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Groupe XVIII-B. Classes 112 et 113 (Produits chimiques). 114 et 115 (Gaz. Froid). 116 (Explosifs). 117 (Sucres. Alcools). 118 (Corps gras). 119, 120 - 122 (Couleurs. Vernis. Engrais)
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DES INDUSTRIES ET DU TRAVAIL DE TURIN 1911
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- J" U<\ f £
- EXPOSITION INTERNATIONALE DES INDUSTRIES ET DU TRAVAIL DE TURIN 1911
- GROUPE XVIII-B
- RAPPORTS CONTENUS
- DANS LE
- «
- PRÉSENT VOLUME
- MM. POINTE! Classes 112 et 113 MALLET — ii4 et ii5
- BARTHÉLEMY - lie CHARLON - il? CHARABOT - us
- RAMBAUD — 119 120-122
- (Produits chimiques).
- (Gaz. Froid).
- (Explosifs).
- (Sucres. Alcools).
- (Corps gras).
- (Couleurs. Vernis. Engrais)
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- SK» CONSEmTOiP.Ï Na7!M*ï
- Comité Français
- des A KTS & K l’TI'î VJ ^
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- N» du Caf.'iWm» /7>Æ0tÇ.TY/ >
- Prix ou Estiîttution^u.
- des Expositions à l’ttra nger
- Entrée, le llÛ*<U. Ml6"
- U2, Rue du Louvre, U2
- 1912
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- INTRODUCTION
- L’Italie, désireuse de célébrer le cinquantième anniversaire de la proclamation du Royaume (consacrée par la loi du 17 mars 1861), conviâtes nations à une double Exposition devant réunir les triomphes de l'art et de l'industrie.
- Celle de Rome fut réservée aux manifestations ayant un caractère historique, archéologique et artistique.
- Celle de Turin abrita l'industrie et ses merveilles.
- Comme en 1883 et en 1898, l'Exposition de Turin fut édifiée au parc du Valentino et dans ses alentours, dans ce décor admirable d'une colline verdoyante au pied de laquelle coulent les eaux calmes du Pô.
- L’inauguration de la Section française avait été fixée au 22 mai et le Groupe des produits chimiques, grâce à l'intervention personnelle des membres de son bureau, fut prêt pour cette date : ses vitrines étaient installées, les Classes complètes.
- Malheureusement, cet effort fut en partie perdu car, par suite du décès du Ministre de la guerre, blessé mortellement, comme on sait, au champ d'aviation d'Issy-les-Moulineaux, la cérémonie fut interrompue, les autorités françaises et italiennes arrêtant, en signe de deuil, leur visite dans l'Exposition.
- Mais l'élan était donné, les retardataires furent bientôt prêts et nos installations furent terminées avant celles de nos voisins, ce qui nous donna l’avantage de retenir l'attention des visiteurs attirés dans cette partie de nos palais.
- La classification observée généralement dans les Expositions universelles antérieures ne le fut pas cette fois et la Commission exécutive italienne adopta une nouvelle division en 26 Groupes et 167 Classes.
- Le Groupe XVI11-R, auquel appartenaient les industries chimiques, était composé comme suit :
- CLASSE 112
- Instruments et appareils de laboratoire chimique. Collections scientifiques de produits chimiques. Appareils généralement employés dans les industries chimiques (appareils à filtrer, à triturer, à cristalliser, etc.).
- Moyens de protection contre les accidents dans les industries chimiques.
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- IV
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- CLASSE 113
- Hydrogéné. Oxygène, Ozone, Eau oxygénée.
- Chlorure de sodium et industrie des salines.
- Sulfates et carbonates de sodium. Soude.
- Soufre. Acide sulfurique. Sulfates et persulfates. Sulfites, hyposuljites, sulfures, etc. Sulfure de carbone.
- Industrie des sels de potassium.
- Chlore, acide chlorhydrique, hypochorites, chlorates et perchlorat.es. Extraction du brome et de l’iode.
- Industrie de l’acide borique. Borax.
- Ammoniaque et sels d’ammoniaque. Acide nitrique et nitrates. Nitrites. Calcio-cyanamide.
- Phosphore. Acide phosphorique. Phosphates.
- Composés divers organiques et inorganiques.
- CLASSE 114
- Procédés d’épuration des eaux industrielles et de rebut.
- Gaz comprimés et liquéfiés. Production du froid: machines frigorifiques à air comprimé, à gaz comprimés, etc.
- Glace et glacières.
- CLASSE 115
- Distillation de l’anthracite, du bois, des huiles minérales et des schistes bitumineux ; leurs dérivés immédiats (goudron, eaux ammoniacales, phénols, naphtaline, benzène, anthracène, acide acétique, alcool méthylique, etc.). Gaz d’éclairage.
- Dérivés du cyanogène.
- Conservation, durcissement et incombustibilisation du bois.
- CLASSE 116
- Explosifs. Pyrotechnie.
- Allumettes avec ou sans phosphore.
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- GROUPE XVIII-B.
- INTRODUCTION
- V
- CLASSE 117
- Amidon et fécules. Dextrine et gommes. Extraction et raffinage du sucre. Glucoses, maltose, lactose.
- Industrie des fermentations. Alcool. Alcool dénaturé. Dénaturants.
- Industrie de la cellulose. Papier : matières premières, matériel, procédés et produits. Parchemin artificiel, celluloïde, etc.
- CLASSE 118
- Industrie et technologie des corps gras. Glycérine. Acide stéarique. Procédés de saponification. Savons. Bougies. Cires.
- Lubréfiants minéraux et organiques. *9
- CLASSE 119
- Matières colorantes inorganiques et organiques : naturelles et artificielles. Extraits de bois de teinture. Encres.
- CLASSE 120
- Mercérisation. Soie artificielle. Blanchissage. Teinture du coton, de la laine et de la soie.
- CLASSE 121
- Matériel, appareils et procédés de Vindustrie pharmaceutique. Produits naturels (drogues). Médicaments inorganiques et organiques. Préparations opothérapiques et colloïdales. Médicaments galéniques. Pratiques de pharmacie. Nouveaux médicaments synthétiques. Spécialités médicinales.
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- VI
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- CLASSE 122
- Industrie des matières d’origine animale : albumine, colles et gélatines. Manipulation des os et du sang.
- Peaux et cuirs. Matières à tanner. Extraits tanniques. Matériaux et procédés de tannerie, etc. Parchemin. Cuir artificiel.
- Engrais chimiques : guano, superphosphates, scories, nitrates, etc. Engrais azotés extraits directement de l'air.
- Résines. Asphaltes. Bitumes. Vernis. Mastics. Toiles vernies, etc. Articles imperméables et articles incombustibles.
- Caoutchouc et ses succédanés. Gutta-percha, ébénite, etc. Cires fossiles.
- CLASSE 123
- Matières odorantes. Essences naturelles. Procédés d'extraction.
- Essences synthétiques. Camphre. Produits divers.
- Industrie de la parfumerie. Matières premières. Essences de fruits dites artificielles. Infusion de fleurs. Parfums concentrés. Parfums artificiels. Muscs.
- Savons. Pommades et huiles parfumées : eaux de toilette, essences et poudres parfumées, extraits, vinaigres, teintures, etc.
- Matériel de fabrication.
- CLASSE 124
- Tabacs : Cultivateurs du tabac. Matières premières. Matériel et appareils pour les différentes formes de produits. Produits fabriqués.
- Comme on le voit, ce Groupe réunissait des industries ayant entre elles peu ou pas de rapports, et, dans la composition même des Classes, on retrouvait ce manque d'homogénéité. De plus, Vexagération de la division permit à des Exposants de la même spécialité de se faire inscrire dans des Classes différentes, réduisant ainsi F intérêt que présente pour le visiteur le groupement dans des vitrines voisines des représentants d'une même industrie.
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- GROUPE XVII1-B.
- INTRODUCTION
- VII
- Les inconvénients de cette division à ïextrême n’ont été nulle part plus manifestes que dans la Classe 117, dont tous les articles étaient en même temps compris dans d’autres Sections (voir Rapport de M. Charlon).
- La réduction de l'importance de chaque Classe, conséquence de cette situation, amena le bureau du Groupe XVIIl-B à assumer la charge de l’organisation des Classes qui le composaient, afin d’assurer Vunité d’ensemble, condition indispensable au succès. Il laissa toutefois leur autonomie aux Classes 121 (pharmacie) et 123 (parfumerie), en raison du nombre de leurs adhérents.
- C’est d'ailleurs la même considération qui, par la suite, amena ledit bureau à réunir dans un même volume les rapports des dix Classes qui concernaient plus spécialement les produits chimiques proprement dits, laissant en dehors la Classe des tabacs, d’un rapport par trop lointain avec nos industries.
- Notre Groupe était installé dans le palais principal de la France, palais élevé au bord du Pô et d’une importance en rapport avec l’effort habituel de nos nationaux dans les manifestations de ce genre. Nos Exposants avaient apporté leur goût habituel à l’installation de leurs vitrines et on ne saurait trop admirer l’ingéniosité avec laquelle ils présentaient leurs produits souvent si ingrats.
- Par suite de la disposition adoptée par les organisateurs, toutes les vitrines étaient bien en vue, de larges passages rendant la-circulation facile et de nombreux espaces en forme de salon permettant aux visiteurs d’examiner à leur aise ce qui les intéressait.
- Les vitrines en acajou ciré avec motifs de cuivre> étaient d’un modèle sobre, comme il convenait aux produits qu elles étaient destinées à renfermer.
- Les industries chimiques des autres pays se trouvaient réparties dans le palais particulier à chaque nation, mais aucune Section étrangère ne présentait le même ensemble à la fois élégant et imposant qui distinguait la nôtre; nous devons toutefois faire exception pour ïAngleterre, dont l’exposition était tout à fait remarquable, comme le lecteur pourra s’en rendre compte en se reportant aux différents Rapports ici réunis.
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- OPÉRATIONS DU JURY
- Les opérations du Jury se sont poursuivies pour chaque Classe pendant les journées des 6 et 7 septembre 1911, le Jury examinant chacune des expositions mentionnées par le catalogue ofjiciel suivant les indications fournies par le Comité supérieur du Jury international.
- L’attribution des récompenses se faisait sur place, devant les produits exposés et après audition de l’Exposant ou de ses représentants, mais sans que ceux-ci eussent connaissance des décisions les concernant.
- La liste provisoire ainsi établie fut soumise, en fin d’opérations, à une révision minutieuse, de manière à tenir compte non seulement de l'impression donnée au Jury par chaque exposition particulière, mais aussi des mérites relatifs des expositions examinées.
- La liste définitive des propositions du Jury de Classe fut alors arrêtée et remise à la présidence du Jury international pour être examinée ultérieurement par le Jury de Groupe et le Jury supérieur.
- N. B. — Au moment de l’impression du présent Rapport, le Comité italien n'a pas encore publié la liste officielle et définitive des récompenses, de sorte que les résultats annoncés pour les nations autres que la France peuvent avoir subi quelques légères modifications.
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- SECTION FRANÇAISE
- COMMISSAIRE GÉNÉRAL DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS POUR L’EXPOSITION DE TURIN
- M. STÉPHANE DERVILLÉ
- Président du Conseil d’administration de la Compagnie des chemins de Jer de Paris à Lyon et à la Méditerranée.
- COMMISSAIRE GÉNÉRAL ADJOINT DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS POUR L’EXPOSITION DE TURIN
- M. EUGÈNE PRALON, Consul général de France à Turin.
- COMMISSARIAT GÉNÉRAL
- Secrétaire général : Inspecteur général: Architecte-Conseil :
- M. Auguste Masure.
- M. Eugène Hatton.
- M. Louis Bonnier.
- AL Georges Goy.
- MAL Robert Delaunay-Belleville ; Henri de
- Chef du contentieux : Attachés :
- Douvres, Philippe Richemond ; Guillonet.
- Rapporteurs généraux : Rapporteur général adjoint :
- MAL Emile Berr ; G.-Roger Sandoz. M. P. Dreyfus-Bing.
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- X EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- COMITÉ D’ORGANISATION DE LA SECTION FRANÇAISE
- Président : M. LÉOPOLD BELLAN, Président du Conseil
- Vice-présidents : municipal de Paris. MAL V. Lourdes, sénateur ; Albert Viger, sénateur ; Marcel Saint-Germain, sénateur ; Daniel Mérillon ; Comte Armand ; Coignet ; Georges Donckèle ; Lucien Estrine ; Florent Guillain ; Jules Hetzel ; Auguste Isaac ; Charles Jeanselme ; Gustave Kester ; Charles Legrand ; Alfred Loreau ; Alfred Maguin ; Alfred Alas-curaud, sénateur ; Gaston Menier, sénateur ; Jules Niclausse.
- Secrétaire général : M. Gaston de Pellerin de Latouche.
- Secrétaires généraux adjoints : MM. Albert Tanon ; Georges Vinant.
- Trésorier : Trésorier adjoint : Secrétaires : Al. Achille Brach. AI. Jean Guiffrey. A.IM. Léopold Appert ; Roger Bouvard ; J.-Louis Brunet, député ; Georges Carré ; Henri Debauge ; Godard-Desmarets ; Félix Le-seur ; Frédéric Alcmaut, député ; Etienne Alascré ; Louis Pirel ; Baron Louis Thénard ; Henri Vaslin.
- Délégué du Comité Architecte en chef : : AL Emile Gère. AI. E.-Joseph de Montarnal.
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- GROUPE XVI II - B
- INDUSTRIES CHIMIQUES
- BUREAU DU GROUPE
- Président : M. CAMILLE CHABRIÉ.
- Vice-présidents: MM. A. PAGÈS; LOUIS TALVARD.
- Secrétaire: AL MAURICE PERROT.
- Trésorier: M. LUCIEN R A AIR AUD.
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- COMITÉS D’ORGANISATION
- CLASSE 112
- Produits et appareils de laboratoire chimique.
- Président : M. Camille Chabrié. Vice-présidents : MM. Camille Poulenc, Henri Gautier. Secrétaire : M. Etienne Rengade. Membres : MM. Fernand George, Louis Lutz.
- CLASSE 113
- Grande industrie chimique.
- Président: M. Georges Pascalis. Vice-président: M. Emile Lombard. Secrétaire : M. Gaston Pointet. Membres : MM. Antoine Girard, Emile Girard.
- CLASSE 114
- Epuration des eaux. Gaz comprimés et liquéfiés. Production du froid.
- Président : M. Paul Lebeau. Vice-président : M. Eugène Firminhac. Secrétaire : M. Laurent Denniel. Membres : MM. Maurice Douane, L. Lachery, Emile Malaquin.
- CLASSE 115
- Distillation du bois, des huiles minérales.
- Président : M. Paul Mallet. Vice-président : M. René Duchemin. Secrétaire : M. André Cornuault. Secrétaire adjoint : M. Ernest Chamon. Membre : M. Georges Girou.
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- GROUPE XVIII-B.
- INTRODUCTION
- XIII
- CLASSE 116
- Explosifs.
- Président : M. Louis Barthélemy. Vice-président : M. Pierre Le Play. Secrétaire : M. Léon Aubin.
- CLASSE 117
- Industrie des fermentations. Industrie de la cellulose.
- Président : M. Charlon. Secrétaire : M. Abel Maguin. Membres : MM. Samuel Hervé, Auguste Trillat.
- CLASSE 118
- Industrie et technologie des corps gras.
- Président: M. Adolphe Gouin. Vice-président: M. Antoine Vlasto. Secrétaire : M. Raymond Radisson.
- CLASSES 119 ET 120 RÉUNIES
- CLASSE Iig
- Matières colorantes inorganiques et organiques naturelles et artificielles.
- CLASSE 120
- Mercérisation, Teinture.
- Président : M. Maurice Perrot. Vice-présidents : MM. Lacroix füs, Louis-Maurice Detourbe. Secrétaires : MM. Eugène Charabot, Léon Colson.
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- XIV
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- CLASSE 121
- Produits pharmaceutiques.
- Président : AI. Placide Astier. \ ice-présidenls : MM. Léon Comar, Léon Dar-rasse. Secrétaire : M. Emile Baube. Secrétaire adjoint : M. Logeais. Trésorier : M. Auguste Belières. Membres : A1M. André Bertaut-Blancard, Charles Buchet, Pierre Byla jeune, Gaston Chevrier, Charles Dervillez, Pierre Famel, Jean Faure, Marcel Fumouze, Paul Fumouze, Eugène Galbrun, Anlonin Jaboin, Henri Jouisse, D' Albert Landrin, Léon Midy, Joseph Mougin, Georges Prunier, H. Rogier, Armand Valeur, Eugène Vernade.
- CLASSE 122
- Industrie des matières d’origine animale. Engrais chimiques. Vernis.
- Président : M. Paul Germain. Secrétaire : M. Antoine Buisson. Membres MM. Pierre Linet, Alfred Roultand, Paul Routtand.
- CLASSE 123
- Matières odorantes, parfumerie, savon, etc.
- Président : M. Paul Nocard. Vice-président : M. Paul Lecaron. Secrétaire : M. Alexandre Simon. Membres : MAL Jean Amie, Eugène Charabot, Justin Dupont, Georges Klotz, Eugène Max, Lucien Piver, M“'e la vicomtesse Jeanne de Savigny de Moncorps, Alfred Tramu.
- CLASSE 124
- Tabacs et industries qui s’y rattachent.
- Président : M. Jules Catien. Vice-président : M. Alfred Bastos. Secrétaire : M. Edmond Hatterer. Membres : MM. Pierre Braunstein, Daniel Weil.
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- RAPPORTEURS DU GROUPE XVIII-B
- Classes 112 et 113 114 et 115 116
- 117
- 118
- 119-120-122
- 121
- 123
- 124
- MM. Pointet (Gaston).
- Mallet (Paul).
- Barthélemy (Louis).
- Charlon.
- E. Charabot, docteur ès sciences, membre du Conseil supérieur de Venseignement technique.
- Rambaud (Lucien).
- Valeur (Armand-Charles).
- Sirnon (A lexandre).
- Catien (Jules).
- Pour les raisons indiquées dans les pages qui précèdent, les Rapports concernant les dix premières Classes, c'est-à-dire les produits chimiques proprements dits, ont été réunis dans le présent volume.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DES INDUSTRIES ET DU TRAVAIL DE TURIN 1911
- GROUPE XVIII-B
- CLASSE 112
- La Chimie Scientifique à l’Exposition de Turin
- CLASSE 113
- Grande industrie chimique
- Industries chimiques diverses
- Rapport de M. G. POINTET
- Comité Français des Expositions à l’Étranger
- 42, Paie du Louvre, 42
- 1912
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- PRÉFACE
- L’éminent organisateur que fut, pour l’Exposition de 1900, M. Alfred Picard, avait résumé en une phrase lapidaire ce qu’il se proposait de faire de cette Exposition, en disant qu’elle serait la philosophie et la synthèse du siècle ; on sait de quelle façon magistrale cette phrase fut, au point de vue chimique, interprétée par M. Haller, qui en fit en quelque sorte le programme de son magnifique rapport sur les industries chimiques et pharmaceutiques, en 1900 (1).
- Les Expositions qui se sont succédé depuis cette époque n’ont pu prétendre à d’aussi hautes visées ; cependant, on ne saurait contester l’utilité de ces manifestations de l’industrie et du commerce, qui contribuent à nous éclairer sur les progrès de l’industrie mondiale, et nous fournissent des occasions périodiques de faire le bilan de nos productions industrielles, pour en apprécier la vitalité.
- C’est à ce point de vue éminemment utile que s’est déjà placé M. Trillat, dans son intéressant rapport sur l’Exposition de Bruxelles, en 1910, dans lequel il a examiné la marche de toutes nos industries chimiques, depuis 1900 (2).
- L’Exposition de Turin, en 1911, qui nous a révélé les progrès de l’industrie chimique italienne, comporte à cet égard d’utiles enseignements ; elle marque en outre la fin de la première décade du nouveau siècle et nous offrira ainsi l’occasion d’établir, dans les pages qui suivront, le bilan décennal de l’industrie chimique dans les principaux pays producteurs, pour la période 1900-1910.
- Il n’entre pas dans notre pensée, toutefois, d’étendre ce bilan à tous les produits chimiques, mais nous nous attacherons à définir, d’une façon scrupuleuse et aussi complète que le comporte le cadre assigné à ce rapport, la situation de la grande industrie chimique ; celle-ci est d’ailleurs en corrélation si étroite avec toutes les autres branches de l’activité chimique, qu’à bien apprécier sa situation, on se rend exactement compte du développement général de l’industrie chimique. Nous n’aborderons
- (0 Haller (A.). — Les industries chimiques et pharmaceutiques à l’Exposition de 1900, '^ISISSG 87.
- (2) Irillat (M.). — Rapport sur le Groupe XIV (Classe 87) à l’Exposition de Bruxelles 1910.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- donc qu’accessoirement les produits chimiques autres que ceux de la grande industrie et uniquement pour donner, dans certains cas particuliers, un aperçu plus complet des productions dans les pays examinés.
- Il n’est aucune Exposition qui ne soit marquée par l’abstention plus ou moins complète de certaines nations ; il n’en a pas été autrement à Turin où l’on a pu déplorer, pour le groupe des arts chimiques, l’abstention de l’Allemagne, de la Suisse, de la Belgique et autres pays producteurs qui, s’ils eussent participé d’une façon effective ou plus effective à ce Groupe, nous eussent fourni d’utiles éléments d’appréciation des progrès de leur industrie chimique.
- Mais bien qu’appréciant à leur valeur les moyens d’informations que procure une Exposition, nous estimons que, pour avoir une notion exacte de l’état de l’industrie chimique dans le monde entier, il ne suffit pas de l’observer dans le cadre d’une Exposition, il faut encore placer chaque nation dans son cadre industriel et commercial et voir comment elle s’y comporte.
- Nous nous efforcerons de parvenir à ce résultat avec le secours des chiffres statistiques concernant la production et le commerce ; nous nous attacherons de plus à rendre nos citations plus frappantes, en établissant des graphiques résumant les chiffres officiels; et pour faire mieux encore saisir la signification de ces chiffres, nous les mettrons en parallèle les uns avec les autres et fixerons les rapports qui existent entre eux.
- Nous avons l’espoir de pouvoir ainsi présenter un travail qui, condensant le résultat de dix années d’efforts industriels accomplis par les principaux pays producteurs, n’exigera de la part du lecteur aucun effort pour apprécier, en un rapide coup d’œil, l’importance des résultats obtenus.
- La France industrielle occupe certainement une place des plus honorables parmi ses concurrents, mais il est indéniable que son industrie chimique, bien qu’en voie de développement, se laisse encore trop distancer par ses rivaux. Nous estimons en conséquence que c’est faire œuvre utile que de montrer quelle est exactement la position qu’occupe à ce jour notre industrie chimique, parmi les industries similaires de toutes les nations, et c’est dans cet esprit que nous avons conçu ce rapport.
- G. Pointet,
- Rapporteur des Classes 112 et ii3.
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- PLAN DU RAPPORT
- Nous avons, dans notre préface, défini en partie notre programme en exposant quelle est la conception que nous avons de la tâche qui nous incombe, en notre qualité de rapporteur d’un Groupe chimique à l’Exposition de Turin.
- Ainsi que nous l’interprétons, cette tâche ne nous place pas simplement sur le terrain d’une Exposition ; elle nous fait un devoir de rendre compte de la situation de notre industrie chimique, et nous impose en outre de faire une incursion dans le domaine industriel et commercial d’un certain nombre de nations étrangères qui se signalent à notre attention par l’importance de leurs productions chimiques, de manière à donner un aperçu aussi précis que possible sur le développement qu’a pris chez elles l’industrie chimique.
- Les diverses questions que nous aborderons dans ce travail seront divisées en autant de chapitres distincts qu’elles comportent de sujets différents. Dans son ensemble, le travail sera divisé en quatre parties, savoir :
- ire partie : La participation chimique à l'Exposition de Turin.
- 2e partie : Situation de l’industrie chimique dans les pays qui ont participé à l’Exposition.
- 3e partie : Progrès réalisés dans l’industrie chimique.
- 4e partie : Notices sur les Exposants.
- Les divisions ci-dessus seront elles-mêmes subdivisées ainsi qu’il suit :
- PREMIÈRE PARTIE
- Chapitre I. — Généralités sur le Groupe des industries chimiques ; physionomie GÉNÉRALE DU GROUPE.
- Chapitre II. — La Chimie scientifique a l’Exposition : Classe 112.
- Chapitre III. — La Chimie industrielle a l’Exposition : Classe ii3. Chapitre IV. — Récompenses décernées aux Exposants.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Chapitre I. Chapitre II.
- Chapitre I.
- Chapitre II. Chapitre III. Chapitre IY. Chapitre Y.
- Chapitre YI.
- Chapitre I. Chapitre II.
- DEUXIÈME PARTIE
- France : Position de l’industrie chimique, au point de vue DES ÉCHANGES RELATIFS AUX MATIERES PREMIERES ET PRODUITS FABRIQUÉS.
- Revue analytique des productions de l’industrie chimique :
- i0 En France ;
- 2° Dans les autres pays producteurs.
- TROISIÈME PARTIE
- - Considérations sur les causes déterminantes du développe-
- ment DE L’INDUSTRIE CHIMIQUE.
- - Progrès réalisés dans l’industrie chimique.
- - L’industrie de l’acide sulfurique.
- - L’industrie des superphosphates.
- - L’azote sous ses diverses formes d’exploitation industrielle.
- i° D’azote atmosphérique ;
- 2° Vazote de quelques sous-produits industriels ;
- 3° Fabrication de l’acide nitrique par les procédés chimiques.
- - Préparation industrielle des gaz a l’état pur.
- QUATRIÈME PARTIE
- - France: Classe 112, Classe ii3.
- — Pays étrangers : Classes 112 et ii3 réunies.
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- PREMIÈRE PARTIE
- La participation chimique à l’Exposition de Turin Classes 112 et 113
- Composition du Jury et Récompenses décernées aux Exposants
- CHAPITRE PREMIER
- GÉNÉRALITÉS SUR LE GROUPE DES INDUSTRIES CHIMIQUES
- SE — COMPOSITION DU GROUPE DES INDUSTRIES CHIMIQUES; SES SUBDIVISIONS NATIONS REPRÉSENTÉES DANS CHAQUE SUBDIVISION
- Les arts chimiques formaient, à l’Exposition de Turin, un groupement des plus importants, qui a dû à l’heureuse initiative du Comité d’organisation italien d’avoir été subdivisé de telle façon que les différentes catégories d’industries qui le composaient s’y trouvaient très distinctement séparées.
- Rompant en effet avec une tradition qui a fait loi pour toutes les Expositions qui se sont succédé depuis 1900, les arts chimiques qui, habituellement, réunissaient en une classe unique (invariablement classe 87) les industries chimiques les plus diverses, avaient été scindés en treize classes qui, embrassant toutes les industries qui ont des rapports plus ou moins étroits avec la chimie, avaient contribué à donner à ce Groupe une ampleur exceptionnelle.
- Les treize classes ainsi réunies dans le Groupe des industries chimiques formaient le Groupe XYÏII-B. Elles étaient composées ainsi qu’il suit :
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Produits et appareils de laboratoire chimique.
- Grande industrie chimique.
- Epuration des eaux ; gaz comprimés et liquéfiés ; production du froid, etc.
- Distillation de Vanthracite, du bois, des huiles minérales. Explosifs; pyrotechnie; allumettes, etc.
- Amidon ; industrie des fermentations ; industrie de la cellulose. Industrie et technologie des corps gras.
- Matières colorantes inorganiques et organiques, naturelles et artificielles.
- Mercérisation; teinture.
- Matériel, appareils, produits cl procédés de l'industrie pharmaceutique.
- Industrie des matières d’origine animale.
- Matières odorantes; parfumerie; savons, etc.
- Tabacs et industries qui s'y rattachent.
- A cet égard, nous avons la satisfaction de constater que c’est la France qui, entre toutes les nations qui ont participé à l’Exposition, a fait l’exposition chimique la plus remarquable, en même temps que la plus considérable. Son Groupe chimique, que nous décrirons plus loin, a réuni ig5 Exposants, tout en n’attribuant à deux importantes collectivités qu’elle comptait au nombre de ses Exposants de la Classe 112 que la valeur d’une unité pour chacune d’elles.
- Le tableau qui suit indique d’ailleurs la composition de chaque Classe, en tant que nombre d’Exposants de chaque pays ; il indique de plus, en dernière colonne, le nombre total d’Exposants que chaque pays a réunis dans l’ensemble des treize Classes qui composaient le groupe des industries chimiques.
- Classe 112
- Classe 113
- Classe 114
- Classe 115
- Classe 116
- Classe 117
- Classe 118
- Classe i*9
- Classe 120
- Classe 121
- Classe 122
- Classe 123
- Classe 12/1
- On peut.
- sentait, à r
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- CLASSES I 12 ET Il3. -- PRODUITS CHIMIQUES
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- Tableau récapitulatif des Exposants du Groupe XVIII-B.
- CLASSES I 12 113 114 115 t l6 117 r t8 119 I 20 I 2 I 122 123 124 Totaux par pays
- Allemagne 9 6 3 6 2 1 1 6 3 7 1 47
- Angleterre 14 12 3 8 3 4 11 2 13 3 12 4 89
- Autriche 0 3 3 3 2 3 3 4 30
- Belgique.... 1 1 2 1 3 8 1 12 29
- Brésil 1 4 1 3 1 6 8 48 12 26 58 168
- Chine 1 3 1 4 1 10
- Etats-Unis 1 1 1 3
- Equateur 2 2
- France 10 13 10 8 4 6 13 6 2 66 11 24 20 195
- Italie 4 60 7 4 7 2 24 11 6 104 27 31 3 290
- Japon 3 2 7 14
- Pérou 2 1 6 3 1 13
- Perse .. 1 1 2 4
- Rép. Argentine... . 6 1 2 G 2 3 22
- Rép. Dominicaine .. 1 1 2
- Russie 1 1 2
- Serbie O 3 5
- Siam 1 2 1 3 1 4 12
- Turquie 1 1 4 4 10
- Uruguay 1 2 6 1 2 12
- Venezuela 1 3 9 15 28
- Totaux par Classe. 43 110 23 24 26 20 77 33 9 276 77 130 135 887
- Le tableau ci-dessus, que nous avons dressé en ne comptant, ainsi que nous l’avons spécifié plus haut, que pour une unité d'Exposant chaque collectivité représentée, montre que le Groupe des industries chimiques était composé, à l’Exposition de Turin, de 887 Exposants appartenant à 21 nations qui, classées par ordre d’importance numérique de leurs Exposants respectifs, se suivent dans l’ordre ci-après :
- Italie ....
- France. . . .
- Brésil.....
- Angleterre.
- Allemagne.
- Autriche . .
- Belgique . .
- Venezuela .
- 290 Exposants iq5 —
- 168 —
- «9 -
- *7 -
- 3o —
- 29 —
- 28 —
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- IO
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- En constatant ici quel a été le nombre d’Exposants de toutes nations qu’a réunis à Turin le Groupe des industries chimiques, il n’est pas sans intérêt de rappeler que ce même Groupe auquel on attribuait déjà, pour l’Exposition de Bruxelles de 1911, une importance de beaucoup supérieure à celle des précédentes expositions de Liège, de Milan et de Londres, ne comptait, à l’Exposition de Bruxelles, que 58i Exposants, y compris 108 adhérents de la Collectivité de la Société chimique de France, soit en réalité 470 Exposants seulement.
- L Exposition de Turin a donc, par rapport à l’Exposition de Bruxelles, bénéficié, en faveur du Groupe chimique, d’un gain de 414 Exposants.
- § IL — PHYSIONOMIE GÉNÉRALE DU GROUPE DES INDUSTRIES CHIMIQUES
- Très heureusement placée à proximité du Dôme central et du Salon d’Honneur du Palais de la France, l’Exposition française des industries chimiques, à laquelle avait été réservé un emplacement spacieux qui fut cependant à peine suffisant pour contenir les nombreuses vitrines des Exposants, a fait, d’une façon générale, le plus grand honneur au Comité d’organisation ainsi qu’à la science et à l’industrie françaises.
- Le Groupe français s’est, en effet, signalé à l’attention du visiteur non pas seulement par le nombre de ses Exposants et le bon goût qui a présidé à l’aménagement de ses vitrines, mais aussi, du côté scientifique, par de multiples productions qui attestent la puissante activité productrice des savants français et, du côté industriel, par la grande diversité des industries représentées, ainsi que par l’importance des maisons qui ont pris part à cette imposante manifestation du travail. Nous nous réservons de donner plus loin quelques détails sur la façon dont le Groupe chimique français, en entier, était composé.
- La participation allemande a été, en tant que produits chimiques exposés, à peu près négligeable ; elle ne comprenait d’ailleurs qu’un petit nombre d’Exposants, au nombre desquels figuraient surtout des fabricants d instruments de laboratoire et de matériel industriel. Le Groupe chimique allemand s’est toutefois distingué par une remarquable exposition d’explosifs.
- La Section anglaise a obtenu un succès très légitime pour l’élégante disposition de ses vitrines et leur décoration du meilleur goût, en même temps que pour l’excellent choix qu’elle a fait des objets et produits exposés. Ceux-ci se composaient notamment d’appareils scientifiques de précision, de sels de métaux précieux, de produits de la grande industrie, de couleurs d’aniline, de produits de la distillation du bois, de produits chimiques médicinaux, de savons et d’essences de fruits.
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- Dans la Section italienne figuraient les branches les plus diverses de l’industrie chimique. Les superphosphates, les sels ammoniacaux, le carbure de calcium, les produits de la distillation du bois, l’acide tartrique, la mannite, le sucre de lait, les couleurs et vernis, produits pharmaceutiques, savons de toilette, etc., étaient très largement représentés.
- D’une façon générale, l’industrie chimique italienne s’est révélée comme une industrie en voie de sérieux progrès.
- Le Brésil, qui comptait un grand nombre d’Exposants dans le Groupe des industries chimiques, a composé son exposition principalement de produits pharmaceutiques et de parfumerie, de savons, de colles et de tabacs.
- Nous citerons encore, au nombre des pays qui, ayant participé à l’Exposition, se sont signalés par le caractère spécial de leurs productions naturelles : le Japon avec ses productions de menthol et de camphre ; la Chine avec le camphre, le musc et l’encens ; le Vénézuéla avec ses tabacs. Nous ajouterons que la plupart des Exposants belges, dont le nombre était toutefois très restreint, ont exposé des tabacs.
- Au point de vue de l’aspect général que présentait, à l’Exposition de Turin, le groupe des industries chimiques dans ses diverses Sections française et étrangères, nous constaterons que, si diversement composé qu’il fut, ce Groupe présentait, dans chaque section, l’apparence extérieure d’une parfaite homogénéité, grâce aux heureuses dispositions adoptées pour le placement et la décoration des vitrines qui, sans être partout d’un modèle uniforme, n’en présentaient pas moins un ensemble harmonieux ; grâce aussi et surtout au soin que l’on a mis à grouper, dans un ordre aussi méthodique que possible, les industries que rapprochent leurs liens communs.
- § III. — APERÇU GÉNÉRAL SUR LA COMPOSITION DU GROUPE CHIMIQUE FRANÇAIS
- Le très court aperçu que nous avons donné de l’ensemble des industries chimiques à l’Exposition de Turin appelle, pour le Groupe chimique français, une description plus complète, pour bien préciser la valeur et l’importance de la participation française. Nous passerons donc en revue le Groupe français des industries chimiques, en exposant de quelle manière il était composé dans chacune de ses Classes, nous réservant de consacrer plus loin à deux d’entre elles (Classes 112 et n3), qui intéressent plus particulièrement le rapport dont nous sommes chargé, une étude spéciale à laquelle nous chercherons à donner le développement qu’elle comporte.
- Placés en tête du Groupe des industries chimiques, les produits et appareils scientifiques qui composent la Classe 112 occupent dans l’Exposition chimique française une place très digne de remarque.
- Le mérite de cette large participation de l’élément scientifique appartient,
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- pour une très large part, à la Société chimique de France qui a fait une exposition collective du plus haut intérêt, en la composant essentiellement de produits de collections scientifiques qui comptent parmi les plus récentes découvertes des plus éminents représentants de la science chimique française.
- Une autre exposition collective, qui a été très appréciée, est celle de l’Institut de chimie appliquée de Paris, qui a réuni maîtres et élèves dans leurs productions respectives consistant, pour les premiers, en travaux de recherches et produits qui en sont résultés, ainsi qu’en diverses publications, et pour les seconds, en produits qu’ils ont préparés au cours de leurs études.
- A ces deux collectivités se sont joints : la Ville de Paris, avec ses importants laboratoires : Laboratoire municipal et Laboratoire de toxicologie, puis des savants et des industriels qui ont également apporté à l’Exposition, en travaux scientifiques, produits et instruments exposés, leur très large part contributive.
- Le compte rendu que nous ferons de la Classe 112, dans le chapitre spécial qui lui sera consacré, nous permettra de nous étendre plus longuement sur cette Classe qui, telle qu’elle était composée, a certainement convaincu ceux d’entre les visiteurs qui étaient qualifiés pour en juger, que, dans ses manifestations du domaine de la chimie, la science française demeure à la hauteur de son bon renom.
- A côté des produits scientifiques, les produits industriels, auxquels plusieurs de nos maisons les plus considérables ont apporté l’appoint de marques universellement connues et estimées, ont brillamment représenté l’industrie chimique française.
- La Classe 110 évoque en nous le spectacle de la vie industrielle dans toute son intensité ; la grande industrie y brille d’un éclat que lui donnent les noms des Sociétés qui la représentent, Sociétés puissantes, jouissant d’une réputation mondiale pour la supériorité de leur fabrication de la soude, de Y acide sulfurique et des produits collatéraux. Autour de ce foyer d’activité industrielle, gravitent d’autres industries, remarquables par l’intérêt qui s’attache à leurs productions ; ce sont les phosphores, phosphates, acide phosphorique ; puis certaines productions intéressant la chimie médicale : le sulfate de quinine, les alcaloïdes, les glycérophosphates, les sels d’iode, de brôme, de bismuth ; ce sont encore les compositions variées qu’emploie la galvanoplastie et qui forment les éléments d’une industrie bien spéciale ; c’est le nitrite de soude, dont l’industrie est de création récente en France et qui fournit comme sous-produit la litharge ; ce sont enfin les dérivés du lait : caséine et lactose, qui donnent matière à d’importantes exploitations industrielles dont l’essor qu’elles ont pris en France appartient tout à fait à l’actualité de notre temps.
- L’industrie du froid, à laquelle répond la Classe n4, est représentée
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- CLASSES I 12 ET II3. --- PRODUITS CHIMIQUES IO
- par plusieurs types d’appareils employés à la production des basses températures ; notons que celles-ci ont trouvé dans la liquéfaction des gaz une application des plus heureuses, qui ouvre à l’industrie chimique de nouveaux et très larges horizons.
- Dans la Classe n5, nous trouvons réunies l’industrie du gaz d’éclairage et celle de la distillation du bois ; des plans graphiques et des dessins nous montrent l’industrie du gaz dans ses derniers perfectionnements. D’autre part, l’industrie des produits de la distillation du bois est représentée par ses principales productions : acide acétique, acétates, acétone, alcool méthylique, etc.
- Les explosifs, qui appartiennent à la Classe 116, comptent, au nombre de leurs Exposants, plusieurs grandes fabriques de dynamite, pièces d’artifice, cartouches, détonateurs, etc.
- La sucrerie et la raffinerie qui constituent, pour la France, l’une de ses branches industrielles les plus importantes, sont représentées, dans la Classe ii7, par de puissantes Sociétés dont les produits exposés attestent le haut degré de perfection qu’elles ont réalisé dans leur fabrication. Divers appareils intéressant l’industrie du sucre, ainsi que des colonnes à distiller servant à la production des eaux-de-vie, sont également exposés dans cette Classe.
- Dans l’industrie des corps gras, à laquelle est affectée la Classe 118, nous remarquons les productions universellement réputées des fabriques de savons de Marseille, ainsi que de nombreux spécimens de cires. L’industrie de la glycérine, qui s’est beaucoup développée en France en ces dernières années, est également représentée dans cette Classe.
- Les Classes ng et 120, qui se trouvaient réunies, n’ont pas donné la mesure de ce qu’on pouvait attendre de leur programme qui comportait, pour la Classe 119, les matières colorantes inorganiques et organiques, naturelles et artificielles, et pour la Classe 120, la mercérisation et la teinture.
- Un vide assurément regrettable s’est produit du fait de l’abstention des maisons de production de matières colorantes, qui, expertes en l’art d’allier à l’intérêt de leurs créations, le charme de la variété et de l’harmonie des couleurs, eussent contribué à rehausser encore l’importance de nos productions françaises et à les présenter, par surcroît, sous les aspects les plus flatteurs.
- En dépit cependant de cette fâcheuse abstention, la Classe des colorants a fait une exposition qui, composée de couleurs minérales, de laques, peintures diverses, couleurs vitrifiables et de tous produits qui se rattachent à leur emploi, a été du plus heureux effet. Cette exposition a mis en lumière le développement qu’a pris en France l’industrie des couleurs minérales et les progrès réalisés dans leur fabrication.
- De remarquables applications de la cellulose ont trouvé place dans ce
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- même Groupe, sous forme de soie et de crins artificiels ; de beaux spécimens de tissus mercerisés ont également été très remarqués.
- Les produits pharmaceutiques dont nous avons déjà signalé plus haut un certain nombre de productions qui doivent à leur caractère industriel et essentiellement chimique d’avoir été admises dans la Classe n3, forment encore, dans la Classe 121, un Groupe très important qui, comptant 67 Exposants, témoigne hautement, par le nombre des produits exposés, par la valeur et l’originalité d’un certain nombre d’entre eux, des progrès qu’a faits en France l’industrie pharmaceutique. Nous remarquons dans cette Classe de nombreuses spécialités présentées sous de multiples formes : à l’état de granulés, pilules, vins, sirops, etc. Les métaux colloïdaux, les produits biologiques, les extraits pharmaceutiques de toute nature et un certain nombre de produits chimiques médicinaux, complètent la longue série de produits que renferme cette exposition pharmaceutique.
- La Cl asse 122, qui intéresse l’industrie des matières d’origine animale, les engrais chimiques, le caoutchouc et ses succédanés, les vernis, est composée, en tant que produits d’origine animale, de magnifiques spécimens- de gélatines aux multiples couleurs, de colles fortes, de noir animal, d’os calcinés, d’os et cornes pour la tabletterie, tous produits de marques réputées.
- D’autre part, l’industrie des engrais, qui est surtout représentée par les superphosphates, nous montre, par l’exemple que nous en fournissent les maisons qui ont exposé dans cette Classe, quelles relations intimes unissent cette industrie à celle de l’acide sulfurique. Ces deux grandes productions marchent en effet de pair, parmi les maisons exposantes, comme dans maints autres établissements similaires où elles sont, en quelque sorte, devenues solidaires.
- A ce point de vue, nous serions porté à souhaiter que l’industrie des superphosphates fut, à l’intention des futures Expositions, rangée au nombre des productions de la grande industrie chimique et annexée conséquemment aux fabrications qui composent la Classe ii3 précédemment décrite.
- Les vernis, qui composent la série des industries rangées dans la Classe 122, y figurent, dans les vitrines de plusieurs fabricants de couleurs, de même que dans la Classe 119 ; couleurs et vernis se rencontrant généralement dans une commune exploitation commerciale.
- Les parfums synthétiques, les huiles essentielles et la parfumerie sous toutes ses formes, offrent dans la Classe 123 l’attrait habituel de cette classe de produits, où se révèle toujours, dans leurs multiples créations, le bon goût de nos maisons françaises.
- De magnifiques échantillons de camphre synthétique et divers dérivés terpéniques ajoutent à l’intérêt de cette Classe et attestent les progrès qu’a faits en France cette nouvelle industrie.
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- CLASSES 112 ET Il3. ---- PRODUITS CHIMIQUES l5
- La Classe 124, réservée aux tabacs et industries annexes, termine, sous un aspect un peu spécial, le Groupe des industries chimiques ; le tabac y est représenté en feuilles et à l’état manufacturé, et parmi les industries annexes, celle des papiers à cigarettes y occupe une large place.
- On peut, d’après l’énoncé que nous venons de faire des industries qui composent, dans chacune de ses Classes, le Groupe des industries chimiques, juger de quelle haute importance a été la participation française de ces industries à l’Exposition de Turin.
- Nous apprécierons plus loin (Chapitres deuxième et troisième) quelle a été plus spécialement l’importance de la participation française et étrangère dans les Classes 112 et n3 du Groupe des industries chimiques.
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- CHAPITRE DEUXIÈME
- LA CHIMIE SCIENTIFIQUE A L’EXPOSITION
- DE TURIN
- CLASSE 112
- Composition de la Classe i i 2
- Instruments et appareils de laboratoire chimique. Collections scientifiques de produits chimiques. Appareils généralement employés dans les industries chimiques (appareils à filtrer, à triturer, à cristalliser, etc...). Moyens de protection contre les accidents dans les industries chimiques.
- INTRODUCTION
- Nous avons, dans le chapitre qui précède, décrit la physionomie générale du Groupe des industries chimiques, en indiquant de quelle façon ce Groupe a été représenté dans les divers pays qui ont participé à l’Exposition de Turin.
- Nous ferons œuvre plus complète pour les Classes 112 et n3 en cherchant à faire ressortir, pour la Classe 112, les particularités scientifiques qui lui donnent sa note dominante, et pour la Classe n3, l’étendue du mouvement industriel et commercial intéressant les grandes productions chimiques des principaux pays producteurs.
- La Classe 112, que nous passerons en revue en premier lieu, a été diversement représentée dans les différentes Sections, mais son attrait principal lui a été donné dans la Section française, où elle se distinguait par son caractère nettement scientifique.
- Dans les Sections étrangères, au contraire, les sciences chimiques faisaient presque complètement défaut, les objets exposés se composant
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- CLASSES I 12 ET IIO,
- PRODUITS CHIMIQUES
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- en majeure partie d’appareils pour les sciences et de matériel industriel.
- Nous parcourrons d’ailleurs la Classe 112 dans ses diverses Sections en en signalant, pour chacune de celles-ci, les caractères distinctifs qui toutefois ne prêteront pas à une longue étude, sauf pour la Section française, où l’importance de la Classe qui nous occupe a été très justement remarquée.
- FRANCE
- § I. — CARACTÈRE DE LA PARTICIPATION FRANÇAISE A LA CLASSE 112
- Telle qu’elle se trouvait représentée dans la Classe 112, la Section française avait un caractère essentiellement scientifique. Ce 11e sont pas, en effet, si l’on en excepte deux Exposants, en l’espèce maisons très honorablement connues, des établissements industriels qui ont exposé ici les produits de leurs usines ; ce sont des savants qui ont pris l’heureuse initiative de faire connaître leurs découvertes, en donnant aux produits qui en sont le fruit, le cadre d’une exposition. C’est ainsi que des noms bien connus dans la science chimique française “ se sont rencontrés au rang des participants de la magnifique exposition collective présentée par la Société chimique de France, de l’intéressante Exposition de la collectivité de FInstitut de chimie appliquée de Paris, et parmi les personnalités qui, à côté de ces deux collectivités, ont participé à l’Exposition à titre individuel.
- La Ville de Paris a ajouté à l’attrait de cette Classe en lui apportant le concours du Laboratoire municipal et du Laboratoire de toxicologie.
- Ainsi composée, notre Section française de la Classe 112 nous dicte, pour sa présentation, un programme bien spécial.
- Il nous paraît en effet nécessaire qu’une distinction soit établie entre les Exposants qui apportent à l’Exposition la collaboration d’établissements industriels et ceux qui, à titre individuel, au nom de collectivités ou d’établissements publics, font oeuvre essentiellement scientifique ou morale en nous initiant à des découvertes qui marquent de nouveaux progrès dans les conquêtes de la science, ou en nous faisant mieux connaître et apprécier certaines institutions telles que le Laboratoire municipal, le Laboratoire de toxicologie, qui sont tout à l’honneur de notre pays. Si, envers les premiers qui représentent l’élément industriel, le rapporteur est tenu à une certaine réserve pour éviter de mettre en jeu des intérêts particuliers, il ne peut en être de même avec des savants dont les travaux demandent au contraire à être mis en pleine lumière, ou avec des institutions comme celles que nous rencontrons
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- dans la Section française, qui, elles aussi, méritent tous les encouragements.
- Nous nous proposons en conséquence de présenter l’œuvre de chacun de nos Exposants de la Classe 112, en en faisant l’objet d’une revue analytique qui, nécessairement, sera succincte, de manière à ne pas nous écarter des limites que comporte le cadre de notre travail.
- S II. — ORDRE SUIVI DANS LA DESCRIPTION DE LA CLASSE 112
- Nous passerons en revue les divers éléments qui, dans la Section française, composent la Classe 112, en les scindant comme il convient à la nature des produits et objets exposés en deux parties, savoir :
- I. — Collections scientifiques de produits chimiques.
- II. — Instruments et appareils de laboratoire chimique.
- (Les autres parties du programme de la Classe 112 : appareils généralement employés dans les industries chimiques ; moyens de protection contre les accidents dans les industries chimiques, n’étaient pas représentées dans la Section française.)
- Nous observerons, dans la présentation des Exposants appartenant à chacune des subdivisions ci-dessus énoncées, l’ordre suivant :
- I. — Etablissements d’utilité publique : Société chimique de France ; Institut de chimie appliquée de Paris; Ville de Paris : i° Laboratoire municipal ; 20 Laboratoire de toxicologie.
- IL — Exposants participant à VExposition à titre individuel.
- En ce qui concerne spécialement les établissements d’utilité publique sus-mentionnés, nous ne ferions encore que bien imparfaitement connaître l’objet de leur création et apprécier leurs services, si nous nous bornions à considérer ces remarquables institutions au seul point de vue de leur participation à une Exposition. C’est pourquoi nous leur consacrerons, en en faisant l’objet d’un chapitre spécial, une étude destinée à définir exactement leur rôle et à rendre compte de leur fonctionnement.
- § III. — DESCRIPTION DE LA CLASSE 112
- 1" Collections scientifiques de produits chimiques.
- 20 Instruments et appareils de laboratoire chimique.
- Les produits de collections scientifiques que nous rencontrons dans la Section française sont extrêmement nombreux, grâce à l’appoint que nous
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- offrent les importantes collectivités de la Société chimique de France et de L’Institut de chimie appliquée de Paris.
- L’exposition de ces deux collectivités se compose en effet de i.5oo produits présentés par la Société chimique et de 200 produits exposés par
- l’IxSTlTUT DE CHIMIE APPLIQUÉE DE PARIS.
- La haute importance qui s’attache à de pareilles expositions mérite qu’on leur consacre une étude spéciale, à l’intention de laquelle nous essaierons de décrire très brièvement, dans les pages qui vont suivre, l’œuvre considérable que représentent les travaux qui ont abouti à l’obtention d’une aussi grande et aussi magnifique variété de produits.
- Nous mentionnerons ensuite les travaux, également de haut intérêt scientifique, qui se rapportent aux produits présentés par plusieurs savants et industriels qui ont participé à l’Exposition à titre individuel.
- 1. - ÉTABLISSEMENTS D'UTILITÉ PUBLIQUE
- COLLECTIVITÉ DE LA SOCIÉTÉ CHIMIQUE DE FRANCE
- REVUE ANALYTIQUE DES PRODUITS DE COLLECTIONS SCIENTIFIQUES COMPOSANT L’EXPOSITION DE CETTE COLLECTIVITÉ
- Nous avons constaté plus haut que les produits qui composent l’exposition collective des membres de la Société chimique, sont au nombre de i.5oo. Nous donnerons, dans la quatrième partie de ce travail, la nomenclature complète de ces produits, et dans l’exposé que nous allons taire, nous entreprendrons de signaler, au moins sommairement et pour la majeure partie des produits exposés, les travaux qui ont conduit à leur découverte.
- L’ordre que nous adopterons, dans l’énoncé de ces travaux, consistera à les ranger par classes de composés, auxquelles ils se rapportent, pour permettre au lecteur de voir, en un coup d’œil, quelles sont les séries qui ont été spécialement étudiées par les Exposants, et dans quel sens ont été dirigées leurs recherches dans chaque série.
- En ce qui concerne toutefois les produits du ressort de la chimie miné-iale, nous nous bornerons à les mentionner par groupements de même nature, ne pouvant entreprendre d’en signaler les méthodes de fabrication qui varient avec chaque corps en particulier.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- A. — Chimie minérale.
- Nous partagerons en deux grandes divisions les produits présentés par la
- Société chimique de France ; la première comprendra les produits du
- domaine de la chimie minérale, et dans la seconde, nous rangerons ceux
- du domaine de la chimie organique.
- La première de ces catégories intéresse les produits ci-après énoncés :
- Noms des auteurs
- Fluochlorures, fluobromures, lluoiodures des métaux
- alcalino-terreux.................................. (Defacqz).
- Chlorures anhydres...................................... (Camboulives).
- Chlorures des métaux rares........................... (Bourion).
- Chlorures et oxychlorures ; iodures et oxyiodures de
- métaux rares...................................... (Matignon).
- Sulfures et sulfates de métaux rares................. (Matignon).
- Combinaisons d’addition du soufre avec les iodures
- de phosphore, arsenic, antimoine, étain........... (Auger).
- Nitrates doubles de métaux rares et de magnésium,
- zinc, cobalt, nickel.............................. (Urbain).
- Arséniures, antimoniures, bismuthures de métaux
- alcalins.......................................... (Lebeau).
- Borures et siliciures métalliques.................... (Matignon).
- Siliciures métalliques............................. (Lebeau).
- Bisiliciures métalliques............................. (Defacqz).
- Mangani-manganates alcalins.......................... (Auger).
- Combinaisons des métaux alcalins et alcalino-terreux (de Forcrand).
- Composés binaires de l’aluminium..................... (Matignon).
- Oxydes et sels de terres rares..................... (Urbain).
- Composés et alliages du vanadium..................... (Matignon).
- Tungstène (obtenu par réduction de l’acide tungs tique
- par le zinc)...................................... (Délepine).
- Tungstène et ses dérivés............................. (Defacqz).
- Complexes iridiés et platinés........................ (Délepine).
- Composés du rhodium.................................. (Matignon).
- Filiations de métaux. — Ces filiations, qui sont représentées par une série de photographies microscopiques, consistent en des superpositions de deux métaux différents permettant de voir, sur une même coupe transversale, toute la série successive des combinaisons différentes que ces métaux peuvent former entre eux
- (H. Le Ciiatelier).
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- CLASSES 112 ET II3. --- PRODUITS CHIMIQUES
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- B. — Chimie organique.
- Nous entreprendrons ci-après de classer, autant que possible, dans
- Tordre des séries de corps auxquelles ils se rapportent, les nombreux produits exposés appartenant au domaine de la chimie organique.
- Carbures. — Dans cette classe de produits figurent :
- Une série de carbures non dénommés obtenus par l’action de la poudre de zinc sur les acides gras................................... (Hébert).
- Quelques carbures qui offrent un intérêt particulier, en considération de leur mode d’obtention qui repose sur la catalyse des alcools au moyen du sulfate de chaux ou du silicate d’alumine..................................... (Senderens).
- Une série de dérivés halogénés du méthane, ainsi que des produits d’addition du soufre avec les dérivés halogénés du méthane......... (Auger).
- Alcools. — La classe des alcools est représentée :
- Par des alcoylcyclohéxanols obtenus par l’action de la méthylcyclohéxanone sur des alcools sodés......................................... (Haller).
- Par quelques alcools naturels reproduits synthétiquement.................................. (Charon).
- Par divers alcools qui ont, de la part de leur auteur, fait l’objet d’études sur les transpositions moléculaires.......................... (Tiffeneau).
- Glycols. — Nous ne remarquons, au nombre de ces composés, que quelques glycols biter tiaires......................................... (Valeur).
- Et quelques éthers oxydes de glycols dont l’auteur a également obtenu les aldéhydes correspondantes................................. (Béiial).
- Aldéhydes. — Au nombre des produits qui figurent dans cette classe, nous distinguons :
- Les aldéhydes correspondant aux éthers oxydes de glycols mentionnés dans la classe précédente ; elles ont été obtenues par déshydratation de ces éthers au moyen de l’acide oxalique ..................................... (Béiial).
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Différents dérivés lialogénés d’aldéhydes non
- saturées....................................
- Trois échantillons de vanilline synthétique, obtenus par condensation du gaïacol avec les éthers mésoxaliques et les éthers « /3 dicé-toniques.......................................
- Aldols. — Nous remarquons, dans cette classe de composés, quelques aldols qui ont été obtenus par condensation de solutions éthé-rées d’aldéhydes, au moyen d’une solution de potasse, ainsi que les produits de déshydratation de ces aldols........................
- Cétones. — Ces composés, très largement représentés, comprennent :
- Toute une série de cétones obtenues par catalyse des acides au moyen de l’alumine, la thorine, la zircone et l’uranyle, ainsi que
- leurs produits d’identification.............
- Quelques acétones résultant de l’action des alcools sur les molécules méthyléniques.. . Des trialcoylacétophénones, des alcoylcyclo-héxanones, des alcoyl-menthones, des alcoyls-thuyones, obtenus au moyen de l’amidure
- de sodium et des iodures alcooliques........
- Des cétones à l’état pur, extraites des huiles de bois, ainsi que des produits dérivés de ces
- cétones.....................................
- Des cétones obtenues par l’action du carbure
- de calcium sur quelques acétones............
- Toute une série de dicétones et d’acides céto-niques, ainsi que leurs produits de cyclisation.. ......................................
- Le picéol naturel et synthétique, ainsi que quelques-uns de ses dérivés....................
- Acides. — Les quelques produits qui figurent dans cette série sont des acides mono et bihasiques obtenus par l’action des pyranols sur les acides malonique et cyanacétique, ainsi que par condensation directe de pyranols avec des anhydrides d’acides..............
- Anhydrides. — A cette classe se rattachent quelques anhydrides mixtes préparés par. .
- (Charon).
- (Guyot).
- (Grignard).
- (Senderens).
- (Fosse).
- (Haller).
- (Béhal).
- (Bodroüx et Taboury
- (Blaise et Kohler).
- (Ciiaron).
- (Fosse).
- (M. Béhal).
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- CLASSES I 12 ET Il3. -- PRODUITS CHIMIQUES
- 23
- Éthers-sels. — Nous rencontrons dans cette classe :
- Des éthers dicétobutyriques et benzoylglyoxyli-ques obtenus par l’action de l’anhydride nitreux sur les éthers acétylacétiques et benzoylacétiques, ainsi que des produits de
- réaction de ces éthers......................
- Des éthers nitrosés et ni très obtenus par l’action des éthers nitreux sur les éthers malo-niques sodés, ou en faisant réagir de l’acide nitrique réel et du sulfate acide de nitrosyle
- sur les éthers acétylacétiques..............
- Des éthers glyoxyliques, glycoliques, acétiques qui résultent de la condensation, au moyen du chlorure d’aluminium, des éthers oxaliques avec les amines tertiaires ;
- Des éthers phényltartroniques et diphénylmalo-niques obtenus par l’action d’éthers mésoxa-liques sur des amines phénoliques, des phénols et leurs éthers ou des carbures. . . . Une séries d’éthers sels à acides cycliques et alcools aliphatiques ou inversement, obtenus
- catalytiquement par voie humide..............
- Des éthers méthoxybenzoylacétiques qui résultent de la condensation, au moyen du sodium, de l’acétate de méthyle avec les
- méthoxybenzoates.............................
- Enfin différents produits qui sont le résultat de l’action des éthers et des cétones mono-halogénées sur l’acétylacétone sodée..........
- Dérivés sulfurés. — A cette classe se rattachent des disulfures et des thiobenzoates dont le mode d’obtention consiste à faire réagir du soufre, ou du soufre et du chlorure de benzoyle sur les dérivés organo-magnésiens des hydrocarbures aromatiques.
- Dérivés azotés. — Les dérivés azotés, très nombreux, comprennent :
- Une série de produits sulfurés et azotés dérivés
- du sulfure de carbone........................
- Ues sels d’amines volatiles pures, exempts d ammoniaque, et une série de combinaisons
- (Bouveault et Waiil).
- (Bouveault et Wahl).
- (Guyot).
- (Sexderexs et Aboulixe).
- (W aiil et Silberzweig).
- (Marc h).
- (Taboury).
- (Delépixe) .
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- 24
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- d’iodure mercurique avec les bases organiques, ainsi que leurs chlorhydrates et
- iodhydrates................................
- Des amides trialcoylacétiques préparées en faisant agir l’amidure de sodium sur les
- trialcoylacétophénones.....................
- Des anilides et des anilides iodées qui se forment dans la réaction des éthers-sels et des éthers-sels iodés, sur les combinaisons organo-
- magnésiennes des amines primaires..........
- Quelques dérivés résultant de l’action de l’acide cyanhydrique sur l’aldéhydate d’ammoniaque
- ou l’éthylidène imine......................
- Des amides et nitrites acryliques oxyphénolés substitués, obtenus par condensation des
- nitriles acétyléniques avec les phénols....
- Des isoxazolonimines, qui s’obtiennent par l’action de l’hydroxylamine sur les nitriles
- acétyléniques..............................
- Des nitriles obtenus par l’action du chlorure de cyanogène et du cyanogène sur les composés organo-magnésiens......... ............
- Des produits de condensation des éthers mé-soxaliques avec la phénylisoxazolone, ainsi que des azoïques obtenus par copulation des sels d’aryldiazonium avec la phénylisoxazolone ........................................
- Divers azoïquës orthocarboxylés, leurs produits de transformation en dérivés oxyinda-zyliques, ainsi que les produits d’oxydation
- de ces derniers............................
- Des isoindigogénides obtenus par condensation, au moyen de la pyridine, de l’oxindol avec des aldéhydes aromatiques ; ainsi qu’un isomère de l’indigotine préparé par condensation de Foxindol avec l’isatine............
- Quelques phényl - naphlyl - menthyluréthanes
- d’éthers tartriques................. ......
- Quelques acides menthyluréidiques obtenus par l’action de l’isocyanate de mentliyle suites acides aminés............................
- (François).
- (Haller et Bauer).
- (Bodroux et Taboury)
- (Délépine).
- (Moureu et Lazennec)
- (Moureu et Lazennec).
- (Grignard).
- (A. Meyer).
- (Freundler).
- (Wahl et Bayard). (Vallée).
- (Vallée).
- Phénols.
- Dans ce groupe-figurent :
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- CLASSES I 12 ET II O.
- PRODUITS CHIMIQUES
- Une série de dérivés des pseudoallylphénols provenant de l’action des dérivés organo-métalliques sur les éthers-sels de la série
- cyclique....... ..........................
- Les produits de l’action du chlore sur le dithymol
- Des déhydrodiphénols obtenus sous l’action du perchlorure de fer ou des ferments oxydants, ainsi que quelques-uns de leurs dérivés.. . .
- Série du camphre. — Cette classe est représentée par :
- Les o. m. p. oxybenzilidène camphre obtenus par l’action des aldéhydes acétoxybenzoïques sur le camphre sodé ;
- Des alcoyl-camplires qui résultent de l’action des iodures alcooliques sur le camphre sodé à l’amidure de sodium............. ..........
- L’isobutylcamphre et l’isobutylidène camphre.
- Toute une série de dérivés campholéniques. . .
- Quelques dérivés de l’acide campholytique, ainsi que divers produits synthétiques, consistant en particulier en acides bibasiques issus de la série du camphre.................
- Des produits de dégradation de la fenchone, qui ont conduit les auteurs à la préparation synthétique de ladite fenchone..................
- Composés à noyaux henzéniques accolés. — Ces composés comprennent :
- Des produits d’hydrogénation de la naphtaline et des naphtols (naphtane et naphtanols) ainsi que les naphtane-diols et naphtane-triène-diols.................................
- Quelques dérivés anthracéniques..............
- Le tétrahydrure de phénanthrène et quelques-uns de ses dérivés...........................
- Noyaux divers. — Dans ce groupe figurent :
- Des sels de dinaphtopyryle, ainsi que des sels doubles de ce dernier avec des sels métalliques...........................
- Une série de nouveaux dérivés indéniques et fluoreniques, préparés par oxydation, carbonatation ou condensation des organo-magné-siens de l’indène ou du fluorène ............
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- (Behal).
- (Cousin).
- (Cousin et Hérisse y).
- (Haller et Bauer). (Haller et Minguin) . (Béhal).
- (Blanc).
- (Bouveault et Levallois).
- (Leroux).
- (Guaot).
- (Breteau).
- (Fosse).
- (Grignard).
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- 26
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TUIUN
- Sacres. — Nous remarquons dans cette classe : Une série de sucres naturels, et les mêmes sucres reproduits synthétiquement, ainsi que
- leurs dérivés..............................
- Quelques combinaisons du saccharose avec
- divers sels métalliques....................
- Des composés d’addition de differents sucres, avec le chloral, ainsi que quelques-uns de
- leurs dérivés..............................
- La sorbite de pomme...........................
- Produits d'origine végétale. — Les produits d’origine végétale sont représentés par : L’élatérine ; son glucoside générateur, ainsi que les produits qu’ou en obtient par acétylation et saponification......................
- L’érythrine du rocella tinctoria, ainsi que les produits obtenus à partir de l’érythrine ; Les oléomargarines retirées de l’huile d’olive
- de Nice....................................
- Des aloemodines résultant de l’action du bioxyde de sodium sur les aloïnes provenant de divers aloès ;
- L’aloésol tétrachloré, qui s’obtient en traitant les aloès bruts du Cap par l’acide chlorhydrique et le chlorate de potasse ; ainsi que le produit de l’action du zinc et de l’acide acétique sur l’aloésol tétrachloré ;
- Le sucre provenant du dédoublement de l’aloïne.
- Divers glucosides..........................
- L’ozonide du ricinoléate de méthyle produit par l’action de l’ozone sur le ricinoléate de méthyle ; et l’acide $ oxypélargonique obtenu par l’action du carbonate de soude et du bisultufite de soude, sur l’ensemble des produits résultant de la réaction précédente.
- Produits d’origine animale. — Dans cette classe, nous distinguons :
- Divers produits extraits du cerveau, de la bile et
- du jaune d’œuf............... .............
- La céphaline et quelques produits de saponification des lécithines........................
- (Bertrand). (Gauthier) .
- (Hanriot).
- (Meunier).
- (Béry) .
- (Juillard).
- (Léger).
- (Bertrand).
- (Haller et Brochet).
- (Barbiéri).
- (Cousin).
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- CLASSES 112 ET Il3. --- PRODUITS CHIMIQUES
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- Composés organo-métalliques. — Cette classe de composés est représentée par des dérivés iodés des méthylarsinates et produits de réduction de l’acide méthylarsinique....................... (Auger).
- COLLECTIVITÉ DE L’INSTITUT DE CHIMIE APPLIQUEE DE L’UNIVERSITÉ DE PARIS
- L’exposition collective de 1’Institut de chimie appliquée se compose d’un assez grand nombre de produits se rapportant aux travaux originaux les plus récents du personnel enseignant ; plusieurs ouvrages ont été en outre présentés par ce personnel, ainsi que divers appareils à l’usage des laboratoires. Nous croyons, dès lors, devoir présenter cette exposition en la divisant en deux parties comprenant, pour la première, les produits scientifiques et les ouvrages présentés ; et, pour la seconde, les instruments de laboratoire.
- La nature très spéciale de la plupart des produits exposés ne prêtant pas à une classification analogue à celle que nous avons faite à l’intention de la Société chimique, nous nous bornerons à décrire l’exposition de chacun des participants de 1’Institut de chimie appliquée, en nous référant, pour les produits exposés, aux travaux originaux publiés à leur sujet ; nous pourrons ainsi donner quelques indications sommaires sur les méthodes de préparation à l’aide desquelles les produits exposés ont été obtenus par leurs auteurs.
- REVUE ANALYTIQUE DES PRODUITS ET INSTRUMENTS SCIENTIFIQUES COMPOSANT L’EXPOSITION COLLECTIVE DE L’INSTITUT DE CHIMIE APPLIQUÉE
- I. — Produits de Collections scientifiques.
- c. CHABR1É
- Directeur de l’Institut de Chimie appliquée.
- M. Chabrié, dont l’exposition intéresse essentiellement ses créations les plus récentes, a exposé une collection de produits au nombre desquels figurent divers sels d’indium, qu’il a été amené à préparer à l’effet de déterminer l’atomicité de ce métal ; les aluns d’indium et de rubidium, d indium et de coesium, ainsi que l’acétylacétonate d’indium, ont été préparés dans ce but.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- M. CiiabriÉ a établi qu’il convient cle rapprocher l’indium des métaux susceptibles de donner des sesquioxydes, en particulier de l’aluminium. La collection des produits d’indium présentée par cet Exposant est complétée par un échantillon d’indium purifié et par du fluorure d’indium (In2Fl6. 18 Hs0) ; ce dernier a été préparé en évaporant au bain-marie une solution d’hydrate d'indium dans l’acide fluorhydrique.
- A côté de ces produits, nous remarquons différents sels de coesium ; la matière première employée à leur fabrication est le pollux d’Amérique qui, à cet effet, a été attaqué par l’acide fluorhydrique ; les métaux lourds ont été séparés et le carbonate obtenu à l’état brut a été purifié. Les sels de coesium exposés sont : le bromure, le sulfate anhydre, le bisulfite, le chromate, le bichromate, le vanadate ; ces produits ont été préparés au moyen du carbonate de coesium pur.
- Nous citerons encore, au nombre des produits exposés par M. Chabrie : le sesqui-séléniure d’iridium Ir2Se3, obtenu en traitant une solution légèrement chauffée de sesquichlorure d’iridium, par un courant d’hydrogène sélénié ;
- Le fluorure de rubidium obtenu en évaporant une solution de carbonate de rubidium dans l’acide fluorhydrique et chauffant le fluorhydrate de fluorure formé, avec un excès de fluorhydrate d’ammoniaque.
- Ouvrages exposés. — M. Chabrie a présenté ses ouvrages les plus récents :
- i° 2e Supplément au Dictionnaire de chimie de Wurtz. Hachette, éditeur.
- 2° Traité de chimie appliquée (2 volumes). Masson, éditeur.
- 3° Quelques notes publiées dans les comptes rendus de l’Académie des sciences : Contribution à l'étude des outremers ; Sur la nature des gaz dégagés dans l’attaque de la ianlalite par la potasse ; Sur un nouveau chlorure de tantale ; Sur l’obtention des températures élevées dans les laboratoires.
- BOUCHONNET
- Les produits exposés par M. Bouchonnet sont : l’azélate de phényle et le thioazélate de sodium, ainsi que différents arséniates de rubidium et de coesium.
- M. Bouchonnet a, de plus, présenté les ouvrages suivants : i° Industries du plomb et du mercure (2 volumes). O. Doin, éditeur, 1909. 20 Zinc, cadmium, cuivre, mercure. O. Doin, éditeur, 1911.
- CARRÉ (P.)
- Parmi les produits présentés par M. Carre, nous citerons :
- L’alcool mm' azoxybenzylique et l’alcool mm' azobenzylique ; le premier a été obtenu en traitant l’alcool m. nitrobenzylique par la soude aqueuse
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- CLASSES I I 2 ET 11 3.
- PRODUITS CHIMIQUES
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- à io o/o, et le second en substituant la soude alcoolique à la soude aqueuse ;
- La lactone oxy 3 indazylbenzoïque, que l’auteur a préparée en traitant par le perchlorure de phosphore, l’acide o. hydrazobenzoïque en suspension dans l’oxychlorure de phosphore.
- Nous citerons encore d’autres réactions de formation des produits exposés, en constatant que, par réduction alcaline de l’o. nitrodiphénylméthane, M. Carré a obtenu l’o. hydrazodipliénylméthane qui, oxydé, lui a donné l’o. azodiphénylméthane ; ce dernier se transforme, sous l’action des acides dilués, en dibenzyldiaminodiphényle.
- Oxydé, l’o. azodiphénylméthane a donné l’ortho-azobenzophénone qui, réduite par le sulfhvdrate d’ammoniaque, a produit le N. ortho benzophé-none C phénylindazol.
- Nous rapprocherons de ces corps les m. et p. azoxy et azobenzophénone, ainsi que la m. hydrazobenzophénone.
- Les alcools m. tolyléthylique, m. totyl-iso-propylique, tolyl-butylique tertiaire, ont été obtenus par condensation de l’organo-magnésien du bromure de m. xylyle avec l’aldéhyde formique, l’aldéhyde acétique et l’acétone.
- Le métliylcarbinol et l’oxyde de mésitylcarbinol exposés sont le résultat de l’action du trioxyméthylène sur le bromure de mésitylmagnésium.
- M. Carré a présenté un ouvrage intitulé :
- Les produits pharmaceutiques industriels (2 volumes) 1909. O. Doin, éditeur.
- DUVAL
- M. Duval a exposé une série de produits dérivés du diphénylméthane, qu’il a préparés au cours de recherches qu’il a faites sur la benzidination.
- Citons : l’acide oo.-dinitrodiphénylméthane-pp.-dicarbonique ;
- L’oo.-azoxy-pp.-diamino diphénylméthanc ;
- L’oo.-azo-pp.-diamino diphénylméthane qui, par réduction et traitement par l’acide chlorhydrique, donne la pp.-diaminoacridine ;
- L’oo.-dinitro-pp.-diacétyldiamino diphénylméthane ;
- Ce p.~mono acétyldiphénylméthane et le pp.-diacétyldiphényl-méthane, ainsi que leurs dérivés nitrés.
- MARIE
- Les produits exposés par M. Marie consistent en dérivés phosphorés divers, lesultant de l’action de l’acide hypophosphoreux et de l’acide phosphoreux
- sur les cétones et les aldéhydes. Nous citerons, parmi ces dérivés, les suivants :
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- 3o
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- L’acide oxy-isopropyl hypophosphoreux et l’acide phosphinique correspondant ; les acides oxyphospliiniques dérivés de la méthyl-éthylcétone, de la méthylpropylcétone, de la benzophénone ; les aldéhydes benzoïque, éthylique, isovalérique.
- M. Marie a en outre exposé plusieurs produits de réduction électrolytique des acides nitrocinnamiques.
- Ouvrage exposé : Manuel de manipulations d'électrochimie.
- MARQUIS
- M. Marquis a présenté :
- Le benzoylfurfurane et son oxime :
- Le nitrofurfurare, obtenu en traitant le furfurane par l’acide nitrique, au sein de l’anhydride acétique, et soumettant à l’action de la pyridine, l’acétine nitrosuccinique formée. Partant de cette acétine, l’auteur a obtenu l’hydrazone de l’aldéhyde fumarique,
- Par le même processus que celui employé pour le nitrofurfurane, a été préparé le nitropyromucate d’éthyle dont l’auteur a également présenté plusieurs dérivés au nombre desquels : l’acide nitropyromucique, l’acide aminopyromucique, l’acétylaminopyromucate d’éthyle, l’acide acétyl-aminopyromucique.
- NOMBLOT
- M. Nomblot a exposé :
- Le nitrosoacétylhydrazobenzène et le nitrosobenzoylhydrazobenzène qui ont été obtenus au moyen du nitrite d’éthyle.
- RENGADE
- M. Rengade présente son ouvrage :
- Analyse thermique et mélallographie microscopique ; i vol. Hachette et Cic, 1909.
- II. — Instruments scientifiques.
- L’Institut de chimie appliquée a présenté les appareils ci-après décrits : Diastoloscope de M. Chabrié :
- Le diastoloscope est un appareil d’optique destiné à obtenir des images très amplifiées ; celles-ci sont déformées, mais leur grossissement atteint de 5 à 6.000 diamètres, tandis que dans les microscopes ordinaires, le grossissement n’excède pas 2.000 diamètres.
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- CLASSES 112 ET Il3. — PRODUITS CHIMIQUES
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- L’appareil s’adapte au microscope, à la place de l’oculaire. Les deux lentilles de l’oculaire sont remplacées par deux cônes de cristal de dimensions inégales. La monture permet :
- i° De faire varier la distance qui sépare les deux cônes ;
- 2° De faire varier la distance qui sépare l’objectif du microscope de l’ensemble des deux cônes.
- RENGADE
- M. Renga.de expose : ‘
- i° Un obus calorimétrique servant à déterminer les chaleurs d’hydratation des métaux alcalins. Cet obus présente les caractéristiques suivantes : Le dispositif d’allumage électrique est supprimé. Le couvercle est traversé par une tige serrée au moyen d’un presse-étoupe et destinée : i° à suspendre l’obus dans le calorimètre ; 2° à écraser l’ampoule contenant le métal. Au couvercle est adapté un robinet à pointeau permettant de faire le vide au début de l’opération et finalement de recueillir les gaz;
- 2° M. Rengade a en outre établi, en vue de l’application des méthodes de l’analyse thermique, un galvanomètre photographique, dont le dispositif permet de suivre les indications du galvanomètre pendant l’enregistrement photographique.
- VILLE DE PARIS
- LABORATOIRE MUNICIPAL
- Le Laboratoire municipal a présenté les appareils de recherches ci-après énoncés :
- ï° Appareil à distiller dans le vide de M. Girard, directeur du Laboratoire municipal et de M. Deroy fils aine, ingénieur-constructeur ;
- 2° Règle graduée sur les deux faces de M. Sangle-Ferrière, sous-chef du Laboratoire municipal.
- Avec cette règle, on détermine :
- I- L extrait densimétrique, connaissant l’alcool et la densité du vin ;
- II- L’extrait correspondant à la densité du vin privé de son alcool ;
- III. Le degré alcoolique, connaissant la densité du vin et la densité du vin privé d’alcool ;
- IV. Le degré alcoolique, connaissant la densité du vin et l’extrait sec en poids ;
- V. Le rapport existant entre l’alcool en poids et l’extrait à ioo°.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- L’ensemble de ces résultats permet de calculer le mouillage et le vinage.
- 3° Burette à déversement de M. À. Dupré, ancien sous-chef du Laboratoire
- MUNICIPAL.
- Cette burette permet le remplissage et l’affleurement automatique avec retour de l’excédent de liqueur dans le flacon, sans contact avec l’air; on évite ainsi la carbonatation des liqueurs alcalines ;
- 4° Pipette automatique jaugée et à robinet de M. A. Dupré, ancien sous-chef du Laboratoire municipal.
- 5° Ebullioscope de M. Truchon, chimiste principal au Laboratoire municipal.
- Avec cet appareil, en cinq minutes exactement, et en opérant sur 25 centilitres de vin, on détermine avec exactitude le degré alcoolique d’un vin;
- 6° Appareil pour la séparation des mélanges de matières colorantes de M. Truciion, chimiste principal au Laboratoire municipal.
- Le principe en est basé sur la solubilité de ces colorants dans les différents dissolvants : (éther, éther acétique, alcool, etc.);
- 7° Appareil pour le dosage rapide de la matière grasse dans les crèmes, de M. Leys, chimiste principal au Laboratoire municipal.
- Cet appareil permet :
- I. L’introduction facile de la masse pâteuse au moyen de l’entonnoir ;
- IL La pesée exacte en remplaçant l’entonnoir par le bouchon rodé;
- III. Le traitement par la liqueur d’Adam comme dans une boule à décantation et évacuation de la partie aqueuse par le robinet terminal.
- 8° Tube de M. Cuniasse, chimiste au Laboratoire municipal.
- Ce tube, scindé en deux parties, peut servir indistinctement pour fractionner des liquides lourds et des liquides légers. Construit d’après les données théoriques et disposé de façon à activer le reflux, il réalise le principe du lavage des vapeurs et permet la séparation complète et rapide de corps à points d’ébullition très voisins ;
- 9° Appareil pour la recherche de la margarine et du beurre de coco dans les beurres, par la méthode de M. L. Robin, chimiste au Laboratoire municipal.
- laboratoire de toxicologie
- De nombreux appareils destinés aux recherches toxicologiques ou micrographiques, à l’analyse des gaz, etc., ont été établis au Laboratoire de toxicologie.
- Nous ne décrirons ici que les appareils présentés par le Laboratoire à l’Exposition de Turin.
- Ce sont :
- i° Un grisoumètre ;
- 2° Un appareil servant à déceler et mesurer Voxyde de carbone dans C air.
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- CLASSES 112 ET Il3. — PRODUITS CHIMIQUES 33
- I. __ Grisoumètre à mercure de J. Ogier.
- Cet appareil, qui peut servir au dosage de divers gaz combustibles* a été établi spécialement en vue du dosage de l’oxyde de carbone dans l’air. Toutes les mesures sont faites sur le mercure. La combustion du gaz est réalisée dans une ampoule traversée par une spirale de platine qui peut être portée à l’incandescence par un courant électrique. La diminution de volume, et, dans certains cas, la mesure de l’absorption par la potasse, sont déterminées sans difficulté dans le tube gradué étroit qui fait suite à l’ampoule ; on calcule ainsi la proportion de gaz combustible.
- IL — Appareil portatif de J. Ogier et E. Ivohn-Abrest pour déceler et mesurer de faibles quantités d’oxyde de carbone dans l’air.
- L’air à analyser est recueilli dans un flacon de quatre litres, à robinets ; après avoir éliminé l’oxygène à l’aide d’une solution d’hydrosulfite de soude, on déplace lentement le gaz en le faisant passer à travers une solution de sang, diluée à i o/o. A des intervalles convenables, on prélève quelques gouttes de la solution sanguine pour en faire l’examen spectroscopique. La mesure du volume d’air qu’il est nécessaire de déplacer pour donner au sang les caractères spectroscopiques du sang oxycarboné permet de calculer la proportion approximative de l’oxyde de carbone dans l’air. Le dispositif adopté permet de déceler des proportions d’oxyde de carbone de i/20.000e.
- 11. - EXPOSANTS AYANT PARTICIPÉ A L’EXPOSITION A TITRE INDIVIDUEL
- Après avoir passé en revue les plus récents travaux dus aux Exposants des collectivités de la Société chimique de France et de I’Institut de chimie appliquée de l’Université de Paris, nous nous ferons le plus agréable devoir de signaler également la part contributive qui revient à quelques-uns de nos Exposants de la Classe 112 dans le mouvement scientifique de ces dernières années, et, d’une façon générale, dans les découvertes de la physique et de la chimie modernes.
- L’énoncé que nous ferons des produits et travaux présentés sera fait en mentionnant les Exposants dans leur ordre alphabétique :
- CHARABOT (Eugène)
- M. Charabot (Eugène) expose les résultats de ses travaux personnels : produits obtenus au cours de ses recherches ; publications se rapportant aux études qu’il a entreprises.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- M. Charabot s’est consacré tout spécialement à l’étude des phénomènes qui, dans la plante, président à la formation, à l’évolution, à la distribution et à la destination de ses produits odorants ; il a fondé sur ses observations des méthodes d’extraction de ces produits, qui sont exploitées industriellement.
- Les travaux de M. Charabot intéressent la chimie végétale, la chimie analytique et la chimie physique.
- Les principales recherches de chimie végétale qu’il a effectuées soit seul, soit en collaboration avec divers auteurs, ont trait: i° à la formation, à la distribution et à la circulation des composés odorants chez la plante ; 2° à l’évolution des composés terpéniques dans les végétaux ; 3° au mécanisme des transformations chimiques subies par les composés odorants ; 4° à la signification physique des matières odorantes.
- Les études du domaine de la chimie analytique que M. Charabot a publiées portent sur les substances odorantes et en particulier sur celles que produisent les colonies françaises.
- Ses travaux de chimie physique sont relatifs aux phénomènes de distillation.
- Ses ouvrages : Les Huiles essentielles et leurs principaux constituants et Les Parfums artificiels, constituent les premiers travaux de coordination de l’ensemble des connaissances sur les composés odorants.
- Signalons encore, du même auteur, les ouvrages suivants :
- Les productions végétâtes des colonies ;
- Le parfum chez la plante (en collaboration avec M. Gatin) ;
- Les principes odorants des végétaux ;
- Cours de chimie, etc.
- ÉTABLISSEMENTS POULENC FRÈRES
- Cette maison qui participe à la Classe 112 à titre d’Exposant de produits et appareils de laboratoire, construit de nombreux appareils de précision à l’usage des sciences et de l’industrie, et qui sont employés notamment pour l’analyse des gaz, la mesure des hautes températures, les mesures colorimé-triques, l’essai des graines oléagineuses, l’essai du lait, les pesées, la métallurgie, etc.
- Nous signalerons un appareil nouveau dû à M. Lemoult, destiné à la détermination rapide du pouvoir calorifique des gaz. Le principe de cet appareil repose sur l’observation des contractions qui se produisent dans la combustion de l’hydrogène et de l’oxyde de carbone par l’oxygène, et sur les valeurs très voisines des chaleurs de combustion dans les deux cas.
- Nous citerons encore au nombre des appareils exposés :
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- L’appareil de MM. C.Poulenc et Meslans, pour la préparation du fluor;
- L’analyseur-enregistreur Brenot qui, basé sur le dosage automatique de l’acide carbonique contenu dans les gaz de la combustion, est utilement appliqué au contrôle de la combustion dans les foyers des générateurs dont il permet de suivre, minute par minute, les résultats obtenus ;
- L’appareil de Gontal pour le dosage de l’oxyde de carbone ;
- Un autre appareil du même auteur servant au dosage du carbone dans les fontes et les aciers ;
- Le four électrique à induction de Dolter ;
- Le viscosimètre Grobert et Démiciiel, qui permet de mesurer en valeur absolue la viscosité des huiles ;
- L’élaiomètre de Berjot, l’oléomètre de Lefebvre et l’appareil extracteur du Dr Louise, pour l’essai des graines oléagineuses et des huiles végétales comestibles ;
- Une balance de précision, à pesées rapides, au moyen de la chaîne de Y. Serrin ;
- Les appareils de MM. Hébert et Heim, qui ont pour objet de rechercher et de doser, dans l’atmosphère, la présence et la proportion de gaz toxiques, tels que : l’acide carbonique, l’oxyde de carbone, l’hydrogène sulfuré, l’hydrogène arsénié.
- GAUTIER (Armand)
- Membre de l’Institut.
- L’exposition de M. le Profr Armand Gautier est, en quelque sorte, le résumé de l’œuvre du maître ; les produits et appareils, tous originaux, qu’il a exposés sont en effet le fruit de quarante-cinq années qu’il a jusqu’à ce jour consacrées aux travaux de laboratoire (i865-igio).
- L’activité féconde de cet éminent chimiste nous est révélée par plus de 600 publications qui ont paru dans les comptes rendus de l’Académie des Sciences: les Annales de chimie et de physique, les Annales des mines, le Bulletin de la Société chimique de France, le Bulletin du Comité d’hygiène et de salubrité de la Seine, le Bulletin de VAcadémie de médecine, etc., etc.
- Les travaux de M. A. Gautier, commencés en i85g et poursuivis jusqu’à ce jour, embrassent la chimie minérale, la chimie organique, la chimie biologique. On doit à ce savant de remarquables études sur les eaux minérales, la géologie et le volcanisme ; des observations du plus haut intérêt concernant l’hygiène ; des études sur les vins et la vinification qui ont rendu des services très appréciés ; et enfin une série de travaux qui ont abouti à doter la thérapeutique de médicaments nouveaux. Ses ouvrages, qui sont nombreux, sont d’une haute portée scientifique.
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- Au nombre des découvertes de M. Armand Gautier, nous citerons en particulier celle des carbylamines et des bases cadavériques ou ptomaïnes. Ses recherches sur les pigments colorés de la vigne, sur les catéchines et les tanins et.sur les chlorophylles, ontéclairé la question, jusque-là très obscure, du mécanisme de la variation des êtres vivants. La démonstration qu’il a faite de l’existence normale de traces d’arsenic dans les organes ectoder-miques des animaux (épiderme, poils, cornes, plumes, cheveux, glande thyroïde, thymus, cerveau) a été riche de conséquences au point de vue physiologique, thérapeutique et médico-légal. Ajoutons que M. A. Gautier a annoncé l’existence dans l’atmosphère de l’hydrogène libre et établi les circonstances de sa formation ; qu’il a, aux suites de ses recherches de laboratoire, fait voir que la genèse des eaux thermales et le volcanisme se rattachent l’un à l’autre.
- Nous pourrions multiplier nos citations, mais nous estimons que le simple énoncé que nous allons faire des principaux travaux dus à M. A. Gautier suffira à édifier le lecteur sur l’immensité de l’œuvre accomplie par ce savant.
- La liste des produits et appareils exposés à Turin par M. A. Gautier suivra immédiatement l’énoncé de ses travaux.
- I. — Travaux publiés A. — Chimie minérale.
- Recherches sur les hydroxydes de phosphore ;
- Etudes sur les combinaisons gazeuses en fonction du temps et de la température ;
- Méthode de recherche de traces de métaux toxiques dans les matières animales ou alimentaires ;
- Méthode de recherche et dosage des traces d’arsenic dans les organes ; toxicologie ;
- Sur des sulfates nouveaux de fer et de manganèse ;
- Action de la lumière sur les mélanges secs de chlore et d’hydrogène ;
- Dosage de l’oxyde de carbone dans l’air et dans les gaz à l’état d’extrême dilution ;
- Découverte de l’hydrogène dans l’atmosphère ;
- Etude des gaz combustibles de l’air ;
- Dosage de l’iode dans l’air et les eaux ;
- Dosage des sulfures, polysulfures, sulfhydrates, hyposulfites dans une même eau minérale ;
- Action de la chaleur rouge sur l’oxyde de carbone et l’acide carbonique mélangés d’hydrogène, de vapeur d’eau, de composés sulfurés, etc.
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- PRODUITS CHIMIQUES
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- B. — Chimie organique.
- Recherches sur l’acide cyanhydrique et les ni tri les des acides gras (protazulmines) ;
- Découverte des carbylamines (1867) ;
- Recherches sur les catéchines ;
- Recherches sur les matières colorantes des vins ;
- Sur le cyanhydrate d’aldéhyde ;
- Sur des tyrosannines.
- C. — Chimie biologique.
- Sur l’existence du fibrinogène dans l’œuf de poule ;
- Découverte des alcaloïdes d’origine bactérienne (1873) ;
- Découverte des leucomaïnes (1881) ;
- Pluralité des chlorophylles ; chlorophylle cristallisée ;
- Sur le mécanisme moléculaire de la variation des races et des espèces (1875 à 1879) ;
- Sur les pigments de la vigne ;
- Pluralité des catéchines, tannins, albumines, glycogènes ;
- Fixation de l’azote par le sol et les algues ;
- Acides ampélochroïques ;
- Alcaloïdes de l’huile de foie de morue ;
- Sur le fonctionnement des tissus en dehors de l’être vivant ;
- Sur l’état dit de « vie latente » ;
- Présence universelle de l’iode dans les algues vertes ;
- Découverte de l’arsenic normal dans les tissus animaux, et particulièrement dans la peau et ses annexes ;
- Détermination des origines alimentaires de l’arsenic ;
- Fonctionnement anaérobie de la cellule animale.
- D. — Eaux minérales, Géologie, Volcanisme.
- Sur quelques phosphates naturels nouveaux (mixewite, brurhite, hydro-dolomie ;)
- Produits gazeux dégagés de la distillation des roches primitives ;
- Origine des eaux thermales, particulièrement des eaux sulfureuses ; Existence d’azotures, héliures, argonores dans les roches anciennes ;
- Sur le volcanisme ; théorie des volcans, étude des fumerolles ; action de 1 eau dans ces phénomènes ;
- Sur la genèse des eaux thermales et leur rapport avec le volcanisme ;
- Eaux artésiennes du parc d’Ostende ;
- Eaux thermales du Parc Sainte-Marie, à Nancy.
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- E. — Hygiène.
- Dangers relatifs du cuivre et du plomb dans l’industrie ;
- Méthode pour recueillir et conserver les microbes de l’air ;
- Etudes sur les eaux potables ;
- Variation de l’atmosphère des villes : dosage de l’oxyde de carbone dans l’air ;
- Fumées ; filtres à fumées ;
- Arsenic contenu à l’état de traces dans nos aliments.
- F. — Études sur les vins, la vinification, etc.
- Etudes sur la vinification ;
- Les principales sophistications des vins ; moyen de les distinguer ; Distinction des mistelles et des vins sucrés ;
- Phosphatage et tartrage des vins ;
- Emploi des arsenicaux en agriculture ;
- Règles permettant de reconnaître le mouillage des vins.
- G. — Médecine et thérapeutique.
- Introduction en thérapeutique de l’acide cacodylique et de l’arrhénal : découverte de l’action et de l’inocuité de ces médicaments ;
- Traitement des fièvres paludéennes par l’arrhénal ;
- Activité des arsenicaux organiques dans la chorée, la tuberculose, la syphilis, etc.
- H. — Principaux ouvrages publiés par M. A. Gautier.
- Cours de chimie minérale, organique et biologique (3 vol. in-8°, 3 éditions). Traité de chimie appliquée à la physiologie, à la pathologie et à l'hygiène (in-8°) ;
- La sophisticcdion des vins (4 éditions, in-12) ;
- Le cuivre et le plomb en hygiène et industrie ;
- Les eaux potables (in-8°) ;
- Les toxines microbiennes et animales (in-8°) ;
- La chimie de la cellule vivante (un vol. in-12, 2 éditions) ;
- Cent vingt exercices de chimie pratique ;
- L’alimentation et les régimes (in-8°, 3 éditions) ;
- Le cinquantenaire de la Société chimique (1 vol. in-8°).
- II. — Produits exposés a Turin
- Dérivés de l’acide cyanhydrique : protazulmine cristallisée ; bleu cyanhydrique ; pourpre cyanhydrique ; vert cyanhydrique ; chlorhydrate de propio nitrile.
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- Ccirbylamines : cyanure double d’argent et d’éthylcarbylamine ; méthylcar-bylamine ; éthylcarbylamine originale (novembre 1866); isopropylcarby-lamine.
- Matières colorantes des vins: matière colorante du vin de Roussillon; couleurs des vins ; Grenache, Carignane ; Carignane dans l’alcool ; matières colorantes de l’Àramon ; matière colorante du Teinturier ; matières colorantes du Petit-Bouschet.
- Tanins et catéchines : catéchines du Gambir A. B. G. ; catéchine de l’acajou ; acide cachoutannique du Gambir A. et B.
- Alcaloïdes des tabacs : nicotine rectifiée ; nicotine des tabacs de Virginie et de Maryland.
- Glycogènes : glycogène pur du foie de l’homme, du muscle de cheval, du foie de lapin, du foie de poulet, des moules, de la levure de bière.
- Ptomaïnes : ptomaïne de la viande de bœuf; dihydrocollidine ( 1883) ; bitartrate de dihydrolutidine ; acide palmitique de la putréfaction de la viande ; C11H26Az206 de la fermentation bactérienne du scombre ; chloro-platinate de dihydrocollidine.
- Alcaloïdes de l’huile de foie de morue : hydrolutidine de l’huile de foie de morue ; chloroplatinate de méthylamine de l’huile de foie de morue ; chlo-roplatinate d’isopropylamine de l’huile de foie de morue ; mélange moléculaire de butyl et d’amylamine ; chloroplatinate de butyl et d’amylamine ; amylamine de l’huile de foie de morue ; chloroplatinate d’amylamine ; bitartrate d’amylamine ; morrhuine ; morrhuine (sulfate) ; nicomorrhuine ; chlorhydrate de nicomorrhuine ; putrescéine ; butylamine de l’huile de foie de morue ; chlorhydrate de tyrosamine C8H,1AzO, HCl.
- Leucomaïnes : creusocréatine ; xantocréatine ; pseudo-xanthine ; amphi-créatine ; produit de l’oxydation de C5H10Az’O ; C11H24Az10Os.
- Albumose cristallisée de la farine de blé.
- Venins : venin de cobra ; venin de Bottrops lanceololatus.
- Cacodylates et arsinates : acide méthylarsinique ; méthylarsinates de sodium, baryum, strontium, strychnine, quinine; acide allylarsinique ; ally-larsinate disodique ; acide benzylarsinique ; benzylarsinate disodique.
- Sulfures métalliques ou métalloïdiques nouveaux : sulfure de silicium ; sili-ciure de magnésium ; sous-sulfure de fer Fe'S3 ; sulfure de manganèse Mn3S5 ; sulfure d’aluminium APS4 ; oxysulfure d’aluminium A1203, APS3 ; silico-sulfure d’aluminium ; action du sulfure de carbone sur le kaolin ; action du sulfure de carbone sur les feldspaths.
- Roches ayant servi à l’extraction au rouge de l’eau et des gaz volcaniques : porphyre bleu de l’Estérel ; granit de Vire; lherzolite ; opliite de Ville-franque ; andésite ; trachyte.
- Minéraux nouveaux : minervite (grotte de Minerve) ; brushite de Minerve ; hydrolomie ; Ferrais (Aude) ; tubes en quartz fondu (premiers essais de fabrication, 1872).
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- III. — Appareils exposes a Turin
- Pièces originales de l’appareil ayant servi à la recherche des gaz combustibles de l’atmosphère ; barbotteur spiroïdal de A. Gautier ; appareil de Marsh modifié pour le dosage de traces d’arsenic ; appareil rectificateur de A. Gautier; échelle arsimétrique ; filtres à fumées ; filtres à poussières et microbes ; filtres en biscuits de Sèvres, en faïence de Creil pour la stérilisation à froid des liquides de l’organisme ; four tubulaire à température fixe et variable ; tube de porcelaine de Berlin pour l’extraction des gaz des roches dans le vide, au rouge.
- HACKSP1LL (Louis)
- M. Hackspill a publié diverses études intéressant notamment les métaux alcalins et alcalino-terreux. Il a fondé sur la réduction des chlorures métalliques par le calcium le principe d’une méthode de préparation rapide et économique des métaux alcalins, et déterminé avec précision les constantes physiques de ces corps (densité, dilatation, résistance électrique, pouvoir thermo-électrique, etc.).
- Nous citerons encore, de M. Hackspill, diverses études sur les alliages métalliques et spécialement sur les alliages de plomb et de calcium, sur l’alliage platine-thallium ; sur les alliages du platine avec les métaux alcalins et avec le thallium.
- M. Hackspill a exposé à Turin divers produits : césium, rubidium, potassium et différents alliages de calcium avec le cuivre, l’argent, le plomb ; alliage de platine et de thallium (Pt Tl) cristallisé.
- M. Hackspill a, de plus, présenté divers appareils ayant servi à la mesure de la résistance électrique du coesium et du potassium ; à la mesure de la dilatation des métaux alcalins à l’état liquide ; un appareil pour la préparation des métaux alcalins dans les laboratoires, etc.
- LUTZ
- Professeur agrégé à l’Ecole supérieure de Pharmacie de Paris.
- M. Lutz a exposé divers appareils, dont suit la nomenclature : i° Une bougie pipette destinée à stériliser, par filtration, des liquides fermentescibles, ainsi qu’à les répartir aseptiquement en quantités mesurées ; 2° Un appareil destiné à la fabrication des ampoules hypodermiques. Au
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- moyen de cet instrument, la stérilisation et la répartition des liquides s’opèrent à l’abri de 1 air ,
- 3° Un viscosimètre simplifié, à écoulement libre, qui se compose d’un compte-gouttes normal disposé dans un manchon destiné à recevoir de l’eau à la température de i5° ; le compte-gouttes est muni d’un robinet à trois voies permettant de faire le remplissage et de donner le départ avec facilité ;
- 4° Un appareil à extraction des alcaloïdes, qui consiste en un barbotteur dans lequel les liquides de macération sont traités par un solvant organique destiné à l’extraction de l’alcaloïde tenu en dissolution. Cet appareil combine l’action du solvant injecté sous forme de fines gouttelettes au fond du barbotteur et celle d’un jet de vapeur très divisé ; un double jeu d’ailettes communique à la masse liquide un mouvement circulaire qui prolonge le contact. Par ce procédé, on améliore l’épuisement et évite la formation de la mousse ;
- 5° Un alliage métallique destiné à l’obtention de coupes micrographiques dans des objets très durs.
- PIVER (L.-T.) ET Cie Paris.
- Les produits exposés par la maison L.-T. Piver se partagent en produits de recherches scientifiques et produits industriels se rapportant à l’industrie de l’exposant : la parfumerie.
- Nous n’aborderons que l’examen des produits de recherches qui, seuls, intéressent la revue que nous faisons ici des produits de collections scientifiques.
- Parmi les produits de recherches, exposés par la maison L.-T. Piver, nous trouvons tout d’abord une intéressante collection d’éthers glycidiques, corps étroitement liés à la synthèse d’aldéhydes et de cétones, souvent rencontrées dans la constitution des huiles essentielles.
- Un grand nombre d’aldéhydes sont exposées, au nombre desquelles nous remarquons toute la série des aldéhydes grasses odorantes, depuis l’aldéhyde heptylique jusqu’aux termes supérieurs : palmitiques, margariques et stéariques, ainsi qu’une série d’aldéhydes alphaméthylées.
- Les cétones sont largement représentées par de beaux échantillons d hexahydroacétophénone, de tétrahydroacétophénone, de furfurylacétone et de toute la série des cétones grasses homologues.
- D autres collections se rapportent plus spécialement à des recherches purement scientifiques : ce sont des corps obtenus par hydrogénation catalytique, parmi lesquels nous mentionnerons l’acide hexahydrophénylacé-
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- tique et ses éthers, des bases hydroaromatiques, hexahydropara-butylphénol et ses isomères, etc.
- Une autre collection se rapporte à des recherches nouvelles sur l’éthérification de la fonction alcool par le chlorure de thionyle, en présence d’une base tertiaire. Nous y voyons figurer de beaux échantillons d’éther alpha-chlorpropionique dérivé, à l’aide de cette méthode, du lactate d’éthyle.
- Les produits que nous venons d’énumérer sont, en grande partie, le résultat des recherches personnelles de M. G. Darzens, collaborateur scientifique de la maison Piver et répétiteur à l’Ecole polytechnique, à qui l’Institut a récemment décerné le prix Jecker.
- § IV. — DESCRIPTION DES INSTITUTIONS QUI, FIGURANT AU NOMBRE DES EXPOSANTS DE LA CLASSE 112 ONT CARACTÈRE D’ÉTABLISSEMENTS D’UTILITÉ PUBLIQUE
- Ainsi que nous l’avons dit dans le précédent chapitre, nous ne pouvons considérer les institutions qui figurent au nombre des Exposants du Groupe chimique visé par notre Rapport, au seul point de vue de leur participation à l’Exposition. Ces institutions méritent en effet d’être connues et appréciées à leur valeur, et c’est pourquoi nous leur consacrerons ce chapitre, pour faire connaître les services éminemment profitables à la science, à l’enseignement de la chimie, à l’hygiène publique, dont nous sommes rede vables à l’érudition et au dévouement de leurs éminents collaborateurs.
- Nous adopterons, pour la présentation desdites institutions, l’ordre qui a été observé dans le chapitre précédent.
- SOCIÉTÉ CHIMIQUE DE FRANCE (Primitivement : Société Chimique de Paris.)
- La Société chimique de Paris a été fondée le 4 juin 1867 par trois chimistes, jeunes alors, Arnaudon, préparateur de Chevreul à la Manufacture impériale des Gobelins ; Collinet, préparateur de Dumas à la Faculté des Sciences de Paris, et Ubaldini, du Collège de France.
- Elle n’avait pour but, tout d’abord, que de réunir un certain nombre de membres pour causer entre eux de leurs travaux, et la première séance ne comptait qu’une dizaine de sociétaires. Les réunions étaient présidées à tour de rôle par chaque membre et le premier président fut M. Rosing, de Christiania, qui habitait alors Paris. Quand le nombre des membres fut plus
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- grand (il était d’environ soixante en i858), ils établirent des statuts et leur ambition grandit. L’idée leur vint, et en particulier à Wurtz, qui venait d’être nommé cette même année membre de la Société en même temps que Friedel et Perrot, de publier un Bulletin qui contint leurs propres recherches et l’analyse de tous les travaux chimiques publiés en France et à l’étranger. Au même moment, Ch. Barresavill s’occupait de réaliser la publication d’un Recueil de chimie appliquée dont la pensée lui avait été suggérée par Thénard. Son programme n’était pas exactement le même que celui de la Société chimique, mais il le complétait, s’occupant surtout de la partie industrielle.
- Wurtz fut mis en relation avec Barresavill et ils fusionnèrent leurs projets. Cependant, au début, les deux publications furent éditées séparément; l’une, intitulée Répertoire de chimie appliquée, parut en i85g sous le patronage de la Société chimique de Paris, et l’autre, nommée Bulletin de la Société chimique de Paris, publiait à part le compte rendu des séances de la Société et les mémoires de ses membres.
- Ce Bulletin nous apprend que le premier conseil de la Société chimique était ainsi composé :
- Président : Aimé Girard, conservateur des collections à l’Ecole polytechnique.
- Vice-Présidents : Friedel, conservateur des collections à l’Ecole des Mines ; Riche, chef des travaux à la Faculté des Sciences de Paris.
- Secrétaire : Collinet, préparateur au laboratoire des recherches de la Faculté des Sciences de Paris.
- Vice-Secrétaires : Jourdin, préparateur au lycée Sainte-Barbe ; Seelig-mann, du laboratoire des Gobelins.
- Trésorier : Gensoul, élève de l’Ecole normale.
- La jeune Société sentit, au moment de renouveler son bureau, le besoin de mettre à sa tête des membres dont la situation scientifique fût déjà considérable. Elle élut pour président : J.-B. Dumas ; pour vice-présidents : Pasteur et Cahours ; pour secrétaire: Wurtz; pour vice-secrétaires, Aimé Girard et F. Leblanc, et enfin pour trésorier: Cloez. C’était une révolution : de Société amicale, elle devenait l’association la plus importante de France au point de vue chimique. Dans le courant de l’année, la Société chiaiique modifia ses statuts et adopta ceux qui l’ont régie pendant plus de quarante années. De plus, par décret en date du
- 27 novembre 1864, la Société chimique de Paris fut reconnue d'utilité publique.
- Pour donner une idée de l’activité et de l’importance de la Société, nous dirons que, de i858 à 1862 inclus, elle publia, en y comprenant es procès-verbaux, 468 pages et qu’au ie,‘ janvier i863, elle comptait 142 membres résidents et 121 membres non résidents.
- La Société avait donc grandi et son Bulletin en avait subi l’influence,
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- car il comprenait, cette année-là, 6a4 pages ; mais il est juste de dire qu’il renfermât un nombre assez considérable d’extraits de travaux étrangers.
- A cette mène date paraissait, toujours sous la direction de IUrreswill et sous le patronage de la Société chimique, 1 e Répertoire de chimie appliquée. Il devait disparaître la même année par fusion complète avec le Bulletin de la Société (himique de Paris, en même temps que Barreswill entrait au conseil de la Société.
- Depuis lors, le Bulletin n’a cessé de publier les travaux de ses membres et des extraits des travaux étrangers. Il a subi un accroissement constant, que l’on peut apprécier en comparant le nombre annuel de pages qu’il a publiées à chaque époque décennale :
- En 1É60, le Bulletin contient................ 108 pages
- D70, — .............. 1.020 —
- 1880, — .............. i.3ia —
- 1É90, — .............. 1.846 —
- icoo, — .............. 2.240 —
- 1C09, — .............. 3.i 48 —
- Le nombre de pages n’indiquant pas suffisamment l’importance du Bulletin, on peit, en se plaçant à un autre point de vue, en faire ressortir la valeur. La Société chimique qui, en 1898, publiait cent soixante-six mémoires orignaux, en insérait deux cent onze dans le Bulletin pendant cours de l’anme dernière.
- Le nombre les membres a suivi une progression semblable ; la Société comptait :
- En i£6o, environ.......................... i5o membres
- D70, — 3p4 —
- 1É80, — 484 —
- D90, — 728
- itoo, — 906 —
- Enfin, à l’hiure actuelle, le nombre des membres de la Société chimique est de mille cinquante environ. Il faut y ajouter encore 4oo abonnés au Bulletin.
- Depuis quelques années, la Société chimique a fondé des sections filiales à Nancy, Lille Lyon, Toulouse, Marseille et Montpellier.
- La création de ces sections de province, ainsi que le développement pris par la Sdciété chimique, ont amené peu à peu à considérer comme indispensable la révision des anciens statuts qui ne répondaient plus aux besoins actues. Les nouveaux statuts, adoptés après mûr examen et approuvés pai le Conseil d’Etat (décret du 8 octobre 1906), comportaient une modifîcaton essentielle, bien que de forme, en ce sens que la Société
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- chimique de Paris était désormais autorisée à s’intituler Société chimique de France.
- En mai 1907, la Société chimique a célébré le cinquantenaire de sa fondation par une réunion solennelle à laquelle ont été conviés de nombreux savants de tous pays. Diverses cérémonies ont marqué cette fête, parmi lesquelles nous rappellerons la réception des délégations des diverses Sociétés étrangères, la visite de la manufacture de Sèvres et du château de Chantilly, le banquet du Palais d’Orsay, sous la présidence de M. le ministre des Affaires étrangères, etc. A cette occasion, le Gouvernement et le Parlement ont bien voulu accorder à la Société chimique, pour quelques-uns de ses membres et pour ses invités étrangers les plus illustres, un certain nombre de distinctions honorifiques, notamment dans l’ordre de la Légion d’honneur, jetant ainsi un nouveau lustre sur la Société chimique de France et consacrant officiellement l’importance de son rôle dans l’évolution de la science et de l’industrie.
