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Rapport de la Classe 11 : typographie, impressions diverses
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- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DU TRAVAIL
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE LIÈGE
- 1905
- SECTION FRANÇAISE
- RAPPORT DE LA CLASSE II
- M. Henri PICHOT
- IMPRIMEUR-ÉDITEUR RAPPORTEUR
- PARIS
- COMITÉ FRANÇAIS DES EXPOSITIONS A L’ÉTRANGER Bourse de Commerce, rue du Loùvre
- 1906
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- CLASSE XI
- TYPOGRAPHIE — IMPRESSIONS DIVERSES
- RAPPORT DU JURY FRANÇAIS
- PAR
- M. Henri PICHOT
- IMPRIMEUR-ÉDITEUR
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- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DU TRAVAIL
- EXPOSITION
- DE LIÈGE
- 1905
- SECTION FRANÇAISE
- RAPPORT DE LA CLASSE II
- M. Henri PICHOT
- IMPRIMEUR-ÉDITEUR
- RAPPORTEUR
- BIBLIOTHÈQUE
- DU CONSERVATOIRE NATIONAL des AITS & M ÉVIERS df dae- Ê e— : 23..,
- 2 Xazd 2402
- PARIS
- COMITÉ FRANÇAIS DES EXPOSITIONS A L’ÉTRANGER
- Bourse de Commerce, rue du Louvre
- 1906
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- COMPOSITION DU JURY
- France. .
- Belgique .
- France. .
- Belgique .
- France. .
- Russie . .
- Belgique .
- France. .
- France. .
- BUREAU :
- Président : M. LANIURE (Alexis), imprimeur-éditeur.
- Vice-Président : M. STRICKAERT-DESCHAMPS (Jules), président de la Chambre syndicale des imprimeurs lithographes et typographes, à Bruxelles.
- Secrétaire-Rapporteur : M. PICHOT (Henri), imprimeur-éditeur, à Paris.
- JURÉS TITULAIRES :
- M. BÉNARD (Auguste), imprimeur-éditeur, à Liège.
- M. LESIGNE (Armand), imprimeur-éditeur, vice-président de la Chambre syndicale des imprimeurs lithographes et typographes, à Bruxelles.
- M. Chapon (Gustave), administrateur de la Société des Journaux et Imprimeries de la Gironde, à Bordeaux.
- M. WEILL (Nathan), graveur-éditeur, à Paris.
- M. Lapina (J.), propriétaire d’un atelier de lithographie artistique.
- JURÉS SUPPLÉANTS :
- M. Desoer (Charles), imprimeur-éditeur, à Liège.
- M. Van Loey-Nouri (Henri), fondeur en caractères, à Bruxelles.
- M PERROUX (Xavier), imprimeur, à Mâcon.
- EXPERTS •
- M. DUBOULOZ (José), industriel, à Paris.
- Le baron Thénard, directeur des Établissements Marinoni, à Paris.
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- Liste des Exposants qui, par application de l’article 7 du Règlement du Jury, sont mis hors concours en leur qualité de juré.
- Annuaire du Commerce Didot-Bottin, à Paris...............................France.
- Bénard (Auguste), à Liège................................................Belgique.
- Bruylant (Émile), à Bruxelles............................................Belgique.
- Desoer (Charles), à Liège................................................Belgique.
- DUBOULOz (José), à Paris.................................................France.
- Établissements Marinoni, à Paris.........................................France.
- Lapina (E.), à Saint-Pétersbourg.........................................Russie.
- Lesigne (A.), à Bruxelles....................................................Belgique.
- Perroux (Xavier), à Mâcon................................................France.
- Pichot, à Paris..........................................................France.
- Société des Journaux et Imprimeries de la Gironde, à Bordeaux............France.
- Société anonyme de l’Imprimerie Générale (A. Lahure, directeur), à Paris. France.
- Société anonyme des Produits graphiques (Van Loey), à Bruxelles .... Belgique.
- Strickaert-Deschamps (Jules), à Bruxelles ...................................Belgique.
- Weill (N.), à Paris......................................................France.
- WEISSENBRUCII (Paul), imprimeur du Roi, à Bruxelles......................Belgique.
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- IMPRESSIONS
- L’IMPRIMERIE EN BELGIQUE
- TYPOGRAPHIE. — Il y a en Belgique, en y comprenant les imprimeries de journaux, environ 1700 imprimeries typographiques réparties dans 582 communes.
- Bruxelles, Anvers, Liège et Gand graphiques se sont particulièrement développées. Ces villes comportent respectivement 170, 150, 77 et 60 imprimeries typographiques.
- Ces 1700 ateliers sont desservis par environ 10 000 ouvriers, dont à peu près 2500 pour l’agglomération bruxelloise. La force motrice est de 1500 chevaux-vapeur, le plus généralement fournie par des moteurs à gaz.
- La plupart de ces imprimeries sont actuellement pourvues de machines à plusieurs couleurs, qui
- sont les centres où les industries
- PALAIS DE JUSTICE, 2° COUR
- complètent un outillage très perfectionné et tout à fait moderne.
- Certains imprimeurs font usage de machines à composer, soit pour les journaux ou pour les travaux de ville. Les types les plus employés sont la Linotype pour les journaux et les travaux courants, et la Typo-graph pour les travaux soignés et pour la composition desquels l’imprimeur dispose d’un laps de temps moins restreint.
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- TYPOGRAPHIE, IMPRESSIONS DIVERSES.
- LITHOGRAPHIE. — Les lithographes belges arrivent à produire dans de très bonnes conditions des impressions commerciales et artis-
- tiques qui leur font honneur.
- On compte environ 875 imprimeries
- AVENUE BLONDEN
- 1 ithographiques employai!t 3800 ouvriers et disposant d’une force de 500 chevaux-vapeur. Dans ce chiffre sont compris 750 établissements formant des divisions d’entreprises typographiques. Les grandes maisons de Bruxelles et Liège peuvent fournir tous les genres d’impressions lithographiques, depuis la simple étiquette jusqu'aux grau-
- des affiches artistiques comme celles exécutées pour l'Exposition
- de Liège, par une firme très connue de celte ville.
- FONDERIES DE CARACTÈRES. — Il existe 6 fonderies de caractères installées à Bruxelles, à Bruges et à Wachtebeke, qui fournissent les caractères les plus variés, types anciens ou modernes, et pour toutes les langues, y compris les langues mortes. Quelques imprimeurs possèdent des ateliers de fonderie de caractères pour leurs propres besoins.
- MATÉRIEL D’IMPRIMERIE. — Une maison de Bruxelles est à même de produire toutes les machines utilisées par l’imprimerie : presses rotatives, presses à retiration et à réaction, presses à encrage plat, machines cylindriques, pédales, rogneuses, plieuses, etc.
- Les grandes machines munies des derniers perfectionnements viennent de l'étranger; il en est de même pour les machines à composer.
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- L’IMPRIMERIE FRANÇAISE A LIÈGE
- Un très beau salon dont les murailles et les boiseries en vert, ton sur ton, donnent une note gaie que rehausse une jolie frise décorative rappelant les principaux accessoires de l’imprimerie et de la gravure. Les exposants. sont près d’une centaine et n’ont rien négligé pour représenter dignement la France et affirmer une fois de plus la place prépondérante qu’elle occupe dans le monde : ils peuvent être fiers du légitime succès qui est venu couronner leurs efforts.
- L’Union syndicale des Maîtres Imprimeurs de France, grande association douée d’une vigueur et d’une prospérité grandissantes, a choisi Liège pour sa première exposition, qui montre la quantité de ses adhérents et la qualité de leurs travaux.
- Dans la galerie des Machines, un stand de 600 mètres réunit les constructeurs français qui, par leurs progrès et le fini de leur fabrication, remportent sur les autres pays une nouvelle et légitime victoire.
- Le succès remporté par la section française est dû à l'activité et à l’énergie de M. Chapsal, commissaire général du Gouvernement français et au travail et à l’esprit de méthode apportés par M. Pinard, président du comité d’organisation, qui tous deux se sont donnés entièrement à leur tâche et n’ont pas ménagé leurs efforts pour arriver à ce brillant résultat.
- TYPOGRAPHIE. — Les principales maisons de France étaient représentées par 44 imprimeries typographiques employant 10 770 ouvriers, avec une force motrice de 4000 chevaux-vapeur.
- Toutes ces maisons possèdent les machines les plus perfectionnées et l’outillage le plus moderne. Presque toutes emploient des machines à composer de diverses marques.
- Il est à remarquer qu’en France tous les grands journaux s’impriment eux-mêmes dans leurs imprimeries, ce qui n’empêche pas les
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- TYPOGRAPHIE, IMPRESSIONS DIVERSES.
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- typographes français d’occuper une place prépondérante dans le monde, aussi bien par leur nombre que par le cachet artistique de tous leurs travaux.
- LITHOGRAPHIE. — Les lithographes français ont une renommée universelle qui leur vaut le triste avantage d’être copiés dans la plupart des autres pays. A Liège, cette branche importante des arts graphiques était représentée par 19 maisons employant 3226 ouvriers, avec une force motrice de 1360 chevaux-vapeur.
- FONDERIES DE CARACTÈRES. —Trois importantes maisons représentaient cette intéressante branche des Arts graphiques et se signalaient par la variété et le bon goût de leurs types.
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- MATÉRIEL D’IMPRIMERIE. —. Six grandes maisons, représentant un personnel de 1450 ouvriers, avec une force motrice de 890 chevaux-vapeur, avaient répondu à l’invitation de la Belgique et montraient aux visi leurs les derniers progrès réalisés dans leurs machines à imprimer : presses à trois couleurs,
- LA MAISON HAVART
- (
- 2, i= He -a
- rotatives à deux pour journaux, à retiration à
- bobines
- presses
- encrage
- cylindrique, pouvant employer le papier en rames ou en bobines, presses
- en blanc, presses lithographiques, pédales, et enfin une machine coloriant six teintes en un seul passage à la machine.
- Trois fabricants d’encres, deux maisons de sangles et blanchets, un galvanoplaste, un graveur sur bois, un dessinateur lithographe, un
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- TYPOGRAPHIE, IMPRESSIONS DIVERSES.
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- fabricant (Tautocopisles complétaient dignement la représentation française.
- INSTITUTIONS DE PRÉVOYANCE. — Là encore, la France tient la tête avec 27 Sociétés de Secours Mutuels, 14 Caisses de Retraites, 8 Participations aux Bénéfices.
- Le meilleur éloge que l’on puisse faire de la Section française est de reproduire l’appréciation du Directeur de la plus belle publication tccli nique de Belgique : les Annales de r Imprimerie.
- « Je dois reconnaître, écrit M. Leempoel, qu’en ce qui concerne le nombre et la valeur technique des productions exposées, la France surpasse non seulement la Belgique, mais encore toutes les autres nations, et c’est bien certainement grâce à la participation française que l’Exposition de Liège doit son grand succès. Si je n’ai pu satisfaire ma curiosité professionnelle, comme je l'aurais désiré, dans le compartiment belge, j’ai été complètement dédommagé en passant près de deux heures très agréablement dans le pavillon français.
- « En général, tout y est très bien et l’on peut y admirer de réels chefs-d’œuvre, tant comme composition que comme impression. »
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- RESUME
- LA PASSERELLE
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- La classe XI englobe l’Imprimerie et tous les systèmes permettant de vulgariser la pensée humaine. C’est une des classes les plus importantes, tant au point de vue de ses exposants qu'à celui des produits et des inventions nouvelles qu’elle montre au public.
- La France, la Belgique et V Allemagne occupent les trois premiers
- rangs parmi les dix-sept nations qui se sont fait représenter à Liège.
- La Belgique a su grouper ses exposants dans un charmant salon dont la décoration sobre et
- d’un goût parfait constitue un cadre digne des œuvres qui y sont exposées.
- A première vue l’on s'étonne de l’abstention de quelques-unes des principales lithographies belges universellement connues. Les exposants sont en grand nombre, ils représentent presque toutes les villes du royaume, même de petites villes, et l’on constate que, dans ces dernières, les arts graphiques sont très florissants; telle maison, qui ne doit pourtant pas faire un très gros chiffre d’affaires, embrasse tout le cycle des travaux d’édition ou d'imprimerie, quelquefois des deux; la décentralisation commerciale et industrielle est, visiblement, très étendue chez ce peuple laborieux et entreprenant. Bruxelles ne domine pas Liège, Gand ou Anvers. Les conditions économiques de la vie ouvrière et patronale sont de la sorte, sans aucun doute, beau-
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- TYPOGRAPHIE, IMPRESSIONS DIVERSES.
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- coup avantagées. Il importe, cependant, de noter que celte multiplicité, cette diffusion des initiatives, n’empêche pas les imprimeurs belges d’entreprendre des œuvres fort considérables, aussi bien par leur durée, leur volume, que par leur valeur artistique et littéraire.
- L'emploi de la langue française et des caractères romains crée une grande similitude entre les imprimés belges et français et empêche l'imprimerie belge d'avoir un caractère particulier. Il faut toutefois la louer d’user très modérément des fantaisies du style moderne et de rester calme tout en recherchant l’inédit.
- Le principe de la collectivité a forcément réduit l'emplacement pour chacun des exposants; ceux-ci ont dû se contenter d’un corps de bibliothèque, de vitrines-pupitres ou de cadres Le tout est disposé avec un goût qui fait honneur à l’organisateur.
- La France occupe deux grands emplacements : l’un dans les halls de l'Industrie, où l'on peut admirer dans une installation artistique tout ce que l’impression peut obtenir de plus lin; l’autre, dans les halls des Machines où se trouvent de nombreuses machines réunissant tous les perfectionnements modernes.
- L’Allemagne, à Liège, n’a fourni qu’un très léger effort. Dans les halls de l’Industrie, aussi bien qu’à la galerie des Machines, les Exposants de la classe X1 sont disséminés d’une façon regrettable, et l’on s’étonne de ne pas trouver dans cette section l’ordre et la bonne organisation dont cette nation fait preuve habituellement.
- L’absteution des grandes maisons d’impression, pour qui la Belgique est un grand débouché, cause un étonnement profond.
- Les constructeurs sont venus en assez grand nombre, principalement pour les machines accessoires; s’ils avaient été groupés en un seul stand, le public se serait mieux rendu compte de leur importance et des progrès réalisés.
- L’exposition de la Suède, décorée avec un goût exquis, mérite d’être particulièrement signalée; elle est dignement représentée. Tous les
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- TYPOGRAPHIE, IMPRESSIONS DIVERSES.
- spécimens exposés témoignent d’un réel souci de bien faire et d'une connaissance approfondie du métier. Chaque maison s’occupe avec un soin jaloux du sort de ses ouvriers et en développe les œuvres de prévoyance et de mutualité.
- C’est en 1491 (pie les premières imprimeries furent installées en Suède. Vers 1859, les premières presses mécaniques firent leur apparition dans le pays. Depuis lors, le nombre des imprimeries s’est accru considérablement, et actuellement 84 des 94 villes du pays en possèdent une ou plusieurs, formant un total de 527 maisons employant 5491 ouvriers au service de 1214 presses de divers modèles.
- La composition se fait généralement à la main; quelques machines à composer sont cependant en service, on en remarque même une inventée par un Suédois, Lazerman.
- Toutes les presses mécaniques sont importées; en revanche, la Suède possède d’importantes fonderies de caractères.
- L’exposition chinoise est formée de collections très curieuses, groupées par les directeurs des douanes des principaux centres.
- Celui de Canton présente des spécimens de caractères chinois, des blocs gravés, des brosses, une table d’impression et divers outils employés dans l’imprimerie chinoise sur bloc, le tout d’un très grand intérêt.
- L’art d’imprimer des livres au moyen de planches gravées date, en Chine, du vme siècle et Ton continue à remployer jusqu’à ce jour. Toutefois de nombreuses imprimeries, se servant de caractères mobiles importés d’Europe, se sont ouvertes depuis quelques années.
