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Groupe XVIII-B. Classe 123. Matières odorantes, parfumeries, savon, etc
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- Exposition Internationale
- DES INDUSTRIES ET DU TRAVAIL
- DE TURIN
- 1911
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- GROUPE XVIII B — CLASSE 123
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- Exposition Internationale
- DES INDUSTRIES ET DU TRAVAIL
- DE TURIN
- 1911
- GROUPE XVIII B
- CLASSE 123
- c
- Matières odorantes, Parfumerie,
- Savon, etc.
- Alexandre SIMON
- RAPPORTEUR
- Comité Français des Expositions a l’Étranger
- 42, RUE DU LOUVRE, 42
- PARIS
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- PRÉFACE
- La tâche d’un rapporteur à une Exposition Internationale n’est pas toujours facile.
- En ce qui concerne l’Industrie de la Parfumerie Française, elle est pleine de difficultés, en ce sens que nos illustres prédécesseurs, aux Grandes Expositions Universelles, ont traité à fond ce très intéressant sujet et il nous reste bien peu de choses à dire sur cette importante Industrie.
- Nous avons eu recours aux travaux spéciaux de M. Eugène Charabot, pour donner un aperçu général de l’Industrie de la Parfumerie et rendons, ici, hommage aux laborieuses recherches auxquelles il s’est livré et à l’obligeance avec laquelle il nous a autorisé à puiser largement dans ses études.
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- INTRODUCTION
- En commençant ce rapport nous ne saurions manquer de rendre un hommage, respectueux et reconnaissant, à M. Stéphane Dervillé, l’éminent Commissaire général.
- Il est permis de dire que le Gouvernement français a eu la main particulièrement heureuse en lui confiant ces importantes fonctions. Ses aptitudes administratives et sa compétence spéciale ont été reconnues, depuis de longues années, dans les diverses branches de l’activité nationale auxquelles il a participé.
- Nul, mieux que lui, n’était désigné pour mener à bien une Exposition comme celle de Turin, et le succès de la Section française a été certainement dû à la haute autorité de son Commissaire général ; nous nous faisons un devoir de rendre hommage aux qualités et à l’activité deM. Dervillé, le sympathique Président de la renommée Compagnie des chemins de fer P.-L.-M.
- ----------------.
- Genèse de l’Exposition au point de vue administratif jusqu’à l’élection du Comité d’admission et d’installation
- de la classe.
- C’est le 14 février 1910 que fut signé, par le Président de la République Française, le décret réglementant la participation française à l’Exposition Internationale des Industries et du Travail de Turin 1911. M. Jean Dupuy, Sénateur, Ministre du Commerce et de l’Industrie, contresigna ce décret.
- Grâce à la louable activité de son Président de Groupe, M. le Docteur Chabrié, Professeur à la Sorbonne, Directeur de l’Enseignement de la Chimie appliquée, 83, rue Denfert-Rochereau, à Paris, l’emplacement de notre Section fut choisi à la satisfaction générale ; le lotissement de la Classe s’effectua sans aucune difficulté.
- Le Comité Français des Expositions à l’Etranger était officiellement chargé de recruter, d’admettre et d’installer les Exposants, sous la direction et le contrôle du Commissaire général.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN 1911.
- Fonctionnement du Comité en vue du recrutement, de l’admission et de l’installation des exposants. — Inauguration. Aspect général de l’Exposition.
- Dès le mois d’octobre 1910, M. le Docteur Camille Chabrié, Professeur à la Sorbonne et Directeur de l’Enseignement de la Chimie appliquée, se mettait en campagne et, à la suite de la réunion générale des Membres des Comités d’Admission du 17 novembre 1910, le Bureau de la Classe de la Parfumerie (123) fut constitué comme suit :
- Président : M. Paul Nocard, de la Maison L. T. PiVER ;
- Vice-Président : M. Paul Lecaron, Maison GellÉ Frères ;
- Secrétaire et Trésorier : M. Alexandre Simon, Maison de la Crème Simon. Membres : J. Dupont, Héritiers DuDr Pierre, Klotz G. et H., Mayaudon, ROüRE-BERTRAND FILS, de Sa VIGNY DE MONCORPS (Mme), Viville (Mme).
- Ces Messieurs firent, sans retard, de nombreuses démarches à Paris et par correspondance, en province, pour solliciter le concours de leurs Confrères, non seulement auprès des adhérents aux Expositions précédentes, mais encore de toutes les maisons de la corporation susceptibles d’exposer.
- Malgré le délai très restreint qui leur avait été accordé, ils purent établir la liste suivante de 24 maisons, avantageusement connues et réputées, afin de représenter dignement, à Turin, la Parfumerie française :
- Paris............. Camphre (Le) Société.
- — ............ Clarkson Dr.
- — ............ Gabilla.
- — ............ Gellé Frères.
- — ............ Laridan.
- — ............ Pierre (Héritiers du Dr).
- — ............ Pinaud Ed.
- — ............ Pi ver et Cle, L. T.
- — ............ Roussel.
- — ............ Sauzé frères.
- — ............ Simon et Cle, J.
- — ............ Société Hygiénique (Ba-
- got, et Porte).
- — ............ Viville.
- Paris........... Wiggishoff.
- Aix-les-Bains... Rey Marius.
- Argenteuil...... Dupont Justin.
- Billancourt..... Mouilleron.
- Bordeaux........ Daver (Ed. Mayaudon).
- Grasse.......... Roure-Bertrand, Fils.
- Issy............ De Laire (Fabriques de
- Produits de Chimie Organique de).
- Neuilly-sur-Seine. Godet.
- — Roland.
- Seillans....... Parfumeries de Seillans.
- Vallauris....... RaphelCarbonelet Fils.
- Une première réunion du Comité d’Admission de la Classe 123 eut lieu, le 17 février 1911, rue du Faubourg-Saint-Martin, 59, pour l’examen des demandes diverses adressées par les exposants.
- L’on discuta le prix des emplacements, en se basant sur le prix payé au Comité Français des Expositions à l’Etranger et sur les frais à prévoir pour l’installation complète de la Classe.
- Ensuite, on décida de convoquer tous les exposants à une très prochaine réunion, le 22 février, afin de prendre, rapidement, toutes les dispositions pour
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN 1911.
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- la prompte exécution des travaux de la Classe et l’installation spéciale à chaque adhérent.
- En effet, le 22 février 1911, les exposants se réunirent à nouveau.
- Le Bureau fut composé comme précédemment. M. Paul Nocard, Président, remercia les exposants d’être venus en si grand nombre et d’avoir adhéré à l’Exposition de Turin, malgré toutes les autres Expositions des années précédentes, qui avaient imposé, déjà, de gros sacrifices ànos Confrères. Il importait, néanmoins, a-t-il ajouté, de faire un grand effort, encore à Turin, afin de lutter dignement contre la concurrence étrangère qui voulait essayer d’enlever, à la Parfumerie Française, sa vieille renommée et sa prépondérance indiscutée. Puis le budget de la classe fut exposé dans le résumé ci-dessous :
- Recettes :
- 4 grands stands à 2 petits stands à 2 vitrines rondes au centre à 16 mètres de vitrines à 6 suppléments pour retour à 1 vitrine de lm, 75 et 2 retours (N° 14) à. Total 8 000 francs = 3 500 — = 2 400 — = 650 — = 250 — = 32 000 francs 7 000 — 4 800 — 10 400 — 1 500 — 1600 — 57 300 francs
- Dépenses : 347 mètres de terrain à 65 francs Installation de la classe Frais généraux Imprévu Excédent 22 555 francs 22 000 — 5 000 — 5 000 — 2 745 —
- Total égal 57 300 francs 57 300 francs
- Le Président exposa le plan de M. de Montarnal, qui fut examiné, et tous les détails nécessaires furent fournis aux exposants.
- On procéda, ensuite, au tirage au sort des emplacements et une fiche, portant le numéro de l’emplacement, fut remise à chaque exposant. Pour les membres de Province, qui n’avaient pu assister à la réunion, on réserva leurs places désignées par le tirage.
- Le règlement de l’Exposition fut remis à tous les assistants et envoyé aux absents.
- Le Président a attiré, spécialement, l’attention des membres présents sur la question de la vente de la Parfumerie à l’Exposition ; il a été bien convenu qu’aucune maison n’aurait le droit de livrer ses produits au public dans l’intérieur de l’Exposition ; il serait seulement permis de prendre des commandes sur carnet, d’en encaisser le montant, au besoin, mais les livraisons ne devraient être faites qu’en dehors de l’Exposition et au domicile des acheteurs.
- Il a été ensuite parlé de l’assurance contre l’incendie ; le Comité assurait les vitrines et toute l’installation de la Classe dont il était chargé ; mais les exposants devaient assurer leurs agencements personnels ainsi que toutes leurs marchandises.
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- J]rts décoratifs
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- La Classe 123 se trouvait placée au rez-de-chaussée du Palais delà France, aussitôt après l’ensemble d’ameublements anciens et entourée des sections des :
- Arts Graphiques,
- Arts Décoratifs,
- Couture,
- Ameublement.
- Voici le plan du lotissement effectué suivant les besoins des divers exposants :
- CUmeublement
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- \° 11
- y? 1,9
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- Couture
- jC? 13
- 1 Camphre (le)
- 2 Clarkson (Dr)
- 3 Dupont Justin
- 4 Gabilla
- 5 Gellé Frères
- 6 Godet
- 7 Laire (Établts de)
- 8 Laridan
- 9 Mayaudon
- 10 Mouilleron
- 11 Pierre (les Héritiers du
- DO
- 12 Pinaud (Ed.)
- 13 Piver (L.-T.)
- 14 Raphel-Carbonel
- 15 Rey (Marius)
- 16 Roland, Parfumerie
- 17 Roure-Bertrand fils
- 18 Roussel
- 19 Savigny de Moncorps (Vsse
- de)
- 20 Sauzé Fres
- 21 Simon et Cie (J.)
- 22 Société Hygiénique
- 23 Viville
- 24 Wiggishoff
- fl rts graphiques
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- Quatre grands stands pour les Maisons :
- L. T. Piver et Cie,
- Gellé Frères,
- Ed. Pinaud,
- J. Simon et C1e.
- Deux stands moyens pour :
- M. VlVILLE,
- MM. Sauzé Frères.
- Deux vitrines de milieu pour :
- MM. les Héritiers du Docteur Pierre,
- Parfumerie de la Société Hygiénique.
- Quinze vitrines diverses pour les autres maisons.
- D'après les plans établis par M. de Montarnal, Architecte, l’exécution des travaux fut confiée à M. Cheminais, qui apporta ses meilleurs soins aux préparatifs de cette installation.
- La décoration de la Classe comportait les éléments suivants, qui ont donné à cette partie de l’Exposition un cachet d’élégance et de confortable qui a été vivement apprécié de ses nombreux visiteurs et surtout visiteuses.
