Groupe XVII. Classe 104. Sirops et liqueurs
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- CLASSE
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- SIROPS ET LIQUEURS
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- REPUBLIQUE FRANÇAISE
- MINISTÈRE DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE
- EXPOSITION INTERNATIONALE DES INDUSTRIES ET DU TRAVAIL DE TURIN 1911
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- GROUPE XVII
- CLASSE 104
- SIROPS ET LIQUEURS
- M. Édouard BARDINET, Rapporteur.
- Comité Français des Expositions à l’Etranger
- 42, Rue du Louvre, 42
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- Le Palais de la France à l’Exposition de Turin 1911
- (D’après l’aquarelle de Carlo Cussetti.)
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- AVANT-PROPOS
- C'était à Turin, le 5 septembre, à l’heure où s’achevait la séance plénière d’inauguration. Groupé dans les jardins du Valentino, le Jury de la Classe 104, qui venait de désigner son Bureau, me demanda d’écrire le rapport de ses travaux.
- Tout en appréciant comme il convenait cet honneur, tout en éprouvant la plus vive gratitude pour les collègues qui me témoignaient ainsi une si flatteuse estime, j’hésitai cependant à accepter cette périlleuse mission. Mes forces n’allaient-elles pas me trahir? Ma plume, peu experte à de telles besognes, ne se montrerait-elle pas inférieure à sa tâche? L’avouer ai-je pourtant? Cette hésitation fut de courte durée. Les instances amicales des membres du groupe français eurent tôt fait de triompher de mes scrupules : et j’acceptai.
- Hélas ! Maintenant que sont loin ces heures inoubliables et que, devant mes yeux éblouis, le Parc du Valentino n’étale plus les merveilles de la nature et les miracles de l’industrie, — maintenant qu’au brûlant soleil d’août ont succédé les brumes et les grisailles de février et que le charme s’est dissipé, — loin de l’agitation qui, d’une vie intense, animait ce jour-là les rives riantes du Pô, la réalité s’offre à moi dépouillée de tout mirage : rien ne dérobe plus à mes regards l’imprudence que j’ai commise en acceptant ce travail dont mon évidente bonne volonté pourra seule voiler les faiblesses. Mais la paix n’est-elle pas promise aux hommes de bonne volonté et, avec la paix, l’indulgence souriante d’un lecteur qui me permettra bien sans doute de voir en lui un ami ? J’ai fait de mon mieux.
- Février 1912.
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- RAPPORT
- SOMMAIRE
- Chapitre Premier. — Considérations générales : Ta Ville de Turin. — Coup d’œil d’ensemble sur l’Exposition. — Les participations française et italienne et leurs organisateurs.
- Chapitre II. — La Classe 104 : Expositions individuelles. — La collectivité. — Le Comité d’Admission et d’installation.
- Chapitre III. — L’Exposition de la Classe 104 dans le Palais de l’Alimentation française : Un mot sur les liqueurs. — Nos exposants.
- Chapitre IV. — Le Jury : L’Installation du Jury International. — La constitution du bureau de la Classe 104. — Liste des jurés.
- Chapitre V. — Les opérations du Jury.
- Chapitre VI. — Les Participations Étrangères : Italie. — Allemagne. — Angleterre. — Autriche-Hongrie. — Belgique. — Turquie. — République Argentine. — Brésil. -— Amérique latine. — Chili. — Uruguay. — Pérou. — Vénézuéla.
- Chapitre VII. — MM. les Jurés de la Classe 104 offrent un déjeuner d’honneur à leur Président.
- Chapitre VIII. — Quelques observations sur le régime international des marques de fabrique et la protection des indications de provenance. — Tableau des pays où il existe des bureaux pour l’enregistrement des marques ; durée de protection; coût approximatif.
- Chapitre IX. — Liste générale des récompenses aux Exposants français de la Classe 104 et à leurs collaborateurs.
- N.-B.
- Consulter la table des matières.
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- Vue panoramique de l’Exposition de Turin 1911.
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- CHAPITRE I
- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
- La Ville de Turin. — Coup d’œil d’ensemble sur l’Exposition. Les participations française et italienne et leurs organisateurs.
- Destinées à commémorer de grands faits historiques, auxquels notre chère Patrie avait pris une si grande et si glorieuse part, les deux Expositions de Rome et de Turin ne pouvaient laisser indifférentes nos âmes de Français et de Patins.
- Sur les rives du Pô, où déjà, en 1651, avait flotté l’étendard fleurdelisé en attendant que le drapeau tricolore se déployât glorieusement sur la chaussée d’Arcole et les plaines de Marengo, des soldats français étaient venus en 1859 cimenter de leur sang une alliance, hélas, trop éphémère, et de leurs armes victorieuses appeler un peuple à la Liberté.
- C’était Solférino, Palestro, Magenta dont les noms s lisaient dans toutes les mémoires, c’étaient ces luttes communes que devait rappeler la double Exposition où l’Art et l’Industrie se donnaient rendez-vous sur ce sol, terre de la beauté, du charme et du sourire.
- Alliés d’hier, amis d’aujourd’hui, Italiens et Français allaient se retrouver, et, dans un élan de commune sympathie, fraterniser encore en ces splendides palais où tant de souvenirs faisaient vibrer nos cœurs, où tant de merveilles enchantaient nos regards, ravissaient nos esprits.
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- Et quel cadre pouvait-on rêver plus digne du tableau ! C'était la ville de Rome, c’était aussi Turin, moins illustre sans doute, plongeant dans le passé des racines moins profondes, mais belle, noble et industrieuse cité qui eut, elle aussi, son histoire glorieuse et dont l’aspect ne peut laisser indifférent le visiteur français. Ancienne capitale du Piémont, demeurée une des plus grandes et des plus belles villes du royaume d’Italie, gardienne fidèle des tombeaux de ses rois et des souvenirs de leur histoire, il semble que Turin suit encore d’un œil jaloux, mais fier, le vol de l’aigle piémontais qui l’a quittée un jour pour la couvrir de gloire. Telle était la ville qui allait nous offrir une généreuse hospitalité, tel était le cadre où se déroulait l’Exposition Internationale de l’Industrie et du Travail.
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- Il convient tout d’abord de rendre hommage aux personnalités éminentes qui menèrent à bonne fin une si colossale entreprise. Il est à peine besoin de rappeler la composition du Comité général et celle de la Commission exécutive, que présidait son Aetesse RoyaeE PB Duc d’AosTE, car, parmi les membres de ce brillant aréopage, figurent des hommes déjà illustres par le rôle important qu’ils ont joué dans la vie publique italienne. Citons le Comte Teofieo, Sénateur et ancien Maire de Turin, qui fit partie en 1909 du Cabinet Gioeitti ; M. Froea, Sénateur, ancien Maire de Turin, Ministre dans le Cabinet Di Rudini ; M. Casanava, Sénateur — le seul Ministre de la Guerre que l’Italie ait choisi en dehors du monde militaire — qui joua un rôle important dans le Cabinet Gioeitti ; M. DanEro, qui fut Ministre de l’Instruction Publique dans le Cabinet Sonnino ; le Comte Felice Rignon, Sénateur, ancien Maire de Turin; M. Badini-Confaeoneri, Sénateur, ancien Maire de Turin; le Comte Dblfino Orsi, Président de la Presse Subalpine et Directeur du plus ancien journal italien, la très populaire « Gazeta del Popolo », le seul journal qui anima et soutint de ses campagnes toute l’épopée italienne.
- Avec de tels hommes à sa tête, la ville de Turin ne pouvait organiser qu’une Exposition digne de notre admiration ; elle le fut en tous points.
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- Il n’entre pas dans le cadre de ce rapport de vous faire une description détaillée de l’Exposition. Qu’il me soit permis cependant d’en tracer ici un rapide croquis.
- Avec ses jardins fleuris, ses palais merveilleux, dont la blancheur rehausse ici la verdure des gazons et là le reflet argenté du fleuve, avec ses larges allées, ses attractions heureusement distribuées, l’Exposition Internationale de Turin, installée
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- sur les deux rives du Pô, dans ce Parc superbe du Valentino, offrait aux visiteurs un coup d’œil féerique ; et quand, la nuit venue, tous ces palais s’embrasaient de l’éclat violent des lampes électriques, il était impossible, sous le dôme bleu sombre du ciel d’Italie, de ne point ressentir une réelle impression de grandeur et de poétique beauté.
- Ea place prépondérante réservée parmi ces merveilles à l’industrie française était bien faite pour flatter notre amour-propre national : mais ce qui n’était pas pour nous une moindre satisfaction, c’était de rencontrer un peu partout, aux quatre points de l’Exposition, de véritables petits palais, chefs-d’œuvre de bon goût et d’élégance, sur le fronton desquels nous étions heureux de lire un nom glorieux de l’Industrie ou du Commerce français. Ainsi, dans cette promenade à travers les nations étrangères, nous avons pu, à chaque pas, saluer nos trois couleurs.
- Nous pourrions donner ici bien d’autres preuves du succès grandiose remporté à Turin par la participation française. Fidèles à nos traditions, à Turin et à Rome, comme dans chacun de ces tournois pacifiques, nous étions à la tête des nations.
- Il est vrai que rien n’avait été négligé par nos éminents organisateurs ; la tâche magistrale qu’ils ont accomplie est digne du succès qui est aujourd’hui leur plus légitime sujet d’orgueil. Ce succès, nous le devons pour une grande part au Comité français des Expositions à l’Étranger et à son éminent Président, le sénateur M. Émile Dupont, ainsi qu’à l’intelligente activité, au dévouement à toute épreuve du Commissaire général du Gouvernement, M. Stéphane Dervieeé. Aidé par d’excellents collaborateurs, M. Dervieeé a triomphé de mille difficultés et a su mener à bien une tâche des plus délicates ; — nous sommes heureux de lui payer ici un juste tribut d’éloges.
- Ayant confié à des hommes aussi qualifiés l’organisation de la participation française, le Gouvernement était certain de nous envoyer à la victoire.
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- Il convient de faire ici un rappel sommaire de la genèse de l’Exposition au point de vue qui nous préoccupe.
- Dès 1907, une Commission d’étude entre en pourparlers avec la Commission exécutive italienne et, par deux conventions, assure à la France et la préséance sur les autres nations, et la possession du plus vaste des deux grands palais. Cette Commission d’étude était composée de MM. G. Roger-S andoz, Beeean, Hetzee, Jeanseeme, Masure, Estieu, de Montarnae, Barrère, ambassadeur, et Praeon, consul de France ; elle était assistée de MM. Baudoin-Bugnet et MarcadET, directeur et chef de Bureau des Expositions au Ministère du Commerce.
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- Par décret du 12 février 1910, M. Stéphane Dervieeé, Président du Conseil d’Administration du Chemin de Fer du P.-L.-M., est nommé Commissaire du Gouvernement français et M. Praeon, notie dévoué consul à Turin, Commissaire général adjoint. Par le même décret, sont en outre nommés: MM. Auguste Masure, Secrétaire général ; Eugène Hatton, Inspecteur général ; Louis Bonnier, Architecte-conseil ; Georges Goy, Chef du contentieux ; Robert Deeaunay-Beeeevieee, Henry de Douvres, Philippe Richemond, Guieeouet, Attachés. Deux jours plus tard, le Comité français des Expositions à l’Étranger est chargé de recruter, d’admettre les exposants sous la direction et le contrôle du Commissariat Général, et dans sa séance du 7 mars 1910, son Conseil de Direction confie la présidence du Comité d’organisation de la Section française à l’un de ses Vice-Présidents, M. Léopold Beeean, Président du Conseil Municipal de Paris.
- Et puis, voici des chiffres éloquents : à l’Exposition de Milan de 1906, la Section française occupait à elle seule autant d’espace que la Section italienne : à Turin, nous avons mieux fait encore puisque, sur une superficie totale de vingt-huit hectares, huit avaient été réservés à la France. Dans ce chiffre, le palais principal figure pour une superficie utilisée de plus de quinze mille mètres. C’est dans ce palais magnifique que je vous conduirai tout à l’heure pour vous faire visiter l’Exposition de la Classe 104. Il apparaît donc clairement que nous tînmes à Turin le premier rang.
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- Je m’en voudrais de ne pas rendre à César ce qui lui appartient, et je suis certain de me faire l’interprète de tous nos exposants en remerciant M. Stéphane Der-vieeé, notre distingué Commissaire général, dont le dévouement et la sollicitude ont contribué, de façon décisive, à la grandeur de la manifestation de l’Industrie, du Commerce et des Arts de la France à Turin.
- C’est pour votre rapporteur, en même temps qu’un très grand honneur, un très vif plaisir de vous présenter, avec M. Stéphane Dervieeé, ceux qui furent, dans l’Exposition de l’ancienne capitale du Piémont, les chefs autorisés de notre très glorieuse Section française.
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- , (Photo Pierre Petit.)
- M. Stéphane DERVILLÉ
- Commissaire général du gouvernement français à l'Exposition de Turin 1911.
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- M. St ÉPHANE DERVILLÉ
- La preuve de l’importance que le Gouvernement français attachait à l’Exposition de Turin, est dans le choix même qu’il fit, pour s’y faire représenter officiellement, de M. Stéphane Dervieeé, Président du Conseil d'Administration des Chemins de Fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, Régent de la Banque de France. On se souvient que M. Dervieeé fut un précieux cotlaborateur pour le Comité d’organisation de l’Exposition Universelle de Paris 1900, comme Directeur général adjoint de l’exploitation, chargé de la Section française.
- M. Stéphane Dervieeé n’est pas seulement une des plus hautes personnalités de notre industrie nationale, il se place aussi au premier rang des organisateurs qui ont contribué de façon déterminante au développement et au succès des Expositions Internationales. Son érudition artistique égale, si elle ne la dépasse, sa valeur de technicien: tous ceux qui ont pu l’approcher ont été ravis de la bienveillance de son accueil, de l’éclectisme de sa conversation, du charme enfin qui émane de toute sa personne.
- Les Exposants de la Classe 104 n’ont certes pas oublié la visite qu’ils firent au Pavillon de la Ville de Paris, à l’issue du banquet offert à notre Président, M. Daiitrae. Cette promenade à travers les salons de cette merveilleuse Exposition, où les trésors artistiques de la Ville de Paris étaient accumulés, fut charmante et instructive grâce à M. Dervieeé qui voulut bien, avec cette érudition que lui envierait le plus savant conservateur de musée, être notre cicerone. Je suis très heureux de pouvoir l’en remercier encore.
- M. Stéphane Dervieeé, fils d’un grand industriel de Saint-Maurice (Seine-et-Oise), formé de bonne heure par son père à la pratique des affaires, devint plus tard son successeur. Sous son habile direction, la maison Dervieeé, fondée pour l’exploitation de nombreuses carrières de marbre en Italie, en France, en Tunisie, en Belgique et en Orient, acquit une importance considérable. C’est d’ailleurs dans ses immenses entrepôts du quai de Jemmapes, que les maîtres de la sculpture vont chercher les plus beaux marbres nécessaires à l’art statuaire.
- Le Tribunal de Commerce de la Seine s’honore d’avoir pu inscrire sur la liste de ses Présidents, de 1893 à 1897, M. Stéphane Dervieeé. Deux ans plus tard, notre Commissaire général, déjà Administrateur de la Compagnie des Chemins de Fer Paris-
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- Lyon-Méditerranée depuis 1895, fut choisi, à Vunanimité, par ses collègues comme Président; M. Dervirré vient d’être nommé Président du Conseil d’Administration de la Banque d’Etat du Maroc.
- C’est ainsi qu’ayant rendu dans ses hautes et délicates fonctions de grands services, non seulement aux intérêts particuliers des actionnaires et du nombreux personnel d’exploitation du P.-L.-M., mais aussi, et avant tout, aux intérêts généraux du pays, M. Stéphane Dervirré était tout désigné pour assurer à Turin le succès de la participation française auquel nous sommes très heureux d’avoir pu contribuer dans la mesure modeste de nos moyens.
- M. Dervirré, qui était Commandeur de la Légion d’Honneur avant d'aller à Turin, a été élevé à la dignité de Grand Officier le 14 juillet 1912.
