Groupe XI-B. Industrie de l'automobile et du cycle
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- GROUPE XI - B
- INDUSTRIE DE L’AUTOMOBILE ET DU CYCLE
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- REPUBLIQUE FRANÇAISE
- MINISTÈRE DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE-
- EXPOSITION INTERNATIONALE DES INDUSTRIES ET DU TRAVAIL DE TURIN 1911
- GROUPE XI-B
- INDUSTRIE DE L’AUTOMOBILE ET DU CYCLE
- M. Raoul de CLERMONT, rapporteur
- Avocat à la Cour d’Appel de Paris
- bibliothèque ^
- SU CONSERVATOIRE XaT»!**L
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- Prix ou Esiif.iationuu_____
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- Comité Français des Expositions à l’Etranger.
- 42, Rue du Louvre, 42
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- INTRODUCTION
- Il y a an peu plus de 1U0 uns qu’un ingénieur Jrançais, Nicolas-Joseph Cugnot, construisit le chariot mû par la vapeur qui figure encore au Conservatoire des Arts-et-Métiers.
- Cugnot eut de nombreux imitateurs et continuateurs, tels que les Anglais Griffith, Burstall, Hill, Garney.
- En 1836, une voiture à vapeur amenée d’Angleterre en France, par Charles Dielz, accomplit le trajet Paris-Saint-Germain et retour en une heure et demie.
- La voiture à vapeur dont ! invention est due, nous te répétons, au Français Cugnot, fut améliorée d’une façon très notable par le marquis de Staffard, Amédée Bollée et surtout par M. de Dion.
- Toutefois le premier type de voiture à vapeur réellement pratique apparut, pour la première fois, seulement en 1889, à l’Exposition universelle de Paris.
- L’invention de cette voiture à vapeur qui constituait le plus grand progrès réalisé jusqu’alors dans la locomotion automobile était due encore à un Français, Léon Serpollet, qui restera, sans conteste, l’une des intelligences les plus remarquables qui aient illustré les débuts de l’automobilisme.
- Fernand Forest construisit, dès 1881, un moteur à gaz vertical à tiroir rotatif à ailettes de repolissement concentrique, en 1882, un moteur à explosion avec valve cylindrique, en 1889, un moteur à 4 cylindres à soupapes commandées avec allumage par magnéto.
- Un an après VExposition universelle de Paris, Daimler invente le moteur à pétrole, moteur léger à 2 cylindres, qui devait provoquer une révolution dans l’industrie de VAutomobile.
- En 1895, la fondation de l’Automobile-Club de France donnait la première véritablement grande impulsion à un mouvement sportif qui, par de grandes courses, attira l’attention du public sur les voitures automobiles. La plupart des dispositifs adoptés aujourd'hui, d'une manière générale, datent de quelqu’une de ces courses dont les principales furent : Paris-Bouen 1898, Paris-Marseille 1896, Paris-Amsterdam 1898, Paris-Toulouse et retour 1900, Paris-Berlin 1901, Paris-Vienne 1902, Paris-Madrid 1903, la Coupe Gordon-Bennett 1903-190U-1905.
- Depuis cette époque, le progrès de la locomotion automobile ne s’est pas arrêté, ainsi qu'en font foi les statistiques douanières qui accusent, pour l’exportation seulement, les chiffres suivants pour les dernières années :
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- Aviation:
- Échelle de o'"oo25 par mètre.
- PLAN DE LA SECTION FRANÇAISE
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- INDUSTRIE DE L'AUTOMOBILE ET DU CYCLE
- EXPORTATIONS FRANÇAISES
- 1897 .................................... 623.000 Fr.
- 1898 ................................ 1.649.000
- 1899 ............................... 4.259.000
- 1900 ................................. 10.195.000
- 1901 ................................. 16.177.000
- 1902 ................................. 30.219.000
- 1903 ................................. 50.837.000
- 1904 ................................. 71.035.000
- 1905 .............................. 100.521.000
- 1906 ................................ 137.854.000
- 1907 .............................. 144.352.000
- 1908 ................................ 127.300.000
- 1909 ................................ 146.615.000
- 1910 ................................ 178.579.000
- 1911 ................................ 182.000.000
- Le développement du marché intérieur de l’industrie automobile française s’est accru dans les mêmes proportions* que le commerce extérieur et, actuellement, en France, plusieurs centaines de mille ouvriers vivent de l’automobile.
- Vautomobile a cessé, depuis quelques années, d’être un sport de luxe et est devenu utilitaire. A la traction animale la locomotion automobile s'est substituée pour ce qui concerne les lourds camions, les autobus, les voitures de livraison, les fiacres automobiles. L'armée elle-même a compris combien les ressources qu’elle pouvait tirer de la locomotion nouvelle étaient précieuses et des instructions ministérielles ont pris soin de préciser les indications de l’emploi des automobiles aux manœuvres et aux exercices spéciaux tels que : voyages d’état-major, reconnaissances, exercices de ravitaillement, etc...
- Les différents modèles et types de voitures exposés au Groupe XI-B de l'Automobile et du Cycle, à Turin, manifestent, une fois encore, combien V industrie automobile est restée surtout française, malgré les efforts souvent couronnés de succès des autres nations, et nous sommes heureux de constater, à cette occasion, la prédominance de la France sur le marché du monde.
- L’installation et la décoration de l’exposition du Groupe fut exécutée avec goût par les soins des deux habiles architectes, MM. R. Loysel et A. Granet.
- Pour l’inauguration, un train spécial fut organisé par les soins du Groupe.
- Le catalogue spécial de la Section française à l'Exposition internationale des Industries et du Travail de Turin 1911 qui consacre, pages 262 à 268, un chapitre au groupe XI-B de l’Automobile et du Cycle, et la publication de M. Lucien Anfry sur ! Industrie automobile française à l’Exposition de Turin donnent un inventaire détaillé de l’exposition du Groupe XI-B. Nous avons donné, au cours de ce
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- rapport, plusieurs extraits de ces documents concernant la description des objets exposés.
- Le Comité d’admission et d’installation du Groupe français XI-B de l'Automobile et du Cycle de l’Exposition internationale des Industries et du Travail de Turin de 1911 a été régulièrement constitué.
- BUREAU DU GROUPE XI-B DE L’AUTOMOBILE ET DU CYCLE
- Président.................. M. PEUGEOT (Armand).
- Vice-Présidents............ MM. RICHARDIÈRE (Charles) et DELAU-
- NAY BELLEVILLE (Pierre).
- Trésorier.................. M. TURCAT (Léon).
- Secrétaire administratif... M. H. CÉZANNE.
- Ce groupe XI-B se subdivise en cinq sections •
- SECTION A. — AUTOMOBILES
- Président........................ M. DUTREUX (Auguste).
- Vice-Président................... M. BERLIET.
- Secrétaire....................... M. HINSTIN.
- SECTION B. — CYCLISME ET MOTOCYCLISME
- Président........................ M. DARRACQ (Alexandre).
- Vice-Président................... M. PEUGEOT (Robert).
- Secrétaire....................... M. PAGIS.
- SECTION C. — CARROSSERIE AUTOMOBILE
- Président..................... M. RHEIMS (Edmond).
- Vice-Président................ M. MUHLBACHER (Albert).
- Secrétaire...................... M. BOULOGNE (Ernest).
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- SECTION D. — ACCESSOIRES D’AUTOMOBILES
- Président............... M. RODRIGUES-ELY (Camille).
- Vice-Président............. M. ARQUEMBOURG (Henri).
- Secrétaire................. M. FAURE (Albert).
- SECTION E. — PNEUMATIQUES
- Président.................. M. BERGOUGNAN (Raymond-Célestin).
- Secrétaire................. M. WOLBER (Antoine).
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- LISTE DES RECOMPENSES
- Obtenues par les Exposants du Groupe de l’Automobile à T Exposition Internationale des Industries et du Travail de Turin, 1911.
- GROUPE VII
- Industrie des transports. — Chemins dé fer et tramways.
- CLASSE 38
- Automobilisme, Cyclisme, Carrosserie.
- MEMBRES FRANÇAIS DU JURY DE LA CLASSE
- Jurés titulaires :
- MM. BAUDRY DE SAUNIER, éditeur, à Paris.
- BOULOGNE (Ernest), carrossier, à Paris.
- PANHARD (Hippolyte), industriel, à Paris.
- PEUGEOT (Armand), industriel, à Paris.
- VANVOOREN (Achille), carrossier, à Paris.
- EXPOSANTS QUI, PAR APPLICATION DE L’ARTICLE 10 DU RÈGLEMENT DU JURY, SONT MIS HORS CONCOURS, EN LEUR QUALITÉ DE JURÉS
- BAUDRY DE SAUNIER, à Paris.
- BOULOGNE (Eugène) et Fils, à Paris.
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- GROUPE XI-B
- SOCIÉTÉ ANONYME DES ANCIENS ÉTABLISSEMENTS LEVASSOR, à Paris. t
- SOCIÉTÉ ANONYME DES AUTOMOBILES ET CYCLES PEUGEOT, à Paris.
- VANVOOREN (Achille), à Paris.
- DIPLOMES DE GRAND PRIX
- AUTOMOBILE-CLUB DE FRANCE, à Paris.
- AUTOMOBILES BERLIET, à Lyon (Rhône).
- CLÉMENT (A.), à Levallois-Perret (Seine).
- COMPAGNIE GÉNÉRALE DES OMNIBUS (Concessionnaire de la Ville de Paris), à Paris.
- DARRACQ (A.) et Cie (1905) Ltd., à Suresnes (Seine).
- DELAHAYE et C° Ltd. (DEMARAIS, Léon, et MORANE, Administrateurs-délégués), à Paris.
- FABRIQUE DE MOTEURS “ZEDEL”, à Pontarlier (Doubs). MULBACHER, à Paris.
- RENAULT, à Billancourt (Seine).
- RHEIMS ET AUSCHER (J. ROTHSCHILD et Fils), à Paris.
- RIVIÈRE Fils, à Paris.
- RODRIGUES, GAUTHIER et Cie, à Paris.
- SOCIÉTÉ ANONYME DES AUTOMOBILES DELAUNAY BELLEVILLE, à Saint-Denis (Seine).
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES ÉTABLISSEMENTS BERGOUGNAN, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
- VILLE DE PARIS (Direction des Affaires Municipales).
- DIPLOMES D’HONNEUR
- “ALCYON” (GENTIL et Cie), à Neuilly-sur-Seine (Seine).
- SOCIÉTÉ DES EMBRAYAGES HELE-SHAW Limited, à Paris.
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- DIPLOMES DE MEDAILLE D'OR
- KAPFERER (Maurice), à Puteaux (Seine).
- SOCIÉTÉ ANONYME DE AUTOMOBILES GRÉGOIRE, à Neuilly-Seine (Seine).
- TURCAT, MÉRY et Cie, à Marseille (Bouches-du-Rhône).
- DIPLOME DE MEDAILLE D’ARGENT CYCLES “RÉGINA” (PAGIS et Cie), à Paris.
- sur-
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- GROUPE XI
- Industries de Sport.
- CLASSE 60
- Automobilisme, Motocylisme, Accessoires.
- CLASSE 61
- Cyclisme, Tourisme.
- MEMBRES FRANÇAIS DU JURY DES CLASSES 60 ET 61
- Jurés titulaires :
- MM. BERGOUGNAN (Mathieu), manufacturier, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
- RODRIGUES-ÉLY, ingénieur, à Paris.
- EXPOSANTS QUI, PAR APPLICATION DE L’ARTICLE 60 DU RÈGLEMENT DU JURY, SONT MIS HORS CONCOURS, EN LEUR QUALITÉ DE JURÉS
- RODRIGUES, GAUTHIER et Cie, à Paris.
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES ÉTABLISSEMENTS BERGOUGNAN, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
- DIPLOMES DE GRAND PRIX
- BOULOGNE (Eugène) et Fils, à Paris.
- BOYRIVEN Fils et DESPRÉS, à Lyon (Rhône).
- CAPLAIN-BERGER et Cie, à Paris.
- FABRIQUE DE MOTEURS “ZEDEL”, à Pontarlier (Doubs).
- GERMAIN (P.) et Cie (Maison JOURDRAIN), à Ivry (Seine).
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- GROUVELLE (Jules) ARQUEMBOURG (H.) et Cie, à Paris. LEMOINE-BIÈS, à Paris.
- SOCIÉTÉ ANONYME DES ANCIENS ÉTABLISSEMENTS PANHARD ET LEVASSOR, à Paris.
- SOCIÉTÉ ANONYME DES AUTOMOBILES ET CYCLES PEUGEOT, à Paris.
- VANVOOREN (Achille), à Paris.
- DIPLOMES D’HONNEUR
- “ALCYON” (GENTIL et Cie), à Neuilly-sur-Seine (Seine).
- KAPFERER (Maurice), à Puteaux (Seine).
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES ROULEMENTS A BILLES, à Ivry-Port ( Seine).
- DIPLOME DE MÉDAILLE D’OR
- WOLBER (A.), à Levallois-Perret (Seine).
- DIPLOME DE MÉDAILLE D’ARGENT SOCIÉTÉ BANDAGES “TENAX” LAMELLÉ, à Lyon (Rhône).
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- SECTION A. — AUTOMOBILES
- “Alcyon” Gentil & Cie.
- 40 à 50, rue de la Garenne, à Courbevoie (Seine).
- L’Exposition de la maison Alcyon, à Turin, a obtenu un diplôme d’honneur.
- Cette maison existe depuis 1903. Elle a été fondée par MM: Gentil et Sur-leau. Son usine, à Courbevoie, emploie actuellement 250 ouvriers et 50 employés. Elle a une autre usine à La Ferrière-sur-Jougne (Doubs) qui emploie 150 ouvriers et qui fabrique spécialement les pièces de bicyclettes et les moteurs de motocyclettes et de voitures.
- Automobile-Club de France.
- 8, place de la Concorde, Paris.
- La Commission technique de l’Automobile-Club de France a son rôle défini par l’article 3 du règlement intérieur de la Société d’Encouragement ; « La Commission donne son avis sur toutes les questions dont elle est saisie, à la demande des Membres de l’Association, ainsi que sur toutes les questions de principe, inventions, perfectionnements intéressant les progrès de l’automobilisme et à l’occasion desquelles le Conseil d’Administration fera appel à ses lumières. »
- MM. les Membres de l’A.C.F. ont, par le fait de cette organisation, la possibilité de faire établir un rapport gratuit sur une invention, rapport portant la signature d’un ingénieur spécialiste et approuvé par la Commission dont la compétence est reconnue, non seulement dans le monde industriel, mais, aussi, par les pouvoirs publics.
- La Commission technique, dans son laboratoire, peut mettre à l’étude
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- telle ou telle question présentant un caractère d’intérêt général, étude qui lui serait proposée par un Membre de l’A.C.F., et cela gratuitement.
- Elle fait d’ailleurs tous essais de voitures, moteurs, organes de moteurs, hélices aériennes que lui permet le matériel important dont elle dispose et cela avec des droits d’entrée particulièrement réduits.
- • La Commission technique met à la disposition des Membres de l’A.C.F. une bibliothèque qui comporte les ouvrages techniques les plus autorisés intéressant l’automobilisme, l’aviation et le yachting automobile, et une collection importante de périodiques français et étrangers. Elle possède, de plus, une collection et un répertoire de brevets intéressant l’industrie automobile qui datent de dix années, avec un service de fiches facilitant les recherches.
- La Commission technique de l’A.C.F. administre elle-même son bulletin officiel dans lequel sont insérés tous les travaux poursuivis à son laboratoire, toutes les notices et les rapports biographiques faits par ses membres, tous les rapports faits sur les concours organisés par les autres Commissions de l’A.C.F.
- La Commission technique a obtenu un diplôme de Grand Prix à l’Exposition de Bruxelles, en 1900, et à Turin, en 1911. Cette Commission expose ses publications et un tableau avec photographies des appareils d’essais du laboratoire.
- Berliet.
- 239, avenue Berthelot, Lyon.
- Le stand construit une
- de la Maison Berliet de Lyon a été très remarqué. Cette maison des premières marques françaises. Elle a été fondée en 1897 et a
- eu des débuts très modestes, mais son développement a été extrêmement rapide, en raison de la satisfaction que ses modèles ont donnée dès le commencement.
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- Actuellement, les Usines Berliet couvrent une superficie d’environ 40 000 mètres carrés: elles occupent 1800 ouvriers et produisent 2400 voitures par an.
- Sa fabrication comprend des voitures pour ville et tourisme, ainsi que des modèles dits de poids lourds, pour omnibus, camions, voitures de livraison, etc.
- La Maison Berliet n’a exposé à Turin que des voitures de ville et de tourisme. Ses principaux types destinés à cet usage sont les suivants ;
- TYPES EMPLACEMENT DE CARROSSERIE EMPATTE- MENT VOIE AR ENTRÉE
- 12 HP, 4 cylindres, 4 vitesses 2m450 x om86o 2m755 im3 5 im6oo
- 15 HP, 4 cylindres, 4 vitesses] 2ra45o x o“86o O ' s N im3 5 im700
- 2m5oo x om86o 2m965 im45 O CO 1^ S
- 22 HP, 4 cylindres, 4 vitesses! 2m^oo x om86o 3mi55 im45 im770
- 2^685 x om86o 3m 3 4 î im4S im958
- 40 HP, 4 cylindres, 4 vitesses^ 2m5 51 x 0^960 3m 116 i™48 im765
- 2m9oo x om96o 3m3°> i>»48 im945
- Les moteurs sont à quatre cylindres, avec allumage par magnéto à haute tension et graissage automatique. La transmission est à cardan et comprend une boîte à quatre vitesses, plus une marche A R. Cela permet de tirer le meilleur parti possible de l’excellent rendement du moteur.
