Travaux du comité départemental du Bas-Rhin
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- EXPOSITION UNIVERSELLE
- TRAVAUX
- C<IMITÉ DÉPARTEMENTAL
- DU BAS-RHIN.
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- Pages.
- Organisation et travaux du comité...................... 1
- Rapport sur les produits de l’industrie envoyés à l’exposition universelle, précédé d’un aperçu sur le caractère industriel du département du Bas-Rhin....................... 5
- Contre-maîtres et ouvriers de l’industrie signalés pour leurs bons services.....................,.................. 71
- Rapport sur les principales exploitations agricoles du département du Bas-Rhin, et sur quelques produits de l’agriculture envoyés à l’exposition universelle, précédé d’un aperçu sur l’agriculture du département du Bas-Rhin. 75
- Contre-maîtres, ouvriers et journaliers de l’agriculture signalés pour leurs bons services..................... 102
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1855.
- COMITÉ DÉPARTEMENTAL DU BAS-RHIN.
- ORGANISATION ET TRAVAUX DU COMITÉ.
- Dès que les décrets des 8 mars, 22 juin et 24 décembre 1853 et du 6 avril 1854 eurent fait connaître la pensée de l’Empereur relative à l’Exposition universelle de 1855, M. le Préfet du Bas-Rhin forma, par arrêté du 24 avril 1854, un comité chargé de procéder à l’examen et à l’admission des objets présentés.
- Ce comité était composé de 18 membres, dont les noms suivent:
- Section de l’agriculture.
- MM. Marchal, président de la Société d’agriculture du Bas-Rhin ;
- Lippmann, adjoint au Maire et agronome.
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- Section des métaux, instruments de précision, machines.
- MM. Coumes, ingénieur en chef des ponts et chaussées; Daubrée, ingénieur des mines, doyen de la Faculté des sciences;
- Messmer, ingénieur, directeur de l’Usine de Graffenstaden ;
- Bauer , directeur des établissements de quincaillerie de Molsheim.
- Section des arts chimiques et céramiques.
- MM. Sengenwald, Jules, président de la Chambre de commerce de Strasbourg;
- Schattenmann, directeur des mines de Boux-willer, membre du Conseil général de l’agriculture et du Conseil général du département du Bas-Rhin;
- Cailliot, Amédée, professeur de chimie à la Faculté de médecine;
- Maire, fabricant de produits chimiques;
- Section des fils, tissus, bonneterie, chaussonnerie.
- MM. Kunzer, fabricant de draps à Bischwiller, membre du Conseil général du Bas-Rhin ;
- Dirr , négociant à Strasbourg.
- Section des beaux-arts.
- MM. Grass, sculpteur;
- Morin, architecte en chef du département; Schuler, graveur.
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- Section des arts divers.
- MM. Bergmann, Gustave, membre de la Chambre de commerce de Strasbourg;
- Simon, Émile, lithographe;
- Herrenschmidt , fabricant de cuirs.
- Le comité se réunit pour la première fois le 2 mai 4854. Dans cette séance M. Coumes fut élu président, et M. Daubrée, secrétaire-rapporteur.
- On ouvrit un registre sur lequel toutes les personnes qui désiraient prendre part à l’Exposition devaient se faire inscrire avec la spécification de leurs produits et de l’espace qui leur paraissait nécessaire.
- Le comité transmit, le 24 août 1854, à la commission impériale l’état récapitulatif des personnes inscrites et de l’espace demandé. La surface de 130 mètres carrés, allouée d’abord au département par décision du 19 octobre 1854, puis notablement augmentée sur les vives instances du comité, afin de donner une place convenable aux grandes industries locales, fut répartie entre les differents exposants dans la séance du 29 novembre 1854, et après l’approbation donnée à ce travail le 28 décembre suivant par la commission impériale, des lettres d’avis furent expédiées aux exposants pour leur notifier l’espace accordé à chacun d’eux. Le comité adressa ensuite à tous les intéressés un modèle de notice à remplir, afin de se procurer, sur leur industrie, les renseignements indispensables pour éclairer son jugement et celui de la commission impériale.
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- Les 27 et 28 mars , 11 et 12 avril le comité se réunit pour statuer sur l’admission des produits présentés à son examen.
- Le 3 mai et le 25 du même mois il s’assembla de nouveau pour entendre la lecture des rapports généraux relatifs à l’agriculture et à l’industrie ; après en avoir adopté la forme et les conclusions, il décida que ces rapports seraient livrés à l’impression, afin de faciliter le travail du jury international.
- Le comité croit devoir prévenir, qu’au lieu de se laisser aller à un éloge banal des candidats, il a formulé ses appréciations dans les termes les plus mesurés , espérant ainsi être mieux écouté.
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- RAPPORT
- SUR LES PRODUITS DE L’INDUSTRIE
- envoyés à l'exposition universelle de 1855 PAR LE COMITÉ DÉPARTEMENTAL DU BAS-RHIN.
- M. DAUBRÉE, rapporteur.
- Aperçu sur le caractère industriel du département du Bas-Rhin.
- Le département du Bas-Rhin présente plutôt la physionomie d’un pays agricole que d’un district industriel. Sa laborieuse et active population est de préférence adonnée aux travaux des champs; aussi ne rencontre-t-on pas dans le Bas-Rhin de grands centres d’industries spéciales, comparables à Saint-Étienne, Mulhouse, Valenciennes, etc. La petite ville de Bischwiller forme peut-être le noyau d’un développement ultérieur pareil à celui des vastes cités industrielles que nous venons de nommer, mais rien en ce moment ne nous autoriserait à lui assigner un rang dans cette phalange.
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- Cependant le département du Bas-Rhin n’est pas exclusivement agricole ; il possède une importance industrielle incontestable, et même, jugé à ce point de vue, on doit lui reconnaître un aspect original et particulier. S’il n’offre point de grands centres, nous y trouvons en revanche des industries variées, disséminées sur tous les points du pays, et dans ce nombre, quelques établissements qui non-seulement ne dépareraient point les capitales industrielles de la France, mais y brilleraient au premier rang. Telles sont, entre autres, les grandes usines de Graffenstaden, deNieder-bronn, deReichshoffen, deMolsheim, du Zornhoff, de Bouxwiller, de Hüttenheim, etc.
- Dans le rapport que nous allons avoir l’honneur de soumettre à l’appréciation des juges supérieurs du concours, nous ne pourrons faire qu’une énumération incomplète de cette grande variété de produits industriels , qui forme le caractère distinctif de notre pays ; la raison en est simple : le nombre des exposants, quelque considérable qu’il soit, est loin de représenter toute la série de nos établissements industriels. Par une rare discrétion, que nous ne pouvons nous empêcher d’approuver, beaucoup de nos fabricants et de nos industriels n’ont pas jugé convenable d’envoyer à l’exposition universelle des échantillons de leurs produits, parce que ces produits n’avaient pas, à leurs yeux, un caractère de nouveauté ou de perfectionnement. Parmi les personnes qui se sont résignées à s’abstenir, bien que, dans cette circonstance solennelle, elles eussent été heureuses de maintenir leur
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- rang dans la grande armée industrielle, on compte des hommes qu’il suffit de nommer, pour faire apprécier, à toute sa valeur, leur modeste réserve.
- Ainsi M. Schwilgué, l’illustre auteur de l’horloge astronomique de Strasbourg, n’envoie au grand concours aucune de ses machines qui font l’admiration de tous les hommes compétents. Le grand établissement de Hüttenheim, dirigé par M. Schirmer, n’expose pas le produit de sa filature et de son tissage. Lützelhausen et ses annexes, administrés par M. Scheidecker, n’envoient d’échantillons ni de sa filature ni de son tissage en coton et en laine. M. Maire ne présente pas ses produits chimiques. M. Œsinger, propriétaire de l’usine du Klingenthal, ne montre pas le résultat de ses procédés pour extraire la matière colorante contenue dans les bois exotiques. MM. Sengenwald ne présentent pas les produits extraits de la garance. Les orpailleurs du Rhin ne transmettent pas le sable contenant les paillettes du précieux métal que la Californie et l’Australie envoient dans des échantillons trop écrasants pour que la petite industrie rhénane puisse entrer en lice. Betschdorf ne donne point d’échantillons de sa poterie en grès, qui sert à la fois aux ménages du riche et du pauvre, et que l’on expédie dans un grand nombre de départements. On ne rencontrera pas non plus parmi les exposants les fabricants de tuyaux de drainage et de briques cellulaires de Wasselonne, ni ceux de briques réfractaires de Soufflenheim. Deux grandes industries de Strasbourg ne font point acte de présence pour des motifs que l’on appréciera, dès que
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- nous aurons nommé le genre de produits auxquels nous faisons allusion : nous entendons parler de la bière, qui s’expédie dans toute la France, et des pâtés de foie gras, qui sont exportés dans toutes les parties du monde. Nous ne devons oublier, dans ce relevé d’industries particulières, ni la grande manufacture de tabacs, entreprise gouvernementale qui donne du pain à un si grand nombre d’ouvriers, ni la fonderie de canons, qui rentre, comme l’arsenal, sous le contrôle de l’administration de la guerre.
- Le rapport général qui va suivre est un catalogue analytique plutôt qu’un rapport détaillé. Il a pour objet de faciliter les recherches, en offrant le résumé sommaire d’une série de notices spéciales sur chaque exposant. Un certain nombre de ces notices demeurent ennexées, comme pièces probantes, au rapport général.
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- PREMIER GROUPE.
- INDUSTRIES AYANT POUR ORJET L’EXTRACTION OU LA PRODUCTION DE MATIÈRES BRUTES.
- Première Classe.
- Art des mines, métallurgie et produits minéraux.
- MM. Veuve de DIETRICHet FILS, maîtres de forges à Niederbronn.
- Objets exposés. — Nombreux échantillons de fontes et de fers élaborés sous diverses formes ; essieux et bandages de roues de locomotives, waggons de chemin de fer, rouleau compresseur, etc.
- Établissements. — Usines à fer à Niederbronn, Jægerthal, Zinswiller et Mertzwiller (Bas-Rhin), et Mutterhausen (Moselle), renfermant sept hauts-fourneaux, 16 foyers d’affinerie, 10 fours à puddler et à souder, 4 marteaux-pilons ; pour moteurs, 17 machines à vapeur et de nombreuses roues hydrauliques, d’une force totale de 800 chevaux; ateliers de constructions mécaniques, à Reichshoffen ; 3500 ouvriers, y compris ceux qui sont occupés à l’extraction des minerais et aux transports de toute espèce.
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- Production. Fontes moulées, 35,000 quint, métr.; bandages de roues, 25,000 quint, métr.; essieux, 4,500 quint, métr.; le tout s’élevant avec les fers et tôles à une valeur de 3 millions ; le matériel produit par les ateliers de construction a une valeur de 4 millions de francs. La production totale de l’ensemble des établissements de MM. V.° de Dietrich et fils est de 5,300,000 francs, déduction faite de la valeur des matières premières que les ateliers de construction reçoivent des usines qui appartiennent aux mêmes propriétaires.
- Récompenses antérieures. — Médaille de bronze en 1827; médaille d’argent en 1834; médaille d’or en 1844, rappel de médaille d’or en 1849; médaille de 2e classe à l’Exposition universelle de Londres.
- La fonte moulée de Niederbronn jouit depuis longtemps d’une excellente réputation; elle est remarquable par sa ténacité, par son élasticité et par la fluidité qu’elle acquiert à chaud ; elle est d’ailleurs maniée par des mouleurs habitués à surmonter habilement les difficultés de toute sorte, ainsi que le témoignent avec évidence plusieurs des pièces présentées.
- On sait que, déjà depuis plusieurs années, les bandages de roues de locomotives sortant des usines de Niederbronn peuvent rivaliser avec les meilleurs bandages anglais. MM. veuve de Dietrich et fils sont parvenus, au moyen de mélanges particuliers de minerais, à produire des fers aciéreux qui l’emportent encore sur leurs fers ordinaires, en dureté et en ténacité ; ces fers sont appelés à rendre de grands services pour la fabrication du matériel roulant de chemins de fer, que l’usine de Reichshoffen produit maintenant sur une vaste échelle.
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- En nous bornant à signaler les nombreuses branches industrielles exploitées si habilement et sur un aussi large pied par MM. veuve de Dietrich et fils, nous ne leur rendrions pas pleine justice ; il est de notre devoir de rappeler que leurs établissements font vivre une population de plus de 3500 ouvriers, dont ils soignent le bien-être matériel, moral et intellectuel avec une paternelle sollicitude. (Voir la notice).
- MM. DOURNAY et Comp., propriétaires des mines de bitume à Lobsann.
- Objets exposés. — Calcaire asphaltique, mastic bitumineux, huiles minérales de nature variée.
- Récompenses antérieures. —: Médailles de bronze aux expositions de 1823, 1827, 1834, 1839, 1844 et 1849.
- Le calcaire asphaltique, que les mines de Lobsann renferment en abondance, sert depuis longtemps à produire un mastic très-employé pour les constructions et pour les trottoirs.
- Depuis quelques années on utilise la même matière première, en en extrayant, par distillation, des huiles minérales, susceptibles d’emplois variés dans l’industrie , surtout pour l’éclairage et comme dissolvants. Ainsi a été créé un usage tout nouveau pour une roche que le terrain renferme en abondance.
- La série des procédés auxquels donne lieu la préparation et la rectification des huiles minérales, présentait de nombreuses difficultés que M. Latil, directeur
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- de l’établissement, a surmontées avec toute l’habileté et la persévérance dont il donne depuis longtemps des preuves.
- M. LE BEL, Achille, propriétaire des mines de bitume de Pechel-bronn, commune de Lampertsloch.
- Objets exposés. •— Bitume fluide, huile de pétrole.
- Etablissements. •— Mines et usines de Pechelbronn, occupant 50 ouvriers et 8 chevaux.
- Production. — 60,000 francs.
- Le bitume extrait par l’action de l’eau bouillante, du sable bitumineux des mines de Pechelbronn, est principalement employé sous le nom de graisse d’asphalte, pour adoucir le frottement des roues de voitures et des machines; il est très-recherché pour cet usage dans une grande partie de la France et dans les parties limitrophes de l’Allemagne.
- Dans les moments de chômage les ouvriers sont employés aux travaux agricoles. Ce n’est point ici le lieu de parler des services éminents que le domaine de Pechelbronn a rendus à la science agricole sous la haute direction de M. Boussingault.
- MM. LÉOPOLD et Comp., propriétaires de carrières à Wasselonne.
- Objets exposés. — Une meule à aiguiser de 2 m 45 de diamètre.
- Production. — Carrières occupant 50 ouvriers et produisant 50,000 francs.
- Les meules de Wasselonne, exploitées dans les couches de grès bigarré, sont aujourd’hui employées pour l’aiguiserie dans beaucoup de manufactures
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- d’armes, de quincaillerie et d’ateliers de construction, qui s’adressaient autrefois à l’étranger pour cette fourniture. Ces meules sont, selon les circonstances et les exigences de la consommation, d’un grain plus ou moins fin; d’ailleurs la pierre dans lesquelles elles sont taillées étant très - homogène et exempte de fissures, on peut en obtenir d’un diamètre de 2,m50, comme l’échantillon qui est exposé, sans avoir à craindre les ruptures qui causent quelquefois des accidents si funestes aux aiguiseurs.
- MM. NEUNERDT et Gomp., fabricants de billes ou chiques à Wasselonne.
- Objets exposés. — Billes ou chiques en pierre.
- Production. — 12 millions de pièces, d’une valeur d’environ 30,000 francs.
- La pierre calcaire destinée à cet usage est cassée à la main, sous forme de petits cubes que l’on fait ensuite passer entre deux meules pour les arrondir. Toutes ces manipulations sont assez rapidement exécutées, pour que les chiques ordinaires non coloriées puissent être livrées à raison de 1 fr. 50 c. le mille.
- Avant 1842 la fabrication en grand, telle qu’elle est aujourd’hui établie à Wasselonne, n’existait pas en France. Presque toutes les chiques que l’on y consommait provenaient de l’Allemagne, et principalement de la Thuringe, d’où les exposants ont importé cette industrie. Cette fabrication tend aujourd’hui à se développer, et l’industrie que M. Neunerdt a introduite est exploitée aujourd’hui par plusieurs personnes, aux
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- dépens de l’introducteur. Aussi M. Neunerdt nous paraît-il mériter une mention spéciale.
- M. GOSGHLER, ingénieur civil à Paris.
- Objet exposé. — Dessin d’un appareil destiné à être placé à l’orifice des puits de mines pour prévenir certains accidents.
- Les procédés indiqués sont ingénieux. L’expérience seule pourra apprendre s’ils sont assez simples pour pouvoir être mis en pratique.
- L’administration des mines de Bouxwiller est rangée dans le 3e groupe à cause des produits chimiques qu’elle fabrique.
- Jtkeuæième dusse»
- Art forestier, chasse, pêche, et récolte de produits obtenus sans culture.
- Aucun produit appartenant à cette classe n’a été présenté.
- Troisième dusse.
- Agriculture (y compris toutes les cultures de végétaux et d’animaux).
- Les produits de cette classe font l’objet d’un rapport spécial placé à la suite de celui-ci.
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- DEUXIÈME GROUPE.
- INDUSTRIES AYANT SPÉCIALEMENT POUR OBJET L'EMPLOI DES FORCES MÉCANIQUES.
- Quatrième Classe*
- Mécanique générale appliquée à l’industrie.
- Usine de Graffenstaden, appartenant à M. le baron RENOUARD DE BUSSIERRE, député au Corps législatif.
- Objets exposés. — Grande machine à mortaiser; machine à raboter les surfaces planes et les surfaces courbes des pignons à 4 dents, de différentes grandeurs ; outils pour façonner le boisj pour y faire des mortaises, des tenons, des rainures, etc. ; petit tour à fileter, limeuse avec étau, machine à fraiser les pignons de crics, torréfacteur mécanique, etc., etc.
- Etablissement. — Usine renfermant 4 roues hydrauliques et 2 machines à vapeur d’une force totale de 120 chevaux et occupant 1200 ouvriers.