- V Espagne se trouve placée dans la section internationale. Les grands imprimeurs de Barcelone et de Madrid n’ont pas cru devoir participer à cette exposition; ils privent ainsi un public d’élite du plaisir d’admirer leurs œuvres d’un coloris si brillant et reflétant en quelque sorte le beau soleil de leur pays.
- Le Japon a subi depuis quelques années dans sa vie matérielle des
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- changements radicaux; aussi a-t-il voulu, malgré les événements graves qui se déroulaient sur le continent asiatique, affirmer scs nombreux progrès en faisant à Liège une exposition importante, permet-tant de connaître et d’apprécier ses produits naturels, fabriqués et manufacturés.
- Il y a lien de regretter l’abstention des imprimeurs et des Clicheurs anglais et américains, dont il eût été intéressant d’étudier et de comparer les progrès. Si cette abstention peut s’expliquer par certaines raisons économiques fort admissibles, il n’en est pas de même pour les principales firmes belges, universellement connues, qui n’ont pas cru devoir apporter leur concours à cette grande manifestation artistique et commerciale.
- Parmi toutes ces belles expositions il va lieu de signaler tout particulièrement :
- La Collectivité de l'Imprimerie belge.
- L'Union syndicale des Maîtres Imprimeurs de France.
- La Vereinigung der Kunstfreun'de.
- Les rotatives françaises et allemandes.
- Les machines à composer anglaises et allemandes.
- Au point de vue des institutions de prévoyance, la France vient en tête avec 28 Sociétés de Secours Mutuels, 14 Caisses de Retraites, 9 Participations aux Bénéfices; puis V Allemagne : 8 Sociétés de Secours Mutuels, 5 Caisses de Retraites; la Belgique : 6 Sociétés de Secours Mutuels, 1 Caisse de Retraites, 1 Participation aux Bénéfices; la Suède: 2 Sociétés de Secours Mutuels, 2 Caisses de Retraites, 1 Caisse de Prévoyance contre la Tuberculose; VAutriche : 1 Société de Secours Mutuels; la Hollande : 1 Société de Secours Mutuels.
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- TABLEAU COMPARATIF DES PAYS REPRÉSENTÉS A LA CLASSE XI
- PAYS NOMBRE d’exposants NOMBRE D’OUVRIERS TOTAL FORCE MOTRICE PARTICIPATION AUX BÉNÉFICES CAISSE DE RETRAITES SECOURS MUTUELS
- TYPO LITHO CONSTRUC- TEUKS AUTRES PROFESSIONS
- Allemagne 26 22 588 5 266 5 516 8 992 4 595 — 5 8
- Angleterre 1 — — 1 500 — 1 500 — — —
- Autriche 1 — 55 — — 55 8 — — 1
- Belgique 55 1 849 785 140 187 2 961 1 094 1 1 6
- Bulgarie . . . . 1 — — — • — — — — —
- Chine 1 — — — — — — — — —
- République Dominicaine. . . . 1 — — ' — — — — —
- Espagne 1 —— 528 — — 528 75 — — —
- États-Unis 5 — — — 1 556 1 556 — — — —
- France 95 10 596 5 226 1 411 1 618 16 651 7 919 9 14 28
- Hollande 2 — 174 — — 174 57 — — 1
- Japon 5 — — — — — — —
- Norvège 2 25 55 — — 60 — — — —
- Perse 2 — — — — — — — — —
- Russie 5 50 140 — 15 • 205 — — — —
- Serbie 1 — — — — — — — — —
- Suède ..... 2 528 450 — — 978 • 259 — 2 2
- Totaux 182 12 870 5 579 8 117 6 490 55 056 15 767 10 22 46
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- TABLEAU COMPARATIF DES DIVERS MÉTIERS REPRÉSENTÉS A LA CLASSE XI
- PAYS IMPRIMERIES GRAVEURS CONSTRUC- TEURS FONDERIES DE CARACTÈRES ENCRES d’imprimerie PHOTO- GRAVEURS GALVANO- PLASTES MACHINES A COMPOSER PATE A ROULEAUX MACHINES A ÉCRIRE CARTES POSTALES DIVERS
- TÏPO LITHO TYPO-LITHO
- Allemagne . . 1 2 — 2 9 1 1 — ! 2 1 2 4 Numéroteurs
- Angleterre . . — — — — — — — — — 1 — — — —
- Autriche. . . — 1 — — — , ’ — — —- — — — — —
- Belgique. . . 21 5 2 1 1 1 — 5 1 — — — — —
- Bulgarie . . . — — 1 — — — — — — Pierres lithographiques.
- Chine .... — — — — — — — — — — — — — Timbres.
- République Do- Tampons.
- minicaine. . — • — — — — — — — — — — —
- Espagne . . — 1 — — — — — — — — — — — —
- États-Unis . . — — — — — — — . — — — 5 — Autocopiste.
- France. . . . 37 9 11 5 5 • 3 1 1 — 1 — 1 Blanchets. Sangles.
- Hollande. . . 1 1 — — — — — — — — — —
- Norvège . . . 2 — — — — — — — — — — — — —
- Perse .... . — — — — — — — — — — — — Tapis.
- Russie. . . . 1 1 — — — — 1 — — — — — —— —
- Serbie.... — • 1 — — — — — — — — — — —
- Suède .... 1 — 1 — — — — — — — — — — —
- Totaux. . . 65 20 17 8 15 5 5 4 3 3 2 5 5
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- TYPOGRAPHIE, IMPRESSIONS DIVERSES.
- SOCIÉTÉ ANONYME DE L’ANNUAIRE DU COMMERCE DIDOT-BOTTIN, à Paris, rue Jacob.
- Fondé en 1796 par Duverneuil sous le nom d'Almanach du Commerce de la Ville de Paris, le BOTTIN, qui était primitivemement limité à Paris, embrassa, en 1804, les départements français et les principales villes de l’Europe, puis en 1807 les principales villes du monde.
- En 1847, la maison Firmin-Didot, devenue propriétaire de cet almanach et de son seul concurrent, VAnnuaire général du Commerce, de l'Industrie et de V Agriculture, les fusionna sous le titre d'Almanach des 500 000 Adresses de Paris, des départements et de l'étranger, Didot-Bottin. Dès lors la publication se développa rapidement. En 1879, l’ouvrage fut divisé en deux volumes, en 1895 en trois volumes, enfin en 1903 on y ajouta un quatrième volume, le Bottin-Mondain.
- Depuis 1881, le Didot-Bottin est devenu la propriété de la société anonyme qui l’édite actuellement. Cette société fonda en 1892 une Caisse de Retraites des employés. Le capital disponible est de 156 265 francs destiné au service de 167 parts de retraites et 49 parts de rentes.
- BADY frères, à Paris, 8, rue des Quatre-Fils. Imprimerie lithographique et typographique.
- MM. Albert et Georges Bady s’établirent en 1885, sous le nom de Bady frères. Cette imprimerie a comme spécialité les impressions commerciales et administratives.
- Les épreuves exposées sont des reports de gravure provenant des tirages. Elles donnent un aperçu précis de ce que peut être la production courante de cette maison.
- BARY (Louis de), à Reims, 17, rue des Fusiliers. Typographie, Lithographie, Phototypie.
- Cette imprimerie, fondée en 1898, s’est spécialisée dans la phototypie et la lithographie (étiquettes à champagne). Elle s’occupe également de reproductions typographiques : trichromes et bichromes, ainsi que des travaux typographiques
- courants.
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- TYPOGRAPHIE. IMPRESSIONS DIVERSES.
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- La grande variété d’épreuves exposées production.
- donne une notion exacte
- de sa
- BOUD BEAUX (Louis), à Paris, 8, rue Hautefeuille.
- Galvanoplastie typographique.
- Fondée en 1849 par Louis Boudreaux, cette maison fut dirigée par L. Boudreaux, et fils, de 1871 à 1879; elle l’est actuellement par L. Boudreaux, qui est arrivé à p r o d u i r e commerciale-ment des galvanos-nickel (brevet de 1881), recopiant l’original sans aucune déformation et permettant d’exécuter des tirages de plus de 200 000 exemplaires sur le même galvano, tout en obtenant d’aussi bonnes épreuves à la fin du tirage qu’au début.
- Ces galvanos-nickel ont également l’avantage de ne pas être attaqués par les
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- TYPOGRAPHIE, IMPRESSIONS DIVERSES.
- couleurs : aussi est-ce avec juste raison que L. Boudreaux passe pour l’un des meilleurs clicheurs de France et même de l’étranger.
- M. L. Boudreaux créa en 1879 pour ses ouvriers la Participation aux Bénéfices avec Caisse de Retraites et Caisse de Secours Mutuels.
- BREGER (A.) frères, à Paris, 9, rue Thénard. Imprimeurs-Éditeurs.
- Imprimerie fondée en 1890, s’occupant principalement de reproductions phototypiques, dont elle expose de jolis spécimens.
- CHEVALIER (Ch.), à Paris, 7, rue Gomboust.
- Graveur.
- Maison fondée en 18.56 et qui a obtenu une grande perfection dans la gravure des métaux (acier, cuivre, argent).
- Elle expose de jolis spécimens de timbrage de menus, papier à lettres et étiquettes de parfumerie, le tout témoignant d’un grand sentiment artistique.
- CRÉTÉ (Édouard), à Gorbeil (Seine-et-Oise).
- Imprimerie typographique.
- Fondée en 1805, cette imprimerie fut successivement dirigée par le grand-père et par le père de M. E. Crété. Elle prend place parmi les plus importantes imprimeries de France. Elle occupe 850 personnes pour le service de 52 machines à imprimer et pour le façonnage que nécessite sa grande production. Il y a lieu de signaler parmi son matériel 6 rotatives (dont 4 en couleurs), 5 machines en deux couleurs, et une machine en quatre couleurs. Sauf pour la fonderie, cette imprimerie outillée des machines les plus modernes peut se suffire à elle-même pour la stéréotypie, la galvanoplastie, la photogravure, la brochure et tous les travaux accessoires de typographie.
- Ses spécialités sont : les impressions de luxe, les publications périodiques, les livres de classes, de médecine et de sciences, les romans, et en un mot tout ce que peut produire une imprimerie typographique très perfectionnée.
- Cette maison possède une Caisse de Secours pour les cas de maladie.
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- TYPOGRAPHIE. IMPRESSIONS DIVERSES.
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- Ed. CRETE CORBEIL
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- L. DANEL, à Lille (Nord).
- Imprimerie typo-litho-chromo-typographique.
- Fondée en 1698 par Liévin Danel, cette maison fut ensuite dirigée par son fds Paul-Liévin, de 1759 à 1785. A cette époque, il la céda à son second fds, Albert-Léonard. En 1814, Louis-Albert-Joseph, fils cadet du précédent, prit la direction de l’imprimerie à laquelle il fit faire de grands progrès: il organisa une fonderie de caractères, des ateliers de reliure, et installa la première presse mécanique qui fonctionna à Lille. Sans enfants, il laissa la maison à ses neveux Léonard et Louis, qu’il s’était associés en 1840 et en 1845. Ils restèrent ensemble jusqu’en 1855, époque à laquelle Louis, se retirant, Léonard Danel resta seul maître de l’imprimerie.
- Il donna une vive impulsion à la maison qu'il transporta, en 1865, rue Nationale, 95. En 1894, il installa une succursale à Loos. Depuis 1900, la maison est dirigée par Bigo-Danel, Louis Danel, Omer Bigo et Liévin Danel. 800 personnes, avec une force de 200 chevaux, font le service de 60 machines à imprimer,
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- 18 TYPOGRAPHIE, IMPRESSIONS DIVERSES.
- 25 machines à rogner, 130 machines diverses. Cette importante maison, la première du Nord, et une des pins considérables de France, fait tout par elle-même, depuis la fonte des caractères jusqu’au façonnage pour la typographie, et depuis la création des dessins jusqu’à la coupe des étiquettes pour la chromo. Les épreuves
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- exposées représentent les reliures du catalogue Dutuit, et des objets d’art du baron Alphonse de Rothschild; elles ont été obtenues par l'emploi simultané de la photographie, de la gravure au burin et de la superposition des couleurs.
- Une Caisse de Secours Mutuels fonctionne dans cette importante maison et distribue aux membres participants une indemnité en cas de maladie.
- DELMAS_(G.), à Bordeaux, 10 et 12, rue Saint-Christoly.
- Imprimeur-Éditeur
- La maison Delmas fut créée par la réunion, en 1897, de deux imprimeries : celle de Prosper Faye, 1855. Jean Delmas, 1849. et celle de Brun, 1669, Racle, 1766, et de Lanefranque 1826.
- Par ses origines, c’est une des plus anciennes imprimeries de province, mais, par son matériel et son installation, elle est des plus modernes. Imprimeur des I Compagnies de chemins de fer, de la Mairie, des Contributions directes, de la Caisse d'Épargne, du Mont de Piété, et de la Chambre de Commerce, Gabriel Delmas s’est également attaché à produire des travaux de grand luxe. 21 machines à imprimer, de nombreuses machines à composer, à coudre, à piquer, à rogner, et un atelier de galvanoplastie et de reliure, lui permettent d’entreprendre les plus
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- TYPOGRAPHIE, IMPRESSIONS DIVERSES. 19 importants travaux de typographie. Depuis 1894, des cours ont été organisés pour l’instruction théorique et pratique des apprentis de l’imprimerie Delmas. Les épreuves exposées donnent une juste idée de l’importance des travaux de cette maison.
- M. Gabriel Delmas est l’inventeur du Typo-souffleur, appareil appelé à rendre de grands services à la corporation typographique. Par esprit philanthropique, M. Delmas n’a pas breveté son invention que tous les imprimeurs peuvent installer dans leurs ateliers.
- DERRIEY (Jules), à Paris, 79 à 85, avenue Philippe-Auguste. Constructeur-mécanicien.
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- La maison Jules Derriey, par la solidité et le fini de ses machines à imprimer et par leur peu d’encombrement, a su se créer une nombreuse clientèle qui, en dehors de la France, s’étend en Algérie, en Suisse, en Grèce et en Italie.
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- Dans son exposition cette maison nous montrait :
- 1° Une machine à pédale et à platine, La Parfaite, format 1/2 coquille avec encrage cylindrique, les toucheurs pouvant être arrêtés à volonté;
- 2° Une machine en retiration 125x90 d’une construction des plus robustes, fonctionnant à 1300 à l’heure avec papier sans lin ou papier margé. Celte machine est disposée avec receveur mécanique et rangeur automatique. Son encrage est cylindrique;
- 5° Une machine rotative Mono, qui imprime des journaux de 2, 4, 6 et 8 pages, colle les suppléments et plie les exemplaires à la vitesse de 12 000 à l'heure ;
- 4° Une presse à sécher les empreintes de stéréotypie par l’action combinée de la chaleur et du vide atmosphérique. Cette presse ménage le caractère, car il suffit de chauffer à environ 120 degrés et elle permet d'effectuer l’opération du séchage en trois minutes.
- Ch.DOUBLET PARIS
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- DOUBLET (Charles), à Paris, 56, avenue d’Orléans. Graveur et fondeur typographe.
- Succédant à son père qui fonda la maison en 1860, M. Doublet, sans cesse préoccupé de progrès et d’innovations, sut donner à son établissement une impulsion toujours nouvelle et se signaler par de continuelles créations, principalement dans les caractères de fantaisie et vignettes Art moderne. Une invention personnelle d’un cadrai dit mobile, à combinaisons multiples, permettant de réaliser une économie de temps fort appréciable dans le travail du compositeur, mérite particulièrement d’être signalée.
- DUBOULOZ (José), à Paris, 9, boulevard Poissonnière. Compagnie française de l’Autocopiste.
- Fondée en 1881, cette maison, dont le siège social est à Paris, possède une manufacture d’appareils de reproductions à Suresnes et deux succursales à Londres et à Bruxelles. M. J. Dubouloz, qui a introduit en France la fabrication de l'autocopiste photographique, se place, bien que ses brevets soient tombés dans le domaine public, en tête de cette industrie par l’excellence de ses produits et le fini de sa fabrication.
- Tous les employés et ouvriers de celte maison sont intéressés aux Bénéfices.