- La Classe de la Parfumerie se composait d’une élégante salle, du plus gracieux effet. Les stands, en bois ouvragés, rehaussés de peintures de fleurs, au pochoir, et garnis de vases de fleurs, en stuc, étaient réellement très jolis ; chaque salon figurait, pour ainsi dire, autant de bosquets d’un parc merveilleux, où les parfums français se répandaient à la grande satisfaction d’une foule élégante et choisie.
- Les rayons du soleil, finement tamisés par un élégant vélum, laissaient filtrer une chaude lumière légèrement teintée ; beaucoup de fraîche verdure et de confortables fauteuils Trianon complétaient le décor de notre joli salon. Des tentures assorties séparaient cette Classe des Expositions voisines et la peinture générale de la Section, d’un joli gris rehaussé d’un bleu céleste, complétait ce cadre unique, bien fait pour plaire aux Dames. Elles affectionnaient, tout particulièrement, la Parfumerie française, qui, de l’avis unanime, a obtenu le plus vif succès.
- Les formalités douanières n’ont donné lieu, lors de l’arrivée des marchandises, à aucune remarque spéciale. Quant à l’installation, elle a été menée avec
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- une grande diligence parla maison Cheminais, qui avait été chargée de ce soin.
- Bien que l’Exposition ait été ouverte officiellement le 29 avril, l’inauguration de la Section française n’a eu lieu que les 19, 20 et 21 mai ; l’état d’achèvement de la Classe n’avait pas permis à tous les exposants l’installation complète de leurs stands. Ce retard n’a pas été de longue durée et, peu de jours après, une foule empressée et distinguée s’arrêtait et examinait, en détail, les produits envoyés par nos exposants.
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- Caractéristiques de la participation française.
- Aperçu général sur notre industrie, son état actuel dans le monde, ses progrès en France et à l’étranger depuis les dernières grandes Expositions.
- La Parfumerie française confectionnée, sous ses multiples aspects, a trouvé, à Turin comme ailleurs, la concurrence directe de l’Angleterre d’abord et de l’Allemagne ensuite.
- La finesse et le bon goût français n’ont pas été dépassés par nos voisins ; mais certaines préparations étrangères ont montré que notre pays devait compter avec les Etats ci-dessus désignés, et se perfectionner encore, si possible, pour ne pas se laisser devancer.
- L’Allemagne, avec sa fabrication importante de matières chimiques et de produits synthétiques, a permis à ses nationaux de lancer, sur le marché mondial, de nombreux articles de parfumerie de bon aloi.
- Pour donner une idée de la prospérité de la Parfumerie française, nous allons comparer sa situation actuelle avec les périodes anciennes pour lesquelles nous avons pu recueillir quelques renseignements.
- ANNÉES NOMBRE DE FABRICANTS CHIFFRE D’AFFAIRES TOTAL DONT UNE PARTIE EXPORTÉE NOMBRE D’OUVRIERS ET OUVRIÈRES (i)
- 1848 110 10 000 000 francs. ? 721
- 1862 200 40 000 000 — 20 000 000 francs. ?
- 1900 300 80 000 000 — 55 000 000 — 6 000
- 1912 325 118 000 000 — 83 000 000 — 11 500
- Si nous considérons l’alcool employé, en France seulement, par la Parfumerie, sans s’occuper de l’Exportation, on arrive à un total annuel de 6 250 000 litres, en moyenne, pour les années 1908 et 1910, donnant lieu à une perception de plus de 13 millions de francs au profit de l’Etat. En 1897 l’emploi de l'alcool ne se montait guère à plus de 4 400 000 litres. Le progrès énorme de notre industrie est donc incontestable.
- Nous pensons intéresser nos lecteurs en mettant sous leurs yeux l’extrait suivant, tiré d’une brochure sur l’Industrie des Parfums, de M. Eugène Charabot, Docteur ès sciences, Inspecteur de l’Enseignement technique. Ils saisiront certainement la haute portée de cet important travail.
- (1) Ouvriers permanents. Au moment de la récolte des fleurs dans le Midi, un nombreux personnel supplémentaire est engagé spécialement.
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- ÉTAT ACTUEL DE L’INDUSTRIE DES PARFUMS <*>
- Exploitation et distribution géographique des plantes donnant
- des parfums.
- Bien que les huiles essentielles et autres produits odorants les plus variés arrivent sur les différents marchés de tous les points du globe, on peut dire que toute l’échelle des produits floraux, c’est-à-dire la plus délicate de toutes les matières employées en parfumerie, est fournie par le Sud-Est de la France, par cette côte ensoleillée, si souriante et belle, connue dans le monde entier sous le nom de Côte d’Azur. Grasse, la ville des fleurs, où règne un perpétuel printemps, possède le monopole incontesté des odeurs fines. Là, par suite de la douceur exceptionnelle du climat et la générosité d’une féconde nature, l’industrie de la parfumerie a rencontré les plus extraordinaires conditions de vitalité.
- Au pied de la ville, de splendides jardins de fleurs sont rangés en amphithéâtre, où le jasmin succède à la rose, exhalant les plus délicieux parfums, et à plusieurs lieues à la ronde, apparaissent à leur tour : le mimosa, la violette, la fleur d’oranger et un millier d’autres, dont les parfums exquis embaument l’atmosphère sous un ciel qui reste toujours bleu.
- Depuis que la propriété de la terre est extrêmement divisée dans cette région enchanteresse, chaque fabrique, afin d’obtenir ses approvisionnements, doit se procurer des fleurs d’un grand nombre de différentes entreprises agricoles. Ces fleurs sont recueillies et délivrées par les courtiers qui servent d’intermédiaires entre le producteur et les manufacturiers. Chaque fabricant passe des marchés avec les cultivateurs, qui lui procurent chaque année les quantités nécessaires de fleurs. Il complète, au besoin, son approvisionnement à l’époque de la cueillette par des achats faits, au jour le jour, au cours du marché. Ce cours est établi à la fin de la récolte suivant l’abondance de celle-ci et l’importance des stocks.
- Les fleurs de violette durent la plus grande partie de l’hiver, mais elles
- (1) Les illustrations qui accompagnent le texte ont été gracieusement mises à notre disposition par l’importante Maison Roure-Bertrand Fils, de Grasse, dont la réputation est aujourd’hui mondiale. Nous lui adressons nos bien vifs remerciements pour sa précieuse collaboration.
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- Distillation de la rose, en Bulgarie.
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- Distillation de la fleur d’oranger.
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- sont traitées, dans les fabriques de Grasse, à la fin de mars et courant avril pour l’extraction du parfum. La violette de Parme et la violette Victoria sont employées. La portion de la récolte annuelle utilisée par la parfumerie peut être estimée à un total d’environ 300 000 kilogrammes pour les deux espèces. La feuille donne une huile essentielle extrêmement forte, qui est une addition de bienvenue à la série des produits destinés à entrer dans la composition des parfums à la violette. La fleur de mimosa, qui est si splendide sur la Côte d’Azur, durant l’hiver et le printemps, donne, quand elle est convenablement traitée, une huile essentielle d’un parfum agréable et original.
- Les fleurs de jonquilles, en mars et avril, donnent des produits très doux.
- Les narcisses appartiennent aux séries de fleurs dont l’exploitation industrielle est lerésultat des nouvelles méthodes. Ils donnent une essence d’un caractère hautement original et avec un excellent retour.
- Durant tout l’hiver et jusqu’à la fin du printemps, Vœillet abonde dans le district méditerranéen, mais c’est seulement quand la chaleur arrive, et arrête l’envoi des fleurs coupées, que le prix de ces fleurs permet leur traitement. Nous fabriquons, alors, par l’emploi des dissolvants volatils, des quantités considérables d’une essence d’œillet qui est très appréciée. Actuellement, environ 200 000 kilogrammes d’œillets sont traités annuellement à Grasse.
- L’essence de Néroli et l’eau de fleur d’oranger proviennent de la distillation des fleurs de l’oranger bigaradier (à fruits amers).
- Elles sont cultivées dans le midi de la France, principalement sur les coteaux en pente vers la Méditerranée, sur les territoires de Vallauris, Golfe-Juan, Cannes, et dans certaines régions de la Vallée du Loup.
- La production est variable avec les temps plus ou moins propices et l’état des arbres sujets à des maladies passagères. Elle dépasse normalement 2 000 000 de kilos dans les Alpes-Maritimes.
- La culture de l’oranger bigaradier, outre qu’elle demande de grands soins, exige d’être faite sous un climat, dans un sol, et aussi sous une exposition appropriés.
- Il résulte de ces conditions réunies une incontestable supériorité de produits ; la distillation se fait en avril, mai, par les simples procédés de la distillation à l’eau, des fleurs fraîchement cueillies.
- Le rendement en essence de Néroli est variable selon les conditions climatériques de l’année, l’état plus ou moins avancé de la récolte, le plus ou moins de soleil pendant les cueillettes. Normalement 1 000 kilos de fleurs ne doivent pas donner moins de un kilo d’essence. Un rendement général de 1 100 grammes doit être considéré comme très satisfaisant, car si l’on voit des
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- années de 1 200 grammes, il arrive souvent que le gramme au kilo n’est pas atteint.
- La culture de l’oranger bigaradier est fortement développée, ces dernières années, dans le département des Alpes-Maritimes et de nombreuses plantations de ces arbres assurent, pour longtemps, en floraisons normales non troublées par le froid, de belles récoltes.
- L’eau de fleur d’oranger est obtenue, en même temps que l’essence
- Première phase de l’extraction de l’essence de Bergamote.
- Néroli, dans le traitement des fleurs dont la distillation doit être conduite avec de grands soins, sans excès de chaleur et avec une parfaite réfrigération; ceci pour obtenir le maximum de rendement et pour la plus grande finesse de l’essence et de l’eau.
- La rose fleurit en mai et juin. Ses produits, l’essence de rose (qui est obtenue simultanément avec l’eau de rose), la pommade de rose et spécialement les huiles concrètes et liquides extraites au moyen de dissolvants volatils, forment la base de toute la parfumerie fine. Le sud de la France produit plus de 1 500 000 kilogrammes de roses.
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- Le réséda donne un parfum très intéressant, qui est extrait soit sous forme de pommade, soit au moyen des dissolvants volatils.
- Nous devons aussi mentionner, parmi les fleurs de printemps, le genêt, dont nous avons extrait le parfum avec toute son originalité. Notre huile de genêt convient à plusieurs usages.
- Le jasmin produit, comme la rose, un des éléments les plus appréciés de délicatesse et de douceur. Il fleurit, durant les nuits d’août, septembre et même octobre. La fleur est cueillie à l’aube et traitée par « enfleurage » ou par les dissolvants volatils. La production annuelle est d’environ 600 000 kilogrammes.
