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Exposition internationale de Milan, 1906 : Section française. Groupe XLIV. Classes 97 et 98. Bronzes, zinc d'art ou bronze d'imitation, fonte et ferronnerie d'art, métaux repoussés
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- DES EXPOSITIONS A L’ETRANGER — Bourse de Commerce
- Rue du Louvre Paris 1910
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- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
- L’Exposition de Milan qui a fermé ses portes le 11 novembre 1906, en plein succès, ne devait être à l’origine qu’une exposition internationale pour les industries se rattachant aux transports par terre, aux transports maritimes, à l’automobilisme et à l’aéronautique.
- Elle devait être l'apothéose de l’œuvre gigantesque du percement du Simplon, en italien « il Sempione. » Déjà, le but de l’entreprise était grand et c’est alors que les témoignages de sympathie qui affluèrent de toutes parts, et notamment de la France, furent tels que les comités se trouvèrent bientôt dans l’obligation de donner à cette exposition un champ plus vaste et d’en faire une grande exposition universelle internationale.
- L’Italie invitant les diverses nations du monde entier ne pouvait choisir un meilleur lieu de rendez-vous.
- Par son importance industrielle, par sa richesse et ses larges voies aussi bien que par sa situation géographique au centre de l’Europe méridionale, près des trois grandes artères de pénétration du Saint-Gothard, du Mont-Cenis et du Simplon qui allait être inauguré en même temps que 1 exposition, Milan était par excellence la ville d’Italie qui convenait le mieux pour une aussi belle entreprise.
- Le Comité Français des Expositions à l'Etranger, toujours vigi-
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- EXPOSITION DE MILAN
- lant, déploya une activité infatigable pour décider nos industriels et nos artistes à aller à Milan comme ils l’avaient fait l’année précédente à Liège, et un peu auparavant à Saint-Louis. La tâche était ingrate, car nous avions tous le désir de nous reposer après tant d’expositions répétées d’année en année; cependant, ses arguments furent si convaincants que nous nous empressâmes de liquider les comptes de l’exposition de Liège pour étudier les plans de celle de Milan, répartir entre nous les emplacements, envoyer nos adhésions et ensuite nos produits à Milan de manière à répondre dignement à l’invitation de la sœur latine.
- Si, dans nos industries, nous avons eu à regretter quelques abstentions, nous avons tout au moins le mérite d'avoir pu combler les vides de telle sorte que le publicne s’estpas aperçu qu’il y avait des manquants dans nos rangs.
- Les bronzes, la bijouterie, la joaillerie, l’orfèvrerie et l’horlogerie formaient un ensemble des plus réussis et l’une des plus grandes attractions de l’exposition tout entière.
- Ce but largement atteint est la plus belle récompense de nos efforts, celle que le public accorde sans réserve lorsqu'il est satisfait; je dirai plus, lorsqu’il est émerveillé.
- Il est d’usage dans un rapport de ce genre de remonter pres-qu'aux origines du monde pour démontrer le développement progressif à travers les âges des industries dont on doit parler; or le bronze a l’avantage de remonter très loin dans l’antiquité, jusqu'au temps de Babylone soit environ dix-huit cents ans avant l’ère chrétienne.
- Je n’oserais remonter si loin; je me contenterai de rappeler que du temps des Grecs et des Romains, l’industrie du bronze était déjà très développée. Le Génie adorant du Musée de Berlin, le Mercure assis, le Bacchus à l’outre et tant d’autres statues en bronze du Musée de Naples sont des œuvres devant lesquelles on reste en admiration tant pour le fini de l’exécution que pour la beauté des formes.
- Les bronzes de la Renaissance ne sont pas moins beaux et l’on sent en môme temps que l'art de fondre le bronze a fait des progrès; il n’y a plus de parties manquées, de mises de pièces pour remédier aux accidents de coulée; telles sont les admirables portes de Ghiberti du baptistère de Florence dont l’exécution est d'une finesse merveilleuse. Telles sont aussi les statues du Saint-Georges
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- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
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- de Donatello, du Mercure de Jean de Bologne, du Persée de Ben-venuto Ccllini qui produit un si bel effet dans la Loggia de Florence, sans omettre de mentionner la grande statue équestre du Colléone de Verrochio à Venise et de tant d'autres.
- Quand on parcourt les musées de Borne et de Naples, ce qui étonne surtout au point de vue de la fabrication du bronze, c’est de voir que les Grecs et les Romains pouvaient fondre des statues de dimensions colossales; certaines d’entre elles dont il ne reste que des débris montrent de quelle puissance de moyens ils disposaient; cela permet aussi de constater qu'ils devaient ignorer le moulage au sable et que la méthode en usage chez eux était la cire perdue; l’épaisseur du bronze était très mince, le métal qui paraît sec et cassant devait être composé d’un alliage plus fusible que celui qu’on emploie de nos jours.
- En Italie, où actuellement la fonte à cire perdue est toujours très en usage, l’alliage employé, tout comme celui des anciens, est sec etcassant; il se prête difficilement à la ciselure; par contre, le grain de la fonte un peu rugueux se prête très bien aux imitations des bronzes antiques avec leur aspect de bronze rongé de vert de gris. Cette manière de faire est économique puisqu’elle supprime en grande partie la ciselure, mais s’il est intéressant de voir des statues antiques toutes couvertes d’oxydations de vert de gris, on conçoit qu’il est encore préférable de les voir reproduites dans leur linesse et leur beauté du temps où elles ont été créées.
