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Catalogue de la collection des produits agricoles végétaux et animaux de l'Angleterre
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- CATALOGUE DE LA COLLECTION
- DES
- PRODUITS AGRICOLES
- VÉGÉTAUX ET ANIMAUX DE L’ANGLETERRE
- JOHN WILSON
- PROFESSEUR D AGRICULTURE A L UNIVERSITE D EDIMBOURG
- ET EXPOSÉS PAU LE
- fiOARD OF TttADE v
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE PARIS
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- PARIS
- LIBRAIRIE AGRICOLE DE LA MAISON RUSTIQUE
- RUE JACOB, N° 26
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- CATALOGUE
- DES
- PRODUITS AGRICOLES DE L’ANGLETERRE
- EXPOSÉS PAR LE
- ROARD OF TR A DE
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE PARIS
- 1855
- A une époque où les préparatifs pour l’exposition internationale étaient déjà fort avancés, on pensa en Angleterre qu’un très-grand nombre de produits agricoles n’y seraient pas utilement représentés. Le motif de cette abstention est bien simple, il tient à ce fait, qu’en Angleterre la consommation des produits agricoles étant plus grande que la production, les particuliers n’ont aucun avantage commercial à attendre d’une exposition publique de ces produits. La bonne renommée de l’agriculture anglaise n’avait rien non plus à gagner à cette exhibition; au contraire, elle ne pouvait qu’y perdre par la comparaison qu’on ne manquerait pas de faire de la qualité de ses produits avec la qualité des produits provenant de climats plus favorisés, tandis que le caractère distinctif de cette agriculture, la quantité de production, proportionnellement à l’étendue du sol cultivé, ne pourrait pas être prise en considération dans le jugement définitif du concours international. Dans ces circonstances, j’ai été chargé par le Board of Trade (ministère du commerce) de former une collection de produits animaux et végétaux, qui puisse mettre dans son véritable jour la situation actuelle de l’agriculture britannique.
- Cette colleetiou, dont le catalogue est détaillé dans les pages suivantes, devant avoir un caractère strictement industriel, j’ai eu soin de prendre la presque totalité des échantillons sur les marchés ordinaires.
- John Wilson,
- Professeur d’agriculture à l’université d’Édinburgh.
- I. CÉRÉALES.
- 1° Variétés de froment en gerbes et en grains.
- Â. Variétés de froments de la Grande-Bretagne.
- Red Fern.
- Red April.
- Défiance.
- Fullards Red.
- Red Lammas.
- White Lammas.
- Red Kessington.
- White Kessington. Hundredfold.
- Crabbes.
- Halston.
- Red Hydrid (Raynbirds). White Hybrid (id.).
- Red Burwell.
- White Burwell. Waterloo, fgg Shell.
- White Kent.
- Kessinglaud.
- Trump.
- Jonas’ Prolific. Ausfralian.
- Bankers Choice.
- Early White (Mortous). Nursery (White straw). Woodleys Superb. Fordhams Improved. White Ducie.
- Norfolk Red.
- Depuria.
- White Scotch. Spaldings.
- Woolly Eared.
- Huniers.
- Whittington.
- Uxhridge.
- Tatavera.
- Oxford Pri/.e.
- Red straw White. Malaga.
- Breedon.
- Pearl.
- Hartswood.
- Naples.
- Archers Prolific.
- Le Couleurs Compact. Smootheys.
- Jersey Compact. Gregorian.
- Show Drop.
- Mu mm y.
- Pomeranian.
- Salmon red.
- Boisliall.
- Hopetoun.
- Red Chuff Pearl. Whitworth.
- New Talavera. Bellevue Talavera. Spencers.
- Gorric’s Prolific.
- Duck-hill Yellow. Golden Swan.
- Sulphur Coiored. Chevalier 10 rowed. Dantzic Yellow.
- Le Couteurs Round. Hungarian.
- Baxters.
- Chidham.
- Brodies.
- Dwarf Cluster. Flanders.
- Dantzic Woolly-eared Fentons.
- Pipers Thickset. Mungoswells.
- Ta11 cluster.
- White Essex.
- Golden Acre. Brilannia.
- Golden Drop.
- Lark Yellow. Marianopoii.j
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- 4 PRODUITS AGRICOLES DE L’ANGLETERRE A L’EXPOSITION UNIVERSELLE.
- Belgian.
- Red Kent.
- White Kent.
- Copdock.
- Rattling Jack.
- Blood Red. Monsetail-redstraw.
- Sicilian Square Sprig. Tuscany.
- Marigold.
- Clovers Red.
- Bristol Red.
- Early Spring.
- Cliinese Spring.
- Mendoza.
- Barba ry tliick Chaff. Frenc.h.
- Manfridonia.
- Lozere.
- Taganrog.
- Poil Rivet.
- Common Rivet.
- B. Variétés de froments
- Siberian bearded.
- Alabama.
- Virginia Red.
- Virginia Blue stem.
- Botany Bay.
- Tonland.
- White Flint.
- Canada Club.
- Virginian May.
- English Red.
- Canada Flint.
- Genessee-red Cliaff. Zimmerman.
- Red Bearded. Mediterranean.
- Talavera. wheatland red.
- Orange.
- Ishmael.
- Touzelle.
- Hedgehog Yellow. Tuscany bearded. Caucasian bearded. Sicilian bearded.
- Naples bearded. Narbonne bearded.
- White awned Spelt.
- Red awned Spelt.
- Shanry.
- Transparent.
- Harvys Prolitic.
- Berk’shire Improved. Caucasian Improved Yellow.
- Tibbolds New.
- Portugal. 4 variétés. Rouge Touraiel.
- Yorksbire Creeping. Capriola Rosa.
- Single grained.
- des Etats-Unis, en épis,
- Bearded Mummy. Kentucky White.
- Moab Arabia.
- Spanisb.
- Susan Palestine.
- Buffalo Fair.
- Tuscany.
- Wiltshire.
- Improved Flint.
- Etrurian.
- Wild Goose.
- White German.
- Scotch Club.
- San Domingo.
- Chaltham.
- Damascus.
- Oregon.
- Syrian.
- 2° avoine. —
- Hopetoun.
- Sandy.
- Potato.
- Angus Early.
- Angus Late.
- Sherriffs.
- Early Kent.
- Birlie.
- Prolitic.
- Poland.
- Kings Evil.
- Kildrummie.
- Blue major.
- Halston.
- Siberian.
- OUI Black.
- Du n.
- Grey Angus.
- Tliree grained White.
- ___. — Brown.
- — — Black.
- — — Yellow.
- Naked.
- 3° orge. — En
- Chevalier.
- Celestial.
- Siberian.
- Peruvian.
- Winter Bere-Common Bere.
- Naked Bere.
- Victoria Bere. Abyssinian.
- Naked.
- Victoria.
- Annat.
- n gerbes et en grains.
- White Tartarian. Black Tartarian. Markle. Barbachlaw. Brown Hopetoun. Banff Prize.
- Cupar Grange.
- Du tch.
- Friesland.
- Tam Finlay. Blainslie.
- Black Riga.
- Early Cleland. Dun Winter. Danthonia. Dymocks.
- Petrie.
- Grey.
- Armenian.
- Imperials.
- Macbiebill.
- Portugal.
- Cut.
- gerbes et en grains.
- Sprat.
- Halston.
- Cheltenliam.
- Scotch.
- Long American. Noltingham. Golden Melon. Loi'd Westerns. Italian. Cbancellor. Norwegian. Holstein.
- 4° seigle. — En gerbes et en grains. Common. Saint Johns Day.
- II. LÉGUMINEUSES.
- 1° Fèves.
- Pigeon. Macs Monarch.
- Common Field. Gream Coiored.
- Cluster. Dun.
- Harrow Ticks. Long Red Speckled.
- Heligoland. Purple Speckled.
- Marshalls Prolitic. Liver Coiored.
- Johnston’s Wonder. China Dwarf.
- Long Pod. Long White Runners.
- Greens. Red Speckled Runners.
- Hangdown. Small Rice.
- Monarch. Rose Livers.
- Mazagan. Tall double Princcss.
- Red Blossom. Newington Wonder.
- Toker. Fulmers Early.
- White Blossom. China Yellow.
- Windsor. White Battersea.
- Green Windsor. Scarlet Runners.
- White Windsor. Dwarf Yellow.
- Dwarf Cluster. Canterbury.
- Long Windsor. Large white Sabre.
- Dwart Green Fan Cluster. Long Pod Negro.
- Bishops Green Dwarf.
- 2° Pois.
- Auvergne. Dwarf Mammoth.
- Bishops Dwarf. Knight’s Dwarf green.
- Bishops Long Pod. Wrinkled Knight’s Tall.
- Burbidge Éclipse. Dwarf white.
- Charlton. Tall white.
- Dancrofts Rival. Lynn’s Prolific.
- Double Blossom France. Ne plus ultra.
- Emperor. Impérial Dwarf Blue.
- Prince Albert. Flack’s Prolitic.
- Sangster’s n° 1. Bedman’s.
- Single Blossom France. Egg, or Beau.
- Spanisb Dwarf Blue. Paradise Prolitic.
- Spanish Dwarf White. Paul’s Early Dwarf.
- Taylor’s Prohfic. Prussian Blue.
- Torwoodie. — White.
- Wanvick. Queen of the Dwarfs.
- Marrowfat Prolitic. Royal Dwarf.
- Champion of Paris. Scimitar.
- Dwarf. Shilling’s Grotto.
- Fairbairds surprise. Sugar Dwarf.
- Green, Early. — Tall.
- Late. Charlton.
- Goliath. Matchless marrow.
- Matchless. Knight’s dwarf green mar-
- Ringwood. ro w.
- Victoria. Burbidges marrow.
- Tall. Champion of Paris.
- Woodford’s Green. Surprise.
- Wrinkled British Queen. Bishop’s Long-pod.
- Champion of England. Champion of England.
- III. PLANTES FOURRAGÈRES.
- Gerbes et grains.
- Agrostis Alba. Ammophila Arundinacea.
- — Capiilaris. Anthoxanthum Odora-
- — Stolonifera. tum.
- — Vulgaris. Arrhenatherum Avena-
- — Canina. ceum.
- Agropyrum Rigidum. Arilienatherum Bulbo-
- Àira Cæspitosa. sum.
- — Cæspitosa vivipara. Avena Paniculata.
- — Lutescens. — Pratensis.
- — Canescens. ‘ — Distachophylia.
- — Flexuosa. Brachypodium Syivati-
- Alopccurus Pratensis. cum.
- — Geniculatus. Brachypodium Pubescens.
- — Agrostis. Bromus Pratensis. j
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- 5
- PRODUITS AGRICOLES DE L’ANGLETERRE A L’EXPOSITION UNIVERSELLE.
- promus Schrœderi.
- __ Fax us.
- _ Asper.
- __ Stenophyllus.
- Briza Media.
- Catabrosa Aquafica. Cynosurus Cristatus. Dactyiis Glomerala.
- Gigantea. Elymus Arenareus.
- Propinqnis.
- __ Bulbosus.
- — Sibiricus.
- Festuca Duriuscula.
- — Elatior.
- _ Helerophylla. — Loliacea.
- — Ovina.
- — Pratensis.
- — Rubra.
- — Tenuifolia.
- — Arenarea.
- — Purpurata.
- — Vaileseana.
- — Densa.
- — Glabra.
- — Gigantea.
- — Pratensis.
- — Xanlhina. Holcus Lanatus.
- — Mollis.
- Hordeum Bulbosum. Lolium ltalicnm.
- — Perenne.
- — Annual variely. Phalaris Arundinacea. Pbleum Pralense.
- — Cuspidatum.
- — Machellii.
- — Stoloniferum. — Nodosum.
- Poa Alpina.
- — Aquafica.
- Poa Albicaris.
- — Compressa.
- — Annua.
- — Fertilis.
- — Fluitans.
- — Nemoralis.
- — — Sempervirens.
- — Ovina.
- — Pratensis.
- — Trivialis.
- Trisetum Flavescens. Triticmn Pectinatum.
- — Angustifolium.
- — Junceum.
- — Repens.
- — Elongatum.
- — Rigidum.
- — Densiflorum.
- — Caninum.
- Trifolium Pratense.
- — Medium.
- — Hybridum.
- — Incarnatum.
- — Filiforme.
- — Repens.
- — Procumbens.
- Lotus Corniculatus.
- — Major.
- Onobryehis Sativa. Cytisus Scoparius.
- UÏex Luropæus.
- Melica Ca;rulea.
- — Uniflora.
- Lathyrus Pratensis. Medicago Lupulina.
- — Sativa.
- Plantago Media.
- — Lanceolata. Poterium Sanguisorba. Cameüna Sativa.
- Siriapis Alba.
- Cicorium Intybus. Achiiiea Millefolia.
- IV. CRUCIFÈRES.
- n avets. — Racines modelées en cire, graines.
- Thorpland Globe.
- Hood’s Impérial large Yeliow.
- Yellow Scaresbrook. Yeliow Globe.
- Stone Globe.
- Aulumu Stubble.
- Red Norfolk.
- Green Globe.
- Green Norfolk.
- Large Laurencekirk Yellow.
- Long Cambridge Yeliow. Lanton Hybrid.
- Double Bulb Turnip. White.
- Rivers Stubble.
- Pollexfen’s Green Top Yellow.
- White Globe.
- Showbail White Globe. White Dutch.
- Dales Hybrid 1.
- Common Green Top Swede.
- Pollexfen’s Green Top Y'el-low.
- Yellow Globe.
- Snowball white Globe. Dutch white.
- Bullocb.
- Stone Globe.
- Purple Top Yellow.
- White Tankard.
- Red Tankard.
- Dales Hybrid 2.
- New Purple top Hybrid. White stone.
- White Dutch.
- Yellow Botsfield.
- Long white Chinese. Orange Long.
- Orange Jelly.
- Orange Mangold.
- Long Yellow Turnip witli Pink top.
- Smali green Tops.
- Small Yeliow.
- White Tankard.
- Golden Yellow Turnip. Red Norfolk Turnip.
- Pale Yellow —
- Golden —
- White —
- Yellow —
- Purple top —
- Withe — —
- Paie Yellow —
- White. — —
- Yellow. —
- Singe Yellow —
- White Globe. —
- Golden Bal!.
- Double purple.