- EHRARD frères, à Paris, 56 bis, rue Denfert-Rochereau. Cartes photographiques.
- Cet Exposant a été jugé par le Jury de la Classe 14.
- ÉTABLISSEMENTS MOULLOT fils aîné, à Marseille, avenue du Prado. Imprimerie typo-lithographique.
- La maison Moullot, connue aujourd’hui, en raison de son importance et de ses nombreuses succursales, sous le nom d’Etablissements Moullot, a été fondée en 1850.
- Elle s’occupa d’abord du commerce du papier et d’affaires d'exportation.
- En 1876, M. Moullot fils aîné, son chef actuel, en prit la direction. C’est de cette époque que datent les nombreuses transformations qui devaient, dans une
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- très courte période, faire de la maison Moullot, si modeste au début, la grande maison industrielle d’aujourd’hui, pour laquelle trois vastes usines sont nécessaires.
- Pendant la période de 1876-1880, elle s’annexa diverses maisons, jeta les bases de son imprimerie et dirigea tous ses efforts pour créer et développer cette industrie qui, il y a quelques années, n’existait pour ainsi dire pas à Marseille.
- Le siège social et l’usine centrale des Etablissements Moullot sont
- situés
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- 24-26, avenue du Prado, et comprennent tout l'ilot Prado, rue Saint-Sébastien et rue Sainte-Philomène.
- Les ateliers, dotés d’un outillage des plus perfectionnés, les magasins de vente et les services de l’imprimerie occupent une surface de 10 000 mètres carrés. L’effectif du personnel dépasse 700 personnes.
- Une école professionnelle est annexée aux Établissements Moullot. Des concours ont lieu chaque année et permettent de distribuer des primes importantes en espèces aux plus méritants.
- Une Caisse de Retraites fonctionne également dans la maison; elle est alimentée par une somme importante prélevée chaque année sur les Bénéfices sans qu’il soit fait de retenue au personnel.
- Depuis 1876, le système de Participation aux Bénéfices est établi dans la
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- maison. Une part des Bénéfices est réparti chaque année entre les principaux collaborateurs.
- Les Etablissements Moullot ne s’occupent pas seulement de l’industrie de l’imprimerie et de la papeterie en Europe, ils font encore avec l’Algérie, l'Extrême-Orient, la Turquie, l’Égypte, le Tonkin, Madagascar, un grand commerce de toutes les spécialités dérivant de l’imprimerie et de la papeterie.
- 65 presses lithographiques et typographiques, 8 machines à régler, 17 machines à rogner, 28 machines diverses, des laminoirs, une grande calandre à 7 cylindres, un matériel typographique très important, des ateliers de clicherie, stéréotypie, galvanoplastie, gillottage, etc., 6 machines à vernir, à gommer, à bronzer, etc., des ateliers pour la fabrication des registres, copies de lettres, enveloppes, papeterie, articles de bureau, etc., lui permettent de répondre immédiatement à tous les besoins de sa clientèle.
- Si l’on tient compte, d’une part, qu’en 1876 la maison n’exploitait que le commerce de la papeterie et n’occupait qu’une dizaine de personnes, et d’autre part que l’imprimerie n’a été créée qu’en 1885, on comprendra aisément les efforts qu’il a fallu faire pour obtenir de tels résultats dans cette période de 22 années.
- Les Etablissements Moullot ont des succursales à Toulouse, Lyon, Alger, Toulon, Bordeaux, Hanoï, Alexandrie, Buenos-Ayres et New-York.
- PORTIER ET MAROTTE, à Paris, 35, rue de Jussieu.
- Impressions phototypiques.
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- De fondation récente, 1896, cette maison remporta bien vite le succès qu’elle mérite pour ses reproductions de tableaux, obtenues par l'héliotypie trichrome. 11 y a lieu de signaler tout particulièrement des compositions de Clairin, aux tonalités chatoyantes, et de superbes planches d'après des Carrière dont la mélancolie brumeuse est merveilleusement comprise et rendue.
- IMPRIMERIE CHAIX, à Paris, 20, rue Bergère.
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- Cette maison, fondée en 1845 par Napoléon Chaix, fut transformée en 1881 en société anonyme sous la direction de M. Chaix, son fils. Depuis 1887, elle est dirigée par M. Alban Chaix, petit-fils du fondateur de la maison. Elle comprend actuellement : l’établissement principal de la rue Bergère, qui est en même temps
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- le siège social de cette société; les ateliers de Saint-Ouen (succursale A); l’imprimerie administrative de la Sainte-Chapelle (succursale B). Le personnel comprend environ 1200 ouvriers et employés, occupés dans les diverses services de l’imprimerie et de la librairie.
- L’outillage se compose d’une force motrice de 500 chevaux, de 120 presses typographiques, lithographiques, en taille-douce, de 55 presses à bras, de 122 machines diverses pour la fonte des caractères, la fabrication des encres, la gravure, la clicherie, le glaçage et le satinage, la réglure, le numérotage, la reliure, etc.
- Parmi les spécialités de cette maison, il faut signaler la fabrication des papiers de valeurs qui produit annuellement 5 millions de titres, 5 millions de chèques et 6 millions de billets de banque.
- Les publications des chemins de fer dont les principales, Indicateurs et Livrets Chaix, remontent à l’origine de la maison.
- Dans la librairie, il faut citer les publications spéciales aux voyages, parmi lesquelles le fameux Indicateur Chaix des chemins de fer français et internationaux fondé en 1819, le Livret Chaix continental, les livrets spéciaux des réseaux français, des banlieues de Paris, de l’Algérie et de la Tunisie; ainsi que ceux pour les voyages circulaires, les rues de Paris, les théâtres, les omnibus, les tramways et bateaux, les publications spéciales aux transports, les ouvrages sur la législation et la jurisprudence, sur l’exploitation des chemins de fer, les cartes des chemins de fer, les publications artistiques, les publications diverses parmi lesquelles V Annuaire Chaix des principales Sociétés par actions.
- Les institutions patronales de l'imprimerie Chaix se classent comme ci-dessous au point de vue de la date de leur fondation :
- 1846. — Société de Secours Mutuels.
- 1865. — École professionnelle de typographie.
- 1869. — Don annuel de 15 francs à tout apprenti et ancien apprenti.
- 1869. — Participation aux Bénéfices, spéciale aux apprentis compositeurs.
- 1871. — Participation aux Bénéfices, commune à tout le personnel.
- (Les trois dernières institutions concourent à la constitution d’une retraite).
- IMPRIMERIE MAX CREMNITZ, à Paris, 115, avenue Victor-Hugo. Tableaux-annonces sur tôle.
- Max Cremnitz s’était consacré entièrement, depuis 1858, à la fabrication du tableau-annonce sur tôle, dont il avait fait sa spécialité. Il donna à cette industrie, encore dans l’enfance, une impulsion nouvelle, et fut en quelque sorte l'innova-teur de la chromolithographie sur tôle.
- Depuis cette époque, la maison a toujours progressé et a su faire du tableau-
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- réclame de véritables œuvres artistiques dont la bonne exécution et le réel mérite lui ont valu le renom dont elle jouit aussi bien en France qu’à l’étranger, et principalement en Angleterre où son importation est très importante.
- Cette imprimerie est aujourd’hui dirigée par MM. Gabriel Rueff et Reginald Emmanuel, qui la font sans cesse progresser.
- IMPRIMERIE NATIONALE DE FRANCE, à Paris,
- 87, rue Vieille-du-Temple.
- Son origine remonte à l’Imprimerie Royale fondée en 1640, sous Louis XIII. Son premier directeur fut Sébastien IIe Cramoisy : son directeur actuel est M. Arthur Christian, préfet honoraire.
- Occupant un immense terrain don les constructions ne sont pas très appropriées à leur destination, avec un personne de près de 1500 personnes, l’Imprimerie Nationale fait, grâce à un vote de la Chambre, construire à Grenelle un établissement modèle qui, sous le rapport de l'installation et du matériel, pourra être comparé avec les imprimeries impériales et royales de Vienne, Berlin et Pétersbourg.
- Les divers ateliers : typographie, lithographie, photogravure, phototypie, héliogravure, gravure sur bois, sur pierre, en taille-douce sur acier et sur cuivre, chromotypographie, pyrostéréotypie, fonderie de caractères, en font un des premiers établissements du monde.
- Ses caractères comptent 625 corps différents, dont 555 français et 270 étrangers. Ses poinçons au nombre de 514812, scs 151 710 matrices, ses caractères en service (5 500 000 kilogrammes), ses 252 presses et machines diverses constituent à l’Imprimerie Nationale un matériel capable de produire les plus belles impressions.
- Il est à souhaiter que l’Imprimerie Nationale devienne le Conservatoire des Arts graphiques, qu’elle englobe les imprimeries spéciales de la Banque et du Timbre, et soit chargée de l’impression des billets de banque, des timbres-poste et proportionnels, des cartes postales, des documents militaires secrets, toutes impressions qui ont besoin de beaucoup de soin, de travail et de grandes garanties, et qu elle abandonne les impressions ordinaires qui ne rentrent pas dans le travail d’une imprimerie d’Etat, car elles ne font honneur ni à l’Imprimerie Nationale, ni à l’État lui-même.
- Vve JAGER et fils aîné, à Paris, 59, rue des Bourdonnais. Blanchets, Sangles, Courroies.
- Les origines de cette maison remontent à un sieur Duon, passementier breveté en 1809.
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- En 1843, M. Mueller, son neveu, lui succède.
- A la mort de M. Mueller, M. Jager, son neveu et son héritier, se trouva seul chef de la maison et lui donna son nom. Il ne tarda pas à donner une impulsion beaucoup plus grande à la fabrication des cordons et sangles et, quelques années
- plus tard, il y adjoignit celle des blanchets et des brosses d’imprimerie, fabrication dans laquelle il réussissait complètement.
- Son usine à vapeur de la Villette se trouvant trop petite, il transporta son matériel dans l’usine hydraulique d’Osny, où une force motrice importante et de nombreux ouvriers assurent le fonctionnement des machines et des métiers de lissage.
- La clientèle augmentait en même temps que l’usine, et quand, à cinquante-deux ans, la mort enleva Jager, son beau-frère et collaborateur, M. Dubois, prit la direction de la maison avec M'e Vve Jager, sa sœur.
- Aujourd’hui la maison est dirigée par M. Jager fils, sous la raison sociale : V' Jager et fils aîné.
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- Dans la classe XI figurent des blanchets, cordons et sangles pour machines à imprimer, des sangles-élévateurs, des courroies tissus pour transmissions et une nouvelle courroie inextensible en coton.
- LAAS (Henri), PÉCAUD (Émile) et Cie, à Paris, 16, rue Pierre-Levée. Imprimerie artistique.
- Fondée en 1871 par Henri Laas, la raison sociale devient en 1900 celle actuelle, lors de l’association de M. Émile Pécaud avec son beau-père.
- Les épreuves exposées : cartes chromo en relief exécutées pour les L. U.,
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- tableaux-réclames, reproductions chromolithographiques de peintures, justifient l’extension que prend tous les jours celte maison, et la façon très originale et artistique dont elle a su présenter ses lithographies fait encore mieux ressortir le fini de sa fabrication.
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- LAHURE (A.) (Imprimerie Générale), à Paris, 9, rue de Fleurus. Imprimeur typographe et Editeur.
- Sans remonter aux Léonard, qui furent imprimeurs, au xvnc siècle, 1 Imprimerie Lahure compte une longue suite d’ancêtres qui ont marqué dans l’histoire de 1 imprimerie parisienne : Stoupe, les Crapelet, Ch. Lahure et la Société actuelle, dirigée par les fils et gendre de Ch. Lahure ; Alexis Lahure, entré à la maison à la
- fin de 1866, l’un de scs directeurs depuis 1869, et G. Bauche, entré en 1880. Pendant cette période elle absorba les
- imprimeries Simon-Ra-çon et Flammarion.
- Possédant un im-mense matériel de composition dont le poids est de plus de 1 000 000 de kilogrammes de caractères divers, dotée d’un outillage moderne de machines à retiration, en blanc, à plusieurs couleurs, de tous systèmes et des plus perfectionnés, de nombreux outils et
- engins mécaniques poulie gaufrage, le glaçage, le satinage, la brochure,
- etc.; secondée par un personnel d’élite, cette maison
- a été l'une des premières à rendre pratiques les impressions en noir et en couleurs par les procédés dérivant de la photographie.
- Pour mener à bien les coûteux essais qu’elle entreprit, elle se fit éditeur, et son Conte de l'Archer, prix unique du Livre à l’Exposition des Arts décoratifs, le Paris Illustré, ses numéros de fin d’année de la Revue des Arts Graphiques la mirent au premier rang des imprimeries chromotypographiques.
- En noir et en couleurs, les panoramas, les illustrés, les livres, les revues, les bulletins, les classiques, les livres de science ou d’enfants, les impressions en langues étrangères, les catalogues de luxe ou à bon marché, les plus délicats tra-
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- vaux de bibliophiles, qui sortent journellement des presses de cette maison, continuent à lui conserver sa vieille réputation.
- L Association des Eludes grecques a décerné, pour la pureté de leur composition, les premières récompenses aux ouvriers de cette maison, dans plusieurs des concours qui ont eu lieu entre toutes les imprimeries françaises, Imprimerie Nationale comprise.
- La librairie de cette maison a publié quelques éditions remarquables parmi lesquelles il faut citer: J. Breton, Bouguereau, Détaillé, les numéros d’étrennes de la Revue des Arts Graphiques.
- L imprimerie Lahure est une des maisons qui se sont toujours le plus préoccupées du sort de leurs ouvriers. En 1860, les typographes parisiens avaient offert à Ch. Lahure une médaille d or et deux oraisons funèbres de Bossuet, remarquablement reliées, pour le remercier de la manière dont, avec l’illustre avocat Berryer, il avait pris la défense de leurs intérêts. Aujourd’hui cette imprimerie est une des rares qui paye ses compositrices le même prix que ses compositeurs.
- l ne Société de Secours Mutuels contre les chômages de maladies et une Caisse de Retraites, alimentée seulement par la caisse patronale, pour assurer des pensions à ses vieux serviteurs, ont été créées en 1880.
- Parmi les épreuves exposées par cette importante imprimerie, il y a lieu de signaler ses grandes planches du Paris-Noël, du Panorama, du Figaro-Modes.
- LAMBERT (Édouard) et Cie, à Paris, 151, rue de Reuilly. Machines typographiques en noir et en couleurs.
- Après avoir travaillé pendant deux ans dans les ateliers de Marinoni, Edouard Lambert, à partir de 1885, se consacra pendant dix ans à l’étude de nouveaux types de machines typographiques pour lesquels il prit de nombreux brevets.
- Pendant ces années, il fabriqua cependant quelques machines à quatre couleurs pour P. Dupont et la Banque de France, à deux couleurs pour l’administration des Postes et Télégraphes.
- En 1895, il s’associa avec M. Jacques Bidermann, sous la raison sociale Edouard Lambert et C"'. Des ateliers furent installés, et, six mois après, la nouvelle raison sociale commençait à fournir des machines à plusieurs couleurs et à retiration.
- Deux machines avaient été exposées : une machine à trois couleurs, format double colombier, et une Monocyclette, demi-raisin.
- La machine à trois couleurs est du type le plus récent ; elle produit environ 900 exemplaires à l’heure, parfaitement repérés ; elle imprime une feuille de
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- 0m,801‘,20, tout en ne prenant qu’une force de 4 chevaux 1/2. Son encombrement est de 81,50, y compris une table à marger de 0170 sous laquelle on peut passer, sur 5"',30 hors volant et marchepieds.
- Grâce à la mise en train spéciale pour chaque couleur, à l’encrage très perfec-
- tionné et au système de transporteur à enclenchement avec pinces d'une précision
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- absolue, cette machine a imprimé sous les yeux des visiteurs des impressions irréprochables de frappe, d’encrage et de repérage.