- Production. — La production annuelle consiste en tenders, waggons et tout matériel roulant des chemins de fer; en machines-outils , presses, pompes, crics, balances et machines de toute espèce, le tout d’une valeur d’environ 5 millions de francs.
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- Toutes ces machines sont de construction nouvelle, inventées ou perfectionnées par M. Messmer et exécutées sous sa direction. Les machines à travailler le bois sont de nature variée; elles servent à mortaiser, à percer horizontalement et verticalement, à faire les rainures, les tenons. Elles sont d’un important secours pour la construction des wagons, tant par la promptitude et l’exactitude du travail qu’elles fournissent que par l’économie de main-d’œuvre qui résulte de leur usage; elles sont à la fois d’une construction simple et solide.
- La machine à façonner les pignons de crics, présentée comme spécimen d’outils d’une construction très-délicate, résout, au moyen d’un mouvement extrêmement ingénieux, un problème des plus difficiles.
- Dans le torréfacteur mécanique de M. Rolland, on trouve un exemple de grande machine dans laquelle les difficultés de construction ont été très - habilement surmontées.
- En résumé, toutes les machines sorties des usines de Graffenstaden se distinguent par les idées ingénieuses et nouvelles qui ont présidé à leur exécution, en même temps que par l’exactitude, la solidité et la simplicité de leur construction.
- Le mérite des constructeurs est d’autant plus grand que plus des trois quarts de leurs ouvriers sont recrutés dans la population agricole des environs. L’aptitude des jeunes ouvriers est développée dans une école jointe à l’établissement.
- L’usine de Graffenstaden, déjà très-avantageusement
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- signalée dans les expositions précédentes, a pris depuis 6 à 7 ans un développement rapide, dû à l’intelligent et actif concours de M. le baron de Bussierre, qui depuis cette époque est le propriétaire unique de l’établissement. L’impulsion que M. de Bussierre a pu donner à toutes les branches d’industrie exploitées à Grafïénstaden, a conquis à cette usine un rang à part parmi les établissements du même genre. Un versement libéral de fonds, une initiative à la fois hardie et éclairée, ont produit ces heureux résultats. M. de Bussierre a trouvé un homme capable de seconder ses vues d’ensemble et d’exécuter ses plans étendus, dans M. Messmer, l’ingénieur dévoué et habile qui depuis plusieurs années déjà gérait les affaires de l’usine.
- C’est sous la haute direction de M. de Bussierre que M. Messmer a pu mettre en pratique ses idées de réforme ou d’améliorations, et contribuer ainsi à élever à un degré de prospérité remarquable la fabrication des machines-outils de toute sorte et du matériel roulant des chemins de fer. M. Messmer, il est juste de le proclamer ici, joint au rare talent de l’invention celui d’exécuter habilement ses projets. Il obtient, et c’est là le caractère d’un talent hors ligne, les résultats les plus complets par les moyens en apparence les plus simples.
- Aussi l’usine de Graffenstaden reçoit-elle journellement, par des commandes considérables destinées aux services de la marine, des finances ou à l’industrie, des preuves de l’intérêt que lui portent le Gouverne-
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- ment et les grandes compagnies industrielles. (Yoir la notice.)
- M. BLOCH, Jules, à Düttlenheim.
- Objet exposé. — Un robinet d’appareil à vapeur.
- Dans le robinet d’appareil à vapeur présenté par M. Bloch on règle à volonté le contact de la clef avec la boîte. Cette disposition ingénieuse et nouvelle paraît destinée à rendre des services pour les machines à vapeur ; elle permet d’éviter la perte de la vapeur et l’usure rapide du robinet, mieux qu’aucun des systèmes employés jusqu’à ce jour.
- Cinquième dame*
- Mécanique spéciale et matériel des chemins de fer et des autres modes de transport.
- Les ateliers de construction de Graffenstaden et de Reichshofïen figurent dans les lre et 4e classes.
- Sixième dusse»
- Mécanique spéciale et matériel des ateliers industriels.
- M. GOSSE DE BILLY, Quentin - Adolphe, à Strasbourg, hôtel de la monnaie.
- Objets exposés. — Série d’outils, mandrins universels, fraises, etc., établissant une répartition rationnelle de la matière dans beaucoup d’objets frappés ou estampés; médailles frappées par les nouveaux procédés de l’auteur.
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- Nous ne pouvons exposer ici en quoi consiste le principe imaginé par M. Gosse de Billy. Il s’applique à la fabrication d’objets très - variés , tels que médailles, couverts, objets d’orfèvrerie, de bijouterie, de bronze, etc. Jusqu’à présent les médailles en bronze de grand module et à forts reliefs n’avaient pu être produites qu’après l’opération préalable du moulage et par un très-grand nombre de recuits et de coups de balancier. Sur 100 pièces commencées, 40 à peine pouvaient être terminées, et encore ces dernières portaient - elles des parties contre-marquées. L’exposant présente une des médailles les plus difficiles que l’on ait à frapper à la monnaie de Paris, médaille qu’on n’a pu, jusqu’à ce jour, produire qu’en cuivre rouge et que M. Gosse de Billy a frappée en un véritable bronze, dont les proportions d’alliage ont été officiellement constatées.
- Les procédés nouveaux et très-ingénieux de M. Gosse de Billy paraissent féconds en résultats utiles, et nous pensons qu’ils seront pris en sérieuse considération. (Voir la notice.)
- M. VOGEL, Jean-Jacques, tourneur à Pfaffenhoffen.
- Objet exposé. — Machine à raboter le bois, pouvant aussi fraiser des rainures à queue.
- Cette machine, quoique d’une exécution assez imparfaite , a été admise, parce qu’elle est l’invention d’un simple ouvrier de village, et qu’à ce titre elle nous a paru mériter un encouragement ; c’est d’ailleurs une
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- tentative pour introduire dans les petits ateliers un appareil qui y manque jusqu’à présent.
- L’appareil de M. Mohler pour le graissage des machines par leur propre mouvement est rejeté à la classe 19, où cet industriel figure pour des tissus. ‘
- La machine à graver de M. Simon, et la machine à régler de M-. Berger-Levrault figurent dans le 7e groupe.
- Septième Ciasse.
- Mécanique spéciale et matériel des manufactures de tissus.
- M. HEILLER, Jean-Baptiste , à Schlestadt.
- Objet exposé. — Machine à mouliner la soie.
- Cette machine donne simultanément les deux torsions à la soie ; aussi produit-elle des fils d’une beauté et d’une régularité remarquables. Elle est composée de 96 broches, et peut être mue par un seul homme.
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- TROISIÈME GROUPE.
- INDUSTRIES SPÉCIALEMENT FONDÉES SUR L’EMPLOI DES AGENTS PHYSIQUES ET CHIMIQUES, OU SE RATTACHANT AUX SCIENCES ET A L’ENSEIGNEMENT.
- Huitième Classe.
- Arts de précision, industries se rattachant aux sciences et à l’enseignement.
- M. WALDECK , Nicolas, opticien à Strasbourg.
- Objet exposé. — Lunette astronomique avec son pied mécanique.
- Cette lunette, de il centimètres de diamètre et de lm,80 de foyer, avec oculaires céleste et terrestre, est d’une bonne exécution. L’auteur, connu d’ailleurs par divers petits appareils ingénieux répandus à Strasbourg, a perfectionné les moyens de faire varier le grossissement.
- M. WEISSANDT, Édouard, professeur de travaux graphiques à Strasbourg.
- Objet exposé. — Instrument destiné à faciliter l’enseignement de la géométrie descriptive.
- Cet instrument, auquel l’auteur donne le nom de stéréographe, est appelé à réaliser matériellement les
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- principaux problèmes de la géométrie descriptive. A l’aide du système adopté, pour maintenir dans des positions constantes des figures quelconques, lignes , plans ou solides, qui doivent être représentés dans les plans de projection , l’élève voit sans cesse les relations qui lient les trois dimensions de l’espace aux deux dimensions d’une épure, et les démonstrations du professeur, rendues moins abstraites, peuvent être plus facilement saisies.
- L’instrument nous paraît, à cause de la généralité de son emploi, supérieur à ceux qui ont été construits * jusqu’à présent pour le même but. Il est sans doute appelé à rendre des services aux professeurs et aux élèves, surtout dans les cours industriels. (Voir la notice).
- Neuvième dusse*
- Industries concernant l’emploi économique de la chaleur.
- M, ROLLAND, Eugène, ingénieur-inspecteur des constructions du service des tabacs à Paris.
- Objets exposés. —• Torréfacteur mécanique ; thermo - régulateur.
- Le torréfacteur mécanique , destiné à torréfier le tabac, est un appareil nouveau , tant dans son ensemble que dans ses détails. Sa marche est entièrement automatique ; car la matière y entre par l’une de ses extrémités et sort torréfiée par l’autre. La transmission de la matière dans l’appareil et la,température
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- qu’elle y subit, peuvent être réglées à volonté, et deviennent ensuite invariables aussi longtemps qu’il est nécessaire.
- Comparé aux appareils antérieurement usités , le torréfacteur mécanique présente les avantages suivants : économie de plus des 4/5 dans les frais de main-d’œuvre ; réduction dans la consommation du combustible ; qualité plus régulière et meilleure dans les produits ; réduction dans les déchets ; enfin avantage au point de vue de la salubrité des ouvriers, qui * sont à l’abri des émanations dégagées de la matière chauffée et hors de l’influence des variations brusques de température.
- Tous ces avantages ont été constatés sur les torréfacteurs mécaniques qui fonctionnent depuis quatre ans à la manufacture des tabacs de Strasbourg. Ces torréfacteurs, imaginés par M. Rolland il y a quatorze ans, ont été successivement perfectionnés par lui. L’appareil qui paraîtra à l’exposition, réalise un grand nombre d’améliorations et paraît donner une solution complète du problème.
- Cet appareil peut encore être employé pour une simple dessiccation à une température peu élevée. Dans ce cas, M. Rolland y ajoute un ventilateur à force centrifuge. Au moyen de quelques changements qui consisteraient presque toujours en simplifications, le torréfacteur paraît être applicable à d’autres industries.
- L’inventeur déclare qu’il a été puissamment aidé dans ses expériences par le concours éclairé de M. Girard,
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- employé supérieur du service des tabacs, et par M. Messmer, ingénieur de l’usine de Graffenstaden, qui a construit les appareils.
- M. Rolland expose en outre un autre appareil de son invention, qu’il appelle thermo-réguiateur. Ce dernier appareil joue, pour la réglementation de la température d’un fourneau quelconque, un rôle analogue à celui du régulateur à force centrifuge, qui règle la transmission du travail dans les machines. Fondé sur la dilatation des gaz, le thermo-régulateur permet de maintenir une température constante, quelque élevée qu’elle soit, tandis que ceux antérieurement imaginés pour remplir un but analogue, étant fondés sur la dilatation des liquides ou sur la pression de leurs vapeurs, ne peuvent fonctionner au delà d’une certaine température. Lorsqu’une très-grande sensibilité ne sera pas indispensable, l’appareil pourra être considérablement simplifié ; c’est ce qui aura lieu dans presque toutes les applications industrielles. Un appareil ainsi simplifié fonctionne depuis quelques mois à la manufacture des tabacs de Strasbourg; il procure l’important résultat de maintenir constamment la température au degré le plus convenable.
- Les détails dans lesquels nous avons cru devoir entrer, montrent clairement que M. Rolland, en imaginant et en perfectionnant successivement les deux appareils qu’il présente, a rendu un service très-important, non-seulement à la fabrication des tabacs, mais encore à d’autres industries qui sauront profiter des résultats qu’ils donnent.
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- M. DIETSCHE, Aloyse , mécanicien à Kœnigshoffen, près de Strasbourg.
- Objet exposé. — Modèle de séchoir spécialement destiné à sécher le malt dans la fabrication de la bière.
- Ce séchoir, qui est connu des brasseurs sous le nom de touraille, comparé aux appareils du même genre présentement en usage, offre l’avantage de rendre le malt meilleur, sans qu’il puisse ni se brûler, ni prendre l’odeur de la fumée; car celle-ci est conduite dans des tuyaux disposés de manière à empêcher son contact avec la substance à dessécher.
- D’après les certificats que l’auteur nous a présentés, ce système offre à la fois une économie considérable de temps et un séchage plus régulier; il mérite par conséquent l’attention.
- M. BOYER, Charles, poëlier-fumiste, actuellement à Paris, faubourg Saint-Martin, 147.
- Objet exposé. •— Un calorifère économique.
- Dans cet appareil, les tuyaux destinés au passage de la fumée traversent, en s’y repliant plusieurs fois, une masse d’air renouvelée par un courant continu. Le système de M. Boyer a déjà été essayé dans beaucoup de fabriques du Haut-Rhin, où l’on en a été satisfait. (Voir la notice).
- M, HUGELIN, fils, fabricant de poêles en fayence, à Strasbourg.
- Objets exposés. — Un poêle en fayence et poterie d’art.
- Établissement. — Il occupe 10 ouvriers.
- Production. —• Pour une valeur annuelle d’environ 25,000 fr.
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- Récompenses antérieures. — Médailles de bronze en 1849.
- Cet appareil, du modèle de ceux que l’on emploie ordinairement en Alsace, est recommandable par la solidité de la construction , qui n’exclut pas l’élégance de la forme ; il est muni de huit tuyaux calorifères.
- M. BERGMANN, Charles, potier d’étain à Strasbourg.
- Objet exposé. — Alambic en cuivre avec bain-marie, chapiteau et réfrigérant en étain.
- L’on peut facilement, à l’aide de quelques pièces d’ajustage, transformer la distillation à feu nu en une distillation au bain-marie ou à la vapeur. Le système de réfrigérant à courant intérieur est d’une grande efficacité et d’un nettoyage facile. Déjà M. Bergmann a exécuté des alambics sur ce modèle dans plusieurs laboratoires et pharmacies de Strasbourg.
- MHocième Classe*
- Arts chimiques ; teintures et impressions; industries des papiers et des peaux.
- Administration des mines de Bouxwiller ; M. SCHATTENMANN , Charles-Henri, Directeur.
- Objets exposés. — Alun, sulfate de fer, prussiate de potasse jaune, prussiate rouge, sel ammoniac, phosphore, hleu de Prusse, noir d’os, gélatine, etc.
- Cylindre compresseur.
- Etablissements. — Fabriques d’alun et de sulfate de fer de Bouxwiller, renfermant 137 chaudières d’une capacité totale
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- 3,330 mètres cubes ; fabrique à la Reidt, contenant 12 fours à prussiate, 7 fours à phosphore, noir d’os, sel ammoniac, rouge anglais, 364 chaudières d’un volume total de 1291 mètres cubes, 3 générateurs à vapeur, une machine à vapeur de 8 chevaux pour l’épuisement des eaux de mine, 1 machine à vapeur de 18 chevaux à la Reidt, 600 ouvriers.
- Production. — La valeur annuelle des produits est de 2 millions de francs, dont le prussiate jaune forme plus de moitié.
- Récompenses antérieures.-—Médailles d’argent en 1823,1827, 1834; médailles d’or et rappel en 1839, 1844 et 1849 ; croix de la légion d’honneur décernée en 1844 au directeur, M. Schat-tenmann; médaille de prix à Londres en 1851.
- Les distinctions qui viennent d’être signalées sont des titres qui prouvent une marche incessante dans la voie du progrès. La beauté des produits obtenus dans le travail courant attestera magnifiquement la supériorité incontestable à laquelle la fabrication de Bouxwiller est aujourd’hui parvenue. Mais, pour bien apprécier les progrès de ces établissements depuis l’exposition de 1849, il faut tenir compte de la réduction considérable qui s’est opérée depuis lors dans les prix des produits chimiques : l’alun est tombé de 30 fr. à 22. fr. les 100 kil. ; le prussiate jaune de 500 fr. à 280 fr. On n’a pu compenser cette énorme réduction qu’en doublant la production.
- M. Schattenmann, le rénovateur et le directeur de Bouxwiller, est au premier rang des notabilités, disons mieux, des illustrations industrielles de notre département. Sa forte initiative pour les améliorations agricoles lui vaudrait à elle seule la reconnaissance du
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- pays. Nous devons laisser à d’autres le soin de signaler le mérite de M. Schattenmann dans cette partie, et nous borner à rappeler ici que, comme chef des vastes établissements de Bouxwiller et de la Reidt, il a imprimé un développement prodigieux à la fabrication de divers produits chimiques.
- Il n’a point borné son active influence à la partie matérielle de la tâche qu’il s’est imposée; il exerce sur les nombreux ouvriers qui relèvent de ses établissements, une influence paternelle, par la création de caisses de secours, l’organisation d’une boulangerie, la distribution de pain et d’autres substances alimentaires à prix réduit, et par les soins qu’il donne à l’instruction primaire des enfants. (Voir la notice.)
- M. CONRAD , Jean-Chrétien, fils , fabricant de colle gélatine à Schlestadt.
- Objets exposés. •— Divers échantillons de gélatine fine, demi-fine, en grandes et en peiites feuilles.
- Production. — La valeur annuelle des produits est de 10,000 fr.
- M. MULLER, Adam, fabricant à Keskastel.
- Objets exposés. — Colle de Cologne, graisse pour les voitures.
- Etablissement. — 6 à 20 ouvriers selon la saison.
- Production. — Valeur approximative 112,000 francs.
- La graisse pour voitures est un résidu obtenu dans la distillation de la résine d’Amérique : elle ne se durcit pas par le froid et ne se liquéfie pas par la chaleur.
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- MM, WEIL et NEVEU, fabricants d’acide tartrique à la montagne verte, près de Strasbourg.
- Objets exposés. — Acide tartrique, en très-beaux cristaux et à divers degrés de pureté.
- Le produit est extrait, non du tartre raffiné, mais du tartre brut et des lies de vin, ce qui permet de le livrer à un prix moins élevé. Cette fabrication, qui a acquis une grande importance, offrira un débouché nouveau pour les cultivateurs de nos vignobles.
- M. LAMASSE et Gomp., fabricants de bougies stéariques à la Robertsau, près de Strasbourg.
- Objets exposés. — Bougies stéariques.
