- Accueil
- > Catalogue général
- > Exposition universelle. 1911. Turin - Groupe XIII. Classe 72. Meubles de luxe et meubles à...
Groupe XIII. Classe 72. Meubles de luxe et meubles à bon marché
-
-
- p.n.n. - vue 1/46
-
-
-
- GROUPE XIII
- CLASSE 72
- MEUBLES DE LUXE & MEUBLES A BON MARCHÉ
- p.n.n. - vue 2/46
-
-
-
- p.n.n. - vue 3/46
-
-
-
- 7 %H-Ç
- REPUBLIQUE FRANÇAISE
- MINISTÈRE DU COMMERCE ET DE L'INDUSTRIE
- EXPOSITION INTERNATIONALE DES INDUSTRIES ET DU TRAVAIL DE TURIN 1911
- GROUPE XIII
- CLASSE 72
- MEUBLES DE LUXE & MEUBLES A BON MARCHÉ
- Rapporteur : M. Alexandre COURCIER
- Comité Français des Expositions à 1 Etranger.
- 42, Rue du Louvre, 42
- Page de titre n.n. - vue 4/46
-
-
-
- p.n.n. - vue 5/46
-
-
-
- RAPPORT
- sur la CLASSE 72
- GROUPE XIII
- FORMATION DU COMITE D’ADMISSION ET D’INSTALLATION
- RECRUTEMENT DES EXPOSANTS
- Les premiers pourparlers qui s’engagèrent dans l’industrie de l’ameublement au sujet de la participation à l’Exposition de Turin ne furent pas très favorables. Les efforts faits pour celles de Bruxelles et de Buenos-Aires qui, à ce moment, venaient d’être inaugurées et ceux, plus grands encore, qu’allait exiger la grande manifestation triennale prochaine du Salon du Mobilier rendaient difficile l’adhésion des exposants engagés dans ces diverses collaborations. Le peu de ressources qu’offrait, au point de vue commercial, une exposition de l’ameublement en Italie augmentait aussi l’hésitation des fabricants. Ce fut donc dans ces conditions difficiles que se manifesta l’heureuse intervention de la Chambre Syndicale.
- Sous les auspices de son Président, M. Ferdinand Pérol, et de son Vice-Président, M. Jémont, une idée nouvelle et très intéressante de collectivité attira à elle tous les indécis et assura ainsi le grand succès remporté par la Classe 72, et consacré par le Jury international.
- Les exposants du bronze, que cette idée avait également séduits, vinrent, par leur participation et leur précieuse collaboration, ajouter à ce succès.
- Les réunions des comités de ces deux classes se firent alors en commun, dans le local de la Chambre Syndicale de l’ameublement, mis gracieusement à leur disposition par son Président.
- p.7 - vue 6/46
-
-
-
- 8
- GROUPE XIII. — CLASSE 72
- Le bureau de la Classe 72 fut ainsi constitué :
- Président....... MM. JÉMONT.
- Vice-Présidents. A. COURCIER, P. SOUBRIER, VINET.
- Secrétaire...... DARRAS.
- Trésorier....... RE Y.
- MM. Braquenié et Ferd. Pérol, Vice-Présidents du Groupe XIII, assistèrent à toutes ces réunions, facilitant ainsi par leurs conseils éclairés la tâche des Membres du Bureau.
- Les autres Membres du Comité d’admission étaient MM. Arnavielhe; Bernel ; Blondeau ; Cheminais ; Clair ; Delmas ; Epeaux ; Gouffé ; Gouverneur ; Mercier ; Mioland ,’ Pied-Chevrel ; Thiébaux.
- L’appel fait à la corporation de l’ameublement par différentes circulaires, mais, surtout, par les visites personnelles des Membres du Comité, détermina, dans la suite, l’adhésion des exposants suivants; MM. Bergmann ; Cerf (Lt et M.) ; Chanée (Albert) ; Charton ; Chevalié ; Cru yen ,* Desumeur ; Duclos ; Thomas-Hamel ; Feigenheimer ; Fournigault ; Hamot (R. et L.) ; Jegaudez ; Kaleski ; Keller ; Kohl ; Linke ; Pique ; Piquée ; Poulet ; Pruneau ; Raison-Renouvin ; Société Française des Baguettes ; Ville de Paris (Ecole Boulle) 5 Villemin-Jobard ; Weinspach.
- p.8 - vue 7/46
-
-
-
- MEUBLES DE LUXE ET MEUBLES A BON M ABC HÉ
- 9
- INSTALLATION DES EXPOSANTS
- Le Comité d’admission, transformé en comité d’installation se trouva donc à la tête du nombre respectable de quarante-sept exposants. Ce Comité conserva sa même composition et son même bureau.
- L’espace réservé à la Classe 72, mesurait une superficie d’environ 600 mq. M. de Montarnal, architecte tout indiqué par son indiscutable talent et ses
- HamoT
- &QUBRIER
- Ce plan indique le nom des Maisons ayant décoré et installé les différents stands, ainsi que les emplacements occupés par les exposants dans les divers salons collectifs.
- p.9 - vue 8/46
-
-
-
- 10
- GROUPE XIII. — CLASSE 72
- succès dans les précédentes expositions de l’ameublement, accepta la direction du service technique de l’installation et se chargea de la décoration artistique.
- Mis au courant du projet de collectivité, il dressa, à la grande satisfaction de tous les exposants, le plan général que nous donnons ci-contre, et qui permettait à chacun d’entre eux de mettre en relief ses conceptions particulières, tout en concourant à l’harmonie de l’aspect général : M. de Montarnal a su ainsi réaliser ce difficile problème, la variété dans l’unité.
- Les travaux d’installation furent confiés à M. Fournigault, ainsi que le gardiennage et la représentation des collectivités. M. Fournigault s’entendit ensuite individuellement avec chacun des exposants des stands et devint ainsi l’entrepreneur général et le représentant de toute la classe.
- L’emballage et le transport des marchandises furent faits en commun et aux frais de la Classe, dans des wagons spéciaux, à l’aller par la Maison Leglaive, et au retour par la Maison Lapierre.
- Les caisses furent amenées dans un pavillon distant de 3 kilomètres de la classe, et c’est là que se firent les formalités de douane.
- M. Dejean, Secrétaire général de la Chambre Syndicale de l’Ameublement, fut chargé des assurances qui se firent également en collectivité. Le “Lloyd’s anglais’’ assura au taux de 15 francs du mille contre l’incendie et la Compagnie “la Minerve” à 15 francs du mille pour tous les autres risques. Le bris des glaces et marbres ne fut pas assuré, la surprime de 75 francs du mille demandée par la Compagnie ayant été trouvée excessive. Il est à remarquer que pour les assurances, l’Exposition de Turin fut peu favorisée. L’augmentation sur les précédentes Expositions se chiffra par plus de 20 francs du mille, le désastre qui avait si malheureusement éprouvé l’Exposition de Bruxelles ayant fait élever considérablement les primes et supprimer en partie la concurrence entre les Compagnies.
- L’activité et la grande compétence de M. Dejean purent se donner carrière : et il obtint aux exposants les conditions les plus favorables, dans un moment aussi difficile.