- Long white ltalian.
- Red French Fairy.
- White French Fairy. Sweedish Lothian purple top.
- Green top.
- Laing’s purple top. Skirviugs purple top. Matsous purple top. Fettercaim’s Greentop. White Fleshed.
- Red round.
- Red Tankard.
- — Woolton Hybrid.
- — Globe.
- Green Globe improved.
- — Round.
- — Tankard.
- White Globe.
- — Pomeranian true.
- — Round.
- — six week or Stu bble.
- White Tankard.
- YTeliow, Bullock, Green top.
- Yellow, Bullock, Purple top.
- Yellow, Gordon of Ayrs-hire, Green top.
- Yellow, Lawrencekirk , Tankard top.
- Yellow, Cambridge, Tankard top.
- Yellow, Skirving’s, purple top , Yellow-Bul-lock.
- Border impérial, Purple top Bullock.
- Cruiekslield Green top Hybrid.
- Tweeddale Purple top, Yellow Bullock.
- V. CRENOPODEES.
- betteraves. — Racines modelées en cire, graines.
- Fine Dwarf top Common. Large Red.
- Turnep rooted Dark Red. White’s Dark Crimson. Castle Naudry.
- Bret Tbick Leaved Golden Veined. Green-Leaved.
- Red veined.
- Silver White veined.
- Long red MangoldWurtzel. Red Globe Mongold Wurt-zel.
- Yellow Globe Mangold Wurtzel.
- Long White Mangold Wurtzel.
- Long Yellow Mangold Wurtzel.
- Orange Mangold Wurtzel.
- VI. OMBELLIFÈRES.
- carottes. — Racines modelées en cire, graines.
- Dark violet.
- Large Yeliow.
- Large white.
- Altringham.
- Short orange.
- Very Early Horn or Dulcb. Early Red Horn.
- James’ Scarlet.
- Large Greentop.
- Large Turnip rooted. Longred Surrey.
- — Improved with Greentop.
- Orange.
- Purple.
- Orange Surrey.
- White crimson BeetRoot. Pink top (White dutch).
- VII. SOLANÉES.
- pommes de terre— Tubercules modelés en cire.
- Walls of Great Britain. Saint Helena.
- Welsh F'ield.
- Balfour’s Mangold Wurtzel.
- Irisli cup.
- Irisli Lumper.
- Jackson’s improved ash-leaved.
- New Fluke Kidney.
- Prince Regent.
- New Early seedling. Protestant.
- Cumberland Kimps. Bangor Potatoes.
- Purple Bangore.
- Fill Basket.
- Black Potatoes. Heytesbury.
- Kemp’s Potatoes. O’Connel’s.
- Long beard Kidney. Cambridge Kidney.
- White rough.
- Stafford Hall Potato. Early Frame Common. Dwarf Early Frame.
- Foxley’s Early delighf.l Fox’s Early Globe.
- Fox’s John Bull Kidney, Foxley.
- London Dwarf Kidney. Ross’ Early.
- Williamson’s Favourite. Ash leaved Sound.
- Ash leaved Kidney. Cbapman’s Early Kidney. Dryden Early Kidney. Early Seedling.
- Hopetown Early. Invermay Early.
- July Kidney.
- Early American.
- London Early Sound. London Particular. Magnifiaient Kidney. Makolm’s Early Red. Main’s Parti - Coloured seedling Kidney.
- Mari y.
- Musgrove’s snow white. New Llm leaved Kidney. Spanish Early Dwarf. Tegonac’s Early.
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- 6
- PRODUITS AGRICOLES DE L’ANGLETERRE A L’EXPOSITION UNIVERSELLE.
- Cape ofGood HopeKidney. Caraccas.
- Colonel Spei’s Black Kul-ney.
- Dntch Early.
- Early Dwarf American seedling.
- Early Champion.
- — Cluster.
- — Prolific.
- — Wellington.
- Gold Finder.
- Lawliead Early red.
- — Early white. Lawson’s Conqueror. Matchless Kidney. Musgrove’s Giant Kidney. New Early Windsor Seedl-ing-
- Early Painted Lady. Pelïermiil Prolific.
- Prince of Wales’ Early. Prince Regent.
- Early Purple Slun.
- Ross’ Pigmy Kidney. Rough Rob.
- Seek no Further.
- Shaw’s Early.
- Smith’s Yellow Peru-vian.
- Tall American Early. Taylor’s Forty-Fold. White Sulherland Kidney.
- Aberdeen Favourite. Aberdeen White. Agricultural Late Kidney. Albany Kidney.
- American Dandy. American Black. Barbadoes Kidney. Bedfordshire Kidney. Beresford Kidney.
- Biscuit.
- Black Seedling.
- Blue Don.
- Blue Stone Kidney. Perthsliire Buff.
- Scotch Calico.
- Captain Fraser’s Seedl-ing.
- Cork Red.
- Leadington White. Leather Coat.
- Long Red Kidney.
- Lord Lauderdale’s Seedl* ing.
- Marbled.
- Miller’s Thumb.
- Gld Fiat White,
- Onion Potato.
- Paterson’s White. Perlhshire Large-Eyed. Perlh-Red.
- Perthsliire Small-Eyed. Peruvian.
- Poor man’s Profit.
- Quebec Profit.
- Rafford Kidney.
- Red Bread fruit.
- Red nose Kidney.
- Red Paroquet.
- Roasting.
- Prince de Rohan. Saunderson’s Dunbar.
- Saunderson’s Red-Nose. Shetland Black.
- Shetland Red.
- Variable sliaped Kid-
- ney i.
- Variable sliaped Kid-
- ney 2.
- Dickson’s Seedling.
- Dodd’s Seedling.
- Douglas’s Irisli Kidney. Dudgeon’s Black. Dudgeon’s Early Red. Dunlop’s Red.
- Early Field Kidney.
- Early Pale Red.
- Falconer’s Kidney. Farmer.
- Fife Blue.
- Fife White.
- Farmer’s Black Seedling. East Lothian Red.
- Fili Basket.
- Early Red Flamingo. Gamekeeper’sRound White.
- Impérial Kidney.
- Irish Apple.
- Irish Seedling.
- Kilspindic Bloom.
- Lady Mary.
- Lark.
- Late Champion.
- Late Prolific.
- Late White.
- White Bread fruit.
- Yellow Round.
- Entire Black.
- Esselbach.
- Lancashire Pink Eyed. Late Jersey.
- London Blue.
- Orchard.
- Pink-Eyed Irish-Round. Robertson’s Giant Kidney.
- Sawyer’s Red.
- Scotch Black.
- Stafford Hall.
- Tariar.
- White eyed Blue or Black.
- Brown’s Fancy.
- Yam.
- Cups.
- Daly’s Wonderful. Mangold Wurtzel.
- Ox Noble.
- Pink eyed Dairy Maid. Red Yam.
- Wild Potato.
- Asparagus Potato. Cucnmber Potato. Everlasting.
- Little Nut.
- Long White Pine Apple. Moyer’s Early Prolific. Short Pine Apple.
- Wild snake Rooted. Johnson’s new improved Ash-leaved.
- Ash-leaved Kidney.
- New Lapstone Kidney. White American Early Potato.
- Ploughboy.
- VIII. LINACÉES.
- lins cultivés en Irlande. — gerbes et graines. C° Cork, C° Down.
- C" Roscommon.
- — Monaghan.
- — Cavan.
- — Antrim.
- — Meath.
- — Donegal.
- — Tyrone.
- — Leitrim.
- IX.
- Échantillons de
- Pirms Abies.
- — Cephalonica.
- — Cembra.
- — Cedrus.
- — Larix.
- — maritima,
- — Picea.
- — Pinaster.
- — Pinea.
- — Strobns.
- — sylvestris.
- Taxus Baccata.
- Thuja orientalis.
- — occidentalis.
- Abies alba.
- — balsamea.
- Acer campestt is.
- — pseudoplatanus.
- — monspessulanum. Syringa alba.
- Betula alba.
- — —- pendilla.
- — — (Knotted). llex aquifolium.
- Quercus llex.
- — Saionica.
- — Robnr.
- — Cerris.
- — coccinea.
- pedunculata. Fraxinus excelsior.
- Fagus sylvatica.
- Populos alba.
- X. FRUITS DIVERS ET
- 560 échantillons
- G° Galway.
- — Mayo.
- — Armagh.
- — Londonderry.
- — Tipperary.
- En Yorkshire.
- — Oxfordshire.
- — Écosse.
- BOIS.
- bois et semences.
- Popnlus nigra.
- — græca.
- Platanus orientalis. Æsculus hippocastanum. Castanea vesca.
- Tiüa Europæa.
- — rubra.
- Ulmus campestris.
- — mon tan a.
- Salix Alba.
- — Capræa.
- — Babylonica.
- — fragilis.
- — Russeliana.
- — triandra.
- — viminalis.
- Robinia pseudoacacia. Corylus avellana.
- Pyrus commuuis. Cerasus padus. Ligustrum vuigare. Cratægus oxycantha. Juniperus oxycedrus.
- — rubra. Amygdalus communia. Cupressus horizonlalis.
- — pendula. Cytisus alpinus.
- — laburnum. Morus nigra.
- Sambucus nigra.
- Alnus glutinosa.
- PLANTES POTAGÈRES.
- modelés en cire.
- xi.
- Collection de semences de plantes horticoles.
- XII.
- Collection de plantes tinctoriales avec exemples de leurs usages.
- — de plantes médicinales.
- — de plantes indigènes, connues comme mau-
- vaises herbes.
- — de plantes forestières, exposées comme arti-
- cles de commerce.
- XIII. 14 CADRES VITRÉS CONTENANT L’ANATOMIE PHYSIOLOGIQUE DES GRAINS DE CEREALES.
- XIV. 120 TABLEAUX ENCADRÉS REPRESENTANT LES TYPES PRIMÉS DES RACES PRINCIPALES INDIGÈNES, BOVINES, OVINES ET PORCINES.
- XV. TOISONS DES RACES OVINES INDIGENES.
- 1° Races à laine longue.
- 2 toisons Lincolnshire (Warp-Lands).
- 2 — • — (Wolds).
- 2 — Leicester (Hog and Wether).
- 2 — — (Sanday).
- 2 — Cotswold (Hog and Wether).
- 2 — Bamboroueh.
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-
- PRODUITS AGRICOLES DE L’ANGLETERRE A L’EXPOSITION UNIVERSELLE.
- 2 toisons Devons.
- 2 __ Romney-Marsh.
- 2 — Exnioor.
- 2 _____ Dartmoor.
- 2 _____ Lancashire.
- 2 — Highland.
- 2 _ — (embroidery.)
- 1 — Bampton.
- 2 — Tipperary.
- 2 — Gahvay.
- 2 — Clare.
- 2 — Wexford.
- 2 — Wicklow (Hog and Wether).
- 2 — — (Monntain-Breed).
- 2 — Westmeath (Hog and Wether).
- 2 — Herdwicks.
- 2° Races à laine intermédiaire.
- 3 toisons Dorset (Hog and Wether).
- 2 — Cheviot (Hog and Wether).
- 2 — — (embroidery).
- 4 _ welch.
- 3° Races à laine com te.
- 2 toisons Sonthdown (Teg and Wether).
- 2 — — (Jonas Webb).
- 2 _ Norfolk-Down (Teg and Wether).
- 2 — Hampshire-Down (Teg and Wether).
- 2 toisons Hampshire-Down (lmproved). 2 — Shropshire-Down.
- 1 — Ryeland.
- 2 — Merino.
- 2 — Shetland.
- 4° Races croisées.
- 2 toisons Cotswold and Soulhdown.
- 1 — Cotswold and Hampshiredown.
- 1 — Cotswold and Shropshircdown.
- 2 — Bampton and Leicester.
- 2 — Bampton and Exrnoor.
- 1 — Exrnoor and Lincoln.
- 1 — Exrnoor and Leicester.
- 2 — Leicester and Sonthdown.
- 2 — Leicester and Shropshiredown.
- 2 — Radnor and Sonthdown.
- 1 — Merino and Romney-Marsh.
- 2 — Norfolk and Southdown.
- 1 — Dorset and Sonthdown.
- 2 — Cheviot and Highland.
- 2 — Highland and Leicester.
- *• 2 — Highland and Southdown.
- 4 — Cheviot and Leicester.
- 2 — Cheviot and Southdown.
- 2 — Leicester and Lincoln.
- 2 — Leicester and Radnor.
- 1 — Radnor and Shropshiredown.
- i
- ”• "r -agir—— —
- LES RACES OVINES
- ET
- LES LAINES DE L’ANGLETERRE1
- La distinction des différentes races de bêtes à laine de l’Angleterre repose ordinairement sur les caractères que présentent leurs toisons, caractères qui, pour chaque division, indiquent qu’elles sont plus ou moins susceptibles d’être employées à un même usage. C’est ainsi que nous avons deux classes bien tranchées de toisons : celles à longue laine, et celles à laine courte. Il y a encore une troisième classe de toisons, dont les caractères ne sont pas tellement tranchés qu’elle ne participe bien nettement de l’une et de l’autre, et qu’on pourrait appeler classe intermédiaire. Les toisons Lincoln, Leicester et Cotswold représentent le type le mieux caractérisé des longues laines; celles de Dorset, Cheviot et Radnor sont des exemples de la troisième classe ou intermédiaire ; tandis que les Downs, les Mérinos, les Welch et les Shetland sont peut-être les meilleurs exemples qu’on puisse citer des laines courtes.
- Me proposant, dans la seconde partie de mon travail, d’étudier plus complètement l’emploi dans l’industrie de ces diverses sor-
- F (0 Extrait du Journal d’Agriculture pratiquera
- tes de laines, je me bornerai, pour le moment, à indiquer leur usage d’une manière générale. Les laines longues sont entièrement employées à la fabrication des diverses sortes de fils fortement tordus (estame) ; les Lincoln et autres laines lustrées servent à la confection des étoffes qui ont de l’éclat, etc., tandis que les Romney-Marsh et quelques-unes des irlandaises sont très-demandées sur le marché français pour être employées à la même fabrication. Les laines intermédiaires sont presque toutes employées à la fabrication des fils d’estame. Cependant, quand la laine est grossière ( comme cela a lieu pour quelques-unes des laines d’Ecosse), elle convient mieux pour les étoffes de laine commune, telles que les tapis, les couvertures, la bonneterie, etc. Les laines courtes servent principalement à la fabrication des draps, après qu’on a séparé des toisons les parties de laine les plus longues pour les filatures d’estame et la fabrication des étoffes d’ameublement. Les laines des deux premières classes peuvent être désignées sous le nom de laines destinées à être peignées, et celles de la dernière sous le nom de laines destinées à être cardées.
