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Groupe XXII. Classe 140-B. Maroquinerie, gainerie, articles de voyage
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- GROUPE XXII
- CLASSE 140-B
- MAROQUINERIE, GAINERIE ARTICLES DE VOYAGE
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- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- MINISTÈRE DU COMMERCE ET DE L'INDUSTRIE
- EXPOSITION INTERNATIONALE DES INDUSTRIES ET DU TRAVAIL DE TURIN 1911
- GROUPE XXII
- CLASSE 140-B
- MAROQUINERIE, G AI N E RI E ARTICLES DE VOYAGE
- Rapporteur : M. Gaston AMSON
- Comité Français des Expositions à l’Etranger.
- 42, Rue du Louvre, 42
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- RAPPORT
- SUR
- La CLASSE 140-B — Groupe XXII
- ORGANISATION DE LA SECTION FRANÇAISE
- Au mois de juin 1910, le Comité français des Expositions à l’Etranger adressait une circulaire à tous ses membres pour les inviter à participer à l’Exposition universelle et internationale qui s’ouvrirait à Turin en avril 1911 à l’occasion du cinquantième anniversaire de la fondation du royaume d’Italie.
- Cette Exposition, à laquelle l’Italie désirait donner une importance considérable et un éclat tout particulier, devait comprendre toutes les manifestations de l’activité humaine : l’Industrie, le Commerce, les Arts décoratifs, l’Agriculture, l’Economie sociale, etc.
- L’emplacement choisi pour installer les divers bâtiments était une des plus belles situations de Turin : le superbe parc de Valen-tino, sur les deux rives du Pô.
- En lançant ainsi un appel à l’important groupement de tous ses membres, le Comité français des Expositions à l’Etranger répondait à la mission dont il avait été chargé, par décret du 14 février 1910, d’admettre et d’installer les exposants sous la direction et le contrôle du Commissaire général du Gouvernement français à l’Exposition internationale de Turin.
- Sous la présidence de M. Emile Dupont, sénateur, le Comité français des Expositions à l’Etranger a organisé la participation française aux Expositions internationales de Liège, Saragosse, Quito, Bruxelles, Buenos-Aires, etc.
- Les succès remportés par nos compatriotes dans ces différentes
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- Expositions, succès dus à leur goût, à leur génie industriel et à l’habile direction du Comité français, autorisaient les organisateurs à concevoir pour l’Exposition de Turin une manifestation encore plus réussie que les précédentes.
- La France se devait d’ailleurs de commémorer dignement, dans l’ancienne capitale du royaume d’Italie, le cinquantenaire de la proclamation du royaume, consacré parla loi du 17 mars 1861, car cette date glorieuse tenait à l’histoire des deux pays, évoquait l’union fraternelle de leurs armes dans la lutte pour l’indépendance. Le Conseil de direction du Comité français, dans son premier appel aux exposants, ne manqua point de rappeler l’importance qui s’attachait à assurer d’une manière brillante la participation de notre pays à cette manifestation industrielle et commerciale chez un peuple ami, auquel nous rattachent à la fois tant d’affinités d’intérêts et de glorieux souvenirs communs.
- Un décret du Président de la République, du 12 février 1910, avait nommé en qualité de Commissaire général M. Stéphane Der-villé, président du Conseil d’administration de la Compagnie des Chemins de ferP.-L.-M., régent de la Banque de France et ancien directeur général adjoint de l’exploitation de l’Exposition universelle de 1900.
- En outre, M. Pralon, Consul général de France à Turin, avait été désigné comme Commissaire général adjoint et M. Auguste Masure comme Secrétaire général. Le Comité français confiait la Présidence de la Section française à M. Léopold Bellan, l’un de ses vice-présidents, alors Président du Conseil municipal de Paris, et le Secrétariat général à M. de Pellerin de Latouche.
- Les Comités d’admission furent immédiatement constitués pour être transformés en Comités d’installation le 31 décembre 1910 au plus tard.
- Le Groupe XXII était présidé par M. PLAC1DE-PELTEREAU, secrétaire de la Chambre de Commerce de Paris;
- Vice-Présidents. MM. MICHELIN (André) et ROY (Edouard);
- Secrétaire . . POULLAIN (Henri) ;
- Trésorier . . COLLOT (Michel).
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- Ce groupe comprenait les Classes : 138, cuirs et peaux; 139, chaussures; 140, sellerie, bourrellerie, maroquinerie, valiserie; 141, caoutchouc, gutta-percha.
- En 1900, la maroquinerie faisait partie d’une classe à laquelle se rattachaient la brosserie, la tabletterie, la vannerie, les petits bronzes et tous les articles de Paris.
- Contrairement à cette classification, le Comité italien incorpora la maroquinerie dans les industries de la peau.
- Afin de conserver les compétences nécessaires, le Comité français divisa la Classe 140 en deux parties : la Classe 140 A, comprenant la sellerie, la bourrellerie et les industries annexes, et la classe 140 B réunissant la maroquinerie et la valiserie.
- Pourtant, ces deux Classes ne présentant pas chacune un nombre suffisant d’exposants, résolurent, tout en conservant leur autonomie, d’occuper un seul emplacement et de faire construire des vitrines de même style.
- Les Comités des Classes 140 A et 140 B se réunirent à diverses reprises au siège de la Chambre syndicale de la maroquinerie, 53, quai Yalmy, à Paris.
- La Classe 140 A était présidée par M. Hermès.
- Le Comité d’admission et d’installation de la Classe 140 B était ainsi constitué :
- P> ^é skient. . Vice-Président Secrétaire. . T? 'ésorier. . Membres . .
- MM. PROFFIT (E.), 31, avenue de la République; VL1TTON (G.), 1, rue Scribe;
- AMSON (Gaston), 68,rue de laFolie-Méricourt ; BONNET (C.), 10, boulevard de la Madeleine; CIRET (Félix), PRÉVOST (Lucien), VUITTON (Gaston-Louis).
- Les Comités des Classes 140 A et 140 B, présidés alternative-vement par MM. Hermès et Proffit, décidèrent, après examen, les admissions définitives des exposants. Une surface de 200 mètres fut retenue; l’installation des vitrines fut confiée à M. Chevalié et les
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- Comités des deux Classes réunies choisirent M. de Montarnal comme architecte. Il fut entendu que, pour tout le Groupe XXII, les vitrines devaient avoir 0 m. 80 de soubassement et 2 mètres de hauteur de glace, sauf pour la sellerie dont les vitrines devaient avoir 0 m.60 de soubassement et 2 m. 20 de hauteur de glace; la profondeur moyenne devait être de 0 m. 85 à 0 m. 87. Sans considération de hauteur, le prix fut fixé à 600 francs le mètre pour les vitrines adossées; à 400 francs pour les retours et à 300 francs pour les surfaces du sol.
- Les exposants français de la maroquinerie avaient leurs vitrines dans notre grand palais national.
- Le 20 mai 1911, la Section française fut inaugurée sous la présidence de la princesse Lœtitia au milieu d’une affluence considérable de nos compatriotes.
- M. Massé, ministre du Commerce, avait tenu à assister à cette inauguration pour marquer toute l’importance qu’il attachait à cette Exposition de Turin, et pour donner aux exposants français un précieux encouragement.
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- INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE
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- L’INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE EN FRANCE
- Maroquinerie, Gainerie, Articles de voyage, Fermoirs, Cadres photographiques.
- Vers 1835, la fabrication du porte-monnaie en cuir, remplaçant les bourses de tissus à coulants, fut le début d’une nouvelle industrie : la maroquinerie.
- Henri Schloss fonda, à Paris, la première fabrique de porte-monnaie.
- En 1843, un ouvrier relieur, Gabriel Amson, pénétré de l’importance de cette industrie naissante et prévoyant son grand avenir, abandonna son métier pour créer un atelier qui eut de modestes débuts. On peut dire que c’est de celte époque que date le grand développement de la fabrication des articles de maroquinerie dans le monde et que ce développement est dû, en grande partie, à l’initiative des industriels français. Ce sont eux qui, à Paris, créèrent toutes les spécialités d’objets en cuir dont l’ensemble constitue aujourd’hui l’industrie de la maroquinerie; ce sont eux qui créèrent les outillages pour fermoirs de porte-monnaie, porte-cigares et articles de voyage, lesquels ont permis, par une production économique, la vulgarisation de celte industrie.
- Les principaux pays concurrents tels que l’Autriche et l’Allemagne, commencèrent à disputer, vers 1860, la prépondérance que la France s’était acquise.
