Classe 86. Rapport
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- EXPOSITION UNIVERSELLE ET INTERNATIONALE
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- MINISTÈRE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DU TRAVAIL
- EXPOSITION
- UNIVERSELLE ET INTERNATIONALE
- DE LIÈGE 1905
- SECTION FRANÇAISE
- CLASSE 86
- RAPPORT
- PAR
- M. Léon CHEVREAU
- PARIS
- COMITÉ FRANÇAIS DES EXPOSITIONS A L’ÉTRANGER
- Bourse de Commerce, rue du Louvre
- 1906
- M. VERMOT, ÉDITEUR
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- AVANT-PROPOS
- sous la présidence de M. Pinard, le distingué président de la Section française à l’Exposition de Liège, les membres du Comité de la Classe 86, après l'installation de leur bureau, désignaient comme rapporteur M. Mermilliod, qui déjà avait été choisi pour remplir les mêmes fonctions à l’Exposition de Saint-Louis pour le Groupe 61.
- Notre collègue qui, à cette époque, revenait des Etats-Unis où il était allé représenter nos industries à l’ouverture de l’Exposition et en même temps prendre des notes pour établir le travail dont il avait été chargé, n’accepta que sous réserve la nouvelle fonction que ses collègues voulaient bien lui confier.
- Délégué ensuite par le Ministre du Commerce pour faire partie du Jury international à l’Exposition de Liège, M. Mermilliod remit sa démission de rapporteur entre les mains du président de la Classe 86, M. Dehesdin.
- C’est alors que pour pourvoir au remplacement de notre collègue, les membres du Jury français de la Classe 86, réunis le 24 juillet, sous la présidence de M. Donckèle, voulurent bien me désigner comme rapporteur et M. le Commissaire général du Gouvernement de la République me fit l’honneur de ratifier ce choix en me nommant rapporteur du Jury.
- Je tiens à remercier ici M. le Commissaire général et les membres du Jury et à les assurer que tous mes efforts tendront à me montrer digne de la confiance dont ils ont bien voulu m’honorer.
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- Mais au moment d’entreprendre la tâche qui m’a été confiée, je me demande comment il me sera possible, après les remarquables ouvrages relatant d’une façon si complète et si détaillée les merveilles des Expositions précédentes : Paris, 1889 et 1900, Chicago 1893, Bruxelles 1897, Glasgow 1901, Saint-Louis 1904, d’éviter les redites fatigantes, d’émettre des opinions originales, de présenter des aperçus nouveaux sur des sujets préalablement étudiés avec autant de soin que de compétence, par des personnalités faisant autorité dans le monde commercial et industriel.
- Je vais essayer cependant de trouver dans l’examen des diverses manifestations des industries des accessoires du vêtement, des éléments dignes de retenir l’attention de tous ceux qui suivent avec intérêt les progrès, les innovations constantes de ces industries qui, participant d’une façon régulière et toujours remarquable à toutes les Expositions, font apprécier chaque fois davantage ces qualités essentiellement françaises : l’ingéniosité et le bon goût.
- Je tâcherai de mettre en lumière les points intéressants des Classes 86 des Sections étrangères, et il m'est permis d’espérer que, de cette comparaison, il sera possible de tirer quelques enseignements pratiques au double point de vue économique et technique.
- La Belgique, qui possède un sol d’une richesse merveilleuse est avant tout un pays de grosse industrie. Par suite de la proximité des mines, d’innombrables établissements métallurgiques et d'importantes usines de construction mécanique se sont fondés qui ont donné à toute la région une grande prospérité et ont assuré le salaire à de nombreux ouvriers.
- Par contre, si on considère que la Belgique a, par rapport à son étendue, la population la plus dense du monde entier, 240 habi tants par kilomètre carré, on constate que la fabrication de tous les articles de première nécessité, compris sous la dénomination d’accessoires du vêtement n’est pas aussi développée qu’elle pourrait l'être ; aussi ce pays offre-t-il pour tous les articles confection nés en général, mais plus particulièrement pour les nombreux produits des industries qui nous occupent, un débouché considérable. Le chiffre global de nos exportations en Belgique a atteint, en 1904, 773.387.000 fr., chiffre qui est le second en importance de notre tableau d’exportation.
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT 7
- Sur l’initiative de deux notables Liégeois, M. Victor Dumoulin, fabricant de chaussures, qui fut vice-président du Jury international de la Classe des accessoires du vêtement, et M. Florent Photien, négociant en ob jets d’art et poteries, Liège, troisième ville de la Belgique, centre industriel très important, organisa pour la première fois, dans un cadre merveilleux, une Exposition Universelle et internationale.
- L’appui du Gouvernement belge et la participation officielle de la France et des principales nations en assurèrent le succès.
- Les fabricants français se souvenant des précédentes Expositions en Belgique : Anvers 1894, Bruxelles 1897, répondirent avec empressement à l’appel du Comité.
- Les relations amicales que nous entretenons avec le peuple belge que facilite l’usage d’une même langue et qu’explique une similitude de mœurs et de tempérament ; les sympathies que professent pour notre pays les citoyens de la ville de Liège dont le caractère fier et courageux, épris de justice et de liberté a tant d’affinité avec le nôtre, décidèrent nos industriels à donner à leur participation à l’Exposition de Liège un éclat tout particulier ; ils contribuèrent ainsi au succès de la Section française, dont la Classe 86 fut un des attraits aussi bien par le nombre des exposants que par la variété et l’intérêt des produits exposés.
- Je veux essayer de démontrer dans une analyse succincte de leurs nombreux travaux, combien grande fut la contribution des Comités d’admission et d’installation de la Classe 86 à ce résultat, et quelle part active ils prirent dans la préparation et l’organisation de cette splendide manifestation des industries des accessoires du vêtement que fut la Classe 86.
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- 5.
- Ael s Ae, F. A t.
- PREMIÈRE PARTIE
- COMITÉ D’ADMISSION & D’INSTALLATION
- Comité d’admission
- E25mai 1904, les membres du Comité d’admission de la Classe 86 qui comprenait toutes les industries des accessoires du vêtement, conformément à la classification adoptée lors de l’Exposition Universelle de Paris 1900, étaient invités par M. Pinard, président de la Section française à
- l'Exposition de Liège, à se réunir à la Bourse de Commerce pour l’élection du bureau de leur,Classe. . o. n
- La séance fut présidée par M. Pinard, assisté de M. Ancelot, président du Comité français des Expositions à l'Etranger, qui avait bien voulu remplacer M. Perdoux, président du Groupe 13, alors à Saint-Louis.
- M. Pinard, après avoir remercié les membres présents de s’être rendus si nombreux à cette réunion, les invita à nommer leur bu
- reau.
- M. Dehesdin demanda la parole et déclara qu'un certain nombre de ses collègues lui avaient offert la présidence, mais que, pour des raisons de santé, il ne voulait pas accepter ce poste d’honneur et qu’en conséquence il déclinait Loutecandidalure.il
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- ajouta que, dans l'intérêt et pour la réussite de la Classe 86, il se permettait de recommander très chaleureusement aux suffrages de ses collègues la candidature de M. Donckèle.
- Il fut immédiatement procédé à l’élection du président de la Classe 86 et M. Donckèle fut élu président par 25 voix et un bulletin blanc, sur 27 volants. De chaleureux applaudissements accueillirent l’annonce de ce résultat.
- M. Donckèle demanda la parole et prononça l’allocution suivante :
- ALLOCUTION DE M. G. DONCKÈLE
- « Messieurs,
- » Je suis profondément touché du témoignage de sympathie et de la grande confiance que vous m’accordez en me nommant président. C’est un grand honneur qui me créera de grands devoirs ; mais aidé par vous, soutenu par votre collaboration éclairée, j’ai la certitude que nous ferons de notre Classe une des plus importantes de l’Exposition de Liège.
- » Beaucoup d’entre vous faisaient partie des divers Comités de celte même Classe 86 en 1900, Classe où nous avons fait nos preuves, puisqu’elle comprenait plus de 600 exposants et qui fut non seulement très intéressante, mais encore très brillante.
- « Messieurs,
- » Si j’éprouve une légitime fierté de cette nomination, je ne puis oublier ceux qui furent nos précurseurs, ceux qui donnèrent sans compter et leur temps et leur peine pour la défense de nos industries: je ne puis oublier que notre excellent ami, M. Dehes-din, dont le nom est synonyme de droiture et de probité, fut le premier de ceux-là.
- » Son nom était considéré par nous comme une sorte de drapeau, autour duquel venaient se ranger les industriels les plus autorisés.
- » Il vous l’a dit et répété tout à l’heure, il décline toute candidature. Sa santé ne lui permet pas de garder sa place de combat, mais s’il en est ainsi, nous avons nous-mêmes une dette de gratitude à acquitter envers lui ; nous ne pouvons le voir reprendre sa
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- place dans le rang, il faut qu’il continue à occuper la seule qui lui convienne, la première.
- » C’est pourquoi, Messieurs, tout en prenant l'engagement ab-soin d’assumer toute la responsabilité de la besogne matéric Ile de la direction de notre Classe, tout en m’engageant formellement à consacrer tout mon temps et toute 1 activité dont je dispose à la défense de vos industries, à la sauvegarde de vos droits, à la réalisation de vos légitimes espérances, je viens vous demander comme une faveur spéciale de convertir ma nomination de prési-dent en celle de premier vice-président hors cadre et de nommer, par acclamation, président, notre cher M. Emile Dehesdin.
- » En le faisant, nous nous honorerons tous par le témoignage public que nous lui donnerons de notre haute estime et je serai moi-même très fier de n’occuper que la seconde place à ses côtés.
- » Qu’il ne suppose pourtant pas qu’il sera réduit au rôle de président inactif, il nous aidera par le prestige de son nom à grouper un très grand nombre d’adhérents pour le plus grand succès de l’œuvre que nous allons entreprendre.»
- Après ce discours qui résumait si fidèlement l’expression du sentiment de toute l'assemblée, M. Emile Dehesdin demanda la parole et il déclara que, plus touché qu'il ne saurait le dire devant la manifestation d’une telle sympathie, et devant les paroles si élogieuses qui venaient de lui être adressées, il ne se croyait pas le droit de refuser son concours.
- Après ces paroles, M. Pinard se lit 1 interprète de 1 asse m-blée en proposant de ne pas soumettre au scrutin la candidature de M. Dehesdin qui, à l’unanimité et par acclamation, fut nommé président de la Classe 86.
- Notre nouveau président, très ému de cette légitime mai que de sympathie, remercia de nouveau tous ses collègues et leur promit de mettre à leur service le dévouement dont il se sentait capable pour la réussite de cette grande et nouvelle manifestation de nos industries et de notre commerce.
- M. Pinard donna ensuite lecture de la liste des candidats soumis au choix de 1 assemblée et fit procéder aux operations du vote.
- M. le président proclama le résultat du scrutin et annonça que le bureau de la Classe 86 était définitivement constitue comme suit :
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- Président : M. Emile DEHESDIN.
- 1er Vice-président :M. Donckèle.
- / MM. Anglade. Chabanne.
- Vice-présidents : ) Goguenheim. H. Leprince. E. Liaud. Savouré.
- / MM. L. BLUM. BOISSELIER. Chevreau.
- Secrétaires : 1 Georges DEHESDIN Denis.
- 1 Hellstern. Myrtil Mayer.
- Trésorier : M. Vimont.
- Rapporteur : M. Mermilltod.
- Quelques jours après, le 20 mai, le Comité d’admission tenait sa première séance au siège de l’Association des tissus et matières textiles, 6, rue d’Aboukir. Dans celte réunion, M. Donckèle proposa de subdiviser la Classe en 7 sections ayant chacune à leur tête un président qui serait un des vice-présidents de la classe, assisté de un ou plusieurs secrétaires suivant l’importance des sections.
- Il estimait, en effet, que cette classification faciliterait les travaux du Comité et permettrait d’obtenir les résultats les meilleurs et les plus pratiques.
- Cette proposition ayant été adoptée à l'unanimité, les 7 sections furent composées de la manière suivante :
- Lingerie pour Hommes et Femmes. — Faux-cols, Cravates.—
- Cannes, Fouets. — Ombrelles, Parapluies. Eventails
- Président : M.
- Secrétaires : MM.
- Membres : MM.
- E. DEHESDIN.
- BLUM. — G. DETESDIN.
- Bonnet, Donckèle, GUIONVAR, Lucet, PLANTEVIGNES, Schwob, Silva, Vimont.
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
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- Ganterie. — Chaussures
- Président : M. Goguenheim.
- Secrétaires : MM. Boisselier, HELLSTERN
- Membres : MM. Dressoir, Girault, HUNEBELLE, Roussillon, Thierry. Boutons et Boucles
- Président : M. Anglade.
- Secrétaire : M. HELLSTERN.
- Membres : MM. Dalbignat, Marchand-Hébert. Corsets
- Président : M. II. LEPRINCE.
- Secrétaire : M. G. Dehesdin.
- Membres : MM. A. LEVY, Libron, Picard.
- -1001 1. Plumes. — Cheveux
- Président : Secrétaires : Membres : 1 * ‘ . i M. Chabanne. MM. Myrlil Mayer, Denis. MM. BENOISTON, Brossard, Choisy, Imans. Chapellerie
- Président : M. E. Liaud.
- Secrétaire : M. PEYRACHE.
- Membres : MM. Daniel, Delion, Aron Kahn, L. Liaud, Mermilliod. 00rnn • . L / Bonneterie. — Tissus élastiques
- Président : M. Savouré.
- Secrétaire : M. Chevreau.
- Membres : MM. Blais-Mousseron, BERTOUT, Brun, Dheilly, Mouilbau, Lucien VILLEMINOT.
- Chaque section, sous l’impulsion de son président, se mit im
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- médiatement à l’œuvre pour recruter les adhésions et assurer le succès de notre Classe. Il ne faut pas se dissimuler que la tâche n’était pas sans difficulté. Au lendemain de l’Exposition de Saint-Louis à laquelle nos industriels, la plupart sans relations commerciales avec les Etats-Unis, et sans espoir de s’en créer, n’avaient participé que par patriotisme, il fallut toute la persévérance des présidents de section et de chacun des membres du Comité pour persuader aux futurs exposants qu'il était dans l’intérêt de tous d’adresser leur demande d’admission aussi rapidement que possible. Pour appuyer l’action personnelle des présidents de section, le Comité, dans sa séance du 11 juin, décida l’envoi d’une circulaire invitant les industriels et fabricants susceptibles de prêter leur concours et de participer au succès de l’Exposition de Liège à envoyer leur adhésion immédiatement ; l’emplacement attribué à la Section française étant très limité et s’annonçant comme insuffisant, il était donc urgent que l’on puisse au plus tôt déterminer la superficie à demander pour notre Classe ; aussi M. Donckèle insista-t-il auprès de ses collègues pour qu’ils voulussent bien continuer et multiplier leurs démarches pendant la période des vacances de manière à recueillir le plus grand nombre d’adhésions possible et comme il était certain de pouvoir compter sur la bonne volonté de tous, il ne doutait pas que le succès ne vint couronner les efforts de chacun.
- Lors de la reprise de ses travaux, le 28 septembre 1904, le Comité procéda d’abord au choix de l’architecte. M. de Montarnal, architecte du Gouvernement français à l’Exposition de Liège, dont la plupart des membres du Comité avaient pu apprécier, lors des Expositions précédentes, la remarquable habileté professionnelle, fut nommé, à l’unanimité, architecte de la Classe 86. Puis, sur la demande de M. Dehesdin, le Comité décida la nomination d’un secrétaire pour la chapellerie. M. Peyrache fut désigné pour remplir cette fonction.
- —
- Comité d’Installation
- Dans la séance du 10 octobre, M. le président Dehesdin annonça au Comité qu’il avait reçu, à la date du 3 octobre, une lettre de M. Pinard, président de la Section française, l’informant que
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- les membres du Comité d’admission étaient nommés membres du Comité d’installation.
- En conséquence, il lui semblait que les travaux du Comité d’ins-lallation ne pouvaient être mieux inaugurés qu'en décidant sans retard l’emplacement à demander pour notre Classe. En tenant compte des indications fournies par les présidents de sections et en se basant sur les précédents de Saint-Louis et de Paris 1900, le Comité décida qu’un emplacement de 1.000 mètres était nécessaire pour donner satisfaction à tous les exposants.
- Ce chiffre s’imposait en effet, car bientôt le nombre des adhésions fut tel que le Comité dut prier M. de Montarnal de s’entremettre auprès de l’administration pour que remplacement demandé ne fut pas réduit ; et pourtant, les exigences de la direction belge de l'Exposition, qui avait obligé le Comité français à fixer à 35 fr. la revedance due par mètre superficiel d’une part, le souci de noire Comité de donner à notre Classe un caractère digne de son importance d’autre part, l’avaient obligé, d’après les indications qui lui étaient fournies de différents côtés, à fixer à 600 fr. le prix du mètre de façade, qu’il faudrait demander aux exposants pour leur vitrine et l’organisation générale de la Classe. Ce chiffre, que certains membres trouvaient trop élevé, fut cependant maintenu, car il avait le double avantage de mettre le Comité à l’abri de toute surprise désagréable et permettait de donner à notre Classe tout le luxe et l’éclat désirables.
- Déjà la plupart des exposants avaient effectué entre les mains du trésorier, M. Vimont, le premier versement qui les engageait ferme vis-à-vis du Comité, que celui-ci recevait encore quelques demandes tardives d’admission qu’il examina dans sa séance du 7 février et qui furent aussitôt acceptées.
- Le nombre des exposants définitivement admis était alors de 111, qui serépartissaient par industrie de la manière suivante :
- Lingerie et Faux-Cols
- mètres
- BESSAND père et fils, Slasse et Cie, Paris.............5.50
- Blum, L., Paris......................................8. »
- Bonnet, J., Paris......................................6.25
- DEHESDIN et fils, Paris..............................8. »
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- Bon marché (Au), Maison A. Boucicaul, Fillot, Ricois,
- Lucet et Cie, Paris................................19.50
- Guionvar, Paul et Cie, Paris.........................2.50
- Nisseron, Antoine-Augustin, Paris....................1.50
- Rousseau, Amédée-Georges, Paris...................9. »
- Société anonyme « Aux Galeries LAFAYETTE », Paris . 16.50
- SCHULMANN, S. el L., Paris. . • ...........4.75
- Sghwob, Maurice, Paris...............................5.50
- Vimont, L., et Linzeler, Paris.......................6.50
- Virlouvet, Lucien, Paris.............................4.25
- Gants
- Buscarlet, Etienne, Paris...........................2. »
- ‘TREFOUSSE, Goguenheim et Cie, Chaumont...............3.75
- Chaussures
- BOISSELIER, Paris . ........
- Collot, Michel, « Au Prince Eugène », Paris.
- Dressoir, Pëmartin, Plum et Cie, Paris. . .
- Ferlin-Maubon, Nancy.......................
- Gibault, Auguste, Paris....................
- Hellstern, Constant, Paris.................
- HOMMEN, Louis, Paris.......................
- HUNEBELLE, Alfred, Amiens..................
- Lemaire, Léon, Paris ...
- Thierry frères, Boulogne-sur-Mer ....
- 0:3 ‘
- Boutons, Boucles, Agrafes
- 2. » L » 2. » 1.50 2. » 3. » L » 2. » 1. » 2. »
- Anglade et Debauge, Paris........................4. »
- Gerente, Dalbignat et Cie, Paris...................1.50
- Leprince, Désiré,' Paris: . 1.50
- Marchand-Hébert Andeville (Oise)...................1.75
- Marquis, Eugène, Paris...........................3. »
- Parent, A., fils et Bouchard, Paris..............2. »
- Société des Agrafes françaises, Paris............3. »
- Vallée et Marion, Paris..........................1.50
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
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- Tissus élastiques et Caoutchouc
- Favory, A., et Cic, Paris............................2.50
- Société du Caoutchouc manufacturé, Paris .... 3.50
- Cravates
- DONCKLE, Doll et Cie, Paris........................5. »
- Plantevignes, Etienne-Camille, Paris...............4.50
- Canne, Parapluies
- Biron, C., Paris.....................................1.50
- Falcimaigne, Charles, Paris........................2. »
- Cheveux, Postiches
- CHABANNE, C., Paris................................2.25
- Croizier, Ennemond, Paris..........................1. »
- Francis, Paris.....................................1. »
- LATOUCHE, G., jeune, Paris. .......................1.50
- Corsets, fournitures pour corsets, bustes, mannequins
- Barreiros (Mc Berthe), Paris.......................2.75
- Bergmiller, Putois et Cie, Paris...................1.25
- CADOLLE, Vve II., et fils, Paris...................2.75
- CLAPIN, J., Paris..................................2.75
- Claverie Delrrel, Auguste, Paris.....................2.75
- Charles, Camille, Paris..............................».75
- Delmotte, A., Paris................................2.75
- Despréaux jeune et fils, Paris . .................2. »
- Ducarin, D., Comines...............................3. »
- D’ENNETIÈRES, Jean-Baptiste, Comines...............3. »
- Imans P., Paris....................................4. »
- Leprince, Henri, Paris.............................2.75
- MARGAINE-LACROIX (Mme Jeanne), Paris...............2.75
- PEMJEAN, Eugène, Paris.............................2. »
- Picard et Minier, Paris..............................2.75
- Société anonyme « Le Buse», Paris..................1.50
- Stockman, Paris......................................2.25
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- EXPOSITION DE LIEGE
- Fleurs et Plumes
- Benoiston, Paris ...................................5. »
- Billette, P., Paris . . . . ,.......................5.40
- Boisson, Lucien, et Cie, Paris......................1. »
- BROSSARD, Georges, jeune, Paris.......................2.50
- Gambier, Paul, Paris..................................1.50
- DEMARET, J., Paris..................................2. »
- DESCHAMPES, A., Paris...............................».50
- Dusauchoy, Gaston, Paris............................2. »
- Gaitz-Hocky, J., Paris................................3.50
- Gérard, Louis, Paris................................».50
- Lolliot, Albert, Paris................................3.75
- Macdonald, Gabriel, Paris...........................1. »
- Mayer, Myrtil, et Frère, Paris......................3.75
- Picard, IL et G., Paris.............................t. »
- Rolland. B., Paris .................................1 »
- Paillettes, Perles
- Averseng, Charles, Paris............................1. »
- Canuel, Albert, Paris...............................1.50
- Chois y, Auguste.......................... 1 »
- Denis, N., et fils, Paris...........................3. »
- Chapellerie, Modes
- Bounaix, Jeune, Paris............................... 1. »
- Coanet, Nancy. . . ,................................3. »
- DELION, Albert-Louis, Paris.........................5. »
- Gandriau, R., Fils, Fontenay-le-Comle.................1.50
- Hirsch et VEIL, Paris...............................1. »
- Kahn frères, Paris..................................2. »
- LAGENHAGEN (de), Ferdinand-Octave, Lunéville . . . 2.50
- Léon, Joseph et Maurice, Paris......................5. »
- LIAUD frères, Paris.................................2.50
- Mermilliod, Eugène, Paris.............................1.50
- Peyrache frères, Paris..............................2. »
- Rey (Didier), Etab,s Rey cousins et Cie, Caussade . . 2.50
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
- 19
- Bailly
- Barré
- Chaumonot et Cie ]
- Daniel, J.-B. I
- Liez, E.
- Moors i
- Picard (les fils de Léo- ’
- pold).
- Stoffel
- Collectivité de la Chambre syndicale des fabricants de chapeaux de paille et feutre pour dames, Paris.
- 10 »
- Bonneterie
- Bertolt et Got, Paris.................................2. »
- Boileau, Th., Paris...................................2. »
- Bouly, Alfred, et Cie, Moreuil........................2. »
- Bourdon et Basse, Paris...............................2. »
- Brun, Louis, fils, Arre......................, . . . 3.50
- Courtois, Albert-Armand, Paris........................».75
- Dheilly, Emile, Villers-Bretonneux....................4. »
- Fournier, Eugène-Hippolyte, Paris.....................».75
- Savouré, Paris........................................4. »
- Tonnel, Vve A., et Cie, Paris...........................1.50
- VILLEMINOT et Cie, Paris........................, . . 12 ».
- VITOUX-DERREY, Troyes.................................5. »
- Le Comité ayant donné pleins pouvoirs à son bureau pour traiter avec les entrepreneurs, notre premier vice-président, M. Donckèle, s’occupa plus particulièrement de cette importante question. Ayant fait un examen impartial des offres des différents adjudicataires éventuels, il sut, profitant du grand désir qu’avait chacun d’eux d’être choisi pour l’entreprise d’une Classe aussi importante que la nôtre, obtenir après de nombreux pourparlers des conditions aussi avantageuses que possible. Le Comité, sur sa proposition, accepta, dans sa séance du 8 mars, M. Cheminais comme entrepreneur pour la Classe SG.
- Le Comité, désireux de se garantir contre toutes les éventualités, examina, dans cette séance, s’il était nécessaire d’assurer la Classe contre les risques d’incendie, ses membres tombèrent de suite d’accord que cette précaution était indispensable et une assurance s’élevant au chiffre de fr. 100.000 fut contractée au taux de 5.50
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- 20 EXPOSITION DE LIÈGE
- pour 1000 à la Mutualité française, 8, rue Drouot,chaque exposant conservant sa liberté entière en ce qui le concernait personnellement.
- Le bureau entreprit ensuite la tâche difficultueuse de la répartition des emplacements entre les exposants. Il s’agissait de concilier le désir légitime de chacun de mettre en valeur les objets qu’il exposait, avec la nécessité de donner à notre Classe la disposition la meilleure et la plus attrayante ; il fallait attirer, retenir, intéresser le visiteur. Le plan en fut établi par M. Donckèle, avec la collaboration de son dévoué associé, M. Doll, auquel le Comité adressa, dans sa séance du 22 mars, des remerciements justement mérités pour ce travail considérable si bien compris, si bien ordonné et dont le meilleur éloge qu’on puisse en faire est de constater qu’il fut adopté pour ainsi dire sans réclamation, constatation qui fait autant honneur à l’esprit d’organisation de ceux qui le conçurent, qu’aux exposants qui comprirent quelle tâche difficile avait été entreprise et avec quel rare bonheur elle avait été résolue.
- Dès que le plan et les dimensions exactes des emplacements furent communiqués aux intéressés, chacun se mita l'œuvre. Malheureusement certains exposants qui voulaient utiliser les panneaux, étalages ou tableaux qui avaient figuré dans les vitrines à Saint-Louis, ne purent procéder à leur installation immédiatement, leurs colis retour d’Amérique n’ayant été en leur possession que bien après l’ouverture de l’Exposition de Liège. D’autre part, l’entrepreneur, malgré un engagement formel, n’avait pas terminé la mise en place de toutes les vitrines à la date promise. M. Donckèle prit les mesures nécessaires pour remédier à ce fâcheux état de choses et son inlassable activité, sa ténacité furent telles, qu’il put annoncer au Comité, dans sa séance du 8 mai, que l’on pouvait considérer notre Classe comme achevée, ou bien près de l’être. 11 était donc de toute nécessité de conseiller aux exposants de faire partir au plus tôt leurs marchandises de manière à ce que le plus grand nombre possible de vitrines fussent installées pour la visite du Roi, qui devait avoir lieu le 11 mai.
- M. Donckèle, rappelant dans quelles circonstances le Comité avait décidé d’assurer la Classe, insista à nouveau pour que les exposants se garantissent individuellement contre tous les risques possibles : vols, incendie, pluie, etc. Enfin, il annonça qu’il représenterait, lors de la visite du Roi, le Comité et demanda que les
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- 21
- membres du bureau se joignissent à lui en grand nombre pour faire les honneurs de nos Expositions au souverain belge.
- Il fit remarquer, en outre, qu’il était indispensable qu’un ou plusieurs membres du bureau fussent présents pour surveiller, activer et faire terminer au plus tôt les travaux d’installation.