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- Dans l’exposé rapide que je donne plus loin de nos diverses espèces de laines, je me suis efforcé d’indiquer en peu de mots les ca-^y^ctères physiques les plus généraux et la valeur, comme produit agricole, de chacune d’elles, ne faisant porter mes observations, excepté pour quelques cas particuliers, que sur les toisons brutes, parce que les limites de cette énumération ne me permettent pas de justifier d’une manière convenable les nombreux revers dus à descroisements qui, chaque année, deviennent plus importants et occasionnent de grands changements, tant dans l’industrie que dans l’agriculture en particulier.
- PREMIÈRE SECTION.
- Caractères agricoles des principales bêtes à laine d’Angleterre.
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- Races à longue laine.
- Lincolnshire. — Cette espèce occupe le premier rang parmi celles des bêtes à laine de la Grande-Bretagne, soit par le poids de l'animal, soit par le volume de sa toison. Le mouton est privé de cornes ; la face et les jambes sont blanches, le corps est allongé, les côtes sont plates et les jambes grosses; il atteint un volume considérable quand il est nourri dans les riches pâturages des terres basses du Lincolnshire, et produit une toison pesante qui était primitivement le principal bénéfice, les éleveurs ayant plutôt en vue une abondante toison que le perfectionnement du corps de l’animal. Il y a eu pendant de longues années grande rivalité entre eux et les Leiees-ters perfectionnés, dont la race avait été probablement plus surveillée sous le rapport des améliorations à apporter au corps de l’animal que sous celui du perfectionnement de la toison. Enfin ces deux races furent croisées, et le produit, par un système d’éducation sagement dirigé, finit par présenter les qualités les plus éminentes des deux races; la grossièreté des formes de l’animal disparut graduellement, la chair était plus uniformément répartie, et l’époque du développement complet fut hâtée d’une année; — il n’y eut plus besoin d’une aussi abondante nourriture, et il se manifesta une disposition à l’engraissement ; Iss jeunes brebis acquirent une plus grande valeur; quand on les conduisait au marché, elles étaient dans de meilleures conditions, et on en obtenait un prix plus élevé que précédemment. La toison pesait un peu moins, mais elle était de meilleure qualité. Maintenant, par suite du système perfectionné de culture du navet, le mouton est propre à se rendre à pied au marché au bout d’un an. Chacun d’eux pèse alors 100 livres (45\34) ; si on les garde jusqu’à ce qu’ils soient plus âgés,ils deviennent très-grands, et ne sont plus aussi convenables pour être vendus au marché. On peut citer pour exemple trois moutons tués il y a quelques années, et âgés l’un de trois ans, l’au-
- tre de deux, et un troisième d’un an seulement : leur poids respectif était de 386 livres ( 175k.01 ), 364 livres (165k.03)t et 284 livres ( I28k.76). Les moutons nourris sur des terres hautes et légères {the Wolds) sont, comme on devait s’y attendre , moins volumineux, et fournissent une toison moins abondante, mais ils conservent tous les caractères propres à la race; ils contiennent généralement plus du sang desLeicesters.
- La toison des moutons des terres basses a le brin très-long et l’aspect brillant et lustré; son poids moyen est de 12 livres (5k.44), quelques-unes dépassent de beaucoup ce poids : celui des toisons des terres hautes peut être évalué à 8 livres (3k.62).
- Dans quelques districts, cette race se trouve croisée avec l’Exmoor, avec la South-down et la Bampton ; le croisement le plus ordinaire se fait avec la race Leicester.
- Leicester. — C’est vers le milieu du siècle dernier que M. Bakewell, de Dishley, dans le comté de Leicester, commença ses expériences pour l’amélioration de la race de moutons à longue laine qui, à cette époque, était commune à tous les comtés du milieu. On regardait alors les anciens Leicesters comme possédant beaucoup d’excellentes qualités en même temps que de nombreux défauts. Bakewell, par un croisement judicieux avec d’autres races, chercha à remédier à ces imperfections et à conserver les bonnes qualités de la race primitive. Jusqu’alors le grand objet que se proposaient les éleveurs paraît s’être borné à la production d’animaux le plus volumineux possible et produisant la toison la plus pesante. Les anciens Leicesters sont représentés comme des animaux de grande taille, massifs, et dont la toison était formée de brins grossiers. Leur chair, sans délicatesse, n’avait que peu de saveur. Le corps était long et mince, aplati latéralement; les os en étaient volumineux; il était supporté par des jambes épaisses et grossières ; sa toison étatt pesante, longue et grossière de qualité. I/animal mangeait lentement, et quand on l’envoyait au marché à l’âge de 2 ou 3 ans, il pesait de 100 à 120 livres (54k.34 à 54k.40). Tel était l’état particulier de la race sur laquelle Bakewell commença d’appliquer son système perfectionné d’éducation. Ayant compris le rapport qui existe entre la forme d’un animal et ses dispositions physiques, il chercha à croiser son espèce de mouton avec celles des races qu’il regardait comme les plus propres à donner sûrement à l’organisation de l’animal ce qui manquait dans l’ancienne race, et par là à faire naître une aptitude au développement le plus grand possible de la chair et de la graisse dans un plus court espace de temps et avec une moindre dépense de nourriture. La toison ne fut cependant pas négligée, comme devant nécessairement participer au perfectionnement de l’animal. II fallait, de toute nécessité,
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- du temps pour développer progressivement les améliorations de son système, comme aussi pour vaincre les préjugés de son époque, et obtenir qu’on reconnût ce qu’il avait apporté de perfectionnements dans sa race, reconnaissance qui lui a deouis été accordée avec tant d’empressement. Ayant acquis de bonne heure, dans le cours de ses travaux, la preuve que les principes d’après lequels il opérait étaient exacts et finiraient par être couronnés de succès, il commença de mettre ses béliers à la disposition des autres éleveurs. La marche qu’il avait suivie n’était pas très-encourageante au premier abord. En effet, c’est seulement au bout de 20 années qu’il fut apprécié comme il le méritait. Nous voyons qu’en 1760 ses béliers se vendaient 17 shill. 6d. (2 lf.68) chacun. Ce prix s’éleva successivement dans les années suivantes jusqu’à 1,
- 2 et 3 guinées (26f.47, 52f.94 et 79f.41); mais ce ne fut guère qu’en 1780 qu’il commença d’en recevoir un prix convenable: cetteannée-Ià ils furent vendus jusqu’à 10 gui-nées (260 fr.), et le prix alla en augmentant rapidement, chaque année, à mesure que se répandait la réputation de sa race. En 1784, le prix était monté jusqu’à 100 guinées (2,600 fr.) pour ses meilleurs béliers. En 1786, un de ses béliers lui rapporta 300 guinées (7,800 fr.) ; et en 1789 on lui paya l ,200 guinées (31,200 fr.) pour trois béliers; 2,000 guinées (52,000 fr.) pour sept autres, et il n’en reçut pas moins de la Société de Dishley, qui venait de se constituer, pour l’emploi du reste de son troupeau, une somme de 3,000 guinées (78,000 fr.).
- C’est un fait digne d’être remarqué que deux éleveurs lui donnaient chacun 400 guinées (10,400 fr.) pour faire saillir un de ses béliers appelé Two-Pounder, tandis qu’il se réservait le droit de prélever un tiers des jeunes brebis. C’est ainsi qu’ayant porté le prix de ses animaux à 1,200 guinées (31,200 fr.) pour la saison, plusieurs éleveurs qui, à cette époque, étaient associés avec Bakewell et avaient adopté son système, propagèrent la réputation de la race et participèrent à ses avantages. En 1793, le troupeau de 130 jeunes brebis appartenant à M. Paget, d’Ibstock, fut vendu aux enchères pour la somme énorme de 3,200 livres (80,672 fr.), ou au prix de 25 livres 17 shill. (651f.33) pour chaque bête.
- Voulant conserver sans altération les caractères de sa race, après avoir obtenu par les croisements tous les perfectionnements qu’il avait pu désirer, Bakewell propagea son troupeau sans recourir à un sang étranger, et dans ce but n’hésita pas à accoupler des animaux de la consanguinité la plus rapprochée. Ce système, auquel s’arrêtèrent plus ou moins, pendant des années, ses successeurs et des éleveurs d’une époque plus récente, tout en conservant la pureté de la race, eut pour effet de diminuer
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- la valeur que les fermiers y attachaient. Peu à peu sa constitution parut s’affaiblir; elle perdit de son volume et prit des formes plus délicates; les brebis étaient moins fécondes et leur lignée moins noble. Ces imperfections saillantes et graves ne tardèrent pas d’attirer l’attention des éleveurs éclairés, qui, en introduisant avec prudence un nouveau sang, parvinrent à rétablir le caractère originel de la race avec tous les perfectionnements résultant d’un système avancé de culture et d’une entente plus large de la direction des fermes à moutons comme elle est conçue aujourd’hui.
- La race New-Leicester est peut-être la plus répandue et la plus nombreuse de toutes les races de notre pays. Le mouton est sans cornes, sa face et ses jambes sont blanches , sa tête est petite et nette, son œil brillant, le cou et les épaules sont bien taillés et enfoncés, le dos droit, le squelette ample, les quartiers de derrière s’allongeant eu pointe vers la queue, et peu développés comparativement à ce qu?ils sont dans le mouton Cots-wold; les jambes déliées ayant les os minces. La chair est de qualité moyenne, et remarquable par la quantité de graisse dont elle est recouverte à l’extérieur.
- Cette race n’est pas estimée aussi robuste que les autres grandes races, elle exige un abri et une bonne protection. Les brebis ne sont ni très-fécondes ni bonnes mères, et les jeunes agneaux demandent beaucoup de soins.
- Un des caractères propres à cette race est l’aptitude à engraisser et à atteindre de bonne heure son entier développement; aussi beaucoup de moutons peuvent être menés au marché à douze ou quinze mois, et pèsent de 80 à 100 livres (45k.27 à 36k.34); à deux ans, ils atteignent le poids de 120 à 150 livres (54k.40 à 68 kilog.) chacun.
- La laine est un produit important du troupeau , la toison de chaque bête représentant un poids de 7 livres (3k.17).
- L’introduction de temps en temps d’un peu de sang Cotswold dans un troupeau de Leices-ters a pour résultat d’améliorer la constitution de l’animal en même temps que les quartiers de derrière, qui sont assez peu développés dans les Leicesters.
- L’éducation du bélier est entreprise sur une grande échelle dans cette race; on en vend annuellement de 3,000 à 4,000 au prix variable de 5 à 50 guinées (132f.35 à t,323f.50) chacun.
- Cotswold. — La chaîne montagneuse de calcaire oolitique qui court dans la direction du nord-est au sud-ouest de la partie orientale du comté de Gloucester a donné son nom à une race de moutons qui est peut-être une des plus anciennes races propres au pays, et qui, par suite des améliorations qu’elle a reçues récemment, gagne rapidement en valeur aux yeux du public. 11 en est question
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- dans des relations historiques qui remontent au commencement du quinzième siècle, et, au rapport de Stowe, dès l’année 1467, quelques-uns de ces moutons étaient, avec l’autorisation d’Édouard IV, exportés en Espagne. A cette époque, et pendant plus de trois siècles après, la chaîne des montagnes Cotswold représentait une vaste étendue de pays froid, qui ne produisait aucun abri naturel, mais était couverte d’une herbe douce et courte. Le mouton Cotswold de cette époque, bien qu’étant le type de la race actuelle, était, à en juger d’après le pays au milieu duquel il vivait, probablement très - différent de celle-ci par son volume et par sa physionomie générale extérieure. I)e nombreux écrivains ont traité cette question, et il paraît résulter de leurs recherches qu’il n’y a aucune raison physiologique ni aucun fait agricole qui s’opposent à ce qu’on reconnaisse la descendance de notre race actuelle , ou qui fasse croire que les modifications et les améliorations considérables qu’elle a subies sont incompatibles avec les perfectionnements de l’agriculture dans tout le district de Cotswold. C’est peut-être la plus grande taiile de nos races primitives, la longue toison flottante ajoutant à l’apparence de ses grandes proportions. Elle n’a pas de cornes; les jambes et la face sont blanches; une forte touffe de laine couvre le front, qui est plus saillant chez le mâle que chez la femelle. Le cou et le quartier de devant laissent quelque peufà désirer si on les compare à ceux de la race Leieester. L’échine est droite, les côtes sont bombées, les flancs enfoncés, les quartiers de derrière carrés et pleins; les jambes sont nettes, d’une longueur modérée. Cette race est robuste et agissante , et a tout l’aspect d’une bonne santé, s’accommodant bien de l’espèce de pâturage qui se trouve dans le district. Ce pâturage est en grande partie composé de sainfoin (onobrychis saliva), qui est particulier au comté; et les moutons s’y engraissent s’ils ne sont pas entassés trop à l’étroit. Leur accroissement précoce et leur disposition à s’engraisser permettent de les conduire au marché à douze ou quinze mois, époque où ils pèsent jusqu’à 100 livres (45k.34); à deux ans, ils peuvent peser de 120 à 150 livres (54k.40 à 68 kilogr.) chacun. Quand ils sont jeunes, leur chair est succulente et très-savoureuse; à deux ans, ils deviennent trop gras et trop matériels pour être généralement estimés.
- Les brebis sont fécondes et bonnes mères ; les agneaux sont couverts d’une toison épaisse et serrée. La laine qu’ils produisent est un important article dans un troupeau Cotswold. La toison, qui est plus fortement serrée sur le corps que dans les LeiceSters, va jusqu’à 8 livres (3\62) pour chacun. Le brin est long, moelleux au toucher, bien que de qualité un peu grossière.
- L’habitude d’élever des béliers pour les
- vendre ou les donner à loyer est très-répandue pour cette race. Il est probable que, chaque année, douze à quinze cents de ces béliers reçoivent cette destination, pour un prix variable de 5 à 25 guinées (I32f.45 à 661f.75) chacun.