- La production allemande devait, par la suite, devenir considérable, sans toutefois pouvoir rivaliser comme élégance avec la fabrication parisienne.
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- Les maroquiniers français ont conservé cette suprématie en poursuivant le perfectionnement de leur fabrication et en établissant des modèles artistiques réunissant les qualités de solidité et de bon marché.
- Ils trouvèrent d’ailleurs une aide puissante dans l’industrie française de la peausserie, également en plein progrès.
- L’industrie de la maroquinerie est de la plus grande complexité par suite de la diversité des matières mises en œuvre. Elle emploie les peaux de toutes sortes : peaux de moutons, moutons sciés, vaches, veaux, chevreaux, agneaux, cuirs de Russie, chamois, chèvres, peaux de porcs, peaux de serpents, de requins, de phoques, de crocodiles, de lézards et d’antilopes. Elle emploie des métaux précieux et des métaux communs : l’or, l’argent, le platine, le cuivre, le fer, le nickel, l’étain et le zinc ; des étoffes diverses : damas, velours, soies, peluches, satins, calicots, cretonnes et percalines; des papiers, des cartons, des bois de tous genres.
- La décoration du cuir se fait par la dorure, l’ornementation métallique ou la sculpture.
- La dorure sur cuir, dite dorure au petit fer, est faite à la main ou bien au moyen d’une plaque gravée dont le dessin vient se reproduire sur la peau préalablement préparée à cet effet.
- L’ornementation métallique comprend descoins, des écussons, des appliques diverses en or ou en argent.
- Ces ornements sont découpés, repoussés, et polis à la main. Les articles courants et de grosse consommation sont ornementés de sujets métalliques découpés et estampés mécaniquement, dorés, argentés ou nickelés.
- La décoration du cuir par la sculpture est obtenue par plusieurs manipulations telles que l’incision, la pyrogravure et la peinture et tout récemment par les procédés d’une nouvelle école dont M. Saint-André de Lignereux a été le propagateur.
- M. Saint-André de Lignereux a complètement rénové cet art en France. Directeur de l’École professionnelle de la maroquinerie dès
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- CUIR D’ART
- Reliure en cuir ciselé repoussé à la main de M. Saint-André-de-Lignereux.
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- sa fondation par M. Georges Amson, directeur des cours de cuir d’art dans les écoles de l’État, M. Saint-André de Lignereux a produit des œuvres hors de pair qui lui ont valu le Grand Prix à l’Exposition de 1900 et la Médaille d’Or du Salon des Artistes français. Son enseignement a placé la France en tête des pays produisant le cuir d’art.
- La maroquinerie doit son nom à la spécialité qu’elle a pu avoir jadis de travailler le cuir du Maroc ou maroquin, qui était une peau de chèvre importée d’Orient et surtout du Maroc. Cette appellation de maroquinerie s’applique aujourd’hui aux multiples objets dont la fabrication est du ressort des maroquiniers et des gai-niers.
- Lors des enquêtes officielles qui ont été faites pour ta protection douanière des industries françaises, nos Chambres syndicales ont tenu à montrer la diversité des articles et la variabilité qui en résulte dans les prix.
- Les articles produits sont principalement; les portefeuilles, porte-cartes et porte-monnaie, lesporte-cigares, porte-cigarettes et blagues à tabac, les trousses de poche, les buvards, les serviettes d’avocat et d’écolier, les porte-livres, porte-musique, les nécessaires, les sacs à main, les aumônières, les sacoches et gibecières, les ceintures de dames et d’enfants, les écrins à bijoux, les coffrets à couverts, à orfèvrerie, les boîtes à ouvrage, à gants, à mouchoirs, les écrins de pipes, de pendules, de médailles, etc., les sacs à jumelles, les étuis pour couteaux, les boîtes à timbres et à allumettes, les flaconniers, les porte-montres, etc.
- La Chambre syndicale de la maroquinerie, de la gainerie et des articles de voyage signala à la Commission des douanes les transformations qui étaient survenues dans les prix des produits et la disproportion qui existait entre la protection accordée à la maroquinerie souple, c’est-à-dire aux objets presque exclusivement en peau, et la protection accordée à la maroquinerie dure, c’est-à-dire aux objets en bois ou en carton recouverts en peau. La maroquinerie dure était protégée par un droit d’environ 10%, tandis que les droits d’entrée sur la maroquinerie souple étaient à peine de 5%.
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- Cette différence de régimes permettait à la concurrence étrangère l’introduction plus facile de certains produits.
- La Chambre syndicale demanda et obtint un relèvement des droits sur la maroquinerie souple.
- Les statistiques ci-après montrent le mouvement de nos exportations et de nos importations depuis 1900. Pourtant nous ne les donnons qu’à titre indicatif, car elles comprennent un certain nombre d’articles en cuir ne rentrant pas dans la maroquinerie.
- MAROQUINERIE
- Exportations de France (commerce spécial).
- 1900. . . . 192.428 kilog. . . . 4.810.700 francs.
- 1901. ... 195.865 — . . . . 4.896.625 -
- 1902. . . . 189.254 — . . . . 4.731.350 —
- 1903. . . . 175.128 — . . . . 4.378.200 —
- 1904. . . . 195.938 — . . . . 4.898.450 —
- 1905. . . . 190.786 — . . . . 4.769.650 —
- 1906. . . . 163.336 — . . . . 4.900.080 —
- 1907. . . . 212.472 — . . . . 7.224.048 —
- 1908. . . . 185.535 — . . . . 6.308.190 —
- 1909. . . . 181.400 — . . . . 6.167.600 —
- 1910. . . . 203.600 — . . . . 6.922.400 —
- Le cinquième de nos exportations va généralement vers
- colonies, notamment l’Algérie et l’Indo-Chine.
- L’ensemble a pour clients tous les pays du monde, principalement : l’Angleterre, la Belgique, la Suisse, l’Amérique du Sud.
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- MAROQUINERIE
- Importations en France (commerce spécial).
- 1900. . . . 159.704 kilog. . . . 5.110.528 francs.
- 1901 .... 152.606 — . . . . 4.883 392 —
- 1902. . . . 170.664 — . . . . 5.461.248 —
- 1903. . . . 189.206 — . . . . 6.054.592 —
- 1904. . . . 182.537 — • . . . 5.841.184 —
- 1905 .... 197.100 — . . . . 6.307.200 —
- 1906. . . . 199.812 — . . . . 6.393.984 —
- 1907. . . . 194.697 — . . . . 6.619.698 —
- 1908. . . . 194.730 — . . 6.620.820 —
- 1909. . . . 219.300 — . . . . 7.456.200 —
- 1910. . . . 208.700 — . . . . 7.095.800 —
- Dans toutes ces importations, 1 a moitié vient d’Allemag
- l’autre moitié se partage à peu près également entre l’Angleterre et la Belgique.
- A la suite de ces tableaux, il importe d’établir quelle est actuellement la situation de la maroquinerie depuis la grande manifestation de 1900; quels ont été les progrès réalisés, soit dans le domaine artistique, soit dans le domaine purement industriel.
- Pour la maroquinerie proprement dite, telle que nous l’avons désignée dans la nomenclature qui précède, il résulte qu’en 1900 la France achetait à l’étranger des quantités importantes d’objets de maroquinerie, tandis qu’actuellement on peut affirmer que la France se suffit à elle-même, que ses importations sont réduites à quelques spécialités et que, d’autre part, ses exportations ont notablement augmenté. Ces résultats sont dus aux progrès réalisés par nos fabricants, avec une persévérance à laquelle nous devons rendre hommage. Ils se sont signalés par la création des modèles les plus artistiques, donnant ainsi un nouvel essor à notre maroquinerie de luxe.
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- A ce sujet, il est utile de faire remarquer que pour aider au développement du goût dans notre industrie, la Chambre syndicale de la maroquinerie, de la gainerie et des articles de voyage s’est imposé de lourds sacrifices en créant une école professionnelle, subventionnée aujourd’hui par le ministère du Commerce et la Ville de Paris.
- Cette école professionnelle de la maroquinerie a atteint le but qu’elle se proposait en formant des ouvriers d’élite, des contre-
- Machine à parer.
- maîtres habiles dans leur métier, tl n’est pas douteux qu’elle fournit aujourd’hui les meilleurs éléments pour la prospérité de la maroquinerie de luxe.
- La maroquinerie courante, c’est-à-dire celle qui comprend les articles de prix moyen, mis à la portée du grand public, a subi, elle aussi, une heureuse transformation provenant de la création d’outillages nouveaux, la machine remplaçant dans beaucoup de circonstances le travail jadis fait à la main.