- Enfin, tout récemment, la Société chimique a voulu contribuer d’une façon plus complète au développement de la confraternité scientifique internationale, en accordant le titre de membre d’honneur à quelques savants de divers pays, dont les noms sont inscrits en tête de la pléiade des chercheurs qui ont fait ou font progresser à pas de géants la science et l’industrie chimiques.
- A l’heure actuelle, la Société chimique de France occupe parmi les Sociétés scientifiques la place qu’elle mérite et qui convient à son rôle ; elle devient chaque année plus florissante et son activité s’étend peu à peu sur les domaines les plus variés. Ce rôle a d’ailleurs été mis en lumière, à plusieurs reprises, d’une façon officielle. En effet, la Société chimique a obtenu des Grands Prix aux Expositions internationales de Saint-Louis, de Liège, de Milan, de Bruxelles et de Turin. On est donc en droit d’espérer que les années futures verront l’influence de la Société chimique grandir et que ses efforts contribueront comme par le passé aux progrès de la chimie.
- INSTITUT DE CHIMIE APPLIQUÉE
- La création d’un Institut de chimie appliquée, à la Faculté des sciences de Paris, fut résolue comme répondant à la nécessité de combler une lacune qui existait dans l’enseignement de la chimie, tel qu’il est en principe donné dans nos facultés.
- Cet enseignement tend spécialement, en effet, à satisfaire au programme de connaissances exigées des candidats au grade de licencié, qu’il met par la suite en situation de se consacrer à des travaux de recherches en vue du doctorat.
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- A ce point de vue, l’enseignement de la chimie n’a subi aucune modification, mais il appelait une organisation nouvelle à l’effet d’offrir aux jeunes gens qui veulent faire de la chimie leur carrière, une instruction générale à la fois théorique et pratique.
- C’est pour répondre à cette nécessité que Friedel entreprit de poursuivre la création d’un Institut de chimie appliquée, dont le besoin s’était parti-lièrement fait sentir depuis la fermeture, en 1890, de l’Ecole de chimie pratique fondée par Frémy au Muséum d’histoire naturelle.
- MM. Liard et Darroux mirent, avec le plus louable empressement, la grande influence dont ils jouissaient, dans l’enseignement supérieur, au service de la cause entreprise par Friedel qui rencontra également de précieux concours de la part de plusieurs membres du Parlement : notamment de MM. les sénateurs Sciieurer-Kestner et Poirrier, M. le député Cochin et d’un certain nombre d’industriels, au nombre desquels M. Adrian se distingua particulièrement par l’intérêt qu’il témoigna à la création projetée.
- Cette création fut votée par le Parlement durant la session de i8p5, aux suites d’un rapport présenté par M. Delpeuch ; et le 3 novembre 1896, FInstitut de chimie appliquée fut inauguré dans l’annexe de la Faculté des Sciences, située rue Michelet, n° 3.
- Un programme d’études fut élaboré et 11’eut à subir aucune modification appréciable depuis sa mise en vigueur.
- Ce programme assigne aux études une durée de trois ans ; il comprend un enseignement théorique donné par les professeurs de la Faculté des Sciences et de nombreux travaux pratiques auxquels on consacre environ mille heures par an.
- Les travaux pratiques consistent, pendant les deux premières années, en manipulations embrassant la chimie minérale, la chimie organique et la chimie analytique. La troisième année est consacrée à des manipulations de chimie industrielle et de chimie physique.
- Les travaux sont exécutés sous la direction de chefs de travaux qui, indépendamment de la surveillance qu’ils exercent sur toutes les manipulations, ont mission de faire un certain nombre de conférences se rapportant spécialement aux travaux exécutés par les élèves.
- L’enseignement de la chimie appliquée se complète d’un cours de chimie appliquée qui, institué en l’année 1900 par l’Université, a été, le 25 janvier 1909, transformé en chaire magistrale, avec l’aide de l’Université, de la société Solvay et Cie et du Syndicat général des produits chimiques.
- Ce cours dont est chargé M. C. Chabrié, directeur de l’enseignement et professeur de chimie à la Faculté des Sciences, consiste à faire de la science industrielle, c’est-à-dire à exposer aux élèves tout ce qui, dans la science chimique, permet d’expliquer et de conduire une opération industrielle. D’une façon générale, les connaissances scientifiques susceptibles d’applications reçoivent tout le développement nécessaire à l’effet de mettre les élèves
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- en situation de se rendre exactement compte de la marche à suivre pour diriger, scientifiquement autant que pratiquement, une opération industrielle.
- Un certain nombre de leçons de langues étrangères sont données aux élèves dans le but de leur faciliter la connaissance des travaux publiés à l’étranger.
- Ajoutons que les élèves sont mis en situation d’étudier la mécanique et l’électricité, grâce à la généreuse initiative prise par l’Association des anciens Elèves de l’Institut, de rétribuer à ses frais des professeurs chargés d’enseigner ces matières.
- L’admission des élèves qui, durant les premières années de fonctionnement de l’Institut, était prononcée, à concurrence de 45 élèves, sur le vu des titres dont ils pouvaient justifier, est aujourd’hui subordonnée à un concours qui permet le classement des candidats et réserve aux plus méritants l’entrée de l’école.
- Ce concours consiste en compositions écrites et orales de mathématiques, de physique et de chimie.
- Le degré d’instruction des élèves est constaté, dans le cours de l’année, par des notes qui leur sont données par les chefs de travaux. Ces notes concourent, conjointement avec les notes obtenues par les élèves aux suites des examens de fin d’année, à l’établissement d’une note finale qui décide du classement de chaque élève et de sa capacité à recevoir un diplôme qui, s’il en est jugé digne, lui est délivré à la fin de la troisième année d’études.
- Ce diplôme qui, primitivement, était un diplôme conférant au titulaire la qualité de chimiste, a été, par décision ministérielle datant de l’année 1907, converti en diplôme d’ingénieur-chimiste.
- Les élèves de I’Institut de chimie occupent aujourd’hui, en très grand nombre, des situations lucratives dans les différentes branches de l’activité chimique ; quelques-uns d’entr’eux se consacrent également à des travaux de recherches qui leur donnent nccès au doctorat. Huit thèses de doctorat es sciences ont été, jusqu’à présent, publiées par les préparateurs et les anciens élèves qui ont en outre fait paraître, dans les périodiques de chimie, de nombreux mémoires (170 environ).
- Constatons enfin qu’après avoir été le premier collaborateur de Friedel, lors de la fondation, en 1896, du nouvel enseignement, M. C. Chabrie a ete, en 1897, nommé sous-directeur de I’Institut de chimie appliquée qui est aujourd’hui, et depuis cinq ans, placé sous sa direction.
- M. Chabrié a, dans sa fonction de directeur de cet établissement, succédé a M. Moissan, qui a eu lui-même pour prédécesseur Charles Friedel, à qui levient tout le mérite de la création de I’Institut de chimie appliquée.
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- VILLE DE PARIS
- LABORATOIRE MUNICIPAL
- Historique.
- Antérieurement à la Révolution, la surveillance de la fidélité du débit et de la salubrité des denrées alimentaires rentrait dans les attributions du prévôt des marchands de la ville de Paris, et était exercée sous son autorité par des experts spéciaux, et notamment en ce qui concernait les vins, par des experts gourmets créés par un édit du io juin 1708. Cet état de choses ne fut pas modifié lorsque la Préfecture de police fut instituée, le 12 messidor an VIII ; le préfet reçut mission de veiller à la salubrité des comestibles exposés en vente publique et chargea de ce soin des dégustateurs qui examinaient les boissons chez les débitants, ainsi qu’un service dit des comestibles qui n’a jamais fonctionné d’une façon bien efficace.
- L’inspection des denrées alimentaires ainsi organisée fut suffisante pour réprimer la fraude, tant que les fraudeurs n’employèrent que des moyens grossiers pour la pratiquer ; mais le jour vint où ils s’adressèrent à la chimie et il fallut avoir recours à la chimie pour déceler leurs manœuvres déloyales, car les dégustateurs et autres praticiens se trouvaient désarmés.
- On commença par améliorer la surveillance des laits, dont on confia l’expertise à des laboratoires ayant un caractère semi-officiel, enfin on songea à la surveillance des vins. C’était en 1878; la fuschine et autres dérivés de la houille étaient alors couramment employés pour la coloration et le commerce demandait à être protégé contre cette fraude que la dégustation était impuissante à dévoiler. M. Dumas se fit l'écho de ces justes doléances et proposa au Conseil municipal d’établir à la Préfecture de police un bureau d’essais où chaque acquéreur pourrait, moyennant une faible rétribution, trouver la certitude que son vin n’est pas falsifié. Ce vœu fut exaucé le 28 février 1877, sur la proposition de M. Delattre et le 25 mars 1878, M. Voisin, préfet de police, présenta au conseil municipal un projet d’organisation d’un bureau d’essais adjoint au service de la dégustation, ouvert aux commerçants non seulement pour l’analyse des vins, mais encore pour celle de tous les comestibles. L’organisation de ce modeste laboratoire, qui devait quelques années plus tard donner naissance au Laboratoire municipal actuel, fut confié à M. Ch. Girard.
- Protéger le commerçant était une chose utile, mais il était non moins nécessaire de sauvegarder les intérêts du consommateur, ce que les projets de MM. Dumas et Delattre n’avaient pas envisagé. MM. Darlot, Marsoulan.
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- Masse et Siel réparèrent cet oubli en demandant au conseil municipal l’admission du public en général aux bénéfices de la nouvelle organisation. I es conclusions de leur rapport ayant été approuvées, M. Andrieux, préfet de police, rendit la décision du conseil municipal exécutoire par un arrêté du io février 1881, qui est encore la base du fonctionnement du Laboratoire municipal.
- Cet arrêté rendait le Laboratoire accessible au public dans les conditions suivantes :
- « A dater du ier mars 1881, le Laboratoire municipal de chimie de la préfecture de police sera ouvert au public qui pourra, aux conditions déterminées ci-après, y faire analyser les boissons et denrées alimentaires de toute espèce et tous objets quelconques pouvant, par leur usage, intéresser la santé ;
- » Les analyses pourront être qualitatives ou quantitatives ;
- « Les analyses qualitatives, c’est à dire déterminant simplement la qualité de la substance analysée, seront gratuites ;
- » Les analyses quantitatives, c’est-à-dire portant sur les éléments composant la substance analysée, seront faites d’après un tarif fixe déterminé. «
- Le Laboratoire municipal débuta en 1881 avec un personnel composé d’un directeur, d’un sous-chef, de quatre chimistes, de trente-deux experts inspecteurs et de trois garçons de laboratoire. Par des accroissements successifs nécessités par l’importance acquise, il arriva à occuper 77 fonctionnaires en 1906.
- Les attributions du Laboratoire municipal ont été étendues à tout le département de la Seine par une délibération du conseil général, du 21 décembre 1887, confirmée par le conseil municipal le 3i décembre de la même année.
- Jusqu’à la promulgation du décret du 3i juillet 1906 complétant et rendant applicable la loi du ier août 1905 sur la répression des fraudes, le Laboratoire municipal était chargé de la surveillance des denrées alimentaires mises en vente dans le ressort de la préfecture de police ; cette surveillance était confiée aux experts-inspecteurs et les échantillons qu’ils prélevaient étaient analysés par les chimistes ; le directeur du Laboratoire, par 1 intermédiaire du préfet de police, saisissait le procureur de la République près le tribunal de la Seine des cas de fraudes qu’il avait constatés.
- La nouvelle législation qui réserve à l’Etat la répression des fraudes, laquelle était précédemment exercée par les municipalités, vint profondément modifier l’organisation du Laboratoire municipal ; les experts-inspec-teuis attachés à celui-ci lui furent retirés, la loi nouvelle établissant une incompatibilité entre le service de l’inspection et le service de l’expertise. ^ Le Laboratoire municipal n’eut dès lors plus à collaborer officiellement a la lépression des fraudes, mais il n’en continua pas moins à exercer un contrôle constant sur le commerce des denrées alimentaires. Ayant obtenu
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- à cet effet du conseil municipal son approbation, en même temps que les crédits nécessaires, il organisa un service d’achat d’échantillons de produits alimentaires mis en vente par les débitants. Ces achats sont effectués par des employés qui se présentent en simples consommateurs chez les débitants, cette manière de procéder offrant l’avantage de rendre les échantillons prélevés réellement conformes à la marchandise couramment débitée.
- La collaboration à la répression des fraudes qui, en l’année 1906, avait été retirée au Laboratoire municipal, lui fut rendue par arrêté du ministre de l’Agriculture, en date du 26 décembre 1911.
- Organisation du Laboratoire municipal.
- Personnel. — L’effectif du personnel prévu pour l’année 1912 comprend 48 personnes, savoir : 1 directeur, 2 sous-chefs, 5 chimistes principaux, 24 chimistes, 4 préparateurs, 5 manipulateurs, 5 garçons de laboratoire, 1 mécanicien, 1 commis expéditionnaire.
- Budget.— Le budget du Laboratoire municipal a été fixé à 276.147 francs.
- Fonctionnement du Laboratoire.
- Le Laboratoire municipal remplit l’office d’expert et de conseil technique du préfet de police et des différentes administrations municipales ; il s’occupe des études générales et spéciales relatives à l’hygiène publique et privée, mais plus particulièrement, suivant l’idée qui a présidé à sa création, des questions relatives à l’alimentation.
- Relations avec le public.
- Le Laboratoire procède à l’analyse gratuite (analyses qualitatives) et à l’analyse payante (analyses quantitatives) des boisssons, des denrées alimentaires et en général de tous les produits intéressant l’hygiène, déposés par le public.
- Relation du Laboratoire avec la Préfecture de Police, les Administrations municipales,
- les Tribunaux, etc.
- Le Laboratoire est chargé, en ce qui concerne la préfecture de police : de l’analyse des échantillons prélevés par le service de la répression des fraudes, de l’enlèvement des engins explosifs déposés sur la voie publique, de leur expertise et de leur destruction ; de l’inspection des théâtres en ce qui concerne les dangers d’incendies, des premières constatations dans les cas d’explosions accidentelles, de l’analyse des denrées alimentaires et autres consommées par les différents services, de l’exécution des ordonnances de police ayant trait aux matériaux employés à la confection des vases des tinés à contenir des matières alimentaires, aux artifices, ou intéressant le
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- contrôle des fosses septiques et les recherches demandées par le Conseil d’hygiène et de salubrité du département de la Seine.
- Pour la préfecture de la Seine, le Laboratoire est chargé : de l’expertise des combustibles, des produits employés par le service de la désinfection, des matières alimentaires consommées par l’Assistance publique et par les asiles, maisons de retraite, écoles, crèches, etc., des matériaux employés par la direction des travaux et le service d’architecture, du contrôle des eaux d’alimentation et du gaz d’éclairage. Pour l’administration de l’octroi, il procède à l’analyse des produits dont les droits sont contestés.
- Service des explosifs
- Depuis sa fondation, le Laboratoire municipal s’occupe de l’enlèvement, de l’expertise et de la destruction des engins explosifs déposés par malveillance sur la voie publique, dans les édifices publics et chez les particuliers, mais ce service ne fonctionne d’une façon régulière que depuis l’année 1898.
- Les engins sont transportés dans des baraquements, au nombre de quatre, installés sur les fortifications, où ils sont ouverts au moyen d’un outillage spécial permettant aux chimistes d’opérer dans des conditions de sécurité satisfaisantes.
- Inspection des théâtres
- Le directeur du Laboratoire et les sous-chefs font partie de la commission supérieure instituée par le préfet de police pour veiller à la sécurité du public dans les théâtres, concerts, etc., et de la sous-commission technique d’électricité qui a pour mission de vérifier l’installation de l’éclairage dans ces mêmes établissements.
- Organisation intérieure du Laboratoire municipal.
- Le Laboratoire municipal est placé sous l’autorité d’un directeur nommé par le préfet de police ; il est secondé dans sa gestion technique et administrative par deux sous-chefs et par cinq chimistes principaux chargés chacun de la surveillance d’une salle de travail.
- Les chimistes sont en général spécialisés dans un genre d’analyse, afin d obtenir d’eux un travail plus rapide et des résultats plus certains. Pour les analyses, ils emploient les méthodes reconnues les plus exactes et
- qu ils ne doivent ni changer, ni modifier sans l’approbation de leurs chefs.
- La rigoureuse exécution des analyses est assurée par la surveillance constante des sous chefs et des chimistes principaux et par différents contrôles.
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- Réception des échantillons.
- Quelles que soient leur nature et leur provenance, qu’ils soient déposés par le public à titre onéreux ou gratuit, qu’ils proviennent d’achats effectués par le Laboratoire, de saisies faites en exécution des ordonnances de police, qu’ils soient envoyés par le service de la répression des fraudes, par les différents services administratifs, etc., les échantillons sont remis au bureau de réception et inscrits sur des registres spéciaux ; un numéro d’ordre leur est attribué et, en aucun cas, les chimistes n’en connaissent la provenance.
- Travaux du Laboratoire municipal.
- Dès sa fondation, le Laboratoire municipal eut à s’occuper de questions qui intéressaient vivement l’opinion publique, telles que la coloration artificielle des vins et leur coupage avec des piquettes de raisins secs. Il étudia ensuite l’action des clrèches de brasserie et de distillerie employées comme fourrage, sur la santé des vaches et sur la qualité du lait ; il mit au point de nombreuses méthodes d’analyses et un grand nombre d’appareils en usage dans les laboratoires sont dus à l’ingéniosité de son personnel.
- De nombreux ouvrages et travaux ont été publiés par le Laboratoire municipal. Ces travaux intéressent spécialement les falsifications des substances alimentaires, des spiritueux, les moyens de combattre l’inflammabilité des matériaux et des décors employés dans les théâtres, les méthodes analytiques concernant l’essai des matières alimentaires, etc., etc.
- Statistique.
- Pendant les dix dernières années, le nombre des analyses effectuées au Laboratoire municipal a été de :
- 1902................................. 06.695 échantillons
- igo3................................. 38.5o2 —
- igo4................................ 38.553 —
- igo5................................. 38.280
- 1906................................ 3o./i25 —
- T907............................ —
- 1908 ................................ 20.092 —
- 1909 .............................. 30.591 —
- 1910 ................................ 26.940 —
- 1911 ................................ 27.282 —
- La diminution du nombre des échantillons analysés, qui s’est manifestée de 1906 à 1911, résulte de la mise en vigueur de la loi du ier août 1905 sur la répression des fraudes et du non agrément du Laboratoire municipal par
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- l’Etat. Nous avons vu que la collaboration du Laboratoire municipal à cette répression a été rétablie aux suites des dispositions de l’arrêté du 26 décembre 1911-
- Appendice.
- Nous croyons devoir signaler, pour terminer ce compte rendu, quelques innovations apportées par la nouvelle direction du Laboratoire municipal dans l’organisation de ce service.
- Essais rapides. — Un service dit d’essais rapides fonctionne depuis le ier janvier 1912 au Laboratoire municipal ; il a pour but de renseigner les commerçants et les consommateurs dans un délai aussi court que possible (une, deux ou quatre heures au maximum) sur la qualité des produits qu’ils achètent. Ces essais ne portent, bien entendu, que sur des déterminations essentielles. Le Laboratoire fait connaître verbalement le résultat de son appréciation aux intéressés qui, s’ils le jugent utile, peuvent faire compléter l’analyse.
- Pour donner plus de facilité au public, il est question de créer, dans différents marchés de la périphérie de Paris, un certain nombre de postes d’essais rapides.
- Chimistes-contrôleurs. — Deux emplois de chimiste-contrôleur viennent d’être créés en vue du contrôle permanent des analyses exécutées par les chimistes ordinaires. Ces chimistes-contrôleurs seront chargés en outre de l’étude des nouvelles méthodes d’analyses et des recherches spéciales.
- LABORATOIRE DE TOXICOLOGIE
- Le Laboratoire de toxicologie a été installé à la préfecture de police, en i883, grâce aux efforts du Profr Brouardel, qui avait en vue de réunir dans un service unique tout ce qui concerne la pratique des expertises de chimie toxicologique, ainsi que les recherches micrographiques ou autres qui sont le complément nécessaire de beaucoup d’expertises médico-légales.
- Depuis sa fondation, le Laboratoire a été placé sous la direction effective de M. Ogier, docteur ès sciences.
- Fonctionnement.
- Le Laboratoire est avant tout un centre de recherches scientifiques sur les questions de toxicologie proprement dites et sur les autres sciences expérimentales se rattachant à la médecine légale. En dehors de ces travaux, il est fait au Laboratoire des expertises de toxicologie ou de chimie légale, confiées par le parquet et les juges d'instruction, Enfin, le Laboratoire
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- s’occupe aussi de diverses études de chimie toxicologique demandées par la préfecture de police, par les commissaires de police, quelquefois par les administrations publiques ou encore par les particuliers qui se croient (le plus souvent à tort) victimes de tentatives d’empoisonnement. Les analyses de matières alimentaires, qui sont du ressort du Laboratoire municipal, ne sont pas traitées au Laboratoire de toxicologie, à moins que ces matières ne soient supposées contenir des poisons proprement dits, capables de déterminer des accidents aigus d’intoxication.
- Personnel.
- Le personnel comprend actuellement un directeur, un chef des travaux Chimiques, un préparateur, un manipulateur, un garçon de laboratoire.
- Laboratoire de photographie.
- >Un service photographique est rattaché au Laboratoire de toxicologie ; ce service est assuré par deux agents détachés du service des recherches. Dans cette annexe du Laboratoire sont effectués les travaux photographiques demandés par la Préfecture de Police (en dehors du service de l’identification judiciaire, dirigé par M. Bertillon) et diverses photographies, microphotographies, radiographies, etc., utiles aux expertises ou recherches médico-légales, toxicologiques et chimico-légales.
- Notes statistiques.
- Nous donnons ici quelques renseignements statistiques sommaires portant sur les expertises de toxicologie faites par le chef du Laboratoire depuis dix ans : ces notes pourront fournir des indications sur la fréquence relative des divers modes d’empoisonnements criminels ou accidentels.
- De 1900 à 1909 inclus, sur un total de 289 expertises :
- Analyses ayant fourni un résultat négatif........
- Empoisonnements par :
- Composés arsenicaux..............................
- Hydrogène arsénié................................
- Oxyde de carbone, gaz d’éclairage, atmosphères
- viciées .......................................
- Produits organiques volatils, chloroforme, benzines, acétone, etc..............................
- Acide cyanhydrique, cyanure de potassium.........
- Sels mercuriels (sublimé)........................
- Sels de plomb....................................
- Acide sulfurique, attentats par le vitriol.......
- Alcalis, sels de baryum, acide oxalique..........
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- 6
- 6
- 4
- 4
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- Acide phénique.................................... 2
- Substances abortives............................. 6
- Strychnine................................... . i3
- Morphine.......................................... 6
- Aconitine ........................................ 2
- Cocaïne........................................... 2
- Pelletiérine..................................... 1
- Composés hypnotiques divers...................... 4
- Empoisonnements alimentaires (sardines, canards,
- gâteaux à la crème, etc.)....................... 21
- Examens de taches (sang, sperme, etc.)........... 58
- Examens de médicaments (erreurs pharmaceutiques, exercice illégal de la médecine)........ 19
- Divers.......................................... 24
- § 5. — LA CLASSE 112 DANS LES SECHONS ÉTRANGÈRES
- La Classe 112 dont nous avons constaté, pour la Section française, tout l’intérêt qu’elle présente au point de vue de la science chimique, affecte au contraire, dans les Sections étrangères, un caractère plus spécialement industriel.
- Cette Classe a d’ailleurs été peu abondamment représentée dans les Sections étrangères, ainsi qu’on en pourra juger par la description qui va suivre :
- ALLEMAGNE
- La Section allemande ne contient pas de produits de collections scientifiques ; elle ne comprend, dans la Classe 112, que des appareils pour laboratoires et pour l’industrie.
- Instruments et appareils de laboratoire chimique.
- Nous remarquons, parmi les articles exposés, les appareils construits par la maison E.-A. Lentz, de Berlin, à l’usage de la médecine, de la chirurgie et pour la bactériologie ; les articles en verre d’Iéna fabriqués par la verrerie Schott et Gen, qui s’est spécialisée dans la construction d appareils de laboratoire d’une composition offrant certaines garanties de résistance aux variations brusques de température ; les appareils en quartz de la Deutsche
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- Quarzgesellschaft A.-G. Beuel, à Bonn a/B. et les appareils de chauffage pour laboratoires, de la maison Bartiiel, de Dresde.
- Appareils employés dans les industries chimiques.
- Dans cette catégorie d'appareils, nous remarquons, exposés par la Société de Dietricii et G10, de Niederbronn (Alsace), des récipients en fonte brute et émaillée, spécialement construits à l’usage des industries chimiques ; des appareils en grès pour tous usages industriels présentés par la Deutsch Steinzeugwarenfabrick für Canalisation und Chemische Industrie, de Frie-drichsfeld-B. ; des appareils à pulvériser de la firme Mühlenbanastalt Maschinenfabrik, de Dresde ; des étuves à vide construites par la maison Passburg (Emile), de Berlin.
- ANGLETERRE
- Dans la Section anglaise, nous trouvons un certain nombre de produits de collections scientifiques, des instruments de précision, des appareils à l’usage des laboratoires scientifiques et de l’industrie chimique.
- Collections scientifiques de produits chimiques.
- Parmi les produits de collections scientifiques, nous citerons, comme composant l’exposition de MM. Johnson Matthey et G° Ltd, affineurs d’or, d’argent, de platine et métaux du groupe du platine ; d’antimoine, de bismuth et de mercure, une brillante collection de métaux précieux et de métaux rares du groupe du platine : Iridium, Osmium, Palladium, Rhodium, Ruthénium.
- Constatons que cette firme, de haute et ancienne renommée, a été appelée à l’honneur d’établir pour la Commission internationale du Mètre, l’étalon original du mètre en iridio-platine, et de fournir également, par la suite, d’autres étalons identiques, à tous les pays civilisés du globe.
- Les Laboratoires Welcome, qui se consacrent spécialement à toutes recherches scientifiques susceptibles d’intéresser l’art médical, exposent des produits consistant surtout en principes végétaux qu’ils ont isolés et étudiés.
- Instruments et appareils de laboratoire chimique.
- Dans cette catégorie d’articles figurent divers appareils et instruments d’un réel intérêt scientifique.
- Le Silica Syndicate Ltd, de Londres, expose des appareils en quartz
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- fondu et transparent qu’il établit spécialement pour servir à des travaux
- scientifiques.
- Le Thermal Syndicate Ltd, à Walsend-on-Tyne, qui s’est constitué pour l’exploitation d’un procédé de fusion électrique de la silice pure, fabrique avec cette matière des appareils de toutes formes et dimensions, à l’usage des laboratoires et des industries chimiques et électriques.
- Parmi les instruments de laboratoire, nous remarquons les instruments de précision et spécialement les spectroscopes construits par la maison Hilger (Adam) Ltd, à Londres. Cette maison établit des spectographes de toutes dimensions, pour analyses et recherches industrielles. Les photographies du spectre du fer sont prises à l’aide d’un spectographe en quartz, spécialement construit en vue des analyses d’acier.
- D’une façon générale, les instruments construits par la maison Hilger(A.) intéressent la plupart des applications de l’analyse spectrale, et de la polarisation de la lumière.
- MM. Townson et Mercer, à Londres, constructeurs d’appareils de physique et chimie, exposent divers appareils employés pour l’analyse des gaz, ainsi que des appareils de physique.
- Signalons enfin un appareil dit « Tintomètre », présenté par The Tinto-meter Ltd, à Salisbury. Cet appareil, utilisé pour certaines recherches scientifiques et pour divers usages commerciaux, sert à mesurer l’intensité colorante des gaz, des liquides et des solides.
- Appareils employés dans les industries chimiques.
- Deux maisons seulement ont exposé des appareils industriels.
- La Société The Pulsometer Engineering Company Ltd, à Reading, qui construit des pompes à tous usages, des machines à glace, etc., a réalisé avec la pompe « Geryk » un type de pompe à vide qui, dans les laboratoires comme dans les établissements industriels, est apprécié pour l’étendue du vide qu’il fournit.
- Nous trouvons d’autre part, exposés par Underfeed Stoker Company Ltd, des foyers automatiques, réchauffeurs d’air, réchauffeurs d’eau d’alimentation, épurateurs d’eau, enfin un appareil désigné sous le nom « CO2 ther-moscope » qui sert au dosage rapide de l’acide carbonique dans les gaz de la combustion. Le principe du thermoscope est basé sur la mesure de l’élévation de température qui résulte de la combinaison chimique de l’acide carbonique avec la soude caustique.
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- AUTRICHE-HONGRIE
- La participation des Exposants d’Autriche-Hongrie à la Classe 112 ne répond pas, en tant que nature des produits exposés, au programme de cette Classe.
- Nous ne remarquons, en effet, parmi les produits exposés, que des produits courants de l’industrie chimique qui eussent plutôt trouvé leur place en d’autres Classes.
- Signalons toutefois, au nombre des Exposants qui ne sont que cinq en totalité: MM. le Dl Keleti et Muranyi, à Ujpest, près Budapest (Hongrie), fabricants de couleurs et de blanc de céruse, dont l'industrie, de création assez récente, a pris rapidement un grand développement. Cette maison exploite, pour la fabrication du blanc de céruse, le brevet du Dr Wultze.
- ITALIE
- L’Italie ne compte que quatre Exposants dans la Classe 112. Trois d’entre eux ont exposé du matériel scientifique et industriel, le quatrième a présenté des produits (présure et colorants pour beurre et fromage) qui n’ont aucun rapport avec le programme de la Classe 112.
- Nous citerons, comme ayant exposé des appareils de laboratoire chimique : M. Gabanna et M. Zambelli, tous deux à Turin ; puis, comme Exposant de matériel industriel : la Societa del Grès, à Milan, qui construit des pompes, ventilateurs, tuyauteries et serpentins de grès.
- § 6. — RÉSUMÉ CONCERNANT LA CLASSE 112
- Nous avons, dans les lignes qui précèdent, défini le caractère de la participation, à la Classe 112, de chaque pays exposant.
- La Section française s’est tout particulièrement distinguée par l’ampleur qu’elle a donnée à son exposition de produits de recherches scientifiques, satisfaisant en cela, de la façon la plus heureuse, à la partie principale du programme de la Classe 112.
- L’Allemagne n’apporte à cette Classe que la collaboration d’un petit nombre de maisons qui se partagent en constructeurs d’instruments et appareils de laboratoire chimique, et constructeurs de divers appareils employés dans les industries chimiques.
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- La Section anglaise, où nous trouvons un certain nombre de produits de collections scientifiques, est remarquable surtout par le nombre et l’originalité de son exposition d’instruments pour laboratoires chimiques et de matériel industriel.
- Dans l’exposition austro-hongroise, qui est de faible importance, nous ne trouvons aucune apparence de conformité au programme de la Classe visée par ces lignes.
- La Section italienne est à peu près négligeable au point de vue de ses composants de la Classe 112, celle-ci ne comprenant qu’un très petit nombre d’Exposants, tous constructeurs d’appareils scientifiques et industriels.
- Les autres nations n’ont pas été représentées dans la Classe 112.
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- CHAPITRE TROISIÈME
- LA CHIMIE INDUSTRIELLE A L’EXPOSITION Grande industrie chimique;
- Industries chimiques diverses.
- CLASSE 113
- Composition
- Hydrogène, oxygène, ozone, eau oxygénée, chlorure de sodium et industrie des salines, sulfates et carbonates de sodium, soude, soufre, acide sulfurique, sulfates et persulfates, sulfites, hyposulfites, sulfures, etc., sulfure de carbone, industrie des sels de potassium, chlore, acide chlorhydrique, hypochlorites, chlorates et perchlorates, extraction du brome et de l’iode, industrie de l’acide borique, borax, ammoniaque et sels d’ammoniaque, acide nitrique et nitrates, nitrites, calciocyanamide, phosphore, acide phos-phorique, phosphates, composés divers organiques et inorganiques, etc.
- INTRODUCTION
- La composition assignée à la Classe n3 en a fait spécialement la Classe des industries appartenant au domaine de la grande industrie chimique, ou embrassant, hors de ce domaine qui, d’ailleurs, n’a plus aujourd’hui de limites très précises, un certain nombre de branches importantes de l’activité chimique.
- Au simple énoncé des grandes productions qui composent cette Classe, on voit de suite combien l’horizon de la chimie industrielle s’est élargi, et si l’on considère avec quelque attention les applications multiples que rencontrent aujourd’hui un certain nombre de ces productions qui n’ont
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- encore qu’un court passé industriel, on voit quels espoirs on peut fonder dans l’avenir de pareilles productions.
- L’hydrogène et l’oxygène, que la classification italienne a placés en tête de la Classe qui nous occupe, ont franchi le seuil des laboratoires pour prendre rang parmi les produits industriels appelés à un avenir désormais assuré et que l’on ne soupçonnait pas, il y a peu de temps encore.
- Susceptible d’être obtenu à l’état liquide et à l’état solide, l’hydrogène rencontre en ces états d’utiles applications, notamment pour la production des basses températures. On sait, d’autre part, le parti que tire de l’hydrogène gazeux la navigation aérienne.
- On prévoyait depuis longtemps, pour l’oxygène, l’intérêt qu’il y aurait à remplacer l’air atmosphérique qui intervient dans de multiples réactions, à commencer par celle si courante de la combustion, par un air plus riche en oxygène, puisque, avec l’air atmosphérique, l’oxygène qui joue le rôle de comburant est dilué dans près de quatre fois son volume d’azote. L’oxygène n’eut donc aucune difficulté à rencontrer d’excellentes applications dans la pratique de la soudure autogène et du coupage des métaux. On commence également à s’occuper activement de l’enrichissement de l’air destiné aux machines soufflantes des hauts-fourneaux, à employer l’oxygène liquide dans les appareils respiratoires de sauvetage, à l’usage des mines, et l’on prévoit encore une nouvelle application de l’oxygène liquide, dans son utilisation pour la fabrication d’explosifs.
- L’électrolyse de l’eau permet d’obtenir l’oxygène en même temps que l’hydrogène, mais c’est surtout à l’air atmosphérique que s’adresse aujourd’hui l’industrie pour produire économiquement l’oxygène.
- La fabrication de l’oxygène, au moyen de l’air atmosphérique, offre l’avantage de produire, en même temps, de l’azote qui a trouvé un débouché des plus importants dans la fabrication de nouveaux engrais ; l’azote est à cet effet fixé, dans des fours électriques, sur le carbure de calcium que l’on convertit ainsi en cyanamide calcique.
- Le problème de l’utilisation industrielle de l’azote atmosphérique pour la production de l’acide nitrique a, d’autre part, été savamment résolu et mis au point dans plusieurs fabriques qui poursuivent et développent leur fabrication de cet acide à l’aide des éléments de l’air.
- Sans pénétrer plus avant dans le domaine des nouvelles productions dont s est enrichie l’industrie chimique depuis une quinzaine d’années, nous voyons qu’un effort considérable a été fait, dont nous recueillons le fruit dans le secours si utile que nous apportent ces nouvelles productions, auxquelles de multiples et heureuses applications ont été trouvées.
- Si, d’autre part, nous considérons quelle a été, dans le cours des dernières années, la marche de la grande industrie que caractérisent les fabrications, intimement unies autrefois, de l’acide sulfurique, de la soude et des produits collatéraux, nous voyons que son évolution, qui était longtemps restée
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- dans un état stationnaire, a repris son activité avec plus d’intensité que jamais, stimulée qu’elle a été par des découvertes qui ont eu un certain retentissement.
- C’est ainsi que, sous l’effet de la concurrence du procédé de contact, qui semblait, à un moment donné, devoir porter un coup fatal au procédé des chambres de plomb, les efforts se sont multipliés pour tirer le meilleur parti possible de celles-ci, et qu’à la faveur des importants perfectionnements qui en sont résultés, l’ancien procédé des chambres de plomb peut aujourd'hui subsister dans d’excellentes conditions de production de l’acide sulfurique, concurremment avec le procédé de contact.
- Dans l’industrie du chlore et des alcalis caustiques, de grands progrès ont été réalisés avec le secours des procédés électrolytiques qui, par l’élec-trolyse directe du chlorure de sodium ou du chlorure de potassium, permettent d’obtenir à bon marché le chlore dont la formation peut, selon les circonstances de l’opération, être combinée avec l’obtention des alcalis caustiques, des hypochlorites et des chlorates.
- Toujours à l’avant-garde de tous les progrès, la grande industrie chimique poursuit ainsi sa marche triomphale en faisant constamment appel à de nouveaux perfectionnements et en élargissant chaque année le cycle de ses opérations, dont l’importance qu’elles ont acquise est telle que l’industrie chimique, considérée dans l’ensemble de ses productions, a désormais sa place marquée au rang des entreprises industrielles les plus considérables de notre époque.
- Nous verrons, dans les lignes qui vont suivre, comment la grande industrie chimique et les industries collatérales qui forment les éléments de la Classe n3, ont été représentées dans les Sections française et étrangères.
- FRANCE
- INTRODUCTION
- La Classe n3 nous met, dans la Section française, en présence d’un groupement éminemment remarquable, autant par la nature que par l’importance des industries qui le composent, et qui répond en outre, dans une large mesure, au programme assigné à ladite Classe.
- Ci-suit la composition de ce groupement :
- i° Chlorure de sodium et industrie des salines ;
- 2° Grande industrie chimique (acides industriels et produits connexes ; alcalis caustiques et carbonatés ; ammoniaque) ;
- 3° Raffinage du soufre ;
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- 4° Phosphore et dérivés ;
- 5° Matières premières pour la parfumerie et produits divers ;
- 6° Produits chimiques médicinaux ;
- 7° Oxyde de plomb et nitrite de soude ;
- 8° Produits chimiques pour l’électricité, le nickelage, la dorure ; g0 Glycérine ; io° Caséine et sucre de lait.
- Nous passerons rapidement en revue les diverses industries ci-dessus énoncées, en indiquant par quels établissements elles ont été représentées.
- Chlorure de sodium et industrie des salines.
- L’industrie des salines est représentée, dans la Section française, par la société Solvay et Cie (i), la Compagnie Generale des Produits du Midi et par la Société des Salines de Tunisie.
- Propriétaire des salins de Rassuen, près Istres (Bouches-du-Rhône) et du Relai-Grand-Plan du Bourg (Bouches-du-Rhône), la Compagnie générale des Produits Chimiques du Midi affecte à la fabrication du carbonate de soude une partie de sa production de sel marin, et livre au commerce, à l’état de sel raffiné, le complément de sa production.
- Les salines qu’exploite la Société des Salines de Tunisie sont celles de Ras-Dimas, près Mahidia ; de Knis, près Monastir, et des îles Kerkennali, en face du port de S fax.
- La production de ces salines qui, en 1906, était de 39.000 tonnes, a considérablement progressé au cours des années suivantes ; elle était de 47.000 tonnes en 1907, de 98.000 tonnes en 1908, de 78.000 tonnes en 1909 et s’est élevée en 1910 à i43.ooo tonnes. L’année 1911 n’a toutefois pas été, pour l’exploitation tunisienne, favorable à la production du sel, que l’abondance des pluies a eu pour effet de réduire à 25.000 tonnes.
- La Société Solvay extrait l’eau salée nécessaire à sa fabrication de carbonate de soude et de sel raffiné, des concessions de mines de sel et sources salées de Flainval et de Haraucourt, qui ont ensemble une superficie de 1.669 hectares.
- La production de sel raffiné pourrait atteindre 4o.ooo tonnes.
- (1) Le nom de la Société Solvay nous convie à ouvrir, à son sujet, une parenthèse pour constater que son importante usine de Varangéville-Dombasle (Meurthe-et-Moselle) qui seule, entre toutes les usines de la Société Solvay, a participé à l’Exposition de Turin, a, bien que filiale d’une Société belge ont le siège social est à Bruxelles, tous droits acquis à la nationalité française. 11 est juste en effet e reconnaître que, par le caractère bien français qu’il a eu la délicate pensée de donner à son e a issement de Varangéville, dont la direction et le personnel sont Français, et par ses libéralités au ene ice de 1 enseignement de la chimie en France, M. E. Solvay a conquis, pour lui, des titres l^J.ef a n((tre reconnaissance, et en faveur de son usine située sur notre territoire, les droits les plus egitimes à sa complète assimilation à un établissement bien français.
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- Grande industrie chimique
- (acides industriels et produits connexes ; alcalis caustiques et carbonatés ; ammoniaque).
- La Compagnie Bordelaise de Produits Chimiques a réalisé, en 1911, pour l’ensemble de ses usines de Bordeaux, Cette et Rouen, une production d’acide sulfurique de 72.000 tonnes, en 53° B. A cette production, la Compagnie Bordelaise joint, dans le même cycle de produits, celle des superphosphates dont elle fabrique environ 220.000 tonnes par an.
- La Compagnie generale des Produits Chimiques du Midi réalise, dans son usine de Rassuen, une production de 18.000 tonnes d’acide sulfurique 53° B. Elle fabrique en outre, sur une vaste échelle, les acides chlorhydrique et nitrique, le sulfate de soude, le carbonate de soude, le chlorure de chaux, les superphosphates, etc.
- Parmi les principales productions de la Société des produits chimiques de Marseille-l’Estaque, nous citerons les suivantes : acide sulfurique, 8.000 tonnes ; acide chlorhydrique, 10.000 tonnes ; sulfate de soude brut et aiguillé, 6.900 tonnes ; soude, 620 tonnes ; hyposulfite, 755 tonnes ; sulfure de sodium, 1.725 tonnes ; superphosphate minéral, 20.000 tonnes ; engrais composés, 2.000 tonnes ; sulfate de cuivre, 3.600 tonnes.
- La Société de Marseille-l’Estaque emploie, pour la production du sulfate de soude et de l’acide chlorhydrique, par décomposition du sel marin, le four Hargreaves. Elle fabrique l’acide sulfurique par le procédé des chambres de plomb, et grille les pyrites au four mécanique.
- La Société Solvay & C'e produit à Varangéville-Dombasle, où elle occupe 2.100 ouvriers, de 3o à 35.000 tonnes de cristaux de soude, et plus de 25.000 tonnes de soude et de sels caustiques. Elle fabrique de plus, dans cet établissement, le bicarbonate de soude, l’alcali volatil.
- La Société Solvay emploie avec avantage, pour la production de l’ammoniaque, en sus des eaux ammoniacales des usines à gaz, les sous-produits des fours à coke. Elle a adopté, pour la récupération de ces sous-produits, le système de « four Semet » qui permet de réaliser, en coke, le rendement théorique du charbon, les rendements en sous-produits variant nécessairement avec la nature des charbons employés. On obtient, par tonne de coke produit, de 7 à 17 kilos de sulfate d’ammoniaque et de 18 à 70 kilos de goudron et d’hydrocarbures.
- Raffinage du soufre.
- Les raffmeurs de soufre que nous rencontrons, parmi les Exposants français, sont : la Compagnie bordelaise de produits chimiques et la Société des produits chimiques de Marseille-l’Estaque, dont nous avons déjà, sous la rubrique : grande industrie chimique, etc., signalé les principales productions.
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- CLASSES I 12 ET IIO. -- PRODUITS CHIMIQUES
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- La Société de Marseille-l’Estaque qui a breveté, il y a sept ans, un procédé de fabrication de soufre sublimé, substituant aux anciennes chambres en maçonnerie des chambres de plomb qui permettent un travail continu et plus économique, a réalisé en 1911 une production de soufre, à divers états, de 2.1/12 tonnes.
- Phosphore et dérivés.
- Le seul représentant de l’industrie du phosphore, non seulement dans la Section française, mais à l’Exposition de Turin, est la Société Coignet et Cle, qui traite les os, en vue de l’obtention des colles et gélatines, des phosphates précipités et du phosphore.
- La production de la maison Coignet comprend 3.800 tonnes de colles et gélatines, 600 tonnes de suif d’os, 260 tonnes de phosphore blanc ou rouge (sesquisulfure de phosphore) et 25.000 tonnes de superphosphates d’os, phosphates précipités, engrais composés et plâtre phosphaté.
- A cette production s’ajoute celle, moins importante, du phosphure de cuivre, de l’acide phosphorique, du phosphate de soude.
- La production du sesquisulfure de phosphore a beaucoup gagné en importance depuis quelques années, par suite de la généralisation de l’emploi de ce produit, en remplacement du phosphore blanc, dans la fabrication des allumettes inflammables par simple frottement. L’avantage de cette substitution réside dans la suppression des dangers de nécrose, auxquels étaient exposés les ouvriers travaillant dans les fabriques d’allumettes.
- Matières premières pour la parfumerie, la pharmacie, etc.
- Les Fabriques de Produits de Chimie organique de Laire ont puissamment contribué à l’introduction et au développement, en France, de l’industrie des parfums et produits connexes. Dès le début de cette industrie, la maison de Laire a pris, ou s’est assurée la propriété de nombreux brevets concernant notamment : la vanilline, le musc, l’ionone, le camphre synthétique ; elle a acquis, de plus, les brevets Bouveault pour la synthèse de l’alcool phényl-étliylique (essence de rose) et autres corps analogues. Signalons enfin les brevets qu’elle a pris pour la synthèse des gommes artificielles, à l’origine des découvertes qui en ont été faites.
- V l’Exposition de Turin, les produits exposés par la maison de Laire forment une intéressante collection de produits scientifiques et industriels, composée d’un grand nombre de corps de la série acyclique. de la série cyclique, de la série terpénique et de quelques corps hors série.
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- Produits chimiques médicinaux.
- L’industrie des produits chimiques médicinaux est représentée, dans la Classe n3, par les maisons Pointet et Girard et Ferdinand Roques.
- MM. Pointet et Girard fabriquent un très grand nombre de produits d’un emploi courant en pharmacie ; citons : les sels de quinine, les alcaloïdes, les produits physiologiques, les glycérophosphates, les sels d’iode, de brome, de bismuth, de mercure, etc.
- La production de la maison Roques comprend : le camphre raffiné, les sels d’iode, de brome, de bismuth, les alcaloïdes, les cacodylates et méthy-larsinates, etc.
- Ces deux établissements ont contribué, dans une large mesure, au développement de l’industrie des produits chimiques médicinaux en France.
- Oxyde de plomb et nitrite de soude.
- Obtenu par réduction du nitrate de soude, au moyen du plomb métallique, le nitrite de soude fournit, comme sous-produit de sa fabrication, le protoxyde de plomb ou litharge qui, par calcination sur la sole d’un four à réverbère, peut être converti en minium.
- C’est sur ces réactions que repose l’industrie de la maison A. Thibault qui fournit la majeure partie de la production française de nitrite de soude, laquelle s’élève annuellement à i.5oo tonnes obtenues par trois fabriques.
- De ce chiffre de production, on peut rapprocher la consommation mondiale de nitrite de soude, qui est évaluée à 6.5oo tonnes, et la consommation française qui est de 600 tonnes. La majeure partie de la production française est donc exportée.
- Produits chimiques pour l’électricité, le nickelage, la dorure.
- De notables perfectionnements ont été, en ces dernières années, introduits dans l’industrie des dépôts électro-métalliques. Aux formules empiriques employées autrefois dans les opérations électrolytiques, a succédé la mise en pratique de nouvelles méthodes qui reposent sur l’emploi de produits spécialement composés pour l’électrolyse, et dans lesquels n’entrent que les éléments nécessaires au bon fonctionnement de cette opération. Le cuproxyle est employé pour les bains de cuivrage rouge, la laitoiiisi/ie pour les bains de cuivrage jaune, le cyanure d'argent solubilisé pour les bains d’argenture.
- La préparation des bains de cuivrage et de laitonisage est devenue une opération des plus simples, grâce aux cyanosulfites de cuivre et de zinc : ces corps contenant une proportion bien définie de métal, permettent, par simple dissolution, de rendre au bain la quantité exacte de celui des composants qui lui manque et d’assurer ainsi la marche régulière des opérations.
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- CLASSES 112 ET Il3. --- PRODUITS CHIMIQUES
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- La pratique de l’électrolyse réclame de plus rintervention d’appareils spéciaux, et notamment de rhéostats que l’on emploie au réglage du courant dans les bains galvaniques.
- Spécialisée depuis longtemps dans la fabrication des produits et la construction des appareils répondant aux besoins de cette industrie, la maison G. Pascalis a présenté à l’Exposition de Turin, Classe n3, quelques types de ces appareils et une collection de produits et compositions diverses intéressant la pratique de l’électrolyse.
- La maison Coûteux (Charles Nicolas Sucr) a également exposé un certain nombre de produits chimiques en usage dans la même industrie et dans les arts chimiques en général.
- Industrie de la glycérine.
- Nous mentionnerons l’industrie de la glycérine, que nous trouvons représentée dans la Section française par la Société des Produits Chimiques de Marseille-l’Estaque, dont la production de glycérine atteint annuellement 1.200 tonnes.
- Caséine et sucre de lait.
- Le développement de l’industrie française des produits dérivés du lait (caséine et sucre de lait) s’affirme d’année en année, à la faveur d’un droit protecteur qui frappe, à son entrée en France, le sucre de lait étranger.
- L’année 1911 aura toutefois marqué un temps d'arrêt dans le développement de cette industrie qui a subi le contre coup d’une production laitière considérablement réduite, aux suites de la fièvre aphteuse qui a sévi avec intensité dans nos principaux bassins laitiers.
- L’industrie des produits dérivés du lait était représentée, dans la Section française, par la Société Magrini, Ponts, Rabault et Cio.
- ALLEMAGNE
- L’exposition allemande se compose, dans la Classe n3, de matériel à l usage de l’industrie chimique qui aurait plutôt sa place marquée dans la Classe 112, et de quelques productions chimiques.
- Appareils employés dans les industries chimiques.
- La Deutsche Steinzeugwaarenfabrik für canalisation und Chemische Indus-irie, a Fricdriclisfeld, et la maison Passburg, de Berlin, dont nous avons déjà constaté la participation à la Classe 112, renouvellent dans la Classe n3,
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- en en montrant les applications industrielles, l’exposition des articles de leur compétence.
- La Deutsche Steinzeugwaarenfabrik construit toutes sortes d’appareils en grès, en usage dans l’industrie chimique et notamment des appareils servant à la condensation de l’acide nitrique par le procédé Guttmann, des tours Guttmann, des boules creuses Guttmann et autres appareils employés dans la fabrication des acides sulfurique, nitrique, chlorhydrique et, d’une façon générale, dans toutes fabrications chimiques pour lesquelles l’emploi du grès est indiqué.
- La Maison Passburg, dont le séchage par le vide constitue la principale spécialité, fait encore d’autres installations intéressant l’industrie chimique et notamment des installations frigorifiques.
- Un troisième exposant de matériel industriel est I’Elektrizitats Aktien-gesellschaft, vormals Schuckert, à Nuremberg, qui construit des électri-seurs, système Schuckert, servant à la préparation de l’hydrogène et de l’oxygène par l’électrolyse de l’eau.
- Productions chimiques.
- L'industrie chimique proprement dite n’est représentée, dans la Classe 113, que par trois exposants, en l’espèce maisons importantes, mais dont l’industrie est assez spéciale ; ce sont les Maisons Allendorff, Dynamite Nobel et Marquart.
- La Maison Allendorff (A. et W .), à Schonebecli a/Elbe, fabrique sur une très vaste échelle le trinitrotoluol, produit qui trouve emploi comme explosif de guerre et à l’usage des mines ; elle livre de plus au commerce et au service de l’armée des détonateurs et toutes sortes de munitions de guerre.
- La Dynamite Aktiengesellschaft, worm. Alfred Nobel & C°, à Hambourg, est un établissement de haute importance pour la production des explosifs à base de dynamite et de trinitrotoluol.
- C’est en sa qualité de fabrique d’acide sulfurique et de sels ammoniacaux que cette firme a adhéré à la Classe n3, sans préjudice de sa participation à la Classe 116 où elle a plus particulièrement sa place, marquée, ainsi que la Maison Allendorff précitée.
- Nous citerons enfin la Maison du Dv Marquart (L.-C.), dont les principales productions consistent en sels de lithine, de bismuth, de cadmium, de cæsium et de rubidium, acide molybdique et sels, potasse et soude caustiques, et en préparations anticryptogamiques destinées au traitement des maladies des plantes et particulièrement de la vigne.
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- CLASSES 112 ET II O. -- PRODUITS CHIMIQUES
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- ANGLETERRE
- La Classe n3 est représentée, dans la section anglaise, par des appareils industriels et par quelques importantes productions chimiques.
- Appareils employés dans les industries chimiques.
- Les appareils exposés intéressent la fabrication de l’acide sulfurique (W.-J Frazer and C° Ltd), la production de l’ozone (Ozonair Ltd, à Londres) et les applications de la silice pure (The Thermal Syndicate Ltd). Nous avons déjà signalé la participation à la Classe 112 de ces trois établissements.
- Productions chimiques, soude ; acides et produits collatéraux.
- Parmi les établissements qui figurent au nombre des Exposants, nous placerons en première ligne The United Alkali Company Ltd, qui constitue une puissante Société formée de la fusion des principales fabriques de soude du Royaume-Uni.
- Cette immense association comprend une quarantaine d’usines qui emploient, en totalité, 12.000 hommes environ. La fabrication embrasse un vaste champ de la grande industrie chimique ; elle comprend principalement les productions suivantes : sel de soude, soude caustique, bicarbonate, hyposulfite, silicate de soude, potasse caustique, chlorure de chaux, chlorates, sel marin, engrais, acides sulfurique, chlorhydrique, nitrique, carbure de calcium et quelques produits dérivés de la distillation du goudron.
- Les autres industries représentées sont les suivantes :
- Acide borique et borax.
- La Rorax Consolidated Ltd, de Londres, fait, de la fabrication de l’acide borique et du borax, l’objet d’une très importante exploitation ; elle tire sa matière première des mines de borate de chaux qu’elle possède en Asie-Mi neure.
- Chlorure de sodium blanc.
- L’International Salt Company Ltd, de Londres, exploite, pour la production du sel blanc, le procédé a Tee ». Ce procédé consiste à fondre le sel gemme qui abandonne, par l’effet de cette fusion, une partie
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- 7°
- de ses impuretés. Le sel fondu est coulé dans des récipients où on le traite par insufflation d’air, dans le but d’éliminer les impuretés bitumineuses. Le sel purifié est, après repos, coulé dans des moules où il se refroidit rapidement ; il est ensuite pulvérisé.
- On compte qu’une tonne de charbon qui produisait, avec les anciennes méthodes, une tonne et demie de sel de table ordinaire, est susceptible de produire, par le procédé Tee, environ 12 tonnes de sel parfaitement raffiné.
- Sulfites et bisulfites, acide phosphorique et phosphates.
- MM. A. Boake Roberts and G0 Ltd, de Londres, sont fabricants de ces produits.
- Produits chimiques médicinaux.
- Ces produits forment la base de l’industrie de ïiie British Drlg, Houses, Ltd.
- Sels de nickel
- L’industrie du nickel et de ses sels est représentée par The Mono Nickel et C° Ltd, de Londres.
- AUTRICHE-HONGRIE
- L’Autriche-Hongrie ne compte, dans la Classe n3, que trois Exposants dont les industries intéressent, pour deux d’entre eux, les arts chimiques, et pour le troisième, les huiles minérales raffinées.
- Nous citerons, comme méritant d’être signalée, la Magnésit-Industrie und Bergbau Actiengesellschaft, à Budapest, établissement important dont l’industrie, spéciale au traitement de la magnésite, est exploitée dans deux fabriques situées à Neuberg et Arzbach (Styrie).
- BELGIQUE
- La Classe n3 ne comprend, dans la Section belge, aucun Exposant de produits chimiques. Le seul établissement ayant adhéré à cette Classe est une filiale de la Société Belge Néerlandaise de l’Aluminium.
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- CLASSES I 12 ET II3. -- PRODUITS CHIMIQUES
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- ITALIE
- La Section italienne des industries chimiques qui compte, en totalité, xg5 exposants, en a réuni 60 dans la Classe n3.
- Nous classerons ces Exposants en un certain nombre de groupements industriels, en indiquant pour chacun de ceux-ci le nombre d’Exposants qu’il comporte.
- INDUSTRIES REPRÉSENTÉES
- i° Industries électrochimiques...................
- 2° Produits de la grande industrie chimique : acides sulfurique, chlorhydrique ; sulfate de cuivre, sulfate et carbonate de soude ; soude caustique,
- silicate de soude............................
- 3° Industrie du soufre...........................
- 4° Industrie des salines.........................
- 5° Ammoniaque et sels........................
- 6° Produits de la distillation du bois...........
- 7° Industrie de l’acide borique..................
- 8° — — tar trique..................
- 9° —- de la glycérine........................
- io° — de l’acide carbonique...................
- ii° Oxyde et bioxyde de baryum..................
- 12° Produits chimiques divers......... ...........
- i3° Outremers.....................................
- i4° Produits pharmaceutiques, hygiéniques et vétérinaires ...........................................
- i5° Explosifs.....................................
- t 6° Produits pour l’incandescence................
- 170 Couleurs et vernis............................
- 180 Produits divers...............................
- Nombre
- d’exposants
- 7
- 16
- 4
- T
- 1
- 2
- 1
- 2
- 1
- 2
- 1
- 4
- 2
- 6
- r
- 2
- 1
- 6
- Nous passerons en revue les principaux établissements industriels compris dans la classification ci-dessus.
- Industries électro-chimiques.
- Nous avons, dans notre revue de l’industrie chimique italienne, souligné 1 importance que tendent à prendre, en Italie, les industries électro-chimiques. De puissantes Sociétés se sont en effet constituées pour l’exploitation des méthodes électro-chimiques.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- L'Usine électro-giiimiqüe du Dr Rossi a, jusqu’à présent, limité sa fabrication à la production du chlorate de potasse et de l’acide nitrique par l’azote de l’air. La fabrication du chlorate de potasse absorbe, dans cet établissement, 1.000 HP et fournit annuellement 5oo tonnes de ce produit, au titre en chlorate pur de 99,5 0/0.
- L’installation pour la fabrication de l’acide nitrique par l’arc électrique absorbe 4-ooo HP ; cette installation sera prochainement agrandie et portée à l’emploi de 12.000 HP.
- La production actuelle en acide à 36 et [\i Bé . est de 1.000 tonnes par an ; elle va être portée à 2.600 tonnes.
- La Société Italienne d’Electro-Çhimie, dont le siège est à Rome, dispose actuellement de 16.000 HP et a en cours d’installation 23.000 HP, qui lui sont fournis par des dérivations fluviales dont elle a obtenu la concession, ces dérivations provenant du Tirino et de la Pescara.
- Dans l’usine de Bussi (province d’Aquila), qui a commencé à fonctionner en août 1902, on produit, par l’électrolvse du sel: de la soude caustique (3.ooo tonnes par an), du chlorure de chaux (5.000 tonnes). On fabrique, de plus, le chlorate de soude, l’acide chlorhydrique, le chlore liquide, le tétrachlorure de carbone.
- On produit également, au four électrique, le ferro-silicium et le carbure de calcium.
- La Société électrique et électro-chimique du Caffaro, dont le siège est à Milan, possède à Fiumicello Urago (Brescia), une importante fabrique de soude qui a été mise en marche en l’année 1906.
- L’énergie électrique est fournie à cette fabrique par une installation hydroélectrique d’une puissance de 7.600 kilowatts, que la Société possède à Caffaro, à distance de 5o kilomètres de la fabrique.
- Le courant électrique, transporté à haute tension (4o.ooo volts), est transformé en courant à 3.600 volts et finalement converti en courant continu à 160 volts, à l’aide de quatre groupes de transformateurs.
- Le courant continu alimente les appareils électrolytiques où se produit la décomposition du chlorure de sodium.
- Le sel employé est le sel gemme de Sicile, fourni par les Salines italiennes.
- Les électrolyseurs sont du système Solvay. La soude obtenue est livrée en dissolution à 35/38° Bê ou à l’état de soude fondue. Le chlore recueilli sert à la fabrication du chlorure de chaux, de l’hypoclilorite de soude ou du chlorure de cuivre en dissolution. Enfin l’hydrogène dégagé, qui contient moins de 1 0/0 d’impuretés, est recueilli et livré à une usine de la brigade spéciale du génie où il est comprimé pour être livré en tubes aux divers parcs aérostatiques militaires.
- La Société italienne pour la fabrication de l’aluminium et autres produits de l’électrométallurgie possède à Bussi (province d’Aquila), une usine qui
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- CLASSES I 12 ET Il3. -- PRODUITS CHIMIQUES
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- dispose d’une force électrique de 5.000 HP, qui lui est fournie par la Société italienne d’électro-chimie.
- L’usine produit l’alumine au moyen de la bauxite extraite des mines de Lecce ne’Marsi, qui sont la propriété de la Société. Elle produit également l’aluminium en barres et en plaques (environ 1.000 tonnes par an).
- La Société piémontaise pour la fabrication du carrure de calcium utilise, dans son usine de Saint-Marcel (vallée d’Aoste), une force de 2.5oo à 4-000 HP. Cette usine fabrique le carbure de calcium, dont la quantité produite en excédent des besoins de sa clientèle est transformée en ealciocyanamide, au moyen de l’azote fourni par une machine Linde qui débite 125 mètres cubes d’azote à l’heure. L’usine produit de plus le ferro-silicium, le silicium ; elle emploie à leur fabrication une silice très pure titrant 98/99 0/0 SiO2. Le silicium fabriqué est fourni à la brigade spéciale du génie pour servir à l’obtention de l’hydrogène destiné au gonflement des dirigeables militaires.
- La Fabrique italienne de carbure de calcium et dérivés produit, indépendamment du carbure, l’oxyde, le sulfure et tous sels de baryum, ainsi que le sulfure de sodium.
- Grande industrie chimique
- (acides sulfurique, chlorhydrique ; superphosphates et engrais ; sulfate de cuivre, sulfate et carbonate de soude ; soude caustique, silicate de soude).
- La grande industrie chimique compte, en Italie, un certain nombre de fabriques d’acides, de soude, d’engrais et de produits anticryptogamiques, toutes fabriques en voie de grand développement.
- L’Union italienne des consommateurs et fabricants d’engrais et de produits chimiques constitue une puissante organisation qui, ayant entrepris d’unir les forces éparses des fabriques d’engrais et de produits chimiques, à l’effet d’améliorer les conditions économiques de leur existence, est parvenue à donner au groupement ainsi formé une puissance financière, en même temps qu’une autorité morale, éminemment profitables aux intérêts en jeu.
- Les fabriques, au nombre de vingt-sept à ce jour, que 1’Union des consommateurs et producteurs a groupées, ont été, par ses soins, installées d’après les principes les plus modernes. Ces fabriques sont en partie approvisionnées, en pyrites, parles mines qu’exploite I’Union italienne elle-même, à Agordo, et en phosphates, par les importants gisements de Kalaa-Djerda.
- Dans les mines de pyrites d’Agordo, l’énergie électrique a été substituée au travail manuel, de façon à réduire au minimum les frais d’extraction ; les mines forment un gisement ancien dont la production actuelle est de ao.000 tonnes par an. Les pyrites grillées servent à la fabrication du sulfate de cuivre.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- 74
- La production réalisée par l’Union italienne est de 4-ooo.ooo de quintaux de superphosphates, 2.600.000 quintaux d’acide sulfurique, 3oo.000 quintaux de sulfate de cuivre.
- Les chambres de plomb employées à la production de l’acide sulfurique ont une capacité totale de 120.000 mètres cubes; les ouvriers sont au nombre total de 6.000 pour l’ensemble des usines dépendant du groupement-
- Les produits fabriqués sont, indépendamment des superphosphates, de l’acide sulfurique et du sulfate de cuivre : les acides chlorhydrique, nitrique, phosphorique, arsénieux ; sulfates d’alumine, de magnésie, de soude, de zinc, de fer, sulfites ; phosphate de soude ; soufre à tous états, etc., etc.
- La Fédération des acides et le Consortium pour la vente du sulfate d’alumine, qui obéissent à une même direction, ont été constitués dans le but d’établir des rapports étroits entre les maisons qui ont adhéré à ces groupements et de défendre leurs intérêts communs.
- La Société Sclopis et Cie, de Turin, exploite les mines de pyrite de fer de Brosso, près d’Ivrée, dont elle extrait journellement 200 tonnes environ de pyrite à teneur en soufre de 47/60 0/0. Cette pyrite est employée, partie dans les usines de la Société Sclopis, pour les besoins de sa fabrication d’acide sulfurique, et le surplus pour la vente à d’autres producteurs.
- La Société emploie, pour le grillage de ses pyrites, les fours Hcrreshoff et Kaufmann, fours mécaniques tous deux.
- Outre l’acide sulfurique, MM. Sclopis et Cie fabriquent : les acides chlorhydrique et nitrique, les sulfates de fer, de cuivre, de magnésie, de soude, d’ammoniaque ; l’hyposulfite de soude, le superphosphate de chaux et les engrais chimiques.
- La Société Marengo, pour la fabrication des produits du cuivre, fabrique à Spinetta Marengo, faubourg d’Alexandrie :
- i° L’acide sulfurique, par grillage de la pyrite au moyen des fours mécaniques Herreshoff, et condensation des gaz dans des chambres et des tours ;
- 20 Le sulfate de cuivre dont la fabrication comprend : le raffinage et la granulation du métal brut dans des fours à réverbère, à récupération de chaleur, suivis d'oxydation du métal et dissolution dans l’acide sulfurique ;
- 3° Les superphosphates.
- La Fabrique de sels de baryum, engrais et autres produits chimiques, à Milan, est le principal producteur italien de sels de baryum à la fabrication desquels cette fabrique emploie, comme matière première, le sulfate de baryte naturel ; cet établissement joint à cette fabrication celle des acides sulfurique et chlorhydrique, du sulfate de soude, du sulfure de sodium, des superphosphates et engrais. V
- La fabrique Biffi (Antonio), à Milan, produit les acides sulfurique, chlorhydrique et nitrique ; les sulfates d’alumine, de nickel, de cuivre, de soude, le sel d’étain, l’aluminate de soude, etc.
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- CLASSES I12 ET II O.
- PRODUITS CHIMIQUES
- 70
- La fabrication de la Société Campanini et G,e se compose d’acide sulfurique, <fe sulfate de cuivre, de superphosphates minéraux et de superphosphates d’os.
- Nous remarquons encore, dans le cycle des grandes industries chimiques, la fabriqué de colle, graisse, engrais et acides de la Fabbrica Torinese ni Colla e concimi.
- Industrie du soufre.
- Les Exposants représentant cette industrie sont les suivants :
- The Phoenix Sulphuii and Refinery R. Trewhella and Son, à Catanc ; Pietro d’Agata Todero, à Catane ; Gandoline Marino, à Ovada et Societa Ligure Industria Zolfi, à Gênes.
- Nous citerons, comme industries moins largement représentées que celles qui précèdent, les industries ci-après :
- Salines.
- Les salines qui figurent au nombre des Exposants sont celles de Trapani qu’exploite la Société Esportazione Sali, de Trapani ; ces salines s’étendent tout le long de la côte sicilienne comprise entre Trapani et Marsala.
- Ammoniaque et sels.
- Le seul représentant de cette industrie est la maison Relin (M.) de Milan.
- Produits de la distillation du bois.
- Un important établissement qui exploite cette industrie est la Societa Acetati & Derivati qui, dans quatre usines qu’elle possède à Bagnasco, Maccagno, St-Maria del Taro et Novara, fabrique les acides acétiques, acétates, pyrolignites, méthylène, acétone, formaldéhyde.
- Acide borique et borax.
- Un seul exposant : maison de Larderel et Cie, à Livourne (Toscane).
- Acide tartrique.
- Deux fabriques d’acide tartrique ont participé à l’Exposition : ce sont la Fabrique Lombarde d’Acide Tartrique, à Milan, et la maison D’ Tobler (Oscar), à Agnano.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
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- Glycérine.
- L’importante firme Paganini, Villani et Cie, à Milan, qui seule représente l’industrie de la glycérine, réalise une production journalière de o.ooo kilos de ce produit, qui trouve ses débouchés dans les fabriques de dynamite et pour les besoins pharmaceutiques.
- Acide carbonique.
- Deux Sociétés représentent cette industrie dans la Classe n3. La firme Fabrique Italienne du Dr Candia réalise une production annuelle de i.boo.ooo kilos d’acide carbonique liquide. Le procédé de fabrication employé consiste à utiliser les gaz provenant de la combustion du coke qui ont servi au chauffage des générateurs à vapeur, en les faisant absorber, à basse température, par une solution de carbonate de potasse qui se transforme en bicarbonate. Celui-ci chauffé à ioo° dégage, d’une part, de l’acide carbonique à 99,8 0/0 de pureté et régénère, d’autre part, le carbonate de potasse qui, à nouveau, sert à l’absorption du gaz carbonique.
- La Société Gian Carlo Bruzzo et C°, à Gênes, exploite, pour la production de l’acide carbonique, le brevet Beherens, qui consiste à extraire cet acide des gaz produits par la combustion du coke dans des gazogènes de moteurs à gaz. Cet établissement a fabriqué, en 1911, 200.000 kilos d’acide carbonique liquide.
- Bleu d’outremer.
- Les Exposants sont : MM. Garneri et Tribaudino, à Cogoleto (Gênes) et M. Louis Dufour fils, à Gênes.
- Produits pharmaceutiques.
- Etablissement d’importance considérable, la Maison Carlo Erba, de Milan, fabrique, d’une façon générale, les produits galéniques et nombre de produits chimiques pour les usages pharmaceutiques, scientifiques et industriels ; elle a, de plus, créé de nombreuses spécialités pharmaceutiques très répandues en Italie.
- La Maison Bertarelli (Figli di Gius), de Milan, est une fabrique de man-nite, sucre de lait, sels de mercure ; elle est, déplus, l’unique fabricant italien de vermillon. ^
- Nous citerons encore, au nombre des Exposants, le Ministère des Finances, duquel relève un important laboratoire chimique qu’il nous a été donné de visiter à Turin, et qui, acheteur à l’étranger de grandes quantités de sulfate
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- CLASSES I 12 ET II3.----PRODUITS CHIMIQUES 77
- de quinine, le convertit en sels divers, pour les besoins des services de l’armée et des administrations publiques.
- Explosifs.
- Le seul exposant représentant cette industrie est la Société de la dynamite Nobel qui fabrique dans ses établissements d’Avigliana (Piémont) des explosifs et divers produits chimiques. ,
- Nous citerons, comme explosifs : la bcdistite, poudre sans fumée, adoptée par le gouvernement italien ; la lannite, poudre sans fumée, stable et insensible à l’humidité ; puis le fulmi-coton comprimé, la dynamite et la gélatine explosive.
- Les produits chimiques fabriqués par cet établissement sont : les acides, l’anhydride sulfureux liquéfié, le sulfate de cuivre, les engrais chimiques, la glycérine pharmaceutique.
- Produits pour l'incandescence.
- Industrie de création tout à fait récente, exploitée par le Dr Y. Borelli et consistant dans la fabrication des sels employés pour l’incandescence par le gaz: nitrates de thorium, cérium, aluminium, magnésium, calcium, ammonium, etc., et de manchons à incandescence.
- AMÉRIQUE DU SUD
- L’Amérique du Sud compte, dans le groupe des industries chimiques, au nombre des participants de la Classe n3 :
- Pour le Brésil : quatre exposants : Baz Brandi, à Rio-de-Janeiro (ammoniaque liquide) ; Companiiia Fiat Lux, à Rio-de-Janeiro (produits chimiques) ; Fernandes e C°, à Pernambuco (allumettes) et Morena R. Clark, à Rio-Grande do Sul.
- Pour le Pérou : deux exposants : Compania Salinera del Peru, à Lima (sel) et F. et C. Hilbek, à Piura (soufre).
- Pour l’Uru guay : un exposant : Clausen et C° à Montevideo : borax, soude et produits chimiques.
- Pour la République Argentine : six exposants : F. Juan Bascunan, à la Rioja (sel) ; Compagnia general de Fosforos, à Buenos-Aires (allumettes) ; Juan-Angel Padilla, à Jujuy (borate de chaux) ; M. José Palma, à Buenos-Aires (acides sulfurique, chlorhydrique et nitrique) ; AI. José Palma et fils, b Buenos-Aires (acides sulfurique, chlorhydrique et nitrique, sulfate et chlorhydrate d’ammoniaque) ; Alanuel Stella, à Buenos-Aires (sel naturel).
- Pour le Venezuela : un exposant: Ilermanos Parra, à Lara.
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- EXPOSITIONS ÎM'EUXATJOXALE DE TLUIX
- RÉSUMÉ CONCERNANT LA CLASSE 113
- V l’examen de la Classe n3, dans ses différentes Sections française et étrangères, nous constatons que la France a fait, parmi les nations dont les Exposants ont adhéré à ladite Classe, figure très honorable, étant donné qu’elle y a été représentée par des établissements industriels de tout premier ordre qui comptent en même temps parmi les exploitations chimiques les plus importantes.
- L’Allemagne s’est, en tant qu’industrie chimique proprement dite, abstenue de participer à l’Exposition où, hormis quelques constructeurs d’instruments de laboratoire et d’appareils industriels, nous ne la trouvons représentée, dans la Classe ii3, que par trois Exposants, dont deux fabriques d’explosifs.
- Dans la Section anglaise, la grande industrie chimique compte, au nombre de ses représentants, une puissante organisation industrielle qui, dans ses nombreuses ramifications, embrasse les productions chimiques les plus considérables. D’autres industries également importantes ajoutent à l’intérêt de la Section anglaise.
- Pour l’Autriche-Hongrie et la Belgique, nous constatons une abstention complète de la grande industrie chimique.
- La Section italienne nous révèle les immenses progrès accomplis en Italie, notamment dans les industries qui font appel aux méthodes de fabrication les plus modernes ; l’industrie électrochimique est manifestement en voie de grand développement; la grande industrie progresse également d’une façon remarquable. D’autres industries, et en particulier les productions pharmaceutiques, gagnent en importance d’année en année.
- Les autres Etats européens se sont abstenus de toute participation au groupe général des industries chimiques, à l’exception de la Russie, de la Serbie et de la Turquie, dont la participation, nulle dans la Classe ii3, est très négligeable dans les autres Classes du groupe chimique.
- Citons enfin, comme Exposants de l’Amérique du Sud, un certain nombre d’établissements industriels du Brésil, du Pérou, de l’Uruguay, de la République Argentine et du Venezuela.
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- CI lA P JT RE QU A T RIÉME
- RECOMPENSES DÉCERNÉES AUX EXPOSANTS
- Composition du Jury des Récompenses des Classes 112 et 113
- BUREAU
- Président: M. Reid (Walter F.), président de The society of
- CHEMICAL INDUSTRIES (SllITey).
- Vice-Président : M. Chabrie (Camille), directeur de l’Institut de
- chimie appliquée de l’Université de Paris. Secrétaire-rapporteur : M. Bosio (Tullio) (Turin).
- JURÉS TITULAIRES
- Argentine: MM. Ponzani (Victor), docteur (Turin).
- Toselli (Joseph), professeur (Eerrare).
- Brésil: MM. Pointet (Gaston), produits chimiques, à Paris (mem-
- bre du Jury français de la Classe 117).
- Camus, produits chimiques, à Paris.
- France : MM. Ciiabrié (Camille), directeur de l’Institut de chimie
- appliquée, à Paris.
- Poulenc (Camille), produits chimiques, à Paris. Gautier (Henri), directeur de l’École supérieure de pharmacie, à Paris.
- Talvard (Louis), produits chimiques, à Paris. Lombard (Emile), produits chimiques, à Marseille.
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- 8o
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Allemagne : MM. Metzger (Alfred), à Milan. le Dr Niettegang, à Hambourg.
- Grande-Bretagne : MM. Reid (Walter F.), président de The Society of Chemical industries (Surrey). le D1 Mollyvo Perkin (F.), chimiste à Londres.
- Italie : MM. Bosio (Tullio), à Turin. Fileti (Michel), professeur à Turin. Gabba (Louis), professeur à l’Ecole royale polytechnique (Alilan). Bizioli (Osiris), docteur à Bergame.
- Pérou : Russie : M. Stella (Auguste), ingénieur à Turin. M. Selivanoff (Théodore), professeur à l’Université, à Odessa.
- Turquie : Hongrie : M. Turin (Ernest), industriel à Turin. MM. le Dr Weith (Alexandre) , à Budapesth. de Muranyi (Ivan), à Alipest.
- Uruguay : M. Francia (Pavida), à Turin.
- Allemagne : Italie : Hongrie : JURÉS SUPPLÉANTS M. Weber (Fritz), ingénieur à Mannheim. M. AIarone (Alfred), professeur à Turin. M. Vajkai (Nandor), délégué commercial du Comité hongrois, à Turin.
- Liste des Exposants qui, par application de l’article 60 du règlement du Jury, sont mis Hors Concours en leur qualité de Juré
- ALLEMAGNE
- Elektricitats-aktiengesellsciiaft, vorm Schuckert et G°, à Nuremberg.
- A ET RIC1IE-I ION G RIE
- Keleti es Muranyi, à Ujpest (Hongrie).
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- CLASSES I 12 ET II3.
- -- PRODUITS CHIMIQUES
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- FRAIS CE
- Etablissements Poulenc frères, à Paris.
- Gautier (Armand), à Paris.
- Gautier (Henri), à Paris.
- Pointet et Girard, à Paris.
- Société de produits chimiques de Marseille-l’Estaque, à Marseille (Bouches-du-Rhône).
- Solvay et Cie, à Paris.
- GRANDE-BRETAGNE
- Borax Consolidated Limited, à Londres.
- ITALIE
- Dynamite Nobel (Société anonyme), à Turin.
- Fabrica Torinese di Colla & Concimi (Société anonyme), à Turin. Sclopis et Cie, à Turin.
- SOCIETA ANONIMA PRODOTTI ACETICI & DERIVATI, à Turin.
- Diplômes de Grand Prix
- ALLEMAGNE
- Allendorff (A. et W.), Schonebeck a/Elbe.
- Lentz (E.-A.), à Berlin.
- Muhlenbananstalt u. Masciiinenfabrik, yorm Gebrüder Seck, à Dresde. Deutsche steinzeugwarenfabrik für canalisation und chemisciie industrie, à Friedrichsfeld (Bade).
- Dynamit-Actien-Gesellsciiaft, vorm. A. Nobel & C°, à Hambourg.
- Schott Glaswerk u. Gen, à Iéna.
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- 8a
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- AUTRICHE HONGRIE
- Boroysky Karolyné, à Budapesth. Helvey (Dr Tivadar), à Budapesth.
- BELGIQUE
- Filiale de la Société belge néerlandaise de l’aluminium, à Bruxelles.
- FRANCE
- Charabot, à Paris.
- Coignet et Cie, à Paris.
- Collectivité de la Société chimique de France.
- Compagnie bordelaise de produits chimiques, à Bordeaux (Gironde). Compagnie générale des produits chimiques du Midi, à Marseille (Bouclies-du-Rhône).
- Fabrique de produits de chimie organique de Laire, à Issy-les-Moulineaux (Seine).
- Institut de chimie appliquée de l’Université de Paris, à Paris.
- Pascalis (Georges), à Paris.
- Piver et Cie, à Paris.
- Roques (Ferdinand), à Paris.
- Société chimique de France, à Paris.
- Ville de Paris : Laboratoire municipal de chimie de la Préfecture de police.
- Ville de Paris : Laboratoire de toxicologie de la Préfecture de police.
- GRANDE-BRETAGNE
- Baird & Tatlock, à Londres.
- Fraser (W.-J.) & C° Limited, à Londres.
- IIiLGER (Adam) Ltd, à Londres.
- Laboratoire Wfxcome, pour recherches chimiques, à Londres. Mattiiey, Johnson & C° Ltd, à Londres.
- Silica syndicate Ltd, à Londres. ^
- The thermal syndicate Ltd, à Walsend on Tyne.
- Townson and Mercer, à Londres.
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- CLASSES I 12 ET IIO. -- PRODUITS CHIMIQUES
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- The british drug iiolses Ltd, à Londres. The mond nickel C° Ltd, à Londres.
- Tiie united alcali C° Ltd, à Liverpool.
- ITALIE
- Biffi (Antoine), à Milan.
- De Larderel (F. et G.), à Livourne (Toscane).
- Erba (Charles) (Etablissement chimico-pharmaceutique de), à Milan. Fabrique lombarde d’acide tartrique (Société anonyme), à Milan.
- Zambelli (André-César), à Turin.
- Fédération des acides et autres produits chimiques, à Turin.
- Ministère des FinxYnces, à Rome.
- Officine elettrochimiche dott. Rossi, à Milan.
- Trewiiella et Fils, à Catane.
- Société électrique et électrochimique du Caffaro, à Milan.
- Société italienne d’électrochimie, à Rome.
- Société italienne pour la fabrication de l’aluminium et autres produits de l’électrométallurgie, à Rome.
- Société piémontaise pour la fabrication du carbure de calcium et produits annexes, à Rome.
- Union italienne des consommateurs et producteurs d’engrais et de produits chimiques, à Milan.
- Paganini, Villani & C°, à Milan.
- RÉPUBLIQUE ARGENT UNE
- Palma (Josepli-M.), à Buenos-Aires.
- Diplômes d’Honneur.
- ALLEMAGNE
- Larthel (Gustave), à Dresde. Passburg (Emile), à Berlin.
- Marquart (Dott. L. C.), à Beucl a/R.
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- 84
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- » AUTRICHE-HONGRIE
- Erdély es Szabo, à Rudapest.
- Koolajfinomitogyar Reszvenytarsasag, à Rudapesth.
- BRESIL
- Companiiia « Fiat-Lux », à Rio-de-Janeiro.
- ITALIE
- Borelli (V.), à Turin. de Poli (Henri), à Brescia.
- Dufour Fils (Louis), à Gênes.
- Fabrique italienne d’acide carbonique du D‘ Gandia, à Milan.
- Fabrique italienne de carbure et dérivés, à Rome.
- Fabrique de sels de baryum, engrais et autres produits chimiques, à Milan. Les Fils de Joseph Bartarelli, à Milan.
- Giulini Fratelli (Ditta), à Brescia (Côme).
- Lucca (Ernest), à A'ercelli.
- Russi & C°, à Ancône.
- GRANDE-BRETAGNE
- Pulsometer Engineering C° Ltd, à Reading. International Salt C° Ltd, à Londres.
- Diplômes de Médaille d’Or.
- ALLEMAGNE
- de Dietricii & C°, à Niederbronn (Alsace). Gütsckonv (H.-A.), à Eberbaeh (Bade).
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- CLASSES 112 ET IIO. --- PRODUITS CHIMIQUES
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- AUTRICHE-HONGRIE
- Medinger (J.) ES Fiai, à Lajtanjfaln (Hongrie). Magnesitipari es Banyaszati Részvénitarsasag, à Rudapest.
- FRANCE
- Hackspill, à Versailles (Seine-et-Oise). Lutz, à Paris.
- Magrini Ponis, Rabaült et Cle, à Paris. Société des Salines de Tunisie, à Paris. Thibault (Etablissements A.), à Paris.
- GRANDE-BRETAGNE
- Boake A. Roberts & C° Ltd, à Stratford. The Tintometer Ltd, à Salisbury. Underfeed Stoker C° Ltd, à Londres.
- ITALIE
- Belin (M.), à Turin.
- Bruzzo (Gian Carlo), à Gênes.
- Campanini Tito & C°, à Parme. d’Agata Todaro (Pietro), à Catane.
- Esportazione Sali Marini, à Trapani.
- Gandolin Marino, à Ovada.
- La Piemontese (Société anonyme), à Vercelli.
- Marengo (Société italienne pour la fabrication des produits du cuivre), à Gênes.
- Societa industriale Marsicana, à Rome.
- Iobler (Dott. Oscar), à Agnano (Pise).
- Garneri et Thibaudino, à Cogoleto (Gênes).
- PÉROU
- COMPANIA SALINERA DEL PeRU, à Lima.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- URUGUAY
- Clausen & C°, à Montevideo.
- Diplômes de Médaille d’Argent.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Benes Testvereck, à Gy or.
- BRÉSIL
- Baz Brandi, à Rio-de-Janeiro.
- Morena (R.) Clark, Rio Grande do Sul.
- FRANCE
- Nicolas (Charles), à Paris.
- GRANDE-BRETAGNE
- Ozonair Ltd, à Londres.
- Scott (Ernest) & C° Ltd, à Londres.
- ITALIE
- Noberasco (P. E. et C.), à Cornegliano Ligure. Pombia (E.) et Galante (E.), à Novare.
- RÉPUBLIQUE ARGENTINE
- Bascunan (Jean), à la Rioja.
- Stella (Manuel), à Buenos-Aires.
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- CLASSES 112 ET IIO.
- PRODUITS CHIMIQUES
- 8?
- VENEZUELA
- Paru a Frères, à Lara.
- Diplômes de Médaille de Bronze.
- ITALIE
- Bozzole (G.-A.), à Galliate (Novare). Conchedda (B. et C.), à Cagliari. PiTTAYiNO (Dr Laurent), à Turin.
- Tableau récapitulatif des Récompenses
- Hors Concours Diplôme de Grand Prix 1 ] Diplôme d’Honneur Diplôme de Médaille d’Or Diplôme de Médaille d’Argent Diplôme de Médaille de Bronze Diplôme de Mention Honorable Totaux
- Allemagne 1 6 3 2 )) » B 12
- Autriche-Hongrie 1 2 2 2 1 i) B 8
- Belgique )) 1 » » » » B 1
- Brésil » » 1 » 2 )) B 3
- France 6 13 » 0 1 » B 25
- Grande-Bretagne 1 11 2 3 2 )) B 19
- Italie 4 15 10 11 2 3 B 45
- Pérou » » » 1 » » B 1
- République Argentine » 1 )> » 2 » B 3
- Turquie » » » » » » B B
- Uruguay . . » » » 1 » B B 1
- Venezuela » » » » 1 B B 1
- Totaux 13 48 18 25 11 3 B 119
- Non compris les Exposants de la Collectivité de la Société chimique de France et de FInstitut de chimie appliquée
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- DEUXIÈME PARTIE
- Situation générale de l’Industrie chimique dans les pays ayant participé à l’Exposition de Turin et, d’une façon générale, dans les principaux pays producteurs
- INTRODUCTION
- Nous avons, dans notre introduction à ce travail, défini l’objet de celui-ci, en expliquant que le but auquel nous tendons est de faire connaître le développement qu’a pris l’industrie chimique dans les principaux pays producteurs, au cours des dix dernières années, et de montrer quelle est, à ce point de vue spécial, la situation comparative de ces divers pays.
- Nous aborderons l’examen de cette situation :
- i° En établissant pour chaque pays examiné la progression de ses échanges relatifs aux produits chimiques et en fixant la relation qui existe entre son commerce total et son commerce de produits chimiques ;
- 2° En montrant quelle a été, dans les pays examinés, la marche de 1 industrie chimique, et en produisant, à l’appui de nos dires, un certain nombre de chiffres exprimant l’importance des principales productions ;
- 3° Nous nous livrerons enfin à quelques appréciations pour chercher à dégager de l’examen des situations envisagées les enseignements qu’elles
- comportent.
- Nous passerons successivement en revue ci-après les diverses nations qui méritent le plus particulièrement de fixer notre attention.
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- CHAPITRE PREMIER
- SITUATION DE L’INDUSTRIE CHIMIQUE FRANÇAISE (1900-1911) IMPORTANCE DES ÉCHANGES RELATIFS AUX PRODUITS CHIMIQUES
- § I. — CLASSIFICATION DES PRODUITS DE L’INDUSTRIE CHIMIQUE D’APRÈS LES STATISTIQUES OFFICIELLES (r)
- Les statistiques officielles rangent les produits de l’industrie chimique en quatre Groupes auxquels correspondent les rubriques et compositions suivantes :
- Groupe I. — Produits chimiques. — Ce Groupe comprend :
- a) Tous les produits de la grosse industrie chimique (acides, bases, sels).
- b) Les produits chimiques extraits du goudron de houille, le celluloïd, les produits chimiques non dénommés, etc.
- Groupe II. — Teintures préparées. — Comprenant la cochenille, le kermès, les laques, l’indigo, etc.
- Groupe III. — Couleurs. — Consistant surtout en couleurs artificielles dérivées du goudron de houille.
- Groupe IV. — Compositions diverses. — Comprenant les colles et gélatines, l’amidon, la dextrine, la caséine, ainsi que quelques substances alimentaires.
- (i) Tableau général du commerce et de la navigation, vol. I, année 1910.
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- CLASSES I 12 ET HO. --- PRODUITS CHIMIQUES
- 9i
- REMARQUE SUR L’IMPORTANCE COMPARATIVE DES DEUX SUBDIVISIONS DU GROUPE DES PRODUITS CHIMIQUES (GROUPE I)
- Nous ferons remarquer qu’en ce qui concerne la division du Groupe I en deux catégories de produits, ce sont ceux de la première catégorie, qui, avec les produits de la grande industrie chimique qui la composent, donnent à ce Groupe la plus grosse part de son importance.
- Si nous prenons comme exemple l’année 1910, la valeur globale réalisée par le Groupe I, qui s’élevait à 185.251.000 francs (1) se partageait entre les subdivisions de ce Groupe à raison de i65.ooo.ooo de francs, en chiffi es ronds, pour la subdivision a et de 20.000.000 pour la subdivision b.
- Sans tenir pour négligeables les produits de la subdivision b, qui participent à la valeur globale de la Classe I pour 10,8 0/0 de cette valeur, nous n’en ferons pas état dans l’exposé qui va suivre et appliquerons aux produits de la grande industrie chimique la valeur intégrale des transactions qui portent sur l’ensemble du Groupe I.
- Dans le Groupe IV, ce sont surtout les produits assimilables à des productions chimiques : colles, amidons, dextrine, qui lui fournissent la grosse part de sa valeur. Ce Groupe s’éloigne toutefois du cadre de notre rapport, de telle sorte que nous n’aurons que fort peu à y revenir.
- I. — Importations afférentes aux divers Groupes.
- Nous avons réuni dans le graphique n° 1 (2), en les indiquant par un tracé en ligne continue, les valeurs de nos importations intéressant les trois premiers Groupes, au cours de la période de 1900 à 1910. Le Groupe IV, qui ne figure pas dans ce graphique, s’est maintenu à des valeurs comprises entre un minimum de 6 millions de francs, correspondant à l’année 1900 et un maximum de 28.543.000 francs en 1910.
- A l’examen de ce graphique, nous constatons ce qui suit :
- i° Le Groupe 1 est, en valeur absolue, de beaucoup supérieur aux trois autres Groupes.
- A titre d’exemple qui, à le répéter sur plusieurs années, donnerait lieu à la constatation d’écarts analogues, nous énonçons, dans le tableau ci-après (p. 93), la valeur des quatre Groupes, à l’importation, pour l’année 1910 :
- 0) Tableau général du commerce et de la navigation, vol. I, année 1910.
- (2) D après les tableaux du commerce et de la navigation, de J900 à 1910.
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- COMMERCE FRANÇAIS DE PRODUITS CHIMIQUES
- Graphique n° 1.
- Groupe I
- Grou ïe I
- lia
- Groupe IV
- Groupe II
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- IMPORTATIONS PAR GROUPES (1900-1910)
- EXPORTATIONS PAR GROUPES (rgoo-igio)
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- CLASSES I 12 ET IID.
- PRODUITS CHIMIQUES
- désignation de la classe POIDS EN TONNES VALEUR EN FRANCS
- Produits chimiques 916.844 185.251.000
- Teintures préparées 5.527 10 773.000
- Couleurs 14.820 9.032.000
- Compositions diverses 37.387 28.543.000 1
- De l’examen des chiffres ci-dessus, il résulte que, pour l’année 1910, le Groupe I a fourni 80 0/0 de la valeur intégrale de l’importation en produits chimique^. Cette constatation édifiante nous montre quelle sollicitude mérite notre grande industrie chimique et combien il importe de veiller avec soin à son développement ;
- 20 Du mouvement des importations des trois Groupes envisagés, se dégagent les observations suivantes :
- Groupe I. — Les importations, pour lesquelles on remarque en 1901 et 1902 un certain fléchissement, ont eu, à compter de cette dernière année, une marche ascendante très marquée. Cependant, après un mouvement de recul en 1909, il semble qu’il y ait tendance à stabilité dans les environs de 180.000.000 de francs.
- Dans la période décennale 1900-1910 inclus, la valeur des importations de ce Groupe a progressé de i35 à i85 millions. TNous établirons entre ces deux limites un parallèle encore plus frappant en constatant qu’étant donné le coefficient 100 attribué à l’année 1900, le coefficient qui répond à l’année 1910 est 187.
- Groupe II. — Les importations de ce Groupe ont diminué, passant, de 20 millions en 1900, à 11 millions seulement en 1910.
- Groupe III. — Les importations ne présentent ici aucune variation bien sensible ; notons cependant une légère tendance à augmentation au cours des trois dernières années.
- Résumé. — En résumé, nos importations globales de productions chimiques marquent une tendance presque générale à l’augmentation.
- II. — Exportations afférentes aux divers Groupes.
- Si nous consultons la deuxième partie du graphique n° 1, où nous indiquons, par un tracé en lignes pointillées, la marche de nos exportations, nous constatons que, parallèlement à ce que nous avons observé pour nos importations, la plus grande valeur de notre exportation de produits chimiques est fournie par le Groupe I. Le tableau ci-après des chiffres d exportations, pour 1910, en établit la preuve.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- 9 ^
- DÉSIGNATION DE LA CLASSE POIDS EN TONNES VALEUR EN FRANCS
- Produits chimiques 1.033.160 159.211.000
- Teintures préparées 13.009 11.695.000
- Couleurs 61.266 23.508.000
- Compositions diverses 89.688 98.723.000
- Les observations que nous suggère la façon dont se comportent, à l'exportation, les différents Groupes de produits chimiques sont les suivantes :
- Groupe I. — Les exportations du Groupe I n’ont fait qu’augmenter depuis 1900, sauf un temps d’arrêt correspondant à l’année 1908. En exprimant par des coefficients la progression observée, à l’exportation, pour les produits de ce Groupe, nous constatons qu’étant donné le coefficient 100 attribué à l’année 1900, le coefficient correspondant à l’année 1910 s'élève à 180.
- Ce résultat est naturellement très appréciable, car il nous met, en 1910, époque à laquelle les exportations sont parvenues à leur point culminant, en présence d’une situation où l’écart entre importations et exportations se réduit à 26.040.000 francs, alors que cet écart était en 1900 de 46 millions.
- Il serait éminemment souhaitable qu’un sérieux effort fût fait pour contrebalancer entièrement la prédominance acquise à nos importations.
- Groupe II. — Le Groupe II a vu, à partir de 1906, diminuer le chiffre de ses exportations qui, jusqu’à cette époque, avaient été en augmentation assez constante.
- Groupe III. — Le phénomène inverse de celui que nous venons de constater pour le Groupe II se produit pour le troisième Groupe ; c’est en effet depuis 1906 que l’on remarque ici une augmentation sensible de nos exportations. L’établissement en France de succursales de maisons étrangères 11’est pas sans avoir très vraisemblablement exercé son influence sur cette augmentation.
- Groupe IV. — Les exportations de ce Groupe croissent d’une façon satisfaisante depuis 1900.
- Conclusions. — i° En résumé, nous pouvons dire que depuis 1900, la valeur des importations et des exportations des Groupes I, III, IV a augmenté ; seules, les exportations du Groupe II sont en diminution :
- 2° La grande industrie chimique française qui se trouve comprise dans le Groupe I, semble être dans une situation assez prospère, si l’on considère que son chiffre d’exportations s’est accentué depuis 1900 d’une façon plus soutenue que son chiffre d’importations.
- Comme ce Groupe représente, par son importance et son état de développement, la plus grande partie de l’industrie chimique française, c’est de lui exclusivement que nous nous occuperons dans l’exposé qui va suivre.
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- 1
- GH \PITRE DEUXIÈME
- ACCROISSEMENT
- DE NOTRE GRANDE INDUSTRIE CHIMIQUE
- DEPUIS 1900
- INTR0DDCTI0M
- De l’ensemble des faits que nous avons exposés dans le chapitre précédent on pourrait, à priori, être porté à conclure que notre industrie chimique se trouve actuellement dans une situation bien plus prospère qu’en 1900, et que l’accroissement de nos exportations correspond à une part plus grande acquise à nos produits sur le marché mondial.
- Cependant, il n’en est pas tout à fait ainsi en réalité.
- Pour en juger, nous avons à nous rendre compte :
- i° Si l’accroissement de notre commerce de produits chimiques est proportionnel à l’accroissement général de notre commerce, ou s’il en est indépendant ;
- 20 Si l’augmentation de notre chiffre d’exportations tient à la création de nouveaux débouchés ;
- 3° Si nos chiffres d’échanges correspondent à une situation véritablement satisfaisante de notre industrie chimique ;
- 4° Il faut voir enfin si l’accroissement de notre commerce de produits chimiques est comparable ou non à celui des autres nations.
- Nous allons examiner ces diverses questions.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TÜ1IIN
- 1. — L’ACCROISSEMENT DE NOTRE COMMERCE DE PRODUITS CHIMIQUES
- EST INDÉPENDANT
- DE L’ACCROISSEMENT GÉNÉRAL DU COMMERCE FRANÇAIS
- On sait que depuis 1900, les chiffres d’importations et d’exportations du commerce français ont constamment augmenté.
- COMMERCE FRANÇAIS DE 1900 A 1910
- VALEUR GLOBALE DU COMMERCE SPECIAL (.)
- Graphique n' 2.
- S'
- §
- I
- §
- 5
- 3
- 7600
- 7400
- 7200
- 7000
- 6800
- 6600
- 6400
- 6200
- 6000
- 5800
- 5600
- 5400
- 5200
- 5000
- 4800
- 4600
- 4400
- 4200
- 4000
- 1900
- 1901
- 1902
- 1903
- 1904
- 1905
- 1906
- 1907
- 1908
- 1909
- 1910
- Importations. — - - - Exportations.
- Le graphique n° a qui montre de 1900 à 1910 la valeur des importations
- (1) Pour mémoire nous résumons ci-dessous l’interprétalion que comporte le commerce spécial d’importation et d’exportation.
- Le commerce spécial d’importation comprend :
- a) la totalité des marchandises importées en exemption définitive des droits, les marchandises ^ ^ a) h l’arrivée,
- mises en consommation ; b) les marchandises ayant \ i t*e transit,
- c’est-à-dire f acquitté les droits i b) après déclaration d’entrepôt.
- ' ’ d’admission temporaire.
- Le commerce spécial d’exportation comprend :
- ) la totalité des marchandises nationales exportées,
- ) les marchandises d’origine étrangère exportées après
- ^ a) admission en franchise. ( b) paiement des droits.
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- CLASSES I 12 ET Il3. - PRODUITS CHIMIQUES 97
- et des exportations du commerce total n’a pas besoin de commentaires ; il établit d’une façon bien nette que le commerce global français (importations et exportations) a augmenté de 53 o/o depuis 1900.
- On pourrait en conclure que l’accroissement de notre commerce de produits chimiques n’est que la conséquence logique de l’augmentation générale des échanges.
- Nous établirons ici qu’il n’en est rien et pour en justifier nous avons calculé, pour chaque année, de 1900 à 1910, le pourcentage suivant lequel les produits chimiques du Groupe I participent aux importations totales du commerce français. Les chiffres exprimant ce pourcentage sont relevés dans le graphique n° 3.
- POURCENTAGE DE LA PARTICIPATION DES PRODUITS DE LA GRANDE INDUSTRIE CHIMIQUE
- AUX IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS DU COMMERCE SPECIAL FRANÇAIS
- Graphique n° 3.
- Pourcentages
- — Importation s. •• • • Exportations.
- Au vu des courbes contenues dans ce graphique, nous pouvons conclure que :
- i° Depuis 1900, le pourcentage de nos importations de produits chimiques accuse une tendance à diminution, sauf en 1908, année exceptionnelle caractérisée par une grande diminution de l’importance de notre commerce total ;
- 20 Depuis 1900, le pourcentage de nos exportations n’a pas cessé de s accroître, passant de 2,i5 0/0 en 1900 à 2,55 en 1910, avec maximum de 2>58 en 1909.
- 7
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- 9»
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Ce graphique établit conséquemment la très bonne tenue dont a fait preuve la section des produits chimiques, au cours de la période d’accroissement général de notre commerce d’exportation, de 1900 à 1910.
- II. — CAUSES DE L’ACCROISSEMENT DE NOTRE COMMERCE DE PRODUITS CHIMIQUES
- I. Importations par provenances. — Si nous nous reportons au graphique 4, qui nous donne l’échelle comparative de nos importations, par provenances, nous pouvons faire les constatations suivantes :
- i° Seules, les importations d’Angleterre et d’Espagne ont diminué depuis 1900. (Il en est de même des Etats-Unis d’Amérique qui ne figurent pas à notre tableau) ;
- IMPORTATIONS FRANÇAISES
- DES PRODUITS DE LA GRANDE INDUSTRIE CHIMIQUE EN 1900 ET 1910 (Valeurs en millions de francs).
- Graphique n° 4.
- 1900
- 22,7 Allemagne
- 1910
- x4S
- T9ÏÏÛ
- 7,3 Belgique
- 1910
- 2£
- 1900
- 1910
- Î8,5
- 23,i
- Angleterre
- 1900
- 2,6
- 1910
- Italie
- iO,b
- Hollande
- SÛT“J| Espagne
- 1900
- 1910
- X8
- 2J
- Suisse
- 2° Au contraire, l’Allemagne a doublé son chiffre d’importations en France (de 23 à 48 millions), la Belgique a triplé le sien (7,3 à 24 millions), la Hollande l’a doublé (1,9 à 3,5 millions), celui de l’Italie est, en 1910, quadruple de ce qu’il était en 1900 (de 2,6 à 10,4).
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- CLASSES II2 ET Il3.
- PRODUITS CHIMIQUES
- 99
- II. Exportations par destinations. — L’accroissement général de nos importations pourrait faire croire à l’envahissement de notre marché par les éléments étrangers, mais, à l’examen du graphique 5, qui représente la situation comparative de nos exportations de 1900 à 1910, nous voyons que nos exportations sont, d’une façon générale, en voie d’accroissement très notable,
- EXPORTATIONS FRANÇAISES
- DES PRODUITS DE LA GRANDE INDUSTRIE CHIMIQUE EN 1900 ET 1910 (Valeurs en millions de francs)
- Graphique n 5.
- Belgique
- Hol lande
- Allemagne
- Î2.87 Angleterre
- mmm.mmm.mmmM 2/, 6
- Etats Unis
- Colonies françaises
- Espagne
- Suisse
- exception faite pour les Etats-Unis où nous n’exportons plus que io,8 millions de produits chimiques, contre i2,3i en 1900.
- Accroissement de nos exportations à l’étranger.
- Nos exportations ont presque doublé pour la Belgique (4i,5 millions en 1910 au lieu de 21,2 en 1900) ; plus que doublé pour la Hollande (37,7 au beu de 16,08) ; elles ont, pour l’Allemagne, passé de 13,17 à 32 millions,
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- IOO
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- de 12,87 à 21,6 pour l’Angleterre, de 3,i à 6,8 pour l’Espagne ; 3,25 à 6,6 pour la Suisse ; 4 à 9,4 pour l’Italie.
- Accroissement de nos exportations à destination des Colonies Françaises ; leur nature.
- Nos exportations à destination des colonies françaises ont plus que doublé en dix ans, passant de 4 millions en 1900 à un peu plus de 10 millions en 1910.
- Si nous cherchons à nous rendre compte de la nature des produits exportés dans nos colonies, nous remarquons que celles-ci nous achètent surtout de gros produits chimiques. Nous énumérons quelques-uns de ces produits dans le tableau ci-après qui, dressé pour l’année 1910, indique pour chaque produit le pourcentage de son exportation aux colonies, par rapport à l’importance de son exportation totale.
- A) Produits dont nos ventes à nos colonies représentent plus de 50 0/0 de nos ventes totales à l'exportation.
- Carbure de calcium Cendres lessivées Sulfate de potasse Sulfate de cuivre 84,9 81,4 79,2 79 78,o 74,7 Acide phosphorique Aluns Sels ammoniacaux ratïinés.... Bichromates 74 67 63 52,3 51,8 51
- Permanganate de potasse Chlorure de potassium Cyanamide calcique Ammoniaque
- B) Produits dont nos ventes à nos colonies représentent moins de 50 0/0 de nos ventes totales à Vexportation.
- Sel marin brut Chromate de plomb Sulfate de fer. Sels ammoniacaux bruts Acide chlorhydrique 43,9 43,6 39.3 36 32.3 Chlorate de potasse Hyposulfite de soude Bicarbonate de soude. Acide sulfurique 25,9 25,6 14.5 11.6
- Le tableau ci-dessus nous apprend que, pour un certain nombre de gros produits chimiques, nos colonies sont nos principaux acheteurs. Il s’ensuit que notre commerce d’exportation de ces produits ne nous donne pas l’impression d’une exportation effective, attendu que la plupart desdits produits trouvent leur débouché aux colonies, à la faveur de la protection qu’ils doivent à nos tarifs douaniers.
- En résumé, l’importance de nos échanges avec les principales nations a, d’une façon générale, augmenté depuis 1900. Notons cependant que nos importations d’Angleterre et d’Espagne ont diminué dans la proportion de
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- CLASSES 112 ET II3.----PRODUITS CHIMIQUES
- IOI
- 19,9 o/o pour 1 Angleterre et de 35,7 pour 1 Espagne. D’autre part, nous ne relevons comme étant en décroissance, parmi les nations considérées, que nos seules exportations aux Etats-Unis qui ont diminué de 12,3 o/o.
- Retenons enfin l’intérêt que nous offrent nos colonies au point de vue du débouché qu’y rencontrent un certain nombre de nos gros produits chimiques.
- III. — ÉTAT DE NOS INDUSTRIES CHIMIQUES D’APRÈS LES STATISTIQUES
- L’accroissement de notre commerce extérieur, en ce qui concerne spécialement les produits chimiques, correspond-il d’une façon effective à une plus grande prospérité de notre industrie chimique P Nous trouverons à cet égard d’utiles indications dans les recensements opérés en ces dernières années, qui nous permettront d’établir dans quelle mesure le nombre d’usines de produits chimiques et de leurs ouvriers a augmenté, entre diverses époques successives. Les recensements sur lesquels nous nous appuierons, pour en juger, répondent aux années 1896, igoi et 1906; un plus récent recensement fait en 1911 et qui intéresse d’une façon générale toutes nos productions industrielles ne devant paraître que dans quelques années, quand aura été fait le dépouillement qu’il nécessite.
- Nous indiquons dans le tableau qui suit le nombre de personnes occupées en France, dans les fabriques de produits chimiques, ainsi que le nombre d’usines existantes et l’importance du personnel affecté à chaque nature d’industrie.
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- 102
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- NOMBRE RÉPARTITION
- TOTAL d’établissements DES ÉTABLISSEMENTS
- DES PERSONNES OU TRAVAILLENT SUIVANT LE NOMBRE
- OCCUPÉES MOINS DES OUVRIERS ET EMPLOYÉS
- INDUSTRIES DE 6 PERSONNES en îyob
- _ _— - - - - —^ —
- de de plus
- 6 à 50 51 à 500 de 500
- Produits chimiques divers
- non spécialement désignés 6.800 5.500 6.800 93 106 77 13 3
- Produits pharmaceutiques... 4.800 4.100 1.800 127 71 108 18 1
- Noir animal 150 150 300 3 4 2 1
- Engrais 7.800 5.800 3.200 153 101 117 36
- Soude artificielle 6.500 5.700 4.200 22 16 11 7 4
- Raffinerie et fabrique de sou-
- fre en fleur, acide sulfu-
- reux, iode, arsenic 600 500 400 23 17 23
- Borax, acide borique 700 700 500 9 13 5 4
- Tartrates, crème de tartre.. 1.500 900 350 27 6 23 4
- Eau de Javel 350 200 150 19 8 19
- Produits photographiques .. 1.350 1.000 400 15 16 11 3 1
- Carbure de calcium 900 600 » 16 » 9 7
- Matières colorantes 1.200 1.400 1.200 20 31 13 7
- Aniline et couleurs à base
- d’aniline 1.000 l.OoO 450 7 7 1 6
- Chiffres totaux.... 33.650 27.600 19.750 534 396 419 106 9
- De l’examen de ce tableau (i) nous pouvons tirer les conclusions suivantes :
- i° Chiffres globaux. — De 1901 à 1906, le nombre d’ouvriers employés dans les usines de produits chimiques a augmenté de 6.o5o.
- D’autre part, le nombre d’usines en activité s’est accru, de 1896 à 1906, de i38 nouveaux établissements.