- Notre dévoué collègue, M. Georges Brossard, qui devait se rendre à Liège pour un séjour prolongé, voulut bien se mettre à la disposition du Comité en l’assurant de son dévouement et de sa vigilance pour la surveillance delà Classe. Celte proposition fut chaleureusement accueillie et il fut décidé que, par la suite, un roulement serait établi entre les membres du bureau si la présence fréquente de l’un d’eux était jugée nécessaire pour la bonne organisation de notre Classe. Un tel concours de bonne volonté était une nouvelle confirmation de cette entente parfaite et de cette grande cordialité qui avaient présidé à toutes les séances du Comité et qui en avaient fait de véritables réunions amicales.
- Sous l’intelligente direction et l'habile impulsion des présidents Dehesdin et Donckèle, de tels dévouements ne pouvaient donner que des résultats satisfaisants; aussi, connaissant les efforts faits par chacun, le Comité prévoyait avec la plus absolue certitude une brillante participation de nos industries à l’Exposition de Liège. Son espérance fut non seulement réalisée, mais dépassée, car la réussite fut complète et le succès éclatant; par la richesse, l’élégance et la variété des objets exposés, la Classe 86 fournit une démonstration irréfutable des ressources infinies du génie français, inventif et raffiné et, de l’avis unanime, fut un des attraits de la Section française, qui fut elle-même le joyau de l’Exposition de Liège.
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- UNE IDÉE NOUVELLE
- L’AVENIR DES EXPOSITIONS
- l est incontestable que si, dans les Expositions, l’examen des vitrines offre pour les commerçants et industriels, dans les différentes branches qui les concernent, un intérêt certain, il ne saurait en être de même pour
- les profanes auxquels la visite des galeries où ils n'ont sous les yeux que des vitrines et des étalages d’une uniformité lassante, ne laisse le plus souvent que le souvenir d’une promenade fati
- gante, fastidieuse et sans attrait.
- Il était donc nécessaire de chercher une formule nouvelle qui, sous une forme amusante et instructive, fît impression dans l’esprit des visiteurs et gravât dans leur mémoire les produits qui leur
- étaient montrés.
- M. le président Donckèle, persuadé de l’intérêt réel qu’il y aurait pour la Classe 86 à réaliser une telle innovation, étudia quelle industrie parmi celles faisant partie de la Classe possédait les éléments les plus favorables à l’établissement d'une attraction instructive et originale, capable de séduire le visiteur parla nouveauté de sa présentation et de l'intéresser par la curiosité du spectacle qui lui serait ainsi offert.
- C’est à la suite de cet examen qu’il conçut le projet du diorama de l’industrie delà plume qui devait obtenir à Liège un si retentissant succès. Le Comité de la Classe 86 adopta à l'unanimité la proposition de M. Donckèle qu’il faut féliciter hautement pour son
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- intelligente initiative, aussi heureuse en résultats immédiats que féconde en enseignements pour l’avenir.
- Le diorama de la plume, dont l’exécution des décors fut confiée au talent du peintre bien connu M. Jambon, était divisé en trois parties.
- La première représentait une ferme française où, sous la surveillance d’une petite fermière, étaient réunis les principaux spécimens de nos animaux de basse-cour.
- La seconde figurait une forêt tropicale où voltigeaient, dans un véritable fouillis de plantes les plus diverses, assemblées par des lianes capricieuses, une variété infinie d’oiseaux exotiques, aux plumages les plus éclatants.
- La troisième offrait une vision du désert; on y voyait, placées au milieu d’un paysage africain, des autruches entourées de leurs autruchons ; ce tableau pittoresque, d’une exécution parfaite, était du plus heureux effet.
- Ces trois tableaux montraient, dans leurs cadres naturels, les principales matières premières employées par l’industrie de la plume et c’est ainsi, qu’à côté des Expositions des fabricants, présentant les produits achevés, les visiteurs pouvaient contempler les matières brutes, et il était permis d’espérer que cet ensemble constituerait non seulement une attrayante démonstration, mais encore une excellente leçon de choses.
- Le Comité de la Classe 86 entendait également, par ce diorama, démontrer que nos fabricants de plumes encouragent l’élevage des volatiles de toutes sortes et ne méritent pas le reproche qui leur est fait, de détruire un grand nombre d’espèces d'oiseaux pour les besoins de leur industrie; bien au contraire, ils en favorisent la culture, ilsélèventl’autruche d’une façon domestique,ils s’appliquent de plus en plus à récolter les plumes d’aigrettes au moment des amours et de la mue, ils s’ingénient, par des transformations successives, à donner l’illusion de la plus belle et de la plus douce fourrure, à l’aide de l'unique emploi des plumes d’oies et de dindons, utilisant ainsi les produits de nos contrées pour le plus grand profit des spécialistes de cet élevage.
- Le succès obtenu par ce diorama de la plume fut considérable et le nombre des visiteurs ful tel que l'on dut, pour éviter le bris des glaces du diorama, les protéger par une rampe.
- Un tel résultat fut la juste récompense de l’initiative prise par
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
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- le Comité de la Classe 86, qui n’hésita pas, malgré la charge très lourde que représentait pour lui cette installation coûteuse, à en assumer la responsabilité.
- Il estimait en effet qu’il y avait là œuvre utile à tenter, qu'il était nécessaire de renouveler les vieilles méthodes en usage, et de chercher à rendre les Expositions attrayantes pour le visiteur; qu’il était indispensable d’attirer son attention, d’éveiller son esprit, de frapper son imagination par une présentation nouvelle, qu’il fallait, en plus de vitrines plus ou moins heureusement disposées, lui fournir l’occasion de profitables leçons de choses, qui graveraient dans sa mémoire un souvenir précis et durable des produits exposés.
- C’est cette idée d’une démonstration intéressante et instructive, montrant, à côté des objets fabriqués, les matières premières, leurs pays d’origine et de production, qui présida à l’organisation du diorama de la plume, dont le succès fut si grand que plusieurs Classes résolurent d’adopter, pour une prochaine Exposition, une présentation analogue pour certaines de leurs industries.
- C’est ainsi qu’à Milan, nous allons voir des applications multiples de l’innovation tentée avec tant de réussite par le Comité delà Classe 86; nous avons appris, en effet, que le peintre Jambon avait actuellement en préparation 24 dioramas, dont deux destinés à l’Exposition particulière de la Ville de Paris.
- Le Comité de la Classe 86 ne pouvait espérer une plus éclatante consécration de l’initiative qu’il a prise à Liège, initiative qui marquera une date dans l’organisation des Expositions futures et qui contribua certainement au succès considérable remporté par la Section française.
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- INAUGURATION - OPERATIONS DU JURY
- I
- 1
- A grande manifestation industrielle et commerciale que 2 la Belgique avait organisée à Liège, pour fêter le 75e an-
- 0 MaC niversaire de son indépendance, fut inaugurée le 27 AM avril par Leurs Altesses Royales, le Prince Albert et la Princesse Elisabeth, et Sa Majesté le Roi des Relges honora la Section française de sa visite le 12 mai 1905.
- Les représentants du Gouvernement français, M. Dubief, ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et des Télégra-
- plies, M. Ruau, ministre de l’Agriculture, et M. Clémentel, ministre des Colonies, vinrent, à leur tour, inaugurer le 29 juin la Section française, et voulurent bien honorer la Classe 86 d'une visite prolongée, s’intéressant avec la plus bienveillante attention aux explications , fournies par les exposants, qui étaient venus très nombreux, pour faire eux-mêmes aux ministres les honneurs de leuis Expositions.
- Admirablement située, à proximité de la porte Fragnée qui était l’entrée principale de l’Exposition, la Classe 86 dont l’accès était facilité par une porte monumentale la reliant directement aux jardins, occupait, dans le Grand Palais, un emplacement de près de 1,000 mètres; elle était séparée en deux parties par le diorama de l’industrie de la plume, qui obtint un légitime et retentissant succès, et qui contribua à attirer et à retenir dans notre Classe, d’ailleurs la plus importante du Groupe XIII, autant par le nombre d’exposants que par le chiffre d’affaires qu’elle représente, de si
- nombreux visiteurs.
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- 28 EXPOSITION DE LIÈGE
- Les opérations du Jury commencèrent le 1er août. Les membres français qui étaient:
- MM. CHIABANNE (Camille),
- négociant en cheveux, à Paris, juré titulaire;
- DONCKÈLE (Georges),
- fabricant de cravates, à Paris, juré titulaire;
- LEPRINCE (Henri),
- fabricant de corsets, à Paris, juré titulaire;
- Mayer, Myrtil,
- fabricant de tissus et garnitures en plumes, à Paris, juré titulaire ;
- Vaysset (J.-B.) (dit Daniel),
- fabricant de chapeaux, à Paris, juré suppléant;
- Hellstern (Constant),
- fabricant de chaussures, à Paris, juré suppléant ;
- MERMILLIOD (Eugène),
- fabricant de chapeaux, à Paris, juré suppléant;
- Veil (Emile),
- fabricant de chapeaux de fantaisie, à Paris, juré suppléant ;
- se réunirent avec leurs collègues étrangers :
- MM. Dujardin (François),
- ancien industriel à Leuze, juré titulaire pour la Belgique ;
- Dumoulin (Victor),
- fabricant de chaussures, à Liège ; secrétaire du Conseil d’administration de l'Exposition Universelle et Internationale de Liège 1905, juré titulaire pour la Belgique;
- Lefèvre (Eugène),
- industriel à Bruxelles, juré titulaire pour la Belgique;
- Tiry (Oscar),
- négociant à Liège, juré titulaire pour la Bulgarie ;
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
- 29
- Tang Tsai-Fou,
- Attaché à la légation impériale de Chine à Paris, juré titulaire pour la Chine;
- Saito SHUKICHI,
- Professeur-adjoint à l’École supérieure de Tokio, juré titulaire pour le Japon;
- BORREMANS (Th.),
- industriel à Bruxelles, juré titulaire pour la République Dominicaine;
- LAROQUE (Ernest), fils,
- industriel à Liège, juré suppléant pour la Belgique ;
- Oguro Yamo, industriel, juré suppléant pour le Japon ;
- dans la Salle des fêtes, pour élire leur bureau.
- Alors que le gouvernement français n’avait nommé, pour 111 exposants que quatre membres titulaires et quatre membres suppléants, la Belgique avait désigné pour 25 exposants, 3 jurés titulaires et 1 suppléant ; en outre, deux autres Belges avaient été choisis comme membres titulaires pour des nations n’ayant pas de représentants ; deux membres japonais, un titulaire et un suppléant, et un membre titulaire chinois complétaient le Jury international qui se composait ainsi de 9 membres étrangers contre 8 membres français.
- Cette majorité des jurés étrangers, que ne justifiait nullement le nombre de leurs exposants (96 exposants étrangers contre 111 exposants français), avait tout d’abord fait naître quelque inquiétude dans l’esprit des membres du Jury français, qui estimait que, vu l’importance de notre Classe 86, la direction des opérations du Jury international devait être confiée à un des nôtres, mais sur la proposition des jurés belges, les membres du Jury international se mirent immédiatement d’accord pour porter à la présidence l’homme distingué qui avait assumé la lourde tâche que fut l’organisation de la Classe 86 de la Section française, et, à l’unanimité, M. Donckèle fut nommé président du Jury international. M. Dumoulin fut désigné comme vice-président et M. Laroque comme secrétaire.
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- Cinq jurés experts : MM. BROSSARD.
- Chevreau.
- DEHESDIN.
- Thierry.
- VILLEMINOT.
- furent adjoints au Jury international qui commença, dès le 2 août, l’examen des Classes 86, Sections française et étrangères.
- Dès le premier jour, des relations cordiales s’étaient établies entre les membres du Jury ; cette sympathie réciproque, et la méthode de travail fort bien comprise, rapide et ordonnée, adoptée sur la proposition du président Donckèle, permirent au Jury de procéder dans les meilleures conditions voulues à l’examen des nombreuses vitrines soumises à son appréciation.
- Le Jury international dont nous allons retracer les travaux en abordant l’examen des différentes Expositions des Sections française et étrangères, consacra, par de hautes et nombreuses récompenses, le mérite exceptionnel des industries des accessoires du vêtement, que l'on trouve toujours au premier rang, pour contribuer à l’extension de nos relations commerciales et au progrès de l’industrie et du commerce français à l’étranger.
- 22 exposants étaient hors concours, comme membres du Jury et jurés-experts.
- Le Jury international décerna:
- 36 Grands prix.
- 34 Diplômes d’honneur.
- 31 Médailles d’or.
- 37 Médailles d’argent.
- 40 Médailles de bronze.
- qui se répartissaient entre chaque nation de la manière suivante:
- FRANCE
- Hors concours...................................17
- Grands prix.....................................29
- Diplômes d’honneur..............................25
- Médailles d’or..................................21
- Médailles d’argent..............................12
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT 31
- BELGIQUE
- Hors concours.......................... 4
- Grand prix...............................4
- Diplômes d’honneur.......................6
- Médailles d’or . 5
- Médailles d’argent.......................5
- Médaillé de bronze.......................1
- GRAND DUCHÉ DE LUXEMBOURG
- Hors concours............................1
- CHINE
- Grand prix...............................2
- Médailles d’argent.......................3
- JAPON
- Grands prix..............................1
- Diplômes d'honneur......................2
- Médailles d’or...........................4
- — d’argent.......................3
- — de bronze......................2
- RUSSIE
- Diplôme d’honneur......................1
- Médaille d’or...........................1
- Médaille d’argent.......................1
- de bronze .................... 3
- GRÈCE
- Médailles d’argent..................... 5
- — de bronze......................2
- BULGARIE
- Médailles d’argent.......................3
- de bronze.....................29
- RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
- Médailles d’argent.......................3
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- SERBIE
- Médaille d’argent
- — de bronze
- 1
- 1
- ALLEMAGNE
- Médaille d’argent
- ANGLETERRE
- Médaille de bronze
- NORWÈGE
- Médaille de bronze
- COLLABORATEURS ET COOPÉRATEURS
- Les règlements de l’Exposition autorisaient les Jurys de Classes à distribuer des récompenses de collaborateurs et de coopérateurs.
- La récompense à décerner à un collaborateur devait toujours être d’un degré inférieur à celle obtenue par la maison qui le présentait ; des médailles de bronze et des mentions honorables étaient mises à la disposition du Jury pour récompenser les coopérateurs.
- Les exposants de la Classe des accessoires du vêtement qui, par la nature même de leurs industries, sont en rapport constant avec leur personnel, qui en apprécient les mérites et les qualités, qui estiment qu’ils lui doivent plus que la rémunération du travail accompli, et qu’il est nécessaire de créer entre fabricants, employés et ouvriers, une atmosphère d’estime et de confiance réciproques, saisirent avec empressement l’occasion qui leur était offerte de manifester à nouveau les sentiments de sympathie qu’ils éprouvent pour leurs collaborateurs et coopéra leurs dévoués et méritants, et demandèrent au Jury des récompenses pour un grand nombre d’entre-eux.
- Le Jury, après examen des propositions, décerna:
- 166 récompenses de collaborateurs.
- 135
- de coopérateurs.
- se Départissant comme suit :
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT 35
- Collaborateurs :
- 1 diplôme d’honneur.
- 52 médailles d'or.
- 76 — d’argent.
- 37 — de bronze.
- Coopérateurs :
- 106 médailles de bronze.
- 29 mentions honorables.
- Avant de procéder à la description détaillée des produits des Classes 86, française et étrangères, je liens à rappeler les réunions amicales où Belges et Français fraternisèrent d'une façon si charmante, et qui ont laisse un souvenir inoubliable dans l’esprit de tous ceux qui eurent le plaisir d'y assister, et à remercier, au nom de tous les membres du Jury français, leurs collègues belges, et tout particulièrement MM. Dumoulin et Laroque de leur parfaite courtoisie et de leur gracieuse hospitalité.
- Je veux également remercier tous ceux qui m’ont facilité la tâche que j’ai accepté d’entreprendre, et c’est avec un sentiment de profonde gratitude que j’adresse mes remerciements à M. Emile Dehesdin, président de la Classe 86, et à M. G. Donckèle, premier vice-président, pour le bienveillant intérêt qu’ils m’ont témoigné en toutes circonstances, et pour l’appui expérimenté qu’ils ont bien voulu m’accorder;
- A mes collègues du Comité pour les renseignements si précis qu'ils m’ont transmis sur leurs industries respectives;
- A MM. Georges Brossard et Myrtil Mayer, pour la plume ;
- Coanet et Daniel, pour la chapellerie;
- Georges Dehesdin, pour la lingerie ;
- Parent, pour les boutons ;
- Vimont, polir les comptes de trésorerie; de Montarnal, architecte.
- Enfin, je veux mentionner, en terminant, quelle source de documentation précieuse furent pour moi les remarquables rapports de MM. Ch. Legrand (Bruxelles 1897); Hayem et Mortier (Paris 1900); Mouilbau (Glasgow 1901); E. Mermilliod (Saint-Louis 1904), et affirmer que, m’inspirant de la méthode suivie dans ces ouvrages si justement réputés, mon seul souci a été de faire œuvre impartiale et sincère.
- 3
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- Légende
- du Plan de
- la
- Classe 86
- 1 Bourdon et Basse. 36 A. Lolliot. 70 Collot.
- 2 Dheilly, Emile. 37 Benoiston. 71 Lemaire.
- 3 Bcrtout et Got. 38 Rolland. 72 Ferlin-Maubon.
- 4 Bouly et Ci. 39 Deschampe. 73 Thierry frères.
- 5 Courtois,- Tonnel et 40 Billette. 74 Hellstern.
- Fournier. 41 Dusauchoy. 75 Stockman.
- G Louis Brun et Cie. 42 Boisson et Cio. 76 Pemjean.
- 7 Kahn frères. 43 L. Gérard. 77 J.-B. d’Ennetières.
- 8 Bounaix. 44 Gaitz-Hocky. 78 Despréaux.
- 9 Gandriau fils. 45 Ghahannes. 79 Ducarin.
- 10 Hirsch et Veil. 46 Francis. 80 Bergmiller, Putois et Cie
- 11 Mermilliod. 47 Croizier, 81 Société Le Busc.
- 12 Albert Canuet. 48 Latouche. 82 Hommen.
- 13 Bureau de la Classe. 49 Falcimaigne. 83 Imans.
- 14 Averseng. 50 Biron. 84 Veuve Cadolle et fils.
- 15 Choisy. 51 Camille Charles. 85 Claverie-Delbrel.
- 16 Denis et fils. 52 Guionvar et C10. 86 Margaine-Lacroix.
- 17 Imans. 53 Nisseron. 87 Barreiros.
- 18 Liaud frères. 54 Donckèle, Doll et Cie. 88 Galeries Lafayette.
- 19 Peyrache frères. 55 Plantevignes. 89 Au Bon Marché.
- 20 Coànet. 56 Favory et Cie. 90 Société du Caoutchouc
- 21 Boileau. 57 Vallée et Marion. manufacturé.
- 22 Savouré. 58 Leprince, Désiré. 91 Marquis.
- 23 Villeminot et Cie. 59 Société des Agrafes Fran- 92 Dehesdin et fils.
- 24 Vitoux-Derrey. çaises. 93 Blum.
- 25 Rey-Didier. 60 Gérente, Dalbignat et Cie. 94 Vimont et Linzeler.
- 26 O. de Langenhagen. 61 Parent fds et Bouchard. 95 Bonnet.
- 27 Léon Frères. 62 Marchand-Hébert. 96 Rousseau.
- 28 Delion. 63 Anglade et Debauge. 97 Virlouvct.
- 29 Collectivité des fabricants 64 Trefousse, Goguenheim 98 La Belle Jardinière.
- de chapeaux. et Cie. 99 Schwob.
- 30 Myrtil Meyer et frère. 65 Buscarlet. 100 Schulmann.
- 31 J. Demaret. 66 Boisselier, 101 Clapin.
- 32 G. Brossard jeune. 67 Hunebelle. 102 Picard et Minier.
- 33 P. Cambier. 68 Gibault. 103 Leprince, Henri.
- 34 H.-P. Picard. 69 Dressoir, Pémartin, Plum 104 Delmotte.
- 35 G. Macdonald. et Cie.
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- INTERNATIONALE
- DE LIÈGE
- 1905
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- DEUXIÈME PARTIE
- SECTIONS FRANÇAISES ET ÉTRANGÈRES
- LINGERIE
- industrie de la lingerie qui comprend bien distinctes :
- La lingerie en gros;
- La lingerie en détail ;
- se subdivisant elles-mêmes en :
- Lingerie pour hommes et enfants;
- Lingerie pour femmes et fillettes;
- Layettes et trousseaux, est plutôt prospère.
- deux divisions ? : ;
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- s
- Le chiffre des exportations, en augmentation sur les années précédentes, a atteint, en 1904, 22.017.015 francs.
- Malgré cette prospérité, on peut dire que tous les manufacturiers des articles de lingerie traversent en ce moment une période difficile, par suite de la concurrence, de l’énorme difficulté qu ils ont à se procurer les matières premières nécessaires à leur industrie, des augmentations de la main-d’œuvre et de la hausse des charbons.
- La lingerie en gros pour hommes et enfants comprend les chemises, caleçons, gilets de flanelle, faux-cols. Les maisons qui fabriquent la lingerie d’hommes font les mêmes articles, ou des articles spéciaux pour enfants ou garçonnets, toutefois les chemises d’enfants ne sont établies, généralement, qu’à partir,de six ans, les articles au-dessous de cet âge sont considérés comme layette.
- La plupart des maisons fabriquent en usines; celles qui n’en ont
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- 38
- EXPOSITION DE LIÈGE
- pas s’adressent à des entrepreneurs qui sont obligés eux-mêmes d'avoir des moteurs pour actionner leur matériel, la fabrication avec les machines au pied tendant à disparaître de plus en plus; les machines à boutonnières, qui commencent à se perfectionner, font abandonner chaque jour davantage tout le travail à la main pour les chemises, caleçons, gilets et faux-cols.
- Toutes les machines sont américaines ou allemandes, les machines françaises sont presque complètement délaissées, sauf une, qui s’emploie fréquemment pour les piqûres des cols et poignets.
- Depuis quelques années, l’usage de la chemise de couleur a pris une très grande extension, au détriment de la chemise blanche; l’hiver, on porte de la flanelle, l’été des chemises en zéphir ou de tissus imprimés.
- Ce changement a été provoqué dans certaines classes de la société, aussi bien par un caprice de la mode que par le côté pratique et économique, qui fait abandonner également de plus en plus les chemises avec cols, pour celles sans cols ni poignets.
- L’importance de la fabrication des caleçons et gilets, malgré la concurrence de ces mêmes articles en bonneterie, ne semble pas en diminution; les caleçons se font pour l’été en couleurs et tissus légers de fantaisie, pour l’hiver, en flanelle de toutes sortes; le caleçon de coton écru, qui se faisait tant autrefois, ne se porte pour ainsi dire plus.
- Les fabricants de gilets de flanelle traversent des moments difficiles, par suite de la hausse tout à fait anormale que la laine a subie l’année dernière.
- La quantité de maisons fabriquant les faux-cols et manchettes, qui se sont créées depuis quelques années, témoigne combien cette industrie est prospère.
- Les articles français qui, en tant que matières employées, ont toujours été incontestablement supérieurs, peuvent maintenant, grâce au perfectionnement du blanchiment, lutter avantageusement comme apparence avec les produits allemands et autrichiens.
- De tels résultats d’une part, d'autre part l’usage de plus en plus répandu des faux-cols et manchettes dans la toilette masculine, voire même souvent comme parure dans la toilette féminine, permettent d’envisager très favorablement l’avenir réservé à cette intéressante industrie.
- Les principaux pays de production pour la lingerie sont : Je Cher,
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
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- l’Indre, l'Indre-el-Loire, le Loiret, la Somme, la Seine-Inférieure et les Vosges.
- Les salaires varient beaucoup; chaque ouvrière, se spécialisant dans un article, gagne suivant son habileté et la difficulté du travail de 1.50 à 3.50 et 4 francs.
- On confie également à des ouvrières travaillant chez elles, et dont la moyenne des salaires est un peu moins élevée, des travaux demandant des soins particuliers, tels que boutonnières, ourlets, etc..., mais il n’y a jamais de chômage, les fabricants étant toujours gênés, souvent même arrêtés par pénurie de la main-d’œuvre, ce qui les oblige à prévoir d’avance tous leurs besoins et à faire fabriquer l’été de la lingerie d’hiver, et l’hiver de la lingerie d’été.
- Les maisons de lingerie en gros pour femmes, sauf de très rares exceptions, ne sont pas organisées d’une façon industrielle; le travail est confié à des entrepreneurs qui le distribuent dans les divers centres adonnés à cette confection, et le prix de la main d’œuvre varie beaucoup suivant les pays, les saisons et l’importance des commissions. Quand les festons sont terminés ou les broderies achevées, on réexpédie le travail dans d’autres centres pour être cousu à la main, cette confection à la main étant maintenant absolument exigée par la clientèle, même pour les articles à bas prix; dans ces conditions, il est difficile d’obtenir un travail régulier; quelques régions cependant se spécialisent dans certains articles, comme par exemple les fonds de bonnets qui se confectionnent en Vendée et en Bretagne, mais ce sont des exceptions.
- L’année 1905 a été particulièrement pénible pour les fabricants de lingerie, qui, malgré une augmentation de 15 à 20 °/o sur le prix delà main-d’œuvre, n’ont pu obtenir que difficilement le travail; il ne fut pas rare de voir des commissions rester plusieurs mois en souffrance; d’ailleurs, dans certains centres, dans les Vosges par exemple, au moment des moissons et de la vendange, et dans les environs des villes d’eaux pendant toute la belle saison, les ouvrières étant occupées à un travail mieux rétribué, il est impossible de les employer aux travaux de lingerie.
- On a cherché, depuis quelque temps, devant la difficulté à obtenir du travail brodé, à employer des dentelles et des entre-deux dont la fabrication est plus facile, mais certaines maisons établirent bientôt des articles communs et bon marché, s’adres-
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- ( 40 EXPOSITION DE LIÈGE
- sant à la grande consommation, qui nuisirent au développement de ces nouveaux genres de garnitures pour les articles riches.
- La vogue des chemisettes blanches qui fut si grande, l’année - dernière notamment, a été, pour les fabricants de lingerie pour temmes, un élément d’affaires d’autant plus important que la faveur qu’a rencontrée la chemisette à jours, a fait augmenter considérablement la fabrication des cache-corsets; d’autre part, le goût de plus en plus manifeste de la femme pour des dessous, suivant sa . situation, soignés, élégants ou capiteux, a donné un développement énorme à la fabrication des jupons en tous genres, et on peut affirmer sans hésitation que tout concourt à assurer à l’industrie parisienne de la lingerie féminine le plus brillant avenir, que justifient ses créations constantes, son sens de la mode, sa confection irréprochable.
- Toutes les maisons qui fabriquent de la lingerie d’hommes et de femmes pour la vente au détail, s’adressent à des entrepreneurs, et encore doivent-elles, pour la lingerie d’hommes, restreindre leur fabrication à quelques articles seulement : chemises, caleçons, car certains autres, comme les faux-cols et les gilets, demandent une installation et une organisation que l’on ne peut rencontrer que dans les maisons de gros. Seuls, certains grands magasins de nouveautés ou de spécialité, ont installé chez eux de vastes ateliers de lingerie et ont, en outre, des services de manutention et de coupe parfaitement organisés, qui répartissent l’ouvrage entre de nombreux entrepreneurs travaillant exclusivement pour eux.
- Il est juste de constater ici que ces maisons, en établissant chaque année, lors de ces traditionnelles expositions de blanc, qui sont devenues maintenant de véritables événements parisiens, des articles aussi séduisants par leur élégance que par leur bon marché, ont largement contribué au développement indéniable du goût que manifeste actuellement la femme pour les articles de lingerie, goût qui a une répercussion si heureuse sur l’industrie toute entière.