- Quant à la Monocyclette, machine à retiration, genre pédale, elle mérite une attention toute particulière par les nombreux services qu’elle peut rendre en permettant, avec un seul ouvrier, de faire des tirages en retiration ou en blanc à la vitesse de 1500 à l’heure. Sa disposition verticale réduit l’encombrement à 1",50x1m,20, tout en permettant d’imprimer le format 470x300 sur du papier de 500 X 325, avec une force de 5/4 de cheval. Celte machine est très bien équilibrée et très douce; elle permet au conducteur d’avoir continuellement sous les yeux les feuilles imprimées. Les mêmes pinces tenant la feuille pendant les deux impressions recto et verso, le registre est parfait.
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- LECERF frères, à Paris, 7, rue des Grands-Auguslins.
- Fabrique de Blanchets, Sangles, Cordons, Molletons, Brosses pour Machines à imprimer.
- La maison Lecerf frères a été fondée par M. Lassimonne, en 1849.
- En 1867, M. Léon Lecerf lui succéda, ayant pour collaborateurs ses deux fils, Eugène et Émile, aujourd’hui ses continuateurs sous la raison sociale Lecerf frères.
- Au début, la maison occupait 2 ou 5 métiers.
- En 1868, M. Léon Lecerf lit construire un atelier, cité Raynaud (rue de Vanves, 186), pour y installer 6 métiers marchant à bras, et, quelques années plus tard, 12 autres mus par la vapeur.
- Aujourd’hui, il y a dans les ateliers 57 métiers, sans compter les ourdissoirs, dévideuses, etc.
- Les métiers installés dans la fabrique Lecerf frères ont été construits dans la maison et sur des modèles leur appartenant en toute propriété.
- Grâce à la qualité de leurs produits, leurs clients se recrutent aussi bien parmi les imprimeurs, les mécaniciens, les journaux de France, que parmi ceux de l’étranger.
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- LEFRANC et Cie, à Paris, 12, rue de Seine.
- Pâtes à rouleaux et accessoires d’imprimerie.
- Fondée en 1775, par Abel Lefranc, pour la fabrication des couleurs et des vernis pour l’industrie, à laquelle, en 1840, fut adjointe la fabrique des encres d’imprimerie, la maison Lefranc et Cie, dont le siège est rue de Valois, 18, à Paris, a son usine à Issy-les-Moulineaux (Seine), avec succursales à Bruxelles, Lyon, Marseille, et agences dans tous les pays.
- La branche Encres d'imprimerie, installée à Paris, rue de Seine, 12, est dirigée par M. René Morel.
- En dehors des couleurs, des vernis gras et des encres d’imprimerie, cette maison a répandu dans la lithographie l’usage de l’aluminium pour remplacer les pierres lithographiques si encombrantes et si fragiles.
- Une Caisse de retraites fondée en 1885, en faveur de son personnel, par M. Perier-Lefranc, est alimentée par un prélèvement sur les bénéfices annuels de la maison.
- LORILLEUX (Ch.) et Cie, à Paris, 16, rue Suger. Encres d’imprimerie.
- La maison Ch. Lorilleux et Cie, Société en commandite par actions, dont le siège social est à Paris, rue Suger, 16, est une des plus anciennes, et peut-être la plus importante des fabriques d’encres d’imprimerie. Fondée en 1818 par Pierre Lorilleux, elle se développa lentement jusqu’en 1856, époque à laquelle le créateur de la maison la remit entre les mains de son fils, Charles Lorilleux qui, depuis cinq ans, était son associé. Celui-ci s’attacha à perfectionner la fabrication des encres, pour répondre aux besoins de l’imprimerie, alors en pleine période de transformation. Il donna une grande impulsion à son industrie et aborda avec succès les marchés étrangers.
- En 1877, M. Ch. Lorilleux confia à son fils, René Lorilleux, la direction de ses deux usines, et, trois ans plus tard, en 1880, pour donner à sa maison tout le développement commercial qu’elle comportait, la constitua en société en en conservant la gérance, avec son fils et son gendre comme co-gérants. La raison sociale de la maison devint Ch. Lorilleux et Cie. Il mourut en 1895, laissant la gérance à son fils René Lorilleux, qui, depuis seize ans, était associé à ses travaux.
- La maison Ch. Lorilleux et Cie est avantageusement connue dans tous les pays où on imprime, car elle possède des succursales et des dépôts dans le monde entier. En France, ses principales fabriques sont à Puteaux et à Nanterre, aux portes de Paris ; elle, a en outre, des fabriques importantes en Italie, en Espagne,
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- en Portugal, etc. Les deux usines de Puteaux et de Nanterre couvrent une super-
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- ficie d’environ 20 hectares; elles ont été créées par M. Charles Lorilleux. A Nanterre sont groupées la fabrication des noirs de fumée, la fabrication des huiles de résine et celle des encres à journaux. A Puteaux, on fabrique les couleurs, les diverses encres typographiques et lithographiques, les différents vernis utilisés dans l’imprimerie, les produits spéciaux pour toutes les branches des industries graphiques, les pâtes à rouleaux. Ces deux usines possèdent de vastes laboratoires agencés, non seulement dans le but d’essayer la pureté des matières premières, mais encore pour l’étude de tous les procédés nouveaux qui, chaque jour, surgissent à l’horizon des arts graphiques. Ce sont des usines modèles dans toute l’acception du mot.
- La typographie, la lithographie, la phototypie, la taille-douce, la reliure, sont fidèles clientes de la maison Ch. Lorilleux et Cie, en raison de la perfection et de la régularité qu’elle apporte à la fabrication des produits qui leur sont nécessaires.
- La maison Ch. Lorilleux et Cie compte aujourd’hui quatre-vingt-sept ans d’existence.
- LUQUIN (Félix), à Paris, 8, rue La Fontaine. EEcole Typographique Moderne.
- Œuvre philanthropique d’instruction professionnelle, VÉcole Typographique Moderne a été écrite et éditée par Félix Luquin, dans l’espoir de contribuer au relèvement professionnel de la Corporation du Livre. Cet ouvrage, d’une réelle valeur, a été subventionné par le Conseil municipal et mérite d'être pris en considération.
- MALHERBE (G. de), à Paris, passage des Favorites, 12, et 1 7, rue d’Alleray. Imprimeur.
- Fondée en 1902, cette maison a pris, sous la direction de M. de Malherbe, une rapide extension pour l’impression de publications périodiques illustrées, d’affiches artistiques, d’albums et de catalogues, composés avec un goût très sûr et tirés avec grand soin.
- MARINONI (Établissements), à Paris, 96, rue d’Assas. Constructeurs.
- La France occupe, sans contredit, un des premiers rangs pour la construction des machines à imprimer, et la maison Marinoni est la plus importante des maisons françaises de machines à imprimer. Elle a été créée en 1847 par M. Marinoni,
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- qui, entré en apprentissage une dizaine d’années auparavant, était devenu rapidement contremaître chez M. Gaveaux, l’un des fondateurs de cette industrie en France.
- Marinoni ne tarda pas, d’ailleurs, à devenir le collaborateur de son patron en construisant la première presse à quatre cylindres qu'il avait conçue; peu de temps après, il fondait la maison qui a dépassé aujourd’hui plus d’un demi-siècle d’existence.
- Installée tout d’abord rue de Vaugirard, 57, le développement rapide des affaires nécessita des agrandissements successifs. Dès 1870, les ateliers étaient transférés dans l’usine située au 96 de la rue d’Assas, que venait bientôt doubler l’immeuble du numéro 92, et, plus récemment encore, une acquisition sur la rue Notre-Dame-des-Champs a permis d’agrandir en profondeur cette superbe installation où la vapeur et l’électricité marchent ensemble pour produire la quantité innombrable de machines qui se dispersent journellement dans tous les coins du monde. Limitée aux travaux de précision, ajustage et montage (toutes les grosses besognes se faisant à l’extérieur), l'usine de la rue d’Assas n’en occupe pas moins un personnel des plus importants et sa production, (pii va de la minuscule pédale à la colossale rotative, atteint à ce jour un chiffre de machines vendues qui tient le record sur ceux des autres constructeurs.
- Pour la branche journaux, d’innombrables modèles répondent à toutes les exigences des usages locaux : journaux à volets, comme en Belgique, revues à grand nombre de pages, comme en Angleterre, périodiques variables, comme en Amérique.
- Chaque emploi a des modèles appropriés dont le principal mérite est certainement la plus grande simplicité de moyens réalisant la plus grande facilité de fonctions.
- Une des qualités les plus remarquables de cette maison, c’est qu elle se prête immédiatement à toutes les fantaisies pratiques de ses clients. Elle ne tient pas aux systèmes et aux modèles existants, mais elle s’attache à créer l’outil qui doit répondre aux besoins du moment.
- La maison Marinoni expose cinq machines :
- 1° Presse lithographique, format double carré, avec pointures mobiles brevetées.
- C’est une machine du modèle courant, mais qui possède tous les perfectionnements indiqués par la pratique, pour réaliser les impressions en chromo les plus soignées : organes très renforcés, concordance rigoureuse des mouvements du chariot et du cylindre, précision du mouvement de pointures, encrage développé, etc. Tout cela sans préjudice de l’accès facile des diverses parties de la machine pour la commodité du personnel et la rapidité des fonctions;
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- 2° Diligente. — Presse métallographique cylindrique, format double raisin, pour imprimer sur zinc, ferro-nickel ou aluminium.
- Cette machine est une application récente, avec de nombreux perfectionnements, de l’impression chromo sur un support métallique.
- Déjà en 1889, la maison Marinoni exposait une de ces machines, que
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- M. Monrocq faisait fonctionner avec du zinc. La difficulté du travail des métaux avait empêché le succès de ce nouvel outil.
- De récentes découvertes ayant rendu ce travail plus pratique, l’emploi de la machine se trouve mieux indiqué.
- Les perfectionnements à la marge, à l’encrage, au mouillage et à la réception en font une machine absolument parfaite.
- Sous de petites dimensions, on a une machine de grand format. Toutes les parties en sont facilement accessibles. Le soulèvement des rouleaux, l’écartement du cylindre, la suppression du mouillage se font instantanément par des organes placés à portée de la main du margeur;
- 5° Presse en blanc avec encrage cylindrique par quatre toucheurs, format double jésus.
- Cette machine est destinée aux impressions de luxe en noir et en couleurs. Sa construction très robuste a pour but de permettre les pressions nécessaires aux impressions de gravures de luxe obtenues par les procédés photographiques nouveaux. L'encrage, touche et distribution sont le plus développés qu’il soit possible,
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- afin que les similis les plus délicates puissent s’y imprimer sans grands frais de mise en train. Le mouvement de la.pointure est établi pour éviter toute déformation de trous dans le cas d’impressions en couleurs.
- La marche est régulière, la rigidité absolue. La vitesse peut être portée à 1200 exemplaires à l’heure;
- 4° Rotative à deux bobines pour journaux à 4, 6 et 8 pages.
- La rotative exposée est destinée à l'impression des journaux à 4, 6 et 8 pages, sans avoir à faire aucun changement à la machine, à la vitesse de 12 000 exemplaires a 1 heure, avec un seul jeu de clichés. Les journaux sortent imprimés, encartés, collés, pliés et comptés. Les bobines employées sont de même largeur, quel que soit le nombre de pages.
- Dans le cas de quatre pages, cette machine peut marcher à 24 000 exemplaires à l'heure en se servant de deux jeux de clichés. Si on le désire, elle peut faire, à raison de 12000 exemplaires chacun, deux journaux différents à quatre pages. Le choix de ce modèle de rotative, parmi un grand nombre d autres construits par la maison, s explique par l emploi qu il peut avoir en Belgique, où les journaux étant nombreux dans chaque ville, les tirages n’atteignent jamais des chiffres très élevés.
- Ce qu il y a a remarquer dans cette machine, c est le peu d'emplacement qu’elle occupe, la facilité d’accès de toutes ses parties et la rapidité avec laquelle toutes les fonctions peuvent se faire ;
- 5° Presse à retiration, à papier continu ou marge à la main, format double jésus, receveur et rangeur mécaniques.
- La presse à retiration exposée imprime, avec papier continu, les travaux de luxe les plus délicats et les plus soignés à la vitesse de 1500 exemplaires à l’heure.
- Pour atteindre ce résultat, la construction a été faite sur des principes absolument différents de ceux déjà et anciennement connus.
- Les dimensions de cette machine sont sensiblement les mêmes que celles des
- anciennes pour le même format, et la suppression du margeur et du receveur
- représente une sérieuse économie. Elle est accessible dans toutes ses parties.
- La coupe variable permet de faire tous les formats de cinq en cinq millimètres. La prise des pinces, la marge, par conséquent, et le registre sont assurés par des organes nouveaux et précis.
- La construction est très robuste et le fonctionnement régulier résulte des perfectionnements ci-dessus.
- MUNIER (Jules) et fils, à Vaucresson (Seine-et-Oise), allée de Saint-Cucufa.
- Artistes peintres industriels.
- Spécimens d'aquarelles exécutés par eux pour irn primeurs-chromolithographe s.
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- PECH (F.) et Cie, à Bordeaux, 7, rue de la Merci.
- Imprimeurs Lithographes Typographes.
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- Fondée en 1871 sous la raison sociale A. Bellier et Cie, puis Demachy-Pech et Cie, cette maison est aujourd’hui dirigée par F. Pech et Cie.
- Elle s’est augmentée petit à petit par la création d’ateliers spéciaux pour la photographie, le procédé des trois couleurs, la photographie directe sur pierre, et les divers façonnages. Produisant la typographie, la lithographie, la photogravure, la gravure à l’eau-forte et en taille-douce, les affiches en simili-aquarelle, le timbrage et la reliure, MM. F. Pech et Cie ont exposé des spécimens de tous ces travaux qui se font remarquer par leur fini et leur bonne exécution.
- Une Caisse de Secours mutuels fonctionne normalement dans cette imprimerie.
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- PEIGNOT (G.) et fils, à Paris, 14, rue Cabanis. Fonderie de caractères.
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- Cette importante usine fut fondée en 1868 par Gustave Peignot; elle est en mesure de satisfaire aux demandes les plus importantes, aussi bien pour les caractères (labeurs, fantaisies classiques et fantaisies modernes) que pour les blancs, garnitures, interlignes, filets systématiques en cuivre. Le puissant matériel de cette maison répond, on ne peut mieux, aux nécessités techniques de l’imprimerie.
- Depuis 25 ans une Caisse de Secours mutuels fonctionne régulièrement dans cette maison.
- PICHOT, à 1Paris, 54, rue de Clichy.
- Imprimeur-Éditeur.
- C’est en 1850 que J.-A. Pichot fonda son imprimerie, pour se dédier principalement à la création des marques et à la fabrication des étiquettes de luxe pour tous genres d’industries.
- Il prospéra rapidement, et c’est à cette époque que les nombreuses spécialités de nos producteurs et industriels commencèrent à être présentées avec un goût et un luxe jusqu'alors inconnus.
- Il en est peu, parmi les producteurs de cognac et vins fins, parmi les fabricants de liqueurs, chocolats, conserves, parfumerie, spécialités pharmaceutiques. etc., qui n’aient eu recours à cette maison pour la création de leurs marques et l'habil-lage de leurs produits.
- En 1850, la maison passa aux mains de G. Nissou qui la conserva jusqu’en 1872. Elle fut alors agrandie et transférée au n° 72, quai Jemmapes, et dirigée successivement par G. Nissou et Pichot jusqu’en 1875, et par Eugène Pichot, de 1875 à 1894.
- C’est pendant cette période que naquit l'industrie de l'affiche artistique, qui, depuis lors, prit en France et à l'étranger un essor considérable. Mais, dès le début. la verve de nos artistes fut contrariée par l’exiguïté des machines qui ne leur permettait de faire que de petits sujets, ou bien il fallait tirer les affiches en plusieurs morceaux, ce qui a toujours donné un résultat déplorable, les raccords restant apparents.
- C’est ce que conqu it, l'un des premiers, Pichot, qui n’hésita pas à créer de toutes pièces un matériel d’une importance telle qu’il peut, depuis quelques années, imprimer, d’un seul morceau et en une seule fois, des affiches de 2 m. 20 sur 1 m. 40. C’est la plus grande surface couverte en impression qui existe dans le monde, et l’on peut imaginer ce qu’une machine de ce genre repré-sente comme matériel.