- A ce propos, qu’il me soit permis de rapporter un détail qui dépeint joliment la noblesse du caractère de M. Stéphane Dervirré. Donc, le Commissaire général ayant été prévenu que le gouvernement de la République avait décidé de lui conférer la plaque de Grand Officier dès le 14 juillet 1912, se mit aussitôt en campagne... mais pour obtenir que le décret ne fût signé qu’en même temps que ceux où seraient compris les exposants. Pour une fois, M. Stéphane Dervirré échoua dans ses démarches. Le gouvernement lui résista, et c’est un décret spécial qui reçut la signature présidentielle.
- Le gouvernement pouvait-il mieux affirmer l’estime en laquelle il tient notre distingué Commissaire Général ?
- M. Dervirré est Grand-Croix de l’Ordre de Saints Maurice et Lazare, et de la Couronne d’Italie.
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- CONSIDÉRATION S GÉNÉRALES
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- M. Eugène PRALON
- En le choisissant comme premier collaborateur de notre Commissaire général à l’Exposition de Turin, le Gouvernement fit, en M. Eugène Praron, un choix très éclairé. Nul mieux que lui n’était placé pour prendre en main, à Turin, la cause des intérêts français, car M. Praron a su, depuis bientôt six ans qu’il représente lof France à Turin,
- M. Eugène PRALON
- Consul Général de France à Turin. Commissaire Général adjoint du Gouvernement français.
- se créer dans cette ville de chaudes amitiés, et par lui bien des difficultés de début furent aplanies.
- M. Praron vient à peine de dépasser ta quarantaine, et déjà il compte de nombreuses années de service comme fonctionnaire au Ministère des Affaires Étrangères sur le contrôle duquel il figure depuis 1893, époque à laquelle il fut nommé élève-consul, après un court séjour au Cabinet du Ministre. Nommé consul suppléant en mars 1899, il fut envoyé à Smyrne à la fin de la même année.
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- Nous retrouvons M. Praron à Paris, en 1901, en qualité d'attaché à la Direction des Consulats et remplissant en même temps, avec un rare bonheur, les fonctions de secrétaire de la Commission chargée d’étudier les moyens de développer l’enseignement du français dans VAmérique latine.
- En janvier 1902, il fit de nouveau partie du Cabinet du Ministre des Affaires Étrangères, et deux ans plus tard, il devint sous-chef du Bureau du Personnel. Promu Consul de ire classe le 7 mai 1905, il était chargé, en août de l’année suivante, du Consulat de Turin, et recevait, en même temps que le titre de Consul général honoraire, le ruban de la Légion d’Honneur.
- C’est le ier août 1910, six mois après sa nomination comme Commissaire général adjoint de la Section française à l’Exposition de Turin, que M. Praron fut promu consul général.
- Déjà le Gouvernement tenait à récompenser un précieux collaborateur. A sa gratitude se joindra celle de nos Exposants qui ont trouvé et qui gardent à Turin le meilleur défenseur de leurs intérêts, car M. Praron a su employer le véritable moyen de bien servir la France à l’Étranger : c’est de commencer par la faire aimer en se faisant apprécier de tous par de rares qualités.
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- CONSIDERATIONS GÉNÉRALES
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- M. MASURE
- Le distingué secrétaire du Conseil d’Administration delà Compagnie P.-L.-M. n’est pas un débutant en matière d’Exposition, puisque nous relevons son nom parmi les organisateurs de la participation française à VExposition Universelle de Chicago 1892. Il fit partie, dès 1894, du Comité d’organisation de VExposition de Paris 1900, et
- M. MASURE
- Secrétaire Général du Commissariat Général.
- fut, à ce titre, le premier collaborateur de M. Stéphane Dervieré ; il faisait alors partie du Cabinet du Ministre du Commerce, M. Henry Boucher.
- Quand l’Exposition de 1900 eut fermé ses portes, M. Stéphane Dervireé n’oublia point M. Masure dont il avait su apprécier les brillantes qualités et il lui donna auprès de lui, à la Compagnie du P.-L.-M., un poste de confiance. Il fut nommé Secrétaire du Conseil d’Administration au mois d’avril 1903. Aussi, lorsque M. Dervilré accepta,
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- en allant à Turin, la lourde responsabilité inhérente aux jonctions de C ommissaire général du Gouvernement, pensa-t-il tout de suite à s’adjoindre l’homme de confiance qui avait été déjà pour lui, en 1900, le précieux auxiliaire que l’on sait.
- A Paris et à Turin, au siège du Commissariat général, nos exposants ont pu trouver en M. Masure un Secrétaire général plein d’affabilité, auquel c’était plaisir de soumettre une difficulté, tant il mettait de promptitude à trouver la solution la plus satisfaisante-
- Depuis 1900, M. Masure est Chevalier de la Légion d’Honneur.
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- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
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- M. Léopold BELLAN
- Vice-Président du Comité français des Expositions à VÉtranger depuis la fondation de cette institution, M. Léopold Beeean n’est pas un inconnu pour nos exposants qui Vont toujours vu au premier rang des hommes d’action pour lesquels Vorganisation des grandes Expositions Internationales n’a plus aucun secret. Aussi, le Comité français des Expositions à l’Étranger ne pouvait faire un choix meilleur en désignant M. Léopold Bell a n pour présider à V organisation de la Section française à l’Exposition Interna-
- M. Léopold BELLAN
- Président de la Section française.
- tionale de Turin. La situation qu’il occupe dans le monde politique, celle que ses brillantes qualités personnelles lui ont conquise dans le monde industriel, donnaient à M. Léopold Beelan toute l'autorité nécessaire pour représenter à Turin les exposants français et défendre avec fruit leurs intérêts.
- M. Léopold Beeean a répondu à tous les espoirs ; son œuvre, au cours des négociations menées à Paris aussi bien qu’à Turin, aboutit au succès le plus complet. Et
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- d’ailleurs pouvait-il en être autrement avec un administrateur aussi consciencieux, aussi éclairé que l’ancien Président du Conseil Municipal de la Ville de Paris.
- M. Ivéopold Beixan est né à Méry (Seine-et-Oise) le 20 septembre 1857 ; sa jeunesse fut studieuse puisque, ses études à peine achevées à l’école Turgot, il partit en Angleterre pour se familiariser avec les affaires. Modeste employé dans une importante maison, il est devenu, par ses seuls mérites, le chef d’un commerce fort important ; il doit à sa puissance de travail de pouvoir, en dehors de ses affaires personnelles, s’occuper des affaires publiques avec tout autant de compétence.
- Nous prions M. Bell an, au nom des exposants de la Classe 104, de trouver ici Vexpression de notre très vive gratitude pour le dévouement avec lequel il n'a cessé, depuis dix ans, de défendre les intérêts des commerçants et industriels français.
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- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
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- M. DE PELLERIN DE LA TOUCHE
- Diplomate avisé, non moins qu’admirable organisateur, M. de Peeeerin de ea Touche fut, à Turin, le metteur en scène effectif — et merveilleux — de la participation française auquel aucun détail n’échappe sans que puisse souffrir, de ce souci des petites choses, l’utilisation la plus judicieuse des éléments de choix:
- N’oublions pas que M. de PeeeErin de ea Touche était tout indiqué, par sa bril-
- M. DE PELLERIN DE LA TOUCHE
- Secrétaire Général de la Section Française.
- tante carrière administrative et aussi par sa qualité de membre du Conseil d'Administration du Comité français des Expositions à l’Étranger, pour jouer un grand rôle à Turin.
- C’est que M. de Peeeerin de ea Touche n'est pas un homme ordinaire; il suffit, pour s’en convaincre, de jeter un coup d'œil rapide sur sa carrière.
- A vingt ans, il est avocat près la Cour de Riom, quand des intérêts de famille
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- l’appellent aux Antilles françaises, où il fait un long séjour. Quatre ans plus tard, il rentre à Paris, à la Compagnie du P.-L.-M., comme attaché au Secrétariat général.
- Il franchit tous les grades de la hiérarchie avec une rapidité étonnante pour ceux qui ne connaissent point son mérite. Il est depuis huit ans administrateur de la puissante Compagnie.
- M. de PELLERIN de la Touche doit à ses merveilleuses aptitudes, autant qu’à son expérience, d'avoir fort justement conquis, au sein des grandes entreprises industrielles et financières de France, une haute situation. Nous relevons son nom sur la liste des membres des Conseils d’Administration de la Compagnie Transatlantique, de la Banque d’Algérie, de diverses branches de la Compagnie d’Assurances l’XJnion; il est en même temps Président de la Compagnie des Chemins de Fer sur route d’Algérie, V ice-P résident du Chemin de Fer électrique souterrain du Nord-Sud de Paris, etc...
- Voilà plus qu’il n’en faut pour absorber l’activité normale d’un homme. Pour M. de Pellerin de la Touche, une telle besogne n’est qu’un jeu. Sans négliger de prendre à la direction de toutes ces Sociétés une part toujours aussi effective et aussi heureuse, le distingué Secrétaire général du Comité d’organisation de la Section française se dépensa à Turin avec une énergie et une intelligence peu communes ; les exposants ne manqueront point de lui garder un souvenir reconnaissant.
- M. de Pellerin dé la Touche est Officier de la Légion d'Honneur, Officier de Saints Maurice et Lazare d’Italie et décoré de nombreux ordres français et étrangers.
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- Le Pont et la Fontaine monumentale.
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- CHAPITRE II
- LA CLASSE 104
- Expositions individuelles.
- Sur l’initiative de M. Jules Cahen, Président du Groupe 17, qui fut la cheville ouvrière de l’organisation méthodique et sûre des classes de son groupe, une première réunion du Comité de la Classe 104 eut lieu fin décembre 1910 au Siège du Syndicat des Grandes Marques, 19, boulevard Montmartre, à Paris. Au cours de cette réunion, notre dévoué Président, M. Henri Pamiral, fit ratifier les conditions d’admission et d’installation des exposants, élaborées par M. Jules Cahen et approuvées au cours d’une précédente réunion de MM. les Présidents des Classes du Groupe 17.
- Rappelons brièvement les conditions arrêtées :
- i° Meubles-vitrines adossés avec étagères en gradins fournis par le Comité :
- Pour 48 bouteilles (soit un mètre)...................................... 570 francs.
- — 24 — 1/2 — 320 —
- — 12 — 1/4 — 180 —
- — 6 — 1/8 — 100 —
- 20 Pour les exposants demandant des vitrines isolées fournies par le Comité, la redevance fut fixée à 425 francs par mètre linéaire de façade développée, plus un droit fixe de 135 francs par mètre carré, pour frais de représentation et d’installation.
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- D’autre part, il fut décidé, afin d’éviter aux exposants le tracas des opérations multiples et onéreuses d’une Exposition, de traiter avec un entrepreneur. La confiance du Comité est allée, comme aux dernières Expositions (Eondres 1908, Bruxelles 1900), à M. Chevaeie fils. Nos exposants connaissent avantageusement M. Chevaeie qui a une grande expérience des Expositions ; son matériel d’installation est très moderne et fort élégant ; il était difficile de faire un meilleur choix. Donc, M. Chevaeie fils fut notre entrepreneur ; à ce titre, il prit les engagements suivants :
- i° Fourniture, installation et décoration des vitrines.
- 2° Transport des objets exposés à l’aller et au retour, en les faisant assurer contre tous risques, depuis le domicile (pour Paris) ou la gare de départ (pour la province) jusqu’à pied d’œuvre de l’Exposition et ce, jusqu’à concurrence de 300 kilos par mètre.
- 30 Assurance des marchandises contre l’incendie jusqu’à concurrence de 500 francs par mètre.
- 40 Accomplissement de toutes les formalités de douane, de surveillance et d’entretien des vitrines, de représentation des exposants auprès du public et du Jury.
- 50 Magasinage des caisses vides et leur assurance.
- 6° Gardiennage général de la Classe.
- 7° Enlèvement de toutes les installations après la clôture de l’Exposition, et ce, dans les conditions de délai imposées par l’administration de l’Exposition.
- Des conditions que nous venons d’énumérer ne s’appliquaient pas aux exposants fournissant eux-mêmes leurs vitrines isolées et qui devaient payer au Comité la location du sol à raison de 300 francs par mètre linéaire de surface développée. Mais la plupart d’entre eux s’entendirent directement avecM. ChevaeiE fils et lui confièrent leur installation et leur représentation.
- Iva manutention des colis fut assurée gratuitement à l’intérieur de l’Exposition par le Comité Général Italien. En outre, la Société Italienne de l’Exposition avait pris à sa charge la surveillance générale de jour et de nuit, le service de la police et celui de l’incendie dans l’enceinte de l’Exposition ; elle avait pris également toutes précautions nécessaires pour éviter les vols, détournements, dégradations et dommages, sans pourtant que sa responsabilité fût engagée pour ces différentes charges.
- D’autre part, le Comité d’organisation français, bien que repoussant toute responsabilité pour les vols et détournements qui auraient pu être commis, avait institué une surveillance générale. En résumé, toutes les mesures nécessaires au bon fonctionnement avaient été prises et ont abouti, d’ailleurs, au meilleur résultat, en ce qui concerne la Classe 104.
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- LA CLASSE 104
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- LA COLLECTIVITÉ
- Ainsi qu’il a toujours étéfait dans les autres Expositions, notre Comité décida d’installer, à côté des Expositions individuelles, une Exposition de la Collectivité française des Liqueurs et Sirops. Les conditions de participation furent fixées à 15 francs par envoi d’une bouteille, tous frais compris, chaque bouteille supplémentaire étant accep. tée pour une somme de 10 francs. Cette Exposition de la Collectivité eut un succès complet, puisque tous nos exposants individuels y participèrent.
- Si l’on songe que, de retour à peine de l’Exposition de Bruxelles, nos exposants furent conviés à se retrouver à celle de Turin, on comprendra combien fut ingrate la tâche de notre Président, M. Henri Lamirae, chargé de réunir des exposants assez nombreux pour faire honneur à l’Industrie française des liqueurs. Le succès, d’ailleurs, devait répondre à ses efforts et couronner son intelligente activité. En effet, quelques jours après la réunion du Comité, c’est-à-dire dès le début de février, notre dévoué Président avait groupé 223 exposants et pouvait ainsi constater de quelle estime et de quelle sympathie l’entouraient ses collègues.
- Et si l’on remarque que ce chiffre est exactement celui de nos exposants à Bruxelles, on conviendra avec nous qu’un tel résultat dépassait de beaucoup toutes les espérances. Aussi bien pouvons-nous redire de M. Henri Lamirae ce que disait de lui à Turin notre excellent collègue, M. Ernest Lambert : « Notre cher Président a vaincu ; mieux, il a triomphé, et c’est à sa bonne camaraderie, à son accueil plein de simplicité, à ses qualités de cœur, qu’il doit d’avoir réuni, si nombreux autour de lui, autant d’exposants que d’amis. »
- LE COMITÉ D’ADMISSION ET D’INSTALLATION Voici la composition du Comité d’admission et d’installation de la Classe 104 :
- Président :
- M. Henri Lamirar, à Clichy. (Seine).
- Vice-Présidents :
- M. Bertrand-Taquet, à Paris.
- M. Eugène Bourcier, à Ivry (Seine).
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- GROUPE XVII
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- M. Francisque Bonnet, Fe Puy.
- M. Charles Coueon, Fe Havre.
- M. Édouard Cointreau, à Angers.
- M. Charles Cusenier, à Paris.
- M. CrEmont-Mouquet, à Fille.
- M. Henri DechavannE, à Paris.
- M. Paul Fourey, à Nangis.
- M. Gaboede-Get, à Revel.
- M. Henri Grasset, à Saint-Ouen.
- M. Maurice Jacmart, à Bordeaux.
- M. René Faeou, à Paris.
- M. Henri Fejeune, à Paris.
- M. Mauprivez-Feroy, à Compiègne.
- M. Fambert-Vioeet, à Thuir.
- Secrétaires :
- M. Abel de EA Bussière, à Montreuil. M. Ch. Denuzière, à Saint-Étienne.
- M. Gustave Ducreux, à Marseille.
- M. Eugène Fambert, à Neuilly-sur-Seine. M. Simon Mourre, â Marseille.
- M. Maurice Pérard, à Paris.
- M. Jean Prats, à Cette.
- M. Fouis Roubaud, à Marseille.
- M. Jean Simon, à Chalon-sur-Saône.