- p.10 - vue 9/46
-
-
-
- pl.11 - vue 10/46
-
-
-
- p.12 - vue 11/46
-
-
-
- MEUBLES DE LUXE ET MEUBLES A BON MARCHÉ
- 13
- DESCRIPTION DE L’EXPOSITION
- L’inauguration de l’Exposition Française eut lieu le 21 mai, sous la présidence de S. A. R. la Princesse Lœtitia, et de M. Massé, Ministre du Commerce, accompagnés de M. le Commissaire général et des autorités italiennes. Cette fête, commencée dans la plus franche cordialité, fut attristée par la nouvelle de la terrible catastrophe d’Issy-les-Moulineaux, qui mit en deuil tous les représentants de la France. Du moins, cette cruelle épreuve fut l’occasion d’une émouvante manifestation de sympathie de la part de nos amis d’Italie, manifestation toute spontanée et par là même plus touchante.
- Construit sur la rive droite du fleuve, au pied d’une riante colline, le Palais National de la France couvrait une superficie de 15.000 mètres.
- A l’entrée de ce palais, faisant face à la section allemande, et donnant sur le terre-plein du grandiose château d’eau italien, était placée la Classe 72.
- Après avoir franchi un élégant péristyle à colonnades, on pénétrait dans le grand Hall d’honneur, d’une majestueuse décoration Louis XIV, de l’aspect le plus imposant. Les murs étaient ornés de superbes tapisseries sous lesquelles étaient placés des meubles d’appui de toute beauté, supportant les objets d’art exposés par la Classe des fabricants de bronze.
- Sur chacun des grands côtés du Hall d’honneur s’ouvrait une large baie richement décorée en voussure donnant accès dans les grands salons collectifs.
- Ceux-ci, dans un style plus sobre, offraient à la variété des objets exposés un cadre et une décoration judicieusement choisis pour les mettre en valeur.
- A chaque extrémité de ce grand Hall un passage permettait aux visiteurs de pénétrer dans les différents stands installés et meublés par les principales maisons parisiennes.
- Ces stands communiquaient entre eux, donnant ainsi l’illusion d’un vaste et superbe appartement où chaque pièce formait un ensemble parfait dont la composition, le style et la décoration avaient été laissés à l’initiative de chacun des exposants, lesquels avaient rivalisé de richesse et de goût.
- L’emplacement privilégié que nous devions à la grande bienveillance de M. le Commissaire général, la disposition heureuse des stands, la richesse et la perfection des objets exposés, firent de l’exposition de l’Ameublement, une des principales attractions de la section française, contribuant ainsi pour une large part au succès si légitimement reconnu de notre exposition nationale.
- Tandis que, continuant la tradition des grands ébénistes français, la plupart des exposants s’étaient appliqués à reproduire, avec la plus grande perfection, les admirables meubles de nos musées, d’autres, empruntant aux styles clas-
- p.13 - vue 12/46
-
-
-
- 14
- GROUPE XIII.
- CLASSES 72
- siques leurs principaux éléments, avaient composé des ensembles décoratifs de l’effet le plus réussi. Mais nous n’oublierons pas de signaler les tentatives intéressantes faites par plusieurs maisons pour trouver des formes nouvelles et modernes d’ameublement et de décoration, et nous sommes heureux de constater que leurs efforts ont été très appréciés.
- SECTION FRANÇAISE
- M. ARNAVIELHE, de Montpellier, Médaille d’Or. Un des rares fabricants de province, dont la fidélité aux expositions à l’étranger doit être signalée, nous présente un cabinet de travail de composition moderne; le thème décoratif adopté est le maïs, dont les épis et les feuilles stylisés sont répétés sur les panneaux du bureau et de la bibliothèque. La structure des meubles exécutés en amarante naturel ciré et les panneaux ornés en poirier patiné, ton vieil ivoire, forment avec le velours des sièges, une tonalité douce et harmonieuse.
- M. BERGMANN, du Havre, Médaille d’Or, exposait dans la collectivité un très joli guéridon style Louis XVI, en bois de fantaisie et bronzes finement ciselés.
- M. BERNEL, Hors Concours, avait envoyé une très jolie commode, reproduction d’un modèle ancien, dont les panneaux de face et des côtés étaient décorés en Coromandel. Ce meuble avait été placé dans le Hall d’honneur.
- M. BLONDEAU (Fernand), Grand Prix, vient de succéder récemment à M. Poujol et frappe pour ses débuts, un véritable coup de maître en obtenant la plus haute récompense. Son stand, d’une décoration sobre, se distinguait par la beauté et la richesse des meubles exposés ; une magnifique chambre à coucher du style Louis XV le plus riche, exécutée en bois de violette frisé, avec motifs de marqueterie en soleil, toutes les lignes d’encadrement formant moulures en bronze doré avec motifs finement ciselés et, comme couronnement, des têtes d’anges du style le plus pur. Les trois meubles principaux: armoire à deux portes, lit et commode sont galbés sur toutes leurs faces et dans leurs formes gracieuses, très réussies, montrent l’habileté des ébénistes parisiens.
- p.14 - vue 13/46
-
-
-
- Stand de la Maison Kriéger (côté de la cheminée),
- pl.15 - vue 14/46
-
-
-
- p.16 - vue 15/46
-
-
-
- MEUBLES DE LUXE ET MEUBLES A BON MABCHÉ
- 17
- MM. BRAQUE NIÉ & C°, Grand Prix, avaient envoyé deux très grandes et belles tapisseries d’Aubusson, reproduction d’une célèbre série des Gobelins, « Les Eléments », par Audran. Elles représentent, l’une Jupiter et l’autre Junon, délicieusement encadrés de portiques et de fines arabesques, avec les somptueuses bordures de l’époque Louis XIV. Six autres panneaux plus petits, copiés de Bérain, accompagnaient ces deux superbes tapisseries et donnaient au Hall central où elles étaient placées, l’allure artistique d’un véritable musée.
- MM. CERF (L. et M.), Médaille d’Or, exposaient un meuble vitrine de style Louis XVI, époque de la transition, en bel acajou moucheté rehaussé de bronzes dorés. La partie centrale à portes pleines formait bahut, et les deux côtés avec glaces formaient vitrine. L’exécution très bien traitée, dans un ton un peu passé donnait l’illusion parfaite d’un meuble ancien. Ce meuble fait le plus grand honneur à ses exposants.
- M. CHANÉE (Albert), Grand Prix, exposait, dans le stand organisé par la Maison Soubrier, un superbe tapis de la Savonnerie de 3 m x 4 m. et de style Empire : reproduction parfaite d’un tapis du Garde-Meuble. Cette importante maison avait envoyé une des plus jolies pièces de sa collection dont l’importance et le goût sont connus de tous les amateurs.
- M. CHARTON (E.), Médaille d’Argent, Artiste peintre décorateur, excelle dans la reproduction des motifs des maîtres du xvme siècle et dans la composition décorative. Il avait envoyé un grand paravent dont les quatre panneaux représentaient des scènes champêtres genre Watteau, d’un effet très heureux.
- M. CLAIR (Maxime) et ses Fils, Hors Concours. Cette Maison, dont la puissance industrielle est connue du monde entier, ne se contente pas d’exécuter par milliers des petits meubles dont elle s’est fait une spécialité; elle nous montre par le fini et la parfaite exécution de son exposition, qu’elle est à même de rivaliser avec les meilleurs fabricants. Le stand de MM. Clair représente une chambre à coucher de style Louis XVI modernisé, dont les meubles sont exécutés en frêne ramagé verni avec décoration de motifs marqueterie fleurs ; quelques bronzes ciselés et dorés viennent en affirmer la préciosité.