- Le carburateur est dosimétrique et indéréglable; il est, en outre, très économique comme consommation. L’embrayage est métallique à disques multiples, il est à la fois robuste, souple, et progressif. Il donne toute satisfaction.
- L’ensemble des châssis présente une grande solidité.
- La Maison Berliet tient, en outre, à donner à ses modèles la plus grande simplicité possible, afin de faciliter l’entretien et de réduire les dépenses au minimum.
- Les modèles de poids lourds sont entièrement spéciaux, c’est-à-dire qu’il
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- n’entre dans leur préparation aucune des pièces utilisées pour les voitures de tourisme. Ils ont fait l’objet d’une étude particulière en vue de l’usage auquel ils sont destinés. Ainsi, la maison Berliet est arrivée à construire des camions et des omnibus permettant d’assurer des services de transport de marchandises et de voyageurs dans des conditions très économiques.
- Plusieurs de ses modèles de poids lourds ont été primés par le Gouvernement à la suite d’épreuves organisées sous les auspices du Ministère de la Guerre. Ces primes constituent pour la clientèle une garantie supplémentaire de bonne fabrication, car elles ne sont accordées qu’au petit nombre de véhicules qui peuvent terminer ce concours très sévère.
- La maison Berliet, est en outre, fournisseur attitré des Ministères de la Guerre et de la Marine, des Chemins de fer de l’État et des grandes administrations. Elle compte dans la clientèle privée de très nombreux partisans.
- Dans les quelques expositions internationales auxquelles cette maison a déjà participé, elle a obtenu des récompenses. Nous citerons notamment une Médaille d’argent à l’Exposition de Paris en 1900, un Diplôme d’honneur à Milan en 1906. Elle s’est fait, en outre, remarquer par sa participation régulière aux expositions spéciales d’automobile.
- Le jury de l’Exposition de Turin lui a décerné un Grand Prix.
- A. Clément - Bayard.
- 33, quai Michelet, Levallois- Perret.
- Les usines de la maison Clément-Bayard couvrent, à Levallois-Perret, une superficie de plus de 45000 mètres carrés et, à Mézières, 17000 mètres carrés. Elles occupent 2 000 ouvriers.
- Cette maison fut créée, en 1878, par M. G. A. Clément et devint plus tard, en mars 1894, la Société des Velois et des Clément, en 1895 la Compagnie Clément-Gladiator et aujourd’hui la maison Bayard-A. Clément.
- Cette maison a été mise hors concours et Membre du Jury aux Expositions internationales de Vienne et de Saint-Louis, a obtenu un Grand Prix à Liège en 1905, à Milan en 1906 : un Grand Prix et une Médaille d’or à Buenos-Aires en 1900 : un diplôme de Grand prix et un diplôme d’Honneur à Bruxelles en 1910 et le Grand Prix à Turin en 1911.
- La maison Clément-Bayard construit, pour 1911, dix types, dont huit à cardan, 7 et 8 HP. 2 cylindres, 10, 12 et 20 HP. 4 cylindres, 15, 20 et 30 HP. 6 cylindres et enfin deux modèles à chaînes à 4 cylindres et d’une force respective de 35-45 et 50-60 HP.
- Le type 8 HP dont de nombreuses unités sillonnent les voies des grandes villes et de Paris en particulier, a spécialement été étudié pour le fiacre.
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- Les autres types d’une force supérieure à 8 HP peuvent être utilisés soit comme voitures de ville, soit comme voitures de tourisme.
- Deux voitures ont été envoyées par cette maison dont l’une, carrosserie en coupé de luxe, 12 HP 4 cylindres et l’autre en châssis nu 20 HP 4 cylindres Les caractéristiques du châssis 20 HP 4 cylindres à cardan sont résumées par le tableau suivant ;
- Châssis noimal Châssis extra long
- Alésage 100 T An »
- Course 140 Y An »
- Longueur de carrosserie.. 2 m. 45 2 m. 70
- Largeur de carrosserie .. . 0 m. 86 »
- Entrée de carrosserie .... 1 m. 74 1 m. 90
- Voie 1 m. 40 »
- Empattement 3 m. 3 m. 15
- Longueur totale 4 m. 25 4 m. 40
- Largeur 1 m. 62 »
- Pneumatiques 875 X 105 »
- Châssis rétréci à l’avant, muni de ressorts en crosse à l’arrière;
- Moteur à 4 cylindres jumelés par paires, soupapes commandées par un seul arbre à cames : décomposeur pour faciliter la mise en marche ; Allumage par magnéto à bougies;
- Refroidissement par thermo-siphon, radiateur à l’arrière du moteur; Embrayage par cône de friction garni de cuir ;
- Changement de vitesse à trois trains baladeurs, 4 vitesses et marche arrière, prise directe en quatrième;
- Transmission par cardan, pont arrière oscillant, essieu arrière double; Frein à main sur les roues arrière, frein à pédale sur le différentiel; Graissage automatique par pompe;
- Direction à volonté, à droite ou à gauche, et facile à incliner.
- Les caractéristiques du châssis 12 chevaux sont les suivantes :
- Châssis de série Châssis
- Alésage 80 An »
- Course 120 ry An »
- Longueur de carrosserie.. 2 m. 45 »
- Largeur de carrosserie. . . 0 m. 86 »
- Entrée de carrosserie .... 1 m. 74 1 m. 59
- Voie 1 m. 34 »
- Empattement 2 m. 85 2 m. 7i
- Longueur totale 3 m. 95 3 m. 80
- Largeur totale 1 m. 56 »
- Pneumatiques 810 x 90 »
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- Châssis rétréci à l’avant muni de ressorts en crosse à l’arrière.
- Moteur 4 cylindres jumelés par paires, soupapes commandées par un seul arbre à cames;
- Allumage par magnéto à bougies;
- Refroidissement par thermo-siphon, radiateur à l’arrière du moteur;
- Embrayage par cône de friction garni de cuir;
- Changement de vitesse à train baladeur 3 vitesses et marche arrière prise directe en troisième.
- Transmission par cardan, pont arrière oscillant, essieu arrière double;
- Frein à main sur les roues arrières, frein à pédale sur le différentiel;
- Graissage automatique par pompe;
- Direction à volonté à droite ou à gauche et facile à incliner.
- La Maison Clément-Bayard construit aussi des camions, omnibus et voitures de livraison.
- Il faut rappeler aussi les groupes électrogènes “Bayard”, les moteurs spéciaux pour aéroplanes et dirigeables et enfin l’aéroplan monoplan type “Demoiselle” Santos-Dumont, ainsi qu’un modèle biplan que construit la Maison Clément.
- Compagnie Générale des Omnibus.
- Concessionnaire de la Ville de Paris.
- L’exposition de la Compagnie Générale des Omnibus de Paris. Service des omnibus automobiles se compose d’un cadre de 1 m. 90 sur 1 m. 25 contenant les 17 photographies suivantes :
- Omnibus 40 places à trois chevaux ;
- Omnibus 30 places à deux chevaux;
- Omnibus automobiles à impériale à 32 places;
- Omnibus automobile à 35 places, sans impériale (deux vues) : Omnibus automobile à 30 places, sans impériale ;
- Tenue de cocher;
- Tenue de machiniste;
- Tenue de receveur;
- Tenue de contrôleur;
- Carrefour Châteaudun ;
- Terminus de la Madeleine;
- Terminus de la Gare Montparnasse;
- Terminus de la Porte Saint-Martin;
- Terminus de la Gare de l’Est;
- Terminus du Palais-Royal;
- Terminus du Trocadéro.
- Le Jury lui a décerné le Grand Prix.
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- Darracq & Cie.
- 33, quai de Suresnes, Suresnes {Seine).
- La maison Darracq présentait à l’Exposition de Turin deux spécimens de sa fabrication; un châssis nu du type 12 HP C. II et un torpédo 4 places sur même châssis.
- Le type exposé (12 HP type C. II) offre à l’examen les caractéristiques suivantes :
- Moteur 4 cylindres, les cylindres étant fondus par paire, pour assurer un meilleur refroidissement, un démontage plus facile et, en cas de besoin, des frais moindres de remplacement;
- Alésage: 80 %; course : 120 %, donnant une puissance effective à la jante des roues arrières des 12 HP;
- Soupapes commandées par culbuteurs placés sur la tête des cylindres;
- Allumage par magnéto à haute tension;
- Refroidissement puissant par pompe à grand débit, radiateur à large surface et ventilateur;
- Graissage par pompe à turbine calée sur le bout de l’arbre à cames.
- Ce qui dans ce petit moteur frappe l’attention de l’observateur, c’est son élégance, la netteté de ses lignes et l’accessibilité parfaite de ses divers organes.
- L’embrayage est du type à cône garni de cuir.
- La boîte des vitesses comporte 3 vitesses avant par double train baladeur, et la marche arrière.
- La transmission s’opère par arbre à cardan.
- Le châssis est embouti d’une seule pièce. La section en U des longerons et le fait que le bouclier inférieur est venu d’emboutissage en même temps que le reste du cadre, assurent à cet organe la rigidité et la robustesse.
- En résumé ce châssis comporte toutes les pièces qu’on peut demander à la construction automobile de 1912.
- Les moyens de production dont dispose M. Darracq sont les suivants :
- Superficie des usines de Suresnes ; 40 000 mètres carrés,
- Force motrice............................ 3.000 chevaux,
- Nombre des machines outils............... 900
- Personnel ouvrier et de bureau........... 1.100 personnes,
- Capital de l’affaire..................... 20 millions de francs.
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- La Maison Darracq a obtenu aux expositions les récompenses suivantes:
- Exposition universelle de Paris 1889, Médaille d’Or.
- Exposition universelle de Paris, 1900, Membres des Comités du Jury des Récompenses.
- Exposition d’Hanoi, 1902, Rappel de Grand Prix.
- Exposition de Saint-Louis, 1904, Grand Prix.
- Exposition de Vienne (Alcool), 1904, Grand Prix.
- Exposition de Liège, 1905, Président du Jury, Hors concours. Exposition de Milan, 1906, Grand Prix.
- Exposition coloniale de Marseille, 1908, Membre du Comité d’organisation, Président du Jury, Hors concours.
- Exposition de Saragosse, 1907, Grand Prix, Président du Groupe. Exposition coloniale de Nogent, 1907, Membre du Comité d’organisation, Président du Jury, Hors concours.
- Exposition de Bordeaux, 1907, Président du Jury, Hors concours. Exposition de Buenos-Aires, 1910, Grand Prix.
- Exposition de Bruxelles, 1910, Membre du Comité d’installation. Exposition internationale de Roubaix, 1911, Président de la Section des transports coloniaux, Membre du Jury, Hors concours. Exposition de Turin, 1911, Président de Classe, Grand Prix.
- Delahaye & C° Lted.
- 10, rue du Banquier, Paris.
- Le fondateur de la marque, M. Émile Delahaye, construisait à Tours, depuis 1845, les machines à vapeur et les moteurs à gaz et à pétrole.
- Dès 1896, il se plaçait aux premiers rangs de la nouvelle industrie de l’automobile. En 1898, la construction des automobiles Delahaye fut annexée aux usines de MM. Léon Desmarais et Morane, propriétaires de la maison de mécanique Morane aîné, fondé en 1815, à Paris.
- En 1906, les usines Delahaye définitivement fixées à Paris se sont considérablement augmentées par la formation de la nouvelle Société dont MM. Desmarais et Morane sont devenus les administrateurs-délégués.
- Aujourd’hui, les usines Delahaye situées à Paris, 10, rue du Banquier, couvrent une superficie d’environ 14 000 mètres carrés, occupent 1200 ouvriers et produisent 1 500 à 1 600 voitures par an.
- La construction Delahaye s’étend à toutes les branches de l’automobile et comprend : les voitures de tourisme, les voitures de livraison, les camions, les véhicules de transport en commun, les véhicules spéciaux pour services
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- Fig. i. — Moteur DELAHAYE
- A. Point de fixation avant ; a. Ressort de manivelle ; B. Pompe à eau ; C. Cache-soupape ; D. Rampe dégraissage des cylindres ; E. Pointeau de vidange du carter; F. Caoutchouc placé sous le cuir d’embrayage ; G. Collet d’appui de la fourchette de débrayage.
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- municipaux (bennes, arroseuses, etc.), les voitures militaires de télégraphie sans fil, aviation, autopompes et matériel automobile d’incendie, enfin les groupes marins pour la navigation automobile.
- Dans les voitures automobiles Delahaye, l’étude générale est orientée vers un rendement maximum, quelles que soient les conditions plus ou moins défectueuses de fonctionnement ou d’exploitation.
- C’est ainsi que le moteur et le changement de vitesse sont suspendus en tous points, pour permettre au châssis de se déformer suivant la route, sans influencer aucunement le fonctionnement mécanique.
- Les moteurs, sauf pour les moteurs de plus de 40 HP et pour les gros véhicules industriels sont des monoblocs, c’est-à-dire que les 4 cylindres sont fondus d’une seule pièce avec les chambres de compression, enveloppes d’eau, tuyauteries d’aspiration et d’échappement.
- Fig. 2,
- Frein d’embrayage.
- 1. Retenue d’huile à la sortie du vilebrequin.
- A. Chambre de décompression ;
- a. Rainure sur l’arbre arrêtant l’huile ;
- B. Communication à l’air libre.
- 2. Graissage des bielles.
- a. Arrivée d’huile du graisseur ;
- B. Cuvette ;
- C. D. Orifice d’écoulement d’huile vers les bielles;
- E. Tuyau en forme de colimaçon ;
- F. Trou de graissage de la bielle médiane.
- A. Galet ;
- B. Collet d’appui du galet;
- C. Frein garni de cuir ; c. Contrepoids ;
- D. Ressort d’embrayage.
- Il en résulte que l’arbre vilebrequin robuste et court peut être supporté seulement par deux paliers.
- L’aspect extérieur est extrêmement simple, car les tuyauteries d’aspiration et d’échappement sont réduites au minimum possible. Le carburateur est branché directement et un unique orifice à l’arrière évacue les gaz d’échappement.
- Le graissage très particulier est assuré par une pompe à engrenages pui-
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- sant l’huile au fond du carter au-dessous d’un filtre et l’envoyant aux paliers du vilebrequin. De là, l’huile est arrêtée par des gorges et la force centrifuge la chasse jusqu’aux têtes de bielle, à travers un canal foré dans les flasques du vilebrequin. Un tube en escargot évitant les retours à l’axe et profitant au contraire des effets de la force centrifuge, permet à l’huile d’atteindre le deuxième maneton sans rencontrer la première bielle.
- Pour empêcher l’huile de sortir du carter, sous l’effet de la légère pression existant à l’intérieur, le vilebrequin est percé d’un trou débouchant à l’extérieur. De plus, des chicanes formant chambres de détente brisent le courant gazeux et retiennent l’huile.
- L’embrayage très souple est à large cône de cuir, poussé par un ressort.
- Le débrayage est produit par une pédale agissant sur une fourchette portant deux galets à billes. Quand le débrayage est complet, un frein porté par la partie inférieure de cette fourchette vient s’appliquer sur le plateau de débrayage et prend la place des roulements à billes qui ne portent plus. Il en résulte un freinage dont l’action est limitée à la puissance du ressort d’embrayage .11 est de valeur constante, quel que soit l’effort sur la pédale et assure
- Fig. 4. — Changement de vitesse.
- 1. Changement de vitesse — H. Engrenage démultiplicateur ; I. J. Baladeurs; M. A. Pignon de marche arrière ; I. I. Pignon de première vitesse ; 2. 2. Pignon de 2e vitesse ; 2. Griffes de prise directe.
- 2. Commandes du changement de vitesse. — K. Levier à main solidaire d’un baladeur ; k. Axe d’oscillation du levier à main ; L. Levier solidaire de l’autre baladeur ; M. Verrou basculeur ; N. Secteur fixé ; n. Cran du levier à main passant dans une encoche de N quand le levier est au point mort ; O. Levier de frein.
- le ralentissement au degré voulu de l’arbre de commande, pour obtenir les changements de vitesse sans choc des dentures d’engrenages.
- Les changements de vitesses comportent des arbres très courts, ne fié-
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- chissant pas, malgré les engrenages assez larges pour assurer une fatigue minimum et, par conséquent, une durée maximum. La cause en est aux combinaisons des engrenages et de leurs organes de commande. Il en résulte que les arbres ne vibrent pas et que les engrenages sont silencieux.
- La commande des changements de vitesse se fait par levier oscillant donnant les quatre vitesses et la marche arrière sur le même secteur, avec tous les avantages de la manœuvre à trains baladeurs multiples, c’est-à-dire la sûreté de l’emprise complète des engrenages. Le verrouillage des leviers de
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- Fig. 5. — Rotules des bielles de poussée du pont AR.
- X13. Arbre de cardan ; X14. Rotule; X15 et X16. Coussinets; X17. Rondelles de réglage; X18. Butée : X19. Boîte à rotule; X20. Joint; X21. et X22. Bloquage ; X24. Gaine de cuir.
- commande se fait avec un basculeur rigide, sans l’intermédiaire d’aucun ressort pouvant se fatiguer ou se dérégler, et sans qu’il soit possible d’effectuer une fausse manœuvre, quelle qu’elle soit.
- Le mouvement est transmis du changement de vitesse au pont arrière par un arbre possédant un joint de cardan à chaque extrémité. Les déplacements du pont arrière sont ainsi complètement indépendants de la transmission et la rotation du pignon d’angle de commande qui ne subit aucune variation angulaire, quelle que soit la flexion des ressorts.
- Le pont arrière est constitué par un carter central terminé par deux tubes cône en acier donnant une forme à la fois élégante et solide et permettant la suppression des tendeurs.
- Les freins sont intérieurs et comportent des mâchoires écartées par une came. Le réglage peut s’effectuer à la main sans le secours d’aucun outil et sans déréglage possible.