- Trésorier :
- M. Fouis Debrise, à Paris.
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- Le stand de la Maison Les Fils de P. Bardinet, dans la Classe 104.
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- CHAPITRE III
- L’EXPOSITION DE LA CLASSE 104
- dans le Palais de l’Alimentation française.
- Au rez-de-chaussée du pavillon dépendant du Palais de la France et spécialement réservé à l’Alimentation, la Classe 104 occupait deux salles, d’une superficie totale de trois cent quarante-quatre mètres, reliées entre elles par un large couloir. Bien que bas de plafond, ce rez-de-chaussée était très éclairé, grâce aux nombreuses baies vitrées qui avaient été aménagées et qui laissaient voir, de l’intérieur, la rive droite du Pô.
- Il nous parut difficile, au début, de tirer un parti avantageux de cet emplacement ; mais, chacun ayant apporté ses idées, notre président de groupe, M. Jules Cahen, surtout, nous ayant aidés de ses conseils, la décoration générale, laissée à l’initiative de la Classe, fut très réussie, et les élégantes vitrines de la maison Chevaije eurent un cadre digne d’elles : notre Exposition présentait dans son ensemble un coup d’œil fort séduisant.
- Faut-il le dire? Tout en regrettant que quelques maisons importantes n’aient pas répondu à notre appel, nous ne pouvons nous empêcher de songer, avec quelque fierté, que leur absence n’a pas laissé de vides en notre Exposition. Ee nombre des exposants, nous l’avons vu, était considérable, et les grandes marques inscrites en tête de nos listes avaient bien fait les choses.
- Ea place me manque, et je le regrette, pour pouvoir dire le mérite de chacun. Je vais donc, en m’excusant par avance des oublis ou des erreurs que le palmarès est là pour réparer, vous faire faire une promenade rapide à travers les stands ; mais avant, permettez-moi une courte digression.
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- UN MOT SUR UES LIQUEURS
- « Ues liqueurs ne sont pas ce qu’un vain peuple pense, et trop de chaîlatans vivent de l’ignorance », aurait certainement dit le spirituel poète et le très délicat gourmet
- Le stand de la Maison Cointreau, dans la Classe 104.
- que fut Voltaire, s’il lui eût été donné de déguster les fins produits réunis à Turin.
- Quoi donc, une liqueur ! mais rien n’est plus facile à faire et chacun peut, moyennant quelques sous, rivaliser avec les meilleures maisons. Que faut-il, en effet, pour obtenir une excellente anisette, fabriquer un curaçao de haut goût, s’offrir, enfin, un cherry-brandy sans pareil? Oh !... la recette est des plus simples, s’il faut en croire du moins de hardis charlatans dont le bagout trompeur a parfois réussi à
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- dérouter le consommateur indécis : « Prenez et mélangez sucre, eau et alcool, ajoutez le contenu de ma petite fiole d’essence, agitez et servez. » Un point, c’est tout ! Enfoncés le Eocking, la Marie-Brizard, le Cointreau et la Bénédictine !
- C’est simple, n’est-ce pas? — trop simple cependant — et la prospérité toujours croissante de nos grandes maisons et de nos vieilles marques prouve surabondamment que de tels boniments trouvent presque toujours le public incrédule.
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- Le stand de la Maison de Ricqlès et cie, <jans \a Classe 104.
- Non, certes, ce n’est pas grâce à ces trucs enfantins qu’on peut réaliser ces merveilles de goût où l’œil complaisamment se pose et s’alanguit, en attendant que le palais délicieusement flatté en sente la caresse ou la vivifiante chaleur. Rubis étincelants, délicates émeraudes, radieuses topazes, velouté des liqueurs, éclat des élixirs, pour vous donner cette tonalité discrète ou magnifique, il y faut un autre doigté ; et ce n’est pas trop d’un travail minutieux joint à une longue expérience
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- et d’un goût très sûr pour obtenir ces produits estimés, aimés... et achetés de l’univers entier. Et c’est bien là ce que pensaient les nombreux visiteurs qui se pressaient autour de nos vitrines ou fréquentaient assidûment nos pavillons de dégustation.
- NOS EXPOSANTS
- Voici, au cenlre delà Classe, l’élégant et important stand de la maison Cointreau, d’Angers, dont tout le monde connaît et apprécie le célèbre Triple-sec &t le Guignolet ; — notre ami M. Édouard Cointreau est un vétéran des Expositions Internationales auxquelles il participe toujours avec le même succès.
- Voici le Vermouth Soleil de MM. Cazaeis et Prats; — rappelons que M. Prats fut le distingué rapporteur de la Classe 61 à l’Exposition de Bruxelles.
- Notre dévoué trésorier et ami M. Debrise expose un bel ensemble d’excellentes liqueurs parmi lesquelles nous distinguons particulièrement la Corrèzienne,— cependant qu’un autre vétéran de toutes les Expositions Internationales, M. Ch. Denu-zière, obtient avec sa liqueur de VAbbaye de Sainte-Croix un grand et légitime succès.
- Autour du kiosque coquet de la maison DE Ricqeès et Cie,les visiteurs affluent et... dégustent le célèbre Alcool de menthe de Ricqlès; — chacun, par la chaleur torride qui nous accable, le proclame le plus délicieux des rafraîchissements.
- E’Anisette Russe de MM. Bardin et Pérard, exposée dans une jolie vitrine, recueille tous les suffrages ; — n’oublions pas que M. Bardin fut l’actif et combien aimable Président international du Jury de la Classe 61 à l’Exposition de Bruxelles.
- Et puis, voici d’autres vitrines : — celle de la Société Anonyme Dubonnet, qu’il suffit de nommer, car son nom est sur toutes les lèvres et la saveur de son Quinquina sur tous les palais ; — celle de MM. Ernest Lambert et Cie qui présentent le prestigieux Rhum Saint- James, rayon de soleil des Antilles ; — celle de M. Mandeix qui contient une théorie de rhums fins et délicats, moins fins cependant que l’esprit, moins délicats que la parole de notre attitré et toujours applaudi orateur, M. Mandeix ; — et, avant de quitter les rhums, j’appelle votre attention sur la vitrine de M. de QuERHOEnt qui contient le Rhum Chauvet, marque universellement connue et appréciée.
- Égal, sinon supérieur au kirsch de la Eorêt-Noire, le Kirsch de Fougerolles honore grandement la distillerie Auguste Peureux, tandis que la Verveine du Velay, spécialité de M. Pagés-Ribeyre, nous charme de son parfum délicieux.
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- La maison Simon Mourre et Laurent Berrioux , de Marseille, avait fait une exposition tout-à-fait remarquable de ses produits qui jouissent toujours, aussi bien
- Le stand du Rhum Saint-James, dans la Classe 104.
- dans les contrées méditerranéennes que dans les Amériques, d’une exceptionnelle faveur.
- Une autre maison marseillaise, celle de M. Louis Roubaud, gendre et successeur de Masin, exposait un amer et un goudron hors de pair. Très remarquée
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- aussi la coquette vitrine du Quinquina-Apéritif de MM. Edouard Dubonnet et de Eabussière, de Montreuil-sur-Seine.
- C’est une ensemble de liqueurs remarquables que nos collègues du Jury, MM. Pey-ret frères, de Lyon, ont exposé à Turin.
- Ta maison Réquier, de Périgueux, présente la Gauloise, — liqueur qui
- Le Pavillon de la Maison de Ricqlès et Cie, dans les jardins de l’Exposition.
- « chante-clair », dont le nom claironnant réjouit, dont la saveur enchante.
- Que dire de l’AmerPicon,sinon que ce roi des amers est une marque mondiale? Universellement et non moins avantageusement connu, le Byrrh de M. Lambert-VioeET jouit d’une réputation solidement établie et bien méritée ; et ce même éloge, comment ne pas l’accorder aussi au Saint-Raphaël-Quinquina?
- Nous passons maintenant devant l’Exposition de M. Eournier-Demars, dont
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- nous avons tous apprécié l’excellent tnpie-sec qui fut servi au déjeuner offert par le Jury de la Classe 104 à son Président, au restaurant Molinari. A ce même déjeuner, notre collègue, M. Simon aîné, avait offert sa spécialité renommée, le Suc Simon qui, de l’aveu de tous, fut reconnue absolument supérieure.
- Ea maison bien connue Eegouey, Deebergue, Gage et Cie, dont un des chefs, le sympathique M. Eefebvre faisait partie du Jury, avait exposé le Punch Grassot et la Trappistine: ce sont deux produits parfaits.
- Enfin, saluons le Pippermint-Get, précieuse émeraude dont la distillerie fran-
- Le Pavillon en fer forgé du Byrrh, dans les jardins de l’Exposition.
- çaise doit être fière, et l’exquise Miraline, chef-d’œuvre de notre excellent président, M. Lamirae, qui est, chacun le sait, un distillateur émérite.
- Pour terminer notre visite à la Section française de la Classe 104, il me reste à vous présenter deux exposants de Bordeaux : la maison Marie-Brizard et Roger qui fabrique la suave anisette de Bordeaux, doyenne des liqueurs, gloire de la vieille capitale de l’Aquitaine, et enfin la maison de votre rapporteur ; — MM. les fils de P. Bardinet exposaient le Rhum Negrita et le Curaçao Chypre dont il ne m’appartient pas de faire ici l’éloge.
- Je regrette beaucoup de ne pouvoir, afin de ne pas allonger indéfiniment mon rapport et fatiguer le lecteur, parler individuellement de tous nos exposants ; — je
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- m’en excuse, le palmarès est là d’ailleurs, je le répète, pour combler toutes les lacunes et tous les oublis.
- Je constaterai, en terminant, les progrès immenses réalisés depuis quelques années par nos liquoristes français, non seulement dans la fabrication, mais surtout dans la façon adroite et souvent artistique de présenter leurs liqueurs aux consommateurs.
- L’Exposition française de la Classe 104 obtint un succès complet.
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- Dans les Jardins du Parc Valentino, deux de nos exposants avaient fait élever des pavillons isolés qui furent très remarqués ; ce sont MM. Lambert-Violet et Henri de Ricqlès, nos collègues du Jury.
- La pavillon du Byrrh se dressait en bordure d’une des principales artères de l’Expo-sition, à quelques mètres du Pont monumental et en face même du restaurant français. Nous en donnons un cliché qui n’en sera qu’une image bien imparfaite. Tout en fer forgé finement ouvragé, le pavillon du Byrrh, avec ses riches vitraux et ses lignes pures, présentait un caractère véritablement artistique et fut très admiré.
- La célèbre menthe de Ricqlès eut son pavillon placé sur la rive gauche du Pô, au centre même de l’Exposition, et obtint un grand et légitime succès. Sa façade rivalisait d’élégance avec les pavillons de nos confrères italiens, Eratelli Branca et Ugo Alberti ; et la surprise du visiteur français devenait du ravissement quand, ayant franchi les quelques marches d’un perron à la française, il se trouvait dans un salon arrangé avec cette sûreté de goût, dans les moindres détails, qui est la caractéristique de notre art.
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- Les Etablissements de la Maison Les Fils de P. Bardinet, à Bordeaux.
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- CHAPITRE IV
- LE JURY
- L’Installation du Jury International.
- La Constitution du Bureau de la Classe 104.
- Le mardi 5 septembre 1911, par une matinée radieuse, les membres du Jury International se trouvaient réunis dans le Palais des Fêtes de l’Exposition de Turin; C’est la séance plénière de l’installation du Jury que préside M. Nitti, Ministre italien du Commerce, venu tout exprès de Rome à cet effet ; l’animation de la salle est extrême, le coup d’œil est des plus curieux ; on parle toutes les langues, et si le français ne s’entendait point partout, ce serait la tour de Babel. Il y a là nos hôtes italiens aimables et empressés ; des allemands importants ; des anglais circonspects ; des américains du Sud exubérants ; des japonais discrets et souriants ; des siamois aux mines effarées et, en majorité, des français qui, arrivés les derniers, ont l’allure aisée de gens qui se sentent en pays ami.
- Sur l’estrade, à côté de son Excellence M. Nitti, prennent place MM. Froea, Sénateur ; Vitu, Président de la Commission exécutive ; Bianqui, Boyer, Vittor Eeei, Alberto Badini, Montu, Rossi, Syndic de Turin, du côté italien. MM. Stéphane Dervieeé, notre Commissaire général ; Praeon, Consul de France ; Beeean, Président et de PeeeErin de ea Touche, Secrétaire général de la Section française ; Masure, Roger Sandoz, etc., du côté français.
- Après un éloquent discours de bienvenue de M. le sénateur Froea et une humoristique réponse du Ministre M. Nitti, les assistants quittent lentement la salle et se réunissent en groupes au dehors, suivant les classes qu’ils auront à juger.
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- Voici celui de la Classe 104 ; nous faisons connaissance ou plutôt nous renouvelons connaissance avec nos collègues étrangers ; après une brève délibération, nous avons le plaisir d’acclamer le nom de M. Henri Ramirae, à l’unanimité désigné comme Président du Jury International ; Vice-Président, M. Giacomo Vanzetti ; Secrétaire, M. Ugo ArbERTI ; Rapporteur, M. Edouard Bardinet ; Secrétaire (pour la France , M. Ducreux.
- Vous connaissez déjà les membres de notre Bureau, aussi n’ai-je nul besoin de vous les présenter ici. Mais je répondrai, j ’en suis sûr, aux vœux de tous en remerciant notre sympathique et dévoué Président de Classe, M. Henri Damirar qui, dirigeant à Paris une des usines les plus importantes, les mieux installées, les plus conformes aux exigences modernes, n’hésita pas, durant de longs mois, à sacrifier ses propres intérêts pour battre le rappel des indécis et grouper autour de lui, à Turin, d’aussi nombreux exposants.
- Son Bureau se trouvant ainsi constitué, le Jury International se transporta sur l’autre rive du Pô, dans ce merveilleux Palais de la France où notre Président lui fit les honneurs de sa Classe ; on se mit immédiatement à l’œuvre. Mais avant de narrer les opérations du Jury, je dois en rappeler la composition.
- JURY INTERNATIONAU DES RÉCOMPENSES DE DA CRASSE 104
- Président :
- M. Henri Damirae, distillateur à Clichy (France).
- Vice-Président :
- M. Giacomo Vanzetti, à Turin (Italie).
- Secrétaire :
- Cav. Ugo ArbERTI, à Benevento (Italie).
- Rapporteur :
- M. Edouard Bardinet, distillateur à Bordeaux (France). Secrétaire pour la France :
- M. Gustave Ducreux, maison Picon et Cie, à Marseille (France).
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- LE JURY
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- Jurés Titulaires :
- Allemagne ........... M. Cari. Sidrer, Stadtverordneter, Francfort.
- Amérique latine...... M. Francesco PERETTi, Industriel, Machines pour la fabri-
- cation des liqueurs, Milan.
- Angleterre........... M. Patrick Hoctor, of P. Hoctor and C° and the Irish
- Whisky Bonding Company, Fondres.
- Argentine............ Cav. Andrea Pascare, à Turin.
- Belgique ............ M. Robert de Groot, à Mons.
- Brésil............... M. Oddone Frigati, à Turin.
- France............... M. Bdouard CointrEAu fils, distillateur, à Angers.
- M. Alfred Bertrand-Taquet, propriétaire-négociant, à Paris.
- M. Henri de Ricqrès (Menthe Ricqlès), à Saint-Ouen.
- M. Fambert ViOEET (Byrrh), à Thuir.
- M. Ernest RambErt (Rhum Saint-James), à Neuilly.
- M. Fournier-Demars, distillateur, à Saint-Amand. M. Simon MourrE, distillateur, à Marseille.
- M. Fouis DebrisE, distillateur, à Paris.
- M. Jean Prats, distillateur, à Cette.
- M. André Mandeix, distillateur, au Havre.
- Italie.............. Cav. Ufï. Ignazio Mazzini Marchesi, à Milan.
- Cav. Gino Branca, à Milan.
- Cav. Gennaro Peeuso, à Naples.
- Cav. Andrea Garriano, à Ottaiano.
- Pérou................ M. Vincenzo Uerich; Ditta Domenico Uerich, à Turin.
- Uruguay.............. Cav. Carlo Ravazza, à Turin.
- Vénêzuéla............ M. Alfonso Chazarettes, à Turin.