- MM. COLIN (L. P. A.) et COURCIER (Maison Krieger), Hors Concours, Membre du Jury, présentaient un Cabinet de travail composé d’après les plus purs documents du Premier Empire. Les murs étaient revêtus de boiseries
- p.17 - vue 16/46
-
-
-
- 18
- GROUPE XIII.
- CLASSE 72
- ornées de moulures et de motifs en staff et décorées en peinture de deux tons blanc et vert, une très riche corniche à modillons formait couronnement tout autour de la pièce. Les grands panneaux des quatre faces au-dessus du soubassement étaient tendus d’un lampas fond or, à motifs mauves que MM. Cornille Frères avaient exécutés avec la plus grande perfection, spécialement pour cette exposition. Au milieu de la pièce, sur un des grands côtés, était placée une cheminée en marbre vert de mer, avec ornements en bronzes dorés, dont le dessus supportait une très belle garniture de la Maison Raingo et dont le foyer avait permis à M. Bouhon de montrer un de ses plus jolis spécimens de chenets Empire. L’ameublement, composé d’une bibliothèque basse à quatre portes, d’un grand bureau ministre, d’un guéridon et de fauteuils et chaises, était exécuté en acajou ronceux verni, dans le genre et le ton de l’époque et les motifs et moulures en bronze doré qui les ornaient avaient été fondus et ciselés d’après les documents de Percier et Fontaine. L’ensemble très réussi de ce stand dont le goût fut particulièrement admiré, était complété par quelques gravures et objets d’art judicieusement choisis et disposés.
- MM. Colin et Courcier, en fervents partisans de la collectivité, s’étaient attachés à fournir à quelques-uns de leurs excellents collaborateurs, l’occasion de montrer leur talent de spécialistes, aussi peuvent-ils s’applaudir des récompenses décernées par le Jury à :
- M. Thomas-Hamel, sculpteur-ornemaniste, Médaille d’Argent, qui avait exécuté les staffs de la décoration murale.
- M. Villemain-Jobard, marbrier, Médaille d’Argent, qui avait exécuté la cheminée Empire.
- M. Duclos, gainier et doreur sur cuir, Médaille d’Argent, qui s’était chargé de la gainerie du bureau et avait exposé un élégant classeur et un sous-main doré aux petits fers. ^
- M. CRU YEN, Médaille d’Or, exposait une jolie vitrine de style Louis XV, en bois des Iles, rehaussé de bronzes dorés.
- M. D ARRAS (A)., Grand Prix. Afin de présenter dans un ensemble riche et agréable différents modèles de sièges de sa spécialité, M. Darras avait installé un coin de fumoir style Adams, dont les boiseries en acajou marqueté encadraient des panneaux de soierie de même style.
- Dans un angle se trouvait un meuble formant corps avec les boiseries et composé d’une banquette confortable avec vitrine au-dessus, deux grands fauteuils à coussins, en maroquin, des chaises, etc..., complétaient cette installation. Il faut louer M. Darras pour l’élégance et le confortable qu’il sait donner à ses sièges qui peuvent rivaliser avec les meilleurs modèles anglais.
- p.18 - vue 17/46
-
-
-
- Stand de la Maison Kriéger (côté de la Bibliothèque).
- pl.19 - vue 18/46
-
-
-
- p.20 - vue 19/46
-
-
-
- MEUBLES DE LUXE ET MEUBLES A EON MARCHÉ
- 21
- M. DELMAS (Edmond), Grand Prix, avait envoyé un grand meuble d’appui genre Louis XVI qui, placé au centre d’un des salons collectifs, en formait, avec une superbe tapisserie placée au-dessus, la partie la plus riche et la plus artistique. Divisé en trois parties dont chacune correspondait à une porte, ce meuble entièrement en bois précieux était couvert de marqueteries variées, un joli paysage formant médaillon au milieu, et des damiers avec fleurettes sur les côtés. Quatre pilastres ornés de chapiteaux et de chutes de bronze doré reliaient ces panneaux et constituaient avec une riche frise d’entablement l’architecture du meuble. M. Delmas, qui est un très habile sculpteur, avait également exposé quelques tables et sièges en bois doré, parmi lesquels nous signalerons tout particulièrement une table avec guirlande de roses et une marquise avec feuilles de myrthe d’une facture et d’une exécution remarquables.
- M. EPEAUX (Vincent), Grand Prix, exposait une très complète salle à manger de style moderne. Les proportions si justement observées dans cette composition, les lignes simples et agréables, tout à fait appropriées au thème décoratif choisi « le Sorbier » donnaient à ce stand, par leur sobriété, un cachet de distinction très apprécié des connaisseurs.
- Le buffet bas avec fronton, Vargentier, la table, et les chaises couvertes en cuir avaient été exécutés en acajou patiné. Les motifs décoratifs empruntés à la feuille et à la fleur du sorbier étaient très finement sculptés. Dans le fond de la pièce une fort belle cheminée en marbre de la Maison Dervillé complétait heureusement l’ensemble de la décoration.
- Les murs étaient tendus de panneaux en étoffe lamée or composés par M. Epeaux et exécutés par M. Feigenheimer. La frise, d’un joli effet décoratif, dont le motif était aussi emprunté à la fleur du sorbier, avait été exécutée par M. Poulet. Le Jury a récompensé avec justice ces deux collaborateurs, l’un, M. Feigenheimer, par une Médaille d’Or, et l’autre, M. Poulet, par une Médaille d’Argent.
- MM. GOUFFÉ Fils et MAILLARD, Grand Prix, avaient installé dans un des stands d’angle, un petit salon genre boudoir de style Directoire, les boiseries en bois peint étaient surmontées d’une large frise décorative, dont les rinceaux entouraient de très délicats Wedgwood. Un fort beau lampas appliqué par panneaux contribuait à la coquetterie de cette exposition.
- Quelques sièges, causeuse, canapé, fauteuils, traités en bois peint et or et garnis de velours gros de Tours, encadraient une très fine console, un meuble d’appui et un guéridon exécutés en citronnier verni avec filets et petites marqueteries.
- p.21 - vue 20/46
-
-
-
- 22
- GROUPE XIII.
- CLASSE 72
- M. GOUVERNEUR, Diplôme d’Honneur, dans la collectivité, avait exposé un élégant bureau Louis XV forme rognon, tout en bois d’ébénisterie, avec bronzes ciselés et une chaise en noyer de même style ornée de fines sculptures.
- MM. HAMOT (R. et L.), Grand Prix, exposaient deux superbes panneaux
- Tapisserie de la Maison Hamot.
- de tapisserie de leur manufacture d’Aubusson, le Printemps et l’Automne, reproduction des deux célèbres tableaux de Lancret. Ces panneaux, qui mesuraient 2 mètres de hauteur et i mètre de largeur, étaient placés dans le grand Salon de la collectivité, au-dessus de fort belles consoles faisant face à l’entrée, ils émerveillaient tous les visiteurs par l’harmonie de leur coloris et leur exécution remarquable, bien digne de la grande renommée de cette importante Maison.