- D’après le dénombrement fait des usines existant en 1906, leur importance déterminée par le nombre d’ouvriers qu’elles occupent, les classe ainsi qu’il suit :
- Usines possédant de 6 à 5o ouvriers............ 419
- — — 5i à 5oo — .......... 106
- — — plus de 5oo — .......... 9
- Il est assurément regrettable que le classement des usines, auquel il a été procédé, ait prévu seulement les trois catégories ci-dessus qui ne nous
- (1) Statistique générale de la France: Résultats statistiques du recensement de la population, effectué le 4 mars 1906. Tome I, 2' partie, p. 67.
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- CLASSES I 12 ET Il3. -- PRODUITS CHIMIQUES Io3
- rendent qu’imparfaitement compte de l’effectif ouvrier correspondant à chaque catégorie.
- Quoiqu’il en soit, il apparaît comme manifeste, d’après les chiffres que nous venons d’énoncer, que les industriels français demeurent réfractaires au système des grands groupements industriels, qui fait la force de l’industrie chimique allemande. Il serait, à cet égard, profondément souhaitable que les enseignements qui nous viennent de la comparaison des industries chimiques des deux pays portassent leur fruit dans un avenir prochain ;
- 2° Examen des chiffres statistiques. — Si nous détaillons les chiffres statistiques portés à notre tableau, nous observons ce qui suit :
- A) La grosse industrie chimique, comprise sous la rubrique : « Produits chimiques divers non spécialement dénommés » est stationnaire au point de vue du personnel qu’elle occupe, mais le nombre de ses usines ayant diminué de treize, depuis 1896, nous pouvons en conclure que les usines de moindre importance ont disparu devant la concurrence qu’elles ont rencontrée entre temps.
- B) Notons le grand développement pris par l’industrie des engrais :
- En 1896 les fabriques d’engrais, au nombre de 101, occupent 3.200 ouvriers
- En 1906 — — — i53 — 7.800 —
- C) Les industries de la soude, du soufre en fleur, de l’arsenic, de l’iode, des hypochlorites, du carbure de calcium, accusent une situation prospère.
- D) Un peu en dehors du cadre de notre rapport, nous remarquons l’augmentation d’importance qu’acquièrent les industries des produits pharmaceutiques, de l’acide tartrique et des produits photographiques.
- E) Enfin, il nous faut regretter la décroissance du nombre d’usines et d’ouvriers de l’industrie des matières colorantes, ainsi que l’état stationnaire de l’industrie de l’aniline et de ses dérivés.
- Résumé. — Ce bref aperçu statistique nous montre que, sans être en état de grand développement, l’industrie chimique française suit une marche ascendante.
- IV. — L’ACCROISSEMENT DE NOTRE INDUSTRIE CHIMIQUE PENDANT LA PÉRIODE 1900-1910, EST-IL SATISFAISANT ?
- L examen raisonné que nous venons de faire des documents officiels intéressant les questions que nous avons abordées, nous fait conclure à une légère augmentation de l’importance de notre industrie chimique pour la période 1900-1910.
- Pouvons-nous nous déclarer satisfaits du résultat acquis ?
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-
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- io4
- Un parallèle sera, à ce sujet, utilement établi entre la France, l’Allemagne et l’Angleterre, en faisant à cet effet intervenir, pour ces trois pays, leurs
- COMMERCE DES PRODUITS CHIMIQUES EN ALLEMAGNE,
- EN ANGLETERRE ET EN FRANCE
- AU COURS DES PÉRIODES 1890-1900 ET 1900-1910
- Graphique tV 6.
- 1250- 1200-1150-1100 - 1050 -
- <0 1000 -
- <0 £ 950 -
- 900 -
- § 850 -
- 800-
- «0 7,50-
- <c> 700 -
- ç 650 -
- 600 -
- 550 -500-
- CO
- n> 4*50 -
- § 400-
- s 350 -
- 0» 300 -
- <0 A) 250 -
- 200 -
- 150 -
- § 100 -
- 50 -
- ANNÉES
- Î22144Z50Ù
- Allemagne
- dnmooo
- 581623.750.
- 662.557.500/
- /
- 302.637.500
- 130.920.000
- *440.44^ m20c
- 7.500
- 3.500
- Angleterre
- 526.543.600
- 428.905.950
- France
- 399.470.000
- 1890 1900: 1910 1890 1900 1910 1890 1900 1910
- —Importation -—Exportation xx^/mportation et exportation totalisées
- chiffres respectifs d’importation et d’exportation de produits chimiques, pour les années 1890, 1900, 1910 (1).
- (1) Ces chiffres ont été obtenus en relevant à l’importation, comme à l’exportation, les valeurs de chacun des produits répondant à la classification de la statistique française : produits chimiques, teintures préparées, couleurs.
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- CLASSES I 12 ET Il3. -- PRODUITS CHIMIQUES Io5
- En additionnant ces chiffres, nous obtenons un total qui exprime, pour chaque pays considéré, la valeur de son commerce global de produits chimiques. Ces résultats sont consignés dans le tableau ci-dessous :
- — 1890 1900 1910
- /importation.... Allemagne... .s Exportation.... 139.920.000(1) 141.181.250 410.202.500
- 302.637.500 440 442 500 811.245.000
- ( Total 442.557.500 581.623 500 1.221.447.500
- /importation ... 204.759.725(2) 138.975.925 (3) 185.139.750
- Angleterre.... Exportation . .. 224.146.225 231.787.750 341.403 850
- [ Total.... 408.905.950 370.763.675 526.543.600
- /importation.... France 'Exportation.... 119.961.000 (4) 157.19.‘.074 205.056.000
- 92.411.000 116.003.620 194 414.000
- [ Total 212.372.000 273.195.694 399.470.000
- Si nous exprimons en pourcentage correspondant la marche du commerce des trois pays considérés, au cours des périodes successives de 1890 à 1900 et de 1900 à 1910, nous trouvons que ce pourcentage s’établit comme il suit :
- Allemagne
- Angleterre
- France
- 1890-1900 i3i 0/0
- 1900-1910 210 0/0
- 1890-1900 86 0/0
- 1900-1910 142 0/0
- 1890-1900 128 0/0
- 1900-1910 i46 0/0
- De l’examen des données ci-dessus, il résulte que les plus ou moins-values réalisées par les trois pays ont été les suivantes:
- Allemagne j France |
- Plus-value de 3i 0/0 pour la période 1890-1900
- — 110 0/0 — 1900-1910
- Plus-value de 28 0/0 pour la période 1890-1900
- — 46 0/0 — 1900-1910
- Enfin l’Angleterre qui, pour la période 1890-1900 présentait une moins-value de i4 0/0, accuse pour la période décennale 1900-1910 une plus-value de 42 0/0.
- (a-3) Chiffres du rapport de M. Haller. Exposition Paris 1900.
- (4) Moyenne décennale du commerce français, au cours de la période 1887-1896.
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- io6
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- La plus-value acquise à la France ne peut être considérée comme entièrement satisfaisante, d’autant qu’elle se partage, presque à parties égales, entre les importations et les exportations, tandis que l’accroissement du commerce allemand porte surtout sur les exportations qui prédominent également dans le cas de l’Angleterre.
- L’industrie chimique française est certainement capable d’un plus grand effort.
- L’exemple de l’Angleterre, qui, après un recul assez considérable, a reconquis le terrain perdu et pris sur sa position antérieurement occupée une avance appréciable ; celui de l’Allemagne qui, dans l’espace de dix ans, a doublé le chiffre de son commerce de produits chimiques, nous donnent la mesure des efforts accomplis en ces dernières années par ces deux pays et nous édifient surtout sur la prodigieuse activité dont font preuve les industriels allemands.
- Ces exemples nous avertissent du danger que nous courons à voir le domaine commercial de nos voisins indéfiniment autant qu’immensément grandir, car il est évident que nous en subissons le contre-coup fatal dans la situation qui en résulte pour le développement de nos débouchés. A ce point de vue, les exemples cités méritent que nous leur prêtions la plus sérieuse attention.
- CONCLUSIONS
- La conclusion que nous tirerons de l’examen auquel nous nous sommes livré, est que l’industrie chimique française ne progresse pas avec toute l’activité désirable ; l’accroissement de son commerce, visible dans le chiffre de ses échanges, n’est certainement pas suffisant, au regard de celui de ses rivaux.
- Cette situation nous commande de faire un nouvel et énergique effort pour augmenter notre puissance de production, et pour aboutir, avec le secours de méthodes de fabrication rationnelles, avec le perfectionnement de notre personnel technique, et la concentration de toutes les énergies, à produire à meilleur marché, de manière à pouvoir, avec chances de succès, affronter la lutte, sur le terrain commercial, dans tous les pays du monde.
- Nous tâcherons de montrer, dans le chapitre qui va suivre, sur quels points spécialement doivent porter nos efforts.
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- CHAPITRE TROISIÈME
- REVUE ANALYTIQUE DES PRODUCTIONS DE L’INDUSTRIE CHIMIQUE FRANÇAISE
- 1900-1910
- S i. — MATIÈRES PREMIÈRES MINÉRALES
- I. — Soufre.
- Il existe, en France, quelques mines de soufre situées dans le département du Vaucluse qui en fournit 80 o/o de la production française, et dans le département des Basses-Alpes qui concourt à cette production dans la proportion de 20 o/o (i).
- Ces exploitations sont peu importantes : elles n’alimentent que deux usines qui, d’après le recensement de 1906, n’occupent au total que cinquante ouvriers.
- Le soufre nous vient en majeure partie d’Italie et d’Espagne. En 1910, les quantités importées ont été les suivantes (2) :
- A) Soufre non épuré, minerai compris ; poids en tonnes :
- Italie........... 99.880 \
- Espagne.......... 68.814 l
- Etats-Unis....... 16.236 ) Total : 201.376 tonnes
- Portugal............. 10.670 \
- Autres pays .... . 5.875 j
- B) Soufre épuré................................ i38 tonnes
- C) Soufre sublimé.............................. 760 tonnes
- (0 Statistique générale de la France. Résultat du recensement du 4 mars 1906. (a) Tableau général du commerce et de la navigation, année 1910, vol. I.
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- io8
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Notons, parmi les importations ci-dessus énoncées : i6.236 tonnes de soufre américain. Les Etats-Unis qui, pour l’extraction du soufre, exploitent le procédé Frash, sont devenus exportateurs depuis 1904 ; on voit, que, dans l’espace de six ans, ils ont acquis une place assez importante sur notre marché.
- Une partie du soufre importé est réexportée, soit à l’état non épuré, soit après épuration faite. On trouve aux sorties :
- 13.799 tonnes de soufre non épuré (dont 7.224 tonnes à destination de l’Angleterre) ;
- 1.267 tonnes de soufre épuré ou en canon ;
- 9.598 tonnes de soufre en fleurs.
- L’industrie du raffinage et de la sublimation du soufre existe surtout dans le Midi de la France où nous voyons les Bouches-du-Rhône participer à la production totale de la France dans la proportion de 27 0/0, l’Aude à raison de 18 0/0 et l’Hérault pour 8 0/0.
- II. — Pyrite.
- En 1909, la production mondiale de pyrites était la suivante :
- Espagne.. Portugal. . France . . .
- Suède....
- Allemagne Italie...
- 2.65o.ooo tonnes 4oo.000 —
- 273.221 —
- iôo.ooo — iôo.ooo — i3o.ooo
- La production de pyrite française est en grande partie fournie par les mines de Saint-Bel (i) qui, en 1909, ont livré 2 5o.ooo tonnes ; 4i 0/0 de cette quantité ont été employés par la Société de Saint-Gobain ; le surplus a été, en majeure partie, absorbé par les fabriques françaises et d’Alsace-Lorraine. On prévoit que les mines de Saint-Bel seront épuisées dans un délai d’une trentaine d’années.
- En 1910, nos importations de pyrites se sont élevées à 309.388 tonnes fournies par l’Espagne.
- III. — Chlorure de Sodium.
- L’industrie du sel occupe en France 3.5oo ouvriers. Les chiffres statistiques relatifs à cette industrie ont été établis pour l’année 1906 (2) comme il suit :
- (1) Statistique de l’industrie minérale et des appareils à vapeur, en France et en Algérie, pour 1909,
- (2) Recensement de mars 1906.
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- CLASSES 112 ET II3. --- PRODUITS CHIMIQUES
- I09
- NOMBRE d’oüvhiers NOMBRE d'usines USINES DE 6 A 50 OUVRIERS USINES DE 51 A 500 OUVRIERS
- Salines et*mines de sel gemme. 1.330 26 19 7
- Marais salants 1.800 16 13 3
- Raffineries de sel 330 14 14 » 1
- Les salines et mines de sel gemme ont leurs principaux centres d’exploitation en Meurthe-et-Moselle, où l’on obtient 74 0/0 de la production réalisée en France, et dans la Haute-Saône qui participe à cette production dans la proportion de 7 0/0.
- CHLORURE DE SODIUM
- PRODUCTION 1900-1910
- Graphique n° 7.
- Les principales raffineries de sel sont situées dans le Nord (20 0/0), la Loire-Inférieure (17 0/0), la Meurthe-et-Moselle (9 0/0).
- La production du sel gemme et du sel marin a suivi, de 1890 à 1908, la marche représentée par le graphique n° 7 dont le tracé indique que la production du sel gemme poursuit une marche nettement ascendante,
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- I io
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- tandis que celle du sel marin est sujette à des variations souvent considérables.
- i° Sel gemme. — En 1909, on comptait quarante-cinq concessions qui ont produit 226.000 tonnes de sel raffiné et 110.000 tonnes de sel brut, soit, au total 337.000 tonnes, qui se partagent en 3o2.ooo tonnes fournies parles mines de l’Est et 35.000 tonnes pour celles du Sud-Ouest (1).
- Il convient d’ajouter à cette production la quantité de sel existant en dissolution dans les eaux saturées (372.000 tonnes) dont il est fait usage en Meurthe-et-Moselle pour la fabrication de la soude.
- La Meurthe-et-Moselle, où vingt-trois usines sont en activité, entr’autres celles de Saint-Nicolas, Varangeville, Rosières, Saint-Laurent, Flainval, est le principal centre de l’exploitation du sel.
- CHLORURE DE SODIUM BRUT
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Voids en milliers de tonnes)
- Graphique n° 8.
- ^ &> — — — 133 P" 145 • ÎÎ7 m 141 m ,152 --I 1 125* 1 133 fmm 1 1 1
- 1900 1901 1902 1903 1905 •1905 1906 1907 1908 1909 1910
- Cette région a en effet fourni, en 1909, la totalité du sel brut (110.000 tonnes) et i36.ooo tonnes de sel raffiné: ensemble 2/17.000 tonnes, sans tenir compte des eaux saturées employées à la fabrication de la soude dans les trois usines de Dombasle, de la Madeleine et de la Meurthe.
- En dehors de la Meurthe-et-Moselle, les départements qui possèdent des salines sont, dans la région de l’Est : le Jura, le Doubs et la Haute-Saône ; et dans le Sud-Ouest : les Landes, les Basses-Pyrénées ;
- 20 Sel marin. — On comptait en France, en 1909, 14.000 hectares de
- (il Statistique de l’industrie minérale.
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- CLASSES 112 ET II3, -- PRODUITS CHIMIQUES III
- marais salanls, appartenant à six départements situés sur la Méditerranée et à cinq départements sur l’Atlantique (i).
- La région du Midi a réalisé en 1909 une production de 332.000 tonnes, en augmentation de 32.000 tonnes sur l’année 1908; 80.000 tonnes ont été affectées à la fabrication du carbonate de soude dans les usines des Bouches-du-Rhône.
- Les marais de l’Est ont produit 72.000 tonnes.
- Total de la production: 4o/|.ooo tonnes.
- Nous signalerons, en outre, les exploitations entreprises en Tunisie, en 1896, qui sont en voie de très grand développement.
- En 1910, nous avons importé (2) :
- i° 43.906 tonnes de sel brut tirant leur origine, pour moitié, des colonies françaises, et pour le surplus de l’Espagne et du Portugal;
- 20 Nous avons, de plus, importé 449 tonnes de sel raffiné blanc.
- A l’exportation, nos ventes de sel brut sont, comme l’indique le graphique n° 8, très irrégulières; elles atteignent une moyenne de iSo.ooo tonnes par an.
- CHLORURE DE SODIUM RAFFINÉ
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en milliers de tonnes).
- Graphique n° 9.
- <!
- 33 il»
- En sel raffiné, nos exportations sont, depuis 1900, en décroissance ; après un léger relèvement des quantités exportées en l’année 1906, la marche décroissante continue (graphique n° 9).
- IV. — Autres productions.
- Parmi les autres productions minérales, nous citerons :
- Le sulfate de baryte, dont il a été extrait i4-in tonnes en 1909;
- Le phosphate de chaux, dont l’extraction a atteint 397.908 tonnes en 1909.
- (0 Statistique de l’industrie minérale.
- (2) Tableau du commerce et de la navigation, 1910, vol. 1.
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- I 12
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- II. - PRODUCTIONS DE LA GRANDE INDUSTRIE CHIMIQUE
- Nous passerons en revue les produits de la grande industrie chimique française, en les classant dans l’ordre suivant :
- I. — Acides et sels;
- II. — Alcalis et matières premières ;
- III. — Engrais;
- IV. — Gaz comprimés ;
- V. — Produits électro-chimiques ;
- VI. — Produits divers.
- I. — Acides et sels.
- I. — Acide sulfurique. — On compte, en France, 73 établissements producteurs d’acide sulfurique.
- Parmi ces établissements :
- i° Deux usines, l’une à Lyon, l’autre à Marseille emploient le soufre comme matière première ;
- 20 Deux autres usines, l’une à Auby (Nord), l’autre à Yillefranche (Aveyron), utilisent la blende ;
- 3° La Compagnie de Saint-Gobain exploite pour notable partie de sa production d’acide sulfurique, le procédé par contact, de la Badische anilin und soda fabrik ;
- 4° Les Etablissements Malétra et les Etablissements Kuhlmann emploient le procédé de contact Grillo-Schrœder.
- D’après les documents que nous avons pu recueillir, les usines françaises ont produit en 1910, en acide sulfurique 53° B., les quantités suivantes :
- Société de Saint-Gobain (19 usines).................... 64o.ooo tonnes
- Kuhlmann (5 usines)........................................ 137.500 —
- Compagnie bordelaise de produits chimiques (2 usines).. . 60.000 —
- Société des produits chimiques de Saint-Denis............... 4o.ooo —
- Etablissements Malétra (3 usines)...................... 39.000 —
- Les Fils de Salles (2 usines)............................... 37.000 —
- Phospho-guano (2 usines).................................... 3o.ooo —
- Région de Paris................... 35.5oo —
- — du Nord................... 76.000 —
- i — du Nord-Ouest............... 32.5oo —
- I — de l’Est.. ............ 11.000 —
- Divers producteurs — du Centre................... 84.000 —
- J — de l’Ouest................. io5.ooo —
- I — du Sud-Ouest................ 19.000 —
- — du Sud.................... 74.000 —
- Au total
- 1.420.600 tonnes
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- CLASSES 112 ET Il3. - PRODUITS CHIMIQUES Il3
- La production indiquée ci-contre suffît-elle à nos besoins ? Nous répondrons par la négative, car, mettant en parallèle la quantité produite avec les chiffres de nos importations et exportations, nous en déduisons, que les
- ACIDE SULFURIQUE
- IMPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 10.
- ACIDE SULFURIQUE
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 11.
- 3518 mmt\ 1 13355 IBS! 1 1 1 1 1 1 l ! 1 ! 3m |B» 1 s 1 1 1 Ï353 bb! l 1 1 1 1 ms 1 B | E ! 1 1 1 1 1 1 1 1 1 8228 Ib b ( 3512. Bal 1 1 3527* ® a I $632 B B « ! 1 1 1
- 1900 1901 1902 1903 1905 1905 1906 1907 1908 1909 1910
- besoins réels de la France, expidmés par l’importance de sa production U-42o.5oo tonnes) augmentée de ses importations (13.177 tonnes) et diminuée de ses exportations (4.632 tonnes) se traduisent par 1.429.045 tonnes.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- n4
- Remarquons en outre que, tandis que nos importations d’acide sulfurique ont été en augmentation à peu près constante (graphique n° io), sauf en 1906 où il s’est produit un important mouvement rétrograde, nos exportations, au contraire, témoignent d’une grande hésitation dans leur marche ; elles ont énormément fléchi de 1904 à 1907, mais depuis lors, il est vrai, elles accusent une tendance à relèvement (graphique n° 11).
- SULFATE DE CUIVRE
- IMPORTATIONS 1900-1910 (Poids en milliers de tonnes).
- Graphique n° 12.
- 20 13 1A 2l\ 119 14 9,3 16 10,7 110,5
- 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910
- II. — Sulfate de cuivre. — Les importations de sulfate de cuivre (graphique n° 12) varient du double au sextuple de l’importance des exportations (graphique n° i3), les importations observant une marche parallèle aux besoins de l’agriculture française.
- Nos exportations croissent et, fait à noter, les quantités exportées sont, en majeure partie, absorbées par nos colonies : 36.595 quintaux de sulfate de cuivre ont été, en effet, expédiés aux colonies, sur 46.290 quintaux importés en France en 1910.
- Signalons enfin, pour le sulfate de cuivre importé, la presque exclusivité
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- CLASSES 112 ET Il3. -- PRODUITS CHIMIQUES Il5
- de son origine anglaise, ce qui trouve d’ailleurs son explication dans le fait que l’Angleterre est maîtresse du marché du cuivre. Les importations, en 1910, s’étant élevées au total de 104.574 quintaux, l’Angleterre figure, dans ce chiffre pour 101.970 quintaux.
- SULFATE DE CUIVRE
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en milliers de tonnes).
- Graphique n° 13.
- ACIDE CHLORHYDRIQUE
- IMPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 1U.
- III. — Acide chlorhydrique. — Nos graphiques accusent, pour notre commerce d’acide chlorhydrique, deux étapes.
- De 1900 à 1905, les importations (graphique i4) ont une allure hésitante et tendent à une baisse, tandis que nos exportations marchent à leur apogée fiuils atteignent en 1905 (graphique n° i5).
- Pour la deuxième étape, nous constatons le phénomène inverse : augmentation des importations, diminution des exportations.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- I I 6
- Nous nous trouvons ainsi, en 1910, en présence d’une situation plus désavantageuse qu’en 1900, car tandis que les importations, en 1900, surpassaient les exportations de 5o8 tonnes, l’écart observé en 1910 est de 1.626 tonnes.
- ACIDE CHLORHYDRIQUE
- EXPORTATIONS 19C0 1910
- (Poids en tonnes).
- Graphique n° 15.
- 1866 "2Ü5
- Ilm vil
- lia (I
- !!
- NITRATE DE SOUDE
- IMPORTATIONS 1900-1910
- (Poids en milliers de tonnes). 35?5
- L’affaiblissement de notre commerce d’exportation est la conséquence fatale de la situation écliue à l’industrie de la soude Leblanc, dont la production décroît d’année en année.
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- CLASSES 112 ET ll3. ---- PRODUITS CHIMIQUES i j -j
- IV. — Acide nitrique. — Nos exportations croissent depuis 1900.
- y — Nitrate de soude. — Le nitrate de soude sert en grande partie à l’agriculture.
- Les importations totales de ce produit se sont élevées, en 1910, à 345.000 tonnes ; sur ce chiffre, 322.000 tonnes ont été consommées par l’agriculture, 4.706 ont été réexportées ; il s’ensuit donc que la consommation de l’industrie chimique se réduit à 20.000 tonnes environ.
- Les importations de nitrate de soude augmentent depuis 1904, exception faite pour l’année 1909 (graphique n° 16).
- NITRATE DE POTASSE
- IMPORTATIONS 1900-1910 (l’oids en tonnes).
- Graphique n° 17.
- 1909 1910
- — Nitrate de potasse. —Nos importations, après avoir atteint leur maximum en 1904, sont, depuis lors, en décroissance marquée, sauf quelques manifestations-de reprise (graphique n° 17).
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TLIUN
- I 18
- L’allure générale de nos exportations indique une diminution progressive de leur importance, avec une légère reprise d’activité en 1908 (graphique n° 18).
- NITRATE DE POTASSE
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes}.
- Graphique n* 18.
- Il» »
- Il «Il
- SOUDE CAUSTIQUE
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 19.
- ïir ^ 10553 l--| à i 1 i ft5$01 • Ml 1 i W19 i i i ^ 1; 979$ ^ 9926 r-
- 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910
- II. — Alcalis.
- I- ' Soude et sels de soude. — Les transactions intéressant la soude et les sels de soude donnent à cette industrie des apparences de prospérité qui
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- CLASSES I 12 ET Il3. -- PRODUITS CHIMIQUES Iig
- la classent parmi les plus favorisées, entre toutes celles qui font partie du domaine de la grande industrie chimique.
- i° Soade caustique. -— Nos importations ont diminué de 1900 à 1902 ; elles atteignent depuis lors une moyenne d’environ 5oo tonnes.
- Nos exportations se sont, de leur côté, très bien comportées de 1901 à 1907, mais nous les voyons ensuite fléchir très sérieusement au cours des deux années suivantes ; elles reprennent en 1910, et plus nettement encore en !gn, une marche légèrement ascendante (graphique 19).
- Importance et valeur de la production française.
- L’importance actuelle de la production française de soude caustique est de 57.000 tonnes environ, comprenant 5.000 tonnes obtenues au moyen de l’électrolyse.
- La valeur globale de cette production est de 16.320.000 francs.
- CARBONATE DE SOUDE BRUT
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 20.
- mk *»ei 1 1 > ! 755$y IBBI 1 1 1 1 1 8303 1 1 J- fâm 1 1 l 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 • •1 3786 mzù : 1 1 • 1 « 1 * 1 « t 1 1 1 1 1 1 1 1 « 1 s i i t ! 1 1 1 1 1 1 1 ! 1 1 '62P le s é 1 |BI B | 1 *762 tmB 1 1
- 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910
- 2° Carbonate de soade brut et raffiné. — Nous observons, pour ces deux produits, une marche analogue à celle que nous avons constatée pour la soude caustique, D’une façon générale, nos exportations dépassent ici de beaucoup nos importations.
- Le carbonate de soude brut donne lieu, à l’exportation, à un mouvement très actif, de 1900 à igo5, suivi, en 1906, d’une crise passagère, car nous voyons en 1907 les exportations remonter subitement, au point d atteindre leur cote la plus élevée de la période décennale 1900-1910. Une deuxième
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- I 20
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- crise survient en 1908, qui réduit nos exportations à quantité presque négligeable ; elle est suivie d’une légère reprise au cours des deux dernières années (graphique n° 20).
- Le carbonate de soude raffiné a subi également deux crises qui, correspon dant aux années 1906 et 1909, n’ont eu heureusement aucune persistance ; sa marche en 1910 témoigne d’une brillante activité qui est d’ailleurs, d’une façon générale, la caractéristique de cette industrie dans ses manifestations commerciales (graphique n° 21).
- CARBONATE DE SOUDE RAFFINÉ
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 21.
- J 1 ad mot •te •J & 3$ aü. -w 1 l 1 B B 1 Ï3596 •1 1 « « a 1 l 1 1 \ 1 1 1 la a mn 67J3i B Cl 1 1 1 ( 7 » 1 1 '6212. la b; 4 7 1 t 1 1 1 1 t 1 1 l i m 1 •6694 W66 B s» 1 1 i 1 1 ! 1 1
- 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1903 1909 1910
- importance j,t valeur de la production française.
- La production française de carbonate de soude se chiffre actuellement par 265.000 tonnes environ, représentant une valeur de 811.375.000 francs. Dans cette production, le sel de soude fabriqué par le procédé Leblanc, n’intervient que pour 5.000 tonnes, ce qui dénote l’extension qu’a prise le procédé Solvay ;
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-
-
- CLASSES I 12 ET II.),-PRODUITS CHIMIQUES 121
- 3° Bicarbonate de soude. — Le bicarbonate de soude est en très bonne situation au point de vue de nos échanges.
- Nos importations diminuent de 1900 a 1908 ; elles ont, de 1908 à 1910, une légère tendance à augmenter (graphique n° 22).
- BICARBONATE DE SOUDE
- IMPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 22.
- $96 250 107 x 120 03 . 112 61,5\ ilùJ 126
- 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910
- Nos exportations sont en état d’accroissement constant, sauf deux intermittences correspondant à des crises qui ont affecté nos exportations en 1902 et 1908 ; le mouvement rétrograde qui s’est produit à ces deux époques a ete immédiatement suivi d’une excellente reprise. Le graphique n° 23, qui montre la marche de nos exportations de bicarbonate de soude, donne la meilleure impression du développement de nos transactions concernant cet article.
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- BICARBONATE DE SOUDE
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 23.
- ! 110 b m d 346 a a | i '258 •T\ a , i i • »i 347 361 l»«B 1 V« ^ i «53 m m 473 667* m m 1 1 782 » m m 1 1 1 1 1 1 1
- 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910
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- CLASSES I 12 ET II3.
- PRODUITS CHIMIQUES
- 123
- Importance et valeur de la production française.
- La production française de bicarbonate est de 3.ooo tonnes, représentant une valeur de 5.o25.ooo francs.
- 4° Sulfate de soude. — Nos importations, qui sont peu importantes, n’ont jamais dépassé 2.000 tonnes ;
- Nos exportations sont variables ; elles tendent à augmenter en 1910 (graphique n° 24).
- SULFATE DE SOUDE
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 24.
- Récapitulation de la production de la soude en France.
- En résumé, l’industrie de la soude se chiffre actuellement, en France, par les productions suivantes :
- Soude caustique........ 57.000 tonnes, d’une valeur de 16.320.000 fr.
- Carbonate de soude. . . . 265.000 — — 311.375.000 fr.
- Bicarbonate de soude.. . 3.ooo — — 5.o25.ooo fr.
- Production globale..... 325.ooo tonnes, d’une valeur de 332.720.000 fr.
- Rappelons que cette immense production se répartit, comme il suit, entre les divers procédés de fabrication qui concourent à son obtention :
- Procédé Solvay.......................... 315.000 tonnes
- — Leblanc............................. 5.000 —
- — électrolytique...................... 5.000 —
- La soude fabriquée par le procédé Leblanc est donc, à l’heure actuelle, réduite à quantité presque négligeable, au regard de l’importance qu’a acquise la production de soude Solvay, celle-ci comptant pour g5,3 0/0 de ta production globale française de soude carbonatée et caustique.
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-
- 124
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- II. - - Potasse et sels de potasse. — Ainsi que l’on peut s’en rendre compte par le graphique n° 25, nous sommes surtout importateurs cle produits potassiques.
- Graphique n° 25.
- Allemagne
- Belgique
- Allemagne
- Hollande
- IMPORTATION
- Allemagne
- 0,4*
- Belgique
- PRODUITS POTASSIQUES EN 1910
- Belgique
- (Poids en milliers de tonnes).
- Allemaqne
- 'JL02*
- Russie
- Angleterre
- EXPORTATION
- Belgique
- mmtâmm ^
- Allemagne
- PRODUITS POTASSIQUES EN 1910
- Colonies Fr -5
- {Poids en milliers de tonnes).
- Colonies Frs-
- Su/Pate de Potassium
- Ch/orure de Potassium
- Potasse et Car b-de Potasse
- Sa/in de betteraves
- Sa/in de betteraves
- Potasse et Carbide Potasse
- Cendres végéta/es
- Sgi Pâte de potassium
- Cb/orure de potassium
- i° Cendres végétales. — Nos importations croissent sans cesse depuis 1900 ; elles approchent 600 tonnes en 1910, dont 4oo de provenance allemande. Les exportations sont moins importantes ; leur maximum est atteint en 1909 avec 200 tonnes;
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-
- CLASSES 112 ET Il3. -- PRODUITS CHIMIQUES
- 2°' Salins de betteraves. — Longtemps importateurs avec une
- SULFATE DE POTASSIUM
- IMPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 26.
- CHLORURE DE POTASSIUM
- IMPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 27.
- 125
- exportation
- nulle ou complètement négligeable, nous sommes, depuis 1906, devenus exportateurs. Nous avons livré à la Belgique 3.56o tonnes en 1910.
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- 126
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- 3° Sels de potasse et sous-produits. — Les sels de potasse trouvent leur emploi à la fois dans l’agriculture et dans l’industrie chimique ; les chiffres
- POTASSE ET CARBONATE DE POTASSE
- IMPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 28.
- POTASSE DE CARBONATE DE POTASSE
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 29.
- | P 11
- que nous donnons expriment la quantité globale répondant à cette double destination (graphique n° 25).
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- CLASSES I 12 ET Il3. -- PRODUITS CHIMIQUES
- I27
- Grâce aux gisements de Stassfurt et aux gisements nouvellement exploités dans la Haute-Alsace, l’Allemagne est maîtresse du marché mondial de la potasse ; nous lui achetons, d’une façon générale, tous les sels de potasse dont nous avons besoin.
- En considérant chacun d’eux en particulier, nous constatons (graphique n° 26) que nos importations de sulfate de potasse ont presque triplé depuis 1900.
- Il en est de même pour le chlorure de potassium (graphique n° 27).
- La potasse et le carbonate de potasse offrent, à l’importation, peu de variations au cours de ces dernières années (graphique n° 28), mais nos exportations, après avoir atteint leur maximum en 1902, ont depuis cette époque fortement rétrogradé (graphique n° 29). Malgré une légère reprise en 1909, notre chiffre de 1910 est d’un bon tiers au-dessous du chiffre réalisé en 1900.
- Nos exportations en chlorure et sulfate de potasse ne s’adressent qu’à nos colonies.
- Nous réunissons dans le tableau qui suit les quantités de sels de potasse employées en France, tant pour l’agriculture que pour l’industrie.
- Emploi des divers sels de potasse en France ; leur correspondance en KaO.
- POIDS EN TONNES
- POUR L’AGRICULTURE 1895 1900 1905 1910 1911
- 1 S Sel 7.373 11.871,7 24.158 30.395 41.518,8
- 1 K20 914,3 1.472,1 2.995,7 3.769 5.148,3
- Sylvinite... | Sel » 125 2.398,7 3.539,8
- K20 » 23,1 383,8 566,4
- Carnallite.. . .. ( Sel » 220,7 170 5,5 5
- Kiésérite... J KsO » 19,9 15,3 5 5
- Chlorure de potas-f Sel 6.598,6 8.308,5 12.474,8 24.609,8 26.875,6
- sium ) K20 3.032,3 4.195,8 6.307,3 12 443,3 13.589
- Sulfate de potas-y Sel 1.431,1 5.058,7 3.620,3 10.960,8 14.141,9
- sium î K20 695,5 2.458,5 1.762 5 335,2 6.883,5
- Sulfate double de( Sel 139,1 248,2 386,4 616,4 836,8
- pot et magnésie. ( K?0 36 64,3 100,3 160 217,2
- Engrais à 20 0/0s Sel » » » » »
- Ks0... .. . ) K20 » » » » »
- Engrais à 30 0/0( Sel 195 60 » 180 210
- Ks0... f K!0 54,6 18 » 54 63
- 1 Total \ Sels 15.736,8 25.767,8 40.935,1 69.166,6 87.127,9
- — l 1 K20 5.032,7 8.228,6 11.203,7 22.145,8 26.467,9
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-
- 128
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- POUR L’INDUSTRIE 1895 1900 1905 1910 1911
- 1 Chlorure de potasA Sel sium ( K20 Sulfate de potas-( Sel sium .( ICO 1 Total. ... \ Sels ( ICO 1 3.627,8 1.832 107,4 52,2 6.601 3.333,5 » » 9.462,4 4.784,2 » » 13.283,2 6.716,3 418,1 203,5 12.990.4 6.568,2 142,3 69,3
- 3.735.2 1.884.2 6.601 3.333,5 9.462,4 4.784,2 13.701,3 6.919,8 13.132,7 6.637,5
- III. — Ammoniaque et sels ammoniacaux. — Le commerce de l’ammoniaque, sous forme d’ammoniaque base, est négligeable, au regard de l’importance énorme du trafic des sels ammoniacaux.
- Sulfate d’ammoniaque. — Le commerce des sels ammoniacaux (graphique n° 3o) porte en particulier sur les sels bruts et, parmi ceux-ci, le sulfate occupe une place prédominante.
- SELS AMMONIACAUX BRUTS
- IMPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 30.
- Nous achetons ce sel en Allemagne, en Angleterre, en Belgique.
- L’industrie française produit également du sulfate d’ammoniaque qui trouve emploi en France, étant donné que les exportations sont extrêmement faibles et vont sans cesse en décroissant.
- La production française de sulfate d’ammoniaque a été de 54.ooo tonnes en 1909, 56.ooo en 1910, 60.000 en 1911. Cette production se répartit pour l’année 1911 de la façon suivante :
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-
- CLASSES I I 2 ET 1 I 3. PRODUITS CHIMIQUES
- I9I 1 ‘
- Gaz de Paris
- Gaz de banlieue o
- Gaz province ... /. ‘!nn
- Fours à coke région Nord. 24.000
- — région Midi . 4.5oo
- Vidanges Paris
- Vidanges province
- Divers.
- 129
- 6o.ooo tonnes
- III. — Engrais.
- Ainsi que nous 1 avons déjà constaté dans la première partie de notre travail, l’industrie des engrais est dans une situation très prospère.
- Les deux graphiques 3i et 32 qui intéressent respectivement les superphosphates et les autres engrais, témoignent de l’état florissant de cette industrie.
- SUPERPHOSPHATES
- EXPORTATIONS ET IMPORTATIONS 1900-1910 (Poids en milliers de tonnes).
- Graphique n° 31.
- I! ril
- Exportation
- Importation.
- Bien que les importations de ces produits tendent à augmenter, cette augmentation est négligeable, au regard du développement intensif de nos
- exportations.
- 9
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-
-
- i3o
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- La marche de ces exportations est donc très encourageante et montre combien vigoureuse et pleine d’avenir est cette industrie.
- Nous ferons d’ailleurs ressortir l’importance de notre production française, comparativement à celle des autres pays producteurs, en indiquant ci-après comment se répartit, entre ces pays, la production mondiale de superphosphates qui s’est élevée, en 1910, à 9.000.000 de tonnes et à 9.170.000 tonnes en 1911.
- ENGRAIS
- EXPORTATIONS ET IMPORTATIONS 1900-1910
- (Poids en milliers de tonnes).
- Graphique n° 32.
- m a II
- mmmmfx portâtions. — /mportdtions.
- Voici le relevé des productions de l’année 1911 :
- Etats-Unis 2.349.000 tonnes
- France 1.608.000 —
- Allemagne 1.387.000 —
- Italie 1.080.000 —
- Angleterre 948.000 —
- Belgique 54o.ooo —
- Pays-Bas 3o6.000 —
- Espagne 35o.ooo —
- Autriche-Hongrie . 180.000 —
- Autres pays 422.000 —
- Dans un chapitre spécial consacré aux superphosphates, nous ferons connaître les ressources en phosphates naturels dont disposent les producteurs.
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-
-
- CLASSES I 12 ET Il3. -- PRODUITS CHIMIQUES l3l
- A cette source d’acide phosphorique, s’ajoute celle que fournissent les scories de déphosphoration. La production mondiale de ces scories étant de 3 000.000 de tonnes, nous relevons, comme répondant à la consommation
- française, les chiffres suivants :
- 1890 1895 1898 1908
- 1.000 70.000 i35.ooo 25o.ooo tonnes
- IV. - Gaz comprimés.
- L’industrie des gaz comprimés est de création assez récente ; elle donne lieu cependant à des transactions importantes.
- Nos statistiques n’enregistrent jusqu’à présent que l’acide carbonique et le chlore liquide, dont nous relevons ci-dessous les importations et exportations pour 1910 :
- Importations et exportations de gaz liquéfiés en 1910
- PAYS POIDS PAYS POIDS
- DE PROVENANCE EN QUINTAUX DE DESTINATION EN QUINTAUX
- Allemaone 632 Belgique 297
- . .. . \lïollaiide 323 Républ. Argentine. 153
- Acide carbonique liquéfié ^Belgique 19 Divers 393
- Total 996 Total 845
- Allemagne 168,7 Allemagne 21
- Chlore liquide Suisse 2,8 Belgique 14
- Total 171,3 Total 35
- V. — Produits électro-chimiques.
- Les produits électro-chimiques acquièrent une importance de plus en plus
- considérable.
- Nous n’envisagerons ici que la situation des chlorates, du carbure de calcium, de la cyanamide calcique.
- I- — Chlorates.
- 10 Chlorate de potassium.
- Nous avons toujours été exportateurs de chlo
- rate de potasse (graphique n° 33).
- En 1900, notre commerce d’exportation atteignait un chiffre énorme IïïaiS) Par suite de la concurrence étrangère, nous voyons ce chiffre s
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-
-
- 102
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- réduire jusqu’en 1907, année où nous importons plus de chlorate que nous n’en exportons.
- A compter de cette époque, nos ventes à l’extérieur augmentent à nouveau, tandis que notre importation redevient négligeable. Ce retour à l’ancien état de choses est la résultante d’une entente internationale des producteurs.
- 20 Chlorates de sodium, de baryum, etc. — Même observation que pour le chlorate de potassium ; crise en 1906 ; nous réalisons à l’exportation, en 1910, une plus-value de 60 0/0, comparativement au chiffre d’exportation de 1900 (graphique n° 34)-
- CHLORATE DE POTASSE
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 33.
- 821 a a « ! 579 l .554 1 ! 1 1530 1 1 1 1 1 1 1 '419 1 '*327 M a «1 1 1 1 1 '179 &» « «B . t59 \ a • 1 1! ÜÎ 647 F-*' 1 1 1 1 1 1 1 ' 1 1 1 1 i \ 1 1 \S36 1 «
- 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910
- II. — Carbure de calcium. — En 1910, l’importance universelle des usines produisant du carbure de calcium se traduisait par une production d’environ 200.000 tonnes, obtenue avec une force totale de 36o.ooo HP.
- Si, d’autre part, nous considérons quelle est, à ce jour, la puissance productive de la France, nous constatons qu’avec le secours d’une force hydraulique de 35.ooo HP dont disposent les usines existantes, au nombre de douze, celles-ci réalisent une production annuelle de 3o.ooo tonnes. Le tableau qui suit indique le mouvement des importations et exportations françaises de carbure de calcium.
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-
- CLASSES II2 ET Il3.
- — PRODUITS CHIMIQUES
- l33
- CHLORATE DE SODIUM ET AUTRES CHLORATES
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 3i.
- 5/4 • as» 706 sa »i 1 1 1 1 » 646 855 ia mm ! Î02Î mm ^ ! 735 • •1 1 1 1 1 1 1 1 1 l 1 1 1 1 1 l 1 1 \5021 >sa ai ( 595 l« a ) t 1 t 1 837' i 923 \m m \ 1 ' 1 1 \â22 ia a b
- 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910
- Garbure de calcium.
- IMPORTATIONS ! EXPORTATIONS
- ANNÉES —
- POIDS EN KILOS VALEUR EN FRANCS i POIDS EN KILOS VALEUR EN FRANCS
- 1909 1.251.000 300.264 1 3.432.200 755.084
- 1910 445.000 (1) 89.000 ! 4.101.200 (2) 738.216
- 1911 (3) 2.162.400 432.000 5 058.100 789.000
- 1
- (1) Suisse, 104.900 kilos ; zones franches, 297.200 kilos, etc.
- (2) Grèce, 245.000; Possessions anglaises de la Méditerranée, i45.3oo ; Turquie, 91.200, etc.
- (3) Chiffres provisoires.
- III. —Nitrate de chaux et cyanamide calcique. — La statistique française traduit par un chiffre unique le trafic auquel donnent lieu ces deux produits si différents. Le tableau qui suit rend compte de l’importance de ce trafic.
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-
- i34
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Nitrate de chaux et cyanamide calcique.
- IMPORTATIONS EXPORTATIONS
- ANNÉES -
- POIDS EN KILOS VALEUR EN FRANCS POIDS EN KILOS VALEUR EN FRANCS
- 1910 516.200 (1) 108.402 671.500 (2) 141.015
- 1911 (3) 1.664.600 349.000 845.000 177.000
- (1) Suisse, 344.ioo kilos ; Allemagne, 147.000 ; Norwège, 25.100.
- (2) Colonies françaises, 348.100; Suisse, 250.900; Espagne, 60.000 ; autres, i2.5oo.
- (3) Chiffres provisoires. *
- Il semble toutefois, à en juger par les provenances, que de ces deux produits c’est la cyanamide qui tient la plus large place.
- II n’existe en France qu’une usine fabriquant la cyanamide calcique et
- PHOSPHORE ROUGE
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 35.
- • s a e 81 J 1 le m m 55.$ pasil i ) 62,5 P B B B 1 6$,7\ p ai i 77,8 |BBll 1 1 ! i i i i 9$,6{ \ B B d 1 1 > 136,8 p • • p i < i i i i i i 1130,6 i»» »i ( 1125J IBB B
- 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910
- une usine produisant l’acide nitrique synthétique. La première est située à Notre-Dame-de-Briançon, la seconde à la Roche-de-Rame, près Briançon.
- VI. — Produits chimiques divers.
- i° Phosphore. — Nos importations sont nulles ; nos exportations sont, pour le phosphore rouge, en augmentation (graphique 35) ; elles sont
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-
- CLASSES II2 ET Il3.
- PRODUITS CHIMIQUES
- l35
- variables, avec tendance à diminuer, pour le phosphore blanc (graphique n° 36). Cette diminution s’explique par la généralisation de l’emploi du ses-quisulfure de phosphore, en remplacement du phosphore blanc, dans la fabrication des allumettes s’enflammant par simple frottement.
- Notre principal acheteur, pour le phosphore blanc et le phosphore rouge, est le Japon où l’industrie des allumettes progresse considérablement et qui écoule sa fabrication dans les pays d’Extrême-Orient.
- PHOSPHORE BLANC
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 36.
- Î69.9 » 01 1 1 1 1 1 1 1 l 1 < 1 1 1 1 1 1 1 1 1 'M5 >a a a 1 1 C\ji <<5b t? < 1 1 1 1 1 73,9' 9 B É ! ! 1 1 '85.9 \ 1 D D 1 ÎJ6.& ® Bl ; : 1 < 1 » 1 1 1 \ 1 laatf 12ÏJ pa ® \ 1 1 1 1 1 * 1 1 : 1 1 1 '92J !• a a
- 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910
- 2° Borax. — Les matières traitées en France pour la fabrication du borax sont la boracite et le borax brut. Nous donnons, page i36, le graphique de nos importations de borax brut (graphique 37), ainsi que celui de nos exportations de borax raffiné (graphique 38).
- Il ressort clairement de l’examen de ces graphiques, que nous nous trouvons ici en présence d’une industrie intéressante et en plein état de développement. Nous avons en effet exporté, en 1910, 33 fois plus de borax raffiné qu’en 1900.
- 3° Hypochlorites. — La fabrication de ces produits est en voie de très grand développement dans les pays étrangers ; elle est, au contraire, en notable diminution en France.
- Nos importations tendent à diminuer ; d’autre part, nos exportations sont bien plus faibles qu’en 1000, bien qu’ayant progressé depuis 190/i (graphique m 39).
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-
- i36
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- BORAX BRUT
- IMPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 37.
- 3£75 1 II 2536 r 2 3025 |ms \l22\ 1531 O 55lA 17535
- 1900 1901 1902 1903 1904- 1905 1906 1907 1908 1909 191(3.
- BORAX RAFFINÉ
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 38.
- Il* •
- «Il
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-
- CLASSES I 12 ET Il3. PRODUITS CHIMIQUES l37
- 4° Eau oxygénée. — Les statistiques françaises ne font aucune mention de l’eau oxygénée.
- A titre d’indication, nous donnons ici le graphique de nos importations de bioxyde de baryum (graphique n° 4o).
- CHLORURE OE CHAUX
- EXPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° 39.
- 10*06.
- BIOXYDE DE BARYUM
- IMPORTATIONS 1900-1910 (Poids en tonnes).
- Graphique n° ’iO.
- Après un maximum atteint en igo4, ces importations tendent à se stabiliser à 75o tonnes par an.
- La majeure partie du bioxyde de baryum consommé en France est de provenance anglaise.
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- i38
- EXrOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- CONCLUSIONS
- Si nous jugeons de l’état de développement de l’industrie chimique française, d’après les graphiques que nous avons établis, nous pouvons ranger les produits fabriqués en trois catégories :
- I. — Produits dont nos importations surpassent nos exportations. — Acides sulfurique et chlorhydrique ; sulfate de cuivre ; nitrates de soude et de potasse ; sels de potassium ; sels ammoniacaux ; hypochlorites.
- II. — Produits dont nos exportations tendent à égaler nos importations. — Acide nitrique.
- III. — Produits dont nos exportations dépassent nos importations. — Soude et sels de soude ; engrais ; carbure de calcium ; chlorates ; phosphores ; borax.
- En éliminant de la première catégorie le nitrate de soude et les sels de potasse que nous ne sommes pas en situation de produire, nous remarquons que notre industrie chimique ne suffit pas aux besoins de notre consommation, en tant qu’acidès et sels ammoniacaux.
- C’est donc sur ce point principal que doit désormais porter l’effort de notre industrie.
- Quand on voit quel immense essor a pris, en France, l’industrie de la soude comme celle des engrais, on peut et doit se dire qu’il n’est pas possible que l’industrie des acides reste en arrière.
- Quant aux sels ammoniacaux, nous avons assez de sources où nous pouvons puiser pour en fabriquer en abondance.
- Or, comment se fait-il que ces industries demeurent chez nous dans un état stationnaire, tandis qu’elles progressent à l’étranger ? Nous sommes porté à en rechercher la cause primordiale dans l’état d’insuffisante perfection de l’outillage de nos usines.
- Sur 73 usines qui, en France, fabriquent l’acide sulfurique, on en compte une dizaine qui exploitent le procédé de contact ; parmi les autres, il en est un assez grand nombre qui n’ont pas encore introduit dans leur méthode de fabrication, par les chambres de plomb, les perfectionnements nouveaux auxquels cette méthode doit de pouvoir subsister, concurremment avec le procédé de contact.
- En ce qui concerne les sels ammoniacaux, nous n’utilisons pas intensivement, à leur production, les ressources que nous offrent la fabrication du gaz d’éclairage, ainsi que les fours à coke.
- Enfin, le reproche constant que l’on peut faire à notre industrie est la dispersion des efforts. C’est ainsi que, pour la production de l’acide sulfurique, nous constatons que 7 sociétés, englobant 34 usines, produisent
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- CLASSES 112 ET Il3. — PRODUITS CHIMIQUES i3q
- j 083.ooo tonnes d’acide à 53°, tandis que les 39 usines restantes n’en produisent en totalité que 337.5oo tonnes. Ces usines de moindre importance réaliseraient indubitablement de meilleurs prix de revient, si elles se trouvaient réunies en un très petit nombre de firmes puissantes.
- Le cas envisagé ici pour l’acide sulfurique est certainement applicable à d’autres fabrications ; aussi serait-il souhaitable que nous fussions mieux renseignés sur la situation, qui, pour ces fabrications, résulte d’une diffusion exagérée de leur puissance productive.
- Il n’existe malheureusement aucun document officiel qui pût nous éclairer sur l’importance de nos productions chimiques ; et à cet égard nous constaterons que, tandis qu’à l’étranger on s’occupe de l’industrie chimique avec une sollicitude très marquée, en France on manque d’éléments d’informations à l’endroit de nos ressources industrielles, d’autant qu’il n’a pas été fait d’enquête industrielle depuis le milieu du siècle dernier ! Les seules industries dont la production soit officiellement évaluée sont celles qui sont soumises au contrôle administratif : mines, métallurgie, sucre, alcool, etc.
- Nous terminerons donc ce chapitre en concluant à la nécessité de mieux connaître l’état de notre industrie chimique, afin d’aviser aux mesures à prendre pour parer efficacement au danger qui existe pour notre industrie nationale, du fait de l’expansion chimique étrangère.
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- CHAPITRE QUATRIÈME
- SITUATION DE L’INDUSTRIE CHIMIQUE ÉTRANGÈRE (1900-1911) IMPORTANCE DES ECHANGES RELATIFS AUX PRODUITS CHIMIQUES
- ALLEMAGNE
- S I. — INTRODUCTION
- M. Haller, dans son Rapport sur l’Exposition de rgoo et M. Trillat, dans celui qu’il a présenté sur l’Exposition de Bruxelles, en 1910, ont nettement exposé les causes de la prospérité chimique allemande.
- Malgré l’abstention presque complète de l’industrie chimique allemande à l’Exposition de Turin, nous croyons devoir lui consacrer ce chapitre, pour montrer, avec chiffres à l’appui de nos dires, quel prodigieux effort a été fait par les industriels allemands au cours de la période 1900-1910.
- Le tableau que nous avons dressé précédemment (page io5) a déjà établi, par comparaison avec la France et l’Angleterre, la progression du développement de l’industrie chimique allemande. Nous référant à ce tableau qui précise les situations commerciales mises en parallèle, en les partageant en valeur à l’importation et à l’exportation, nous n’en reproduirons ici que la valeur globale pour les années 1890, 1900 et 1910, nous réservant de montrer ci-après, par les rapports des chiffres entre eux, quelle marche est exactement celle de l’industrie chimique allemande comparativement à la marche de l’industrie chimique française et anglaise.
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- CLASSES I12 ET II O.
- PRODUITS CHIMIQUES
- i41
- IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS 1890 1900
- Allemagne.. . Angleterre.. . France.......
- 442.557.5oo 4o8.905.950 212.872.000
- 581.623.760 370.763.676
- 273.195.694
- 191°
- 1.221.447.5oo 526.543.600 399.470.000
- § 2. — ÉTAT D’ACCROISSEMENT DE L’INDUSTRIE CHIMIQUE ALLEMANDE
- Du rapprochement des chiffres ci-dessus, il résulte qu’en 1890 le commerce allemand de produits chimiques (importation et exportation) avait une importance sensiblement égale à celle du commerce anglais de même nature (rapport entre les deux commerces : i,o3).
- En 1900, le commerce anglais de produits chimiques était fortement concurrencé et le commerce allemand devenait une fois et demie plus fort (rapport entre eux : i,56).
- Enfin, au cours de la période 1900-1910, l’Allemagne, accentuant son effort, son commerce de produits chimiques devient plus de deux fois plus fort (exactement : 2,3i) que celui de l’Angleterre.
- Si nous considérons d’autre part la position de la France par rapport à l’Allemagne, au point de vue des transactions chimiques, nous constatons que le commerce chimique allemand qui, en 1890 et en 1900, était le double de celui de la France (2,08 en 1890 ; 2,12 en 1900), accentue par la suite son écart et triple en 1910 l’importance du commerce chimique français (rapport entre les deux commerces : 3,o5).
- Le rapprochement des chiffres du commerce allemand nous mène à la conclusion que, dans l’espace de vingt ans, l’industrie chimique allemande a réussi à tripler son chiffre d’affaires, celui-ci ayant passé de 442.557.000 fr. en 1890 à i.22i.447-5oo francs en 1910.
- L’énoncé de ces chiffres rend superflu tout commentaire !
- Dans les lignes qui vont suivre, nous apprécierons l’importance des échanges portant essentiellement sur les articles de la grosse industrie chimique.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- I 42
- § 3. — IMPORTANCE DES ÉCHANGES CONCERNANT LES PRODUITS DE LA GRANDE INDUSTRIE CHIMIQUE
- L’ensemble des échanges allemands afférents à tous les produits chimiques (abstraction faite des vernis, laques et mastics) a, pour l’année 1910 (1), donné les résultats suivants :
- Valeur en marks
- Importations Exportations
- Corps simples, acides, sels, composés
- chimiques non déterminés 205.116.000 272.io3.000
- Couleurs et matières colorantes Ethers, alcools, huiles essentielles, par- 19.463.000 246.348.OOO
- fums artificiels, etc 48.407.000 27.205.OOO
- Engrais chimiques Produits chimiques et pharmaceutiques 27.127.000 32.279.OOO
- non déterminés 28.049.000 71.061.OOO
- La totalisation de la valeur des importations et exportations se chiffre par la somme de 977.158.000 marks, représentant bien la somme de 1.22i.447-5oo francs, à laquelle nous avons fixé l’importance du chiffre d’affaires réalisé par l’industrie chimique allemande en 1910.
- On remarquera que la grosse industrie chimique figure, dans les chiffres ci-dessus, pour une très large part.
- En entrant ci-après dans le détail des produits de la grosse industrie chimique, nous allons pouvoir établir que, pour les principaux articles, l’exportation allemande est toujours très supérieure à l’importation.
- (1) Chemiker Zeitung, n" 14/1912.
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- Gominerce sP®c*a^ aHeman<i de produits de la grosse industrie chimique.
- (Chemiker Zeitung, ier février 1912).
- désignation des produits iî 1909 UPORTATION F.N QUINTAUX 1910 IS 1911 (chiflres provisoires) 1909 EXPORTATION EN QUINTAUX 1910 s 1911 (chiffres provisoires)
- Brome )) )) )) 2 059 2.252 2.287
- Iode 3.693 3.629 3.029 592 697 727
- Phosphore (blanc et rouge) ... 1.786 1.689 2.002 1.682 1.562 1.920
- Eau ammoniacale 48.738 54.112 50.355 7.251 6.842 7.930
- Acide chlorhydrique 49.233 60.400 73.235 159.909 161.134 163.261
- Acide et anhydride sulfurique. 743.837 867.430 996.534 638.166 665.177 648 878
- Acide azotique 8.213 12.363 11.354 21.366 37.275 44.702
- Acide borique, tinkal, etc.. . 11.276 13.213 14.644 2.101 2.631 2.162
- Acide borique, borax raffiné .. 25.497 31.811 38.936 27.352 29.086 29.824
- Sel 193.189 304.426 290.672 3.641.070 3 .704.. 843 3.746.329
- Sels de Stassfurt » » a 9.464.570 11 .812.076 11.549.739
- Chlorure de baryum 19.072 19.547 20.020 53.207 64 534 61.795
- Carbonate d’ammoniaque 6 600 7.737 8.313 1.499 1.953 1.360
- Soude impure 618 489 409 29.685 57.620 17.816
- Soude calcinée 1.808 1.050 5.593 544.933 571.107 601.015
- Bicarbonate de soude 247 222 285 12.918 13.470 15.982
- Soude caustique 607 735 569 83.137 92.366 106.352
- Potasse caustique 644 633 669 270.954 292.698 289.211
- Carbonate de potasse 17.503 22.663 26.158 137.965 132.098 145.843
- Chlorure de chaux, hypoch ... 12.230 12.658 10.791 273.110 247.345 271.072
- Bioxyde de baryum 1.699 1.407 587 7.766 8.499 14.557
- Eau oxygénée 187 764 1.146 4.464 4 830 6.082
- Chlorate de potasse 13.005 10.959 11.601 11.958 13.288 13.614
- Sulfate et bisulfate de soude .. 92.143 93.022 59.756 745.120 903.098 891.099
- Sulfate de potassium 1.007 663 610 630.648 762.848 1.095.548
- Phosphate de potasse 3.912 1.372 23.447 352 692 750
- Sulfate de cuivre 65.498 39.519 41.453 12.898 21.072 33.457
- Sulfate de fer 59.538 43.357 33.228 22.322 28.841 41.512
- Sulfate de zinc .. . 15 277 173 3 426 3.338 3.873
- Aluns autres que de chrome... 6.275 6.939 7.825 11.294 12.160 12.112
- Alun de chrome 843 1.380 1.597 30.227 39.435 28.154
- Azotate d’ammoniaque 21 1.502 6.250 10.440 12.992 14.349
- Azotate de soude 6.654.504 7.499.447 7.309.388 280.187 270.244 279.367
- Azotate de potassium 28.530 19.793 21.138 124.982 147.268 164.297
- Chromâtes, bichromates soude. 5.758 9.377 5.158 27.178 22.255 25.372
- Chromâtes, bichrom. potasse.. Silicates potasse et soude 10.448 680 13.972 884 10.436 1.555 20.713 129.502 20.417 134.805 26.558 145.701
- * erro et ferricvanure de pot.. 46 51 67 10.747 11.914 10.364
- erroetferricyanure de sodium yanures potassium et sodium. arbure de calcium alfate d’ammoniaque lorures de cale, et de magn. hlornre de potassium u fi te et bisulfite de soude ... Aitnte. Sulfures potassium et sod 4 » 4 3.762 2.208 2.430
- 23 22 329 62.828 63.277 65.544
- 269.563 307.115 369.438 9.677 14.805 21.197
- 581.319 313.999 244.630 587.229 929.955 *744.099
- » » » 313.340 353.200 438.957
- 553 721 288 2.162.857 2_ 702.374 3 297.242
- 3.753 1.938 980 30.480 25.959 33.904
- 26.339 36.888 36.308 7.544 7.817 6.893
- 5.630 5.990 5.980 75.960 86.794 78.367
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- i44
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- I. — Principaux produits importés.
- Si nous considérons en effet le tableau qui précède, où se trouvent réunis les poids, en quintaux, des produits chimiques que l’Allemagne a importés et exportés en 1909, 1910, 1911, nous pouvons en déduire,
- comme exprimant en premier lieu les excédents des importations sur les exportations ; en deuxième lieu, les excédents des exportations sur les importations, les chiffres suivants :
- CONSOMMATION DE l’iNDUSTRIE ALLEMANDE Excédent des importations sur les exportations.
- Poids en tonnes 1911 1898(1)
- Iode............................................ 23o 190
- Phosphore......................................... 8 177
- Eaux ammoniacales d’usines à gaz..... 4.g55
- Acide sulfurique et anhydride sulfurique 84.766 (2)
- Acide borique brut............................ 1.248
- Acide borique et borates raffinés............... 910
- Phosphate de potasse.......................... 1.594
- Sulfate de cuivre............................. 800
- Nitrate de soude............................ 451.570
- Carbure de calcium........................... 34.824
- Nitrites..................................... 2.941
- II. — Principaux produits exportés.
- Excédent des exportations sur les importations.
- Poids en tonnes
- 1911 1898
- Brome 228 95
- Acide chlorhydrique . . . . 9.000
- Acide nitrique 3.335 535
- Chlorure de sodium, 345.565
- Sels de Stassfürt 1.154.974
- Chlorure de baryum. 4.177
- Soude impure 1.74o
- Soude calcinée 59.540
- (1) D’après le rapport de M. O. Witt (Exposition de 1900).
- (2) En 1898, l’Allemagne a exporté 26.227 tonnes d’acide sulfurique.
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- CLASSES I12 ET II O.
- PRODUITS CHIMIQUES
- 14 5
- ____Poids en tonnes
- 1911 1898
- Bicarbonate de soude 1.670 762
- Soude caustique io.o65 4.493
- Potasse caustique 28.860 8.364
- Carbonate de potasse 1 968 11.970
- Chlorure de chaux 26.028 16.660
- Bioxyde de baryum 1 *397
- Eau oxygénée 494
- Chlorate de potasse 200 Excédent des importations
- Sulfate de soude 83.184 24.427
- Sulfate de potasse ï°9.493 26.106
- Nitrate d’ammoniaque 810
- Nitrate de potasse i4.3i6
- Chromate et bichromate de soude 1.992 I.8l2
- Chromate et bichromate de potasse. . . 1.612 3
- Silicates de soude et de potasse i4.4i5 5.010
- Ferrocyanure de potassium 1 .o3o 422
- Cyanures de potassium et de sodium. . 6.621 : 1.905
- Sulfate d’ammoniaque 5o.000
- Chlorures de calcium et de magnésium 43.896
- Chlorure de potassium 329.700 95.814
- Sulfite et bisulfite de soude 3 • 290 4.896
- Le rapprochement que nous faisons ici entre importations et exportations chimiques allemandes, en faisant tout d’abord porter notre exemple sur trois années successives (tableau, page i43) puis, mettant en parallèle deux années séparées par un intervalle de treize ans, nous montre que l’accroissement du commerce chimique allemand, qui est constant d’année en année, prend d’immenses proportions, quand on compare entre eux les chiffres de deux années suffisamment espacées.
- § 4- — IMPORTANCE DE QUELQUES PRODUCTIONS DE L’INDUSTRIE CHIMIQUE
- ALLEMANDE
- I. — Production de l’acide sulfurique.
- En 1898, l’Allemagne exportait 26.227 tonnes d’acide sulfurique ; en 1910, eEe en a importé 86.743 tonnes et exporté seulement 66.617 tonnes, soit Une plus-value à l’importation de 20.266 tonnes.
- Ce résultat peut, a priori, paraître paradoxal, mais ainsi que nous allons
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- i46
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- pouvoir en juger, il n’est que la conséquence du développement rapide de l’industrie chimique allemande, dont les besoins en acide sulfurique ont augmenté de telle façon que l’exportation de cet acide en a été ralentie.
- Voyons en effet quel est l’état actuel de la fabrication de l'acide sulfurique en Allemagne.
- MATIÈRES PREMIÈRES
- i° Pyrites allemandes (i). — On trouve de la pyrite à Rammelsberg ; la production s’y accroît régulièrement ; nous en relevons les chiffres suivants :
- 19°o igo5 i9°9
- Production de pyrite en tonnes...... 169.200 185.000 199.000
- La moyenne en soufre de ces pyrites est assez faible ; elle atteint seulement 34 0/0.
- 20 Pyrites étrangères. — L’Allemagne importe surtout des pyrites espa-
- gnôles et portugaises. 1900 1905 I9°9 1910
- Importation en tonnes 457.679 552.i84 691.213 792.735
- Exportation en tonnes 24.935 35.195 n.566 9.871
- Consommation en tonnes.. . . 432.744 5i6-989 679.647 782.864
- En 1910, les fabriques allemandes ont employé à la fabrication de l’acide sulfurique :
- i° En pyrites : 782.864 tonnes importées, plus 199.000 produites en Allemagne, soit 981.864 tonnes ;
- 20 435.75o tonnes de blende;
- 3° Plus un poids non déterminé de soufre provenant des masses épurantes du gaz d’éclairage.
- La production de l’acide sulfurique a suivi une marche régulièrement ascendante, ainsi que le montre le tableau ci-dessous :
- PRODUCTION d’acide SULFURIQUE EN TONNES igoo igoi 902 igo3 19°^ i9°5
- 849.900 856.801 965.000 1.010.600 1.207.900 1.281.200
- 1906 1907 1908 1909 1910
- 1.365.900 I.4o2.400 1.391.700 1.445.000 I.500.000
- (1) D’après le Statistisches Jahrbuch fur das Deutsche Reich.
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- CLASSES I 12 ET II3. PRODUITS CHIMIQUES 147
- Malgré la progression de la production, celle-ci n’a pas suffi à la consommation, car les chiffres d’importation accusent une augmentation rapide au cours des dernières années. La consommation sera dès lors exprimée par l’importance de la production constatée plus haut, augmentée de l’excédent de l’importation sur l’exportation :
- T9°9 igto 1911
- Importation en tonnes 74-384 86.743 99.653
- Exportation en tonnes 63.8i6 66.5l7 64.887
- Excédent de l’importation. . 10.568 20.226 34.766
- Des données qui précèdent, on peut déduire que l’Allemagne a consommé :
- En 1909......... 1.455.568 tonnes d’acide sulfurique
- En 1910......... 1.520.226 — —
- Ces chiffres, qui nous renseignent sur l’importance de la consommation allemande d’acide sulfurique, nous donnent en même temps la mesure de l’accroissement constant de cette consommation, car nous voyons que celle-ci a augmenté de 64-658 tonnes de 1909 à 1910.
- II. — Production de l’acide nitrique.
- En 1911, on a traité en Allemagne i5o.ooo tonnes de nitrate pour la fabrication de l’acide nitrique.
- III. — Production de sulfate d’ammoniaque.
- La production mondiale de sulfate d’ammoniaque, en 1911, s’étant élevée a 1.175.000 tonnes, l’Allemagne a concouru à cette production à raison de 4oo.ooo tonnes, représentant une valeur de 100 millions de francs. A titre de comparaison, notons que la production allemande de 1900 était de i3o.ooo tonnes.
- IV. — Les sels de potasse.
- Réglementation de Vexploitation des mines de potasse — Toutes les Sociétés <ÏUI possèdent ou exploitent en Allemagne des gisements de sels de potasse sont groupées en un syndicat de vente, le Kalisyndicat, dont les opérations sont réglementées et contrôlées par le Gouvernement impérial.
- Cette organisation colossale, de laquelle relèvent actuellement 79 mines, englobe la production de sels de potasse de toute l’Allemagne, centralise leui commerce et favorise leur diffusion par ses services de propagande.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Production et consommation. — En 1911, il a été extrait 10 millions de tonnes de sels de potasse, valant environ 200 millions de francs.
- Le tableau qui suit indique les quantités de sels de potasse extraites en 1910 et 1911.
- A l’examen des chiffres contenus dans ce tableau, nous constatons qu’en 1911, les emplois industriels ont absorbé 859.727 tonnes de carnallite et kiésérite brute de plus qu’en 1910, tandis que l’agriculture en a employé 948 tonnes de moins qu’en 1910.
- Sels de potasse pour usages industriels et pour engrais
- extraits en 1911 par les établissements syndiqués et les établissements hors syndicat :
- ASCHERSCHLEBEN, SOLLSTEDT ET EINIGKEIT
- POIDS EN TONNES
- EMPLOI DES SELS ANNÉES CARNALLITE et KIÉSÉRITE MINIÈRE KAINITE, HARTSALZ SYLVINITE et CARNALLITE à haut titre
- 1910 3.501.276,66 1.526.240,28
- Pour usages industriels 1911 4.361.003,73 2.052.202,74
- 1910 81.608,60 3.051.652,90
- Four engrais ( 1911 80.660,25 3.212.640,5
- 1910 3.582.885,20 4.441.663,99
- Totalisation 1911 4.441 663,99 5.264.843,30
- Plus-value en 1911 858.778,72 686.950,128
- La consommation de 1911 accuse, par rapport à l’année précédente, une plus-value qui, portant sur l’ensemble des productions : kaïnite, hartsalz, sylvinite et carnallite, se traduit par :
- 526.962 tonnes employées pour les usages industriels 160.987 — — — agricoles.
- D’une façon générale, l’extraction a augmenté, en 1911, de 1.545.728 tonnes (poids total des sels, sans distinction d’espèces), passant de 8.160.778 tonnes en 1910 à 9.706.507 en 1911.
- Les quantités des divers sels de potasse vendues en 1910 et 1911 sont consignées dans le tableau qui suit :
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- CLASSES I 12 ET II3.
- -- PRODUITS CHIMIQUES
- i4g
- Expéditions de produits potassiques
- effectuées en 1911 par le SYNDICAT DE STASSFURT et les établissements de SOLLSTEDT, EINIGKEIT ET ASCHERSCHLEBEN
- POIDS EN QUINTAUX
- TITRE 1910 1911 Plus-value 1911 Moins- value 1911
- Chlorure de potassium .. 80 4.342.432,30 4.433.569,35 91 137,05 ))
- ICO... — 2.195.636,48 2.241.693,39 46.056,91 ))
- Sulfate de potassium .... 90 932.081,23 1.101.225,52 169.144,29 ))
- K20... — 453.687,74 536.019,36 82.331,62 ïï
- Sulfate doub. de mag. et K 48 415.290,72 490.136 74.845,28 ))
- Ks0... — 107.808,64 127.237,83 19.429,19 ))
- Sulfatedoub.de mag. etpot. 40 1.678,80 1.435,61 )) 243,19
- K20... — 363,18 305,09 )) 58,09
- Sels pour engrais 38 346.358 386.198,73 39.840,73 »
- ICO... — 131.616,04 146.755,51 15.139,47 ))
- id. 20 1.406.505,31 1.698.118,85 291.613,54 ))
- ICO... — 282.074,80 340.501,93 58.427,13 »
- id. 30 548.472,45 575.024,20 26.551,75 »
- ICO... — 165.289,2 175.110,10 9.820,83 »
- id. 40 2.947.401,86 3.797.901,13 850.499,27 »
- ICO... — 1.194.724,96 1.548.957,97 354.233,01 »
- Kaïnite et sylvinite » 30.519.292,36 32.126.315,77 1.607.023,41 n
- K20. . — 3.971.325,84 4.203.017,34 231.691,50 ))
- Carnallite et kiesle min . . » 816.163,68 806.602,57 » 9.561,11
- K20... — 76.299,53 79.670,70 3.371,11 »
- Totaux exp. en sels. . . — 42.275.676,71 45.416.527,73 3.150.655,32 9.804,30
- exp. en ICO. .. — 8.578.826,46 9.399.269,22 820.500,83 58,09
- Pour mieux mettre en évidence l’importance des ventes effectuées en 1911, en toutes espèces de produits potassiques, nous classerons ces espèces par ordre d’importance de leurs ventes, en exprimant les quantités vendues en potasse (ICO) correspondante.
- Quantité de potasse (ICO) vendue, en tonnes
- Kaïnite et sylvinite..................... 420,3oi
- Chlorure de potassium 80 0/0............. 224,169
- Sel pour engrais 4o 0/0....................... 154,896
- Sulfate de potassium 90 0/0.............. 53,601
- Sel pour engrais 20 0/0........................ 34,o5o
- — 3o 0/0......................... i7,5n
- — 38 0/0........................ 14,675
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- IOO
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Quantité de potasse (Ks0) vendue, en tonnes
- Sulfate double de magnésium et potassium
- 48 o/o...................................... 12,723
- Carnallite et kiésérite brute.................. 7,967
- Sulfate double de magnésium et de potassium 3o 0/0........................................ 3o
- La plus-value nette des ventes de 1911 s’élève à 3i4-o85 tonnes exprimées en sels de potasse divers ou à 82.o44 tonnes exprimées en potasse (K20).
- LES MINES DE POTASSE DANS LA HAUTE-ALSACE
- Un gisement de sels de potasse, d’une richesse incomparable, a été récemment découvert dans la Haute-Alsace.
- Situé entre Mulhouse, Reiningen, Cernay, Soultz, Roedersheim, Regui-sheim et Sousheim, ce gisement, dont l’exploitation a été entreprise en 1910, présente, dans ses limites actuellement reconnues, une superficie de 200 kilomètres carrés.
- La mine que nous avons personnellement pris le plus grand intérêt à visiter, au cours d’un très récent voyage en Alsace, comprend deux couches séparées de sylvinite, que l’on rencontre, l'une à 600, l’autre à 665 mètres de profondeur.
- La richesse moyenne du gisement est de 20-22 0/0 d’oxyde de potassium (K20) et son importance globale est évaluée à 325 millions de tonnes de K20 pur, représentant, au cours actuel, une valeur approximative de 67 milliards de francs.
- Les minerais qui composent le gisement se présentent en bandes alternativement rouges et grises ; les bandes rouges, qui doivent leur coloration à des traces d’oxyde de fer, se distinguent par leur richesse en chlorure de potassium, tandis que le chlorure de sodium forme la substance constituante des bandes grises.
- De très faibles quantités de sels de magnésium et de sulfates solubles se rencontrent dans ces minerais qui, plus riches que ceux de l’Allemagne du Nord, sont éminemment propres à la production du chlorure de potassium à haut titre.
- La Société qui exploite le gisement, primitivement constituée sous le nom de Gewerkschaft Amelie, et actuellement dénommée Deutsche Kaliwerke A. G. Bernterode, est entrée depuis le i4 octobre 1910 dans le Syndicat allemand de la potasse qui lui a alloué, sur la vente totale, une quote-part de i4,74 millièmes.
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- CLASSES I 12 ET Il3.----PRODUITS CHIMIQUES l5l
- Cette quote-part se traduit, en l’état actuel des transactions du syndicat, par une vente annuelle de 9.000 tonnes de potasse pure, représentant 45.000 tonnes de sels de potasse bruts au titre moyen de 20 0/0 de potasse pure ; cette quantité correspond à une extraction journalière de i5o tonnes.
- Le produit de l’exploitation de la mine est livré, partie à l’état naturel, pour les besoins de l’agriculture, partie pour l’industrie, après avoir subi une purification appelée à en élever le titre à 96-98 0/0 de chlorure de potassium pur, suivant les exigences de l’emploi.
- La purification est obtenue à l’aide d’une opération d’une extrême simplicité, qui permet de réaliser la séparation du chlorure de potassium d’avec le chlorure de sodium, en mettant à profit la différence de solubilité de ces deux sels. Le minerai est, à cet effet, traité à l’état pulvérisé, par une solution saturée à chaud de chlorure de sodium, qui dissout le chlorure de potassium sans faire entrer en dissolution une nouvelle quantité de chlorure de sodium.
- On obtient ainsi une solution dont la teneur en KC1 est de 37 0/0 et qui, recueillie dans de grands bacs d’une capacité de 26 mètres cubes, abandonne par refroidissement, tout d’abord une poudre cristalline qui, se déposant au fond des bacs, fournit un sel légèrement grisâtre qui titre en moyenne 86 0/0 de chlorure de potassium, puis un sel parfaitement blanc qui, cristallisant sur les parois verticales, atteint une teneur en KC1 de 96 0/0.
- Les sels gris à 86 0/0 trouvent leur emploi dans la préparation d’engrais riches à 4o 0/0 de K2O, que l’on obtient en mélangeant les sels gris avec des sels bruts en proportion voulue.
- 11 suffît, d’autre part, d’un seul lavage à l’eau froide pour enrichir à 98 0/0 le chlorure de potassium obtenu au titre de 96 0/0.
- Les sels lavés sont enfin desséchés en les soumettant, dans des fours tournants, à l’action directe des gaz chauds produits par la combustion de la houille.
- Le minerai exploité en Alsace, soumis au traitement qu’on lui fait subir, se prête avec la plus grande facilité à l’obtention d’un chlorure de potassium très riche et dont les impuretés se trouvent réduites à 0,6 0/0 de Na Cl et o,o34 0/0 de SOL
- Nous avons cru devoir décrire la situation des mines de potasse d’Alsace, en entrant à leur sujet dans les détails qui précèdent, le caractère d’actualité que présente leur exploitation nous ayant paru justifier l’exposé que nous en avons fait.
- Emploi des sels de potasse dans l'agriculture. — La capacité de consomma-Lon des sels de potasse, spéciale à chaque pays consommateur, mérite, croyons-nous, d’être signalée. Nous en donnons le relevé pour l’année 1911, toutes quantités exprimées en potasse pure :
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- IÔ2
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- UTILISATION AGRICOLE DES SELS DE POTASSE DANS LE MONDE EN IQI I Consommation totale en tonnes de potasse pure
- Allemagne Etats-Unis.
- Hollande ..
- France ...
- Suède ....
- Russie....
- Autriche-..
- Angleterre.
- Espagne...
- Belgique...
- Ecosse....
- Italie....
- Danemark Irlande ..
- Suisse ....
- Norvège ...
- Le parallèle ci-dessus établi, entre les pays consommateurs de potasse pour l’usage agricole, indique que l’Allemagne en est le principal consommateur. Nous constaterons, au sujet de ce pays, que sa consommation, depuis i8g5, a progressé d’une façon constante. Les Etats-Unis qui, dans l’ordre d’importance des pays consommateurs, viennent après l’Allemagne, n’atteignent que le i/3 environ de la consommation allemande. Depuis 1906, la consommation américaine subit des fluctuations assez marquées dont le mouvement général n’indique aucune tendance à augmentation. *
- Dans les autres pays, la consommation est beaucoup moins importante ; la Hollande, qui vient en tête, consomme dix fois moins de potasse que FAllemagne.
- La consommation hollandaise marque un mouvement très ascendant depuis 1907.
- La France, après avoir atteint, de 1895 à 1900, une moyenne de consommation de 8.000 à 8.200 tonnes, a réduit sa consommation de 1900 à 1902 (8.228 tonnes en 1900; 6.284 en 1901 ; 4-938 en 1902); sa consommation est, par la suite, devenue plus active, car nous la voyons s’élever en 1907 à 12.379 tonnes et à 26.467 tonnes en 1911.
- L’Autriche, l’Angleterre, la Belgique, l’Ecosse, l’Irlande, la Suisse, la Hongrie font une consommation normalement croissante de sels de potasse.
- Les progrès les plus marqués qui se manifestent dans la consommation de la potasse se remarquent en Russie, qui passe d’une consommation de
- 422.355
- i44-o34
- 34.374
- 24-468
- 17.452
- 17.079
- 15.564 ii.637 9.845 9.101 6.539 6.601 5.632 2.996
- 2.674
- 2.282
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- CLASSES I 12 ET II O.
- PRODUITS CHIMIQUES
- l53
- 2.525 tonnes en 1906, à 17.078 tonnes en 1911 ; toutes apparences indiquent encore une tendance à l’accentuation de ce mouvement.
- L’Italie a aussi fortement progressé : 1.925 tonnes en 1904 ; 6.060 tonnes en i910-
- En Suède, au contraire, la consommation est en baisse depuis 1907.
- § 5. — ÉCHANGES FRANCO-ALLEMANDS DE PRODUITS CHIMIQUES
- Les échanges franco-allemands de produits chimiques se sont élevés, en 1910, à :
- 48.o3i.ooo francs (1) pour les importations d’Allemagne en France ;
- Et à 32.oi3.ooo francs pour les exportations de France en Allemagne.
- Les articles qui composent ces échanges sont, pour les principaux d’entre eux, les suivants :
- EXPORTATIONS D’ALLEMAGNE EN FRANCE EN I9IO Poids en tonnes
- Brome.............................................. no,5
- Bromures........................................... i3,3
- Acide carbonique liquide........................... 65,2
- — chlorhydrique............................ 2.089,4
- — fluorhydrique................................ i3,4
- — nitrique............................ . ?35,9
- — phosphorique.......................... 31,8
- — sulfurique............................ 6.175
- Ammoniaque........................................ 119,8
- Magnésie........................................... i3,6
- Potasse....................................... 1.024,8
- Cendres végétales................................ 697,1
- Soude caustique.................................... 18,2
- Carbonate de soude raffiné.................. 35,9
- Sels de soude non dénommés........................ 3oi,4
- Sulfate d’ammoniaque brut................. 8.645,
- Permanganate de potasse........................... 118,7
- Chlorure de magnésium........................... 1.911,2
- Chlorure de potassium.......................... 32.i32,5
- Chromâtes et bichromates de potasse et de soude 1.176,1
- Chlore liquide................................... 168,7
- Silicate de soude........................... o,33
- (9 D’après les statistiques françaises.
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- 154
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Sulfate de magnésie........................... 280
- — de potasse.................................. 9.623,1
- — de soude...................................... 661,7
- Bisulfite de soude............................ 169,1
- Hyposulfite de soude.......................... 26,
- Ferro et ferricyanure de potassium............ 14,6
- Superphosphates.................................... 7.911,4
- Engrais........................................... 42.897,3
- IMPORTATIONS DE FRANCE EN ALLEMAGNE EN I9IO Poids en tonnes
- Sels de soude......................................... 256,4
- Aluns.................................................. 7,9
- Borax raffiné.................................. 364,8
- Chlorate de potasse............................ 34
- Chlorates de soude, etc............................... i4o,2
- Ferro et ferricyanure de potassium .................. i83,2
- Engrais........................................... 164.490,7
- ANGLETERRE
- S 1. — ÉTAT ACTUEL DE L’INDUSTRIE CHIMIQUE ANGLAISE
- Dans son jugement porté sur l’industrie chimique anglaise, en 1900, M. Haller la représentait comme ayant subi un mouvement de recul pour la période comprise entre les années 1890 et 1900. Ce recul était en effet très réel, car on a vu le commerce anglais de produits chimiques réduit, en 1898, à une valeur globale de 347.090.826 francs, se partageant en 137.110.5oo francs aux importations et 209.980.320 francs aux exportations.
- Déjà en voie de relèvement en 1900, l’industrie chimique anglaise a encore, depuis cette époque, accentué son effort, son commerce chimique se chiffrant en 1910 par une valeur de 626.543.600 francs (i85.139.760 fr. aux importations, 34i.4o4.85o fr. aux exportations).
- Nous mettrons mieux encore en évidence l’accroissement des échanges au cours des dix dernières années, en traduisant ici par la valeur qu’ils représentent, en 1900 et 1910, les composants des groupes de produits chimiques, tels qu’ils sont établis par les statistiques :
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- CLASSES 112 ET II3.
- PRODUITS CHIMIQUES
- l55
- IMPORTATIONS. --- (VALEUR EN £)
- 1900 1910
- Produits chimiques divers 2. i54.i4o 3.885.576
- Extraits tannants 1.625.523 1.644•65o
- Teintures 732.772 274.342
- Couleurs artificielles 720.088 1.838.3qo
- Ethers divers 4.285 1.180
- Engrais 2.43o.3o8 2.696.870
- EXPORTATIONS (i). (valeur en £)
- 190° 191°
- Produits chimiques divers 4.724.825 8.789.5i1
- Couleurs artificielles 337.095 337.34g
- Engrais » 4.579.094
- chiffres ci-dessus énoncés nous apprennent que l’augmentation qui
- se manifeste aux importations porte surtout sur le groupe des matières colorantes, dont la valeur a plus que doublé, passant de 720.088 £ à i.838.3go £.
- A l’exportation, l’augmentation est due aux produits de la grosse industrie chimique qui sont rangés dans le Groupe des « Produits chimiques divers ».
- Constatons que ce Groupe qui, en 1900, se chiffrait par une somme de 4.724.825 £, a acquis en 1910 une valeur de 8.739.511 £.
- § 2. — IMPORTANCE DES ÉCHANGES CONCERNANT LES PRODUITS DE LA GRANDE INDUSTRIE CHIMIQUE
- Si nous nous reportons au tableau de la page i56, qui met en parallèle les importations et les exportations anglaises, en produits de la grosse industrie chimique, pour la période 1906 à 1910, nous remarquons que les importations de produits de blanchiment vont sans cesse en décroissant, tandis que les exportations sont irrégulières, beaucoup plus élevées d’une façon générale que les importations, mais sans tendance à l’augmentation.
- Les importations de carbure de calcium sont en augmentation de plus en plus considérable (i5.8oi £ en 1900, 133.282 £ en 1910).
- (0 Ces exportations sont composées de produits anglais, à l’exclusion absolue des produits étran-°ers ^Portés puis réexportés.
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- Commerce spécial anglais 1910
- ANNUAL STATEMENT OF THE TRADE OF THE UNITED KINGDOM I9IO
- DÉSIGNATION DES PRODUITS IMPORTATIONS EXPORTATIONS
- POIDS EN TONNES ANGLAISES DE 1.016 KILOS (CWt) POIDS EN TONNES ANGLAISES DE 1.016 KILOS (CWt)
- 1906 1907 1908 1909 1910 1906 1907 1308 1909 1910
- Produits de blanchiment 238.623 176 586 152.879 110.848 109.320 998.718 1.077.686 790.090 911.854 1.007.581
- Carbure de calcium 128.532 235.634 256.317 236.432 258.909 775 2.531 3.785 791 1.205
- Chlorhydrate d'ammoniaque 9.410 5 287 4.833 5.149 4.946 130.509 154.402 83.449 131.202 132 478
- Nitrate de potasse 223.272 236.355 234.504 210.711 227.510 — — — — —
- Cendres de soude 11.033 8.633 20.701 22.620 7.217 1.900.612 2.009.292 1.647.904 1.918.892 2.168.927
- Bicarbonate de soude 8.864 9.690 9.322 2.133 3.643 404.385 450.111 411.320 460 214 458.542
- Soude caustique 7.989 4.744 4.488 4.827 202 1 587.140 1.546.633 1 452.147 1.583.454 1.659.175
- Cristaux de soude 7.943 3.732 1.256 1.246 721 190.517 201.312 200.763 215.157 248.484
- Autres sels de soude 88.192 105.059 124.263 103.929 113.727 373.647 486.114 383.892 422.678 483.677
- Acide sulfurique 89.904 75.086 68.545 74.246 69.759 97.812 77.770 100.487 144.864 153.063
- Sels d’alumine et aluminates — — — — — 183.197 192.250 196.361 222 530 258.826
- Carbonate d’ammoniaque — — — — — — — 62.169 65 958 75.007
- Cyanures de potassium et sodium., — — — — — — — 145.585 145.721 155.364
- Acide chlorhydrique ' — - — — — — — 1.890 3.188 4.543
- Bichromates soude et potasse — — — — — — — 84.478 94.234 107.381
- Sulfate de soude 973.202 1.011.049 452.248 700.552 1.160 561
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- CLASSES I 12 ET II3. -- PRODUITS CHIMIQUES
- 167
- Les autres produits importés ont une marche irrégulière qui se remarque surtout avec les produits de l’industrie de la soude et de ses dérivés.
- Les exportations ont une allure plus franche ; elles accusent notamment un accroissement des ventes de cendres de soude, qui atteignent en 1910 une valeur de 470.973 £ de bicarbonate de soude dont la valeur, en 1910, s’élève à ii8.i44 £ de soude caustique 1861.081 £ en 1910), de cristaux de soude (40.826 £ en 1910), de divers sels de soude (98.466 £ en 1910). L’acide sulfurique, les sels d’alumine et les aluminates, le carbonate d’ammoniaque, les cyanures, les chromâtes et bichromates, le sulfate de soude, etc., sont également en augmentation parmi les exportations.
- Nous croyons devoir souligner, au rang des importations de l’année 1910, la Classe des matières colorantes qui, en tant que produits et valeur correspondante, est composée ainsi qu’il suit :
- Valeur en £
- Couleurs de l’anthracène, alizarine, etc . . . 283.180
- Couleurs d’aniline et de naphtaline....... 1.452.653
- Indigo synthétique........................ 101.249
- Autres couleurs du goudron de houille... 1.3o8
- £ 1.838.390
- § 3. - SUR QUELQUES PRODUCTIONS DE LA GRANDE INDUSTRIE CHIMIQUE
- 1
- I. — Production de l’acide sulfurique.
- Les chiffres que nous venons cl’énoncer témoignent du développement de la grosse industrie chimique qui, en Angleterre, domine de son importance toutes les industries chimiques.
- On compte que ce pays produit annuellement i.Soo.ooo à 1.600.000 tonnes d’acide sulfurique.
- Le nombre des usines utilisant le procédé des chambres de plomb a diminué en 190g. On comptait, en effet, en l’année 1907, i54 usines travaillant à l’aide de ce procédé, puis 162 en 1908, tandis que leur nombre se réduit en 1909 à i5i. Ce fait, joint à l’augmentation constante de la production de l’acide sulfurique, nous porte à conclure à la mise en exploitation du procédé de contact.
- La production de l'acide sulfurique est assurée par l’emploi des pyrites anglaises et étrangères, les premières ne fournissent pas le 1/10 de la consommation anglaise.
- Les importations de pyrites ont été les suivantes, de 1900 à 1910 :
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- i58
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- POIDS EN TONNES ANGLAISES DE I.Ol6 KILOS 1900 1901 1902 i9°3 1904 igo5
- 74i.43i 653.584 611.169 735.909 742.837 698.746
- 1906 1907 1908 1909 1910
- 769.324 769.141 558.910 791.068 810.000
- II. — Sels ammoniacaux. — Production.
- La production anglaise de sulfate d’ammoniaque a été la suivante, au cours des quatre dernières années :
- 1908 I9°9 I9I° 1911
- 32i.5oo t. 348.5oo t. 369.000 t. 378.500 t.
- Le sources de production du sulfate d’ammoniaque, pour l’année 1911, ont été les suivantes :
- Usines à gaz.........
- Hauts-fourneaux ......
- Distillation de schistes Fours à coke.........
- Total
- 169.500 tonnes
- 20.000 —
- 60.000 —
- 129.000 —
- 378.500 tonnes
- §. 4. — COMMERCE FRANCO-BRITANNIQUE DE PRODUITS CHIMIQUES
- Les transactions entre la France et l’Angleterre, en ce qui concerne les produits chimiques, ont atteint, en 1910, une valeur de :
- 18.757.000 francs pour les importations anglaises en France (1). 21.595.000 francs pour les exportations françaises en Angleterre.
- Les importations d’Angleterre portent principalement sur les produits ci-après :
- IMPORTATIONS D’ANGLETERRE EN FRANCE Poids en tonnes
- Iode.............
- Bioxyde de baryum Magnésie.........
- 5
- 722,8 11
- (1) D’après les statistiques françaises.
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- CLASSES 112 ET Il3. -- PRODUITS CHIMIQUES l5g
- Soude caustique................................. 515,7
- Bicarbonate de soude.................................... 86,5
- Sel raffiné..................................... 410,2
- Sulfate d’ammoniaque brut....................... 7.996,1
- Sels ammoniacaux raffinés.............................. 278,5
- Borax raffiné.......................................... 37,7
- Chromâtes et bichromates de potassium et de sodium 1.451,4
- Sulfate de cuivre............................... 10.197
- Sulfate de magnésie.................................... 63,5
- Sulfate de zinc......................................... 59,1
- Superphosphates..................................... 10.735,9
- Engrais......................................... 32.231,2
- Parmi les plus importantes exportations de France en Angleterre, nous relevons les suivantes :
- EXPORTATIONS DE FRANCE EN ANGLETERRE Poids en tonnes
- Bioxyde de baryum
- Potasse............
- Sels de soude......
- Aluns..............
- Borax raffiné......
- Chlorate de potasse. Chlorure de chaux., Nitrate de potasse.. Superphosphates... Engrais.........
- i34
- 1.471
- ï76’9
- 8,2
- 2.298,2
- i8,5
- 370,8
- 119’2 1.420,1 5.772,6
- BELGIQUE
- La grosse industrie chimique est en état de continuel développement en Belgique ; les autres branches de l’activité chimique et, en particulier, celle des produits chimiques médicinaux, n’offrent, dans ce pays, qu’une importance très restreinte.
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- i6o
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- § i. — NATURE ET IMPORTANCE DE L’INDUSTRIE CHIMIQUE RELGE
- L’ensemble des industries chimiques proprement dites comprenait, en igo3, 256 établissements appartenant à 224 firmes et occupant g.3oo ouvriers ; la force motrice employée à leur usage s’élevait à i4-ooo chevaux (1).
- Productions de la grande industrie chimique.
- On comptait, en igo3, 26 usines fabriquant l’acide sulfurique et disposant, pour cette fabrication, d’une capacité totale de 387.000 mètres cubes de chambres de plomb.
- La production de l’acide sulfurique et de la plupart des produits de la grande industrie chimique est réglementée par l’Union commerciale qui a été fondée en 1890.
- Les productions exprimées en tonnes sont, pour l’année 1903, indiquées dans le tableau ci-contre.
- Notons que la production de sulfate d’ammoniaque qui, en 1903, était de 14.700 tonnes, s’est élevée en 1911 à 4o.ooo tonnes.
- §. 2. — COMMERCE BELGE DE PRODUITS CHIMIQUES EN 1910 (2)
- Les chiffres contenus dans le tableau ci-contre, répondant à une production qui remonte à neuf ans, nous fixerons l’importance actuelle de l’industrie chimique en nous référant au tableau ci-dessous.
- BELGIQUE. — COMMERCE SPÉCIAL DE PRODUITS CHIMIQUES 1910
- STATISTIQUE DE LA BELGIQUE
- Tableau général du commerce avec les pays étrangers pendant l’année 1910.
- DÉSIGNATION DES PRODUITS IMPORTATION (poids en kilos) EXPORTATION (poids en kilos)
- Engrais 40.089.896 52.383.793
- Acide carbonique liquide 921.489 565
- Carbonate de soude 28.642.163 37.643.562
- Nitrate de soude 237.224.716 118.618.793
- Sulfate de soude 62.293.843 9.714.764
- Sulfate d’ammoniaque 16.181.469 13.573.923
- (1) Les renseignements que nous donnons sont puisés dans les statistiques publiées, en igo5, par le ministère de l’industrie et du travail du Royaume de Belgique, dans la série des monographies industrielles (Volume VI ; Industries chimiques. Fabrication des produits chimiques proprement dits).
- (2) Statistique de la Belgique : Tableau général du commerce avec les pays étrangers pendant l’année 1910.
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- production belge de produits chimiques, en 1903.
- PRODUITS NOMBRE d’usines PRODUCTION en TONNES OBSERVATIONS
- 4cide nitrique 13 11.000 Production en acide 36° B.
- Sulfate de soude.... / u ! 28.300^La production en est réglée par l’Union
- Acide chlorhydrique ) 27.500' commerciale.
- Superphosphates 33 229.000 Traitement des phosphates belges et étrangers.
- Super d’os 1 500 Production entièrement exportée.
- Super de noir d’os... 1 400 Production entièrement consommée en Belgique.
- Guano dissous » 38.300 Traitement des guanos du Chili et du Damaraland.
- Phosphates basiques i 7 210.000 Provenant de 225.000 tonnes scories brutes.
- Sulfate de cuivre , • • • » 2.400
- Sulfate de fer 0 o. 000 Provient en partie des eaux de décapage des clouteries.
- Chlorure ferrique 1 63
- Fluosilicate de soude » 170 Sous-produit de la fabrication des supers.
- Carbonate de soude (Solvay) . . 2 30.000 Ces deux usines occupent 500ouvriers et disposent d’uneforcede2.000HP.
- Chlorure de chaux (sec) » 6.000
- Chlorure de chaux (liquide)... 2 1.600
- Soude caustique » 2.000
- Sulfate de soude » 40.000 Non compris le sulfate fabriqué par Solvay.
- Acide sulfureux » 40
- Bisulfite de soude » 2.300
- Bisulfite de chaux » 800
- Eau de Javel :. 5 300
- Chlorure de zinc » 300
- Potasse brute 7 4.000 Potasse extraite des salins.
- Potasse raffinée 3 2.600
- Potasse de suint 2 1.100
- Potasse caustique 1 300 Fabriquée surtout avec la potasse de suint.
- Nitrate de potasse 5 2.300 3 usines syndiquées d’accord avec le Syndicat allemand.
- Chlorure de sodium 40 | 30.000 6 salines. Au raffinage : 40 usines, 210 ouvriers.
- Alun de potasse 2 1 800
- Super doubles » 1.500 i Traitement des phosphates naturels à l’acide phosphorique.
- Sulfate d’ammoniaque » 14.700 4.000proviennent des usines à gaz et distilleries de goudron, 10.700 ! des fours de récupération.
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- 1.6 2
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Importations.
- Aux importations, nous trouvons :
- Engrais. — 4o.ooo tonnes, comprenant 21.000 tonnes fournies par la France ; i4ooo par la Hollande ; 5.000 par l’Allemagne.
- Carbonate de soude. — 28.640 tonnes, dont la France a fourni 21.000 tonnes ; l’Allemagne 6.000 tonnes, etc...
- Sulfate de soude. — 62.3oo tonnes, dont 4i.ooo fournies par l’Allemagne • 10.000 par l’Angleterre, 9.960 par la France.
- Sulfate d'ammoniaque.— 16.180 tonnes, dont i5.ooo fournies par l’Allemagne, 600 par l’Angleterre, 200 par la France.
- Exportations
- Aux exportations, nous constatons les ventes suivantes, effectuées en 1910 :
- Engrais. — 02.390 tonnes, dont 18.000 exportées en France ; 12.000 aux Etats-Unis, 10.000 en Hollande, 6.000 en Allemagne, etc.
- Carbonate de soude. — 37.643 tonnes, dont i5.ooo à destination de l’Angleterre ; 9.000 pour l’Italie, etc.
- La Belgique a enfin exporté, en acide sulfurique, pour l’année 1910 : 74.602 tonnes à destination de l’Allemagne, tandis que l’importation allemande totale est de 86.743 tonnes, et 6.812 tonnes à destination de la France, dont l’importation totale est de 13.178 tonnes.
- S 3. — ÉCHANGES FRANCO-BELGES DE PRODUITS CHIMIQUES
- Les transactions (1) portant sur le groupe des produits chimiques se son élevées à :
- 24.127.000 francs pour les exportations de Belgique en France ; 41.617.000 — pour les importations de France en Belgique.
- Ces échanges ont porté sur les articles suivants :
- EXPORTATIONS DE BELGIQUE EN FRANCE EN I9IO
- Poids en tonnes :
- Acide chlorhydrique
- Acide sulfurique...
- Ammoniaque.........
- Potasse............
- Cendres végétales....
- 5oo, 1 6.812
- (1) D’après le Tableau général du commerce et de la navigation, année 1910, vol. 1.
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- CLASSES 112 ET HO.
- PRODUITS CHIMIQUES
- Carbonate de soude brut.................. i. 111,3
- Sels de soude.................................... 243,3
- Sulfate d’ammoniaque brut...................... 6.728,6
- Sels ammoniacaux raffinés....................... 112,5
- Sulfate de cuivre..................... i85,3
- Sulfate de potasse....................... 668,9
- Sulfate de zinc.......................... 32,1
- Hyposulfite de soude.....................y 3o,5
- Superphosphates.......................... 1 o3.816,4
- Engrais....................................... 21.696,1
- IMPORTATIONS (i) DE FRANCE EN BELGIQUE EN I9IO Poids en tonnes :
- Phosphore blanc................................... i6,3
- Phosphore rouge.......................... 22,1
- Acide nitrique................................ 1.396,1
- Acide phosphorique....................... 1,3
- Acide sulfurique......................... 1.682,6
- Ammoniaque......................................... 8,9
- Potasse........................................ 2.791,2
- Aluns................ . . ............... 7
- Borax raffiné.................................... 446,2
- Carbure de calcium................................. 9,8
- Chlorate de potasse............................... 69,4
- Chlorates divers......................... 81,4
- Chlorure de chaux........................ 4.269,8
- Nitrate de potasse............................... 228,2
- Silicate de soude............................... 66,6
- Salin de betterave............................... 3.359
- Soude.................................... • 5.5i6
- Carbonate de soude raffiné.................... 5o.ooo,8
- Bicarbonate de soude............................. 58o,i
- Sels de soude.................................. i.oi5,3
- Sel brut................................. 66.689,8
- Sel raffiné.................................. 26.862,6
- Sulfate d’alumine .. ............................ 77^
- Sulfate de soude......................... 10.458,9
- Sulfite et bisulfite de soude............ ^99,2
- Bisulfite de chaux................................ 2^,2
- Superphosphates............................... 78.931,8
- Engrais..................................... 110.819,7
- O Tableau général du commerce et de la navigation, année 1910, vol. 1.
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- i64
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- ITALIE
- § i. — ÉTAT ACTUEL DE L’INDUSTRIE CHIMIQUE EN ITALIE
- L’industrie chimique n’a pénétré en Italie que fort tard et avec beaucoup d’hésitation, mais elle est actuellement, dans ce pays, en voie de développement et l’on peut prévoir que, dans un avenir prochain, elle y aura acquis une importance très notable. Ses productions se chiffrent, à ce jour, par une valeur brute de 200.000.000 de francs, et nous constaterons immédiatement combien faible est ce résultat, comparativement à la production agricole italienne, à laquelle de très récentes statistiques assignent une valeur de 7 milliards.
- Cette énorme production agricole justifie l’attention que lui prêtent actuellement les industriels italiens qui ne se dissimulent pas que l’avenir de leur industrie chimique réside surtout dans les productions susceptibles de faire fructifier dans la plus large mesure l’exploitation des produits du sol. Plusieurs de ces productions sont déjà très développées en Italie, notamment celle des engrais, sur laquelle le lecteur trouvera plus loin, sous la rubrique « Engrais chimiques, etc. », de plus amples renseignements. Les autres branches de l’activité chimique italienne, parmi celles qui, ayant des rapports étroits avec l’agriculture, se signalent par l’importance de leurs productions, sont l’industrie de la calciocyanamide, du sucre, de l’acide tar-trique, des essences de fruits, des sous-produits du lait ; citons encore la fabrication de l’acide citrique qui compte au nombre des nouvelles entreprises industrielles.
- Nous voyons- également se développer en Italie l’industrie électrochimique ; cette industrie qui, présentement, compte le carbure de calcium pour les 2/3 de la valeur de sa production totale, s’applique activement à rechercher une voie nouvelle dans le problème de la fixation de l’azote atmosphérique.
- La fabrication dés produits anticryptogamiques, du sulfate de cuivre et des arsenicaux, gagne en importance d’année en année ; celle des acides organiques : tartrique, tannique, citrique, fait des progrès très marqués ; les extraits tanniques pour la teinture et le tannage sont fabriqués sur une vaste échelle ; l’industrie des essences, qui se trouve centralisée dans le Piémont, se livre activement à l’exploitation des essences de lavande et de menthe ; enfin, les essences de fruits (citrons et oranges) se fabriquent en grand dans la Calabre et en Sicile.
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- CLASSES 112 ET IIO. --- PRODUITS CHIMIQUES
- l65
- Les richesses minérales n’abondent pas en Italie ; le soufre, dont nous envisagerons plus loin la situation, y donne lieu à d’importantes exploitations. Après le soufre, il ne reste guère que le plomb et le zinc, dont l’extraction de leurs minerais échappe toutefois au bénéfice de l’industrie italienne, de même que l’exploitation des produits chimiques qui dérivent de ces métaux,attendu que les mines de plomb et de zinc sont en la possession de puissantes Sociétés étrangères qui exportent les minerais à l’état brut.
- Nous consignerons dans le tableau qui suit les évaluations qui ont été faites, en poids et valeur, des principales productions chimiques italiennes. Ces évaluations portant sur les années i8g5 et 1909 permettront au lecteur de juger des progrès accomplis en Italie, par l’industrie chimique, dans rintervalle de ces deux années.
- Produits chimiques de l’industrie italienne.
- PRODUITS QUANTITÉS I 1895 :N QUINTAUX 1909 VALEUR 1895 EN LIRES 1909
- Acide borique )) 5.780 )) 289.000
- — carbonique liquide )) 160.000 )) 528.000
- — citrique )) 2.660 Ü 800.000
- — chlorhydrique 57.000 148.920 301.000 829.995
- — nitrique 11.050 72.638 - 509.650 2.896.226
- — sulfurique 957.088 5.897.122 3.882.104 21.056.493
- — tartrique » 35.000 » 7.7CO.OOO
- Eau oxygénée » 21 000 » 483 000
- Calcioryanamide 1) 53.000 i) 1.060.000
- Carbure de calcium » 431 329 n 10.131.327
- Chlorate de potasse » 1.800 )) 150.000
- — soude » 1.470 » 117.600
- Ferrosilicium » 6.280 )) 218.700
- Hydrogène )) m3120.000 » 60.000
- Hypochlorite de calcium » 95.800 )) 1.149.600
- Oxygène w m3100.000 » 350-000
- Superphosphates et engrais.... Sels de mercure (sublimé, calo- 1.456.846 9.366.259 13.787.043 52 393.122
- mel).. . . » 1.110 I) 586 000
- Soude caustique 38 40° B » 120.000 )) 1.680.000
- Sulfate d’ammoniaque 16.291 68.640 521.312 2.020 374
- ~~ de cuivre 31.510 285.510 1.391.600 14.383.200
- Sulfure de carbone 18 750 20.500 562.800 688.700
- Produits chimiques en général. » 40.000 » 12.000.000
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- i66
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Pour rendre plus frappante l’importance comparative de quelques grosses productions chimiques, nous avons établi le graphique n° 4i, qui donne pour les années 1896, 1909 et 1910 les chiffres delà production des super-
- Graphique n° fri.
- Superphosphates et engrais
- Production chimique italienne en 1895,1909, 1910.
- les chiffres indiquent /a valeur de /a production en mifiions de /ires.
- Acide sulfurique 17.3
- Sulfate de cuivre
- Sulfate d’dmnfê* Ac. nitrique
- phosphates, de l’acide sulfurique, du sulfate de cuivre, du sulfate d’ammoniaque et de l’acide nitrique.
- I. — Productions minérales.
- I. — Soufre. — L’industrie du soufre n’a jamais donné de brillants résultats financiers, la production ayant toujours dépassé les besoins de la consommation. Cependant, on avait pu, depuis une douzaine d’années,
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- CLASSES 112 ET 1IO. -- PRODUITS CHIMIQUES 167
- entrevoir, pour cette industrie, un avenir plus heureux aux suites de la création d’une Société anglaise, L’Anglo-Sicilian G0, qui avait entrepris d’accaparer la production du soufre de Sicile et de limiter la fabrication.
- La mise en exploitation des gisements de soufre de la Louisiane, considérés autrefois comme inexploitables, a porté à l’industrie sicilienne du soufre un coup qui lui est très sensible.
- La production de la Louisiane dépasse actuellement 100.000 tonnes par an, ce qui, non seulement ferme en grande partie le marché américain au soufre de Sicile, mais encore va rétrécir singulièrement pour lui les débouchés en Europe.
- Préoccupé de l’avenir des ouvriers employés dans les fabriques de Sicile, le Gouvernement italien s’est mis à la tête d’un trust, englobant toutes les mines, réglementant les cours, faisant toutes les avances de capitaux nécessaires.
- Pour conjurer un désastre, on tente de revenir à l’emploi du soufre poulies besoins de la fabrication de l’acide sulfurique ; le Prof1 Iddo préconise à cet effet l’emploi du minerai de soufre au titre de 3o o/o, ou bien d’agglomérés de minerai ayant une teneur garantie en soufre de 5o o/o (t).
- La production du soufre dans le monde, d’après les documents les plus récents recueillis à ce sujet, peut être fixée ainsi qu’il suit :
- Italie ................ Année 1909 435.o63 tonnes
- Etats Unis............... — 1909 3o8.ooo —
- Japon.................... — 1908 36.288 —
- Espagne.................. — 1908 24.000 —
- Autriche................. — I9°9 12.700 —
- France................... — 1909 2.900 —
- Total................. 818.961 tonnes
- II- — Pyrites. — Les plus importants gisements italiens sont situés à
- Montecatini.