- Les nombreux artistes qui collaborent aux travaux d’affiches peuvent aujour-
- d’hui donner libre cours à leur fantaisie.
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- Mais l’essor grandissant de cette maison nécessita la construction spéciale au n° 54, rue de Clichy, d’une imprimerie modèle, munie de tous les perfectionnements exigés par les nouvelles découvertes.
- C’est là le siège actuel de l’Imprimerie Pichot, qui, après avoir eu à sa tête, pendant quelques années, de 1894 à 1902, E. et II. Pichot, passa, à cette date,
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- aux mains de Henri Pichot qui la dirige actuellement en conservant jalousement les traditions de ses prédécesseurs.
- Sa clientèle s’étend aujourd’hui dans toutes les parties du monde. Elle possède une succursale à Cognac et de nombreuses agences en France et à l’étranger.
- Une Société de Secours mutuels et une Caisse de retraites, approuvées par le gouvernement, assurent au nombreux personnel de l'Imprimerie Pichot une aide dans la maladie et la vieillesse.
- PORCABEUF (A.) (IMPRIMERIE A. SALMON), à Paris, 187, rue Saint-Jacques. Imprimerie en taille-douce.
- fondée en 1793 par Rémond, qui la céda à son fils en 1820, cette maison s était, pour ainsi dire, cantonnée dans les travaux scientifiques.
- En 1862, A. Salmon en prit la direction, et, grâce à l’aide de son gendre
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- Porcabeuf, la transforma et l’orienta alors vers les travaux artistiques, aidé dans | cette transformation par une pléiade d’artistes qu'il avait su grouper autour de 1 lui. Sous celte intelligente direction, la maison prit un grand essor, et, sous | la direction de son petit-fils, A. Porcabeuf, qui est à sa tête depuis 1895, se classa 1 aux premiers rangs des maisons similaires.
- POYET, à Paris, 17, rue du Louvre.
- Dessinateur-Graveur.
- Dans un grand panneau de gravures sur bois exécutées pour la Nature, I Y Illustration, Y Industrie électrique, le Génie civil, et pour de nombreux indus- I triels, l’on voit des machines agricoles, des chaudières, des pianos, des machines- I outils, des appareils de photographie et d’électricité, des objets de voyage, des I installations et vues d’usines, des locomotives, des monuments, des armes, des | ustensiles de ménage et de cuisine, etc., bien dessinés et gravés, qui expliquent 1 la vogue dont jouit l’établissement de dessins et gravures industriels de M. Poyet. |
- PRIEUR et DUBOIS et Cie, à Puteaux (Seine), 24, rue de la République. Imprimeurs-Photograveurs.
- La maison Prieur et Dubois et Cie est installée au n° 26 de la rue de la Répu- | blique, à Puteaux-sur-Seine.
- Fondée en 1895 avec deux ouvriers, elle en compte aujourd’hui 150. Cette progression marque l’importance industrielle et commerciale prise par cette | firme, sa notoriété et l’extension de sa clientèle.
- C’est le premier établissement qui ait été fondé spécialement pour l’exploita- | tion du procédé dit des trois couleurs. C’est une des rares maisons qui appliquent | la photographie trichrome simultanément à tous les procédés de gravure et d’im-1 pression : typographie, photocollographie, lithographie, taille-douce.
- L’exposition de Prieur et Dubois et Cie témoigne des perfectionnements inédits qu’ils ont apportés au procédé trichrome. Indépendamment de cette spé- cialité, celle maison, avec l’outillage moderne qu elle possède, exécute dans ses| ateliers :
- Toutes impressions artistiques, commerciales et industrielles, illustrations en noir et en couleurs, revues, catalogues de luxe, prix courants, travaux de | photogravure, gravure, gravure au trait, simili-gravure, héliogravure, etc.
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- SIRVEN (B.), Société en commandite, à Toulouse.
- Imprimerie artistique.
- Les établissements B. Sirven, dont l’origine fut une modeste fabrique créée en 1834 par Bernard Sirven, père et grand-père des directeurs actuels, MM. .1. Sirven, Henri Sirven et Georges Sirven, se sont surtout développés grâce aux innovations heureuses de MM. Sirven. La fabrication des articles de bureaux, sous mains, cartables, des calendriers, éphémérides, tableaux-réclames, etc., a pris rapidement une extension considérable.
- La maison Sirven a fait de nombreuses créations de tous ces articles; d autres les ont imités et aujourd’hui des milliers d’ouvriers vivent de cette industrie, tant en France qu’à l’étranger.
- Cette maison exporte ses produits dans tous les pays, mais principalement en Belgique, Allemagne, Angleterre, Italie, Russie, Afrique, Orient, et les deux
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- Amériques. Elle a des représentants dans tous les pays d’Europe, en Orient, en Amérique, et des bureaux à Paris, Berlin, etc.
- La maison B. Sirven comprend :
- 1° LUsine de la rue de la Colombette, possédant une importante imprimerie
- lithographique, typographique et sur métaux, ainsi qu'une manufacture d’articles de papeterie pour bureaux, écoliers, et une fabrique de registres ;
- 2° La papeterie de Vile du Moulin du Château, produisant annuellement 2 millions de kilogrammes en papier journal et papier d’impression; la plus grande partie de ce papier est employée par l'imprimerie et la fabrication des registres ;
- 5° L'usine d'Apas (Haute-Garonne), fabriquant des cartons et des pâtes de bois.
- Une Société de Secours mutuels fonctionne dans cette maison d’une façon parfaite.
- Son exposition comprend de superbes reproductions de pastels et de tableaux exécutés par des procédés photographiques appliqués à la lithographie.
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- SOCIÉTÉ ANONYME DES JOURNAUX ET IMPRIMERIES DE LA GIRONDE, à Bordeaux, 8, rue de Cheverus et 11, rue Guiraude.
- Impressions en tous genres.
- Les origines des Imprimeries G. Gounouilhou remontent au xvie siècle. Le 16 juillet 1600, François Budier et Arnaud du Breil installèrent une imprimerie dans la rue du Collège-de-Guyenne, à Bordeaux. En 1606, Budier associa à sa maison son gendre, Pierre de la Court, dont la famille resta propriétaire de l’im-primerie jusqu’en 1812. A cette époque elle passa entre les mains de la famille Paye, qui en 1850 la vendit à M. Gustave Gounouilhou.
- M. G. Gounouilhou donna une grande impulsion à la maison, qui prospéra si rapidement qu'il dut prendre de nouvelles dispositions. Il acheta l'hôtel de l'Ar-chevéché, situé rue de Cheverus et rue Guiraude, avec son grand jardin et toutes ses dépendances, et y porta son industrie. Depuis cette époque, des agrandissements considérables ont été effectués par l’adjonction d’immeubles voisins. Enfin, tout récemment, les ateliers ont été encore agrandis et entièrement reconstruits avec tous les perfectionnements pratiques et hygiéniques de l’architecture moderne, qui en ont fait une installation d’imprimerie modèle.
- A l’heure actuelle le personnel comprend environ 400 personnes.
- Le matériel se compose de 19 presses typographiques dont 5 rotatives, 8 petites presses, 10 machines à composer linotype, 21 machines accessoires, pour le pliage, le brochage, la reliure, etc. Ce matériel est complété par une très importante clicherie, avec presses à sécher, moules, tours et tous autres outils pour clicher en matière et en galvanoplastie. Plusieurs artistes dessinateurs sont attachés à la maison.
- Cette imprimerie est propriétaire de la Petite Gironde, journal régional dont le succès va en grandissant et le place parmi les plus importants de France.
- M. Gounouilhou est président honoraire de l'Union des Maîtres-Imprimeurs.
- Depuis le 1er juin 1884, M. G. Gounouilhou a institué la participation aux bénéfices, assurant à son personnel des rentes viagères et un capital aux héritiers des collaborateurs décédés. Une partie de la participation est versée à la Caisse nationale des retraites, l'autre est remise directement aux participants proportionnellement à leur durée de service. Depuis la création, la Caisse patronale a ainsi versé 491 822 fr. 70, dont 79 269 fr. 95 à la Caisse de secours des malades et 57 597 fr. 05 aux héritiers des participants décédés.
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- SOCIÉTÉ ANONYME DE LA GRANDE IMPRIMERIE ARTISTIQUE; ÉTABLISSEMENTS J. MINOT, à Paris, 54, rue des Martyrs.
- Imprimeurs Lithographes.
- Celte maison, fondée en 1839, rue Portefoin, par Guesnu, transférée en 1879 rue Bérenger, sous les raisons sociales Vallet et Minot, Minot et Cic et J. Minot, puis, pour cause d’agrandissement, rue des Martyrs, 54, est aujourd’hui constituée en Société anonyme, dirigée par M. P. Lortat-Jacob.
- Son outillage des plus modernes, marchant entièrement à l’électricité, produit
- annuellement une quantité considérable de tableaux-annonces en tous genres, de cartes chromo, de menus, sujets pour cartonnages, dessus de boîtes pour baptêmes, imitations et reproductions d’aquarelles, catalogues de chemins de fer, affiches illustrées.
- Les reproductions de nos maîtres les plus célèbres se font remarquer par le fini du travail et lui valent de nombreuses commandes en France et à l’étranger.
- Parmi les épreuves exposées, il faut signaler une superbe série d’éventails de Léandre et de Redon, de belles estampes en noir de Maurou et une suite d’études de Maurice Elliott, qui ont conquis les suffrages de tous les artistes.
- Depuis 1892, cette maison possède une Société de Secours mutuels.
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- SOCIÉTÉ ANONYME DU PETIT ÉCHO DE LA MODE, Orsoni directeur.
- à Paris, 7, rue Lemaignan. Constructeur-Imprimeur-Éditeur.
- Éditeur d’un journal de modes à planches coloriées, tirant à grand nombre. M. Orsoni fut amené à rechercher à remplacer le coloriage au patron par un colo
- riage mécanique qui lui procurerait économie de temps et d’argent. C’est ce qui l amena à construire sa machine VAquatype, autrement dite machine pour colorier mécaniquement à l'aquarelle.
- Deux ouvrières margeuses et une ouvrière servante pour deux machines arrivent à produire en une heure mille exemplaires aquarelles à cinq couleurs, alors qu’une bonne ouvrière coloriste ne peut mettre une couleur sur mille exemplaires qu’en deux heures, ce qui représente donc cinq ouvrières pendant deux
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- heures, ou mieux dix heures de travail à la main contre une heure de machine. Au siècle de la vapeur et de l’électricité, cette rapidité et en même temps cette économie de main-d’œuvre font de V Aquatype une invention appelée à rendre de grands services.
- Toutes les gravures de mode et les cartes postales exposées avaient été coloriées par ce procédé.
- Chaque année, la maison opère à la Caisse nationale de retraites pour la vieil-lesse un versement pour créer à chaque ouvrier un livret de retraite
- TAESCH (Étienne) fils, à Paris, 79, rue Dareau. Constructeur-Mécanicien.
- M. Taesch exposait ses taquets automatiques, perforant au tirage de la [ire-
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- mière couleur les trous de pointures et les encoches et permettant d’obtenir facilement un bon repérage pour les couleurs suivantes, qu’il a fait adopter dans un grand nombre d'imprimeries litho et typographiques de France et de l’étranger.
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- Ce constructeur exposait également deux Pédalettes, l’une 1/2 raisin, l'autre format raisin. Ces petites machines ne nécessitent qu’un seul ouvrier, qui peut voir et suivre son tirage par le retour de la feuille en avant.
- TULEU (Ch.), à Paris, 58, rue d’Hauteville. Fonderie en caractères.
- L’association éphémère de Laurent, fondeur, Barbier, imprimeur, et Balzac, le célèbre écrivain, marque les débuts de cette fonderie.
- En 1828, Barbier se retire et Balzac cède ses droits à Deberny. La raison sociale
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- devient Laurent et Deberny et se continue, malgré la retraite, en 1840, de Laurent, jusqu en 1877, où M. Deberny s’associe son élève M. Tuleu, et où la fonderie
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- devient Deberny et Cl. A la mort de Deberny, en 1881, la raison sociale ne fut pas changée.
- Pendant sa longue carrière, M. Deberny avait porté tous ses efforts et tous ses soins à la mise en valeur de deux idées : perfectionnement de la gravure en fonderie et amélioration de la condition de son personnel.
- M. Tuleu a su continuer les traditions de son prédécesseur. Il y a lieu de signaler ses caractères de plain-chant adoptés par la Commission vaticane de réforme du chant Grégorien et ses caractères étrangers : grecs, annamites, cambodgiens, laotiens, etc., qui lui ont créé une très nombreuse clientèle dans tout l’Orient.
- Une Caisse de Retraites et une Caisse spéciale donnant des secours en cas de maladie et aux femmes en couches ou allaitant leurs enfants fonctionnent depuis plusieurs années dans cette maison.
- SOCIÉTÉ ANONYME DES ÉTABLISSEMENTS J. VOIRIN, à Paris, 15 et 17, rue Mayet.
- Constructeurs.
- Rousselet, un des premiers constructeurs français de presses pour l’imprimerie, fondait en 1854, rue de Sèvres, à Paris, un petit atelier où il construisit quelques machines à gros cylindres employées aux tirages des journaux.
- Lorsqu’il céda son fonds, en 1840, à Normand, il avait déjà transformé la machine à gros cylindres en machine à retiration, pour permettre d’y effectuer les labeurs. Rousselet a été le créateur de la machine en retiration.
- Normand améliora considérablement ce type de machines.
- Henri Voirin, cousin et élève de Normand, lui succéda en 1851 et transporta ses ateliers 15 et 17, rue Mayet.
- En 1800, Henri Voirin créa la machine lithographique, qu’il ne cessa de perfectionner et (pii lit la réputation universelle de sa maison.
- Jules Voirin, le chef actuel de la maison, succéda à son père en 1887. Les allai i•es prirent alors un essor considérable : bientôt trop à l’étroit dans ses ateliers de Paris, il commença, en 1895, la construction de l’usine de Montataire (Oise) qui, après des agrandissements successifs, occupe aujourd’hui une surface de près de 2 hectares, dont 9000 mètres carrés couverts.
- En 1899, la maison J. Voirin se transforma en Société anonyme sous la raison sociale « Société anonyme des Établissements J. Voirin », au capital de 2 750 000 francs.
- M. Jules Voirin en restait le chef, et à M. Julien Perdreau — collaborateur depuis 25 ans — fut confiée la direction des services techniques.
- En 1899, les Etablissements J. Voirin tirent l’acquisition des modèles du
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- constructeur Du tartre, dont les machines en blanc ét:
- 'es, à juste titre.
- les meilleures du monde.
- En 1902, ils prirent également la suite de la maison Barre et Payet (ancienne maison Janiot) pour les machines à imprimer, de sorte que les Etablissements J. Voirin se composent de la fusion des anciennes maisons :
- J. Voirin — Dutartre — Barre et Payet.
- Ils occupent un personnel de 400 ouvriers et employés.
- A Montataire, ils disposent de l’outillage le plus perfectionné et le plus puissant de tous les constructeurs français.
- Il s’y trouve notamment :
- 60 tours modernes, 20 machines à raboter, 15 machines à fraiser, 5 machines à tailler les engrenages, 2 machines à rectifier, et une vingtaine de machines à percer et à aléser, etc. ; ces outils sont actionnés par une machine à vapeur de 500 chevaux, avec dynamos pour l’éclairage électrique et les transports de force.
- Les Etablissements J. Voirin construisent tous les systèmes de machines a imprimer.
- Machines typographiques :
- A platine, machines légères, à encrage cylindrique Héraclès pour les travaux de luxe en similis et trois couleurs;
- Machines en blanc à encrage plat et à encrage cylindrique;
- Machines en blanc chromo-typographiques pour les impressions de grand luxe;
- Machines en retiration à grande vitesse, avec coupeuse automatique pour 1 impression du papier en bobine ;
- Machine en blanc à encrage mixte avec transporteur de feuilles à 1 avant;
- Machine « deux tours » avec un mouvement du marbre tout nouveau et breveté.