- p.22 - vue 21/46
-
-
-
- MEUBLES DE LUXE ET MEUBLES A BON MARCHÉ
- 23
- M. JÉMONT (Sylvain), Hors Concours, Membre du Jury, qui s’était surtout chargé, en qualité de Président de la classe, d’organiser les différentes collectivités, avait tenu à contribuer par l’envoi de ses jolis meubles et sièges d’art à en compléter et en assurer le grand succès. Si, par un sentiment de délicatesse fort remarqué, M. Jémont s’est effacé devant ses collègues, lors de la distribution des stands, il nous permettra d’exprimer le regret d’avoir ainsi été
- Meuble de la Maison Jémont.
- privés d’un de ces jolis ensembles qu’il nous avait fait admirer aux précédentes expositions.
- Il nous faut citer parmi les meubles les plus remarqués dans le Hall central, les deux bahuts Louis XVI en bois de satiné avec panneaux de marqueterie dans les portes, une très belle commode genre ancien, une superbe table Louis XIV, en bois doré, reproduction d’un meuble original du château de Bercy. M. Jémont avait également installé dans un des angles du Salon d’honneur, un très beau meuble recouvert de tapisserie d’Aubusson et un délicieux paravent Louis XV, de la plus grande finesse.
- p.23 - vue 22/46
-
-
-
- 24
- GROUPE XIII.
- CLASSE 72
- M. KELLER (E.), Grand Prix, avait exposé deux superbes meubles : un bahut vitrine de style Louis XVI et un canapé genre Delafosse.
- Le meuble bahut, d’une ébénisterie parfaite, était garni de frises en bois de violette, de panneaux en bois de rose et d’une partie d’ébène formant contrefond à une très jolie frise en bronze ciselé.
- La porte qui formait saillie sur le corps du bas était ornée d’un panneau de coromandel enchâssé dans un cadre en bronze doré. Tout en s’inspirant de la tradition de l’époque, pour le dessin et les ornements, ce meuble était original dans sa composition générale.
- Le canapé formant lit de repos, décoré vert et or et couvert d’un velours de soie rouge, était orné de dentelles en broderies d’or faisant grand honneur au tapissier qui l’avait conçu.
- M. KOLH (E.),Médaille d’Or, exposait un grand buffet bas, de style Régence, inspiré d’un meuble d’encoignure ancien qui se trouve au musée des Arts Décoratifs. De forme contournée, ce meuble en vieil acajou verni et mosaïque de satiné, le milieu à deux portes pleines et les côtés à étagères en glaces était surmonté d’un marbre mouluré très épais et d’un fronton également en marbre.
- Il constituait un joli spécimen des buffets qui sont actuellement en faveur dans les salles à manger luxueuses.
- M. LINKE (F.), Grand Prix, dont la réputation de parfait ébéniste n’est plus à faire, n’avait exposé, au grand regret général, qu’un seul meuble placé sur l’un des panneaux de la collectivité. Ce meuble d’appui, genre commode, d’une délicieuse composition Louis XV, galbé en tous sens et plaqué des bois les plus précieux, était agrémenté avec un brio remarquable de lignes et d’ornements de bronze doré que soutenaient aux deux angles deux superbes cariatides très finement ciselées. Avec l’esprit qu’il sait mettre dans ses compositions, M. Linke avait personnifié dans ces gracieuses figures, deux sentiments bien féminins quoique très opposés, la Modestie et la Coquetterie.
- MM. MERCIER Frères, Grand Prix, avaient exposé dans un des grands stands, un ensemble moderne digne de leur importante maison. L’impression délicate et harmonieuse des décorations murales, dont les tons se fondaient avec les principauxmeubles, déno tait une recherche artistique, intéressante, et du meilleur goût. Cet ensemble se composait d’une salle à manger très complète, où les meubles, tout en procédant du style Louis XIV, présentaient une composition originale et moderne. Le buffet, l’argentier, la table, les chaises étaient exécutés en chêne poli rehaussé de bronzes dorés. Les panneaux, ornés de larges
- p.24 - vue 23/46
-
-
-
- MEUBLES DE LUXE ET MEUBLES A BON MARCHÉ
- 25
- filets d’amarante sertis de deux filets de nacre prenaient un caractère précieux. Une grande console en marbre complétait cette gracieuse exposition.
- MM. Mercier avaient confié à un de leurs plus distingués collaborateurs, M. Jegaudez, sculpteur-ornemaniste, le soin de décorer les murs. Le Jury a reconnu son mérite en lui accordant une Médaille d’Argent.
- MM. MIOLAND et LELOGEAIS, Diplôme d’Honneur, qui excellent dans la fabrication des cuirs repoussés et décorés, avaient envoyé pour montrer la variété de leur fabrication, plusieurs sièges garnis dont nous citons les plus justement remarqués :
- Un fauteuil Renaissance finement sculpté, recouvert de cuir doré au petit
- fer.
- Un fauteuil Louis XIII recouvert de cuir polychrome, dans le genre Cordoue.
- Un fauteuil gothique, orné de cuir entièrement ciselé à la main.
- M. PIED-CHEVREL, Grand Prix, continue avec honneur la renommée de son beau-père, M. Chevrel, en ajoutant un nouveau fleuron à la couronne de Grands Prix qui fait l’orgueil de cette ancienne et remarquable Maison. Il nous a montré à Turin, au milieu de nombreux panneaux de marqueterie de style, une superbe et grande composition moderne représentant la Mélodie, le Rythme, et l’Harmonie, véritable tableau exécuté pour un salon de musique, dont il nous faut louer les qualités de dessin et la richesse de coloris.
- Quelques fragments de motifs décoratifs spécialement appropriés à la décoration de l’intérieur des bateaux, wagons, restaurants, etc..., indiquent bien la diversité des travaux de marqueterie que l’on peut confier à M. Pied-Chevrel, avec l’assurance de leur parfaite exécution.
- M. PIQUE (Georges), Médaille d’Or, exposait, recouvrant deux élégants sièges Louis XV finement sculptés, de ravissants cuirs décorés par un véritable artiste, l’un avec motifs argent azuré et semis tout or fondu, l’autre avec motifs en rinceaux et bouquets de fleurs de couleurs variées.
- M. PIQUÉE (Nicolas) et ses Fils, Grand Prix, qui se sont spécialisés dans la fabrication des velours d’Utrecht et d’Amiens avaient profité des nombreux panneaux des différentes collectivités, pour nous présenter un choix remarquable de leurs productions de haut goût.
- p.25 - vue 24/46
-
-
-
- 26
- GROUPE XIII. — CLASSE 72
- MM. PÉROL Frères, Hors Concours, Membre du Jury avaient envoyé deux très jolies commodes d’une exécution parfaite ; l’une copie fidèle de la commode de Fontainebleau, un des joyaux de l’Art du Mobilier Français et l’autre, d’une composition originale et d’un goût exquis.
- M. Ferdinand Pérol eut la satisfaction de présenter à Turin, au Jury International, le bel ensemble d’art qu’offrait la Classe 72. Avec toute l’autorité qui lui est si justement reconnue, il sut faire valoir le grand effort accompli par ses organisateurs. Les Membres du Jury qui votèrent à l’unanimité et par acclamation un Grand Prix au Syndicat de l’ameublement, ne manquèrent pas de féliciter chaleureusement M. Pérol pour la part si importante qu’il avait prise à cette remarquable organisation et à son brillant résultat.