- La tubéreuse fleurit en même temps que le jasmin et est traitée d’une façon identique. Après les récoltes de jasmin et de tubéreuse vient, en octobre, celle de V Acacia (la cassie), s’élevant à environ 40000 ou 50000 kilos. Deux variétés d’acacias (cassie) sont cultivées pour les besoins de la parfumerie : l’Acacia Farnesiana (Willd) et l’Acacia cavenia (Bert.); le premier est beaucoup plus apprécié que l’autre. Le parfum de l’acacia est extrait soit par macération, soit au moyen des dissolvants volatils. Un certain nombre d’autres fleurs sont susceptibles de donner des produits intéressants, mais je ne veux pas prolonger, à l’infini, mon énumération. A côté des fleurs, dont le traitement constitue la vraie base de l’industrie monopolisée par le sud de la France, nombreuses, je pourrais dire innombrables, sont les plantes productrices de parfum, qui abondent depuis la Côte d’Azur jusqu’aux plus hauts sommets des Alpes et du Dauphiné. Et toutes ces plantes, qu’elles soient distillées à la fabrique ou sur le lieu de production, donnent invariablement des huiles essentielles d’une incomparable finesse. Ceci est dû à ce qu’une réunion complète de conditions naturelles favorise, sous le ciel de Provence, la production des plus délicats arômes. Là le climat est doux, sans trop fortes chaleurs, le sol est fertile, mais suffisamment sec, les hauteurs sont disposées en gradins et propices à l’existence des représentants les plus variés de la flore odoriférante.
- Parmi ces représentants, je mentionnerai seulement ceux dont sont extraites les huiles essentielles le plus communément employées : romarin, thym, lavande, chardon, absinthe, menthe poivrée, géranium.
- Les Colonies Françaises produisent les huiles essentielles suivantes : Badiane (Tonkin), Schenanthe jonc odorant, (Tonkin), Bois de rose (Guyane), Géranium (Algérie et Réunion), Girofle (Réunion et Madagascar), Eucalyptus (Algérie), Pouliot (Algérie), Thym (Algérie), Vétiver (Réunion), Ylang-Ylang (Réunion), Vanille (Réunion et Madagascar), etc. Tandis que l’industrie de Grasse applique à l’extraction des parfums des fleurs indigènes des méthodes de fabrication variées et perfectionnées, il arrive, de diverses contrées, sur les marchés, soit des matières pour la distillation : racines ou feuilles sèches, soit des huiles essentielles obtenues sur les lieux de production.
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- U Angleterre, avec ses colonies, produit l'huile de lavande, l’huile de menthe poivrée, la cannelle (Ceylan), l’huile de citronnelle (Ceylan), les huiles d'eucalyptus (Australie), de giroflée (îles Pemba et Zanzibar), huile de jonc odorant (Indes Orientales), de palma-rosa (Indes Orientales), l’huile et les feuilles de patchouli (Malaisie), bois de santal (Indes Orientales et Archipel Malais), vanille (Maurice et Seychelles), racines de vétiver (Indes).
- La Bulgarie, grâce à ses plantations de rosiers, occupe une importante place parmi les contrées qui produisent des matières odorantes. C’est, en effet, la nation qui fournit le plus d’essence de rose. Tandis que dans le Midi
- Distillerie de Citronnelle, près Galle.
- de la France, la majorité des roses est traitée par les dissolvants volatils ou par macération, et la distillation pratiquée en vue de la préparation de l’eau de roses, en Bulgarie, la distillation est exclusivement employée en vue de l’extraction de l’essence. La production de l’essence de roses de Bulgarie oscille entre 2500 et 6000 kilogrammes par an.
- D’Espagne on tire un peu d’huiles essentielles de : géranium, pouliot, thym, sauge, etc.
- La Hollande, jointe à ses colonies, produit les huiles de carvi, de citronnelle (Java), de cananga (Java), de girofle (Amboyna), de vanille (Java).
- Des quantités considérables de matières odorantes, ou de matières servant à leur fabrication, sont produites par VItalie. Parmi ces matières odorantes, il
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- La distillation des fleurs d’ylang-ylang.
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- faut mentionner principalement les huiles de bergamote, de citron et d'orange, produites en Sicile et en Calabre et donnant lieu à un commerce extrêmement important qui s’élève annuellement à environ 15 000 000 de francs.
- 'D'Italie aussi sont tirées les racines d'iris, dont la production s’élève, dans les bonnes saisons, à 1000 000 kilogrammes. A ce sujet, nous nous permettrons de rappeler que nous préparons une résine fluide de racine d'iris, qui est d’un très bon usage et a un parfum très délicat et donne d’excellents résultats. Nous préparons aussi une huile essentielle absolue de racines d'iris, qui contient seulement la partie odorante de la racine et qui, étant par conséquent exempte d’acide myristique, ne devient jamais rance et ne cause jamais de nuages, même dans les solutions alcooliques concentrées.
- La Chine et le Japon produisent les huiles de badiane, de cannelle, de camphre (matière première servant pour l’extraction du safrol dont est tirée la vanilline) et de menthe poivrée.
- Dans les Etats- Unis et les Philippines sont préparées les huiles essentielles d'absinthe, de bouleau, de champaca, de cèdre, de menthe, de sassafras, de wintergreen et d'ylang-ylang. Le Mexique produit les huiles de linaloes, de vanille, tandis que le Paraguay produit l'huile de petit-grain.
- En ce qui concerne les parfums d’origine animale, leurs lieux d’origine sont : l’ambre gris des environs de Sumatra, des Moluques, de Madagascar, des côtes d’Amérique, du Brésil, de la Chine, du Japon et de Coromandel; le castoreum du Canada, de la baie d’Hudson, de Russie et de Sibérie ; la civette d’Abyssinie ; le musc du nord de l’Inde, de Sibérie, du Thibet, de Chine et du Tonkin.
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- COMPOSITION DU JURY INTERNATIONAL
- DE LA CLASSE 123
- Président d'honneur : M. Paul Nocard, Parfumeur à Paris.
- Président : M. Paul Lecaron, Parfumeur à Paris.
- Vice-Président : M. le Dr Molvo PERKIN, Membre de la Société Chimique,
- Industriel à Londres.
- Secrétaire : M. le Dr Massimo TREVES, à Turin.
- MEMBRES TITULAIRES
- MM. Bokor (Dr Gustave), représentant la Hongrie; Frecceri (Giorgio), Parfumeur à Gênes, Représentant le Pérou; Keijiro Aso, Professeur à l’Université de Tokio ; PersegüITTI (A.) ; Cav. Rognetta Salvatore, à Reggio de Calabre; Simon (Alexandre), Parfumeur à Paris; VALSECCHI-Morosetti, à Milan ; Winckler (Girch) (Représentant l’Allemagne) ; Zai (Dr Carlo); ZEN Kin You, Ingénieur Chimiste (Chine).
- MEMBRES SUPPLÉANTS
- Savigny de Moncorps, (Vicomtesse de), Parfumeries de Seillans ; Taku (Morishge); VlLLAlN (Paul), de la Maison Gossnel de Londres.
- Nous manquerions à tous nos devoirs si nous omettions de signaler ici l’activité et le bienveillant concours de notre Président de Groupe, M. le Dr Camille Chabrié, qui, au moment des opérations du Jury, nous a donné les plus grandes facilités pour remplir notre tâche ; nous lui en exprimons ici nos plus sincères remerciements.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN 1911.
- Nous devons, également, adresser nos éloges et notre reconnaissance à M. le Dr Massimo Treves, Secrétaire Général de la classe de la Parfumerie, qui, pendant plusieurs jours, a fourni un travail considérable à la suite des travaux du Jury. Son tact parfait et sa science éprouvée ont été, pour tout le Jury, des auxiliaires précieux auxquels nous ne devons pas manquer de rendre un public hommage.
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- NOMENCLATURE
- des Exposants Français et détails concernant les produits soumis par eux à l’examen du Jury
- Société “ LE CAMPHRE ”
- Cette Société a été créée, en 1907, pour la fabrication des produits chimiques et plus particulièrement des produits de la série terpénique, et fabrique régulièrement du camphre synthétique.
- Grâce à des procédés nouveaux, cette Société est arrivée à produire, elle-même, sa principale matière première, l’essence de térébenthine, à un prix très réduit.
- La qualité du camphre synthétique rivalise, avec succès, avec celle du produit naturel, spécialement dans l’emploi industriel de la fabrication du celluloïd.
- La Société fabrique, également, des dérivés, tels que les halogénés du camphre, la terpine, le terpinéol, l’acide camphorique, les éthers terpéni-ques, etc. Elle fabrique, également, quelques produits minéraux qui proviennent des résidus de fabrication, tels que l’alun de chrome, les oxydes de chrome, et tous les sels de chrome en général.
- Ses usines sont situées à Bonnières (Seine-et-Oise) et leur surface totale est de 60 000 mètres carrés, dont 8 000 sont couverts.
- CLARKSON (Produits de Beauté du Docteur).
- L’Exposition de cette maison comprenait les produits ci-après :
- Crème de beauté, Fleur de beauté, Fluide de beauté,
- Pâte antirides, Lotion tonique, Pâte cilière,
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN 1911.
- Pâte épilatoire, Crème fondante, Eau merveilleuse
- Eau-poudre, Pâte dentifrice, Parfums.
- Maison JUSTIN DUPONT, à Argenteuii.
- Maison fondée en 1903 par M. Justin Dupont, antérieurement connu par ses travaux et ses publications sur les huiles essentielles et les parfums. La fabrique est avantageusement située entre la Seine et deux lignes de chemin de fer ; elle occupe une superficie de 5 000 mètres carrés, dont 4 000 couverts par les ateliers, les magasins, les laboratoires et les bureaux.
- Grâce à la perfection de l’outillage, le personnel comprend seulement 30 personnes. Quatre chimistes sont occupés aux recherches et au contrôle des fabrications. Ils disposent de tous les moyens modernes de travail.
- Cette importante maison s’occupe de la fabrication de presque tous les parfums synthétiques, mais s’attache surtout à la production de ceux qui ont été découverts dans ses Laboratoires. Elle les livre soit purs, soit associés à d’autres parfums, naturels ou artificiels. Parmi ses anciennes spécialités à succès il convient de citer :
- Les reproductions synthétiques de l’essence de Néroli,
- — — — d’Ylang-Ylang,
- L’Ixiol, L’Œillet,
- La Spiréïdine, Le Vanillal.
- Parmi les plus récents
- Le Réséda,
- La Violette D. La Rose J. D.
- Le Muguet-fleur,
- Le Phixia (arôme de Cyclamen),
- Les succédanés des essences de lavande, de bergamote et de géranium.
- Les diphénylméthane.
- Plus des trois quarts de la production de l’Usine d’Argenteuii sont exportés à l’étranger, où de nombreux voyageurs et représentants leur trouvent des débouchés toujours plus importants.
- RÉCOMPENSES ANTÉRIEURES :
- 1908, Londres... Grand Prix.
- 1910, Bruxelles.... 2 Grands Prix.
- 1904, Saint-Louis. .. Médaille d’Or.