- Machines lithographiques :
- Presses à bras :
- Machines litho à grande vitesse;
- Machines litho à deux cylindres pour l’impression du fer-blanc ,
- Enfin, la machine de création récente, dont l’apparition a si vivement intéressé tous les lithographes, la Roto-métal, rotative lithographique sur aluminium.
- Machines à vernir et à gommer.
- Les Établissements J. Voirin se
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- et la
- ainsi
- sont également fait une spécialité du matériel et des machines pour la
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- que des électromoteurs spéciaux pour la commande des machines à imprimer.
- Les Etablissements J. Voirin exposent :
- Une machine litho à grande vitesse;
- Une machine en retiration à grande vitesse;
- Une machine en blanc chromo-typo à encrage mixte avec transporteur de feuilles à l’avant.
- La machine en retiration à grande vitesse — nouveau modèle — frappe
- i' :
- l’attention par son aspect d’extrême robustesse : bâtis, en-tretoises, marbres, tous les organes sont d une extraordinaire solidité. Pour en donner une idée, il suffit de dire que le poids net d’une machine de ce type, du format double Jésus, est de 9500 kilogrammes, et avec la coupeuse automatique de 11200 kilogrammes.
- Des pompes atmosphériques puissantes, dont la pression est réglable suivant la vitesse, amortissent la force vive du marbre à chaque extrémité de course.
- Un système de pignon elliptique avec deux galets et une crémaillère ondulée, supprime tout papillotage.
- La coupeuse automatique, adaptée à cette machine en retiration, permet l’emploi du papier en bobine. C’est en somme un véritable margeur automatique
- (pii permet à la machine d’imprimer à la vitesse de 1500 à 1600 à l’heure, sans manquer une feuille et sans arrêt.
- Un dispositif très simple permet d’ailleurs de passer instantanément de la marge en feuilles à la marge en continu.
- La machine en blanc chromo-typo à encrage mixte, avec transporteur de
- feuilles à l’avant, peut certainement être considérée comme l’outil le plus parfait pour l impression des travaux de grand luxe, similigravure en noir et en trois couleurs.
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- De construction très robuste, elle peut supporter aisément les plus fortes pressions nécessitées par ce genre de travaux.
- Son système d’encrage, distribution cylindrique, touche plate avec chargeurs mobiles, est celui des machines spéciales pour la similigravure à tirages rapides, les machines « deux tours ».
- Mais sur ces dernières machines, elle présente une supériorité considérable dans la perfection du repérage qui en fait l’outil par excellence pour les travaux du procédé aux trois couleurs.
- Le transporteur reçoit les feuilles à l’avant du cylindre, par un mécanisme de pinces, et les transporte, l’impression en dessus et sans le moindre maculage, sur la table à recevoir où un rangeur automatique de feuilles assure la régularité de la pile des feuilles imprimées.
- Il est à regretter que cette maison n’ait pas exposé sa Roto-métal rotative lithographique française, qui ne craint pas la comparaison avec les machines similaires américaines ou anglaises, sur lesquelles elle réalise de sérieux progrès.
- WEILL (N.), à Paris, 42, boulevard Bonne-Nouvelle.
- Graveur.
- Ancien ouvrier graveur, s’est fait lui-même et peut dire : « Ma maison, c est moi ! » Son mérite lui a valu d’être depuis longtemps Vice-Président de la Chambre syndicale des graveurs en tous genres.
- M. Weill, dont la réputation n’est plus à faire et qui a su porter à un si haut degré l’art appliqué à l’industrie, avait une très belle exposition de chiffres, d armoiries, d’épreuves de gravures, d’impressions artistiques et commerciales, de diplômes, d’actions, de vues d’usines superbement gravées, de spécimens de menus, cartes de naissance et d’invitation, lettres de faire-part, têtes de lettres, etc., en un mot une jolie collection d imprimés très luxueux, décorés avec un goût parfait. M. Weill avait composé pour le banquet des exposants français à Liège un menu très artistique, qui fut vivement admiré et lui lit grand honneur.
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- WITTMANN (Charles), à Paris, 10, rue de l'Abbaye. Imprimeur en taille-douce.
- Maison fondée en 1818, par Chardon père, rue Pierre-Sarrazin, et transportée, en 1895, rue Hautefeuille, dans un local plus vaste.
- Des mains de Chardon père, la maison passa successivement, en 1852, à celles
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- de son fils aîné François Chardon; puis, en 1862, à celles de Charles Chardon. Celui-ci quitta, en 1876, la maison de la rue Hautefeuille, devenue trop étroite, et se transporta 10, rue de l’Abbaye, où sont les ateliers actuels.
- Depuis le 1er janvier 1800, cet établissement est passé dans les mains de M. Ch. Wittmann, qui s’efforce de continuer les traditions de bien faire léguées par ses devanciers, tout en se tenant au courant des goûts actuels et en cherchant à améliorer les procédés de fabrication. C’est ainsi qu’il a donné une grande extension à l’impression de l’eau-forte, de l'héliogravure et de la gravure au burin.
- Les ateliers comptent 60 presses et un personnel de premier ordre.
- M. Ch. Wittmann a été nommé, en 1806, directeur des ateliers d’impression de la chalcographie du Musée du Louvre.
- Une Caisse de secours pour les Malades fonctionne dans cette maison.
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- à Paris, 117, boulevard Saint-Germain.
- C’est la première fois que l’Union Syndicale des Maîtres Imprimeurs de France prend part à une Exposition. Jusqu ici, son activité avait été absorbée par les multiples charges qu’elle a assumées.
- Fondée en 1894, à Lyon, par MM. Danel, Chamerot, Jobard, Storck, et une phalange d’imprimeurs dévoués, à leur profession, l’Union Syndicale des Maîtres Imprimeurs de France, qui compte actuellement plus de 750 membres répartis dans toute la France, constitue une collectivité imposante, préoccupée avant tout de défendre les intérêts d une corporation souvent menacée et d’étudier, sinon de résoudre, les questions qui sont de son ressort.
- En groupant à Liège un nombre important de ses adhérents, I l nion présente, dans une exposition collective, un ensemble de productions typographiques et lithographiques qui n ont pas peu contribué au succès remporté par l’Imprimerie française.
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- EXPOSITION DE L’UNION SYNDICALE DES MAITRES IMPRIMEURS DE FRANCE
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- UNION SYNDICALE DES MAITRES IMPRIMEURS DE FRANCE
- BERGER-LEVRAULT et C", à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Imprimeurs typographes.
- La maison Berger-Levrault et Cie a été fondée à Strasbourg en 1675 et depuis cette époque est restée la propriété de la même famille. Après la guerre, pour rester française, elle transféra, en 1874, son siège à Nancy.
- Toutes les ressources de l'industrie du Livre sont réunies dans ce grand établissement : Imprimerie typographique et lithographique, fonderie de caractères et clicherie, ateliers de réglure, de reliure, de gravure, de photogravure, de galvanoplastie.
- La netteté des impressions, le repérage minutieux de travaux exécutés en plusieurs couleurs, le soin apporté dans les dispositions typographiques et le choix des caractères employés, la perfection de la gravure et du tirage des illustrations d ouvrages et des planches ont valu à celte maison la renommée dont elle jouit en France et dans les colonies françaises.
- Une Caisse de Maladie, alimentée par les cotisations des ouvriers et une contri-bution patronale, assure à ses membres six mois de salaire entier et six mois de demi-salaire, ainsi que les frais médicaux et pharmaceutiques. Une Caisse de Retraites fonctionne normalement depuis plus de 50 ans, assurant une retraite de 500 à 600 francs.
- BERTEAUX (Léon), à Paris, 5, rue Bayard. Impressions typographiques.
- (Voir la notice, page 70.)
- BOUILLANT (H.), à Saint-Denis (Seine). Imprimerie de Saint-Denis.
- Fondée en 1812, cette maison fut successivement dirigée par Moulin, Lambert Motte, Seguin et fils; depuis 1890, M. Bouillant est à sa tête et continue les bonnes traditions de ses prédécesseurs.
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- Cette maison expose deux belles œuvres : le Livre d'Or de Sainte-Beuve et les Naufragés de la Barbade.
- BRODARD (Paul), à Coulommiers (Seine-et-Marne).
- Imprimeur typographe.
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- Depuis 1811 jusqu’en 1876, année de la reprise par M. Brodard, les débuts de cette imprimerie furent laborieux et son développement très lent.
- Quand, en janvier 1876, M. P. Brodard reprit la suite des affaires de M. Mous-sin, l’imprimerie comptait 45 ouvriers ou apprentis pour les divers services et 22 compositrices. Le matériel roulant comprenait 5 presses en retiration et une presse en blanc.
- Sous l’habile direction de M. Brodard, le personnel et le matériel augmentant rapidement, il fut nécessaire, en 1885, de construire un vaste établissement pouvant contenir les divers services de l’imprimerie qui comporte aujourd’hui 16 machines à retiration munies des derniers perfectionnements, 1 machine en blanc et 14 machines accessoires.
- Cet important outillage lui permet d’exécuter d’une façon parfaite des volumes classiques, des périodiques illustrés, des revues, des travaux scientifiques, des volumes de prix, le Guide Joanne, etc.
- Depuis plusieurs années une Caisse de Secours Mutuels fonctionne dans cette imprimerie.
- BURDIN et Cie, à Angers (Maine-et-Loire).
- Imprimeurs typographes.
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- Cette maison, qui possède tous les caractères étrangers fondus jusqu’à ce jour, fait tous les travaux de livres émanant du Ministère de l'Instruction publique, du Collège de France, des grandes écoles du gouvernement (Ecole des langues, École d’Alger, École du Caire, Ecole des Hautes-Etudes), du Musée Guimet, etc. Elle imprime des ouvrages dans toutes les langues de l'Orient ancien et moderne, hébreu, samaritain, phénicien, syriaque, éthiopien, arabe, turc, persan, hin-doustani, malais, kabyle, cunéiforme, égyptien (hiéroglyphes), copte, vend, pehlvi, sanscrit, chinois, tamachiq ou touareg, russe, grec.
- CHAMPENOIS (F.), à Paris, 66, boulevard Saint-Michel. Imprimeur lithographe.
- M. F. Champenois succéda en 1875 à Testu et I.. ’ , fondateurs, en 1862, de cette importante maison.
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- Sous cette habile direction, celle imprimerie se lit une spécialité de travaux lithographiques de grand luxe, sur papier, sur soie ou métaux.
- Grâce à son personnel d’élite, à son matériel de premier ordre et à la valeur de l’homme qui la dirige, cette maison compte parmi les premières imprimeries lithographiques.
- CHARLES (A.), à Paris, 26, rue Rambuteaü. Imprimeur litho-typographe.
- Fondée en 1888, cette imprimerie lithographique et typographique s’occupe spécialement de catalogues et de tarifs illustrés en noir et en couleurs. Mle possède une collection complète de dessins de quincaillerie, ferronnerie, chauffage, éclairage et ménage.
- CHARLES-LAVAUZELLE (Henri), à Limoges (Vienne). Imprimerie et Librairie militaire.
- En 1870, Henri Charles-Lavauzelle succéda à son père, et, de celle maison bien modeste à l époque, il sut faire une des librairies militaires les plus en renom et une imprimerie typographique des plus importantes à laquelle il ne tarda pas à joindre ce qu’il considérait comme le complément indispensable de son outillage : une fonderie de caractères, une galvanoplastie et des ateliers de reliure et car-Ion nage.
- La librairie embrasse tout ce qui touche à l’Armée et à la Marine (livres, revues, journaux, brochures, manuels, annuaires, traductions, etc.). Presque toutes les impressions sont exécutées pour la librairie de la maison; quelques-unes cependant sont également exécutées pour le compte des ministères de la Guerre et de la Marine et de militaires ou de marins.
- L’imprimerie fait à peu près tous les genres d’impressions typographiques: les travaux délicats et soignés, illustrés en noir et en couleurs, aussi bien que les manuels et théories à bon marché, y sont l’objet de soins tout particuliers.
- DANEL (L.), à Lille (Nord).
- Imprimerie typo-litho-chromo-typographique.
- (Voir la notice, page 17.)
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- DAVOUST (H.), à Paris, 20, rue du Dragon.
- Imprimeur typographe.
- Maison de création récente, 1900. S’est spécialisée dans l'impression des éditions et travaux en couleurs. Expose un joli livre, Sonnets antiques et modernes de Paul Dandicolle, de Bordeaux, dont les illustrations sont très réussies.
- DELALAIN frères, à Paris, 115, boulevard Saint-Germain. Imprimeurs-Editeurs.
- Maison fondée en 1764 et continuée de père en fils.
- Le premier du nom, Nicolas-Augustin, s’établit libraire en 1764, rue Saint-Jacques, à Vintage Saint-Jacques.
- Son fils, Jacques-Auguste, lui succéda en 1801, s’établit imprimeur en 1805, 252, rue de l'Arbre-Sec, acquit le fonds Barbon en 1808 et laissa sa maison à son fils Jules, en 1856.
- En 1845, celui-ci devint imprimeur de l’Université; en 1850, il installa, rue de la Sorbonne, l’imprimerie et la librairie qui avaient déjà changé d’emplacement par suite d’expropriation et s’associa ses fils, Henri, en 1864, et Paul en 1866, sous la raison sociale Jules Delalain et fils. A sa mort, en 1877, sous la direction de MM. Henri et Paul, la maison devint Delalain frères, et quand, en 1898, l’aîné, Henri, se retira, laissant sa place à ses fils Bené et Eugène, elle conserva ce nom qu’elle porte encore aujourd’hui.
- Par suite de l’expropriation, la librairie est installée, depuis 1898, 115, boulevard Saint-Germain, et l’imprimerie, 18, rue Séguier.
- Son exposition comprenait des imprimés officiels, l’annuaire de l’Instruction publique, des livres classiques, le tout d’une facture ne laissant rien à désirer.
- DELMAS (G.), à Bordeaux, 10 et 12, rue Saint-Ghristoly. Imprimeur-Editeur.
- (Voir la notice, page 8.)
- DESLIS frères, à Tours (Indre-et-Loire).
- Imprimerie typographique.
- Issue de la maison Maine en 1829, car il faut compter Alfred Maine comme son premier directeur, puis dirigée par MM. Lecesne, Ladevèze, Rouillé-Ladevèze, et enfin Deslis frères.
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- Son personnel et son matériel ont presque doublé sous la direction de ces derniers, ce qui leur a permis d’entreprendre d’importants travaux de labeurs, mathématiques, sciences, arts, médecine, langues étrangères, ainsi que de nom-breux périodiques.
- DUBAR et C", à Lille.
- Imprimeurs.
- La maison G. Dubar et Cie compte près d’un siècle d’existence; elle est l’une des plus anciennes imprimeries de Lille et du Nord. C’est en 1819 qu’elle fonda \ Echo du Nord, journal républicain qui parait le soir et contient les dernières nouvelles politiques et financières de la journée, et le Grand Echo du Nord et du Pas-de-Calais, paraissant le matin et donnant toutes les nouvelles de la nuit.
- Ces deux éditions, tirant à 135 000, forment le journal le plus important de la région du Nord et l’un des plus importants de France.
- L’imprimerie Dubar s’occupe également d’affiches typographiques auxquelles elle a su donner un caractère artistique ; elle produit aussi des travaux adminis-tratifs et commerciaux, pour la ville de Lille, les compagnies minières et de chemins de fer.
- En dehors de tous ces importants travaux, la maison G. Dubar et Cie imprime de nombreuses publications telles que : V Organe des Travaux publics ; le Journal circulaire du Marché Minier; la Revue Noire; le Droit Médical; le Bulletin de la Fédération des musiques du Nord et du Pas-de-Calais; les Rulletins financiers.
- Cette importante maison jouit d’une renommée bien méritée.
- DUMOULIN (J.), à Paris, 5, rue des Grands-Augustins. Impressions typographiques.