- Bomney-Marsh. — La race de moutons qui se trouve dans les marais de Romney est regardée depuis longtemps comme particulière à ce district, où elle occupe les mêmes localités, y ayant conservé beaucoup des caractères particuliers qui la distinguent au milieu des changements et améliorations qui ont si essentiellement modifié les autres races. A diverses époques, on a tenté d’introduire le sang Lei-cester dans ces troupeaux, mais ces essais n’ont pas complètement réussi; la forme extérieure et certaines parties de l’animal ont été améliorées; on a obtenu un développement plus précoce et la disposition à l’engraissement; mais, en même temps, le volume du mouton était un peu diminué, et la toison, bien qu’elle ait été améliorée dans la qualité du brin, a diminué de poids. On a encore trouvé que si les qualités de la race Leieester tendent à prédominer, ou si même elles l’emportent jusqu’à un certain point, la vigueur naturelle de sa constitution est changée, et l’animal devient trop délicat pour rester exposé au pacage.
- Les caractères particuliers à cette race pure sont les suivants : tête et jambes blanches ; tête allongée et large, avec une touffe de laine sur le front; absence de cornes; cou long et mince; poitrine étroite, quartiers de devant médiocrement développés; corps allongé, aplati latéralement, échine saillante; reins larges et forts ; ventre développé ; cuisses larges et épaisses, avec de grosses jambes et de gros pieds, ayant des os et des muscles matériels. Ces animaux sont très-courageux , et s’accommodent parfaitement du pays froid et découvert du district des marais de Romney. Ce mouton, étant rustique et de grande taille, est dans une situation très-convenable au milieu des hautes herbes des marais. 11 s’accommode aussi d’une clôture plus étroite que celle des autres races, puisqu’il n’est pas extraordinaire de voir six à huit lots de moutons à l’engrais sur un acre. La race améliorée donne promptement des moutons propres à être conduits au marché à l’âge de deux ou trois ans, pesant de 120 à 140 livres (54k.40 à 63k.47); la toison est un produit important, car elle pèse jusqu’à 8 livres (3k.62) ; son brin est long, brillant et lustré; il est recherché pour des destinations spéciales, et se vend très-bien sur les marchés français et autres du continent.
- Devonshire. —South-Ùams. — Le district dans lequel se trouve cette race est extrêmement limité ; elle est principalement confinée dans la partie méridionale du Devonshire , qui s’étend de la vallée de Honiton jusque vers
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- les confins de Dartmoor. Elle ressemble, par ses caractères extérieurs, à la race Romney-marsh plus qu’à toute autre, bien qu’elle s’en distingue par sa face et ses jambes de couleur brune. Cette race a été améliorée depuis peu par l’introduction du sang Leicester, qui a pour effet de réduire un peu le volume de l’animal, et défaire graduellement disparaître la coloration de la face et des jambes. Par ce croisement, les parties de l’animal ont été essentiellement perfectionnées; on a obtenu chez lui une disposition à engraisser de bonne heure, et on a assuré dans la race la production d’une toison plus belle. Quand le mouton est en état d’être conduit au marché, vers l’âge de deux ans, il pèse de 100 à 120 livres (45k.34 à 54k.40 ). La chair en est très-savoureuse, et il est très-vite enlevé sur le marché.
- Les toisons pèsent, en moyenne, 9 livres (4\08) ; le brin de laine est long et d’une qualité médiocre. L’habitude de barbouiller les moutons est encore suivie dans les districts montagneux, ce qui diminue ordinairement la valeur de la laine.
- Bampton. — Cette race prend son nom du village de Bampton, dans le comté de Devon, dans le voisinage duquel elle existait depuis des siècles. De même que la plupart des anciennes races indigènes du pays, elle a été peu à peu remplacée par les races perfectionnées , et maintenant il est très-difficile de rencontrer la race pure de Bampton exempte de mélange d’un autre sang : on ne la trouve aujourd’hui que dans le comté de Devon et dans la partie occidentale du comté de Somerset.
- On trouve ordinairement cette race croisée avec celle de Leicester, et ressemblant beaucoup à celle-ci par la taille, quoiqu’elle soit un peu plus volumineuse, et on la voit difficilement aussi belle par ses caractères généraux. Elle est privée de cornes; sa face et ses jambes sont blanches et nettes. Elle est robuste, mais de bons pâturages lui sont nécessaires. A deux ans, le mouton est bien développé : il pèse de 120 à 150 livres (ô4k.4o à 68k.01). La ehair en est succulente, mais, comme celle de tous les grands moutons, elle est inférieure à celle des moutons des races les plus petites. Le produit en laine est avantageux, car la toison pèse 7 livres (3k. 17), mais elle est de qualité grossière. Maintenant elle a été tellement mêlée de sang Leicester qu’elle participe plus des qualités de cette race que de celles de l’ancienne souche. On trouve aussi des produits du croisement de cette race avec celles du Lincolnshire et d’Exmoor.
- Exmoor. — C’est une véritable race de montagne, indigène des forêts d’Exmoor, des pays qui les avoisinent immédiatement, des districts montagneux de la partie septentrionale du comté de Devon et de la portion occidentale du comté de Somerset, où elle
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- existait dès les temps les plus recules. Ces moutons sont armés de cornes dont le développement varie selon la richesse des pâturages sur lesquels ils sont nourris. Les cornes de ceux qui paissent sur les terres cultivées les plus fertiles ont de la valeur comme articles d’ornement. Sa tête et ses jambes sont blanches, et remarquables par la laine courte et épaisse qui les recouvre : souvent la tête est si complètement enveloppée, que ce n’est qu’avec peine que l’animal peut y voir à travers la laine. La forme de leur corps se rapproche de celle d’un baril arrondi de toutes parts : cette race diffère ainsi essentiellement de la forme carrée des races cultivées. C’est probablement à cette stature qu’elle doit de pouvoir mieux résister au rude climat des montagnes où elle s’est développée. Tels sont les principaux caractères extérieurs de la véritable race de montagne. Dafls les districts des terres basses, les fermiers ont l’habitude de la croiser avec celle de Leicester et avec d’autres moutons à longue laine; ils ont ainsi obtenu une race désignée dans le pays sous le nom de notts (sans cornes), qui, sous plusieurs rapports, est considérée comme plus avantageuse. Les brebis de la race d’Exmoor mettent bas de très-bonne heure; elles passent pour bien élever leurs petits et pour fournir de bonne heure des agneaux gras pour les marchés de Londres. Les moutons sont généralement tenus au vert jusqu’à quatre ou cinq ans, selon l’état où ils se trouvent, et selon leur disposition à produire la laine ; on les envoie alors dans les fermes des basses terres, où ils sont engraissés avec des navets et envoyés au marché, pesant de 60 à 75 livres (27k.20 à 35 kilogrammes) chacun. On a trouvé cette manière d’opérer plus avantageuse que de faire paître les animaux dans le premier âge, quand le poids brut est moindre et le prix de (la viande au marché n’est pas aussi é-levé. La chair est très-estimée pour sa saveur et se vend toujours à un prix élevé. La toison pèse de 4 à 5 livres (lk.81 à 2k.26). La laine appartient à la classe des longues laines ; sa qualité est excellente ; elle pousse très-belle et très-serrée contre le corps de l’animal; elle est d’une longueur moyenne. On est aussi dans l’usage de tondre le corps des agneaux, ce quifournit, pour chacun, une livre et demie à deux livres (0k.66 à 0k.90) de laine magnifique, selon leur âge et les soins qu’ils ont reçus. Quand ces moutons sont tenus avec soin et surveillés dans des fermes où la culture est bien dirigée, ils gagnent rapidement en volume; la toison et les autres caractères distinctifs sont promptement améliorés, et plusieurs fermiers assurent qu'un acre leur rapporte ainsi plus de bénéfices que s’il était cultivé avec tout le soin imaginable, mais en élevant des races moins robustes,
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- Les principaux croisements ont lieu avec les races Lincoln et Leicester. Ces races déterminent un accroissement plus marqué du volume de l’animal, ainsi que du poids et de la qualité de la toison. D’autres croisements ont été essayés avec des moutons Bampton, Dor-set et Cheviot, mais l’épreuve n’a pas été continuée avec quelque durée.
- Herdwicks. — Cette race reste confinée dans les districts montagneux du Cumberland et du Westmoreland, où elle est regardée comme robuste, avantageuse, et convenant parfaitement au rude et froid pays où on l’élève. Le mouton n’a pas de cornes; sa face et sesjambessont généralement couvertes détachés et de mouchetures qui passent graduellement au grisâtre et au blanc à mesure que l’animal avance en âge.
- Quand on laisse les moutons sur les pâturages de la montagne, ils y restent généralement jusqu’à ce qu’ils aient quatre ou cinq ans avant qu’on les prépare pour la boucherie. Ils pèsent alors de 40 à 50 livres (I8k-.13 à 22k-.67) ; la viande en est de première qualité et se vend toujours à un prix élevé. Les brebis ont grand soin de leurs petits et donnent généralement de beaux et forts agneaux. Les Herdwicks, aux approches des ouragans accompagnés de neige, montrent une grande sagacité à éviter les creux profonds dans lesquels la neige peut s’entasser. Quand la tempête est arrivée jusqu’à eux, ils cherchent les points de la montagne les plus découverts, sur lesquels la neige est habituellement balayée par le vent, et y restent en troupes serrées jusqu’à ce que l’ouragan ait cessé, ayant soin d’y être continuellement en mouvement pour fouler ainsi la neige sous leurs pieds à mesure qu’elle tombe. Ils offrent des traits rarement caractéristiques d’une race de montagne ; ils restent attachés à une localité, et ils ne sauraient s’en éloigner beaucoup. La toison pèse de 3 à 4 livres ( ik .36 à ik\81 ). La laine est grossière et flottante; sur les épaules et le cou elle est disposée par masse, et n’est propre à fabriquer que des tissus grossiers, tels que la bure, les draps communs, etc.
- Blackfaced d'Écosse. — Il règne quelque ineeriitude relativement à l’origine de cette race. Quelques-uns la considèrent comme indigène , d’autres pensent qu’elle fut importée d’Angleterre vers le milieu du siècle dernier, quand l’éducation des moutons commença d’attirer l’attention des fermiers des montagnes et à prendre la place des troupeaux de bétai I qui formaient alors leur principal moyen d’existence. Les caractères particuliers à cette race gracieuse la distinguent facilement des autres races de montagne. Elle est armée de cornes; celles du mâle acquièrent un grand développement; contournées en spirale, elles présentent deux courbures, et même plus. Les cornes manquent quelquefois
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- chez les femelles. La face est noire ; elle est volumineuse vers le museau ; l’œil est brillant et le regard farouche; le corps est un peu court et carré. Les quartiers de devant ne sont pas aussi bas, et les jambes sont moins longues que chez la plupart des moutons de montagne ; leurs muscles sont bien développés. Cette race est très-vigoureuse, d’une constitution robuste et très-propre à supporter les privations et le rude climat des districts montagneux qu’elle habite. Elle a aussi l’avantage de se nourrir de bruyères (calluna) qui abondent généralement sur les montagnes, et qui leur fournissent un aliment, lors même que la surface du sol est couverte de neige. Quoique ce soit une race franchement montagnarde, il y a dans ses habitudes plus de calme et de docilité qu’on ne devrait s’y attendre. Surveillée par un bon gardien, elle prospère dans les clôtures qui sont en usage dans les basses terres. Par cette méthode, on en prépare de grandes quantités pour le marché. A trois ou quatre ans, les moutons pèsent de 60 à 65 livres (27k-.20 à 29k-.47) chacun. Les brebis sont fortes et bonnes mères ; elles élèvent bien leurs petits, même au milieu des privations et des intempéries auxquelles elles sont exposées pendant cette saison.
- Depuis peu, on s’est beaucoup occupé de cette race ; non-seulement les diverses parties de l’animal et son poids ont éprouvé une amélioration, mais on a encore amélioré la toison, à laquelle on avait reconnu certaines imperfections. La laine, qui est lâche et dure, perd de sa valeur parla présence de poils qui s’y trouvent mêiés et diminuent ordinairement la qualité de la toison, laquelle ne peut servir à fabriquer que les marchandises les plus grossières. Une bonne nourriture, et un choix Judicieux, pour les accouplements, d’animaux exempts le plus possible de ces défauts, ont déjà produit une amélioration marquée sous ce rapport. La toison, après son lavage, pèse environ 3 livres (lk.36). Cependant l’habitude où l’on est de barbouiller les moutons est très-généralement suivie pour cette race, ce qui augmente le poids de la toison en diminuant sa valeur. Plusieurs croisements ont eu lieu entre cette race et d’autres à laine longue et à laine courte ; ainsi ceux qui ont eu lieu avec la race Leicester à longue laine, et ceux qui ont été opérés avec la race à laine courte Southdown, paraissent avoir donné les meilleurs résultats.
- Races à laines intermédiaires.
- Dorset.— Cette race est particulière à un certain district du sud de l’Angleterre, dans lequel elle s’est conservée pendant une très-longue période. Les cornes existent chez le mâle et la femelle; la face et les jambes sont blanches; la face est longue et large avec une touffe de laine sur le front; le museau et les
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- lèvres sont de couleur noire; les épaules sont basses avec une échine droite et un bon poitrail ; les reins sont larges et profonds; les jambes sont un peu longues, mais leurs os sont minces. Il y a dans le comté de Somerset une race qui offre les caractères généraux de la race Dorset, si ce n’est que le museau et les lèvres, au lieu d’être colorés en noir, offrent une teinte rose. Cette race est désignée sous le nom de race de Somerset au museau rose (pink-nosed Somersets). La race Dorset, comme l’annonce sa structure, présente les caractères extérieurs d’une race robuste et avantageuse. Les animaux de cette race sont très calmes et dociles,et se prêtent facilement aux diverses modifications de régime auxquelles on les assujettit; ils prospèrent bien avec peu de soins, atteignent de bonne heure le terme de leur développement, et, nourris avec des navets, ils arrivent, à l’âge de feux ans, à peser de 80 à 100 livres (36k.27 à 45^.34).