- L’attelage du pont arrière au châssis est assuré par des bielles possédant une rotule à chaque extrémité et lui laissant toute liberté pour ses déplacements, par rapport au châssis, sous la flexion des ressorts de suspension qui conservent ainsi toute leur souplesse.
- La direction est fortement inclinée pour rendre commode la manœuvre du volant, tout en dégageant les pédales.
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- La transmission du volant aux roues directrices se fait par un ensemble de leviers et de bielles munis de rotules et de ressorts amortisseurs. La bielle
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- de direction est extérieure au châssis et la bielle d’accouplement est en arrière de l’essieu, protégée par celui-ci.
- Les châssis de tourisme Delahaye s’échelonnent suivant une gamme
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- complète, depuis les voitures légères de 8 et io HP jusqu’aux fortes voitures de 50 HP pour le grand tourisme. Ces différents types présentent une très grande homogénéité de construction et ne diffèrent que par la puissance de leurs organes proportionnée à celle du moteur.
- Qu’ils soient appliqués à un service de ville ou de taximètres ou aux grands voyages," ils présentent tous les mêmes particularités de faible consommation d’essence et d’huile et d’entretien très minime qui les ont fait adopter par les Compagnies de chemin de fer, les Compagnies d’exploitation de voitures de place ou de camionnage, l’armée, et par de très nombreux particuliers.
- Liste des Récompenses obtenues par la maison Delahaye aux Expositions universelles ;
- Exposition de 1900, Paris. Voitures automobiles, Médaille d’Or. Exposition de Liège, 1905. Automobiles, Grand Prix ; Groupes Marins, Diplôme d’Honneur.
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- Exposition de Milan, 1906. Voitures Automobiles, Grand Prix; Groupes Marins, Grand Prix.
- Exposition de Bruxelles, 1910, Voitures Automobiles, Grand Prix.
- Exposition de Turin, 1911, Grand Prix.
- Cette maison a obtenu cette année à Roubaix ;
- Classe 19. — Auto pompes à incendie, Grand Prix.
- Classe 644. — Transports coloniaux, pour camions automobiles, Grand Prix.
- Classe 22. — Autopompes à incendie, Grand Prix.
- Classe 64. — Autopompes à incendie, Grand Prix.
- Delaunay- Belle ville.
- Rue de VErmitage, Saint - Denis.
- Des modifications très importantes sont apportées aux types antérieurs dans les châssis Delaunay-Belle ville du modèle 1911. On a tenu toutefois à ne pas apporter de changements aux lignes extérieures de ces voitures auxquelles ces dernières doivent leur forme élégante. Comme dans les types précédents le constructeur s’est préoccupé d’obtenir, avant tout, un rendement très élevé, d’assurer en même temps l’accès facile de chaque partie du mécanisme et de ne pas négliger plus qu’auparavant la robustesse à toute épreuve de chacune des pièces ayant un effort déterminé à produire.
- A l’avant du châssis sont groupés le moteur et ses accessoires ainsi que les réservoirs d’eau et d’essence constituant de la sorte un ensemble dans lequel les tuyautages sont réduits au minimum.
- Le réservoir d’essence est en charge sur le carburateur qu’il alimente par simple gravité sans nécessiter l’emploi d’une pression artificielle d’air ou de
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- gaz. Les commandes et les transmissions sont exclusivement attachées au bâti en acier embouti. Le mécanisme entier et ses dépendances se trouvent ainsi entièrement indépendants de la carrosserie.
- Quelques boulons d’assemblage suffisent à relier la carrosserie au châssis, de telle sorte qu’on peut dégager entièrement la caisse, sans avoir à défaire
- aucun joint de tuyautage ou aucune attache de mouvement en dévissant tout simplement.
- Le constructeur s’est efforcé de réaliser la suspension la plus confortable qu’il soit possible d’obtenir, aussi bien pour le service de la ville que pour le tourisme, au moyen de deux ressorts longitudinaux à l’avant et de trois ressorts à l’arrière dont deux longitudinaux et un transversal qui dépasse de 20 centimètres, par rapport à l’extrémité du châssis qui reçoit la carrosserie.
- Les châssis -Delaunay-Belle ville comportent soit des moteurs à six cylindres, soit des moteurs à quatre cylindres.
- Tous ces châssis sont remarquables par l’absence de trépidation, la possibilité de donner au moteur une vitesse angulaire très élevée, sans redouter les réactions dues à un mauvais équilibre, leur aptitude à monter les côtes d’une manière surprenante.
- Ils comportent les dispositions générales suivantes :
- Les six cylindres du moteur sont fondus en deux groupes de trois, la course des pistons est allongée, le vilbrequin d’un fort diamètre est guidé par ses trois paliers et est, en outre, soutenu par un roulement à billes placé à l’avant.
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- Les soupapes d’admission et d’échappement sont commandées mécaniquement et groupées du même côté des cylindres, pour tous les types, un couvercle instantanément démontable, dans lequel elles sont enfermées, complètement, les rend invisibles.
- Ce couvercle a pour but de maintenir les soupapes dans un parfait état de propreté et, en même temps, d’en amortir complètement le bruit.
- L’organe fondamental de ces châssis est le carburateur d’un type entièrement nouveau à deux gicleurs donnant une marche au ralenti absolument parfaite et des reprises très bonnes, ainsi qu’un rendement excellent en grande vitesse.
- L’un des gicleurs est consacré à la marche normale du moteur et l’autre
- à sa marche au ralenti. Le premier donne de l’essence; le second, beaucoup plus petit, donne du gaz. Le boisseau que font manœuvrer à la fois la pédale d’accélération et la manette située sur le volant est établi de telle sorte, que l’action des deux gicleurs est simultanée et s’opère automatiquement.
- L’allumage se fait par magnéto à haute tension commandée par un accouplement silencieux et élastique réglable suivant le désir du conducteur.
- Les châssis à quatre cylindres comportent un moteur dont les cylindres
- sont fondus en deux groupes de deux. Comme dans le châssis à six cylindres les soupapes sont commandées mécaniquement et groupées du même côté des cylindres.
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- L’allumage et le carburateur sont identiques.
- Le graissage s’effectue de la même façon par circulation d’huile sous pression.
- L’embrayage, le changement de vitesse et la transmission sont en tous points semblables.
- Des capots inférieurs aisément démontables et disposés de façon à réduire au minimum les remous de poussière protègent le mécanisme dans les types à quatre et à six cylindres.
- La Société anonyme des Automobiles Delaunay-Belle ville a présenté sur son stand seulement trois châssis, dont un châssis nu 15-20 HP 6 cylindres, un double phaéton 12 HP 4 cylindres et une limousine 15-20 HP 6 cylindres. Mais la construction Delaunay-Bellevilîe, pour 1911, comprend quatre modèles fondamentaux en 6 cylindres et deux modèles fondamentaux en 4 cylindres qui sont indiqués dans le tableau suivant:
- MODÈLES A 6 CYLINDRES
- 12 HP 6 cylindres 72 x 120, 4 vitesses, pneus AV et AR de 815 x 105.
- Voie: 1.320, empattement: 3.065, prix sans pneumatiques: 10.300.
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- 15 HP 6 cylindres 85 x 130, 4 vitesses pneus AV et AR de 880 x 120.
- Voie : 1.380; empattement: 3.205; prix sans pneumatiques: 13.300.
- 28 HP 6 cylindres 100 x 140, 4 vitesses, pneus AV et AR de 920 x 120.
- Voie : 1.420; empattement : 3.413 ; prix sans pneumatiques : 16.800.
- 45 HP 6 cylindres 115 x 150, 4 vitesses, pneus AV et AR de 935 x 135-
- Voie: 1.480; empattement : 3.550 ; prix sans pneumatiques : 20.000.
- MODÈLES A 4 CYLINDRES
- 12 HP 4 cylindres 85 x 120, 3 vitesses, pneus AV et AR de 815 x 105.
- Voie: 1.330; empattement : 3.000 ; prix sans pneumatiques : 8.700.
- 15 HP 4 cylindres 98 x 122, 4 vitesses, pneus AV et AR de 880 x 120.
- Voie: 1.375; empattement ; 3.165; prix sans pneumatiques: 11.200.
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- Tous ces modèles de châssis se construisent en type dit “Américain” à cadre surélevé : ils sont spécialement recommandés pour les pays comportant de mauvaises routes.
- En outre, les châssis 15-20 HP, 26 HP et 45 HP sont également construits en type dit “Allégé”, qui comporte une direction inclinée à 350, un réservoir à essence de forme spéciale et des roues métalliques. Ces châssis sont surtout destinés à recevoir des carrosseries légères, baquets, torpédos, etc., et ont les caractéristiques du tableau ci-dessous :
- MODÈLES ALLÉGÉS
- 15-20 HP 6 cylindres 85 x 130, 4 vitesses, pneus AV et AR de 880 x 120. Voie: 1.32; empattement: 3.03; prix sans pneumatiques : 13.800.
- 28 HP 6 cylindres 100 x 140, 4 vitesses, pneus AV et AR de 920 x 120. Voie: 1.38; empattement : 3.42 ; prix sans pneumatiques : 17.300.
- 45 HP 6 cylindres 115 x 150, 4 vitesses, pneus AV et AR de 935 x 135. Voie : 1.44; empattement ; 3.38, prix sans pneumatiques : 20.500.
- En résumé, la construction des châssis Delaunay-Belle ville, pour l'année 1911 ne comprend pas moins de quinze modèles.
- La Société des Automobiles Delaunay-Belle ville a participé aux diverses expositions et a obtenu les plus hautes récompenses.
- Salon de Paris, 1904, Exposition internationale, Grand Prix et Médaille d’or du Conseil municipal de Paris (Concours de décoration des Stands) et Premier Prix (Concours d’élégance des voitures). Salon de Paris, 1905, Exposition internationale, Rappel de Grand Prix (Concours de décoration des Stands) et Médaille de bronze (Concours d’élégance des voitures).
- Salon de Paris, 1906, Exposition Internationale, Médaille de bronze (Concours d’élégance des voitures).
- Exposition universelle de Liège, 1905, Grand Prix.
- Salon de Bruxelles, 1905, Exposition internationale, Premier Prix. Salon de Budapest, 1905, Exposition internationale, Premier Prix. Exposition internationale de Berlin, 1905. ) (Les exposants étran-
- Exposition internationale de Berlin, 1906. > gers ne recevaient
- Exposition internationale de Bruxelles, 1906. ) pas de récompenses.) Exposition coloniale de Marseille, 1906, Hors Concours.
- Exposition internationale de Madrid, 1907, Médaille d’or. Exposition privée de Milan, mai 1907.
- Exposition de Turin, février 1907.
- Exposition internationale de Saint-Pétersbourg, 1907.
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- Exposition maritime internationale de Bordeaux 1907, Hors Concours.
- Exposition coloniale de Vincennes, mai 1907, Hors Concours. Exposition internationale de Copenhague, 1907.
- Salon de Paris, 1907, Médaille d’or du concours d’élégance des voitures.
- Exposition internationale de Bruxelles, 1907-1908.
- Exposition internationale de Budapest 1908. Médaille d’or. Exposition internationale de Moscou, 1908.
- Exposition internationale de Paris, 1908.
- Exposition de Buenos-Aires, 1910, Grand Prix.
- Exposition internationale de Turin, 1911, Grand Prix.
- Grégoire.
- 5, route de la Révolte, Neuilly-sur-Seine.
- La fabrication de la Société anonyme des Automobiles Grégoire comprend des châssis de 4 forces différentes, savoir :
- 9 chevaux 2 cylindres 80 x IIO
- 13-18 — 4 — 80 X IIO
- 14-24 — 4 — 80 X 160
- 15-30 — 6 80 X 120
- Tous ces châssis sauf le 14-24 HP se font en deux types : châssis longs et châssis courts, selon la carrosserie que l’on entend y placer.
- A l’Exposition de Turin, la Société anonyme des Automobiles Grégoire présente sur son stand une voiture 13-18 HP 4 cylindres qui constitue un type moyen.
- Le système de distribution constitue un perfectionnement intéressant dans le groupe moteur des automobiles Grégoire.
- La commande de tous les engrenages de distribution se fait au moyen d’une chaîne silencieuse, au lieu de pignons en prise. Ce système, outre l’avantage de son grand silence, a permis d’augmenter encore le rendement des moteurs. La chaîne fonctionnant dans l’huile est pratiquement inusable et d’un allongement imperceptible. Un système de tension par excentrique a été prévu pour y remédier.
- Le Jury a décerné à là Maison Grégoire une Médaille d’or pour son exposition à Turin.
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- Panhard & Levassor.
- 19, avenue d'Ivry, Paris.
- Les établissements Panhard et Levassor ont présenté, en 1911, douze types dont la force va de 8 à 35 HP.
- Sept de ces châssis étant plus particulièrement destinés à un service de ville, ont la transmission par cardan. Les cinq autres conviennent surtout pour les voitures de grand tourisme et ont la transmission par chaîne.
- Dans ces châssis à cardan il existe deux types à trois vitesses de 8 HP deux cylindres 80 x 120 et de 12 HP. quatre cylindres 90 x 130. Puis des types à quatre vitesses; 15 HP quatre cylindres 90 x 130; 18 HP quatre cylindres 100 x 130; 18 HP six cylindres 80 x 120; 20 HP six cylindres 100 x 140 et enfin 24 HP six cylindres 90 x 130.
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- CHASSIS A CARDANS
- • (3 vitesses)
- 8 HP — 12 HP.
- Le châssis est en acier embouti rétréci à l’avant, favorisant ainsi le braquage des roues directrices : il est relevé à l’arrière, tandis que la partie corres-
- pondant j/aux entrées latérales de la carrosserie est aussi basses que possible. Les ressorts avant sont droits,les ressorts arrière sont du type “demi-pincettes”^
- L’embrayage est à cône garni de cuir et disposé de manière à ce qu’il n’y ait pas de poussée sur le moteur pendant l’embrayage.
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- Le changement de vitesse à un seul train baladeur comporte trois vitesses et marche arrière, la troisième est en prise directe.
- La transmission se fait par cardans.
- Les freins sont de deux sortes :
- i° Sur la transmission : un frein à mâchoires, actionné par une pédale, agit sur une poulie placée à l’arrière de la boîte de vitesses ;
- 2° Sur les roues arrière : ce frein est actionné par un levier à main qui se déplace sur un secteur à crans. Il agit à l’intérieur de tambours solidaires des roues arrière. Un palonnier spécial relié à des rubans métalliques actionnant les freins égalise leur action sur les deux roues.
- Ce châssis, très simple et léger, tout en restant très robuste, convient particulièrement bien aux voitures de ville ; grâce à sa facilité de braquage, il rend la voiture extrêmement maniable dans les encombrements.
- On peut également le munir d’une carrosserie découverte, double phaéton ou torpédo, et il réalise ainsi avec le moteur de 12 HP la petite voiture légère et suffisamment rapide, permettant de faire du tourisme en réduisant la dépense de consommation d’essence et des pneumatiques au minimum.
- CHASSIS A CARDANS
- (4 vitesses)
- 15 HP — 18 HP (4 et 6 cylindres).
- 20 HP — 24 HP (6 cylindres).
- Le châssis est en acier embouti ; les longerons sont garnis extérieurement de bois, facilitant ainsi le montage des carrosseries. De ce fait, le châssis est
- plus étroit à l’avant que sur le reste de la longueur où repose la caisse, favorisant ainsi le braquage des roues directrices. Comme le châssis précédent, il est relevé à l’arrière.
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- Les ressorts avant sont droits, les ressorts arrière sont du type “demi-pincettes”.
- L’embrayage est solidaire de la boîte de vitesses. Il est relié au moteur par un système de rotules qui assurent l’entraînement en permettant les légères déformations du châssis. L’embrayage se produit par le serrage de deux séries de rondelles métalliques solidaires, l’une de l’arbre moteur, l’autre de l’arbre de transmission. L’emplacement de l’embrayage dans la boîte de vitesses permet de dégager le volant du moteur, ce qui facilite la sortie de l’air refoulé par le ventilateur.
- Le changement de vitesse est à double train baladeur donnant quatre vitesses en marche avant et une vitesse en marche arrière. La commande de celui-ci est faite par un levier se déplaçant sur un seul secteur. La commande des deux baladeurs et de la marche arrière se fait au moyen d’une came sur laquelle est tracée une rainure dans laquelle s’engagent les extrémités des fourchettes de manœuvre des trains baladeurs.
- La transmission se fait par cardans. Le pont arrière est tout particulièrement robuste et forme un ensemble pratiquement indéformable. La suspension du pont arrière permet à celui-ci de prendre tous les déplacements nécessités par les diverses positions que les roues peuvent prendre quand les ressorts fléchissent d’une façon inégale sous l’action des obstacles de la route.
- Les freins sont :
- i° Sur la transmission ;
- 2° Sur les roues arrière. Ces deux freins sont semblables à ceux du châssis précédent;
- 3° Dispositif de freinage par le moteur (sauf pour les châssis à moteur sans soupape et le 18 HP 6 cylindres).
- Dans les châssis à chaînes : 15 HP 4 cylindres 90 x 130 : 18 HP 4 cylindres 90 x 130 et 35 HP 6 cylindres 100 x 140.
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- ' CHASSIS A CHAINES
- 15 HP — 18 HP (4 cylindres).
- 20 HP — 24 HP (6 cylindres).
- Le châssis est en acier embouti, les longerons sont garnis extérieurement de bois, facilitant ainsi le montage des carrosseries. De ce fait, le châssis est plus étroit à l’avant que sur le reste de la longueur où repose la caisse, favorisant ainsi le braquage des roues directrices.