- 1905, Liège........ Diplôme d’Honneur.
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- .Stand de la Parfumerie Gellé Fkèhes.
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- NOMENCLATURE DES EXPOSANTS FRANÇAIS.
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- GABILLA. Parfumeries.
- Articles de luxe présentés d’une façon tout à fait artistique. Parfums nouveaux et agréables, d’une finesse exquise, d’une très grande ténacité et très persistants.
- Parmi les meilleurs parfums, citons :
- Le rêve de Gabilîa, flacon style grec, écrin broderie, pure reproduction du Musée de Cluny ;
- La rose de Gabilîa, style Louis XVI, écrin de broderie du XVIIIe siècle ; Folle passion, style empire ;
- Tout le Printemps, modern’style ;
- Les Jeux et les ris ;
- La Vierge folle ;
- Le bouquet de Gabilîa.
- Parfumerie GELLÉ FRÈRES, fondée en 1826,' LECARON FILS, successeur.
- La maison a été fondée à Paris, en 1826, par MM. Gellé frères, dont M. A. Gellé, grand-père du chef actuel, devint seul propriétaire peu de temps après et la dirigea jusqu’en 1854, époque à laquelle M. Émile Lecaron entra comme gendre dans la maison et en eut la direction seul jusqu’en 1878.
- M. Paul Lecaron entrait dans la maison en 1884, puis associé avec son père et son frère en 1889, et enfin son seul chef depuis près de 4 ans.
- Depuis sa fondation, la maison a toujours grandi régulièrement.
- Des soins spéciaux sont apportés à la préparation des articles de cette illustre maison. Elle peut se classer parmi les premières parfumeries du monde entier.
- RÉCOMPENSES OBTENUES AUX DIFFÉRENTES EXPOSITIONS UNIVERSELLES
- 1851, Londres.. Prize Medal.
- 1855, Paris.... Médaille de Bronze.
- 1867, Paris.... Médaille d’Argent.
- 1878, Paris.... Médaille d’Or.
- 1888, Barcelone. Médaille d’Or.
- 1889, Paris... Membre du Jury, H. C.
- 1891, Moscou... Diplôme Commémoratif.
- 1900, Paris... Grand Prix.
- 1903, Hanoï.... Hors Concours.
- 1910, Bruxelles. Grand Prix.
- Le personnel se compose d'environ 500 personnes dont, au moins, 150 ayant plus de 20 ans de présence dans la maison et parmi lesquelles 63 ont obtenu la médaille d’honneur du Ministère du Travail.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN 1911.
- La maison Gellé a, depuis de longues années, établi, à ses seuls frais, une caisse de retraites en faveur de son personnel. De plus, les ouvriers et ouvrières profitent de diverses bonifications à la naissance de leurs enfants, pendant la période militaire, et profitent, également, de soins médicaux offerts gratuitement par la maison.
- M. Gellé a été nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1855 et la même distinction honorifique fut décernée, en 1892, à M. Émile Lecaron.
- Parfumerie GODET.
- Maison fondée en 1908, médaille d’or 1911 à Turin.
- Parfums exposés :
- Les concentrés de fleurs donnant vraiment l’illusion absolue des fleurs fraîches ; ils ont l’immense avantage de ne pas tacher, et sont présentés avec une élégance toute française ;
- « Sous Bois » Jamais parfum n’a été plus en harmonie avec son titre ; c’est, en même temps que la délicieuse senteur des fleurs, le vivifiant parfum des bois ;
- En flacons cristal de Baccarat, inscription gravée en or fin sur le cristal.
- Flacons ornés d’un véritable émail de Limoges exécuté par L. Delrive, le célèbre peintre émailleur, sont certainement parmi les plus belles créations de la parfumerie française.
- Fabrique de produits de chimie organique de LAIRE.
- Cette importante Société, fondée au capital de 800 000 francs, a été créée en 1876 par M. G. de Laire, puis continuée par M. Ed. de Laire, son neveu.
- Ses usines sont situées, 129, quai des Moulineaux, à Issy (Seine) et 1, rue d’Amérique, à Calais (Pas-de-Calais).
- L’usine d’Issy occupe un terrain de près de 10 000 mètres, rempli par les bâtiments et les cours nécessaires à la fabrication.
- L’usine de Calais occupe environ 25 000 mètres carrés d’un vaste terrain, situé entre le canal de Lille et le chemin de fer.
- Cette Société a des succursales dans les principaux pays d’Europe et aux
- Violette la France. Rose Jocelyn. Trésor de Jasmin.
- Exquisité.
- Envoi de fleurs. Parfums de luxe.
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- NOMENCLATURE DES EXPOSANTS FRANÇAIS.
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- États-Unis; elle a même, à Maywood (New-Jersey), une usine américaine pour fabriquer ceux de ses produits dont les droits de douane sont trop élevés.
- Son personnel d’ouvriers comprend environ 250 personnes, en dehors des ingénieurs, chimistes et chefs de fabrications spéciales.
- Elle possède un matériel très important de machines à vapeur, moteurs à gaz ou électriques, machines diverses, pompes, etc.
- En même temps que cette Société travaillait et exploitait les nombreux brevets dont elle s’était rendue acquéreur, MM. de Laire prenaient des corps déjà connus (mais restés à l’état de raretés de laboratoire) comme le terpi-néol, l’aldéhyde phénylacétique, etc., prévoyaient l’emploi dont ils étaient susceptibles, en montaient la fabrication et leur créaient des débouchés.
- Le terpinéol est devenu une des matières premières les plus employées en parfumerie et savonnerie.
- L’odeur de lilas (et de muguet), si fraîche et agréable, n’avait pu être obtenue ni par la distillation ordinaire, ni par l’enfleurage, ni artificiellement.
- En 1888, en étudiant les dérivés de l’essence de térébenthine, ils furent séduits par l’odeur du terpinéol (corps étudié déjà par A. Von Baeyer, Bou-chardat, Wallach, etc.) et l’idée leur vint de l’offrir à la parfumerie.
- Lancé sous le nom de muguet, il devint, en 1890-1891, le parfum à la mode pour les extraits, puis fut adopté pour les savons et, aujourd’hui, il se vend partout.
- Fabrication industrielle d'articles connus. —Dans ces dernières années, la maison s’est appliquée à la production de corps industriels, matières premières de ses fabrications (anéthol, eugénol, safrol, iso-eugénol, iso-safrol, citral, terpine, alcools de l’essence de géranium, aldéhyde benzoïque, etc.).
- Elle a aussi entrepris la fabrication de corps purs constituant de nombreuses essences (linalol, thymol, carvacrol, cinéol, géraniol, aldéhyde cin-namique, citronellol, carvol, etc.). C’est pour la fabrication de ces matières premières et le travail des constituants des huiles essentielles qu’a été construite une seconde usine aux Moulineaux. Commencée en 1897, cette usine a été bâtie aux portes de Paris, dans un quartier neuf, industriel, sur un terrain adossé d’un côté à une ligne de chemin de fer, et de l’autre longeant la Seine. Cet établissement comporte trois laboratoires scientifiques et des ateliers où a été entreprise une série de fabrications nouvelles.
- GEORGES LARIDAN (Maison fondée en 1901).
- Dans cette Exposition nous devons signaler :
- 1° Essences de Bases. — Rose B A, Anémone, Diclytra, lesquelles ont été composées pour servir de bases aux bouquets de parfumerie (extraits,
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- savons, poudres ou crèmes). Elles évitent aux préparateurs un travail très long, et permettent de consacrer ce temps à la recherche d’une note nouvelle, laissant le fond suave et persistant.
- 2° Essences de menthe Paris. — Jusqu’à présent, cette région n’avait pas donné, aux distillateurs d’essences, des rendements appréciables, mais, en étudiant le terrain, et, en lui donnant, par l’addition de certains engrais, la nourriture nécessaire à la réussite des cultures, on est arrivé au résultat exposé.
- Cette menthe a le grand avantage d’avoir la finesse des menthes du Midi, la fraîcheur des menthes anglaises et la force des menthes américaines, donnant, par ce fait, toute satisfaction aux consommateurs.
- 3° Produits d’importation. — Ont été choisis parmi ceux achetés journellement, et reconnus comme de qualités irréprochables.
- Les parfums de J. DAVER (Ed. MAYAUDON, Successeur).
- Cette importante maison avait exposé les produits suivants, dont la réputation a été consacrée par de nombreuses années de succès sur les principaux marchés français et étrangers :
- Charme d’Amour,
- Sorella,
- Je suis la Violette,
- Marquisita,
- Parfum d’Autrefois,
- Par les Sentiers,
- Goutte de Rosée,
- Myrrhis,
- Ame de Fleurs,
- Isis,
- Habanera,
- Val Fleuri (Cologne) Hammam —
- Impérial —
- Val des Roses —
- RECOMPENSES OBTENUES :
- 1907, Milan . . .
- 1907, Bordeaux .
- 1908, Londres. .
- Médaille d’argent. Hors concours. Médaille d’argent.
- 1910, Bruxelles . .
- 1910, Buenos-Aires
- 1911, Turin . . . .
- . . . Médaille d’or. . . Hors concours. Diplôme d’honneur.
- Parfumerie MOUILLERON. — BOURDERIONNET, successeur.
- Cette Parfumerie, fondée en 1819, a obtenu de nombreuses récompenses aux Expositions précédentes.
- Sa dernière création, « Secret de femme », au parfum suave et discret, obtient, chaque jour, un grand succès auprès de sa fidèle clientèle.
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- Stand de la Parfumerie En. Pisaui».
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- MM. les Héritiers du DOCTEUR PIERRE (Maison fondée en 1837).
- Les Dentifrices de cette ancienne maison (Eau, Pâte et Poudre) sont des plus renommés; ils sont exclusivement composés de substances végétales. Les aromates, qui entrent dans leur formule, ont été spécialement choisis parmi les essences dont les propriétés antiseptiques sont les plus puissantes.
- Alcool de Menthe du Docteur Pierre, également composé de substances végétales.
- RÉCOMPENSES OBTENUES :
- 1904, Saint-Louis...... Grand Prix. | 1905, Liège............ Grand Prix.
- 1910, Bruxelles........ Grand Prix.
- Parfumerie ED. PINAUD. — H. et G. KLOTZ et C e, Successeurs.
- Les origines de la parfumerie Ed. Pinaud remontent à la fin du XVIIIe siècle. Elle fabrique, dans son usine de Pantin, tous les articles de parfumerie fine et de savonnerie et s’occupe de la distillation des matières premières nécessaires à leur fabrication.
- Elle exporte ses produits dans tous les pays du monde où elle possède de nombreux débouchés, notamment en Amérique.
- En dehors de ses anciennes spécialités, universellement connues et appréciées, telles que :
- L’eau de quinine, Les brillantines,
- L’extrait végétal, Les cosmétiques,
- et Les essences pour le mouchoir,
- elle a apporté un soin particulier dans la qualité et la présentation de ses parfumeries fines :
- Marie-Louise, | Brise embaumée violette,
- La corrida, etc.,
- et tout spécialement dans ses récentes créations Flirt,
- Campéador,
- parfums ultra-persistants.