- La production totale est de 180.000 tonnes, dont on exporte à peine 30.000 tonnes.
- Les importations de pyrites ont beaucoup augmenté depuis 1906.
- II. — Produits de la grande industrie chimique. — Engrais chimiques.
- Sulfate de cuivre. — Produits chimiques divers.
- La production des matières fertilisantes, des produits anticrvptogamiques, Tu forme la base fondamentale de la grande industrie chimique italienne, 8 est considérablement développée depuis une dizaine d’années.
- Lucide sulfurique dont la production, en 1896, n’atteignait que 967.088
- (') L’Engrais.
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- i68
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- quintaux cFune valeur de 8.882. io4 francs, s’est élevée, en 1909, à 0.897. quintaux valant 2i.o56.4g3 francs.
- Les superphosphates ont progressé, durant la même période, de 1.456.846 quintaux d’une valeur de 18.787.043 francs, à 9.366.259 quintaux valant 52.393.122 francs.
- L’Union italienne des engrais participe à cette production pour une valeur de 4 millions ; le complément de la production se répartit entre 70 fabriques environ, d’importance très variable.
- La production du sulfate de cuivre s’est élevée de 3i.i5o quintaux à 285.5io, d’une valeur de i4-383.2oo francs. La progression est également très marquée pour les produits chimiques de grande consommation, tels que l’acide chlorhydrique, le sulfate de soude anhydre et le sel de Glauber, dont la production a triplé ; celle de l’acide nitrique et du sulfate d’ammoniaque a sextuplé.
- D’une façon générale, ces divers produits sont fabriqués à l’aide des procédés les plus modernes.
- Parmi les autres produits chimiques qui comptent au nombre des fabrications importantes, nous citerons le sulfate d'alumine, dont la quantité fabriquée en 1909, a été de 3o.ooo quintaux représentant une valeur de plus de 260.000 francs ; Yacide borique et le borax, qui ont réalisé une production globale de 35.410 quintaux représentant 1.285.860 francs.
- La fabrication de l'eau oxygénée a, par suite de ses applications industrielles, acquis en Italie une importance notable ; la quantité d’eau oxygénée actuellement produite peut être évaluée à 18.000 quintaux d’une valeur de plus de 4oo.ooo francs.
- Les sels de magnésie, pour l’usage industriel, sont également l’objet d’une fabrication très active ; leur production annuelle dépasse 10.000 quintaux ; on emploie à leur fabrication de la dolomie calcaire que l’on trouve dans les Alpes.
- La production des sels divers de baryum, savoir : le sulfate ou blanc fixe, le sulfure, le carbonate précipité et l’hydrate de baryte, se chiffre par une quantité globale de 22.700 quintaux représentant une valeur de 470.000 francs ; la matière première employée à cette fabrication est le spath lourd ou barytine, dont il existe d’importants gisements dans la Haute-Lombardie.
- Au regard de la production italienne de sels de baryte, l’importation en Italie de ces mêmes produits est importante, notamment pour le sulfate de baryte dont l’importation, en 1909, était de 20.944 quintaux, cl’une valeur de 261.328 francs, et en 1910, de 17.766 quintaux, cl’une valeur de 213.180 francs.
- La production des oxydes et sels de plomb et de zinc se traduit, pour l’année 1909, par les chiffres suivants :
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- CLASSES I 12 ET II O. - PRODUITS CHIMIQUES
- l69
- 21.100 quintaux de minium, d’une valeur de 889.600 francs 7.55o — litharge, — 334.4oo —
- 10.000 — blanc de zinc, — 600.000 —
- 43.700 — céruse, — 2.218.000 —
- Nous relevons d’autre part, comme répondant, pour l’année 1910, aux importations des produits ci-dessus, les chiffres suivants :
- 7.359 quintaux de minium et liharge, d’une valeur de 309.078 francs
- 20.012 — blanc de zinc, — 1.300.780 —
- 4.887 — céruse, — 254.126 —
- Nous ferons remarquer que les chiffres que nous mettons ici en parallèle se rapportent, en ce qui concerne la production, à l’année 1909, tandis que les chiffres exprimant les importations répondent à l’année 1910. Il ne saurait toutefois exister un écart bien sensible entre la production de 1910 et celle de 1909, de telle sorte que le parallélisme que nous établissons plus haut donne une idée suffisamment précise de la situation de la production par rapport aux importations.
- La fabrication du sulfure de carbone demeure à peu près stationnaire avec 20.600 quintaux produits en 1909 ; il est en effet à remarquer que la production réalisée en 1896 était de 18.760 quintaux.
- III. — Industrie des produits chimiques médicinaux.
- L’industrie des produits intéressant la pharmacie, qui a pris naissance en Italie vers la moitié du siècle dernier, est en voie de progression constante. L’exportation italienne de ces produits qui, il y a une vingtaine d’années, ne dépassait pas 1 million, est actuellement évaluée à 10 millions de francs.
- Nous citerons, parmi les principales productions italiennes de produits médicinaux : la mannite, dont la production annuelle peut être évaluée à 5o.ooo kilos représentant une valeur de 600.000 francs, puis le sucre de lait, dont la production oscille entre 3 et 4-ooo kilos ; Y acide lactique ; les lactates ; les sels de mercure, en particulier le sublimé et le calomel, dont la production totale, qui est d’environ 1.100 quintaux, a une valeur de 586.000 francs; les sels de bismuth, au total de 4-ooo kilos ; les sels de fer; les produits dérivés de l'iode et du brôme ; les sels de magnésie ; quelques alcaloïdes ; les éthers de fruits ; les produits physiologiques, etc. A cette série de produits s’ajoute celle des préparations galéniques, des eaux distillées, des extraits de plantes médicinales, etc.
- Les productions que nous venons d’énumérer rencontrent des débouchés dune certaine importance en divers pays européens, en Orient et, plus particulièrement encore, dans l'Amérique du Sud.
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- 170
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- IV. — Industries électro-chimiques.
- Les importantes forces hydrauliques dont dispose l’Italie, placent cette contrée dans des conditions particulièrement favorables au développement des industries électro-chimiques. Celles-ci ont d’ailleurs acquis d’ores et déjà une importance très notable dont témoigne la valeur que les statistiques officielles assignent à leurs productions.
- Les produits chimiques obtenus en Italie par les procédés électro-chimiques figurent en majeure partie dans le tableau, page i65, où sont relevés comme ayant été obtenus par ces procédés : la calciocyanamide, le carbure de calcium, les chlorates de potasse et de soude, l'acide carbonique, le ferro silicium, Yhypochlorite de chaux et la soude caustique liquide. Ajoutons à ces produits le chlore liquide, fabriqué à raison d’une quantité de 1.000 quintaux valant 65.000 francs et Yaluminium dont la production, pour l’année 1909, s’est élevée à 9.000 quintaux d’une valeur de 800.000 francs et nous pourrons conclure, pour l’ensemble de ces productions électro-chimiques, à une valeur globale de 16.780.227 francs.
- L’industrie électro-chimique italienne, qui dispose d’un capital-actions de 35 millions de francs, utilise aujourd’hui plus de 60.000 chevaux électriques. Deux puissantes Sociétés fabriquent la soude électrolytique, mais étant donné que le chlore que l’on obtient, conjointement avec la soude, dans l’électrolyse du chlorure de sodium, ne rencontre pas, en Italie, les débouchés qui s’offrent aisément à la soude, il existe, de ce chef, un obstacle très sérieux à l’extension de l’industrie électrolytique de la soude ; c’est pourquoi les plus actives recherches sont faites actuellement, à l’etfet de trouver au chlore de nouvelles applications.
- V. — Industrie des gaz comprimés.
- L’industrie des gaz comprimés est de création récente en Italie ; elle date de 1905. Elle a débuté par la fabrication de l’acide carbonique liquide et la production de l’oxygène et de l’hydrogène par l’électrolyse de l’eau.
- La production actuelle d'anhydride carbonique liquide peut être évaluée à 1.600.000 kilos, d’une valeur commerciale de 55o,ooo francs. Cette production se répartit entre neuf fabriques ; deux d’entr’elles utilisent des sources naturelles de gaz : Pergine (Arezzo) et S. Romano (Massa Carrara) ; trois fabriques produisent le gaz carbonique par la combustion du coke en vases clos, et les autres fabriques l’obtiennent par des procédés chimiques.
- La fabrication italienne de chlore liquide est limitée à la seule production de la Société électro-chimique de Rome, dont l’usine est établie à Bussi. Cette production est évaluée à 100.000 kilos.
- Oxygène et hydrogène.— Il existe en Italie plusieurs fabriques d’oxygène ; on exploite, à cet effet, à Milan et à Turin, le brevet Linde ; à Gênes, le
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- CLASSES I 12 ET II3. - PRODUITS CHIMIQUES I7I
- brevet Claude ; à Tivoli, celui de Garuti. L’usine de Piano d’Orte (Àquila), qui appartient à la Société italienne pour la fabrication des produits vzotés, est le principal établissement de production d’oxygène.
- Vhydrogène est obtenu comme sous-produit de la fabrication de la soude électrolytique, par l’électrolyse du chlorure de sodium.
- On fabrique également, en Italie, Yacide sulfureux liquide ; cette production est toutefois de faible importance.
- Vammoniaque liquide anhydre, dont il est fait usage dans l’industrie du froid, n’est fabriquée qu’en quantités très limitées.
- S 2. COMMERCE ITALIEN DE PRODUITS CHIMIQUES
- Le tableau ci-après (page 172) donne de 1906 à 1910 les importations et les exportations italiennes de produits chimiques.
- A l’examen de ce tableau, nous remarquons que les exportations italiennes
- COMMERCE FRANCO-ITALIEN TOTAL
- DE 1880 A 1910
- Graphique n° 42.
- 1896 1900 1904
- 1881 1885
- Exportations de France en Italie ) Valeurs en Importations d'Italie en France J millions de Fr.
- Portent particulièrement : sur la magnésie, dont les ventes augmentent régulièrement ; sur le carbonate dépotasse dont, à partir de 1909, les exportations dépassent de 800 tonnes environ les importations ; sur le chlorure de sodium, dont le chiffre, un peu moins élevé en 1910 qu’en 1906, a cepen-dant progressé au cours des trois dernières années.
- Aux importations, citons parmi les plus importantes : l’acide chlorhydrique, l’acide nitrique, l’ammoniaque, la potasse, la soude et les sels de soude, les sels ammoniacaux, les engrais, le sulfate de cuivre, etc.
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- Commerce spécial italien de produits chimiques
- MINISTERIO DELLA FINANZE. MOVIMENTO COMMERCIALE DEL REGNO D’ITALIE DELl’aNNO igiO
- DÉSIGNATION DES PRODUITS IMPORTATIONS (poids en quintaux) EXPORTATIONS (poids en quintaux)
- 1906 1907 1908 1909 1910 1 1900 1907 1908 1909 1910
- Acide carbonique 35 7 1 20 ! 117 290 505 422 551 301
- Acide chlorhydrique 685 284 2.188 2.090 423 — 177 101 200 245
- Acide phospliorique — — — — — — — — — 3
- Acide nitrique 146 376 3.516 4.684 4.064 — 22 87 121 228
- Acide sulfurique 176 528 206 109 506 1.873 2.025 2.014 1.569 1.499
- Ammoniaque 1.296 1.214 1.460 1.496 2.515 140 250 75 109 60
- Magnésie impure — — — — — — 156 274 380 2.133
- Magnésie pure — — — — — 864 422 238 388 964
- Potasse caustique — 7 583 7.959 7.232 8.449 — 507 840 997 1.045
- Soude caustique pure 126 2.534 3.005 1.971 38 156 208 244 358 269
- Soude impure 157.371 142.703 139.903 146 739 158.836 2.179 780 602 499 629
- Carbonate de potasse 8.384 8.331 8.253 10.371 12.374 568 4.837 7.413 18.551 20.764
- Carbonate de soude 311.703 355.382 382.680 382.515 451.735 2.529 1.997 5 832 5.171 3.211
- Bicarbonates de soude et potasse. 15.736 16.517 13.084 17.073 17.417 190 231 278 116 320
- Hvpochlori es 52.114 30.035 29 407 29.931 37.845 116 3.i35 11.888 8.526 4.611
- Chlorure de calcium.. — — — — — 328 15 33 212 30
- Chlorure de magnésium — — — — — 439 349 499 681 273
- Chlorure de potassium 40.356 53.439 58.118 63.285 81.543 — — — — 60
- Sel marin et sel gemme 26 576 51 604 2.610 — 1.261.990 991 9 0 854.890 1.038.950 1.224.040
- Chlorates et perchlorates 1.950 G. 516 3.638 3.083 2.729 — 6 3 69 11
- Bichromates — 3.585 2 904 1.046 680 — 2.383 2.973 149 a
- Nitrate de potasse .. 2.284 5.800 3 195 4.738 9 8 »1 129 299 343 l.i 95 224
- Nitrate de soude brut 325.075 414.574 607.844 436.580 611.917 804 1.316 366 4.643 978
- Nitrate de soude rafliné 1.662 879 1.080 586 993 1.200 79 229 531 226
- Permanganate de soude et potasse — 172 105 79 148 — — — — 5 I
- Sulfate d’ammon aque 8.531 15.683 15.961 16.470 17.742 — 432 — — 16
- Sulfate de potasse 15.341 38.660 48.910 53.326 77.531 50 1.899 224 27 10
- Sulfate de cuivre 250.604 159.794 250.315 90.405 135.825 1.021 8.268 6.129 11.141 6.702
- Persulfates — — — — — — 17 5 1 77
- Borax 1.487 2.571 2.587 3.203 2 763 6.078 884 298 1.815 938
- Carbure de calcium 16.600 8.012 17.030 31 323 27.080 102.095 85 867 48 398 18.109 21.717
- Sels ammoniacaux non dénommés 1 7.431 7.961 7.638 7.839 9. 111 973 115 11 41 154
- 1 Engrais 237.920 468.350 468.790 383.000 517.250 139.130 23.290 28 320 42.330 45.370
- \ Sudae de soude 125.562 156.705 178.357 123.532 118.242 — / “ J
- V PV\osv>bore blanc et rouge 903 793 1.051 685 929 - 1 - I - / - /
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- CLASSES 11 2 ET IIO. — PRODUITS CHIMIQUES
- i73
- § 3. — COMMERCE FRANCO-ITALIEN DE PRODUITS CHIMIQUES
- Si nous examinons le graphique n° 42, qui montre la marche de l’ensemble (ju commerce franco-italien, de 1880 à iqio, nous voyons qu’après une
- COMMERCE DES PRODUITS CHIMIQUES ENTRE LA FRANCE ET L’ITALIE
- DE 1S85 A 1910
- Graphique n° U3.
- 1890 1892 1894 1896 1898 1900 1902 1904 1906 1908 1910
- Importations d'Italie en France
- Exportations de France en Italie
- Période de stagnation de 1890 à 1900, les échanges tendent à augmenter au Cours des dernières années.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- 174
- Il en est de même, et peut-être d’une façon plus marquée, pour les produits chimiques (graphique n° 43 et tableau ci-dessous).
- Commerce de produits chimiques entre la France et l’Italie
- (valeur en francs)
- ANNÉES IMPORTATIONS D’ITALIE EN FRANCE (statistiques françaises) EXPORTATIONS DE FRANCE EN ITALIE (statistiques italiennes)
- 1885 3.900.000 1.000.000
- 1890 1 200.000 1.300.000
- 1895 1.800.000 2.000.000
- 1900 2.600.000 2 800 000
- 1901 2.100.000 2.300.000
- 1902 3.200.000 3.200.000
- 1903 4.300.000 3.20'). 000
- 1904 4.100.C00 4 tOO.OOO
- 1905 2.700 000 4.400.000
- 1906 2.600.000 4.000.000
- 1007 2.400.000 6.500.000
- 1908 3.500.000 6.000.000
- 1909 1.800.000 6.500.000
- 1910 4.231.000 (1)
- Nous constatons que, depuis 1906, nos exportations de produits chimiques en Italie ont de beaucoup dépassé les importations italiennes en France ; les exportations françaises ont atteint en 1910 une valeur de 9.400.000 francs.
- Les importations italiennes en France sont plus irrégulières et suivent une marche moins ascendante.
- Nous donnons, pour l’année 1910, le détail des importations italiennes de produits chimiques, ainsi que* les exportations françaises en Italie (tableaux ci-contre).
- (1) 9.404.000 fr. (statistiques françaises).
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- CLASSES 112 ET I 13. - PRODUITS CHIMIQUES
- Détail, par produits, des importations italiennes en
- (poids en kilos)
- i75
- 1910
- Soufre non épuré . 9.988.000
- Soufre en canons 67.000
- Fleur de soufre 74.900
- Magnésie calcinée. 2.500
- Cendres végétales 2.600
- Bicarbonate de soude 10.600
- Alun d'ammoniaque et de potasse 800
- Sulfate de cuivre 68.500
- Sulfate de magnésie 300
- Sulfate de soude 900
- Engrais 499.400
- Détail, par produits, des exportations de France en Italie en 1910
- (poids en kilos)
- Bromures 300 Borax brut. 50.100
- Iodures 400 Carbure de calcium 62 700
- Phosphore blanc 15.100 Chlorate de potasse 8 000
- Acide chlorhydrique 21.100 Chlorate de soude, etc 53.900
- Rioxvde de baryum 113.600 Chlorure de chaux 1.164.000
- Potasse et carbonate de pot. 28.300 Chromate de plomb 1.100
- Soude de varechs 15.700 Nitrate de potasse 1.400
- Soude caustique. 1.215.000 Nitrate de soude 30.400
- Carbonate de soude brut.... 4.347.000 Sulfate d’alumine 40.000
- Carbonate de soude raffiné.. 2.795.200 Sulfate de soude 9.430.700
- Sulfate d’ammoniaque brut.. 283.200 Sulfite de soude 18.100
- Sulfate d’ammouiaque raffiné 110.700 Superphosphates 53.791.900
- Sels ammoniacaux raffinés. . 400 Engrais O O §4
- ——
- Il est à remarquer que nos exportations consistent surtout en engrais (principalement superphosphates), en soude et sels de soude, sels de potasse, chlorures décolorants, etc.
- L’exportation des produits italiens comprend notamment le soufre, les engrais, le sulfate de cuivre.
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- i76
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- RUSSIE
- § i. — ÉTAT DE DÉVELOPPEMENT DE L’INDUSTRIE CHIMIQUE RUSSE
- La Russie est entrée dans une ère de développement industriel qui, pour l’industrie chimique, se dessine très nettement depuis l’année 1900.
- I. — Salines.— Elle doit à la possession de nombreuses salines, que l’on rencontre surtout dans la Russie occidentale et en Sibérie, d’être pourvue en sel nécessaire aux besoins de sa consommation ainsi qu’à l’alimentation de ses fabriques de soude.
- IL — Pyrites. — Les gisements de pyrites qui existent en Russie 11e suf-tisent pas à ses besoins.
- On estime la quantité de pyrite extraite en 1910 à 57.330, dont 16.000 tonnes extraites de l’Oural dans les mines de Oushkoff (P. R.) & C°.
- III. — Acide sulfurique. — La Russie a produit, en 1911, environ 224.000 tonnes d’acide sulfurique.
- L’usine Oushkoff ne brûle que des pyrites de l’Oural, tandis qu’une usine de Moscou emploie le soufre de Sicile et qu'à Saint-Pétersbourg et dans les provinces de l’Ouest on fait usage des pyrites de Scandinavie.
- En 1911, le procédé de contact est exploité par huit fabriques d’acide sulfurique ; quatre d’entre elles utilisent le procédé de la Tentelewa.
- L’état prospère de l’industrie de l’acide sulfurique nous est révélé par les importations croissantes de pyrites. Nous relevons ici l’importance de ces importations pour cinq années successives (1906 à 1910) en donnant en outre,comme terme de comparaison, l’importation de l’année 1899.
- IMPORTATIONS DE PYRITES (EN POUNDS)
- 1899 1906 ï9°7 i9°8 I9°9 r910
- 2.584.000 4*427.000' 5.008.000 5.i34*ooo 5.345.000 7.086.000
- IV. — Soude. — L’industrie de la soude est également, en Russie, en voie de développement ; les quelques chiffres que nous allons énoncer sont, a cet égard, pleinement édifiants.
- L’essor qu’a pris l’industrie de la soude calcinée date de l’année i883.
- Les importations en Russie de soude calcinée, qui atteignaient i.3oo tonnes en 1897, se sont successivement abaissées de telle façon que nous les trouvons réduites, en 1907, à 35o tonnes et à i5o tonnes en 1908.
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- CLASSES 112 ET IIO. --- PRODUITS CHIMIQUES 177
- Les importations de soude caustique ont subi le même sort ; elles s’élevaient, en 1897, à 8.000 tonnes et descendaient à 200 tonnes en 1908.
- En 1909, la production russe de bicarbonate de soude est estimée à 3.800 tonnes.
- L’ensemble de la production de soude calcinée, de bicarbonate de soude et de soude caustique se chiffre enfin, pour l’année 1909, par une quantité globale de 116.800 tonnes et de 124.800 tonnes en 1910.
- S 2. — ÉCHANGES FRANCO-RUSSES DE PRODUITS CHIMIQUES
- Parmi les échanges de produits chimiques entre la France et la Russie, nous relevons en 1910 :
- 456 tonnes de potasse, exportées de Russie en France ;
- 262,7 tonnes de chlorate de potasse, exportées de France en Russie.
- SUISSE
- CARACTÈRE GÉNÉRAL DE L’INDUSTRIE CHIMIQUE SUISSE
- L’industrie chimique suisse s’est spécialisée dans la fabrication des matières colorantes, des parfums et des produits chimiques à l’usage de la pharmacie.
- A côté de ces diverses branches poussées à un haut degré de perfection, l’industrie électro-chimique nous apparaît dans un état de développement qui fait présager pour elle un avenir certain.
- La voie dans laquelle s’est engagée l’industrie chimique suisse nous explique la raison pour laquelle nous trouvons, aux importations, beaucoup de produits de la grosse industrie chimique, tandis qu’aux exportations nous distinguons surtout : le carbure de calcium, les chlorates et les persels, les matières colorantes et les produits pharmaceutiques.
- Nous ne nous occuperons ici que des produits de la grosse industrie chimique et des produits électro-chimiques.
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- i78
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- COMMERCE SPÉCIAL SUISSE 1910
- Statistique du commerce de la Suisse avec l’étranger en 19lo
- Publié par le département fédéral des douanes.
- (poids EN QUINTAUX)
- IMPORTATION EXPORTATION
- DÉSIGNATION DES PRODUITS
- 1909 1910 1909 1910
- Chlorure de magnésium 20.124 25 139 1.229 724
- Peroxydes 3.174 3.335 85 61
- Carbure de calcium 1 214 1.607 201.472 242.717
- Chlorates, perchlorates, persullates 1.006 842 18.022 19.147
- Chlorure de chaux 8.435 10.481 4.105 1.547
- Chlore liquide 3.777 3.372 2 1
- Acide carbonique liquide . 1.604 1.533 35 35
- Acétylène comprimé 2 9 88 114
- Ammoniaque liquide et comprimé 128 67 19 18
- i Autres gaz liquéfiés 1.478 1.875 234 186
- Nitrates de soude et potasse purs 3.589 5.497 103 119
- Borax 2.567 3.051 29 36
- Nitrite de soude 3.698 5.791 344 280
- Phosphore blanc 378 382 — —
- Phosphore rouge 179 181 — —
- Potasse brute 2.455 3.107 212 126
- Acide nitrique 7.858 4.529 60 174
- Acide chlorhydrique 70.791 71.433 5.853 7.197
- Acide sulfurique, acide sulfureux en solution 105 299 100.338 3.032 9.906
- Chlorhydrine sulfurique et acide sulfurique
- fumant 11.608 17.284 1 —
- Soude calcinée 132.071 143.867 — —
- Soude cristallisée 5.363 5.847 926 1.656
- Eau oxygénée 195 210 22 16
- § I. — APERÇU GÉNÉRAL DU COMMERCE SUISSE DE PRODUITS CHIMIQUES
- En 1910, le groupe XIV du tarif douanier suisse, dans lequel sont incorporés presque tous les produits des industries chimiques, représentait une valeur de :
- 76 millions de francs aux importations (1);
- 53 — — aux exportations.
- (t) Reverdi» (Frcd.) : Bulletin commercial et industriel suisse, 12 mai 1910.
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- CLASSES 112 ET IIO.
- PRODUITS CHIMIQUES
- *79
- La classe intitulée : « Substances et produits chimiques pour usages industriels », concourait à la réalisation de ces deux sommes dans les limites
- suivantes .
- 33.884.383 francs aux importations ; i3.5i8.4i9 — aux exportations.
- Notons que la même classe de produits avait atteint, en 1909, sensiblement les mêmes valeurs, soit :
- 35.ooo.ooo francs aux importations ; i2.5oo.ooo — aux importations.
- PRODUITS DE LA GROSSE INDUSTRIE CHIMIQUE
- I. — Soude caustique. — La fabrication de la soude et, d’une façon générale, des produits fournis par l’électrolyse du sel marin, installée en Suisse dans deux établissements, a souffert, en 1910, d’une baisse de prix provoquée par le syndicat Solvay. Comme conséquence de cette baisse, l’importation de la soude tend à augmenter d’une façon très notable (1).
- Si nous nous reportons au tableau qui précède (2), nous constatons, pour l’importation, de 1909 à 1910, une augmentation de 11.796 quintaux de soude calcinée et de 484 quintaux de soude cristallisée.
- II. — Chlorure de chaux (3). — Même observation que pour la soude caustique ; nous relevons une augmentation de 2.046 quintaux à l’importation et une diminution de 2.558 quintaux à l’exportation.
- L’importation est presqu’entièrement d’origine allemande.
- III. — Acides. — Les importations en sont très importantes :
- Acide chlorhydrique : qi.hoA quintaux en 1910, en augmentation de 612 quintaux sur 1909.
- Acide sulfurique et acide sulfureux en solution : 100.338 quintaux, en légère diminution sur 1909.
- Chlorhydrine sulfurique et acide sulfurique fumant: 17.284 quintaux, en augmentation de 5.676 quintaux sur 1909 (4).
- Mentionnons que des essais de fabrication d’acide nitrique, à l’aide de 1 azote atmosphérique, se poursuivent à Chippis et à Gampel, dans le Valais, ainsi qu’à Chèvres (Genève).
- Gaz comprimés. -— Les gaz comprimés donnent lieu à des impor-
- IV
- lations assez élevées : 3.372 quintaux de chlore liquide importé ont été
- (>) aeverdis (Fred.) : Bulletin commercial et industriel suisse, i5 mai 1911.
- v2) Statistique du commerce de la Suisse avec l’étranger, en 1910, publiée par le département federal des douanes.
- UO ?EvfRDlN (Fred.) : Bulletin commercial et industriel suisse, i5 décembre 19x1. ri,/ 'distique du commerce de la Suisse avec l’étranger, en 1910, publiée par le département eral des douanes.
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- i8o
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- intégralement fournis par l’Allemagne. Ce pays a, de plus, livré i.53o quintaux d’acide carbonique, sur 1.533 quintaux importés.
- Sur 9 quintaux d’acétylène comprimé, introduits en Suisse, 8 ont été livrés par l’Allemagne, i quintal par la France.
- L’Allemagne a enfin fourni 1.717 quintaux de divers gaz comprimés, sur 1.875 quintaux entrés en Suisse.
- § 3. — PRODUITS ÉLECTRO-CHIMIQUES
- 1. — Carbure de calcium. — La Suisse produit actuellement Soo.ooo quintaux de carbure de calcium, fournis par 9 usines.
- L’exportation de ce produit s’est élevée, en 1910, à 242.717 quintaux, en augmentation de 4i-245 quintaux sur 1909 (1).
- L’industrie du carbure de calcium a traversé plusieurs crises qui se sont produites par l’effet de la surproduction, mais ces crises ont cessé aux suites d’une entente internationale qui s’est, vers la fin de l’année 1910, établie entre les fabricants pour limiter la production.
- Durant la période de crise que l’industrie du carbure de calcium a traversée, le prix du carbure était descendu à 11 francs, tandis qu’on avait antérieurement pratiqué le prix de 26 francs.
- IL — Chlorates. — Grâce à une convention internationale, les prix sont restés stationnaires en 1910.
- L’exportation de chlorates, percblorates, persulfates, s’est élevée, en 1910, à 19.147 quintaux exportés au Japon, en Allemagne et en Italie; cette exportation est en augmentation de i.i25 quintaux sur 1909.
- La production suisse de persulfates est, pour l’année 1910, évaluée à 80-100 tonnes (2).
- § 4. — COMMERCE FRANCO-SUISSE DE PRODUITS CHIMIQUES (3)
- IMPORTATIONS EN FRANCE DE PRODUITS CHIMIQUES SUISSES
- Poids en tonnes
- Carbure de calcium...................
- Chlorate de potasse .................
- Chlorates divers.....................
- Nitrate de chaux et cyanamide calcique Engrais..............................
- 104,9
- i,3
- (1) Reverdis (Fred.) : Bulletin commercial et industriel suisse, i5 décembre 1911. (3) Reverdis (Fred.) : Bulletin commercial et industriel suisse. •
- (3) D’après les statistiques françaises.
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- CLASSES I 12 ET IIO. - PRODUITS CHIMIQUES
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- EXPORTATIONS DE FRANCE EN SUISSE, EN IQlO Poids en tonnes
- Phosphore rouge.................................... 21.2
- Acide chlorhydrique........................... 348.1
- Acide sulfurique................................. 709,6
- Ammoniaque.......................................... 452
- Magnésie.......................................... i3,8
- Soude........................................ 2.624,9
- Carbonate de soude ralïiné...................... 4.739,6
- Sel de soude ..................................... 538,7
- Chlorure de sodium raffiné........................ 234,2
- Aluns......................................... r-
- Clilorure de chaux................................. 83,4
- Nitrate de potasse................................. 25,6
- Silicate de soude................................. 272,6
- Sulfate de soude.................................. 116,8
- Superphosphates................................ 7.633,1
- Engrais........................................ 435,5
- L’ensemble des échanges de produits chimiques, entre la France et la Suisse, s’est élevé à 2.082.000 francs pour les importations de Suisse en France et à 6.601.000 francs pour les exportations de France en Suisse.
- ETATS-UNIS
- Nous ne saurions passer en revue les pays qui se signalent à notre attention par l’importance de leurs productions chimiques, sans chercher à apprécier la part considérable qui revient aux Etats-Unis dans le développement général de l’industrie chimique.
- Les statistiques commerciales ne nous renseignent toutefois que très imparfaitement sur l’état actuel de l’industrie chimique américaine, et cela tient, pour les Etats-Unis, à ce qu’ils absorbent la presque totalité de leur production et que, d’autre part, l’importation des produits étrangers s’y trouve considérablement réduite du fait des droits élevés auxquels ils sont
- assujettis.
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- 182
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- SI. — PRODUITS DE LA GRANDE INDUSTRIE CHIMIQUE
- I. —- Acicle sulfurique. — L’industrie de l’acide sulfurique se développe d’une façon remarquable aux Etats-Unis. Le nombre d’usines produisant l’acide sulfurique, qui était de io5 en 1890, s’est élevé à 127 en 1900, puis à 149 en 1905.
- La production a suivi une marche très rapidement croissante: 692.389 tonnes en 1890; i.352.73o tonnes en 1900 ; 1.642.262 tonnes en 1905 ; environ 2.200.000 tonnes en 1910.
- La consommation de pyrites s’est répartie, au cours de ces dernières années, comme il suit :
- Production de pyrites Importation de pyrites
- aux Etats-Unis aux Etats-Unis
- (tonnes) (tonnes)
- *90° 204.i65 332.5l7
- !9°5 • • • • 253.ooo 5l5.722
- ï9°7 247.387 656.479
- I9°9 210.000 692.396
- !9IG 200.000 806.696
- Autres produits. — L’importance de la production d’acide nitn
- nous est révélée par la consommation que cette fabrication a faite de 5o.ooo tonnes de nitrate de soude ; enfin, la fabrication des sels ammoniacaux est en progrès constant ; citons, comme exemple, le sulfate d’ammoniaque, dont la quantité produite s’est élevée, en 1910, à 116.000 tonnes et, en 1911, à 127.000 tonnes.
- § 2. — STATISTIQUE DU COMMERCE AMÉRICAIN DE PRODUITS CHIMIQUES
- Le commerce des produits chimiques a fait des progrès énormes aux États-Unis.
- Les transactions portant sur ces produits ont, de 1898 à 1910, c’est-à-dire dans l’espace de douze ans, atteint une valeur globale d’environ 5 milliards defrancs, soit une moyenne annuelle de 4i6 millions, en chiffres ronds.
- Importations. — Les importations qui, en 1899, représentaient une somme de 48.25o.ooo dollars en chiffres ronds, se sont élevées, en 1908» à 68.666.000 dollars ; nous les voyons enfin atteindre, pour les trois dernières années, les valeurs suivantes:
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- CLASSES II2 ET Il3.
- -- PRODUITS CHIMIQUES
- 183
- I9°9 x910 1911
- 85.273.oo3 dollars 89.530.117 dollars 96.935.182 dollars
- L’augmentation du chiffre d’importation se répartit d’une façon sensiblement uniforme entre les produits taxés ou non d’un droit de douane.
- C’est ainsi qu’en 1911, l’importation des produits non taxés, qui se chiffrait par la somme de 61.800.000 dollars, présentait une plus-value de 3./ioo.ooo dollars, comparativement à l’année 1910, alors que l’importation des produits taxés qui s’élevait à 35.100.000 dollars, accusait pour la même époque une plus-value de 4-ooo.ooo de dollars.
- Les importations de produits chimiques, établies distinctement pour les produits de grosse consommation, ont donné, pour les années 1910 et 1911, les chiffres suivants :
- Quantités en milliers de livres Valeur en 1.000 dollars
- (1 livre = 453 gr. 5g)
- ï QIC) 1911 i9i° 1911
- Carbonate de potassium.. . . 18.964 20.766 616 636
- Potasse caustique . 8.3o4 7.070 346 287
- Chlorure de potassium 38i.874 5°9•1 *9 5.262 7.652
- Cyanure de potassium » 2.114 » 3i6
- Salpêtre brut 11.497 7 • ^96 334 265
- Sulfate de potassium 86.i63 121.039 1.427 1.228
- Autres sels de potassium im-
- posés 3.390 4.584 388 442
- Nitrate de soude. 1.o58.000 1.090.000 16.601 16.8i4
- Autres sels de sodium im-
- posés 89.184 22.202 482 3o4
- Sulfate d’ammoniaque 184.687 189.266 4.669 5.066
- Sels ammoniacaux 5.558 257
- Chlorure de chaux 101.029 82.895 797 668
- Iode brut 585 423 I . i32 842
- Soufre brut. . . 57.294 48.5oo ,'196 437
- Pyrites contenant plus de
- 25 0/0 de soufre i.6i4 2.002 2.774 3.789
- A l’examen de ce tableau, nous pouvons nous rendre compte de l’aug-
- tentation notable que présente, d’une année à l’autre, l’importation du carbonate, du chlorure et du sulfate de potasse, ainsi que des sels de Potasse désignés sous la rubrique : Autres sels de potassium imposés.
- Dans la catégorie des sels de soude, seul le salpêtre du Chili est en augmentation. Les autres sels de soude, qui sont de provenance anglaise, Manifestent une diminution sensible.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- L’importation du sulfate d’ammoniaque, qui est principalement d’origine anglaise, a augmenté de 4oo.ooo dollars en 1911. Notons que, par l’effet de l’application d’un nouveau tarif de douane, ce produit est exempt de droits.
- L’augmentation de la production américaine a fait diminuer les importations de chlorure de chaux qu’alimentaient l’Angleterre et 1 Allemagne.
- L’importation du soufre brut marque un recul continuel, tandis que celle de la pyrite augmente considérablement.
- Exportations. — Les exportations de produits chimiques, qui étaient de i2.33o.ooo dollars en 1899, de 19.750.000 dollars en 1908, ont atteint, pour les trois dernières années, les valeurs suivantes :
- 1909 I9I° I911
- 2o.33o.335 dollars 21.739.329 dollars 24.236.856 dollars
- Les exportations ont donné, pour quelques produits de la grande industrie chimique, les résultats suivants :
- Poids en milliers de livres Valeur en milliers
- (1 livret 453 gr.) de dollars
- 1910 1911 1910 1911
- Acide sulfurique......... i>.499 5.664 64 67
- Autres acides............ » » 336 325
- Carbure de calcium....... 25.934 28.637 735 828
- Sulfate de cuivre............. » 7.421 » 319
- Soufre brut.............. 61.484 56.206” 553 545
- On remarquera que la quantité d’acide sulfurique exportée a augmenté, tandis que la valeur correspondante a, par suite d’une baisse de prix, subi une diminution.
- L’exportation du carbure de calcium a augmenté de 93.000 dollars; celle du soufre brut a diminué considérablement ; 1’Union Sulfiiur C° semblerait disposée à limiter sa production annuelle à une quantité déterminée.
- Le sulfate de cuivre n’étant pas mentionné dans la statistique concernant les exportations de 1910, nous constaterons qu’il en a été produit, aux États-Unis, une quantité répondant à une valeur de 30.900.000 dollars en 1909 et de 29.700.000 en 1911.
- § 3. — COMMERCE FRANCO-AMÉRICAIN DE PRODUITS CHIMIQUES
- Relevons enfin que les importations de produits chimiques français, qui s élevaient à i2.oi5.ooo francs en 1900, sont descendues à 10.818.000 francs en 1910.
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- CLASSES I 12 ET IIO.
- PRODUITS CHIMIQUES
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- BRÉSIL
- Le Brésil n’est pas encore un pays industriel dans racception du terme, mais nous croyons utile d’envisager ici la situation de ce pays, au point de vue de ses productions naturelles qui, représentées à l’Exposition de Turin par une brillante collection minéralogique qui a captivé notre attention, nous apparaissent comme susceptibles d’offrir, à un moment donné, des réserves de matières premières minérales d’un haut intérêt.
- La mise en valeur des ressources du Brésil est surtout l’œuvre des vingt dernières années. L’importance globale de son commerce extérieur, qui était de 1.200.000 francs en 1890, s’élève en 1909 à plus de 2 milliards 1/2 de francs, tandis que le Brésil est à peine né à la vie industrielle.
- Constater ce qui existe déjà en tant qu’industries, faire prévoir sur quelles bases pourra s’établir et se fortifier l’industrie brésilienne, tels sont les objectifs que nous poursuivrons dans la rapide revue que nous allons entreprendre.
- § 1. — INDUSTRIES EXISTANTES
- Il existe déjà au Brésil de nombreuses fabriques de sucre qui, aAœc un capital de 71.061 contos de reis, réalisent une production d’une valeur de 67.267 contos de reis.
- L’industrie des savons et bougies, qui dispose d’un capital de i5.i45 contos de reis, atteint une production qui se chiffre par 22.009 contos de reis.
- D’autres industries emploient des capitaux moindres ; ce sont les fabriques de chaux et ciments, l’extraction du sel, etc.
- I. — Sucre.
- Dans l’État de Rio-de-Janeiro, on compte parmi les usines les plus importantes les suivantes :
- Capital Production
- en contos de reis(i) en sacs de 60kilos
- 0 agricole de Campos, à San-Jao da Barra. . 2.000 740.000
- C,e des sucreries brésiliennes :
- Usine de Campos..................................... 1.600 810.000
- Usine de Paraiso..................................... 1.000 45o.ooo
- Les héritiers de J. de Carvalho...................... 1.200 690.000
- (0 1 conto de reis — environ 1.610 francs.
- t
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Dans l’État de Sao-Paulo, la Société des sucreries brésiliennes possède 4usines qui réalisent une production globale de 100.000 sacs par an (60 kilos par sac).
- Dans l’État de Sergipe, on compte environ 10 grandes usines et 52 petites installations sucrières.
- L’usine Riachuelo de la Companiiia Assucareira de Rio-de-Janeiro, au capital de 2.253 contos, suffît à produire annuellement 2.25o.ooo arrobas de i5 kilos de sucre et i.3oo barriques d’eau-de-vie de canne.
- Un grand nombre de petites installations existent dans l’État d’Alagoas.
- L’usine Atandennet et Fils, au capital de i.ooo contos de reis, réalise, tant en sucre qu’en eau-de-vie, une production d’une valeur de 1.200 contos de reis.
- Citons encore 46 sucreries dans l’État de Pernambuco et 12 dans celui de Maranhao.
- Commerce du suvre
- En 1907, le Rrésil a exporté 12.858 sacs de sucre d’une valeur de 3.3g2.5oo fr. En 1908, -— — 29.932 — — — 7.247.250 fr.
- La consommation du Rrésil est estimée à 3oo.ooo tonnes.
- Les exportations se font surtout vers les Etats-Unis, l’Angleterre, l’Argentine, Anvers et Brême.
- II. —• Autres industries.
- Allumettes.— Dans l’État de Parana, près de Curityba, on trouve l’importante fabrique d’allumettes de MM. Eisenbaen et Hurliman; on n’est pas renseigné sur l’importance de sa production.
- Savon, bougie, huile. — Il existe, dans l’État d’Espirito-Santo : 1 fabrique de savon, 1 fabrique d’huile à Victoria.
- De nombreuses petites savonneries et stéarineries se rencontrent enfin dans l’État de Para.
- 5 a. — PRODUCTIONS NATURELLES EXPLOITÉES
- I. - Sel.
- Les salines que l’on rencontre dans l’État de Rio-de-Janeiro, à Araruama, sont au nombre de soixante ; leur production annuelle est d’environ 5oo.ooo quintaux de sel.
- Dans 1 État de Rio-Grande do Norte se trouvent les salines de Mossoio et Assù, constituées par d’immenses plaines argileuses imperméables. Leur production annuelle est de 100.000 tonnes de sel.
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- CLASSES 112 ET IIÔ. --- PRODUITS CHIMIQUES
- i8r
- Enfin, dans l’État de Maranhao, les Satinas Geraes ont environ 35 kilomètres d’étendue.
- II. — Matières premières pour l’Industrie.
- On trouve de Vamiante près de Campos et de Sao-Antonio de Padua, dans l’État de Rio. Il en existe également dans l’État de Minas-Geraés ; les plus beaux spécimens proviennent principalement de Rio-Grande do Norte.
- L’argile et le kaolin sont exportés ou trouvent en partie leur emploi dans l’État de Rio ; le kaolin se rencontre également au Goyaz.
- Le calcaire est surtout abondant dans l’État de Rio.
- Près de Cantagallo (État de Rio) on trouve de la galène argentifère.
- Le granit est abondant dans la partie orientale de l’État de Sao-Paulo.
- De riches gisements de graphite existent près de Sao-Fidelis (État de Rio) ainsi que dans les États de Minas-Geraés et de Rahia.
- La lignite se rencontre dans l’État de Parahyba.
- Les États de Sao-Paulo, Goyaz, Bahia et Maranhao sont abondamment pourvus de marbre.
- Le mica fait l’objet d’exploitations près de Mello-Barreto et de Sao-Anto-nio de Rio-Bonito (État de Rio) et dans les États de Goyaz, Bahia, Rio-Grande do No rte.
- On trouve à Caico (Rio-Grande do Norte) : du plâtre hyalin ; du soufre natif dans l’État Rio-Grande do Norte, de la tourbe à Quissama (État de Rio).
- III. — Minerais et métaux.
- On trouve des minerais :
- L’antimoine, au Goyaz ;
- L’argent, au Goyaz, dans les États de Santa-Catharina et de Bahia ;
- De bismuth, dans l’État de Minas-Geraés ;
- De chrôme, au Goyaz et dans l’État de Minas-Geraés ;
- De cobalt, dans l’État de Minas-Geraés ;
- De cuivre, au Goyaz, dans les États de Rio-Grande do Sul, Santa-Catha-rina, Minas-Geraés, Bahia, Maranhao ;
- L’étain, dans le Rio-Grande do Sul ;
- Le fer, près d'Ipanema (État de Sao-Paulo), où le minerai est particulièrement riche en fer (72 0/0) ; au Goyaz, dans les États de Maranhao, Rio-Grande do Sul, Santa-Catharina, Minas-Geraes, où l’on produit, par l’exploitation d un minerai de fer et de manganèse, en moyenne 5 à 6.000 tonnes de fer par an ; Parahyba (oligiste à 66-70 0/0 de fer), Rio-Grande do Norte, où le minerai titre en moyenne 65 o/ode fer.
- Des minerais de manganèse existent dans les États de Bahia (minerai contenant 42 à 67 0/0 de manganèse et peu de soufre) ; de Rio Grande do Norte
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- (teneur en manganèse 48,8 o/o), de Minas-Geraès, où l’on trouve des minerais à 5o o/o de manganèse. La production annuelle, dans cet État, est de 200.000 tonnes de minerai ; elle n’est d’ailleurs limitée que par l’insuffisance des moyens de transport par voies ferrées.
- On trouve des minerais de mercure (cinabre) et de molybdène dans l’État de Minas-Geraès, de nickel dans l’État de Rio-Grande do Sul ; de plomb dans les États de Santa-Catharina et de Parahyba ; de zinc (blende), dans l’État de Minas-Geraès ;
- On trouve enfin le wolfram dans le Rio-Grande do Sul.
- Les sables monazitiques, dont on retire les terres employées à l’éclairage par incandescence, sont exploités dans la partie sud du littoral de l’État de Bahia.
- L’exportation moyenne varie de 2.000 à 2.5oo tonnes.
- Parmi les métaux précieux, citons : l’o/* que l’on trouve à Cantagallo (État de Rio), dans le Matto Grosso, le Rio-Grande do Sul, le Rio-Grande do Norte ; dans les États de Minas-Geraès, Santa-Catharina, Bahia, Parahyba, Maranhao, etc.
- Le seul État de Minas-Geraès a exporté, en 1907, 0.799 kil. 837 d’or.
- Le, platine se rencontre au Goyaz et dans l’État de Minas-Geraès.
- Pierres précieuses. — On trouve au Brésil le cristal de roche blanc et de toutes couleurs, le rubis, l’agate, les cornalines, les grenats, les topazes, les émeraudes, les améthystes, les aigues-marines, toutes pierres qui existent dans de nombreux États, mais principalement dans les États de Goyaz et de Minas-Geraès.
- Le diamant est extrait au Goyaz, à Diamantino (Etat de Matto-Grosso), à Minas (État de Minas-Geraès).
- IV. — Charbon et houille blanche.
- L’énumération des richesses industrielles du Brésil 11e serait pas complète si nous n’examinions pas quelles sont ses ressources en force motrice.
- I. — Charbon. — Rare et de mauvaise qualité.
- On cite une exploitation à Sao-Jeronymo (Rio-Grande do Sul) ; le combustible qu’on y extrait contient 20 à 35 0/0 de cendres et de 2 à 8 0/0 de soufre.
- Dans l’Etat de Santa-Catharina, le charbon est de très mauvaise qualité ; il exigerait des lavages avant l’emploi.
- Enfin on soupçonne la présence de la houille dans l’État de Maranhao.
- Il- - -Houille blanche. — Si le charbon est rare, la houille blanche ou verte est abondante au Brésil, pays de fleuves nombreux et puissants.
- Dans 1 État de Sao-Paulo, sur le Tiété, près de Pamahyba, on rencontre une succession de rapides qui fournissent la force électrique à Sjao-Paulo. On considère que ces rapides sont susceptibles de fournir 75.000 HP.
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- CLASSES 112 ET Il3. — PRODUITS CHIMIQUES 189
- Plus bas, les chutes cl’Itapura, le Salto de Urubupungas, etc., pourraient, paraît-il, fournir une force de près de 1.000.000 HP.
- Dans l’État de Bahia, le Sao-Francisco forme de nombreuses chutes et cataractes (cachoeiras de Paulo-Affonso), dont on pourrait, croit-on, obtenir une force de 1.200.000 HP.
- § 3. — COMMERCE DES PRODIÜTS CHIMIQUES AU BRÉSIL EN 1908-1909
- Valeur en mille reis papier
- (Mille reis — environ 1 fr. 55)
- Différence
- Importations (1) 1908 ï9°9 entre 1909 et 1908
- Acide acétique i64.863 1.125.255 + 990.392
- Acide nitrique i3.648 112.729 + 99-oSl
- Autres acides 243.o48 225.l57 — Ï7.891
- Carbure de calcium . .' 961.706 I.033.940 + 82.234
- Soude caustique )> 892.5gO »
- Autres produits chimiques . 9.48o.54o io.o36.979 + 556.439
- Exportations
- Glycérine i84.545 284.534 + 99-989
- Sables monazitiques 1.834.020 2.334.627 + 500.607
- Or 7.213.807 7.427.935 + 214.128
- Sucre blanc 4o4.448 i44.685 — 259.763
- — Demerara 2.908 296 5.978.004 -h 3.069.708
- — Moscovado 1.552.729 4.584.545 -f- 3.o3i.816
- Cire de Carnanbo 3.871.849 i.057.409 -j- i85.56o
- CONCLUSIONS
- L’énumération que nous venons de faire des richesses naturelles du Brésil et de ses ressources en force motrice et en matières premières, nous permet de prévoir qu’un avenir brillant s’ouvre à l’industrie chimique brésilienne, qui n’attend, pour se développer, que le moment où il lui sera possible, avec le secours de moyens de communications qui lui font encore défaut présentement, de mettre en valeur tant de richesses naturelles accumulées dans ce pays.
- (0 Ckemiker Zeitung, 28 mars 1912.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- 190
- Le Brésil fait d’ailleurs, sous le rapport de ses moyens de transport, de rapides progrès, car, tandis qu’il ne disposait, en 1889, que de 8.586 kilomètres de voies ferrées, il arrive à en posséder, en 1910, 20.000 kilomètres.
- En ce qui concerne spécialement les industries chimiques, il est, d’après la comparaison que nous avons établie entre deux années consécutives, manifeste qu’elles sont en voie de progrès considérables.
- RÉPUBLIQUE ARGENTINE
- ÉTAT ACTUEL DE L’INDUSTRIE CHIMIQUE
- On estime le capital mis en œuvre, par l’industrie chimique argentine, à 4-910.917 piastres (1) et l’importance de la production qui en résulte à 8.670.540. piastres.
- Le nombre d’ouvriers employés dans cette industrie s’élevait, en 1910,
- à 1.774.
- La force motrice utilisée est de i.23i HP.
- Les principales branches de l’industrie chimique se rencontrent dans la fabrication des bougies, des savons, de l’acide sulfurique, de l’acide nitrique, des parfums, des matières colorantes, des allumettes dont la consommation nationale annuelle est de 200 millions de boîtes (2).
- En ce qui concerne l’acide sulfurique, on considère que la fabrique située près de Zarate a une capacité de production journalière de 11.000 kilos et qu’elle fabrique journellement 6 tonnes d’acide (3,).
- (1) Valeur exprimée en piastres; le piastre valant 2 fr. 20.
- (2) L’Argentine au XX° siècle, par Martinez (Albert), Armand Colin, 1911.
- (3) Chemiker Zeitung.
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- TROISIÈME PARTIE
- Progrès réalisés dans l’Industrie Chimique.
- CHAPITRE PREMIER
- CONSIDÉRATIONS
- SUR LES CAUSES DÉTERMINANTES DU DÉVELOPPEMENT DE L’INDUSTRIE CHIMIQUE
- Nous avons vu précédemment que l’industrie chimique, qui, déjà, avait pris un essor considérable avant 1900, a encore progressé d’une façon très remarquable depuis cette époque.
- Les causes de cet essor si manifeste sont multiples ; nous nous contenterons toutefois de signaler les principales d’entre elles, en montrant quels en ont été les effets.
- Parmi ces causes, celle qui paraît avoir exercé l’action la plus directe et la plus effective sur le développement intensif de l’industrie chimique, c’est assurément l’évolution scientifique qui a gagné les branches les plus importantes de cette industrie.
- Cette orientation avait déjà été prévue par M. Lauth qui, en 1878, dans une lettre adressée à M. le ministre du Commerce écrivait :
- « Nos industries chimiques prennent de plus en plus un caractère scientifique ; l’usine n’est plus qu’un vaste laboratoire dans lequel la victoire lestera au plus savant. »
- M. Lauth concluait à la nécessité de créer une école nationale de chimie qui pût fournir à l’industrie des techniciens possédant de suffisantes connaissances scientifiques.
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- i92
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Un certain nombre d’écoles ont, depuis lors, été créées, qui, tendant pour la plupart au but ainsi défini, assurent aujourd’hui à l’industrie chimique le recrutement facile d’un personnel technique capable de la diriger et de la faire progresser.
- L’évolution scientifique de l’industrie chimique trouve d’autre part un puissant auxiliaire dans l’union intime de la science et de l’industrie. Sans trop vouloir nous étendre sur ce point, constatons que cette union qui se trouvait réalisée, en France, d’une façon parfaite, jusqu’au milieu du siècle dernier, a presque complètement cessé d’exister pour laisser place à une sorte de malentendu aussi fâcheux qu’inexplicable.
- A la puissance que l’industrie chimique doit à la collaboration de la science, sont venus s’ajouter les effets obtenus de la concentration industrielle qui, dans certains pays, a pris une importance considérable au cours des dernières années.
- Le développement des moyens de transport et d’informations, la création de nouveaux débouchés commerciaux, la naissance à la vie industrielle de nations jeunes et actives, ont abouti à centraliser la lutte commerciale sur un marché unique : le marché mondial, qui forme l’ultime limite des manifestations de la concurrence commerciale.
- Pour figurer en bonne place sur ce marché, les nations qui s’y concurrencent ont recours à la constitution de Sociétés puissantes, formées de l’union d’usines ayant des buts similaires, ainsi qu’à la régularisation des prix de vente par la réglementation de la production, formes de plus en plus fréquentes de la concentration des énergies industrielles.
- A ces moyens qui sont, en tous pays, à la portée de toutes industries, s’en ajoutent d’autres qui influent moins directement sur le développement des industries chimiques, mais n’en forment pas moins, avec les premiers, un ensemble de conditions nécessaires à ce développement.
- Nous citerons notamment : la protection de la propriété industrielle, qui tend à assurer à l’inventeur la protection du gouvernement, après un judicieux examen préalable des inventions ; l’activité des syndicats patronaux, qui se manifeste par des concours et des congrès, par des réunions mettant en rapport industriels et savants, par des publications techniques tenant le monde industriel au courant des questions les plus nouvelles.
- L’Etat a, de son côté, le pouvoir de concourir efficacement au développement de l’industrie chimique, en favorisant les recherches industrielles, en s’employant à faire connaître les industries nationales, en les protégeant par des lois bien comprises, en appliquant enfin, avec une sage mesure, certaines formalités de régie, de manière qu’il n’en résulte aucune entrave pour les entreprises industrielles.
- Ce sont tous ces moyens réunis qui, mis en pratique surtout en Allemagne, aux Etats-Unis, ont le plus puissamment contribué, dans ces pays, au développement de la chimie industrielle.
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- PRODUITS CHIMIQUES
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- C’est donc grâce aux efforts de tous, grâce aussi à toutes sortes d’affinités établies entre les industriels et entre ceux-ci et les pouvoirs publics, que l’industrie chimique est réellement mise en mesure de se développer.
- Chez nous, l’intelligence et l’esprit d’initiative que nous rencontrons parmi nos chimistes, les efforts particuliers des sociétés, des savants, des industriels, demeurent insuffisamment productifs de résultats pratiques, parce que nous ne possédons pas tous les moyens d’action que nous venons d’énumérer et dont dispose largement l’industrie étrangère.
- La situation qui résulte de cet état de choses a déjà attiré l’attention d’un certain nombre de personnalités qui, s’intéressant à l’avenir de notre industrie chimique, ont étudié les moyens d’en favoriser le développement.
- C’est ainsi que M. Haller qui s’est livré, en 1900, à une savante étude sur l’état de développement de l’enseignement de la chimie et de l’industrie chimique en France, en a tiré des conclusions du plus haut intérêt, qui appelaient d’urgentes réformes dans l'organisation de nos écoles, aussi bien que dans celle de nos laboratoires industriels ; et c’est aussi dans le même but que M. Trillat a longuement décrit, en 1910, les conditions dans lesquelles fonctionnent, chez nous et à l’étranger, les écoles de chimie et les diverses associations de savants et d’industriels.
- Ajoutons que les desiderata de nombreux industriels, savants et chimistes français, ont été publiés par la Revue Scientifique, à l’occasion de l’enquête qu’elle a faite, en i9o5, sur les industries chimiques françaises.
- Nous 11’entrerons pas dans le détail des conclusions qui ont été, avec une compétence indiscutable, déduites de ces diverses études par leurs auteurs eux-mêmes; nous constaterons simplement que les solutions envisagées tendent surtout à une meilleure adaptation de l’enseignement chimique et des organisations industrielles, aux nécessités industrielles et commerciales de notre époque, et qu’elles mettent une insistance particulière à préconiser l’union plus intime de la science et de l’industrie, ainsi que l’union de nos industries dans l’intérêt commun.
- Ce n’est qu’en entrant résolument dans cette voie qu’on verra s’ouvrir pour notre industrie chimique une ère nouvelle de prospérité.
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- PROGRÈS RÉALISÉS DANS L’INDUSTRIE CHIMIQUE
- INTRODUCTION
- Si nous mettons la technique actuelle de l’industrie chimique en parallèle avec celle des années précédentes, nous pouvons, sans remonter au delà de 1900, constater que d’énormes progrès ont été réalisés.
- L’introduction des procédés mécaniques pour la manutention et la fabrication des produits ; l’utilisation d’énergies physiques puissantes aboutissant au four électrique sous toutes ses formes ; la mise au point de procédés fournissant, en grandes quantités, les corps purs et notamment les gaz ; enfin, le perfectionnement de l’outillage des usines, ont permis à l’industrie chimique d’étendre considérablement le champ de son action.
- C’est à l’étude de ces perfectionnements nouvellement réalisés, que nous consacrerons les chapitres qui suivent.
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- CHAPITRE DEUXIÈME
- ACIDE SULFURIQUE
- INTRODUCTION
- L’industrie de l'acide sulfurique est, en quelque sorte, la base de toute l’industrie des produits chimiques ; aussi est-il extraordinaire que, depuis 1827, année où Gay-Lussac fit connaître son condenseur, elle soit restée stationnaire jusqu’à ces dernières années.
- Il a fallu la transformation des conditions économiques : augmentation du prix des terrains et de la main-d’œuvre, et aussi la concurrence entre deux procédés : celui des chambres de plomb et celui du contact, pour l’amener à progresser et lui faire parcourir la brillante étape qu’elle a franchie en ces dernières années.
- Le but poursuivi a été naturellement la diminution du prix de revient de l’acide sulfurique et, pour y parvenir, on a touché à tous les facteurs de ce prix de revient.
- I. — MATIÈRES PREMIÈRES
- La pyrite et la blende sont toujours les matières premières les plus cou-l'amment employées.
- Il ne semble pas que les efforts tentés pour faire adopter l’emploi du soufre aient réussi à l’heure actuelle. On essaie aussi, comme nous le verrons plus loin, d’utiliser la galène pour la production de l’acide sulfureux, à l’aide de divers procédés.
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- II. — GRILLAGE DE LA MATIÈRE PREMIÈRE I. — Grillage de la pyrite.
- a) Four Malétra. — On a presque entièrement renoncé au système des fours Malétra, qui devenait un instrument coûteux en raison du prix actuel de la main-d’œuvre et, de plus, difficile à conduire, car il faut compter aujourd’hui avec le manque de soins qui résulte fatalement de l'instabilité du personnel ouvrier.
- On considère qu’un four Malétra exige environ 8 hommes pour brûler i3 tonnes de pyrites par vingt-quatre heures.
- b) Fours mécaniques. — On constate un accroissement constant de la capacité des fours mécaniques.
- En remplacement des fours brûlant de 3 à 5 tonnes de pyrites, on installe à l’heure actuelle des fours capables d’en brûler 12 à i5 tonnes en vingt-quatre heures.
- En Angleterre, on brûle des pyrites en roche, toujours cuivreuses, dans les fours à grilles, mais on tend actuellement à suivre, dans ce pays, l’exemple des fabricants américains en adoptant les fours mécaniques.
- 10 Fours de petit tonnage. — Dans la série de ces fours, les plus intéressants sont ceux dérivés du four Mac Dougall : les fours Iierreshof, O’ Brien, Kauffmann, etc. A l’heure actuelle, 011 compte 1.800 fours Herresliof en fonctionnement : sur ce nombre, 147 sont installés en France.
- 11 existe d’autre part, environ 600 fours Kauffmann en fonctionnement.
- 20 Fours de grand tonnage. — Les fours de cette catégorie brûlent de 12 à i5 tonnes par vingt-quatre heures.
- Les fours Wedge, Hercule, etc., pour ne citer que les principaux, ont les bras servant à remuer la pyrite refroidis avec de l’eau, au lieu de l’être par un courant d’air ou une insufflation d’air, comme ceux de la série précédente.
- En Allemagne, 5 usines emploient le four AVedge et i5 autres de ces fours sont, à l’heure actuelle, en construction (1).
- Signalons enfin un nouveau four breveté par la Scherfenberg Rostofen Gesellschaft, et qui donne, paraît-il, de très bons résultats.
- II. — Grillage de la blende.
- Pour la blende, on emploie toujours les fours à moufle, les essais de fours mécaniques ne paraissant pas avoir donné satisfaction.
- Effets des impuretés de la blende. — Signalons, à propos du grillage de la blende, la présence assez fréquente de la fluorine en proportions variables.
- (1) D’après une communication de MM. Benker et Millberg.
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- L’inconvénient de la présence d’acide fluorhydrique et cl’acide liydrofluosi-licique est qu’il s’ensuit des attaques des garnissages siliceux du Glover, des feuilles des chambres et même de la cuvette.
- III. — Grillage de la galène (1).
- ci) Système Huntington Héberlein. — Dans ce système, l’air est introduit avec force à travers une couche de galène de i mètre d’épaisseur.
- Mais, par suite des obstructions ou des affaissements de la couche en question, la production d’acide sulfureux est irrégulière. On arrive à régulariser la marche de l’opération en groupant plusieurs fours ensemble.
- b) Système Dwight Loyd. Schlippenbach. — Le four Dwight Loyd, modifié par Schlippenbach, est continu.
- L’air est aspiré de haut en bas, et on obtient ainsi, paraît-il, un courant régulier d’acide sulfureux à teneur de 4 à 6 o/o, mélangé de 5 à 6 o/o cl’acide carbonique.
- Ce procédé sera cl’ici peu mis en marche à Stolberg.
- III. — OBTENTION DE L’ACIDE SULFURIQUE I. — Procédés des chambres de plomb.
- Les chambres ont été modifiées dans leur construction. On leur donne, d’après Benker, plus de hauteur que de largeur ; on remplace les échafaudages en bois par des soutiens en fer (exemple : chambre Moritz).
- La hauteur des chambres varie de 4 à 8 mètres : toutefois les chambres tangentielles de Meyer atteignent io à 12 mètres de haut.
- a) Introduction de l’eau dans les chambres. — L’eau nécessaire à la réaction a longtemps été introduite à l’état de vapeur et l’on s’explique la persistance que l’on a mise à faire usage de la vapeur par la facilité avec laquelle l’eau, en cet état, se mélange aux gaz, et aussi par les difficultés que présentait l’emploi direct de l’eau avant que l’on eût établi à cet effet des injecteurs vraiment pratiques.
- Mais l’inconvénient de l’emploi de la vapeur s’est fait sentir, quand, sous la menace de la concurrence du procédé de contact, les industriels ont cherché à obtenir des chambres de plomb, une plus grande puissance de production; ils ont bien réussi à réaliser une production de 10-12 kilos d’acide par mètre cube de chambre et par vingt-quatre heures, mais la température des gaz, augmentée des calories fournies par la vapeur d’eau, déterminait, dans ces conditions, une usure rapide du plomb.
- (0 Husesclever (Max) : Journal of the Society of Chemical Industry, 1911.
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- L’introduction directe de l’eau qui se vaporise en partie, offre au contraire l’avantage d’abaisser la température des chambres.
- Parmi les pulvérisateurs employés, citons le pulvérisateur Benker, en platine, qui est d’une très grande solidité, le pulvérisateur Kœrting en verre et plomb antimonié, appareil bon marché, mais moins résistant à l’usage que le précédent.
- Installation de la pulvérisation d'eau. — L’eau sous pression nécessaire à la bonne marche des pulvérisateurs est fournie, soit par l’action de la vapeur, soit par une petite pompe à marche continue, qui refoule l’eau dans un réservoir en y maintenant une pression de 4 à 6 kilos.
- L’emploi de filtres sur le trajet des conduites allant aux pulvérisateurs est nécessaire pour éviter les obstructions.
- Emplacement des pulvérisateurs. — On place en général les pulvérisateurs au ciel de la chambre et sur une même ligne dans l’axe longitudinal.
- b) Tours Glover et Gay-Lussac. — Ces appareils ne présentent guère de modifications.
- Le Glover est unique par série de chambres, sauf pour les installations Petersen.
- Glover Gaillard. — Ce Glover ne comporte d’autre garniture qu’une grille servant à la division des gaz, et qui se trouve placée à l’entrée de ceux-ci. L’acide sulfurique nitreux, réduit à un état de division extrême, forme un brouillard descendant que traversent les gaz venant des fours.
- c) Mouvement des gaz. — Les gaz sortant des fours doivent être débarrassés de leurs poussières.
- On cherche à éviter la production des poussières en amortissant la chute des produits d’une sole à l’autre, pendant l’opération du grillage dans les fours mécaniques (four Scherfenberg, four Moritz), ou, si l’on ne peut éviter la formation des poussières, on fait passer les gaz dans des dispositifs à chicanes, dans de vastes chambres de dépôts, ou même dans des cyclones, comme cela se pratique en Amérique.
- En vue d’intensifier la fabrication, on provoque le mouvement des gaz à l’aide d’un ou de plusieurs ventilateurs.
- Les opinions varient sur la place qu’il convient d’attribuer aux ventilateurs ; on en trouve entre les fours et le Glover, entre le Glover et la première chambre, et aussi quelquefois après la tour de Gay-Lussac.
- La disposition du ventilateur entre le Glover et la première chambre semble être la meilleure ; en cas de fuite aux chambres, la pression qui s’y exerce empêche l’entrée de l’air.
- d) Inconvénients d’une production trop intensive ; limite rationnelle de la production. — Il est prudent de ne pas aller trop loin dans la voie de la production intensive par le procédé des chambres de plomb. On a en effet constaté que le coût des réparations s’accroît énormément lorsque
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- la production dépasse une certaine mesure. Le mieux est de se contenter d’une production de 5 à 6 kilos d’acide sulfurique par mètre cube de chambre en vingt-quatre heures (i).
- II. — Autre procédé de fabrication dérivé du procédé des chambres de plomb :
- Procédé Opl.
- Historique. — Les tentatives faites en vue de fabriquer l’acide sans chambres de plomb et autrement que par contact, ont été nombreuses.
- Citons les appareils Verstraert, Loreain, Durand-Gasselin, Barbier, Staub, etc., qui n’eurent que peu ou pas de succès.
- La première tour utilisée en remplacement des chambres, fut celle de Lunge.
- Description. — Le procédé de Opl réalisé par la Erste Oesterreichisciie Soda Farrik, à Hruschau, s’appuie sur le principe, confirmé par Lunge, qu’une tour de Glover ordinaire fournit 17 à 20 0/0 de la production totale du système des chambres de plomb.
- Un sytème Opl devant produire 18.000 kilos d’acide à 6o° B., comprendra trois tours de formation d’acide et trois tours d’absorption.
- L’acidç est déversé à la partie supérieure des tours à l’aide d’émulseurs et s’écoule à la partie inférieure d’où il est envoyé immédiatement à l’émul-seur de la tour correspondante. Les conduites servant à l’ascension de l’acide, dans les émulseurs des tours fonctionnant en Gay-Lussac, sont refroidies (2).
- Avenir du procédé. — L’emplacement d’une installation Opl produisant 18.000 kilos est de 320 mètres carrés.
- Il existe actuellement 10-12 installations en construction dont quelques-unes vont bientôt fonctionner. On entrevoit, à ce procédé, un certain avenir.
- IV. — ACIDE SULFURIQUE PAR LES PROCÉDÉS DE CONTACT
- Ces procédés sont bien au point depuis quelques années, aussi ne constatons-nous dans cette voie aucun progrès bien saillant.
- Le procédé de la Tentelewa prend de l’extension à l’heure actuelle ; il réalise l’ensemble des perfectionnements des autres procédés.
- (1) Nemes (A.) : Moniteur scientifique ; avril igiy.
- (2) Hartmank (E.) : Moniteur scientifique ; avril 19
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- V. - CONCENTRATION DE L’ACIDE SULFURIQUE
- Appareils en platine.
- Par suite du prix élevé du platine, on a presque entièrement abandonné les appareils à concentrer, établis dans le genre de ceux de Faure-Kessler, Des-moutis, etc.
- Cornues en verre.
- Les cornues en verre sont encore employées dans quelques usines anglaises.
- Concentration en cascade.
- a) Avec capsules de porcelaine. —Cette concentration (système Benker), a trouvé un emploi qui s’est beaucoup répandu. Environ i5o de ces appareils ont été installés jusqu’à ce jour.
- Une installation de ce genre coûte environ 18.000 francs et* produit 5.ooo kilos d’acide à 97-98 0/0, par jour, avec une dépense de charbon correspondant, en poids, à 20-22 0/0 du poids de l’acide concentré.
- b) Avec capsules en silice fondue. — La substitution de capsules en silice ou en quartz, permet le chauffage à feu nu sans risque de casse. On augmente ainsi le rendement : une installation de 4o capsules en silice fondue, permet de produire environ 4 ooo kilos d’acide à 66° B. par jour, avec une dépense de combustible correspondant à i5 0/0 du poids de l’acide concentré.
- Appareil Kessler. — L’appareil Kessler, modifié par Tesseit-Prat, consiste à faire écouler l'acide en couche d’épaisseur déterminée dans une cuve ouverte et de faire arriver à la surface les gaz chauds d’un foyer.
- On a aussi remplacé dans cet appareil les pièces en lave de Volvic, dont l’usure était assez rapide, par des pièces en silice fondue, qui promettent une excellente résistance.
- On compte 3oo appareils en fonctionnement.
- Le prix de l’installation est de 3o.ooo francs environ (1).
- On peut produire journellement 5.000 kilos d’acide à 97-98 0/0, avec une dépense de coke correspondant à 18-19 0/0 du poids de l’acide concentré.
- (1) D’après une communication de MM. Benker et Millberg.
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- Appareil Gaillard. — C’est le plus récent des appareils de concentration.
- Son principe est le même que celui de l’appareil Kessler (concentration de l’acide par contact avec les gaz d’un foyer), mais ce contact s’opère ici dans un appareil vertical.
- On provoque la chute de l’acide finement divisé, dans une tour d’environ i5 mètres de haut, et dont le diamètre varie de i m. 70 à la base à 2 mètres au sommet. En sens inverse de l’acide, circule un courant gazeux chaud venant d’un gazogène accolé à la tour de concentration.
- L’acide concentré s’écoule à la base de la tour.
- Les particules d’acide, entraînées, sont condensées dans une seconde tour pleine de coke, et cette condensation s’achève dans des caisses également remplies de coke.
- Le tirage du gazogène et la circulation des gaz à travers le système, sont assurés par un ventilateur.
- Cette concentration coûte environ 45.000 francs ; elle peut produire, par vingt-quatre heures, 4 à 6.000 kilos d’acide à 97-98 0/0, avec une dépense de coke de 20 à 25 0/0 du poids de l’acide concentré.
- Une centaine de ces installations sont en fonctionnement.
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- CHAPITRE TROISIÈME
- LES SUPERPHOSPHATES
- L’industrie des engrais a progressé d’une façon remarquable dans tous les pays, au cours de ces dernières années.
- Dans cette classe de produits, les superphosphates occupent la plus large place ; et si l’on considère quelles énormes quantités de phosphates naturels et d’acide sulfurique sont mises en œuvre dans leur fabrication, on peut dire qu’ils forment, à l’heure actuelle, une des branches les plus florissantes de la grande industrie chimique.
- I. — MATIÈRES PREMIÈRES
- La matière première principale des engrais phosphatés est le phosphate tribasique de chaux plus ou moins pur, dont il existe des gisements énormes, principalement dans les terrains crétacés.
- Les quantités de phosphates extraites augmentent en importance d’année en année, mais leur provenance varie au fur et à mesure de l’épuisement des gisements existants ou lorsque ceux-ci ne fournissent plus de phosphates d’une pureté ou d’un titre suffisants, pour en permettre l’exploitation dans de bonnes conditions.
- 1. — Phosphates français. — En France, l’extraction des coprolithes, ou phosphates des grès verts, est en constante diminution ; les phosphates du Lot et de l’Yonne sont abandonnés ; les puissants gisements de la Somme et du Pas-de-Calais qui, de 1890 à 1900, alimentaient la consommation de l’Europe en phosphates 70-75 0/0 de phosphate tricalcique, ne livrent plus guère que des phosphates titrant 4o-45 0/0 et 5o-6o 0/0 de phosphate tri-calcique.
- 2. — Phosphates belges. — Les gisements de Ciply et de Liège ne donnent que des quantités relativement faibles en titre, celui-ci ne dépassant pas 6o-65 0/0 ; la majeure partie de leur production est constituée par des
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- produits à bas titre (4o-45 et 5o-55), qui sont, de plus, souillés de trop de fer et d’alumine pour être couramment utilisés à la fabrication des superphosphates.
- 3. — Gisements de Norvège et d’Espagne. — Les apatites de Norvège et d’Espagne n’existent pas en quantités suffisantes pour justifier une exploitation commerciale.
- 4. — Gisements de Russie. — Les phosphates russes sont très mal situés au point de vue des transports et sont en général d’une teneur peu élevée en phosphate ; par contre, leur importance est très considérable.
- L’Europe ne fournissant plus que des quantités insuffisantes de phosphates, les fabricants de superphosphates ont dû en chercher ailleurs et, actuellement, leurs usines traitent des phosphates américains ou africains.
- 5. — Gisements africains. — E11 Afrique, les plus importants gisements sont ceux d’Algérie et de Tunisie (mines de Tebessa, Kalaa-Djerda, Gafsa, etc.). Les phosphates qu’on en extrait sont très faciles à moudre ; ils titrent 58-63 0/0, contiennent un peu de fer et d’alumine et donnent d’excellents superphosphates.
- 6. — Gisements américains. — En Amérique, se trouvent les gisements de la Floride, qui fournissent des phosphates « hard rock » titrant 77-80 0/0 et des « pebbles » titrant 68-72 0/0. Ces sortes riches sont principalement exportées en Angleterre et en Allemagne.
- Les gisements du Tennessee donnent des phosphates 70-75 0/0; et les phosphates dragués dans les Carolina rivers, qui titrent 55-6o 0/0, sont surtout employés aux Etats-Unis par les fabricants d’engrais.
- 7. — Gisements océaniens. — Depuis quelques années on a découvert, dans certaines îles de l’Océanie, principalement dans l’île Christmas, de très puissants gisements de phosphates titrant 8o-85 0/0.
- Nous terminerons cette courte revue des gisements de phosphates, dans les diverses parties du monde, en donnant ci-après les chiffres de leur production globale pour les années 1901, 1905, 1910 et 1911.
- PRODUCTION MONDIALE DE PHOSPHATES
- Poids en tonnes J 901 ig°5 HJ10 •911
- Phosphates d’Amérique. . 1.507.522 I. 978.432 2.697.757 3.000.000
- Phosphates africains Phosphates de l’île Christ- 456.204 877.392 i.6o5.33i 1.873.471
- mas . 42.i45 207.63o 492.203 456.000
- Phosphates d’Europe 800.000 (environ) 673.917 55o.000 5oo.000
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- II. — FABRICATION DES SUPERPHOSPHATES
- La fabrication des superphosphates qui consiste, en principe, à traiter les phosphates par l’acide sulfurique, puis à laisser durcir la masse obtenue, à la pulvériser, puis à la sécher, a été très perfectionnée au cours de ces dernières années, surtout en ce qui concerne l’outillage mécanique servant à la fabrication.
- 1. — Mouture du phosphate naturel. — La mouture du phosphate naturel se fait maintenant avec des broyeurs qui traitent 5 à 6 tonnes de phosphates tendres ou 3 à 3,5 tonnes de phosphate dur, à l’heure, avec un déchet de tamisage qui est au maximum de 5 o/o au tamis 8o.
- 2. — Tamisage. — Ce tamisage se fait à l’aide de tamis inclinés et vibrants ; la finesse du phosphate peut être modifiée en variant l’inclinaison de la surface tamisante.
- 3. — Transport des produits dans l’usine. — Le transport des phosphates du moulin au malaxeur et le malaxage se font actuellement d’une façon continue et automatique. Mais on s’est plus particulièrement encore attaché à perfectionner les moyens d’extraction mécanique du superphosphate des fosses, qui ont donné lieu à la réalisation de grands progrès.
- 4- — Extraction mécanique du superphosphate des fosses a réaction. —
- a) Appareil Keller. — Il présente l’aspect d’une cave verticale de section carrée.
- L’extraction du super se fait au moyen de couteaux qui se déplacent dans deux directions de la cave. Le produit obtenu, grossièrement divisé, demande à être criblé.
- Une quinzaine d’appareils de ce système sont en fonctionnement.
- b) Appareil Milch. — Il se compose d’un cylindre horizontal, en tôle, dans lequel le superphosphate durcit.
- Ce cylindre rempli de superphosphate avance vers l’appareil gratteur qui est fixe.
- L’appareil gratteur se compose de couteaux disposés sur un disque tournant.
- Trente-deux appareils de ce système sont en fonctionnement.
- c) Appareil Beskow. — La cave est en bois, à parois mobiles ; elle est montée sur une sorte de chariot.
- Quand la masse est prise, on enlève les parois de bois, et on fait avancer le bloc obtenu vers l’appareil gratteur formé d’un cylindre vertical, muni de couteaux sur toute sa hauteur.
- Vingt-sept appareils de ce système sont en fonctionnement.
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- CLASSES 112 ET IIO.
- PRODUITS CHIMIQUES
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- d) Procédé Swenska. — Il est surtout caractérisé par sa disposition particulière qui permet de pousser le bloc de super vers l’appareil désagré-gateur.
- Dix appareils sont en fonctionnement.
- e) Appareil Wenk. — Ce système comprend des caves cylindriques en béton armé et disposées horizontalement, chaque cave pouvant contenir 5o tonnes de superphosphate.
- L’appareil gratteur consiste en un chariot indépendant, muni d’un moteur électrique qui fait tourner quatre bras dont deux sont munis de couteaux et les deux autres de palettes de ventilateurs.
- Le chariot gratteur avance très lentement dans la masse du super, en n’enlevant à la fois qu’une couche d’une épaisseur de i millimètre, ce qui permet d’obtenir une poudre très fine.
- La vidange d’une cave ne demande que deux heures et demie environ ; quand le chariot arrive au bout de la cave et que la vidange est terminée, le renversement du courant se fait par un dispositif spécial, avec changement de vitesse ; le chariot sort de la cave en quelques minutes pour revenir automatiquement à son point de départ devant la cave ; on pousse l’outil à découper devant une deuxième chambre et on remet en marche.
- On compte trente installations comportant ce dispositif.
- Un appareil est susceptible de produire 200 tonnes de super pulvérisé en dix heures de travail.
- TNous terminerons cette revue des divers moyens de fabrication employés, en relevant ci-après la production en superphosphates des pays producteurs :
- PRODUCTION MONDIALE DE SUPERPHOSPHATES EN igil Poids en tonnes :
- Etats-Unis.......
- France.......
- Allemagne........
- Italie...........
- Angleterre.......
- Belgique.........
- Pays-Bas.........
- Espagne..........
- Autriche-Hongrie Autres pays......
- 2.349.000 1.608.000 1.387.000 1.080.000 g48.ooo 54o.ooo 3o6.000 35o.ooo 180.000 422.000
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- CHAPITRE QUATRIÈME
- L’AZOTE SOUS SES DIVERSES FORMES D’EXPLOITATION INDUSTRIELLE
- § i. — LA FIXATION ET LA RÉCUPÉRATION DE L'AZOTE
- L’azote constitue un produit industriel de tout premier ordre, tant sous forme de sels ammoniacaux que sous forme de nitrates.
- L’éventualité de l’épuisement des sources naturelles utilisées jusqu’à présent a suscité des recherches qui ont abouti à des procédés nombreux que nous allons passer en revue.
- Ces procédés peuvent se classer en deux catégories :
- i° Procédés ayant pour but la fabrication de produits synthétiques contenant l’azote à l’état nitrique ou à l'état ammoniacal, ou bien fournissant l’azote ammoniacal par traitement ultérieur ;
- 2° Procédés ayant pour but l’utilisation rationnelle de sous-produits contenant de l’ammoniaque, ou même soufre et ammoniaque.
- Dans la première catégorie rentrent les procédés de synthèse de l’acide nitrique par l’arc ; de l’ammoniaque par synthèse directe; la préparation de la cyanamide, des azotures, etc.
- Dans la deuxième catégorie, nous rangerons l’utilisation du soufre et de l’ammoniaque provenant de la distillation de la houille (procédé Burkhei-ser, etc.); l’utilisation de l’azote des vinasses de distillerie.
- S 2. — FIXATION A L’ÉTAT D’AZOTE NITRIQUE
- Synthèse directe de l’acide nitrique par l’arc électrique.
- Principe. — Lorsqu’on fait passer l’air dans un four électrique, la combinaison de l’oxygène et de l’azote n’est ni complète, ni définitive ; la formation du bioxyde d’azote est en effet réversible. En s’appuyant sur les lois
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- CLASSES 112 ET HO.
- PRODUITS CHIMIQUES
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- physico-chimiques auxquelles obéissent ces réactions, on a calculé que, si le four est porté à une température de 3.200° G., 4 à 5 0/0 seulement du volume d’air échauffé pourraient théoriquement être transformés en bioxyde d’azote.
- En fait, on ne dépasse pas aujourd’hui une teneur de bioxyde d’azote de ià i,5 0/0, de sorte qu’on est obligé de porter à 3.ooo° un mètre cube d’air, pour obtenir 10 à i5 litres de bioxyde d’azote.
- Dans ces conditions, 3 0/0 de la quantité totale d’énergie consommée dans les fours est réellement utilisée à la formation du bioxyde d’azote.
- Les principaux fours employés. — Le but que l’on se propose dans la fabrication de l’acide nitrique synthétique est d’assurer la plus grande surface de contact possible entre l’arc et l’air qui traverse le four (1).
- Les principaux dispositifs réalisés sont les suivants :
- Étincelle ou arc de faible durée. — Le système Bradley et Lovejoy, où un tambour rotatif muni d’électrodes tournait au milieu d’électrodes fixes, permettait d’obtenir 4i4*ooo étincelles par minute.
- Arc rectiligne. — Le four Schonherr se compose d’une chambre tubulaire très étroite, dans laquelle l’arc est entraîné par un courant d’air tourbillonnant.
- L’arc se développe alors sous forme d’une colonne de flamme atteignant 5 mètres de haut pour un four de 45o kw.
- Arc en éventail. — Four de MAI. Guye et Naville. — Il résulte du montage en série de plusieurs arcs jaillissant entre des électrodes à corne et emplissant des cheminées de tirage dans lesquelles passe en parallèle le courant gazeux ; des refroidisseurs placés à la partie supérieure des cheminées abaissent la température des gaz au-dessous de la limite pratique de rétrogradation.
- Four Pauling. — Il est formé d’une sorte de cheminée close, à section rectangulaire, au sein de laquelle l’arc jaillit entre deux lames métalliques divergentes ; l’arc est soufflé verticalement à l’aide d’un courant d’air fourni par une tuyère placée au-dessous des électrodes.
- L’arc a l’aspect d’une nappe de flammes occupant la partie supérieure de la chambre de chauffe.
- Four Helbig. — Le dispositif est sensiblement le même que celui des deux fours précédents, mais comme il fonctionne avec du courant triphasé, on réalisé le montage de telle façon que l’arc affecte la forme d’une pyramide triangulaire.
- Arc en disque. — Le four Birkeland et Eyde est basé sur la propriété que possède l’arc de s’étaler sous l’action d’un champ magnétique. Il est constitué, à l’heure actuelle, par une chambre cylindrique de faible épaisseur à
- (*) Brochet (A.) : Revue générale des sciences; novembre-décembre ign.
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- axe horizontal ; l’arc offre les apparences d’un disque de flamme ayant un diamètre d’environ deux mètres.
- L’air refoulé par un ventilateur pénètre vers le centre du disque et sur ses deux faces, pour s’échapper à la périphérie en léchant l’arc, au contact duquel il s’échauffe.
- Arc rotatif. — Le four Moscicki comporte deux électrodes cylindriques co-axiales, dont l’axe est placé dans la direction des lignes de force d’un champ magnétique ; l’arc est animé d’un mouvement de rotation que l’on peut faire varier à volonté.
- Absorption des gaz nitreux. — Les gaz nitreux produits par les fours sont transformés en bioxyde d’azote qu’il s’agit d’utiliser.
- Les principaux modes d’utilisation sont, à l’heure actuelle, les suivants :
- i° Absorption par l’eau, en vue de la production des nitrates ;
- 2° Absorption par l’eau, en vue de la fabrication d’acide nitrique dilué que l’on concentrera ultérieurement ;
- 3° Production directe d’acide concentré.
- Fixation à l’état de nitrate de chaux.
- Les gaz nitreux transformés en bioxyde d’azote sont dirigés dans les tours d’absorption, où l’eau en fixe la plus grande partie. On obtient ainsi un acide dilué non marchand, marquant de 26 à 3o° B.
- Méthode de Nottoden. — L’acide nitrique faible est envoyé sur du calcaire ; le sel obtenu est évaporé dans le vide en employant des appareils Kestner.
- Procédé Schloesing. — Les gaz nitrés passent immédiatement dans des cornues remplies de chaux vive et chauffées entre 3oo et 4oo°.
- On obtient ainsi un nitrate de chaux à i4 0/0 d’azote, sous forme solide et ne renfermant pas de nitrites.
- Fixation en vue de la préparation d’acide nitrique. Procédés de préparation directe.
- Procédé de MM. Navilie et Guye. — MM. Naville et Guye ont établi qu'en desséchant préalablement les gaz, on obtient une légère augmentation de rendement, et, qu’en outre, l’acide obtenu marque 4o° B.
- Déshydratation par le nitrate de chaux. — En faisant réagir l’acide dilué tel qu’il sort des tours, sur le nitrate de chaux anhydre, on parvient à le concentrer convenablement.
- Procédés où la production de l’acide concentré s’opère en deux phases.
- En général, l’opération comporte deux phases :
- On absorbe les gaz nitreux à l’état d’acide faible, puis cet acide faible est concentré au degré voulu.
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- Appareil Brulfer. — Le principe de cet appareil, qui a été mis en exploitation par la maison Benkeii et Hartmann, consiste à faire couler un mélange d’acide sulfurique concentré et d’acide nitrique dilué dans une colonne en fonte spéciale, inattaquable aux acides. Cette colonne, d’un diamètre de 3oo millimètres et d’une hauteur de 4 à 5 mètres, est chauffée extérieurement. Le mélange de l’acide sulfurique et de l’acide nitrique est versé sur le haut de la colonne ; on le chauffe de façon que le thermomètre placé en liaut de la colonne indique une température de ioo à io5° ; cette température répond au point d’ébullition de l’acide nitrique concentré.
- Celui-ci distille dans le haut de la colonne ; il est condensé par refroidissement dans un serpentin en grès ; la condensation s’achève dans des touries.
- L’acide sulfurique dilué coule au bas de la colonne ; on le concentre et on l’emploie à nouveau.
- Prix de revient. — Pour une production de 3.ooo kilos d’acide nitrique à 48°5, on mélange environ 4-5oo kilos d’acide nitrique à 4o° B, avec 9.000 kilos d’acide sulfurique à 64° B.
- Ce mélange coule dans trois appareils de concentration se composant chacun de deux colonnes. L’acide sulfurique marque 54° B ; il est complètement dénitré.
- Pour le ramener à 64° B, on a recours à la concentration en cascade, qui se pratique à l’aide de capsules en quartz fondu.
- Pour réaliser la susdite production de 3.000 kilos d’acide nitrique à 48°5, les dépenses s’établissent comme il suit :
- 6.000 kilos de charbon pour le fonctionnement des appareils Brulfer ; 1.000 kilos de charbon pour la concentration de l’acide sulfurique de 56° B à 64° B ; environ 20 francs de main-d’œuvre ; 3o francs de perte d’acide ; 20 francs pour la marche des monte-acides, etc.
- L’installation nécessaire coûte environ 5o.ooo francs ; elle permet de réaliser, pour la concentration de l’acide nitrique de 4o à 48°5 B, un prix de revient tel, qu’étant donnés, pour les acides nitrique ordinaire et synthétique, les prix respectifs de 35 et 20 francs 0/0, les prix de ces acides, au degré de 48,5 B sont de 63 fr. 5o 0/0 pour l’acide ordinaire et de 4o francs 0/0 pour l’acide synthétique.
- Procédé du Swedish nitrate syndicale. — Le procédé précédent, modifié et breveté par The Swedish nitrite syndicate, consiste à employer les gaz chauds des fours électriques en faisant passer ces gaz à l’intérieur de la colonne.
- Procédé Pauling. — La concentration Pauling est basée sur le principe de la tour de Glover. Le mélange d’acide nitrique et d’acide sulfurique est dissocié par un jet de T apeur.
- L’acide nitrique est obtenu aussi fort que par les autres procédés ; par contre, l’acide sulfurique est plus dilué ; il s’écoule à 5o° B.
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- Procédé Brciuer. — On emploie comme intermédiaire déshydratant l’acide phosphorique au lieu de l’acide sulfurique.
- Procédé d’Innsbrück. — On expérimente, paraît-il, à la fabrique d’Inns-brück, un procédé de concentration électrolytique.
- Procédé ayant pour but la production d’acide nitrique fumant.
- La Société Le Nitrogène indique, pour la fabrication de l’acide nitrique fumant, le procédé suivant (brevet français n° 424.598) :
- Dans un autoclave muni d’un agitateur on verse du peroxyde d’azote liquide et on ajoute peu à peu la quantité d’eau théoriquement nécessaire (j H20 pour 1 Az2 O4). On met alors en marche l’agitateur et on fait arriver dans l’autoclave de l’oxygène sous pression jusqu’à ce qu’il cesse d’être absorbé.
- Le produit ainsi obtenu est l’acide nitrique rouge fumant.
- Autres produits nitrés susceptibles d’être fabriqués.
- À l’heure actuelle, on produit accessoirement des nitrites.
- Il est à prévoir que l’on fabriquera par la suite : le peroxyde d’azote, le nitrate d’ammoniaque, les nitrophosphates (action de l’acide nitrique sur le phosphate de chaux, etc.).
- M. Guye poursuit l’idée de transformer le chlorure de sodium et le chlorure de calcium obtenu dans la fabrication du sel de soude, par le procédé Solvay, en nitrates correspondants, avec mise en liberté d’acide chlorhydrique.
- Perfectionnements a apporter au procédé de fabrication de l’acide nitrique synthétique. — L’augmentation du rendement des fours, c’est-à-dire l’augmentation de la teneur en bioxyde des gaz sortants, aura une très grosse influence sur l’avenir du procédé ; toutes les recherches tendent à augmenter cette teneur.
- La suroxygénation de l’air semble aussi intéressante.
- Un mélange à parties égales d’oxygène et d’azote donne, suivant les conditions de l’opération, une augmentation de rendement de 3o à 5o 0/0, par rapport au rendement ordinaire. Mais il faut opérer en circuit fermé, sous peine de rejeter à l’atmosphère des masses énormes de gaz.
- Enfin, la récupération de la plus grande partie de l’énergie calorifique est encore à l’étude.
- Prix de revient des produits synthétiques. — Nous avons déjà vu qu avec un appareil de concentration, l’acide nitrique synthétique revient meilleur marché que l’acide nitrique obtenu par les procédés courants.
- Nous allons examiner maintenant, d’après les documents les plus récents,
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- 21 I
- quelles sont les conditions de fabrication de ces produits, tant en Norvège qu’en France.
- Calculs de M. Gaye. — D’après les calculs faits par M. Guye, en 1900, les prix des produits synthétiques fabriqués en Norvège s’établissaient, à cette époque, comme il suit :
- Prix de revient en francs
- (1e la du
- tonne de produit kilo d’azote
- Acide nitrique à 22,2 0/0 d’azote....... 255 » 1 i5
- Nitrate de chaux à i3 0/0 d’azote....... 162 5o 1 25
- Par comparaison avec les cours anglais de 1905, M. Guye concluait que le profit brut par kilowatt installé pouvait s’élever à 38 fr. 85 pour le nitrate de chaux et à 116 fr. 5o pour l’acide nitrique monoliydraté.
- Ce profit serait moins élevé à l’heure actuelle, vu la baisse des cours du nitrate du Chili.
- Calculs de M. Flusin (1). — D’après les chiffres les plus récents, M. Flusix a établi, pour les produits norvégiens, les prix de revient suivants :
- Rendement d’acide nitrique par IvW an
- Prix de revient en francs de : o tonne 5 o tonne 0
- i tonne ac. nitriq. à 22,2 0/0 d’az. 218 25 à 258 25 ** »
- 1 kilo d’azote................ o 986 à 1 i65 o 821 à o 971
- 1 tonne nitr. de ch. à i3 0/0 az. 128 » à i52 » 107 » à 126 »
- Par comparaison, constatons que le prix du kilogramme d’azote dans le nitrate chilien est de 1 fr. 4i-
- En France, l’énergie électrique est plus chère, les frais d’aménagement et de construction sont plus élevés ; de plus, les frais de fabrication ont été jusqu’à présent grevés du prix d’achat des procédés existants.
- Il en résulte qu’avec les rendements variables du procédé, on atteint les prix suivants du kilogramme d’azote :
- Prix du kilogramme d’azote Prix minimum Prix maximum
- Rendement de o tonne 5 par RW.. i 734 2 477
- o — 55............. 1 576 2 25a
- o — Go............. 1 445 2 064
- Dans ces conditions, si l’on compare les cours pratiqués en France, pour les produits synthétiques, avec les cours des produits naturels, on arrive aux résultats suivants :
- (•) Flusix : Publication de l’Institut êlectrotechnique de Grenoble, n° i5.
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- Azote nitrique sous forme de Acide nitrique à 36° B Nitrate de chaux
- Cours moyen du produit à concurrencer . 2 68 1 4i
- Cours moyen du produit synthétique...... 2 55 1 54
- De cette comparaison, il résulte que, dans les conditions actuelles, seule la fabrication d’acide nitrique à 36° B est susceptible de prospérer en France ; celle du nitrate ne deviendrait possible qu’au cas où l’on améliorerait les rendements.
- Statistique.
- Usines en fonctionnement.—La Société norvégienne de l’azote, qui exploite le procédé Birkeland et Eyde, a capté dans ce but, pour l’usage de son usine de Nottoden, la chute de Svoelgfos (4o.ooo HP) ; elle dispose en outre des chutes de Lienfoos (i5.ooo HP), et de Saaheim Rjukan (120.000 HP).
- Les usines de la Société Norvégienne ont exporté, au cours de l’année 1910 :
- io.53i tonnes de nitrate de chaux ;
- 3.200 — de nitrite de soude ;
- 1.074 — de nitrate de soude.
- Le procédé Paulin g, dont les brevets sont la propriété de la Salpeter-saure industrie Gesellssciiaft, est exploité à l’usine de Patsch, près Inns-brück, par la Luftverwertungs Gesellschaft, qui dispose d’une force de i5.ooo IIP. La production annuelle serait de 1.000 tonnes d’acide nitrique.
- En France, ce procédé est exploité à La Roche-de-Rame, près Briançon. Force : 10.000 HP. Production, environ 1.000 tonnes d’acide nitrique par an.
- En Italie, la Société électro-chimique du Dr Rossi travaille aussi avec ce procédé. Force 10.000 HP. Production : 5oo tonnes acide à 36-42° B par an.
- Usines en projet ou en installation. — Procédé Schonherr : La Badische ànilin und Soda Fabrik a en installation une usine sur l’Alz. Force : 5o.ooo HP.
- Procédé Guye : Exploité par la Société d’études électro-chimiques : usine à Vernier.
- Procédé Moscicki : Exploité par la Société de l’acide nitrique, à Fribourg. L’usine de Chippis, disposant d’une force de 60.000 HP, pourra produire 1.200 tonnes d’acide à 48° B.
- Procédé Helbiçj : Sera exploité à l’usine de Gampel. Force : 10.000 HP.
- Avenir de l’industrie de l’acide nitrique synthétique. — La quantité de lorce hydraulique dont disposent les principales contrées européennes rend presqu’illimité le développement de cette industrie.
- En effet, les forces hydrauliques encore disponibles sont les suivantes (exprimées en millions de chevaux) :
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- JNorvvège Suède Autriche France Italie
- 7d> 6,7 6,4 5,8 5,5
- Suisse Allemagne Angleterre
- 1,5 i,4 0,9
- § 3. — TRANSFORMATION DE L’AZOTE AMMONIACAL EN AZOTE NITRIQUE
- a) Procédé par catalyse. — Procédé Ostwaldt : On fait passer un mélange d’air et de gaz ammoniac sur un catalyseur formé de feuilles de platine poli.
- La température favorable à la réaction est comprise entre le rouge sombre et le rouge clair.
- La durée de contact du mélange des gaz et du catalyseur est d’environ i/iooe de seconde.
- L’usine de Gerthe, près Bochum (Westphalie), produit environ 5 tonnes d’acide nitrique à 36° B par jour.
- b) Méthode bactériologique. — Historique. — En 1878, MM. Sciiloesing
- et Muntz ont démontré que la nitrification de l’ammoniaque est la résultante d’une oxydation biologique. ?
- MM. Muntz et Lainé (i), en poursuivant la recherche des conditions d’obtention d’un rendement maximum, sont parvenus à une fabrication intensive des nitrates.
- Pratique du procédé. — Le procédé Muntz et Girard (1906) est le suivant (2) :
- Nous supposerons une nitrière composée de 8 éléments. Chaque élément se compose d’une caisse en fer treillagé, de 2 mètres de haut. On commence par remplir chacun de ces éléments avec de la tourbe légère, concassée en morceaux de la grosseur approximative d’une noix. On humecte la masse avec une solution de sulfate d’ammoniaque à 2 grammes par litre, solution dans laquelle 011 a délayé de la craie pulvérisée et un peu de phosphate de chaux.
- L’introduction des microbes nitrifiants se fait en mélangeant, ou, pour mieux dire, en ensemençant la masse à l’aide de terreau. Les proportions nécessaires sont de 10 kilos de terreau et 5o kilos de craie par mètre cube de mélange.
- On fait couler une solution de sulfate d’ammoniaque sur la masse, en la faisant arriver en pluie au-dessus des éléments.
- x I
- (0 Muntz et Lainé : Moniteur scientifique, avril et juillet 1908.
- (2) Rigaut (A.) : Revue scientifique, avril 1909.
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- La solution de sulfate d’ammoniaque est employée tout d'abord à la concentration de 2 gr. 5 de sulfate par litre ; on en règle le débit, de façon à faire couler 200 litres de solution par mètre cube de matière et par vingt -quatre heures.
- Quand la fermentation est en marche, on augmente à la fois la richesse en sulfate de la solution et le volume de celle-ci, de manière à faire couler 1.000 litres de solution de sulfate d’ammoniaque à teneur de 7 gr. 5 °/00 par mètre cube de mélange et par vingt-quatre heures.
- Au-dessous de chaque élément se trouvent deux bacs qui reçoivent alternativement le liquide qui s’écoule, liquide chargé de nitrate de chaux exempt d’ammoniaque, ainsi que de nitrite, si l’opération est bien conduite.
- On additionne de sulfate d’ammoniaque le liquide qui s’écoule ; on transforme ainsi le nitrate de chaux en sulfate de chaux et nitrate d’ammoniaque ; après décantation, le nitrate d’ammoniaque obtenu est amené dans le deuxième élément : on répète la suite de ces opérations, jusqu’au 8e élément.
- Ce passage successif dans la batterie conduit à l’obtention d’une solution relativement concentrée, pouvant contenir, par litre, 200 grammes de nitrate de chaux.
- Cette solution évaporée fournit le nitrate brut que l’on soumet au raffinage, en le transformant en nitrate de soude.
- Ressources de la France pour l'exploitation du procédé. — La France possède 3o.ooo hectares de tourbières, la plupart inexploitées ; or, on a calculé qu’avec une tourbière de 1.000 hectares ayant 2 mètres de profondeur, et dont la tourbe possède une richesse de 20/0 d’azote, on peut obtenir 800 à 900.000 tonnes de nitrate de soude ; on peut, dès lors, juger de l’énorme quantité de produits nitrés dont on pourrait tirer parti.
- Obstacles au développement du procédé. — L’obstacle principal réside dans le prix élevé auquel revient actuellement l’azote ammoniacal ; de plus, le procédé entraîne à des frais assez considérables d’installation et de main-d’œuvre ; mais il n’en est pas moins hors de doute qu’il s’agit là d’un procédé d’avenir.
- § 4- — FIXATION A L’ÉTAT D’AZOTE AMMONIACAL
- Synthèse directe.
- Les deux gaz hydrogène et azote peuvent se combiner directement pour donner naissance au gaz ammoniac.
- a) Procédé IIaber. — Le Professeur Haber comprime le mélange gazeux (azote et hydrogène) à une pression de i85 kilos par centimètre carré et le fait passer d une façon constante sur le catalyseur à une température de 55o°.
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- L’osmium donne de bons résultats comme catalyseur ; son prix élevé lui fait toutefois préférer 1’uranium.
- L'ammoniac formé passe ensuite dans un récipient refroidi où il se liquéfie.
- La formation d’ammoniac correspond à 8 o/o des produits qui entrent dans la réaction.
- b) Essais de la Badische anilin lnd soda fabrick. — La Badiscue anilin und soda fabrick a repris en grand les essais de Haber ; elle s’est surtout attachée à trouver les moyens de remplacer le catalyseur cher par une matière d’un prix plus abordable.
- L’oxyde de fer employé seul ne donne pas de bons résultats, mais la présence d’oxydes de métaux voisins ou de sels autres que ceux de fer lui donnent une bonne activité ; au contraire, la présence de certains métalloïdes, existant même à l’état de traces, anéantit le pouvoir catalytique (brevet français n° 4a5.ogg, du 2g mars ign).
- Avenir du procède. — L'azote est abordable, comme prix, à l’heure actuelle.
- La principale difficulté semble exister dans la production de l’hydrogène pur, dont il faut environ 2 mètres cubes par kilo d’ammoniaque produit.
- D’autre part, la construction d’appareils destinés à travailler en grand, sous de fortes pressions, n’est pas exempte de sérieuses difficultés.
- Fabrication indirecte de l’azote ammoniacal.
- L’azote se fixe sur le carbure de calcium en donnant naissance à la cyanamide calcique ; il se fixe aussi, dans certaines conditions, à l’état d’azoture : tous ces corps traités par l’eau au-dessus de ioo° fournissent de l’ammoniaque.
- a) Cyanamide calcique. — La fixation de l’azote sur le carbure de calcium a lieu vers i.ooo0 ; cette fixation est améliorée par la présence de fluorure ou de chlorure de calcium.
- Préparation. — Le carbure est pulvérisé dans des broyeurs traversés par un courant d’azote et introduit dans des tambours réfractaires verticaux qui contiennent de 3oo à i.ooo kilos de carbure. On amorce la réaction en chauffant électriquement au rouge vif une tige de charbon placée dans la masse ; puis on fait passer le courant d’azote. La saturation est complète au bout de trente à quarante heures.
- Propriétés. — La cyanamide commerciale contient de 20 à 21 0/0 d’azote.
- On a constaté que la cyanamide occasionne des maladies de peau chez les ouvriers qui la manipulent. On obvie à cet inconvénient en traitant la cyanamide par l’eau : la cyanamide décarburée renferme i5 0/0 d’azote.
- La cyanamide est employée comme engrais azoté.
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- Obtention de Cammoniaque au moyen de la cyanamide. —- En chauffant la cyanamide en présence de l’eau sous pression (8 kilos par centimètre carré) on obtient de l’ammoniaque.
- Procédé Collett et Eckardt. — Ce procédé consiste à chauffer la cyanamide avec de la vapeur d’eau surchauffée, en présence d’un courant d’acide sulfureux.
- Le sulfite d’ammoniaque obtenu peut être ensuite transformé en sulfate.
- Le prix de revient du sulfate ainsi préparé est, dit-on, trop élevé dans les conditions actuelles de son obtention.
- Statistique. — Les usines qui fabriquent la cyanamide calcique se répartissent comme il suit :
- Usines exploitant le procédé Frank et Caro : en France, i ; Allemagne, i ; Autriche, i ; Etats-Unis, i ; Italie, 2 ; Norvège, 1 ; Suisse, 1.
- Usines exploitant le procédé Polzenius : Allemagne, 2.
- b) Les azotures. — Procédé Serpek. — Ce procédé est, entre tous ceux qui ont été expérimentés pour la fabrication des azotures, le plus intéressant.
- Mis au point par M. Bardin, directeur des usines Péchinev à Salindres, il est exploité par la Société générale des nitrures.
- Pratique du procédé. — Il consiste à réduire la bauxite par le charbon à 1.700°, au four électrique, en présence d’un courant d’air ou d’azote.
- L’azoture d’aluminium mélangé de fer et de silicium, traité par l’eau au-dessus de ioo°, donne de l’ammoniaque et de l’alumine. Cette dernière peut, après avoir été séparée du fer et du silicium, être employée à la fabrication de l’aluminium.
- Etat actuel du procédé. — La Société Générale des Nitrures exploite à Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) une usine produisant une tonne d’azoture à l’heure.
- Une nouvelle usine, disposant de 5o.ooo H P et appartenant au consortium français des fabriques d’aluminium « l’Aluminium français » est actuellement en construction.
- Ces établissements sont en situation de réaliser, pour l’ammoniac, un prix de revient de o fr. 24 le kilo, alors que son prix réalisé jusqu’à ce jour était de 1 fr. 4o (1).
- (1) Holblirig : Osterreichische Gheiniker Zeitung, i5 mai 1912.
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- récupération de l’azote de quelques sous-produits industriels
- Nous examinerons sous cette rubrique les procédés qui permettent, soit de récupérer l’azote de certains résidus industriels (mélasses, par exemple), soit d’utiliser l’azote déjà récupéré, sous une forme nouvelle permettant d’abaisser le prix du produit fabriqué (procédé Burkheiser).
- § 5. — RÉCUPÉRATION DE L’AZOTE DES VINASSES DE DISTILLERIE
- On estime que les vinasses de distillerie représentent 20.000 tonnes d’azote, perdues par an.
- Procédé Effront. — Le procédé Eliront (1) permet de récupérer cet azote par un procédé biologique.
- Pratique du procédé. — De la terre de jardin est mélangée à de la vinasse préalablement alcalinisée à environ 2 grammes de carbonate de potasse par litre de vinasse. Le mélange est porté à 76-80° pendant une heure, pour détruire les espèces microbiennes nuisibles, puis on fait un levain correspondant à 5 à 10 0/0 du liquide à ensemencer.
- On opère dans des cuves analogues à celles qui sont employées pour la fermentation alcoolique ; l’azote est transformé en ammoniaque au bout de quelques jours.
- Le liquide doit être alcalin (2 0/000 environ de carbonate de potasse) ; l’addition de sulfate d’alumine, ainsi que l’aération, donneraient de bons résultats. La température de 4o° semble être la plus favorable.
- D’après les résultats d’un essai qui a été fait, les vinasses provenant de 1.000 kilos de mélasse fournirent environ 76 kilos de sulfate d’ammoniaque et 96 à 120 kilos d’acides gras volatils (acides acétique, propionique, butyrique).
- On distille l’ammoniaque dans une colonne analogue à celle qui sert au traitement des eaux vannes ; le gaz ammoniac est recueilli dans l’acide sulfurique.
- Etat actuel du procédé. —- Les bénéfices actuellement réalisés, qui ne sont autres que ceux résultant de la récupération de l’azote, ne suffisent pas à compenser les frais d’installation.
- (0 Effront (J.) : Moniteur scientifique, juillet 1908.
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- Ce procédé deviendra très intéressant le jour où les divers acides gras obtenus trouveront un emploi industriel.
- § 6. — PRÉPARATION DU SULFATE D’AMMONIAQUE PAR LES PROCÉDÉS DIRECTS
- Principe. — On obtient de l’ammoniaque dans la fabrication du coke.
- Certains charbons contiennent beaucoup de soufre ; ils donnent, à la distillation, de l’acide sulfureux et de l’hydrogène sulfuré.