- Si donc, en Italie, on fabrique des bronzes à bon marché sous prétexte de rendre dans ces reproductions toutes les détériorations causées par le temps, il me semble qu'il n’y a aucune raison pour nous de suivre les Italiens dans cette voie, car il est clair que cette couche de scories dues à la fusion cache bien des défauts; quelle empâte les beautés du modelé qu’une ciselure bien comprise, respectueuse des formes, peut donner.
- Quand on compare les bronzes qui ont figuré cette année à Milan dans la Section française avec ceux qui ont été exposés par d autres nations, notre supériorité est incontestable, mais il ne faut pas se faire d'illusions pour l'avenir; nos concurrents étrangers font de grands efforts pour franchir la distance qui peut encore les séparer de nous et il est juste et équitable de constater qu’ils font de très grands progrès.
- Il est donc utile d’étudier sans plus tarder quelles sont les causes qui pourraient nous faire perdre du terrain sur nos rivaux.
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- La première de ces causes est la tension qui existe plus particulièrement chez nous entre le Capital et le Travail. Dans les sphères gouvernementales, on l'a si bien senti que l’on vient de créer un Ministère du travail dont le but est de rappeler à leurs devoirs réciproques les patrons et les ouvriers par une réglementation équitable qui mette un terme aux conflits trop fréquents qui ne font que creuser le fossé qui existe entre ces deux forces vives de la nation.
- Une autre cause de faiblesse, c’est que les bons ouvriers, j’entends par là les ouvriers habiles, se font de plus en plus rares parce qu’on ne fait presque plus d’apprentis.
- Dans un grand nombre d’ateliers, on ne veut plus en prendre parce que, d'après les nouvelles lois sur la réglementation du travail, il n’est pas possible de travailler plus de dix heures par jour s’il y a des apprentis dans l’atelier et que les patrons et façonniers qui en occupaient autrefois préfèrent s’en passer de manière à avoir leurs coudées plus franches pour faire face à leurs engagements dans des commandes pressées.
- Voici du reste comment les choses se passent :
- Dans un atelier où il n’y a pas d’apprentis, un inspecteur du travail accorde très facilement au patron qui en fait la demande l’autorisation de laisser travailler ses ouvriers douze heures par jour. Si, au contraire, il y a des apprentis, ne fût-ce même qu'un seul, l’autorisation est refusée et les commandes pressées vont affluer chez l'industriel qui n'occupe que des adultes, tandis que celui qui est assez philanthrope pour former des élèves ne peut plus soutenir la concurrence; il serait cependant facile de prendre des mesures pour autoriser les adultes à travailler douze heures, tout en s’assurant que les apprentis n’en feraient que dix.
- En présence de cette pénurie d’apprentis, nos industriels qui ont le souci de l’avenir de notre belle industrie ont organisé des écoles d’apprentissage, comme par exemple l’école Boulle, avec des professeurs doués de toutes les qualités requises pour former des ouvriers d’élite, mais il y manque cette vitalité qui ne se rencontre qu’à l’atelier.
- 11 en est de ces élèves comme de ceux qui apprennent chez nous des langues étrangères sans aller séjourner à l’étranger; quand ils arrivent ainsi bien préparés dans les pays dont ils prétendent parler la langue, on ne les comprend pas; ils ont acquis la théorie de la langue, ils n’en ont pas la pratique.
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- De même, c'est en travaillant au milieu des ouvriers que les jeunes gens deviennent à leur tour des ouvriers, tandis que les élèves des écoles se croient des êtres supérieurs, et au fond ne sont pas bons à grand’chose.
- A l’étranger, à l’encontre de chez nous, l’apprentissage et les cours professionnels se développent de plus en plus.
- Si on ne remédie pas à un tel état de choses, en encourageant l’apprentissage par tous les moyens, en faisant appel aux bons sentiments réciproques des patrons et des ouvriers afin que l’enfant, en entrant à l’atelier, trouve bienveillance du côté du patron et accueil paternel du côté des ouvriers, il viendra un moment, dans un avenir très prochain, où tous les bons ouvriers nous viendront de l’étranger et où, par conséquent, nos industries perdront leurs qualités propres qui font leur succès à l’heure actuelle dans les expositions internationales.
- Tâchons donc de réagir pendant qu’il en est temps encore de manière à ne pas essuyer des défaites dans les luttes acharnées que se livrent les diverses nations du monde entier sur le terrain économique, industriel et commercial.
- Une autre cause de déperdition de nos forces tient à ce fait que la vie moderne, très intensive chez nous, a des exigences que nos pères ne connaissaient pas : les ouvriers d’alors se contentaient de peu, dans nos industries d’art; ils trouvaient le moyen d’économiser pendant leur longue période d’années de travail un petit pécule qui leur permettait de finir leurs jours dans une médiocre aisance il est vrai, mais à l’abri de la misère.
- Actuellement, il n’en est plus de même; l’ouvrier vit plus largement, au jour le jour et quand les forces le trahissent avec l’âge, il se cramponne à son étau, sa main n’a plus l’habileté d’autrefois, la vue s’est affaiblie; cependant le patron, pour ne pas le jeter sur le pavé, le garde au détriment des jeunes qui pourraient fournir un travail plus soigné avec l’appoint d’une intelligence, plus vive, chose précieuse dans nos métiers.
- Il y a donc là une situation fausse qui résulte de la transformation naturelle qui s’opère dans l’ordre social : autrefois, l’ouvrier ne comptant que sur lui-même économisait ; aujourd’hui, il compte sur l’Etat pour la sécurité de ses vieux jours, mais en attendant que ce rêve devienne une réalité, tout comme la cigale de la fable, il se trouve fort dépourvu lorsque la bise des ans est venue.