- Jurés suppléants :
- Argentine............ M. le Professeur Ugo Miaterro, agronome, à Turin.
- Belgique............. M. Henri Shartin, distillateur, à Spa.
- France............... M. Henri FejEune, distillateur, à Paris.
- M. Cremont-Mouquet, distillateur, à Fille.
- M. E. Brunier, distillateur, à Fyon.
- M. FeeebvrE (maison Fegouey, Delbergue, Gage et Clc-). à Paris.
- M. Gustave Ducreux (maison Picon), à Marseille.
- M. Henri DechavannE, distillateur, à Paris.
- M. René Rarou (maison Dnbonnet), à Paris.
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- Italie
- M. Jean Peyret, distillateur, à Lyon.
- M. Francisque Bonnet, distillateur, aux Aggeyres, Ee Puy-en-Velay.
- M. Fouis Roubaud, distillateur, à Marseille.
- M. Simon fils, distillateur, à Chalon-sur-Saône.
- Cav. Guido Isoeabeeea, à Milan.
- M. Ercole Quirici, à Turin.
- Dr Eugenio Sacchi, à Turin.
- M. Vinardi Dott. Camieeo, Ditta Domenico Beeeardi, à Turin.
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- CHAPITRE V
- LES OPÉRATIONS DU JURY
- Une salle du rez-de-chaussée du fameux château de Valentino, aujourd’hui devenu le temple austère des sciences mathématiques, fut mise à la disposition de MM. les Jurés de la Classe 104. C’est dans cette salle qu’eurent lieu les opérations du Jury ainsi que l’examen et la dégustation des produits italiens, car l’examen et la dégustation des produits français et étrangers se firent sur place dans les différents Palais.
- Commencé le mardi 5 septembre, notre travail ne fut entièrement terminé que le mardi suivant. Il fut rendu très pénible, non seulement à cause de la grande quantité des produits à juger, mais encore par la nécessité où nous fûmes de nous transporter, par une température équatoriale, dans les différentes Expositions étrangères disséminées un peu partout dans l’enceinte de l’Exposition. Nous n’avions, en effet, pas seulement des liquides à juger, puisque, d’après les règlements italiens, la classification de la Classe 104 était ainsi composée :
- i° Machines spéciales pour la production des sirops, liqueurs ;
- 20 Récipients et accessoires pour la conservation, le transport et la vente ;
- 3° Sirops, liqueurs sucrées à base d ’alcool et de vin, hydromels, esprits et alcools industriels, essences.
- N’importe, on travailla courageusement et, suivant les règles de la plus stricte équité, nous nous répartîmes en plusieurs sections, chacune de ces sections comprenant une dizaine de Jurés choisis de telle façon que chaque spécialité des produits à juger le fût par une pléiade de techniciens.
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- Je n’ai pas besoin de vous dire avec quel esprit d’impartialité et de concorde notre Président remplit ses délicates fonctions ; aucun incident ne marqua nos délibérations, si ce n’est le débat — débat traditionnel d’ailleurs — sur l’étemelle question des imitations et falsifications ainsi que des fausses indications de provenance.
- Nous avons constaté de nombreuses imitations étrangères de produits français et italiens, et un usage immodéré, autant qu’injustifié, des provenances Cognac et
- L’affiche italienne du peintre de Karolis.
- Champagne notamment. Notre amour-propre pourrait trouver là matière à flatterie, car on n’imite que ce qui est beau et bon ; mais, à vrai dire, nous fûmes plutôt énervés par le sans-gêne avec lequel certains étrangers mettent au pillage notre patrimoine national.
- Il fut entendu que nous écarterions systématiquement tout produit, quelle qu’en soit la nationalité, qui serait manifestement une imitation d’un autre produit connu ou qui serait présenté sous une fausse dénomination. Le même débat
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-
- LES OPÉRATIONS DU JURY
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- est revenu à chaque Exposition depuis celle de Paris 1900, aboutissant chaque fois à la même résolution théorique. En pratique, il nous a souvent fallu fermer les yeux, je le constate avec mélancolie, pour éviter des conflits avec nos collègues étrangers. Aussi, n’ai-je pas cru sortir du cadre de ce rapport en consacrant à l’étude de cette question passionnante du régime international des marques de fabrique» des imitations et des fausses indications de provenance, un chapitre spécial, pages 75 à 83 de ce Rapport.
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- CHAPITRE VI
- LES PARTICIPATIONS ÉTRANGÈRES
- Et maintenant, avant de vous parler de ceux de nos collègues étrangers qui vinrent à Turin soumettre leurs produits à l’appréciation du Jury de la Classe 104, je veux en quelques mots dire combien il est regrettable que certains pays où les produits de la distillerie sont en honneur, n’aient pas été représentés à Turin ; je veux parler de la Hollande, de la Suède, de la Norvège, du Danemark, de la Russie, de l’Espagne, de la Suisse et des États-Unis.
- Dans la plupart de ces pays, cependant, se fabriquent des liqueurs très réputées ; la Suède et la Norvège produisent des punchs particulièrement remarquables ; le Danemark de très bonnes liqueurs dont la plus connue est le cherry-brandy ; la Russie est sans rivale pour le kummel ; la Suisse demeure le pays par excellence des absinthes et des kirschs ; l’Espagne distille de YAnisado refinado de grande réputation dans tous les pays de langue espagnole et enfin les États-Unis ont de nombreuses et colossales fabriques de whisky et de gin.
- Mais nous regrettons particulièrement l’abstention à Turin de nos collègues hollandais, dont les liqueurs sont, à vrai dire, les seules rivales dignes des nôtres ; c’est une faute de leur part qui nous étonne, car en général leur publicité est bien faite ; les distillateurs français profiteront de cette erreur des Hollandais sur le marché italien qui n 'est pas à dédaigner.
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- GROUPE XVlï — CLASSE 104
- ITALIE
- Nos hôtes les Italiens ont fait à leurs collègues français un accueil cordial, aimable et empressé. Remercions-les donc tout d’abord. Eeur exposition de la Classe 104, installée au Pilonetto, était la plus importante, après la nôtre, bien entendu. Ces produits présentés étaient aussi nombreux que variés. En général, peu de grosses maisons et, dans le grand nombre des petits exposants, trop d’amateurs et pas assez
- Le Pavillon spécial de la Strega.
- de véritables spécialistes. C’est ce qui justifie peut-être l’hésitation que quelques Jurés italiens ont manifestée à accepter la résolution du Jury d’écarter les concurrents se servant, pour présenter leuis produits, de dénominations fausses ou usurpées.
- Quoi qu’il en soit, l’Exposition italienne mérite d’être louée, aussi bien pour la disposition que pour l’élégance et l’importance de ses stands.
- Ea majorité de nos collègues du Jury italien était des fabricants d’essences ; il
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- LES PARTICIPATIONS ÉTRANGÈRES 57
- se fait en Italie beaucoup de liqueurs à base d’essence de rose et de citron ; ces spécialités sont fort appréciées, paraît-il, par les connaisseurs... italiens ; mais nous, Français, nous ne sommes pas emballés sur ces produits... Il n’y a là, d’ailleurs, qu’une question de goût et de climat.
- Nous ne parlerons pas des vermouths, dont la supériorité est incontestable ; les marques Martini et Rossi, de Turin; Cinzano, Cora et Beeeardi, de Turin également, avaient leuis représentants dans le Jury. Quant aux liqueurs italiennes
- Le Pavillon spécial du Fernet-Branca.
- elles étaient particulièrement représentées par MM. Ugo Arberti et Gino Branca, M. ArbErti est propriétaire et fabricant de la Strega, cette grande liqueur italienne qui est à sa quarantième année de succès. L’installation de la fabrique de la Strega est très moderne et parfaite; l’usine occupe un nombreux personnel et ses dépendances sont grandioses. L,a Strega avait un kiosque de dégustation pimpant et coquet dans les jardins de l’Exposition ; nous n’avons que des compliments à adresser à son chef qui remplit au sein du Jury international, avec beaucoup de zèle et de compétence, ses fonctions délicates de Secrétaire.
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- GROUPE XVII — CLASSE 104
- M. Gino Branca est un des propriétaires de la maison Braterri Branca, de Milan, fondée en 1850. Ea réputation du Fernet-Branca est mondiale, et, en Italie, la consommation du Fernet-Branca est d’autant plus grande que cet amer, aux qualités hygiéniques incontestables, est considéré comme anti-cholérique. A Milan, il faut visiter les Etablissements de la maison Branca, qui couvrent plus de quinze
- L’affiche italienne du peintre Meitlicovitz.
- mille mètres carrés, le long de l’allée de Porta-Nuova. Tout y est remarquable : l’architecture extérieure, l’installation au point de vue de l’hygiène des ouvriers, l’outillage perfectionné, etc. Ee F ernet-Branca avait également, dans un emplacement des mieux choisis de l’Exposition, un élégant pavillon de dégustation très fréquenté ; il a obtenu le plus vif succès.
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- LES PARTICIPATION S ÉTRANGÈRES
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- Récompenses obtenues :
- Hors Concours........................................ io
- Grands Prix.......................................... 5
- Diplômes d’Honneur................................. 13
- Médailles d’Or...................................... 30
- Médailles d’Argent.................................. 42
- Médailles de Bronze................................. 36
- Mentions Honorables.................................. 16
- ALLEMAGNE
- L,a participation allemande fut, à Turin, imposante, sauf dans la Classe 104 où nous avons, avec regret, constaté l’abstention totale des distillateurs d’Outre-Rhin, puisqu’une seule maison, spécialisée dans le commerce des vins, est inscrite dans notre groupe : c’est la maison Geb. DrExee, de Francfort-sur-le-Mein, dont le sympathique directeur, M. Cari Sideer, était notre collègue du Jury.
- D’ailleurs, depuis quelques années, les distillateurs allemands, qui sont très nombreux, évitent les Expositions Universelles. Il est vrai que l’exportation des liqueurs allemandes est presque nulle, mais ce n’est pas un motif d’abstention, et il nous surprend de constater que les liquoristes allemands semblent redouter les dégustations comparatives et instructives des Expositions.
- Il y a cependant, en Allemagne, de très grandes fabriques de Piqueurs qui font, en général, des produits fins et bien présentés. Plusieurs maisons françaises y ont établi des succursales. Citons les distilleries modèles de Cusenier, à Mulhouse, et des Fies de P. Bardinet, à Berlin.
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- GROUPE XVll — CLASSE 104
- ANGLETERRE
- La participation anglaise, dans la Classe 104, n’était guère plus importante que celle de l’Allemagne.
- Je ne vous parlerai pas des Liqueurs anglaises qui n’existent pas, ou peu. Mais nous avons dégusté d’excellents Whiskies, de bons Gins et de remarquables Rhums importés des plantations anglaise en Jamaïque.
- On peut dire que le whisky, grâce aux efforts industriels et à la publicité des grandes maisons d’Ecosse et d’Irlande, est souvent le concurrent heureux des eaux-de-vie françaises. Signe des temps : on commence à en boire en France et ce n’est pas seulement par snobisme.
- Récompenses obtenues
- Hors Concours..................................... 1
- Diplômes d’Honneur................................ 3
- AUTRICHE-HONGRIE
- Les exposants austro-hongrois, de la Classe 104, firent à Turin une Exposition intéressante de bonnes liqueurs de table, où celles à base de pêches dominent. Remarqué surtout, et apprécié, le Maraschino inimitable de Zara.
- Récompenses obtenues
- Hors Concours.......................................... 1
- Grand Prix............................................. 1
- Médailles d’Or......................................... 3
- Médaille d’Argent...................................... 1
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- LES PARTICIPATIONS ÉTRANGÈRES
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- BELGIQUE
- La Belgique, qui venait de remporter à Bruxelles avec son Exposition Universelle de 1910 le succès le plus grandiose, se fit un point d’honneur de se faire représenter à Turin d’une façon remarquable. La participation belge était, dans la Classe 104, particulièrement brillante.
- Dans les vastes et claires vitrines, nous avons reconnu les produits réputés de nos sympathiques confrères belges, parmi lesquels nous avons noté, au passage : MM. F.-H. dk Beukekakr, d’Anvers, dont l’Élixir d’Anvers est fort connu; M. Luc Marcette, de Spa, dont le Bitter de Spa jouit dans les pays flamands d’une réputation méritée ; M. F. Nandrin, de Liège, qui exposa son Amer blanc; M. J. Neefs, d’Anvers, dont la spécialité fameuse est l’Élixir de Kempenaar; M. Rossaert, de Willebroeck, l’une des meilleures distilleries de Belgique ; M. Schmidt, de Bruxelles avec ses spécialités bien connues ; MM. Schaetin et C°, les fabricants du célèbre Élixir de Spa; la puissante Société anonyme Deehaize frères et C°, de Bruxelles, qui a installé en Belgique plus de sept cents succursales, et dont l’organisation des différents et multiples services est une vraie merveille ; la non moins importante maison Adolphe Deehaize, de Bruxelles, qui a donné en Belgique un remarquable essor aux produits supérieurs de l’alimentation et des liqueurs.
- Nous avons remarqué, d’une façon toute particulière, la très belle Exposition de notre collègue du Jury, M. Robert de Groot Taeeon, dont la maison, fondée en 1849, à Mons, possède une très luxueuse installation.
- L’industrie belge des liqueurs a obtenu à Turin un vif succès renouvelé de celui qu’elle avait précédemment obtenu à Liège, à Milan, à Bruxelles. Les liqueurs belges sont très différentes des liqueurs françaises ; les amers notamment, d’une préparation toute spéciale, sont universellement connus grâce à leurs qualités excellentes ; certaines liqueurs, surtout les liqueurs de menthe et d’orange, les genièvres et les bitters, sont d’une grande finesse et font, depuis quelques années, le succès de nos voisins et amis.
- Les exposants de la Classe 104 belge étaient deux fois plus nombreux à Turin qu’à Milan ; les distinctions que le Jury leur accorda marquent combien leurs produits étaient de bon aloi.
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- GROUPE XVII — CLASSE 104
- Récompenses obtenues :
- Hors Concours....................................... 2
- Grands Prix......................................... 14
- Diplômes d’Honneur.................................... 11
- Médailles d’Or........................................ 10
- Médailles d’Argent..................................... 4
- Médailles de Bronze.................................... 1
- TURQUIE
- ((Parmi les nombreux palais de l'Exposition, remarqués par leur luxe et par leur cachet, le Palais de l’Empire Ottoman, dont la façade regarde le château Médiéval, doit se placer au premier rang. Cette construction magnifique constitue un merveilleux spécimen du plus pur style oriental.»
- C’est en ces termes qu’un grand journal italien parlait de la participation turque à l’Exposition de Turin, un mois à peine avant l’ouverture des hostilités. Des temps ont bien changé.
- Da participation de l’Empire ottoman fut, avant tout, artistique ; c’est pourquoi la Classe 104 n’y fut représentée que par un seul exposant dont nous avons d’ailleurs apprécié une exquise boisson non alcoolisée, fabriquée avec des oranges fraîches. De Jury a décerné à cet exposant une médaille d’or.
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- RÉPUBLIQUE ARGENTINE
- Iya très florissante République Argentine, qui venait de marquer d’une façon grandiose le centenaire de son indépendance par l’Exposition Universelle de Buenos-Ayres, ne pouvait manquer de répondre dignement à l’invitation de l’Italie ; aussi bien sa participation fut très brillante.
- Depuis quelques années (nous l’avons constaté depuis l’Exposition de 1900), l’industrie des Eiqueurs dans la République Argentine a fait de grands progrès. Cependant, le nombre des exposants de la Classe 104 venus à Turin était infime, et quant aux produits présentés, ils empruntaient, pour la plupart, des dénominations appartenant à des liquoristes européens réputés, dont les étiquettes et formes de bouteilles étaient copiées ou imitées. C’est fort regrettable, car nos collègues argentins savent présenter leurs produits avec élégance et ont un excellent outillage moderne qui leur permet de fabriquer de bonnes liqueurs ; — pourquoi ne se décident-ils pas à créer au lieu de copier?