- Brise de mai, Thisbé,
- Non contente de ses retentissants succès sur les principaux marchés de l’Univers, la parfumerie Ed. Pinaud a fondé, en 1870, une Institution patronale de prévoyance en faveur de ses ouvriers, qui leur procure, au moyen de
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- primes annuelles et croissantes avec l’ancienneté, sans aucune retenue sur leur salaire, un capital d’épargne qui leur est remis à leur sortie de la fabrique et qui peut leur donner une rente viagère suffisante pour vivre sans travail.
- Elle a, de plus, installé dans sa fabrique un Pouponnât Maternel permettant aux ouvrières d’allaiter leurs enfants pendant les heures de travail.
- PRINCIPALES RECOMPENSES OBTENUES DANS LES DERNIÈRES EXPOSITIONS
- 1900, Paris.... Membre du Jury, H. C. 1905, Liège....... Grand Prix.
- 1904, Saint-Louis. Membre du Jury. 1906, Londres... Hors Concours.
- 1910, Bruxelles.......... Grand Prix.
- Parfumerie L.-T. PIVER (Maison fondée en 1774).
- La Maison L.-T. Piver compte 137 années d’existence. Elle a été fondée en 1774, rue Saint-Martin, n° 103, où elle a exercé son commerce jusqu’en 1857 avec Usine rue de Flandre, n° 89, à Paris.
- Lors du percement du boulevard de Strasbourg, son siège social fut transféré au n° 10 de ce boulevard, dans un immeuble spécialement construit et aménagé pour les besoins de son industrie.
- La Maison Piver fut dirigée de 1804 à 1844 par M. L.-T. Piver, auquel succéda — de 1844 à 1880 — M. Alphonse Piver, qui contribua, pendant cette période, non seulement au développement de la marque L.-T. Piver, mais encore, par ses nombreux travaux et inventions, à celui de la parfumerie en général.
- C’est aussi M. Alphonse Piver qui construisit à Aubervilliers, 151, route de Flandre, l’Usine modèle dont ses successeurs n’ont cessé d’agrandir la superficie et de perfectionner l’outillage.
- En 1881, la Maison L.-T. Piver fut reprise par M. L.-T. Piver fils et MM. Nocard Frères ; depuis, MM. Rouché et P. Nocard ont remplacé MM. Nocard Frères.
- La Maison possède aussi à Grasse, dans les Alpes-Maritimes, depuis 1845, une Usine spéciale pour le traitement des fleurs, où elle recherche et expérimente les meilleures méthodes d’enfleurage et d’extraction par les dissolvants.
- La raison sociale actuelle, s’inspirant des procédés scientifiques nouveaux, concentre tous ses efforts à leur application à l’industrie de la parfumerie, afin de pouvoir conserver aux produits de sa marque la notoriété indiscutable qu’ils ont su s’acquérir dans le monde entier et, pour ne jamais se laisser distancer, elle a, depuis 1897, un laboratoire de recherches scientifiques, dont le niveau des travaux est toujours en avance sur les applications qui ont été faites dans l’industrie de la parfumerie.
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- SI and de la Parfumerie L, T. Piyeh,
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- D’autres laboratoires pratiques sont chargés du soin d’industrialiser les découvertes du laboratoire de recherches. *
- C’est en opérant ainsi que la Maison Piver a pu mettre sur le marché des essences nouvelles, d’une concentration et d’une finesse inconnues jusqu’à ce jour pour des articles de même prix.
- Ce sont ces produits qui ont été présentés à l’Exposition de Turin et citons, pour mémoire, les essences, poudres de riz, lotions, savons, etc...
- Trèfle Incarnat, Azuréa, Floramye, Vivitz,
- Pompéia,
- Safranor,
- Rosiris,
- Espéris, etc., etc.
- Tous ces produits, en dehors de leur valeur intrinsèque de parfumerie, sont présentés avec un grand souci d’élégance moderne.
- Les produits « Astris », « Oréade », « Scarabée », sont considérés comme de véritables objets d’art.
- Peu de parfumeries peuvent rivaliser, comme goût et richesse dans la présentation, aux préparations extra-soignées de cette très importante maison, dont la réputation et le renom s’étendent dans tous les pays civilisés.
- Inutile de rappeler que la Maison L.-T. Piver a obtenu toutes les récompenses possibles aux Expositions internationales du monde entier.
- Sa première apparition dans les Expositions date de l’Exposition du Louvre en 1823. Nous la voyons ensuite figurer à Londres, en 1851, 1862, et 1908 :
- à Bruxelles en 1897, 1910 ;
- à Liège en 1905 ;
- à Paris en 1855, 1867, 1878, 1889, 1900 ;
- à Buenos-Aires en 1910.
- PRINCIPALES RÉCOMPENSES OBTENUES
- Hors Concours.......................... 9 fois.
- Membre du Jury......................... 6 —
- Grand Prix............................. 7 —
- Médailles d’Or......................... 3 —
- En 1900, à l’Exposition Universelle de Paris, M. L.-T. Piver a été chargé du rapport de la classe de la Parfumerie française et étrangère figurant à ce grand tournoi international. Nous saisissons l’occasion actuelle de rappeler ce magistral rapport établi à cette occasion, qui est un véritable monument de science et de renseignements sur tout ce qui touche à l’importante industrie de la Parfumerie.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN 1911.
- RAPHEL-CARBONEL (Ses enfants).
- Cette Maison, dont la fondation remonte à 1879, a pour chefs les enfants et le gendre de M. Raphel-Carbonel, et ils continuent sous la même raison sociale les affaires importantes qui étaient traitées par leur fondateur.
- Les articles de cette Maison sont très réputés, pour leur qualité irréprochable, et consistent simplement en huiles essentielles et matières premières pour la Parfumerie.
- Les usines sont situées, l’une à Vallauris (Alpes-Maritimes) et l’autre à Montauroux (Var), et cette dernière s’occupe spécialement de la fabrication de l’essence de menthe.
- En dehors des produits courants nous devons signaler, comme spécialités de cette importante maison :
- L’essence de Néroli, pure bigarade extra,
- L’essence de Myrte,
- L’essence de menthe française extra-rectifiée,
- L’essence de géranium rosat,
- L’essence de Petitgrain bigarade extra, et les Eaux parfumées, telles que celles de fleurs d’oranger et de roses.
- REY (MARÏUS), Pharmacien. Spécialités hygiéniques.
- L’Exposition de ce fabricant se composait du produit Misalopécine, lotion végétale pour les soins de la chevelure.
- Parfumerie ROLAND.
- Nous avons remarqué, dans cette Exposition :
- Le Rêve de Mousmé,
- délicieusement présenté dans un flacon original bouché en cloisonné ;
- La Gloire de la Malmaison,
- La Rose France,
- Le Souvenir d’Orient,
- Le Parfum d’Espagne,
- dont le succès est considérable auprès de toutes les femmes soucieuses de distinction.
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- NOMENCLATURE DES EXPOSANTS FRANÇAIS.
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- ROURE-BERTRAND fils, à Grasse.
- La maison a été fondée en 1820 par Jean-François Roure. Elle est dirigée aujourd’hui par les propriétaires actuels, MM. Jean Amie, Louis et Jean Roure.
- L’usine de Grasse possède 5 chaudières d’une surface de chauffe totale de 400 mètres carrés. La force motrice, produite par 2 machines à vapeur de 100 HP, est distribuée électriquement dans les divers ateliers par l’intermédiaire de 15 dynamos. Il existe encore différentes machines à vapeur accessoires développant 25 HP.
- On y traite tous les produits du sol de Grasse et l’on y distille aussi, entre temps, diverses matières d’importation (bois de santal, racine d'iris, feuilles de patchouli, etc.). Un procédé tout à fait spécial, particulier à la maison, lui permet d’obtenir des essences « liquides » et « absolues » tirées directement des fleurs. La maison possède encore deux usines, l’une à Cheragas (Algérie), l’autre à Cayenne (Guyane française), où elle traite les principaux produits odorants de ces pays.
- Depuis 12 ans, le Bulletin scientifique et industriel de la maison Roure-Bertrand Fils paraît deux fois par an, en langues française, anglaise et allemande. Il rend compte, et des travaux effectués dans les laboratoires de la maison, et de ceux qu’on publie dans le monde entier sur la question des huiles essentielles et des parfums.
- Sa renommée est universelle, aussi bien auprès des industriels qu’auprès des savants s’intéressant à ces questions et nous ne saurions oublier de signaler cette publication d’intérêt général.
- Une grande partie des affaires de la maison se traitent à l’exportation, par l’intermédiaire de ses agents de Londres, New-York, Berlin, Moscou, Saint-Pétersbourg.
- Elle a fondé, en faveur de son personnel, une caisse de retraites, qu’elle alimente par des subventions tant régulières qu’exceptionnelles.
- PRINCIPALES RÉCOMPENSES ANTÉRIEURES :
- 1900, Paris....... Grand Prix.
- 1905, Liège...... —
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- 1910, Bruxelles.. .
- 1889, Paris..... H. C. Membre du Jury.
- 1904, Saint-Louis. — —
- 1906, Milan..... — —
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN 1911.
- Eau Gorlier, M. C. ROUSSEL, préparateur.
- M. C. Roussel a acquis cette spécialité, en même temps que sa pharmacie, en 1874. Depuis cette date la vente de l’Eau Gorlier n’a fait que se développer, non seulement en France, mais aussi dans tous les autres pays, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Amérique du Sud, Amérique du Nord et principalement en Roumanie et en Turquie.
- C’est en raison de l’extension qu’a prise la vente de l’Eau Gorlier qu’il s’est consacré entièrement à l’exploitation de cette spécialité, qui nécessite aujourd’hui l’emploi d’un personnel relativement important, étant donné qu’il ne fabrique pas d’autres produits que l’Eau, la Poudre et le Savon Gorlier.
- Parfumeries de Seillans
- Mme LA VICOMTESSE DE SA VIGNY DE MONCORPS.
- La Maison des Parfumeries de Seillans a été fondée en 1883. Elle n’a cessé de progresser chaque année dans d’assez grandes proportions pour que les vastes plantations de sa propriété, entièrement complantée de Jasmins, Roses, Tubéreuses, Jonquilles, Orangers et Violettes, deviennent insuffisantes. Aussi, pour fournir les fleurs nécessaires à son usine et à la fabrication des Matières premières de Parfumerie, et enrichir le pays et ses environs, le jasmin a été tout spécialement cultivé dans cette contrée, et donne les meilleurs résultats, l’eau étant abondante et le sol spécial pour cette fleur délicate. Aussi les Parfumeries de Seillans se sont-elles fait la spécialité du Jasmin. Les corps préparés sont faits à l’usine, sans que jamais il rentre dans leur préparation aucun produit pour renforcer la fleur.