- M. PRUNEAU (A.), Grand Prix. Très complète exposition. M. Pruneau avait tenu à montrer les différents genres de tapisseries qu’il compose et fabrique dans ses ateliers d’Aubusson et de Felletin.
- Il présentait, d’abord, un mobilier de salon Louis XV, en bois doré, comprenant un canapé de quatre fauteuils, copie parfaite d’un modèle des Arts Décoratifs, et un autre Louis XVI, également réussi, en tapisserie vieille imitation d’ancien, avec motifs personnages. Ce qui distinguait surtout cette exposition, c’étaient les quatre grands panneaux de tapisserie d’Aubusson si judicieusement placés dans la collectivité. La Confidence et la Chasse (de 3 m. hauteur sur 2 m. largeur) sont deux allégories bien modernes, exécutées en points beaucoup plus fins que les plus fines tapisseries, et faites au bouchon simple. Les deux autres panneaux de dimensions plus petites, représentant la Déclaration et les Fiançailles, sont également d’une exécution très fine et d’une composition très réussie.
- M. RAISON-RENOUVIN, Grand Prix, exposait dans la collectivité, deux meubles d’appui, l’un de style Régence, en bois de marqueterie et de forme galbée, avec quelques lignes de bronze, meuble sobre et de très bon goût.
- L’autre, Louis XV, plus mouvementé, avec vide au milieu, pour contenir des bibelots, était également en marqueterie et bronzes dorés. Ces deux meubles, d’une exécution parfaite, sont bien dignes de cette importante Maison.
- MM. REMLINGER et VINET, Grand Prix, avaient constitué, par l’envoi de plusieurs meubles en bois sculpté et doré, une exposition fort intéressante et très remarquée. A la tête d’une très ancienne et importante Maison de miroiterie, MM. Remlinger et Vinet ont tenu à montrer leurs qualités de sculpteurs et de connaisseurs, en complétant leur spécialité par l’adjonction de cette
- p.26 - vue 25/46
-
-
-
- Tapisseries de la Maison Pruneau.
- pl.27 - vue 26/46
-
-
-
- 28
- GROUPE XIII. — CLASSE 72
- fabrication, qui leur a valu dans les précédentes expositions, des récompenses très méritées. A Turin, nous devons citer une très belle table Louis XVI, à huit pieds, dont la ceinture est ornée de fines guirlandes. Une grande torchère Louis XVI, une console Louis XV avec cadre au-dessus, dont l’ornement du fronton entourait une ravissante peinture. Tous ces meubles se distinguaient par leur finesse de détails, leur perfection d’exécution et leur décoration du meilleur goût.
- M. RE Y (Georges), Grand Prix, s’est montré digne de sa réputation d’excellent sculpteur dans ses envois de meubles et sièges en bois doré, parmi lesquels il nous faut distinguer particulièrement deux grandes torchères Louis XVI, avec guirlandes de fleurs, un canapé corbeille, et une ravissante petite table Louis XV. Une fort belle commode en bois de rose et amarante, reproduction d’un modèle de Trianon, complétait par sa parfaite exécution cet ensemble remarquable.
- M. THIÉBAUX, Grand Prix, successeur de M. Sormani, avait exposé dans les Salons d’Honneur de la Section Française, un fort beau piano à queue de style Louis XVI, où la finesse d’exécution des bronzes rivalisait avec l’heureux choix des bois et des marqueteries.
- MM. SOUBRIER (François et Paul), Grand Prix, avaient, dans un des principaux stands, exposé un boudoir du style Louis XVI Marie-Antoinette le plus pur. Les murs revêtus de boiseries peintes en gris vieilli avec panneaux tendus de soie bleu pâle, offraient aux regards un ensemble d’une grande délicatesse.
- Le fond de la pièce disposé en alcôve avec lambrequin, contenait un superbe lit de repos d’après Delafosse, garni de fines soieries vieux rose.
- Quelques meubles précieux formaient l’ameublement de ce boudoir. Parmi ces meubles, il nous faut citer une toilette à coiffer, de forme haricot, en bois des Iles, avec ornements de bronze doré, un petit meuble d’entre-deux, genre secrétaire de dame, et un guéridon ovale, copie d’un modèle de Trianon.
- En face de l’alcôve une fine cheminée de l’époque, en marbre bleu Tur-quin, faisant partie de la collection de M. Dervillé, et obligeamment prêtée par lui, complétait cet ensemble si justement remarqué par son goût délicieux et l’exactitude de sa composition.
- ÉCOLE BOULLE, Grand Prix. Afin de montrer les progrès réalisés depuis quelques années par l’enseignement professionnel, le Conseil Municipal avait décidé d’exposer dans le pavillon de la Ville de Paris, un grand et fort riche
- p.28 - vue 27/46
-
-
-
- MEUBLES DE LUXE ET MEUBLES A BON MARCHÉ
- 29
- salon de composition Louis XV. L’École Boulle qui a pour but de former des ouvriers et artisans pour toutes les branches de l’industrie du mobilier avait été chargée de l’exécution des parties de ce salon, que concernaient son enseignement.
- Les boiseries murales, les cadres, les trumeaux, les consoles avaient été confiés aux ateliers d’ébénisterie et de sculpture sur bois.
- Les sièges, canapés, fauteuils, chaises, aux ateliers de menuiserie et de tapisserie.
- Un grand bureau en acajou et bronzes dorés, copie d’un modèle du Garde-meuble, parfaitement exécuté par les élèves de l’atelier d’ébénisterie, avait permis à la Section du Métal de collaborer à cette exposition, en se chargeant de l’exécution de tous les bronzes qui ornaient ce joli meuble.
- Tous ces travaux, faits sous la direction des professeurs techniques, par des élèves de quatrième année, prêts à entrer dans l’industrie, ont vivement intéressé les Membres du Jury qui ont accordé deux Grands Prix à l’École, un dans la classe de l’Ameublement et un autre dans la classe de la Tapisserie.
- p.29 - vue 28/46
-
-
-
- 30
- GROUPE XIII. — CLASSE 72
- sections étrangères
- Les Membres étrangers du Jury ont reconnu et consacré l’évidente supériorité de la section française de l’Ameublement. Nous pouvons justement nous féliciter de ce résultat, car, si la foule des visiteurs fut surtout frappée, comme aux précédentes expositions, par la richesse et la variété des objets exposés, les connaisseurs ne manquèrent pas de complimenter tout particulièrement les exposants français pour l’ordre et la méthode qui avaient présidé à leur installation.
- La section italienne, très importante, comprenait 117 exposants, mais, à part quelques maisons que nous aurons le plaisir de signaler, il nous faut reconnaître le peu d’intérêt rencontré dans cette vaste exposition dont les caractères généraux étaient une organisation médiocre, une présentation d’un goût doûteux, mais, par contre, une regrettable tendance à la contrefaçon de nos anciens styles dans leurs plus beaux spécimens.
- Cette remarque s’applique malheureusement aussi aux expositions des Républiques latines, ou l’on rencontre dans toute l’exécution des meubles et sièges exposés, la main des ouvriers italiens expatriés.
