ I 7
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- XXX
- INTRODUCTION
- Gomme on peut le voir d’après ce qui précède, le Groupe de l’Electricité a remporté à Liège un véritable succès; ce succès est dû, en grande partie, à MM. les membres des Comités et des Jurys, et aux industriels eux-mêmes, dont le concours dévoué et la participation si large ont permis de présenter une Exposition d’électricité réellement remarquable.
- Le Comité, désirant conserver un souvenir de cette importante manifestation, a chargé M. Montpellier (J.), rédacteur en chef de VÉlectricien, de réunir dans un rapport d’ensemble la description de tout ce qui avait figuré dans l’étendue de l’Exposition de Liège se rattachant aux applications de l’Electricité.
- C’est ce travail très intéressant et extrêmement documenté que nous présentons ci-après.
- Tous ceux qui s’intéressent, à un titre quelconque, à l’industrie électrique, trouveront dans cet ouvrage des renseignements précieux et sauront gré à M. Montpellier de la conscience et de l’intelligence avec lesquelles il a su mener à bonne fin, et en un délai relativement court, uq travail de cette importance.
- Nous sommes heureux de lui adresser ici nos plus sincères remerciements.
- En terminant, je crois être l’interprète de tous les membres des Comités, des Jurés et des exposants de notre groupe, pour exprimer notre vive et entière gratitude à M. le Commissaire général Chapsal et à M. le Président Pinart.
- Grâce à leur grande bienveillance et à leur grande aménité, les difticulté inévitables que l’on rencontre dans une Exposition de cette importance ont reçu des solutions qui ont singulièrement facilité la tâche des comités et des exposants eux-mêmes. Le Comité exécutif belge a lui-même donné, en maintes circonstances, la preuve de son désir de faciliter le travail des organisateurs de la section française.
- Chacun de nous conservera un souvenir inoubliable des rapports, vraiment cordiaux qu’ilsont eus avec les deuxéminenst représentants de la France et avec le Comité exécutif belge lui-même. Je suis personnellement fier de pouvoir leur exprimer ici, au nom de tous, notre bien sincère reconnaissance.
- Le Président du Groupe V,
- E. Sartiaux.
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- l’électricité a ^exposition de liège
- PREMIÈRE PARTIE
- PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- CHAPITRE PREMIER
- générateurs mécaniques d’énergie électrique
- De tous les moyens pratiques permettant de produire de l’énergie électrique, le plus économique est celui qui consiste à transformer l’énergie mécanique en énergie électrique.
- Ce mode de transformation est appliqué industriellement de deux manières différentes et a permis de classer les générateurs mécaniques 0 énergie électrique en deux catégories :
- T° Les machines d’induction électrostatique ;
- Les machines d’induction électromagnétique.
- Machines d’induction électrostatique. — Ces machines, connues également sous le nom de machines à influence, ne sont utilisées qu’en ‘dectrothérapie, en radiographie et dans les laboratoires de physique. A-Ussi ne faut-il pas s’étonner, en raison de leurs applications assez restreintes, que peu de constructeurs s’occupent de ces machines.
- Une seule machine d’induction électrostatique figurait à l’Exposition de Liège : c’est la machine à plateaux multiples et à grande vitesse angulaire exposée par la maison Gaiffe de Paris, bien connue par les appareils électro-médicaux dont elle s’est fait une spécialité.
- Machine, dé Wimshurt à plateaux multiples indépendants, système Gaiffe. — Pour obtenir de grands débits, M. Gaiffe a établi plusieurs modèles de machines Wimshurt à plateaux multiples que l’on peut faire
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- PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- tourner à de grandes vitesses angulaires avec le minimum de dépense d’énergie mécanique.
- En utilisant des plateaux de diamètre moyen, de 45 à 55 cm, et en nombre suffisant, 4,6,8,10, 12 et 20, suivant la puissance requise, on obtient des surfaces actives considérables. De plus, la vitesse angulaire peut être portée à 900 t : m sans aucun inconvénient. Dans ces condi-
- Fig. 1. — Machine Wimshurst, à plateaux multiples, démontée.
- lions, les machines comportant jusqu’à 6 plateaux peuvent être actionnées à la main; mais, au delà, il faut les actionnner soit par un moteur à courant continu sous 12, 16 ou 110 volts, soit par un moteur à courant alternatif monophasé ou triphasé à 110 volts, à la condition, toutefois, que la fréquence du courant alternatif ne dépasse pas 60 périodes par seconde.
- Ce type de machine est facilement démontable, consomme peu d’énergie pour son fonctionnement et est d’une grande solidité.
- Chaque paire de plateaux est absolument indépendante et peut être démontée séparément pour procéder à un nettoyage.
- Comme on le voit sur la figure 1, qui représente une de ces machines
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- GÉNÉRATEURS MÉCANIQUES D’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE 3
- démontée, chaque paire de plateaux est montée sur un arbre spécial muni d'une poulie d’entraînement P. Cet arbre se place à la partie supérieure d’une colonne métallique A, entre deux mâchoires B. Les Porte-balais, fixés sur les colonnes, sont absolument rigides. Les porte-Peignes, E, mobiles autour des collecteurs de la machine, peuvent être facilement écartés lorsque l’on veut enlever les plateaux. Les faces rapprochées des plateaux voisins, tournant en sens inverse, ne peuvent jamais être salies par l’huile, car elles se trouvent placées du côté opposé aux paliers ; seules, les autres faces sont exposées à recevoir quelques gouttes d’huile, mais, comme elles sont facilement accessibles, on peut tas nettoyer sans démonter la machine.
- Les poulies d’entraînement P sont de même diamètre que les supports des plateaux; on obtient ainsi une grande surface d’entraînement pour tas courroies, ce qui permet de ne pas trop les tendre, d où une éco-oomie de force motrice. Dans ces conditions, une machine à 6 plateaux de 55 cm de diamètre n’exige qu’un effort de 12 kilogrammètres pour fonctionner à la vitesse angulaire de 900 t : m.
- Les plateaux sont en ébonite, car on ne pourrait songer à faire tourner des plateaux en verre à une vitesse angulaire aussi considérable. Les Ptateaux ont 4 mm d’épaisseur, épaisseur bien suffisante pour éviter des déformations ou des gondolements. Du reste, à la vitesse angu-taire de 900 t : m, la force centrifuge les redresse ; en prenant la précau-hon de caler avec du papier les plateaux déformés et en les laissant tansi pendant la durée d’une nuit, ils sont suffisamment redressés le ïûatin pour que la machine puisse fonctionner toute la journée.
- Les machines sont utilisées pour l’électrothérapie et la radiographie.
- Machines d’induction électro-magnétique. — Ces machines, dont tas applications deviennent chaque jour plus nombreuses, peuvent être rangées en deux classes principales :
- f° Les machines magnéto-électriques ;
- Les machines dynamo-électriques.
- Les machines magnéto-électriques ne sont guère utilisées aujourd’hui gu’en téléphonie pour produire les courants d’appel, pour alimenter aussi les exploseurs servant à l’inflammation des mines et des torpilles ef surtout pour produire l’allumage des mélanges gazeux détonants <tans les moteurs à explosions.
- En ce qui concerne les machines dynamo-électriques, comprenant les ataernateurs et les dynamos à.courant continu, un grand nombre de Modèles figuraient à l’Exposition ;la plupart d’entre eux étaient en fonc-L°nnement et assuraient la fourniture de l’énergie électrique nécessaire aux divers services et aux exposants.
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- PRODUCTION DE L'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Ces différents types vont être décrits complètement, mais, avant de commencer cette étude, il convient de signaler le premier type industriel de ces machines, dû à Zénobe Gramme, à qui la Belgique vient d’élever un monument dans la ville de Liège, témoignant ainsi sa reconnaissance au célèbre inventeur. Gramme peut être considéré comme le fondateur de l’industrie électrique, car son admirable invention a été certainement le facteur principal des immenses progrès qui ont caractérisé la seconde moitié du xixe siècle.
- Premier type de dynamo Gramme. — Cette machine, la première construite, figurait dans le stand de la société Gramme de Paris ; elle date de 1869, époque à laquelle le célèbre inventeur prit son premier brevet et présenta sa découverte à l’Académie des Sciences de Paris.
- Comme on le voit sur la figure 2, le système inducteur est constitué par quatre électro-aimants disposés horizontalement, deux à droite et deux à gauche de l’induit mobile. Les noyaux de ces électro-aimants sont boulonnés dans deux montants en fer doux et leurs extrémités libres sont munies chacune d’une pièce polaire également en fer doux.
- Les enroulements des bobines inductrices sont placés directement sur les noyaux et couplés de manière que leurs extrémités présentent des pôles de noms contraires. L’excitation est en série.
- L’induit est constitué par un noyau annulaire, formé d’un faisceau de fils de fer doux, sur lequel est placé l’enroulement en fil de cuivre guipé et gomme-laqué.
- Le collecteur, fixé sur l’arbre de l’induit, est constitué par une série de lames de cuivre isolées et disposées de manière à former par leur ensemble un cylindre entourant l’arbre, dont il est isolé par l’interposition d'un manchon en bois.
- Les sections de l’enroulement induit sont reliées respectivement aux différentes lames du collecteur.
- Le courant produit est recueilli par quatre frotteurs en cuivre : deux de ces balais sont portés par le bâti horizontal sur lequel repose l’arbre de l’induit ; les deux autres par des pièces en laiton fixées, l’une sur le bâti inférieur, l’autre sur le bâti supérieur.
- Ces deux bâtis ainsi que les quatre montants sont en bois.
- Les frotteurs pressent non tangentiellement, mais sur les extrémités des lames constituant le collecteur. La pression des frotteurs est obtenue grâce à des leviers munis de vis et de ressorts en boudin.
- A propos de cette machine, il convient ici de détruire une légende qui laisse supposer que Gramme avait établi ses machines par des moyens empiriques.
- Dans le discours prononcé à Liège, lorsde l’inauguration du monument
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- ^ranime, M. Javaux, directeur de la société Gramme, l’ami et le colla-orateur de l’inventeur, a fait connaître les méthodes et moyens employés Par 1 inventeur pour l'étude de ses machines et nous ne saurions mieux raPPeler les difficultés surmontées qu’en citant le texte même du discours de M. Javaux.
- Fig. 2. — Premier modèle de dynamo Gramme.
- « En 1872, alors qu’il n’existait pour ainsi dire pas d’instruments de mesure, Gramme, qui n’avait pour tout instrument qu’une boussole, avait construit avec difficulté ses deux premières machines de démonstration.
- « Dans le but de se créer des unités électriques, il se livra à une série d’expériences et de recherches jusqu’en 1880.
- « Avant sa découverte, les seuls générateurs de courant continu étaient les piles: il les choisit comme unité de mesure.
- « Il prit comme point de comparaison l’élément Daniell pour la force électro-rnotrice, l’élément Bunsen pour l’intensité. Les résistances qui lui servaient étaient comparées à un étalon constitué par 1 km de fil de fer galvanisé de 4 mm de diamètre.
- (( Ses essais relatifs aux propriétés magnétiques du fer furent faits par la méthode d’arrachement.
- « La force électromotrice d’une machine était déterminée par le nombre d’éléments Daniell que l’on devait mettre en opposition; l’équilibre entre les deux forces électromotrices était indiqué par l’aiguille d’une boussole lorsqu’elle R accusait aucune déviation.
- « L’intensité était déterminée par comparaison avec un certain nombre d’éléments Bunsen; l’égalité des deux débits était accusée par des déviations égales de l’aiguille de la boussole.
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- PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- « Les mesures de résistances étaient effectuées au moyen d’un galvanomètre différentiel qu’il avait construit et qui lui permettait d’établir la comparaison avec son étalon de résistance.
- « Pour les propriétés magnétiques des matériaux employés dans la construction de ses machines, il avait dû déterminer des courbes lui donnant l’effort d’arrachement d’un noyau de fer autour duquel était enroulé un bobinage dont on faisait varier l’épaisseur, tout en maintenant constante l’intensité du courant.
- « Il avait reconnu que l’effort qui, au début, allait en croissant presque comme l’épaisseur du bobinage, tendait vers un maximum; il détermina ainsi les unités magnétiques arbitraires à employer dans ses études.
- « La force magnétique était exprimée par le produit du courant mesuré en Bunsen par la longueur du fil, c’est-à-dire en Bunsen-mètres.
- « Des nombreuses expériences ainsi faites, il avait déduit les proportions à donner à la section du fer de l’inducteur par rapport au nombre de Bunsen-mètres de l’enroulement, dans le but de ne pas dépenser inutilement du cuivre.
- « Jusqu’en 1874, la puissance des machines était désignée par le nombre de Bunsen qu’elles pouvaient débiter pour une tension d’un certain nombre d’éléments Daniell; par la suite, les machines pour l’éclairage furent désignées par leur puissance en becs Carcel, tandis que celles pour l’électrolyse étaient spécifiées par un dépôt de tant de grammes d’argent ou de cuivre à l’heure.
- « L’étude de ses machines était basée sur les quelques considérations suivantes : pour la section du fil à donner à ses enroulements, il avait reconnu que, pour obtenir un échauffement jugé acceptable au toucher, il fallait donner au fil une certaine section pour chaque Bunsen que la machine devait débiter, et cela pour une épaisseur déterminée de l’enroulement.
- « Des essais lui avaient indiqué que, pour obtenir une certaine tension, aune vitesse angulaire déterminée de l’induit, il fallait mettre sur cet induit une longueur constante de fil pour une force magnétique donnée, de sorte que la longueur à enrouler sur l’induit était proportionnelle à la tension qu’il devait fournir.
- « Le rapport entre les actions magnétisantes de l’induit et de l’inducteur était obtenu par cette condition que, sur l’inducteur, la longueur du fil devait être supérieure à celle de l’induit, de 40 à 70 0/0, suivant les cas.
- « La section du circuit magnétique était déduite du nombre de Bunsen-mètres ainsi obtenu.
- « Tels sont, en résumé, les principes employés par Gramme pour établir ses machines pendant les premières années.
- « La méthode suivie, quoique rudimentaire, comparée aux méthodes modernes, était néanmoins assez pratiquement exacte et les résultats des essais s’écartaient fort peu des prévisions du génial ouvrier. »
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- CHAPITRE II
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- Le service technique de l’Exposition de Liège avait adopté le système de distribution à 3 fils par courant continu, sous une tension de 440 volts avec fil neutre relié à la terre. Trois égalisateurs de tension ont servi à équilibrer les deux ponts de ce réseau de distribution.
- Pour assurer la fourniture du courant nécessaire aux divers services de l’Exposition, on a utilisé les machines exposées: chaudières, moteurs el dynamos.
- Indépendamment des groupes électrogènes belges affectés à ce service, un certain nombre d’autres dynamos à courant continu étaient en fonctionnement dans les installations particulières d’exposants.
- Groupe électrogène de la Compagnie internationale d’électricité de Liège et de la Société anonyme des anciens établissements Van den Kerchove de Gand (Belgique). — Ce groupe électrogène (fig. 3) est constitué par une dynamo à courant continu, système H. Pieper, du type de l’État Belge, actionnée directement par un moteur à vapeur horizontal, compound tandem.
- Dynamo. — La dynamo [fig. 4) a une puissance de 400 kilowatts à la vitesse angulaire de 110 t : m et fournit le courant sous une tension de 480 volts.
- La carcasse inductrice est une couronne en fonte, en deux pièces assemblées suivant un plan horizontal.
- Le réglage de l’entrefer, ainsi que le rattrapage d’usure des coussinets, s’effectue à l’aide de quatre vis pour le sens vertical et de quatre
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- Fig. 3. — Groupe électrogène à courant continu. Compagnie internationale d’électricité et ateliers Van 'den Kerchove.
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- Vls pour le sens horizontal ; ces vis agissent sur la partie inférieure de la carcasse.
- Le poids de cette carcasse est de 20 000 kg, et sa section utile de 1 750 cm2.
- Les noyaux polaires, au nombre de 10, sont en fer doux et, pour
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- PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- assurer une bonne continuité du circuit magnétique, ils sont pris dans la carcasse au moment de la coulée de cette dernière. Ces noyaux sont cylindriques et ont 410 mm de diamètre. Ils sont munis d’épanouissements polaires feuilletés, en tôles de 0,5 mm d’épaisseur, ayant un développement (arc polaire) de 470 mm et une largeur de 430 mm. Les tôles qui les constituent sont réunies par des rivets, et l’ensemble est fixé sur le noyaux à l’aide de vis.
- Le diamètre d’alésage de l’inducteur est de 2 017 mm, et l’entrefer est de 8,5 mm.
- Les 10 bobines inductrices, comportant chacune 1 050 spires de fil de 3,7 mm de diamètre, parfaitement isolé, sont reliées en tension. La dynamo est excitée en dérivation, et le courant d'excitation a une intensité de 16 ampères. Les 10 bobines ont un poids total de 2 300 kg.
- L’induit comporte un noyau feuilleté, de 450 mm de largeur, monté sur un croisillon en fonte solidement claveté sur l’arbre; ce noyau est formé de quatre paquets de tôles de 0,5 mm d’épaisseur, isolées au vernis ou au papier. Ce noyau a un diamètre extérieur de 2 m et un diamètre intérieur de 1,40 m.
- L’enroulement induit est logé dans 240 rainures rectangulaires de 13 mm de largeur et de 44 mm de hauteur. La partie supérieure de ces rainures est taillée en queue d’aronde, afin de permettre l’introduction d’une cale en bois destinée à maintenir les barres de l’enroulement.
- Cet enroulement parallèle est en barres de cuivre, de 2,4 mm d’épaisseur et de 15 mm de hauteur, arrondies sur Jes angles. Chaque rainure reçoit six de ces barres entourées de ruban et isolées du fer du noyau par des cavaliers en matière isolante.
- Le collecteur, de 1 500 mm de diamètre et de 250mm de largeur utile, se compose de 720 lames de section trapézoïdale, isolées au mica. Le courant est recueilli par 10 rangées de balais en charbon ; chaque rangée se compose de 5 balais. Les porte-balais sont fixés sur une couronne mobile, guidée dans quatre bras venus de fonte avec la carcasse. Le déplacement de cette couronne et, par conséquent, le calage des balais s’effectuent par l’intermédiaire d’une tige filetée, supportée par la carcasse et attaquant la couronne à l’aide d’un écrou ; un volant, fixé à l’extrémité de la tige, commande ce mouvement.
- Les extrémités du circuit de l’induit sont amenées à deux bornes, fixées en dessous de la carcasse, mais néanmoins d’accès facile.
- Le poids de l’induit est de 11000 kg.
- Au régime normal de 875 ampères, la densité du courant dans l’enroulement induit est de 2,45 ampères par millimètre carré de section.
- Le rendement de cette dynamo est de 94 °/0. Elle supporte sans échauf-
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- fement appréciable et sans étincelles une surcharge de 25 °/0 pendant deux heures. Après une marche ininterrompue de dix heures, 1 échauffe-ment reste inférieur à 40° G.
- Moteur à vapeur. — Le moteur à vapeur (flg. 5 et fi) a une puissance normale de 600 chevaux qui peut atteindre 700 chevaux à marche économique, sans que la vitesse angulaire cesse d’être régulière et qu’aucune pièce de la machine soit soumise à une fatigue anormale. En surcharge ce moteur peut développer 800 chevaux.
- La distribution, pour l’admission et pour l’échappement, s effectue au moyen de pistons-valves, et l’adinission de vapeur dans les deux cylindres est commandée par le régulateur.
- Les deux cylindres sont disposés en tandem. Le cylindre à haute pression a 495 mm de diamètre, et celui, à basse pression, 855 mm ; la course des pistons est de l mètre.
- La vitesse angulaire est de 110 t : m. Le volant en fonte est en deux pièces et assure un coefficient d’irrégularité de 1/100 au maximum.
- Les deux cylindres sont munis d’enveloppes de vapeur; celle du petit cylindre est chauffée par de la vapeur vive, et celle du grand cylindre Par la vapeur venant du petit cylindre.
- La pression de marche peut atteindre 10 kg : cm2.
- Le principe de la distribution par pistons-valves consiste dans l’emploi de quatre obturateurs distincts, affectant la forme de pistons et se déplaçant verticalement dans les fonds des cylindres. La coupe d’un fond de cylindre [fig. 7) montre la disposition des organes.
- Ces pistons-valves sont constitués par de simples bagues munies de segments pour en assurer l’étanchéité ; ils se déplacent dans des chemises rapportées et percées de lumières établissant la communication uvec le cylindre par l’intermédiaire d’un canal circulaire.
- Lorsque l’obturateur d’admission, qui se trouve à la partie supérieure, vient à se soulever, il découvre les lumières, et la vapeur qui remplit le fond du cylindre peut s’introduire derrière le piston ; l'échappement se produit d’une manière analogue. Dans ces conditions, la vapeur doit remonter vers les lumières d’admission, ce qui réduit au minimum la quantité d’eau entraînée ; d’autre part, l’eau qui peut se condenser dans le cylindre est évacuée par l’échappement qui se trouve en contrebas.
- Les espaces nuisibles sont très petits et les parois en contact avec la vapeur d’admission sont réduites au minimum. La disposition verticale des pistons-valves et la pression minime des segments empêchent toute usure. Ces obturateurs sont et restent étanches sans aucun rodage ; ils sont munis d’un recouvrement et fonctionnent aux températures de sur-
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- Fig. 5. — Vue en plan du groupe électrogène Pieper-Van den Kerchove.
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- groupes électrogènes et dynamos a GOURANT CONTINU 13
- Fig. 6. — Élévation du groupe électrogène Pieper-Van den Kerchove.
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- chauffe les plus élevées, la dilatation s’opérant librement et les cercles assurant toujours l’étanchéité.
- Ces pistons-valves sont de beaucoup plus légers que les soupapes et valves à égalité de section de lumière; étant complètement équilibrés,
- Fig. 7. — Fond de cylindre muni de pistons-valves.
- ils ne produisent que de très faibles résistances, quelles que soient la pression, la vitesse angulaire ou la charge du moteur.
- La distribution est actionnée par un arbre longitudinal, commandé par engrenages coniques et portant des excentriques. Chacun d’eux commande à la fois l’admission, par l’intermédiaire d’un déclic à palette, et l’échappement au moyen d’un système de leviers assurant une ouverture et une fermeture rapides.
- Les pompes du condenseur sont placées en contre-bas de la machine
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- et commandées par le bouton de la manivelle : elles peuvent fonctionner ^ 140 t : m sans donner lieu à des chocs. Elles ont trois sièges de clapets pour obtenir le vide. Généralement, dans les moteurs compound, la pompe à air, la pompe de circulation, la pompe alimentaire et la pompe de purge forment un ensemble compact.
- La consommation d’huile est très réduite grâce à la simplicité du mécanisme et surtout au graissage automatique de toutes les parties. Tous les coussinets sontmunis d’anneaux graisseurs; pour lesautres organes, le débit réglable des pompes etdes graisseurs compte-gouttes évite tout gaspillage, tout en donnant une grande sécurité de fonctionnement. Une pompe à huile à trois débits sert au graissage des cylindres.
- En ce qui concerne la consommation de vapeur, des essais effectués sur un moteur tandem du type courant, de 250 chevaux, ont montré ffu avec de la vapeur saturée cette consommation, était de 5,28 kg ; elle u atteint que 6 kg à puissance maximum avec un bon vide. Avec surchauffe à 300°, pour la puissance indiquée de 230 chevaux, la consommation de vapeur n’est que de 4,31 kg, s’abaissant à 4,02 kg avec surchauffe à 350°.
- Groupe électrogène de la Compagnie internationale d’électricité de Liège et de la Société anonyme John Cockerill de Seraing (Belgique). — Ce groupe électrogène (fig. 8) se compose d’une dynamo ù courant continu système Pieper, commandée directement par un moteur à gaz de la Société John Cockerill.
- üynamo. — La dynamo, d’une puissance de 500 kilowatts à la vitesse angulaire de 135 t : m, débite normalement 1000 ampères sous 500 volts.
- Au point de vue de sa construction, cette dynamo ne diffère point de celle qui vient d’être décrite, faisant partie du groupe électrogène de la Lompagnie internationale d’électricité et de la Société Van den Ker-chove1.
- Moteur à gaz. — Ce moteur à gaz, alimenté aux gaz de hauts fourneaux ou de fours à coke, a une puissance de 500 chevaux effectifs à la vitesse angulaire de 135 t : m.
- Il comporte deux cylindres horizontaux, montés en tandem, de 600 mm de diamètre. La course des pistons est de 800 mm.
- Les cylindres [fig. 9) sont coulés d’une seule pièce avec leur enveloppe à circulation d’eau et portent à leurs extrémités les orifices d’admission à la partie supérieure et ceux d’échappement à la partie inférieure. Ils sont fermés aux deux bouts par de forts couvercles à
- 1- Voir p. 7.
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- Ftg. 8. — Groupe électrogène à courant continu de la Compagnie internationale d’électricité et de la Société John Cockerill,
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- Fig. 9. — Coupe transversale du cylindre par les soupapes d’admission.
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- circulation d’eau, munis de presse-étoupes, pour le passage des tiges de piston.
- Les pistons creux, en acier moulé, sont supportés par des tiges en acier forgé qui, en dehors du cylindre, reposent sur des glissières. Dans ces conditions, le piston n’appuie pas sur les parois du cylindre et ces parois ne subissent que le contact des bagues de garniture.
- Ce moteur est à quatre temps, et sa distribution s’effectue par soupapes.
- La distribution est commandée par un arbre secondaire qui reçoit son mouvement d’engrenages, mus par l’arbre moteur qui tourne à une vitesse angulaire réduite de moitié.
- L’arbre secondaire est parallèle à l’axe de la machine et porte les cames commandant les soupapes [fig. 9).
- Le réglage se fait par admission variable du mélange tonnant; la compression est constante. A cet effet, la soupape de mélange reste ouverte pendant toute la durée d’aspiration, admettant de l’air pur, jusqu’au moment où un déclic commandé par le régulateur centrifuge ouvre la soupape à gaz.
- A partir de ce moment jusqu’à la fin de la course, un mélange d’air et de gaz est admis à la suite de la masse d’air pur introduite d’abord.
- Ce mélange à dosage constant arrivant sur l’allumeur explose à coup sûr.
- Dans cette machine, le piston reçoit successivement une impulsion sur chacune de ses faces. Les deux courses motrices se suivent dans un même cylindre, de sorte qu’en associant deux cylindres semblables soit en tandem, soit côte à côte, on réalise des moteurs dont toutes les courses sont motrices.
- L’allumage électrique par étincelle de rupture est du système connu « Simms Bosch ».
- Le graissage se fait à l’huile minérale. Celui des paliers principaux se fait par anneaux graisseurs et des pompes à huile sous pression assurent le graissage des cylindres.
- Toutes les parties de la machine en contact avec les gaz chauds sont refroidies. C’est ainsi que les cylindres, couvercles, pistons, tiges de piston et soupapes d’échappement sont refroidis par une circulation d’eau intérieure. Il en est de même des glissières et coussinets de paliers principaux.
- La quantité d’eau admise pour le refroidissement est telle qu’à la sortie de la machine sa température ne dépasse pas 50° C. Avec de l’eau à 15° C. la dépense est de 35 litres par cheval-h.eure effectif.
- Une pression d’environ 1 kg : cm2 est suffisante pour assurer à l’eau une circulation parfaite dans les organes.
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- Un signal d’alarme prévient le mécanicien si, par une circonstance Quelconque, l’eau vient à faire défaut.
- La mise en marche du moteur se fait par l’air comprimé ; 1 air est comprimé dans un réservoir par un petit compresseur spécial, électrique °u autre.
- U agit sur une des faces du piston et lance la machine jusqu’à ce que l’on ait obtenu sur l’autre face les premières explosions de gaz.
- Un vireur électrique sert à amener la machine au point pour le démar-lage par l’air comprimé.
- Ue moteur, en fonction à l’exposition, est alimenté au gaz de ville, ulors qu’il est spécialement construit pour fonctionner avec les gaz de 1>0urs à coke.
- La consommation de gaz dépend de sa richesse : dans un moteur a double effet tandem, elle correspond à environ2 300calories par cheval-heure effectif.
- Le gaz destiné au moteur doit être propre et froid, complètement débarrassé de goudron et de naphtaline et ne doit pas contenir plus de 0,1 gr de poussière par mètre cube.
- Un gaz plus sale exige un nettoyage plus fréquent des cylindres et donne lieu à usure.
- Groupe électrogène de la Société anonyme des ateliers Jaspar, do Liège, et des ateliers de construction J. Preud’homme-Prion, do Huy (Belgique). — Ce groupe électrogène ( fig. 10), comporte une dynamo à courant continu, du type État Belge, actionnée directement P&r un moteur à vapeur horizontal, compound-tandem.
- Dynamo. — La dynamo, construite par la Société anonyme des ate-hers Jaspar de Liège, est identique à celle déjà décrite et faisant partie hu groupe électrogène de la Compagnie internationale d’Électricité et ^es établissements Van den Kerchove L
- Moteur à vapeur. — Le moteur à condensation marche à la vitesse ailgulaire de 110 t : m et développe une puissance de 600 chevaux, la Vapeur étant admise à la pression de 9 kg : cm2.
- Le cylindre à haute pression a 523 mm de diamètre ; celui à basse Passion, 910 mm ; et la course des pistons est de 1 m.
- Les cylindres sont à enveloppe de vapeur ; celui du cylindre à haute Pression est chauffé par la vapeur vive qui se rend ensuite dans le cyhndre à basse pression.
- Voir page 7.
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- ¥ig. 10. — Groupe électrogtae à couvaut coallau .1 asçar et P r e ud’ h otmrve-Prion.
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- Les pistons sont coulés en fonte douce et portent chacun trois cercles.
- La distribution s’opère par soupapes ; l’admission et 1 échappement s effectuent par 4 soupapes dans chaque cylindre.
- L’admission dans le cylindre à haute pression peut varier depuis 7-éro jusqu’à 75 °/0, grâce à un régulateur de Beyer, à ressort puissant, L'es sensible et à fonctionnement rapide.
- Les variations de vitesse angulaire ne dépassent pas 3 °/0 et dans le cas où le moteur passe brusquement de la marche à pleine charge à la Marche à vide, la période d’irrégularité ne dépasse pas 10 secondes.
- Le mécanisme de distribution est commandé par un arbre longitudinal recevant son mouvement de l’arbre moteur par 1 intermédiaire de deux engrenages coniques ; cet arbre porte des excentriques commandant l’admission et l’échappement.
- Le régulateur est fixé sur le cylindre à haute pression; la tige actionnant l’arbre de commande des déclics est munie d’un dispositif provocant l’arrêt du moteur, dans le cas où une avarie surviendrait à la commande de cet appareil. Ce dispositif produit également 1 arrêt en cas d avarie à la prise de vapeur; il peut être actionné de n importe quel endroit de l’usine à l’aide d’un mécanisme spécial.
- Le déclic pour les soupapes d’admission se produit sur le leviei de déclenchement, réduisant ainsi au minimum l’inertie due a la chute des niasses qui tombent.
- Le taquet m [fig. 11), mobile autour du tourillon ?, s’appuie, sous ^ action d’un ressort Æ, sur une partie plane n de la douille réunissant les leviers p qui, ainsi, sont rendus solidaires; leur extrémité t prend, par l’intermédiaire des leviers u et v, une position dépendant du régulateur. Dans ce mouvement, l’extrémité du taquet /n, commandé par la tige de l’excentrique calé en retard, s’élève au-dessus du levier de déclenchement r d’environ 1,5 mm; le taquet qui avait été écarté de son appui par l’extrémité du levier r, sur lequel il avait glissé en montant, vient glisser contre son arrêt n et, en redescendant, entraîne le levier de déclenchement.
- Par suite de la liaison des leviers p, w,r, le mouvement est tel que son extrémité intérieure se rapproche de plus en plus de 1 arête s du levier de déclenchement jusqu’à ce que le déclic se produise ; à ce moment, h, Assort et le poids de la soupape agissant ensemble, celle-ci est ren-v°yée sur son siège. Par suite de la disposition des leviers de commande du déclic, la réaction sur le régulateur est excessivement faible. En examinant les conditions dans lesquelles se fait 1 enclenchement, on v°it que celui-ci est sensiblement proportionnel à la grandeur de 1 ouverture d’admission.
- La soupape d’échappement est commandée par une came agissant
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- directement sur le levier actionnant la soupape ; la levée et la f erme-ture sont très rapides.
- La figure 11 montre le rapport existant entre le tracé de la courbe de cette came et les vitesses qu’elle communique à la soupape. Les vitesses
- Fig. H. — Distribution Preud’homme-Prion.
- instantanées en chaque point sont obtenues à l’aide des centres instantanés de rotation. De la courbe des vitesses on passe facilement à celle des accélérations qui permet de déterminer exactement la force du ressort destiné à assurer la fermeture de la soupape.
- La distribution au cylindre à basse pression est semblable à celle qui vient d’être décrite ; elle est à déclic, l’admission étant variable à la main à l’aide d’un volant placé sur le support avant de l’arbre de commande du grand cylindre.
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- Dans le but d’amener la soupape à reposer doucement sur son siège, 011 a employé un amortisseur à huile au lieu des amortisseurs à air généralement utilisés.
- L amortisseur à huile deColmann, quoique différent comme principe, est le seul qui puisse être comparé à celui employé dans cette machine, eR effet, le frein est à orifice constant et à volume variable, réglable en marche, tandis que dans la cataracte de Colmann le volume est cons-fomt, l’orifice est variable et le réglage ne peut se faire qu à 1 arrêt.
- Lorsque la soupape d’admission est soulevée, le piston a la suit dans SR course et sort du cylindre è, c, dy e. Dès l’origine du mouvement, les orifices o sont ouverts ; la levée de la soupape se fait sans résistance
- l’huile se trouvant à la partie supérieure du cylindre peut passer à la partie inférieure.
- Au moment du déclic, la soupape retombe sous 1 action du ressort et de son poids.
- Pendant la première partie de sa course, le piston amortisseur u éprouve qu’une très faible résistance, l’huile pouvant s écouler laté-1 alement; mais, au momentoùla soupape va toucher le siège, le piston °bture complètement le cylindre è,c, dye ; larésistance de 1 huile 1 arrête, le ressort f se comprime pendant que la soupape continue à descendre
- un certain volume d’huile s’écoule par les orifices o au fur et à mesure de la descente, formant ainsi frein.
- Pendant la course inverse, le grand piston descend à son tour sous l’action du ressort i démasquant les trous et supprimant ainsi la résistance à la levée.
- La rotation de l’écrou j permet de faire monter ou descendre le piston a, faisant ainsi varier le moment où commence l’amortissement.
- On peut considérer que l’orifice d’écoulement reste constant, parce ^ue la vitesse de la soupape au moment de la fermeture ne peut pas être nulle : il doit y avoir un léger choc qui indique que la fermeture est réarmée; c’est ce qui se produit du reste également dans la cataracte de Oolmann et dans la cataracte à air. Il en résulte que le calcul du frein à orifice constant est parfaitement applicable à cette cataracte.
- Les paliers de l’arbre moteur, de même que ceux de 1 arbre de distribution, sont à graissage automatique par anneau. Le graissage des cylindres se fait à l’aide d’une pompe actionnée par la machine; il y a un fuyau de graissage pour chaque soupape, et le cylindre est également graissé directement.
- Le graisseur du tourillon-manivelle est du type dit centrifuge.
- Les articulations de la bielle et de la pompe à air sont graissées automatiquement.
- Le condenseur par mélange est horizontal ; sa capacité est calculée,
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- non d’après te volume du cylindre d’admission, mais d’après le temps pendant lequel la condensation peut s’effectuer et aussi d’après le volume de vapeur à condenser.
- La pompe à air est verticale avec clapet de pied; elle est commandée par un balancier actionnée par une bielle attelée au bouton de la manivelle. Le vide obtenu en marche normale est de 70 cm.
- Groupe électrogène de la Société anonyme des ateliers Jaspar de Liège et de la Société anonyme « Énergie » de Marcinelle (Belgique). — Ce groupe électrogène se compose d’une dynamo à courant continu actionnée, par l’intermédiaire d’une courroie, par un moteur à vapeur du système Hoyois.
- Dynamo. — Cette dynamo, d’une puissance de 60 kilowatts, débite normalement 130 ampères sous une tension de 440 volts, à la vitesse angulaire de 7251 : m.
- La carcasse inductrice est en fonte d’une seule pièce et de forme cylindrique; elle est munie de quatre noyaux polaires venus de fonte. Les épanouissements polaires, de section rectangulaire, ont une section de 220 mm sur 205 mm.
- Les quatre bobines inductrices, reliées en tension, sont enroulées avec du fil de cuivre de 1,2 mm de diamètre, soigneusement isolé.
- La carcasse présente une section utile de 400 cm2; le diamètre d’alésage est de 525 mm, et l’entrefer diamétral de 15 mm.
- L’induit, de 510 mm de diamètre extérieur et de 310 mm de longueur, a un noyau feuilleté et denté.
- Les tôles, de 250 mm de diamètre intérieur, sont isolées au papier et montées sur un croisillon claveté sur l’arbre ; deux couronnes de ventilation ont été ménagées entre les paquets de tôles.
- Les 76 encoches, de 30 mm de profondeur et de 10,5 mm de largeur, reçoivent chacune 6 conducteurs de 11 X 2 mm, isolés au coton.
- L’enroulement est maintenu dans les encoches par des baguettes en bois et des frettes.
- Le collecteur comprend 227 lames en cuivre dur étiré et isolées au mica; son diamètre est de 360 mm; il présente une largeur utile de 260 mm.
- Le courant est recueilli par quatre rangées de quatre balais en charbon.
- Moteur à vapeur. — Le moteur à vapeur horizontal et monocylindrique est à détente automatique pour le régulateur et avec condenseur en tandem.
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- groupes électrogenes et dynamos a gourant continu Les dimensions principales sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre................
- Course du piston....................
- Nombre de tours par minute..........
- Pression de marche..................
- Puissance normale indiquée, en chevaux
- Il est muni d’un condenseur, avec pompe à air horizontale, actionnée Par le prolongement de la tige du piston.
- L admission de vapeur se fait par soupapes horizontales disposées dans les fonds du cylindre.
- Ces soupapes sont actionnées au moyen du système de distribution Hoyois {fig. 12), type E, par virgules mues par un excentrique. Le déclic est sous la dépendance du régulateur genre Watt, à amortisseui à air agissant automatiquement et rapidement, de façon à assuiei une utarche très régulière de la machine, en mettant constamment 1 admis-si°n de vapeur en rapport avec le travail à effectuer.
- Les soupapes étant équilibrées, l’effort à vaincre par le déclic poui leur soulèvement est pour ainsi dire nul et, par ce fait, la réaction du déclic sur le régulateur est insignifiante ; ce dernier conserve une grande
- sensibilité.
- L’admission de vapeur de la botte au cylindre se faisant directement sans aucun conduit intermédiaire, l’espace nuisible est réduit au mini-nium, d’autant plus que l’émission de la vapeur se fait également au ( nioyen de tiroirs disposés dans les fonds.
- Les orifices d’échappement étant placés en contre-bas du cylindre, à chaque coup de piston, l’eau qui se trouve dans le cylindre est évacuée Instantanément et d’une façon complète, d’où suppression radicale des c°ups d’eau, cause de tant d’avaries.
- Le faible déplacement des distributeurs permet une allure très rapide de la machine, tout en offrant des garanties sérieuses contre 1 usure et le déréglage.
- Le petit nombre de pièces en mouvement permet, en outre, un graissage économique et des dépenses d’entretien fort réduites.
- A ce point de vue, ce type de machine convient très bien, comme Moteur de stations centrales d’électricité, pour l’attaque directe des dynamos et des alternateurs à des vitesses angulaires pouvant s élever jusqu’à 200 t : m.
- L’autre part, la complète séparation du mécanisme d’admission et d’échappement permet de prolonger la période d’admission jusqu’aux 8/10 de la course totale du piston et de régler le degré de compression séparément et à volonté.
- 400 mm 550 —
- 120 —
- 8 kg : cm2 100 —
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- Fig. 12. —Distributeur IIoyois.
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- Ces admissions prolongées permettent de faire supporter au moteur llRe surcharge excessive aussi longtemps qu’il est nécessaire et sans Rucun danger.
- Les pertes par condensation sont réduites au minimum, grâce à 1 emploi d une enveloppe de vapeur dans les fonds ainsi que dans la périphérie entière du cylindre, formé d’un simple tuyau à double paroi, venu directement de fonte.
- La circulation continue de la vapeur empêche toute accumulation d air R 1r partie supérieure. Un seul purgeur automatique suffit pour évacuer tes eaux de condensation des enveloppes et des couvercles.
- En cas d’avarie survenant au régulateur ou à la prise de vapeur, un dispositif très simple permet de supprimer automatiquement 1 admission
- de vapeur.
- Groupe électrogène de la Société anonyme des ateliers de constructions électriques de Charleroi et de la Société anonyme des ateliers Carels frères de Gand (Belgique). — Ce groupe électrogène °st constitué par une dynamo à courant continu, du type Etat Belge, actionnée directement par un moteur à vapeur compound horizontal, avec cylindres en tandem.
- üynamo. — La dynamo est construite sur les mêmes plans et d après les mêmes données que celle déjà décrite, faisant partie du groupe clectrogène de la Compagnie internationale d’électricité h
- A la vitesse angulaire de 100 t : m, elle peut débiter 850 ampères sous 440 volts.
- Moteur à vapeur. — Ce moteur [fig. 13), d’une puissance de 650 che-vRux, a ses deux cylindres disposés en tandem; le cylindre à haute pression a 540 mm de diamètre, et celui à basse pression, 900 mm. La course des pistons est de 950 mm, et la vitesse angulaire normale de 1101 : m.
- Le bâti de la machine est supporté dans toute sa longueur par des Passifs en maçonnerie.
- La distribution est du système Carels à soupapes équilibrées et 4 détente variable, par le régulateur, au petit cylindre et fixe au grand cylindre.
- Les cylindres sont constitués par une enveloppe et un fourreau en fonte dure; la vapeur parcourt l’enveloppe avant d’agir sur les pistons qui sont du type suédois.
- U Voir page 7.
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- La distribution de vapeur pour l'admission et l’échappement s’effectue par quatre soupapes pour chaque cylindre. Ces soupapes sont à double siège avec larges surfaces coniques ; comme elles sont parfaitement équilibrées, elles n’opposent que peu de résistance aux organes en mouvement. L’ouverture et la fermeture se produisent sans choc ni frottement, et l’étanchéité reste parfaite.
- Tandis que l’admission au petit cylindre est soumise à l’action du régulateur, la distribution au grand cylindre est variable et réglable à la main dans certaines limites.
- Aux soupapes d’admission du petit cylindre, le déclic se produit au
- Fig. 13.
- levier même des soupapes [ftg. 14), afin de réduire l’inertie des pièces en mouvement lors de leur chute. Le taquet est attelé à la barre de l’excentrique; en descendant, il rencontre le levier et l’entraîne à très faible vitesse jusqu’à ce qu’il ait basculé par la rencontre du collet dont la position se règle par le régulateur; à cet instant, la soupape tombe, la détente étant ainsi réglée par la position du collet.
- Quant à l’échappement, il est réglé par le même excentrique au moyen de deux leviers courbes à mouvement progressif. La douceur de la distribution résulte de la faible vitesse des divers organes en prise, au commencement de l’ouverture et à la fin de la fermeture.
- L’avance à l’échappement et la compression sont réglables à la main.
- L’admission et l’échappement au grand cylindre s’effectuen t, de cette même manière également au moyen d’un seul excentrique .
- L’admission et l’échappement au cylindre à haute pression sont variables entre 0 et 75 0/0 de la course, sous l’action d’un régulateur d’une grande sensibilité, système Porter.
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- La faible résistance des organes de distribution n ayant aucune influence sut la sensibilité du régulateur commandé par engrenages, on peut obtenir une marche régulière, même pour de grandes variations de charge.
- Le régulateur permet de ramener la différence de vitesse angulaire à 3 °/0 près, après une période de réglage de 10 secondes, avec débrayage
- de la totalité de la charge.
- Le contre poids du régulateur est mobile et peut être déplacé au moyen d’une vis de rappel; il est possible de faire varier la vitesse angulaire de 10 °J0 pen-
- dant la marche. Ce contrepoids peut être commandé par un petit moteur électrique et, dans ces conditions, il est alors possible de le régler directement à partir du tableau de distribution, dispositif avantageux lorsque l’on a à coupler des alternateurs en parallèle. Une disposition particulière empêche tout emballement du moteur, au cas où les
- engrenages du régula- Fic, 44, _ Support d’admission portant le déclic.
- teur viendraient à se briser.
- Ce moteur fonctionne à condensation ; le condenseur horizontal à double effet, placé dans le sous-sol, est commandé par le bouton de la manivelle.
- Les paliers de l’arbre moteur sont à graissage automatique et continu. Le graissage des cylindres est assuré par une double pompe à pression forcée, actionnée parle moteur. Les graisseurs des autres organes sont à débit visible et accessibles pendant la marche.
- Line circulation d’eau froide est établie dans les paliers et dans le bâti sous la glissière inférieure.
- Dynamos de la Société Gramme. — Les différents types de dynamos à courant continu, construites par la Société Gramme, étaient représentés à l’Exposition par un modèle de chacun de ces types.
- Les dynamos bipolaires, construites pour des puissances comprises
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- Fig. 13. — Dynamo Gramme pour électrolyse.
- Les dynamos, type léger, à encombrement réduit, ont tous leurs organes parfaitement protégés. L’induit est bobiné en tambour avec conducteurs logés dans des rainures. Ces dynamos peuvent également fonctionner comme moteurs; elles se construisent pour différentes puissances, depuis 0,25 jusqu’à 20 chevaux. La dynamo exposée, d’une puissance de 16,5 kw, peut débiter 150 ampères sous 110 volts, à la vitesse angulaire de 950 t : m; elle est à 4 pôles dont 2 pôles conséquents.
- Les dynamos pour applications électrochimiques [fig. 15) sont du type dit supérieur; de construction très robuste, elles peuvent supporter des surchages élevées. L’induit a un enroulement en anneau Gramme. Les balais, en charbon, sont indépendants et démontables pendant la marche; leur calage est individuel. La dynamo exposée débite 450 ampères sous
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- une tension de 5 à 7 volts à la vitesse angulaire de 1200 t : m. La série courante de ces dynamos comporte des modèles débitant de 40 à ^ 600 ampères.
- Les dynamos multipolaires se construisent pour toutes puissances comprises entre 20 et 400 kilowatts. Suivant leur puissance, l’inducteur comporte de 4 à 8 pôles avec carcasse en acier coulé. L induit, bobine en tambour, a ses enroulements logés dans les rainures du noyau. La dynamo exposée a 6 pôles, débite 750 ampères sous 125 volts à la vitesse angulaire de 400 t : m ; elle est excitée en dérivation et a un rendement, à pleine charge, de 92 °/0.
- La Société Gramme avait également exposé un type de petite dynamo utilisé pour la charge de petites batteries d accumulateurs servant a 1 allumage des moteurs à explosion. Cette dynamo débité Sampèies sous nne tension de 5 volts ; elle tourne à une vitesse angulaire d environ 1§00 t : m et est commandée directement par le moteur. Ces machines tendent de grands services dans les garages d automobiles. Étudiées spécialement pour la recharge en cours de route des batteries d allumage, cites sont installées de manière que, dès la vitesse de régime atteinte, un coupleur ferme automatiquement le circuit de charge ; d autre part, un régulateur, également automatique^ maintient la tension constante quelle soit la vitesse du moteur.
- Groupe électrogène de la Société anonyme d’électricité Lah-meyer de Bruxelles et de la Société anonyme des ateliers Carels frères de Gand (Belgique). — Ce groupe électrogène {fig. 16 et 17) se compose d’une dynamo multipolaire à courant continu actionnée directement par un moteur thermique, système Diesel, type pilon.
- dynamo. — La dynamo, excitée en dérivation, peut débiter normalement 864 ampères sous 550 volts, ce qui correspond à une puissance de ^6 kilowatts à la vitesse angulaire de 150 t : m.
- La carcasse inductrice est constituée par une couronne en fonte, en deux pièces assemblées suivant un plan horizontal ; la moitié intérieure est munie de semelles permettant de fixer la dynamo sur les fondations. Cette carcasse a 3 mètres de diamètre extérieur et 2,53 m de diamètre intérieur; sa longueur axiale étant de 380 mm et l’épaisseur de 235 mm, eLc a, par conséquent une section de 800 cm2.
- A l’intérieur de cette couronne sont rapportés et fixés par des vis
- noyaux polaires, en acier coulé, disposés radialement. Ces noyaux, de forme cylindrique, ont 335 mm de diamètre et 265 mm de hauteur. Les bobines inductrices, en fil de 3,4 mm de diamètre, sont reliées en série ; la résistance totale du circuit inducteur présente à chaud une résistance de 37 ohms, et le poids total de cuivre sur l’inducteur est de
- 1270 kg.
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- L’induit a un noyau feuilleté, en forme de tambour, supporté par un croisillon dont le moyeu est claveté sur l’arbre. Les tôles formant ce
- noyau sont en trois paquets séparés par deux canaux de ventilation ayant chacun 11 mm de largeur.
- Fig. 16. — Groupe électrogène Lahmeyer-Carels-Diesel.
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- Ce noyau porte 537 encoches de section rectangulaire, ayant chacune mm de largeur et 38 mm de.profondeur.
- L’enroulement induit est du type en tambour avec sections gioupées «n parallèle ; chaque encoche contient deux conducteurs de section rectangulaire ayant 2 x ta mm. Ces conducteurs, pliés sur gabaiit, sont maintenus dans les encoches par dès cales entourées de frettes d’acier. La résistance de l’induit est de 0,010ohm.
- L induit a une vitesse périphérique de 14,80m par seconde.
- Le collecteur comporte 337 lames en cuivre dur étiré et isolées au mica; il a 1,50 m de diamètre et 16 cm de largeur. Le courant est recueilli par 12 rangées de balais, comportant chacune 4 balais en chai-bon de 30 mm de largeur et de 20 mm d’épaisseur.
- Les tourillons porte-balais sont supportés par un cercle en fonte fixé ®u palier extérieur et se déplaçant par la manœuvre d’une tige munie & une vis sans fin.
- A pleine charge, cette dynamo a un rendement de 93,/ 0/0, a demi-charge, de 92,4 0/0, et à trois quarts de charge, de 93,6 0/0.
- Moteur Diesel. — Ce moteur à pétrole développe une puissance Normale de 500 chevaux à la vitesse angulaire de 150 t : m. Sa puissance maximum peut atteindre 600 chevaux.
- Ce moteur, du type vertical, comporte 3 cylindres dont les manivelles s°nt calées à 120°.
- Les trois cylindres reposent sur un soubassement portant en même *eiDps les quatre paliers de l’arbre moteur.
- Le diamètre des cylindres est de 500 mm et la course des pistons de mm; le diamètre de l’arbre dans les paliers est de 280 mm et la portée he 650 mm. Du côté du volant, l’arbre est maintenu par un grand contre-Palier de 260 mm de diamètre et de 650 mm de portée.
- Les pistons sont de la forme ordinaire et portent huit cercles en fonte. A chaque seconde course, ils reçoivent une injection d’huile entre le Premier et le second cycle.
- Les bielles’sont entrois pièces. Le corps est en acier et reçoit les cous-sinets, dont chacun est formé de deux parties.
- Le coussinet du piston, de 200 X 300 mm, est en bronze phosphoreux, tandis que celui du bouton de manivelle, de 300 X 320 mm, €sf en acier coulé, garni de métal blanc.
- La longueur de la bielle peut être modifiée, suivant besoin, au moyen ^intercalaires venant entre le corps et la grosse tête. Pour le réglage ^es paliers, on se sert également d’intercalaires qui peuvent être montés «ans que l’on soit obligé de démonter les paliers, disposition très pra-Lque à cause du grand poids des pièces.
- La distribution se fait au moyen de cames calées sur un arbre hori-
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- Fig. 17. — Détails de construction du groupe électrogène Lahmeyer-Carels-Diesel.
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- z°ntal; le levier de la soupape de combustion est en deux paities, ce qui Permet de retirer toutes les soupapes sans avoir à démonter 1 arbie des
- cames.
- Le cylindre, ouvert d’un côté, est fermé de l’autre par un comv eicle °il se trouvent quatre soupapes logées verticalement : une pour 1 aspiration, la deuxième pour l’injection du combustible, la tioisième poui 1 échappement des produits et la quatrième pour l’admission de l’air comprimé, lors de la mise en marche du moteur.
- L’ouverture des trois premiers clapets est réglée par des levieis et pat Uïl excentrique monté sur un arbre que met en mouvement une transmission à pignons dentés, ayant une vitesse angulaire qui est la moitié de celle de l’arbre moteur.
- Les soupapes se ferment automatiquement par 1 action de les-sorts.
- Les cylindres, ainsi que les couvercles, sont refroidis elficacement moyen d’une circulation d’eau froide; il en est de môme de la sou-Pape et du tuyau de décharge.
- La décharge de l’eau réfrigérante passe par un entonnoii, ce qui pei-met toujours d’en vérifier la température.
- Le réglage du moteur est assuré par un régulateur axial permettant de faire varier la vitesse angulaire de 145 à 155 tours par minute. Liné-SGlarité maximum est de 2 0/0 en passant brusquement de la pleine charge à la marche à vide.
- Le degré d’irrégularité est constant pour chaque vitesse possible, ce hui est obtenu par un mouvement spécial du point d’attaque des res-s°rts du contrepoids.
- Le régulateur agit sur la soupape d’aspiration de la pompe à pétiole et règle de cette façon la quantité nécessaire de combustible.
- Le régulateur est en outre muni d’un dispositif de déclic automatique P°ur le cas où la vitesse dépasserait une certaine limite, si un accident ^Revenait aux pièces du régulateur ou de la pompe.
- A- la vitesse angulaire de 160 t:m à la minute, le déclic automatique dl1 régulateur agit et le moteur s’arrête, supprimant ainsi toute cause de rupture du volant, etc.
- Les moteurs sont donc parfaitement appropriés pour l’attaque de (brRamos, tant pour l’éclairage que pour la traction électrique, la mise en Parallèle des alternateurs à commande directe s’obtient avec la plus grande facilité.
- Le graissage du tourillon de piston se fait au moven des rainuies du Piston, qui se remplissent périodiquement.
- L’huile de ce graissage, à l’intérieur, est fournie par un Mollerup acüonné par l’arbre de distribution pour chaque cylindre. Ce système
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- de graissage donne complète satisfaction et répond à toutes les exigences d’un moteur moderne à combustion.
- Les trois boutons de manivelle sont lubrifiés au moyen d’anneaux qui y amènent l’huile sous l’action de la force centrifuge.
- Tous les paliers sont munis chacun de trois anneaux graisseurs ; les réservoirs à huile possèdent des niveaux montés à l’extérieur du soubassement, ce qui permet de vérifier si le graissage s’effectue bien.
- Toutes les pièces en mouvement du régulateur et de la pompe sont enveloppées et graissées par barbotage.
- Une plate-forme entourant le moteur rend accessibles toutes les pièces de distribution.
- Toute la tuyauterie se trouve sous cette plate-forme et le moteur, ainsi dégagé, revêt un aspect fort élégant.
- Le moteur Diesel n’est pas un moteur à explosions, mais, au contraire, à combustion lente, dont le diagramme indicateur ressemble à celui d’une machine à vapeur à admission variable ; il travaille avec un cycle à quatre temps.
- Premier temps. — Descente du piston; aspiration de l’air ambiant dans le cylindre.
- Deuxième temps. — Montée du piston ; compression de l’air à environ 35 atmosphères, ce qui l’amène à une température correspondant au rouge incandescent.
- Troisième temps. — Deuxième descente du piston ; injection graduelle, dans cet air incandescent, d’une petite quantité de combustible liquide, quantité réglée par le régulateur suivant la puissance momentanément nécessaire. Ce combustible s’enflamme au contact de l’air surchauffe sans l’intervention d’aucun organe d’allumage et brûle en poussant le piston (à pression constante suivie d’une détente adiabatique) ; le diagramme montre une ligne (de combustion) horizontale plus ou moins longue suivant la position du régulateur.
- Après la période d’admission du combustible a lieu la détente des gaz brûlés ; ce troisième temps constitue la période motrice proprement dite-
- Quatrième temps. — Deuxième montée du piston ; les produits de la combustion (CO2 et vapeur d’H20) sont chassés du cylindre.
- Dans les moteurs du même genre, comme les moteurs à essence et à pétrole, le combustible est introduit dans le cylindre pendant l’aspiration, c’est-à-dire pendant la première course, et c’est pourquoi la combustion y détermine une explosion. Dans les moteurs Diesel, au contraire, le combustible est introduit dans le cylindre après la compression ; sa combustion s’effectue peu à peu à cause de la haute température et sans système d’allumage spécial ; la pression dans le cylindre n’augmente pas sensiblement.
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- L’injection du combustible liquide a lieu au moyen d une pompe à air spéciale qui envoie le liquide, au moment voulu, dans le cylindre. Cette pompe, indépendante du moteur, comporte deux cylindres à triple expansion. Elle peut être commandée, soit par accouplement direct avec 1 arbre du moteur, soit par un moteur électrique spécial.
- La compression à 60 kg: cm2 est atteinte en trois temps. L air comprimé et chaud entre dans un récipient où il est refroidi et purgé , il est ensuite aspiré dans le cylindre suivant qui le porte à une pression supérieure. La compression en trois temps empêche la température de 1 aii comprimé de s’élever au-dessus del30°-150° environ , condition indispensable pour la conservation et le bon fonctionnement des soupapes. Di plus, la compression en trois temps comparée à la compression en deux temps, permet de réaliser une économie de 8 à 10 0/0 au moins du travail nécessaire à la production de l’air d’insufflation.
- Le démarrage du moteur s’effectue au moyen de 1 air comprimé, em-niagasiné dans deux réservoirs d’une capacité de 400 litres à une Pression d’environ 50 kg : cm2. Deux des cylindres du moteur sont munis du dispositif spécial des mise en marche. Le démarrage s obtient en plaçant, à la main, le moteur hors du point mort et en le mettant ensuite eR communication avec le réservoir d’air comprimé. Après quelques t°urs, il suffit d’admettre le combustible pour que le moteur fonctionne
- automatiquement.
- Le moteur est exclusivement destiné à la consommation des combustibles liquides et utilise indifféremment des huiles de toute quantité. Il est aux combustibles liquides ce que le moteur à vapeur est aux combustibles solides, son rendement thermique est quatre à cinq fois plus grand que celui du moteur à vapeur et il est, en outre, beaucoup plus Slmple au point de vue construction.
- Le moteur consomme en moyenne 200 gr de pétrole brut par cheval et Par heure.
- dynamo de la Société parisienne pour l'industrie des chemins
- fer et tramways électriques. —La machine exposée à Liège appartient à la série normale de dynamos à courant continu de faible puissance, comprenant 12 types de construction analogue dont la puissance varie depuis 1 jusqu’à 50 kw.
- Gomme génératrice, elle débite 150 ampères sous 225 volts à la vitesse angulaire de 900 t : m. Comme réceptrice, elle fonctionne à la tension de 220 volts en fournissant 40 chevaux à la vitesse angulaire de 820 t : m.
- Le poids total delà dynamo, y compris la poulie, est de 850 kg.
- La carcasse de l’inducteur est en acier coulé de grande perméabilité naagnétique. Les noyaux des bobines inductrices, au nombre de 4, sont
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- cylindriques, afin de réduire au minimum la longueur de l’enroulement pour diminuer les pertes et, par suite, obtenir un meilleur rendement.
- Les bobines inductrices sont enroulées sur des carcasses rigides entourant le noyau ; elles sont maintenues en place par les épanouissements polaires, formés de tôles assemblées par des rivets et fixés dans l'intérieur même du noyau.
- Fig. 18. — Dynamo de la Société parisienne électrique.
- Grâce à cette disposition, on a pu réduire à leur minimum les fuites magnétiques qui se produisent à la surface des épanouissements polaires sous l’action du passage des dents de l’induit.
- L’induit a un noyau feuilleté en tôles de fer doux. Le fer employé a une grande perméabilité magnétique et un faible coefficient d’hystérésis. Les tôles ont généralement 0,5 mm d’épaisseur; elles sont isolées l’une de l’autre par une feuille de papier parcheminé très fin collée sur l’une des faces. Ces tôles sont assemblées en un ou plusieurs paquets compacts et maintenues par des plateaux de serrage en fonte. L’ensemble du noyau ainsi constitué est solidement claveté sur l’arbre.
- Afin d’assurer une bonne ventilation de l’induit, on a ménagé entre
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- (Jeux paquets consécutifs de tôles, ainsi qu’à chacune des deux extrémités du noyau, des espaces libres ou évents, permettant d’aspirer 1 air chaud tui se trouve à la partie intérieure de l’induit et de le refouler à 1 exté-rieur sous l’action de la force centrifuge. Cette circulation d’air est rendue possible par des trous pratiqués, au voisinage de l’arbre, dans tas tôles et dans les plateaux de serrage, ainsi que dans la partie intérieure du collecteur. Dans ces conditions, le courant d’air, dû à la rota-L°n de l’induit, refroidit toute sa masse ainsi que 1 intérieur du collec-teur *, en outre, comme il est refoulé sur les bobines inductrices, il empêche qu’elles ne s’échauffent outre mesure.
- L enroulement induit est du type en tambour et disposé de manière à assurer le plus grand refroidissement possible. Il est constitué soit par des spires semblables faites sur gabarit, soit par des barres massives de cuivre, pliées également sur gabarit, afin d’assurer toujours une parfaite symétrie de l’enroulement. Les différentes spires élémentaires de cet eoroulement sont soigneusement isolées d avance et logées dans les rainures du noyau, où elles sont maintenues par des frettes très solides. Ce mode de construction diminue les chances d accident et, en cas d’avarie, il est facile de localiser le dérangement et de remplacer rapidement et sans difficulté les sections endommagées, sans qu’il soitnéces-saire de défaire complètement l’enroulement.
- Le collecteur est formé de lames, en cuivre électrolytique étiré, assemblées et isolées entre elles par du mica. A chaque lame sont soudées tas extrémités des sections de l’induit. Les lames du collecteur sont Maintenues serrées, au moyen d’un écrou, entre deux emmanchements c°niques soigneusement isolés des lames du collecteur par interposition de mica. Le tambour supportant le collecteur est en fonte ; il est solidement cl ave té sur l’arbre et est muni, comme on 1 a déjà dit, d ouvertures servant à la ventilation.
- Les balais sont en charbon graphitique ; ils sont calés sur le collecteur de manière à éviter toute production d’étincelles nuisibles et ne nécessitent aucun changement de position, soit que l’on marche à vide ou en surcharge. Les blocs de charbon sont parfaitement maintenus parleurs Porte-balais; ces derniers sontdisposés de manière à permettre dérégler à v°lonté, même pendant la marche, la pression de chaque balai sur le colle0^eur La largeur du collecteur et le nombre de balais de chaque langée sont largement calculés pour éviter tout echauffement exagère ainsi que la production d’étincelles nuisibles.
- Les porte-balais sont fixés sur des tourillons dont le nombre est généralement égal à celui des pôles de la dynamo. Ces tourillons sont supportés par une étoile en fonte mobile sur le palier de la machine et pei-Mettant de modifier au besoin le calage, même pendant la marche. I ne
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- poignée, dont est munie la partie supérieure de l’étoile, facilite cette manœuvre et sert aussi à fixer l’ensemble dans la position voulue.
- Les paliers peuvent être disposés de manière à permettre de fixer la dynamo contre un mur ou au plafond si elle est utilisée comme moteur.
- Les coussinets sont en bronze et leurs dimensions sont largement suffisantes pour éviter tout échauffement exagéré, même lorsque la dynamo est surchargée.
- Le graissage est automatique et obtenu au moyen de bagues baignant dans l’huile et entraînées par l’arbre.
- Les bornes sont placées sur le côté de la carcasse et les câbles servant à les relier aux lignes de balais traversent la culasse. Ces bornes peuvent être laissées à découvert ou bien enfermées dans une boîte de protection.
- Dynamo Stone pour l’éclairage électrique des trains construite par la Société alsacienne de constructions mécaniques de Belfort.
- — La dynamo système Stone est caractérisée par un système spécial de régulation destiné à maintenir à peu près constante sa force électromo-trice, parce que sa vitesse angulaire reste sensiblement la même, quoique la vitesse de marche du train varie depuis 30 jusqu’à 120 km à l'heure. Ce résultat est obtenu automatiquement par simple glissement de la courroie de commande.
- La dynamo est suspendue à un solide cadre métallique en fer forgé, mobile autour d’un axe horizontal fixé au châssis de la voiture. L'axe de suspension de la dynamo est disposé de telle sorte que celle-ci exerce sur la courroie un effort qui suffit, pour une vitesse de marche déterminée, à transmettre sans glissement la puissance nécessaire. L’étrier de suspension de la dynamo peut être déplacé de part et d’autre de la position verticale, à l’aide d’une vis et d’un écrou fixe, ce qui permet d’augmenter ou de diminuer à volonté l’effort exercé sur la courroie par le poids de la dynamo et, par suite, la tension de cette courroie.
- La dynamo {fig. 19), du type bipolaire, a son induit et tous les organes de conjonction et d’inversion enfermés dans une enveloppe W2 affectant la forme d’une cloche disposée horizontalement. L’huile servant au graissage s’écoule d’un réservoir par un conduit qui, au repos, se trouve obturé par une palette magnétique ; cette palette est attirée dès que la dynamo fonctionne, de sorte que le graissage ne se fait que pendant la marche.
- Le sens du courant produit par la dynamo varie nécessairement avec le sens de marche du véhicule, mais les connexions de la dynamo avec les batteries d’accumulateurs sont inversées en même temps.
- La commutation se produit sur le plateau B monté sur l’arbre de la
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- K — 1, 2, 3, 4 et o —1', 2', 3', 4', et 5' {fig. 20) — dont les lames extérieures
- Fig. 19. — Dynamo Stone.
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- forment deux butées entre lesquelles peut osciller d’un certain angle un peigne C à deuxbranches I et II [fi,g. 20), solidaire d’un manchon L [fig. 19) monté fou sur l’arbre W. Suivant le sens de rotation de l’arbre W, le manchon L est entraîné à droite ou à gauche, jusqu’à ce que les bras I et II viennent buter [fig. 20) soit contre 1,2,3 — 4,3, soit contre 1', 2', 3' —
- Fig. 20.
- 4',3' ; les connexions de ces pinces sont établies de telle sorte que, dans les deux cas, les accumulateurs sont toujours reliés de la même manière aux pôles de la dynamo.
- La conjonction et la disjonction de ladynamo avec les accumulateurs se produisent aussi mécaniquement sous l’action de la force centrifuge. A cet
- effet, l’arbre W de la dynamo [fig. 19) porte un manchon claveté, sur lequel sont montés deux bras R,R portant deux masses pesantes S,S maintenues rapprochées par un ressort N. Les bras R,R se terminent à gauche par deux mâchoires appliquées sur un cône T, solidaire de la douille L maintenue éloignée du plateau B par un ressort en boudin F. A mesure que la vitesse de marche augmente, les masses S,S s’écartent l’une de l’autre, malgré l’action du ressort N et appuient davantage sur le cône T; la douille L, qui en est solidaire, se trouve poussée, malgré l’action du ressort F, contre le plateau B. Il s’ensuit que les bras I et II du peigne C, solidaire de la douille L, déjà dirigés, dès la mise en route, contre les lames extérieures des pinces I, 2, 3, 4, 3 ou F, 2', 3', 4', 3', pénètrent dans les lames des pinces et établissent les connexions de la dynamo avec la batterie.
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- La mise en circuit d’une' résistance d’absorption est effectuée a 1 aide d un levier accessoire A [fig. 21) mobile sur une petite colonne vissée sur
- plateau B. Lorsque la douille [fig. 19) est poussée vers la dynamo, elle entraîne, par l’intermédiaire du bourrelet H dont elle est munie, un levier, dont l’extrémité était engagée entre deux pinces J0 J2 (fig- 20), et la résistance se trouve ainsi intercalée. A l’arrêt, la douille L s éloigne de la dynamo et la résistance est supprimée par sa mise en court-circuit.
- Groupe électrogène de la Société anonyme "Westinghouse et *fo la Société française de constructions mécaniques (anciens établissements Cail). — Ce groupe électrogène contribuait à 1 alimentation en énergie électrique de la section française ; il se compose d une dynamo Westinghouse à courant continu, du type multipolaire, et d un Moteur à gaz de 100 chevaux, construit par la Société française de constructions mécaniques.
- Le moteur à gaz actionne la dynamo par l’intermédiaire d’une
- courroie.
- dynamo à courant continu. — Cette dynamo [fig- 22), d une puissance de fo kilowatts, fournit le courant sous une tension de 250 volts à la vitesse angulaire de 750 tours par minute. Elle est excitée en dérivation.
- Le système inducteur est constitué par une carcasse magnétique de forme circulaire, munie de 4 pôles. Les pièces polaires sont feuilletees et prises dans la carcasse en fonte au moment de sa coulée. La carcasse
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- est divisée en deux pièces suivant un plan horizontal, afin de permettre la vérification et, au besoin, la réparation de l’induit. La partie inférieure est venue de fonte avec le socle, qui porte les deux paliers de l’induit.
- Les bobines inductrices ont une forme plate et sont enroulées à la machine sur gabarit.
- L’induit se compose d’un noyau feuilleté formé de disques en tôle d’acier doux, soigneusement recuits et empilés les uns sur les autres
- Fig. 23. — Moteur à gaz de 100 chevaux de la Société française.
- par paquets, laissant entre eux des canaux de ventilation. Ces paquets de tôles sont clavelés sur une lanterne fixée sur l’arbre et sont munis d’ouvertures parallèles à l’axe, pour assurer une bonne ventilation.
- La périphérie du noyau porte des rainures ouvertes, de forme rectangulaire, dans lesquelles sont logés les conducteurs constituant l’enroulement induit. Ces conducteurs sont formés de lames de cuivre isolées, mises sur gabarit à la forme de la bobine ; ils sont maintenus solidement dans les rainures du noyau à l’aide de cales en fibre et de frettes.
- Le collecteur a des lames en cuivre dur isolées au mica; ces lames sont maintenues sur un manchon claveté sur l’arbre par un double cône isolé à l’aide de micanite.
- Les porte-balais sont à glissières radiales et sont munis de balais plats en charbon cuivré.
- Les coussinets sont à centrage et à graissage automatique à bagues.
- Le poids brut de cette dynamo est de 3000 kg. Elle a 1,79 m de longueur, 1,086 m de largeur et 1,186 m de hauteur.
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- Moteur à gaz. — Le moteur à gaz (ftg. 23) a une puissance de IdO chevaux à la vitesse angulaire de 170 t : m. 11 est alimenté par du gaz pauvre fourni par un gazogène dans lequel on peut utiliser divers combustibles.
- G est un moteur à quatre temps et à simple effet dont la vitesse angulaire est régularisée par un volant de 3,30 m de diamètre pesant 4 300 kg.
- Il comporte deux cylindres de 380 mm de diamètre, disposes en tandem reposant sur une longrine assemblée avec le bâti.
- La tige du piston avant sert de crosse; elle est reliée au piston d ai-Lère par une tige en deux parties assemblées par des clavettes et glis-sant dans un presse-étoupe. Ce presse-étoupe est composé d anneaux fonte dure en trois parties ; ces anneaux sont pressés extérieurement Pur des ressorts et glissent à frottement doux dans des alvéolés qui Assurent leur indépendance. Les pistons sont également munis de garnitures métalliques en fonte à ressorts ; leur course commune est de b30 mm.
- La bielle a une longueur égale à six fois celle de la manivelle, elle est urunie, à ses deux têtes, de coussinets à rattrapage de jeu. L arbie (iu elle attaque est formé de deux flasques de vilebrequin en aciei moulé et par des éléments droits en acier Martin-Siemens. Les cinq parties c°ustituant l’arbre sont assemblées à chaud, puis calées par des broches cyündriques avant finissage. L’arbre repose sur trois coussinets garnis *Ie métal antifriction ; il a un diamètre de 190 mm au point où le volant est claveté, de 150 mm au droit des paliers moteurs et de 140 mm au droit du palier extérieur. La distance d’axe en axe des paliers moteurs es! de 800 mm; celle de l’axe du palier moteur de gauche à 1 axe du palier extérieur est de 1500 mm.
- Les boîtes de distribution des cylindres sont placées latéralement, comme on le voit sur la figure 23, ce qui permet une visite facile des s°upapes d’échappement. Chaque boîte contient un distributeur mélangeur équilibré, admettant en même temps l’air et le gaz, ainsi qu une soupape d’introduction du mélange et une soupape d’échappement. Pour visiter ces organes, il suffit d’enlever le couvercle guide supérieur, car ils sont disposés sur une même verticale. La soupape d introduction et I& soupape d’échappement sont à réglage fixe et sont commandées par des excentriques et des leviers roulants; leur fonctionnement est très doux.
- La soupape d’échappement est munie d’un dispositif spécial comprimant le ressort de rappel pendant la phase d’aspiration, cette tension redevenant normale pendant les autres phases.
- La soupape d’admission, étant soustraite à l’action de la dépression fini se produit dans le cylindre lors des faibles charges, peut être munie d un ressort ayant une tension normale.
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- La régulation du moteur est obtenue par l’admission, en quantité variable avec la charge, du mélange explosif présentant toujours la même composition. A cet effet, la commande du distributeur mélangeur est prise sur l’excentrique d’admission : le distributeur s’ouvre en même temps que la soupape d’introduction et se ferme en un point de la course du piston déterminé par-la position du régulateur et correspondant à la charge. Ce mode de réglage permet d’éviter les parties soustractives des diagrammes que l’on constate aux faibles charges, quand les variations d’admission sont obtenues par étranglement. Grâce aux dispositions prises pour assurer le mélange intime de l’air et du gaz, on peut passer brusquement de la pleine charge à la marche à vide et inversement sans que le moteur s’emballe ou ralentisse.
- ' Groupe électrogène de la Société belge d’électricité A. E. G. (Allgemeine Elektricitâts Gesellschaft) et de la Société anonyme des ateliers du Thiriau à la Croyère (Belgique). — Ce groupe électrogène (fig. 24) se compose d’une dynamo à courant continu, type A. E. G. actionnée directement par un moteur à vapeur, type Corliss, du système A. Pirson.
- Dynamo. — La dynamo a une puissance de 225 kw et fournit le courant sous une tension de 460 volts, à la vitesse angulaire de 125 t : m.
- Le système inducteur se compose d’une carcasse circulaire en fonte, coulée en deux pièces assemblées suivant un plan horizontal. Des vis de réglage, placées à la partie inférieure de la carcasse, permettent d’obtenir un centrage facile, tant pendant le montage que, plus tard, après usure des paliers.
- Les noyaux des bobines inductrices sont feuilletés et fixés à la carcasse par un empattement renforcé au point de jonction. Des épanouissements polaires en fer forgé sont vissés sur les noyaux, ce qui permet d’enlever facilement les bobines en cas de réparation; de plus, les bobines et les noyaux peuvent être facilement enlevés ensemble et latéralement, sans qu’il soit nécessaire de démonter la machine.
- Les bobines inductrices sont chacune formées de plusieurs sections ne reposant pas directement les unes sur les autres, mais séparées entre elles et des noyaux par de petits intervalles, ce qui assure un parfait refroidissement par l’air environnant.
- L’induit a un noyau feuilleté et denté portant un enroulement en tambour dont les sections, faites sur gabarit, sont soigneusement isolées, puis placées dans les encoches où elles sont maintenues par des réglettes en bois. Les tôles du noyau sont formées de segments circulaires; elles sont réunies entre elles au moyen de boulons. Des canaux de ventilation
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- sont ménagés entre les paquets de tôles. Le croisillon en fonte supportant le noyau est fixé sur l’arbre au moyen de cales et de frettes.
- Le collecteur a des lames en cuivre dur étiré, isolées au mica. Le 1103 au
- de ce collecteur est en fonte; il est fixé au croisillon du noyau d induit telle manière que l’induit et le collecteur peuvent être détachés ensemble de l’arbre.
- Les balais sont en charbon et leurs dimensions sont calculées pour Permettre une surcharge momentanée de la dynamo. Le réglage et la
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- fixation des porte-balais se font au moyen d’une vis munie d’un volant à main.
- Des câbles souples relient les porte-balais aux bornes de la dynamo.
- Cette dynamo peut supporter, sans crachement des balais et sans échaufïement nuisible, une surcharge momentanée de 100 0/0 et, pendant deux heures environ, une surcharge de 25 0/0.
- Après dix heures de fonctionnement à pleine charge, l’élévation de température ne dépasse pas 35° à 40° dans l’induit, 40° à 50° dans les inducteurs et 45° à 50° dans le collecteur.
- La résistance d’isolement entre les enroulements et la carcasse est supérieure à 1 mégohm.
- Les rendements sont les suivants :
- A pleine charge............................. 91,5 à 95,0 0/0
- Avec sui’charge d’un quart................... 91,5 à 95,0 0/0
- A trois quarts de charge..................... 91,0 à 94,5 0/0
- A demi-charge................................ 89,5 à 93,5 0/0
- A quart de charge........................... 84,0 à 89,0 0/0
- Le décalage des balais entre la marche à vide et la marche à pleine charge est très faible et ne dépasse pas la largeur d’une des lames du collecteur.
- Lorsque la dynamo est destinée à alimenter un réseau de distribution à trois conducteurs, et c’était le cas à l’Exposition de Liège, elle comporte des bagues spéciales servant à établir les connexions avec un diviseur de tension, dont l’emploi permet de n’avoir qu’une seule génératrice pour assurer le service.
- Le diviseur de tension de M. von Dolivo Dobrowolsky repose sur le principe suivant, représenté schématiquement figure 25.
- Pour plus de simplicité, on a supposé l’emploi d’une dynamo Gramme bipolaire et, faisant abstraction du collecteur, on a représenté les balais B1 et B2 frottant directement sur les enroulements de l’induit. En deux points a et b diamétralement opposés, on recueille le courant alternatif à travers une bobine de faible résistance, mais présentant une self-induction considérable. On suppose d’abord que cette bobine tourne avec l’induit. En raison de la grande self-induction, le courant qui traverse la bobine est très faible. Le milieu o de cette bobine n’a pas seulement la moitié de la tension existant entre les points extrêmes a et b, ce qui est évident, mais encore la moitié de la différence de potentiel existant entre les balais B1 et B2 par où s’écoule le courant continu, de sorte qu’en tout temps les tensions B^o et B2o sont égales. Les forces électromotrices B*a et B26 sont, en réalité, variables; elles augmentent et diminuent suivant la position de l’induit; il en est de même des forces électromotrices
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- ao et bo qui peuvent être positives ou négatives. Mais, comme B1o et P'° sont les sommes algébriques de B 'a -j- ao et B '2b -f- bo et que, pour des raisons de construction, B*a — B2b, de même que ao — bo, il en résulte que les forces électromotrices B(o et B2o ont la même valeur.
- Par conséquent, on pourra relier au point o le fil neutre N.
- Comme la bobine S possède une faible résistance ohmique, le courant continu pouvant circuler dans le conducteur neutre passe facilement a travers les deux moitiés de l’enroulement jusque dans l’induit. Si l’on construit cette bobine de manière que les deux moitiés de l’enroulement s°ient superposées, le passage du courant continu ne modifie en rien ta degré d’aimantation du noyau en fer, la somme algébrique des deux courants continus étant nulle.
- Pratiquement, on ne fait pas tourner l’inducteur S ou diviseur détention avec l’induit ; on l’installe extérieurement à la dynamo {fig. 26)eton le relie en deux points opposés de l’induit par l’intermédiaire de deux ligues et de balais. De même, il est avantageux de donner aujioyau en 1er du diviseur de tension une forme annulaire fermée, afin de n’avoir à eurouler que peu de cuivre pour obtenir une self-induction telle que le courant alternatif qui tend à circuler soit réduit à une valeur négli-
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- geable. La figure 27 montre également, d’une façon schématique, le dispositif qui vient d’être décrit. Il est évident que le dispositif indiqué s’applique tout aussi bien au cas d’une machine multipolaire et il serait superflu d’insister là-dessus.
- Il est également évident qu’une dynamo pourvue d’un diviseur de tension peut fonctionner comme moteur et peut par suite jouer le rôle de machine de compensation. Ce fait présente de l’importance si la
- Fig. 27.
- station centrale est à une distance suffisante du centre de distribution pour qu’il y ait intérêt à économiser l’installation du conducteur neutre. Dans le cas d’une inégale répartition de l’énergie dans le réseau, une moitié de l’induit de la machine fonctionne comme moteur, tandis que l’autre fonctionne comme dynamo. La figure 28 montre en C une station centrale à 200 volts, dans laquelle on a placé, après coup, un moteur pourvu du diviseur de tension jouant le rôle de compensateur.
- Le diviseur partage la tension en deux parties exactement égales, à la condition que la dissymétrie de la charge ne soit pas trop importante par rapport à la puissance de la dynamo, en d’autres termes aussi longtemps que les pertes ohmiques inégales dans les deux parties de l'induit ne prendront pas une valeur trop forte et par suite nuisible. En admettant qu’à pleine charge la chute de tension dans l’induit soit d’environ 4 0/0, une dissymétrie de 10 0/0 de la charge maximum dans les deux moitiés du réseau amène une variation de 0,4 0/0 par rapport à
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- ta tension moyenne, plus environ 0,5 0/0 qui viennent s y ajouter du fait de la résistance de l’enroulement du diviseur.
- D’après ces valeurs, on voit clairement combien sont faibles les variations de tension et à quel point la division se fait exactement.
- Malgré tout, dans des cas particuliers, il peut se faire que la chute de tension dans le conducteur neutre soit telle que, bien que les tensions Sur les deux ponts soient exactement les mêmes a la station centrale, il n’en soit plus ainsi aux points de branchement des lampes. Ce défaut de réglage peut être corrigé de différentes manières et la meilleuie d entre elles est celle qui consiste à intercaler dans le conducteur neutie Uïl petit survolteur-dévolteur. Celui-ci peut être entraîné soit par un Petit électromoteur, soit par l’arbre de la machine principale. Cet égaliseur de tension doit avoir de préférence un enroulement série, afin fine la tension qu’il développe se règle automatiquement en giandeui et ei1 direction. L’induit du survolteur-dévolteur ne doit supporter que ^ intensité maximum du conducteur neutre, soit environ 10 0/0 de 1 in-bensité maximum de la génératrice. D’autre part, il est aisé de voir que ta tension à développer égale seulement la moitié de la difféience a coi-D&er, diminuée de l’écart toléré. La puissance de cette machine sera donc très faible comparativement à celle de la machine principale. Ainsi One génératrice de 100 chevaux ne demanderait qu’un survolteur-dévol-leur de i /4 à 1/5 cheval au maximum.
- Moteur à vapeur. — Le moteur à vapeur horizontal, compound, à deux cylindres en tandem, est du type Corliss. Sa puissance normale est de 330 chevaux indiqués, avec une pression de vapeur de 10 kg: cm2 et avec une détente totale de quinze fois le volume primitif.
- Le bâti, les cylindres et leurs entretoises sont emboîtés les uns dans es autres, assurant ainsi à l’ensemble de ces organes une correspon-ance rigoureuse de leurs axes.
- L’entretoise entre les cylindres, construite en deux pièces assem-lées suivant leur axe vertical, permet d’effectuer le démontage des J°ffes à valves intérieures ainsi que la visite des pistons aussi facilement d°e dans une machine monocylindrique.
- Les dimensions principales et les données caractéristiques de cette
- Machine sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à haute pression.... Diamètre du cylindre à basse pression....
- Course des pistons.........................
- Vitesse angulaire........................
- Vitesse linéaire du piston.................
- 425 mm 690 — 800 — 125 t : m
- 3,33 m par seconde
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- Au point de vue cinématique, le mouvement d’admission est réduit aux éléments les plus simples. Il se compose d’un levier fou, placé sur le pont de valve et commandé par un excentrique ; ce levier porte un cliquet entraînant dans son mouvement le levier calé sur la tige de la valve. La liaison entre le cliquet et la valve peut être rompue par l’intervention d’une came contre laquelle vient buter la queue du cliquet.
- La position de cette came est dépendante de celle du régulateur et permet de faire varier l’introduction de vapeur entre zéro et 70 0/0 de la course du piston.
- Une deuxième came, placée à côté de la première, a pour fonction de supprimer automatiquement toute introduction de vapeur en cas d’accident à la commande du régulateur.
- La queue du cliquet porte, en outre, un dispositif d’arrêt fonctionnant à la main en cas d’accident au moteur.
- La fermeture rapide de la valve d’admission est obtenue au moyen d’un amortisseur combiné à huile et à air. Il est construit de telle sorte que la fermeture de la lumière s’opère très rapidement, tandis que la période de recouvrement est utilisée pour absorber progressivement la force vive acquise par le piston et réduire ainsi le choc à un simple souffle.
- Ce réglage, une fois établi, ne peut être influencé en aucune façon par un changement de pression de la vapeur dans le cylindre, ni par suite d’une modification dans la vitesse de régime.
- Quant au réglage des valves, il est fait de telle façon que les lumières sont entièrement ouvertes avant 10 0/0 de la course, de sorte que les diagrammes relevés sur le moteur, fonctionnant avec des admissions de 50 à 60 0/0, n’accusent qu’un laminage de vapeur insignifiant.
- Le régulateur, du système Porter, permet de faire varier la durée d’admission de zéro à 70 0/0 de la course. Ce régulateur, d’une grande sensibilité, n’est aucunement influencé par la résistance de très courte durée des organes du déclic. L’action du régulateur s’opère donc très rapidement sur la distribution lors d’une variation de charge.
- La régularité de la machine n’est d’ailleurs affectée que pendant quelques secondes dans le cas de la suppression complète de la charge.
- Un contrepoids mobile, monté sur le levier de commande du régula' teur, permet de faire varier le nombre de tours de la machine dans la limite de 5 à 10 0/0 pendant la marche. Cette disposition est très avam tageuse lorsqu’il s’agit de coupler des alternateurs en parallèle.
- La question des grandes vitesses, si délicate dans son application au* machines perfectionnées, paraît avoir reçu une solution satisfaisante grâce à l’emploi de valves à double passage.
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- groupes électrogènes et dynamos a gourant continu
- Ce mode de construction, tout en permettant de réduire le diamètre des valves et par conséquent l’importance des efforts exigés pour leur fonctionnement, a en outre l’avantage de diminuer l’amplitude de 1 oscillation des leviers de commande, dont l’inertie devient négligeable. Ces conditions ont permis de réaliser pratiquement des vitesses angulaires de 125 à 150 tours par minute. •
- Le mouvement d’échappement comporte un simple levier calé sur 1 axe de la valve et commandé par un excentrique.
- Le réglage de l’échappement est établi de telle façon que la lumière est presque entièrement couverte au point mort ; dans ces conditions,la conti e-pression du piston se trouve être à son minimum pendant toute la course.
- La surface intérieure du cylindre, des fonds ainsi que des lumières est totalement chauffée et présente cette particularité que toute cette sui-face, manteau et fonds, est parcourue par la vapeur avant que cette dei-roère ne soit admise dans le cylindre.
- Ceci empêche toute accumulation d’eau ou d air, même en quantités négligeables, et augmente considérablement l’etficacite de 1 enveloppe de
- vapeur.
- Cet avantage spécial est obtenu grâce à la position des \alves en dessous de l'axe du cylindre.
- Les boîtes à valves jouent le rôle de véritables sécheurs de vapeur, ërâce à leur construction spéciale ; l’eau de condensation est séparée de la vapeur par une chicane à l’entrée même de la valve d’admission.
- Le graissage, étudié d’une façon soignée, s’opère, pour le cylindre et les valves, au moyen d’une pompe double actionnée par la machine. Les Paliers moteurs sont à graissage automatique par chaîne. Tous les °rganes sont munis de graisseurs à débit visible et sont accessibles pendant la marche.
- Les essais effectués sur cette machine, tournant à 125 tours par minute et marchant à condensation, accusent une consommation de vapeur de 5,400 kg environ par cheval indiqué et par heure.
- Groupe électrogène de la Société belge d’électricité Siemens-Schuckert de Bruxelles et de la Société anonyme John Cockerill de Seraing (Belgique). — Ce groupe électrogène [ftg- 29) comprend une dynamo à courant continu, du type Schuckert, actionnée directement'par un moteur à vapeur compound, système N. François fils.
- Dynamo. — La dynamo multipolaire est du type Schuckert, suffisamment connu pour qu’il ne soit pas nécessaire de la décrire.
- Moteur à vapeur. — Le moteur à vapeur compound, d une puissance ^e 300 chevaux, a été construit par la Société Cockerill sur les plans
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- de son ingénieur, M. N. François fils. Ce moteur est à piston chauffé; les deux cylindres sont disposés parallèlement et les manivelles sont calées à angle droit sur l’arbre moteur portant le volant et l’induit de la dynamo.
- M. François a étendu au piston le bénéfice de l’enveloppe et cela de la manière suivante :
- Le cylindre à haute pression (fig. 30) est en réalité composé de deux cylindres isolés, réunis par la chemise extérieure et laissant entre eux un intervalle en communication constante avec l’enveloppe.
- Dans chacun de ces cylindres se meut un piston; les deux pistons sont portés par une même tige qui les maintient à une distance invariable et ils constituent en réalité un seul piston creux, d’une longueur un peu supérieure à la course ; il est constamment rempli de vapeur à la température et à la pression de l’enveloppe dont sa cavité fait aussi partie.
- Cette disposition allonge la machine et lui donne un aspect un peu spécial ; l’augmentation de la longueur totale du cylindre est environ de 50 0/0.
- Cette disposition permet non seulement de réchauffer efficacement le piston, mais présente, en outre, l’avantage de réchauffer directement les parois internes du cylindre.
- L’effet de ce réchauffement est encore augmenté par le fait que les pistons tiennent constamment en mouvement la vapeur servant à cet échauffement et expulsent à chaque coup de piston l’eau ruisselant sur les parois. Enfin, elle permet la libre dilatation de chaque partie du cylindre sans exiger de joints intérieurs.
- L’assemblage est obtenu par un joint extérieur et le cylindre est assujetti dans l’enveloppe par des nervures qui assurent l’exactitude et la rigidité de la construction, tout en permettant la dilatation.
- Le mode d’assemblage des deux pistons a, du reste, été étudié de façon à prévenir le desserrage et il soustrait la tige aux réactions qui s’exercent intérieurement sur les deux faces du piston.
- Dans ce but, l’un des pistons est calé sur la tige ; celle-ci est vissée dans une entretoise tubulaire qui est boulonnée aux deux pistons.
- La distribution a été établie également sur un plan nouveau, permettant de fortes pressions et de grandes vitesses et réduisant, autant que possible, l’espace mort en volume et en surface.
- La figure 31 donne la coupe du cylindre et la disposition des organes distributeurs ; ceux-ci, placés sur les fonds mêmes du cylindre, sont au nombre de deux.
- Ils appartiennent au système de tiroirs doubles, dont les types sont les distributeurs Meyer et Farcot
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- Le cylindre perte à chacune de ses extrémités une chapelle en lela-
- à ses deux bouts avec l’enveloppe et recevant par conséquent la
- Fig. 29. — Groupe électrogène de la Société belge Siemens-Schuckert et de la Société John Cockerill.
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- vapeur vive. Dans cette chapelle se trouve un fourreau percé de deux ouvertures, dont rune correspond à une large lumière pratiquée dans la paroi du cylindre ; l’autre est en relation avec la conduite d’échappement.
- /A
- ........ J
- Fig. 30. — Moteur à vapeur à piston chauffé, système François.
- Dans ce fourreau se meut un tiroir cylindrique, percé également d'un® lumière de meme hauteur que celle du cylindre et interrompu par un rétrécissement qui crée, sur une certaine longueur, une cavité en relation avec la lumière d’échappement.
- Le mouvement du tiroir est déterminé par des leviers que commande l’excentrique calé sur un arbre auxiliaire placé parallèlement à l’axe du cylindre et recevant son mouvement par l’intermédiaire de roues den-
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- Kn descendant, le tiroir place sa lumière en face de cellé du lour-1 rau et détermine l’admission de la vapeur qui pénètre ainsi à 1 inte-'Teur du tiroir par les deux extrémités.
- En remontant, il établit au contraire la communication entre le
- èig. 31. — Coupe transversale du cylindre par les tiroirs-pistons de distribution. Système N. François.
- cylindre et la tuyauterie d’écliappemenl, où la vapeur se rend en contournant la partie rétrécie du tiroir.
- A l’intérieur de ce tiroir se trouve un second tiroir également cylindrique, faisant l’office de plaque de détente. Sa tige, parallèle à celle du tiroir, porte à son extrémité supérieure un piston glissant dans une boîte qui fait partie de la lige et qui est guidée par un fourreau fixe.
- Le mouvement de ces deux liges s’obtient donc par l’intermédiaire
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- d’une série d’articulations, dont certaines sont munies d’un déclic pour l’ouverture et la fermeture rapides des orifices d’admission et d’échappement.
- Cette distribution peut ainsi se prêter à une grande vitesse angulaire du moteur ; le déplacement du tiroir principal est bien lié au mouvement de celui-ci, mais la chute du tiroir de détente dépend de l’élasticité du ressort et, par conséquent, sa durée est à peu près constante.
- Il importe donc que cette durée soit réduite au minimum pour que l’effet du tiroir de détente ne soit pas altéré ou même inutilisé aux grandes vitesses ; pour cela, il faut que la course à effectuer par ce tiroir soit la plus petite possible.
- Pour permettre les admissions très courtes, on est même obligé de donner une certaine avance au déclenchement, c’est-à-dire de déclencher le tiroir de détente un peu avant le commencement de la course rétrograde du piston.
- En résumé, le moment d’ouverture de l’admission dépend du tiroir principal et le rôle du tiroir de détente se borne à effectuer la fermeture de cette admission.
- Cette disposition a l’avantage de permettre des admissions très variables en maintenant une hauteur de chute du tiroir de détente à peu près constante. Le manchon du régulateur actionne un levier permettant de modifier le moment de déclenchement et, par conséquent, la durée de l’admission.
- Ce mécanisme permet de faire varier les admissions de zéro à 60 0/0, en conservant au moteur une vitesse angulaire dépassant 120 t : m.
- Un dispositif identique est appliqué au cylindre à basse pression, lorsqu’on désire rendre la détente variable par le régulateur aux deux cylindres.
- La forme donnée à la paroi du cylindre permet l’expulsion facile de l’eau qui pourrait se trouver dans celui-ci après la détente; la forme du fond de la chapelle, complétée par l’installation d’un purgeur automatique, évite l’entraînement dans le cylindre de l’eau condensée dans l’enveloppe.
- La disposition du fourreau à la partie supérieure de la chapelle concourt au même but.
- Malgré l’apparente complication du mécanisme, celui-ci n’exige, pour l’admission et l’émission à chaque fond, qu’un excentrique et quatorze pivots et ne comprend aucune came.
- En outre, toutes les phases de la distribution peuvent, pour chaque fond, êlre réglées ou modifiées à volonté, même pendant la marche du moteur.
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- Groupe électrogène de la Société belge d’électricité Siemens-Schuckert de Bruxelles et de la Société anonyme des ateliers ûe construction de la Meuse, à Sclessin, Liège (Belgique). Ce
- groupe électrogène [ftg. 32) se compose d’une dynamo à courant c°utinu, multipolaire, du type Siemens, actionnée directement par un Moteur à vapeur horizontal compound, avec cylindres en tandem.
- dynamo. — La dynamo, d’une puissance de 450 kw, à la vitesse angulaire de 1101 : m, peut débiter 1875 ampères sous une tension de ^*0 volts.
- L inducteur, en deux pièces, est formé par une carcasse ciiculaiie en tonte dont les deux moitiés sont assemblées par boulons suivant un diamètre horizontal. La demi-carcasse inférieure est munie de pattes de fixation; deux boulons spéciaux pour chaque assise permettent de dépla-Cer le centre de la carcasse lorsque l’usure des coussinets 1 exige. L assise est prolongée et permet de fixer un chariot dans le cas où il serait néces-S(Ure de tourner sur place le collecteur.
- Intérieurement, la carcasse porte des parties dressées et alésées, destinées à recevoir les noyaux polaires; ces derniers, au nombre de douze, s°nt munis d’épanouissements.
- Les noyaux, fixés à la carcasse au moyen de deux fortes vis, reçoivent les bobines inductrices.
- Cette dynamo est à excitation compound.
- L’induit est constitué par un noyau denté en tôles isolées; il est sup-P°rté par un croisillon claveté sur l’arbre.
- Six couronnes de ventilation sont ménagées dans le noyau, assurant 1111 refroidissement énergique.
- L’enroulement est du type en tambour, avec sections groupées en Parallèle; l’enroulement est réparti dans 168 rainures.
- Les spires sont protégées de la masse par des cavaliers isolants et sont Maintenues dans les encoches par des réglettes en bois enchâssées dans partie supérieure des rainures.
- Le collecteur, de 1,15m de diamètre, comporte 504 lames en cuivre laminé et isolées au mica; sa largeur utile est de 280 mm.
- La surface totale de refroidissement est de 8303 cm2, soit de 2,21 cm2 Par ampère.
- Le courant est recueilli par douze rangées de 6 balais chacune ; Ls balais sont en charbon et présentent chacun une surface de 1^ X 25 = 450mm2.
- Les tiges porte-balais sont montées sur un curseur dont elles sont iso-lees; ce curseur est combiné de façon à servir de protection mécanique aux enroulements.
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- Fig. 32 — Groupe éVectrogène de La Société belge Siemens-Schuckert et des ateliers de construction de la Meuse.
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- groupes électrogènes et dynamos a courant CONTINU 61
- Lette machine a été soumise aux essais de réception; les pertes, parfaitement établies, se résument comme suit :
- fl) Pertes par hystérésis, courants de Foucault et ventilation......................................
- b) Pertes par l’excitation « shunt «............
- c) — — «série».................
- d) — dans l’induit par effet Joule..............
- e) — dues aux balais............................
- Soit au total..................
- .7 780 watts 5 409 —
- 2 538 —
- 9 241 —
- 3 523 —
- 28 493 —
- Le rendement est donc de 94 0/0.
- La dynamo a été soumise à un essai de variation de charge, de zéro à Pleine charge, sans modifier le calage des balais, et il a été reconnu que ^es balais peuvent être calés dans une position permettant ces variations de débit, sans qu’il soit nécessaire de modifier l’angle de calage, ce qui constitue un grand avantage.
- Moteur à vapeur. — Le moteur, d’une puissance de 600-700 chevaux, attaque directement la génératrice de 450 kw, dont l’induit est calé sur 1 arbre à côté du volant du moteur.
- Le cylindre à haute pression a 550 mm de diamètre, celui à basse pression 900mm ; la course des pistons est de 1,10m.
- La vitesse angulaire normale est de 1101 : m.
- Les soupapes de distribution équilibrées sont logées dans les couvercles et le régulateur commande simultanément la détente des deux cylindres. Il en résulte une très grande régularité démarché, quelles que soient les variations de charge.
- Les soupapes d’échappement sont commandées par des leviers roulants.
- fous les organes sont très robustes. Le mouvement de déclic est très simple, d’un réglage et d’un accès faciles.
- La consommation de vapeur à 350°, par cheval indiqué et par heure, est de 4,5kg environ.
- Groupes électrogènes de la Société Garbe-Lahmeyer d’Aix-la-Chapelle etde laSociété«GazmotorenfabrikDeutz»,de Cologne. —
- Le groupe électrogène est constitué par une dynamo à courant continu, la Société Deutsche Elektricitatswerke zu Aachen, Garbe-Lahmeyer und C°, et par un moteur à gaz sortant des ateliers de la Gazmotoren-fabrik Deutz de Cologne. Ce moteur à gaz était alimenté par un gazogène Deutz à aspiration, alimenté avec des briquettes de tourbe.
- Dynamo. — La dynamo (fig. 33) a une puissance de 143 kw et débite f 240 ampères sous 115 volts à la vitesse angulaire de 160 t : m.
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- La carcasse inductrice, en forme de couronne, est en acier coulé; elle est en deux pièces assemblées suivant un diamètre horizontal. Sa partie inférieure est munie de pattes de fixation boulonnées sur le bâti, qui supporte également le contre-palier. Cette carcasse a un diamètre extérieur de 1,80 m, une largeur de 420 mm et une épaisseur de 123 mm; sa section est de 450 cm2.
- L’intérieur de cette carcasse porte huit noyaux polaires en acier coulé, venus de fonte avec elle ; ils sont de forme ovale et ont 204 mm de hauteur et une section droite de 740 cm2. Chaque noyau est muni d’un épa-
- Fio. 33. — Vues en coupe longitudinale et en bout de la dynamo Garbe-Lahmeyer.
- nouissement polaire en acier coulé, maintenu par des vis, de 29,5 mm d’épaisseur et d’un développement de 308 mm. Les bobines inductrices ont deux enroulements, l’un en série et l’autre en dérivation, disposés sur une carcasse en zinc. Les bobines shunt sont en fil rond guipé de 4,55 mm de diamètre et les bobines série sont constituées par trois conducteurs plats de 25 X 8 mm, montés en parallèle et formant une spire et demie. Ces bobines sont isolées de leur carcasse en zinc par des feuilles de carton comprimé et sont maintenues sur les noyaux par les épanouissements polaires.
- La résistance du circuit inducteur shunt à chaud est de 5,35 ohms et l’intensité du courant d’excitation à pleine charge de 17 ampères. Le poids de cuivre sur l’inducteur est de 608 kg et le poids total de l’inducteur de 3 570 kg. Le diamètre d’alésage est de 1,014 m et l’entrefer simple a 7 mm.
- L’induit a un noyau feuilleté fixé par des boulons de serrage sur une
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- lanterne en fonte. Ce noyau a un diamètre extérieur de 1 m et une longueur axiale de 414 mm. Les tôles sont divisées en quatre paquets séparés par trois couronnes de ventilation de 12 mm de largeur. La surface de ce noyau porte 232 encoches rectangulaires ouvertes de 7,2 mm de largeur et de 24 mm de profondeur ; chaque rainure contient deux barres rectangulaires à angles arrondis, de 5,5 X 10,5 mm, maintenues Par des frettes en bronze phosphoreux. L’enroulement induit est du lype imbriqué avec connexions équipotentielles. La densité maximum du courant dans l’induit est de 2,7 ampères par mm2. Les conducteurs s°ut isolés par du ruban imprégné de vernis isolant.
- La résistance de l’induit est de 0,03 ohm à chaud et son poids total de 2 600 kg.
- Le collecteur, de 650 mm de diamètre et de 310 mm de longueur axiale, Se compose d’un manchon en fonte vissé à la lanterne du noyau et supportant 232 lames en cuivre dur étiré, maintenues entre deux cônes Isolés à la micanite. L’intérieur du manchon porte des ailettes venues de fonte, formant ventilateur et refoulant l’air froid àl intérieur duno} au.
- La vitesse périphérique du collecteur est de 5,50 m par seconde et la différence de potentiel entre deux lames consécutives est de 4 volts eRviron. Le courant est capté par huit rangées de balais, formées cha-cune de 9 blocs de charbon de 30 X 15 mm et de 30 mm de hauteur. Lbaque balai couvre deux lames du collecteur. Les porte-balais pivotent autour d’un tourillon et sont appliqués sur le collecteur par une lame-ressort, Une lame plate en cuivre souple assure un bon contact de la Partie mobile avec la partie fixe.
- Les coussinets sont en bronze et le graissage est assuré par des grais-8eurs à bagues.
- Les rendements de cette dynamo sont les suivants :
- A pleine charge............................. 92,5 pour cent
- Avec surcharge d’un quart................... 92,5
- A trois quarts de charge.................... 91,8
- A demi-charge............................... 90,0
- L’échauffement à pleine charge ne dépasse pas 26° dans l’inducteur, ~6° dans l’induit et 30° pour le collecteur.
- Moteur à gaz. — Le moteur à gaz a une puissance normale de ^a0 chevaux effectifs à la vitesse angulaire de 1601 : m. Il est monocy-Lftdrique, à quatre temps et à double effet. La figure 34 en donne une c°hpe verticale perpendiculaire à l’axe.
- Le cylindre a un diamètre de 560 mm. Le piston creux est refroidi par
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- une circulation d’eau passant par sa tige, qui est également creuse et prolongée par une contre-tige qui reçoit l’eau à la partie arrière du
- Fig. 34. — Coupe transversale du moteur Deutz de 230 chevaux.
- moteur. Le piston a une garniture parfaitement étanche, formée de cinq cercles en fonte douce. La course du piston est de 740 mm.
- La distribution est assurée par des soupapes d’admission placées à la partie supérieure et par des soupapes d’échappement placées à la partie inférieure du cylindre. Une soupape de mélange, distincte de la soupape
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- ^ émission, produit un mélange de gaz et d’air dont la composition esle constante à toutes les charges. La soupape d’admission effectue course variable suivant la charge, afin que la quantité de mélange Produite dans le cylindre varie en fonction de celle-ci. Le régulateur apt sur cette soupape au moyen de dispositifs cinématiques nettement ^sibles sur la figure 34. Pour une variation brusque de charge de 25 0/0, vitesse angulaire ne varie pas de plus de 1,5 0/0 et, après une oscilla-*b le moteur reprend sa vitesse normale ; l’écart entre la pleine avge et la marche à vide est d’environ 3 4 4 0/0.
- L allumage du mélange tonnant est produit, pour chaque face du Piston, par une étincelle électrique de rupture fournie par une petite ^gnélo. Les deux magnétos du moteur sont fixées sur la paroi exté-rieRre du cylindre.
- loupes électrogènes de la Société Felten-Guilleaume et Lah-*»6yer et delà Société « Gazmotorenfabrik » de Cologne. — Ces
- Ux Sociétés exposaient deux groupes électrogènes, l’un de 16 chevaux,
- ^ autre de 50 chevaux, constitués chacun par une dynamo à courant c°htinu commandée par courroie par un moteur à gaz pauvre.
- première de ces dynamos, d’une puissance de 8,5 kw, à la vitesse ^gulaire de 1 3001 : m, fournit le courant sous une tension de g volts; elle est excitée en dérivation.
- La carcasse inductrice en fonte est rectangulaire et forme une seule j^Çe avec le bâti de la machine. Elle porte deux pôles rectangulaires .hetés, fixés à la carcasse par des boulons. Les bobines induc-Ces sont enroulées sur une carcasse en zinc et comportent chacune 4 ^00 spires de fil de 1,1 mm de diamètre ; ces deux bobines sont reliées en séries.
- L induit a un noyau feuilleté, divisé en trois paquets, muni de ^ Encoches de 35 mm de profondeur. L’enroulement, du type tam-°âr série, se compose de 114 bobines ayant chacune 2 spires. Le collec-est constitué par 114 lames en cuivre dur étiré, isolées au mica et ^ micanite ; deux rangées de trois balais servent à recueillir le
- c°ârant.
- ^ La seconde de ces dynamos, à excitation compound, a une puissance e 36 kw sous 440 volts, à la vitesse de 650 t : m.
- La carcasse inductrice de forme circulaire est en fonte et d’une seule P^ce avec le bâti qui supporte les paliers; elle a une section ovale. Les joyaux polaires, au nombre de quatre, sont feuilletés et maintenus sur j Carcasse à l’aide de boulons. Les bobines inductrices, au nombre de Ux sur chaque noyau, sont supportées par les épanouissements P°laires. Les quatre bobines en fil fin, ayant chacune environ 3700 spires
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- de fil de 1,3 mm de diamètre, sont reliées en tension et excitées en déri' vation. Les quatre autres bobines sont formées de 54 spires de ruban de 57 mm2 de section ; elles sont reliées en tension et excitées en série par le courant normal de la dynamo.
- L’entrefer a 2,5 mm.
- Le noyau d’induit est feuilleté et divisé en trois paquets. Sa péri' phérie porte 159 encoches de 37,5 mm de profondeur. L’enroulement est du type en tambour série et formé de conducteurs plats isolés par des rubans.
- Sur le collecteur, comportant 159 lames en cuivre dur isolées au mica, appuient quatre rangées de chacune trois balais en charbon.
- Les moteurs à gaz qui actionnent les dynamos sont monocylindriques-La distribution est assurée par un organe spécial dans lequel sont co®' binées la soupape à gaz et la soupape à mélange ; la course des soupapes est variable suivant la charge du moteur, mais la composition du mélange gazeux reste toujours la même. Les variations de vitesse pendant la marche ne dépassent jamais 5 0/0 de la vitesse angulaire normale.
- Les appareils gazogènes qui alimentent ces moteurs sont du type a aspiration et se composent d’un générateur, d’une chaudière et d’un épurateur. Le générateur peut brûler de l’anthracite, du coke ou des bri' quettes de lignite.
- Groupe électrogène des ateliers de construction électrique Charleroi et de la Société anonyme des ateliers du Thiriau à 1.» Croyère (Belgique). —Ce groupe électrogène comporte une dynamo à courant continu, d’une puissance de 40 kw, commandée par courroie par un moteur à vapeur monocylindrique, sans condensation, de 66 chevaux*
- Dynamo. — La dynamo de 40 kw sous 220 à 240 volts sort des ateliers de Charleroi.
- Le système inducteur est constitué par une carcasse circulaire munie de quatre noyaux polaires ronds, venue de fonte, de 205 mm de dia-mètre. Cette dynamo est excitée en dérivation.
- L’induit a un noyau feuilleté ayant 445 mm de diamètre extérieur et comportant 50 encoches ouvertes de 13 X 30 mm dans lesquelles sont logés les enroulements de l’induit. Le collecteur a un diamètre de 320 mm et une largeur utile de 260 mm.
- Moteur à vapeur. — Le moteur monocylindrique est du type Corliss, système Pirson. Sa puissance normale, avec une pression de vapeur de 10 kg : cm2 à l’admission et une introduction de 1/8 en viron de la course, est de 66 chevaux à la vitesse angulaire de 125 t : m.
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- groupes électrogènes et dynamos a COURANT CONTINU 67
- Les dimensions principales sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre........................ 325 millimètres
- Course du piston............................. 500 —
- Vitesse linéaire du piston........... 2,085 mètres par seconde
- Le cylindre est muni d’une enveloppe de vapeur.
- Larbre porte un volant de 2,75 m de diamètre, pesant 4 500 kg-; il reÇoit la courroie destinée à entraîner la dynamo.
- Tous les détails de distribution, de réglage et de graissage de ce Moteur sont les mêmes que ceux du moteur compound, tandem de 330 chevaux déjà décrit 1. La consommation de vapeur est de 9,400 kg Par cheval et par heure.
- Turbogénérateur à courant continu de la Société Helios de Co-iogHe et de la Maschinenbau A.-G. « Union » d’Essen-Ruhr (Allemagne).—Ce groupe électrogène, exposé par la Maschinenbau A.-G. Lnion, se compose d’une dvnamo commandée par une turbine à vapeur
- Articule.
- dynamo. —- La Société Helios désirant ne publier encore aucun ren-Seignement sur la dynamo, nous ne pouvons en donner la description.
- turbine à vapeur.— La puissance de cette turbine est de 300 chevaux a ta vitesse angulaire de 3 000 t : m. Elle se compose d’une turbine ^ action à quatre roues ; à haute pression) et d’une turbine de réaction a tambour comportant cinq couronnes d’aubages (machine à basse Passion). La vapeur admise à la partie inférieure de la turbine s’échappe Par ta partie supérieure. La figure 35 donne une coupe longitudinale de Lirbogénérateur; la turbine d’action se trouve dans le bas, et la tur-
- Rie de réaction au-dessus de cette dernière. La carcasse en fonte supporte l’inducteur de la dynamo à axe vertical, montée à la partie supé-Ileure de l’ensemble.
- La turbine d’action est constituée par des roues pleines en acier-Dickel, à la périphérie desquelles sont fraisées des aubes. Ces roues, analogues à celles des turbines Riedler-Stumpf, sont très exactement efiudibrées. Les aubes forment des pochettes, en forme de U, superposes; leurs bords sont soigneusement polis pour diminuer le frottement. La vapeur qui agit sur elles est détendue, jusqu’à ce que sa pression s°it assez faible, dans les tuyères convergentes-divergentes, disposées Par groupe de trois diamétralement opposés. Ces tuyères sont creusées a ta fraise dans des plaques d’acier rapportées dans la carcasse en fonte.
- L Voir page 51.
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- PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Les canaux qui amènent la vapeur d’une roue à la suivante présentent une surface très lisse et sont très courts, afin de diminuer le moins possible la vitesse de la vapeur.
- Fig. 35. — Vue et coupe longitudinale du turbogénérateur Union.
- La turbine de réaction, dans laquelle la vapeur sortant de la turbine d’action achève de se détendre, est constituée par une roue en acier-nickel à large jante, formant tambour et munie d’aubes rapportées. Les
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- GROUPES ÉLECTROGÈNES ET DYNAMOS A COURANT CONTINU 69
- eiûq couronnes d’aubes reçoivent là vapeur, de cinq couronnes de distri-buteurs rapportés dans la carcasse en fonte de la turbine. Comme on levoit sur la figure 36, les sections de passage de la vapeur vont en augmentant. Le profil des aubes et des distributeurs est indiqué sur la
- Fig. 36. — Coupe de la turbine de réaction.
- %ure 37 qui donne une coupe de ces organes suivant la ligne ab de la %ure 36.
- Le réglage de la turbine, suivant les variations de la charge, est °btenu en modifiant la quantité de vapeur admise. A cet effet, un dis-
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- Fig. 37. — Coupe des aubes suivant la ligne ab de la figure 36.
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- Lâbuteur, intercalé dans la conduite d'amenée de vapeur, est actionné Pur le régulateur et modifie, suivant la charge, le nombre de tuyères en Lmctionnement. Indépendamment du régulateur, la turbine est munie ^ un dispositif de sécurité provoquant l’arrêt immédiat en cas d’avarie ef empêchant ainsi tout emballement.
- L’élanehéité de l’arbre, à la partie inférieure, est assurée par le cous^ sinet qui le supporte et qui est complètement fermé et, à la partie supérieure, par l’huile sous pression qui assure, en même temps, le grais-
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- 70 ' PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- sage du palier intermédiaire. La circulation de l’huile est continuelle et, par suite de la présence du trou i {fiçj. 35), l’huile contenue dans Ie récipient du palier inférieur est soumise à la pression totale de la vapeur vive et monte, par un trou foré dans l’arbre, jusqu’au palier l-De là, après avoir assuré un excellent graissage, elle coule par le tubew dans la partie supérieure du réservoir d’huile, d’où on la fait passer, de temps en temps, dans la partie inférieure p, communiquant par le tube q avec le réservoir du palier inférieur. Ce tube q est muni d’un robinet qui, lorsqu’il est fermé, établit en même temps la communication entre les parties inférieure et supérieure du réservoir d’huile et la ferme lorsqu’il est ouvert. Un serpentin, disposé à la partie inférieure du réservoir assure le refroidissement de l’huile. La quantité d’huile de graissage circulant ainsi varie à peu près automatiquement avec la charge puisqu’elle varie suivant la pression de la vapeur.
- L’action de la vapeur se produisant de bas en haut, le poids des parties tournantes est presque entièrement compensé. Le poids non ainsi équilibré est supporté par le palier inférieur à huile comprimée.
- 1 A pleine charge, la consommation de vapeur est de 6,3 kg par cheval effectif et par heure avec de la vapeur surchauffée à 300° et à la pression de 12 kg : cm2.
- Dynamo de la Société Belge A. E. G. « Union » de Bruxelles. —
- Cette dynamo a une puissance de 50 kw sous 230 volts à la vitesse angulaire de 710 t : m. Elle est du type ouvert, mais la carcasse inductrice, faisant latéralement saillie sur les bobines, constitue avec les flasques-croisillons porte-paliers une protection efficace. Cette protection est étendue au collecteur grâce aux bras des flasques ; ces dernières sont centrées par rapport à la carcasse sur laquelle elles sont boulonnées.
- Groupes électrogènes de la Société anonyme Beer de Jemeppes-lez-Liège (Belgique). — Cette Société avait exposé trois groupes électrogènes.
- Le premier de ces groupes est constitué par une dynamo du type de l’État Belge, d’une puissance de 70 chevaux, commandée, à l’aide d’une courroie, par un moteur à vapeur horizontal monocylindrique développant sa puissance normale à la vitesse angulaire de 110 t : m, avec une pression de vapeur de 10 kg : cm2 à l’admission.
- La distribution de la vapeur s’effectue au moyen de 4 distributeurs cylindriques disposés deux à deux dans le fond du cylindre. La commande du mécanisme de distribution se fait au moyen d’un arbre longitudinal, parallèle au cylindre. Les distributeurs d’admission sont com-
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- groupes électrogènes et dynamos a COURANT CONTINU 71
- ^ndés par l’intermédiaire de déclics dont la durée d’action est réglée Par le régulateur; ces distributeurs sont pourvus de cataractes à air. j Le condenseur, à simple effet, est placé horizontalement sur le sol et P!ston de la pompe à air est calé sur le prolongement de la tige du Plston du cylindre à vapeur.
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- — Groupe électrogène à courant continu de la Société Reer, coupe transversale.
- Le deuxième groupe électrogène, d’une puissance de 75 k\v, est constitué par une dynamo actionnée directement par un moteur à vapeur c°nipound, type pilon (ftg. 38).