- La qualité des produits Matières Premières des Parfumeries de Seillans, spécialement pour le Jasmin, lui ont mérité, en dehors des Expositions et Concours Régionaux de :
- Marseille 1880pour ses cultures.
- Paris 1889
- Hyères 1896
- Draguignan 1886
- Une mention spéciale du Ministère de l'Agriculture,
- Un grand Diplôme d’Honneur,
- Une Médaille d’Or,
- Un Objet d’Art.
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- En plus, les Parfumeries de Seillans ont eu un :
- Grand Prix à l’Kxposition de Vienne........ 1904
- Grand Prix à — Liège............. 1905
- Grand Prix à — Milan............. 1906
- Grand Prix, Hors Concours Londres.......... 1908
- Membre du Jury à Turin............. 1911
- Mme de Savigny de Moncorps a été nommée :
- En 1897 Chevalier du Mérite Agricole,
- En 1905 Officier.
- La vitrine, à l'Exposition de Turin, contenait des spécimens des matières premières fabriquées à Seillans, spécialement Le Jasmin en pommade. Corps durs;
- Huiles et extraits.
- Parfumerie SAUZÉ FRÈRES
- L’ensemble des produits exposés par cette Maison dénote un esprit d’initiative très affirmé, qui lui a fait prendre une place marquée parmi les meilleures firmes françaises.
- Les frères Sauzé ont vulgarisé et fait
- adopter par le consommateur des senteurs méconnues, dont leurs Parfums :
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN 1911.
- « Fleurs de mousse »,
- « La flouve »,
- « Impérial acacia », sont des spécimens tout à fait spéciaux, qui ont doté la parfumerie de nouvelles ressources.
- J. SIMON ET Cle
- C’est en 1860 que M. J. Simon prépara, pour la première fois, la Crème Simon à base de glycérine chimiquement pure.
- Dès son apparition la Crème Simon eut un grand succès, car ses effets bienfaisants sur la peau et sur les muqueuses étaient véritablement merveilleux. M. Simon dut, pour la préparer en grand, inventer des appareils spéciaux garantissant une fabrication toujours parfaite.
- La Crème Simon remplace, avantageusement, le cold-cream d’autrefois. Elle a pour effet certain de conserver fraîcheur, souplesse, élasticité et blancheur à l’épiderme en général, mais surtout à l’épiderme des mains et du visage qui reste plus exposé à l’air.
- Jusqu’à l’apparition delà Crème Simon, la Parfumerie, en ce qui concerne les soins à donner à la peau, en était encore au même point qu’il y a 300 ou 400 ans. Sous le nom de cold-cream, qui signifie crème préparée à froid, on employait des corps gras parfumés, qui rancissaient rapidement, malgré les parfums dont ils étaient imprégnés. Ces corps gras rancissaient, même et surtout, après avoir pénétré dans les pores de la peau. Aussi voyait-on, fréquemment, se manifester des phénomènes désastreux et entièrement opposés à l’effet recherché, après l’application de ces prétendues crèmes de beauté.
- L’ancien cold-cream ne pouvait voyager sans être influencé par les températures extrêmes. De plus, il donnait à la peau un brillant spécial qui n’avait rien de séduisant. Avec le produit de M. J. Simon, aucun de ces inconvénients.
- Son délicieux parfum, aux essences naturelles, qui se classe parmi les meilleurs de la parfumerie française, la première du monde, a certainement beaucoup contribué au succès, sans précédent, de ce produit si réputé dans l’univers entier.
- La Maison J. Simon a donc, en réalité, créé de toutes pièces, une industrie nouvelle, qui estarrivée à uneimportance considérable, puisque la vente, répartie sur tous les points du globe, atteint annuellement plusieurs millions de francs.
- L’usine de Lyon, installée d’après les méthodes les plus modernes, a été plusieurs fois agrandie, pour satisfaire au développement des affaires.
- La fabrication est dirigée par l’inventeur, ses frères et plusieurs collaborateurs actifs et intelligents ; c’est donc dire que les soins les plus minutieux président aux moindres détails de la fabrication.
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- Stand de la Maison de la O.i'mf. Simon.
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- NO MENCLATTJRE DES EXPOSANTS FRANÇAIS.
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- Le personnel se compose de près de 200 personnes, tant à Paris qu’à Lyon, sans compter les voyageurs et les représentants.
- La poudre de riz Simon est le produit parfait par excellence. Tous les éléments qui la composent sont fabriqués, spécialement, pour cette marque et sévèrement analysés ; aussi peut-on dire que son succès n’est dû qu’à sa qualité vraiment supérieure.
- Le savon Simon, absolument pur, est préparé suivant les principes les plus scrupuleux de l’hygiène et de la science.
- Dans toutes les Expositions, où les produits J. Simon ont été présentés, ils ont été diplômés, notamment :
- 1878, Paris..... Mention honorable.
- 1893, Chicago ... (Section Française) H. C. 1900, Paris..... Médaille d’Or.
- 1904, Saint-Louis. Médaille d’Or.
- 1910, Bruxelles... Grand Prix.
- 1911, Turin..... Membre du Jury, H. C.
- Parfumerie de la SOCIÉTÉ HYGIÉNIQUE fondée en 1840.
- Parmi les articles que cette maison a exposés à Turin, il y a lieu de citer une brillantine cristallisée, qui se présente soit en boîte, soit en bâton sous forme de cosmétique, et se distingue de tous les articles similaires par son aspect translucide, en possédant les qualités d’une véritable brillantine et en n’étant pas de la vaseline.
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- Cette maison est le novateur de cet article sur lequel nous attirons l’attention. Les essences, savons, poudres et fards de la parfumerie de la Société Hygiénique sont de qualité supérieure et présentés d’une façon originale, en rapport avec le parfum de chaque série.
- Parfumerie VIVILLE.
- La maison Viville, fondée en 1836, a pris, depuis 1894, époque à laquelle elle devint la propriété de M. Viville, une extension qui ne fait que se déve-
- lopper de jour en jour. Propriété, à l’heure actuelle, de Mme Viville, elle est dirigée par son gendre, M. Charles Develle, ingénieur civil.
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- Ses produits étaient présentés au public, à l’Exposition de Turin, sous une forme allégorique d’une séduisante poésie. Un magnifique groupe de sculpture, représentant des sirènes apportant du fond de la mer les produits réputés :
- Sourire d’Avril,
- Etoile de Napoléon,
- Bacchanale,
- constituaient cette allégorie expliquée au public par ces mots : « Et, à leur tour, les sirènes sont séduites par les parfums Viville. »
- La maison Viville fabrique tous ses produits de parfumerie et sa réputation est faite pour les essences, extraits, etc.
- Elle fabrique une lotion dénommée « Lotion Jaborandi » jouissant, auprès des consommateurs, d’une faveur toute spéciale.
- Un grand prix est venu récompenser, cette année, ses efforts, à l’Exposition de Turin.
- Ohé-Uhé,
- La Meilleure Violette,
- RÉCOMPENSES AUX EXPOSITIONS PRÉCÉDENTES :
- 1900, Paris....... Médaille d’Argent, j 1910, Bruxelles. Médaille d’Or.
- 1911, Turin....... Grand Prix.
- Parfumerie J. C. WIGGISHOFF.
- Cette maison a été fondée en 1865, sous le nom de « Parfumerie des Artistes », par M. A. Mothiron, auquel M. Wiggishoff a succédé en 1875.
- Bien qu’ayant toujours fabriqué tous les genres de parfumerie, elle s’est principalement adonnée à la fabrication des fards et elle a conquis une nombreuse clientèle, dans les théâtres de France et de l’Étranger, surtout après avoir créé en France les fards en bâtons, pour lesquels les artistes étaient tributaires de l’industrie allemande.
- La maison de vente, qui a été, pendant une trentaine d’années, 67, faubourg Poissonnière, est maintenant 1, rue Mogador.
- La maison fabrique beaucoup de produits à la marque de grandes maisons parisiennes, ainsi que des fards pour des parfumeurs en gros.
- Nous attirons spécialement l’attention sur :
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- 1° Les fards de ville et de théâtre ;
- 2° Parfumerie Impérial Chypre ; Lilas fleuri ;
- Violettes russes ;
- Primora ;
- 3° Eaux de Cologne ;
- Poudres de riz ;
- 4° Eau de Cologne russe ;
- 5° Cosmétiques ;
- ' May Mom,
- I Moscovia,
- ^ Delciosa,
- Paris-Parfums, etc.
- ) Eaux,
- j Poudres et pâtes dentifrices. | Eau de Cologne Chypre.
- | Laits et Vinaigres de toilette.
- Elle exporte beaucoup de fards, notamment dans l’Amérique du Nord, qui lui donne de très grosses commandes, ainsi que des poudres de riz, Exposition Universelle Paris 1900. — Médaille d'argent.
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- La fabrication des pommades à froid. (Enfleurage.)
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- La cueillette de la fleur d'oranger, au lîar-sur-Loup, près Grasse.
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- Conclusions économiques, générales et particulières à tirer de l’Exposition de Turin. — Observations et conseils qui ont pu se dégager, au point de vue de la confrontation entre industriels de différents pays.
- Malgré la similitude de climat et de situation avec le midi de la France, l’Italie a, jusqu’ici, peu cultivé de fleurs spéciales pour la Parfumerie.
- Par contre elle tient, presque, le monopole des Iris dans le Nord et des essences de zestes dans le Midi. Il faut signaler, néanmoins, sa production de lavande des Alpes, la rose, la violette et la fleur d’orangers sur le littoral, dont la plus grande partie alimente les Usines de parfumerie de Grasse.
- En Sicile, la quantité des essences de Bergamote, Citron et Portugal est la plus importante de tous les pays producteurs. Comme qualités, c’est encore la Sicile qui fournit les plus recherchées.
- Par sa situation climatérique exceptionnelle et ses productions de fleurs et d’essences, l’Italie pourrait concurrencer la France dans l’Amérique du Sud, car les relations maritimes qu’elle a avec ce pays et l’importance de son émigration favoriseraient l’industrie italienne, même dans la branche de la parfumerie confectionnée.
- Nous sommes heureux d’extraire, ci-dessous, ce que Mr L.-T. Piver écrivait, en 1900, dans son remarquable rapport sur l’Exposition Universelle de Paris, au sujet des essences italiennes :
- Extraits des Rapports du Jury International de VExposition Universelle Internationale de 1900, à Paris.
- Italie. — L’Italie fournit à l’industrie de la parfumerie française la presque totalité des essences de zeste (citron, bergamote, orange, limette) que celle-ci emploie en quantités considérables. Les régions de productions sont la Calabre et la Sicile. Les bergamotiers ne sont cultivés qu’en Calabre, et le centre de la production est Reggio. Les citronniers et orangers croissent sur le continent et en Sicile.