- Établissement. — Machine à vapeur de six chevaux, générateurs à vapeur; 18 ouvriers.
- L’échantillon exposé est remarquable par sa blancheur et par sa transparence.
- M. WEIL et Gomp., fabricants de savon à Strasbourg.
- Objets exposés. — Savons de toilette de nature très-variée.
- Etablissement. — 20 ouvriers.
- Parmi les savons exposés , qui tous sont remarquables par leur bonne qualité et leur bas prix, on peut distinguer des savons transparents, dont la préparation présente des difficultés particulières, et du savon léger, surnageant l’eau. MM. Weil luttent avec avantage contre la parfumerie parisienne et expédient beaucoup de leurs produits à l’étranger.
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- M. SEIB , Jean-Adam, fabricant de toiles cirées à Strasbourg
- Objets exposés. — Toiles et percales cirées de nature variée.
- Etablissement. — 100 ouvriers.
- Production. — Valeur annuelle de 250,000 francs.
- Récompenses antérieures, — Médaille de bronze en 1839, médaille d’argent en 1839, médaille d’or en 1849, médaille de bronze à l’exposition de Londres en 1851.
- L’établissement de M. Seib, à la Robertsau près de Strasbourg, est, sinon le plus ancien, du moins un des premiers qui ait été fondé en F rance. M. Seib a su maintenir son industrie à la hauteur de tous les progrès réalisés, comme le témoignent les distinctions qu’il a obtenues à diverses époques ; la qualité de ses produits est d’ailleurs appréciée à l’étranger. Depuis l’exposition de Londres, M. Seib fabrique plusieurs articles nouveaux, notamment des toiles fortes pour bâches de voitures, de waggons, de bateaux, etc. Les toiles enduites d’une substance particulière, composée par l’exposant, sont remarquables par leur imperméabilité et par leur élasticité.
- M. HERRENSCHMIDT, Guillaume-François, fabricant de cuirs au Wacken, près de Strasbourg.
- Objets exposés. — Cuirs pour la chaussure, la sellerie ; courroies de transmission, etc.
- Etablissement. —Machine à vapeur de 25 chevaux, 100 ouvriers. Production. — Valeur annuelle de 1,000,000 francs.
- Récompenses antérieures. — Médaille d’or en 1849, médaille de prix à Londres en 1851.
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- La tannerie de M. Herrenschmidt est l’un des établissements de ce genre les plus importants et les mieux organisés de la France. Tous ses produits sont fort estimés, tant en France qu’à l’étranger ; ils sont surtout exportés en Allemagne et en Amérique. Ils ont d’ailleurs figuré avec avantage à nos expositions et à celle de Londres.
- Les cuirs pour semelle sont particulièrement remarquables par leur fermeté et leur égalité. Ceux que l’on nomme croupons, acquièrent par un foulage à l’eau et à la graisse, une extrême souplesse. Les cuirs qui doivent servir pour les courroies de transmission, subissent dans leur entier et à l’état humide une tension à la suite de laquelle ils ne s’allongent plus sensiblement.
- M. Herrenschmidt a organisé une caisse de secours en faveur de ses ouvriers. (Voir la notice.)
- M. KNODERER, Charles, fabricant de cuirs à Strasbourg.
- Objets exposés. — Cuirs de diverse nature ; veaux cirés, cuirs noirs, etc.
- Établissement. — Avant la transformation qu’il subit actuellement, l’établissement occupait 100 ouvriers et produisait une valeur annuelle de 450,000 francs.
- M. Knoderer présente divers échantillons de cuirs tannés par un procédé que l’exposant n’a point fait connaître, mais qu’il déclare très-avantageux, 1° par une plus grande rapidité dans les opérations ; 2° par une économie considérable dans la quantité d’écorce
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- consommée; 3° par une plus forte augmentation du poids des cuirs.
- D’ailleurs les cuirs préparés par ce procédé paraissent avoir toutes les qualités de ceux qui sont fabriqués par l’ancienne méthode. (Voir la notice.)
- M. Constantin DE REGEL, à Strasbourg.
- Objets exposés. — Cuirs à semelles, à empeignes, à courroies, etc.
- Ces cuirs sont préparés au moyen d’un tannage minéral , pour lequel un brevet d’inveiition a été pris par M. de Kercaao en 1853, et pour lequel M. de Regel, concessionnaire du premier brevet, a pris en 1854 un brevet de perfectionnement. Le procédé consiste essentiellement dans la combinaison du peroxyde de fer avec la matière animale qui constitue le tissu de la peau. La combinaison s’effectue en mettant les peaux en présence d’un mélange de sulfate ferreux, d’acide sulfurique et de bioxyde de manganèse. D’après la déclaration de l’exposant, les avantages du tannage minéral consistent dans la brièveté des opérations qui sont toutes terminées dans l’espace d’environ deux mois; en outre, dans une économie très-considérable du prix de la matière tannante. Il en résulterait encore la possibilité d’opérer le tannage dans des localités où jusqu’à présent il a été impraticable, faute de matières astringentes.
- Les cuirs préparés par le peroxyde de fer ne pa-
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- raissent le céder en rien aux cuirs préparés par le tannin, ni pour l’imperméabilité, ni pour la résistance aux frottements , ni pour la résistance aux tractions. Mais ils ne présentent pas encore le degré de souplesse requis pour certains usages. Pour mettre le jury à même d’apprécier la qualité de ses produits, M. de Regel envoie non-seulement des cuirs façonnés, mais divers objets éprouvés par un long usage. (Voir la notice.)
- M. CERF-LANZENBERG, fabricant de maroquins à Strasbourg.
- Objets exposés. — Maroquins, chevreaux et autres peaux de couleurs variées.
- Établissement. — 60 ouvriers.
- Production. — La valeur annuelle est de 300,000 francs.
- Récompenses antérieures. — Médaille d’argent en 1839 et rappel en 1844.
- Les différentes nuances dorées qui sont appliquées sur le maroquin et sur le mouton, sont dues à un procédé de l’invention de l’exposant. M. Cerf Lan^enberg a aussi acquis une supériorité reconnue dans la fabrication des tiges de couleur. Sa maison existe depuis une cinquantaine d’années.
- MM. EHMANN-HERING et GŒRGER, fabricants de maroquins à Strasbourg.
- Objets exposés. — Trente-deux peaux de maroquins de couleurs variées.
- Établissement. — 60 à 100 ouvriers.
- Récompenses antérieures. — L’ancienne maison commerciale
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- Emmerich et Gœrger a obtenu une médaille d’argent en 1834 et des rappels de cette médaille aux expositions suivantes ; médaille de bronze de lre classe à l’exposition de Londres en 1851.
- Les maroquins noirs de cette maison se distinguent à la fois par le brillant et par la solidité de leur couleur. Les autres couleurs, notamment le rouge cochenille , se font remarquer par leur belle nuance et par Légalité de la teinte sur toute la surface de la peau; les maroquins à reflet métallique ne sont dépassés par aucune autre fabrique. En résumé, cette maison sait maintenir son rang parmi les premiers fabricants de maroquins de l’Europe.
- M. JUNDT, Jean-J. et fils, fabricants à la Robertsau, près de Strasbourg.
- Objets exposés. •— Cartons et papiers porcelaine.
- Récompenses antérieures. — Mention honorable en 1849.
- Les échantillons de cartons et de papiers porcelaine de cette maison sont très-beaux et d’une bonne fabrication. Il en est de même de ses papiers-acier, qui peuvent rivaliser avec les plus beaux produits de ce genre.
- M. KESSLER, Louis, chimiste à la Robertsau, près de Strasbourg.
- Objets exposés. — Acide urique et alloxane.
- L’acide urique et ses dérivés n’avaient été, jusque dans ces derniers temps, qu’un objet de curiosité pour les chimistes. Des essais récents ont prouvé qu’à l’aide de l’alloxane l’on peut appliquer sur la laine la belle couleur rouge, connue sous le nom de murexide. Il
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- restait à résoudre un problème important, celui de la production à bon marché de l’acide urique qui sert à obtenir l’alloxane et le rouge de murexide. Ce problème a été résolu par M. Kessler. Cet ingénieux chimiste annonce pouvoir facilement livrer l’alloxane à 50 fr. le kilogramme. Un prix si peu élevé permettra l’emploi en grand de cette substance : car le rouge de murexide possède une grande richesse tinctoriale; il est d’une nuance amaranthe très-riche, et résiste à l’action de la lumière. La découverte de M. Kessler paraît devoir doter l’art de la teinture d’un nouvel agent, et mérite de fixer l’attention. (Voir la notice.)
- M. JACOB , Chrétien, fabricant d’impressions à Saint-Pierre, près Barr.
- Objets exposés. — Toiles et mouchoirs de coton rouge Andri-nople, gros bleu et autres.
- Etablissements. —180ouvriers; roue hydraulique de 15 chevaux, machine à vapeur de 10 chevaux.
- Production. — La valeur de la production annuelle est de 500,000 francs.
- Tous les produits de M. Jacob sont d’une bonne exécution, particulièrement les rouges Andrinople et les bleus. Ses produits, connus par leur solidité, et d’un goût bien approprié à la grande consommation, trouvent.des débouchés dans l’exportation, quand les marchés de l’intérieur lui font défaut.
- MM. KNAPP et SCHNÉEGANS, fabricants de bronzes en poudre à Strasbourg.
- Objets exposés. — Échantillons divers de bronze en poudre, à tous les degrés de finesse et en nuance variée.
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- Production. — Le chiffre annuel d’affaires est d’environ 150,000 francs.
- Tous les essais tentés en France pour lutter avec les fabriques d’Allemagne n’avaient abouti à aucun résultat, lorsqu’il y a quatre ans, MM. Knapp et Schnée-gans dotèrent la France de cette industrie, sans le secours de droits protecteurs. Quoiqu’ils soient obligés de tirer de l’Allemagne les 7/8 de leur matière première, qui consiste en déchets du battage de For faux, leur maison lutte aujourd’hui avec ses concurrents de Furth et de Nuremberg, non-seulement en France, mais même sur les marchés allemands.
- A ces titres, MM. Knapp et Schnéegans sont tout à fait dignes d’encouragement.
- M. MABRU, Auguste , à Haguenau.
- Objets exposés. — Encres typographiques, lithographiques et télégraphiques.
- Production. — La production annuelle est de 22,000 kilogr.
- Toutes les encres de M. Mabru sont très-bien broyées, d’un beau noir et d’une qualité supérieure.
- Onzième Vinsse*
- Préparation et conservation des substances alimentaires.
- M. BLOCH , Nephtalie-Cerf, fabricant de fécule et d’alcool à Düppigheim.
- Objets exposés. — Fécules, pâtes alimentaires, sirop de glucose et alcool de betterave.
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- Etablissements. — Les deux établissements occupent 50 ouvriers; les moteurs sont une turbine de 12 chevaux et une machine à vapeur de 10 chevaux.
- Récompenses antérieures. — Médaille d’argent.
- Depuis 1811, époque à laquelle M. Bloch a fondé dans notre département la première fabrique de sagou et de fécule de pommes de terre, il a' sans cesse perfectionné ses procédés de fabrication.
- Tous ses produits sont de très-belle qualité ; ajoutons que l’usine de M. Bloch est devenue, pour la contrée, une source de prospérité agricole, en y développant la culture de la pomme de terre, de la betterave et l’élève des bestiaux.
- M. HEYD , Auguste , fabricant de pâtes alimentaires à Strasbourg,
- Les pâtes alimentaires présentées par M. Heyd sont de bonne qualité.
- VINS.
- La culture de la vigne occupe dans le département 13,209 hectares. L es principaux cépages produisent du vin ordinaire destiné à la consommation locale et à celle des contrées voisines. Nous avons cependant aussi dans les meilleures expositions des crûs très-estimés appelés Biesling, Kléber et Traminer, ainsi que des vins rouges originaires de plants de Bourgogne.
- Dans les bonnes années, les vins ordinaires se vendent de 10 à 20 fr. l’hectol., et les crûs supérieurs
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- à des prix doubles de ceux-ci. Aujourd’hui, les vins étant excessivement rares, les prix ont plus que doublé, et il n’y a point de cours normal.
- Dans les conditions de prix sus-relatées les vins d’Alsace donnent lieu à des exportations considérables pour la Suisse ; les exportations pour l’Allemagne ont cessé par suite des droits de douane élevés.
- Plusieurs viticulteurs du Bas-Rhin ont envoyé des échantillons de leurs produits les plus estimés.
- Voici les noms de ces exposants :
- M. Stoltz, à Andlau au Val.
- Cet exposant se recommande, en outre, par un ou-vrage’sur la culture de la vigne en Alsace. (Voir la notice.)
- MM. Dock, à Heiligenstein.
- Rœsch, à Kintzheim.
- De Dartein et Fux, à Ottrott.
- Donat, à Saint-Nabor.
- Nægell, à Nothalten.
- Gies et Gutzeit, à Molsheim.
- Zimmermann, à Kintzheim.
- C. Prost, à Wolxheim.
- Schürr, à Dambach.
- Gauckler, à Wissembourg. (Voir la notice.)
- BIÈRE.
- M. Fleischhauer, brasseur à Strasbourg, expose de la bière de mars. La qualité supérieure des bières de
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- M. Fleischhauer est due non-seulement à un choix rigoureux des matières premières, c’est-à-dire de l’orge et du houblon, à l’exclusion de toute autre substance, mais encore, et surtout aux soins minutieux qu’il apporte dans les détails de sa fabrication : M. Fleischhauer se montre le digne soutien de la vieille renommée des bières de Strasbourg.
- KIRSCHWÆSSER.
- M. de Dartein, à Ottrott.
- M. Heitzmann, à Villé.
- Ces deux exposants envoient quelques bouteilles de cette liqueur obtenue par la distillation des cerises. Le val de Villé, où l’on récolte annuellement pour environ 150,000 fr. de kirschwasser, est très-bien représenté par les produits de M. Heitzmann.
- M. Charles TRAUT, charcutier à Strasbourg.
- Objets exposés. — Soixante-neuf boîtes de conserves (jambons, saucissons, galantines, etc.), susceptibles d’une longue conservation et pouvant servir utilement aux approvisionnements de la marine.
- Par ses procédés, M. Ch. Traut obtient les mêmes résultats que par la pression. La réputation culinaire de$ ses conserves est depuis longtemps consacrée: M. Traut est un commerçant habile et consciencieux.
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- M. VŒLGKER, Daniel, fabricant de chicorée à Benfeld.
- Objets exposés. — Chicorée brute, grillée et en poudre.
- Établissements. — 80 ouvriers ; machine à vapeur de 10 chevaux.
- Production. — La valeur de la production annuelle est de 250,000 francs.
- Le café chicorée, d’un usage si général aujourd’hui dans les classes peu aisées de la société, se prête facilement à de nombreuses sophistications. Il résulte d’un examen fait à Paris par un chimiste habile, que les produits de M. Vœlcker sont à la fois remarquables par leur pureté et par leur richesse en matière extractive.
- M. CHAUMONT, Jean Baptiste, cuisinier à Strasbourg.
- Objets exposés. — Appareil pour transformer le blanc d’œufs en neige.
- Cet appareil sert à simplifier et à perfectionner certaines manipulations dans les ateliers des pâtissiers et confiseurs.
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- QUATRIÈME GROUPE.
- INDUSTRIES SE RATTACHANT SPÉCIALEMENT AUX PROFESSIONS SAVANTES.
- Douzième Vinsse.
- Pharmacie.
- Plusieurs pharmaciens de Strasbourg et des villes environnantes ont soumis à la Commission départementale diverses préparations pharmaceutiques, sirops, savons, etc. Nous comprenons que les galeries de l’exposition soient ouvertes à des produits tels que le sulfate de quinine, la morphine, le kermès, lemé-tique, etc., si ces produits sont remarquables par leur pureté ou par l’économie des procédés qui servent à les obtenir. Mais nous avons cru devoir refuser les préparations médicamenteuses dont les avantages,'dans le traitement de telle ou telle affection, doivent être constatés par le médecin au lit du malade et non par une commission industrielle.
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- M. GREINER, Guillaume, pharmacien à Schiltigheim.
- M. Greiner expose un appareil pour la conservation des sangsues et une liqueur pour clarifier la bière.
- M. IMLIN, Frédéric, vétérinaire à Strasbourg.
- Objet exposé. — Un licol antitiqueur.
- M- Imlin, qui occupe un rang distingué parmi les praticiens de sa profession, a inventé, pour guérir les chevaux de la pernicieuse habitude du tic, un licol muni d’un appareil, qui paraît exempt des graves inconvénients que présentent les procédés employés jusqu’à ce jour dans le même but. C’est à la suite d’expériences multipliées que M. Imlin préconise sa méthode comme infaillible, et l’appareil est d’une telle simplicité qu’on peut l’adapter à peu de frais à tout licol ordinaire.
- Treizième Classe.
- Arts militaires.
- MM. GOULAUX, Veuve ARBAN, SUTTERLIN et Comp., fabricants d'armes, à Mutzig.
- Objets exposés. — Fusils, carabines, mousquetons, pistolets. Établissements. — 650 ouvriers, moteurs hydrauliques.
- Production. — Fabrication d’une importance variable, selon les commandes du Gouvernement ; un minimum de 400,000 fr. On peut fabriquer annuellement dans cette usine 40,000 fusils.
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- Cet établissement existe depuis 50 ans; il est administré par le corps de l’artillerie. Aussi n’a-t-il pas été fait de rapport sur ses produits, qui sont exposés par ordre de Son Exc. le Ministre de la guerre.
- Quatorzième Classe«
- Constructions civiles.
- M. SCHATTENMANN, membre du Conseil général du département du Bas-Rhin et du Conseil général d’Agriculture , directeur des mines de Bouxwiller.
- Objets exposés. —• Un rouleau compresseur exécuté dans les ateliers de MM. Veuve de Dietrich et Fils à Niederbronn.
- Le cylindre de M. Schattcnmann se distingue de ceux précédemment employés par sa légèreté et son petit diamètre. Cet instrument, pesant environ 3000 kilogrammes et pouvant recevoir à volonté une charge supplémentaire jusqu’à 3000 kilogrammes, a pu de la sorte être utilisé avec économie, non-seulement pour la construction des chaussées neuves en empierrements, mais encore pour la réparation et l’entretien de ces chaussées.