- La dynamo à excitation compound débite normalement 320 ampères s°lls 230 volts à la vitesse angulaire de 180 t : m.
- La carcasse magnétique, de forme~circulaire, est en acier coulé; elle est munie, à sa partie inférieure, de pattes venues de fonte qui servent 9 ia fixer sur un bâti portant les paliers.
- A l’intérieur de la carcasse sont fixés, à l’aide de boulons, douze
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- noyaux polaires de forme cylindrique, ayant 205 mm de diamètre et 165 mm de hauteur. Les épanouissements polaires développent un are polaire de 230 mm.
- L’enroulement en dérivation des bobines inductrices comporte 689 spires de fil de 2,3 mm de diamètre par bobine. Les douze bobines sont reliées en série.
- L’enroulement en série comporte par bobine 3, 5 spires en ruban de cuivre de 1, 5 mm d’épaisseur et de 145 mm de largeur.
- L’induit est constitué par un noyau feuilleté, monté sur un croisillon de 980 mm de diamètre et claveté sur l’arbre. Le noyau a 1200 mm de diamètre extérieur et une largeur totale de 240 mm, y compris deux canaux de ventilation ayant chacun 10 mm de largeur.
- La périphérie du noyau porte 184 rainures rectangulaires de 11 mm de largeur et de 37,5 mm de profondeur dans lesquelles sont logos les conducteurs constituant l’enroulement induit, monté en série double-Cet enroulement comporte 736 barres de cuivre, à raison de 4 barres par rainure ; ces barres ont chacune 3 mm d’épaisseur et 13 mm de largeur.
- Le collecteur, de 850 mm de diamètre, est formé de 368 lames de cuivre dur étiré, isolées au moyen de mica. Sa largeur utile est de 60 mm-Le courant est recueilli par 12 rangées de 2 balais chacune ; ces balais ont comme section 25 X 30 mm.
- Le moteur à vapeur est du type pilon, compound et à condensation-Il développe une puissance de 100 chevaux à la vitesse angulaire de 180 t : met avec une pression de vapeur d’environ 9 kg : cm2.
- Les manivelles des deux cylindres sont calées à 180°. Le cylindre à haute pression a 370 mm de diamètre, et celui à basse pression, 600 mm.
- La distribution se fait par tiroirs plats équilibrés. Le grand cylindre n’a qu’un seul tiroir ayant 140 mm de course.
- Le réglage s’effectue de telle sorte que le moteur peut fonctionner sans chocs et sans variations de vitesse appréciables, avec ou sans condensation.
- Au petit cylindre, la détente est du type Meyer, réglable à la main.
- Le régulateur agit sur une valve équilibrée. Quoique certaines critiques aient été formulées relativement à la régulation par valves, la réalisation du système de la Société Beer a montré que l’on peut supprimer brusquement la totalité de la charge, sans que la vitesse angulaire varie de plus de 8 0/0 environ.
- Le troisième groupe électrogène, exposé par la Société Beer, a été étudié spécialement pour être monté sur un wagon spécial des 'chemins de fer de l’Etat Belge. Il est destiné à fournir l’énergie électrique néces-
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- groupes électrogènes et dynamos a COURANT CONTINU 73
- saire àl’éclairage, en cas de travaux urgents à effectuer en pleine voie. La dynamo peut débiter 55 ampères sous 70 volts. La chaudière, le moteur a Vapeur et la dynamo sont montés sur un socle unique en fonte. Le P°ids total ne dépasse pas 2000 kg, et les dimensions d encombrement c°nime surface sont de 2 X 0,90 m, et la hauteur de 1,60 m.
- Fig. 39. — Groupe électrogène « Aster ».
- Groupes électrogènes des ateliers de constructions mécaniques Aster de Paris. — Ces groupes électrogènes [fiy. 39) sont construits pour des puissances depuis 3 jusqu’à 24 chevaux. Ils conviennent particulièrement dans tous les cas où il est nécessaire d’établir une installation de poids et d’encombrements réduits, notamment pour les installations privées d’éclairage électrique et pour l’alimentation de moteurs dans la petite industrie.
- Les groupes électrogènes Aster sont constitués par un moteur à
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- PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- essence à grande vitesse angulaire commandant, par accouplement élastique, une dynamo à courant continu, le tout monté sur un socle unique qui porte également le carburateur, ainsi que le graisseur automatique assurant le graissage de tous les organes. On a de cette façon réalisé un ensemble très compact, très léger et peu encombrant.
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- Fig. 40. — Coupe du moteur « Aster ».
- Pour compléter l’installation de ces groupes électrogènes et les mettre en état de fonctionner, il suffit de relier à un réservoir d’eau de faible capacité les raccords d’arrivée et de sortie d’eaii du moteur, de monter à proximité de ce dernier un réservoir à essence et, enfin, d’évacuer les gaz d’échappement au moyen d’un tuyau en fer.
- La consommation d’essence ne dépasse pas un demi-litre par cheval et par heure pour les groupes dont la puissance est comprise entre 3 et
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- groupes électrogènes et dynamos a courant CONTINU 75 ^ chevaux; pour les puissances supérieures jusqu’à 24 chevaux, elle est
- Joindre.
- dynamo. — La dynamo à courant continu est reliée par accouplement Astique au moteur qui l’actionne ; cet accouplement est formé de deux plateaux servant de volant.
- Fig. 41. — Détails du régulateur.
- L’inducteur est constitué par une carcasse circulaire portant quatre ll0yaux polaires; les paliers, en forme de flasques, sont montés à embrè-VeiRents sur la carcasse et maintenus à l’aide de quatre vis.
- L’induit est du type en tambour rainé et les bobines sont faites sur gabarit. Le collecteur est isolé au mica, et les balais sont en charbon.
- Généralement, ces dynamos sont établies pour une tension de 110 volts ; toutefois, lorsque la dynamo doit être utilisée pour la charge d’une bat-Icrie d’accumulateurs, elle est établie pour fournir le courant sous des ^usions pouvant varier de 110 à 160 volts.
- Ces dynamos sont très robustes, compactes, légères et d’un entretien facile. La forme de la carcasse a été étudiée de manière à protéger tous les organes contre toute cause extérieure de détérioration. Les bras qui Apportent les paliers laissent entre eux de larges ouvertures, ce qui assure une excellente ventilation et permet d’accéder facilement au électeur et aux balais.
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- PRODUCTION DE L'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Moteur. — Le moteur « Aster » fonctionne d’après le cycle de BeaU de Rochas, dit cycle à quatre temps. Il se compose essentiellement d’un cylindre 1 {fig. 40) dans lequel se meut verticalement un piston 2 qui, par l’intermédiaire d’une bielle 3 et d’un maneton 4, actionne nn ensemble de volants 5, tournant à l’intérieur d’un carter 6 contenant une certaine quantité d’huile. Le cylindre 1 est entouré d’une chemise renfer-mant l’eau de refroidissement.
- L’axe sur lequel sont calés les volants actionne extérieurement la dynamo ; son extrémité est supportée par un palier-rotule avec grais-seur à bagues 8. Une manivelle 9, que l’on place sur l’extrémité de l’axe, entraîne le moteur par un dispositif à déclenchement et sert à la mis® en marche. L’extrémité opposée de cet axe porte un petit pignon 10 engrenant avec une roue dentée 11, calée sur un arbre 12. Comme la roue 11 est munie d’un nombre de dents qui est le double de celui que porte le pignon 10, l’arbre 12 fait un tour pendant que l’axe moteur $ en fait deux.
- L’arbre 12 est muni d’une came 14 qui, par l’intermédiaire d’un poussoir, soulève au moment voulu le clapet d’échappement 15 qui est ensuit® rappelé sur so» siège par un ressort. Le même arbre porte, en outre, un® came 17 qui actionne le dispositif d’allumage. Enfin, cet arbre porte encore un système à boules centrifuges 16 qui commande le régulateur.
- Un clapet d’aspiration 18, s’ouvrant de haut en bas et rappelé su® son siège par un ressort, est disposé à la partie supérieure du moteur-Ce clapet est recouvert d’une chapelle dans laquelle vient déboucher le tuyau amenant les gaz du carburateur.
- La bougie d’allumage 19 est placée sur le côté et également à la partie supérieure du moteur. Enfin un robinet vertical, disposé sur le haut du cylindre, sert à mettre ce dernier en communication avec l’atmosphère. Le régulateur agit sur l’admission des gaz. Comme on l’a déjà dit, l’arbre 12 est muni d’un système à boules centrifuges 16; ce système actionne un manchon mobile 20 porté par l’arbre et pouvant se déplacer longitudinalement sur lui. Ce manchon agit sur le levier 2t {fig. 41) qu’un ressort antagoniste 22 tend à ramener à sa position primitive. Le levier 21 actionne à son tour la tige 23 qui commande 1® papillon 24 placé sur la conduite amenant le mélange gazeux du carburateur au moteur.
- Lorsque le moteur tend à accélérer sa vitesse, les boules, sous l’action de la force centrifuge, s’éloignent de l’axe et repoussent le manchon ; par suite, la tige 23 ferme le papillon et le moteur, n’étant plus alimenté, ralentit son allure. A ce moment, les boules se rapprochent de l’axe, 1® papillon s’ouvre et ainsi de suite. Au moyen d’une vis 25 on peut comprimer le ressort 22 en agissant sur le levier 26, ce qui permet de faire agir le
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- groupes électrogènes et dynamos a courant continu 77
- ^gulateur pour une vitesse plus grande du moteur, autrement dit poui édifier le régime de marche de ce dernier.
- Le dispositif d’allumage {fig. 42) comporte :
- L Une batterie de 4 éléments de piles à grand débit ou de 2 c'ié-ïïlents d’accumulateurs ;
- Une bobine d’induction ;
- Bobine
- Fig. 42. — Dispositif d’allumage du moteur1 « Aster »,
- Un dispositif distributeur, commandé par le moteur, provoquant la Production de l’étincelle au moment voulu de la course du piston ;
- U Une bougie d’allumage constituée essentiellement par 2 pointes Métalliques soigneusement isolées l’une de l’autre ; ces pointes sont disposées dans la chambre de compression du moteur, et c’est entre elles jaillit l’étincelle d’inflammation.
- Uet allumage fonctionne de la manière suivante : 1 arbre 12 du moteur Porte, comme on l’a vu, une came 17 destinée â actionner le dispositif ^ Plumage, came qui ne fait qu’un tour pendant que 1 axe 13 du moteur eri fait deux. A chaque tour de l’axe 12, cette came vient rencontrer le sabot du ressort 27 portant un contact en platine qui vient alors buter contre le pied platiné d’une vis 28 ; cette vis est isolée électriquement
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- 78 PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- du moteur. Lorsque le contact se produit, le courant de la batterie pass® par le circuit primaire de la bobine d’induction, la vis 28 et le ressort ^ relié électriquement à la masse constituée par le socle métallique de 1 D1' terrupteur d’allumage. Lorsque la came abandonne le ressort 27, ce deo nier abandonne le contact de la vis 28 et une étincelle de rupture éclate* au même moment il se produit dans le circuit secondaire de la bobme un courant induit à haute tension qui détermine la production d’une étincelle entre les deux pointes de la bougie d’allumage reliées respectivement à ce circuit.
- Le socle de l’interrupteur d’allumage peut tourner autour de la came 17 en déplaçant une poignée à arrêt à droite ou à gauche sur un secteur à crans. Dans ces conditions, par suite du déplacement du socle, le contact du ressort 27 peut prendre par rapport à la came 11 une position relative différente; il est donc facile de changer le moment où le contact vient rencontrer le ressort de manière à produire l’étincelle à des moments variables de la course du piston, c’est-à-dire de produire l’explosion à des moments où le mélange gazeux est plus ou moins comprimé, ce qui permet de faire varier la force de l’explosion et, par suite, la vitesse et la puissance du moteur.
- Balais en charbon pour dynamos. — La Société « le Carbone »» de Levallois-Perret, près Paris, s’occupe depuis 1890 de la fabrication des balais en charbon pour dynamos et moteurs. Elle présentait à l’Exposition la série complète des différentes et nombreuses qualités de balais qu’elle fabrique dans ses usines et qui répondent aux diverses exigences des constructeurs en ce qui concerne leur forme, leurs dimensions, leur degré de dureté et leur résistance électrique.
- Les diverses qualités de ces charbons peuvent être résumées de la manière suivante :
- 1° Balais électrographitiques, traités au four électrique par les procédés Girard et Street, caractérisés par leur grande conductivité et principalement utilisés dans les alternateurs et dans les alternomoteurs simples et polyphasés ;
- 2° Balais non graphitiques pour dynamos et moteurs à courant continu, les uns de conductivité moyenne et les autres de résistivité assez élevée ;
- 3° Balais pour moteurs de traction, qualité spéciale, comportant deux types : l’un, pour moteurs moyennement et fortement chargés; l’autre, pour moteurs peu chargés.
- Balais feuilletés Boudreaux. — Les balais feuilletés fabriqués et exposés par M. Boudreaux sont obtenus en laminant, à une aussi faible épaisseur que possible, un alliage métallique de cuivre, de
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- GROUPES électrogënes et dynamos a COURANT CONTINU 7y
- Zlnc de silicium. Ces feuilles laminées de 180 mm de largeur sonten-SU]te pliées et asemblées, puis soumises à une forte pression pour for-mer des balais.
- alliage est très malléable et possède les qualités particulières des
- lïl«taux antifriction. ' .
- i0^la<^Ue mdLmètre carré de section de ces balais comporte près de Veuilles ayant chacune de 2 à 4 centièmes de millimètre d’épaisseur. ar suite de l’extrême division de l’alliage constituant le balai, on obtient ^ne douceur de frottement qui réduitau minimum l’usure du collecteur, 1 en assurant une longue durée aux balais qui se présentent sous la
- Fig. 43. — Porte-balai « Supra ».
- ^0l>iïie d’une lame métallique à texture feuilletée, dont la masse estbeau-c°up plus homogène que celle des balais en fils ou en toiles métalliques. La surface de frottement, sans solution de continuité, polit le collecteur, ^Rudis que le balai en fils, présentant une surface très divisée, ra\e et détériore le collecteur; en outre, la résistance électrique de ces balais est très faible, ce qui constitue un avantage appréciable.
- ^orte-balai « Supra ». — Ce porte-balai, exposé par M. Boudreaux, s« compose de deux parties indépendantes (fig. 43) : la première se fixe solidement, par serrage d'une bague fendue, sur la tige qui supporte les Porte-balais: la seconde est munie de deux anneaux qui lui permettent de pivoter librement autour de la même tige.
- La bague fendue de la première pièce porte une tige à 1 extrémité de ^quelle est placé un ressort en boudin qui sert de liaison avec la seconde pièce. Ce ressort agit normalement sur le balai pour qu’il aPPuie normalement sur le collecteur.
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- 80 PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- La seconde pièce, constituant le porte-balai proprement dit, est un0 sorte de pince entre les mâchoires de laquelle le balai en charbon est énergiquement serré. Ce serrage est obtenu par un ressort, dont Faction est décuplée par suite de la grande longueur donnée aux bras de levier de cette pince; il a pour effet d’assurer un excellent contact entre le ba-lai et le conducteur souple en cuivre qui est relié à la première pièce, c’est-à-dire à celle qui est fixée sur la tige collectrice des porte-balais.
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- CHAPITRE 111
- groupes électrogènes a courant alternatif
- ET ALTERNATEURS
- Indépendamment des alternateurs exposes, un certain nombie de §'r°upes électrogènes à courant alternatif étaient en fonctionnement à I Exposition, notamment dans la section française qui a produit elle-^ême l’énergie électrique nécessaire à ses différentes installations.
- Comme l’Administration de l’Exposition ne pouvait fournir que du courant continu à 440 volts, la section française, grâce à ses machines, a P11 disposer de courant alternatif à 3 000 volts et de courant continu à I°0 ou 120 volts, le courant alternatif étant transformé au moyen de pei-^utatrices du système Rougé-Faget.
- Groupe èlectrogène triphasé de la maison Sautter-Harlé et C ,
- Paris. — Ce groupe électrogène (fig. 44) a concouru à 1 alimentation eâ énergie électrique de la section française à l’exposition de Liège.
- C se compose d’un alternateur triphasé de 400 kw de puissance et d une turbine à vapeur multicellulaire, système Rateau, de 600 chevaux Actionnant directement l’alternateur à la vitesse angulaire de 3 000 tours PAr minute.
- -A-tternateur. — L’alternateur produit des courants triphasés à ^OOO volts entre fils, à la fréquence de 50 périodes par seconde.
- La puissance effective de cet alternateur est de 400 kw ; mais il est construit avec des conducteurs de section suffisante pour lui permettre de développer une puissance apparente de 500 kilovolts-ampères, c est-A'dire qu’il peut produire une puissance de 400 kw effectifs, lorsqu il Alimente un réseau ayant un facteur de puissance au moins égal à 0,85.
- Le système inducteur est mobile et l’induit fixe. Le système inducteur est feuilleté et bipolaire avec enroulement continu des bobines, ce qui
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- 83
- PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- MH1.
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- permet d’obtenir un champ magnétique absolument sinusoïdal. Le
- courant produit par des alternateurs de ce type ne donne pas lieu à des harmoniques dans les circuits d’utilisation, les pertes par hystérésis sont sensiblement diminuées et le rendement de l’alternateur en est augmenté.
- Le stator ou induit est a bobines courtes, ce qn1 facilite le démontage et assure un excellent coef->6 ficient d’utilisation de la
- £ matière. Les circuits m-
- S duits sont protégés par une
- g enveloppe métallique, mu-
- £ nie de canaux intérieurs
- a
- g convenablement distri'
- | bués, afin d’assurer une
- ? excellente ventilation.
- O . ,
- g L’excitatrice est montée
- H dans le prolongement de
- l’arbre de l’alternateur.
- * La régulation automnes . ,
- Z tique de la tension est
- obtenue à l’aide du dispositif de compoundage de M. Blondel ; les rhéostats d’excitation ne servent qu’à régler l’alternateur une fois pour toutes. La vitesse angulaire de la turbine étant constante, le compoundage assure seul l’uniformité de la tension pour toutes les valeurs de la charge.
- Ce système de compoundage comporte l’emploi d’une excitatrice à réaction et à double excitation, combinée avec un transformateur en série; il est très pratique, par
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- GrOUPes ÉLECTROGÈNES a courant alternatif ET ALTERNATEURS 83
- l'alf6 sa facilité de réglage, quelles que soient la chute de tension de i lnafeur et la valeur du facteur de puissance du réseau. Aussi a-t-on des résultats tout à fait remarquables qui ont permis de fonc-er a tension constante sur un réseau industriel dont le facteur de ^ssance descend, par moments, au-dessous de 0,7.
- ace a la construction judicieuse de cet alternateur, on obtient des es de courant qui sont presque des sinusoïdes parfaites ne pré-ütant aucun harmonique appréciable. Il est facile de s’en rendre
- Fig. 45.
- j^pte en examinant la reproduction d’une des nombreuses épreuves ^graphiques relevées avec l’oscillographe Blondel [fig. 4b). C’est là avantage capital au point de vue des effets de surtension pouvant produire dans des canalisations présentant de la capacité. a figure 46 reproduit un tracé d’enregisteur donnant les différentes eRrs de l’intensité du courant d’excitation de l’alternateur pour la Sa t°^e ^ fensi°n constante à l’exposition de Liège. On voit que la courbe exactement les variations de charge de l’alternateur au fur et à cre que de nouveaux moteurs ont été mis ou retirés du circuit ali-eidc par l’alternateur.
- Uo^Ur^n<3 à vapeur. — La turbine à vapeur Rateau est une turbine d’ac-hélicoïde, multicellulaire et à pressions étagées.
- ^a turbine du groupe électrogène exposé à Liège a une puissance de chevaux, à la vitesse angulaire de 3000 tours par minute. Elle est à ^Seid corps et fournit sa puissance effective lorsqu’elle est alimentée TC de la vapeur à 9 kg : cm2 de pression. deg 6 CorPs cylindrique de cette turbine est cloisonné à l’intérieur, par s diaphragmes fixes, en un certain nombre de cellules. Dans chaque
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- 84 PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- cellule se déplace une roue en tôle d’acier emboutie, clavetée sur l’arbi’e et portant sur la jante des ailettes rivées.
- Les diaphragmes sont percés, à leur périphérie, d’orifices munlS d’aubes directrices. La section de ces diaphragmes va en croissant depuis le premier, côté admission, jusqu’au dernier, côté échappement) ce qui assure une détente régulière de la vapeur depuis la pression d'amont jusqu’au vide du condenseur, vide qui doit être poussé le plllS loin possible en vue de l’économie de consommation de vapeur. On arrive ainsi à réaliser des détentes de 100, 200 et même 250 avec un bon
- Fig. 46.
- condenseur. Dans les moteurs à pistons, où le degré de détente, est déterminé par le rapport du volume total du ou des cylindres au volume d’introduction de vapeur, indépendamment des pressions, on est loi11 d’atteindre un pareil résultat, même avec les moteurs à expansions multiples du type le plus perfectionné.
- Dans la turbine Rateau, qui est une turbine d’action, la vapeur s’écoule parallèlement à l’axe suivant un élément d’hélice, et la forme desaubageS qu’elle traverse est telle que la détente ne se produit que dans les distributeurs fixes des diaphragmes et non dans les aubages. Il s’ensuit que> dans chaque cellule, la pression de la vapeur est constante et que l’effor*' moteur sur les ailettes des roues mobiles est dû uniquement à la quaU' tité de mouvement du fluide.
- Ces propriétés très importantes caractérisent ce genre de turbine quL par suite, présente des avantages de premier ordre, tant au point de vRe
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- GrOUpEs ÉLECTROGÈNES a courant alternatif ET ALTERNATEURS 85
- la construction qu’à celui de l’efficacité. Ces avantages peuvent être
- csumés de la manière suivante :
- 1° Tl ’ •
- h n y a point de poussée latérale, d’où suppression de tout piston
- d équilibrage;
- 2° rv
- ^ cm peut ménager entre le cylindre et les roues mobiles un jeu rela-fo' men*' 8rand atteignant plusieurs millimètres, par conséquent, dix ls plus grand que dans les turbines à réaction, sans que le rendement s en trouve affecté ;
- 3° T
- ^e système permet de faire l’injection partielle, ce qui facilite la °nstructiondes distributeurs;
- 4 Enfin, et c’est là une propriété particulière au dispositif multicellu-lre, le joint d’une cellule à l’autre, au lieu de se faire sur un grand
- uv oecoivdea .
- Eig. 47. — Diagramme de vitesse relevé avec un tachymètre enregistreur sur un groupe électrogène de 350 kilowatts à 3000 tours.
- développement, comme c’est le cas dans les systèmes à tambour, se fait snr un petit diamètre, celui de l’arbre. Cela permet de réduire au mini-nium les fuites provenant des joints.
- La régulation de la vitesse angulaire s’effectue à l’aide d’une vanne ^anœuvrée à la main et d’un obturateur automatique à soupape, com-^atnlé par un régulateur à force centrifuge monte sur un des paliers de turbine. La précision de fonctionnement de cet organe permet de imiter à moins de 2 0/0 les écarts de vitesse angulaire entre la marche eu charge et la marche à vide. L’écart instantané, au moment où se produit la variation, n’atteint pas en général 6 0/0. Un volant à main, relié à au ressort, permet de faire varier, dans certaines limites, la vitesse aîlgulaire normale de la turbine. La figure 47 reproduit un diagramme d© vitesse relevé avec un tachymètre enregistreur sur un groupe élec-^r°gène de 350 kw fonctionnant à 3 000 t : m.
- Lorsque la turbine doit fournir une puissance supérieure à 10 0/0 de su valeur normale, on admet, par le jeu d’une soupape spéciale, de la vapeur en un point intermédiaire du cylindre, généralement au passage d un diamètre de roue à l’autre. La puissance supplémentaire qu on Peut ainsi développer atteint environ 30 0/0 de la valeur normale.
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- 86 PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- En ce qui concerne la consommation de vapeur, les valeurs suivantes méritent d’attirer l’attention ; elles se rapportent à la marche avec com
- Fig. 48.
- denseur, la contre-pression à l’échappement étant de 0,08 kg-, c’est-à-dire avec un vide de 92 0/0.
- A pleine charge, la consommation de vapeur, exprimée] en kilo-
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- groupes électrogènes a courant alternatif et alternateurs s7
- tînmes par kilowatt-heure, est de9,7 kg sans surchauffe et surchauffe de 100», la pression à l’admission étant de g •
- V Pourune pression de 6 kg : cm’ absolus, cette
- Peur, sans surchauffe, est de 11,2 kg et, avec surchauffe e ’ j ’me^
- A. demi-charge, la consommation de vapeur est de , plus élevée qu’à pleine charge. a o-mune
- La faible surface, relativement à sa puissance occupée P“ ùiectrogène (6,80 m de longueur et 1,60 m de largeur) et 1 absence.de ^action sur le sol permettent de R établir pour l’installer que des fondations peu importantes.
- Les paliers sont du modèle à ^ngues avec circulation d’eau refroidissement.
- La consommation d’huile est fort réduite et est environ dix fois plus faible que dans un Sroupe électrogène de même Puissance comportant une ma-chine à pistons.
- installation à l'exposition de Liège. — Les dessins reproduits figures 48 et 49 représentent Cette installation : A est la tur-fone à vapeur système Rateau ;
- ^ est l’alternateur triphasé, et L, l’excitatrice. . v A
- Ces trois machines sont montées sur un bâti unique avec ligne d arb.es
- commune.
- La vapeur, prise sur la conduite générale de l’exposition, traverse la Aaune de barrage G', puis la bouteille de purge H, munie d un purgeur Automatique H', et se rend par le tuyau G à la vanne d’admission ; cette (Jemière est montée sur l’obturateur E, commandé par le régulateur à force centrifuge F, muni d’un compensateur.
- Après avoir traversé la turbine, la vapeur s échappe dans 1 éjecto-con-ficuseur B, alimenté en R par la pompe centrifuge N que commande le Moteur électrique O. La pompe N est noyée dans un puisard alimenté Pur un siphon S. L’eau chaude sortant de l’éjecto-condenseur est reprise par 1^ pompe centrifuge P, actionnée par le moteur électrique U, qui la ccfoule dans la canalisation de retour d’eau de l’exposition.
- L’échappement de la vapeur peut s’effectuer aussi par le tuyau I en cas de manque d’eau de condensation.
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- 88
- PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Les dispositions de cette installation sont un peu spéciales et ont été motivées par des circonstances locales, notamment en ce qui concerne la circulation des eaux de condensation. C’est également pour les mêmes motifs que l’alimentation des moteurs commandant les pompes est fait© par du courant continu.
- Les tuyaux J, K, L servent à la circulation d’eau destinée au refroidissement des paliers.
- Les instruments de mesure et les appareils de manoeuvre de l’alternateur sont portés par une colonne que l’on voit à droite de la coupe en élévation [fig. 49) : a est l’ampèremètre triphasé ; b, l’ampèremètre d’excitation, et c le voltmètre à haute tension ; en f sont les lampes de
- éig. 50.
- phase permettant de coupler l’alternateur avec une autre génératrice de même genre. Sur les côtés de la colonne et à hauteur de la main sont disposés les volants servant à commander les rhéostats d’excitation ainsi que le levier commandant l’interrupteur général.
- La figure 50 donne le schéma des connexions électriques de l’installation. Les courants triphasés produits par l’alternateur traversent d’abord les circuits primaires du transformateur de compoundage et se rendent ensuite à l’interrupteur principal placé dans un bac rempli d’huile. Deux dérivations sont prises sur les conducteurs avant leur arrivée à l’interrupteur principal : l’une alimente, le voltmètre, et l’autre, l’un des transformateurs de phases. Le second transformateur, de phases est branché après l’interrupteur, afin de recevoir le courant du circuit d’utilisation, alimenté éventuellement par un autre alternateur avec lequel on devrait coupler l’alternateur triphasé du groupe électrogène.
- L’un des conducteurs sortant de l’interrupteur à huile traverse le circuit primaire d’un petit transformateur alimentant l’ampèremètre.
- Le circuit triphasé, à sa sortie de l’interrupteur à huile, se rend à un
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- , güoupES ÉLECTROGÈNES a gourant alternatif et ALTERNAT
- v, ' et de là, à un coupe-cn-c°nipteur branché comme 1 indique le sc em ’ l’alternateur et celui Cllit tripolaire servant de liaison entre e eirc
- lui dessert l’exposition. . nar ses circuits secon-
- Le transformateur de compoundage a ir ^ ^ principe indiqué par Maires l’excitatrice compound établie suiva^ véritable commuta-
- le professeur Blondel ; cette excitatrice des courants triphasé actionnée par l’arbre de la turbine. servant à alimenter le
- sés qu’elle transforme en courants eon m
- r°tor ou inducteur tournant de la génératrice triphasée pour produire
- S°R excitation.
- L excitatrice compound est elle-même excitée par une autre petite dynamo à courant continu placée à l’extrémité de 1 arbre commun du &roupe électrogène.
- L’excitatrice compound a deux champs magnétiques dans le ciicuit chacun desquels est intercalé un rhéostat.
- La figure 51 donne schématiquement les connexions de la distribution a courant continu ; ce courant, emprunté au circuit de 1 exposition, Ressert les pompes de condensation du groupe électrogène ainsi que ^ éclairage du stand.
- Le courant continu à 440 volts arrive à un tableau comportant deux aPpareils de manœuvre à déclenchement automatique commandant respectivement les deux moteurs des pompes. Le tableau porte, en outre, ^eux rhéostats d’excitation permettant de régler la vitesse angulaire des
- Moteurs.
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- PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Ce tableau est complété par un compteur destiné à enregistrer la consommation de courant continu, par un voltmètre et, enfin, par deu* ampèremètres, un pour chaque moteur.
- Groupe électrogène de la Compagnie internationale d’électricité de Liège et de la Société anonyme du Phoenix de Gand (Belgique). — Ce groupe électrogène (/îg. 52) se compose d’un alternateur triphasé commandé directement par un moteur à vapeur horizontal compound-tandem.
- Alternateur. — Cet alternateur développe une puissance de 215 kd°' volts-ampères; il débite normalement 41 ampères par phase, sous une tension étoilée de 3000 volts. La fréquence est de 50 périodes par seconde, et la vitesse angulaire de 125 t : m.
- L’inducteur mobile est constitué par un volant dont la jante est reliée par six bras au moyeu clavelé sur l’arbre; ce volant est en deux pièces assemblées à la jante et au moyeu par boulons et carcans.
- Sur la périphérie de ce volant sont fixés radialement 48 noyaux polaires de forme cylindrique; les pôles inducteurs et les pièces polaires sont en acier coulé.
- Les carcasses des bobines d’excitation sont en métal et solidement fixées au noyau polaire, afin d’éviter tout jeu radial. La construction de l’inducteur est telle qu’on peut enlever aisément un pôle complet sans qu’il soit nécessaire de toucher à la culasse.
- L’induit fixe est constitué par une carcasse en fonte ; bien qu’elle soit très légère, elle présente néanmoins une résistance suffisante.
- A l’intérieur de cette carcasse est fixé le noyau annulaire, formé de paquets de tôles minces en fer spécial et isolées au vernis émail. Des canaux de ventilation sont ménagés à l’intérieur du noyau.
- En ce qui concerne l’enroulement de l’induit, tous les cadres sont faits d’avance sur gabarit, ce qui a le double avantage d’éviter les accidents et de faciliter les réparations éventuelles. Les conducteurs sont logés dans des tubes isolants d’une seule pièce en papier et mica; par une préparation spéciale, les tubes sont rendus non hygroscopiques, ce qui conserve à la machine une résistance d’isolement toujours excellente.
- Les conducteurs de l’enroulement, ainsi isolés, sont logés dans les encoches du noyau où ils sont maintenus par des cales en matière isolante. Les extrémités des conducteurs sont entourées d’un ruban spécial imperméable.
- Le courant d’excitation est fourni par une dynamo dont l’induit est claveté directement sur l’arbre moteur. Cette dynamo a une puissance de 7 kilowatts et débite le courant sous une tension de 240 volts.
- Le rendement de l’alternateur est de 94 0/0. Il pèse 12 tonnes.
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- Gh°Upes électrogènes a courant alternatif et alternateurs
- Moteur à vapeur. — Ce moteur Corliss (fig. 53), compound
- cylind
- 91
- avec
- res montés en tandem, est du type renforcé, établi pour fonctionner
- Fig. 52. — Groupe électrogène de la Compagnie internationale d’électricité et de la Société du Phœnix.
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- PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- à la haute pression de 12 kg: cm2 à l’admission. La vitesse angulaire de 1301 : m.
- Dans ces conditions, avec une détente totale de 16 pour la vapeur, ia puissance indiquée est de 530 chevaux, soit 488 chevaux effectifs avec un rendement mécanique de 0,92. La marche la plus économique eS^ obtenue avec les trois quarts de la charge ; la consommation de vapeUl
- :fc,....
- Moteur à vapeur de la Société du Phœnix.
- Fig. 53
- par cheval indiqué atteint son minimum; seulement, les résistance^ passives étant presque constantes, la consommation par cheval effectif augmente.
- Les dimensions principales de cette machine sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre à haute pression............ 450 mm
- — — basse — ......... 710-—
- Course des pistons............................... 900 —
- Le bâti, venu de fonte avec le palier-moteur, repose sur la fondation sur toute sa longueur.
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- Coupes électrogènes a courant alternatif et alternateurs 93
- Le cylindre à basse pression est fixé au bâti. Son pied arrière ainsi ^Ue le pied avant du cylindre à haute pression reposent sur une taque ^ique rabotée qui assure la concordance des axes.
- Le pied arrière du petit cylindre repose également sur une taque rabo
- et permet la libre dilatation.
- Les obturateurs d’admission et d’échappement sont logés dans les °Rds afin de réduire l’importance des surfaces et des espaces nuisibles.
- Les excentriques de la dis-LUîution sont au nombre de eux- L’un actionne les quatre |alves d’échappement, l’autre es quatre valves d’admission ; aeUes-ci sont à déclic pour les eux cylindres. L’action du ^egulateur fait varier la durée émission, sans modifier les Rances ; cette action peut s appliquer à volonté aux deux Lflindres ou à celui à haute Pression seulement.
- Les valves de ce moteur 0llf un diamètre très réduit une grande longueur, ce d11* a pour effet de diminuer effort nécessaire pour les Pouvoir
- Fig. 54.
- ouvoir.
- La figure 54 représente un fond de cylindre muni de ses valves.
- La distribution est établie de manière que la lumière d’admission soit empiètement ouverte lorsque le piston a parcouru les 11 centièmes de Sa course. La section totale du passage correspond à une vitesse de la
- Vapeur de 35 m par seconde.
- Les périodes de distribution de ce moteur sont les suivantes :
- 1° Avance à l’admission (ouverture de
- la lumière au point mort).....
- Admission minimum..............
- ^“Admission maximum...............
- Avance à l’échappement (mesurée
- sur la course)......;.........
- Compression (mesurée sur la course)
- Indépendamment de l’étanchéité peut être obtenue par des soins et <
- 1,5 mm 0 0,74 1,5 mm 0 0,66 1,5 mm 0,20 0,74 1,5mm 0,20 0,66
- 10 o/o 0,12 9 0/0 0,12 10 0/0 0,15 9 0/0 0,15
- des obturateurs et des pistons, qui les procédés de fabrication particu-
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- 94 PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- liers, l’économie de marche d’un moteur à vapeur est liée intimement a l’efficacité des enveloppes de vapeur aux surfaces et aux espaces nue sibles. La machine Corliss, avec les obturateurs logés dans les fond*' permet de réaliser les conditions économiques les meilleures, car Ie* espaces nuisibles sont forcément réduits, les valves n’étant séparées du cylindre que par l’épaisseur de la paroi du fond.
- Les cylindres et les obturateurs reçoivent l’huile d’un appareil de-distribution centrale qui se compose d’un certain nombre de petite* pompes. Sur le clapet d’aspiration de chacune d’elles tombent, libre-ment et en nombre réglable, les gouttes d’huile d’un réservoir supérieur) elles sont alors refoulées aux points à graisser. Il est à remarquer que les gouttes visibles ne sont pas en pression et ne sont pas non plus dans un milieu où l’aspiration des pompes produit le vide. Il en résulte que l’on peut supprimer les joints qui ne tiennent jamais et les verres quu dans tous les graisseurs qui en comportent, sont régulièrement sah* par l’huile épaisse au point de cacher totalement les gouttes qui passent.
- Fig. 55. — Groupe électrogène de la Société « l’Éclairage électrique » et des établissements Delaunay-Belleville.
- Groupe électrogène de la Société l’Éclairage électrique de Paris et des établissements Delaunay-Belleville. — Ce groupe électrogène (jïg. 35) a concouru à assurer le service d’éclairage et de transport d’énergie de la section française de l’Exposition.
- Il se compose d’un alternateur triphasé, système Labour, construit dans les ateliers de la Société « l’Éclairage électrique », et d’un moteur à vapeur vertical, à triple expansion, sortant des ateliers des établissements Delaunay-Belleville.
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- GROUPES électrogènes a courant alternatif ET ALTERNATEURS 95
- a ^ternateur.— L’alternateur [fig. 56), à la vitesse angulaire de375 t : m,
- } PUlssance apparente de 450 kilovolts-ampères, ce qui correspond à Lll*ssance effective de 370 k\v avec un facteur de puissance égal sou ^ ^Lite des courants triphasés à raison de 90 ampères par phase sec UIle ^ens*on de 3 000 volts à la fréquence de 30 périodes par
- A-
- s___________}_________
- Fig. 56. — Alternateur, système Labour.
- inducteur tournant comporte un volant d’une seule pièce, muni de ^ pôles : il a 1,422 m de diamètre, ce qui, à la vitesse angulaire t : m, correspond à une vitesse périphérique de 38 m par seconde.
- Les noyaux des bobines inductrices sont d’une seule pièce, en acier c°ulé, de forme rectangulaire et ont une section de 126 X 350 mm. Ils s°nf maintenus sur le volant par des vis dont la tête se trouve à l’inté-leur de la jante. Les bobines inductrices sont en cuivre, profilé et S^ipé, de 31 mm3 de section. La résistance totale du circuit inducteur de 1,12 ohm, et le poids de cuivre de 480 kg.
- L entrefer est de 5 mm.
- La carcasse de l’induit a un diamètre extérieur de 2,300 m; le noyau
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- PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- 96
- feuilleté est muni de quatre canaux de ventilation de 14 mm chacun- ^ y a six encoches fermées par pôle, soit au total 96 encoches ; chacune d’elles contient dix spires de fil ayant 28 mm2 de section.
- Ce faible nombre de spires justifie l’emploi d’encoches fermées 9UI compliquent évidemment le bobinage, puisqu’il est nécessaire de falie passer à la main les câbles dans les encoches du noyau, mais, par conh’c’ on peut alors utiliser des noyaux polaires non feuilletés, ce qui perm^ de réaliser une économie de main-d’œuvre. Le rendement n’en est, d® reste, pas affecté, car les encoches fermées évitent la production de coU' rants de Foucault lors du passage devant des noyaux polaires massifs-
- Les trois phases de l’induit sont montées en étoile ; la résistance d® chacune d’elles est de 0,4 ohm, et le poids total de cuivre de l’induit est de 256 kg.
- La carcasse de l’induit fixe repose sur deux plaques de fondation et, à l’aide de vis, on peut déplacer l’induit horizontalement, dans le sens perpendiculaire à l’arbre, de façon à régler l’entrefer.
- Les pattes de la carcasse sont elles-mêmes montées sur des cales réglables qui permettent un déplacement vertical de l’induit pour régler verticalement l’entrefer.
- Les paliers sont en bronze, avec graissage à bagues et refroidissement naturel.
- L’excitatrice indépendante est actionnée par le manchon de l’alterna' teur, à l’aide d’une courroie et d’un enrouleur système Leneveu.
- La dynamo excitatrice a une puissance égale à 2 0/0 de celle de l'alternateur, et l’excitation à pleine charge exige 65 ampères sous 90 volts.
- Le poids de l’inducteur tournant est de 3 000 kg ; celui de l’induit fixe» de 3100 kg; et celui de l’excitatrice, de 320 kg.
- Ce groupe électrogène a un très faible encombrement, la surfa®® occupée étant de 22,5 m2,.soit environ 5 décimètres carrés par kilovoH' ampère.
- A pleine charge, le rendement atteint 94 0/0; à trois quarts de chargé 93,5 0/0 ; et à demi-charge, 92 0/0.
- Après dix heures de fonctionnement, réchauffement du fer dans l’i11' duit n’est que de 30° au-dessus de la température ambiante et de 40 dans le cuivre; en ce qui concerne l’inducteur, l’élévation de températuf® ne dépasse pas 30°.
- Moteur à vapeur. — Le moteur à vapeur vertical Delaunay-Bell®' ville est à quatre cylindres et à triple expansion [fig. 57 et 58). Il entrain® directement l’alternateur Labour à la vitesse angulaire de 375 t : m.
- Ce moteur est établi pour une puissance de 580 à 600 chevaux avec un® pression de vapeur d’environ 14 kg : cm2 en avant du régulateur. A l’Expo'
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- Fig. SI. — Élévation (demi-coupe verticale ZZ) et plan du moteur Delaunay-Belleville.
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- sition de Liège, où la pression de la vapeur ne dépassait pas 10 kg .cm2, puissance effective sur l’arbre de l’alternateur était de 400 chevaux.
- Les cylindres sont disposés par deux en tandem au-dessus 1 un de 1 autre. Le cylindre à haute pression et celui à moyenne pression sont chacun. superposés à un des cylindres à basse pression. Les pistons, ^unis de garnitures métalliques Ramsbotton, commandent deux manivelles placées à angle droit l’une de l’autre.
- Le diamètre du cylindre à haute pression est de 270 mm, celui du cylindre à moyenne pression de 436 mm et, enfin, celui des deux cylindres à basse pression de 500 mm.
- Les distributeurs, de forme cylindrique, se trouvent également superposés deux à deux, comme leurs cylindres respectifs ; dans ces conditions, deux excentriques sont suffisants pour assurer la distribution à 1 aide de tiges communes à deux tiroirs.
- Lour rendre l’ensemble du moteur plus compact, les distributeurs ont été légèrement déplacés de part et d’autre du plan axial longitudinal.
- Le régulateur à boules agit sur une soupape équilibrée placée sur la ^°ite à tiroir du cylindre à haute pression. Ce régulateur, entièrement' Iïl0laté sur roulement à billes, comporte un système de ressorts de ré-8^age qui permettent de faire varier, dans une certaine mesure, la vitesse angulaire du moteur pendant la marche.
- Les cylindres supérieurs sont recouverts de calorifuge, mais les
- » LÉGENDE DES FIGURES 57 ET 58
- 21
- 22
- Bâ^Ue fondation-
- paliers de l’arbre moteur.
- éybre moteur.
- Manivelles et leurs contrepoids.
- Grandes bielles.
- Glissières pour la tète de tige de piston.
- *etes de tige de piston.
- Cylindre à haute pression.
- Gylindre à moyenne pression.
- Gylindre à basse pression sous le cylindre a haute pression.
- Cylindre à basse pression sous le cylindre a moyenne pression.
- a°ite à tiroir du cylindre 9.
- - _ 11.
- — — 10.
- Régulateur de vitesse à force centrifuge.
- Boîte de la soupape équilibrée de régula-lion.
- Tnyau reliant la soupape 18 au cylindre à haute pression.
- Conduit amenant la vapeur du cylindre a haute pression au tiroir du cylindre à moyenne pression.
- Conduit amenant la vapeur du cylindre a moyenne pression au tiroir du cylindre à basse pression situé au-dessous.
- • Conduit amenant la vapeur du cylindre à
- 23.
- moyenne pression au tiroir du cylindre à basse pression placé sous le cylindre à haute pression.
- Conduit d’évacuation des deux cylindres à basse pression.
- Tige de piston commune aux deux cylindres superposés.
- Tige de tiroir commune à deux tiroirs superposés.
- Boite à garniture métallique.
- Excentrique des tiroirs.
- Glissière du pied de bielle de l’excentrique 27.
- Pompe à huile pour le graissage sous pression (il y a deux pompes semblables).
- Condenseur par surface.
- Tuyau d’évacuation allant au condenseur.
- Pompe à l’air.
- •34. Tuyau entre le condenseur et la pompe à air.
- Pompe de circulation.
- Aspiration de la pompe.
- Refoulement de la pompe.
- Accouplement semi-élastique de l’arbre moteur avec l’arbre de la pompe à air.
- Volant portant une couronne pour l’accouplement semi-élastique de l’alternateur.
- -41. Portes de visite du bâti.
- !. Vireur et son volant de manœuvre.
- . Passerelle à la hauteur des cylindres supérieurs.
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- 100
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- cylindres inférieurs à basse pression comportent des doubles fonds pef' mettant le réchauffage lors de la mise en marche.
- Le condenseur a une surface refroidissante de 61,5 m2 et il comporta 846 tubes dans lesquels l’eau de circulation fait deux allées et venues.
- L’ensemble du moteur a 4,90 m de longueur, 2,30 m de largeur et 4 ifl de hauteur.
- Groupe électrogène de la Société d* Applications industrielles et de la Société des établissements Weyher et Richemond de Paris-
- — Ce groupe électrogène se compose d’un moteur à vapeur horizontal
- __________I.SS2 _
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- Fig. 59. — Coupe longitudinale de l’alternateur Alioth.
- compound, construit par la Société des établissements Weyher et Riche-mond et d’un alternateur triphasé, système Alioth, construit par la Société d’applications industrielles.
- Alternateur. — Cet alternateur [fîg. 59) est commandé par courroie. Il a une puissance apparente de 235 kilovolts-ampères à la vitesse angulaire de 500 t : m et débite des courants triphasés sous une tension de 3000 volts à la fréquence de50 périodes par seconde.
- Cet alternateur est à induit fixe et à inducteur tournant. Son poids total est de 7 tonnes ; sa hauteur totale au-dessus du sol est de 2,105 m.
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- GROUPES élegtrogènes a gourant alternatif et alternateurs lot
- L inducteur est constitué par un volant en acier coulé d une seule pièce ; la jante et le moyeu sont réunis par une partie pleine dans ^quelle sont ménagés un certain nombre de trous circulaires, en vue d alléger la partie mobile de l’alternateur. La jante affecte la lorme d un dodécagone régulier dont chaque côté porte un noyau polaire en acier doux, venu de fonte avec le volant. Les noyaux polaires ont une forme ovale et une section de 274 mm2. L’inducteur est solidement clavete sui 1 arbre à la presse hydraulique.
- Les bobines inductrices comportent chacune 110 spires en cuivre plat, earoulé sur champ; ce ruban de cuivre a une section de 2 X 16 mm2. La bobine est maintenue sur le noyau par un épanouissement polaire, forme d’arc de cercle, lixé dans le noyau au moyen de vis. Les ^2 bobines sont reliées en série et les deux extrémités du circuit d excita-L°n aboutissent à deux bagues, en bronze, de prise de courant sur lesquelles appuient des balais en charbon.
- Les deux bagues servant à amener le courant d excitation sont disposées dans une boîte spéciale fixée sur l’arbre à côté du volant. Un JOode de construction très ingénieux empêche les bagues de se décentrer.
- La résistance totale de l’enroulement inducteur est de 0,7 ohm. L in-Luisité du courant d’excitation, à pleine charge, est de 64 ampères sous o® Volts.
- Le poids du cuivre des bobines inductrices est de 310 kg et le poids l0tal de l’inducteur est de 1700 kg, y compris celui de l’arbre. Son diamètre est de 1,035 m et la vitesse périphérique est de 26 m par seconde. L’entrefer est de 7,5 mm.
- L’induit a un noyau feuilleté, en tôles minces, isolées au papier et Ayant un très faible coefficient d’hystérésis. Les tôles sont en deux pièces Assemblées suivant le diamètre horizontal. Des canaux de ventilation °ût été ménagés à l’intérieur de ce noyau, maintenu par des boulons à i intérieur d’une carcasse ronde en fonte, d’une seule pièce. Les bords cette carcasse sont alésés et supportent des croisillons porte-paliers Assurant un centrage parfait de l’inducteur tournant à 1 intérieur de
- l’induit.
- Cette carcasse a un diamètre extérieur de 1,70 m et une largeur de 36 cm ; elle est munie de nombreux trous de ventilation et de deux enve-i°Ppes latérales destinées à protéger les enroulements.
- Le noyau porte 72 encoches demi-fermées de 24 mm de largeur sur 39 cm de profondeur, ce qui donne 2 encoches par pôle et par phase. t L’enroulement induit est en fil de cuivre rond de 4,2 mm de diamètre ^couvert d’un guipage. Il y a, par phase, six doubles bobines de spires, ce qui donne au total 204 spires en série pour chaque phase. Les trois phases sont montées en étoile. Les 17 conducteurs contenus
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- 102 PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- dans chaque encoche sont loges dans un caniveau fermé en micanite comprimée.
- La résistance à froid de chaque phase est de 0,48 ohm. Le poids total de la partie fixe de l’alternateur est de 2 500 kg.
- La sortie du courant est placée à la partie inférieure de la machine et les bornes sont fixées sur des isolateurs en porcelaine.
- Les paliers de l’alternateur, supportés par les croisillons fixés à la carcasse, ainsi que le palier auxiliaire snpporté par le bâti sont munis de graisseurs à bague du modèle spécial adopté par la Société Alioth.
- L’excitatrice est une dynamo de 3,5 kilowatts, calée à l’extrémité de l’arbre de l’alternateur. La carcasse multipolaire de cette machine est fixée sur une console et l’induit est clavèté sur l’arbre de l’alternateur.
- Avec un facteur de puissance égal à 0,8, l’alternateur débite 45 ampères par phase sous 3 000 volts ; sa puissance efficace est donc de 188 kilowatts.
- Les rendements aux différentes charges sont les suivants :
- à o/4 de charge............................. 93,5 0/0
- à pleine charge............................. 93,0 0/0
- à 3/4 de charge............................. 92,5 0/0
- à demi-charge............................... 90,0 0/0
- L’échauffement au-dessus de la température ambiante, est de 30° G. après une marche continue de vingt-quatre heures, aussi bien dans l’induit que dans l’inducteur.
- Moteur à vapeur. — Le moteur compound horizontal (fig. 60) a ses deux cylindres montés en tandem.
- Le cylindre à haute pression a 370 mm de diamètre et celui à basse pression 640 mm; la course commune des pistons est de 1,05 m. La vitesse angulaire normale est de 110 t : m.
- A l’Exposition, il tournait à 95 t : m et marchait à condensation à la pression de 11 kg: cm2. 11 développait alors une puissance normale de 400 chevaux et pouvait fournir un maximum de 620 chevaux effectifs, la détente totale variant entre 30 et 6 fois le volume de vapeur admis.
- La consommation de vapeur saturée et sèche, par cheval indiqué et par heure, est de 5,890 kg au régime économique. Avec une surchauffe de 300° à 350°, cette consommation peut s’abaisser jusqu’à 4,450kg.
- Le cylindre à basse pression est muni d’une enveloppe de vapeur.
- Le graissage est assuré par des graisseurs à gouttes visibles, réglables à volonté. Le graissage sous pression pour les organes qui l’exigent s’opère au moyen de pompes appropriées.
- Un arbre, placé du côté intérieur du moteur, parallèlement à l’axe des
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- R°ÜPES ÉLECTROGÈNES A GOURANT ALTERNATIF ET ALTERNATEURS 103
- eno-11^68’ GS^ commandé par l’arbre moteur, par l’intermédiaire d’un büf»age > ^ porte les excentriques agissant sur les organes de distri-
- Les
- ^ °rganes de distribution, dont l’aspect extérieur rappelle à pre-jv^ e Vue ^es soupapes ordinaires, s’écarte notablement de ce qui a été p{>e^US(îu Les distributeurs de vapeur ne sont pas, en effet, à pro-ent parler, des soupapes, bien que leur fonctionnement soit en
- Fig. go. — Moteur à vapeur Weyher et Richemond.
- diflparenCe m®me ’ ag*ssent cependant d’une manière totalement et*ente, comme on peut s’en rendre compte en examinant la figure 61. fr Sori^ des obturateurs élastiques annulaires fonctionnant sans aucun ^°ttement ; ces obturateurs sont appliqués sur leurs glaces, pendant la riùeture, par la pression de la vapeur et sont absolument équilibrés, Oant l’ouverture, sans provoquer sur leurs organes de commande autre effort que celui de leurs poids d’ailleurs très réduit.
- ^ °ur bien comprendre l’avantage de la disposition adoptée, il suffit Appeler que deux cônes de faible inclinaison, tournés au même dia-re pour s’emboîter l’un dans l’autre, se bloquent ou se débloquent difT ^ ^US ^ran^e facilité dans le cas où le diamètre de l’un des deux ere d’une quantité extrêmement faible du diamètre du second, j, distributeur Weyher et Richemond se compose de deux parties, turateur et l’alvéole creuse dépendant du cylindre et dans laquelle se *eiu l'obturateur.
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- 104
- PRODUCTION DE L’ENERGIE ÉLECTRIQUE
- L’alvéole a la forme d’un tronc de cône dans la
- est venu de fonte un orifice annulaire qui s’ouvre____________
- • do
- au cylindre. Cet orifice annulaire est interrompu sur une largeur u
- 20 mm environ, de telle sorte qu’à cet endroit la paroi du tronc de cône
- est pleine de haut en bas.
- L’obturateur est formé d’un anneau métallique circulaire dont la seC
- tion est un U renversé, &lia
- partie médiane duqllt5
- cm» nn /'•rwnrlillt. allait
- Fig. 61.
- loffue au cuir embouti d unC
- ° cq\
- presse hydraulique [fg-La paroi externe a c^e l’une des branches de ®e^ U présente une conicd® identique à celle de la par01 interne de l’alvéole et sap
- Fig. 62.
- plique exac tement sur cett® paroi ; la paroi interne à d® l’autre branche de l’U ®s^ également tournée suivait une certaine conicité.
- L’anneau est fendu suf toute sa hauteur, à l’exti’®' mité d’un diamètre, par R11
- , simple trait de scie; cett®
- fente est placée de manière à correspondre à la partie pleine de l’ai' véole et l’anneau est ainsi rendu élastique comme l’est un segment d® piston. Si on le place dans l’alvéole, il ferme hermétiquement l’orifi®e annulaire sur lequel il est appliqué par la pression de la vapeur. En lul donnant un mouvement vertical de translation, alternatif de bas 6*1 haut et de haut en bas, il opérerait la distribution, mais en frottant éncf' giquement sur les parois internes de l’alvéole. Ce frottement est corR' plètement supprimé, grâce à une nouvelle disposition très simple : cône renversé c, suspendu à une tige verticale, vient saisir la branch®
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- COUPES ÉLECTROGÈNES A COURANT ALTERNATIF ET ALTERNATEURS 105
- 111 terne de l’U qui présente elle-même une contre-conicité convenable.
- S°us l’action de cette étreinte, le diamètre de l’anneau est réduit d une quantité extrêmement faible, mais suffisante néanmoins pour permettre ** anneau de sortir librement de son alvéole. Au moment de la fei-jReture, le même rétrécissement étant maintenu par le cône renversé, anneau rentre toujours librement dans son alvéole. En descendant,
- 1 encontre un repos et le cône renversé, continuant son mouvement,
- ^ abandonne et lui permet de s’ouvrir et de s’appliquer exactement sur ^es parois internes de l’alvéole.
- S* l’on compare ces nouveaux obturateurs aux tiroirs plans ou cv linéiques, on constate que ces derniers, soumis à la pression de la vapeui el frottant énergiquement sur leurs glaces, n’échappent aux giaves aiconvénients du grippement que si on les inonde d huile de qualité convenable et que si l’entretien des appareils de graissage ne laisse lien ^ désirer. Tout en évitant les grippements, on ne saurait éviter 1 usure flui, après un certain temps de service, exige le remplacement des tiroirs.
- Les nouveaux obtura leurs Weyher et Richemond ne frottant pas dans leur alvéole, n’exigent qu’un graissage insignifiant et peuvent même t°Rcdonner à sec. Ils présentent l’avantage de fermer les orificesa\ec la vitesse que l’on veut ; l’amortissement de la chute ne commence que l°rsque la lèvre a de l’obturateur a déjà dépassé l’arête b de la lumièie 0^7- 62). A ce moment l’orifice est pratiquement bouché à cause de la très faible conicité de l’anneau et de son alvéole. L amortissement se Produit ensuite dans le temps qui reste à courir pour que la saillie e v'ienne tranquillement s’appuyer sur le repos d.
- Ln autre avantage que présentent encore ces obturateurs sur les °rganes de distribution analogues, mais à frottement, est qu ils R exigea qu’un effort insignifiant pour être enlevés de leurs sièges ; ils
- trouvent ensuite absolument équilibrés dans la vapeur, et les organes fiui les commandent n’ont à soulever que leur faible poids. De plus, ce &eRre d’obturateur présente une étanchéité parfaite et l’usure des surfaces est nulle puisqu’il n’y a pas de frottement.
- On peut signaler, parmi les détails d’exécution de ce moteur, le régulateur à compensateur automatique et la disposition des paliers de 1 aibie Moteur qui joignent à une résistance élevée des moyens de réglage Résolument précis.
- La condenseur esta mélange et du type horizontal ; la pompe a aii est Verticale et actionnée directement par un balancier prenant son moulinent sur la crosse de la tige de piston.
- Groupe électrogène de la Société anonyme Force et Éclairage
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- lOfi PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- de Bruxelles, concessionnaire pour la Belgique des anciens établissements Lahmeyer, et de la Société anonyme Saint-Léonard de Liège (Belgique). — Ce groupe électrogène (fîg. 63) se compose d’un alternateur triphasé, système Lahmeyer, actionné directement pal un moteur à gaz pauvre, système Kœrting.
- Alternateur. — L’alternateur a une puissance de 450 kilovolts-ampères et débite des courants triphasés sous une tension de 2000 volts» à la vitesse angulaire de 12ot:m; la fréquence est de 50 périodes pal seconde.
- Le système inducteur est constitué par un volant en fonte en deux pièces, calé sur l’axe du moteur qui commande l’alternateur. Sur la jante de ce volant sont fixés, à l’aide de boulons, 48 noyaux polaires disposés radialement ; ils sont munis d’épanouissements polaires, venus de fonte, qni maintiennent les bobines inductrices. L’enroulement de ces bobines est en fil de cuivre profilé et soigneusement isolé.
- Les extrémités de l’enroulement inducteur sont amenées au moyeu, le long de l’un des bras du volant ; elles sont reliées respectivement à deux bagues en bronze, placées sur l’arbre moteur, dont elles sont isolées. Le courant d’excitation est amené à ces bagues par des balais en charbon. Les axes des porte-balais sont fixés à un support en fonte fixé sur le côté du palier extérieur ; les câbles arrivant aux porte-balais traversent l’intérieur de ce support pour se rendre dans la fosse de la machine où ils sont reliés aux câbles venant de l’excitatrice.
- Le courant d’excitation était fourni pour un groupe moteur-générateur d’une puissance de 15 chevaux, alimenté par la distribution de l’Exposition sous 440 volts. La génératrice à courant continu, commandée par le moteur, fournissait le courant d’excitation sous 110 volts.
- L’induit fixe est constitué par un noyau feuilleté, fixé à l’intérieur d’une carcasse en fonte en deux pièces assemblées, suivant le diamètre horizontal, au moyen de boulons. La partie inférieure porte, venus de fonte, deux pieds, servant à fixer la carcasse sur le sol.
- Le réglage et le centrage de l’induit se font à l’aide de quatre vis de rappel, dont deux verticales et deux horizontales.
- Le noyau est muni de rainures dans lesquelles sont placés les conducteurs de l’enroulement induit préalablement logés dans de solides tubes isolants en micanite. Les extrémités de l’enroulement induit arrivent à des bornes fixées au bâti par l’intermédiaire d’isolateurs à ailettes ; ces bornes sont fixées à la partie inférieure de la carcasse afin d’être plus facilement raccordées à des câbles souterrains.
- Les instruments de mesure sont placés sur une colonne qui porte, en outre, une boîte avec deux boutons de manœuvre et un commutateur commandant deux lampes de contrôle.
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- %üpEs
- tTni
- ÉLECTROGÈNES a gourant alternatif ET ALTERNATEURS 107
- Ulterrupteur automatique, à rupture clans l’huile, placé dans la fosse’
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- 108 PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ELECTRIQUE
- un boulon également placé sur la colonne ; les lampes de contrôle pel mettent de constater si le circuit à 2 000 volts est ouvert ou fermé.
- Les instruments de mesure sont munis de transformateurs placés dall‘
- tei'1
- lu
- : pl
- d<5
- le sol au pied de la colonne. Comme les relais actionnant l’interrup automatique sont alimentés par le courant d’excitation à 110 volts colonne ne contient que des conducteurs à basse tension.
- Dans la fosse de la machine, à proximité de l’interrupteur automati<lae’ est installé un transformateur permettant de réduire la tension du c°l1 rant produit par l’alternateur.
- Moteur à gaz. — Ce moteur horizontal [fig. 64), du système Kœrling5 e" à deux temps et à double effet ; il développe une puissance de 600 cheval à la vitesse angulaire de 107 t : m.
- Le cylindre est indépendant du bâti et repose sur ce dernier dali toute sa longueur. Le cylindre et le piston sont coulés en fonte spéci^ de grande résistance, à grain fin et serré.
- Afin de permettre une compression suffisante du mélange gazeiA d’assurer en même temps la bonne conservation du cylindre, ce derni01 est refroidi par une circulation d’eau dans la chemise, les fonds et couvercle ; le piston est également refroidi par un courant d’eau.
- Le cylindre a 650 mm de diamètre et la course du piston est 1,20 m. I
- L’échappement "Se fait par des lumières que découvre le piston à f011 de course, ce qui a permis de supprimer les soupapes d’échappement-
- L’admission se fait par des soupapes commandées par des cames ^ posées sur un arbre recevant son mouvement de l’arbre moteur pal l’intermédiaire de roues dentées.
- Les soupapes sont placées au-dessus du cylindre, ce qui les rend pal faitement accessibles et permet un démontage ou une vérificati0'1 rapides.
- Le dosage et l’introduction du mélange gazeux se font au moyen deux pompes complètement séparées l’une de l’autre ; les canaux d’ame née du gaz et de l’air sont disposés de façon à ne produire le mélange qu’à l’entrée dans le cylindre.
- La distribution des pompes est réglée de telle sorte qu’avant l’int1’0 duction du mélange inflammable, une couche d’air pénètre dans ^ cylindre, chasse les produits de la combustion précédente et s’interp0?e entre le gaz chaud brûlé et le nouveau mélange.
- La disposition des organes du moteur permet de réaliser ce fonctio11 nement sans créer dans les pompes une pression supérieure ‘â 0,3 kg : cm2.
- Le réglage de la vitesse angulaire s’opère en modifiant la quantité ^ mélange introduite dans le cylindre, c’est-à-dire que le moteur ne coâ
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- 6*0üpes
- électrogènes a courant ALTERNATIF ET ALTERNATEURS 109
- s°mme ^ y a
- que la quantité de gaz nécessaire pour le travail à développer, lieu de noter que le mélange introduit dans le cylindre, conser-
- ui ^ toujours les mêmes proportions et le degré de compression étant utenu constant, il n y a jamais à craindre de ratés d’allumage.
- Fig. 64. — Moteur à gaz Kœting.
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- 110
- PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Pour régler la quantité de gaz à débiter par la pompe, le régulai011' agit, soit sur un simple papillon placé dans l’aspiration lorsque moteur doit toujours marcher à la même vitesse, soit sur la distribué011 même de la pompe à gaz lorsque le moteur doit pouvoir être mainte11^ en fonctionnement régulier à des vitesses très différentes, comme c e* le cas pour les moteurs de machines soufflantes.
- L’allumage se fait de chaque côté du piston au moyen de deux nia gnétos agissant sur deux allumeurs à contacts placés, l’un près ^ll piston, l’autre au fond de la culasse, ce qui donne une inflamiuaû011 plus régulière dans toute la masse du mélange.
- Ce moteur est muni d’un dispositif permettant de modifier, pendant ^ marche, le moment de l’allumage.
- Le cylindre et le piston sont refroidis par une circulation d’eau ;1111 dispositif nouveau breveté assure un refroidissement plus rapide de ^ chambre de combustion.
- Ce dispositif consiste en un couvercle de forme spéciale placé à 1 al rière de la culasse et présentant une grande surface largement refroidi par l’eau. Ce couvercle s’enlève aisément ; il permet en outre de vérifié le cylindre sans qu’il soit nécessaire de démonter le piston.
- Le mode de graissage de tous les organes est étudié de façon à asrè' rer le fonctionnement le plus efficace. Les graisseurs sont tous de grande capacité pour éviter le renouvellement trop fréquent de l’hude et les appareils sont contrôlés au moyen de compte-gouttes à debd visible.
- Le fonctionnement de ce moteur est le suivant :
- Premier temps. — Allumage du mélange comprimé ; la pression dü gaz agit sur le piston et, en se détendant, provoque la marche en avant de celui-ci. Arrivé à fin de course, le piston découvre les orific^ d’échappement.
- Deuxième temps. — La soupape d’admission s’ouvre pour laisser pén°' trer d’abord de l’air qui expulse les produits de la combustion précrè dente ; puis une nouvelle charge de mélange gazeux. Cette admissio11 se produit pendant que la manivelle dépasse le point mort.
- Dans sa course rétrograde, le piston referme les ouvertures d’échap' pement, puis comprime le mélange pour permettre son allumage au moment voulu.
- Le démarrage s’effectue au moyen de l’air comprimé ; la pression nécessaire est de 7 à 10 kg : cm2 suivant que le moteur doit démarrer avec une charge plus ou moins grande.
- Le démarrage est entièrement automatique. Un distributeur, corn' mandé par l’arbre des cames, ouvre alternativement l’admission d’air sur l’une ou l’autre face du piston. Cette distribution est réglée de
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- GROUPES électrogènes a courant alternatif et alternateurs 111
- *aÇon à ne pas empêcher l’allumage du mélange quand celui-ci a Pénétré dans le cylindre.
- Leux cylindrées d’air comprimé suffisent généralement pour la mise en G^rche du moteur.
- La marche à deux temps et à double effet, donnant une impulsion Nouvelle à chaque course du piston, assure une régularité de marche qui fait qne ces moteurs conviennent parfaitement à la commande d alternateurs destinés à être groupés en parallèle.
- Le moteur exposé était alimenté par un gazogène à gaz pauvre P ischet-Leurtey à double combustion.
- Alternateur compound, système Heyland,de la Société alsacienne
- constructions mécaniques de Belfort. — Le système d alternateur llïlaginé par M. Heyland est fondé sur un principe qui a été longuement développé dans la plupart des revues techniques. Il suffira de rappelei Rdque ce système est caractérisé par ce fait que les courants polyphasés Pr°duits par l’alternateur sont utilisés pour fournir le courant d’excita-grâce à l’emploi d'un collecteur spécial.
- L’autre part, l’alternateur est compoundé, car le courant amené au électeur par l’intermédiaire des balais est la résultante des cornants développés dans les circuits secondaires de deux transformateurs . 1 un, désignée sous le nom de transformateur d'excitation est relié en déiiva-U°u aux bornes de l’alternateur ; l’autre, appelé transformateur de com-$°undage est monté en série avec le circuit principal et parcouru par le c°urant que débite la génératrice.
- Le schéma que reproduit la figure 65 montre les connexions utilisées pour ce montage.
- Lans l’alternateur exposé à Liège, on a pu supprimer les transfoi ma-teUrs séparés d’excitation et de compoundage grâce au dispositif suivant : les courants triphasés d’excitation sont développés dans trois bonnes auxiliaires placées sur le stator; afin de réaliser en même temps le c°nipoundage, on a placé dans les rainures qui reçoivent l’enroulement aRxiliaire une partie de l’enroulement principal que l’on relie en opposi-L°n avec le reste de ce dernier enroulement. On peut considérer cet Gèroulement auxiliaire, combiné avec la partie de l’enroulement principal logé dans les mêmes rainures, comme constituant un transformateur c°Ripound. Le schéma que représente la figure 66 permet de se rendie c°mpte facilement de cette disposition.
- Sur ce schéma, C représente le collecteur, B, B, B, les balais, 5, s, s, ^es trois bobines auxiliaires placées sur le stator et fournissant le courut d’excitation ; les bobines de l’enroulement principal du stator sont %urées en S, S, S; S', S', S', sont les parties de l’enroulement pnnci-
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- 11i PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- pal placées dans les mêmes rainures qne l'enroulement auxiliaire et reliées en opposition avec le reste de l’enroulement principal. Amsl qu’on l’a déjà dit, on peut considérer l’enroulement auxiliaire comme
- ----«WvWWMV-*-
- |---^WAWMVV-
- Transformateur d'éxeitaum
- Transformateur de compoundage
- Rhéostat dexcitation
- formant avec l’enroulement principal, logé dans les mêmes rainure?? un transformateur compound.
- Le compoundage est produit par le champ de dispersion de 1’alterna-teur. Un courant inénergétique, ayant pour effet de réduire le champ dans l’enroulement principal S, agit en sens inverse dans l’enroulement S' et augmente la tension du courant d’excitation dans l’enroulement
- auxiliaire s. En calculant convenablement le nombre de tour? à donner à l’enroulement des bobines S', on peut obtenir un compoundage précis.
- Ce dispositif est particulièrement intéressant, en ce qui concerne les génératrices de faible puissance, car il permet de supprimer l’emploi des transforma' teurs qui représentent une part importante des dépenses de premier établissement; de plus, le? connexions sont très simplifiées-
- La figure 67 donne une coupe de l’alterneur exposé sur laquelle on voit tous les détails de construction.
- Cette génératrice a une puissance de 90 kilovolts-ampères ; elle débite des courants triphasés sous une tension de 2300 volts à la vitesse angu-
- Fig. 66.
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- ft°UPES ÉLECTROGÈNES A COURANT ALTERNATIF ET ALTERNATEURS 113
- g Fe 750 tours par minute, avec une fréquence de 50 périodes par
- p , e> Avec un facteur de puissance égal à 0,8, l’intensité par phase 99 ,
- ** aiïiperes, ce qui correspond à une puissance de 70 kw.
- <£>
- 2
- ^ci ^n^Ucteur tournant est constitué par une étoile à huit branches, en poj6r Coulé d’une seule pièce ; chaque branche de l’étoile forme un noyau aire de forme rectangulaire ayant 220 cm2 de section. Sur chacun de
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- 114 PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- ces noyaux est fixé par des vis une niasse polaire feuilletée. L’étoile a 420 mm de diamètre.
- Les bobines inductrices, en fil de cuivre de 2,5 mm de diamètre et revêt11 d’un guipage, sont enroulées sur une carcasse en tôle. Elles sont mai11' tenues, d’une part, parles épanouissements polaires et, d’autre part, paI des saillies ménagées à la base des noyaux.
- Les enroulements des bobines inductrices sont reliés à un collecteur spécial qui est monté à l’extrémité de l’arbre au-delà du palier. Les coD nexions des bobines inductrices avec les lames correspondantes du col lecteur sont établies au moyen de conducteurs passant à l’intérieur ^ l’arbre qui est creux.
- Le diamètre extérieur total de l’inducteur est de 520 mm et sa vitesë6 périphérique est de 20 m par seconde.
- Le collecteur, de 130 mm de longueur axiale et de 230 mm de diamètre* comporte 96 lames en cuivre étiré, isolées au mica et maintenues paru11 double cône isolé à la micanite; sa vitesse périphérique est de 9,20mpal seconde.
- Les balais en charbon sont répartis en six rangées, montées par d6llX en parallèle sur chaque phase. Chaque rangée comporte trois balalt ayant chacun 30 mm de largeur et 28 mm de longueur.
- La résistance totale du circuit inducteur est de 0,166 ohm et, à plellie charge, l’intensité du courant d’excitation est de 90 ampères.
- Le rotor pèse au total650 kg, dont 150 kg de cuivre.
- L’entrefer est de 2 mm.
- L’induit ou stator se compose d’une carcasse extérieure de forme cU'
- culaire, en fonte coulée d’une seule pièce, à l’intérieur de laquelle
- fixés les paquets de tôles constituant le noyau. La carcasse a 1
- diamètre extérieur et une longueur axiale de 400 mm. Les tôles dlt
- A 6
- noyau sont fixées par des boulons et sont alésées au diamètre u 524 mm. La longueur axiale du noyau est de 400 mm. Trois canaux ventilation de 10 mm de largeur sont ménagés entre les quatre paque^ de tôle de ce noyau qui porte 48 rainures (deux par pôle et par plias6)’ de forme rectangulaire, ayant 500 mm de profondeur et 21 mm ^6 largeur. Les bobines induites sont faites sur gabarit, et chaep16 rainure contient 40 fils ronds de 2,9 mm2, isolés suivant le mo£^e habituel.
- Les trois phases sont montées en étoile, et chaque phase présente R110 résistance totale de 1,85 ohm.
- Le poids total du stator est de 1250 kg, dont 110 kg de cuivre.
- Les paliers sont en bronze et ont 240 mm de longueur.
- Le graissage se fait par bagues.
- Les rendements obtenus avec cet alternateur sont les suivants :
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- Coupes électrogènes a gourant alternatif et alternateu
- A , . ...... 91,5 °/o
- A pleine charge...................... 89 0 °/0
- A 3/4 de charge.............................. ^ 0y°
- A 1/2 charge................................. 92 0 °/o
- Avec surchage de I/o.........................
- 115
- Alternateurs de la Société Gramme. — La Société Gramme expo-dans son stand un alternateur à courant alternatif simple, à réluc-4 j Ce Variable, autrement dit à fer tournant, d’une puissance de 165 kw Vltesse angulaire de 750 t: m, fournissant du courant à 50 périodes Par seconde sous une tension de 250 volts.
- ^e construction très robuste, ces alternateurs peuvent supporter, Sans inconvénient, des surcharges momentanées de 40 %• Tous les 0t>ganes sont facilement accessibles et démontables. L excitatrice peut ^re placée en bout d’arbre ou séparée. La série courante de ces alternais comporte 13 modèles pour courant alternatif simple, dont la puisse est comprise entre 10 et 250 kw et 13 modèles pour courants tn-Phasés, de 15 à 300 kw.
- ^n autre type d’alternateur à courant alternatif simple à la fréquence de 550 périodes par seconde a été spécialement établi pour les expé-r'ehces de laboratoire. Cet alternateur est à fer tournant, a une puissance de3 kw à la vitesse angulaire de 8 0001 : m et fournit le courant sous Utle tension de 220 volts.
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- CHAPITRE IV
- PILES
- Piles à dépolarisant liquide. — Les types usuels de piles Callaudi Bunsen, Daniell, Meidinger, au bichromate de sodium et de potassium figuraient dans la plupart des expositions de fabricants de piles et d’ad' ministrations télégraphiques et téléphoniques. Ces modèles de piles soié trop connus pour qu’il soit nécessaire de les décrire ici.
- M. Gaiffe de Paris avait exposé diverses batteries de piles pour usageS électro-médicaux. Ces piles utilisent comme dépolarisant du sulfa^ mercurique. Ces batteries ont des collecteurs qui prennent contact stff les pièces mêmes constituant les éléments, évitant ainsi l’emploi de $s conducteurs pour relier les éléments entre eux.
- Piles à dépolarisant solide. — Deux types principaux peuvent être rangés dans cette catégorie :
- 1° La pile type Leclanché;
- 2° La pile de Lalande.
- Piles type Leclanché. — On sait que l’élément Leclanché est constitue par une électrode négative en zinc et une électrode positive en charbon entourée d’un mélange dépolarisant formé de bioxyde de manganèse ^ de charbon de cornue ou de graphite. L’électrolyte est une dissoluti011 de chlorure d’ammonium.
- Les divers modèles exposés ne diffèrent que par leurs formes et leurS modes de fabrication et constituent une série de perfectionnement apportés au type primitif. On peut les classer de la manière suivante:
- 1° Éléments à vase poreux ;
- 2° Éléments à plaques agglomérées ;
- 3° Éléments à sac ;
- 4° Éléments à zinc central ;
- 5° Éléments à liquide immobilisé.
- Des éléments à vase poreux figuraient dans les vitrines de trois mal"
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- PILES
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- Fig. 68. — Pile Leclanché à agglomérés.
- s°ns françaises : MM. Leclanché et Cie, la Société anonyme « le Carbone» et Ph. Delafon et dans l’Exposition de l’Administration des télé-Bl'aphes de Belgique. La grande résistance intérieure de ce type d’élé-ttient les fait peu à peu abandonner pour es autres modèles d’un emploi plus pra-^l(IUe et plus économique.
- Les éléments à plaques agglomé-étaient présentés par MM. Leclan-cdé et Cie.
- L’élément Leclanché [ftg. 68) se com-P°se d’une lame de charbon, semblable d celle qui est utilisée avec les vases P°reux, et sur les deux faces de laquelle 011 applique, à l’aide de bracelets de Ca°utchouc, une plaque d’aggloméré c°Uiposé de bioxyde de manganèse et charbon de cornue. Ces matières sont Préalablement pulvérisées et mélangées,
- PUls fortement comprimées à la presse hydraulique. Ce dispositif présente sur l’emploi du vase poreux le
- grand avantage de diminuer considérablement la résistance électrique intérieure de l’élément.
- Les éléments à sac de la maison Leclanché ont une électrode positive formée d’une lame de charbon placée au centre d’un cylindre de mélange dépolarisant, le tout renfermé dans un sac en toile spéciale. L’électrode négative est un zinc cylindrique [fig. 69). Cet élément a une résistance intérieure très faible et un rendement plus élevé que les modèles décrits précédemment. L’électro-est une dissolution d’un sel excitateur spécial, à base de chlorure d Ammonium, qui possède la propriété d’éviter les dépôts de cristaux le zinc. Ce type de pile se construit en plusieurs dimensions. Pour
- Fig. 69. — Pile Leclanché à sac.
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- 118 PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- éviter l’évaporation du liquide, ces éléments peuvent être munis d 1111
- couvercle en matière isolante assurant un bouchage hermétique.
- Les piles à sac présentées par M. Ph. Delafon [fig. 70) ont leur eleC' trode positive fabriqué par un procédé spécial qui consiste à préparée à l’aide de moules spéciaux et d’une presse hydraulique, des agglomérés (bioxyde de manga' nèse et graphite) de dimensions telles qu^s puissent être introduits à la main et sans eff01^ dans un tube en toile coupé de longueur conve' nable. Le sac ainsi préparé est alors placé danë un second moule et, à l’aide d’une presse spe' ciale, on perfore l’aggloméré et on y introduit à force le charbon servant de prise de courant’ quelle que soit sa forme. On obtient ainsi un excellent contact. Le zinc est replié de manière à entourer presque complètement le sac.
- La Société le Carbone exposait également plu' sieurs types de piles dans lesquelles le vase poreux est remplacé par un sac en toile. Cei' tains modèles de ces piles à sac sont mums d’un couvercle assurant une fermeture hermétique [fig. 71).
- Parmi les types de pile, dits à zinc central, il y a lieu de mentionne1 d’abord l’élément Leclanché-Barbier à aggloméré cylindrique. Cet aggloméré spécial est plus poreux, plus conducteur et d’une durée plus grande que les anciennes plaques et, dans ces conditions, on a pu supprimer la lame de charbon servant de prise de courant et donner à cet aggloméré la forme d’un cylindre creux de manière à placer le crayon de zinc au centre de l’élément [fig. 72). Le dépolarisant entourant complètement le zinc, son action est plus efficace. De plus, ce dispositif permet d’obtenir un bouchage à peu près hermétique au moyen d’un joint de caoutchouc qui, entourant la partie supérieure du cylindre aggloméré, appuie, d’autre part, contre le col du vase.
- L’élément Lacombe, exposé par la Société le Carbone, appartient également à la catégorie des éléments à zinc central. Gomme on le voit
- Fig. 70. — Pile à P. Delafon.
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- PILES
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- %ure 73, cette pile est constituée par un cylindre en charbon A muni une borne O, d’un cylindre poreux en terre dégourdie percé de trous, ^une entretoise en verre C reliant les deux cylindres A et B, et dun Crayon de zinc Z placé au centre du vase poreux B. L’espace annulaire M c°u\pris entre les deux cylindres est rempli de mélange dépolarisant. Il Se instruit un autre modèle de cette pile dans lequel le vase poreux a Uïie forme rectangulaire et l’électrode en zinc est une simple plaque.
- ^XG- 72. — Pile Leclanché à zinc central. Fig. 73. Pile Lacombe.
- M. pp Delafon exposait également un élément à zinc central dans e<ÎUel le mélange dépolarisant, en forme de cylindre creux, est unique-lïleut composé de bioxyde de manganèse et de graphite.
- Les piles à liquide immobilisé, dont l’emploi se généralise de plus en PLis à cause de leur facilité de transport et d’installation, figuraient en a$sez grand nombre à l’Exposition de Liège, dans la Section Française.
- Le modèle présenté par MM. Leclanché et Gie a une électrode posi-Lve formée soit de deux demi-cylindres, soit de deux demi-prismes de ^ülange dépolarisant composé de bioxyde de manganèse et de gravite naturel, moulé sous pression et sans agglomérant; ces deux demi-cyLndres ou demi-prismes sont appliqués, à l’aide de bracelets encaout-chouc, sur chaque face d’une lame de charbon.
- L’électrode négative est une lame de zinc ayant la forme du vase éployé et entourant complètement l’électrode positive.
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- 120 PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Le tout est placé dans un vase en carton laqué ou en ébonite, bouche avec de la cire à sa partie supérieure. L’espace.assez restreint comprlS entre les deux électrodes est rempli d’une dissolution de chlorure d a111 monium immobilisée avec de l’agar-agar ou gélose.
- M. Ph. Delafon exposait une grande variété de modèles d’éléments parmi lesquels il convient de signaler les deux principaux. Le preime1’ désigné par la lettre L, a été spécialement étudié pour le service des microphones. Il comporte, comme électrode positive, deux sacs en toile,-reliés en quantité, contenant le mélange dépolarisant avec prlSP de courant constituée par un cylindre de charbon. L’électrode négatDe
- Fig. 74. — Pile de Lalande. Fig. 75. — Pile de Lalande à aggloméré-
- est formée de deux lames de zinc repliées en forme d’U sur les bords de chacune desquelles est placée une autre lame de manière à forme1' une sorte de boîte rectangulaire entourant chaque sac. L’électrolyte est immobilisé avec de l’agar-agar. Le tout est enfermé dans une boîte en bois rendue étanche et recouverte de toile enduite d’une comp0' sition isolante.
- Le second modèle, désigné par la lettre R, est également renferme dans une boîte en bois, rendue étanche et isolante. L’électrode positif comporte deux lames de charbon portant sur chaque face un agglomère plat. L’ensemble est maintenu par une fine toile et de la ficelle ; des perles en verre passées dans la ficelle maintiennent l’électrode négative à des distances égales du dépolarisant et permettent d’éviter tout court' circuit accidentel.
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- PILES
- 121
- L’électrode négative est une lame de zinc repliée en forme de S. Les Parties supérieures de chaque prise de courant en charbon sont reliées Par une masselotte de métal coulé. L’électrolyte est immobilisé avec de
- 'agar-agar.
- La Société le Carbone exposait également des éléments à liquide im-m°bilisé de toutes formes et dimensions,
- avec
- vases en verre, vases en zinc, vases
- en chêne, etc.
- Piles type de Lalande. — Les piles du type de Lalande utilisent l’oxyde cuivrique
- Comnie dépolarisant, une électrode posi-tiv
- et de
- e en fer, une électrode négative en zinc électrolyte qui est une dissolution Potasse caustique à 30 ou 40 °/0.
- La maison Mambret et Gie avait exposé les différents modèles de piles de ce sys-lème qu’elle construit.
- Le premier modèle (fig. 74) est composé ^ une électrode positive constituée par la boîte en tôle A qui contenait la charge de Potasse et dans laquelle on a placé une °ertaine quantité d’oxyde cuivrique. Un cuivre c, protégé et isolé par un e en caoutchouc, est relié à l’élec
- bl de
- tub
- Fig. 76. _ Pile de Lalande, nouveau modèle.
- en caoutcnouc, est reue a i eieu-L“ode A et sert de borne positive à sa partie supérieure. L’électrode ^cgative D est un gros fil de zinc replié, comme le montre la figure.
- Lans un autre modèle [fig. 75), l’oxyde cuivrique est employé à l’état ^ aggloméré à surface métallisée, au lieu de l’être sous forme de grains. Cet aggloméré C est rectangulaire et l’électrode négative est une Pl&que de zinc Z. La plaque d’aggloméré G est’maintenue, verticalement en regard de la plaque de zinc Z sur un support métallique D fixé au c°uvercle en faïence B, au moyen d’une vis et d’un écrou E servant en ^ême temps de borne positive. Ge support métallique est constitué par arî6 plaque de tôle cuivrée, de forme rectangulaire, évidée en son milieu ef ayant ses bords repliés de manière à former le logement de l’ag-gloméré.
- Un modèle plus récent [fig. 76) est de construction plus simple et h’un prix moins élevé. L’oxyde cuivrique est renfermé dans une boîte cylindrique D en tôle perforée, entourée d’un tissu poreux ne présentât pas de résistance électrique appréciable. L’électrode négative est instituée par une portion de cylindre en zinc Z, suspendue par un
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- PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- crochet H, comme l’est également l’électrode positive D, aux parois du vase en verre.
- Indépendamment des modèles qui viennent d’être décrits, la maiso11 Mambret et Cie avait exposé plusieurs éléments de piles de Lalande de grande capacité, allant jusqu’à 300 ampères-heure ; ces éléments oid> un vase extérieur en fonte et sont bouchés hermétiquement.
- M. Adolph Wedekind de Hambourg avait exposé un élément de pde de forme nouvelle, utilisant la réaction de la pile de Lalande.
- Comme on le voit sur la figure 77, cet élément se compose d’un vase en fonte constituant l’électrode positive, dont l’intérieur est muni de rainures dans lesquelles est placé le mélange dépolarisant à basé d’oxydes cuivrique et cuivreux. Le pôle négatif est une lame de zinc portée par Ie couvercle en porcelaine. L’électrolyte est une solution de potasse don! on évite la carbonatation en empêchant l’accès de l’air, grâce au cou-vercle qui ferme hermétiquement l’élément.
- Cet élément présente cette particularité que le dépolarisant est rége-nérable par la chaleur; à cet effet, une fois l’élément vidé et le zinc enlevé, il suffit de placer le vase dans un foyer pour oxyder de nouveau Ie cuivre métallique formé par réduction de l’oxyde.
- La force électromotrice est de 0,65 volt en moyenne et présente une grande constance.
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- DEUXIÈME PARTIE
- transformation de l’énergie électrique
- CHAPITRE PREMIER
- TRANSFORMATEURS IMMÉDIATS
- Classification. — Les transformateurs immédiats peuvent être clas en homomorphiques, c’est-à-dire ne modifiant que les facteurs de la Puissance, et en hétéromorphiques, modifiant à la fois les facteurs de la Puissance et la forme du courant.
- ^ la première de ces catégories appartiennent les transformateurs Proprement dits représentés à l’Exposition de Liège par des transformateurs de courant alternatif simple, des transformateurs de courants ^ternatifs triphasés, ainsi que des survolteurs pour courant continu.
- Hans la seconde catégorie sont comprises les bobines d’induction transformant les courants continus en courants alternatifs, ainsi que les Moteurs-générateurs et les permutatrices transformant les courants alternatifs encourant continu.
- TRANSFORMATEURS HOMOMORPHIQUES
- Transformateurs de la Société « l’Éclairage électrique » de
- î*aris. — Cette Société avait installé deux postes de transformation rlans lesquels se trouvaient des transformateurs de 50, 75 et 100 kilovolts-Unipères, abaissant la tension de 3000 volts à 110 volts.
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- TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Le circuit magnétique de ces transformateurs, du système Labouu est constitué par des tôles minces, isolées au papier, agglutinées à Taidc de gomme-laque, puis serrées à la presse et enfin séchées à l’étuve.
- Les noyaux ayant une forme cylindrique, les bobines des enroulement peuvent entrer sur ces noyaux à frottement dur, de manière à assure1 un excellent joint magnétique, sans qu’il soit nécessaire d’avoir recouts
- à l’emploi de vis de preS sion ou de boulons qui ne donnent pas toujours u0 serrage parfait.
- Grâce à la constituti011 du circuit magnétique, 011 obtient le maximum de rem dement, une faible chut de tension et une faible dépense d’énergie lors d11 fonctionnement à vide. he rendement pour certaiOs
- mifSBsi
- Fig. 78. — Transformateur Labour.
- types atteint 98,5 e/0-
- Les circuits à haute tension sont complètement séparés des circuits a basse tension.
- L’enroulement à basse tension, en cuivre profilé, est centré à Tinte' rieur du manchon et maintenu à une certaine distance du noyau afu1 d’assurer le refroidissement par une bonne circulation d’air. Le circuit à haute tension est divisé en sections enroulées sur gabarit et, par com , séquent, interchangeables en nombre variable suivant la tension.
- Transformateurs Westinghouse. — Les transformateurs cuirassés construits par la Société Westinghouse sont de deux types différents :
- 1° Les transformateurs, type OD [fig. 79), construits pour des puissances variant depuis 0,25 jusqu’à 50kw, pour la périodicité demandée et pour des tensions allant jusqu’à 6000 volts ;
- 2° Les transformateurs, type SC(/^.80), construits pour des puissances comprises entre 10 et 500 kw, sont à refroidissement automatique-La tension primaire peut atteindre 50 000, volts et la tension secondaire peut descendre jusqu’à 35 volts pour les puissances jusqu’à 100 kw et jusqu’à 100 volts pour les puissances supérieures à 100kw.
- Trois transformateurs, type OD, de 15 kw, montés en étoile-triangle, constituant ainsi un groupe triphasé, étaient en service à l’Exposition. Ils étaient alimentés par du courant à 3000 volts et 50 périodes et débitaient des courants triphasés sous 200 et 400 volts et du courant alternatif simple sous 120 et 240 volts.
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- TRANSFORMATEURS IMMÉDIATS Wo
- tôl ailS ^°US Ces ^rans^orma^eurs5 les noyaux sont constitués par des lôj6S ^ acier doux, soigneusement recuites dans des fours spéciaux. Ces s°nt ensuite empilées, en ayant soin d’intercaler de distance en
- ^stance dans la masse du noyau une tôle ondulée qui, par suite de sa rrïle, produit une série de petits canaux facilitant la circulation de
- Fig. 80. — Transformateur type SG et sa caisse.
- ^ huile dans laquelle baigne le transformateur, ce qui assure ainsi un Refroidissement énergique. L’ensemble du paquet de tôles est ensuite s°igneusement serré pour éviter la production de tout bruit désagréable ^°rs du fonctionnement et, en même temps, pour assurer au flux magné-fique un milieu très homogène et très perméable.
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- 42b TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Les enroulements primaire et secondaire sont constitués par un gran^ nombre de bobines de faible épaisseur, enroulées à la machine. LeS conducteurs de ces enroulements sont des fils soigneusement isolés de sections variées et de forme ronde, carrée ou rectangulaire, afin d’utiliser aussi parfaitement que possible l’espace dont on dispose.
- Ces bobines sont isolées séparément et montées une à une sur le noyaU en laissant entre elles un espace libre ; des cales en bois, les maintienne^ et assurent une bonne circulation de l’huile.
- Le transformateur est enfermé dans une caisse en tôle de fer ondula et, par suite, présentant une grande surface de rayonnement. Un coU' vercle ferme la partie supérieure de la caisse que l’on remplit d’huile après y avoir placé le transformateur.
- Tous ces transformateurs sont calculés pour supporter leur chargé normale avec une élévation de température très faible ; ils peuvent, pal conséquent, supporter sans inconvénient des surcharges importantes et sans qu’il y ait danger de détériorer l’isolement.
- Lorsque le bain d’huile ne peut être utilisé, par exemple pour les tranS' formateurs montés sur une ligne en plein air, l’appareil est protégé paI une caisse en tôle perforée.
- Fig. 81. — Transformateur Gramme.
- Transformateurs Gramme. — Les transformateurs Gramme {fig. 81) ont un rendement élevé. Les précautions spéciales prises pour isoler le circuit primaire du circuit secondaire et les deux circuits de la masse
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- TRANSFORMATEURS IMMÉDIATS 127
- assurent un bon fonctionnement. Grâce à leur mode de construction ^ Ventilation est énergique et réchauffement relativement faible, même Pleine charge en marche continue.
- ^es transformateurs sont enfermés dans une enveloppe en tôle per-l°rée ou pleine, suivant les locaux dans lesquels ils doivent être installés.
- Us sont établis pour courant alternatif simple ou pour courants triphasés, et la série courante comporte 18 modèles dont la puissance varie depuis 1 kw jusqu’à 200 kw.
- Transformateur triphasé Alioth. — Ce transformateur, exposé Par la Société d'applications industrielles, a fonctionné pendant toute la durée de l’Exposition pour abaisser la tension du courant fourni pai groupe électrogène Alioth-Weyher et Richemond.
- H a une puissance apparente de 150 kilovolts-ampères, et son rapport 0e transformation est de 3000/110 volts. La fréquence est de °h périodes par seconde.
- L©s noyaux verticaux, de 780mm de hauteur et de 625cm2 de section, ainsi que les traverses ayant 1,300 m de longueur, sont feuilletés et les iôles qui les constituent sont réparties en paquets séparés les uns des antres par des canaux de ventilation. Cet ensemble repose sur un socle fonte relié, au moyen de tirants, à un autre socle, également en fonte. L’enroulement, sur chacun des trois noyaux, est divisé en deux séchons concentriques; ces enroulements reposent sur des isolateurs en P°rcelaine spéciaux qui permettent d’assurer une bonne ventilation par L partie inférieure.
- Le circuit primaire, à haute tension, est constitué sur chaque noyau Par une bobine comportant 308 spires d’un conducteur ayant 24 mm2 de Action. Les trois phases de ce circuit sont montées en étoile. La résistée de chaque phase est de 0,38 ohm.
- Le circuit secondaire, à basse tension, est formé également, sur chaque noyau, d’une bobine ayant 20 spires d’un conducteur de 448 mm2 he section. Les trois bobines sont reliées en triangle. La résistance de chaque phase est de 0,012 ohm.
- L’intensité du courant dans le circuit primaire est de 29,5 ampères et, hans le circuit secondaire, de 770 ampères.
- Les pertes, mesurées à vide, sont de 2 300 watts, et en court-circuit he 1800 watts, ce qui donne 4100 watts de pertes totales.
- Le rendement à pleine charge atteint 97,3 °/0 et, à moitié charge,
- °/0.
- Transformateurs de la Société belge A. E. G. (Union élec-^ique). — Le transformateur triphasé exposé a une puissance de
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- TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- 16 kilovolts-ampères et est à bain d’huile. Il peut être construit avec rapport de transformation variable et servir de démarreur pour les m0' teurs avec rotor en court-circuit, système de démarrage à recommande1 dans le cas de l’application des moteurs à la commande des pompes cefl' trifuges d’épuisement.
- Survolteur-dévolteur pour courants triphasés de la Société alsacienne de constructions mécaniques de Belfort. — Cet appareil) construit de la même manière qu’un moteur d’induction, permet d’aug' menter ou de diminuer la différence de potentiel aux bornes d’une canalisation triphasée.
- Le survolteur-dévolteur exposé est du type à axe vertical, à un seul induit fixe ayant un noyau feuilleté de 900 mm de diamètre, muni de 71 rainures. Il est construit comme un moteur asynchrone. La partie ntérieure mobile est le système inducteur comportant 6 pôles avec enroulement logé dans des rainures.
- L’enroulement de jl’inducteur (rotor) est monté en dérivation sur la canalisation, tandis que l’enroulement induit (stator) est monté en série avec les trois conducteurs de la ligne.
- Le réglage de la tension s’effectue en faisant tourner plus ou moins Ie rotor. Ce mouvement de rotation est produit par un petit moteur, col»' mandé depuis le tableau de distribution et fixé sur le plateau supérieur du survolteur-dévolteur. Le mouvement du moteur est transmis à l’axe du rotor par l’intermédiaire d’une vis sans fin.
- L’induit de ce moteur est enroulé en cage d’écureuil et, au repos, u» ressort déplace l’induit par rapport à l’axe vertical du stator. Pour produire le démarrage, il suffit simplement de fermer un interrupteur place sur le tableau de distribution : aussitôt, l’induit du moteur est attiré et s’embraye, au moyen d’un embrayage à friction, avec la vis sans fin, pro-duisant ainsi un déplacement lent et progressif de l’induit du survolteur.
- Ce survolteur-dévolteur sert à faire varier la tension du courant qui alimente des commutatrices et permet ainsi de modifier la tension du courant continu suivant les besoins du circuit d’utilisation.
- L’intensité normale du courant que peut supporter le survolteur est de 400 ampères, et la variation maximum de tension que l’on peut obtenir est de ±40 volts.
- La tension constante du réseau d’alimentation est de 360 volts, ce qui correspond à 500 volts du côté continu de la commutatrice. Les tensions maximum et minimum obtenues sont 555 et 445 volts.
- Groupe survolteur-dévolteur système Schuler. — M.PaulSchuler, ingénieur, a exposé à Liège, dans la classe 24, une suite de photogra-
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- TRANSFORMATEURS IMMÉDIATS
- 129
- Phies et de dessins rendant compte d’un dispositif fort intéressant qu il a réalisé au secteur Edison à Paris.
- Le secteur qu’exploite, comme on le sait, la Compagnie continentale Edison, est alimenté en partie par une usine située à Saint-Denis et produisant du courant continu sous 2 X 2 250 volts. Ce courant est amené a Paris par une canalisation souterraine et transformé dans différentes s°Us-stations, au moyen de groupes moteurs-générateurs, en cornant à ^asse tension directement utilisé pour l’éclairage ou la force motrice. LW de ces sous-stations, celle du faubourg Montmartre, comprend
- usuellement :
- Sût réceptrices à courant continu à 2100 volts, de 500 kw, actionnant ^ même nombre de génératrices à 250 volts qui alimentent les arres omnibus d’où partent les feeders. La tension dans ces barres varie Vivant l’heure et la saison, de 240 à 275 volts.
- Lutte sous-station comprend, en outre, trois batteries d’accumulateurs réparties dans des locaux avoisinants ; ohacune de ces batteries se corn-pose de 120 éléments Tudor, type R 36, donnant 2 200 ampères pendant 1 heure ou 3 500 ampères pendant 20 minutes : ces batteries sont reliées a des groupes survolteur s-dé volteurs.
- ^L Schuler a étudié et monté cet ensemble, afin, à tout moment, soit ^Uela batterie soit en charge ou complètement chargée, qu elle puisse Passer immédiatement à la pleine décharge pour suppléer ou aider les groupes générateurs en service. Le survolteur est à deux collecteurs en raison des intensités élevées qu’il est appelé à supporter. Il est muni de Pôles auxiliaires qui assurent une commutation parfaite, quel que soit Régime. Son excitation est prise aux bornes delà batterie et un rhéostat
- Riverseur, manœuvré soit à la main soit automatiquement par un régu-lateur Thury, permet de mettre, de la table de manœuvre du tableau P^ttcipal, la batterie en charge, en tampon ou en décharge.
- Le moteur qui entraîne le survolteur par accouplement élastique Raf-^ard est, comme lui, à inducteurs en acier coulé ; ses noyaux polaires s°nt venus de fonte avec la carcasse ; les pièces polaires sont rapportées.
- Le rendement du groupe, dont la vitesse angulaire est de 350 tours Par minute et dont lapuissance maximum est de 170 kw, s’élève à 83 0/0. Les groupes ont été construits par MM. Schneider et Cie.
- ^bn de protéger le survolteur contre les débits dépassant 3 800 am-Pères, un conjoncteur automatique met ce survolteur en dérivation et C°upe l’excitation.
- Les trois batteries installées actuellement avec ces survolteurs-dévol-^eRrs fonctionnent avec une régularité parfaite et donnent toute satisfaction.
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- TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- TRANSFORMATEURS HÉTÉROMORPHIQÜES
- Bobines d’induction. — Les applications de la bobine d’inductio11 à la production des rayons X, à la télégraphie sans fil et aux dispositifs d’allumage pour moteurs à explosions ont amené les constructeursa réaliser de nombreux perfectionnements.
- Parmi les nombreux types exposés à Liège, il convient de citer bobine de Ruhmkorff exposée par M. J. Carpentier. Cette bobine, donnai 33 cm d’étincelle, est munie d’un rupteur système Carpentier et d1111 condensateur réglable.
- M. Ducretet exposait des bobines étudiées spécialement pour pouvoi* supporter des fonctionnements de longue durée, tels que ceux exig^s pour le service de la télégraphie sans fil, pour la production des rayons^ et celle des courants à haute fréquence. L’inducteur est mobile et se compose de deux circuits distincts que l’on peut grouper à volonté eîl série ou en dérivation. L’induit est noyé dans un isolant qui, quoicpie n'étant pas liquide, peut se ressouder si une fissure vient à se produit' Le condensateur est indépendant, ainsi que l’interrupteur. La bobiRe exposée donne 40 cm d’étincelles.
- M. G. Gaiffe présentait, indépendamment des bobines de Ruhmkon1’ une série d’appareils d’induction pour usages médicaux.
- La Société anonyme d’Electricité et d’automobiles Mors avait exp°s6 des bobines du système O. Rochefortdu modèle utilisé dans les installa tions de télégraphie sans fil.
- La Compagnie française Thomson-Houston avait également exp°se des transformateurs du modèle utilisé dans les installations de télégra' phie sans fil du système Slaby-Arco (Telefunken).
- Les bobines de M. L. Ancel de Paris, spécialement disposées p°ul produire des rayons X aussi bien que des ondes hertziennes, sont nlU' nies d’un rupteur extra-rapide, à démarrage instantané et à doubl6 réglage, permettant de régler, même pendant la marche, le fonctionRe' ment de la bobine et, par conséquent, la qualité de l’étincelle. L’indud de ces bobines est complètement noyé dans un isolant spécial. Les bo' bines produisant des étincelles de plus de 20 cm sont munies d’1111 interrupteur spécial à mercure, complètement indépendant de la bobine'
- La maison Ch. Mildé et Cle exposait divers types de bobines d’allu' mage pour automobiles.
- La plupart des bobines d’induction sont établies en vue d’une appl1'
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- TRANSFORMATEURS IMMÉDIATS
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- ^ti°n spéciale, ce qui oblige les laboratoires à avoir plusieurs bobines
- Afférentes.
- Pour éviter cet inconvénient, MM. Radiguet et Massiot ont établi un ^nveau type de bobine d’induction, dit à combinaisons multiples, per-Jetant d’obtenir différentes natures et diverses longueurs d étincelle, °A en conservant le même rendement. De plus, ce type de bobine Actionne avec tous les modèles d’interrupteurs usuels, j, ^et appareil comporte naturellement deux bobines concentriques, Ulle inductrice et l’autre induite.
- bobine inductrice est composée de diverses couches de fil roulées
- Sür Un faisceau de fer doux; chaque couche est formée d un fil différent
- COlïUne diamètre, longueur, résistance et nombre de tours. Les extré-
- de chacun de ces fils aboutissent à un commutateur permettant
- eles utiliser en totalité ou séparément et aussi de les grouper diverse-
- ^t suivant les effets à obtenir. Cet inducteur, à self variable, permet
- °btenir la même longueur d’étincelle quelle que soit la nature de 1 in-terr-
- tyti
- rUpteur employé (interrupteur mécanique, automatique ou électro-
- ique).
- bobine induite est divisée en plusieurs sections dont les connexions
- p rieures peuvent être modifiées à volonté, p Jl>ace à cette disposition, suivant les effets à obtenir, on peut modi-
- er à volonté :
- t° t
- aUf ' nom^re el lu position des sections de l’induit qui peuvent être ^1Sees par groupes ou isolément ;
- Le nombre et la position des couches de fil formant l’inducteur, les qui peuvent être groupées en totalité ou par groupes quelques.
- Gé
- Èn
- Ueralement l’induit comporte quatre sections égales entre elles.
- . utilisant les quatre sections, on a une bobine d’induction ordinaire p aut la longueur maximum d’étincelle, et (j11 ^euxiùme groupement consiste à prendre deux sections d’une part v^^eux sections de l’autre : on a ainsi deux bobines d’induction pou-U fonctionner en même temps ou séparément, chacune d’elles don-lu moitié de la longueur d’étincelle maximum, d ^r°*s*®nie groupement est obtenu en prenant séparément chacune At ^eUx secL°ns extrêmes et en reliant ensemble les deux sections ^p^udiaires : on constitue ainsi trois bobines d’induction ; celle du c*0nne lu m°itié de la longueur d’étincelle maximum, et les
- ,,1;iXi
- extrêmes, dissymétriques, chacune un quart de cette longueur lrnum.
- ^Xec le quatrième groupement, on prend une des sections extrêmes les trois autres étant reliées ensemble et l’on dispose ainsi de
- seule
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- TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- deux bobines d’induction dissymétriques, l’une permettant d’obtenir àeè étincelles ayant le quart de la longueur maximum, et l’autre des etR1 celles ayant les trois quarts de cette longueur. ^
- Enfin le cinquième groupement consiste à prendre séparent chacune des quatre sections et l’on a ainsi quatre bobines, dont deü-
- Fig. 82. — Interrupteur-turbine système Gaiffe.
- dissymétriques, donnant des étU1' celles ayant le quart de la gueur maximum.
- Avec ces divers groupements les bobines obtenues peuvent foRc tionner ensemble ou séparéme^ à volonté. Lorsqu’on utilise upe section ou un groupe de section5 de l’induit, il est utile de fer®el sur elles-mêmes les sections R°lJ utilisées.
- Interrupteurs pour bobi»eS d’induction. — Les interrupteur pour bobines d’induction ont éts depuis quelques années, l’objet d6 perfectionnements importants.
- Parmi les types d’interrupte111’5 exposés, il faut d’abord citer Ie
- nouveau modèle d’interrupteur
- to-moteur, système Gaiffe (fi9- ^ et 83), qui peut être utilisé aVeC
- toutes les bobines -d’induction.
- C’est un interrupteur à mercure, genre turbine, présentant cette part* cularité qu’il ne nécessite l’emploi d’aucun moteur indépendant. DaIlS ces conditions, l’appareil est plus simple, plus robuste et d’un prix iûel1 inférieur aux interrupteurs à moteur, tout en ayant une grande régu larité de marche, une précieuse souplesse de réglage et enfin un f°nC tionnement très sûr.
- L’interrupteur est du genre turbine à jet de mercure tournant.
- Une pièce de fer d{fig. 83 et 84) de forme conique plonge dans le cure ; elle est percée d’un canal oblique par rapport à l’axe et disp°se de telle façon que, dans son mouvement de rotation, elle décrit 1111 hyperboloïde de révolution, disposition qui présente l’avantage de faCl liter l’ascension du mercure.
- Lorsque la pièce d tourne, la force centrifuge entraîne le mercure fll11 jaillit par l’orifice O {/îg. 84).
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- Une couronne métallique C {fig. 84), isolée du reste de l’appareil, sur 1 °r^6 ^6S ^en^s cu^vre r°dge a de largeur convenable [fig. 83 et 84)
- j esquelles, pendant sa rotation, le jet de mercure vient frapper, ^nant ainsi le circuit qui s’ouvre ensuite de nouveau.
- ^ e récipient en fonte de l’interrupteur présente des ailettes destinées ^Ripêcher le mouvement derotation du mercure, la partie horizontale Pl0fîl de ces ailettes servant de repère pour indiquer le niveau supé-
- Fig. 83.
- Ueur que doit atteindre le mercure {fig. 84). La rupture, u en P^duit dans l’alcool, l’emploi du pétrole devant être évite a cause formation très rapide d’une émulsion qui gêne le fonctmnnemen g ^erde l’interrupteur. , . _ Gnn
- ^ La quantité de mercure nécessaire est de 400 cm- envi ha-.
- L’accouplement direct, tant électrique que mécanique du mo Pinterrupteur, constitue l’originalité de cet appareil.
- Le moteur est du type à attraction magnétique dans leque en ^ent est fixe et l’armature mobile : V, P, sont les électrodes du moteur,
- L est l’armature munie de dents p', p2 {fig- 84).
- Le nombre de pôles du moteur est égal au nombre des en monie la couronne métallique mobile G; on cale l’armature r de e e farim que, lorsque le jet de mercure rencontre l’une des dents a, et e se Louve précisément dans la position où l’attraction se produit, la rupture
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- 134 TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- s’effectuant un peu avant que les dents de l’armature ne soient comple tement au-dessus des noyaux des électros.
- Comme l’enroulement de ces derniers est monté en série avec l’inducteur de la bobine d’induction, il suffît de donner avec le doigt une vive
- Fig. 84.
- impulsion à l’armature mobile pour amorcer le jet de mercure. Le coU' rant traverse alors la bobine et l’enroulement du moteur; l’interrupteur continue alors à tourner de lui-même.
- Pour régler le nombre d’interruptions, on peut agir soit sur le rhéos-tat monté en série sur le circuit de la bobine, soit sur un rhéostat place en dérivation sur l’enroulement du moteur. Ce dernier rhéostat sert de shunt, de telle sorte que le circuit moteur n’est traversé que par une par' tie seulement du courant alimentant la bobine.
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- Ed résumé, le schéma de montage d’une bobine avec cet interrupteur est celui que représente la figure 84. Le courant provenant de la source traverse un rhéostat monté en série, arrive à la borne S de l’interrupteur, traverse l’enroulement du moteur, vient à la borne C reliée à la masse (le t’appareil et, par suite, au mercure. Le courant passe alors par la rient «,la couronne C et la troisième borne E de l’interrupteur ; de là, il b averse la bobine d’induction et revient à la source.
- Fig. 85.
- Les condensateurs de l’interrupteur se branchent entre les bornes C L. Si on utilise le réglage avec rhéostat mis en dérivation, il faut le reHer aux bornes G et S.
- L interrupteur auto-moteur est susceptible de marcher sous toutes eRsions; il suffit simplement pour cela de modifier la largeurdesdents«, argeur qui règle le temps de passage du courant.
- La figure 85 représente le tableau de manœuvre de l’interrupteur jusque la source est constituée par un nombre restreint d’éléments c accumulateurs, de 6 à 15, par exemple. T est le rhéostat qui sert de s Rnt à l’enroulement du moteur. T' est un rhéostat placé dans le circuit j^ftéral. C, E, S sont les trois bornes auxquelles on vient relier les trois °rnes correspondantes de l’interrupteur, les autres bornes se reliant respectivement, suivant les indications des plaques gravées fixées sur le Panneau de marbre,.à la source, à la bobine d’induction et aux condenseurs.
- La figure 86 représente le tableau de manoeuvre de l’interrupteur 0lsqu on utilise le Courant fourni par une station centrale : M est l’in-
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- m
- TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Fig. 86.
- terrupteur bi-polaire de l’installation ; les bornes C, E, S doivent être reliées aux bornes correspondantes de l’interrupteur. Dans ce tableau, le réglage par rhéostat monté en dérivation n’a pas été prévu ; le réglag6
- de la bobine d’inductioU et du moteur s’effectue uniquement par la manœuvre de la manette dl1 rhéostat.
- En effet, le réglage a l’aide d’un rhéostat en dérivation, nécessaire lorsqu’on utilise des différences de potentiel assez faibles a cause de la lenteur d’établissement du courant, devient à peu près inutile lorsqu’elles atteignent lfd et 220 volts.
- Comme l’interrupteui auto-moteur peut fonctionner à l’aide d’un petit nombre d’éléments d'accu-mulateurs, 6 à 15, il n’y a aucune difficulté à l’utiliser comme interrupteur transportable, au même titre que le rupteur atonique. A cet effet, on l’a même muni d’une poignée rendant son transport facile.
- Afin d’éviter les inconvénients que présente l’emploi des interrupteurs à contacts en platine ou à mercure, lorsque l’intensité du courant dépasse 5 ampères, M. Radiguet a réalisé un interrupteur du type trembleur, fonctionnant sans moteur et dans lequel les contacts sont en cuivre (fig. 87). .
- Comme le montre la figure 87, cet interrupteur se compose essentiellement d’une tige A portant l’armature S en fer doux d’un électro-aimant à deux bobines. Cette tige A est guidée par une pièce en bois B supportée par deux colonnes. L’extrémité supérieure de la tige A est filetée et munie d’une pièce en ébonite L à la base de laquelle est fixée une pièce de cuivre portant deux boutons M et O. Le bouton M sert à fixer la pièce sur la tige, et le bouton O serre un contact amenant le courant à la tige. A la partie supérieure, on fixe, à l’aide de la vis V, une ou plusieurs rondelles servant de poids.
- A la partie inférieure de la tige A se fixe la pièce représentée séparément sur la droite de la figure 87. Cette pièce peut être démontée en enlevant les écrous et contre-écrous R et P et porte la tige de contact
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- TRANSFORMATEURS IMMÉDIATS 13 1
- 611 Cuivre rouge A' qui peut être, au besoin, remplacée facilement en des-Serrant l’écrou U.
- Exactement au-dessous de cette tige se trouve une banquette D en cuivre rouge, supportée par une sorte de potence dd', au centre d un ^Se en verre contenant du pétrole.
- Min de pouvoir à volonté relever ou abaisser cette banquette> D, la latence dd' se termine par une pièce cylindrique F s’engagean c°llier de serrage. Ce collier muni de sa vis H, est comman t*xre Yis micrométrique que l’on manœuvre à l’aide d’un bouton en is°lante. Pour éviter tout mouvement de rotation de la piece ^’on agit sur le bouton K, un prisonnier X a été fixé dans^ne Le socle porte, en outre, un inverseur de courant et es orn Vant les fils de connexion.
- le
- Lans l’interrupteur à mercure exposé par M. Ducretet, le godet dans •Fiel se trouve le mercure, recouvert d’un liquide isolant, est réglable
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- TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- comme hauteur et permet d’obtenir rapidement la plongée convenaï*e de la tige interruptrice. Le mouvement de cette dernière est rectili»ne' et il est commandé par un petit moteur électrique muni d’un rhéos servant à régler la vitesse des interruptions.
- M. Ducretet exposait également un interrupteur électrolytique du tyP Wehnelt auquel il a apporté certaines modifications et notamment1111 dispositif de réglage permettant de faire varier la fréquence des inteI ruptions.
- M. J. Carpentier présentait un interrupteur à mercure commandé paI un moteur électrique et divers modèles de son rupteur atonique biel1 connu.
- Moteur-générateur de la Société a la Française électrique )>•
- Ce groupe {fig. 88) est constitué par un moteur asynchrone triphase’ d’une puissance de 135 chevaux, accouplé, à l’aide d’un manchon elaS tique, avec une dynamo à courant continu.
- Le moteur asynchrone est établi pour être alimenté avec des courant triphasés à 3 000 volts, 50 périodes : il a douze pôles et tourne à la vitesse angulaire de 485 t:m. A cette vitesse, la dynamo fournit à ses borneS un courant de 180 ampères sous 500 volts.
- Le moteur a un stator à noyau feuilleté, muni d’encoches dans leê
- * • dp
- quelles sont logés les fils de l’enroulement inducteur. Des canaux u ventilation sont ménagés dans ce noyau.
- Le rotor a un enroulement constitué par des barres de cuivre relieeS entre elles, sur les faces latérales, à l’aide de développantes de cerde' Cet enroulement aboutit à trois bagues, calées sur l’arbre, sur lesquelle0 viennent appuyer les balais reliés aux résistances de démarrage.
- Le démarrage s’effectue en diminuant progressivement la résistant du circuit du stator jusqu’à ce que la vitesse angulaire normale soif atteinte ; à ce moment, l’appareil de mise en court circuit des bagUeS relève automatiquement les balais dont l’emploi est, par suite, réduJf aux seules périodes de démarrage. La tension induite dans le rotor, al1 moment du démarrage, est d’environ 110 volts; dans ces conditions, la mise en marche du moteur ne présente aucun danger pour le per' sonnel.
- La dynamo à courant continu est hexapolaire. Sa carcasse inductrice est en acier doux coulé et les pôles sont munis d’épanouissements fenil' letés, dans le but de réduire au minimum les pertes par hystérésis et par courants de Foucault.
- Les bobines inductrices, retenues sur les noyaux par les épanouisse' ments polaires, sont enroulées en fil de cuivre soigneusement isolé. Les extrémités de chaque bobine aboutissent à des bornes et ces connexions,
- t
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- transformateurs immédiats 10:7
- protégées pour éviter toute rupture du circuit inducteui. foutes les bobines et pièces polaires sont interchangeables.
- L’induit à noyau feuilleté a un enroulement en tambour maintenu par
- dettes en ruban d’acier.
- Transformateur-convertisseur de la Société Gramme. — Cet ensemble, d’une puissance de 26 k\v, était utilisé, dans la Section française, Pour fournir aux exposants du courant continu à 115 volts par transformation du courant triphasé à 3000 volts.
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- 140 TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Il était composé :
- 1° D’un transformateur triphasé, d’une puissance de 62,5 kw réduisant la tension de 3000 volts à 115 volts;
- 2° D’un moteur asynchrone triphasé, d’une puissance de 40 chevaux recevant le courant du secondaire du transformateur sous une tensiuu de 115 volts;
- 3° D’une dynamo à courant continu, tétrapolaire, excitée en dériva' tion, d’une puissance de 35 kw, commandée directement par le moteur triphasé, par l’intermédiaire d’un joint élastique.