- Les procédés directs consistent à oxyder le mélange de vapeurs ammoniacales et de composés sulfureux, pour arriver finalement à la production de sulfite et ensuite de sulfate d’ammoniaque.
- Il suffit d’un charbon contenant i,5 0/0 de soufre pour que l’on puisse se passer d’acide sulfurique dans la fabrication du sulfate d’ammoniaque.
- 1. — Procédé Burkheiser. — Description.— Le gaz brut contenant le soufre à l’état d’hydrogène sulfuré et l’azote à l’état d’ammoniaque et de cyanogène, est envoyé dans l’épurateur chimique formé de deux appareils montés en parallèle et remplis d’une masse de minerai de fer limoneux.
- Le gaz brut traverse le premier épurateur ; il y a formation de cyanure et de sulfure de fer.
- Le gaz ne renfermant plus que l’ammoniaque passe dans des scrubblers où il est mis en contact intime avec des solutions acides de plus en plus concentrées.
- La solution mère neutralisée est centrifugée ; la solution acide est obtenue en partant des combinaisons sulfurées du fer contenues dans l’épurateur où a passé le gaz brut.
- En traitant cette masse par un courant d’air chaud (en chauffant l’appareil à 8o° par un courant de vapeur, puis le portant ensuite à 25o°) on transforme l’hydrogène sulfuré en acide sulfureux en même temps que la masse ferreuse est régénérée.
- L’économie réalisée par ce procédé serait de 16 à 17 francs par tonne de sulfate d’ammoniaque.
- Le sulfite oxydé à l’air donne le sulfate d’ammoniaque. Il est à remarquer que le sulfite d’ammoniaque convient également pour l’agriculture.
- Exploitation. — Le procédé Burkheiser a fait l’objet d’essais exécutés à la cokerie d’Ougrée Marihaye (Flemalle-Grande, près Liège), mais les résultats obtenus jusqu’à présent ne semblent pas avoir été satisfaisants.
- 2- Procédé Feld. — Principe.— Ce procédé est caractérisé par le fait que 1 on emploie des sels de fer comme absorbant intermédiaire pour fixer le soufre.
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- On fait passer de l’acide sulfureux dans une eau ammoniacale concentrée et la réaction donne naissance au tétrathionate d’ammonium qui est capable d’absorber à la fois l’hydrogène sulfuré et l’ammoniaque, en donnant de l’hyposulfîte d’ammonium et du soufre, probablement suivant l’équation :
- (1) S''06(AzbF)2 + 2 A.zH:i + H2 S = 2 S203(AzH4)2 -f S
- En faisant passer l’acide sulfureux dans cette solution, le tétrathionate d’ammonium est régénéré d’après l’équation :
- (2) 2 S203(ÀzlF)2 + 3 So2 + S = 2 S*Ofi(AzH4)2
- Le tétrathionate d’ammoniaque ainsi formé peut, de nouveau, absorber l’hydrogène sulfuré et l’ammoniaque.
- Quand la solution est suffisamment concentrée, on en prend une partie que l’on chauffe à l’ébullition dans un appareil approprié. Le tétrathionate d’ammonium est décomposé : il y a production de sulfate d’ammonium qui reste en solution, précipitation de soufre et dégagement d’acide sulfureux que l’on fait réagir suivant l’équation (2).
- (3) S'OCAzILp = SO'^AzbL)2 + 2 S + SO2
- La combinaison (1) s’opère dans un appareil absorbant, spécialement établi à cet effet par Feld. Les phases (2) et (3) ont lieu dans des cuves en bois.
- Le soufre précipité en (3) est filtré ; il est ensuite essoré, séché, puis brûlé dans un four à soufre pour rentrer à l’état d’acide sulfureux dans la réaction (2).
- Exploitation. — Le procédé Feld a été mis en exploitation aux usines à gaz de Kônigsberg.
- La Société Evence Coppée, à Alonceau (Belgique) qui l’a expérimenté, l’a toutefois abandonné (1).
- Conclusion. — De ce qui précède, on peut conclure que le problème de l’utilisation du soufre contenu dans la houille est résolu ; cependant, on considère que les cokeries achèteront encore longtemps l’acide sulfurique nécessaire à la récupération de l’ammoniaque.
- § 7. — PRÉPARATION INDUSTRIELLE DE L’ACIDE NITRIQUE PAR LES PROCÉDÉS CHIMIQUES
- Nous avons, dans les paragraphes qui précédent, passé en revue les plus récentes méthodes d’obtention et de concentration de l’acide nitrique synthétique.
- (J)0- Dony Hénault ; Technique Moderne. i5 juin 1912.
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- En dépit toutefois du puissant intérêt qui s'attache à ces nouveaux procédés, nous considérons que l’existence des procédés de fabrication par voie chimique est encore largement assurée ; il nous paraît donc utile d’aborder la technique de ces procédés, en appréciant la qualité des produits qu’ils sont susceptibles de fournir.
- La distillation se fait à la pression atmosphérique.
- Appareils ou la condensation s’opère par refroidissement a l’air. — Ces appareils sont abandonnés à l’heure actuelle, à cause de la lenteur avec laquelle s’opérait la condensation.
- On obtenaitde mauvais rendements et l’acide nitrique contenait de 4 à 5 o/o de produits nitreux.
- Appareils ou la condensation se fait par refroidissement avec de l’eau. — On s’est d’abord servi de touries baignant dans l’eau, que l’on a, par la suite, remplacées par des serpentins en grès.
- Appareil Rohrmann. — Cet appareil se compose d’un serpentin de condensation relié, à sa sortie, avec une tour de condensation à plateaux, système Lunge-Rohrmann.
- Au moyen de ce système, on accélérait la marche de l’opération, mais l’acide nitrique contenait beaucoup de produits nitreux qui se condensaient dans l’acide refroidi.
- Appareil Gutlmann. — Le dispositif de refroidissement consiste en longs tuyaux verticaux refroidis extérieurement par de l’eau. En dessous de ces tuyaux se trouvent des collecteurs.
- En donnant à l’eau une température de 4o-5o°, on obtient un acide ne contenant pas plus de o,5 à i o/o de produits nitreux. La proportion de ceux-ci peut encore être abaissée en faisant passer un courant d’air chaud dans les collecteurs.
- Rendement du procédé. — D’après Guttmann, on obtiendrait tout l’acide sous forme d’acide nitrique à 96,5 0/0, avec un rendement de 99,5 0/0. En réalité, le rendement réalisé n’est pratiquement que de 97 0/0 du rendement théorique ; de plus, l’acide obtenu n’est pas entièrement au titre de 96,6 0/0, le titre se trouvant réduit à 5o-6o 0/0 pour 20 0/0 de la production.
- Appareil Hart. — Employé sur une grande échelle en Angleterre et en Amérique, il commence à être introduit en France.
- Le refroidissement se fait dans des tuyaux en verre arrosés par de l’eau ; il est de la sorte très énergique.
- Chaque appareil contient 48 tuyaux de verre, horizontaux, d’un diamètre intérieur de 25 m/m. ; ces tuyaux sont emboîtés à leurs extrémités dans deux colonnes en grès verticales.
- L appareil permet de décomposer 4oo kilos de nitrate en douze heures.
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- Appareil de Griesheim. — Le but que l’on s’est proposé en construisant cet appareil est d’éviter la dissolution des produits nitreux dans l’acide.
- Par un dispositif spécial de refroidissement, l’acide est recueilli à une température telle que le chlore et les produits nitreux ne sont pas condensés.
- Un appareil Griesheim est susceptible de décomposer 600 kilos de nitrate en vingt-quatre heures.
- Appareil Skoglund. — 11 est basé sur le même principe que celui de l’appareil Griesheim Elektron.
- Les gaz sortant de la cornue passent dans une tour remplie de silex et de là dans le réfrigérant.
- L’acide nitrique condensé rencontre, lors de son passage dans la tour, les gaz chauds de la cornue ; il s’ensuit que les produits nitreux sont inévitablement expulsés.
- L’acide nitrique rectifié s’écoule au bas de la tour et les produits nitreux sont absorbés par deux tours d’absorption, arrosées avec de l’acide sulfurique.
- L’acide sulfurique nitreux ainsi obtenu est dénitré par les procédés connus, ou employé dans la tour de Glover d’une usine d’acide sulfurique.
- Le réfrigérant employé est fait en deux parties. Les spires inférieures sont en grès et non refroidies ; les spires supérieures sont en plomb, elles sont refroidies à l’eau.
- Le principal inconvénient du procédé Skoglund est que"sa colonne de rectification, qui est en grès, se fend ou se casse aisément.
- Appareil de Vintervikeri. — L’usine de dynamite de Vinterviken (Suède) a modifié le procédé Skoglund en établissant la colonne de rectification en lave de Yolvic ; le réfrigérant vertical est en aluminium.
- Un appareil composé de deux cornues combinées avec le même appareil de rectification, est capable de décomposer 2.000 kilos de nitrate par jour (1.000 kilos par cornue).
- Le temps de distillation est de treize heures ; le refroidissement du bisulfate résultant de l’attaque du nitrate de soude par l’acide sulfurique, et la vidange demandent quatre heures.
- La distillation se fait sous pression réduite.
- Appareil Valentiner. — On opère sous 100 millimètres de pression. La décomposition du nitrate se faisant ainsi à i20-i3o° C ; on évite la formation des produits nitreux.
- Le refroidissement de l’acide produit se fait à l’aide de serpentins disposés dans des cuves contenant de l’eau.
- Les gaz d’échappement sont lavés par un lait de chaux ou par une solution de soude caustique avant d’entrer dans la pompe à vide.
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- Le temps de distillation est de cinq heures pour une charge de i ooo kilos. Deux opérations peuvent être exécutées en vingt-quatre heures.
- Signalons que la pompe à vide finit par être attaquée par les vapeurs d’acide et que la force employée à actionner cette pompe n’est nullement négligeable.
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- CHAPITRE CINQUIÈME
- LA PRÉPARATION INDUSTRIELLE DE L’HYDROQÈNE, DE L’OXYGÈNE ET DE L’AZOTE A L’ÉTAT PUR
- Les brillantes solutions apportées au problème de la production économique des gaz à l’état pur, ont donné naissance à une branche industrielle qui se rattache de très près à la grande industrie chimique. C’est en effet après que fut résolu le problème de la production de l’azote pur, en grandes masses, que la fixation de cet élément, à l’état de cyanamide calcique, prît les proportions d’une grande fabrication industrielle.
- La synthèse de l’ammoniaque appelle la production de l’hydrogène pur ; on sait, d’autre part, que l’emploi de l’oxygène se répand de plus en plus et les gaz rares eux-mêmes rencontrent d’utiles applications.
- Le plus brillant avenir s’ouvre donc à ces industries nées d’hier, dont les productions ont désormais leur place marquée parmi les productions de la grande industrie chimique.
- I. — HYDROGÈNE
- L’hydrogène n'a, jusqu’à présent, trouvé un emploi courant que dans 1 aérostation qui exige un gaz pur, pouvant être fabriqué rapidement et en grandes quantités. Nous passerons en revue les principales méthodes de Production de l’hydrogène (i).
- ï. — Procédés chimiques. — La décomposition des solutions alcalines °haudes, par le silicium, qui a été mise au point par la Société Schuckert,
- (0 Matignon (G.): Conférence publiée dans la Technique moderne, i5 février 1912.
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- de Nuremberg, fournit de l’hydrogène exempt d’arsenic, de soufre et de phosphore.
- La méthode au silicol, deM. Jaubert, consiste à remplacer le silicium par le ferro-silicium, le mangano silicium, le silico-spiegel, et à opérer avec des solutions alcalines concentrées ; le gaz obtenu est pur.
- Le procédé à l’hydrogénite, deM. Jaubert, consiste à mélanger intimement du ferro-silicium avec de la soude et delà chaux sodée ; ce mélange, porté à la température nécessaire à la réaction, dégage de l’hydrogène.
- L’hydrolithe ou hydrure de calcium fournit de l’hydrogène pur, par simple contact avec l’eau, i kilo d’hydrolithe produit environ i mètre cube d’hydrogène coûtant 5 francs environ ; ce prix tend actuellement à baisser.
- Les procédés ci-dessus énumérés permettent l’obtention de l’hydrogène sec et pur, après une purification sommaire ; la pureté réalisée est de 99’7 o/o-
- 2. — Procédés électrolytiques. — L’électrolvse du chlorure de sodium produit, en même temps que du chlore, du sodium qui, mis en contact avec l’eau, donne naissance à de la soude et à de l’hydrogène.
- On fabrique annuellement, par ce procédé, des quantités considérables d’hydrogène. Citons, comme répondant à la production réalisée en 1909 au moyen de ce procédé :
- Par les usines de Griesheim, 610.000 mètres cubes d’hydrogène.
- Parla Société Meister Lucius, 170.733 — —
- La Castner Kellner Cy et la Société industrielle des produits chimiques, à Lamotte-Breuil, en fournissent également de notables quantités.
- 3. — Procédés physiques. — Ces procédés sont encore à l’étude à l’heure actuelle ; ils consistent à extraire l’hydrogène de mélanges gazeux qui en contiennent. On emploie à cet effet le gaz d’éclairage, le gaz à l’eau, mais principalement ce dernier.
- Le gaz à l’eau résulte de l’action de la vapeur d’eau sur le charbon ou le coke porté au rouge (1.000 à 1.200°) ; la vapeur d’eau se décompose dans ces conditions, suivant l’équation C H20 = H2 + CO.
- Dans la pratique, on obtient, suivant les circonstances de l’opération (température, nature du combustible, etc.), un mélange gazeux contenant de l’hydrogène (de 3o à 80 0/0), du méthane (de 4 à 3o 0/0), des hydrocarbures lourds (de o à i5 0/0), de l’oxyde de carbone (de 10 à 35 0/0), de l’acide carbonique (de o à 3 0/0), de l’azote (de o,5 à 4 0/0), de l’oxygène (de 0,10 à 0,80 0/0).
- Supposons que l’on veuille extraire l’hydrogène contenu dans un pareil mélange : le mélange gazeux est comprimé, puis refroidi ; les composants autres que l’hydrogène (méthane, oxyde de carbone, etc.) sont liquéfiés, tandis que l’hydrogène purifié est recueilli.
- Comme exemple de mode opératoire, nous décrirons sommairement le
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- CLASSES 112 ET Iï 3. PRODUITS CHIMIQUES 225
- procédé breveté par la Gesellschaft fur Lindes Eismachinen (brevet français n° 427.983, 10 juin 1911).
- Le gaz à l’eau est tout d’abord débarrassé de l’acide carbonique, ainsi que des combinaisons sulfurées qui pourraient occasionner des obstructions par suite de leur solidification. Le mélange gazeux comprimé est refroidi en passant dans la partie centrale d’un échangeur de température, constitué par une colonne verticale de forme cylindrique, et qui comprend trois enveloppes concentriques. Sous la double action de la pression et du refroidissement, une partie des constituants, formée de méthane, hydrocarbures lourds, oxyde de carbone, etc., se sépare et vient s’écouler, à l’état liquide, dans un récipient disposé à la base de l’appareil. Ce liquide circule ensuite dans la partie moyenne de l’échangeur ; il refroidit le gaz qui arrive dans la partie centrale et sort enfin de l’appareil à la pression atmosphérique et à la température ambiante.
- Quant à la partie non liquéfiée, formée d’un gaz enrichi en hydrogène, on la détend et on l’envoie dans la partie externe du réchauffeur, d'où elle sort à l’état gazeux à la température ambiante et à la pression atmosphérique.
- S’il y avait lieu de pousser plus loin la purification de l’hydrogène, on lui ferait subir, à nouveau, le même traitement, mais en envoyant dans l’échangeur de température de l’azote liquide ou de l’air liquide, de façon à dépouiller l’hydrogène des composants plus liquéfiables que lui-même et qu’il pourrait encore contenir.
- On espère réussir, à l’aide de ce procédé, à produire l’hydrogène à très bon compte, le gaz à l’eau étant lui-même obtenu à prix très réduit. A cet égard, nous citerons l’opinion de M. Pictet, qui, en 1900, établissait que 1 kilo de charbon fournit 3 mètres cubes de gaz à l’eau, dont le prix de revient réalisable est de o fr. 01 par mètre cube, moyennant l’emploi de charbon valant de 18 à 20 francs la tonne.
- Ce procédé joignant à l’avantage du bon marché celui de l’obtention d’un gaz très riche en hydrogène, nous croyons pouvoir bien augurer de son avenir.
- IL — OXYGÈNE ET AZOTE
- Nous étudierons en même temps la préparation de ces deux gaz, car on les extrait actuellement tous deux de l’air, par liquéfaction suivie de rectification.
- L’azote employé pour la fabrication de la cyanamide doit être à 99,6-99,75 de pureté. Il est, d’autre part, indispensable que l’oxygène employé pour le coupage des métaux soit très pur (1).
- C) Tucker (E.I: Society of Chemical industry, i5 juillet ign.
- i5
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- On a, en effet, constaté qu’un même fil de fer qui, avec de l’oxygène à 99,4 0/0 de pureté exige quatre secondes pour être coupé, en exige soixante avec de l’oxygène à 58,4 0/0 ; ce fil de fer, quand la pureté de l’oxygène se trouve réduite à 48 0/0, ne brûle plus.
- La présence de 10 0/0 d’acide carbonique réduit à 19 0/0 le pouvoir calorifique de l’oxygène. Des expériences ayant été faites pour vérifier, dans le coupage des métaux, l’action comparative de l’oxygène à divers états de pureté, on a pu constater qu’avec de l’oxygène à 99,5 0/0 on a des coupes nettes ; à 98 0/0 le résultat est moyen ; à 97,6 0/0 il est mauvais.
- Préparation de l’oxygène et de l’azote par les procédés G. Claude.
- Principe. — L’air atmosphérique est comprimé puis débarrassé de la vapeur d’eau et de l’acide carbonique qu’il renferme.
- L’air comprimé est ensuite détendu, avec récupération du travail produit ; il y a alors liquéfaction de l’air. Ce produit liquéfié, traité comme il convient, permet l’obtention de l’oxygène et de l’azote.
- Compression. — Le compresseur d’air est à plusieurs étages ; il donne en général une pression finale ne dépassant pas 4o kilos par centimètre carré.
- Dessiccation. — On fait passer l’air ainsi comprimé dans des récipients en acier contenant du chlorure de calcium ou de la potasse caustique.
- Décarbonatation. — L’air circule ensuite dans des tours à soude ou des caisses contenant de la chaux éteinte en pâte, ou encore de la potasse caustique.
- Appareil de liquéfaction et de séparation. — Cet appareil se compose de deux échangeurs de température, l’un à oxygène, l’autre à azote, du liquéfacteur et de la colonne de rectification avec ses plateaux et son vapo-riseur.
- L’ensemble est entouré d’une enveloppe en tôle mince, à l’intérieur de laquelle on bourre un isolant approprié,
- Fonctionnement d’une installation destinée à la préparation de l’oxygène. — Après avoir été séché et décarbonaté, l’air est refroidi à — ioo°, par son passage dans les échangeurs de température, où il circule en sens inverse des gaz qui sortent : ceux-ci sont ainsi ramenés en même temps à la température ambiante.
- La plus grande partie de l’air comprimé passe alors dans la machine de détente. Cette détente, avec production de travail extérieur (le moteur actionne une petite dynamo), abaisse la température de l’air détendu de —-100 à — 1700, tandis que la pression tombe à 4 kilos par centimètre carré.
- L’air détendu quitte la machine de détente, passe dans une bouteille de purge et parvient au vaporiseur de la colonne de rectification.
- Le vaporiseur comprend deux faisceaux tubulaires immergés dans les
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- liquides riches en oxygène. L’air froid arrive à la partie inférieure du premier faisceau et s’élève, tandis que ses parties les plus condensables retombent dans la cuve sous forme d’un liquide oxygéné à 47 o/o environ ; c’est le phénomène du retour en arrière, ainsi que l’a nommé M. Claude.
- Le résidu gazeux pénètre dans le deuxième faisceau et fournit un deuxième liquide qui est riche en azote et qui est recueilli dans une autre partie de la cuve.
- La liquéfaction de l’air provoque la vaporisation d’une partie correspondante des liquides extérieurs entourant les faisceaux tubulaires.
- L’oxygène vaporisé se rend à l’échangeur pour être utilisé. Une portion de l’oxygène vaporisé monte dans la colonne de rectification où il rencontre les liquides recueillis dans la cuve du vaporiseur ; le liquide riche en azote se déverse au sommet de la colonne, tandis que le liquide riche en oxygène arrive à un niveau un peu inférieur.
- La présence de l’azote dans ce deuxième liquide fait que sa température est de — i82°5 (température plus basse que celle de l’oxygène liquide).
- L’oxygène gazeux montant dans la colonne se condense au contact de ce liquide froid ; il prend la place d’une quantité équivalente d’azote qui se vaporise.
- Le liquide s’enrichît en oxygène, à mesure qu’il descend, et vient entourer le faisceau du vaporiseur placé au bas de la colonne ; au contraire, les gaz ascendants s’enrichissent en azote et achèvent de se rectifier au sommet où ils sont en contact avec des gaz très froids venant de la cuve.
- Tel est le principe de l’appareil. Dans la pratique, l’azote de rectification est envoyé autour du liquéfacteur, où il liquéfie une partie de l’air comprimé en se réchauffant lui-même.
- Le liquide formé constitue le liquide d’appoint. Ce liquide destiné à compenser les pertes de liquide provoquées par les rentrées de chaleur extérieure et par l’imperfection des échangeurs, est envoyé au vaporiseur.
- L’azote à — i3o° passe alors dans l’échangeur, ainsi que nous l’avons vu.
- Cet azote contient encore trop d’oxygène pour être utilisé dans les industries qui exigent l’azote pur, mais on obtient, dans ces conditions, de 1 oxygène d’une pureté extrême.
- Fonctionnement d'une installation destinée à la production de l'azote. — L’appareil à azote diffère de l’appareil à oxygène par le fonctionnement de la colonne de rectification.
- Le vaporiseur inférieur ne comprend qu’un seul faisceau tubulaire, qui est établi de telle façon que les gaz arrivant au collecteur situé à la partie supérieure sont très riches en azote ; ces gaz circulent ensuite dans un serpentin placé plus haut dans la colonne, et qui plonge, par conséquent, dans un liquide plus froid que celui entourant le faisceau du vaporiseur.
- La seconde quantité d’azote liquide formée est encore refroidie dans un autre serpentin et enfin déversée dans la colonne.
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- La marche de la rectification : déversement des deux liquides et enrichissement sont les mêmes que pour la colonne à oxygène.
- On obtient ainsi l’azote pur et de l’oxygène à 70 0/0 de pureté.
- Rendement. Prix de revient. — En faisant abstraction des frais de séchage et de décarbonatation, qui sont les mêmes pour tous les procédés, nous pouvons, pour l’établissement du prix de revient, nous appuyer sur les données suivantes :
- La compression dans les appareils Claude varie de 4o kilos par centimètre carré à la mise en marche, à 20 ou 25 kilos en marche normale.
- La force motrice nécessaire est de :
- 90 chevaux pour un appareil produisant 5o mètres cubes d’oxygène à l’heure.
- i3o chevaux pour un appareil produisant 4oo mètres cubes d’azote à l’heure,
- Cette force motrice diminue sensiblement, à mesure que l’on augmente la puissance de production des appareils.
- On estime que le prix du mètre cube d’azote d’une installation produisant 4oo mètres cubes à l’heure, d’une façon continue, s’établit à o fr. 02 (amortissement compris ; cheval-an compté à 20 francs ; oxygène obtenu, considéré comme de nulle valeur).
- Les plus grands appareils installés produisent 4oo et 5oo mètres cubes d’azote à l’heure ; ils servent à la fabrication de la cyanamide calcique.
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- CHAPITRE SIXIÈME
- LES GAZ RARES. LE NÉON
- L’air liquide obtenu par les procédés décrits au chapitre précédent, est un mélange d’azote, d’oxygène et de divers éléments existant en faible quantité dans l’atmosphère'(argon, néon, krypton, xénon, hélium, etc.).
- Quelques-uns de ces éléments (néon, hélium) ne peuvent être liquéfiés à la température à laquelle on opère ; il est donc facile de les séparer.
- L’argon se liquéfie au contraire assez facilement, et comme le point d’ébullition de l’argon liquide ne diffère que de trois degrés du point d’ébullition de l'air liquide, il s ensuit que l’on éprouve une très grande difficulté à obtenir de l’oxygène absolument exempt d’argon. Celui-ci n’a pas d’affinités chimiques bien déterminées, ce qui ajoute aux difficultés de sa séparation : il constitue donc un sous-produit gênant de la fabrication de l’oxygène au moyen de l’air liquide (i).
- IL n’en est pas de même de l’un des gaz contenus dans la portion non liquéfiable : le néon.
- Ce gaz existe dans l’air, dans la proportion de i/66.000.
- Un appareil produisant 5oo mètres cubes d’oxygène à l’heure fournit plus de 100 litres de néon en vingt-quatre heures (2).
- Les propriétés curieuses dont jouit le néon, au point de vue électrique, lont fait employer à l’éclairage, de préférence aux autres gaz.
- On corrige la coloration rouge de sa lumière par superposition avec la lumière fournie par des lampes à vapeur de mercure ; l’ensemble ainsi réalisé fournit une lumière n’altérant pas les couleurs.
- Au point de vue de l’intensité lumineuse obtenue avec le néon, nous constaterons que les mesures photométriques faites sur un tube de 6 mètres de long, représentant 5 mètres utiles, ont donné, au régime de 1 ampère, uue puissance lumineuse de 900 bougies, soit un peu moins de 200 bougies
- (') Claude (G.) : Conférence faite îe i" juin 1912, à l’Hôtel des Sociétés savantes.
- (2) Claude (G.) : Bulletin de la Société internationale des électriciens, tome I (1911), n° 9.
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- par mètre de tube, au lieu de 10 bougies par mètre que l’on réalise avec le tube de Moore.
- La consommation d’électricité est de 2 kilowatts sous 0.200 volts, pour alimenter trois tubes de 6 mètres en série ; l’énergie dépensée est d’environ 0,9 watt par bougie.
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- QUATRIÈME PARTIE
- Notices sur les Exposants français et étrangers des Classes 112 et 113 à l’Exposition de Turin
- CLASSIFICATION
- FRANCE
- Les notices concernant les Exposants des Classes 112 et ii3 sont, pour la France, établies distinctement pour chacune des deux Classes, cette distinction se justifiant par le nombre des adhérents des collectivités comprises dans la Classe 112.
- L’ordre de présentation des Exposants est le suivant :
- Classe 112. — Collectivite de la Société chimique de France ; Collectivité de l’Institut de chimie appliquée ; Ville de Paris : i° Laboratoire municipal ; 20 Laroratoire de toxicologie.
- Les autres Exposants qui ont participé à l’Exposition, à titre individuel, suivent dans l’ordre alphabétique.
- Classe 113. — L’ordre alphabétique est observé pour tous les Exposants.
- PAYS ÉTRANGERS
- Les Exposants des deux Classes réunies sont présentés par ordre alphabétique.
- N-B. —Les récompenses mentionnées répondent aux indications conte-nues dans le palmarès officiel (édition du ig octobre 1911).
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- FRANCE
- CLASSE 112
- COLLECTIVITÉ DE LA SOCIÉTÉ CHIMIQUE DE FRANCE 0)
- GRANDS PRIX
- La Société chimique a exposé les produits ci-après énoncés :
- M. AUGER à Paris.
- Chimie minérale : aventurine phosphorique ; combinaison de sulfate de cuivre avec alcool méthylique ; manganimanganates de sodium, baryum, calcium ; manganate de sodium cristallisé ; biiodure de phosphore-soufre ; iodure d’arsenic-soufre ; iodure d’antimoine-soufre ; iodure stannique-soufre ; iodoforme-soufre ; diiodoforme-soufre ; hydrate d’acide arsénique ; solution colloïdale d’arsenic.
- Composés organo-métalliques : acide diiodomonométhylarsinique ; tétraio-dodiméthylarsinate d’ammonium ; acide cacodylique synthétique ; méthyl-arsenic ; méthylarsenic polymérisé ; iodure d’éthylstibine.
- Chimie organique : anhydride glycéro-arsénique ; arsénite d’isobutyle ; gaïacophosphate de sodium ; digaïacophosphate de calcium ; iodobromo-forme.
- (i) Les produits exposés font l’objet d’une revue analytique, comprise dans la description de la Classe ii2 (page 19). L’historique de la Société chimique fait suite à cette description.
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- CLASSES 112 ET IIO. --- PRODUITS CHIMIQUES
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- M. BARBIERI Paris.
- Produits extraits du cerveau à t'aide de dissolvants neutres : cholestérine ; cérébrine ; cérébroïne ; grisine ; huile cérébrale ; neuroprotéine.
- Produits extraits de la bile par les dissolvants neutres : biliverdine ; bilirubine ; biline ; fieline.
- Produits extraits du jaune d'œuf par tes dissolvants neutres : cholestérine mélange appelé lécithine ; huile d’œufs ; ovocromine pure ; ovine ; ovovi-telline ; tristéarine.
- M. BEHAL
- Professeur à l’Ecole supérieure de pharmacie de Paris Membre de l’Académie de Médecine.
- Didéhydrocampholène ; céto-campholénate de benzyle ; semicarbazone de la méthylcampholénone ; bromocampholénolactone ; cétocampholénate d’éthyle ; semicarbazone de l’acide diméthylhexanonoique ; diéthylcampho-lane-diène ; éthylcampholénone ; dihydrocampholénolactone ; eampho-lane-diol ; acide céto-campholénique ; diméthylcampholane-diène ; nitrile campholénique ; diméthylcampholénol ; campholénol ; camphplénolactone ; campholénate d’éthyle ; acide campholénique ; diméthylcampholane-diol ; bromure de la didéhydrocampholénolactone ; semicarbazone de l’éthyle-2-butanal ; oxyde du diméthylcampholane-diol ; acétate de campholényle ; di-éthylcampholénol ; formiate de campholényle ; aldéhyde diphénylacé-tique ; méthylal-5-dimétyl-2-8-nonane ; semicarbazone du méthyl-2 décanal ; semicarbazone du méthylal-4-diméthyl-2-6-heptane ; formiate de capryle ; formiate de benzyle ; formiate de cinnamyle ; diformine de phénylglycol ; monoformine de la pinacone ; formiate d’heptyle ; formiate de linalyle ; anhydride stéarique ; andydride mixte acéto-benzoïque ; formiate de men-thyle ; anhydride mixte acéto-isovalérique ; formiate de bornyle droit ; méthylformanilide ; formiate de butyle ; formiamide ; formiate de terpi-nyle ; formiate de bornyle gauche ; formiate de santalyle ; valérylphényl-hydrazide ; propionylphénylhydrazide ; formiate de caryophyllényle ; ethoxyformanilide ; diformine de la terpine ; acétodiformine de la glycérine ; formylphénylhydrazide ; formyl-o-aminophénol ; métylcyclohexénone ; methylcyclohexénone-oxime ; semicarbazone de l’acide « méthyllévulique ; acetylphénylhydrazide ; produit de la condensation de la métylcyclohexénone avec l’acétone ; méthylcyclohexénon-oxime ; lactone « méthyllévu-]ique ; méthylal-3 -pentane ; diacétine du propylglycol ; semicarbazone du nietbyl-2-nonanal ; semicarbazone de l’aldéhyde isobutyrique ; méthylal-
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- 4-heptane ; semicarbazone de méthyl-2-octanal ; formiate d’isobutyle ; ethoxy-i-éthyl-2-butanol-2 ; méthylal-4-diméthyl-2-6-heptane ; pseudosafrol ; acide di-isoamylacétique ; camphre synthétique ; isopropylanisol ; méthoxya-cétophénone ; dimère de l’iso estragol ; dimère de l’o-pseudo-allylphénol ; éther oxyde du méthylène-dioxyphénylméthylcarbinol ; méthoxyphényl-diméthylcarbinol ; benzoate de l’o-pseudo-allylphénol ; oxime de l’aldéhyde diphénylacétiquc ; ethoxydiphényléthanol ; ethoxy-i-allyl-2-pentanol-2 ; ethoxy-i-propyl-2-pentanol-2 ; di-isoamyl acétonitrile ; ethoxy-i-méthyl-2-propanol-2 ;
- M. BERG Marseille.
- Etude chimique de Vélatérine : glucoside générateur de l’élatérine ; élaté-rine ; diacétylélatérine ; élatéroxime ; élatéridine ; élatéridoquinone ; acide élatérique ; élatérates de sodium, cadmium, cuivre ; chromotellurates de potassium, d’ammonium.
- MM. BLA1SE et KOEHLER Paris.
- Méthode de synthèse des acides cétoniques et des dicétones ; leurs produits de cyclisation : acide nonanone-7-oïque-i ; undécane-dione-2-10 ; undécane-dione-3-() ; sel de cuivre de l’« propionylcyclohexanone ; undecanedione-3-g ; semicarbazone de l’« ethylpropionylcyclopentène ; octane-dione-2-7 ; semicarbazone de l’acide octanone-7-oïque-i ; adipate acide d’éthyle ; semicarbazone de l’undécane-dione-3-9 ; « propionylcyclohexanone ; semicarbazone de l’acide octanone-6-oïque-i ; dioxime de l’undécane-dione-3-9; octanone-6-oate d’éthyle 1 ; octanone-6-oate de calcium ; acide octanone-6-oique-i ; décane-dione-2-9 ; dioxyme de l’octane-dione-2-7 ; décane-dione-3-8 ; semicarbazone de la décane-dione 2-9 ; acide décanone-8-oïque-i ; semicarbazone de l’octane-dione-2-7 ; semicarbazone de la décane-dione-3 8 ; semicarbazone de l’acide décanone-8-oïque-i ; «z éthyl-acétyl-cyclopentanone.
- M. BLANC Paris.
- Dimétliyl-2-2-butyrolactone ; acide j3j3 diméthylpimélique synthétique ; isolaurolène synthétique ; éther diméthyclyclopentanone-acétique; acide «« dimétliylglutarique synthétique ; uu diméthylcyclopentanone ; p méthyl-
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- CLASSES 112 ET IIO.
- PRODUITS CHIMIQUES
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- valérolactone ; diméthyl-2-2-valérolactone ; pp diméthylcycloliexanone ; acide 3 campholytique synthétique ; acide «« diméthyladipique synthétique ; acide « isopropyl «a méthylpimélique synthétique ; menthone synthétique ; campholénolactone synthétique.
- M. BODROUX Poitiers.
- Aldéhydes aromatiques : aldéhyde benzoïque; aldéhyde « naphtoïque.
- Anilides : chioracétanilide ; dichloracétanilide ; trichloracétanilide ; pro-pionanilide ; « bromopropionanilide ; cinnamylanilide ; acétyl-o-toluidine ; clichloracétyl-o-toluidine ; « bromopropionylorthotoluidine ; benzoyl-o-tolui-dine ; acétylparatoluidine ; dichloracétylparatoluidine ; trichloracétylparato-luidine ; propionylparatoluidine ; salicylparatoluidine ; benzanilide ; diphé-nylbenzamide ; diphénylacétamide ; diphényloxamide ; di o-tolyloxamide synthétique ; diphénylsuccinamide synthétique.
- MM. F. BODROUX et F. TABOURY
- Alcools tertiaires : méthyl-2-phényl- 4~pentanol-4 ; diméthyi-2-4-hexanol-4 ; triméthyl-2-4-6-heptanol-4-
- Acétones : méthyl-2-pentène-2-one-4 ; diméthyl-3-4-hexène-3-one-5 ; tri-méthyl-2-4-8-nonène-4-one-6 ; triméthyl-2-4-8-nonanone-6.
- Anilides iodées : iodacétanilide ; « iodobutyranilide ; iodacétyl-o-toluidine ; « iodopropionyl-o-toluidine ; « iodobutyryi-o-toluidine ; a. iodobutyryl-p-toluidine.
- M. BOURION Paris.
- Chlorure de terre brute ; chlorures de cérium, de lutécium, de dysprosium, d’uranium, de tantale, d’yttrium, de néo-ytterbium, de samarium, de néodyme, de lanthane, de gadolinium, de thorium, de terbium, de praséo-dyme.
- MM. BOUVEAULT et LEVALLOIS Paris.
- Etude de la constitution de la fenchone (fénoné) : acide dihydrofencholé-nique actif ; amide de la fénone racémique ; acide dihydrofencholénique racémique ; amide de la fénone du thuya ; amide de la fénone synthétique ;
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- amide synthétique dérivée de l’apofénène ; apofénène synthétique ; hydrate d’apofénène.
- Sur la constitution de la camphénylone : amide dihydrocamphocéènique ; acide dihydrocamphocéènique.
- MM. BOUVEAULT et WAHL
- Dérivés nilrés et nitrosés de la série grasse: nitromalonate d’éthyle; nitro-acétate d’éthyle ; nitroacétate d’éthyle, sel de potassium ; nitroacétate de méthyle; nitroacétate d’isobutyle ; nitromalonate d’éthyle, sel de potassium; nitrosomalonate de méthyle ; nitrosomalonate d’éthyle, sel de sodium ; nitro-somalonate de méthyle, sel de sodium.
- Ethers v. 3 dicétoniques : dicétobutyrate d’éthyle-hydrate; dicétobutyrate d’isobutyle-hydrate ; dioxymino butyrate d’éthyle ; benzoylglyoxylate d’éthyle-hydrate; benzoylglyoxylate d’étliyle; phényl-2-quinoxaline-3-carbonate d’éthyle.
- M. BRETEAU Paris.
- Picrate de tétrahydrure de phénanthrène ; picrate de phénanthrène ; dibro-mure de tétrahydrure de phénanthrène ; octohydrure de phénanthrène ; tétrahydrure de phénanthrène ; tétrahydrophénanthrène-sulfonate de baryum ; phénanthrène.
- M. Pierre CAMBOUL1VES, pharmacien AIbi (Tarn).
- Nouvelle méthode générale de préparation des chlorures anhydres, par l’action du CCI’’ sur les oxydes correspondants : chlorures anhydres de chrome, nickel, cobalt, glucinium, lanthane, praséodvme, néodyme, samarium.
- M. E. CHARON Paris.
- Décomposition des iodhydrines : parapropionaldéhyde iodée.
- Constitution et synthèse du picéol et de la picéïne : picéol naturel, oxime, carbazone ; picéol synthétique (benzoate, oxime, carbazone) ; picéol synthétique (par le paracétylanisol) ; paracétylanisol (par le picéol naturel) ; tétra-cétine de la picéïne synthétique.
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- CLASSES II2 ET IIO.
- PRODUITS CHIMIQUES
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- Chlorures des aldéhydes non saturées et dérivés : dichlorodibromopliényl-propane ; tétrachloropliénylpTopane ; hydrate de l’aldéhyde trichlorophényl-propionique ; acide trichlorophénylpropionique ; acide dibromochlorophé-nylpropioniqiie ; hydrate de l’alhéhyde dibromochlorophénylpropionique ; chlorure de cinnamylidène monochloré ; chlorure de cinnamylidène mono-bromé.
- Alcool cinnamique et dérivés : alcool cinnamique régénéré ; alcool cinnamique synthétique; alcool phénylallylique ; alcool phénylallylique synthétique; oxyde d’éthylcinnamyle ; oxyde de cinnamyle ; oxyde de méthylcinnamyle ; acétate de cinnamyle ; acétate de phénylallyle.
- M. COUSIN Hôpital Cochin, Paris
- Recherches sur les aristols : aristol chloré du thymol; aristol bromé du thymol.
- Recherches sur les phosphatides du jaune d’œuf et du cerveau: céphaline ; glycérophosphate de sodium des lécithines ; glycérophosphate de calcium des lécithines ; chloroplatinate de choline.
- Dérivés chlorés du dithymol : dithymol dichloré ; dithymoquinone dichlorée ; dichlorure de ditliymomoquine dichlorée.
- Divers: mononitrotri-iodopyrrol potassique; diiodure de i-phényl-2-3-diméthyl 4 diméthylamino-5-pyrazolone (diodure de pyramidon).
- MM. COUSIN et HERISSEY Paris.
- Oxydation des phénols par le perchlorure de fer et les ferments oxydants : dithymol (obtenu par oxydation au moyen du perchlorure de fer) ; dithy-mol (obtenu par action des ferments oxydants) ; dithymol dibromé, dithy-moquinone dibromée ; déhydrodieugénol (obtenu par oxydation au moyen du perchlorure de fer) ; déhydrodieugénol (obtenu par l’action des ferments oxydants) ; diacétyldéhydrodieugénol ; déhydrodiisoeugénol ; diacétyldéhydro-diisoeugénol; dibenzoyldéhydrodiisoeugénol ; diméthyldéhydrodiisoeugénol ; déhydrodicarvacrol ; diacétyldéhydrodicarvacrol ; dihenzoyldéhydrodicar-vacrol.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- M. DEFACQZ
- Chef de travaux à l’Ecole supérieure de pharmacie de Paris.
- Fluochlorures, fluobromures et ftuoiodures des métaux alcalino-terreux : fluo-chlorures de baryum, strontium, calcium ; fluobromures de baryum, strontium, calcium ; fluoiodures de baryum, strontium.
- Siliciures métalliques : bisiliciure de tungstène (préparé par voie électrique) ; bisiliciure de tungstène (préparé par voie aluminothermique ; bisiliciure de molybdène (préparé par voie électrique) ; bisiliciure de molybdène (préparé par voie alumino-thermique) ; bisiliciure d’uranium.
- Tungstène et ses composés : bisulfure de tungstène ; tétraiodure de tungstène ; tungstène obtenu directement du Wolfram (four électrique) ; tungstène obtenu du sulfure par réduction.
- M. DELEPINE
- Agfégé à l’Ecole de pharmacie de Paris.
- Composés sulfurés et sulfonés : méthyl iminodithio-carbonate de méthyle ; chloromercurate de CH3N : C (SCH3)8 ; phényliminodithiocarbonate de méthyle ; méthylthiosulfocarbmate de benzyle ; di-isobutylthiosulfocarbamate de nickel; thiosulfocarbonatediméthylique ; acétone-trisulfonate de baryum.
- Dérivés aldéhydiques et dérivés de Vaminopropionitrite : diacétalde l’érythrite ; aldéhyde crotonique ; crotonylidène-tétramine ; sulfate d’« aminopropioni-trile ; acétyl-aminopropionitrile ; d-bitartrate d’» aminopropionitrile-r ; dimé-thyl-i-5-oxypentène-2-méthyloïque-2.
- Produits retirés de la cris te marine : apiol de la cris te marine ; thymate de méthyle de la criste marine.
- Complexes iridiés et platinés : sesquioxyplatisulfate de coesium ; chloro-iridite de coesium ; chloroiridate de thallium ; iridodisulfate de thallium ; pyridinoiridodisulfate d’ammonium ; iridiosulfate de potassium.
- Réduction de Vanhydride tungstique par le zinc : tungstène par TuO3 + Zn.
- M. FAURE Paris.
- L'acide para-oxyphénylsalicytique et ses sels : sels de nickel, d’ammonium, de zinc, de plomb, de l’acide p. oxypliénylsalicylique ; acide p. oxyphé-nylsalicylique.
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- CLASSES 112 ET II3. --- PRODUITS CHIMIQUES
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- M. de FORCRAND Correspondant de l’Institut
- Professeur de chimie à la Faculté des Sciences de Montpellier Montpellier.
- Recherches sur les combinaisons des métaux alcalins et alcalino-terreux : fluorure de potassium tétra-hydraté ; bihydrate de rubidine ; fluorure de rubidium hydraté; bicarbonate de rubidium ; bicarbonate de coesium ; protoxyde de lithium ; lithine pure ; lithine condensée hydratée ; bioxyde de lithium ; protoxyde de strontium ; protoxyde de baryum pur.
- M. FOSSE Lille.
- Combinaisons établissant les caractères aldéhydiques d’un alcool aromatique :
- Xanthyl-hydroxylamine :
- OH4
- 0 <oh4>ch-nh oh
- Xanthyl-semicarbazide :
- ° < OH4 > CH ~ mi ~ NH — C0 — NH*
- Urée di-xanthylée :
- P 6XJ4 P6TT4
- 0 < Oïl' > CH ” NH - C0 - NH - GH < CHU > 0 Xanthvl-uréthane :
- 0<g'h<>ch_nh"'‘co’-c’h'
- Xanthyl-carbamate de méthyle Xanthyl-carbamate d’isobutyle Xanthyl-propionamide :
- O < ?I!' > CH — NH — CO.CH2 — CH3 ^ OH4 '
- Xanthyl-acétamide
- Xanthyl-butyramide
- Xanthyl-yaléramide
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- 2Z|0
- Xanthyl-phénylacétamide Dixanthyl-thio-urée :
- C6H4 OH4
- 0 < OH* > CH ““ NI1 - îf - NU - CH < OH* > °
- Acides obtenus par condensation directe des alcools avec les anhydrides d'acides ou les acides malonique et cyanacétique :
- Acide xanthylacétique :
- C6H4
- ° < C8H« > CH “ GH2 — C°tH
- Acide triphényl-propionique :
- C6H5
- C6H»
- GBHS
- C. CH2C02H
- Xantliylmalonate de potassium : x
- O - C‘H< CH - CH <- C0'K 0 ^ OH* > CH < CO'K
- Xanthylcyanacétate de sodium ; xantliylmalonate de sodium ; acide dinaphtopyryl-propionique ;
- Acide dinaphtopyryl-acétique :
- G10H6
- ° < C10H6 > GH “ GH* ~ G0‘H
- Acide dinaphtopyryl-pliosphineux :
- C40H6 H
- ^ C10H6 ^ || ^ OH
- O
- Acide méthylène dioxypliényl phényl propionique :
- CTI2 < G > G6H3 — CH — CH2 — C02H
- U I
- C6II5
- C02H
- COHÏ
- Acide p. méthylbenzhydryl-malonique :
- CH3 — C6H4 — CH — CH <
- I
- C6H3
- Acide p. méthylbenzliydryl-acétique ; acide méthylène dioxyphényl p-toluyl propionique ;
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- CLASSES 112 ET II3. - PRODUITS CHIMIQUES 241
- Acide hydryl-phosphineux .
- (CII^N.C'H4 — Cil — CBÏI4 .N(CH3)2
- Acide dinaphtopyryl-succinique.
- Corps obtenus par l'action directe des alcools sur les molécules méthylé-niques :
- Hydryl-acétylacétone :
- (CH*)*N. C“H4 — CH — CH*. N. (CH3)2
- l
- CH1 — CO — CH — CO — CH3
- Hydryl-benzoylacétate d’éthyle ;
- Benzhydryl-acétylacétone :
- C-H5 — CH.— C«H*
- CI-T» — CO — CH — CO — CH3
- Benzhydryl-benzoyl-acétone ; benzhydryl-acétylacétate d’éthyle ; acide méthylbenzhydrylbenzoylacétone ; acide méthylbenzhydryl acétylacétone ; acide phényl-naphtylméthylbenzoylacétate d’étyle ; acide phényl-naphtyl-méthylbenzoylacétone ; benzhydryl-benzoylacétate d’éthyle ; o. méthyl-benzhydryll-benzoyl-acétone ; diméthylamidobenzhydryl benzoylacétone. Bases oxygénées sans azote. Sels :
- Bromure de dinaphtopyryle :
- [CH < G'HP > °lBl' + C'H‘0,
- Chlorhydrate de chlorure de pyryle :
- [C10Hfi 1
- CH < C10Iji; > OjCl + HCl
- Chloroplatinate de dinaphtopyryle :
- r C10!!11 1
- PtCl1 + 2CI CH < > O •
- MM. FOSSE et L. LESAGE
- Sels doubles de bases oxygénées sans azote et de métaux ou métalloïdes : Ghloroplatinite de dinaphtopyryle :
- PtCl' + aCl[cH < > 0] ;
- 16
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- 2^2
- Chloropalladite de dinaphtopyryle ; chloro-aurate de dinaphtopyryle ; chloro-uranate de dinaphtopyryle ; chloro-mercurate de dinaphtopyryle ; hromo-mercurate de dinaphtopyryle ; bromo-cuprate de dinaphtopyryle ; chloro-plombite de dinaphtopyryle ; bromo-cobaltate de dinaphtopyryle ; bromo-manganate de dinaphtopyryle ; bromo-antimonite de dinaphtopyryle ; bromo-bismuthate de dinaphtopyryle ; bromo ferrate de dinaphtopyryle.
- M. FRANÇOIS
- Préparateur à l’École supérieure de pharmacie de Paris.
- Combinaisons de ïiodure mercurique avec les iodhydrates et chlorhydrates des bases organiques :
- Iodomercurate d’aniline CHPN.HI.HgP ;
- Chloroiodomercurate d’aniline (C6H7N.HC1) (C6H7N.HI)2HgI2 ; Ghloroiodomercurate d’aniline (G6H7N. HCl) (C6H7N . HI)HgI2 ; Iodomercurate de pyridine (C5H5N .HI)2HgP ;
- — — (C5H5N.HI).HgI2 ;
- — — (G5HSN. HI)2(HgI2)3
- — — (CHPN.HI) (HgP)2
- Iodomercurate de méthylamine (CH5N. HI)HgI2
- — — (GH5N ,HI)2HgI2 Chloroiodomercurate de méthylamine (CH5N .HCl^Hgl2.
- Combinaisons de ïiodure mercurique avec les bases organiques :
- Iodure de mercuro-diphényldiammonium (G6H5HNH2)2HgI2 Iodure de mercuropyridyldiammonium (G6H5N)2.HgI2 Iodure de mercurométhylammonium (CH5N)5HgI2
- — — (CH5N)2.HgI2
- — — (CH5N)HgI2.
- Composés ammoniés proprement dits :
- Iodure de trimercurodiphényldiammonium amorphe Hg3(CfiH5)2N2I2 Iodure de trimercurodiphényldiammonium cristallisé Iodure de mercurophénylammonium (HgT(G6Hs)4N4I6 Iodure de mercurophénylammonium Hg2N(C6H5)NI3.
- Combinaisons de pyridine et de chlorure d'or :
- Combinaison de pyridine et de chlorure d’or CHP’N, A.uCl3 __ __ (C6H5N)2AuC13
- — — (CsH5N)2AuCP . Ii20.
- Préparations d'amines volatiles pures, exemptes d'ammoniaque :
- Phosphate de magnésium et de méthylamine (P04Mg) (NH.CH3)6HsO Acétamide du bi-acétate d’ammoniaque (sans distillation) ;
- Chlorhydrate de méthylamine pur (privé de NH3 par HgO)
- — — — (crist. dans l’alcool) ;
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- CLASSES II2 ET II3.
- PRODUITS CHIMIQUES
- 243
- Chlorhydrate de diméthylamine pur (privé de NH* par IîgO) ; Chlorliydrate de trimétliylamine pur — —
- M. P. FREUNDLER
- Maître de conférences adjoint à la Faculté des Sciences. Paris.
- Recherches sur les azoïques et les oxy-indazols : dichloro-3-5-oxychlorophé-nylindazol ; acide dichloro-3-5-benzène-azo-o-benzoïque ; acide benzène-azo-o-benzoïque ; lactone p oxychloroindazyl-o-benzoïque ; acide p. chloro-benzène-azo-o-benzoïque ; acide benzène-azoxybenzoïque ; acide benzène-azo-bromo-5-benzoïque ; acide benzène-azo-p-chloro-o-benzoïque ; dichloro-3-5-oxy-7-phénylindazol ; lactone « oxychloro-indazyl-o-benzoïque ; benzoyl-oxydichloro-3-5-phénylindazol ; trichloro-3-5~7-phénylindazol ; bromo-5-anthranilate de méthyle; bromo-5-iso-endo-benzène-azobenzoatede méthyle; chloro-5-oxy-7-phénylindazol ; acide benzène-azo-m-toluique ; acide chloro-5-oxy-3-indazylbenzoïque ; benzène-azo-chloro-5-benzoate de méthyle ; chloro-5-oxy-7-m-tolylindazol.
- M. GAUTHIER
- Chef des travaux à la Faculté des Sciences de Clermont-Ferrand.
- Combinaisons du saccharose et du glucose avec quelques sels métalliques : saccharose chlorure de lithium ; saccharose sulfocyanure de sodium ; saccharose iodure de baryum ; saccharose bromure de baryum ; saccharose sulfocyanure de potassium ; saccharose bromure de calcium ; saccharose bromure de lithium ; saccharose sulfocyanure d’ammonium ; glucose iodure de sodium ; saccharose iodure de calcium ; saccharose sulfocyanure de baryum ; saccharose iodure de sodium ; saccharose iodure de potassium ; saccharose chlorure de baryum ; saccharose iodure de lithium.
- M. GRIGNARD
- Professeur à la Faculté des Sciences de Nancy.
- Nouvelle méthode de synthèse d'aldols et d'aldéhydes incomplètes : aldol ordinaire ; aldol éthylpropylique ; aldéhyde tiglique ; dipropanal méthyl-éthylacroléïnc.
- Nouvelles méthodes de synthèse de nitriles : benzonitrile ; « naphtonitrile ; mtrile anisique ; nitrile isocaproïque ; nitrile phénylbutyrique.
- Nouvelles méthodes de synthèse de dérivés u indéniques et 9-Jluorèniques :
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- acide « indène-carbonique ; « indénol ; tribromo-indène « /3 y ; a indényl-diphényl-carbinol ; dipliényl-benzofulvène ; « indényblluorényl carbinol ; fluorényl-fluorénol tertiaire ; fluorényl-diphénylcarbinol.
- M. GUYOT Nancy.
- Synthèses cm moyen des éthers oxaliques : diméthylàminophénylglyoxyiate d’éthyle ; tétraméthyldiaminodiphénylaminoacétate d’éthyle ; hexaméthyl-triaminotriphénylacétate d’éthyle ; tétraméthylaminodiphénylglycolate d’éthyle.
- Synthèses au moyen des éthers mésoxaliques : paratolyltartronate d’éthyle ; métaxylyltartronate d’éthyle ; diméthylamidophényltartronate de méthyle ; diéthylamidophéoyltartronate d’éthyle; méthyléthylaminophényltartronate de méthyle ; méthylbenzylaminophényltartronate d’éthyle ; éthylbenzylamino-phényltartronate d’éthyle ; diméthylaminophényltartronate de méthyle; dié-thylaminophényltartronate de méthyle ; p-oxy-m-méthoxyphényltartronate de méthyle ; p-oxy-m-méthoxyphényltartronate d’éthyle ; tétraméthyldiami-nodiphénylmalonate d’éthyle ; diparatolylmalonate d’éthyle ; dipliénylma-lonate d’éthyle ; tétraéthyldiaminodiphénylmalonate d’éthyle ; tétra-méthyl-diaminodipliénylmalonate de méthyle ; di-m-xylylmalonate d’éthyle ; yanil-line synthétique (procédé aux éthers mésoxaliques).
- Synthèses au moyen des éthers dicétohutyriques : p.oxy.m.méthoxyphény-lacétylglycolate d’éthyle; di-p.tolylacétylacétate d’éthyle ; di-p.tolylacétylacé-tate de méthyle ; vanilline synthétique (procédé aux éthers dicétohutyriques).
- Synthèses au moyen des éthers benzoylglyoxytiques : p. oxy.m.métlioxyplié-nylbenzoylglycolate d’étliyle ; vanilline synthétique (procédé aux éthers benzoylglyoxyliques).
- Synthèses dans la série anthracénique : dihydrure d’antliracène y dihy-droxylé y diphénylé symétrique; diphénylanthracène ; dipliényl benzo /3/5' furfurane ; diphényl benzo p/3' dihydro furfurane.
- M. HALLER
- Professeur à la Faculté des Sciences de Paris Directeur de l’Ecole Municipale de physique et chimie Membre de l’Institut.
- Semicarbazone de la thuyamenthone ; piperonylidènethuyone ; méthyl-i-allyl-4-cyclohexanone-3 ; pipéronylidène-isotliuyone ;allylcamphre ; dime-thyl-i-4-cycloliexanone-3 ; allylmenthone ; propylmenthone ; propylcatn-phocarbonate de méthyle ; acide camphoacétique ; propylcamplire ; cyano-camphre-«-proproniate de méthyle.
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- CLASSES I 12 ET Il3. — PRODUITS CHIMIQUES
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- MM. HALLER et BROCHET Paris.
- Ozonide du ricinolate de méthyle ; acide p oxypelargonique actif.
- MM. HALLER et COMTESSE Paris.
- Dianisylanthracène.
- MM. HALLER et MARCH Paris.
- Méthyl-i-isobutyl-4-cycIohexano! 3 ; phényluréthane du p méthylcy-clohexanol.
- MM. HALLER et M1NGU1N Paris.
- Isobutylcamphre ; nitrosate d’isobutylidène camphre.
- MM. HALLER et GUYOT
- 77 diphénylanthracène ; vert phtalique ; 77 diphényi ; 77 dioxydihydroan-thracène.
- MM. HALLER et BLANC
- « camphoramate de méthyle; 3 camphoramate de méthyle ; campholide ; méthyl-4-pentanolide-4-dicarbonate-2-3-d’éthyle.
- MM. HALLER et BAUER
- Acide diméthylcampholique ; benzylcamphre ; diméthylcamphre , diphé-nylcamphométhane ; uréthane du diméthylbornéol ; toluylidène camphre ; benzyldiméthylacétamide ; p. oxybenzylidène camphre; triéthylpina-
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- coline ; phénylcarboéthoxy-i-i-éthyle-2-éthylène ; benzylbornéol ; p. dimé-thylaminobenzylidène camphre ; phénylcarboéthoxy-i-i-méthyl-2-éthylène ; diphénylcamphométhylène ; éthyldiméthylacétophénone ; diméthylisopro-pylacétophénone ; hexaméthylacétone ; propyldiméthylacétamide ; éther triméthyl-2-2-4-pentène-3-carboéthoxylique ; pentaméthylacétone ; allyldi-méthylacétamide; phénylcarboéthoxy-i-i-diméthyl-2-éthylène ; triméthyla-cétophénone ; salicylidène camphre ; diéthylpinacoline ; dimétliyldibenzoyl-méthane.
- M. HANRIOT
- Professeur à la Faculté de Médecine.
- Chloralose et dérivés des divers sacres : K cliloralose ; benzyol « chloralose ; acétyl « chloralose ; acide « chloralique ; S chloralose ; acétyl ,3 chloralose ; acide 3 chloralique ; 3 chloralate de sodium ; /3 chloralatc d’ammoniaque ; monodéchloro « chloralose ; mannochloralose ; acétyl-mannochloralose ; benzoyl-mannochloralose ; acide mannochloralique ; mannoehloralate d’ammonium ; lactone mannochloralique ; acide acétyl-mannochloralique ; j3 galactochloralose ; benzoyl ,3 galactochloralose ; acétyl galactochloralose ; acide galactochloralique ; lactone galactochloralique ; xylochloralose ; acide xylochloralique ; « arabinochloralose ; acide « arabinochloralique ; ,3 arabi-nochloralose ; benzoylarabinochloralose ; acide arabinochloralique ; lactone-arabinochloralique ; arabinobromalose ; lévulochloralose ; acétyl-lévulochlo-ralose ; acide urochloralique ; urochlorate de potassium.
- M. HÉBERT Paris.
- Action de la pondre de zinc sur les acides gras : Stéarine initiale. F — 6o° ; Résidu de la distillation :
- Carbures obtenus ; i° maximum (i95°-2oo°)
- 2° --- (235°-24o°)
- 3° — (27o°-275°)
- 4° — (285°-2go°)
- 5° — (3io°-3i5°)
- 6° — (25o°-275° sous 705 m/m)
- 7° —- (3oo°-325° sous 706 m/m)
- Etude de la civette : acides gras de la « civette » (f = 3g-4o0) ; scatol. Produits du lac Tchad : eau des lagunes ; efflorescences des lagunes ; sulfate de soude extrait des efflorescences.
- Graines d'aoura de Guyane : graines entières ; amandes ; graisse de péricarpe ; graisse de péricarpe (acides non saturés) ; graisse de péricarpe (acides
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- CLASSES 112 ET II3. — PRODUITS CHIMIQUES 2^7
- saturés) ; graisse de péricarpe (carottine) ; graisse d’amandes (acides non saturés) ; graisse d’amandes (acides saturés).
- MM. JEANCARD Fils et C1'
- Paris.
- Alcool heptylique ; aldéhyde duo-décylique ; éther undécylénique ; alcool octylique ; méthyl-hexylcétone ; maroniol.
- M. JU1LLARD Lyon.
- Dérivés des lichens à orseille (Roccella tinctoria) : erythrine « naturelle P. F. i48° C. (anhydride double d’acide orselliquc et de picroérythrine) ; dior-sellate d’érythrite P.F. 2i5-2i6° (obtenu par transposition de l’érythrine) ; orsellate de phényle P.F. i45°5 ; picroérythrine synthétique P.F. i56° (par fusion de l’acide lécanorique avec Pérythrite).
- Dérivés de Vhuile de ricin: acide clioxystéarique P.F. i4o°.
- Dérivés de l'huile d'olives de Nice et de la Riviera : glycéride double P. F. i4° :
- C'dP’O2 , ( C,8H3302
- C’8IF302 C'IP. C3H5 ; C18H3302
- C1SH33 0 2 ) ( C,8H3'02
- renfermant i molécule d’acide palmitique et 5 molécules d’acide oléique ; Glycéride double P.F. 26-26° :
- c111 ri3102 , ; c,8iij302
- C'RH3102 Gdl.Cdl- C,8II3302 C,8II"Os ) \ G18H3302
- renfermant deux molécules d’acide palmitique et 4 molécules d’acide oléique.
- M. LACROIX Paris.
- Formiate basique de quinine,
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- M. LAZENNEC Paris.
- Nouveaux dérivés de la pyrocatéchirie : métoxyphénoxy-acétophénone ; éther benzoïque de l’oxyphénoxyacétophénone ; oxime de l’oxyphénoxyacé-tophénone ; phényléthène pyrocatéchine ; o-éthoxyphénoxy-acétophénone ; o-oxyphénoxy-acétophénone ; 3-5-dinitro-oxyphénoxy-acétophénone.
- M. LEBEAU
- Professeur à l’Ecole supérieure de pharmacie de Paris.
- Recherches sur les siliciures métalliques : siliciure de fer Si2Fe ; siliciure de fer SiFe ; siliciure de manganèse Si2Mn ; siliciure de manganèse SiMn ; siliciure de manganèse SiMn2 ; siliciure de cobalt Si2Co ; siliciure de cobalt SiCo.
- Recherches diverses : arséniure de sodium AsNa3 ; antimoniure de sodium SbNa3 ; bismuthure de sodium BiNa3 ; stannure de sodium SnNa* ; antimoniure de lithium SbLi3 ; arséniure de lithium AsLi3 ; azotate d’uranyle à 3 H20 ; azotate d’uranyle à 2 H20.
- MM. LEBEAU et F1GUERAS
- Siliciure de chrome Si2Cr ; siliciure de chrome Si2Cr3.
- MM. LEBEAU et BOSSUET
- Siliciure de magnésium SiMg2 ; siliciure de magnésium fondu.
- MM. LEBEAU et NOVITZKY
- Siliciure de platine SiPt.
- MM. LEBEAU et JOLIBOIS
- Siliciure de palladium SiPd.
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- CLASSES 112 ET Il3. --- PRODUITS CHIMIQUES
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- M. LÉGER
- Pharmacien-chef de l’Hôpital Saint-Louis. Paris.
- Action de l'acide chlorhydrique et du chlorate de potassium sur les aloès du Cap et de l'Ouganda : aloésol tétrachloré ; acétylaloésol tétrachloré ; hydro-aloésol bichloré ; acétylhydroaloésol bichloré.
- Action du bioxyde de sodium sur les aloïnes et sur les aloïnes chlorées : aloémodine ; aloémodine tétrachlorée ; méthyl-nataloémodine ; diacétyl-méthyl-nataloémodine ; nataloémodine ; triacétyl-nataloémodine.
- Action de l'acide azotique sur la barbciloïne et sur Visobarbaloïne : aloémodine tétranitrée; acide trinitro-2-4-6-méta-oxybenzoïque.
- Sucre provenant du dédoublement des aloïnes : aloïnose (arabinose d.) ; benzylphényl-aloïnosehydrazone.
- Existence d'un alcaloïde nouveau dans les touraillons d'orge : hordénine ; sulfate d’hordénine ; iodhydrate d’acétylhordénine ; chlorhydrate de benzoylhordénine ; bromoéthylate d’hordénine ; iodométhylate de méthyl-hordéniüe.
- M. Henri LEROUX Paris.
- Dérivés hydronaphtaléniques : naphtane ; naphtanène .3 ; a 5-7-9-naphtane-triène ; naphtanol ,3 ; naphtanol ,3 (éther benzoïque) ; naphtanol « ; (cis)-naphtane triène diol ; (cis-trans) naphtane triène diol ; cis cis-trans naphtane triène diol.
- M. MACQUA1RE Les Lilas (Seine)
- 3-5-diiodo-i-tyrosine ; acide diiodo-3-5-paraoxyphénylaminopropionique.
- M. MARCH Bourg-en-Bresse.
- Action des éthers et cétones monohalogénés sur l’acétylacétone sodée : phényl-î-diméthyl-S-ô-pyrazol-acétate ^-d’éthyle ; oxime du diméthyl-3-5-phénacyl-4-isoxazol-i ; S3 diacétylpropionate d’éthyle ; sel de cuivre de l’acide dimé-thyl-3_5_oxazol-acétique-4 ; sel de cuivre de l’acide phényl-i-diméthyl-3-5-pyrazol-acétique-4 ; dérivé cuivrique du diacétylbenzoyléthane ; dimé-thyh3-5-phénacyl-4-isoxazol-r ; dérivé cuivrique de ,33 diacétylpropionate d éthyle ; yy diacétyl-butyrate d’éthyle.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
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- M. MATIGNON Professeur au Collège de France.
- Siliciares et borures : siliciure de fer, FeSi ; siliciure de fer Fe2Si ; siliciure de nickel Ni2Si ; siliciure de cobalt Co2Si ; siliciure de manganèse MnSi ; siliciure de manganèse Mn2Si ; borure de manganèse MnBo.
- Composés et alliages da vanadium : anhydride vanadique (pseudomor-phose) ; combinaison cristallisée AlVa ; alliage aluminium-vanadium ; alliage ferro-vanadium.
- Composés binaires de l'aluminium : phosphure d’aluminium PAl ; sulfure d’aluminium A12S3 ; carbure d’aluminium C3A14.
- Thorium et composés : thorium métal ; azoture de thorium Th3Az4 ; hydrure de thorium ThH4.
- Chlorures anhydres et oxychlorures : tétrachlorure de vanadium YCl1 ; oxychlorure de vanadium VOCP ; oxychlorure de tungstène Tu02Cl2 ; oxychlorure de tungstène TuOCl4 ; chlorure chromique CrCl3.
- Composés de métaux rares : chlorure de lanthane anhydre cristallisé ; chlorures de praséodyme, néodyme, samarium, d’yttrium, de thorium, praséodyme monohydraté, néodyme monohydraté, samarium ammoniacal, samareux cristallisé SmCl2 ; oxychlorures : de praséodyme cristallisé, néodyme, samarium, thorium ; iodures : de praséodyme anhydre cristallisé, néodyme anhydre cristallisé, samarium anhydre cristallisé, samareux cristallisé ; oxy-iodure de néodyme hydraté ; sulfure de néodyme ; sulfure de samarium ; sulfate anhydre d’ytterbium cristallisé ; sulfate acide de praséodyme cristallisé ; sulfate acide de néodyme cristallisé ; sulfate basique de praséodyme ; sulfate basique de néodyme ; sulfate basique de samarium ;
- Phosphure de calcium.
- m. j can MEUNIER Paris.
- Sorbite de pomme de rainette ; acétal benzoïque cristallisé de la sorbite.
- M. André MEYER
- Ingénieur-chimiste au Laboratoire de chimie organique. Collège de France Paris.
- Condensation de Véther mésoxalique avec la phénylisoxazolone : mésoxalate d’éthyle-bis-phénylisoxazolone ; éther dibenzoïque du mésoxalate d’éthyle-bis-phénylisoxazolone.
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- CLASSES I 12 ET Il3.
- PRODUITS CHIMIQUES
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- Dérivés azoïques de la phénylisoxazolorte : bcnzène-azo phénylisoxazolone ; méta-nitro-benzène-azo-phénylisoxazolone ; méta-xylène-azo-phé'nylisoxazo-lone ; pseudo-cumène-azo-phénylisoxazolone ; u naphtalène-azo-phényli-soxazolone ; 3 naphlatène-azo-phénylisoxazolone ; antipyryl-azo-phényli-
- soxazolone.
- MM. MOUREU et LAZENNEC Paris.
- Anisylphénylpyrazol ; phénoxybutyrylstyrolène ; amylisoxazolone-imine ; phényliso xazolone-imine ; heptylacétamide ; picrate d’éthylphénylpyrazol ; diphénylisoxazol ; triphénylpyrazol ; héxylpyrazolone ; caproylacétamide ; nitrite a pipéridyl -acrylique ; diphénylpyrazol; phényl « benzylamine-acrylate d’éthyle ; nitrile a phényl « gaicoxy-acrilique ; nitrile a amyl « benzy-lamine acrylique ; nitrile « phényl a phénoxy acrylique ; amide « phényl « phénoxy-acrylique ; méthyl phénylisoxazol ; amide « phényl « crésoxy-acry-lique.
- M. PRUNIER Paris.
- Sel de quinoléïne de l’acide salicylique sulfoné ; glycérophosphate mercu-reux ; glycérophosphate mercurique.
- M. J.-B. SENDERENS
- Professeur de chimie à l’Institut catholique de Toulouse.
- Catalyse des alcools (oléfines): cyclohexène ; méthyl-i-cyclohexène-i ; méthyl- i-cyclohexène-2 ; méthyl-i cyclohexène-3 ; diméthyl-i-3-cyclohexène-3 ; menthène ; octène «.
- Catalyse des acides (cétones): propione ; butyrone ; isobutyrone ; isovalé-rone ; formol ; méthylpropylcétone ; méthyl-isopropylcétone ; méthyl-isobu-tylcétone ; éthyl propylcétone ; éthyl isobutylcétone ; acétophénone ; pro-piophénone ; propylphénylcétone ; isopropylphénylcétone ; isobutylphényl-cetone ; méthylbenzylcétone ; éthylbenzylcétone ; propylbenzylcétone ; iso-propylbenzylcétone ; isobutylbenzylcétone ; dibenzylcétone ; orthométhylcré-sylcétone ; orthoéthylcrésylcétone ; orthopropylcrésylcétone ; orthoisopro-Pylcrésylcétone ; orthoisobutylcrésylcétone ; métaméthylcrésylcétone ; mé-taéthylcrésylcétone ; métapropylcrésylcétone ; métaisopropylcrésylcétone ; metaisobutylcrésylcétone ; paraméthylcrésylcétone ; paraéthylcrésylcétone ; Parapropylcrésylcétone ; paraisopropylcrésylcétone ; paraisobutylcrésylcé-
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- tone ; benzylacétone ; phénylpropione ; phénylo éthylpropylcétone ; phénylo-éthylisopropylcétone ; phénylo-éthyl-isobutylcétone ; diphénylpropione.
- Oximes : oxime de la propiophénone ; oxime de la propylphénylcétone ; oxime de l’isopropylphénylcétone ; oxime de l’isobutylphénylcétone.
- Semicctrbazones : semicarbazones de la méthylbenzylcétone, de l’éthyl-benzylcétone, de la propylbenzylcétone, de l’isopropylbenzylcétone, de l’iso-butylbenzylcétone, de la dibenzylcétone, de l’orthométhylcrésylcétone, de la méta-méthylcrésylcétone, de la paraméthylcrésylcétone, de l’orthoisobu-tylcrésylcétone, de la métaisobutylcrésylcétone, de la paraisobutylcrésyl-cétone, de la benzylacétone, de la phénylpropione, de la phénylo-éthyliso-propylcétone, de la diphénylpropione.
- MM. J.-B. SENDERENS et J. ABOULENC T oulouse.
- Catalyse par voie humide des mélanges d’alcools et d’acides organiques (éthers-selsj : paratoluates d’amyle, d’éthyle, d’isobutyle, de propyle, de méthyle ; orthotoluates d’amyle, d’isopropyle, de méthyle, d’éthyle ; paratoluates de propyle, d’isobutyle ; phénylacétates d’amyle, d’isobutyle, d’isopropyle, de méthyle, de propyle ; phénylpropionates d’amyle, d’éthyle, d’isobutyle, de méthyle, de propyle, d’isopropyle.
- Ethers-sels des alcools cycliques : acétate de cyclohexyle ; propionate de cyclohexyle ; butyrate de cyclohexyle ; isobutyrate de cyclohexyle ; isovalé-rate de cyclohexyle ; formiates de méthylcyclohexyles (ortho, méta et para) ; acétates de méthylcyclohexyles (ortho, méta et para) ; butyrates de méthylcyclohexyles (ortho, méta et para) ; isobutyrates de méthylcyclohexyles (ortho, méta et para) ; isovalérates de méthylcylohexyles (ortho, méta et para).
- M. A. SEYEWETZ
- Sous-Directeur de l'Ecole de chimie industrielle Lyon.
- Oxybromure d’argent Ag3Br7Ag20 (action de la quinone et du bromure de potassium sur l’argent divisé).
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- CLASSES I 12 ET IIO. -- PRODUITS CHIMIQUES
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- M. TABOURY Maître de Conférences Montpellier.
- Composés sulfurés : sulfure de benzyle ; disulfure de benzyle ; disulfure de phényle ; sulfure de parachlorophényle ; sulfure d’« naphtyle ; thioacé-tate de cblorophényle ; thiobenzoate de pbényle ; thiobeuzoate de p-bromo-phényle ; thiobenzoate de p-métoxyphényle ; thiobenzoate de naphtyle « ; thiobenzoate de p-bromo « naphtyle.
- Composés séléniés : diséléniure de p-chlorophényle ; séléniure de benzyle ; séléniure de « naphtyle.
- M. TIFFENEAU Paris.
- Alcools vinyliques et leurs dérivés ; transpositions moléculaires : alcool méthylanisylvinylique ; éther méthylique de l’alcool p. anisylméthylviny-lique ; acétate de méthylanisylvinyle ; alcool méthylpipéronylvinylique ; éther méthylique de l’alcool pipéronylméthylvinylique ; diacétatedel’aldéhyde méthylène-dioxy-hydratropique ; naphtylacétaldéliyde.
- Dérivés aromatiques, à chaînes allylées, iso-allylées et pseudo-allylées : o-al-lyltoluène ; diméthyl-o-tolylcarbinol ; pseudo-estragol ; estragol synthétique ; p-allyltoluène ; isopropylnaphtalène ; phényl-6-hexylène.
- Mécanisme de la cyclisation géranique : « méthylgéraniate d’éthyle ; «a dimé thylgéraniate d’éthyle ; oxydihydro « méthylgéraniate d’amyle ; « méthylgéraniate d’amyle ; cyclométhylgéraniate d’éthyle ; dihydromyrcène synthétique ; acide cyclométhylgéranique ; oxydihydro «« diméthyigéraniate d’éthyle ; méthyldihydromyrcène.
- Etude de la transposition moléculaire de Vhydrohenzoïne : phényl-éthyl-2-butane-diol-1-2 ; diacétate du diphényléthylbutane-diol ; diphényl-i-2-bu-tane-diol-1-2 ; diacétate de diphénylpropane-diol.
- Oxydes d'éthylène : oxyde de styrçlène ; oxyde de méthyléthyléthylène ; méthyl-3-hexanol-4.
- Divers : acide p méthylcinnamique ; acide paratolyl p crotonique ; alcool orthotoluylique ; phénylurétliane de l’alcool orthotoluylique.
- M. TR1LLAT Paris.
- Anabsinthine ; dérivé fernole de la caséine ; matière colorante retirée de la digitale ; acide pseudo-agaricique ; glycosides de l’absinthe.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- 20/4
- M. URBAIN Paris.
- Nitrate double de samarium et de magnésium. Zn, Ni et Co ;
- — — néodyme — —
- —- lanthane — —
- — — gadolinium — —
- — — cérium — —
- — — praséodyme — —
- Nitrate de dysprosium ; sulfate de terbium ; oxyde d’europium ; oxyde de lutécium ; nitrate d’europium ; oxyde de néo-ytterbium ; oxyde de gadolinium ; oxyde de terbium ; sulfate de dysprosium ; chlorure de terbium ; sulfate de gadolinium.
- M. VALEUR Paris.
- Recherches sur un groupe de glycols biteriiaires : diméthyldichlorohexane ; diéthyloctane-diol ; tétraphényltétrahydrofurfurane ; tétraphénylbutane-diol ; tétraphénylbutane-diène ; tétraphénylbutane ; diméthylhexane-diol ; tétrabenzylbutane-diol ; tétraphénylhexane-diène ; dibenzylbutyrolactone.
- m. c. VALLÉE
- Professeur agrégé à la Faculté mixte de médecine et de pharmacie de Lille.
- Recherches sur les imides : diacétylphényltartrimide ; diphénylacétylphé-nyltartrimide ; di-isobutyrylphényltartrimide ; dibenzoylphényltartrimide ; dicinnamylphényltartrimide.
- Recherches sur les uréthanes : phényluréthanes du tartrate de méthyle, du tartrate de propyle, du tartrate d’isobutyle ; naphtyluréthanes du tartrate de méthyle, du tartrate d’éthyle, du tartrate de propyle, du tartrate d’isobutyle ; menthyluréthanes du tartrate de méthyle, du tartrate d’éthyle, du tartrate de propyle, du tartrate d’isobutyle ; diphényluréthane du dioxyben-zylhypophosphite d’éthyle ; plîényluréthane du tribromophénol ; menthylu-réthane du triméthylcarbinol ; menthyluréthane du lactate d’étliyle.
- Recherches sur les acides menthyluréidiques : acide menthyluréidopropio-nique ; acide menthyluréidophénylacétique ; acide /3 phénylmenthyluréido-propionique ; acide mentliyluréidosuccinique (provenant de l’acide aspartique r) ; acide mentliyluréidosuccinique (provenant de l’acide aspartique 1);
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- CLASSES I12 ET II 3.
- PRODUITS CHIMIQUES
- 255 *
- acide menthyluréidoglutarique ; acide « menthyluréido-isobutylacétique (provenant de la leucine r) ; acide menthyluréido-isobutylacétique (provenant de la leucine l).
- M. A. WAHL Nancy.
- Indigoïdes dérivés de ïisoxazolone : phénylisoxazolone-indol-indigo ; ortho-méthoxyphényl-isoxazolone-indol-indigo ; paraméthoxyphényl-isoxazolone-indol-indigo. '
- MM. A. WAHL et BAGARD
- Iso-indogénides : benzylidène oxindol ; vanillydène oxindol ; p. oxyben-zylidène oxindol ; meta oxybenzylidène oxindol ; ortho oxybenzylidène oxindol ; pipéronylidène oxindol ; métanitrobenzylidène-oxindol ; paradi-méthyl-aminobenzylidène oxindol ; anjsylidène oxindol ; iso-indigotine.
- MM. A. WAHL et S1LBERZWE1G
- Méta-méthoxybenzoylacétates de méthyle : orthométhoxybenzoylacétate de méthyle ;para méthoxybenzoylacétate de méthyle ; para méthoxybenzoylacétate de méthyle cuivrique ; orthométhoxybenzoylacétate de méthyle cuivrique ; métaméthoxybenzoylacétate de méthyle ; métaméthoxybenzoylacétate de méthyle cuivrique.
- COLLECTIVITÉ DE L’INSTITUT DE CHIMIE APPLIQUÉE DE L’UNIVERSITÉ DE PARIS (î)
- 3, Rue Michelet Paris.
- GRANDS PRIX
- L’exposition de cette collectivité se compose des produits de recherches scientifiques, appareils de laboratoires scientifiques et travaux ci-après énoncés :
- (OLa description que noqs avons faite de la Classe 112 contient une revue analytique des produits exposés, ainsi que l’historique de l’Institut de chimie appliquée.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- M. CHABRIÉ
- Directeur de l’Institut de chimie appliquée.
- Métavanadate de rubidium ; acétylacétonate d’indium ; indium purifié ; sulfate anhydre de coesium ; bisulfite de coesium ; fluorhydrate de fluorure de rubidium ; sulfite hydraté de coesium ; fluorure de glucinium ; bichromate de coesium ; bromure de coesium ; sesquiséléniure d’iridium ; vana-date de coesium ; fluorure d’indium ; chromate neutre de coesium.
- Appareil d’optique : le diastoloscope.
- Ouvrages présentés : 2e Supplément au Dictionnaire de chimie de Wurtz (Hachette, éditeur); 4 notes récentes publiées à l’Académie des sciences: i° Contribution à l’étude des outremers ; 2° Sur la nature des gaz dégagés dam l'attaque de la tantalite par la potasse ; 3° Sur un nouveau chlorure de tantale ; 4° Sur l'obtention des températures élevées dans les laboratoires ; Traité de chimie appliquée, 2 vol. (Masson, éditeur).
- M. BOUCHONNET
- Arséniates monorubidique, dirubidique, trirubidique, monocoesique, dicoesique, tricoesique ; métaarsénite de rubidium ; azélate de phényle ; thioazélate de sodium.
- Ouvrages présentés : Industries du plomb et du mercure, 2 vol. (O. Doin, éditeur, 1909); Zinc, cadmium, cuivre, mercure (O. Doin, éditeur, 1911).
- M. P. CARRÉ
- Alcool mm'-azoxybenzylique ; alcool mm'-azobenzylique ; alcool p-p'-azo-benzylique ; o-o'-azodiphénylméthane ; o-o'-hydrazodiphénylméthane ; p-p-hydrazodiphénylméthane ; m-m'-azoxybenzophénone ; o-o'-azobenzophé-none ; m-m'-azobenzophénone ; p-p’-azobenzophénone ; acide oxy-indazyl-benzoïque ; lactone de l’acide oxy-indazylbenzoïque ; n-o-benzophénone-c-phénylindazol ; dibenzyl-3-3'-diamino-4-4’-diphényle ; benzyl-3-diamino-4~4-diphényle ; alcool m-tolyléthylique ; alcool m-tolylisopropylique; alcool m-tolylbutylique tertiaire ; alcool o-tolylbutylique tertiaire ; alcool xylé-thylique sym ; mésitylcarbinol ; oxyde de mésitylcarbinol ; oxyde de m-ni-trobenzyle ; glycérophosphate neutre de brucine ; erythrophosphate neutre de brucine.
- Ouvrages présentés : Les produits pharmaceutiques industriels, 2 vol., 1909 (O. Doin, éditeur).
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- CLASSES 112 ET II3.
- PRODUITS CHIMIQUES
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- M. DUVAL
- O.-o.-dinitrocliphénylméthane-p.-p. ; dicarbonate d’éthyle ; nitro-p. acétyl-diphénylméthane ; o.o.azoxy-p.p.-diaminodipliénylméthane ; o.o-azo-p.p-diaminodiphénylméthane ; p. p. diaminoacridine ; o.o.dinitro-p.p.diacé-tyldiaminocliphényl-méthane ; p-p. diacétyldiphénylméthane.
- M. MARIE
- Dérivés phosphores divers résultant de l'action de l’acide hypophosphoreux et de l’acide phosphoreux sur les aldéhydes et les cétones. Produits de réduction électrolytique des acides nitrocinnamiques.
- Ouvrage présenté : Manuel de manipulation d’électrochimie.
- M. MARQUIS
- Phénylhydrazone maléique ; nitropyromucate d’éthyle ; oxime du benzoyl-furfurane ; benzoylfurfurane ; nitrofurfurane ; p. toluide nitropyromucique ; anilide nitropyromucique ; Picrate d’o-diazine ; acide nitropyromucique ; acide acétylaminopyromucique ; acétaminopyromucate d’éthyle ; acide phénylcarbamylbenzhydroxamique ; acide phénylcarbamylsalicylhydroxa-mique.
- M. NOMBLOT
- Nitrosoacétylhydrazobenzène ; nitrosobenzoylhydrazobenzène.
- M. RENGADE
- Galvanomètre à enregistrement photographique ; application à l’analyse thermique du système Cs-Cs20 ; Bombe calorimétrique modifiée pour la détermination des chaleurs d’hydratation des métaux alcalins.
- Ouvrage présenté : Analyse thermique et métallographie microscopique, i vol. (Hachette 1909).
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- ÉLÈVES DE L’JNSTITUT DE CHIMIE APPLIQUÉE
- Oxydes, sulfures, chlorures minéraux cristallisés ; sels de métaux rares ; préparations de chimie organique (dérivés de la série grasse et de la série aromatique) ; micro-photographies d’alliages métalliques.
- VILLE DE PARIS
- I. — LABORATOIRE MUNICIPAL
- GRAND PRIX
- (Voir description des objets exposés et historique du Laboratoire, dans le compte rendu de la Classe 112.)
- II. — LABORATOIRE DE TOXICOLOGIE
- GRANDS PRIX
- (Voir description des objets exposés et historique du Laboratoire, dans le compte rendu de la Classe 112.)
- CHARABOT (Eugène)
- 3, rue Jadin, Paris.
- GRAND PRIX
- M. Charabot (Eugène), docteur ès sciences, professeur à l’Ecole des Hautes Études commerciales, membre du Comité d’inspection et du Conseil supérieur de l’enseignement technique, a présenté les résultats de ses travaux dont la description a été faite dans le chapitre consacré à la Classe 112.
- RÉCOMPENSES ET FONCTIONS AUX EXPOSITIONS
- Saint-Louis 190â : ier Vice-Président du Jury: enseignement technique; Hors Concours : arts chimiques.
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- CLASSES 112 ET IIO.
- PRODUITS CHIMIQUES
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- Liège 1905 : Rapporteur des Comités; Grand Prix : parfumerie.
- Exposition Coloniale, Nogent 1907 : Membre du Jury supérieur et Rapporteur général.
- Londres 1908 : Membre du Jury : enseignement technique ; Hors Concours : arts chimiques.
- Bruxelles 1910 : Membre des Comités : enseignement technique ; Grand Prix et Rapporteur général : Section coloniale.
- Turin 1911 : Secrétaire des Comités, Membre du Jury et Rapporteur.
- ÉTABLISSEMENTS POULENC FRÈRES 92, rue Vieille-du-Temple, Paris.
- HORS CONCOURS
- L’Exposition des Etablissements Poulenc Frères se partage, dans le Groupe des industries chimiques, entre les Classes 112 et 121.
- Nous ne considérerons ici que la participation de cette maison à la Classe 112, la Classe 121 n’étant pas de notre ressort.
- C’est spécialement à titre de constructeurs d’instruments de précision pour les sciences et l’industrie, d’appareils de laboratoire et d’articles de verrerie que les Etablissements Poulenc Frères ont adhéré à la Classe 112.
- Formant une Société au capital de 4 millions, dont le siège social est à Paris, 92, rue Vieille-du-Temple, la maison Poulenc qui, dès l’année 1887, avait annexé à son exploitation industrielle une section de produits et appareils de laboratoire, a donné en 190/1 une très grande extension à cette section en se rendant acquéreur de la maison Salleron-Dèmichel. Elle a dès lors entrepris, indépendamment de la fabrication de produits chimiques purs et de produits spéciaux pour laboratoires d’analyses et de recherches, la construction d’instruments de précision destinés aux arts, aux sciences et à l’industrie, d’appareils de laboratoire et de verrerie soufflée et graduée de précision.
- Les ateliers de construction d’instruments de précision sont installés n° 3, rue du Jardinet; un dépôt de verrerie existe rue de Poissy, n° 11 ; la maison de vente intéressant spécialement les produits et appareils de laboratoire est établie boulevard Saint-Germain, 110 122 ; enfin les usines de la Société sont situées à Ivry-Port, Vitry, Thiais, Montreuil.
- Le personnel affecté à la section seule des produits et appareils de laboratoire se compose de : 2 ingénieurs, 5 chimistes et 5o ouvriers et employés.
- Le matériel et les installations consistent en trois moteurs électriques,
- dune force totale de 10 chevaux ; en une série d’ateliers affectés au soufflage
- 1 ' ^
- u verre, à la gravure sur verre, au rodage du verre pour le bouchage à
- enieri, et autres ateliers où sont exécutés les travaux de mécanique et
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- d’ébénisterie. Un laboratoire annexé à ces divers ateliers est chargé de la vérification des mesures graduées en verre, ainsi que des thermomètres, des baromètres ; de la construction des mesures, du réglage des balances de précision à chaîne, des hygromètres, etc.
- L’importance de la vente spéciale à la section des produits et appareils de laboratoire, s’est élevée, pour l’exercice juillet 1909-juillet 1910, à i./ioo.ooo francs, dont 5oo.ooo francs pour valeur des produits exportés.
- Un certain nombre d’appareils construits par les Etablissements Poulenc Frères, ont été mentionnés dans la nomenclature que nous avons donnée des appareils présentés par les Exposants de la Classe 112. Aux appareils énoncés il convient d’ajouter, comme répondant d'une façon générale aux articles de la compétence des Établissements Poulenc Frères : la verrerie soufflée et graduée de précision, les instruments gradués d’un usage courant, les appareils de recherches physiques, chimiques et de démonstration, enfin les appareils de chimie et instruments de physique appliqués aux essais et analyses.
- Les ouvriers des usines de la maison Poulenc sont bénéficiaires d’une caisse de secours, alimentée par les cotisations des ouvriers et les contributions de la Société et des membres du conseil d’administration.
- Les plus hautes récompenses (Grands Prix) ont été décernées aux Établissements Poulenc Frères à l’occasion de leur participation aux diverses Expositions universelles.
- Dr GAUTIER (Armand)
- Membre de l’Institut 9, place des Vosges, Paris.
- HORS CONCOURS
- Les produits, appareils et travaux présentés par M. A. Gautier ont fait l’objet d’une description contenue dans le compte rendu de la Classe 112.
- GAUTIER (Henri)
- Directeur de l’Ecole supérieure de pharmacie Paris.
- HORS CONCOURS
- Produits et appareils de recherches scientifiques.
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- CLASSES 112 ET IIO. — PRODUITS CHIMIQUES
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- HACKSP1LL
- 10, rue de Clagny, Versailles.
- MÉDAILLE D’OR
- Une note descriptive des produits et travaux présentés par M. IIackspill a été insérée dans le compte rendu de La Classe 112.
- LUTZ
- MÉDAILLE D’OR
- M. Lutz a présenté divers appareils décrits dans le compte rendu de la Classe 112.
- PI VER et Cie
- 10, boulevard de Strasbourg, à Paris.
- GRAND PRIX
- Le compte rendu de la Classe 112 mentionne les produits et travaux présentés par cette maison.
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- FRANCE
- CLASSE 113
- COIGNET et C!e
- 1 14, boulevard Magenta, à Paris Succursale: 3, rue Rabelais, à Lyon.
- GRAND PRIX
- La Société Coignet et C'e participe à l’Exposition de Turin comme Exposant des deux Classes n3 et 122 ; elle expose dans la Classe n3 ses produits chimiques, phosphore et dérivés, et dans la Classe 122, affectée aux matières d’origine animale, ses productions de colles et gélatines, suif d’os, engrais divers, etc.
- Fondée en 1818,* cette maison qui, depuis cette époque, n’a pas cessé d’être dirigée par des membres de la famille Coignet, forme actuellement une Société en commandite, au capital de 3.5oo.ooo francs. Elle possède trois usines : à Saint-Denis, Lyon et Moutiers (Savoie).
- MM. de Bonnard (A.-G.), ingénieur des arts et manufactures et Coignet (Jean), ingénieur civil, ancien élève de l’Ecole polytechnique et de l’Ecole nationale des mines, en sont les gérants.
- Créée dans le but initial d’exploiter un brevet pour la fabrication de la colle d’os, en plaques, dénommée ostéocolle, et extraite des os au moyen de l’acide chlorhydrique, la maison Coignet a successivement entrepris la fabrication de la colle forte, des colles et gélatines extraites des déchets de peaux, du phosphore blanc et rouge ; des allumettes au phosphore amorphe (dites suédoises) et au phosphore blanc ; des superphosphates d’os et des engrais composés ; du phosphure de cuivre ; du sesquisulfure de phosphore, de l’acide phosphorique, du phosphate de soude; du phosphate de chaux.
- Au point de vue philanthropique, citons la création, à l’usine Coignet, de Lyon, d’une Société de secours mutuels, alimentée mi-partie par le personnel et par l’administration, et la participation de la maison aux frais d’installation et d’entretien d’une boulangerie et d’une épicerie-charcuterie coopératives.
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- PRODUITS CHIMIQUES
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- CLASSES 112 ET II3. ----
- La Société Coignet et O a obtenu le Grand Prix aux Expositions de Paris 1900, Milan 1906, Londres 1908, Bruxelles 1910; elle a de plus été classée « Hors Concours » aux Expositions de Lille 1904, Liège 1906.
- COMPAGNIE BORDELAISE DES PRODUITS CHIMIQUES 106, Cours Victor-Hugo, à Bordeaux.
- GRAND PRIX
- Etablissement fondé à Bordeaux, en 1891, et possédant 5 usines situées à Bordeaux, Cette, Frontignan et Rouen.
- La première usine a été installée à Bordeaux ; les usines de Cette et de Frontignan ont été successivement créées et agrandies ; enfin, l’usine de Rouen a été mise en marche en 1910.
- Le capital social est de 2 millions entièrement versés.
- Président du conseil et administrateur-délégué : M. Mathieu (Sylvain).
- Le personnel se compose de 7 ingénieurs, 6 chimistes, 5o employés à la direction, 4o employés aux usines et 700 ouvriers.
- Les matières premières employées : pyrites, phosphates, soufres, servent à la fabrication de l’acide sulfurique, des superphosphates, d’engrais chimiques divers, de fleur de soufre sublimée, de soufre trituré et en canons.
- La production annuelle est de 120.000 tonnes d’acide sulfurique et de 220.000 tonnes de superphosphates.
- Exportation en Espagne, Portugal, Italie, Algérie, Tunisie, Suisse.
- COMPAGNIE GÉNÉRALE DES PRODUITS CHIMIQUES DU MIDI . 5j, rue Saint-Ferréol, Marseille.
- GRAND PRIX
- Etablissement au capital de 3.000.000 de francs, la Compagnie générale des produits chimiques du Midi, dont M. Gardair (Aimé) est l’administra-teur-directeur, a ses usines à Rassuen, près Istres (Bouches-du-Rhône), et à Sorgues (Vaucluse) ; elle est de plus propriétaire d’importantes salines à Rassuen et au Relai-Grand-Plan-du-Bourg (Bouches-du-Rhône).
- 600 ouvriers sont employés dans ses usines et salines qui fournissent annuellement une production de 85.000 tonnes.
- Les produits fabriqués sont les suivants : acides sulfurique, chlorhydrique et nitrique ; sulfates de soude et de fer ; chlorure de chaux ; engrais chimiques ; sel de soude et cristaux de soude ; sel marin.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- FABRIQUES DE PRODUITS DE CHIMIE ORGANIQUE DE LAI RE
- GRAND PRIX
- La Société par actions « Fabriques de produits de chimie organique de Laire », à Issy-les-Moulineaux (Seine), continue l’exploitation industrielle qu’a entreprise la Société en commandite « de Laire et Cie », créée en 1876, par de Laire (G.), puis continuée par de Laire (Ed.), son neveu, directeur et administrateur-délégué de la Société actuelle.
- Elle est au capital de 800.000 francs et possède des réserves supérieures à cette somme.
- Ses usines sont situées 129, quai des Moulineaux, à Issy (Seine), et n° 1, rue d’Amérique, à Calais (Pas-de-Calais).
- L’usine d’Issy occupe un terrain d’environ 10.000 mètres, en grande partie couvert, de bâtiments.
- L’usine de Calais occupe environ le quart d’un terrain d’un peu plus de 10 hectares, situé entre le canal de Lille et le chemin de fer, avec une façade de 600 mètres sur le canal.
- La Société a des succursales ou dépositaires exclusifs à Londres, en Allemagne, Russie, Italie, Espagne, États-Unis. Elle a, de plus, des intérêts dans une usine américaine, la Haarman de Laire, Shæfer C°, de Maywood (Neiv-Jersey), où sont fabriqués ceux de ses produits dont les droits de douane élevés rendent trop onéreuse l’importation aux États-Unis.
- Le personnel supérieur se compose d’un directeur et d’un sous-directeur, de 10 ingénieurs ou chimistes diplômés et de nombreux chefs de fabrications spécialistes. Le personnel ordinaire comprend environ 260 ouvriers ou employés.
- Les produits fabriqués sont principalement des parfums synthétiques, ou matières premières pour les industries employant les matières odorantes. La maison fabrique, de plus, des substances pharmaceutiques et des corps destinés à des industries diverses. C’est ainsi que, dès les premiers travaux sur l’hélium, elle s’est fait une spécialité de la préparation de ce gaz pur qu’elle a fourni aux laboratoires scientifiques de France et de l’étranger.
- Elle produit, à Calais, le café décaféiné (Sanka) et possède dans le même établissement une installation importante pour la fabrication du camphre synthétique. Elle s’est, de plus, occupée de l’obtention de succédanés de la gomme laque, de la préparation de ferments métalliques purs, etc.
- Les produits de la maison sont vendus en France et exportés un peu partout à l’étranger.
- Les moyens de production des deux usines consistent en : 6 machines à
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- CLASSES 112 ET Il3. — PRODUITS CHIMIQUES 205
- vapeur formant un total de 5oo chevaux-vapeur ; i moteur à gaz de x6o chevaux, avec 3 gazogènes ; 8 génératrices électriques capables de fournir un total de 365 kilowats ; i4 moteurs électriques, d’une force totale je 36o HP.; i3 machines à vide, d’une capacité totale d’aspiration de I#35o mètres cubes d’air à l’heure; 2 compresseurs d’air de i5 HP. chacun; 5 pompes à eau, d’un débit total de 260 mètres cubes à l’heure ; 4 machines à glace, pouvant fournir ensemble 68.000 frigories à — 5°.
- La vapeur est fournie par 9 générateurs multitubulaires formant 1.320 mètres carrés de surface de chauffe.
- A ce matériel qui compose, en quelque sorte, l’installation centrale des usines, s’ajoutent de nombreux appareils qui varient, pour chaque atelier, selon les besoins de la fabrication.
- Chaque usine possède des ateliers de forge pourvus de l’outillage mécanique nécessaire à la réparation et en partie aussi à la construction des appareils à l’usage de la fabrication.
- Chacune fait l’électricité nécessaire à son éclairage et l’usine de Calais produit elle-même le gaz utilisé pour les laboratoires et pour le chauffage des fours.
- Nous avons vu, dans la description que nous avons faite de la Classe n3, que, dès le début des parfums artificiels, les principaux brevets de cette industrie ont été la propriété de la maison de Laire (brevets vanilline, musc, ionone, camphre synthétique, etc.). Nous avons également mentionné comme étant la propriété de cette maison les brevets Bouveault pour la synthèse de l’alcool phényl-éthylique (essence de rose).
- Elle est enfin licenciée des brevets français Wimmer pour la décaféination du café, et aussi du brevet d’emploi de l’anthranylate de méthyle.
- En cas d’accidents, des secours réguliers s’ajoutent à ceux des assurances ; des secours sont, de plus, alloués au personnel en cas de maladie.
- Parmi les produits exposés, nous citerons les suivants :
- L’acétate d’amyle, l’alcool allylique, l’alcool œnanthique, la chloralamide, l’heptine, et autres corps de la série acyclique ;
- L’acétate de benzyle, l’acétophénone, l’acide anisique, l’acide vanillique, l’aldéhyde benzoïque, l’anithol, la benzophénone, la coumarine, l’eugénol, l’héliotropine, le musc cétonique, le safrol, le salicylate d’amyle, la vanil-bne et autres corps de la série cyclique ;
- Les acétates de citronellyle, de géranyle, de menthyle, de terpinyle, le bornéol, le camphène, le camphre en pains, le camphre synthétique, 1 ionone, la terpine, le terpinéol et autres corps de la série terpinique ; et enfin, comme produits hors série : la caféine, le glucoside de l’iris, le sanka.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- MAGRINI, PON1S, RABAULT et Cie 63, boulevard Malesherbes, Paris.
- MÉDAILLE D’OR
- L’industrie de cette Société consiste dans la fabrication des caséines lactiques, pour l’industrie du papier, l’industrie textile et des couleurs, des caséines à la présure, pour la fabrication d’objets plastiques ; des caséines alimentaires, pharmaceutiques et pour le collage des vins ; du sucre de lait en poudre et en cristaux.
- La maison possède des usines à Taillebourg (Charente-Inférieure), à Thairé-d’Aunis, dans le même département ; à Baignes-Sainte-Radegonde (Charente) ; à Orthez (Basses-Pyrénées) et Buenos-Ayres (République Argentine).
- COUTEUX (Charles NICOLAS, Successeur)
- 5y, rue des Archives, Paris.
- MÉDAILLE D’ARGENT
- Fondée en i854 par M. Coûteux (Auguste), cette maison fut, pendant de longues années, dirigée par son fils, M. Léon Coûteux, qui acheta successivement les maisons Danguy, Christians, Berrurier, Pouzalgues-Guin et Delon.
- Les produits dont la maison s’occupe le plus particulièrement sont ceux employés dans les arts et les laboratoires, la pharmacie, la dorure et l’électricité ; elle s’est fait une spécialité des fournitures pour accumulateurs, et fabrique à cet usage les acides purifiés.
- La maison possède des entrepôts à La Plaine-Saint-Denis et une usine à Saint-Denis.
- PASCAL1S (Georg es)
- 5, rue Chapon, Paris.
- GRAND PRIX
- Fondée en i845 par Roseleur, la maison Pascalis s’est, la première entre toutes les maisons similaires françaises et étrangères, spécialisée dans la fabrication des produits et du matériel employés dans l’industrie des dépôts électro-métalliques, au développement de laquelle elle a apporté une large part contributive.
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- CLASSES I 12 ET Il3. --- PRODUITS CHIMIQUES 267
- Parmi les produits qu’elle a exposés, la maison a présenté divers composés dont l’introduction dans la pratique de l’électrolyse a fait réaliser à cette industrie un progrès très marqué ; nous citerons notamment : le cuproxyle pour les bains de cuivrage rouge, la laitonisine pour les bains de cuivrage jaune, produits caractérisés par la propriété qu’ils possèdent de se dissoudre directement dans les solutions aqueuses de cyanure de potassium.
- Pour le bain d’argenture, la maison fabrique spécialement le cyanure d’argent soluble ; elle vient, de plus, d’introduire dans la préparation des bains de cuivrage et de laitonisage un nouveau progrès, en fabricant, à l’usage de ces bains, les cyanosulfites de cuivre et de zinc dont l’emploi réduit la préparation du bain à une simple dissolution de ces produits.
- Les autres produits fabriqués sont : l’acide nitrique commercial, les acides purs, l’ammoniaque pur, la potasse et la soude caustiques à la chaux, les cyanures de cuivre, de zinc, d’argent, les sels de cuivre et de nickel, les sels d’or et de platine, le sulfocyanure de mercure, etc.
- A l’exposition de ses produits, la maison Pascalis joint celle de quelques appareils qui donnent une juste notion des applications où elle s’est spécialisée. Ce sont :
- i° Un grand rhéostat pour réglage du courant dans les bains galvaniques ;
- 20 Un petit rhéostat pour laboratoires ;
- 3° Un tableau pour électrolyses multiples, qui se signale par la nouveauté de son commutateur qui permet, en une seule manœuvre, de lire l’ampérage et le voltage des différents appareils en marche, à l’aide d’un seul voltmètre et d’un seul ampèremètre, ce dernier muni d’un seul shunt.
- La maison fait des installations d’ateliers avec dynamos et accumulateurs, ces derniers permettant de conserver un voltage presqu’invariable, quel que soit le débit sur la ligne.
- L’usine est située à La Plaine-Saint-Denis ; sa superficie est de 4-5oo mètres.
- Membre du Jury aux Expositions de Liège 1905 et de Londres 1908, M. Pascalis (Georges) a obtenu le Grand Prix à l’Exposition de Bruxelles.
- POINTET et GIRARD 2, rue Elzévir, Paris.
- HORS CONCOURS
- Maison fondée en 1891 par M. Pointet, et exploitée depuis 1893 par MM. Pointet et Girard.
- Le développement des affaires de cette Société a nécessité, en 1905, construction d’une nouvelle usine qui, située à Villeneuve-la-Garenne,
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- couvre une superficie de 18.000 mètres, dont 6.000 mètres couverts de bâtiments.
- Le personnel comprend i3o ouvriers et employés et 7 chimistes.
- Les matières premières employées consistent principalement en quinquina, iode, brome, bismuth, acides divers, alcalis caustiques et carbonatés, plantes médicinales diverses, etc.
- Les produits fabriqués sont les suivants :
- i° Sulfate et tous autres sels de quinine, dont la fabrication donne lieu à l’obtention d’un certain nombre de sous-produits : cinchonine, cinchonidine, quinidine et sels, acide quinique ;
- 20 Alcaloïdes, glucosides et principes végétaux divers : cocaïne, digitaline, pilocarpine, quassine, apiol, glycyrrhizine, etc. ;
- 3° Produits physiologiques : hémoglobine, pepsine, peptone, pancréatine, thyroïdine, ovarine, etc. ;
- 4° Produits chimiques médicinaux : phosphates, glycérophosphates, iodures et bromures; sels de bismuth, de mercure, d’antimoine, sulfoichthyolate d’ammoniaque ; sels de fer en paillettes ; chloroforme, argent colloïdal, protéinate d’argent, etc.
- Le chiffre d’affaires dépasse 3 millions.
- La maison exporte dans un grand nombre de pays étrangers. Elle a obtenu, entr’autres récompenses, les suivantes : Paris 1900 : Médaille d’Or ; Londres 1908 : Grand Prix ; Bruxelles 1910 : Grand Prix.
- ROQUES (Ferdinand)
- 36, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, Paris.
- GRAND PRIX
- Maison fondée en i846, par M. Conrad (W.) qui a eu pour successeurs la société Conrad et Cie, constituée entre M. Conrad et M. Roques (Etienne) (i852-i855).Acette Société succède la Société Etienne Roques ETClcformée entre les deux frères Etienne et Adolphe, et dissoute en 1872 par la mort d’Etienne (1855-1872). M. Adolphe Roques dirige seul la maison jusqu’à son décès (1872-1895) M. Ferdinand Roques, son fils, prend sa suite, avec Mme veuve Adolphe Roques, sa mère, comme commanditaire, sous la raison sociale Ferdinand Roques et C'e (1895-1905). M. Ferdinand Roques, pharmacien, Médaille d’Or de la Société de pharmacie de Paris, est actuellement, et depuis 1905, seul propriétaire.
- Le personnel de l’établissement se compose de 7 ingénieurs-chimistes, 10 employés et 5o ouvriers. L’usine est située à Saint-Ouen-sur-Seine (Seine).
- Les matières premières employées sont : le camphre brut, l’iode, le brome, la potasse et la soude, le bismuth, certaines plantes médicinales, etc.
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- CLASSES 112 ET IIO.----PRODUITS CHIMIQUES
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- Les produits fabriqués se composent de camphre naturel raffiné, en pains, en poudre et en tablettes de toutes dimensions ; sels d’iode ; sels de brome ; sels de bismuth ; alcaloïdes: cocaïne, pilocarpine, etc. ; cacodylates et méthy-larsinates. De plus, une verrerie établie dans l’usine sert à la fabrication de divers articles tels que : cylindres ronds et ovales, matras, etc.
- Les moyens de production dont dispose l’usine consistent en 3 chaudières à vapeur d’une surface de chauffe totale de 25o mètres carrés; transport de force et éclairage électrique ; air comprimé, vide, etc.
- La maison exporte ses produits dans toutes les colonies françaises et dans un grand nombre de pays étrangers. Elle a des agents dans les principales villes de France, ainsi que dans un certain nombre de centres importants étrangers.
- Récompenses antérieures : Paris 1889 et 1900, Médailles d’Or.
- SOCIÉTÉ DES PRODUITS CHIMIQUES DE MARSEILLE-L’ESTAQUE Siège social : 29, rue de Mogador, à Paris Direction: 9, boulevard du Musée, à Marseille.
- HORS CONCOURS
- La Société des produits chimiques de Marseille-l’Estaque, précédemment dénommée : Compagnie d’exploitation des minerais de Rio-Tinto, a été constituée en 1881.
- Cette Société possède à l’Estaque, près de Marseille, une usine qui, mise en activité en i885, couvre actuellement une superficie de 80.000 mètres carrés. Elle est, en outre, propriétaire des salines de Citis.
- En 1890, l’affaire fut remaniée et constituée telle qu’elle est aujourd’hui, au capital de 3.760.000 francs. Le directeur général de la Société est M. Lombard (Emile).
- Le personnel se compose de 5 chimistes, 4o employés et 5oo ouvriers.
- Les matières premières employées se composent de sel, cuivre, pyrites, phosphate, soufre, nitrates de potasse et de soude, sulfate d’ammoniaque, glycérine brute, sang desséché, etc.