- L’embrayage est solidaire de la boîte de vitesses. Il est relié au moteur par un système de rotules qui assurent l’entraînement en permettant les légères déformations du châssis. L’embrayage se produit par le serrage de deux séries de rondelles métalliques solidaires, l’une, de l’arbre moteur, l’autre, de l’arbre de transmission. L’emplacement de l’embrayage dans la boîte de vitesses permet de dégager le volant du moteur, ce qui facilite la sortie de l’air refoulé par le ventilateur.
- Le changement de vitesse est à double train baladeur donnant quatre vitesses en marche avant et une vitesse en marche arrière. La commande de celui-ci est faite par un levier se déplaçant sur un seul secteur et la commande des deux baladeurs et de la marche arrière se fait au moyen d’une came sur laquelle est tracée une rainure dans laquelle s’engagent les extrémités des fourchettes de manœuvre des trains baladeurs.
- La transmission se fait au moyen de deux chaînes.
- Les freins sont :
- i° Sur la transmission ;
- 20 Sur les roues arrière. Ces deux freins sont semblables à ceux décrits par le châssis précédent ;
- 30 Dispositif de freinage pour le moteur (sauf pour les châssis à moteur sans soupapes).
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- GROUPE XI-B
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- Les voitures Panhard et Levassor sont caractérisées d’une façon générale par les particularités suivantes :
- Embrayage progressif à rondelles métalliques, sauf pour les types 8 et 12 HP où l’embrayage est à cône garni de cuir. Changement de vitesse à quatre vitesses par deux trains baladeurs avec levier de commande se déplaçant sur un seul secteur : toutefois les 8 et 12 HP n’ont que trois vitesses pour un seul train baladeur.
- Les freins sont au nombre de deux ou trois suivant les types et agissent : i° sur la transmission ; 20 sur les roues arrière ; 30 par dispositif spécial sur le moteur.
- Le châssis est métallique et garni de bois, sauf pour le 8 et le 12 HP.
- Le carburateur est à réglage automatique, l’allumage s’opère par magnéto à bougies sans bobine séparée.
- Refroidissement par pompe, sauf sur les 8 HP où il a lieu par thermosiphon.
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- MOTEURS AVEC SOUPAPE
- à 4 cylindres.
- Monobloc 12 HP.
- Les quatre cylindres sont fondus d’un seul bloc : le vilebrequin est soutenu par trois paliers.
- Les soupapes d’aspiration et d’échappement sont placées d’un même côté des cylindres et commandées par le même arbre à cames.
- Le carburateur est à réglage automatique.
- L’allumage est assuré par une magnéto à bougies commandée par engrenages, recevant'’son mouvement d’un des arbres à cames. La*'magnéto est du type appelé “à étincelles directes”.
- La circulation d’eau s’opère au moyen d’une pompe montée sur le même arbre que la magnéto.
- MOTEUR SANS SOUPAPE
- Dans le moteur sans soupape, l’arbre à cames classique est remplacé par un arbre de dédoublement à coudes, sur lequel sont montées des biel-lettes liées aux chemises qui déterminent le passage ou l’arrêt des gaz. Il est commandé par le vilebrequin, non au moyen d’engrenages, mais d’une forte chaîne, beaucoup plus silencieuse qu’eux.
- L’ensemble d’un cylindre comporte :
- i° Le cylindre proprement dit, entouré d’eau sur presque toute sa^hauteur et percé symétriquement, à hauteur convenable, de larges ouvertures
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- CARACTÉRISTIQUES DES CHASSIS AVEC MOTEURS A SOUPAPES
- PUISSANCE MOTEUR ALÉSAGE ET COURSE t/3 H t/3 t/3 w H > embrayage TRANS- MISSION EMPLACEMENT EMPATTEMENT VOIE ROUES ÉGALES DE POIDS SANS PNEUS PRIX DU CHASSIS AVEC PNEUS
- 8 HP 2 cylindres monobloc 80/120 3 Progressif, à cône garni de cuir. à cardans 2m27 X 0^85 2m53Q Im4IO 810/90 Kilos 600 Francs 5-45°
- 12 HP 4 cylindres monobloc 80/120 3 Progressif, à cône garni de cuir. à cardans 2m50 X omgo 2m890 im395 815/105 720 7.500
- 12 HP 4 cylindres monobloc 80/120 4 Progressif, à disque unique. à cardans 2m5o X om90 3mi25 im395 815/105 825 8.500
- 15 HP 4 cylindres séparés 90/130 4 Progressif, à rondelles métalliques. à cardans 2m45 ) 2m6o ) om9û 2m920 3mo7I ïm390 880/120 920 950 10.000
- 15 HP 4 cylindres séparés 90/130 4 Progressif, à rondelles métalliques. à chaînes 2mÔ0 X om90 2m97ô im445 920/120 980 10.000
- 15 HP 6 cylindres monobloc 80/120 4 Progressif, à rondelles métalliques à cardans 2m45 ) 2m6o ) om90 2m975 2mI25 im390 820/120 940 970 11.000
- 18 HP 4 cylindres séparés IOO/13O 4 Progressif, à rondelles métalliques à cardans 2m45 ) 2m6o $ omgo 2m9ÔO 3mno im39o 880/120 940 97° 12.000
- 18 HP 4 cylindres séparés IO0/13O 4 Progressif, à rondelles métalliques à chaînes 2m6o X om9o 3mo25 im445 929/120 1,000 12.000
- 24 PH 6 cylindres séparés et accolés 90/130 4 Progressif, à rondelles métalliques. à cardans 2m6o X om90 3mi75 im390 880/120 1,020 14.000
- 24 HP 6 cylindres séparés et accolés 90/130 4 Progressif, à rondelles métalliques à chaînes 2m70 X omgo 3mo8o im445 920/12O 1.030 14.000
- 28 HP 6 cylindres séparés et accolés IOO/14O 4 Progressif, à rondelles métalliques à chaînes 2m40 i 2m7o \ omgo 3mno im445 935/135 I.l8o I.IÔO 16.000
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- INDUSTRIE DE VAUTOMOBILE ET DU CYCLE
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- qui en mettent l’intérieur en communication, d’une part avec l’admission d’autre part avec l’échappement ;
- 2° Le piston, attaché à sa bielle à la façon ordinaire, et qui vient en haut
- de course affleurer la base de la chambre de compression : le sommet du piston possède une forme concave très accentuée ;
- 3° Deux chemises concentriques, coulissant sans jeu, mais sans dureté,
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- PUISSANCE
- CARACTÉRISTIQUES DES CHASSIS AVEC MOTEURS SANS SOUPAPES
- PUISSANCE 1 MOTEUR ALÉSAGE ET COURSE VITESSES EMBRAYAGE TRANSMIS SION EMPLACEMENT z w S a f- w < a. S ai VOIE ROUES ÉGALES DE POIDS SANS PNEUS FRIX DU CHASSIS AVEC PNEUS
- Kilos Francs
- Progressif à disque 2m50 ) 3rai25 84O
- l '5 HP 4 cylindres jumelés 80/T3O 4 à cardans £ omgo i m39o 820/120 10,500
- unique 2m65 ) 3m275 860
- Progressif, à ron- 2m45 ) 2m920 920
- 20 HP 4 cylindres séparés IOO/I4O 4 à cardans > om90 1 m3go 880/120 I4.500
- déliés métalliques 2m60 ) 3mi 10 1.020
- Progressif, à ron-
- 20 HP 4 cylindres s'parés IO0/14O 4 à chaînes 2m70 x omgo 3moi5 im445 920/120 I .040 I4.5OO
- déliés métalliques
- Progressif, à ron-
- 30 HP 6 cylindres séparés IOO/I4O 4 à cardans 2m6o x om90 3m67 5 im39o 895/x35 1-15° I9.OOO
- déliés métalliques
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- l’une sur l’autre, percées vers leur sommet de larges ouvertures et destinées, en passant continuellement devant les canaux du cylindre, à obturer tour à tour l’admission, l’échappement, ou les deux canalisations à la fois, selon que le cycle est au temps d’admission, de compression et de travail, ou d’échappement.
- La chemise interne renferme le piston. Elle est fermée à la partie supérieure par la culasse, dont la paroi annulaire, garnie de segments, forme joint hermétique. Cette chemise constitue donc un véritable cylindre hermétique dans lequel le gaz pourra atteindre, tant du fait de la compression que du fait de l’inflammation, une tension élevée sans qu’une fuite soit possible. Cette chemise-cylindre est actionnée par une très petite bielle qui lui imprime des mouvements relativement lents.
- La chemise externe coulisse sur la première, d’une part, et, d’autre part, dans le cylindre proprement dit, lequel est, en quelque sorte, réduit au rôle de support de l’ensemble, de raccord auquel aboutissent les canalisations. La biellette qui la commande est plus longue que la précédente. Les manivelles de ces bielles sont calées presque à angle droit, de telle sorte que les ouvertures des deux chemises sont alternativement en coïncidence ou masquées, de manière à produire les ouvertures ou fermetures à l’aspiration ou à l’échappement aux moments convenables.
- Le réglage des ouvertures et fermetures d’aspiration et d’échappement est sensiblement celui des moteurs à soupapes. Il est fait de manière à assurer le remplissage des cylindres aux vives allures, alors que les opérations d’admission et d’évacuation doivent s’effectuer en 15 ou 2o/iooe de seconde. Aussi ce moteur est-il remarquable par la constance de son couple, qui ne décroît que fort peu lorsque la vitesse de rotation augmente.
- Lorsqu’on fait l’essai du “sans soupapes”, on est frappé par sa souplesse et son rendement. Ces qualités si rares tiennent évidemment à sa simplicité, à la forme presque sphérique de sa chambre d’explosion qui ne comporte ni recoins ni saillies, à la position centrale de sa bougie, à la pleine liberté des fonctions d’emplissage et de refoulement.
- Louis Renault.
- 15, rue Gustave Sandoz, à Billancourt.
- La maison Renault a présenté, en 1911, les types de châssis suivants';
- Deux modèles 40 et 18 chevaux à six cylindres;
- Cinq modèles 35, 20, 14, 12 et 10 chevaux à quatre cylindres;
- Deux modèles 9 et 8 chevaux à deux cylindres.
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- Les voitures Renault 1911 ont les caractéristiques générales suivantes:
- Carburateur automatique avec réchauffeur, sauf pour les types 8 et 9 HP;
- Refroidissement par thermo-siphon avec radiateur multitubulaire disposé contre le tablier et ventilateur fixé sur le volant ;
- Les soupapes sont commandées par un seul arbre à cames ;
- Allumage par magnéto à haute tension à induit tournant avec distributeur séparé, sauf pour les types 40 et 10 HP, où le distributeur est placé sur la magnéto ;
- Embrayage à cônes inverses, avec cercle d’embrayage portant des lamelles recourbées qui assurent une grande progressivité;
- Transmission par cardan et essieu arrière tournant;
- Frein sur le différentiel et les roues arrières ;
- Cadre en tôle d’acier embouti, rétréci à l’avant et relevé à l’arrière ;
- Changement de vitesse à quatre vitesses et marche arrière par double train baladeur pour les types 40, 35, 20, 18, 14 chevaux. Trois vitesses et marche arrière par un seul;
- Baladeur pour les types 12, 10, 9 et 8 chevaux. La grande vitesse est toujours en prise directe.
- Le type 40 chevaux a la mise en marche automatique à air comprimé. Afin de permettre d’assortir d’une façon absolue le châssis et la carrosserie, la Maison Renault a pris le soin de faire construire un certain nombre de châssis pour la même force et plusieurs types différents. C’est ainsi qu’il existe trois types de châssis 20 chevaux quatre cylindres. Le châssis long peut recevoir tous les genres de carrosserie, mais il semble plus particulièrement approprié à la voiture de ville spacieuse et confortable.
- Le châssis extra long convient pour la berline et la grande limousine de voyage.
- Le type léger est destiné à s’adapter à une voiture de sport par excellence, à une voiture à conduite intérieure, permet une vitesse élevée et une sérieuse économie de pneumatiques.
- Les châssis se contruisant en plusieurs types sont les suivants :
- 10 HP quatre cylindres, type normal, type à direction inclinée;
- 12 HP quatre cylindres, type normal, type à direction inclinée, type à châssis cintré;
- 20 HP quatre cylindres, type long, type extra-long, type léger;
- 35 HP quatre cylindres, type long, type léger.
- Des châssis spéciaux pour camions, voitures de livraison ou omnibus sont fabriqués par la maison Renault.
- Pour les types fiacres et voitures de livraison on construit des châssis à 9 chevaux deux cylindres.
- Pour des usages exigeant des voitures plus fortes, la maison Renault
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- construit des châssis à 12 chevaux deux cylindres 14-20 chevaux quatre cylindres, et 25 chevaux quatre cylindres.
- Liste des récompenses obtenues par la maison Renault:
- Course Paris-Trouville, 1899, Premier Prix.
- Course Paris- Ostende, 1899, Premier et Troisième Prix.
- Course Paris-Rambouillet, 1899, Premier et Deuxième Prix.
- Course Étampes-Chartres et retour, 1900, Deuxième et Quatrième Prix.
- Concours de Vincennes, 1900, Premier et Deuxième Prix. Médaille d’Or.
- Course Paris-Toulouse et retour 1900, Premier, Deuxième et Troisième Prix.
- Course Paris-Bordeaux, 1901, Premier, Deuxième, Troisième et Quatrième prix.
- Course Paris-Berlin, 1901, Premier, Deuxième, Quatrième et Cinquième Prix.
- Exposition Internationale de Milan, 1901, Médaille d’Or.
- Circuit du Nord, 1902, Premier, Deuxième et Troisième Prix. Course Paris-Vienne, 1902, Premier Prix du classement général. Course Paris-Madrid, 1903, Deuxième Prix du classement général. Exposition de Vienne, 1904, Grand Prix.
- Exposition universelle de Saint-Louis, 1904, Grand Prix. Exposition internationale de Nantes, 1904, Grand Prix.
- Exposition de Lyon, 1904, Grand Prix.
- Exposition universelle de Liège, 1905, Grand Prix.
- Exposition de Milan, 1906, Hors concours, Membre du Jury. Exposition internationale de Saint-Pétersbourg, 1907, Médaille d’Or. Exposition internationale de Madrid, 1907, Médaille d’Or.
- Exposition coloniale de Vincennes, 1907, Hors concours, Membre du Jury.
- Exposition internationale de l’Automobile agricole de Bourges, 1908, Grand Prix.
- Exposition internationale de Moscou, 1908, Médaille d’Or. Exposition universelle de Bruxelles, 1910, Grand Prix.
- Exposition universelle de Turin, 1911, Grand Prix.
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- Société Anonyme
- des Automobiles et Cycles Peugeot.
- 71 et 73, avenue de la Grande Armée, Paris.
- La Société Anonyme des Automobiles et Cycles Peugeot a pris naissance au sein de la Maison Les Fils de Peugeot Frères. L’origine de cette dernière firme remonte à 1819. Nous trouvons les premiers établissements exploités par la Maison Peugeot, situés à Hérimoncourt. En 1833, M. J.-P. Peugeot, aidé de ses trois fils, fonda l’usine de Terre-Blanche.
- Cette installation ayant été jugée insuffisante, par suite d’un développement croissant de la fabrication, un nouvel établissement, l’usine de Valentigney, fut exploité dès 1843, et bientôt après, en 1857, l’usine de Beaulieu commençait à produire.
- Sous la direction de MM. Peugeot, qui n’ont jamais rien négligé pour améliorer leurs procédés de fabrication, créer de nouveaux articles et étendre leurs relations commerciales, la Maison s’est développée graduellement, et les immenses ateliers que nous voyons aujourd’hui sont le fruit d’un labeur incessant des dirigeants de cette grande maison française.
- Elle occupe actuellement, dans ses usines et succursales, plus de 8 000 ouvriers et employés. De plus, il est à signaler qu’un grand nombre de familles sont occupées dans ses établissements depuis trois et même quatre générations : ceci montre la grande stabilité de son personnel.
- En 1896, M. Armand Peugeot, voulant se spécialiser dans la construction de l’automobile, forma une Société indépendante de la Maison “Les Fils de Peugeot Frères”; ce fut la Société Anonyme des Automobiles Peugeot, au capital de 6 250 000 francs.
- Dès cette première année 1896, l’usine d’Audincourt produisait différents types de voitures et peu d’années après, les moyens de production de cette dernière étant jugés trop faibles pour assurer la bonne et prompte exécution des commandes, la Société décida qu’une usine serait créée à Lille (Nord).
- Cette Société ne devait durer que quatorze années. En effet, le 5 janvier 1910, la Maison “Les Fils de Peugeot Frères” a déclaré apporter à la Société anonyme des Automobiles Peugeot tout ce qui, dans son industrie, pouvait se rapporter à la fabrication du Cycle et de l’Automobile, et réunir de ce fait l’usine de Beaulieu à celle de Lille et d’Audincourt. Elle apportait également toutes ses filiales et succursales s’occupant de la vente des bicyclettes, motocyclettes et voiturettes.
- Cette réunion des deux sociétés devint la “Société Anonyme des Automobiles et Cycles Peugeot”.
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- Depuis ce rapprochement l’usine de Sochaux a été construite et commence à produire dès cette année.
- Le capital actuel est de 20 millions de francs; elle est dirigée par M. Armand Peugeot, Président du Bureau du Groupe XI-B à l’Exposition de l’Automobile et du Cycle de Turin et par MM. Pierre, Robert et Jules Peugeot.
- La maison Peugeot, pour faciliter le logement de tout le personnel employé dans ses usines, a créé des Sociétés d’habitation à bon marché, habitations dont les occupants peuvent devenir propriétaires, des cités ouvrières avec maisons collectives, très agréables à habiter et remplissant, de par leur emplacement et leur construction, toutes les conditions de confort et d’hygiène désirables.