- Commutatrice en cascade, système Arnold, de la Société des ateliers de constructions électriques de Charleroi. — Cette coi»' mutatrice se compose d’un moteur asynchrone dont le rotor est clavete
- Fig. 89. — Schéma de connexions de la commutatrice en cascade, système Arnold-
- légende :
- S, enroulement du stator du moteur triphasé;
- R, enroulement du rotor du moteur triphasé; w, enroulement induit de la dynaipo ("les enroulements Il et u sont reliés en série) ; ,
- K, collecteur de la dynamo ;
- F, enroulement inducteur shunt de la dynamo ;
- G, circuit d’utilisation à courant triphasé;
- W, démarreur triphasé ;
- s, bagues du rotor pour le démarrage.
- sur l’arbre de la génératrice à courant continu et d’une dynamo à courant continu de 7,6 kw.
- Le schéma [fig. 89) montre les connexions établies entre le rotor du moteur et l’induit de la dynamo pour la transformation des courants triphasés en courant continu.
- On peut supposer, pour simplifier les explications, que le moteur et la dynamo ont le même nombre de pôles et que leurs organes mobiles tournent à une vitesse angulaire correspondaut à la moitié de la fréquence du circuit primaire d’alimentation.
- Le champ produit dans le stator S par le courant primaire induit
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- TRANSFORMATEURS IMMÉDIATS 1£1
- c^Rs les enroulements durotor R une force électromotrice dont la frétée est la moitié de celle du courant d’alimentation. La connexion des bobines du stator est faite en étoile, mais elle pourrait être faite en Liangle.
- La force électromotrice ainsi développée produit dans 1 enroulement e t induit un courant qui donne naissance à un champ tournant à la ^érne vitesse angulaire que celle de l’arbre. L induit u étant relié ari rotor de telle façon que le sens de rotation du champ tournant soit °Pposé au sens de rotation de l’arbre, on obtient un champ magnétique dans l’espace, et la machine fonctionne comme un moteur syn-chrone.
- Le moteur synchrone a une vitesse angulaire correspondant à la Moitié de la fréquence primaire. Une moitié de lénergie électrique four-au moteur est transformée en énergie mécanique transmise à 1 arbre la machine ; l’autre moitié de l’énergie fournie est transfoimee par las enroulements du moteur asynchrone et va directement du rotor R ^ 1 induit u de la dynamo, sous forme d’énergie électrique.
- Pans ces conditions, le moteur fonctionne simultanément comme mo-ieur et comme transformateur, tandis que la dynamo fonctionne simultanément comme génératrice et comme commutatrice.
- Pour une vitesse angulaire donnée, le moteur asynchrone, ne transformant en énergie mécanique qu’une partie de 1 énergie reçue, on peut bh donner des dimensions plus réduites que celles qu il devrait avoir pour transformer la totalité de cette énergie en énergie mécanique.
- Quant à la dynamo, sa vitesse angulaire correspond à la moitié de la Séquence primaire, ce qui présente des avantages au point de vue de 1^ commutation, surtout dans le cas de fréquences élevées. Ses dimensions sont également plus réduites que celles d une commutatrice ayant a transformer la totalité de la puissance.
- Lorsque le moteur et la dynamo n’ont pas le même nombre de pôles, fc rotor a une vitesse angulaire correspondant à un nombre de pôles égal à la somme des nombres de pôles des deux machines. Les quantités d’énergie converties dans le moteur en énergie mécanique et en énergie électrique sont respectivement proportionnelles au nombre de pôles du Moteur et de la dynamo.
- Le démarrage et la mise en vitesse de la commutatrice en cascade s effectuent en amenant directement au stator le courant alternatif à haute tension et en insérant dans le circuit du rotor une résistance non inductrice W que l’on supprime graduellement à mesure que la vitesse Angulaire augmente. Pendant ce temps, le circuit de la dynamo reste °uvert et, lorsque le synchronisme est atteint, on règle 1 excitation à Laide d’un rhéostat et l’on peut fermer le circuit d’utilisation.
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- 142 TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- La mise en parallèle s’effectue très simplement par le côté continu e*’ par suite de la valeur élevée du couple synchronisant, les chances de de' crochage sont beaucoup moindres.
- Alors que dans les commutatrices ordinaires, il faut, pour faire varier la tension du côté continu, modifier la tension du côté alternatif, ayeC la commutatrice Arnold la tension se règle simplement au moyen d un rhéostat d’excitation comme dans une dynamo à courant continu. On peut ainsi obtenir des variations de 15 à 20 0/0, ce qui est très appre' ciable lorsqu’on alimente le circuit parallèlement avec une battene tampon.
- La commutatrice exposée à Liège (fig. 90) comporte un moteur asynchrone triphasé, ayant une puissance de 10,4 kw, établi pour 110 volts, 55,5 ampères et 50 périodes. Il est bipolaire, et sa vitesse angulaire est de 1 5001 : m.
- Le noyau du stator est constitué par deux paquets de disques de tôles isolées au papier, serrés entre les joues d’une carcasse ronde en fonte-Un canal de ventilation de 10 mm est ménagé entre les deux paquets-Ce noyau a 525 mm de diamètre extérieur et 275 mm de longueur axiale ? il porte 36 encoches mi-fermées de 13 mm de largeur et de 26 mm de profondeur; chacune d’elles reçoit 6 fils ronds en cuivre de 3 mm, revêtus d’un guipage de coton et placés dans un caniveau en micanite -Ces fils sont reliés par trois en parallèle; les enroulements des trois phases sont montés en étoile et constituent un bobinage bipolaire. Le poids du cuivre du stator est de 25,5 kg et la résistance à chaud de chaque phase est de 0,0446 ohm.
- L’entrefer simple est de 1,5 mm.
- Le rotor a un noyau feuilleté claveté sur l’arbre de 227 mm de diamètre extérieur et de 114 mm de longueur axiale, y compris les tôles maîtresses. Ce noyau porte 42 encoches mi-fermées de 8,5 mm de largeur sur 30 mm de profondeur ; chacune d’elles contient 13 fils ronds en cuivre de 3 mm de diamètre, revêtus d’un guipage. Le poids du cuivre est de 18,5 kg, et la résistance de chaque phase à chaud est de 0,221 ohm. Les trois phases sont montées en étoile et sont reliées, d’une part, à des bagues en bronze fixées à l’extrémité de l’arbre et, d’autre part, aux enroulements de l’induit de la dynamo.
- La dynamo génératrice a son induit calé sur le même arbre que le rotor du moteur. Sa puissance est de 7,6 kw; elle débite 32,7 ampères sous 230 volts, à la vitesse angulaire de 1 500 tours par minute.
- L’inducteur bipolaire est constitué par une carcasse ronde en acier coulé d’une seule pièce ; son diamètre extérieur est de 525 mm et sa longueur axiale de 270 mm; le diamètre intérieur est de 402 mm. Les noyaux polaires sont feuilletés et de forme rectangulaire ; leur section
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- TRANSFORMATEURS IMMÉDIATS 143
- et 1 6 ^ Cm2’ ^eur l°ngueur axiale de 125 mm, leur largeurdel!5 mm, em hauteur radiale de 103 mm. Ils sont munis d’épanouissements 11 es de 155 mm de longueur axiale et de 175 mm de largeur. Les
- bobines inductrices comportent chacune 4 000 spires de fil de cuivre de mm, enroulées sur une carcasse en matière isolante; elles sontmain-bmues par les épanouissements polaires. Le poids de cuivre sur l’in-
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- f d#
- ducteur est de 34 kg, et la résistance à chaud de ce circuit est 198,3 ohm. L’intensité du courant d’excitation à pleine charge est 0,83 ampère.
- L’entrefer simple est de 3 mm.
- L’induit a un noyau feuilleté, claveté sur l’arbre, de 190 mm de dia mètre extérieur et de 162 mm de longueur axiale, y compris les t^eS maîtresses. Il porte 45 encoches ouvertes de 7,5 mm de largeur et 19 mm de profondeur, dans chacune desquelles sont logés 12 fds 2,1 mm de diamètre, revêtus d’un guipage. La vitesse périphérique l’induit est de 15 m par seconde, et les enroulements sont maintenus pal des frettes en fils d’acier. L’enroulement est du type en tambour ^ comporte 7,7 kg de cuivre. La résistance de l’induit à chaud est d6 0,328 ohm sans les balais et de 0,373 ohm avec les balais, le rotor étaid mis hors circuit.
- Le collecteur, de 150 mm de diamètre et de 75 mm de largeur, a 90 lames en cuivre dur, isolées au mica. La différence de potentiel entre deux lames voisines est de 5,1 volt.
- Deux rangées, de chacune deux balais en charbon, frottent sur le c°l' lecteur; chaque balai couvre 2 lames 3/4. Les porte-balais pivotait sont supportés par un collier fixé au palier.
- Les rendements de cette commutatrice sont les suivants :
- A pleine charge.............................. 77 0/0
- A 3/4 de charge.............................. 76 0/0
- A demi-charge................................ 71,5 0/0
- A quart de charge............................ 58 0/0
- Avec surcharge d’un quart................... 75, 5 0/0
- Le rendement est supérieur de 1 0/0 à celui des commutatrices ordi' naires accompagnées de transformateurs, et, comme ces derniers de' viennent inutiles avec la commutatrice Arnold, les frais de premier6 installation sont moins élevés.
- Comparée au groupe moteur-générateur, la commutatrice Arnold a un rendement supérieur de 2 0/0 et les frais de première installation sont également moins élevés.
- Pour une distribution à trois fils, la commutatrice Arnold présente l’avantage d’agir comme compensateur; le réglage automatique ainsi obtenu est si efficace qu’avec un pont chargé et un pont ouvert la dif' férence entre les tensions des deux ponts ne dépasse pas 3 0/0.
- Permutatrice système Rougé-Fagetde la Société anonyme égyP' tienne d’électricité. — Cette société exposait un poste complet de
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- Fig. 91. — Poste de transformation Rougé-Faget.
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- TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- transformation [fig. 91), comportant trois unités d’une puissance totale ^ de 450 kw. Cette sous-station recevait des groupes électrogènes de L j section française des courants triphasés à 3 000 volts entre fils et à | 50 périodes et les transformait en courant continu à 250 volts desservant < une canalisation à trois fils. !
- Fig. 92. — Vue extérieure d’une permutatrice Rougé-Faget.
- Deux de ces unités assuraient le service normal, la troisième consti' tuant une réserve.
- Avant de donner les détails de l’installation réalisée à Liège, il est in' dispensable de donner la description de ce type de permutatrice {ftg. 92)-
- Permutatrice. — Un stator de moteur asynchrone est enroulé en induit continu de dynamo, et cet enroulement est relié à un collecteur. Le flux tournant se ferme vers l’intérieur, en partie dans son noyau feuilleté qui dépasse sensiblement les caniveaux et en partie dans le rotor qui complète le circuit magnétique [fig. 93). Ce rotor est rendu synchrone
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- TRANSFORMATEURS IMMÉDIATS 147
- Par Une injection de courant continu dérivé du courant même produit Par la permutatrice. Dans son mouvement de rotation, le rotor entraîne es balais destinés à recueillir ou à permuter, sur les lames du collec-les forces électromotrices de l’induit. Deux bagues et deux groupes frotteurs transmettent les courants au réseau.
- i : i
- Fig. 93. — Circuits magnétiques d’une permutatrice.
- Cet ensemble est monté verticalement, et la figure 94 montre les frers organes.
- bat résumé, la permutatrice est constituée par un induit de dynamo à garant continu soumis à l’action d’un champ tournant polyphasé. Des j aiats, tournant synchroniquement, recueillent le courant continu sur collecteur de l’induit. Les noyaux de fer du champ tournant et de lnduit, tous deux fixes, peuvent être d’une seule pièce, et les circuits, ^°us les conditions voulues de rapport de tension, peuvent être confondus.
- Le type de permutatrice exposé à Liège a une puissance normale de
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- TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- 150 kw, comporte 8 pôles et tourne à une vitesse angulaire de 750 t : i*1-Cette machine pèse 2240 kg, a 1,7 m de hauteur et 0,95 m de diamètre maximum.
- L’enroulement de l’induit est réparti dans 144 caniveaux pour 8 pôles>
- Fig. 94. — Vue extérieure d’une permutatrice Rougé-Faget.
- soit 36 pour chaque paire de pôles. Cet enroulement est monté en parallèle. Les bobines élémentaires comportent chacune 8 conducteurs répartis dans 8 caniveaux différents, chacun de ces derniers logeant ainsi 8 conducteurs appartenant à 8 bobines différentes. Chaque bobine est formée de deux bobines identiques à 4 conducteurs, reliées en série,
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- TRANSFORMATEURS IMMÉDIATS l4y
- lîla^s placées sous des pôles de signes contraires. On obtient ainsi un écoulement vectoriel symétrique.
- ^et enroulement est fait avec du fil souple guipé, puis recouvert d une d’esse de coton ; il peut facilement être réalisé avec des barres soudées.
- Les connexions des bobines avec le collecteur sont établies avec du fil de ^ Riin de diamètre qui, légèrement aplati à son extrémité, peut être faci-éient soudé à la lame du collecteur dans une rainure fraisée. Une lame éuleinent sur deux est reliée à l’induit ; les lames mortes sont reliées aux lames actives qui les précèdent par une résistance enroulée sur un de cuivre recouvert d’amiante. Grâce à ce dispositif, les étincelles qui Se Produisent d’une manière inévitable au moment des synchronisations, dRand les balais restent un instant appréciable décalés, perdent toute étion destructive. L’expérience a montré que le fonctionnement dun électeur ainsi disposé était aussi bon que si toutes les lames étaient Pliées aux sections de l’induit ; bien qu’en apparence la section utile p°Ur ia captation du courant soit diminuée de moitié, réchauffement
- plus faible, car il est dû surtout aux courants de circulation sans ba-ab que ce procédé annule complètement.
- L’organe mobile servant de moteur aux balais est, au collecteur près, ^eRtique à un induit de dynamo avec bobines amovibles enroulées sur gabarit. Chacune de ces bobines comporte 60 spires de fil de 0,6 mm ef est maintenue par des languettes de cuivre glissées dans deux rainures pratiquées après coup sur l’angle supérieur des dents. Les bobines s°nt reliées d’une manière analogue à celle d’un induit de dynamo en s^rie. Deux connexions, distantes d’un intervalle polaire, sont reliées au c°Urant continu fourni parles balais : deux autres connexions, distantes également d’un intervalle polaire et disposées à un demi-intervalle des deux premières sont mises en communication d une façon permanente.
- commencement du démarrage, les différences de potentiel aux balais s°nt négligeables par rapport aux forces électromotrices induites dans les circuits de l’organe mobile qui, alors, fonctionne comme un rotoi biphasé en court circuit, en développant un couple très puissant. Lorsque le synchronisme est atteint, la différence de potentiel aux balais agit Seûie et l’organe mobile se comporte comme un inducteur de moteur syûchrone. Les balais mobiles sont constitués par un bloc de charbon ’lûe la force centrifuge éloignerait du collecteur si une contre-masse ne les y ramenait, et, afin d’obtenir un contact parfait et élastique, cette c°ntre-masse agit par l’intermédiaire d’un ressort.
- Installation. — Dans l’installation réalisée à l’Exposition de Liège, cLaque permutatrice était alimentée par trois transformateursmonophasés abaissant la tension de 3000 à 200 volts et ayant chacun une puissance
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- de 60 kw. Les secondaires de ces trois transformateurs étaient montés de
- manière à réaliser un système hexaphasé; en outre, on avait intercalé sui le circuit secondaire un transformateur auxiliaire destiné à faire variei la tension du courant continu, suivant les besoins, de 230 à 270 volts-Ces transformateurs sortaient des ateliers de la Société Gramme-
- Les trois permutatrices constituant l’installation pouvaient être groü' pées sur un tableau de manière à alimenter individuellement un réseau à trois fils 125 volts ou encore, lorsqu’elles étaient groupées par deux, un réseau à trois fils 250 volts ; dans ce dernier cas on pouvait disposeï également d’un réseau à cinq fils à 125 volts {fiy. 95).
- Pour faire démarrer une permutatrice, il suffit de fermer l’interrup' teur du courant à haute tension ; dans ces conditions, on a pu supprimer tout appareillage sur le circuit secondaire. La mise en route ne demande que trois secondes.
- Dans cette installation on s’est réservé la possibilité, en cas de besoin» de faire fonctionner la permutatrice de réserve en même temps que les deux autres ; la puissance nécessaire à cet effet atteint alors 500 kw, bien supérieure à la puissance individuelle des alternateurs en service dans la section française.
- Pour avoir la faculté d’utiliser simultanément deux alternateurs sans être dans l’obligation de les coupler en parallèle, les lignes d’alimenta' tion des permutatrices et l’appareillage ont été installés en double-Chaque permutatrice est munie de deux interrupteurs permettant de la relier à l’ime ou l’autre des deux lignes; ces interrupteurs sont enclen-chés afin d’éviter d’amener deux lignes sur une même machine. On n’avait installé de coupe-circuit fusible que sur les lignes d’alimentation-
- Du côté continu, l’appareillage comprenait un interrupteur bipolaire à rupture brusque ; un disjoncteur à maximum de 1000 ampères sur le conducteur négatif et un disjoncteur à maximum de 200 ampères sur le fil neutre de la canalisation à trois fils du courant continu. Le fil neutre part des trois points milieu des circuits secondaires des transforma' teurs. L’appareillage a été fourni par la maison Genteur de Paris.
- Comme instruments de mesure, chaque permutatrice était munie d’un ampèremètre de 800 ampères sur le conducteur négatif, d’un ampère' mètre de 1 000 ampères sur le conducteur positif et d’un voltmètre de 300 volts.
- Un panneau auxiliaire portait un ampèremètre, un voltmètre et un wattmètre pour courants alternatifs, pouvant être mis à volonté dans le circuit de l’un quelconque des groupes électrogènes à courant alternatif alimentant les permutatrices. Ges instruments de mesure avaient été fournis par la Compagnie de fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz de Paris.
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- de ménager l’emplacement concédé pour cette installation, tout 611 &ardant une sécurité suffisante à cause de l’emploi de courants à
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- ^ute tension, les interrupteurs et l’arrivée des conducteurs d’alimen-tation avaient été rassemblés dans une cabine métallique dont la partie supérieure servait de passerelle pour la manœuvre des permutatrices.
- Réseau continu
- Fig. 95. — Régulation de tension des permutatrices.
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- TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Pour régler la tension de la distribution à courant continu, on a uti' lisé, comme on l’a déjà indiqué, un transformateur auxiliaire dont leS circuits secondaires sont intercalés dans le circuit de la permutatrice, tandis que le primaire est relié à un commutateur tripolaire. Dans la position moyenne du commutateur, le circuit primaire du transformé' teur auxiliaire est mis en court-circuit et, dans ces conditions, il ser^ seulement à annuler la self-induction du circuit secondaire et tout fonctionne comme si la permutatrice était reliée directement aux transfor' mateurs principaux.
- Les autres touches du commutateur permettent de relier le circuit primaire de chaque phase à l’un ou à l’autre pôle de la phase correspondante de la permutatrice et à l’une ou l’autre des phases intermédiaires-On ajoute ainsi à la tension secondaire du transformateur principal une tension auxiliaire constante qui peut être soit en concordance de phase, soit en opposition, soit décalée de 60° ou de 120°. On arrive ainsi a augmenter ou à diminuer la tension, soit de la valeur de la tension auxiliaire, soit de la moitié de cette valeur.
- On peut ainsi facilement régler la tension par fractions de 10 volts, Ie commutateur comportait cinq touches. Ce commutateur, construit par la maison Genteur, est muni, en outre, de touches auxiliaires destinées a atténuer les effets destructeurs des étincelles.
- Soupape électrique Cooper-Hewitt. — La soupape Cooper-Hewitt, exposée par la Société anonyme Westinghouse, est une application des
- tubes à vide à cathode de mercure permettant de redresser des courants alternatifs.
- On sait qu’une cathode ne peut laisser passer un courant que si sa surface a été préalablement désagrégée. Cette propriété permet de réaliser une soupape électrique, c’est-à-dire un circuit à travers lequel une force électromotrice alternative ne peut faire passer que des courants d’un sens déterminé.
- Le principe sur lequel est fondé ce redresseur de courant est le suivant : Si dans une ampoule A {fig. 96), munie d’une cathode en mercure et de deux anodes a et b en fèr, on fait passer un courant continu d’in-
- Fig. 96. — Soupape électrique Cooper-Herwitt.
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- J^sité suffisante, 3,5 ampères, par exemple, entre l’anode b et la ca-e, il maintient la surface de cathode c à 1 état de désagrégation, p dans ces conditions, on fait agir en même temps un générateur de 0r°e électromotrice alternative C entre les électrodes a et c, lorsque le Courant tendra à aller de l’électrode a à la cathode c, il pourra passer si
- Sa tension
- r'Vn
- est supérieure à e que développe la batte-le B fournissant le courant ^°Rtinu. Lorsque, au con-lre7 le courant alternatif , u a se diriger de c en a,
- ^ectrode a remplit le rôle cathode et s’oppose au pas-a§e du courant. Dans ces C°nditions, le circuit compre-^ant l’alternateur C sera par-c°aru par un courant toujours même sens qui peut être utilisé pour charger une bat-|erie d’accumulateurs D déve-uPpantune force contre-élec-!r°motrice bien supérieure à
- a force électromotrice de la batterie B. En intercalant une bobine e selLinduction E dans ce circuit, on peut rendre très sensiblement continue l’intensité du courant.
- Cet appareil permet donc de faire produire un courant continu par un alternateur, mais ce dernier ne fonctionne alors que pendant la moitié du temps. Pour éviter cet inconvénient, on utilise le dispositif suivant : l’alternateur alimente le circuit primaire P d’un transformateur (ftg. 97) muni de deux circuits secondaires S* et S2 ayant même nombre de spires du même fil, mais enroulés en sens inverse l’un de ^ autre. Les points d’entrée de ces circuits sont respectivement reliés aux deux anodes a et b de l’ampoule A. Leurs points de sortie sont réunis et constituent le point de départ du circuit extérieur à courant c°ntinu, qui aboutit à la cathode c et contient une bobine de self-mduction E. Entre les deux conducteurs de ce circuit, on monte en dérivation une petite batterie d’accumulateurs B servant à amorcer
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- TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- l’ampoule. Grâce à ce dispositif, l’alternateur débite un courant aber natif et rien n’est changé à son fonctionnement.
- Une fois l’appareil mis en route, on peut supprimer la batterie
- B,la
- bobine de self-induction E suffisant pour empêcher le courant de s a11 nuler avec la force électromotrice développée dans les circuits seco*1 daires.
- Pour redresser des courants triphasés, M. Cooper-Hewitt erïlP^ une ampoule A [fig. 98) ayant trois anodes a\ a2, a3, et une cathode mercure c. Le transformateur alimentant la soupape a ses circuits se condaires montés en étoile et leurs trois points d’entrée sont reheS respectivement aux anodes a1, a2, a3. Le circuit à courant continue^ branché entre le point neutre o et la cathode c. La batterie d’accuiuu lateurs B sert à amorcer l’ampoule. M. Cooper-Hewitt a réalisé des redresseurs de ce système pouvant débiter un courant continu 30 ampères sous 500 volts et dont le rendement atteint 98 0/0.
- de
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- CHAPITRE II
- ACCUMULATEURS
- A
- Cett émulateurs de la Société anonyme Tudor de Bruxelles. —
- société avait exposé un grand nombre de types d’accumulateurs j l0llnaires et amovibles.
- obtGS ^a(fLles positives de ces accumulateurs sont du type Planté et eilUes par fusion de plomb doux dans un moule de forme spéciale ;
- Fig. 99 et
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- £7£S‘£7r!r7£y
- ^iies i~k \
- ° présentent un grand nombre d’ailettes transversales qui ont pour je^et d augmenter leur surface active (fig. 99). Ces ailettes, existant sur ^ deux faces de la plaque, sont réunies entre elles par une âme centrale; ^ nervures longitudinales donnent à la plaque la rigidité nécessaire, ^ en assurant une meilleure répartition du courant. Un cadre, venu ionte avec la plaque, empêche la déformation de cette dernière, tout fournissant au courant un chemin de faible résistance pour arriver dérivations principales constituées par les nervures. es plaques négatives (fig. 100) sont à matière active rapportée ; elles
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- TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- sont constituées par une grille à ouvertures rectangulaires et de fai^e poids.
- Toutes les plaques sont munies d’une solide queue de connexion on les relie ensemble par une barre commune, à l’aide d’une soudiRe autogène.
- Parmi les types exposés figurait un élément de 4800 ampères-heure de capacité au régime de décharge en 10 heures ; puis toute la série éléments stationnaires ayant des capacités utiles depuis 30 jusqua 600 ampères-heures. Tous ces éléments sont placés soit dans des bacseI1 verre, soit dans des bacs en bois doublé de plomb.
- Toutes les plaques sont suspendues dans les bacs par leur partie supérieure et leur écartement est maintenu au moyen de tubes el1 verre.
- Comme éléments transportables, la société Tudor exposait le modèté adopté par l’État Belge pour l’éclairage électrique des trains.
- Accumulateurs de la Société anonyme pour le travail électriq1*6 des métaux à Paris. — Les accumulateurs construits par cette société sont montés, suivant leurs applications, soit avec des plaques positif à oxydes rapportés, soit avec des plaques positives du genre Planté’ presque tous les types ont des plaques négatives préparées en partait du chlorure de zinc réduit comme matière active.
- Les plaques positives à oxydes rapportés, type T. E. M. sont consb' tuées par une grille en plomb antimonieux à augets inclinés, coûté® sous pression afin d’éviter les soufflures. Les augets sont garnis d’uu® matière active de composition spéciale assurant à l’électrode une grand® durée et une grande capacité. Par suite de la disposition donnée à té grille, il est facile, lorsque la matière active est épuisée, de regarnir fa' cilement la plaque de matière active nouvelle, ce qui permet de reconS' tituer une plaque neuve avec une dépense modique. Ce regarnissag'® peut être effectué plusieurs fois, si on a le soin d’y procéder en temps utile, c’est-à-dire avant que les augets dégarnis aient été attaqués par l’électrolyte sous l’action du courant.
- Pour certaines applications, la grille est établie en plomb doux et alors la plaque peut être utilisée jusqu’à usure complète par suite de la for' mation progressive du support. Ces plaques ont une capacité plus faibté que les précédentes, mais la conservent sans regarnissage jusqu’à usure complète.
- Les plaques positives en plomb doux du type Sirius sont obtenues par des procédés de fabrication spéciaux. On part d’une plaque coulée et munie de tous les appendices nécessaires. A l’aide d’une machine spéciale, on forme de fines nervures qui sont ensuite laminées. Cette
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- ACCUMULATEURS 10/
- ration leur donne toutes les qualités d’homogénéité et de résistance ^taque que possède le plomb laminé.
- s plaques négatives sont constituées par une grille en plomb anti-chl IeUX’ ^ans tés ouvertures de laquelle on enchâsse des pastilles de egt°rilre de plomb préalablement fondues. La plaque ainsi préparée 0^ 0t>s formée en réduisant le chlorure de plomb en présence du zinc, pla 0^en^ ainsi des pastilles de plomb très spongieux assurant à la p^Ue Uïle grande durée et une grande capacité. katt0llr tés éléments de batteries amovibles et pour certains éléments de tiy Gri6S ^Xes de grande capacité et de poids réduit, les plaques posi-^ et négatives sont du modèle à augets, mais modifié, tr ^^ïïleri^s de batteries fixes exposés par cette Société ont des élec-es positives du type T. E. M. ou du type Sirius et des électrodes s'a îves avec pastilles de chlorure de plomb réduit. Ces éléments sont ^ tés dans des bacs en bois doublé de plomb pour ceux de grandes tensions et dans des bacs en verre pour les autres. Les plaques re-ent soit sur des dalles en verre, soit sur les bords du bac à l’aide de Pol ^ venusc^e fonte avec la plaque. Les queues des plaques de même arité sont réunies par des boulons à écrous servant en même temps er les conducteurs reliant les éléments entre eux. Des tubes en verre tiennent l’écartement entre plaques voisines. es accumulateurs transportables présentés peuvent être rangés en
- lQis catégories : t° El '
- ^aernents pour l’éclairage des trains :
- 2° El ’ &
- ^ ymments pour la traction électrique et la propulsion des navires ; Eléments pour l’inflammation des moteurs ;
- es éléments destinés à l’éclairage des trains doivent avoir une grande opacité, tout en étant très robustes. Ils sont constitués par des plaques ^ mves à augets ou du type Sirius à très grande surface et par des gatives à pastilles. Afin de faciliter la manutention de ces batteries,
- 11 tés divise en plusieurs caisses ou paniers, pouvant être facilement P°rtées par un ou par deux hommes. La Société avait exposé un panier j,e deux éléments du modèle adopté par la Compagnie du Nord pour j^c|atéage des trains un panier de deux éléments du modèle utilisé par a Compagnie du Nord Belge; une caisse de chacun des modèles adoptés esPectivement par les Compagnies de l’Est, de l’Orléans et du Paris-•fOR-Méditerranée. Dans cette même catégorie, on peut ranger égale-rïleiït le type de batteries utilisées sur le Métropolitain de Paris pour la ^ttœuvre des équipements des automotrices du système Westinghouse.
- Les éléments de traction et de propulsion des navires doivent fournir 11116 grande quantité d’énergie, tout en ayant un poids aussi réduit que Possible. Dans ces éléments, les plaques négatives ainsi que les posi-
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- tives sont du type à augets modifié pour cette application spéciale- ^ Société avait exposé cinq éléments de cette catégorie, différant entre el1-simplement parle nombre et les dimensions des électrodes, ainsi qu
- une
- les
- caisse de 15 éléments pour voiture électrique. Dans ces derniers plaques reposent sur deux tasseaux en ébonite, fixés au fond du baC’ également en ébonite ; les queues des électrodes de même polarité s soudées, à la soudure autogène, sur une barrette en plomb, le tout co0s tituant un bloc solide. Une prise de courant venue de coulée avec la baI rette, est percée d’un trou destiné à recevoir un boulon pour le sena» des connexions. Des feuilles d’ébonite, perforées et munies de ael vures, séparent les plaques consécutives. Enfin, un double couvercle ébonite, posé sur les deux barrettes de connexion, empêche les projeC tions de liquide. Les deux prises de courant, positive et négative, ba versent ce couvercle qui porte en son centre une ouverture fermée Par un bouchon obturateur.
- Dans les accumulateurs d'inflammation pour moteurs, appelés à être soumis à des trépidations continuelles, il est indispensable d’éviter toide projection de liquide à l’extérieur et de donner à l’élément a116 grande solidité. A cet effet, les plaques sont logées dans un bac en cell11 loïd et maintenues dans des rainures qui empêchent tout contact enhe plaques voisines. Le couvercle en celluloïd donne passage aux prises de courant et porte un bouchon à vis qui permet aux gaz de se déga»er’ mais empêche toute fuite du liquide. La fermeture hermétique de ces éléments est assurée par un joint en caoutchouc serré entre le couver^ et les prises de courant.
- A signaler encore dans l’Exposition de cette Société une batterie a haute tension destinée à l’étalonnage des instruments de mesure. CeS batteries se composent, suivant la tension à obtenir, d’une ou de plu' sieurs boîtes de composition identique, comportant chacune 44 ele ments. Ces éléments spéciaux sont constitués par une éprouvette eïl verre dans laquelle sont montées des bandes de plomb formées par u11 procédé spécial et servant d’électrodes. Ces éléments sont logés pal une boîte à compartiments et plongent dans un bain d’huile qui aS' sure un excellent isolement.
- Accumulateurs A. Bainville. — Ce type d’accumulateur exposé pal la Société anonyme pour le travail électrique des métaux, comporte des électrodes du type Planté, obtenues par filage sous grande pression da plomb préalablement chauffé, mais sans l’amener toutefois à l’état de fusion. La température à laquelle doit être portée le plomb peut d’ad' leurs varier dans d’assez grandes limites, à la condition de faire varie1 en sens inverse la pression à laquelle il est soumis pour permettre d’ob'
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- ACCUMULATEURS loa
- j r* »
- à ce Illa£e régulier dans une filière en acier de forme spéciale. Grâce l lïl0(^e de fabrication, il est possible de réaliser des électrodes de n Pr°fil; en effet, l’écartement, l’épaisseur et la saillie des nervures p^i^^itue plus pratiquement une difficulté sérieuse de fabrication, fstce^11 ^ seulement de faire varier la pression par unité de sur-SUlVan^ (ïue ^ on ahgniente les surfaces de frottement ou que l’on 1 épaisseur des nervures.
- diff' a*ns* réaliser des plaques d’accumulateurs de modèles très I’éieren*S’ ^ePu^s l’électrode extra-légère jusqu’à l’électrode robuste de ^ wient des batteries stationnaires.
- jj, e P°lds d’une électrode positive correspondant à une surface active décimètre carré a pu ainsi être réduit à 8,32 grammes, ce qui re-le 6ïl^e envlron une capacité de 75 ampères-heure par kilogramme,
- , ai^eHes n’ayant dans ce cas que 0,15mm. Cette plaque extra-légère q a^rait certainement pas une grande durée; mais, avec des ailettes de abu m ^ Un r^»*me décharge de 1 ampère par décimètre carré, on |eRt une capacité de 40 ampères-heure par kilogramme d’électrode 1 Jve. Bien entendu, si le régime de décharge auquel est soumis l’élé-est pius faible, la durée des plaques est augmentée en conséquence. ^ es éléments Bainville sont caractérisés par une capacité constante, p grande résistance mécanique et une grande élasticité de débit, j e dernière qualité présente de grands avantages en ce qui concerne batteries de traction, dans lesquelles les variations si fréquentes du IPme de décharge exercent une action désastreuse sur la durée des dix r°des Pos^ves- Ces qualités sont principalement dues à la qualité a plomb actif dont l’homogénéité est parfaite par suite du procédé de a Hcation employé.
- Accumulateurs système Henri Fredet. — La fabrication des pre-^ ei es plaques d’accumulateurs au sulfhydrate d’ammoniaque, d’après Procédé Henri Fredet, date de 1901 ; elles furent présentées au Public en 1902, à l’exposition annuelle de la Société française de Phy-e! ont été modifiées depuis cette époque. Le but visé par ^ • Henri Fredet a été l’abaissement du prix de revient des grandes atteries industrielles avec une garantie de durée et de solidité égales ; s est efforcé, pour y arriver, de rendre pratique et sûr l’emploi des ^cumulateurs à oxydes rapportés en empêchant la chute de la matière achve positive par des procédés chimiques d’une efficacité pour ainsi re automatique. Il s’agissait : 1° d’obtenir sans compression une cohé-Sl0ri parfaite de la pâte ; 2° de préserver les couches superficielles d’une laque électrolytique trop énergique ; 3° de pouvoir augmenter sans l’acidité de l’électrolyte et, par suite, la capacité et le rendement;
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- 4° d’éliminer enfin, de l’électrolyte, le cas échéant, les impuretés darl$e reuses, telles que le platine, provenant de la concentration de 1 aC sulfurique dans des appareils de ce métal, l’arsenic résultant du grillé des pyrites et les produits nitreux.
- M. Fredet obtient simultanément ces résultats par l’adjonction unique composé au mélange d’oxydes de plomb qui constitue l’élém0
- actif des électrodes ; cet agent est le sulfhydrate d'ammoniaque liqul Le sulfhydrate provoque l’augmentation du poids spécifique de la ma active et donne à la pâte, sans le secours d’aucune compression,
- de-
- tière
- une
- Fig. 101. — Type de plaque-support façonnée.
- ténacité remarquable ; il donne lieu à la formation sur les plaques p°sK tives d’une couche protectrice superficielle de sulfate de plomb en mê#16 temps qu’il préserve indirectement les plaques négatives du sulfatage permettant ainsi d’augmenter impunément l’acidité de l’électrolyt0. Enfin, il précipite à l’état de sels insolubles le platine et l’arsenic, -taR' dis qu’il décompose les produits nitreux.
- Lorsqu’un mélange d’oxydes de plomb, destiné à garnir les plaqueS' supports a été malaxé dans du sulfhydrate d’ammoniaque liquide, t06 corps en présence dans la pâte, avant l’immersion des électrodes daRs l’eau acidulée, sont les suivants :
- Sulfures de plomb, provenant directement de l’action du su lfhydrate sur l’oxyde, oxyde de plomb, polysulfures, hyposulfite d’ammoniu111’ sels insolubles de plomb, sulfate de plomb résultant de Faction oxydant0 superficielle de l’air pendant le séchage.
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- ACCUMULATEURS 101
- Quand les plaques sont plongées dans l’électrolyte, il se produit une Palpitation de soufre à 1 état impalpable qui enserre la matière active eu cimente pour ainsi dire les particules. L’état d extrême division de Ce soufre précipité, qui joue un rôle inerte dans la pâte active, empêche soit un obstacle aux phénomènes d’électrolyse.
- ^ autre part, il y a formation de sulfate d’ammoniaque qui décompose produits nitreux et préserve en même temps les plaques négatives Une attaque à circuit ouvert.
- , ^ndant la charge, il y a réduction à la plaque négative et oxydation *la Plaque positive ; le sulfure de plomb de l’électrode positive est donc °xydé et transformé en sulfate. Or, le sulfate de plomb, nuisible dans Certaines conditions à la plaque négative, préserve, au contraire, par S<^ insolubilité relative, le peroxyde de la plaque positive d une rapide
- Composition. '
- fondant la décharge, il se produit une sulfuration superficielle de Clarisation à la plaque négative par transport électropositif des anions Salfurés. Cette dernière réaction maintient à la surface des électiodes négatives une couche de sulfure de plomb qui les préserve du sulfatage, c est-à-dire de la production à leur surface, en cas de déchaige exagérée,
- ^ Un sulfate irréductible.
- ^ oxydation trop énergique des plaques positives pendant la charge C le sulfatage des plaques négatives lors de la décharge n étant plus à douter, on peut donc, sans danger, augmenter l’acidité de 1 électrolyte Cns une mesure très importante avec augmentation correspondante de a capacité et du rendement.
- . &ans la fabrication industrielle, les plaques-supports en plomb, des-bnées à recevoir la matière active, sont coulées sous pression, pour ‘loiuier au métal une homogénéité suffisante. Elles sont rigoureusement ^métriques afin d’éviter toute déformation pouvant provenir ultérieu-rement des efforts mécaniques dus à l’électrolyse. Des nervures croisées, Vemies de fonte, forment les alvéoles destinées à recevoir la pâte active ^ assurent, en même temps, la rigidité des électrodes. Les plaques posi-^ves, plus robustes dans leur ensemble, sont établies en vue des désaxations qu’elles ont à subir. Au sortir de la fonte, les plaques sont Soumises à l’action d’une machine-outil spéciale qui façonne les nervures, ^a*is leur partie supérieure, en forme de griffes destinées à maintenu s°bdement la matière active. Un broyeur-malaxeur travaille mécaniquement la matière active composée d’oxydes de plomb et de sulfhydrate ^ ammoniaque liquide et lui donne une parfaite homogénéité. La pâte encore humide est alors introduite dans les alvéoles des plaques-sup-P°rts, Elle se prend en séchant lentement en masse et, enserree enti e ^es parois et les griffes, présente avec la plaque un tout indéformable.
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- 162 TRANSFORMATION DE L’ÉNERGI'E ÉLECTRIQUE
- Les connexions des divers types d’éléments sont en plomb avec sou-dure électrique autogène; des tubes de verre maintiennent les électrodes à distance convenable et égale les unes des autres. Les bacs employé sont en verre pour les éléments à poste fixe jusqu’à une capacité de
- 1 000 ampères-heures ; ils sont en bois doublé de plomb pour les capacités supérieures.
- Après l’installation des bacs sur leurs supports, il est procédé à une première formation. A cet effet, les bacs sont remplis d'eau acidulée à 5 et l’intensité du courant, différente pour chaque cas, ne doit pas varie1 pendant dix jours consécutifs. On remplace ensuite, aussi rapidement que possible, l'électrolyte à 5° par un électrolyte nouveau à 28° ou 30°, et on fait passer le courant dans la batterie pendant quelques heures. fonctionnement peut alors commencer régulièrement et est garant1 absolument parfait pendant un minimum d’un an.
- La décharge se maintient pendant la plus grande partie de sa durée &
- 2 volts, mais elle ne devra,en aucun cas, être poussée au-delà de 1,9 volt, étant donné que la tension moyenne des éléments au sulfhydrate d’aU1' moniaque se maintient pour ainsi dire presque constamment à 1,98 volt-Le poids et l’encombrement de ces éléments ne diffèrent pas essentielle' ment de ceux des types industriels employés ; M. Fredet a pensé d’ailleurs qu’une diminution considérable de poids serait sans grand intérêt pour des batteries stationnaires et en compromettrait, d’autre part, la solidité et la durée.
- En plus de l’économie réalisée, qui est d’environ 23 0/0 sur les prl* des batteries ordinaires, la tension élevée sensiblement constante des accumulateurs Fredet ramène au minimum le.nombre d’éléments d’une batterie. C’est ainsi qu’un groupe de 62 éléments (110 volts à fia de décharge) pourra être remplacé avantageusement par une batterie de 58 éléments Fredet de même capacité, d’où une nouvelle économie de 6,5 0/0.
- M. Fredet fait remarquer enfin qu’une autre conséquence heureuse de la tension constante de ses éléments est la suppression presque complète, pendantladécharge, de la surveillance et de l’appareillage généralement nécessaire pour maintenir la tension constante aux bornes d’ut1' lisation. Les réducteurs automatiques, qui accomplissent souvent, par
- mesure de sécurité, avec les batteries ordinaires, les manœuvres voulues;
- deviennent ainsi inutiles.
- Accumulateurs de la Société Chelin de Bruxelles. — Ces accumulateurs, imaginés par MM. Cheval et Lindeman, ont été spécialement étudiés en vue de résister facilement aux transports et aux cahots.
- Comme on le voit sur la figure 102, l’électrode positive se comp°sP
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- ACCUMULATEURS
- d'“»« boîte « section carrée, en ébonitc, perforée tVun Wite trous et au centre de laquelle est fixée une tige d pl •. de
- 'espace libre compris entre les bords de la boite et a B ^ bJJe en ««ière active. L’électrode négative est constituée . ^ ^
- P^mb doux, perforée de nombreux trous et orman _ ^g^ives. Le Partiments dans lesquels viennent se loger les elec ro P **d de cette boîte n est pas perforé et retient la maüere acUve qr Naturellement du plomb spongieux.
- Fig. 102. — Accumulateur Chelin.
- Lette matière active, peroxyde de plomb et plomb spongieux, est préparée en partant du chlorure de plomb réduit en présence du zinc.
- Les accumulateurs de la Société Chelin sont principalement destinés ,l ^ éclairage des trains, aux automobiles, aux motocyclettes, aux usages 'Nédiçaux,' etc., et surtout à l’alimentation des lampes des mineurs dans Quelles quelques éléments alimentent une lampe à osmium.
- Accumulateurs de la Compagnie française de l’accumulateur (( Aigle n. — Les accumulateurs « Aigle » sont du type taure, c est-a-^ire avec plaques à matière active rapportée; toutefois, le procédé de ^brication diffère notablement des procédés ordinaires. En effet, au lieu garnir les grilles-supports avec une pâte de matière active, cette der-Nirre est appliquée presque à l’état sec et l’adherence est obtenue par Ntie forte compression à l’aide d une presse liydra ulique. La composi-^°n.de cette matière active est telle que, lorsque la plaque est formée.
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- \M TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- cette matière devient excessivement poreuse ; il s’ensuit que les dil^a' tions et rétrécissements qui se produisent lors de la charge et de l_a décharge ne modifient pas le volume des pastilles qui, par conséquent ne tendent pas à se détacher de leur support. Des trous sont pratiqué de part en part dans les pastilles afin d’augmenter la surface de contai avec l’électrolyte.
- Ces accumulateurs auraient, paraît-il, une grande capacité pour un poids relativement faible et une grande solidité.
- Les différents types d’accumulateurs de cette Compagnie étaient exp0' sés. Parmi les types de batteries-tampons ou de stations centrales, figu' rait un élément d’une capacité de 800 ampères-heure au régime de décharge en dix heures. Cet élément est contenu dans un bac en bois doublé de plomb, et les plaques, de petites dimensions, sont reliées entie elles par une tige filetée permettant de changer au besoin une plaque dans l’élément sans être dans l’obligation de le démonter. Les construC' teurs préconisent l’emploi de petites plaques, à l’exclusion des grandes-dont l’entretien est difficile à cause de leur poids et coûteux à cause du remplacement de grandes plaques qui souvent ne sont que partiellemefd détériorées.
- Parmi les types de batteries stationnaires avec bac en verre figurait un élément de 320 ampères-heure de capacité et un de 120 ampères' heure.
- La Compagnie de l’accumulateur « Aigle » a porté principalement sou attention sur les batteries amovibles destinées à la traction et avad exposé de nombreux types dont la capacité varie depuis 73 ampères' heure au régime de décharge de 15 ampères jusqu’à 200 ampères-heure au régime de 40 ampères. Ces batteries amovibles sont également utib' sées dans les installations de télégraphie sans fil.
- Des accumulateurs pour l’allumage des moteurs à explosion figurai^ également à l’Exposition ; les différents types ont des capacités variai depuis 20 ampères-heure jusqu'à 70. Ces accumulateurs sont égalern^ utilisés avec avantage pour l’éclairage des voitures et à cet effet, quatre éléments sont réunis dans une boîte facilement transportable.
- Accumulateurs Alfred Dinin. — L’exposition de M. Dinin compre' nait une collection de ses principaux types d’accumulateurs ainsi que des électrodes séparées.
- Suivant l’usage auquel ils sont destinés, ces accumulateurs son*-constitués avec des plaques, dites de masse, pour les décharges lentes avec des plaques à grilles de divers modèles pour les décharges moyenDeS et pour la traction et enfin avec des plaques du type Planté pour les ba^' teries à poste fixe et pour les batteries spéciales devant subir un régi*116
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- ACCUMULATEURS
- Papide de charge et de décharge. M. Dinin construit également des ^ectrodes spéciales pour les accumulateurs destinés à la. traction qui SOUs un faible poids présentent une très grande capacité.
- Le montage des accumulateurs est fait, suivant les cas, dans des bacs eri celluloïd, en verre, en ébonite ou en bois doublé de plomb. {r Les bacs en celluloïd Sont fabriqués dans les Usines de M. Dinin. Ils munis d’un couvercle étanche, de bornes en cuivre rouge et de °Rchons spéciaux évitant les projections de liquide.
- L convient de signaler aussi les accumulateurs utilisés pour 1 inflammation des moteurs à explosion, ainsi que les batteries spéciales pour éclairage des voitures.
- Les accumulateurs Dinin sont trop connus pour qu’il soit nécéssaire msistep sur leur description.
- •Accumulateurs de la Société Gramme. — Les accumulateurs de ^ Société Gramme pour batteries stationnaires ont des plaques posi-Lves du type mixte, c’est-à-^jPe à matière active rapporte, subissant ultérieurement t formation Planté, et des Ptques négatives à matière active rapportée {fig. 103)-Le support est constitué par uUe grille coulée en plomb PUr, munie de nervures ho- Fig 103 _ piaques Gramme.
- ri*ontales. Ces électrodes ont ù
- RRe grande épaisseur afin de leur assurer une grande durée et d éviter t gondolement. Un des éléments exposés, d’une capacité de 1 4o0 am-P^res-heure, a un bac en bois imprégné et doublé de plomb. Les accumulateurs de capacité inférieure à 500 ampères-heure sont logés dans bacs en verre et sont montés avec des plaques jumelées pour les éléments intermédiaires, afin d’éviter l’emploi de bornes de connexion et la s°udure sur place des plaques sur les barres de liaison.
- Les accumulateurs de traction sont logés dans des bacs en ébonite et importent des plaques préparées spécialement pour cette application. Un élément de 150 ampères-heure de capacité figurait à 1 Exposition.
- Les accumulateurs d’allumage ont des plaques composées d un cadre eu plomb entourant une grille empâtée de matière active. Ils sont logés ^Rns des bacs en celluloïd. Les six modèles courants de ces accumulateurs ont une capacité variant de 10 à 60 ampères-heure.
- A. signaler également une batterie portative d’accumulateurs légers
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- î66 TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- pour usages télégraphiques, composée de S éléments, du type allumage ayant une capacité de 60 ampères-heure.
- Accumulateurs de la Société anonyme des manufactures & câbles, accumulateurs et appareils électriques de Seneffe (Bel” gique). — Cette Société construit les accumulateurs du Système Ha1"!’
- Les plaques de ces accumulateurs sont constituées par un quadrilla^ en plomb doux avec une âme centrale; sur chaque face de cette âme sont des nervures verticales de section triangulaire, espacée de 30 H110 environ et des nervures horizontales plus fines, également de section triangulaire, espacées de 28 mm environ.
- Après la coulée, la plaque est passée sous un laminoir qui donne une certaine courbure aux nervures horizontales.
- Ces plaques sont à formation mixte.
- Les éléments exposés sont du type destiné à l’éclairage des trains pal le système Stone ainsi que du type spécial pour voitures automobile électriques; ces derniers auraient une capacité utile de 12 à 13 ampères-heure par kilogramme de plaque.
- Accumulateurs E. I. t. — Ces accumulateurs, exposés par la n*a1' son Jeantaud de Paris, sont du type à oxydes rapportés el sont caractérisés par leur grande capacité qui, d’après le certificat délivré par Ie Laboratoire central d’Électricité, serait d’environ 20 ampères-heure pal[ kilogramme de poids total. Cette grande capacité serait due à l’empl01 d’un oxyde de plomb préparé spécialement àcet effet par M. Rossetdans le laboratoire de la maison Jeantaud.
- Bacs en verre pour accumulateurs de la Société de Sain*'
- Gobain. — La Société anonyme des manufactures de glaces et produits chimiques de Saint-Gobain, Chaüny et Çirey avait exposé des bacs d’ac' cumulateurs en verre moulé, fabriqués par le procédé Appert.
- Ces bacs déformé rectangulaire se font en toutes dimensions jusqu’à 110 litres de capacité et présentent de grands avantages sur leS bacs en verre soufflé, à cause de leur plus grande épaisseur et d’une plus égale répartition de la matière, cë qui leur assure une grande solidité. En outre; la composition du verre présente la plùs grande résistance aux actions mécaniques et chimiques.
- • à A •.
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- TROISIÈME PARTIE
- CANALISATION
- £T DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE APPAREILLAGE
- CHAPITRE I
- MATÉRIEL DES LIGNES AÉRIENNES
- Coteaux en bois injecté, —M. A. Gaillard, de Béziers, avait exposé Une série d’échantillons de bois injectés et de bois non injectés (ces dei-4 titre de comparaison) consistant en diverses variétés de pins syl-Yestres et de sapins communs.
- Négligeant, comme insuffisants, les-procédés-d'injection, par simple
- ^niersion, pratiqués autrefois en France et encore aujourd hui en Allemagne; refusant l’emploi du procédé d’injection par le vide, comme détériorant les fibres du bois, M. Gaillard utilise exclusivement 1 injec-^°ïl par le procédé Boucherie, procédé plus coûteux, mais meilleur que d°Us les autres et, du reste, le seul admis par l’Administration française des Télégraphes et des Téléphones et aussi, par les grandes Compagnies fr{ûiçaises de Chemins de fer. Les arbres à injecter par le procédé Bou~ ®heriQ sont, dès abatage et encore recouverts de leur écorce, amenés dans-les chantiers d’injection. Ils sont, alors, sectionnés aux deux bouts finur rafraîchir la coupe et faciliter l’accès, dans les vaisseaux du bois, dn liquide antiseptique. A la base de l’arbre on adapte une minuscule Cambre étanche constituée au moyen d’une corde mouillée, d un centi-
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- 168 CANALISATION ET DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- mètre d’épaisseur, appliquée à la périphérie de la section et mainteRlie en ce point par une planchette appliquée sur elle et fixée, par deux ci'0 chets, à l’arbre lui-même.
- 7 1
- L’arbre, ainsi préparé, est placé horizontalement ou très légèreme11
- incliné. Le liquide antiseptique, arrivant à une pression variant suiva^ la longueur de l’arbre, est amené à la chambre étanche par des tuyauX en caoutchouc ; de là, il pénètre dans les vaisseaux du bois, seule isslie qui lui soit offerte, chassant la sève devant lui et la remplaçant dam toutes les parties de l’arbre; la sève s’écoule par le petit bout de l’arbre.
- Les éléments putrescibles sont ainsi éliminés, les fibres du bois ne soid pas meurtries, toutes les parties de l’arbre sont imprégnées de solutm11 antiseptique et l’injection est parfaite.
- Poteau télégraphique Nou. — La Société française pour la fah»’1' cation des tubes à Louvroil (Nord) exposait un poteau télégraphia116 d’un type absolument nouveau et appelé à de nombreuses app^1' cations.
- La réalisation du poteau Nou repose sur un principe très simple. Si °n considère un poteau métallique tubulaire, encastré verticalement dans Ie sol, dans les mêmes conditions qu’un poteau télégraphique ordinaire ce poteau pourra résister à l’action d’une tension déterminée du coO' ducteur qu’il supporte, si les rayons intérieur et extérieur de sa section-droite annulaire sont calculés en conséquence. Un calcul très simp^e montre que, si la surface de la section annulaire reste constante, la résiS' tance du poteau tubulaire augmente avec son diamètre ; autrement dit* un poteau de longueur et de poids donnés peut résister théoriquement a une tension quelconque, si l’on choisit convenablement son diamètre-Toutefois, comme l’épaisseur du métal diminue à mesure que le dm' mètre du poteau augmente, la tendance du tube à se déformer s’accentue de plus en plus.
- Pour empêcher la déformation de se produire, il suffît de remplir 16 poteau de matériaux aussi incompressibles que possible, tels que pierres* graviers, sable, etc., et, dans ces conditions, on peut réaliser sous R11 poids très faible des poteaux présentant toutes les garanties désirable de solidité, en utilisant complètement les propriétés du fer et de l'acier-
- Le poteau télégraphique Nou est constitué par des tubes en tôle d’acier, simplement agrafée sur elle-même, qui s’emboîtent complète' ment les uns dans les autres pour le transport et qui se recouvréR1 mutuellement plus ou moins pendant le montage.
- Les usines de Louvroil fabriquent deux types de ces poteaux.
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- MATÉRIEL DES LIGNES AÉRIENNES
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- PREMIER TYPE
- ÉLÉMENTS DU POTEAU LONGUEUR DIAMÈTRE ÉPAISSEUR DE LA TÔLE POIDS
- Millimètres Millimètres Kilogr.
- élément ... 2 220 1 12,50
- — 2 180 1,20 10,50
- — 2 150 1,20 8,70
- 1,50 100 1,20 4,50
- xPeau.. )> )) » 1
- T OTAL 27,64
- e P°teau monté présente une force de résistance, à 5 m au-dessus du ^ 1 egale à 75 kg., avec un coefficient de sécurité de i /10. Un poteau en 0ls de 70 kg ne présente, à la même hauteur de 5 m, qu'une résistance üe 35 kg.
- SECOND TYPE
- Le poteau monté présente, à 5 m au-dessus du sol, une résistance de ^,45 kg, tandis que le poteau en bois de 60 kg, à la même hauteur, n a Qu’une résistance de 28 kg.
- F*our augmenter la solidité des éléments, on les munit à leur extrémité supérieure d’une frette extérieure en fer demi-rond. Cette frette est fixée sur la tôle par des rivets.
- Le montage du poteau Nou s’effectue très facilement sans ouvriers spéciaux. Il suffit de planter dans le sol, à 1 m ou 1,50 m de profondeur, ^ élément de plus grand diamètre, comme on le fait pour les poteaux en L°is. On remplit ensuite le tube de fer de terre ou de petits cailloux, jusqu’à 50 cm de l’extrémité supérieure ; à l’aide d’une dame appropriée,
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- 170 CANALISATION ET DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- on tasse la terre ou les cailloux. Cela fait, on place le deuxième éléfü^ dans le vide supérieur du premier en vérifiant sa position et sa vei'tica lité à l’aide d’un simple fil à plomb ; l’espace annulaire laissé libre entrc les deux tubes est alors garni de sable ou de menus graviers que 10,1 tasse soigneusement. La liaison des deux éléments est ainsi assurée. remplit le deuxième tube comme le premier, en laissant à sa partie supe rieure un vide de 40 cm de hauteur et enfin on place le troisième le quatrième élément en procédant d’une façon identique. Le quatrièu16 élément est rempli totalement et coiffé d’un chapeau destiné à garant11 l’intérieur de la pluie. Lorsque le montage est terminé, on verse du mortier de ciment à prise rapide dans la partie supérieure des espace8 annulaires après avoir enlevé le sable ou le gravier sur une hauteur de 2 centimètres environ.
- L’armement de ces poteaux s’effectue au moyen de demi-colliers qul embrassent l’élément supérieur et que l’on relie solidement entre eu* autour du poteau au moyen de boulons. Ces demi-colliers peuvent être munis chacun d’une console portant l’isolateur.
- Ce type de poteau se distingue des appuis ordinaires en bois par sa légèreté, sa facilité de transport et de montage, sa grande durée et la simplicité de son armement. Il convient parfaitement pour les ligneS télégraphiques et téléphoniques à établir aux colonies par un personnel le plus souvent improvisé.
- Poteaux métalliques de la Société de Louvroil. — Les poteaux tubulaires exposés par cette Société sont de trois types différents :
- 1° Les poteaux coniques d’une seule pièce, très légers et, par suit®’ très économiques ;
- 2° Les poteaux télescopiques, composés de tronçons emboîtés les uus dans les autres ;
- 3° Les poteaux en tube carré.
- Les poteaux coniques sont d’une seule pièce jusqu’à 12,50m de Ion-gueur. Us sont établis en tôle d’acier simplement rapprochée et l’expé' rience a prouvé qu’à l’usage ils donnaient les meilleurs résultats ; toutefois, les usines de Louvroil peuvent livrer ces mêmes poteaux soudés sur toute la partie destinée à se trouver hors du sol.
- Le diamètre maximum à la base est de 260 mm et l'épaisseur maximum de la tôle de.20 mm environ.
- Ces poteaux résistent à des efforts de traction, dans le sens horizontal? variant depuis 50 jusqu’à 5 000 kg.
- Les poteaux télescopiques, pouvant atteindre 15 mètres de longueur? sont formés de tronçons cylindriques de tubes d’acier, assemblés par emboitement. Le nombre de tronçons varie selon les efforts de traction
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- MATÉRIEL DES LIGNES AÉRIENNES _IUe doit subir le poteau et suivant la hauteur adoptée. Ordinairement, comporte trois ou quatre tronçons. es ! poteaux coniques d’une seule pièce conviennent parfaitement Parles lignes de tramways, de transport d’énergie et d éclairage.
- a ^ème Société exposait également des poteaux et potelets simples a tube carré qui présentent de nombreux avantages sur les appuis en Pr°ttls divers, la résistance mécanique du tube à profil carré étant ^'iquement supérieure de 30 0/0 à celle du tube rond.
- L armement de ces poteaux est, en outre, plus facile et plus rapide que des poteaux en bois et la consolidation des appuis s obtient aussi Vilement et par les mêmes procédés, c’est-à-dire à laide d entremises.
- ^ eïRploi de ces poteaux et potelets permet de réaliser des économies, 11011 seulement sur les prix d’achat, mais encore sur les frais de trans-p0lL de manutention, de pose et d’entretien, tout en offrant des facilités erRarquables de montage.
- apports en tubes carrés pour les lignes électriques. Ces sup-ports se fixent soit sur les poteaux en bois pour constituer des traverses, s°it sur ]eg comme potelets. Ils sont fondés essentiellement
- m*’l’emploi d’un tube à section carrée qui reçoit des consoles d’isola-eUrs d’un modèle approprié, se fixant par serrage extérieur à 1 aide de Çdes ; les angles mêmes du tube, qui se trouvent naturellement renfor-Ces Pendant la fabrication, s’opposent à tout mouvement de rotation des c°nsoles et assurent à la ligne la plus grande solidité et toute la fixité ^ue réclame l’emploi de courants à haute tension ou simplement le bon °Rctionnement des canalisations à basse tension. Ce système est bien Préférable aux procédés de fixation par boulons de pénétration qui dissent nécessairement subsister un certain jeu et ne prennent appui flue sur de faibles surfaces qui sont facilement détériorées ; ces effets s°Rt préjudiciables à la fixité de la ligne et, par suite, à sa sécurité.
- L’emploi des tubes carrés permet de réaliser le maximum de solidité mus le poids minimum, ce qui constitue non seulement une économie ^Rs le prix d’achat mais encore, à cause de la légèreté de ce matériel, RUe grande facilité dans les opérations de transport et de montage, no-iRftiment lorsqu’il s'agit de potelets à monter à une grande hauteur, Potelets qui le plus souvent doivent être placés sur des maisons qu il
- ^RRt éviter de surcharger inutilement.
- La résistance mécanique du tube à profil carré est théoriquement supé-rmure de 30 0/O à celle du tube rond et dépasse celle des fers du com-
- *Rerce, de profils divers, de 100 à 200 0/0.
- Lsr suite du mode d'attache employé pour les isolateurs, combiné avec
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- la forme spéciale des consoles, la fixité du système est telle que les vfi>ia tions ne peuvent se propager, ce qui évite l’emploi de sourdines pluS moins efficaces.
- Les tubes carrés s’appliquent également avec avantage aux lignes herse établies soit sur poteaux en bois, soit sur poteaux en fer. Tous Ie" assemblages se font par brides ou plaques de serrage, sans percem d’aucune sorte. Grâce à l’emploi de consoles doubles, on a pu ainsi duire le nombre de traverses par rapport aux systèmes actuellement611 usage et réaliser ainsi une grande économie.
- Isolateurs en verre. — La verrerie de Folembray (Aisne) avait exposé des types d’isolateurs en verre de sa fabrication.
- Le verre employé pour la fabrication de ces isolateurs réunit touteS les conditions techniques désirables de résistance mécanique et de résis tance d’isolement aussi bien pour les lignes télégraphiques et téléph0 niques que pour les lignes industrielles de transmission d’énergie-verre est beaucoup moins alcalin que celui qui sert à fabriquer la ver' rerie ordinaire et, s’il présente plus de difficullés au point de vue du moulage, par contre, il possède des qualités très appréciables au polllt de vue isolant.
- Les isolateurs fabriqués avec ce verre spécial sont parfaitement recuit par un procédé spécial, ce qui leur assure une grande résistance à ia traction ainsi qu’une excellente résistance d’isolement,
- La verrerie de Folembray présentait à Liège une série complète d6 pièces isolantes en verre, depuis la simple rondelle et la petite poulie d6 20 mm de diamètre, jusqu’à l’isolateur à quadruple cloche, de 30 cm d6 diamètre, distiné à l’équipement de lignes où les tensions dépassent 30000 volts, A signaler également l’isolateur de troisième rail qui eS actuellement en service sur le réseau de la Compagnie des chemins d6 fer de Paris à Orléans.
- Appareils divers. — M. Fontaine-Souverain fils, de Dijon, avait exposé différents modèles d’échelles et d’échafaudages, étudiés en vu6 de leur application spéciale à la construction et à l’entretien des ligneS électriques aériennes.
- M. Jean Fournial, du Havre, avait exposé un isolateur, une console et une mâchoire à tendre les fils de son invention.
- MM. J. Belliol et J. Reiss, de Paris, présentaient un nouveau raccord à rivets, système Hofmann, pour conducteurs électriques; ce raccord évite l’emploi du fil de ligature et de la soudure et permet d’effectu61 rapidement des épissures de câbles ou de fils. A cet effet, on introduit les deux fils dans le manchon, les extrémités dés fils dépassant les bords
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- MATÉRIEL DES LIGNES AÉRIENNES
- (1 mi)ncho11 de 2 à 3 mm ; on chasse ensuite un poinçon à travers les pratiqués dans le manchon afin d’y introduire deux rivets fils °n ma^e en utdisant un petit bloc de fonte. Suivant la nature des »’ 0ri eiïlploie des manchons en acier galvanisé ou en cuivre étamé. is I BeIlio1 Reiss avaient également exposé un nouveau tube ^exible qui a trouvé de nombreuses applications dans l’équipe-9iti ' ^ramways locomotives électriques de mines, de navires, 1 que dans l’établissement des canalisations intérieures. Ce tube re Une douuc protection mécanique des conducteurs, est imper-e à l’humidité et présente un bon isolement électrique tout en irès souple et très résistant au point de vue mécanique.
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- CHAPITRE II
- CABLES ET FILS
- MATÉRIEL DES LIGNES SOUTERRAINES
- Câbles de la Société industrielle des téléphones. — Parmi lps modèles de câbles exposés par cette Société, il convient notamm61^ de citer les suivants :
- 1° Un câble à trois conducteurs, ayant chacun 20 mm2 de section! isolés au papier imprégné, pour canalisation triphasée à 30 000 voH5, Ce câble a été construit pour la Compagnie d’Éclairage de l’Est Parisiel1 (Est-Lumière);
- 2° Un autre modèle de câble à trois conducteurs, chacun de 90 m111
- la
- de section, également isolé au papier imprégné et construit pour * Compagnie du Métropolitain de Paris. Il est destiné à une canalisation triphasée à S 000 volts ;
- 3° Un modèle du câble employé par le secteur de la rive gauche de Paris et dont plus de 223 kilomètres sont actuellement en service. C£ câble à deux conducteurs concentriques, ayant chacun 70 mm2 de section* est isolé au papier imprégné. Il constitue la canalisation à courant alternatif simple de 3 000 volts de ce secteur ;
- 4° Un modèle de câble à 3 conducteurs de chacun 140 mm2 de section* contenant également deux conducteurs neutres, isolés au caoutchouc et destiné à une canalisatien triphasée à haute tension;
- 5° Un échantillon de câble à un conducteur de 483 mm2, de section* sous caoutchouc, armé de deux feuillards en tôle galvanisée. Ce modèle de câble est utilisé par la Marine française pour l’éclairage des navires *
- 6* Un modèle de câble à un conducteur, de 800 mm2 de section, isole* au caoutchouc, pour courant à basse tension;
- 7° Un modèle de câble à un conducteur, de 600 mm2 de section, isol® au jute et au papier imprégné, pour courant continu à 500 volts (trac-tion électrique) ;
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- GABLES ET FILS 1 10
- ^ Cn modèle de câble à 4 conducteurs, chacun de 100 mm2 de sec-l0ni isolé au papier imprégné, pour canalisation à courants diphasés de ' 000 volts. Ce type de câble est employé par la Compagnie de 1 Ouest arisien (Ouest-Lumière).
- câbles de la Société G. et H. B. de la Mathe. — Cette maison instruit tous les modèles de câbles électriques nus et isolés pour toutes applications électriques. Elle avait présenté à l’Exposition de Liège les (*Vers types de sa fabrication tels que câbles isolés à la gutta-percha Pour la télégraphie, la téléphonie et les signaux ; câbles isolés au caouL l0Uc pur et vulcanisé pour canalisations de transport d énergie, de Iï|'lles, etc. ; câbles isolés avec du jute ou avec du papier imprégné avec élection soit d’enveloppes en plomb, soit d’armatures poui lignes s°uterraines, transports d’énergie, mines, etc. [ câbles isolés au papiei, coton ou à la soie, sous plomb, pour télégraphie et téléphonie.
- ^ Câbles Geoffroy et Delore. — La maison Geoffroy et Delore, de Ui(% (Seine), avait exposé divers échantillons de câbles isolés au Ca°utchouc pour canalisations intérieures et de câbles isoles au papiei armés pour canalisations souterraines.
- Parmi les échantillons présentés, il y avait un type de câble recem-^at utilisé pour une canalisation souterraine à 27 000 volts.
- Câbles de la Société anonyme des manufactures de câbles, accumulateurs et appareils électriques de Seneffe (Belgique). Cette ®°ciété avait exposé dans son stand les différents types de câbles élec-Piques de sa fabrication.
- Câbles de la Société A. E. G.Union Électrique, de Bruxelles.—
- ^ette Société avait dans son stand des échantillons de cables aimés P°ur des tensions allant depuis 250 jusqu’à 4 000 volts.
- ^ilset câbles nus. — La Compagnie des tréfileries du Havre (anciens ^tablissenients Lazare Weiller) avait exposé des échantillons des diveises Variétés de fils et câbles métalliques utilisés pour 1 établissement des dualisations électriques.
- ^°mme conducteurs en cuivre, cette Compagnie a ies types suivants : Pes fils de cuivre pur électrolytique, de haute conductivité, ayant une ^sistivité de 1,616 microhm-centimètre. Ces fils sont principalement empl0yés pour la fabrication des conducteurs isolés, câbles soutcnains et sous-marins et, d’une façon générale, pour les canalisations dans les-Quelles le conducteur est supporté en tous ses points ou en des points
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- 176 CANALISATION ET DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- très rapprochés et n’est pas, par conséquent, soumis à des efforts teI? dant à l’allonger ou à le rompre ;
- Des fils de bronze silicieuxdu type A dit bronze télégraphique ayant une conductivité presque égale à celle du cuivre pur, mais présentant l’aval1 tage d’avoir une résistance mécanique plus grande, leur tension de rup ture atteignant 45 kg par mm2 pour les fils de 2 mm2 de diamètre. Natu Tellement ce type de fil convient tout particulièrement pour l’établisseme des lignes aériennes télégraphiques, téléphoniques, de transport d’énet gie et de traction;
- Des fils de bronze silicieux, type B, employés dans les cas spécial où l’on a besoin d’avoir une conductivité aussi grande que possible, malSl en même temps, d’utiliser un fil pouvant résister à certains efforts, que ceux qui résultent de l’amoncellement de la neige ou de la glace sa1 les conducteurs dans les pays montagneux et froids ;
- Des fils de bronze silicieux, type C, dit bronze téléphonique, présentai une grande résistance à la rupture et ayant une conductivité suffis00^ pour être utilisés dans les réseaux téléphoniques urbains ;
- Des fils de bronze double constitués par une âme en bronze prése11 tant une grande résistance mécanique, âme entourée d’une gaine de bronze ou de cuivre pur, suivant la conductivité que l’on veut obtenir- ke type courant de ces fils a une conductivité égale à 50 0/0 de celle da cuivre pur et présente une résistance mécanique à la rupture de 80 kg par mm2 ;
- Des fils de trolley pour traction électrique, de diamètre variant depulS 5 jusqu’à 42 mm; ces fils ne doivent avoir ni pailles, ni rayures, nidéfau^s quelconques ;
- Des conducteurs câblés pour lignes aériennes de section variant depuis 20 jusqu’à 1200 mm2 ;
- Des fils bi-métalliques comportant une âme en acier recouverte de cuivre électrolytique. Ces fils, suivant les types, ont une conductivité de 40, 46 et 55 0/0 de celle du cuivre et présentent une résistance à la rupture comprise entre 70 et 80 kg par mm2 ;
- Des fils de fer galvanisés pour conducteurs télégraphiques.
- Enfin, l’exposition de cette Compagnie comprenait également des échantillons de fils en aluminium pour canalisations électriques, des lant8 pour collecteurs, des fils fins dits « carcasse », des fils carrés et de sec' tion rectangulaire pour enroulements de dynamos, etc.
- La Société anonyme des Fonderies et Tréfileries de bronze phosphoreux d’Anderlecht-les-Bruxelles avait exposé des échantillons de fils de bront phosphoreux de sa fabrication largement utilisés pour rétablissement des lignes télégraphiques et téléphoniques et pour toutes canalisations industrielles.
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- MATÉRIEL DES LIGNES SOUTERRAINES 177
- Matériel des lignes souterraines. — Indépendamment des câbles Servant à établir les canalisations souterraines, l’installation de ces lignes necessite l’emploi d’un matériel spécial.
- La Société industrielle des Téléphones de Paris exposait dans son stand ^Vers modèles de bottes de branchement, de boîtes de jonction, de boîtes coupure et d’extrémité de câbles.
- La Société G. et H. B. delà Mathe de Saint-Maurice (Seine) avait exposé %aleiuent des types de son matériel spécial pour lignes souterraines.
- La Société A. E. G., Union Électrique de Bruxelles, présentait des mo-dèles de boîtes de dérivation et de boîtes de jonction.
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- CHAPITRE III
- APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
- Les appareils électriques de marche et de sécurité étaient assez nom breux à l’Exposition de Liège. La plupart de ces appareils sont suffi samment connu. Il est donc inutile d’insister sur leur description.
- TABLEAUX DE DISTRIBUTION
- Indépendamment des tableaux de distribution installés pour le servie0 de la distribution d’énergie électrique dans l’Exposition, tableaux construits par les principales maisons belges, la section française, s’alimentant par ses propres moyens, avait confié la construction des tableau* qui lui étaient nécessaires à la Société industrielle des Téléphones et a la Société d’appareillage électrique Grivolas.
- Le tableau de distribution à haute tension avait été installé par la Société industrielle des Téléphones. Ce tableau, placé dans le stand de la Société « l’Éclairage Électrique », comportait divers types d’interrupteurs à rupture dans l’huile, deux disjoncteurs pour haute tension avec retardateurs, des coupe-circuit pour 5000 volts et des instruments de mesure du système Caron.
- La même Société avait installé également les tableaux suivants, en service à l’Exposition :
- 1° Un tableau de génératrice à haute tension pour le groupe électrogène de la Société d’applications industrielles Weyher et Richemond ;
- 2° Un tableau de transformation dans le stand de la Société « la Fran-çaise Électrique » ;
- 3° Un tableau de génératrice pour le groupe électrogène Aster ;
- 4° Un tableau pour le groupe éleçtrogène Sautter-Harlé.
- Le tableau de distribution à basse tension, mis en service dans la sec-
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- APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE 1/9
- française, a été construit par la Société d’appareillage électrique r|volas; il comportait entre autres des interrupteurs et des coupe-cir-C9d des modèles bien connus de cette maison.
- La plupart des exposants, ayant des dynamos et des alternateurs en Ollctionnement à l’Exposition, avaient également installé dans leur stand es tableaux nécessaires munis des appareils de marche et de sécurité
- aRisi
- ^ue des instruments de mesure appropriés.
- RHÉOSTATS
- Rhéostats de la Société Westinghouse. - Les rhéostats dI exci-tation (fig. 104) ont leurs résistances enfermées dans une 01 ^rgement perforée afin d’assurer
- une
- ~ pcriure
- °Rne ventilation.
- Les rhéostats de démarrage pour Moteurs comportent un dispositif de sécurité, dit « à minimum », qui in-^rompt automatiquement le circuit le cas où le courant d’alimenta-h°n viendrait à manquer et aussi ^0rsque l’excitation manque.
- eostats de la Société indus-
- trielle des Téléphones de Paris.
- "" Plusieurs modèles de rhéostats
- u excitation à ailettes figuraient à *’Ex,
- Fig. 104. — Rhéostat d’excitation Westinghouse.
- position.
- Les rhéostats de démarrage pour moteurs, étudiés pai eorges Llfison, étaient en service, notamment plusieurs démarreurs, du type Simple », à maximum et à minimum, dans le stand de la maison ^rinoni ; des démarreurs du type ordinaire dans le stand de la maison ^at ; enfin un démarreur à maximum et à minimum dans le stan e
- Société Beer de Jemmeppe-lès-Meuse.
- Rhéostats Cance et fils de Paris. - MM. Cance et fils avaient ®*posé divers modèles de rhéostats de leur fabrication : des rhéostats a ^Urseur isolé, à curseur ordinaire, à vis et à manivelle, à crémaillère et a Mouvement hélicoïdal.
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- 180 CANALISATION ET DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Rhéostats de démarrage de la Société Gramme. — Les rhéostat de démarrage pour moteurs à courant continu comportent un disposi spécial desûreté grâce auquel, en cas de rupture accidentelle du c°u rant d'excitation, la manette revient au point mort et prévient ainsi tout emballement du moteur. Indépendamment de ce dispositif, ces rhéostat5 peuvent être munis d’un électro-aimant à maximum qui produit auto matiquement le déclenchement lorsque l’intensité dépasse une certain valeur déterminée.
- Ces rhéostats comportent une série de 10 modèles allant jusqu a celui destiné aux moteurs de 250 chevaux de puissance.
- Les rhéostats de démarrage pour moteurs à courant alternatif mono phasé comportent une résistance insérée dans le circuit du rotor, am5i qu’une bobine de self intercalée dans la phase auxiliaire. Lorsque Ie moteur a atteint sa vitesse normale, on supprime progressivement la résistance et l’on retire ensuite la phase auxiliaire et la bobine de self-
- Pour les moteurs comportant un induit en court-circuit, le rhéostat e-de construction analogue au précédent. Les moteurs triphasés démarrent en introduisant dans le rotor une résistance appropriée : métallique p°ur les faibles puissances et liquide pour les moteurs à partir de 20 chevaux-
- Rhéostats de la Compagnie internationale d’électricité
- Liège. — Cette Société exposait plusieurs modèles de rhéostats de démarrage et, entre autres, des démarreurs automatiques composés de résistances mises en circuit ou hors circuit par une série de commué' teurs automatiques commandés par des enroulements que le motenr met lui-même en action.
- INTERRUPTEURS
- Interrupteurs à rupture dans l’huile de la Société WestinfT
- house. — Ces interrupteurs sont établis pour des tensions allant jDs' qu’à 22 000 volts.
- Les particularités que présentent ces interrupteurs sont les £UI' vantes :
- a) Les couteaux de contact sont immergés dans l’huile ;
- b) Les pôles contigus sont fortement isolés l’un de l’autre ;
- c) Le bâti est soigneusement isolé de toute partie conductrice;
- d) L’encombrement est très restreint;
- e) Les couteaux permettent d’obtenir un excellent contact et l’échauf fement minimum ;
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- D La
- APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
- 181
- rupture de l’arc se produit sur une pièce spéciale fixée sui
- >aque mâchoire et facile à remplacer ;
- #) Les cloisons en matière isolante séparent les pôles afin d éviter tout cORrt-circuit et le tout est enfermé dans un réservoir en tôle doublé de matière isolante ;
- Les conducteurs arrivent directement à la partie supérieure de 1 ap-Paied et les connexions sont établies à l’intérieur.
- L se construit trois types différents de ces interrupteurs :
- Le type D convient pour des tensions ne dépassant pas 3 300 volts. II ^ construit à une ou à deux directions, bipolaire, tripolaire ou tétrapo-^re. jj convient particulièrement pour les installations de moteurs, car ^ peut être monté à proximité de ceux-ci sur un support convenable.
- L est établi pour une puissance maximum de 600 kw en alternatif s'Riple et 1 000 kw en triphasé.
- Le type A convient pour des tensions ne dépassant pas 6 600 volts. On
- construit de bipolaires et de tripolaires, à une ou à deux directions. \ est établi j)our une jouissance maximum de 3 500 kw en alternatif simple ou de 6 000 kwen triphasé. Comme le type précédent, cet appa-est constitué par des mâchoires dans lesquelles viennent se placer ^es couteaux, le tout étant plongé dans l’huile.
- Le type B est établi pour des tensions comprises entre 6 600 et *“^000 volts. Il est bipolaire, tripolaire ou tétrapolaire, à une direction ^ a nipture double.
- La construction de ce modèle d’interrupteur est identique à celle du '^joncteur automatique à rupture automatique Westinghouse qui 'va être décrit. Il n’en diffère que par le dispositif de déclenchement, qui 11 est pas automatique.
- Interrupteurs de la Compagnie internationale d’électricité de
- *^ge. — Cette Société exposait différents modèles d’interrupteurs poui haute et jiour basse tension.
- Interrupteurs de la Société industrielle des Téléphone
- I*aris. — Des interrupteurs pour haute tension, à niptuie dans ni type dit simple et à bac unique, figuraient sur le tableau de îstu u Lon installé par cette Société pour le service de la section rançaise^ ainsi que sur le tableau de distribution de la Compagnie interna ^ électricité de Liège, dans la section belge.
- Cette Société avait également exposé d’autres modèles d inteirup euis P°ur haute tension, à rupture dans l’huile, avec bacs sépar s pou ^ chaque phase, ainsi que le modèle d’interrupteur sous coffret a op e pc Lis secteurs parisiens.
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- 182 . CANALISATION ET DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Interrupteurs de la Manufacture parisienne d’appareill3#0 électrique. — Cette maison avait exposé un interrupteur à disque 200 ampères et un interrupteur à balai de 250 ampères.
- Interrupteurs et commutateurs de la Société Gramme. —
- appareils sont du type à couteaux et à rupture brusque. Soigneusement étudiés, tant au point de vue électrique qu’au point de vue mécanique’ il ne se produit pas d’échauffement même avec des courants avant 1in' tensité maximum. Ils se construisent pour toutes intensités compi’lseb entre 25 et 1000 ampères et au-dessus.
- Interrupteurs et commutateurs de la Société d’appareillag0 électrique Grivolas. — Cette Société avait exposé de nombreux modèles d’interrupteurs et de commutateurs à rupture brusque, soit a balais, soit à couteau et à levier pour basse tension, ainsi qu’une sene d’interrupteurs de tableau pour hautes tensions jusqu’à 10 000 volts et d’interrupteurs pour lignes aériennes, montés sur isolateurs.
- INVERSEURS
- Inverseurs de la Manufacture parisienne d’appareillage électrique. — Plusieurs appareils de ce genre figuraient à l’ExpositioD, parmi lesquels on peut citer un inverseur bipolaire à balai de 250 ampères, un inverseur tripolàire à couteau de 400 ampères, un inversem bipolaire à couteau et à rupture brusque de 300 ampères et enfin uR inverseur bipolaire à rupture brusque de 20 ampères, pour une tension de 500 volts.
- DISJONCTEURS AUTOMATIQUES
- Disjoncteurs de la Société Westinghouse. — La Société Westinghouse construit un type de disjoncteur automatique à balais, pour courant continu ou pour courants alternatifs, pour des tensions allant jusqu’à 750 volts et pour des intensités de 200 à 3 000 ampères.
- Les disjoncteurs de ce modèle sont d’une construction très robuste et très simple et présentent une disposition rationnelle des organes. Les contacts pour le passage du courant et les points sur lesquels se produit
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- APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE 183
- rupture des arcs sont bien en vue, ce qui permet de voir constamment a^s <ïuel état ils se trouvent.
- es balais sont formés de minces feuilles de cuivre laminé et les bras cuit^ sont plRcés à la partie supérieure; la rupture du cir-
- se produit sur des blocs de charbon complètement séparés des par-lles métalliques.
- ^0n§>ueur d’ouverture de l’interrupteur est proportionnelle à la cj. ,Sl°n pour laquelle l’appareil a été établi. La disposition même du ^Joncteur facilite la tendance naturelle de l’arc à monter et permet 1 er toute chance de communication avec les parties basses de l’ap-’md situées au-dessous des charbons. es contacts en cuivre par lesquels passe le courant, lorsque le dis-^ cteur est fermé, sont les premiers sur lesquels se produit la rupture. Augmentation pr0gressjve de Ja résistance des balais en cuivre, à sure qu’ils s’éloignent des contacts, oblige le courant à passer gra-^ eiienient par les charbons sur lesquels se produit la rupture du cir-
- Les balais, en feuilles de cuivre laminé, sont disposés pour que ces 1 es viennent toutes en contact, avec une certaine pression, sur la r m correspondante du contact fixe, également en cuivre. Cette pres-10n est obtenue par des leviers de mouvement à sonnette, ce qui pré-^Rte l’avantage de faciliter l’ouverture du disjoncteur, au moment du c cnchement, tandis que, dans les appareils où existe un frottement Rtre les contacts et les mâchoires, il y a toujours une certaine résis-Ace mécanique à vaincre.
- Les disjoncteurs peuvent être réglés dans des limites variant entre /O au-dessous et 500/0 au-dessus de l’intensité normale pour laquelle 1 s ont été établis.
- j ^élévation de température au-dessus de la température ambiante, °rsqu ils sont parcourus par un courant d’intensité normale, ne dépasse Pas 20°. Us déclenchent sûrement dès qu’il se produit sur la ligne une SUï*charge ou un court-circuit.
- Les disjoncteurs à balais se construisent unipolaires, bipolaires, tri-Polaires ou tétrapolaires ; chacun des pôles est muni d’un électro de emenchement pouvant fonctionner indépendamment des autres. Un Mécanisme commun à tous les pôles permet de produire l’enclenche-,ïlent et le déclenchement simultanés. Des cloisons en marbre sont disposées entre chaque pôle, afin d’empêcher toute formation d’arc entre ARx.
- La Société Westinghouse construit un autre type de disjoncteur automatique, dit à mâchoires, pour des tensions allant jusqu’à 750 volts et Pour des intensités depuis 15 ampères jusqu’à 1 000 ampères. Les limites
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- 184 CANALISATION ET DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- de réglage varient, comme pour le type précédent, depuis 20 0/0 au-des sous jusqu’à 50 0/0 au-dessus de la valeur de l’intensité normale.
- Les couteaux sont ajustés très soigneusement dans les mâchoires, de réduire les frottements au minimum lorsque, au moment du déclefl chement, le disjoncteur doit revenir en arrière.
- Pour des tensions allant de 3 300 à 22 000 volts, la Société Westinghouse construit des disjoncteurs automatiques à rupture dans l’huile.
- Ces appareils bipolaires, tripolaires ou tétrapolaires sont à une dire6 tion et à rupture double. Ils sont établis pour une puissance maxiiRuin de 5000 kw en courant alternatif simple et de 8 500 kw en courants tri phasés.
- Ce disjoncteur automatique est caractérisé par les dispositions spe ciales suivantes : toutes les parties métalliques nues sont immergeeS dans l’huile ; l’interrupteur ne peut rester fermé lorsqu’un court-circu1^ existe sur la ligne, le disjoncteur étant maintenu ouvert, après ledécleR chement, par l’action de la pesanteur ; les contacts sont facilement accès sibles.
- A chacun des pôles de l’appareil est affecté un réservoir à huile daRs lequel plongent les contacts métalliques et chacun de ces réservoirs eS^ indépendant du voisin. Ces réservoirs sont garnis intérieurement d uae couche de matière isolante qui permet de réduire au minimum la quaD tité d’huile à employer, prévient la formation d’un arc à travers l’huile ^ laisse néanmoins parfaitement libre le déplacement des organes mobileS' Chaque réservoir peut être enlevé et replacé sans toucher aux autres-
- Ce disjoncteur automatique fonctionne pour une série de valeurs da courant variant depuis 70 jusqu’à 150 0/0 de l’intensité normale. vis de réglage, placée à la partie inférieure de l’électro-aimant, sert a fixer le point de déclenchement pour la valeur voulue de l’intensif6, L’électro-aimant est actionné par le courant secondaire d’un transforiRa teur série intercalé dans le circuit principal; on évite ainsi l’emploi d ua courant à haute tension sur l’avant du panneau qui porte le disjoncteu1’1 En effet, lorsque le disjoncteur est monté sur un tableau, le levier commande et le mécanisme de déclenchement automatique sont disp0 sés sur l’avant, tandis que les pièces de contact, les réservoirs d’huüe et le bâti en fer sont placés à l’arrière.
- Cet appareil présente le grand avantage de ne pouvoir rester ferrR6’ même en l’actionnant à la main, lorsqu’une surcharge excessive ou R° court-circuit se produit sur la ligne. Cette condition de sécurité est obtenue au moyen de deux leviers, l’un glissant à l’extérieur de l’autre » au levier extérieur est fixé le levier de commande et le levier intérieu1 est relié au mécanisme du disjoncteur. Dans les conditions normales» les deux leviers se déplacent ensemble, grâce à une came qui les ac'
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- appareillage électrique
- c,°che, came actionnée directement par 1 électro-aimant ^ meftt. En cas de surcharge ou de court-circuit, le noyau e 1 a>mant attire la came, ce qui permet au levier intérieur de se re e\e , suite, le circuit est ouvert. Il faut que le levier de commande sot Préalablement relevé pour que l’appareil puisse de nouveau ermei
- circuit.
- °n peut aussi déclencher le disjoncteur à la main, soit en aPP^aa ^ un bouton placé à l’extrémité du levier de commande, soitenrepo le noyau de l’électro de déclenchement. ,,,,
- Lorsque le disjoncteur est installé ailleurs que sur un ta eaa’ lr°-aiinant et les leviers sont toutefois montés sur ce ta ea ^Pteür est actionné à distance à l’aide de tringles et de leviers.
- disjoncteur de la Société industrielle des Téléphones
- Indépendamment des disjoncteurs placés sur le tableau e .1S . „ a haute tension installé dans la section française, la Société m _ ayait placé un disjoncteur du même type, c est-à-dire à iau e ^ avec retardateurs, sur le tableau de la Société du Phœmx * ^
- Des disjoncteurs à basse tension étaient également en service s iableau général de la section belge, dans la partie cons rui e Société de constructions électriques de Charleroi.
- Disjoncteur de la Manufacture parisienne d’appareillage elec-trique. — Comme spécimen de ce genre d’appareils, cet e °xposé un disjoncteur à balai de 300 ampères.
- disjoncteurs de la Société Gramme. — Cette Société avad^^^ Rue série de disjoncteurs pour courant continu et pour cou 1isau’à Motifs de 23 à 3000 ampères et pour des tensions atteignan J *000 volts. Ces appareils sont caractérisés par l’adjonction u _ sûreté empêchant toute fausse manœuvre et la fermeture c u ’
- tant que la cause qui a provoqué le déclenchement subsis e' ^ de aRtres particularités, il convient de signaler 1 emploi un s *
- c°ntact, de deux bras servant de conducteurs et d une connexi servant de contact mobile. minimum
- Ces disjoncteurs sont à minimum ou bien à maximum e s°it encore à minimum polarisé.
- Gett1S^°nCteUrS *a Soc*®t® d’appareillage électrique Grivolas. —
- tin 6 avait exposé les principaux types de disjoncteurs automa-
- j U®s a mirumum pour installations d’accumulateurs, ainsi que des dis-^istr’!)111"8 aU^°mab(^ues a maximura et à minimum pour tableaux de
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- CANALISATION ET DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- RÉDUCTEURS
- Réducteurs de la Manufacture parisienne d’appareillage éle°' trique. — Parmi les appareils exposés par cette maison figurait 1111 réducteur double de 175 ampères pour batterie d’accumulateurs. ^ appareil bien connu est caractérisé simplement par sa solidité, sa su11' pli cité et le soin apporté à sa construction.
- Réducteurs de la Société Gramme. — Les modèles courants sont au nombre de quatre pour des intensités comprises entre 25 et 150 ampères et comportent 9 ou 10 plots montés sur marbre. Ils sont disposé pour éviter tout court-circuit lorsque l’on passe d’un plot à l’autre, sans pour cela interrompre le courant.
- Réducteurs de la Société d’appareillage Grivolas. — Les réducteurs construits par cette Société sont du modèle ordinaire avec résistance intercalée dans les frotteurs et comportent soit des plots simpleS? soit des plots multiples, c’est-à-dire des plots morts intercalés entre leS plots actifs. A signaler également les réducteurs commandés par un lant, à l’aide d’une vis sans fin.
- COUPE-CIRCULT
- Coupe-circuit à haute tension de la Société industrielle deS Téléphones. — Ces coupe-circuit avaient été mis en service dans lefe postes de transformation de la section française ainsi que dans le stand de la Société Gramme.
- Fusibles cuirassés Belliol et Reiss. — Ce coupe-circuit fusible consiste en un tube de fibre dans lequel passe le fil fusible noyé dans de la poudre d’amiante. A chacune des extrémités de ce tube est disposée une douille fixe, percée en son centre d’une ouverture par où sort le fil fusible qui est alors enroulé à plat sur lui-même. Une douille métalliqlie mobile, fixée à l’aide d’un dispositif à baïonnette, contient un ressort en boudin appuyant d’une part sur le fond de la douille et, d’autre part, svn un petit disque mobile métallique qui, sous l’action du ressort, assure un bon contact électrique avec l’extrémité du fusible enroulé à plat. Le circuit à protéger est relié à deux mâchoires à ressort entre lesquelles vient se placer le coupe-circuit fusible proprement dit.
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- APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
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- Coupe-circuit de la Société d».ppi«auge
- "CeUe Société avait exposé de nombreux modèleS , fusible
- P°Ur basse tension à fil fusible ordinaire pris entre deU lac’er facile-SllPporté par une barrette mobile permettant ainsi e , qans un
- Ment et rapidement un fil fondu, et enfin à fil fusible
- bouchon à vis. , v tension,
- Parmi les modèles de coupe-circuit pour couran smobile el
- 1 convient de signaler le coupe-circuit umpo aire, re à renflé-
- es lequel le fil fusible est enfermé dans un tu
- agents.
- PARAFOUDRES
- Parafoudres Westinghouse. — Les parafoudres pour ms a ai a courant continu reposent sur les principes suivants :
- 1° Une décharge atmosphérique passe plus facilement sur un 1 Se, tel que le verre ou le bois, qu’elle ne traverse une couche a même épaisseur ; , mi
- La décharge passe plus facilement encore si un ti ai e c
- de charbon a été tracé sur le diélectrique et elle suit alors ce chenu ,
- 3° L’arc produit par le courant d'une dynamo ne se maintien q Présence de fumées ou de vapeurs métalliques pouvant piovenn^ ^cctrodes d’un parafoudre ; mais cet arc ne se produit pas si 1 on empec la formation de ces fumées ou vapeurs métalliques. ; .
- Tous les parafoudres pour installations à courant continu, cons î Par la Société Westinghouse, sont semblables quant à a cons iu ef ^ leurs dispositions; ils ne diffèrent entre eux que pai flue ,
- laÜ8, suivant qu’ils doivent être installés à l’intérieur ou à 1 exteneu aussi suivant la tension du courant. ,,
- Los parafoudres unipolaires sont constitués pai eux e ^
- Métalliques montées sur une tablette en bois de gaïac, sur a sur Velledes rainures-carbonisées facilitent le passage de là dec1 8 >
- seconde tablette, en bois de gaïac, ajustée sur la première, ie
- CoiUplètement les rainures et les électrodes. , ,, ,
- La décharge atmosphérique passe facilement d’une electro e d 6ïi suivant les rainures carbonisées qui assurent un bon passade a la couche d’air. •
- La résistance entre les électrodes dépasse 50000 ohms, ce fl ^possible toute perte de courant. Comme aucune vapeur ne p Produire entre les deux tablettes, l’arc ne peut se maintenir.
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- CANALISATION ET DISTRIBUTION DE L'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Les divers types de parafoudres de ce système sont les suivants : Type I, destiné aux circuits à courant continu jusqu a 4000 volts. H est monté sur socle en marbre et s'installe à l’intérieur des bâtiments;
- Type J, semblable au précédent' mais destiné au service des ligne?'
- Fig. 105.
- Parafoudre Westinghouse, type K.
- par suite, il est enfermé dans m1 coffret en fonte;
- Type K (flg. 105), destiné à unC usine utilisant du courant contin11 de 125 à 700 volts ;
- Type L, construit sur les mên^' principes que le type K, mais enfermé dans une caisse en fonte on l’humidité ne peut pénétrer ; cettc caisse est isolée du parafoudre, la terre et de toutes connexion5* Destiné aux voitures de tram wa?51 et aux lignes.
- Les parafoudres WestinghoU®6 pour installations à courants alte1'
- natifs sont fondés sur ce principe découvert par M. A.-J. Wurts, que le courant alternatif ne peut se maintenir dans une série d’espaces d’air convenablement choisis, si L®
- électrodes sont en métal anti-arc.
- Ces espaces d’air ont l’avantage de présenter à la décharge atmosphe rique un passage libre vers la terre. Ce parafoudre comporte, dans le type A {fig. 106), sept cylindres en métal antiarc, placés les uns à côté des autres et séparés par un petit espace d’air; ils sont montés sur marbre et leur surface rugueuse présente une infinité de points facilitant la décharge. Les connexions aboutissent aux deux cylindres extrêmes et à celui du milieu. Ce parafoudre bipolaire, établi pour des tensions de 1000 à 1250 volts convient pour les stations centrales. Lorsque la tension est com- Parafoudie Westinghouse, typ
- prise entre 1 250 et 2500 volts, il suffit de monter deux parafoudres en série.
- Le type C est semblable au type A, mais les cylindres sont un pe^ plus petits et placés sur des supports en porcelaine; le tout est enferm6
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- APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE
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- Uls une caisse en fonte bien étanche, fixée sur une paioi verticale. P°ur les hautes tensions de 2500 à 2 5000 volts, la Société Wesùng-^Use a construit un type de parafoudre spécial, dans le but de piotégei e ficacement les machines contre toute décharge atmosphérique se pro gisant sur des circuits à haute tension et éviter ainsi, si 1 installation
- Lien faite, toute formation d’arc.
- Comme on le voit sur la figure 107, ce parafoudre comporte les trois
- Parties suivantes : ...
- U Un certain nombre d’éléments semblables à ceux qui constituent es Parafoudres type G et formant ce que l’on désigne sous le nom d es-Vdces-série E ;
- Æ.
- T
- T
- A/0H‘
- Fig. 101.
- Parafoudre Westinghouse pour hautes tensions
- C)o
- - Une résistance spéciale en dérivation R sur une autre série d’espaces c^air semblables aux premiers F et appelés espaces-shunt, j
- 3° Une résistance spéciale S en série, intercalée entre la V
- le>Te G.
- Le fonctionnement de ce parafoudre est le suivant . j0 cou_
- Se produit une décharge atmosphérique , la tension augm ro1,smé_
- raat franchit les espaces-série; si cette déchargé es aSbe^ ge
- raLle, elle trouve une grande résistance dans la eriJa lon, _ ja ^aos les espaces-shunt ainsi que dans la résistance en se terre G • Tt
- L’arc consécutif à la décharge est alors «jeté, par la -
- Vers les espaces-shunt et, une fois la décharge teimmee, résis-
- ^ans les espaces-série, qui agissent en même temps que
- LesSespaces-série sont calculés pour pouvoir supporter male du circuit avec un excès suffisant pour le cas ou un
- fuirait sur la ligne. . , i rrl4pIviro’P atmo-
- Ce sont les espaces-shunt qui offrent une issue a • résistance
- sphérioue nar suite de la trop grande résistance de R. Cette résistance
- puenque, pai suue uc ia uuF 0 esoaces-sliuntapres
- dérivation a pour effet de supprimer 1 ai -i4 ,1e cet arc pour
- passage de la décharge et aussi de réduire m ensi
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- CANALISATION ET DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- que les espaces-série puissent l’éteindre complètement. La résistance ea série S, qui doit être aussi peu inductive que possible, sert à limite1 valeur du courant qui tend à suivre la décharge atmosphérique et Pr°
- tège ainsi les cylindres met8 liques contre tout échauffe ment excessif.
- Indépendamment du para foudre et afin d’augmente1 la protection contre les de charges atmosphériques, 011
- utilise des bobines d’indue tion {jtg. 108), dont le rôle est de présenter une grande *e sistance au passage de décharge, afin d’obliger cette dernière à passer dans le Pa rafoudre. Dans les généra' trices, protégées par une de ces bobines, on évite ains1 tout court-circuit pouvant provenir d’une surtension a la suite d’une décharge atmosphérique.
- On sait que toute décharge atmosphérique produit dans les conducteurs de très grandes variations de tension > si la décharge traverse une bobine d’induction, la tension de cette décharge est réduite et devient inoffensive si la bobine a des dimensions et un coefficient de self convenables. On comprend très bien que la bobme doive être parfaitement isolée, puisqu’elle supporte la totalité de la décharge. De plus, il est nécessaire que la bobine ne s’échauffe ni ne cause de résistance inductive dans le circuit, tout en assurant une parfaite protection.
- Les qualités exigées d’une semblable bobine sont en quelque sorte contradictoires, mais les bobines Westinghouse ont été disposées pour réaliser les conditions nécessaires.
- Ces bobines sont formées d’un nombre de tours de ruban de cuivre, nombre variable d’après la tension normale du circuit ; l’isolement
- Fig. 108.
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- appareillage électrique
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- es^ particulièrement soigné et le
- es sont disposées de mamere a p conducteur de ligne,
- Paroi verticale. Il faut placer une bobine sur c aq En général, la
- entre le parafoudre et la machine ou apparei P les circuits à
- ^°bine est installée à côté du parafou re’ s ia protection des géné-asses et moyennes tensions ; en ce qui conce ^ bobine d’induc-
- raWees à haute tension, il est préférable de p de ces der-
- li°» «nlre la machine et les interrupteurs, car
- Ii^ers a souvent pour effet de produire es su ^ manière à assurer Les bobines d’induction doivent être éloignées de tout
- Uïle bonne ventilation; elles doivent aussi e r aU moment de la
- aPPareil pouvant donner naissance à des e 1
- ^charge. . comprises entre 2 500
- Les bobines sont établies pour toutes t . ^ <j>60 ampères.
- f;t 25 000 volts et pour des intensités depuis J
- P Ce parafoudre, exposé par MM. A. et
- Parafoudre G. Gola. L P manière suivante :
- L> Parvillée, de Paris, est constitué de a
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- 192 CANALISATION ET DISTRIBUTION DE L'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- verse horizontale G. Deux autres calottes Cet C', en métal magnétiq110’
- entourent le corps creux en laissant un intervalle vide de 1 cm envii’011)
- ces calottes sont reliées électriquement aux calottes intérieures A et A PaI
- l’intermédiaire de boulons de bronze. Les deux calottes C, G'sont i'eü
- nies entre elles, à la partie inférieure, par un noyau de fer doux D autou1
- duquel est enroulé un fil isolé formant une bobine H enfermée dans Ul1
- boîtier en laiton O. Une des extrémités de cette bobine pénètre à l’inte
- rieur du corps creux et est reliée à la traverse G ; l’autre extrémité soi 1 • • * (ic
- du parafoudre, monté en série sur la ligne, et se relie à la section
- cette dernière qu’il s'agit de protéger. La section de ligne arrivant a11
- parafoudre se relie à l’une des calottes extérieures C'.
- L’ensemble est porté par un support en fer, à l’aide d’isolateurs e° porcelaine. Deux pièces de charbon P et P', en forme de cornes, s011* disposées en regard des extrémités opposées de la lame de bronze F e* servent à éteindre l’arc de décharge qui éclate entre F et P ou P'.
- Le fonctionnement de ce parafoudre est le suivant : lorsqu uue décharge de haute fréquence et oscillante arrive, il faudrait, pourqu e^e puisse atteindre la machine à protéger, qu’elle traverse une premier calotte G, les boulons qui la relient à la calotte A, cette dernière, f lame F et la bobice H. Dans ces conditions, la décharge passe de pr^e rence par la lame F et par les pièces P et P' reliées à la terre.
- Limiteur de tension « Delta ». — Cet appareil [fig. 110), exposé pal MM. Belliol et Reiss, de Paris, est destiné à protéger soit une génda trice, soit une canalisation électrique contre les effets dus à une surtel1 sion fortuite.
- Ce limiteur de tension se compose d’une série de cylindres en iue . anti-arc ou en charbon à surface striée, placés à une très faible distant les uns des autres et supportés par des isolateurs en porcelaine. La tance qui sépare les cylindres varie suivant la tension du réseau et do^ être réglée en conséquence.
- L’un des pôles de la génératrice ou la canalisation à protéger est rede au premier cylindre de gauche par l’intermédiaire d’un interrupteur. Fe dernier cylindre à droite est relié à la terre à travers une série de résis' tances en charbon supportées par des isolateurs. Les constructeur donnent la préférence aux résistances en charbon, car ils estime^ qu’elles présentent plus de garanties au point de vue de la sécurité et de la précision que les résistances liquides. .
- Le nombre de cylindres constituant un limiteur de tension est détef' miné d’après la tension normale du réseau de distribution et est teHe qu’aucune étincelle ne peut éclater entre deux cylindres consécutif) lorsque la valeur de celte tension normale n’est pas dépassée d’une quaU'
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- fusion réalise toutes les conditions que l’on exige des déchargeurs à ruptures multiples. En effet, les cylindres étant montés par paires sur un
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- appareillage électrique
- lité déterminée à l'avance. Généralement l’appareil est “n^1™dreSj é®a_ Pour que des séries d'étincelles se produisent entre y hissant ainsi automatiquement une communication avec la terre, dès que la surtension dépasse, en général, de 30 ^ ô0 0/0 la tension normale.
- Les pointes dont sont munis à leur partie supérieure les cylindres de l’appareil produisent le soufflage de l’arc.
- Les particularités que présentent cet appareil s°ut les suivantes :
- t° Chaque cylindre est mobile sur son axe verrai, ce qui permet de le tourner afin d’utiliser uue autre partie de sa surface, pour remplacer CeHe qui a été détériorée Par les étincelles; on Peut ainsi utiliser successivement la totalité de cette surface ;
- Les cylindres s’enlèvent et se remplacent mstantanément sans modifier le réglage de l’ap-Pareil ;
- 3° Ce limitateur de
- Fig. HO
- — Limitateur de tension Delta.
- par paires sur un isolateur spécial en la distance qui
- son axe, il est facile de faire varier d un p fl , . ainsi l’0bli-
- sépare chaque paire de cylindres des paires voisines, évitant ainsi
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- 19-4 CANALISATION ET DISTRIBUTION DE L'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- gation d’effectuer le réglage sur un seul cylindre. De plus, le degré de sécurité obtenu avec cet appareil peut être augmenté par un réglage précis variant suivant l’état hygrométrique de l’atmosphère.
- Ce limiteur de tension convient tout particulièrement pour protegel les canalisations souterraines sur lesquelles, à cause de leur capacité, leS surtensions sont parfois assez fréquentes, surtensions qui donnent heU à des ruptures de l’isolant du câble comme le ferait un coup de foudie-
- PIÈCES d’appareils DIVERS EN CHAPBON
- La Société « le Carbone » de Levallois-Perret, près Paris, exposai des modèles des pièces en charbon entrant aujourd’hui dans la conS' truction de l’appareillage électrique. Ces pièces doivent être de véritables pièces mécaniques et présenter certaines propriétés spéciales) et la Société «le Carbone » a parfaitement réussi à obtenir les qualité6 de charbon nécessaires à ce genre de fabrication.
- Parmi les nombreux modèles exposés, il convient particulièrement de citer des moules spéciaux pour la cuisson des filaments de lampes a incandescence que cette Société fournit à un grand nombre de fabri' cants français et étrangers; des moules pour la coulée du verre; des coussinets pour roulettes de troley, etc.
- Il y a lieu de signaler également la fabrication des résistances en charbon, servant de déchargeur dans les circuits de terre des para-foudres utilisés pour la protection des machines non seulement contre les coups de foudre, mais encore contre les surtensions accidentelles.
- MATIÈRES ISOLANTES
- Mica et micanite. — .Le mica naturel provient des Indes et du Canada et sert principalement, dans l’industrie électrique, à fabriquer leS lames isolantes séparant les lames de cuivre des collecteurs. Toutes les sortes de mica ne conviennent pas pour cet usage et les sortes les pluS appréciées sont le mica ambré du Canada et le mica blanc tendre de Calcutta.
- La maison Avtsine et Gie, de Paris, avait exposé dans ses vitrines des échantillons des diverses variétés de mica, ainsi que divers modèles de pièces en mica façonné et en micanite.
- La micanite est un aggloméré de mica, obtenu en dédoublant en feuilles excessivement minces de petits blocs de mica blanc. Ces feuilles sont collées bout à bout et superposées en autant de couches quel’exige
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- APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE 195
- épaisseur à obtenir. Cet aggloméré est ensuite placé dans une étuve où
- Perd l'humidité provenant du collage et enfin comprimé à la presse tadraulique. On obtient ainsi une matière isolante très homogène, s°uple et se prêtant, sous l’action d'une chaleur modérée, à toutes les Opérations de fabrication. La micanite s’utilise sous forme de feuilles, e Pitiés, de cônes, de rondelles, de tubes, de bobines, etc.
- L& toile et le papier micalés constituent des isolants très flexibles, le papier micaté est utilisé avec avantage pour isoler les bobines du cir-CUlt secondaire des transformateurs.
- Papiers et toiles isolantes. — MM. Avtsine et G1 exposé
- avaient également
- un papier enduit de vernis isolant servant à isoler les enroule ments dans les encoches d’induits de dynamos ainsi qu à isoler extérieu-reiùent toutes bobines.
- La toile isolante du même fabricant se compose d un tissu très fin et 1®S serré enduit, par un procédé spécial, d’une composition isolante °ut la base est l’huile de lin cuite. Cette toile, sous une seule épaisseur, resiste à une tension de 8 000 volts et présente une grande solidité en ^taue temps qu’une grande souplesse.
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- QUATRIÈME PARTIE
- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- CHAPITRE I
- MOTEURS A COURANT CONTINU
- Moteurs cuirassés de la Société des ateliers de Charleroi. — u
- moteurs ont été établis pour la commande des ponts roulants, cabes tans, treuils, grues, transbordeurs, etc., et sont de construction aI,a logue à celle des moteurs de traction.
- La carcasse inductrice est en acier doux, coulée en deux pièces asse^1 blées suivant un plan horizontal passant par l’axe de l’induit. Ces deU* parties sont réunies de chaque côté par une charnière, permettant aiaSl d’ouvrir le moteur d’un côté ou de l’autre pour visiter ou enlever 1111 duit si nécessaire. La partie inférieure de la carcasse est munie de pied5’ venus de fonte, servant à fixer le moteur sur la machine qu’il doit co#1 mander.
- L’ensemble de la carcasse enveloppe complètement les bobiaeS inductrices, l’induit, le collecteur et les balais, mettant ainsi tous ceë organes à l’abri de l’humidité et de la poussière. Une ouverture, pra^ quée à la partie supérieure de la carcasse, au-dessus du collecteur, per met d’examiner facilement ce dernier, ainsi que de remplacer rapide ment les balais.
- 1 1r
- L’inducteur comporte quatre noyaux polaires feuilletés, fixés a
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- MOTEURS A COURANT CONTINU 197
- éna„ Se a 1 aide de boulons ; la bobine inductrice est maintenue par un ^ouissement polaire.
- clavettfU^ 9 Un no^au’ f°rmé de disques de tôle isolés, directement s°nt l0 SUl> *arlDre et muni d’encoches rectangulaires dans lesquelles c°nd ^eS conducteurs d’un enroulement en tambour parallèle ; ces br0ïlZeC eurs sont maintenus par des cales et par des frettes en fil de
- uRe ^°^ecteur est composé d’un grand nombre de lames, afin d’assurer °nne commutation sans étincelles. Les balais en charbon, au
- üoinbï sans étincelles. J^es naiais en cnarnon, au
- ^gide-- ^rcas par rangée, sont maintenus dans des porte-balais fixés
- SuPérieure.
- ,Les c°ussinets sont
- Assuré
- Ces
- ment dans une pièce isolante boulonnée sur la demi-carcasse
- ripiifû
- en fonte garnie de métal blanc; le graissage est
- par des bagues.
- s moteurs se construisent pour différentes puissances depuis 2,_5 JUsqu à 60 chevaux.
- Cour la commande des appareils actionnés par ces moteuis, les ate ler s de Charleroi ont établi une série de coupleurs, a soufflage magne 1(lUe, destinés à des moteurs série, shunt ou compound. Ces coupleurs S0llt de deux types, à un sens de marche ou à deux sens de maiche, ils Peuvent être munis de contacts pour frein rhéostatique ou pour frein magnétique. Les résistances peuvent être placées soit sur le bâti du °uPleur, soit séparées. Un index fixé à la manette indique, pour chaque (4aib le couplage réalisé par l’appareil. Le soufflage magnétique est assuré par une bobine placée sur un noyau venu de fonte avec la caisse coupleur ; cette bobine est parcourue par le courant principal du
- moteur.
- Moteurs de la Société anonyme Westinghouse. — Les moteuis à c°Urant continu, multipolaires, construits par cette Société, étaient ^Présentés à l’Exposition par les types de 3 1/2, 15 et 50 chevaux, motionnant sous une tension de 220 et de 550 volts.
- La carcasse circulaire de l’inducteur est en acier coulé dune seule Pièce et porte quatre pattes permettant de fixer le moteur à 1 aide de mdons. Cette carcasse, alésée sur ses bords, porte deux flasques foi-mant croisillons et servant également de porte-paliers. Cette disposition assure un centrage parfait de l’induit.
- Les quatre pôles ont un noyau constitué par des paquets de tôles Recoupées et assemblées, pris dans la carcasse aü moment de la coulée.
- mnploi de noyaux feuilletés permet de réduire les pertes dans le fer m assure en même temps une bonne commutation.
- ^ans les moteurs en dérivation, la bobine inductrice de chaque noyau
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- 198 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- polaire est enroulée séparément sur gabarit et maintenue en pl&ce par des cales. Dans les moteurs compound, les bobines shunt et eI1 série sont construites séparément et montées l’une à côté de l’autre su1 le noyau ; on peut les enlever isolément.
- L’induit a un noyau feuilleté claveté directement sur l’arbre; de* ouvertures longitudinales et des canaux de ventilation assurent uIie circulation d’air suffisante pour assurer le refroidissement du noya11' L’enroulement induit est constitué par des lames de cuivre mises à la forme sur gabarit et logées dans des rainures rectangulaires ouvertes-Les bobines de cet enroulement sont maintenues dans leurs rainure8 par des cales en fibre et des frettes.
- Le collecteur a ses lames en cuivre dur isolées avec du mica. LeS balais sont en charbon cuivré et sont supportés par des porte-balalS pivotants.
- Le moteur de 15 chevaux pèse 600 kg. Sa vitesse angulaire normal6 est de 1150 tours par minute, lorsqu’il est alimenté sous une tensio11 de 220 ou de 500 volts. La poulie a 230 mm de diamètre et 150 mm de largeur.
- Le moteur de 3,5 chevaux est analogue comme construction à ceh]1 de 15 chevaux et pèse 290 kg. Sa vitesse angulaire normale est de 1050 t : m.
- Enfin le moteur de $0 chevaux est analogue comme construction à la génératrice précédemment décrite et faisant partie du groupe électro-gène Cail-Westinghouse. Son poids est de 1 640 kg, et sa vitesse angu' laire de 900 t : m.
- Les moteurs de traction se construisent de différentes puissances comprises entre 25 et 55 chevaux.
- Ils sont constitués par une carcasse en acier coulé divisée en deux parties suivant un plan horizontal et renfermant tous les organes-Les deux moitiés de la carcasse sont réunies par une charnière, du côte opposé à l’essieu, de manière à permettre d’ouvrir le moteur et d’en rendre tous les organes d’un accès facile. De plus, une grande ouverture fermée par un couvercle à ressort et un trou à main à fermeture étanche sont ménagés au-dessus du collecteur.
- Le moteur comporte 4 pôles à noyaux feuilletés, fixés dans la carcasse par deux broches traversant cette dernière et portant un écrou goupilla du côté extérieur.
- Les bobines inductrices, montées en série, sont enroulées sur gabarit et soigneusement isolées avec du carton comprimé et du mica; elles sont ensuite enduites de vernis imperméable. Elles sont maintenues par les épanouissements polaires.
- L’induit a un noyau feuilleté claveté sur l’arbre et muni de canaux de
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- MOTEURS A GOURANT CONTINU
- VftntilaUon. L’enroulement en tambour à double Çiicuit ”
- rainures rectangulaires-, les bobines ^ gabarit,
- de cuivre plates, soigneusement isolées et m
- Toutes les bobines sont interchangeables. de réduire au
- Le collecteur comporte un grand nom re v’oislnes et d’obtenir
- ^Rrumum la différence de potentiel entre les lam
- Ulle bonne commutation. supérieure de la
- Les porte-balais, très solides, sont fixes a P
- ^rcasse. Les balais sont en charbon. comme les bottes à
- Les paliers, soigneusement étudiés, sont p ’, toute proiec-
- 8raisse, à la partie extérieure de la carcasse, a m _ paliers sont
- «on d’huile sur le collecteur et sur les bobines- Tous les pahers
- '“unis d’une botte à graisse et d'un réservon mie a ^ dentées,
- L’engrenage est à simple réduction e ' une p0rt,ée
- oomine les pignons, sont très larges. Le P‘Sn0“ ®S resserrer le cia- c"nique de l’arbre, afin que l’on puisse, si néce-sa ^ moleur,
- Vetage. Le couvre-engrenage, solidement cons 1 ,
- Protégeant à la fois roue et pignon. ^ Vinduit a un diamètre très
- La partie mobile du moteur est très leg 1 , j force vive
- faible, ce qui a pour effet de réduire la force centrifuge et la force
- emmagasinée dans les pièces en mouvement. , nar leur forme
- Les moteurs de traction Westinghouse presen ei, en même
- «1 leur construction mécanique, une solidité excep m com,iennent lemps qu’une excellente protection. Dans ces c levage trains de
- tout particulièrement à la commande des engins de levage,
- Winoir, ponts-roulants, etc. ^rmidérable au
- Établis pour produire sur les tramways un e °f‘ d conditions Moment du démarrage, ils se prêtent parfaitement au à deg
- de fonctionnement des laminoirs, ponts-roulants, e c.,
- Manœuvres assez brutales. i forme
- Ces moteurs ne diffèrent guère de ceux de traction q P extérieure de la carcasse en deux pièces, qui quatre pieds permettant de fixer le moteui sur e
- commande. . Uoirlpdp char-
- Les deux parties de la carcasse sont réunies d un co nières, ce qui rend très facile la visite dfs °^“e®ea moleurs de lram-Les détails de construction donnes a prop Ways se rapportent également à ce type sPec^ commande de ces mo-Les coupleurs, étudies spécialemen P ^ d emenl de sens
- fours et destinés à régler la vitesse et a effe
- de rotation, sont de trois types. ^ , a’unc boîte
- D’une manière générale, tous ces coupleurs se composent d une boite
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- 200 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- en fonte contenant des séries de résistances destinées à être inséras dans le circuit d’alimentation du moteur. Un panneau de marbre, fixe sur la face de la boîte, porte un nombre déterminé de plots en curvie’ variant suivant le nombre de vitesses différentes que l’on désire obtenu • Ces plots sont reliés aux résistances en des points convenablement choisis.