- Les produits fabriqués sont les suivants : sulfate de soude anhydre et aiguillé, soude, hyposulfite, sulfure de sodium, tétrachlorure de carbone, acide muriatique, acide sulfurique, superphosphate minéral, sulfate de cuivre, soufre, glycérine 8o°, produits anticryptogamiques.
- La description que nous avons faite de la Classe n3 mentionne quelques chiffres répondant à la production de ces divers produits.
- Les pays destinataires des produits exportés sont : l’Italie, l’Espagne, 1 Angleterre, l’Amérique.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- La Société a fondé une caisse de secours pour les ouvriers de son usine et un groupe d’épargne pour le personnel des bureaux.
- Elle a obtenu aux Expositions antérieures : Liège 1909 et Bruxelles 1910, le Grand Prix.
- SOCIÉTÉ DES SALINES DE TUNISIE 43, rue de la Chaussée-d’Antin, Paris.
- MÉDAILLE D’OR
- Etablissement fondé, en 1896, par Démangé Frères, qui eurent pour successeurs Démangé Père et Fils, puis Démangé Père et Cie, et depuis le i4 décembre 1905, constitué en Société au capital de 2 millions, sous la raison sociale actuelle. M. Démangé Père est le président du conseil d’administration de la Société.
- Les salines exploitées sont :
- i° La saline de Ras-Dimas, qui, établie en 1898 sur l’emplacement, d’une ancienne saline romaine, couvre une superficie de 3oo hectares ;
- 20 La saline de Monastir, ouverte en 1904, et présentant une superficie de 5oo hectares ;
- 3° Les salines des îles Kerkennah, ouvertes en 1904, dont la superficie est de 3.ooo hectares.
- Ces salines sont alimentées par l’eau de mer, dont l’adduction dans les bassins d’évaporation s’opère au moyen de pompes.
- La production consiste en sels marins de tous classements : pour la consommation, la pêche, les salaisons, l’industrie. Les sels destinés à la consommation sont soumis, dans les usines de la Société, à un broyage qui les transforme en sel fin-fin, mi-fin, moyen et gros.
- Au moment de la récolte, la Société emploie 700 ouvriers et employés.
- L’importance de la production a été relatée dans la revue que nous avons faite de la Classe n3.
- Une partie de la production est exportée en Suède, Norvège, Finlande, belgique, Hollande, Angleterre, ainsi qu’en Orient, aux Indes, en Amérique.
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- CLASSES 112 ET II3.
- PRODUITS CHIMIQUES
- 2?I
- SOLVAY et Cie 44, rue du Louvre, à Paris
- Représentés à Paris, par M. TALVARD (Louis), Directeur commercial.
- HORS CONCOURS
- La Société Solvay et Cie possède en France deux importantes soudières, à Varangeville-Dombasle et au Salin-de-Giraud.
- Les usines de Varangeville-Dombasle (Meurthe-et-Moselle), ont été fondées en 1872. Installées entre la Meurthe et le canal de la Marne au Rhin, elles disposent d’un puits de sel gemme et de salines importantes.
- Ces usines emploient 2.100 ouvriers et 126 employés.
- Les usines de Giraud, au Salin-de-Giraud (Bouches-du-Rhône), sont situées près de l’embouchure du Rhône, au terminus du chemin de fer de la Camargue ; elles ont été érigées en 1896 et occupent 45o ouvriers. Le sel consommé est fourni par les salins de Giraud, qui sont voisins de l’établissement.
- La fabrication de ces usines comprend les produits suivants : carbonate de soude ; bicarbonate de soude ; cristaux de soude ; soude caustique ; lessive de soude caustique ; sel de soude caustique ; alcali volatil ; chlorure de sodium ; chlorure de calcium.
- L’ensemble de la production annuelle des deux établissements se chiffre par 260.000 tonnes dont 80.000 tonnes sont exportées.
- La Société a créé dans ses établissements de nombreuses institutions de prévoyance et de bienfaisance.
- Les principales œuvres de prévoyance sont : le service médical et pharmaceutique ; le service de secours aux ouvriers nécessiteux ; l’affiliation des ouvriers à la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse ; la caisse d’allocations de retraites pour employés ; la caisse d’épargne pour ouvriers et employés ; les cités ouvrières et maisons d’habitation des employés ; les prêts aux ouvriers pour la construction de maisons d’habitation ; les remises de loyers, la location gratuite ou à des conditions très réduites de terrains aux employés et aux ouvriers ; les indemnités pour service militaire ; les bourses en faveur d’enfants d’ouvriers et d’employés ; les bons ou prêts de livres de caisse ; diverses subventions pour travaux d’ouvroir, achat de Machines à coudre, etc.
- Parmi les institutions pour le développement intellectuel et moral du Personnel, nous citerons comme existant à Dombasle : les sociétés de mu-sique, de gymnastique, de tir; la bibliothèque populaire; les écoles ména-geres ; les cours d’adultes, de travail manuel.
- Citons en outre : la création d’écoles communales à Dombasle et à Giraud;
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- les dons aux universités ; les dons aux sociétés de tir et à diverses œuvres patriotiques, etc., etc.
- Il nous semble superflu de faire mention des nombreuses récompenses obtenues par la Société Solvay, à laquelle sont invariablement et si justement décernées les plus hautes récompenses à toutes les Expositions.
- THIBAULT (A.)
- 95, rue de Flandre, Paris.
- MÉDAILLE D’OR %
- Fondée en 1886, la maison A. Thirault qui, jusqu’en 1896, ne fit que du négoce, entreprit, à compter de cette époque, d’introduire en France la fabrication du nitrite de soude et du minium de plomb.
- Cette fabrication fut installée dans une usine sise à Villers-Saint-Sé-pulcre ; elle est sur le point d’être prochainement transférée, pour cause d’agrandissement, à Rieux-Angicourt (Oise).
- La nouvelle usine, qui est actuellement en voie d’installation, possède une superficie de 45.000 mètres carrés, dont 10.000 mètres couverts; elle sera pourvue d’une station centrale électrique d’une force de 4oo chevaux.
- La maison occupe trois chimistes et une centaine d’ouvriers et employés.
- Les matières premières employées sont : le plomb et le nitrate de soude ; les produits fabriqués consistent en : nitrite de soude, minium de plomb et litharge.
- Une partie de la production est exportée en Angleterre, Allemagne, Suisse, Espagne et Italie.
- L’usine est dotée d’une Société de Secours Mutuels, alimentée par les ouvriers et le chef de l’établissement.
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- ALLEMAGNE
- EXPOSANTS DES CLASSES 112 ET 113
- A. et W. ALLENDORFF Schonebeck-sur-Elbe.
- ('lasse 415: GRAND PRIX
- Fondée en i836, par M. Allendorff, cette maison est actuellement la propriété de MM. Otto Allendorff, conseiller intime, Dr O. Allendorff, et W. Allendorff, ingénieur.
- La fabrication consiste en trinotrotoluol à l’usage de l'armée et de l’industrie, ainsi qu’en explosifs pour les mines, détonateurs et munitions de toutes sortes.
- Les ouvriers et employés sont au nombre de i.4oo environ.
- Les institutions philanthropiques comportent : l’assurance du personnel contre la maladie et les accidents, l’allocation de pensions aux veuves, le logement d’un certain nombre d’employés et ouvriers, et une crèche.
- DEUTSCHE STEJNZEUGWAAREN FABRIK Für canalisation und chemische industrie, à Friedrichsfeld (Grand Duché de Bade).
- Classes 4-1% et 115 : GRAND PRIX
- Société au capital de 3.126.000 francs entièrement versés, fondée en 1892 par M. Hoffmann (Otto) qui la dirige encore actuellement.
- Les usines, avec leurs entrepôts, ont une superficie de plus de 16 hectares ; elles occupent 700 ouvriers, 1 chimiste, 5 ingénieurs, 70 employés.
- La maison fabrique tous articles de poterie à l’usage de 1 industrie chimique : tuyaux, robinets, touries, pompes, tours à condensation, appareils
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
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- et récipients en grès pour la fabrication des acides sulfurique, nitrique, chlorhydrique, acétique et autres acides.
- Les ouvriers sont bénéficiaires d’une caisse de secours en cas de maladie ; ils ont à leur disposition, ainsi que les employés : un établissement de bains, un restaurant, des salles à manger ; un médecin et une ambulance urbaine sont attachés à l’établissement.
- DE D1ÉTR1CH et C°
- Alsace.
- Classe H2 : MÉDAILLE D’OR
- Cette maison, fondée en i685, fabrique des appareils en fonte noire et en fonte émaillée à l’usage des laboratoires et des fabriques de produits chimiques.
- Son personnel se compose de : 1 chimiste, i58 employés et 2.410 ouvriers.
- Ses institutions philanthropiques consistent en une caisse de pensions, fondée en 1827, pour les ouvriers et une autre caisse de pensions, fondée en i856, pour les employés.
- Les produits de la maison sont exportés dans tous les pays d’Europe, ainsi qu’en Amérique et en Afrique.
- DYNAM1T-ACT1EN-GESELLSCHAFT Vormals Alfred NOBEL et C°
- Hambourg.
- Classe 115. GRAND PRIX
- Cette Société fut fondée par le chimiste suédois Nobel (Alfred), à Krümmel, près de Hambourg, sous la raison sociale : Alfred Nobel etC'6; elle prit par la suite le nom qu’elle porte actuellement.
- La dynamite est une création d’Alfred Nobel qui, après l’avoir primitivement composée de nitroglycérine et de kieselgur, remplaça, à partir de 1875, cette dernière substance par le coton-collodion ; il obtint ainsi une matière d’une grande force explosive, à laquelle il donna le nom de gomme explosive.
- La gomme explosive est devenue la base d’un grand nombre d’explosifs ; la force explosive en est atténuée à volonté, selon les besoins, par l’adjonction de certaines substances combustibles ; on créa ainsi de nouveaux pr°' duits détonants auxquels on donna le nom de dynamites-gommes.
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- CLASSES I I 2 ET Il3. - PRODUITS CHIMIQUES 275
- L’emploi de la dinitrochlorhydrine fut breveté par la Société Nobel, comme moyen d’obvier à l’inconvénient de la cristallisation de la nitroglycérine, dans les mélanges détonants à base de cette substance.
- La Société a également breveté la fabrication d’explosifs gélatinés à base de nitrate d’ammoniaque (gélatine-astralite) ; d’explosifs de sûreté reposant de même sur l’emploi du nitrate d’ammoniaque (astralite, fulminite).
- La fabrication du trinitrotoluène fut enfin entreprise par la Dynamit-Actien-Gesellschaft, l’usage de cette substance tendant à se généraliser pour le chargement des obus, des mines et des torpilles.
- ELEKTR1Z1TATS-ACT1ENGESELLSCHAFT, Vormals SCHUCKERT et Cie
- Nuremberg.
- Classe 443 : HORS CONCOURS
- Cette maison construit des électrolyseurs (système Schuckert) servant à la préparation de l’hydrogène et de l’oxygène, par l’électrolyse de l’eau.
- E. A. LENTZ Berlin.
- Classe 44% : GRAND PRIX
- La fondation de cette maison remonte à l’année 1741 ; Lentz (Joh. Cris-tophe) en fut le fondateur.
- La maison construit des appareils pour laboratoires bactériologiques ainsi que pour l’électricité médicale et la chirurgie.
- D‘ L.-C. MARQUART Beuel-sur-Rhin.
- Classe 443 : DIPLOME D’HONNEUR
- Maison créée en 1848 par le Dr Marquart (LudAvig-Clamor), à Bonn, Bonnerthal ; ses fils lui succédèrent en 1880, mais se séparèrent au bout de quelques années. Depuis 1898, le Dr Kôlliker est l’unique propriétaire de ta maison, dont il avait eu préalablement la direction pendant une dizaine
- d années.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Les principaux produits fabriqués sont : les sels cle lithine, les sels de bismuth et de cadmium, le molybdate d’ammoniaque, les alcalis caustiques et diverses spécialités pharmaceutiques.
- PASSBURG (Emile)
- Berlin.
- Classes 112 et 115 : DIPLOME D’HONNEUR
- Maison de construction d’appareils de séchage (armoires à vide ; appareils rotatifs de séchage avec ou sans emploi du vide ; séchoir à vide sans danger d’explosion, pour explosifs). La maison s’occupe de plus d’installations frigorifiques et autres installations intéressant l’industrie chimique.
- SCHOTT et GEN léna i/Thüringen.
- Classe 112: GRAND PRIX
- La Verrerie d’Iéna fut fondée en 1884, sous les auspices du gouvernement prussien, par Schott (Otto), docteur en chimie ; le Dr Abbe (Ernest), professeur de physique à l’Université d’Iéna, les Drs Zeiss (Cari) etZEiss (Roderich).
- Les trois derniers associés se retirèrent en 1889 ; depuis lors, les propriétaires de l’établissement sont le Dr Schott (Otto) et le « Carl Zeiss-Stiftunc ».
- Le personnel se compose de 76 employés attachés aux services techniques et aux bureaux, et i.i5o ouvriers.
- Les usines, au nombre de 8, sont pourvues de 24 fours et 126 fourneaux à réchauffer et à recuire.
- Les principaux produits de la maison sont les suivants :
- Verres à l’usage des laboratoires de chimie ; verrerie pour l’optique ; tubes pour la thermométrie ; verres pour lampes de mines ; lampes Uviol à vapeur de mercure (pour les rayons ultra-violets) ; les compteurs Stix pour la mesure de la consommation de l’électricité, etc.
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- ANGLETERRE
- EXPOSANTS DES CLASSES 112 ET 113
- BAI RD and TATLOCK Ltd 14, Croos Street; Hatton Garden, Londres.
- Classe II2: GRAND PRIX
- Cette maison construit des appareils à l’usage des laboratoires de physique, de physiologie et de chimie.
- Au nombre des appareils exposés, nous citerons :
- Les appareils d’Abel, pour l’analyse des pétroles ; le chromomètre de Wilson pour la détermination de l’intensité de coloration des huiles ; le viscomètre de sir Boverton RedAVOod, les appareils pour l’analyse des gaz de Dittmar et de Stead ; l’anémomètre de Fletcher ; la pompe à vide Milner, etc.
- BOAKE A. ROBERTS et C° Ltd Londres
- Classes IIS et 115 : MÉDAILLE D’OR
- Cette maison fabrique l’acide sulfureux liquide, les sulfites et bisulfites, 1 acide phosphorique et les phosphates,
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- BORAX CONSOLIDATED, Ltd j 6, Eastcheap, Londres E. C.
- Classe 113: HORS CONCOURS
- Cette maison, au capital de £ 2.800.000, a été fondée en 1899 pour l’acquisition de mines de borate de chaux et la fabrication en Angleterre, Amérique et autres pays, de tous produits dérivés du bore : borax, acide borique, etc.
- BRUNNER, MOND et C° Ltd Northwich (Cheshire)
- La maison Brunner Mond & C° à exposé un assez grand nombre de produits chimiques, au nombre desquels nous citerons : la soude pure pour savonneries, blanchisseries et usages industriels divers ; le bicarbonate de soude raffiné pour boissons gazeuses, usages pharmaceutiques, etc., lés cristaux de soude, la soude caustique ; le chlorhydrate, le carbonate et le sulfate d’ammoniaque ; les comprimés de chlorhydrate d’ammoniaque pour les batteries de piles, etc.
- W. J. FRASER et C°
- Ingénieurs
- Commercial Road’East, Londres
- GRAND PRIX
- L’exposition de cette maison consiste en modèles d’appareils, échelles, diagrammes, etc.
- Nous citerons au nombre des modèles exposés : les appareils de MM. Nathan, Thomson et Rintoul, qui sont employés : i° pour la fabrication de la nitroglycérine ; 20 pour la fabrication du coton azotique ; 3° pour l’extraction, au moyen du bisulfite de soude, de l’acétone du mélange d’air et de vapeurs d’acétone, contenu dans les chambres de séchage de la cordite ; un appareil pour la fabrication du sulfate d’ammoniaque au moyen de la tourbe ; un appareil pour la fabrication de l’acide nitrique ; les appareils Redwood pour déceler les gaz ou vapeurs inflammables.
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- PRODUITS CHIMIQUES
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- CLASSES II2 ET II3. —-
- MM. W.-J. Fraser & G° présentent en outre des tableaux indiquant les résultats obtenus dans la fabrication de l’acide sulfurique, par le procédé des chambres de plomb, en adjoignant à celles-ci des tours d’absorption indépendantes des tours de Glover et de Gay-Lussac.
- H1LGER, (Adam), Ltd 75, a Camden Road, Londres, N. W.
- Classe 112: GRAND PRIX
- Cette maison, fondée en 1872 par Adam Hilger, construit des instruments de précision et spécialement des appareils intéressant la plupart des applications de l’analyse spectrale et de la polarisation de la lumière.
- Les appareils exposés se composent de spectographes de diverses grandeurs pour analyses et recherches industrielles.
- INTERNATIONAL SALT Cy Ltd 6, Laurence Pountney Hill, Londres E. C.
- Classe 113: DIPLOME D’HONNEUR
- Produits exposés : sel gemme et sel raffiné.
- Les usines de cette Société sont situées à Carrickfergus (Irlande) ; on y exploite le procédé « Tee », qui permet d’obtenir industriellement le sel blanc pour tous usages, en utilisant directement la roche sans passer par la saumure.
- Le procédé est basé sur le principe de la purification par fusion qui utilise, pour les séparer, les différences de fusibilité qui existent entre le chlorure de sodium et les impuretés contenues dans la roche.
- MATTHEY (Johnson) and C° Ltd Hatton Garden, Londres E. C.
- Classe 112: GRAND PRIX
- Cette maison, fondée en 1726, est actuellement au capital de £ qoo.ooo (22.500.000 francs).
- Son industrie consiste dans l’affinage des métaux précieux et dans la fabrication d’appareils en platine,
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Les produits exposés se composent de sels de platine, d’or, d’argent, de métaux rares et d’échantillons de lingots de métaux précieux.
- Le personnel attaché à l’établissement comprend 35o personnes ; la direction technique est confiée à des chimistes, des métallurgistes, des électriciens, des essayeurs et autres techniciens spécialistes.
- The PULSOMETER ENGINEERING Company Limited Nine Elms Iron "Works, Reading.
- Classe 412 : DIPLOME D’HONNEUR
- Maison fondée à Londres en 1876, puis transférée en 1900 à Reading, où elle a installé une fabrique pourvue de tous les perfectionnements nouvellement introduits dans l’art du constructeur.
- Les objets exposés se composent de pompes à vide, pompes centrifuges, machines à glace, filtres mécaniques, sirènes, etc.
- The WELLCOME CHEMICAL RESEARCH LABORATORIES 6, King Street, Snow Hi 11, Londres E. C.
- Classe 412 ; GRAND PRIX
- Les Laboratoires Wellcome, fondés en 1896 par M. Henry-S. Wellcome, s’occupent de recherches scientifiques de chimie pure et appliquée, et spécialement de travaux in téressant la chimie médicale.
- Les produits exposés ont trait aux recherches scientifiques qui ont été faites dans ces laboratoires.
- SIL1CA SYNDICATE Ltd 82, Hatton Garden, Londres E. C.
- Classe 442 : GRAND PRIX
- Société anonyme fondée par MM. Johnson Mattiiey & G°, pour l’exploitation des applications industrielles du quartz fondu.
- Cet établissement fabrique, en quartz fondu transparent, les appareils les plus divers, susceptibles de trouver emploi dans les laboratoires et pour certains travaux scientifiques.
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- CLASSES II2 ET IIO.
- PRODUITS CHIMIQUES
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- The BRITISCH DRUG HOUSES, Ltd,
- 2 2-3o, Graham Street, City Road, Londres N.
- Classe 113 : GRAND PRIX
- Cette firme a été constituée, le.ier janvier 1909, par la fusion de cinq maisons très anciennement établies, savoir : Barron, IIarveys & C°, maison fondée en i8o4 ; Davy Yates & C°, dont la fondation eut lieu en 17/17 ; A.-S. Hill et Fils, maison créée en 17/17 ; Hearon Squire & Francis, dont la fondation remonte à 1714 ; enfin Hodgkinsons Clarke & Ward, qui s’établirent en 1785.
- Les produits fabriqués consistent en produits chimiques pour l’usage pharmaceutique, ainsi que pour les usages photographiques, industriels et analytiques.
- Le personnel se compose de 5oo ouvriers et employés.
- The MOND NICKEL Cy Ltd 39, Victoria Street, Londres S. W.
- Classe HS : GRAND PRIX
- Fondée en 1900, au capital de £ 85o.ooo, cette maison se livre à une exploitation industrielle consistant dans le raffinage du nickel, par un procédé connu sous le nom de : procédé de la j\Iond Nickel Cy Ltd, et dont les auteurs sont le Dr Ludwig Mond et le Dr Cari Langer.
- Les produits exposés se composent de nickel raffiné, sels de nickel, sulfate de cuivre.
- The THERMAL SYND1CATE, Ltd Neptune Bank, Wa!lsend-on-Tyne
- Classes t4% et H5 : GRAND PRIX
- Cette maison fabrique, par un procédé breveté, des appareils en silice fondue au four électrique.
- Le produit ainsi obtenu contient 99,8 0/0 de SiO ; il est translucide et très réfractaire ; il est livré sous le nom de « Vitreosii » et sert à la fabrication d’appareils pour les laboratoires et pour les arts.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- The T1NTOMETER Ltd Salisbury.
- Classe 112 ; MÉDAILLE D’OR
- La maison fabrique divers appareils servant à la mesure des couleurs des gaz, des liquides et des solides.
- The UNITED, ALKALI C° Ltd 3o, James Street, Liverpool
- Classe 113 : GRAND PRIX
- Cette Société a été constituée en 1890 par l’union de quarante-quatre des principales maisons de production de l’ammoniaque et des produits collatéraux, du Royaume-Uni. Depuis cette époque, d’autres maisons se sont jointes à la Société.
- Les produits fabriqués sont les suivants : sulfate de soude, chlorure de chaux, soude caustique, sel de soude, cristaux de soude, silicate de soude, potasse caustique, chloroforme, chlorates de potasse et de soude, cyanures, acide acétique, hyposulfite de soude, chlorhydrate, nitrate et sulfate d’ammoniaque ; sel marin et sel gemme ; acides chlorhydrique, nitrique, sulfurique, etc.
- TOWNSON et MERCER 34, Camomile Street, Londres E. C.
- Classe 112 : GRAND PRIX
- Cette maison construit un certain nombre d’appareils de laboratoire, tels que : autoclaves, tamiseurs, spectromètres, boîtes de résistances, rhéostats, anémomètres, cathétomètres ; appareils pour analyses des gaz. du pétrole; appareils pour mesurer la force expansive des gaz, etc.
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- CLASSES I I 2 ET II3.
- PRODUITS CHIMIQUES
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- UNDERFEED STOKER Cy Ltd Coventry House South Place, Londres E. C.
- Classe 112 : MÉDAILLE D’OR
- Cette maison, fondée en 1900, construit des foyers automatiques, des réchauffeurs d’air, réchauffeurs d’eau d’alimentation, des appareils pour l’épuration de l’eau et un appareil dénommé le « Thermoscope » qui sert à déterminer la proportion d’acide carbonique existant dans les gaz de la combustion.
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- AUTRICHE-HONGRIE
- EXPOSANTS DES CLASSES 112 ET 113
- Dr KELET1 et MURANYI Ujpest (Hongrie).
- Classe 112 : HORS CONCOURS
- Société constituée en 1908 par le Dr Keleti (Cornet) et Muranyi (Ivan); le capital social est de 600.000 couronnes.
- Les produits fabriqués consistent en couleurs minérales, blanc de céruse. et une spécialité : le lysoforme, produit désinfectant.
- Le personnel se compose de 120 ouvriers.
- Les exportations pour l’Orient sont importantes.
- MAGNES1T-1NDUSTR1E ET BERGBAU ACT1ENGESELLSCHAFT
- Budapest.
- Société fondée en 1906, au capital de K. 2.000.000, pour la fabrication de la magnésie calcinée.
- La Société possède d’importantes fabriques à Neuberg et Arzbach (Styrie). Une grande partie de la production est exportée en Amérique, ainsi qu’en Italie, en Allemagne et en France.
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- BELGIQUE
- SOCIÉTÉ FILIALE BELGE-NÉERLANDAISE DE L'ALUMINIUM
- i, rue Blanche, Bruxelles.
- Classe H5 . GRAND PRIX
- Cette Société, fondée en 1896, occupe dans ses usines, situées à Selzaete, environ 600 ouvriers.
- Elle emploie 7 machines à vapeur et 24 moteurs électriques ; la force motrice totale est de 800 chevaux.
- Les produits exposés se composent notamment de produits alumineux purs, exempts de fer et de silice, et d’aluminium en barres et en lingots.
- L’alumine anhydre est convertie en aluminium dans diverses usines dépendant de la Société et situées en France et en Norvège.
- La valeur annuelle de la production atteint 3 millions de francs.
- Les produits fabriqués sont exportés dans les divers pays d’Europe, ainsi qu’aux Etats-Unis, au Japon et aux Indes.
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- ITALIE
- EXPOSANTS DES CLASSES 112 ET 113
- ÉTABLISSEMENT ANTOINE BIFF1 Milan.
- Classe HS : GRAND PRIX
- Société en commandite simple, dont la fabrication, très importante, comprend notamment les produits suivants : acides sulfurique, chlorhydrique et nitrique, sulfates d’alumine, de nickel, de cuivre, de soude, sel d’étain, etc.
- D V. BORELL1 Turin.
- Classe HS : DIPLOME D’HONNEUR
- Cette maison, de création récente, s’est spécialisée dans la fabrication des produits chimiques employés dans l’industrie de l’incandescence par le gaz.
- Produits fabriqués : nitrates de thorium, de cérium, d’aluminium, de magnésium, calcium, ammonium, etc.
- Gian Carlo BRUZZO et Cie Gênes.
- Classe HS : MÉDAILLE D’OR
- Société en commandite au capital de 325.ooo lires, fondée en 1906 par M. Bruzzo (Jean-Charles) ; cette Société a fusionné en 1910 avec une
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- CLASSES 11 2 ET I I 3.
- PRODUITS CHIMIQUES
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- fabrique de glace, en formant avec elle une Société en commandite par actions, sous la raison sociale actuelle.
- La maison produit l’acide carbonique liquide, qu’elle livre en bouteilles d’acier, et de la glace dont la production est de 260 quintaux par jour.
- Pietro D’AGATA TODERO Classe 115 : MÉDAILLE D'OR
- La maison fondée en 1880 sous la raison sociale d’Agata (P. et P.) a, depuis 1904, à la suite du décès de l’un des associés, pris le nom qu’elle porte actuellement.
- La fabrication comprend les soufres moulus, raffinés, ventilés et sublimés.
- DYNAMITE NOBEL (Société anonyme)
- Turin.
- Classe 115 : HORS CONCOURS
- Les établissements et bureaux sont installés à Avigliana (Piémont).
- Les produits fabriqués consistent en produits chimiques divers et en explosifs.
- Produits chimiques : acides, glycérine, anhydride sulfureux liquéfié, sulfate de cuivre, engrais chimiques.
- Explosifs : lanite, balistite, fulmicoton comprimé à divers états ; coton-collodion ; dynamite ; gélatine explosive ; capsules et mèches de sûreté.
- DUFOUR (Les Fils de Louis)
- Gênes.
- Classe 115: DIPLOME D’HONNEUR
- Cette maison, qui existe depuis 1800, fabrique à Sampierdana divers Produits chimiques et pharmaceutiques, principalement des extraits pour la teinture et la tannerie.
- La production moyenne de l’année est évaluée à 20.000 tonnes d’extraits, dont le tiers est livré à l’exportation.
- La maison fabrique en outre la mannite.
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- a88
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- ' ERBA (Carlo)
- 5, Via Marsala, à Milan.
- Classe H5 : GRAND PRIX
- Cette importante maison, fondée en 1860, possède à Milan un établissement d’une superficie de 12.000 mètres carrés, dont 9.000 mètres couverts de bâtiments industriels et de locaux administratifs ; elle possède en outre à Dergano une fabrique d’une superficie de 5o.ooo mètres carrés, dont 38.000 mètres sont occupés par les bâtiments industriels.
- La fabrication comprend, d’une façon générale, les produits galéniques et produits connexes, les produits chimiques médicinaux, les produits chimiques pour les sciences et pour l’industrie.
- Les produits pharmaceutiques sont préparés sous toutes formes habituelles : capsules et perles, extraits, granulés, huiles médicinales, comprimés, pilules, sirops médicinaux, teintures, onguents, etc.
- Les opérations chimiques consistent notamment dans la distillation et la purification des acides minéraux, la production des alcalis caustiques et de l’ammoniaque, la rectification des dissolvants, la préparation d’un certain nombre de produits minéraux et organiques. Les sels d’argent, de baryum, de bismuth, de calcium, de fer, de lithine, d’or, les iodures et bromures divers, les sels de l’acide cacodylique et de l’acide méthylarsinique, la strychnine, la caféine, sont préparés sur une vaste échelle.
- Les produits chimiques fabriqués industriellement sont principalement : l’acide sulfurique exempt d’arsenic, la magnésie calcinée dont la réputation qui s’attache à la marque de la maison est universelle, l’acide carbonique liquide, le sulfate de soude, les sulfites, bisulfites et métabisulfites, les sels d’arsenic pour l’usage agricole, les sels de mercure, l’alcool absolu, le chloroforme, Léther sulfurique, etc.
- De nombreuses spécialités pharmaceutiques sont en outre exploitées par la maison.
- Le personnel se compose de 25 chimistes, 35o employés et 1.200 ouvriers.
- Les institutions philan thropiques fondées par l’établissement comprennent : un fonds de prévoyance pour les employés, des pensions en faveur du personnel, des bourses d’études pour les fils d’ouvriers, une société de secours mutuels à laquelle la maison prête son concours financier, une caisse de petite épargne, un fonds affecté à l’allocation de dots, enfin un fonds de bienfaisance.
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- CLASSES 112 ET IIO. --- PRODUITS CHIMIQUES
- 289
- ESPORTAZIONE SALI MARIN)
- Trapani.
- Classe 115 : MÉDAILLE D’OR
- Les salines exploitées par la Société appartiennent à plusieurs propriétaires et s’étendent tout le long de la côte sicilienne comprise entre Trapani et Marsala.
- La production annuelle de l’ensemble des salines est d’environ 200.000 tonneaux, vendus suivant les cours de 6 à 8 francs le tonneau.
- FABRIQUE ITALIENNE DE CARBURE ET DÉRIVÉS 66, Via Due Macelli, à Rome.
- Classe 115: DIPLOME D’HONNEUR
- Cette maison, au capital de 525.000 lires, fabrique le carbure de calcium, l’oxyde, le sulfure et sels divers de baryum, et le sulfure de sodium.
- FABRIQUE LOMBARDE D’ACIDE TARTR1QUE 27, Via Tortona, à Milan.
- Classe 1/5 : GRAND PRIX
- Société anonyme au capital de 1.000.000 de francs, fabricant l’acide tartrique, la crème de tartre raffinée extra-pure et commerciale, le sel de seignette, etc. Le personnel est de i5o ouvriers et employés.
- FABRIQUE DE SELS DE BARYUM, ENGRAIS ET AUTRES PRODUITS CHIMIQUES Milan.
- Classe 115 : DIPLOME D’HONNEUR
- Société au capital de i.25o.ooo lires, dont l’usine, située à Calolzio, occupe 100 à i5o ouvriers et employés.
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- 290
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Produits fabriqués : acides sulfurique et chlorhydrique, sulfate de soude, sulfures de sodium, de baryum, carbonate de baryte précipité, chlorure de baryum, baryte caustique, sulfate de baryte précipité, nitrate de baryum, superphosphates et engrais.
- FABR1CA TOR1NESE di COLLA e CONC1M1 96, 102, Via Circonvallazione à Turin,
- Classe 115: HORS CONCOURS
- Etablissement au capital de 1.600.000 lires, fondé en 1881 et fabriquant la colle forte, la graisse, les engrais, les acides, l’osséine.
- FÉDÉRATION DES ACIDES ET AUTRES PRODUITS CHIMIQUES
- T urin.
- Classe 115: GRAND PRIX
- La Fédération des acides a été constituée, en i885, dans le but de favoriser les rapports entre fabricants de produits chimiques et de défendre leurs intérêts communs.
- Les établissements affiliés à cette fédération sont les suivants : Sclopis et C,e, à Turin ; Dynamite Nobel, à Avigliana ; Candiani Guardi Berni, à Milan ; Erba Carlo, à Milan ; Union italienne des engrais et produits chimiques, à Milan.
- BERTARELLI (Les Fils de Joseph)
- Milan
- Classe 115 : DIPLOME D’HONNEUR
- Maison fondée en 1820. Les produits fabriqués sont : le citrate effervescent, la mannite, le sucre de lait, les sels de mercure, le vermillon, l’huile d’amandes.
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- 29ï
- CLASSES 112 ET I I 3. — PRODUITS CIIIMIOUES
- GARNER] et TR1BAUD1NO Cogoleto (Gênes)
- Classe H5 : MÉDAILLE D’OR
- Cette maison, fondée en 190C, fabrique des bleus d’outremer pour tous usages : papeterie, teinture, imprimerie, azurage, savonnerie, etc.
- Le capital social est de 100.000 lires; le personnel est de i5 ouvriers.
- LARDEREL (F. et C. de)
- Livorno (Toscane)
- Casse n.î : GRAND PRIX
- Produits fabriqués : acide borique, borax, perborates, carbonate d’ammoniaque.
- « MARENGO »
- Société Italienne pour la fabrication des produits du cuivre Via Caffaro, 16 A.
- Classe /45 : MÉDAILLE D’OR
- Fondée en 1906, la Société a été constituée au capital de 4oo.ooo francs ; elle possède à Spinetta-Marengo une usine qui occupe environ 80 ouvriers.
- Les produits fabriqués sont : l’acide sulfurique, Je sulfate de cuivre, les engrais chimiques (voir compte rendu de la Classe n3).
- MINISTÈRE DES FINANCES Rome.
- Classe 115: GRAND PRIX
- Le Ministère des Financés possède à Turin un important laboratoire Pharmaceutique et chimique où se font de nombreuses préparations. Deux chimistes et 74 opérateurs sont attachés à ce laboratoire.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- 292
- Au nombre des produits fabriqués, nous citerons : le bisulfate, le chlorhydrate, le bichlorhydrate, le tannate et l’éthylcarbonate de quinine.
- OFFICE ÉLECTRO-CHIMIQUE DU Dl ROSSI Milan.
- Classe 113: GRAND PRIX
- Formée au capital de 3.000.000 de lires, dont 1.000.000 actuellement versés, cette Société possède à Legnano une usine d’une superficie de 3o.ooo mètres carrés, dont 4-849 mètres couverts de bâtiments industriels.
- La production de cet établissement, déjà mentionnée dans notre compte rendu delà Classe n3, intéresse la fabrication du chlorate de potasse et de l’acide nitrique par l’azote de l’air.
- PAGAN1NI, VILLANJ et C'e
- 15, Via Leopardi, à Milan.
- Classe 115 : GRAND PRIX
- Cette maison, qui existe depuis quarante ans, est au capital de 3.5oo.ooo lires ; elle fabrique de la glycérine pure et industrielle, et exploite en outre une spécialité de farine lactée italienne.
- SCLOPIS et Cu Turin.
- Classe 113: HORS CONCOURS
- Propriétaire des mines de pyrites de fer de Brosso (Ivrée), la Société Sclopis et Cie extrait de ces mines une pyrite dont les parties les moins riches en soufre sont soumises à un traitement mécanique destiné à en élever le titre. On emploie à ce traitement plusieurs concasseurs à mâchoires (systèmes Archer, Samson, Krupp), des broyeurs à cylindres et des cribles à secousse. On traite journellement 5o tonnes environ de pyrite pauvre, a teneur en soufre de 25 à 4o 0/0, qui produisent environ 3o tonnes de pyrite lavée au titre de 4g-5o 0/0.
- En sus de son exploitation minière, la Société Sclopis et C‘c possède trois usines situées à Turin, Cogoleto et Spinetta-Marengo.
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- CLASSES 112 ET Il3. -- PRODUITS CHIMIQUES 2f)3
- L’usine de Turin, dont la création remonte à l’année 1812, occupe une superficie de 5o.ooo mètres carrés dont 3o.ooo mètres couverts. Les produits que l’on y fabrique sont les acides sulfurique, chlorhydrique et nitrique, les sulfates de fer, de cuivre, de magnésie, de soude ; le sulfate et le chlorhydrate d’ammoniaque, l’hyposulfite de soude et les bisulfites de soude et de chaux ; les superphosphates et engrais chimiques. Le personnel de cette usine est de 25o ouvriers et employés.
- L’usine de Cogoleto, près Gênes, a été installée en 1899. On y fabrique les acides sulfurique, nitrique et chlorhydrique.
- Enfin, l’usine de Spinetta-Marengo (Piémont), qui 11’a été mise en marche qu’en 1910, fabrique les acides sulfurique et nitrique et les superphosphates de chaux. (Mention est faite de cet établissement dans le compte rendu de la Classe n3.)
- TITO, COMPANJN1 & C°
- Parme.
- Classe 115 : MÉDAILLE D’OR
- Société en commandite, au capital de 45o.ooo lires, fondée en février 1908. Produits fabriqués : acide sulfurique, sulfate de cuivre, superphosphates minéraux, superphosphates d’os.
- TREWHELLA (R.) ET FILS Catania.
- Classe 115: GRAND PRIX
- Les usines de la Société sont installées à Catane ; elles produisent le soufre à ses divers états, savoir : soufre raffiné en blocs, en canons, soufres broyés, soufre sublimé, soufre ventilé.
- SOCIÉTÉ ÉLECTRIQUE ET ÉLECTRO-CHIMIQUE DU CAFFARO
- Milan.
- Classe 115: GRAND PRIX
- Société au capital de 6.000.000 de lires, possédant une importante usine soude à Fiumicello Urago (Brescia).
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- 294
- Nous avons, dans le compte rendu que nous avons fait de la Classe u3. donné quelques détails sur les moyens de production dont dispose cet établissement, ainsi que sur les produits fabriqués.
- SOCIÉTÉ ITALIENNE D’ÉLECTRO-CHIMIE Rome.
- Classe 113 : GRAND PRIX
- Constituée au capital statutaire de 9.800.000 lires, dont 6.000.000 ont été versés, cette Société est concessionnaire de dérivations d’eau du Tirino et de la Pescara, qui lui fournissent la force nécessaire à sa fabrication de soude, par l’électrolyse du sel.
- L’usine, située à Bussi (province d’Aquila), occupe une superficie de 5o.ooo mètres carrés, dont 18.000 mètres couverts.
- Nous avons, dans notre compte rendu de la Classe n3, signalé l’importance de la fabrication de cet établissement qui, outre la soude caustique, produit le chlorure de chaux, le chlorate de soude, l'acide chlorhydrique, le chlore liquide, le tétrachlorure de carbone, le ferro-silicium et le carbure de calcium.
- Le personnel employé est d’environ 45o ouvriers et employés.
- SOCIETE ITALIENNE POUR LA FABRICATION DE L’ALUMINIUM ET AUTRES PRODUITS DE L’ÉLECTRO-MÉTALLURGIE 66, Via Due Macelli, à Rome.
- Classe 113: GRAND PRIX
- La Société a été constituée en juin 1904 ; son usine, située à Bussi (province d’Aquila), dispose d’une force électrique de 5.000 IIP., sur la dérivation de la première chute de la Pescara. La superficie de cet établissement est de 5o.ooo mètres carrés comprenant 8.000 mètres carrés couverts. Le personnel se compose de 3oo ouvriers et employés.
- L’usine traite la bauxite, pour en extraire l’alumine qu’elle convertit en aluminium, avec le secours de fours électriques et d’électrodes.
- Cet établissement, qui est la seule fabrique italienne d’aluminium, produit annuellement 1.000 tonnes de ce métal qu’il livre en lingots, barres et plaques. Il fabrique, en outre, pour la vente, l’alumine hydratée, l’alumine calcinée et les électrodes pour fours à aluminium.
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- CLASSES 112 ET II3. PRODUITS CHIMIQUES
- 2q5
- SOCIÉTÉ P1ÉMONTA1SE POUR LA FABRICATION DU CARBURE DE CALCIUM ET DES PRODUITS ANNEXES Rome.
- Classe 115: GRAND PRIX
- La Société, au capital entièrement réalisé de 2.000.000 de lires, possède à Saint-Marcel (vallée d’Aoste) une usine qui utilise la force de la Doire Baltée, dont les eaux sont amenées à l’aide de deux canalisations débitant l’une 55 mètres cubes d’eau par minute et l’autre 20 mètres cubes d’eau.
- L’établissement fabrique le carbure de calcium dont une partie est convertie en calciocyanamide, le ferro-silicium et le silicium. (Mention a été faite de cet établissement dans le compte rendu de la Classe n3.)
- SOC1ETA ACET1C1 et DERIVAT1 Turin.
- Classe 115 : HORS CONCOURS
- Cette maison, fondée en i858 par M. Joseph Girard, est actuellement constituée en Société au capital de i.3oo.ooo francs; elle possède quatre usines qui sont situées à Bagnasco, Maccagno, Novara, Sainte-Maria ciel Faro.
- La fabrication comprend les produits de la distillation du bois : acides acétiques, acétates et pyrolignites, méthylène, acétone, formaldéhyde, charbons et goudrons de bois.
- Le personnel se compose de 200 à 260 ouvriers et employés.
- UNION ITALIENNE
- DES CONSOMMATEURS ET PRODUCTEURS D’ENGRAIS ET PRODUITS CHIMIQUES Milan.
- Classe U5: GRAND PRIX
- . Cette union de consommateurs et producteurs, dont il est fait mention dans le compte rendu de la Classe n3, est formée de 27 fabriques de superphosphates, de sulfate de cuivre, d’acides sulfurique, chlorhydrique, nitrique, Phosphorique, arsénieux ; sulfates d’alumine, de magnésie, de soude ; soufre à tous états, etc.
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- LISTE ALPHABÉTIQUE DES EXPOSANTS MENTIONNÉS DANS LES NOTICES DE LA 4* PARTIE
- Pages
- AbOULENC (SENDERENS et)...................................... 252
- Agata Todero (Pietro d’)............................... 70 287
- Allendorff............................................. 68 270
- Auger........................................................ 232
- Bagard (Wahl et).......................................... 2 55
- Bair & Tatlock Ltd........................................... 277
- Barbiéri..................................................... 233
- Bauer (Haller et)............................................ 245
- Behal.............................................:....... 233
- Berg......................................................... 234
- Bertarelli (les Fils de)............................... 76 290
- Biffi................................................ 74 286
- Blaise et Koehler.......................................... 234
- Blanc........................................................ 234
- Blanc (Haller et)......................................... 245
- Bodroux...................................................... 235
- Bodroux et Taboury. ... ..................................... 235
- Borax Consolidated Ltd................................. 69 278
- Borelli................................................ 77 286
- Bourion .................................................. 2 35
- Bouveault et Leyallois...................................... 235
- Bouveault et Wahl............................................ 236
- Bossuet (Lebeau et).......................................... 248
- Bouchonnet............................................. 28 256
- Breteau...................................................... 236
- British (The) drug iiouses............................. 70 281
- Brochet (Haller et).......................................... 245
- Brunner, Mond & C° Ltd....................................... 278
- Bruzzo et Cie (Gian Carlo)............................. 76 286
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-
- 29S
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Pages
- Camboulives..................................................... 236
- Carré................................................... 28 256
- Chabrié................................................... 27 2 56
- Charabot.................................................. 33 258
- Ciiaron....................................................... 236
- COIGNET ET Cie............................................ 65 262
- C'e BORDELAISE DE PRODUITS CHIMIQUES...................... 64 263
- C'e GÉNÉRALE DES PRODUITS CHIMIQUES DU MlDI....... 63 64 203
- Comtesse (Haller et)............................................ 245
- Cousin......................................................... 237
- Cousin et Herissey............................................. 287
- Defacqz......................................................... 238
- Delépine....................................................... 238
- Deutsche Steinzeugwaaren Fabrik................... 56 67 273
- De Dietrich et C'e........................................ 56 274
- Duval................................................... 29 267
- Dufour (Les Fils de)............................................ 287
- Dynamit Actien-Gesellschaft, Hambourg.................... 68 274
- — Turin............................ 287
- Elektrizitats Aktien-Gesellschaft......................... 68 276
- Erba (Carlo).............................................. 76 288
- Esportazione sali marini.................................. 75 289
- FaBRICA TORINESE DI COLLA E CONCIMI............................. 29O
- Fabrique italienne de carbure et dérivés.................. 78 289
- Fabrique lombarde......................................... 75 289
- Fabriques de produits de chimie organique de Laire........ 65 264
- Fabrique de sels de baryum................................ 74 289
- Faure........................................................ 2 38
- Fédération des acides.................................... jfi 290
- Figueras (Lebeau et) . ......................................... 248
- Forcrand (de)................................................... 289
- Fosse et Lesage.............................................. 241
- François...................................................... 242
- Freundler....................................................... 243
- Fraser et C’e............................................ 69 278
- Garneri et Tribaudino..................................... 76 291
- Gauthier..................................................... 2 43
- Gautier (Armand)......................................... 35 260
- G au tier ( Hen ri )........................................... 260
- Grignard..................................................... 243
- Guyot........................................................ 244
- Guyot (Haller et)............................................. 243
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-
-
-
- CLASSES 112 ET Il3.
- -- PRODUITS CHIMIQUES
- 299
- Mackspill................. ..............................
- IIaller..................................................
- Haller et Bauer..........................................
- Haller et Blanc..........................................
- Haller et Brochet........................................
- Haller et Comtesse.......................................
- Haller et Guyot..........................................
- Haller et March..........................................
- Haller et Minguin........................................
- Hanriot..................................................
- IIebert..................................................
- Herissey (Cousin et).....................................
- Hilger................................................
- Institut de chimie appliquée (Collectivité de 1’).... 27
- International Salt Cy Ltd................................
- Jeancard Fils et C,e.....................................
- Jolibois (Lebeau et).....................................
- J PILLARD................................................
- Keleki et Muranyi........................................
- Kceiiler (Blaise et).....................................
- Laboratoire municipal de Paris. . . ............. 3i
- Laboratoire de toxicologie de Paris.............. 32
- Lacroix.....................
- Larderel (F. et C. de)......
- Lazennec....................
- Lazennec (Moi beu et).......
- Lebeau.......................
- Lebeau et Bossuet...........
- Lebeau et Figueras.
- Lebeau et Jolibois..........
- Lebeau et Novitzky. ........ .
- Léger ......................
- Lentz.......................
- Leroux......................
- Lesage (Fosse et)...........
- Levallois (Bouveault et) ....
- Lutz........................
- Mac QU AIRE.................
- Magnesit-Industrie..........
- Magrini, Ponis, Rabault et Cie
- Marctt......................
- March (Haller et)...........
- Fages
- 4o 261
- 244
- 245
- 245
- 245
- 2 45 245 245
- 245
- 246
- 246
- 237
- 57 2 79
- 45 255
- 69 2 79
- 247
- 248
- 247
- 58 284 2.34
- 48 258
- 53 2 58
- 75 1 j
- 291
- 24.8
- 25 I
- 248
- 2 48
- 248
- 248
- 248
- 2.49
- 55 275
- 2 4o
- 241 2 35
- 4o 261
- 249
- 70 284
- 67 266
- 229
- 245
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-
-
-
- ooo
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Pages
- Marengo (Société italienne)................................. 74 291
- Marie..................................................... 29 267
- Marquart................................................... 68 275
- Marquis..................................................... 3o 257
- Matignon.......................................................... 25o
- Matthey & G° Ltd............................................ 56 279
- Meyer............................................................. 25o
- Meunier........................................................... 2Ôo
- Minguin (Haller et)............................................ 245
- Ministère des finances...................................... 76 291
- Mond (The) Nickel Cy Ltd.................................. 70 281
- Moureu et Lazennec............................................. 251
- Nicolas..................................................... 67 266
- Nomblot..................................................... 3o 257
- Noyitzky (Lebeau et)........................................... 248
- Office électro-chimique du Dr Rossi......................... 72 292
- Paganini, Yillani et Cie.................................... 76 292
- Pascalis.................................................... 67 266
- Passburg.................................................... 67 276
- PlYER ET Gie................................................ 4l 261
- Pointet et Girard........................................... 66 267
- Poulenc Frères (Les Etablissements)......................... 34 25g
- Prunier . ...................................................... . 251
- Pulsometer (The) Engineering Cy Ltd......................... 57 280
- Rengade............................................ 3o 3i 257
- Roberts & C°................................................... 277
- Roques...................................................... 66 268
- Sciiott & Gen............................................... 55 276
- Sclopis et Cie.............................................. 74 292
- SEYEYV^ETZ..................................................... 2 52
- Senderens.............................. ....................... 251
- Senderens et Aboulenc.......................................... 252
- Silberzweig (Wahl et).......................................... 255
- Silica Syndicate Ltd........................................ 56 280
- Societa Acetici & Derivati.................................. 75 296
- Société chimique de France (Collectivité de la) .... 19 42 232
- Société électrique et électro-chimique de Gaffaro. 72 293
- Société filiale belge-néerlandaise de l’aluminium........... 70 286
- Société italienne d’électro-chimie.......................... 72 29a
- Société italienne pour la fabrication de l’aluminium.... 72 294
- Société piémontaise pour la fabrication du carbure de calcium 7^
- 29a
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-
-
- CLASSES 112 ET Il3. -- PRODUITS CHIMIQUES 3oi
- Pages
- Société des produits chimiques de Marseille-l^Estaque .. 64 65
- 67 269
- Société des salines de Tunisie............................ 63 270
- Solvay et Cie...................................... 63 64 271
- Taboury.......................................................... 253
- Taboury (Bodroux et). . ......................................... 235
- Thermal (The) Syndicate Ltd........................ 57 69 281
- Thibault.................................................. 66 272
- Tiffeneau ......................................' .......... 253
- Tintometer (The) Ltd...................................... 57 282
- Tito Companini & G°.............................................. 293
- Townson & Mercer......................................... 67 282
- Trewhella & Fils................................................. 293
- Trillat.......................................................... 253
- Underfeed Stoker Cy Ltd................................. 57 283
- Union italienne.......................................... 78 295
- United (The) Alkali C° Ltd............................... 69 282
- Urbain.......................................................... 254
- Valeur...................................................... 2 54
- Vallée.......................................................... 254
- Ville de Paris.................................... 34 48 258
- Wahl............................................................. 255
- Wahl et Bagard................................................... 255
- Wahl (Bouveault et).............................................. 236
- Wahl et Silberzweig.............................................. 255
- Wellcome (The) Chemical Research Laboratories............. 56 280
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- TABLE DES MATIÈRES
- Pages
- Préface.................... .......................................... . . .. 3
- Plan du rapport............................................................... 5
- PREMIÈRE PARTIE
- LA PARTICIPATION CHIMIQUE A L’EXPOSITION DE TURIN; CLASSES 112 ET 113 COMPOSITION DU JURY ET RÉCOMPENSES DÉCERNÉES AUX EXPOSANTS
- Chapitre premier : Généralités sur le Groupe des industries chimiques.
- Composition du Groupe ; ses subdivisions ; nations représentées dans chaque
- subdivision......................................................................... 7
- Physionomie générale du Groupe des industries chimiques......................... 10
- Aperçu général sur la composition du Groupe chimique français................... Il
- Chapitre deuxième : La chimie scientifique à l’Exposition de Turin.
- Classe 112. — Composition............................................................ 16
- — Introduction.......................................................... 16
- FRANCE
- Caractère de la participation française à la Classe 112......................... 17
- Ordre suivi dans la description de cette Classe................................. 18
- Description de la Classe 112 : collections scientifiques de produits chimiques ; instruments et appareils de laboratoire chimique......................................... 18
- Collectivité de la Société chimique de France ; revue analytique des produits de
- collections scientifiques composant l’exposition de cette collectivité........ 19
- Collectivité de l’Institut de chimie appliquée de l’Université de Paris......... 27
- Revue analytique des produits et instruments scientifiques exposés par l’Institut
- de chimie appliquée............................................................... 27
- ^ille de Paris : Laboratoire municipal, appareils exposés............................ 31
- — Laboratoire de toxicologie ; appareils exposés. ................. 32
- Exposants ayant participé à l’Exposition à titre individuel..................... 33
- Description des institutions qui, figurant au nombre des Exposants de la
- Classe 112, ont caractère d’établissements d’utilité publique................. 42
- Société chimique de France.................................................. 42
- Institut de chimie appliquée................................................ 45
- Ville de Paris : Laboratoire municipal...................................... 48
- — Laboratoire de toxicologie.............................. 53
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- 3o4
- TABLES DES MATIERES
- ALLEMAGNE
- Inslruraents et appareils de laboratoire chimique........................... 5a
- Appareils employés dans les industries chimiques............................ 56
- ANGLETERRE
- Collections scientifiques de produits chimiques....................... ..... 56
- Instruments et appareils de laboratoire chimique............................ 56
- Appareils employés dans les industries chimiques............................ 57
- AUTRICHE-HONGRIE
- Caractère de la participation de l’Autrfiche-Hongrie à la Classe 112........ 58
- ITALIE
- Caractère de la participation de Tltalie à la Classe 112.................... 58
- Résumé concernant la Classe 112............................................. 58
- Chapitre troisième: La chimie industrielle à l’Exposition. Grande industrie chimique. —
- Industries chimiques diverses.
- Composition de la Classe 113................................................ 60
- Introduction................................................................... 60
- FRANCE
- Introduction.................................................................... 62
- Revue des industries chimiques représentées...................................... 62
- Chlorure de sodium et industrie des salines................................. 63
- Grande industrie chimique : acides industriels et produits connexes ; alcalis caustiques et carbonatés ; ammoniaque............................................ 64
- Raffinage du soufre.............................................................. 64
- Phosphore et dérivés............................................................. 65
- Matières premières pour la parfumerie, la pharmacie, etc.................... 65
- Produits chimiques médicinaux.................................................... 66
- Oxyde de plomb et nitrite de soude.......................................... 66
- Produits chimiques pour l’électricité, le nickelage, la dorure.............. 66
- Glycérine........................................................................ 67
- Caséine et sucre de lait......................................................... 67
- ALLEMAGNE
- Revue des industries représentées................................................ 67
- Appareils employés dans les industries chimiques................................. 67
- Productions chimiques............................................................ 68
- ANGLETERRE
- Revue des industries représentées................................................ 69
- Appareils employés dans les industries chimiques................................. 69
- Productions chimiques : soude, acides et produits collatéraux.................... 69
- Acide borique et borax.......................................................... 69
- Chlorure de sodium............................................................... 69
- Autres productions chimiques.......................................'........ ^
- AUTRICHE-HONGRIE
- Composition de la Classe 113
- 70
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-
-
- TABLE DES MATIERES
- 3o5
- BELGIQUE
- Composition de la Classe 113................................................ 70
- ITALIE
- Composition de la Classe 113 .................................................. 71
- Revue des industries chimiques représentées...................................... 71
- Industries électro-chimiques..................................................... 71
- Grande industrie chimique : acides sulfurique, chlorhydrique ; superphosphates et engrais ; sulfate de cuivre ; sulfate et carbonate de soude ; soude caustique,
- silicate de soude.............................................................. 73
- Industrie du soufre.............................................................. 73
- Salines......................................................................... 73
- Ammoniaque et sels.............................................................. 73
- Produits de la distillation dubois............................................... 73
- Acide borique et borax........................................................... 73
- Acide tartrique............................................................... 75
- Glycérine ....................................................................... 76
- Acide carbonique................................................................. 76
- Bleu d’outremer.................................................................. 76
- Produits pharmaceutiques......................................................... 76
- Explosifs........................................................................ 77
- Produits pour l’incandescence.................................................... 77
- AMÉRIQUE DU SUD
- Brésil, Pérou, Uruguay, République Argentine, Venezuela Industries représentées.. ....................................................... 77
- Résumé concernant la Classe H3................................................... 78
- Chapitre quatrième: Récompenses décernées aux Exposants.
- Composition du Jury des récompenses, pour les Classes 112 et 113................. 79
- Liste des Exposants mis Hors Concours............................................ 80
- Diplômes de Grand Prix......................................................... 81
- Diplômes d’Honneur.............................................................. 83
- Diplômes de Médaille d’Or........................................................ 84
- Diplômes de Médaille d’Argent.................................................... 86
- Diplômes de Médaille de Bronze................................................... 87
- Tableau récapitulatif des récompenses, par nations et par récompenses............ 87
- DEUXIÈME PARTIE
- situation générale de ltndustrie chimique dans les pays ayant participé
- A L’EXPOSITION DE TURIN, ET D’UNE FAÇON GÉNÉRALE DANS LES PRINCIPAUX PAYS PRODUCTEURS
- introduction.................................................................... 89
- 20
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- 3o6
- TABLE DES MATIERES
- Chapitre premier: Situation de l’industrie chimique française (1900-1911) Importance des échanges relatifs aux produits chimiques.
- Classification des produits de l’industrie chimique, d’après les statistiques officielles ; composition des différents Groupes prévus par ces statistiques........... 90
- Importance comparative des deux subdivisions que comporte le Groupe 1, spécial
- aux produits chimiques........................................................... 91
- Importations afférentes aux divers Groupes......................................... 91
- Exportations afférentes aux divers Groupes......................................... 93
- Conclusions........................................................................ 94
- Chapitre deuxième: Accroissement de notre grande industrie chimique, depuis 1900.
- Introduction...................................................................... 95
- L’accroissement de notre commerce de produits chimiques est indépendant de
- l’accroissement général du commerce français................................... 96
- Causes de l’accroissement de notre commerce de produits chimiques; importations
- par provenances ; exportations par destinations.................................. 98
- Accroissement de nos exportations à l’étranger................................... 99
- Accroissement de nos exportations à destination des colonies françaises........... 100
- Etat de notre industrie chimique, jugé sur les données fournies par les statistiques........................................................................ 101
- Chiffres globaux.................................................................. 102
- Examen des chiffres statistiques.................................................. 103
- Résumé........................................................................... 103
- L'accroissement de notre industrie chimique pendant la période 1900-1911 est-il
- satisfaisant ?.................................................................. 103
- Conclusions..................................................................... 106
- Chapitre troisième : Revue analytique des productions de l’industrie chimique française
- 1910-1911.
- Matières premières minérales.................................................. 107
- Soufre......................................................................... 10^
- Pyrite......................................................................... 108
- Chlorure de sodium............................................................. 108
- Sel gemme...................................................................... 110
- Sel marin...................................................................... 110
- Autres productions.............................................................. 1H
- Productions de la grande industrie chimique : acides et sels................... 112
- Acide sulfurique............................................................... 112
- Sulfate de cuivre...........................................................
- Acide chlorhydrique.........................................................
- Acide nitrique................................................................. 117
- Consommation de nitrate de soude.............................................. H7
- Consommation de nitrate de potasse............................................. 117
- Alcalis ; soude et sels de soude.............................................. H®
- Soude caustique ; importance et valeur de la production française... .......
- Carbonate de soude brut et raffiné ; importance et valeur de la production française.......................................................................... 120
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-
-
- TABLE DES MATIERES DO"
- Pages
- Bicarbonate de soude ; importance et valeur de la production française/....... 121
- Sulfate de soude................................................................. 123
- Récapitulation de la production française de soude............-................ 123
- Potasse et sels de potasse..................................................... 124
- Cendres végétales................................................................. 124
- Salin de betteraves............................................................... 125
- Sels de potasse et sous-produits.................................................. 126
- Consommation française de sels de potasse......................................... 127
- Ammoniaque et sels ammoniacaux : sulfate d’ammoniaque.......................... 128
- Engrais.......................................................................... 129
- Gaz comprimés........'............... ......................................... 131
- Importations et Exportations des gaz liquéfiés.................................... 131
- Produits électro-chimiques...................................................... 131
- Chlorate de potassium.......................................................... 131
- Chlorates de sodium, baryum, etc................................................. 132
- Carbure de calcium et cyanamide calcique ; nitrate de chaux....................... 132
- Produits chimiques divers..............•.......................................... 134
- Phosphore....................................................................... 134
- Borax ............................................................................ 135
- Hypochlorites..................................................................... 135
- Eau oxygénée..................................................................... 137
- Conclusions....................................................................... 138
- Chapitre quatrième : Situation de l’Industrie chimique étrangère (1900-1911) Importance des échanges relatifs aux produits chimiques.
- ALLEMAGNE
- Introduction...................................................................... 140
- Etat d'accroissement de l'industrie chimique allemande............................ 141
- Importance des échanges concernant les produits de la grande industrie chimique.. 142
- Principaux produits importés...................................................... 144
- Principaux produits exportés...................................................... 144
- Importance de quelques productions de l’industrie chimique allemande........... 145
- Acide sulfurique, production... .................................................. 145
- Matières premières pour la fabrication de l’acide sulfurique..................... 146
- Pyrites allemandes et d’origine étrangère, consommées en Allemagne................ 146
- Blende : consommation ............................................................ 146
- Soufre des masses épurantes du gaz d’éclairage.................................... 146
- Consommation allemande d’acide sulfurique......................................... 147
- Acide nitrique ; importance de la production................................ • • 147
- Sulfate d’ammoniaque ; production............................................... 147
- Les sels de potasse............................................................... 147
- Réglementation de l’exploitation des mines de potasse............................. 147
- Extraction des sels de potasse en 1911............................................ 148
- Importance des ventes de sels de potasse en 1911 ; leur emploi dans l’agriculture
- et dans l’industrie ............................................................ 149
- Les Mines de potasse dans la Haute-Alsace...................................... 150
- Echanges franco-allemands de produits chimiques................................... 153
- xportations d’Allemagne en France, en 1910................................... 153
- •^Portations de France en Allemagne, eu 1910................................. 154
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- 3o8
- TABLE DES MATIERES
- ANGLETERRE
- Etat actuel de l’industrie chimique anglaise................................. 134
- Importance des échanges concernant les produits de la grande industrie chimique.. loo
- Principaux produits importés et exportés..................................... 156
- Sur quelques productions de la grande industrie chimique..................... 157
- Acide sulfurique................................................................ 157
- Sels ammoniacaux; production.................................................... 158
- Commerce franco-britannique de produits chimiques.............................. 158
- Importations d’Angleterre en France............................................. 158
- Exportations de France en Angleterre........................................... 159
- BELGIQUE
- Nature et importance de l’industrie chimique belge.............................. 159
- Productions de la grande industrie chimique..................................... 160
- Commerce belge de produits chimiques en 1910................................... 160
- Importations.................................................................... 162
- Exportations.................................................................... 162
- Echanges franco-belges de produits chimiques : exportations de Belgique en France 162 Importations de France en Belgique.............................................. 163
- ITALIE
- Etat actuel de l’industrie chimique en Italie................................... 164
- Productions minérales........................................................... 166
- Soufre......................................................................... 166
- Pyrites......................................................................... 166
- Produits de la grande industrie chimique ....................................... 167
- Acide sulfurique............................................................... 167
- Superphosphates............................................................... 168
- Sulfate de cuivre............................................................... 168
- Sulfate d’alumine............................................................... 168
- Acide borique ; borax........................................................... 168
- Produits chimiques divers....................................................... 168
- Eau oxygénée.................................................................... 168
- Sels de magnésie............................................................... 168
- Sels de baryum.................................................................. 168
- Oxydes métalliques.............................................................. 168
- Produits chimiques médicinaux : mannite, sucre de lait, sels de mercure, etc. 169
- Industries électro-chimiques.................................................... 176
- Industrie des gaz comprimés..................................................... 176
- Commerce italien de produits chimiques : importations et exportations........... 171
- Commerce franco-italien de produits chimiques : mouvements des importations et exportations entre la France et l’Italie ..................................... 175
- RUSSIE
- État de développement de l’industrie chimique russe.............................. 176
- Salines......................................................................... 176
- Pyrites.......................................................................... 176
- Acide sulfurique................................................................. 176
- Soude............................................................................ 176
- Echanges franco-russes de produits chimiques..................................... 177
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-
- TABLE DES MATIERES
- 3°9
- Caractère général de l’industrie chimique suisse.................................. 477
- Aperçu général du commerce suisse de produits chimiques....................... 178
- Importations et exportations des produits de grande consommation.............. 178
- Produits de la grande industrie chimique...................................... 179
- Soude caustique.....................................................•......... 179
- Chlorure de chaux................................................................. 179
- Acides.......................................................................... 179
- Gaz comprimés..................................................................... 479
- Produits électro-chimiques........................................................ 180
- Carbure de calcium................................................................ 180
- Chlorates....................................................................... 180
- Commerce franco-suisse de produits chimiques: importations de Suisse en France ; exportations de France en Suisse, en 1910........................................ 180
- ETATS-UNIS
- Produits de la grande industrie chimique.......................................... 182
- Acide sulfurique.................................................................. 182
- Acide nitrique ; sels ammoniacaux................................................. 182
- Statistique du commerce américain de produits chimiques........................... 182
- Importations et exportations...................................................... 182
- Commerce franco-américain de produits chimiques................................... 184
- BRÉSIL
- Avenir de l’industrie brésilienne.................................................... 185
- Industries existantes............................................................. 185
- Sucreries............................................................................ 185
- Autres industries.................................................................... 186
- Productions naturelles en exploitation............................................... 186
- Sel.................................................................................. 186
- Matières premières pour l’industrie.............................................. 187
- Minerais et métaux................................................................... 187
- Pierres précieuses................................................................... 188
- Charbon et houille blanche........................................................... 188
- Commerce de produits chimiques : importations, exportations.......................... 189
- Conclusions......................................................................... 189
- RÉPUBLIQUE ARGENTINE
- Plat actuel de l’industrie chimique.................................................. 190
- TROISIÈME PARTIE
- PROGRÈS RÉALISÉS DANS L’INDUSTRIE CHIMIQUE
- Chapitre premier: Considérations sur les causes déterminantes du développement
- de l’industrie chimique.
- Progrès réalisés dans l’industrie chimique : introduction
- 191
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-
-
- OIO
- TABLE DES MATIERES
- Chapitre deuxième : Fabrication de l’acide sulfurique.
- Pages
- Introduction.................................................................... 193
- Matières premières employées à la fabrication de l’acide sulfurique.......... 195
- Grillage de la matière première................................................. 196
- Grillage de la pyrite........................................................... 196
- Four Malétra.................................................................... 196
- Fours mécaniques................................................................ 196
- Fours de petit tonnage....................................................... 196
- Fours de grand tonnage.......................................................... 196
- Grillage de la blende : fours employés....................................... 196
- Effets des impuretés de la blende............................................ 196
- Grillage de la galène : système Huntington-Héberlein............................ 197
- Système Dwight-Loyd, Schlippenbach.............................................. 197
- Obtention de l’acide sulfurique............................................... 197
- Procédé des chambres de plomb................................................... 197
- Dispositions actuellement adoptées pour la construction des chambres............ 197
- Introduction de l’eau dans les chambres ; avantages de la substitution de l’eau à
- la vapeur..................................................................... 197
- Pulvérisateurs d'eau ; moyens de fonctionnement et emplacement des pulvérisateurs .......................................................................... 198
- Tours de Glover et de Gay-Lussac ; Glover Gaillard.............................. 198
- Mouvement des gaz ; enlèvement des poussières ; emplacement des ventilateurs.. 198
- Inconvénients d’une production trop intensive................................... 198
- Procédé Opl : historique; description; avenir du procédé.................. 199
- Fabrication de l’acide sulfurique par les procédés de contact................. 199
- Concentration de l’acide sulfurique............................................. 200
- Appareils en platine............................................................ 200
- Cornues en verre................................................................ 200
- Concentration en cascade : avec capsules en porcelaine ; avec capsules en silice
- fondue...................................................................... 200
- Appareil Kessler................................................................ 200
- Appareil Gaillard............................................................... 200
- Chapitre troisième : Les superphosphates.
- Matières premières employées pour la fabrication des superphosphates............ 202
- Phosphates français............................................................. 202
- Phosphates belges............................................................... 202
- Phosphates de Norvège et d’Espagne.............................................. 203
- Phosphates de Russie........................................................... 203
- Phosphates africains........................................................... 203
- Phosphates américains........................................................... 203
- Phosphates océaniens............................................................ 203
- Fabrication des superphosphates................................................ 204
- Mouture et tamisage des phosphates naturels..................................... 204
- Manutention................................................................... 204
- Extraction mécanique des superphosphates des fosses à réaction.................. 204
- Appareil Keller.............................................................. 204
- Appareil Milcli................................................................. 204
- Appareil Beskovv............................................................... 204
- Procédé Swenska................................................................. 20o
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-
-
- TABLE DES MATIERES
- 3l I
- Pages
- Appareil Wenk................................................................... 205
- Statistique delà production mondiale des superphosphates en 1911..........‘..... 205
- Chapitre quatrième: L’azote sous ses diverses formes d’exploitation industrielle.
- Introduction.................................................................... 206
- Fixation à l’état d’azote nitrique.............................................. 206
- Synthèse directe de Vacide nitrique par l’arc électrique, principe.............. 206
- Les principaux fours employés...................................................... 207
- Étincelle ou arc de faible durée ; système Bradley et Lovejoy................... 207
- Arc rectiligne : four Schonherr................................................. 207
- Arc en éventail : four Naville et Guye ; four Pauling ; four Helbig ............ 207
- Arc en disque : four Birkeland et Eyde.......................................... 207
- Arc rotatif : four Moscicki..................................................... 208
- Absorption des gaz nitreux, à l’état de nitrate de chaux : méthode de Nottoden ;
- procédé Schlœsing................................................................ 208
- Obtention de l'acide nitrique commercial : procédés de préparation directe :
- méthode de Naville et Guye...................................................... 208
- Déshydratation par le nitrate de chaux............................................. 208
- Procédés où la préparation de l’acide nitrique concentré se fait en deux phases :
- absorption à l’état d’acide dilué, suivie de concentration.................... 208
- Concentration par mélange de l’acide nitrique faible avec l’acide sulfurique et distillation: appareil Hrulfer ; prix de revient de l’acide concentré ainsi obtenu 209 Procédé du Swedisch Nitrite Syndicate; procédé Pauling ; procédé Brauer ; procédé
- d’innsbruck...................................................................... 209
- Procédé ayant pour but la production de l’acide nitrique fumant : procédé de la
- Société « Le Nitrogène >;........................................................ 210
- Autres produits nitrès susceptibles d’être fabriqués : péroxyde d’azote, nitrates
- divers, nitrophosphates, etc.................................................... 210
- Perfectionnements à apporter au procédé de fabrication de l'acide nitrique synthétique : augmentation du rendement des fours, suroxygénation de l’air, récupération de l’énergie calorifique..................................................... 210
- Prix de revient des produits synthétiques : calculs de M. Guye.................. 210
- Calculs de M. Flusin............................................................. 211
- Statistique : Usines en fonctionnement............................................. 212
- Usines en projet ou en installation............................................. 212
- Avenir de l’industrie de l’acide nitrique synthétique........................... 212
- Transformation de l’azote ammoniacal en azote nitrique :
- Procédé par catalyse : procédé Ostwaldt............................................ 213
- Méthode bactériologique : procédé Muntz et Girard; pratique du procédé.......... 213
- Ressources delà France pour l’exploitation du procédé........................... 214
- Obstacles qui s’opposent au développement du procédé............................ 214
- Fixation a l’état d’azote ammoniacal : synthèse directe ; procédé Haber......... 214
- Kssais de la Badische Anilin und Soda fabrik.................................... 215
- Avenir du procédé.................................................................. 215
- Production indirecte de l’azote ammoniacal : principe........................... 215
- Préparation de la cyanamide calcique............................................... 215
- Propriétés de la cyanamide calcique................................................ 215
- Obtention de l’ammoniaque, au moyen de la cyanamide ; production à l'état d’ammoniaque base ; production à l’état de sulfate d’ammoniaque : procédé Collet et Eckardt............................................................................. 216
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-
-
- 3l2
- TABLE DES MATIERES
- Pages
- Statistique de la fabrication de la cyanamide................................ 216
- Préparation* par les azotures : procédé Serpek : pratique du procédé, état actuel
- de l’exploitation du procédé............................................... 210
- Récupération de l’azote de quelques sous-produits industriels................ 217
- Récupération de l’azote des vinasses de distillerie : procédé d’Etïront; pratique du
- procédé . .................................................................... 217
- Etat de développement actuel.................................................... 217
- Préparation du sulfate d’ammoniaque par les procédés directs; principe....... 218
- Procédé Burkheiser ; description et exploitation................................ 218
- Procédé Feld ; principe......................................................... 218
- Exploitation.................................................................. 219
- Préparation industrielle de i’acide nitrique par les procédés chimiques...... 219
- Distillation à la pression atmosphérique; condensation par refroidissement à l’air. 220
- Condensation par refroidissement à l’eau........................................ 220
- Appareil Rohrmann, appareil Guttmann, appareil Hart............................. 220
- Appareil de Griesheim........................................................... 221
- Appareil Skoglund............................................................... 221
- Appareil de Vinterviken......................................................... 221
- Distillation sous pression réduite ; appareil Valentiner........................ 221
- Chapitre cinquième: La préparation industrielle de l'hydrogène, de l’oxygène
- et de l’azote à l’état pur.
- Introduction.................................................................... 223
- Hydrogène. — Préparation par des procédés' chimiques nouveaux : décomposition
- des solutions alcalines chaudes par le silicium (procédé Schuckert)........ 223
- Préparation au moyen du ferro-silicium, du mangano-silicium (procédé au silicol Jaubert) ; décomposition à chaud et à sec des alcalis par les composés du
- silicium (procédé à l’hydrogénite de Jaubert)................................. 223
- Procédés éleclrolytiques : importance de la production ...................... 224
- Procédés physiques : brevet de la Société Linde................................. 224
- Oxygène et azote : Pureté exigée pour leur emploi............................... 225
- Préparation de l’oxygène et de l’azote par les procédés de G. Claude : principe, compression de l’air ; dessication ; décarbonatation ; appareil de liquéfaction et
- de séparation............................................................... 226
- Fonctionnement d’une installation pour la préparation de l’oxygène.............. 226
- Fonctionnement d’une installation pour la préparation de l’azote................ 227
- Rendement et prix de revient des gaz obtenus................................. 228
- Chapitre sixième: Les gaz rares.
- Le néon......................................................................... 229
- QUATRIÈME PARTIE
- NOTICES SUR LES EXPOSANTS FRANÇAIS ET ÉTRANGERS DES CLASSES 112 ET 113
- A L’EXPOSITION DE TURIN.
- Classification : France ; pays étrangers........................................ 231
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-
- TABLE DES MATIERES 3l3
- Pages
- FRANCE
- Classe 112 : Collectivité de la Société chimique de France............. 232
- Collectivité de l’Institut de chimie appliquée......................... 253
- Ville de Paris : Laboratoire municipal, Laboratoire de toxicologie..... 258
- Autres Exposants de la Classe 112....................................... 258
- Classe 113 : Exposants français de cette Classe ; notices établies par ordre alphabé tique..................................................................... 262
- ALLEMAGNE
- Notices concernant les Exposants des Classes 112 et 113 réunies........ 273
- ANGLETERRE
- Exposants des Classes 112 et 113 réunies............................... 277
- AUTRICHE-HONGRIE
- Exposants des Classes 112 et 113 réunies............................... 284
- BELGIQUE
- Classe 113................................................................. 285
- ITALIE
- Exposants des Classes 112 et 113 réunies........... ................... 286
- Table alphabétique des Exposants.......................................... 297
- Table des matières......................................................... 303
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- exposition internationale
- des INDUSTRIES ET DU TRAVAIL DE TURIN 1911
- GROUPE XVIII-B
- CLASSE 114
- Procédés d’épuration des eaux industrielles et de rebut.
- Gaz comprimés et liquéfiés. Production du froid : Machines frigorifiques à air comprimé, à gaz comprimés, etc.
- Glace et glacières.
- CLASSE 115
- Distillation de l’anthracite, du bois, des huiles minérales et des schistes bitumineux ; leurs dérivés immédiats (goudron, eaux ammoniacales, phénols, naphtalines, benzène, antrhacène, acide acétique, alcool méthylique, etc.). Gaz d’éclairage Dérivés du cyanogène.
- Conservation, durcissement et incombustibilisation du bois.
- Rapport de M. Paul MALLET
- Comité Français des Expositions à
- l’Étranger
- 42, Rue du Louvre, 42
- 1912
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- CLASSE 114
- Président : Vice-Président :
- Rapporteur : Membre :
- MEMBRES DU JURY
- M. Ravenne (Dr Pbil.-Louis), de Berlin.
- M. Carboaelli (Carlo-Emilio), ingénieur de l’Ecole navale supérieure de Gênes.
- M. Cinzio-Barosi, ingénieur, Turin.
- M. Lachery (Léandre), fabricant de produits chimiques, à Livry (France).
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- RÉCOMPENSES
- Hors Concours.
- Lachery (L.), Livry. Dynamite Nobel, Avigliana.
- Grands Prix.
- Conteneau, Godard et Collignon, Paris.
- Denniel et Cie, Paris.
- Société des Moteurs Otto, Paris.
- Freundlich (A.), Dusseldorf.
- « Isola » Gesellschaft für Warne und Kalte, Berlin Barbiéri Gaetano e C°. Castelmaggiore.
- Candia Dottor e C°. Milan-Naples.
- Chemins de fer de l’Etat, Rome.
- Fonderia del Pignone (Société Anonyme), Florence.
- Diplômes d’Honneur.
- Haege (L.), Offenbach-s./-Mein.
- Cberbayer Isohermulle, Torfstreuwerk Bocksberge, Sïgg. Otto e C°, Turin.
- Rigo Agostino, Gênes.
- ^era.tors Ltd, Londres.
- (France).
- (Italie).
- (France).
- (Allemagne).
- (Italie).
- (Allemagne). Munich. —
- (Italie).
- (Grande-Bretagne).
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Médailles d’Qr.
- La Frigorifique, Paris.
- La Frigorifique de l'Alimentation, Paris.
- La Frigorifique de Bordeaux.
- Graf Wilhelm, Berlin.
- Maschinenbau Actiengesellsciiaft, Marktredwitz. Passburg (Émile), Berlin.
- Senssenbrenner (G.), Dusseldorf.
- Fabbrica Crodotti Phimici, Pordenone.
- Bossetti Ing. (Giuseppe), Milan.
- Médaille d’Argent.
- (France).
- (Allemagne).
- (Italie).
- Da-Bin (Valentino), Padoue.
- (Italie).
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- CLASSE 114
- Les industries réunies dans la Classe n4 peuvent être réparties en trois catégories :
- L’épuration des eaux de déchet ;
- La production du froid ;
- Les gaz comprimés.
- ÉPURATION DES EAUX DE DÉCEIET
- L’épuration des eaux de déchet, sujet aussi vaste qu’important, a été à peine représenté.
- SOCIÉTÉ L’EXPURGINE
- A exposé un produit qui porte son nom et qui a été composé par M. Lachehy, à Livry. Mais c’est, d’après les usages que lui attribuent ses fabricants, bien plutôt un désincrustant qu’un produit apte à épurer les eaux de déchet, et il n’est rien dit sur sa composition.
- PRODUCTION DU EROID
- L’industrie du froid a pris une telle extension dans le domaine industriel proprement dit et surtout dans le domaine alimentaire, qu’elle a donné lieu à un congrès spécial, qui s’est tenu tout récemment sous le nom de « Congrès du froid » et qu’elle a fait l’objet du discours inaugural de M. Rey, lorsque, l’an dernier, il a été installé comme Président des
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Ingénieurs civils de France. Elle est donc assez connue de tout le monde pour qu’il soit superflu d’exposer quelle est sa situation.
- Quelqu’importantes que soient les applications du froid au point de vue industriel, quelqu’intéressantes qu’elles deviennent lorsqu’il s’agit par exemple de la dessiccation de l’air destiné aux hauts fourneaux, celles qui concernent la conservation des denrées alimentaires ont pris l’ampleur la plus considérable, puisqu’elles révolutionnent l’alimentation ; aussi est-ce vers elles que les constructeurs se sont le plus tournés, et est-ce à propos d’elles qu’il y a le plus grand nombre d’applications.
- L’Exposition de Turin ne révèle pas de nouveautés en ce qui concerne les moyens producteurs du froid. Il va sans dire que ceux qui consistent dans l’emploi de mélanges ne figurent pas et que les seuls procédés industriels auxquels on a recours résident dans la détente des gaz.
- Lorsque l’on a commencé, il y a quelque soixante ans, à produire de la glace artificielle, les appareils domestiques ont eu un certain succès. On a vendu beaucoup de glacières de ménage Toselli, qui produisaient du froid par la dissolution du nitrate d’ammoniaque dans l’eau et des appareils plus parfaits, comme conception et comme économie, dus à M. Carré; mais ceux-ci recouraient déjà à la détente du gaz ammoniac.
- Depuis que la fabrication de la glace a pris un développement colossal, on a moins intérêt à la fabriquer soi-même. Il est encore des cas, néanmoins, où l’on trouve utilité ou nécessité à le faire; aussi se vend-il encore des appareils domestiques qui fonctionnent sans l’intervention de la force motrice. La maison Le Soufaché (anciennement Mignon et Rouart) construit encore, par an, 200 appareils dits domestiques.
- On peut, cependant, on doit même citer un appareil fort ingénieux et un peu nouveau qui, tout en nécessitant l’intervention d’une force motrice, peut être considéré comme un appareil presque domestique, à cause de la simplicité de son fonctionnement et de son entretien.
- Il est dû à M. Audiffren ; il est construit par M. Singrun, cl’Epinal.
- C’est un appareil continu à compression.
- Il ne comporte aucun presse-étoupe, tout le mécanisme et tout le fonctionnement étant logés dans une enceinte complètement fermée.
- Cette enceinte tourne autour de deux paliers complètement intérieurs. Sur l’axe idéal de ces deux paliers, prolongé à l’intérieur'de l’enceinte, est celui du vilebrequin cl’une pompe, dont le cylindre est maintenu en position fixe grâce à une masse suffisamment lourde. Il résulte de cette disposition que la pompe fonctionne comme si le cylindre était fixe et le vilebrequin actionné de l’extérieur.
- L’appareil comporte encore des détails ingénieux qui intéresseront ceux qui s’occupent spécialement de ces questions.
- Les appareils industriels qui recourent à la détente des gaz fonctionnent soit par dissolution du gaz détendu, soit par sa compression. Ils n’ont guère
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- CLASSE II4- -- ÉPURATION DES EAUX, PRODUCTION DU FROID
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- été modifiés depuis quelques années. Ils usent de l’ammoniaque ou de l’anhydride sulfureux pour les froids moyens, de l’anhydride carbonique pour les froids plus intenses. Ils emploient, lorsqu’il s’agit de NII3, tantôt la méthode par dissolution, tantôt celle par compression. La seconde est souvent choisie comme plus simple. Des constructeurs autorisés pensent que la première est plus économique.
- Si les moyens de produire le froid ne se sont guère transformés depuis quelques années, il n’en a pas été de même quant à son emploi, qui a pris une immense extension et a réalisé des progrès sensibles.
- Un des plus importants, en ce qui concerne la conservation des denrées, consiste à ne plus placer les frigorifères dans les locaux où sont logées les matières alimentaires à conserver. On les place à part, dans un local où est retenue, sous forme de glace, l’eau contenue dans l’air, et il en résulte que les denrées sont soustraites à l’humidité.
- L’industrie du froid était représentée non seulement par des constructeurs, exposant en même temps que des machines à froid des plans d’installations frigorifiques faites par eux, mais par des entreprises exploitant l’industrie du froid.
- Dans la Section française, le Syndicat général de l’industrie frigorifique avait groupé :
- i° Les Entrepôts généraux frigorifiques de la Banlieue de Paris ;
- 2° La Frigorifique de la Yillette ;
- 3° Les Frigorifiques de l’Alimentation de la Bourse du commerce ;
- 4° Les Frigorifiques de Bordeaux ;
- 5° La Société lyonnaise dl froid industriel a Lyon.
- Les divers documents et spécimens exposés dans ce stand collectif démontraient l’importance de l’industrie du froid, les résultats qu’elle a obtenus, les services qu’elle rend.
- On voyait dans ses vitrines :
- Pêches, prunes, brugnons du Cap ; pommes et poires de Géorgie et de Californie ; pommes du Canada et de la Tasmanie ; fruits et raisins de l’Argentine ; lapins et lièvres d’Australie et de la Nouvelle Zélande ; beurres de même provenance; volailles de Russie; œufs liquides de Chine ; viandes d’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de l’Argentine, des États-Unis, du Canada, de Madagascar.
- DENNJEL ET Cie (Anciens Établissements GARNOT ET Cie) Vitry-sur-Seine
- Exposent des isolants en liège aggloméré.
- Les isolants ont une importance de premier ordre dans la production du
- froid.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- La Maison Denniel est donc très bien classée ; mais elle ne signale rien d’intéressant au point de vue technique.
- LE SOUFACHÉ ET FÉLIX 66, Quai Jemmapes, à Paris U sine à Montluçon.
- MM. Le Soufaciié et Félix exploitent les anciens établissements Mignon et Rouart, qui ont eu l’honneur de construire les premiers appareils Carré et les premiers appareils industriels.
- Fait véritablement digne d’être signalé: les appareils domestiques qu’elle construit sont les mêmes que ceux que construisaient MM. Mignon et Rouart il y a plus de cinquante ans.
- Le premier type d’appareil industriel imaginé par M. Carré était à absorption (sauf les détails qui ont été considérablement perfectionnés, ce type est encore construit sans modification de principe) et il en est livré d’importantes quantités.
- La Maison Mignon et Rouart, quoique créatrice de ce type, est entrée dans la voie des appareils à compression où d’autres l’avaient précédée.
- CONTENEAU, GODART ET COLLIGNON
- MM. Conteneau, Godart et Collignon ont exposé un appareil perfectionné pour la préparation du fluor qui reproduit l’appareil primitif, avec lequel l’illustre et regretté Moissan a isolé ce métalloïde.
- La relation qu’il a avec la Classe n4 consiste dans l’emploi d’un mélange réfrigérant d’acide carbonique solide et d’acétone.
- BAZZ1 ET C!e Milan.
- La Maison Bazzi et Cie, de Milan, construit spécialement des frigorifères rotatifs du système (< Audiffren Singrun ». Elle a surtout exposé en dehors de la Classe n4, à l’Hôtel Moderne, à l’Exposition du lait, etc.
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- CLASSE II4•
- ÉPURATION DES EAUX, PRODUCTION DU FROID
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- GAE7ANO BARBIERI ET C,e Castelmaggiore, près Bologne.
- Maison de construction fondée en i83o, qui, en 1898, a créé une branche de machines et d’installations frigorifiques.
- Elle a exposé des notes et des tableaux indiquant les appareils qu’elle construit et les installations frigorifiques qu’elle a faites.
- Elle ne fournit aucune indication sur les détails de ses appareils.
- Elle occupe environ 260 ouvriers et employés et construit pour 2.000.000 de lires de matériel.
- Les installations frigorifiques qu’elle a exécutées sont susceptibles de produire, toutes réunies, par heure, 0.282.000 kilos de glace.
- SENSSENBRENNER Dusseldorf-Ober-Cassel.
- N’a exposé que des appareils domestiques dénommés « Eskimo ».
- Les renseignements fournis sont plus que sobres.
- Ils disent que « la machine Eskimo » permet de fabriquer un bloc de 1 1/2, 3, 6, 9, 12 kilos par opération ; que la nouveauté et le singulier de la machine sont prouvés parce qu’elle est brevetée en plus de 20 Etats.
- Pas d’autre explication.
- GAZ COMPRIMES
- Comme l’exposition de gaz comprimés n’aurait en elle-même aucune signification, on ne pouvait, à leur propos, qu’exposer les appareils qui servent à cette compression ou les résultats que l’on obtient par l’usage des gaz comprimés.
- Ees compresseurs sont des appareils essentiellement mécaniques, dont 1 étude n’a pas sa place dans un Rapport sur les choses de la chimie. Du reste, ils ont dû, certainement, être décrits dans les Classes qui s’occupent des machines.
- Quant aux gaz comprimés, ils sont susceptibles de différents usages? notamment comme transmetteurs d’énergie et comme agents de refroidissement.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Leur emploi, au premier usage, ressort encore au premier chef du domaine de la mécanique qui n’est pas le nôtre. Quant au second, il rentre dans le 2° des objets de la Classe : « La production du froid ».
- SOCIÉTÉ ANONYME DE LA FONDERIE DE P1GNONE
- Florence.
- Comme beaucoup d’autres constructeurs, cette Maison a exposé des compresseurs à gaz ne présentant pas de caractère particulier.
- PASSBURG
- Berlin.
- La Maison Passburg, de Berlin, étudie des appareils destinés à la dessiccation et à la production du froid. Elle fait construire des compresseurs et des machines à glace, ainsi que des appareils destinés à opérer la dessiccation dans le vide. Elle se réclame pour ceux-ci d’un mérite de priorité.
- Les appareils à dessiccation dans le vide sont intéressants, mais ils ne font pas partie du programme de la Classe n4-
- Les compresseurs exposés par M. Passburg sont construits par la Maison Beyer, d’Enfurt.
- Ils sont, en général, à deux cylindres, qui peuvent marcher soit en cascade, soit conjugués.
- A. FREUNDL1CH Dusseldorf.
- La Maison A. Freundlich, de Dusseldorf, a exposé des compresseurs à ammoniaque qui ne diffèrent guère des types courants. Ils sont à double effet et à soupapes très légères.
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- CLASSE 115
- MEMBRES DU JURY
- Le Jury de la Classe n5 était composé comme suit :
- France : MM. Mallet et Chamon.
- Angleterre : M. Macnab, chimiste, Londres.
- Italie : M. Antonio Burzio, ingénieur, Turin.
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- RECOMPENSES
- Hors Concours.
- Compagnie Continentale des compteurs, Paris.
- (France).
- Compagnie pour la farrication des compteurs et matériel d’usines a gaz, Paris. —
- Mallet (Paul), Paris. —
- Pagès, Camus et C,e, Paris.
- Société anonyme de carronisation, Paris. —
- Compagnie anonyme continentale, Milan. (Italie).
- Société Aga, Stockholm. (Suède).
- Diplômes d’Honneur.
- Société des appareils Fournier, Paris. Pearson William Ltd.
- (France). (Grande-Bretagne).
- Grands Prix.
- Picard (P.), Paris.
- British Cyanides C° (The).
- Gas Light & Coks C° (The).
- Head Holliday & Sons Ltd, Huddersfîeld. SCOTTISH MINERAL OIL ASSOCIATION, GlaSgOW. Gilson Br6™ Bobbin C° Ltd, Liverpool. Pa.doni (Antonio), Castello sopra Lecco.
- (France). ( Grande-Bretagn e).
- (Italie).
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Médailles d’Or.
- Williams Br°'s & C°, Il ou n slow.
- Ferraris (Alberto-Mario), Turin.
- MlSüRATORI ED APPLICAZIONI GAZ ED ACQUA, Turin.
- Clalsen e C°, Montevideo.
- Médailles d’Argent.
- Girou (G.), Paris.
- Whalley’s sanitary fluid Gy, Londres. Bergagna (Giuseppe), Lantzo Torinese. Lastond Acqui.
- Lecco (T.) et Cie, Turin.
- Médaille de Bronze.
- (Grande-Bretagne).
- (Italie).
- * (Uruguay).
- (France).
- (Grande-Bretagne).
- (Italie).
- Ecole d’agriculture, Bangkok
- (Siam).
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- CLASSE 115
- Le titre de la Classe ii5, tel au moins qu’il figure dans certaines désignations officielles, est incorrect et incomplet.
- La distillation de l'anthracite ne peut présenter aucun intérêt, puisqu’il contient de très faibles quantités de matières volatiles, et si, d’aventure, il est soumis à une distillation, ce n’est pas pour lui-même. Le fait se produit lorsque, dans la fabrication du coke métallurgique, on mêle de l’anthracite à des charbons trop riches en matières volatiles ; mais il est accessoire.
- Le titre ne vise pas la houille, mais tout le monde a compris que c’était par omission, et les industries ayant pour but ou pour origine la distillation de la houille, ont tenu la plus grande place dans toutes les expositions de la Classe n5, à quelque nation qu’elles appartinssent. Celle du bois a, au contraire, été fort restreinte en tant que nombre d’Exposants ; quant aux huiles minérales, elles ont été fort modestement représentées, malgré l’intervention de la Standard Oïl Cy, sur laquelle il ne nous a été fourni, du reste, aucun renseignement.
- L’ordre adopté à Turin a rangé, dans la même Classe, les produits fabriqués avec les procédés de fabrication et d’emploi. Il diffère de celui que nous avons connu dans des Expositions précédentes, et notamment en 1889 et en 1900, à Paris. Ce dernier nous paraissait plus logique.
- Nous répartirons en quatre catégories les industries réunies dans cette Classe et nous examinerons successivement :
- La distillation de la houille ;
- — du bois ;
- — des schistes bitumineux ;
- Les appareils de fabrication du gaz.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- DISTILLATION DE LA HOUILLE
- Elle comprend, cela va sans dire, ce que l’on appelle, en termes industriels, la carbonisation, c’est-à-dire une distillation appropriée à la fabrication du coke métallurgique. Autrefois, la distillation proprement dite et la carbonisation étaient fort différentes, la dernière s’effectuant sans recueillement ni traitement des gaz produits ; mais, progressivement, les deux opérations se sont rapprochées. On a commencé par recueillir les gaz des fours à coke pour en extraire le goudron et l’ammoniaque, sauf à les brûler ensuite dans les carneaux des fours ; puis l’on a changé les dimensions et les formes de ceux-ci, de manière à rétrécir l’épaisseur du saumon de coke ; et, enfin, par diverses dispositions dont nous parlerons à propos des types exposés, on a hâté considérablement la durée de la distillation, qui se réalise maintenant en une durée qui varie de vingt à trente-deux heures. Il en est résulté deux faits importants :
- i° Autrefois, lorsque la carbonisation durait soixante-douze heures, les produits volatils étaient dissemblables de ceux du gaz (ils ne contenaient ni acide phénique ni benzol). Ils sont maintenant presque identiques ;
- 2° La quantité de gaz produite est bien supérieure à ce qui est nécessaire pour produire la distillation, aussi arrive-t-on maintenant, dans beaucoup de cas, à disposer de i3o à i5o mètres cubes de gaz par tonne de houille, en dehors de celui employé à la carbonisation.
- De son côté, la distillation des usines à gaz se modifiait.
- Pendant huit ans, elle n’avait pas réalisé d’autres améliorations que le remplacement des cornues en terre réfractaire par les cornues en fonte, lorsqu’il y a vingt-cinq ans, M. André Coze eut la très ingénieuse idée de substituer des cornues inclinées aux cornues horizontales. De l’autre côté du détroit, on a beaucoup d’idées industrielles et on aime à se figurer qu’on a été le précurseur de toutes choses ; aussi, quand l’invention de M. André Coze se fit connaître et s’affirma, y prétendit-on que des citoyens de la Grande-Bretagne l’avaient essayée avant lui. D’abord Murdach, que l’on citait comme avant essayé des cornues inclinées, n’avait fait qu’essayer, sans réussir, ce qui n’a qu’une valeur réduite en industrie, et ensuite il l’avait fait dans des conditions toutes différentes de celles qu’a réalisées M. André Coze. La sole de sa cornue avait une pente telle qu’elle se remplissait complètement, tandis que M. Coze lui a donné juste l’inclinaison nécessaire pour que le charbon s\ étale en épaisseur uniforme.
- On peut dire que c’est à partir de l’application des cornues inclinées que
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- CLASSE I I 5.
- DISTILLATION DES MATIERES GAZEIFIABLES
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- l’on s’est ingénié à modifier de toutes façons l’antique procédé de la distillation. Coup sur coup, on a, en Angleterre, créé des machines à charger et à décharger. Puis sont venus :
- Le très élégant procédé de chargement par lancement de M. de Brower;
- Le déchargement par repoussoir emprunté aux fours à coke ;
- Les cornues verticales de M. Bueb, dont la similitude est grande avec les fours à coke Appolt;
- Les fours dits « à chambre » qui ne sont en somme que des fours à coke que l’on a fortement inclinés au prix d’une très forte dépense, ou des cornues Coze dont on a augmenté les dimensions.
- Cette dernière disposition a rapproché d’une façon absolue la distillation et la carbonisation de la houille. Il en résulte que les constructeurs qui faisaient des fours à coke font des fours à gaz et inversement.
- *
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- Les Maisons qui ont exposé pour des fours, soit à distillation, soit à carbonisation, sont :
- SOCIÉTÉ DE CARBONISATION
- La Société de carbonisation (ci-devant Carvès et C'e, ci-devant Latrade ET C,e, ci-devant Knab et Cie) s’est occupée, depuis fort longtemps, de la carbonisation de la houille en vase clos.
- Elle fut fondée il y a quelque 60 ans par Knab, ancien répétiteur à l’Ecole Centrale. Ce fut lui le premier qui carbonisa en fours clos la houille destinée à la fabrication du coke.
- La Société de carbonisation modifia les fours primitifs, de manière a réduire la durée des opérations, à élever la température de la niasse et à faire du coke plus dur. Elle appliqua à cette industrie, il y a ans environ, l’utilisation de la chaleur des fumées pour échauffer l’air destiné à la combustion et le recueillement du benzol. Pendant de longues années elle a été presque seule à pratiquer la carbonisation en vase clos ; e'le le fit sur une petite échelle, se heurtant à des préjugés qui semblent niaintenant inexplicables. Il faut reconnaître que ce n’est que du jour où des Maisons allemandes et belges s’occupèrent de ce sujet, qu’il se perfectionna complètement et se développa.
- La Société de carbonisation a, en Angleterre, une filiale : la Simon Larves, dont elle est le principal intéressé.
- Elle est non seulement constructeur de fours, mais exploitante.
- Elle signale qu’elle a été exploitante à Terrenoire et à Bessèges, à la
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Viscaya (Espagne); qu’elle l’est encore à Tamaris (Gard), à Trignac (Loire-Inférieure), à La Felguera, Mieres, La Pereda (Asturies), à Peha-Roya (province de Cordoue), à Tcherbinofka (Donetz).
- Les notes remises par la Société de carronisation indiquent qu’elle applique dans ses installations les dispositions suivantes :
- fours. — Ses fours sont maintenant tous construits avec carneaux verticaux; presque toujours avec récupération de chaleur par le procédé des empilages et du renversement dans la marche des fumées et de l’air à travers les empilages ; avec alternance dans le sens du passage des gaz à travers les carneaux de chauffage.
- Lavages, condensation. — Elle n’introduit pas du tout d’eau pure pour le lavage des gaz, de sorte que la quantité d’eaux ammoniacales à traiter est réduite à celle qui provient de la condensation. L’ammoniaque restant est absorbé par un lavage par l’acide sulfurique dans des colonnes en plomb.
- Des condensateurs à choc inobstruable arrêtent les dernières portions de goudron, avant le lavage à l’acide.
- La Société de carbonisation indique aussi que, depuis que certaines usines à gaz distillent leur houille dans des fours à coke, elle s’adonne à la construction de fours à coke pour usines à gaz.
- P. MALLET
- Il ne convient pas à un Rapporteur de s’étendre longuement sur son exposition et encore moins de la vanter. C’est sous l’empire de ces deux considérations que nous parlerons de la nôtre.
- Nous avons exposé :
- Dessins d'appareils : pour le recueillement et la rectification des benzols ; pour la régénération des liqueurs ammoniacales dans la fabrication de la soude à l’ammoniaque; pour la distillation des eaux ammoniacales de gaz et de fours, en vue de la fabrication du sulfate d’ammoniaque, de l’alcali volatil, des eaux concentrées ; pour les traitements des eaux vannes en vue de l’extraction de l’ammoniaque ; pour la distillerie de goudrons.
- Un condensateur à choc inobstruable.
- Recueillement et distillation des benzols. — Le recueillement des benzols s’applique aux cokeries. Il comporte : i° le lavage par de l’huile lourde de bouille (de préférence les huiles rouges) ; .2° la vaporisation de ces huiles pour en extraire le benzol. Cette seconde opération, dans les installations exposées, est faite dans des appareils continus, de façon que les produits en provenant soient classés par ordre de volatilité du premier coup. Ce résultat est obtenu en analysant les vapeurs dans des colonnes successives maintenues à températures constantes. Il résulte de cette façon d’opérer que,
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- lorsque les produits n’ont pas besoin d’être raffinés, ils peuvent servir tels quels. Tel est le cas du benzol destiné à l’enrichissement du gaz, tel pourrait être très souvent celui employé dans les moteurs tonnants.
- Quand les produits doivent être plus soignés, on les traite à l’acide sulfurique et à la soude, puis on les rectifie.
- Alors, comme on agit sur des masses plus faibles, on emploie des colonnes discontinues, chauffées aussi à la vapeur ; mais comme les derniers produits passent à des températures qui nécessiteraient des pressions de vapeur considérables, on fait dégager les vapeurs distillées dans le vide, ce qui abaisse suffisamment la température d’ébullition, pour que l’on puisse la provoquer par de la vapeur à une pression acceptable.
- Ces appareils, pour la rectification continue des hydrocarbures, ont été installés pour la première fois il y a quelque 20 ans, à l’usine de Colombes, pour la rectification des essences de pétrole.
- Distillation des liqueurs ammoniacales. — Les soudières à l’ammoniaque produisent des liqueurs qui contiennent du chlorhydrate et du carbonate d’ammoniaque. Il faut en chasser le carbonate et en dégager l’ammoniaque pour que l’un et l’autre resservent dans d’autres parties du cycle, c’est-à-dire dans la formation du bicarbonate de soude au sein d’une liqueur contenant du chlorure de sodium, de l’ammoniaque et de l’acide carbonique. Le départ du carbonate d’ammoniaque se produit par simple distillation dans une colonne supérieure, le dégagement de l’ammoniaque contenu dans le chlorhydrate s’effectue dans une colonne inférieure agitée dans laquelle on introduit de la chaux.
- Les dessins exposés représentent :
- Des colonnes de 3 m. 76 de diamètre, passant à l’heure 3o à 33 mètres cubes de liqueur à traiter, qui ont été installées en Wurtemberg.
- Les colonnes inférieures, dans lesquelles il y a action de la chaux sur les liquides, sont agitées du haut en bas, suivant un type et une idée dont le Rapporteur est initiateur.
- Des colonnes moins grandes, mais encore importantes, ont été fournies à des cokeries, diamètre = 2.400.
- Dans ces divers appareils, l’épuisement en ammoniaque est poussé à 0 gr. 02 par litre, soit : 2/100.000.
- Lorsque ces appareils sont destinés à la fabrication des eaux concentrées, les eaux ammoniacales, avant d’être distillées, sont soumises à la dissociation, c’est-à-dire à une température et à des conditions telles qu’elles abandonnent des quantités importantes d’acicle carbonique sans dégager sensiblement du gaz ammoniac qui, du reste, est recueilli.
- Cette dissociation peut être aussi intense que possible et, pour ne pas laisser dégager de quantités sensibles d’ammoniaque, doit être méthodique. Elle est effectuée dans des appareils à double effet, composés de deux C(]lonnes concentriques ; dans l’une descendent les eaux ammoniacales, dans
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- l’autre montent les vapeurs provenant de la distillation. 11 est donc un dissociateur-analyseur.
- Les plans exposés représentent des installations faites, pour la fabrication de l’alcali, à la Badische-Anilin, chez MM. Kunlieim de Berlin, chez MM. Harmann et Holden de Manchester, à Varsovie chez la Deutsche Continentale Gaz Gesellschaft.
- Dans la fabrication de l’alcali, les colonnes agitées sont particulièrement utiles puisqu’on y emploie de fortes quantités de chaux. La dissociation est également avantageuse, puisqu’elle ménage la quantité de chaux à employer.
- Traitement des matières de vidange. — A figuré, dans cette exposition, le dessin d’une installation complète pour le traitement des matières de vidanges, qui a été exécutée à Bordeaux, Toulouse, Angers, Reims, Limoges, Colombes (Seine), Clermont-Ferrand.
- On y traite les matières tout venant, ce qui offre le grand intérêt de supprimer la dessiccation des parties solides qui, de quelque façon qu’elle soit faite, est repoussante, mal odorante, quelquefois malsaine. Ce résultat n’a pu être obtenu qu’avec des colonnes agitées. Même lorsqu’on distille des liquides éclaircis dans des colonnes non agitées, et même lorsque l’on n’y introduit pas de chaux (ce qui est fâcheux tant au point de vue du rendement que de l’épuration des liquides), ces colonnes s’obstruent assez rapidement à cause de la coagulation des matières tenues en suspension. A fortiori, il en est ainsi lorsque l’on emploie de la chaux, et encore plus lorsque l’on distille le tout venant.
- Des colonnes agitées, passant du tout venant, fonctionnent dix-huit mois sans qu’on les arrête pour nettoyage.
- Le traitement des matières de vidange n’est pas sans quelque intérêt. Si on ne le pratique pas, les vidanges sont écoulées à l’égout ou déversées à tort et à travers, ou employées comme engrais direct. Ces trois solutions ne constituent ni l’une ni l’autre un idéal. Le tout à l’égout, cher aux architectes, a été critiqué sévèrement par ceux qui ont le droit de parler au nom de l’hygiène et notamment par l’illustre Paul Brouardel. Il complique gravement l’épuration des eaux d’égout, qui est déjà, par elle-même, assez grosse d’embarras de toutes sortes. L’épandage clandestin est tout ce qu’il y a de plus condamnable et dangereux. Quant à l’épandage régulier, il l’est encore beaucoup lorsqu’il s’applique à des végétaux destinés à être mangés crus ou partiellement cuits. D’ailleurs, les épandages de matières non stérilisées par la chaleur (comme elles le sont dans la distillation) offrent bien souvent des dangers, parce qu’une partie peut aller retrouver des nappes destinées à l’alimentation.
- Distillation des goudrons. — Dans la même exposition figurent des dessins d’usines créées pour la distillation de goudron de houille.
- Voici quelques particularités de ces dessins :
- La distillation s’opère en deux phases.
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- Dans la première, le goudron est chauffé par les produits provenant de la distillation de la seconde, d’une façon progressive, qui évite les débordements et les émulsions. Il est ainsi dépouillé de son eau (il y en a toujours) et de ses huiles légères.
- Dans la seconde phase, le goudron est chauffé à feu nu. La chaudière est munie d’un agitateur creux. On le met en mouvement dès le commencement de la distillation ; on y introduit de la vapeur quand la température des vapeurs dépasse 25o. Elle sort par les pales d’agitation, divise la masse qui est pâteuse ; elle facilite le dégagement des produits distillés ; elle abaisse la température de départ ; elle préserve les fonds des chaudières en prévenant les dépôts de carbone adhérent.
- Condensateur à choc inobstruable. — Le condensateur à choc a été créé, il y a une quarantaine d’années, par Pelouze et Audouin. C’est un outil fort ingénieux, qui a rendu de forts sérieux services.
- Il comporte un inconvénient. Lorsque la condensation a été effectuée dans des conditions telles qu’il reçoit une quantité de naphtaline un peu importante par rapport à celle des hydrocarbures liquides, il se bouche.
- En le faisant tourner dans un bain d’huile lourde, on remédie à cet inconvénient.
- COMPAGNIE FRANÇAISE DE CONSTRUCTIONS DE FOURS 32, rue Grange-aux-Belles.
- Cette Société, récemment constituée, est constructeur de fours et fabricant de produits réfractaires.
- Elle construit des fours de tous systèmes et s’est appliquée particulièrement, depuis quelque temps, à propager les fours Coze, à cornues inclinées; les fours Bueb, à cornues verticales ; les fours Ries, à chambres inclinées. Elle fait pour leur placement des entreprises complètes de construction d'usine.
- Elle a construit ou construit actuellement, en France ou en Italie, 102 fours Ries, 370 cornues verticales Bueb.
- Son usine à produits réfractaires est située à Lyon-Vaise. Elle y a été créée, il y a plus d’un demi-siècle, par M. Bousquet, et a été gérée, pendant longtemps, par MM. de Lachomette et Villiers, qui lui avaient fait acquérir one réputation étendue et méritée, notamment pour la fabrication des cornues.
- Elle produit des matériaux réfractaires de qualité supérieure, dont la résistance égale celle du cône Seger n° 36.
- Elle fournit une grande quantité d’usines à gaz, non seulement en France, oiais en Italie et en Suisse.
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- Elle occupe une surface de 4 hectares 1/2 et emploie une force motrice de i5o kilowatts.
- La Compagnie des fours emploie 18 ingénieurs, 600 à 700 dessinateurs, employés et ouvriers.
- MAISON PICARD
- La Maison Picard, ci-devant Derval. ci-devant Radot, a appliqué les types de gazogènes et de récupérateurs de l’éminent ingénieur feu Lencau-chez, c’est-à-dire : gazogènes à barrages, récupérateurs système Chaussenet, qui sont d’excellents types.
- Elle a fait de nombreuses installations, bien appréciées en France, en Belgique, en Italie, en Espagne.