- Des caisses de retraites et de secours mutuels sont alimentées par une partie des bénéfices réalisés par la maison Peugeot: elles assurent au personnel une pension de 300 à 500 francs par an aux vieux employés et ouvriers.
- Les frais du médecin et les médicaments ordonnés sont gratuits ; de plus, un hôpital spécial fonctionne pour les personnes malades travaillant aux usines : elles y reçoivent, sans bourse délier, tous les soins nécessités par leur cas.
- A proximité de chaque établissement, il a été aménagé gratuitement, dans des locaux fournis par la maison Peugeot, des restaurants à bon marché qui sont très appréciés, surtout par les employés et ouvriers venant des villages environnants.
- Des cercles offrent également au personnel le délassement que procurent les jeux honnêtes et la lecture de livres intéressants.
- De plus elle patronne de nombreuses sociétés sportives et musicales.
- En ce qui concerne la partie automobile, nous trouvons d’abord les voitures “Lion” qui se fabriquent à l’usine de Beaulieu. Elles sont du type monocylindrique et du type 4 cylindres.
- La première s’adresse aux débutants, aux personnes qui, absorbées par leurs affaires, ne peuvent pas s’occuper de l’entretien de leur véhicule et qui désirent marcher à une allure moyenne. Elle est d’une grande simplicité, elle comporte un moteur de force de 9 chevaux, 3 vitesses et une marche arrière : il va sans dire qu’elle gravit toutes les côtes et que sa consommation est minime. C’est un type qui se construira toujours, vu sa simplicité et son économie.
- Quant au type 4 cylindres, son moteur comporte un bloc à 4 alésages et dont le diamètre de chacun est de 65 %; la course du moteur est de 130 %.
- Chaque groupe de deux pistons est relié aux deux manetons d’un Z par l’intermédiaire de deux bielles ; l’une à chape recevant le coussinet central, l’autre à tête simple portant sur le milieu de ce coussinet.
- Le Z assemble deux volants intérieurs munis de deux axes centraux. L’un porte à l’extérieur du moteur une cuvette de friction qui transmet son
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- mouvement de vitesse par l’intermédiaire d’un cône friction et d’un arbre à cardan.
- L’axe central de l’autre volant intérieur commande, par l’intermédiaire d’un engrenage droit, les deux engrenages de distribution calés sur deux arbres à cames, portant chacun quatre cames.
- Sur chaque arbre à cames, deux cames commandent directement les deux soupapes d’échappement ; les deux autres cames commandent les soupapes d’admission par l’intermédiaire de deux bascules.
- Les logements dans lesquels se meuvent les poussoirs et les tiges de soupapes sont fermés par des plaques, ce qui assourdit complètement les bruits produits par les chocs des poussoirs contre les soupapes.
- Un des arbres à cames, celui de droite, commande, par son extrémité arrière, la pompe à huile.
- Son pignon avant commande le pignon d’arbre de magnéto à la vitesse du moteur.
- Sur l’arbre à came de gauche est calé un pignon commandant à double vitesse la pompe à eau placée à l’avant, à gauche.
- Les types de voitures fabriqués à Audincourt sont :
- 10 HP, moteur 4 cylindres verticaux, mono bloc, chambres de compression usinées (système breveté), alésage 70, course 130;
- 12 HP, alésage 80, course 130, châssis long;
- 16 HP, type sport, alésage 92, course 150, châssis court.
- Les types de voitures fabriqués à Lille, sont:
- 16 HP, châssis long de tourisme, alésage 90, course 150;
- 22 HP, châssis long, moteur alésage 100, course 160;
- 35 HP, châssis extra-long, moteur alésage 110, course 160;
- Tous ces châssis ont des moteurs 4 cylindres, verticaux jumelés.
- Soupapes commandées : toutes à gauche, bouchons en dessus.
- Allumage par magnéto haute tension facilement démontable.
- Refroidissement par pompe centrifuge et ventilateur.
- Radiateur à lame d’eau et ailettes.
- Carburateur automatique à grand réchauffagë. Un seul gicleur à injection d’air.
- Embrayage à cône cuir, muni d’un procédé breveté pour progressivité.
- Changement de vitesses ; 4 vitesses et marche arrière, 40 vitesse en prise directe. Carrossage aux roues (système breveté).
- Transmission par cardan avec bielle de poussée centrale.
- Frein commandé par pédale sur les roues arrière et commandé par levier sur la transmission.
- 11 est à signaler également que toutes les voitures Peugeot sont munies
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- d’amortisseurs de chocs (brevets Truffault) dont l’efficacité est connue de tous les automobilistes.
- L’usine de Sochaux a une installation spéciale pour la construction des véhicules industriels. Chaque année les véhicules industriels de la maison Peugeot sont primés dans toutes les catégories des concours auxquels ils prennent part.
- Ces véhicules sont étudiés spécialement pour les exigences et les modes de transport qu’ils sont appelés à remplir. Tous les types de châssis sont établis avec des matériaux de tout premier ordre et ont été créés avec un souci d’économie pour le propriétaire.
- Les châssis sont formés de bois armé, d’une solidité extrême.
- Les moteurs sont à 2 ou 4 cylindres, avec allumage à haute tension et à graissage automatique; ils sont munis de paliers et coussinets à longues portées, ce qui réduit leur usure au minimum. Leur refroidissement est assuré par une pompe centrifuge à grand débit et un radiateur spécial muni d’un ventilateur.
- L’embrayage d’un dispositif breveté et la boîte de vitesses sont d’une sécurité parfaite.
- La transmission se fait par chaînes, car elles présentent de multiples avantages surtout avec des machines où les efforts sont très grands. De plus la chaîne est un organe souple et élastique entre le moteur qui doit fonctionner régulièrement, et les roues qui reçoivent les chocs de la route.
- Les moteurs fonctionnent indifféremment en employant, comme carburant, l’essence, l’alcool carburé ou le benzol en modifiant légèrement le carburateur.
- La maison Peugeot construit sept types de camions pouvant supporter une charge utile allant de 500 kilos à 5000 kilos, suivant le modèle.
- ^La production annuelle de la maison Peugeot peut se résumer par les chiffres ci-après :
- USINE DE BEAULIEU. —Bicyclettes: 75000.
- Motocyclettes: 2 500.
- Voiturettes: 1 200.
- USINE D’AUDINCOURT. — 10 HP, 12 HP, 16 HP (type sport) : 1 500.
- USINE DE LILLE. — 16 HP, 22 HP, 35 HP: 1000.
- USINE DE SOCHAUX. —(Première année d’installation.) Camions : 300.
- Récompenses obtenues à diverses expositions par la Maison “Les Fils de Peugeot Frères” et la “Société Anonyme des Automobiles et Cycles Peugeot”.
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- VELOCIPEDES ET VOITURETTES
- Le Havre, 1887, Médaille d’or.
- Alençon, 1888, Médaille d’argent grand module.
- Barcelone, 1888, Médaille d’or.
- Troyes, 1888, Hors Concours, Membre du Jury avec Diplôme d’honneur.
- Paris, 1889, Médaille d’argent, Grand Prix.
- Arles, 1890, Grand Diplôme d’honneur.
- Perpignan, 1890, Diplôme d’honneur.
- Rodez, 1892, Médaille d’or.
- Château-Gontier, 1892, Diplôme d’honneur.
- Angoulême, 1893, Hors Concours, Diplôme d’honneur.
- Dijon, 1893, Hors Concours.
- Auxerre, 1893, Médaille de vermeil.
- Lyon, 1894, Médaille d’or.
- Bordeaux, 1895, Hors Concours, Membre du Jury.
- Rennes, 1897, Hors Concours, Membre du Jury.
- Rochefort, 1898, Médaille d’or.
- Paris, 1900, Hors Concours, Membre du Jury et Rapporteur.
- Turin, 1902, Médaille d’or.
- Hanoï, 1902, Hors Concours, Membre du Jury.
- Vienne, 1902, Grand Prix.
- Milan, 1906, Grand Prix.
- Saint-Louis, 1904, Grand Prix.
- Buenos-Aires, 1910, Grand Prix.
- Clermont-Ferrand, 1910, Grand Prix.
- Bruxelles, 1910, Hors Concours, Membre du Jury.
- Roubaix, 1911, Hors Concours, Membre du Jury.
- Turin, 1911, Hors Concours, Membre du Jury.
- Société des Embrayages “ Hele Shaw” MM. Thabaud & C°.
- 208, rue Saint-Maur, Paris.
- Primitivement la succursale d’une maison anglaise, la Société des Embrayages Hele Shaw a été transférée, à partir du Ier janvier 1912, à une Société française en commandite, MM. Thabaud et Cie. La Société anglaise “The Hele Shaw Patent Clutch C° Ltd” fut créé à Liverpool en 1902, avec un capital de
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- 20 ooo fr., pour la fabrication d’embrayages à disques, d’après les brevets du professeur Hele Shaw, et en 1906 elle s’est installée dans les ateliers, 208, rue Saint-Maur, Paris.
- L’embrayage “Hele Shaw” fut le précurseur des embrayages à disques. Son principe est basé non seulement sur la multiplicité des surfaces d’entraînement, mais surtout sur la forme de ces surfaces, auxquelles on donne par l’emboutissage une ondulation annulaire conique. Par ce procédé la puissance d’entraînement d’une paire de disques est dix fois plus grande que celle d’une paire de disques plats avec la même surface de frottement et subit la même pression, et en même temps chaque disque possède une rigidité qui lui permet de résister à la chaleur produite par un travail intensif.
- C’est à cause de ces qualités et de la souplesse de l’embrayage que l’appareil “Hele Shaw” a été monté, depuis 1906, sur les autobus de la Compagnie Générale des Omnibus de Paris. Ces appareils sont égalements adoptés par un grand nombre de constructeurs d’automobiles en France et à l’étranger.
- Ayant prouvé la valeur de l’embrayage pour les voitures automobiles, la Société des embrayages “Hele Shaw” s’est attachée au problème de l’embrayage pour les appareils d’aviation. Elle a créé un type d’appareil très léger et de grande puissance qui a été monté depuis deux ans sur la plupart des ballons dirigeables et a surtout donné des preuves de ses qualités de régularité et de résistance sur le croiseur aérien Adjudant-Réau. Pour les aéroplanes des embrayages sont construits pouvant transmettre 150 HP avec un poids ne dépassant pas 11 kilos.
- L’embrayage “Hele Shaw” est applicable à toutes les industries, et à cause de sa grande souplesse et de sa sécurité, rend des services importants dans tous les cas où un moteur doit démarrer sous de lourdes charges. Des appareils sont construits pour transmettre jusqu’à 2 000 HP. Ils sont d’un usage courant dans les mines, les laminoirs et pour les machines d’imprimerie.
- A l’Exposition de Turin, la Société des Embrayages “Hele Shaw” a exposé des embrayages industriels ainsi que des appareils pour l’aviation et pour l’automobile, ces derniers étant fabriqués avec des pièces en acier embouti par des procédés brevetés qui diminuent le poids de l’embrayage et le rend en même temps plus résistant.
- Un embrayage de 80 HP pesant 10 kilos était monté sur la nacelle d’un ballon dirigeable exposé par la Société Zodiac. La Société des Embrayages “Hele Shaw” n’avait exposé précédemment qu’à l’Exposition de Milan de 1906, lorsqu’elle a obtenu un Diplôme d’honneur. Le Jury lui a décerné la même récompense pour son exposition à Turin en 1911.
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- GROUPE XI-B
- Turcat-Méry & Cie.
- 2, boulevard Michelet, Marseille.
- La maison Turcat Méry et Cie a exposé à la Section A des Automobiles et du Cycle, à l’Exposition de Turin, un châssis 25 HP. Le Jury lui a décerné une Médaille d’or.
- Cette maison, fondée en 1899, a son siège social et ses ateliers de construction à Marseille. Ses ingénieurs se sont acquis une juste réputation qui leur a valu de céder leur licence à l’une des plus importantes maisons françaises. Aussi, malgré le peu d’importance de la maison Turcat-Méry et Cie, comme production, sa fabrication a-t-elle déjà figuré en très bon rang dans nombre d’expositions où elle a valu à ses constructeurs les distinctions les plus flatteuses et les plus hautes, plusieurs Grands Prix et plusieurs fois Hors Concours, membre du Jury dans nombre d’expositions.
- La conception de ses voitures est surtout remarquable par sa simplicité, l’accessibilité de tous les organes, leur facilité de démontage et d’exécution. Comme corollaire de cette étude de chaque pièce, on est arrivé à une très grande légèreté de la voiture, sans sacrifier, en quoi que ce soit, à sa solidité. Tous les organes sont d’une grande robustesse et d’un fonctionnement parfait : aussi la maison Turcat-Méry a-t-elle une clientèle qui, tout en étant forcément restreinte, puisque sa production est limitée, constitue une élite de connaisseurs.
- Ville de Paris.
- Direction des affaires municipales.
- La Ville de Paris a exposé, dans son pavillon spécial à l’Exposition universelle de Turin, un plan du réseau des autobus et des omnibus et les photographies des différents véhicules qu’elle emploie.
- Le Jury lui a décerné le Grand Prix.
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- INDUSTRIE DE L'AUTOMOBILE ET DU CYCLE
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- Zedel.
- Pontarlier.
- Cette Société a été fondée en 1901, à Saint-Aubin (Suisse), et a été transportée, en 1905, à Pontarlier.
- Ses établissements, d’une superficie de près de 10 000 mètres carrés, renferment un outillage très moderne (occupant 300 ouvriers) permettant une fabrication intense dont le fini irréprochable a placé cette firme au tout premier rang.
- La Société “Zedel”, considérée avec juste raison comme la vulgarisatrice du moteur de motocyclette, a fourni, depuis 1901, dans cette construction où elle excelle, des moteurs aux maisons Peugeot, Griffon, Alcyon, La Française, Terrot, etc. En outre, elle possède des dépôts en Italie, dans les villes de Milan, Tradate, Turin, Rome, Naples, Padoue, Gênes, etc.
- La Société “Zedel” a présenté à l’Exposition de Turin un châssis poli et un coupé fermé, dont les lignes séduisantes attiraient les regards des visiteurs et dont l’étude et le fini de la construction recevaient l’approbation unanime de tous les connaisseurs ;
- Le moteur dont les organes bien étudiés, bien disposés et d’une accessibilité parfaite forment un tout simple, robuste et séduisant;
- Le vilebrequin en acier cémenté, trempé et rectifié, tournant dans des coussinets en bronze phosphoreux, montre, avec cette particularité si rare, le soin apporté dans la construction;
- Le carburateur muni de la prise d’air supplémentaire automatique, à volant de freinage, permet un dosage parfait d’air additionnel à toutes les allures, et des reprises instantanées;
- La boîte de vitesses dont les organes taillés avec soin sont construits en acier de cémentation trempé, et forment un ensemble dont la diminution sensible de l’usure assure le silence.
- La suspension a été l’objet d’une étude toute spéciale pour compléter par un confortable maximum une voiture digne de tous les éloges comme étude et exécution mécanique.
- Il suffira de dire, pour terminer la description de ce châssis, que la Société “Zedel ” a eu l’honneur d’être choisie par S. M. la Reine d’Italie pour la fourniture de sa voiture personnelle.
- La Société “ Zedel ” a livré 25 000 moteurs qui roulent dans le monde entier et possède un service de pièces de rechange permettant la livraison des pièces demandées pour n’importe quel type existant, au reçu de la commande.
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- GROUPE XI-B
- La Fabrique de moteurs “Zedel” a obtenu les récompenses suivantes aux différentes manifestations industrielles auxquelles elle a participé :
- Exposition Franco-Britannique de Londres, 1910, Diplôme d’Honneur.
- Exposition dés Sports à Francfort, 1910, Diplôme d’Honneur. Exposition universelle de Bruxelles, 1910, Grand Prix.
- Exposition universelle de Buenos-Aires, 1910, Grand Prix. Exposition universelle de Turin, 1911, Grand Prix.
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- GROUPE XI-B
- SECTION B — Cyclisme et Motocyclisme
- “ Alcyon ” Gentil & O1".
- 40 à 52, rue de la Garenne, Courbevoie (Seine).
- CYCLES. — MOTOCYCLETTES ET AUTOMOBILES
- Cette maison fabrique spécialement les bicyclettes, les motocyclettes et les voitures.
- Nous remarquerons parmi ses modèles de bicyclettes, la machine, le type “Tour de France”, renforcé à l’arrière par des jambages nervurés brevetés. Cette machine montée par Faber, Garrigou, Duboc, Heusghem, Biaise, Pélissier, Ernest Paul, Christophe, Masselis, ..etc... vient de triompher dans les courses : Milan-San-Remo, Bordeaux-Paris et le Tour de Belgique. Etait
- exposée, en outre, au même stand, la machine type “Touriste”, bicyclette de grand luxe, avec carter, double frein combiné, émail spécial avec filets.
- Signalons également la Motocyclette légère 2 HP, type commercial qu1 vient de triompher dans de multiples coursas et concours.
- La maison Alcyon a exposé, en outre, une voiture 12 HP 4 cylindres,
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- GROUPE XI-B
- modèle qui a remporté la victoire en 1909, dans les Reliability Trials français de l’Auto.
- Cette maison a obtenu un diplôme d’honneur aux expositions de Bruxelles 1910, de Roubaix 1910 et de Turin 1911.
- Cycles “Régina” Pagis k Cie.
- 11, boulevard, Pereire, Paris.
- Cette maison a exposé sur son stand, à l’Exposition de Turin, quatre modèles de bicyclettes :
- i° une routière légère “A bis” ; 20 une routière légère “B bis” ; 30 une course sur route “C bis” et 40 une dame “D bis”.
- Le Jury lui a décerné une Médaille d’argent.
- La maison Pagis et Cie construit les cycles “Régina” dans son usine à Albert, dans la Somme.