- Ces résistances absolument incombustibles, sont composées de bo bines superposées formant des colonnes. Elles sont isolées avec du rmca et de l’amiante.
- Fig. 111. — Coupleur, type face eu marbre.
- Le rayonnement 'rapide de la chaleur développée est assuré par disposition spéciale de résistances, du type dit ventilé, présentant une grande surface de rayonnement.
- Chaque coupleur est muni d’un système de bobines de soufflage ma' gnétique, montées à chacune des extrémités des quatre bras en croix qui supportent les balais appuyant sur les plots.
- Ces bobines ont leur enroulement parcouru par le courant qui ah' mente le moteur. Les pôles de chaque bobine à noyau de fer sont diS' posés de manière que la rupture du circuit se produise dans un champ magnétique très intense, rendant ainsi impossible le maintien d’un arc.
- Le premier type de coupleur [fig. 111), dit avec face marbre, est utilise pour la commande de petits moteurs jusqu’à 10 chevaux. Les résis' tances sont réparties sur un grand nombre de plots, permettant ainsi d’obtenir un réglage très précis de la vitesse angulaire. Le circuit est ouvert en quatre points différents afin de réduire les arcs de rupture au minimum.
- Le deuxième type [fig. 112), dit à collecteur, est employé pour la
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- MOTEURS A COURANT CONTINU 201
- 0lïRïiande de moteurs d’une puissance supérieure à 10 chevaux. Il pié eixte des dispositions analogues au type précédent, mais les contacts ,,e rupture sont munis de pièces amovibles faciles à lemplacei en ca.
- y usure.
- troisième type, également du type dit à collecteur, a été étudié de services très durs et pour lesquels il n est pas utile d obtenu
- en
- Fig. 112. — Coupleur, type à collecteur.
- Réglage très sensible de la vitesse angulaii*e, comme, par exemple, celui trains de laminoir, des treuils d’extraction, etc., où les démanages et les changements de marche sont très brusques et très fréquents.
- Moteurs de la Compagnie internationale d’èlectncite e ieSe*
- Un certain nombre de moteurs à courant continu du mot è e or maire liaient en service régulier à l’Exposition.
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- 202 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Cette Société exposait également deux moteurs de traction d’une pul^ sance de 25 chevaux, fonctionnant sous 500 volts, à la vitesse angulal1 de 480 t : m, ainsi que deux moteurs hermétiques, montés sur padeS’ pour commande d’engins de levage et d’appareils d’aciéries.
- Moteurs de la Société A. E. G., Union électrique de Bruxelles*
- Parmi les nombreux types de moteurs exposés par cette Société, oupe citer les suivants :
- Des moteurs du type ouvert dont la carcasse magnétique fait sai latéralement sur les bobines inductrices, constituant ainsi avec flasques-croisillons, servant de porte-paliers, une protection efficaC contre les chocs. Cette protection est étendue au collecteur grâce aa* bras des flasques qui sont centrées par rapport à la carcasse sur laque elles sont boulonnées. Ces moteurs se construisent également sous forme cuirassée-ventilée ; ils sont garantis contre toute introduction d eaü
- et de poussières, tout en étant refroidis par une ventilation énergique Pour des applications exigeant une protection encore plus compl®^’ ces moteurs sont complètement cuirassés ; la fermeture hermétique obtenue au moyen de couvercles placés dans les creux existant entre leS bras des flasques. Le moteur de ce type qui était exposé avait une pu^s' sance de 5 chevaux sous 220 volts.
- Les moteurs de petite puissance pour diverses applications étaied entre autres représentés par un moteur-shunt de 0,1 cheval, faisant normalement 2200 t : m et muni d’un rhéostat permettant d’obtenir trois vitesses de rotation différentes, ainsi que par un moteur de 0,25 cheval) du type cuirassé, pour polissage, avec arbre prolongé des deux côtés et à extrémités coniques pour permettre de fixer les roues à polir; Ie rhéostat qui accompagne ce moteur permet d’obtenir trois vitesses dit' férentes, et le courant est amené aux balais par l’intermédiaire d’uue boîte de jonction hermétique fixée sur la carcasse du moteur.
- La Société Union avait également exposé des moteurs sur pattes pouf la commande des appareils de levage ainsi que des rhéostats de démarrage et des coupleurs.
- Moteurs de traction de la Société Parisienne électrique. — keê
- moteurs construits par cette Société sont à 4 pôles. La culasse) constituant en même temps l’enveloppe du moteur, est en acier doux-Elle est coulée en deux pièces, assemblées suivant un plan horizontal passant par l axe de l’induit; ces deux parties sont réunies par une char' nière sur le côté opposé à l’essieu.
- La carcasse enveloppe complètement les bobines inductrices, l’induit* le collecteur et les balais, mettant ainsi tous ces organes à l’abri de la
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- pous A la
- MOTEURS A COURANT CONTINU
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- türe
- sière et de l’humidité. La carcasse s’ouvre par la partie inféiieuie. Partie supérieure, au-dessus du collecteur, est ménagée une om ei C munie d’un couvercle à fermeture hermétique, qui permet de vén 61 facilement le collecteur et de remplacer rapidement les balais.
- ^es noyaux polaires sont formés de tôles minces de fer doux, ils sont ^PPÜqués sur des faces alésées, ménagées à l’intérieur de la carcasse Quelle sonp solidement fixés à l’aide de goujons et de&oupi es. 65 bobines inductrices sont identiques et interchangeables , eHes s°nt foulées sur gabarit, enveloppées de plusieurs couches de ban es e
- 01Je’ puis imprégnées à plusieurs reprises de vernis résistant à eau, buile et à la graisse.
- L’mduit a un noyau feuilleté muni d’encoches. L’enroulement en tam-')°Ur est constitué par des sections préparées et isolées d avance à a échine. Toutes les sections sont rigoureusement interchangeables et PeRvent se placer facilement dans les encoches sans qu il soit nécessane ^ les marteler ou de les plier. Les connexions avec les lames du collecter sont complètement recouvertes et protégées par une forte toile en uite ternis. Le collecteur a ses lames en cuivre forgé et 1 isolant qui es
- arp U..-- i n -
- 6 Une c^e f autre a un degré de dureté tel que son usure est la P°rt /fUe ce^e <fes lames de cuivre. Les balais sont en charbon et les par.. a ais s°ut fixés à une pièce en matière isolante boulonnée sur la ^le supérieure de la carcasse.
- C^e mouvementdu moteur aux essieux se fait par l’in-pjo,16 *a*re de pignons en acier forgé, à dents taillées à la fraise ; ces de ,,ns sont calés sur l’arbre de l’induit et engrènent avec des roues Par ,eSen ac*ef coulé. Les pignons et les roues dentées sont protégés carc es enveloppes d’engrenages en deux pièces, faciles à séparer de la ^ét^lSSe -^U m°feur- Les paliers, largement calculés, sont munis de ces ^Pdcmtion. Outre la boîte à graisse située au-dessus des paliers, à v 1 ermers son.f munis d’un réservoir à huile avec mèche ; on peut
- emPloAer le graissage à l’huile ou à la graisse ou même les Ux à la fois.
- Cb ^
- Rez S m°feurs peuvent être suspendus au truck de la voiture soit parle
- lat S01^ a ^ a^e dune barre transversale, soit enfin à l’aide de barres Orales.
- Rut n aU^re ^pe de moteur a été spécialement établi pour les voitures jj 0rn°trices de la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris. di^eU^ sur foute voiture circulant sur voie normale, c’est-à-
- la f6 a^an^ m d’écartement. Il a une puissance de 173 chevaux, à unsion de 600 volts. Sa vitesse angulaire est de 443 t : m.
- Rci a Caicasse de ce moteur, désigné sous le nom de type T VIII, est en ei doux, elle est coulée d’une seule pièce. Elle affecte la forme d’un
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- 204 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- prisme à section carrée, légèrement rétréci au droit du collecteur. U11 trappe fermée par un couvercle entièrement démontable permet, pendant la marche, de vérifier le collecteur et les porte-balais et remplacer les balais.
- La carcasse est munie de huit ouvertures disposées de la manière sllj^ vante : deux ouvertures rectangulaires sont ménagées dans le couvei de la trappe ; deux autres sont pratiquées dans la partie de la carcass® située au-dessous du collecteur; enfin, à chacun des quatre coins, sur face opposée à celle où se trouve le collecteur, on a ménagé une ouver ture de forme ovale.
- igg
- Deux modèles de ce moteur étaient exposés. Dans l’un toutes ouvertures sont fermées entièrement à l’aide d’une forte tôle vissée, i’e11 dant ainsi le moteur complètement hermétique. Dans l’autre, les ou>el tures sont simplement recouvertes d’une toile métallique très fine, pel mettant une légère circulation d’air. Pour empêcher autant que possib*6 l’introduction de poussières métalliques à l’intérieur de la carcasse de c& second modèle de moteur, les ouvertures, ménagées à la partie inférieu16 par où s’effectue l’entrée d’air, sont munies de deux toiles; un intervaH® de 20 mm environ a été réservé entre chacune d’elles. Dans ces cond1 tions, la vitesse de l’air pénétrant dans la carcasse est assez réduite p°ul que les poussières se déposent entre les deux toiles. Ces dernières son*' facilement démontables et permettent, par conséquent, un nettoya»6 rapide.
- Les noyaux polaires, au nombre de 4, sont feuilletés. Les tôles qui ^ constituent, découpées à l’étampe, sont assemblées et maintenues sei rées entre deux joues, en acier coulé, au moyen de rivets. Une f°r*,e clavette centrale sert à fixer les noyaux à l’intérieur de la carcasse ; a cet effet, de fortes vis, traversant cette carcasse, viennent se fixer daiT’ la clavette. Du côté de l’induit, les noyaux sont munis d’épanouisse' ments polaires. Les bobines inductrices sont constituées par des ruban9 de cuivre rouge, enroulés à plat et isolés à l’amiante. Elles sont soigne1*' sement serrées et fortement isolées ; des plateaux en bronze reposant sur les épanouissements polaires servent à les maintenir. En outre, ceS bobines sont calées par des ressorts en tôle d’acier ondulée placés enti’e elles et la carcasse. Les quatre bobines sont reliées en tension. Une diS' position spéciale des brides permet d’éviter tout croisement des câbles dans les connexions reliant les différentes bobines.
- L’induit a un noyau formé de feuilles de tôle de fer doux de grande perméabilité magnétique et à faible coefficient d’hystérésis. Ces tôl®s de 0,5 mm d’épaisseur, sont isolées les unes des autres par du papier parcheminé très fin collé sur l’une des faces. Elles forment trois paquets distincts et l’ensemble du noyau est solidement claveté sur l’arbre-
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- MOTEURS A COURANT CONTINU
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- n^re deux paquets consécutifs, de même qu’à chaque extrémité u on a ménagé un évent permettant la circulation de 1 air, sous action de la force centrifuge, circulation rendue possible à l’aide de
- jl0Us pratiqués, au voisinage de l’arbre, dans les tôles et dans les pla teaux de serrage.
- L’induit, du type denté, a un enroulement en tambour formé de jarres massives de cuivre. Ces barres sont pliées sur gabarit de manière à ne présenter aucune soudure sur le côté opposé au collecteur. Il n y a 'h1 une seule spire par section et toutes sont identiques. Les baires e Cllivre, isolées d’avance, sont logées dans les rainures du noyau où elles s°ùt maintenues par de solides frettès en fil d’acier. Grâce à cette dis P°sHion, les chances d’accident sont diminuées et, en cas d avarie, 1 esf facile d’enlever les sections détériorées et de les remplacer îapi e
- TV»-- -
- Rient
- sans être dans l’obligation de défaire tout l’enroulement
- ___. ui,ugauiuii UC ucitui c tuui J oui utilement.
- Le collecteur est formé de lames en cuivre électrolytique étiré, isolées Riica. Du côté de l’enroulement, les lames se prolongent jusqu à la Ruteur des barres constituant une section de l’induit, afin d éviter eiRploi de toute ailette de connexion. Les différentes lames du collec-^eilr sont maintenues serrées, à l’aide d’un écrou, entre deux emmanchements coniques isolés au mica.
- Le tambour du collecteur, en acier coulé, est claveté sur 1 arbre et esf pourvu d’ouvertures pour la circulation de l’air destiné à le
- ^Rfroidir.
- Les porte-balais, au nombre de 2, comportent chacun 4 a aïs en Ciarbon, calés dans la position neutre de façon à permettie au mo eu c^e tourner dans les deux sens. Chaque porte-balai se compose e Pitiés distinctes en laiton: l’une, fixée directement à la carcasse, en^ s°igneusement isolée par interposition de mica , 1 autre, guidée P ' Première au moyen d’une glissière, est maintenue par trois &ouj L’est cette dernière qui porte les charbons ainsi que les ressorts a^ -sRRt sur les balais pour les faire appuyer sur le collecteur. La g issiere a Pour objet de permettre de rapprocher à volonté la seconde parti électeur, au fur et à mesure de l’usure des balais.
- Les paliers, en acier coulé, sont rapportés, fixés et centres là carcasse par l’intermédiaire de 4 vis goupillées. Ils sont munis e c°nssinets en bronze, garnis intérieurement d une légère épaisseur ce métal anti-friction. Le corps du palier est creux et présente deux Chambres distinctes munies d’une porte de visite située à la partie supe rieure ; des ouvertures pratiquées dans ces chambres débouc len ans les coussinets. .
- Dans la plus grande de ces deux chambres, on place de la laine oi e^ie!a imbibée d’huile; dans l’autre, on met de la graisse consistante, e e
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- 206 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- dernière ainsi que la laine sont directement en contact avec le tourill01)'
- Généralement, la laine suffît pour assurer un bon graissage; mais, pour une cause quelconque, un coussinet venait à s’échauffer par tiopi la graisse commencerait à fondre et contribuerait alors à produire a11 graissage supplémentaire. 1
- L’huile et la graisse ayant servi, après avoir été projetés par un chasse huile, tombent dans une troisième chambre ménagée dans le palier à sa partie inférieure; cette chambre est pourvue d’un déversoir et d’un trou de vidange.
- Les chasse-huile, fixés à chaud sur l’arbre, empêchent les projections d’huile ou de graisse sur le collecteur et sur les enroulements.
- Les câbles, partant des bornes du moteur, traversent la carcasse daus des trous garnis de tubulures en fibre, auxquelles sont fixés les tubes flexibles en acier qui entourent les câbles conducteurs.
- La transmission du mouvement du moteur s’effectue, par l‘interme' diaire d’un pignon en acier forgé dur à 23 dents claveté à l’extrémité de l’arbre, à une roue d’engrenage de 64 dents, en deux pièces assembleeS par 8 boulons.
- Lors des essais, ce moteur a fourni pendant une heure une puissance de 175 chevaux, sans que la température d’aucune de ses parties ait dépassé de 70° la température ambiante. Le fonctionnement était parfait même avec une surcharge de 60 0/0.
- Le rendement industriel, engrenage compris, est de 86 0/0.
- Le moteur complet pèse 2600 kg.
- Moteurs de la Société « la Française électrique ». — Deux moteurs blindés figuraient dans l’Exposition de cette Société. L’un d’eux est muni d’un réducteur de vitesse par engrenages taillés.
- Les moteurs de ce type [fig. 113) ont été établis pour des installations dans lesquelles on recherche, avec un poids et un encombrement réduits, un rendement élevé et une grande sûreté de fonctionnement.
- A cet effet, les carcasses inductrices sont en acier coulé de grande perméabilité magnétique, afin de permettre au moteur de supporter des surcharges que les carcasses en fonte ne permettent pas d’obtenir et aussi afin de réduire considérablement le poids du moteur.
- Les paliers ont des roulements à billes en acier chromé, ce qui a pour effet de diminuer les pertes par frottement, ainsi que l’usure des coussinets. L’arbre est en acier dur et les portées, rectifiées à la meule, assurent une interchangeabilité absolue.
- Les balais sont en charbon et le collecteur, largement établi, présente une surface de contact suffisamment grande pour éviter tout échauffe-ment dangereux.
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- MOTEURS A COURANT CONTINU
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- ^ondm°leUrS
- peuvent être fixés contre un mur ou suspendus à un
- Moteurs de la Société Gramme. — Parmi les moteurs .Vj0“,ane '“Mimi, exposés par celte Société, figurait un mote” Ua com. Pt'ssance de 25 chevaux sous 220 volts, spécialement desti "‘"Ode des turbines-essoreuses et autres machines analogue ' m induit moteur tétrapolaire, à excitation hypercompoun couple
- enroulé en tambour ; il peut développer au demarrag e chevaux sans production d’étincelles.
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- CHAPITRE II
- MOTEURS A COURANT ALTERNATIF
- Moteurs asynchrones polyphasés, système Westinghouse*
- Ces moteurs, à vitesse angulaire constante, se construisent pour toute* puissances. Ils sont de deux types : l’un, dit type C, a son induit e11 cage d’écureuil ; l’autre, dit type H, a un induit bobiné.
- Le premier de ces types se recommande par sa simplicité qui lui assure un fonctionnement parfait dans les plus dures conditions d’exploitati011 ’ le second, par ses remarquables qualités électriques.
- Dans le type C, chaque circuit du rotor est fermé sur des rési®^ tances convenables qui, au moment du démarrage, sont graduelleiue diminuées, le rotor étant mis en court circuit dès que la vitesge angulaire normale est atteinte.
- On sait que les résistances de démarrage ont pour effet de faire deve lopper au moteur un couple indépendant de la vitesse de rotation e*) simplement fonction de la tension aux bornes. Ce dispositif est utdlSe toutes les fois que le moteur doit démarrer sous charge sans emprunt01 au réseau un courant de trop grande intensité.
- Avec le moteur type H [fig. 114), la mise en route se fait doucement ^ graduellement, sans à-coups, jusqu’à obtention de la vitesse angulaire normale; la consommation de courant, au démarrage, est moindre qu’avec les induits en cage d’écureuil. Dans ces conditions, ce genre de moteur convient tout particulièrement pour les installations sur deg réseaux où il est nécessaire d’avoir une tension aussi régulière que p°s sible ou encore lorsque l’énergie est fournie par des génératrices de faitde puissance.
- Le principe de fonctionnement de ce moteur est le suivant : le statoù constituant le primaire du moteur, a ses enroulements reliés au circuit d’alimentation et donne naissance à un champ tournant qui induit deg courants dans les enroulements du secondaire ou rotor. L’action de cgS
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- MOTEURS A GOURANT ALTERNATIF
- jurants, circulant dans les enroulements primaire et secondaire, pro-uit la rotation du moteur. v
- Le stator [fig. 115) est constitué par un noyau feuilleté, en tôles d acier Lès doux, disposé à l’intérieur d’une carcasse annulaire. Ce nojau est j^Ri de rainures, parallèles à l’axe, dans lesquelles sont logés les enrou Clients destinés à produire le champ magnétique tournant. Ces eniou erfients sont en fil de cuivre soigneusement isolé et recouverts, après ^Rtage, d’une couche de vernis imperméable. Les bornes de prise de c°Rrant sont placées sur la partie supérieure de la carcasse.
- Fig. 114. — Moteur Westinghouse, type H, avec démarreur en bout d’arbre.
- Le rotor [fig- 116) comporte un noyau feuilleté, en forme d anneau ^Rté sur un croisillon en fonte fixé sur l’arbre. Les enroulements sont °§'és dans des rainures pratiquées sur la périphérie du noyau. Ces rai-^üres ont une forme telle que les conducteurs ne peuvent être arrachés
- s°Us l’action de la force centrifuge.
- Pour les moteurs jusqu’à 60 chevaux de puissance, l’appareil de démar-Lge est monté sur l’extrémité de l’arbre. Les résistances sont entièrement fonte et isolées au mica; elles sont enfermées dans une boîte cjlinéique clavetée sur l’arbre. Les extrémités de ces résistances présentent surface très lisse sur laquelle se déplace progressivement, dans la élection de l’axe, un contact composé de deux balais doubles. La ma-hoeuvre de ce contact glissant qui, dans son mouvement, met progres-sL'ement les résistances hors circuit, s’effectue à l’aide d une poignée L'Ornant folle et pouvant être tenue à la main. Ce dispositif, appliqué
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- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- aux moteurs de faible et de moyenne puissance, est moins encombiall( que l’emploi d’un appareil de démarrage séparé; de plus, ce mécanislîlC spécial ne nécessite pas le relevage des balais, car, une fois la imse
- Fig. 115. — Stator d'un moteur Westinghouse, type H.
- court circuit effectuée, ils sont entraînés par le mouvement de rotati011 des résistances, ce qui évite toute usure.
- Les moteurs d'une puissance supérieure à 60 chevaux ont leur appal’e^ de démarrage indépendant. Les trois enroulements du rotor sont reheb aux résistances par l’intermédiaire de bagues collectrices et de balalS’
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- La
- MOTEURS A COURANT ALTERNATIF
- 211
- l^1.^ en COlir£ circuit s’obtient au moyen d’un contact, glissant à ^ leur des bagues et qui peut être déplacé à l’aide d’une poignée. 131(31116 type de moteur se construit avec une carcasse établie pour paj. PUlsse le placer sous un angle quelconque. A cet effet, les joues j-^,rs Peuvent être boulonnées sur la carcasse dans huit positions eientes, laissant toujours les réservoirs d’huile dans une position aie‘ Le dispositif de mise en court circuit est pourvu de leviers ^ailt à relever les balais.
- j 4 s moteurs peuvent développer un couple égal à deux fois le couple niei t a pleine charge; ils peuvent donc supporter des surcharges mo-i ailees ou continues dans une certaine limite . En cas de surcharge très c Hante, il peut être calé momentanément sans être endommagé.
- Ce moteur d’induction, asynchrone et mono-
- 1 eillploi d’un condensateur ou d’un dispositif exteneu q
- Amarrage placé sur le stator. r , , des moteurs
- Sa construction ressemble, d’une façon generale, a
- Synchrones polyphasés ordinaires. i „ tôles
- U stator * le rotor ont des noyaux feuilletés constitues ^parées les unes des autres par du papier très mince.^ ièce
- ^roulements sont logées dans des rainures decoupees a Par des outils spéciaux. mais,
- Le rotor, ordinairement bobiné en triphasé, est muni de b e -
- P0111’les moteurs de faible puissance, il est en court circui . com_
- Le qui caractérise ce moteur est la construction du s a P0l'te deux enroulements, disposés comme es p iase _
- biphasé et dont les réactances sont rendues aussi di eren ^ ^
- Sl})ie, grâce à un dispositif qui sera indique p us om. parallèle.
- ^éiïiarrage, les deux enroulements du stator sonti mon e eugeg-
- L’an d’eux, phase principale ou de travail, est og ans t Amures ouvertes ; le flux auquel il donne naissance ne <Vner lieu à des dérivations, et le décalage du courant raPport à la tension appliquée, est, par conséquent, assez; m • ^ de
- traire, le second enroulement, utilisé seulement penda KbremGnt démarrage, ne comporte qu’un seul trou par po e’ décaiage du Hitouré de fer, ce qui a.pour effet de donner lieu a u
- c°lirant par rapport à la tension appliquée. , „ valeurs
- Lesdifîérences dans lesdérixations du flux et, P» ^ ma.
- (^e la self-induction des enroulements, ont pour e e , l'inten-
- se différente, par rapport à la force électromotrice applique -d »<=, courants circulant dans chacun des deux enrouleme
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- 21 i APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- tante géométrique de ces deux courants produit un flux tournant su^*1 sant pour faire tourner le rotor du moteur.
- 1 t rif
- Au démarrage, les moteurs Heyland peuvent fournir un couple ^ même valeur que celui qui correspond à la marche en régime nornu • A ce moment, la somme des intensités de courant consommé dans deux phases ne dépasse pas le double de l’intensité normale à pleine charge, lorsque la fréquence ne dépasse pas 60 périodes par second' Entre 60 et 100 périodes par seconde, la somme des intensités ath*1 deux fois et demie la valeur normale. Lorsque le moteur démarre vide, l’intensité du courant ne dépasse pas la valeur normale si la 1 , quence n’est pas supérieure à 60 périodes par seconde et atteint une f0l~ et demie cette valeur pour les fréquences comprises entre 60 et 100 Pe riodes.
- Le rhéostat de démarrage utilisé avec les moteurs Heyland est type ordinaire en ce qui concerne l’insertion des résistances dans rotor; mais il comporte en plus un dispositif, commandé par la manet^’ qui interrompt automatiquement le circuit de la phase auxiliaire lors°la^ la vitesse angulaire du moteur est suffisante. La position de rupture la phase auxiliaire est d’ailleurs réglable suivant les conditions parti011
- rte
- lières dans lesquelles doit sieffectuer le démarrage.
- Lorsque le moteur ne doit démarrer qu’à vide, le rhéostat conip01^ une résistance auxiliaire intercalée, au moment du démarrage, dans circuit de la phase principale. Cette résistance permet de diminue1 valeur de l’intensité totale du courant en la réduisant à la valeur stric^ ment nécessaire. Cette résistance auxiliaire est mise automatiqueiRe en court circuit par la simple manœuvre de la manette du rhéostat démarrage, aussitôt la phase auxiliaire mise hors circuit. ^
- Dans les moteurs ayant leur rotor en court circuit, le rhéostat remplacé par un simple interrupteur pouvant prendre deux position^ • l'une, correspondant au démarrage, groupe en parallèle les deux enr°11 lements du stator; l’autre, qui n’est utilisée qu’au moment où le motellI> a pris sa vitesse angulaire normale, met hors circuit la phase auxiÜaire et laisse en circuit la phase de travail.
- Ja
- Moteurs triphasés de la Société A. E. G., Union électrique °. Bruxelles. — Cette Société exposait divers types de ses moteurs, parIîl1 lesquels troismoteurs triphasés dont le premier a un rotor encourt ciro^] le deuxième un rotor à circuits d'induit étage's, et le troisième un rotor bagues pour démarrage avec rhéostat. Leurs puissances respectives soR^ de 25, 10 et 30 chevaux, sous une tension de 500, 215 et 215 volts coR1 posés, à la fréquence de 50 périodes par seconde. L’enroulement ^R rotor en court circuit est constitué par des barres en cuivre nu, log®eS
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- MOTEURS A COURANT ALTERNATIF
- darisles rainures d’une couronne feuilletée ; ces barres aboutisse ’ es faces latérales, à deux anneaux, de façon à constituer une ca ***. Le rotor du moteur à circuits d’induit étagés avec mise en co ?**it automatique, comporte deux enroulements distincts . * .
- erRent principal et un enroulement formé de conducteurs en_ _ d,un
- a ^ise en court circuit est obtenue automatiquemen au y _
- dlspositif qui, sous l’action de la force centrifuge, suPP™e aleur ment résistant ennickeline dèsque la vitesse du moteur a ei infé_
- ^terminée et le remet en circuit quand la vitesse angu al^e dont
- >e à celte valeur. Le rotor à bagues a un enroulement tpla- ^ les extrémités aboutissent à trois bagues munies de ba aïs q _ relier à des résistances ;lors du démarrage, ces résistâmes s ïRées graduellement jusqu’à ce que le moteur ait at ein sa\ balais
- W normale ; un dispositif spécial permet alors de ^
- «Ue mettre en même temps le rotor en court circuit, sans p
- d étincelles. rue car cour-
- ^ signaler aussi un moleur triphasé spécial pour a aqu. ,
- ^ de méüers à tisse, Ce moteur est £!d.
- duRe cheville et tend la courroie par son propre poids- i ^
- du moteur produirait une tension trop forte, le mo eur e ^
- Point diamétralement opposé à la cheville, entre deux resso _ !Pou
- rale qui permettent d’obtenir la tension désirée par e simp ‘ p&peut desserrage d’un écrou. Ce moteur se place sur e so , être fixé contre un plafond avec courroie descendante. , de
- La Société Union exposait également un transformate ^ kilovolts-ampères, à bain d huile, avec rappor court
- friable, pouvant servir de démarreur pour les moteurs a i oteur9
- treuil. Ce mode de démarrage convient particulieremen Motionnant des pompes centrifuges d’épuisement.
- Moteur triphasé asynchrone de la Société Parisienne^^ trique. — Le moteur exposé a une puissance de 2 chevaux antg
- arigulaire de 1 410 t : m ; il est établi pour être alimente par e biphasés à 110 volts et 50 périodes. rmi les
- Les noyaux du stator et du rotor sont femlletes, e es he_
- constituent sont isolées les unes des autres par du pap miné
- Les tôles du stator sont placées entre deux joues ^ ^ au tenues, par des clavettes circulaires, sur une carcasse ^ mm de
- stator est muni de 24 encoches a moitié fermées, y hage
- Profondeur et 9 mm de largeur, soit 2 encoches par po e t
- Lenroulement comporte 26 conducteurs, en fil de 1,5mm de diamètre,
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- 21 i
- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- guipé avec du coton ; un tube en carton comprimé entoure les cond0C teurs. Les trois phases du stator sont montées en étoile.
- L’entrefer est de 0,5 mm .
- 1 . rie
- Le noyau du rotor est claveté directement sur l’arbre ; les disques tôle qui les constituent sont maintenus par deux plateaux en aClG1 L’enroulement est en court circuit.
- La Société Parisienne construit des moteurs asynchrones de toide" puissances avec induit bobiné et bagues de démarrage ou avec enroule ment en court-circuit.
- Moteurs asynchrones de la Société Gramme. — Ces moteurs,8 vitesse sensiblement constante, ont tous leurs organes facilement accès sibles et démontables.
- L’induit ou rotor est bobiné et muni de bagues collectrices perfl1 tant d’effectuer le démarrage sous pleine charge avec un couple dépaS sant le couple normal. Lorsque le moteur a atteint sa vitesse de régi016’ un dispositif spécial sert à mettre l’induit en court circuit et à soulever les balais.
- Ces moteurs sont normalement établis pour fonctionner sous une sion de 110 à 120 volts. Ils peuvent momentanément supporter surcharge de 50 0/0 sans aucun inconvénient.
- Ils se construisent pour être alimentés avec du courant alterna
- teii'
- uRe
- tif
- iif
- simple ou avec des courants triphasés. Les divers types à courant alterna simples ont des puissances comprises entre 0,2o et 46 chevaux ; ceux a courants triphasés, de 0,1 à 170 chevaux.
- Parmi les modèles exposés figurait un moteur à courant alternat^ simple, étudié pour son application à la traction électrique et à di$e rents appareils de levage.
- Ce moteur développe une puissance de 30 chevaux et tourne normal6 ment à la vitesse angulaire de 950 t : m ; il peut supporter une surcharge dépassant 50 0/0 sans production d’étincelles nuisibles au collecteur-couple de démarrage atteint trois fois la valeur du couple normal avec une intensité de courant double. Le facteur de puissance, sous chargé est voisin de l’unité, grâce à une disposition spéciale de l’inducteur q0 1 permet de compenser presque exactement la réaction d’induit.
- Ce type de moteur convient particulièrement pour la traction éleC' trique des tramways et pour actionner les grues, monte-charge^ ascenseurs, etc., applications pour lesquelles il est indispensable que Ie moteur possède un couple de démarrage élevé, la constance de la vitesse angulaire n’étant pas nécessaire.
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- MOTEURS A GOURANT ALTERNATIF
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- Moteur à courants alternatifs triphasés, à vitess _ _. ^ — Ce Société alsacienne de constructions mécaniques {jes COu-
- m°teur est à collecteur et a été établi pour e r^.1™eg sec0nde.
- lailts triphasés à 110 volts, à la fréquence e P vitesse angulaire Sa puissance normale est de 20 à 23 chevaux, et sa
- u°rmale à vide est de 1000 tours par minute. _écial ser-
- Ge moteur fonctionne en combinaison avec un survol te u .p ^ant à faire varier sa vitesse angulaiie.
- Fig. 117. — Coupe du moteur triphasé à vitesse variable.
- sfato ^UFe donne la coupe de ce moteur, dont l’inducteur fixe ou rond C°mPor^e ® poi^s avec noyau feuilleté, maintenu par une carcasse 6n ^°n^e dune seule pièce, munie de deux fortes nervures et ^jee afin de permettre une bonne ventilation. c{i GS tÔles consiltuant le noyau, en forme de disques annulaires, sont a f q^eS 611 ^eux Pac[uets séparés par des intervalles de 10 mm destinés jgQ 1^er ^a ventilation. L épaisseur totale, dans le sens de l’axe, est de tôleIïlrn' C^iadue ^ace de ce noyau feuilleté, on a appliqué deux fortes ]a S ^ mm d épaisseur destinées à maintenir l’ensemble, fixé à de Cf.rcasse au m°yen de boulons transversaux. La carcasse a 60 cm Port lam^re extérieur et 448 mm de longueur axiale. Deux croisillons Patf6 ^a^6rs SOrd asseiublés et boulonnés sur la carcasse; deux larges es, venues de fonte, supportent l’ensemble du moteur, noyau feuilleté du stator est muni d’encoches à moitié fermées
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- 216 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- dans lesquelles sont logés les conducteurs fixes du système inducte111 développant un champ tournant.
- Le diamètre d’alésage du stator est de 520 mm, et l’entrefer le séparai de l’induit est de 0,75 mm.
- L’induit ou rotor a un noyau formé de deux paquets de tôles, en fort116 de disques, séparés par un canal de ventilation de 10 mm de largeur solidement maintenus entre deux plaques de tôle de 10 mm d’épaisseur Ce noyau est clavelé sur l’arbre et est fortement serré entre un épaule ment de celui-ci et un écrou vissé sur la partie filetée.
- L’épaisseur du noyau du rotor, dans le sens de l’axe, est de 150 U1*11 comme pour le noyau du stator; son diamètre étant de 518,5 mua, la vitesse périphérique est de 27 m par seconde, lorsque la vitesse angu laire est celle du synchronisme.
- L’enroulement du rotor est bobiné en tambour ; les conducteur induits sont logés dans des encoches.
- Le collecteur, auquel aboutissent les conducteurs induits, a 250 mua de diamètre et 235 mm de longueur axiale. Il est formé de lames en cubre dur étiré, isolées au mica et assemblées par deux cônes, isolés à la micanite, sur un manchon en bronze claveté sur l’arbre. La vitesse périphérique du collecteur, lorsque la vitesse angulaire est celle du synchronisme, c’est-à-dire 1 000 t : m, est de 13 m par seconde.
- Ce moteur comporte trois rangées de balais calées à 120° l’une de l’aütre; chaque rangée se compose de trois balais en charbon.
- Les paliers en bronze ont respectivement 165 mm et 160 mm de loU' gueur, et le graissage se fait à l’aide de bagues.
- Les extrémités des différents enroulements de ce moteur aboutissent à des bornes placées à la partie supérieure de la carcasse, afin que 1 011 puisse facilement réaliser toutes les combinaisons voulues.
- Le survolteur, servant à régler la vitesse angulaire du moteur, perro^ de faire varier la tension depuis 25 jusqu’à 195 volts, la différence de potentiel aux bornes du réseau étant de 110 volts et l’intensité du cou-rant par phase de 70 ampères.s
- Ce survolteur est construit de la même manière qu’un moteur d’in' duction. Le stator constitue l’inducteur, et le rotor, l’induit. On peU^ faire tourner ce dernier, dans un sens ou dans l’autre, à l’aide d’un volant de manœuvre commandant une vis sans fin. Quant au stator, ileS^ relié directement au réseau triphasé sans l’intermédiaire de transfof' mateurs.
- Les stators du moteur et du survolteur sont montés en parallèle sur le réseau de distribution. Les enroulements induits des rotors des deux machines peuvent être reliés entre eux de manière à ce que les forces électromotrices développées soient en opposition ou en série.
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- MOTEURS À GOURANT ALTERNATIF
- les deux cas, on règle la vitesse angulaire en fa*sa à ^0°
- différence de potentiel entre les trois balais du mo eur, c ,
- >'“> -le l'autre et appuyant sur te collecteur. Cette J‘ence de potentiel est obtenue par déplacement c u vo a
- fauche. . 1
- Lorsque les forces électromotrices développées sont e" “j; ‘°“e’sl“
- «lesse angulaire maximum du moteur est cel e u sï“g ^ ^ ff -'-lire de 1 000 tours par minute pour un moteur a p > , les
- Jc » périodes par seconde; la vitesse angu augmentent de
- 0rces contre-électromotrices produites par
- Valeur. , . 1 t à-
- Quand les forces électromotrices développées SOnt ^ beau-
- dlre qu'elles s’ajoutent, la vitesse an^ulmr®^aX1^mest fautant plus C0UP la vitesse angulaire de synchronis , ^ surVolteur et
- grande que les forces électromotrices deve opp - _ valeur plus
- Routées en série à celles du rotor du moteur on
- Le moteur ,ui vient d'Mre décrit peut Moteur à répulsion lorsqu’il est alimente pa à courant
- si^ple. 11 présente alors tous les avantages du motem- ^ yide ^
- continu : grand couple de démarrage, vitesse angulai^ ^
- Variation de vitesse angulaire avec la char0e. L Production d’étincelles nuisibles au collecteur.
- Moteur à répulsion compensé, système Th. ’ _Dansie
- *iétè alsacienne de constructions mécaniques àeBelto^^ en
- Moteur à répulsion ordinaire, la composante u c 1 d’induc-
- duadrature avec le champ primaire n’exerce aucun c • comme le
- lion par rapport au circuit primaire et agit, pai conseq
- ff^ait une self-induction. . , ,, T, r ehmann et
- Le moteur à répulsion compensé, imagine pai • . le qux
- instruit par la Société alsacienne, est caractérisé par partielle-
- Lansversal, en quadrature avec le champ primai , fermant
- ment amorti dans le stator. Ce résultat ^ f sur
- Progressivement l’enroulement primaire, da s
- uRe bobine de self réglable. , . , ^Amdsion com-
- La figure 118 donne le schéma d'un ,^“ement primaire W,
- Pensé dans le stator. Les deux points CC _ reliés à une bo.
- en quadrature avec les bornes d’alimentation ,
- bine de self réglable L. induit de dynamo à cou-
- L’enroule ment du rotor A est analogu entres et du
- rant continu, par suite de la distribution symétrique des spires
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- 218 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- collecteur K auquel sont reliées les différentes sections de cet enr°11 lement.
- Deux balais, mis en court circuit, appuient sur le collecteur et sont décalés d’un certain angle par rapport à la direction du champ P11 maire.
- Dans ce moteur, le courant d’alimentation et le couple varient en i’al son inverse de la valeur de la self L et diminuent, en outre, à mesme
- que la vitesse angulaire du moten1 augmente. Le décalage du coura11^ d’alimentation décroît constamment à partir du démarrage, s’annule auX environs du synchronisme et chan»e de sens lorsque la vitesse angulaire augmente au-delà du synchronisme-
- Fig. 118. — Schéma du moteur à répulsion compensé.
- Une disposition spéciale, permettant d’annuler la tension sous les balais et d’assurer ainsi une commutation parfaite, quelle que soit la
- valeur de la vitesse angulaire, a été appliquée au moteur exposé. Ce dis-positif consiste à influencer automatiquement ou à la main, le flux traversant les dents du stator situées dans la ligne des balais, et cela en faisant varier la valeur de la réluctance magnétique de ces dents. Dans le cas actuel [fig. 119), la caractéristique de la dent Z est réglée par une variation de l’entrefer compris entre la pièce A et la dent Z. Grâce à ce dispositif, on annule la tension statique sous les balais, en lui opposant une tension dynamique égale et de sens contraire.
- D’après les essais auxquels ce type de moteur a été soumis, on a pu constater qu’au démarrage on obtient un couple normal avec un cou-
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- 219
- MOTEURS A COURANT ALTERNATIF
- ranl d’alimentation avant l’intensité normale. Avec une int®^s^ la
- k couple de démarrage a «ne valeur quatre fo» PlM du
- "ormale. Enfin, aux environs du "mut t rtrverse-
- courant d’alimentation est pratiquement nul. rôle respectif
- ment de sens de marche du moteur en intervertissait marrer avec
- bornes CC et des bornes EE. Le moteur peu »"ss en rame_
- ^ couple quelconque par un simple 1 * ive’ à mesure
- llaRt progressivement ces derniers a leur p
- lue la vitesse angulaire augmente. „iiesse angulaire du moteur
- Enfin, on peut maintenir constante la _ de cette dernière
- s°it à la vitesse de synchronisme,.soit a un . nalais • mais,
- ** mettant l'induit en court circuit et en soulevant les balais,
- dans ces conditions, le moteur n est plus compen"
- Moteurs de la Compagnie internationale^d’eleoteimte de L
- Indépendamment d’un certain nom re ^ Compagnie présen-
- P°nr actionner différentes machines expostes, ce système Meller.
- ait un nouveau type de moteur triphasé à vitesse variame ^ ^ ^ ^ ^ Ce moteur permet de réaliser trois vitesses an„u a indépendante
- 1 5001 : rn, sans l'emploi d’aucun rhéostat. Sa pmssan P
- ^ la vitesse et, par suite, le couple de dém-r^
- vivant que le moteur doit fonctionner a u . d’obtenir un
- le tiers de la vitesse maximum. En outre, ce mo eur p^ immédiatement rendement et un facteur de puissance cons an s. nTnmande des ma-'intérêt que présente un moteur de ce genre pour 1. comma chines-outils, des trains de laminoir, des machmes d exhacüon,
- Moteur pauoltrone, système J; Ho=<* 1
- Les moteurs à courants alternatifs faire varier
- fions permettant, d’une façon plus ou moins pra îqu
- El vitesse et de les faire démarrer. mais son emploi a
- Seul le moteur à collecteur réalise ^^èien’ts, dont le principal
- ^jusqu à présent retardé par divers mw..... a*t la production d’étincelles nombreuses au collecteur.
- Lo moteur exposé diffère essentiellement des moteurs du même type PaT son double enroulement du stator, son induit à enroulements frac-unes et son système de balais réunis au transformateur pare-étincelles. e double enroulement du stator a pour but :
- 1 De maintenir un décalage invariable au champ inducteur par rap-P°rt au champ induit ;
- ^ De renforcer l’intensité du champ inducteur lorsque la vitesse augmente.
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- 220
- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Le moteur est en quelque sorte compoundé.
- L’induit, enroulé en tambour, comporte trois enroulements, absO' lument isolés et indépendants, ainsi que les trois séries de toucheS’ qui leur correspondent au collecteur.
- Les balais sont disposés de telle sorte qu’au moment de la com®ula' tion, ils introduisent dans la spire commutée une force électromotrice égale et de sens contraire à celle qui donnerait naissance à l’étinceHe-Cette force électromotrice est fournie par le transformateur pare' étincelles, relié aux balais.
- La puissance du moteur est sensiblement constante à toutes leS vitesses ; le couple moteur est excessivement élevé au démarrage ^ s’abaisse ensuite quand la vitesse augmente.
- Le point capital est le rendement élevé que l’on obtient pour des vitesses très différentes. Il est clair qu’on peut, sans affecter le rende' ment du moteur, faire varier sa vitesse du simple au quadruple, en paS" sant par toutes les vitesses intermédiaires.
- Les courbes d’intensité montrent qu’au démarrage à vide le courant absorbé est presque nul, point capital dans les installations de force motrice par courants alternatifs.
- Enfin, même en charge, le courant absorbé au démarrage est très inférieur au courant qu'absorberait un moteur à courant continu, muni de ses rhéostats de démarrage.
- Toutes les manœuvres se font sans le plus petit crachement aux balalS’ dont l’usure extrêmement lente a été vérifiée après un fonctionnement très prolongé du moteur. Ce moteur convient surtout à la traction électrique des trains, pour laquelle il a été spécialement étudié. Il présente entre autres avantages la récupération, pendant le freinage et dans leS descentes, quelle que soit la vitesse du train.
- En résumé, le rendement élevé, à toutes les vitesses, l’absorptiou presque nulle de courant au démarrage et la suppression des étincelles aux balais placent ce moteur parmi ceux qui conviennent le mieux pouf la traction.
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- CHAPITRE Ul
- applications des moteurs électriques
- Nombreuses étaient les applications des moteuis électiiques _P sition de Liège. Il serait difficile de les décrire toutes, e, no ^ornerons à indiquer les principales, surtout celles qui presen ^positifs nouveaux.
- Pont roulant des Ateliers du Titan Anversois et de la Soc’’ ’
- A. E. G., Union électrique de Bruxelles, - Ce pont roulant, msta ^ dès le 12 janvier 1905 dans la Halle des machines, a îen u s ^ services pour le montage. D’une portée de 24,130 m, il estmT „ '
- crochets : l’un, à faible vitesse, pour les charges allant jusqu a 30 Emues; et l’autre, à grande vitesse, pour des charges e o
- ef au dessous. ^ A rpitan
- La charpente de ce pont a été construite par les ate îers
- Anversois ; les longerons sont établis avec des poutre» en rei rails boulonnés. Une solide passerelle, en tôles perforées, con renforcer latéralement les longerons. L’ensemble es su ^ ajouré pour ne pas intercepter la lumière venant du haut, a ca commande est suspendue sous l’un des longerons, pour per mécanicien de suivre tous les mouvements delà chaige.
- Le mouvement de translation du pont est assuré pai un ' ,
- ^5 chevaux installé au milieu du pont et commandant es ga e ^ ^
- ment au moyen d’un arbre de transmission terminé, à c aCT* nnnrvu extrémités, par un pignon denté. Le dispositif de trans a io d’un frein à pédale, commandé de la cabine du mécanicien , c met d’arrêter le pont exactement à l’endroit voulu. •„
- Les mouvements de levage des crochets sont comman es P sans fin à plusieurs entrées, dont l’arbre est relié au mo accouplement élastique. La roue hélicoïdale sur laque e a0
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- 222 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- fin est en bronze phosphoreux avec moyeu en acier coulé ; elle estplacee’ ainsi que la vis sans fin, dans un bain d’huile contenu dans une boîte eu fonte. Ce dispositif de levée est pourvu d’un frein mécanique automa tique. Chaque crochet est commandé par fin treuil spécial. Les câbles du premier crochet viennent s’enrouler sur deux tambours à rainures, avec filets respectivement à droite et à gauche. Un troisième tamboui reçoit le câble du second crochet servant aux faibles charges. Les crochets sont montés dans des coussinets à billes et chaque treuil est entraîné par un moteur de 26 chevaux.
- Les moteurs, de construction analogue à celle des moteurs tramways, ont été construits par la Société A. E. G. de Berlin.
- Le point caractéristique de l’équipement électrique de ce pont roulant est l’emploi de la commande universelle des coupleurs qui agissent p°lU la translation du pont et pour celle du chariot. Les deux coupleurs sont réunis par un dispositif mécanique avec engrenages et sont commandes par un seul levier se déplaçant de droite à gauche et de haut en bas.
- La vitesse de translation du pont est de 2,08 m par seconde. Celle du chariot, commandé par un moteur de 8 chevaux, est de 0,50m par seconde.
- La vitesse de levage du grand crochet est de 0,10m par seconde, et celle du petit crochet de 0,40 m par seconde.
- Pont roulant de la Société anonyme John Cockerill de Seraing (Belgique). — Ce pont roulant, établi pour porter une charge de 30 tonnes, ne comporte qu’un seul crochet, monté sur billes, dont la vitesse de levée est de 5,20 m par minute pour les charges inférieures a 15 tonnes et de 2,25 m pour celles dépassant 15 tonnes.
- La charpente, constituée par des poutres en treillis assemblées par des passerelles, a une portée de 24,13 m ; la plateforme est formée de tôles perforées.
- Le chariot est en tôles profilées et est solidement entretoisé; il porte deux tambours à rainures sur lesquels le câble, en fils d’acier très fins et extra-flexibles, s’enroule en se pliant toujours dans le même sens. Les deux tambours sont commandés par un arbre intermédiaire qu’entraîne, par l’intermédiaire d’une vis sans fin, un moteur de 27 chevaux. Deux embrayages, commandés par une poignée que manœuvre le mécanicien lorsque le chariot est à fond de course, permettent de donner au crochet le mouvement de grande vitesse ou de petite vitesse correspondant aux faibles ou aux fortes charges.
- Le mécanisme de levage comporte deux freins : un frein électromagnétique et un frein de descente.
- Le mouvement de translation du chariot, à la vitesse de 17,50m par
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- APPLICATIONS DES MOTEURS ÉLECTRIQUES minute est assuré par un moteur de 10 chevaux. L entiaînem J ^Rit par une vis sans fin agissant sur une roue à dentuie ie ico Paiements sont à billes. , ,
- Le mouvement de translation du pont s effectue a _ j nt 40 mètres par minute, au moyen d’un moteur de 27 chevaux commandant
- ^galets de roulement à l'aide d’engrenages droits. ^ ^
- Les trois moteurs électriques a courant . ’ • i ae
- ^'ie.sont du type cuirassé; leur vitesse angula.re normal es. de «X>t:msous.une tension de 440 volts. Les organes de commande^ installés dans une cabine en treillis d’où le mécanicien peu surveiller toutes les manœuvres.
- ^ont roulant Frédérix-Pieper. — Ce pont roulant m*démon. des machines à été largement utilisé lors du mon ag )4age des machiné» exposées. fi„ N0rd
- La charpente du pont a été établie par la Société ano y _ . ’
- ancienne maison Vve Frédérix, de Liège, et 1 équipemen
- la Compagnie internationale d’électricité de a été caiculé et
- Ce pont roulant, installé pour une portée de - \ . énagé
- construit pour une portée de 26 m; à cet effet, un J011^ . Penlève-
- dans le voisinage de chacune des extrémités peime au , remplacent de la rivure, le démontage des pièces extrômes^t ^
- cernent par d’autres ayant les dimensions e
- atteindre la portée totale. le pont
- L’ensemble du pont roulant pèse 36 tonnes, on „nriStitue un et 8 pour le chariot. Avec une charge de 30 tonnes, ce a ^
- ensemble de 66 tonnes se déplaçant à une vitesse ceo m P exclu-n bâti du chariot est en acier coulé et l’élément de levage est vivement constitué par du câble flexible en aciei fon u. p;ntermé-
- Les moteurs électriques commandent les mécanismes pa diaire de vis sans fin. , utl m0_
- Pour la translation du pont, chaque caisson estactmnncp _ ^ tenr indépendant, et les deux moteurs de translation p le cas;
- ensemble par l’arbre de transmission, comme c est ori mai ils ont chacun une puissance de 11 chevaux. ^ 3Q tonnes
- Un moteur de 23 chevaux commande la levee de gAD.flipment de
- a la vitesse de 2,50 m par minute; un second mo eur, d
- 25 chevaux, commande la levée de la charge de 6 tonnes, à la Nitess
- U mètres par minute. . , , • t effectuant à une
- Enfin, le mouvement de translation du chan , ^ ? chevaux.
- vitesse de 30m par minute est commandé par un m g1enrouie par
- Le câble spécial, extra-flexible, qui supporte la c » ’
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- 224
- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- ses deux extrémités sur un même tambour après avoir passé sur lesp011' lies de la chape et sur les poulies de renvoi fixées au châssis. La chape porte un crochet qui tourne sur billes.
- Le tambour d'enroulement est monté sur un arbre dont les extrém1' tés reposent sur deux paliers à couvercle placés sur les parties supé' rieures des longerons, ce qui permet un entretien facile et un démontage rapide. L’enroulement du câble se fait de telle sorte que la chape et Ie crochet remontent absolument en ligne verticale et sans le moindre piv0' tement, avantage très appréciable pour certains travaux tels que la m»' nœuvre des cubilots dans les fonderies.
- Le moteur de la grosse levée, le tambour est commandé par l’interine
- diaire d’un mécanisme à vis sans fin et de deux trains d'engrenages,
- le
- tambour étant muni d’une roue dentée à chacune de ses extrémités. La liaison entre la vis sans fin et l’arbre du moteur est faite au moyen dul1 accouplement rigide en forme de poulie, sur lequel vient agir un frel11 électromagnétique à double sabot.
- Pour faire descendre la charge, on fait fonctionner le moteur comme génératrice sur des résistances de valeur variable ; d’autre part, le frel!1 électromagnétique qui, au repos, est maintenu serré contre un contré' poids qu’un électro-aimant soulève au moment de la mise en marche, se desserre et permet à la charge de descendre.
- La translation du chariot est obtenue par un mouvement de vis sans fin et un train d’engrenages.
- Les cinq moteurs électriques que comporte ce pont roulant sont éta.' blis pour être alimentés par du courant continu à 440 volts. Ceux fiul sont affectés à la levée de la charge et à la translation du chariot sont a enroulement série ; les deux moteurs de translation du pont ont nn enroulement compound. Ils sont hermétiquement fermés et une ponte étanche permet l’accès facile des balais.
- La commande et le réglage des différents moteurs sont assurés par quatre coupleurs attaqués par des leviers verticaux. Ces appareils sont très robustes et comportent un puissant souffleur magnétique.
- Pont roulant Delattre-Westinghouse.— La Société anonyme WeS' tinghouse et MM. Delattre et Cie, de Ferrière-la-Grande, ont exposé en commun un pont roulant pouvant porter 12 tonnes, du type qu’ils ont déjà construit pour différentes usines métallurgiques.
- Le pont roulant exposé a desservi une des halles des machines à l’EX' position.
- Les principales données sont les suivantes :
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- applications des MOTEURS ÉLECTRIQUES 225
- 14-,230 m
- -- VIVI ^OlH. . , .........».............. -
- Charge maximum au crochet...................... ^
- Hauteur totale de levée du crochet............... C m
- Vitesse de levage par minute avec la charge maxi-
- & 1 6,00 m
- ............................................. ’
- Parcours maximum transversal du chariot........ ^f1
- Poids total du chariot complet sans la charge.... ^ 0
- Vitesse de translation du chariot par minute... f1
- Poids total du pont, y compris la charge maximum. 3* ^
- Vitesse de translation du pont par minute...... ^ nl
- Écartement d’axe en axe des roues du pont,.....
- jp s .
- hougg^^6111611^ ^ec^riclue de ce pont roulant est du système Westing-
- Tl 1
- ^ hne comporte, pour le levage, un moteur type tramway n° 69 B. r0ll, PUlssance de 30 chevaux à la vitesse angulaire de 530 t : m envi-et Un^111 ^rans^a^on du chariot et du pont, un moteur de 2 chevaux l'ern^ e chevaux, tous deux à excitation en série et à carcasse
- com ^ICas mouvements du pont sont absolument indépendants; ils sont Pont n es a Pardic de la cabine, suspendue à l’une des extrémités du par p-aU moVen de trois coupleurs, du type dit à collecteur, actionnés 1^erniédiaire de bielles et de leviers placés immédiatement sous la u mécanicien chargé de la manœuvre. cha Mouvements de levage et de translation du pont sont pourvus P°id ^ ^ Un électromagnétique à lame, actionné par un contre-^'ai'breC°nVena^emen^ s aPphquant sur une poulie disposée sur
- ^hu1*6 mo^eur ^L1 opposé au pignon. Le contrepoids est main-^hian8011^6^ SU^6’ ^re^n se trouve desserré, par un électro-
- Cesse 1 eiîlkrochc en série dans le circuit du moteur. Dès que le courant le c 6 Passer dans le moteur, par suite d’une manœuvre effectuée sur le fr U^* 6Ur 0U Pour toute autre cause, le contrepoids retombe et serre ihte ^race a ce dispositif, la charge soulevée, en cas d’interruption ^Hpestive du courant, reste soulevée et tout dévirage est évité. sûr t ^SP0S^^ de levage est en outre pourvu d’un frein mécanique de la ® é monté sur un arbre intermédiaire et ayant pour effet d’empêcher élp ^ar^e maxlmum d’entraîner le moteur, lors de la descente, le frein ^ r°magnétique étant même desserré.
- arrêt produit par l’action automatique de ces divers freins est extrê-ttient rapide et précis.
- Pla ^uipement électrique du pont roulant est complété par un tableau, an 06 ^.ans ^a cahdie, portant les différents instruments de mesure et les Pareils de marche et de sécurité.
- es moteuis du pont roulant fonctionnent avec du courant continu
- 15
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- 226 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- sous 250 volts qui a été fourni soit par le tableau de distribution de la section française, soit par un petit groupe convertisseur Westing'h°use d’une puissance de 30 chevaux et permettant de transformer le courait continu à 440 volts fourni par le Comité Belge.
- Pont roulant des ateliers Stuckenholz de Wetter sur Ru^r (Allemagne). — Ce pont roulant, installé dans la Halle des machines de l’Exposition, a été utilisé pour la manutention des diverses machines exposées.
- Fig. 120. — Pont roulant Stuckenholz.
- Il peut porter 30 tonnes et comporte un appareil de levage auxilialie de 5 tonnes monté sur le même chariot. Sa portée est de 24,15 m.
- La charpente de ce pont roulant est constituée par deux poutres pmi' cipales à membrure inférieure parabolique portant la plateforme, leS galets de roulement et le chariot. Une balustrade entoure la plat6' forme.
- L’équipement électrique aété fourni par la Société Siemens-Schuckcrt-Il comporte quatre moteurs électriques, dont trois sur le chariot. Le moteur de translation M, [fig. 120) est disposé sur la plateforme, à peU près au milieu de la portée, afin d’équilibrer les efforts de torsion s’exef' çant sur l’arbre horizontal de transmission qui attaque les galets à cha' cune des extrémités du pont. Les pignons d’engrenages entraînant leS galets sont en cuir vert et les paliers sont munis de coussinets eh bronz0 à longue portée. Afin que le démarrage s’effectue sans secousses, Ie moteur est monté sur une suspension élastique. :
- L’arbre de transmission porte un frein, actionné par un électro-aimant,
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- qui
- APPLICATIONS DES MOTEURS ÉLECTRIQUES 227
- Produit l’arrêt du pont presque instantanément à 1 endroit voulu, Ussitôt que le courant vient à être interrompu.
- ^ u moteur a une puissance de 30 kilowatts ; sa vitesse angulaire, e ^m environ, imprime au pont roulant une vitesse de translation, a ^Ue charge, de 100 m par minute.
- Le chariot ( fig. 121) a deux tambours de levage actionnés chacun par un Voleur. Chaque crochet, d’un type proportionné aux chaiges à sou e\ei,
- Fig. 121. — Chariot du pont roulant Stuckenholz.
- est monté à. billes sur son attache et est suspendu a un ca*’le „0rges
- 'toisé qui s’enroule sur le tambour. Les tambours portentjeaxje
- ayant le même pas, mais dirigées l'une a gauc e, au r® ® ^ gorges, le
- bto suite de l'enroulement simultané des deux brin .
- crtohet n’éprouve aucun déplacement dans le sens horizontal fi le chariot ne se déplace pas lui-même ^ le lambour par
- moteur de levage principal M3, de 30 , d QPiinnné par un
- Uûc série d’engrenages cylindriques. Un frem . an ?U • Lors de la
- ‘üectro-aimant, est placé sur le premier arbre
- ^oente de la charge, ce moteur fonctionne en generattme a laire de ""cçs île démarrage, de manière à former frein. La
- moteur est de 400 t:m environ. no 1™ comme le précédé moteur secondaire M 3, d’une puissance e . bour par l’in-
- dtot et ayant même vitesse angulaire, attaque le petit tambou P ^rmédiaire d'une roue dentée et d’une vis sans fin, enfermees dans
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- 228 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- bain d’huile. L’effort de butée est supporté par une couronne de billeS' L’axe du moteur et celui de la vis sans fin sont reliés par un manch°a d’accouplement élastique; l’axe de la vis sans fin est muni d’un freiR c bande.
- Avec une charge de 5 tonnes, la vitesse de levage est de 25 m Pal
- minute et, pour une charge de 30 tonnes, de 4,35 m par minute.
- Le mouvement de translation du chariot est obtenu par un mot<?111
- M, de 8 kilowatts. La transmission du mouvement du moteur s’effe<duC 4 -La
- par l’intermédiaire d’engrenages droits avec interposition d’un frein-
- vitesse de translation est de 50 m par minute.
- La cabine du mécanicien est suspendue sous la charpente à 1 une *- ^
- extrémités du pont. Au-dessus de cette cabine se trouvent les prises
- courant qui courent sur les fils conducteurs amenant le courant son
- une tension de 440 volts.
- Pont roulant Gilain de Tirlemont (Belgique). — Tous les p°llts roulants électriques de la Halle des machines sont munis de moteuis à courant continu alimentés sous une tension de 440 volts. Celui de M. Gilain, destiné après l’Exposition à desservir un de ses ateliers, a équipé pour être alimenté par du courant alternatif et, dans ces condu tions,ona dû, pour l’utiliser provisoirement, installer un groupe moteui' générateur fournissant du courant alternatif à 190 volts et à 50 périodes-
- Ce pont roulant, d’une puissance de 10 tonnes, a une portée de 14,23 m. La vitesse de translation du pont est de 80 mètres par minute et celle du chariot de 30 mètres; la vitesse de levage est de 6 mètres pal minute.
- Le moteur commandant la translation du pont est installé vers Je milieu de la portée, au niveau de la passerelle, et son arbre longitudiu^ attaque deux galets de roulement. L’arrêt est obtenu au moyen d’uu frein électromagnétique.
- Le moteur de levage, d’une puissance de 20 chevaux, a une vitesse angulaire de 940 t: m. L’extrémité de son axe, opposée à celle qui p°rte les engrenages, est munie d’un volant serré par la bande d’un frel11 électromagnétique qui entre en action dès que le courant n’arrive pluS dans le moteur. Un autre frein à lamelles multiples agit pour maintenu la charge sur l’un des axes intermédiaires de la commande.
- Le tambour sur lequel s’enroule le câble de levage est de grand dia' mètre et est creusé de deux rainures en spirale, à pas opposés, dans le?' quelles les brins viennent se placer. Ce câble est en acier galvanisé, a 15 mm de diamètre et résiste à un effort de traction de 180 kg par mdh' mètre carré. Le crochet, monté sur billes, a une course utile de 10m-
- Le moteur de translation du chariot, d’une puissance de 4 chevaux,
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- APPLICATIONS DES MOTEURS ÉLECTRIQUES
- 229
- APJr’LiHjAimiAo uuo —----
- es^ disposé auprès d’un essieu du chariot qu il attaque pai 1 intermé Cl&ire d’engrenages,
- Les interrupteurs automatiques limitent la course du ciochet et ce e u chariot afin de prévenir tout accident.
- roulant Gustin. — M. Gustin fils aîné, de Deville (Ardennes), ^sit installé à l’Exposition un pont roulant électrique de 12 tonnes.
- La portée de ce pont est de 14,23m; la vitesse de le\age vane
- °i*8 m à 3 mètres sous toutes charges et meme a vi , 50 m
- Lanslation du chariot atteint 30 m à la minute, et ce ’g et de
- La charpente en acier est composée de deux pou res . horizon-poutrelles latérales en treillis entretoisées par un tieillis
- lal rendant l’ensemble indéformable. -'t chaque
- Le mécanisme de translation comporte un mo eur ec par
- extrémité du pont, attaquant un des galets ; ceux-ci son
- ...,
- Nouveau: quand le moteur actionne la roue " \ny- ) mutuelle-
- eorrespond à la montée, les deux dentures N sont en ra ’jé(yèremeIJlt
- me’d '> le pignon G, qui commande l’arbre du x de friction
- repoussé vers la gauche et comprime fortement es p b En
- B et B, de telle sorte que D entraîne B elj»* incliné
- ^ême temps, les ergots W attaquent les eigots X par i U & ^
- et les attirent à gauche, de façon à dégager le cône <A0ulie P
- frein P. Le mouvement reste entièrement libre, bien q
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- 230
- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- reste serrée par le ruban de freinage. Au contraire, lors de l’arrêt du moteur, le retour en sens inverse des organes mobiles remet en prise cône O avec la poulie, et le freinage se pi’oduit aussitôt.
- La descente s’obtient en desserrant le ruban de la poulie P au iuoye11 d’une chaîne ou d’une tringle quelconque qui soulève le contrepoids-Pour plus de sûreté, on a, de plus, installé sur le même levier un sabot de frein qui, normalement éloigné de la jante de la poulie P, vient s y appliquer si l’on tire énergiquement sur la chaîne. On prévient aiusl tout emballement à la descente, même si la manœuvre est faite par 11116 personne inexpérimentée : soit que l’on lâche, soit que l’on tire forfe' ment, le freinage est assuré. Les surfaces sont assez grandes pour éviter tout échauffement, et le mécanisme est silencieux puisqu’il ne comporle aucun encliquetage.
- Les flasques du treuil sont en acier moulé et supportent le moteur de levage, le moteur de translation, ainsi que la prise de courant à sept contacts qui suit les conducteurs d’un bout du pont à l’autre. Le levage se fait à l’aide d’une chaîne Galle à deux brins, dont l’extrémité libre vient s’emmagasiner sur une glissière, de façon à ne pas encombrer la pai’tie inférieure. Le crochet double est monté sur billes pour faciliter l’orientation des pièces manœuvrées.
- L’équipement électrique comporte : une prise de courant à articulation universelle avec trolleys ; un tableau de marbre portant un interrupteur général, un voltmètre, un ampèremètre, une lampe témoin et trois disjoncteurs à maximum d’une grande sensibilité ; un moteur de levage de 11 chevaux, un de 3 chevaux pour la direction du chariot et deux de 3 chevaux pour la translation du pont.
- Les disjoncteurs à maximum constituent de véritables coupe-circud automatiques. Chacun d’eux se compose d’un noyau de fer doux place à l’intérieur d’une bobine montée en série avec le circuit à protéger-Lorsque l’intensité du courant dépasse la valeur déterminée, le noyaU est attiré vers le haut, soulève le crochet de retenue et provoque ainsi le déclenchement de l’appareil. L’enclenchement se fait ensuite à la avec la plus grande facilité.
- L’absence de tout ressort permet un réglage très précis et invariable! il suffit de manœuvrer une vis sur laquelle repose le noyau de l’électro-aimant. La rupture s’effectue brusquement sur des charbons à large surface éloignés des contacts principaux.
- Le moteur de levage a une vitesse angulaire de 1 200 t : m ; il est réversible et est excité en série. Le rhéostat qui le dessert permet de produire le démarrage ainsi que l’inversion du sens de rotation. Il permet d’obtenir un réglage de vitesse très étendu, quelle que soit la valeur de la charge, c’est-à-dire depuis la marche à vide. La plus faible vitesse
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- APPLICATIONS LES MOTEURS ÉLECTRIQUES 2jI
- balisée est égale au dixième de la vitesse normale correspondant a la
- Paille charge.
- moteur de translation du chariot est excité en série. Les deux jeteurs de translation du pont sont à excitation compound, iis ^marrent très lentement, sont commandés par un seul rhéostat et, de plllG sont reliés mécaniquement pour éviter tout accident.
- ' 'jUs ces mot ^lm à 440 volts
- rj, x l ... .------ -----------------
- °Us ces moteurs sont établis pour être alimentés par du courant con-
- 1 fi J. f\ 1 . r r
- Treuil roulant électrique Gustin. - M. Gustin de Devilletmit un treuil de 10 tonnes de construction analogue à ce e u p
- déjà décrit.
- Treuil pour plan incliné L. Carton de Tournai (BelgnJ^‘
- treuil a été établi pour hâler des wagons, pesant environ plan incliné ayant une pente de 30 cm par mètre, a la;ites"
- Par seconde. 11 est commandé par un moteur électrique, a de vitesse s’effectue à l’aide de deux trains d’engrenages. e * Un de ces trains d’engrenages se débraie pour la descen e °une
- vife, desCenle réglée par l’action d’un frein à bande agissant su Poulie de grand diamètre venue de fonte avec un des p a ea ,
- Ce treuil comporte, en outre, un frein électromagnétique de su e • aoissant sur une poulie calée sur l’arbre prolongé du mo eur e .
- Ce frein est normalement serré, mais, par la manoeuvre u oo « desserre avant que le moteur ne se mette en marche. Il agit Ls fois qu’il se produit une interruption de courant.
- Transbordeurs électriques- Gustin. — Ces transborde exposés par M. Gustin de Deville (Ardennes). L’un d’eux peu po charge de 1200 kg qu’il élève à la vitesse de 12 mètres par nun Gtesse de translation est de 90 m par minute.
- L’appareil de levage est identique à celui des palans u ™em ... Cucteur. Ce treuil est muni d’une chaîne Galle dont ex iemi ^ient s’emmagasiner en rideau pour ne pas encombrer a par i Ceure. Le moteur qui le commande a une puissance de 1 c ®va^‘ le_
- Ce transbordeur a été étudié pour circuler sui un chem f l^ent droit ou courbe. Deux des galets sont montes sur P1V0 donnent à la façon d’un avant-train; les deux galets moteurs so Mandés par un mouvement différentiel, afin de leur penne ie SaRs patinage dans les courbes, soit à droite, soit à gauc hordeur exposé roulait sur un cercle fermé de 2 m de ra} on.
- Le mouvement de translation est commandé pai un La cheval.
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- 232 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Les deux moteurs sont commandés d’un point fixe par deux rhéostat inverseurs permettant d’obtenir un réglage de vitesse très étendu, qlie^e que soit la charge.
- L’appareil comporte un frein automatique sans cliquet disposé p°lir fonctionner sans frottement aux plus grandes vitesses. Il est établi p°ul faire le levage et la descente par le moteur, la charge étant constat ment retenue par le frein, à la montée comme à la descente, de maRήre que tout arrêt du moteur produise immédiatement l’arrêt du fardeau» quel que soit le sens de déplacement de ce dernier.
- Le second transbordeur exposé, de construction analogue, peut porte1 une charge de 250 kg. Le frein est double, droite et gauche, automatique et sans cliquet. Le système de levage est à deux crochets et l’on peut al ternativement monter et descendre la charge sur un brin ousurl auti6-Ce transbordeur est appelé à rendre de grands services dans les iuaga sins où l’on a à manutentionner de grandes quantités de sacs.
- Monorail électrique Adolf Bleichert et Cie de Leipzig-Gohlis. "
- Ce transbordeur électrique se compose du chariot proprement dit et d un treuil avec deux tambours à câble, le tout commandé électrique" ment. Aux câbles du treuil est suspendu une caisse en forte tôle d’aciel destinée à recevoir la charge.
- Le chariot est muni de roues en acier fondu montées sur essieu creux en bronze phosphoreux avec système de graissage automatique iu^" rieur. Deux moteurs à courant continu, protégés contre la poussière» commandent ce chariot.
- Le treuil disposé en dessous du chariot est également commandé pal un moteur, semblable à ceux du chariot, au moyen d’un engrenage et d’une vis sans fin.
- Un appareil spécial sert à effectuer les différentes manœuvres d ulie manière automatique.
- L’appareil comporte : un frein automatique pour le levage et la descente ; un coupleur pour les mouvements de levage et de translation ; Ul1 électro-aimant pour la commande du coupleur; un interrupteur autonia" tique pour limiter le mouvement de levage et de descente de la charge aux points extrêmes; une prise de courant à trolley pour les moteurs; une prise de courant auxiliaire à trolley pour l’électro-aimant de coi»" mande du coupleur.
- Le frein automatique est un frein à ruban commandé par un électro-aimant qui le desserre et règle la vitesse de levage et de descente, évitant ainsi toute vitesse exagérée. Si le circuit du moteur vient à être interrompu, le frein arrête automatiquement la charge.
- Le coupleur est un tambour cylindrique portant des contacts appr°"
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- 233
- APPLICATIONS DES MOTEURS ÉLECTRIQUES
- pnés; il y en a un installé au point de départ et un ^ ® de transie. Ils servent à mettre en marche les moteurs ,, ar un
- lation et la manœuvre de ees coupleurs est comi
- lectro-aimant. t/mlpva°'e ainsique
- L’interrupteur automatique limitant le mouvemen ' »
- «Aui de descente, est actionné par nne vis sans fin qn« P“le
- ^tnbour du treuil. . ,, cl ni de déchargement
- Au point où s’effectue le chargement ainsi qu a c lacé dans le
- s°Rt installés un rhéostat de démarrage et un mteri p cLcuit de l’électro-aimant de commande du coup eur , jevage, la La caisse une fois chargée, on fait démarrer e -tôt je chariot se caisse monte et, arrivée en haut, le moteui s ane e , déchargement.
- Riet en marche et s’arrête dès qu il est arrivé au po _ descendre la Le moteur du treuil se met alors en marc e po démarrage,
- charge. Une fois la caisse vidée, on agit sur le rhéostat de et les mêmes manœuvres s’effectuent dans 1 or re u uement en
- Toutes les opérations se fout successivement e n des points
- Manoeuvrant simplement le rhéostat de démarrage a
- terminus.
- Crï*U
- -- Cetter°U^ante ^ec*r^ue Crüain de Tirlemont (Belgique).
- SeRte 1 ^estinée à la future gare maritime de Bruxelles-État pré-
- s°uleve irf1116 &SLec^ Tue tes grues automotrices à vapeur. Elle peut et sous 1 k°nnes à la vitesse de 9 m par minute, se déplacer en palier 1 rtiinutCîar^e ^ ^ V^esse de m eL enfin, tourner sur elle-même en
- de 440 ^U|Lemen^ électrique comporte deux moteurs à courant continu excité V° f '.^e m°teur de levage, d’une puissance de 30 chevaux, est teeuil 6n Sene’ teurne à la vitesse angulaire de 500 t : m et attaque le tjqUe ^ai ^lols égrenages droits. Il est muni d’un frein électromagné-L'ansl 6 SeC0n(^ moteur, commandant les mouvements de rotation et de Loriz f0]1’ L01te une vis sans fin attaquant une roue hélicoïdale la co n 9 6l Ca^e SUr un arbre vertical et dont le pignon engrène avec avec pIOpne den*de du chariot ; ce moteur peut être également embrayé ar re cential qui, au moyen d’engrenages coniques, transmet le Mouvement à l’un des essieux du chariot.
- chd ceLe g'Lue est de 4,80 m, et la hauteur maximum du cro-
- ^ est de 7 m au-dessus des rails.
- re a CaiSSe du cJiari°t peut recevoir 5000 kg de lest en fonte; elle rén !fu-SUr ^Uatee essieux reliés deux à deux par des balanciers de et]&1| \10n deS ^larges. La distance des essieux extrêmes est de 3 mètres aigeur de \oie de 1,80 m d’axe en axe des rails. Le chariot est muni
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- 234 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- de deux couronnes: l’une, servant de chemin de roulement à des galets de roulement; l’autre, munie d’une denture en vue du mouvement de rotation, à un axe creux qui donne passage à l’arbre vertical comrnan-dant la translation de la grue. Les deux moteurs sont installés sur la plateforme mobile.
- Le tambour d’enroulement du câble porte une rainure hélicoïdale-Le câble, de 15 m de longueur et de 21 mm de diamètre, peut porter 30 tonnes.
- Au-dessus de la cabine est un pylône servant de support aux prises de courant.
- Palan électrique de la Compagnie internationale d’électricité Liège. — Le palan exposé peut lever une charge de 1000 kg à la vitesse de 6 m par minute. Un seul homme peut, à l’aide de ce palaiu manoeuvrer sans effort et avec la plus grande sécurité d’assez lourdes charges.
- La culasse du moteur sert en même temps de châssis et supporte la charge ; elle est en acier coulé d’une seule pièce avec la partie inférieure de la boîte à vis. Un pignon transmet le mouvement du moteur à une roue dentée calée sur l’axe de la vis sans fin ; la vis et la roue sont enfermées dans une boîte remplie de graisse.
- Le dispositif de levage consiste en une chaîne de Galle, dont l’une des extrémités porte un crochet tournant sur billes, tandis que l’autre est suspendue à la carcasse du moteur. Un second crochet permet de suspendre le palan à n’importe quel endroit.
- Un coupleur avec résistances métalliques, fixé contre le moteur, est muni d’une poulie à gorge sur laquelle est placée une cordelette qu d suffit de tirer dans un sens ou dans l’autre pour provoquer la marche du moteur, tout en réglant à volonté la vitesse de levage ou de descente de la charge.
- Un frein à friction à disques plats, appliqué sur l’axe de la vis sans fin permet de maintenir la charge suspendue à n’importe quelle hauteur.
- En cas d’interruption du courant alimentant le moteur, le palan peu* être manœuvré à la main à l’aide d’une roue commandée par une chaîne.
- Palan électrique de la Société « La Française électrique »• —
- Le palan qui figurait dans le stand de cette Société [fig. 123) peut élever un charge de 2 000 kg à la vitesse de 2,50 m par minute.
- La construction de cet appareil de levage est très robuste. Le moteur qui le commande esta quatre pôles, avec balais en charbon et fonctionne
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- APPLICATIONS DES MOTEURS ÉLECTRIQUES 23°
- Sans production d’étincelles, quels que soient le sens de rotation et la Valeur de la charge.
- L appareil de démarrage est à Rangement de marche et com-P°rte deux frotteurs : l’un, pour la Marche dans un sens; l’autre, pour marche en sens inverse. Un enclenchement, immobilisant le batteur inutilisé, empêche toute fausse manœuvre. De plus, le re-l°ur au point mort de l’appareil se
- Produit automatiquement.
- Let appareil de démarrage, monté sRrle palan même, est manœuvré du sol à l’aide de deux cordelettes.
- Le palan est prêt à fonctionner dès que ses bornes ont été reliées au Clrcuit de distribution électrique.
- Les palans électriques permet-feut de transformer, d’une manière aussi pratique qu’économique, les anciens appareils à main en appa-leils mécaniques. Leur emploi augmente la rapidité des manœuvres; en outre, la facilité avec laquelle on peut les transporter et Ls installer, permet de les utiliser dans tous les cas où un appareil de levage fixe ne saurait être utilisé.
- Palans électriques Gustin. —
- ^L Gustin de Deville (Ardennes)
- ^posait à Liège trois modèles de Palans :
- 1° Un palan de 250 kg à deux Lrins, commandé par un moteur électrique de 0,5 cheval. La vitesse de levage est de 1,50 m par seconde ;
- 2° Un palan de 3 000 kg à trois
- brins, avec dispositif permettant de moufler sur deux brins pour c ai g inférieures à 2000 kg et sur trois brins pour les charges supérieures.
- Fig. 123. — Palan électrique de la Société « La Française électrique ».
- es
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- 236 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- est commandé par moteur de 4 chevaux, et la vitesse de levage est de 3,50 m par minute sur trois brins ;
- 3° Un palan de 1 200 kg à trois brins avec un moteur de 0,75 cheval) levant sa charge à la vitesse de 1 m par minute.
- Ces palans ont été étudiés pour assurer un service continu et rapide tout en ayant un rendement maximum. Ils évitent la perte de tefflps considérable nécessitée par la descente du crochet, car, dès qu’une charge est arrivée en haut de sa course, le crochet opposé est prêt a accrocher, disposition que l’on peut utiliser soit pour monter, soit p°m descendre. On double ainsi le nombre de manœuvres possible avec leS appareils similaires.
- En ce qui concerne le rendement, on a constaté que le palan de 250 kg élève sa charge à la vitesse de 0,215 m par seconde, soit 13 m par minute et que le moteur consomme 8 ampères sous 110 volts, ce qui donne u» rendement de 70 0/0. Ce rendement élevé est dû à l’abandon de la vlS sans fin et à l’emploi d’engrenages taillés.
- Les palans Gustin sont munis chacun de deux freins à friction et sans cliquet, soustraits à l’action de la force centrifuge, qui maintiennent la charge à l’arrêt, quelle que soit sa position à la montée aussi bien quà la descente, soit sur un brin, soit sur l’autre.
- Pour éviter tout accident provenant d’un défaut d’attention de la part du mécanicien, ces palans sont munis d’un limüeur d’effort. Ce dispositif à friction peut être réglé pour rattraper l’usure et rend le moteur indépendant. Si la charge est arrêtée dans son mouvement, soit par suite de la rencontre d’un obstacle, soit par suite de l’arrivée à fin de course, le moteur continue à tourner sans surcharge, la charge s’arrête et reste suspendue, tout en étant prêté à reprendre sa course une fois l’obstacle disparu. Sur le palan de 250 kg, ce limiteur est réglé pour arrêter la marche au delà de 10 ampères ou pour toute surcharge supérieure à 300 kg*
- Le moteur est excité en série et son rhéostat est fixé sur le moteur même et, dans ce cas, on le commande du bas à l’aide de cordes; on peut l’installer également dans un endroit quelconque à portée de la main* Le rhéostat comporte 8, 10 ou 12 plots pour chaque sens de marche.
- La partie supérieure de ce type de palan peut être munie de galets destinés à le faire mouvoir sur un chemin de roulement. Dans ce cas, on utilise un second moteur pour la translation de l’ensemble et on obtient ainsi un véritable treuil roulant.
- Les applications de ces palans électriques sont très nombreuses.
- Cabestan électrique de la Compagnie internationale d’électricité de Liège. — Ce cabestan est du même type que ceux qui sont en fonctionnement dans le port d’Anvers.
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- applications des moteurs électriques ^ ^
- Sur remplacement désigné et dans le but de 111 ^elj_vjron 1,50 m de rents organes de l’appareil, on creuse une vant de fondation;
- Profondeur, destinée à recevoir une cuve en t-,prmettant l’écoule-
- relle-ci porte en son point le plus bas une soupap P
- ment de l'eau de pluie ou autre pénétrant par le jeu ex'fl™|,®U]“’J1,'eau ><» plaque supérieure ou couvercle, maie s'opposant a lent.ee
- venant du sol. (|(. pappareil, porte tout le
- La plaque supérieure ou couveicle _ PP ^ pé(JalR de com.
- rpecanisme ; on voit sur la figure 12u P 1
- mande de l’interrupteur. , l'interrupteur, les
- A l’intérieur de la cuve sont loges , ’
- plombs fusibles et les résistances.
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- 238 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Cette plaque peut basculer autour d’un axe horizontal et se fixer dans la position normale au moyen de quatre verrous.
- Si l’on désire visiter le système, soit pour le graissage, soit pour une autre cause, il suffit de retirer les verrous ; l’appareil est équilibré a11 point qu’il suffit d’un effort des plus minimes pour faire basculer 1 erl semble et amener tout le mécanisme hors de la cuve.
- Les verrous, placés symétriquement dans le môme plan horizon^
- Fig. 125. — Cabestan Peiper. Appareil renversé.
- que les pivots de rotation, maintiennent l’ensemble d’une façon parfaitement stable pendant l’examen.
- Un des pivots de la plaque porte des bagues de prise de courant qui amènent le courant de la pédale aux appareils de démarrage et de là au. moteur du cabestan ; ce dernier peut donc être mis en marche dans la position renversée [ftg. 125).
- Ce modèle réalise un programme qui a été dressé par la Direction des travaux communaux de la ville d’Anvers.
- La réalisation du cabestan électrique exposé à Liège semble avoir répondu complètement aux conceptions des services techniques de la ville ; il a été adopté après des essais pratiques de tous genres, qui n’ont pas duré moins d’une année.
- C’est dire que le choix du type présenté par la Compagnie internationale d’électricité n’a certes pas été fait à la légère.
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- APPLICATIONS DES MOTEURS ÉLECTRIQUES
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- AlJf LiUjAUUiNO uuu ^ ---
- Uisqu’à présent, vingt-sept de ces engins ont été fournis pai cette ernière ; ils fonctionnent régulièrement sur les quais de la ville ^ n vers.
- , ^ effort de traction de ces cabestans est de 1 250 kg, la poupée tourne a ta vitesse de 60 tours par minute, soit 1 ni de déplacement poui
- câble.
- Le moteur, à courant continu, 220 volts, de la puissance de -7 chv, est °£é dans une boîte en fonte. Son arbre porte à son extrémité une vis
- Fig. 126. — Pédale du cabestan Pieper.
- Sans en acier forgé Siemens-Martin, acü°^nia^tb^ed^°la p0upée du en bronze phosphoreux placée directemen su
- eabestan. remettant d’obtenir un couple
- Ce moteur est du type compound permettant,
- assez élevé au démarrage et évitant tout emba seConde à
- Le compoundage est réglé pour une vi ess > proportionnelle-Vlde, de sorte que, pour les faibles charges, o -
- «aent de plus grandes vitesses sans aucune . ^ diune plaque en
- Un cadre en fonte, vissé au couvei , ja ^ _
- ardoise sur laquelle sont fixés les differents p 0 s a ^6) dont la
- Nanties balais. L’axe de la pédale porte deux b^s ^
- eourse est limitée par deux senes de p o > éri;ur en contact avec A l’état de repos, un ressort ramène 1 P
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- 2 iO APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- les plots F, F' fermant le circuit de l’induit sur une résistance R6’ a l’effet d’obtenir le freinage.
- L’effet de ce frein est tel que le cabestan s’arrête sur un cinqui®1110 de tour.
- Par contre, une pression sur la pédale met en communication les pl°^ D, D', et met en fonction le démarreur.
- T 17
- Un dispositif spécial, consistant en un appareil dit revolver typeCd.L-i a été prévu pour les plombs fusibles.
- Fig. 127. — Plombs fusibles type « Revolver ».
- Les plombs, au nombre de six, sont répartis d’une façon uniforme à la circonférence d’un cylindre en porcelaine ; ce cylindre est supporté par un cadre en fonte fixé également au couvercle du cabestan.
- La mise en circuit d’un nouveau plomb s’opère donc en faisant avaH' cer l’appareil d’un cran.
- Cette manœuvre se fait de l’extérieur au moyen d’une clé, ce qui évit® de renverser chaque fois le cabestan.
- Le démarreur est du type automatique à solénoïdes ; il se compose d’u11 électro-aimant A et de cinq bobines B, B1, B2, B3, B'(, actionnant les interrupteurs (fig. 128 et 129).
- Chaque interrupteur, de même que celui de la pédale pour le fre1' nage, comprend deux surfaces de contact : un balai métallique et u11 balai en graphite.
- La fermeture et l’ouverture des circuits s’opèrent par rintermédiair®
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- APPLICATIONS DES MOTEURS ÉLECTRIQUES 241
- ^es balais en graphite constituant le pare-étincelle; il s’ensuit que les Plèces de contact et les balais métalliques présentent toujours des sur-aces très propres.
- La figure 129 représente le schéma des connexions complètes du
- .^bestan.
- Lès que l’on appuie sur la pédale, les plots D et D étant en relation, UR courant traverse l’enroulement shunt de 1 électro-aimant A et se rend solénoïde B dont l’armature enclenche 1 interrupteur.
- Fig. 128. —• Démarreur du cabestan Pieper.
- es"6 ,C0Uran^ pciucipal traverse alors l’enroulement-série de l’électro A, lesistances R, R1, ld2, R3} ef fait démarrer les moteurs en môme chmps du une dérivation parcourt les solénoïdes B1, B2, B3, B4, dont le
- ^Rp n est pas suffisamment intense pour attirer l’armature.
- 11 fur et à mesure que la vitesse du moteur s’accélère, la tension der ' ^ couran^ s’accroît proportionnellement à la vitesse de ce
- L s ensuit que les solénoïdes enclenchent successivement leur intérim 2 mettant progressivement en court-circuit les résistances R, R1, permettent au moteur d’acquérir sa vitesse maximum.
- rar te 1 tic
- R2’ Rs, et,
- Par le réglage de la tension des ressorts des interrupteurs automa-
- Rpies
- h on arrive à faire succéder les fermetures à des intervalles plus °u moins rapprochés.
- L arrêt du moteur s’obtient en lâchant la pédale ; les automatiques déclenchent ; l’étincelle de rupture en B est atténuée par le souffleui Magnétique branché en série sur le circuit d’excitation shunt.
- 16
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- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- En cas de surcharge, l’électro-aimant A, à intensité maximum, f°nC tionne, et l’armature agissant sur un levier met en court-circuit leS enroulements des bobines, provoquant ainsi la rupture des interrup leurs ; le courant est alors interrompu et le moteur s’arrête.
- Ces démarreurs donnent d’excellents résultats et ne nécessitent paS moindre entretien; ils sont, du reste, installés hors de portée, dans de-endroits inaccessibles, enfermés dans une boîte à l’abri de la poussièie’
- Le cabestan peut donc être confié au premier venu, en ce sens que
- U—1.
- Fig. 129. — Schéma des connexions du cabestan Pieper.
- mise en marche et l’arrêt s’obtiennent par la simple manœuvre de la pédale.
- Ajoutons, en terminant, que les cabestans ne sont pas exclusivement réservés aux installations de ports de mer, mais peuvent être empl°yeS aussi très avantageusement dans les gares de chemins de fer ou leS usines pour la manutention des wagons ou autres chariots.
- Ils peuvent également rendre de grands services dans les établies6' ments sidérurgiques, aciéries, etc., et pour divers travaux, entre autres pour le détournement des lingots placés dans des fours à réchauffer.
- Cabestan électrique, système Hillairet-Huguet. — Ce type de cabestan électrique est en service sur le réseau des chemins de fer du
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- Fig. 130. — Cabestan électrique Hillairet-Huguet,
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- 244 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Nord. Il se compose essentiellement d’un moteur multipolaire ^ Cftg• 1^0) à huit pôles p\ p2, p3, etc., avec induit à arbre vertical ; a l’extrémité supérieure de l’arbre X est calée la poupée p, sur laquelle vient s’enrouler le câble qui actionne soit les plaques tournantes, soü
- Fig. 131. — Ensemble de l’installation du cabestan.
- les rames de wagons à déplacer ; la poupée fait donc exactement Ie même nombre de tours que le moteur.
- À sa partie inférieure, l’arbre de l’induit repose sur une crapaudine Ki portée par un croisillon dont les quatre branches m\ m2, w3, ?n\ sont fixées à la partie inférieure de quatre des bobines inductrices p2, P ’
- p6, p8.
- L’induit et l’inducteur sont enfermés normalement dans une cuve en fonte demi-sphérique R, R, R, R, d’un seul jet, sans joint ni pièces rap'
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- APPLICATIONS DES MOTEURS ÉLECTRIQUES -45
- Portées et pourvue de quatre pieds P, P, P, P, sur lesquels repose le Cabestan. L’appareil électrique moteur est lui-même garanti pai une eOveloppe en tôle en deux pièces M, M.
- La culasse mobile de toutes les bobines inductrices est formée pai la Plate-forme de l’appareil convenablement renforcée suivant la li&Re Moyenne du circuit magnétique.
- La poupée, la plate-forme, les bobines inductrices, le croisillon, 1 in ^ait et son arbre forment un- ensemble indépendant de la cuve.
- Fig. 132.
- U et ensemble peut basculer autour de deux tourillons yK, y2, horizon -taux, tournant sur des coussinets venus de fonte avec la cuve. Le centie gravité de cet ensemble se trouvant sensiblement sur 1 axe de ces tourillons, le système est pratiquement équilibré ; on peut donc sans aucune précaution faire basculer la poupée, renverser la plateforme et amener à la partie supérieure les organes électriques pour les visiter, les eRtretenir ou les réparer. Sur la plate-forme sont disposées des plaques de fonte e, e à emboîtement et à recouvrement, en forme de secteurs, qui tiennent converger sous la base de la poupée et ont pour but d empê-eher l’eau de pénétrer dans la cuve.
- Aucun joint n’est nécessaire et l’eau ne peut pénétrer dans la cuve, n’a pas trouvé trace d’infiltrations après plusieurs mois d exposition aux pluies et à la neige.
- Un commutateur manœuvré par une pédale O, qui fait saillie au-des-sus de la plate-forme du cabestan, permet de lancer le courant progrès-
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- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- sivement dans le moteur au moyen d’un rhéostat disposé à côté du coin-mutateur. Ces deux derniers appareils sont disposés dans une boîte B située sur le côté de la cuve et venue de fonte avec elle.
- Des oreilles, également venues de fonte avec la cuve, portent des anneaux qui servent à élinguer l’ensemble pour charger ou mettre en place le cabestan.
- Aucune maçonnerie n’est nécessaire pour recevoir cet appareil, une simple fouille suffit pour son établissement.
- Fig. 133.
- Partie mécanique. -— La poupée a 0,38 m de diamètre à la gorge L’effort de traction qu’on peut opérer avec les cabestans varie entre 1 et 1 000 kg ; le groupement des bobines inductrices peut se faire de deux façons, selon qu’on veut obtenir un effort de 1 à 450 kg ou de 1 a 1 000 kg.
- Le graissage du collier d, pris dans la plate-forme et qui maintient l’arbre de la poupée à sa partie supérieure, est fait à la graisse.
- Le graisseur g se trouve à la partie supérieure de l’arbre sous le chapeau mobile h de la poupée ; un trou longitudinal vient apporter la graisse à des trous rayonnants qui aboutissent à des pattes d’araignée débouchant au droit du coussinet du collier.
- Le graissage de la crapaudine K se fait également à la graisse par le graisseur g fixé en dessous.
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- APPLICATIONS DES MOTEURS ÉLECTRIQUES 247
- Les deux graisseurs du collier et de la crapaudine ne sont manœuvrés sa'^ rares intervalles. Un graissage minime suffit; il n’est pas néces-jlre visiter les godets plus d’une fois par jour pour les appareils les Us surchargés et qui ont à effectuer de 200 à 250 manœuvres par vingt-^atre heures.
- çJ"6s 0rganes mécaniques sont établis de façon à pouvoir résister à des de°rS supdrieurs aux efforts normaux ; l’absence d’engrenages et re C iqUets Permet, à la rigueur, de se servir de ces appareils pour dévi-r? cette marche à vide en sens inverse ne présente aucun inconvénient
- atteindre la plaque à tourner.
- es conducteurs amenant le courant aux cabestans sont ou aériens ou y j^errains. La partie aboutissant directement à l’appareil y pénètre en 131), mais passe par l’intermédiaire d’un commutateur placé dans boîte en fonte disposée dans un regard ou contre un mur au voisi-du cabestan. Cet appareil a pour but de permettre de couper le c°urant quand on veut faire une réparation ou l’entretien. — Il est P*évu, de plus, pour être manœuvré en cas d’avarie survenant au cabes-a en service ou à la canalisation.— Pour cette dernière raison, il con-leDt de le placer à une certaine distance de la poupée de balage (en j^tîque à au moins 3 m) et dans une zone autant que possible non bat-par le câble de manœuvre, de manière que l’agent de service au a estan puisse l’atteindre rapidement sans être gêné par ce câble.
- La figure 132 donne les détails du commutateur de mise en marche, et a %ure 133 la disposition de l’appareil dans la cuve, la pédale se trouât en O.
- ^ompe électrique des Ateliers de Charleroi (Belgique). — Cette P0ïRpe, destinée au service d'exploitation des mines, est commandée lrectement par un moteur asynchrone triphasé d’une puissance de chevaux, ayant une vitesse angulaire de 1631 : m en charge, lors-il est alimenté sous une tension de 1900 volts à la fréquence de
- u périodes par seconde.
- Lette pompe à pistons a sa manivelle calée directement sur I arbre du Moteur ; elle débite 1 250 litres par minute et élève l’eau a une hauteur
- ae 305 m.
- Le stator du moteur est constitué par des tôles maintenues par des °ulons dans une carcasse ronde en fonte, en deux pièces assemblées Vivant un plan horizontal. La partie inférieure de la carcasse est munie pattes, venues de fonte, servant à fixer le moteur sur le socle de la Machine. Les tôles du stator ont 270 mm de longueur axiale et forment trois paquets séparés par des canaux de ventilation de 10 mm de lar-&eRr. Le diamètre extérieur de ce noyau est de 2,20 m, et le diamètre
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- 248 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- d’alésage de 1,90 m; il porte à sa périphérie 324 encoches mi-fermées de 13 mm de largeur et 40 mm de profondeur. Chaque encoche confieni 9 fils de 2,8 mm de diamètre, entourés d’un guipage et placés dans un caniveau en micanite. Cet enroulement forme 36 pôles, ce qui donne 3 encoches par pôle et par phase. Les trois phases sont montées en étoile et l’intensité du courant, à pleine charge, est de 35 ampères.
- L’entrefer simple est de 1,3 mm.
- Le rotor, également à noyau feuilleté, a un diamètre extérieur de 1,897 m et un diamètre intérieur de 1,70 m; sa longueur axiale est de 270 mm, y compris deux canaux de ventilation ayant chacun 10 mm de largeur. Il porte, sur sa périphérie, 540 encoches mi-fermées de 7,5 m#1 de largeur et de 23 mm de profondeur ; chaque encoche contient une barre de cuivre de 4 mm d’épaisseur sur 15 mm de largeur. Ces 540 barres, isolées par du carton comprimé, constituent un enroulement triphasé aboutissant à trois bagues de contact, enfermées dans un coffret en fonte. Un dispositif spécial permet de mettre les bagues en court' circuit.
- Pompe électrique de la Société A. E. G., Union électrique d® Bruxelles. — Cette pompe à plongeur, du système Riedler-Express, est commandée par un moteur de 7,5 chevaux et peut élever 30 m3 d’eau à l’heure à 35 m de hauteur.
- Les soupapes de cette pompe ont une faible levée ; elles s’ouvrent et se ferment automatiquement, la fermeture étant commandée par un ressort en spirale. Ces soupapes sont facilement accessibles; en enlevant un premier couvercle, on trouve la soupape de refoulement disposée dans le fond du cylindre du plongeur; en retirant ce fond lui-même, on démasque la soupape d’aspiration. La course du plongeur est de 15 cm seulement.
- Les deux chambres d’aspiration et de refoulement sont surmontées chacune d’un réservoir à air. Une petite pompe, actionnée directement par la crosse du piston plongeur, envoie de l’air dans le réservoir de refoulement jusqu’à ce que le niveau de l’eau dans ce dernier descende au-dessous d’une certaine limite ; à ce moment, elle s’arrête et se remet automatiquement en marche quand le niveau de l’eau atteint sa hauteur maximum.
- Le moteur électrique entraîne par courroie la poulie fixée sur l’arbre de la pompe.
- Pompe triplex de L. Carton de Tournai (Belgique). — Cette pompe électrique a trois pistons plongeurs dont les manivelles font entre elles des angles de 120°. Le diamètre des pistons est de 150 mm, et
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- J APPLICATIONS DES MOTEURS ÉLECTRIQUES 249
- délvtC0UrSe de mm- A vitesse angulaire de 100 t : m, cette pompe °lte 80 m3 à l’heure
- Les
- soupapes d’aspiration et de refoulement sont multiples, ce qui Pbicure une large section de passage, quoique la levée des soupapes soit ai *e i il y a six séries indépendantes de soupapes.
- Lue chambre d’aspiration et une chambre de refoulement sont com ^Diies aux trois pistons plongeurs ; ces chambres forment cloches à aii.
- La pompe est attelée au moteur par l’intermédiaire d une courroie.
- ^omps de la Société des ateliers de construction de la Meuse de Sclessin (Belgique). — Cette pompe destinée à l’épuisement des ^Lies est à mouvement alternatif et fonctionne à la vitesse très xé ui e ^ 90 t : m. Son débit normal est de 30 m3 à l’heure. La hautcui vertica e ^^oulement
- Eli
- est de 600 mètres.
- F0
- e est actionnée par un moteur à courant continu sous 440 volts.
- reuses électriques de la Société A. E. G., Union électrique de Bruxelles. — Cette Société exposait une foreuse actionnée par un jeteur à courant continu de 0,1 cheval et tournant aux vitesses angu-aires de 300 t : m ou de 600 t : m, suivant le rapport des engrenages uti *s®s- Le moteur est entièrement cuirassé et est muni de deux poignées lxées à la carcasse. Dans la poignée de droite est placée une petite clé ^Dipolaire qui permet de mettre le moteur en marche par une simple P°ussée du doigt et qui coupe le circuit en revenant automatiquement à Position initiale dès que cesse cette poussée.
- ^signaler également une foreuse analogue avec moteur biphasé ^ornant à 600 t : m, avec réduction de vitesse unique et, aussi, plusieurs, Lieuses verticales à courant continu et à courants triphasés.
- Forge portative à soufflerie électrique. — La Société Gramme avait exposé une forge portative dont la soufflerie est actionnée par un Moteur électrique consommant 4 ampères environ sous 110 à 120 volts.
- La soufflerie, à pression réglable, consiste en un ventilateur à tuibine, c°mmandé directement par le moteur électrique qui fonctionne à la v^esse angulaire de 2500 t : m.
- La tuyère débite 0,700 m3 d’air à la pression de 80 mm d’eau. Tous organes mobiles, ainsi que le rhéostat de démarrage, sont installés à Ultérieur de la caisse inférieure de la forge, les mettant ainsi à 1 abri de toutes projections de charbon et d’étincelles. Les portes de cette c^isse facilitent la visite et l’entretien.
- Facilement transportable, cette forge rend de grands services dans ^es ateliers de montage, les chantiers de construction, les arsenaux, etc.
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- 250 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Ventilateurs électriques. — Les ventilateurs électriques, exp°se:5 par la Société anonyme Westinghouse, sont construits pour fonctionne1 soit avec du courant continu, soit avec du courant alternatif.
- Les ventilateurs sur pied, destinés à être placés sur un bureau ou su* une table, ont une vitesse angulaire de 1000 à 1 550 t : m et consomment 44 watts avec du courant continu sous 100 à 120 volts; les ailettes ont un diamètre de .30 cm. Alimentés par du courant alternatif, sous 100 a 120 volts, avec une fréquence de 40 à 60 périodes par seconde, les ven tilateurs à ailettes de 30 cm consomment 65 watts, et ceux de 40 cnn 103 watts.
- Les ventilateurs appliques sont d’un modèle analogue et consomment pour leur fonctionnement la même quantité d’énergie électrique.
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- CHAPITRE IV
- traction électrique
- (B
- ^°comotive ’elSique). —
- pour mines de la Société des ateliers de Charleroi
- . - Cette Société exposa,t une
- '“nstruites pour la Société des charbonnages I'"‘ , ont été
- à accumulateurs sont destinées à remplacer les chevau: *0^ ^ *lal>lies pour pouvoir circuler dans toutes les galeries P
- a§onnets. 1 «ni w» & Vheure, des
- Cette locomotive peut remorquer, à la vitesse e ^ g 4 tonnes et,
- raï«es de 24 wagonnets, chaque rame pesan a
- lorsque les wagonnets sont pleins, 16 tonnes, de ioïlgueur,
- La largeur de la voie, desservant une galerie de 1 -
- estde50cm. . . _„pmonté sur une
- La locomotive est constituée par un châssis ri^ ® . d’accumula-
- f^tie de sa longueur, par une caisse contenan a > ui se ter.
- le^s. Ce châssis est formé de deux longerons en r d de forme
- minent, à l’avant et à l’arrière, par des traverses en acie Outrée portant des tampons de choc. , . qqq m et
- Cette locomotive a une longueur de 4,30m, une largeude C«* ^ hauteur de l,18Sm. L’écartement des essieux est «te l,-P°ids total est de 6 000 kg, y compris 2 800 kg d accunj rayant de
- Les appareils de commande et de manœuvre son p
- a caisse. . actionnent la
- Leux moteurs, chacun d’une puissance de ° ’ ages les deux
- ocomotive, attaquant par un système réduc eur^^^g aulique, les essieux en acier sur lesquels sont calees, a p
- r°ües en acier coulé. ,> oarallélipipé-
- Ce type de moteur est formé d'une * et 530 mm de
- Sue ayant 364mm de longueur axiale, 3,0mm g parties du
- tuteur. Cette carcasse enveloppe entièrement toutes P
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- 252 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- moteur, et est composée de deux parties assemblées à l’aide de ^ nières placées du côté opposé à l’essieu, afin de permettre la visite démontage faciles du moteur. ,
- Quatre pôles inducteurs, dont deux pôles conséquents, sont rapp°r^ sur cette carcasse; les noyaux sont feuilletés, et les épanouisse®® polaires de forme ovale sont alésés à l’intérieur de la carcasse et fixe" l’aide de forts goujons.
- Les noyaux supérieur et inférieur portent chacun une bobine trice en série, maintenue par l’épanouissement polaire. ^
- L’entrefer est de 2 mm, et l’induit est bobiné en anneau Gramme ~ un noyau feuilleté claveté sur une lanterne en bronze. L’enroulem6 est réparti dans 48 encoches rectangulaires.
- La batterie d’accumulateurs comprend 36 éléments répartis dans 3 cai en bois doublées de plomb. Chaque élément, du type mixte, compre^ 7 plaques positives et 8 plaques négatives. Les plaques positives sont type « Union », et les négatives sont formées d’une grille empâtée a la matière active composée de 80 parties de lîtharge, 10 de miniu^ 10 de sulfate de magnésie et d’acide sulfurique à 15° Baumé. Les ba sont en ébonite. La hauteur totale d’un élément, y compris les est de 460 mm, la largeur de 240 mm, et la longueur de 303 mm-régime de décharge en 5 heures, la capacité est de 330 ampères-hen1
- tlf"
- Le coupleur est du type parallèle à freinage rhéostatique et à so flage magnétique, permettant la marche en avant et en arrière, câbles servant à établir les connexions ainsi que le coupleur sont pla dans une gaine en chanvre imprégnée de vernis isolant ; à proximité roues, cette gaine est logée dans un tube en fer.
- Un frein à sabot, placé à l’extérieur des essieux, agit sur chacupe roues. Ce frein est commandé par une manivelle à cliquet.
- Une lampe à incandescence munie d’un puissant réflecteur est plaCe à l’avant ainsi qu’à l’arrière de la locomotive ; une lampe applique écia les instruments de mesure.
- Chaque locomotive peut, avec la charge de ses accumulateurs, effeC tuer 16 voyages aller et retour par 10 heures. Avec deux locomotives service, on remorque pendant ce temps 768 wagonnets, soit 307 tonRe de charbon.
- Voiture automotrice pour trains à unités multiples, syste^10 Sprague, de la Société parisienne électrique. — La Société pal^ sienne pour l’industrie des chemins de fer et tramways électriques exposé à Liège, en commun avec la Compagnie du Métropolitain de Par1"’ une voiture automotrice du type entrant dans la composition des trai11-
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- unité?
- lûmes de
- TRACTION ÉLECTRIQUE
- 253
- 0)Vr
- multiples, ainsi qu’une série de photographies représentant les
- ces voitures, équipées d’après le système Sprague.
- Chaque voiture automotrice est munie d’un coupleur et d un inver
- 6llr actionnés chacun par un servo-moteur dont le mécanicien com-
- mande la manœuvre, depuis la cabine de tête du train, au moyen d’un
- ^0ïRinutateur multiple ou manipulateur et d’une ligne à cinq conduc-eÜI'S Ions-pani m ,i . •
- bi
- plo
- Le
- figeant la totalité du train.
- servo-moteur du coupleur est constitué par un petit moteur série re> celui de l’inverseur consiste en deux solénoïdes à noyau
- ngeur
- Les
- is
- relais ClrcU1,:s commande du coupleur sont fermés au moyen de solé acLonnés par les courants qu’émet le manipulateur; quant aux le i n°^es commandant l’inverseur, ils sont actionnés directement par
- ^nipulateur.
- P0llgnS ^a v°iture exposée à Liège et qui comporte toutes les modifica-j et perfectionnements apportés au système Sprague, le coupleur et '‘hito S6Ur Sont placés l’un au-dessus del’autre avec un intervalle suffisant rt; • 1111 C^e ces appareils pour que l’on puisse y accéder facilement, et les aient"9*1068 S°n^ Placées à la partie supérieure comme dans les équipe-R s Thomson ; les jonctions entre les appareils et les résistances ^1 établies • -Modèle
- a 1 aide de fils de cuivre nus. Ces résistances sont du
- ordinaire à grilles en fonte, maintenues dans des aiême métal. . , , ,
- Les circuits principaux sont séparés en deux portions a so um Lactés : chaque moteur est monté en série avec les insistances s°nt affectées ; ces deux ensembles de résistances se trouven série ou en parallèle en même temps que leurs moteuis. ,
- L’inverseur, qui effectue entre les induits et les inducteurs L,
- moteurs les connexions convenables, sert en même temps m J remplit ainsi un double rôle. Pour cela il comporte, outre P Lons de marche avant et arrière, une troisième position m e P°ur laquelle aucun courant ne passe dans les circuits prmcip La rupture du courant est toujours effectuée, en fonctionnera
- mal,
- par l’inverseur qui porte à cet effet deux touches supple ot une puissante bobine de soufflage : malgré cela d est éga e ^
- mble d’effectuer cette rupture au moyen du coupleur. mvers qu
- constitué par un cylindre qui peut occuper trois positions ^ milieu, à laquelle le rappellent des ressorts énergiques coin mes dispositif limitant exactement le rappel du cylindre, est aposi ^
- °ù le courant est coupé ; le passage aux deux autres position deux
- uvant ou marche arrière — est déterminé par 1 action e u solénoïdes dont les noyaux sont reliés à l’axe du cylindre par
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- 254 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- L’ensemble de l’inverseur est contenu dans une caisse en tôle à 1 eX^c rieur de laquelle sont placés les deux électro-aimants.
- Le coupleur en lui-même n’offre rien de particulier * il est place ^ une caisse en tôle dont le fond est en ardoise et en bronze ; fi e manœuvré par un petit moteur muni de deux bobines inductrices eni‘°u lées de telle sorte que le servo-moteur tourne dans un sens ou dan l’autre, suivant que le courant, après avoir traversé l’induit, passe dan l’une ou l’autre de ces bobines. Ce servo-moteur, dont la vitesse de rcda tion est assez élevée, entraîne, par l’intermédiaire d’une vis sans fin, urie roue dentée clavetée sur un arbre auxiliaire. Celui-ci est accouple a^ moyen d’un ressort en hélice à l’arbre du coupleur qui porte une roue plusieurs encoches dont chacune correspond à une position netteine
- orE
- en!
- déterminée. Un galet, porté par une chape sollicitée par un ress tombe dans les encoches de cette roue et empêche tout mouveur du cylindre, si l’effort exercé sur son arbre n’est pas suffisant p°ul vaincre la résistance du ressort de la chape. De la sorte, quand le serv° moteur tourne, il a pour effet de bander le ressoit en hélice qui réund les deux arbres jusqu’à ce que, la tension de ce ressort devenant suffi santé pour faire sortir le galet de l’encoche, le cylindre avance brusque ment d’un cran. Afin que tout mouvement prenne fin aussitôt apreS l’ouverture du circuit du servo-moteur, celui-ci est muni d’un frel11 magnétique dont la bobine, traversée par le courant de commande’ attire deux leviers et écarte ainsi les mâchoires situées de part et d’autre d’une poulie clavetée sur l’axe : aussitôt que le courant cesse, un reS' sort applique les deux mâchoires contre celle-ci et provoque l’arrêt immédiat de tout le système.
- Les quatre positions dans lesquelles le cylindre du coupleur doit p°u' voir s’arrêter et se maintenir, au gré du mécanicien sont : la positi°n zéro ; la position de manœuvre, qui correspond à la marche en série avec la majeure partie des résistances et permet une marche très ralentie et des démarrages doux ; la position série et la position parallèle (moteurs en série ou en parallèle sans résistances). Le dispositif adopté pour atteindre ce but est le suivant {fig. 134) : le circuit du servo-moteur refie au conducteur positif par le fil 3-30-31 traverse l’induit, puis se bifurque? chacune des deux branches traversant l’un des inducteurs et arrivant eu un point 35 ou 36 à deux petits frotteurs spéciaux disposés le long du cylindre du coupleur où les circuits de commande secondaire, circuits locaux, sont figurés par un trait plein et fin.
- A ces frotteurs, ainsi qu’aux quatre frotteurs intermédiaires 37, 38,39 et 40 correspondent des touches placées sur le cylindre. Sur le schéma [fig. 134) les connexions entre touches n’ont pas été figurées, mais on a groupé en sections limitées par des lignes pointillées les différentes
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- CONTRÔLEUR
- b .----g6i
- LEGENDE
- Circuit des moteurs
- CIRCUITS I PRIMAIRE (général )
- COMMANDE
- ISCCONOAIRE (local ) SCRVO-MO T EUR
- Iir I
- Schéma des connexions d’une voiture automotrice, système Sprague
- Fig. 134
- TRACTION ÉLECTRIQUE
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- 256 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- touches qui sont réunies entre elles. Si l’on relie aux rails de rouleme^ le frotteur 40 (par exemple par le jeu simultané des relais B et C fiu1’ ayant attiré leur armature, ferment les circuits 43-41 et 41-40), Ie c°u rant passe dans le servo-moteur par l’inducteur de gauche et par ^eS frotteurs 35 et 40 que les touches mettent en communication. LecyhI1(^re tourne jusqu’à ce qu’il arrive à la position de marche en parallèle sa*1® résistances : à ce moment, les frotteurs 35 et 40 cessant d’être en coma avec la touche, le courant est rompu dans le moteur, et le mouveme du cylindre s’arrête. On obtiendrait de même la mise du coupleur S'il la position zéro en reliant à la terre le frotteur 37 (par la connexion «b 46 établie par le relais A, dans sa position de fonctionnement, ou par relais E dans sa position de repos, ou encore par l’inverseurdans sa p°sl tion neutre); on obtient la position de manœuvre en reliant à la terre frotteur 38 (par la connexion 41-43 établie par le relais B seul, dans sa position de fonctionnement); enfin, la position série est obtenue el1 reliant à la terre le frotteur 39 (par la connexion 39-42 établie par relais C seul, dans sa position de fonctionnement).
- Les trois relais A, B, G suffisent pour déterminer, au gré du mécain cien, la position.dans laquelle se place le coupleur : l’automotrice s’arrête) marche à vitesse très lente, à demi-vitesse (moteurs en série) ou à plellie vitesse (moteurs en parallèle), suivant que, par le jeu du manipulateur on excite les électro-aimants du relais A, du relais B, du relais G ou des .relais B et G à la fois. Dans ces conditions, il suffit d'avoir trois fils commande; avec les deux fils qui servent à envoyer le courant à l’un °u à l’autre des solénoïdes commandant l’inverseur, ils constituent la liglie générale de commande primaire dont les conducteurs sont figurés sui le schéma {fig. 134), en petits traits pour ceux de l’inverseur, et en traits ^ points pour les relais du coupleur. Les relais sont tous groupés, avec leS résistances et les fusibles des circuits de commande, sur un tableaU spécial.
- Le réglage de la rotation du coupleur entre ces positions stables bien déterminées, rotation qui a pour but de réaliser les vitesses de transitiez en mettant hors circuit progressivement les résistances intercalées en série sur chacun des moteurs, est obtenu au moyen de deux relais régulateur0 d’intensité. Ces appareils (marqués I et II sur la figure 134), dont leS bobines sont traversées par le courant principal d’un moteur, ont p°ul fonction de couper le courant de commande secondaire, quand le paS" sage du coupleur d’une touche à la suivante produit une augmentation brusque d’intensité, et de rétablir la continuité du circuit de commande lorsque l’intensité décroissante du courant de traction est tombée a une valeur déterminée. Un seul relais limiteur d’intensité assurait pi'1' mitivement ce réglage, mais, dans les nouveaux équipements, on emploie
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- TRACTION ÉLECTRIQUE 257
- Un second relais dont la fonction est de retarder le passage de la maiche s^rie à la marche en parallèle. On sait qu’un passage trop brusque, 0ldre qu'il ne correspond pas à la meilleure utilisation du courant, profil des à-coups violents : le nouveau limiteur « série parallèle » est °nc réglé pour ne permettre le passage en parallèle que quand 1 intenté est descendue à une valeur déterminée, inférieure à celle pour Quelle est réglé le limiteur ordinaire. Les plateaux des deux îegula-^urs-ümiteurs sont en série sur le courant de commande. Poui que le 1 émulateur « série parallèle » soit sans effet au moment où il est inutile, ^ branché sa bobine de façon qu’elle ne soit parcourue par le cou rard de traction qu’au moment où le coupleur est à la position de maiche
- sans résistances.
- Plu autre perfectionnement des régulateurs d’intensité a été de les ^Unir d’un second jeu de contacts 15-16, 16-17 intercalés dans le circuit commande de l’inverseur. Ces contacts sont rompus par le soulève ^ent des noyaux quand, pour une cause absolument anormale, 1 in b^nsité du courant de traction atteint une valeur exagérée , une fois sou levés jusqu’à ce point, les noyaux restent enclenchés par de petits loquets et ne peuvent plus retomber. La rupture des contacts 15-16 et 16 1/ a Pour effet de couper le courant qui maintient l’inverseur dans la posi bon de marche avant ou de marche arrière : cet appareil revient bius dRement à la position neutre sous l’effet des ressorts et rompt le coûtant Rétraction; l’ensemble se comporte donc comme un disjoncteur. Le réglage des régulateurs pour une intensité déterminée peut se faite au ^oyen de plaques de plomb placées Il est le
- sur les plateaux.
- remarquer que, dans le système Sprague à unîtes m mouvements des coupleurs des différentes voitures motiices P^s forcément synchrones : chaque voiture motiice est m ep R oe point de vue et obéit exclusivement à ses régulateurs eR ce qui concerne les vitesses auxquelles le coupleur o P " '
- successivement. Ce point est important, car les differen es‘ V01 Uiotrices d’un train ne sont pas dans les mêmes conditions a Regards (différence de diamètre des roues motrices, par ex lorsque plusieurs motrices d’un train, placées ainsi dans es c .