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- Aussi, doit-on attendre un grand bienfait de la loi sur les retraites ouvrières ; elles permettront aux vieux de se retirer et aux jeunes d’avancer. L'industrie n’ayant plus de rouages usés dans le mouvement de sa production pourra se développer et progresser bien plus librement.
- S'il en résulte quelques charges nouvelles pour l'industriel, il en sera largement dédommagé d’autre part par une plus grande prospérité et aussi par une entente plus cordiale entre lui et ses ouvriers : de là à la paix sociale, il n’y aura plus qu’un pas, du moins faut-il l’espérer.
- Revenons à l’Exposition de Milan, et en attendant mieux, réjouissons-nous de la supériorité actuelle que nous détenons encore et dont l'évidence incontestable et incontestée s’affirme par le nombre considérable de Grands Prix et hautes récompenses qui ont été accordés à la France.
- Au point de ce rapport où j’arrive à rendre compte des récompenses obtenues, il m'est très agréable d’adresser un mot élogieux et de vive sympathie à MM. les Jurés français et des diverses nations avec lesquels j'ai collaboré; je ne saurais trop rendre hommage à la délicate courtoisie des jurés étrangers et au bon souvenir amical que nous avons remporté de ces quelques heures de travail passées ensemble dans une bonne camaraderie qui semblait être la réalisation idéale de la fraternité entre les peuples.
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- COMPOSITION DU JURY
- Le Jury du Groupe 44 comprenant les Classes 94,95,96,97 et 98 s’est réuni le 4 octobre 1906, à 2 heures, et après avoir constitué son bureau, s’est subdivisé en deux groupes principaux: l’un était chargé d’examiner les expositions de l’orfèvrerie, la bijouterie, la joaillerie, l'horlogerie, la tabletterie, la brosserie et la maroquinerie et l’autre les expositions du bronze, du bronze imitation ou zinc d’art, de la ferronnerie et des métaux repoussés.
- C’est ce second groupe que j'ai eu l’honneur de guider dans ses opérations et dont voici la liste des membres.
- MEMBRES DU JURY
- ITALIE
- M. Francesco (Villa), (cavalière), ferronnier, à Milan.
- M. Cagli (Benvenuto), (commendor), conseiller communal, à Rome.
- M. Cavalazzi (Pietro), juré suppléant, à Milan.
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- EXPOSITION DE MILAN
- A UTRICHE
- M. le chevalier Ott (G.), de la maison Ditmar, à Vienne et à Milan.
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- HONGRIE
- M. Steiner (Franz), de la Maison Impériale et Royale de fontes d’art de Budapest.
- HOLLANDE
- M. Vos (Floris), commissaire général adjoint des Pays-Bas, à l'exposition de Milan.
- BULGARIE
- M. le prince Barbiano di Belgioioso d’Este, gentilhomme de la Cour de S. M. la reine-mère d’Italie.
- FRANCE
- M. Leblanc-Barbedienne (G.), fondeur, fabricant de bronzes, à Paris.
- M. Raingo (G.), juré suppléant, fabricant de bronzes, à Paris.
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- BRONZES
- Pour éviter toute confusion dans le compte rendu qui va suivre, la Ferronnerie et les Métaux repoussés feront l’objet d’un autre chapitre.
- ITALIE
- Hors Concours.
- PANDIANI (Antonio), à Milan.
- M. Pandiani n’a pas voulu prendre part au concours pour les récompenses; il a exposé dans le Palais national italien des torchères qui sont des reproductions de la Renaissance, de grands candélabres, des chcnêts, des statues du Caléone, de Marc-Aurèle et quelques figurines de fantaisie. C’est la plus importante et la plus ancienne maison de Milan; elle a plus de quarante années d’existence et elle avait obtenu une Médaille d’Or à l’Exposition universelle de Paris, en 1900.
- DITMAR (Rodolphe), à Milan.
- Le chevalier Ott de la dite Maison était Membre du Jury.
- La Maison principale est à Vienne, mais la succursale de Milan est également très importante, car elle occupe 200 ouvriers.
- La fabrication des appareils de chauffage et d’éclairage est la
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- partie la plus importante de son industrie, les qualités artistiques y jouent un rôle secondaire.
- Médailles d’Or.
- SANTINI (Fratelli), à Ferrare.
- Les Frères Santini exposent des vases en faïence et en porcelaine avec montures en bronze doré art nouveau qui rivalisent avec nos maisons françaises exposant des objets de même nature; c’est donc une récompense bien méritée, bien que les Frères Santini prennent part pour la première fois à un grand concours international.
- TREMONTI (Pasquale), à Milan.
- L’exposition de M. Tremontia étépresqu’entièrementbrûlée; nous avons cependant pu examiner quelques vases en cuivre repoussé d’une bonne exécution.
- Médailles d'Argent.
- LA FONDERIA ARTISTICA DEL ROMITO, à Florence.
- La fonderie artistique Del Romito a obtenu une Médaille d’Argent pour toute une série de jolis petits bronzes, sujets intéressants et très modernes.
- Beaucoup des objets exposés ont été retirés détérioriés des décombres de l’incendie.
- On sera peut-être surpris de voir qu’il y ait eu si peu d’exposants italiens dans l’industrie du bronze; cela tient à ce que les grandes maisons de Rome et de Naples qui occupent chacune des centaines d'ouvriers et qui exportent des quantités considérables de reproductions de l’antique ont jugé inutile de venir à Milan; elles ont donné comme prétexte qu'elles sont suffisamment connues en Italie pour se dispenser d'exposer. Il y a peut-être au fond une autre raison, c’est qu'elles n’ont rien de nouveau à montrer, puis-
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- DESCRIPTION DES EXPOSITIONS
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- qu’elles se retranchent presque exclusivement dans les reproductions antiques de leurs musées.