- Dans les Mémoires qu’il a publiés et dans les expériences faites sous sa direction, M. Schattenmann a montré la supériorité de son rouleau, et il faut dire aussi de son système ; car les rouleaux d’une grande pesanteur exigeaient de forts attelages ; alors les pieds
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- des chevaux mettaient les pierres en désordre ; l’instrument écrasait une partie des matériaux, au lieu de les fixer, et défonçait parfois le sol. M. Schattenmann a prouvé que les matériaux des chaussées se tassaient et s’enchevêtraient mieux sous une faible pression ; et qu’il suffisait ensuite de mastiquer les interstices , en répandant sur la surface cylindrée une couche de sable ou d’autres matières d’agrégation, puis de cylin-drer de nouveau , pour faire pénétrer ces matières dans la chaussée, en s’aidant de l’arrosage.
- Les procédés de M. Schattenmann sont amplement décrits dans le Mémoire sur le rouleau compresseur et dans le Rapport d’une commission de l’Académie des sciences, joints au présent travail.
- Depuis que cette Académie a été appelée à porter, en 1844, un jugement sur les procédés en question pour le cylindrage des chaussées empierrées, une longue pratique a pleinement confirmé, dans le départementdu Bas-Rhin, tout ce que M. Schattenmann avait avancé et recommandé. Les perfectionnements rapides obtenus sur les chemins vicinaux et les routes de ce département doivent être attribués en majeure partie à l’emploi du cylindre compresseur. L’usage de cet instrument est devenu tellement simple et fréquent, que, sans lui, on ne fait plus ici, en quelque sorte, aucune amélioration , aucun rechargement de chaussée. Le rouleau a d’ailleurs rendu populaire le service de la vicinalité ; car les empierrements, dont on ne cherchait pas auparavant à fixer de suite les matériaux, offraient des obstacles d’une autre espèce à la circu-
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- lation, et créaient des difficultés pour la réquisition des prestataires.
- M. Schattenmann a le mérite d’avoir contribué aux progrès de l’art de construire et d’entretenir les chaussées en macadam, par un zèle infatigable et une persévérance énergique dans la propagation de ses bonnes doctrines. (Voir les pièces jointes.)
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- CINQUIÈME GROUPE.
- MANUFACTURES DES PRODUITS MINERAUX.
- Quinzième dusse*
- Industrie des aciers bruts et ouvrés.
- MM. COULAUX et Comp. à Molsheim.
- Objets exposés. — Scies, acier laminé pour ressorts, plaques laminées d’acier poli, faulx, limes et articles variés de grosse quincaillerie.
- Établissements. — 1200 ouvriers travaillant dans 23 usines munies de puissants moteurs hydrauliques.
- Production. — La valeur de la production annuelle est de 1,000,000 à 1,200,000 francs.
- Récompenses antérieures. — Médailles d’or aux expositions de 1819,1823 et 1827, et rappel de ces médailles aux expositions suivantes ; croix de la légion d’honneur décernée en 1849 à M. Bauer et grande médaille de prix à l’exposition universelle de Londres en 1851.
- Dans cette fabrication étendue et variée, voici ce qui mérite plus spécialement d’attirer l’attention : les aciers laminés dont les rubans, d’une épaisseur de 1/10 de millimètre, atteignent 150 mètres de Ion-
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- gueur, et qui servent pour la confection de scies, de ressorts de montres et de faulx à dos rapporté, etc. ; les scies, où les difficultés de la fabrication sont surmontées de la manière la plus habile ; les aciers naturels destinés à la fabrication des outils, dont la qualité est excellente; enfin les cuirasses. Ces dernières ont l’inappréciable avantage d’être d’un tiers plus légères que l’ancien modèle; aussi, S. M. l’Empereur, après avoir prescrit des essais d’expérimentation, a-t-elle décidé que ces armures défensives serviraient à l’équipement de sa garde. Rappelons ici qu’en 1827, MM. Coulaux ont les premiers trouvé une étoffe de fer et d’acier propre à la fabrication de cuirasses qui satisfît aux conditions prescrites par le Ministre de la guerre, et qu’ils ont introduit en France, il y a 40 ans, la fabrication de la grosse quincaillerie, telle qu’elle était pratiquée en Westphalie. Depuis cette époque, ils ont constamment amélioré les procédés de fabrication ; aussi la fabrique de Molsheim et ses annexes doivent-elles être rangées en première ligne parmi les établissements du même genre. (Voir la notice.)
- MM. GOLDENBERG, Gustave, et Comp., au Zornhoff, près de Saverne.
- Objets exposés. — Limes, scies et outils divers destinés aux menuisiers , serruriers , charrons , charpentiers ; aciers en barres, et aciers laminés pour ressorts.
- Établissements. — 650 ouvriers ; moteurs d’une force de 250 chevaux.
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- Récompenses antérieures. — Médaille de bronze en 1827 et médaille d’argent en 1834 au nom des fondateurs A. de Guaita et Comp. ; médaille d’argent en 1839 et médaille à l’exposition de Londres en 1851 au nom de la société actuelle.
- L’établissement de MM. Goldenberg occupe depuis longtemps l’une des places les plus distinguées dans le Bas-Rhin. Les produits de leur fabrication, et plus spécialement les limes et tous les objets de grosse quincaillerie, sont recherchés par les consommateurs, en raison de leur solidité et dè la constante égalité de leur confection. Le bien-être des ouvriers y est d’ailleurs l’objet de soins particuliers.
- Les récompenses antérieurement obtenues par M. Goldenberg constatent les indications que nous donnons ici plutôt à titre de note, qu’à titre de renseignements nouveaux. M. Goldenberg aurait sans doute obtenu en 1849 la médaille d’or en France, s’il n’avait été mis hors de concours, comme membre du jury central.
- Seizième Classe,
- Fabrication des ouvrages en métaux d’un travail ordinaire.
- M. LANG, Louis, fabricant de tissus métalliques, à Schlestadt. Objets exposés. •— Toiles et tissus métalliques.
- Etablissement. •— 100 ouvriers.
- Production. —• La valeur annuelle est de 530,000 francs.
- Récompenses antérieures. — Mention honorable à l’exposition de Londres en 1851.
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- Les produits de cette maison sont exportés dans diverses régions de l’Europe et de l’Amérique, où ils sont estimés. Tout récemment, M. Lang a établi une maison à Kehl dans le grand-duché de Bade, pour desservir l’Allemagne.
- ROSWAG, Augustin et fils, fabricants de tissus métalliques à Schle-stadt, à Paris, à Lyon et à Bockenheim, près de Francfort s/M.
- Objets exposés. — Toiles métalliques variées, fils extrêmement fins, rouleaux égoutteurs pour papeteries, etc.
- Etablissement. — 250 ouvriers.
- Production. — La valeur annuelle est de 500,000 francs.
- Récompenses antérieures. — Médaille d’argent de lre classe en 1806 et 1819; médaille d’or en 1823, 1827, 1834, 1839, 1844 et 1849: décoration de la légion d’honneur décernée à feu M. Roswag père, décédé en 1845; médaille de prix à Londres en 1851 et médaille de prix à New-York en 1853.
- Grâce à l’établissement de MM. Roswag de Schlestâdt fondé en 1778, l’industrie des toiles métalliques a été créée en France, et les verreries ont dès lors adopté les tamis en tissu métallique, au lieu des tamis en crin ou en toile: aujourd’hui les tissus métalliques sont en outre employés pour la fabrication du papier mécanique et pour beaucoup d’autres usages. Ceux de MM. Roswag, fabriqués avec des fils de laiton, de cuivre ou de fer, qu’ils tréfilent pour leur propre usage, peuvent rivaliser pour leur finesse avec les tissus de soie ou de coton. Les témoignages flatteurs dont les propriétaires de cet établissement ont été honorés à
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- toutes les expositions, constatent d’une manière éclatante , la grande importance et Futilité pratique de cette industrie. (Voir la notice.)
- IHjc-septième Classe•
- Orfèvrerie, bijouterie, industrie de bronzes d’art.
- Néant.
- MMac-huitième Classe.
- Industries de la verrerie et de la céramique.
- M. Baptiste PETIT - GÉRARD, peintre-verrier de la cathédrale de Strasbourg.
- Objets exposés. — 37 panneaux ou rosaces en vitraux de couleur.
- Récompenses antérieures. — Mention honorable en 1849.
- Ce qui fait le mérite principal des œuvres de M. Baptiste Petit-Gérard, c’est l'imitation la plus fidèle du genre ancien, non-seulement dans le dessin, qui est toujours approprié au style du monument auquel le vitrail est destiné, mais encore dans le choix et l’arrangement des couleurs. Dans les vitraux de M. Petit-Gérard , une légère couche d’un émail très-siliceux appliqué sur la surface extérieure, atténue convenablement la trop grande vivacité de la lumière et donne
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- au verre cet air de vétusté qui paraît être l’ouvrage des siècles. C’est sur les immenses vitraux de la cathédrale que l’on peut apprécier la rare habileté avec laquelle cet artiste distingué a su imiter les anciens modèles.
- Nous croyons devoir rappeler à cette occasion les essais tentés à Strasbourg, dans les dix premières années du siècle, par feu M. le docteur Schweighæuser qui s’est beaucoup occupé de la coloration du verre et qui a communiqué à M. Frédéric Engelhardt, de Nie-derbronn, ses premières et heureuses expériences; elles portaient, nous assure-t-on, plus spécialement sur la couleur rouge pourpre, qui jette sur l’ensemble des vitraux une lueur si éclatante. M. Frédéric Engelhardt a su appliquer habilement les procédés que lui livrait son associé, et il a obtenu en 1826, à ce sujet, une distinction honorifique de l’Académie de Berlin.
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- SIXIÈME GROUPE.
- MANUFACTURES DE TISSUS.
- MMioc-neuvième dusse*
- Industrie des colons.
- M. MOHLER, fabricant de tissus à Obernai.
- Objets exposés. — Tissus variés, en coton, laine, soie, chanvre, lin et formium tenax; madras, cravates, châles, tapis, articles d’ameublement, couvre-pieds et linge de table.
- Appareil à courant d’huile pour le graissage continu des machines par leur propre mouvement.
- Établissement. — 500 ouvriers.
- Production. — La valeur annuelle est d’environ 500,000 fr.
- Récompenses antérieures. — Médailles d’argent en 1839 et 1849.
- La variété de la fabrication de M. Mohler est d’autant plus remarquable que tout, la filature exceptée, est exécuté par lui. Les filés en coton, soie, chanvre, lin, formium tenax, sont teints, blanchis, tissés et apprêtés par M. Mohler; beaucoup de ces articles constituent une fabrication toute nouvelle dans le pays.
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- Ce n’est pas seulement dans la spécialité de sa fabrication et dans la parfaite exécution de ses tissus que cet honorable industriel montre les ressources de son esprit inventif ; M. Mohler a construit un appareil extrêmement ingénieux dont il expose deux modèles. Get appareil a pour but un graissage continu, que la machine fait fonctionner d’autant plus activement, que son mouvement est lui-même plus rapide. Ce système a l’avantage de permettre d’énormes vitesses, comme celles dont la fdature et le tissage ont besoin, sans qu’il y ait échauffement sensible des surfaces frottantes; d’où résulte une économie considérable d’entretien.
- Ajoutons ici que M. Mohler sert de père à ses ouvriers : en même temps qu’il les occupe, il cherche à les moraliser et remplit ainsi sa mission de chef d’industrie, au double point de vue moral et matériel. (Voir la notice).
- Vingtième Vinsse.
- Industrie des laines.
- Bisehwiller a acquis récemment une importance qui donne de l’intérêt à l’histoire de son développement.
- Dès le 17e siècle, cette ville avait déjà, et en plus grand nombre que les autres villes de l’Alsace, des
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- drapiers qui, simples ouvriers tisseurs, faisaient filer leur laine à la main, et envoyaient le produit de leur tissage à des foulons publics, souvent communs à plusieurs localités. Ce qu’on appelle l’apprêt, se bornait alors à quelques traits de chardon donnés à la main, à une ou deux tontes opérées avec de grands ciseaux et à un pressage à chaud. En 1813, Bisch-willer comptait 1200 ouvriers, dont 960 fileurs à la main, et 120 métiers à tisser, appartenant à 53 maîtres.
- En 1815, les premières filatures de laine à la mécanique furent établies ; elles avaient un manège pour moteur. Bientôt le nombre s’en accrut, et, en 1825, 102 fabricants de draps produisaient pour une valeur annuelle de 1,800,000 francs.
- Jusqu’en 1840, les laines travaillées à Bischwiller provenaient du pays, des bords du Bhin et surtout du Wurtemberg ; elles coûtaient 4 à 5 francs le kilogramme , et suffisaient pour les fournitures de l’armée , spécialité de cette ville depuis la réunion de l’Alsace à la France, ainsi que pour les besoins des départements limitrophes, seuls consommateurs. Cependant les autres régions de l’Allemagne et la Hongrie , qui produisent les plus belles laines , étaient naturellement appelées à fournir la matière première, à la condition toutefois que les procédés de fabrication, encore très-imparfaits, fussent notablement améliorés. L’honneur de cette régénération appartient en première ligne à M. Kunzer. Après avoir passé plusieurs années dans les fabriques de l’intérieur de la France et à Aix-la-Chapelle, il entreprit, dès 1838, la
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- fabrication des draps zéphirs croisés, dits amazones, des satins, etc., et établit en 1842 la première machine à vapeur à Bischwiller.
- Une des difficultés de cette nouvelle position était de lutter contre la réputation d’infériorité des produits de la localité. L’intelligence de la population ouvrière facilita la lutte, et bientôt la nouvelle fabrication remplaça en partie celle des draps ordinaires et des cuirs-laine. Depuis 1849, les zéphirs croisés en toute couleur forment près des deux tiers de la fabrication, et ont acquis une excellente réputation auprès des consommateurs. Malheureusement les exigences du bon marché ne rémunèrent plus convenablement la bonne fabrication, et entravent tout progrès.
- En 1854, Bischwiller occupait 1100 métiers à tisser, appartenant à 71 fabricants, 88 assortiments de filature, 42 piles à foulon, autant de machines à laver, 45 laineries et autant de tondeuses. La force des moteurs, parmi lesquels se trouvent 9 machines à vapeur, était de 530 chevaux et le nombre des ouvriers de 4000; le chiffre d’affaires s’élevait de 9 à 10 millions de francs.
- Les enfants au-dessous de 12 ans, qui autrefois étaient employés au bobinage, ont été presque tous rendus aux écoles, depuis que la fdature de la trame se fait directement sur la bobine ou cannette du tisseur.
- Les six exposants dont les noms suivent sont les
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- principaux de Bischwiller. Tous les produits qu’ils exposent, sont remarquables par la qualité supérieure, par le bon goût, et quelques-uns par la modicité des prix.
- M. BERTRAND, Jean-Pierre , fabricant de draps à Bischwiller.
- Objets exposés. — Draps en laine.
- Etablissement. — -450 ouvriers , machine â vapeur de 50 chevaux.
- Production. La valeur annuelle est de 1,100,000 francs.
- MM. BLIN, père et fils , et BLOC , fabricants de draps à Bischwiller.
- Objets exposés. — Draps en laine.
- Etablissement. — Etablissement hydraulique à Liebfrauenthal.
- Production. — La valeur annuelle est de 500,000 francs.
- Récompenses antérieures. — Médaille de bronze en 1849.
- M. KIJNZER, Jacques, fabricant de draps à Bischwiller.
- Objets exposés. — Douze pièces de drap.
- Etablissement. — Machine à vapeur de 20 chevaux.
- Production. — La production annuelle est de 600,000 francs.
- Depuis huit ans, M. Kunzer fait directement la trame sur la bobine du tisseur, et ce système a été imité depuis lors dans tous les autres établissements.
- Gomme nous l’avons vu plus haut, M. Kunzer a importé, en 4838, les draps zéphirs à Bischwiller; il est en quelque sorte le créateur d’une industrie locale, qui s’y est développée sur de grandes proportions.
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- M. RŒDERER, Jules , fabricant de draps à Bischwiller.
- Objets exposés. — Draps divers.
- Établissement. — 200 ouvriers et moteurs hydrauliques de 50 chevaux.
- Production. — La production annuelle est d’environ 300,000 fr. Outre la fabrique de draps, l’établissement renferme un atelier de foulage et de filature à façon.
- Les produits que M. Rœderer expose, prouvent qu’il lui a fallu peu de temps pour se mettre à la hauteur de ses confrères, quoiqu’il ne fabrique que depuis deux ans.
- MM. RUEF et BICARD, fabricants de draps à Bischwiller.
- Objets exposés. — Draps.
- Etablissement.—200 ouvriers, machine à vapeur de 25 chevaux. Production. — La production annuelle s’élève à 550,000 fr. Récompenses antérieures. •— Mention honorable en 1839, médaille de bronze en 4844, médaille d’argent en 1849.
- MM. SCHWEBEL et SCHMIDT, fabricants de draps à Bischwiller.
- Objets exposés. — Draps.
- Etablissement. — Moteur à vapeur de 12 chevaux.
- Production. — La production annuelle est évaluée à 400,000 fr. Récompenses antérieures. — Médaille de bronze en 1845, sous une autre raison; n’a pas exposé en 4849.
- M. DIETSCH, Jean-George, fabricant de draps à la Robertsau, près de Strasbourg.
- Objets exposés. — Draps.
- Etablissement. — 300 ouvriers, force motrice de 50 chevaux. Production. — La production annuelle est de 800,000 francs.
- N’a jamais exposé en France.
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- Ving t-unième Classe,
- Industrie des soies.
- M. IMBS, Joseph, fabricant de tissus de soie et de bonneterie à Brumath.
- Objets exposés. — Tissus fabriqués avec des déchets de bourre de soie ; quelques articles de bonneterie.
- Établissement. — 100 ouvriers sont occupés dans l’établissement et 300 à domicile.
- Production.— La production annuelle est évaluée à 400,000 fr.