- Combien sont différentes et reposantes les expositions allemande et anglaise, où nous trouvons des arrangements bien personnels, de composition originale et d’exécution parfaite !
- L’effort du gouvernement allemand s’étant porté sur les industries techniques des machines et du matériel de chemin de fer, la section allemande de l’Ameublement était loin d’avoir l’importance de celle qui avait été si remarquée à l’Exposition de Bruxelles. A Turin, l’organisation en avait été laissée à la bonne volonté de plusieurs grandes maisons de meubles et de décoration dont l’ensemble présentait une note plutôt simple et commerciale.
- La section anglaise était également restreinte, puisqu’elle ne comptait que dix exposants, parmi lesquels le classement avait introduit plusieurs spécialités n’ayant qu’un rapport éloigné avec l’art du mobilier. Mais il nous faut signaler et féliciter MM. Gill et Reigate pour leur superbe reconstitution d’une salle à manger composée des plus jolis meubles anciens du style anglais, et MM. White Allom pour leur salon, si élégamment décoré dans le genre Adams.
- La Hongrie, dans un pavillon sévère, mais de grande allure, était fort bien représentée; ses exposants nous montraient des ensembles et des compositions dont les éléments présentaient un caractère vraiment national. Avec leur sculpture lourde, leurs applications de cuivres découpés et repoussés sur des bois toujours très recherchés, les meubles se mariaient parfaitement avec
- p.30 - vue 29/46
-
-
-
- MEUBLES DE LUXE ET MEUBLES A BON MABCHÉ
- 31
- l’éclatante variété des étoffes. Un fort beau jardin d’hiver, dont les murs étaient revêtus entièrement de céramiques, avait été installé au milieu de cette section par deux architectes distingués, MM. Tory Émile et Pagain, qui reçurent les vives félicitations du Jury.
- La Belgique manquait d’exposants et s’était surtout attachée à l’installation de son salon d’honneur dont le mobilier avait été fourni par MM. Taelemans, Évrard et Vaxelaire Cloes.
- Les expositions japonaise et chinoise, en dehors des objets de curiosité, ne comportaient que de petits meubles étagères, commodes minuscules, coffrets en laque, mais d’une richesse d’ornementation surprenante.
- Ne pouvant citer tous les exposants qui, par leur mérite, ont rehaussé l’éclat de chacune des sections étrangères, nous donnerons seulement, ci-dessous, l’énumération de ceux qui ont obtenu les plus hautes récompenses.
- ALLEMAGNE
- M. J. C. PFAFF, de Berlin. Grande fabrique de meubles. Expose une salle à manger simple et de bon goût, de composition moderne. Les meubles principaux, buffet, dressoir et argentier sont encastrés dans les boiseries qui recouvrent les murs sur toute leur hauteur. Cet ensemble est exécuté en noyer verni avec quelques applications de marqueterie.
- MM. FROEHLING et LIPPMANN, de Stuttgard, présentent deux ensembles, un salon et une salle à manger, ces deux pièces de composition architecturale avec colonnes et moulures. La salle à manger est traitée en merisier verni avec applications de cuivres d’un effet froid et un peu mesquin.
- MM. FLATOW et P RIEMER. Très ancienne maison de Berlin, a obtenu un Grand Prix pour son cabinet de travail en noyer et filets de marqueterie genre allemand XVIIIe siècle, d’une exécution remarquable.
- M. Heinrich PALLENBERG, de Cologne, ancienne maison renommée pour ses installations complètes, exposait une chambre à coucher très riche en bois d’acajou et thuya, d’une bonne exécution, mais d’une composition médiocre.
- M. Alfred BUHLER, de Stuttgard, est à signaler pour son exposition de sièges entièrement garnis de cuir. Collection remarquable par la diversité des formes et la variété des ornements.
- p.31 - vue 30/46
-
-
-
- 32
- GROUPE XIII. — CLASSE 72
- ANGLETERRE
- MM. GILL et REIGATE, de Londres, se sont acquis une grande réputation pour la restauration de châteaux historiques d’Angleterre. Ils nous montraient dans ce genre un coin de salle à manger d’un vieux manoir anglais du XVIIe siècle. Les anciennes boiseries et la cheminée avec leurs sculptures primitives formaient un cadre vénérable et sévère parfaitement approprié aux différents meubles qui composaient ce véritable musée. Les plus remarquables de ces meubles étaient une grande table avec pieds sculptés Elisabeth, une chaise longue datant de 1650, époque Charles II, un coffre en chêne incrusté de divers bois, un fauteuil à haut dossier garni de velours, époque James II, et un buffet en chêne sculpté orné de fines moulures rehaussées de filets.
- M. Gill qui faisait partie du Jury anglais fut vivement félicité par tous ses collègues étrangers pour cette brillante exposition qui, par son caractère rétrospectif et artistique, faisait le plus grand honneur à la section anglaise.
- M. WITE-ALLOM, Grand Prix, dans une très complète installation présentait une salle à manger et un grand salon. La salle à manger en acajou verni et filets avec hauts lambris était d’une grande simplicité de composition mais très étudiée, au point de vue du confortable.
- Le salon en bois de citronnier orné de marqueterie contenait une grande variété de sièges d’un dessin très fin, le tout composé d’après le style Adams.
- MM. DANIELL et SONS, Diplôme d’honneur, meubles et sièges en acajou, du style Chippendale, dans des formes amples et solides.
- BELGIQUE
- Nous ne pouvons citer que M. TAELMANS de Bruxelles. Hors Concours, Membre du Jury, qui exposait une chambre Louis XVI, en bois de satiné et marqueterie, avec bronzes dorés dans le genre parisien et qui avait dirigé avec goût l’installation du Hall d’honneur de la section belge.
- HONGRIE
- M. NAGY ANTAL, Diplôme d’honneur, menuisier ébéniste, exposait, en collaboration avec M. Hermann ODON, tapissier, une salle à manger de
- p.32 - vue 31/46
-
-
-
- pl.33 - vue 32/46
-
-
-
- p.34 - vue 33/46
-
-
-
- MEUBLES DE LUXE ET MEUBLES A BON MABCHÉ 35
- composition moderne, de tonalité sombre, mais d’une grande simplicité de lignes et d’une exécution parfaite. Les boiseries et les meubles, buffet vaisselier, tables et sièges étaient exécutés en palissandre verni avec des incrustations de nacre. Les couleurs des étoffes, des tentures et des sièges, d’une belle composition décorative égayaient heureusement cet intérieur un peu sévère.
- M. LENGYEL LORINEZ, de Szeged, Diplôme d’honneur, montrait ses grandes qualités de décorateur dans un cabinet de travail en chêne teinté, avec applications de cuivres découpés.
- M. FODOR (Jozef), de Budapest, Diplôme d’honneur. Un des meilleurs exposants de l’art moderne hongrois, nous présentait plusieurs intérieurs dont une salle à manger en faux citronnier et bronzes un peu lourde de composition et une chambre en frêne à grands ramages et motifs argentés.
- ITALIE
- M. NÉGRI, de Turin, Diplôme d’honneur, exposait un confessionnal gothique finement sculpté.
- M. DELLA-CHIESA Fratelli, de Milan, Grand Prix, une vaste salle de billard, décomposition moderne, exécutée en acajou et marqueterie rehaussé de bronzes dorés assez originale de forme.