- Le caractère particulier de cette race, et qui constitue réellement son principal mérite, c’est la fécondité des femelles et leur aptitude à recevoir le mâle de bonne heure. Si elles sont bien soignées et en bon état, cela arrive dès le mois d’avril ; alors la mise bas commence en septembre, et les agneaux sont propres à être portés au marché pour les fêtes de Noël, époque de l’année où ils se vendent à un prix très-élevé ; il suffit ordinairement pour cela de quelques soins et d’un peu plus de nourriture. Les brebis, toutefois, sont d’excellentes mères, qui fournissent abondamment un lait nourrissant. Dans le même temps où elles sont de nouveau disposées à recevoir le bélier et où elles sont fécondées, elles continuent à élever leur progéniture précoce. — La toison est serrée et pesante, et formée d’un brin de longueur moyenne ; son poids peut aller jusqu’à 6 livres (2k.72).
- L’usage de croiser cette race avec celle de Southdown devient très-général, plus particulièrement quand on désire obtenir desagneaux de bonne heure. Sous le rapport de l’abondance de moutons, c’est un excellent croisement ; les jeunes animaux se nourrissent mieux, parviennent à un degré d’accroissement satisfaisant, et produisent une toison plus belle et plus pesante que la race pure de Dorset.
- Mouton de Radnor et Welch. — Les diverses races de moutonsqu’on trouve dans la principauté de Galles méritent seulement d’être indiquées en passant; car, avec un système de culture qui va s’améliorant, elles sont graduellement remplacées par d’autres races qui possèdent des qualités supérieures, et dont la constitution est en même temps assez robuste pour résister à l’influence de la température basse et de l’humidité d’un pays montagneux. Les races indigènes ne se recommandent que par un petit nombre de qualités. Ce sont des animaux robustes, actifs, sa-
- chant trouver leur nourriture partout où ils se trouvent placés; mais ils sont de très-petite taille et ne produisent que peu de laine, qui perd encore beaucoup de sa valeur par les poils qui s’y trouvent mêlés (jarre). La race qui habite les montagnes les plus hautes est pourvue de cornes, sa face et ses jambes sont noires; tandis que dans la race des montagnes inférieures ces parties sont blanches, et il y a quelquefois absence de cornes. Ces moutons pèsent rarement plus de 30 à 40 livres ( 13k.60 à îS'vt3),même à 4 et 5 ans, et la laine qu’ils produisent alors peut être évaluée à l livre ou 1 livre 1/2 (0 .45 ou 0k.68) pour chaque animal. La race Radnorshire est bien près de se distinguer par un caractère particulier. On a porté plus de soin aux accouplements et aux soins qu’on donne à l’animal. Le volume du mouton s’est accru et sa constitution générale est améliorée; la toison est plus pesante, et on s’aperçoit du perfectionnement qu’a éprouvé la laine par l’absence de la jarre, qui, pour les races des montagnes, est une cause de dépréciation. Les races Leicester et Southdown se trouvent maintenant sur toutes les riches basses terres de la principauté de Galles, tandis qu’on voit la race Cheviot et les races de montagnes se multiplier graduellement, même dans les districts des montagnes les plus hautes de la principauté. Les principaux croisements se font avec les races Southdown et Leicester, qui réussissent parfaitement dans les fermes des basses terres.
- Cheviots. — La longue ligne de montagnes Cheviot, qui traverse les comtés limitrophes de l’Angleterre et de l’Écosse, a donné son nom à une race de moutons qui paraît intermédiaire à la race à face noire des montagnes et aux troupeaux plus améliorés des basses terres et du sud. Ces moutons n’ont pas de cornes, leur tête et leurs jambes sont blanches ; quelquefois, mais rarement, elles sont brunes ou tachetées; l’expression de la physionomie est douce, les yeux sont vifs; le corps est long et supporté par des jambes fines et nettes. Le cou et le quartier de derrière ont de la légèreté, comme chez toutes les races de montagnes. On a considérablement amélioré cette race, dans ces dernières années, par un choix judicieux pour les accouplements et par les soins qu’on lui a donnés. Ces moutons sont extrêmement robustes, et, bien qu’ils possèdent toute la vigueur et la constitution propres aux races de montagnes, fis ne manifestent rien de leur impatience habituelle, et se soumettent avec une grande docilité à la gêne des fermes des basses terres. Les pâturages naturels de la chaîne de Cheviot sont très-nourrissants; iis ont concouru au développement d’un animal d’une charpente plus considérable que celle des animaux d’autres districts montagneux. On garde ordinairement les moutons jusqu’à l’âge de trois
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- ans; on les engraisse alors promptement avec des navets, et ils sont ensuite envoyés au marché, pesant alors de 70 à 80 livres (31k.73 à 36k.27) chacun. Sous l’influence du climat, l’époque de l’agnelage est très-reculée, elle n’arrive pas avant la fin d’avril ou le commencement de mai ; comme elle est toujours une période d’inquiétude, elle appelle une grande attention et beaucoup de soins. Les brebis sont bonnes mères; dans quelques districts on a conservé l’habitude de les traire pendant six ou huit semaines : cette pratique, bien que rapportant un léger produit en fromage, est très-nuisible aux brebis et aux agneaux, qui perdent beaucoup plus qu’on ne gagne par la vente du fromage. Cette race se trouve dans toute l’Écosse et dans les comtés limitrophes de l’Angleterre. Elle a aussi été introduite avec beaucoup de succès dans plusieurs districts les plus élevés d’Irlande et de la principauté de Galles. La toison pèse jusqu’à 5 livres (2k.26); la laine en est de longueur et de qualité médiocres. L’habitude de barbouiller ou d’emplâtrer les animaux avant l’hiver devient, chaque année, de moins en moins générale ; elle est maintenant principalement et exclusivement suivie dans les districts des montagnes les plus élevées ou dans les pâturages les plus découverts des comtés du Nord. Cette opération, par laquelle on se propose surtout de garantir les animaux contre l’influence du climat, a pour résultat de diminuer la valeur de la toison, en même temps qu’elle occasionne une certaine dépense matérielle et du travail. Les Cheviots ont été croisés avantageusement avec les Leicesters et les Southdowns; dans ces deux cas, les produits ont été très-satisfaisants, puisqu’il en est résulté un perfectionnement de la charpente de l’animal, un accroissement du poids et de la qualité de la laine, ainsi que l’aptitude à engraisser plus tôt que la race pure ; mais aussi la race croisée est d’une constitution plus délicate, et s’accommode mieux du régime des fermes des basses terres que des pâturages découverts des montagnes d’où elle provient.
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- Southdowns. —Le nom de cette race est emprunté à la chaîne des montagnes crayeuses qui, traversant dans la direction de l’est à l’ouest les parties méridionales des comtés de Kent, de Sussex, du Hampshire et du Dorset-shire, sont généralement désignées sous le nom de Southdowns. Nulle part elles ne sont très-élevées; leur largeur varie depuis un mille jusqu’à six ou huit; la surface du sol qui les recouvre est ferme, sèche, et couverte d’une herbe serrée, courte et aromatique; du côté méridional, elles s’inclinent graduellement vers la mer, tandis que vers le nord elles confinent à de magnifiques terres constituées par la craie inférieure et la formation
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- wealdienne. Par ses larges chaînes de montagnes couvertes de pâturages riches en principes nutritifs, et par son climat, le district tout entier est merveilleusement propre à l’élevage des moutons ; tandis que le voisinage des terres bien cultivées qui s’étendent au loin à la base de ces montagnes garantit une abondance de ressources, si nécessaires pour la conservation de l’état et des caractères des races perfectionnées que nous possédons aujourd’hui. La race Southdown de notre époque présente probablement, si on la compare à ce qu’elle était primitivement, une amélioration aussi prononcée que celle des Leicesters comparée à toute autre race. C’est à feu M. Ellman, de Glynde, que cette race doit la haute estime où elle est généralement tenue aujourd’hui. Quand cet agriculteur commença ses essais d’accouplements, il opérait sur^des moutons de petite taille, qui étaient loin de présenter des qualités satisfaisantes. L’animal était long; il avait le cou mince, était étroit des quartiers de devant, haut d’épaules, bas du train de derrière, bien qu’ayant les flancs élevés. L’échine était saillante, les côtes plates, s’abaissant en arrière ; la queue était attachée très-bas. Les jambes étaient convenables, bien que les os en fussent un peu matériels. Partout, à la longue, on finit par reconnaître les améliorations qui avaient été peu à peu obtenues par l’attention assidue et incessante qu’avait mise M. Ellman à étudier, pendant une longue suite d’années, les imperfections de l’animal, et à faire un choix judicieux pour les acouplements du troupeau. Enfin, cet honorable agriculteur termina une utile carrière de cinquante années de travaux, après avoir acquis la conviction satisfaisante qu’il avait conquis pour sa race favorite une réputation et des qualités qui la plaçaient au premier rang parmi nos races de moutons à courte laine. Le mouton Southdown que nous voyons aujourd’hui n’a pas de cornes, sa face et ses jambes sont de couleur brune foncée; sa taille et son poids se sont accrus ; les quartiers de devant ont gagné en largeur et en épaisseur; l’échine et les flancs se sont élargis, et les côtes présentent une courbure plus prononcée, de manière à rendre le dos droit et uni. Les quartiers de derrière sont carrés etvolumineux; la queue est bien attachée, et les os des membres sont plus courts et plus fins. Ces résultats sont dus aux soins attentifs et constants donnés à cette race par M. Ellman, par ses contemporains et par ses successeurs, dont les troupeaux conservent tout à fait les caractères qui constituent une race perfectionnée. Le mouton, bien que présentant de belles formes et de belles proportions, est néanmoins très-robuste; il conserve toutes ses qualités sur des pâturages médiocres, et s’accommode promptement des différentes localités et des divers systèmes de culture au milieu desquels on le trouve main-
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- tenant. Il est très-docile et gagne beaucoup, même quand il est parqué sur les prairies artificielles de nos fermes où les terres sont cultivées1. Sa disposition à engraisser permet de le conduire au marché à 12 et à 15 mois : il pèse alors jusqu’à 80 liv.à 100 Iiv.(36à46kil.), A deux ans, son poids atteint 100 à 120 livres (45\34 à 54k.40); sa chair est d’une excellente qualité et se vend toujours à un prix élevé sur le marché. Les brebis sont-très fécondes et excellentes mères. Cent brebis nourrissent ordinairement 120 à 130 agneaux. La toison, qui enveloppe étroitement le corps, fournit la plus précieuse de toutes nos laines indigènes; le brin en est court, fin et frisé, et ses bouts finissent en spirale : elle est généralement destinée à être cardée.
- C’est une des races dans lesquelles l’éducation des béliers, pour la vente ou pour la location, est un trait caractéristique du prix qu’on attache généralement à la race soit pour ses qualités réelles, soit pour les avantages qu’elle présente pour le croisement avec d’autres races. On en met peut-être ainsi en vente et en location 1,000 ou 1,500 chaque année, à des prix qui varient de 10 à 100 guinées (264 fr.70 C. à 2,647 fr.).
- Hampshiredowns.—Cette race de moutons, qui se multiplie rapidement, paraît être le produit d’un croisement récent de la race pure des Southdowns et de l’ancienne race à cornes et à face blanche du Hampshire et du AViltshire, croisement qui a eu pour effet de combiner les qualités robustes quoique délicates de la première avec le volume plus grand et la constitution de la seconde. Cette race a commencé de se former dans les premières années de ce siècle; et, par suite d’un système de croisements sagement dirigés, elle possède maintenant les caractères les plus précieux des deux races qui ont concouru à la former. Cette race a peu à peu remplacé les Southdowns dans quelques-uns des districts du AViltshire, du Hampshire et du Berkshire, qui possèdent les meilleures fermes, et a fourni par elle-même une autre race distincte propre à être croisée avec les moutons à longue laine. Ses principaux caractères, comparés à ceux de la race Southdown, sont une plus grande taille, un développement plus précoce et une constitution plus robuste. La face et la tête sont plus volumineuses et sont plus matérielles; la charpente est plus lourde dans toutes ses parties ; elle est vaste et allongée, bien que moins bien proportionnée que ceilede la race Southdown; sa laine est plus rude quoique son brin soit plus long. C’est à peine si elle égale la race Southdown pour l’aptitude à l’engraissement Toutes ces circonstances ont été dernièrement l’objet d’une sérieuse attention de la part des éleveurs, et la race Hampshiredown perfection-
- (1) La ferme de M. Jonas Webb, à Babraham, n’est presque entièrement formée que de terres labourables.
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- née possède, quant à la taille, à la qualité de la laine, à l’aptitude à l’engraissement et au développement précoce, toutes les qualités qui ont été depuis si longtemps et à si juste titre tant vantées dans la race pure des Southdowns. Les agneaux sont ordinairement mis bas de bonne heure, et sont élevés pour être portés au marché étant encore agneaux, ou conservés jusqu’au printemps suivant, époque où, s’ils ont été bien nourris, ils pèsent de 80 à 100 livres (36k.27 à45k.34) chaque, et sont vendus un bon prix. La race Hampshiredown, de même que la Southdown, sert à opérer des croisements avec d’autres races ; comme elle est plus robuste, elle est peut-être plus convenable pour les districts septentrionaux, dans lesquels le climat est quelquefois très-rude.
- Nor/olkdowns. — Cette race est une de celles qui décroissent rapidement, forcée qu’elle a été de se retirer devant les qualités supérieures de la race Southdown. Il est très-rare de la voir; elle est complètement restreinte dans un ou deux troupeaux dans le Norfolk et dans le Suffolk. Au commencement de ce siècle, alors que les terres vagues, sablonneuses, des comtés de l’Est commençaient d’être soumises à une culture par des labours perfectionnés, la nature et la constitution robuste de la race Norfolkdown la rendaient très-propre à être élevée dans ce pays, où les animaux avaient à aller et venir journellement pour se rendre à un parc éloigné et sur un pâturage rare et de qualité inférieure.