- différentes, sont commandées avec une simultanéité abso ue, u Uombre de moteurs sont surchargés, et les autres ne on 1 effort qu’ils pourraient fournir. Le système Sprague assui e, su ^ ^
- Voiture, le réglage complet de l’intensité d après les con .i ,
- lesquelles elle se trouve : on a pu, en Amérique, constituer ave ^
- Res trains, dont les voitures équipées avec les appareils b?ra& ^ ruient comme poids, puissance, type de moteurs, diamètre es î Plu pratique, lors du démarrage d’un train Sprague, 1 5 a ^ b
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- “258 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- décalage entre le passage des différents coupleurs aux touches succès sives. Ce décalage régularise et adoucit beaucoup le démarrage; e11 outre, il diminue la valeur des surcharges d’intensité absorbées par train. L’avantage de cette non-concordance est tel, surtout pour le pa-sage de la marche en parallèle qui correspond à un brusque change ment dans l’accélération, que l’on règle les régulateurs « série-parallèle » pour qu’ils n’agissent pas exactement au même moment sur toutes leS voitures.
- Le manipulateur est construit comme un petit coupleur ordinaire : ^ comporte onze doigts de contact ou frotteurs s’appuyant sur des sec teurs en bronze, clavetés sur un arbre en acier dont ils sont isolés. Éta11^ donnée la faible intensité du courant de commande (4 ampères envir011 pour trois motrices), il n’y a pas de soufflage magnétique. Un f01^ ressort ramène la manette au zéro aussitôt que le mécanicien abandonne la poignée. A droite du point neutre, il y a quatre positions possible pour la marche avant : zéro, manœuvre, demi-vitesse, pleine vitesse. A gauche du point neutre, il y a trois positions possibles pour la marche arrière : zéro, manœuvre, demi-vitesse. En temps normal, au départ, le mécanicien place la poignée à la position de manœuvre ; dès que Ie train a bougé, il la place directement sur la dernière position (pleiue vitesse) ou éventuellement sur la position de demi-vitesse. Le démarrage du train s’effectue automatiquement et régulièrement par le JeU des régulateurs-limiteurs.
- Outre les appareils et les connexions qui viennent d’être indiqués, leS équipements Sprague comprennent encore un certain nombre de disp0' sitifs et d’interconnexions accessoires destinés à assurer une sécurité automatique absolue : s’il arrive une avarie à l’un quelconque des appa' reils constituant l’équipement ou aux circuits de commande, tout Ie système revient de lui-même au zéro. Le relais E remplit ce rôle. Sa bobine est intercalée dans le circuit des solénoïdes de l’inverseur : eîl outre, le coupleur comporte deux doigts 18 et 69 que deux contacts relient ensemble lorsque le cylindre est à la position du zéro. Le courant ne peut être envoyé à l’inverseur que si le coupleur est au zéro. Dès que le courant a été établi dans l’un des deux solénoïdes avec çette condition, le circuit de l’inverseur et de la bobine E est fermé par les contacts 18-69 du relais E; le coupleur peut alors tourner sans que le courant de commande de l’inverseur soit coupé. Si ce circuit est rompu pour une cause quelconque, il ne peut plus être refermé sans que je coupleur ait été préalablement ramené au zéro.
- En outre, le coupleur ne peut pas avancer sans que le relais E soit excité et l’inverseur placé dans l’une ou l’autre des positions de marche, car le circuit de commande du servo-moteur est fermé, d’une part, par ce
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- TRACTION ÉLECTRIQUE 259
- fêlais P o <
- cylind en ^ eE d’autre part, par deux contacts, placés sur le Enf1"6 ^ *nverseur> qui réunissent ensemble les frotteurs 45-46. est au11 ^ c°upleur revient automatiquement au zéro dès que l’inverseur 47 ^ Zél0> Par le jeu du relais E qui, en s’abaissant, ferme les contacts l0Uch°U^ar j°nc^on des frotteurs 37-46 de l’inverseur qu’établit la Correspondante au moment où l’appareil revient au zéro. assu Us Ces dispositifs d’enclenchement entre le coupleur et l’inverseur qUeljen^ au système Sprague un fonctionnement d’une sécurité absolue, es que soient les fausses manœuvres que peut exécuter un mécani-
- ... r
- J. —~
- n maladroit ou inexpérimenté, équipement est complété par un certain nombre de détails secon aires, tels que le shuntage de l’induit du servo-moteur, 1 intercalation, le mouvement même de l’inverseur, d’une résistance 14-15 qui dimi aae 1 intensité du courant dans les solénoïdes et la disposition de résis-aùces accessoires 33, 27, 23, 43 intercalées dans les différents circuits
- Ue commande.
- Appareillage Westinghouse pour trains a un gur les
- Société Westinghouse avait exposé les appareils e lrains à unités multiples du chemin de fer métropolitain ’s
- ^s trains circulant sur la ligne n° 1 du metropo î am et je
- chacun de trois automotrices à bogies de 12 mètres e ^ trains
- Quatre voitures de remorque ordinaires de 9 mètres envii0 ^ ^
- circulant sur la ligne n» 3 sont composés chacun de troismu ^
- J°gies de lo mètres et de deux voitures de remorque a g troi_
- °ngueur. Deux automotrices sont placées en tête u ra“b m0teurs 8lème en queue. Le bogie avant de chacune d’elles por e
- 100 chevaux sur la ligne n- 1 et de 180 chevaux sur la ^ ^
- Moteurs sont commandés par un coupleur électro pneu cupère,
- HWse, appelé « controller-tourelle » à cause Actionné de la cabine de tête au moyen d un circuit a sep
- un courant à basse tension. , o 40 m
- ^ensemble des appareils est placé dans une cabine en ’
- longueur. La partie gauche de la cabine est occupée pa des c*
- Cliques contenant les résistances, l'inverseur double ' 1 £
- Hr disjoncteur automatique: ces coffres sont fermes vers.1 j®1' des Persiennes ajourées. Au-dessus de ces co res so ^ vers
- arrière le controller-tourelle soutenu par un â 1 en rabine'.
- 1W, un panneau de marbre disposé parallèlement a 1 axe de la cab ^
- ' lableau porte un disjoncteur pneumatique, un isjonc e jes cir.
- 1111 régulateur-limiteur d’intensité, deux interrupteurs p ac
- Cu'ts des bobines de commande de l'interrupteur-disjoncteur
- maxi-
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- 260
- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- mum, l’interrupteur du compresseur d’air, les interrupteurs
- et le?
- fusibles des deux circuits d’éclairage. A droite de la cabine sont places • vers l’avant, le coupleur de commande et le frein à air comprimé; aU milieu, deux caisses d’accumulateurs avec un panneau portant dellX commutateurs pour la charge et la décharge et un petit tableau d écla1 rage ; en arrière, le compresseur d’air avec le relais actionnant s°n interrupteur automatique. L’équipement est complété par un réservoU air avec valve réductrice, deux coupleurs fixes à sept contacts pour
- les
- de
- circuits de commande et trois boîtes de jonction. Chaque voiture remorque porte deux coupleurs fixes à sept contacts, un coupleur mobiï6 à sept fils et deux boîtes de jonction.
- Le système de commande électro-pneumatique comprend essentiel^ ment un petit commutateur multiple, nommé par les Américains maUre controller, qui envoie le courant d’une batterie de sept accumulateur (14 volts) dans un jeu de soupapes électro-magnétiques commanda1^ des cylindres à air comprimé dont les pistons actionnent des contacteuis ou un inverseur : ceux-ci effectuent les connexions nécessaires pour 1° réglage des moteurs aux différentes vitesses. L’air servant à la coin' mande est pris sur une canalisation qui parcourt tout le train et a laquelle est relié, sur chaque voiture, un réservoir à pression constante-Ce réservoir offre une certaine réserve capable d’alimenter le train a’1 cas où une avarie surviendrait aux compresseurs.
- Les,treize cylindres dont se compose un controller-tourelle sont dlS' posés circulairement autour d’un réservoir dans lequel l’air comprllTlt est amené au moyen d’un tuyau relié à la canalisation par l’interin6' diaire d’une valve réductrice. Ces cylindres font corps avec le réservoir ce qui supprime tout joint : chacun d’eux contient un piston avec hge relié au bras mobile du contacteur qu’il actionne. L’admission de 1 aïl comprimé dans le cylindre pneumatique est réglée par des valves °u soupapes à aiguilles : quelques-unes d’entre elles commandant plusieor& cylindres dont les contacteurs fonctionnent ensemble, leur nombre eS| réduit à huit. Ces valves sont manœuvrées par des électro-aimants a faible course : les ouvertures et les surfaces d’obturation sont disposée6 de façon à rendre l’usure presque nulle et à supprimer toute fuite. LeS électro-aimants blindés actionnent une armature en forme de disque placée dans une boîte métallique : les bobines de l’électro-aimant sont complètement enfermées dans une enveloppe en fer sur laquelle sont fixées différentes bornes isolées, reliées aux extrémités des enroulements-Le tout forme une seule pièce très robuste et parfaitement protégea que l’on peut démonter facilement : cette pièce est fixée par deux bon' Ions à la partie principale du coupleur contenant les cylindres. Le type d’électro-aimants'et de valves adoptés pour la construction des control-
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- TRACTION ÉLECTRIQUE 2bl
- terre v>o^6 6S^ CmP^°^e depuis longtemps en Amérique et en Àngle-system U1 ^ manœuvre des signaux électro-pneumatiques du block-
- c°ntact) S^°nS ^ans ^eur mouvement, entraînent les bras mobiles des s0rts ei SOn^ mailltenus normalement levés par de puissants res-^erRiet ^ ^Ce ^eurs dimensions sont telles qu’ils peuvent effectuer la s°Upa ,e contact lorsque la pression de l’air que laisse pénétrer la U°rrïl ^ectro-pneumatique est de 2 kg : cm2 ; toutefois, la pression s°Rt a r emP^°y®e esf de ^ kg : cm2. Les bras mobiles des contacteurs Pr°duiVr coniiennent un ressort : grâce à cette disposition, il se gliss 1 5 °rS ^erme^re> un contact élastique et un mouvement de ^en^ ma*ntient les surfaces métalliques en bon état et les bute C 6 se S0U(ler ou d’être brûlées. Chaque piston, en s’abaissant, eutièC°n^e UÏ1 arr^^ Piac® dans le cylindre avant que le ressort ne soit siou Gnien^ comPrinié : cela assure entre les pièces de contact une pres-face ^ni^orme ’ celles-ci, facilement remplaçables, ont une large sur-^irês î Cylindres sont surmontés par de petits interrupteurs secon-^es Par>bies mobiles suivent les mouvements des pistons et Unn ssenbî sur les circuits de commande, des contacts auxiliaires dont s parlerons plus loin.
- ^ or^ce décharge d’un cylindre est ouvert, le ressort, cornet S0us Ie piston, relève ce dernier et provoque une rupture brusque Saûte°b^aC^eMr ”* ^ ^on^ueur de rupture est 75 mm. En outre, une puis-Les 6 .,°^lne de soufflage magnétique est placée au centre du dispositif, dis ^16Ces de contact sont placées dans des boîtes isolantes amovibles, irav°S^eS rad^emerd eb ouvertes vers l’extérieur ; chacune d’elles est coj .erS^e dans une direction perpendiculaire à la ligne de rupture du pôle -C ?ar ^GS ^nes f°rce magnétique allant du pôle supérieur au qe e Ultérieur de la bobine; ce dispositif de soufflage magnétique permet père°U^eri SailS aucuae détérioration, un courant de plus de 1 000 am-
- L emploi d’une seule bobine centrale de soufflage permet d obtenir is effets puissants pour un poids et des dimensions relativement es. Le câblage et les connexions, dont l’isolement doit être mam-
- des
- faibl
- feuu en bon état, sont réduits à leur minimum. Si, au lieu d’employer Ulle bobine centrale, on avait muni chaque interrupteur d’une bobine sPéciale, celle-ci aurait forcément de très faibles dimensions et serait Peu efficace.
- Chaque contacteur est fixé sur la base du coupleur par quatre tiges en C^onze sur la partie intérieure desquelles sont boulonnées les confions : les tiges et les bornes sont isolées au moyen de plaques et de CaRons en vulcabeston : les revêtements protecteurs qui entourent les
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- 262 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- contacts sont également en vulcabeston moulé. Les circuits à haute eta basse tension sont très éloignés l’un de l’autre et complètement séparé-
- Le coupleur de commande, désigné sous le nom de manipulateur, est un simple commutateur multiple effectuant les connexions nécessaires pour relier le pôle positif de la batterie aux différents circuits de coi»' mande : sa construction est extrêmement simple, et ses dimension réduites. Toutes les manœuvres sont obtenues à l’aide d’une seule manette que l’on déplace vers la droite pour la marche avant et vers la gauche pour la marche arrière. Cette manette est ramenée à sa positi011 neutre par un ressort puissant , aussitôt que le conducteur l’abandonne-A cette position neutre, tous les circuits de commande des contactent sont coupés. L’appareil lui-même consiste en un tambour tournant sut lequel frottent sept doigts fixes : grâce à la très basse tension employé et à la faible intensité de courant nécessaire à la commande des soupapeS électromagnétiques, il n’y a à craindre aucune détérioration des con' tacts et on a pu supprimer tous les organes compliqués tels que bobine de soufflage, séparations isolantes, etc. Le tambour consiste en un seC' teur de bronze fixé sur un arbre carré en acier dont il est soigneusemeut isolé. Ce tambour porte deux goujons auxquels sont attachées les extré' mités d’un ressort spiral dont le milieu est fixé au bâti. Les doigts & contact à ressort qui frottent sur le tambour sont en bronze phosphoreux et sont montés sur une base en fibre très robuste.
- Le régulateur limiteur d’intensité est destiné à régler le fonctionne-ment successif des contacteurs au moment du démarrage et au moment du passage de la marche en série des moteurs à la marche en parallèle Avec le système à unités multiples, la mise hors circuit des résistance8 successives n’est pas effectuée au gré du mécanicien, mais automatique' ment, de façon à assurer au démarrage le maximum de rapidité san8 que l’intensité du courant de traction atteigne une valeur exagérée. Le régulateur-limiteur est constitué par un électro-aimant parcouru par Ie courant de l’un des moteurs et actionnant un interrupteur intercalé dan8 le circuit de commande des contacteurs. Aussitôt que le courant dan8 le moteur atteint une intensité déterminée, l’électro-aimant manœuvre l’interrupteur qui rompt le circuit et empêche la fermeture d’un nouveau contacteur tant que l’intensité n’est pas redescendue à une valeur normale. L’appareil peut être réglé pour une intensité quelconque du courant principal au moyen d’un shunt dont la valeur est déterminée une fois pour toutes.
- Un interrupteur-disjoncteur principal, à commande électro-pneumatique, est placé dans chaque cabine d’automotrice sur le câble venant des frotteurs et permet d’isoler complètement du circuit à 500 volts tous les appareils qui se trouvent dans la cabine. La fermeture de cet appa-
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- TRACTION ÉLECTRIQUE 263
- Provoquée parle fonctionnement d’une valve électropneumatique commande le manipulateur. Son ouverture automatique est pro-
- duite par l’action d’une bobine que parcourt le courant total de traction et dont le noyau, rappelé par un ressort, porte un interrupteur auxiliaire (schéma de la figure 135 : disjoncteur d'intensité).
- Quand l’intensité du courant est supérieure à une certaine valeur, le
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- Î6i APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ELECTRIQUE
- noyau de la bobine-série dépasse une position déterminée et resto enclenché par un petit loquet : l’interrupteur auxiliaire porté par ce noyau rompt le circuit de commande de l’électro-aimant qui actionne valve : le disjoncteur s’ouvre et la bobine-série assure le soufflage l’arc.
- Pour refermer le disjoncteur, le.mécanicien ferme, au moyen dR11 interrupteur reliant le fil 5 au pôle positif de la batterie (schéma, fig. 135), le circuit d un électro-aimant auxiliaire (bobine du disjonC-' teur d'intensité, fil 5) : celui-ci agit sur le loquet qui retient le noyau de la bobine-série, et l’action du-ressort produit la fermeture du contac auxiliaire.
- Sur le circuit de commande sont placés, en outre, un disjoncteur de tension et un disjoncteur pneumatique.
- Le disjoncteur de tension a pour but de provoquer l’ouverture de tous les contacteurs, sauf le contacteur 6, lorsque la différence de potentiel entre le frotteur et les rails de roulement est inférieure à une certain6 valeur. L’appareil consiste en un électro-aimant à fil fin, branche en dérivation par l’intermédiaire d’une forte résistance entre le circuit de traction et la terre. L’armature de cet électro-aimant manœuvre un petit interrupteur qui, en cas de baisse de tension, rompt le circuit de commande des différents contacteurs, autres que le contacteur 6. Quand la valeur de la tension redevient normale, le train démarre à nouveau automatiquement.
- Le disjoncteur pneumatique a pour but de couper le courant de commande des contacteurs lorsque, pour une cause quelconque, le frein est serré : on évite ainsi toute avarie en cas de bloquage inopiné ou de fausse manœuvre du mécanicien. A cet effet, la pression d’air du cylindre de frein produit l’ouverture d’un petit interrupteur à commande pneumatique intercalé sur le circuit de la batterie : le fonctionnement de cet appareil provoque donc l’ouverture de tous les contacteurs.
- Un commutateur-inverseur double effectue les connexions nécessaires entre les induits et les inducteurs des moteurs pour la marche avant et la marche arrière. Cet inverseur est manœuvré par deux cylindres coulés en une seule pièce et boulonnés à son extrémité. Les pistons de ces cylindres sont reliés à l’arbre du tambour de l’inverseur au moyen de deux leviers ; ce tambour est mis dans la position de marche avant ou dans la position de marche arriére, suivant que l’air est introduit dans l’un ou l’autre des deux cylindres, par le jeu de valves électromagnétiques actionnées par le coupleur de commande. Les dimensions des cylindres sont suffisantes pour que la manœuvre s’effectue pour une pression d’air de 2 kg : cm2 ; la pression normale employée est de 5 kg : cm2. Le mouvement de l’inverseur, dans l’un ou l’autre sens, ferme
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- j TRACTION ÉLECTRIQUE 265
- que le COmman<^e du contacteur-disjoncteur principal, de sorte
- q^e lesC°Uran^ faction ne Peut pas être envoyé aux moteurs avant
- ou on Cn CU1^S s°teut reliés convenablement pour la marche en avant 611 arrière Ch
- 7 £i£^Ue aut°uîotrice est munie de deux caisses d’accumulateurs de nite m n^S c^acune* Des éléments sont contenus dans des bacs en ébo-ées deu11^11118 ^QnS ^a ca*sse en hms Par de la paraffine coulée. L’une dOe P f a^eiaes est chargée en série sur le circuit d’éclairage pendant ^otte r6 aSSure ^e serv*ce- Deux commutateurs à deux directions per-chacun pG lenverser chaque jour le rôle des deux batteries ; à cet effet gie al n eUX ^°r^e ^inscription « jour pair » ou « jour impair ». L’éner-1 a su S<T h0ur ^a commande des électro-aimants est si faible que Le§e 6 ^ ka^eiàc est peu considérable, grou resis^ances sont formées par des grilles métalliques montées par ^étaîT v^n^hquatre sur des cadres en fonte : ces grilles sont en ^atuj* ecomPos^fion spéciale, ayant un très faible coefficient de tempé-aiem S°n^ couvertes d’un enduit empêchant la corrosion. L’isole-Srilleg11^16 ^GS ca(^res ef ies grilles est en mica. Les connexions entre les lî]°yen ?°n^^uës sont formées par des plaques en bronze fixées au résista 6 V1S' I cquipement d’une automotrice comporte dix groupes de
- cire* . COnnecteurs servent à établir les connexions nécessaires entre les Pour1 S aux*Daires des différentes voitures d’un train : ils se composent, Ce J c^la<ïue voiture, de deux coupleurs fixes et d’un coupleur mobile.
- ernier consiste en deux jeux de sept fiches entrant dans les coupleurs gés§ Pe^S enfre eux par un câble flexible à sept conducteurs proté-con Un ^u^au en caoutchouc de forte section. Les différents fils qui rent 1^Uen^ câhle flexible portent tous un guipage de couleur diffé-quer6 ^°Ur Permeffre une facile vérification des circuits : il est à remar-des ^Ue’ ^ automotrice placée en queue étant orientée en sens inverse pleuaU^°m°^r^CeS ^ca^^ne vers Parrière), les fils 1 et 2 des cou-
- ^ urs mobiles sont croisés de façon que les inverseurs assurent le
- ta S6nS marc^e> Des. coupleurs fixes sont munis chacun de 7 con-rRob'/611^118 m°n^s sur un disque isolant : le bout des coupleurs de / 6S cons^sfe en rm cylindre de matière isolante entouré d’un tube 0rde ef dans lequel se trouvent sept fiches creuses correspondant contîicts fendus des récepteurs fixés sur les voitures. Un cran de ^Pde assure la correspondance exacte des contacts. Les coupleurs la S'S011^ miln*s de couvercles à charnières qui se ferment aussitôt que onf1606 m°k^e es^ enlevée. Les conducteurs des circuits de commande j 3 m^2 de section et sont enfermés dans une enveloppe très solide ; eur guipage est de différentes couleurs.
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- 266 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Les câbles des circuits principaux ont un isolement extrêmement f°1^ au caoutchouc revêtu d’une double enveloppe d’amiante et d’une enve loppe en coton tissé silicaté : la section de ces câbles a été très large ment prévue.
- Les différentes parties de l’équipement d’une automotrice étant coin nues, il est facile de comprendre le fonctionnement du système électro-pneumatique en suivant le schéma de la figure 135, sur lequel les enroulements des soupapes électro-magnétiques et les pistons des cylindreS pneumatiques sont numérotés pour faciliter la lecture. Les doigts bxeS du manipulateur sont reliés à six fils marqués B i, 2, 4, 6, 7. Qnand le tambour, entraîné par la manette, est placé sur la première positi011 avant ou arrière, vers la droite ou vers la gauche, le pôle positif de la batterie d’accumulateurs B -f- est relié d’abord à l’une des bobines (1 ou 2) de l’inverseur dont le circuit se referme par le conducteur B — puis au fil b > aboutissant à la bobine de commande de l’interrupteur électro-pneumatique qui se ferme. L’une des soupapes électro-magnétiques de l’inverseur est donc actionnée, et l’appareil se place dans la position corresponda11*1 au sens de marche. Son fonctionnement détermine la fermeture de l’interrupteur B qui est solidaire de la partie mobile et qui envoie Ie courant de la batterie à l’électro-aimant 6 du contacteur 6. Cet appareil ferme en TX le circuit des moteurs qu’il relie au câble venant du fret' teur ; il ne peut pas se fermer si l’inverseur n’a pas préalablement fonctionné et s’ouvrirait si, pour une cause quelconque, la partie mobile de ce dernier se déplaçait.
- Le passage du manipulateur à la deuxième position détermine le démarrage automatique du train commandé par le régulateur d’intensité-Dans cette position, le circuit 4 est relié au pôle positif de la batterie-Sur ce circuit sont branchés les électro-aimants de toutes les soupapeS électro-magnétiques, sauf la soupape 6 et la soupape 4-12-13 : le courant de commande, amené par le fil 4, passe par la bobine 7 et retourne au pôle négatif de la batterie par les contacts F (piston 13 levé), E (piston 5 levé), E (piston 4 levé), B (piston 6 baissé) et le fil B_. L’électro 7 actionne la soupape et le contacteur 7 ferme le circuit R(, R7. A ce moment les deux moteurs sont en série sur le courant principal par l’intermédiaire de toutes les résistances. Le circuit formé est le suivant: Frotteur, TX {contacteur 6), XA,_ (inverseur), A+A_ [induit du premier moteur), A_F| [inverseur), Fj F ^{inducteurs dupremier moteur), RM3LKFh [résistances], R.,, R6 [contacteur 7), R6, P, S, U, W, Rt0 [résistances), Y, A?
- 1. Avec la forme de touche figurée sur le schéma, le courant de commande serait d’abord envoyé au fil 6, puis au fil 1 ou 2 : dans les derniers manipulateurs employés, on a fait une encoche dans les touches du manipulateur placées en face du doigt 6, de façon à ce que l’ordre d’établissement des contacts soit celui que nous avons indique-
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- 2(17
- TRA.CT10N ÉLECTRIQUE
- (inverseur)^*, Al {induit du deuxième moteur), Al, F| {inversent), F+, inducteurs du deuxième moteur) et G {rails de roulem circuit de
- La manœuvre du piston 7 ayant abaissé le con a ’ soupape du 11 électro-aimant 8 se trouve fermé; celui-ci acionn Piston 8 qui s’abaisse et le contacter établit le ®ourr‘ R R et
- •upprime du circuit des moteurs les Cde
- R7. Le fonctionnement du piston 8 abaisse e& Celui-ci actionne
- Ce piston qui ferme le circuit de rélectro-aiman provoquent la
- la soupape des deux cylindres 9 et 10 don es P ^ court_circuit les
- fermeture des contacts R„ R, et RS; ^ <f" 'fonctionnement du piston 9 résistances comprises entre ces Points, rélectr0.aimanUl^ qui entre provoque en C la fermeture du circuit eonlacteurs de ceux-ci
- 611 jeu et fait abaisser les pistons 11 ^ t „ R et R« et entre
- Mettent en court-circuit les résistances comprise y . . ^ ferme le
- L9etR8. Enfin la fermeture du contact C, por e pai ^ ^ mettent en
- circuit de l1 électro-aimant 1-2 dont les contac eu ^ ^ ^ deux
- court-circuit les deux dernières '0’de 'potentiel totale sans
- moteurs sont alors en série sur la di ^ éviter que le courant
- mterposition de résistances. A ce mo“e“C p0“‘n contacteur unique 5 : passe par une série de contacteurs, on p ^mact B solidaire
- f'électro-aimant 5, dont le circuit a été forme par le^ contact ^ ^
- du piston 2, agit et provoque la 6 ^fonctionnement du pis-
- directement ensemble les points R3 e 10 • refermaient les
- ton 5 ouvre le contact E par Intermédiaire uq^ se trouvent
- circuits des électro-aimants 7, 8,9-10, ’ déclenchent, et il
- donc tous coupés; les contacteurs qu'ils C°“““el.ropteur disjoncteur) Le reste plus en circuit que les contac
- ef S (connexion en série des moteurs). est commandé
- Le fonctionnement successif des différents ^ sur le
- par le régulateur d’intensité dont la '“intensité dépasse, dans le circuit du second moteur : chaque toi q , yUlateur coupe en 44 le circuit principal, une valeur détermmee ce reg^^ ^ contacteurs et circuit 4 sur lequel sont branchés les él ^ areils. Pour éviter que supprime, par suite, le courant dans (LTies contacteurs déjà fermés, son son fonctionnement ne fasse declenc nouyel interrupteur,
- cèle devant se borner à prévenir la ferme ure ^ branchée une seconde °n a employé un circuit auxiliaire sur e^ue^rcuR de chacune de ces série de bobines des électro-aimants. 6 C1 auquel elles se rap-Lobines est fermé, au moment où lecon ac r iepist0n. De la
- Portent fonctionne, par le contact auxi îane raldidans le circuit 4,
- sorte, quand le régulateur d’mtensite C0UP® dé;à fermés restent en les valves électromagnétiques des con a
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- 268 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- position sous l’action des secondes bobines, et les contacteurs ne peuvent s’ouvrir malgré le fonctionnement du régulateur d’intensité.
- Les valeurs des résistances en circuit avec les deux moteurs reliés en série sont les suivantes :
- Résistance totale : 2,455 -f 2 + 1,4 -f 0,64 = 6,495 ohms.
- I Résistance court-circuitée par le contacteur 8.......... 2,455 ohms
- | — restant en circuit............................. 4,04 —
- i Résistance court-circuitée par les contacteurs 9-10.... 2,00 —
- | — restant en circuit............................. 2,04 —
- ^ Résistance court-circuitée par les contacteurs 11-3.... 1,40 —
- ( — restant en circuit............................. 0,64 —
- ( Résistance court-circuitée par les contacteurs 1-2....... 0,64 —-
- ( — restant en circuit............................. 0,00 —
- Quand on place la manette du manipulateur sur la troisième position» le pôle positif de la batterie est relié avec le fil 7. Le circuit del’électr0' aimant 4-12-13 est fermé en D (piston 10 levé), en E (piston 3 baissa contact de gauche établi), en E (piston 4 levé), en B (piston 6 baissé) sut le fil B_ relié au pôle négatif. Les pistons 4-12 et 13 s’abaissent donc en entraînant leurs contacteurs. Le mouvement du piston 4 provoque Yoü-verture du contact de gauche de l’interrupteur auxiliaire E et rompt ainsi le circuit de la bobine du contacteur 3 qui déclenche. En même temps’ le contact de droite de l’interrupteur E (piston 4) est établi et donne Ie courant à la bobine auxiliaire 4-12-13 du circuit 5. La fermeture des contacteurs établit les jonctions TT, TB7etB2G. Les moteurs se trouvent groupés en parallèle, chacun d’eux étant relié au réseau par l’intermediaire d’un jeu des résistances R<, R2, R3, R{, B3 ou B6, B7, R8, R9, Rio-Les circuits formés sont les suivants :
- Frotteur, TX [contacteur 6), XA| [inverseur), AjAI [induit du prenne" moteur), A1F_[ (inverseur), FjFI [inducteur du premier moteur), FiRio NN, MM, LL, KK, R2 [résistances), R2G [contacteur 12), G rails de roulement.
- Frotteur, TT [contacteur 4), TR7 [contacteur 12), R7, PP, SS, UU, WW,Rio [résistances), RI0Y, YA? [inverseur), Af, Al [induit du deuxième moteur), Al, Fl [inverseur), F£, F1 [inducteur du deuxième moteur), FI G, rails du roulement.
- Les résistances sont mises progressivement hors circuit par le jeu des différents contacteurs. L’abaissement du piston 12 ferme, par le contact B, le circuit de la bobine 9-10 ; les contacteurs 9 et 10, qui fonctionnent alors, court-circuitent les deux portions des résistances comprises entre R7 et R8 et entre R2 et R3. Le fonctionnement du piston 10 ouvre le
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- ^ 269
- TRACTION ÉLECTRIQUE
- c°ntact D et celui du piston 9 abaisse le contact C qui • tons \ i
- de U bobine 11-3. Celle-ci provoque le fonctionnemen _ ^ dfîUX
- et3 et ia fermeture de ces contacteurs qui C^'C^CU1L^abaissement Potions de résistances comprises entre K3, l i 87 nuinro-
- ^ Piston 11 ferme, par le contact C, le atlte rtle esVde court-Xoque l’enclenchement des contacteuis 1 et _ „ ^ .Les
- oircuiter les dernières portions de résistances v 0 V f^tteur
- moteurs en parallèle sont alors branchés directement entie le frotter
- •irttrïrt-
- ’ .U-n-itc agit, camma aaua l'avons g",'" foi3gaa l'inlsnsilà
- rant dans le circuit de commande numéroté , q
- absorbée par le moteur 2 dépasse une certaine valeur. moteurs
- Les valeurs des résistances en circuit avec chacun des deux s°nt les suivantes :
- Résistance totale: 0,60 + 0,35 +0,16 LOI °h ^ ^
- i Résistance court-circuitée par les contacteurs 9 . —
- ( — restant en circuit.................... ^ _
- \ Résistance court-circuitée par les contacteuis H q^q —
- ( — restant en circuit.............................. ^ _
- i Résistance court-circuitée par les contacteuis 1 -• • • ^0q __
- | — restant en circuit....................
- Truck à deux moteurs de 20 chevaux de ta Soci** électrique. — Afin de montrer l’installation nou. g avait exposé traction qu'elle construit, la Société Parisienne e portant deux
- un truck de voiture à deux essieux, pour voie de l,4rm, P
- moteurs de 20 chevaux. t à double suspension de
- Ce truck, du type Brill, a longeions » par l’intermédiaire
- la caisse de la voiture, supporte les c.e^ rle chaînon du moteur.
- d’une barre transversale sur laquelle vie P, sur les longerons
- Cette barre s’appuie, par chacune de ses en ressoriSi amortis-
- du truck par l’intermédiaire d’un doub Jdéplacer autour de l’axe des sant les mouvements du moteur tendan mouvements du
- essieux de suspension, et cela quel Rue ®01 , barre transversale,
- moteur. Celui-ci n’étant pas fixé mvaria e™^on pouvant se déplacer mais simplement suspendu à l’aide d un c ai ^ guSpension permet légèrement dans le sens transversal, ce m°c nldsible à la bonne
- d’obtenir une grande élasticité et d evitei mu oviennent de défec-
- eonservation du truck et du moteur, que ce. rapides,
- tuosités de la voie ou de démarrages et fremages b op rap
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- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- 270
- On voit également sur ce truck pour voie de 1,44 m une bague cle butée à écartement réglable qui permet d’installer des moteurs norma lement construits pour être placés sur des trucks établis pour voie de 1 mètre.
- Coupleur de la Société Parisienne électrique. — Ce coupleur est du type série parallèle à soufflage magnétique; il est établi pour pouvoir utiliser le freinage électrique.
- Il comporte deux cylindres verticaux munis de plots, formés de bagues sectionnées frottant contre des balais fixes; ces cylindres sont cornu*311' dés chacun par une manette munie d’un index se déplaçant devant une série de crans disposés sur le couvercle de l’enveloppe du coupleur.
- Le grand cylindre, ou commutateur, permet de réaliser les diverses combinaisons de démarrage et de marche avec les deux moteurs en sérié et en parallèle; le petit cylindre, ou’inverseur, permet d’obtenir la marche avant ou arrière par le renversement du sens du courant dans les induits des moteurs.
- Les différents plots sont très soigneusement isolés les uns des autres ainsi que de l’arbre du cylindre sur lequel ils sont montés.
- L’action destructive des étincelles de rupture est complètement évitée grâce aux deux dispositifs suivants :
- 1° Subdivision du courant par la multiplication des points de rupture ;
- 2° Soufflage magnétique se produisant simultanément sur tous les points de rupture.
- Ce soufflage magnétique est rendu très efficace, grâce à l’emploi d’une bobine magnétisante placée au milieu du circuit magnétique d’extinction dont la réluctance est ainsi réduite au minimum.
- Des plaques de fibre, intercalées entre les différentes touches, empêchent la production d’arcs entre contacts voisins.
- Les bornés du coupleur portent l’indication des connexions à établir avec les moteurs et les résistances, ce qui rend son montage très facile.
- Le coupleur, établi pour une( voiture actionnée par deux moteurs, permet de réaliser les combinaisons suivantes : . ^ .
- a) Marche avant ou arrière : . " '-
- 1° Les 2 moteurs en série avec 3 groupes de résistances,. ’ Vp....
- G)0 __ 2 .. ..........."
- 3° — 1 groupe de résistances.
- 4° — sans résistance, - .
- 5° Les 2 moteurs en parallèle avec 2 groupes de résistances,
- 6° — 1 groupe de résistance.
- 7° — sans résistance.
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- TRACTION ÉLECTRIQUE 271
- TOettent j^^oalsoRs intermédiaires entre les combinaisons 4 et 5 per-à-coUps C 6 Passer de la marche en série à la marche en parallèle sans
- b) jr
- Les e^ec^'r 'L(lue’ pour marche en avant ou en arrière : générât -CeUX m°ijeursi n’étant plus reliés au trolley, fonctionnent comme de t>40• yiCes C0llpiées en parallèle sur un circuit constitué par 4 groupes
- esistances ; ' ' .
- 2° iVf A ?
- ^sistan1116 ^°m^^na^son’ mals le circuit ne comporte que 3 groupes de
- r^sistanme COm^^na^son’ mais le circuit ne comporte que 2 groupes de 4° *
- de r • 1116 com^inais°n, mais le circuit ne comporte qu’un seul groupe distances;
- ^ Même combinaison, mais les moteurs sont en court-circuit. eR arrp11 ^ Pouvo*r utiliser. le frein électrique, lors de la marche à forte 5 ^resen^e une grande importance sur les lignes de tramways tiire Pentes, sur lesquelles il peut arriver qu’au moment où la voi-iRéo rn°n^e Une Pente, le courant vienne à manquer et que le frein InplC*Ue 116 *onc^onne Pas-
- éleci fPendamment des conditions normales de marche et de freinage ^eUx 1C^Ue’ couPlenr permet d’actionner la voiture avec un seul des cùit ,Iïl0^eurs, l°rsc[ue l’un d’eux a subi une avarie. La mise hors cir-U m°^eur défectueux s’effectue par le simple déplacement de la ]e c cyllndre inverseur; il est, par conséquent, inutile d’ouvrir
- égale ^ GU1 ^°Ur ^a*re cette manoeuvre. Le freinage électrique peut être ment utilisé dans le cas où un seul des moteurs est en service, per ailS ^ CaS ParHculier de marche avec un seul moteur, le coupleur «Pu raa^ser ^es combinaisons suivantes :
- ^ arche en avant ou en arrière .*
- go jj11 ^eS m°leurs avec 3 groupes de résistances ;
- «j0 11 ^es m°teurs avec 2 groupes de résistances ;
- 40 t j11 ^6S m°leurs avec 1 groupe de résistances ;
- ^ des moteurs sans résistance.
- t reina3e électrique pour la marche en avant ou en arrière :
- §én ' 6 moteur ^lisé, n’étant plus relié au trolley, fonctionne comme SUr Un clrcuH constitué par 4 groupes de résistances ;
- *./ • ^ eme combinaison, mais le circuit ne comporte que 3 groupes de
- csistances;
- • ^me combinaison, mais le circuit ne comporte que 2 groupes de
- ^stances ;
- ^me combinaison, mais le circuit ne comporte qu’un groupe de
- csistances ;
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- TRACTION ÉLECTRIQUE
- 5° Même combinaison avec le moteur mis en court-circuit.
- Dans tous les cas, la manœuvre des deux cylindres est rendue soh daire au moyen d’un enclenchement combiné de telle façon qu’il n eir pas possible de déplacer la manette du grand cylindre, si ce n’est lorsqllC l’index de la manette de l’inverseur se trouve sur l’un des repères c0| respondant à l’une ou à l’autre des combinaisons que permet d’obteR11 le petit cylindre. En outre, on ne peut déplacer la manette du cyliR^lC inverseur lorsque la manette du cylindre commutateur se trouve claR5 toute autre position.
- Fig. 136. — Coupleur série parallèle, système Westinghouse.
- Coupleur série-parallèle, système Westinghouse. — Ce coupleR1’ {fig. 136) série-parallèle est à soufflage magnétique et à freinage électrique. Il est disposé de manière à mettre le moteur en marche dès qRe l’on déplace la manette de sa position d’arrêt et à arrêter le fonctionnement du moteur en amenant cette manette dans une direction opposée.
- L’arrêt obtenu par le freinage électrique, c’est-à-dire en faisant fonc-
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- 27 3
- traction électrique
- donner les moteurs comme génératrices, est °btenu par une mettmd . diffère de celle employée dans les autres sjs eme ^ ^ manœuvre
- nutilise ni contacts ni bornes supplémen aires, . t l’inverseur.
- <ie la manette suffit pour faire fonctionner automatiquemen
- Ga coupleur fonctionne de la manière suivan e tambour du
- Lorsque la manette se trouve dans la posi 10n amenant la manette c°mmutateur inverseur s’y trouve egalemen . route du m0_
- sar le premier contact de marche, on provoque au levier du com-
- Lair en avant ou en arrière, suivant la position o première posi-
- mRtateur inverseur. Si l’on amène alors a man ^ aussi renversé bon d’arrêt, le tambour du commutateur le tambour prin-
- ^Rtomatiquement, grâce à un dispositif P c
- clpal et celui du commutateur inverseui. . considérablement
- Le système présente le grand avantage e im“\ inverseur et le le nombre des contacts du coupleur. Le commu dfî contacts
- disjoncteur sont disposés de manière à ne pas exl§^
- ^e ceux que nécessite le commutateur inverseu -^on d’arrêt dans
- Ln plaçant la manette du coupleur au- e a e provoque l’arrêt
- 1& direction opposée à celle de la mise en mar ^ , COUpier en parallèle
- de la voiture, cette manœuvre ayant pour e e e: extérieure,
- les deux • ’ J---------— - movendune résistance
- are, cette manœuvre ayant pour euci — 777" P1îtérieure. is deux induits des moteurs au moyen d une resis a en cas
- L’énergie avec laquelle s’effectue l’arrêt peut être au» la position d'urgence, en déplçant plus loin encore le lever. f,J(ÎS
- d'arrêt, manœuvre qui supprime progress.vement la ClI>cuits de l’induit du moteur fonctionnant alors comme » ^
- La course complète de la manette dans la.^^‘tes des connexions; r°ute permet d’effectuer dix modifications . jnnnerlt des
- sePt donnent des positions démarché différentes, trms donnent Positions intermédiaires. La course complété dans la 1 arrêt produit cinq degrés différents d arrêt.
- Appareillage Westinghouse P°”
- Société anonyme Westinghouse exposait
- Accessoires utilisés sur les voitures automotrices. ^1) est
- Le rhéostat normal destiné au démarrage es m° 6 ermet de
- entièrement construit en matières incombus 1 «jf -^ ^ lugieur8 sec-1 adapter à toutes les installations et on peu t protégés
- üons si les conditions du montage l’exigent. ^ rh^^on aucL Par une enveloppe en tôle et il n’entre dans eur
- substance susceptible d’absorber l’humidité. le cirCuit d’ali-
- L’interrupteur à manette [fig. 137) sert a in er nation possible
- Mutation. Il est de construction très robuste, sans productio P
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- 274 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- d’étincelles, et toutes les parties accessibles sont parfaitement isolées pour que le wattman ne soit exposé à aucun danger de contact. Il n’entre que de l’ardoise et du métal dans la construction de cet interrupteur» ses différents organes sont fixés sur un socle en ardoise et recouvei u d’une boîte en métal d’où sort le levier à manette.
- Le coupe-circuit fusible de sûreté {fig. 137) est unipolaire pour tous leS circuits aériens d’alimentation ; il est enfermé dans une boîte en fel munie d’un évent. En ouvrant le couvercle, on isole les bornes portant le fd fusible qui est en cuivre ; dans ces conditions, on peut procéder a son remplacement sans danger et sans interrompre le circuit d’alimenta-tion. Pour placer ce fd fusible, il suffît d’ouvrir la boîte en fer, d’y lalS' ser tomber le fd et de la refermer ; cette dernière opération amène le $ dans la position qu’il doit occuper et l’intercale dans le circuit d’alime11' tation.
- .Le disjoncteur automatique de courant {fig. 137) sert à protéger fin5' tallation de la voiture contre toute surcharge; il remplace à la fois fn1' terrupteur à manette et le coupe-circuit fusible. C’est, en réalité, nn interrupteur automatique de courant, muni d’une manette supplémem taire qui permet de le faire fonctionner à la main. Cet appareil est réglé pour qu’il ouvre automatiquement le circuit sous l’action d’uRe tension minimum préalablement déterminée; il est muni de pare-éti»' celles et est pourvu également d’un souffleur magnétique. Cet appareil constitue une protection efficace contre tous les courts-circuits.
- Le parafoudre, muni d’une bobine de self {fig. 137), est installé sur toutes les voitures à prise de courant aérienne. En cas de décharge atmosphérique, ce parafoudre présente une résistance moindre que celle de toute autre partie du circuit; en outre, il est construit de nia' nière que la rupture d’isolement produite ne soit que momentanée, afiu d’éviter une mise à la terre permanente et, à cet effet, il est accoUi' pagné d’une bobine de self spéciale qui a pour objet d’arrêter le courait d’alimentation et d’empêcher sa déperdition dans le sol.
- Compresseur d’air à commande électrique, système Westing' house. — L’air comprimé nécessaire au fonctionnement de l’équipe" ment de contrôle électro-pneumatique pour trains à unités multiple est fourni par un petit compresseur susceptible, du fait de ses faible8 dimensions, de recevoir de nombreuses applications.
- Ce compresseur, d’une puissance de 1,5 cheval, débite de l’air comprimé à des pressions pouvant varier de 0 à 6 kg : cm2.
- Il se compose du compresseur proprement dit et d’un moteur électrique, montés sur un socle unique ; l’induit du moteur est calé directement sur un prolongement de l’arbre des manivelles du compresseur.
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- Fig. 137. — Appareillage Westinghouse pour voitures de tramways électriques.
- 1. Rhéostat normal avec son enveloppe. — 2. Rhéostat normal sans enveloppe. —3. Interrupteur à manette. — 4; Coupe circuit fusible. — 5; Disjoncteur automatique. — 6. Parafoudre. —7. Parafoudre avec bobine de self,
- t£>
- TRACTION ÉLECTRIQUE
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- 276 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Le débit de ce compresseur aux différentes pressions est donne approximativement dans le tableau ci-après, le volume d’air débité étant ramené à la pression atmosphérique :
- Pression. Volume en litres. t : m Puissance absorbée en
- 0 300 1000 1,05 environ
- 2 240 890 1,18 —
- 4 185 840 1,32 —
- 6 140 815 1,49 —
- Ce compresseur est à simple effet et à deux cylindres horizontaux de 60 x 60 mm. Les cylindres sont munis d’ailettes pour faciliter le refroidissement, et les soupapes d’aspiration et d’échappement sont à com' mande automatique. Les deux manivelles sont calées à 180° sur l’arbre en acier.
- Les paliers du compresseur sont à graissage automatique ; le graissage des pistons, tiges de piston et têtes de bielle se fait par barbotage dans un bain d’huile.
- Le moteur est à courant continu, du type normal Westinghouse et peut être établi pour fonctionner sous une tension de HO, 220 ou 550 volts. Il est excité en série et peut démarrer automatiquement sans rhéostat par la simple fermeture d’un interrupteur.
- Son emploi est tout indiqué sur les voitures de tramways ou de chemins de fer électriques munies de freins à air ou du contrôleur électro-pneumatique.
- Ce compresseur est généralement complété par un appareil, mis e,n communication avec le réservoir d’air comprimé, qui arrête automatiquement le compresseur dès que la pression dépasse une certaine limhe et le met de nouveau en route dès que cette pression s’abaisse au-dessous d’un minimum déterminé.
- Il se construit également des compresseurs de 7 chevaux pour des pressions comprises entre 0 et 7 kg : cmV
- Contrôleur électro-pneumatique, système Bouscot. — M. Bous-cot, de Paris, avait exposé un contrôleur électro-pneumatique destiné a commander à distance les compresseurs d’air utilisés dans les voitures à traction électrique. Cet appareil est également applicable à la commande des moteurs électriques actionnant les pompes qui alimentent des réservoirs à pression et à niveau constants.
- L’appareil exposé est destiné à maintenir une pression constante, entre deux limites déterminées, dans les réservoirs à air des freins pneumatiques. On l’installe dans la cabine de manœuvre d’un train électrique et il fonctionne, sans nécessiter aucune surveillance, pour
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- /~eser rc>//~
- traction électrique
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- COl»mander le e réservoir.
- compresseur où il maintient une pression constante dans
- !
- Cet appareil {fig. 138)
- se compose essentiellement d’un cylindre en
- pneumatique, système Bouscot.
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- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- communication constante avec le réservoir principal ; à l’intérieur de ce cylindre se trouve un diaphragme élastique B qui, par l’intermédiaire du piston C, est soumis à l’action d’un ressort taré D tendant à le pousser vers le fond du cylindre. Ce diaphragme a pour objet de séparer complètement le réservoir d’air comprimé de l’atmosphère extérieure, sans qu’il soit nécessaire d’avoir un cylindre parfaitement tourné et de
- E
- Fig. 130. — Connexion électrique, système Bouscot.
- garnir le piston de segments ; en outre, le piston peut ainsi se déplacer avec plus de facilité que s’il obturait hermétiquement Ie cylindre.
- La tige du piston porte une paillette isolée F qui peut venir en contact avec une butée fixe G. L’extrémité de la tige du piston est munie d’une chape à coulisse qui commande, par l’intermédiaire d’un levier H» un verrou I.
- Ce verrou peut enclencher le levier coudé K dont le bras L, pourvu de contacts flexibles M et M', constitue un véritable interrupteur. Le levier est rappelé à la position de rupture du circuit par un ressort en boudin N que l’on peut régler à volonté.
- L’appareil comporte un électro-aimant O, servant de relais électromagnétique et ayant un enroulement en fil fin qui présente une très grande résistance ; une bobine P, en gros fil, est fermée sur le circuit d’un moteur électrique et sert à souffler l’arc de rupture ainsi qu’à shunter la bobine de l’électro-aimant O.
- Le fonctionnement de cet appareil est le suivant : En supposant que le réservoir d’air soit vide, la pression exercée sur le diaphragme B est
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- TRACTION ÉLECTRIQUE 279
- ïRilIe et J
- CeUe n ressor^ ^ applique le piston C sur le fond du cylindre. Dans Wée çS1k°n’ paillette F que porte la tige du piston appuie sur la s°n ar ’ ^ a P0111' de fermer le circuit de la bobine O qui attire et UPe ^ armature est alors enclenchée par le verrou I
- °Pposé y11116 ^ans ^a position d’attraction, tandis que son extrémité seur 6 ^erme le circuit du moteur électrique actionnant le compres-
- qui envoie de Pair comprimé dans le réservoir, ri ère JT6?*011 ^ *air contemidans le réservoir s’exerçant sur la face ar-par suit laPkra&me Ie piston C est chassé en avant, et le ressort est, ^ e}] Y°mP™é- son mouvement, la tige du piston entraîne
- air»si 1 6 •a Pa*^e^e ^ flui abandonne le contact fixe G, interrompant eXepc '6 C^ICU^ de ^ électro-aimant O. A partir de ce moment, l’attraction Riais p6 ^ ^ec^ro~a^manf O sur l’armature K cesse complètement, J’éle arrïla^ure ^te enclenchée mécaniquement. Comme la bobine de irtl0 ro~amiant O est shuntée par celle de P, l’intensité du courant au il ^a rupture est très faible et il ne se produit pas d’étincelle ;
- raleiT1 S6ra!^ Pas méme si l’intensité, lors de la rupture, avait la au r Primitive nécessaire pour déterminer l’attraction de l’armature, sité i0ïlQen^ ^a fermeture du circuit. Grâce à cette disposition, la den-Urt • U couranf Passant dans la bobine O n’est assez élevée que pendant turenS^an^ cour^’ suffisant pour déterminer l’attraction de l’arma-
- lon ^ Pressi°u continuant à augmenter dans le réservoir, la tige du pis-Par p°n^nue son mouvement et, arrivée à fond de course, la coulisse S, aJo lnderrnédiaire du levier H, actionne la tête du verrou I qui laisse ei jeSga°^aPPer ^ armature K. Cette dernière est rappelée par le ressort N, Rant COn^ac^s ^ ^'> se relevant, coupent le circuit du moteur action" f>oh‘ 6 comPresseur- L’arc de rupture est soufflé magnétiquement par la
- mne P disposée à cet effet.
- tée coaiPresseiir dépend du réglage de l’écrou V sur la tige fïle-
- Pist" ^ UIle ^*a^SSe Pression vient à se produire dans le réservoir, le estf°n Cf^an^ a * action du ressort rétablit le contact en G, le circuit la e,rm^ nouveau et le compresseur fonctionne. II est facile de régler fixe^eUr ^a Pression minimum à l’aide de la vis y du contact
- M ^î?111163^011 électrique « Rapide » pour moteurs de traction. —
- les ' °USC0^ f'aris avait exposé un petit appareil destiné à remplacer ^ épissures ordinaires, difficiles et longues à faire, pour relier rapide-Co nt deux conducteurs isolés, tels que ceux qui servent à établir les 0 nexi°ns du moteur avec le coupleur dans les voitures de tramways
- a R chemins de fer électriques.
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- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ENERGIE ÉLECTRIQUE
- Cet appareil se compose [fig. 139) de deux demi-cylindres en laiton A et A, formant mâchoires, et disposés dans une boîte rectangulaire, e11 fibre vulcanisée, de manière à assurer un bon isolement. La partie inté' rieure de ces mâchoires est munie de rainures circulaires à profil tria11 gulaire. Extérieurement, la boîte en fibre, munie de charnières, poité une bride à charnière D qui se verrouille au moyen d’une tige filetée et d’un écrou à oreilles E.
- Pour faire une jonction, il suffit de dénuder les extrémités des deux câbles à relier, de les rapprocher bout à bout dans les mâchoires et de serrer ces dernières a 1 aide de la bride et de l’écrou ; on obtient ainsi un bon contact très solide.
- Matériel pour lignes aériennes de tramways. — MM. E. H- Ga'
- diot et Cie de Paris, représentants pour la France de Y Ohio Brass C°, exposaient une série complète de pièces accessoires pour l’équipenient des lignes aériennes de traction électrique, telles que : suspensions pou1 double courbe, pour simple courbe et pour ligne droite; suspensions pour consoles à simple et à double isolement; suspensions pour braver sée de ponts ; tendeurs à vis; isolateurs-tendeurs; oreilles de suspension avec pince, d’ancrage, à gouttière latérale, de jonction, etc. ; isolateur de section; flûte de raccord en cuivre étamé; consoles pour poteaux en fer et pour poteaux en bois.
- Indépendamment de ce matériel de ligne, cette exposition cofflp01' tait une lanterne électrique « Syracuse », un interrupteur « Perkins »» UI1 interrupteur de section, un coupe-circuit unipolaire, un parafoudre Gar-ton, etc.
- Tableaux graphiques relatifs au démarrage série-parallèle.
- Ces tableaux graphiques, exposés par M. Jean de Traz, ingénieur a Paris, représentent des courbes ayant pour but principal de montre1 l’influence importante que peut avoir sur la consommation d’énergté’ dans un service de traction, le choix judicieux du moment où il convient d’abandonner le groupement en série des moteurs, pour grouper ce s derniers en dérivation.
- De précédentes recherches théoriques, inspirées notamment par tés études qui ont été publiées en Amérique sur ces sujets, et un certain nombre d’essais et de mesures effectués par l’auteur sur des trains élec-triques en service normal, ont montré que le fonctionnement des voitures munies de moteurs électriques se prêtait admirablement à des calculs relativement rigoureux, et que la stricte observation des enseignements tirés de ces calculs aurait pour conséquence de sérieux avantages, et notamment de réaliser d’importantes économies dans leS
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- TRACTION ÉLECTRIQUE
- entreprises de traction installées et équipées trop souvent p c°nsidérations purement empiriques. Uplprminer
- Des méthodes semblab.es à celles^ qui ont pe™**^ avantage économique résultant de 1 emp 01 e àouJlé suivant un Pins ou moins grande, appliqués à un tram e p 1 ^ yue écono-
- horaire établi, ont permis de comparer, au meme p ^ cours
- miqne, les effets de la durée de la marche en sérié, p
- d°nné, effectué dans un temps donné. , passage immé-
- 11 est admis, d’une façon à peu près généra , q ces utilisées
- dlat en parallèle, aussitôt après l’élimination es ^ déc]aré, en se
- !°rs de la marche en Série’ n’est paS “T meursb-ès limités, que cette f°ndant sur le résultat de certains essais d adieu . oroupement
- Manœuvre ne permettait pas de profiter suffisamme
- Les wattmen ne se font pas faute de retardei le Pa^\eg d’appareils ment à un autre, surtout quand leurs voitures son^. ^ excès de cou-disjoncteurs automatiques qui ne déclenchent, pou ^ marche en
- rant dus à des manœuvres trop brutales, que
- Parallèle. . j.nt d’une façon
- Mais il est certain que, d’ordinaire, les wattmen re
- exagérée le moment du passage. e onarecher-
- Pour comparer les diverses façons d opérer a man rpssaires pour °hé quelles étaient les dépenses d’énergie respee ^ ou m0ins
- amener un train à sa vitesse normale, suivan a
- longue de la marche en série. U est intéressant
- On ne considérait ainsi qu’une partie du pio e™é‘ t et le moment de comparer aussi les temps qui s écoulent entre trent doublement
- °ù cette vitesse normale est atteinte, car ces temp ' d’atteindre éco-on compte dans la durée totale du e‘Entretenir plus long-
- nomiquement une vitesse donnée, s il la l’oyait atteinte plus
- temps, au prix d’une dépense plus grande, que si on
- vite. , i . voulu lui donner
- M. deTraz, encouragé par les conseils qu a mn totales
- le regretté Potier, a voulu comparer entre e , on suivante, pour d’énergie, du départ d’une station à l’arrêt dans la sta des durées différentes de la marche en série. romportant une
- Il a pris comme exemple un tram a unîtes mu ip ' ^ £25 che-
- charge de 23,3 tonnes pour chacun de ses mo' 's0Uinis aux régu-
- vaux. Les appareils de commande de ce ram adoptés pour les
- lateurs automatiques, maintenant universe eme iument identiques équipements à unités multiples, qui ren en ’ l'intensité et de la entre eux, au point de eue des variations relatives de 1 m.eu
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- 282 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- vitesse, les périodes d’élimination de résistances dans le groupement série comme dans le groupement parallèle.
- On a tracé la série des courbes représentant les variations de la vitesse et de l’intensité du courant consommé par rapport au tefflps’ pour les périodes d’accélération relatives aux diverses combinaisons de circuit et pour les périodes de course sur l’aire et de freinage, en pabel et en rampe de 20 millièmes, en partant de la connaissance du poids du train et de la caractéristique des moteurs considérés, et en prenant comme valeurs de la résistance passive aux diverses vitesses celles don* nées par une formule à trois termes appropriée.
- On a ensuite établi séparément pour les deux profils considérés, etpai des procédés graphiques et algébriques combinés, les valeurs correspoR' dantes de la consommation totale, de la durée du trajet, de la durée de la marche en série et de la longueur du trajet.
- Ces valeurs convenablement reportées ont donné les cinq tableaux qul ont été réunis sur les graphiques exposés.
- Pour le service d’une ligne, la considération isolée de tableaux coi-respondant chacun à un des intervalles de stations ne suffirait évidemment pas pour permettre de déterminer les instants de passage les plllS avantageux. En effet, il résulte, de la façon la plus absolue, des diverses études faites sur la consommation d’énergie dans la traction électrique que les différentes marches à prescrire pour les divers parcours partiels (entre arrêts consécutifs) doivent faire l’objet d’une étude générale unique : la marche la plus avantageuse pour un des parcours partiels ne peut être considérée isolément pelle dépend des conditions du service sur toute la ligne.
- La méthode reconnue la meilleure pour des recherches analogues s’appliquera parfaitement si l’on veut établir les instants de passage les plus avantageux pour les divers parcours partiels. Ayant établi pouf chacun d’eux un tableau, on en déduira la courbe de la variation de la consommation totale en fonction de la durée totale du trajet. Les courbes consommation-durée étant toutes portées sur la même feuille, on cherchera les points de chacune d’elles pour lesquels, les tangentes à toutes les courbes étant parallèles, la somme des abscisses de ces points, c’est-à-dire la somme des durées de parcours partiels sera égale au temps alloué pour le trajet entier, défalcation faite des arrêts. Ces points reportés sur les tableaux, grâce à la connaissance de la durée du parcours et delà consommation, donneront (enabscisse) la durée de la marche en série la plus avantageuse.
- Ces diverses considérations théoriques peuvent sembler bien éloignées des conditions dans lesquelles s’effectue, en pratique, la traction électrique : des expériences permettent d’affirmer que l’on peut suffisam-
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- 283
- traction électrique
- meLt tenir compte des éléments les plus importants du pro 116 s’éloigner qu’assez peu de la réalité des faits. impor-
- te semblables études permettraient de réaliser, sur e. ,
- Prîtes, des économies très considérables dans la epem ' cette
- application, dVdUeurs restreinte ^
- etude sur la variation de consommation dans introduite par
- lèleen fonction de la durée du groupement série a . e gouS forme
- de Traz dans les équipements à unités multiples p| S automatique le d’un régulateur spécial, agissant seulement pour ren Passage du groupement en série au groupement en pa
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- CHAPITRE Y
- TÉLÉGRAPHIE
- Exposition rétrospective du Ministère du Commerce, de PIû' dustrie, des Postes et des Télégraphes de France. — Cette inté' ressante exposition rétrospective comportait surtout des appareils invefl-tés ou perfectionnés par le personnel de l’Administration.
- Les appareils exposés étaient les suivants :
- Appareil télégraphique aérien, système Chappe. — L’appareil Pre' senté est une réduction des appareils à bras, imaginés par Claude Chapp6 en 1780, mis en service par la Convention française en 1793 et utilisés en France jusqu’en 1842. Les signaux étaient obtenus dans cet appare^ en faisant varier la position respective de deux indicateurs et d’un régulateur. La lecture de ces signaux, au nombre de 196, se faisait à l’aide d’une lunette.
- Appareil Foy-Breguet (1842). — C’est l’un des premiers appareil électriques utilisés en France. Il reproduit aussi fidèlement que possible les dispositions extérieures et les manoeuvres du télégraphe aérien. Deux fils de ligne sont nécessaires pour son emploi. Le récepteur comporte deux indicateurs dont les combinaisons de position permettent de réaliser 64 signaux. Chacun de ces indicateurs est commandé par un mouvement d’horlogerie dont le déclenchement est produit par le fonctionnement d’un électro-aimant. Le manipulateur est constitué par deux manettes, correspondant chacune à un des conducteurs de la ligne et, par suite, à un des électro-aimants de réception. L’appareil Foy-Breguet a fonctionné en service régulier jusqu’en 1858.
- Appareil à cadran Breguet (1842). — Cet appareil, contemporain de celui de Foy-Breguet, fut mis en service sur les lignes de chemins de fer, dès la création de ces nouvelles voies de communication. Il ne diflere des appareils à cadran encore en usage que par la disposition de sou mouvement d’horlogerie.
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- télégraphie
- Appareil à cadran Digney. — C’est un appareil ddu cadran et sans réglage. Le manipulateur comporte, m ep ^ L& couronne Rituel, une couronne sinueuse et une coui on leviers inver-
- slRueuse commande le déplacement simultané dede sur la
- ^urs de pile orientés à angle droit, perme am ^ couronne dentée ^gne une série d’émissions de courant alterna • ^ récep-
- c°mmande un troisième levier qui met la ligne en re a à ceiui
- ^ ^ des émissœns. Le récep
- ^es appareils à cadran ordinaires; toutefois,
- 6st polarisé et du type Siemens. ^ smtème Froment. —
- Appareil à cadran avec transmetteur a c a , •0.T1f,ux> En regard
- ^transmetteur comporte autant de touches que o.oupilles qu’il y
- ^ ces touches est un axe horizontal portant autant de gouges ^ J a de touches; ces goupilles sont disposées suivan^deia roue P°rte, en outre, deux roues dentées : une re p nœUvre du levier de sinueuse du cadran ordinaire et comman e Portion du mouve-
- émission; l'autre permet à l'axe d'obé.r ou non a 1 *
- n>ent d’horlogerie, suivant qu’elle est ou non arre e
- L’abaissement d'une touche provoque automa ff““ment automa-r°ule de l'axe, en dégageant le cliquet, puis ’ . lorsque la
- «que de cet axe, après un nombre convenable d «*.**> ,
- goupille correspondant à la touche se trouve en regard -
- clup^CtlÎmtePrm°dtpoluif de sonne*» ^Ts-
- formerle mouvement discontinu de L—^ commandant la slons d’appel, en un mouvement eu
- manœuvre du marteau, __ ^ appareii se compose
- Appareil imprimeur Dujardin t10 r récenteurmuni
- d’un manipulateur * cadranè inversionde courantet com_
- d un électro-aimant en relation avec ^ réchappement du pre-Porte deux armatures : 1 une, polarn , P une roue des types;
- Hder mouvement d’horlogerie destine a ' émissions de courant
- l’autre, très légère, demeure collée ^ ^i^ions cessent. Ce
- sont très rapprochées et se détaché ^ un circuii local à tra-
- dernier mouvement est alors utilisé pou mouvement d’horlogerie
- vers un second électro-aimant qui lu>er Daoier.
- commandant l'impression du signal f 'l^Zieur à poids (1838-1848).
- Appareil Morse à pointe seche avec M e qui aient été cons-
- — Cet appareil est l’un des premiers u y ' encore découverts,
- fruits en France. Les systèmes d’encrage n nécessitait
- l’inscription des signaux était obtenue par gaufiage, q
- l’emploi d’un relais.
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- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- très
- Manipulateur Morse, système Ailhaud.— Le manipulateur ingénieux se compose d’un crayon ou d’une plume, montés sur un sys tème à pompe. Chaque fois qu’on appuie l’appareil sur une feuille p°u^ tracer un signal Morse, la pompe refoulée agit sur un commutateui
- et
- le
- du
- celui-ci relie, pendant le même temps, la ligne à la pile. Au repos, même commutateur relie automatiquement la ligne au récepteur, modèle ordinaire. Il suffit donc d’écrire les signaux pour effectuer en même temps leur transmission.
- Appareil Morse électromagnétique, système Digney. — Le transmetteur est une petite machine magnéto-électrique du type Siemens : l’abaissement du manipulateur provoque un déplacement angulaire de la bobine et, par suite, l’émission d’un courant; le relèvement consécutii provoque l’émission d’un courant de sens inverse. Le récepteur est nuuu d’un électro-aimant polarisé, type Siemens, avec armature réglée a l’indifférence.
- Appareil Morse rapide, système Chauvassaignes et Lambrigot (1867)-— Cet appareil est à composition préalable faite, au poste de départ»
- à l’aide d’un récepteur Morse transformé dans lequel l’encreur
- est
- remplacé par un réservoir contenant de la résine maintenue en fusion a l’aide d’un brûleur. La bande étamée reçoit ainsi à la place des signant des dépôts de résine. Ala transmission, cette bande préparée est entraînée par un laminoir mis à la terre et passe sous un stylet relié à la pile et a la ligne; dans ces conditions il se produit une émission de courant sur la ligne chaque fois que le stylet passe sur la résine. A la réception, un laminoir semblable au précédent entraîne automatiquement une bande de papier sensibilisé à l’aide de ferrocyanure de potassium ; la bande passe également sous un stylet en communication avec la ligne et, a chaque émission reçue, le stylet imprime une marque de couleur sur la bande.
- Appareil Morse à clavier, système Ailhaud (1862). — Le transmetteur de cet appareil comporte autant de touches qu’il y a de lettres ou de signaux. En regard de chaque touche et porté par un axe commun, sont placés des disques portant des saillies et des creux représentant les différentes lettres ou signaux du code Morse. Lorsqu’on abaisse une touche, son prolongement s’accroche à une tringle à bascule et elle reste dans cette position; en même temps, le mouvement d’horlogerie libéré fait tourner l’axe portant les disques. Un ressort, faisant corps avec la touche, frotte sur les saillies du disque correspondant et effectue la transmission. L’abaissement d’une autre touche provoque le relèvement de celle qui était abaissée. Au récepteur, un mécanisme local fort ingénieux fait qu’après la réception d’un signal la bande continue à progresser d’une quantité fixe et s’arrête,
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- TÉLÉGRAPHIE
- Appareil Meyer automatique (1890). — C eSl L . e composi-Wtionnant avec les deux sens du courant et necess .an,éePs de
- ««> préalable. La bande préparée à l'avance presen « ^ « En
- Perforations correspondant respectivement aux ra produit sur la
- Posant sous deux styles placés sur le transme eu ’ i perforations %ne des émissions positives ou négatives, suivant que le. P
- aPpar tiennent à une des rangées ou a 1 autie. relaig polarisés qui
- Les émissions de courant sont reçues par ^ ^ récepteur est actionnent chacun un électro-aim'ant loca . a émission et ce résultat Perforée de la même manière que la bande e ran électro-aimants
- est obtenu par le fonctionnement respecti e au^re bande
- locaux. En même temps, les signaux sont imprime
- Par le jeu du perforateur de réception. 0 ja bande per-
- met appareil est caractérisé par cette particu a^^epe franSmission, 0l'éeà la réception peut être utilisée po™ g°a eils télégraphiques.
- ^positif qui a été appliqué à plusieurs au ^ egt caractérisé par
- Appareil autographique Meyer. . ^ PP cre ordinaire sur le
- Ce fait que le télégramme est imprime avec e ^ Caseiu.
- récepteur. Son principe est identique a ce ui ^ lequel est placé le Le transmetteur est constitué par un ca m ^ -soiante sur un papier télégramme à transmettre, écrit avec une encie qn servant de
- Pétain. Parallèlement à ce cylindre se trouve une ^ c|iaqUe révolu-gHide à un petit chariot portant un style me a î^ gur le papier
- Lon de la vis, le chariot avance d un pas, e ^ rencontre l’encre iso-
- RRe hélice de même pas. Chaque fois que - ’
- Lnte, le courant passe sur la ligne. leauel est gravée en
- Le récepteur est muni d’un cylindre tourna ^ dont le pas est égal relief une nervure hélicoïdale constammen en ^ d’une manière con-a la longueur de ce cylindre. Si ce cyhn re. °QUCiier une feuille parai-’ Loue, les différents points de 1 hélice viennen ^ ^ feuille en traçant une lèle à l’axe, et ce point de contact se déplace sur et l’axe du trans-
- %ne droite également parallèle à cet axe. e c^^ ^ suite, à chaque Metteur tournent avec la même vitesse angu ^ un point
- Estant, l’hélice du récepteur présente, du transmetteur.
- correspondant à.la position du style sui 6,,. en^euri est actionné par le Un relais polarisé local, du système e mp, police quand le courant celais d’arrivée ; il sert à approcher le papier c ,
- Passe et à l’éloigner quand il ne passe pendulaire à boules.
- Le synchronisme est assuré par un regu ^ ^ premier appa-
- Appareil multiple Meyer (18/2). Uet app^g en service en Europe.
- pü multiple à division du temPs 1“ “J®* . deux distributeurs en syn-Les lettres sont transmises en signaux . ’
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- 288 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- chronisme mettent ]a ligne en communication avec chacun des appare^s que comporte le poste pendant le temps qui correspond au signal le plllS long.
- A chaque poste, correspondent sur les distributeurs douze plots pel mettant de faire 4 émissions de courant brèves ou longues, séparéescha' cune par une mise à la terre de la ligne.
- Le mécanisme du récepteur est un dispositif à hélice, identique à celul employé parle même inventeur dans son appareil autographique. LinS' cription des signaux Morse sur la bande est faite transversalement d celle-ci.
- Le synchronisme est obtenu par un régulateur pendulaire à boules-L’appareil comporte, en outre, un système de correction électrique très remarquable.
- Appareil Hughes adapté à la transmission sur les câbles sous-marinsi système Ailhaud et Mandroux (1882). — Le transmetteur Hughes est disposé pour faire suivre chaque émission de courant d’une émission de sens opposé sur le câble et d’une décharge graduée à la terre. A ce^ effet, le levier de transmission ordinaire est utilisé simplement p°ur provoquer le déclenchement de l’appareil et la mise en route de l’axe il*1' primeur. Cet axe porte un bras en relation avec le câble; il se déplace sur un distributeur comprenant cinq secteurs et un secteur de repos isolé.
- Le passage sur le premier secteur provoque l’envoi sur le câble d’nn courant de travail par un levier transmetteur ; le passage sur le secteur n° 2 provoque l’envoi sur le câble d’un courant de sens inverse au pi’e' cèdent ; enfin, pendant le passage sur les trois autres secteurs, le câble est successivement relié à la terre à travers une résistance, puis sans résistance, puis à travers un galvanomètre, ce dernier étant destiné à vérifier si la décharge est bien complète. Le bras du distributeur s’arrête ensuite sur un secteur de repos.
- Le récepteur Hughes est disposé pour que chaque réception de courant de travail soit suivie d’une décharge progressive du câble. A cet effet, le câble est relié normalement à un relais polarisé. Dès la réception d’un courant, ce relais fait fonctionner l’électro Hughes et met eu marche l’axe imprimeur. Cet axe porte un bras, relié au câble, qui se déplace sur un distributeur comprenant cinq secteurs et un secteur de repos isolé.
- Le passage du bras sur le secteur n° 1 met le câble à la terre; le paS' sage sur le secteur n° 2 provoque l’envoi d’un courant de décharge ; Ie passage sur les secteurs nos 3, 4 et 5 met de nouveau le câble à la terre directement, puis à travers un galvanomètre, puis enfin directement. Le passage du frotteur sur le secteur n° 4 permet de vérifier l’état élec-
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- TÉLÉGRAPHIE
- que du conducteur pour modifier au besoin les éléments de réglage ^Pacité et résistance).
- elappareilafonctionné en service régulier sur le câble Marseille-Alger. r Wareü imprimeur quintuple Baudot à combinateur électrique aoec ^ais, premier type. — Inventé en 1874 par Émile Baudot et construit em Par Dumoulin-Froment, cet appareil a fait le service
- Q, Ie Laris et Bordeaux en 1877 et a figuré à l’Expositionde 1878 où il a ^ eRu un grand prix. A partir de cette époque, il a été remplacé par une P^CCess*0n d’appareils du même inventeur, réalisant diverses améliora-°“s SUr le premier type, mais fondés sur les mêmes principes, savoir : Formation des lettres au moyen de combinaisons de cinq signaux
- dentaires;
- 2° T • 1 '
- transmission successive de ces cinq signaux sous forme d émissions
- P°sitiveS;
- ^ Emmagasinage de cette combinaison à l’arrivée;
- „ ^raduction automatique par un télégraphe imprimeur;
- 1 Multiplicité, par utilisation de la ligne, pour d’autres transmissions
- ^dant la traduction et l’impression d’une combinaison ;
- Maintien de la concordance mécanique entre les appareils corres-C*ïl<^ards par la subordination des organes d’une même station à son ^Pre distributeur et par la subordination d’un distributeur à 1 autre;
- ^1 Sécurité de la transmission électrique par l’emploi d’un courant de
- distributeur de Vappareil multiple Baudot. — L’appareil exposé, alant de 1879, est le premier type de distributeur pour combinateur Panique. Depuis, il a reçu plusieurs perfectionnements et de notables
- édifications.
- ^Position du Ministère des Chemins de fer, Postes et Télégra-^ s (Direction technique de l’Administration des Télégraphes de
- — L’Administration des Télégraphes belges exposait les Ms types d’installations télégraphiques employés dans ses bureaux. t Le premier type est celui d’un petit bureau à deux directions, compor-ant Rn commutateur-parafoudre d’entrée, un tableau indicateur d’appel 9 deux numéros avec jacks et fiches, un parleur à tambour pour les Oïïùuunications directes à établir par le bureau et un poste Morse.
- U Le deuxième type se rapporte à un bureau d’importance secondaiie.
- CoiRporte un commutateur à lames combiné avec les indicateurs ^ aPpel et l’appareil pour communications directes qui est un paileui à ais, récepteur Morse, monté avec un relais, répète les signaux dans le parleur et constitue ainsi un poste mixte de réception au
- Kav\ ^..
- S°R ou enregistrée.
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- Le troisième type d’installation est celui d’un bureau principal, carac térisé par l’emploi d’un commutateur à lames pour 48 fils. Ce commué teur est muni d’indicateurs d’appel et d’indicateurs de fin. Devant ce commutateur sont disposées quatre tables de manipulation, installée6
- exclusivement pour la réception au son et pourvues d’un bouton d’indica
- tion de fin et d’un manipulateur du système américain légèrement modifia Le mode d’exploitation usité en Belgique est celui connu sous le nom
- de « concentration des appels » dû à M. Buels, fonctionnaire des Télé
- graphes belges.
- Le stand de l’Administration belge contenait aussi des postes HugheS montés en duplex. Ces Hughes sont mus par de petits moteurs électrique et sont munis de régulateurs du système Siemens et Halske.
- La compagnie des Télégraphistes militaires avait également exp°se les postes portatifs de télégraphie de campagne.
- Enfin, on remarquait dans le même stand les appareils anti-induc teurs du système de télégraphie et de téléphonie simultanées de Van Bysselberghe.
- Tableau de distribution de MM. nichez et Cie de Bruxelles*
- Le mode d’exploitation télégraphique par système de concentration des appels nécessite l’emploi d’un tableau spécial. C’est un de ces tableaux qui était exposé par MM. Bichez et Cie; il se compose en principe d’u» commutateur à lames, de disposition analogue aux commutateui® suisses, c’est-à-dire comportant une série de lames verticales et un® sérié de lames horizontales, disposées de manière à pouvoir mettre en communication, à l’aide d’une fiche, l’une quelconque des lames verticale® correspondant aux différentes lignes avec l’une quelconque des lame® horizontales reliées aux différents appareils Morse que comporte l’installation.
- Le commutateur est complété par un tableau d’annonciateurs d’app^ en nombre égal à celui des lignes aboutissant au bureau. Les connexion® vers les indicateurs d’appel partent des plots placés sur les lame® verticales et dans chacune de ces connexions se trouvent intercalés deux jacks affectés respectivement, pour chaque ligne, à la réception d un appel sur un poste auditif et, éventuellement, au raccordement de D ligne appelante à un appareil intermédiaire, parleur à relais ou translateur, permettant d'établir la communication directe avec une autre ligne, évitant ainsi au bureau intermédiaire d’effectuer la réception et la transmission d’un télégramme de transit. Si le télégramme est destiné au bureau même, une fois l’appel reçu au poste auditif, l’agent chargé du commutateur met en communication la ligne d’où provient l’appel avec un des postes Morse disponible.
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- télégraphie
- L’installation est complétée par un tableau d de chaque
- correspondant aux différents Morse, permettant a 1 p Poste de faire connaître s’il est disponible ou non.
- Appareils télégraphiques. — Les ap^p^ilsteaccesfoires^étaient systèmes Morse et Hughes, ainsi que des PP ^ Émile Gérard
- ^posés par plusieurs constructeurs, ^ jnstruments de. pré-
- O de Liège, par l’Association des O Téléphones de Paris, par
- cision de Paris, par la Société industriel
- 1 usine Frédéric Nyst de Liège. et notamment
- M. Alph. Barras de Paris exposait plusieurs appareils
- en
- p Un relais, système Pierre Picard, pour téléf ^ ^teTeVaï fait service sur les câbles français reliant 1. France ^ ^ ^ par
- Partie du système de transmission Pie antagoniste pour
- «»e extrême sensibilité; il ne comporte pas de ressort anta0on> P
- le rappel au repos de la bobine oscillante ; le9 chemins de
- 2“ Un relais Claude, à double bobine, en rommunication connu fer français; ce relais fait partie du système de corn
- sous le nom de rappel général Claude, «nécial pour la
- 3° Un relais Claude-Barras à simple ^ ntté et ^ réglage
- télégraphie sans fil ; cet appareil a une gran e les'installa-
- it facile et rapide. Ce modèle de relais est employé dan
- Lons des services de la marine et de la tdegrap ne t permettant la
- 4° Un relais Barras à simple bobine et à double contact pe
- fermeture d’un circuit local sous 1 action un
- positif OU négatif; r Administration française;
- 5" Un manipulateur Morse du modèle de 1 Arum deux touches,
- 6” Un commutateurà trois manettes et un mampu | , système
- disposés pour l’installation des postes d’intercommumcation y
- Ulaude; , _ nill^é dans les
- 7° Un commutateur gradué pour ^ e"^e pierre Picard; Oistallations de télégraphie sous-maun J |;. Compagnie des
- 8° Un récepteur Morse et son roue , m ^ récepteur Morse,
- chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranée, et un recep
- Modèle de l’Administration française; diYlsions; cet appareil est
- 9° Le rappel général, système Claude, français de l’Ouest,
- eRiployé par les Compagnies de chemins ^ ainsi que par
- f Orléans, de l’Est, du Paris-Lyon-Méditerrancea ju^M.di, ^ < t ^
- la Compagnie générale des bateaux pansie simpiicité et leur cons-he 600 sont en service, sont caractérisés pai Uuction robuste.
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- M. Max Kotyra de Paris exposait un transmetteur à clavier p°ul signaux Morse. Le clavier est disposé comme celui des machines à écrire, et il suffît d’abaisser une des touches pour produire automatiquement les émissions de courant brèves ou longues correspondant au signât dont elle porte l’indication. En appuyant sur une touche, on provoque son embrayage avec un axe denté, animé d’un mouvement de rotation, la tige prolongeant cette touche est entraînée, et le frotteur dont elle est munie glisse successivement sur le groupe de contacts composant le signal à transmettre et ferme le circuit de la pile sur la ligne. Cela fait, la touche se dégage et revient à sa position normale. Le mouvement de l’axe est commandé par un petit moteur électrique ou, à défaut, par deux pédales actionnées par l’opérateur.
- M. J. Carpentier de Paris exposait un traducteur de l’appareil multiple Baudot, comportant les derniers perfectionnements dont cet appareil a été l’objet.
- MM. G. Mambret et Cie présentaient divers modèles de relais, des parleurs du type Sounder et de nombreux appareils accessoires.
- Sonneries.— Un grand nombre de constructeurs exposaient des types de sonneries de leur fabrication. Ces appareils sont suffisamment connus pour qu’il soit utile de les décrire. Il convient néanmoins de citer :
- La Société « Deutsche Telephonwerke « de Berlin qui avait dans son stand :
- 1° Des sonneries destinées à être installées en plein air et montées, a cet effet, sur un socle en fonte sur lequel est ajusté un couvercle de métal, mettant ainsi les organes à l’abri des intempéries et de l'humidité-Pour plus de sûreté, les bobines de l’électro-aimant ont été au préalable plongées dans un bain de paraffine fondue;
- 2° Des sonneries magnétiques étanches renfermées dans une boîte imperméable aux gaz ; les noyaux de l’électro-aimant sont feuilletés ;
- 3° Des boutons d’appel étanches, pouvant fonctionner sous l’eau avec la plus grande sécurité ;
- 4° Des sonneries étanches à un coup, produisant des coups très puissants, tout en ne nécessitant qu’un courant relativement faible ;
- 5° Des sonneries étanches à membrane dans lesquelles l’armature et le marteau sont réunis par l’intermédiaire des deux assiettes à ressort et ne nécessitant qu’une faible intensité de courant pour leur fonctionnement.
- Tous ces appareils étanches sont destinés à transmettre des signaux dans les mines et dans les tunnels.
- M. Woittequand-Sablon de Charleville exposait des sonneries à mon-
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- télégraphie
- ture entièrement métallique et dont toutes les pièces
- ^Presque tous les constructeurs de matériel télégraphique et télépho-
- ftique exposaient des sonneries électriques de tous mo
- Tableau lumineux, indicateur de sonnerie, sy®t®m(:h Mddé fils Ce nouveau système de tableau indicateur, expose Pa A • aj lu-
- «O, présente la particularité de donner en même temps• u' u
- milieux indiquant la provenance de l'appel et un s.gnal acoustique pro
- «"-—JS*
- lorsqu’on appuie sur la touche extérieure fe^me électrique
- circuit de la pile, des accumulateurs ou d un tableau par
- sur la sonnerie, ainsi que sur la lampe correspon an ^ pôles de
- 1 intermédiaire d’une armature disposée au l’électro et
- 'electro; cette armature vient au contact des^noyaux
- -ste appliquée tant que le circuit topoBé » »n
- snite du fonctionnement du bouton de rup -P
- Point quelconque de la canalisation électrique. lamnes à
- . Le tableau d'indicateur comporte des cases. conte,*** **^ incandescence, en nombre égal à celui des in ica 101 bleau est combiné avec une sonnerie ordinaire. de sonnerie ;
- Le bouton de rupture est de forme analogue aux o et aiors
- ü suffit d’appuyer sur ce bouton pour interiompre e l’armature
- l’aimantation cesse dans l’électro du bouton d’appe don 1 arma revient au repos, et la lampe du tableau s'éteint. Le bouton de rup Peut être placé sur le tableau ou en tout autre en
- Station de télégraphie sans fil de la Compagnie français P l’exploitation des procédés Thomson-Houston - Im Co
- française Thomson-Houston avait expos ui^pos pour
- phie sans fil du système Telefanhen don
- la France. • en tous pavs
- Ce système a été déjà l’objet de nombreuses applicatio
- pour des stations normales de côte ou de navne. prise
- L’installation extérieure d’une station comporte 1 antenne P
- de terre’ , , • nombre de conducteurs, for-
- L’antenne est constituée par un cer ai ^ diamèu,e> disp0Sés entre més chacun par un câble de / fils de 0,8 puissance de
- les mats ou pylônes qui leur servent de support^ e.mi la P ^ ^ la station, ces conducteurs sont disposes s ^ en zig_zag, en
- entre les sommets des mâts, soit en g
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- 294 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- éventail ou en pyramide renversée. L’ensemble est soigneusement isolé des supports; à leur partie inférieure, les différents conducteurs sont
- reliés en un seul, isolé par une couche de caoutchouc de 10 mm d’ép&lS seur. Le câble terminus est relié à un commutateur de parafoudre et pénètre ensuite dans la station à travers un fourreau en ébonite. & temps d’orage, l’antenne est mise directement à la terre au moyen du commutateur de parafoudre, protégeant ainsi la station contre leS décharges atmosphériques.
- La prise de terre doit être soigneusement établie et, lorsque le s0^
- urmna
- Commiibztear sur j£jrJr££tcnr
- Fig. 140.
- n’est point suffisamment humide pour constituer une bonne terre, on utilise un réseau isolé, tendu à lm ou 1,50 m du sol et ayant une capa-cité égale ou supérieure à celle de l’antenne.
- L’installation intérieure comprend l’appareil de transmission et celui de réception.
- L’appareil de transmission [fig. 140 et 141) est alimenté par du courant continu interrompu périodiquement pour les stations de portée inferieure à 300 km et par du courant alternatif pour les autres.
- La bobine d’induction est munie, suivant la puissance de la station, soit d’un interrupteur ordinaire à marteau, soit d’un interrupteur à mercure genre turbine.
- Le manipulateur est d’un modèle spécial permettant d’interrompre Ie courant sans production d’étincelles. À cet effet, le levier du manipula' teur porte une lame de ressort sur laquelle sont fixés un contact de pla-
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- télégraphie
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- c et une armature en fer /‘(Voir fig. 140). Quand on abaisse le Manipulateur, on abaisse le ressort, et le courant alternatif passe dans ^He bobine d’électro wt, puis, par les contacts c et c , se rend à la bobine induction. Au moment où l’on abandonne le levier, l’armature f reste attirée par l’électro, tant que l’intensité du courant est suffisante; lorsque cette intensité est nulle, le ressort est libéré et rompt le contact
- Cc\ sans étincelle appréciable.
- 3s? Cammt aicur 1™eeîtwn J’^pral récepteur
- no.
- Le courant à basse tension est transformé en courant c dans la bobine d’induction ou transformateur speeia . ® égonance à la
- transformateur, à galettes juxtaposées et isolées, e Une régig_
- fréquence de oO avec les bouteilles de Leyde qui ^Imaire ner-
- tance R et une self-induction S, placées en avant du circui p
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- 296 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- mettent de régler le secondaire et de diminuer le nombre d’étincelles par seconde éclatant dans l’oscillateur, afin d’obtenir exactement le nombre nécessaire. Deux lampes L3, L2, mises à la terre, servent à protéger le circuit à basse tension des courants à haute tension. Pour éviter leS effets d’une fausse manœuvre, les appareils récepteurs comportent un interrupteur du circuit de transmission qui s’ouvre automatiquement lors de la réception. Cet interrupteur i ouvre le circuit du moteur de la turbine à mercure ou celui d’un relais de sûreté r.
- détecteur donfes -éiectrolytijjTie
- Fig. 142.
- Le circuit à haute tension du poste transmetteur comprend le circuit secondaire du transformateur, le circuit excitateur et l’antenne.
- Le circuit excitateur se compose d’une batterie de bouteilles de Leyde L, enfermées dans une caisse en ébonite autour de laquelle s’enroule une self variable qui forme, avec les bouteilles, un circuit oscillant variable à volonté, L’oscillateur à étincelles multiples E, qui ferme le circuit, est placé à la partie supérieure de l’appareil. L’emploi de l’étincelle divisée, avec répartiteurs de tension, diminue l’amortissement des oscillations et
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- TÉLÉGRAPHIE
- c&Ue Pu^ssance des ondes produites. De plus, la longueur d’étin-
- sRiv t regtable, ce qui permet de faire varier la puissance mise en jeu ^ an la distance à franchir.
- lûnoUea^a,re^S Pos^e de transmission permettent de faire varier la faire 6Ur ^ onc^e su^vant le poste avec lequel on veut communiquer, de enfiari61’ ^ *n*ens*té des signaux émis suivant la distance à franchir ln’ ^ employer le couplage convenantlemieuxàl’antenne utilisée, i uR9118 ^ P°S*e r®ception, on peut utiliser à volonté deux appareils : va{^enre§as*Teur5 i autre, constitué par un récepteur téléphonique, ser-d’ond^11101^^6111611^ ^ effectuer le réglage, les mesures de longueur ^ o et constituant aussi un appareil de contrôle et de secours, igure 142 donne le schéma de cette installation, em ?ln ^ dviter les perturbations dues à l’électricité atmosphérique, on oie des bobines de self montées en dérivation sur l’ensemble des
- PPareils récepteurs.
- ^aihP91 enregistreur utilise comme détecteur un cohéreur à rer -1] 6 ^.a’ ^ans dispositif de réception, trois circuits à considé-
- re Clrcuit a haute fréquence, le circuit à courant continu du cohé-^ et du relais et le circuit local de l’appareil Morse et du frappeur. P*teu ClrCU1^ a ^au^e fréquence se compose de l’antenne et du commu-en p- PrinciPal destiné à relier cette dernière au dispositif de réception, isolant de celui de transmission et du circuit primaire du transfor-
- ^eur de réception.
- fVi, , Clrcmt du cohéreur comprend le secondaire du transformateur, le ereur à vide et le relais.
- cor an °n n° conna*t Pas îa longueur des ondes envoyées par le poste réo-ieS^°n^an^ 011 Peut très rapidement la mesurer et faire ensuite le CQb a^e ^ appareil au moyen du récepteur téléphonique composé, pt?,1116 011 v°tt sur le schéma (fiu. 142), d’un détecteur électrolytique
- etd un téléphone.
- ^poste de télégraphie sans fil, système Marconi. — La Marconi s cless Telegrapk C" de Londres exposait un poste de télégraphie sans
- 111 ^stiné à un paquebot.
- la P0ste transmetteur comporte une antenne du modèle employé dans ave1^116’Une k°^ne d’induction avec interrupteur à marteau alimentée batfC d-U COUrant continu, un éclateur et un circuit oscillant formé d’une
- ^erie de bouteilles de Leyde et d’un solénoïde. a . Posto de réception comporte un appareil Morse enregistreur
- teu °nné **ntermé(tiaire d’un cohéreur à limaille, ainsi qu’un récep-
- téléphonique monté sur un détecteur magnétique. a Compagnie ne donnant aucun renseignement, il n’est guère possible
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- 298 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTIQUE
- de donner une description des appareils employés. Le poste installa a Liège correspondait avec un autre poste placé à 3 km de distance.
- Appareils de télégraphie sans fil Popof-Ducretet. — M. Ducretet de Paris exposait des appareils de télégraphie sans fil pouvant assurer des communications régulières entre une station côtière et un navire en mer ou entre navires à une distance pouvant atteindre de 280 à 340 km-
- Les principaux appareils exposés sont les suivants :
- Un récepteur à relais dans lequel l’électro-frappeur est monté sur un socle indépendant; il possède tous les organes permettant d’obtenir un réglage rapide et fixe, assurant le meilleur rendement du tube à limaiHe pendant le fonctionnement du récepteur. Le tube a limaille est en écaille et les électrodes intérieures sont à l’abri de l’humidité.
- Un relais petit modèle de grande sensibilité dont tous les organes sont facilement accessibles pour le réglage pendant le fonctionnement. Ce relais est constitué par un cadre mobile monté sur pivots dans le champ magnétique d’un puissant aimant permanent et muni d’un levier de contact venant appuyer sur des ressorts recourbés.
- Un relais grand modèle, destiné aux stations fixes de télégraphie sans fil. Il possède les mêmes organes de réglage et de contact que le petit modèle, mais le cadre mobile est suspendu par des fils fins métalliqueS'
- Un récepteur Morse automatique qui permet l’enregistrement des radiotélégrammes sans nécessiter la présence de l’opérateur. Cet appareil fait dérouler sa bande de papier dès que les ondes arrivent à l'antennei et la bande s’arrête d’elle-même dès que les ondes cessent d’arriver.
- Un radiotéléphone Popoff-Ducretet avec détecteur à aiguilles reposant librement sur leurs supports en charbon dur et un autre avec détecteur à aiguilles fixes et grains de charbon dur mobiles dont le réglage est rapide. La réception se fait au son au moyen de deux téléphones.
- Des dispositifs d’accord composés d’abord d’un transmetteur forme de deux solénoïdes à gros fil agissant par induction l’un sur l’autre. Le premier circuit comporte un grand nombre de spires disposées sur un cylindre; elles peuvent être utilisées seules et des curseurs à contact permettent de faire varier le nombre de spires utilisées. Le deuxième circuit, isolé du premier, ne comprend que quelques spires. Cet appareil permet de réaliser différents dispositifs de transmission avec condensateurs variables. Ces dispositifs d’accord comportent, en outre, un récepteur, composé d’un grand nombre de spires disposées sur un cylindre en bois; des curseurs permettent de prendre un nombre quelconque de spires. Ce récepteur se prête à la mise en expérience des différents dispositifs de réception pour le réglage des récepteurs. Ce dispositif d’accord comporte aussi un transformateur-condensateur à trois circuits
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- • TÉLÉGRAPHIE
- 299
- Parallèles isolés entre eux et qui, intercalé dans le ^ récepteur.
- Permet d’augmenter la tension du courant ac^^?0_inductrices per-Èntin, l’installation est complétée par des spna télégraphie
- Mettant d’assurer le maximum de portée entre es po
- Radiateur d’essai servant à régler le radiocanduct^be™^®
- el ^ réglage, en permettant de l’amener a la sensiui ^un bouton de est monté sur le récepteur à relais. Cet appaiei ^ ^ boîte, sur un c°ntact qui ferme le circuit d’une pile, contenue J* invisibles qui
- Orateur qui entre en mouvement; les étmce es, p gur }e tube à
- éclatent entre les contacts de rupture agissent a f1 paT3pareil.
- ^maille. Une petite antenne est üxée sur la bot.* e ^ de
- Un réducteur de potentiel utilise dans essaire d’avoir, dans le
- durée aux grandes distances, car il est alors necessa une source
- Clrcuit du radioconducteur à limaille du pos e a^ tellSi0n
- d’énergie très constante dont on puisse faire varier a con(ptions réa-P°ur l’amener à la valeur nécessaire, variab e su
- Misées par le radioconducteur. l’intensité des oscilla-
- Un micromètre à étincelles servant à contrô er conditions dans
- fions dans l’antenne et permettant de déterminer
- lesquelles elles atteignent leur maximum d intensi ^'un gaz
- Un indicateur thermique, appareil f°udé sui a traversé par une s°us l’action de réchauffement d’un fil de p a 1 ^ ^ déterminer
- dérivation du courant pris sur l’antenne-terre. P ^ tenips donné. U maximum de l’effet produit par les oscil ation ^ télégraphie sans Un petit appareil de démonstration du pnncip transmetteur
- fil destiné à l’enseignement. Il comprend un pe ^ poste récepteur ^ec éclateur, antenne, pile et mampulateui ^ ^ frappeur auto-
- avec tube radioconducteur Branly à rég a0e,
- ^atique.
- Poste de télégraphie sans fll'isystèméROOdef°trotmob?ierMors de
- exposé par la Société anonyme d’électricite e
- Le dispositif de transmission se compose des appareil 1° Manipulateur-verrou à métronome et interrupteui 2° Transformateur unipolaire ;
- 3° Oscillateur ;
- 4° Condensateur réglable' ;
- Résonateur bipolaire d’accord ;
- 6° Batterie de bouteilles de Leyde ;
- 7° Rhéostat pour accumulateur ;
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- 300
- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- 8° Ampèremètre.
- Si l’on utilise du courant alternatif, le condensateur réglable deviez* inutile et le rhéostat est remplacé par une bobine de self réglable.
- Le manipulateur se compose d’une clé Morse, dont le levier est munl en dessous d’une armature placée en regard du noyau d’un électi° aimant. Sur le socle de ce manipulateur est installé une sorte de métro nome à ressort, mis en marche par le choc d’un balancier relié à 1 arma ture d’un électro-aimant spécial. Le balancier et le métronome ont leRrb mouvements régularisés par de petites palettes immergées dans glycérine. Un condensateur est utilisé pour absorber les étincelles rupture.
- Le transformateur unipolaire Rochefort, de forme cylindrique et ver tical, a été spécialement étudié pour le service de la télégraphie sans ffi-Il est dit unipolaire, la tension produite aux deux bornes ayant upe valeur différente ; la borne à haute tension a une valeur environ 50 f°lS plus grande que celle de la borne à basse tension. C’est cette dernier6 qui est mise à la terre, suivant le mode d’émission employé. Ce transf01 mateur fonctionne aussi bien avec du courant continu qu’avec du cou rant alternatif ; dans certains cas, on peut associer plusieurs transforma teurs en mettant les primaires en série, et les secondaires en quantite’ afin d’obtenir une plus grande puissance d’émission.
- L’oscillateur est porté par le transformateur et est muni de boni65 d’aluminium ou d’étain.
- Le dispositif de réception est constitué par :
- 1° Un récepteur Rochefort ;
- 2° Un cohéreur-condensateur ;
- 3° Des résistances réglables ;
- 4° Un relais Rochefort à réglage électrique ;
- 5° Un récepteur Morse ;
- 6° Un milliampèremètre ;
- 7° Un commutateur d’antenne,
- 8° Un radiateur d’essai ;
- 9° Une petite batterie d’accumulateurs.
- Le nouveau modèle de récepteur ne nécessite plus l’obligation d’enle-ver le cohéreur lors de la transmission ; il suffit de manœuvrer le cou1' mutateur d’antenne, qui est combiné avec le récepteur, pour que le cohe-reur se trouve automatiquement enfermé dans une enceinte métallique
- Le cohéreur-condensateur est à trois prises de contact, sans fils extérieurs. Les électrodes affectent la forme de disques. Les deux prise» extrêmes de contact s’effectuent au moyen de calottes en laiton prises dans des pinces et le contact avec la limaille, au centre du tube, s’établit par l’intermédiaire d’un tube doré fixé au tube extérieur.
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- TÉLÉGRAPHIE 301
- ^bil 6^a^s ^oc^ie^ort à réglage électrique est constitué par un cadre Quatre °SC^an^ en^re les deux pièces polaires réunissant quatre à bile 6S P^es de quatre puissants aimants permanents. Le cadre mo-aoratf°rte ^eux enroulements de résistances différentes et ayant un de § ^ sP*res différent. L’enroulement ayant le plus grand nombre cou ^11>es es^ affecté au circuit du tube à limaille ; l’autre circuit sert de erirouI antagoniste. La caractéristique de ce relais est d’avoir un double fois ,ei^en^ sur un cadre mobile, sans aucun ressort, ce qui fait qu’une °bti ^ ne Se dérègle Plus. Sa sensibilité dépend du réglage que l’on
- ^ 11 avec les deux courants antagonistes.
- Pieds C1°Illmu^ai'eur d’antenne est un triangle d’ébonite, porté sur trois tau 6 m^me matière, et que l’on fixe soit contreun mur, soit horizon-
- ajement ti i • t,
- posé 11 GSt mum ^ une grande poignée. Un petit interrupteur, dis-
- diaire^1* ^ réception, enferme automatiquement, par l’intermède Un dlcctro, lecohéreur dans sa boîte quand on met le commutateur
- ^enne dans la position de transmission.
- Oieb lac^ateur d’essai est un trembleur muni d’une petite antenne per-Oeine *es aPPareds dans le poste et de vérifier leur fonction-
- j\l^pare^S télégraphie sans fil de J. Carpentier de Paris. —
- Uin *i arPenüer exposait un poste de télégraphie sans fil ainsi qu’un ma-Putateur du système G. Ferrié.
- P°sfe de télégraphie sans fil est caractérisé par un transformateur or feil]re jiyger' un cohéreur à limaille d’or et électrodes d’acier dont
- sitif6^ 6 sensibilité en faisant varier la quantité de limaille, un clispo-plusP°tenti0métriqUe Permettant d’appliquer une différence de potentiel
- ces °U mo^ns élevée aux bornes du cohéreur et un relais Claude. Tous aPpaieils sont enfermés dans une boîte en aluminium que l’on ferme
- ^ornent de la transmission.
- que ,rnanif)u^a^eur esf du type Morse, mais de plus grandes dimensions Pétr 1 m0<^a^e télégraphique. Les ruptures de contact se font dans le
- dest^are^S démonstration de télégraphie sans fil. — Ces appareils déj lneS ^ ^ enseignement conviennent tout particulièrement pour ^ Pianc^Pe de la télégraphie sans fil par ondes hertziennes. Hz 1 ’ ^adlguet et Massiot de Paris avaient exposé un poste complet de
- ^monstration.
- s ' Louis A«cel de Paris présentait un transmetteur, un récepteur v me Herz°g et un radiateur d’essai.
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- CHAPITRE VI
- TÉLÉPHONIE
- Appareils téléphoniques de différents constructeurs. — De nom-breux modèles d’appareils téléphoniques, pour installations privées et pour réseaux d’État, étaient exposés par différents constructeurs, parflU lesquels nous citerons : la Bell Téléphoné Manufctcturing C° d’Anvers, VAnlwerp Téléphoné and Electrical Works d’Anvers, les ateliers Thonî' son-Houston de Paris (appareils système Ducousso), MM. Charles Müde fils et Cie de Paris, l’usine Frédéric Nyst de Liège, M. Bourdil de Paris (microphone), M. Iwan Zanden de Stockholm (téléphones et stations téléphoniques et automatiques pour lignes bifilaires et unifîlaires).
- L’Administration des Télégraphes belges exposait également dans son stand les divers modèles d’appareils téléphoniques utilisés dans son service.
- Appareils téléphoniques de la Société industrielle des Téléphones de Paris. — Cette Société exposait une très grande variété d’appareils téléphoniques, parmi lesquels il convient de citer quelques modèles de création récente, tels que le monophone et des postes télé' phoniques disposés pour certaines applications spéciales.
- Monophone. — Ce nouveau modèle d’appareil téléphonique combine {/Ig. 143) présente le grand avantage d’être excessivement simple, de fonctionner parfaitement et, aussi, de pouvoir être toujours maintenu en grand état de propreté, présentant ainsi toutes garanties au point de vue hygiénique.
- Comme on le voit sur la figure 144, qui montre une coupe longitudinale de l’appareil, il se compose d’un récepteur Ader sur la face postérieure duquel est disposé un microphone très sensible. Ce microphone est constitué par deux disques minces de graphite, au centre desquels on a ménagé une cavité circulaire remplie de grenaille. Naturellement,
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- téléphonie
- 1» deux disques, assez minces pour remplir le rôle de sont isolés l’un de l’autre à l'aide d’un anneau tasse mé‘al-
- rieurement, le microphone ainsi constitué est iso e 0S(ses à plat,
- «que de l’appareil, d’abord par des rondelles de PaP> P logé,
- H, sur tout le pourtour du boîtier métalbque dans leq».
- Par du ruban de papier collé sur le métal. Les connexi des disques de graphite et sa borne extérieure respective sont établies à l’aide d’une mince lame métallique fixée, d une part, sous la borne destinée à recevoir le conducteur extérieur, borne isolée de la masse métallique de 1 appa-
- Fig. 143.
- eil et, d’autre part, soudée à une rondelle métallique appliq^ *ervan^ ^
- - disque de graphite et recouverte par la rondelle de pap
- 1S°ler' . concentrer les ondes
- Un cornet acoustique, en métal mckele, seit a f ramier
- onores émises par la personne qui parle, et ces ondes vienn^ ^ n’est es deux faces du microphone. Pour se servir de cet appa )as nécessaire de parler devant l’embouchure du cm ne a ^ ^
- ’hose qui serait, du reste, impossible, puisqu i aU ^ m du cornet soit appliqué contre l’oreille. Dans ces conditions, e pc ^ Wsuue
- acoustique reste toujours très propre, avantage très appréciable sq
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- 304 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- l’appareil doit être utilisé par plusieurs personnes, notamment dans les cabines publiques.
- Poste téléphonique pour mines. — Dans cet appareil, on a pris les pluS grandes précautions pour éviter l’introduction de l’humidité dans les organes intérieurs. Les connexions intérieures ont été disposées pou1 qu’il ne se produise aucune coupure de circuit susceptible de provoque1 une étincelle, même très faible. Les piles qui alimentent le circuit m1' crophonique doivent être installées en dehors de la mine, en sorte que l’appareil fonctionne comme un poste de réseau à batterie centrale-L’appel est produit simplement en décrochant le récepteur. Le poste peut être utilisé dans les mines humides ou grisouteuses et il ne nécessite aucun entretien spécial.
- Poste téléphonique pour installations voisines de circuits à haute tension• — Dans cet appareil, tous les organes à portée de la main sont soigneusement isolés de tout contact avec la ligne téléphonique. Dans ces conditions, les personnes appelées à utiliser l’appareil sont à l’abri de tout danger, même dans le cas où la ligne téléphonique viendrait au contact de celle à haute tension.
- Postes téléphoniques à circuit primaire et à circuit secondaire.
- La Société présentait de nombreux types de postes téléphoniques pour réseaux de l’État et pour installations privées. La plupart de ces appa' reils comportent des pièces en ivorine ; l’emploi de cette matière assure une construction irréprochable, grâce à l’interchangéabilité de toutes les pièces et à l’emploi exclusif de vis à métaux montées sur des prisonniers noyés dans l’ivorine.
- Microphone Bailleux. — Les divers modèles de microphones du syS' tème Bailleux, utilisés dans les différents appareils téléphoniques construits par la Société, figuraient également dans son stand.
- Appareils téléphoniques Burgunder de Paris. — Les appareils téléphoniques exposés par M. Burgunder sont de deux types ne différant entre eux que par le microphone. Dans les uns, le microphone est du système Burgunder; dans les autres, du type Roulez. Ces appareils sont caractérisés par une construction très soignée et par un crochet commutateur, système Burgunder, très simple et très pratique.
- Cette intéressante exposition comportait également des sonneries, des cloches électriques, des tableaux indicateurs, des tableaux annonciateurs, etc., ainsi que des postes téléphoniques à circuit primaire pour installations privées.
- Appareils téléphoniques Delafon et Leseible de Paris. — Cette maison exposait des appareils téléphoniques pour réseaux de l’État
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- 305
- téléphonie
- ^ee microphone de son système. Ces appareils sont ^^g1 m0dèles 1& solidité de leur construction et l’élégance es
- Comme appareils de téléphonie privée, parmi les dénommé
- Présentés, il convient de signaler le petit apparei sonneries
- : Le Français » , qui s’installe sur les circmts *"i-
- électriques et qui, malgré son prix peu el ,
- Suée et facilement démontable. * . Ao-alcment des
- !<’exposition de MM. Delafon et Leseible comporta^ ..........
- tableaux, des sonneries, ainsi que de nom reux p d installations téléphoniques.
- , ~ rxflillard et E. Ducretet. Poste téléphonique haut-parleur, de • destiné à être utilisé 7 Ce téléphone haut-parleur, à appel irec , ^ être employés à
- dans les endroit où les autres téléphonés P , n’exigeant pas cause du bruit. C’est un véritable transmetteui 0nique. Ce poste
- TUe la personne appelée se trouve à cote du P.°S retet et est utilisé
- téléphonique est muni du microphone ai deg machines et
- dans la marine de guerre pour les services u ’ r les commu-
- dc l’artillerie. Ce microphone convient particulieremen p ^ ^
- mcations à grande distance sur les réseaux te ep o
- • PctXïïl
- Appareils téléphoniques G'^ambret ttL'", on peut
- les nombreux appareils exposes par MM. • oche et boîte à
- citer un poste microphonique de campagne avec
- Piles; un poste de cavalerie; des transmetteurs i Aubry et
- Cuyomard et Mambret ; des récepteurs, systèmes bitélépbone
- Sieur; un appareil combiné magnétique système Aubry , le bitel p
- Mercadier, etc.
- Appareils téléphoniques de la Deutsche Telephonwerk ^
- La Les appareils téléphoniques exposé, ^Ls^ différents, forme et de dispositions variées répondant a cle s pour
- °n y voyait de nombreux modèles de postes muraux e de
- mslallations privées ; des types spéciaux P°nr e S®rV1^ ent ie poste fer, des mines, etc. ; enfin, des postes portatifs et, notamme| F> , militaire pour téléphonie d’armée, muni d’un nouveau système PP
- sirène.
- Tous ces appareils sont soigneusement construits. mmes,dans
- Le poste téléphonique étanche, pour insta a ions a tient tous
- les tunnels et généralement dans tous locaux umi e , absolument les organes délicats renfermés dans une boite en o ^
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- 306 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE '
- étanche et imperméable aux gaz. Le récepteur seul se trouve hors de la boîte.
- Le courant d’appel est produit par une petite magnéto très puissante munie, sur l’axe de la manivelle, d’un dispositif automatique de mise à la ligne et en court-circuit. La sonnerie magnétique, dont le socle corps avec le couvercle de la boite a une membrane combinée au centre de laquelle sont fixés, d’un côté, l’armature, de l’autre, le marteau fiul oscille sur le couvercle et est protégé des chocs par une double équerre.
- Le crochet interrupteur de l’appareil et l’arbre de la manivelle de la magnéto pénètrent à l’intérieur de la boîte en passant chacun dans une boîte à étoupes et dans une petite boîte remplie de vaseline.
- Le microphone possède une double membrane soudée au couvercle? ce qui le rend absolument étanche et imperméable aux gaz.
- La boîte contient aussi deux éléments de pile microphonique.
- Le récepteur a une membrane dorée pour éviter qu’elle soit atteinte par la rouille ; l’aimant est placé dans une boîte en ébonite.
- L’induit de la magnéto et les bobines de la sonnerie et du récepteu1 sont noyés dans la paraffine. Enfin le cordon du récepteur est logé dans un tuyau en caoutchouc.
- Pièces en charbon pour microphones. — Les charbons employé dans la construction des microphones : cuvettes, diaphragmes, gre' naille, etc., exposés par la Société « Le Carbone » de Levallois-Perreb près Paris, sont très appréciés de tous les fabricants d’appareils téléphoniques tant en France qu’à l’étranger. Le fini des pièces exposées montie quel degré de perfectionnement et de précision a su atteindre cette Société dans cette branche si délicate de sa fabrication. A noter la gre' naille de charbon dont chaque grain parfaitement sphérique et poli R a que 0,5 mm de diamètre et ne pèse que 0,000125 gramme.
- Commutateur téléphonique automatique pour postes supplémentaires d’abonnés. — MM. G. Mambret et Cie de Paris exposaient ce nouveau modèle de commutateur automatique appelé à rendre de grands services.
- Actuellement, en France sur les réseaux téléphoniques de l’État, leS communications entre les postes supplémentaires d’abonnés et le bureau central téléphonique sont données par l’abonné principal. Une personne (abonné principal, employé ou concierge) est chargée d’établir la liaison entre les abonnés supplémentaires et le bureau central, que l’abonne supplémentaire soit appelant ou appelé. Il faut donc constamment quelqu’un près du poste. Cette personne peut suivre facilement les .conver-
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- TÉLÉPHONIE 307
- étions ; d’autre part, les postes supplémentaires ne sont avertis que la 1§ne principale est libre ou occupée que par l’abonné principal.
- Autant d’inconvénients qui se trouvent supprimés par 1 emploi de ce c°iïimutateur automatiq ue.
- Le commutateur automatique se compose d’un tableau placé aupiès 11 Poste principal,comportant autant de directions que de postes supplémentaires à desservir, et d’un indicateur placé auprès de chaque abonné SaPplémentaire.
- L’après la position de son indicateur, chaque abonné supplémentaire srit à tout instant, sans déranger l’abonné principal, si la ligne princi Prie est libre ou occupée. Si cette ligne est libre, il peut la prendre di Tectetnent, et en même temps l’abonné principal et les auties abonnés Smpplémentaires sont prévenus que la ligne principale est occupée. Partir de ce moment, l’abonné supplémentaire est relié directement au Ureau central dans les mêmes conditions qu’un abonné principal, sans *t11 on puisse écouter sa conversation. Après avoir donné le signal de m e conversation au bureau central, l’abonné supplémentaire n a qu a Presser sur un bouton pour remettre les communications dans ^ état m°rmal. Aussitôt, l’abonné principal et les autres abonnés supplémen
- tai
- . nt prévenus que la ligne principale est libre, tôt 1 Sl’ ^r^ce ^ ce système, les abonnés supplémentaires sont presque rium Iïl6n*; indéP^ants du poste principal et l’on peut obtenir le maxi-de 111 rendement de la ligne, puisque la ligne est utilisée dès qu’elle Vlent libre.
- Go
- riir Peut être appliqué à volonté à tous les postes supplémen-
- le les dune installation ou à une partie seulement de ces postes. Tel est rier ? ^ar exemPie, d’un directeur d’une usine ou d’une maison de com-COï^Ce’ ayant un poste supplémentaire, qui désire pouvoir prendre la du rnun^caL°n directe avec le réseau, sans l’intervention de l’employé cm^i°S^e P^^Pri chargé de donner les communications et sans que cet ^ H oyé puisse écouter ses conversations. Dans ce cas, il suffit de placer Poste principal un tableau de communication automatique à une e direction.
- O ^
- Post teme P°nr circuits téléphoniques ou télégraphiques à
- Pari6S — L& Compagnie du chemin de fer métropolitain de
- tème aVai^ exPos® les appareils d’appel pour postes multiples du sys-car 6 ^ardeau du’elle utilise pour l’exploitation de ses lignes et qui sont ave 6risas Par,ce fait qu’ils permettent d’obtenir une communication Liter ^ ^°ste duelc°nque sans l’intervention des employés des postes Puis Iïlac^a^res' Le système procure une grande économie de temps, Tn il permet d’éviter l’inconvénient de se trouver arrêté, dans le
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- . 308 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- cours des communications, par l’absence de l’employé d’un poste chargé d’établir la communication pour le poste suivant.
- Cet appareil permet : .
- 1° d’envoyer un appel continu dans un poste quelconque et dans celui là seulement;
- 2° de supprimer cet appel si le poste n’a pas répondu au bout d uu certain temps;
- 3° de recevoir la réponse de sonnerie du poste appelé ;
- 4° d’appeler et de mettre en communication simultanée un nombre quelconque de postes embrochés, quel que soit le numéro d’ordre des postes ;
- 5° d’appeler d’un poste quelconque tous les postes à la fois pour lelir transmettre simultanément des ordres ;
- 6° de faire connaître dans tous les postes si la ligne est libre ou occu pée, ainsi que le numéro du poste occupé;
- 7° dans le cas d’occupation prolongée de la ligne téléphonique, permettre à un poste quelconque, dans un cas urgent, d’avertir leS postes en communication, au moyen d’un signal convenu, qu’il y a ur gence à lui céder la ligne et, au besoin, de les interrompre dans le caS d’absolue nécessité pour appeler le poste voulu;
- 8° d’assurer le secret absolu des communications échangées entre leS postes en relation.
- Les appareils sont tous identiques et interchangeables. L’installa^011 une fois faite, s’il devient nécessaire d’augmenter le nombre de postes en service, il suffit de remplacer la roue d’échappement par une autre, opération facile à effectuer sur place en quelques minutes sans inter rompre le service.
- La manœuvre de l’appareil, ne comportant que deux boutons, eS^ aussi simple que possible, et un dérangement affectant un ou plusieuis appareils ne peut gêner en quoi que ce soit le fonctionnement des autres-
- Cabines téléphoniques. — Divers modèles de cabines téléphonique étaient exposés, parmi lesquels nous citerons la cabine insonore a doubles parois, adoptée par l’État Belge et exposée par M. Divin-Gh' bert d’Etterbeek-Bruxelles.
- Tableaux commutateurs et multiples. — La Société Bell facturing C° d’Anvers avait installé à l’Exposition un multiple de son système qui a fonctionné en service normal pour assurer les commun1' cations téléphoniques des exposants.
- Le système de commutateur multiple construit par cette Société est du type à batterie centrale pour les appels et les microphones.