- FRANCE
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- La lingerie pour hommes,'femmes et enfants occupait, à Liège, un emplacement considérable.
- Les récompenses obtenues par les cinq maisons parisiennes, qui
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- représentaient la lingerie pour hommes, disent assez par elles-mêmes la prépondérance dont jouissent ces maisons dans leur
- industrie; deux, en effet, furent hors concours et les trois autres obtinrent chacune un Grand prix.
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- La plus ancienne et, en même temps la plus importante, montrait dans une grande et belle vitrine, à côté des articles formant le fond de sa fabrication, tels que chemises d’hommes, faux-cols et manchettes, quelques spécimens fort réussis et très élégants de lingerie pour dames.
- Cette maison, dont le chef respecté était le président de la Classe 86, qui possède plusieurs usines en province et fait un chiffre d’affaires considérable, était hors concours (juré-expert).
- Un grand magasin de confections pour hommes et enfants, dont la réputation n’est plus à faire, montrait dans une vitrine fort bien disposée des articles de lingerie pour hommes. Ces objets se faisaient surtout remarquer par les soins apportés dans leur confection qui nous a paru irréprochable.
- Cette maison était hors concours, un de ses directeurs étant membre du Jury dans un autre Groupe.
- Une maison de chemises pour hommes, utilisant l’ingénieux dispositif qu’elle avait adopté dans de précédentes Expositions, présentait des chemises de tous genres pour hommes, articles riches et de haute fantaisie, formant un ensemble du plus heureux effet.
- Le Jury international, en décernant un Grand prix à cette maison, de fondation relativement récente, a voulu la récompenser des efforts qu’elle a faits pour se classer au nombre des plus importantes de son industrie.
- Un Grand prix fut également attribué à un fabricant de chemises et de lingerie, vendant directement au consommateur les articles provenant de ses importantes usines de province, et qui montrait dans une vitrine d'un arrangement heureux les spécimens de sa fabrication.
- Dans une vitrine disposée avec goût, une maison parisienne, dont la spécialité est la fabrication de la lingerie de flanelle pour hommes, avait réuni de nombreux modèles de sa production variée.
- On remarquait surtout, à côté d’articles courants, des dessous confectionnés en tussor français, qui ont été, de la part du Jury, l’objet d’un examen tout particulier, ainsi que des spécimens d’un
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- article breveté, dénommé " col magique ”, destiné à donner la rigidité indispensable pour le port du faux-col.
- Celte maison, qui possède en province deux usines très impor-tantes et dont le chiffre d’affaires s’accentue sans cesse, a vu ses efforts justement récompensés par un nouveau Grand prix.
- Deux fabriques de faux-cols et manchettes complétaient cette Exposition de la lingerie parisienne.
- La première avait su disposer de façon ingénieuse différents modèles de ses articles pour hommes et dames, en toile et percale, d'une confection irréprochable. Diplôme d’honneur.
- Une médaille d’or fut accordée à la seconde qui présentait à côté de ses cols et manchettes, une chemisette entièrement brodée à la main.
- Les fabricants de lingerie pour femmes et enfants avaient été groupés en bordure de l’allée principale de la Classe. Leurs vitrines disposées avec une recherche du meilleur goût, formaient un ensemble charmant qui séduisait immédiatement par la richesse, l’élégance et la variété des modèles exposés.
- La première vitrine qui attirait l’attention des visiteurs était celle d'une très importante maison de lingerie de Paris, qui s’est fait une spécialité des articles de haute élégance et qui montrait de véritables merveilles du travail féminin, parmi lesquelles il faut signaler des corsages et des robes d’une exécution parfaite. Par ses créations constantes et la perfection de sa main-d’œuvre, cette maison a su développer d’une façon considérable ses affaires à l’exportation, et maintenir ainsi à l'étranger le bon renom de la fabrication parisienne.
- Le Jury lui décerna un Grand prix.
- Un de nos grands magasins de nouveautés de Paris, dont ilesl un des attraits et une des curiosités, avait fait une démonstration magnifique, digne de sa réputation universelle. Dans une superbe vitrine isolée, décorée de la façon la plus gracieuse, il avait réuni de nombreux spécimens de lingerie pour femmes et enfants, qui faisaient le plus grand honneur au goût de ceux qui avaient conçu ces merveilles et à l’habileté des ouvrières qui les avaient exécutées.
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- Tous les objets exposés mériteraient une mention spéciale, car tous étaient remarquables, tant par l’élégance de leur forme, que par la richesse des dentelles et des broderies à la main qu’on avait assemblées pour réaliser de véritables chefs-d’œuvre. )
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- Cette maison élait hors concours, un de ses gérants faisant partie du Jury dans une autre Classe. ‘ . 1 ‘
- Un diplôme d’honneur fut attribué à un autre magasin de nouveautés de Paris, qui, dans un cadre de dimensions moindres, présentait un ensemble d’objets de lingerie pour femmes d’une joliesse parfaite et d’un cachet indéniable.
- • Une maison de gros de Paris montrait des spécimens de belle lingerie, avec broderies et applications, d’un travail 1res soigné.
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- Le bien'fini est d’ailleurs la caractéristique de cette maison à laquelle le Jury accorda un diplôme d’honneur.
- Dans une ravissante vitrine, délicieux assemblage de blanc et de mauve, on pouvait contempler les merveilleux modèles présentés
- par une importante maison de lingerie de dames, dont les créations,
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- véritable quintessence du goût parisien, donnent d’abord le ton à
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- la mode, sont ensuite copiées et reproduites dans des articles moins riches, et servent enfin à combiner les types de grande vente.
- Cette Exposition remarquable, unique dans son genre, obtint un diplôme d’honneur.
- Enfin, une maison de gros de Paris, qui fabrique la lingerie ordinaire et courante, reçut une médaille d’or.
- BELGIQUE
- Une des vitrines les plus remarquables de la Section belge était celle d'une grande maison de lingerie de Bruxelles. Cette maison, d’une importance considérable, employant un nombreux personnel, vend au public, dans ses vastes magasins aménagés avec le goût et les idées modernes, non seulement le produit de ses ateliers de lingerie, qui jouissent d’une grande réputation en Belgique, mais encore beaucoup d’autres articles, qui complotent heureusement le genre que la maison s’est créé.
- La démonstration qu’elle a faite ici est, de tous points, digne de sa grande renommée.
- Cette importante maison était hors concours, son chef faisant partie du Jury de notre Classe.
- C’est un plaisir pour nous de constater que le chef de cette entreprise est un de nos compatriotes, et qu’il appartient à cette élite de bons Français qui, fixés à l’étranger, font honneur à leur pays d’origine parleur travail et leur esprit d’initiative.
- Une autre maison de lingerie pour femmes, de Bruxelles, exposait un bel assortiment de blouses, chemises de nuit, tabliers de fan-laisie, corsages avec broderies et applications, d’une fabrication soignée. Le Jury accorda à cette maison, bien qu’elle exposât pour la première fois, un diplôme d’honneur.
- Une fabrique bruxelloise de lingerie pour hommes avait fait une très belle Exposition, démontrant bien l’ensemble de sa fabrication : chaque article : faux-cols, manchettes, devants de chemises, plastrons, était présenté avec goût.
- Cette maison, de fondation relativement récente, a su prendre
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- rapidement une place intéressante dans son industrie et le Jury voulut l’encourager et reconnaître les efforts faits en lui attribuant un diplôme d’honneur.
- Un magasin de nouveautés de Bruxelles présentait, entre autres articles, quelques pièces de lingerie pour femmes, corsages, pantalons, chemises, peignoirs.
- Le Jury lui décerna une médaille d’argent.
- Une fabrique liégeoise de chemises pour hommes, qui exposait seulement quelques spécimens de sa fabrication, était hors concours, son chef faisant partie du Jury dans une autre Classe.
- JAPON
- La lingerie, dans la Section japonaise, était représentée par une seule maison, une fabrique de chemises de Yokohama, qui exposait des chemises à l’européenne, dont la confection, malgré les progrès réalisés, ne pouvait en aucune façon être comparée à notre fabrication parisienne.
- Cette maison, qui fait un chiffre de 300.000 yens (774.000 francs) et qui emploie 200 personnes, obtint une médaille d’or.
- GANTERIE
- L’importance de l’industrie de la ganterie, dont les principaux centres de production sont Grenoble, Millau, Paris, Niort, Saint-J union, Chaumont, est considérable ; le nombre des ouvriers qu’elle emploie dépasse 30.000 et son chiffre de production peut être évalué à près de 100 millions. Les salaires moyens sont, aujourd'hui, de 5.50 à 6 francs pour les hommes, 2.50 à 3 francs pour les femmes, et 1.25 pour les enfants.
- Malgré la concurrence étrangère qui est très étendue, la ganterie française a su conserver une suprématie indiscutable sur tous les marchés du monde : ses principaux débouchés paraissent être les Etats-Unis et l’Angleterre.
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- Il est regrettable que la ganterie de Paris n’ait pas cru devoir participer à l’Exposition de Liège ; deux fabriques de province représentaient seules celle grande industrie.
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- La première était une maison de Chaumont, d’une importance considérable, qui, dans une vitrine d’une ornementation inté-
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- Heure du meilleur goût, représentant des fleurs et des motifs divers en peau de chevreau, avait disposé de la plus heureuse manière ses remarquables produits, des gants de toutes les formes et de toutes les nuances, gants de ville et de soirée avec broderies et festons, tous articles d’un fini incomparable et d’un travail parfait.
- Cette maison, ayant également exposé dans la Classe 89, Groupe XIV (cuirs et peaux), et l’un de ses chefs faisant partie du Jury de cette Classe, était de ce fait hors concours.
- La seconde, qui appartient à la région de Grenoble, centre de fabrication de réputation universelle, exposait des gants de formes variées, de coupe et de confection soignées.
- Le Jury lui décerna un diplôme d’honneur.
- ÉTRANGER
- Dans les Sections étrangères, on ne comptait également que deux représentants de l’industrie de la ganterie.
- Une importante fabrique du Luxembourg, qui avait fait une Exposition remarquable, était hors concours.
- Un fabricant de Belgrade fut récompensé par une médaille de bronze, pour les quelques spécimens qu'il présentait.
- CHAUSSURES
- Les progrès réalisés par cette industrie, dans ces dernières années, sont absolument remarquables. Les perfectionnements apportés dans l'outillage, qui, en grande partie, est importé des États-Unis, ont permis, à la fabrication mécanique, d’établir à des prix avantageux des articles de bonne qualité et même de luxe. Aussi la consommation en augmente-t-elle chaque jour, et innombrables sont maintenant les luxueux magasins pour la vente au détail, installés aussi bien à Paris que dans la plupart des villes importantes de province.
- Dans les campagnes même, les paysans ont une tendance de
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- plus en plus grande à chausser des souliers et des brodequins, au lieu des sabots et des galoches.
- Tout semble donc contribuer à donner à l’industrie de la chaussure un développement considérable. Il existe d’ailleurs des fabriques dans presque tous les pays du monde ; chaque nation produisant ainsi pour sa consommation propre, il ne peut y avoir que la question de mode, de goût et de forme qui puisse aider aujourd'hui aux échanges, rendus encore plus difficiles par les tarifs douaniers existants..
- C’est ainsi que nous voyons les industriels américains faire des efforts considérables pour imposer leurs articles de forme et de tournure spéciales, afin de faciliter l’écoulement de leur grande production.
- La France occupe le premier rang pour les articles de luxe. Les modèles que crée le chausseur, qui est le fabricant sur mesure par excellence, celui qui fait très beau et très bien, jouissent auprès de la clientèle riche et élégante du monde entier d'une réputation en tous points justifiée.
- Le bien fini, l’élégance des formes, la confection soignée sont d’ailleurs la caractéristique de la fabrication française, dont les principaux centres de production sont Paris, Nancy, Amiens, Fougères, etc.
- FRANCE
- L’industrie de la chaussure qui fait un chiffre d’affaires considérable, — 262 millions en 1905 — et qui emploie un très nombreux personnel, était représentée par les maisons les plus importantes de Paris et des principaux centres de fabrication de France.
- Les objets exposés se recommandaient tout autant par leur coupe irréprochable, leur confection soignée, que parla variété des formes et des matières employées; on pouvait y admirer depuis les modèles de luxe du grand chausseur jusqu’aux articles d’usage courant fabriqués mécaniquement par nos grosses manufactures.
- Le J ury comptait parmi ses membres un chausseur de Paris, dont les articles de grand luxe jouissent d’une renommée universelle. Dans une vitrine d’une rare élégance, il présentait à côté de bottes
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- et bottines d’un fini remarquable, des souliers en étoffe et en peau avec broderies et applications d’un travail atteignant la perfection. Hors concours.
- Une maison dechaussures en gros de la région du Nord était également hors concours, un de scs chefs étant juré-expert.
- Les articles qu’elle exposait, entièrement fabriqués mécaniquement, se faisaient remarquer par leur coupe irréprochable et les soins apportés dans leur confection. Cette importante maison fait un chiffre élevé à l’exportation; elle a des succursales en Angleterre, où elle vend au public les produits de ses usines de France.
- Une très jolie Exposition, qui contenait des articles fort élégants, souliers de ville et de soirée, avec broderies et ornements, était celle présentée par une de nos plus grosses manufactures de chaussures de Paris, qui, possédant un outillage perfectionné, peut produire beaucoup et bon marché et occupe un nombreux personnel.
- Un Grand prix est venu s’ajouter à la liste déjà longue des hautes récompenses obtenues dans les Expositions précédentes.
- Un diplôme d’honneur fut attribué par le Jury à une autre importante maison de chaussures de Paris, dont les articles exposés démontraient la bonne fabrication.
- Dans une charmante vitrine arrangée avec un goût parfait, une maison parisienne de chaussures de luxe présentait ses produits renommés par leur coupe élégante et leur confection soignée. Le Jury lui décerna un Grand prix.
- Une fabrique de chaussures de Picardie obtint également un Grand prix avec les produits qu’elle présentait : souliers pour l’armée, bottes de chasse et de fatigue, dont elle s’est fait une spécialité.
- Un diplôme d'honneur fut décerné à un fabricant de tiges pour chaussures, dont les produits exposés étaient bien établis et fort bien traités.
- Il faut mentionner encore l’Exposition d’une maison parisienne vendant directement au public, et qui présentait des bottes et bol-
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- tinesde chasse, réunissant toutes les qualités de solidité et de confort désirables : médaille d’or.
- Une médaille d’argent fut attribuée par le Jury à une fabrique de Nancy, qui montrait un assortiment de chaussures ordinaires de tous genres, chaussures en feutre et brodequins pour l’armée.
- Enfin, une maison d'ornements etboucles pour chaussures, comprenant des agrafes fantaisies, des motifs divers, avec garniture émail, applications en peaux, en acier, en étoffes, et qui complétait cet ensemble si intéressant de l'industrie de la chaussure française, obtint une médaille d’argent.
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- Dans aucune autre industrie, les exposants étrangers ne furent aussi nombreux que dans celle de la chaussure.
- On en comptait en effet :
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- 4 — Russie.
- 29 — Bulgarie.
- 2 — République dominicaine.
- 1 — Serbie.
- 1 — Angleterre.
- Soit en tout 46 exposants.
- En examinant les produits exposés parles fabricants belges, qui seuls pouvaient être mis en comparaison avec les fabricants français, on constatait les progrès réalisés. La coupe était généralement bonne et la confection soignée, les neuf représentants de l’industrie belge avaient fait de grands efforts, et ils avaient réussi à rendre leurs Expositions vraiment intéressantes.
- Une importante fabrique liégeoise dont le titulaire, vice-président du Jury international, était une des personnalités les plus en vue de l’Exposition de Liège, et qui en fut, nous a-t-on dit, un des promoteurs, exposait des chaussures pour hommes et pour dames qui retenaient l'attention aussi bien parle fini de la fabrication, que par leur forme élégante et parfaite ; hors concours.
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- Les deux autres représentants delà fabrication liégeoise, obtinrent, l’un un Grand prix, l’autre une médaille d’or.
- Le premier exposait, dans une élégante vitrine, les articles de luxe dont il s’occupe spécialement: bottes Chantilly, bottes de chasse, souliers et bottines de ville et de soirée, dont la confection soignée mérite une mention particulière.
- Le second présentait à côté de modèles fantaisie peu intéressants, tels que souliers dorés et argentés, des bottines en chamois et en veau uni et grainé, qui faisaient grand honneur à ses procédés de fabrication.
- Dans une vitrine fort bien présentée, une maison de chaussures d’hommes, de Huy, qui s’occupe surtout de la fabrication de l’article moyen, avait disposé avec goût des types de scs différents modèles dont la coupe rationnelle et le travail soigné lui valurent l’attribution d’un diplôme d’honneur.
- Une Exposition fort originale était celle d’une importante manufacture de chaussures de Dison. Cette maison exposait dans deux vitrines parallèles, séparées par une allée et formant un petit pavillon isolé du plus gracieux effet, en outre des produits de sa fabrication, remarquables à tous égards, des modèles inachevés représentant les différentes transformations que doivent subir le soulier et la bottine avant d’être terminés. C’était une leçon de choses du plus grand intérêt et on ne saurait trop encourager de pareilles démonstrations qui sont à la fois attrayantes et instructives, et rendent, pour le public, les Expositions beaucoup plus intéressantes.
- Ce remarquable et ingénieux ensemble fut récompensé par le Jury d’un diplôme d'honneur.
- Une très importante fabrique de chaussures de Termonde, employant un nombreux personnel et faisant un gros chiffre d’affaires, offrait à l’examen du Jury de jolis spécimens de sa fabrication : des chaussures pour hommes et pour dames, en cuir uni et fantaisie. Elle fut récompensée par une médaille d’or.
- Un chausseur de Verviers présentait, à côte. des modèles de ses articles de luxe, un type de chaussures sans couture, de son invention. Quelques spécimens de bottes de cheval complétaient cette Exposition qui obtint une médaille d’argent.
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- Le Jury décerna une médaille de bronze à une maison de Bruxelles, qui fabrique l’article ordinaire et les pantoufles en cuir, en feutre et en toile.
- Enfin un fabricant de tiges de bottes, de Chatelineaux, reçut une médaille d'argent. ©
- RUSSIE
- La Russie comptait quatre représentants qui montraient uniquement des articles établis pour répondre aux besoins de la clientèle indigène. C’est ainsi qu’une importante manufacture de chaussures de cuir de Kimvri présentait de jolis spécimens de bottes, de confection soignée et d’une souplesse absolument remarquable, dont la consommation est si grande en Russie, où, par suite de l’insuffisance des moyens de communication, l’emploi du cheval comme mode de transport est très répandu. Elle obtint un diplôme d’honneur.
- Le Jury accorda une médaille d’or à une maison de Nijni-Nov-gorod, qui s’est fait une spécialité de la fabrication des chaussures de feutre et principalement de tous les genres de bottes dont se servent les Russes pour garantir, par les temps de neige, leurs bottes de cuir.
- Cette maison occupe un nombreux personnel et fait un chiffre d’affaires relativement considérable.
- Il fut attribué, par le Jury, une médaille d’argent à un fabricant de chaussures de Moscou, qui présentait quelques-uns de ses modèles de fabrication, plutôt ordinaires, et établis également pour les besoins particuliers du pays.
- Enfin, une fabrique de chaussures en feutre, de Kazan, dont les articles, sans forme précise, grossièrement finis, ne sont d’ailleurs portés que parles habitants des campagnes, obtint une médaille de bronze.
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- BULGARIE
- Dans cette Section, le Jury avait plutôt à examiner une Exposition d’ensemble, 29 maisons ayant réuni leurs produits à raison de 1 ou 2 par fabricant, dans une seule vitrine isolée.
- Chaque exposant ayant demandé une récompense individuelle, le Jury procéda comme il a fait jusqu’alors, et jugea chaque maison séparément; c’est ainsi qu’il accorda deux médailles d’argent à deux maisons, l’une de Kazanlik, l’autre de Slata Zagora, et qu'il récompensa les autres par des médailles de bronze.
- Les différents objets exposés, souliers, bottes et bottines, étaient de confection soignée, mais de coupe défectueuse, et ne pouvaient entrer en comparaison avec les mêmes articles précédemment décrits.
- RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
- Deux maisons de chaussures de Saint-Domingue montraient les produits de leur fabrication, qui affirmaient les progrès réels réalisés dans celte industrie, et que le Jury encouragea par deux médailles d’argent.
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- La Serbie était représentée par une seule maison de chaussures, dont les produits, de bonne fabrication moyenne, obtinrent une médaille d’argent.
- ANGLETERRE
- Dans la Classe 86 de la Section anglaise, le Jury n’eut à exami ner que l’Exposition d’une fabrique de talons en caoutchouc à laquelle il décerna une médaille de bronze.
- Celle invention est toute récente, et il n’est pas encore possible de préjuger le succès qu’elle pourra rencontrer auprès du consommateur.
- Il est vraiment regrettable qu’aucune des si nombreuses et si importantes manufactures de chaussures d’Angleterre n’ait voulu
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- affronter la lutte, et participer à la superbe manifestation de l’industrie de la chaussure, qui comptait à Liège tant dans la Section française que dans les Sections étrangères, 56 représentants, chiffre remarquable, qui ne fut atteint dans aucune autre branche des accessoires du vêtement.
- BOUTONS
- L’industrie du bouton est une industrie des plus intéressantes et des plus variées, mais aussi une des plus difficiles et des plus ingrates, par suite des nombreux modèles, comme formes, dessins et coloris, qu’elle doit créer constamment pour suivre les caprices de la mode.
- Si la mode est aux boutons, tous les fabricants donnent libre cours à leur imagination pour essayer de tenter nos élégantes et de leur faire adopter leur genre, mais combien de déceptions, après de vains espoirs ! Tel fabricant se lançant dans la bijouterie voit ses efforts perdus, car tout à coup, c’est le boulon de laine rond, appelé point de Milan qui est en faveur; une autre fois, c’est le corrozo, ou simplement le bouton en bois blanc, appelé moule de boulon, que l’on recouvre d’étoffe pareille au costume, qui est en vogue; cette mode est désastreuse pour le fabricant, car ces boulons sont faits bien souvent par les couturières qui achètent ces moules et les transforment elles-mêmes. Mais c’est lorsque la mode adopte la fantaisie, les articles en bijouterie, peints, émaillés, avec pointes d’acier, que nous voyons se développer le goût artistique de nos [boutonniers français, qui font alors de véritables œuvres d’art. Des maisons, s’inspirant de ces créations, établissent ensuite des modèles à bas prix, s’adressant à la grosse consom-mation, et permettent ainsi à nos ouvrières parisiennes de porter, comme nos élégantes, des costumes ornés de boutons à la mode.
- Les principaux boutonniers de France avaient tenu à participer à l’Exposition de Liège et y avaient fait une démonstration des plus remarquables.
- FRANCE
- Une fabrique parisienne de boutons, très ancienne et très importante, qui possède, dans une usine modèle, un outillage perfec-
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- tionné, présentai ides boulons en mêlai pour livrées, administrations, lycées et collèges,
- Des panneaux, très heureusement disposés, montraient un joli choix des nombreux modèles de cette maison : boutons, agrafes,
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- boucles, plaques de ceinturons, écussons, etc... aussi remarquables par la finesse de gravure des matrices que par leur exécution parfaite.
- Le Jury lui décerna un Grand prix, récompense qu’elle avait
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- déjà obtenue plusieurs fois dans les Expositions Internationales précédentes.
- Le Jury accorda également un Grand prix à une maison parisienne qui occupe une place prépondérante dans l’industrie du bouton, et qui présentait principalement des boutons haute nouveauté, modèles exclusifs, genre bijouterie, destinés à la clientèle riche des grands couturiers. Celle maison a, en province, une fabrique de boutons de nacre où elle s’occupe surtout du bouton Trocas, spécialité dans laquelle elle fait un gros chiffre d’affaires.
- Des fabricants de boutons, dont la vitrine très heureusement arrangée, avec un goût parfait, renfermait dans des panneaux Louis XV, très élégants, de nombreux modèles de leur belle fabri-cation : boutons peints et émaillés, avec pointes d’acier, boutons en nacre, en métal, en corne, en corrozo, en tissu au crochet, et en passementerie, obtinrent également un Grand prix.
- Une maison, qui, depuis bientôt un siècle, appartient à la même famille, produit tous les genres de boulons, et crée constamment de nouveaux modèles comme dessins, coloris et formes.
- Elle a su, malgré la tendance actuelle vers des articles à effet et bon marché de provenance étrangère, maintenir la réputation de bien fini et de bon goût de la fabrique parisienne. Elle en fut j ustemen l récompensée.
- Dans une vitrine d’une disposition fort gracieuse, une des plus importantes fabriques de boutons de nacre de l’Oise montrait des modèles de différentes formes, tailles, façons de ces boutons, dont elle s’est fait une très importante spécialité.
- Celte Exposition était doublement intéressante au point de vue technique et au point de vue instructif : on y remarquait à côté de la grande variété de coquillages employés dans cette fabrication, les nombreux articles que l’on pouvait en tirer; on y voyait depuis la belle nacre blanche et noire, destinée à produire les beaux boulons gravés, jusqu’aux coquillages les plus ordinaires, tels que la moule et la lingah, servant à fabriquer les articles à la masse et à la grosse pour la lingerie.
- Un Grand prix a récompensé les efforts incessants que fait cette
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- maison pour développer, notamment à l'exportation, son chiffre
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- Une maison d’agrafes montrait scs produits de la façon la plus ingénieuse. Elle avait combiné avec des agrafes et des œillets teintés, de différentes tailles, une reproduction de la Semeuse de Roty, remarquable travail de patience d'une exécution parfaite.
- Des panneaux avec motifs décoratifs : initiales, lleurs, etc., en boucles et boutons, complétaient cet heureux ensemble.
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- Une autre maison de boutons, dont les principaux débouchés
- sont à l’étranger, en Angleterre notamment, présentait un bel
- assortiment de modèles riches et fantaisie, avec acier, peintures, incrustations en nacre sculptée, en étoffe, etc... Exposition intéressante, qui obtint une médaille d’or.
- Une maison de boutons et articles pour tailleurs exposait des tableaux contenant des spécimens des boutons qu’elle fabrique, ainsi que des échantillons de matières premières employées, telles que corne, corrozo, etc...
- Elle présenta au Jury une machine fort ingénieuse, brevetée, pour le découpage et le finissage des boutons, et qui fait le plus grand honneur à l’esprit inventif et pratique des directeurs de cette maison.
- Le Jury lui décerna une médaille d’or.
- Enfin des fabricants de bouderie pour bretelles, jarretières et jarretelles, présentaient les modèles des différents articles de leur fabrication soignée : boucles pour bretelles et jarretières, pinces et coulants pour jarretelles, agrafes pour ceintures. Malgré la difficulté de présentation de ces objets, il faut féliciter ces exposants du parti qu’il ont su en tirer, pour faire une démonstration des plus heureuses : médaille d’or.
- BELGIQUE
- Une fabrique de boutons de Bruxelles, qui s’occupe plus spécialement de l’article en métal pour uniformes, avait répondu, seule, à l’appel des organisateurs de la Classe 86.
- Quelques modèles de jetons, insignes de Sociétés, armoiries
- pour livrées, complétaient son Exposition de boutons, dont les différents types étaient bien variés de formes et de genres.
- Cette maison fut récompensée par le Jury par un diplôme d’honneur.
- JAPON
- Une fabrique de boutons de nacre, d’Osaka, présentait quelques spécimens de sa fabrication.
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- La nacre, servant à la fabrication de ses produits, est fournie par les coquillages du Japon (avicule margarifera, trochus, halio-tidc, etc). Le travail en était assez soigné.
- Cette maison, qui exporte ses articles en Corée, Chine, Indo-Chiné, obtint une médaille d’or.
- NORWÈGE
- Une maison de boutons de Christiania, qui exposai! pour la première fois, obtint une médaille de bronze.