- Cette race avait des cornes, la face et les jambes noires; elle était basse des épaules et du cou, et manquait généralement des qualités que nous avons coutume d’apprécier dans les races perfectionnées ; mais elle était très-agissante, s’engraissait de bonne heure, même avec une chétive nourriture, et fournissait un excellent mouton à manger, avec une grande quantité de graisse molle qui ne les faisait pas rechercher sur le marché par les bouchers. A mesure que la culture de ces comtés s’est perfectionnée, la différence des qualités de la race du district, comparée à celles des moutons Southdowns, devint plus manifeste ; et quelques essais comparatifs faits sur une grande échelle par le comte d’Albe-marle et par d’autres montrèrent que ces derniers consommaient une plus petite quantité d’aliments relativement à leur taille , et que cette quantité moindre de nourriture leur faisait atteindre un poids plus considérable ; on vit qu’étant moins impatients que ceux de la race Norfolk, ils perdaient moins par l’action de courir; leurs brebis mettaient bas, relativement, un plus grand nombre d’agneaux, il arrivait moins d’accidents pendant la parturition, et le produit en laine était plus pesant et avait une plus grande valeur sur le marché. Maintenant
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- on ne peut que rarement trouver un mouton Norfolkdown de race pure.
- La race croisée de Norfolk et de South-down se trouve communément dans les comtés de l’Est; elle est plus légère que la race Southdown; elle a la face et les jambes de couleur très-foncée et de petites cornes recourbées.
- Shropshiredowns. — Les détails que nous possédons sur l’éducation des moutons à une époque reculée nous représentent la race des Shropshires comme formant une variété particulière et distincte de moutons, à laquelle on donnait le nom de mouton ordinaire de Morfe Gommon, à cause de la localité dans laquelle se trouvait principalement cette variété. C’est une étendue de pays sur les limites de la Severn, près Bridgenorth, qui, par suite de l’influence des perfectionnements de l’agriculture, a vu depuis peu diminuer considérablement la surface qu’elle embrassait. En 1792, époque où l’association des marchands de laine, fondée à Bristol, réunit tous les renseignements qu’elle put se procurer sur l’état de l’éducation des moutons en Angleterre, il fut fait sur la race Morfe Gommon un rapport dans les termes suivants : « Auprès de Bridge-north,sur un espace d’environ 600,000 acres de terre, il y a environ 10,000 moutons de la race Morfe Gommon, qu’on y garde pendant les mois d’été, et qui produisent une laine de qualité supérieure. Cette race est considérée comme une race originaire du pays ; les caractères qui la distinguent sont une face noire ou brune, ou même tachetée ; elle est ornée de cornes, peu sujette à la pourriture ou à la gale. Les moutons pèsent de 11 à 14 livres (4k.98 à 6k.34), et les brebis de 9 à 11 (4k.08 a 4k.98) par quartier, après qu’ils ont été soumis au régime du trèfle et des navets. Par leur tonte on a (des toisons du poids de 2 livres (ük.90),sans compter la lainedes cuisses, qui constitue un septième ou un huitième de fa totalité de la laine. La belle laine se vend 2 schellings (2f.32), et la laine des cuisses 1 schelling (lf.16), ce qui porte le produit de la laine à 3 scheliings 20 pence (3f.48). La vente de cette laine se fait sur les marchés du Yorkshire.
- Cette race paraît avoir été la souche primitive d’où provient la race actuelle des Shropshiredowns. Au fur et à mesure des améliorations qui avaient lieu dans le pays, les races des moutons s’améliorèrent sous le rapport du volume du corps de l’animal, comme sous celui de la qualité de la laine. Le mouton Morfe Gommon fut croisé, avec d’autres races, mais plus particulièrement avec les Leicesters et les Cotswolds à longue laine et avec les Southdowns à laine courte. Le mélange de sangs divers a produit une différence correspondante dans les caractères de la race actuelle des Shropshiredowns, e ta eu pour effet de tendre matériellement à entre-
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- , tenir la disposition où l'on est à hésiter à la considérer comme une race distincte. Cependant depuis qu’a eu lieu le premier croisement avec la race Southdown, et tant qu’on a persisté à ne pas la mêler avec les races à longue laine , elle a présenté tous les caractères d’une race à laine courte, et déjà elle est reconnue comme telle sur les marchés des districts de West-Riding (Yorkshire). Aux réunions de la Société royale d’agriculture, en 1853, la race était bien représentée; on y comptait un grand nombre de moutons, et, dans le compte rendu, il en fut parlé en ces termes : « La nouvelle classe de Shropshiredowns a très-bien réussi, et il y a lieu d’espérer que la Société la reconnaîtra pour une race distincte. »
- Ces moutons n’ont pas de cornes ; la face et les jambes sont grises ou tachetées de gris, le cou est épais et soutenu par une bonne charpente osseuse ; la tête, d’une bonne forme, est plutôt petite que volumineuse; les oreilles sont bien plantées. La poitrine est large et profonde, le dos est droit ou bien charpenté ; les quartiers de derrière sont à peine aussi larges que ceux des Southdowns, les jambes sont nettes, ayant des os d’un volume moyen. Ces moutons sont très robustes, et sont prêts à être envoyés au marché aussitôt que les tegs. Ils pèsent 80 à 100 livres (36k.27 à 45k.34) chacun. Les brebis sont très-fécondes et bonnes mères.
- La toison, dont l’aspect est plus soyeux et dont le brin est plus long que dans le Southdown, pèse jusqu’à 7 livres (3k.17).
- Rijelands. — Cette race est une des plus anciennes qui aient existé, de temps immémorial, dans le comté de Hereford. Elle tire son nom des districts sablonneux et à terres légères de formation du vieux grès rouge dans le Herefordshire , qu’on croyait, dans les anciens temps, n’être propre qu’à la culture du seigle. Cette race a toujours eu la réputation de fournir les plus belles qualités de laine récoltées dans ce pays. Les Ryelands, dont la laine se rapproche de celle des Mérinos, leur ressemblent aussi d’une manière assez remarquable par leur stature. Cependant cette race est de petite taille, et la toison, bien que plus belle de qualité, est très-inférieure, par son poids, à celle des autres races. De nombreuses tentatives ont eu lieu pour remédier à ces imperfections par le croisement, mais les résultats obtenus ont été trop insuffisants pour engager à y persévérer; aussi nous trouvons que la race pure du mouton Ryeland devient plus rare de jour en jour, remplacée qu'elle est par d’autres races qui offrent des qualités plus avantageuses. Le mouton Ryeland offre dans son aspect plusieurs caractères particuliers auxquels on peut facilement le reconnaître. Il n’a pas de cornes ; sa face et ses jambes sont blanches; la laine qui recouvre la tête et retombe sur les yeux est très-
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- serrée et forme une touffe sur le front. I/animal est un peu bas des épaules, son corps est arrondi et ferme, il est surtout ample et large vers les hanches et la croupe. Robuste, et profitant bien avec des soins ordinaires, il est facile à engraisser pour le marché. A deux et trois ans, il pèse de 50 à 75 livres (22k.67 à 3 5 kil.). Sa chair est estimée de bonne qualité, la graisse étant disséminée à l’intérieur au lieu d’être répandue à la surface. Les brebis sont fécondes et bonnes mères; cependant les jeunes agneaux sont délicats et demandent des soins pendant la première semaine ; passé ce temps, ils sont tout à fait hors de danger. La toison a encore de la valeur, bien que son poids ne soit guère que de 4 livres (lk.8l).
- Mérinos. — Cette race, primitivement introduite en Angleterre par le roi Georges III, bien qu’elle ne soit pas une race indigène, dans l’acception du mot, doit être indiquée ici, parce qu’elle est la souche d’où proviennent principalement les grands troupeaux de nos colonies de l’Australie et du cap de Bonne-Espérance, qui nous fournissent annuellement une si grande quantité de belles laines. Les propriétaires de troupeaux de ces colonies sont dans l’usage d’importer, de temps en temps, d’Angleterre, des béliers pour améliorer leurs toisons, parce qu’ils se sont aperçus que les Mérinos saxons et français, bien que produisant une toison de la plus belle qualité, ne sont pas tout à fait aussi convenables pour eux parce qu’ils sont plus petits, d’une constitution plus délicate et qu’ils donnent moins de bénéfice en laine. L’Angleterre ne possède qu’un petit nombre de troupeaux de Mérinos; ceux qui restent encore sont les descendants du troupeau de Windsor, de ceux de lord Somerville, de lord Western, de M. Trim-mer et de quelques autres, et ne diffèrent pas d’une manière marquée des Mérinos primitifs qui étaient essentiellement une race productrice de laine, au lieu que les Mérinos anglais de l’époque présente ont été améliorés quant à la taille, à la proportion convenable des parties et à la disposition à engraisser ; en même temps le brin de la toison a augmenté de longueur, la toison elle-même s’est accrue en poids sans avoir beaucoup perdu de sa finesse.
- Le poids de la toison peut être estimé à 8 ou 10 livres (3k.G2 à 4k.53); dans quelques cas, assez rares, ce poids a été trouvé beaucoup plus fort. Ces moutons sont robustes et ne sont pas plus sujets aux maladies que nos autres races; ils prospèrent parfaitement avec des soins médiocres, et peuvent être engraissés jusqu’à peser de 110 à 120 livres (49k.87 à 54k.4o) à deux ans. La chair de ce mouton est estimée de très-bonne qualité. On a trouvé plus avantageux, pour les croisements, de donner la préférence à une race à longue laine ; par le croisement avec le mouton de race Homney-Marsh, le volume et la taille de l’ani-
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- mal ont été considérablement améliorés, le développement est devenu plus précoce, et la disposition à l’engraissement plus prononcée ; la toison est plus pesante, bien que d’une qualité un peu inférieure, mais le brin en est plus long. Ainsi modifiée, cette race exige des pâturages plus riches et plus de soins que la race pure des Mérinos.
- Shetland. — Le groupe d’îles qui termine l’Ecosse vers le nord possède une race de moutons dont la constitution robuste et l’aptitude à supporter la faim et le froid les rend admirablement propres à habiter un pays exposé à de terribles tempêtes, comme le sont les îles Shetland et Orkney, qui n’offrent pas le plus léger abri naturel. On n’y prend aucun soin, et on n’apporte que peu d’attention aux moutons qui sont entièrement abandonnés à leurs propres ressources sur un sol raboteux et sans culture, et ne sont que rarement réunis, sinon pour le prix qu’on attache à leur laine, quand iis sont marqués par leurs propriétaires et lâchés ensuite dans les bruyères. La race n’a éprouvé, pendant des siècles, aucune amélioration, soit dans la charpente de l’animal, soit dans la qualité de sa laine. Les moutons sont généralement tondus; leurs cornes sont quelquefois courtes, petites, s’implantent par une large base et ressemblent plutôt aux cornes d’un bouc qu’à celles d’un mouton; leur queue est courte et très-large; leur corps est long, les jambes sont courtes avec des os minces, les sabots sont larges et forts. La tête est étroite et bien attachée. Une particularité remarquable de cette race', c’est que, quand la nourriture devient rare, ces animaux se rapprochent des bords de la mer et suivent le reflux à mesure que les eaux se retirent pour chercher leur subsistance en paissant les algues dont les côtes sont couvertes. Cet aliment donne à leur chair une saveur particulière, ce qui, joint à l’absence de toute attention portée à l’accouplement, produit une chair très-peu distinguée dans ses qualités. La toison, qui constitue le principal produit de cette race, est de couleurs diverses ; blanche, noire, grise et brune. Comme cela arrive pour le pelage des autres animaux qui vivent sous de rudes climats, la toison est composée de laine et de poils ou jarre, la première conservant la chaleur naturelle de l’animal, tandis que la seconde est plus propre à le garantir contre la pluie et l’humidité générale du climat. Ce poil ou jarre, désigné dans le pays sous le nom de scudda, sort en traversant la couche de laine, et forme en hiver la couche extérieure; à mesure que la saison s’avance, la laine, qui constitue la véritable toison, se détache de la peau, et est ensuite enlevée à la main, tous les moutons ayant été réunis pour cette opération, la jarre ou les poils restant pour protéger l’animal contre les intempéries. La laine offre des caractères particuliers qui la ren-
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- dent admirablement propre à la fabrication de certains articles de bonneterie ; mais comme elle manque des qualités convenables pour le feutrage, elle n’est pas propre à être cardée. Chaque mouton en fournit environ l livre 1/2 (0k.68). Dans ces dernières années, les communications plus multipliées entre ces îles et l’Angleterre ont hâté l’introduction du mouton Cheviot et celle d’autres races qui, par des croisements bien dirigés, doivent en peu de temps amener un perfectionnement de la race indigène.
- DEUXIÈME SECTION.
- Caractères généraux des laines anglaises, leur emploi commercial et leur prix.
- La laine qui est enlevée par la tonte de chaque mouton est enveloppée par le tondeur de manière à former un paquet qu’on nomme toison.
- Ces toisons varient beaucoup par leurs caractères généraux et le prix qu’on y attache, selon les différentes races et diverses autres circonstances; mais, quelle que soit la race, on les divise généralement en deux classes, dont Tune d’elles est désignée sous les noms hogs ou tegs, et l’autre par ceux de wethers ou ewes.
- Les hogs ou tegs sont les premières toisons qui sont enlevées sur les moutons qui n’ont pas encore été tondus, étant encore agneaux. En général, ce qu’il y a de particulier dans ces toisons, c’est que le brin en est plus long que chez les moutons et que les extrémités de cebrin sont plus effilées et frisées que dans les toisons qui seront recueillies plus tard sur les mêmes moutons. L’extrémité du brin de la première toison présente des qualités précieuses, qui ont une certaine utilité dans la fabrication et que ne possèdent pas au même degré le brin de la toison des moutons et des brebis. Dans le langage commercial , le mot hogs sert à désigner les premières toisons enlevées par la tonte et constituées par des sortes de laines à brins longs profondément enfoncés dans la toison, et celui de tegs s’applique à des toisons semblables dont le brin est plus court, comme par exemple les hogs du Lincolnshire et les down-tegs.
- Les fermiers ont l’habitude, dans quelques districts, de tondre leurs agneaux la première année; on appelle alors cette laine laine tondue sur agneau (shorn lambs wool). Elle est réservée pour certains ouvrages de laine auxquels les propriétés particulières, qui tiennent à ce que c’est la première laine développée, la rendent spécialement applicable.
- Wethers et ewes. — Ces noms s’emploient pour désigner les toisons qui succèdent aux liogs sur les mêmes moutons, les wethers étant la seconde toison dont on dépouille le mouton; mais cette expression est généralement usitée pour indiquer le caractère général de cette espèce de toison, ou, en d’autres
- termes, une toison wether en parfaite condition de santé, que ce soit ou non la seconde toison coupée. Le nom ewes s’applique, quand il s’agit d’une laine à longs brins, aux toisons courtes, délicates et inférieures en qualité, qui proviennent généralement de la tonte de moutons vieux ou malades ; et, pour les laines à brins courts (telles que les downs),on l’emploie à désigner d’une manière générale les toisons de courte venue ewes et wethers.