- L’UNION DES SCULPTEURS EN BOIS réunissait une collectivité de spécialistes qui présentaient surtout des sièges et des petits meubles, tout couverts à profusion d’ornements d’une grande habileté d’exécution, mais d’un goût médiocre.
- M. CLÉMENTEL Fratelli, Cagliari, Grand Prix. S’est distingué dans l’imitation des anciens ornements sardes et a exposé des meubles de composition vraiment originale.
- M. G. ROSSI, Venise, Hors Concours. Un des plus brillants sculpteurs d’Italie, nous présente une série de meubles Renaissance dont les panneaux donnent prétexte à des scènes guerrières ou féeriques d’une imagination remarquable.
- M. FALFETTE et FIGLI de Côme, Grand Prix, exposaient une salle à manger moderne en amarante et marqueterie, d’une bonne exécution et d’une composition simple et de bon goût.
- p.35 - vue 34/46
-
-
-
- 36
- GROUPE XIII. — CLASSE 72
- NOMINATION ET OPÉRATIONS DU JURY
- La réunion générale des membres du Jury eut lieu dans la grande salle du Palais des Fêtes de l’Exposition, le 5 septembre, sous la présidence de M. NITTI, ministre de l’Agiiculture et du Commerce d’Italie.
- Le classement italien avait groupé sous le même Jury les classes :
- 72 Ameublement d'appartements. Meubles de luxe et Meubles ordinaires ;
- 73 A Ouvrages du tapissier ;
- 73 B Bronzes décoratifs ;
- 74 Verrerie cristallerie et céramique.
- Le bureau nommé par le Gouvernement italien était ainsi composé :
- Président....... MM. Thomas CARLITCH MOORE, membre de la
- commission royale anglaise des expositions de Bruxelles, Turin et Rome.
- Vice-Président. . YU-WINZEN, secrétaire de la Légation de Chine
- à Rome.
- Secrétaire...... LUIGI BELTRAMI, de Turin.»
- Dans une réunion tenue dans un préau d’école, les membres du Jury se subdivisèrent en sous-commissions et les classes 72, 73 A, et 73 B furent jugées par les membres suivants :
- Président.... MM. YU-WINZEN, pour la Chine.
- Secrétaire... Giovanni CELESTINO, pour l’Italie.
- Membres...... Giuseppe PICHETTO, pour l’Italie.
- Petter J ESSE N, pour l’Allemagne. Ferdinand PEROL, pour la France. Sylvain JÉMONT, pour la France. Alexandre COURCIER, pour la France, Thomas BOUHON, pour la France. Raymond SUD RE, pour la France. Jules TAELEMANS, pour la Belgique.
- p.36 - vue 35/46
-
-
-
- MEUBLES DE LUXE ET MEUBLES A BON MARCHÉ
- 37
- Membres....... Arnold Von GOLDBERGER, pour la Hongrie.
- Giuseppe de MARIA, pour l’Argentine.
- Luigi MODERNA, pour l’Amérique latine.
- Bernard COWTAN, pour l’Angleterre.
- John HAMBLEL GILL, pour l’Angleterre.
- Yojiro KUWAHARA, pour le Japon.
- Kikujiro MORITA, pour le Japon.
- Giuseppe QUARTARA, pour l’Uruguay.
- Les opérations du Jury commencèrent par la section française et les récompenses décernées à notre classe furent très nombreuses et brillantes :
- 20 Grands Prix ;
- 2 Diplômes d’Honneur;
- 8 Médailles d’Or ;
- 7 Médailles d’Argent.
- furent votés à nos exposants, sans donner lieu à discussion, le Jury étant unanime à reconnaître les mérites de chacun -d’eux. Tout en se poursuivant très cordialement, l’examen des autres sections fut l’objet de quelques observations de la part des jurés français, notamment pour la section italienne, où ils firent remarquer que quelques exposants avaient présenté des modèles français contrefaits et dénaturés. Ils réclamèrent la mise hors du concours de deux d’entre eux, et satisfaction leur fut accordée.
- La récapitulation générale des récompenses eut lieu dans le grand Hall de la Section Française, en présence de tous les Membres du Jury. A ce moment, M. Petter Jessen, le très sympathique membre de la section allemande prit la parole pour féliciter, au nom de tous ses collègues étrangers, les représentants de la France, pour le superbe résultat qu’ils venaient d’obtenir, et il fit voter par acclamation, les deux Grands Prix collectifs: l’un à la Chambre Syndicale de l’Ameublement, et l’autre à la Réunion des Fabricants de bronzes.
- p.37 - vue 36/46
-
-
-
- 38
- GROUPE XIII. — CLASSE 72
- RÉPARTITION DES RÉCOMPENSES
- NATIONALITÉS
- Allemagne
- Angleterre
- Amérique du Nord..
- Belgique
- Brésil
- Chili
- Chine
- France
- Hongrie
- Italie
- Japon
- Pérou
- République Argentine
- Si am
- Turquie
- Uruguay
- Venezuela
- total
- p.38 - vue 37/46
-
-
-
- MEUBLES DE LUXE ET MEUBLES A BON MARCHÉ
- 39
- CONCLUSIONS
- Toutes les expositions se ressemblent, disent les sceptiques, après leur visite souvent superficielle. A cela, nous pouvons répondre que ce sont presque toujours les mêmes Maisons qui exposent et que les lourds sacrifices que leur imposent ces expositions à l’étranger, ont principalement pour but la recherche des affaires. Il est bien évident que dans la classe de l’Ameublement, par exemple, il serait préjudiciable d’abandonner notre histoire et nos traditions : si nos clients étrangers se montrent tellement partisans de nos styles du xvme siècle, c’est qu’ils n’ont pas encore rencontré dans l’Art Moderne, une richesse et une somptuosité équivalentes à ce qu’ils désirent. Dans ces conditions, nous aurions le plus grand tort de renoncer à l'art classique. A ceux qui regrettent de ne pas rencontrer chez nous plus de nouveauté et de hardiesse, il faut montrer les difficultés de tout progrès, et il est utile aussi de leur faire constater que l’effort de nos exposants n’a pas été inutile. La comparaison entre les vulgaires imitations de nos concurrents étrangers et les superbes conceptions de nos artistes parisiens pouvait se passer de tout commentaire.
- Nous avons insisté à plusieurs reprises, dans ce rapport, sur la tentative nouvelle de collectivité faite dans notre classe, nous pensons, en effet, que c’est dans cette voie que nous devons nous engager à l’avenir. Par un groupement judicieusement ordonné, par une répartition méthodique des frais, on permettra à un plus grand nombre de fabricants de se produire, en leur donnant la facilité de réaliser leurs idées, sans s’imposer des sacrifices trop onéreux.
- Glissons donc sur les critiques excessives, et plaisons-nous à constater que les jurés étrangers ont proclamé, à Turin, que la France est toujours au premier rang des nations pour son goût raffiné, sa perfection d’exécution et sa probité dans les conceptions nouvelles de l’Art.
- Mais si notre supériorité est incontestable pour l’ameublement de luxe, il n’en est pas de même dans les meubles à bon marché. Là, l’exposition française fait totalement défaut, pas un fabricant n’a osé affronter la lutte. Dans cette branche si importante de notre industrie, nous ne pouvons, à cause de nos prix élevés, concurrencer nos voisins et rivaux.