- SUISSE
- Médaille d'Or.
- DUNAND (Jean), à Genève.
- Pour des vases en argent et en cuivre repoussé, d’une belle conception et d’une bonne exécution.
- Médaille d'Argent.
- VOLKMER ET HUBER, à Bâle.
- Objets en bronze et en fer repoussé dont la composition est harmonieuse et l’exécution assez bonne.
- Médaille de Bronze.
- MERSING, à Dornach.
- Pour candélabres et divers objets en bronze.
- ANGLETERRE (Indes)
- Grand Prix.
- L’ÉCOLE ARTISTIQUE DE JAIPUR (Inde) (Japur School of Art).
- Cette École industrielle et artistique a une exposition très intéressante de vases repoussés en cuivre, de vases niellés, de plateaux et
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- EXPOSITION DE MILAN
- poignées d’armes avec incrustations d’or et d’argent ; des encriers, presse-papiers, coupes et objets divers en bronze et émaux cloisonnés, des armes indoues damasquinées, enfin tout un ensemble qui a intéressé le Jury à ce point qu’il a attribué à cette École un Grand Prix bien qu’elle exposât pour la première fois.
- ALLEMAGNE
- Hors Concours.
- GLADENBECK ET FILS, à Berlin.
- La Maison Gladenbeck qui avait obtenu un Grand Prix à l’Exposition universelle de Paris, en 1900, a apporté à Milan une collection assez importante de ses bronzes et notamment de statuettes, de sujets modernes ou allégoriques qui maintiennent sa réputation acquise.
- HONGRIE
- Malgré la catastrophe causée parle grand incendie qui a presque entièrement détruit l’exposition hongroise, on peut encore par sa reconstitution partielle se rendre compte du développement artistique et industriel de ce pays :
- Deux grandes statues monumentales en bronze de Marothi Geza frappent l'œil à l’entrée du beau pavillon de la Hongrie, ainsi qu'une voûte dont l’entrée et la sortie forment deux cintres immenses qui étaient primitivement en bronze, avant l'incendie et qui ont été remplacés par les mêmes motifs en plâtre. Ces cintres en style art nouveau, épis de blés,montrent combien le bronze peut jouer un rôle important dans l’art de l’architecture.
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- DESCRIPTION DES EXPOSITIONS
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- Des vases et des ciboires en bronze avec émaux cloisonnés à gouttelettes et champs-levés, habilement exécutés peuvent nous donner à réfléchir pour l’avenir, d'autant plus que chez nous cet art tend à décroître par suite du goût changeant du public qui s’en désintéresse de plus en plus depuis une vingtaine d’années.
- Nous remarquons aussi de jolies statuettes fondues à cire perdue, entre autres : une paysanne, assise et se croisant les bras, signée Edmond Telcs ; puis un coq, une poule, avec ses poussins sans retouches de ciselure d’Albert Marcup, puis encore deux fontaines art nouveau en cuivre repoussé d’une composition originale en même temps qu'artistique. Enfin quantité d’autres productions dont il ne reste que des vestiges, quelquefois rien du tout nous ont amené à juger de la valeur des exposants sur la simple production de photographies, grâce aux renseignements et à toutes les explications détaillées que M. Franz Steiner, notre collègue du Jury pour la Hongrie nous a fournis.
- Après cet exposé d’ensemble, il ne nous reste plus qu’à mentionner d'une façon succincte les récompenses obtenues.
- Grands Prix.
- Géza (Marothi).
- Beck (Filippo), fondeur.
- Diplômes d'Honneur.
- Beschorner (et Fils), fonderie artistique.
- Migrât (Francesco), entièrement brûlé, grandes statues sur socles en bronze.
- Médailles d’Or.
- Beck (Martino), objets divers.
- Haraszti (Giuseppe), fondeur pour divers objets artistiques en bronze.
- Imregii (Paolo), objets divers, entièrement brûlé.
- Jancsurak (Gustave), pour un vase en bronze richement décoré. Telcs (Edouard), médailles, statues.
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- EXPOSITION DE MILAN
- Béran (Louis), médailles, statues.
- Bohuschka (Georges), médailles gravées. Bona (Joseph), divers objets en bronze. Varnai (Alexandre), divers objets en bronze. Osko (Ludovic), objets d’art en émail.
- Médailles d'Argent.
- Galambos (Eugène), bas-reliefs en bronze repoussé. Furlinger (Rodolphe), coupes en émail.
- Friedmann, fontes d'art en bronze.
- NORWEGE
- Grand Prix.
- Saint-Lerche (H.), artiste sculpteur bien connu par ses compositions originales et pleines de goût est en même temps exposant de sesœuvres pour lesquelles il a obtenu cette haute récompense.
- HOLLANDE
- La Hollande a exposé dans notre Groupe des objets en bronze ou en cuivre qui n’ont que très peu de rapports avec notre industrie, mais que nous avons été appelés à juger parce qu'ils ne se rattachaient pas à une autre classification bien déterminée :
- Grand Prix.
- Dikkers, à Ilengels, pour des plats en cuivre repoussé, des coupes faites à la main ou au tour.
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- DESCRIPTION DES EXPOSITIONS
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- Diplôme d'Honneur.
- Société Oost-en-West, à Aja (Indes), pour produits en cuivre des Indes Néerlandaises.