- Après de nombreux essais, M. Imbs est parvenu à tirer parti des déchets de bourre de soie ; son fil trouve parfaitement son emploi pour deux spécialités qu’il vient de créer, les toiles goudronnées pour bâches et les toiles servant à faire des gargousses pour l’artillerie.
- Vingt-deuocième Classe,
- Industrie des lins et des chanvres.
- M. Mohler figure dans la 19e classe, à l’article de la fabrication des tissus de coton.
- Vingt-troisième Classe,
- Bonneterie.
- Au milieu des guerres du i 7e siècle, un Irlandais, en garnison à Bischwiller, enseigna à la femme d’un
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- cordier chez lequel il demeurait, à tricoter des gants en laine au crochet. Tel fut le commencement d’une industrie qui occupe aujourd’hui plusieurs milliers de bras, et qui les occupe d’une manière d’autant plus utile, qu’elle peut, à l’instar de quelques autres fabrications de la Forêt-Noire et du Jura, être exercée à domicile et dans les moments de loisir. Cette industrie s’est étendue jusqu’à 50 kilomètres de son point de départ, et elle a aujourd’hui pour sièges principaux Bischwiller, Wasselonne, Barr et Strasbourg. Elle est remarquable par sa variété et ses prix excessivement bas.
- M. AMOS , Jacques, fabricant de bonneterie et de chaussonnerie à Wasselonne.
- Objets exposés. •— Vestes et bonnets marins, tricotés et foulés, chaussons.
- Établissement. — 80 ouvriers à l'atelier et un grand nombre à domicile, moteurs hydrauliques et à vapeur d’une force totale de 22 chevaux.
- Production. — La production annuelle est de 600,000 francs.
- M. Amos est le principal représentant de cette industrie à l’exposition.
- MM. BAILLIET et SCHMIDT, fabricants à Strasbourg.
- Objets exposés. — Laine de couleur variée , gants et gilets au crochet.
- Établissement. — 20 ouvriers à l’atelier et un très-grand nombre au dehors.
- Production. — La valeur annuelle des produits est de 180,000 fr.
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- Récompense antérieure. — Médaille de bronze en 1849 à l’ancienne maison Auguste Bailliet.
- Avant que le prédécesseur de MM. Bailliet et Schmidt ne créât son établissement à Strasbourg, la France tirait toutes les laines teintes pour tapisserie, de Hambourg et de Berlin. MM. Bailliet et Schmidt sont parvenus à rivaliser, par la variété, l’éclat des couleurs et la préparation de la laine, avec ce qui se fait de mieux dans ce genre en Allemagne.
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- SEPTIÈME GROUPE.
- AMEUBLEMENT ET DÉCORATION, MODES, DESSIN INDUSTRIEL, IMPRIMERIE, MUSIQUE.
- Vingt-quatrième Classe.
- Industries concernant l'ameublement et la décoration.
- M. BLUMER, Charles, fabricant de parquets à Strasbourg.
- Objets exposés.—Parquets en bois de chêne et en marqueterie.
- Établissement. — 50 ouvriers.
- Production. — La production annuelle est évaluée à 80,000 fr.
- Récompense antérieure. — Médaille de bronze à l’exposition de 1849, la seule qui ait été décernée pour les parquets.
- En recourant aux procédés mécaniques pour façonner les bois qu’il destine à cette fabrication, M. Blumer a obtenu une réduction considérable de prix, qui a beaucoup étendu l’usage des parquets en marqueterie. En outre, il arrive à une grande précision dans les formes et dans les dimensions ; d’ailleurs, comme les bois employés sont choisis avec soin et préalablement desséchés à l’étuve, ainsi qu’on le fait dans les chantiers de la marine, les assemblages présentent une
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- grande fixité. Ces qualités mettent M. Blumer à même de vendre ses produits en France, en Suisse et en Allemagne. Non-seulement il a su se maintenir au rang honorable qu’il avait précédemment conquis, mais il continue à améliorer sans cesse sa fabrication.
- Vingt-cinquième Ctasse*
- Confection des articles de vêtement; fabrication des objets de mode et de fantaisie.
- MM. LANGENHAGEN, frères, fabricants de chapeaux de paille à Saar-Union.
- Objets exposés. — Chapeaux et casquettes en latanier et en palmier.
- Production. — La valeur annuelle est de 450,000 francs.
- La maison Langenhagen a créé, il y a 20 ans, la fabrication des chapeaux de paille dans les départements de l’Est de la France. Cette fabrication a pris surtout un grand développement, depuis qu’elle peut fabriquer, avec la feuille de palmier, des produits abordables au plus grand nombre. L’introduction de la fabrication des chapeaux de paille dans un pays éminemment agricole, est un véritable bienfait pour les familles, qui trouvent une occupation pendant la saison où les travaux des champs sont suspendus. (Voir la notice.)
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- M. HAUCH - OPPENHEIM, chemisier à Strasbourg.
- Objets exposés. — Modèles divers de chemises, faux-cols et cols d’après des modèles nouveaux.
- M. OSTER , Auguste , cordonnier à Strasbourg.
- Objets exposés. — Chaussures pour dames.
- M. ZOPFF, fils, coiffeur à Strasbourg.
- Objets exposés. — Médaillons, bracelets et autres ouvrages en cheveux.
- M. HOCHAPFEL, T. C., fabricant de pipes en racine, de nature variée, à Strasbourg.
- Objets exposés. — Pipes en racine de divers genres.
- Etablissement. — 30 ouvriers.
- Production. •— La valeur annuelle est de 50,000 francs.
- La fabrication des pipes en racines a été importée de l’Allemagne, il y a quelques années seulement.. M. Hochapfel est arrivé non-seulement à faire concurrence en France à la production étrangère, mais même à en expédier en Italie et en Espagne.
- M. HEILIGENTHAL, J. Joseph, et Gomp., fabricants de décors à Strasbourg.
- Objets exposés. — Décors d’architecture en mastic pierre.
- Récompenses antérieures. — Mentions honorables en 1844, en 1849 et à l’exposition de Londres en 1851.
- Malgré le peu de débouchés que présente la localité, M. Heiligenthal a su développer une fabrication dont les produits sont très-variés et d’une fort belle exécution. Le mastic - pierre, fabriqué avec du plâtre et
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- de la craie n’est pas, comme le carton-pierre, susceptible de se ramollir ou d’être rongé par les vers.
- Vinyt-siæième Classe,
- Dessin et plastique appliqués à F industrie; imprimerie en caractères et en taille-douce; photographie.
- M, SIMON, Émile, imprimeur-lithographe, à Strasbourg.
- Objets exposés. — Impressions en couleurs et de lavis aquarelle, cartégraphies obtenues par un nouveau procédé de report des dessins au crayon et à la plume faits sur papier ordinaire, lithographies au crayon, à la plume et en gravure, machines à graver pour lignes droites, ondulations, etc.
- Établissement. — 47 ouvriers à l’atelier et 12 au dehors.
- Production. — La production annuelle est d’une valeur de 100,000 francs.
- Récompenses antérieures. — Médaille d’argent en 1839, rappel en 1844 et médaille d’or en 1849.
- M. Simon, après avoir, dès 1834, imprimé le premier ouvrage en couleurs, a fait faire depuis lors à cette branche de la lithographie un véritable progrès, en obtenant plusieurs nuances dans un même tirage. Ce perfectionnement lui a valu la médaille d’or en 1849. Il vient encore de perfectionner son invention, à tel point qu’aujourd’hui un dessinateur lave sur pierre comme il le ferait sur papier, et ce lavis s’imprime sans que les teintes des couleurs subissent la moindre altération. Par ces nouveaux procédés, le coup de pinceau est rendu dans toute sa vivacité, les
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- épreuves ressemblent à s’y méprendre à des lavis à la sépia et à l’aquarelle. D’ailleurs, toutes les nuances d’une même couleur s’imprimant aujourd’hui d’un seul coup de presse, le nombre des tirages est diminué de moitié ; l’aquarelle la plus compliquée ne demande pas au delà de 10 planches, et il suffit de 5 ou 6 pour la plupart. Les spécimens d’aquarelles, exécutés d’après nos meilleurs artistes, que présente M. Simon, ainsi que la carte géologique imprimée en couleurs, témoignent de toute son habileté dans cette branche de la lithographie.
- Une autre invention toute récente de M. Simon, et qui paraît également importante au point de vue de l’art et de l’industrie, permet de reporter, sur pierre ou sur zinc, un dessin fait avec du crayon ou ,de l’encre lithographique sur du papier ordinaire; ce dessin est ensuite imprimé comme une lithographie quelconque. Dans les échantillons dus à ce procédé, que l’inventeur désigne sous le nom de cartégraphie, toute l’originalité du crayon est conservée, et les teintes les plus délicates, comme les plus vigoureuses, sont intégralement reproduites avec la même netteté que si le dessin avait été dessiné directement sur pierre. A l’avenir, l’artiste sera donc dispensé de la longue habitude que nécessite le travail sur pierre, toujours si rebutant. Les cartes, plans et dessins de toute espèce, faits à l’encre lithographique, pourront être également reportés et imprimés.
- M. Simon expose encore une machine très-utile dans la lithographie, comme auxiliaire de la gravure
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- sur pierre, surtout pour l’exécution des papiers de commerce, tels que mandats à fond rayé, adresses, tableaux, etc. Un simple apprenti peut la manier et en obtenir des résultats très-satisfaisants. Originairement employée en Allemagne, la machine à graver a été introduite en France par M. Simon, qui lui a fait subir quelques améliorations pour en augmenter l’exactitude et en faciliter l’usage.
- En résumé, nous devons signaler M. Simon à l’attention publique à raison des deux inventions importantes qu’il a introduites dans la lithographie ; le mérite de l’inventeur est d’autant plus grand que les artistes établis dans les départements ne peuvent s’appliquer, comme leurs confrères de Paris, à une même branche spéciale de travail. (Voir la notice).
- M. LEMAITRE, Émile, lithographe à Strasbourg.
- Objets exposés. — Contre-épreuves, copies de gravures à la plume, articles de commerce, impressions en couleurs et autres articles de lithographie.
- Établissement. — 16 ouvriers.
- Production. — 20,000 francs.
- Les produits se recommandent par une exécution soignée et par une bonne impression.
- MM. Veuve BERGER - LEVRAULT et fils, imprimerie typographique et lithographique à Strasbourg.
- Objets exposés. — Impressions de tableaux administratifs, ouvrages divers édités par elle, impression de musique en caractères mobiles, cartes et plans lithographiques, cahier de spécimens de la fonderie de caractères, machine a régler.
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- .Établissement. — Les branches d’industrie de cette.maison sont: 1° Librairie proprement dite, librairie administrative et militaire ; 2° Imprimerie typographique ; 3° Atelier de réglure ; 4° Lithographie ; 5° Atelier de reliure, séchage et satinage ; 6° Fonderie de caractères et stéréotypie.
- 140 ouvriers.
- Parmi les ouvrages très - variés que cette maison a publiés, nous remarquons plus spécialement F Annuaire militaire, imprimé et édité par elle depuis sa création (1819), le Voyage en Amérique de M. d’Orbigny, ouvrage exécuté à grands frais et avec beaucoup de soin, F Aide-Mémoire de l’artillerie, le Dictionnaire critique, le Dictionnaire d’administration. Les imprimés administratifs, remarquables par leur bonne exécution, forment l’une des spécialités de cette maison. Une machine, qu’elle a inventée, permet d’exécuter une réglure très-régulière et fort nette dans les conditions les plus compliquées. Gomme produits de la lithographie figurent plusieurs cartes et plans d’un travail remarquable.
- La maison Berger-Levrault est un de nos établissements typographiques les plus anciens ( l’imprimerie existait en 1648) et les plus considérables. Il réunit dans son enceinte toutes les branches de cet art, depuis la fonderie de caractères et l’atelier de cli-chage jusqu’au débit de leurs produits personnels et étrangers dans une librairie parfaitement connue en France et en Allemagne. Cette maison a publié un grand nombre d’ouvrages de science, de livres sur l’instruction primaire et sur l’art militaire. Elle imprime
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- dans les deux langues, et il n’y a peut-être point en France de fonderie ayant un assortiment plus considérable de caractères allemands. (Voir la notice).
- M. SILBERMANN, Gustave-Rodolphe-Henri, imprimeur-typographe à Strasbourg.
- Objets exposés. — Impressions en couleurs, ouvrages divers.
- Établissement, —r 80 ouvriers.
- Récompenses antérieures. — Médaille d’argent en 1844, médaille d’or en 1849, la croix de la légion d’honneur en 1845; et médaille de prix et mention honorable à l’exposition de Londres en 1851.
- M. Silbermann, le premier en France, s’est occupé de l’impression typographique en couleurs. Les cadres et les volumes qu’il expose prouvent que cet industriel, artiste dans la partie, ne s’est pas arrêté dans la voie du progrès.
- Les copies des vitraux de la cathédrale de Strasbourg reproduisent les originaux avec une vérité frappante. Les couleurs sont d’une vivacité et d’une pureté extraordinaires, les repérages exacts et les demi-teintes, si difficiles à obtenir, y atteignent un degré de perfection jusqu’ici sans exemple. La feuille représentant la copie de l’ancienne bannière de Strasbourg est imprimée en 22 tons, sans le secours de l’impression en taille-douce ou de la lithographie. Ces travaux spéciaux ne font pas négliger à M. Silbermann l’impression en noir, comme le témoignent les volumes sortis de ses presses.
- En résumé, depuis la dernière exposition, M. Sil-
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- bermann s’est appliqué à perfectionner ses produits et à en diminuer le prix. (Voir la notice.)
- Vingt-septième Vinsse*
- Fabrication des instruments de musique.
- M. ROTH, Jean-Chrétien, facteur d’instruments de musique à Strasbourg.
- Objets exposés. — Instruments à vent très-variés.
- Récompenses antérieures. — Médaille de bronze en 1849 ; médaille de prix à l’exposition de Londres en 1851.
- M. Roth expose une série nombreuse d’instruments à vent de sa fabrication et dont la plupart sont inventés ou perfectionnés par lui.
- Tous ces instruments sont exécutés avec une exactitude remarquable et beaucoup de goût ; ils sont d’ailleurs d’un prix comparativement modique qui les met à la portée de la classe ouvrière.
- Une réunion d’artistes et d’amateurs a soumis ces instruments à toutes sortes d’épreuves et leur a donné l’approbation la plus complète. Les procédés ingénieux de M. Roth sont d’une grande importance pour l’instrumentation musicale. Nous estimons qu’il peut rivaliser avec les premiers facteurs de France. (Voir la notice.)
- M. ALLINGER, Jean-Léonard, facteur de pianos à Strasbourg.
- Objet exposé. — Piano droit.
- Production. — Chiffre d’affaires 45,000 francs.
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- Dans le piano de M.Allinger les ressorts adaptés aux différentes parties mobiles, au lieu de fonctionner par la pression, comme cela a lieu ordinairement, agissent au moyen de la traction, de sorte que le frottement qui, indépendamment d’autres inconvénients, entraîne souvent une rupture, est supprimé.
- Le piano de M. Allinger se distingue particulièrement par un clavier facile, un son égal, agréable et nourri, ainsi que par la précision d’exécution du mécanisme ; il ne peut qu’ajouter encore à la réputation de M. Allinger.
- M. STEEGMULLER, Frédéric, facteur de pianos à Strasbourg.
- Objet exposé. — Piano droit.
- Production. — Chiffre d’affaires 50,000 francs.
- M. Steegmuller a présenté un piano droit, à cordes obliques dans les basses, système nouveau inventé par l’exposant. Les cordes basses traversant obliquement les cordes verticales, sont plus longues d’un tiers que dans les pianos droits ordinaires ; cet excédant de longueur fortifie le son des notes basses ; en outre, le son des cordes verticales est augmenté par les deux tables d’harmonie que possède cet instrument.
- Toutes les cordes sont accrochées à un sommier prolongé en fer forgé, ce qui soutient l’accord de l’instrument. Le mouvement des marteaux et des étouffoirs est sans ressort, et le jeu a lieu par leur propre contrepoids , pour que le mécanisme ait plus de solidité. L’exécution de l’instrument est excellente et justifie la réputation de M. Steegmuller.
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- AVIS »IJ COMITÉ.
- Le Comité, après avoir adopté dans toutes ses parties le rapport de M. Daubrée, a, en outre, arrêté comme il suit la liste des contre-rïiaîtres et ouvriers de l’industrie dignes d’être signalés à la Commission impériale, conformément à l’art. 10 de l’instruction sur les fonctions des comités locaux.
- Tous les sujets recommandés, au nombre de il, bien qu’ayant mérité dans des genres différents, sont présentés sur la même ligne.
- Usine de Graffenstaden.
- 1. M. Brauer, Charles, est attaché depuis 16 années à l’usine. Entré dans l’établissement à l’âge de 14 ans, il a successivement rempli les fonctions d’apprenti, d’ouvrier, de contre-maître, de dessinateur et de comptable ; aujourd’hui il sert de second à l’ingénieur-directeur en cas d’absence. Il a donc fait preuve de qualités exceptionnelles.
- 2. M. Schœnhaupt, Geoffïoi, est contre-maître dirigeant la fabrication courante depuis 15 années ; après avoir été libéré du service militaire avec les meilleurs certificats, il est entré à l’usine de Graffenstaden, où il a constamment rempli ses devoirs avec une persévérance , une intelligence et une probité rares, et sans avoir jamais mérité le moindre reproche.
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- 3. Busch, Pierre, forgeron, compte 36 années de service, en comprenant le temps qu’il a passé dans la maison Rollé et Schwilgué, à laquelle a succédé l’établissement actuel. Pendant ce long laps de temps, Busch a toujours été un modèle de persévérance, d’activité et de probité.
- 4. Maurer, Appollinaire, comptable, et plus spécialement chargé du règlement du salaire des ouvriers, a 10 années de services. Non-seulement cet employé a rempli ses devoirs avec une intelligence et une probité dignes d’éloges, mais il a formé tous les comptables aujourd’hui attachés à Graffenstaden.