- Henri Pagis, qui créa la marque “Régina”, en 1904, fut d’abord coureur, puis journaliste. Il devint ensuite industriel.
- Il fut le fondateur de 1’ “Union Vélocipédique de France” qu’il dirigea et présida, pendant vingt ans, et, en 1901, il devint son Président d’honneur.
- Cette maison fabrique vingt modèles différents de bicyclettes ; elle fut classée hors concours à l’Exposition internationale du Nord de la France, à Roubaix en 1911, et M. Pagis fut nommé Membre du Jury.
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- INDUSTRIE DE L'AUTOMOBILE ET DU CYCLE
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- Société des Automobiles et Cycles Peugeot.
- 71 et 73, avenue de la Grande-Armée, Paris.
- Depuis le début de la fabrication des cycles, la maison Peugeot a apporté à sa construction un soin dont la réputation est connue universellement. Chaque année, elle a tenu à appliquer de nouveaux procédés de fabrication pour améliorer sans cesse la qualité de ses machines : aussi, elle se trouve, à l’heure actuelle, au plus haut degré de l’échelle du marché des cycles.
- Son renom de constructeur de machines d’une solidité à toute épreuve, établi dès les premières années du sport cycliste, ne l’a pas abandonnée jusqu’à ce jour. Malgré la légèreté qu’elle a su donner aux bicyclettes modernes, elle ne craint pas de les envoyer rouler sur le monde entier, car on a confiance en la solidité des Peugeot, comme on l’avait à l’époque des machines lourdes.
- Il faut voir avec quel soin méticuleux et avec quelle précision ses ouvriers doivent monter les cadres, aux tubes d’acier rigides, avec quelle douceur ils livrent leurs roulements, et enfin comment ils terminent par un émail et un nickel aux purs reflets les coquettes machines qui servent de modèles à tout ce qui se fabrique par ailleurs.
- Passons en revue rapidement les différents modèles exposés :
- Le modèle “Trophée de France”, dont la rigidité et les roulements sont particulièrement appréciés par tous les coureurs de la marque Peugeot, est une machine que ces derniers ne voudraient pas abandonner, car elle les conduit toujours glorieusement dans les épreuves sportives auxquelles ils participent.
- La bicyclette “E Route” est, comme son nom l’indique, une machine qui, tout en restant légère, convient déjà mieux à un service ordinaire qu’à faire des courses de vitesse. Elle s’adresse aux personnes qui veulent se rendre sans fatigue et par tous les temps, soit à l’atelier, au bureau, à l’étude, etc... car elle joint également à sa légèreté un roulement parfait : du reste, pour être à l’abri de toutes les impuretés de la route, elle peut se monter avec un joli carter qui renferme la chaîne et de ce fait rend la machine agréable par n’importe quel temps. Ce carter n’est pas un inconvénient pour le démontage du pneumatique de la roue arrière, car cette machine peut être munie d’une patte arrière démontable qui permet le passage de la chambre à air sans enlever la roue du cadre.
- La bicyclette “A Route” est d’un type plus robuste que la précédente, c’est la véritable machine de travail ; elle est montée avec de gros tubes qui lui donnent une résistance capable de supporter des à-coups très violents.
- La machine E et la machine A peuvent être équipées (employons le terme cycliste) “en tourisme”, c’est-à-dire avec garde-boue, freins à câbles sur jantes avant et sur jante arrière et roue libre.
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- La bicyclette “Lion Course” est un modèle allégé, il s’adresse à la jeunesse qui veut faire de longues randonnées sans fatigue et qui veut posséder une machine qui puisse rivaliser comme poids et comme roulement avec celle des coureurs de profession. Du reste, elle peut recevoir des roues montées avec des pneus collés, ce qui augmente encore la légèreté.
- La bicyclette extra-piste a été étudiée pour obtenir le minimum de résistance possible, tant par le poids que par le roulement, et là encore, nous trouvons une bicyclette établie spécialement pour les besoins de la cause. Les grands sprinters savent bien en reconnaître les qualités.
- La bicyclette sans chaîne est également bien étudiée et trouve encore beaucoup d’amateurs, car elle n’a aucun rapport avec ce qui s’est fait jusqu’à ce jour, comme système de transmission à engrenage.
- Il existe une bicyclette ecclésiastique avec cadre ouvert comme dans la bicyclette de dame, mais avec raccords et tubes renforcés.
- Nous trouvons également deux modèles de bicyclettes de dame. Il existe un modèle courant et un modèle grand luxe, qui avec la bicyclette grand luxe pour homme, forment une paire des plus jolies machines existant sur le marché.
- Ces bicyclettes n’ont rien de commun avec les précédentes : nous trouvons des roulements annulaires dans les moyeux et le pédalier ; toutes les pièces sont d’un fini irréprochable où l’on remarque des détails minutieusement faits; l’émail du cadre et les filets or qui le rehaussent sont d’un procédé spécial, encore non imité jusqu’à ce jour. De plus, elles comportent un carter fermé renfermant la chaîne et sont munies des freins sur jantes à tringles d’un type nouveau.
- Toutes les machines Peugeot peuvent être montées en différentes hauteurs de cadre, avec toutes les formes de guidons existant et des multiplications très diverses : les pneumatiques sont de premières marques et de toutes grosseurs.
- Comme spécialités, la maison Peugeot présente à sa clientèle un frein à contre-pédalage unique en son genre (depuis qu’il est présenté et vendu à la clientèle, il donne toute satisfaction à ceux qui le possèdent sur leur machine): c’est un frein à étrier, agissant sur la jante arrière, commandé par un collier entourant l’axe de pédalier en son milieu : ce collier est monté à billes sur l’axe et porte des logements de demi-lunes; ces demi-lunes rendent l’axe solidaire du collier dans le contre-pédalage et deviennent libres dans le pédalage normal.
- Dans la marche normale, en avant, l’axe du pédalier tourne à l’intérieur du collier sur le roulement à billes, les demi-lunes s’effacent des saillies de l’axe et le frottement est nul.
- Si l’on veut freiner, la roue arrière se trouvant à la position folle, il suffit d’agir sur les pédales en sens inverse. Le freinage obtenu est très énergique sans être brutal.
- Les organes sont établis avec des matières de grande résistance et tout le système est enfermé dans le pédalier ; il n’y a aucun danger d’encrassement provenant de la boue.
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- Il ne faut pas oublier la bicyclette pliante du type Gérard qui roule dans toutes nos colonies aussi bien qu’en France et qui rend de réels services à nos troupes en campagne : la preuve en a été donnée dernièrement encore, au cours de l’expédition marocaine.
- Il existe actuellement un autre type de bicyclette pliante : il est à cadre d’une forme identique aux modèles ordinaires ; il remplacera avantageusement l’ancien modèle car il est plus léger et la position du cycliste est meilleure; l’encombrement est plus minime et le pliage est beaucoup plus rapide.
- La maison Peugeot monte également des bicyclettes à changement de vitesse de différents modèles bien connus.
- Pour les courses sur route, elle a établi pour ses coureurs et naturellement pour les amateurs qui désirent le posséder, un moyeu arrière à deux pignons qui permet d’obtenir deux développements différents, par le seul fait de retourner la roue. Le changement de développement s’opère en quelques secondes en desserrant deux vis à tête de forme ovale entrant dans l’axe de la roue ; elles laissent échapper cette roue, prise entre deux plaquettes, on la retourne et, après avoir replacé la chaîne sur le pignon qui se présente, on serre la roue dans les logements que forment les plaquettes, au moyen des deux vis, et le départ peut s’effectuer avec un autre développement.
- On trouve également exposées des motocyclettes.
- Les motocyclettes Peugeot réalisent aujourd’hui toutes les connaissances que possède l’art du constructeur, tous les procédés dont l’expérience a révélé la valeur.
- A la solidité, à l’excellence du rendement* que possédaient déjà à si haut point les modèles antérieurs, elles joignent une élégance de lignes encore plus parfaite, une accessibilité plus grande de tous les organes.
- La magnéto est appliquée à tous les modèles, tous ont la fourche élastique • brevetée, si nécessaire à la bonne conservation de la machine et au confort de son cavalier.
- En effet, cette fourche à ressorts a contribué, on peut le dire, à la fortune des motocyclettes Peugeot. Elle épargne souverainement le mécanisme de la machine, et, oserons-nous le dire, le mécanisme du cavalier ! Sur pavé très médiocre, elle permet au motocycliste de rouler sans appréhension et sans désagréable sensation.
- Une des caractéristiques de ces motocyclettes est l’absence de toute manette sur le cadre.
- Plaçons au premier rang des motocyclettes Peugeot la motocyclette légère deux cylindres.
- Depuis son lancement sur le marché, cette machine a obtenu un succès prodigieux et nous pouvons affirmer que sa réputation, déjà bien établie, ne fait que s’accroître.
- Légère, robuste, souple, élégante et économique, cette moto répond à un réel besoin et nous nous permettons de retenir tout particulièrement l’attention de nos lecteurs sur sa description.
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- Cette jolie machine a pour caractéristiques évidentes l’heureuse répartition de tous ses organes et leur parfaite accessibilité. Aucune pièce n’est mystérieuse, aucune n’exige l’intervention d’un spécialiste pour son entretien normal. Dès que la machine est campée sur son support, elle est abordable en ses moindres détails, absolument comme si elle était montée sur un établi.
- Faisons brièvement l’anatomie de tous les organes de cette machine :
- Le moteur placé verticalement à la partie inférieure du cadre est à deux cylindres et développe une puissance de deux chevaux et demi.
- Le moteur porte avec lui son carburateur et sa magnéto, formant ainsi un groupe moteur bien distinct du cadre de la machine.
- La magnéto à haute tension (sans avance à l’allumage) est commandée par une série de pignons enfermés dans un carter étanche et nécessite peu de soins.
- Le courant est transmis directement aux deux bougies par des câbles isolés et toute chance de courts-circuits se trouve ainsi supprimée.
- Le carburateur placé entre les deux cylindres est à réglage automatique et commandé par une manette placée sur le guidon.
- La puissance du moteur est transmise à la jante poulie arrière au moyen ' d’une courroie de section trapézoïdale ; celle-ci peut être tendue sans descendre de machine au moyen d’un petit volant à main actionnant un galet tendeur.
- Deux freins énergiques, actionnés par des leviers fixés au guidon et agissant sur la jante poulie, permettent un arrêt immédiat de la machine. Le levier de frein gauche porte la manette de commande de carburateur, celui de droite porte le petit levier de lève-soupape.
- Le réservoir, de forme cylindrique, en tôle de laiton nickelé, rempli d’essence et d’huile, est de capacité suffisante pour un parcours de 120 kilomètres environ.
- Sa mise en marche est d’une facilité extrême et son allure au ralenti est ce qu’il y a de mieux étudié dans cette machine.
- De plus, les succès nombreux remportés dans toutes les courses auxquelles la maison Peugeot a pris part sont des preuves suffisantes pour démontrer sa régularité, sa robustesse et sa vitesse.
- Quant à la motocyclette 3 chevaux y2, cette machine est actionnée par un moteur monocylindrique de 84 x 90 à soupapes commandées ; c’est l’engin de l’amateur de vitesses un peu plus grandes et chez qui le souci du confort et de l’économie ne domine pas autant que dans le cas précédent. Elle est puissante, d’une régularité parfaite et donnant du 70. Elle est munie de repose-pieds sur le cadre et d’un frein fonctionnant au pied.
- La maison Peugeot fabrique également des motocyclettes 7 chevaux et 5 chevaux, qui sont actionnées par des moteurs à deux cylindres de 80 x 94 et 75 x 75* Ce sont des machines de course, pour le sportsman qui veut filer en terrain plat aussi vite que les voitures les plus rapides et monter les côtes les plus abruptes à une allure extra-vive.
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- Zedel.
- Pontarlier {Doubs).
- Cette maison que nous avons déjà mentionnée à l’occasion de son exposition de châssis et voitures, dans la section A, a exposé dans la section B les moteurs et motocyclettes qu’elle fabrique dans son usine, à Pontarlier.
- Le Jury de l’Exposition de Turin lui a décerné le Grand Prix.
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- SECTION C. — Carrosserie Automobile
- Boulogne Eugène Fils.
- 148, rue de Courcelles, Paris.
- M. Eugène Boulogne, fondateur de la maison, en 1864, associé à son fils depuis 1900, a présenté à son stand de l’Exposition de Turin deux types de son dernier modèle remarquables par leur élégance et leur confort qui répondent on ne peut mieux aux exigences de l’heure présente.
- La première de ces deux carrosseries est une limousine sans avance de pavillon, avec avant de Torpédo, montée sur châssis de 22 HP Peugeot.
- Cette voiture est d’une couleur sombre vert équipage fumée souligné d’un filet rouge qui tranche agréablement avec la garniture en drap mille raies gris.
- La seconde voiture est un landaulet-limousine monté sur châssis 20 HP Hotchkiss, avec garniture en drap beige rayé et assortie à la peinture de couleur havane très en faveur en ce moment.
- Ces deux voitures possèdent des strapontins face à la route, système breveté Eugène Boulogne et Fils, qui ont l’avantage de se dissimuler complètement dans l’avant de la voiture à l’intérieur et se placent face à la route par une manœuvre très aisée.
- Les constructeurs ont ainsi réussi à supprimer l’encombrement des strapontins sur les côtés des voitures toujours d’un aspect peu gracieux et qui sont si gênants pour les voyageurs.
- Ces deux types de carrosserie répondent l’une et l’autre à un service de tourisme.
- Cette maison a obtenu aux Expositions universelles les récompenses suivantes :
- Exposition universelle de Paris, 1867, Médaille de bronze.
- Exposition universelle de Paris, 1878, Médaille d’argent.
- Exposition universelle de Paris, 1879, Médaille d’argent.
- Exposition universelle de Paris, 1889, Première Médaille d’argent.
- Exposition universelle de Paris, 1900, Médaille d’or.
- Exposition du Travail à Paris, 1885, Membre du Jury.
- Salon de l’Automobile à Paris, 1900, Médaille de vermeil.
- Exposition internationale de Milan, 1906, Grand Prix.
- Exposition internationale de Turin, 1911, Hors Concours, Membre du Jury.
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- Muhlbacher.
- 63, avenue des Champs-Elysées, Paris.
- La maison Muhlbacher, une des plus anciennes maisons de Carrosserie de Paris, a été fondée en 1780, par M. Geoffroy Muhlbacher.
- Depuis cette époque, elle n’a cessé de prospérer et, afin de s’agrandir, elle s’est vue dans l’obligation de transférer ses ateliers de la rue de la Planche aux Champs-Elysées, puis rue Mesnil, à Passy, et ses chantiers de bois, devenus trop étroits, 23, rue Borghèse, à Neuilly-sur-Seine.
- Aujourd’hui la maison Muhlbacher est devenue une des plus importantes manufactures de voitures de luxe tant pour la carrosserie automobile que pour les voitures à chevaux.
- Elle a fait du 63, Champs-Élysées, ses magasins d’exposition et ses bureaux, et elle a réuni ses divers ateliers 17 et 19 rue Mesnil.
- Depuis 1855, la Maison Muhlbacher a pris part à toutes les grandes expositions de France et de l’étranger, et voici la liste des principales récompenses qu’elle a obtenues :
- Exposition universelle, 1855, Mention honorable et Médaille d’argent.
- Exposition universelle de Paris, 1867, Médaille d’argent.
- Exposition internationale de Philadelphie, 1876, Grand Prix.
- Exposition internationale de Vienne, 1873, Médaille d’or.
- Exposition universelle de Paris, 1878, Médaille d’or.
- Exposition universelle de Vienne, 1878, Médaille d’or.
- Exposition internationale de Bruxelles, 1880, Médaille d’or.
- Exposition nationale de Bordeaux, 1882, Membre du Jury.
- Exposition coloniale d’Amsterdam, 1883, Diplôme d’honneur et Médaille d’or.
- Exposition nationale de Rouen, 1884, Membre du Jury.
- Exposition internationale de Nice, 1884, Médaille d’or.
- Exposition internationale du Havre, 1887, Membre du Jury.
- Exposition universelle de Barcelone, 1888, Membre du Jury, Hors Concours.
- Exposition française de Londres, 1890, Membre du Jury, Hors Concours.
- Exposition universelle de Moscou, 1891, Membre du Jury.
- Exposition internationale de Chicago, 1893, Hors Concours.
- Exposition internationale de Bordeaux, 1895, Membre du Jury.
- Exposition internationale de Bruxelles, 1897, Membre du Jury.
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- Exposition universelle de Paris, 1900, Membre du Jury, Hors Concours.
- Exposition universelle de Milan, 1906, Grand Prix.
- Exposition universelle de Londres, 1908, Grand Prix.
- Exposition universelle de Buenos-Aires, deux Grands Prix.
- Exposition universelle de Turin, 1911, Grand Prix.
- Entre temps, M. Gustave Muhlbâcher était fait chevalier de la Légion d’honneur le 8 avril 1889, puis officier le 28 avril 1894. H recevait en outre pour sa participation aux expositions étrangères, les croix de l’Ordre du Christ du Portugal, de l’Ordre du Cambodge et de l’Ordre d’Isabelle la Catholique.
- Enfin, M. Albert Muhl bâcher, qui avait pris seul la direction de la maison depuis mars 1907, époque du décès de son père, M. Gustave Muhl bâcher, a été fait chevalier de la Légion d’honneur en octobre 1911.
- La maison Muhlbacher exposait à Turin deux voitures automobiles :
- i° Une carrosserie limousine montée sur châssis Panhard 18 HP 6 cylindres, dont la caisse est peinte en couleur verte avec filets jaunes sur les moulures ; le train est jaune. La garniture intérieure est en drap gris et celle du siège du mécanicien est en cuir vert. Enfin, à l’intérieur, deux strapontins système Muhlbacher sont encastrés dans la garniture de l’avant;
- 20 Un landau et limousine monté sur un châssis Charron Ltd, 16 HP, dont la peinture est rouge avec filets bleu. Le train est également rouge avec bandes noires sur moyeux et flammes.