- Médailles dArgent.
- Peek Izu, à Middelburg, pour dinanderie, objets de ménage et d’étagères en cuivre.
- Nienvenhuis pour lustres et appareils d’éclairage.
- FRANGE
- J’ai dit au commencement de ce rapport combien dans la Section française, le Groupe 44 avait été un centre d’attraction pour les visiteurs de P Exposition de Milan; je dois ajouter que les bronzes (Classe 97) y ont participé pour une large part aux memes titres que la bijouterie et l’orfèvrerie.
- Hors Concours.
- LEBLANC-BARBEDIENNE (Gustave).
- (successeur de F. Barbedienne depuis 189‘2).
- Membre du Jury.
- Lorsqu’un rapporteur doit parler de lui-même, le silence est encore ce qu’il y a de plus éloquent; je me contenterai donc de citer les pièces de mon stand qui ont été le plus remarquées sans y ajouter aucun commentaire. Ce sont : le Baiser et le Printemps, de Rodin, la Sirène, de Puech, le Méphisto, d’ANXocoLSKi, la Diane et l’histoire,dcGEORGEs Bareau, la Victoire, de MARyuESTE,l'OEdipe, de Sicard, la Vendangeuse, de Gauquier. Une grande garniture de cheminée Louis XIV et des lustres Art Nouveau, Empire et Louis XVI.
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- EXPOSITION DE MILAN
- RAINGO FRÈRES
- (M. Georges Raingo étant Membre du Jury).
- C’est une des plus anciennes maisons de bronzes de Paris dont la réputation se maintient à travers les générations.
- MM. Raingo Frères ont exposé dans le stand de la Collectivité diverses pièces parmi lesquelles il convient de citer un lustre électrique à guirlandes de lauriers d’une composition originale et d’un aspect très agréable. Un groupe : La Source, inspiré de Coysevox et plusieurs pendules de style fort intéressantes pour les amateurs des modèles anciens.
- Grands Prix.
- PINEDO
- M. Pinedo, qui est sculpteur statuaire en môme temps que fabricant de bronzes avait déjà obtenu un Grand Prix à Liège en 1905. Son exposition à Milan a été une des plus importantes et des mieux réussies; arrangée avec goût, elle mettait bien en valeur les jolies pièces qu'il y avait envoyées notamment :
- La Course romaine en char, par Strasser beau quadrige en bronze doré sur socle en marbre, œuvre d’un très bel effet et d’une grande allure ; il en est de même d’une statue équestre : Le délégué aux Armées en 1792. Citons encore une Vestale dont le mouvement est souple et gracieux.
- Un Relais anglais, groupe de chevaux montés dont l’im jeune et l’autre vieux, ont chacun leur allure bien distincte et enfin un Mercure d’après Rude presque de grandeur nature qui tient un bouquet de lumières électriques partant de son caducée tandis que de l’autre main, il rattache ses talonnières ce qui doit offrir une certaine difficulté ; j’aurais préféré ne pas voir cette belle statue transformée en torchère. Que M. Pinedo m’excuse de cette critique qui ne m’empêche pas de faire un éloge bien sincère de son exposition.
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- DESCRIPTION DES EXPOSITIONS
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- BOUHON FRÈRES.
- Dans le stand de la Collectivité des Bronzes, MM. Bouhon, ont exposé une belle cheminée Louis XVI en marbre blanc avec une frise motifs vigne et trophée d’instruments de musique d'une bonne composition et d’une ciselure soignée mise en valeur par une dorure or mat vieilli. Deux beaux chenets Louis XVI et un écran de même style accompagnent la cheminée d’une façon harmonieuse. D’autres chenets garde-feux écrans dans les styles Renaissance, Louis XV, Empire, complètent cette exposition que le Jury a beaucoup appréciée.» ce qui explique que cette maison après avoir obtenu l'année précédente à Liège une Médaille d’Or, ait pu arriver cette année à la plus haute récompense.
- DELARUE (Ferdinand).
- M. Delarue (Ferdinand) qui a exposé également dans le stand de la Collectivité une garniture Louis XV pendule et girandoles, des garnitures complètes de bureau et dans la statuaire un groupe Penseur par Picault, une Hébé par Drouet, le Ferronnier par Gaudez, oeuvres possédant de très bonnes qualités.
- L’année précédente, M. Delarue avait obtenu à Liège une Médaille d'Or; il y a donc lieu de lui adresser les mêmes éloges qu’à MM. Bouhon pour avoir ainsi sauté d’un bond par dessus le Diplôme d’Honneur.
- JABŒUF ET ROUARD.
- MM. Jaboeuf et Rouard ont envoyé à Milan au stand de la Collectivité des Bronzes quelques pièces seulement mais qui suffirent à montrer que cette fonderie d’art est toujours à la hauteur de la renommée qu’elle s’est acquise dans les expositions antérieures de Saint-Louis et de Liège où elle avait déjà obtenu des Grands Prix. A citer : un beau groupe Pastourelle du Faune, de R. Barthélemy dont l’original est au musée du Luxembourg; Romulus et Tateus, d’après le tableau de David au Louvre tiré du Combat des Romains et des Sabins ; Gringoire, sujet en bronze doré exécution en demi-réparure qui laisse apprécier toute la finesse du moulage.
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- EXPOSITION DE MILAN
- LOUCHET (Paul).