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- L’essence de citron est préparée en Calabre, dans les mêmes endroits que celle de bergamote. Les centres de production de l’essence de citron, en Sicile, sont : les provinces de Messine, de Syracuse, de Catane et dePalerme. Quant à l’essence d’oranges, elle est produite en Sicile et en Calabre (Aderno, Paterno, Francofonte, Barcellona en Sicile ; Palmi, Nicotero, Bosarno, Vera-podio, Boccella en Calabre). L’essence de limette, la moins importante, est préparée à Montserrai.
- De toutes les villes qui se livrent au commerce des essences d’hespéridées, celle qui exporte le plus est Messine; viennent ensuite : Reggio, Palerme et Catane, etc.
- Le commerce de ces essences a augmenté considérablement depuis ces dernières années.
- L’Italie produit aussi, en quantités considérables, l’essence de romarin; la plante qui fournit l’essence croît en abondance dans les îles de Lissa, de Lésina, de Solta, sur les côtes de Dalmatie. Elle fournit également l’essence de menthe et de myrte.
- L’Iris, si employé en parfumerie, provient en majeure partie d’Italie. La culture est pratiquée surtout dans la province de Florence : communes de Grève, Dicomano, Pelayo, Reyellie, etc. Les meilleures racines viennent de San Polo et de Castellina, localités dépendant de la commune de Grève.
- Les principaux points d’exportation de la racine d’iris sont : Livourne, Vérone et Trieste......
- *
- * *
- Au contraire notre région du Midi, à Grasse et à Cannes, traite avec soin les fleurs suivantes, dont la culture s’est beaucoup développée depuis quelques années :
- Violettes doubles et simples, Les jonquilles diverses,
- Le mimosa,
- Œillets,
- Fleurs d’orangers,
- Rose,
- Jasmin,
- Tubéreuse,
- Jacinthe.
- Si l’on veut comparer, dans son ensemble, l’industrie de la parfumerie en France avec la production étrangère, il est permis d’affirmer que la supériorité de la fabrication française a éclaté une fois de plus à Turin. On a constaté un gros effort dans les différentes branches qui figuraient à l’Exposition.
- Pour la préparation des articles fins, aux essences recherchées, l’Angleterre seule pourrait approcher des produits français.
- L’Italie a montré des progrès intéressants dans sa production et elle est à même de satisfaire sa nombreuse clientèle pour toute la parfumerie courante.
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- La fabrication des pommades à chaud. Salle des presses.
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- Statistiques d’importations et d’Exportations.
- Nous aurions été désireux de donner ici une statistique spéciale concernant la Parfumerie, mais ce renseignement n’a pu nous être fourni d’une façon détaillée car, dans certains cas, la parfumerie se trouve mélangée, dans les services, avec l’article de Paris et nous préférons ne donner aucune énumération qui serait, forcément, inexacte.
- Par contre, et pour donner une idée générale du développement économique de l’Italie, nous ne croyons pouvoir mieux faire que de rappeler ici le mouvement très accentué du commerce pendant les annés suivantes.
- IMPORTATIONS
- EXPORTATIONS
- lires. lires
- 1871....................... 1 074 589 000 961 456 000
- 1873........................... 1 131 395 000 1 261 170 000
- 1878............................. 1 062 344 000 1 021 000 000
- 1887............................. 1 604 947 000 1 002 136 000
- 1897............................. 1 191 598 000 1 091 734 000
- 1907............................. 2 416 787 000 1 835 852 000
- 1911............................. 3 358 993 000 2 169 312 000
- Comme on le voit la progression fut des plus sensibles malgré les crises de 1873 et 1887. L’abolition du cours forcé, la conclusion d’un nouveau traité de commerce avec la France et, enfin, le grand développement des Usines électriques italiennes (600 000 HP) furent autant de facteurs favorables pour donner un essor énorme aux transactions commerciales et les résultats économiques en ressortent clairement par le tableau ci-dessus.
- Il en fut de même pour les principales branches de l’activité intérieure où nous relevons les chiffres suivants :
- 1878 1910
- Transports en Chemin de fer......
- Marchandises transportées en G. V.
- — — en P. V.
- Les Comptes des Banques montaient à
- 28 954 459 502 622 7 507 114
- 50 588 449 voyageurs.
- 1 868 359 tonnes.
- 29 556 228 tonnes.
- 4 019 863 000 lires.
- Conclusions commerciales pour les échanges avec l’étranger.
- Il importe que chaque fabricant s’efforce de tirer le plus de fruit possible des sacrifices qu’il s’est imposés et ne considère pas sa participation à l’Exposition simplement comme une manifestation platonique et éphémère.
- Cette considération est certes superflue pour les Exposants de la classe de la Parfumerie Française, pour lesquels chaque occasion de ce genre constitue une étape féconde de cette « marche en avant » vers la renommée, vers la
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN 1911.
- conquête du marché mondial, vers l’apothéose sans cesse renouvelée de la Parfumerie Française, universellement aimée et appréciée.
- A Turin, comme dans les Expositions précédentes, chaque exposant a affirmé, de la façon la plus éclatante, sa force de production, la qualité de sa fabrication, le goût, la finesse qui caractérisent toutes les préparations françaises.
- Cette manifestation imposante peut être considérée comme une des formes si diverses de la publicité et il appartient à chacune des maisons, qui ont participé à l’Exposition, de s’efforcer d’en retirer le maximum de rendement.
- Pour arriver à ce but, chaque exposant, avant de mettre en œuvre les observations qu’il a recueillies pendant la durée de l’Exposition, doit procéder à leur classification de façon à n’en omettre aucune et à tirer bénéfice du moindre détail.
- En raison de la situation même de l’Exposition, le premier champ d’action qui s’ouvre devant lui, c’est le Marché Italien, dont la situation générale est absolument favorable au développement commercial, en raison des perfectionnements apportés à l’agriculture et à l’industrie. L’assainissement monétaire, l’amélioration du change et de ses finances, ainsi que la conclusion de traités de commerce sont autant de facteurs favorables et propices à l’augmentation des échanges commerciaux. La guerre de Tripolitaine, malgré ses charges, ne laissera pas de déficit budgétaire.
- L’exposant doit envisager, en second lieu, les moyens de tirer parti de sa participation à Turin, au point de vue du Marché international ; il recherchera tous les moyens de mettre en valeur ses observations, en profitant de l’incomparable publicité que représente sa présence à l’Exposition et les récompenses qu’il a obtenues.
- Moyens à employer :
- lo — Efforts particuliers. — Chaque maison doit travailler le terrain préparé suivant ses méthodes personnelles, telles que : fabrication bon marché, multiplicité des voyages, publicité par journaux, propagande par échantillons, etc.
- 2° — Efforts collectifs. — Les exposants pourront grouper leurs efforts : Action des Chambres Syndicales en vue de l’amélioration des tarifs douaniers, tarifs de transports à réviser, protection des marques, etc.
- Depuis la clôture de l’Exposition, quelques-uns de nos confrères ont remarqué une sensible augmentation sur leur chiffre d’affaires traitées avec l’Italie. Cette augmentation est en moyenne de 10 p. 100 pour plusieurs de nos collègues. Nous sommes heureux de constater, ainsi, l’utilité pratique des Expositions internationales.
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- NOMENCLATURE DES EXPOSANTS FRANÇAIS.
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- Pour terminer ce rapport nous donnons, ci-après, le palmarès général des récompenses décernées pour toute la classe de la parfumerie, d’abord dans la section française, ensuite dans les sections étrangères, non seulement pour chaque exposant, mais avec les diplômes et médailles décernés à leurs collaborateurs et coopérateurs :
- Maisons Françaises.
- GellÉ Frères, Paris. Hors Concours.
- DETROIS (Fernand), directeur.............. Diplôme d'honneur.
- MONBORGNE (Mme), employée................. Médaille d'or.
- Parfumeries de Seillans, à Seillans (Var). Hors Concours.
- Laurent (Armando), directeur.............. Diplôme d'honneur.
- Féraud (Marie), employée.................. Médaille de bronze.
- Giraud (Magdeleine), employée........... — —
- PlVER et Cle (L.-T.), Paris. Hors Concours.
- Darzens (Georges), directeur du labora-
- toire scientifique.......................... Diplôme d'honneur.
- Armingeat (Pierre), directeur de la fabrication ........................................ Médaille d’or.
- Rost (Henri), chimiste............................ —
- Roland, à Neuilly-sur-Seine (Seine). Hors Concours.
- Roope (Annie), employée..................... Médaille d'or.
- Simon et Cle (J.), Paris. Hors Concours.
- GALLAND (Louis), directeur commercial. . . . Diplôme d'honneur. Ravelin (Claude), contremaître................. Médaille d'or.
- DUPONT (Justin), à Argenteuil (S.-et-O.). Diplôme de Grand Prix.
- QuidanT (Albert), directeur.................... Diplôme d'honneur.
- Labaume (Louis), chimiste...................... Médaille d'or.
- Fabriques de Produits de Chimie Organique de Laire, à Issy (Seine). Diplôme de Grand Prix.
- GOURMAND (Victor), ingénieur................... Diplôme d'honneur.
- Millet (Auguste), employé...................... Médaille d'or.
- Pierre (Les Héritiers du Docteur), Paris. Diplôme de Grand Prix.
- LARIDAN (CÉLINE), directrice................... Diplôme d'honneur.
- Ducot (Étienne), employé....................... Médaille d'or.
- PlNAUD (Ed). (Klotz H. et G. successeurs), Paris. Diplôme de Grand Prix.
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- Raphel-Carbonel (Ses enfants) à Vallauris (Alp.-Mar.). Diplôme de Grand Prix.
- Roure-Bertrand fils à Grasse (Alp.Mar.). Diplôme de Grand Prix.
- GUICHARD (Joseph), directeur.............. Diplôme d'honneur.
- Demaurizy (Nicolas), employé.............. Médaille d'argent.
- Société Hygiénique CoTTAN, Paris. Diplôme de Grand Prix.
- LUCIEN (Julien), directeur................ Diplôme d'honneur.
- Barthélémy (Claude), préparateur.......... Médaille d'or.
- VlVlLLE, Paris. Diplôme de Grand Prix.
- DEVELLE (CHARLES), directeur.............. Diplôme d'honneur.
- Daver Les parfums de (Mayaudon Ed.), à Bordeaux (Gironde.) Diplôme d’honneur.
- COTTEN (Angèle), employée................. Médaille d’or.
- Cheminade (Clémence), employée............ Médaille d'argent.
- Gabilla (H), Paris. Diplôme de Médaille d’Or.
- Godet, à Neuilly-sur-Seine (Seine). Diplôme de Médaille d’Or.
- Mouilleron (Bourderionnet successeur), Parfumerie à Billancourt (Seine). Diplôme de Médaille d’Or.
- ÜOMMANGE (Georges), préparateur.......... Médaille d’argent.
- ROUSSEL, Paris. Diplôme de médaille d’or.
- Sauzé frères, Paris. Diplôme de médaille d’or.