- 5. Luck, Édouard, premier comptable, est chargé de la correspondance et de la comptabilité générale. Entré comme élève dans l’ancienne maison^ il compte aujourd’hui 19 années de services. Il se montre digne du poste de confiance qu’il occupe.
- 6. Brotzler, Charles, ingénieur dessinateur. Ancien élève des écoles polytechniques de Vienne et de Carlsruhe, ce jeune homme est entré à l’usine, il y a 5 ans. Par son intelligence, son zèle, sa probité et sa modestie, il a su conquérir l’estime et l’affection de tout le personnel de l’usine,
- Fabrique de grosse quincaillerie de Molsheixn.
- 7. M. Dürois , Jules, contre-maître dans les fabriques de grosse quincaillerie de Molsheim, connaît à fond la
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- trempe des aciers, le dressage des lames de toute nature; il a fabriqué de ses mains la grande scie annulaire que la maison présente; c’est assez dire que M. Dubois est un ouvrier accompli pour l’habileté. Il a, en outre, une très-bonne conduite, et est attaché à la même maison depuis son enfance»
- Mines de Bouxwiller.
- 8. M. Gemminger, George, maître maçon, attaché à l’administration des mines de Bouxwiller, n’a reçu qu’une instruction primaire, et a débuté comme simple ouvrier maçon. Profitant de tous ses moments de liberté pour s’instruire, M. Gemminger s’est bientôt élevé au-dessus du simple état de chef d’atelier et a pu rendre des services importants dans la construction de fours, d’appareils et de bâtiments. Il a souvent pris l’initiative d’heureuses combinaisons. M. Gemminger, très-recommandable par son intelligence, ne l’est pas moins par sa moralité et par les bons exemples qu’il donne. Quoique constructeur habile, il reprend avec ses ouvriers la truelle et le marteau lorsque des travaux d’étude et de surveillance ne l’occupent pas.
- Imprimerie de Veuve Berger-Levrault.
- 9.M. Garcin, Jacques-Maximilien, né à Berlin, de parents français et Français lui-même, est peut-être le doyen de la typographie française; il est entré, en 1803, dans la maison Berger-Levrault à Strasbourg; pendant ces 52 ans, il a rempli presque constammenl
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- les fonctions réunies de prote et de premier correcteur de l’imprimerie.
- Il a toujours montré le dévouement le plus complet et une activité à toute épreuve. Il a été d’un secours très-utile à ses patrons pour la correction des ouvrages sortis de leurs presses; il a exercé une heureuse influence sur les ouvriers de la maison.
- M. Garcin est aussi depuis 42 ans président de la société de secours mutuels des typographes de Strasbourg, société qui a été fondée, en 1782, dans la maison Levrault.
- Lithographie de M. Simon.
- 10. M. Martz, André, chef d’atelier, est depuis 17 ans dans l’établissement de M. Simon, lithographe à Strasbourg. Il s’est toujours distingué par son habileté, sa tendance au perfectionnement et sa bonne cou-duite. Il a secondé son patron dans toutes ses recherches pour impressions de lavis - aquarelle et de cartégraphie.
- Tannerie de M. Herrenschmidt.
- 11.M. Gerber, Guillaume, âgé de 55 ans, est employé depuis 33 ans dans la tannerie de M. Herren-schmidt à Strasbourg: il a toujours fait preuve de beaucoup d’intelligence, d’une bonne conduite et d’un zèle constant.
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- RAPPORT
- sur les principales exploitations agricoles du département du Bas-Rhin et sur quelques produits de l’agriculture envoyés à l’exposition universelle de i 8 5 5 , par le Comité local.
- M. LIPPMÂNN, rapporteur.
- Coup <Tœil (TensemMo sur ragriculture «lu département du Bas-Rhin.
- Caractériser d’une manière générale l’agriculture du département du Bas-Rhin, dresser un tableau succinct des principaux domaines où ses progrès sont le plus apparents; enfin, signaler les chefs d’exploitation dont les travaux méritent une mention spéciale, et même les travailleurs en sous-ordre, qui se sont le plus efficacement dévoués à la réalisation pratique de leurs idées, tel est le plan du rapport que, sur l’invitation du comité départemental, j’ai rédigé pour être transmis à la Commission impériale de l’Exposition universelle de 1855.
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- Les documents déjà réunis sur le même sujet par M. Spach, rapporteur spécial de la Société d’agriculture du Bas-Rhin, devaient faciliter mon travail, et j’y ai eu fréquemment recours.
- Le département du Bas-Rhin est renommé ajuste titre pour l’état florissant de ses grandes cultures, grâce auxquelles il pourrait suffire à l’alimentation essentielle de sa population.
- Cette richesse agricole se compose :
- 1° De céréales (notamment de froment) de belle qualité et d’un produit très-abondant*, surtout dans les arrondissements de Saverne et de Wissembourg. L’avoine est cultivée plus spécialement dans les terrains montueux, le sarrasin dans les terres sablonneuses, et le maïs réussit surtout dans les environs de Hœrdt.
- 2° De racines alimentaires, en tête desquelles figure la pomme de terre ; car la culture de ce tubercule indispensable, loin d’avoir été ralentie par la pernicieuse épidémie qui sévit sur lui depuis plusieurs années, a envahi au contraire, dans certains cantons, le double du terrain qu’on y consacrait antérieurement.
- Nos agriculteurs exploitent en deuxième ligne les topinambours, les navets, la betterave et les carottes, réservés en majeure partie pour la nourriture des bestiaux.
- (*) Le rendement du blé d’Alsace est de 1950 litres par hectare, c’est-à-dire, de 810 litres au-dessus de la moyenne de toute la France. Les départements du Nord et de la Seine offrent seuls un rendement supérieur.
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- 3° De chanvre, dont l’extension hasardée sur le territoire de ce département, malgré les risques des intempéries qui en compromettent la récolte, diminuera sans doute par l’abaissement du tarif douanier sur les chanvres du midi de l’Europe.
- 4° De plantes fourragères, telles que la luzerne, le sainfoin, le trèfle, qui couvrent une vaste étendue du département. On peut y joindre les choux, culture spéciale à l’Alsace.
- 5° De tabac, principale source du riche revenu des cantons d’Erstein et de Benfeld (arrondissement de Schlestadt).
- 6° De houblon, dont la culture, assez récente en Alsace, y reçoit chaque année plus, de développement dû à la consommation toujours croissante de la bière et aux bénéfices importants de son négoce, dont jusqu’ici les cantons de Bischwiller et de Haguenau ont recueilli la majeure partie. Le houblon pousse fort bien sur le sol des vieilles tourbières.
- 7° De plantes oléagineuses et tinctoriales dans les arrondissements de Strasbourg et de Wissembourg.
- Ici et là la garance fournit des produits satisfaisants, et quoique celle du Midi ait la prééminence pour la teinture sur coton, on expédie aujourd’hui, même dans le Midi, des garances d’Alsace pour la teinture sur laine.
- Quant aux graines oléagineuses , le colza est fort abondant dans les cantons de Truchtersheim, Brumath, Haguenau, Hochfelden, Schiltigheim et Saverne. Dans
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- ce dernier, on s’applique aussi à la culture du pavot et à celle de la moutarde.
- 8° De vignes, dont on peut regretter peut - être la trop grande multiplication depuis une quinzaine d’années, surtout dans les parties basses de la plaine, où leurs produits sont d’un médiocre rapport.
- 9° Et enfin, de forêts, où dominent les sapins, les hêtres et même le chêne, sur le versant oriental des Vosges, et les chênes en grande quantité dans les parties riveraines du Rhin. En Alsace, comme partout ailleurs, le déboisement irréfléchi a causé de grands dommages que l’Administration forestière s’occupe avec zèle à réparer ; et l’on fait encore trop de défrichements en plaines, où, pour étendre la culture des céréales et des plantes fourragères, on pourrait retirer de plus grands avantages de l’emploi des terrains de vaine pâture qui absorbent une immense étendue de notre territoire, et dont on compte plus de 6000 hectares dans le seul arrondissement de Strasbourg.
- Hors la fève de marais exploitée dans tous les arrondissements , la culture des légumes est trop négligée et leur qualité pourrait être bien améliorée.
- Quant aux arbres fruitiers, on commence à s’occuper de leur perfectionnement, et l’introduction dans quelques domaines des espèces de choix, ainsi que la propagation des nouvelles méthodes détaillé, devra produire avec le temps des résultats satisfaisants. Une école de taille, dirigée par l’habile jardinier du jardin botanique, M. Müller, vient d’être ouverte à Strasbourg
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- Les bestiaux de notre département sont généralement petits, mais les importations faites récemment par des cultivateurs éclairés, d’individus mâles et femelles des races d’Appenzell et du Simmenthal, ont déjà produit d’avantageux résultats.
- Les vaches et les bœufs sont l’espèce dominante ; la vache laitière surtout prospère dans nos étables. C’est l’arrondissement de Saverne qui fournit plus spécialement les bœufs de labour et ceux pour la boucherie.
- L’espèce ovine est en grande minorité, et pour ainsi dire, en défaveur, faute de pâturages appropriés. Chaque commune entretient un troupeau à frais communs; mais il n’y en a point qui soit la propriété d’un seul agriculteur. L’espèce est en général d’un mauvais choix.
- L’éducation des porcs est aussi négligée. On engraisse dans les fermes des cochons de lait, achetés en Lorraine. Cependant, des essais d’engraissement de porcs anglais ont été couronnés de succès, et susciteront, sans doute, l’émulation des cultivateurs, chez qui les conseils d’un intérêt bien entendu prévaudront sur ceux de la routine.
- On compte dans le département environ soixante mille chevaux. Le seul arrondissement de Strasbourg en nourrit 22,700.
- Ces chevaux sont aptes à la remonte de la cavalerie de ligne. L’admission de l’étalon de demi-sang (demi-anglais , demi-normand) dans les dépôts de l’administration des haras commence à donner des produits
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- plus étoffés, plus résistants, mieux appropriés, enfin, à tous les travaux de force de la guerre et des champs ( huit cents chevaux ont été fournis à la remonte de l’armée en 1855.)
- L’éducation des volailles domestiques, si productive dans d’autres régions, est généralement arriérée. L’on excepte l’engraissement des oies, destinées à la confection des pâtés de foie, et dont les ménagères de Strasbourg savent retirer de notables profits.
- PRINCIPALES EXPLOITATIONS AGRICOLES
- DANS LE DÉPARTEMENT DU BAS-RHIN.
- Je vais maintenant passer en revue, en me conformant au programme qui m’est tracé, les établissements ruraux les plus dignes d’être mentionnés, tant par leur importance agraire que par les améliorations évidentes dues aux travaux et à la bonne gestion de leurs propriétaires actuels.
- Dans cette énumération, dressée conformément à une délibération du comité, on a cherché simplement à classer par catégories les candidats recommandés sans attacher à l’ordre suivi aucune signification de prééminence. Tous les chiffres ont été contrôlés, et paraissent d’une valeur irrécusable.
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- Agronome hors ligne.
- M. BOUSSINGAULT, membre de l’Institut, professeur au Conservatoire des arts et métiers à Paris, possède un domaine à Kutzenhausen, canton de Soulfz-sous-forêts, arrondissement de Wissembourg.
- Ce savant éminent, qui par ses expériences et ses découvertes a ouvert une ère nouvelle à la chimie agricole, exploite lui-même ce domaine et se livre à des expériences qui excitent à juste titre l’attention du monde agricole.
- Le comité départemental du Bas-Rhin constate avec un juste orgueil, que le sol alsacien sert aux expériences d’un savant si haut placé, qui jouit d’une réputation universelle. C’est pourquoi, en ce qui concerne sa sphère d’action, le comité s’empresse de placer M. Boussingault hors ligne et au premier rang, dans le grand concours agricole de l’exposition universelle.
- Établissements de charité.
- Colonie des jeunes détenus d’Ostwald, à 4 kilomètres de Strasbourg.
- Cet établissement municipal, qui en 1847 ne servait d’asile qu’à vingt enfants, a reçu depuis des accroissements notables, à ce point que le chiffre des
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- jeunes colons s’élève aujourd’hui à 350; personnel devenu trop considérable par suite de l’encombrement de toutes les maisons pénitentiaires.
- Le domaine rural, qui consistait dans l’origine en 102 hectares de forêts et terres vagues, a été totalement défriché et présente aujourd’hui 63 hectares de terre arable, 13 hectares de prés naturels, 15 hectares de prés artificiels et 11 hectares de chemins, cours et bâtiments. On y nourrit 20 bêtes à corne et 13 chevaux.
- L’administrateur de la colonie est M. Guimas, qui arrive de Mettray, et le chef des travaux de culture est M. George ïïuber, antérieurement chargé durant trente années de la direction des domaines ruraux de M. Lipp-mann.
- Asile du Villerhof, près de Schlestadt.
- Ce bel établissement de bienfaisance, créé par M. Louis Mertian, pour servir de refuge et d’école de labour à 50 orphelins pauvres, a 280 hectares d’étendue.
- Grâce à d’excellents travaux d’irrigation et d’assainissement, exécutés sous la direction de l’abbé Yan Heck (dit le père Nil), une prairie de 100 hectares, dont le produit ne dépassait pas autrefois 7000 fr., en rapporte à présent 16,000, et l’on espère, grâce aux amendements projetés, l’élever jusqu’à 25,000 fr.
- Les colons du Villerhof ont érigé une digue de 1600 mètres de développement, qui préserve le domaine des inondations de l’Ill qui le menaçaient incessamment.
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- La surface des terres de labour est de 55 hectares, et 80 hectares de bois taillis donnent un revenu de 40 fr. par hectare.
- Exploitations privées.
- M. SCHATTENMANN, à Bouxwiller, membre actuel du conseil général d’agriculture pour le département du Bas-Rhin , ancien président de la commission d’agriculture de ce département et son délégué au conseil général d’agriculture.
- Cet industriel distingué, qui depuis de longues années dirige fructueusement l’exploitation des mines de Bouxwiller, a su appliquer ses connaissances scientifiques à l’économie rurale, et a obtenu de cette application raisonnée des résultats tout à fait exemplaires.
- Maintes fois les recueils scientifiques consacrés à l’agriculture, ainsi que l’Académie des sciences et d’autres sociétés savantes, ont constaté et recommandé divers procédés utiles imaginés ou perfectionnés par M. Schattenmann, et dont il convient d’énumérer les principaux.
- Découverte de l’action de l’ammoniaque sur la végétation , attribuée à M. Davy et à M. Schattenmann, par la statique chimique des êtres organisés par MM! Dumas et Boussingault, priorité établie par M. Dumas à l’Académie des sciences en 1842.
- Désinfection des matières fécales par le sulfate de
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- fer, découverte en 1844 et appliquée à la désinfection des matières fécales dans des latrines à cuves mobiles, garnies d’une dissolution de sulfate de fer, et dans les fosses d’aisance. Ce mode de désinfection, rendu obligatoire pour les vidanges par un arrêté de M. le Maire à Strasbourg, se pratique avec succès depuis plusieurs années.
- Construction d’une fosse à fumier et traitement du fumier par le sulfate de fer, pour convertir le carbonate d’ammoniaque en sulfate d’ammoniaque. Mémoire du 27 septembre 1846, présenté à la Société des sciences, agriculture et arts du Bas-Rhin, qui a décerné une médaille d’or.
- Emploi du résidu de la fabrication du prussiate de potasse comme engrais pour les prés et du sulfate d’ammoniaque comme engrais pour les céréales.
- Introduction de la race bovine suisse du Simmen-thal, taureaux et génisses, depuis 1845. Reproduction et entretien de cette race très-appréciée dans le pays.
- Établissement d’étables de vaches à stalles de tête pour la séparation de la mangeoire et du râtelier.
- Introduction de la race porcine cochinchinoise croisée.
- Conservation des fourrages pour les garantir d’une fermentation trop vive, en y répandant du sel de cui-usine lors de leur rentrée.
- Conservation des betteraves en les préservant de l’action de l’air et de la lumière en les couvrant de cendres de lignite de houille ou de sable sec.
- Application du drainage à 13 hectares.
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- Introduction du rouleau compresseur et son application à la compression des prés, des champs de blé et pour cylindrer des empierrements des chemins ruraux.
- Sur les propriétés dont il dirige l’exploitation, sises aux environs de Bouxwiller et d’une contenance totale de 100 hectares, M. Schattenmann a mis tous ses procédés en pratique avec un plein succès.
- M. Schattenmann envoie à l’exposition divers échantillons de grains et de foin, ainsi que le modèle d’une fosse à fumier, accompagné d’un mémoire sur le traitement des engrais, qui déjà lui a valu un prix décerné dans un concours départemental et les suffrages les plus favorables des agronomes. (Voir la notice et les, pièces annexées.)
- M. STEINER, à la Wantzenau : 78 hectares.
- Sur ce domaine qui porte aujourd’hui son nom, Steinerhof, le propriétaire a tout créé; car ce n’était, en 1837, qu’un sol ingrat, une prairie marécageuse,, dont le maigre fourrage se vendait chaque année sur pied. Aujourd’hui, la propriété se compose de 25 hectares de terres labourées, 5 hectares plantés en houblon et 38 hectares de prairies bien nivelées, avec un développement de 12,000 mètres de fossés, et qui nourrissent 50 bêtes à corne et 4 chevaux. On remarque, en outre, rexcellent aménagement de la ferme et des étables. Aucun détail n’a été négligé, et il y a lieu de croire que la progression croissante des revenus dm Steinerhof restituera avec intérêt à son généreux fondateur les frais considérables de premier établissement.
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- M, DIEMER, au Murrhoff, à 3 kilomètres de Strasbourg : 60 hectares.
- Quand M. Diemer fit en 1842 l’acquisition de ce domaine, il se partageait en 43 hectares de terres cultivées , 15 hectares de prairies naturelles, un seul hectare de prairie artificielle et un hectare en friche. Le bétail se réduisait à 20 vaches et 4 chevaux, et le rendement de la propriété était évalué à 6000 francs.