- Valimentation soignée et régulière des moutons exerce une grande influence sur la valeur de la laine. En règle générale, tout ce qui tend à entretenir l’animal en santé favorise le développement régulier de la laine, et par là augmente sa valeur, quelle que soit sa destination. On peut en juger plus nettement dans les sortes de laine à longs brins : quand la nourriture n’a pas été de bonne qualité ou si elle a été insuffisante, on s’en aperçoit au premier abord à l’irrégularité du développement de la laine, qui rend le brin délicat dans le point qui était en travail de développement quand a eu lieu l’interruption de son alimentation.
- Le climat, la localité et le sol exercent aussi une très-grande influence sur la qualité de la laine, en faisant que certaines races sont particulières à certains districts, et en modifiant considérablement les caractères de la laine sur le mouton transporté dans une localité qui ne lui convenait pas. C’est ainsi qu’un mouton appartenant à une race convenable pour de riches plaines chaudes ne profitera pas aussi bien s’il est transporté dans un district froid et montagneux ; sa laine deviendra plus grossière aux extrémités des brins; ce qui (bien que ce soit un effort de la nature pour accommoder la chaleur de la couverture de l’animal à la température plus froide de la localité dans laquelle on l’a transporté) diminue sa valeur sous le rapport de sa destination industrielle. L’influence du sol sur la valeur de la laine peut être reconnue aux divers caractères que présente la laine down, selon qu’elle provient des comtés suivants : dans quelques parties du Norfolk, elle est plus ou moins salie par le sable bleu mêlé au sol du district; dans quelques parties du Hampshire, le sol lui communique une couleur brune et de la rudesse ; dans les districts crayeux des downs du Wiltshire, elle est blanche, et sa fibre est sèche et rigide, tandis que, sur le riche sol argileux de formation wealdienne du Sussex, la laine de la race down est plus douce, plus nette, et a plus de prix que dans toute autre partie du royaume.
- Ces influences produisent ordinairement une grande variété de laines, qui toutes peuvent être divisées en trois classes principales, dont les caractères généraux sont les suivants :
- Produit du croisement scotch et welch. — Toutes ces laines ont un brin dont les bouts
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- sont très-grossiers, ou plus grossiers que le reste de la toison ; et on trouve plus ou moins généralement répartie dans la totalité de la toison une jarre ou poil grossier, mort, et de couleur blanche, offrant des qualités et des caractères qui diffèrent de ceux de la laine.
- Laine clown. — C’est la laine fournie par ces races et par quelques autres d’espèce à brins courts.
- Laines touffues propres à être peignées. — Les laines Lincoln, Leicester et les autres sortes de laines à longs brins eu sont des exemples.
- Les districts dans lesquels ces laines sont produites diffèrent entre eux , et leur physionomie générale peut être ainsi représentée :
- Les laines scotch, résultant du croisement et les laines ivelch sont produites dans les districts montagneux du nord de l’Ecosse et dans la portion occidentale de l’Angleterre, à partir des montagnes d’Écosse, allant dans le sud jusqu’aux montagnes du Cumberland et du Westmoreland, au district bruyères du Yorkshire et du Lancashire, et aux montagnes de la principauté de Galles.
- Les laines down et les laines courtes sont principalement produites dans le district qui s’étend du Norfolk, dans une direction sud-ouest, jusqu’à l’extrémité sud-ouestdu Dorset-shire, et, en continuant dans l’est, à partir de cette ligne jusqu’à la côte. On trouve dans ce district la localité exceptionnelle de Rom-ney-Marsh et le riche comté de Kent, qui produit une excellente laine de l’espèce des laines touffues.
- Les laines touffues, propres à être peignées, se trouvent, avec leurs caractères divers, dans le fertile district qui sépare les deux districts précédemment désignés. Ce district s’étend des Lothians, en Écosse, dans le Northum-berland, la partie orientale du Yorkshire, le Lincolnshire et le district moyen jusqu’à Gloucester, Somerset, Devon et Cornouailles.
- Emplois divers des laines anglaises.
- Les ouvrages fabriqués avec ces diverses sortes de laines sont communément variés, et sont désignés en général sous les noms de draps et d’estames.
- Les draps sont les tissus pour la fabrication desquels on emploie les laines dont le brin est plus court, et qui sont cardées, ou dont les fibres sont laissées entremêlées, et filées en un fil mou et laineux, qui sert à tisser des draps, des couvertures, des flanelles, des tapis, etc. Pour ces diverses destinations, les qualités différentes de la laine, comme la douceur, ont de l’importance, ce qui sera facilement compris quand on saura que les draps demandent, pour certains emplois, à être soumis, après le tissage, à une opération appelée foulage, qui a pour effet de les rendre plus épais. On distingue ces draps en ceux qui ont reçu un simple foulage et ceux qui
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- ont subi deux fois cette opération, etc. Cette augmentation d’épaisseur des draps est un effet de la nature de la laine, dont les fibres se feutrent plus ou moins étroitement pendant l’action du foulage, selon le temps durant lequel cette opération est prolongée. La laine destinée à cet emploi doit avoir de la douceur et de la souplesse, celle qui est d’une nature sèche et rude n’est pas convenable. La laine down présente, en général, ces derniers caractères ; et ce qui la rend plus particulièrement impropre à la fabrication des draps foulés devient une qualité très-convenable pour celle des flanelles, qui, parce qu’elles ont besoin d’être lavées pendant qu’elles servent à nos usages, sont toujours plus estimées quand elles ne se rétrécissent pas, ne se raccourcissent pas par le lavage. Si elles étaient fabriquées avec des laines appropriées aux draps foulés, elles éprouveraient un raccourcissement à chaque lavage.
- Les objets fabriqués en fils fortement tordus nécessitent des laines du plus long brin ; celles-ci sont d’abord soumises au peignage, qui a pour effet de disposer les brins parallèlement entre eux : elles sont ensuite filées de manière à former un fil très-fin et serré. Les tissus formés de ces fils reçoivent des noms très-divers: ainsi, on les appelle damas de laine, lastings, mérinos, cobourgs, Orléans, draps, etc., etc. Il y a encore une autre sorte de fil tordu, destiné à la fabrication des articles de bonneterie, dont la laine a été cardée , au lieu d’être soumise à l’action du peigne, et qui n’est pas aussi foriement tordue que les autres. Ces étoffes emploient la plus grande partie de la laine anglaise; leur fabrication a, sous beaucoup de rapports importants, été perfectionnée pendant les trente dernières années, circonstance qui a donné une très-grande extension à leur production. Ces changements ayant de temps en temps exercé une influence sensible sur la valeur comparative des différentes sortes de laines anglaises, il est nécessaire d’en parler ici. Dans les premières années de la fabrication des fils fortement tordus, on ne se servait que des laines à longs brins et des laines touffues, telles que les lincolns, les leicesters, etc., et les diverses fabriques qui les employaient n’étaient pas considérables. Dans ces fabriques, les laines hogs servaient à former la chaîne, et les laines formaient la trame ou fil courant dans le sens transversal de la pièce.
- Le premier changement important fut de soumettre à l’action du peigne les laines du brin le plus fin et le plus court ; ce perfectionnement permit de fabriquer des tissus d’une finesse beaucoup plus grande, tels que les mérinos, etc., pour servir à la toilette des dames, etc. Cette amélioration eut un effet très-marqué sur la valeur comparative de la laine anglaise. Elle fit employer à cette fabrication les laines down-tegs et les plus longues
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- laines down moutons, qui servaient auparavant pour les draps, et détermina ainsi une augmentation considérable de leur prix ; elle accrut aussi la valeur de quelques troupeaux mérinos qui étaient encore dans le royaume ; elle introduisit l’habitude de soumettre au peignage les plus longues sortes de laines saxonnes et d’Australie. A cette époque, la chaîne des étoffes était faite de laine; et comme les fils tordus hogs et tegs servaient à cet usage, il en résulta un très-haut prix des meilleurs métis hogs, qui, en réunissant une partie de la longueur des toisons les plus touffues à la plus grande finesse des toisons downs, étaient particulièrement propres à cet usage.
- Durant cette période, quelques-unes des sortes les plus inférieures de laines étrangères furent aussi employées à la fabrication des tissus plus grossiers.
- La plus récente et la plus importante des améliorations des tissus d’estame a été l’emploi de la chaîne de coton en remplacement de la chaîne en laine. Ce changement a eu la plus importante influence sur l’industrie et le commerce, sur la valeur des objets fabriqués et sur celle de la laine.Quant à l’importance des manufactures, elles ont produit à meilleur marché et ont fabriqué des étoffes plus légères, qui pouvaient être portées convenablement pendant le printemps et l’été ; tandis que l’introduction , qui a eu lieu depuis, des chaînes en soie et en laine étrangère, permet aux manufactures de produire des tissus très-précieux et d’une grande finesse. Son effet sur l’importance du commerce a consisté en ce que, par l’introduction d’étoffes faisant par leur plus grande légèreté et leur plus grande finesse concurrence aux étoffes de coton, ou pouvant par leur beauté et leur éclat remplacer celles de soie, une immense et légitime impulsion était donnée à l’accroissement des manufactures dans les districts à filatures.
- Le changement survenu dans la valeur comparative des laines anglaises est manifesté par l’abaissement du prix des hogs en général, et spécialement des hogs métis qui étaient primitivement à un plus haut prix, lorsque les chaînes des étoffes légères étaient en laine.
- Pendant cette période, on s’est servi de plusieurs sortes de laines étrangères, telles que la moire, l’alpaca, etc. Les étoffes fabriquées avec ces laines ont un lustre éclatant et se vendent à un prix élevé. Les qualités Info— iieures, convenables pour un usage plus général , ont été fabriquées en employant les laines du Lineolnsbire et d’autres laines anglaises soyeuses et brillantes. Ces laines ont été portées à un point de perfection tel, qu’elles sont devenues convenables pour les étoffes légères, dans la fabrication desquelles on n’employait précédemment que les laines les plus fines et les plus courtes. Si l’on consi-
- dère néanmoins la réduction du prix des hogs par l’emploi des chaînes de coton et l’égalisation des prix des laines grossières, touffues, à brin brillant, avec celles qui sont petites et à poils fins, par suite de l’extension donnée à l’emploi des premières pour les fabriques d’étoffes brillantes, on voit qu’il y a maintenant moins de différence dans la valeur comparative des diverses sortes de laines anglaises propres à être peignées qu’il n’y en a jamais eu auparavant, depuis que les belles laines ont été employées à la fabrication des estâmes.
- Les usages particuliers auxquels s’appliquent ces qualités générales de la laine peuvent être ainsi indiqués :
- Laines scotch et plus grossières, croisées. — Ces laines sont principalement employées pour les tissus communs, tels que les tapis, les couvertures pour chevaux, etc., et récemment quelques portions des meilleures et des plus longues ont servi à la fabrication de tissus de basse estame.
- Laines down et à brins courts. — Les tegs et les plus longues portions des toisons servent à la fabrication des beaux fils tordus, tandis que les plus courtes toisons et les parties les plus courtes des longues sont employées pour les étoffes de laine. Les laines down sont, généralement parlant, d’une qualité plus sèche, plus rude, et par cela même plus spécialement appropriées à la fabrication des flanelles pour laquelle elles sont généralement employées, ainsi que pour d’autres étoffes de laine qui n’ont pas besoin de passer au foulon.
- Les laines touffues propres à être peignées sont employées à la fabrication des fils tordus. La longueur du brin, le brillant et la finesse du poil les rendent plus ou moins propres à être mises en usage pour chacune des grandes variétés d’étoffes travaillées dans les districts manufacturiers.
- Laine tondue sur les peaux.
- La laine recueillie sur les peaux de moutons qui ont été abattus pour la chair comprend diverses qualités employées aux mêmes usages que celles de la laine de toison qui présentent les mêmes caractères. Mais comme la laine tondue sur les peaux est recueillie à toutes les saisons de l’année, elle présente d’ordinaire toutes les variétés de longueur de brin, depuis celle qui est extrêmement courte immédiatement après que le mouton a été tondu, jusqu’à la Iaiue qui a atteint son développement complet lorsque l’animal est prêt à subir cette opération. Dans les espèces qui sont propres à la fabrication des draps, la laine peut être employée en totalité, sa valeur étant ou plus considérable ou plus faible suivant la longueur du brin. Pour les sortes qui, étant touffues, ont atteint leur développement et sont propres à être peignées, cette
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- préparation ne leur est applicable qu’autant qu’elles ont la longueur convenable, la laine coupée prématurément étant employée à la fabrication des couvertures et d’autres draps communs, celle d’une longueur moyenne étant abondamment employée pour les fils de laine cardée destinés à la fabrication des articles de bonneterie.
- Détails sur les valeurs des laines.
- Les fabriques de draps et d’estames sont surtout exploitées dans les villes et les districts ruraux qui s’étendent à travers le royaume, de l’est à l’ouest, entre les ports de Hull et deLiverpool. Leur situation entre ces deux ports de mer est d’un avantage important ; car, tandis que l’abondance du charbon, du fer et de la pierre qui se trouvent dans la même localité offre à bon marché et en abondance ces matériaux si essentiels à la construction des manufactures, les villes qui se succèdent peuvent être considérées comme les centres des districts dans lesquels sont exploitées les espèces particulières de manufactures dont nous avons parlé.
- Draps deLeeds et Huddersfield, etc. Il y a une autre importante localité dans l’ouest de l’Angleterre, comprenant la partie occidentale du Wiltshire, et dans le district de la vallée de Stroud, dans le Gloucestershire.
- Couvertures, draps et tapis communs : Dexvsbury, Heckmondwike, etc.
- Tissus d'estame .-Bradford, Halifax, Kei-ghley, etc.
- Flanelles : dans le Lancashire, Rochdale, Bury et le district contigu de Rossendale.
- Après avoir fait ces remarques générales, nous ajouterons la description suivante et particulière des races dont nous avons parlé.