- Cette voiture est garnie intérieurement d’un drap imitation côtelé, tandis que le siège du mécanicien est en cuir bleu du plus bel effet qu’il soit possible de désirer. Dans la partie de devant de la caisse deux strapontins se basculant complètent le confort de cette élégante voiture.
- î Enfin, le Ier juillet dernier, M. Albert Muhlbacher cédait sa maison à MM. Charpentier et Cie qui continuent à se spécialiser dans la fabrication des voitures à chevaux et des automobiles de luxe.
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- J. Rothschid & Fils, Rheims & Auscher.
- .31, avenue Malakoff, Paris.
- La maison J. Rothschild et Fils a été fondée à Paris en 1838. Elle fut cédée en 1890 à MM. Rieims et Auscher, leurs successeurs. Elle fabrique environ un sixième de h production française de carrosserie automobile.
- Une intéressante no:ice de M. Baudry de Saunier nous décrit en détail
- VUE GÉNÉRALE DES ATELIERS RHEIMS ET AUSCHER, A LEVALLOIS-PERRET
- toutes les phases de la fabrication d’un voiture “depuis le moment où elle sort des morceaux de bas et d’aluminium qui en feront la charpente jusqu’au moment où, montée sur châssis, elle est livrée au client”. Il nous montre que la maison Rothschild a ;u la prévoyance de faire une grande réserve de bois sec d’acajous, de tulipieis, de noyers, de hêtres et de frênes. Dans l’établissement se trouve un ateli<r de dessin et un bureau d’étude qui occupe une dizaine de dessinateurs. .
- Us envoient leurs projets, suivant le cas, soit à l’atelier de menuiserie, soit à celui de l’aluminiim, où la voiture reste trois semaines environ. De là, elles sont envoyées, penlant une semaine, au ferrage et à la peinture.
- Les voitures passert ensuite successivement pendant deux ou trois semaines au montage et à a forge, dans les ateliers de charronnerie, de ponçage, de garniture, puis à l’éttve et au séchoir.
- La maison J. Rothschild et Fils couvre avec ses ateliers et magasins une superficie de près dî trois hectares et occupe 500 ouvriers et employés.
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- CABINET DU DIRECTEUR
- 7?c
- Ernest C ognc&cq
- ATELIERS
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- Elle a une caisse de secours pour assister les ouvriers malades ou besogneux et un vestiaire pour tout le personnel de la maison. Les secours distribués depuis 1910 s’élèvent à plus de 26 000 francs.
- RÉSERVE DES BOIS
- Les carrosseries exposées par cette maison sont :
- Un landaulet-limousine sur châssis Panhard et Levassor 18 chevaux 6 cylindres;
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- Un coupé-limousine sur châssis Delaunay-Belle ville, 28 chevaux 6 cylindres.
- MM. Rheims et Auscher ont cherché tout spécialement à exécuter des
- RÉSERVE DES BOIS
- carrosseries ne faisant aucun bruit au moyen de dispositifs spéciaux adoptés pour les portes et pour les glaces.
- Dans une de leurs voitures, MM. Rheims et Auscher ont établi un type
- ATELIER DES VOITURES AU MONTAGE
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- de strapontin pouvant être au gré des voyageurs disposé face à la route ou
- adossé au siège du conducteur. Il faut de plus signaler l’initiative prise par MM. Rheims et Auscher de l’application à l’avant des voitures fermées de
- UN ATELIER DE MENUISERIE
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- 1’ “Avant de Torpédo” créée par ces constructeurs pour les voitures ouvertes. Cette disposition apporte aux voitures un grand cachet d’élégance sur-
- tout lorsque, comme dans la forme exposée, une glace cintrée continue la ligne du Torpédo.
- ATELIER DE PEINTURE
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- ATELIER DES FORGES
- MAGASIN DES ACCESSOIRES
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- L’installation intérieure de ces voitures n’a pas été négligée par la Carrosse-
- rie Rothschild et deux des voitures exposées possèdent un revêtement intérieur en acajou verni qui ajoute encore à l’élégance de leur aspect.
- ATELIER DE GARNISSAGE
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- MAGASIN DES PIÈCES DÉTACHÉES
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- Liste des récompenses obtenues aux diverses Expositions:
- Paris, 1855, Médaille de bronze.
- Paris, 1867, Médaille d’argent.
- Paris, 1878, Médaille d’argent.
- Paris, 1889, Médaille d’argent.
- Paris, 1900, Médaille d’or.
- Saint-Louis, 1904, Hors Concours, Membres du Jury.
- Liège, 1905, Hors Concours, Membres du Jury.
- Milan, 1906, Hors Concours, Membres du Jury.
- Londres, 1908, Grand Prix.
- Bruxelles, 1910, Hors Concours, Membres du Jury.
- Buenos-Aires, 1910, Grand Prix.
- Turin, 1911, Grand Prix.
- 1885, M. S. ROTHSCHILD, Chevalier de la Légion d’honneur.
- 1903, M. Ed. RHEIMS, Chevalier de la Légion d’honneur.
- 1906, M. L. AUSCHER, Chevalier de la Légion d’honneur.
- 1908, M. Ed. RHEIMS, Officier de la Légion d’honneur.
- La Maison J. Rothschild et Fils est fournisseur de S.M. l’Empereurrde Russie, de S.M. le Roi d’Espagne et de S.A. le Khédive.
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- Rivière & Fils.
- 1 et 3, rue du Chevaleret, Paris.
- La maison Rivière et Fils, spécialisée dans la construction et l’entretien de voitures et de carrosseries d’automobiles pour le commerce et l’industrie, expose sur son stand à l’Exposition de Turin :
- i° Une carrosserie de commerce sur châssis Delahaye, 18 HP ;
- 2° Deux roues d’automobiles pour gros transports, avec armatures en fer qui bloquent entre elles les jantes.
- La voiture de commerce, d’un aspect très léger, porte 2 ooo kilos de marchandises; sa destination est le transport des produits servant au nettoyage des métaux.
- Le Jury lui a décerné le Grand Prix.
- Cette maison occupe une moyenne de 165 ouvriers. Les ateliers ont une superficie de 19 500 mètres, avec tout l’outillage mécanique moderne pour travailler le bois et le fer.
- Liste des récompenses obtenues aux expositions ci-après :
- Paris, 1878-1889, Médaille d’argent.
- Bordeaux, 1895, Médaille d’or.
- Paris, 1900, Première Médaille d’or.
- Bruxelles, 1910, Grand Prix et Chevalier de la Légion d’honneur,
- Turin, 1911, Grand Prix.
- Admis premier au concours de la Ville de Paris pour les voitures spéciales destinées à l’enlèvement des ordures ménagères.
- Vanwooren (Achille).
- 33, rue Marbeuf, Paris.
- La maison Achille Vanwooren, fondée en 1860, pour la fabrication des voitures attelées, s’est mise, dès le début de l’industrie automobile, à construire des types de carrosseries.
- Sur son stand, à l’Exposition de Turin, cette maison expose deux carrosseries :
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- i° Un double coupé à conduite intérieure monté sur châssis Renault 12 HP type 1911 D’une construction nouvelle extra-légère, il comprend quatre places dont deux très confortables à l’arrière et deux à la partie avant.
- La garniture de la partie arrière est en drap gris à rayures fines, rehaussée, en guise de galons, de baguettes en acajou qui donnent à l’ensemble un cachet tout spécial d’élégance et de légèreté.
- La garniture de la partie avant est en vache maroquinée ton acajou avec baguettes comme à l’intérieur.
- La peinture extérieure de la carrosserie est de deux tons brun laqué, extra foncé et brun Victoria ; les panneaux de corps sont encadrés de bandes et filets ton sur ton.
- Une galerie d’un modèle léger et gracieux complète l’ensemble. Une malle est placée à l’arrière. Cette voiture est le type parfait pour le grand tourisme.
- 2° Un coupé limousine monté sur châssis Charron 21 HP type 1911. La caisse est à petite baie élégie de 3/4 permettant de dissimuler deux strapontins.
- La garniture intérieure est en drap beige à rayures.
- La peinture de la caisse et du train est vert équipage avec bandes noires en encadrement dans les panneaux.
- Les lanternes sont placées au pied de la caisse.
- Cette voiture est munie de tous les accessoires : éclairage électrique, filet et tube acoustique pour communiquer avec le chauffeur.
- Le Jury lui a décerné le Grand Prix.
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- SECTION D — Accessoires D’Automobiles
- Boyriven Fils & Després.
- 23, rue <T Algérie, Lyon.
- L’exposition de cette maison comprenait neuf garnitures d’automobiles, composées de tissus de soie, de tissus de laine, de galons, de passementeries et tous les accessoires en usage dans les voitures de grand luxe.
- Elle comprenait également les spécimens des soieries et des galons de velours qu’elle fournit pour les carrosses de la Maison royale d’Italie.
- Elle a en outre fait soumettre au Jury une collection comportant seize albums qui renfermaient les échantillons des principaux galons qu’elle fabrique depuis soixante ans.
- On y remarque les modèles créés spécialement pour la Cour papale, les principales Cours royales et princières d’Europe et d’Asie, les grandes Compagnies de chemins de fer, etc...
- Le Jury lui a décerné, à l’Exposition de_Turin, un Grand Prix qui est venu s’ajouter à la liste de ses récompenses qui a débuté par une Médaille de bronze à l’Exposition de Paris 1855, pour se continuer comme suit :
- Londres, 1862, Médaille de bronze.
- Paris, 1867, Médaille d’argent.
- Le Havre, 1861, Médaille d’argent.
- Lyon, 1872, Médailles d’argent et d’or.
- Vienne, 1873, Deux Médailles d’argent.
- Paris, 1875, Médaille d’or.
- Paris, 1878, Médaille d’or.
- Bruxelles, 1880, Médaille d’or.
- Melbourne, 1880, Médaille d’or.
- Amsterdam, 1883, Médaille d’or.
- Nice, 1884, Médaille d’or.
- Paris, 1889, Médaille d’or.
- Lyon, 1894, Hors Concours, Membres du Jury.
- Paris, 1900, Diplôme d’honneur, deux Médailles d’or.
- Saint-Louis, 1904, Grand Prix.
- Milan, 1906, deux Grands Prix.
- Turin, 1911, Grand Prix.
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- Caplain, M. Berger & Cie.
- 86, quai Jemmapes, Paris.
- La maison Caplain, Berger et Cie, concessionnaire des aciéries d’Imphy, expose des aciers spéciaux pour automobiles, cassures à différents états de traitement, éprouvettes de traction et de choc, micrographes. Tubes en aciers spéciaux. Pièces de forge brutes, dégrossies et finies. Ressorts pour automobiles.
- Cette maison obtint un Grand Prix à Milan en 1906, à Bruxelles en 1910 et à Turin en 1911.
- Les caractéristiques de la marque N.C.M. sont, à l’état traité, de :
- Limite d’élasticité.................. 45 à 65
- Résistance........................... 50 à 70
- Allongement pour cent................ 25 à 15
- Striction............................ 70 à 60
- Résilience .......................... 50 à 40
- Pour la fabrication des arbres, deux qualités nous paraissent répondre particulièrement à toutes les exigences : ce sont les marques N.C. 3. H. et N. Y.
- Ce dernier se travaille avant trempe comme l’acier ordinaire demi-dur ; la trempe seule suffit, sans aucun recuit ni revenu ultérieur, pour lui donner une très grande résistance et une très haute limite élastique, sans le rendre en aucun cas fragile ; sa cassure, après trempe, est toujours nerveuse.
- 1 Son manque de fragilité est tel que des éprouvettes ayant donné à la rupture 130 à 140 kilos ont pu être pliées à froid à bloc sans présenter la moindre crique.
- La simplicité même du traitement de 1’ N. Y., en dehors de son usinage très facile, rend son emploi des plus pratiques, puisque non seulement le revenu postérieur à la trempe se trouve supprimé, mais que cette trempe elle-même peut se faire dans des limites étendues du rouge sombre (650 à 700°) au rouge cerise avancé (iooo0).
- Ces deux qualités donnent à l’état traité :
- Limite d’élasticité.. . 75 à 100 pour N.C.3.H. et 100 à 120 pour N.Y.
- Résistance............. 90 à 115 — 120 à 140 —
- Allongement............ 15 à 10 — 10 à 8 —
- Striction.............. 65 à 40 — 40 à 25 —
- Résilience.............. 1 à 10 — 14 à 85 —
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- Dans la série des aciers pour engrenages, à remarquer tout particulièrement les aciers margano-siliceux, marques M.O.S. et M.W.S., qui atteignent sans aucune fragilité jusqu’à 200 kilogs de charge de rupture, tout en conservant une texture très fibreuse, caractéristique absolue d’un manque de fragilité. 4
- » Ces qualités exceptionnelles justifient le succès de ces nuances dans la fabrication des engrenages, qui sont parfaits, étant à la fois résistants et durs.
- Germain & Cie (Maison Joudrain).
- Il et 13, rue du Milieu, Ivry-sur-Seine.
- Dans l’industrie automobile la cémentation est depuis longtemps reconnue comme indispensable, mais elle a subi des améliorations notables. Actuellement l’Aciéro-Cément se compose d’un mélange nouveau qui augmente la résistance du métal et rend les pièces inusables au frottement.
- Sa pénétration atteint de 4 à 5 dixièmes de millimètre par chaque heure de chauffe à la température du rouge clair. La construction de ces pièces se fait dans des fers et des aciers doux qui ne durcissent et ne trempent pas.
- Pour l’employer on dispose les pièces à cémenter dans une boîte en tôle ou un tube ayant S à 6 millimètres d’épaisseur, de façon que l’Aciéro-Cément soit en contact avec la totalité de la surface des pièces qui ne doivent pas se toucher entre elles.
- A cet effet, on dispose, au fond de la boîte à cémenter, un premier lit de poudre assez épais, puis une couche de pièces, puis un nouveau lit de poudre et ainsi de suite jusqu’à ce que la boîte soit remplie : il faut avoir soin de bien tasser la poudre tout autour des pièces, au moyen de petits pilons de bois; on ferme ensuite hermétiquement au moyen d’un couvercle et on butte avec de la terre à four.
- On place la caisse dans le four et on l’amène au rouge bien clair.
- Des dégagements de gaz qui se sont produits au début par les fissures de la terre à four cesseront bientôt et c’est à partir de ce moment qu’il faut compter une pénétration de 4 à 5 dixièmes de millimètre par heure de cuisson.
- Si la poudre a servi pour une cémentation peu profonde (4 à 5 dixièmes de millimètre) elle peut resservir à nouveau pour le même usage, mais à la condition de la mélanger de 30 % de poudre neuve.
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- Kapferer ( Maurice ).
- Constructeur, 6, rue de Paris, Puteaux.
- La maison Kapferer expose la jante Vinet amovible, la roue double KAP et tous les accessoires de sa fabrication.
- La jante amovible est fixée par coincement. Dans ce système, la jante mobile du type ordinaire est maintenue sur la roue par deux coins, l’un fixe, l’autre mobile, qui se rapprochent l’un de l’autre sous l’action de boulons et enserrent la jante étroitement. Le cône mobile a la forme d’un cercle, au profil en forme de coin, produisant en même temps le centrage parfait de la jante sur la roue.
- La roue double KAP est une roue spécialement conçue pour porter un double pneumatique monté sur jantes amovibles. Elle se compose en réalité de deux roues divergentes quoique prises dans le même moyeu, et dont l’écartement à la périphérie est maintenu constant par des boulons et entretoises. Chaque roue porte un pneu sur jante amovible fixée par coincement, selon le principe de la jante Vinet décrit ci-dessus.
- Les principaux avantages de la roue double KAP sont : la légèreté, la solidité et la diminution du porte à faux sur l’essieu. De plus, grâce au vide, existant entre les deux roues, la boue ne peut y séjourner.
- Le porte-pneus KAP est destiné à remplacer, pour tous les possesseurs de jantes amovibles, les fourches ordinaires, qui ont l’inconvénient de nécessiter force courroies et d’user les enveloppes par le frottement. Sur le porte-pneus KAP chaque jante est emboîtée, sans vibration possible, par trois fourchettes, dont l’une est réglable au moyen d’une vis et agit comme excentrique; les pneus sont donc absolument isolés.
- Les trois fourchettes sont rivées en trois points d’un cercle rigide intérieur que trois pattes ad hoc suffisent à fixer soit sur le marchepied, soit derrière la carrosserie.
- La maison Kapferer s’est vu décerner une Médaille d’or à l’Exposition de Bordeaux en 1907, plus récemment à l’Exposition de Bruxelles de 1910; elle a obtenu également une Médaille d’or et à Turin en 1911 un Diplôme d’honneur.
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- Lemoine-Bies.
- 11, rue Godefroy-Cavaignac, Paris.
- La fondation de la maison Lemoine-Bies remonte à 1802; son fondateur fut M. Albert qui la dirigea jusqu’en 1876 ; à cette époque il la céda à son gendre M. Bies, qui la céda lui-même à son gendre M. Lemoine en 1905.
- Les trois raisons sociales de cette maison furent :
- ALBERT, BIES-ALBERT et LEMOINE-BIES
- La spécialité de cette maison consiste à fabriquer tout particulièrement les alliages soudants, tels que la soudure d’étain à tous les titres, les brasures de cuivre : jaune ou forte, grise ou tendre, brasure au fer, romaine et blanche dite soudure de Paris.
- La soudure d’argent à tous les titres, la soudure de bismuth, la soudure au maillechort, métal antifriction.
- La maison Lemoine-Bies a obtenu une juste récompense dans toutes les expositions où elle a présenté ses produits.