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- téléphonie
- Il a le grand avantage de diminuer et de faciliter le J™™ uppriiMnt Phonistes; il permet de réduire leUr abonné, grâce à
- toutes communications inutiles entre tel p iim1ineux produits
- 1 emploi de signaux lumineux. En effet, ces S18aaa* téléphonistes de Par de petites lampes à incandescence, perme ei ^ part dans la
- Suivre les opérations, en évitant toute mterven ion la.téiéphoniste
- conversation des abonnés; de plus, grâce a ce ^la conversation
- Aperçoit facilement et rapidement du »» allumée indique que la e8t terminée. Le fait qu’une seule lamp n des deux abonnés a
- c°mmunication n’est pas achevée, mais que ui mmnes indique
- quitté momentanément l’appareil ; 1 allumage es c _ .Qn ^es ma_ clairement, sans erreur possible, la tin d une mjn^mum ; il lui suff ïioeuvres à effectuer par l’abonné sont réduites a remettre au crochet de décrocher son récepteur pour appeler-et e ^ ^ ^ télé_
- Pour indiquer que la communication es . t appeler aussi-
- Phoniste, après avoir reçu la demande de a «““V-^ er d’autres
- lét l’abonné demandé et, cette opération ’ andé, réponse qui lui demandes, sans attendre la réponse du pos e em* ^ jampe COrrespon-cst signalée automatiquement par 1 extinction ^ téléphoniste
- dant à la fiche d’appel. Si cette lampe ne se e ^ demandeur
- Peut renouveler son appel et, le cas e(?®an ’ ^ communication est que l’abonné demandé ne répond pas. s , , deux lampes
- «ablie, il n’y a plus à s'en occuper jusqu’au ^“"minée, et l’on an s'allumant indiquent que la conversa ic’ ue l’extinction des
- Peut alors retirer les fiches, manœuvie qui
- laiïlpes- e Paris exposait dans son
- La Société industrielle des Téléphone ^ des tableaux mul-
- stand divers organes entrant dans la • du système à batterie
- Lples de son système de toutes capaci es e ^ l’Administration
- centrale. Cette Société a déjà construit les ™V_pa à Saint-Étienne française en service à Marseille, à Li e, a
- 61 à A1^er’ Paris présentaient des tableaux
- Les ateliers Thomson-Houston de ^ faible et moyenne
- téléphoniques du type « Standard » Poar ^es qU’ils construisent
- importance, ainsi que des spécimens es rn ^ ^ installé un certain Pour l’Administration française, pour aque
- nombre de bureaux centraux. des commutateurs cen-
- La Deutsche Telephonwerke^ de Berlin rtance, depuis le petit
- traux pour réseaux téléphoniques cle ^ avec iampes d’appel à
- tableau à trois numéros jusqu au tableau a .^s commutateurs et
- incandescence, établissant la transition en les multiples.
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- 310 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Ces commutateurs centraux à appels lumineux et à annonciateurs de fin automatiques sont installés pour le système à batterie centrale aussi bien pour l’appel que pour les microphones.
- Les multiples construits par cette Société sont très employés dans les bureaux centraux de l’Administration allemande qui vient de confier à la Deutsche Telephonwerke l’installation du bureau de Hambourg qul ne desservira pas moins de 80000 abonnés.
- Poste de téléphonie sans fil, système E. Ducretet de Paris. "
- Cet appareil est destiné à la transmission de la parole ou des signaux par la terre ou par l’eau. Il permet d’installer rapidement une communication entre deux points au moyen de plaques métalliques de grandes surfaces enterrées ou immergées. On peut ainsi établir des communications à des distances de plusieurs kilomètres, variant suivant la base employée.
- Radiophone Mercadier. — M. E. Ducretet de Paris exposait dans son stand ce radiophone qui se compose d’un disque rotatif opaque, percé de quatre séries de trous disposés suivant quatre circonférences concentriques. Dans le modèle exposé, les nombres de ces trous sont entre eux comme le nombre des vibrations des notes constituant l’accord parfait.
- Un élément au sélénium ou radiophone, placé d’un côté du disque, reçoit la lumière d’une lampe à incandescence disposée de l’autre côte de ce disque.
- Un clavier à quatre touches permet de démasquer les différentes séries de trous.
- En mettant l’élément au sélénium en circuit avec un téléphone et une batterie de soixante-dix éléments de pile Leclanché, la hauteur du son perçu dans le téléphone dépend du nombre d’éclipses agissant sur la surface du sélénium. En démasquant simultanément les quatre séries de trous, on obtient l’accord parfait.
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- CHAPITRE VII
- HORLOGERIE ÉLECTRIQUE
- i’Écol1S ^ SeC^°n ke%e, figurait un régulateur électrique exposé par tr- . ,e Pr°f essionnelle de mécanique de précision, d’horlogerie et d’élec-
- de Bruxelles.
- de Be^6 Par^’ Ministèredes Chemins de fer, Postes et Télégraphes vie fel<Iue présentait les divers modèles d’horloges électriques en ser-
- ^ sur les chemins de fer de l’État Belge. fioriaiîS ^asec^on russe, M. Boleslas Bronilawski de Paris exposait des
- ^rstaïf68 ^^ec^fiues a*nsi qu’un interrupteur électrique fonctionnant à
- les^°r*°^eS ^ectr^<ïuesï système Paul Garnier de Paris.—Dans îfier^6111161^ mo<^es ^horloges électriques inventées par M. Paul Gar-’ T61S ^^0, les horloges réceptrices étaient actionnées par l’horloge P a!re chaque quatre secondes. Un petit modèle de cet ancien type ^ans ^a vitrine de MM. Blot-Garnier et Chevalier, successeurs
- ae M. Garnier.
- pa^jUS Tard, dans le but de réduire la consommation du courant fourni Sub tS ^6S ^eur assurer ainsi une plus longue durée, M. Garnier
- reils ^Ua aUX ^or^°^es actionnées toutes les quatre secondes, des appa-g acbonnés seulement toutes les minutes ou demi-minutes. f ln’ récemment, les électro-aimants des réceptrices ont été gn 'r aC^S ^ar Un sys^me de bobine se déplaçant dans le champ ma-ique d un aimant permanent, dispositif qui présente le grand âge de permettre une meilleure utilisation de l’énergie électrique, anq pendules cartels, munies de ce nouveau dispositif, étaient en ^ 10nnement à l’Exposition. Ces réceptrices étaient actionnées par pendule primaire envoyant une émission de courant toutes les 11 es. Les cinq réceptrices étaient montées en série avec une résis-
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- 31 2 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- tance de 15 ohms représentant 15 pendules intercalées dans le même circuit, ce qui donnait pour ce dernier une résistance totale de 20 ohms-L’intensité de courant nécessaire pour assurer le fonctionnement regU' lier est de 0,06 ampère, ce qui correspond à une tension de 0,9 volt pour actionner vingt réceptrices. Avec l’ancien système, comportant l’emploi d’électro-aimants, il faudrait au minimum une tension de 1,4 volt.
- Grâce au faible débit de la pile, lors de chaque émission de courant» on peut compter sur une longue durée des éléments.
- Il se construit des réceptrices du même système ayant des cadrans do grand diamètre. Un dessin de ce type pour cadran de 1 mètre ainsi qu’un modèle plus petit étaient également exposés.
- Ce système d’horloge électrique est caractérisé par le petit notnbio et la simplicité des organes ainsi que par la sûreté de son fonction' nemeni.
- Horloges électriques, système Chateau frères de Paris.
- L’horloge électrique primaire ou régulateur est du type ordinaire en service sur les lignes de chemins de fer. Ce régulateur est muni d’un remontoir d’égalité à ressort échappant toutes les trente minutes » l’échappement est du type à chevilles. En défilant, ce remontoir soulève, à chaque demi-heure, le contact instantané du distributeur qui actionne les réceptrices.
- Ce régulateur comporte un système de remise à l’heure, spécial à la maison Chateau, consistant en un levier soulevé toutes les heures à la demie. Ce levier, isolé de la masse, est muni d’une queue formant pendule ; lorsqu’il est ééarté de sa position d’équilibre, il produit, à chaque demie, une série de contacts agissant sur les électro-aimants de remise à l’heure des aiguilles des réceptrices.
- L’horloge primaire est à remontage électrique automatique. A cet effet, lorsque le poids moteur est arrivé au bas de sa course, il sur une tringle qui appuie sur une lame flexible de contact : cette lame est prise par ses deux extrémités de manière à s’infléchir, sous l’action de la pression exercée par la tige, et prend alors brusquement la forme d’un arc, ce qui l’amène au contact d’une butée fermant le circuit du moteur de remontage. Ce moteur comporte trois bobines mobiles constituant l’induit. Lorsque le poids est parvenu en haut de sa course, le poids agit de nouveau sur la tringle qui actionne à son tour la lame flexible pour lui faire reprendre sa position primitive, rompant ainsi le circuit du moteur qui cesse de fonctionner.
- Les horloges réceptrices comportent un électro-aimant qui attire son armature; lorsque cette dernière cesse d’être attirée, elle fait chaque fois-
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- HORLOGERIE ÉLECTRIQUE 313
- aVancer d’une dent une roue à rochet commandant les aiguilles. L attraction de l’armature est produite chaque demi-minute pai une émission de courant de l’horloge primaire. Le cliquet de menée bute, aa repos, sur un talon formant verrou, afin d’empêcher les aiguilles, par suite de leur inertie, de dépasser la position.convenable.
- Lç °r °^es électriques de la Société des établissements Henry
- rents^6 ^>ar^s* — L’exposition de cette Société comprenait diffé-^Pes d horloges électriques parmi lesquels nous citerons les sui-
- type cU régulateur distributeur électrique à mouvement pyramidal, du lat eS C^em^ns Ihr, marchant huit jours sans remontage. Ce réguet eUl a Un mo^eur a poids, un échappement à chevilles, de Lepaute, UR balancier lourd à tige compensée en sapin, battant la seconde, pj- aPPared de contact électrique est à bascules réglables du système a ^ePaute, donnant une émission de courant toutes les minutes ou ç eso*n plusieurs fois par minute.
- t-èm aPPared présente les avantages suivants sur les autres sys-
- a) La chute des bascules assure un contact très adhérant sur de u es surfaces, par une friction rentrante, qui maintient les parties en °Rtact toujours conductrices ;
- Les cames qui actionnent les bascules sont réglables sur l’axe pour e tre d augmenter ou de réduire la durée de l’émission à volonté selon les cas ;
- rupture du courant est aussi brusque et aussi grande que pos-e’ I étincelle de rupture se répartit sur toute la surface sans endom-
- mager les contacts;
- d) Les intervalles d’émission peuvent être très courts, sans que la
- ecui ^ d adhérence des contacts soit compromise ; »
- e) Le démontage et l’entretien sont faciles ;
- /*) Ce système peut supporter des courants d’assez haute intensité.
- 2 Un petit régulateur d’appartement à moteur ressort, marchant Quinze jours sans remontage, avec dispositif d’appareil de contact (sys-^ 016 Henry Lepaute), à bascules légères plongeant dans un bain de mer-
- 30 Un régulateur mural (modèle économique pour appartement) destiné spécialement aux installations domestiques.
- Ce régulateur est disposé pour recevoir un appareil de contact à basales plongeantes du même système que celui du petit régulateur d’appartement.
- Il peut donner des émissions de courant chaque minute ou chaque
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- 314 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- demi-seconde selon la grandeur des cadrans récepteurs à conduire'
- 4° Une horloge horizontale disposée pour recevoir des contacts de distribution de l’heure et de la sonnerie.
- 5° Huit horloges réceptrices de différentes fopmes et grandeurs, reliees
- au régulateur distributeur.
- 6° Un appareil récepteur silencieux (système H. Lepaute, 1904), monte sur colonne pour la démonstration. Cet appareil ne produit aucun bruit perceptible pendant la marche et, pour cela, est spécialement destine aux pendules d’appartement et surtout de chambre à coucher. Le mécanisme est d’une très grande simplicité, fonctionne parfaitement et ne nécessite aucun entretien particulier. Son principe repose sur la rotation complète de deux culbuteurs excentriques non équilibrés qul font accomplir un tour complet à une vis sans fin sur laquelle ils sont calés et cela sans aucune adhérence ou contact direct au moment de l’émission. Il est absolument silencieux sans qu’il soit nécessaire d’utiliser des amortisseurs et il consomme très peu d’énergie électrique.
- 7° Un appareil récepteur électro-chronométrique, à platine rectangulaire, à palette, à rochets et cliquets de retenue antidérapants. Le mouvement de marche s’effectue en deux temps à la montée et à la descente de l’armature de l’électro-aimant toutes les demi-minutes. Cet appareil sert à actionner les aiguilles des cadrans de 1,50 m à 3 m de diamètre en service sur les lignes de la Compagnie des chemins de fer du Nord.
- 8° Un appareil récepteur, analogue au précédent, pour actionner les aiguilles de cadrans ayant 0,60 m à 1,20 m de diamètre ; un autre modèle pour cadrans ne dépassant pas 0,60 m de diamètre et, enfin, un dernier modèle pour petits cadrans et œils-de-bœuf.
- Régulateurs et pendules électriques, système Sallin de Paris. —
- M. J. Sallin avait exposé plusieurs horloges électriques de son système à remontage électrique.
- L’horloge proprement dite ne comporte plus que trois roues : la roue de centre portant la grande aiguille, la roue petite moyenne et la roue d’échappement. Le poids moteur est suspendu à une chaîne sans fin supportée par une poulie calée sur l’arbre du dernier mobile d’un train d’engrenages servant à réduire la vitesse angulaire d’un petit moteur électrique. La tension de la chaîne est assurée par un léger contrepoids.
- Les figures 145, 146,147 et 148 montrent les détails de construction d’une pendule sans sonnerie.
- La figure 145 donne la position des divers organes lorsque le remontage du poids moteur vient de s’effectuer ; la figure 146 donne la
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- HORLOGERIE ÉLECTRIQUE
- Position des mêmes organes au moment où le poids, ayaï* ,- tads descente, le remontage va se produire ; la figuie 14 14g donne
- dos pièces de contact après le remontage ; e , en m, r~m0ntage et
- la position de ces mêmes pièces de contact avant le Contre également une légère modification appoitee
- tion ;rs sr. ^ <« »*».» *,
- gage une tige c prolongeant un levier droit d, pi\o an
- Fig. 14S.
- son extrémité opposée une petite masse f tendant a 16 e nivo-
- Au-dessus du levier d se trouve une pièce en oime a ^ j’un lant en y et portant deux goupilles o et o . L ancre n es ^ u_
- levier creux i, à l’intérieur duquel est placée une masse ^ levier vant se déplacer librement d’une extrémité à 1 autie. ^ poche m
- creux i présente à chacune de ses extrémité^ ®°j,inclinais0I1 du et destinée à retenir la masse mobile « an q
- levier în’est pas suffisante. ^nnrts en matière
- Le levier d et l’ancre n sont montés sur es pp
- Isolante et font partie du circuit du moteur électrique. oraduelle-
- Lorsque l’horloge fonctionne, le poids moteur a ®sc solidaire ïïient et, dans ce mouvement, la goupille b entraîne a i ' ’ puisqu’il du levier d. Le levier creux 1 participe au même mouvement, pmsq
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- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- prend son point d’appui sur le levier cl par l’intermédiaire de la g°u" pille o' ; dans ces conditions, il tend à prendre une position horizontale, dépasse cette position et, à un moment donné, son inclinaison oblige la masse mobile k à quitter sa position en m pour tomber brusquement en m'. Ce déplacement a pour conséquence de faire effectuer au levier creux i et à son ancre n un mouvement complémentaire de bascule, à la suite duquel la goupille isolée o' abandonne le levier d en ce point pour venir reposer sur son extrémité opposée par l’intermédiaire de la goupille o. Comme cette dernière goupille n’est point isolée, elle ferme le circuit du moteur électrique qui se met en marche et remonte le poids.
- Les leviers d et i suivent le mouvement ascensionnel du poids et, à un moment donné, la masse h quitte l’extrémité in! du levier i pour revenir brusquement en m à l’extrémité opposée, provoquant ainsi un bascu-
- Fig. 147.
- lage complet qui oblige la goupille o à quitter le levier d, tandis que la goupille o', isolée du circuit, vient se mettre en contact avec ce même levier d. Dans ces conditions, le circuit du moteur est interrompu et le remontage est terminé.
- Les mêmes actions se reproduisent successivement à chaque descente et à chaque remontée du poids, tant que la source d’énergie électrique qui alimente le moteur est suffisante.
- La figure 148 montre une modification apportée au dispositif qui
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- 317
- horlogerie Électrique
- vient d’être décrit : le levier i et la masse k sont ref n!
- niasse q placée à l’extrémité supérieure d’une tige « ixee ^ ^ ^
- Le fonctionnement est analogue au precéden ,
- système étant placé au-dessus du centre de rotation. . comme
- Pour relier la batterie de piles, ordinairement ‘«“P^
- Source d’énergie, aux pièces n et d, on utilise es r -
- appuyant sur les axes de ces pièces. engagée
- La course de la pièce d est limitée par la goupille P qui est enBag
- dans une ouverture h pratiquée dans P°nt “j5™ de‘remarquer que Dans le dispositif représenté figure l-i , } à insuffisance de
- la masse f, placée à l’extrémité du levier d, uPP^ ^ trouïe dans Pression qu’exerce sur lui l’ancre n, lorsqu
- une position voisine de la verticale. n^essairemeut un second
- Dâns les horloges à sonnerie, il fau
- moteur électrique et deux autres pièces de contact, ton
- même manière. , , • un courant de
- Pour fonctionner régulièrement, le moteui 5 wterie de
- 0,18 ampère. Sa résistance étant de 10 ohms, il faut que^ piles ait une différence de potentiel aux bornes de 1, YG
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- 318 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- Horloges électriques Vigreux et Brillié de Levallois-Pei*r©t (France). — Les régulateurs de ce système fonctionnent sans aucun remontage ni entretien pendant plusieurs années et la dépense d’énergie électrique nécessaire pour les actionner est des plus faibles. Ces appareils ont été construits par MM. Vigreux et Brillié d’après le brevet de M. Féry.
- Le mouvement du régulateur se compose d'un pendule moteur actionné électriquement et imprimant le mouvement à la roue d’échap' pement ainsi qu’à tous les rouages. Il diffère donc des mouvements d’horlogerie ordinaires à remontage électrique ou mécanique, dans lesquels la roue d’échappement reçoit l’impulsion d’un ressort ou d’un contrepoids et pousse le pendule.
- L’échappement est du type dit échappement libre, puisqu’il n’est actionné par le pendule qu’au moment où ce dernier arrive vers le milieu de sa course, c’est-à-dire lorsqu’il possède sa vitesse maximum > aux deux extrémités de sa course, le pendule reste complètement libre et ne subit aucun frottement.
- L’échappement est aussi du type à coup perdu, c’est-à-dire qu’il n’avance d’une dent qu’à chaque oscillation double du pendule.
- Le pendule est muni d’un aimant qui se déplace à l’intérieur d’une bobine et d’un petit cliquet qui, à chaque oscillation double, fait avancer d’une dent la roue d’échappement. Cette roue est retenue par un contre-cliquet à ressort qui se soulève chaque fois pour laisser échapper une dent quand le pendule agit. Dans ce mouvement, le contre-cliquet vient appuyer sur un ressort constituant un contact électrique, et le courant d’une pile est alors envoyé dans la bobine qui, attirant l’aimant porté par le pendule, assure la conservation indéfinie du mouvement tant que la pile fournit le courant nécessaire, attraction qui se renouvelle à chaque oscillation double.
- L’amplitude des oscillations du pendule est déterminée avec précision en calculant l’aimant et l’enroulement de la bobine, de manière à obtenir que la force électromotrice induite par le déplacement de l’aimant dans la bobine soit sensiblement égale à la force électromotrice de la pile pour l’amplitude normale. Le courant qui donne l’impulsion au pendule résulte de la différence de ces deux forces électromotrices : il augmente donc quand l’amplitude diminue et diminue quand cette amplitude augmente.
- Ce régulateur est, en outre, pourvu d’un réglage magnétique très sensible agissant sur l’aimant et permettant de corriger le temps moyen de l’oscillation, sans qu’il soit nécessaire de toucher au balancier ni à la suspension et sans arrêter le pendule.
- Un autre modèle de régulateur, ayant un pendule de 1 m de longueur,
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- horlogerie ÉLECTRIQUE
- est construit d’après le même principe; mais il est plus piécis a cause delà plus grande longueur donnée au balancier. L éc appe «Uogue
- êW modifié: il u>st plus à coup perdu Ja roue progressant a»
- battement et le contact électrique étant produit par une 10 de la roue d’échappement, de façon à n’envoyer e couvant d ^ bobine qu’une seule fois par oscillation double du balancier. ’
- également à échappement libre, convient spécialemen pour
- bon de l’heure à distance. ^ îVc^Ulalion
- Les récepteurs Vigreux et Brillié sont disposés pour qu i de leur pendule, entièrement libre, soit entretenue a dista un
- ehronisme par une succession de contacts péno îques pi
- ^ Ce ^stème "diffère complètement des sys.émes
- P*—Cllrt
- eepteur à synchroniser ou dans plusieurs Agnelle-même constante, leur imprimant à chaque oscillation une împu «v^-à-dire qu’une
- 11 faut alors que le récepteur à régler soit a^or^ à son mouvement disposition mécanique ou électromagne îque PP manière à
- une réaction croissant avec ^amplitudeVs“e afonct’ionnement est assurer au récepteur un régime stable , la courant mo-
- d’autant plus grande que l’amortissement est p us supérieure à
- leur doit don!, dans ces conditions, avoir une sécu-
- celle qui est nécessaire à l’entretien du momemen 1 nécessaire
- rite, et il faut fournir au système non seulement 1 JJgie^^ celle Pour entretenir le mouvement d’un pen u e î »
- beaucoup plus considérable qu’absorbent les JJJJJ tout dispositif Le système Vigreux et Brillié perme e ^ rintensité du cou-d’amortissement; le pendule est entlè"e“^mati ement suivant l’am-rant périodique est variable et se réglé JJ quantité d’énergie
- Plitude de ce pendule pour lui fournir strictement la q^ ^ réduiteau Nécessaire à la conservation de son mouvemen , quan ^ commallder un Niinimum possible. Avec ce système î es p parallèle.
- Nombre quelconque de récepteurs en les mon aJeJ oscillation du 11 n’est pas nécessaire de produire un con ac _nT1facts périodiques pendule récepteur; il suffit que l’intervalle en re doubles de ce
- corresponde à un nombre quelconque es osci -ère qUe l’im-
- pendule, l’amplitude se réglant automatiquemen
- pulsion devienne le même nombre de fois p us ^ e minuterie au
- Les pendules ainsi synchronisés peuvent en ramJ ^ ^ uet? etc. ; en Nioyen d’un échappement connu quelconque a ancr , fraction
- réglant cet échappement de façon à fonctionner avec une
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- 320 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- de l’amplitude maximum du pendule, la marche devient très sure, malgré des différences sensibles dans les valeurs des frottements, de la force électromotrice de la pile, de la résistance de la ligne, etc.
- MM. Vigreux et Brillié ont également réalisé un récepteur pouvant commander un nombre quelconque de sonneries électriques installées en différents endroits. Ces sonneries sont commandées un nombre de fois quelconque à des heures fixées à l’avance sur un cadran à fiches, pouvant ainsi indiquer, par exemple, les heures d’entrée et de sortie d’un atelier.
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- CHAPITRE VIII
- APPLICATIONS AUX CHEMINS DE EER
- • j + à affa cernent automatique Relais avertisseur à action rapide e a pour objet de
- de MM. Mambret et C!% de Pans. — Cet app liondéter-
- ^naler automatiquement la présence d’un train moœenl
- ndnée, depuis le moment où il entre dans cette ^ ^ ^ ^ unique.
- °u il en sort, et cela que la ligne soit a voi passage à
- En particulier, il trouve son application dansjes k pé.
- Niveau pour indiquer au garde-barneie . 4 de la section,
- ^le d’entrée, et 2° que le train franchit la pédale de s
- Devant indiquer le passage sur les pédales d’entre, et de^soi ^ ^ ^ien de machines à grande vitesse que de trams a m manifeste par Prenant un grand nombre de véhicules, passage dul , ée l’appa-Utte mise à la terre de la pédale, de courte °u de lon° courants de tell est établi de manière à fonctionner sous l’mfluence de
- %ne extrêmement brefs. , ensemble de
- L’effet de ces courants initiaux est transforme pa gorte ies
- dispositions électriques et mécaniques, tiacuisan ei ^ cet
- émissions très brèves de la ligne, de façon que la mamfestabon
- effet soit certaine et durable. , façon à n’avoir à
- L’ensemble ne comporte pas l’emploi d’aimants, de façon
- redouter ni la désaimantation ni l’inversion e po ail ^ne gon_
- L’apparition d’un voyant accompagnée du^ onc mn . ,a dispa-
- nerie, annonce l’entrée et le séjour du émurent la sortie
- rition du voyant et la suppression de la sonner* annoncent
- Lorsqu'un train s’engage sur la section, il ag,t e“ pélectro A
- snr une pédale reliée électriquement à la borne muée C. Un
- fonctionne, et le volet B vient prendre contac ,?7^ature E, agissant cireuit local se ferme, à travers l’électro , on ^ l’appareil.
- s^r le bras F, amène le voyant et le maintient dans ^
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- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- La tige G du voyant, prenant contact avec le ressort H, ferme un circuit local à travers la sonnerie; en même temps, une pièce isolée M, portée par une tige solidaire du voyant, dégage le volet B1, qui vient reposer sur le crochet de l’armature de l’électro A1.
- L2
- _____ 7____ _____ ’
- l’électro A1 fonctionne, et le volet B1 prend contact avec la butée CL U11
- zb cjs
- T L 2 C2 Sil S
- Cil L
- Fig. 149. — Schéma des connexions du relais avertisseur à action rapide de MM. Mambret et Ci0.
- circuit local se ferme à travers l’électro D1, dont l’armature E1 entraîne la pièce isolée K, qui repousse le volet B sous le crochet de l’électro A et rompt ainsi le contact entre le volet B et la butée C. Le circuit local qui traversait l’électro D, rompu entre B et C, se trouve rétabli par la contact entre N et P, lequel subsiste pendant tout le temps que fonctionne l’électro A1, c’est-à-dire pendant que le train passe sur la pédale de sortie. Dès que celle-ci est franchie, le contact NP cesse, le circuit
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- APPLICATIONS AUX CHEMINS DE FER 323
- loca* traversant l’électro D est définitivement rompu, l’armature E Tevient au repos, et le voyant retombe, déterminant la rupture du con-^a°t GH et, par suite, la cessation du fonctionnement de la sonnerie. La Pièce isolée M repousse le volet B1 sous le crochet de 1 électro A et r°mpt ainsi le contact B'CL Le circuit local traversant l’électro D
- trn.,--
- °uve
- se
- rompu, l’armature E' revient au repos, et la pièce isolée Klibèie e Volet B qui reste engagé sous le crochet de l’électro A.
- "Pous les organes de l’appareil sont ainsi ramenés à leur position de repos.
- xE /
- L1
- L2
- Fig. ISO.
- Pour desservir une voie unique, il suffit e *e iel*_ f iftg. 150). ^ entrée E à la borne V et celles de sortie^ a a -on ne peut
- Le fonctionnement de l’appareil est tel qu aucune sortie
- résulter de ce fait que le train rencontre d abor un d’entrée
- a^nt la pédale d’entrée dans la section et, ensuite, une p pédale de sortie de la section.
- • i -jsjord. — Cet
- Avance-pétard électrique de la Compagnie Sartiaux
- appareil, exposé par la maison Mors de Pans, es . u a _ x nt deux
- G Aliamet. Il consiste en une tige de fer doux mo i e, suivant
- b°bines d'électro-aimant, qui peut se ^°”ige entraîne, par
- fi116 l’on actionne l’un on l’antre des electr • ^ ^ raq 0u
- intermédiaire d’un levier, le porte-pétard et ame madage em-ie ramène dans sa boîte de protection. Des veirous . ,g à cet
- Pèchent toute trépidation des porte-pétards et son a L’appa-
- e®et, par le courant, en même temps que les bo mes m ^ voyant reü est manœuvré par un commutateur spécial, m îquan position occupée par le pétard.
- Contrôle des signaux. - La Compagnie du Nord exposait divers
- appareils de contrôle des disques à distance, des signau e^c>
- absolu, des disques de ralentissement, des indicateurs our
- Electro-sémaphore de la Compagnie du or . Lartigue et
- ftJcposé par la maison Mors de Paris, est du sys eme 1 . 0g de
- j^nd’homme, muni de certains perfectionnements, en au
- aPpareil memento de pénétration, établi dans le u ® ivement ^'de-sémaphore le comptage des trains qui pene ren
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- 324 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- dans une section bloquée et de lui rappeler l’obligation de remettre là grande aile à l’arrêt, après sa mise à voie libre par le poste suivant» autant de fois qu’il a pénétré de trains dans la section bloquée.
- Serrure spéciale d'enclenchement réciproque des aiguilles ej des disques de la Compagnie des chemins de fer du Nord. g
- appareil, dû à M. E. Sartiaux, était exposé par la maison Mors de Paris » il est destiné à empêcher toute manœuvre intempestive, le couiâ envoyé à cet effet dans l’appareil enclenchant et immobilisant l’aiguë6 ou le levier de disque auquel il est affecté.
- Commutateurs de désolidarisation. — La Compagnie du Nord avait exposé divers modèles de commutateurs spéciaux utilisés p°ur rompre la solidarité qui existe entre les appareils de block de deux sec tions successives, dans un même poste, lorsqu’on doit garer un train,car’ dans ce cas, on doit naturellement rendre la voie libre dans la secti011 amont dès que ce train est garé, bien qu’on n’ait pas à le couvrir daIlS la section aval où le train n’est pas entré.
- Tableau répétiteur d'aiguilles, système G. Dumont et G. gnères. — Dans les Compagnies de chemins de fer on a utilisé to
- Sonnerie d'urgence
- Fig.151.
- récemment les transmissions funiculaires pour la manœuvre à distant des aiguilles.
- Ce mode de transmission, qui coûte moins cher et qui donne moio9 de résistance que les transmissions rigides, paraît devoir se généralisé L’aiguilleur devant être renseigné à tout moment sur la position des a1' guilles qu’il manœuvre, il devenait nécessaire de contrôler au poste u concentration des leviers, non seulement les deux positions normale et renversée d’une aiguille, mais encore son application exacte contre Ie rail, tout entre-bâillement pouvant occasionner un déraillement.
- C’est pour répondre à ce besoin que MM. Dumont et Baignères 0^
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- gag
- APPLICATIONS AUX CHEMINS-PE FER
- étadié le tableau répétiteur d’aiguilles exposé, construit par la maison feausselle et Tournaire de Paris.
- L’appareil se compose essentiellement : rtumiPment les
- 1» D’u„ tableau en tôle sur lequel sont figurées schemaüquement les v°ies et les aiguilles contrôlées ; arrière des
- 2” De mécanismes h double circuit qui se placent fenêtres pratiquées dans le tableau en tôle,
- Mécanisme répétiteur. SjEüj? il ! i 5
- Fig. 152.
- 3° De trois commutateurs à levier simulant les trois
- Roeuvre des aiguilles 1, 2 et 3 contrôlées. . ses dimen-
- Tahleau répétiteur. — Le tableau n a rien de par î ^e\eurs empla-sfens sont fonction du nombre d’aiguilles à contrôer eQ tôle
- ccments respectifs par rapport aux voies. Le ta eau ^ tixaI1t sur un feî 2 millimètres d’épaisseur est monté sur charnières - exposé ne cadre en bois ayant 80 millimètres de profondeur. aPjy comme le
- importe que deux tôles, mais il Peutyj® '^répétiteurs ayant 2 à cas se présente, il est nécessaire de constitu 1 ^ répétiteur en
- 3 mètres de longueur. En un mot, on sectionne e a ^ charnières RRtant de parties qu’il est nécessaire pour que le poi s x mobiles
- Rc dépasse pas une limite convenable. Ce système e P répétiteurs. a l’avantage de permettre la visite facile des mécam g0 com-
- Méeanisme répétiteur. —Le mécanisme répétiteui \ fixés sur
- P°se essentiellement de deux groupes d électi o-aiman ^ Irois vis oe, RRe semelle en bois maintenue dans un support en o qe félec-
- Vi z. Les armatures des deux électros sont conjuguées recourbé,
- feo supérieur supporte, par l’intermédiaire d un 1 e
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- 326 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- le voyant du répétiteur qui est équilibré dans la position intermédiane (celle où le courant ne circule dans aucun électro).
- Ce voyant est réglable; il porte sur sa face antérieure deux traits noirs dont la position est déterminée graphiquement d’après la position de la traversée par rapport à la voie normale.
- Schéma c/es connexions.
- j----------------------------------------------------------L
- Fig. 153.
- Ce sont ces traits noirs qu’il faut, dans le réglage, faire coïncider • avec la voie normale, lorsque l’électro correspondant a attiré son arma' ture, et avec la traversée ou la jonction, lorsque le courant est établi dans l’électro correspondant.
- " Pour réaliser ce réglage, rien n’est plus facile en agissant d’abord sur le support en fil de cuivre du voyant et en déplaçant ensuite la semelle S dans le sens latéral et le mécanisme proprement dit dans le sens vertical, à l’aide des vis x, y et z.
- Dans la position intermédiaire, le ressort R vient au contact du res-
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- applications aux chemins de fer
- 327
- sort r et une sonnerie d’urgence avertit 1 aiguilleur^que^ appliquée
- terrompu, soit parce qu’une aiguille contro ee n e ^ dans les
- c°utre le rail, soit parce qu’un dérangemen I
- appareils de contrôle. , A aiguilles, le
- Bans les positions « normales » ou « renveisces ^ïüonk
- Assort R est écarté du ressort 2; mais, quan oi ^ rîrcuit local se Vautre, on perçoit un léger tintement de la sonnene,
- ^mant pendant un très
- L
- court instant.
- , , M-fpr «,a visite et le réglage du
- appareil est combiné en vue de lacili pivoter tout le
- v°yant. Il suffit, en effet, de dévisser la vis z pou F
- Mécanisme autour de l’axe constitué par les vis oc et 3/ nermet de se Schéma des communications. — Le schéma \fi9’
- r«ndre compte du mode de contrôle des aigmltes.^^ ^ ,a position
- Les commutateurs des aiguilles I, t son voyants cor-
- normale et dans la position renversée, de sorte que •o,u-qes>
- respondants se déplacent dans le même sens que es » fajq abou-Lour simuler une installation, on a, dans le mo e ^ levier pou-
- Lr les circuits des aiguilles 1, 2 et 3 à trois commu a ^ ^ans ia posi-
- *ant occuper les deux positions « normale et renversee » ^dela don intermédiaire, il y a rupture du circuit et, par su , ^j-pppe d’ai-s°nnerie d’urgence. La position des voyants in îque ® ^ en effet
- Pailles où un dérangement s’est produit; ces ^oyan S ^rner |a situation
- nue position intermédiaire ne permettant pas e isce
- des aiguilles manœuvrées. r . des appa-
- Le tableau répétiteur d’aiguilles peut comporter egaleme reils de • -
- contrôle de la position des blocks et des signaux.
- On arrive ainsi à placer devant les yeux d un aigui delà po-
- c°uiplet lui permettant de se rendre compte, à chaque ms a ’ anœUvre.
- rition respective des aiguilles, blocs et signaux dont î
- Contrôle électrique des aiguilles. Cet appaieil, exp Lompagnie du Nord, est fondé sur le même principe que ce ment
- figuré à Paris à l’Exposition de 1889; ses organes on e gûr>
- légèrement modifiés de manière à obtenir un fonctionnent
- Block-system, modèle 1903, de MM. Mambret e •> combi-~~~ Le système de block-system exposé comporte 1 emp oi e Naison spéciale de lignes électriques et d appareils. ° piock
- Les lignes qui relient entre eux deux postes consecu î s .
- SeTvent à libérer à distance, électriquement, les enc enc e augg- ^ Normalement, maintiennent les signaux à 1 arrêt . elles ser la correspondance entre les deux postes.
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- 328 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- D’un poste au suivant ou au précédent, la ligne ne comprend quu11 seul fil.
- Ce conducteur unique, grâce à la combinaison et aux connexions des appareils, sert, non seulement à la correspondance, mais encore au* déclenchements sans que la correspondance puisse avoir la moindre influence sur les enclenchements, et réciproquement.
- Il convient de signaler, en outre, les fils qui relient chaque poste aux pédales de sortie du block : un conducteur par pédale. Mais ces fils, a cause de leur faible étendue, constituent plutôt des circuits locaux que des lignes extérieures.
- Les appareils comprennent :
- 1° Des postes téléphoniques constitués au moyen d’appareils ordi' naires d’abonnés.
- Chaque station de block comporte un poste téléphonique : à deux directions, s’il s’agit d’une station intermédiaire de block ; à une seule direction, s’il s’agit d’un poste terminus.
- Ces appareils sont disposés de telle façon qu’ils ne peuvent jamais être mis en contact métallique avec la ligne.
- Ils ne sont reliés avec elle que par l’intermédiaire d’un transfert1' mateur, qui suffît pour le passage des courants alternatifs du télé' phone.
- Ces postes téléphoniques comportent, en outre, des organes accès-soires d’usage courant en téléphonie, tels que : sonneries locales» annonciateurs d’appels, clés d’écoute. Ils permettent au stationnaire de porter le téléphone à volonté sur telle ou telle direction, de telle faç011 qu’il suffît dans chaque poste d’un seul téléphone, au lieu d’un télé' phone pour chaque direction ;
- 2° Des leviers enclenchés électriquement ou, plus exactement, des organes qui, juxtaposés aux leviers des signaux ou sémaphores, enclenchent électriquement ces leviers;
- 3° Des commutateurs avec enclenchement électrique, ou commuta' teurs enclenchés, servant à mettre la ligne sur l’une des trois connexioRs suivantes :
- a) Sur téléphone, position d’attente ;
- h) Sur réception de déclenchement, c’est-à-dire sur le circuit local de l’organe électrique d’enclenchement du levier;
- c) Sur envoi de déclenchement, c’est-à-dire sur le circuit de la pile de déclenchement.
- Les deux premières positions sont facultatives ; on peut à volonté, a un moment quelconque, passer de l’une à l’autre.
- Pour passer sur la troisième, il faut que les conditions du block eu vue de la libération du déclenchement du poste amont soient satis'
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- APPLICATIONS AUX CHEMINS DE FER
- faites : c’est-à-dire que le signal de sortie du canton soit fermé et que la Pedale de sortie ait été actionnée.
- G est en vue de l’observation de ces conditions que le commutateur a été muni lui-même d’organes d’enclenchement électrique.
- Gn peut toujours revenir de cette troisième position aux deux
- premières ;
- 4° De pédales installées sur la voie en aval du poste. Elles sont reliées Par un fil à un électro compris dans les organes d enclenchement du commutateur dont il vient d’être question. Ce circuit est continué par une PÜe, située dans le poste, et par la terre ou plus exactement par le iail.
- Normalement le circuit est ouvert à la pédale même, qui est relativement ou suffisamment isolée du rail contre lequel elle est attachée. Le train, en passant sur la pédale, complète ou ferme le circuit et le courant de la pile actionne l’électro.
- Le fonctionnement de cet électro réalise électriquement une des conditions du programme.
- 5° Des appareils accessoires, tels que sonneries, et des piles Leclanché.
- Manœuvre à distance des sémaphores. — La Compagnie du Nord exposait les appareils de manoeuvre électro-mécanique, dus à M. E. Sar-Laux, et destinés à commander les sémaphores à distance.
- Appareil avertisseur à crocodile du passage des trains. Cet
- appareil, exposé par la Compagnie du Nord, avertit du passage des trains aux disques. Ce dispositif a été l’objet d’améliorations et donne complète satisfaction.
- Manœuvre à distance des aiguilles. — La Société Force-Éclairage de Bruxelles exposait le dispositif de manœuvre d’aiguilles à distance fondé sur l’emploi d’électro-aimants du système Guénée de Paris ; ce dispositif est semblable à celui qui est employé par la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest à Paris, sur la ligne des Invalides. Les électro-aimants actionnent un système de leviers qui permet d obtenir, successivement et par une seule course de l’armature, le déverrouillage de l’aiguille, son changement de position, puis le verrouillage.
- Commande électrique des aiguilles et des signaux, système Ducousso et Rodary. — Ces appareils de commande électrique des aiguilles sont en service à Paris à la gare de Paris-Lyon-Méditerranée. Ils permettent de manœuvrer les aiguilles à distance, tout en contrôlant leur bon fonctionnement. Le levier commutateur de commande envoie, dès le commencement de sa course, le courant au moteur commandant 1 aiguille, puis se trouve arrêté dans une position intermédiaire jusqu à ce que l’aiguille commandée ait pris la position voulue. A ce moment, un courant de contrôle agit sur un électro-aimant qui dégage le verrou
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- 330 APPLICATIONS MÉCANIQUES" DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- arrêtant le levier qui, alors, peut être amené à bout de course. Le mécanisme moteur de l’aiguille comprend un moteur électrique dont l’arbre est attelé, par un manchon d’accouplement, à une vis sans fin qu1 engrène avec une roue dentée. Cette dernière porte un bouton de manivelle tournant librement sur un axe fixé en un point excentrique et s’engageant dans la coulisse d’un levier qui commande l’aiguille au moyen d’une bielle d’accouplement, transformant ainsi le mouvement de rotation du moteur en mouvement rectiligne alternatif. Le sens de rotation du moteur-série est déterminé par le sens du courant envoyé dans le circuit. L’arrêt du moteur se produit automatiquement lorsque la roue dentée a accompli le mouvement angulaire total correspondant à l’entraînement et au calage de l’aiguille dans la position voulue.
- Pour la commande des signaux, l’adaptation de la commande électrique est faite de manière que le signal se ferme sous l’action d’un contrepoids de rappel. Le signal s’ouvre et est maintenu ouvert par l’action électrique; si le courant vient à être interrompu par une causé quelconque, le signal se ferme automatiquement.
- Ces appareils sont construits par les ateliers Thomson-Houston de Paris, qui les exposaient.
- Leviers d’itinéraires, système Bleynie et Ducousso. — Les ateliers Thomson-Houston de Paris exposaient ce nouveau système de commande à distance des aiguilles et signaux de chemins de fer.
- Dans les systèmes ordinaires de commande, un levier distinct est spécialement affecté à la manœuvre de chaque aiguille ou signal. Lorsqu’un train manœuvre dans une gare, il faut, par suite, pour préparer l’itinéraire qu’il va suivre :
- 1° Renverser successivement les leviers de commande de toutes les aiguilles situées sur cet itinéraire et dont la position normale ne correspond pas au dit itinéraire ;
- 2° Autoriser le passage en ouvrant les signaux de la voie à parcourir, ce qui exige encore le renversement d’un ou de plusieurs leviers ;
- 3° Enclencher l’itinéraire en verrouillant les leviers dans la position qu’ils doivent occuper.
- Le système des leviers d’itinéraires a pour but de remplacer les manœuvres successives de nombreux leviers à redresser ou à renverser pour chaque itinéraire à parcourir par celle d’un seul levier qui donne une commande collective de tous les organes.
- On voit immédiatement que ce système peut offrir de grands avantages :
- 1° Économie de personnel par suite de la réduction du nombre de leviers ;
- 2° Inutilité d’avoir un personnel spécialisé pour ces manœuvres et
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- APPLICATIONS AUX CHEMINS DE FER 331
- c°nnaissant parfaitement les dispositions des tables d’enclenchement ; 3° Réduction des tables de commande ;
- Augmentation du rendement maximum d’un poste, c est-à-dire du nombre de trains qui peuvent traverser sa zone d action dans un ternps déterminé ;
- Augmentation de la sécurité, grâce à un contrôle impératif ne Permettant de donner le passage d’un train que si tous les organes, c°rnmandés par un même levier, ont bien fonctionné.
- L effort musculaire à demander à un aiguilleur est natuiellement ^suffisant pour qu’il puisse manœuvrer directement, d un seul coup de levier, plusieurs signaux et aiguilles à la fois. Le système comporte donc nécessairement l’emploi de moteurs spéciaux pour actionner les s*gnaux et les aiguilles.
- Remploi des moteurs électriques est tout indiqué. Les moteurs d aiguille sont établis de telle sorte qu’il suffit de change! le sens du eourant pour changer également le sens de rotation du moteur qui Provoque le déplacement de l’aiguille. Le mécanisme intermédiaire entre le moteur et la bielle est disposé de manière à produire, par un ^xcès de course de la pièce d’entraînement, le calage de la bielle qui ost d ailleurs arrêté à la position convenable par le freinage électrique obtenu en mettant l’induit du moteur en court-circuit.
- Les moteurs des signaux tournent toujours dans le même sens,^ quel rpie soit le sens du courant qui les actionne. Le moteur n a d autre action à exercer que d’ouvrir un signal fermé. Dès que le signal est ouvert, le courant cesse de traverser le moteur, mais il continue à cii culer dans un embrayage électrique qui maintient le signal dans sa position d’ouverture. Dès que le courant est interrompu pour une cause Quelconque, le signal se ferme sous l’action d un contiepoids derappe Les aiguilles et les signaux sont disposés de manière à fermer des oircuits de contrôle lorsqu’ils ont obéi à la commande.
- L’ensemble du mécanisme d’une table de commande eoirespon ant a chaque itinéraire comporte :
- i° Un levier de manœuvre avec verrou de contrôle ne permettan a levier d’arriver à fond de course que lorsque ce verrou a fonctionne s°us l’action d’un courant de contrôle, indiquant que tous les apparei s commandés sont bien dans la position voulue;
- 2° Un inverseur de courant, actionné par le levier, et dont le ^e déterminer, au moyen de touches et de ressorts appropiiés interca lés sur le circuit de commande, le sens du courant de transmission duquel dépend le sens de rotation des moteurs commandant les aigui es et aussi d’approprier à ce sens de marche les conditions d émission u courant de contrôle qui agit sur le verrou du levier de manœuvre .
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- 332 APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- 3° Un coupleur électrique composé de deux cylindres auxquels 1© levier de manœuvre imprime un mouvement de rotation. L’un des cylindres produit le groupement des circuits de transmission des aiguilles et des signaux ; l’autre, le groupement des liaisons constituant le circuit de contrôle. Des touches, disposées sur une même génératrice du cylindre, viennent au contact d’une série de ressorts, pour chaque position déterminée du levier de manœuvre et établissent les communications électriques voulues.
- La constitution des combinaisons à établir, ainsi que les connexions électriques nécessaires, ayant pour but de fermer par une seule manœuvre un certain nombre de circuits déterminés, varient nécessairement suivant les différents itinéraires.
- Table télégraphique et téléphonique de la Compagnie du Nord.
- — Cette installation permet d’échanger simultanément les dépêches de service soit par le télégraphe, soit par le téléphone, quelle que soit la distance. Elle comporte, en dehors des appareils télégraphiques ordinaires, un poste téléphonique complet. Les communications sont établies : pour le télégraphe, au moyen d’un commutateur suisse; pour 1© téléphone, au moyen d’un tableau à jacks.
- Poste téléphonique de gare de la Compagnie du Nord. — Ce
- poste comporte un tableau à six directions, un microphone, deux récepteurs, une sonnerie et un petit pupitre pour l’inscription des dépêches.
- Cet ensemble permet à un poste de communiquer avec l’une quelconque des six directions et de mettre deux quelconques de ces dernières en relation directe, au moyen de cordons souples à deux fiches.
- Ce type de poste, établi depuis deux jusqu’à douze directions, est spécialement affecté à la correspondance intérieure des gares entre les différents bureaux, cabines, postes d’aiguilleurs, etc.
- Appareils de correspondance de la Compagnie du Nord. — Les
- deux appareils exposés comportent l’un 4 guichets et l’autre 8, permettant aux postes qui en sont munis d’échanger entre eux 4 ou 8 communications de service distinctes, par la seule manœuvre d’un bouton poussoir, tout en laissant une trace visible des signaux transmis.
- Intercommunication des voitures d’un train de la Compagnie
- du Nord. — Tous les trains de voyageurs circulant sur le réseau du Nord sont pourvus d’un système d’intercommunication entre les divers véhicules, permettant à tout voyageur d’appeler le conducteur pendant la marche. Ce dispositif est constitué par une sonnerie et par une bat" terie de piles à liquide immobilisé. Des boutons d’appel sont placés dans tous les compartiments.
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- CINQUIÈME PARTIE
- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROMÉTALLURGIE
- CHAPITRE I
- ÉLECTROCHIMIE
- Électrolyse de Peau. — La Société l’Oxhydrique de Bruxelles avait édifié dans les jardins de l’Exposition un pavillon où l’on montrait aux visiteurs la confection de soudures au moyen du chalumeau oxhydrique Perfectionné qui permet le découpage facile des tôles et blindages à 1 aide d’un jet d’oxygène et cela sans endommager le métal.
- L’oxygène nécessaire est préparé à l’aide de 1 électrolyseui Garuti, appareil industriel des plus pratiques pour lelectrolyse de 1 eau, car il est disposé de manière à diminuer autant que possible les chances de mélange d’oxygène et d’hydrogène. Les électrodes sont en tôle d acier et 1 électrolyte est une lessive caustique.
- Électrolyse des chlorures alcalins. La Socie e o .egg-Yeg Bruxelles exposait des échantillons de soude caustique, ^ électro-soude et de potasse et de chlorure de chaux obtenus pai >
- La pureté de la soude caustique ainsi préparée électroiytiqae^^est aussi grande que celle des meilleures soudes à 1 a coo , tient 98,95 0/0 de soude pure. , «nnareils
- Les électrolyseurs employés dans les usinp S"“ondamental de
- industriels exigeant peu de mam-d œuvie. Le pr P
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- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROMÉTALLURGIE
- c es appareils à marche continue est de produire simplement, par l’élec-trolyse de la solution de chlorure alcalin, un amalgame duquel on extrait ensuite l’alcali. Dans une cuve rectangulaire, de dimensions aussigrandes que l’on veut en longueur et en largeur, on dispose l’anode formée par un système de charbons disposés en quinconce, la cathode étant constituée par une couche de mercure couvrant le fond de la cuve. Le mercure arrive par un tube disposé sur un des côtés et presque à la partie inférieure de la cuve ; l’amalgame formé, plus léger, s’écoule par un trop-plein placé sur le côté opposé. La dissolution de chlorure circule en sens inverse du mercure et arrive par un tube disposé vers le haut de la cuve ; le liquide électrolysé sort par le côté opposé. On réalise ainsi une opération méthodique, véritablement industrielle, évitant l’emploi de petits appareils et les inconvénients dus à la circulation du mercure dans le dispositif Castner-Kellner. L’énergie produite par l’attaque de l’amalgame de sodium par l’eau, s’effectuant dans des appareils analogues aux électrolyseurs, est perdue, mais on peut la récupérer dans l’électrolyseur par un dispositif électrique spécial.
- La Société des forces motrices et usines de l’Arve à Chedde (Haute-Savoie) avait exposé dans son stand des celluloses écrues au bisulfite de chaux, blanchies par électrolyse dans son usine de Lancey (Isère). Le blanchiment de ces celluloses est effectué dans l’électrolyseur P. Cor-bin, consistant en une cuve rectangulaire, divisée en plusieurs compartiments par des lames de platine montées dans un cadre en matière isolante. Les lames extrêmes seules sont reliées à la dynamo génératrice, de sorte que les lames intermédiaires fonctionnent comme anode sur une face et comme cathode sur l’autre ; ces lames sont au nombre de 13. L’électrolyte est une solution de chlorure de sodium et sert indéfiniment ; on compense par addition de sel marin les pertes provenant de l’entraînement mécanique. Get électrolyseur consomme 150 ampères sous 120 volts et blanchit 750 kilogrammes de pâte de bois au bisulfite par vingt-quatre' heures.
- Produits chimiques spéciaux de la Société d’Électrochimie de Paris. — Cette Société exposait à Liège différents produits chimiques spéciaux qu’elle obtient par des procédés électrolytiques dans ses usines de Saint-Michel-de-Maurienne et de Yallorbe et qui sont les suivants :
- 1° Peroxyde de sodium, comprimé. — Peroxyde de sodium ordinaire aggloméré par compression. Cette agglomération rend le peroxyde de sodium plus maniable et moins rapidement soluble dans l’eau, qualités qui sont exigées par certains blanchisseurs.
- Le peroxyde de sodium comprimé sert au blanchiment de la laine, de
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- la
- ÉLECTROCHIMIE
- 335
- sc>ie, de la paille à chapeau, etc..., comme l’eau oxygénée dont il est
- 1111 succédané ;
- ^ Oxylithe S. — Pierre d'oxygène. — Cette substance donne de 1 oxysmie pur sous la simple action de l’eau; elle est à 1 oxygène ce que le carbure de calcium est à l’acétylène ;
- 3° Alliage liquide de potassium et sodium. — C’est la matière première
- ^e 1 oxylithe ; il s’obtient par l’action du sodium métallique sui la
- Potasse caustique fondue. Cet alliage est liquide et aussi fluide que du mercure ;
- 4° Peroxyde mixte de potassium et sodium. — Il s obtient par oxyda-^°n à chaud de l’alliage liquide de potassium et de sodium. Son princC Pal emploi est de servir à la fabrication del’oxylithe (pierre d oxygène),
- °° Oxylithe P. S (;pierre d'oxygène). — De même que 1 oxylithe S,
- ^ oxylithe P. S donne de l’oxygène pur sous la simple action de 1 eau, mais la quantité dégagée est plus grande : 200 litres par kilogramme m* lieu de 150 litres ;
- 6° Peroxyde de baryum cristallisé. — Le peroxyde de baryum cristal-^sé est un dérivé du peroxyde de sodium ; il s’obtient en faisant réagir
- One solution de peroxyde de sodium sur une solution de sulfure de baryum.
- Le peroxyde de baryum cristallisé sert à la fabrication de 1 eau oxy §énée qui est employée dans le blanchiment ;
- 7° Hydrure de calcium. — L’hydrure de calcium est un nouveau produit qui sert à la fabrication de l’hydrogène gazeux pour le gonflement des ballons ou pour la soudure autogène des métaux.
- Un kilogramme de cet hydrure donne au contact de 1 eau environ 1000 litres d’hydrogène pur.
- Chlorates et perchlorates.— La Société des foi ces motrices et usines de l’Arve à Chedde (Haute-Savoie), ancienne Société Corbm et Cie, fabrique exclusivement des chlorates de potassium, de sodium de baryum, ainsi que des perchlorates de potassium, de sodium et d ammonium. Ces produits, obtenus par électrolyse, sont principa emen utilisés pour la préparation d’explosifs qui présentent de séneuses Qualités de sécurité, de conservation et d’emploi. •
- La puissance utilisée à l’usine de Chedde atteint actuellement 43 000 chevaux et, en 1904, la production annuelle de chlorates alca ms a atteint 4 millions de kilogrammes. .
- La Société d’Électro-Chimie, de Paris, fabrique dans ses usines e Saint-Michel-de-Maurienne et de Vallorbe d’importantes duauthes e chlorates de potassium et de chlorate de sodium par le procédé a et <le Montlaur. Elle exposait à Liège de magnifiques échantillons de ces sels.
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- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROMÉTALLURGIE
- Électrodes en charbon. — La Société « Le Carbone » de Levallois-Perret, près Paris, avait exposé des électrodes en charbon pour l’électrochimie et l’électrométallurgie. Elle a été la première en France a fabriquer ce genre d’électrodes. Une des curiosités de son exposition était une électrode de section carrée ayant 1,50 m de longueur, 300 nun de côté et pesant 200 kg.
- Nouvelle matière soudante sans étain. — M. Georges Dary, de Clamart (Seine), avait exposé des échantillons d’une nouvelle matière soudante ne contenant pas d’étain et obtenue par voie électrolytique.
- L’inventeur a cherché à éliminer complètement l’étain de la composition des soudures ordinairement employées, à cause de son prix éleve et de la rareté de ce métal.
- M. Dary a obtenu, par un procédé d’électrolyse spécial, des rubans de soudure qui n’exigent qu’une température seulement un peu plus élevée que la soudure à l’étain et qui présentent l’avantage de supprimer tout décapage préalable et de coûter moitié moins cher que la soudure ordinaire.
- Dépôts électrolytiques. — Le professeur A. Classen, d’Aix-la-Chapelle, exposait des objets galvanisés par un nouveau procédé électroly-tique dont il est l’auteur. Les dépôts de zinc ainsi obtenus sont absolument brillants au sortir du bain, et la pièce ainsi galvanisée peut être pliée et tordue sans endommager sa couche protectrice. Les procédés du professeur Classen sont encore tenus secrets. Tout ce que l’on peut dire, c’est que l’on a reconnu que le brillant du dépôt électrolytique est l’indice d’une couche de zinc parfaitement pure et assure une galvanisation parfaite et très solide.
- Les établissements S. Grauer de Bruxelles exposaient les appareils et matières employés par les galvanoplastes, entre autres des appareils à décaper, des bacs électrolyseurs, des polisseuses, des plaques d’anodes, des sels pour bains galvanoplastiques constitués par un mélange parfaitement dosé des différents produits nécessaires. A signaler également un appareil très pratique, pour l’application du procédé dit « au tonneau », se composant d’une cuve conique animée d’un mouvement de rotation autour de son axe ; l’anode fixe, disposée au centre, détermine une violente circulation de l’électrolyte contenu dans la cuve en mouvement. La cathode est constituée par la masse d’objets qu’il s’agit de recouvrir d’un dépôt métallique et qui sont en contact avec le fond métallique du tonneau relié au pôle négatif de la source de courant. Cet appareil permet de réduire les frais de main-d’œuvre et est très employé notamment pour le nickelage des petits objets de peu de valeur. Les
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- ÉLECTROCHIMIE '
- Pièces, étant soumises à un frottement continu les unes contre les autres, Subissent un certain polissage bien suffisant dans la plupart des cas.
- Levy Siegmar, de Berlin, exposait des objets d’art industriel dorés °u argentés par électrolyse.
- La Compagnie générale d’électrolyse d’Angleur (Belgique) exposait différents objets de toutes dimensions recouverts d un dépôt électroly Lque de zinc. Le procédé employé pour galvaniser ces objets paraît être analogue à celui de Cowper-Coles. Le décapage des objets à recouvrir de zinc se fait uniquement au sable.
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- CHAPITRE H
- ÉLECTROMÉTALLURGIE
- Cuivre. — La Société française d’électrométallurgie de Dives-sur-Mer exposait de nombreux échantillons de tubes de cuivre sans soudure obtenus par le procédé Elmore, perfectionné par M. Secretan. Par ce procédé, le cuivre électrolytique obtenu ne présente plus une texture plus ou moins grenue, cristalline et à surface irrégulière ; le métal est absolument lisse, et sa texture très homogène. Ces résultats sont obtenus au moyen de brunissoirs en agate, animés d’un mouvement de va-et-vient le long de la cathode, constituée par un mandrin en acier recouvert d’une couche mince de cuivre oxydé afin d’éviter l’adhérence-L’anode en cuivre brut est coulée en forme d’U, de manière à obtenir un dépôt régulier. La cathode est toujours maintenue en rotation.
- C’est ainsi que l’on obtient des tubes de cuivre ayant 2,50 m de dia mètre et 3,50 m de longueur. Le stand de cette Société contenait de nombreux échantillons de tubes, planches, lames, éprouvettes, fils et rubans de cuivre, ainsi que des barres de bronze au tungstène pour entretoises de foyers de locomotives et des tubes de même alliage destinés aux condenseurs et aux conduites de vapeur à haute pression-
- La Compagnie électrothermique Keller, Leleux et Cie s’occupe dans ses usines du traitement des minerais de cuivre. Le minerai est d’abord fondu dans un premier four électrique, puis coulé régulièrement dans un second four à action modérée. La décantation de la matte se produit et la séparation d’avec les scories est parfaite. Les scories épuisées sont coulées par un orifice supérieur, et la matte par un orifice inférieur. Le second four remplit le rôle de l’avant-creuset des fours à manche avec cette différence que, dans le procédé électrique, il y a réchauffage dans l’avant-creuset, ce qui facilite les coulées et la séparation de la matte. On pouvait voir, à Liège, des échantillons de mattes de cuivre à 50 0/0 et les scories correspondantes ne contenant que 0,01 0/0 de cuivre.
- La Société électrométallurgique française de Froges exposait, parmi les nombreux produits de sa fabrication, des mattes de cuivre à 40 0/0-
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- S39
- ÉLEGTROMÉTALLURGIE
- « -ic rnmnasnie électrothermique Keller,
- Pontes, fers et aciers. - La Comp gKprr0USSe (Morbihan) et celle Leleux et Gie, de Paris, exploite 1 usine de és il y a lieu de
- de Livet (Isère). Parmi les échantillons d acier 1
- ^marquer : . , n r 9 mm d’épaisseur
- 1° Des tôles d’acier brutes de laminage , ayant subi à 10 mètres le tir du fusil Gras ; hromé à 65 kg de
- 2” Un outil de tour essayé sur un aciei ^ profondeur de
- résistance avec une vitesse de tournage e , outq a tenu dix
- c°upe de 5 mm, un rayon et un serrage e m
- minutes avec une très faible usure, • „ masses, mar-
- 3» Des outils divers, tels que burins, barres a mine, m
- teanx, etc. . rnirmasnie Keller, Leleux
- Parallèlement à la fabrication de 1 acier, a ^ ^ ^ exposait des a entrepris le traitement électrique des minera fruitées obtenues
- échantillons de fontes blanches, fontes grises,
- Par son procédé au four électrique. Frôles (Isère) possède,
- La Société électrométallurgique française e^ ^ praz (Savoie), une Indépendamment de ses usines de F[°fflel-de-Maurienne. Dans ces Gistallation très importante a Saint-1 Héroult, concurrem-
- nsines, elle produit des fers et des aciers au our . t primitivement ïRent avec les autres métaux et alliages qui COÏ\^oîi qe Liège de nom-sa fabrication. On pouvait examiner à 1 Expos ^ ^ qqsj ,3e carbone Preux échantillons de lingots, depuis le er ^ fonte contenant plus îasqu’à l’échantillon d’acier extra-carbui e ou outils, de
- le 4 0/0 de carbone; des échantillons de tarte s _
- Narres d’acier chromé, etc., et de fontes oL-kholni exposait diverses
- La Metallurgiska Patentaktiebolaget de
- Pièces en acier, préparées aû lour électrique J
- ASflnts ont présenté des produits Métaux et alliages. — Plusieurs exp vimoortance croissante
- L’es intéressants, témoignant des progrès e
- d® cette application de l’électricité à la p Girod, d'Ugine
- Société' anonyme e'iectrométallurgiqwe, FÜC ^ong qes métaux et Savoie), — Cette Société exposait des ecl^nl électriqUe dans ses alliages qu’elle produit industriellement au ^ DOint de vue de la Usines et qui présentent le plus grand intere
- fabrication des aciers spéciaux. ^ Société, il convient de
- Parmi les alliages spéciaux fabriqués par ce e ferro-molybdène, cher les suivants : ferro-tungstène, ferro-cirom, ’ titane. parmi
- ferro-silicium, ferro-vanadium, cupro-vana^ l^Juminium. es métaux : le vanadium et le titane, ainsi q nn de l’acier au
- Le ferro-iung'stène est employé dans la fabneatmn
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- 340 ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROMÉTALLURGIE
- creuset et aussi dans la fabrication des aciers fins pour ressorts et autres usages, aciers qui se préparent souvent au four Martin et dont la teneur en tungstène est souvent inférieure à 2,5 0/0. Le ferro-tungstene présente le grand avantage de contenir déjà du fer et de ne pas s’interposer entre les cristaux de l’acier, comme cela se produit souvent avec le tungstène en poudre.
- La Société produit principalement deux qualités de ferro-tungstène • l'une, pour les aciers au creuset et spécialement pour les aciers se treiR' pant à l’eau et servant à fabriquer des outils animés d’une grande vitesse; l’autre, pour les aciers préparés au four Martin ou dans la cornu® Bessemer. Le premier de ces alliages contient environ 85 0/0 de tung' stène et, au maximum, de 0,3 à 0,5 0/0 de carbone. De nombreux essais ont prouvé que les aciers fabriqués avec ce ferro-tungstène reviennent non seulement à un prix inférieur de celui des aciers fabriqués avec la poudre de tungstène, mais encore sont beaucoup plus homogènes. Ce dernier avantage s’explique par ce fait qu’il est très facile de contrôlée si le ferro-tungstène a été fondu ; s’il a été fondu, il s’est nécessairement réparti dans toute la masse d’acier si l’ouvrier a pris la précaution de remuer l’acier fondu dans le creuset avant la coulée. Il n’en est pas de même avec la poudre de tungstène qui peut être entraînée dans le la1' tier, ou encore se coller sans être fondue sur les parois du creuset, on même disparaître complètement/sans avoir été fondue, les grains souvent imperceptibles à l’œil restant à l’état de poudre entourée d’une mince couche d’acier au tungstène. L’autre qualité de ferro-tungstène pour la fabrication de l’acier au four Martin ou au Bessemer contient de 00 à 70 0/0 de tungstène, a un point de fusion plus bas que le p^e" mier et s’oxyde moins à cause de sa teneur en carbone plus élevée et qul est de 2 à 3 0/0.
- En ce qui concerne le ferro-chrome, il existe toute une série de qua' lilés différentes dont les principales sont le ferro-chrome pour blindages et projectiles, contenant 65 0/0 de chrome, 8 à 10 0/0 de carbone et 2 a 6 0/0 cle silicium; le ferro-chrome à 7 0/0 de carbone et 65 0/0 de chrome, utilisé par certaines aciéries anglaises pour la fabrication des projectiles, des blindages et de certains aciers à outils; enfin, n° ferro-chrome spécial aux aciers à outils fabriqués au creuset, dont la teneur en carbone est de 2 0/0, ainsi qu’une autre qualité en contenant moins de 1 0/0. Ces divers ferro-chromes remplacent très avantageuse' ment le ferro-chrome produit dans le haut-fourneau, parce qu’ils sont plus purs et bien meilleur marché que ce dernier.
- Le molybdène donne aux aciers qui en contiennent des qualité^ remarquables et, si son emploi ne s’est pas généralisé, la cause en est due à son prix élevé et aussi parce que les aciéries n’ont eu pendant
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- lo
- ÉLECTROMÉTALLURGIE
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- ftg'temps R leur disposition que du molybdène en poudre très impur,
- ^ enant beaucoup de carbone et parfois du soufre Grâ
- ce aux procédés Girod, on produit maintenant du ferro-molybdène contenant 80 0/0 de molybdène environ, 2 0/0 de carbone et pour ainsi dire pas cPimpuretës.
- Cet alliage est très employé en Amérique pour la fabrication des Aciers à outils, et en Angleterre, èn moindres quantités, pour les aciers petits blindages et de projectiles.
- L adjonction de faibles quantités de molybdène dans les aciers au nickel augmente leur résistance,, tout en doublant et triplant 1 allongeant. Ces aciers au nickelo-molybdène sont utilisés pour la fabrication des pièces d’automobiles et pour certaines parties mécaniques de navires de guerre à grande vitesse, tels que les torpilleurs et les sous-marins.
- Les aciers au molybdène possèdent une charge de rupture, une îésis-tance au choc et une limite d’élasticité d’autant plus forte que la teneui en molybdène est plus grande. La trempe a une action beaucoup plus énergique sur les aciers au molybdène que sur les aciers au carbone.
- Le ferro-vanadium obtenu par les procédés Girod contient environ 50 0/0 de vanadium et 0,5 0/0 de carbone. On est dans la nécessite d ajouter une grande quantité de fer au vanadium pur préalablement °btenu, pour que l’alliage entre facilement en fusion dans le creuset ou dans le four Martin, le vanadium pur ne pouvant être fondu que pai ^ arc électrique ou par le procédé alumino-thermique.
- Le vanadium donne aux aciers une très grande résistance à la ruptuie, un allongement important et une grande perméabilité magnétique, e ^ênae, ce métal améliore considérablement les qualités des fers fins et des fers de construction : une addition de 0,2 à 0,3 0/0 de vana îum augmente de 40 à 50 0/0 la résistance du fer sans en diminuer l’allongeaient. L’addition d’une plus grande proportion de vanadium permet d’obtenir des fers que l’on pourrait classer parmi les aciers, mais qui, néanmoins, possèdent encore la propriété principale du fer, c’est-à-dire de pouvoir être pliés et tordus sans casser, avec une résistance à la rupture atteignant 90 kg : mm2 et un allongement de 18 0/0.
- Le ferro-titane est employé, en faible proportion, dans la fabrication des aciers à outils, ainsi que dans celle de bandages en fonte de e.r foulée et en acier coulé. Cet alliage contient 50 à 55 0/0 de titane.
- Les qualités de ferro-silicium produites par les procédés Girod sont caractérisées par leur pureté et par la richesse des alliages que le four électrique permet seul d’obtenir. Cet alliage facilite la fabrication des aciers doux à haute teneur en silicium, ce qui est particulièrement avantageux pour la fabrication des tôles.
- Compagnie éleclrolherniique Keller, Leleux et Cie de Peins. Cette
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- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROMÉTALLURGIE
- Compagnie exposait dans son stand des échantillons de ferro-silicium de diverses teneurs, contenant de 25 à 75 0/0 de silicium, des échantil' Ions de silico-spiegel, de ferro-chrome et de ferro-tungstène.
- M. Gustave Gin de Paris. — En 1900, on avait pu voir à l’Exposition de Paris des échantillons de vanadium, déposés par voie électrolytique, d’après le procédé Cowper Coles. En 1905, M. Gustave Gin a pu pr°' duire du vanadium et des alliages de cuivre et de vanadium par un pr°' cédé nouvellement breveté dont nous résumons ci-après les principal caractères.
- Le principe du procédé Gin repose sur la grande conductibilité du trioxyde de vanadium et sur la facilité avec laquelle on obtient du tri-fluorure de vanadium en attaquant le trioxyde par le fluor en présence du carbone.
- Pour montrer comment on peut utiliser ces propriétés, supposons que l’on électrolyse du sesquifluorure de fer, en solution dans le fluorure de calcium fondu, en faisant usage d’une anode formée par un mélange intimement aggloméré de trioxyde de vanadium et de carbone, la cathode étant constituée par un bain de fer métallique. Le fluorure ferrique étant décomposé par le courant, le fluor dégagé au contact de l’anode attaque le trioxyde de vanadium qui cède son oxygène au carbone, tandis qu ü se forme du trifluorure de vanadium; celui-ci entre en dissolution dans le fluorure de calcium et s’électrolyse à son tour. Le vanadium mis en liberté se combine avec le fer métallique constituant la cathode, et Ie fluor, libéré à l’anode, forme une nouvelle quantité de fluorure de vanadium qui s’électrolyse de nouveau. Il en résulte que le fluorure ferrique primitif ne sert qu’à amorcer l’opération et à fournir le fluor qui servira d’agent de transport pour faire passer le vanadium de l’anode à la cathode.
- Ceci posé, M. Gin opère de la manière suivante :
- Le trioxyde de vanadium, étant préparé par le procédé connu qui consiste à calciner l’acide vanadique en présence du carbone, on le mélange avec une proportion convenable de charbon de cornue finement pulvérise, puis additionné de goudron chaud en quantité suffisante pour obtenir pnr malaxage une pâte bien agglomérée et plastique. Cette pâte passe ensuite dans un moulin où elle est écrasée par des meules d’acier pesantes, puis elle est pilonnée et étirée dans des filières par pression hydraulique. On obtient finalement des masses prismatiques ou cylindriques qui sont cuites à l’abri du contact de l’air dans des fours à haute température. Les électrodes ainsi fabriquées doivent être conservées, jusqu’à leur emploi, à l’abri de l’air et de l’humidité.
- L’anode du four employé est constituée par un faisceau des électrodes ci-dessus décrites ; la cathode est un bloc d’acier. Mais il convient d’adop-
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- ter
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- Ler certaines dispositions imposées par la haute température de fusion vanadium et des alliages qui le contiennent en quantité notable.
- Pour les alliages à plus de 25 0/0 de vanadium, la section cathodique doit être inférieure à la surface active des anodes. On atteint un bon Rendement avec une densité moyenne de 2 ampères par cm de surface Active des anodes et de 6 ampères par cm2 de section de la cathode, la ^nsion de régime est comprise entre 11 et 12 volts.
- Gomme on l’a dit, le fluorure ferrique introduit dans le bain ne sert
- qu’à
- amorcer la dissolution de l’anode et l’électrolyse du vanadium. Cependant, étant donné qu’il se perd une quantité de fluor, transformé en tétrafluorure de carbone gazeux au contact du carbone en excès dans le Mélange constituant l’anode, il convient, pour compenser cette perte, d ajouter au bain, de temps à autre, une certaine proportion de fluorure
- fer
- rique.
- Le fer constituant le bain est introduit à l’état méta^.iqUe,^ai!0^1tn! quantités à la fois, après chaque coulée de ferro-vana rès
- Loduit pas de fer dans le bain, on peut obtenir ^u ^ana 1 j,on doit Pur, mais dont la coulée est extrêmement pem
- extraire du four à l’état solide. . , . . U/i rw alliages
- Pour obtenir, par ce procédé, la fabrication me us ne n catho-
- d» vanadium avec d'autaes métaux, il -suffit de remplacer le bai«a dique de fer par un bain du métal qui doit intervenu dans comp
- «on de l'alliage. a été la, première à
- La Néo-métallurgie de Paris. — Cette b métal-
- transporter dans le domaine industriel les ^Xire^du professeur lurgiques qui ont pris naissance dans le
- M°Dansnson usine de Rochefort-sur-Mayenne elle fabrique industrielle-
- ment des produits exempts de carbone et sensxb emen pu citerons Parmi les nombreux produits exposés, au nom contenant
- comme l’un des plus intéressants, le ferro-chiome , ,
- que 0,» 0/0 de carbone et dont la consommation de
- plus, par suite des propriétés spéciales quil posse sa pureté exceptionnelle. , t affmé ne
- Ï1 convient également de citer le molybdène pur, on alliages,
- contenant que moins de 1 0/0 de carbone; deux nouve - ferr0_ exempts de fer, destinés à remplacer le ferro-si icium ^ ^ ariers, manganèse, utilisés en métallurgie pour laffinag ^ manganèse,
- qui sont : l’un, le mangano-silicium contenan maimano-sili-
- 28 0/0 de silicium et 0,5 0/0 de carbone; 1 autre, dJSilicium,
- dure d’aluminium, contenant 45 0/0 de manganèse,
- 20 0/0 d’aluminium et moins de 0,2 0/0 de carbone.
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- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROMÉTALLURGIE
- . Indépendamment de ces nouveaux produits, on voyait dans le stand de cette Société toute une série d’alliages de chrome, de tungstène, de molybdène, de titane et de nickel, ainsi que des métaux purs fondus • chrome, tungstène, molybdène, titane, manganèse, etc.
- Pour satisfaire aux nombreuses demandes de ces alliages spéciaux, la Néo-métallurgie vient de traiter avec la Société électrochimique du Giffre dont l’usine de Saint-Jeoire (Haute-Savoie) fabrique déjà du carbure de calcium et du ferro-silicium et qui procède maintenant, en compte commun avec la Néo-métallurgie, à la fabrication des produits de cette dernière.
- Société électromêtallurgique française de Froges (Isère). — Cette Société exploite à Froges la première usine électrométallurgique installée en France pour la fabrication de l’aluminium, du silicium, etc. Le centre principal de cette fabrication est aujourd’hui à l’usine de la Praz (Savoie). Elle exposait de l’alumine pure, de l’aluminium en lingots, en barres, en feuilles et en fils, obtenus d’après le procédé Héroult.
- Dans sa nouvelle usine de Saint-Michel-de-Maurienne, elle fabrique au four électrique Héroult des alliages tels que le ferro-chrome, le ferrosilicium et y produit également des aciers et des fers.
- Cette Société présentait également dans son stand des échantillons de ferro-chrome à 50 et 70 0/0 de chrome; de ferro-silicium, à 20, 2a, 40 et 50 0/0 de silicium ; de ferro-nickel, à 40 0/0 de nickel, 2 0/0 de carbone et moins de 2 0/0 de silicium; de ferro-tungstène, à 30 0/0 de tungstène et, enfin, des mattes de cuivre à 40 0/0.
- Affinage des métaux. — La Société de l’usine électrolytique J. K. Nicolaeff de Moscou présentait une série d’échantillons de métaux affinés et de sels obtenus dans ses ateliers en traitant des déchets métalliques ou des lingots de métaux bruts.
- Cette usine produit annuellement :
- 500 tonnes de cuivre électrolytique,
- 115 tonnes de cuivre de fusion en lingots,
- 200 tonnes de bronzes et alliages phosphoreux,
- 800 tonnes d’alliages divers,
- 320 tonnes de tubes et autres produits en plomb,
- 1 tonne de plomb,
- 0,04 tonne d’or,
- 320 tonnes de sulfate de cuivre,
- 240 tonnes de sulfate de fer,
- 10 tonnes de produits chimiques divers.
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- SIXIÈME PARTIE
- applications thermiques
- CHAPITRE I
- FOURS ÉLECTROTHERMIQUES
- Haut fourneau Keller. — La Compagnie électrothermique Keller, Leleux et Cie, de Paris, avait exposé dans son stand un modèle de haut fourneau à cuves multiples pour la réduction des minerais de fer. Ce haut fourneau {fig. 154) comporte quatre cuves réunies par leur partie inférieure à un creuset central par lequel se ferme le circuit et ou se rend la fonte provenant de la réduction du minerai effectuée dans chaîne des cuves. Ce haut fourneau est à fonctionnement continu.
- Les électrodes en charbon, qui plongent dans le mélange de mineiai de charbon, sont groupées par deux en parallèle, et les deux groupes de deux électrodes sont montés en série. Pendant le remplacement d une électrode, le courant passe par l’autre. En cas de rupture du ciicuit par suite d'évacuation de la fonte du creuset central, on a disposé, sur les soles des cuves, des barres conductrices par lesquelles le circuit peut uiomentanément se fermer.
- La sole du four est constituée comme celle des fours Martin. La chambre de fusion est surmontée d’une cuve en maçonnerie contenant Ie minerai, le charbon de réduction et les fondants, matières que 1 on introduit par le gueulard. Les quatre foyers sont réglés séparément.
- La réduction du métal et la fusion commencent à s’effectuer sur la
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- 346 APPLICATIONS THERMIQUES
- sole et, après quelque temps de fonctionnement, l’oxyde de carbone et le minerai contenus dans la partie supérieure de la cuve sont suffisaffl'
- section CD
- 9 ... . . / , f
- Fig. 154. — Haut fourneau électrique Relier à quatre capacités.
- ment chauds pour que la réaction commence à se produire. Dès lors, la réduction du minerai s’opère non seulement dans la partie inférieure,
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- FOURS ÉLECTROTHERMIQUES
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- Fig. 155. — Four oscillant Héroult.
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- 348 APPLICATIONS THERMIQUES
- c’est-à-dire dans la zone de fusion, mais encore dans toute la hauteur de la cuve tenue toujours pleine de matières.
- Four Héroult. — La Société électrométallurgique française de Froges exposait un modèle en réduction du four oscillant Héroult qu’elle utihse (fig. 135) pour la fabrication des aciers.
- Ce four est muni de deux électrodes en charbon traversant la voûte. M est alimenté soit par du courant continu, soit par du courant alternatif qui entre par une des électrodes, passe par le bain métallique après avoir traversé la couche de laitier et sort par l’autre électrode. H se forme ainsi deux arcs en série. Ces fours peuvent être munis de revêtements basiques ou acides.
- Les opérations se suivent de la manière suivante : on charge le four avec de la fonte et des riblons; après la fusion, on évacue le premier laitier et, en ajoutant du minerai, on produit un laitier oxydant qui de-carbure la masse. L’oxydation terminée, on évacue ce laitier, et on Ie remplace par un laitier approprié (chaux, sable, spath-fluor) autant de fois que cela est nécessaire pour obtenir l’épuration complète. On recarbure ensuite au degré voulu en plongeant les électrodes dans le métal liquide ou en ajoutant de la carburite. On termine par des additions de ferro-silicium, de ferro-chrome ou de ferro-manganèse, suivant la qua-lité d’acier que l’on veut obtenir. Une fois l’acier au point, le four est basculé par un dispositif hydraulique et coulé soit dans une poche, soit dans des lingotières.
- Fours électriques P. Girod. — Les produits de la Société anonyme électrométallurgique d’Ugine sont obtenus dans des fours à arcs et dans des fours à résistances, inventés par M. P. Girod.
- Le four à arc garni des revêtements appropriés convient parfai' tement à la fabrication de l’acier. Il comporte [fig. 156) une cuve circulaire en briques de magnésie avec couvercle en briques siliceuses à travers lequel passent une ou plusieurs électrodes amenant le courant alternatif qui, après avoir traversé le bain, arrive à des pièces d’acier moulé, refroidies par circulation d’eau, qui servent à fermer le circuit-Ces pièces, au nombre de 14, pour un four de 2 m de diamètre, correspondent avec des canaux arrivant jusqu’au creuset. Le four est place sur un berceau afin de faciliter les manœuvres.
- Pour fabriquer l’acier, on utilise des riblons mélangés avec un peu de fonte de bonne qualité. Les électrodes sont en contact avec le laitier. La consommation d’électrodes est moindre que dans les autres fours à arc, vu qu’elles ne constituent que l’un des pôles ; d’autre part, la distribution de la chaleur dans le four est beaucoup plus uniforme.
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- FOURS ÉLECTROTHERMIQUES a4y
- Pour la fabrication de l’acier au creuset, on étudie et on essaye actuellement un four à résistances sans électrodes, constitué par une série de compartiments dans lesquels sont disposés les creusets à chauffer
- ^^^////w//y/y/^^^//^////////////////'/////////////////‘^
- — Four oscillant Girod.
- [ftg. 157). Entre ces compartiments on tasse un mélange conducteur de charbon et de silice qui s’échauffe sous l’action du passage du courant. Les conducteurs ainsi formés, auxquels le courant est amené pai des
- n
- Fig. 157. — Four à résistances auxiliaires, système Girod.
- Mg. 15 ï. — roura —
- ces de graphite, peuvent être groupés en série ou en p ine, on n’utilise que le montage en série qui pio ui un c is régulier. La nature des matériaux formant les parois es ^ nts ne permet pas de dépasser 1 400 à 1 500°. Pour attem -iites températures, M. Girod a imaginé un dispositi spec . tt à placer des résistances au fond des compartiments , ces r r leur échauffement permettent d’atteindre plus de 20
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- 350
- APPLICATIONS THERMIQUES
- Fours électriques Gustave Gin, de Paris. — Le premier four de M. Gustave Gin, destiné à la fabrication de l’acier, date de 1904. Nous rappellerons seulement à ce sujet que les électrodes en charbon sont supprimées et remplacées par des électrodes en fer refroidies au «moyen d’une circulation d’eau. Ce four se composait principalement d’un chariot mobile sur rail, portant une sole en matériaux réfractaires dans laquelle est ménagé un creuset en forme de canal semi-circulaire à section rectangulaire et à parcours sinueux. Les deux extrémités aboutissent à des prises de courant, constituées chacune par un bloc d’acier et se terminant par une borne reliée au circuit d’alimentation.
- Fig. 158. — Four électrique G. Gin, coupe et élévation.
- Le chariot est poussé dans une chambre voûtée destinée à réduire l’émission calorifique par rayonnement ; puis, le circuit étant fermé, la fonte liquide est versée par une ouverture pratiquée dans la voûte sur les canaux sinueux dans lesquels elle s’étend. Après affinage, le métal s’écoule par des orifices disposés à l’extrémité opposée.
- M. Gin a modifié ce premier modèle de manière à régler les coulées et l’alimentation de la fonte brute et à réaliser ainsi un fonctionnement continu, tout en maintenant la température nécessaire aux réactions à effectuer.
- Il supprime à cet effet le roulage du chariot. Le four est fixe et comprend des cuvettes distinctes, mais communiquant entre elles et avec les prises de courant par les canaux de chauffage. Lorsque le métal ou l’alliage est à la composition prévue, on effectue une coulée, et le métal liquide remplissant les diverses parties du four se met en mouvement
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- FOURS ÉLECTROTHERMIQUES 351
- Vers l’orifice de coulée, de telle sorte que le volume enlevé à la dernière cuvette est remplacé par un égal volume du métal chauffé dans le canal T aboutissant. De même, une partie du métal de 1 avant-dernière cuvette vient remplir le canal de chauffage qui y fait suite et se trouve remplacé Parle métal chaud provenant du canal de chauffage antérieur, et ainsi de suite, de proche en proche, jusqu’à la prise de courant où 1 on introduit une quantité de fonte liquide équivalente à celle du métal coulé.En
- Fig. 159. — Four électrique G. Gin, coupe en plan.
- donnant aux cuvettes et aux canaux des dimensions convenables et en réglant les coulées et l’alimentation de fonte brute, on réalise un fonctionnement continu.
- Si on examine les figures 158 et 159, qui représentent en coupe et en Pian un four Gin calculé pour une puissance de 7200 kw en utilisant un courant de 60000 ampères sous 120 volts, nous voyons que les prises de courant sont constituées par un bloc d’acier doux A formant le fond et soutenant les parois des cuvettes B.
- Le bloc A est creusé d’une cavité périphérique C dans laquelle circule ùn courant d’eau de refroidissement qui agit de manière à faire croître ce refroidissement du centre vers la circonférence de la cuvette. Cette disposition est très importante pour la conservation de la pi ise de
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- 352 APPLICATIONS THERMIQUES
- courant. En effet, il se produit un transport de calories allant du bai» chauffé par l’effet Joule au bloc d’acier solide refroidi par l’eau. Cette fuite thermique refroidit le métal liquide et échauffe le métal solide de telle sorte que cette zone de transition entre les phases liquide et solide de la prise de courant peut se déplacer plus ou moins, si elle n’était absolument limitée par le mode de refroidissement.
- Un autre perfectionnement de ces prises de courant consiste dans l’application du principe bien connu des canalisations concentriques, pour l’atténuation des effets de self-induction. A cet effet, les prises de courant en acier sont frettées à chaud avec des manchons D en bronze. On obtient ainsi une adhérence et un contact électrique parfait sans le secours d’aucun serrage mécanique’; toute dilatation de la frette est supprimée par un refroidissement de l’espace annulaire E. Les prises de contact D sont reliées directement avec les conducteurs concentriques F et G qui servent à l’aller et au retour du courant.
- Afin de réduire les pertes calorifiques, M. Gin a logé les canaux dans les parois mêmes des cuvettes, de manière à condenser l’ensemble dans un espace le plus restreint possible.Cette disposition présente un double avantage, car les canaux repliés forment un réseau qui enveloppe le bain et lui transmet par conductibilité une partie des calories nécessaires aux réactions épuratrices. Les canaux H sont donc repliés dans l’épaisseur du fond des cuvettes I, bien qu’ils puissent également être placés dans l’épaisseur des parois verticales séparant ces cuvettes. On peut enfin varier ces dispositions et disposer les cuvettes soit au même niveau ou les étager en cascades, de manière à réaliser toujours un écoulement continu.
- Pour constituer le four, plusieurs cuvettes sont nécessaires, et leur nombre varie suivant que l’on opère par oxydation ou par dilution. Si l’on emploie cette dernière méthode, on doit installer au moins cinq cuvettes successives avec réchauffages intermédiaires ; avec la méthode de dilution, quatre cuvettes suffisent, et l’on peut réserver les trois premières aux éliminations épuratrices et la dernière à la recarburation, au degré que comporte la qualité d’acier à obtenir. La séparation des operations permet d’employer dans chaque cuvette le garnissage le mieux approprié. En outre, les soles sont toujours protégées par une couche de métal et ne sont plus attaquées à la fin des coulées par les scories non évacuées.
- On voit, sur la figure 158, que chaque cuvette est munie d’une porte h pour l’introduction des matières ; des trous de coulées correspondants permettent l’enlèvement des scories et l’évacuation du métal. Bien que ce four soit plutôt réservé à la seule transformation de la fonte en acier, M. Gin considère le haut fourneau ordinaire comme un outil merveil-
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- FOURS ÉLECTROTHERMIQUES
- 'eux qu’il est difficile de remplacer par le four électrique, remarquer que ce four à canaux et à cuvettes se pre e ega ei i la production de l’acier par traitement direct des mmera.s, par s.mple
- extension de la méthode d’oxydation. en contacl
- En effet, si dans les cuvettes on place du minerai avec la fonte en fusion le carbone de la fonte est rapidement brûle par l’oxygène^u minerai, èl 1» décarburation du métal effectue en mem temps que s’opère la réduction du minerai. Cette r duction eet nece^ Sairement limitée par la teneur en carbone dejjjn disparatt du
- que, si l’on remplace le carbone au fur _ ^ bain conservera
- métal en fusion, la réduction se continuera fl w««aires aux
- Mne température suffisante pour fournir les ca ories ne réactions chimiques. Il suffit donc de projeter à la surfa*3 du^un
- mélange à proportions convenables de minerai et ejo e^ ^ moins
- minerai soit rapidement réduit et fournisse u ce^
- carburé, que l’on affine dans un four distinct en emp oj ’ün0.entde affinage, une nouvelle quantité de minerai qui ajou eminerai métal à celui qui a été fourni par les premières- additio
- mélangé de carbone. nrocédés Imperatori et
- Cette manière d’opérer a été proposée pou P minerai
- Leckie, mais M. Gin fait remarquer que, dans P«
- devait être aggloméré en briquettes, afin de f°rc®r ® ^êcher ainsi de cer dans le bain, grâce au poids du minerai, * rhauffage. Or
- flotter à la surface où il aurait été brûlé par les ga/ gans
- dans le four électrique cette agglomération est mu 1 e, t
- inconvénient laisser flotter le carbone. les minerais
- La fabrication électrique est donc tout indiquée po ^
- pulvérulents traités par les séparateurs mag * ’ mneours d’une
- f nsi de tous les av Juges du U
- forme d énergie incomparablement plus p
- chaleur des gaz du récupérateur Siemens. t „ un con_
- Dans le fl Gin, la division des opérations !«*£££ ^ frôle plus complet et plus facile, et l’on peut obtenu toutes I
- d’acier avec une précision absolue. r • n„ut encore servir
- En dehors de la fabrication de 1 acier, e oui manganèse,
- à la production des métaux exempts de c^üone’ ® S.^r Ies carbures ou le chrome, le nickel, etc. Il suffit, en e e ,
- siliciures par l’oxyde du métal à obtenir. nosition de son second
- Bien que M. Gustave Gin ait prévu, dans P temps que
- modèle de four électrique, la réduction du rénergie élec-
- 'l’affinage, on devine aisément que, d apres ui, ^ transf0rmation de trique doit être limité dans presque tous tes cas a 23
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- 354
- la fonte en acier. Comme il l’a fait remarquer d’ailleurs au Congrès RR ternational de la métallurgie à Liège, en juillet 1905 : « Le rôle si élastique de l’énergie électrique peut se borner à la mise à la nuance d’un acier presque élaboré dans les appareils connus ou aller jusqu’à la fabrication intégrale en partant du minerai pour aboutir à un acier de composition quelconque. Entre ces deux limites, le four électrique peu! parcourir toute la gamme des opérations productrices de l’acier et des
- Four G. Gin.
- Fig. 160.
- considérations économiques seules peuvent étendre ou restreindre son champ d’action. »
- Le troisième modèle de four Gin est spécialément étudié pour la fabrication des aciers ; dans ce modèle, M. Gin a voulu obtenir une réalisation simultanée et ininterrompue des opérations qui concourent à cette fabrication : fusion, oxydation des impuretés, réduction de l’oxyde de fer dissous, recarburation ou introduction des éléments constitutifs de l’acier final.
- En examinant la figure 160, nous verrons que ce four est composé principalement de trois compartiments communiquant en série et dans lesquels la masse d’acier chemine dans un ordre prévu ; à savoir : un creuset de fusion et d’épuration oxydante 1, un compartiment de désoxydation et recarburation 2 et, enfin, une chambre 3 de mise à la nuance ;
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- FOURS ÉLECTROTHERMIQUES 355
- dernière est située en arrière du deuxième compartiment et ne i^tetre vue sur la figure.
- ^UneS]^eCtr°^eS m®ta^ctues du premier compartiment sont reliées à sont a&8 .^°rnes ^a s°urce d’énergie et les électrodes des deux autres
- Un*es en Paradèle avec l’autre borne.
- .J8 ^*a^ns de métal communiquent entre eux par des ouvertures de SU^îSammen*' réduite pour que, en raison de l’effet Joule, le
- ne puisse en aucun cas rester ou devenir solide.
- Sc . C0urant passe donc des électrodes au métal à travers une nappe de Il t 6S °ïman*’ une résistance superficielle, siège de l’action calorifique, est V6rSe a^ns* en totalité le compartiment d’oxydation dont la scorie oxydante et se distribue en parallèle dans les deux autres, dont la
- gfle e*t neutre et peu réductible.
- ^ ^arn^ssa^e des compartiments est approprié à leur fonc-
- pée a S°^6 ^6S Paro*s dn compartiment 1 sont, dans la partie occu-
- acid6n ^ennanence Par métal, construits en matériaux basiques ou Part' 1 SU1Van^ due le métal à affiner est ou non phosphoreux, mais la Par 611 COn^ac^ avec les scories doit être neutre, en chromite de fer renc^6111^6 ^*our ^es compartiments 2 et 3, on emploie de préfé-Scor6 ^ ma^nés^e Pour la s°le et les surfaces non touchées par les
- °R d°Ul’ me^re ^our en marche, on introduit par l’orifice A de la fonte en 6 * ac^er Hffnide qui se répartit dans les trois compartiments ; on peut q re etaler des ferrailles sur les soles ou placer des morceaux de fer Ion*5, °Uvertures de communication. On amorce ensuite un arc et introduit peu à peu les matières qui fourniront après fusion les
- superficiels dans lesquels se produit l’effet Joule.
- Une6 k9*11 0x^ard du compartiment 1 est constitué par du minerai ou ner SCOrie r^c^e en oxyde de fer, additionnée de chaux si le métal à affi-et eSt Phosphoreux. Les bains des compartiments 2 et 3 sont neutres ^Jieu réductibles par le carbone. On obtient de bons résultats avec les n minates de chaux et de magnésie ; l’addition de fluorure de calcium
- les^ndplUsfusibles.
- ^ent f0fCtlonnement s’opère de la manière suivante. Dans le comparti-l'efi11 ^ ox37dation, la zone de chauffage la plus intense se trouve natu-c’estIïlen^ V°*S*ne c^e la surface de contact du métal et de la scorie, et qu en cette région que se produit la réduction des oxydes aux dépens dons 1C^Um’ man8'anèse et du carbone du bain métallique. Ces réac-}e mS S°n^ P^us ou moins vives selon la proportion d’oxydes réductibles ; p0x 0uvement tourbillonnaire qui se produit brasse le métal et facilite
- Lg ati°n en renouvelant les surfaces de contact.
- métal affiné dans le creuset 1 passe ensuite dans le deuxième com-
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- 356 APPLICATIONS THERMIQUES
- partiment où s’effectue la réduction de l’oxyde ferreux dissous et la recarburation du métal. Ces deux opérations sont réalisées par la pre' sence du carbone introduit à l’état de coke, de fer ou de fonte spéciale, cette dernière étant de préférence préparée dans un four électrique distinct et versée à l’état liquide.
- Le réglage de la recarburation et les incorporations exigées par la nature de l’acier final s’obtiennent dans le compartiment 3 où l’on pre' lève des éprouvettes dont l’essai permet d’apprécier la nuance etindique les additions à faire pour corriger ces imperfections.
- Le chargement des matières solides et l’expulsion des scories en excès s’effectuent par des portes disposées en avant du four, tandis qlie la coulée de l’acier s’opère par l’orifice D placé à une certaine hauteur au-dessus de la sole.
- Pour couler, on descend les électrodes 3 et on les immerge dans Ie bain métallique en même temps que l’on remonte les électrodes 1 p°lir maintenir la tension du régime. Pendant la coulée, on augmente l ia1' mersion des électrodes 3 de manière que le niveau du métal au-dessus de l’orifice de coulée reste constant. Dès que ces électrodes touchent Ie fond du creuset, le niveau du métal s’abaisse jusqu’à ce que la scorie apparaisse dans le jet d’écoulement que l’on arrête.
- Il résulte de cette suite d’opérations que l’immersion des électrodes supprime toute différence de niveau entre les compartiments 2 et 3, qu’en conséquence les métaux à des phases différentes d’affinage ne peuvent se mélanger et que la coulée donne uniquement le métal affme à fond et à la nuance prévue.
- Après la coulée on relève les électrodes 3, et l’on immerge les électrodes 1 ; une partie du métal oxydé passe du premier compartiment dans le deuxième pendant que l’acier carburé du deuxième pénètre dans le troisième. On ramène ainsi les niveaux à leur hauteur normale, cal les électrodes 1 immergées tiennent simplement la place de l’acier qul vient d’être évacué.
- Si donc, à ce moment, on coule de la fonte brute ou de l’acier incomplètement affiné dans le compartiment 1 en relevant les électrodes 1, Ie métal introduit vient remplir l’espace abandonné, mais sans pouvoir pénétrer directement dans le deuxième compartiment, puisqu’il n’y a pas de dénivellation.
- Les opérations restent ainsi parfaitement distinctes et indépendantes, tout en se succédant d’une manière continue, d’autant plus que le& matières conservent sensiblement la température de réduction, la capacité des compartiments étant telle que chaque coulée ne représente qu’une fraction du métal présent; le reste joue le rôle de volant thermique.
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- FOURS ÉLECTROTHERMIQUES ool
- Enfin, on doit remarquer que le métal oxydé dans le premier comparaient passe dans le deuxième sans emporter avec lui la moindre trace scorie, ce qui supprime toute incorporation nouvelle d impuretés.
- dispositif de manœuvre électrique des électrodes dans les f°Urs électriques. — La Société Force-Éclairage de Bruxelles expo-Sait, dans son stand, un dispositif de manœuvre d’électrodes pour fours électriques, dans lequel on utilise des électro-aimants du système Euénée. L’appareil comporte deux électro-aimants provoquant alterna Evement la montée ou la descente des électrodes dans le four, opéra-E°n qui s’effectue automatiquement sous l’action d un voltmètre agis Sant par l’intermédiaire d’un relais.
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- CHAPITRE II
- APPAREILS DE CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE
- Fer à souder, système Berlingin-Gratacap. — Ce fer, exposé par M. Berlingin de Penchot (Aveyron), est principalement destiné à la confection des soudures industrielles du zinc et du fer-blanc.
- Il se compose {fig. 161) d’une pièce a percée d’un trou fileté dans lequel rentre le porte-charbon b. Cette pièce a porte une queue reliée au conducteur négatif par l’intermédiaire d’une tige en cuivre h traversant le manche j du fer à souder. Une pièce d, garnie intérieurement d’amiante, est séparée de la pièce a par un carton isolant; elle reçoit le cuivre soudeur f et se trouve reliée au conducteur positif par une tige en cuivre i traversant le manche.
- Les deux pièces a et d sont réunies par de petits boulons et isolées au mica. Le contact entre la pièce a et le porte-charbon b est obtenu par une vis m appuyant sur un peigne w, fileté au même pas que le porte-charbon. Le cuivre soudeur /“est relié à la pièce d par trois vis g traversant la fourrure en amiante.
- Un rhéostat permet de régler la température et une sonnerie, commandée par un petit électro monté en dérivation sur le circuit et aux deux extrémités d’une faible résistance, prévient le soudeur en cas d’extinction de l’arc.
- Pour régler ce fer à souder, on intercale d’abord toute la résistance du rhéostat dans le circuit ; on amène ensuite le charbon au contact du cuivre, puis on desserre le porte-charbon jusqu’à ce que l’arc jaillisse. On règle alors la température, suivant l’épaisseur du métal à souder, en faisant varier la résistance du rhéostat.
- Pour obtenir un bon fonctionnement, la tension ne doit pas dépasser 30 volts.
- Chauffe et travail électrique des métaux, système Paul Hoho. —
- Dans un pavillon situé dans les jardins de l’Exposition, M. Hoho faisait
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- appareils de chauffage électrique 359
- ^es expériences démontrant son procédé de chauffe et de travail élec-^ique des métaux. Ce procédé consiste à électrolyser une solution alca-e ou acide entre une anode de plomb de grande surface et une
- cathode métallique de surface restreinte constituée pai e con_
- ^ailler. L’énergie électrique est appliquée sous forme e c , tuiu à une tension pouvant varier de 100 à 250 volts, suivan egt
- Nature que l’on veut obtenir. Sous l’action du cornant, a (Parc
- entourée d’une gaine gazeuse d’hydrogène, traversée par un
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- 360
- APPLICATIONS THERMIQUES
- voltaïque qui amène très rapidement le métal au rouge, au blanc et même à la fusion. Le métal ainsi chauffé au contact de l’hydrogene naissant est protégé de l’oxydation et, si sa surface est déjà oxydee, ramené à l’état métallique, c’est-à-dire parfaitement décapé.
- Ce procédé est utilisé pour souder des pièces de fer ou d’acier et pour tremper superficiellement l’acier; il donne d’excellents résultats.
- Appareils de chauffage. — M. Adnet, de Paris, a appliqué Ie chauffage électrique aux appareils de stérilisation, aujourd’hui S1 employés par les médecins et chirurgiens. Le chauffage est obtenu soit à l’aide de résistances parcourues par le courant, soit à l’aide de lampes spéciales à incandescence.
- MM. A. et L. Parvillée, de Paris, exposaient des chaufferettes électriques pour chemins de fer et tramways, dans lesquelles la chaleur est due au passage du courant dans des résistances de composition spéciale formées d’une pâte réfractaire plus ou moins rendue conductrice par incorporation de poudre métallique.
- M. Dutertre, de Levallois-Perret (Seine), avait exposé des appareils de rôtissage, de cuisine et de chauffage, dans lesquels la chaleur est produite par des lampes à incandescence placées sous une plaque qu’elles échauffent par rayonnement.
- Détonateurs et exploseurs électriques. — Ces appareils spéciaux figuraient dans la section belge. Ils sont, du reste, très employés en Belgique pour le tirage des mines par l’électricité. Parmi les exposants, il y a lieu de citer les suivants :
- La fabrique d’explosifs de sûreté et de détonateurs de MM. E. Ghim-jonet et Cie, à Ougrée, qui présentait divers modèles de détonateurs électriques et des exploseurs portatifs ;
- MM. E. Gérard et Cie, de Liège, qui avaient dans leur stand plusieurs types d’exploseurs pour tirage des mines par l’électricité ;
- La Société de dynamite de Matagne-la-Grande et la Société des explosifs de Clermon, Muller et Cie, de Liège, qui exposaient des détonateurs électriques.
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- CHAPITRE III
- LAMPES ÉLECTRIQUES
- Actuellement les lampes électriques peuvent êtie ianbee catégories :
- 1° Lampes à arc;
- 2° Lampes à incandescence ;
- 3° Lampes spéciales.
- LAMPES A ARC
- Les lampes à arc ont été l’objet, depuis quelques années, de notables Perfectionnements, et l’on a principalement cherché à augmenter leur intensité lumineuse pour la même dépense d’énergie.
- Lampes différentielles, système L. Bardon. Parmi les nombreux types de lampes à arc exposés par M. L. Bardon de Clichy (Seine) deux nouveaux modèles ont attiré l’attention.
- Lampe différentielle a recul automatique sans mécanisme. Crâce à la disposition ingénieuse de ses organes, cette lampe peut, sans autre modification que le remplacement des bobines, fonctionner indifféremment avec du courant continu ou avec du courant alternatif. Cette lampe est aussi caractérisée par la suppression complète du collage et du pompage, par un réglage invariable et par la simplicité et le petit nombre des organes qui la constituent, permettant ainsi de supprimer tout entretien en dehors des soins ordinaires de nettoyage.
- Le mécanisme est disposé dans une cage réellement indéformable, qualité plus souvent négligée qu’on ne le croit, et dont 1 importance, au point de vue des réglages futurs, est primordiale.
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- Les figures 162 et 163 nous permettront d’expliquer la constitution de la lampe.
- Mouvement de défilage. — Le porte-charbon supérieur a, convenablement lesté, est moteur, son poids tendant constamment à rapproche les charbons jusqu’au contact. Il est relié à la pièce de guidage 5 du porte-charbon inférieur, par une cordelette a'g' passant dans la gorge d’une poulie g calée sur un axe horizontal h. La gorge est molettée de manière que la cordelette ne puisse glisser. Sur l’axe h se trouve également calé un volant V, dont la jante tournée et polie du côte gauche est dentée du côté droit. Ce volant sert de liaison entre le mouvement de défilage et celui de réglage.
- L’axe h tourne d’ailleurs dans des coussinets W, W, en forme de fenêtres, disposés de manière à lui permettre un léger déplacement vertical dans le sens f{fig. 163). Ce déplacement, ou jeu, est réglé à la construction; il peut atteindre 2 millimètres.
- Mécanisme de réglage. — Ce mécanisme a pour objet de faire tourner le volant V dans un sens, pour produire l’écart des charbons et de le laisser tourner de lui-même en sens contraire, pour permettre leur rapprochement.
- Il se compose d’un axe s reposant par des couteaux ce' sur des V en acier trempé. Un système de contre-butée empêche l’axe s de se déplacer longitudinalement.
- L’axe s porte deux secteurs rr{ goupillés sur lui. Dans les gorges de ces secteurs se placent deux chaînettes p, supportant des noyaux de fer doux n, o.
- Les solénoïdes k, m, respectivement excités par le courant principal et par le courant dérivé, agissent sur les noyaux n, o. Suivant la prédominance d’action d’un des solénoïdes sur l’autre, l’axe s tourne à gauche ou à droite; il est donc soumis à l’action différentielle du courant principal et de la tension aux bornes.
- L’amplitude de la rotation de l’axe s est fonction de la quantité x dont peut être aspiré le noyau n du solénoïde à gros fil. La quantité x est telle que les pointes de charbons puissent, à tout moment, être écartées de 15 mm environ.
- Enfin sur l’axe 5 est fixée une came u, dont le côté gauche de la jante est tourné et poli ; en un point ce*pendant, on a ménagé un méplat à peine visible. Le côté droit de la came est denté sur une partie de la circonférence, la denture pouvant engrener avec celle du volant Y.
- Amortisseur. — L’amortisseur se compose de deux cylindres en bronze dur l, V alésés et polis. Ils sont ouverts aux deux extrémités et disposés entre la platine inférieure P de la lampe et les joues du bas des solénoïdes k, m.
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- LAMPES ÉLECTRIQUES 363
- Des joints à emboîtements, avec garnitures en carton d amiante, assurent le centrage et l’étanchéité des cylindres. Les pistons X, Y, à Sottement très doux, sont vissés, par leur tige, aux noyaux de fer n, o. La figure 164 montre les détails de construction de l’amortisseur ; un
- Fig. 163.
- Fig. 162.
- . Fig. 164.
- tube I réunit les cylindres et permet leur libre communication 0 indépendance, suivant que le clapet très léger C, en alumim comme le montre la figure ou, en s’élevant, s app ifiRe ^ cja_ supérieur, formé par le rebord inférieur de 1 écrou D. a pet G est de 0,4 mm.
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- L’amortisseur fonctionne de la manière suivante [fig. 162 et 164) : lorsque le noyau o est abaissé (sens /"), sous l’action du courant dérive ou à défaut par le contrepoids t [fig. 162), le noyau n.se relève, et les charbons doivent alors se rapprocher sans que l’amortisseur ralentisse le mouvement. Le piston Y descend, le clapet G repose sur sa butée inférieure, et les cylindres communiquent librement. L’air refoulé sous le piston Y passe ainsi sans résistance sous le piston X; il n’y a pas d’amortissement. Au contraire, lorsque les charbons doivent s’écarter sous l’influence du solénoïde à gros fil, le noyau n descend (sens f), le pis" ton X refoule l’air par le tube I, et le clapet C, se soulevant, interrompt toute communication entre les cylindres.
- I
- Fig. 16S.
- L’air se comprime alors sous le piston X et se raréfie sous le piston Y. Les mouvements des noyaux sont ainsi fortement amortis, et finalement l’équilibre des pressions s’effectue apériodiquement par une sortie d’air entre le piston X et son cylindre et par une rentrée d’air entre le piston Y et le cylindre V. Grâce à cette action combinée des pistons, l’amortissement au recul est remarquablement puissant. De plus, l’obturation du clapet C est obtenue, sûrement et sans temps perdu, par le refoulement de l’air, sans qu’il soit utile de faire usage de ressorts antagonistes ou de munir les pistons de soupapes.
- Fonctionnement. — Il nous reste à étudier la liaison du mécanisme de défilage à celui de réglage.
- Lorsque les parties dentées du volant Y et de la came u sont en prise [fig. 165, c), ces mécanismes sont solidaires sans glissement possible; sous l’action du noyau n, l’écart des charbons se produit donc intégral et bien amorti.
- Au début du rapprochement des charbons, le noyau n se relève et la partie dentée de la came cesse peu à peu d’engrener avec le volant
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- LAMPES ÉLECTRIQUES
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- (/%• 165, b). La rotation de celui-ci est cependant empechee par le frottement des parties lisses de la came et du volant, Le poi s es por -charbons s’exerce en effet sur l’axe h et se reporte sur les jantes polies
- de « et de V. Le rapprochement des charbons se continue ensuite jusqu’au moment ou le méplat de la came se piésente sous ®
- {fiü. 165, a). A partir de cet instant, la lampe se trouve a la penod du réglage proprement dit : le méplat laisse defiler e vo an P® à-coups imperceptibles, tout comme dans '^^ ^'n’ont que de
- Tant que rien ne vient troubler le régime, 3 ’ , v jxfiip,
- faibles mouvements non influencés par 1 amortisseui, e vo
- au fur et à mesure de l’usure des charbons. ,
- S’il se produit une baisse de tension sur le réseau le cour P pal diminue, le solénoïde h attire le noyau «, et le poids (Ai?- )
- sur le noyau o entraîne celui-ci dans le sens f. Les charbons^rapprochent aussitôt jusqu’à ce que la balance, constituée par les soleno d et leurs noyaux, ait repris sa position d’équilibre. Support >1 “
- produise, au coitraire,un accroissement de tension du
- diminution de résistance de l’arc par suite d un defaut d - ^
- immédiatement le noyau » est attiré les parties lissesje « ^
- prise, puis, presque aussitôt, les Partie* “ ^ {fi 163) a été prévu
- toute la sûreté voulue. Le jeu vertical f . ' ” . nrésentent
- pour faciliter la mise en prise des dentures. Si nengrènent sans
- pas convenablement, l’axe h se soulevé e
- que les dents risquent d’être détériorées. , . j nius ils
- Les noyaux » et o sont creux afinde les rendre plus sont fendus, ainsi que les carcasses des sol™°‘ ^ courant alternatif, lampe à courant continu apte à être aliment^ P ^ p^^ent soit il suffit de remplacer la bobine m pai un
- approprié à lafréquence du courant aitereatif.^ en déter.
- Le réglage est obtenu uniquement, 1 lé„èrement variable
- minant la masse du contrepoids t {fig- 16 ),
- avec chaque lampe. __ iampe, pour cou-
- Lampe différentielle a mécanisme. norte-char-
- rant continu et pour courants alternatifs, la comman e hauteur
- bons au moyen d’une chaîne a permis de réduire au 7'™”’^ deve-de la lampe, et d’obtenir de très grandes courses
- nues indispensables par suite de de c charbons ordi-
- l’usure est sensiblement plus considérable que c
- naires< • ûrit imite la partie du
- Deux platines, reliées par trois tiges reG^Jche &u moyen d’une en-mécanisme qui est ainsi facilement rendu
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- La partie inférieure est solidement entretoisée par quatre tubes qu1 évitent ainsi toute déformation de l’ensemble et assurent un défilage parfait.
- Toutes ces pièces sont d’une grande simplicité, de construction très robuste et rigoureusement interchangeables.
- Comme dans le modèle à recul automatique, le mouvement des porte-charbons est commandé par l’action différentielle de deux solénoïdes {fig. 166) : l’un A enroulé en gros fil est traversé par le courant total; l’autre B enroulé en fil fin est branché en dérivation aux bornes de la lampe.
- Ces deux solénoïdes sont creux et dans leur tube central pénètrent les noyaux C et D, articulés aux deux extrémités d’un fléau E, oscillant sur couteaux, et dont les déplacements sont transmis au moyen d’une bielle M au mécanisme F placé entre les deux solénoïdes.
- Ce mécanisme est composé de trois mobiles. Le premier, tournant a une faible vitesse, est solidaire d’une roue G, sur laquelle passe la roue de suspension des porte-charbons. Le dernier mobile est muni d’une roue à large denture I qui peut être encliquetée par un doigt de forme spéciale J, articulé au point K par une tige support.
- L’ensemble du mouvement peut osciller sur les couteaux L. Sur le fléau E est articulée une seconde bielle N, à l’extrémité de laquelle est fixé le piston O qui se meut à frottement doux dans le cylindre P, de telle façon que les déplacements brusques du fléau sont amortis par l’air qui se comprime sous le piston.
- Le porte-charbon supérieur Q est suffisamment lourd pour entraîner l’inférieur R.
- Le mouvement s’appuyant, d’autre part, sur le côté gauche du fléau, ce dernier est incliné vers B. Dans cette position, le mouvement est abaissé et la roue I est séparée du doigt J ; le mouvement peut alors défiler et, sous l’action du poids du porte-charbon supérieur, les crayons viennent au contact.
- Lorsqu’on ferme le circuit, les charbons étant au contact, la différence de potentiel est nulle, ainsi que l’action du solénoïde en fil fin B. L’intensité, au contraire, devient maximum dans le solénoïde A enroulé de gros fil. Le noyau de fer doux C pénètre dans la bobine, entraînant le fléau E qui oscille autour de ses couteaux. Cette oscillation est transmise par la bielle M au mouvement F. La roue I s’élevant, le doigt J s’engage dans sa denture et l’immobilise.
- Le mouvement continuant à se déplacer autour des couteaux L, le porte-charbon supérieur Q est soulevé et l’inférieur R abaissé, l’arc est formé et le déplacement ne prend fin que lorsque le régime normal est rigoureusement établi.
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- LAMPES ÉLECTRIQUES
- Le doigt J, articulé en K, sa trouve soulevé par la roue I et a ams.
- Permis le libre déplacement du mouvement F. , . au2._
- Les charbons s usant, l’intensité tend à dimmuer et la tens.on g
- mente aux bornes de la lampe. . rfqiP de
- La puissance d’attraction du solénolde A “^t ^aisse et £> augmente; le fléau est sollicite vers ,
- l’écart produit primitivement à l’allumage devien n prend
- Le mouvement continuant sa course descendante, le
- contact, par son bec inférieur, sur sa tige ’ l’action du
- trouvant libérée du doigt d’arrêt, commence a tomne! sou
- poids du porte-charbon supérieur. sterne la roue I
- En raison de la très grande —* ^ ra très len-
- 11 échappe qu’une dent à la fois et les cha
- ^."en cours de fonctionnement, une cause quelconque (augmentation
- de tension sur le réseau, impuretés !*®ns *eS .C “^énotde A devient Toquer une augmentation d’mtensite, a ement se relève et
- prépondérante, le fléau E s’incline vers ui, rétablir exacte-
- les charbons sont écartés de la quantité suffisan e p
- ment le régime normal. , -ton O; un petit
- Les mouvements du fléeau E sont amor îs pai cp11ipment dans le clapet, placé sous le cy ^.-^dr^rcSIbineA).
- sons de l’écartement des charbons (plong u ^ turesd’arcenper-
- Cette disposition a pour effet de s opposeï aux ’ P , ppyqmer les mettant le rapprochement instantané des chai ons üroVOquées par alternatives d’allumage et d’extinction, dites pompag , p
- tes oscillations pendulaires de l’équipage. Aofllement plu-
- r r m Rardon exposait égaies r
- Lampe a arc carbo-mineral. iU* mons dizoaes.
- sieurs modèles de lampes destinées à utiliseï es pour l’emploi du
- Les différents organes de cette lampe ont étéionisation des charbons réflecteur fumivore système Blondel et pour u ^ fonctionnement Ozones à grand rendement lumineux, quel que
- par 2 ou par 3, à courant continu ou alternatif. lampes à
- La disposition du guidage des charbons Perm® \ le mécanisme; très grande course, 72 cm sans aucune modification aa ^
- c’est ainsi que l’on peut obtenir les plus long!
- seize heures par exemple, en employant des ciaimo anf beaucoup
- En vue de l’emploi de charbons minéialisés qui, produisent
- de vapeurs pulvérulentes s'accumulant ^ dans 0n obvie
- dans la plupart des lampes un arrêt rapi e façon à éva-
- à ces inconvénients en disposant le réflecteur fumrvox e de cuer extérieurement les gaz par une ventilation appiop
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- On a supprimé toute communication, même pour les lampes munies d’appareillages extérieurs^ entre le globe et le mécanisme.
- Y
- Fig. 167. — Lampe Yigreux et Brillié.
- Fig. 166. — Lampe différentielle Bardon.
- Le guidage des charbons est assuré, en dehors des tubes entretoises,, par des chaînes qui pénètrent dans le boisseau par une ouverture juste
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- LAMPES ÉLECTRIQUES 369
- frisante pour leur passage et en partie fermée par une contreplaqué _ e Peilt suivre facilement les mouvements latéraux de la chaîne, un on a rendu le boisseau enfermant le mécanisme absolument Manche.
- fre^tam^8S ^ ar° ^>reux Brillié de Levallois-Perret (Seine). —
- Port6 ^am^6 a P0^ lumieux fixe {fig. 167) se compose de deux tiges e^r e~charbons TT' suspendues par des cordelettes de soie s’enroulant ^sens inverse sur les tambours T^Tf, ; ces deux tambours d’enroule-sont fixés sur un arbre B qui tend à tourner sous l’action du 1 S ^0r^e~c^ar^on supérieur T qui entraîne dans son mouvement,
- ^aaoyen d une roue et d’un pignon denté, un volant Y. ce 6 V°^an^ es^ ^bre sur un arbre A et tourne à l’intérieur d’un cercle C; p Ce^e porte un frein F et peut prendre autour d’un axe c, placé à d une pièce G fixée sur l’arbre A, un petit mouvement d’oscil-10n Pernaet le serrage et le desserrage de ce frein. Lorsque celui-est en contact avec le volant, le cercle G se trouve, par construction, centrique à l’arbre A qui, monté sur couteaux de balance, se déplace
- °Us le moindre effort.