- Fournier (Louis), employé................ Médaille de bronze.
- WlGGISHOFF (J.-C.), Paris. Diplôme de médaille d'or.
- Laridan (Georges), Paris. Diplôme de médaille d'argent.
- Clarkson (Docteur), Paris. Diplôme de médaille de bronze.
- Rey (Marius), à Aix-les-Bains (Savoie). Diplôme de médaille de bronze.
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- MAISONS ÉTRANGÈRES
- HORS CONCOURS
- Italie.......... BERTELLI (A. et C.), à Milan.
- Angleterre .... GoSNEL, (J. and C°Ltd), à Londres.
- Villain (Paul), directeur....... Diplôme d'honneur.
- Italie.......... Valsecchi et Morosetti, à Milan.
- Giordano (Vincenzo)........... Médaille d'or.
- DIPLOMES DE GRAND PRIX
- c
- Italie........... BORTOLOTTI (Pietro) (Ditta), à Bologne.
- Angleterre . . Cleaver (F-S. et Sons Ltd), à Londres.
- Angleterre .... Cook (E. et C°Ltd), à Londres.
- Italie........... CRAVERO dr. Paolo Em. (Parfumerie), à Modène.
- Angleterre .... CROSFIELD (J. et Sons Ltd), à Warrington. Allemagne .... Dralle (Georg.), à Hambourg.
- Hongrie..........Eiser és Weiss, à Budapest.
- Angleterre .... Erasmic et C° Ltd (The), à Londres et Warrington.
- Baxter (Albert Victor)............. Médaille d'or.
- Allemagne .... Farina (Johann Maria), à Cologne.
- — .... Leichner (L.), à Berlin.
- Dobbel Johannes, Technicien..... Médaille d'argent.
- Angleterre .... Price’s Patent Candle C° Ltd, à Londres.
- Brésil.......... SAMICO (Eugenio), à Pernambouc.
- Angleterre .... Wright Layman et Umney Ltd, à Londres.
- Stanley W. Flick................ Médaille d’argent.
- DIPLOMES D’HONNEUR
- Angleterre .... Boake A. Roberts et C° Ltd, à Stratford.
- Italie.......... Caméra Agrumaria de Messine c
- — ......... Camiolo Vasta (A.), à Catane.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN 1911.
- Italie........... CASARETO (Vedova), à Gênes.
- —.............. Hugony (Augusto) e C, à Palerme.
- BALDIS1NG (Cesare)............... Médaille d'or.
- BALMEGIANO aw, (Marco)........... Médaille d'argent.
- Japon............ Kobayashi Keisuke, à Yokohama.
- Italie........... R. Terme Magnaghi, à Salsomaggiore.
- —.............. Società Sicula Industria Derivati Agrumari.
- DIPLOMES DE MÉDAILLE D’OR
- Angleterre. . . . British Drug Hou ses Ltd (The), à Londres.
- Chine............ Compagnie du Savon de Tientsin.
- Brésil........... Comodo (V). (Perfumaria Paulista), à SâoPaulo.
- — .......... Da Silva Augusto Lima, à Para.
- Hongrie.......... KecskeméTI Sandor, à Temesvar.
- Japon............ Odakogetsu Hakka Dogyo Kumiai, à Okayama.
- Kawarami Kichitaro, directeur...... Médaille d'argent.
- Italie........... Officine Parmensi di Sostanze Odorose, à Parme.
- — .......... Orso et Calosso, à Turin.
- Hongrie.......... Parfumerie Savoly, à Budapest
- Italie........... Pugliesi et Manara, à Catane.
- Brésil........... RAPOSO (MM), et Cle à Rio-de-Janeiro.
- Italie ...... Rasini et Cie, à Milan.
- Pérou............ Remy (R. N.), à Lima.
- Angleterre .... Rosmarine Manufacturing C° (The), à Londres.
- Brésil........... Souza Borges et CIe, à Sao Paulo.
- Italie........... Stuardi (Enrico), à Turin.
- — .......... Varino (Giovanni fu Domenico), à Pancalieri.
- Cappello Guiseppe................. Médaille de bronze.
- Ropolo Battista................... Mention honorable.
- Japon........... Watanabe Shozaburo, à Yamagata.
- Allemagne .... Wiskott dr. et Cie, à Cologne.
- DIPLOMES DE MÉDAILLE D’ARGENT
- Allala Belhadj.
- Allala Ben Hadi.
- Italie.......... ALLEGRETTI (Pietro), à Rome.
- Siam............ Berli (A. et C.), à Bangkok.
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- MAISONS ÉTRANGÈRES.
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- Angleterre........ Burroughs Wellcome et C°, à Londres.
- Brésil............ Campos et Heitor, à Rio-de-Janeiro.
- —.............. Carvalho Herculano et Cie, à Para.
- Italie............ De Carlo Nicola et Lopez, à San Nicandro di Bari.
- Turquie........... Edhem Pertev, à Constantinople.
- Serbie............ Fabrique de Parfumerie de D. Jankovitch, à Belgrade.
- Allemagne .... Fiedler (Max), à Berlin-Wilmersdorf.
- Hongrie ..... Fuchs (Hugo), à Karlovac.
- Argentine .... Gomez de Loumagne (Angélica), à Buenos Aires. Brésil............ Intendencia Municipal de Alemquer, à Para.
- Intendencia de Almeirim, à Para.
- Intendencia Municipal de Bragança, à Para. Intendencia Municipal de Marapanim, à Para. Intendencia Municipal de Ourém, à Para.
- Intendencia Municipal de Porto de Moz, à Para. Intendencia Municipal de San Miguel do Guama, à Para. Intendencia Municipal de Salinas, à Para.
- Intendencia Municipal de Santarém, à Para.
- Chine............ Kangnié (C.). . . à Hantchou.
- Brésil........... Neubern (J.). . . à Sao Paulo.
- Japon............ Nishida Seiemon, à Kyoto.
- — .......... Oku-Dojio Hakka-Kumiai, à Okayama.
- Brésil........... Penner (Emilio), à Para.
- — .......... Pereira Seixas, à Para.
- — .......... Pinto Cardiano (Joâo), à Para.
- Italie........... Saponeria et Profumeria Italiana, à Naples,
- Siam............. Scuola(R). d’Agricoltura, à Bangkok.
- Italie........... Società Profumi « Roma », à Macerata,
- — .......... Stabilimento Chimico Nosella, à Gênes.
- Chine............ Syndicat des Industries Nationales de Setchoan.
- DIPLOMES DE MÉDAILLE DE BRONZE
- Italie............ Audisio (Pietro), à Turin.
- Allemagne .... Bayerisches Kreidewerk ,à Strass bei Neuburg a. D.
- Siam.............. Berli (A. et C.), à Bangkok.
- Italie............ Bruschi (Antonio), à Lodi.
- Brésil............ Coutinho (Gustavo), à Rio de Janeiro.
- —.............. Da Silva Kleber Brasiliano, à Minas Geraes.
- Serbie............ Fabrique de Parfumerie de Lukich (Giovanni), à
- Belgrade.
- Italie............ Faletti (Nestore), à Turin.
- 4
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN 1911
- Brésil........... Fernandes (Joâo-Antonio), à Para.
- — .......... Gonzaga (A), à Ceara.
- Turquie.......... Kanakis Frères, à Salonique.
- Italie........... Laboratorio Chimico Subalpino, à Turin.
- Brésil........... Lobosco Vicente Romano, à Minas Geraes.
- Italie........... Macario dr. (Carlo), à Turin.
- Brésil........... Magno et Sylva à Para.
- Italie........... Monti (Mario) à Brescia.
- Argentine .... Morfino Hermanos à Buenos Aires.
- Italie........... Roncagliolo (G-B.) (Prof. Del Cigno), à Gênes.
- Brésil........... Salerio José, à Rio Grande do Sul.
- Italie........... Salomone Maurizio, à Turin.
- Brésil........... Soares De Amorim (J), à Ceara.
- Italie...........TüRATI (Guiseppe) à Angera. (Côme).
- Brésil........... Willy, Tesch et Cie, à Rio Grande do Sul.
- DIPLOMES DE MENTION HONORABLE
- Argentine .... Buffa (Costantino) à Buenos Aires.
- Brésil........... De Oliveira Domingos (José), à Rio Grande do sul.
- Uruguay.......... King Giovanni, à Montevideo.
- Brésil........... Lopes (F.), à Rio de Janeiro.
- Italie........... Lot Leone fu Domenico à Sestola.
- Brésil ...... Palha ISABELàPara.
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- MAISONS ÉTRANGÈRES.
- SI
- STATISTIQUE DES RÉCOMPENSES
- HORS CONCOURS GRAND PRIX DIPLOME d’honneur MÉDAILLE d'or MÉDAILLE d’argent MÉDAILLE DE BRONZE MENTION HONORABLE
- Allemagne. » 3 » 1 1 1 »
- Angleterre.. 1 6 1 2 1 » »
- Argentine.. » » » » 1 1 1
- Brésil » 1 4 15 9 3
- Chine » » » 1 2 » »
- Hongrie » 1 » 2 1 » »
- Italie 2 2 6 6 5 9 1
- Japon » » 1 2 2 » »
- Pérou » » 1 » » »
- Serbie » *> C y> » 1 1 »
- Siam » » » » 2 1 »
- Turquie.... » » * » 1 1 »
- Uruguay.... » » » ï> » » 1
- Sans adresse. » » » » 2 » »
- 3 13 8 19 34 23 6
- Nous devons reproduire, ici, le rapport très instructif de M. Dervillé, Commissaire Général du Gouvernement Français, au sujet des récompenses délivrées aux Exposants Français. Ce document, adressé au Ministre du Commerce, démontre, mieux que de longues phrases, l’importance et la renommée des maisons françaises qui ont pris part à l’Exposition de Turin :
- « Monsieur le Ministre,
- « J’ai l’honneur de porter à votre connaissance la liste officielle des récompenses décernées à nos industriels par le Jury de l’Exposition Internationale de Turin.
- « Lors de votre visite vous avez pu constater, Monsieur le Ministre, le magnifique effort de nos nationaux; les succès qu’ils viennent de remporter consacrent la place prépondérante qu’ils ont su prendre dans ce grand concours.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE DE TURIN 1911.
- « La Section française comptait 6375 exposants français, parmi lesquels
- 432 hors concours.
- « Nous avons obtenu :
- 1521 grands prix.
- 13 rappels de grand prix. 600 diplômes d’honneur.
- 563 médailles d’argent. 208 médailles de bronze. 66 mentions honorables.
- 839 médailles d’or.
- « 2011 exposants, qui ne figurent pas dans ces chiffres, ont reçu des récompenses en collectivité, soit en tout : 5821 récompenses.
- « Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de mon respectueux dévouement.
- « Le Commissaire général du Gouvernement français.
- « Dervillé. »
- SAINT-CLOUD (s.-ET-O.) IMPRIMERIE BELIN FRÈRES.
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