- Paris, 1900, Médaille d’argent.
- Saint-Louis, Médaille de bronze.
- Milan, Médaille d’or.
- Liège, Médaille d’argent.
- Nancy, Médaille d’or.
- Londres franco-britannique, Diplôme d’honneur.
- Bruxelles, Grand Prix. 1
- Turin, Grand Prix.
- Rodrigues, Gauthier & Cie.
- 67, boulevard de Charonne, }Paris.
- La maison Rodrigues, Gauthier et Cie expose à Turin des phares et projecteurs B.R.C. Alpha et des appareils d’éclairage divers pour automobiles, fonctionnant à l’acétylène, au pétrole, à l’essence et à l’électricité.
- Cette maison, fondée en 1846 par M. Chavagnat, occupe son emplacement actuel depuis 1861. Dirigée depuis 1875 par M. Alfred Boas, ingénieur
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- des Arts et Manufactures, qui s’adjoignit, depuis 1886, M. Rodrigues-Ély, ancien élève de l’École Polytechnique, Chevalier de la Légion d’honneur, et en 1905, M. Gauthier, ingénieur des Arts et Manufactures et des Arts et Métiers, déjà collaborateur de la maison depuis 1881. Après la mort de M. Alfred Boas survenue en 1909, la raison sociale devint : Rodrigues, Gauthier et Cie.
- Il y a cinquante ans que cet établissement appliqua en grand la fabrication mécanique à la confection des articles de ménage, des articles d’éclairage et des lanternes de voitures; elle était donc toute qualifiée pour entreprendre celle des lanternes pour automobiles et des projecteurs à acétylène nécessités par les besoins de la locomotion nouvelle : c’est en 1899 que les premiers modèles furent créés et on sait avec quel succès la marque B RC Alpha fut accueillie dès le début.
- Rappelons que la maison B RC est seule concessionnaire pour la France de l’éclairage des automobiles par l’acétylène dissous et possède sur tout le territoire français de nombreux dépôts de bouteilles.
- Créatrice des nouveaux perfectionnements à l’éclairage électrique des
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- automobiles, elle est appelée à prendre là une place prépondérante comme dans le domaine de l’éclairage à l’acétylène.
- Utilisant l’expérience acquise dans la construction des phares et générateurs, elle exploite également les appareils à acétylène utilisant les comprimés de carbures Desq et Delta spécialement destinés à l’éclairage des locaux.
- Le palmarès de cette maison est édifiant à lire. Qu’on en juge :
- 1867, Médailles de bronze et d’argent.
- 1878, Médaille d’or.
- 1889, Hors Concours, Membre du Jury.
- 1900, Hors Concours, Membre du Jury.
- A ces récompenses il faut ajouter celles reçues aux expositions et aux concours spéciaux concernant l’auto :
- Lyon, 1903, Premier Prix.
- Tours, 1903, Premier Prix unique pour toutes les catégories.
- Berlin, 1905 (internationale), Premier Prix, catégorie des projecteurs sur 52 appareils concourants.
- Cette maison est classée Hors Concours aux diverses expositions qui ont eu lieu depuis 1900 :
- Liège, 1905.
- Milan, 1906.
- Marseille, 1906.
- Londres, 1908.
- Turin, 1911.
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- Enfin, et ce qui ne gâte rien, l’organisation de la prévoyance y est tout à fait remarquable :
- Elle a obtenu une médaille de la Société d’encouragement et une autre de la Société des Industriels de France pour sa caisse de secours pour maladie ; son œuvre de femmes en couches, sa caisse de retraite pour la vieillesse, son patronage de petites filles, sa maison de retraite pour les vieux travailleurs et les mesures qu’elle a prises pour obvier à la crise de l’apprentissage.
- Ses apprentis participent aux cours spéciaux créés à leur usage sans que leur salaire soit diminue par ce fait; des prix sont en outre décernés aux plus méritants.
- Société Française des Roulements à Billes R. B. F.
- 44, rue Franklin, Ivry-Port.
- Cette société, fondée en août 1904, a exposé à Turin, où le Jury lui a décerné un Diplôme d’honneur, des roulements et butées à billes RBF et des calibres de précision.
- Le procédé breveté de la maison permet d’établir les roulements avec ou sans cage et consiste à introduire les billes entre les bagues de roulements.
- Elle fabrique des roulements à billes RBF avec manchon de serrage pour arbres lisses et pour arbres de transmission et des roulements à billes RBF démontables pour magnétos, petits ventilateurs et petits moteurs électriques.
- Des butées sphériques RBF munies d’une partie sphérique formant rotule qui permet leur orientation par rapport à l’arbre et la répartition égale de la charge sur toutes les billes.
- Des butées plates RBF avec chemins de roulement concaves et avec chemins de roulement plans et des butées doubles RBF.
- Enfin sa fabrication comporte également des calibres normaux à soli-vrances et de filetage.
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- Société J. Grouvelle, H. Arquembourg & Cie.
- 71, rue du Moulin-Vert, Paris.
- Les établissements Grouvelle, Arquembourg et Cie présentent à l’Exposition de Turin leurs refroidisseurs, leurs* carburateurs et leurs magnétos.
- Le refroidisseur arécal G.A. se compose de deux parties : i° les tubes d’eau en cuivre de forme très aplatie divisent l’eau en lames minces de 4 millimètres ; 20 les garnitures radiantes formées de lames de tôle mince emboutie maintiennent l’écartement entre les tubes d’eau et assurent l'émission de la chaleur. Cet appareil offre le maximum de solidité et de rendement et le minimum de résistance à l’air et de poids.
- La magnéto G. A., étudiée et entièrement construite dans les ateliers de la maison, est simple, légère, robuste, de démontage et d’entretien faciles. Elle donne des étincelles très chaudes même aux plus faibles vitesses. D’autre part, un certain nombre de dispositifs nouveaux méritent d’être signalés : elle peut tourner dans les deux sens, sans modifications; lavis du rupteur est indesser-rable en marche ; elle est pourvue d’un dispositif d’avance à l’allumage nécessaire pour obtenir le rendement maximum ; le condensateur qui est amovible, est protégé contre les risques d’avarie ; le contre-écrou de la vis platinée ne peut s’échapper dans la cage du rupteur ; enfin un dispositif spécial indique le cylindre prêt à allumer.
- Le carburateur dosair G.A. comprend deux parties : le carburateur à niveau constant, et le dosair ralentisseur formé d’une cage à billes découvrant des orifices d’entrée d’air additionnelle, seul dispositif permettant d’obtenir un ralenti minimum et des reprises franches, et d’un réchauffeur ralentisseur, étrangleur des gaz aspirés, entouré d’une chambre dans laquelle on fait passer une dérivation de l’eau de circulation ou des gaz d’échappement.
- Historique de la maison Grouvelle, H. Arquembourg et Cie et récompenses obtenues :
- Fondation en 1829 par Philippe Grouvelle père.
- Exposition de Paris, 1844, Médaille d’argent.
- Exposition de Paris, 1855, Médaille de ire classe.
- 1861 Grouvelle et Fils aîné.
- 1866 Jules Grouvelle.
- Exposition de Paris, 1867, Médaille de ire classe.
- Exposition de Paris, 1878, Médaille d’or.
- Exposition d’Anvers 1885, Diplôme d’honneur.
- Exposition de Paris, 1889, Hors Concours.
- M. Jules GROUVELLE, Membre du Jury.
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- 1890 Jules Grouvelle et H. Arquembourg.
- Exposition de Bruxelles, 1897, Hors Concours.
- M. Jules GROUVELLE, Membre du Jury.
- M. Jules GROUVELLE, Croix de la Légion d’honneur. Exposition de Paris, 1900, Grand Prix.
- M. H. ARQUEMBOURG, Croix de la Légion d’honneur.
- I9°5 Jules Grouvelle, H. Arquembourg et Cie.
- Exposition de Liège, 1905, deux Grands Prix.
- Exposition de Milan, 1906, Grand Prix.
- Exposition de Turin, 1911, Grand Prix.
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- SECTION E. — Pneumatiques
- Société Bandage “Tenax” lamellé.
- 38, rue Thomassin, Lyon.
- La maison du bandage “Tenax” lamellé avait exposé à Turin :
- i° Un bandage 930 x 100, type de ceux fournis à la Ville de Lyon pour l’auto-pompe à incendie “Berliet” (bandages qui circulent depuis 1910) ;
- 2° Un bandage simple 850 x 100, type voiture de livraison.
- Le nombre toujours croissant des voitures de transport a engagé la Maison à faire un bandage économique, souple et surtout “antidérapant”. L’emploi raisonné des parties saines des pneus mis hors d’usage soit par éclatement, soit par accident, voire même par usage (car sur les flancs il y a des parties très intéressantes), a paru à la maison offrir une mati Ire première de toute sécurité et réunissant les avantages désirés.
- Ce bandage est donc constitué par la juxtaposition de lamelles découpées dans les parties saines de pneumatiques hors d’usage, fortement agglomérées par collage et serrage à la presse dans une jante amovible spéciale en acier profilé. Ce bandage est ensuite vulcanisé. Par la vulcanisation les lamelles se soudent entre elles et forment une bande parfaitement homogène que les plus fortes pressions ne sauraient désagréger. Par sa constitution, ledit bandage présente au roulement des parties toile et des parties caoutchouc qui le rendent absolument “antidérapant” et ne “patinant” pas.
- Cette maison a exposé à Turin pour la première fois et y a obtenu une Médaille d’argent.
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- Société générale des Établissements Bergougnan.
- Clermont-Ferrand, (Puy-de-Dôme).
- Reine incontestable de l’industrie de l’automobile, la France se devait à elle-même de l’être aussi en ce qui concerne le pneumatique, facteur essentiel autant qu’inséparable compagnon de cet admirable engin dont il constitue l’élément primordial, indispensable entre tous.
- C’est la Société générale des Établissements Bergougnan qui détient aujourd’hui le record de la fabrication du pneumatique. Il faut avoir visité ses usines modèles à Clermont-Ferrand, pour se faire une idée de la façon dont y fut envisagé le rôle que doit jouer le pneu dans l’automobile. Les Établissements Bergougnan constituent aux yeux du visiteur, en même temps qu’une intéressante leçon de choses, le véritable prototype de la grande industrie du caoutchouc.
- Dans cette immense ruche bourdonnante, dont l’ensemble couvre une superficie de plus de 70 000 mètres carrés, on suit pas à pas les diverses phases par lesquelles passe le caoutchouc avant de devenir le pneu lisse et résistant qui, silencieusement, imprime sa trace rapide et souple sur nos grandes routes.
- Là, en effet, on voit le caoutchouc brut, à sa réception à l’usine, se transformer, après des opérations aussi longues que délicates, en l’un ou l’autre des mille produits qui ont fait la renommée mondiale des célèbres établissements clermontois.
- Il est fait annuellement usage de plus de 600 tonnes de para et autant de caoutchouc provenant de l’Ouest africain. La valeur des stocks permanents en magasin ne s’élève pas à moins de trois millions. Et l’on ne sera point surpris de ces chiffres fantastiques si l’on songe qu’il sort journellement des puissants ateliers qui les fabriquent plus de 600 pneumatiques “Gaulois” pour automobiles, 1500 pneumatiques pour cycles et motocycles et 3 000 chambres à air, sans parler des milliers de kilogrammes de bandes à câbles et à talons, de 15 000 mètres de tuyaux de tous calibres et d’innombrables variétés de caoutchouc manufacturé pour applications industrielles. A côté sont fabriqués quotidiennement plus de cent des célèbres bandages “Poids lourds” continus et à blocs, que tout le monde connaît par l’emploi quasi exclusif qui en est fait sur les autobus parisiens.
- Les Établissements Bergougnan comptent à l’heure actuelle 19 dépôts en France et 25 agences à l’étranger.
- Parmi les nombreuses succursales et les innombrables agents que comptent les Établissements Bergougnan à travers le globe, l’Italie a la chance de posséder deux agences : Milan, agence générale, 15, Via Melzo, téléphone 20-058; Turin, 16, Via Sebastiano Valfré, téléphone 18-78, agences des mieux outillées et admirablement approvisionnées.
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- INDUSTRIE DE VAUTOMOBILE ET DU CYCLE
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- Liste des récompenses obtenues dans les diverses Expositions :
- Exposition universelle de Paris, 1900, Médailles d’Argent et d’Or.
- Exposition de Lille, 1902, Hors concours, Membre du Jury, Médaille de superposition pour l’ensemble exposé.
- Exposition de Turin, 1902, Hors concours, vice-Président du Jury.
- Exposition d’Hanoï, Classe 28 et Croix de la Légion d’honneur à M. R.-C. Bergougnan.
- Exposition de Saint-Louis, 1904, Groupe 92, Classe 457, Médaille d’Or.
- Exposition de Liège, 1905, Groupe 6, Classe 3, Grand Prix.
- Exposition de Milan, 1906, Hors concours, Membre du Jury.
- Exposition coloniale de Marseille, 1906, Hors concours, Membre du Jury.
- Exposition coloniale nationale de Paris, 1907, Groupe 7, Hors
- concours, Membre du Jury.
- Exposition de Bordeaux, 1907, Grand Prix.
- Exposition franco-britannique de Londres, 1908, Classe 99, Groupe 15, Hors concours, Membre du Jury.
- Exposition de Saragosse, 1908, Hors concours, Membre du Jury.
- Exposition de Toulouse, 1908, Hors concours, Membre du Jury.
- Exposition Universelle de Quito, 1909, Grand Prix.
- Exposition de Clermont-Ferrand, 1910, Hors^ concours, Membre du Jury.
- Exposition de Bruxelles, 1910, Hors concours, Membre du Jury.
- Exposition de Buenos-Aires, 1910, Grand Prix.
- Ils ont participé à l’Exposition de Turin et y ont été classés Hors Concours et Membre du Jury.
- Wolber (Antoine).
- 76, rue des Arts, Levallois-Perret.
- L’usine Wolber a été créée à Vailly, en 1904.
- Elle occupe actuellement 10 hectares de superficie et 400 ouvriers et employés. Elle est entièrement spécialisée dans la fabrication des pneus de bicyclette et sa fabrication atteint 500 000 bandages par an.
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- GROUPE XI-B
- M. Wolber est une des personnalités les plus anciennes de l’industrie du pneumatique. Il est membre fondateur de l’Automobile-Club de France et de toutes les chambres syndicales du Cycle, de l’Automobile et du Pneumatique. Sa maison possède une seconde usine à Levallois-Perret de i no mètres carrés, occupant 80 personnes, et io dépôts à Marseille, Rouen, Rennes, Tours, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Dijon, plus 44 succursales à l’étranger: Bruxelles, Genève, Milan et Amsterdam, chaque succursale comportant 5 ou 6 employés.
- La force des générateurs à Vailly est de 1000 HP, la plupart des machines employées sont brevetées et comportent les plus récents perfectionnements connus dans l’industrie du pneumatique.
- La maison Wolber a exposé à Turin des échantillons de ses bandages pneumatiques et a été récompensée par une Médaille d’or.
- CONCLUSIONS
- Le Stand français du Groupe XI B de l’Automobile et du Cycle, à l’Exposition de Turin, nous montre dans son ensemble la suprématie de la France par la perfection, le fini et le bon goût de ses modèles et par son irréprochable fabrication.
- Grâce aux perfectionnements de ces dernières années, l’Automobile et le Cycle sont devenus pratiquement et économiquement accessibles aux applications les plus variées.
- Plus encore que dans les expositions universelles précédentes, le Groupe XI B de Turin fait à notre pays le plus grand honneur et nous donne l’expression du parfait développement de cette industrie en France.
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- TABLE DES MATIÈRES
- Introduction.................................................. 5
- Bureau du Groupe NI-B......................................... 8
- Liste des récompenses......................................... 11
- Section A. Automobiles........................................... 19
- Section B. Cyclisme-TTotocyclisme................................ 61
- Section C. Carrosserie automobile................................ 69
- Section D. Accessoires d’Automobiles............................. 85
- Section E. Pneumatiques.......................................... 95
- LISTE DES EXPOSANTS
- “Alcyon” Gentil et Cie..................................19 et 61
- Automobile-Club de France...................................... 19
- Bergougnan.................................................... 96
- Berliet....................................................... 20
- BoyriVen fils et Desprès...................................... 85
- Boulogne (Eugène et fils)..................................... 69
- Caplain-Berger................................................ 86
- A. Clément-Bayard............................................. 22
- Compagnie générale des Omnibus .................................. 24
- Darracq et Cie Ltd............................................ 25
- Delahaye et Cie Ltd.............................................. 26
- Delaunay-BelleVille........................................... 33
- Embrayages Hele SchavO Ltd.................................... 56
- Germain et Cie (tTaison Joudrain) . . ..................... 87
- Grégoire......................................................... 38
- GrouVelle Jules, Arquembourg et Cie........................... 93
- Kapferer (TTaurice).............................................. 88
- Lemoine-Bies..................................................... 89
- TTuhlbacher...................................................... 70
- Panhard-LeVassor.............................................. 39
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- TABLE DES MATIÈRES
- Peugeot (Société anonyme des Automobiles et Cycles) ... 52 et 63
- “Régina” Cycles..................................................... 62
- Renault Louis....................................................... 49
- Rheims et Auscher (Maison J. Rothschild et fils).................... 72
- Rivière fils........................................................ 83
- Rodrigues Gauthier et O..............•.......................... 89
- Société française des Roulements à billes........................... 92
- Société du bandage “Tenajc” Lamelle................................. 95
- Turcat Mér^ et Cie.................................................. 58
- VanvJooren (Achille)................................................ 83
- Ville de Paris...................................................... 58
- A. "Wolber.......................................................... 97
- Zedel.....................................................59 et 67
- Conclusions......................................................... 98
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