- O
- de f11**06 Cerc^e s’enroulent deux chaînettes supportant chacune un noyau le ei* ^ ' pl°nge®uit dans leurs solénoïdes respectifs S et D montés,
- Premier en série avec l’arc, le second en dérivation, dé ? ^essous ^es noyaux S, et D,, sont fixés des pistons S3 et D3 se fo ^ a^an^ ^ans des cylindres S2 et D2 servant d’assises aux bobines et te]711911^ amortisseur à air pour éviter le pompage : la pompe en S2 est ^ a îvement libre, l’autre en D2 offre une résistance beaucoup plus b ancle, mais elle est munie d’une soupape ordinaire D4, disposée de façon amortissement n’ait lieu que dans un sens, celui du soulèvement ^ noyau D, correspondant au recul des charbons; le rapprochement se ?eUX-(a Peut se faire très rapidement, la pompe S2 se trouvant alors e en jeu. On voit d’ailleurs que, de cette façon, les chaînettes sup-se an^ ^6S noyaux son^ toujours tendues, en maintenant le frein serré, s’il produit des oscillations à l’allumage; cette disposition évite toute Possibilité de collage.
- * nous suPposons le frein serré sur le volant V, on voit que la lampe l’ari?m^OSe ^ Une ^a^ance Pus sensible, mobile sur les couteaux de b ^ re ^ s°umise à l’action des efforts d’attraction des bobines S et aisant équilibre aux différents poids et à l’effort d’entraînement du
- Pansrïiis par le frein F à cette balance.
- ^ Mouvement de celle-ci est transmis directement aux charbons dans
- dé Toduit, de sorte qu’à un faible effort et un grand
- ucement des noyaux correspondent un effort énergique et un
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- petit mouvement des charbons; il en résulte un réglage sûr, indépendant du poids des charbons et du frottement des tiges de support, ainsi qu’un amortissement.très efficace ; il reste à examiner le phénomène du défîlage du volant Y.
- Dans la position de repos, le noyau est complètement enfoncé, Ie centre d’oscillation du cercle C est à peu près sur la verticale du point A; dans cette position, les forces agissant sur les chaînettes s’enroulant sur le cercle G n’ont qu’une action très faible pour le faire tourner autour du point c; cette action est inférieure à celle du ressort R, qui tend a desserrer le frein, et le volant est libre, ainsi que les porte-charbons>
- Lorsque le noyau S., s’enfonce sous l’action prépondérante du solénoïd© S, la distance du point c à la verticale du point A augmente; avec cette distance augmente l’effort de serrage, qui devient très énergique lorsque le noyau S, est complètement enfoncé; le ressort R est réglé de façon que, dans les conditions normales de marche, le frein se desserre dans une position moyenne entre ces deux extrêmes.
- Comme, d’un autre côté, l’attraction des noyaux est combinée avec un contrepoids convenable K pour que l’équilibre existe dans toutes leS positions des noyaux avec le régime normal à l’arc, on voit de suite que le réglage est absolument indépendant de la force du ressort R, du coefficient de frottement du frein, des trépidations, etc... le serrage du frein se faisant sans l’action d’aucune force extérieure venant modifier l’équi' libre de la balance, et le défilage se produit sans aucune modification du régime de marche.
- A l’allumage, le noyau est attiré avec un effort considérable ; Ie piston D3 formant retenue, le frein se serre de suite et les charbons s’écartent sans secousses, l’arc se forme et les noyaux se placent rapi" dement dans leur position d’équilibre établissant de suite le régi3#6 normal.
- Au fur et à mesure de l’usure, le déplacement des noyaux provoque Iff rapprochement des charbons, pour des variations insignifiantes de re' gime, par suite de la rotation de l’arbre A jusqu’au moment où le freiu qui se desserre de plus en plus laisse glisser le volant V.
- Au moment même de ce glissement, le frein se trouvant moins entraîné par le volant, l’équilibre de la balance est rompu avant toute variation de régime, et le cercle C se déplace en sens inverse, provoquant par ce mouvement même un nouveau serrage de frein venant immobifiser le volant. En un mot, en marche normale, le volant V tourne d’une façou continue, tandis que le cercle C fait de petites oscillations autour de son axe A, dans la position correspondant au glissement du frein et le ?e' glage se fait sans variation appréciable de régime.
- Pour faciliter ce mouvement d’oscillation du cercle C qui pourrait etfe
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- ' LAMPES ÉLECTRIQUES 371
- §efté par 1 amortisseur, la soupape de la pompe D2 est équilibrée par ^ ressorts qui la maintiennent légèrement soulevée en temps normal;
- cette façon la pompe ne forme retenue que pour des mouvements assez brusques pour appliquer cette soupape sur son siège.
- ^ Aucun ressort ni contrepoids réglable n’intervient dans l’étalonnage 6 ^ampe; celui-ci est effectué par la bobine série sur laquelle est mise en dérivation une résistance réglée une fois pour toutes. La lampe peut ^ 1 e démontée entièrement et remontée sans qu’il soit nécessaire de la
- legler à nouveau.
- Il est facile de voir que les dispositions de cette lampe, tant pour le wiou\ement de défîlage et de recul, lui donnant une extrême sensibilité, ^Ue Pour Ie système d’amortissement, permettant d’éviter tout collage a tout pompage, lui assurent toutes les qualités désirables pour une
- lampe à arc.
- L expérience prouve d’ailleurs qu’elle possède ces qualités au plus ut degré, puisque cette lampe marche d’une manière parfaite sans aucune résistance ohmique, par une ou plusieurs en série, permettant ainsi utiliserdans les arcs, aux pointes des charbons, plus de 950/Ode I’éner-électrique disponible, réalisant, de ce fait et par la sécurité et la cons-ance du réglage, une économie de 40 à 50 0/0 au minimum sur tous
- es adlres systèmes de lampes.
- Iî suffît d’apporter une très légère modification à cette lampe pour fin elle fonctionne parfaitementen l’alimentant avecdu courant alternatif sans résistance ohmique, ni bobine de self dans le circuit.
- Le mécanisme de cette lampe peut également être disposé pour ac-
- mnner alternativement deux paires de charbons.
- MM. Vigreux et Brillié exposaient également d’autres types de lampes
- a aie, parmi lesquelles nous citerons:
- Les lampes spéciales pour éclairage renversé et dans lesquelles le mécanisme est placé à la partie inférieure de la lampe, afin de ne pas gêner e passage des rayons lumineux dirigés vers le haut ;
- Les lampes à charbons inclinés avec arc à flamme, dans lesquelles on
- Ullllse des charbons minéralisés;
- Les lampes spéciales destinées à être alimentées par des courants tri— ases a basse fréquence, c’est-à-dire inférieure à 40 périodes par se-c°nde. Dans cette lampe on utilise les trois phases du courant, et elle Pcut^ fonctionner avec des courants dont la fréquence n’est que de 20 à p Peu°des, tout en ayant un rendement lumineux supérieur à celui que On obtient avec le courant alternatif simple. Le mécanisme de la lampe emporte une vis sans fin à axe vertical qui commande trois roues P acées dans des plans à 120° et dont les axes se trouvent dans un Oiême plan horizontal. Ces roues sont solidaires de leviers articulé
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- Fig. 168.'— Lampe Blondel.
- auprès des porte-charbons; les charbons glissent dans un support isolant et les pointes des trois charbons se rencontrent au même point. La rotation de la vis déplace les charbons de quantités égales sous un angle sensiblement constant. Les porte-charbons sont convenablement isolés des leviers et relies par des fils souples aux prises de courant. La vis sans fin verticale est actionnée par deux petits moteurs à champ tournant, montés sur le même axe et reliés à la vis par un train d’engrenages. Chacun de ces moteurs est actionné par trois bobines semblables ; l’un des moteurs porte des bobines à gros fil intercalées dans le circuit principal et son sens de rotation tend à éloigner les charbons; l’autre moteur comporte trois bobines en fil fin, montées en triangle ou en étoile entre les charbons, et les connexions sont établies pour que le sens de rotation du moteur tende à rappr°' cher les charbons. Lorsque les actions des deux moteurs se compensent, le tout reste a11 repos et le réglage s’effectue comme dans une lampe ordinaire suivant l’action prépondérante de l’un ou de l’autre moteur.
- Lampe à are Blondel. —
- Cette lampe (fig. 168), construite et exposée par la Société française d’incandescence par
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- Fig. 169. — Lampe Blondel.
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- le gaz, système Auer, de Paris, a été imaginée par M. Blondel. Cette lampe, à charbons minéralisés, présente des particularités très intéressantes, tant en ce qui concerne le mécanisme du régulateur et le dispositif de la lampe que par la nature spéciale des charbons utilisés.
- Le régulateur est du type différentiel avec défilage commandé par une minuterie; il est caractérisé par la simplicité et la solidité des organes, ainsi que par la puissance des bobines de réglage.
- Ce régulateur se compose d’une balance montée sur couteaux et constituée par la minuterie elle-même et les noyaux plongeurs des deux bobines. Une de ces bobines est enroulée de gros fil et montée en série avec l’arc ; l’autre est enroulée de fil fin et placée en dérivation. La chaîne aux extrémités de laquelle sont suspendus les porte-charbons passe sur la roue à empreintes de la minuterie. Le porte-charbon supérieur est moteur et, à cet effet, est surmonté d’une masse métallique. La pompe produisant l’amortissement est d’une construction particulièrement robuste ; elle est de grand diamètre pour ne pas nécessiter un alésage trop exact pouvant entraîner des coincements en marche et, enfin, elle est munie de clapets qui permettent le rapprochement brusque des charbons. Cette pompe est disposée sous le plongeur de la bobine en dérivation.
- La figure 169 permet de voir la disposition générale des organes.
- Ce régulateur se distingue par la puissance de ses bobines de réglage; en outre, il est construit de telle sorte que la différence de l’effort des deux plongeurs soit constante pour toutes les positions relatives des charbons. A cet effet, la position de réglage, c’est-à-dire de défilage de la minuterie, correspond à la position moyenne des plongeurs, vers le milieu de leur course ; à partir de la position d’enclenchement de la minuterie, il y a donc autant de recul pour l’écart que pour le rappi’0' chement des charbons.
- A ce propos, il est à remarquer que ces deux conditions, indispensables pour obtenir le bon fonctionnement d’une lampe à arc, ne sont pas réalisées en général. Or, si la puissance des bobines est insuffisante dans un régulateur, celui-ci pourra fonctionner convenablement quand tous les organes seront neufs et bien propres ; mais il se déréglera dès que ces organes prendront de l’usure ou viendront à s’encrasser. Si la diffe-rence de l’effort des deux plongeurs n’est pas constante pour toutes les positions des charbons, le réglage pourra se faire pour une certaine longueur des crayons, c’est-à-dire pour une certaine valeur de l’usure des crayons, et être défectueux pendant tout le reste de la marche, puisqu’à une variation donnée de la tension aux bornes de la lampe ne
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- LAMPES ÉLECTRIQUES
- correspondra pas une même variation utile de 1 effort pioduit pa
- bobines sur la balance. . L . r>„map-Aetle
- Les principales particularités de ceP" e“s;tif qui est inverse
- centrage des charbons, sur la position d densation des fumées.
- de la position ordinaire et sur '.’élevall°" 6 son ssage dans un trou
- Le guidage du crayon supérieur se fa P globe : une bague
- ruenagé dans une pièce placée a 1 orifice s p
- fie serrage amène le courant au crayon supéneur.^ au voisinage de
- Le charbon inférieur est maintenu,czn n gur le butoir et
- 1 arc, contre un butoir, par une piece a i crayon du côté
- qui porte à son extrémité un galet qui en même temps à
- opposé; ces deux pièces, le butoir et le ga ,
- amener le courant au charbon. , Rcmre 169.
- Ces détails de guidage se voient très, nettemen^sui ^ ies
- Le montage du globe est également très P s’échappent au
- poussières qui se dégagent pendant la com us ^ déposent à l’intérieur
- dehors sans être condensées, et aussi qu elles • . rermé à sa
- fiu globe lui-même. A cet effet, le globe est comp e e inférieure
- Partie supérieure par un couvercle à travers eque lui-même par
- fiu charbon supérieur passe dans un anneau iso e, en offre une
- Un condenseur de fumée ou réflecteur. Ce conc ensei. au voisi-
- grande surface, permet de condenser rapidemen es encore
- il
- quelques fumées, passent ensuite pai un 1 g * Le cendrier,
- fie chicanes, où la condensation se termine comp y de
- Placé à la partie inférieure du globe, est per La fermeture hermé-
- façon à établir un tirage pour l’évacuation es gaz. absolument
- üque du globe à sa partie supérieure protège, une fnmées est
- efficace, l’arc contre les conrants d’air; l’évacuatron des.^ ^ assez complète pour supprimer totalement tout ep obtenir
- globe. Par suite des précautions très particulières prise p ^ ^ fj.é_ la condensation des fumées, la lampe, contiaiiemen a |a-gse échap-quemment quand on emploie les charbons minéia ises, o-lobe
- Per au dehors aucune fumée. Le tirage qui est prodm dans ^ renouvelle constamment l’air dans lequel brûlent es c ® ^ ^ com_
- tenant ainsi les conditions initiales pendant toute a
- bustion. • nour but de
- La lampe est munie d’un dénveur automatique n,ont pas
- préserver le régulateur, en coupant le circui , s distance logée
- été remplacés à temps; l’arc est alors remplacé pai un rAs;stance de dans le chapeau de la lampe ; dans les deinieis mo e es, réglage est également logée à cet endroit.
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- La particularité la plus remarquable de la lampe Blondel réside dans la nature des charbons employés.
- Ces charbons, dits, charbons dizones, se composent d’un noyau fortement minéralisé entouré d’une enveloppe de carbone pur ayant une épaisseur comprise entre 1/5 et 1/7 du diamètre de crayon : cette épaisseur est déterminée de telle sorte que l’enveloppe se taille plus court, c’est-à-dire en cône, sous la partie minéralisée; grâce à cette forme particulière de la taille du crayon, l’arc ne peut jaillir de la partie en carbone pur, ce qui aurait l’inconvénient de modifier la coloration de la lumière et de détruire la stabilité de l’arc.
- Les charbons dizones sont fabriqués à l’aide de presses spéciales qui permettent d’obtenir simultanément la partie centrale minéralisée et l’enveloppe en carbone pur d’une épaisseur convenable.
- Dans la lampe Blondel, le charbon positif est placé à la partie inférieure; c’est là une particularité tout à fait intéressante et à laquelle cette lampe doit une grande partie de ses propriétés. En effet,, le charbon positif, qui seul est minéralisé fortement, produit en brûlant un flux gazeux qui tend naturellement à s’élever; ces matières gazeuses rencontrent ainsi l’arc et s’échauffent en donnant de la lumière, tandis que dans la position inverse elles ne pourraient pour la plupart que s’échapper sans profit; il n’y aurait dans ce dernier cas que la petite portion ionisée de cette vapeur qui traverserait l’arc et on perdrait une très notable quantité de lumière.
- D’ailleurs, les propriétés des charbons dizones ne sont mises à profit qu’à la condition qu’ils soient employés avec le dispositif décrit plus haut.
- Le charbon minéralisé employé comme positif à la partie inférieure donne un rendement lumineux bien supérieur : d’après les essais du professeur Wedding, la consommation spécifique par bougie passe de 0,63 watt pour le positif en haut à 0,13 watt pour le positif en bas; ce phénomène s’explique par l’incandescence des vapeurs minéralisées qui sont à l’état neutre dans l’arc, c’est-à-dire qui ne sont pas ionisées.
- Le charbon positif placé à la partie inférieure permet, en outre, l’emploi de charbons très fortement minéralisés, tout en évitant que les scories envahissent le cratère.
- Le condenseur-économiseur, placé autour du charbon négatif et au voisinage de sa pointe, empêche les vapeurs ionisées au pôle positif de s’élever trop haut le long du charbon négatif, tandis qu’il maintient ces vapeurs à une température suffisamment élevée pour empêchée leur condensation, sous forme de gouttes, à la pointe du charbon négatif.
- En outre des avantages qui viennent d’être signalés avec un charbon
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- LAMPES ÉLECTRIQUES
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- supérieur en carbone pur ou légèrement minéralisé, on . 1, •
- • .f • io naintp de lélectrode mieneuie
- jours un allumage facile, puisque la poi «erait
- ne peut se trouver recouverte d’une goutte de scoiie, coi ^
- le cas, si le charbon minéralisé était placé à la paitie sup
- Le rôle de l'enveloppe en carbone pur des charbons d.zone«>t de
- prévenir la scorification qui autrement est très a on an „
- charbons fortement minéralisés ; cette scorificat,on provoque le colla e
- des crayons et, par suite, l'arrêt du régulateur, en meme temps qu elle rend difficile la mise en marche; l'enveloppe a aussi po °
- menter la conductance des crayons et leur duree- mm à pheure
- L’usure normale des charbons drzones es 1S 0rdi-
- par électrode, c’est-à-dire qu’elle est analogue à celle es y
- naires quand on prend un diamètre normal. , b ordinaire
- L’arc obtenu entre charbon dizone po»t f m méralisés,
- négatif a le caractère de tous les aies en r ion égale, cette lon-c’est-à-dire qu’il a une grande longueur, - panode minéra-
- gueur est cinq fois celle de l’arc ordinaire, cg ,
- lisée est à la partie inférieure, la flamme qui constitue da 0?
- d’arc, la source principale de lumière a, en outre, un vo u plus grand que dans l’arc-flamme ordinaire. d’énu-
- Les diverses propriétés du charbon dizone que nous v mérer, jointes à la disposition particulière des electro es, ceUe
- par une réduction considérable de la consommation spec bQ -e
- consommation pour la lampe Blondel est de 0,13 à , wa de
- hémisphérique et peut s’abaisser à 0,12 watt avec des chaibons bonne qualité et pour des arcs de 250 watts environ. ce^e
- Les régimes les plus favorables au bon ^"Cnl“n”oe“ommation de lampe sur courant continu correspondent consommation
- 200 à 300watts par foyer. On peut descendre jusqu a une “"“"T de 150 watts, mais il faut alors employer des charbons
- tion particulièrement soignée. , n„ a oPt4
- Sur courant continu, les lampes peuvent être groupées par 2,
- sous la tension de 110 volts. . < avec une
- Gomme avec les crayons minéralisés, 1 intensité u co pour
- tension donnée ne peut croître indéfiniment, les régimes m g en les différents groupements sont limités; ainsi poui ern ies
- série sous 110 volts, soit 40 à 45 volts aux bornes une sous
- régimes varient de 3 à 7 ampères; avec tiois ampes entre
- 110 volts, soit 32 à 35 volts par lampe, les régimes son volts ou
- S et 9 ampères; enfin, pour quatre lampes en série so , 7 am-
- 25 à 27 volts par lampe, l’intensité ne doit pas être m eri pères et peut dépasser 25 ampères.
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- Bien que, théoriquement, l’arc long ait un rendement meilleur, le rendement commercial des lampes dans les différents groupements qui viennent d’être mentionnés est sensiblement le même par suite de la moins grande, quantité d’énergie dépensée pour les arcs courts dans la résistance de réglage.
- Sur courant alternatif, la tension normale aux bornes de la lampe est de 30 à 32 volts, et le groupement le plus rationnel, sous la tension de 110 volts, consiste à alimenter trois arcs en série. Les régimes pratiques sont compris entre 7 et 20 ampères avec une consommation par foyer de 180 à 400 watts. Pour les arcs à 27 volts, le facteur de puissance de l’arc est de 0,83 environ ; il diminue à mesure que l’arc s’allonge et peut s’abaisser à 0,73 pour un arc à 35 volts.
- Lampe à arc Delafon et Leseible. — Ce type de lampe à arc pour courant continu ou pour courant alternatif est caractérisé par cette particularité que l’on peut y placer jusqu’à’six paires de charbon mises automatiquement et successivement en circuit par un mécanisme spécial, ce qui permet d’assurer un nombre d’heures d’éclairage assez grand, sans qu’il soit nécessaire de procéder au remplacement des charbons et, par conséquent, sans interruption de l’éclairage. De plus, cette lampe est munie d’une sorte de marteau en charbon qui vient frapper sur les porte-charbons supérieurs pour briser les scories dès qu’un collage vient à se produire.
- Lampes à arc Kœrting et Mathiesen. — Ces lampes, construites par la Société Force-Eclairage de Bruxelles, sont de plusieurs modèles, parmi lesquels on peut citer la lampe « Excello » à crayons convergents, dont le rendement lumineux est supérieur à celui des lampës ordinaires; la lampe pour reproductions photographiques ; enfin, une série de lampes différentielles, dont une du type adopté par l’État Belge pour l’éclairage des gares, arsenaux, etc.
- Lampes à arc, système Gramme. — La Société Gramme construit ces lampes pour courant continu et pour courant alternatif.
- Le type de 10 ampères peut être monté par deux lampes en tension, alimentées en dérivation sur un circuit à 110 yolts et par trois sur 135 volts.
- Ces régulateurs ont un arc toujours stable, sans battements ni collage. La durée des charbons est de dix heures environ. Ils peuvent être montés par 10 ou 20 en tension, lorsqu’ils sont alimentés en série.
- Lampes à arc en vase clos « Jandus ». — La Compagnie des lampes à arc « Jandus » avait exposé plusieurs modèles de ses lampes à
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- lampes électriques 379
- Rrc en vase clos, pour courant continu et pour courant alte Le mécanisme des lampes à courant continu (type ; porte un solénoide, monté en série avec l’arc, à 1 mtcneur duquel est
- disposé un noyau mobile. ^
- Le rapprochement des charbons, au repos s’effectue Par a1
- du porte-charbon supérieur, convenablement este, ton a
- „ Ffg 171. — Lampe Jandus type J.
- Fig. no. — Mécanisme de la lampe Jandus.
- modérée par Faction de bagues en laiton. L’écartement des charbons^
- moment de l’allumage, est provoqué par 1 attraction everc P
- tv •• i , ’ • preux et à tinté rieur duquel glisse
- noide sur son noyau de ter « qui est e férieure du noyau a se
- le charbon b et son poids moteur. La par r avec
- termine par une sorte de piston B se mouvant c ans un un très faible jeu, de manière à former amortisseur. ^ ^
- Le noyau a est, en outre, percé de quatie fenêtres
- disDOsées à angle
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- droit, et à l’intérieur desquelles pénètrent les bagues en laiton molettées à leur périphérie. Lorsque le piston B est en haut de sa course, par suite de l’attraction du noyau a, les quatre bagues reposent, d’une part* sur la partie conique du piston et, d’autre part, sur le porte-charbon. Dans ces conditions, le charbon b se trouve immobilisé par les bagues grâce à leur molettage. Quand, au contraire, le piston descend, il dégage un tube central fixe, solidaire du cylindre C; ce tube entoure le porte-charbon, mais son diamètre est suffisant pour laisser passer librement le porte-charbon. Les quatre bagues, reposant sur le piston, descendent avec lui jusqu’à ce qu’elles rencontrent le tube central sur lequel elles viennent alors s’appuyer, libérant ainsi le porte-charbon qu’elles ne maintiennent plus par leur pression.
- Pour que les bagues restent toujours dans une bonne position, c’est-à-dire engagées dans les fenêtres, elles sont maintenues par un petit anneau fixé sur un tube creux à mi-hauteur des fenêtres.
- Le fonctionnement de cette lampe est des plus simples. Quand la lampe n’est pas en circuit, le solénoïde est inactif et le piston B se trouve au bas de sa course, au fond du cylindre C ; par suite, le charbon supérieur étant libre, glisse et vient au contact du charbon négatif inférieur qui est fixe.
- Dès que l’on ferme le circuit, le courant passe dans le solénoïde qui attire son noyau a, et le piston B se trouve soulevé ; l’arc jaillit, et les bagues viennent alors immobiliser le charbon b.
- Lorsque l’arc s’allonge, par suite de l’usure des charbons, le solénoïde laisse peu à peu retomber son noyau et la pression des bagues contre le charbon positif diminue graduellement jusqu’à ce que celui-ci puisse descendre. Quand l’arc a repris sa longueur normale, le noyau et le piston remontent et le charbon est de nouveau immobilisé.
- Lorsque le charbon positif est arrivé à l’usure limite, le mouvement de descente est arrêté par un renflement du poids moteur, qui vient alors buter sur les bagues.
- Un dispositif particulier permet de conserver le centrage du charbon et sert, en même temps, à amener le courant. Il est constitué par un anneau de cuivre nn, relié à la borne positive et faisant corps avec la lampe. La circonférence intérieure de cet anneau est taillée en engrenage et, dans chaque intervalle m séparant deux dents consécutives, est glissée une petite bague en cuivre k. Toutes ces bagues sont engagées d’un peu plus de moitié entre les encoches et le charbon et leur poids maintient ce dernier au centre de l’anneau.
- L’arc se produit à l’intérieur d’une enveloppe en verre v [fig. 171), percée de deux ouvertures laissant passer les charbons avec le minimum de jeu. Cette première enveloppe est entourée d’un globe en verre V opale,
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- LAMPES ÉLECTRIQUES 381
- obturé par une sorte de valve en acier mince o qui s onvre du dedans en dehors et sur laquelle appuie un léger ressort. L’autre extrémité du globe est prise dans une griffe et l’obturation est obtenue par des ronde les
- on amiante. .
- Lorsque la lampe fonctionne, l’air se dilate et s échappe par a du globe extérieur, sans qu’il puisse se produiie de rentiée c a , ces conditions, l’air restant dans les globes est rapidement pnve
- Une résistance de réglage R montée en série arec le solenoideelavec
- l’arc est placée à la partie supérieure de la lampe.
- Ce type de lampe se monte en dérivation sur des circuits a 100 ,
- 125, 135 et 150 volts et exige des intensités de courant vanan cepuis
- La lampe type C diffère du type J par certains détails de construction;
- son fonctionnement est à peu près le même. , •
- ~ .Cl pins- l’électro-aimant a bobine
- Ce type ne comporte qu un seul vase clos, ,
- «nique est muni d’un noyau plongeur transmettant son mouveme porte-charbon supérieur par l’intermédiaire d’une chaîne passant sur One poulie. La résistance, contenue à l’intérieur de 1 enveoPP«. ^ gement ventilée et, dans ces conditions, ne chaut e pas ce e
- Le type C, comme le type J, se monte toujours en dérivation poui des tensions comprises entre 100 et 150 volts et fonctionne avec des intensités
- depuis 3,5 jusqu’à 6 ampères. , , . celui du lvpe J, mais
- La lampe type D a un mécanisme s _ vanl atteindre jus-
- légèrement modifié pour obtenir un arc p SP . . , , ,
- qu’à 35 mm File consomme de 2 à 2,5 watts par bougie jusqu a 3,o am
- qu a oo mm. Llle consomme u 200-250 volts et, dans ces
- peres, mais elle se monte en dérivâti ia]eg lelles quc la pho-
- conditions, convient à certaines applm . , .. 0q ]a
- tographie, car les rayons ultra-violets dominent tas
- tension est supérieure à 110 volts. Avec u iamï)e parc
- 150-160 volts, on obtient dolents «
- est limité par la course du piston et ^ |ampe est égale-
- convient de ne pas dépasser 140 'ol ^ ^ les mines et, dans ce
- ment utilisé avec avantage poui le g 990-^50 volts et con-
- cas, il se monte en dérivation sur des circuits a 2-0 -5
- somme de 2,5 à 3 ampères. j el consomme 2 ampères
- La lampe type B est une reducüo d yp ^ s dépensent de
- sons 110 volts et 1,5 ampere sous 2-0 „ s conïie„nent
- 220 à 440 watts, soit de 11 à 1 ’Anetits espaces, di vitrines, etc. Particulièrement pour 1 éclairage de p Société jandus construit un Comme lampe de petites dimensions, à 110j *25, 200 et
- type N, se montant en dérivation sur e
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- 3J2' APPLICATIONS THERMIQUES
- 220 volts. Ces lampes fonctionnent régulièrement avec un courant de 1,5 ampère sous 110 volts (80 volts à l’arc) ; en utilisant des charbons a âme de 5 mm, on obtient vingt heures d’éclairage avec une lumière fixe-
- Ces lampes peuvent être montées par 2 en série sur des circuits à 220 volts.
- La lampe type M a été établie pour remplacer les anciens modèles à deux paires de charbon. La duré moyenne d’éclairage avec une seule paire de charbons est de trente à cinquante heures. Le mécanisme est analogue à celui des lampes J, mais d est plus simple et pblS robuste. Grâce à la forme rationnelle du globe, la consommation d’énergie, mal' gré le manchon opalin entourant l’arc, n’est que de 0,71 à 0,75 watt par bougie.
- Pour terminer la série des lampes à arc Jandus à courant continu, il faut également mentionner le type P» qui permet d’obtenir un arc très long même sur des circuits à 110 volts et qui a été étudié spécialement en vue de son application aux travaux photographiques.
- Les différents types de lampes à courant alternatif du système Jandus comportent tous un mécanisme identique.
- Le dispositif de réglage est analogue à celui des lampes à courant continu. Il n’en diffère que par le modèle d’électro-aimant qui comporte deux bobines au lieu d’une. Le noyau mobile est en forme d’U renversé, transmettant son mouvement au porte-charbon supérieur par l’intermédiaire de chaînettes passant sur deux poulies. Les deux bobines sont montées en parallèle entré elles et en série avec l’arc. Le réglage dé cette lampe s’effectue à l’aide d’une résistance ohmique ou d’une bobine de self placée extérieurement.
- Le type de lampe AC (ftg. 172) ne comporte qu’un vase clos simple; ^
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- LAMPES ÉLECTRIQUES 383
- convient plus particulièrement aux éclairages d intérieui. Il se monte toujours en dérivation sur des circuits où la tension est au moins de 90 volts et où la fréquence est comprise entre 40 et 90 Pe“° es Par seconde. L’intensité de courant nécessaire varie depuis d,o ampères
- jusqu’à 7 ampères. , , ,
- Le type AJ, d’une hauteur plus grande, comporte, comme a amP® courant continu type J, un double vase clos et convien sur ou P l’éclairage extérieur. Il se monte dans les mêmes conditions que type précédent et les intensités varient depuis 5 jusqu à 8 amp ^ i-™.
- Le type AP, identique aux précédents comme mécanisme, nmn différé que par l’enveloppe extérieure spécialement etudiee pour . PF» lions photographiques. Cette lampe exige un couran e a et une différence de potentiel entre les deux charbons de B *0 volt.
- Tous les types de lampes à courant continu, sauf les types C et D
- Peuvent, par l’adjonction d’un shunt, être montes en sen .
- ë<r tr“:rir:;type j r
- l’adjonction d’un enroulement en dérivation p ace g ^
- que l’enroulement en série. Ces lampes se montent en se n sans dto
- veur, sur des circuits de 200 volts et aU ® î^que à la condition
- vant être montées sur chaque série peu e 0 .
- d’avoir une tension de 80 volts par lampe aiw ej ® ^ ^ ^ , j, Le type S°, comme le precedent, es , . , pnroulement
- Comporte une bobine avec un enrouement ™ une résistance
- en dérivation et, de plus, un dériveur leg lampes de
- de snbst.tut.on qu. permet d e"ter 1 . d c„ type de lampe convient la série quand un des arcs vient a s e • 1 aUmentées par des
- particulièrement pour les mstal!laticm va|e de B00 à 750 volts,
- circuits de traction électrique dont la R pour
- U convient également de ^"‘'“fA^Xns deftypes Ad, éclairage indirect, qui ne sont que d remplacé
- D, J et S, déjà décrits et qui, naturellement, ont leu. glo
- par un réflecteur.
- T a lampe Regina à arc en vase clos Lampes à arc « Regina ». ^ , mloene. Cette lampe
- était exposée par la Regina Bogenlampen aj^ ^ La durée des
- de 5 ampères sous 220 volts se monte p
- charbons est de trois cents heures en écision, et son dispo-
- Cette lampe fonctionne avec une tr g sitif de réglage agit très rapidement. petit, désigné
- La même Société exposait un moA ^ charbons est, en moyenne, sous le nom de lampe Regmula, la d
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- 384
- de trente à quarante heures, lorsqu’elle est alimentée par un courant de 2 ampères. Son intensité lumineuse, avec un courant de 2 ampères sous 110 volts est de 150 bougies en moyenne.
- Ces deux types de lampes se construisent également pour être alimentées par du courant alternatif à 40 ou 60 périodes. La durée des charbons pour la lampe Regina à courant alternatif est de cent cinquante heures et pour la lampe Reginula de vingt heures.
- On voyait également, dans le stand de cette Société, des lampes de même système disposées pour les travaux de photogravure et dans lesquelles les radiations- violettes prédominent.
- Lampe Marks à arc en vase clos.
- — Ces lampes, exposées par la Société Gramme de Paris, se montent seules en dérivation sur les circuits à 110 volts.
- Le vase clos garantissant l’arc des poussières, des corps inflammables et du contact de l’oxygène de l’air, permet d’obtenir une durée d’éclairage de cent à cent cinquante heures avec une seule paire de charbons, suivant les dimensions de ces derniers. L’usure des charbons ne dépasse pas 3 mm par heure, alors qu elle atteint 40 mm dans les lampes ordinaires de même intensité.
- De construction très simple, elles ont un fonctionnement très régulier.
- Il se construit trois types de ces lampes pour courant continu exigeant respectivement des intensités de 1,5, 3 et 5 ampères et un seul type pour courant alternatif de 5 ampères.
- Lampe Vogel. — Ce type spécial de lampe a été exposé par la Société Phœnix de Berlin. C’est une sorte de combinaison d’une lampe à longue durée et d’une lampe à vapeur de mercure. Le charbon inférieur est placé dans un amalgame et entre les deux charbons se forme un arc très long. La lampe exposée (fig. 173) était triple et pourvue d’un dispo-
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- LAMPES ÉLECTRIQUES 885
- sitif commun de réglage. Elle est d'une très grande puissance lumineuse Les charbons auraient, parait-il, une durée de 1 600 heures. C.es lampes
- . ' 'Jonnp rTflllumaa-e. Suivant la nature
- sont mises en circuit avec une résistance cl &
- de l’amalgame, la lumière est blanchâtre ou coloiée.
- Crayons pour lampes à arc à courant continu et a courant *1 matet les charbons spéciaux utilisés dans les projecteurs. Dans P'^" de ces différentes sortes de charbons, on emploie des P*»
- composées de graphite très pur ^ "J ^/^“ampes. La mèche variant suivant la nature du courant qui a cuvant les
- des charbons à âme est également de composition variable suivant es
- applications. , Gallois-Perret, avait dans son stand de
- La Société « le Carbone », de Levalloi.
- nombreux modèles de charbons pour lampes à arc.
- LAMPES A INCANDESCENCE
- . , . i iupindescence s’efforcent de
- Les différents constructeurs de lamp possible et, d’autre
- Produire ces lampes à un prix auSS) qauo.^eilterleur puissance
- Part, à améliorer leur rendement, c est-a 1 »
- lumineuse pour une même dépense d enerf &‘ , de grande durée
- La Société Gramme de Paris avait exp movenne con-
- i Hps lampes de durée moyenne cou
- consommant i watts par bougie et I P voirs éclairants com-
- sommant de 2,5 à 3 watts par bougie pour d p
- Pris entre 1 et 100 bougies. mbrlandes décoratives com-
- La même Société présentait égalée• ^ haqueguiria„de,
- posées de il lampes montées en série g absorbent de 0,8
- Une différence de potentiel de «0 volte /^j^es appartements, a 0 9 ampère et se prêtent parfaitement j g . incandeseence porta-Plusieurs exposants présentaient ant une peUte batterie
- tives pour usines, mines, navires, * •• entre autres, la Société
- d’accumulateurs destinée a alimenter exposait les lampes
- anonyme des accumulateurs Chelm c présentait une
- de sûreté Lmdeman et la Société etPdont la petite
- lampe portative de 8 bougies, foncti d,éclairage de trois heures,
- batterie d’accumulateurs assure une d ^
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- 386
- APPLICATIONS THERMIQUES
- L’Union électrique de Bruxelles, filiale de l’Allgemeine Elektricitâts Gesellschaft de Berlin, avait exposé ses divers types de lampes à incandescence ainsi que des lampes Nernst.
- Enfin, la Société anonyme des accumulateurs Chelin, de Bruxelles, exposait des lampes à incandescence à filament en osmium du système Auer.
- LAMPES SPÉCIALES
- Lampe Cooper-Hewitt à vapeur de mercure. — La lampe Cooper-Hewitt était exposée par la Société anonyme Westinghouse de Paris. Cette lampe {fig. 174) est simplement constituée par un tube de verre, de 2,5 cm environ de diamètre, dans lequel on a fait le vide aussi complet que possible et qui contient une petite quantité de mercure. Aux deux extrémités de ce tube sont soudés deux fils conducteurs en fer constituant les électrodes de la lampe. Pour allumer la lampe, on fait basculer le tube de manière à faire couler le mercure d’une électrode à l’autre, en formant un filet liquide qui détermine ainsi un court-circuit momentané entre les deux électrodes. On laisse ensuite revenir le tube à sa position primitive et tout son intérieur s’illumine, la vapeur de mercure devenant incandescente. La figure représente une lampe type K, dont le tube a 114 cm de longueur et consomme 3,5 ampères sous 110 volts.
- Pendant son fonctionnement, cette lampe ne dégage aucune vapeur à l’extérieur et il ne se produit ni perte ni usure de la matière illuminante. Comme le tube tout entier est illuminé, cette extrême diffusion de la lumière émise empêche la formation des ombres dans les locaux ainsi éclairés.
- Le rendement lumineux de cette lampe par rapport à la quantité d’éner gie électrique consommée est très élevé : il est-environ 2,5 fois celui de la lampe à arc et 8 fois celui de la lampe à incandescence. En effet, tandis que la lampe à incandescence consomme de 3,5 watts à 4 watts par bougie sphérique, la lampe à arc 1,5 watt, la lampe à arc en vase clos 2 watts, la lampe à mercure ne consomme que 0,45 watt.
- La lampe à vapeur de mercure produit une lumière qui, de près, paraît d’un beau blanc et qui, à distance, semble bleuâtre. Cette couleur de la lumière est naturellement la couleur caractéristique de la vapeur de mercure dont le spectre est totalement privé de rayons rouges, mais, par contre, est très riche en rayons verts, bleus et jaunes. L’absence de rayons rouges altère la couleur des objets éclairés, altération qui ne présente aucune importance pour la plupart des applications indus-
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- LAMPES ÉLECTRIQUES . 387
- trielles auxquelles cette lampe est particulièrement destinée. Le blanc le noir ne sont pas affectés, le bleu et le vert deviennent plus intenses, tandis que le rouge apparaît brun ou lilas foncé; on peut, toutefois, éviter cette altération des couleurs en enveloppant les lampes d une étoffe de soie teinte avec une substance telle que la rhodamine qu j
- Possède une vive fluorescence rouge.
- Par contre, à cause de l’absence de rayons rouges, la lumière émise Par la lampe à vapeur de mercure fatigue beaucoup moins les yeux que colle des autres sources lumineuses. Son emploi est donc tout indiqué pour effectuer des travaux nécessitant une attention soutenue et pour lesquels l’altération de certaines nuances rouges ne présente aucune
- Fig. 174. - Lampe à mercure Cooper-Hewit.
- importance. en s Uniques,
- Comme la lampe Cooper-Hew.lt est tre r h J ^ dans les elle est largement utilisée avec avantag I
- industries,™ en dérivent. ' evue hysiol0giqueet psycho-
- La nocivité des rayons rouges au pom " , . 1 lamne à
- i J m lumière émise pai la lampe d
- iogique est bien connue; or, comme rayons, il est évident
- vapeur de mercure est complètement Pr‘vee f>, | ot! commet une
- qu'elle ne peut exercer aucuneâge des effets aussi dangereux erreur en attribuant a ce mode d ecl &
- que ceux que produisent les rayons X. traitement du
- Pourcertaines applications “^'^re comportant un
- lupus, on a construit des lampes a P ^ verre ont la prohibe en quartz au lieu d’un tube de ver . remplaçant le verre par
- priété d’arrêter les rayons ultra-vio• e* PUement de rayons
- le quartz, la lumière émise par la la p
- «Ura-violets qu'elle est,dan«CTeUS^"esapr'M. Cooper-Hewitt, ont
- Le nombreuses expenences, etiec F
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- 388
- APPLICATIONS THERMIQUES
- prouvé qu’une électrode en mercure n’offre que très peu de résistance au passage du courant lorsqu’elle sert d’anode et que, au contraire, elle présente une résistance très considérable lorsqu’elle est utilisée comme cathode, si sa surface ne se trouve pas maintenue à l’état de désagrégation continuelle par le passage d’un courant suffisamment intense, préalablement établi. Si on remplace le mercure par d’autres corps, on obtient les mêmes résultats ; la répugnance de la cathode est donc une propriété générale que l’on peut toujours éviter en désagrégeant sa surface. Pratiquement, le mercure à l’état de pureté permet seul de constituer une cathode dont on puisse maintenir constamment la surface à l’état de désagrégation et qui se reconstitue d’elle-même au fur et à mesure de sa destruction. Les vapeurs de mercure n’exercent aucune action destructive sur les parois du tube qui les contiennent ou sur l’anode, si elle est en fer, comme celle qui est utilisée dans les lampes Cooper-Hewitt.
- A égalité d’intensité de courant, l’intensité lumineuse de la lampe augmente avec la tension de la vapeur de mercure qui remplit le tube ; mais, à partir d'une certaine limite, la différence de potentiel aux bornes, nécessaire pour faire passer le courant, augmente rapidement avec cette tension de vapeur. Il y a donc une valeur de la tension de vapeur pour laquelle le rendement lumineux atteint son maximum ; cette valeur de la tension est voisine de 2 mm, correspondant à la température de 140°. A cet effet, il fallait donner au tube des dimensions permettant de maintenir sa température intérieure voisine de 140°. M. Cooper-Hewitt y est parvenu en disposant autour de la cathode une chambre de condensation de diamètre beaucoup plus grand que celui du tube. C’est contre les parois de cette chambre que se condense la majeure partie des vapeurs émises à la cathode et c’est à travers ces parois que se dissipe la presque totalité de la chaleur produite.
- Pour que le fonctionnement de la lampe soit régulier, autrement dit que son régime soit stable, la différence de potentiel aux bornes nécessaire doit passer par un minimum, pour une intensité déterminée de courant, intensité qui est de 3,5 ampères pour toutes les lampes. On monte à cet effet, une résistance ohmique en série avec la lampe, comme s’il s’agissait d’une lampe à arc, pour qu’une augmentation d’intensité amène une chute de tension et tende, par suite, à ramener l’intensité à sa valeur normale, et réciproquement. Le résultat voulu est ainsi obtenu avec une grande approximation; mais, pour une lampe fonctionnant à 3,5 ampères sous 50 volts, on perd dans la résistance environ 22 volts, ce qui, toutefois, n’empêche pas le rendement industriel d’être très élevé, puisque la consommation totale d’énergie n’est que de 0,45 watt par bougie.
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- LAMPES ÉLECTRIQUES
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- Pour obtenir encore plus de stabilité dans le fonctionnement de sa lampe, M. Cooper-Hewitt met simultanément en série avec la lampe la résistance ohmique et une bobine de self-induction, cette dernière servant à empêcher les variations brusques de l intensite du courant, variations qui tendent toujours à se produire dans les tubes à vide.
- Traitées avec soin, les lampes Cooper-Hewitt ont une durée minimum de 4 000 heures ; la moyenne de leur durée varie generalement de 2000 R 5000 heures.
- Actuellement ces lampes ne fonctionnent qu avec du courant continu sous des tensions variant de 60 à 150 volts. Lorsqu on dispose de tensions plus élevées, on peut monter plusieurs lampes en série. Toutes fonctionnent au régime normal de 3,5 ampères. La lampe à coûtant alternatif est actuellement à l’étude.
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- CHAPITRE IV
- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- Après avoir décrit les différents types de lampes ayant figuré à l’Exposition de Liège, il est nécessaire de donner quelques détails sur les installations d’éclairage électrique.
- Décorations électriques Paz et Silvai — Ce matériel, spécialement étudié, comporte des bandes souples, des moulures et des panneaux.
- Fig. 175. — Bande souple Paz et Silva.
- La bande souple (fig. 175) est un câble spécial à deux conducteurs, constitués chacun par un grand nombre de fils de cuivre très fins ; les deux conducteurs de polarité différente sont séparés par du ruban d’amiante et sont ainsi parfaitement isolés l’un de l’autre.
- Ces bandes souples peuvent épouser la forme de tous objets, former ainsi des guirlandes, des monogrammes, des bouquets lumineux, etc. Sur ces bandes, on place où l’on veut et comme on le veut, des lampes à incandescence spéciales {fig. 176) dont le culot porte deux pointes métalliques servant en même temps de prise de courant, supprimant ainsi toute douille intermédiaire. Grâce à ce dispositif ingénieux,
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- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE 391
- les fils de communication habituels sont inutiles, les lampes ou autres appareils, tels que fleurs lumineuses, se fixent facilement sur la an e souple, et l’on obtient un excellent contact électrique sans court-circuit possible.
- La bande souple convient tout particulièrement pour réaliser rapidement des éclairages provisoires pour illuminations de places publiques, de jardins, de parcs, de halls, de salons, de magasins, d’expositions, etc.
- Les moulures[fig. 177) sont rigides; elles peuvent se placer et se déplacer à volonté et, comme sur les bandes souples, on peut piquer, sur leur surface et à n’importe quel endroit, des lampes à pointes, ce qui permet de mobilier à volonté l’importance de l’éclairage. Ces moulures, constituées d’une manière analogue aux bandes souples, sont munies d’anneaux d accrochage et d’une prise de courant fixée à l’extrémité d’un câble souple à deux conducteurs.
- L’emploi de ces moulures est tout indiqué pour les éclairages de plafonds, les encadrements lumineux, l’éclairage des vitrines de magasins, de bureaux, d’appartements, de théâtres, etc.
- Les panneaux électriques {fig- 178) se construisent de toutes dimensions et sont disposés pour que l’on puisse piquer sur leur surface, à volonté et sans place déterminée, des lampes â pointes ou des fleurs lumineuses.
- Lorsque le panneau doit servir
- d’enseigne, on utilise, pour placer les f
- lampes, des formes mobiles en zinc représentant des lettres ; ces fo sont percées, aux endroits convenables, de trous destinés a indiquer
- position des lampes. ^ ,.r .
- On obtient un motif de décoration du plus bel effet, en utilisant
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- 392
- APPLICATIONS THERMIQUES
- panneaux comme surtouts de table; on les garnit alors de fleurs, de guirlandes et de bouquets lumineux.
- Il est facile de comprendre qu’un matériel tel que celui qui vient
- Fig. 178. —Panneau Paz et Silva.
- d’être décrit permette de réaliser, en quelques heures, avec la plus grande facilité et surtout très économiquement, les décorations lumineuses et les illuminations les plus importantes.
- Perles électriques Weissmann. — Il est incontestable que l’éclairage électrique se prête beaucoup mieux que l’éclairage au gaz à la décoration artistique, tout en présentant le grand avantage d’être infiniment supérieur au point de vue hygiénique.
- Les dispositifs imaginés par M.. Weissmann sous le nom de perles électriques different totalement des appareils d’éclairage usuels, qui ressemblent trop souvent à ceux qui sont utilisés pour l’éclairage au gaz.
- Avant de signaler les avantages que comporte l’emploi de ces perles, il convient d’abord d’en donner la description.
- Comme on le voit sur la figure 180, les conducteurs sont constitués par des fils de cuivre nus sur lesquels sont enfilées des perles en cristal, se touchant les unes les autres, de manière à ne laisser entre elles aucun intervalle qui puisse permettre l’accès des conducteurs.
- Les dérivations prises sur les conducteurs L [Jig. 179, I et III) pour alimenter les lampes, sont établies à l’aide d’une torsade très serrée e qui assure un bon contact. Des perles spéciales à ouverture centrale évasée, recouvrent cette ligature en torsade.
- Les lampes à incandescence n’ont pas de culot métallique. Les deux conducteurs sortant de l’ampoule sont nus et isolés à l’aide de perles; ils se terminent par un œillet o que l’on place dans un crochet A, après avoir soulevé jusqu’en P, la perle P qui recouvre ce dernier; une fois la connexion établie, il suffît de laisser retomber la perle P. Un tube de cristal t protège le conducteur dans la partie située au-dessus de la perle et permet, vu son faible diamètre, de relever la perle P lorsqu’il est nécessaire d’accrocher ou de remplacer une lampe.
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- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- 393
- Toutes les parties constitutives des appareils d’éclairage réalisés avec des perles Weissmann sont en cristal, matière isolante et incombustible. Les conducteurs sont ainsi protégés parfaitement, et il ne peut se produire de courts circuits entre conducteurs de polarité différente, puis-ffu ils sont toujours complètement noyés dans une gaine de cristal. Il en est de même des points de connexion qui sont toujours recouverts d une perle spéciale pouvant se déplacer.
- Dans ces conditions, les conducteurs présentent une grande surface de refroidissement puisque l’air circule entre eux elles perles isolantes,
- Fl0 j79. _ Perles Weissmann.
- il n’y a donc plus à craindre que des échauffements anormaux viennent détériorer l’isolant, comme cela se produit dans les câbles isoles au
- caoutchouc.
- Il convient également de signaler que le contact des fils de la lampe avec les conducteurs de la canalisation est beaucoup mieux assuré que celui que l’on obtient avec les douilles usuelles qui donnent lieu parfois a des dérangements, soit parce que le culot de la lampe est mal vissé dans sa douille, soit parce que les ressorts, dans la douille à baïonnette, °nt perdu leur élasticité.
- Les appareils en perles Weissmann permettent de faire varier à volonté le nombre de lampes en service, sans rien déplacer ni dérangei. Le montage de ces appareils est des plus simples et des plus rapides.
- D’autre part, ces appareils sont facilement transportables, toujours
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- prêts à être reliés à la canalisation et beaucoup plus légers que les appareils usuels. Dans ces conditions, ils permettent de réaliser rapidement des installations provisoires sans détériorer les murs, les fonds, etc.
- L’emploi des perles Weismann permet d’obtenir un meilleur éclairement avec une moindre dépense d’énergie électrique, puisque, grâce a leur facilité d’installation, il est possible d’utiliser les glaces comme réflecteurs. De plus, ces appareils comportant des pendentifs taillés en prisme, on obtient des effets de lumière très agréables, lorsque l’appareil est en forme de guirlande placée devant une glace. Ce mode de décoration qui n’est guère réalisable avec les appareils usuels d’éclairage, tels que les appliques murales, offre le réel avantage d’utiliser pour l’éclairement la lumière réfléchie par la glace, lumière qui est absorbée par les parois murales lorsqu’on se sert d’appliques.
- Les lustres en perles Weissmann, comportant des pendentifs et des perles taillées, produisent un éclairage beaucoup plus agréable que celui que l’on obtient avec des lampes à incandescence nues, grâce à la diffusion de la lumière. L’œil aperçoit une vaste nappe lumineuse au lieu de points lumineux fixes beaucoup plus fatigants pour la vue.
- Les motifs de décoration que l’on peut réaliser avec les perles Weissmann sont des plus artistiques et des plus variés.
- A l’Exposition de Liège, M. Weissmann avait réalisé, avec ses perles lumineuses, la décoration des salons de la collectivité des couturiers français, ainsi que le portique lumineux placé à l’entrée du groupe de l’Electricité de la section française.
- Décorations électriques Véry. — M. Véry, de Paris, avait exposé un portique avec des motifs de décoration et des lettres lumineuses qui était du plus gracieux effet.
- Bronzes d’éclairage et lustrerie. — M. E. Guinier, de Paris, avait une fort belle exposition comportant un grand nombre de bronzes d’éclairage, de modèles spécialement étudiés pour l’éclairage électrique et les décorations lumineuses. A signaler spécialement dans cette exposition très artistique trois frises lumineuses, l’une en style moderne, l’autre en style Louis XV, et la troisième en style Louis XVI.
- Dans ces motifs de décoration, M. Guinier a cherché à conserver les lignes architecturales et à illuminer les motifs de décoration eux-mêmes, tels que les corniches, les coquilles, etc.
- Un certain nombre de lustres figuraient également dans ce stand et M. Guinier a cherché et a réussi à donner aux modèles qu’il a créés un cachet artistique. Au lieu d’appliquer l’électricité à des modèles exis-
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- ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE 39^
- tant, il a placé les lampes à incandescence dans des fleurs en cristal ou
- dans divers motifs de décoration du plus bel effet. , .
- Parmi les constructeurs belges, il convient e ci er e ^
- importantes expositions de bronzes d’art et de lustres apP q l’éclairage électrique : de MM. H. Luppens et J. e Société anonyme Lempereur et Berna , 8 ’ wilmotte
- frères, de Liège ; de MM. Serrurier et C , de Liege, ae
- fils, de Liège. d’Aix-la-Chapelle,
- Dans la section allemande, M. Théo. ’ -i H’éclai-
- exposait des montures en bois pour lustres et autres appareils d .
- rage.
- Phares et projecteurs de la maison Barbier^Eénard et Turenne, de Paris.- L’exposition très importante de “tte maison comportait des appareils très intéressants, parmi lesquels nous ci eron
- 1 Un appareil de feu-éclair permanent de quatrième ordre de^Ornde diamètre % de cm de distance focale, tournant au moyeu d un moteu^
- électrique; ce feu peut fonctionner penm P sous 6 volts et est aucune surveillance. Le moteur absorbe , P
- alimenté par une batterie de piles. seule fonctionne
- 2° Une bouée flottante munie de deux lamp circuit si la
- et dont l’autre, de réserve, est mise literie
- première ne fonctionne plus. Cette lampe es , munie d’une
- de piles logée dans un coffre étanche. Ce‘^^lampe pendant le jour horloge à contacts provoquant 1 extincti
- et son allumage pendant la nuit. projecteurs pour la
- 3- Plusieurs modèles de phares «^^.tment les projecteurs manne et pour les théâtres. A s.gna61 avantageusement les projec-a anneaux catadioptnques qui remplace °gont beauCoup moins
- teurs à miroir en verre travaillé et argen , r t des porte-
- fragiles, présentent moins d’encombremen , nece ^ con9tnlire de charbons beaucoup plus courts et peuven , diamètres aussi grands que l’on veut. . des bateaux.
- 4° Un groupe électrogène à vapeur pou mEares.
- 5° Des lampes électriques d’un type spécial pour es p
- Appareils de projection de MM. Badiguetet Massiot, *££
- — Cette maison avait, dans son stand, «Dnareil de
- pour projections scientifiques et de theatre, enti«r éclairage de projection portatif, un projecteur universe a ^ ^dèles de cinéma-scènes de théâtre, un projecteur de marine, r\ tographes projecteurs, etc.
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- 3 J6
- APPLICATIONS THERMIQUES
- Installations d’éclairage électrique des Palais et Jardins de
- l’Exposition. — Plusieurs maisons belges avaient entrepris les installations d’éclairage de l’Exposition. Il convient de citer tout particulièrement les suivantes :
- MM. Andouche et Leclercq, de Charleroi, qui avaient installé environ 2 500 lampes à incandescence et 100 lampes à arc dans le jardin d’acclimatation et dans diverses constructions ;
- Les ateliers Tantôt frères, d’Etterbeek-Bruxelles, constructeurs de mâts métalliques de 10 mètres servant de support à des lampes à arc ;
- La Mutuelle électrique de Liège, société coopérative ayant comme participants : la Compagnie internationale d’électricité de Liège, les ateliers de constructions électriques de Charleroi, la Société anonyme Force-Eclairage de Bruxelles, la Compagnie auxiliaire d’électricité, la Regina Bogenlampenfabrik et la Compagnie Jandus. Cette Société avait installé environ 10 000 lampes à incandescence, 500 lampes à arc, des jeux de lumière aux arènes liégeoises et des illuminations ;
- La Société anonyme « les Ateliers de Rœulx » qui a construit et installé des mâts en fonte de 16 m et de 10 m pour supporter les lampes à arc éclairant les parcs et jardins ;
- La Société civile des usines et mines de houille du Grand-Hornu, près Mons, qui a également exposé des mâts en fer de 12 m de hauteur.
- Enfin, la Société anonyme des forges et ateliers de Tyberchamps qui présentait aussi des mâts en fer.
- Éclairage électrique des trains de chemin de fer, système
- Lhoest-Pieper. — La Compagnie internationale d'électricité de Liège exposait le matériel spécial d’éclairage des trains, du système Lhoest-Pieper, appliqué déjà avec succès sur plusieurs trains de l’État Belge.
- Le groupe électrogène (fig. 180) est placé sur la chaudière, en arrière du dôme de vapeur. Excessivement compact et robuste, il se compose d’un moteur à vapeur à grande vitesse angulaire accouplé directement à une dynamo à enveloppe hermétique. La vapeur nécessaire est prise directement sur la chaudière de la locomotive.
- Le moteur à vapeur, à simple effet, est à couple constant et à vitesse angulaire variable ; son degré de détente est déterminé pour le maximum de rendement, quelle que soit la charge. Il est parfaitement équilibré et peut prendre une vitesse angulaire dépassant 1000 t : m sans aucune vibration. Les purgeurs sont automatiques.
- La dynamo hermétique rappelle, par certains détails de construction, les moteurs de tramways ; elle est à champ constant et ne comporte pas de rhéostat d’excitation. Elle est à quatre pôles avec épanouissements polaires feuilletés qui sont appliqués sur les faces alésées des noyaux
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- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE HW
- polaires, venus de fonte avec la carcasse. La carcasse est coulee en deux pièces assemblées, à l'aide de charnières, suivant un plan horizontal passant par l’axe de l’induit.
- La carcasse enveloppe complètement les inducteurs, 1 induit, le collecteur et les balais, mettant ainsi toutes les parties à 1 abri de la poussière et de l’humidité.
- A la partie supérieure, au-dessus du collecteur, est pratiquée une ouverture munie d’un couvercle hermétique permettant 1 examen facile du collecteur et le renouvellement rapide des balais.
- Les porte-balais sont fixés rigidement à une pièce isolante boulonnée
- sur la demi-carcasse supérieure. , force électromo-
- Cette dynamo débite normalement 40 ampere
- trice maximum peut atteindre 250 volts. , <? •
- Sur la locomotive, dans la cabine de manœuvre, se trouvent a la l'appareil de mise en marche de l’éclairage dit « démarreur » e teur d’accouplement du train ou « amorceur ».
- Ces deux appareils, d’une grande simplicité, réduisent au mm le travail du mécanicien qui se borne chaque jour à une mise en marehe et à un arrêt du groupe, quelles que soient, en couis e rou e’ . ,
- cations que subit le train remorqué (manœuvres, iup ures !? ' ’
- adjonction ou retrait de voitures, mise en éclairage ou ex me î taire d’une ou de plusieurs voitures, etc.). 01-wt4<s
- Tout le réglage est absolument automatique, tou le
- possibles sont prévues, et il n’en résulte aucune perturbation pour
- fonctionnement du groupe électrogène. > „
- Le service sur la locomotive est d’une telle simp ici e qu ^
- jugé utile d’utiliser d’instruments de mesure électriques ou me
- De la locomotive, le circuit se continue sur le ten er a ai é
- plements spéciaux à boîte de jonction étanche, avec ca
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- d’acier, puis du tender aux voitures composant le train à l’aide de l’accouplement « type » placé sur les faces d’attelages.
- En principe, cet accouplement se compose de deux pièces formant contact à emboîtement, avec fixation à baïonnette. L’une de ces pièces, la douille, est directement fixée, l’ouverture par le bas, à la paroi de la voiture ; l’autre, le manchon, est reliée à cette paroi, symétriquement à la douille, par un câble souple armé d’acier, d’une longueur d’environ 2m-
- Le montage est identique sur les faces avant et arrière des voitures de telle manière :
- 1° Qu’un manchon se présente toujours en face d’une douille, et réciproquement ;
- 2° Que tous les appareils de connexion nécessaires soient suffisants par eux-mêmes ;
- 3° Que toute erreur de formation de circuit soit évitée.
- Au milieu du câble souple des manchons se trouve le joint de sécurité en cas de rupture d’attelage. Ce joint est composé de deux pièces en bronze à emboîtement, solidement reliées par un tube en caoutchouc qui les enveloppe.
- Dans le cas d’une traction exagérée du câble, le joint cède plutôt que d’amener la détérioration des parois des véhicules.
- La remise en place immédiate n’offre aucune difficulté.
- Outre la batterie d’accumulateurs, chaque voiture porte, comme dispositif spécial, un appareil magnétique dit conjoncteur [fig. 181).
- C’est un simple électro-aimant très robuste et très compact, à armature libre, produisant les contacts nécessaires ; il est fixé sur l’impériale de chaque voiture et ne fonctionne qu’à la mise en marche ou à l’arrêt du groupe électrogène.
- Cet appareil ne nécessite aucun réglage et n’a pas de position intermédiaire de fonctionnement ; il est hermétiquement enfermé dans une caisse possédant un voyant indiquant que la batterie est en charge.
- Son poids est de 12 kg ; il cube 13 X 20 X 23 cm.
- La batterie d’accumulateurs peut être réduite au minimum, les éléments étant toujours en équilibre de tension avec la ligne. Toutes les batteries ont une capacité suffisante pour assurer l’éclairage de chaque voiture pendant trois heures.
- Ce temps est bien suffisant lorsque les voitures sont séparées de la locomotive pendant les manœuvres de gare ou si, pour une cause quelconque, il fallait arrêter momentanément le groupe électrogène.
- Ces batteries se composent de huit éléments pour l’éclairage des voitures de première et de deuxième classe et de six éléments pour les voitures de troisième classe.
- La locomotive porte à l’avant une batterie de huit éléments répartis
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- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE 399
- par moitié de chaque côté et fournissant l’éclairage à la cabine de
- manœuvre, au fanal, au fourgon, etc.
- Le mécanicien, par la seule manœuvre d’une fiche, peut, pour la marche en arrière, transformer le feu blanc en feu rouge.
- Les accouplements dont nous avons parlé plus haut permettent d établir, dans l’ensemble du train, un circuit fermé, unique et complet, où tous les conjoncteurs et batteries sont disposés en série.
- Fig. 181. — Conjoncteur-disjoncteur automatique.
- La mise en marche s'effectue par l’ouverture d’une vanne ; dès que l’on ouvre celle-ci, la vapeur traverse d’abord un téten eur main^ sur le groupe électrogène une pression constante de 5 a g
- A. sa sortie du détendeur, la vapeur rencontre une seconde vanne qui
- est commandée par le démarreur.
- Le démarreur est du type coupleur de traction à eux cian u
- le chauffeur l’amène au premier cran, la vanne s ouvre, un i i
- se rend au moteur, tandis que le courant de Lois e emen s
- ^démarrage effectué, on passe au second cran, et le moteur à vapeur
- prend sa vitesse de régime. . an.nm„T »
- Lorsque la tension est devenue suffisante, 1 appareil _
- ferme automatiquement le circuit principal qui alimen e J
- leurs, les batteries et l'éclairage ; l’extinction generale s optre simple
- ment par la fermeture de la vanne. Urmiltanés
- Cette disposition permet donc l’allumage et 1 est:mctiori s* par le chauffeur. Cette disposition est précieuse loisque
- franchir de longs tunnels pendant le joui. . iwté-
- L’équipement des voitures permet '’aUu“a«'' f “nongitudinale un
- rieur; chaque voiture porte sur 1 une ou l a p liant n’a
- interrupteur, de sorte que pendant les stationnemen s e s^ ^ },&utre jamais à pénétrer dans les voitures, m a passeï
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- du train, ni encore à circuler sur les impériales pour y procéder.
- Dans les trains à intercirculation, l’allumage ou l’extinction peut, de plus, se faire de l’intérieur, même pendant la marche du train.
- En résumé, lorsque l’éclairage es,t établi par le mécanicien, les lampes sont alimentées par le groupe électrogène et la batterie (marche en parallèle); lorsque, au contraire, le surveillant procède à l’allumage, les lampes sont alimentées par la batterie seule.
- La manœuvre du mécanicien est donc extrêmement simple, et il est inutile qu’il possède la moindre notion d’électrotechnique.
- Les appareils automatiques assurent le démarrage du groupe, l’établissement des circuits et le réglage de la vitesse pour le maintien de la constance du courant. Lorsque, dans les manœuvres de décomposition du train, on rompt le circuit, c’est automatiquement encore que le groupe est mis dans l’impossibilité de s’emballer.
- Le régime de charge se rétablit automatiquement dès que le circuit général est rétabli.
- Le mécanicien peut se rendre compte de ces faits par l’examen d’un avertisseur à voyant, établi à sa vue sur la plate-forme de la locomotive.
- Appareillage électrique. — La plupart des exposants constructeurs présentaient leurs modèles d’appareillage électrique pour installations d’éclairage, modèles qu’ils cherchent à établir à des prix modérés, tout en leur conservant les qualités nécessaires.
- Interrupteurs. — Indépendamment des modèles ordinaires bien connus, il y a lieu de citer, parmi ceux qui présentent un caractère de nouveauté, l’interrupteur bipolaire de 15 ampères, exposé par la Société industrielle des Téléphones de Paris. Cet interrupteur est placé dans un coffret vitré, établi sur un socle en porcelaine sur lequel sont montés quatre porte-balais en cuivre; sur l’axe, les lames du ressort formant contact sont écartées par deux goupilles, ce qui assure ainsi un bon contact, en même temps qu’une rupture brusque au moment de l’ouverture du circuit.
- La même Société présentait un interrupteur bipolaire avec coupe-circuit, un grand nombre d’autres modèles montés sur ivorine et notamment un interrupteur à deux directions, à mouvement rotatif, permettant d’allumer à volonté une lampe, une seconde lampe, les deux à la fois ou bien de produire l’extinction.
- La Société d’appareillage électrique Grivolas de Paris exposait de nouveaux interrupteurs à poussoir, plus élégants que les interrupteurs à clé, se manœuvrant plus facilement et, de plus, très robustes ; elle exposait également des interrupteurs à bascule en ivorine et des interrupteurs de dimensions très réduites pour automobiles.
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- ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Interrupteurs à distance. — La Société industrielle des Téléphones, de Paris, présentait un modèle d’interrupteur destiné à allumer ou à éteindre des lampes à distance. Il se compose essentiellement de deux bobines avec noyau de fer ; l’interrupteur proprement dit est monté sur une armature de fer doux qui peut osciller autour d un axe parallèle à la droite qui joint les centres des bobines. En appuyant sur un bouton, on envoie le courant dans les bobines, l’armature oscille et 1 interrupteur se ferme. Pour provoquer l’ouverture du circuit, il suffît d appuyer sur le même bouton pour que l’armature soit attirée en sens contraire et l’interrupteur s’ouvre. Pour actionner ces interrupteurs on utilise des piles.
- La même Société exposait une pendule d’allumage produisant automatiquement l’allumage et l’extinction à des heures déterminées pour un éclairage public. A une heure déterminée, cet appareil produit 1 allumage de lampes à arc, par exemple, restant en service jusqu à une heure déterminée; à ce moment, l’appareil fonctionne de nouveau pour éteindre les arcs et fermer en même temps le circuit des lampes à incandescence qui doivent assurer l’éclairage pendant le reste de la nuit, pour ensuite ouvrir ce circuit dès que l’heure d’extinction est arrivée.
- La Société d’appareillage électrique Grivolas, de Paris, exposait un conjoncteur-disjoncteur horaire automatique, comportant une horloge à ancre marchant quinze jours, avec cadran divisé en vingt-quatie heures. Sur ce cadran est disposé un second cadran comportant également vingt-quatre heures, divisées par demi-heures, et au centre duquel se trouvent deux aiguilles mobiles que 1 on peut placei à volonté sur des heures déterminées ; une de ces aiguilles provoque l’allumage et l’autre l’extinction. La fermeture et la rupture du circuit s effectuent par l’intermédiaire d’une fourche en cuivre plongeant dans des godets à mercure.
- La Société Grivolas exposait également un allumeur extincteur automatique à remontage électrique, réglable de une à cinq minutes. Cet appareil permet l’allumage temporaire de plusieurs lampes à partir d’un nombre quelconque de points et est commandé électriquement à 1 aide de boutons de sonnerie installés en ces différents points. Il se compose d un solénoïde à noyau mobile, et le déplacement de ce deiniei pioduit chaque fois le remontage du mouvement d’horlogerie servant de régu lateur. Une tige, placée à l’intérieur de la boîte, porte une fourche en cuivre solidaire du levier fixé sur le noyau mobile ; cette tige s abaisse à chaque attraction du noyau et fait plonger la fourche dans des godets à mercure, fermant ainsi le circuit qui est rompu brusquement lors qu’une came, placée sur le levier, se dégage des tenons enclenchés par le mouvement d’horlogerie.
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- APPLICATIONS THERMIQUES
- Dans le stand de la même Société figurait un allumeur-extincteur à thermomètre, permettant de réaliser une minuterie à bon marché et destiné à donner l’éclairage dans l’escalier ou l’entrée d’un appartement pendant un temps déterminé. Il se compose d’un électro-aimant recevant le courant au moyen d’un bouton de sonnerie ; aussitôt la lampe s’allume et l’armature de l’électro se trouvant attirée, le courant continue à passer dans l’électro par l’intermédiaire de l’armature. Un thermomètre à mercure, muni de contacts en platine, monté en dérivation sur la bobine de l’électro, est disposé dans l’appareil près de la lampe et se trouve chauffé par cette dernière. Dans ces conditions, le mercure monte et, dès qu’il atteint le contact supérieur, le courant passe par le mercure du thermomètre, l’électro cesse d’attirer son armature et l’extinction se produit.
- La Société industrielle des Téléphones et la Société Grivolas exposaient aussi divers modèles de minuteries permettant d’obtenir l’allumage temporaire de plusieurs lampes en agissant sur des boutons placés en des endroits quelconques.
- Coupe-circuit. — La Société d’appareillage électrique Grivolas, de Paris, présentait un modèle de coupe-circuit double avec commutateur, permettant de rétablir immédiatement le circuit sur un nouveau fusible lorsque le premier a fondu ; des coupe-circuit avec barrettes interchangeables, montés sur porcelaine et munis d’un dispositif spécial empêchant de placer un autre fusible que celui du modèle prévu pour l’intensité déterminée.
- La Société industrielle des Téléphones de Paris et la Manufacture parisienne d’appareillage électrique présentaient des types nombreux de coupe-circuit.
- Prises de courant. — Parmi les nombreux modèles exposés et de disposition bien connue, il convient de signaler un modèle à interrupteur, présenté par la Société d’appareillage électrique Grivolas, et muni d’un dispositif ingénieux, dû à M. Eug. Sartiaux, permettant l’enclenchement de la prise de courant pendant que l’interrupteur est fermé et empêchant de retirer le bouchon tant qu’il n’est pas ouvert. A signaler également des prises de courant spéciales pour installations de théâtres, exposées par la même Société.
- La Société industrielle des Téléphones présentait de nombreux modèles de prises de courant en matière moulée.
- Matériel isolant pour installations. — La Bergmann Elektricitâts Werke de Berlin avait exposé toute une collection de tuyaux isolants et d’articles spéciaux pour l’établissement des canalisations intérieures d’éclairage.
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- SEPTIÈME PARTIE
- INSTRUMENTS DE MESURE
- CHAPITRE 1
- INSTRUMENTS DE MESURE POUR TABLEAUX DE DISTRIBUTION
- INSTRUMENTS ÉLECTROMAGNÉTIQUES
- Ampèremètres et voltmètres à bobine fixe et à fer doux mobile.
- ' Ces instruments sont trop bien connus pour qu il soit nécessaire d en donner une description détaillée ; nous nous bornerons, par conséquent, à signaler les particularités qui caractérisent les instruments présentés Par les différents exposants.
- MM. Chauvin et Arnouoc, de Paris.—Ces instruments sont constitués par une bobine ayant comme noyau une bande de tôle mince de foi me circulaire et dont une des extrémités est repliée, suivant un rayon de la circonférence, pour venir se terminer au centre de cette dernière, une plaque de tôle en forme de volet, également très mince et mobile autour de deux pivots fixés au centre delà même circonférence, peut venir s’appliquer contre la partie repliée du noyau. Lorsqu’un courant circule dans la bobine, le noyau s’aimante, et le volet mobile, en contact avec lui, prend la même polarité; il y a, par conséquent, répulsion. L’aiguille indicatrice, solidaire du volet, suit son déplacement et se meut devant les divisions du cadran gradué. Comme couple antagoniste, on utilise un ressort spiral qui tend constamment à ramener l’aiguille au zéro de la graduation. L’aiguille indicatrice étant équilibrée, l’instrument peut fonctionner dans toutes les positions.
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- INSTRUMENTS DE MESURE
- La série de ces instruments, dite de demi-précision, a été l’objet de nombreux perfectionnements. Comme on le voit sur la figure 182, l’aiguille est visible dans toute sa longueur, ce qui facilite les lectures à distance, et elle est munie d’un amortisseur à air. De plus, le faible volume du fer, constituant le noyau de la bobine et le volet mobile, permet sa saturation complète dès le premier tiers de la déviation, ce qui diminue fortement les effets d’hystérésis lorsque l’instrument est utilisé pour la mesure des courants continus. En ce qui concerne l’emploi de ces
- Fig. 182. — Voltmètre Chauvin et Arnoux. Fig. 183. — Ampèremètres Chauvin
- et Arnoux avec boîtier isolant.
- instruments pour la mesure des courants alternatifs, le dispositif électromagnétique em ployé a permis de réduire le coefficient de self-induction à une valeur assez faible, pour toutes fréquences.
- Parmi les modèles de cette série, il convient de citer celui à haute isolation avec boîtier en ivorine [fig. 183) qui peut être mis directement en circuit sur les installations à haute tension, solution plus économique que l’emploi d’un transformateur spécial. A noter également, le modèle à simple isolation, utilisé avec un transformateur de mesure, pour circuits à haute tension.
- M. J. Richard, de Paris. — Ces instruments très robustes sont susceptibles de fonctionner aussi bien avec le courant alternatif qu’avec le courant continu. Généralement ce genre d’instruments présente l’inconvénient de manquer d’apériodicité ; mais M. J. Richard a su éviter ce défaut en utilisant un amortisseur à air constitué par une simple lame, fixée à l’aiguille indicatrice et mobile dans une boîte à air affectant la forme d’un secteur [fig. 184). Cet amortisseur permet de régler le degre d’apériodicité de l’instrument à l’aide d’une lame-ressort fermant la boîte plus ou moins complètement. Grâce à la faible masse .e l’équipage
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- INSTRUMENTS DE MESURE POUR TABLEAUX DE DISTRIBUTION 405
- mobile en tôle de fer et à la qualité du métal employé, ces instruments ont très peu d’hystérésis. Ils sont établis de manière à pouvoir rester constamment en circuit et sont construits pour être logés dans des boîtiers de 125, 180 et 250mm de diamètre. Les ampèremètres de ce type sont munis d’une petite aiguille aimantée indiquant le sens du courant circulant dans la bobine de l’instrument. Lorsque ces instruments doivent fonctionner avec des courants alternatifs, il est nécessaire de les étalonner avec un courant ayant à peu près la fréquence des courants qu’ils devront mesurer.
- A N°59
- ... a nvpf indicateur de charge et de décharge. Fig. 184. — Ampèremètre électromagnétique v
- Lorsqu’on recherche des instruments d’un prix peu élevé, on peut employer des voltmètres et ampèremètres du type simplement amorti, présentant moins d’apériodicité que le type précédent. L amortissement est simplement obtenu en fixant sur l’index une lame extrêmement légère nommée pavillon. L’aiguille, en se déplaçant, entraîne ce pavillon, et la réaction qu’il éprouve, en se déplaçant dans lair, réduit les oscillations. Cet amortisseur n’est pas réglable comme 1 amortisseur compoitant une boîte à air.
- Société Gramme de Paris. — Les voltmètres et ampèremètres Javaux, exposés par la Société Gramme, sont fondés sur les actions atti active et répulsive de légères pièces de fer doux, aimantées par le courant qui traverse une bobine à l’intérieur de laquelle elles sont placées.
- Ces pièces de fer doux sont au nombre de trois : deux sont fixes, et la troisième, mobile, peut osciller autour des pivots qui la supportent. Le couple antagoniste est dû à l’action de la pesanteur agissant sur un contrepoids qui tend constamment à ramener l’aiguille indicatrice au
- zéro de la graduation.
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- INSTRUMENTS DE MESURE
- Instruments système Meylan-d'Arsonval. — Ces instruments étaient exposés par la Compagnie pour la fabrication des compteurs, de Paris. Ils comportent une bobine fixe, en fil fin pour les voltmètres et en gros fil pour les ampèremètres, parcourue par le courant et agissant par attraction sur une petite pièce de fer doux que porte l’aiguille indicatrice; le couple antagoniste est produit par l’action de la pesanteur. Un volet métallique, disposé sur l’axe de l’aiguille indicatrice, se déplace avec très peu de jeu à l’intérieur d’une boîte et constitue un puissant amortisseur. Ces instruments doivent être installés verticalement, puisque le couple antagoniste est obtenu à l’aide d’un contrepoids. Les voltmètres peuvent
- Fig. \ 85. — Ampèremètre Meylan-d’Arsonval.
- rester constamment en circuit. La figure 185 montre les détails de construction : la bobine B est parcourue par le courant à mesurer; cette bobine attire, dans le sens de son axe, une petite tige de fer doux Faqui transmet son mouvement, par l’intermédiaire d’un levier L auquel elle est articulée, à l’aiguille indicatrice I. Un volet V, se déplaçant à l’intérieur d’une boîte fermée servant de support à l’équipage mobile, constitue un amortisseur à air simple et puissant. L’attraction de la pièce de fer doux F est contrebalancée par un poids P. Ces instruments sont très robustes et indéréglables; il faut néanmoins éviter de les placer au voisinage immédiat de conducteurs parcourus par des courants de grande intensité.
- Ces instruments ont d’assez grandes dimensions avec échelle très lisible; ils sont très robustes et d’une exactitude suffisante pour les applications courantes.
- Lorsqu’ils doivent être utilisés pour la mesure de courants alternatifs, ils sont spécialement étalonnés à cet effet. Les indications fournies sont
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- INSTRUMENTS DE MESURE POUR TABLEAUX DE DISTRIBUTION 407
- pratiquement indépendantes delà forme du courant et elles sont exactes pour les fréquences comprises entre 30 et 60 périodes, les instruments étant généralement étalonnés à la fréquence moyenne de 40 périodes. Les voltmètres consomment en moyenne 2,5 watts par 100 volts.
- Ampèremètres et voltmètres à aimants et bo me xe doux mobile. — Ces instruments, exposés par i • • a^pe”
- Paris, sont connus sous la dénomination d instiumen s ePie mpslire tier. Créés à l’époque où il n’existait pas encore d’instruments de mesure pour les usages industriels, leur emploi se généralisa raPlde“®“’ jourd’hui, ils ne sont guère utilisés que dans les petites ms n
- Ils se composent d’une bobine fixe et d’une pièce de fer doux m autour de son axe. Cette armature, disposée a 1 intérieur e a ’ ^
- orientée par un double aimant recourbé et porte 1 aigui e qui se déplace devant un cadran gradué. L’équipage es q l’instrument peut fonctionner dans n’importe que e posi io truments indiquent par construction le sens du couran
- Ampèremètre à fer doux mobile sans bobine. M. L . ’
- Paris, avaitexposé un ampèremètre industriel très robuste et pe!a cou dans lequel la bobine fixe est remplacée par une bane p a chort, dont la section est suffisante pour que la va eur ma g
- courant ne puisse l’échauffer. Cette barre agit, loisqu e e e , ux
- par le courant à mesurer, sur un petit équipage mo î e mul de
- petites palettes de fer doux, une de chaque côté e a suspension de la barre supporte un contrepoids de r & g . , ,
- Plus le courant traversant l'instrument augmente d mtensrte, plus les palettes tendent à se mettre en croix avec a ane’
- le contrepoids s’éloigne de plus en plus de la verticale, e« mobile prend une position d’équilibre. Les divisions eche ^ «'f ™ sont plus ou moins espacées, suivant que le contrepoids s éloigné p
- ou moins de l’axe de suspension. • r- aup
- Cet instrument peut mesurer des courants alternatifs aussi q
- des courants continus. nmnriiment
- Si les palettes sont aimantées, au lieu d'être en fer doux,
- ne fonctionne que pour un seul sens du courant.
- Ampèremètres et voltmètres à bobine mobile et à aim
- — Des instruments de ce genre, aujourdhui d un usa^e gL exnosi-toutes les installations à courant continu, figuiaient an_ tions des divers constructeurs d’instruments de mesure.
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- INSTRUMENTS DE MESURE
- MM. Chauvin et Arnoux. — Ce type d’instrument [fig. 186) est bien connu. Il nous suffira de rappeler qu’il est constitué par un aimant fixe circulaire, sans pièees polaires rapportées, et par une bobine mobile sertie entre deux bagues de cuivre pur, découpées dans du tube sans soudure. Un perfectionnement intéressant apporté à ce type d’instruments a été l’adjonction d’un shunt magnétique qui assure la constance
- de l’aimant et permet d’effectuer un réglage précis et toujours possible, même à la suite d’une désaimantation partielle accidentelle.
- La différence de potentiel nécessaire pour obtenir la déviation totale dans les ampèremètres a été réduite à 0,02 volt, ce qui a permis l’emploi de shunts peu encombrants, dont les lames ne dépassent pas 40 mm de longueur; on peut ainsi placer facilement ces shunts, même sur les tableaux les plus encombrés.
- Dans les voltmètres, la résistance dépasse 25 000 ohms par 100 volts. Grâce à la faible résistance de la bobine mobile et à l’emploi de résistances ayant un coefficient de température nul, on est assuré d’avoir toujours des indications exactes et indépendantes de la valeur de la température ambiante.
- L’équipage mobile étant supporté par des pivots, les constructeurs se sont systématiquement attachés à ne pas donner à ces instruments, l’apériodicité absolue que l’on peut obtenir; ils ont préféré rester un peu en dessous de l’apériodicité complète, afin de permettre de constater si l’arrêt de l’aiguille n’est pas due à un défaut dans les pivots produisant un frottement anormal.
- Appartenant à la même série d’instruments, il convient de citer un voltmètre-ohmmètre et un voltmètre pour station centrale avec cadran lumineux de 40 cm de diamètre, à lecture amplifiée, permettant de lire facilement à distance les indications de l’instrument.
- M. J. Carpentier. — Les voltmètres et ampèremètres de précision pour tableaux de distribution, exposés par M. J. Carpentier de Paris, sont semblables comme construction aux instruments de contrôle décrits dans le chapitre suivant. Ils n’en diffèrent que par leur forme extérieure. Bien amortis, ils suivent rigoureusement les moindres variations; leur construction est très soignée et très précise.
- Parmi les modèles exposés, on remarquait : un ampèremètre de 1000 ampères ayant 18 cm de diamètre; un voltmètre à double face de 600 volts et un ampèremètre du même type de 600 ampères; un am-
- Fig. 186. — Ampèremètre Chauvin et Arnoux.
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- INSTRUMENTS DE MESURE POUR TABLEAUX DE DISTRIBUTION 409
- pèremètre de 400 ampères, de 125 mm de diamètre, et un voltmètre semblable de 300 volts.
- M. J. Richard de Paris. — Dans ces instruments, 1 aimant permanent est construit avec tous les soins nécessaires, afin d’obtenir une parfaite constance d’aimantation qui, en outre, est parfaitement assurée par 1 emploi d’un shunt magnétique consistant en une pièce de fer doux armant les pôles de l’aimant. On diminue, il est vrai, par ce dispositif, la valeur du flux dans l’entrefer, mais sa répartition est rendue beaucoup plus régulière ; ce shunt a également pour effet de compenser les petites irrégularités qui peuvent subsister dans le circuit magnétique et d’assurer la proportionnalité des indications dans toute l’étendue de l’échelle qui embrasse un angle de 75°. En modifiant la position du shunt magnétique, on peut régler de nouveau exactement un instrument qui aurait cessé, par suite d’un accident, de donner des indications exactes.
- Un autre détail, très important au point de vue de la constance de l’aimant, est la faible valeur de la force magnétomotrice nécessaire pour produire la déviation de la bobine mobile; cette force magnétomotrice atteignant seulement 0,8 ampère-tour est moitié moindre environ que celle qui est d’ordinaire utilisée dans ce genre d’instruments. On sait que la force magnétomotrice de la bobine mobile tend à affaiblir le champ de l’aimant, par suite de son action démagnétisante; il y a donc tout avantage à réduire sa valeur.
- On pourrait croire que la sensibilité de ces instruments est diminuée par suite de l’emploi du shunt magnétique et de la réduction de la valeur de la force magnétomotrice de la bobine; mais le constructeur est parvenu à obtenir une sensibilité plus grande que dans les instiu-ments du même genre en diminuant la raideur des ressorts spiraux et en soignant tout particulièrement la construction du pivotage. En effet, la sensibilité des voltmètres est telle qu’il suffit de faire passer un courant de 5 milliampères dans la bobine mobile pour obtenir la déviation totale de 75°.
- En ce qui concerne l’apériodicité, elle est aussi complète qu on le veut; toutefois, le constructeur préfère ne pas obtenir une apériodicité absolue et, en effet, l’aiguille ne s’arrête sur la division exacte quapiès l’avoir dépassée légèrement. Cette faible oscillation unique permet de s assurer que les pivots sont en bon état.
- Dans les voltmètres, la bobine mobile a une résistance de 30 ohms. Les résistances additionnelles, établies en fil de constantan, sont réglées de manière que le voltmètre ait une résistance totale de 200 ohms par volt. Dans ces conditions, la dépense d’énergie est très faible.
- Dans les ampèremètres, la résistance totale de la bobine mobile et du
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- circuit additionnel est de 0,5 ohm. Il s}ensuit qu’un courant de 0,05 ampère permet d’obtenir la déviation totale de 75° et que la chute de tension dans 1 instrument n’est que de 0,025 volt. Les shunts utilisés avec ces ampèremètres sont constitués par des lames de maillechort soudées à des mâchoires appropriées ; la surface des shunts, par watt dépensé, est d environ 40 cm2, ce qui fait que l’élévation de température due au passage du courant ne dépasse jamais 10°.
- La figure 187 montre l’aspect extérieur d’un voltmètre de ce système monté sur un bras.
- Fig. 187. — Voltmètre J. Richard.
- Les instruments qui doivent être placés dans des locaux humides ou dans des endroits remplis de vapeurs nuisibles sont enfermés dans des boîtes en bronze absolument étanches.
- Instruments Meylan-d'Arsonval. — Comme on le voit sur la figure 188, l’aimant fixe est muni de pièces polaires rapportées. La bobine mobile est constituée par un cadre amortisseur excentré, sur lequel est enroulé du fil isolé ; un côté seulement de cette bobine, le côté extérieur opposé à l’aiguille indicatrice, se déplace dans le champ circulaire de l’aimant. Cet aimant, très puissant, n’a qu’un seul entrefer très étroit (2 mm environ) et possède une constance remarquable; en outre, comme le champ magnétique qu’il produit est très intense (1 200 à 1 400 unités), les influences extérieures dues à des courants, même intenses, sont pratiquement négligeables.
- L’équipage mobile est extrêmement léger, et son axe pivote dans des chapes en saphir, montées elles-mêmes sur ressorts, afin de garantir les pointes contre toute détérioration provenant de chocs.
- Ces instruments ont un boîtier de forme triangulaire, forme qui a l’avantage de donner le minimum d’encombrement ; de plus, l’enveloppe constituant le boîtier est entièrement métallique et ne com-
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- porte qu’une large fenêtre, fermée par une glace, qui permet de lire les déviations de l’aiguille sur l’échelle graduée. Ce mode de construction donne à ces instruments une grande solidité et évite les actions
- électrostatiques dues au nettoyage de la glace.
- On sait que, dans les instruments à bobine mobile, cette dernière agit sur l’aimant, comme le ferait un induit de dynamo, en produisant une
- Fia. 188. - Voltmètre Meylan-d’Arsonyal.
- réaction électromagnétique : les ampères-tours démagnétisants de la bobine mobile tendent à faire perdre à l’aimant permanent une partie de son moment magnétique. Par suite de cet affaiblissement de 1 aimantation, c’est-à-dire à cause de la diminution de 1 un des 1 acteurs du couple produisant la déviation, l’instrument donne, au bout d un certain temps, des indications plus faibles que celles que donneraient les Valeurs réelles mesurées. Afin d’éviter ce grave inconvénient, peu sensible dans les voltmètres, mais beaucoup plus accentué dans les ampèremètres, surtout lorsqu’ils ont à supporter de fortes variations de charge, on a disposé l’aimant de manière qu’un seul côté de la bobine mobile agisse pour produire le couple déviant qui, par suite,
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- est réduit de moitié, toutes choses égales d’ailleurs; mais, par contre, la réaction d’induit due à la bobine tend plutôt, sinon à augmenter, du moins à maintenir constante la valeur du moment magnétique de l’aimant fixe.
- Dans les voltmètres, la dépense de courant est généralement inferieure à 0,01 ampère, soit une consommation d’énergie de 1 watt par 100 volts. Les résistances additionnelles sont établies avec du fil métallique ayant un coefficient de température nul, de manière à rendre les indications de l’instrument absolument indépendantes de la température. Dans ces conditions, les voltmètres peuvent rester constamment en circuit sans aucun inconvénient.
- Les ampèremètres sont généralement à shunt extérieur, c’est-à-dire que la bobine mobile, complétée par une.résistance fixe et deux cordons souples, sert à mesurer la différence de potentiel aux extrémités d’une résistance ou shunt approprié parcouru par le courant dont on veut connaître l’intensité. Les indications fournies par ces instruments sont pratiquement indépendantes de la température. Tous les shunts d’un même calibre sont interchangeables, et leur résistance est indiquée et inscrite à côté de l’indication du calibre. On a adopté pour ces shunts une différence de potentiel relativement élevée (0,1 volt) ; on obtient ainsi un plus grand degré d’exactitude, parce que les effets thermo-électriques et les résistances de contact sont pratiquement négligeables.
- Ampèremètres et voltmètres à électro-aimant fixe et à bobine
- mobile. — Ces instruments, du système Caron, étaient exposés par la Société industrielle des Téléphones de Paris. Ils diffèrent des instruments analogues à bobine mobile, par la substitution d’un électroaimant à l’aimant fixe; ils ont été établis spécialement pour la mesure des courants alternatifs.
- Ils se composent de deux électro-aimants en fer à cheval FF' [fig. 189), à noyaux feuilletés et dont les bobines sont traversées par le courant à mesurer. Entre les pièces polaires se meut, parallèlement à son plam un cadre très plat G en fil fin, supporté par une chape en aluminium mobile autour de l’axe D. Cette chape est munie, à sa partie inférieure, d’une tige DO, le long de laquelle peut se déplacer le contrepoids P. Le courant, traversant les bobines et le cadre, tend à faire dévier ce dernier ; la pointe O peut ainsi décrire un arc de cercle autour de l’axe D.
- Le champ étant très sensiblement uniforme dans l’entrefer des électro-aimants, la déviation de la bobine est proportionnèlle à l’intensité du courant dans les ampèremètres et à la différence de potentiel appliquée dans les voltmètres.
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- Le déplacement de la pointe O est amplifié au moyen de deux bielles 00'", 0"'0', l’articulation 0' s’effectuant sur l’aiguille indicatrice AO". Un petit ressort spiral S sert à fixer le zéro de l’instrument et à annuler l’effet des temps perdus dans les articulations des bielles.
- Ces instruments sont rendus sensiblement apériodiques par 1 emploi d amortisseurs à air, constitués par des cloches bb, dans lesquelles se déplacent sans frottement les pistons aa!, fixés d une manière rigide sur la tige DO par l’intermédiaire d’une traverse cc .
- Le réglage de l’instrument s’effectue en déplaçant convenablement le contrepoids P, Il est nécessaire aussi que l’instrument soit fixé dans une position parfaitement verticale et, pour amener l’aiguille au zéro, on agit sur le piston p du ressort spiral, en manœuvrant des vis de rappel placées en dehors du boîtier.
- Le voltmètre ne diffère de l’ampèremètre que par la résistance donnée aux enroulements des bobines. Les bobines des électro-aimants sont reliées en série avec la bobine mobile.
- Les indications fournies par ces instruments sont indépendantes des variations de fréquence et de température et ne sont pas influencées par les champs magnétiques extérieurs ni par les effets d’hystérésis.
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- INSTRUMENTS THERMIQUES
- Ampèremètres et voltmètres thermiques. — La plupart des constructeurs d’instruments de mesure avaient exposé des instruments thermiques.
- MM. Chauvin et Arnoux. — Dans ces instruments, le fil thermique est de très faible longueur, et les indications fournies sont faciles à lire, grâce à l’emploi d’un dispositif amplificateur spécial.
- Ces instruments sont pourvus d’un compensateur de température constitué par plusieurs fils identiques au fil thermique, tendus parallèlement et fixés, d’une part, au bâti du système et, d’autre part, à une des extrémités d’un fléau où vient aboutir également le fil thermique. Un ressort, placé à l’autre extrémité du fléau, assure une tension égale à tous les fils. On obtient ainsi une compensation immédiate.
- Par suite de la disposition donnée à ces instruments, il n’est pas nécessaire d’employer d’amortisseur.
- La faible consommation d'énergie des voltmètres permet de les laisser en circuit d’une façon permanente ; en ce qui concerne les ampèremètres, la faible longueur du fil thermique conduit à l’emploi de shunts de dimensions très réduites et, par suite, faciles à installer.
- Les mêmes instruments se construisent également avec ün dispositif enregistreur.
- M. J. Carpentier. — Dans ces instruments, le fil thermique AB [fig. 190), de 15 cm environ de longueur, est parcouru par le courant à mesurer, et l’influence des variations de température est compensée par un fil identique AC, placé dans les mêmes conditions que le premier, mais qui n’est pas parcouru par le courant. Les deux fils AB et AC sont attachés respectivement en B et en C à des bornes fixes et viennent s’enrouler en A sur un trébuchet cylindrique dont la figure 191 montre la section. Les fils sont toujours maintenus tendus par un ressort R, muni, à son extrémité libre de deux couteaux qui viennent appuyer dans le fond de la rainure du trébuchet, soutenant ainsi ce dernier dans l’espace. Afin d’amplifier le mouvement de rotation de ce trébuchet, on l’a muni d’un levier L en aluminium. Ce levier, par l’intermédiaire d’un fil flexible, commande une petite poulie fixée sur l’axe de l’aiguille indicatrice; le fil flexible est toujours maintenu tendu par un ressort r. Tel est.le dispositif d’amplification.
- En ce qui concerne la compensation, le dispositif est le suivant; lorsque, par suite d’une variation de température, le fil thermique AB s’allonge, le fil compensateur AC s’allonge de la même quantité et le
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- déplacement correspondant du trébuchet est une translation s’effectuant dans le sens de la longueur du levier d’aluminium. L’extrémité e de ce levier vient en é. Le fil flexible commandant la poulie de l’aiguille remonte, mais il n’en résulte aucun mouvement de rotation de la poulie et de l’aiguille, le mouvement de translation étant très petit et perpendiculaire à la direction du fil flexible. L’instrument est donc compensé.
- Lorsque le courant passe dans le fil actif, celui-ci s’allonge, tandis que
- la longueur du fil compensateur ne varie que d’une quantité correspondant à la variation de la température, variation très faible. Dans ces conditions, le trébuchet
- Fig. 191.
- bascule : l’extrémité e du levier L vient en e", et il en resuite un mouvement de rotation de la poulie, rotation proportionnelle à ee , c est-à-dire sensiblement à l’angle dont a tourné le trébuchet. Cet angle est u peu près proportionnel à la différence d allongement des deux fils et, par conséquent, varie, à peu près, comme le carré du courant à mesurer. La graduation de l’instrument n’est donc pas proportionnelle, elle suit une loi parabolique.
- L’amortissement est obtenu par un secteur en aluminium fixé sui 1 axe de l’aiguille et qui se déplace dans l’entrefer d un aimant permanent M.
- Voltmètre J. Richard. — Dans le but de supprimer les dispositifs amplificateurs de dilatation du fil, M. Richard emploie comme fil thermique un fil fin d’une certaine longueur. Grâce à une série de cinq poulies de renvoi {fig. 192), cette longueur de fil peut se loger dans une boîte de 18 cm de diamètre extérieur.
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- INSTRUMENTS DE MESURE
- Le fil traversé par le courant est en alliage spécial dont la résistivité est pratiquement constante malgré les variations de température. Le fil est fixé, d’abord, en A à un système compensateur B qui a pour effet de rendre les indications de l’instrument indépendantes de la température ambiante. Ce compensateur est constitué par un ensemble de deux métaux, dont les coefficients de dilatation sont très différents et qui ne sont autres que le zinc et l’acier-nickel, connu sous le nom d’acier Guillaume.
- Du point A, le fil passe successivement dans les gorges de petites poulies en ivoire P^, P2, P3, P4, Ps, montées sur pointes, et aboutit à l’extrémité d’un petit bras de levier C. Au grand bras de ce levier
- s’attache un autre fil, inactif, qui, après avoir fait un tour sur le tambour T calé sur l’axe de l’aiguille E, vient se souder à l’extrémité D d’un ressort R destiné à maintenir l’ensemble dilatable constamment tendu.
- On amène l’aiguille au zéro de la graduation en agissant sur une vis V qui fait varier la position du compensateur B. On accède à cette vis par une fenêtre pratiquée sur le pourtour du boîtier, cette fenêtre étant normalement fermée par une petite porte. Le fil dilatable est monté en série avec un rhéostat H, établi avec un fil identique au fil thermique; ce rhéostat ne présente pas de self-induction, et sa résistance est réglée d’après la tension maximum que doit supporter le voltmètre.
- Le même instrument se construit avec enregistreur.
- INSTRUMENTS ÉLECTROSTATIQUES
- Êlectromètre apériodique Chauvin et Arnoux. — La mesure directe de hautes tensions, pour éviter l’emploi de transformateurs, peut
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- être effectuée avec des instruments construits d’après le principe de l’électromètre à quadrants de lord Kelvin.
- MM. Chauvin et Arnoux ont réalisé un instrument de ce genre dont les différents organes sont disposés sur un plateau en ébonite qui leur assure une isolation parfaite. Les bornes d’attache sont placées derrière ce plateau et seul le couvercle métallique, qui peut être mis en communication avec la terre, est à la portée de la main.
- L’instrument est protégé par des fusibles constitués par des traits de
- crayon tracés sur un verre dépoli.
- INSTRUMENTS ÉLECTRODYNAMIQUES
- Wattmêtres électrodynamiques Chauvin et Arnoux. Ce
- vattmètre électrodynamique est destiné à être placé sur les tableaux de distribution. Cet instrument [fig. 193) est d’un type nouveau.
- Fig. 193. — Wattmètre Chauvin et Arnoux.
- Le fonctionnement de cet instrument est fondé sur les effets d attiac tion et de répulsion exercés par une bobine fixe sur deux bobines mobiles en fil fin enroulées en sens inverses. Grâce à cette disposition, le système mobile n’est pas influencé par les champs extérieurs voisins ; de plus, le coefficient de self-induction des bobines en fil fin et celui d induction mutuelle des deux circuits étant réduits au minimum, 1 ins trument donne des indications exactes, même avec les plus grands décalages.
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- CHAPITRE II
- INSTRUMENTS DE CONTROLE
- Les instruments de contrôle sont des instruments de précision, à lecture directe ou enregistreurs, munis de shunts interchangeables ou d’une série de résistances, permettant d’effectuer avec un seul instrument des mesures de valeurs très différentes dans une très large limite.
- Instruments électro-magnétiques à aimant fixe et à bobine mobile. — La plupart des constructeurs avaient exposé des instruments de ce genre.
- Instruments Meylan-cCArsonval. — Les voltmètres et ampèremètres de ce système, décrits dans le chapitre précédent, se construisent également avec un dispositif enregistreur donnant un tracé continu. L’aiguille indicatrice se déplace devant un cadran gradué en volts [fîg. 194) ou en ampères et ayant un développement de 100 mm environ. L’extrémité de cette aiguille porte une plume, genre Richard, rendue beaucoup plus sensible, grâce à une articulation à pivots, ce qui assure un tracé très précis. Cette plume appuie très légèrement contre un papier divise dans un sens, en volts ou en ampères et, dans l’autre sens, en heures subdivisées en quarts d’heure. Ce papier est fixé sur un tambour effectuant une révolution complète en vingt-quatre heures et commandé par un mouvement d’horlogerie pouvant marcher une semaine sans être remonté. Le mouvement d’horlogerie peut être disposé pour que le tam-bour ne fasse un tour complet qu’en une semaine.
- Ces voltmètres et ampèremètres se construisent également avec plusieurs sensibilités et sont alors à lecture directe et d’un modèle transportable. Dans ce type d’instruments, l’aiguille est en forme de lame mince et se déplace sur un cadran métallique ; une glace réfléchissante permet d’éviter les erreurs de parallaxe. Le modèle usuel de voltmètre, renferme dans une boîte à poignée pour le transport, comporte généralement 5 sen'
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- INSTRUMENTS DE CONTROLE
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- sibilités, par exemple : 3, 75,150, 300 et 600 volts. Pour les ampèremètres, les bornes de l’instrument portent un cordon double terminé par deux fiches qui servent à établir le contact avec le shunt approprié ; la série complète des shunts permet d’obtenir 10 sensibilités différentes, 1 étendue complète de l’échelle étant respectivement égale pour chacune d’elles à 1, 2, 5, 10, 20, 50, 100, 200, 500 et 1000 ampères. Le voltmètre et l’ampèremètre avec ses shunts, réunis dans une même boîte, constituent un ensemble très commode pour effectuer des vérifications.
- Fig. 194. — Voltmètre enregistreur Meylan-d’Arsonval.
- Pour les mesures très précises de laboratoire, on a réalisé un modèle de voltmètre et d’ampèremètre dit étalon [fig. 195), dont 1 échelle a une plus grande étendue que celle des modèles précédents, avec graduation gravée sur métal et aiguille indicatrice se déplaçant au-dessus d une glace réfléchissante. Ces intruments, d’une exécution très soignée, sont établis pour plusieurs sensibilités.
- MM. Chauvin et Arnoux. — Ces instruments, de construction analogue aux instruments pour tableaux déjà décrits, ont été l’objet de nombreux perfectionnements, parmi lesquels il faut citer l’addition d un shunt magnétique assurant la constance de l’aimant permanent, la division des cadrans obtenue avec la plus grande précision par une nouvelle
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- méthode et, enfin, l’emploi d’un miroir, disposé sous l’aiguille indicatrice en forme de couteau, afin de supprimer les erreurs de parallaxe et permettant d’effectuer des lectures avec approximation de 1/1000 de la valeur totale de la graduation.
- Les voltmètres de précision {fig. 196) peuvent avoir jusqu’à six sensibilités différentes et permettent, avec un seul instrument, de mesurer jusqu’à 1 000 volts.
- Les ampèremètres peuvent être munis d’une série de shunts et servent à mesurer des intensités depuis 0,1 ampère jusqu’à 1 000 ampères.
- Les boîtes de contrôle {fig. 197), créées par la maison Chauvin et Arnoux, comportent, logés dans une boîte gainée spéciale, un voltmètre à plusieurs sensibi-
- fi*. Colas
- Fig. 195.
- Voltmètre étalon Meylan-d’Arsonval.
- lités et un ampèremètre avec sa série de shunts.
- Fig. 196.
- Voltmètre de précision Chauvin et Arnoux.
- Fig. 197.
- Boîte de contrôle Chauvin et Arnoux.
- Deux modèles de caisse de contrôle figuraient à l’Exposition : l u11
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- avec des instruments de 15 cm de diamètre permet de mesurer depuis 0,01 jusqu’à 1000 ampères et de 0,02 volt jusqu’à 600 volts; le second modèle comporte des instruments de 10 cm de diamètre et peut servir à effectuer des mesures d’intensité de 0,01 à 500 ampères et des
- mesures de tension de 0,02 à 300 volts.
- Une autre disposition a été donnée par les constructeurs a ces boites de contrôle qui portent alors le nom de galvanomètres jumelés (f>g. 198) et sont d’un poids plus léger. Les shunts sont alors fixés sur une planchette et ont une de leurs extrémités reliée à une barre commune , 1 ex trémité opposée peut être à volonté mise en communication avec une
- seconde barre à l’aide d’une vis à bouton mollete. Cette seconde bane, ainsi que la première, est munie d’une borne où 1 on fixe les extiemités du circuit; cette disposition présente l’avantage de ne pas obliger 1 opérateur à couper le circuit toutes les fois qu’il faut changer de shunt.
- Les ampèremètres et voltmètres de précision peuvent être disposes comme instruments enregistreurs et présentent certaines particulaiités
- qui méritent d’être relevées.
- L’aimant permanent {ftg. 199) ne comporte pas de pièces polaires rapportées et est très puissant ; d’autre part, le noyau de fer, placé au centre de la bobine mobile, rend le champ magnétique uniforme, et
- les déviations sont, par suite, rigoureusement proportionnelles aux intensités ou aux tensions.
- La consommation d’énergie nécessaire au bon fonctionnement de ces instruments a été réduite au minimum, grâce à l’emploi d une plume molette, formée de deux coquilles montées sur un même axe pivotant
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- entre deux pierres; une rondelle poreuse, imbibée d’encre et serrée entre les deux coquilles, trace, par roulement et non par frottement, un trait délié suivant son propre plan.
- L’ampèremètre enregistreur exposé est destiné à être employé sur les voitures de tramways électriques ; à cet effet il est muni d’un amortisseur à disque, mobile dans un récipient rempli de glycérine.
- Les mouvements d’horlogerie utilisés dans ces enregistreurs sont caractérisés par l’entraînement direct du cylindre par l’axe du barillet, ce qui évite le jeu dû aux rouages intermédiaires. Ces mouvements d’horlogerie sont à durée de révolution fixe ou à vitesse variable ; dans ce dernier cas, on freine le dernier mobile à l’aide d’un disque d’aluminium tournant entre les branches d’un aimant permanent muni d’un shunt magnétique. En réglant convenablement ce shunt, on peut obtenir toutes vitesses angulaires depuis un tour en trois minutes jusqu’à un tour en trois heures.
- M. J. Carpentier. — Les voltmètres et ampèremètres de précision sont fondés sur le même principe que le galvanomètre Deprez-d’Ar-sonval. L’aimant fixe, de forme circulaire, est muni à ses deux extrémités de pièces polaires en fer doux ; un noyau en fer doux, disposé au centre de la bobine mobile, ne laisse qu’un entrefer de 3 mm. La bobine mobile est formée par un cadre rectangulaire, en cuivre rouge, sur lequel est enroulé le fil de cuivre constituant le circuit de la bobine. Le voltmètre exposé comporte deux circuits permettant d’obtenir deux sensibilités différentes ; la résistance de chacun de ces circuits est d’environ 100 ohms par volt. L’équipage mobile, monté sur pivots, est supporté par des chapes en saphir; deux ressorts spiraux, en métal non magnétique, constituent le couple antagoniste et sont, en même temps, utilisés comme conducteurs pour amener le courant au circuit de la bobine mobile.
- M. Carpentier exposait également des boîtes de contrôle avec un voltmètre à quatre sensibilités et un ampèremètre accompagné de sa série de shunts.
- M. J. Richard. — Les ampèremètres et voltmètres de précision sont du même système que les instruments à bobine mobile pour tableaux décrits dans le chapitre précédent; mais les cadrans sont munis d’une glace et l’aiguille indicatrice est en forme de lame, afin d’éviter les erreurs de parallaxe.
- Les voltmètres utilisés pour les essais de piles et pour la mesure des résistances d’isolement ont une résistance qui atteint jusqu’à 900 ohms par volt. Un voltmètre établi spécialement pour l’essai des piles est enfermé dans une boîte hermétique munie de deux boutons saillants en ébonite. En appuyant sur le premier bouton, on mesure la force électromotrice >
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- en appuyant sur le second bouton, on fait débiter la pile sur une résistance de 10 ohms et on lit la différence de potentiel aux bornes. On a alors toutes les valeurs nécessaires pour calculer la résistance intérieure de l’élément.
- Les instruments J. Richard à bobine mobile sont également construits avec un dispositif enregistreur. Ils comportent alors deux aimants permanents conjugués, ayant même section et même développement {ftg. 200). Les épanouissements polaires de ces aimants affectent une forme cylindrique, convexe pour l’un et concave pour l’autre. L’entrefer compris entre ces épanouissements cylindriques est le siège d’un double champ magnétique très intense, et c’est dans cet entrefer que se déplacent les deux côtés de la bobine mobile enroulée sur un cadre amortisseur.
- Cette bobine mobile est constituée par un cadre comportant deux parties cylindriques réunies par des pièces en forme de V ; l’enroulement est fait sur les parties cylindriques en passant sur les bases du cylindre suivant des cordes. Tout ce système est excentré par rapport à l’axe de rotation qui coïncide avec Taxe du cylindre, c’est-à-dire que le plan de cet enroulement ne passe pas par l’axe. Cet axe de rotation a une large section et sert en même temps à entretoiser les deux plans du cadre et à
- diminuer sa résistance électrique afin d augmenter 1 amortissemen , ce axe se termine à chacune de ses extrémités par un pivot toun dans des crapaudines à ressort. Les deux extrémités de 1 enroulement sont reliées respectivement à deux ressorts spiiaux qui serven en même temps de conducteurs du courant et de couple antagoniste. L’axe de l’équipage mobile porte un style terminé par une plume enre gistrante du modèle ordinaire Richard.
- Les boîtes de contrôle exposées à Liège sont d un modèle nouveau e très commode. En vue de diminuer 1 encombrement et de îendie p us facilement transportable l’ensemble des instruments nécessaires poui
- Fig. 200. — Ampèremètre enregistreur Richard.
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- effectuer le contrôle de la tension et de l’intensité, le nouveau modèle comporte deux coffrets séparés et de poids relativement restreint (4,500 kg), ce qui le rend très portatif. L’un de ces coffrets contient deux instruments jumelés, voltmètre et ampèremètre à cadre mobile et
- à aimant armé ; l’autre contient une série de shunts dont la valeur varie suivant les mesures que l’on veut effectuer et permettant de mesurer des intensités depuis 2 jusqu’à 600 ampères.
- Le voltmètre, à plusieurs sensibilités, permet de mesurer des tensions depuis 2,5 jusqu’à 625 volts. On obtient la sensibilité désirée en faisant tourner un bouton qui commande un commutateur ; ce bouton porte des chiffres indiquant la sensibilité sur laquelle est placé le commutateur et, au-dessous, la valeur par laquelle il faut multiplier les indications lues sur le cadran. En outre, un bouton moleté, commandant un inverseur, permet de changer le sens du Ampèremètre enregistreur Richard, courant dans l’instrument si les connexions ont été inversées.
- Le coffret contenant les shunts est disposé d’une manière très judicieuse : deux barres en cuivre de forte section portent deux bornes auxquelles sont reliés les conducteurs. Les deux barres, à leur partie supérieure, sont munies d’une plaque en fibre, munie de trous garnis de canons isolants dans lesquels passent des boulons qui viennent se visser sur les extrémités des différents shunts. Il suffit de serrer, à l’aide d’une petite clé, les deux boulons correspondant au shunt choisi, pour que les plaques terminales de ce dernier soient reliées aux conducteurs.
- Instruments électromagnétiques à bobine fixe et à fer doux
- mobile. — M. J. Richard avait également exposé des voltmètres et ampèremètres à bobine fixe et à fer doux mobile munis d’un dispositif enregistreur.
- La figure 201 montre la disposition donnée à ces instruments qui, normalement, sont munis d’un cylindre effectuant un tour complet en vingt-six heures.
- Instruments thermiques. — Ces instruments ont le grand avantage de se prêter aussi bien à la mesure des courants continus que des courants alternatifs.
- e.Aux> â t\u
- Fig. 201.
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- Instruments Meylan-d'Arsonval. — Ces instruments, de construction très soignée, sont principalement utilisés pour effectuer des véiifica-tions et, naturellement, permettent de mesurer aussi bien des courants continus que des courants alternatifs.
- Fig. 202.
- Dans les voltmètres de ce système on mesure la différence de ffèc ie que prend un fil spécial, très résistant^, f ^ {ft9- 202), fixé en
- deux points A, B et passant sur deux poulies Po-2V
- (
- Fig. 203.
- Les mouvements du fil sont transmis à l’axe de l’aiguille I par le brin m s’enroulant sur la poulie p3, le fil étant toujours maintenu tendu par l’action du ressort droit r agissant sur une deuxième poulie pA au moyen d’un fil de transmission.
- L’invariabilité du zéro est assurée par le fait que le coefficient de dilatation du bâti qui porte tout l’instrument est sensiblement le même que celui du fil
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- Lorsque l’instrument est en service, réchauffement du fil tend à échauffer le bâti, ce qui ferait reculer l’aiguille; pour éviter cet effet, le fil est fixé à deux tirettes t2 en alliage ayant un grand coefficient de dilatation et dont réchauffement direct par conductibilité compense la dilatation du bâti.
- On a souvent employé, dans des instruments analogues, des transmissions en fil de soie ; il en résulte des effets hygrométriques que l’on évite par l’emploi d’un fil de transmission spécial m.
- Le fil thermique est en acier-nickel et a un coefficient de dilatation un peu supérieur au laiton ; il est mécaniquement et électriquement très résistant.
- La dépense de courant est d’environ t/10 d’ampère.
- Dans les ampèremètres, le système employé consiste en 2 fils 0, f\, Ai f‘i {ftO- 203), reliés en parallèle, le courant entrant par le milieu des fils au moyen d’une lame flexible C ; chacun des fils forme un système à flèche dont les mouvements inverses se transmettent à un levier L, relié par une transmission m à une poulie, comme dans les voltmètres. Le ressort antagoniste est disposé de la même manière et on a employé les mêmes procédés pour obtenir l’invariabilité du zéro. Le fil est un alliage relativement peu résistant. Dans ces divers appareils, une surcharge accidentelle produit généralement un déplacement du zéro. On ramène l’aiguille à la position initiale en produisant, au moyen d’une vis de rappel, une déformation du bâti.
- MM. Chauvin et Arnoux. -— Dans le but de réaliser des caisses de contrôle pour courants alternatifs, on a utilisé des instruments thermiques avec résistances additionnelles et shunts appropriés.
- La sensibilité de ces instruments est telle que, pour produire la déviation totale de l’aiguille indicatrice, les ampèremètres n’exigent qu’une différence de potentiel de 0,15 volt, et les voltmètres, une intensité de 0,15 ampère.
- Dans les voltmètres, la borne commune aux différentes sensibilités est munie d’un fusible constitué par un fil identique au fil thermique, mais placé dans des conditions de refroidissement telles qu’il protège efficacement l’instrument en cas de surcharge supérieure aux deux tiers de la totalité de la graduation.
- Cette boîte de contrôle permet de mesurer des intensités depuis 0,25 jusqu’à 1 000 ampères, et des tensions de 1 à 600 volts.
- Un autre instrument thermique, figurant dans la même exposition, est un galvanomètre universel [fig. 204) constitué, en principe, par deux fils thermiques dont la différence des dilatations subies par chacun d’eux permet de lire, directement sur la graduation qui est double, la valeur efficace de l’intensité, ou celle de la tension, ou encore celle de la puis-
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- sance. De plus, on peut mesurer indirectement la valeur du décalage dans le circuit d’utilisation. Les lectures sont indépendantes de la forme et de la fréquence des courants.
- Ce galvanomètre peut être muni d’un nombre quelconque de shunts interchangeables et aussi de résistances additionnelles permettant d’étendre à volonté les limites d’utilisation de cet instrument.
- Fig. 204.
- Galvanomètre thermique universel.
- Fig. 206. — Ohmmètre Chauvin et Arnoux.
- Ohmmètres. — MM. Chauvin et Arnoux, de Paris, présentaient un nouveau type d’ohmmètre à lecture directe constitué par un galvanomètre à bobine mobile, de grande sensibilité, fonctionnant comme volt-mètre-ohmmètre à l’aide d’une batterie de piles de 25 volts environ.
- L’aimant permanent de ce galvanomètre est muni d un shunt magnétique permettant d’effectuer un réglage précis, afin d éviter toute erreur provenant, soit des variations de la force électromotrice des piles, soit de la diminution de l'intensité du champ magnétique.
- Un des modèles exposés comporte une graduation allant jusqu à 1 mégohm; un autre modèle, permettant de mesurer jusqu à 10 mégohms, avait une batterie minuscule de piles de 160 volts.
- Un troisième modèle {ftg- 205), gradué également jusqu à 10 mégohms, fonctionne à l’aide d’une magnéto.
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- Ces différents modèles d’ohmmètres permettent de mesurer la résistance d’isolement d’une ligne en charge à courant alternatif, en utilisant avec l’instrument un courant continu de tension égale à celle de la ligne à mesurer ; ils donnent directement la valeur de la résistance d’isolement d’une ligne en charge à courant continu.
- Fig. 207. — Ohmmètre à curseur.
- La série des ohmmètres à cadran exposés était complétée par un modèle spécial {fig. 206) pour mesure de faibles résistances comprises entre 0,01 et 10 ohms. L’intensité de courant à employer avec cet instrument ne doit pas être supérieure à 0,05 ampère.
- Les ohmmètres à curseur {fig. 207 et 208) étaient représentés par trois types d’aspect et de forme analogues. Le galvanomètre, utilisé pour la méthode de réduction à zéro, est du type à suspension élastique et présente une grande sensibilité.