- L’emploi de ces nouveaux outillages n’a pas eu pour conséquence, bien au contraire, de diminuer le nombre des ouvriers ou
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- ouvrières occupés dans cette industrie, mais simplement de permettre une production plus intense et plus en rapport avec les besoins actuels.
- Parmi ces machines nouvelles, il faut signaler au premier rang la machine à parer le cuir dont l’usage s’est universellement généralisé et a beaucoup facilité la fabrication.
- La parure, c’est-à-dire l’amincissement des cuirs au couteau, était un travail très long et très délicat; le recrutement des ouvriers pareurs se faisant difficilement, l’augmentation de la production était entravée.
- Il faut citer aussi les machines à coller, à sertir, à river, qui ont été des perfectionnemenls importants.
- Le nombre des ouvriers et ouvrières a augmenté d’environ 300/0.
- La moyenne des salaires, qui, en 1900, était pour les hommes de 6 à 9 francs, est actuellement de 8 à 11 francs. Les femmes, qui gagnaient de 3 fr. 50 à 5 francs, gagnent aujourd’hui de 4 fr. 50 à 7 francs.
- Le chiffre de la production s’est fortement accru. Nous attribuons cette augmentation aux progrès réalisés, mais aussi, pour une part notable, à un article, qui, sans être complètement nouveau, a pris depuis cinq ou six ans une extension considérable : nous voulons parler du sac de dame.
- Dans la production totale de la maroquinerie, le sac de dame occupe aujourd’hui la première place. De ce fait, se trouve légèrement diminuée la consommation des porte-monnaie et des bourses, le sac ayant généralement une poche spéciale destinée à contenir l’argent. Néanmoins, nous avons eu la satisfaction de constater qu’il n’a pas été un remplacement, mais une augmentation réelle et importante dans la fabrication de la maroquinerie.
- Inséparable aujourd’hui de la toilette féminine, le sac de dame est devenu un article de mode, se transformant chaque saison et présentant les aspects les plus divers.
- On comprend aisément l’engouement de la femme pour cet accessoire si joli et si pratique, qui lui permet, sans avoir l’incon-
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- vériient d’être lourd ni incommode, d’emporter tous les menus objets dont elle a besoin à chaque instant : argent, carnet de notes, mouchoir, clefs, glace, houppe à pondre, etc. Jadis, il n’était que l’objet de luxe, emporté en voyage et dans les déplacements de quelque importance. Aujourd’hui, il accompagne la femme partout; il fait, pour ainsi dire, partie d’eile-même. A la maison, en visite, en promenade, au théâtre, c’est un ami cher dont elle ne peut se séparer.
- Admirable complément du vêtement, s’harmonisant merveilleusement avec les coupes actuelles des robes, le petit sac a pénétré dans toutes les classes, depuis la petite ouvrière au salaire modeste, jusqu’à la femme du monde la plus élégante. Chaque saison voit changer les formes et les matières employées. Il se fait en cuir ou bien en étoffe, avec et sans broderie; il est grand ou il est petit; il a un fermoir double ou triple; des poignées très petites ou des anses mesurant jusqu’à 1 mètre.
- On s’est plu, dans cette variété infinie de modèles, à rappeler les sacoches du moyen âge, les réticules de la Renaissance, les petits sacs Louis XVI, Directoire, de toutes les époques, et on a su encore innover en faisant le sac moderne élégant et pratique.
- La confection du petit sac de dame occupe un nombreux personnel, composé d’ouvriers et d’ouvrières, appartenant à des corps de métiers très différents. Ce sont : les maroquiniers qui travaillent la peau; les pareurs qui l’amincissent; les piqueuses qui cousent entre eux les différents morceaux; les sertisseurs et les riveurs qui fixent la fermeture, etc. Ce sont aussi tous les ouvriers du fermoir : mécaniciens, découpeurs, estampeurs, doreurs, nickeleurs, polisseurs, soudeurs et monteurs.
- Nous ne voulons pas oublier en terminant d’adresser nos remerciements aux grands couturiers qui eurent un joui’ l’heureuse inspiration de supprimer les poches des robes afin de conserver à leurs toilettes des formes irréprochables. Ils ont ainsi mérité, sans s’en douter, la reconnaissance des maroquiniers, car « ce grand événement » fut le point de départ de cette mode sans cesse grandissante et dont nous envisageons l’avenir avec confiance puisqu’elle satisfait chezla femme des goûts naturels de confort etdecoquetterie.
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- Sacs brodés pour le théâtre.
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- LA GAI NERIE
- La gainerie française est d’origine très ancienne. Nous pouvons en suivre l’évolution depuis le moyen âge où déjà elle fut très prospère.
- Dès le règne de Louis XI, les gainiers français constituaient une corporation puissante par le nombre des artisans et par la valeur des œuvres produites.
- Nous avons conservé de cette époque et de celles qui la sui-
- Boîte à papier en maroquin, dorure genre ancien.
- virent des spécimens démontrant l’art avec lequel opéraient nos anciens maîtres. Ces objets sont toujours très recherchés par nos collectionneurs.
- En 1900, nous avons été à même d’admirer, dans l’exposition rétrospective de la Classe 98, un ensemble de boîtes, de nécessaires, de fourreaux, de coffrets, de tous les styles et de tous les âges.
- Les anciennes traditions ont été conservées par un certain nombre de gainiers dont les œuvres d’un goût artistique très sûr et d’un fini irréprochable ne le cèdent en rien à celles de leurs
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- devanciers. A côté de cette production artistique est né un nouveau genre d1 la gainerie industrielle, c’est-à-dire la fabrication par des
- Classeur en maroquin, dorure genre ancien.
- procédés modernes (machine, division du travail) de tous les objets : boîtes pour ortevrerie, écrins à bijoux, fourreaux, coffrets, dont l’ensemble constitue aujourd’hui l’industrie de la gainerie.
- OBJET DE GAINERIE
- Vide-poche.
- En 1900, le rapporteur de la classe 98 signalait une application nouvelle créée par un jeune industriel français, M. Proffit ; c’était la fabrication de boîtes de style moderne destinées àjrenfer-
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- mer les dentelles, la lingerie, les gants, les voilettes, les cols, les cravates, les mouchoirs.
- Le rapporteur de 1900 ne pouvait prévoir qu’une industrie comme la parfumerie accaparerait bientôt un grand nombre d’ouvriers pour confectionner les enveloppes des flacons d’essences qui paraissent d’autant plus précieux que l’écrin qui les enferme est plus joli et plus séduisant. Cette industrie consomme maintenant à elle seule plus de gainerie que toute autre, car, avec ses boîtes pour savons, parfums, fards, poudres, etc., tous articles de consom-
- OBJET DE GaINEKIE Boîte à gants.
- mation constante et qu’il faut journellement remplacer, il est nécessaire de fabriquer beaucoup plus de marchandises que lorsqu’il s’agit d’habiller et de mettre en valeur des objets qui ne disparaissent pas avec l’usage.
- Le besoin de luxe et de confort qui s’est révélé si nettement dans ces dernières années, a donné également à cette industrie une impulsion formidable. Mille bibelots de gainerie sont aujourd’hui les accessoires obligés de la vie courante.
- Quel est le plus modeste intérieur où il ne se trouve pas au moins un coffret dans lequel on renferme les objets auxquels on tient plus particulièrement ?
- La gainerie de fantaisie a suivi le mouvement en confectionnant des articles d’un usage très pratique, tels que les porte-brosses, porte-montres, porte-allumettes, buvards, classeurs, bloc-notes, liseuses, boîtes à papier, à cartes, à épingles, etc.., dont la vulgarisation a été très rapide.
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- La fabrication des gaines pour appareils photographiques occupe également un nombre important d’ouvriers.
- Si nous comparons maintenant la situation actuelle delà gaine-rie avec celle qu’elle occupait en 1900, 'nous constatons qu’elle est en progrès réel tant au point de vue artistique qu’au point de vue industriel.
- Les beaux cofïrets gainés recouverts en cuir avec ornementation au petit fer sont toujours appréciés des connaisseurs, et les boîtes, buvards, classeurs, produits par les artistes, à la tête desquels se place M. Saint-André de Lignereux, ont provoqué notre admiration dans les differents salons où ils ont été exposés.
- Dans l’ordre industriel, la gainerie française a suivi le mouvement qui porte les fabricants soucieux de progrès à produire mieux et à meilleur marché, aussi bien par l’adaptation de nouveaux outillages, que par une division du Iravail mieux comprise.