- TISSUS ÉLASTIQUES
- L’industrie des tissus élastiques est une industrie française, dont les débuts sont relativement récents, et qui a pris rapidement une importance extraordinaire.
- Les tissus élastiques sont employés principalement pour la fabrication des bretelles, jarretières, jarretelles et ceintures, articles dont la consommation a augmenté en France, durant ces dernières années, d’une manière considérable.
- Malheureusement, la situation de cette industrie à l’étranger est moins satisfaisante; les tarifs douaniers lui ont fermé les principaux pays de consommation, les échanges sont devenus difficiles avec beaucoup de marchés, impossibles meme avec certains (Russie, Etats-Unis), où des droits prohibitifs atteignant jusqu’à 220 %, empêchent toute exportation.
- Cependant, la fabrication française, malgré la grande concurrence qu’elle a à supporter, a pu conserver encore quelques débouchés dans l’Amérique du Sud, en Belgique, en Suisse, au Mexique, en Italie. Elle s’est efforcée d’attirer et de retenir la riche clientèle étrangère par ses créations constantes, ses applications nouvelles, ses modèles de haute fantaisie; et le chiffre d’exportation, qui a atteint, en 1905, 2,529,000 francs, en augmentation de 574,000 francs sur celui de 1904, démontre que ses efforts sont couronnés de succès.
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- Le chiffre d’exportation pourrait peut-être se développer davantage si nos industriels français n’avaient pas à payer, sur les fils de caoutchouc qui leur servent en réalité de matière première, des droits d’entrée que leurs concurrents étrangers n’ont pas à supporter.
- Des fabriques de fil élastique dont nous sommes tributaires, aucune usine de caoutchouc ne s’occupant de cette fabrication en France, existent à Milan, Barmen, Leicester et Boston.
- Le salaire des ouvriers de l’industrie des tissus élastiques, dont les principaux centres de fabrication se trouvent dans les départements de la Seine-Inférieure, de la Loire, de l’Oise et de la Somme, varie de 2 à 4 francs pour les femmes, de 3 fr. 50 à 5 francs pour les hommes, qui sont presque exclusivement employés à la conduite des métiers et aux apprêts; les travaux de dévidage, cannetage et ourdissage sont faits par les femmes.
- FRANCE
- Deux maisons françaises seulement exposaient à Liège :
- l°Une société très importante, formée par la réunion des deux premières maisons parisiennes de l’industrie des tissus élastiques, du caoutchouc manufacturé et ses applications, exposait dans une vitrine fort intéressante les principaux articles de sa fabrication: tissus élastiques, bretelles, jarretelles, ceintures, dessous de bras, articles de lingerie caoutchoutée : bavoirs, couches-culottes, tabliers de nourrice, vêtements imperméables et une multiplicité d’objets en caoutchouc, tels que jouets, blagues à tabac, bracelets, gommes à effacer, etc., etc...
- Cette société, qui possède trois importantes usines en province, et fait un chiffre d’affaires considérable, est la seule maison de ce genre, non seulement en France, mais en Europe. Elle était hors concours un de ses gérants étant juré-expert.
- 2° Une maison parisienne, ayant son usine en Picardie et ne s’occupant exclusivement que de la fabrication des tissus élastiques pour jarretières et jarretelles, présentait avec goût des types très variés de dessins et de coloris, qui lui valurent un diplôme d’honneur.
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- BELGIQUE
- Une médaille d’or récompensa une fabrique de tissus élastiques pour chaussures, de Courtrai. Quoique l’usage de plus en plus répandu des bottines à lacets et à boutons ne permette plus à cet article une grande extension en Europe, cette manufacture présentait des types très variés de qualité, d’envers et de largeur.
- Elle avait également exposé quelques genres pouvant être employés pour la confection de ceintures et de guêtres pour cyclistes.
- CRAVATES
- FRANCE
- Une des grandes satisfactions de l’homme élégant, car c’est dans les petits détails de la toilette que se manifeste la vraie élégance, est de pouvoir porter une cravate choisie à son goût, nouvelle de forme, de nuance ou d’étoffe et conforme aux exigences de la mode.
- Aussi, pour satisfaire de tels besoins, les fabricants de cravates s’ingénient-ils à innover sans cesse, à créer constamment, avec les tissus les plus divers, des modèles nouveaux de coupe, de confection, et de coloris.
- La mode a fait abandonner les plastrons, régates et nœuds tout faits, qui, comportant des fermoirs, des attaches et des coulants en métal, étaient lourds et généralement peu seyants.
- Les cravates nouées, les écharpes chiffonnées que Ion porte actuellement, dont les formes, variant à l’infini, se prêtent à toutes les fantaisies, permettent l’emploi de beaux tissus; aussi utilise-t-on pour les articles riches tout ce que l’industrie de la Croix-Rousse produit de plus achevé et de mieux fini.
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- Si la mode, pour les robes, a fait délaisser les belles soieries pour leur substituer les étoffes fabriquées aux métiers mécaniques, l’industrie de la cravate est restée fidèle au travail soigné des artisans lyonnais.
- C'étaient des spécimens merveilleux de ces articles de haute nouveauté que nous présentaient, dans de ravissantes vitrines, deux de nos meilleures maisons parisiennes.
- La première, la plus importante et la plus ancienne mérite une mention toute spéciale.
- L’un de ses chefs était le premier vice-président de notre Classe et en fut le véritable organisateur. Dirigeant d’abord les travaux du Comité avec une méthode incomparable et une compétence exceptionnelle, répartissant ensuite les emplacements avec une impartialité inattaquable et une réussite parfaite, faisant enfin terminer, avec une ténacité inlassable et une énergie infatigable, les installations des vitrines, il sut obtenir, par son labeur incessant et sa grande expérience des hommes et des choses, ce résultat merveilleux que fut la Classe 86.
- Aussi, au moment de désigner le président du Jury international l’accord se fit-il prompt et unanime entre les jurés français et leurs collègues étrangers, pour porter à la présidence l'homme distingué qui avait déjà donné, et qui, pendant les opérations du Jury, devait donner tant de preuves de son activité si ordonnée, de sa compétence si étendue, de son éloquence si concise et si juste.
- Cette maison était par ce fait hors concours. Il convient de mentionner particulièrement sa remarquable Exposition. Il faut en louer et l’arrangement élégant et l’harmonieuse combinaison des coloris. C’était une vitrine parisienne par excellence et du goût le meilleur.
- L’autre maison, quoique de fondation plus récente, a su, par ses créations constantes et le fini de sa fabrication conquérir une place importante dans son industrie. Elle présentait d’ailleurs dans une vitrine, dont les gradins en bois naturel, disposés en amphithéâtre, étaient du plus gracieux effet, des modèles d’un goût exquis, aussi remarquables par la hardiesse de leur dessin que par l’imprévu de certaines nuances d’une réussite parfaite.
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- ALLEMAGNE
- Dans la Section allemande des accessoires du vêtement, le Jury n’eut à examiner qu’une fabrique de cravates de Berlin, qui produit surtout l’article ordinaire.
- Cette maison, qui emploie pour sa fabrication principalement des ouvriers à façon, exposait pour la première fois et obtint une médaille d’argent.
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- JAPON
- Enfin, une médaille de bronze fut accordée à l’Exposition d’un fabricant de cravates de Kyoto.
- OMBRELLES-CANNES
- FRANCE
- Si les fabriques les plus importantes de cannes et de parapluies se trouvent en Angleterre, c’est en France, et à Paris surtout, que se fabriquent les ombrelles.
- Cette industrie est répartie entre de nombreuses maisons, qui ont chacune leur genre particulier, et qui, renouvelant leurs modèles suivant les changements de la mode, contribuent par leurs créations originales et de haute fantaisie à développer l’usage de l’ombrelle, cet indispensable accessoire de la toilette féminine pendant la belle saison.
- Il est fort regrettable, pour la satisfaction des élégantes qui ont honoré notre Classe de leur visite, qu’une seule de ces maisons ait exposé ses produits, mais ici la qualité suppléait à la quantité ; les quelques articles qu’elle montrait faisaient l’admiration de tous, autant par la variété des manches et la richesse des étoffes que par les broderies et dentelles qui en faisaient l’ornementation.
- Un nouveau Grand prix vint récompenser cette maison des efforts qu’elle fait dans toutes les Expositions.
- Une fabrique de cannes présentait des types variés de la spécialité qu’elle s’est faite de cannes, de fouets et de cravaches. Elle mettait tout particulièrement en évidence des pièces qui devaient être d’un prix élevé, si nous considérons la rareté des matières employées dans la fabrication.
- L'une était, en effet, en corne de rhinocéros, et l’autre entièrement en écaille.
- Nous supposons que le fabricant avait exécuté ces cannes d’une vente peu courante pour démontrer au public le degré de perfection et de luxe qu’il peut atteindre dans son industrie.
- Le Jury le récompensa par un diplôme d’honneur.
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- ACCESSOIRES DU VETEMENT
- BULGARIE
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- Une fabrique de cannes de Sofia présentait quelques modèles en bois tourné, avec poignée en corne, sans aucun travail décoratif, d’une exécution facile, qui n’indiquaient aucune recherche de nouveauté et ne témoignaient d’aucun progrès réalisé. Le Jury lui décerna une médaille d’argent.
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- EXPOSITION DE LIEGE
- CHEVEUX ET COIFFURES
- FRANCE
- L’industrie des cheveux date de fort longtemps ; elle était prospère autrefois, lorsque nos ancêtres portaient perruque ; elle est plus brillante que jamais aujourd’hui, que la science n’a pas encore pu découvrir le remède infaillible devant éviter ou arrêter la chute des cheveux, et que la mode et la coquetterie féminine lui demandent chaque jour davantage le secours de ses ingénieuses créations : transformations, postiches, coiffures, contre les outrages du temps. De nos jours, on peut dire que cette industrie est devenue un art, qui se manifeste dans les multiples innovations exigées parles modes changeantes et qui a atteint une telle perfection qu’il permet de faire illusion tant le postiche est près de la réalité.
- Nous avions à Liège les principales maisons travaillant dans cette industrie, et nous avons été émerveillés devant la difficulté inouïe que doit présenter l’exécution, absolument parfaite, des pièces que nous avons été à même de voir dans les vitrines des quatre maisons exposantes, dont les deux premières étaient hors concours, leurs chefs étant membres du Jury, et dont les deux autres obtinrent chacune une médaille d or.
- CORSETS
- L’industrie du corset prend chaque jour en France un développement de plus en plus considérable : les maisons de gros, stimulées par des maisons étrangères très importantes qui s’étaient créées au détriment des maisons françaises, sont arrivées à produire des articles bon marché et apparents, en tissus brochés, de coupes nouvelles et de confection soignée, qui ont remplacé les anciens articles en coutil uni et ont contribué à augmenter le chiffre des transactions.
- Paris fut longtemps le centre de production de cette industrie, qui s’est répandue maintenant dans toute la France: Lyon, Laigle, Orléans, Toulouse, Marseille, Bordeaux, Rouen, Lille, Alençon ont aujourd'hui d’importantes manufactures de corsets.
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- Bien que cette fabrication se fasse actuellement le plus souvent en usine, il existe encore nombre de maisons qui donnent leurs étoffes et fournitures à des entrepreneurs de province qui confectionnent les corsets dans des conditions de bon marché remarquables.
- Les corsetières sur mesure, dont le nombre s’est considérablement augmenté dans ces dernières années, ont largement profité des changements que les modes nouvelles ont imposé à la coupe des corsets, et qui ont eu pour conséquence la création de nombreux modèles, le plus souvent fort bien conçus, établis pour répondre aux préoccupations actuelles qui veulent faire du corset, cet instrument de supplice de jadis, un accessoire hygiénique et rationnel de la toilette féminine.
- Des innovations constantes, jointes à d’habiles réclames, où la science se mêlait au confortable, l’hygiène à l’esthétique, assurèrent aux maisons de corsets sur mesure un débouché nouveau et ému-nérateur.
- Les salaires n’ont presque pas varié depuis une vingtaine d’années, les ouvrières gagnent à Paris de 2 à 4 francs, et en province de 2 à 2 fr. 50, suivant leur spécialité et leur habileté ; les coupeurs de 5 à 7 francs.
- FRANCE
- L’industrie du corset comptait 15 exposants qui se répartissaient de la façon suivante :
- 3 maisons de gros ;
- 4 maisons de corsets sur mesure ;
- 8 maisons de fournitures et accessoires.
- Une des trois maisons de corsets en gros était hors concours son chef faisant partie du Jury. Elle fabrique plus particulièrement les articles moyens et riches ; sa vitrine comprenait quelques types fort bien présentés de sa fabrication très soignée qui lui permet de faire des affaires intéressantes à l’étranger, notamment en Belgique, en Angleterre et en Allemagne.
- Les deux autres obtinrent le Grand prix. La première fait un
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- chiffre considérable d'affaires avec les articles bon marché que scs moyens de production lui permettent d’établir, el il nous a semblé (pic leur coupe et leur confection pouvaient rivaliser avec les corsets de prix élevés.
- La seconde s’est spécialisée dans la fabrication du corset pour enfants et filleltes, où elle a acquis une prépondérance indiscutée.
- Les Expositions des fabricants de corsets sur mesure, réunies dans une vitrine isolée, étaient un véritable régal pour les yeux.
- Les nombreux visiteurs delà Classe s’extasiaient sur ces modèles d’une élégance parfaite, et quelques-uns d’entre eux s’étonnaient parfois même de la hardiesse de coupe de certains des corsets exposés; ils éprouvaient ce sentiment d'incrédulité qui nous étreint devant des choses mystérieuses, impénétrables, (pic l’on estime bonnes tout au plus pour des êtres d’exception, cl ils se demandaient pour quelles déesses de telles merveilles avaient été créées.
- Le but que se proposent noscorselières, en innovant et en perfectionnant ainsi sans cesse, est de donner au corset des formes qui répondent en même temps aux prescriptions de l’hygiène et aux exigences de la mode, et qu’impose une élude plus approfondie el mieux comprise de l’anatomie féminine.
- Les modèles exposés, aussi bien par le fabricant de corsets en gros, que par les maisons les fabriquant sur mesure, montrent que l’on peut considérer ce résultat comme acquis.
- Un diplôme d'honneur lui décerné à une Exposition très élégante (pii renfermait, à côté des corsets d'une coupe parfaite, des types fort bien traités de brassières maintien-poitrine, dont la vogue s’affirme chaque jour davantage.
- Des corsets de formes nouvelles cl fort bien conçues, présentés par une maison de Paris dont tous les modèles uniformément blancs, avec motifs or, formaient un ensemble du plus heureux effet, lui valurent une médaille d’or.
- Dans une ravissante vitrine, véritable symphonie en rose, on admirait les innovations d’une autre fabrique parisienne, dont les créations si hardies et en même temps si rationnelles sont appré-
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- Enfin une quatrième fabrique de corsets sur mesure montrait quelques-unes de ses dernières créations, conceptions parfois plus originales que pratiques, sur lesquelles une publicité intelligente attire constamment l’attention.
- Le Jury lui accorda une médaille d’argent.
- Fournitures pour corsets
- Si les corseliers ont du mérite dans les progrès qu’ils réalisent, ils nous faut louer aussi les maisons de fournil Lires, dont les innovations constantes et les perfectionnements divers n'ont pas peu contribué au développement de l'industrie du corset.
- Deux fabriques de tissus pour corsets, de la région du Nord, avaient exposé à Liège.
- La première, qui obtint un Grand prix, exposait des pièces d'étoffe de qualités diverses, salins unis et brochés, de dessins et de coloris variés, et admirablement traités.
- La seconde, qui reçut un diplôme d’honneur, montrait une série d’articles similaires très bien présentés, les soins apportés au tis-age montraient un souci manifeste de la belle fabrication.
- Il convient de mentionner ensuite les maisons fabriquant les éléments si importants du corset : le busc et la baleine.
- Une société formée par la réunion de quelques-uns des principaux fabricants de buses de Paris avait fait une démonstration fort intéressante et fort bien combinée d’articles d’une présentation difficile.
- Cette maison,qui fabrique toute sorte de buses métalliques, depuis les genres les plus ordinaires jusqu’aux plus riches pour corsets de luxe, avait exposé des modèles variés de son intéressante fabrication : buses recouverts de papier, de peau blanche, de satin, fermoir protecteur, etc...
- Possédant un matériel très coûteux, mais très perfectionné, elle peut établir des articles à des prix qui lui assurent une production considérable, et qui lui permettent de soutenir avec succès la lutte contre les concurrents étrangers. Le Jury estima que de tels efforts
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- méritaient la plus haute récompense et décerna à cette société un Grand prix.
- Dans une vitrine d’un arrangement ingénieux et contenant de nombreux spécimens de sa fabrication, une maison parisienne de baleines de corne de Norwêge, montrait, à côté des produits manufacturés, des échantillons des matières premières employées pour la fabrication de cet intéressant accessoire du corset.
- Il lui fut attribué un diplôme d’honneur.
- Deux médailles d'or et une médaille d’argent furent accordées à trois maisons de fournitures pour corsets, dont les vitrines renfermaient, présentés avec goût, les types des diverses marchandises faisant l’objet de leur négoce : tissus, étoffes, rubans, peluches.
- Enfin une médaille d’argent vint récompenser une maison qui montrait des dentelles, rubans, broderies pour corsets.
- Dans leurs vitrines, tous les fabricants de corsets avaient exposé leurs corsets sur des bustes et des mannequins, provenant de deux maisons parisiennes qui s’en sont fait une spécialité, et dont il me reste à examiner les Expositions particulières.
- La première, une très importante fabrique de bustes pour étalages, dont les produits sont universellement connus et appréciés, présentait quelques-uns de ses modèles qui affirmaient d’une façon indéniable sa fabrication sans égale. Cette maison, suivant les exigences de la mode, renouvelle constamment ses formes et ses genres pour répondre aux multiples besoins des industries du vêtement, pour lesquelles elle est un précieux auxiliaire.
- Le Jury lui décerna un Grand prix.
- La seconde, une fabrique de bustes et de mannequins en cires, exposait deux figures de femmes, dont les toilettes élégantes faisaient encore mieux ressortir la parfaite exécution des personnages en cire.
- Il convient de signaler que cette maison avait, en outre, fourni à divers exposants, dans d’autres Classes, pour les aider à la démonstration de leur industrie, des personnages en cire d'un travail non moins remarquable.
- Le Jury lui attribua un diplôme d'honneur.
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- BELGIQUE
- L industrie du corset était représentée, dans la Section belge, par deux très grandes manufactures possédant des moyens de production considérables, leur permettant d’exporter leurs produits et de concurrencer sérieusement nos nationaux, même sur nos propres marchés.
- La première, la plus importante de Belgique, était une société anonyme de Bruxelles, dont le directeur est un de ces Français aux qualités remarquables, dont je parlais en examinant la Section belge de la lingerie et qui font honneur à leur pays d’origine.
- Cette fabrique offrait à l’examen du Jury, dans une très grande et très belle Exposition, les produits si renommés de sa fabrication, qui se faisaient remarquer par leur coupe irréprochable, par la richesse des étoffes employées et par leur confection particulièrement soignée. Le Jury consacra, par un nouveau Grand prix, la réputation de cette maison de premier ordre.
- Une autre manufacture de corsets, de grande production également, montrait, dans une vitrine voisine, des types variés des différents modèles de sa fabrication : articles riches et ordinaires, de forme courante, mais de confection soignée.
- Cette maison était hors concours, son chef faisant partie du Jury.
- Enfin, une maison de corsets sur mesure, de Liège, présentait ses modèles spéciaux, de forme élégante, ainsi que quelques types intéressantsd'épaulières et de brassières.
- Médaille d’argent.
- Une maison de fournitures pour corsets, qui complétait cet intéressante démonstration de l'industrie belge, obtint un diplôme d’honneur.
- Une des raisons qui permet à la Belgique d'exporter sur nos marchés une quantité, qui grandit chaque année, de corsets réside
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- dans ce fait, que nos produits paient en Belgique 20 % de droits d’entrée, alors que les Belges ne paient en France que 0.30 par corset non fini, et 0.60 par corset achevé.
- Or, il suffit d’introduire en France des corsets auxquels il ne manque plus que l’application d’une légère dentelle ou broderie, application qui ne constitue pour nos ouvrières françaises qu’un travail nul et sans valeur, pour qu’ils bénéficient de ces droits minimes, contraires aux intérêts de nos fabricants et de nos ouvrières.
- Il serait à souhaiter que ces tarifs douaniers, qui entravent notre exportation et favorisent la concurrence étrangère sur nos propres marchés, fussent révisés et établis sur des bases équitables, assurant la réciprocité à nos produits à leur entrée en Belgique.
- Nos fabricants pourraient ainsi lutter à armes égales avec les fabricants belges et verraient cesser un état de choses si préjudiciable à leurs intérêts.
- PLUMES
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- Le succès obtenu à Liège par l'industrie parisienne des plumes pour parures a été considérable. On peut affirmer que le Salon de la plume, avec son diorama, formait un ensemble qui a été certainement l'un des attraits de la Section française.
- Cette superbe manifestation étaitdùeà l'initiative du Comité de la Classe 86, qui, grâce au dévouement inlassable et aux démarches réitérées du président de la Chambre syndicale des fabricants de plumes pour parures et du président du Syndical des teinturiers en plumes, put obtenir la participation désintéressée des principales maisons de plumes brutes et de matières premières, et réunir ainsi les éléments nécessaires à l’organisation de cette installation si originale, qui fut une innovation dans les Expositions et qui contribua tant au succès de la Classe 86.
- Il convient de féliciter nos collègues pour le concours dévoué qu’ils apportèrent à l’œuvre commune, et de les remercier pour l’attrait qu'ils surent donner à notre Classe tout entière.
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- Les industries de la plume présentèrent à Liège un ensemble tel qu’elles n’en avaient pas encore réalisé dans aucune Exposition Universelle, et qui permit aux visiteurs de se faire une idée nette de l’importance de ces industries et d’apprécier quelle somme d'ima-gination, d'ingéniosité, de fantaisie doivent dépenser chaque année, chaque saison, les fabricants parisiens pour créer des modèles nouveaux, pour lancer la mode qui conserve à Paris, en ces matières, sa primauté universelle.
- Diorama de la plume
- Montrer les matières premières dans les lieux où elles sont récoltées, puis faire voir leurs transformations multiples, jusqu’à la création définitive des modèles prêts pour la vente, faire toucher du doigt les différentes phases de la fabrication : tel est le but que s’étaient proposés d’atteindre les organisateurs de cette Exposition.
- En entrant dans la Section, on remarquait tout d’abord un diorama éclairé à l’électricité, qui, par son arrangement amusant et pittoresque, séduisit et retint la foule des visiteurs.
- Trois tableaux, dont les décors fort réussis étaient dus au talent du peintre décorateur M. Jambon, figuraient synthétiquement les trois lieux du monde où se récoltent principalement les plumes qu’utilise l’industrie: une ferme française, une forêt tropicale, un paysage de l’Afrique du sud.
- Dans la cour de la ferme française, on voyait au premier plan un dindon noir et un dindon blanc.
- Ces modestes volailles fournissent abondamment une plume duveteuse qui, mise en œuvre, a donné naissance à une industrie qui date d’un quart de siècle et qui est devenue aujourd’hui fort importante.
- C’est grâce à cette plume, au duvet fin et soyeux, qu’on a pu créer ces étoles, ces boas, ces manchons qui, dans ces dernières années, ont eu une si grande vogue, et que toute dame élégante a voulu porter.
- La plume de dindon, autrefois presque sans valeur, atteint aujourd’hui des prix élevés et donne à l’éleveur un supplément de revenus fort appréciable.
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- A côté des dindons, le visiteur remarquait toute la gent volatile de la basse-cour: le coq, la poule et ses poussins, le canard, l’oie, et plus loin, voletant ou se reposant sur le toit de la ferme, les pigeons. Les plumes de ces différents oiseaux?sont fort habilement utilisées, soit pour la parure des chapeaux, soit, grâce à des procédés brevetés il y a une quinzaine d’années, par un fabricant parisien, pour la confection des boas, des manchons, des cols, etc..., etc...
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- La ferme française
- Les plumes de basse-cour donnent lieu à un chiffre annuel de fabrication considérable. Pour le marché parisien seul, on peut l’estimer à une vingtaine de millions de francs.
- Dans la forêt tropicale, formant la deuxième partie du diorama, les visiteurs ont pu remarquer les principaux oiseaux venant des contrées chaudes et utilisés par l’industrie des plumes pour parures: les paradis et les gouras venant de la Nouvelle-Guinée
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- et des îles environnantes, les merles du Sénégal, les oiseaux-mouches du Brésil, les perruches de l’Indo-Chine et de la presqu'île de Malacca, les lophofores des Indes, etc.... etc...
- Tous ces oiseaux, de provenances si diverses, sont utilisés de mille façons. Tantôt leurs plumes aux ions brillants et métalliques servent à ornementer les plumes de basse-cour de ions plus tran-quilles et plus prosaïques, tantôt ce sont leur tête, leurs ailes, leur queue, le reste de leur plumage qui, séparément, sont mis en valeur par l’habileté du plumassier, dont le rôle consiste à satisfaire incessamment tous les caprices de la mode.
- Le commerce de ces plumes exotiques, dont le principal marché est à Londres, est assez important. Il peut être estimé à une quin-zaine de millions de francs.
- Un paysage de l’Afrique du sud, où figuraient deux autruches, mâle et femelle, et leur couvée d’autruchons, formait la troisième partie du diorama. Ce ne fut pas la moins intéressante, ni la moins remarquée par les visiteurs. Chacun sait, en effet, quel précieux volatile est l’autruche, et combien sont recherchées les plumes de ce plus gros des oiseaux connus.
- Ces plumes servent aujourd’hui non seulement à la fabrication des panaches et des amazones, ces ornements classiques du chapeau de la femme, mais encore à la confection de boas, d’étoles, de cols, de manchons, dont le succès est si grand dans le monde entier depuis quelques années.
- Jadis, l’homme chassait l’autruche, et cet oiseau si intéressant était menacé de disparaître complètement de la surface du globe ; aujourd’hui, non seulement l’homme ne le détruit plus, mais l'industrie de l’élevage de l’autruche domestique, créée il y a environ 35 ans, constitue un élément de richesse considérable pour tous ceux qui s’y consacrent.
- La colonie du Cap de Bonne-Espérance produit aujourd’hui la presque totalité des plumes d’autruche employées dans l’indus-trie: 300,000 autruches, réparties dans 1,200 fermes plus ou moins importantes, ont produit, en 1905, 200,000kilogrammes déplumes, d’une valeur de vingt-cinq millions de francs. Ces plumes de l’Afrique du Sud sont, en majeure partie, dirigées sur Londres et vendues aux enchères publiques.
- Il y a six enchères par an et les prix qui s’y réalisent servent de
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- base à la plupart des transactions qui se font sur l’article, dans le monde entier.
- Le marché du Caire, après une interruption de 20 ans (de 1880 à 1900), reprend, depuis quelques années, une partie de son ancienne importance; il reçoit les plumes de la Haute-Egypte, du Darfour, du Kordofan, et même du Waday.
- Le marché de Tripoli, qui rivalisait autrefois d’importance avec celui du Cap de Bonne-Espérance, ne reçoit plus qu’une quantité relativement insignifiante de plumes provenant du Waday, du Bornou et de la région de Kano, dans la Nigérie.
- Ces deux dernières provenances sont presque exclusivement dirigées sur Paris.
- L attention du gouvernement français a été appelée sur le grand intérêt qu'il y aurait à favoriser l'élevage de l’autruche en Tunisie, en Algérie, et particulièrement dans nos possessions de l’Afrique occidentale.
- Il a confié l’étude et la mise en pratique de cette question à un jeune et savant explorateur qui a déjà donné des preuves d’abnégation, de sagacité et d’intelligence. Le docteur Decorse accomplit, en ce moment, sa mission sur les bords du Niger, où il doit rester encore deux années. Souhaitons qu’il réussisse à implanter dans cette nouvelle dépendance française, qui donne tant d’espérances, une industrie qui, en si peu d’années, s’est si merveilleusement développée dans la colonie anglaise de l’Afrique du sud.