- Fig. 208. — Ohmmètre Chauvin et Arnoux.
- Le premier de ces types {fig- 207) est établi pour mesurer des résistances comprises entre 1 microhm et 1 ohm. Il est établi d’après le-principe du pont double de Thomson. La résistance de comparaison est constituée par un fil métallique, à coefficient de température nub sur lequel se déplace le curseur.
- Les deux autres types {fig. 208) sont établis d’après le principe dupont de Wheatstone : l’un permet de mesurer des résistances comprises entre 200 mégohms et 1 ohm; l’autre, des résistances allant depuis
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- 0,1 ohm jusqu’à 20 mégohms. Ces instruments, à cause de leur facilité d’emploi, peuvent être mis entre les mains des monteurs et des électriciens dans les stations centrales.
- Il convient aussi de citer dans la catégorie des ohmmètres, le mégohm-mètre portatif [fig. 209) pour la mesure de grandes résistances d’isolement jusqu’à 10 000 mégohms, et dont l’emploi peut être recommandé pour les mesures d’isolement de câbles ou de lignes à haute tension.
- Cet instrument comporte l’emploi d’un galvanomètre à réflexion. La méthode de mesure utilisée est celle des comparaisons successives
- Fig. 210. — Wattmètre enregistreur Chauvin et Arnoux.
- Fig. 209. — Mégohmmètre portatif.
- entre la résistance à mesurer et une résistance étalon de 100 000 ohms par l’intermédiaire d’un réducteur universel. Un pied pliant à trois branches et une batterie légère de 100 éléments de pile complètent l’instrument, dont ils sont séparés afin d’en rendre le transport facile.
- L’ohmmètre exposé par M. J. Carpentier, de Paris, est destiné à la la mesure des résistances d’isolement des canalisations électriques. Il se compose essentiellement de deux cadres galvanométriques superposés et placés dans deux plans perpendiculaires ; ce système, monté sur un axe vertical, est placé dans un champ magnétique intense produit par des aimants permanents. Un cylindre de fer doux, placé au centre de chacun des cadres, concentre les lignes de force dans l’entrefer laissé libre pour le déplacement du système mobile. L’orientation des deux cadres mobiles est indiquée à chaque instant par le déplacement d’une aiguille sur un cadran divisé. L’équilibre du système ne dépend que du
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- rapport des intensités des courants parcourant les deux cadres, de sorte que la graduation de l’instrument est indépendante de la force électro-motrice employé. Cet ohmmètre est réglée pour fonctionner avec des forces électromotrices pouvant varier de 100 à 300 volts et, dans ces conditions, il permet de mesurer des résistances allant jusqu’à 5 mégohms. Le courant utilisé pour actionner l’ohmmètre est généralement produit par une petite magnéto mise en mouvementé l’aide d’une manivelle.
- Fig. 211. — Wattmètre Meyland-d’Arsonval.
- Wattmètres. — MM. Chauvin et Arnoux avaient exposé un wattmètre enregistreur [fig. 210) constitué par un cadre rectangulaire mobile, placé entre deux bobines et portant la plume molette d’enregistrement. Ce type de wattmètre se construit aussi bien pour courant continu que pour courant alternatif.
- Le wattmètre enregistreur, système Meylan-d’Arsonval, exposé par la Compagnie pour la fabrication des compteurs [fig. 211), est fondé sur l’emploi des champs tournants et sur les actions réciproques de deux
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- flux diphasés et des courants induits par eux dans un disque mobile portant baignille indicatrice.
- Pour que le même instrument puisse être utilisé pour mesurer des courants alternatifs simples, diphasés ou triphasés, il est muni de deux systèmes inducteurs agissant sur un même disque et, suivant les cas, on les relie à une phase ou à deux phases (méthode des deux wattmètres).
- e.~3b ux & es
- Fig. 212. — Wattmètre Richard.
- Ce wattmètre comporte trois bobines : une bobine de voltmètre, une bobine d’ampèremètre et une bobine correctrice parcourue par une fraction du courant et destinée à rendre la mesure exacte pour les watts déphasés. Un ressort constitue la force antagoniste et les échelles sont proportionnelles. L’influence de la température est réduite à une très faible valeur, l,o 0/0 pour 10° G., par suite de l’emploi d’un disque en laiton.
- M. J. Richard avait exposé plusieurs types de wattmètres électrodynamiques.
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- Les wattmètres enregistreurs {fig. 212), pour courant continu ou alter-
- Fig. 213. — Wattmèlre Richard.
- natif, sont constitués par une bobine sphérique mobile en fil fin, montée
- Fig. 214. — Wattmètre triphasé Richard.
- en dérivation et pouvant se déplacer dans le champ produit par une bobine fixe, montée en série. Le couple antagoniste est produit par un
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- petit contrepoids. L’amortissement est obtenu au moyen d’un cylindre à glycérine.
- Les wattmètres électrodynamiques enregistreurs pour distribution à trois fils {fig. 213) permettent d’éviter l’emploi d’un wattmètre indépendant sur chaque pont en totalisant automatiquement la consommation de chacun d’eux. A cet effet, la bobine fixe est divisée en deux circuits qu’on intercale respectivement dans les deux conducteurs extrêmes de la distribution, tandis que les deux enroulements distincts que porte la bobine mobile sont placés respectivement en dérivation sur le fil neutre et l’un des conducteurs extrêmes. Dans ces instruments, l’amortisseur à glycérine est remplacé par un frein magnétique composé de quatre puissants aimants permanents agissant sur un disque métallique.
- Le wattmètre enregistreur pour courants triphasés {fig. 214) se compose en réalité de deux instruments reliés suivant la méthode des deux watt-mètres et agencés de manière à agir simultanément sur une plume unique.
- M. E. Ducretet, de Paris, exposait le wattmètre industriel de MM. Blondel et Labour. Cet instrument a pour but de rendre faciles et précises les mesures de puissance électrique dans les laboratoires et usines d’électricité. Ce wattmètre peut supporter des intensités de courant atteignant jusqu’à 2 500 ampères. Pour la mesure des courants alternatifs de 2 000 à 3 000 volts, le wattmètre est muni d’un transformateur abaissant la tension à 110 volts.
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- CHAPITRE IÏI
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- Galvanomètres apériodiques à bobine mobile. — MM. Chauvin et Arnoux, de Paris, exposaient plusieurs modèles de galvanomètres. Dans l’un la bobine mobile est à suspension élastique, donne sa dévia-
- Fig. 215. — Galvanomètre portatif Chauvin et Arnoux.
- tion totale sous l’action d’un courant de 0,0001 ampère ou d’une tension de 0,001 volt. Il est à lecture directe, c’est-à-dire qu’il comporte une aiguille se déplaçant sur un cadran gradué.
- Il se construit un autre modèle de galvanomètre à bobine mobile et à miroir {fig. 215), très facilement transportable, très peu encombrant et^ très léger. Il est muni d’une suspension à la cardan, ce qui facilite son installation en n’importe quel endroit.
- La lecture des déviations peut s’effectuer, soit par pinnule et lunette sans source lumineuse spéciale, soit par spot lumineux sur une échelle
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- transparente. Le dispositif utilisé pour ces deux méthodes de lecture est fixé à l’extrémité d’une tige-support, mobile autour de la tête de suspension du galvanomètre, permettant ainsi facilement d’amener l’instrument au zéro.
- Un courant de 0,5 microampère produit une déviation d’une division sur une échelle placée à 30 cm du miroir; dans le modèle de très grande sensibilité, la même déviation est obtenue avec 0,1 microampère.
- Cet instrument peut être rendu balistique par l’emploi d’un balancier fixé sur le cadre.
- M. J. Carpentier, de Paris, exposait deux galvanomètres, système Deprez-d’Arsonval. L’un, du type à miroir, a une constante pouvant atteindre 200mégohms, grâce à sa suspension à fil plat et à la disposition donnée aux pièces polaires. Ayant une durée d’oscillation de dix à douze secondes, il peut être utilisé comme galvanomètre balistique.
- Le second modèle est portatif, forme un ensemble bien compact et convient particulièrement pour effectuer au dehors d es mesures de résistance d’isolement jusqu’à 300 mégohms.
- Dans l’exposition de M. E. Ducretet, de Paris, figuraient un galvanomètre Deprez-d’Arsonval, dont la bobine mobile se déplace dans le champ magnétique intense créé par un aimant permanent, formé de cinq aimants juxtaposés, ainsi qu’un autre galvanomètre, du même système, muni d’un dispositif enregistreur, et appliqué avec succès au pyromètre thermo-électrique de M. Le Chatelier.
- Fluxmètre Grassot. — Cet instrument {fig. 216), exposé parla Compagnie pour la fabrication des compteurs, peut remplacer le galvanomètre balistique dans ses nombreux emplois.
- Il permet de mesurer :
- 1° La quantité d’électricité qui traverse une résistance de valeur connue et ne présentant pas de self-induction ;
- 2° L’intensité d’un champ magnétique sensiblement uniforme, lorsque l’instrument est relié à une bobine ayant une surface et un nombre de tours déterminés.
- Cet instrument est constitué par un galvanomètre, genre d’Arsonval, dont le couple de torsion est très petit et a, par conséquent, un très grand amortissement.
- Il se compose {fig. 217) d’un aimant permanent dont les deux pôles NS entourent un noyau cylindrique en fer doux A, en laissant un entrefer de quelques millimètres dans lequel on obtient un champ magnétique intense d’environ 1000 unités C.'G.S. Dans cechamp, etentourant le noyau A, est placée une bobine B en fil de cuivre isolé. Cette bobine est suspendue au moyen d’un étrier et par l’intermédiaire d’un fil de
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- cocon C, à un ressort spiral plat P. Cette suspension sans frottement est très robuste, parce que les chocs et les vibrations qui casseraient infailliblement le fil de cocon, s’il était fixé à une pièce rigide, n’ont d’autre effet que de faire fléchir le ressort P qui suit tous les mouvements verticaux de la bobine B. Les bornes L et L' de l’instrument sont respectivement reliées aux extrémités de l’enroulement de la bobine B par l’intermédiaire de (leux ressorts spiraux R et R' en ruban d’argent
- Fig. 216. — Fluxmètre Grassot.
- excessivement mince. La bobine porte une aiguille indicatrice qui se déplace devant un cadran gradué; elle peut être ramenée mécaniquement‘au zéro en manœuvrant un bouton disposé sur le socle.
- Le fluxmètre étant un galvanomètre excessivement amorti, on ne doit l’utiliser que relié aux bornes d’une résistance aussi faible que possible, ne devant pas dépasser 20 à 50 ohms. Cette résistance ne doit pas présenter de self-induction notable lorsqu’il s’agit de mesurer une quantité d’électricité ; elle doit être constituée par une bobine ayant un nombre de tours connu, dans le cas où l’instrument est utilisé pour mesurer le flux d’un aimant; enfin, il est nécessaire qu’elle ait un nombre de tours et une surface connus, lorsqu’on a à mesurer l’intensité d’un champ magnétique.
- Le cadran du fluxmètre est divisé en 100 parties de part et d’autre du zéro. Une division vaut environ 10000 unités C. G. S. ou maxwells, ce
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- qui équivaut à 100 micro volts-seconde ; la valeur exacte d’une division est indiquée sur le cadran.
- L’instrument est accompagné d’une bobine ayantune surface moyenne de 10 cm2 et un nombre de tours tel qu’une division de l’échelle corresponde exactement à 100 unités de flux ou à 10 unités de champ ou gauss.
- Fig. 217.
- Lorsque le fluxmètre est utilisé comme galvanomètre, sa résistance critique d’amortissement étant d’environ 1000 ohms, il ne peut être utilisé que sur une résistance plus grande. Dans ces conditions, la déviation de l’aiguille est de l’ordre d’une division pour 0,01 microampère.
- Galvanomètre à aimant mobile. — Plusieurs modèles de galvanomètres astatiques figuraient à l’Exposition.
- M. J. Carpentier, de Paris, présentait ses modèles bien connus de galvanomètres Kelvin, à bobines amovibles, permettant d’utiliser le même instrument pour les mesures les plus diverses, grâce à une série de bobines de rechange ayant des résistances appropriées. Le même constructeur exposait le galvanomètre Broca de grande sensibilité, convenant tout particulièrement aux mesures délicates que nécessitent les recherches physiologiques et aussi les expériences de thermoélectricité.
- M. E. Ducretet exposait son modèle de galvanomètre Kelvin avec amortisseur à air et bobines amovibles. L’aimant directeur peut être
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- animé à volonté d’un mouvement lent ou d’un mouvement rapide.
- A signaler également, dans l’exposition de M. E. Ducretet, une boussole des sinus et des tangentes de Pouillet, à cercle inclinant, permettant de mesurer avec précision des intensités variant depuis 0,05 jusqu’à 200 ampères.
- Galvanomètre enregistreur universel. — Ce galvanomètre, du système Callendar, construit et exposé par M. J. Carpentier, de Paris, permet d’enregistrer graphiquement les diverses quantités physiques dont la mesure peut être ramenée à la détermination d’une résistance électrique. Il sert notamment à déterminer les températures élevées, en mesurant les variations de résistance d’un thermomètre à fil de platine ; il est utilisé également pour enregistrer les variations de tension en mesurant les variations de résistance d’un fil métallique parcouru par le courant.
- L’instrument se compose essentiellement d’un pont de Wheatstone, d’un galvanomètre Deprez-d’Arsonval, d’un cylindre enregistreur et de trois mouvements d’horlogerie. Le curseur à contact du pont de Wheatstone se déplace automatiquement, parallèlement au fil du pont et ses déplacements, dans un sens ou dans l’autre, sont provoqués par les déviations du galvanomètre. Lorsque l’équilibre est établi, le cadre du galvanomètre ayant repris sa position normale, le curseur reste immobile ; une plume à encre, montée sur le chariot du curseur, trace sur le cylindre enregistreur la position d’équilibre. Pour obtenir ce résultat, le galvanomètre est disposé en relais ; son cadre mobile porte une longue aiguille parcourue par un courant local qui vient actionner, suivant le sens des déviations du galvanomètre, l’un ou l’autre des deux petits électro-aimants commandant la manœuvre du curseur du pont. Chaque électro-aimant, pendant le temps de son action, libère un rouage auquel est attelé le chariot portant la plume de l’enregistreur.
- Le troisième mouvement d’horlogerie sert à entraîner le cylindre enregistreur qui fait un tour complet en vingt-quatre heures.
- Électromètres. — L’électromètre Thomson, modifié par M. Mascart, figurait dans les vitrines de M. J. Carpentier de Paris. Cet électromètre fondé sur le même principe que celui de Thomson, dont il possède les principaux organes, a été très simplifié dans sa construction, ce qui a grandement facilité son emploi.
- M. E. Ducretet, de Paris, exposait un électromètre à quadrants de Thomson, modèle symétrique de M. Mascart. La suspension de l’équipage mobile est constituée par un fil métallique; la cuve servant d’amortisseur est à deux compartiments concentriques ; l’un reçoit le liquide
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- dessiccateur, l’autre de l’huile dans laquelle plonge la palette fixée à l’équipage mobile, constituant ainsi un excellent amortisseur.
- Résistances et ponts de Wheatstone. — Peu d’appareils de ce genre figuraient à l’Exposition.
- M. J. Carpentier, de Paris, présentait une résistance étalon de 0,1 ohm contenue dans une enveloppe métallique et mise à l’abri des variations de la température extérieure par une gaine de paraffine ; une boîte de résistances de 36 bobines, montées en décades, avec pontde Wheatstone; un rhéostat circulaire à deux décades ; un rhéostat circulaire à quatre décades; un second rhéostat circulaire à quatre décades avec pont de Wheastone et, enfin, un pont pour la mesure des faibles résistances combiné pour réaliser, facilement et commodément, le dispositif imaginé par lord Kelvin, connu sous le nom de pont double de Thomson.
- M. E. Ducretet, de Paris, avait exposé un rhéostat de Wheatstone à cylindres pour la mesure rapide des résistances et des conductances.
- Potentiomètres. — Le potentiomètre Chauvin et Arnoux, de Paris [fig. 218), sert à mesurer sans difficulté et avec précision l’étalonnage des instruments de mesure. Il présente le grand avantage d’être trans-
- Fig. 218. — Potentiomètre Chauvin et Arnoux.
- portable. Il permet de mesurer des forces électromotrices comprises entre 0,0001 et 1600 volts et, en utilisant des shunts spéciaux, des intensités depuis 0,00001 à 10000 ampères.
- Le potentiomètre de M. J. Carpentier, de Paris, se compose de deux parties distinctes : le potentiomètre proprement dit et le rhéostat de réglage. Ces deux parties sont complètement séparées, de sorte, qu’aucune confusion n’est possible dans la manœuvre; une fois le réglage effectué, l’opérateur n’a plus qu’à utiliser les manettes qui - se trouvent sur le devant de l’appareil et qui correspondent au circuit potentiomé-trique.Ce potentiomètre permet de mesurer des différences de potentiel variant de 0,0001 à 600 volts.
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- INSTRUMENTS DE MESURE
- Caisses de mesures. — MM. Chauvin etArnoux,. de Paris, avaient exposé une caisse constituant un. laboratoire complet de mesures électriques (fig. 219) permettant de mesurer des intensités, des forces électromotrices et des résistances dans des limites très étendues.
- Cette caisse comporte :
- 1° Un pont double de lord Kelvin pour la mesure des faibles résistances ;
- 2° Un pont de Wheatstone avec boîte de résistances à décades ;
- Fig. 219. — Caisse de mesures Chauvin et Arnoux.
- 3° Un galvanomètre du type décrit précédemment avec son shunt;
- 4° Une échelle graduée ;
- 5° Trois shunts et un réducteur pour les mesures d’intensité;
- 6° Une résistance de 100000 ohms pour la mesure des résistances d’isolement.
- La limite des résistances que l’on peut mesurer avec cette caisse atteint 1500 mégohms; pour les intensités, les limites sont 0,1 microampère et 300 ampères et, pour les forces électromotrices, 0,001 volt et 300 volts.
- Appareils accessoires pour installations de mesures. — Dans les vitrines de M. J. Carpentier, de Paris, on voyait plusieurs appareils intéressants parmi lesquels nous citerons :
- Un condensateur étalon au mica, de 1 microfarad, subdivisé en quatre sections ;
- Des réducteurs de galvanomètres à deux et à trois pouvoirs multipli-
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- INSTRUMENTS DE LABORATOIRE
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- cateurs, réglés pour les instruments avec lesquels ils doivent être utilisés;
- Des réducteurs universels différant des réducteurs ordinaires en ce qu’ils ne sont pas, comme ces derniers, réglés et tarés, par construction, pour un galvanomètre déterminé, mais qu’ils sont combinés de telle sorte qu’ils peuvent être utilisés avec un galvanomètre quelconque. A cet effet, la résistance totale du réducteur reste constamment en série avec le circuit propre au galvanomètre et l’on obtient les différents pouvoirs multiplicateurs en faisant varier, sur le réducteur, le point d’entrée du courant. Un des grands avantages de cette disposition est de conserver au circuit galvanométrique une résistance invariable ;
- Une échelle divisée transparente pour l’observation des instruments à miroir, facile à mettre en place et à régler. La lumière utilisée, émise par une source quelconque, est recueillie et renvoyée sur le miroir dç l’instrument à l’aide d’une petite glace rectangulaire supportée par une monture à deux rotations ;
- Différents modèles de clés : clé d’inversion à double touche ; clé de décharge de Sabine, modèle Carpentier; clé de court-circuit ; clé à deux contacts successifs;
- Un commutateur inverseur à mercure sur socle en ébonite;
- Un contact tournant, destiné à la mesure des courants alternatifs par la méthode de M. Joubert et consistant essentiellement en une petite clé de décharge actionnée, mécaniquement, par une came solidaire de l’axe d’un petit moteur synchrone à six pôles ;
- Dans l’exposition de M. E. Ducretet, figurait l’échelle divisée transparente, pour lecture des déviations des instruments à miroir, munie d’un dispositif d’éclairage consistant soit en un bec de gaz, soit en une lampe à incandescence.
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- CHAPITRE IY
- INSTRUMENTS POUR MESURES DIVERSES
- Pyromètres. — MM. Chauvin et Arnoux, de Paris, exposaient une série de pyromètres industriels constitués par des couples thermo-électriques très robustes et des galvanomètres à bobine mobile, gradués en degrés centigrades.
- Les cannes à couple thermo-électrique, utilisées avec le galvanomètre pour la mesure des températures élevées, peuvent être également employées avec un enregistreur spécial [fig. 220) du type à bobine mobile et peuvent aussi actionner un pyromètre à cadran commandant une sonnerie, à l’aide d’un contact, lorsque la température vient à dépasser la limite voulue.
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- INSTRUMENTS POUR MESURES DIVERSES 443
- La Compagnie pour la fabrication des compteurs, de Paris, avait exposé le pyromètre système Féry, constitué par un télescope et par un galvanomètre [fig. 221). Le miroir M du télescope [fig. 222) est recouvert d’une couche d’or sur la surface directement réfléchissante. Sur l’axe optique du télescope se trouve un couple thermo-électrique formé par les soudures de deux fils, constantan et fer, disposés en forme de croix et fixés à deux lames de laiton D et R reliées aux bornes bb'. Deux fils conducteurs relient ces bornes à celles d’un galvanomètre.
- Fig; 222.
- Pour mesurer avec cet appareil la température d’un four ou d’un corps placé dans le four, il faut tout d’abord mettre au point le télescope pointé sur le four ou sur le corps. Pour cela, on vise par l’oculaire O un regard percé dans le four ou le corps lui-même, et on amène l’image du regard ou du corps sur la soudure du couple, laquelle se présente à l’œil sous la forme d’un disque noir placé au centre du champ de la visée. Il est indispensable que l’image de l’ouverture du four ou l’image du corps visé déborde légèrement autour de la soudure.
- L’image est réfléchie dans l’oculaire O par un système de deux miroirs à plans inclinés placés près du couple. Ces miroirs servent à la mise au point. Ils sont disposés de telle manière que l’image du four ou du corps visé semble coupée en deux parties. Ces deux parties ne coïncident que lorsque la mise au point est exacte. La mise au point se fait en déplaçant le miroir au moyen du pignon P [fig. 222). Les mesures de température sont rendues par ce moyen indépendantes de la distance du télescope au four.
- L’image qui se forme sur la soudure est calorifique. La soudure s’échauffe rapidement ; mais, d’après les dispositions mêmes de l’appareil, sa température ne s’élève jamais à plus de 100° C., ce qui fait que les indications de l’appareil restent toujours comparables. Le courant électrique qui prend naissance dans ces conditions est mesuré par un
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- INSTRUMENTS DE MESURE
- galvanomètre dont l’échelle est graduée directement en degrés de température.
- La graduation du galvanomètre est établie d'après la loi de Stéfan qu1 est la suivante :
- La quantité de chaleur rayonnée par un four ou par un corps noir sur un autre corps noir est proportionnelle à la quatrième puissance de la température absolue du corps rayonnant.
- Les échelles de température que l’on réalise avec cet appareil sont les suivantes :
- 400 à 1000°
- 500 à 1100°
- 600 à 1 300°
- 700 à 1 400°, etc.
- Dans le but de créer un modèle unique de pyromètre pouvant mesurer des températures quelconques avec des échelles plus étendues, le télés-
- â^Mtrorr, à - Coup/e {/ler.no-è/ectrifue , O-Ocu/aire. gh-
- rne. LJ-.
- Fig. 223.
- cope a été muni d’un diaphragme à papillon qui permet d’obstruer radialement une partie des rayons calorifiques [fig. 223).
- Le galvanomètre, qui forme avec le télescope à diaphragme l’ensemble du pyromètre, comporte deux échelles de températures. L’une correspond à la pleine ouverture du diaphragme, c’est l’échelle des températures les plus basses ; l’autre correspond à la fermeture partielle du diaphragme, c’est l’échelle des températures les plus élevées. Un trait de repère tracé sur le limbe L donne la position de fermeture du diaphragme mobile correspondant à cette dernière échelle.
- Les températures que l’on peut mesurer avec un seul galvanomètre en employant cette disposition sont comprises dans les limites suivantes :
- 400 à 1 600°
- 500 à 1 800°
- 600 à 2 000°
- 700 à 2 300°
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- INSTRUMENTS POUR MESURES DIVERSES 445
- En adjoignant aux deux échelles du galvanomètre une table de références des températures aux millivolts, on peut, avec un seul appareil, mesurer les températures comprises entre 400 et 2 500°.
- Cette échelle de références correspond à un autre angle d’ouverture déterminée du diaphragme mobile traeé également sur le limbe.
- Le pyromètre à lecture directe de M. Le Chatelier, exposé par M. Carpentier, se compose d’un couple thermo-électrique que l’on place dans le milieu dont on veut connaître la température. La force électromotrice produite par réchauffement du couple donne naissance à un courant dont on mesure la tension à l’aide d'un millivoltmètre à bobine mobile, dont le cadran porte une graduation en millivolts et une seconde, en regard de la première, donnant directement les valeurs de la température.
- Oscillographe Blondel. — Ce précieux instrument, construit et exposé par M. J. Carpentier, de Paris, constitue un ensemble complet et portatif qui permet d’observer et de relever les courbes des courants étudiés. Dans l’oscillographe on peut utiliser soit un galvanomètre à fer doux, soit un galvanomètre bifilaire.
- Le galvanomètre à fer doux se compose de deux équipages, placés chacun au centre d’une paire de bobines parcourues par le courant à étudier. L’instrument permet alors d’obtenir, simultanément et avec leurs phases respectives, deux courbes : différence de potentiel et intensité, différence de potentiel primaire et secondaire d’un transformateur, etc. Chaque équipage en fer doux est constitué par une lame mince et étroite, tendue sur un chevalet et portant, en son milieu, un petit miroir. Le tout est placé dans un tube rempli d’huile pour amortir les oscillations.
- Le galvanomètre bifilaire se compose de deux équipages bifilaires réunis dans une armature qui se met entre les pôles de l’aimant, à la place du galvanomètre à fer doux. Ces équipages sont constitués par deux rubans de bronze, tendus l’un à côté de l’autre sur des chevalets isolés; un miroir est fixé au milieu des deux fils. Le courant étudié traverse les deux rubans et produit une torsion du système que le miroir permet d’observer.
- Le synchronoscope, faisant partie de l’instrument, se. compose d’un miroir oscillant autour d’un axe horizontal; le miroir est actionné par une came montée sur l’axe d’un moteur synchrone. Le profil de la came est tracé de telle sorte que, pendant les deux tiers de sa course, elle imprime au miroir un mouvement proportionnel au temps et, pendant l’autre tiers, elle le ramène rapidement à sa position initiale. Un obtu-
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- m
- INSTRUMENTS DE MESURE
- rateur électrique, en relation aA^ec la came, supprime l’image correspondant à la course de retour au zéro du miroir.
- L’instrument est complété par une lampe à arc, et le tout est dispose de façon à permettre la photographie instantanée de la courbe du courant ; à cet effet, un châssis photographique se substitue à la glace dépolie recevant l’image : dans ce cas, l’obturateur reste fermé et ne découvre le rayon lumineux que pendant le temps correspondant à une seule oscillation du miroir du synchronoscope.
- Indépendamment de l’observation directe et de la photographie des courbes de courant, l’oscillographe se prête, mieux que tout appareil, à l’analyse des courants périodiques par la méthode de résonance.
- Ondographe Hospitalier. — Cet instrument, construit et exposé par la Compagnie pour la fabrication des compteurs, de Paris, a pour objet d’inscrire, sur une bande de papier, les courbes représentatives d’un phénomène électrique périodiquement et rapidement variable.
- L’ondographe est fondé en principe sur une combinaison de la méthode par points successifs de M. Joubert, dont l’emploi est rendu continu et automatique par des combinaisons d’engrenages et l’utilisation d’enregistreurs électriques ; il est commandé par un petit moteur synchrone.
- Les principales applications qui peuvent être réalisées avec cet instrument sont les suivantes :
- Enregistrement d’une différence de potentiel alternative ;
- Enregistrement d’une intensité ;
- Enregistrement simultané de la différence de potentiel et de l’intensité avec indication directe du décalage ;
- Enregistrement des harmoniques de divers degrés, etc. ;
- Le tout pour des fréquences variant de 25 à 70 périodes par seconde. Pour des fréquences plus élevées, l’instrument comporte l’emploi d’un moteur synchrone dont les données sont modifiées en conséquence:
- Instruments pour l’étude des propriétés magnétiques des fers.
- — M. J. Carpentier, de Paris, exposait le perméamètre Picou et l’hysté-résimètre Blondel-Carpentier.
- Le perméamètre Picou a été disposé pour éviter les erreurs, souvent considérables, qui résultent des joints magnétiques entre l’échantillon étudié et la culasse en fer destinée à fermer le circuit magnétique. La méthode de mesure de la perméabilité, utilisée avec cet instrument, est une méthode de compensation, grâce à laquelle la force magnétomo-trice, destinée à vaincre la réluctance des joints et des culasses, est produite par un courant auxiliaire. Le courant principal ayant seulement à
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- INSTRUMENTS POUR MESURES DIVERSES
- M7
- fournir le flux dans l’échantillon étudié, la valeur du champ magnétisant est exactement connue, quelle que soit la réluctance des joints. Les mesures se font en observant l’élongation d’un galvanomètre balistique. L’éprouvette d’essai est un barreau carré de 18 à 20 cm de longueur et
- ÉLÉVATION
- COUPE EF
- Fig. 224 et 225. — Lunette photométrique G. Roux.
- de 1 cm de côté, plein ou en lames superposées, selon les cas. Un dressage très grossier des surfaces des joints suffit et rend très simple la préparation des éprouvettes d’essai.
- L’hystérésimètre Blondel-Carpentier sert à l’essai industriel des fers au point de vue de l’hystérésis. Il permet de comparer l’échantillon essayé avec un autre d’hystérésis connu; la torsion d’un ressort en boudin, fixé à l’arbre vertical de l’instrument, s’oppose au mouvement qui tend à entraîner le fer soumis à l’essai. Le rapport des torsions de l’échantillon type et de l’échantillon étudié donne le rapport des pertes par hystérésis, celles de l’échantillon type étant constantes et bien
- connues.
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- INSTRUMENTS DE MESURE
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- Instruments pour l’étude du magnétisme terrestre. — Les instruments magnétiques de M. Mascart, destinés à l’étude du magnétisme terrestre, figuraient dans l’exposition de M. Carpentier qui en est le constructeur. Ces instruments sont :
- 0 5 10 15 Z0 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 80 85 30 95100105110 115 120 125130135140145 150155160
- Fig. 226.
- 1° Le déclinomètre servant à observer les variations de la déclinaison ;
- 2° Le bifilaire destiné à mesurer les variations de la composante horizontale ;
- 3° La balance magnétique permettant d’observer les variations de là composante verticale.
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- INSTRUMENTS POUR MESURES DIVERSES
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- Lunette photométrique Gaston Roux, de Paris. — Cette lunette permet de déterminer sur place l’intensité lumineuse des lampes à incandescence.
- Cet instrument [fig. 224 et 225) se compose essentiellement de deux tubes métalliques, dont l’un, le plus court, est disposé perpendiculairement
- ^ 100
- ^ 70
- 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35
- 12 13 14 15 16 17
- 0 12 3 4 5 6 7
- Position de ia crémaillère
- Fig. 227.
- au milieu du second. Ce tube court reçoit un oculaire qui permet d’examiner un prisme de Foucault placé à l’intérieur de l’instrument et à l’intersection des deux tubes. Ce prisme est éclairé, sur l’une de ses faces, par une petite lampe étalon disposée sur une pièce mobile qui peut se déplacer, à l’aide d’une crémaillère graduée, à l’extrémité du tube le plus long. L’extrémité opposée de ce tube est ouverte et laisse pénétrer les rayons émis par la source lumineuse à étudier, rayons qui viennent frapper une des faces du prisme.
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- INSTRUMENTS DE MESURE
- Une chaîne inextensible, dont l’extrémité porte une griffe se fixant sur la douille de la lampe à étudier, permet de placer la lunette de telle façon que l’arête visible du prisme se trouve à une distance fixe de la lampe à étudier.
- La lampe étalon est montée en tension avec une lampe de 10, 16 ou 20 bougies, affectée à la lunette et que peut recevoir une douille faisant corps avec elle. Enfin un rhéostat, disposé autour du long tube, est également monté en tension avec la lampe spéciale et avec la lampe étalon. Ce rhéostat est commandé par un curseur se déplaçant le long' d’une règle divisée. Les lampes spéciales affectées à chaque instrument sont choisies de telle façon que, lorsqu’elles sont en circuit, la manœuvre du curseur le long du rhéostat permette de faire passer la lampe étalon du rouge au blanc.
- Pour se servir de la lunette, on place la lampe à étudier à une distance déterminée et on agit sur le curseur de façon à faire donner à la lampe étalon une lumière de même intensité que celle émise par la lampe à étudier : rouge sombre, rouge vif ou blanc. En agissant ensuite sur la crémaillère, on établit l’équilibre photométrique entre les deux lampes, en observant le prisme à l’aide de l’oculaire.
- On a ainsi deux coefficients : l’un A provenant de la position du curseur sur le rhéostat, l’autre B donnant la position de la crémaillère.
- Les courbes n° 1 {fig. 226) montrent dans quel rapport varient les intensités lumineuses de la lampe étalon lorsque le curseur se déplace. Chacune de ces courbes correspond à une position déterminée de la crémaillère. Les courbes n° 2 sont les courbes d’utilisation même de l’instrument; elles ont été construites expérimentalement et ont pour ordonnées des graduations de la règle divisée et de la crémaillère.
- Il suffit de chercher sur le diagramme [fig. 227) l’intersection des ordonnées A et B. Lorsque cette intersection se trouve sur une courbe, l’intensité lumineuse de la lampe à étudier est alors celle indiquée par cette courbe. Comme ces courbes sont établies de une en une bougie, si l’intersection ne se trouve pas sur une courbe, on peut à simple vue faire l’approximation.
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- CHAPITRE V
- COMPTEURS
- Les compteurs exposés à Liège étaient presque tous de construction française. Une seule maison allemande présentait quelques types de ces instruments.
- Compteurs O’Keenan. — Ces compteurs sont construits par la Compagnie pour la fabrication des compteurs, de Paris, qui les exposait. Ils sont fondés sur le principe suivant :
- 1° Dans une machine magnéto-électrique, la force électromotrice est proportionnelle à la vitesse angulaire ;
- 2° Le rendement d’un moteur magnéto-électrique est maximum lorsque le travail produit est nul ; la vitesse angulaire de l’induit est alors proportionnelle à la différence de potentiel appliquée au balais.
- Dans ces conditions, le nombre de tours est donc rigoureusement proportionnel au produit de la différence de potentiel aux balais par le temps.
- Le compteur O'K est constitué par une machine magnéto-électrique fonctionnant en réceptrice. Le travail qui lui est demandé consiste uniquement à vaincre les frottements des pivots et à entraîner les rouages d’un totalisateur. Grâce à une construction très soignée, le rendement du moteur atteint 99 0/0.
- La figure 228 montre les détails de construction, et la figure 229 montre l’aspect extérieur de ce compteur.
- L’induit du moteur est constitué par une cloche en matière isolante, montée sur un axe vertical. Sur cette cloche sont fixées six bobines affectant la forme d’une galette; ces bobines sont reliées entre elles et avec un collecteur à six segments, comme le sont les sections de l’induit Siemens en tambour. Cet induit est logé dans l’étroit entrefer ménagé entre les pièces polaires d’un aimant permanent E et un noyau de fer
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- INSTRUMENTS DE MESURE
- doux G maintenu en H. Aucune des pièces de fer n’étant mobile, il n’y a pas à craindre de pertes par hystérésis pendant la rotation de l’induit.
- Le courant est amené au collecteur par de petits balais en argent DD'; les segments du collecteur sont également en argent. Les balais sont reliés respectivement avec les bornes AA'.
- Fig. 228.
- Pour totaliser le courant de charge et de décharge des batteries d’accumulateurs et pour se rendre compte à chaque instant de l’état de charge de la batterie, il a été créé un type spécial de compteur O'K. A cet effet, on utilise un shunt étalonné divisé en deux parties R et R'. Le courant de charge ne traverse que la résistance R, tandis que le courant de décharge passe dans les deux résistances R -j- R'. Si le rapport
- R
- R + R
- -, est égal au rendement admis pour la batterie d’accumulateurs,
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- COMPTEURS
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- le compteur indiquera les ampères-heure fournis à la batterie, puis ceux utilisés et reviendra au zéro à la fin de la décharge, puisque le sens de rotation de l’induit se modifie suivant le sens du courant dans le shunt.
- Il se construit aussi des compteurs OK pour distribution à trois fils et, dans ce cas,. l’instrument comporte deux petits moteurs magnéto-électriques. Un système d’engrenages spécial totalise mécaniquement les nombres de tours des deux induits.
- Fig. 229. — Compteur O’Keenan.
- Compteurs Thomson. — La Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d'usines à gaz, de Paris, avait exposé plusieurs modèles du compteur Thomson qu’elle construit et auquel elle a apporté d’importants perfectionnements.
- Le compteur Thomson {fig. 230) est un compteur-moteur fondé sur le principe du wattmètre électrodynamique.
- Cet instrument se compose d’un petit moteur électrique et d’un frein amortisseur destiné à absorber le travail produit par le moteur.
- Le moteur électrique ne comporte pas de fer dans sa construction. L’inducteur est constitué par deux bobines enroulées de gros fil, de
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- INSTRUMENTS DE MESURE
- lames ou de barres de cuivre, suivant la puissance du compteur; ces bobines font partie d’un même circuit et sont parcourues par le courant total du circuit de distribution.
- L’induit de ce moteur, monté en dérivation sur le circuit de distribution, se compose d’une carcasse formée de deux flasques polygonales en
- Fig. 230. — Compteur Thomson.
- matière isolante, fixées sur un arbre vertical monté sur pivots, et d’un enroulement en tambour comportant huit bobines ou sections en fil fin isolé à la soie et à la gomme-laque. Les extrémités. de ces bobines aboutissent à un petit collecteur en argent sur lequel appuient deux balais élastiques en cuivre rouge. Ces balais sont mobiles autour de l’axe passant par leur centre d’inertie, afin de les rendre moins sensibles aux vibrations ; le contact s’effectue par les bords de petits étriers très mobiles de façon à obtenir deux points de contact certains par balai.
- Une résistance assez grande est intercalée dans le circuit dérivé de l’induit; elle a pour effet de diminuer la valeur de la différence de potentiel entre les deux balais afin d’éviter toute production d’étincelles,
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- COMPTEURS
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- quoique l’absence de fer dans le moteur rende cette production d’étincelles à peu près impossible. Cette résistance a une valeur suffisamment grande pour que l’on puisse admettre que l’intensité du courant dans l’induit est proportionnelle à la différence de potentiel qui doit entrer dans le facteur VI. Dans ces conditions, le couple moteur de ce système est, à chaque instant, proportionnel au produit ÜI, c’est-à-dire à la puissance; ce produit, multiplié par la vitesse angulaire, donne, à tout instant, la quantité d’énergie utilisée.
- Le frein amortisseur, destiné à absorber le travail du moteur, se compose d’un disque en aluminium fixé sur l’arbre portant l’induit du moteur; il tourne entre les pôles de deux aimants permanents, dont la position peut être réglée facilement, afin de modifier le couple de freinage, lors du réglage de l’instrument. La puissance absorbée par ce frein, par suite de la production de courants de Foucault dans le disque d’aluminium, étant fonction de l’intensité de ces courants multipliée par la vitesse angulaire w, et l’intensité de ces courants étant elle-même proportionnelle à la vitesse angulaire, la puissance absorbée est proportionnelle au carré de la vitesse angulaire :
- UIm — A:co2,
- UI = ku,
- expression dans laquelle h est une constante à déterminer, etw la vitesse angulaire. Il s’ensuit qu’à chaque instant la vitesse angulaire du système est proportionnelle à la puissance à mesurer.
- Le mécanisme totalisateur est un simple compteur de tours actionné par une vis sans fin, placée à la partie supérieure de l’arbre vertical portant l’induit du moteur.
- Dans les nouveaux modèles de ce compteur, la dépense d’énergie dans la dérivation a été notablement diminuée sans nuire à la sensibilité de l’instrument.
- Dans ce genre de compteurs, la principale cause d’erreur, principalement aux faibles charges, est due aux frottements. Une bonne construction mécanique a permis de réduire les frottements au minimum; en outre, l’extrémité inférieure de l’arbre vertical repose dans une crapaudine garnie de saphir poli et, enfin, l’instrument est établi pour que la vitesse angulaire de l’organe mobile soit toujours très faible, même à pleine charge.
- Tous ces compteurs sont à lecture directe en hectowatts-heure pour les modèles de faible et de moyenne puissance. Quant à ceux de grande puissance, les lectures doivent être multipliées par une constante marquée sur l’instrument et généralement égale à 2, 3, 4, etc.
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- INSTRUMENTS DE MESURE
- La Compagnie avait exposé un compteur s’appliquant indifféremment aux circuits à deux ou trois fils, pour des intensités de 2 à 500 ampères sous 110 volts, en ce qui concerne les circuits à deux fils et pour des intensités de 2 à 100 ampères sous 220 volts, lorsque le compteur est utilisé sur un circuit à trois fils. Elle avait également exposé un compteur pour circuit à trois fils de 150 à 600 ampères.
- On a établi un modèle spécial de ces compteurs destiné à être placé sur les tableaux de distribution.
- Compteur Gramme. — Le compteur Gramme appartient à la catégorie des compteurs moteurs à enroulements sans fer. Ils peuvent être utilisés indistinctement pour le courant continu et pour les courants alternatifs simples, avec distribution à deux ou à trois fils.
- Les modèles courants sont établis pour toutes intensités jusqu’à 500 ampères et pour des tensions variables ne dépassant pas 500 volts.
- Ils ne diffèrent des autres types de compteurs-moteurs que par les points suivants :
- 1° Balais flexibles, indéréglables, indéformables et à pression constante ;
- 2° Calage automatique de l’équipage mobile pour le transport;
- 3° Réglage micrométrique de la vitesse angulaire du disque mobile.
- Ces compteurs démarrent normalement avec le 1/50 de leur charge maximum pour les instruments de puissance moyenne, et avec 1/100 pour les grands débits.
- De forme circulaire, légers et robustes, ils sont très faciles à régler et fonctionnent avec une très grande précision.
- Compteur Lux. — Ce compteur, exposé par la Luœsche Indus-triewerke, de Munich, est fondé sur le même principe que le compteur Thomson, dont il ne diffère que par l’enroulement de l’induit du moteur, qui est un induit à enroulement ouvert, composé de trois bobines plates identiques, dont les axes, perpendiculaires à l’axe de rotation, font entre eux des angles de 120°. L’une des extrémités de chaque bobine aboutit à un même point neutre, et chacune des extrémités libres est reliée à une des trois lamelles d’un collecteur sur lequel appuient deux balais. Grâce à cette disposition, on obtient, pour un même poids de cuivre dans l’induit, un couple moteur plus grand que celui des induits à enroulement fermé.
- La minuterie de ce compteur ne comporte pas de cadrans à aiguille ; elle présente des disques à chiffres sauteurs, ce qui rend la lecture plus facile et moins sujette à erreurs.
- Ce compteur s’applique aussi bien à la mesure des courants alternatifs qu’à celle des courants continus.
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- COMPTEURS
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- Compteur Vulcain. — Le compteur Vulcain exposé par la Compagnie anonyme continentale pour la fabrication des compteurs, de Paris, est un compteur-moteur à intégration continue. Il se compose d’un petit moteur électrique dont le système inducteur A [fig. 231) est constitué, suivant les puissances, soit par un enroulement en fil isolé, soit par un enroulement formé de lames de section appropriée.
- L’induit mobile B a un enroulement en fil fin disposé sur une carcasse très légère, afin de diminuer le .poids de la masse à mettre en mouvement. L’arbre de l’induit repose par sa partie inférieure sur un grain de saphir, taillé en forme de cuvette et encastré dans une pièce K, coulissant dans un tube et repoussée vers le haut par un ressort w, assez long pour que ses mouvements soient très doux.
- Le frein est constitué par un cylindre C en cuivre rouge fixé sur un support à branches qui, à l’aide d’un écrou I, peut monter ou descendre à volonté le long d’un filetage établi sur une partie de l’arbre de l’induit. Les bords de ce cylindre tournent entre les branches d’une série d’aimants M en fer à cheval.
- Le collecteur est constitué par une série de lamelles de platine serties sur un support en ébonite et isolées entre elles par l’air. Les balais sont formés de fils d’argent juxtaposés et soudés à une lame de clinquant très flexible qui permet à tous les brins du balai de s’appliquer sur le collecteur avec une pression aussi légère qu’on le désire.
- Ce modèle de compteur se construit pour des distributions à deux ou à trois fils.
- Compteur d’induction dit « Cosinus ». — Ce type de compteur, exposé par la Compagnie anonyme continentale pour la fabrication des compteurs, de Paris, est destiné à la mesure des courants alternatifs simples ou polyphasés.
- Dans ce compteur, il y a deux champs magnétiques parallèles agissant normalement sur un mobile de révolution. Pour qu’un compteur établi
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- INSTRUMENTS DE MESURE
- dans ces conditions fonctionne régulièrement, il faut utiliser un dispositif d’amortissement puissant,, extérieur au compteur proprement dit,
- et obtenir un décalage entre les deux champs moteurs égal à lorsque
- TC
- le courant et la tension sont en concordance de phase, et égal à ÿ ^ ? lorsque le courant est décalé par rapport à la tension.
- Dans ce type de compteur, le décalage | entre les deux champs moteurs
- Fig. 232 et 233. — Compteur «Cosinus».
- a été réalisé en se fondant sur la propriété de l’induit, conducteur mobile, de constituer un circuit secondaire en court-circuit pour tous les flux qui le traversent et, par conséquent, de retarder ces flux en leur ajoutant une composante de réaction.
- Le dispositif utilisé réduit la réaction d’induit et, parsuite, ramène
- TT
- en avant le flux résultant d’un angle plus grand que - •
- Pour arriver à ce résultat, le compteur est disposé de manière que la plus grande partie du flux principal ne puisse traverser le disque, mais produise cependant son action attractive sur le flux dérivé. Dans ces conditions, la réaction d’induit est considérablement diminuée.
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- COMPTEURS
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- L’organe mobile du compteur, servant en même temps d’amortisseur, est un disque de cuivre C {fig. 232 et 233), fixé sur un arbre «en acier qui se termine par une pointe démontable reposant sur un saphir. Cet arbre porte une vis sans fin commandant la minuterie. Le disque de cuivre C tourne entre les pôles d’un aimant permanent E, fixé à demeure sur le support de l’instrument par une plaque P que maintient la vis V. On règle cet aimant en dérivant une partie du flux dans une pièce de fer doux M réglable à l’aide de la vis N.
- Le saphir, sur lequel repose l’extrémité inférieure de l’arbre «, coulisse dans le support de crapaudine où il est maintenu en place par une vis et par un ressort qui sert à amortir les chocs et les vibrations ; il est très facile de le remplacer au besoin. Il n’est pas nécessaire de caler l’organe mobile lors du transport de l'instrument ; le support de crapaudine porte un collet très élevé qui empêche les déplacements latéraux du pivot et, de plus, ce déplacement est parfaitement limité dans le sens vertical par un renflement R de l’arbre, renflement qui vient s’appuyer contre la plaque portant le trou de pivotage supérieur. Dans ces conditions, le compteur est toujours prêt à fonctionner sans manœuvre préalable.
- Les champs magnétiques sont produits par deux électros inducteurs à noyau feuilleté.
- Le premier A, en fer à cheval, porte les bobines BB montées en dérivation sur le circuit ; il présente une fuite magnétique obtenue à l’aide d’une pièce T en tôle douce qui dérive une partie du flux, l’autre partie traversant normalement le disque G pour venir se fermer par la pièce IK, dite pont dérivé, en fer doux massif, fixée sur l’électro A et sur le support à l'aide d’un montage assurant l’isolement magnétique de ces deux pièces.
- Le second électro D porte la bobine S montée en série sur le circuit; son noyau, à la partie supérieure, est placé entre les branches II de la pièce IK sur laquelle elle est fixée par deux pattes à coulisse h. C’est ce dispositif qui permet d’obtenir le décalage voulu en permettant de distribuer le flux de manière à obtenir à la fois le minimum de réaction d’induit et un couple puissant.
- Une lamelle de fer doux L, fixée sur le pont dérivé IK, peut être éloignée ou rapprochée de la tranche du noyau de l’électro A, de façon à produire une dérivation partielle du flux dérivé, afin de créer une dissymétrie suffisante entre les flux dans les deux entrefers et provoquer ainsi le mouvement dans le sens convenable sous la seule action de la tension.
- Ce même type de compteur se construit également pour courant alternatif simple avec distribution à trois fils et, dans ce cas, la bobine en série S comporte deux enroulements égaux au lieu d’un.
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- INSTRUMENTS DE MESURE
- Pour les distributions diphasées à trois et à quatre fils, le même type de compteur est utilisé; mais, dans ce cas, il est muni d’un second groupe d’inducteurs symétrique au premier.
- Enfin, pour les distributions triphasées à trois et à quatre fils, ce modèle de compteur est également employé. Lorsque le circuit esta trois fils non équilibrés, le compteur comporte deux systèmes inducteurs à courant alternatif simple à deux fils. Avec un circuit à quatre fils ayant des charges quelconques, on utilise deux systèmes inducteurs produisant des flux série en concordance de phase avec (è, — i3) et (i2 — i3) et des flux dérivés décalés de 90° par rapport à (U., — U0) et à (U2 — U0).
- Les deux inducteurs en série ont, comme dans le compteur à courant alternatif simple d’un circuit à trois fils, chacun une bobine comportant deux enroulements identiques. Les enroulements montés respectivement en série avec les fils 1 et 2 sont indépendants ; les deux enroulements de l’autre inducteur sont en série et le sens de l’enroulement est l’inverse de celui des deux premiers.
- Dans le cas où le compteur doit être utilisé sur un circuit triphasé à trois fils équilibrés, et pour éviter l’établissement d’un point neutre artificiel, on utilise un compteur à courant alternatif simple muni d’un totalisateur spécial et d’un circuit approprié pour l’inducteur en dérivation.
- Compteur A. C. T. de la Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz, de Paris. — Ce: compteur, construit spécialement pour la mesure des courants alternatifs, totalise l’énergie dépensée dans un circuit d’utilisation quelconque.
- Il comporte deux enroulements dont les champs produits sont respect tivement proportionnels à l’intensité et à la tension du circuit. Ces deux champs agissent sur un disque métallique qu’ils tendent à faire tourner avec un couple proportionnel à la puissance du circuit (El cos cp). Un aimant permanent, agissant sur le disque mobile, sert de frein avec un couple proportionnel à la vitesse angulaire.
- Pour obtenir des indications exactes, il est nécessaire que les deux champs produits soient décalés l’un par rapport à l’autre de 90° ; ce résultat est obtenu à l’aide de moyens spéciaux qui en assurent la permanence.
- Ce type de compteur est caractérisé par sa simplicité de réglage, une grande sensibilité, l’impossibilité de marcher à vide, une consommation d’énergie négligeable et des indications pratiquement indépendantes des variations de température, de tension et de fréquence.
- Pour la mesure des courants triphasés, deux compteurs semblables monophasés agissent sur un même disque mobile, et les indications
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- COMPTEURS
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- fournies sont rigoureusement exactes, quelles que soient les valeurs des charges sur les différentes phases.
- Compteurs Westinghouse. — Ces compteurs pour courants alternatifs sont du type à induction ; le champ magnétique produit par les
- Shunt
- vggg&J bob/ne de
- Série
- Fig. 234.
- enroulements de l’instrument donne naissance dans un disque mobile à des courants de Foucault, ce qui a pour effet d’imprimer à ce disque un mouvement de rotation.
- L’électro-aimant qui actionne le disque est formé d’un certain nombre de tôles découpées à l’emporte-pièce. Deux bobines de fil fin, enroulées à la partie supérieure et reliées en série avec une bobine de self, forment
- Fig. 235.
- le circuit de dérivation branché sur la ligne. Le courant dans ce shunt est proportionnel à la tension de la ligne.
- On remarque, sur la figure 234, que la partie inférieure de l’électro-aimant porte en saillie une pièce polaire autour de laquelle se trouve enroulée la bobine série, reliée directement avec le circuit extérieur. Cette bobine est formée d5un petit nombre de spires de gros fil.
- Le disque en aluminium tourne dans l’entrefer ménagé au-dessus de la bobine série, appelé entrefer série.
- On a ménagé également un entrefer dans le circuit magnétique shunt. Les lignes de force de chaque bobine shunt passent en partie par l’entrefer shunt, par le noyau de l’autre bobine shunt, pour revenir par la
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- partie inférieure de l’électro-aimant ; une autre partie change de direction et passe à travers la bobine série pour revenir directement à la même bobine shunt.
- On remarquera que deux séries de lignes de force passent à travers l’entrefer série et en sens contraire. Il y a donc neutralisation de flux, de telle sorte que leur passage à travers la bobine série n’est pas susceptible d’induire une force électromotrice ; on peut donc négliger le flux shunt qui passe à travers la bobine série et considérer la marche du flux comme étant celle indiquée par la figure 23o qui représente un flux virtuel passant de la pièce polaire A dans la pièce polaire C, en coupant deux fois le disque.
- Par suite de la grande self-induction, ou du faible facteur de puissance de la bobine shunt, le courant dérivé est en retard de presque 90° sur la tension de la ligne; en d’autres termes, au moment où le courant est maximum dans la bobine série, le courant dans la bobine shunt est minimum. Sans les pertes dans le fer et la petite perte due à la résistance du circuit dérivé, l’angle de décalage serait exactement de 90°.
- Durant une partie de chaque alternance, la bobine série agit dans le même sens que le flux de la bobine shunt C, et en sens contraire du flux de la bobine shunt A. Durant une autre partie de l’alternance,, l’effet produit est inverse, la bobine A a son flux renforcé, et la bobine C a son flux diminué.
- Ces variations successives ont pour résultat d’orienter les lignes de force dans une seule direction. Il est facile de s’en rendre compte en représentant, par exemple, par le signe -f- un pôle qui émet le flux magnétique, et par le signe — le pôle qui reçoit le flux.
- Pour un cycle complet de deux alternances, nous avons :
- Au début. Si A est ...... + . . . . B est .. . 0 . . . . C est
- Au 1/4 ...... 0 .... ... + ... . . .. 0
- A 1/2 0 .. .. .... +
- Aux 3/4 0 . . . . .. . . 0
- Période suivante + •••• . .. 0 ...,
- Pendant chaque période, le phénomène se répète. On remarquera que les deux signes -f- et — se déplacent constamment vers la droite, ce qui indique une orientation du champ dans cette direction. Cette variation continuelle du champ entraîne la rotation du disque d’aluminium.
- Ce disque est monté sur un arbre qui se termine, à sa partie inférieureT par un pivot d’acier afin de réduire au minimum toutes les résistances au mouvement; la crapaudine est constituée par un rubis.
- Le mouvement se transmet de l’arbre aux aiguilles du cadran au
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- COMPTEURS
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- moyen d’un mouvement d’horlogerie. Les indications de l’enregistreur sont proportionnelles à la puissance totale fournie au réseau et non au carré du courant ; c’est pourquoi la force antagoniste doit être directement proportionnelle à la vitesse et non au carré de la vitesse.
- Compteurs Aron. — Les compteurs Aron appartiennent à la catégorie des compteurs oscillants, dans lesquels la force motrice qui met en marche l’instrument est proportionnelle à la puissance à mesurer et dont le couple résistant est proportionnel à la vitesse.
- Les compteurs Aron sont trop bien connus pour qu’il soit nécessaire d’en donner une description complète, et nous nous bornerons à en rappeler simplement le principe. Ce sont des watts-heure-mètres à intégration continue comportant deux mouvements d’horlogerie distincts, munis de balanciers spéciaux. Ces balanciers, au lieu d’avoir des lentilles massives comme les balanciers ordinaires, se terminent par des bobines faisant partie du circuit dérivé sur la canalisation. Pendant les oscillations des balanciers, les bobines qu’ils portent se déplacent devant d’autres bobines fixes, parcourues par le courant dont on veut mesurer l’énergie. Les balanciers sont très courts, leur longueur ne dépassant pas 10 centimètres et, dans ces conditions, le nombre d’oscillations effectué pendant un temps donné est très considérable, environ 12000 par heure.
- La section du fil des bobines fixes est proportionnée à l’intensité maximum du courant dont on veut mesurer l’énergie.
- Les deux mouvements d’horlogerie ont leur roue d’échappement en relation avec les roues dentées d’un train différentiel, dont la roue planétaire reste fixe ou tourne autour d’un axe, suivant que les rouages des mouvements défilent avec la même vitesse angulaire ou avec des vitesses différentes.
- Quand le courant principal est nul, les bobines fixes sont inactives, et seules les bobines des balanciers sont le siège de flux proportionnels à la tension du réseau. Dans ces conditions, les balanciers se comportent comme s’ils étaient munis de lentilles ordinaires, et on règle leur longueur de manière que les oscillations qu’ils effectuent pendant un temps donné soient égales. La planétaire reste alors immobile et il en est de même de la minuterie du compteur qui est commandée par l’axe de ce planétaire.
- Inversement, lorsque les bobines sont traversées par le courant, elles sont le siège de flux proportionnels à l’intensité de ce courant. Les flux développés dans les bobines des pendules et ceux développés dans les bobines fixes exercent alors l’un sur l’autre des forces attractives ou répulsives, suivant qu’ils sont de même sens ou de sens contraire. Dans
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- INSTRUMENTS DE MESURE
- le premier cas, le balancier se comporte comme si l’intensité de la pesanteur était augmentée, et ses oscillations deviennent plus rapides; dans le second cas, tout se passe comme si l’intensité de la pesanteur était diminuée, et les oscillations du balancier sont ralenties.
- Les connexions des bobines sont établies de manière à augmenter le nombre d’oscillations d’un des balanciers et à diminuer celui de l’autre. Le planétaire tourne alors dans l’espace en entraînant la minuterie du compteur proportionnellement à la différence des nombres d’oscillations des balanciers. Ces nombres sont d’ailleurs proportionnels au produit des flux développés paç les courants, dérivé et principal, c’est-à-dire proportionnels à la puissance à mesurer.
- Les bobines fixes et mobiles constituent les circuits du wattmètre du compteur.
- Tous ces compteurs sont munis d’un dispositif de remontage électromagnétique et peuvent être utilisés pour la mesure des courants alternatifs et des courants continus.
- Compteur Cervera. — Le compteur exposé par M. Domingo Cervera de Paris est fondé sur le principe suivant : si un instrument de mesure électrique, ampèremètre ou wattmètre, détermine à n’importe quel moment l’intensité ou la puissance d’un courant et à des intervalles de temps aussi petits que possible, en notant les différentes valeurs obtenues, il suffit d’en faire la somme en un certain temps pour obtenir la quantité totale consommée.
- Ce compteur à intégration discontinue comprend un instrument de mesure, ampèremètre dans le cas actuel, une horloge destinée à la mesure du temps et un dispositif d’embrayage qui, à intervalles de temps égaux, relie le système électrique à un mécanisme totalisateur.
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- HUITIÈME PARTIE
- APPLICATIONS DIVERSES
- CHAPITRE I
- APPAREILS INDICATEURS ET DE SÉCURITÉ
- Appareil avertisseur d’effraction pour coffre-fort de M. Ch. Kais-
- ser de Lille. — Cet appareil renfermé dans une boîte {fig. 236) est constitué par un mécanisme formé de quatre supports C sur lesquels reposent des leviers D. Chacun de ces leviers est muni, à son extrémité, d’un contrepoids à vis et d’une lamelle, fixée perpendiculairement au levier D et isolée électriquement de ce dernier. Ces lamelles servent à établir le contact entre les colonnes BB et AA situées dans chaque angle de la boîte. Les premières B se règlent à volonté au moyen d’une vis.
- L’axe E, porté par deux coussinets, se termine par une double fourche touchant par sa partie supérieure aux quatre leviers, tant que ces derniers occupent la position horizontale. On voit également, au centre de l’appareil, un disque légèrement bombé à sa partie supérieure et creusé à sa partie inférieure. La partie creuse appuie sur une vis tant que la position des leviers est horizontale. Cette vis est fixée sur un plateau en fonte, indépendant de l’appareil, reposant sur le fond de la boîte. La colonne G porte à sa partie supérieure un bras muni d’un trou correspondant exactement avec le centre du disque sur lequel repose la boule 11.
- La mise en marche de l’appareil est la suivante : après avoir fermé la boîte, on place une fiche (munie de cache-entrées de serrure) sur l’axe E
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- APPLICATIONS DIVERSES
- (cette fiche n’est pas représentée sur le plan) ; on enlève le couvercle
- Fig. 236. — Avertisseur d’effraction pour coffre-fort.
- pour la mise en place de la boule, laquelle est munie d’un petit anneau
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- APPAREILS INDICATEURS ET DE SÉCURITÉ 467
- et d’un fil permettant de la poser de la même manière qu’un fil à plomb en se servant comme guide du trou du bras delà colonne G.
- Par le poids de la boule, les leviers D sont maintenus en position horizontale et les lamelles ferment le circuit d’une pile.
- La moindre secousse ou le plus petit déplacement de la boîte entraîne infailliblement la chute de la boule H. Aussitôt la boule tombée, le circuit de la pile est interrompu sur les leviers B et le circuit d’une autre pile, fermée par le levier A, fait fonctionner les sonneries. Il est également impossible de déplacer la boîte, car la vis qui touche au creux du disque reste à sa place, étant donné que cette vis repose sur un plateau indépendant de la boîte, tandis que le disque se déplace avec la boîte et perd par conséquent sa position horizontale, ce qui provoque la chute de la boule. La fiche masquant les entrées de serrure ne peut non plus être touchée ou déplacée étant absolument équilibrée et faisant corps avec l’axe E et, par conséquent, avec les fourches touchant aux quatre leviers ; ces dernières soulèvent les leviers de gauche ou de droite (selon le sens de déplacement de la fiche) provoquant ainsi la chute de la boule.
- Dans le cas où l’on essaierait de percer la boîte pour maintenir les leviers en position horizontale, quatre volets, suspendus sur les côtés de cette boîte viennent toucher les colonnes A, dès que l’outil a traversé le bois, ce qui occasionne le déclenchement des sonneries aussi bien que si la boule était tombée. Il va de soi que le couvercle ne peut non plus être soulevé, ne serait-ce que d’un millimètre, sans donner l’alarme. Ce couvercle est également armé pour pouvoir éviter qu’il soit percé.
- La marche du courant est réglée de manière à empêcher toutes tentatives de mise hors de service de l’appareil, alors même qu’elles seraient tentées par quelqu’un initié au fonctionnement de l’avertisseur.
- L’appareil indique automatiquement tout dérangement du mécanisme et l’état des piles peut être facilement vérifié à l’aide de voltmètres ins_ tallés sur la boîte.
- Un thermomètre, muni d’un contact métallique, peut servir d’avertisseur d’incendie en mettant les sonneries en action dès que la température atteint un certain nombre de degrés.
- Indicateurs et contrôleurs divers. — M. Paul Vaudrey, de Paris, exposait divers appareils de mesure, de contrôle et de surveillance pour usages industriels, tels que contrôleurs de ronde, indicateur enregistreur électrique de niveau d’eau à distance, etc.
- Indicateur vibratoire d’appel de la Société d’appareillage électrique Grivolas de Paris. — Ce curieux appareil est une application pratique de la transformation des vibrations acoustiques en travail
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- APPLICATIONS DIVERSES
- mécanique. Cet indicateur d’appel permet, en effet, de commander à distance un certain nombre de récepteurs avec un nombre correspondant de boutons transmetteurs au moyen d’un seul circuit à deux fils dans lequel est intercalé une pile.
- Fig. 237. — Indicateur vibratoire d’appel.
- Comme on le voit sur la figure 237, les transmetteurs sont chacun constitués par une lame d’acier formant ressort et les ressorts des divers boutons sont réglés chacun avec une amplitude différente. En appuyant sur le bouton, celui-ci agit sur deux fils formant ressort et mettant en vibration le ressort lame en acier. En même temps qu’il vibre, ce ressort, à chaque vibration, établit un contact commun à tous les bou-
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- APPAREILS INDICATEURS ET DE SÉCURITÉ
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- tons de commande qui a pour effet de fermer le circuit de la pile sur l’électro-aimant du tableau récepteur à l’aide de deux fils reliant ce dernier au transmetteur.
- Le récepteur se compose d’un électro-aimant recevant les émissions de courant des boutons transmetteurs et pouvant attirer un châssis en fer portant un nombre de lames d’acier égal à celui des transmetteurs. Chacune de ces lames est réglée de manière à avoir une amplitude de vibrations égale à celle du ressort du transmetteur correspondant et porte, à sa partie inférieure, un petit marteau pouvant faire déclencher une armature portant un voyant.
- Dans ces conditions, lorsque l’on appuie sur l’un des boutons transmetteurs, le circuit de la pile est fermé et l’électro-aimant reproduit le même nombre de vibrations. Toutes les lames que porte l’armature de l’électro-aimant vibrent à la fois, mais seule, celle dont les vibrations sont synchrones avec celles du transmetteur vibre avec une amplitude suffisante pour faire déclencher le voyant. Plusieurs appels peuvent être produits simultanément, et l’on est averti, dès qu’un voyant apparaît, par le tintement d'une sonnerie disposée à cet effet : un des fils de la sonnerie est relié à une pièce métallique placée au-dessous du voyant, et l’autre est relié à l’armature portant les marteaux ; en déclenchant, chaque voyant tombe sur la pièce métallique et ferme le circuit de la sonnerie qui fonctionne jusqu’au moment où le voyant est relevé.
- Cet ingénieux appareil est susceptible de recevoir de nombreuses applications, car il permet de supprimer les nombreux fils utilisés dans les installations d’indicateurs à distance, deux conducteurs seulement étant suffisants.
- Dateur auto-électrique de la Deutsche Telephonwerke de Berlin. — Cet appareil est destiné à marquer sur les papiers de commerce de toute sorte, les dossiers judiciaires, les minutes des dépêches télégraphiques, enfin sur toutes les pièces exigeant une inscription rigoureu-sement exacte, la date et l’heure de leur dépôt ou de leur sortie. Il permet l’addition d’une ou plusieurs désignations quelconques, telles que le nom du receveur, juge ou greffier, de l’administration, de la maison ou de l’employé, etc.,etc.
- L’appareil exposé a été spécialement construit pour l’Administration des Postes et Télégraphes de l’Allemagne et sert à marquer sur les minutes de télégrammes les mentions que l’employé devait auparavant inscrire à la main, c’est-à-dire : l’heure et la minute, la date du jour, le mois et l’année, le lieu de destination ou d’origine, etc.
- Le dateur électrique se compose essentiellement de trois parties : 1° le rouage ; 2° le moteur; et 3° le mécanisme imprimeur.
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- APPLICATIONS DIVERSES
- Sur un axe d’acier, tournant entre deux platines et portant à l’une de ses extrémités une roue à rochet, se trouve, solidement calée, la roue des types portant les chiffres représentant les unités des minutes. La roue à rochet, recevant toutes les minutes une impulsion du moteur, fait tourner la roue des types, de manière à placer un nouveau chiffre prêt à être imprimé.
- Cette roue des types engrène, par un mécanisme spécial, avec une seconde roue, identique à la première et tournant librement sur l’axe, de telle sorte qu’une révolution complète de la première a pour effet de faire avancer la seconde d’une division, chacune d’elles représentant une dizaine de minutes.
- L’axe porte, espacées convenablement et tournant librement sur lui, dix roues des types correspondant aux heures et aux minutes, aux mentions M et S pour matin et soir, à la date du jour, au mois et à l’année. Toutes ces roues engrènent convenablement les unes avec les autres. Cet ensemble de roues des types vient se placer hors d’un cadre, muni d’un nombre d’encoches en queue d’hirondelle, dans lesquelles on peut insérer des blocs métalliques, portant des inscriptions gravées en relief; le tout se trouve en regard et à petite distance d’un ruban imprégné d’encre.
- Le moteur se compose d’un électro-aimant, dont le noyau, mobile dans l’axe de ce dernier, est attaché, au moyen d’une bielle, à un double levier tournant sur l’axe des roues des types et portant à l’un de ses bras un cliquet s’engageant avec la roue à rochet. L’électro-aimant, recevant un courant d’une horloge à contact toutes les minutes, pendant une seconde, fait tourner la roue à rochet et, avec elle, la première roue des types.
- Le rouage et l’électro-aimant moteur sont montés sur un bâti en bronze, fixé sur une table de manière à tourner la partie à imprimer contre le ruban encreur, situé entre un plateau et les roues des types ; le mécanisme imprimeur est placé sous la table et se compose d’un petit plateau mobile, pouvant se mouvoir de bas en haut, attaché à un double parallélogramme pour assurer son parallélisme avec les roues des types. A ce petit plateau se trouve fixé le noyau mobile d’un électroaimant. C’est sous cette pression que le ruban encreur est poussé contre les caractères.
- Appareil de sécurité et d’arrêt à distance pour machines à
- vapeur. — M. Berlingin de Penchot (Aveyron) avait exposé cet appareil applicable à toutes les machines à vapeur et qui est surtout indispensable lorsque le régulateur est commandé par courroie. Dans ce dernier cas, en effet, la rupture ou la chute de cette courroie peut entraîner les
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- plus graves accidents et, notamment, la rupture du volant par suite de l’emballement de la machine. L’appareil de sécurité supprime toute cause de danger et permet, en outre, l’arrêt des machines d’un ou de plusieurs points quelconques d’une usine.
- Une dynamo a [fig. 238), pouvant débiter 3 ampères sous 25 volts, est
- Fig. 238. — Appareil de sécurité et d’arrêt à distance pour machines à vapeur.
- actionnée par la courroie de commande e du régulateur au moyen de l’arbre intermédiaire /'et envoie le courant produit dans l’électro b. Cet électro b est calculé pour soutenir un poids d qui, en tombant sur l’extrémité du levier c, relève le régulateur et ferme l’admission de vapeur aux tiroirs. Le poids d porte une queue filetée A sur laquelle se meut un écrou volant A. En tournant ce volant, le poids monte et l’armature g vient en contact avec l’électro b. Le volant est alors tourné en sens inverse pour venir au contact du poids. Celui-ci devient libre et n’est plus soutenu que par le courant qui passe dans l’électro. L’extré-
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- APPLICATIONS DIVERSES
- mité de la queue filetée h porte un piston qui se meut dans un cylindre plein d’huile n pour éviter les chocs. Cette queue porte une crosse o qui, lorsque le poids tombe, vient appuyer sur un levier p et déclenche le robinet r d’injection d’eau au condenseur. Celui-ci se ferme automatiquement, grâce à l’action d’un petit câble passant sur une poulie à gorge g, calée sur la tête du robinet d’injection et portant à son extrémité un poids s.
- Si la courroie e du régulateur vient à tomber ou à se rompre, le régulateur, tombant à fond de course, ouvre en grand les admissions de vapeur au cylindre et la machine s’emballe, mais, par suite de la chute de la courroie de commande du régulateur, l’arbre t s’arrête ; il en est de même de l’arbre intermédiaire /'et, par conséquent, de la dynamo a; le courant ne passant plus dans l’électro-aimant, le poids d est abandonné à lui-même et, venant s’appuyer sur l'extrémité du levier c, relève le régulateur et arrête la machine. La crosse o déclenchant le robinet r d’injection d’eau au condenseur, celui-ci se ferme et rend impossible toute entrée d’eau dans le cylindre.
- En cas de glissement de la courroie de commande du régulateur, celui-ci, n’ayant pas sa vitesse normale, admettrop de vapeur au cylindre et la machine s’emballe; mais, la dynamo ne fournissant plus à l’électro un courant d’une tension suffisante, le poids tombe et arrête la machine.
- En cas de charge exagérée imposée à la machine, soit volontairement par les ouvriers pour augmenter leurs primes, soit accidentellement, la machine ralentit, mais la dynamo ralentit aussi et, comme dans le cas précédent, ne fournissant plus à l’électro un courant de tension suffisante pour retenir le poids, celui-ci tombe et arrête la machine. Une sonnerie se fait entendre et permet au surveillant de se rendre compte immédiatement de la cause de l’arrêt.
- Si l’arrêt provient du calage d’une machine-outil, d’un laminoir, par exemple, la vapeur étant fermée, la puissance de la machine ne vient plus se joindre à celle du volant, et les ruptures des pièces du train sont moins à redouter.
- Pour obtenir l’arrêt à distance, le courant partant de la dynamo peut être conduit en un ou plusieurs points de l’usine, avant de passer dans l’électro. On peut donc, à l’aide d’interrupteurs placés à ces points, arrêter la machine en cas d’accident. Dans les usines très étendues ou ayant plusieurs étages, un interrupteur placé à tous les points dangereux éviterait bien des accidents.
- Ce dispositif est très peu coûteux. Il ne consomme que 3 ampères, sous 25 volts, soit 75 watts, ce qui représente une dépense de 8 à 10 centimes par jour.
- Il peut s’appliquer à toute espèce de machines à vapeur, même à celles
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- APPAREILS INDICATEURS ET DE SÉCURITÉ
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- dont le régulateur est commandé par engrenages. Dans ce cas, l’arrêt de la machine en cas d’emballement est obtenu par un limiteur de courant qui coupe automatiquement le circuit de l’électro dès que la vitesse de la dynamo et, par conséquent, de la machine, augmente de quelques tours.
- Par l’emploi de ce dispositif peu coûteux, les ruptures de volants par excès de vitesse, qui donnent souvent lieu à des catastrophes terribles, seraient complètement évitées.
- Cet appareil est appliqué aux laminoirs de la Société de la Vieille-Montagne, à Penchot (Aveyron),'depuis cinq ans, et donne de très bons résultats.
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- CHAPITRE U
- APPAREILS D’ÉLECTRICITÉ MÉDICALE
- Appareils de la maison G. Gaiffe, de Paris. — Cette maison présentait divers modèles d’appareils d’induction transportables avec batterie de piles au bisulfate de mercure ou au bioxyde de manganèse avec liquide immobilisé. Il convient particulièrement de signaler :
- 1° Un appareil à chariot actionné par deux piles à liquide immobilisé et dont on peut faire varier le nombre d’interruptions par un simple mouvement de levier, de 120 à 3 000 à la minute ;
- 2° Un appareil d’induction à chariot modèle fixe avec le même interrupteur que l’appareil ci-dessus ;
- 3° Un appareil d’induction à chariot grand modèle, avec interrupteur à balancier donnant de 30 à 1 000 interruptions à la minute. C’est à cet appareil qu’a été appliqué, pour la première fois, l’échelle de proportionnalité remplaçant l’échelle métrique qui ne mesurait que la distance de bobines induites à bobines inductrices ;
- 4° Un appareil magnéto-faradique dans lequel le redressement des courants et le réglage de la puissance s’obtiennent à l’aide d’un même commutateur. La pièce qui porte les balais est mobile autour de son centre, ce qui permet d’obtenir le réglage par décalage des balais.
- La maison Gaiffe exposait également :
- Un tableau de médecine générale, monté sur marbre, comportant un réducteur de potentiel, constituant le moyen de réglage le plus sûr et le meilleur pour tous courants médicaux. Les communications, qui sont nombreuses, sont disposées de façon à permettre de les suivre facilement, et ce genre de montage n’oblige pas à placer un caisson derrière le tableau pour en cacher les connexions. De plus, quelle que soit la complication de ces tableaux, une seule manœuvre suffît toujours pour faire arriver aux bornes de sortie le courant que l’on veut utiliser. Il en résulte une complication apparente, mais on a le bénéfice de ne jamais pouvoir faire de fausses manœuvres.
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- APPAREILS D’ÉLECTRICITÉ MÉDICALE
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- Un interrupteur du Dr Leduc, servant à faire des interruptions très rapides sur un courant continu, la durée du passage du courant étant réglée par un déplacement deb alais.
- Comme appareils de radiographie et de haute fréquence, il faut citer :
- 1» Le matériel transportable pour radiographie, permettant aux médecins d’aller faire de la radiographie à domicile, dans lequel on a réduit le poids et le volume des appareils autant qu’il est possible.
- Ce qui est le plus important à signaler dans ce matériel, à part le rupteur atonique de J. Carpentier, modifié pour cette application spéciale, est l'agencement de la bobine avec ses appareils de mesure dans la boîte de transport.
- 2° Le meuble de radiographie et de haute fréquence sans interrupteur.
- Les travaux de M. Villard avaient montré le moyen de faire fonctionner un tube de Rôntgen sur courant alternatif. Ceux de M. d’Ar-sonval permettaient de faire de la haute fréquence sur le même courant. Ce sont ces travaux qui [ont servi de point [de départ à la réalisation de ce meuble.
- Les améliorations apportées à ce dispositif par M. Gaiffe, en collaboration ou non avec M. le professeur d’Arsonval, ont trait surtout à la protection du transformateur contre le retour en arrière des ondes hertziennes et au soufflage automatique de l’arc de l’éclateur de haute fréquence.
- Ces deux points très importants permettent seuls de travailler avec sécurité, sans crainte d’accident.
- On remarquait également dans le stand de la maison Gaiffe une table sur laquelle étaient réunis les différents appareils nécessaires, permettant de faire avec du courant continu les diverses applications de sismothérapie, cautère, lumière, petite chirurgie, courant sinusoïdal.
- Appareils de la maison Radiguet et Massiot, de Paris. — Parmi les nombreux appareils d’électricité médicale exposés par cette maison, nous citerons le décaleur de phases du Dr Délézinier pour l’emploi des courants triphasés en radiographie, le résonateur de haute fréquence du Dr Oudin, les spirales de haute fréquence et de haute tension du Dr Guilleminot, l’ozoneur du Dr Oudin et une collection de radiographies.
- Appareil de M. L. Ancel, de Paris. — Ce constructeur avait exposé un matériel pour rayons X et un matériel pour l’obtention des courants de haute tension et de grande fréquence.
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- APPLICATIONS DIVERSES
- Trousse électro-médicale du Dr Lucas, de Monte-Carlo. — La
- trousse électro-médicale exposée par M. André Lucas a été construite par M. Maisonneuve. Elle constitue, sous le minimum de volume, le groupement le plus complet des appareils producteurs de courant, des instruments de mesure et des appareils accessoires nécessaires pour la pratique usuelle de l1 électrothérapie en ce qui concerne la galvanisation et la faradisation.
- M. Lucas exposait, en outre, un traité d’électricité médicale, le Vade-Mecum du 'praticien et certaines autres publications dont il est l’auteur.
- Appareils de J. Lacoste et Cie, de Paris. — M. Lacoste exposait divers appareils très intéressants d’électricité médicale.
- Appareils de la maison Berns et Cie, d’Anvers. — Cette maison exposait des appareils de massage électrique, ainsi que divers modèles de machines à influence.
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- CHAPITRE III
- DIVERS
- Dans ce chapitre, nous allons donner quelques détails sur certaines expositions qui n’ont pu trouver place dans la classification adoptée ou qui, par suite d’oubli, n’ont pas été mentionnées dans les chapitres où elles auraient dû régulièrement figurer.
- Pompe électrique. — La Société anonyme liégeoise pour la construction de machines avait exposé une pompe électrique de 125 chevaux à deux plongeurs refoulant l’eau sous pression.
- Dynamo miniature. — M. Jean Pagnoul, horloger à Jemeppe-sur-Meuse, a construit une petite dynamo à courant continu, type Manchester, avec induit Gramme qu’il avait exposé. Cette petite dynamo ne pèse que 9,8 gr et constitue un véritable bijou.
- Exposition de la « Onland van de Kasteele, Electrotechnische Instrumentenfabrick )>. — Cette maison, qui a son siège à Utrecht (Pays-Bas), avait exposé divers instruments de mesure : ampèremètre, voltmètre, secohmmètre, galvanomètre, ainsi que des instruments pour les laboratoires d’enseignement.
- Marteau-pilon électrique. — La Société Force et Éclairage, de Bruxelles, avait, dans son stand, un marteau-pilon électrique dont le fonctionnement est fondé sur l’emploi d’électro-aimants du système Guénée de Paris. Dans ce marteau-pilon, l’effort de la masse est augmenté de 300 kg par la compression des ressorts ; il peut frapper coup à coup à la main ou donner jusqu’à 150 coups par minute au moyen d’un interrupteur automatique.
- Forerie électrique. — MM. A. Engelmann et Cie, de Liège, avaient exposé une forerie transportable actionnée par moteur électrique.
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- APPLICATIONS DIVERSES
- Moteur électro-aimant. — Ce moteur, fondé sur le principe de l’électro-aimant, était exposé par M. J. Lecharlier, d’Haversin (Belgique).
- Appareils électriques pour mines et usines. — La Compagnie française des mines et usines d’Escombrera-Bleyberg avait exposé de nombreux plans et dessins d’appareils électriques en usage dans les mines et usines qu’elle possède.
- Appareils et instruments pour l’enseignement électrotechnique.
- — M. Max Kohl, de Chemnitz (Allemagne), avait exposé un grand nombre d’appareils et d’instruments établis spécialement pour les laboratoires d’enseignement.
- M. E. Ducretet, de Paris, avait, dans ses vitrine^, un électro-aimant à champ magnétique intense du professeur Pierre Weiss. Cet électroaimant produit un champ ayant une intensité de 30 000 gauss avec un courant de 9 ampères - sous 110 à 125 volts. Le même constructeur présentait l’appareil d’Elihu Thomson pour la démonstration des rotations et des répulsions électrodynamiques, une petite dynamo à courants triphasés ; un moteur électrique à champ tournant ; une machine magnéto-électrique de Siemens; de nombreuses photographies directes d’étincelles électriques et, enfin, un petit modèle d’électrodynamomètre industriel et de transformateur.
- Détartreur électrique pour tubes de chaudières. — Cet appareil, exposé par la Société du travail électrique des métaux, de Paris, constitue une application nouvelle d’un moteur à courant continu, imaginé par M. Perchem et caractérisé par la disposition respective de l’induit et des inducteurs, disposition qui permet de réaliser pour une puissance déterminée, une machine très réduite.
- De part et d’autre d’un induit en tambour, et sur le même axe que lui, sont disposées deux bobines inductrices, doni le noyau cylindrique est terminé par deux embases circulaires excentrées par rapport à lui et, dont l’une d’elles est dégagée suivant l’angle embrassé par les épanouissements polaires; ces derniers sont constitués par deux coquilles fixées parallèlement à l’axe de l’induit sur les embases des noyaux de l’inducteur. Le moteur ainsi constitué est enfermé dans une enveloppe étanche formée par un tube de laiton.
- Ce moteur actionne l’organe détartreur consistant en une tige d’acier se montant par un dispositif spécial sur l’arbre du moteur et terminée par une partie filetée recevant une molette en acier spécial. Sous l’action
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- DIVERS
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- de la force centrifuge, la molette s’applique contre les parois du tube et, par suite de chocs répétés, le tartre se désagrège rapidement.
- Condensateurs. — MM. Radiguet et Massiot présentaient un condensateur de 2 microfarads pour bobines d’induction. Ce condensateur est subdivisé en plusieurs sections que l’on peut grouper à l’aide de chevilles, afin de mettre la valeur de la capacité en rapport avec la tension et l’intensité du courant primaire. On arrive ainsi rapidement à régler la bobine pour qu’elle produise son maximum d’effet.
- La Société anonyme des manufactures de glaces et produits chimiques de Saint-Gobain exposait un condensateur Rochefort à haute tension destiné à la télégraphie sans fil. Ce condensateur est constitué par deux disques métalliques parallèles, isolés dans une même masse de verre. Cette masse intercalée entre les deux disques remplit le rôle d’un diélectrique, tandis que les masses de verre supérieure et inférieure représentent l’isolant empêchant la production d’effluves.
- MM. J. de Modzelewski de Fribourg (Suisse) avaient exposé des condensateurs, système Moscicki, constitués par des tubes de verre de 3 cm de diamètre et de 0,5 mm d’épaisseur, dont le fond et la partie supérieure renforcés ont de 2 à 3 mm d’épaisseur. L’intérieur de ces tubes est recouvert d’une couche d’argent formant une des armatures. Les tubes d’un même condensateur, en nombre variable suivant la capacité à obtenir, sont logés dans un récipient cylindrique rempli d’eau constituant l’armature extérieure. Le volume de ces condensateurs, à capacité égale, est bien inférieur à celui des autres systèmes.
- Régulateur-disjoncteur électromagnétique Cervera, de Paris.
- — Cet appareil sert à limiter la quantité de courant à fournir à chaque abonné d’un secteur. Le système magnétique de cet appareil, réglé pour un débit déterminé, coupe automatiquement le circuit, lorsque ce débit est dépassé. Si la surcharge vient à cesser, l’appareil reprend sa position normale et le circuit est rétabli.
- Paratonnerres. — Plusieurs constructeurs belges avaient exposé divers types de paratonnerres.
- MM. Joseph Francotte et fils, de Jauche (Relgique), avait exposé des paratonnerres Melsens perfectionnés, mixtes et ordinaires, convenant particulièrement pour les installations de villas et de châteaux.
- M. Ghysens, de Liège, présentait un paratonnerre qui était installé sur la ferme démonstrative de l’Exposition.
- M. O. Minsier, de Jauche (Belgique),exposaitdes paratonnerres Melsens.
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- APPLICATIONS DIVERSES
- Dispositifs électriques d’allumage pour moteurs à explosions. —
- Le développement considérable pris par l'automobilisme a vulgarisé l'emploi des moteurs à explosions et, conséquemment, celui des dispositifs électriques d’inflammation des mélanges explosifs, dans lesquels on utilise la chaleur produite par les étincelles de rupture du circuit d’une bobine d’induction pour produire l’explosion.
- Parmi les nombreux dispositifs présentés, nous signalerons les suivants :
- La bobine d’allumage avec rupteur J. Carpentier, de M. Louis Ancel, de Paris ;
- La bobine d’allumage de M. Bardon, de Clichy, alimentée par une magnéto à courant alternatif; la magnéto est actionnée par le mouvement de la voiture ;
- Le trembleur de MM. Chauvin et Arnoux, de Paris. Cet appareil est constitué par deux lames d’acier portant chacune un grain de platine ; elles sont isolées électriquement, mais leur ensemble est attiré par le noyau de fer de la bobine. L’une des lames est butée lorsque l’ensemble a atteint sa vitesse maximum, et la rupture du circuit s’effectue dans les meilleures conditions. Cet appareil est indéréglable et, vu le faible poids des lames mobiles, on obtient un nombre considérable de vibrations ;
- Les magnétos à haute et à basse tension de la maison Lacoste, de Paris ;
- Une magnéto de la maison Mildé, de Paris.
- Allumoirs électriques. — M. Marquer, de Paris, exposait des allu-moirs dans lesquels la fermeture du circuit de la pile s’effectue en plongeant l’électrode zinc dans l’électrolyte de la pile ; cette électrode se relève sous l’action d’un ressort dès que l’on cesse d’appuyer.
- L’allumoir de M. Toupart, de Paris, est constitué par deux fils parallèles reliés aux pôles d’une pile ou d’une bobine d’induction. Lorsqu’on approche des fils une lampe à essence, on ferme le circuit par l’intermédiaire du porte-mèche métallique de la lampe, et, en écartant cette dernière, il se produit une étincelle de rupture qui allume la lampe.
- Pièces en verre moulé pour l’électricité. — Indépendamment des bacs pour accumulateurs exposés par la Société anonyme des manufactures de glaces de Saint-Gobain, la même Société présentait un type d’isolateur en verre pour rail conducteur, présentant de sérieuses qualités de solidité et d’isolement. Grâce à la solidarité absolue de la masse de verre avec le patin du rail conducteur, au moyen de cornières et de boulons appropriés, on obvie à toute rupture de cette pièce isolante par
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- DIVERS 481
- suite du fléchissement ou frottement des traverses sur lesquelles elle est posée.
- La Compagnie des glaces et verres du Nord, dont les usines sont à Jeumont et à Recquignies, exposait une série de bacs pour accumulateurs et de vases en verre pour piles et opérations électrochimiques de toutes dimensions, même les plus grandes, obtenus par le procédé Sié-vers. La supériorité de ces produits est due au procédé de soufflage, à la nature spéciale du verre employé et à la recuisson des pièces assurant leur solidité. Il convient de signaler, dans cette belle exposition, des cuves cylindriques de 75 cm de diamètre et de 1,20 m de hauteur, des cuves rectangulaires pour galvanoplastie mesurant 0,60x1 X 0,55m, des globes pour lampes à arc en verre clair et en verre dépoli, des lanternes d’une seule pièce pour l’éclairage public, etc.
- Plans d’usines électriques de M. P. Friésé, de Paris. — M. Paul Friésé, architecte ingénieur, qui s’est spécialisé dans l’étude et la construction d’importantes usines électriques, exposait plusieurs reproductions de ses travaux. Parmi les plans les plus remarqués, il faut citer ceux de l’usine édifiée, quai de Jemmapes, par la Compagnie parisienne de l’air comprimé et ceux de l’usine du Métropolitain de Paris, quai de la Râpée.
- Publications relatives à l’électricité. — La section française d’électricité comprenait un certain nombre de publications relatives à l’électricité. Les exposants étaient les suivants :
- 1° Le Syndicat professionnel des Usines d’Électricité de Paris qui présentait ses diverses publications et plusieurs tableaux statistiques ;
- 2° M. Ch. Réranger, libraire-éditeur à Paris, qui exposait une belle collection de livres sur l’électrotechnique et ses applications ;
- 3° M. Ch. Cointe de Paris, directeur de T Eclairage électrique, qui avait exposé la collection complète de cette remarquable revue périodique;
- 4° Mme Vve Ch. Dunod, libraire-éditeur à Paris, qui avait envoyé la série complète des livres relatifs à l’électricité publiés par sa maison;
- 5° M. Gauthier-Villars, libraire-éditeur à Paris, exposait également de nombreux ouvrages d’électricité ;
- 6° M. J.-A. Montpellier, de Paris, avait exposé la collection complète de la Revue internationale de VÉlectricité et de VÉlectricien, qu’il dirige, ainsi que les différents ouvrages d’électricité dont il est l’auteur.
- Enseignement électrotechnique. — Différents établissements d’enseignement avaient pris part à l’Exposition. Nous citerons particulièrement :
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- APPLICATIONS DIVERSES
- L’École professionnelle de mécanique de précision, d’horlogerie et d’électricité de Bruxelles qui exposait des dynamos construites par les élèves ainsi que des instruments de mesure, un régulateur électrique et divers appareils électriques;
- La Société internationale des Électriciens de Paris qui présentait des tableaux et notices relatifs au Laboratoire Central d’Électricité et à l’École supérieure d’Électricité;
- M. A. Charliat de Paris qui exposait les programmes, plans d’études, travaux et modèles de démonstration de l’École d’électricité qu’il dirige.
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- TABLE DES MATIÈRES
- INTRODUCTION
- Pages.
- Comité d’organisation de la Section Française...................................... II
- Classification................................................................. Il
- Organisation du groupe de l’Électricité............................................ II
- Comité d’organisation et d’installation........................................... VII
- Installation ..................................................................... IX
- Jury des récompenses............................................................. XI
- Liste des membres du Jury du groupe V.......................................... XV
- Récompenses accordées aux exposants.............................................. XVI
- Récompenses accordées aux collaborateurs et coopérateurs des exposants de la Section Française.............................................................XXIII
- PREMIÈRE PARTIE
- PRODUCTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- CHAPITRE PREMIER
- Générateurs mécaniques d’énergie électrique
- Machines d’induction électrostatique............................................. 1
- Machine de Wimshurst à plateaux multiples indépendants, système Gaiffe. . 1
- Machines d’induction électromagnétique........................................... 3
- Premier type de dynamo de Gramme................................................. 4
- CHAPITRE II
- Groupes électrogènes et dynamos à courant continu
- Groupe électrogène de la Compagnie internationale d’électricité de Liège, et de la
- Société Van den Kerchove....................................................... 7
- Groupe électrogène de la Compagnie internationale d’électricité de Liège et de la
- Société John Cockerill......................................... .............15
- Groupe électrogène de la Société Jaspar et des Ateliers J. Preud’homme Prion. . 19
- Groupe électrogène de la Société Jaspar et de la Société « Energie » de Marcinelle. 24
- Groupe électrogène de la Société des ateliers de constructions électriques de Char-leroi et des Ateliers Carels frères................................... ... 27
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- TABLE DES MATIÈRES
- Pages.
- Dynamos de la Société Gramme....................................................29
- Groupe électrogène de la Société Lahmeyer, de Bruxelles, et de la Société des ateliers Garels......................................................................31
- Dynamos de la Société parisienne pour l’industrie des chemins de fer et tramways
- électriques............................................................... 37
- Dynamo Stone pour l’éclairage des trains........................................40
- Groupe électrogéne de la Société Westinghouse et de la Société française de constructions mécaniques............................ . . ’............................43
- Groupe électrogène de la Société belge A. E. G. et de la Société des ateliers du
- Thiriau.........................................................................46
- Groupe électrogène de la Société belge d’électricité Siemens-Schuckert, de Bruxelles,
- et de la Société John Cockerill.................................................53
- Groupe électrogène de la Société belge d’électricité Siemens-Schuckert, de Bruxelles,
- et de la Société des ateliers de construction de la Meuse....................59
- Groupes électrogènes de la Société Garbe-Lahmeyer, d’Aix-la-Chapelle, et de la
- Société « Gazmotorenfabrik Deutz », de Cologne..................................61
- Groupes électrogènes de la Société Felten-Guilleaume et Lahmeyer et de la Société
- « Gasmotorenfabrik », de Cologne . ........................................65
- Groupe électrogène des ateliers de construction électrique de Charleroi et de la
- Société des ateliers du Thiriau................................................ 66
- Turbogénérateur à courant continu de la Société Helios, de Cologne, et de la Mas-
- chinenbau A. G..Union d’Essen-Ruhr .............................................67
- Dynamo de la Société belge A. E. G. Union de Bruxelles..........................70
- Groupes électrogènes de la Société Beer, de Jemeppes-lès-Liège..................70
- Groupes électrogènes des ateliers de constructions mécaniques Aster, de Paris. . 73
- Balais en charbon pour dynamos.................................................. 78
- Balais feuilletés Boudréaux.......................................................78
- Porte-balai « Supra ».............................................................79
- CHAPITRE III
- Groupes électrogènes à courant alternatif et alternateurs
- Groupe électrogène triphasé de la maison Sautter-Harlé et Cie, de Paris .... 81
- Groupe électrogène de la Compagnie internationale d’électricité de Liège et de la
- Société du Phoenix, de Gand.....................................................90
- Groupe électrogène de la Société « l’Eclairage électrique » de Paris et des établissements Delaunay-Belleville ......................................................94
- Groupe électrogène de la Société d’applications industrielles et de la Société des
- établissements Weyher et Richemond, de Paris...................................100
- Groupe électrogène de la Société anonyme Force et Eclairage, de Bruxelles, et de
- la Société Saint-Léonard, de Liège.............................................105
- Alternateur compound, système Heyland, de la Société alsacienne de constructions
- mécaniques de Belfort..........................................................111
- Alternateurs de la Société Gramme.................................................115
- CHAPITRE IV Piles
- Piles à dépolarisant liquide......................................................116
- Piles à dépolarisant solide...................................................... 116
- Piles type Leclanché (Leclanché, le Carbone, P. Delafon) ...................116
- Piles type de Lalande (Mambret et Cie, Wedekind)............................121
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- TABLE DES MATIÈRES
- 485
- DEUXIÈME PARTIE
- TRANSFORMATION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- CHAPITRE PREMIER Transformateurs immédiats
- Pages.
- Classification. ............................................................123
- Transformateurs homomorphiques
- Transformateurs de la Société « l’Eclairage électrique »....................123
- Transformateurs Westinghouse................................................124
- Transformateurs Gramme..................................................... . 126
- Transformateur triphasé Alioth........................................... 127
- Transformateurs de la Société belge A. E. G....................................127
- Survolteur-dévolteur pour courants triphasés de la Société Alsacienne de constructions mécaniques........................................................... 128
- Groupe survolteur-dévolteur, système Schuler. .................................129
- Transformateurs hétéromorphiques
- Bobines d’induction........................................................ 130
- Interrupteurs pour bobines d’induction ........................................132
- Moteur-générateur de la Société « La Française Electrique », ...............138
- Transformateur-convertisseur de la Société Gramme..............................139
- Commutatrice en cascade, système Arnold. .................................... 140
- Permutatrice, système Rougé-Faget............................................ 144
- Soupape électrique Cooper-Hewitt.............................................. 152
- CHAPITRE II Accumulateurs
- Accumulateurs de la Société Tudor, de Bruxelles............................ . 15g
- Accumulateurs de la Société anonyme pour le travail électrique des métaux. . . 156
- Accumulateurs A. Bainville................................................... 158
- Accumulateurs système Henri Fredet........................................... 159
- Accumulateurs de la Société Chelin, de Bruxelles...........................162
- Accumulateurs de la Compagnie française de l’accumulateur « Aigle »........163
- Accumulateurs Alfred Dinin.................................................464
- Accumulateurs de la Société Gramme............................................ 165
- Accumulateurs de la Société anonyme des manufactures de câbles, accumulateurs
- et appareils électriques de Seneffe................................... . ' . 166
- Accumulateurs E. I. t..........................................................166
- Bacs en verre pour accumulateurs de la Société de Saint-Gobain..............166
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- 486
- TABLE DES MATIÈRES
- TROISIÈME PARTIE
- CANALISATION ET DISTRIBUTION DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE. — APPAREILLAGE
- CHAPITRE PREMIER Matériel des lignes aériennes
- Pages.
- Poteaux en bois injecté............................................................. 167
- Poteau télégraphique N ou.........................................................168
- Poteaux métalliques de la Société de Louvroil.....................................170
- Supports en tubes carrés pour lignes électriques..................................171
- Isolateurs en verre. .............................................................172
- Appareils divers. .*.......................................... ...................172
- CHAPITRE II
- Câbles et fils. — Matériel des lignes souterraines
- Câbles de la Société industrielle des téléphones..................................174
- Câbles de la Société G. et H.-B. de la Mathe. .................................... 175
- Câbles Geoffroy et Delore........................................................175
- Câbles de la Société de Seneffe................................................... 175
- Câbles de la Société A. E. G. Union électrique de Bruxelles.......................175
- Fils et câbles nus ..............................................................175
- Matériel des lignes souterraines. ..............................................177
- CHAPITRE III Appareillage électrique
- Tableaux de distribution............................................................178
- Rhéostats...........................................................................179
- Rhéostats de la Société Westinghouse........................................ 179
- Rhéostats de la Société industrielle des téléphones de Paris..................179
- Rhéostats Cance et fils, de Paris.............................................179
- Rhéostats de démarrage de la Société Gramme ................................180
- Rhéostats de la Compagnie internationale d'électricité de Liège............180
- Interrupteurs.......................................................................180
- Interrupteurs à rupture dans l'huile de la Société Westinghouse............180
- Interrupteurs de la Compagnie internationale d'électricité de Liège...........181
- Interrupteurs de la Société industrielle des téléphones de Paris. ..... 181
- Interrupteurs de la Manufacture parisienne d'appareillage électrique. . . . 182
- Interrupteurs et commutateurs de la Société Gramme.......................... 182
- Interrupteurs et commutateurs de la Société d’appareillage électrique Grivolas. 182
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- TABLE DES MATIÈRES
- 487
- Pages.
- Inverseurs......................................................................... 182
- Inverseurs de la Manufacture parisienne d'appareillage électrique...........182
- Disjoncteurs automatiques. . , . . ........................................182
- Disjoncteurs de la Société Westinghouse...................................... 182
- Disjoncteur de la Société industrielle des téléphones de Paris..............185
- Disjoncteur de la Manufacture parisienne d’appareillage électrique. . . . . 185
- Disjoncteurs de la Société Gramme................... . . ...................185
- Disjoncteurs de la Société d'appareillage électrique Grivolas. . . . . . . 185
- Réducteurs......................................................................... 186
- Réducteurs de la Manufacture parisienne d’appareillage électrique..............186
- Réducteurs de la Société Gramme................................................186
- Réducteurs de la Société d'appareillage électrique Grivolas....................186
- Coupe-circuit.......................................................................186
- Coupe-circuit à haute tension de la Société industrielle des téléphones. . . . 186
- Fusibles cuirassés Belliol et Reiss............................................186
- Coupe-circuit de la Société d'appareillage électrique Grivolas............... 187
- Parafoudres....................................................................... 187
- P ara foudres Westinghouse.....................................................187
- Parafoudre G. Gola.............................................................191
- Limiteur de tension « Delta ». .............................................. 192
- Pièces d’appareils divers en charbon............................................... 194
- Matières isolantes................................................................ 194
- Mica et micanite...............................................................194
- Papiers et toiles isolantes....................................................195
- QUATRIÈME PARTIE
- APPLICATIONS MÉCANIQUES DE L’ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
- CHAPITRE PREMIER
- Moteurs à courant continu
- Moteurs cuirassés de la Société des ateliers de Charleroi...................196
- Moteurs de la Société anonyme Westinghouse..................................197
- Moteurs de la Compagnie internationale d’électricité de Liège. ....... 201
- Moteurs de la Société A. E. G. Union électrique de Bruxelles. ........ 202
- Moteurs de traction de la Société parisienne électrique................... . 202
- Moteurs de la Société « La Française électrique »...........................206
- Moteurs de la Société Gramme................................................207
- CHAPITRE II
- Moteurs à courant alternatif
- Moteurs asynchrones polyphasés, système Westinghouse........................208
- Moteur Heyland..................................................... 211
- Moteurs triphasés de la Société A. E. G. Union électrique de Bruxelles......212
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- TABLE DES MATIÈRES
- 488
- Pages.
- Moteur triphasé asynchrone de la Société parisienne électrique.................213
- Moteurs asynchrones de la Société Gramme.......................................214
- Moteur à courants alternatifs triphasés, à vitesse variable, de la Société alsacienne
- de constructions mécaniques de Belfort.......................................215
- Moteur à répulsion compensé, système Th. Lehmann, de la Sociéié alsacienne de
- constructions mécaniques de Belfort..........................................217
- Moteurs de la Compagnie internationale d’électricité de Liège..................219
- Moteur panchrone, système J. Holzschuch et P. Bonnemaison......................219
- CHAPITRE III
- Applications des moteurs électriques
- Pont roulant des ateliers du Titan Anversois et de la Société A. E. G. Union électrique de Bruxelles................................................................221
- Pont roulant de la Société anonyme John Cockerill, de Seraing (Belgique). . . . 222
- Pont roulant Frédérix-Pieper..................................................... 223
- Pont roulant Delattre-Westinghouse.................................................224
- Pont roulant des ateliers Stuckenkoltz, de Wetter-sur-Ruhr.........................226
- Pont roulant Gilaia, de Tirlemont (Belgique)..................................... 228
- Pont roulant Gustin................................................................229
- Treuil roulant électrique Gustin................................................. 231
- Treuil pour plan incliné L. Carton, de Tournai (Belgique)........................231
- Transbordeurs électriques Gustin...................................................231
- Monorail électrique A. Bleicbert et Cie, de Leipzig-Goblis.......................232
- Grue roulante électrique de M. Gilain, de Tirlemont........................... 233
- Palan électrique de la Compagnie internationale d’électricité de Liège...........234
- Palan électrique de la Société « La Française électrique ».......................234
- Palans électriques Gustin .........................................................235
- Cabestan électrique de la Compagnie internationale d’électricité de Liège. . . . 236
- Cabestan électrique, système Hillairet-Huguet......................................242
- Pompe électrique des Ateliers de Charleroi....................................... . 247
- Pompe électrique de la Société A. E. G. Union électrique de Bruxelles............248
- Pompe triplex de L. Carton, de Tournai.............................................248
- Pompe de la Société des ateliers de construction de la Meuse, de Sclessin . . . 249
- Foreuses électriques de la Société A. E. G. Union électrique de Bruxelles. . . . 249
- Forge portative à soufflerie électrique............................................249
- Ventilateurs électriques...........................................................250
- CHAPITRE IV Traction électrique
- Locomotive pour mines de la Société des ateliers de Charleroi...................251
- Voiture automotrice pour trains à unités multiples, système Sprague, de la Société
- parisienne électrique.........................................................252
- Appareillage Westinghouse pour trains à unités multiples........................259
- Truck à deux moteurs de 20 chevaux de la Société parisienne électrique .... 269
- Coupleur de la Société parisienne électrique...................................... 270
- Coupleur série-parallèle, système Westinghouse. . . ........................272
- Appareillage Westinghouse pour voitures automotrices............................273
- Compresseur d’air à commande électrique, système Westinghouse...................274
- Contrôleur électro-pneumatique, système Bouscot . ..........................276
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- TABLE DES MATIÈRES
- 489
- Pages.
- Connexion électrique « Rapide '> pour moteurs de traction.......................279
- Matériel pour lignes aériennes de tramways......................................280
- Tableaux graphiques relatifs au démarrage série-parallèle........................ 280
- CHAPITRE V Télégraphie
- Exposition rétrospective du Ministère du Commerce, de l’Industrie, des Postes et
- des Télégraphes de France. . ..............................*..............284
- Exposition du Ministère des Chemins de fer, Postes et Télégraphes de Belgique. . 289
- Tableau de distribution de MM. Richez et Cie, de Bruxelles......................290
- Appareils télégraphiques.......................................................... 291
- Sonneries..........................................................................292
- Tableau lumineux, indicateur de sonnerie, système Mildé.........................293
- Station de télégraphie sans fil de la Compagnie française pour l’exploitation des
- procédés Thomson-Houston........................................................293
- Poste de télégraphie sans fil, système Marconi . ........................... 297
- Appareils de télégraphie sans fil Popoff-Ducretet..................................298
- Poste de télégraphie sans fil, système Rochefort...................................299
- Appareils de télégraphie sans fil de J. Carpentier, de Paris....................301
- Appareils de démonstration de télégraphie sans fil............................... 301
- CHAPITRE VI Téléphonie
- Appareils téléphoniques de différents constructeurs........................... . 302
- Appareils téléphoniques de la Société industrielle des Téléphones.............302
- Appareils téléphoniques Burgunder, de Paris...................................304
- Appareils téléphoniques Delafon et Leseible, de Paris.........................303
- Poste téléphonique haut-parleur de R. Gaillard et È. Ducretet.................303
- Appareils téléphoniques G. Mambret et Cie, de Paris...........................305
- Appareils téléphoniques de la Deutsche Telephonwerhe, de Berlin...............305
- Pièces en charbon pour microphones. . ....................................306
- Commutateur téléphonique automatique pour postes supplémentaires d’abonnés. 306 Système d’appel pour circuits téléphoniques ou télégraphiques à postes multiples. 307
- Cabines téléphoniques............................................................308
- Tableaux-commutateurs et multiples...............................................308
- Poste de téléphonie sans fil, système E. Ducretet, de Paris.............. 310
- Radiophone Mercadier............................................................ 310
- CHAPITRE VII Horlogerie électrique
- Horloges électriques, système Paul Garnier, de Paris..........................311
- Horloges électriques, système Château frères, de Paris...........................312
- Horloges électriques de la Société des Etablissements Henry Lepaute, de Paris. . 313
- Régulateurs et pendules électriques, système Sallin, de Paris.................314
- Horloges électriques Vigreux et Brillié, de Levallois-Perret (France)............317
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- TABLE DES MATIÈRES
- CHAPITRE VIII
- Applications aux chemins de fer
- Pages.
- Relais avertisseur Mambret et Cic..............................................321
- Avance-pétard électrique de la Compagnie des chemins de fer du Nord .... 323
- Contrôle des signaux............................................................ 323
- Electro-sémaphore de la Compagnie des chemins de fer du Nord...................323
- Serrure spéciale d’enclenchement réciproque des aiguilles et des disques de la
- Compagnie des chemins de fer du Nord. ......................................324
- Commutateurs de désolidarisation................................................ 324
- Tableau répétiteur d’aiguilles, système G. Dumont et G. Baignères. . . . . . . 324
- Contrôle électrique des aiguilles................................................327
- Block-system, modèle 1903, Mambret et Cie......................................327
- Manœuvre à distance des sémaphores...............................................329
- Appareil avertisseur à crocodile du passage des trains.........................329
- Manœuvre à distance des aiguilles................................................329
- Commande électrique des aiguilles et des signaux, système Ducousso et Rodary. 329
- Leviers d’itinéraires, système Bleynie et Ducousso...............................330
- Table télégraphique et téléphonique de la Compagnie du Nord....................332
- Poste téléphonique de gare de la Compagnie du Nord............................. . 332
- Appareils de correspondance de la Compagnie du Nord....................... 332
- Intercommunication des voitures d’un train de la Compagnie du Nord.............332
- CINQUIÈME PARTIE
- ÉLECTROCHIMIE ET ÉLECTROMÉTALLURGIE
- CHAPITRE PREMIER Électrochimie
- Electrolyse de l’eau................................................................333
- Electrolyse des chlorures alcalins. ............................................... 333
- Produits chimiques spéciaux de la Société d’Electrochimie de Paris..................334
- Chlorates et perchlorates...........................................................335
- Electrodes en charbon...............................................................336
- Nouvelle matière soudante sans étain............................................... 336
- Dépôts électrolytiques..............................................................336
- CHAPITRE II Électrométallurgie
- Cuivre............................................................................33g
- Fontes, fers et aciers............................................................339
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- TABLE DES MATIÈRES
- 491
- Pages
- Métaux et alliages.................................................................339
- Société anonyme électrométallurgique..........................................339
- Compagnie électrothermique Relier, Leleux et C'10.............................341
- Gustave Gin. .................................................................342
- La Néo-Métallurgie ......................................................... 343
- Société électrométallurgique française....................................... 344
- Affinage des métaux. . ............................................................344
- SIXIÈME PARTIE
- APPLICATIONS THERMIQUES
- CHAPITRE PREMIER Fours électrothermiques
- Haut-fourneau Relier........................................................... 343
- Four Hérault................................................................... 348
- Fours électriques P. Girod. ............................................... 348
- Fours électriques G. Gin......................................................350
- Dispositif de manœuvre électrique des électrodes dans les fours électriques. . . 357
- CHAPITRE II
- Appareils de chauffage électrique
- Fer à souder, système Berlingin-Gratacap...................................... 358
- Ghautîe et travail électrique des métaux, système Paul Hoho...................358
- Appareils de chauffage..........................................................360
- Détonateurs et exploseurs électriques...........................................360
- CHAPITRE III Lampes électriques
- Lampes à arc....................................................................361
- Lampes différentielles, système L. Bardon.......................................361
- Lampe à recul automatique.................................................. 361
- Lampe à mécanisme. ....................................................... 365
- Lampe à arc carbo-minéral...................................................367
- Lampes à arc Vigreux et Brillié................................................ 369
- Lampe à- arc Blondel. . ....................................................... 372
- Lampe à arc Delafon et Leseible................................................. 378
- Lampes à arc Kœrting et Mathiesen ............................................378
- Lampe à arc, système Gramme.................................................... 378
- Lampes à arc en vase clos « Jandus»...........................................378
- Lampes à arc « Regina ».......................................................383
- Lampe Marks à arc en vase clos. ...............................384
- Lampes à incandescence......................................................... 385
- Lampe Cooper-Hewitt à vapeur de mercure. .......................................386
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- 492
- TABLE DES MATIÈRES
- CHAPITRE IV Éclairage électrique
- Pages.
- Décorations électriques Paz et Silva...............................................390
- Perles électriques Weissmann........................................................ 392
- Décorations électriques Véry....................................................... 394
- Bronzes d’éclairage et lustrerie.....................................................394
- Phares et projecteurs de la maison Barbier, Bénard et Turenne. . . .... . 395
- Appareils de projection de MM. Radiguet et Massiot...................................395
- Éclairage électrique des trains de chemin de fer, système Lhoest-Pieper . . . . 396
- Appareillage électrique..............................................................400
- SEPTIÈME PARTIE
- INSTRUMENTS DE MESURE
- CHAPITRE PREMIER
- Instruments de mesure pour tableaux de distribution
- Instruments électromagnétiques
- Ampèremètres et voltmètres à bobine fixe et à fer doux mobile...............403
- MM. Chauvin et Arnoux de Paris .........................................403
- M. J. Richard de Paris...................................................404
- Société Gramme de Paris................................................. 405
- Instruments Meylan-d'Arsonval............................................406
- Ampèremètres et voltmètres à aimants et bobine fixes et fer doux mobile . . . 407
- Ampèremètre à fer doux mobile sans bobine....................................407
- Ampèremètres et voltmètres à bobine mobile et à aimant fixe.................407
- MM. Chauvin et Arnoux....................................................408
- M. J. Carpentier....................................................... . 408
- M. J. Richard............................................................409
- Instruments Meylan-d'Arsonval........................................... 410
- Ampèremètres et voltmètres à électro-aimant fixe et à bobine mobile.........412
- Instruments thermiques
- Ampèremètres et voltmètres thermiques. . . 414
- MM. Chauvin et Arnoux....................................................414
- M. J. Carpentier........................................................ 414
- Voltmètre J. Richard................................................... 416
- Instruments électrostatiques
- Électromètre apériodique Chauvin et Arnoux..................................41 6
- Instruments électrodynamiques
- Wattmètres électrodynamiques Chauvin et Arnoux...............................417
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- TABLE DES MATIÈRES 493
- CHAPITRE II Instruments de contrôle
- Pages.
- Instruments électromagnétiques à aimant fixe et à bobine mobile.............418
- Instruments Meylan-d’Arsonval......................................... 418
- MM. Chauvin et Arnoux................................................. 419
- M. J. Carpentier....................................................... 422
- M. J. Richard...........................................................422
- Instruments électromagnétiques à bobine fixe et à fer doux mobile....424
- Instruments thermiques.................................................... 424
- Instruments Meylan-d.’Arsonval..........................................425
- MM. Chauvin et Arnoux...................................................426
- Ohmmètres................................................................. . 427
- Wattmètres..................................................................430
- CHAPITRE III Instruments de laboratoire
- Galvanomètres apériodiques à bobine mobile..............•................434
- Fluxmètre Gras sot.......................................................435
- Galvanomètres à aimant mobile...............................................437
- Galvanomètre enregistreur universel....................................... 438
- Électromètres..........................................,.................438
- Résistances et ponts de Wheatstone..........................................439
- Potentiomètres............................................................. 439
- Caisses de mesures..........................................................440
- Appareils accessoires pour installations de mesures . . . 440
- CHAPITRE IY
- Instruments pour mesures diverses
- Pyromètres..................................................................442
- Oscillographe Blondel........................................• . . . . 445
- Ondographe Hospitalier......................................................446
- Instruments pour l’étude des propriétés magnétiques du fer..................446
- Instruments pour l’étude du magnétisme terrestre........................... 448
- Lunette photométrique Gaston Roux de Paris..................................449
- CHAPITRE Y Compteurs
- Compteurs O’Keenan.............................................................
- Compteurs Thomson........................................................453
- Compteur Gramme..........................................................456
- Compteur Lux............................................................... 456
- Compteur Vulcain............................................................457
- Compteur d’induction dit « Cosinus »....................................... 457
- Compteur A. C. T............................................................460
- Compteurs Westinghouse......................................................461
- Compteurs Aron............................................................. 463
- Compteur Cervera.........................................................464
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- 494
- TABLE DES MATIÈRES
- HUITIÈME PARTIE
- APPLICATIONS DIVERSES
- CHAPITRE PREMIER Appareils indicateurs et de sécurité
- Pages.
- Appareil avertisseur d’effraction pour coffre-fort de M. Laisser.............465
- Indicateurs et contrôleurs divers............................................467
- Indicateur vibratoire d’appel de la Société Grivolas. ........... 467
- Dateur autoélectrique de la Deutsche Telephonwerke...........................469
- Appareil de sécurité et d’arrêt à distance pour machines à vapeur............470
- CHAPITRE II
- Appareils d’électricité médicale
- Appareils de la maison G. Gaiffe de Paris......................................474
- — — Radiguet et Massiot de Paris .................................475
- — de M. L. Ancel de Paris........................ ...................475
- Trousse électromédicale du Dr Lucas..........................................476
- Appareils de J. Lacoste et Cio de Paris..................................... 476
- Appareils de la maison Berus et Cie d’Anvers.....................................476
- CHAPITRE III Divers
- Pompe électrique.............................................................477
- Dynamo miniature.............................................................477
- Exposition de la « Onland van de Kasteele Elektrotechnische Instrumentenfa-
- brick »....................................................................477
- Marteau-pilon électrique ....................................................477
- Forerie électrique...........................................................477
- Moteur électro-aimant........................................................478
- Appareils électriques pour mines et usines ..................................478
- Appareils et instruments pour l’enseignement électrotechnique................478
- Détartreur électrique pour tubes de chaudière. . ............................478
- Condensateurs................................................................479
- Régulateur-disjoncteur électromagnétique Cervera.............................479
- Paratonnerres................................................................479
- Dispositifs électriques d’allumage pour moteurs à explosions ........ 480
- Allumoirs électriques .......................................................480
- Pièces en verre moulé pour l’électricité.....................................480
- Plans d’usines électriques de M. P. Friésé...................................481
- Publications relatives à l’électricité.................................. . 481
- Enseignement électrotechnique................................................481
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