- Il en résulte que la production a beaucoup augmenté. Cet accroissement est dû à la diversité des articles inventés et à l’application d’objets gainés à de nouvelles industries telles que la photographie et la parfumerie.
- Le chiffre d’affaires, évalué en 1860 à 2 800 000 francs, en 1900 à 5 millions, est aujourd’hui d’environ 10 millions d’après les renseignements fournis par M. Emile Profîit, Président de la Chambre syndicale de la maroquinerie, de la gainerie et des articles de voyage.
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- L’ARTICLE DE VOYAGE
- Cette industrie comprend les malles, les valises, les sacs de voyage, les sacs à trousse, les trousses, les gibecières, les sacoches.
- A toutes les époques, il est certain que les voyageurs emportaient avec eux des caisses ou des enveloppes de confection tout à fait rudimentaire destinées à renfermer leurs vêtements, leur nourriture, des armes de réserve et des marchandises.
- Malle-armoire française.
- Jusqu'aux guerres de l’Empire, les voyages étaient toutefois assez rares, par suite de la difficulté des communications et de l’insécurité des routes. Le nombre des personnes n’ayant jamais quitté leur ville était très grand, tandis que l’on pouvait citer celles qui entreprenaient d’aller au loin pour leurs plaisirs ou leurs affaires. Mais, dès Napoléon 1er, les déplacements continuels des armées ou
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- des diplomates firent naître le besoin d'emporter avec soi d’une façon plus pratique les objets nécessaires, et à cette époque commença la fabrication de la malle et des boîtes de voyage.
- Ce n’est pourtant que sous Louis-Philippe, au moment de la création des lignes ferrées, que cette industrie prit une véritable extension dont on put voir ia manifestation à l’Exposition de 1855.
- Depuis cette date, la fabrication de l’article de voyage a été sans cesse en augmentant, en raison même de la facilité avec laquelle on peut voyager.
- Nous sommes loin du temps où l’homme vi vait et mourait dans son village, dépassant à peine la route qu’il pouvait faire à pied.
- Aujourd’hui ce n’est plus le riche seulement qui se déplace, mais aussi le plus humble des artisans. De là, le développement colossal de cette industrie.
- La fabrication de l’article de voyage se divise en deux spécialités bien distinctes :
- 1° Les malles, en bois, en osier, recouvertes de cuir ou de toile, destinées à contenir les vêtements et le linge.
- 2° Les valises, sacs de voyage, sacs à trousse, trousses, appelés à recevoir les petits objets de toilette ou autres que l’on conserve près de soi.
- De 1845 à 1860, les malles les plus répandues étaient en carton recouvert de cuir, ou toutes en gros cuir, ou en carton recouvert de toile munie de fers demi-ronds. Les modèles ne sont plus en usage, car ils se déformaient au premier choc.
- De nos jours, les fabricants se sont arrêtés à quatre types de malles :
- La malle française, d’après les modèles de Louis Vuitton ;
- La malle allemande, d’après les modèles de Madler, de Leipzig ;
- La malle anglaise, ou panier d’osier recouvert de toile ;
- La malle américaine inspirée des types français.
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- industrie de la maroquinerie
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- Ces quatre genres, par suite des nouveaux besoins des touristes, ont donné naissance à de nombreux spécimens, tels que les malles pour robes, pour chapeaux, pour chemises, pour chaussures.
- Il existe deux catégories de malles pour robes :
- Malle américaine.
- 1° La malle plate, avec compartiments, permettant l’emballage et comprenant souvent un châssis spécial divisé en nombreuses cases pour les accessoires, tels que corsets, lingerie, foulards, éventails, mouchoirs, chapeaux, etc.
- 2° La malle-armoire, dans laquelle les robes emballées par suspension sont supposées voyager debout, offrant à l’arrivée une
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- véritable penderie. Celte armoire est souvent agrémentée de petits compartiments pour les accessoires de toilette et elle est employée également par les hommes.
- Les malles pour chapeaux sont peut-être les seules sur lesquelles la mode ait eu une influence sérieuse.
- Les véritables bijoux, qui sortent chaque jour des mains habiles de nos modistes parisiennes, varient tellement et si souvent de formes et de dimension, que le vieux système à champignons a dû être abandonné pour le modèle à cage qui peut recevoir les chapeaux, grands ou petits, sans crainte de détérioration.
- Une de nos élégantes mondaines a imaginé une modification des plus intéressantes à la cage moderne en rendant tous ses côtés mobiles et en la complétant par un ingénieux système de suspension, pour ranger le chapeau à l’hôtel.
- Le sac de voyage en cuir avec fermoir en métal ne date que de 1845.
- La fabrication du fermoir était faite par des serruriers et la confection du sac était entre les mains de quelques spécialistes.
- De nos jours, les fermoirs se font dans des usines à vapeur, avec des outillages puissants et perfectionnés et les sacs sont produits par d’importantes fabriques qui se sont tout spécialement créées pour répondre aux besoins actuels.
- Les peaux employées dans cette industrie sont : le mouton, la chèvre, la vache, le porc et, en petite quantité, le crocodile.
- Les articles de prix modérés sont faits en toile et en simili
- cuir.
- Les modèles de sacs sont très nombreux, mais ils peuvent, cependant, se ramener à quatre types principaux :
- 1° Le « City », de forme réduite, qui sert aux besoins journaliers et dans les petits déplacements ;
- 2° Le « Squarmouth », déjà plus grand et qui peut contenir du linge et des objets de toilette pour un voyage de quelques jours;
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- 3° Le «Jumelle», d’une contenance supérieure et qui permet d’emporter des vêtements de rechange;
- 4° La «Mallette», sorte de petite malle destinée aux mêmes usages que le sac Jumelle.
- La trousse de voyage et le sac à trousse contiennent tous les objets de toilette : flacons, brosses, boîtes à poudre, à pâte, à savon, rasoirs, fers à friser, limes, ciseaux, etc.
- Ces articles se font avec garniture argent ou or, brosserie ivoire ou écaille, et sont parfois de véritables œuvres d’art atteignant des prix très élevés. Ils ne sont pourtant pas réservés uniquement aux personnes fortunées, et l’on est arrivé à constituer des objets pratiques, solides, à la portée de toutes les bourses.
- L’article de voyage a suivi régulièrement le développement des moyens de transport.
- Si nous interrogeons les directeurs des Compagnies de chemins de fer, ils nous diront que le chiffre des voyageurs a augmenté depuis 1900 dans d’énormes proportions.
- La fabrication de l’article de voyage n’a pas manqué de progresser en même temps que le trafic.
- L’industrie française de l’article de voyage était principalement représentée à Turin par M. Vuitton, c’est-à-dire par un des fabricants qui ont fait faire le plus de progrès à cette industrie, et dont les produits solides et élégants sont connus et appréciés dans le monde entier.
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- LES FERMOIRS
- L’industrie des fermoirs pour porte-monnaie, bourse, porte-cigares, sac de dame, sac de voyage, s’est développée en même temps que les industries de la maroquinerie et de l’article de voyage.
- Avant 1870, la France était le centre principal de production.
- Depuis cette époque, des usines importantes se sont montées en Allemagne, en Autriche, en Italie et en Amérique.
- Les fermoirs sont découpés, cambrés et emboutis mécaniquement.
- Les progrès réalisés par la chimie et l’électricité permettent de les nickeler, de les dorer, de les argenter, de les oxyder très rapidement et très avantageusement sans nuire à leur qualité.
- Cette industrie occupe à Paris environ 1 700 ouvriers.
- Les salaires ont sensiblement augmenté. Les hommes gagnent de 6 à 10 francs; les femmes, de 4 à 5 francs.
- La Fi ance et l’Allemagne sont les deux seuls pays qui soient parvenus à exporter.
- LE CADRE PHOTOGRAPHIQUE
- C’est vers 1860 que les premiers albums pour photographie firent leur apparition à Paris.
- Les maroquiniers et les gainiers avaient imaginé de relier des encadrements, en cuir, en étoffe ou en papier, et d’en former des volumes.
- Cette industrie connut vingt années de grande prospérité, mais dès 1880 sa décadence commença en raison du goût nouveau qui se manifestait de présenter les photographies dans des cadres ainsi qu’on le faisait jadis pour les miniatures.
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- ce
- Coffret renaissance française de AI. Saint-André de Lignereux. Collection de la Ville de Paris
- (Musée Galliéra.)
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- Une autre cause de la diminution de l’usage de l’album était que dans ce volume relié les photographies portant les unes sur les autres se détérioraient rapidement.
- L’usage du cadre supprimait cet inconvénient et de plus la photographie était protégée par un verre contre toute altération.