- Fondée en 1795 par Pillet, cette maison fut successivement dirigée par Pillet fils aîné, Pillet et Dumoulin, D. Dumoulin et Cie, puis J. Dumoulin, le chef actuel, ancien élève de l'École des Chartes, (pii continue avec succès les traditions de ses devanciers.
- FIRMIN-DIDOT et Cie, à Paris, 56, rue Jacob. Imprimeurs-Editeurs.
- Cette vieille famille, si universellement connue, fut la première imprimerie de France, peut-être du monde entier; elle a laissé son nom et son empreinte
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- à beaucoup de choses se rapportant à l’imprimerie : la collection des classiques Didot, les caractères Didot, etc. Avec Pierre Didot elle fut l’imprimeur des classiques du Dauphin et des éditions du Louvre; avec Firmin Didot, elle fut l’inventeur de la stéréotypie; avec François-Ambroise Didot, elle fondit les beaux types Didot; avec Didot de Saint-Lager, elle fabriqua la première le papier sans lin ; avec Ambroise Didot, le savant helléniste, elle parvint à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres; avec Alfred Didot, elle continua les traditions de son illustre famille et donna ces belles éditions qui ont paru de 1870 à nos jours; cette famille, qui a été imprimeur, fondeur, éditeur, fabricant de papiers, est encore aujourd’hui typographe au Mesnil, lithographe et éditeur à Paris.
- En 1834, les Didot avaient, dans leur imprimerie du Mesnil, été les premiers à faire travailler les femmes en qualité de compositrices ; un bâtiment spécial est consacré à de jeunes sourdes-muettes recueillies par l’imprimerie Didot, à qui le métier est soigneusement appris et qui forment d’excellentes compositrices.
- Cette importante maison possède une Société de Secours Mutuels dont la situation est très prospère.
- GAUTHIER-VILLARS, à Paris, 55, quai des Grands-Augustins. Imprimeur.
- Fondée en 1790, cette maison, sous les noms de : Louis Courcier, 1790. Bachelier, 1821; Mallet-Bachelier, 1853; Gauthier-Villars, 1864; Gauthier-Villars et fils, 1888. Gauthier-Villars, 1898, continue à se consacrer presque exclusivement à la publication d’ouvrages relatifs à l’astronomie, aux sciences mathématiques et physiques, ainsi qu’aux applications de ces sciences, par l’impression desquels elle s’est acquis une réputation bien méritée.
- Comme maison d’éditions scientifiques, ce qu’elle est avant tout, elle est universellement connue et appréciée. La valeur des œuvres qu’elle a éditées lui a valu, sous la direction de M. Gauthier-Villars père, une réputation qui, sous la direction de son fils, comme lui ancien élève de l’École polytechnique, n’a fait que croître et augmenter.
- La maison Gauthier-Villars a créé, en 1885, une Caisse de Retraites et une Caisse de Prêts pour son personnel.
- GERMAIN ET GRASSIN, à Angers (Maine et-Loire). Imprimeurs-Libraires.
- Fondée en 1582 par Hernault, cette maison fut successivement dirigée par Barrière, Billault, Maine, Fourier-Mame, Launay-Gaynot, Barassé. Elle continue
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- aujourd hui avec MM. Germain et G. Grassin, les bonnes traditions du passé.
- Parmi les livres exposés, on remarquait L'Anjou en 1900, volume très joliment illustré.
- GOUNOUILHOU (G.), à Bordeaux, 11, rue Guiraude.
- Imprimeur typographe.
- (Voir la notice, page 45.)
- HÉRISSEY (Charles), à Evreux (Eure). Imprimeur.
- Cette imprimerie, fondée en 1790, est dirigée depuis trente ans par M. Charles Hérissey, qui succéda à son père en 1875.
- Elle ne cessa, sous cette habile direction, de se développer et de se faire particulièrement remarquer par le soin apporté dans l’exécution des travaux les plus variés.
- Un matériel de premier ordre et des plus importants, approprié à toutes les exigences du travail moderne, une fonderie (pii l’alimente de caractères fondus d après les poinçons gravés spécialement pour la maison, des ateliers de galvanoplastie, declichage, de brochage, de calandrage et de laminage en ont lait un grand établissement d’où sortent, chaque année, environ 500 volumes dans tous les genres : littérature, sciences et arts, sans compter les journaux, revues périodiques, travaux administratifs et travaux de ville.
- Le personnel de l’imprimerie appartient, pour la plus grande partie au pays, et tous les chefs d’emploi, protes, metteurs en pages, conducteurs, etc., sont d anciens apprentis de la maison.
- M. Hérissey a fondé pour son personnel : une Société coopérative de Consommation qui fournit à ses membres les meilleurs produits aux plus bas prix possibles (les bénéfices réalisés sont ensuite distribués, à la fin de l’année, à chaque sociétaire, au prorata de sa consommation); une Caisse d’Assurance contre le chômage (qui distribue aux ouvriers momentanément inoccupés un salaire d une demi-journée de travail) ; une Caisse de Prêts Gratuits (dont les fonds, fournis par la maison, permettent de venir en aide aux ouvriers momentanément gênés).
- M. Hérissey est président de l’Union syndicale des Maîtres Imprimeurs de France.
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- HOLLIER-LAROUSSE et Cie, à Paris, 17, rue du Montparnasse. Imprimeurs-Editeurs.
- La maison Larousse comprend aujourd’hui une imprimerie, une maison d’édition et une librairie.
- Fondée en 1852 par Pierre Larousse et P.-A. Boyer, elle commença par la publication d’une nouvelle méthode d'enseignement de la langue française, la Lexicologie des Ecoles, de P. Larousse.
- L’imprimerie ne fut créée que plus tard pour les besoins de la maison d’édition, devenue assez importante non seulement pour utiliser tout le matériel de son imprimerie, mais encore pour être souvent obligée d’emprunter les presses de ses confrères.
- Pour assurer le bien-être de leur nombreux personnel, employés et ouvriers, les directeurs de la maison instituèrent, en 1870, une Caisse de Secours Mutuels; en 1898, une Caisse de Retraites alimentée exclusivement par des prélèvements sur les Bénéfices; en 1899, un Service de Secours Médicaux Gratuits pour les ouvriers, et une Caisse d’Indemnités aux ouvrières en couches; enfin à la même époque, une Œuvre de Vacances ayant pour objet de permettre aux enfants du personnel de passer, chaque année, quelque temps à la campagne.
- IMPRIMERIE ALFRED MAME et fils, à Tours (Indre-et-Loire). Im p ri meur s-éditeurs.
- En 1796, Armand Marne, fils de A. Maine, imprimeur du Roy à Angers, vint fonder à Tours la maison qui, par ses remarquables publications, s’est acquis une réputation universelle.
- En 1833, son fils Alfred, associé avec son cousin Ernest Maine, en prit la direction jusqu’en 1845, époque à laquelle ce dernier se retira.
- En 1875, il s’associa son fils Paul, puis en 1881 et 1885, ses petits-fils Edmond et Armand.
- Après la mort d’Alfred Maine la maison se transforma en société anonyme dont le président est M. Paul Manie, son fils, et l’administrateur délégué, M. Armand Maine, son petits-fils.
- Sous la direction d’Alfred Marne, la maison prit cet essor qui l’a amenée aux premiers rangs des maisons d’Europe. Une des premières machines mues par la vapeur fut installée dans ses ateliers. En 1853, un atelier de reliure, qui prit bien vite une importance de plus en plus grande, fut ajouté aux ateliers de l’imprimerie ; de vastes magasins furent construits pour pouvoir emmagasiner 5 millions de livres reliés; les machines les plus perfectionnées, puis successivement une stéréo-
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- typie, une galvanoplastie et enfin l’éclairage électrique vinrent s’ajouter et co.-pléter cette installation de premier ordre.
- Près de mille personnes, artistes, employés, ouvriers de toute nature sont occupés journellement par la maison Marne.
- Une Cité, appelée Cité Marne, qui donne le logement à environ 70 familles de 6 à 8 personnes, moyennant une redevance d’environ 50 centimes par famille ; des Secours en cas de maladie d’environ la moitié du salaire journalier ; une Caisse ne Retraites qui assure à 55 ans d’âge une Pension de 500 à 600 francs à celui qui a 50 ans de services; des Dotations aux femmes et aux enfants, et enfin un Don de 200000 francs à son personnel, lors des noces de diamant de M. Alfred Maine ont valu aux membres de la famille Marne le titre de grands philanthropes.
- Comme imprimerie, la maison Maine travaille presque exclusivement pour elle-même et a toujours eu le grand mérite de préférer la bonne exécution de ses impressions à des bénéfices acquis par la mauvaise qualité des produits.
- IMPRIMERIE DURAND, à Chartres (Eure-et-Loir).
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- C’est en 1625, que Claude Peigné fonda cette maison qui, depuis 1721, est dirigée de père en fils par la famille Durand. Le chef actuel est M. Roger Durand, qui s’est spécialisé dans les travaux d’édition soignés, pour les sciences, la linguistique et les langues orientales, et continue avec succès les traditions de ses devanciers.
- IMPRIMERIE GÉNÉRALE (A. Lahure, Directeur), à Paris, 9, rue de Fleurus. Imprimerie chromo-typographique.
- (Voir la notice, page 29.)
- IMPRIMERIE A. SALMON. à Paris, 187, rue Saint-Jacques. Imprimeur en taille-douce.
- (Voir la nolice, page 41.1
- JOBARD (Paul), à Dijon, place Darcy (Côte-d'Or). Imprimeur.
- d’imprimerie Jobard fut fondée à Dijon, par Ambroise Jobard, en 1851.
- D’abord simple ouvrier dans la maison de lithographie fondée a Bruxelles par son frère Marcellin, il devint en 1824 l’associé de son frère.
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- Lauréat du Concours ouvert à Paris en 1828 par la Société d’Encouragement entre les lithographes de tous pays, pour récompenser ceux qui avaient fait faire le plus de progrès à leur art, Ambroise céda en 1829, à son frère, sa part dans la maison et se rendit à Amsterdam où il fonda aussitôt une lithographie.
- Le 25 août 1850, la Révolution ayant éclaté, Ambroise revint en France et s’installa à Dijon à la fin de 1851, avec trois presses lithographiques.
- Lithographe habile et travailleur acharné, il réussit de suite, mais il mourut tout jeune, le 8 avril 1855, laissant à sa femme une maison petite encore, mais déjà en pleine prospérité. Sa veuve continua seule la direction de la maison et vit ses affaires et sa clientèle augmenter chaque année. En 1858, elle se remaria à Raphaël Guasco et continua avec lui à diriger la maison. En 1855, Raphaël Guasco et sa femme se retirèrent et laissèrent la maison à leur fils et beau-fils Eugène Jobard.
- En 1855, celui-ci fondait le Moniteur de la Côte-d'Or, pour l’impression duquel il achetait bientôt une des premières machines typographiques en blanc de Marinoni. En 1860, il s’installait rue Docteur-Maret, dans un vaste magasin à crains sur l’emplacement duquel s’élève maintenant une partie de ses ateliers. En 1868, il achetait l'Union bourguignonne, un des plus anciens journaux de Dijon, et le Moniteur devint le Bien public qui existe encore aujourd’hui.
- Durant ce temps, la maison croissait toujours, mais négligeant un peu la lithographie, elle devenait surtout typographique. En 1884, après des agrandissements successifs et l'installation de nouvelles machines type et lithographiques, Eugène s’associa son fils Paul, qui, en 1897, par la retraite de son père, resta seul maître de la maison.
- Un matériel très moderne, un personnel qui, pour la plupart, a commencé dans la maison, une fonderie, un matériel complet de brochure, ainsi que la bonne organisation des services permettent à M. Jobard de mener de front son journal quotidien sa typographie et sa lithographie.
- LAFLÈCHE-BRÉHAM, à Paris, 12, rue de Tournon. Encres d'imprimerie, couleurs, vernis.
- Depuis 1852, date de sa création, cette maison est toujours restée dans la même famille, bien qu’elle se soit appelée successivement Bréham, Vve Bréham et Laflèche, Laflèche-Bréham, Ernest Laflèche et fils.
- Fournisseurs d’un grand nombre d’imprimeries, MM. E. Laflèche et fils et leurs prédécesseurs se sont toujours fait remarquer par la qualité et la régularité de leur fabrication, ils nous montraient des spécimens d’impressions typo et litho en noir de grand luxe, de luxe, de bon courant et de très bon marché à côté
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- des plus fines impressions en couleurs avec des encres supérieures et des affiches en chromo avec des encres de couleurs à très bon marché.
- LEFEBVRE (G.), à Paris, 5 et 7, rue Claude-Vellefaux. Imprimeur.
- C’est vers 1808 que M. A. Augros installa cette imprimerie, 87 et 89, passage du Caire; il la céda en 1868 à M. Alexandre-Eugène Lefebvre. Le matériel ne comportait à cette époque que 5 presses à bras typographiques et 4 presses à bras lithographiques.
- En 1886, M. G. Lefebvre succéda à son père et voulut encore agrandir la maison que ce dernier avait déjà rendue très prospère. Il la transporta rue Claude-Vellefaux et rue Saint-Maur dans un grand local spécialement aménagé où son nombreux personnel et son outillage des plus modernes lui permettent d’entreprendre les plus grands travaux.
- En dehors des travaux de ville, des catalogues et des travaux administratifs, M. Lefebvre est fournisseur des Compagnies de chemins de fer du Nord, de l’Est et de l’Ouest, de la Préfecture de Police et de plusieurs Préfectures départementales. Dans la collectivité M. Lefebvre expose deux ouvrages qui lui font honneur :
- Répertoire officiel de la Médecine et de la Pharmacie françaises.
- Annuaire général illustré de V Algérie et de la Tunisie.
- LEFRANC et Cie, à Paris, 12, rue de Seine. Encres d’imprimerie.
- (Voir la notice, page 53.)
- LEVÉ (F.), à Paris, 17, rue Cassette. Imprimeur.
- M. Levé est l’imprimeur de l’Archevêché, de l’Institut catholique, des paroisses du diocèse de Paris, des journaux catholiques, des œuvres de propagande et des travaux administratifs pour séminaires, communautés religieuses, maisons d’éducation. Il s’occupe également de publications périodiques et d’impressions de luxe.
- LORILLEUX (Ch.) et Cie, à Paris, 26, rue Suger.
- Encres d’imprimerie.
- (Voir la notice, page 35.)
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- TYPOGRAPHIE, IMPRESSIONS DIVERSES.
- MAISON de la BONNE PRESSE (Paul Féron-Vrau, Directeur), à Paris, 5, rue Bayard. Imprimeur.
- Fondée en 1877, cette imprimerie est dirigée par M. Féron-Vrau, qui a su lui donner une très grande extension puisqu’elle emploie actuellement trois cents hommes et deux cents femmes pour le service de 22 machines à imprimer et de 52 machines accessoires pour le pliage, la brochure, etc.
- Parmi les nombreux volumes exposés, Le Noël, Les 4 Évangiles, Le Christ de la Légende dorée attiraient les suffrages des visiteurs.
- MARÉCHAL, à Paris, 16, passage des Petites-Ecuries. Imprimeur.
- Cette maison, dont l’origine remonte à 1780, possède un très beau matériel muni des derniers perfectionnements qui lui permet d’exécuter d’une façon irréprochable des travaux de luxe aussi bien en noir qu’en couleurs.
- MAULDE, DOUMENC et Cie, à Paris, 144, rue de Rivoli. Imprimeur.
- L’imprimerie Maulde, Doumenc et Cie a été fondée en 1856, par MM. Maulde et Renou.
- La maison avait alors la clientèle des officiers ministériels, qui faisaient imprimer par MM. Maulde et Renou tous leurs documents judiciaires ; M. Maulde avait créé un journal spécial bientôt adopté par le Palais comme journal légal : Les Affiches parisiennes.
- Sous la gérance de ses successeurs, la maison Maulde et Renou se développa du côté administratif, commercial et industriel. Petit à petit elle prit assez d'importance pour chercher à s’agrandir sur place, rue de Rivoli, où les installations de ce genre ne sont guère faciles, et aujourd’hui ses ateliers occupent une surface importante dans un espace restreint.