- Avant d’aborder la description du Salon de la plume, il nous faut adresser nos remerciements bien sincères, au nom du Comité de la Classe 86, à
- MM. Sciama et Cie,
- Salaman et Cie,
- Mantou et Cie,
- Maïer et Pfeiffer,
- Masson et Desprez, Javey et Cie, Charles Mayer, Petit aîné,
- qui, en confiant, avec le plus grand désintéressement aux organisateurs du diorama, les oiseaux et matières premières qui y figuraient, aidèrent puissamment au grand succès remporté à Liège par
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- les industries parisiennes des plumes pour parures et contribuèrent à assurer celui de la Classe tout entière.
- Un paysage de l’Afrique du sud
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- Salon de la plume
- Dans le Salon de la plume, fort bien éclairé à la lumière é.ec-trique, et qui précédait immédiatement le diorama, était groupée une sélection des principaux fabricants de l’industrie de la plume, qui tous s’étaient efforcés, chacun dans son genre et sa spécialité, de montrer ce que peut faire et produire cette industrie si parisienne.
- L'aspect de toutes ces belles vitrines était d’autant plus séduisant, qu’aucune séparation n’existait entre chacune des Expositions, toutes individuelles. Cette ingénieuse disposition permettait d’admirer dans son entier ce merveilleux ensemble. Tous les exposants avaient apporté le plus grand soin et le meilleur goût dans
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- la présentation de leurs articles. Quinze maisons avaient répondu à l’appel du Comité:
- Deux étaient hors concours,
- Une obtint un Grand prix,
- Trois des diplômes d'honneur.
- et le Jury récompensa les autres en leur attribuant :
- Quatre médailles d’or,
- Cinq médailles d’argent.
- Les produits fabriqués exposés par les plumassiers parisiens, donnaient aux visiteurs attentifs l’impression d’une véritable leçon de choses.
- A côté des dindons, remarqués dans la ferme française, on pouvait voir des étoles, des manchons, des fourrures diverses, fabriqués avec la plume de ces oiseaux; à côté du coq, du canard. de l’oie, du pigeon, on pouvait admirer de charmantes fantaisies pour chapeaux, composées des dépouilles de ces modestes animaux de basse-cour.
- Les plumes des oiseaux des tropiques, utilisées de façons diverses, donnaient des produits de couleurs plus vives, de' tous plus chauds. Enfin la plume d’autruche, qui occupait le plus grand nombre de vitrines, montrait le merveilleux développement d’une grande et belle industrie. Amazones et panaches de couleurs si belles et si variées (la teinture des plumes est devenue une science et un art), boas, éloles, cravates, écharpes, manchons, fantaisies de toutes formes, disaient à tous quelle place importante la plume d’autruche a conquise.
- Les fabricants parisiens de plumes pour parures n’ont pas rencontré, à Liège, de rivaux étrangers. Il en a été à peu près de même, du reste,dans les Expositions Universelles précédentes. Celle abstention s’explique facilement: si la concurrence grandit chaque jour à Londres, à Berlin, à Vienne, à New-York, Paris demeure l’initiateur exclusif de toutes nouveautés.
- C’est Paris qui crée la mode.
- Les autres villes se bornent à* la copier. Elles y réussissent, il faut le reconnaître, de mieux en mieux.
- C’est par un renouveau incessant de leurs produits, c’est par la perfection de leur fabrication, que les plumassiers parisiens pourront se maintenir au premier rang.
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- Les efforts qu’ils ont déployés, dans ces dernières années, n’ont du reste, pas été vains. Ils ont ramené, sur leur marché, une activité d’affaires inconnue depuis longtemps.
- L'industrie de la plume d’autruche occupe, à Paris, 10.000 ouvriers et ouvrières répartis dans plus de 200 établissements dont quelques uns sont de véritables usines industrielles.
- FLEURS
- FRANCE, BELGIQUE, RUSSIE
- Il est permis de regretter ici l’abstention totale de nos fabricants français de lleurs artificielles, qui laissèrent échapper ainsi l'occasion qui leur était offerte d’affirmer une fois de plus l’incontestable supériorité d’une industrie si importante et si éminemment française.
- Dans la Section belge, un fabricant de lleurs artificielles, de Liège, avait exposé avec beaucoup de goût, des feuillages et des écorces, parfaitement reproduits, qui garnissaient le fond de sa vitrine de la manière la plus gracieuse. Des orchidées, roses, glycines, d’une exécution parfaite, complétaient l’illusion de ce véritable petit " Paradis des Fleurs ”.
- Médaille d’or.
- Dans la section Russe, une médaille de bronze fut accordée à une maison de Saint-Pétersbourg, qui exposait des Heurs découpées en bristol, d’un travail très fini, et dont les reliefs étaient intéressants.
- PAILLETTES
- FRANCE
- La paillette métallique sert à de multiples emplois et reçoit chaque jour des applications nouvelles dans les réticules, ceintures, éventails, abat-jour, etc... Elle sert à orner les fleurs d’église, à garnir les encartages pour boutons de nacre ; on l’emploie également pour la passementerie et la broderie sur tulle, mais plus particulièrement pour la mode.
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- Trois fabricants de ces articles avaient exposé à Liège ; tous trois avaient rivalisé d’ingéniosité pour créer des motifs difficul-tueuxparla multiplicité des coloris employés et qui étaient d’une exécution parfaite.
- Le premier présentait une superbe gerbe de lleurs, qui était une merveilleuse démonstration de ce que peuvent produire le travail intelligent et le goût artistique habilement combinés avec une science de couleurs poussée au plus haut point.
- Plus de trois cents nuances, en effet, avaient été employées pour rétablissement de ce magnifique panneau, véritable œuvre d’art que le Jury récompensa par un nouveau Grand prix.
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- Le second obtint une médaille d’or; il exposait divers échantillons de matières premières, et un tableau de nuances des chenilles dont il s’est fait une spécialité.
- On remarquait, dans sa vitrine, des coupes en cristal contenant ces petites rondelles de métal et de gélatine coloriées, dont l’assemblage, sous le jeu de la lumière, produit ces effets merveilleux dont un coussin brodé offrait une belle démonstration.
- Enfin, le Jury accorda une médaille d’argent au troisième fabricant, dont les panneaux représentaient des poissons et des fleurs, d'une exécution habile et d’un goût parfait.
- CHAPELLERIE
- La chapellerie française était brillamment représentée à Liège, autant par le nombre des exposants que par la notoriété des maisons qui avaient répondu à l’appel du Comité. Toutes les branches
- I de l’industrie du chapeau se trouvaient réunies sous les yeux au
- public : chapeaux de laine, formes de paille et de feutre, coiffures ac voyage, chapeaux de soie et de feutre, chapeaux de paille, casquettes, fournitures de chapellerie, etc...
- Le Jury décerna aux 20 exposants qui contribuèrent à ce magnifique ensemble, et dont trois étaient hors concours comme membres du Jury, les récompenses suivantes :
- 5 Grands prix, dont un à une collectivité comprenant 8 maisons,
- 4 diplômes d’honneur,
- » 2 médailles d’or.
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- TI est impossible d’affirmer plus éloquemment la haute supériorité de cette industrie si pleine de ressources, qui tient une si grande place dans les industries du vêtement, et dont le cycle embrasse une si vaste clientèle hors de nos frontières.
- Toutes les diverses fabrications de l'industrie du chapeau ont été traitées avec une telle compétence, et d'une manière si précise, par M. Mermilliod, dans le rapport qu’il vient de faire sur le Groupe G1 de l’Exposition de Saint-Louis, qu’on voudra bien nous excuser de ne donner sur certaines branches de cette industrie que des détails succincts.
- FRANCE
- Trois fabricants de chapeaux pour dames cl une collectivité très intéressante réunissant huit exposants avaient fait des Expositions remarquables.
- Une maison parisienne, qui possède une importante usine à Paris, montrait, dans une vitrine d’un goût parfait, des modèles de chapeaux en paille et en feutre, qu’elle fabrique et vend, soit nus soit garnis, principalement à Paris et en province.
- Hors concours, son chef étant membre du Jury.
- Dans une grande vitrine centrale, que l’on trouvait aussitôt franchie l’élégante portière du diorama de la plume, était présentée l’Exposition de la Collectivité des fabricants de chapeaux de paille et de feutre pour dames, de Paris. Pour la première fois, il avait été possible de réunir les maisons de premier ordre qui créent les nouveautés de la haute mode et donnent, dans celle partie de notre industrie nationale, le ton au monde entier, maisons qui, malheureusement, avaient cru jusqu’ici devoir se désintéresser des Expositions.
- C’est grâce au dévouement inlassable et aux instances pressantes du président de la Chambre syndicale des fabricants de chapeaux de paille et de feutre pour dames, qu'il fut possible d'obtenir la participation de ces fabricants à l’Exposition de Liège. Il convient de l’en féliciter tout particulièrement et nous souhaitons que le succès remporté par cette belle Exposition collective lui permette de réunir, dans les prochaines manifestations de nos industries des accessoires du vêtement, des représentants de plus en plus nom-
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- breux de cette belle industrie, si essentiellement parisienne, du chapeau pour dames.
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- Les huit maisons, composant cette collectivité, présentaient des modèles qui, par leur nouveauté, leur coloris, la finesse extrême des matières employées, le raffinement des formes et l’habileté de la main-d’œuvre, constiluaient un ensemble d’une élégance parfaite et d’une grande valeur professionnelle. Certaines de ces maisons s’étaient attachées à montrer des articles absolument inédits,
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- comme matière première et dessin (chapeaux remmaillés d'une seule pièce); d’autres exposaient des qualités en articles unis d’une finesse extrême (crins, chanvres et chapeaux exotiques); d’autres encore s’étaient appliqués à envoyer des modèles remarquables par la grande habileté de la main-d’œuvre et la difficulté vaincue. La vitrine, à quatre faces, se composait de chapeaux d’été d’un côté et de chapeaux d’hiver de l’autre. Tous les genres de feutre et de tissus, ainsi que toutes les pailles et fibres qu’il est possible d’employer en chapellerie étaient représentés.
- L’ensemble, tout à fait supérieur, se composait exclusivement de chapeaux de dames. Le Grand prix collectif lui fut attribué, ainsi qu’une nomination hors concours.
- Cette Exposition, si appréciée parles connaisseurs, aurait beaucoup gagné à être présentée sous une forme moins professionnelle; nous savons qu’il en a toujours été ainsi, et que le chapeau le plus élégant sans garniture, et surfont privé du délicat visage et de la grâce féminine pour lesquels il a été créé, garde la sécheresse des choses exilées, mais il serait désirable que dans les prochaines manifestations à l’étranger de leur belle industrie, nos fabricants si artistes et si ingénieux puissent présenter leurs articles d’une manière plus attrayante et, pour ainsi dire, plus complète.
- Un Grand prix fut également attribué à une très ancienne et très importante maison parisienne, dont les genres exposés se recommandaient parla variété des modèles, leur goût parfait, ainsique par les soins apportés dans la confection.
- Un Grand prix fut décerné à nouveau à une très importante fabrique de chapeaux de laine pour hommes et dames, qui occupe, en Vendée, un grand nombre d’ouvriers, dont la production journalière atteint 3.600 pièces et qui a acquis et conservé dans cette spécialité une suprématie indiscutable.
- Une importante fabrique de casquettes et chapellerie de fantaisie, qui était hors concours par suite de la présence de son chef dans le Jury, exposait, dans une vitrine du meilleur goût, des modèles très intéressants de sa fabrication : casquettes pour chauffeurs, pour touristes, coiffures de sports, toques de chasse, d’un travail très soigné.
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- Le Jury accorda un diplôme d’honneur à une autre fabrique parisienne de casquettes, qui s’est fait une spécialité] de l’article deluxe.
- Cette maison a su donner de l’élégance à ces'coiffures, qui, en-
- core tout récemment, étaient complètement délaissées par le monde* fashionable.
- Par la création constante de nouveaux modèles, elle a su répondre aux exigences si changeantes de la mode et du sport sous toutes-
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- ses formes: auto, bicyclette, polo, chasse, etc...; un bel assortiment de chapeaux mous pour le voyage complétait cet heureux ensemble.
- Une autre maison de chapellerie dont la fabrication consiste exclusivement dans l’article courant, qui s’attache et réussit fort bien à vulgariser les genres adoptés par la mode, obtint une médaille d’or.
- S’inspirant de formes nouvellement créées aussi bien dans le chapeau de dame, de fillette et d’enfant que dans les casquettes et bérets, elle les approprie aux besoins et aux ressources de sa clientèle, qui peut ainsi, à bon compte, se parer au goût du jour.
- L’industrie du chapeau de paille était représentée par des maisons d’une importance considérable, et la place prépondérante qu'occupe cette spécialité dans la chapellerie française mérite une mention spéciale.
- La renommée de l’industrie lorraine, dont les débuts remontent à plusieurs siècles, est universelle; cette industrie aurait été importée de Toscane par des ouvriers italiens, dès le seizième siècle, et l’on raconte que Marie Stuart ayant remarqué ce travail pendant un séjour à la cour de Lorraine, tenta de l’implanter en Écosse. Quelle que soit l’exactitude de ces détails, ils prouvent tout au moins que la fabrication des chapeaux de paille, à Nancy, est fort ancienne.
- La première sorte de chapeau ainsi fabriqué fut le chapeau cousu, c’est-à-dire formé par la coulure concentrique de Iressesde paille.
- Cette fabrication, qui n’a cessé de s’étendre, en même temps que s’accroissaient ses débouchés, est aujourd’hui une partie importante de l'industrie chapelière.
- L’élément constitutif du chapeau de paille cousue est la tresse de paille. Ce nom générique englobe les tresses faites avec les matières les plus diverses, telles que : tiges de graminées (blé, seigle, avoine, etc...), copeaux de certains bois (sapin, saule, bouleau, etc...), le crin, le coton, le chanvre, la soie, les feuilles de palmier, le rafia, les joncs, les roseaux, le chanvre de Manille, les
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- éclisses de baleine, les pelures de plumes, les fibres de dattier, l’osier, etc..., que nos industries importent d’Italie, de Suisse, d’Angleterre, de Belgique et surtout de la Chine et du Japon.
- Mais, si important que soit le chapeau de paille cousue, ce qui constitue la spécialité, et l’on pourrait dire l'originalité des fabricants lorrains, c’est le chapeau tressé d’une seule pièce, fait avec la feuille de palmier (Latania Glaucophylla). C’est vers 1830 seulement que ce genre de chapeau fut connu par quelques spécimens grossièrement faits venus des Antilles. Les fabricants français, se rendant compte du succès auquel était appelé cet article, cherchèrent à l’implanter dans leur pays.
- Après quelques années de tâtonnements, une réussite complète couronna ces tentatives faites à Sarralbe, à Sarr-Union et dans les environs, où le tressage du chapeau de palmier prit bientôt une grande extension. Ces premiers essais datent de 1833.
- Une quinzaine d’années plus tard, apparut, venant de l’Amérique centrale, le chapeau panama. Ce nouveau venu eut des débuts retentissants; les premiers panamas se vendirent, en effet, 1.000 et 2.000 francs, et devinrent des objets de curiosité, à cause de leur prix et de leur finesse.
- Les fabricants de l’Est tentèrent avec succès de fabriquer ce nouveau chapeau, dont le travail, quoique plus difficile, rappelait celui du palmier. Depuis lors, on sait le chemin parcouru. Le panama, que le caprice de la mode a tant de fois porté au pinacle, est devenu une fabrication essentiellement lorraine.
- Après la guerre franco-allemande de 1870, les fabricants de l’Est tirent des tentatives en vue de transporter l’industrie du tressage aux environs de Nancy, mais, malgré des efforts répétés, on ne put constituer en Meurthe-et-Moselle et dans les Vosges, qu’un certain nombre de centres de tressage, dont on peut évaluer le nombre des ouvriers et ouvrières à cinq cents ou six cents. Il fallut conserver en Alsace-Lorraine les succursales établies quarante ans auparavant, sous peine de voir la France perdre en totalité le bénéfice d’une industrie qu’elle avait créée de toutes pièces, et qui, à cause de son caractère particulier, est unique en Europe, et
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- même, on peut le dire, dans le monde entier, puisque le tressage des panamas dans l’Amérique centrale n’existe qu’à l'état rudimentaire, en tant qu-industrie.
- Les fabricants de l’Est, monopolisant la fabrication des chapeaux de palmier et de panama, appliquèrent successivement leur outillage et leurs procédés spéciaux de blanchiment, d’apprêt et de dressage aux chapeaux dits de rotin, tressés à Java, aux chapeaux dits de Manille, tressés aux Philippines, aux chapeaux tressés à Madagascar et en Chine, de telle façon que Nancy et la région sont connus dans tous les pays du monde pour leur industrie spéciale des chapeaux tressés.
- On compte, dans la région de l Est, dix manufactures de cha peaux de paille qui occupent au tressage de vingt à vingt cinq mille ouvriers, chiffre qui paraîtrait énorme, si l'on ne savait que le tressage, qui se fait entièrement à la main, est un travail extrêmement long, puisque, dans certains panamas très fins, le tresseur emploie pour un seul chapeau plus de deux mille liens, et des villages entiers se livrent à ce travail qui demande une grande habileté de main et beaucoup d’habitude pour être réussi.
- Les salaires varient de 1.50 à 5 francs par jour pour les femmes, et de 3.50 à 8 francs pour les hommes.
- La production des dix manufactures installées en Lorraine peut être évaluée à cinq cent mille douzaines de chapeaux par an, soit vingt mille chapeaux par jour.
- D’importantes manufactures existent également dans la région Sud-Est (Grenoble, Lyon) et la région du Midi (Caussade, Sept-fonds).
- Le Jury décerna un Grand prix à chacune des deux fabriques de chapeaux de paille de la région de Nancy.
- La première, d’une importance considérable, présentait, dans une très belle vitrine des spécimens de son énorme production, chapeaux tressés en fibres exotiques, panamas, etc...
- Tous ces articles étaient absolument remarquables de fabrication et se recommandaient par leur travail soigné, leur finesse et leur blancheur.
- La seconde, qui avait fait une Exposition intéressante au plus haut
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- point, attirait l’attention par une heureuse disposition des matières premières diverses employées dans la confection de ses chapeaux de paille, dont elle présentait une grande variété de formes, permettant de satisfaire toutes les fantaisies de la clientèle.
- Des chapeaux de paille cousue, d’une fabrication parfaite, et exécutés avec des matières de prix avantageux, étaient exposés par une très ancienne fabrique du Sud-Ouest de la France, occu
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- pani un nombreux personnel, et à laquelle le Jury décerna un diplôme d’honneur.
- Deux maisons de chapellerie, vendant directement leurs produits aux consommateurs, avaient établi des vitrines contenant les genres les plus variés et du plus heureux effet.
- Dans l’une, on remarquait des hauts de forme aux huit reflets impeccables, des modèles de chapeaux de feutre et de paille de formes nouvelles, d’une élégance parfaite, d’un cachet tout parisien.
- Diplôme d’honneur.
- Dans l’autre, on constatait, en admirant les genres exposés en chapeaux d’hommes, de dames et d’enfants, ce que peut une publicité bien entendue, appuyée sur une fabrication méticuleuse et un travail soigné, pour donner de l’extension, à une production dont l’importance croît sans cesse.
- Médaille d’or.
- Enfin, un diplôme d’honneur fut obtenu par une fabrique de Saint-Etienne, qui a un dépôt à Paris, et qui, dans une vitrine où les nuances s’harmonisaient de la façon la plus heureuse, exposait des galons pour chapellerie et rubans fantaisie, dont l’emploi, pour l’ornementation des coiffures de dames et surtout des chapeaux d’hommes, s’est considérablement développé pendant ces dernières années.
- BELGIQUE
- En Belgique, le centre de l’industrie des chapeaux de paille se trouve dans la vallée deGeer, oùla fabrication en aurait été également importée de Toscane, au xive siècle. A l’apogée de son importance, entre 1850 et 1875, tous les villages de cette contrée constituaient autant de centres de tressage de tresses de paille, mais depuis cette époque, la préférence accordée aux produits de la Chine et du Japon a fait baisser sensiblement la fabrication de cette contrée.
- Les fabricants font maintenant leurs chapeaux avec des tresses
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- importées ; l’exportation des tresses belges s’est presque complètement arrêtée, ces tresses ne servent pour ainsi dire plus qu’à la confection des cornettes ou capotes de paille qui sont portées dans diverses contrées de Belgique et de Hollande.
- L’Exposition de la vallée de Geer, dans une des maisons du Vieux Liège, faisait voir une collection vraiment curieuse de ces coiffures de paysannes, dont certaines, constituées avec des tresses d’une finesse extraordinaire, représentaient de véritables tours de force de tressage.
- Depuis quelques années, la fabrication des chapeaux de paille dans la vallée de Geer s’est tout à fait modernisée, et les fabricants de cette région produisent des articles en tous points semblables à ce qui est fait en France et dans les autres pays d’Europe.
- Il n’existe aucune fabrique comparable comme importance à nos usines de l’Est, mais le grand nombre d’établissements que l’on compte à Glons, Bassenge, Hins-Boris, etc... en font néanmoins un centre respectable.
- Une très intéressante vitrine était celle d’une manufacture de chapeaux de feutre dont le siège est près de Bruxelles.
- L’exposant avait eu l’ingénieuse idée d’y réunir des spécimens des différentes formes de chapeaux qu’il fabrique pour l’exportation, notamment pour l’Amérique du Sud, et cet ensemble formait une petite collection du plus pittoresque effet.
- Sur le devant de la vitrine, des types des matières employées, lièvre, lapin, rat, etc..., enfin quelques modèles variés de genres en chapeaux de feutre souple, complétaient cette Exposition remarquable qui fut récompensée par un Grand prix.
- Une manufacture de fine chapellerie de Glons, qui exposait pour la première fois, obtint cependant une médaille d’or, le Jury voulant reconnaître et encourager l’effort tout spécial fait par cette maison qui présentait un assortiment intéressant de chapeaux de paille pour hommes et enfants.
- JAPON
- Dans la Section japonaise, cinq fabricants de tresses de bois etde paille présentaient des échantillons de leur production, dont une
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- grande partie est exportée en Europe, chez les industriels qui reçoivent en effet leur paille toute nattée du Japon, pour la confection de leurs divers chapeaux de paille.
- Les tresses exposées démontraient les progrès réalisés par cette industrie dont les produits peuvent rivaliser avec ceux de Suisse, d’Italie et de Belgique et, cependant, les Japonais ne sont pas des innovateurs, ils s’appliquent surtout à copier fidèlement et rapidement les nouveautés créées en Europe.
- Au Japon,la paille est d’une qualité et d’un brillant exceptionnels, le bois est particulièrement propre à la confection de tresses de bois qui sont maintenant employées concurremment avec celles de Carpi cependant, malgré la richesse du sol et le taux très réduit des salaires, les Japonais n’arrivent encore à concurrencer que les articles courants de la fabrication européenne.
- Nous avons vu à Liège des chapeaux dits de panama dont les prix étaient d’environ 30 0/0 plus élevés que des articles similaires produits par la fabrication lorraine, bien que le tressage n’atteignit pas la perfection de la main-d’œuvre française.
- Un Grand prix fut accordé à une association de fabricants de tresses de paille, du département d'Okyama.
- Une Exposition remarquable était celle d’une maison de tresses de bois de Yokohama, qui exporte en Europe pour une somme de 700.000 yens et peut fournir 1.000.000 de pièces de 60 yards annuellement; elle obtint un diplôme d’honneur.
- Une autre maison de Kochi, qui exposait des tresses de bois, fut 'récompensée par une médaille d'or.
- Le Jury décerna à deux fabricants de tresses de bois et tresses de paille, de Kobé, une médaille d’or et une médaille d’argent.
- Enfin, une maison deTokio qui montrait quelques spécimens de chapeaux de tresses de bois, de formes peu gracieuses, reçut une médaille de bronze.
- Il reste à mentionner l’Exposition de chapeaux dits Tamsui,d’une maison de Taipek, île de Formose.
- Ce chapeau qui, au dire des intéressés, ne le cède en rien au
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- chapeau dit de Panama est fabriqué avec les feuilles d’un végétal, le Pandamus odratissimus, qui sont blanchies et tressées par des ouvrières indigènes.
- Il se recommande par sa souplesse et sa légèreté.
- Quelques spécimens de lleurs, fabriquées par des jeunes filles dans les écoles, montraient un nouvel emploi du végétal servant à la confection de ces chapeaux.
- Le Jury accorda à cette Exposition une médaille d’argent.
- RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
- Un fabricant de chapeaux de paille de Saint-Domingue, qui exposait des modèles de peu d'intérêt, reçut une médaille d’argent.
- BONNETERIE
- La hausse de la laine et les fluctuations des cours du coton n’ont pas peu contribué à rendre difficile, pendant ces dernières années, la situation des fabricants de bonneterie, malgré l’ingéniosité qu’ils déploient pour créer constamment des modèles élégants et du goût le plus sûr, et bien que, la pratique de plus en plus répandue des sports et des exercices en plein air ait augmenté dans de notables proportions la consommation des articles de bonneterie en tous genres.
- Le chiffre d’exportation de la bonneterie s’est élevé, pour 1904, à 21.372.631 francs, dont 1.830.187 francs pour la Belgique. Ces chiffres sont éloquents et montrent la faveur dont jouissent nos articles de bonneterie de luxe à l’étranger, car, en effet, si des fabriques importantes et de grande production existent en Allemagne, en Belgique, en Autriche-Hongrie, et même en Angleterre, c’est en France, et à Paris surtout, qu’il faut venir chercher les articles de luxe et de confection soignée, dont les types exposés à Liège, remarquables à tous égards, formaient un ensemble du plus heureux effet.
- Les principaux centres de production pour la France se trouvent dans les départements de l’Aube et de la Somme; Troyes, notamment, possède des établissements importants, et dont les produits se répandent et sont appréciés sur tous les marchés du monde entier.
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- Le nombre des ouvriers travaillant dans cette industrie, en France, est considérable; on en comptait 44.000 lors du dernier recensement.
- Les salaires sont restés stationnaires depuis une quinzaine d’années ; le travail est payé aux pièces ; les hommes gagnent de 5 à 7 francs et les femmes de 3 à 5 francs.
- FRANCE
- La bonneterie française, qui élait représentée par 12 maisons importantes appartenant aux différentes branches de cette industrie, avait tenu à faire une manifestation digne de sa renommée universelle, que le Jury consacra à nouveau, en décernant à ces douze exposants les récompenses suivantes :
- 1 hors concours,
- 4 Grands prix,
- 4 diplômes d'honneur,
- 2 médailles d’or,
- 1 médaille d’argent.
- Une seule maison de Troyes avait répondu à l’appel du Comité et il est vraiment regrettable de constater celte presque totale abstention de la fabrique troyenne, dont les intérêts à l’étranger sont cependant si considérables.
- Une maison très importante de Paris qui était hors concours par suite de la désignation de son chef comme expert-juré et qui représentait l’industrie du jersey et des tissus dits des Pyrénées, avait réuni dans une belle vitrine de très élégants spécimens de vêtements confectionnés en tissus des Pyrénées. Elle faisait, en outre, fonctionner sous les yeux du public un métier spécial et perfectionné permettant une fabrication sans apprêt ni feutrage de couverture tricot. Ce métier obtint le plus grand succès auprès des nombreux visiteurs de la Classe 86, et on ne saurait trop encourager de pareilles démonstrations qui rendent les Expositions instructives et intéressantes.
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
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- Dans une vitrine d'une disposition fort heureuse et d’une richesse du meilleur goût, une maison de bonneterie de luxe de Paris présentait, d’une façon très élégante, ses produits : bas de
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- soie brodés et à jours, chaussettes pour hommes soie, etc., d’une fabrication irréprochable.