- La tendance actuelle est à l’emploi d’un grand cadre appelé pêle-mêle qui permet de voir d’un seul coup d’œil un assez grand nombre de photographies.
- Longtemps la France eut presque le monopole de la fabrication de l’album et du cadre.
- Aujourd’hui tous les pays sont producteurs et se suffisent à eux-mêmes.
- La France n’a conservé sa supériorité que dans l’article de luxe.
- Les cadres photographiques et les pêle-mêle se font en bois : acajou, chêne, hêtre, citronnier; en tissu: peluches, damas, étoffes anciennes ou imitant l’ancien, en bronze doré ou argenté.
- Les corps de métier qui concourent à la confection de ces articles sont les gainiers, les cartonniers, les doreurs sur cuir, les découpeurs, estampeurs et graveurs sur métaux, les brunisseuses, les vernisseuses, les bijoutiers, etc.
- Cette industrie n’a peut-être pas progressé au point de vue du chiffre d’affaires, mais le nombre des objets fabriqués a augmenté par suite du prix modique des photographies.
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- L’INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE
- EN ITALIE
- Avant 1870, les Italiens étaient presque entièrement tributaires de la France et de l’Allemagne. Ils ne produisaient que quelques portefeuilles très ordinaires et d’un prix peu élevé.
- C’est vers cette époque que quelques maisons entreprirent la fabrication d’articles plus fins et firent venir, à cet effet, des ouvriers étrangers, Viennois pour la plupart.
- La fabrication de la peausserie n’étant pas encore arrivée chez eux à un degré de perfectionnement suffisant, les Italiens achetaient leurs peaux en France et en Allemagne ; il en était de même pour les fermoirs.
- Depuis vingt ans, l’industrie des articles bon marché s’est développée grandement. Les fabricants ont pu utiliser les peaux indigènes, et, pour cesser d’être tributaires de l’étranger, ils ont créé des petites usines de fermoirs.
- Leurs outillages, moins précis que les outillages français ou allemands, l’inexpérience de leurs ouvriers polisseurs, régleurs, monteurs, soudeurs, ne leur permirent, au début, qu’une fabrication très ordinaire.
- A l’Exposition de Turin, nous avons pu examiner leurs produits et nous avons constaté que, dans ces dernières années, les Italiens avaient fait de sérieux progrès et que leur fabrication moyenne, sans atteindre encore la perfection des articles français ou allemands, s’était notablement améliorée.
- Nous croyons donc qu’ils ne tarderont pas à lutter à armes égales avec leurs concurrents étrangers en fabriquant des produits soignés et avantageux.
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- Il n’est pas douteux que, dans un délai relativement court, la maroquinerie italienne qui, pour le présent, est presque uniquement inspirée par la fabrication allemande, ne vienne, en augmentant la qualité de ses marchandises et en s’inspirant du goût français, prendre une place très importante dans l’industrie internationale.
- Les articles principaux fabriqués actuellement par les Italiens sont : les bourses bon marché, les porte-cartes, certains genres de porte-monnaie et de pochettes, quelques sacs de voyage, sacs de dames et objets de gainerie.
- Les Italiens ne créent pas de nouveautés, ils prennent leurs modèles soit en France, soit en Allemagne. Ce n’est pas qu’ils manquent d’originalité, mais ils ne sont qu’au début de leur production.
- L’Italie est donc tenue encore aujourd’hui d’acheter à l’étranger une grande partie des articles qu’elle consomme.
- Nous ne voulons pourtant pas terminer ce rapide aperçu sans rendre un hommage mérité aux efforts persévérants des fabricants italiens qui ont réussi à créer si rapidement une industrie nouvelle dans leur pays.
- En consultant les statistiques italiennes que nous publions ci-après, nous remarquons que l’exportation de la maroquinerie est assez importante, mais il est certain que dans cette statistique on a confondu une multitude d’objets en cuir qui ne sont pas de la maroquinerie, car l’Italie n’exporte que quelques articles dans l’Amérique du Sud.
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- ITALIE ">
- VALISES DE CUIR. — Non garnies d’objets de toilette
- IMPORTATIONS EXPORTATIONS
- PROVENANCES QUANTITÉS VALEURS DESTINATIONS QUANTITÉS VALEURS
- A I.T.KM A (INK . . Unités 883 41 41 35 55 Francs 39.735 1.845 1.845 1.575 2.475 Égypte Unités 230 225 195 193 130 121 Francs 5.980 5.850 5.070 5.018 3.380 3.146
- France Tunisie
- Angleterre Portugal
- Etats-Unis Érythrée
- Autres pays Totaux 1910... Importât, antérieures : 1909 Turquie d’Europe Suisse Totaux 1910... Exportât, antérieures : 1909
- 1.055 1.003 825 838 1.171 47.475 25.075 18.975 19.274 35.130 1.094 50 90 1.443 8.600 28.444 1.250 2.070 33.189 197.800
- 1908 1998
- 1907 1907
- 1906 1906
- OBJETS DIVERS EN CUIR. — Non compris les selles, les gants, les chaussures et les courroies de transmission
- IMPORTATIONS EXPORTATIONS
- PROVENANCES QUANTITÉS VALEURS DESTINATIONS QUANTI] ÉS VALEURS
- Allemagne Quintaux 1.347 1.025 331 186 170 98 82 14 Francs 1.616.400 1.230.000 397.200 223.200 204.000 117.600 98.400 16.800 Belgique Quintaux 4.243 2.572 750 240 137 35 46 61 Francs 4. 879.450 2.957.800 862.500 276.000 157.550 40.250 52.900 70.150
- France Angleterre
- Angleterre Allemagne
- Autriche- Hongrie Suisse Autriche-Hongrie Pays-Ras
- États-Unis Argentine
- Belgique Suisse
- Autres pays Égypte
- Totaux 1910... Importât, antérieures : 1909 Autres pays Totaux 1910... Exportât, antérieures : 1909
- 3.253 2.970 3.019 2.566 2.258 3.903.600 2.970.000 2.868.050 2.437.700 1.693.500 8.084 1.819 552 653 426 9.2S6.600 1.819.000 524.400 620.350 319.500
- 1908 1908
- 1907 1907
- 1906 1906
- (1) Movimento Commercial del Regno d’Ilalia (Ministero delle Finanze).
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- LES PRINCIPALES MODES DE SACS DE DAMES DEPUIS 1900
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- INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE
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- ITALIE
- MERCERIE FINE DE CUIR
- IMPORTATIONS en 1912" — Commerce spécial
- PROVENANCES QUANTITÉS VALEURS
- Autriche-Hongrie 2.165 kil. 61.560 fr.
- Fpance 830 » 19.920 »
- Allemagne 2.593 « 62.232 »
- Angleterre 89 » 2.136 »
- TOTAUX... 5.677 « 145.848 »
- Importations antérieures :
- 1909 3.455 « 82.920 »
- 1908 4.465 » 107.184 »
- 1907 2.690 » 55.145 >»
- 1906 . 2.846 « 58.343 »
- EXPORTATIONS en 1912. — Commerce spécial.
- DESTINATIONS QUANTITÉS VALEURS
- Autriche-Hongrie 125 kil. 2.625 fr.
- France 60 » 1.260 »>
- Allemagne 190 » 3.990 »
- Angleterre 65 « 1.365 »
- Grèce 142 »» 2.961 «
- Roumanie 157 » 3.297 »
- Suisse 147 » 3.087 «
- Turquie d’Europe 210 » 4.410 »
- Rep. Argentine 303 « 6.363 »
- totaux... 1.399 » 29.358 »
- Exportations an térieures :
- 1909 1721 »> 36.141 »
- 1908 301 « 6.321 «
- 1907 551 « 11.295 »
- 1906 551 » 11.295 »
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- GROUPE XXII. — CLASSE 140-B
- L’INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE EN ALLEMAGNE
- La fabrication de la maroquinerie, de la gainerie, des articles de voyage et du fermoir s’est beaucoup développée en Allemagne depuis vingt-cinq ans.
- Les principaux centres de production sont : Offenbacb, Berlin, Francfort, Leipzig et Munich.
- De toutes les fabrications mondiales, la plus puissante est certainement celle d’Offenbach où l’on peut compter actuellement 92 maisons produisant les porte-monnaie, les bourses, les sacs de dames, les sacs de voyage, et une vingtaine d’usines fabriquant des fermoirs de tous genres.
- L’industrie allemande, outillée pour une production intensive, a subi dans les vingt dernières années une atteinte dans son exportation en raison des droits presque prohibitifs de la Russie et du développement industriel des Etats-Unis qui produisent presque tous les articles de maroquinerie.