- Cette maison, grâce à son personnel composé pour une forte partie d’ouvriers en quelque sorte spécialistes, les tableautiers, et grâce aussi à la valeur de son matériel et aux soins qu’elle donne à tous les genres de travaux, quelles qu’en soient la nature et l’importance, est arrivée à se créer une place prépondérante.
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- TYPOGRAPHIE, IMPRESSIONS DIVERSES.
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- MELLOTTÉE, à Châteauroux (Indre).
- Imprimeur.
- L’Imprimerie a été fondée en 1869 par M. A. Huret, libraire, à Châteauroux, qui, en 1871, associa ses deux fils à ses affaires ; la maison comptait à cette époque 45 ouvriers, tant à la typographie qu’à la lithographie et employait 3 presses mécaniques mues par la vapeur, une presse à bras, 3 presses lithographiques et 2 massicots.
- En 1878, la maison avait déjà pris une extension considérable, deux autres presses, dont une de grand format, furent ajoutées au matériel ainsi qu’une cli-cherie : le nombre du personnel était en cette année de 80 personnes, dont 15 femmes spécialement employées à la composition.
- Depuis 1878, la maison n’a fait qu’accroître son matériel au fur et à mesure des perfectionnements apportés dans la fabrication des presses à imprimer, afin de pourvoir aux exigences de sa clientèle devenue déplus en plus grande. En 1899, la maison passa dans les mains de M. Mellottée et compte aujourd’hui :
- 12 machines typographiques dont une rotative plieuse;
- 5 machines lithographiques;
- 7 massicots;
- 3 presses à satiner ;
- 1 presse hydraulique ;
- Des machines à plier, à piquer, et une clicherie des plus perfectionnées, et occupe un personnel de 150 ouvriers, hommes et femmes.
- La maison, à son début, créa la spécialité de l’impression et de la confection des blocs éphémérides, le nombre qu’elle produisait atteignait 550 000; en 1905, il dépasse le nombre colossal de 9 millions.
- La maison fait en outre l’impression des labeurs, catalogues, agendas, rues de Paris, travaux de ville et tous travaux en couleurs dont l'écoulement se fait sur-tout vers la capitale.
- Une Caisse de Secours existe dans cette imprimerie depuis le 1er juillet 1891. Son but est de secourir tous ceux de ses membres qu’une maladie ou un accident obligerait à suspendre leur travail. Cette Caisse se compose de tous les employés, ouvriers et ouvrières. Elle a un Conseil d’Administration élu parmi les ouvriers de la maison, et M. Mellottée en est président d’honneur.
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- MICHEL LÉVY fils, à Épernay.
- Imprimeur lithographe.
- Cette maison, qui fut fondée en 1871 par M. Michel Lévy, s’est presque entièrement consacrée à la fabrication des étiquettes pour champagne, liqueurs, huiles. Elle expose un grand tableau rempli d’étiquettes de différentes couleurs, superposées et assemblées, donnant une juste idée de sa production.
- Cette imprimerie possède une Société de Secours Mutuels qui fonctionne normalement.
- MONT-LOUIS (G.), à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Imprimeur typo-lithographe.
- En 1820, Vayssières fonda cette maison qui fut successivement dirigée par Perol, puis Hubler. Depuis 1864, c’est M. Gabriel Mont-Louis qui a assumé cette lourde tâche. Directeur du Moniteur du Puy-de-Dôme, il a su adjoindre à son journal tout ce qui concerne l’imprimerie : chromolithographie, chromotypogra-phie, labeurs et travaux de ville, et faire de sa maison une importante imprimerie.
- MULLER (Arnold), à Paris, 56, rue de Seine. Imprimeur-Editeur.
- En 1895, M. Arnold Muller s’installa 56, rue de Seine, et se spécialisa dans les travaux typographiques de tous genres.
- PEIGNOT (G.) et fils, à Paris, 14, rue Cabanis.
- Fondeurs en caractères.
- (Voir la notice, page 39.)
- PERROUX (Xavier), à Mâcon (Saône-et-Loire).
- Imprimeur typo-lithographe.
- Fondée en 1879 par Edinger, reprise en 1882 par Bellenand, l’Imprimerie générale X. Perroux est dirigée depuis 1889 par M. Xavier Perroux. Cette maison s’occupe de lithographie, de chromolithographie et de typographie. Elle imprime
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- principalement des travaux de publicité à grands tirages, des brochures pour spécialités pharmaceutiques et des travaux d’administration.
- Grâce à son outillage moderne et très pratique, M. Perroux arrive à expédier tous les ans par toute la France une quantité énorme d’imprimés.
- PEUMERY (Jules), à Calais.
- Imprimeur.
- Cette maison, de création récente, imprime, en dehors du journal Le Phare de Calais, des affiches, des catalogues et des volumes de luxe.
- Elle expose plusieurs volumes : Le Livre d'Or des Bourgeois de Calais, avec illustrations en phototypie; Calais par l'image, deux beaux volumes in-8° jésus, et enfin deux albums contenant plus de 100 gravures en phototypie, le tout d’une composition et d’un tirage soignés.
- PLON, NOURRIT et C,e, à Meaux (Seine-et-Marne), et à Paris, 8, rue Garancière.
- Imprimeurs-Éditeurs.
- La dynastie des Plon commença en 1852 sous le nom de Béthune et Plon, pour se continuer sous les noms de Plon frères, Henri Plon, Plon etCie, E. Plon, Nourrit et C", Plon-Nourrit et Cie.
- Les bureaux et la librairie sont seuls restés à Paris, 8, rue Garancière, l'impri-merie ayant été transportée à Meaux où une installation toute moderne parfaite-ment agencée et outillée, modèle, on peut le dire, a été établie. La maison Plon ne travaille pour ainsi dire que pour elle-même et, se montrant très soucieuse de sa bonne renommée, tient à ce que tous les ouvrages qui sortent de ses presses lui fassent honneur.
- Les chefs actuels de la maison, MM. Mainguet et Bourdel, continuent les tradi-bons de leurs célèbres prédécesseurs.
- M. Mainguet est président du Cercle de la librairie et M. Bourdel est secrétaire
- 8 neral de l Union syndicale des Maîtres Imprimeurs.
- PRIEUR et DUBOIS et Cie, à Puteaux (Seine), 24, rue de la République. Imprimeurs-Photograveurs.
- (Voir la notice, page 42.)
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- TYPOGRAPHIE,
- RENOUARD (Philippe), à Paris, 19, rue des Saints-Pères. Imprimeur-Editeur.
- Cette importante maison fut fondée au xvIIe siècle par Didot, et successivement dirigée par Firmin-Didot, Chamerot et Renouard. Elle a actuellement à sa tête M. Philippe Renouard, président de la Chambre syndicale des imprimeurs typographes, qui a su apporter un grand développement à cette imprimerie et garder soigneusement la vieille réputation dont cette maison jouissait depuis tant d’années.
- ROBERT frères (Ed. A.), à Nantes. Imprimeurs lithographes.
- M. Guéneux père fonda cette maison en 1865. Le matériel ne comportait alors qu’une seule presse à bras; en 1877, il fit l’acquisition de sa première presse lithographique et ne cessa d’augmenter son matériel et scs affaires jusqu’à sa mort en 1885.
- Ses deux fils, Julien et Paul, lui succédèrent et firent de cette maison l’une des plus importantes de l’Ouest.
- En 1897, MM. Guéneux cédèrent leur imprimerie à MM. E. et A. Robert qui continuent à la diriger avec un grand tact et une connaissance approfondie du métier.
- SCHWOB (B.), à Nantes, 12, place du Commerce. Imprimeur.
- Importante imprimerie de journaux dont la situation est prospère.
- M. Schwob est président honoraire de l’Union syndicale des
- Imprimeur
- de France.
- SIRVEN (B.), Société en commandite, à Toulouse. Imprimerie artistique.
- (Voir la notice, page 43.)
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- TYPOGRAPHIE, IMPRESSIONS DIVERSES.
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- SOCIÉTÉ D’IMPRIMERIES ET JOURNAUX DU LITTORAL.
- J. ROBAUDY, Administrateur délégué, à Cannes, 24, rue Hoche. Imprimeurs.
- La Société anonyme d’Imprimeries et Journaux du Littoral est dirigée par M. F. Robaudy, administrateur délégué, qui a orienté ses affaires vers les nouveaux procédés créés par les applications photographiques.
- Cette imprimerie a comme spécialités: les affiches photographiques, les labeurs de luxe, et tous les travaux en noir et en trois couleurs.
- STORCK et Cie, à Lyon (Rhône). Imprimeurs lithographes et typographes.
- C’est en 1856 que cette imprimerie fut fondée par M. Henri Storck, élève de l Ecole de travail de Strasbourg, et écrivain lithographe.
- Spécialisée d’abord dans la lithographie, elle acquit, en 1855, un brevet d imprimeur en lettres et ne cessa de se développer.
- En 1879, M. A. Storck prit la maison de son père; il était sorti sept années auparavant de l’Ecole centrale des Arts et Manufactures, et avait fait un stage à la Maison Firmin-Didot, sous la direction de Théotiste Lefèvre.
- M. Storck ajouta l’édition aux nombreux travaux dont la maison s’occupait jusque-là. Il publia un grand nombre d’ouvrages, dont quelques-uns de grand luxe, tels que : Lyon avant 1789; Lyon à l'Exposition universelle de 1889; I Couvre de Gaspard André', le Dictionnaire illustré du département du Rhône, etc.
- Son imprimerie prenant chaque jour plus d’extension, M. Storck la fit. complètement reconstruire, en 1899, sur un vaste terrain de 1500 mètres, où son nombreux personnel trouve toutes les garanties de salubrité.
- En 1894, il organisa le premier Congrès des Maîtres Imprimeurs de France, dont il est président honoraire.
- En 1904, M. Storck installa un atelier spécial pour la phototypie, d’où partent chaque année plusieurs millions de cartes superbement tirées.
- Une Caisse de Secours en cas de maladie fonctionne normalement depuis 1900 ; elle est alimentée par des dons, une faible cotisation des ouvriers et une cotisation de la caisse patronale par tête d'ouvrier.
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- TYPOGRAPHIE, IMPRESSIONS DIVERSES.
- UNION SYNDICALE DES MAITRES IMPRIMEURS DE FRANCE.
- Siège social : à Paris, 117, boulevard Saint-Germain.
- (Voir la notice, page 55.)
- WITTMANN (Charles), à Paris, 10, rue de l’Abbaye. Imprimeur en taille-douce.
- (Voir la notice, page 54.)
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- RECOMPENSES
- décernées aux Exposants
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- France,
- Diplômes de Grand Prix.
- Collectivité de l’Union syndicale des Maîtres Imprimeurs de France. Paris.
- En participation :
- Berger-Levrault et Cie....................................... Nancy.
- Berteaux (Léon)...................................................Paris.
- Bouillant (H.)....................................................Saint-Denis.
- Brodard (Paul).......................................................Coulommiers.
- Burdin et Cie.....................................................Angers.
- Champenois (F.)...................................................Paris.
- Charles (A.)......................................................Paris.
- Charles-Lavauzelle (Henri)........................................Limoges.
- Danel (E.)..................................................... . Lille.
- Davoust (JL)......................................................Paris.
- Delalain frères...................................................Paris.
- Delmas (G.)..........................................................Bordeaux.
- Deslis frères.....................................................Tours.
- Dubar et Cie......................................................Lille.
- Dumoulin (Joseph).................................................Paris.
- | irmin-Didot et Cie, au Mesnil-sur-l'Estrée (Eure)...............Paris.
- Gauthier-Villars.................................................. Paris.
- Germain et Grassin................................................Angers.
- Gounouilhou (G.)..................................................Bordeaux,
- loi issey (( h.) . ............................................... Évreux.
- Collier-Larousse et Cie.......................................... Paris.
- Imprimerie Durand.................................................Chartres.
- Imprimerie Salmon (Porcabeuf (A.), ...............................Paris.
- Jobard (Paul).....................................................Dijon.
- -allèche (E.) et fils.............................................Paris.
- Lefebvre (Gaston).................................................Paris.
- Lefranc et Cie....................................................Paris.
- Levé (F.).........................................................Paris,
- borilleux (Ch.) et Cie............................. ..............Paris.
- ‘ aison de la Bonne Presse........................................Paris.
- Mame (A.) et fils.................................................Tours.
- Maréchal (Adrien).................................................Paris.
- Maulde, Doumenc et Cie............................................Paris.
- Mellottée.........................................................Châteauroux.
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- , IMPRESSIONS DIVERSES.
- Michel Lévy fils...............................................Épernay
- Mont-Louis (G.)....................... ........................Clermont-Ferrand.
- Muller (Arnold)................................................Paris.
- Peignot (G.) et fils...........................................Paris.
- Perroux (Xavier)...............................................Mâcon.
- Peumery (Jules)................................................Calais.
- Plon-Nourrit et Cie............................................Paris.
- Prieur et Dubois et Cie.........................................Puteaux.
- Renouard (Philippe)............................................Paris.
- Robert frères (E. A.)..........................................Nantes.
- Schwob (Maurice) et Cie........................................Nantes.
- Sirven (B.)....................................................Toulouse.
- Société anonyme de l’Imprimerie Générale (A. Lahure, directeur). Paris.
- Société d’Imprimeries et Journaux du Littoral....................Cannes.
- Storck (A.) et Cie.............................................Lyon.
- Union syndicale des Maîtres Imprimeurs de France...............Paris.
- Wittmann (Charles).............................................Paris.
- Crêté (Edouard).................................................Corbeil.
- Danel (L.).....................................................Lille.
- Derriey (Jules)................................................Paris.
- Etablissements J. Minot........................................Paris.
- Établissements Moullot fils aîné..............................Marseille.
- Imprimerie Nationale...........................................Paris.
- Lambert (Edouard) et Cie.......................................Paris.
- Lorilleux (Ch.) et Cie.........................................Paris.
- Prieur et Dubois et Cie.........................................Puteaux.
- Sirven (B.)....................................................Toulouse.
- Société anonyme de l’Imprimerie Chaix..........................Paris.
- Tuleu (Ch.), Fonderie Deberny et Cie...........................Paris.
- Wittmann (Ch.).................................................Paris.
- Diplômes d’Honneur.
- Boudreaux (Louis)..............................................Paris.
- Cremnitz (Imprimerie Max)......................................Paris.
- Chevalier (Ch.)................................................Paris.
- Delmas (Gabriel)............................................... Bordeaux.
- Fortier et Marotte.............................................Paris.
- Lefranc et Cie.................................................Paris.
- Peignot (G ) et fils...........................................Paris.
- Poyet. ........................................................Paris.
- Société anonyme des Etablissements J. Voirin...................Paris.
- Diplômes de Médaille d’Or.
- Bary (Louis de)................................................Reims.
- De Malherbe (Gustave),.........................................Paris.
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- , IMPRESSIONS DIVERSES.
- Doublet (Charles)...............................................Paris
- Jager (Veuve) et fils aîné......................................Paris.
- Laas (Henri), Pécaud (Émile) et Cie.............................Paris.
- Lecerf frères................................................... Paris.
- Petit Écho de la Mode (Orsoni, Ph.).............................Paris.
- Porcabeuf (Alfred)..............................................Paris.
- Taesch (Étienne) fils...........................................Paris.
- Diplômes de Médaille d’Argent.
- Bady frères.....................................................Paris.
- Munier (Jules) et fils........................................... Vaucresson.
- Pech (F.) et Cie................................................Bordeaux.
- Diplômes de Médaille de Bronze.
- Breger (A.) frères................................................Paris.
- Luquin (Félix)..................................................Paris
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- La plus grande partie des clichés qui illustrent ce Rapport sont dus à l’obligeance de MM. A. BÉNARD, A. LAHURE, LEFRANC & Cie, CH. LORILLEUX & Cie.
- 57 795. — Paris, Imprimerie LANURE, 9, rue de Fleurus.
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