- M. Louchet (Paul) qui s'est acquis une réputation déjà consacrée parles plus hautes récompenses dans les Expositions précédentes, a envoyé à Milan une vitrine dans laquelle se trouvaient renfermées une jolie statuette porte-lampes électriques intitulée : Le Printemps; des garnitures de bureau tout en porcelaine dont les montures avec ornements imitent le bronze doré à un tel point que tout le monde peut se méprendre sur la nature des matières employées.
- Citons encore toute une charmante collection de bijoux dans lesquels la ciselure joue le rôle principal de la décoration, tels que bagues, pendantifs ajourés, etc..., toutes pièces d’une ciselure fine tenant autant de la joaillerie que du bronze et qui ont été très appréciées du Jury.
- DAUM FRÈRES, à Nancy.
- MM. Daum Frères,à Nancy qui figurent en même temps dans le Groupe 41 et dans notre Groupe 44, ont obtenu un Grand Prix pour leurs verreries réputées, avec montures en bronze doré.
- Remarque : Tous les Exposants du bronze appelés à concourir ont obtenu un Grand Prix.
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- ZING D’ART (Bronze Imitation)
- Grands Prix
- ETTLINGER FRÈRES
- MM. Ettlinger Frères qui avaient déjà à Liège une importante exposition personnelle qui leur avait valu un Diplôme d’IIonneur, n’ont pas hésité à faire les mêmes sacrifices pour Milan; leur fabrication est soignée, ils ont de bons modèles dans la statuaire et une collection riche et variée en objets de fantaisie. Parmi tant de choses, il convient de citer :
- Un médaillon Vierge, par Lanson, en étain.
- Une pendule Le Miroir, par Villanis.
- Le Réveil, par Bastet; Le Gladiateur, par Aurely; un vase l’Amour et le Vin, etc.
- Fondée en 1850, cette Maison ne faisait alors que les objets religieux; c’est à partir de 1881, que MM. Ettlinger Frères, au décès de leur père, ont étendu leur fabrication aux petits objets de fantaisie et à la reproduction des œuvres de la statuaire.
- JOURDAN
- M. Jourdan a envoyé à l’Exposition de Milan différentes statuettes en zinc de plusieurs de nos statuaires connus; 1 exécution soignée de leurs œuvres justifie la confiance qu'ils accordent à la
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- EXPOSITION DE MILAN
- Maison Jourdan. Toutes les pièces que nous avons examinées sont d’une fabrication de premier ordre; ce sont pour n’en citer que quelques-unes :
- Vox Pacis, de Georges Bareau.
- La Vertu civique, de Fououe.
- La Gloire couronnant le Génie, de Durut.
- L’Amour à l’Arc, d’AuRiLLY, etc...
- Diplôme d'Honneur
- DUBRUJEAUD ET RICHERMOZ
- Un Diplôme d’Honneur a été accordé à MM. Dubrujeaud et Richermoz qui avaient déjà obtenu en 1905, à Liège, une Médaille d’Or. Le développement normal et progressif de leur fabrication justifie la récompense que leur a décernée le Jury.
- A citer parmi les pièces exposées :
- La Cruche cassée, par Auguste Moreau.
- Yici, par le même.
- Le Siffleur, par Vital Cornu.
- Un groupe dénicheur d'aigles de Guyot et diverses fantaisies.
- Médaille d'Or
- TRESSALET ET TAROZ
- MM. Tressalet et Taroz avaient obtenu à Liège une Médaille d’Argent.
- _ L’attention du Jury s’est principalement portée sur un groupe : Gloire au Travail, La Défense du Drapeau, La Semeuse, Le Départ.
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- FERRONNERIE D’ART et Métaux repoussés
- Ces deux branches d'une des industries qui nous occupent, découlent d'une même origine qui est encore plus ancienne que l’industrie du Bronze.
- Le fer, est, en effet le premier des métaux que l’homme ait plié à ses usages, et symbolise toute une période des plus primitives « L’Àge de Fer » qui fut une des premières étapes de l’humanité vers la civilisation.
- Ce métal devint bientôt entre les mains de l’homme une grande source de puissance ; il en fit des objets usuels et aussi des armes offensives et défensives; c’était à qui, parmi les chefs de tribus, aurait les plus belles et c’est ainsi que l’art décoratif du fer ou ferronnerie d’art prit rapidement un grand essor ; bientôt, à l’aide du martelage on donna à des feuilles de métal des reliefs reproduisant des fleurs, des plantes, des animaux et même des personnages, et l’emploi du fer se généralisant de plus en plus, on arriva à l’époque de la Renaissance à faire des chefs-d’œuvre de décoration qui sont de véritables merveilles.
- A partir de cette époque, l’art du forgeron a continué de se développer, laissant des souvenirs durables dans tous les styles qui se sont succédé, jusqu’à nos jours.
- L'un des plus beaux ouvrages de ferronnerie de la Renaissance faisant l’admiration de tous les touristes qui visitent Anvers, c’est l’entourage du puits situé sur la place de la cathédrale. A Bruges, à Louvain, à Bruxelles, partout dans les Flandres et le Brabant, on
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- EXPOSITION DE MILAN
- a l’occasion d’admirer de belles ferronneries de cette époque; il n’enmanquepasnon plus en Allemagne, en Italie et en France, mais chez nous, c’est surtout auxvm0 siècle que l’art du forgeron atteint son apogée avec les grilles merveilleuses de la place Stanislas à Nancy.
- Après avoir été délaissée pendant une assez longue période de temps, la ferronqerie a repris de nos jours un nouvel essor artistique dont on a pu apprécier le développement à l’Exposition de Milan, notamment dans les Sections Italienne, Belge, Hongroise et Française.