- M. Diemer fit construire, en 1843, plusieurs bâtiments d’exploitation appropriés à leur usage, avec un système de rigoles couvertes pour l’écoulement et la conservation du purin. Il jouit maintenant de 24 hectares labourés, 20 hectares de prairies naturelles et 16 hectares de prés artificiels qui nourrissent 50 vaches laitières ou génisses, 2 taureaux, 8 chevaux et 24 porcs. La nourriture de ces porcs provient en majeure partie des détritus de l’hôtel de la Ville de Paris, exploité à Strasbourg par M. Diemer, et le revenu brut de la propriété s’élève à présent à 15,000 francs.
- M. Diemer a depuis dix ans obtenu plusieurs médailles d’or et d’argent de la société d’agriculture du Bas-Rhin, du comice agricole de Strasbourg, et enfin, une médaille de bronze du jury de l’exposition nationale en 1849.
- M. CHABERT, à la Meinau, à 3 kilomètres de Strasbourg : 160 hectares.
- Ce domaine, composé tout entier dans l’origine de terrains graveleux et marécageux, abondait déjà en beaux produits entre les mains de M. Lippmann, son
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- second propriétaire, qui lui avait consacré dix - huit années de soins assidus. M. Camille Chabert, qui le possède aujourd’hui, marche ( avec autant d’activité que de succès dans la meme voie de progrès et d’améliorations. 17 chevaux, 15 porcs et 52 vaches sont nourris à la ferme, qui recueille un joli bénéfice de la vente du lait à Strasbourg. La culture est variée, et l’application graduelle des meilleures méthodes d’assolement empruntées par M. Camille Chabert au nord de la France et au duché de Bade, récompensera fructueusement, nous n’en doutons pas, les efforts éclairés du jeune et zélé cultivateur.
- M. LE BEL, Achille, propriétaire des mines d’asphalte de Pechelbronn, commune de Lampertsloch, arrondissement de Wissembourg, et qui exploite un domaine agricole.
- Le comité s’empresse de signaler l’exploitation rurale de M. Le Bel comme l’une des plus importantes du département. M. Le Bel s’est constamment appliqué à perfectionner les différents modes de culture et à améliorer les races bovines et porcines.
- M. Le Bel a obtenu, en 1847, de la société des sciences, agriculture et arts du Bas-Rhin, le prix de la ferme la mieux cultivée de l’arrondissement de Wissembourg.
- Le comité croit ainsi devoir signaler cette exploitation comme ayant contribué aux progrès de l’agriculture et à l’amélioration des races bovines et porcines.
- Enfin M. Le Bel a assisté M. Boussingault dans plusieurs expériences scientifiques sur la nourriture, la croissance et le prix de revient de certains animaux.
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- M. DE GAIL, à Mühlhausen.
- M. de Gail , maire de la commune de Mühlhausen , réunit les qualités et les mérites d’un administrateur intelligent et d’un agronome très-distingué. Sur un domaine de 76 hectares qu’il exploite lui-même , il a, depuis de longues années, pratiqué des expériences et accompli des transformations qui déjà lui ont valu plusieurs honorables récompenses, entre autres une médaille de bronze à l’exposition de 1849, pour la qualité supérieure de ses céréales.
- Récoltes doublées et triplées par de judicieux amendements ou par l’emploi d’engrais perfectionnés, création et entretien de chemins qui rendent aujourd’hui des services signalés à plusieurs cantons, tels sont les titres de M. de Gail à l’attention de la commission centrale et à la gratitude de ses concitoyens.
- La société d’agriculture du Bas-Rhin décernait, dès l’année 1844, le prix de la ferme la mieux exploitée de l’arrondissement de Saverne, et une mention particulière , à l’ordre et à la propreté qui régnent dans la commune qu’il administre.
- M. BATISTON, à Fort-Louis : 218 hectares.
- Cette propriété provient en majeure partie de terrains communaux, qu’un village badois, Sœllingen, possédait sur la rive gauche du Rhin, et dont le produit, il y a vingt-cinq ans, ne dépassait pas la somme de 1800 francs. Aujourd’hui, elle est affermée dix mille francs, et encore le propriétaire qui, jusqu’en 1852,
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- l’exploitait en personne, se réserve la vente sur pied des fourrages couvrant 65 hectares de terrain.
- Cette brillante métamorphose de terrains marécageux , hérissés de roseaux et submergés tous les ans, en terres arables de première qualité, en prairies magnifiques et en bois, avec les bâtiments nécessaires à l’exploitation, n’a pas coûté moins de 120,000 francs, et dans les travaux exécutés il faut citer un canal de 1300 mètres, avec écluse sur le Rhin, et 7500 mètres de fossés de dessèchement d’une largeur moyenne de 3m,70c.
- Cette œuvre d’assainissement a été un bienfait pour toute la contrée, car le bon exemple de M. Batiston a porté ses fruits, et c’est à lui que Fort-Louis doit d’être exempt aujourd’hui des émanations insalubres qui l’entouraient autrefois.
- M. EHRMANN, de Strasbourg.
- Possesseur depuis 1834 du domaine de Sandhoff (commune de Bischwiller), de 51 hectares, M. Ehr-mann, par des amendements bien entendus, en a doublé les revenus, consistant principalement en froment, colza, houblon et garance. Au lieu de 4 bêtes à corne, la ferme en élève actuellement 26, et des améliorations non moins importantes sont en pleine voie d’exécution. Le comice agricole de Haguenau a donné en 1854 au fermier de M. Ehrmann un premier prix pour un taureau de la race du Righi.
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- M. DE BANCALIS, à Gerstheim , 125 hectares.
- M. le baron de Bancalis loue environ 31 hectares de petites parcelles, et la gestion du reste, divisé en quatre tenants, est confiée à l’abbé Yan Heck, qui, sous le nom du père Nil, s’est acquis en Alsace une juste réputation d'habile agronome, et qui se tient au courant des perfectionnements et des découvertes modernes pour les appliquer avec discernement aux terrains dont il dispose. C’est ainsi qu’il a pratiqué à Gerstheim, avec un plein succès, des engrais par le guano, ainsi que des remblais et des nivellements économiques sur de grandes surfaces du sol, qui servait jadis de lit à un bras du Rhin et opposait à la culture des inégalités et des non-valeurs considérables.
- L’assolement est triennal sur un tiers du terrain et biennal sur le reste; il rfy a jamais de jachère. Les récoltes d’espèces très-variées sont d’un produit plus riche que sur toutes les propriétés voisines. La vente du lait de 16 vaches sert à l’entretien du ménage de la ferme, qui possède en outre 4 bœufs et 8 chevaux de trait, 2 poulains et 18 porcs.
- Il y a quelques années, le comice agricole de Schle-stadt a décerné à M. de Bancalis un prix pour la bonne tenue de ses étables et la perfection relative de ses procédés d’exploitation rurale.
- M. DE BULAGH, FILS, à Osthausen, arrondissement, de Sehlestadt.
- Cette propriété de 146 hectares, dont 60 en bois, 46 en prés naturels et 40 en terres de labour, donne
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- un produit brut de 18 à 20,000 francs, dont l’importance est due aux soins aussi assidus qu’intelligents qui président depuis longtemps aux plus petits détails de son exploitation. Les étables et écuries renferment 16 chevaux, dont 10 de labour, 20 porcs et 50 bêtes à corne, ce qui donne une tête de bétail par hectare cultivé.
- M. de Bulach fds, qui depuis 1849 a succédé à son père dans la direction de ce domaine, s’applique avec un zèle particulier à multiplier les moyens d’irrigation de ses prairies. Les résultats les plus avantageux ont déjà récompensé ses travaux, dont il fait profiter toutes les prairies communales de la banlieue d’Osthausen contiguës à ses propres terres.
- M. OPPERMANN, EUGÈNE, fermier du domaine dit Neunreu-terhof, près de Haguenau , contenant 60 hectares.
- Depuis que M. Oppermann a commencé l’exploitation de ce domaine, il a opéré une transformation remarquable dans les diverses cultures, ainsi que dans les bestiaux, en mettant à profit ses études en Allemagne ainsi qu’à Pechelbronn sous la direction de M. Boussingault.
- Travaux d’assainissement, de drainage et d’irrigation.
- L’Association syndicale de Bischwiller, dirigée par M. Luroth, maire à Bischwiller et médecin cantonal.
- Les travaux du syndicat de Bischwiller, institué par décret du 2 mars 1852, ont pour objet général l’assai-
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- nissement et l’assèchement des terrains inondés compris dans la plaine du Rhin entre la Zorn et la Moder, et la préservation de ces terrains acquis ainsi à la culture par le curage, le redressement et Fendiguement des deux cours d’eau précités.
- La superficie de ces terrains entrecoupés de marais malsains et menacés de débordements perpétuels, comprend environ 7200 hectares et n’offre pas moins de 30,000 parcelles cultivées appartenant à 1800 propriétaires différents.
- L’association syndicale a commencé ses travaux par l’ouverture d’un canal principal, qui doit servir à l’écoulement de la masse entière des eaux, parallèle aux deux cours d’eau de la Moder et de la Zorn. Au 31 dé-cembre dernier, 825 mètres de ce canal étaient achevés. On avait simultanément travaillé à la rectification du ruisseau dit Augraben sur une longueur de 550 mètres, et enfin curé et rectifié 14,000 mètres courants de fossés dans la banlieue de Bischwiller, dont 4,500 mètres d’une section moyenne de 4 mètres et 9,500 d’une section variable de 2 mètres à 75 centimètres. Le prix de ces travaux accomplis a été de 10,365 fr.
- On espère, dans l’espace de cinq années, avec une dépense annuelle de 25,000 fr., soit un total de 125,000 fr., terminer l’ensemble de cette opération importante, qui doit comprendre, outre les travaux de dessèchement proprement dits, la construction des aqueducs et ponceaux nécessaires, l’amélioration des chemins ruraux, le redressement et Fendiguement de la Moder et de la Zorn , et enfin l’irrigation et le drai-
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- nage des terrains sur tous les points qui en sont susceptibles.
- Il est aisé d’imaginer quels avantages matériels résulteront de cette grande entreprise, outre l’assainissement général de la contrée, décimée aujourd’hui par les fièvres paludéennes et même envahie déjà par le crétinisme : 1° L’amélioration progressive des prairies, qui forment plus des deux tiers des terrains, doit exercer sur la race chétive et malingre du bétail une transformation complète; 2° l’exploitation des forêts, ainsi que des nombreuses tourbières du sol, deviendra facile, économique, plus abondante; 3° l’accroissement et la meilleure qualité des récoltes de toute nature rendront à de pauvres cultivateurs un juste prix de leurs pénibles labeurs et une aisance depuis longtemps si vainement ambitionnée; et de tout cela il résultera enfin une augmentation progressive de revenu pour l’Etat dans la perception des diverses contributions ; car on évalue au moins à 500 fr. par hectare la plus-value réalisée alors à l’avantage des propriétés, ce qui représenterait pour la contenance de 7200 hectares la somme énorme de 3,600,000 francs.
- Magnifique exemple de ce que peut l’action puissante d’une association de bons citoyens agissant dans l’intérêt commun, sous le patronage d’une administration éclairée.
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- MM. PASQUAY, FRÈRES, à Wasselonne, fabricants de poteries pour le drainage et pour les constructions.
- MM. Pasquay ont créé, en 1850, un établissement spécial pour fabriquer les tuyaux de drainage par des procédés mécaniques. Ils ont importé d’Ecosse une machine à mouler les tuyaux, pour laquelle ils durent payer un droit d’entrée de 600 francs, bien qu’elle fut la première de ce système introduite en France. Ils possèdent, en outre, une machine à mouler les briques cellulaires, des appareils pour broyer et mélanger les terres, et pour chanfreiner les tuyaux, des machines pour élever verticalement les matières, un petit chemin de fer pour tous les mouvements horizontaux; enfin deux fours cylindriques voûtés et disposés de telle sorte que l’air chaud produit pendant le refroidissement de l’un, sert à commencer la cuisson dans l’autre. Les dispositions d’ensemble sont prises pour pouvoir livrer annuellement 500,000 francs de produits; mais jusqu’à présent la vente n’a point été active.
- Les tuyaux de drainage à chanfrein, du système de MM. Pasquay, paraissent appelés à remplacer avec avantage et économie les procédés d’emboitement ou de jonction par manchons, employés jusqu’à ce jour.
- MM. Pasquay ont drainé sur leur propriété une surface de 6 hectares avec tous les soins nécessaires, et ont obtenu ainsi d’excellents résultats. Ils ont exécuté pour le compte de plusieurs particuliers dans diverses communes du département le drainage de 24 hectares.
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- MM. Pasquay se recommandent par leur zèle et leur persévérance, à propager ce nouveau moyen de perfectionnement agricole. Ils ont lutté contre les préjugés et l’inertie des cultivateurs. Aujourd’hui l’Administration leur vient en aide, en encourageant les études et les travaux de drainage.
- M. NŒTTINGER, CHARLES, à Strasbourg.
- Sur la rive gauche de la Brusche, dans la banlieue de Mutzig, M. Nœttinger possède une prairie de 8 hectares formée de la réunion de plus de 80 parcelles acquises d’autant de propriétaires distincts, et dont on estime aujourd’hui la valeur triplée par des travaux intelligents, qui se résument dans un système d’irrigation des mieux combinés et d’autant plus digne d’attention, qu’aucune opération semblable, sur une aussi grande échelle, n’avait été pratiquée jusque là dans la contrée. C’est un exemple des plus propices offert aux intérêts agricoles, en même temps que sa parfaite exécution peut servir de modèle à tous ceux qui voudront marcher dans la même voie.
- M. CHAPERON, à Erstein.
- M. Chaperon, directeur du chemin de fer de Lyon, se trouvait dans des conditions bien plus défavorables que le propriétaire précédent, à cause l.°de la nature ingrate des terrains à arroser (28 hectares provenant d’un canton improductif de forêt défrichée) ; 2.° de l’éloignement d’un cours d’eau susceptible de dérivation; et 3.° des embarras résultant du passage forcé
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- de la conduite des eaux sur des propriétés étrangères. Cependant il a affronté et surmonté tous ces obstacles au moyen de grands sacrifices, il est vrai, mais en définitive à son avantage et à celui de la commune d’Erstein. Car celle-ci, grâce à la jouissance partielle du canal d’irrigation établi par M. Chaperon, peut dès à présent utiliser à son profit 32 hectares de terrains vagues que traverse la conduite maîtresse.
- D’ailleurs le système de distribution des eaux, adopté par M. Chaperon, et par lequel la surface entière d’un terrain aussi vaste que le sien et très-accidenté, est arrosée en une heure par le seul fait de la bonne disposition des rigoles, sans qu’on y ait entrepris le moindre remblai ni aucun nivellement, mérite à lui seul d’être signalé, car il offre de précieuses ressources pour l’irrigation d’un grand nombre de propriétés analogues.
- M. GROS , membre du Conseil général du département du Bas-Rhin, propriétaire à Tieffenbach.
- M. Gros, propriétaire d’une prairie de 20 hectares dans la vallée de l’Eichel, entre les villages de Froh-mühl et de Tieffenbach, a exécuté sur toute cette surface de grands travaux de terrassement dans le but d’assainir les parties marécageuses et d’améliorer le système des irrigations. La configuration du sol a été totalement changée. Des rigoles bien étudiées, des pentes et des reliefs bien combinés ont fait disparaître les herbes et les plantes aquatiques, et ont notablement perfectionné la qualité des produits. M. Gros a reçu
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- à ce sujet, il y a quelques années, un prix de la société d’agriculture du Bas-Rhin.
- M. DE DARTEIN, à Ottrot-le-bas.
- Ce propriétaire instruit a exécuté il y a deux ans, sur des terrains où l’excès de l’humidité rendait la culture très-difficile’et détériorait toutes les récoltes, une belle opération de drainage couronnée d’un succès complet.
- 2 hectares 30 ares ont été asséchés moyennant une dépense totale de 1088 francs et 1357 mètres de drains par hectare. Mais il est à noter que la rencontre de rocs nombreux de grès et de granit compliquait beaucoup le travail, et il faut tenir compte aussi de l’inexpérience complète des ouvriers. Nonobstant toutes ces difficultés, M. de Dartein n’a qu’à s’applaudir du résultat de son entreprise ; le sol partout raffermi supporte la circulation des voitures; la qualité du fourrage est sensiblement améliorée, les plantes marécageuses disparaissent de jour en jour, et la portion du terrain livrée au labourage fournit à présent des récoltes abondantes et saines.
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- Renseignements sur quelques exposants de produits agricoles.
- M. BARTHELMÉ, à Sand.
- Houblons et tabacs.
- Beaux échantillons de houblons, d’une culture spéciale, délicate, et dont le développement dans les départements de l’Est affranchira nos brasseurs du tribut qu’ils paient à l’étranger, et conduira à l’amélioration de leurs produits.
- Les tabacs présentés par M. Barthelmé sont aussi très-beaux.
- M. EHRHARD, à Kogenheim.
- Échantillons de tabac.
- Très-beaux spécimens d’une culture qui fait tous les ans de nouveaux progrès sur notre territoire.
- M. Ehrhard est un cultivateur des plus recommandables , qui s’est depuis longtemps distingué par l’intelligence et le zèle qu’il déploie dans tous les travaux, et les tabacs qu’il envoie à l’exposition démontreront quel succès a répondu à ses efforts pour améliorer cette culture spéciale.
- M. BECKENHAUPT , de Bischwiller.
- Houblons indigènes.
- Les houblons cultivés et exposés par cet agriculteur sont de très-belle qualité, et rivalisent avantageusement avec ceux de l’Allemagne.
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- M. SACHS , à Benfeld.
- Manutention et préparation des tabacs d’Alsace.
- M. Sachs envoie plusieurs ballots de tabacs, dont les uns contiennent des feuilles récoltées et préparées suivant les procédés en usage, et les autres des feuilles de la môme récolte , manutentionnées d’après une nouvelle méthode, qui, par le seul effet des soins, du triage et de la conservation, permettrait d’améliorer considérablement la qualité. Les échantillons sont magnifiques, et le système proposé, mais non encore expliqué par M. Sachs, paraît devoir exciter la sollicitude du Gouvernement. (Voir la notice jointe.)
- M. SCHATTENMANN, à Bouxwiller.