- Actuellement, elle exporte dans beaucoup de pays, mais principalement en Angleterre et en Italie. *
- La maroquinerie allemande n’était pas représentée à l’Exposition de Turin.
- Des quatre exposants de ce pays, les deux principaux fabriquent de la gainerie et des accessoi-res.
- Il est à regretter que les maisons allemandes n’aient pas cru devoir envoyer à Turin des spécimens d’une fabrication qui, comme quantité, est la première du monde.
- Les statistiques suivantes montrent, d’après les documents officiels, les mouvements des importations et exportations allemandes pour les articles de sellerie et de maroquinerie.
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- ALLEMAGNE
- IMPORTATIONS DES ARTICLES DE SELLERIE ET DE MAROQUINERIE
- (Commerce spécial.)
- PROVENANCES 1911 1910 1909 1908 1907
- TONNES MARKS TONNES MARKS TONNES MARKS TONNES MARKS TONNES MARKS
- Belgique 125 » 105 1.578.000 139 1.844.000 106 1.355.000 83 1.241.000
- France 119 » 159 2.382.000 163 2.305.000 223 3.187.000 163 2.450.000
- Angleterre .. 116 » 111 1.665.000 114 1.582.000 109 1.429.000 88 1.322.000
- Autriche-Hongrie 63 )) 62 927.000 66 946.000 62 882.000 69 1.031.000
- États-Unis 53 )) 68 1.018.000 65 898.000 52 725.000 69 1.034.000
- 476 10.464.000 505 7.570.000 547 7.575.000 552 7.578.000 472 7.078.000
- (1) Statistik des Deutschen Reichs.
- Ci
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- ALLEMAGNE01
- EXPORTATIONS DES ARTICLES DE SELLERIE ET DE MAROQUINERIE
- (Commerce spécial.)
- DESTINATIONS 1911 1910 1909 1908 1907
- TONNES MARKS TONNES MARKS TONNES MARKS TONNES MARKS TONNES MARKS
- Angleterre 1.831 )) 1.929 11.390.000 1.866 13.124.000 1.667 14.570.000 1. 261 8.579.000
- Suisse 411 )) 385 3.328.000 343 3.070.000 298 2.593.000 287 2.326.000
- Italie 276 )) 403 2.403.000 338 2.183.000 208 1.605.000 245 1.623.000
- Autriche-Hongrie 334 )) 296 2.758.000 212 1.943.000 185 1.810.000 193 1.889.000
- Hollande 414 » 380 2.081.000 299 1.570.000 252 1.407.000 266 1.547.000
- France 110 )) 105 1.323.000 96 1.187.000 88 1.134.000 113 1.472.000
- Etats-Unis 94 » 93 899.000 104 1.041.000 93 826.000 192 1.472.000
- Relgique 152 )) 236 1.357.000 193 1.022.C00 174 777.000 126 651.000
- Suède 179 '> 151 1.257.000 111 945.000 210 1.195.000 176 1.442.000
- République Argentine . .. 222 )) 204 1.772.000 129 962.000 110 806.000 101 818.000
- Russie d’Europe 104 )) 8! 826.000 101 86 L.000 101 1.125.000 74 710.000
- Danemark 140 )) 146 1.186.000 108 841.000 150 1.084.000 no CD 1.112.000
- Australie 137 )) 71 572.000 78 629.000 58 502.000 66 545.000
- 4.404 40.323.000 4.480 31.152.000 3.978 29.378.000 3.594 29.434.000 3.265 24.186.000
- (1) Statistik des Deutschen Reichs. — Les valeurs par pays ne sont pas encore établies pour 1911.
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- INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE
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- LA MAROQUINERIE EN AUTRICHE-HONGRIE
- La maroquinerie autrichienne, dont la renommée fut autrefois très grande, vient encore en bon rang dans la fabrication mondiale. Elle s’est spécialisée dans la maroquinerie souple de grand luxe ; Je fini de ses articles a une réputation universelle. On compte à Vienne plus de 60 usines fabriquant la maroquinerie. Les autres centres de production sont Prague et Budapest.
- Nous donnons ci-aprèsles relevés des exportations autrichiennes d’après les statistiques de l’Empire pour les quatre années 1907 à 1910 inclus. On verra que si les exportations faiblissent, elles n’en représentent pas moins encore un chiffre d’affaires très important.
- Pour ce pays également, nous regrettons que les plus grosses maisons de Vienne et de Budapest n’aient pas pris part à ce grand tournoi international de Turin qui leur eût permis d’affirmer une fois de plus leur incontestable valeur.
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- GROUPE XXII. — CLASSE 140-B
- AUTRICHE-HONGRIE
- EXPORTATION DES ARTICLES DE MAROQUINERIE EN CUIR, TOILE CIRÉE et TISSUS (Commerce spécial.)
- Articles avec montures en fer et en acier (à l’exception du fer et de l’acier nickelés ou recouverts d’autres métaux communs) même combinés avec d’autres matières ordinaires ou fines.
- i 9 I o
- DESTINATIONS
- kilogrammes COURONNES
- Allemagne 4.500 24.750
- Egypte 4.300 23.650
- Italie 2.700 14.850 13.200
- Russie d’Europe 2.400
- Chine 2.300 12.650
- Turquie d’Asie 1.100 6.050
- Turquie d’Europe 600 3.300
- Roumanie 1.000 5.500
- Angleterre 300 1.650
- France 300 1.650
- Totaux 1910 19.500 107.250
- — 1909 10.800 59.400
- — 1908 26.500 145.750
- — 1907 17.900 98.450
- Articles avec montures en métaux autres que ceux dénommés ci-dessus (à l’exclusion
- des métaux précieux), même combinés avec des matières communes ou fines.
- i 9 I o
- DESTINATIONS
- KILOGRAMMES COURONNES
- Allemagne 13.700 91.790
- Hambourg (port franc) 3.800 25.460
- Italie 4.300 27.090
- Indes Anglaises 3.400 21.420
- Japon 2.700 17.010
- France 2.400 15.120
- Suisse 2.300 14.490
- Roumanie 2.200 13.860
- Russie d’Europe 1.900 11.970
- Turquie d’Europe 1.400 8.820
- République Argentine 1.200 7.560
- Belgique 1.200 7.560
- Totaux 1910 40.500 262.150
- — 1909 31.900 206.810
- — 1908 29.500 186.090
- - 1907 40.400 257.060
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- INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE
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- AUTRICHE-HONGRIE
- EXPORTATION DES ARTICLES DE MAROQUINERIE EN CUIR, TOILE CIRÉE ET TISSUS
- (Commerce spécial.)
- Les mêmes articles combinés avec des matières très fines.
- DESTINATIONS 1910
- KILOGR. COURONNES
- Allemagne 6.100 86.620
- Roumanie 2.100 29.820
- Italie 1.900 26.980
- Brême (port franc) * 1.800 25.560
- Russie d’Europe 1.700 24.140
- France 1.600 22.720
- Suisse 1.200 17.040
- Hamrourg (port franc) 700 9.940
- Angleterre 600 8.520
- Egypte 500 7.100
- Belgique 400 5.680
- Totaux 1910. .. 18.600 264.120
- « 1909... 15.500 220.100
- ». 1908... 15.800 224.360
- 1907... 17.800 252.760
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- GROUPE XXII. — CLASSE 140-B
- AUTRICHE-HONGRIE
- EXPORTATION D’ARTICLES DE FANTAISIE ENTIÈREMENT EN CUIR pesant moins de i kil.
- DESTINATIONS 1910
- KILOGR. | COURONNES
- Egypte 20.800 349.440
- Hambourg (port franc) 21.000 344.400
- Brême (port franc) 15.800 259.120
- Allemagne 10.600 171.720
- Angleterre 10.900 185.300
- Turquie d’Europe 5.600 91.280
- Etats-Unis 5.300 89.040
- Roumanie 5.300 86.390
- Italie 4.600 74.980 j
- Russie d’Europe 4.200 68.460
- France 3.200 52.160
- Suisse 1.800 29.340
- Turquie d’Asie 2.400 39.120
- Mexique 2.300 37.490
- | Rép. Argentine 2.400 39.120
- ! Hollande 1.800 29.340
- Belgique 1.600 26.080
- TOTAUX 1910... 119.600 1.972.780
- i » 1909... 129.500 2.133.550
- >» 1908... 136.000 2.233.770 !