- Nous avons grand plaisir à signaler une liqueur très originale à tous les points de vue: c’est YHesperidina de la maison BageEy et C° Etd, de Buenos-Ayres, qui n’a rien emprunté à personne, ni comme dénomination, ni comme présentation ; aussi, nous réjouissons-nous du succès toujours croissant que rencontre cette excellente liqueur que l’on trouve dans toutes les familles et établissements de consommation de la République Argentine.
- Récompenses obtenues :
- Grands Prix............................................ 5
- Diplôme d’Honneur...................................... 1
- Médailles d’Or......................................... 7
- Médailles d'Argent..................................... 2
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- GROUPE XVII
- CLASSE 104
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- ÉTATS-UNIS DU BRÉSIL
- Le Brésil, en venant à Turin, a voulu donner à la vieille Europe toute la mesure de sa grande vitalité industrielle et commerciale ; il y a pleinement réussi, car, à côté de celle des autres républiques sud-américaines, la participation du Brésil fut prépondérante. Son palais, d’une architecture élégante, développait une intéressante façade de cent cinquante mètres. Les exposants brésiliens de la Classe 104 étaient, après ceux de la France et de l’Italie, le plus grand nombre.
- Les installations des Expositions particulières étaient fort luxueuses et furent, par conséquent, très remarquées. Près de cent exposants, venus de tous les États du Brésil, y avaient disposé leurs produits, liqueurs, alcools, apéritifs, etc., présentés de façon fort séduisante.
- Malheureusement, les liqueurs brésiliennes nous sont trop souvent offertes sous des dénominations d’origine française ; c’est là un grave abus de la part de nos collègues du Brésil qui ne veulent pas comprendre q'ue les mots : Cognac, Armagnac, Champagne et Fine Champagne, etc., sont, avant tout, des appellations d’origine, qui ne peuvent désigner que les produits distillés en Charente, en Gascogne, en Champagne. Et c’est ainsi que nous avons été daus l’obligation d’écarter de nombreux produits. Quant aux liqueurs nationales du Brésil, elles étaient en petit nombre, mais leur qualité était bonne ; et c’est pourquoi il est encore plus regrettable que de grands distillateurs brésiliens n’aient pas compris qu’il leur serait facile de lutter — et non sans honneur — avec leurs propres armes.
- Nous devons signaler qu’une importante maison du Brésil a exposé un amer, sous la dénomination Apévitai qui, chacun le sait, est la propriété incontestable d’une maison de Bordeaux, et qu’un distillateur de la province de Rio Grande del Sud n’a pas hésité à présenter, en Italie même ('), une servile et imprudente contrefaçon du Fernet-Branca.
- (1) Nous sommes heureux de publier l’extrait suivant du Journal Officiel du 22 janvier 1912, page 729.
- Moyens légaux de réprimer la contrefaçon au Brésil. — Le Moniteur Officiel du Commerce a publié, dans son numéro du 7 décembre 1911, une note relative à la décision prise par le Gouvernement du Brésil, à la suite des démarches de notre représentant dans ce pays, de ne plus accepter l’enregistrement ou le renouvellement d’enregistrements de marques mentionnant les termes «Cognac» ou «Champagne».
- Mais la contrefaçon s’exerce également sur un grand nombre d’autres articles français (vins, liqueurs, eaux minérales, parfumerie, produits pharmaceutiques, etc.). Aussi, l’attention des intéressés est-elle appelée sur les renseignements pratiques qui seront fournis à la demande du représentant de la France au Brésil par un avocat spécialiste de ces questions, M. Alvaro Lyra da Silva, et traitant des moyens légaux de poursuivre la contrefaçon au Brésil.
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- LES PARTICIPATIONS ÉTRANGÈRES
- 65
- Récompenses obtenues :
- Grands Prix........................................ 2
- Diplômes d’Honneur.................................... 6
- Médailles d’Or....................................... 43
- Médailles d'Argent................................... 22
- Médailles de Bronze.................................. 24
- Mention Honorable.................................. 1
- AMÉRIQUE LATINE
- On ne saurait trop féliciter les Etats du Centre ét du Sud-Amérique de s’être groupés pour donner plus d’importance à leur participation à l’Exposition de Turin et d’avoir réuni sous cette appellation V Union de VAmérique latine, la Bolivie, le Chili, Costa-Rica, Cuba, l’Equateur, le Guatemala, le Mexique, le Nicaragua, le Panama, le Pérou, l’Uruguay et le Vénézuéla.
- Ee Comité exécutif, composé des représentants de chaque pays, fit édifier sur les bords du Pô un superbe Palais qui a fait l’admiration de tous les visiteurs.
- Dans la Classe 104, la participation de l’Amérique latine fut intéressante, malgré que les liqueurs soumises à notre appréciation fussent, en général, des imitations de nos liqueurs de France. Je m’excuse de ce leitmotiv, mais c’est l’impression pénible que votre rapporteur a eue à Turin et il est de son devoir de la consigner dans son rapport.
- Récompenses obtenues (0 :
- Hors Concours........................................ 1
- Grands Prix.......................................... 3
- Diplômes d’Honneur................................... 2
- Médaille d’Or........................................ 1
- Médailles d’Argent................................... 4
- (1) Le Palmarès officiel italien n’attribue à l’Amérique latine qu’un Diplôme de Grand Prix. 11 est muet sur les autres Diplômes que nous mentionnons et qui ont été votés par le Jury.
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- GROUPE XVII — CLASSE 104
- CHILI ET URUGUAY
- Rien de particulier à dire de la participation du Chili et de l’Uruguay. Un seul exposant pour le Chili, trois seulement pour l’Uruguay. Aucune liqueur originale à signaler ; les liqueurs que les deux Républiques Sud-Américaines nous ont présentées sont des imitations des liqueurs françaises ou italiennes.
- Récompenses obtenues :
- Grand Prix........................................... 1
- Diplôme d’Honneur.................................... 1
- Médaille d’Or........................................ 1
- Médaille d'Argent (Chili)............................ 1
- PÉROU
- Sept exposants nous ont présenté des bitters, des alcools et eaux-de-vie de canne à sucre, des eaux-de-vie d’avoine et de maïs bien fabriquées. Quant aux liqueurs, nous ne pourrions que répéter ce que nous en écrivons d’autre part pour les produits argentins et brésiliens ; ce sont en général des imitations des produits français.
- Récompenses obtenues :
- Diplômes d’Honneur..................................... 2
- Médailles d’Or......................................... 3
- Médaille d’Argent...................................... 1
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- LES PARTICIPATIONS ÉTRANGÈRES 67
- VÉNÉZUÉLA
- Neuf exposants du Vénézuéla nous présentaient de très bonnes anisettes et une eau-de-vie très spéciale et aussi agréable, dénommée Cocuy.
- Récompenses obtenues :
- Grand Prix..................................... i
- Diplôme d’Honneur.............................. i
- Médailles d’Or................................. 5
- Médaille d’Argent.............................. 1
- Mention Honorable
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- Le Banquet offert par les Membres du Jury de la Classe 104 à leur Président, M. Henri Lamiral, et que présidait M. Stéphane Dervillé, Commissaire général du Gouvernement français.
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- CHAPITRE VII
- MM. les Jurés de la Classe 104 offrent un Déjeûner d’honneur
- à leur Président.
- Une tradition constante veut que MM. les Jurés, une fois leur travail terminé, offrent un banquet à leur Président.
- M. Henri LAMIRAL
- Président de la Classe 104.
- Heureuse tradition que nous n’eûmes garde d’oublier, que nous aurions créée plutôt, tant étaient grandes les sympathies qu’avait su conquérir notre cher Président.
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- GROUPE XVII — CLASSE 104
- Ce déjeuner d’Honneur eut lieu sur la terrasse du Grand Restaurant du Parc, le fameux Molinari, et si le grand soleil commit l’indiscrétion de prendre place à une table où il fut plutôt gênant, cette fête de famille n’en eut pas moins un plein succès. En pouvait-il être autrement avec un Président tel que notre distingué Commissaire général ? Une fois de plus, M. Stéphane Derviixé nous permit d’apprécier cette exquise courtoisie et cette aménité qui font de sa présence un bonheur pour ceux qui l’entourent.
- M. Praeon, Consul général et Commissaire adjoint du Gouvernement français; M. Masure, Secrétaire général du Commissariat ; M. Deeaunay-BeixEviiee ; M. Jules CahEn, le dévoué Président du Groupe 17, avaient répondu à l’appel des organisateurs, ainsi que M. Achille Pignon, l’actif Président du Syndicat National des Vins et Spiritueux et M. Charton, Président du Jury de la Classe 103.Quant aux Jurés français de notre classe, ils étaient au grand complet, heureux de donner ainsi à leur Président un témoignage de cordiale sympathie, auquel s’empressèrent de souscrire, par leur présence, tous les Jurés étrangers que ne retenaient par des engagements antérieurs.
- Mmes Jules Cahen, Dechavanne, de Ricqeès, Fournier, Mourre et Mlles Fournier .et Mourre avaient bien voulu s’asseoir à notre table et aviver, par leur grâce et leur sourire, le charme de cette petite fête intime.
- Convives pleins d’entrain, conversations animées, menu parfait, grands vins et délicieuses liqueurs, rien ne manquait à la fête et, comme dans tous les banquets qui se respectent, il y eut les discours ; celui de notre excellent collègue, M. Mandeix, pour remercier M. le Commissaire général de sa présence ; celui de notre ami, M. Bertrand Taquet; de M. Pignon, qui parla au nom des invités et du Syndicat National ; celui de M. Esnest PamberT qui, s’adressant à notre Président, M. H. Pamiral, mit sa modestie à une rude épreuve, en rendant hommage au dévouement qui lui permit d’organiser notre Exposition et d’en mener à bien l’installation ; et ce fut ensuite M. Dervitlé qui, après avoir fait remarquer qu’on ne devait point, ce jour-là, faire de discours, n’eut point de peine à nous tenir sous le charme de sa parole ; en termes excellents, notre éminent Commissaire général rappela les origines de l’Exposition de Turin, les difficultés premières si rapidement vaincues et, enfin, le triomphe de la participation française.
- « Une part de ce brillant succès, ajoute-t-il, revient à vous, Messieurs les Exposants de la Classe 104, — à vous particulièrement, mon cher Président, qui avez su réunir dans cette classe des Piqueurs les plus grands noms de la distillation française. »
- M. Stéphane Derviixé fait l’éloge de ses collaborateurs et à la fin de son discours est salué par d’unanimes et longs applaudissements.
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- DEJEUNER D’HONNEUR
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- C’est M. Jules Cahen qui lui répond. Il remercie le Commissaire général de sa présence et surtout de la sollicitude qu’il prodigue à tout ce qui touche aux intérêts français. Mais M. Jules Cahen laisse tout le monde incrédule quand il veut nous faire croire qu’il n’a fait que son devoir et quand, dans les négociations délicates qui précédèrent les nominations des Jurés français, par exemple, il ne veut s’attribuer qu’un minime mérite. Nous savons tous que M. Jules Cahen fut constamment sur la brèche et qu’il enleva, à lui seul, bien des forteresses. Quelqu’un le dit tout haut à côté de M. le Commissaire général : c’est M. Praeon, je crois, et le
- M. Jules CAHEN
- Président du Groupe XVII.
- discours du Président du Groupe s’achève au milieu d’une triple salve d’applaudissements.
- Si habitué que l’on soit aux ovations, la gêne qu’on éprouve à entendre ses louanges nous gratifie toujours d’une certaine émotion. Aussi, quand l’excellent Président du Jury, M. I,amirae, se leva pour répondre, son émotion était visible. Il trouva, pour remercier tout le monde, des paroles sincères et brèves : et cela est de la meilleure éloquence.
- Après avoir dit à M. le Commissaire général combien il lui avait de gratitude
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- GROUPE XVII — CLASSE 104
- et d’honneur de sa présence à ce déjeuner tout intime, M. h amiral ayant rappelé le rôle de chacun et surtout le dévouement de M. Jules Cahen, s’adressa à ses collègues :
- Votre présence ici, mes chers amis, m’honore et me réconforte. Elle est la meilleure preuve que mes efforts m’ont valu votre sympathie ainsi que l’estime de tous.
- Merci à vous aussi, Messieurs les Jurés étrangers ; grâce à votre courtoisie, à votre empressement, la lourde tâche qui nous incombait vient de s’accomplir dans des conditions excellentes dont chacun a le droit de se féliciter.
- Je bois au succès de la Section française, à celui de l’industrieuse Section italienne, qui demeureront étroitement liées dans notre souvenir et je lève aussi mon verre en l’honneur des dames, dispensatrices du charme et du sourire qui eussent manqué à cette table.
- Vive la France ! Vive l’Italie !
- Et, dans le brouhaha des départs, les applaudissements crépitent. Un vif succès est fait à M. Eamirae.
- Cette charmante fête s’est terminée de la façon la plus heureuse et la plus artistique par une longue visite à l’Exposition de la Ville de Paris, dont M. Stéphane Dervieeé, avec cette érudition raffinée et ce bonheur d’expressions qui lui sont propres, nous fit admirer les richesses artistiques.
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- CHAPITRE VIII
- QUELQUES OBSERVATIONS
- sur le régime international des marques de fabrique et la protection des indications de provenance.
- Il est devenu banal de répéter que la marque de fabrique constitue une véritable propriété dont la protection est d’intérêt général. Elle est, en effet, une garantie, tout à la fois pour le fabricant à qui elle permet de retenir la clientèle conquise par la supériorité de ses produits, et pour le consommateur auquel elle donne le moyen de reconnaître le produit qui possède sa confiance. Et si l’on ajoute que dans tous les pays, l’ordre public est intéressé à ce que la loyauté préside aux transactions, à ce que chacun recueille les fruits de son travail et porte la responsabilité de ses actes, on comprend que les législateurs de tous pays se soient préoccupés de protéger les propriétaires de marques contre les atteintes des usurpateurs.
- A vrai dire, les diverses lois édictées sur la matière, bien que visant au même but général, offrent entre elles de graves divergences sur des points importants dont je ne retiendrai que trois dans cette rapide étude : la question de la détermination des signes susceptibles de constituer une marque, celle du mode d’appropriation de la marque et celle des appellations de provenance.
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- GROUPE XVh
- CLASSE 104
- Alors que certaines législations, comme celles de la France et de la Belgique, donnent de la marque une définition très large qui embrasse tous les signes quelconques servant à distinguer les produits d’une fabrique ou les objets d’un commerce, d’autres s’en tiennent à une énumération rigoureusement limitative et d’où sont exclus certains signes dont le caractère distinctif peut parfois répondre au but même en vue duquel ont été créées les marques — comme c’est le cas pour les formes originales des flacons ou mêm? des produits, ou encore pour des lettres ou des chiffres.
- L’inconvénient de cette diversité de législation sur ce point, et qui peut aboutir à livrer au domaine public, dans tel ou tel pays, une marque dont la renommée a dépassé les limites du pays d’origine, est susceptible d’être corrigé, dans les relations entre les pays qui ont adhéré à la Convention d’Union du 20 mars 1883, par une disposition spéciale de cette convention sur laquelle il semble intéressant de fournir quelques précisions.
- On sait qu’un certain nombre de pays se sont constitués, en 1883, à l’état d’Union pour la protection de la Propriété industrielle, et que nombre d’autres pays ont adhéré, par la suite, à la Convention dont les dispositions s’appliquent, à l’heure actuelle, aux pays suivants : Belgique, Brésil, Espagne, France avec l’Algérie et les colonies, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Portugal avec les Açores et Madère, Serbie, Suisse, Tunisie, Norvège, Suède, États-Unis- d’Amérique, Indes Néerlandaises, Surinan et Curaçao, République Dominicaine, Nouvelle-Zélande, Danemark avec les îles Féroé, Japon, Allemagne, Mexique, Cuba, Ceylan, Fédération Australienne, Trinidad et Tabago, Autriche-Hongrie.