- Conservant le même ordre de classification que pour le bronze, en tout bien et tout honneur, nous commencerons par l’Italie.
- ITALIE
- Le fer forgé, la ferronnerie artistique tiennent une place importante dans la Section italienne : Grilles de parcs et palais, portes funéraires, rampes, balustrades, candélabres, trépieds, appliques de lumière s'y trouvent exposées en grand nombre.
- Beaucoup de ces pièces ont été détruites par l’incendie, d’autres détériorées, mais cette Section montre dans son ensemble un développement marqué dans ce genre d’industrie.
- Hors Concours.
- VILLA (Francesco) (cavalière) à Milan.
- Membre du Jury
- Cette importante Maison a 30 ans d’existence; ayant débuté avec quelques ouvriers, elle en occupe actuellement 130 d une grande habileté dans les ouvrages en fer, tant pour la construction que pour les ouvrages d’art; son matériel de machines est des plus perfectionnés; elle fabrique beaucoup pour l’Italie et l’étranger.
- La pièce principale de son exposition est une belle balustrade en fer forgé.
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- M. Mina (Pasquale), à Milan, Membre du Jury, occupe environ 40 ouvriers; fabrication artistique en fer forgé, travaux de décoration et de construction, exposition détruite par l'incendie.
- DESCRIPTION DES EXPOSITIONS
- MINA (Pasquale), à Milan.
- Membre du Jury
- FASANO (Gaspare), àüdine.
- Membre du Jury
- M. Fasano (Gaspare), Membre du Jury, à Udine a exposé une balustrade en fer forgé d’une exécution très soignée; il occupe 15 ouvriers.
- Grands Prix.
- ARGARI (Giuseppe), à Milan.
- Cette Maison existe depuis près d’un siècle. C’était à l’origine la Maison Frigerio qui se transmit successivement de père en fils et qui, depuis quinze ans, appartient à M. Arcari, gendredeM. Frigerio.
- Le plus grand développement de son industrie date d’une vingtaine d’années, et aujourd’hui, l’établissement est muni de tous les perfectionnements mécaniques; sa clientèle est très étendue. La Maison occupe environ 240 ouvriers.
- M. Arcari avait obtenu à Paris en 1900 un Diplôme d’Honneur.
- Beaucoup de ses œuvres ont été détruites par l’incendie ; sa pièce capitale est un kiosque en fer forgé très bien conçu ainsi que des landiers, une pendule et des flambeaux électriques exposés à l’intérieur du kiosque.
- MAZUCOTELLI ENGELMANN ET
- Milan
- Le chevalier Mazucotelli, commissaire des Arts décoratifs, est l’âme de cette importante maison célèbre dans l’art de la ferronne-
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- EXPOSITION DE MILAN
- rie; il est le créateur en Italie de ses applications dans l’art nouveau.
- Cette Maison est en société depuis cinq années, mais son directeur M. Mazucotelli a une carrière industrielle déplus de vingt années. Elle occupe environ 100 ouvriers et elle avait déjà obtenu un Grand Prix à l’Exposition de Saint-Louis.
- Entièrement détruite par l’incendie, son exposition a été réinstallée à nouveau et offrait beaucoup d’intérêt.
- FUMEO (Enrico), à Milan.
- Intéressante exposition de coffres-forts dans lesquels l’art de la décoration se joint à un travail d’une grande précision.
- M. Fumeo occupe une cinquantaine d’ouvriers.
- ASSOCIATION DES FERRONNIERS MILANAIS.
- Le Jury a été heureux d'accorder un Grand Prix à cette intéressante association dont tous les membres sont des ouvriers d’une grande habileté qui se manifeste dans tous les objets exposés.
- Diplômes d'Honneur.
- - ’ MAGNONI (Giovanni), à Milan.
- Cette Maison a exposé des ouvrages en fer forgé dont il ne reste que quelques spécimens par suite des ravages de l’incendie. C’est une petite maison ayant une douzaine d’ouvriers, qui a la spécialité des travaux de ferronnerie fine, ayant principalement sa clientèle parmi les architectes pour les décorations artistiques des édifices.
- GITTERIO (Giacento), à Milan.
- Cette Maison est de fondation assez récente; elle existe depuis 16 ans seulement, occupe 30 ouvriers et a déjà acquis une bonne réputation pour ses travaux artistiques; elle a exposé une grille d’entourage mortuaire d’un beau dessin et d’une fine exécution.
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- DESCRIPTION DES EXPOSITIONS
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- CALLIGARIS (Giuseppe), à Udine.
- Spécialité de travaux artistiques de tous styles dont nous n’avons pu voir que quelques spécimens, son exposition ayant été entièrement détruite par l’incendie.
- M. Calligaris occupe 40 ouvriers; il a fondé sa Maison il y a 25 ans, et l'a fait constamment progresser. - - .
- Médailles d'Or.
- ROSSI (Antonio), à Milan.
- Maison importante pour les grands travaux de construction, hangars, marquises, ponts en fer pour voies ferrées, etc....
- M. Rossi a exposé une belle rampe en fer forgé ornée de feuillage et de roses.
- LANCINI ET Cie, à Milan.
- Cette Maison a une vingtaine d’années d’existence, occupe 70 ouvriers et entreprend des travaux de construction et de chemins de fer, mais elle se distingue en même temps par ses ouvrages d’art et elle a exposé dans le Parc un pont en fer avec appareils d’illuminations le tout bien conçu, d'un dessin harmonieux, art nouveau.
- CARRERA ET FIGLIO, à Milan.
- Maison du même genre que la précédente, a exposé une balustrade en fer forgé.