- » 1907.. 202.000 3.341.520 j
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- INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE
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- L’INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE EN ANGLETERRE
- L’Angleterre importe presque tous les objets de maroquinerie et de gainerie nécessaires à sa consommation.
- Elle crée peu de nouveaux modèles et elle est restée spécialisée dans la fabrication de quelques porte-billets, porte-monnaie et divers autres objets en cuir dans des peaux très fines avec ornementation d’argent ou d’or.
- En ce qui concerne le sac de voyage, les Anglais furent, avant 1860, les producteurs les plus importants et ils fabriquent encore aujourd’hui la plupart des articles qu’ils consomment, mais la supériorité qu’ils avaient sur les autres nations leur est maintenant disputée par la France et par l’Allemagne.
- Si l’on cherche à se rendre compte, par l’examen des statistiques anglaises, des mouvements du commerce extérieur de la Grande-Bretagne en ce qui concerne la maroquinerie, tant à l’importation qu’à l’exportation, on constate que cette rubrique spéciale n’existe pas. Nous ne donnons donc les chiffres qui suivent que sous toutes réserves.
- Ils ont été puisés aux sources officielles, mais il est évident qu’une confusion s’est produite, puisque l’Angleterre y apparaît comme exportant une grande quantité d’objets de maroquinerie, ce qui est contraire à la vérité.
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- GROUPE XXII. — CLASSE 140 B
- ANGLETERRE (,)
- IMPORTATION DES ARTICLES EN CUIR non dénommés (à l’exception des chaussures, gants, courroies de transmission et cuirs pour machines) (Les quantités ne sont pas indiquées)
- PROVENANCES VALEURS EN LIVRES STERLING
- 1906 1907 1908 1909 1910
- Allemagne 515.981 561.110 556.148 604.589 519.431
- États-Unis 27.725 18.809 18.636 28.214 31.319
- France 22.845 20.449 21.457 20.879 26.300
- Autres pays 38.863 41.160 49.965 18.557 16.767
- Totaux 605.414 641.528 646.206 672.239 593.817
- EXPORTATIONS (Commerce spécial). Produits exclusivement
- de fabrication anglaise
- (Les quantités ne sont pas indiquées)
- VALEURS EN LIVRES STERLING
- DESTINATIONS
- 1906 1907 1908 1909 1910
- États-Unis 34.728 33.436 30.799 39.297 50.684
- France 13.016 14.455 21.329 31.555 30.492
- Allemagne 29.225 29.560 25.198 25.053 27.992
- Pays-Bas 9.209 8.719 8.206 10.549 13.127
- Répurlique Argentine 14.656 12.938 13.181 13.873 19.073
- Belgique 12.005 8.471 9.335 9.832 11.623
- Colonies anglaises. .. . 246.093 240.649 218.727 223.010 269.157
- Totaux 358.932 348.228 326.775 353.169 422.148 !
- (1) Annual Statement of the Trade of the United Kingdom.
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- INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE
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- L’INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE AUX ÉTATS-UNIS
- La fabrication de la maroquinerie n’existait pas en Amérique avant 1870.
- Grâce à la protection de tarifs douaniers atteignant 40 et 50 0/0 de la valeur des marchandises, les industries se sont créées et développées très rapidement.
- New-York, Lynn, Boston, Peabody, Philadelphie et Wilming-ton sont les principaux centres de production.
- L’Amérique exporte peu; son unique débouché est le Canada. Sa production est considérable, en raison de sa population, et ses usines puissantes sont aussi importantes que celles qui existent en Europe.
- Les statistiques américaines ne contiennent pas de rubrique spéciale à la maroquinerie.
- Nous donnons ci-après, à titre d’indication, les chiffres d’importation et d’exportation des articles manufacturés en cuir autres que les gants, chaussures, sellerie et harnais :
- Importations en 1911. . . Valeur: 936 530 dollars (1)
- Exportations en 1911. . . Valeur : 1 969 892 dollars
- (t) Foreign commerce and navigation of the United States. Department of Commerce and Labor.
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- COMPOSITION DU JURY INTERNATIONAL
- Président . . . . MM.
- Vice-Président .
- Rapporteur général . Rapporteur pour la France. Membres................
- Adolphe HERMÈS (France). BUSH (Angleterre).
- Giovanni CASTAUDI (Italie). Gaston AMSON.
- VA RD A (Italie).
- GALLI (Italie).
- Martino NEUMEYER (Allemagne). Gustav WOTT1TZ (Hongrie). VINCHE (Belgique).
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- GROUPE XXII. — CLASSE 140-B
- CLASSE 140 B
- HORS CONCOURS
- AMSON et Fils, 68, rue de la Folie-Méricourt, à Paris.
- Maison fondée en 1843 par Gabriel Amson, l’un des créateurs de l’industrie de la maroquinerie.
- Ses fils, Arthur et Georges Amson, lui succédèrent en 1879 et contribuèrent beaucoup à sa prospérité.
- Actuellement, elle est dirigée par M. Georges Amson et ses deux fils, MM. Robert et Gaston Amson.
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- INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE
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- RÉCOMPENSES
- GRANDS PRIX
- M. BONNET C. (Maison Isakoff), 10, boulevard de la Madeleine, Paris, exposait des articles de maroquinerie, gainerie et voyage qui ont fait la réputation de cette maison, fondée en 1853.
- Les porte-monnaie, porte-cartes, porte-cigares, pochettes en cuir de Russie rouge, montés sur or ou argent, sont surtout la spécialité de l’excellente fabrication de M. Bonnet. Titulaire de grands prix aux expositions antérieures de Bruxelles et de Londres, M. Claude Bonnet s’est vu confirmer ces récompenses à l’Exposition de Turin.
- Cie DES CLOUS “AU SOLEIL”, 79, boulevard Richard-Le-noir, Paris. Vitrine composée de serrures, fermoirs, rivets, clous, pointes, etc. Quincaillerie spéciale pour malles, valises, sacs, maroquinerie, vannerie et tous articles de voyage. Cette maison est une des premières de France pour la fabrication des clous dorés ou argentés et elle expose ses produits de la façon la plus artistique en tableau formant dessin d’un agréable ensemble.
- Participante des différentes Expositions qui se sont succédé depuis Vienne 1873, jusqu’à cette Exposition de Turin, la Compagnie des Clous “ Au Soleil ” a remporté les plus hautes récompenses dont le Grand Prix à Buenos-Aires en 1910 et à Bruxelles en 1911.
- En exposant dans les deux divisions de la Classe 140, cette Société tenait à montrer les usages multiples que peut recevoir, en sellerie comme en maroquinerie, l’article soigné qu’elle produit dans les meilleures conditions. Un diplôme de Grand Prix, décerné par le Jury, devait, une fois de plus, récompenser ses efforts.
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- GROUPE XXII. — CLASSE 140-B
- M. PRÉVOST (Lucien), fabricant de fermoirs, à Paris, 16 rue Claude-Decaen, exposait des fermoirs pour porte-monnaie, porte-cigares, boîtes, bourses, blagues, petits sacs, d’une diversité infinie et d’une remarquable élégance alliée à la plus grande solidité.
- Cette maison s’est signalée par la création d’outillages spéciaux et par les nombreux perfectionnements qu’elle a apportés à l’industrie des fermoirs. M. Prévost occupe environ 400 ouvriers et ouvrières et ses produits sont très appréciés en France et à l’étranger.
- M. E. PROFFIT, gaînerie, ébénisterie, articles de fantaisie, 31, avenue de la République, à Paris. Déjà titulaire de médailles d’Or aux expositions de Paris 1900, Saint-Louis 1904 et Liège 1905, Grand-Prix à Bruxelles en 1910, cette maison, parla récompense qu’elle s’est vu décerner parle Jury, trouve une juste sanction de ses efforts persévérants dans la création de ses articles réputés universellement pour leur beauté.
- En dehors des petits meubles fantaisie du goût le plus pur, la maison E. Proffit fabrique les boîtes à gants, les cadres photographiques, les sacs brodés pour la ville et le théâtre et, en général, toutes les nouveautés élégantes qui se présentent décorées de dessins artistiques et gainées des plus riches étoffes. Une exposition de ces divers articles, tous marqués au coin de la distinction la plus absolue, ne pouvait manquer de provoquer l’admiration des membres du .Jury et de valoir à leur auteur la plus haute récompense.
- M. VUITTON (Georges), maison Louis Vuitton, 1, rue Scribe, à Paris, succursales à Londres, à Nice et à Lille, exposait des articles de voyage et de maroquinerie.