- Or, aux termes de l’article 6, commenté par le Protocole de clôture annexé à la Convention, toute marque de fabrique ou de commerce, régulièrement déposée dans le pays d’origine, doit être admise au dépôt et protégée telle quelle, dans tous les autres pays de l’Union, alors même qu’elle ne satisferait pas, au point de vue des signes qui la composent, aux conditions de la législation du pays d’importation. Cette disposition, qui ne prive pas l’Administration du pays d’importation du droit d’examiner si la marque se heurte à des droits acquis par des tiers, a seulement pour but d’éviter les exclusions de catégories entières de marques qui, sans elle, eussent été délibérément rejetées par la législation restrictive du pays d’importation. Au moment où la Convention est intervenue, elle a eu surtout pour effet de permettre l’enregistrement des dénominations dans les pays, assez nombreux à l’époque, qui n’admettaient pas qu’une dénomination pût, à elle seule, constituer une marque. Elle a même contribué à rendre plus libérales certaines législations puisque le souci de ne pas laisser ses nationaux dans une situation inférieure à celle des étrangers unionistes a conduit plusieurs pays à modifier la loi interne en élargissant la définition des signes susceptibles de constituer une marque. Elle devrait,
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- QUELQUES OBSERVATIONS
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- à l’heure actuelle, donner aux négociants d’un pays qui considère comme marque les formes caractéristiques de flacons ou de produits, le droit de faire admettre leurs marques ainsi constituées dans tous les autres pays de l’Union ; malheureusement, les Administrations de certains pays se refusent à faire de l’article 6 une application logique et rationnelle, et rejettent impitoyablement les marques de ce genre, sous prétexte qu’il n’y a pas lieu de les considérer comme susceptibles de présenter le moindre caractère distinctif. Sans entrer dans une discussion qui sortirait du cadre de cette étude et qui aurait une portée trop exclusivement juridique, il est permis d'exprimer le vœu de voir les différents pays faisant partie de la Convention d’Union en arriver à admettre franchement et sans aucune réserve, le concept du statut personnel de la marque et à mettre en application la notion théorique dégagée, dès 1878, dans un arrêt célèbre de la Cour de Leipzig aux termes duquel il importe qu'une industrie possède une marque unitaire qui soit valablement reconnue, non seulement dans son propre pays, mais encore dans les deux hémisphères et qui ne soit pas assujettie aux prescriptions restrictives édictées par un autre Etat.
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- * *
- Quant à la question du mode d’appropriation de la marque, on connaît les deux systèmes absolument opposés du dépôt déclaratif et du dépôt attributif de propriété. Dans le premier, la marque appartient à celui qui en a fait usage le premier, le dépôt n’étant que le préliminaire obligatoire d’une action judiciaire. Dans le second, au contraire, la propriété ne résulte que de la formalité du dépôt contre lequel ne saurait prévaloir l’usage antérieur d’un tiers. —- Chacun de ces systèmes a ses inconvénients souvent mis en lumière.
- Avec le dépôt simplement déclaratif de propriété, l’industriel ou le commerçant qui adopte et fait enregistrer une marque n’a jamais la certitude d’être le propriétaire véritable de cette marque, puisqu’il ne peut savoir si un concurrent n’en a déjà fait usage avant lui sur un point quelconque du territoire de son pays. Il y a mieux : cet industriel ou ce commerçant est à la merci de ce premier usager inconnu qui peut fort bien attendre patiemment qu’il ait donné, à grands frais de publicité ou à la suite d’efforts constants, une extension considérable à la marque, pour révéler son exploitation antérieure et se faire payer très cher une renonciation que l’auteur du dépôt doit considérer comme indispensable. Un pareil système n’est pas en harmonie avec les besoins de l’industrie actuelle pour qui la sécurité des affaires est la première condition de tout progrès.
- Quant au dépôt rigoureusement attributif, il aboutit, surtout dans les relations
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- internationales, aux pires iniquités, puisqu’il permet à un individu sans scrupules de devancer le créateur d’une marque et d’en acquérir, dans tel ou tel pays, la propriété exclusive au moyen d’un dépôt qui n’aura pu être effectué assez rapidement par celui-là même qui a eu l’idée de la marque et dont les efforts auront déjà donné à celle-ci une certaine notoriété. Pareil résultat, si contraire à l’équité, peut être atteint, sans que l’on soit fondé à taxer de négligence le créateur de la marque qui ne saurait raisonnablement songer à la déposer dans tous les pays du monde, dès le moment même de sa création. Il est vrai que ce danger peut être atténué, dans les pays faisant partie de la Convention d’Union de 1883, grâce aux stipulations de l’article 4 qui accorde un délai de priorité de quatre mois, à dater du dépôt au pays d’origine, à celui qui veut effectuer des dépôts dans les autres pays adhérents et qui, pendant ce délai, ne peut se voir opposer un dépôt effectué in intervallo par un tiers. Mais, outre que ce palliatif ne s’applique qu’à un certain nombre de pays, il faut bien reconnaître qu’il est, en soi, insuffisant pour écarter les injustices susceptibles de dériver du système attributif.
- Ua vraie solution, — la solution rationnelle et équitable, dont les industriels de tous pays ne pourraient que se féliciter, — consisterait dans l’adoption généralisée d’un système mixte, aux termes duquel le dépôt ne deviendrait attributif de propriété qu’à Vexpiration d’un délai assez long pour permettre au créateur d’une marque de remplir partout les formalités nécessaires, mais, assez court toutefois, pour ne pas prolonger outre mesure la période d’incertitude sur la valeur d’un enregistrement, incertitude qui ne prend fm que lorsque cet enregistrement est devenu inattaquable. C’est le système, par exemple, de la loi autrichienne, aux termes de laquelle celui qui veut se prévaloir, à l’encontre d’un dépôt, d’une priorité d’usage, doit le faire dans les deux ans de l’enregistrement de la marque qu’il veut contester ; ce délai passé, il se trouve forclos et n’a plus aucune action utile contre un dépôt qui produit alors ses effets absolus.
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- Ces indications d’ordre général sur quelques questions concernant les marques de fabrique envisagées dans les rapports internationaux, appellent tout naturellement comme complément l’indication succincte des principes qui régissent le droit aux appellations de provenance.
- Une Union restreinte tendant à la répression des fausses indications d’origine sur les marchandises, a été conclue, le 14 avril 1891, entre quelques-uns des Etats adhérents à la Convention générale de l’Union de 1883 ; elle porte, comme on le sait, le nom d’ « Arrangement de Madrid » et régit, à l’heure actuelle, les rapports
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- des pays suivants : Brésil, Cuba, Espagne, France, Grande-Bretagne, Portugal, Suisse, Tunisie. Cet arrangement organise la saisie ou la prohibition d’importation, dans les Etats contractants, de tout produit portant une fausse indication de provenance. Mais, comme certains noms de villes, de régions ou de pays se sont depuis longtemps si étroitement incorporés à un produit qu’ils en sont devenus l’appellation générique et nécessaire, qu’ils ont perdu tout caractère d’indication d’origine pour ne conserver que celui de désignation d’une espèce particulière de ce produit, comme c’est le cas pour les expressions : « gants de Suède », « eau de Cologne », « cuir de Russie », l’article 4 de l’Arrangement de Madrid dispose que les tribunaux de chaque pays auront à décider quelles sont les appellations qui, à raison de leur caractère générique, échappent aux dispositions de l’accord spécial précité. Toutefois, il est expressément stipulé que les appellations régionales de provenance des produits vinicoles ne pourront jamais être considérées comme ayant un caractère générique.
- C’est cette dernière disposition, cependant si rationnelle, puisque les produits vinicoles diffèrent essentiellement des autres productions en tant qu'ils sont la conséquence d’un climat déterminé et d’une composition particulière du sol, qui a constitué, jusqu’ici, un des principaux obstacles à des adhésions plus nombreuses à l’Arrangement de Madrid. Certains pays, en effet, ont fait observer que l’impossibilité pour leurs tribunaux de déclarer génériques tels ou tels noms de lieux ou de régions de produits vinicoles, porterait un coup désastreux à leur commerce habitué à se servir, de longue date, des noms en cause, à titre d’appellations nécessaires, sans aucune référence à l’idée d’une provenance déterminée. C’est cet argument qui a été donné notamment en Allemagne à propos des mots « Champagne » et « Cognac ». A la suite de longues discussions, les délégués allemands dans les Congrès de la Propriété industrielle ont fini par reconnaître que le mot « Champagne » devrait être réservé aux vins français récoltés et manutentionnés en Champagne, mais ils se sont toujours montrés irréductibles en ce qui touche le mot « Cognac » qu’ils persistent à vouloir considérer comme générique, comme s’appliquant à des eaux-de-vie de vin d’origine quelconque, interprétation qui a malheureusement reçu sa consécration législative dans la dernière loi allemande sur les Vins et Spiritueux ; et cependant l’Allemagne s’est engagée, dans un traité de commerce avec l’Autriche, à faire respecter le nom de « Tokay » exclusivement réservé aux vins hongrois récoltés dans un certain rayon du district de « Tokay » et, plus récemment, elle prenait le même engagement vis-à-vis du Portugal, en ce qui concerne les noms de « Madère » et de « Porto ».
- Il est à peine utile de faire remarquer que la généralisation de l’application de l’Arrangement de Madrid dans son texte actuel, qui met à l’abri de toute atteinte les appellations régionales de produits vinicoles, répondrait non seulement à des
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- raisons de haute loyauté internationale, mais encore à l’intérêt bien compris de la plupart des pays qui trouveraient, dans cette disposition, le moyen d’assurer la protection de droits personnels à certains de leurs nationaux ; et cela est si vrai que les viticulteurs de Marsala, réunis en Congrès, en septembre 1911, ont émis le vœu que le Gouvernement Italien prenne l’initiative de déposer au Parlement une loi protégeant les dénominations d’origine et que le Portugal vient de signer, avec l’Allemagne d’abord, puis successivement avec l’Italie (9 mai 1911), l’Autriche-Hongrie (8 juillet 1911) et enfin la Serbie (9 août 1911), des traités aux termes desquels les États contractants s’engagent à prohiber l’importation, la circulation et la vente des vins dénommés Porto, Madère, Marsala ou Tokay, qui ne proviendraient pas de Porto, de Madère, de Marsala ou de Tokay et ne seraient pas accompagnés de certificats d’origine et de pureté émis par les autorités compétentes.
- Au reste, la notion du caractère privatif de l’appellation de provenance s’impose, dans les grandes réunions internationales, à tous les esprits éclairés et à tous les commerçants honnêtes. C’est ainsi qu’à l’Exposition Universelle de Paris, en 1900, le Jury international décida, à l’unanimité, que les objets revêtus de fausses appellations d’origine ne seraient pas examinés. Cette décision de principe fut confirmée à l’Exposition internationale de Saint-Louis de 1904, comme elle l’a été à l’Exposition de Liège de 1905, au cours de laquelle le Jury du groupe de l’Alimentation vota une motion, ratifiée ensuite par le Jury supérieur, et portant que, dans un but de loyauté commerciale également cher à tous les pays, l’examen des marques fausses ou trompeuses et propres à induire le public en erreur, devait être abandonné.
- Il est à souhaiter que de pareilles manifestations de loyauté commerciale trouvent leur confirmation et leur consécration dans les dispositions des lois internes de chaque pays et dans des conventions internationales qui, ne laissant place à aucune équivoque, permettent de traquer la fraude sous toutes ses formes, en sorte que, pour ne citer que quelques exemples, le consommateur ne soit plus exposé à accepter comme produits authentiques du « Champagne de Californie », du « Bourgogne d’Australie », du « Madère ou du Porto d’Espagne », de « l’Asti autrichien », du « Marsala ou du Xérès de Cette », du « Saint-Émilion du Caucase », du « Chianti de Mendoza », etc...
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- Il est de l’évidence même que la protection, au dehors comme au dedans, des noms de lieux de fabrication et de production, qui constituent une source de richesse nationale, offre une importance considérable pour les industriels comme pour le public. Mais il faut convenir que les garanties, quelles qu’elles soient, qui seraient conférées, à ce point de vue, à l’acheteur et au producteur, par les meilleurs accords
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- QUELQUES OBSERVATIONS
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- nternationaux, seraient insuffisantes pour les mettre à l’abri de tromperies, ou tout au moins de mécomptes, si, dans la plupart des cas, les marchandises, nonobstant l’indication de leur origine, n’étaient pas couvertes par un pavillon spécial, c’est-à-dire par la marque de fabrique ou de commerce. En effet, tous les commerçants ou industriels appartenant à un lieu renommé pour une catégorie de produits déterminés, sont en droit de présenter leurs articles avec cette origine ; or, s’il s’agit d’une région vinicole, on est bien obligé de reconnaître qu’il existe entre les vins qui y sont récoltés une échelle de qualité et de prix par conséquent, dont les échelons sont excessivement nombreux ; et, s’il s’agit de villes ayant acquis une notoriété dans un genre de fabrication, on y vend des articles de tous prix ; l’authenticité d’origine n’assure pas au public que la marchandise qui lui est offerte répond aux desiderata que lui a fait concevoir cette origine. Sa sécurité n’est complète que lorsqu’elle porte simultanément le nom du lieu de fabrication et la marque qui lui sert de reconnaissance et à laquelle il s’est attaché.
- Or, si c’est grâce à la marque que les consommateurs obtiennent les garanties qu’ils désirent au point de vue de la loyauté ainsi que de la qualité et de l’origine des produits, il s’ensuit la nécessité de favoriser l’essor des marques individuelles, essor qui ne saurait se développer qu’à la condition que des facilités soient offertes aux fabricants et aux commerçants pour l’enregistrement de leurs marques à l’étranger. Dans cet ordre d’idées, il a été conclu heureusement à Madrid, le 13 avril 1891, entre divers Etats, un arrangement qui rend d’appréciables services, puisque l’enregistrement d’une marque, effectué au Bureau International de la Propriété Industrielle de Berne, moyennant le versement d’une taxe modique, produit, dans tous les pays signataires de l’arrangement du 13 avril 1891, les mêmes effets que si le dépôt avait été opéré directement dans chacun d’eux. Cet arrangement, qui ne comptait au début que neuf signataires : la France, les Pays-Bas et ses colonies, la Belgique, la Suisse, l’Italie, la Tunisie, l’Espagne et le Portugal, a fait, en ces derniers temps, d’importantes recrues : l’Autriche, la Hongrie, le Brésil, Cuba et le Mexique. On reste toutefois surpris que l’Arrangement de Madrid n’ait pas rallié plus d’adhérents ; une grande puissance peut-elle réellement se proclamer protectrice de la cause internationale de la Propriété Industrielle lorsqu’elle oppose à cette protection des barrières quasi infranchissables ? En effet, le dépôt d’une marque dans les soixante-dix-huit États qui ont des bureaux d’Enregistrement coûterait à un commerçant français environ 12.125 francs, — tous frais compris, pour une durée moyenne de protection de douze années (voir le tableau ci-après). — Et il faut considérer qu’une marque exige en général, pour être bien protégée, plusieurs dépôts, notamment celui de la dénomination, celui de l’aspect d’ensemble et celui de certains détails très caractéristiques.
- Il semble donc que la propagande en faveur de V enregistrement international
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- près des Gouvernements qui n’ont pas encore fait accession à VArrangement de Madrid qui s’y réfère devrait toujours figurer en tête du programme de toutes les corporations, syndicats ou sociétés. Ce point spécial mérite d’être rappelé sans cesse à l’attention des Gouvernements qui sont soucieux de contribuer à l’œuvre de probité commerciale que constituerait une réglementation internationale bien ordonnée de la Propriété Industrielle.
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- QUELQUES OBSERVA T ION S
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- TABLEAU DES PAYS OU IL EXISTE DES BUREAUX POUR L’ENREGISTREMENT DES MARQUES. DURÉE DE PROTECTION. — COUT APPROXIMATIF.
- DURÉE COUT
- PAYS DE APPROXIMATIF
- PROTECTION D’UN DÉPÔT
- Allemagne . Angleterre . Argentine.. . Australie .. Autriche ... Barbades .. Belgique ... Bermudes .. Bolivie
- Brésil.....
- Bulgarie .. Canada ... Le Cap .... Ceylan ....
- Chili......
- Colombie .. Congo belge
- Corée .....
- Costa-Rica . Côte-d’Or ..
- Cuba.......
- Danemark . Égypte .. . Équateur .. Espagne ...