- Les Italiens dont nous nous occupons tout particulièrement, dans ce rapport, ont pris sur notre marché, depuis plusieurs années, une place prépondérante. Il nous faut reconnaître que dans la fabrication des sièges, notamment, ils sont parvenus à supplanter nos fabricants par une exécution fort habile et par des prix très bas. Avec l’aide d’intermédiaires qui leur fournissent les modèles très étudiés de nos sculpteurs parisiens, et qui se chargent de placer leur production, ils ont su se créer un courant d’affaires très important et qu’il
- p.39 - vue 38/46
-
-
-
- 40
- GROUPE XIII. — CLASSE 72
- nous est impossible, à l’heure actuelle, de détourner à notre profit. La différence des conditions économiques explique seule cette différence de prix. Dans les environs de Milan, principalement, il existe des villages de plusieurs milliers d’habitants uniquement occupés à cette fabrication. Ces ouvriers se livrent, pendant la saison propice, à l’élevage des vers à soie et aux travaux agricoles, et reprennent, l’hiver, la fabrication des meubles et sièges. Les salaires qui variaient, il y a dix ans, entre 2 francs et 3 fr. 50 par jour, se sont élevés, ces derniers temps, entre 3 et 5 francs et les meilleurs ouvriers obtiennent quelquefois 6 francs. Mais ces prix sont encore inférieurs à ceux de nos ouvriers de province, et n’ont aucun rapport avec le salaire des ouvriers de Paris. Les repas se prennent généralement en commun, et se composent de riz, de pain de maïs, et d’eau claire. Les lois de protection des mineurs sont inappliquées, de sorte que les ateliers regorgent de garçonnets employés aux menus travaux de sculpture et de fillettes qui font le cannage des sièges. Les ateliers de famille où le père et les enfants travaillent 15 à 16 heures par jour sont très nombreux et c’est principalement par ce travail à domicile que s’obtiennent les bas prix. Toutes les affaires de la région sont concentrées entre les mains d’un petit nombre d’industriels très puissants qui, en remettant la commande aux ouvriers façonniers, leur vendent le bois, la colle, le papier de verre et les menues fournitures nécessaires. Il y a peu de temps encore, une boutique d’épicerie contiguë à la Maison de sièges, et tenue par l’industriel ou un de ses parents, fournissait les vivres aux ouvriers qui étaient ainsi payés en nature.
- L’extension de la fabrication à la machine est assez récente en Italie, elle date de l’utilisation de la force motrice électrique fournie par les chutes d’eau. Quelques fabriques de découpage et de moulures se sont installées. Elles rendent de grands services aux ouvriers et se signalent par une production de plus en plus intense. Il existe dans les magasins des stocks de sièges prêts à être expédiés dans toutes les parties du monde. Notre régime douanier de 1910 qui a fixé à 50 francs, 75 francs et 90 francs par 100 kilogs les droits à acquitter, suivant la nature des objets importés, quoique plus sévère que le régime précédent de 1892, ne paraît pas avoir atteint le but que les législateurs s’étaient proposé, car les importations de l’Italie sont en progression constante.
- Le remède à cette situation ne peut venir que de nos industriels de province. Après l’augmentation de la main-d’œuvre, qui se produira inévitablement en Italie, comme elle s’est produite en France, nous pouvons espérer qu’ils arriveront à lutter à armes égales et à fabriquer aux mêmes prix que leurs concurrents.
- Quant à nous, fabricants parisiens, il nous faut continuer cette supériorité d’exécution qui nous est universellement reconnue, en nous efforçant de maintenir toute une phalange d’ouvriers d’art, capables de comprendre et d’interpréter les créations de nos artistes.
- La grave question de l’apprentissage, si opportunément mise à l’ordre du jour par les pouvoirs publics, demande à être résolue, et, nulle part, l’urgence ne
- p.40 - vue 39/46
-
-
-
- MEUBLES DE LUXE ET MEUBLES A BON MABCHÉ
- 41
- s’ervfait plus sentir que dans notre industrie où le nombre des bons ouvriers décroît de jour en jour.
- Nous voulons espérer que, grâce à l’impulsion donnée, une ère nouvelle va s’ouvrir et que nous verrons renaître, parmi nos collaborateurs, cet amour du métier, cette perfection dans le travail que l’étranger a toujours admirée, sans parvenir à l’égaler.
- p.41 - vue 40/46
-
-
-
- 42
- GROUPE XIII.
- CLASSE 72
- STATISTIQUE DES EXPORTATIONS ET IMPORTATIONS ENTRE LA FRANCE ET L’ITALIE
- EXPORTATION DE FRANCE EN ITALIE
- BOIS COURBÉ SIÈGES MEUBLES TOTAL
- Année 1909.. . . 37.500 kilog. 41.700 kilog. Néant 79.200 kilog
- Année 1910.. . . 60.100 — Néant 99.200 kilog. 159-300 —
- Année 1911.. .. 13.500 — 53.800 kilog. 224.000 — 291.300 —
- IMPORTATION D’ITALIE EN FRANCE
- BOIS COURBÉ SIÈGES MEUBLES TOTAL
- Année 1909.. . . Néant 378.700 kilog. Néant 378.700 kilog
- Année 1910... . Néant 406.000 — Néant 406.000 —
- Année 1911.. . . Néant 382.300 — 77.000 kilog. 459-300 —
- Les chiffres d’exportation de 159300 kilog. pour l’année 1910 et de 291300 kilog. pour l’année 1911, très en progrès sur celui de 79200 pour l’année 1909, doivent être attribués en partie aux Expositions de Turin et Rome pour lesquelles de grandes quantités de vitrines, étalages, installations ont pu être classées comme meubles.
- Les chiffres croissants des importations, 378 700 kilog. (1909) 406 000 kilog. (1910), 459300 kilog. (1911), confirment bien les conclusions de ce rapport.
- p.42 - vue 41/46
-
-
-
- TABLE DES MATIÈRES
- Formation du Comité d’admission et d’installation............................... 7
- Installation des exposants...................................................... 9
- Description de l’Exposition..................................................... i3
- Section française............................................................... i4
- Sections étrangères............................................................. 3o
- Allemagne...................................................................... 3i
- Angleterre.................................................................. 3 2
- Belgique........................................................................ 3a
- Hongrie....................................................................... 32
- Italie.......................................................................... 35
- Nomination et Opérations du Jury................................................ 36
- Répartition des Récompenses. ................................................... 38
- Conclusions..................................................................... 3g
- p.43 - vue 42/46
-
-
-
- p.44 - vue 43/46
-
-
-
- TABLE DES GRAVURES
- s
- Plan de la classe 72........................................................ 9
- Le Hall d’honneur........................................................... 11
- Stand de la Maison Kriéger (côté de la cheminée)......................... i5
- Stand de la Maison Kriéger (côté de la bibliothèque). . . .................. 19
- Tapisserie de la Maison Hamot............................................... 22
- Meuble de la Maison Jémont.................................................. 23
- Tapisseries de la Maison Pruneau............................................ 27
- Stand de la Maison Gill et Reigate.......................................... 33
- p.45 - vue 44/46
-
-
-
- /
- \
- DEVÀMBEZ. GKAV., PARIS
- p.46 - vue 45/46
-
-
-
- p.47 - vue 46/46
-
-