- Les produits exposés par cet habile agriculteur sont mentionnés à l’article consacré plus haut à ses inventions et procédés agronomiques.
- M. MERCK, à Schœnenburg.
- Ce maréchal - ferrant envoie une charrue à llèche mobile avec avant - train, du prix de 36 à 50 francs, et dont l’avantage est d’exiger une moins grande dépense de force motrice que les charrues ordinaires. Bien que le modèle exposé ait beaucoup d’analogie avec la charrue Granger, son auteur mérite d’être recommandé pour l’application qu’il a faite de bons principes.
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- Rapport de II. Scliattenmaim.
- M. Lippmann n’ayant pas pu, dans son rapport, consacrer à ses propres travaux la mention spéciale qu’ils méritent, j’ai pensé que l’on me saurait gré de remplir cette lacune, et d’exposer brièvement les importants et utiles services que l’honorable rapporteur a rendus à l’agriculture.
- M. Lippmann a parlé du riche domaine de la Mei-nau et du long espace de temps pendant lequel il l’a exploité, mais il s’est tu sur les améliorations qu’il y a réalisées. Chaque année a été marquée par des progrès notables dans la nature des cultures, la qualité et la valeur des produits ; et la ferme pouvait être regardée comme un modèle il y a onze ans.
- M. Lippmann a tenté le premier la régénération de la race bovine par l’acclimatation des meilleures races suisses. Il y a si bien réussi que les cultivateurs de la contrée ne tardèrent pas à chercher à la Meinau les rejetons de cette belle race.
- M. Lippmann a aussi donné une utile impulsion à à l’élevage des chevaux.
- C’est encore à l’initiative de M. Lippmann qu’on doit la construction, sur les bords du Rhin tortu, d’une petite digue, préservant contre les inondations
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- la ferme de la Meinau, ainsi que de nombreuses propriétés adjacentes.
- M. Lippmann a habilement pratiqué, sur le domaine de la Meinau, tout ce qui peut améliorer le sol et rendre profitable une grande exploitation rurale. Aussi, dans toutes les occasions solennelles, a-t-il obtenu les suffrages et les récompenses des sociétés d’agriculture. C’est ainsi que la société d’agriculture, sciences et arts du Bas-Rhin lui décerna en 1849 une médaille d’or, et le comice agricole de Strasbourg, en 1851, une médaille d’argent. A l’exposition générale de 1849 il a obtenu une mention honorable.
- La réputation de cet agriculteur distingué est si bien établie qu’il fut désigné aux concdurs de bestiaux à Nancy en 1852, à Épinal en 1854, comme membre du jury, et qu’il a assisté en la même qualité au récent concours de bestiaux à Besançon.
- M. Lippmann est membre et vice-président de la chambre consultative d’agriculture de l’arrondissement de Strasbourg, et comme adjoint au Maire de Strasbourg il dirige depuis deux ans la colonie d’Ostwald, dont il a su relever l’exploitation malgré les difficultés que présente un sol ingrat.
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- AVIS DU COMITÉ.
- Le comité approuve entièrement les rapports de M. Lippmann et de M. Schattenmann ; il s’empresse en même temps de remercier la société d’agriculture des sciences et arts du Bas-Rhin, pour le très-utile concours qu’elle lui a prêté.
- Le comité exprime, en outre, ses regrets de ne pouvoir citer les nombreux agriculteurs qui, par leur -activité, leur énergique persévérance, l’heureuse application des saines doctrines, font produire au sol alsacien des récoltes remarquables par leur variété, leur qualité et leur abondance. C’est par centaines qu’il aurait fallu citer les propriétaires exploitant parfaitement leurs héritages.
- Après les noms mis en évidence dans les rapports qui précèdent, la liste des contre-maîtres, ouvriers et journaliers, dignes d’être signalés à la commission impériale, conformément à l’article 10 de l’instruction sur les fonctions des comités locaux, a été formée comme il suit:
- Contre-maîtres.
- M. Jung, Chrétien-Daniel, conducteur des ponts-et-chaussées, attaché au service hydraulique du département du Bas-Rhin, a étudié et exécuté les travaux d’irrigation et d’assainissement les plus compliqués. Il a, en outre, déployé des efforts persévérants pour montrer aux cultivateurs les améliorations qu’ils pou-
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- vaient réaliser sur leurs terres par l’arrosage et par les moyens d’évacuer les eaux superflues.
- M. Le Bas, Edmond, garde-mines, attaché au service des mines pour le département du Bas-Rhin, s’est occupé avec succès de l’emploi agronomique de la tourbe, du dessèchement des terrains tourbeux, d’analyse de terres végétales et d’essais de variétés de tourbes et de terres paludéennes. Il a puissamment secondé les premiers travaux de drainage dans le département.
- M. Girardin, Adolphe, agent-voyer, attaché au service vicinal du département du Bas-Rhin, a coopéré avec intelligence et dévouement aux projets et à l’exécution des travaux d’assainissement du grand syndicat de Bischwiller mentionné dans le rapport ci-dessus.
- Ouvriers et journaliers.
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- Les bons et loyaux serviteurs, dont les noms suivent, au nombre de 9, sont recommandés sur la même ligne, et se trouvent encore dans les mêmes conditions qu’au moment où ils ont été récompensés par la société d’agriculture du Bas-Rhin.
- 1. Diebold, Nicolas, depuis 26 ans en condition chez M. Schnée à Limersheim. Primé en 1851.
- 2. Henches, Jean-Georges, depuis 28 ans chez M. Ulrich à Geudertheim. Primé en 1851.
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- 3. Diebold, Michel, depuis 50 ans chez M. Fix à Dossenheim. Primé en 1852.
- 4. Schæffer, Jacques, depuis 22 ans chez M. Gerst à Pfaffenhoffen.' Primé en 1852.
- 5. Schweitzer, André, depuis 50 ans chez dame Théi •èse Auth à Wahlenheim. Primé en 1853.
- 6. Bergert , Joseph, depuis 49 ans chez M. Schneider à Ergersheim. Primé en 1853.
- 7. Hæusserer, Jacques, depuis 35 ans chez la dame Wetz à Drusenheim. Primé en 1854.
- 8. Gillman-n, Michel, depuis 35 ans chez M. L. Kiefïer à Gougenheim. Primé en 1854.
- 9. Mæchling, Georges, depuis 27 ans en condition comme journalier chez M. Arien, maire de Hœrdt, a obtenu une médaille pour services agricoles.
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- TABLE ALPHABÉTIQUE
- exposants de l’industrie et de l’agriculture, ainsi que des chefs d’exploitation , des contre-maîtres et des ouxriers signalés à la commission impériale.
- Page.
- Administration des mines de Bouxwiller...............26
- Allinger, Jean-Léonard, facteur de pianos à Strasbourg. 69 Amos, Jacques, fabricant de bonneterie à Wasselonne. 59
- Asile agricole du Willerhof..........................82
- Association syndicale de dessèchement à Bischwiller . 91
- Bailliet et Schmidt, fabricants de tapisseries de laine
- à Strasbourg......................................59
- Bancalis (de), propriétaire, agriculteur à Gerstheim . 90
- Barthelmé , Thiébaut, agriculteur à Sand.............98
- Batiston, agriculteur à Fort-Louis...................88
- Beckenhaupt, agriculteur à Bischwiller...............98
- Berger -Levrault (veuve) et fils, imprimeurs - typographes à Strasbourg...................................66
- Bergert, Joseph, domestique chez M. Schneider à
- Ergersheim........................................104
- Bergmann, Charles-Théodore, potier d’étain à Strasbourg ............................. ...... 26
- Bertrand, Jean-Pierre, fabricant de draps à Bischwiller. 56
- Blin, père et fils, et Bloc, fabricants de draps à Bischwiller ................................................56
- Bloch, Jules, à Dtittlenheim.........................18
- Bloch, Nephtalie-Cerf, fabricant de fécule et d’alcool à Düttlenheim............................................36
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- Page.
- Blumer , Charles, fabricant de parquets à Strasbourg . 61
- Boulach (de), fils, propriétaire, agriculteur à Osthausen 90 Boussingault, membre de l’Institut, propriétaire, agronome à Kutzenhausen........................................81
- Bouxwiller (Administration des mines de)...................26
- Boyer, Charles, poëlier-fumiste, actuellement à Paris,
- Faubourg Saint-Martin, 147..............................25
- Brauer, Charles, sous-ingénieur à l’usine de Graffen-
- staden..................................................71
- Brotzler, Charles, sous-ingénieur à l’usine de Graffen-
- staden..................................................72
- Busch, Pierre, ouvrier à l’usine de Graffenstaden . . 72
- Bussierre (baron de), propriétaire de l’usine de Graffenstaden) .............................................15
- Cerf, Lanzenberg, fabricant de maroquin à Strasbourg. 33 Chabert, propriétaire et agriculteur à la Meinau, près
- de Strasbourg...........................................86
- Chaperon, propriétaire et agriculteur à Erstein "... 95
- Chaumont, Jean - Baptiste, cuisinier à Strasbourg. . 40
- Conrad, Jean-Chrétien fds, fabricant de colle-forte à
- Schlestadt..............................................28
- Colonie agricole des jeunes détenus à Ostwald ... 81
- Coulaux et Cie, fabricants de quincaillerie à Molsheim . 46
- Coulaux, veuve Arban, Sutterlin et Cie, fabricants d’armes de guerre à Mutzig..................................42
- Cros, propriétaire^ agriculteur à Tiefenbach ... 96
- Dartein (de), viticulteur et agriculteur à Ottrott-le-bas 38-39-97 Diebold, Michel, domestique à Dossenheim .... 104
- Diebold, Nicolas, domestique à Limersheim . . . . 103
- Diemer, propriétaire et agriculteur au Murhof, près
- de Strasbourg...........................................86
- Dietrich (veuve de) et fils, maîtres de forges à Nieder-
- bronn................................................... 9
- Heiligenthal et Cie, fabricants de décors à Strasbourg . 63
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- Page.
- Dietsch, Jean-George, fabricant de draps à Strasbourg. 57 Dietsché, Aloïse, mécanicien s Kœnigshofïen, près de
- Strasbourg.......................................25
- Dock, George, le vieux, viticulteur à Heiligenstein . . 38
- Donat, viticulteur à Saint-Nabor....................38
- Dournay et Cie, fabricants d’asphalte à Lobsann ... 11
- Dubois, Jules, contre-maître chez MM. Coulaux et Cie
- à Molsheim.......................................72
- Ehmann Hering et Gœrger, fabricants de maroquin à
- Strasbourg ............................................33
- Ehrhard, cultivateur à Kogenheim....................98
- Ehrmann, agronome au Sandhotî, près de Bischwiller . 89
- Fleischhauer, brasseur à Strasbourg.................39
- Fux, viticultenr et agriculteur à Ottrott-le-bas. ... 38
- Gail (de) , propriétaire et agriculteur à Osthausen . . 88
- Garcin , Jacques-Maximilien, prote dans l’imprimerie typographique de veuve Berger-Levrault et fils à
- Strasbourg . ........................................ 73
- Gauckler, Philippe, maître de poste et viticulteur à
- Wissembourg......................................38
- Gemminger , George, maître-maçon à Bouxwiller . . 73
- Gerber, Guillaume, ouvrier - tanneur chez M. Herren-
- schmidt à Strasbourg.............................74
- Gies et Gutzeit, viticulteurs à Molsheim..................38
- Gillmann, Michel, domestique à Gougenheim. . . . 104 Girardin, Adolphe, agent-voyer à Bischwiller . . . 103 Goldenberg et Cie, fabricants de quincaillerie au Zorn-
- hoff, près de Saverne............................. . 47
- Goschler, Charles, ingénieur civil à Paris..........14
- Gosse de Billy, contrôleur à la Monnaie à Strasbourg . 18
- Graffenstaden (usine de) . 15
- Greiner, Guillaume, pharmacien à Schiltigheim ... 42
- Hæusserer, Jacques, domestique à Drusenheim . . . 104
- Hauch-Oppenheim, chemisier à Strasbourg .... 63
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- Page.
- Heiller, Jean-Baptiste, fabricant de soie moulinée à
- Schlestadt.........................................20
- Heitzmann, distillateur de kirschwasser à Villé ... 39
- Henches, Jean-George, domestique à Geudertheim. . 103 Herrenschmidt, Guillaume-François, fabricant de cuirs
- au Wacken, près de Strasbourg..........................30
- Heyd, Auguste, fabricant de pâtes alimentaires à Strasbourg ................................................. 37
- Hochapfel, fabricant de pipes en racine à Strasbourg . 63
- Hugelin fds, fabricant de poêles en faïence à Strasbourg. 25 Imbs, Joseph, fabricant de tissus de soie à Brumath . 58
- Imlin, Frédéric, vétérinaire à Strasbourg.................42
- Jundt et fds, fabricants de papiers peints à Strasbourg. 34 Jung, Chrétien-Daniel, conducteur des ponts et chaussées ....................................................102
- Jacob, Chrétien, fabricants de tissus à Saint-Pierre,
- près de Barr...........................................35
- Kessler, Louis, chimiste à la Bobertsau près de Strasbourg ................................................. 34
- Knapp et Schneegans, fabricant de bronzes en poudre
- à Strasbourg...........................................35
- Knoderer, Charles, fabricant de cuir à Strasbourg . . 31
- Kunzer, Jacques, fabricant de draps à Bischwiller . . 56
- Lamasse et Comp.e, fabricants de bougies stéariques à
- Strasbourg..........................-..............29
- Lang, Louis, fabricant de tissus métalliques à Schlestadt 48
- Langenhagen, frères, fabricants de chapeaux de paille
- et de palmier à Saar-Union.............................62
- Le Bas, Edmond, garde-mines ........ 103
- Le Bel, Achille, fabricant de bitume fluide et agriculteur à Pechelbronn, commune de Lampertsloch. . . . 12—87
- Lemaître, Émile, lithographe à Strasbourg.................66
- Léopold et C.e, propriétaires de carrières a Wasselonne. 12
- Lippmann, propriétaire, adjoint au maire de Strasbourg. 100
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- Luck, Édouard, employé à l’usine de Graffenstaden. . Mabru, Auguste, fabricant d’encres typographiques et
- lithographiques à Haguenau. .......................
- Mæchling, George, domestique à Hœrdt..................
- Martz, André, chef d’atelier chez M. Simon, Émile,
- lithographe à Strasbourg...........................
- Maurer, Apollin., comptable à l’usine de Graffenstaden
- Merck, maréchal-ferrant à Schœnenbourg................
- Messmer, ingénieur - directeur de l’usine de Graffenstaden ...............................................
- Mohler, Adolphe, fabricant de tissus à Obernai . . . Muller, Adam, fabricant de colle-forte à Keskastel . .
- Nægell, viticulteur à Nothalten.......................
- Neunerdt et Comp.6, fabricant de billes ou chiques à
- Wasselonne................................
- Nœttinger, Charles, propriétaire et agriculteur à Strasbourg . . . ....................................
- Oppermann, Eugène, fermier du Neunreuterhof, près
- de Haguenau........................................
- Oster, Auguste, cordonnier pour dames à Strasbourg . Pasquay, frères, fabricants d’appareils de drainage à
- Wasselonne.........................................
- Petit-Gérard, Baptiste, peintre verrier de la cathédrale
- de Strasbourg......................................
- Prost, Charles, viticulteur à Wolxheim................
- Regel (Constantin de), fabricant de cuirs à Strasbourg. Rœderer, Jules, fabricant de draps à Bischwiller. . .
- Rœsch, viticulteur à Kintzheim........................
- Rolland, Eugène, ingénieur, inspecteur de l’administration des tabacs à Paris............................
- Roswag, Augustin et fils, fabricants de tissus métalliques
- à Schléstadt.......................................
- Roth, Jean-Chrétien, facteur d’instruments de musique à Strasbourg...................................
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- 50 38 32 57 , 38
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- Page.
- Ruef et Bicard, fabricants de draps à Bischwiller. . . 57
- Sachs, agronome et préparateur de tabac en feuilles à
- Benfeld...........................................99
- Schæffer, Jacques, domestique à Pfaffenhoffen . . . 104 Schattenmann, Charles-Henri, directeur de l’administration des mines de Bouxwiller et agriculteur à
- Bouxwiller..................................26-43-83-99
- Schœnhaupt, Geoffroi, contre-maître à l’usine de Graf-
- fenstaden.........................................71
- Schwebel et Schmidt, fabricants de draps à Bischwiller. 57 Schweitzer, André, domestique à Wahlenheim. . . . 104
- Schürr, Martin, viticulteur à Dambach . ..... 38
- Seib, Jean-Adam, fabricant de toiles cirées à Strasbourg ..................................................30
- Silbermann, Rodolphe, imprimeur typographe à Strasbourg ..................................................68
- Simon, Émile, imprimeur lithographe à Strasbourg. . 64
- Steegmuller, Frédéric, facteur de pianos à Strasbourg. 70
- Steiner, agriculteur à la Wanzenau...................85
- Stoltz, viticulteur à Andlau-au-Val..................38
- Traut, Charles, charcutier à Strasbourg..................39
- Usine de Graffenstaden, propriétaire : M. le baron
- Renouard de Bussierre.............................15
- Vœlcker, Daniel, fabricant de chicorée à Benfeld . . 40
- Yogel, Jacques, tourneur à Pfaffenhoffen................19
- Waldeck, Nicolas, opticien à Strasbourg.................21
- Weil et comp.e, fabricants de savon à Strasbourg. . . 29
- Weil et neveu , fabricants d’acide tartrique et d’autres
- produits chimiques à Strasbourg...................... 29
- Weissandt, Édouard, professeur de travaux graphiques
- à Strasbourg......................................... 21
- Zimmermann, viticulteur à Kientzheim.....................38
- Zopff, fds, eoiffeur a Strasbourg....................... 63
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- RÉÜU91É,
- 90 exposants de l’industrie.
- 11 contre-maîtres et ouvriers recommandés pour l’industrie. 6 exposants de l’agriculture.
- 21 chefs d’exploitation ou établissements agricoles recommandés.
- 10 contre - maîtres et ouvriers agricoles recommandés.
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