- Le Jury lui décerna un Grand prix.
- en fil tin et en
- Deux très anciennes et très importantes maisons de province obtinrent également chacune un Grand prix.
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- La première montrait un bel assortiment de bas de soie unis et à jours, avec piqûres et broderies dont elle s’est fait une spécialité.
- La seconde, dont le siège se trouve dans le département de a Somme, a eu le grand mérite de créer dans cette région un nouveau centre de production de la bonneterie, dont la prospérité croissante assure le salaire à un nombreux personnel ; cette initiative bienfaisante, couronnée de succès, méritait une mention particu-ière.
- La bonneterie de laine était représentée par une très importante maison de Paris, qui avait su réunir les spécimens les plus intéressants de sa fabrication, et que le Jury récompensa également par un Grand prix.
- La bonneterie de Troyes ne comptait qu’un seul représentant, dont l'Exposition importante était du plus grand intérêt, et dont la vitrine, disposée avec un goût parfait, mettait en relief les objets exposés : bas de cyclistes, chaussettes de laine et de fil. Des vues des usines et des ateliers venaient compléter cet ensemble du plus heureux effet.
- Le Jury lui décerna un diplôme d’honneur, ainsi qu’à une maison de bonneterie de Paris, qui exposait des bas et des chaussettes en coton, en laine, en fil et en soie très bien présentés.
- Des diplômes d’honneur furent également attribués à deux maisons, dont l'une a son siège à Paris, et l’autre en province, qui présentaient des gilets de chasse et de livrées, en jersey et tricot de confection tout particulièrement soignée.
- Une maison de bonneterie de Paris exposait des gants en tissus, dont elle s’est fait une spécialité. Perfectionnant sa fabrication elle a vu ses efforts couronnés de succès et elle peut maintenant se défendre utilement contre ses concurrents allemands, qui, jusqu’à ce jour, possédaient le monopole de cet article.
- Le Jury, estimant que de tels résultats méritaient un encouragement, décerna à cette maison, bien qu’elle exposât pour la première fois, une médaille d’or.
- La même récompense fut attribuée à une maison de tricotage de
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
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- Paris, qui cherche constamment à innover et à développer tous les genres pouvant se rattachera cette fabrication spéciale.
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- . y qud).
- Enfin, une autre maison de tricotage de Paris obtint une médaille d’argent.
- BELGIQUE
- Une seule fabrique de bonneterie avait exposé dans la Classe 86 belge. C’était une très importante maison de Leuze qui emploie un
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- nombreux personnel, possède un outillage puissant et est installée pour produire dans les conditions les meilleures, faisant tous ses apprêts et teignant elle-même ses laines. Les produits de sa remarquable fabrication : bas, chaussettes, caleçons, gilets et vestes de chasse étaient présentés avec le meilleur goût.
- Celte démonstration intéressante obtint un Grand prix.
- ÉVENTAILS ET ÉCRANS
- FRANCE
- A notre grand regret, nous devons déplorer qu’aucune maison d’éventails n’ait cru devoir participera l’Exposition de Liège ; celle abstention nous semble d’autant plus regrettable, que nous croyons savoir que les produits français jouissent d’une grande faveur en Belgique.
- CHINE
- En Chine, l’éventail n’est pas un accessoire de la seule toilette féminine comme en Europe ; on le trouve dans toutes les mains, différant seulement de forme et de qualité, dans celles de l’empereur, comme dans celles du dernier des coolies. Aussi la fabrication des éventails, qui se divisent en deux grandes catégories : l’éventail à plis et l'écran, est-elle considérable et des milliers d’ouvriers sont employés à la production nécessaire pour satisfaire les besoins de l’immense population de l’Empire chinois.
- L'éventail à plis se fait en bambou, en bois précieux, santal et autres, en ivoire et en écaille.
- Pékin a la spécialité des éventails en bois foncé et papier noir, sur lesquels sont collés des dessins ou des caractères en papier doré du plus charmant effet. A Canton, on fabrique surtout des éventails en papier peint avec les ligures des personnages en ivoire, puis viennent les éventails en bois de santal, en bois laqué, en ivoire, écaille, etc.. ces derniers sont spécialement destinés à l’exportation.
- Quant aux écrans, ils sont faits en gaze de soie tendue sur un
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- cadre, et brodée. On trouve aussi des écrans formés d’un mince tambour de soie, dont les deux surfaces sont ornées de peintures variées ou de sentences prétentieuses.
- Les plumes de la queue de l’aigle, réunies sur un manche de bois dur, fournissent un écran fort estimé à Pékin, tandis que dans la province de Kwang-toung, les plumes de l’argus et des nombreux et brillants faisans de Yunnan fournissent de charmants écrans, rehaussés des plumes du héron et du martin-pêcheur. Le monde végétal est aussi mis à contribution, et les feuilles d’une ou plusieurs variétés de palmiers sont aisément transformées en éventails.
- A Canton, les feuilles sont mises à tremper pendant quinze jours, puis séchées à un feu doux, ce qui les rend polies ; on les borde ensuite avec du ruban de soie ou de rotin, fixé au pétiole par deux appliques d’écaille et deux rivets en cuivre. Ces éventails, en feuilles de palmier, s’exportent beaucoup aux Etats-Unis, dans l’Inde, l’Amérique du sud et l’Europe.
- Cette industrie comptait deux représentants à Liège.
- Une importante maison de Hangchow, qui présentait une très belle collection d’éventails de toutes sortes, pliants et non pliants, encorne, ébène, bois, ivoire, avec peinture à l’aquarelle, dédicaces etc.., obtint un Grand prix.
- Une maison de Shanghaï, qui exposait pour la première fois, reçut une médaille d’argent; sa vitrine, bien disposée, contenait des pièces remarquables, d’une exécution parfaitement soignée.
- Le Gouvernement provincial de Hounan avait réuni, dans une belle vitrine, de nombreux objets fabriqués dans la manufacture gouvernementale : éventails, chaussures, fleurs artificielles du plus haut intérêt ; le Jury lui décerna une médaille d’argent.
- Cette superbe Exposition avait été installée sur l’initiative du Gouverneur de Houpeh, que le Jury récompensa par un Grand prix.
- JAPON
- L’industrie des éventails, si florissante au Japon, où cet accessoire fait, comme en Chine, partie intégrale du costume national,
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- était représentée par deux maisons de Kyoto, qui est la principale ville productrice de cet article.
- La plus importante, qui emploie un personnel nombreux, 450 hommes et 650 femmes, montrait, à côté des articles riches d'une exécution parfaite, des éventails de qualité inférieure mais remarquable par leur bien-fini ; elle obtint un diplôme d’honneur.
- L’autre maison, qui se consacre plus spécialement à l’article de bonne fabrication moyenne, avait su grouper un choix bien varié de ses différents genres.
- Le Jury lui accorda une médaille d’argent.
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- LISTE DES RÉCOMPENSES
- de la Classe 86
- FRANCE
- HORS CONCOURS
- Au Bon Marché, (maison A. Boucicaut) Fillot, Ricois, Lucel et Cie, à Paris.
- BESSAND Père et Fils, Stasse et Cie à Paris.
- Chabanne (C.,), à Paris.
- Daniel (J.-B.) (Vaysset dit), à Paris.
- DONCKELE, Doll, et Cie, à Paris.
- HELLSTERN (Constant), à Paris.
- Hirsch et Veil, à Paris.
- Latouche (G.) jeune, à Paris.
- Leprince (Henri), à Paris.
- Mayer (Myrtil et frère), à Paris.
- MERMILLIOD (Eugène), à Paris.
- Tréfousse, GOGUENHEIM et Cie, à Chaumont (Hte-Marne)
- Brossard (Georges) jeune, à Paris.
- Dehesdin et fils, à Paris.
- Société du caoutchouc manufacturé, à Paris.
- Thierry frères, à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais)
- Villeminot et Cie, à Paris.
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- GRANDS PRIX
- Anglade et Debauge, à Paris.
- Blum (L), à Paris.
- Bouly (Alfred) et Cie, à Moreuil (Somme).
- Brun (Louis) fils, à Arre (Gard).
- BUSCARLET (Etienne), à Paris.
- Clapin (J.), à Paris.
- Goanet, à Nancy (M.-et-M.).
- Collectivité de la Chambre Syndicale des fabricants de chapeaux de paille et feutre pour dames, à Paris. en participation : Bailly, à Paris.
- Barré, à Paris.
- Chaumonot et Cie, à Paris.
- Daniel (J.-B.), à Paris.
- Liez (E), à Paris.
- Moors, à Paris.
- Picard (les fils de Léopold), à Paris
- Stoffel, à Paris.
- Denis et fils, à Paris.
- Dressoir, Pémartin, Pulm et Cic, à Paris.
- Ducarin D., à Comines (Nord).
- Falcimaigne, Charles, à Paris.
- GANDRIAU (R.) fils, à Fontenay-le-Comte (Vendée).
- Gibault (Auguste), à Paris.
- HUNEBELLE (Alfred), à Amiens (Somme).
- Langenhagen (Ferdinand-Octave de), à Lunéville (M.-et-M).
- LEPRINCE (Désiré), à Paris.
- Liaud frères, à Paris.
- LOLLIOT (Albert), à Paris.
- Marchand-Hébert, à Andeville (Oise).
- Parent (A.) fils et Bouchard, à Paris.
- Picard et Minier, à Paris.
- Rousseau (Amédée- Georges), à Paris.
- Savouré, à Paris.
- SCHWOB (Maurice), à Paris.
- Société « le Busc », à Paris.
- Stockman, à Paris.
- Tonnel (Vve A.) et Cie, à Paris.
- VIMONT (L.) et Linzeler, à Paris. ,
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT 107
- DIPLOMES D’HONNEUR
- BENOISTON, à Paris.
- BERGMILLER, Putois et Cie, à Paris.
- BERTOUT et Got, à Paris.
- Biron, C., à Paris.
- Boileau (Th.), à Paris.
- BOISSELIER, à Paris.
- Bonnet (J.), à Paris.
- Bounaix jeune, à Paris.
- CADOLLE (Vve H.) et fils, à Paris.
- DELION (Albert-Louis), à Paris.
- D’ENNETIERES (J.-B), à Comines (Nord).
- Dheilly (Emile), à Villers-Bretonneux (Somme).
- Favory (A.) etCio, à Paris.
- GAITZ-HOCKY (J.), à Paris.
- Guionvar (Paul) et Cie, à Paris.
- Imans (P.), à Paris.
- Lemaire (Léon), à Paris.
- Macdonal (Gabriel), à Paris.
- Peyrache frères, à Paris.
- PLANTEVIGNES (Etienne-Camille), à Paris.
- Rey (Didier). Etabl. Bey cousins et Cie, à Caussade (T.-et-G.)
- Société anonyme " Aux Galeries Lafayette ", à Paris.
- Société des Agrafes françaises, à Paris.
- VIRLOUVET ( Lucien), à Paris.
- VITOUY-DERREY, à Troyes (Aube).
- MÉDAILLES D’OR
- Barreiros (Mme Berthe), à Paris.
- Bourdon et Rasse, à Paris.
- Camrier (Paul), à Paris.
- Choisy (Auguste), à Paris.
- Collot (Michel), “ Au Prince Eugène ", à Paris.
- Courtois (Albert-Armand), à Paris.
- Croizier (Ennemond), à Paris.
- Demotte (A.), à Paris.
- Démaret (J.), à Paris.
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- DESPREAUX jeune et fils, à Paris.
- DUSAUCHOY (Gaston), à Paris.
- Francis, à Paris.
- Gérente, DALBIGNAT et Cie, à Paris.
- Kahn frères, à Paris.
- Léon, (Joseph et Maurice), à Paris.
- Margaine Lacroix (Mme Jeanne), à Paris.
- Marquis (Eugène), à Paris.
- Nisseron (Antoine-Augustin), à Paris.
- Picard (H. et G.), à Paris. Schulmann (J. et L.), à Paris.
- Vallée et Marion, à Paris.
- MÉDAILLES D'ARGENT
- Averseng (Charles), à Paris.
- BILLETTE, (P.), à Paris.
- Boisson (Lucien) et Cie, à Paris.
- Charles (Camille), à Paris.
- CLAVERIE-DELBREL (Auguste), à Paris.
- DESCHAMPES (A.), à Paris.
- FERLIN-MAUBON, à Nancy (M.-et-M.).
- Fournier (Eugène-Hippolyte), à Paris.
- Gérard (Louis), à Paris.
- Hommen (Louis), à Paris.
- Pemjean (Eugène), à Paris.
- Rolland (B.), à Paris.
- BELGIQUE
- HORS CONCOURS
- Dumoulin (Victor), à Liège.
- Grande Maison de Blanc. Eugène Lefervre, à Bruxelles.
- Lance (Benoît), à Liège.
- Manufacture gén10 du corset. B. C. Th. Borremans, à Bruxelles.
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
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- GRANDS PRIX
- Brenu (Jean), à Liège.
- Dujardin (Emile), à Leuze.
- Manufacture de Chapeaux de RUYSBROECK. (Société anonyme), à Ruysbroek-les-Bruxelles.
- Manufacture royale de corsets. P.D. (Soc.an.), à Bruxelles.
- DIPLOMES D’HONNEUR
- Crutzen frères, à Dison.
- DaY (Gustave), à Bruxelles.
- de IIeuvel (Edmond), à Bruxelles.
- de Booster (Richard), à Bruxelles.
- Masson (II.) cl fils, à Huy.
- Vleminckx (Albert), à Bruxelles.
- MÉDAILLES D’OR
- ESCAUT-DENDRE (Société Anonyme), à Termonde.
- Glorieux (Gustave), à Courtrai.
- Maison Louis VERVERGAERT, à Liège.
- Manufacture de fine chapellerie, Bertrand fils, à Glons.
- Mosbeux (Vve Jules) «Au Paradis des Fleurs », à Liège.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Bernheim et frères, « A l’Innovation », à Bruxelles.
- DEMOTTE (Jules), à Chatelineau.
- DUCHEYNE de Leeuw (Ch.), à Anvers.
- Notemans Nypels (Mme), à Liège.
- VANDENDAEL (Jean), à Verviers.
- MÉDAILLE DE BRONZE
- Franck et Cie, à Bruxelles.
- GRAND DUCHÉ DE LUXEMBOURG
- HORS CONCOURS
- Reinhardt (Albert), à Luxembourg.
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- EXPOSITION DE LIEGE
- CHINE
- GRANDS PRIX
- Gouvernement impérial, de Houpeh. Shu-Lien-Tchi, à Hangchow.
- MÉDAILLES D’ARGENL
- CARLOWITZ et Gic, à Chef00.
- Gouvernement provincial du Hounan.
- Whing, Fat et Cic, à Shanghaï.
- JAPON
- GRANDS PRIX
- Association des FABRICANTS et Marchands de Tresses de paille de OKOYAMA, à Okoyama.
- DIPLOMES D’HONNEUR
- KYoTO-SENSU-SHoKaï, à Kyoto.
- Torikaï-Hikotoro, à Kawasaki et à Yokohama.
- MÉDAILLES D’OR
- Association des fabricants et marchands de tresses de bois, à Kochi.
- ISHIKAWA SÉIEMON, à Yokohama.
- Nakamura Gisuhé, à Osaka.
- Shinkiugumi, à Kobé.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- ISHIZUMI-KISABURO, à Kyoto.
- Nosawa-Gumi, à Kobé.
- Société de fabrication de chapeaux de Formose, à Taipek.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Shimamura Zensuke, à Kyoto.
- Société de Fabrication de tresses de bois, KYOGISANADA-GOsHI-KWAISHIA, à Tokio.
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
- RUSSIE
- DIPLOME D’HONNEUR POTAPENKO, B. O., à Kimry.
- MÉDAILLE D’OR
- Smirnoff, M.-N., à Nijni-Novgorod.
- MÉDAILLE D’ARGENT TEPLOFF, D. V., à Moscou.
- MÉDAILLES DE DRONZE
- Jakovlef, A.-S., à Kazan.
- SEMPOVERITCH (Mme E. K). à Saint-Pétersbourg.
- Simonoff (Mme Suzanne)
- GRÈCE
- MÉDAILLES D’ARGENT
- CoUTSICOPOULOS, N., à Corfou.
- DIMOPOULOS et Cie, à Athènes.
- GEORGATOS, N. E.
- Linardis, C. —
- VALAVANIS, T. D. —
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Linardis, C., à Athènes.
- Papagani, E. —
- BULGARIE
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Kounoff (Dimitre), à Sofia.
- ST-MARTINOFF, à Kazanlik.
- Totu V. Daaloff, à S tara Zagora.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- Agoff STOYAN, à Elena.
- ANGELOFF (Georges P.), à Plovdiv.
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- ANTCHEFF (Athanase), à Silistra.
- APOSTOLOFF (D. M.) frères, à Pleven.
- DIMITROFF (Ivan), à Gabrovo.
- Djouros (St. K.) et Geleskoff (Ch.), à Roustchouk.
- Dobreff (Petre). à Silistra.
- Draganoff Nikifor, à Choumen.
- DROUMCHEFF (Ivan S.), à Gabrovo.
- DUSTABANOFF (Tzanko), à Gabrovo.
- FoUTOFF (Tzanko), à Vidin.
- Galaboff (Konstadin), à T. Pazardjck.
- Havilioff (Solomon), à Roustchouk.
- IVANOFF NEDELCO, à Vidin.
- KIRKOR-DAROUTSIAN, à Silistra.
- Kosta N. Kojouharoff, à Kazanlik.
- LUDSCANOFF, D. D, à Roustchouk.
- MALIEFF frères, à Tirnovo.
- Nocoff (Nicolas S), à Lovetch.
- Nicolova (Anastacia), à Varna.
- OUSOUNOFF (Dimitre Ivanoff), à Gabrovo.
- P. Patcheff frères, à Pleven.
- PRODANOFF Mihaïl, à Berkovitza.
- Christo Selvelieff et Co, à Gabrovo.
- STOYANOFF (Christo), à Varna.
- TANAROFF (M et S), à Drénovo.
- Tckokoff et C°, T. à Pazardjik.
- Zaphiroff Koltcho, à Tirnovo.
- ZLATU J. Zlateff, à Tirnovo.
- RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
- MÉDAILLES D’ARGENT
- Commission provinciale de Santiago et los Caballeros de Torres y Bonafous, à Santo-Domingo. Pichardo (Nicolas II.), à Santo-Domingo.
- SERBIE
- médaille d’argent
- GJURITCHI, Klidis et Barlowatz, à Belgrade.
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT 113
- MÉDAILLE DE BRONZE
- NOvOKOVIE Iovan, à Belgrade.
- ALLEMAGNE
- MÉDAILLE D’ARGENT
- Ramper et Weber, à Berlin.
- ANGLETERRE MÉDAILLE DE BRONZE
- Non SlippiNg SILENT HEEL 0° (the), Limited, à Hyde .
- NORWÈGE
- MÉDAILLE DE BRONZE
- KNAPPEFABRIKEN National, Peter Joh. Wenneberg Knopffa-brik, à Christiania.
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- LISTE DES RECOMPENSES
- décernées aux Collaborateurs et aux Coopérateurs
- COLLABORATEURS
- FRANCE
- MÉDAILLE D’OR
- MM. ANCKAERT (Jules), maison Ducarin (Comines).
- BARRAUD (Maxime), maison Donckèle, Doll et Cie.
- Beauvais (Fernand), maison A. Hunebelle (Amiens).
- BÉRARD (Léon), maison Donckèle, Doll et Co.
- Borel (Paul), maison Myrtil Mayer et frère.
- Bruché (Charles), maison Trefousse, Goguenheim et Cie, (Chaumont).
- Bruyère (Mathieu), maison Liaud frères.
- Canonne (Jacques), société du caoutchouc manufacturé.
- Mme Coltman (Pauline), maison Vimont et Linzeler.
- MM. Coltman (Paul), — —
- Combe (Ernest), maison Savouré.
- Crucifix (Henri), maison G. Brossard jeune.
- Debunne (Paul), maison d’Ennetières (Comines).
- DELAHAIE (E.), maison Vimont et Linzeler.
- Denis (Emile), maison N. Denis et fils.
- Mme Dijon (Joséphine), maison J. Bonnet.
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- 116. EXPOSITION DE LIÈGE
- MM. DUMONTET (François), maison Fillot, Ricois, Lucet et Cie.
- Fesser (Adolphe), maison Liaud frères.
- Foulon (Léon), maison Dehesdin et fils.
- GARNIER (Emile), maison A. Boisselier.
- Gibelin (Edouard), maison R. Gandriau fils, (Fontenay-le-Comte).
- Girard (Emile), maison Duboc et Cie, Stockman frères.
- Guérard (Jules), maison Mermilliod.
- Mlle HENRIUS (Estelle), maison L. Villeminot et Cie.
- Mme Laine, maison C. Chabanne, C. Croizat et Laurency.
- M. LANEZ (Victor), maison Fillot, Ricois, Lucet et Cie.
- Mme Limousin (Maria), établts Rey cousins et Cie, (Caussade).
- M. Migout (Jean), maison A. Gibult.
- Mme MOULINIER (Ernestine), maison J. Bonnet.
- MM. Murer (Eugène), maison de Langenhagen, (Lunéville).
- Plot (Emile), maison A. Benoiston.
- Pommier (Edouard), société « le Busc ».
- Proisy (Ernest), maison H. Leprince.
- Ridelle (Léon), maison Anglade et Debauge.
- Sapet (Félix), maison Donckèle, Doll et Cie.
- SEVIN (Henri), maison Dehesdin et fils.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- M. Aurousse (Marins), maison Thierry frères, (Boulogne-sur-Mer).
- Mmes Baudin (Adolphine), maison Bounaix.
- Bègue (Adèle), maison R. Virlouvet.
- M. BERTHIER (Alphonse), maison E. Buscarlet.
- Mme Bloch (Lucie), maison L. Blum.
- M. Boudin (Jules-Auguste), maison Despréaux.
- Mme BRAUNSCHWEIG (Berthe), maison L. Blum.
- MM. Brunet (Georges), établissements Rey cousins et Cie.
- Brunissen (Eugène), maison A. Boisselier.
- Caron (Louis), maison Delion.
- CHARNAVEL (Joseph), maison P. Guionvar et Cic.
- Chateau (Emile), maison Anglade et Debauge.
- Chaton (Auguste), maison Vitoux-Derrey, (Troyes).
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
- 117
- Mme Chevallier (C.), maison Duboc cl Cic, Stockman frères.
- M. Chevallier (Eugène), maison Vitoux-Derrey.
- Mlle Comte (Emma), maison Leprince (H.).
- MM. Court (J.-B.), maison Peyrache frères.
- DAUTREMER (Arthur), maison Rousseau.
- Debost (Jules), société du caoutchouc manufacturé.
- DEPARDON, maison Dressoir, Pemartin, Pulm et Cic.
- Desailly (Georges), société des agrafes françaises.
- Mme Dolizy (Juliette), maison N. Denis et fils.
- MM. Duchiron (Bertrand), société du caoutchouc manufacturé.
- Faud, maison Dressoir, Pemartin, Pulm et Cie.
- Feret (Aurèle), maison G. Brossard jeune.
- Gachot (Georges), maison O. de Langenhagen.
- GARFUNKEL, maison Dressoir, Pémartin, Pulm et Cie,
- Garnier (Jules), maison A. Gibault.
- Gasnier (Emile), —
- Gauthier (Jules), maison Bertout et Got.
- Gingembre (Léon), société des agrafes françaises.
- Guillimot (Clovis), maison A. Boisselier.
- Hauchard (Jules), maison A. Hunebelle, (Amiens).
- Horr (Lucien), maison Schwob.
- Hunsiker (Charles-Henri), maison Picard et Minier.
- Jillieron (Eugène), maison Myrtil Mayer et frère.
- LABLANCHE (Joseph), maison J. et M. Léon.
- Lafaurie (Octave), maison Anglade et Debauge.
- Mmc Lasnet (Antoinette), maison Dehesdin et fils.
- MM. Lavaud (Jean-Baptiste), maison A. Benoiston.
- Lazard (Bernard), maison Marchand-Hébert (Andeville).
- Lecomte (Albert), maison Marchand-Hébert.
- Lecomte (Alexandre), maison Marchand-Hébert
- Lecouvé (Frédéric), maison Boileau (Théodore).
- Leroy (Olivier), maison Dehesdin et fils.
- M'1'0 Lhomeau (Joséphine), maison Duboc et Cie.
- M. Mazenot (Antoine), maison Peyrache frères.
- M110 Meuget, maison A. Boisselier.
- MM. Monturon, maison Bergmiller, Putois et Cie.
- Morel (Gustave), maison Dehesdin et fils.
- Nicolas (Philippe), maison Mermilliod.
- Mlle Noël (Jeanne), maison “Aux Galeries Lafayette".
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- 118 EXPOSITION DE LIÈGE
- MM. Paillard (Fernand), maison A. Favory et Cie.
- PICHAT (Charles), maison Myrtil Mayer et frère.
- Pierre (François), maison A. Collot.
- Pont (François), maison P. GuionvaretCL POUCHIN (Marins), maison Hirsch et Veil.
- Prévost (Henri), maison Plantevignes.
- M™c REDELSPERGER (RL), maison Villeminot et Cic.
- MM. Renaud (Léon), société des agrafes françaises.
- Rey (Henri), établissements Rey, cousins et Cie.
- Royer (Emile), maison Trefousse Goguenheim et Cic. Santurini, maison Dressoir, Pemartin, Pulm et Cie.
- SEPTIER (Paul), maison Vitoux-Derrey.
- Soulié, maison Dressoir, Pemartin, Pulm et Co.
- Strauss, maison Kahn frères.
- Mmc TASSET (Joséphine), maison A. Benoiston.
- MM. Tournier (Louis), maison Bertout et Got.
- Vigneron (Jacques), maison A. Boisselier.
- WELKER (Fernand), maison A. Hunebelle.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- MM. BERGOGNON (Pierre), maison Dehesdin et fils.
- Bos (Georges), maison Claverie-Delbrel.
- Boutillier, maison Boileau (Théodore).
- BROSSON (Joseph). maison B. Gandriau et fils.
- M,lc Bruant (Elvire), maison Bounaix.
- Charon (Léonie), maison Albert Rolland.
- Mme Collet (Albertine), maison Billette (Paul).
- Mlc CONDÉ (Augustine), maison Rousseau.
- Mmc Couronne (Georgette), maison Dehesdin et fils.
- MM. Deffaut (Eugène), maison Ferlin-Maubon (Nancy).
- DEMURS (Charles), maison Kahn frères.
- Duiiault (Eugène), maison A. Benoiston.
- DEVRON (Ernest), maison Donckèle, Doll et Cie.
- Gasgard (Léon), maison Rousseau.
- Mme Gérard (Eugénie), maison A. Benoiston.
- M"e Hubin (Pauline), maison Dusauchoy.
- MM. Juibon, maison Thierry frères.
- LAFFRAY (Viclor), maison Latouche jeune.
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
- 119
- M. LARENONCULE (Auguste), maison A. Favory et Cic.
- Mlle Le François (Isabelle), maison Averseng (Cnarles)..
- MM. M argue (Joseph), Société du caoutchouc manufacturé.
- Mathieu (Louis-Léon), maison Nisseron.
- Naudin (Jean), maison N. Denis et fils.
- NOILHAN (Henri), maison A. Benoiston.
- Mme Onfray, société du caoutchouc manufacturé.
- MM. Paliet (Paul), maison Dehesdin et fds.
- Pelletier (Gustave), maison E. Fournier.
- Mle Pillet (Marthe), Mme Berthe Barreiros.
- MM. PUEL (Louis), maison Claverie-Delbrel.
- Mme Renard (Blanche), maison Kahn frères
- Renard (Berthe), maison Kahn frères.
- MM. Rigollet (Albert), maison Kahn frères.