- MADDALENA (Francesco), à Milan. "
- M. Maddalena (Francesco) a exposé une seule pièce : une grande jardinière à quatre pieds en fer forgé d’un assez joli dessin et d’une bonne exécution.
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- EXPOSITION DE MILAN
- Médailles d'Argent.
- MARIANI (Angelo) ET Ciu, à Milan.
- Celte Maison qui existe depuis une trentaine d’années, a exposé une balustrade en fer forgé d’une bonne exécution.
- ZALAFFI (Benedetto), à Milan.
- M. Zalaffi (Benedetto) a obtenu une Médaille d Argent pour une variété d'objets en fer estampé.
- NIGRIS (Giuseppe), à Milan.
- M. Nigris (Giuseppe), pour des enseignes en fer forgé.
- Médaille de Bronze.
- VOGLIOTTI (Giovanni), à Milan.
- M . Vogliotti (Giovanni), pour une vitrine en fer forgé.
- Mention Honorable.
- FORNASARI (Antonio), à Milan.
- M. Fornasar} (Antonio), pour une jardinière et un aigle; l’aigle a été presqu’entièrement détruit par l’incendie.
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- DESCRIPTION DES EXPOSITIONS
- BELGIQUE
- Grands Prix.
- VAN BOECKEL, à Lierre.
- MM
- M. Van Boeckel avait déjà obtenu une Médaille d’Or, à Paris, en 1900 et un Grand Prix à Liège, en 1905. C’est un artiste ferronnier dont les conceptions variées dénotent beaucoup de goût; il excelle surtout dans les reproductions de la nature, roses, feuillages avec lesquels il compose des balustrades, des lustres, des appliques, etc..
- FRAENKEL ET LEFÈVRE, à Bruxelles.
- MM. Fraenkel et Lefèvre sont des ferronniers occupant une trentaine d'ouvriers; ils ont déjà obtenu un Grand Prix à Liège et leur exposition, très intéressante, méritait la même récompense à Milan.
- Diplômes d'Honneur.
- DECKERS, à Bruxelles.
- M. Deckers est un artiste qui reproduit lui-même les œuvres qu’il a composées; elles sont de plus exécutées avec une grande habileté de main.
- Il en est de même de :
- M. Berkmans, à Bruxelles.
- M. Dupont (José), à Bruxelles.
- M. Alexandre, à Charleroi, qui ont obtenu la même récompense.
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- EXPOSITION I)E MILAN
- HONGRIE
- Dans la Section hongroise, le feu n'a pas plus épargné le fer que le bronze; nous n’avons donc pu juger les exposants que d’après les photographies et renseignements qui nous ont été fournis, mais les débris de l’incendie nous ont montré toute l’importance réelle qu'occupe la ferronnerie dans cette contrée.
- Hors Concours.
- STEINER (Franz), à Budapest.
- Membre du Jury.
- Objets divers en fer forgé.
- FORREDER ET SCHILLER, à Budapest.
- Objets divers en fer forgé.
- Médaille d'Or. MATTAI-ZOLTAN, à Budapest.
- Pour une colonne piédestal en fer forgé.
- FRANGE
- La ferronnerie dans la Section française a occupé à l'Exposition de Milan une place hors de pair dont je n’aurai que peu à parler dans ce rapport par ce fait que la plupart de nos artistes ferronniers
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- DESCRIPTION DES EXPOSITIONS
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- sont inscrits au Groupe 41 des industries d’art (Classe 66). C’est ainsi que j’ai pu admirer un très beau devant de feu art nouveau et d’un goût très délicat de MM. Schwartz et Meurer (Membre du Jury); de M. Vinant, également Membre du Jury, une ravissante sellette en fer forgé; de M. Kovacs (André), qui a obtenu un Grand Prix, une jolie vitrine contenant des cadres et un bouquet de roses d’une grande finesse en tôle repoussée et fer forgé; de M. Maison, autre Grand Prix, un motif de rampe d’escalier monumental en fer forgé avec riche ornementation et un grand écusson aux initiales de la République Française en bronze doré, le tout d'un très bel effet décoratif. Je ne les cite que pour mémoire afin qu’en lisant ce rapport on ne croie pas que la ferronnerie n’était représentée à Milan que par un seul exposant, celui dont nous ayons eu à nous occuper dans le Jury du Groupe 44.
- Cet Exposant n’est pas à proprement parler un ferronnier; c’est un artiste en fer repoussé, personnifiant les métaux repoussés.
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- MÉTAUX REPOUSSÉS
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- Grand Prix
- MERICSKAY, à Paris.
- M. M ericskay est un artiste qui exécute lui-même les pièces qu’il expose. Il a envoyé à Milan une vitrine de pièces variées en fer repoussé, d'une grande finesse d’exécution, d’une habileté de main qui a étonné le Jury, car si la vitrine était modesle, assez mal exposée, l’œuvre qu’elle contenait était des plus intéressantes; aussi, bien que M. Mericskay exposât pour la première fois, il a obtenu pour son début la plus haute récompense. Citons ses principales œuvres qui sont : un lion assis, un mascaron faune avec couronne de feuillages et fruits; une tête de bélier qui a été acquise par le Musée des arts décoratifs de Genève.
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- CONCLUSION
- La mission dont j’ai été chargé est terminée; j’ai établi ce rapport en y apportant tous mes soins, n’ayant d’autre objectif que de justifier la confiance dont m'ont honoré mes collègues; qu’ils m’excusent si je n’y ai qu’imparfaitement réussi et qu'ils acceptent en même temps tous mes vœux pour leurs succès futurs.
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