- SOCIÉTÉ D’ÉCLAIRAGE, CHAUFFAGE ET FORCE MOTRICE
- La Société d’éclairage, chauffage et force motrice éclaire 83 communes contenant i.o3i.4oo habitants.
- En 1906, elle avait, au début de son exploitation, émis dans l’année..................... 51.513.000 mètres cubes
- Elle a émis, en 1909....................... 86.886.000 —
- — en 1910....................... 98.794 816 —
- La longueur de ses canalisations est de 2.182 kilomètres.
- Elle n’a qu’une seule usine, située à Gennevilliers, qui refoule le gaz dans deux sous-stations, à Boulogne et Alfortville, où sont installés des gazomètres de 60.000 mètres cubes.
- Le gaz est puisé dans un certain nombre de ces gazomètres pour être envoyé à haute tension, c’est-à-dire sous une pression de plusieurs mètres d’eau à des centres de distribution d’où il est réparti par des détendeurs régulateurs. C’est la première fois, en France, que ce système de distribution a été adopté d’une façon aussi complète et aussi importante.
- L’usine de Gennevilliers reçoit tous ses charbons par eau, soit environ Soo.ooo tonnes. Elle en fait le déchargement dans des conditions de célérité qui méritent d’être signalées et imitées.
- Le charbon est mis en tas-magasins, au moyen de trois grands ponts roulants, les premiers établis en France.
- La distillation du charbon s’effectue de deux façons : des ateliers sont munis de cornues horizontales, d’autres de fours à chambres inclinées. Les cornues horizontales sont chargées avec des machines de Brouwer.
- Le coke qui en sort est conduit par des appareils divers dans des trémies
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- d’extinction en ciment armé. Mais, afin que le rallumage ne se produise pas dans ces magasins de passage, il est d’abord étalé sur des volets (dits basculo-extincteurs) où il se refroidit et s’éteint complètement.
- La mise en magasin du coke se fait également au moyen de grands ponts
- roulants.
- En outre des ponts transbordeurs destinés à la manutention des cokes et des houilles, ceux-ci sont transportés suivant les endroits et les besoins, ainsi que tous autres matériaux, par un réseau ferré qui comporte 5 locomotives, 4o wagons.
- Les eaux ammoniacales sont traitées en vue de la fabrication du sulfate d’ammoniaque. Les goudrons sont distillés pour l’obtention de leurs produits immédiats.
- Un certain nombre d’épurateurs sont munis de joints secs.
- La Société d’éclairage, chauffage et force motrice est la première en France qui se soit lancée dans l’adoption de toutes les nouveautés. Elle a donné un exemple qui commence à être suivi.
- GAS LIGHT AND COKE Cy
- Le Gas Light and Coke Cy est la plus grande de F Angleterre.
- Elle n’a fourni aucun document sur ses usines de distillation de la houille.
- En ce qui concerne ses sous-produits, elle s’est bornée à une exposition et à une énumération de ce qu’elle fabrique :
- Goudron raffiné pour les routes, huile brute pour l’éclairage, benzol 900/0, benzol pur, sel d’aniline, solvent naphta, naphta lourd, acide carbolique brut, acide carbolique pour désinfection, poudre désinfectante, acide carbolique 39-40 (phénol), cristaux à détacher, cristaux liquéfiés, acide picrique, crésol, acide carbolique liquide blanc, créosote soluble, naphtaline à divers degrés de purification, pyridine, picoline, lutidine, huile d’anthracène, huile verte, anthracène 4o 0/0, 80 0/0, 90 0/0, anthraquinone, alizarine, phé-nantrène, carbazol, brai;
- Eaux ammoniacales concentrées, sulfate d’ammoniaque, nitrate d’ammoniaque, ammoniaque liquide, ammoniaque anhydre, chlorhydrate d’ammoniaque, carbonate d’ammoniaque, sulfocyanure d’ammonium, sulfure d’ammonium ;
- Prussiate de soude, prussiate de potasse, prussiate rouge de potasse, cyanure de sodium, cyanure de potassium, bleus de Prusse à divers états, diverses couleurs.
- On voit, par cette énumération, que la Gas Light and Coke Cy s’est adonnée de la façon la plus large à la fabrication des sous-produits. Mais ePe est complètement muette sur ses procédés de traitement.
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- SOUTH METROPOLITAN GAZ Cy Londres.
- Cette Compagnie est la seconde de Londres, elle a une considérable importance et est fort bien dirigée au point de vue technique, mais son exposition est fort modeste, elle se borne à un pain de brai qui figure le Matterhorn. Ses renseignements sont non moins restreints. Ils se bornent à une énumération des produits de la distillation du goudron.
- Il est regrettable que cette Compagnie ait été aussi modeste.
- DISTILLATION DU BOIS
- MAISON PAGÈS-CAMUS ET Cio
- La Maison Camus, fondée en 1828, depuis Pagès-Camus et Clc, a toujours été renommée pour la qualité de ses produits, tandis que depuis l\o ans, la plupart des usines qui distillent des bois ont eu, en général, de médiocres destins. C’est l’indice d’une organisation et de procédés qui se distinguent des autres.
- Actuellement, la Maison Pagès-Camus possède deux usines de distillation de bois, l’une à Ivry, qui date de la fondation, l’autre à Crain, dans l’Yonne, qui est de création récente. La première distille de 26.000 à 3o.ooo tonnes de bois, la seconde en distillera 20.000.
- Les produits fabriqués sont: charbon de bois, acide pyroligneux, goudron, méthylène ordinaire, méthylène régie, acide acétique bon goût, acide acétique industriel, acétate de plomb, acétate de soude, acétate de cuivre, acétone.
- La plupart de ces produits sont appréciés en dehors de la France et y font prime.
- MM. Pagès et Camus ont appliqué récemment, dans leurs fabrications, deux procédés nouveaux :
- Condensation. — Au lieu de condenser la totalité des vapeurs produites par la distillation, on les fait réagir d’abord sur des bases. Il en résulte les avantages suivants : obtention du premier jet de solutions alcalines concentrées ; plus grande pureté des flegmes méthyliques qui sont débarrassés des huiles phénoliques; augmentation de rendement en acide acétique
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- par suppression de la distillation et des concentrations ; diminution de la consommation du combustible ; diminution des frais d’entretien.
- fabrication de l'acétone. — Actuellement, on fabrique l’acétone par la décomposition sèche de l’acétate de chaux; on doit donc traiter l’acide pyroligneux par la chaux et ensuite décomposer l’acétate ainsi formé.
- MM. Pagès et Camus font passer d’une façon continue l’acide pyroligneux sur une base susceptible de donner de l’acétone par distillation sèche. Non seulement le traitement est plus économique, mais il donne des produits plus purs.
- WILSON BROTHERS Works Bolbins.
- Cette très importante Maison fabrique des bobines de filature, ce qui ne concerne pas la Classe n5, mais‘elle carbonise les déchets de cette fabrication qui, chez elle, atteignent 4.000 tonnes par an et elle en retire tous les produits de la distillation du bois, ainsi que des charbons agglomérés.
- Nous regrettons qu’elle ne nous ait pas fourni les renseignements détaillés que nous avions sollicités cl’elle, parce que l’exemple cl’une utilisation judicieuse de sous-procluits est toujours très intéressante.
- DISTILLATION DES SCHISTES BITUMINEUX
- SCOTTISCH MINERAL OIL ASSOCIATION
- Cette Association a groupé un nombre très important de producteurs de schistes bitumineux et de raffinerie d’huiles de schiste d’Ecosse.
- L’industrie des huiles minérales, dans ce pays, fut fondée en i85o par James Young.
- Elle traita cl’abord les boghead qui étaient fort riches, puis, lorsque ceux-ci disparurent, les schistes beaucoup moins riches.
- La situation fut rendue fort difficile par la concurrence des pétroles, qui entrent francs de droits dans le Royaume-Uni. Elle lutta contre eux avec autant d’énergie que de sagacité techniques, et on aurait aimé à ce qu’un exposé de toutes les phases progressives par lesquelles elle est arrivée à se défendre eussent été exposées dans ses notes.
- Ses opérations industrielles comportent annuellement :
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- Extraction de schiste................... o.ooo.ooo tonnes
- Production : Huiles lampantes................ 910.000 —
- Naphta (essence)................ 280.000 ;—
- Huiles à graisser et huiles à
- gaz...................... 1.000.000 —
- Paraffine solide................. 28.000 —
- Sulfate d’ammoniaque....... 54.000 —
- Les progrès réalisés ont consisté à augmenter les rendements en huile lampante et en ammoniaque, à diminuer la quantité de gaz fixes, à réaliser des économies de combustible.
- La Scottisch Minéral Association a groupé toutes les Sociétés actuellement intéressées dans l’industrie des huiles minérales d’Ecosse, qui sont :
- The Broxburn Oïl C° Ltd ;
- The Dalmeny Oïl G° Ltd ;
- The Oakbank Oïl G° Ltd ;
- The Pumpherston Oïl G° Ltd ;
- James Ross & G° Phlipstoum Oïl Works ;
- The Tarbrax Oïl G° Ltd;
- Young’s Paraffin Lghit and Minéral Oïl C°.
- APPAREILS DE FABRICATION DU GAZ
- Naguère, les Maisons qui s’occupaient des appareils destinés à la fabrication du gaz construisaient, avant tout, des compteurs d’abonnés et de fabrication, secondairement des régulateurs d’émission, quelquefois des extracteurs, et c’était tout. Peu à peu elles ont étendu le champ de leur domaine, et les plus importantes d’entre elles installent des usines complètes, dont elles fabriquent elles-mêmes une certaine portion. Aussi les anciennes firmes qui répondaient à la fabrication des compteurs n’indiquent-elles plus que d’une façon tout à fait restreinte le champ de l’industrie à laquelle elles se livrent.
- Les firmes qui ont exposé dans cette branche sont les suivantes : la Compagnie ANONYME CONTINENTALE POUR LA FABRICATION DES COMPTEURS ET AUTRES APPAREILS A GAZ, et la COMPAGNIE POUR LA FABRICATION DES COMPTEURS ET APPAREILS d’usines a gaz; elles ont chacune des succursales en Italie. La seconde y existe sous la firme Siry-Chamon, du nom de deux de ses administrateurs-directeurs. Chacune a reporté sur la Section italienne, ce qui était assez naturel, l’importance de son exposition.
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- COMPAGNIE ANONYME CONTINENTALE POUR LA FABRICATION
- DES COMPTEURS
- La Compagnie continentale, qui est la plus ancienne, a commencé à s’adonner à la construction des organes de la fabrication du gaz proprement dite en lançant en France, en Italie et en Espagne, il y a une quinzaine d’années, les entraîneurs de Brouwer. Ces appareils, dont l’invention est due à un gazier belge des plus ingénieux, sont destinés à enlever, tout en l’éteignant, le coke incandescent sortant des cornues, sans que la main de l’homme intervienne. Ils se composent de deux parties, une chaîne et un couloir dans lequel se meut la chaîne. Ce couloir passe devant les têtes de cornues (là il est ouvert), puis il se redresse (et là il est fermé), sur une certaine longueur.
- Il est arrosé très légèrement dans la première portion, un peu plus abondamment dans la seconde. Le coke extrait soit à la main, soit mécaniquement, tombe dans le couloir ; il y est entraîné par la chaîne et commence à s’y éteindre, tant par le rayonnement que par le contact d’une petite quantité d’eau. Son extinction s’achève dans la portion ascendante fermée. Il est ensuite conduit au casse-coke où le cassage et le blutage finissent de le refroidir. Le système de véhiculation, qui est de l’entraînement et non du transport, comporte les avantages suivants : suppression de la-main-d’œuvre et de l’usure du matériel de transport. Le système d’arrosage supprime les combustions qui se produisent dans les brouettes, ainsi que dans les tas mal éteints ; il réalise l’extinction avec le minimum d’eau. Ce minimum est surtout obtenu lorsque le cassage et le classage sont effectués immédiatement. La chaîne entraîneuse comporte, cela va sans dire, des articulations qui, se mouvant dans un milieu très poussiéreux, sont sujettes à s’user. C’est un inconvénient, mais il est devenu très minime par l’adoption d’un certain nombre d’artifices de construction.
- La Compagnie continentale des compteurs construit et a exposé un autre appareil qui a pris une place importante dans la fabrication du gaz ; c’est un chargeur dû au même inventif gazier, M. de Brouwer.
- Le chargement et le déchargement des cornues étant des opérations difficiles, pénibles, spéciales et réclamant par conséquent un personnel à la fois vigoureux et accoutumé, donc exigeant, on a cherché depuis plus de trente ans à les effectuer autrement qu’à la main. Primitivement, on s’est ingénié à remplir les cornues au moyen de cuillers actionnées mécaniquement (c’est un procédé qui, très simplifié, a encore sa place dans les petites usines) et à les vider au moyen d’outils piocheurs. M. de Brouwer paraît être le premier dui ait eu l’idée de charger par lancement. Son procédé, très élégant, courte à imprimer au charbon, au moyen d’une courroie sans fin qui l’entraîne, une vitesse de direction et de grandeur convenables, réglables l’une et
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- l’antre. 11 conserve cette vitesse après avoir quitté la courroie en un endroit approprié, et est ainsi lancé dans la cornue. Les changements que l’on a apportés au déchargement ne proviennent pas d’une modification dans les appareils employés, mais d’une transformation des cornues. On les a ouvertes aux deux bouts, ce qui a permis de leur appliquer le défournement employé depuis bien longtemps dans les fours à coke. Rien de plus simple, mais rien de plus grave en meme temps. La mesure implique en effet que l’on a deux massifs de fours adossés.
- Le procédé de lancement, qu’il soit réalisé par le système de BrouAver ou d’autres, qui se sont inspirés de lui plus ou moins, supprime non seulement la main-d’œuvre de chargement (sauf la manipulation du chargeur qui n’est plus du même ordre), mais il permet de tasser le charbon dans la cornue et ce tassement a une importance très notable au point de vue de la nature des produits de la distillation. Si, en effet, on charge par les procédés ordinaires une cornue dont la section est perpendiculaire à l’axe = S, on y laisse un Aude égal à i/3, par chargement incomplet, en outre des vides du charbon qui peuvent être de i5/ioo. Si on la charge au lancé animé d’une \ itesse suffisante, les vides par défaut de chargement seront nuis et ceux qui existent entre les morceaux du charbon pourront être réduits à 10/100. Les temps pendant lesquels les gaz séjournent dans les cornues seront donc inversement proportionnels à
- ^ i i5 io i
- S X -vr~ X ------ et à S X ------- soit à----.
- O IOO IOO 2
- Quelquefois, la différence est encore plus grande.
- Or, il n’est pas indifférent que les produits de la distillation demeurent dans les cornues pendant un temps égal à i ou un temps égal à 3. La prolongation de leur séjour a divers effets presque tous fâcheux :
- i° Augmentation de la production de sulfure de carbone ;
- 2° Décomposition des carbures éclairants, qui abandonnent une partie de leur carbone, sous forme de graphite, et passent par exemple de GSH' à CIL ;
- 3° Décomposition du goudron, laquelle produit des carbures solides, dont la naphtaline, et du carbone libre. Or, la présence de ce carbone dans le lirai, qui résulte de la distillation du goudron, diminue ses propriétés cohésives et par conséquent sa valeur ; et, quant à la naphtaline, elle est un fléau à cause des obstructions qu’elle produit dans l’usine et hors de l’usine;
- 4° Décomposition d’une partie de l’ammoniaque produite par la distillation de la houille.
- Aussi, quand les cornues sont complètement remplies et bourrées, le goudron, au lieu d’être pâteux, est liquide ; au lieu de contenir 3o à 4o o/o de carbone libre, il en contient moins de to o/o. La naphtaline n’existe pour ainsi dire plus. L’ammoniaque recueillie représente, par tonne de houille, 4 kilos au lieu de 2 kil. 5.
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- COMPAGNIE POUR LA FABRICATION DES COMPTEURS ET MATÉRIEL
- D’USINE A GAZ
- La Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines a gaz n’a pas une très ancienne existence, puisqu’elle date, sous sa forme actuelle, d’une trentaine d’années; mais elle a pris en France, et aussi à l’étranger, une position des plus considérables. Elle a été formée par la fusion des Maisons : Nicolas, Ciiamon, Foiret et Cie; Siry, Lizars et Cie ; Williams ; Michel et Cie.
- Elle a créé des succursales ou des filiales en France, à Lyon, Lille, Saint-Etienne, Marseille ; en Alsace, à Strasbourg ; en Allemagne, à Leipzig ; dans les Pays-Bas, à Dordrecht; en Autriche, à Vienne (Danubia) ; en Italie, à Milan, Turin, Rome ; en Suisse, à Genève ; en Espagne, à Barcelone.
- Elle comporte trois branches principales. D’abord celle des compteurs à gaz et appareils relatifs à la fabrication du gaz ; ensuite celle des compteurs à eau ; enfin celle des compteurs d’électricité.
- Nous n’aurons, bien entendu, à nous occuper que de la première.
- La Compagnie pour la fabrication des compteurs s’est appliquée, depuis longtemps, à donner aux compteurs humides une rigueur de mesurage qu’ils étaient loin de posséder naguère. Dans ces appareils, une des parois de la capacité mesurante est formée par le plan de l’eau contenue dans la caisse. Si ce plan d’eau monte, la capacité diminue et le volume enregistré, par tour de tambour, est trop fort. Il en est inversement dans le cas contraire. Les règles de construction volontaires ou imposées ont paré au premier inconvénient par l’adaptation d’un trop-plein, mais, pendant longtemps, elles ne se sont pas préoccupées du second. Il en résultait que les erreurs profitaient toujours au consommateur, ce qui était d’une justice plus que douteuse.
- Plusieurs constructeurs ont cherché et ont réussi à remédier à cet inconvénient : la Compagnie continentale par le système Varner et CoAvan, la Compagnie pour la fabrication des compteurs par le système Siry-Lizars, dont la première idée est due à l’ingénieur d’Hurcourt. L’un et l’autre système restituent, au moyen d’ingénieuses dispositions qui ne sauraient etre décrites en détail dans un Rapport aussi restreint que celui-ci, dans le 8'az à mesurer, la quantité mesurée en trop. Le compteur Siry-Lizars, à Mesure invariable, a eu un légitime et important succès.
- Assez récemment, la Compagnie des compteurs a créé un type nouveau, auquel elle a donné le nom de «Duplex» et dont le principe correspond aune Mée spéciale des plus judicieuses.
- Le volant, organe essentiel du compteur, était demeuré depuis un siècle
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- tel que l’avaient créé ses inventeurs, qui ne s’étaient nullement préoccupés de la résistance au déplacement dans le liquide que comportaient ses formes. Cette résistance était en réalité considérable, dès que la vitesse tan-gentielle devenait un peu notable. Il en résultait une perte de charge sensible et une augmentation de la différence du niveau de l’eau entre la capacité mesurante et la capacité extérieure, d’où faussement du mesurage. Aussi était-on obligé de limiter la vitesse angulaire des compteurs, et d’autant plus que le diamètre de leurs volants était plus grand.
- Le volant « Duplex » présente deux parties symétriques séparées par des intervalles dans lequel arrive le gaz et qui remplit, par conséquent, l’office de la calotte des volants ordinaires. Cette disposition a pour effet d’équilibrer les poussées pendant le fonctionnement de l’appareil et de faciliter considérablement le mouvement des aubes. Aussi peut-on imprimer aux compteurs « Duplex » une vitesse normale double de celle des compteurs ordinaires tout en maintenant les mêmes pertes de charge.
- Le nombre des compteurs « Duplex » en service est actuellement de i.ioo.ooo environ.
- Ils coûtent, à puissance égale, i5 o/o environ moins cher que les compteurs ordinaires.
- En France, en Belgique, en Italie, les compteurs « Duplex » représentent 90 0/0 de la fabrication totale des compteurs d’abonnés; et il existe déjà plus de 5oo compteurs de fabrication.
- Les compteurs à prépaiement répondent à une utilité économique. Ils ont leur place dans tous les commerces qui débitent la marchandise au gré du preneur. Tous les constructeurs en fabriquent. La Compagnie des compteurs en a établi un type très pratique.
- Dans cette importante Maison, la fabrication mécanique des petits compteurs est poussée à ses plus extrêmes limites, et le travail à la main réduit à sa plus simple extrémité.
- Les appareils destinés à être employés dans les usines à gaz sont fabriqués en quantités importantes par la Compagnie des compteurs :
- Condensateurs à choc du type Pelouse et Audouin, extracteurs à gaz, régulateurs d’extraction, régulateurs d’émission, détendeurs régulateurs de canalisation, indicateurs de pression, laveurs de différents types et notamment du type Standard.
- Ses extracteurs sont du type rotatif, leur construction est fort bien comprise et très soignée. Elle en livre un très grand nombre.
- Ses régulateurs d’émission ont été très heureusement étudiés. A été créé par elle un type dit à surcharge automatique, c’est-à-dire dans lequel la charge placée sur la cloche, et par conséquent l’ouverture du débit, augmentent au fur et à mesure qu’augmente le débit en ville.
- La densité de la consommation du gaz, les distances auxquelles on le cou-duit maintenant, ont amené depuis une quinzaine d’années les gaziers à
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- CLASSE II5. DISTILLATION DES MATIERES GAZEIFIABLES 34y
- distribuer du gaz surpressé en vue de diminuer le diamètre des canalisations. Une des conséquences nécessaires de ce système est l’emploi de détendeurs-régulateurs, c est-à-dire d appareils qui réduisent la pression du gaz à une valeur lui permettant d etre employé dans les appareils ordinaires.
- La Compagnie des compteurs a fait une installation très importante de ces appareils pour le compte de la Société d’éclairage, chauffage et force motrice, dans la banlieue de Paris.
- La Compagnie des compteurs possède, à Marquise, une très importante fonderie avec ateliers de construction.
- G1ROU
- Acétylène.
- Cette Maison construit des appareils destinés à la fabrication de l’acétylène, qui ne présentent pas de singularités marquantes. M. Girou s’est appliqué à augmenter les volumes de l’eau et du gazomètre de manière à donner de la régularité.
- Il n’indique pas par quelle matière il épure l’acétylène.
- 23
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- TABLE DES MATIERES
- CLASSE 114
- Membres du Jury............................................................... 317
- Liste des Récompenses........................................................... 319
- Épuration des eaux de déchet..................'............................... 321
- Production du froid............................................................. 321
- Gaz comprimés................................................................ 325
- CLASSE 115
- Membres du Jury................................................................. 327
- Liste des récompenses.......................................................... 329
- Distillation de la houille........‘...........................^............... 332
- Distillation du bois.............................................T............ 340
- Distillation des schistes bitumineux............................................ 341
- Appareils de fabrication du gaz............................,.................. 342
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DES INDUSTRIES ET DU TRAVAIL DE TURIN 1911
- GROUPE XVIII-B
- CLASSE 116
- Explosifs, Pyrotechnie, Allumettes
- Rapport de M. BARTHÉLEMY
- Comité Français des Expositions à l’Étranger
- ' 42, Rue du Louvre, 42
- 1912
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- INTRODUCTION
- D’après la classification italienne, la Classe 116 comprenait les explosifs, la pyrotechnie et les allumettes. Les poudres et les allumettes rentrant, en France, dans le monopole de l’Etat, et celui-ci n’ayant pas cru devoir faire juger ses produits, il en résulte que la participation française de la Classe 116 devait être réduite à celle des Sociétés qui échappent au monopole, ou des établissements qui utilisent les poudres fabriquées par l’Etat.
- A l’exception de la Maison Ruggieri, les artificiers français n’avaient pas jugé utile d’exposer à Turin.
- L’Italie et l’Angleterre avaient des expositions intéressantes, sans rien de bien remarquable.
- Par contre, si l’Allemagne n’avait pas plus d’Exposants que la France, la qualité remplaçait la quantité, et les principales Sociétés allemandes d’explosifs avaient fait un effort prodigieux et avaient tenu, par de superbes et dispendieuses installations, à prouver leur puissance à leurs alliés italiens. Cela montrait en même temps à tous l’importance et la prospérité que peut prendre cette branche d’industrie quand elle est laissée libre.
- Ce qui ressort de l’exposition de la Classe 116, c’est la prépondérance que prend à l’étranger le trinitrotoluène comme explosif de rupture, pour le chargement des torpilles et des projectiles de haute capacité. Quelques Maisons exposaient bien encore du fulmicoton comprimé, mais toutes, les Maisons allemandes en tête, exposaient le trinitrotoluène sous tous les noms et sous toutes les formes.
- A part cela, aucune innovation importante n’est à signaler dans l’industrie des explosifs. Dans la pyrotechnie, la seule innovation intéressante a été apportée par la Maison française Aubin père et fils (Ruggieri) qui a trouvé le moyen de fabriquer des feux colorés sans chlorate de potasse.
- La Classe 116 comportait 29 Exposants répartis de la façon suivante :
- Allemagne..................................... 6 Exposants
- Angleterre.................................... k —
- Argentine..................................... . 1 —
- Belgique................ . . . ............... 1 —
- Brésil....................................... . . 3
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- 354 EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Fiance.......................................... 6 Exposants
- Italie . . . ................................... 6 —
- Pérou............................................ i —
- Russie........................................... i —
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- RÉCOMPENSES
- La Classe a obtenu les récompenses suivantes :
- 9 Grands Prix, dont 2 par la France ;
- * 3 Diplômes d’Honneur ;
- 6 Médailles d’Or, dont 2 par la France ;
- 1 Médaille d’Argent ;
- 1 Médaille de Bronze.
- Ces récompenses se répartissent entre les Exposants de la façon suivante
- Hors Concours.
- France : Société française des poudres de sûreté.
- Italie : Société anonyme de dynamite Nobel.
- Societa italiana Prodotti Esplodenti.
- Société anonyme d’explosifs et de produits chimiques. Fabbriche riunite di Fiammiferi (Societa anonyma) .
- Grands Prix.
- Société générale pour la fabrication de la dynamite.
- Aubin père et fils (Maison Ruggieri).
- Station centrale de recherches scientifiques de Neubabelsberg Dynamit-Aktiengesellschaft (Anciennement A. Nobel et Cia). Deutsche-Sprengstoff (A.-G.).
- Sprengstoff (A.-G.) Carbonit.
- France : Allemagne :
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Angleterre : Argentine : Belgique :
- Allemagne : Angleterre : Italie :
- France : Brésil : Italie :
- Italie :
- Curtis’s & Harvey Ltd.
- CoMPANIA GENERAL DE FOSFOROS.
- Société anonyme des explosifs de Clermont (Muller et
- Diplômes d’Honneur.
- Allendorf (A. ET W.).
- James Pain & Sons.
- Société franco-italienne d’explosifs « Ciieddite ».
- Médailles d’Or.
- Davey Bickford Smith et Cie.
- Société universelle d’explosifs.
- Compagnia « Fiat Lux ».
- Fernandes et C10.
- Consortium italien pour la vente des mèches de sûreté. Lavaggi Francesco et Cie.
- Médailles d’Argent.
- Camocini et fils (Ditta).
- Médaille de Bronze.
- Pérou :
- SOLARI FRÈRES.
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- COMPOSITION DU JURY
- Président :
- Vice-président :
- Secrétaire-rapporteur : Jurés titulaires :
- Juré suppléant :
- M. Dreger (Capitaine), ancien directeur de l’artillerie de la Société Krupp, représentant de ladite Société à Berlin (Allemagne).
- M. Barthélemy (Louis), président de la Société française des poudres de sûreté, à Paris (France).
- M. Crudo (Ettore), ingénieur à Turin (Italie).
- MM. Reid (Walter-F.), président de la Société de chimie industrielle (Angleterre).
- Stuba (Carlo), professeur à l’Ecole militaire de Buenos-Ayres (Argentine).
- Zeppegno (Alcide), ingénieur-chimiste (Pérou).
- M. Quartieri (Ferdinando), administrateur-délégué de la Société italienne de produits explosifs (Italie).
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- FRANCE
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE POUR LA FABRICATION DE LA DYNAMITE
- 67, boulevard Haussmann, Paris^
- Cette Société fut fondée en 1875 par Alfred Nobel, inventeur de la dynamite ; elle est donc la plus ancienne Société française d’explosifs, comme elle en est restée la plus importante. Elle possède deux dynamiteries : l’une à Paulilles, près de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), et l’autre à Ablon, près de Honfleur (Calvados) ; elle exploite en outre une fabrique de mèches à La Rachée, près de Saint-Chéron (Seine-et-Oise).
- Ces usines fabriquent l’acide azotique nécessaire à leurs besoins ; celle de Paulilles fabrique l’acide sulfurique par le procédé « par contact » de MM. Grillo et Schroeder.
- La Société exposait de belles photographies de ses usines et de ses ateliers, ainsi que des produits de ses fabrications : nitroglycérine, acide azotique, acide sulfurique, mèches de sûreté, modèles de cartouches de dynamite, détonateurs, etc.
- DAVEY, BICKFORD, SMITH ET CiK j, rue Nationale, Rouen.
- Cette Société possède six usines en France pour la confection de la mèche Bickford, des détonateurs, de la poudre noire comprimée, de la dynamite et du chlorate de potasse.
- Elle exposait les différents produits de ses fabrications, notamment le cordeau « Bickford », le cordeau détonant au trinitrotoluène, les amorces dectriques et les détonateurs, tant au fulminate de mercure qu’à l’azoture de plomb.
- Cette Maison est seule à fabriquer en France le cordeau détonant au trinitrotoluène, ainsi que les détonateurs à l’azoture de plomb, qui constituent une nouveauté.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Elle exposait en outre des exploseurs électriques et divers accessoires pour le sautage des mines.
- SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES POUDRES DE SÛRETÉ 66, rue de la Chaussée-d’Antin, Paris.
- Cette* Société exploite, en France, depuis 1890, les explosifs Favier, à base de nitrate d’ammoniaque.
- Elle exposait les divers modèles des 114 types de cartouches qu’elle fabrique avec les cinq sortes d’explosifs Favier : poudres Favier n° 1, n° 2, n° 3, Grisounite-Roche et Grisounite-Couche. Elle exposait de même des modèles de cartouches spéciales pour travaux sous l’eau, pour fusées paragrêle et pour l’emploi du cordeau détonant. Elle exposait également les différents systèmes employés par elle pour éprouver les explosifs et déterminer rapidement leur puissance, leur sensibilité, leur brisance, etc. Enfin, un diagramme montrait la progression de la consommation des explosifs Favier depuis leur introduction en France.
- SOCIÉTÉ UNIVERSELLE D’EXPLOSIFS 124, rue de la Boétie, Paris.
- Cette Société exploite un explosif à base de chlorate de potasse dénommé « Cheddite », qu’elle encartouche dans son usine de Lamarche-sur-Saône.
- Elle avait exposé des modèles de cartouches ainsi que les matières premières employées à la fabrication dudit explosif : chlorate de potasse, nitro-naphtaline, nitrotoluène, huile de ricin. Elle avait également exposé les accessoires qu’elle vend en même temps que ses cartouches, tels que mèches de mineurs, détonateurs, exploseurs, etc.
- SOCIÉTÉ LORRAINE D’EXPLOSIFS Briey (Meurthe-et-Moselle).
- Cette Société fabrique, dans son usine de Briey, des cartouches compri mées de poudre noire et des mèches de sûreté pour mines.
- Elle avait exposé des spécimens de cartouches et de mèches.
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- CLASSE II6.
- EXPLOSIFS, PYROTECHNIE, ALLE METTES
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- MAISON RUGG1ER] (AUBIN PÈRE ET FILS, successeurs)
- 94, rue d’Amsterdam, Paris.
- La Maison Ruggieri est la réunion de plusieurs anciennes fabriques d’artifices dont la plus connue est la célèbre Maison Ruggieri, établie à Paris depuis l’année 1789.
- Cet établissement doit son universelle renommée à l’art avec lequel sont composés et exécutés ses feux d’artifice dont quelques-uns ont fait époque. Elle fabrique également des engins pyrotechniques destinés à l’industrie, tels que les signaux lumineux à l’usage de la guerre et de la marine et les signaux-pétards employés par les chemins de fer.
- Cette Maison avait exposé, d’une façon fort bien présentée, des modèles de plusieurs pièces d’artifice, notamment des compositions de feux colorés dans lesquelles le chlorate de potasse, toujours dangereux, est remplacé par un produit plus stable, progrès désiré depuis longtemps.
- Elle exposait également ses derniers modèles de pétards-signaux de chemin de fer, dans lesquels, tout en leur conservant une sonorité parfaite, on est arrivé à supprimer toutes projections.
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- ALLEMAGNE
- STATION CENTRALE DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES DE NEUBABELSBERG Berlin.
- La Station centrale de recherghes techniques de Neubabelsberg est dirigée par le Profr Will, un spécialiste renommé en fait de matières explosives. Elle a exposé les différents appareils servant à étudier, par la photographie, les phénomènes immédiatement consécutifs aux explosions. C’est avec Lun de ces appareils qu’on est arrivé à mesurer la force et la grandeur de la flamme ainsi que sa durée. Le même appareil a servi à montrer qu’avec plusieurs explosifs à courte flamme il se formait, au bout de 2 millièmes de seconde environ, une seconde flamme, d’une durée de un centième de seconde, produite par l’inflammation du mélange avec l’air des gaz provenant de la détonation. Une disposition permet également de mesurer, par la photographie, la vitesse de détonation d’un cordeau détonnant.
- DYNAM1T-AKT1ENGESELLSCHAFT (ANCIENNEMENT ALFRED NOBEL ET Cie)
- Hambourg.
- Cette Société possède trois fabriques: l’une à Krumel, fondée en 1866 par Nobel, travaille plus particulièrement pour l’exportation ; celles de Schle-busch, près Cologne, et de Saarwelligen, près de Sarrebruck, fournissent aux mines tous les types de dynamites et des explosifs de sûreté à base de nitrate d’ammoniaque, la « Nobelite », la « Wetterdynamit », la « Wetteras-tralit », la « Wetterfulminit », etc.
- Cette Société fabrique, en outre, de la poudre sans fumée, du fulmicoton et du trinitrotoluène dont elle avait exposé des fac-similés.
- La principale exposition de la Société consistait en un produit qu’elle a dénommé « Marmortri » à cause de son aspect marbré et qui est un mélange
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- CLASSE Il6. --- EXPLOSIFS, PYROTECHNIE, ALLUMETTES 363
- de trinitrotoluène granulé après fusion et de trinitrotoluène cristallisé. En comprimant le tout, on obtient des blocs ayant l’apparence caractéristique rappelée par le nom commercial du produit.
- Au dire de la Société, les charges de marmortri présentent sur les autres sortes de trinitrotoluènes l’avantage d’une plus grande facilité de détonation.
- La Société montrait également les dispositifs spéciaux préconisés par elle pour charger d’anciens projectiles avec du trinitrotoluène fondu, sans laisser de vides à l’intérieur.
- Enfin, cette Société exposait une grenade en forme de disque lenticulaire, très commode pour le lancement et dont la disposition permet de constituer, pour le lanceur, un angle de sécurité.
- DEUTSCHE-SPRENGSTOFF-AKT1ENGESELLSCHAFT
- Hambourg.
- Cette Société possède deux fabriques, l’une à Dürren, pour le fulmicoton, et l’autre à Wahn, pour la dynamite. Elle produit également des explosifs brisants tels que l’acide picrique et le trinitrotoluène. Elle avait exposé les produits de sa fabrication et notamment des charges de fulmicoton comprimé pour mines sous-marines.
- SPRENGSTOFF A. G. CARBONIT Hambourg.
- Cette Société a son usine à Schlebusch, près Cologne. C’est là qu’elle possède également une station d’essais et des laboratoires admirablement outillés.
- La Société exposait les appareils suivants :
- i° Appareil du Dr Mettegang, pour la mesure de la vitesse de détonation ;
- 2° Enregistreur de pression qui, non seulement enregistre la pression des ê’az produits par la détonation, mais recueille, en outre, les produits de la
- combustion ;
- 3° Appareil mesurant la chaleur dégagée par un explosif ;
- 4° Appareil de chute pour la mesure de la sensibilité des explosifs au choc ;
- 5° Appareil pour mesurer la longueur et la durée de la flamme des'explosifs de sûreté.
- Les divers appareils ont déjà figuré dans différentes Expositions et notamment à Liège et à Bruxelles.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Le trinitrotoluène, auquel la Société a donné le nom de « trotyl », était montré sous tous les aspects et sous tous les états.
- Par fusion ou compression, on arrive à donner au trinitrotoluène toutes les formes qu’on veut, et, pour éviter les déformations des angles des gros fragments de forme géométrique, ladite Société les recouvre, par un procédé à elle, d’un mince enduit métallique électrolytique déposé directement sur le trinitrotoluène, ce qui facilite singulièrement les transports, les manipulations et la charge des torpilles.
- La Société a également exposé une modification du trotyl qu’elle appelle « plastrotrotyl ». C’est du trinitrotoluol cristallisé, travaillé avec des résines, qui a l’aspect d’un miel épais dont la densité atteint i,4- Cet explosif est destiné à l’utilisation des vieux projectiles à base massive, dans lesquels ne se trouve qu’un orifice pour le passage de la mèche.
- La Société exposait en outre un modèle de mine sous-marine d’une disposition très ingénieuse.
- A. ET W. ALLENDORF Schoenebeck-sur-Elbe.
- Cette Maison exposait du trinitrotoluène commercial à divers points de fusion, ainsi que le même produit pur, sous forme cristallisée, destiné aux usages de la guerre sous le nom de « trinol ».
- Elle exposait, en outre, deux explosifs de sûreté qu’elle nomme « aldorfit » et « dorfit » et qui sont des explosifs à base de nitrate d’ammoniaque et de trinitronaphtaline, analogues aux explosifs Favier, ainsi qu’un explosif dénommé « triplastit », qui est du trinitrotoluène rendu plastique.
- Enfin, elle exposait des détonateurs et accessoires divers.
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- ANGLETERRE
- CURTJSS ET HARVEY Ltd
- 3, Gracechurch Street, Londres.
- Cette Maison avait exposé un modèle, en grandeur naturelle, d’une partie de houillère anglaise représentant un mineur chargeant un coup de mine.
- Elle exposait, en outre, des fac-similés des divers explosifs de sa fabrica tion : poudres ordinaires, poudres pyroxylées, cartouches de chasse, mèches, détonateurs, etc.
- JAMES PA)N ET SONS London Road, Mitcham (Surrey)
- Cette Maison est la plus importante d’Angleterre pour la pyrotechnie. Elle avait exposé différents modèles de feux d’artifices, de fusées, bombes, etc.
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- ARGENTINE
- COMPAN1A GENERAL DE FOSFOROS
- Buenos-Ayres.
- Cette importante Société avait exposé les modèles des différentes allumettes qu’elle fabrique.
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- BELGIQUE
- SOCIÉTÉ ANONYME DES EXPLOSIFS DE CLERMONT (MULLER ET C“)
- Clermont-Engis.
- Cette Société, une des plus importantes de la Belgique, possède sept usines, dont quatre à Clermont, une à Engis et les deux autres à Matagne-la-Grande.
- Sur les quatre usines de Clermont, une est consacrée à la fabrication des poudres noires de toutes espèces, une autre à celle des nitrocelluloses, la troisième à la fabrication des poudres sans fumée et la quatrième au chargement des cartouches de chasse et de guerre.
- La Société fabrique également des poudres de chasse sans fumée, à base de nitrocellulose, connues sous le nom de « mullerite » et de « clermonite ».
- A Matagne-la-Grande se fabriquent les dynamites diverses et des explosifs antigrisouteux tels que : la « grisoutite », la « fractorite » et la « kolinite », ainsi que les détonateurs ordinaires et électriques.
- Cette Société avait exposé les spécimens des matières premières et des produits de sa fabrication.
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- BRÉSIL
- COMPAGNIE "FIAT LUX "
- Rio-de-Janeiro.
- Cette Société avait exposé des modèles de boîtes d’allumettes.
- FERNANDES ET C Pernambuco.
- Cette Société avait exposé des modèles de boîtes d’allumettes.
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- ITALIE
- SOCIÉTÉ ANONYME DE DYNAMITE NOBEL
- Avigliana (Turin)
- La Société couramment dénommée Dynamite Nobel, constituée en 1878, exploite en Italie les deux usines d’Avigliana et d’Allemandi (Piémont), pour la production des poudres de guerre, dynamites et poudres de chasse. Elle y fabrique ou y prépare toutes les matières premières nécessaires à son industrie: acide sulfurique (12.000 tonnes annuellement), acide nitrique (2.5oo tonnes), glycérine distillée (4oo tonnes). Elle a été ainsi conduite à entreprendre accessoirement le commerce des produits chimiques : acides sulfurique et nitrique, glycérine pharmaceutique, en même temps que l’acide chlorhydrique (10.000 quintaux), les engrais chimiques (5o.ooo quintaux) et les sulfates pour l’utilisation des sous-produits de ses fabrications.
- Les poudreries d’Avigliana et d’Allemandi assurent en très grande partie la consommation des ministères de la marine et de la guerre italiens en poudres à canon et à fusil et en fulmicoton pour torpilles et mines sous-marines. La dynamiterie produit chaque année plus du tiers de la consommation totale en Italie (1.000 tonnes en 1911).
- La Dynamite Nobel exploite également, en Suisse, la dynamiterie d’Isleten (Uri), depuis 1875.
- Cette Société avait exposé les plans et photographies de ses usines, ainsi que differents diagrammes.
- SOCJETA ITALIANA PRODOTTI ESPLODENTI 38, Via Mazzoni, Milan.
- Cette Société a son usine à Cengio, près Gênes. Elle y fabrique la poudre n°lre, les dynamites et le trinitrotoluène qu’elle livre à la marine italienne s°us le nom de « tritolo ». Elle avait exposé dans le hall de la Marine Malienne, et, imitant en cela les Allemands, le principal effort de son
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- exposition portait sur le trinitrotoluène qu’elle montrait granulé, fondu et en charges comprimées pour mines sous-marines.
- En y comprenant la poudre noire, l’usine de Gengio arrive à une production annuelle de près de 2.000 tonnes d’explosifs divers. Pour le trinitrotoluène, la production de l’usine pourrait être portée jusqu’à 100 tonnes par mois si les besoins de la marine l’exigeaient.
- SOCIÉTÉ ANONYME D’EXPLOSIFS ET DE PRODUITS CHIMIQUES
- Place Bodoni, 3, Turin.
- Cette Société possède deux usines en France et deux en Italie: une à Yilla-franca-in-Lunigiana et l’autre à Boceda, près Villafranca, où elle fabrique principalement des explosifs à base de nitroglycérine.
- Elle avait exposé de l’acide nitrique, du nitrate de plomb et du coton collodion ainsi que les matières premières entrant dans la composition de la dynamite ou servant à la fabrication du collodion.
- Elle avait également exposé des fac-similés de cartouches de dynamite, ainsi que des accessoires divers : exploseurs électriques, amorces électriques et détonateurs ordinaires.
- SOCIÉTÉ FRANCO-ITALIENNE D’EXPLOSIF CHEDD1TE Salviano (Livourne).
- Cette Société exploite en Italie l’explosif chloraté dénommé « Cheddite». Elle avait exposé des fac-similés de cartouches de cheddite et les accessoires qu’elle vend également: capsules, mèches, etc.
- CONSORTIUM ITALIEN POUR LA VENTE DES MÈCHES DE SURETE
- Piazzetta Serra, Gênes.
- Cette Société exposait des mèches à mines.
- CAMOC1N1 ET FJGLIO (D1TTA)
- Via Leone Leoni n° 3, Côme.
- Cette Maison avait exposé des pétards pour signaux de chemins de fer-
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- CLASSE II6. -- EXPLOSIFS, PYROTECHNIE, ALLUMETTES
- 07I
- SOCIÉTÉ ANONYME DES FABRIQUES RÉUNIES D’ALLUMETTES Via Gabrio Cazzati n° 1, Milan.
- Cette Société fabrique toutes les sortes d’allumettes pour toutes les parties du monde, notamment les allumettes-bougies et les allumettes dites «suédoises».
- Elle avait exposé les modèles de boîtes des allumettes qu’elle fabrique, ' ainsi que des tableaux synoptiques et des diagrammes de ses fabrications.
- LAVAGGJ FRANCESCO ET FIGLIO Trofarello, près Turin.
- Cette Maison fabrique les allumettes de cire, ainsi que les allumettes de bois ordinaires et hygiéniques résistant à l’humidité. Elle travaille beaucoup pour l’exportation et avait exposé les boîtes des différents produits qu’elle fabrique.
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- PÉROU
- SOLARI FRÈRES
- Lima.
- Cette Maison avait exposé des boîtes d’allumettes.
- RUSSIE
- ê
- Le ministère des finances russe avait exposé des boîtes d’allumettes fabi quées par l’industrie privée, mais munies de la bande d’impôt.
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- TABLE DES MATIERES
- Pages
- Introduction....................................................................... 353
- Récompenses........................................................................ 355
- Jury............................................................................. 357
- France............................................................................. 359
- Allemagne.................................................................... 362
- Angleterre........................................................................ 365
- Argentine.......................................................................... 366
- Belgique........................................................................r 367
- Brésil............................................................................ 368
- Italie ............................................................................ 369
- Pérou............................................................................. 372
- Russie ............................................................................ 372
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DES INDUSTRIES ET DU TRAVAIL DE TURIN 1911
- GROU
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- Amidon et fécules. Dextrine et gommes. Extraction et raffinage du sucre.
- Glucoses, maltose, lactose.
- Industrie des fermentations. Alcool. Alcool dénaturé. Dénaturants.
- , Industrie de la cellulose.
- Papier : matières premières, matériel, procédés et produits. Parchemin artificiel, celluloïd, etc.
- Rapport de M. ChARLON
- Comité Français des Expositions à l’Étranger
- 42, Rue du Louvre, 42
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- M. Emile BOIRE
- A sa formation, le Comité d’organisation de la Classe 117 avait désigné pour son Président M. Emile Boire, administrateur-directeur de la Société de Bourdon. Nul n’était mieux qualifié que lui pour remplir de pareilles fonctions. Un long passé industriel, une compétence incontestée, l’expérience des Expositions, disons aussi l’affabilité et le tact que lui ont reconnus tous ceux qui l’ont approché, lui donnaient tous les titres à coordonner les efforts de ses co-Exposants.
- Aussitôt en fonctions, il mit toutes ses éminentes qualités au service de sa Classe. Mais bien brève fut sa collaboration, car son état de santé l’amenait à résigner ses fonctions quelques mois avant l’ouverture de l'Exposition de Turin et, au cours de 1911, il devait être enlevé à l’affection de ses amis.
- Le nom de M. Emile Boire devait figurer, nous semble-t-il, en tête de cette notice, avec l’expression du souvenir ému de ses collaborateurs et de leur gratitude pour les services par.lui rendus à l’œuvre commune.
- Emile BOIRE.— Ancien élève de l’Ecole des Arts et Méüers de Châlons, débuta dans les ateliers de la Compagnie des Chemins de fer de l’Est. Fils de ses œuvres, il parvint rapidement à une haute situation industrielle.
- 11 exerça les fonctions de membre des Comités et de rapporteur du Jury, pour la Classe bO de l’Exposition Universelle de 1889, à Paris. A la même Exposition, il était rapporteur pour l’industrie des sucres, du Congrès international d’agriculture. A l’Exposition Internationale de 1900, à Paris, il présida les Comités d’admission et d’installation de la Classe bb.
- M. Emile Boire était officier de la Légion d’honneur depuis 1900. Au moment de sa mort, il dirigeait l’importante Société de Bourdon, était administrateur de la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée et faisait partie du Conseil d’administration de la Compagnie transatlantique.
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- FORMATION DU COMITÉ D’ORGANISATION DE LA CLASSE 117
- Le Comité d’organisation de la Classe 117 a été nommé par M. le Commissaire général de l’Exposition de Turin, sur la proposition du Comité français des Expositions à l’étranger, suivant les règles habituellement admises par cette association.
- Il devait comprendre, en principe, ceux des membres du Comité français exerçant des industries en rapport direct avec les produits à exposer dans la Classe 117, ou que des fonctions soit actuelles, soit antérieures, mettaient à même de contribuer utilement à l’organisation de cette Classe.
- Le Comité fut formé le 17 novembre 1910 au siège du Comité français des Expositions à l’étranger, [\i, rue du Louvre, sous les auspices de M. Bellan, président du Comité d’organisation de l’Exposition de Turin, assisté de M. Pellerin de La Touche, secrétaire général du même Comité. Son Bureau fut désigné séance tenante.
- Le Comité de la Classe 117 se trouva dès lors constitué comme suit :
- Président : M. Boire (Emile), O. administrateur-directeur de la
- Société de la sucrerie de Bourdon.
- Vice-Président: M. Charlon (Julien), ||, , ingénieur à Paris, ancien délégué aux services spéciaux de la Section française à l’Exposition Universelle de 1900.
- Secrétaire : M. Maguin (Abel), ingénieur des arts et manufactures, admi-
- nistrateur des Etablissements A. Maguin, à Charmes. Membres : M. Hervé (Samuel), II, 0, , ingénieur-constructeur à Bor-
- deaux.
- M. Trillat (Auguste), , chimiste, président de PAssociation des Chimistes de Sucrerie, conseiller du commerce extérieur.
- ^L Emile Boire, président, ayant résigné ses fonctions au cours des opérions d’admission, la présidence fut dévolue à M. J. Charlon, viee-prési-^ent. Le siège du Comité fut établi dans les bureaux de ce dernier, 27, rue e La Rochefoucauld, à Paris.
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- RECRUTEMENT DES EXPOSANTS ADMISSION
- La Classe 117, à ne prendre que le texte de la classification officielle italienne, semblait destinée à grouper un nombre considérable d’Exposants. Cette classification lui attribuait en effet les rubriques reproduites en tête de ce Rapport, rubriques auxquelles se réfèrent des industries nombreuses et des plus importantes.
- En pratique, il n’en fut pas ainsi, à beaucoup près, à cause des doubles emplois admis par la classification officielle. Alors que, dans la plupart des Expositions internationales qui ont eu lieu depuis une vingtaine d’années, les organisateurs se sont attachés à éviter la dispersion des produits de même nature et à réaliser leur rattachement à une même Classe, il semble que le Commissariat italien ait adopté des principes tout différents et qu’il ait intentionnellement réservé aux Exposants une certaine liberté leur permettant de tenir compte de leurs préférences personnelles dans le classement de leurs produits. On peut dire en particulier qu’à peu de chose près, la totalité des articles attribués à la Classe 117 relevaient en même temps d’une ou plusieurs autres Classes.
- Par exemple, les celluloses et la fabrication du papier formaient l’objet d’une Classe spéciale, la Classe i44, qui appartenait au Groupe XVIII.
- De même, la Classe 100 comprenait les machines, appareils et procédés de fabrication et de raffinage du sucre, ainsi que les produits correspondants, sucres commerciaux et de ménage.
- Enfin, la Classe io4 était fondée à réclamer les Exposants d’alcools industriels et d’essences, ainsi que les appareils à filtrer et à distiller.
- La Classe 100 pouvait de même, et parallèlement à la Classe 117, revendiquer les glucoses et autres produits analogues.
- En présence d’une pareille situation, le Comité de la Classe 117 demanda au Comité français des Expositions à l’étranger de lui préciser quel serait Son domaine.
- En principe, il fut entendu que la Classe réunirait les sucres et les alcools lndustriels. Mais, en pratique, les fabricants d’alcools préfèrent figurer dans
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- les Classes de l’alimentation, et le programme de la Classe 117 se trouva limité aux sucres industriels, non sans que quelques fabricants de sucres et produits analogues allassent exposer dans la Classe 100.
- Devant toutes ces difficultés et ces limitations, le Comité de la Classe pouvait difficilement songer à grouper un grand nombre d’Exposants. Il parvint néanmoins à réunir cinq Maisons importantes et un technicien spécialiste dont le concours lui a permis de tenir une place honorable dans le Groupe XVIII 6, de Y Industrie chimique. Il chercha à suppléer au nombre des Exposants par la qualité de leurs apports, et il semble y avoir réussi, à en juger par la quantité et le rang des récompenses décernées à la Classe.
- Il convient d’ajouter que les difficultés auxquelles nous nous sommes heurtés ont été éprouvées également par nos concurrents étrangers ; leurs commissariats respectifs ont été amenés, comme le Commissariat français, à un départage forcément arbitraire entre les différentes Classes. Mais comme il n’avait pu y avoir accord préalable dans ce départage, d’ailleurs tout officieux, il arriva que, suivant les nationalités, les produits exposés au titre de la Classe 117 furent, pour une bonne partie, de natures différentes et difficilement comparables.
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- INSTALLATION
- Pour des raisons analogues à celles que nous venons d’exposer, plusieurs Classes du Groupe de l’industrie chimique étaient amenées à n’utiliser qu’un nombre restreint de vitrines. Le morcellement entre elles des espaces attribués à chacune et l’organisation par chaque Comité de vitrines de modèles différents, n’aurait pas manqué d’avoir pour conséquence une mauvaise utilisation des emplacements et un aspect fâcheusement disparate. Il sembla donc expédient d’établir pour tout le Groupe des vitrines semblables et de confondre dans un ensemble commun toutes les installations du Groupe de l’industrie chimique.
- De ce fait, le Comité de la Classe 117, devenu Comité d’installation, n’eut pas à se préoccuper du choix et de la décoration des vitrines, non plus que du gardiennage et de la police intérieure, le bureau du Groupe XVIII ayant assumé cette tâche.
- Il eut seulement à débattre les emplacements attribués à chacun de ses Exposants, de façon que ces emplacements s’adaptassent à l’importance et à la forme de l’exposition projetée par chacun d’eux.
- Pour la Classe 117, les vitrines, sans être absolument réunies et jointives, se trouvaient groupées dans le voisinage les unes des autres. Leur longueur totale de façade s’élevait à environ 12 mètres. En outre, un Exposant d’appa-reds de distillerie dont les apports, en raison de leur poids, ne pouvaient prendre place sur les planchers du Pavillon de la France, se vit attribuer un emplacement spécial dans la galerie des machines.
- Par les soins du bureau de leur Classe, les Exposants de la Classe 117 furent tenus au courant des facilités de transport accordées à leurs produits, tant par les Compagnies de chemins de fer italiennes que par nos réseaux français, et en particulier par la Compagnie P.-L.-M. De même, ils reçurent lndividuellement tous les avis nécessaires relatifs aux formalités de douanes et aux règlements intérieurs de l’Exposition. Le Comité leur fournit les Renies indications pour le retrait des produits par eux présentés, lorsque Exposition toucha à son terme.
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- EXPOSANTS DE LA CLASSE 117 PRODUITS EXPOSÉS
- Nous donnons ci-dessous la liste des Exposants de la Classe 117, en faisant suivre leurs noms d’un bref commentaire.
- SOCIÉTÉ DE LA SUCRERIE DE BOURDON
- Cette Société a présenté, dans une vitrine ornée et disposée avec beaucoup de goût, les formes très nombreuses sous lesquelles elle livre le sucre à sa clientèle (sucre en morceaux, en tablettes, en grains, en cristaux menus, en poudre, etc.). Les produits présentés étaient d’un aspect, d’une transparence et d’une blancheur remarquables. Les résultats obtenus à ce point de vue sont d’autant plus dignes d’attention que la Société de Bourdon fabrique ses granulés par cristallisation directe sans épuration ultérieure.
- Cette Société n’était pas moins intéressante à étudier en raison de son organisation agricole qui lui a permis d’installer et de développer la culture de la betterave à sucre dans une région où cette culture n’était pas pratiquée. Par l’exploitation de fermes modèles, elle est à même de diriger et de conseiller les cultivateurs qui lui fournissent leur matière première. En communication avec eux, elle collabore à leur permettre de tirer le meilleur parti de leurs exploitations.
- CRÉPELLE-FONTA1NE
- Cette firme bien connue fabrique dans ses usines de La Madeleine-lez-Lille (Nord) toutes sortes d’appareils et en particulier le matériel destiné aux sucreries et distilleries. Elle présentait à Turin un modèle au 1/10 d’un appareil de distillation à colonne ; ce modèle, très fini et fort intéressant
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- tant au point de vue de la conception qu’à celui de l’exécution, a valu à l’Exposant une haute récompense. Toutefois, comme on le verra plus loin, le Jury de Groupe a cru devoir lui décerner cette récompense au titre de la Classe io3, non que l’appareil ne relevât pas de la Classe 117, mais parce que les appareils analogues se sont trouvés groupés à la Classe io3.
- SOCIÉTÉ ANONYME DE LA RAFFINERIE FRANÇOIS
- Cette Maison, modeste lors de ses lointains débuts, s’est développée avec une grande rapidité à la suite de l’invention, par l’un de ses membres, du cassage mécanique du sucre. Pendant longtemps elle en a eu, avec l’initiative, le presque monopole. Une fois que la consommation s’est habituée à absorber le sucre en tablettes de formes régulières, le procédé s’est répandu et la Maison s’est vue concurrencée sur ce point. Elle s’est décidée alors, en 1905, à produire elle-même une grande partie du sucre manutentionné par elle à l’usage de la clientèle. Les échantillons qu’elle a présentés montrent qu’elle a su produire des sucres de très belle qualité et qui ne le cèdent en rien à ceux provenant d’établissements plus anciens.
- SOCIÉTÉ ANONYME DES ÉTABLISSEMENTS A. MAGUIN
- La Société A. Maguin construit du matériel pour sucreries dans son usine de Charmes où elle emploie plus de 5oo ouvriers. Elle a été la première à se spécialiser dans la fabrication des couteaux de diffusion et, depuis, elle s’est consacrée au perfectionnement des ateliers de lavage et de découpage de la betterave.
- En 1895, cette Maison s’est constituée en Société anonyme. Elle contribua pour la plus large part à l’étude des appareils et procédés perfectionnés pour la carbonatation, l’évaporation, la sulfitation et enfin la cristallisation en mouvement quand ce procédé vint modifier le travail de la masse cuite.
- La Société Maguin présentait une collection de couteaux de diffusion très variée, très soignée comme exécution et fort bien présentée. Sa participation à l’Exposition de Turin n’a pu qu’ajouter à sa juste notoriété.
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- CLASSE II7.
- SUCRES INDUSTRIELS
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- SOCIÉTÉ DES SUCRERIES ET RAFFINERIES SAY
- Cette puissante Compagnie présentait de nombreux échantillons de sa fabrication.
- Ses produits, très remarquables et très uniformes, eu égard à l’importance du tonnage produit, donnent une haute idée du soin avec lequel est conduite la fabrication dans ses importantes usines.
- Placée à l’une des entrées du Groupe XVIII, sa vitrine se faisait remarquer par un arrangement très plaisant.
- M. PELLET (Henri)
- M. Pellet (Henri), dont la compétence en matière de sucrerie est universellement connue, exposait des appareils très intéressants pour le contrôle de la fabrication des sucres. Son apport à l’Exposition de Turin était fait pour justifier l’autorité dont jouit son nom dans le milieu des techniciens du sucre.
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- FORMATION DU JURY
- Suivant les instructions émanant du Comité d’organisation italien et transmises par le Commissaire général du gouvernement français, les Jurés français de la Classe 117 se rencontrèrent avec leurs collègues étrangers le mardi 5 septembre 1911, à 3 heures de l’après-midi, à l’Ecole municipale Silvio Pellico.
- Le Bureau fut nommé séance tenante et le Jury de la Classe se trouva ainsi constitué :
- Président: M. Denis (Pierre), administrateur-délégué des Usines
- Rémy, à Wigmaël (Belgique).
- Vice-président : M. Selivanoff (Théodore), docteur en chimie, pro-
- fesseur à l’Université d’Odessa (Russie). Secrétaire-rapporteur : M. Charlon (Julien), ingénieur-fabricant de produits
- chimiques, président du Comité d’organisation de la Section française de la Classe 117, à Paris (France).
- Jurés titulaires : MM. Oszuskiewicks (L.), de Posen (Allemagne).
- Villavecchia (Vittorio), professeur à Rome (Italie).
- Zvvack (Akos), à Budapest (Hongrie).
- Jurés suppléants . MM. Pointet (Gaston), fabricant de produits chimiques
- à Paris (France).
- Plancher (Giuseppe), professeur à Parme (Italie).
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- RECOMPENSES OBTENUES
- Nous avons donné plus haut un aperçu des expositions présentées par nos compatriotes à la Classe 117 de l’Exposition de Turin.
- Il est impossible de faire une étude comparative des produits apportés par nos Exposants et de ceux qui figurent dans les Sections étrangères de la Classe 117. Nous avons déjà fait ressortir, en effet, pourquoi le choix de ces produits fut loin d’être uniforme et varia suivant les nationalités. C’est ainsi que, tandis que la France était confinée dans l’exposition des sucres et du matériel se rapportant à leur fabrication, la Belgique et l’Italie exposaient surtout des amidons, la Hongrie des fécules et des dérivés de la cellulose, l’Allemagne des celluloses et colloïdes pour la fabrication des explosifs, le Brésil des pâtes à papier, etc.
- L’effort fait par les Exposants français de la Classe 117 ressortira donc surtout de la valeur des récompenses obtenues. La liste de ces récompenses, reproduite ci-dessous, suffit à montrer la haute valeur que le Jury international a bien voulu attribuer à nos apports.
- Société de Bourdon, Grand Prix.
- Société anonyme des Etablissements A. Maguin, Grand Prix.
- Société des raffineries et sucreries Say, Grand Prix.
- Pellet (Henri), Grand Prix.
- Grépelle-Fontaine, Grand Prix.
- Nota. — Cette Maison, qui avait exposé dans la Classe 117, a été récompensée au titre de la Classe io3, le Jury de Groupe ayant estimé que c’est dans cette dernière Classe que se trouvaient réunis ses concurrents.
- Société Anonyme de la Raffinerie François, Médaille d’Argent.
- En fait, les six Exposants qui avaient apporté leur concours à la Classe 117 ont obtenu 5 Grands prix et 1 Médaille d’Argent.
- La proportion des Grands Prix accordés à l’ensemble des Exposants de la Section française à l’Exposition de Turin s’élève au chiffre très remarquable de 1.621 Grands Prix sur 6.37a Exposants, soit environ un quart.
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- Dans la Classe 117, cette proportion s’est élevée à 5/6.
- En enregistrant ce résultat si honorable, le Comité de la Classe 117 ne peut s’empêcher de constater avec une légitime satisfaction que ses efforts pour présenter une exposition sinon considérable par la niasse, du moins digne d’attention par la qualité, ont été couronnés de succès. Il a le devoir d’en exprimer sa gratitude aux Exposants qui ont bien voulu joindre leurs efforts aux siens, tout en se félicitant de voir que ces efforts ont été justement reconnus.
- En terminant ce compte rendu, nous nous montrerions ingrats en ne constatant pas toute la bonne volonté que nous avons trouvée auprès du Comité d’organisation de l’Exposition de Turin pour nous diriger et pour nous éclairer dans notre tâche, non plus qu’en nous abstenant de rendre grâce à M. le Commissaire général pour la parfaite organisation de ses services et pour la très grande bienveillance qu’il a bien voulu réserver à ses modestes collaborateurs quand ils ont dû avoir recours à sa haute autorité.
- Le Comité de la Classe 117 doit également remercier l’éminent Professeur Chabrié, Président du Groupe XYIII-B, et son actif Secrétaire, M. Lucien Uambaud, qui avaient assumé la tâche d’organiser les services communs du Groupe et qui s’en sont acquittés avec la meilleure complaisance et le plus parfait dévouement.
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- RECAPITULATION DES RECOMPENSES
- Grands Prix.
- Société de la sucrerie de Bourdon, Paris.
- Pellet (Henri), Paris.
- Société des raffineries et sucreries Say, Paris. Société anonyme des établissements Maguin, Charmes. Fiumet Elsô Magyar Rizshantolo, Fiume.
- Deutsche Sprengstoff (Actiengesell), Hambourg. Raffinerie Tirlemontoise, Tirlemont.
- Societa Nazionale di Agricoltura, Districto Fédéral.
- (France).
- (Autriche).
- (Allemagne).
- (Belgique).
- (Italie).
- Diplômes d’Honneur.
- Zsolnai Cellulosegyar Rérzvénytarsasag, Zsolna. (Hongrie).
- Waldhoff, fabrique de cellulose, Pernau. (Allemagne).
- Médaille d’Or.
- Amideria De Bernardi, e Prodotti Chimici affini, Busto Arsizio.
- (Italie).
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- Médailles d’Argent.
- Raffinerie François (Société anonyme), Paris. Sardinha (J.-A.), Rio-de-Janeiro.
- Lyons Ink. Ltd, Londres et Manchester. Marinoni-Palestra-Rosti , Pavie.
- (France).
- (Rrésil).
- (Grande-Rretagne).
- (Italie).
- Médailles de Bronze.
- Roake (A.), Roberts & G0 Ltd, Stratford. Scott (Ernest) & C° Ltd, Londres.
- (Grande-Rretagne).
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- TABLE DES MATIERES
- Pages
- M. Emile Boire ...................................................................... 377
- Formation du Comité d’organisation................................................... 379
- Recrutement dés Exposants. — Admission............................................... 381
- Installation......................................................................... 383
- Société de la Sucrerie de Bourdon.................................................... 385
- Crépelle-Fontaine................................................................ 385
- Société de la raffinerie François.................................................... 386
- Société des établissements Maguin................................................... 386
- Société des sucreries et raffineries Say............................................. 387
- Pellet............................................................................... 387
- Jury................................................................................. 389
- Récompenses.......................................i............................... 391
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DES INDUSTRIES ET DU TRAVAIL DE TURIN 1911
- GROUPE XV
- CLASSE 118
- Industrie et technologie des corps gras. Glycérine. Acide stéarique. Procédés de saponification. Savons.
- Bougies. Cires. Lubrifiants minéraux et organiques.
- Rapport de M. CHARABOT
- DOCTEUR ES SCIENCES
- MEMBRE DU CONSEIL SUPÉRIEUR DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
- Comité Français des Expositions à l’Étranger
- 42, Rue du Louvre, 42
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- CONDITIONS ACTUELLES DE L’ÉVOLUTION DE L’INDUSTRIE DES CORPS GRAS
- Pour qu’une Exposition puisse contribuer, dans la plus large mesure possible, au progrès des arts, il faut que les résultats qu’elle révèle soient de nature à donner à l’effort une orientation sûre. C’est une condition que l’on peut tendre à réaliser par l’examen attentif des circonstances, aussi bien d’ordre économique que scientifique, au milieu desquelles s’exerce l'activité humaine.
- En certains points du domaine industriel, la constatation d’un progrès peut être faite aisément par un Jury compétent : il en est ainsi partout où une initiative originale modifie d’une façon apparente la nature, l’aspect, la forme des produits ou des objets. Mais lorsque les perfectionnements ont trait aux procédés de fabrication d’une matière ayant des caractères déterminés et, à qualité égale, une apparence peu variable, le progrès se manifeste sous des dehors moins frappants. C’est un peu le cas pour les industries dont la Classe 118 réunissait les produits à l’Exposition de Turin. Aussi est-il nécessaire, si sommaire que doive être l’exposé des résultats que cette Exposition nous a apportés, d’examiner les conditions dans lesquelles ces résultats ont été acquis.
- L’industrie et la technologie des corps gras reposent sur des bases scientifiques, depuis que les travaux de Chevreul ont mis en lumière et la nature chimique de ces corps et le mécanisme qui préside à leurs métamorphoses. Les découvertes récentes, effectuées dans le domaine de la chimie, permettent d’apporter aux méthodes de travail des facilités et des précisions toutes particulières, qui conduiront à une meilleure et plus avantageuse utilisation de la matière première. D’autre part, les transformations économiques qui s’opèrent constamment modifient les conditions d’exploitation des matières grasses, menaçant telle hégémonie et favorisant telle initiative.
- Aussi a-t-on pu voir, à l’Exposition de Turin, des nations qui, naguère, étaient tributaires des principaux pays de production, apporter le résultat d un effort qui mérite l’attention.
- Grâce à son climat et à sa situation géographique, la France et Marseille,
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- en particulier, a joué un rôle des plus importants clans l’industrie des oléagineux. L’industrie marseillaise attire à elle, non seulement les produits de la métropole, mais encore les huiles du Nord de l’Afrique, les sésames et les pavots du Levant, les arachides en coque des îles du Cap-Vert et du Sénégal, les coprahs de Ceylan, les morahs de l’Inde, les huiles de palme et les amandes de palmiste de la Côte africaine, et encore les graines de coton d’Egypte, les graines de lin de Russie, le colza de l’Inde. Ainsi Marseille acquiert le monopole de la fabrication des huiles de graines, et cette industrie possède une telle puissance expansive qu’elle ne tarde pas à s’étendre jusqu’à Bordeaux.
- Vers 1870, s’établit à Paris l’industrie de la margarine qui, après avoir vaincu les préjugés populaires, pénètre dans tous les pays du monde, même en Australie, pays producteur par excellence de beurre de vache.
- D’ailleurs, le Nord, en établissant l’industrie des graisses animales comestibles, est venu porter atteinte au monopole de l’industrie marseillaise. Celle-ci redouble alors d’efforts. Elle traite les coprahs les plus frais, invente des procédés de raffinage, multiplie, en un mot, ses efforts. Mais elle a à lutter aussi contre l’étranger où l’industrie des corps gras prend des proportions gigantesques, notamment aux Etats-Unis, en Angleterre et en Allemagne. Et, malgré cette lutte, la France importe encore en moyenne 800.000 tonnes d’oléagineux évaluées à environ 270.000.000 de francs et en exporte environ ôo.ooo tonnes évaluées à 38.000.000 de francs. Le sol français produit moins d’un dixième de ce chiffre, abstraction faite des fruits de l’olivier. Nous importons nB.ooo tonnes d’huiles et graisses (li verses et en exportons Bo.ooo tonnes.
- Toutefois, l’industrie française des oléagineux est dépassée de beaucoup par celle de l’Angleterre. L’Allemagne importe déjà 1.000.000 de tonnes d’oléagineux, mais il y a lieu de remarquer qu’elle en exporte environ 3oo.ooo tonnes. C’est que, hélas ! de nombreux navires chargés des cotons d’Egypte et de Bombay, des colzas de l’Inde et des sésames du Levant, de l’Inde et de la Chine, des palmistes d’Afrique passent au large de Marseille et portent ailleurs des éléments de prospérité industrielle !
- Les Etats-Unis et l’Amérique du Sud se dressent ensemble en concurrents redoutables pour tout l’ancien monde, avec leurs graines de lin, de coton, de maïs et aussi avec leurs graisses animales. Celui qui 11’a pas visité les immenses savonneries de Chicago et de Buffalo n’a pas idée des proportions gigantesques que peut atteindre cette industrie.
- Et le Brésil lui-même s’efforce de lancer sur le marché d’abondantes graisses concrètes végétales.
- Si les conditions de production des matières premières méritent une attention particulière, il ne faut pas pour cela négliger de tenir compte des progrès scientifiques qui s’opèrent tous les jours, et qui, journellement, apportent de nouveaux éléments d’évolution ou de révolution industrielle.
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- CLASSE II8.
- -- INDUSTRIE ET TECHNOLOGIE DES CORPS GRAS
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- En particulier, l’étucle des phénomènes catalytiques et du mécanisme de la saponification a ouvert la voie à des méthodes nouvelles qui intéressent, d’une façon immédiate, aussi hien la savonnerie que la stéarinerie. M. Lewkowitsch a effectué, dans cet ordre d’idées, des recherches dont les résultats sont de nature à jeter une vive lumière sur les opérations industrielles. Et l’accélération de l’hydrolyse des corps gras, produite par le réactif de Twitchell, est extrêmement suggestive pour quiconque porte ses regards vers l’avenir. Mais un des phénomènes les plus intéressants qui aient été étudiés durant ces dernières années dans le domaine des corps gras, est celui de la saponification en présence du cyloplasma de la graine de ricin. Il s’agit là d’une méthode qui, grâce aux travaux de M. Connstein et de ses collaborateurs, et aux recherches si étendues et si précises de M. Nicloux, a franchi les murs du laboratoire scientifique pour passer dans le domaine industriel. La saponification opérée à l’aide du cyloplasma de la graine de ricin se présente dans d’excellentes conditions, tant au point de vue de la simplicité du matériel mis en oeuvre que de la pureté des produits obtenus, acides gras et glycérine. Si l’on ajoute à cela le grand avantage qui résulte de la neutralisation des acides gras, on conçoit aisément que la réunion de tous ces facteurs présente un intérêt économique de premier ordre et puisse un jour asseoir sur de nouvelles bases l’industrie des corps gras.
- Il n’est pas jusqu’aux études de chimie pure qui n’aient ouvert à l’industrie des corps gras des horizons nouveaux. Tout le monde connaît l’admirable méthode d'hydrogénation de MM. Sabatier et Senderens. Cette méthode paraît devoir permettre à l’industrie stéarique de réaliser un énorme progrès: la transformation de l’acide oléique en acide stéarique.
- Si les efforts scientifiques de la première moitié du siècle dernier ont en quelque sorte tari la source des inventions dont a bénéficié l’industrie stéarique, il n’en est pas moins vrai que celle-ci se perfectionne tous les jours dans ses détails : une récupération plus soignée, une économie de matière première, de travail, de main-d’œuvre, l’emploi de matériaux nouveaux constituent des progrès dont l’industrie tire grand profit et qui demandent une grande somme d’ingéniosité. Un soin tout particulier est apporté aujourd’hui à la question de l’extraction de la glycérine.
- Ajoutons que l’attention du stéarinier est attirée en ce moment sur les paraffines à point de fusion élevé, et cela notamment dans les pays où battrait du bon marché a une toute particulière puissance.
- Telles sont, rapidement exposées, les conditions d’ordre général dans lesquelles se présentaient les industries des corps gras au moment où Turin invitait toutes les nations civilisées à venir, dans un cadre merveilleux, présenter la synthèse de leurs efforts.
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- INDUSTRIE DU SAVON EN ITALIE
- SAVONS COMMUNS
- Importation 19°9 1910 1911 I9l2
- France Quintaux 38.83o 33.566 46.723 58.629
- Allemagne ... — 1.329 1 .o84 1.047 »
- Angleterre.... 3.195 3.858 3.602 3.759
- Suisse — 1.218 678 112 »
- Autres pays.. . — i.446 671 1.892
- Total.. . . 46.018 39-9Si 52.i55 64.280
- En 1906, l’importation n: atteignait pas encore 25 .000 quintaux.
- Exportation I9°9 1910 ign 191a
- Angleterre.. . . Quintaux 10.200 16.007 i5.184 20.982
- Erythrée — I.478 3.686 1.916 4.102
- Etats-Unis.... — IO.774 13.2 21 10.473 i3.588
- Autres Pays.. . — 6.000 7-i69 4.864 4.595
- » » » i.663
- Total.. . . 28.452 4o.o83 0 /O 02.407 44.930
- SAVONS PARFUMÉS
- Importation I9°9 1910 1911 1912
- France Quintaux bo CW 00 229 234 3i7
- Allemagne.. . . — 722 680 835 412
- Angleterre.. . . — 45o 448 492 557
- Autres pays.. . — 243 3i4 167 636
- Total 1.653 1.671 1.728 !.922
- Exportation I9°9 1 c> 10 1911 i912
- Quintaux 2.149 i-9l5 2.093 1.624
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- CLASSE II8. -- INDUSTRIE ET TECHNOLOGIE DES CORPS GRAS l\0‘6
- Comme ou le voit, l'importation des savons communs de France augmente tous les ans, et il est à remarquer que le succès des savonniers marseillais tient à la qualité de leur produit.
- Si l’Italie n’exportait pas de savon communion pourrait dire que son industrie ne peut soutenir la concurrence étrangère, mais du moment qu’elle en exporte des quantités importantes il faut admettre que la qualité du produit joue un rôle considérable, car si la qualité du savon répondait aux besoins, aux goûts des consommateurs italiens, la production indigène devrait d’abord servir à couvrir la consommation nationale.
- Les fabricants italiens se plaignent que le droit de L. 24 sur les huiles de graine les met en état d’infériorité vis-à-vis de leurs concurrents étrangers. Ils avaient d’abord obtenu un tarif réduit pour les huiles importées pour la savonnerie et dénaturées, mais cette loi n’a pu être appliquée, aussi font-ils actuellement tous leurs efforts pour obtenir une augmentation des droits lors du renouvellement des traités de commerce.
- Nous ne pouvons que recommander à nos nationaux de continuer à apporter tous leurs soins à obtenir dans leurs produits la régularité de qualité qui fait leur force et est cause de la faveur exceptionnelle dont certaines marques marseillaises jouissent chez nos voisins.
- N. B. —: Les chiffres portés ci-dessus nous ont été fournis par la Chambre de commerce française de Milan, qui travaille avec un dévouement inlassable au développement de l’importation’ française en Italie.
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- L’INDUSTRIE DES CORPS GRAS A L’EXPOSITION DE TURIN
- La Classe 118 était consacrée à l’industrie et à la technologie des corps gras.
- Nombreuses sont les nations qui, ayant répondu à l’invitation de l’Italie, ont participé à l’éclat de cette Classe.
- On peut dire que chacune d’elles a apporté sa note caractéristique en présentant les produits qui correspondent le mieux à ses ressources et qui indiquent, de la façon la plus nette, l’orientation de ses efforts. Il y a cependant lieu de regretter que les Etats-Unis de l’Amérique du Nord n’aient pas pris part à ce grand concours international, si l’on tient compte de la place si particulièrement importante que cette nation occupe actuellement dans le domaine de l’industrie des corps gras.
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- JURY INTERNATIONAL
- Le Jury international de la Classe 118 était ainsi composé
- Président : M. Destre (Louis) (Belgique).
- Vice-président : M. Gouin (Louis) (France).
- Secrétaire : M. Herrnhut (Bernardo) (Italie).
- Membres : MM. Avelino (Giorgino) (Brésil).
- de Bernochi (Giacomo) (Argentine). Charabot (Eugène) (France).
- Girardi (Giacomo) (Venezuela).
- Macnab (William) (Grande-Bretagne). Matsukawa (llanjiro) (Japon).
- Osimo (Ferruccio) (Siam).
- Seng Si Yen (Chine).
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- RÉCOMPENSES
- Hors Concours.
- Gouin et Cie, Marseille. (France).
- Foltzer (Émile), Rivarolo Ligure. (Italie).
- Grands Prix.
- Chardin (A.), Martigny-les-Bains. / (France).
- Coquet (P.), Contreuve. —
- Laurent-Opin (Etienne), Laon. —
- Moret (Ernest), Tonnerre. —
- Robert (Louis), Pithiviers. —
- Troubat et Cie, Montluçon. —
- Dynamit Actiengesell. Nobel & C'e, Hambourg. (Allemagne).
- Manufacture royale des bougies de la Cour, Bruxelles. (Belgique).
- Burmah Oïl C° Ltd (The), Glasgow. (Grande-Bretagne).
- Cleaver (F.-S.) & Sons Ltd, Londres. —
- Cook (EdAV.) & C° Ltd, Londres. —
- Prices Patent Candle Company Ltd, Londres. —
- Scottish Minéral Oïl Association, Glasgow. —
- Crosfield & Sons Ltd, Warrington. —
- Wakefield & C°, Londres. —
- Lokohama Gyoyn Kabushika Ivwaisha. (Japon).
- Olierie e Saponerie Meridionali, Bari. (Italie).
- Paganini Yillani & C,e, Milan. —
- Liebig’s Extract of Méat C° Ltd, Buenos-Ayres. (République Argentine).
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Diplômes d’Honneur.
- Bellon et C’e, Marseille.
- Leca (D.) et Cie (Successeur de), Marseille. Robert-Aubert, Saint-Just-en-Chaussée.
- Société marseillaise des glycérines distillées. Henn Frères, Rivoli.
- Kinkanzan Gyogyo Kabushi Kavaisha Miygiken. Seeber Frères & Cïe, Buenos-Ayres.
- (France).
- (Italie).
- (Japon).
- (République Argentine).
- Médailles d’Or.
- Société anonyme des savonneries de la Méditerranée. (France).
- Compagnie de la savonnerie di Tientsin. (Chine).
- Frey et Cie, Puerto Cabello. (Brésil).
- Do Monte Miguel Faustino, Rio Grande do Norte. —
- Gouvernement de l’Etat de Bahïa. —
- Matarazzo (F.) et Cie, S. Paulo. —
- Musée commercial, Rio-de-Janeiro. » —
- Scoot (Ernest) & C° Ltd, Londres. (Grande-Bretagne).
- Campi di Bendinelli Frères, Gênes. (Italie).
- Procolo Piannetti, Bergame. —
- Matter (Federico), Gênes. —
- Sulfurum Oleum, Bari. —
- Turati (Giuseppe). —
- Shimizu Keisuke, Osaka. (Japon).
- Higo Seiro Kabushiki Kwaisiia, Kumamotoken.
- Savonnerie de Allianca. (République Argentine).
- P va Kruska Tvornica Yostenich Svieca e Medikaiiske, Karlovac. (Serbie).
- Médailles d’Argent.
- Planques (Camille), Paris.
- Plisson (Henri), Lucenay-le-Duc. Loureino, Barboza et G,a, Pernambuco.
- (France).
- (Brésil).
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- CLASSE II8. ---
- INDUSTRIE ET TECHNOLOGIE DES CORPS GRAS
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- Figueirero et Ivlein, Para. (Brésil).
- Municipe de Buique, Pernambuco. _
- Peixoto de Castro, Rio-de-Janeiro. —
- Vidal (Joao-Antonio), Para. —
- Carpanini, Gambaro et Cie, Gênes. * (Italie).
- Gierleri M. (Ditta), Turin. —.
- Société anonyme bolonaise. —
- Verderame Matteo & Fils, Licata. —
- ïyo Sarashiro Dogyo Kumiai, Ehimoken. (Japon).
- Collectivité du Gouvernement de la République dominicaine.
- Messarovitsch et Jovanovitsch. (Serbie).
- Prva Hiiavstska Tvornica Stearnia Svieca Sapuna Dionicko Druztvo, Susak.
- (Serbie).
- École d’agriculture, Bangkok. (Siam).
- Siam Industries Syndicate, Bangkok. —
- Omar Effendi, Aïdin. (Turquie).
- Médailles de Bronze.
- Bruzual Andrez (A.), Gumana. » (Brésil).
- De Lacerda Lima Agostino, Parahyba do Notre.
- Figuereido de Carvalho (Ant.), Para. —
- Brocado (M. Joao), Piontig. —
- Gizzi et C'e, Para. —
- Beltrami Vito & Cie, Palerme. (Italie).
- The Perolin Company', Milan. —
- Mentions Honorables.
- Ercolessi (G.), Trieste.
- Teixeira de Silva (Antonio). Bertazzi (Pierre), Novare.
- Coppin Frères, Vicence. Lanzarotti (Félice) et C‘e, Gênes. Sanna (Francesco), Cagliari.
- (Autriche).
- '(Brésil).
- (Italie).
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- PARTICIPATIONS A L’EXPOSITION DE LA. CLASSE 118
- Les Exposants de la Classe 118 se répartissent entre les nations suivantes : Argentine, Autriche, Belgique, Brésil, Chine, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Serbie, Siam, Turquie, Venezuela.
- ARGENTINE
- L’exposition de la République Argentine était d’une certaine importance. Elle donnait, toutefois, une idée très insuffisante de la* place que cette nation tend à occuper dans le domaine des industries des matières grasses.
- AUTRICHE
- L’Autriche a fourni un seul Exposant dans la Classe 118.
- BELGIQUE
- La Belgique avait fait une exposition très soignée. Malgré sa faible importance au point de vue matériel, cette exposition donnait l’impression nette d’une bonne fabrication.
- BRÉSIL
- Assez nombreux, les Exposants présentaient, dans plusieurs de leurs variétés, les produits de l’industrie des corps gras. L’examen de ces produits, leur présentation accusait un effort réel, mais cet effort ne se traduisait pas toujours par d’indiscutables qualités de conservation.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
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- CHINE
- La Chine a exposé, dans la Classe 118, quelques produits. Mais il est impossible de tirer de cette exposition la moindre conclusion économique.
- FRANCE
- Nous consacrerons à la Section française une étude spéciale.
- GRANDE-BRETAGNE
- Nous avons insisté déjà sur l’importance de l’industrie anglaise des corps gras. Aussi fallait-il s’attendre, de la part de la Grande-Bretagne, à une participation très brillante à l’Exposition de la Classe 118. Ces prévisions ont été bien conformes à la réalité et la Section anglaise s’est vue attribuer, dans notre Classe, un nombre relativement grand de hautes récompenses, parmi lesquelles six diplômes de Grand Prix. Signalons tout particulièrement l’exposition de Joseph Crosfield Sons, Ltd (Warrington). Cette Maison, d’une importance considérable, présentait des savons de fabrication très soignée et notamment des savons de toilette délicatement parfumés.
- La maison Edward Cook & C° Ltd, de Londres, exposait un bel assortiment de savons de ménage, des savons marbrés et des savons verts.
- F.-S. Cleaver & Sons Ltd, de Londres, a contribué à l’éclat de la Classe 118 avec ses savons médicinaux et ses savons parfumés.
- Dans un autre ordre d’idées, signalons encore les expositions des Maisons suivantes :
- The Burmal Oïl C° Ltd (Glasgow), pétrole brut et produits extraits du pétrole, y compris bougies, cires et huiles.
- Price’s Patent Candle G0 Ltd (Londres, Liverpool, Capetown, Johannesburg, Shangaï), bougies variées, cierges, veilleuses, rats de cave, savons de toilette finement parfumés, glycérine (introduite sur le marché en 1855), huiles lubrifiantes.
- The Scottisch Minéral Oïl Association (Glasgow), schiste bitumineux et dérivés ; naplite, gazoline, paraffine, sulfate d’ammoniaque, bougies de paraffine.
- Toutes les Maisons énumérées ci-dessus ont obtenu des Grands Prix.
- Signalons aussi les excellents évaporateurs, les ingénieux séchoirs, les appareils à dégraisser à la benzine présentés par Ernest Scoot & C°, de
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- CLASSE II8. — INDUSTRIE ET TECHNOLOGIE DES CORPS GRAS 4l3
- Londres, ainsi que les graisseurs de G.-C. Wakefield & C°, de Londres.
- En somme, on peut résumer ce qui précède en disant que la Section britannique ne réunissait que des Exposants de choix.
- ITALIE
- LTtalie avait fourni quelques intéressantes expositions. Mais un trop grand nombre d’Exposants présentaient des produits sans originalité et sans importance relative ce qui, certainement, nuisait considérablement à l’ensemble.
- Malgré un effort très méritoire, la Section italienne demeurait, comme on pouvait d’ailleurs s’y attendre, très loin en arrière de la Section britannique.
- Mentionnons les Saponerie-Stéarinerie Réunies de Gênes, Turin et Milan, qui ont obtenu un Grand Prix.
- JAPON
- Pour quiconque a déjà admiré les efforts des Japonais dans la plupart des grandes Expositions précédentes et remarqué leurs remarquables qualités d’organisation et de présentation, c’est une véritable déception que d’examiner la Section japonaise de la Classe 118. Rien ne se signale à l’attention du visiteur et il semble même que les produits des industries des corps gras aient été l’objet, dans cette Section, d’une complète indifférence.
- SERBIE
- La Serbie a fourni deux Exposants qui ont présenté diverses sortes de savons.
- VENEZUELA
- Les Exposants vénézuéliens ont fait une exposition qui mérite quelque attention. Et il est vraiment remarquable de constater avec quel empressement des pays aussi lointains ont envoyé leurs produits pour les soumettre au jugement du Jury.
- Nous mentionnerons, pour terminer cette énumération, quelques Expo sants venus du Sium et de Turquie.
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- SECTION FRANÇAISE
- Il nous est agréable de constater que, même en face de l’exposition britannique, l’exposition française de la Classe 118 avait une belle tenue. Aussi avons-nous la satisfaction de signaler que nous sommes arrivés, comme la Grande-Bretagne, avec six diplômes de Grand Prix.
- Notre Section présentait une grande variété car, indépendamment de plusieurs importantes savonneries, elle réunissait de fort intéressantes expositions d’apiculture. Voici, d’ailleurs, dans l’ordre des récompenses obtenues, les Maisons françaises qui ont participé à l’exposition de la Classe ii 8.
- Exposant
- qui, par application de l’article 60 du règlement du Jury, est mis Hors Concours en sa qualité de Juré.
- gouin et cie
- Marseille (Bouches-du-Rhône).
- MM. Gouin et C,e (successeurs de A. Jounet), fabricants de savon de Marseille, ont exposé des savons blancs de ménage, dits savons de Marseille, ainsi que des glycérines, sous-produits de leur fabrication.
- La Maison Jounet a été fondée en 1860, par AIM. Jounet et Marquis. A cette époque, à Marseille, on ne fabriquait presque exclusivement que du savon bleu marbré. Celui-ci était à base d’huiles d’olive et de sesame combinées avec de la soude douce obtenue par le procédé Leblanc.
- Les savons blancs de Marseille ont pris leur essor industriel avec l’appa-rdion, sur le marché français, des huiles d’arachide el de coprah.
- La soude Leblanc a été ultérieurement remplacée par la soude à l’ammo-
- niaque.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Un des premiers, M. Jounet comprit l’avenir réservé au savon blanc et il inventa sa fameuse marque « la Grappe ».
- C’est en 1892 que M. A. Gouin, ingénieur des arts et manufactures, petit-neveu d’un des fondateurs de la Maison Jounet, prit la suite de cette importante affaire et créa à cet effet la Société Gouin et Cie.
- M. A. Gouin a donné à son affaire de savonnerie un développement considérable. C’est ainsi que la production de la maison Jounet, qui était de 4 millions de kilogrammes en 1892, a atteint environ 40 millions de kilogrammes en 1911. En meme temps, M. Gouin apportait dans l’industrie de la savonnerie des perfectionnements très importants qui lui ont permis de faire rapidement classer sa Maison au premier rang.
- Président de la Chambre syndicale des fabricants de savon de Marseille, puis membre de la Chambre de commerce de Marseille, M. Gouin a dignement représenté son industrie au cours des dernières Expositions où il a figuré comme membre du Jury.
- Les savonneries Jounet sont plus connues sous le nom de Savonneries de la Grappe.
- Aux Savonneries de la Grappe tout marche par commandes électriques : manutention, pompage des huiles malaxage de la pâte, levage des cuites, coupage et transport du savon. Une station centrale d’électricité, qui est produite dans l’usine même, distribue l’énergie à tous les moteurs auxiliaires. Aussi la main-d’œuvre est-elle réduite au minimum, malgré la très grande superficie de ces usines, qui occupent plus d’un hectare et demi de surface bâtie d’un seul tenant, en pleine ville, à proximité de la gare du Prado. La puissance de production des Savonneries de la Grappe dépasse 5o.ooo kilos de savon par jour.
- Diplômes de Grand Prix.
- CHARDIN (Auguste)
- Martigny-les-Bains (Vosges).
- La Maison Auguste Chardin s’occupe d’apiculture. Elle expose une intéressante collection de cires d’un bel aspect et d’une parfaite épuration.
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- CLASSE Il8. -- INDUSTRIE ET TECHNOLOGIE* DES CORPS GRAS
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- COQUET (P ierre)
- Contreuvc (Ardennes).
- M. Pierre Coquet est le créateur de la Station apicole de Contreuve. Cette création date de l’année 1900 et constitua d’abord un premier rucher très simple, composé seulement d’une vingtaine de ruches. Elle a pris aujourd’hui l’importance d’une grande exploitation, puisqu’elle comprend plus de 5oo ruches.
- Le miel est épuré par M. Coquet d’une façon absolue et présenté sous une forme remarquablement limpide.
- LAURENT-OP1N Laon (Aisne).
- Professeur d’apiculture, M. Laurent Opin présente une série de magnifiques échantillons de cires.
- MORET (Ernest)
- Tonnerre (Yonne).
- La Maison E. Moret a été fondée en 1888, en vue de la construction apicole. C’est, dans cet ordre d’idées, une des plus importantes. Elle présente un matériel de construction très soigné et de conception bien originale. En particulier, une armoire pour la conservation des cadres, un nouveau céri-ficateur à vapeur avec presse, un épurateur à cire.
- La Maison Moret a contribué largement à la vulgarisation de l’apiculture. Dans ce but, elle a publié un manuel, véritable recueil d’observations personnelles faites au cours de longues expériences.
- ROBERT (Louis)
- Pithiviers (Loiret).
- M. Louis Robert expose du miel de sa fabrication, ainsi que différents Produits à base de miel. Sa Maison est très ancienne, puisqu’elle date de 1702. Elle a puissamment contribué à la réputation du miel du Gâtinais.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- TROUBAT ET Cie Montluçon (Allier).
- Cette Maison, fondée en 1872, expose des cires jaunes et blanches de sa fabrication.
- Elle occupe 45 personnes et possède à Tunis une usine spéciale pour l’extraction et l’épuration des cires d’abeilles.
- Diplômes d’Honneur.
- BELLON (J.-D.) ET Cie Marseille (Bouches-du-Rhône).
- La Maison J.-D. Bellon expose des savons en barres et en pains blancs et couleur olive, portant les marques « La Croix » et « La Pensée ». Elle a été fondée en 1860 et dispose de deux usines qui peuvent produire annuellement 12.000.000 de kilos de savon.
- LES SUCCESSEURS DE D. LECA ET Cie Marseille (Bouches-du-Rhône).
- Fondée en 1871, cette Maison se classe parmi les importantes savonneries de Marseille.
- Sa production a doublé dans l’espace des vingt dernières années.
- ROBERT-AUBERT Saint-Just-en-Chaussée (Oise).
- M. Robert-Aubert, apiculteur à Saint-Just-en-Chaussée (Oise), expose de beaux spécimens de cire d’abeilles.
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- CLASSE Il8. -- INDUSTRIE ET TECHNOLOGIE DES CORPS GRAS
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- SOCIÉTÉ MARSEILLAISE DES GLYCÉRINES DISTILLÉES Marseille (Bouches-du-Rhône).
- Elle a été fondée en 1897. Les glycérines qu’elle expose ont un excellent aspect. Environ 5o.ooo kilos de produits bruts sont mis journellement en fabrication et produisent i5 à 20.000 kilos de produits distillés.
- Cette Société s’est un peu spécialisée dans la fabrication de la glycérine à dynamite.
- Diplôme de Médaille d’Or.
- SAVONNERIE DE LA MÉDITERRANÉE Marseille.
- La Société anonyme des Savonneries de la Méditerranée a créé dans le groupe des Usines Massilia, de. la Maison Rocca, Tassy et de Roux, son usine de fabrication de savons.
- Profitant de tous les progrès réalisés à ce jour dans l’industrie de la savonnerie, cette Société a réuni, dans son usine modèle, le matériel le plus perfectionné qui puisse s’adapter à la fabrication des savons.
- C’est ainsi que tous les mouvements de matières premières s’effectuent automatiquement par wagonnets transporteurs, monte-charges, ponts, etc. Des chaudières à cuire le savon, de contenance de 100 à 120 mètres cubes, permettent de couler, en une seule opération, 80.000 kilos de savon pur distribués dans les mises de coulage par des pompes et des canaux.
- Le moulage ou frappage du savon, qui, jusqu’à ce jour, s’effectuait par des machines à bras, a été l’objet d’études sérieuses dans l’usine, afin de supprimer les accidents inévitables avec les appareils qui étaient employés antérieurement. Ces études ont amené l’établissement de machines automatiques à moteur supprimant toute cause d’accident aux ouvriers qui les desservent et donnant un moulage absolument parfait.
- Cinq de ces machines produisant, par journée de dix heures, 120.000 morceaux moulés, desservent actuellement l’usine des Savonneries de la Méditerranée.
- La récupération de la glycérine a également reçu une solution propre à atteindre les meilleurs résultats et les meilleures qualités.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- La concentration des lessives s’opère dans le vide dans des appareils per
- fectionnés. Diplômes de Médaille d’Argent.
- PLANQUES (Camille) Paris.
- M. Camille Planques, publiciste agricole à Paris, présente une intéres santé collection de cires.
- PLISSON (Henri)
- Lucenay-le-Duc (Côte-d’Or).
- Expose du miel, de la cire, de l’hydromel. Possède 109 ruches produi sant i.5oo à 1.800 kilos de miel et 5o à 60 kilos de cire épurée.
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- CONCLUSIONS
- Pour pouvoir présenter ici des conclusions susceptibles de montrer l’importance et le développement des industries des corps gras dans les différents pays du monde, il aurait fallu que leur participation fût moins limitée qu’elle ne l’a été en réalité. Il aurait fallu, en particulier, pouvoir examiner les produits de l’industrie américaine. Mais nous savons, indépendamment même des faits que l’Exposition a permis d’observer, que la production de ce pays est considérable et va toujours en augmentant. Celui qui visite régulièrement les Etats-Unis est vraiment surpris de constater quelle importance extraordinaire y a pris l'industrie de la savonnerie.
- Au point de vue des récompenses obtenues dans la Classe 118, la France se place au même rang que l’Angleterre, puisqu’il a été attribué à chacune de ces nations six Diplômes de Grand Prix. Mais il y a lieu de remarquer que la France avait, pour obtenir ces hautes récompenses, i4 Exposants, tandis que la Grande-Bretagne n’en avait fourni que io, ce qui rend les résultats relatifs moins brillants pour nous. Il faut aussi, pour mettre toutes choses au point, tenir compte de ce fait qu’une fraction importante des hautes récompenses accordées à la Section française de notre Classe sont allés à des apiculteurs et que la Section britannique n’avait pas d’Exposants dans cette catégorie.
- En tenant compte de ces différents facteurs, on arrive à cette conclusion que l’Exposition de Turin donnait bien l’impression de ce qu’est la réalité, c’est-à-dire d’une industrie des corps gras plus importante en Grande-Bretagne qu’en France.
- Toutefois, si cette comparaison n’est pas à notre avantage, il n’en est pas moins vrai que, malgré la hausse générale des matières premières, les industries des corps gras sont en progression en France.
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- TABLE DES MATIÈRES
- Pages
- Introduction.............................................................. 399
- Industrie du savon en Italie.............................................. 402
- Industrie des corps gras à l’Exposition de Turin.......................... 404
- Jury...................................................................... 405
- Récompenses............................................................... 407
- Participation à l’Exposition de la Classe 118............................. 411
- Section française........................................................ 415
- Conclusions.............................................................. 421
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DES INDUSTRIES ET DU TRAVAIL DE TURIN 1911
- GROUPE XVIII-B
- CLASSE 119
- Couleurs et Encres
- CLASSE 120
- Soie artificielle
- CLASSE 122
- Colles, Engrais, Vernis
- Rapport de M. Lucien RAMBAUD
- Comité Français des Expositions à l’Étranger
- 42, Rue du Louvre, 42
- 1912
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- CLASSE 119
- Matières colorantes, inorganiques et organiques, naturelles et artificielles.
- Extraits de bois de teinture.
- Encres.
- CLASSE 120
- Mercérisation. Soie artificielle.
- CLASSE 122
- Industrie des matières d’origine animale : albumine, colles et gélatines. Manipulation des os et du sang.
- Peaux et cuirs. Matières à tanner. Extraits tanniques. Matériaux et procédés de tannerie, etc. Parchemin. Cuir artificiel. Engrais chimiques : Guano. Superphosphates. Scories. Nitrates, etc. Engrais azotés extraits directement de l’air.
- Résines. Asphaltes. Bitumes. Vernis. Mastics.
- Articles imperméables et articles incombustibles. Caoutchouc et ses succédanés. Gutta-Percha. Cires fossiles.
- Comme nous l’avons indiqué dans l’introduction, de nombreuses industries, énumérées ci-dessus, figuraient également dans d’autres Classes. Elles optèrent pour ces dernières auxquelles elles paraissaient d’ailleurs se rattacher davantage. Nous n’en parlerons donc pas ; quant aux autres, elles peuvent être réunies en quatre Groupes :
- Couleurs, Peintures, Vernis.
- Colles, Gélatines.
- Engrais.
- Soie artificielle.
- Dans son Rapport sur l’Exposition de Bruxelles en 1910, M. Trillat a fait une étude des plus intéressantes sur les progrès de ces industries de T90o à 1910; il est donc inutile de répéter ce qui a déjà été dit et nous nous contenterons de présenter leur situation actuelle.
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- COULEURS
- Les couleurs Les couleurs Les laques ; Les couleurs
- peuvent se diviser en trois grandes classes . minérales ;
- laquées.
- COULEURS MINÉRALES
- Outre les couleurs à base exclusivement minérale, on comprend dans cette catégorie des produits qui renferment partiellement une substance organique, comme les terres de Gassel et de Cologne, le brun de Bruxelles, etc., ou dans lesquels cette matière organique est l’élément principal de leur composition, comme le noir de charbon, le noir d’os, le noir de fumée, etc.
- Le très grand nombre de couleurs qui rentre dans cette catégorie peut se diviser en deux classes :
- a) Les couleurs naturelles ;
- b) Les couleurs de fabrication.
- A) COULEURS NATURELLES
- Les premières existent dans le sol et il suffît à l’industriel de les laver pour les purifier, puis de les pulvériser pour les amener à un état permettant leur utilisation. Par la calcination il en modifie la nuance. Nous pouvons citer les ocres, les terres d’ombre et de Sienne, les oxydes de fer naturels, etc.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- B) COULEURS MINÉRALES DE FABRICATION
- Blancs. — C’est dans cette catégorie des couleurs minérales que rentrent les couleurs blanches. Laissant de côté la céruse, dont la loi du i3 juillet 1909 a interdit l’emploi dans la peinture à dater du Ier janvier 1915. nous dirons quelques mots de celles qui sont proposées en vue de la remplacer.
- Oxyde de zinc ou blanc de zinc. — Primitivement, ce produit était fabriqué uniquement par oxydation du métal fondu dans des fours.
- Actuellement, certains fabricants opèrent directement sur le minerai : celui-ci est réduit par le charbon, puis le zinc est distillé et transformé en oxyde. Ce procédé a l’avantage d’utiliser les minerais pauvres, aussi tend-il à se généraliser.
- Le blanc ainsi obtenu est généralement moins beau que celui provenant de l’ancien procédé ; il est également plus lourd, mais il est très couvrant (opaque) et d’un prix moins élevé. Il faut reconnaître aussi qu’il est souvent moins pur, les minerais les plus fréquemment employés contenant souvent d’autres métaux.
- D’aucuns estiment que la présence d’une faible proportion de plomb augmente les qualités du blanc de zinc et entre autres sa solidité à l’extérieur. Les essais entrepris ne sont pas encore bien probants et, en tous cas, il semble que cette présence du plomb ait pour premier résultat de faire perdre rapidement au blanc de zinc cet éclat même qui constitue une de ses premières qualités.
- Sulfure de zinc. — Ce produit a fait l’objet de plusieurs brevets en ces dernières années et plusieurs tentatives ont été faites pour l’obtenir industriellement, mais les résultats n’ont pas jusqu’à ce jour répondu à l’attente des fabricants, car si le produit est blanc et d’un pouvoir couvrant (opacité) égal à celui de la céruse, il semble manquer de stabilité.
- Lithopone. — Ce blanc est obtenu en précipitant une solution de sulfate de zinc par une solution de sulfure de baryum. D’un pouvoir couvrant égal à celui de la céruse, il est plus blanc qu’elle et ne noircit pas sous l’influence des émanations sulfureuses. D’autre part, il est d’un prix relativement bas et absorbe au broyage une faible quantité d’huile. Aussi comprend-on facilement pourquoi la consommation du lithopone a pris en ces dernières années un développement considérable.
- Celui-ci serait plus grand encore sans l’inconvénient que présente le produit de manquer de stabilité et de changer de couleur sous l’influence des variations atmosphériques et des rayons solaires.
- Les grandes fabriques portent actuellement tous leurs efforts sur la recherche des causes de cette instabilité afin de les supprimer, mais elles ne paraissent pas avoir encore obtenu un résultat complet.
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- CLASSES II9, 120 ET 122. -- INTRODUCTION
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- Quant à la solidité à l’extérieur, elle paraît s’être améliorée en ces dernières années, mais nous estimons qu’il faudra attendre encore avant de se prononcer à cet égard.
- Ajoutons enfin que les tentatives faites en France pour fabriquer le lithopone ont, jusqu’à ce jour, à peu près toutes échoué et que nous le recevons en majeure partie d’Allemagne et de Belgique. L’importation, qui, en 1910, était de 3.600 tonnes, est passée en 1911 à 5.4oo tonnes environ et en 1912 à 6.606 tonnes.
- Blanc d'antimoine. — On a proposé également ce produit en remplacement de la céruse, mais son pouvoir couvrant est insuffisant et il résiste mal aux émanations sulfureuses. Il ne peut donc convenir dans son état actuel.
- En résumé, de nombreux produits ont été et sont chaque jour proposés comme succédanés de la céruse ; certains d’entre eux donnent, pour les travaux à l’intérieur, d’excellents résultats mais aucun ne présente à l’extérieur une solidité suffisante.
- Couleurs diverses. — Les couleurs minérales comprennent les nuances les plus diverses ; elle peuvent être produites soit par voie sèche, comme le bleu outremer, soit par voie humide, ce dernier procédé étant le plus généralement employé.
- D’une manière générale, il est basé sur une double décomposition avec formation d’un corps insoluble constituant une couleur. En faisant varier la température et le mode opératoire, on obtient des nuances différentes. Les couleurs ainsi obtenues seraient d’un prix qui les rendrait inutilisables pour la peinture. C’est pourquoi on y ajoute après la précipitation des couleurs blanches d’un bas prix, comme le sulfate de baryte, le sulfate de chaux, le kaolin, la silice, etc. C’est ce qu’on appelle « la charge ».
- En faisant varier la nature et la proportion de celle-ci, on obtient des qualités différentes répondant à tous les besoins.
- Parmi les plus employées de ces couleurs, citons le bleu de Prusse, le jaune de chrome, le vert de chrome, de zinc, etc., etc.
- LAQUES
- Les laques sont des couleurs obtenues en fixant une matière colorante naturelle ou artificielle sur un support minéral qui varie suivant le colorant employé et la nuance désirée.
- Autrefois, les laques étaient presque exclusivement à base de colorants naturels : cochenille, graines de Perse, bois divers, alizarine, etc., mais depuis les travaux de Perkins, en i856, les matières colorantes naturelles
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- ont été en grande partie remplacées par les colorants dérivés du goudron de houille.
- Ceux-ci peuvent être classés en trois groupes :
- i° Les couleurs acides, qui sont constituées par des sels alcalins et dont la solubilité est généralement très grande. Pour les transformer en produits insolubles, on les précipite par des sels métalliques solubles, tels que les chlorures de baryum ou de calcium, le sulfate de magnésie, l’acétate de plomb, etc. ;
- 2° Les couleurs basiques, qui se présentent surtout sous forme de produits solubles formés par des sels sulfuriques, chlorhydriques ou oxaliques. On les précipite au moyen de tannin, de savon, de terre verte, de phosphate et d’arséniate de soude;
- 3° Les couleurs qui sont insolubles et ne forment pas de sels.
- Tous ces colorants ne sont généralement pas employés purs, ils seraient d’un prix trop élevé et, en ce qui concerne la peinture, leur transparence en rendrait l’emploi presque impossible. Il faut donc les précipiter sur une base appropriée et, parmi les plus employées, on peut citer l’hydrate d’alumine, le blanc fixe, le blanc de zinc, etc., la base à adopter dépendant de l’emploi auquel le produit terminé est destiné, alors que la variété des teintes dépend des proportions relatives des matières mises en présence.
- Parmi ces bases, nous devons faire une mention spéciale d’une terre tantôt verdâtre, tantôt blanchâtre, appelée serpentine et existant en gisements importants dans l’Europe Centrale.
- Cette terre, silicate d’alumine naturel, jouit de la propriété de fixer les couleurs basiques au sein de leurs solutions aqueuses, sans addition de précipitant et les couleurs ainsi obtenues ont une plus grande résistance à la lumière que ces mêmes colorants fixés sur d’autres supports ou par une autre méthode..
- Si, aujourd’hui encore, un certain discrédit reste attaché aux couleurs dérivées de la houille, il date de leur apparition. Les premières laques étaient aussi fugitives que remarquables par leur beauté et leur éclat ; mais, employées sans discernement, elles ne causèrent que des déboires.
- Depuis lors, cette fabrication s’est améliorée d’une façon incessante et, à la suite des recherches de la légion de chimistes qui peuplent les laboratoires des usines de matières colorantes, ces établissements sont parvenus à produire, en certaines nuances, des couleurs d’une résistance parfaite à la lumière, et il est probable que, dans un avenir prochain, ils seront en mesure d’olfrir avec la même garantie toutes les teintes de la palette.
- A ce propos, nous nous joindrons aux Rapporteurs des Expositions précédentes pour déplorer à nouveau qu’aucune fabrique de couleurs de la houille ne prenne part à ces tournois internationaux où elle pourrait, pour le grand intérêt de tous, montrer les étapes suivies par ses fabrications vers une amélioration toujours plus grande.
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- COULEURS LAQUÉES
- On appelle ainsi des couleurs minérales naturelles ou fabriquées rehaussées par des matières colorantes (voir laques).