- Simon (Léon), maison Ferlin-Maubon.
- TERRAL (Paul), maison Plantevignes.
- Mme Van de Valle, maison A. Benoiston.
- M. VERMANDÉ (Charles), maison Ferlin-Maubon, (Nancy).
- BELGIQUE
- MÉDAILLES D’OR
- Mie CARBONNELLE (Irma), Grande maison de blanc, Eugène Lefebvre (Bruxelles).
- MM. COLPIN (Charles), Grande maison de blanc, Eugène Lefebvre (Bruxelles).
- Mme DEMAEGT (Julie), Manufacture royale de corsets P.-D.-société anonyme (Bruxelles).
- MM. Falentin (Alphonse), Grande maison de blanc, Eugène Lefèvre (Bruxelles).
- Flament (Joseph), maison Dujardin (Emile), (Leuze).
- Hauwaerts (François), Manufacture générale du corset B. C., Théophile Borremans, (Bruxelles).
- Mlle KANTERS(Jeanne),Grande maison de blanc, Eugène Lefebvre (Bruxelles).
- MM. Lefebvre (Fernand), Grande maison de blanc, Eugène Lefebvre (Bruxelles).
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- 120 EXPOSITION DE LIÈGE
- M. LOUTREL (Frédéric), Manufacture royale de corsets P. D. (Bruxelles).
- Ml Sire (Berthe), Grande maison de blanc, Eugène Lefebvre (Bruxelles).
- M. Spinoy (P.-J), Grande maison de blanc, Eugène Lefebvre (Bruxelles).
- Mue ÜNGER (Sévérine), maison Dumoulin (Victor), (Liège).
- M. Van CALK (Théodore), Grande maison de blanc, Eugène Lefebvre (Bruxelles).
- MÉDAILLES D’ARGENT
- M. Compère (Alphonse), maison Dumoulin (Victor), (Litge).
- Mme Laloi, maison Dujardin (Emile), (Leuze).
- Mle Renard (Maria), maison Dumoulin (Victor), (Liège).
- MÉDAILLE DE BRONZE
- M. Ascul (Johan), société anonyme « Escaut - Dendre ». (Termonde).
- JAPON
- DIPLOME D’H ON NE U R
- M IIarada (Inosuké), association des fabricants et des marchands de tresses de paille d’Okayama, (Okayama)
- MÉDAILLE D’OR
- M. Kimura (Uichiro), maison Kyoto Sensu-Shokwai, (Kyoto).
- MÉDAILLE D’ARGENT
- AL HIGUcHI(Takichi), maison Ishikawa Seiemon, (Yokohama).
- CHINE
- MÉDAILLES D’OR
- HOW MEI-KwoK, maison Shu Lien-Tchi, (Hankow).
- Tciiee Zee-JIàn, — — — —
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
- 121
- RUSSIE
- MÉDAILLE D’ARGENT
- MATWÉEF, maison Smirnoff, M.-N;, (Nijni-Novgorod).
- COOPÉRATEURS
- FRANCE
- MÉDAILLES DE BRONZE
- MM. AUDIRAC (Honoré), maison Collot.
- Bodard (Anatole), maison Duboc et Cie, Stockman frères.
- Bajon (Louis), maison Dehesdin et fils.
- Bastard (Georges), maison Marchand-Hébert.
- Mme Baste (Caroline), maison J. etC. Schulmann.
- MM. BEFFRIEUX (Alphonse), établissements Rey, cousins et Cie.
- Bel (Louis), maison Blum.
- Mlle Benoist (Victoire), maison Vimont et Linzeler.
- MM. Berard (Antoine), maison Mermilliod.
- Béraud (Elie), maison Anglade et Debauge.
- Mlle Binder (Marie), maison Fillot, Ricois, Lucet et Cie.
- MM. Bourdon (Victor), maison J. et C. Schulmann.
- Bourgeois (Paul), maison Mermilliod.
- Bouveret (Ambroise), maison Trefousse, Goguenheim et Cie.
- Braure (Aimé), maison Marchand-Hébert.
- Brémont (Edmond), maison Lemaire fils.
- Brémont, société des agrafes françaises.
- Mle CAPIEZ (Jeanne), maison Berthe Barreïros.
- MM. CHADOUTEAU, maison Collot.
- Clément (Aristide), maison Boileau (Théodore).
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- 122 EXPOSITION DE LIÈGE
- MM. Clément (Gustave), maison Boileau (Théodore).
- COLLIGON (Joseph), maison O. de Langenhagen.
- Collin (Anatole), maison A. Hunebelle.
- Mme CROGNIER (Léonide), société du caoutchouc manufacturé.
- DELLEN (Joseph), maison E. Fournier.
- Mme Deschamps (Fladia), maison Boileau.
- M. Devron (Ernest), maison Donckèle, Doll et Cie.
- Mle DEVINCK (Georgelte), maison Billette (Paul).
- MM. Dodin (Edouard), maison Trefousse, Goguenheim et Cic.
- DONGER (Alfred), maison Lemaire fils.
- Dubois (Jean-François), maison Mermilliod.
- Mmc Dupuis, maison Vimont et Linzeler.
- MM. Famind (Edmond), maison Marchand-Hébert.
- FAVIER (Auguste), maison Trefousse, Goguenheim et Cie.
- M110 Flamand (Emilienne), maison Hirsch et Veil.
- Forgeais (Louis), société « Le Busc ».
- Mle Freche, maison "Aux Galeries Lafayetle".
- M. Gallois (Alexandre), maison P. Guionvar et Cie.
- Mme Gillieron (Elisa), maison Myrtil Mayer et frère.
- Girard (Adrienne), maison L. Virlouvet.
- Girod, maison Albert Rolland.
- MM. Haderer (Jean-Baptiste), maison Nisseron.
- Hautreux (Marcel), maison Schwob.
- HEUZARD (Raoul), maison C. Hellstern.
- M"e Houssiaux (Alexandrine), maison Myrtil Mayer et frère.
- MM. HUMBLOT (Arthur), maison Trefousse, Goguenheim et Cie.
- ITZSTEIN (Albert), maison O. de Langenhagen.
- Mle Jeanne, maison Berthe Barreïros.
- MM. Jeunet (Auguste), maison Anglade et Debauge.
- Jung (Martin), maison H. Leprince.
- JODEAU (Prosper), maison J. et M. Léon.
- Jourdain (Georges), maison A. Hunebelle.
- KRAETZER (Fidèle), maison Bergmiller, Putois et Cie.
- Mlle Kruze (Zelia), maison A. Lolliot.
- Mmc LACAZE, maison A. Lolliot.
- M. LACOCHE (Henri), maison H. Leprince.
- Mme Lallemand, maison Bounaix.
- MM. Landry (Louis), maison A. Hunebelle.
- Lang (J.-B.), maison Plantevignes.
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
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- MM. LECUILLIER (Philippe), maison Trefousse, Goguenheimet Cie.
- Legeay (Marie), maison Dehesdin et fils.
- Legrand (Suzanne), maison Boileau (Théodore),
- LESCALIER (Louis), maison Delion.
- LHERMITE, société des agrafes françaises.
- Lhotte (Gilles), maison Moors.
- Mmo LINDET (Eugénie), maison Leprince (II.)
- Mie Marion (Palmyre), maison Donckèle, Doll et Cie.
- MM. Martin (Camille), maison Boileau (Théodore).
- Martin (Ernest), maison Eugène Marquis. .
- Mme Maury, maison Bounaix.
- Mme Mugnier (Marthe), maison J. et C. Schulmann.
- MM. Muller (Auguste), maison O. de Langenhagen.
- Nehlig (Chrétien), maison C. Hellstern.
- Mme Payet (Marie), maison P. Guionvar et Cie.
- M. PERLIN (Armand), maison Villeminot et Cic.
- Mme Pernet-Soliet, société « Le Buse ».
- MM. Phalempin (Joseph), maison A. Hunebelle.
- Poulain, Société des agrafes françaises.
- Mie Provost (Jeanne), maison Vimont et Linzeler.
- MM. RASTRELLI (Pierre), établissements Bey cousins et Ci.
- ROUDOLF (Nicolas), maison Anglade et Debauge.
- ROUDET (Léon), maison Duboc et Cie, Stockmann frères.
- Roussel (Gustave), maison Albert Rolland.
- Saguez (Henri), maison Mermilliod.
- Saintôt (François), maison Ferlin-Maubon.
- S algues, maison E. Buscarlel.
- SAQUET (Joseph), maison C. Hellstern.
- Simard ( Louis), maison A. Parent fils et Bouchard.
- SPREUX, maison Lemaire fils.
- Mlle Sylvestre (Mathilde), maison J. Demaret.
- MM. Thomas (Ernest), maison Tréfousse-Goguenheim etCie.
- Thuillier (Norbert), société du caoutchouc manufacturé Toussaint (Charles), maison C. Hellstern.
- Veil, Société des agrafes françaises.
- Venot (Albert), maison G. Brossard jeune.
- Verdan (Frédéric), maison G. Latouche jeune
- VEUS (Çharles), maison Ducarin.
- Wurtz (Paul), maison O. de Langenhagen.
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- MM.
- M"e M.
- Mlle
- Mme
- MM.
- M.
- M’e
- MM.
- 5 &
- 5 8
- Mme Mme M. Mme M. Mme M.
- M»e MM.
- MENTIONS HONORABLES
- Belin (Pierre), maison Ferlin-Maubon.
- Blard (François), maison Dehesdin et fils.
- Bresson (Clémence), maison Dehesdin et lils.
- CHARNAVAL (Félix), maison P. Guionvar et C10.
- Courtin (Blanche), maison Dehesdin et fils.
- Dollmeyer (Michel), maison O. de Langenhagen.
- DUVAL (Hélène), société du caoutchouc manufacturé.
- EBERHARDT (Charles), maison O. de Langenhagen.
- Geoffroy (Victor), maison O. de Langenhagen.
- GERBER (Georges), maison O. de Langenhagen.
- Girard (Théodore), maison P. Guionvar et Çio.
- Gourbe (Victor), maison Lemaire lils.
- Grebin (Cyprien), société du caoutchouc manufacturé.
- Groz (Marthe), société du caoutchouc manufacturé.
- Hamoy (François), maison Duboc et Cie, Stockman frères. KLEPPER (Pierre), maison O. de Langenhagen.
- LECOINTE (Hortense), société du caoutchouc manufacturé.
- Mennegoz (Henriette), maison Albert Rolland.
- Mette (Louise), maison Hirsch et Veil.
- Meunier, maison Albert Rolland.
- Morlon, maison Villeminot et Cie.
- PÉRICHON (Armand), société du caoutchouc manufacturé.
- Pingrin (Jeanne), société du caoutchouc manufacturé.
- Poulet (Jean-Baptiste), maison Bounaix.
- Savary (Mathilde), maison Kahn frères.
- Schmidt (Joseph), maison O. de Langenhagen.
- Touissace (Berthe), maison \ illeminotet Cic.
- Vautrin (Paul), maison Kahn frères.
- Verdier (Gustave), société du caoutchouc manufacturé.
- BELGIQUE
- MÉDAILLES DE BRONZE
- MM.
- Brismée, maison Dujardin (Emile), (Leuze).
- DALLEMAGNE (Frédéric), maison Masson (II.) et fils, (Huy)
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
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- MM. De CLERCQ, société anonyme « Escaut- Dendre, (Ter-monde).
- DUERINCK, société anonyme « Escaut -Dendre », (Ter-monde).
- HOUBRECHTS, maison Dumoulin (Victor) (Liège).
- Mellaerts, société anonyme « Escaut - Dendre, (Ter-monde).
- VANDERHARENT, société anonyme « Escaut - Dendre, » (Termonde).
- VERVERGAERT (Pierre), maison Ververgaert (Louis), (Liège).
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- TROISIÈME PARTIE
- CHAMBRES SYNDICALES
- ŒUVRES DE MUTUALITÉ
- CHAMBRES SYNDICALES
- ES
- fondé de
- industries de la Classe 86 sont des mieux organisées 1 point de vue syndical.
- Les fabricants des accessoires du vêtement, recon-issant les bienfaits des groupements syndicaux, ont nbreuses chambres à Paris et dans les principaux
- centres de production. Lors du dernier recensement, établi par la direction du travail au Ministère du Commerce, on comptait, à Paris, se rattachant à ces industries 29 chambres comprenant 3.000 membres qui se répartissaient de la manière suivante :
- Chambre syndicale des baleines, buses et corne, membres 10 — — de la bonneterie, de la ganterie et des industries qui s’y rattachent — 61
- — — des fabricants de boutons... — 43
- — — des fabricants en gros de cannes, fouets, cravaches, manches et montures — 37
- de la chapellerie.................. — 80
- — — des chapeaux de paille et feutre
- pour dames et fournitures pour modes..................... — 8.
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- Chambre syndicale des fabricants de chapellerie pour dames.........................................membres
- — — des fabricants de chaussures
- de Paris....................... —
- Syndical des chaussures de Paris.................
- Syndical général de la chaussure de France..... —
- Chambre syndicale de l’industrie des cheveux...
- — — patronale,Comité des coiffeurs
- de Paris.................. —
- L’Institut des coiffeurs de dames................
- Chambre syndicale des corsets et fournitures.... — — des corsets sur mesure........ —
- — — des fabricants de cravates,
- foulards et cache-nez en gros........................... —
- — — des fabricants de faux-cols,
- manchettes et devants de chemises en gros.......... —
- — — des fleurs et plumes.......... —
- — — des fabricants de fleurs artifi-
- cielles, feuillages, fruits et verdure........................ —
- — — de la ganterie cl des peaux
- pour gants..................... —
- — — des fabricants de lingerie confectionnée en gros........................... —
- — — de la fantaisie pour modes.. —
- — — de la mode en gros................. —
- — — des fabricants de parapluies
- et ombrelles................... —
- — — des fabricants de plumes pour
- parures........................ —
- — — des fabricants de plumes fantaisie pour modes................................. —
- Syndicat des teinturiers en plumes pour parures. —
- Chambre syndicale des fabricants de tissus élastiques, caoutchouc manufacturé et industries qui s’y rattachent........................ ..... —
- 24
- 101
- 42
- 136
- 27
- 1.200
- 28
- 100
- 26
- 31
- 24
- 117
- 227
- 10
- 25
- 72
- 45
- 15
- 134
- 80
- 35
- 51
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
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- Pour fournir une démonstration encore plus tangible de l’impor-tance des industries des accessoires du vêtement, dont le chiffre d’affaires global atteint plus de deux milliards de francs, nous avons annexe à ce rapport un tableau établi d’après les « Résultats statistiques du recensement des industries et professions » publiés par le Ministère du Commerce et relatant le nombre de personnes occupées et d’établissements existant dans chaque industrie; leur total atteignait, en 1896, le chiffre de 568.300 personnes occupées dans 6.505 établissements, chiffre qui depuis s’est considérablement accru.
- ŒUVRES DE MUTUALITÉ ET DE SOLIDARITÉ
- Les œuvres de mutualité et de solidarité, instituées par les industries de la Classe 86, sont fort nombreuses, la plupart ont été fondées par les Chambres syndicales pour venir en aide aux ouvriers, les assister en cas de besoin et resserrer ainsi les liens qui doivent unir le travail et le capital.
- Des Sociétés de secours mutuels existent dans un grand nombre de fabriques, assurant des soins gratuits aux malades et soulageant les infortunes intéressantes.
- Il convient de mentionner plus particulièrement, dans la rapide revue que nous allons faire de ces œuvres :
- La Caisse de retraite des employés et ouvriers des deux sexes de l’industrie des tissus et matières textiles, que fonda, en 1898, l’Association des tissus et matières textiles qui compte, parmi ses chambres affiliées, de nombreuses industries de la Classe 86 :
- Les boutons;
- Les corsets sur mesure;
- Les cravates, foulards et cache-nez;
- La lingerie confectionnée;
- Les parapluies et les ombrelles;
- Les tissus élastiques.
- Les résultats acquis par cette œuvre, qui a pour but de constituer au bénéfice de ses membres, des retraites qui doivent leur être servies à 60 ans, et qu’alimentent en grande partie les patrons, soit comme membres fondateurs, soit comme membres adhérents
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- (la cotisation patronale est quadruple de celle des employés), soit par des dons particuliers, démontrent quelles belles et bonnes choses une entente parfaite entre patrons et ouvriers, qui sont en nombre égal dans le Conseil de direction, peut réaliser pour le plus grand bien des uns et le plus grand honneur des autres.
- Il faut citer également «la Solidarité commerciale et industrielle de l’Association des tissus», Société de secours mutuels alimentée par les patrons et employés (la cotisation patronale est triple de celle des employés) et qui, en outre des soins gratuits qu’elle assure en cas de maladie, verse une somme en cas de décès.
- Nous devons faire une place à part aux œuvres de solidarité, qui existent et fonctionnent d’une manière si parfaite, dans un de nos plus importants magasins de nouveautés de Paris et qui se composent d’une Caisse de prévoyance, d’une Caisse de retraites pour les employés, et d’une Caisse pour les ouvriers et ouvrières.
- Ces institutions dont les capitaux se chiffrent par millions, constituent une œuvre considérable; elles sont alimentées par des prélèvements faits chaque année sur les bénéfices de l'inventaire, sans qu’aucune retenue soit opérée, ni sur les appointements, ni sur les salaires Elles permettent, en plus des sommes que touchent en quittant la maison les employés participant à la Caisse de prévoyance, de donner des pensions viagères au personnel comptant 20 années de service et 45 ans d’âge pour les femmes, et 50 ans pour les hommes, et de venir en aide aux ouvriers et ouvrières.
- Cette maison obtint, dans la Classe 109, « Mutualité et Prévoyance », un Grand prix, et cette haute récompense est la juste consécration des efforts et des sacrifices qu’elle s’impose pour améliorer le sort de ses collaborateurs et leur assurer un repos honorable.
- Il faut louer l'organisation spéciale d’une très importante maison de cravates de Paris, qui, en reconnaissance des services rendus, alloue à ses employés qui la quittent lorsque l’àge ne leur permet plus de remplir leur emploi, des pensions viagères atte gnant des sommes élevées.
- La Chambre syndia le des coiffeurs de Paris, qui obtint une médaille d’or, est la plus importante des organisations syndicales très nombreuses que compte cette industrie.
- Elle a. fondé l’Ecole française de modes et de coiffures pour
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
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- dames, dont plus de 200 élèves suivent régulièrement les cours qui leur permettent d’acquérir un brevet de capacité; ce brevet leur est d’une grande utilité pour se procurer du travail en France et même à l’étranger.
- Des œuvres de mutualité et de solidarité, telles que la Société de secours mutuels « Saint-Louis et Union » qui obtint une médaille d’or à Liège, et la « Caisse humanitaire », gérée par des dames patronesses, permettent de venir en aide aux ouvriers dans le besoin et de soulager les infortunes dignes d’intérêt.
- La Chambre syndicale ouvrière a institué également des écoles de coiffure pour hommes et pour dames et un bureau de placement pour ses membres.
- L'industrie du corset possède à Paris deux Sociétés de secours mutuels des plus florissantes : la « Corsetière » et la « Bergère ».
- Il convient de signaler tout particulièrement les œuvres philan-thropiques que possède l’industrie des fleurs et des plumes, et qui font le plus grand honneur, aussi bien aux hommes éminents qui les ont fondées, qu’à ceux qui se dévouent pour en assurer le fonctionnement régulier, pour le plus grand profit des ouvriers et ouvrières de cette belle industrie.
- Parmi les institutions patronales, il faut signaler :
- La Société de secours mutuels et de retraites des fleurs et plumes ;
- La Caisse patronale de secours de l’industrie des fleurs et plumes ;
- La Caisse de secours aux ouvrières plumassières, dans le cas de maladie ou de chômage prolongé.
- Mais il convient d’accorder une mention spéciale à l’ « Assistance paternelle aux enfants employés dans les fabriques de fleurs et plumes », dont les bienfaisants effets se manifestent de tant de manières diverses :
- Par la création de cours d’instruction technique et d’histoire naturelle, par le placement des enfants en apprentissage, et par cette institution des « groupes de familles », où les jeunes filles retrouvent les joies du foyer familial absent, en y recevant instruction professionnelle et éducation morale.
- Cette œuvre admirable obtint à Liège un Grand prix.
- Il s’est fondé récemment à Paris une Société de secours mutuels
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- EXPOSITION DE LIEGE
- pour les ouvriers et employés de la chapellerie, dont presque tou les patrons font partie comme membres honoraires.
- Il convient de mentionner egalement la haute récompense obtenue dans la Classe 102 « Rémunération du travail, participation aux bénéfices » par une maison de bonneterie de Paris, qui se vit attribuer par le Jury un diplôme d’honneur.
- Cette maison a distribué, depuis 1894, à ses employés et ouvriers, tant en participation aux bénéfices qu’en versements affectés à des œuvres de prévoyance et d’assistance, une somme dépassant 500.000 francs, prélevée sur ses bénéfices.
- De telles manifestations de solidarité sont dignes des plus grands éloges. Elles méritent de retenir l’attention de tous les industriels, que oréoccupe si justement l’amélioration constante des rapports entre le travail et le capital, car elles aident singulièrement à atténuer les difficultés si nombreuses et si complexes que soulève ce grand problème économique et social, dont on ne peut entrevoir une solution satisfaisante pour les diverses éléments de la production nationale, que par la diffusion des idées de progrès, de justice et d’équité.
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- ECOLES PROFESSIONNELLES
- FRANCE
- es Ecoles professionnelles de jeunes filles des principales villes de France étaient représentées à Liège.
- Il nous faut exprimer ici notre gratitude à MM. les ministres du Commerce et de l’Instruction publique, pour les sacrifices qu'ils ont bien voulu consentir, afin de permettre
- d’exposer les travaux exécutés par les élèves de ces écoles, qui rendent de si grands services à la classe laborieuse de notre pays. Les ouvrières y apprennent non seulement un de ces nombreux métiers féminins qui leur assurent une existence honorable, mais elles y reçoivent encore un enseignement basé sur les meilleures traditions de bon goût et de bien fini, qui sont la caractéristique du travail de la femme, en France.
- La Collectivité des écoles pratiques du commerce et de l’industrie de jeunes filles de Boulogne-sur-Mer, Dieppe, le Hâvre, Marseille, Nantes, Reims, Rouen, Saint-Etienne avait exposé de nombreux objets, tous remarquables, en lingerie brodée, robes d enfant avec dentelles, trousseaux de bébé, peignoirs, cols, fleurs artificielles, etc... d’un travail soigné et d’une exécution parfaite, qui faisaient le plus grand honneur à l’enseignement des professeurs de ces établissements, et témoignaient de l’habileté acquise par leurs élèves.
- Le Jury décerna à cette collectivité le Grand prix.
- Nous avons également remarqué, dans une belle vitrine, des oiseaux et fleurs artificielles parfaitement exécutés par les apprenties de la Chambre syndicale des lleurs et plumes.
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- Cet enseignement professionnel, si intéressant qu’il soit, et si féconds que soient les résultats qu’il a déjà produits, n’a pas, en France, le développement qu’il devrait avoir. Il serait nécessaire que, non seulement dans les grandes villes, mais encore dans tous les centres de production, il existât des écoles pour enseigner les notions des industries de la région et pour former des apprentis qui deviendraient rapidement, par la pratique de l’usine, des ouvriers habiles connaissant bien leur métier, et aptes à rendre de grands services aux chefs d’industrie que préoccupe justement le recrutement de plus en plus difficile des jeunes ouvriers expéri-mentes et instruits.
- BELGIQUE
- La Belgique, sous ce rapport, est fort intéressante à étudier ; le nombre des établissements dans lesquels est enseigné le travail manuel, est considérable. Lors du dernier recensement, on en comptait 376, dont 253 pour les jeunes filles et 123 pour les garçons, se subdivisant en écoles professionnelles, ateliers d’apprentissage et écoles ménagères.
- Les principaux Établissements de l’État et un grand nombre d’Ecoles professionnelles étaient représentés à Liège.
- Dans des salons spacieux, élégamment aménagés, étaient réunis des objets de toutes sortes, se rapportant à de nombreuses industries, et qui tous étaient d’un travail remarquable, et démontraient les résultats merveilleux obtenus par cet enseignement professionnel pour lequel la Belgique s’impose de lourds sacrifices qui lui font grand honneur.
- Nous ne passerons rapidement en revue ici que les Écoles exposant des objets se rattachant aux industries de la Classe 86 et qui consistaient principalement en lingerie confectionnée, avec broderies, festons- et ajours. Il convient de signaler particulièrement des robes de baptême en tulle et dentelles, brodées à la main, faites aux écoles de Laeken, les objets tricotés provenant des écoles de A ilvorde et de Charleroi, qui nous ont semblé d’une exécution irréprochable.
- L École professionnelle de la coiffure de Bruxelles et celle d’Anvers nous ont singulièrement étonnés. Dans une belle vitrine
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
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- de 3 mètres, elles avaient exposé un choix réellement merveilleux de cheveux de toutes couleurs, des postiches de formes et de façons diverses, qui étaient dignes de nos meilleurs artistes capillaires.
- Les écoles de cordonnerie d’Anvers, de Louvain et de Gand exposaient des chaussures pour hommes, de luxe et de fatigue, d'un travail soigné.
- L’Ecole d’apprentissage, pour le tressage de la paille, de Bas-senge, montrait les travaux de ses élèves, en indiquant le laps de temps des études de chacun d’eux.
- Les écoles de Liège et de Bruxelles avaient fait une démonstration intéressante de chapeaux garnis et de fleurs artificielles.
- Il faut encore mentionner la belle vitrine de linge brodé et ajouré, exposée par l’Orphelinat des hospices civils de Gand, celle de l’Institut Benoist, et de l’Ecole pour jeunes filles idiotes, aliénées et arriérées de Lokeren.
- Toutes ces écoles furent encouragées, comme elle le méritaient, par les plus hautes récompenses.
- A côté de ces établissements, il convient de signaler plusieurs œuvres philanthropiques, où de nombreuses jeunes filles s’initient aux travaux féminins, lingerie, broderie, dentelles. qui leur assurent leur gagne-pain futur.
- Enfin il faut louer tout particulièrement les Ecoles ménagères, qui ont pour but de mettre les filles des ouvriers en état de posséder les qualités nécessaires pour administrer sagement une maison et faire du logis un foyer agréable.
- Pour donner une idée des services que peuvent rendre ces établissements, en voici le programme si simple et si complet :
- 1° Comme cours théorique : des leçons d’hygiène et d’économie domestique, et les soins à donner aux enfants et aux malades ;
- 2° Comme exercices pratiques :
- a) L’entretien et la propreté de l’habitation et des meubles;
- b) Le lavage et le repassage du linge ;
- C) Les travaux à l’aiguille, la coupe et la confection des vêtements usuels, le raccommodage du linge et des vêtements ;
- d) La cuisine ;
- e) Enfin, pour les communes rurales, les travaux au jardin potager, les soins à la basse-cour.
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- 136 EXPOSITION DE LIÈGE
- Des idées d’ordre et de stricte économie dominent tout l'ensei-gnement.
- ©
- Pour la couture, par exemple, on fait étudier aux élèves la coupe et la confection du linge de literie, des chemises de femme, des vêtements simples de petite fille et de petit garçon, des robes de jeune tille, des vêtements de travail, etc...
- Le raccommodage du linge, l’utilisation des vieux habits sont l’objet d’une attention toute particulière.
- Enfin, pour la cuisine, on se borne à la préparation de plats à bon marché, en restant dans les limites qu’autorise le modeste budget d’un ouvrier ou d’un artisan.
- Ces écoles, qui comptaient lors du dernier recensement, 9.539 élèves, sont subventionnées par l’état, la province et la commune et peuvent ainsi, soit gratuitement, soit en ne demandant qu'une faible contribution aux élèves, donner à celles-ci de solides principes de travail, d’ordre et d’économie, qui leur permettent plus tard de se créer un foyer heureux et prospère.