- io ans . Ecs. 100 »
- 14 ans . — 50 »
- 10 ans . — 210 »
- 14 ans . — 140 »
- 10 ans .... Pas de dépôts 40 »
- Illimitée — 60 »
- 14 ans . — 200 »
- 10 ans . — 300 »
- 15 ans . — 200 »
- 10 ans . — 175 »
- 25 ans . — 135 »
- 14 ans . — 225 »
- 14 ans . — 175 »
- 10 ans — 75 »
- Illimitée — 250 »
- Illimitée ... {Voir Japon). — 75 »
- 15 ans . — 125 »
- 14 ans . — 275 »
- 15 ans . — 125 »
- 10 ans . — 120 »
- Illimitée — 80 »
- 20 ans . — 250 »
- 20 ans . — 200 »
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- DURÉE COUT
- PAYS DU APPROXIMATIF
- PROTECTION d’un DÉPÔT
- États-Unis 20 ans .... Fcs. 150 »
- Falkland 14 ans .... — 275 »
- Fidji 14 ans .... — 275 »
- Finlande 10 ans .... — 150 »
- France 15 ans .... — 10 »
- Gambie britannique 14 ans .... — 275 »
- Grèce 10 ans .... — 150 »
- Guatemala 10 ans .... — 250 »
- Guemesey 14 ans .... — 75 »
- Guyane anglaise 14 ans .... — 150 »
- Guyane hollandaise 20 ans .... — 200 »
- Hollande 20 ans .... — 50 »
- Honduras Illimitée ... — 300 »
- Hong-Kong 14 ans .... — 150 »
- Hongrie . 10 ans .... — 60 »
- Iles sous le Vent 14 ans .... — 200 »
- Indes néerlandaises 20 ans .... — 200 »
- Italie Illimitée ... — 150 »
- Jamaïque 14 ans .... — 250 »
- Japon 20 ans .... — 250 »
- Jersey 14 ans .... — 75 »
- Uabouau Pas de dépôts.
- Uagos
- Luxembourg 10 ans .... — 30 »
- Malte 14 ans .... — 100 »
- Maurice 14 ans .... — 100 »
- Mexique 20 ans .... — 75 »
- Mozambique 10 ans .... — 50 »
- Natal 14 ans .... — 225 »
- Nicaragua 10 ans .... — 100 »
- Nigeria du Sud 14 ans .... — 275 »
- Norvège 10 ans .... — 90 »
- Nouvelle-Zélande 14 ans .... ' 75 »
- Orange Illimitée ... — 225 »
- Panama 10 ans .... — 325 »
- Paraguay 10 ans .... — 225 »
- Pérou 10 ans .... — 200 »
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- QUELQUES OBSERVATIONS
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- DURÉE COUT
- PAYS DE APPROXIMATIF
- PROTECTION d’un dépôt
- Portugal io ans .... Fcs. 50 »
- Rhodésia 14 ans .... — 275 »
- Roumanie 15 ans .... — 60 »
- Russie 10 ans .... — 150 »
- Saint-Domingue 20 ans .... 200 »
- Salvador Illimitée ... — 300 »
- Serbie 10 ans .... — 375 »
- Suède 10 ans .... — 90 »
- Suisse 20 ans .... — 30 »
- Terre-Neuve Illimitée .... — 200 »
- Transvaal Illimitée ... — 175 »
- Trinité et Tabago 14 ans .... — 275 »
- Tunisie 15 ans .... — 20 »
- Turquie 15 ans .... — 325 »
- Uruguav 10 ans .... — 250 »
- Vénézuéla 30 ans .... — 225 »
- Total Fcs. 12.125 »
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- CHAPITRE IX
- LISTE GÉNÉRALE DES RÉCOMPENSES
- aux Exposants Français de la Classe 1 04.
- 25 Hors Concours.
- Exposants qui, par application Je l’article 60 du règlement du Jury, sont mis Hors concours
- en leur qualité de Juré.
- BARDINET (Les fils de P.), kBordeaux.
- BERTRAND-TAQUET (Alfred), à Paris.
- BONNET (Francisque), Le Puy-en-Velay (Haute-Loire).
- BRUNIER (Étienne fils) et Cie, à Lyon. CAZALIS et PRATS, à Cette. COINTREAU père et fils, à Angers. CRÉMONT-MOUQUET, à Lille. DEBRISE Louis, à Paris. DECHEVANNE frères, à Paris.
- DUBONNET (Société anonyme), à lyaris.
- FAVRAUD (J.) et Cie, à Jarnac (Charente).
- FOURNIER-DEMARS, à Saint-Amand {Cher).
- LAMBERT (Ernest) et Cie, à Neuilly-sur-Seine.
- LAMIRAL et fils, à Clichy {Seine).
- LEGOUEY, DELBERGUE et Cie, à Paris.
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- GROUPE XVII — CLASSE 104
- MANDEIX (André), au Havre.
- MOURRE (Simon) et BERRIOUX (Raurent) à Marseille.
- PEYRET frères, à Lyon.
- PICON et Cie, à Marseille.
- QUENOT (Henry), à Dijon.
- RICQRÉS (Henry de) et Cie, à Saint-Ouen {Seine).
- ROUBAUD (Eouis-Émile-Henri), à Marseille.
- SIMON aîné, à Chalon-sur-Saône (Saône et-Loire).
- SAINT-RAPHAEE (Société), à Paris.
- VIORET-RAMBERT, à Thuir {Pyrénées-Orientales).
- 41 Dipl ômes de Grands Prix.
- AYMARD (J.) fils, à Lyon-Saint-Clair {Rhône).
- BARDIN et PÉRARD, à Paris.
- BESSIÉRE (Georges), à Paris.
- BRANCHARD (P.), et Cle, à Rochefort-sur-Mer {Charente-Inférieure).
- BONNYAUD frères, à Paris.
- B0RTRCIER frères, à Yvry -Centre {Seine).
- BRUGERORRE (Réopold), à Matha, près Cognac {Charente-Inférieure).
- BRUNIER (Michel) et frères, à Lyon.
- CAUCAR (Eugène), à Saint-Germain-du-Bois {Saône-et-Loire).
- CRACQUESIN (Paul), à Paris.
- CRERC et CUMIN, à Lyon.
- CORAS (Albert), à Vincennes {Seine).
- COURON (Anatole) et COMERE-CAIRRE, à Bordeaux.
- COURON (Ch.) et frères, au Havre {Seine-Inférieure).
- CRÉPEERE-FONTAINE, à la Ma-deleine-lès-Lille {Nord).
- CROZET frères, à Thizy {Rhône).
- DEEVAUX (Alphonse), à Neuilly-sur-Seine {Seine).
- DENUZIÉRE (Ch.), à Saint-Etienne.
- DESGROUX-CHARNAY, à Montrouge {Seine).
- DIONE (Georges), à Coubert {Seine-et-Marne).
- DUMAS-FIRRION (Alexandre), à Lyon.
- EOUREY (Paul), à Nangis {Seine-et-Marne).
- FRÉMY fils, à Chalonnes-sur-Loire {Maine-et-Loire).
- GABORDE-GET (Rouis) (Société « Re Pippermint) », à Revel {Haute)-Garonne) .
- GUY, GRASSET et Cie, à Paris.
- RABRUYÈRE (Pierre), à Lyon.
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- LISTE GENERALE DES RECOMPENSES
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- LEJEUNE (Eouis-Ulysse), à Montrouge [Seine).
- MARIE-BRIZARD et ROGER, à Bordeaux.
- MAURIN (J. et B.), à Bordeaux.
- MERCIER (P.-H.-G.), à Fêcamp [Seine-Inférieure) .
- MOUREAUX, PORTE et Cie, à Alfort [Seine).
- PAGÉS-RIBEYRE (Victor), au Puy [Haute-Loire).
- PEUREUX (Auguste), à Fougerolles [Haute-Saône).
- QUERHOENT (Joseph de), au Havre [Seine-Inférieure).
- RATEAU (Frédéric), à Nogent-sur-Marne [Seine).
- REQUIER (E.), à Périgueux.
- RICHARD (Ph.) fils, à Chambéry.
- TAUABARD (Eugène), à Saint-Denis [Seine).
- TROGNEUX (Joseph), à Boulogne-sur-Mer [Pas-de-Calais).
- VERNHES (François), à Pantin [Seine).
- COLLECTIVITÉ DES ALCOOLS ET LIQUEURS
- (Grands Prix)
- En participation :
- Albert (Mme Andrée d’), Paris. Agence générale, Nice, 7, rue Marceau.
- Aymard (J.) fils, à Lyon-Saint-Clair [Rhône).
- Bacot (Pierre-Émile), 13, rue Romi-guières, Toulouse.
- B âges (Léonce), Brioude [Haute-Loire.
- Bardinet (Les fils de P.), à Caudé-ran, Bordeaux.
- Bardin et Pérard (ancienne maison Duval), 30, rue Montmartre, Paris.
- Bertrand-Taquet (Alfred), 19, boulevard Montmartre, Paris.
- Bessiêre (Georges), 101, boulevard de Port-Royal, Paris.
- B Eu zE ville (Auguste-Henri), 42, route d’Orléans, Montrouge [Seine).
- Blanchard (P.) et Cie, distillateurs, à Rochefort-sur-Mer [Charente-Inférieure) .
- Bochirol (Louis-Jules), à Sarras [A rdèche).
- Bonnet (Francisque), usine des Aggey-res, Le Puy-en-Velay [Haute-Loire).
- Bonnyaud frères, 74, rue de Gergovie, Paris.
- Bourcier frères, 40, rue du Parc, Ivry-Centre [Seine).
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- Brest (Henri), à La Bouilladise Bouches-du-Rhône).
- Brianchon (Henri), à Fresnay-sur-Sarthe [Sarthe).
- Briuleet (René), 16, rue de Mexico, Le Havre [Seine-Inférieure).
- BrugeroleE (Féopold), à Matha, près Cognac [Charente-Inférieure).
- Brunier (Etienne) fils et Cie, 29-30, cours Vitton, Lyon.
- Brunier (Michel) et frères, 138 et 140, cours Lafayette, Lyon.
- Caucae (Eugène), à Saint-Germain -du-Bois [Saône-et-Loire).
- Cazaeis et Prats, à Cette [Hérault).
- Chatee (Maurice), 12, rue Franklin, Le Havre.
- Chateeaine frères, 5 à 17, rue Lé-cuyer, Aubervïlliers [Seine).
- ChErbeanc (J.-P.), à Sainte-Foy-VArgentiere [Rhône).
- Clacquesin (Paul), 3, rue du Dragon, Paris.
- Ceerc et Cumin, 147 bis, rue Moncey, Lyon.
- Cointreau père et fils, distillateurs, à A ngers [Maine-et-Loire).
- Coeas (Albert), 3, rue de Strasbourg, Vincennes [Seine).
- Coeeet-Pintiaux, rue du Maine et boulevard de la Gare, Fougères [Ille-et-Vilaine).
- Coueon (Anatole) et Comère-Caille, 25, rue Lajarte, Bordeaux.
- Coueon (Ch.) et frères, 6, rue de la Paix, Le Havre.
- Chémont-Mouquet (F.), 219, boulevard de la Liberté, Lille [Nord).
- Crozet frères, Thizy [Rhône).
- Cusenier (Société anonyme de la Grande distillerie), 226, boulevard Voltaire, Paris.
- Debrise (Eouis), 107, rue de la Chapelle, Paris.
- Dechavanne (J.) frères, 123, avenue de Paris, La Plaine-Saint-Denis [Seine).
- Deeahaye frères, à Valence [Drôme).
- Deevaux (Alphonse), 12, boulevard du Château, Neuilly-sur-Seine.
- Dénery (Joseph), ancienne maison H. Delahaye, à Cannes [Alpes-Maritimes) .
- Denuzière (Ch.), 4 et 6, rue du Général-Foy, à Saint-Etienne [Loire).
- Desgroux-Charnay, 60, route d’Orléans, Montrouge [Seine).
- Desoyer (Eéon), à Saint-Germain-en-Laye [Seine-et-Oise).
- Dione (Georges), à Coubert [Seine-et-Marne).
- Donizeau (Fouis), 142, avenue de Paris, Charenton [Seine).
- Dorsemaine (K.), fils aîné, à Montfort-VAmaury [Seine-et-Oise).
- Druet (Fouis), 38, avenue du Parc, Houilles [Seine-et-Oise).
- Dubonnet (Société Anonyme), 7, rue Mornay, Paris.
- Dumas-Fieeion (Alexandre), rue Gas-parin, Lyon.
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- LISTE GENERALE DES RÉCOMPENSES
- Dumont (Fouis), 36, boulevard du
- Nord, Poissy (Seine-et-Oise).
- Édouard Dubonnet et de ea Bus-sière, Montreuil (Seine).
- Faget (Fouis) et Cie, 91 à 99, rue Mandron Bordeaux.
- Favraud (J.) et Cie, château de Souillac, Jarnac.
- Fieeeue (Henri), à Breteuil-sur-Iton (Eure).
- Fourey (Paul), à Nangis (Seine-et-Marne).
- Fournier-Demars, à Saint-Arnaud (Cher).
- Franc (P.), à Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire).
- Frémy fils, à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire).
- Gaboede-Get (Fouis), directeur de la Société « Fe Pippermint », à Revel (Haute-Garonne).
- Gaeeeux (Raymond), à Cires-lès-Mello (Oise).
- Garnier (P.) (Veuve Garnier, successeur), à Enghien-les-Bains (Seine-et-Oise).
- Gibeein-Beeut, 12, boulevard Gambetta, Le Puy (Haute-Loire).
- Goyet (Stéphane), Aurillac (Cantal).
- Guy, F. Grasset et Cle, 29, quai de Valmy, Paris.
- Hubidos (J.), 25, 26 et 27, quai de Bosc, Cette (Hérault).
- Janin (Henri), 22 et 24, rue Dom-Cel-lier, Bar-le-Duc (Meuse).
- Jinot (Joannès), 4, rue Désirée, Saint-Etienne (Loire).
- Joanne (Edmond), 55 et 57, quai de la Tournelle, Paris.
- Jourdain (Fouis), 23, rue Labédo-yère, Le Havre (Seine-Inférieure).
- Jueien (Victor), à Lavaur (Tarn).
- Fabbé-Dewaiehy, à Canteleu-Lam-bersart (Nord).
- Fabruyère (Pierre), 14 bis, rue de la Pyramide, Lyon.
- Fagnier (René), 19, rue Hoche, à Cannes (Alpes-Maritimes).
- Fambert (Alcide), 11, cours Saint-Louis, Bordeaux.
- Fambert (Ernest) et Cie, 8, place du Marché, Neuilly-sur-Seine.
- Famirae et fils, 61, rue du Bois, Cli-chy (Seine).
- Fegouey, Deebergue, Gagé et Cie, 75 el 77» Tue Rêaumur, Paris.
- Fegras (Gaston), 47, rue des Chantiers, Versailles (Seine-et-Oise).
- FE jeune (Fouis-Ulysse), 51, route d'Orléans Montrouge (Seine).
- Foison (René) 8 bis, rue des Ilots, Valenciennes (Nord).
- Maieeez et Keeeer, 4, place de l’Ecole, Paris.
- Mandëix (André), 13 et 15, rue de Bapaume, Le Havre.
- Marie-Brizard et Roger, 130, rue Fondaudège, Bordeaux.
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- GROUPE XVII — CLASSE 104
- Mattéi (François-Marie), distillateur, à Bastia {Corse).
- Mauprivez-Leroy (Octave), 27, rue de Solférino, Compïègne {Oise).
- Maurin (Auguste), Le Puy {Haute-Loire) .
- Maurin (J. et B.), 9 à 13, rue de la Brède, Bordeaux.
- Mercier (Pierre-Henri-Georges), distillateur, à Fécamp {Seine-Inférieure).
- Moureaux (F.), Porte (H.) et Cie, 10, quai d’Alfort, Alfort {Seine).
- Mourgues (de) et Bastide, boulevard du Pont-Neuf, Le Puy {Haute-Loire) .
- Mourre (Simon) et Berlioux (Fau-rent), 2, 4 6, boulevard de la Cor-
- derie, et 9, rue Rigord, Marseille.
- Pagès- Ribeyre (Victor), Le Puy {Haute-Loire).
- Peleetier, Aebrecht et Cie, 33, rue de Belleville, Paris.
- Péraire et Cie, à Libourne {Gironde).
- Peureux (Auguste), à Fougerolles {Haute-Saône).
- Peyret (frères), 65, rue Sébastien -Gryphe, Lyon.