- Les plus répandues sont constituées par du minium, de la mine orange, des oxydes de fer colorés par des ponceaux, lithols, ou des colorants bruns. En alliant ainsi la solidité des uns et la vivacité de ton des autres, on obtient un assortiment considérable de nuances.
- Si la couleur d’aniline ternit, ou même disparaît, la matière minérale conserve sa teinte, moins belle il est vrai, mais en tout cas la couleur ne passe pas complètement.
- Ces couleurs trouvent une consommation importante dans la carrosserie, les machines agricoles et diverses industries.
- COULEURS POUR LA PEINTURE ARTISTIQUE
- Les couleurs destinées à la peinture artistique doivent être fixes et présenter en même temps le maximum d’intensité et d’éclat.
- Parmi les plus employées on peut citer : le blanc d’argent, le blanc de zinc, les bleus de cobalt, le bleu de Prusse, l’outremer, les couleurs de Mars (oxyde de fer), les jaunes de cadmium, le jaune indien (eùxanthate de magnésie), le jaune de Naples, le jaune d’antimoine, la laque de fer, les laques de garance, les laques d’alizarine, le noir d’ivoire, les ocres jaune et rouge, les terres de Sienne, les vermillons fixes, le vert-émeraude, le vert de cobalt, le violet minéral, le violet de cobalt, etc. Ces couleurs sont employées, soit broyées à l’huile, huile d’œillette de préférence, soit broyées avec une solution de gomme arabique et de glycérine (peinture à l’aquarelle).
- La peinture artistique utilise également certaines couleurs transparentes qui, appliquées en « glacis », donnent des tons vifs ou profonds qu’on ne saurait obtenir par mélange.
- Dans l’usage du pastel, les tons ne sauraient être préparés au moment de leur emploi ; ils sont faits à l’avance, classés par séries, obtenus avec les couleurs énumérées ci-dessus ou leur mélange, dégradées avec du carbonate de chaux (blanc de Bougival).
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- COULEURS VITRIFIABLES
- Le nombre en est relativement restreint, du fait qu’elles doivent résister à une température variant entre 75o° et 1.1000. L’aluminate de cobalt (bleus), l’oxyde de chrome, l'oxyde de cuivre (verts), l’antimoniate de plomb (jaunes), l’oxyde de fer, l’oxyde de manganèse (rouges et bruns), certains sels d’or (roses, pourpres, violets), l’iridium et le platine (noirs), le sulfure de cadmium (orangé) sont à peu près les seules couleurs dont la décoration sur porcelaine peut faire usage. Elles sont intimement mélangées ou quelquefois combinées à un fondant, le plus souvent composé de silice, d’oxyde de plomb et de borax.
- Les proportions de ces divers éléments sont telles que les couleurs, après cuisson, présentent un glaçage .à peu près uniforme. Pour l’emploi soit au pinceau, soit au pochoir, elles sont additionnées d’une substance visqueuse, incomplètement volatile à la température ordinaire, susceptible de disparaître lentement sous l’action de la chaleur, sans laisser de résidu ; l’essence grasse est exclusivement employée ; elle est produite par l’oxydation de l’essence de térébenthine sous l’action de la lumière, elle est souvent étendue d’un peu d’essence de lavande.
- PEINTURES
- On appelle ainsi le mélange du pigment et du liquide prêts à employer.
- Les entrepreneurs de peinture préparent eux-mêmes leurs teintes suivant l’usage qu’ils veulent en faire : extérieur, intérieur, premières ou dernières couches, etc.
- Mais les industries qui ont besoin de peintures répondant à des conditions déterminées et qui n’ont pas toujours un spécialiste chargé de surveiller la régularité des mélanges, tendent à se fournir de ces peintures préparées suivant leur desiderata et la consommation en augmente régulièrement. D’ailleurs, les Anglais et les Américains, gens éminemment pratiques, nous ont depuis longtemps précédé dans cette voie, et les produits de ce genre représentent chez eux un tonnage considérable qui augmente chaque année.
- Nous croyons intéressant d’indiquer ci-dessous, d’après le Bureau de recensement des fabriques de couleurs et vernis, l’importance de la production des peintures en Amérique pendant les années 1904 et 1909 :
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- CLASSES HQ, 120 ET 122.
- INTRODUCTION
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- 19o/i I9°9
- Peintures prêtes à employer. Litres 102.097.681 154.261.876 Peintures à l’eau........... — 126.696.ou 213.598.692
- (Les Américains vendent toujours au litre les peintures liquides et les vernis.)
- PEINTURES A LA CASÉINE
- En ces dernières années, l’industrie a préparé des produits à base de caséine et se présentant sous forme de poudres qu’il suffît de délayer dans l’eau. Les peintures ainsi obtenues donnent une couche dure et solide ; néanmoins, elles ne paraissent pas trouver en France un développement aussi considérable que dans les autres pays.
- PEINTURES VERNISSÉES
- Sont obtenues par broyage de la couleur et d’un vernis préparé spécialement pour cet usage et contenant une forte proportion de standolie ou huile épaissie par la chaleur, sans adjonction d’oxydants.
- Quand ces couleurs sont bien préparées, elles donnent des enduits très durs, très brillants et en même temps très élastiques, dont la résistance aux intempéries dépasse celle des vernis les plus fins.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- VERNIS
- Les vernis sont des liquides de consistance variable qui, après dessiccation, donnent aux objets une surface solide et brillante.
- Les vernis peuvent être classés en trois groupes :
- Les vernis à l’alcool ;
- Les vernis à l’essence ;
- Les vernis gras.
- VERNIS A L’ALCOOL
- Ces vernis sont obtenus par dissolution de gommes dans l’alcool éthylique, mais on classe dans la même catégorie les vernis à base d’alcool amylique, éther, acétone, acétate d’amyle, etc. Ils donnent après évaporation une couche très brillante et incolore ou peu colorée. Ils sont très siccatifs, mais la pellicule, tout en étant très dure, est en même temps cassante, et, pour la rendre plus souple, on ajoute différents produits: élemi, huile de ricin, etc.
- La fabrication des vernis à l’alcool est relativement facile, la dissolution se faisant le plus souvent à froid.
- Les gommes les plus couramment employées pour cet usage sont : la gomme laque, la gomme manille tendre, la gomme mastic, la sandaraque, et, pour réduire le prix, la colophane, celle-ci devant au préalable être fondue afin de perdre l’humidité de fabrication qu’elle peut contenir.
- En ces dernières années, les hauts prix de la gomme laque ont incité les chimistes à essayer de produire des gommes laques par synthèse et différents brevets ont été pris à cet effet. L’un d’eux a reçu une application industrielle : son auteur traite l’orthocrésol en présence d’acide par le formaldéhyde, mais les produits obtenus, tout en étant d’un prix relativement élevé, ne présentent pas la dureté de la gomme véritable, et il semble que l’on soit encore loin du résultat cherché.
- Pour colorer les vernis à l’alcool on emploie soit des matières végétales comme le sangdragon, soit des matières colorantes dérivées du goudron de houille.
- L’industrie fait un emploi considérable de ce genre de vernis : reliure, ébénisterie, objets en métal, etc.
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- CLASSES I 19, 120 ET 122.
- INTRODUCTION
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- VERNIS A L’ESSENCE
- Ces vernis sont préparés par dissolution à froid ou à chaud d’une gomme tendre (damar, sandaraque, mastic) ou d’une résine dans une essence. Ils sont incolores, ce qui les fait employer de préférence pour les usages où cette qualité est requise; de plus, ils sont très siccatifs.
- Le vernis cristal (gomme damar et essence) était autrefois d’un grand emploi à l’intérieur des bâtiments pour le vernissage des tons clairs, mais la vente en a beaucoup diminué depuis l’apparition des peintures vernissées.
- Actuellement, c’est l’industrie qui emploie la plus grande partie de ces vernis (métaux, tableaux, etc.).
- VERNIS GRAS
- Les vernis gras sont des dissolutions dans une essence d’un mélange d’huile et de gomme.
- Les gommes ne sont pas solubles dans l’huile, mais elles le deviennent si on modifie leur composition par la cuisson.
- Le système le plus couramment employé consiste à les chauffer à forte température et à leur faire perdre ainsi jusqu’à 25 o/o de leur poids. Si on y ajoute alors l’huile préalablement chauffée, la dissolution s’effectue facilement en donnant un liquide clair. L’opération est délicate et demande à être conduite avec soin, une proportion défectueuse des matières en présence ou une cuisson insuffisante ayant pour résultat de rendre le produit inem-ployable.
- Dans un vernis gras, la gomme donne le brillant et la dureté ; l’huile, tout en permettant la dissolution de la gomme, donne au vernis l’élasticité qui lui permet de résister aux intempéries. L’essence permet d’amener la dissolution de la gomme dans l’huile à une fluidité qui en rend l’application facile.
- Le procédé indiqué ci-dessus était à peu près exclusivement employé jusqu’en ces dernières années, mais il présentait pour le praticien l’inconvénient cl’être obligé de perdre une partie de la gomme pour utiliser le restant ; c’est pourquoi de nombreuses recherches furent faites récemment en vue de l’emploi intégral de la matière mise en œuvre.
- Les uns proposèrent des dissolvants des gommes dures comme le terpinéol ou l’alcool amylique, l’huile étant ensuite incorporée sous forme d’acides gras
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- de l’huile de lin, mais il semble que les vernis obtenus par ces procédés manquaient de siccativité et de stabilité, la plupart restant plusieurs jours poisseux et, de plus, la moindre addition après leur fabrication étant cause de leur décomposition. D’ailleurs, quand on examine l’huile de copal résultant de la condensation des vapeurs émises pendant la cuisson de la gomme, il est permis de penser que cette partie qui s’échappe doit être plutôt nuisible à la qualité des vernis.
- On est redevable d’un autre procédé à M. Coffignier, une autorité en matière de couleurs et vernis et aux ouvrages duquel nous avons eu souvent recours pour la rédaction de ces notes. En collaboration avec M. Terrisse, M. Coffignier a fait breveter un procédé de dissolution de la gomme dans un mélange de naphtaline et d’huile de copal ou de résine, en agissant en autoclave et en incorporant l’huile sous pression. La naphtaline et l’huile de résine sont ensuite éliminées par distillation.
- Il est possible que les vernis obtenus par ce procédé soient d’excellente qualité, mais nous constatons que, pour en assurer l’exploitation industrielle, il est nécessaire de disposer d’une installation importante et il nous semble que les frais d’amortissement du matériel, joints à la perte des matières mises en œuvre et à la dépense de combustible doivent égaler, dépasser peut-être les frais de l’ancien système que les auteurs se proposent de remplacer.
- Si l’acuité de la concurrence met ainsi les fabricants dans l’obligation de rechercher des réductions de leurs prix de revient, en présence surtout des cours jusqu’alors inconnus atteints récemment par les matières premières, nous estimons qu’il serait préférable pour eux de chercher à atteindre ce résultat par une autre voie : soit en utilisant dans leurs usines des matières premières d’un prix moins élevé, soit en appropriant à leurs fabrications les nombreux produits exotiques qui ont apparu sur nos marchés en ces dernières années et dont quelques-uns font déjà l’objet d’une demande intense de la part de l’étranger.
- Nous passerons rapidement en revue les principales de ces deux catégories de matières que nous grouperons en trois classes :
- i° Gommes et résines ;
- 2° Huiles ;
- 3° Essences.
- GOMMES
- De même que pour les gommes laques, de nombreuses tentatives ont été faites pour remplacer les autres gommes et les résines par des produits de synthèse. Il est inutile d’insister sur l’intérêt considérable que présenterait une gomme synthétique ayant les qualités des gommes naturelles, la
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- production de celles-ci n’augmentant pas dans la même proportion que leur consommation, ce qui produit dans les prix une augmentation toujours croissante.
- En général, les résines artificielles sont obtenues par transformation de phénols, crésols ou naphtols en présence d’un acide et sous l’influence du formol.
- Les résultats ne sont pas encore très précis, mais on peut entrevoir l’avenir prochain où ces produits définitivement mis au point seront d’un précieux secours pour le fabricant de vernis.
- Aux gommes artificielles, nous pourrons rattacher les procédés en usage pour transformer la résine et l’approprier davantage aux besoins du fabricant de vernis.
- Résinâtes précipités. — Sont obtenus par précipitation d’un résinate de soude au moyen d’un sel soluble du métal qu’on veut faire entrer dans la combinaison.
- Résinâtes solubles. — Sont obtenus en incorporant à la résine fondue des oxydes métalliques divers : manganèse, plomb, zinc, etc.
- Mais contrairement à ce que l’on pourrait supposer, la totalité des acides de la résine ne sont pas saturés par ces divers traitements, et il en résulte de nombreux inconvénients dans les cas où ces résinâtes entrent dans la composition de vernis destinés à être mélangés aveb des couleurs à bases elles-mêmes métalliques. Il se forme alors des combinaisons qui rendent les produits inutilisables.
- Cette question de la neutralisation et du traitement des résines a fait l’objet d’une étude approfondie de la part d’un chimiste allemand, le Dr Schaal, et ses travaux ont servi de base à de nombreux industriels.
- Le procédé proposé par lui consiste à chauffer des sels métalliques et des acides résiniques avec des composés à base de soufre, des phénols et substances homologues, en présence d’acide acétique anhydre ou de glycérine. Les produits qu’il obtient sont pâles, limpides, sèchent bien et permettent d’établir à des prix relativement réduits des vernis de bonne qualité courante.
- HUILES
- Parmi les huiles d’importation récente, et semblant présenter un intérêt réel pour le fabricant de vernis, nous pouvons citer ;
- L’huile de Chine ou d’éleococca ;
- L’huile de bois de Cocliinchine ;
- L’huile de soya :
- L’huile de tournesol.
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- Huile de Chine ou d’Eleococca.
- Cette huile est extraite de la graine d’un arbre de la famille des euphor-biacées. Son poids spécifique est 0,940 à i5°.
- A 180, elle est fluide et d’une couleur jaune d’or. En hiver, elle se concrète mais revient facilement à son état normal. Chauffée à 180°, elle dégage d’abondantes vapeurs et vers 200-220°, par suite d’une oxydation rapide, elle se prend brusquement en une masse presque solide, transparente, n’adhérant pas aux doigts et se divisant facilement en fragments anguleux qui ne se soudent pas entre eux. On peut éviter cet inconvénient en traitant l’huile de différentes manières et on peut alors faire avec elle d’excellents vernis.
- Très siccative, elle sèche sur verre en 24 heures, en donnant une couche opaque et molle qui ne permet pas de l’employer sans un traitement spécial. Elle communique d’ailleurs sa siccathdté à l’huile de lin à laquelle elle est mélangée.
- En Chine, elle est employée à l’imperméabilisation des tissus et à la conservation des bois.
- Elle ne doit pas être considérée comme un substitut de l’huile de lin mais comme une huile spéciale, car, employée en remplacement du lin, elle ne procure que des déboires. Les quantités considérables qui en sont importées annuellement en Amérique, en Allemagne et en Angleterre sont un sûr garant des résultats que le fabricant de vernis peut en tirer après en avoir fait au préalable une étude approfondie et raisonnée.
- Elle avait été longtemps délaissée par suite de l’irrégularité de sa qualité, sa nuance et sa composition dépendant du soin apporté à sa préparation, mais, depuis quelques années, celle qui est expédiée par le port d’Hankow est généralement conforme à un type bien établi, ce qui permet au consommateur d’avoir des résultats à peu près identiques.
- L’huile de bois de Cochinchine.
- Cette huile, qu’il ne faut pas confondre avec la précédente, est une oléo-résine exsudée par le tronc de plusieurs arbres de l’espèce Diptéro-carpus.
- Son odeur rappelle celle du copahu, quoique plus faible; sa saveur est amère, sa densité 960-980.
- Elle se compose chimiquement d’une résine et d’une huile essentielle qui se volatilise facilement à la chaleur. Elle sèche en quelques heures et se comporte comme un véritable vernis, donnant une couche dure et brillante, mais sa surface ne tarde pas à se couvrir d’un voile bleuâtre et à craqueler si elle est exposée à l’extérieur.
- Employée en Cochinchine pour la conservation des barques et des bois en
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- général, ainsi que pour la fabrication de laques, elle est appelée à rendre de grands services dans l’industrie des vernis quand une étude complète en aura mieux fait connaître tous les avantages et le traitement à lui appliquer.
- Huile de Poisson.
- Autrefois, les huiles de poisson étaient extraites d’animaux le plus souvent décomposés, ce qui lui communiquait une odeur désagréable en rendant l’emploi à peu près impossible dans l’industrie des couleurs et des vernis. Aujourd’hui, avec les installations modernes des flottilles qui se livrent à la pêche, le poisson est traité encore frais et l’huile blanche et raffinée qui est offerte n’a plus qu’une odeur assez faible qui disparaît dans les vernis terminés. Très brillante, très souple et se laissant facilement siccativer, cette huile est appelée à rendre de grands services à ceux qui l’approprieront à leurs fabrications.
- Huile de Soya.
- Cette huile provient d’une légumineuse originaire de la Mandchourie, de la Chine et du Japon. Son poids spécifique est 0,924-927, sa couleur est jaune rouge, mais elle se laisse facilement blanchir par les procédés habituels. Son odeur rappelle un peu celle de l’huile de lin.
- Elle ne peut être employée seule en peinture, sa dessiccation demandant un temps trop long en donnant une couche insuffisamment dure. Mélangée dans la proportion d’une partie pour trois parties d’huile de lin, elle se comporte à peu près comme cette dernière.
- Pour être utilisée seule, elle doit subir une préparation préalable en présence d’un siccatif énergique.
- Ajoutons enfin que l’huile de soya pouvant être employée dans l’alimentation, le droit qui la frappe à l’importation est de 12 francs. Il serait réduit à 6 francs au cas où l’industrie qui nous intéresse obtiendrait qu’elle lui fût livrée avec un dénaturant approprié. (Pour la savonnerie, cette huile est dénaturée par l’essence de mirbane à un pour mille.)
- Huile de Tournesol.
- Cette huile est extraite d’une graine cultivée en Russie, dans les Indes, en Chine. Son poids spécifique est 0,926 environ. Sa couleur est jaune clair et elle se décolore facilement. Elle a beaucoup d’analogie avec l’huile de pavot qu’elle paraît pouvoir remplacer facilement. Pour l’utiliser dans la fabrication des vernis, il faut, au préalable, la rendre siccative, ce qui présente quelques difficultés.
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- ESSENCES
- Les hauts cours atteints en ces dernières années par l’essence de térébenthine ont incité les fabricants à la remplacer par des succédanés se comportant de la même façon dans leurs fabrications. Il s’agit presque toujours, sous des noms de fantaisie, d’essences de pétrole ayant subi un premier traitement destiné à les déodoriser et mélangées ensuite avec divers produits : camphre, colophane, terpènes, etc., destinés à leur donner une densité voisine de celle de l’essence de térébenthine.
- C’est avec le plus grand soin que le fabricant doit faire ses essais avant de fixer son choix : il doit, entre autres, examiner les produits proposés aux points de vue suivants :
- Point dé ébullition. — Doit être aussi haut que possible.
- Poids spécifique. — Doit se rapprocher de celui de la térébenthine, et la qualité du produit dépend beaucoup du moyen employé pour augmenter la densité généralement faible de l’essence de pétrole.
- Évaporation. — Ne doit pas être trop rapide, sinon les produits en contenant seraient d’une application difficile.
- Pouvoir dissolvant. — En cas d’insuffisance, le fabricant s’expose à une décomposition ultérieure du produit fabriqué.
- Faute de donner à ces divers caractères de l’essence factice une attention suffisante, le fabricant s’expose aux pires déboires.
- Essence de Pin.
- Elle est obtenue par la distillation à l’abri de l’air des racines, souches et déchets des pins à résine après l’abattage. Elle provient surtout de la Russie et de l’Amérique et se livre en différentes qualités suivant son degré de rectification, mais la sorte supérieure elle-même a une odeur forte et piquante qui en rend l’emploi difficile dans les vernis. Quant aux qualités inférieures, elles contiennent des goudrons et une forte proportion de matières résineuses qui en interdisent l’usage dans cette industrie.
- Débarrassées de leur odeur, ces essences seraient l’objet d’une forte demande en raison des qualités très réelles qu’elles présentent.
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- VERNIS EN PATE
- Avant de terminer cet aperçu sur l’industrie des vernis, nous devons signaler les pâtes, de consistance souvent très variable, composées de gommes et d’huiles, et qu’il suffit de réchauffer pour y ajouter ensuite les essences de térébenthine ou factices qui en font des vernis de qualité souvent excellente.
- Ces pâtes, autrefois fabriquées exclusivement par l’Allemagne, sont préparées couramment aujourd’hui. Elles trouvent une consommation importante dans les pays dans lesquels les vernis sont protégés par des droits de douane élevés comme la Russie, la Grèce, l’Amérique du Sud, etc.
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- LES COULEURS ET VERNIS A L’EXPOSITION
- DE TURIN
- La France était représentée à Turin par plusieurs fabriques importantes de couleurs et vernis et leur ensemble donnait une impression assez exacte du développement pris par ces industries dans notre pays. Il n’en était pas de même de nos concurrents étrangers et on peut être surpris de l’abstention presque complète de l’Allemagne et de l’Angleterre, qui tiennent pourtant les premières places dans l’importation des produits qui nous occupent.
- Une seule fabrique allemande, deux fabriques anglaises, toutes trois fabriques de couleurs, avaient répondu à l’invitation de nos voisins ; mais pas une seule fabrique de vernis ! !
- L’Italie avait fait un effort intéressant et plusieurs de ses nationaux avaient des stands bien ordonnés et garnis des différents articles de leur fabrication.
- Le Brésil avait envoyé nombre d’échantillons de résines ou sucs oléo-résineux dont plusieurs semblaient présenter un intérêt véritable, mais leur volume était trop réduit pour qu’une opinion plus précise pût être exprimée à leur sujet.
- En terminant, déplorons l’abstention des fabricants de couleurs dérivées de la houille et celle des fabricants de bleu d’outremer, tous produits qui font l’objet d’une demande considérable en Italie et pour lesquels nos nationaux pourraient trouver chez nos voisins d’importants débouchés.
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- INDUSTRIE DES COULEURS ET VERNIS
- EN ITALIE
- IMPORTATION DE COULEURS ET VERNIS
- COULEURS NON DENOMMEES (Non compris les couleurs dérivées du Goudron).
- ANNÉES IMPORTATION TOTALE FRANCE ALLEMAGNE ANGLETERRE
- Quintaux Quintaux Quintaux Quintaux
- 1911 19.427 2.059 13.091 1.548
- 1912 18.743 1.620 13.635 1.521
- VERNIS DIVERS SANS ALCOOL
- ANNÉES * IMPORTATION TOTALE FRANCE ALLEMAGNE ANGLETERRE
- Quintaux Quintaux Quintaux Quintaux
- 1904 11.710 2.503 2.686 4.460
- 1908 19.975 4.341 6.227 6.031
- 1911 28.751 7.161 9.519 7.704
- 1912 28.930 7.300 10.054 8.356
- Le développement de l’industrie des couleurs et vernis en Italie n’a pas suivi celui de l’industrie en général pendant ces quinze dernières années, bien qu’il se soit manifesté par la création de nombreuses usines dont
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- quelques unes d’une certaine importance. La plupart d’entre elles se sont consacrées à la préparation des produits courants, de vente facile, sans s’attacher au produit soigné, dont la fabrication est souvent délicate, sujette à déboires, mais sans lequel une usine de ce genre ne peut prospérer.
- La consommation, ne trouvant pas dans le pays même tous les articles qui lui étaient nécessaires, a dû les demander à l’étranger, ce qui explique l’importance toujours croissante de l’importation des produits qui nous intéressent.
- Malheureusement, par le tableau ci-dessus nous constatons que, dans ce mouvement d’entrées, la part de la France n’augmente pas aussi rapidement que celle de nos voisins d’outre-Rhin, bien que nous jouissions en Italie d’une sympathie indéniable qui devrait faciliter les échanges entre les deux pays.
- Les causes du succès de nos rivaux sont connues, elles ont été souvent signalées : persévérance, méthode de travail, organisations et banques spéciales pour l’exportation, mais surtout prix de vente abaissés à des limites qui surprennent leurs concurrents les plus compétents.
- Il sortirait des cadres de ce Rapport de rechercher les moyens de lutter contre ces concurrents redoutables, nous nous contenterons donc de signaler à nos nationaux qu’ils peuvent trouver des débouchés importants chez nos voisins de la Péninsule et nous leur recommanderons de lutter par la qualité et la régularité de leurs produits.
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- COLLES FORTES ET GÉLATINES EN FRANCE ET EN ITALIE
- En France, la production des colles fortes et gélatines n’a pas présenté de variations bien importantes depuis la grande manifestation de 1900, au point de vue des quantités.
- Elle n’en a pas moins subi, au cours des dernières années, une crise importante qui a contribué pour beaucoup à orienter cette industrie vers la voie nouvelle où elle semble s’engager.
- Le développement considérable que l’industrie allemande a pris dans la branche de la chimie, et qui a été dépeint en termes si précis par MM. Haller et Trillat, Rapporteurs de la Section française des arts chimiques aux Expositions de Paris 1900 et Bruxelles 1910, n’est pas resté étranger à l’industrie du traitement des os.
- Puissamment organisées sous tous les rapports, les usines allemandes et autrichiennes, unies par une communauté d’intérêts, atteignirent bientôt une intensité de production telle qu’elles durent chercher à l’étranger l’écoulement de quantités importantes. L’absence de droits d’entrée désigna la France comme devant être, de préférence à toute autre nation, le consommateur de ce trop-plein et, de ce chef, notre industrie nationale eut à souffrir en ces dernières années d’une concurrence acharnée contre laquelle elle ne sut malheureusement pas résister, n’ayant même pas pu obtenir du pouvoir législatif la barrière fiscale indispensable à sa vitalité compromise.
- Cette période de crise eut néanmoins un résultat à signaler. En rapports plus fréquents avec la production étrangère, nos industriels ont pu se rendre compte plus exactement des méthodes allemandes, qui sont plutôt des secrets de détail de fabrication que des procédés nouveaux ; quelques-uns d’entre eux n’ont pas craint alors de réunir leurs Maisons en une Société anonyme importante, seule forme permettant de mettre en œuvre des quantités de matières telles que l’exige l’obtention d’un prix de revient plus rémunérateur.
- Il y a donc tout lieu d’espérer que l’application des méthodes qui ont déjà fait leurs preuves chez nos voisins, jointe aux qualités économiques
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- et pratiques de nos industriels français, nous réserveront d’assister dans un avenir prochain à un nouvel essor de l'industrie du traitement des os.
- En Italie, la fabrication de la colle commune n’est pas dans une situation prospère et cela pour plusieurs raisons : d’abord la matière première est insuffisante parce que la consommation de la viande y est beaucoup moins importante que dans la plupart des autres pays, et parce que les industriels voisins viennent y chercher une partie des os qui leur manquent, aucun droit de sortie n’empêchant l’exportation de l’article.
- De plus, le droit d’entrée sur la matière fabriquée est seulement de 2 francs, c’est-à-dire inférieur à celui de la plupart des pays européens.
- On voit par là que l’industrie italienne est en position désavantageuse tant pour les matières premières que pour les produits fabriqués.
- Quant aux fabriques de gélatines et colles supérieures, elles sont dans un état prospère qui compense la faiblesse de l’industrie des sortes communes.
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- PHOSPHATES ET SUPERPHOSPHATES
- Les phosphates minéraux, dont la recherche et l’extraction ont, depuis quelques années, tant occupé le monde savant et financier, sont une des matières les plus utiles pour l’agriculture.
- Les principaux gisements actuellement exploités se trouvent dans les pays suivants :
- En Afrique : Tunisie et Algérie ;
- En Amérique : Floride et Tennessee ;
- En Océanie : quelques îles ;
- En France : la Somme, dont la production est peu importante d’ailleurs.
- Mais tous ces phosphates n’ont évidemment pas la même valeur marchande, par suite de leur différence de dosages.
- Les phosphates océaniens sont les plus riches en acide phosphorique ; ils dosent 8o/85o/o; puis viennent les phosphates américains, notamment le Hard Rock, 77/80 0/0; les Land Pebble, 68/76 0/0; puis les gisements africains deGafsa, Tebessa, etc., avec des phosphates dosant 63/70 ou 58/63 0/0.
- La consommation de ces phosphates devient de plus en plus considérable à mesure que l’agriculture devient de plus en plus scientifique et pousse à la production intensive, d’abord pour répondre au besoin d’une population croissante ou plus forte consommatrice, ensuite pour diminuer ses prix de revient par une production plus grande.
- En France, pour les deux années 1909 et 1910, les tableaux des douanes donnent :
- Importations. . . ' 9°<> 645.000 KJIO 684.000 tonnes de phosphates
- Exportations . . . 476.OOO 443.ooo — —
- O O O î5* 24t.000 — —
- donc été consommé en 1910 : 72.000 tonnes de phosphates en
- en admettant que la production française soit restée stationnaire, ce qui est bien probable.
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- Mais ces phosphates minéraux ne peuvent s’employer tels quels en agriculture ; leur emploi, même finement moulus ou calcinés, ne donne que très peu de résultats, sauf dans des terrains spéciaux, comme les sols très tourbeux. Ils doivent, pour être utilement employés, subir des traitements chimiques destinés à solubiliser l’acide phosphorique pour le rendre facilement assimilable par les plantes.
- Un seul phosphate de chaux peut être employé directement et utilement dans les terrains simplement humides : c’est le phosphate de chaux précipité, provenant des os. C’est un produit accessoire des fabriques de colles. Mais son prix élevé (18 à 20 francs par 100 kilos, actuellement, tandis que les phosphates américains les plus riches n’ont jamais dépassé 90 francs la tonne) en empêche l’emploi en grand dans l’agriculture. Il est réservé pour des emplois spéciaux et pour la fabrication des engrais composés.
- SUPERPHOSPHATES
- Le traitement des phosphates par l’acide sulfurique, pour en solubiliser l’acide phosphorique, constitue l’industrie de la fabrication des superphosphates.
- Cette industrie, qui a pris une extension énorme, consomme la plus grande partie de l’acide sulfurique produit ou importé en France. Le chiffre total de superphosphate consommé en France s’est élevé, pour 1910, à environ :
- , ^ 1.200.000 tonnes produites par 70 usines françaises;
- 2.100.000 tonnes r r j *
- ' 900.000 — importées d’Allemagne et de Belgique.
- Il existe deux espèces de superphosphates, suivant la matière première employée : les superphosphates minéraux et les superphosphates d’os.
- i° Les superphosphates minéraux proviennent, comme leur nom l’indique, des phosphates minéraux. Leur possibilité de production est pour ainsi dire illimitée, puisque l’extraction des phosphates minéraux croît chaque année et qu’il est facile à la fabrication d’acide sulfurique de suivre la même marche.
- Leur consommation est en progression considérable ; elle a été particulièrement poussée par la concurrence que se sont faite les trop nombreuses usines productrices. Cette lutte a amené une baisse de prix telle qu’un certain nombre d’usines ont dû cesser leur fabrication, mais, par contre, elle a aidé à la divulgation de l’emploi des engrais chimiques ;
- 20 Superphosphates d'os. — Leur production est incomparablement moins forte que celle des précédents, car elle n’a comme matière première que les os dégélatinés provenant des fabriques de colles.
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- Celles-ci ne peuvent s’approvisionner en os gras que suivant la production limitée de cette matière soumise à toutes les variations de l’élevage et de la consommation de viande.
- Particulièrement dans ces deux dernières années, la production d’os s’est trouvée considérablement diminuée par suite de la hausse du bétail et de la cherté de la viande qui en a fait réduire la consommation.
- Mais la production des superphosphates d’os trouve toujours un excellent écoulement, malgré ses prix bien plus élevés, parmi la clientèle agricole la plus avertie, car ils ont une action supérieure à celle des superphosphates minéraux, tant par la nature plus assimilable des phosphates animaux que parce qu’ils contiennent toujours de l’azote, quand ils sont bien faits avec des os dégélatinés purs.
- Il existe, il est vrai, une certaine catégorie de superphosphates d’os qui se vendent à bas prix et qui proviennent de mélanges ou de l’emploi de la « cendre d’os » provenant des os brûlés dans les saladreros de la République Argentine. Il est évident que ces superphosphates n’ont pas la même valeur que les autres, puisque toute la matière organique a disparu par la combustion.
- Il y a quelques années, la Maison Coignet a proposé de remplacer, dans la fabrication des superphosphates, l’acide sulfurique par l’acide nitrique pour obtenir des nitrophosphates.
- La valeur agricole de cet engrais (breveté en 1897 et 1906) devrait théoriquement être supérieure, puisque la solubilisation de l’acide phospho-rique étant obtenue par l’action de l’acide azotique sur les phosphates, ledit engrais contiendrait uniquement des matières éminemment favorables à la culture.
- Mais la situation actuelle de la fabrication de l’acide azotique ne permet pas d’établir ces nitrophosphates à des prix assez réduits pour qu’ils puissent trouver dans l’agriculture un écoulement important. Il en sera sans doute autrement dans un avenir qui paraît assez proche, quand les procédés de fabrication électrique de l’acide azotique amèneront la réduction du prix de revient de ces engrais, qui pourront alors trouver une grande place dans la consommation agricole.
- Voir le Rapport de M. Pointet, 3e partie : IJ azote sous ses diverses formes d'exploitation industrielle.
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- Statistique du commerce des engrais en France.
- IMPORTATION EXPORTAI ION
- PRODUITS 1911 1910 1909 1911 1910 1909
- tonnes tonnes tonnes tonnes tonnes tonnes
- Engrais chimiques Superphosphates de 103.931 101.507 96.476 294.221 289.448 253.393
- chaux 179.384 132.530 123.448 250.026 258.067 227.839
- Sulfate de cuivre 17.738 11.887- 12.175 6.535 5.260 3.887
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- INDUSTRIE DES ENGRAIS CHIMIQUES
- EN ITALIE
- La production des matières fertilisantes, des matières anticryptogamiques et des matières antiparasitaires, qui constitue et constituera encore davantage à l’avenir la base fondamentale et naturelle de la grande industrie chimique italienne, a fait d’immenses progrès en Italie, depuis douze ans, comme l’indique le tableau ci-après :
- ANNÉES ACIDE QUANTITÉ en tonnes SULFURIQUE VALEUR en lires SUPERP ET ENGF ! QUANTITÉ J en tonnes HOSPHATES SAIS DIVERS VALEUR en lires SLLFATt QUANTITÉ en tonnes DE CUIVRE VALEUR en lires
- 1899 165.491 6.378.083 277.315 21.498.800 7.794 5.009.990
- 1900 229.555 9.096.653 368.760 26.114.850 13.191 8.764.960
- 1903 263.017 ^.946.676 451.612 29.288.974 18.163 9.989.110
- 1906 364.816 12.745.761 559.701 33.422.662 34.270 23.171.225
- 1907 425.129 15.460.984 651.176 39.610.437 45.263 29.367.090
- 1908 524.205 21.008.716 815.469 51.057.117 42.598 23.378.130
- 1909 589 712 21.056.493 936.625 52.393.122 28.551 14.383.200
- 1910 644 643 22.956.399 1.050.224 59.559.894 36.236 17.287.150
- 1911 596.143 21.123.442 944.695 54 976.238 43 626 21.715.900
- En général, ces productions sont faites dans de bonnes conditions techniques ; les installations, dans ces dernières années, ont été notablement améliorées ; la fabrication mécanique a été largement introduite en remplacement du travail manuel ; la production de l’acide sulfurique et des superphosphates se fait partout, selon les procédés les plus modernes. La forte crise subie par cette industrie des engrais chimiques, et qui a eu son point culminant en 1909, va peu à peu disparaissant, tandis que la production s’organise d’une façon plus normale, pour ce qui touche la consommation et le prix de vente, un accord entre les principaux établissements réservant
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- à chacun d’eux une zone d’action qui lui permet de développer sa fabrication en toute sécurité.
- Il est hors de doute que la production des matières fertilisantes est destinée à avoir une grande influence dans le progrès agricole italien ; on peut donc prévoir que l’industrie des engrais chimiques, en Italie plus que partout ailleurs, a devant elle l’avenir le plus promettant.
- Lorsque le cadastre aura donné son dernier mot et indiquera clairement quels sont les terrains réellement adaptés pour la culture du blé, étant donné que celle-ci a déjà envahi le domaine des pâturages et des forêts, il en résultera une grande intensité de culture et, par conséquent, une augmentation considérable dans l’emploi des engrais.
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- CLASSE 119
- France :
- Allemagne : Italie :
- COMPOSITION DU JURY
- MM. Perrot (Maurice), couleurs et vernis, Paris. Detourre (Louis), encres et vernis, Paris.
- M. Roser (Ferdinand), Turin.
- MM. Lepetit (Roberto), docteur-ingénieur, Garessio. Ferreri (Giulio), docteur, Turin.
- MEMBRES DU RUREAU
- MM. Perrot (Maurice), Paris, Président.
- Ferreri (Giulio), Turin, Secrétaire.
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- RÉCOMPENSES DÉCERNÉES PAR LE JURY
- Exposants qui, par application de l’article 16 du règlement du Jury International sont mis Hors Concours.
- BELGIQUE
- Destrée et Cie, Haren (Nord).
- 1 BRÉSIL
- Camara (A.) et Cie, Rio-de-Janeiro.
- FRANGE
- Detourbe (Maurice), Paris. Lefranc et G'e, Paris.
- ITALIE
- Bertelli (A.) et Cie.
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- 458
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Grands Prix.
- ALLEMAGNE
- Siegle (C.) et Cie, Stuttgard.
- FRANCE
- Benda (Georges) et Frères, Paris. Lacroix et Cle, Paris.
- Le Ripolin, Paris.
- GRANDE-BRETAGNE Read Holliday & Sons Ltd, Huddersfield.
- ITALIE
- Colorificio italiano Max Meyer et C'e, Milan.
- Diplômes d’Honneur.
- GRANDE-BRETAGNE
- Rowney (Georges) & C°.
- Bo (Auguste), Turin. Ulrich (Charles).
- ITALIE
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- CLASSE HQ.
- COULEURS ET ENCRES
- 45g
- Médailles d'Or.
- AUTRICHE-HONGRIE Muller Testvérek, Budapest.
- BRÉSIL
- Camaria et C'e, Rio-de-Janeiro. Sardinha (J.-A.), Rio-de-Janeiro.
- FRANCE
- Société générale des peintures sous-marines, Marseille.
- GRANDE-BRETAGNE
- Arnold (P. & J.). Lyon’s ink. Ltd.
- ITALIE
- Albesiano Angelo et Fils, Turin. Bevilacqua (André), Gênes. Garneri et Tribaudino, Gogol eto. Peyrano et Cie, Turin.
- VENEZUELA
- 3o
- Gouvernement du Venezuela.
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- 46o
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Médailles d’Argent.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Baer (Otto), Budapest.
- BRÉSIL
- Favali Marcos, Sào-Paulo. Yelloso et Cie, Parana.
- GRANDE-BRETAGNE
- Williams Bros & C°, Hounslow.
- * ’
- ITALIE
- Boleetti Natale di Stefano, Turin.
- Castellani (Orlando), Foligno.
- Giaghette et Cie.
- Gianotti (Louis), Milan.
- Marsicana (Société industrielle), Rome.
- Orio et Calosso, Turin.
- Société italienne d'hygiène Coatti Guido et Cie, Ferrare.
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- CLASSE IIQ. - COULEURS ET ENCRES
- 46l
- Médailles de Bronze.
- BRÉSIL
- Albuquerque (Alphonse), Piauch. Nelson Campo Silva, Para.
- ITALIE
- Cazzino (Dr Louis), Turin. Li Chiavi (Henri).
- Ubrich, Milan.
- Mentions Honorables.
- BRÉSIL
- De Mendoca Joao Fortunato Sob., Minas Geraes. IIolm (M.), Sâo-Paulo.
- Silva Pinto (J.), Sâo-Paulo.
- ITALIE
- Bizzi (Lamberto), Parme. Ulrich (Charles).
- SIAM
- Teck (L.-C.), Bangkok.
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- 402
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Tableau récapitulatif des Récompenses accordées aux Exposants
- de la Classe 119
- HORS CONCOURS GRANDS PRIX DIPLOMES D’HONNEUR MÉDAILLES D'OR MÉDAILLES D’ARGENT MÉDAILLES DE BRONZE MENTIONS HONORABLES
- 2 3 » i )) )) ))
- » 1 )) )) » )) ))
- » » )) 1 1 )) ))
- 1 » » )) )) )) ))
- 1 » )) 2 2 2 3
- » 1 1 2 1 » »
- 1 1 2 4 7 3 2
- » » » » » » 1
- » » » 1 » » »
- France ........
- Allemagne......
- Autriche.......
- Belgique.......
- Brésil.........
- Grande-Bretagne
- Italie.........
- Siam...........
- Venezuela ... .
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- FRANCE
- DETOURBE
- 7, rue Saint-Séverin, Paris.
- HORS CONCOURS
- Cette Maison, fondée en 1817, passa en diverses mains jusqu’en 188g, date à laquelle M. Detourbe en prit la suite. Elle subit depuis cette époque un développement considérable.
- Les principaux produits de sa fabrication sont :
- Les vernis pour la carrosserie, le bâtiment et l’industrie ;
- Les encres d’imprimerie ;
- Le Lciktinol, peinture laquée ;
- L’Asol, spécialité brevetée, destinée à protéger les toitures contre la chaleur solaire.
- Cette Maison écoule ses produits, non seulement en France, mais à l’étranger, où elle a établi des dépôts dans plusieurs pays. Elle emploie un personnel de plus de 80 ouvriers et employés. L’usine de Maisons-Alfort produit les vernis à l’alcool et les couleurs sèches pour l’imprimerie. Celle d’Ivry, plus importante, est spécialisée à la fabrication des vernis gras, des peintures laquées et des encres d’imprimerie.
- A côté de ses produits eux-mêmes, M. Detourbe avait réuni dans sa vitrine de nombreux spécimens d’applications desdits produits, ce qui contribuait à augmenter l’intérêt de son exposition.
- LEFRANC ET Cio 18, rue de Valois, Paris.
- HORS CONCOURS
- Cette Maison, dont la date de fondation remonte à l’année 1775, a, depuis cette époque, toujours été la propriété de la même famille.
- Ses bureaux sont situés 18, rue de Valois, dans un immeuble construit
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- pour cet usage et sur un terrain lui appartenant. Ses usines, précédemment établies à Grenelle, sont installées à Issy-les-Moulineaux. Elles sont placées dans une situation économique des plus favorables, en bordure du quai d’Issy et reliées à la voie du chemin de fer des Moulineaux. Elles disposent d’une force motrice de 4oo chevaux-vapeur et occupent 600 employés, ouvriers et ouvrières. Deux laboratoires, l’un d’analyses, l’autre de recherches, sont munis des appareils de chimie les plus modernes ; ils emploient 8 chimistes.
- Un bureau spécial pour la direction de la vente des encres d’imprimerie est situé 12, rue de Seine, à Paris. La Maison Lefranc a, de plus, des succursales et des dépôts à Marseille, Lyon, Milan, Bruxelles, Vienne et Londres.
- Elle exporte ses produits dans toutes les parties du monde et, depuis une dizaine d’années, ses affaires d’exportation ont considérablement augmenté.
- Une caisse de retraites, instituée en faveur du personnel, dispose de 060.000 francs ; les fonds proviennent exclusivement de prélèvements annuels effectués sur les bénéfices de l’entreprise.
- Les produits que cette Maison fabrique se divisent en trois branches qui, bien que distinctes, se tiennent étroitement :
- Les couleurs ;
- Les vernis ;
- Les encres d’imprimerie.
- Couleurs. — Depuis sa fondation, cette Maison s’est toujours efforcée d’obtenir dans ses fabrications des produits de qualité supérieure. Parmi ses produits les plus réputés, on peut citer :
- Jaune de chrome. — MM. Lefranc, en i84o, achetèrent le procédé et montèrent la fabrication du premier jaune de chrome léger inventé par Spooner. Cette marque est toujours très appréciée.
- Verts irlandais. — Ainsi appelés pour les distinguer des verts anglais de qualité ordinaire ; sont d'une nuance particulièrement vive.
- Laques de garance. — Cette Maison a rapporté d’Alsace la fabrication de la purpurine, extraite des racines de garance par le procédé Kopp. Cette matière donne des laques d’une grande fraîcheur de tons, solides à la lumière.
- Elle emploie aussi l’alizarine artificielle pour préparer des laques d’une grande intensité.
- Noirs d'ivoire. — Obtenus par la calcination des déchets d’ivoire, ils donnent le noir le plus profond ; mélangés au blanc d’argent, ils produisent des gris d’une grande finesse de ton.
- Noir de fumée. — Son noir de Grenelle (du nom de son ancienne usine), très miscible aux corps gras, doit à cette particularité la réputation qu’il a acquise. Les autres noirs qu’elle fabrique sont employés à la fabrication des encres d’imprimerie.
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- CLASSE II g. - COULEURS ET ENCRES
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- Jaunes de cadmium. — Préparés en six nuances, depuis le jaune citron très clair jusqu’à l’orangé, ces sulfures de cadmium sont d’une grande fraîcheur et d’une puissance de ton remarquable.
- Citons encore parmi ses couleurs fines :
- Le bleu de Pompéï, intéressant comme reproduction du bleu antique.
- Le violet minéral ou violet de Nuremberg (phosphate ammoniaco-manga-nique). Cette couleur est d’autant plus intéressante qu’elle a presque l’éclat des violets d’aniline tout en possédant une stabilité absolue de ton.
- Le jaune de Naples (antimoniate de plomb très fixe).
- Le jaune de zinc, le vert de Scheele, les couleurs de Mars (oxyde de fer), le brun de Bruxelles, les noirs de pêche, de vigne, de bougie, le vert de chrome, etc.
- Elle opère encore la purification et la calcination de certains produits naturels tels que le jaune indien, le bistre, le bitume, la momie, les terres, les ocres, les oxydes de fer, et possède une organisation particulière pour la production des couleurs qui ne peuvent s’obtenir que par mélange. Enfin elle effectue le broyage des couleurs à l’huile, à l’essence de térébenthine, au vernis, à l’eau, en vue de leur emploi dans la peinture du bâtiment et de la carrosserie, l’impression typographique et lithographique et l’industrie en général.
- Elle prépare pour les beaux-arts les couleurs en tubes pour la peinture à l’huile et les couleurs pour l’aquarelle, qu’elle livre en tubes, godets, tablettes ou pastilles. Sa production, sous cette dernière forme, s’est prodigieusement développée pendant les années qui viennent de s’écouler. Elle prépare enfin des pastels en plus de mille nuances et les couleurs dites vitrifiables pour la peinture sur porcelaine.
- Depuis de longues années, elle fabrique pour l’industrie de la dorure deux produits qui sont les plus employés pour cet usage : la mixtion à dorer et l’assiette à dorer.
- Elle a établi ces dernières années un produit nouveau non toxique pour remplacer le minium et la céruse comme couche d’impression et comme peinture définitive des ouvrages d’art métallurgiques : le grisol.
- Son emploi est actuellement généralisé dans les Compagnies de chemins de fer et dans les Compagnies de navigation.
- Vernis. — Cette seconde partie forme une branche très importante de son industrie. En s’affranchissant de l’empirisme des vieilles méthodes, elle a réalisé un progrès auquel elle doit le développement considérable de sa production.
- Les vernis de cette marque appréciée sont employés par les chemins de fer français et étrangers dans la peinture en bâtiment, dans celle des navires et des yachts, dans la carrosserie de luxe et par un grand nombre d’industries diverses, vernissage au four, fabrication des boîtes de conserves, papier peint, lames de tissage, meubles, toiles cirées, linoléum, etc.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Elle prépare aussi des vernis pour les beaux-arts : vernis à tableaux et vernis de J.-G. Vibert.
- Mentionnons aussi ses vernis gras colorés transparents, lixes à la lumière, qui donnent de curieux résultats pour la peinture en imitation de vitraux et la décoration du cuir.
- Encres d’imprimerie. — La connaissance parfaite que cette Maison possède de la fabrication des couleurs et des vernis la place avantageusement pour la préparation des encres typographiques et lithographiques. Ces encres sont fabriquées en toutes qualités, depuis les encres pour le tirage des grands quotidiens jusqu’à l’impression des ouvrages de luxe.
- Dans la multitude des produits de sa fabrication, cette Maison avait choisi ceux dont les nuances étaient les plus riches et elle les avait réunis avec le goût si parfait auquel elle nous a habitués dans les Expositions précédentes.
- BENDA (Georges) ET FRERES 2, rue des Francs-Bourgeois, Paris.
- GRAND PRIX
- Maison fondée en 1874 et qui fabrique les couleurs en poudre pour la peinture, la carrosserie, les encres d’imprimerie et toutes les industries, ainsi que les couleurs en pâte à l’eau pour les papiers peints.
- Elle exporte une partie de sa production.
- LACROIX A. ET C.
- 172, Avenue Parmentier, Paris.
- GRAND PRIX
- M. Lacroix a créé en France, en i855, l’industrie des couleurs vitri-fiables et a su maintenir sa Maison à la tête de cette industrie.
- Il fabrique les couleurs de nuances les plus riches et les plus diverses pour le décor sur porcelaine, sur verre, sur tôle émaillée et sur faïence.
- De plus, pour permettre à l’artiste amateur l’art de la peinture céramique, il prépare ces couleurs spéciales en tubes, produit le pastel vitrifiable et construit un petit moufle automatique qui, par sa simplicité, est à la portée de tous.
- Ces produits, fabriqués avec un soin minutieux par les 80 ouvriers
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- COULEURS ET ENCRES
- CLASSE IIQ. ---
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- composant l’usine, font l’objet d’une exportation importante dans la plupart des pays: Belgique, États-Unis, Allemagne, Russie, Japon, etc.
- M. Lacroix avait réuni dans sa vitrine les nuances les plus riches de sa palette et leur heureuse disposition recevait l’approbation des visiteurs.
- “ LE R1POL1N ”
- Société Anonyme Française au capital de 2.5oo.ooo francs.
- 7, Place de Valois, Paris.
- GRAND PRIX
- La Société, fondée en 1897, a réuni sous une même marque les « Laques françaises » de la maison Lefranc et Cie, de Paris, et la peinture désignée « Ripolin » qui était alors préparée par M. Gust. Briegbleb, d’Amsterdam.
- Les qualités de durée du Ripolin sont exceptionnelles. Aujourd’hui, les Compagnies de chemin de fer emploient presqu’exclusivement les Laques françaises Ripolin pour la peinture de leurs voitures.
- La création de ce produit a réalisé un double progrès au point de vue de l’hygiène. A base de blanc de zinc, il a remplacé la céruse dans un grand nombre de ses applications et préservé les ouvriers peintres des dangers de son emploi.
- Les surfaces peintes avec le Ripolin paraissent émaillées et ne présentent aucune aspérité pouvant retenir les poussières. Cette peinture acquiert une dureté si grande qu’elle n’est plus perméable à l’humidité ; enfin, elle peut être lavée, lessivée, traitée dans les solutions antiseptiques sans subir la moindre altération.
- La Société possède deux usines, l’une à Issy-les-Moulineaux (Seine), l’autre à Hilversum, près Amsterdam (Hollande).
- Elle occupe environ 275 employés, ouvriers et ouvrières.
- La force motrice des deux usines est de 160 chevaux.
- Ses produits sont exportés en quantités considérables sur tous les points du globe.
- La Société prélève chaque année, sur les bénéfices de l’exploitation, des sommes qui sont affectées à constituer les retraites du personnel.
- Son chiffre d’affaires a toujours été en augmentant et le montant de ses exportations constitue plus de la moitié de ce chiffre.
- Dans la vitrine de cette Société, on pouvait voir exposés des panneaux de tôle provenant de voitures de Compagnies de chemin de fer restées en service constant pendant une durée de sept à quatorze années.
- Ces panneaux présentaient encore un bel aspect et témoignaient ainsi des qualités supérieures des produits de la Société.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES PEINTURES SOUS-MARINES i, rue Corneille, Marseille.
- MÉDAILLE D’OR
- Fondée en 1871, à Marseille, par M. Julien, qui établit les premières formules des peintures destinées à garantir les tôles des navires de l’oxydation et à empêcher l’adhérence des coquillages de toutes sortes.
- Ces formules subirent quelques modifications nécessitées par les progrès de la science, mais cette Société sut Conserver un des premiers rangs dans cette industrie, et ses produits sont employés non seulement en France, mais dans les principaux pays étrangers.
- Pour n’être tributaire de personne, elle installa dans son usine la fabrication du vert de Schwenfurth et celle des poisons nécessaires à ses compositions. Elle produit entre autres les arséniates, qu’elle livre en partie à l’agriculture pour la destruction des parasites et des insectes.
- Enfin, en ces dernières années, elle a ajouté la fabrication des peintures industrielles pour tous usages.
- L’usine, installée à proximité de Marseille, fait travailler 5o ouvriers. Elle dispose d’un important matériel actionné par un moteur de 65 chevaux.
- La vitrine de cette Société donnait une idée assez juste de l’importance de ses affaires.
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- ALLEMAGNE
- S1EGLE ET C"
- Stuttgard.
- GRAND PRIX
- La Maison G. Siegle & C° fut fondée en 1848, sous la raison sociale : Heinrich Siegle; elle fusionna en 1878 avec la Badische Anilin & Soda Fabrik, et fut rachetée en 1889 par M. Gustave Siegle. Outre les usines de Stuttgard et de Feuerbach, elle possède également une fabrique à New-York, sous la raison sociale G. Siegle Company.
- Elle fabrique les couleurs de tous genres pour tous emplois comme couleurs pour artistes, pour impression et pour peinture, pour la fabrication du papier, papier peint, toile cirée, linoléum, caoutchouc, cire à cacheter, ainsi que les couleurs non vénéneuses pour confiseurs et pour jouets d’enfants, les couleurs solubles à la graisse, les couleurs pour imprimer sur coton, huile pour rouge turc, pour teintureries et apprêtages.
- Ses spécialités sont : les carmins, les laques de carmin, les laques de garance, les vermillons, les bleus de Prusse et bleu d’acier, les hydrates d’oxyde de chrome (verts permanents et Victoria), les verts de zinc et de chrome.
- L’exportation de ses produits se fait dans le monde entier.
- Cette Maison avait fait une exposition importante de ses couleurs et elle avait réuni dans sa vitrine un ensemble harmonieux des nuances les plus diverses.
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- AUTRICHE
- MULLER TESTVEREK Budapest.
- MÉDAILLE D’OR ^
- Cette Maison, fondée en 1868, s’occupe de la fabrication des articles suivants :
- Encres à écrire, à copier, à tampons et tous usages ;
- Colles liquides et cires à cacheter ;
- Crèmes à chaussures, compositions pour le nettoyage des métaux ; Rubans pour machines à écrire ;
- Couleurs à l’huile et pour aquarelle ;
- Toiles pour artistes.
- Tous ces articles étaient disposés avec goût et donnaient une idée exacte de l’importance véritable de la Maison.
- BAER (Otto)
- Budapest.
- MÉDAILLE D’ARGENT
- Fabrique de couleurs dont les bureaux sont à Budapest et l’usine à Solymar. Celle-ci dispose d’une force de 200 chevaux-vapeur et occupe \o ouvriers,
- Les produits fabriqués consistent en couleurs pour tous usages, encres d’imprimerie et terres colorantes.
- La Maison Baer exporte une partie de sa production. Son stand était bien présenté et mettait en valeur les qualités des articles exposés.
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- BELGIQUE
- DESTRÉE ET C"
- Haren.
- ' HORS CONCOURS
- Cette Maison s’est spécialisée dans la fabrication des bleus d’outremer pour l’azurage et le blanchiment des papiers, mais elle produit également les bleus pour l’impression, les encres, la couleur fine, la peinture et tous autres usages.
- Sa production atteint presque 2.000 tonnes, dont i//i pour la Belgique et le restant pour l’exportation dans tous les pays.
- Son usine dispose d’une force de i5o chevaux et occupe 180 ouvriers et ouvrières.
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- ITALIE
- COLORIFJCIO 1TAL1ANO MEYER (Max) ET C" Milan.
- GRAND PRIX
- Cette Société, au capital de 700.000 lires, est formée par la réunion des Maisons Bassolini Frères et Max Meyer, la première de ces deux Maisons ayant été fondée en i852.
- Cette Société est actuellement la plus importante fabrique de couleurs d’Italie. En plus des couleurs proprement dites, elle prépare des peintures laquées et autres et des spécialités comme décapants, ignifuges, hydro-fuges et autres.
- BO (Augusto)
- Via Cibrario, 42, Turin.
- DIPLOME D’HONNEUR
- Cette Maison, fondée à Turin en i838, fut la première à fabriquer en Italie les encres à écrire et les jaunes de chrome. Encouragée par le succès, elle y joignit bientôt la préparation des teintures pour étoffes, des papiers colorés pour usages spéciaux, des cires à bouteilles, puis, en i85i, celle des couleurs pour lithographie jusqu’alors importées de l’étranger, et celle de la poudre permettant de faire l’encre à écrire.
- L’activité et l’esprit inventif de son fondateur ne s’arrêtèrent pas là, et, quelques années plus tard, il monta dans son usine la fabrication des cires à cacheter, des colles liquides, des plâtres à modeler, des pastels de couleur, des encres pour tampon et les autres usages.
- Ces produits se vendent dans toute l’Italie et donnent lieu, de plus, à un mouvement d’affaires important à Buenos-Ayres, au Brésil, dans le Siam, en Egypte, etc.
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- CLASSE II 9. - COULEURS ET ENCRES
- 473
- Cette Maison avait présenté ses produits avec un goût parfait, obtenant, par un heureux assemblage des nuances, un ensemble harmonieux apprécié du visiteur.
- ALBES1ANO ET FILS Turin.
- MÉDAILLE D’OR
- Cette Maison avait présenté avec goût les différents produits qu’elle fabrique dans ses usines de Turin et de Trofarello et parmi lesquels nous pourrons citer :
- Une peinture spéciale très résistante pour les planchers ;
- Une peinture laquée hydrofuge d’une grande dureté ;
- Et enfin les pinceaux pour tous usages, pour la peinture fine aussi bien que pour le badigeon et la peinture industrielle.
- BEVILACQUA (Andréa)
- Gènes.
- MÉDAILLE D’OR
- Cette Maison fabrique les couleurs à base de plomb : céruse, minium, etc., les couleurs en pâte employées dans la peinture en bâtiment et dans la marine et des spécialités pour l’industrie.
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- CLASSE 120
- COMPOSITION DU JURY
- France : Allemagne : M. Colson (Léon), ingénieur, Paris. MM. Waegelein (Hih.), Geschaftsinhaber, Milan Kleinewulfers, Geschaftsinhaber, Grefeld.
- Italie : MM. Frao (Profr Vincenço), Turin. Molinari (Profr Ettore), Milan. Rossi (Dr Paolo), Turin.
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- RÉCOMPENSES ACCORDÉES AUX EXPOSANTS
- Diplômes d’Honneur.
- FRANGE
- Compagnie française des applications de la cellulose, Paris.
- Médailles d’Or.
- GRANDE-BRETAGNE
- WoRALL LTD (J. ET E.).
- ITALIE
- Casalegno (Louis).
- De Rio (F.), Milan. Nicol (Louis), Turin.
- Mention Honorable.
- ITALIE
- Volpi Egidio.
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- CLASSE 120
- COMPAGNIE FRANÇAISE DES APPLICATIONS DE LA CELLULOSE
- 44, rue Laffitte,. Paris.
- DIPLOME D’HONNEUR
- Cette Société fut fondée en 1906 pour la fabrication des soies artificielles.
- L’usine, située à Fresnoy-le-Grand, s’étend sur une superficie de 20.000 mètres environ, dont près du tiers est couvert par des constructions. Elle est reliée au chemin de fer du Nord par un embranchement particulier.
- Elle dispose comme force motrice d’une machine de 25o chevaux accouplée à un alternateur de même puissance qui distribue l’énergie à plus de vingt moteurs électriques répartis dans les divers ateliers.
- La vapeur nécessaire à la machine et aux fabrications est fournie par deux générateurs de chacun 110 mètres carrés de surface de chauffe.
- La fabrication, à laquelle travaillent 200 ouvriers ou ouvrières, comprend :
- i° Le crin artificiel ou crinol dont la production journalière est actuellement de 200 kilos et dont les principales qualités sont le brillant, la blancheur et la solidité ;
- 20 La soie artificielle fabriquée par le procédé Thiele. Cette soie est obtenue par étirage de gros fils de solution de cellulose en fils fins au sein d’un liquide approprié. La solution de cellulose, au lieu de sortir de filières capillaires, sort d’ouvertures relativement grandes pratiquées dans une plaque métallique;
- 3° Les tissus artificiels.
- Ceux-ci sont obtenus par le passage d’un cylindre ou gravé ou lisse au sein de la dissolution de cellulose, l’excès de cette solution étant enlevé par un dispositif spécial.
- Ces tissus sont alors coagulés à l’aide d’un liquide approprié et reçus sur des appareils tournants. Les opérations sont continues, de sorte que l’on peut obtenir des pièces de toutes longueurs.
- Ces tissus sont ensuite lavés, séchés, teints et apprêtés. Un nouveau dessin
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- 48o
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- peut ainsi être créé en quelques jours, puisqu’il s’agit simplement d’un rouleau à graver. Parmi ces tissus, l’un des plus courants est le tulle « Ondine », dont l’usine produit environ 8.000 mètres par jour. Des installations en cours porteront ce chiffre à 25.000 mètres environ par jour;
- 4° Les pellicules « Filmose ».
- Ces pellicules se produisent à la continue comme le tissu, et une machine peut faire 5oo mètres carrés de pellicules par jour.
- Imperméables, résistant à l’eau bouillante et à l’autoclave, elles servent à remplacer les taffetas gommés et baudruches. Elles peuvent également avoir d’autres applications comme la conservation des matières alimentaires et médicamenteuses, les papiers-tentures lavables, les enveloppes-fenêtres, etc.
- Tous ces produits sont à base de cellulose pure non nitrée ; la matière cellulosique qui, suivant le cas, peut provenir de pâtes de bois, déchets de coton, chiffons, etc., est dissoute dans une liqueur de cuivre ammoniacale par un procédé variable avec le produit à obtenir.
- Cette Société avait réuni dans sa vitrine de nombreux spécimens des articles de sa fabrication : crin en tresse ou en tissu ; soie écrue ou teintée en flotte, sur bobine ou en tissu ; passementeries ; tulle en pièce ou en ses diverses applications : chapeaux, voilettes, etc. ; pellicules Filmose pour usages divers.
- Tous ces articles étaient disposés avec un goût parfait et leurs nuances vives, chatoyantes, formaient un heureux contraste avec l’aspect toujours un peu sévère des autres vitrines du Groupe.
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- CLASSE 122
- COMPOSITION DU JURY
- Le Jury de la Classe 122 était composé comme suit :
- Brésil : Etats-Unis : M. Rodrigues (Dr Arthur). MM. Pinelli (Lodovico). Fino (Silvio), industriel.
- France : MM. Rambaud (Lucien), industriel. Coignet (Jean), industriel.
- Italie : Siam : M. Rostagno (Cav. Domenico). M. Calvi (Dr Giovanni).
- COMPOSITION DU RUREAU
- MM. Pinelli (Lodovico), président.
- Rambaud (Lucien), vice-président. Rostagno (Cav. Domenico), secrétaire.
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- RECOMPENSES ACCORDEES AUX EXPOSANTS
- Exposants qui, par application de l’article 16 du règlement du Jury International sont mis Hors Concours.
- FRANCE
- CoiGNET ET C'e, Lyon.
- Compagnie du phospho-guano, Paris. Germain et Cie, Ivry-sur-Seine. Rambaud (Lucien), Aubervilliers.
- ITALIE
- Dynamite Nobel (Société anonyme), Avigliana. Fabrique turinaise de colles et d’engrais, Turin. Lepetit-Dollfus et Gansser, Milan.
- Société anonyme Carlo et Silyio Fino, Turin.
- Grands Prix.
- ALLEMAGNE
- Frankel Max et Runge, Spandau.
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- 484
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- ÉTATS-UNIS
- American Glue Gny (The), Boston.
- FRANCE
- Routtand (Les Fils de H.), Aubervilliers.
- Salles (Les Fils de), Paris.
- Société des établissements Linet, Paris.
- Société anonyme des anciens établissements Gigodot et Lapreyote et S. Lapreyote et Cic, Lyon.
- ITALIE
- Carloni (Charles), Milan.
- Fabriques réunies des agriculteurs italiens, Milan.
- Fédération générale des fabricants d’engrais chimiques, Turin.
- Sclopis et Cie, Turin.
- Société de produits chimiques coloniaux Candiani Girardi Berni, Milan. Union italienne des consommateurs et fabricants d’engrais et produits chimiques, Milan.
- RÉPUBLIQUE ARGENTINE Liebig’s Extract of Méat C° Ltd, Buenos-Ayres.
- U
- Diplômes d’Honneur.
- CHINE
- China Eggs (Compagnie), Shanghaï.
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- CLASSE 122.
- COLLES, ENGRAIS, VERNIS
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- FRANCE
- Bernard (Edmond), Paris.
- GRANDE-BRETAGNE South Métropolitain Gas C°.
- ITALIE
- Ferraris et Gie, Turin.
- Laiterie de Locate Triulzi (Société anonyme), près Milan. Reh et Cie.
- Société anonyme bolonaise d’engrais, Bologne.
- Tacconis et Belgeri, Turin.
- PÉROU
- Anglo CONTINENTAL GUANO WORKS, Pérou.
- RÉPUBLIQUE ARGENTINE
- Bovril (Société), Santa Elena.
- Parodi Inon.
- RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
- Collectivité du Gouvernement de la République Dominicaine.
- TURQUIE
- Société anonyme des mines de Selenitza.
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- 486
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Médailles d’Or.
- ALLEMAGNE
- Heidelberger gélatine fabrik, Stoess et Cio, Ziegelhausen.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Rernauer-Lajos, Rudapest. Eiser et Weiss, Rudapest. Grego (Victor) et Cie, Trieste.
- RRÉSIL
- Medinger (J.) et Fils.
- Musée commercial, Rio-de-Janeiro. Sardinha (J.-A.), Rio-de-Janeiro.
- GRANDE-RRETAGNE
- Lyons’ Ink. Ltd, Londres.
- ITALIE
- Rergagna (Giuseppe), Lanzo. l
- Riraghi (Charles) et C,e, Parme.
- C ampanini-Tito .
- Etablissements Rosetti, Forli.
- Lucca (Ernest), Vercelli.
- Fabrique de colle et d’engrais, Piazzolo-s/-Rrenta.
- -- COOPÉRATIVE DE SUPERPHOSPHATES, Céréa.
- — d’engrais CHIMIQUES DE MANTOUE.
- — d’engrais de Pordenone, Udine.
- -- NATIONALE DE PRODUITS CHIMIQUES, Gênes.
- -- DE SELS DE BARYUM, ENGRAIS ET PRODUITS CHIMIQUES, CalolziO.
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- CLASSE 122.
- COLLES, ENGRAIS, VERNIS
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- Marinoni (Francesco), Este.
- Scaini (Angelo), Udine.
- Société anonyme agricole « Ambrogio Cabella », Ozegna.
- Société anonyme coopérative d’engrais chimiques, Lendinara.
- Société anonyme coopérative pour le travail des peaux, Vintimille. Société anonyme coopérative de la fabrication de superphosphates, Udine. Société anonyme d’engrais « La Piémontaise », Vercelli.
- Société anonyme de la fabrique d’engrais chimiques, Brescia.
- Société anonyme de produits chimiques et superphosphates, Vercelli. Société pour l’extraction de l’asphalte naturel en Sicile, Palerme. Société sicilienne pour l’extraction de l’asphalte, Raguse.
- Tubi (Dr) Graziano, Lecco.
- RÉPUBLIQUE ARGENTINE
- Burghi (Juan), Buenos-Ayres.
- Del Campo (Nicolas), Buenos-Ayres.
- Pistritto (G.), Buenos-Ayres.
- Médailles d’Argent.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Konkoly I. Utodai-Pissker es Grünvald, Panscova.
- BRÉSIL
- De Pinho Soâres et C‘e, Bahia.
- De Silva Joao (A.), Para.
- Intendance municipale de Almerin.
- — — de Alenquer.
- Municipe de Jerinhaem, Pernambouc. Oliveira Pearcel, Pianky. Pinheiro-César, Para.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- FRANGE
- Plessis et Cie (Le Rivalin), Paris.
- ITALIE
- Albesiano Angelo et Fils, Turin.
- Bizzi (Lambert), Parme.
- Cusatelli (Giuseppe), Tarente.
- De Léon (Maurice), Milan.
- Gallo (Félix), Crescentino.
- Gianaria et Cie, Turin.
- Graziano Comm. (E.-A.).
- Lecco (E.) et C'e, Turin.
- Marsicana (Société industrielle), Rome. Merlo (Giovanni), Turin.
- Mesturino (Giuseppe), Turin.
- RÉPUBLIQUE ARGENTINE Nevel (Edouard), Gualeguaychu.
- RUSSIE
- Koch (J.-C.), Saint-Pétersbourg.
- SERBIE L
- Munca (M.), Belgrade.
- SIAM
- Ecole d’agriculture, Bangkok.
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- CLASSE 122. ---- COLLES, ENGRAIS, VERNIS
- 489
- Médailles de Bronze
- BELGIQUE
- Berckmans (Emile), Ottignies.
- BBÉSIL
- Campos Tiieotonia, Para.
- Chaves Ottaviano (Louis), Pernambouc.
- Das Chagas Lima (Pierre), Pernambouc.
- De Holanda Antonio da Bios, Para.
- De Miranda Porfido José, Pianky.
- Intendance municipale de Bragance.
- — — de Gurupa.
- -- DE MoCAJULA.
- -- DE OüREM.
- -- DE PARAPINIM.
- -- - - DE VlGIA.
- — — de Saint-Michel de Guama.
- Thomas (S.-A.) Francesco, Para.
- ITALIE
- Berli et Cie.
- De Naro Papa Frères, Modica. Di Salvo (Giuseppe), Turin. Ferrero (Vve) et Cie, Turin.
- RÉPUBLIQUE ARGENTINE Crespo (F.), Buenos-Ayres.
- East Asiatic C° Ltd, Bangkok. Teck (L.-C.), Bangkok.
- SIAM
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
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- Mentions Honorables.
- ITALIE
- Amidei (Alex.), Volterra. Ruffino, Turin.
- Tableau récapitulatif des Récompenses accordées aux Exposants
- de la Classe 122
- hors CONCOURS GRANDS PRIX DIPLOMES D’HONNEUR MÉDAILLES D’OR MÉDAILLES D’ARGENT MÉDAILLES DE BRONZE MENTIONS HONORABLES
- France 4 4 1 )) 1 )) »
- Allemagne » 1 )> 1 )) » ))
- Autriche )) )) )) 3 1 )) ))
- Belgique » » » » )) 1 ))
- Brésil » )) )) 3 7 13 »
- Chine » )) 1 » » » ))
- Etats-Unis » 1 )) R » » ))
- Grande Bretagne )) )) 1 1 » » ))
- Italie. 4 7 5 23 11 4 2
- Pérou » » 1 » » » »
- République Argentine » » 2 3 1 1 »
- — Dominicaine )) » 1 » » » »
- Russie » » » » 1 » »
- Serbie » », » » 1 » »
- Siam )) » » » 1 2 »
- Turquie )) » 1 » » » »
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- FRANCE
- COIGNET ET C”
- 114, boulevard Magenta, Paris.
- HORS CONCOURS
- Cette Maison fut fondée à Lyon en 1818, pour la fabrication de la colle extraite des os par l’acide chlorhydrique.
- Elle ajouta successivement les fabrications suivantes :
- En 1822 : Colle forte extraite des os par la marmite de Papin, et appelée Colle Médaille.
- Colles et gélatines extraites des déchets de peaux.
- La fabrication du phosphore blanc.
- — du phosphore amorphe.
- — des allumettes au phosphore amorphe (dites allumettes suédoises).
- des allumettes au phosphore blanc.
- — des superphosphates d’os et des engrais composés.
- — du phosphure de cuivre.
- — des poudres contre le mildiou.
- — du sesquisulfure de phosphore.
- '— de l’acide phosphorique purifié.
- — du phosphate de soude.
- —- du biphosphate de chaux cristallisé pour la
- pharmacie.
- En accroissant le nombre de ses fabrications, toujours dans le cycle des produits tirés des phosphates de chaux et des os ou peaux d’animaux, la Société Coignet et Cie a dû accroître en même temps ses moyens de production. C’est ainsi qu’elle possède actuellement une usine à Saint-Denis (Seine), deux à Lyon et une à Moutiers (Savoie), et qu’elle produit annuellement :
- 3.8oo.ooo kilos de colles ou gélatines ;
- 600.000 — de suif d’os ;
- 1837
- 1838
- 1848
- i857
- 1860
- 1872
- i879
- 1887
- 1898
- 1900
- 1904
- igo5
- 3a
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
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- 25o.ooo kilos de phosphore blanc, rouge ou sesquisulfure de phosphore ;
- 26.000.000 — de superphosphates d’os, phosphate précipité, engrais
- composés, plâtre phosphaté ; et que son chiffre d’affaires atteint 9.000.000 de francs.
- La Société Coignet et G,e a, en outre, constamment perfectionné ses procédés de fabrication.
- Ses dernières innovations sont : la fabrication industrielle du sesquisulfure de phosphore qu’elle fournit aux manufactures de l’État français, ce qui a permis de supprimer la nécrose phosphorée due à l’emploi du phosphore blanc dans les allumettes.
- COMPAGNIE DU “ PHOSPHO-GUANO ”
- 27, rue de La Rochefoucauld, Paris.
- HORS CONCOURS
- Fondée en 1896, celte Société possède deux usines.
- La première, à La Pallice, produit annuellement 26.000 tonnes d’engrais.
- La deuxième, à Ronfleur, en produit 5o.ooo tonnes.
- Dans ces deux établissements sont fabriqués l’acide sulfurique, les superphosphates et des engrais composés, soit suivant des types fixes, soit d’après la demande des acheteurs.
- Dans chacune des usines, il existe une Société de secours mutuels, et, de plus, la Compagnie fournit gratuitement le service médical et le service pharmaceutique aux 3oo ouvriers qui y travaillent et à leurs familles.
- GERMAIN ET Cie Ivry-sur-Seineé"
- HORS CONCOURS
- Cette Maison fut fondée à Paris en i865, par M. Joudrain, dans le but de traiter dans une usine située rue du Château-des-Rentiers (Paris XIIIe), les os et déchets de tannerie en vue cl’en extraire les suifs et colles et de les transformer en noir animal et engrais.
- Dès 1889, l’usine, devenue trop petite et ne disposant pas du matériel nécessaire pour assurer les fabrications nouvelles, fut abandonnée et une autre usine beaucoup plus grande fut installée à Ivry-sur-Seine, 11 et
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- COLLES, ENGRAIS, VERNIS
- CLASSE 122. ---
- 4g3
- i3, rue du Milieu, où elle se trouve encore aujourd’hui, après avoir subi de nombreux agrandissements.
- A la fabrique de colles, noir animal et engrais chimiques, fut ajoutée celle des cuirs et cornes torréfiés et des superphosphates minéraux.
- La quantité d’acide sulfurique employée à la fabrication des diverses sortes d’engrais d’os ou minéraux nécessita bientôt la construction d’une usine spéciale affectée aux besoins de l’usine d’engrais ; cette nouvelle fabrication fut entreprise en 1895. Bientôt différents perfectionnements furent apportés à la fabrication, en même temps que s’augmentait l’importance des produits fabriqués. Le traitement des os par la benzine, le séchage des colles par la vapeur et différents dispositifs destinés à assurer la sécurité et l’hygiène des ouvriers furent également entrepris à cette époque. L’usine d’ïvry qui, au début, couvrait 20.000 mètres carrés, en occupe actuellement plus du double dont les trois quarts couverts.
- Les produits qu’elle expose : os bruts, suif d’os, poudres d'os, superphosphates d’os, cornes, colles et gélatines diverses, acide sulfurique, noir animal, corne torréfiée, corne broyée, râpure de cornes, sont la manifestation des efforts continus de cette Maison pour étendre l’importance de sa fabrication et de ses débouchés.
- Son chiffre d’affaires, sans cesse progressif, a dépassé 4.600.000 francs et elle exporte annuellement environ 5oo tonnes de produits en Europe et en Amérique.
- Elle occupe 3oo ouvriers et ouvrières ; la force motrice de 85o chevaux est fournie par 6 générateurs actionnant 3 machines à vapeur ; différents appareils sont actionnés par des moteurs électriques alimentés par la station centrale de l’usine.
- La recherche des débouchés nouveaux pour les déchets de toutes sortes, qui sont utilisés dans cette usine, a permis d’employer quelques-uns de ceux-ci à de nouveaux usages : c’est ainsi que la Maison Joudrain a exposé, au Groupe Xl-B, un produit nouveau ayant déjà acquis une certaine renommée pour la cémentation des métaux.
- La Maison accorde des retraites à ses ouvriers ou à leurs veuves et, au point de vue de l’hygiène, elle offre au personnel ouvrier des réfectoires, lavabos et des appareils nombreux de protection des machines.
- Enfin elle a créé, en 1902, une Société de secours mutuels qui, au début, s’adressait exclusivement à ses ouvriers, mais elle y admit, par la suite, tous les ouvriers de Petit-Ivry, sans distinction d’industrie.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
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- RAMBAUD (Lucien)
- Quai du Canal-Saint-Denis, AubervilJiers (Seine).
- HORS CONCOURS
- Cette Maison a été fondée par M. Gautier-Bouchard, grand-père du propriétaire actuel.
- L’usine est située en bordure du canal Saint-Denis et reliée avec le chemin de fer. Elle dispose d’une force motrice de cent chevaux et occupe une centaine d’ouvriers et employés.
- Les principaux produits de sa fabrication- sont les suivants :
- Le bleu de Prusse, extrait des matières épurantes des usines à gaz ou fabriqué directement par le traitement des prussiates. Ce bleu, vendu soit en pâte, soit en poudre, trouve un écoulement important dans la coloration du papier, les encres d’imprimerie, les cuirs vernis et d’autres industries.
- Les couleurs destinées à la peinture pour bâtiment et pour carrosserie et à l’industrie, dont entre autres : les verts de plomb et de zinc, les vermillons factices inaltérables à la lumière, les jaunes de chrome, depuis les qualités les plus fines jusqu’aux sortes ordinaires, les laques de bois et laques d’aniline. Ces couleurs sont livrées au commerce soit en poudre, soit en pâte à l’huile ou à l’essence, pâtes broyées avec le plus grand soin et destinées à la peinture de décor ou à la peinture en voitures.
- Les terres, pour la préparation desquelles l’usine dispose d’une installation permettant d’obtenir des produits d’une grande finesse, utilisés dans le décor et dans la peinture fine.
- Les peintures vernissées dont l’usage se répand chaque jour. Les peintures prêtes à l’emploi destinées à l’industrie et étudiées séparément pour chaque usage particulier.
- Les vernis gras pour le bâtiment, la carrosserie et l’industrie, parmi lesquels nous citerons les vernis extra-pâles pour les devantures, les vernis blancs, blonds et noirs pour le vernissage au four, l’émail noir pour cycles, les vernis souples pour toiles cirées, etc., etc.
- Aux anciens modes de fabrication, d’un usage courant dans cette industrie, 41. Rambaud a ajouté les procédés les plus nouveaux, basés tant sur des appareils perfectionnés que sur l’utilisation des matières premières nouvelles et un laboratoire d'études et de recherches est spécialement attaché à cette partie de l’usine.
- L’usine produit annuellement plus de 2.000 tonnes, dont une partie est exportée dans les colonies françaises, l’Angleterre et ses colonies, l’Italie, la Grèce, l’Amérique du Sud, etc.
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- CLASSE 122.
- COLLES, ENGRAIS, VERNIS
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- ANCIENS ÉTABLISSEMENTS GJGODOT ET LAPREVOTE ET S. LAPREVOTE ET C1' (Société anonyme)
- Rue Basse-Combat, 6, Lyon.
- GRAND PRIX
- Cette Maison, aujourd’hui en Société anonyme, fut fondée en 1857, à Lyon, par MM. Gigodot et Laprevote. Son usine de Saint-Fons, près de Lyon, occupe 270 ouvriers et employés.
- Les produits qu’elle fabrique consistent en :
- Colles fortes en plaques ou en poudre ;
- Gélatines fines pour l’alimentation ;
- Gélatines pour clarifier les vins et bières ;
- Os dégélatinés et poudre d’os ;
- Superphosphates d’os ;
- Phosphate de chaux pur pour l’alimentation du bétail et la vinification.
- Cette Société avait réuni dans sa vitrine des échantillons des principaux articles de sa fabrication, attirant l’attention *du visiteur sur sa Gélatine Cristal, qu’elle avait disposée d’une façon ingénieuse, mettant bien en valeur la transparence du produit.
- ROUTTAND (LES FILS DE H.) j 33, route de Flandre, Aubervilliers (Seine).
- GRAND PRIX
- Cette Maison, fondée en 1807, s’est consacrée à la fabrication des vernis gras pour le bâtiment, la carrosserie et l’industrie, et des vernis à l’alcool.
- Depuis quelques années, elle y a ajouté la fabrication de l’émail Routtand, peinture laquée pour l’intérieur et l’extérieur.
- MM. Routtand avaient exposé, en même temps que leurs vernis, des applications de leurs produits.
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- 4g6
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- r
- SALLES (LES FILS DE) i, rue de Stockholm, Paris.
- GRAND PRIX
- Maison fondée, en 1866, par M. L. Salles et continuée par ses fils, MM. Salles. Elle possède des usines au Petit-Ivry (Seine), Bordeaux-Bastide et Brienon (Yonne) et des dépôts dans les principaux centres.
- Elle fabrique dans ses usines les produits suivants qu’elle expose :
- Acides sulfurique et nitrique ;
- Superphosphates minéraux et d’os;
- Nitrate de cuivre ;
- Sulfate de cuivre et sulfate de fer ;
- Cuirs désagrégés et torréfiés..
- La Maison est la première en France à avoir installé les fours tournants mécaniques (système Herreschoff) pour le grillage des pyrites, remplaçant par un travail régulier et mécanique l’ancien système des fours à mains.
- L’acquisition des usines de Brienon, 1901, et de Bordeaux, 1906, ainsi que les derniers agrandissements et transformations des usines d’Ivry en 1909 et Bordeaux en 1910, ont permis à la Maison de porter son chiffre d’affaires annuelles à environ six millions.
- Les usines couvrent une superficie de près de huit hectares et disposent d’une force motrice de 1.200 chevaux. Elles occupent environ 4oo ouvriers et 76 employés.
- La Maison donne des logements gratuits aux chefs de service et aux anciens ouvriers dans les maisons ouvrières qu’elle possède.
- Elle exporte annuellement un tonnage de 5.000 tonnes en Espagne et de 1.000 tonnes dans l’Amérique du Sud.
- c
- SOCIÉTÉ DES ÉTABLISSEMENTS P. LIN ET 7, boulevard Magenta, Paris.
- GRAND PRIX
- Maison fondée en i885.
- Les produits exposés étaient les suivants: phosphates; craies phosphatées; superphosphates ; sulfate de cuivre ; nitrocuprine pour la destruction des sanves, jottes ou ravenelles; lactéïne, produit destiné à l’engraissement des
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- CLASSE 122. --- COLLES, ENGRAIS, VERNIS
- 497
- jeunes animaux ; omnifuge, produit destiné à éloigner des champs ensemencés les oiseaux et les insectes nuisibles.
- Les usines, situées à Aubervilliers (Seine) et à Templun-La-Fosse (Somme), occupent 7 à 800 ouvriers et produisent annuellement un tonnage de 200 millions de kilogrammes.
- BERNARD (Edmond) (Successeur de BERNARD FRÈRES)
- 148, rue du Faubourg-Saint-Denis, Paris.
- DIPLOME D’HONNEUR
- Fondée en 1854, par M. Candelot, cette Maison s’est spécialisée dans les vernis et les enduits hydrofuges.
- Par le soin apporté à la fabrication de ses vernis, elle s’est efforcée d’attirer à elle le consommateur enclin trop souvent à donner la préférence aux produits d’origine étrangère et la marche constamment progressive de ses affaires indique que son but a été atteint.
- Quant aux enduits hydrofuges de Candelot, ils ont été consacrés, en i85g, par la Société centrale des architectes et par leur admission à la Série des prix de la Ville de Paris.
- M. Bernard avait su présenter ses vernis d’une manière heureuse, qui faisait ressortir leur limpidité et leur pâleur. Il y avait joint des applications intéressantes de ses enduits.
- PLESSIS ET Cie “ LE R1VAL1N ”
- 43, rue de Valois, Paris.
- MÉDAILLE D’ARGENT
- Société créée en 1911 pour la fabrication des peintures laquées, des enduits sous-marins et le broyage des blancs de zinc.
- L’usine, située à Saint-Ouen, est munie d’un outillage perfectionné et la vente se fait partie en France, partie à l’étranger.
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- ALLEMAGNE
- MAX FRANKEL ET RUNGE
- Spandau.
- GRAND PRIX
- Fondée en i856, à Spandau, cette Maison s’occupa tout d’abord de la préparation de l’indigo et de l’orseille, puis fabriqua des encres de tous genres.
- En 1900, elle fit breveter dans divers pays un procédé pour traiter les déchets et les vieux caoutchoucs et les transformer en caoutchouc régénéré.
- L’usine occupe 3 chimistes, 1 ingénieur et i5o ouvriers; elle dispose de deux machines à vapeur produisant une force de plus de 600 chevaux.
- La hausse de ces dernières années permit à cette Maison de prendre un développement considérable, et ses produits sont aujourd’hui exportés dans les principaux pays d’Europe.
- HE1DELBERGER GELAT1NE-FABR1K, STOESS ET C°
- Ziegelhausen
- MÉDAILLE D’OR
- Cette Maison fabrique la gélatine fine destinée à l’alimentation et la gélatine préparée spécialement pour la photographie, la phototypie et d’autres usages.
- Ses produits étaient disposés d’une façon heureuse, mettant en valeur leurs qualités.
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- AUTRICHE
- BERNAUER LAJOS
- Budapest.
- MÉDAILLE D'OR
- Fabrique de dégras et d’huiles végétales. Son usine dispose de 4o chevaux-vapeur et occupe i5 à 20 ouvriers.
- Les produits fabriqués consistent en huiles comestibles, dégras pour tous usages et surtout pour le tannage des cuirs à chaussures.
- La Maison Bernauer exporte en Italie une partie de sa fabrication.
- Son exposition était disposée avec beaucoup de goût et présentait un réel intérêt.
- E1SER ET WEISS Budapest.
- MÉDAILLE D’OR
- Cette Maison fabrique des essences, des huiles volatiles, des couleurs, des produits chimiques et des parfums.
- Son usine dispose d’une force de 4o chevaux et occupait une vingtaine d’ouvriers. Lne partie de sa production est exportée en Italie.
- L’exposition de cette Maison était des plus intéressantes par la variété des articles exposés.
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- 5oo
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- KONKOLY ] UTODA1 P1SZKER ET GRUNWALD
- Pancsova.
- MÉDAILLE D’ARGENT
- t
- Cette Société possède à Pancsova une usine où elle occupe 4o ouvriers environ et où elle prépare :
- Les vernis à chaussures sans alcool.
- Les crèmes à chaussures noires et de fantaisie.
- Les crèmes à semelles.
- Elle exporte une partie de sa production.
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- ÉTATS-UNIS
- AMERICAN GLUE COMPANY Boston.
- GRAND PRIX.
- Cette Société, fondée en 1808, est actuellement au capital de 12 millions. Elle possède 11 usines et occupe 900 ouvriers.
- Les principaux produits de sa fabrication sont :
- La colle de poisson pour la clarification des vins, bières, etc. ;
- La gélatine transparente en plaques, en feuilles et en poudre pour l’alimentation ;
- La colle forte en plaques ou liquide pour l’industrie ;
- Les phosphates précipités ;
- La colle animale ;
- L’huile de poisson ;
- Le papier émeri.
- Pour introduire en Italie ses produits déjà appréciés dans plusieurs autres pays d’Europe, et, entre autres, en Angleterre, 1’American Glue Company a établi à Turin un agent général et un dépôt et a fondé un établissement où sont travaillés les déchets d’os et les résidus de tannerie en vue de la préparation de la matière première nécessaire à ses établissements des Etats-Unis.
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- ITALIE
- FABRIQUE TUR1NA1SE DE COLLE ET D'ENGRAIS
- Barricra R. Parco Via di Circonvallazione, 96, Turin.
- HORS CONCOURS
- Cette Société, au capital de deux millions, fut fondée en 1881. Elle a son siège à Turin et possède deux usines, l’une à Turin et l’autre à Naples.
- Celle de Turin occupe 77.000 mètres carrés, dont la moitié couverte; elle dispose d’une force hydraulique ou électrique de 210 chevaux et occupe 4oo ouvriers.
- Elle produit annuellement 10.000 tonnes d’engrais de toutes qualités et plus de 3.ooo tonnes de colles d’os.
- Sa colle S. À. T., dont elle fabrique tous les ans 7 à 800 tonnes, donne lieu à une exportation importante en Asie-Mineure, Espagne, Indo-Chine et Amérique.
- L’usine de Naples, qui couvre une superficie de 17.000 mètres, est spécialement destinée au traitement des os communs et produit annuellement 200 tonnes de colle.
- LEPETIT DOLLFUS ET GANSSER Milan.
- HORS CONCOURS
- Cette Maison fut fondée en 1870, à Milan, par Robert Lepetit et Albert Dollfus, aujourd'hui décédé, spécialement pour la fabrication de l’extrait sec de châtaignier et pour le commerce des couleurs d’aniline et des produits chimiques.
- En 1872, elle entreprit la fabrication des extraits de bois de teinture dont la consommation était alors à son apogée en raison du peu de matières
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- CLASSE 122.
- COLLES, ENGRAIS, VERNIS
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- colorantes artificielles alors connues. Elle fut ‘la première à préparer en Italie les extraits de campêche, de bois jaune et autres.
- En 1876, elle monta la première sur une vaste échelle, en Italie, la fabrication du sulforicinate et ne contribua pas peu à la diffusion du nouveau procédé d’obtention du rouge turc. En 1877, elle adjoignit à ses produits un colorant direct bleu pour coton sous le nom « bleu de Suse », ainsi qu’un colorant solide brun ; puis, en 1878, l’extrait de summaque, le noir pour impression et, successivement, d’autres produits qui ne sont plus employés aujourd’hui.
- Peu après le brevet Gondolo, en 1878, dont l’objet était la décoloration de l’extrait de châtaignier, MM. Lepetit et Dollfus s’occupèrent de cette question et mirent en vente, en i883, un extrait complètement décoloré obtenu par l’emploi de sels de plomb.
- En i885, elle commença la fabrication de l’eau oxygénée et, en 1887, celle du cachou de Laval, colorant direct pour coton dont la production atteignit, en 1891, 55o quintaux, dont une partie pour l’exportation.
- Parmi les couleurs au soufre produites par eux, nous citerons le premier colorant vert au soufre, qui fut mis en vente en 1896 sous le nom de vert italien.
- En 1890, par suite de la grande diminution de la consommation de matières colorantes naturelles et l’augmentation de l’emploi des extraits tannants, ils donnèrent une grande extension à cette partie de leur fabrication. C’est là qu’ils acquirent leur plus grande renommée en contribuant grandement à la diffusion du tannage rapide et en créant un type d’extrait connu dans le monde entier sous le nom d’« extrait Mimosa ».
- En 1891, la Maison devint Lepetit, Dollfus et Gansser, et, quelques années après, elle créa un nouvel établissement à Garessio. En 1901, elle fit breveter un procédé important de tannage au chrome et de teinture simultanés en un seul bain, procédé qui fut à plusieurs reprises perfectionné et dont les dérivés firent l’objet d’une exportation importante en Amérique.
- En même temps, elle montait la fabrication des encres de tous genres et la préparation du plâtre à modeler.
- Enfin, depuis quelques années, elle s’occupe de produits médicinaux qu’elle fabrique à Garessio et pour lesquels elle a un laboratoire de recherches à Milan. (Les produits de cette catégorie étaient exposés à la Classe 121.)
- LMsine de Garessio, qui occupe i3o ouvriers environ, dispose d’une force hydraulique de 260 chevaux produite par trois turbines et distribuée par des transports électriques à cinq moteurs.
- Elle dispose également de cinq chaudières à vapeur avec une surface de chauffe de 35o mètres carrés environ et d’un nombreux matériel approprié à ses diverses fabrications.
- Elle exporte chaque année 1.400 tonnes environ d’extraits, qu’elle écoule principalement en Amérique, en Russie, en Allemagne et en Angleterre.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Dans une très vaste vitrine, cette Société avait réuni des types des principaux produits de sa fabrication, qui donnaient une idée assez précise de la puissance de ses moyens de production.
- SOC1 ET A ANON1MA CARLO E SILVIO FINO SUCCESSOR] A LUIGI FINO ET C°
- Via Consolata, i5, Turin.
- HORS CONCOURS
- Fondée en 1869 par M. Louis Fino, cette Maison fut transformée en Société anonyme par ses fils en 1907.
- Elle possède deux usines. La plus importante, celle de Turin, couvre une superficie de i5.ooo mètres carrés, emploie 260 ouvriers et est actionnée par la vapeur produite par une chaudière de 112 mètres de chauffe, ainsi que par des moteurs électriques et hydrauliques.
- L’usine de Milan, d’une superficie de 5.000 mètres, occupe 5o ouvriers.
- Cette Maison s’occupe du traitement des sous-produits animaux, sang, os, etc.
- Elle fabrique annuellement :
- 5.ooo tonnes d’engrais phosphatés.
- 5oo tonnes de colles et gélatines.
- Une spécialité, partiellement exportée en France et employée comme clarifiant.
- Et enfin elle traite le sang pour en extraire l’albumine qui trouve une consommation importante dans les teintureries d’Italie et de l'étranger.
- MM. Fino avaient exposé dans leurs vitrines des échantillons des principaux produits de leur fabrication et l’ensemble obtenu était des plus réussis.
- FABRIQUES RÉUNIES DES AGRICULTEURS ITALIENS
- Milan.
- GRAND PRIX
- Cette Société, au capital de 2.260.000 francs, a son siège à Milan et ses usines à Treviglio et Loréo.
- Celles-ci peuvent produire annuellement 4o à 45.000 tonnes de superphosphates minéraux et phosphates d’os au titre de i4/i6 et 17/19. Elles sont munies d’appareils spéciaux brevetés par la Société et produisant l’évacuation des chambres sans aucune intervention de main-d’œuvre.
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- CLASSE 122.
- COLLES, ENGRAIS, YERNIS
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- Pour la production de l’acide sulfurique, les usines disposent de i3.ooo mètres cubes environ de chambres de plomb, pouvant donner chaque jour 70 tonnes d’acide à 5o/52 B.
- FÉDÉRATION GÉNÉRALE DES FABRICANTS D’ENGRAIS CHIMIQUES
- Turin.
- GRAND PRIX
- Après de longs pourparlers et deux Assemblées générales tenues à Venise, le 5 mars et le 21 juillet 1910, cette Fédération fut fondée par un groupe de fabricants d’engrais, sur l’initiative de M. Candiani, avec les buts suivants :
- a) Proportionner la production à la consommation en la réduisant, si nécessaire, suivant les moyens de chacun ;
- b) Répartir entre chacun des membres la consommation présumée de superphosphates proportionnellement à leur faculté de production, régulariser le marché par rapport aux prix à pratiquer et autoriser la création de bureaux centraux et régionaux de vente ;
- c) Interdire la création de tout nouvel établissement ou tout développement d’établissement existant ;
- d) Laisser à chaque région la plus grande autonomie et toute liberté d’avoir recours à toute mesure paraissant opportune.
- Pendant la première année de son exploitation, la quantité de superphosphates minéraux fabriqués par ses usines fut de 64o.ooo tonnes, sans compter 10.000 tonnes exportées, représentant en tout une valeur de 26 millions et demi de francs.
- La capacité productive de la Fédération, en y joignant les usines qui, tout en n’en faisant pas partie, lui sont liées par des conventions particulières, est de 290.000 mètres carrés de chambres de plomb destinées à la fabrication de l’acide sulfurique, ce qui représente environ 824.000 tonnes de superphosphates.
- La Fédération avait fait une exposition originale : autour d’un axe central terminé par une allégorie représentant l’agriculture, était disposé un ensemble de vitrines dans lesquelles chacune de ses usines avait réuni les spécialités de sa fabrication.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- SCLOP1S ET Cie Turin.
- GRAND PRIX
- Fondée en 1812, cette Société possède la plus ancienne fabrique de produits chimiques de l’Italie. Au début, elle produisait uniquement les acides sulfurique, nitrique, chlorhydrique et les sulfates.
- En i85j commença pour elle une période de transformation qui eut pour effet de développer de jour en jour l’importance de sa production. De cette époque date l’emploi, pour la fabrication de l’acide sulfurique, des pyrites de fer des mines de Brosso, propriété de la famille Sclopis.
- L’établissement, où sont employés 25o ouvriers environ, occupe actuellement 5o.ooo mètres carrés dont 3o.ooo couverts. Il dispose d’une force hydraulique et électrique de 120 chevaux.
- Il produit principalement l’acide sulfurique, dont une partie est vendue et l’autre employée à la fabrication des produits chimiques, superphosphates et engrais, dont la production a considérablement augmenté en ces dernières années.
- Les principaux produits fabriqués par cette Société sont:
- L’acide sulfurique à tous les degrés ;
- L’acide chlorhydrique et l’acide nitrique ;
- Les sulfates de fer et de cuivre ;
- Les sulfates de magnésie et de soude ;
- Les sulfates et chlorures d’ammoniaque ;
- L’hyposulfîte de soude, les bisulfites de soude et de chaux ;
- Le superphosphate de chaux et les engrais chimiques.
- MM. Sclopis et Cle ont fondé en 189g une usine à Cogoleto, près Gênes, pour la fabrication des mêmes produits destinés à la consommation de la région et à l’expédition par mer dans l’Italie méridionale.
- Enfin cette Société a créé en 1909 une autre usine près d’Alexandrie, la consommation d’engrais étant importante dans cette région par suite du développement que l’agriculture y a pris.
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- CLASSE 122.
- COLLES, ENGRAIS, VERNIS
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- UNION ITALIENNE DES CONSOMMATEURS ET FABRICANTS D'ENGRAIS ET PRODUITS CHIMIQUES Milan.
- GRAND PRIX
- L’Union Italiana Concimi, fondée en 1903, est une Société anonyme dont le capital est actuellement de 26 millions. Son siège social est à Milan. Elle comprend 27 fabriques d’engrais et de produits chimiques, réparties sur tout le royaume ; des mines de soufre à Ancône, des mines de pirytes à Agordo et à Montauro, des mines de phosphates en Tunisie. Elle possède 3 grands vapeurs chargés d’approvisionner en phosphates ses diverses usines.
- Elle occupe 6.000 ouvriers et les principaux produits qu’elle fabrique sont les suivants :
- Acide sulfurique de divers titres, acide muriatique, acides nitrique, phos-phorique, arsénieux, etc. ;
- Sulfates de cuivre, d’alumine, de magnésie, de zinc, de soude, de fer;
- Bisulfite, hydrosulfites et phosphate de soude ;
- Bisulfite et phosphate de chaux ;
- Eau oxygénée et blanc fixe ;
- Les différents mordants employés en teinture, les principaux produits chimiques utilisés dans l’industrie et enfin les différents engrais demandés par l’agriculture.
- La surface totale des chambres de plomb dont elle dispose est de 120.000 mètres carrés et sa production annuelle est entre autres de :
- 4oo.ooo tonnes de superphosphates ;
- 260.000 tonnes d’acide sulfurique ;
- 3o.ooo tonnes de sulfate de cuivre.
- Une partie seulement est livrée en Italie ; le restant est expédié en Autriche, Allemagne, France, Angleterre, Turquie, Grèce, Amérique etc. Cette exportation consiste surtout en sulfate de cuivre, superphosphates, acide arsénieux, eau oxygénée, etc.
- A Agordo, l’Union a organisé pour ses mineurs une caisse de secours mutuels et une coopérative leur permettant de se procurer, à des conditions avantageuses, les objets de première nécessité.
- Il en est de même à son usine de Vicenza et enfin elle a institué, pour l’ensemble des ouvriers de tous ses établissements, une caisse de secours qu’elle a doté d’un premier versement de 100.000 lires. En même temps elle créait une caisse de pensions pour tous ses employés.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- r
- FERRAR1S (C.) ET Ci9 Via Varallo, 26, Turin.
- DIPLOME D’HONNEUR
- Fondée en 1820 par le père et les oncles du titulaire actuel, cette Maison fabrique les vernis pour tous usages, les peintures laquées, les peintures antirouille et autres.
- L’usine, munie des appareils les plus perfectionnés, produit un tonnage important qui est expédié dans toute l’Italie et, pour une part importante, dans l’Amérique du Sud.
- Le stand de cette Maison était garni des principaux articles de sa fabrication et de matières premières ; le tout disposé avec un goût parfait et de nombreuses applications de vernis ou de peintures permettant au visiteur de se rendre compte de leur qualité.
- LATTER1A DI LOCATE TR1ULZI (Société anonyme)
- Locate Triulzi (près Milan).
- DIPLOME D’HONNEUR
- Cet établissement fabrique l’acide lactique destiné à deux usages principaux :
- Dans la préparation des peaux, il remplace les autres acides, sulfurique, muriatique et autres, dont il n’a pas les inconvénients.
- Dans la teinture, il sert à réduire le chrome. Son emploi est plus économique que celui de l’acide tartrique, et, de plus, il pénètre plus à fond dans les fibres. Au lieu de l’acide lui-même, certains teinturiers préfèrent employer son sel, le lactate de potasse.
- Il sert également, en remplacement de l’acide muriatique, à la teinture avec le noir d’aniline.
- En raison de ces avantages, la consommation de l’acide lactique augmente constamment en Italie, et avec elle la production de l’établissement qui le fabrique.
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- CLASSE 122.
- COLLES, ENGRAIS, VERNIS
- 5°9
- TACCON1S ET BELGER1 Turin.
- DIPLOME D’HONNEUR
- Cette Maison fabrique les vernis et les peintures laquées. Parmi ses spécialités, on peut citer sa peinture transparente pour verres et lampes électriques, ses vernis fins et ses peintures vernissées pour tous usages.
- Dans un stand découvert très vaste, cette Maison avait fait une exposition importante, présentant à côté des produits eux-mêmes leurs applications, ce qui permettait de se rendre compte de leurs qualités.
- Enfin, de beaux types de gommes et des échantillons de matières premières diverses formaient un ensemble des plus intéressants.
- FABRIQUE D’ENGRAIS CHIMIQUES DE MANTOUE (Société anonyme coopérative).
- MÉDAILLE D’OR
- Après plus de deux années de pourparlers, cette Société coopérative fut fondée à Mantoue en 1899, mais, par suite de difficultés provenant de l’échec subi par des entreprises similaires dans la région, l’usine ne put être créée qu’en 1902.
- Son but était de fabriquer les superphosphates nécessaires à ses actionnaires ou à des tiers, en cas d’excédent, et, à cet effet, chacun devait indiquer la quantité d’engrais qui lui serait nécessaire annuellement, le maximum étant fixé à 2.000 kilos par action.
- FABRIQUE DE SELS DE BARYUM D’ENGRAIS ET AUTRES PRODUITS CHIMIQUES Calolzio.
- MÉDAILLE D'OR
- Société anonyme par actions au capital de 1.260.000 lires, et dont le siège est à Milan. Elle a son usine à Calolzio, où elle fabrique, entre autres, les produits suivants :
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- 5io
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- Carbonate de baryte précipité 98/99 0/0 ;
- Sulfure de baryum, baryte caustique, blanc fixe ;
- Le sulfure de sodium fondu concentré 6o/65 cristallisé et liquide ;
- Le sulfate de soude et le rouge anglais ;
- L’acide sulfurique 5o, 52, 60, 66 et 22 ;
- L’acide muriatique commercial ;
- Les superphosphates minéraux et des mélanges fertilisants pour la culture.
- B1ZZI LAMBERTO Via 22, Luglio 1 5-17, Parme.
- MÉDAILLE D’ARGENT
- Cette Maison, fondée en 189/h s’occupa tout d’abord de la fabrication des couleurs pour la peinture à l’huile et à la chaux et de la préparation des vernis.
- Puis elle se spécialisa dans la fabrication d’un antirouille de son invention, à base de minium de fer, et c’est ce seul produit qu’elle fit figurer dans son stand.
- Son usine, munie d’appareils appropriés à cette fabrication spéciale, est actionnée par une force hydraulique importante.
- D* CUSATELL1 Tarcnte.
- MÉDAILLE D’ARGENT
- Le Dr Cusatelli a fait breveter un nouveau procédé de fabrication des superphosphates, procédé qui, selon lui, présente de grands avantages comme rendement et comme économie et lui permet d’obtenir des produits facilement assimilables et, par conséquent, très actifs.
- Il avait réuni dans sa vitrine quelques échantillons de produits obtenus par son procédé.
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- CLASSE 122.
- COLLES, ENGRAIS, VERNIS
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- GIANARIA (E.) ET Cie Via Genova, 14, Turin.
- MÉDAILLE D’ARGENT
- Cette Maison fait le commerce en gros des cuirs pour chaussures et y a adjoint en 1890 la fabrication de crèmes et cirages qu’elle vend sous sa marque « Simplon ».
- LECCO (E.) ET O Via Principi d’Acaia, 6, Turin.
- MÉDAILLE D’ARGENT
- Cette Société fabrique, sous le nom de « Aflogon », un produit ignifuge. l)e nombreuses attestations lui permettent d’affirmer sa réelle efficacité, mais le Jury n’a pas été mis en mesure de s’en rendre compte lui-même par des expériences quelconques.
- MERLO GIOVANNI Via Cibrario, 41, Turin.
- MÉDAILLE D’ARGENT
- Cette Maison prépare, sous le nom de « Siegrini », une huile spéciale destinée à remplacer la colophane pour donner de l’adhésion aux courroies et à les empêcher de glisser ou tomber.
- Bien que de fondation récente, elle possède un grand nombre de certificats émanant de ses clients et témoignant de 1 efficacité de son produit.
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- 5l2
- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN
- MESTUR1NO (Giuseppe)
- Via Valeggio, 24, Turin.
- MÉDAILLE D’ARGENT
- Cette Maison fabrique un produit ignifuge dont l'efficacité fut reconnue en 1909 par la commission chargée d’examiner les produits de ce genre, ce qui le lit adopter dans les travaux de l’Exposition.
- Elle avait réuni dans sa vitrine différentes matières traitées par son ignifuge : tissus assortis, soie artificielle, papier, bois, etc.
- FERRERO (VEDOVA) e C°
- Via Délia Rocca, 17, Turin.
- MÉDAILLE DE BRONZE
- Cette Maison, fondée en 1853, prépare des encaustiques et des cires à parquets.
- DJ SALVO (Giuseppe)
- Turin.
- MÉDAILLE DE BRONZE
- Cette Maison exposait, sous le nom de « Deopan », une colle liquide des plus énergiques, qu’elle recommande tant pour les usages domestiques que pour les travaux d’ébénisterie et elle avait réuni un ensemble d’objets de nature à prouver les avantages annoncés.
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- TABLE DES MATIÈRES
- CLASSES 119, 120, 122
- Pages
- Couleurs....................................................................... 429
- Peintures.................................................................... 434
- Vernis........................................................................ 436
- Les couleurs et vernis à l’Exposilion de Turin................................. 444
- Industrie des couleurs et vernis en lialie..................................... 445
- Colles fortes et gélatines en France et en Italie.............................. 447
- Phosphates et superphosphates................................................. 449
- Statistique du commerce des engrais en France................................. 452
- Industrie des engrais chimiques en Italie ..................................... 453
- CLASSE 119
- Jury......................................................................... 455
- Récompenses.................................................................... 457
- France......................................................................... 463
- Allemagne...................................................................... 469
- Autriche.................................................................. 470
- Belgique....................................................................... 471
- Italie......................................................................... 472
- CLASSE 120
- Jury........................................................................... 475
- Récompenses.................................................................... 477
- Compagnie française des applications de la cellulose........................... 479
- CLASSE 122
- Jury........................................................................... 481
- Récompenses.................................................................... 483
- France......................................................................... 491
- Allemagne...................................................................... 498
- Autriche...................................................................... 499
- Etats-Unis.............................................................. • • 501
- Italie......................................................................... 502
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- TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES
- Pages
- Introduction......................................................... ni
- Classes 112 et 113.................................................... 1
- Classes 114 et 115.•.................................................. 315
- Classe 116............................................................ 351
- Classe 117............................................................ 375
- Classe 118........................................................... *397
- Classes 119, 120, 122................................................. 425
- p.515 - vue 534/536
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-
-
- p.516 - vue 535/536
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