- (
- : il est regrettable que désétablissements de ce genre n’existent pas en France. Les bienfaits en seraient d’autant plus sensibles, que, dans notre pays où le sentiment de l’épargne et l’amour de la famille sont développés au plus haut point, ils permettraient de combattre ce terrible fléau de l’alcoolisme, cause de tant de misères parmi les ouvriers qui, ne trouvant pas toujours à leur foyer, le plus souvent par ignorance des ménagères, le bien-être et les soins qu’ils pourraient raisonnablement espérer, le désertent pour les distractions malsaines et ruineuses du cabaret.
- C
- RUSSIE-BULGARIE
- Deux Ecoles professionnelles figuraient dans les autres Sections étrangères, une dans la Section russe, l’autre dans la Section bulgare.
- La première est l’École professionnelle de Mme Sempérovitch, de Saint-Pétersbourg, qui, indépendante de l’enseignement de l’État, accepte et exécute les commandes particulières et subsiste par ses propres ressources.
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
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- On remarquait, parmi les objets exposés, des coussins et des sachets, avec broderies diverses, très bien exécutées. Médaille de bronze.
- L’autre était l’Ecole professionnelle de jeunes filles « Marie-Louise », de Sofia, qui obtint une médaille d’or. Elle offrait un ensemble vraiment intéressant.
- Cet établissement, qui existe depuis un an, est patronné par le ministère du Commerce. Il compte, parmi ses professeurs, deux institutrices parisiennes. Les articles exposés, et principalement les fleurs elles chapeaux garnis, faisaient autant d’honneur à l’enseignement des professeurs, qu’à l’habileté d’exécution des jeunes élèves.
- ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL
- TABLEAU
- indiquant le nombre d’institutions d’élèves et les dépenses pour chaque genre d’établissement en Belgique.
- ENSEIGNEMENT Nombre d’institutions Nombre D'ÉLÉVES Dépenses TOTALES
- Enseignement ménager. . . 225 9.539 250.354
- Enseignement professionnel de filles 26 2.904 370.289
- Ateliers d’apprentissage. . . 55 1.158 79.324
- Enseignement professionnel de garçons. . . . . . . 23 3.301 175.496
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- PALAIS DE LA FEMME
- Une des curiosités les plus attrayantes et les plus intéressantes de l’Exposition de Liège était, sans aucun doute, le Palais de la Femme, un certain nombre de fabriques belges y avaient installé des ateliers en miniature, où de jeunes et fort habiles ouvrières travaillaient sous les yeux du public, coupaient et finissaient des gants de peau, montaient des lleurs artificielles, garnissaient des chapeaux de dames, tressaient des chapeaux de paille, confection-liaient des pièces de lingerie, etc., etc.
- Les industries de la Classe 86 figuraient, on le voit, en bonne place, dans cette intelligente démonstration, excellente leçon de choses, qui obtint un grand et légitime succès.
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- COMPTES DE TRÉSORERIE
- Dès le lendemain de la clôture de l’Exposition, le 9 novembre 1905, les membres du Comité de la Classe 86 se réunissaient en séance sous la présidence de M. Donckèle pour entendre le compte rendu financier des opérations d'installation et d’organisation de la Classe.
- Ce rapport présenté par M. Vimont, trésorier, qui s’acquitta avec tant de dévouement de ses délicates fonctions, indiquait dans ses conclusions qu’il reviendrait en fin d’exercice à chaque exposant, sur les sommes qu’il avait versées, un dividende d’environ 40 %.
- Le Comité, après approbation des comptes de trésorerie, décida, sur la proposition de M. Donckèle, la répartition immédiate d’un premier dividende de 35 %.
- Un nouveau dividende de 5 %, versé le 18 février 1906, porta à 40 °/o le montant de la ristourne distribuée aux exposants de la Classe 86 de l'Exposition de Liège indépendamment d’un reliquat qui, nous l’espérons, atteindras °/o à revenir après règlement dé-finitif des comptes.
- Un tel résultat fait le plus grand honneur au bureau de la Classe 86 et il convient d’en féliciter tout particulièrement, comme le fit le Comité tout entier dans sa séance du 15 novembre, le président, M. Donckèle qui, par sa sage administration, sut en même temps donner aux industries des accessoires du vêtement un cadre digne de leur importance, de leur élégance et de leur richesse et sauvegarder les intérêts des exposants malgré les dépenses consi-
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- 142 EXPOSITION DE LIÈGE
- dérables qu’entraîna l’organisation du diorama et du salon de la plume dont nous avons plaisir à proclamer une fois de plus le succès retentissant et mérité.
- Le Comité de la Classe 86, désireux de témoigner l'intérêt qu’il porte aux œuvres de mutualité et de solidarité des industries des accessoires du vêtement, répartit une somme de 1,450 francs entre les Sociétés suivantes :
- Caisse de retraites de l’Association des tissus et matières textiles.
- Cotisation de membre fondateur............................ 500 f. »
- Solidarité industrielle et commerciale de l’Association des tissus. Cotisation de membre fondateur. 250 »
- Orphelinat d’Izeure....................................... 100 »
- Association patronale des lleurs et plumes . . 100 »
- Caisse de secours des ouvrières plumassières. . 50 » Ecole professionnelle de cordonnerie .... 100 »
- Société de bienfaisance française de Liège, remis à M. 100 »
- Ecole française de bonneterie de Troyes ... 50 »
- Société de secours mutuels des ouvriers en chapellerie , 50 »
- La Corselière . 50 »
- Ecole professionnelle de broderie...................... 50 »
- Société de secours mutuels des fleuristes et plumassières 50 »
- 1.450 »
- Nous publions ci-dessous le détail des opérations de trésorerie, telles qu’elles s’établissent à ce jour, certaines dépenses restant prévues pour le règlement de comptes qui n’ont pu encore être soldés complètement.
- COMPTES DE TRÉSORERIE
- RECETTES I
- Versé par les exposants en prévision des frais de la Classe 86 :
- 242 mètres 25 à 600 francs le mètre. . . 145.350 f. »
- 73 — 25 retour à 300 — . 21.975 »
- A reporter 167.325 »
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT 143
- Report. . 167.325 »
- Intérêts des dépôts de fonds au Crédit lyonnais à 2%/............................................. 1.189 45
- Remboursement par le Comité français pour consommation d’électricité......................... 3.030 »
- 1er remboursement par le Comité français de 10 °/ sur les emplacements 3.066 »
- Remboursement par le Comité français pour l’installation de fortune de l’éclairage électrique de la Classe..................................... 671 65
- Total des recettes. . . 175.282 f. 10
- dépenses :
- Versé au Comité français pour emplacement de 876 mètres à 35 francs....................... 30. 660 »
- Remboursement au Comité français pour cloisons ............................................... 1.250 10
- Payé à MM. Cheminais, pour location des vitrines 43. 752 30
- — Derudder, pour travaux de menuiserie et décoration............................ 1.453 »
- Bachelet, pour velours et portières 3.100 »
- — Duthoit, pour frises à 14 francs le mètre et écussons......................... 2.080 »
- — Cance, pour installation provisoire d’électricité......................... 277 90
- Harry Rey, photographies pour clichés .................................... 610 »
- Jambon et Bailly, décors du diorama. 2.748 »
- Appointements des deux gardiens et frais de voyage ......................................... 3.728 40
- Costumes des gardiens........................ 346 90
- Gratification aux gardiens................... 400 » Dépenses diverses. ..................................................... 1.611 90 ' Dons divers.............................. 1.450 » Payé pour consommation d’électricité .......3.565 » 1er versement à l’architecte.............................1.000 »
- A reporter 98.033 f. 50
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- EXPOSITION DE LIÈGE
- Report . . 98.033 f. 50
- Le Comité dut réserver une somme de 6.300 francs pour les dépenses suivantes non réglées ou à pré
- voir :
- Mémoire Cance, installation électrique du diorama...................................1.400 Impression du rapport . ............................................2.000 Complément honoraires de l’architecte (7% sur 55,000)............................. 2.900 6.300.........................................6.300.......................................»
- Total des dépenses................ 104.0331.50
- Les recettes se montaient à
- Les dépenses
- 175.2821.10
- 104.333 50
- 11 restait disponible.
- Sur lesquels le Comité décida à 15 novembre d’effectuer :
- Un premier remboursement de 35 % soit...............................
- Et à la date du 18 février, un second remboursement de 5 %...............
- 70.948 f.60 la date du
- 58.563 f.95
- .366 25
- 66.930 f. 20
- 70.948 f.60
- 66.930 20
- Ces remboursements effectués, il reste encore un reliquat de................................. 4. 018 f. 40
- auquel viendra s’adjoindre un deuxième remboursement que le Comité français des Expositions à l’étranger nous fait espérer sur les frais d’emplacement.
- L’importance de ce reliquat nous permet d’annoncer dès maintenant aux exposants de la Classe 86 la distribution après règlement définitif des comptes d’un dernier dividende qui portera à environ 43 °/ les remboursements qu’ils auront reçus sur les sommes versées pour leur participation à l'Exposition de Liège.
- Le succès de la Classe 86 lut donc complet.
- Organisée d’une façon nouvelle et attrayante, elle attira de nom-
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT 145
- breux visiteurs qui admirèrent et l’originale et amusante démonstration du diorama de la plume et les riches et élégants produits qui garnissaient les vitrines ; elle vit ensuite le mérite de ses exposants reconnu par le Jury international qui leur décerna les plus hautes récompenses ; elle sut enfin, par des remboursements atteignant un chiffre élevé réduire dans de notables proportions les sacrifices demandés aux exposants.
- De tels résultats ne peuvent qu’encourager tous les industriels de la Classe des accessoires du vêtement à se grouper toujours plus nombreux pour donner à la Classe 8G dans les futures Expositions un éclat plus grand encore et contribuer ainsi à la prospérité de notre commerce, au développement de nos relations à l’étranger, au prestige et à la grandeur de la France.
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-
- CONCLUSION
- S
- SAE 1er décembre 1905, Le Jury de la Classe 86 tint sa
- | dernière séance dans les salons du Café de Paris.
- | Le président du Jury international, M. Donckèle ] avait bien voulu répondre à l’invitation de ses collè
- gues, qui, désireux de lui donner un témoignage de leur profonde sympathie, avait décidé de clôturer l’Exposition de Liège, par une fête intime en son honneur.
- La soirée fut réussie en tous points, et je suis heureux de saisir l’occasion qui m’est offerte pour adresser à notre collègue, M. Georges Brossard, qui l’avait organisée, les remerciements de ses collègues du Jury et d'y joindre ceux de tous les exposants, pour le dévouement infatigable et la grande obligeance dont il donna tant de preuves pendant toute la durée de l’Exposition.
- A la fin du repas, M. Chabanne, au nom des membres du Jury français, porta le toast suivant à M. Donckèle :
- Mon cher Président.
- « Au nom des membres du Jury français de l’Exposition Universelle de Liège, je vous remercie d’avoir bien voulu, ce soir, être des nôtres.
- » Vos collègues, obéissant au sentiment de profonde sympathie qu'ils ont pour votre personne, ont voulu, l’Exposition de Liège étant définitivement close, être réunis une dernière fois, et cela dans un banquet amical où il leur fût loisible de dire tout le bien qu’ils pensent de vous.
- » Je leur sais gré de m’avoir indiqué pour être leur porte-paroles. Ce privilège me procurera le grand plaisir, remontant quelques années en arrière, de constater une fois de olus avec tous ceux qui avaient été vos collaborateurs et vos collègues du Jury à
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- 148 EXPOSITION DE LIÈGE
- l’Exposition de 1900, que les espérances qu’ils avaient fondées sur vous se sont complètement réalisées.
- » Dès cette époque, tous ceux qui étudient les hommes, étaient pénétrés que, grâce à votre facilité de conception et à votre sain jugement, le jour était proche où, à votre tour, vous deviendriez, dans les f itures Expositions, le chef incontesté de l’importante Classe des accessoires du vêtement, c’est à dire de la Classe 86.
- » Nous vous voyons encore, à la proclamation de ce vote, vous lever, et, avec la modestie qui vous est propre, invoquant les liens d’amitié et la profonde déférence que vous avez pour notre estimé et sympathique doyen, M. le président Dehesdin, refuser ce oste d’honneur et de travail, demandant à l’assemblée de le confier à nouveau à celui qui, pendant de longues années, avait été notre chef, et dont le nom est synonyme de droiture cl de dévouement, ne réclamant pour vous que d’être son collaborateur le plus proche.
- » Nous, tous, respectant et approuvant vos scrupules qui sont oui à votre onneur, avons fait ce que vous désiriez, et ce fut une • oie pour nous de voir, par la suite, combien était féconde cette collaboration ; l entente était parfaite.
- » Vous étiez à notre tête, aussi nous ne vous avons pas marchandé notre confiance, vous l’avez eue toute entière, et nous n’avons eu qu'à nous en féliciter.
- » Le résultat a couronné vos efforts et nos espérances: grâce à vous, mon cher Président, la Classe 86 a obtenu le plus brillant succès à l’Exposition de Liège.
- » Mais, en homme infatigable, vous avez voulu compléter votre œuvre.
- » Le Gouvernement de la République, heureusement inspiré, vous ayant nommé membre du Jury, vous avez, investi à nouveau de la confiance de tous vos collègues du Jury, qui vous ont élu comme président, défendu avec une autorité sans égale les intérêts de tous les exposants français.
- » Et combien vous avez su, dans nos délibérations avant notre départ et pendant notre passage devant les vitrines, nous faire valoir les mérites divers des exposants que nous avions à juger.
- » Pendant notre court séjour à Liège, grâce à vous, grâce à la magistrale leçon de choses que vous nous avez donnée et qui fera école pour l’avenir, nous avons passé quelques jours exquis.
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- CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEMENT
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- » En un mot, après avoir assuré le succès de l’Exposition, vous avez, défendant ses prérogatives, conduit notre Jury avec une maîtrise telle que la Classe 86 a été dénommée la Classe modèle.
- » Aussi, nos amis du Jury reconnaissants, désireux de vous témoigner l’expression de leur profonde sympathie, vous prient de vouloir bien accepter ce modeste objet d’art en souvenir des travaux accomplis ensemble.
- » Regardez-le, mon cher Président, il représente le Génie couronnant la Victoire, et le Victorieux c’est vous;
- » Messieurs, je vous prie de vous joindre à moi, de lever nos verres en l’honneur de notre estimé et sympathique Président, M. Donckèle, et de boire à sa santé ».
- M. Donckèle, maîtrisant avec peine son émotion, remercia, dans une de ces charmantes improvisations dont il a le secret, ses collègues du Jury des sentiments d’amitié qu’ils professent à son égard, et dont M. Chabanne venait d’être l’éloquent interprète; il leur dit combien il était touché des marques de sympathie qu'ils lui témoignaient, et, en terminant, les assura que le bronze qu’ils venaient de lui offrir restera pour lui un souvenir d’autant plus précieux qu’il lui rappellera des collaborateurs dévoués, qui, en récompensant comme elles le méritaient nos belles industries des accessoires du vêtement, l’aidèrent à en consacrer une fois de plus l'indiscutable supériorité et la réputation universelle.
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- COMMERCE SPÉCIAL FRANÇAIS
- Industries de la Classe 86
- IMPO R TA TIONS
- / Ganterie 105.755 135.300 373.500 18.960 633.515
- Bonneterie de soie ( Tissus en pièces Tous autres objets Articles brodés
- Bonneterie de laine ( Ganterie Tissus en pièces Tous autres objets Articles brodés 845.928 1 174.525 ‘ 687.960 19.074 1.727.487 6.847.856
- ( Bonneterie decoton < Ganterie Tissus en pièces Tous autres objets Articles brodés 1.407.224 2.198.240 ' 842.121 39.269 4.486.854
- Fleurs artificielles Lingerie cousue Chaussures Gants de peau Boutons Agrafes Tissus élastiques Cravates Corsets Buses et ressorts en acier 323.240 1.760.286 3.538.740 1.505.409 492.026 36.231 920.265 670.110 54.953 5.850
- ( Coton Parapluies Alpaga ( Soie Eventails Cheveux ouvrés Baleines de corne (imitation de) 1 Plumes de parures brutes — apprêtées 47.937 3.852 135.142 186.931 251.330 453.628 53.562 46.167.046 318.344
- Chapellerie Chapeaux d'écorce, de fibres tressés d’une pièce. Chapeaux de paille cousue et remmaillée. Chapeaux de feutre de poil. Chapeaux de feutre de laine. Chapeaux de drap et casquettes. Chapeaux de soie. 5.603.813 1.348.032 1.958.934 318.938 72.362 7.434 9.309.513 1 1
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- COMMERCE SPECIAL FRANÇAIS
- Industries de la Classe 86
- EXPDR TA TI O NS
- / Ganterie. . . . „ ; Tissus en pièces . Bonneterie de soie (r , ... i lous autres objets. 1 Articles brodés. 1 Ganterie. ... „ . , , . ) Tissus en pièces . Bonneterie de laine \ . ... 1 Tous autres objets. ' Articles brodés. . . Ganterie. . . . „ ... ) Tissus en pièces . Bonneterie de coton < .. ) Tous autres objets. l Articles brodés. . Fleurs artificielles • Lingerie cousue Chaussures Gants de peau Boulons Agrafes Tissus élastiques Cravates (1) Corsets Buses et ressorts acier Coton Parapluies ... Alpaga . . . . ' Soie Eventails Ch veux ouvrés Baleines de corne (imitation de). . . . Plumes de parure brutes apprêtées / Chapeaux d’écorce de fibre tressés d’une pièce. . . . i Chapeaux de paille cousue et . „ . 1 remmaillée Chapellerie i Chapeaux de feutre de poil . / — — laine . Chapeaux de drap et casquettes \ — soie 8.910 4.620 577. 170 61.950 20.355 48.703 3.981.877 33.576 62. 361 368.928 16.161.828 42.351 • 652 650 1 4.084.513 16.635.468 1.589.237 ' 45.995 253.102 741.738 1 6.926.052 807.917 940.144 245.317 76.181 21.372.631 19.622.205 22.017.015 17.065.296 33.297.660 8.188.744 110.201 1.954.796 547.777 384.764 1.310.415 1.888.334 739.944 726.088 899.301 25.105.162 14.068.766 9.737.349
- (1 En raison de la mode actuelle, la plupart des cravates exportées échappent au contrôle de la Douane. Consistant en écharpes ou cravates à nouer, elles sont généralement déclarées comme tissus de soie. Les chiffres cités sont donc absolument inférieurs à la réalité.
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- INDUSTRIES DE LA CLASSE 86
- Tableau indiquant le nombre des établissements existant et le chiffre des personnes employées dans les industries des accessoires du vêtement (1)
- INDUSTRIES NOMBRE TOTAL DES PERSONNES EMPLOYÉES NOMBRE DES ÉTABLISSEMtS ou TRAVAILLENT PLUS DE 5 PERSONNES RÉPARTITION DECES ÉTABLIS1’ SUIVANT LE NOMBRE DES OUVRIERS ET EMPLOYÉS
- 5 à 50 51 à 500 pl.de500
- Fabriques de lingerie 131.000 836 784 51' 1
- Fabriques de cravates, gilets de flanelle, brassières . ... . 3.600 95 88 7 »
- Fabriques de parapluies et ombrelles 4.500 93 91 2 »
- Fabriques de chapeaux, en soie, feutre, peluche 17.200 332 288 43 1
- Fabriques de képis, casquettes, calottes 3.700 93 90 »
- Fabriques de modes, modistes-dessinateurs en modes. . . 44.500 491 488 3 »
- Fabriques de chapeaux de paille . 4.700 142 124 18 »
- Fabriques de chaussures de feutre et chaussons 7.100 96 75 19 2
- Fabriques de fleurs et plumes . . 23.000 612 597 15 »
- Fabriques d’ouvrages en cheveux. 200 5 D »
- Fabriques de tissus élastiques, bretelles, jarretières 3.100 43 30 11 2
- Fabriques de bonneterie. . . . 44.400 503 392 106 5
- Fabriques de tricot . . 6.100 68 66 • 2 : »
- Fabriques de ganterie de laine, de fil, de soie, cousage de ganterie 1.800 24 19 4 1
- Fabriques de jerseys, gilets de laine 1.200 14 10 3. 1
- Fabriques de bas, cousage de bas et bonneterie, apprêt . . . 4.900 80 77 »
- Fabriques de boutons en étoffe, encarteuses de boutons . . . 600 11 10 I »
- Fabriques de corsets 12.100 231 211 20 »
- Fabriques de guêtres, coiffes de chapeaux 300 12 11 1 »
- 1 Préparation et teinture de plumes pour parures, ornements . 5.600 143 138 5 D
- Fabriques de cuir de chapeaux. . 400 22 22 » »
- Fabriques de chaussures et accessoires 214.000 1.933 1.747 204 2
- Ganterie de peau 20.600 260 225 34 1
- Fabriques de manches de parapluies et ombrelles 300 14 14 » »
- Fabriques de fouets et cravaches . 600 25 D). » »
- Fabriques de cannes ..... 500 26 26 » »
- Fabriques de baleines de corne . 1.000 19 14 3 D
- Fabriques d’éventails. . . . 1.200 26 24 2 »
- Fabriques de houtons en bois, nacre, etc Fabriques de mannequins . . . 7.000 147 121 26 »
- 100 K 5 .1 »
- Fabriques de buses en acier . 500 19 17 2 »
- Fabriques de boutons en métal . 900 20 16 4 »
- Fabriques d’agrafes métalliques, œillets en métal 400 10 ' 7 3 »
- Fabriques de garnitures pour parapluies et cannes..... 400 16 15 1 »
- Fabriques de bouderie .... 800 19 16 3 »
- il). D’après les résultats statistiques du Recensement des industries et professions. Dénom brement général de la population du 29 mars 1896, publié parle Ministère du Commerce.
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- COMMERCE SPÉCIAL BELGE
- Industries de la Classe 86
- IMF O R TA TIONS
- IMPORTATIONS
- Générale de France
- Lingerie de toute espèce Cols et manchettes en tissu de lin. . . 2.652.507 516.481
- 271-205 4.980
- Ganterie de peaux 5.497.722 208 740
- Chaussures Boutons, agrafes, boucles, etc... Ces articles étant classés dans les tarifs belges avec la mercerie et quincaillerie, nous ne pouvons indiquer que le chiffre global de cette rubrique: 1.829.226 673.909
- Mercerie et quincaillerie Tissus élastiques, dessous de bras, bretelles, jarretelles Ces articles étant classés dans les tarifs belges avec le caoutchouc ouvré, nous ne pouvons indiquer que le chiffre global de cette rubrique : 17.984.900 6 383.980
- Caoutchouc ouvré Objets confectionnés en tout ou partie, comprenant: Habillements, chapeaux, cravates, corsets, modes. plumes 2.652.507 892.270
- pour parure, etc 3.936.250 2.117.608
- Bonneterie de coton 2 119.554 161.398
- id. laine 1.110.337 206.817
- id. soie EXFOR TA TIONS 77.191 EXPOR Générale 24.897 CATIONS en France
- Lingerie de toute espèce 1.813 517 97.021
- Cols et manchettes 6.251 395
- Ganterie de peau 11,319.411 21.591
- Chaussures Boutons, agrafes, boucles, etc... Ces articles étant classés dans les tarifs belges avec la Mercerie et la quincaillerie, nous ne pouvons indiquer que le chiffre global de cette rubrique 1.527.100 855,028
- mercerie et quincaillerie Tissus élastiques, dessous de bras, bretelles jarretelles. Ces articles étant classés dans les tarifs belge avec le caoutchouc ouyré, nous ne pouvons indiquer que le chiffre global de celte rubrique: 14.620.398 2.783.195
- Caoutchouc ouvré Objets confectionnés en tout ou partie, comprenant : Habillements, chapeaux, cravates, corsets, modes plumes 1.253.754 632.312
- pour parures, etc 1.623.537 322.078
- Bonneterie de coton 87.955 4.756
- — laine 872.771 11.652
- — soie. . 2.711 1.891
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- TABLE DES
- Avant-Propos................................................. 5
- PREMIÈRE PARTIE
- Comités d’admission et d’installation........................ 9
- Comité d’admission........................................... 9
- Comité d’installation....................................... 14
- Une idée nouvelle — L’avenir des Expositions................ 23
- Inauguration — Opérations du Jury........................... 27
- Plan de la Classe 86....................................... 35
- DEUXIÈME PARTIE
- Sections Jrançaise et étrangères
- Lingerie.................................................... 37
- France..................................................... 40
- Belgique.....................................................46
- Japon....................................................... 47
- Ganterie.................................................. 47
- France...................................................... 48
- Étranger.................................................... 49
- Chaussures................................................. 49
- France...................................................... 50
- Belgique............................................. .... 52
- Russie...................................................... 54
- Bulgarie.................................................... 55
- République Dominicaine...................................... 55
- Serbie.................................................... 55
- Angleterre.................................................. 55
- Boutons.................................................... 56
- France...................................................... 56
- Belgique.................................................. 60
- Japon....................................................... 60
- Norwège..................................................... 61
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- 158 TABLE DES MATIÈRES
- Tissus élastiques........................................ 61
- France.................................................... 62
- Belgique.................................................. 63
- Cravates............................................... 63
- F rance................................................... 63
- Allemagne . .............................................. 65
- Japon..................................................... 66
- Ombrelles, cannes........................................ 66
- France................................................... 66
- Bulgarie..............• ............................ 67
- Cheveux et coiffures.................................... 68
- France.................................................... 68
- Corsets.................................................. 68
- France.................................................... 69
- Belgique.................................................. 74
- Plumes................................................... 75
- France.....................•.............................. 75
- Diorama de la PLUME.............................. 76
- Salon de la Plume......................................... 81
- Fleurs.........................•........................ 84
- France, Belgique, Russie............................ . 84
- Paillettes. . •.......................................... 84
- France.................................................... 84
- Chapellerie.............................................. 85
- France.................................................... 86
- Belgique.................................................. 94
- Japon..................................................... 95
- République Dominicaine.................................... 97
- Bonneterie............................. .............. 97
- France.................................................... 98
- Belgique................................................. 101
- Eventails et écrans....................................... 102
- France................................................... 102
- Chine.................................................... 102
- Japon.................................................... 103
- Liste des récompenses décernées aux Exposants........... 105
- France................................................... 105
- Belgique . . •................................... 108
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- TABLE DES MATIÈRES
- 159
- Grand Duché de Luxembourg ..........................• . . 109
- Chine..................................................... 110
- Japon...............................................• . . 110
- Russie ................................................... 111
- Grèce..................................................... 111
- Bulgarie.................................................. 111
- République Dominicaine.................................... 112
- Serbie.................................................... 112
- Allemagne............................................... 113
- Angleterre................................................ 113
- Norwège................................................... 113
- Ziiste des récompenses décernées aux Collaborateurs . . . 115
- France.................................................... 115
- Belgique.................................................. 119
- Japon..................................................... 120
- Chine.................................................... 120
- Russie.................................................... 121
- Liste des récompenses décernées aux Coopérateurs. . . . 121
- France.................................................... 121
- Belgique.................................................. 124
- TROISIÈME PARTIE
- Chambres syndicales. — œuvres de MUTUALIT .................. 127
- Chambres syndicales......................................... 127
- Œuvres de Mutualité et de SOLIDARITÉ........................ 129
- Ecoles professionnelles..................................... 133
- France.................................................. 133
- Belgique.................................................. 134
- Russie, Bulgarie.......................................... 130
- Palais de la Femme . . . . •................................ 139
- Comptes de Trésorerie ...................................... 141
- Conclusion ................................................. 147
- Annexes. — Documents statistiques........................... 151
- Commerce spécial Français................................... 152
- Importation............................................... 152
- Exportation .............................................. 153
- Tableau des Etablissements et du personnel employé. . . 154
- Commerce spécial Belge : Importation et Exportation. . . 155
- Industries de la Classe 86.................................. 155
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