- Picauron (Rodolphe), à Burie {Charente-Inférieure) .
- Picon et Cie, 9 et 11, boulevard National, Marseille.
- Pielet, Breeon et Boutroy, 16, rue Saint-Merri, Paris.
- QuEnot (Henri), à Dijon {Côte-d’Or).
- Querhoent (Joseph de), 29, rue Le-maistre, Le Havre.
- Rateau (Frédéric), 11, avenue des Marronniers, Nogent-sur-Marne {Seine).
- Rauet (Rouis), 99, rue de Larmor, Lorient.
- Requier (E.), à Périgueux {Dordogne).
- Reynaud (Féon), 33, place Monge, Chambéry {Savoie).
- Richard (Ph. ) fils, à Chambéry {Savoie).
- Ricqeès (de) et Cie, 133, boulevard Victor-Hugo, à Saint-Ouen {Seine).
- Rossignol-Fefebvre fils, 12, rue Nicolas-Leblanc, Lille {Nord).
- Roubaud (Fouis-Émile-Henri), 21 à 25, rue Saint-Bruno, à Marseille.
- Rousseau (Henry), à Saint-Quentin {Aisne).
- Saint-Raphael (Société), 8, rue du Parc-Royal, Paris.
- Sauvage (Édouard), 219, boulevard de la Liberté, Lille {Nord).
- Sazerac de Forge et fils, à An-goulême {Charente).
- Simon (aîné), distillateur, à Chalon-sur-Saône {Saône-et-Loire).
- Taeabard (Eugène), 17, rue Ernest-Renan, Saint-Denis {Seine).
- ThivoeET (F.) et Braillon, 12, rue Berchoux, Roanne {Loire).
- Trogneux {Joseph), 91 à 95, rue Faidherbe, Boulogne-sur-Mer {Pas-de-Calais).
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- LISTE GÉNÉRALE DES RÉCOMPENSES
- 93
- Van Houtte, rue de Bouchain, So-main (Nord).
- VERNHES (François), distillateur, 12, rue Auger, Pantin (Seine).
- Vincent (Auguste), 8, place Victor -Hugo, Grenoble (Isère).
- ViORET - FambERT , fabricant du « Byrrh » à Thuir (Pyrénées-Orient.).
- 1 5 Diplômes d’Honneur.
- BACOT (Pierre-Émile), à Toulouse.
- BOCHIROD (Fouis-Jules), à Sarras (Ardèche).
- BRIANCHON (Henri), à Fresnaye-sur-Sarthe (Sarthe).
- BRIUDET (René), au Havre.
- CHATEDAINE frères, à Aubervilliers (Seine).
- CHERBHANC (J.-P.), à Sainte-Foy-VArgentière (Rhône).
- COEEET-PINTIAUX, à Fougères (Ille-et-Vilaine).
- DESOYER (Eéon), à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise).
- DORSEMAINE (E.), ûls aîné, à Mont-fort-! Amaury (Seine-et-Oise).
- ÉDOUARD DUBONNET et DE DA BUSSIÉRE, à Montreuil (Seine).
- GOYET (Stéphane), à Aurillac (Cantal). HUBIDOS (J.), à Cette.
- DAGNIER (René), à Cannes.
- MAUPRIVEZ-DEROY (Octave), à Compiègne.
- VINCENT (Auguste), à Grenoble.
- 8 Diplômes de
- CHATED (Maurice), au Havre.
- DRUET (Douis), à Houilles (Seine-et-Oise) .
- FRANC (Pierre), à Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire).
- GIBEDIN-BEDUT, Le Puy (Haute-Loire).
- Médailles d’Or.
- JANIN (Henri), à Bar-le-Duc. (Meuse).
- JINOT (Joannès), à Saint-Etienne.
- JOURDAIN (Douis), au Havre. (Seine-Inférieure).
- JUDIEN (Victor), à Lavaur (Tarn).
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- 94
- GROUPE XVII
- CLASSE 104
- 9 Diplômes de Médailles d’Argent.
- ARBERT (Mme Andrée d’), à Paris.
- B AGES (Réonce), à Brioude (.Haute-Loire).
- BEUZEVIEEE (Auguste-Henri), à Montrouge {Seine).
- DÉNERY (Joseph), à Cannes.
- FIRREUR (Henri), à Breteuil-sur-Iton [Eure).
- RAMBERT (Alcide), à Bordeaux. ROISON (René), à Valenciennes. PÉRAIRE et Cie, à Libourne {Gironde). REYNAUD (Réon), à Chambéry.
- 2 Diplômes de Médailles de Bronze.
- FAGET (Rouis) et Cie, à Bordeaux. {Gironde).
- MATTEI (François-Marie), à Bastia {Corse).
- 2 Diplômes de Mention Honorable.
- MOURGUE (de) et BASTIDE, Le THIVORET et BRAIRRON, à Roanne Puy {Haute-Loire). {Loire).
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- LISTE
- des Récompenses accordées aux Collaborateurs des Exposants.
- Nous donnons les listes des récompenses aux collaborateurs des exposants sous toutes réserves d’erreurs ou d’omissions, la publication officielle de ce palmarès n’ayant pas encore paru au moment où nous avons dû livrer ce rapport à l’imprimeur.
- Diplômes d’Honneur.
- Exposants :
- BARDIN et PÉRARD, à Paris.
- DEBRISE (Rouis), à Paris. MANDEIX (André), Le Havre.
- Collaborateurs.
- ROUEE (Alexandre). VINOT (Eugène).
- PREVOST (Paul).
- MAUPAIX (Ferdinand).
- WEIRE (Georges). DOERR (Emile).
- MOURRE (S.) et BERRIOUX (R.), à Marseille.
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- 96
- GROUPE XVII
- CLASSE j 04
- Médailles d Or.
- Exposants. Collaborateurs.
- BACOT (Émile), à Toulouse. EOZE (Médard).
- BARDIN et PÉRARD, à Paris. GREFFE (Gaston).
- BOCHIROE (E). à Sarras. CARTOUX (Antonin).
- BRUGEROEEE (Eéopold), à Matha. DUHAU (Paul).
- CAUCAE, à Saint-Germain-du-Bois. DUGENET (Joseph).
- CAZAEIS et PRATS, à Cette. BONFIES (Fouis). CAMBON (Joseph).
- CREMONT-MOUQUET (F.), à Lille. SERVAIS (Eugène). SAUVAGE (Édouard).
- CUSENIER et Cie, à Paris. AUTHIER (Edmond). DUNAND (Raymond).
- DEBRISE (Rouis). CHAUVART (Joseph). SCHEECHT (Joseph).
- DORSEMAINE fils aîné, à Montfort- BIENVEAU (Mathias).
- VAmaury.
- DUBONNET, à Paris. EEDUC (Charles).
- FOUREY (Paul). CORBETTE (Eugène).
- E AMI RAF et fils, à Paris. ARQUET (Édouard).
- EEGOUEY, DEEBERGUE et Ge, à DUFEOT (Désiré).
- Paris.
- MANDEIX (André). TOUTAIN (Edmond).
- MOURRE (Simon) et BEREIOUX EAFON (Raymond).
- (Eaurent), à Marseille.
- PAGÈS-RIBEYRE, Le Puy. EIABEUF (Pierre).
- PERAIRE à Libourne. ARVOUET (Fernand).
- SAINT-RAPHAEE (Société du), à COEEOMB (Marius).
- Paris.
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- LISTE GÉNÉRALE DES RÉCOMPENSES
- 97
- Médailles d’Argent.
- Exposants.
- Collaborateurs.
- AYMARD fils, à Lyon.
- BARDINET (Res fils de), à Bordeaux.
- BONNET (Francisque), Le Puy-en-Velay.
- BRUGEROEEE (Eéopold), à Matha.
- CAZARIS et PRATS, à Cette. CUSENIER et Cie, à Paris.
- DEBRISE (Eouis), à Paris.
- DUBONNET, à Paris.
- DUMAS-FIREION, à Lyon.
- FOUREY (Paul), à Nangis.
- FRANC (Pierre), à Monistrol-sur-Loire.
- FRÉMY fils, à Chalonnes-sur-Loire.
- GOYET (Stéphane), à Aurillac.
- EAGNIER (René), à Cannes.
- EEGOUEY-DEEBERGUE et Cie, à Paris.
- ARTUS (Eouis).
- GYSIN (Daniel).
- PRANEUF (Eéon).
- FAYNEE (Jacques). PEATRET (Paul).
- AURIOE (Henri). GATINEAU (Raoul).
- GIOVESI (Eouis).
- PASCAE (Joseph).
- AMIOT (Paul).
- COUEOMBU (René). GOHET (Eugène).
- RAMY (Georges).
- RARAUD (Frédéric).
- SADEER (Gabriel).
- SOITEE (Eouis).
- EEMOUT DE RAFOSSE.
- THIVEE (Auguste).
- FREMOND (André). EECEERC (Eugène).
- GOYET (Edmond).
- MESSERSCHMIT (Étienne).
- PEETIER (Alfred).
- PAGÈS-RIBEYRE, Le Puy.
- GIRE (André).
- REQUIER, à Pêrigueux.
- MAFFRE (Joseph).
- 1
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- 98
- GROUPE XVII — CLASSE 104
- Médailles de Bronze.
- Exposants.
- Collaborateurs.
- BONNYAUD frères, à Paris.
- BRUGERORRE (Eéopold), à Matha.
- BRUNIER (Et.) fils et CIe, à Lyon.
- CAUCAE (Eugène), à Saint-Germain-du-Bois.
- CAZAEIS et PRATS, à Cette.
- COURON (A.) et COMERE-CAIREE, à Bordeaux.
- CUSENIER et Cie, à Paris.
- DIONE (Georges), à Coubert.
- DORSEMAINE fils aîné, à Montfort-V Amaury.
- DUBONNET, à Paris.
- FRANC (Pierre), à Monistrols-sur-Loire.
- FREMY fils, à Chalonnes-sur-Loire. JINOT (Joannès), à Saint-Etienne.
- JURIEN (Victor), à Lavaur.
- EOISON (René), à Valenciennes.
- PERAIRE et Cie, à Libourne. RÉQUIER, à Périgueux.
- BOURGEOT (Paul). BERTHEEOT (Clodomir). AEEEMAND (Joseph). BONIN (Alchange).
- VAIRRARD (Félix).
- BRADBOURG (Joseph). PARROU (Henri).
- DOUTHAUD (Gaston).
- BOURCIER (Eéon).
- GATINE (Émile).
- GRIMON (Michel). FA VIER (Justin).
- MESRET (Firmin).
- GARFIONE.
- HORTARD (Marcel).
- GERIS (Henri). VIRREMUR (Fernand).
- J OR Y (Désiré). MATTHEY (Émile).
- BRUGERE (Édouard).
- ROZIÈRES (Arsène)
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- LISTE GÉNÉRALE DES RÉCOMPENSES
- 99
- Mentions Honorables.
- CPACQUESIN (Paul), à Paris. MARY. FOURNIER-PAURIÈRE. KOCH (Charles).
- COUPON (A.) et COMERE-CAIEEE, à Bordeaux. SOUQUET (Charles).
- DUMAS-FIPPION, à Lyon. MAZOPIER (J acques). MEIPPON (Pierre). MERPE (Pierre).
- FRANC (Pierre), à Monistrol-sur-Loire. MOGIER (Jean-Pierre).
- JUPIEN (Victor), à Lavaur. REY (Marie).
- FEGRAS (Gaston), à Versailles. DUBESSET (Auguste).
- POISON (René), à Valenciennes. PAGIME (Auguste). DESPINOY (Alfred).
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-
- TABLEAU RÉCAPITULATIF INDIQUANT LE NOMBRE D’EXPOSANTS DES DIFFÉRENTES NATIONS REPRÉSENTÉES DANS LA CLASSE 104 ET LES RÉCOMPENSES OBTENUES (').
- NATIONS MORS CONCOURS GRANDS PRIX DIPLOMES D’HONNEUR MÉDAILLES D’OR MÉDAILLES D’ARGENT MÉDAILLES DE BRONZE MENTIONS HONORABLES EXPOSANTS EN COLLECTIVITÉ TOTAUX des EXPOSANTS
- Allemagne 1 )) » )> » » » )) 1
- Amérique latine . » 1 » » )) » » » 1
- Angleterre 1 » 3 » » » » )) 4
- Argentine )) O 1 7 2 » » » 15
- Autriche - Hongrie. I 1 » 3 1 » » )) 6
- Belgique 2 14 il 10 4 1 » )> 42
- Brésil » 2 6 43 22 24 1 )) 98
- Chili )) » » » 1 » » )) 1
- Chine )) » » 2 » » » » 2
- Etats-Unis » 1 » » » » » )) 1
- France 25 41 15 8 9 2 2 121 223
- Italie 10 5 13 30 42 36 16 > 152
- Pérou )) » 2 3 1 » » » 6
- Suisse » » » » » 1 » » 1
- Turquie >1 » » 1 » » » » 1
- Uruguay » 1 1 1 » » » » 3
- Vénézuéla O 1 1 5 1 » 1 » 9
- Totaux .... 40 72 53 113 83 64 20 121 566
- (1) Ce tableau a été dressé d’après la liste des récompenses publiée dans le Palmarès officiel italien. Ce document renferme beaucoup d’erreurs et d’omissions. Nous n’avons cru devoir rectifier que celles qui concernaient les exposants français, en nous reportant au Journal Officiel du 29 Novembre 1911 (Annexe. — Exposition de Turin, pages 1758 et 1759).
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-
-
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- TEXTE
- Pages.
- Allemagne....................................>.............................. 59
- Amérique latine................................................................ 65
- Angleterre..................................................................... 60
- Argentine...................................................................... 63
- Autriche-Hongrie............................................................... 60
- Avant-Propos.................................................................... 9
- Belgique...........
- Bellan (M. Léopold) Brésil.............
- 61
- 25
- 64
- Chili...................................................................................... 66
- Classe 104 (La)......................................................................... 37
- Collectivité française (La)............................................................... 33
- Dervillé (M. Stéphane)............................................................• • 19
- Italie..................................................................................... 56
- Jury (Le) ...........................
- Jury international de la Classe 104. Jury (Les opérations du)..............
- 47
- 48 51
- Lamiral (Banquet des Jurés de la Classe 104 à M.).................
- Liqueurs (Un mot sur les).........................................
- Liste du Comité d’Admission et d’installation de la Classe 104
- 71
- 38
- 33
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-
- 104
- GROUPE XI/II — CLASSE 104
- Pages.
- Liste des Récompenses aux Exposants français................................ 87
- Liste des Récompenses aux Collaborateurs des Exposants français................ 95
- Marques de fabrique (Sur le Régime international des)........................ 75
- Masure (M.)....................................................................... 23
- Pérou.......................................................................... 66
- Pellerin de la Touche (M. de).................................................... 27
- Pralon (M. Eugène)................................................................ 21
- Sommaire......................................................................... 10
- Tableau récapitulatif des Récompenses aux Exposants des différentes nations
- dans la Classe 10.4............................................................101
- Turquie........................................................................ 62
- Uruguay........................................................................... 66
- Vénézuéla
- 67
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-
- TABLE DES MATIÈRES
- 105
- ILLUSTRATIONS
- Pages-
- Affiche Italienne . . ........................................52 et 58
- Banquet à M. Lamiral.................................................. 69
- PORTRAITS
- Bellan (M. Léopold).................................................... 25
- Cahen (M. Jules)...................................................... 73
- Dervillé (M. Stéphane)................................................. 17
- Lamiral (M. Henri)..................................................... 71
- Masure (M.)................... ..................................... 23
- Pellerin de la Touche (M. de). ........................................ 27
- Pralon (M. Eugène).................................................... 21
- STANDS OU PAVILLONS
- Bardinet (Les Fils de P.).............................................. 35
- d° d° ............................................. 45
- Byrrh................................................................. 43
- Cointreau.............................................................. 38
- Fernel et Branca...................................................... 57
- Rhum Saint-James....................................................... 41
- Ricqlès (Menthe de)...........................................39 et 42
- Strega (Ugo Alberti Cav. à Benevento).................................. 56
- VUES
- Exposition de Turin (Vue panoramique).................................. 11
- Palais de la France.................................................... 7
- Pont et Fontaine monumentale........................................... 29
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