- Les prix qui sont indiqués sont la valeur qu’on leur donnait dans les districts manufacturiers le 1er avril. Il se peut qu’elles ne puissent pas être achetées aux fermiers pour les prix indiqués, de même qu’il arrive dans quelques cas que les fermiers ne veulent pas vendre à des prix qui soient proportionnés au taux courant du jour sur les marchés où les laines sont travaillées.
- Lincoln. — Cette laine peut être considérée comme le type des laines grossières, touffues, de pleine venue, propres à être peignées. Elle a un brin dont l'aspect est brillant et soyeux, qui la rend particulièrement très-convenable pour les étoffes lustrées, destinées à imiter les tissus alpacas et moirés, ce qui a fait augmenter son prix dans ces dernières années.
- La valeur actuelle de la laine wethers du Lincolnshire est d’environ 12 pence 1/2 (lf.22) par livre.
- D° hogs, 13 pence (lf.30) par livre.
- Leicester. — La laine de cette race est ancienne et très-estimée pour les emplois qui réclament la laine peignée. Elle est plus fine par son poil que la laine du Lincolnshire, mais
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- elle n’a pas généralement autant de douceur, et son brin n’est pas aussi soyeux, ce qui lui a fait perdre aujourd’hui de son prix dans les cas où ces qualités sont recherchées.
- La laine leicester, 12 pence 1/2 à 13 pence (lf.20 à if.30) par livre.
- D° hogs, 12 pence 1/2 (if.22) par livre.
- Cotswold. — C’est une race à toison touffue. La laine, semblable en qualité à celle de Leicester, touffue et rigide de qualité, ne convient pas à la fabrication des étoffes lustrées.
- Valeur actuelle : wethers, 12 pence (lf.20) par livre.
- Hogs, 12 p. 1/2 à 13 p. (lf.22 à lf.30) par livre.
- Romneiy-Marsh. — Laine douce, riche, plus fine en qualité que la leicester. Elle a été beaucoup exportée en France, et paraît convenir parfaitement aux manufactures fram çaises. En général, on tond les agneaux dans le Kent ; aussi y a-t-il très-peu de hogs.
- Valeur actuelle des toisons de la race kent : 13 pence (lf30) par livre.
- Devons. — South-Hams. — C’est une race de laine à brin touffu, élevée dans le comté qui lui donne son nom.
- Les fermiers ont l’habitude, dans le Devon, de ne pas laver les moutons avant la tonte; c’est pourquoi la laine étant en suint n’est pas d’aussi bonne vente que les autres espèces qui sont lavées. Aussi est-elle habituellement soumise au peignage avant qu’on l’envoie au marché, et c’est ainsi qu’elle y arrive sous forme de croupes. Il résulte de cela un double avantage : la laine est envoyée sous une forme convenable pour la vente, et les nœuds et la laine courte séparés pendant le triage et le peignage sont vendus aux manufacturiers du Devonshire, qui les mettent en œuvre. Si la laine était lavée et tondue de la même manière que dans les autres districts, elle serait d’une vente prompte.
- Valeur actuelle : 9 pence (0f90) la livre en suint.
- Bamborough. — Depuis la côte du district de North, dans le Northumberland.
- Laine riche, bonne à être peignée, d’une assez belle qualité.
- Valeur actuelle : wethers, environ 12 pence 1/2 (lf22) par livre.
- Hogs, environ 13 pence 1/2 (lf32) par livre.
- Bampton. — Race particulière aux comtés de Somerset et de Devon : laine touffue, ayant son accroissement; le peignage donne de bons résultats; laine d’espèce analoguq à la race leicester.
- Valeur actuelle : hogs, environ 13 pence (lf30) par livre.
- Wethers, 12 pence 1/2 (lf.22) par livre.
- Southdown. — Laine formée de poils petits; les tegs et les plus longs moutons employés pour les laines peignées, et les plus
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- courts pour la fabrication desilanelles et autres tissus légers de laine. On trouve des laines de cette espèce qui offrent une différence considérable quant à la quantité et la douceur, selon les différentes localités d’où elles proviennent.
- Valeur actuelle : ewes et wethers downs, 13 à 13 pence 1/2 (lf.30 à lf.32) la livre.
- Down-tegs : 13 pence 1/2 à 14 pence (lf.32 à tf40) la livre.
- Hampshire-Doivn. — Cette race donne une toison plus pesante que la race Southdown. La laine, quoique un peu supérieure en qualité , est vendue sur les marchés sous le nom général de laine down, et est employée pour la même fabrication.
- Valeur actuelle : ewes et wethers, 13 pence (lf.30) la livre.
- Tegs : 13 pence. 1/2 (lf.32) la livre.
- Norfolk-Down. — La laine down, ayant pris son accroissement dans le Norfolk, est généralement douce, mais habituellement salie par un sable bleu, qui en diminue la valeur. Quelques-unes des meilleures et des plus nettes sont des laines très-bel les et très-riches.
- Valeur actuelle : ewes et wethers, 12 pence 1/2 à 13 pence 1/2 (tf.22 à lf.32) par livre.
- Tegs, 13 pence 1/2 à 14 pence (if.32 à lf.40) par livre.
- Dorset. — Cette laine est nette, blanche et douce; son brin est plus long sans être aussi fin que celui des downs, meilleure pour le peignage, ayant tout autant de valeur. Dans ce pays, on tond généralement les agneaux.
- Valeur actuelle : toisons Dorset, environ 13 pence (if.30) par livre.
- Ryeland.— Race ancienne, presque éteinte. Laine très-belle et courte, autrefois employée à la fabrication des vêtements.
- Valeur actuelle: environ 13 pence (lf.30) par livre.
- Mérinos. — Autrefois il existait un grand nombre de troupeaux de cette race élevés dans le Hampshire et les comtés voisins. Quand on commença à employer les belles laines en les soumettant au peignage, cette laine fut vendue à des prix très-élevés; mais, après l’introduction des laines de Saxe et d’Australie pour le peignage, elles furent achetées à meilleur marché que les mérinos, et furent peu employées. En général, la laine mérinos est apportée au marché beaucoup plus pesante et moins bien lavée que les laines qui nous arrivent chaque année de la Saxe et de l’Australie.
- Valeur actuelle présumée : ewes et wethers, 14 pence (lf.40) par livre.
- Tegs, 15 pence (lf.50) par livre, mais elle est presque inconnue.
- Dartmoor. — Cette race appartient aux montagnes de Dartmoor, dans le comté de Devon. Laine touffue, propre à être peignée,
- LAINES DE L’ANGLETERRE.
- mais plus grossière, moins bien soignée que la southdown. On la tond généralement avec le suint.
- Valeur, avec le suint, environ 9 pence 0f.90) par livre.
- Exmoor. — Laine à longs brins, mais comme celle des autres races des districts montagneux, où l’on ne porte que peu d’attention aux moutons, quelquefois inférieure et irrégulière en qualité.
- Prix actuel : ewes et wethers, de 11 à 12 pence (lf.l0 à if.20) par livre.
- Hogs, de 12 à 13 pence (lf.20 à lf.30) par livre.
- Radnor et JVelch de montagne. — Laine médiocrement propre à être peignée, un peu grossière en qualité et en jarre.
- Valeur : ewes et wethers, de 12 à 13 pence (lf.20 à lf.30) par livre.
- Hogs, 13 pence 1/2 (if.32) par livre.
- Cheviot. — C’est une laine légère, chevelue, de moyenne longueur, propre à la fabrication des estâmes; elle est douce, magnifique et recherchée des manufacturiers. Dans quelques districts, on barbouille les moutons avec une préparation destinée à les protéger contre les intempéries, ce qui diminue ordinairement le prix de la laine.
- Valeur actuelle -. ewes blanches et wethers, 12 p. 1/2 à 13 p. (lf.22 à lf.30) par livre.
- Ewes blanches, cheviot-hogs, 13 p. 1/2 à 14 pence (lf.32 à if.40) par livre.
- Blackfaced de montagne. — C’est l’espèce de moutons élevés sur les montagnes et sur les hauteurs des montagnes d’Écosse. La toison en est très-grossière et généralement dépréciée par la préparation dont la toison du mouton a été barbouillée; elle est employée à la fabrication des tapis, des couvertures grossières et pour les draps de qualité inférieure.
- Valeur actuelle : 8 à 9 pence (0f.80 à 0f.90) par livre.
- Herdwick. — Race particulière aux districts montagneux des comtés du Westmore-land et Cumberland.
- La laine sert à la fabrication des draps de qualité inférieure, des couvertures grossières, etc., à Kendal.
- Valeur actuelle : 8 à 9 pence (0f.80 à 0f.90)
- Laine de Shetland. — Laine légère, produite dans les îles Shetland, et employée surtout par les habitants de ces îles pour leurs vêtements, et parfois pour des ouvrages de bonneterie.
- Valeur actuelle : 8 à 9 pence (0f.80 à 0f.90) par livre.
- Laines des races croisées.
- Leicesler et Southdowns. — La race provenant de ce croisement est généralement élevée dans le district de Leicester. La laine
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- qu'elle produit était primitivement plus estimée que celle de Leicester. Depuis qu’on a adopté dans la fabrication les chaînes de coton, le prix de cette laine a baissé.
- Valeur actuelle : ewes et wethers, 12 pence 1/2 (lf.2o) par livre.
- Hogs, de 13 à 13 pence 1/2 (if.30 à lf.32) par livre.
- Leicester et Shropshire-clowns.—C’est une race du district de Shropshire. La laine qu’elle produit est plus longue et a plus de prix que la laine down : c’est une bonne laine à peigner.
- Valeur actuelle : hogs, environ 14 pence (lf.40) par livre.
- Wethers, environ 13 pence (lf30) par livre.
- Leicester et Highland. — Cette race appartient aux districts d’Écosse; la laine qu’elle produit est une bonne laine commune à peigner ; elle est plus estimée que la laine pure des highlands.
- Prix actuels : ewes et wethers, 9 à 10 pence (0f.90 à 1 fr.) par livre.
- Hogs, 10 à 11 pence (1 fr. à lf.10)par livre.
- Leicester et Bcimpton. — Croisement de deux races dont la laine a une grande ressemblance.
- Prix actuels: hogs, 12 pence 1/2 à 13 pence (lf.22 à lf.30) par livre.
- Wethers, 12 pence à 12 pence 1 /2 (if.20 à lf.22) par livre.
- Leicester et Norfolk-Down. — Laine excellente , douce et magnifique, servant à la fabrication des estâmes.
- Prix actuels : ewes et wethers, 12 pence 1 /2 (lf.22) par livre.
- Hogs, 13 pence 1/2 (if.32) par livre.
- CoUwold et Southdown. — C’est une race du district de Cotswold qui fournit une laine propre à la fabrication des estâmes ; elle est plus estimée que la race pure des cotswolds.
- Brix actuels : ewes et wethers, 12 pence 1/2 (if.22) par livre.
- Hogs, 13 pence 1/2 (lf.32) par livre.
- Cotswold et Hampshire-Down. — C’est la même race que celle des Cotswold et Southdown.
- Cotswold et Sh?'opshire-Doivn. — C’est une race du district de Shropshire qui fournit une laine plus longue que celle du Shrop-shire-Down seule; elle est employée à la fabrication des estâmes.
- Valeur actuelle : ewes et wethers, de 12 à 12 1/2 pence (if.20 à tf.22) par livre.
- Hogs, 13 1/2 à 14 pence (lf.32 à lf.40) par livre.
- Lincoln et Southdown. —- Cette race du hincolnshire fournit une laine plus belle et d’un prix plus élevé que celle du Lincoln ; employée pour la fabrication des estâmes.
- Valeur actuelle : ewes et wethers 12 1/2 à 13 pence ( 1f.22 à lf.30) par livre.
- LAINES DE L’ANGLETERRE.
- Hogs, 13 1/2 à 14 pence (lf.32 à lf.40) par livre.
- Lincoln et Exmoor. — Cette race est le produit de deux fortes races. La laine qu’elle produit est propre à être peignée.
- Valeur actuelle: hogs, à peu près 12 1/2 pence (lf.22) par livre.
- Wethers, 12 pence (lf.20) par livre.
- Cheviot et Southdown. — Le croisement de ces races a donné un résultat très-satisfaisant en Écosse. La laine est plus belle que celle des Cheviots mêmes; elle est propre à la fabrication des plus belles estâmes et des plus beaux draps.
- Prix actuels: ewes et wethers, de 13 à 13 1/2 pence (lf.30 à lf.32) par livre.
- Hogs, 14 pence (lf.40) par livre.
- Highland et Southdown. — Le produit du croisement de ces races fournit une laine propre à être peignée ; son brin est plus long que celui fourni par la race down pure ; elle est propre à la fabrication des vêtements.
- Son prix est de 14 1/2 pence (lf.42) par livre.
- Dorset et Southdown. — Cette race du Dorsetshire donne une laine dont la longueur n’approche pas de celle de Dorset, mais elle est beaucoup plus belle. C’est une laine douce, magnifique, propre à la fabrication des plus fines estâmes.
- Les agneaux sont tondus dans le district.
- Prix actuels : hogs tondus comme les agneaux.
- Ewes et wethers, de 13 à 13 1/2 pence (tf.30 à lf.32) la livre.
- Mérinos. — Les toisons fournies par cette race sont excellentes, mais la laine, quoique belle et très-pesante, est remplie de débris, ce qui en réduit la valeur, qui, sur le marché, ne dépasse pas en ce moment 14 à 15 pence (lf.40 à lf.5o) par livre.
- Lorsqu’elle est parfaitement nette, son prix peut s’élever jusqu’à 18 pence (lf.80).
- Mérinos et Romney-Marsh.—La toison de celte race croisée est très-belle et très-bonne à être peiguée. C’est une laine douce, belle, nette et magnifique. Quand les chaînes des étoffes sont faites avec le fil très-tordu de cette laine, elles sont d’un très-haut prix.
- Prix actuels : hogs, 15 pence (lf.50) par livre.
- Wethers, de 14 à 14 1/2 pence (if.40 à lf.42) par livre.
- Lancashire. — Race à longue laine, mais d’une qualité inférieure lorsque les troupeaux paissent sur les collines ; elle est ordinairement malpropre.
- Prix actuels : environ 10 1 /2 à 11 pence (lr.02 à lf.io).
- John Wilson.
- Paris. — Typographie de Fiiww Didot frères, rue Jacob, 56.
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