- Les modèles de malles de cette maison sont appréciés dans le monde entier. Dans l’envoi de M. Vuitton, on pouvait remarquer la malle « Idéale », modèle spécial pour hommes donnant, dans un seul colis, la malle à chaussures, la malle à vêtements et celle à
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- INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE
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- chapeaux. En outre d’une collection de petits sacs de dames, on pouvait remarquer également le sac chauffeur, ou malle destinée à contenir les pneus de rechange pour automobiles.
- FRANZI ORESTE ET CIE, à Milan. Première maison d’Italie, fondée en 1864, exposait tous les genres de valiserie vide et avec nécessaire depuis le type le plus simple jusqu’au plus luxueux; des articles en peau tels que portefeuilles, porte-monnaie, buvards, etc.; une grande variété de nécessaires, porte-cols, porte-flacons; des meubles étagères type anglais et des petits meubles de fantaisie en acajou ; des pièces d’argenterie et d’orfèvrerie.
- Cette importante fabrique obtint de nombreuses récompenses aux expositions universelles et notamment une médaille d’or à Paris en 1900.
- Exposant dans trois sections, la Société Franzi Oreste et Cle remporta le Grand-Prix pour sa maroquinerie, une médaille d’or pour ses meubles et une autre médaille d’or pour son argenterie.
- GALIMBERTI (Giovanni), à Bergame (Italie). Maison fondée en 1864 à Turin, transférée à Bergame, spécialisée dans la reproduction des objets d’art anciens, exposait des cuirs artistiques de haute valeur d’après les écoles de Cordoue, de Venise, de Florence et du Piémont.
- Les cinq vitrines à double face, où cette maison présentait ses cuirs dans le Pavillon des industries artistiques, contenaient des portefeuilles, des liseuses, des tapisseries murales, des coffres et, notamment, des panneaux et bas-reliefs en peau repoussée à la main, d’uu travail très remarquable.
- KRAFFT Gebruder, Farnau (Allemagne). Exposition d’articles en cuir d’un travail très soigné.
- CROCKETT and JONES, à Northampton (Angleterre), exposait des chaussures de grand luxe fabriquées avec les cuirs les plus riches.
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- GROUPE XXII. — CLASSE 140 B
- BURROUGHS WELCOME et Cie, Londres (Angleterre). Cette fabrique, fondée en 1878, est une des premières du monde pour la fabrication des pharmacies de voyage et des trousses de poche pour la chirurgie. Elle s’est spécialisée dans la fabrication des équipements pour voyageurs, explorateurs et médecins attachés aux expéditions. Son envoi consistait principalement en trousses contenant des flacons, des bandes de pansement, des tubes de produits sous le volume le plus restreint, confectionnées avec le plus grand soin et la plus belle apparence en maroquin, peau de vache, peau de sanglier, peau de phoque ou de crocodile.
- La perfection de la main-d’œuvre et la haute qualité des produits contenus dans ces trousses ont été reconnues dans toutes les expositions internationales par les plus hautes récompenses.
- SOCIÉTÉ ANONYME DONAUX et DESMET, 175, boulevard du Hainaut à Bruxelles (Belgique). Cette maison, fondée en 1899, exposait les articles dans la fabrication desquels elle s’est spécialisée, articles de voyage en cuir de vache, naturel ou teint, trousses de voyage et malles en cuir, tous articles remarquables comme solidité et fini d’exécution.
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- INDUSTRIE DELA MAROQUINERIE
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- DIPLOMES D’HONNEUR
- CHAPEL, FIFE & Cie, 2% rue Chapon, Paris. Exposition très variée ettrès séduisante de porte-monnaie, portefeuilles, porte-cartes, sacs de dames, serviettes pour avocats et écoliers, sacs de cours, porte-musique, etc.
- Ces importants fabricants de maroquinerie dirigent une maison qui n’a cessé de progresser depuis dix ans ; ils occupent un nombreux personnel et font un chiffre d’affaires très élevé. Ils exposaient pour la première fois.
- COLOMBO (Alfredo), via San Martino, 19, Milan (Italie). Maison fondée en 1894, exposait des sacs pour dames, des porte-monnaie et des fermoirs d’une bonne fabrication. Médaille d’argent à Turin en 1898 et Médaille d’or à Bruxelles en 1910.
- PASINI (Carlo), 7, via Santa Lucia, Milan (Italie). Exposition de sacs pour dames, portefeuilles, porte-monnaie, ceintures.
- Cette fabrique, fondée en 1881, est une des plus anciennes d’Italie. La bonne éxécution de sa maroquinerie lui a valu déjà de nombreuses récompenses aux expositions internationales. Médaille d’or à Milan en 1906.
- SOCIÉTÉ ANONYME A. FERRARIS, Milan (Italie). Fermoirs pour valises, sacs, etc., serrures pour malles. Cette usine, qui emploie 150 ouvriers, est la plus ancienne du genre en Italie. Titulaire d’une Médaille d’or et d’un Diplôme d’honneur à l’Exposition de Buenos-Aires en 1910.
- BORDIZMUGGES RESZVENGTARSASAG, Gyor (Hongrie). Articles de voyage, malles, valises très bien confectionnés et présentant les apparences de la plus grande solidité.
- ETCHEGARRAY GUTTIEREZ et Cie, Buenos-Aires (République Argentine). Série de valises diverses d’une bonne exécution.
- GONCALVEZ MANOEL et Cie, Pernambouc (Brésil). Cuir décoré.
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- GROUPE XXII. — CLASSE lâO-B
- MÉDAILLES D’OR
- BINAGHI Frères, 9, via Magenta, Milan (Italie). — Sacs pour dames, serviettes, portefeuilles, porte-monnaie, articles de papeterie, étuis à cigares, porte-valeurs d’un travail soigné. Cette fabrique, fondée en 1896, occupe un personnel de 60 ouvriers.
- MmeDOGLIANI CARLA, 2, via Sacehi, Turin (Italie). — Cuirs artistiques pour ameublement et décoration intérieure. Articles de bureau en cuir. Œuvres originales d’une dame travaillant isolément. Effets de belles colorations par des traitements à l’acide.
- FEDELE (Emilio), 66, corso Vittorio, à Turin (Italie). — Cette maison, fondée en 1893, exposait pour la première fois les articles de voyage dont elle a la spécialité et notamment des valises et porte-bagages d’automobiles.
- FILIPPELLI, 52, via Plana, à Alexandrie (Italie). — Ouvrages en cuir repoussé à la main. Travaux personnels de M. Hector Filip-pelli, professeur à l’École d’Arts et Métiers d’Alexandrie. Couverture d’un riche album très artistique.
- FONTENA (Giovanni), 1, via Maria Yittoria, à Turin (Italie). — Ecrins pour orfèvrerie et joaillerie, boîtes à gants et à bijoux. Exécution artistique. Cette maison, fondée en 1889, exposait pour la première fois.
- MANUFACTURE MILANAISE D’ARTICLES EN CUIR,
- 5, via Gaudenzio Ferrari, à Milan (Italie). — Articles divers de maroquinerie. Spécialité de sacs de dames. Bonne exécution. Maison fondée en 1907.
- DE MARTINI A. etC.j, 6, via Papi, à Milan (Italie). — Sacs de dames et articles divers de maroquinerie. Importante fabrication et exportation pour l’Amérique du Sud.
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- INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE
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- PORTALUPPI Giovanni), 7, via Gentillino, â Milan (Italie). — Sacs de daines et portefeuilles. Maison fondée en 1889. Exportation importante pour la Turquie, le Pérou et la République Argentine.
- SOCIETA ITALIANA CUIO DECORATI, via Carlo Farini, 52, à Milan (Italie). — Spécialité de panneaux en cuir pour tapisserie avec décoration artistique imprimée à la machine ou à la main.
- HAEGE (Ludwig), à Offenbach (Allemagne). —• Usine fondée en 1876, occupant plus de 300 ouvriers pour la fabrication des boîtes à savon, boîtes à poudre, gobelets, bouteilles de chasse, encriers, articles de fumeurs, flacons en cristal avec monture en cuivre nickelé pour sacs de voyage, etc. La fabrication de la bouteille « Autotherm », destinée à conserver leur température aux liquides chauds ou froids, est des plus importantes.
- ZEH & SCHIEN, à Hanau (Allemagne). — Etuis pour joaillerie. Maison fondée en 1874 et occupant 75 ouvriers à cette fabrication très spéciale. Exposait pour la première fois.
- HODGKINS (Joseph), à Walsall (Angleterre). — Très belle maroquinerie de luxe en peaux extra fines. Maison, fondée en 1895.
- CHAMBRE SYNDICALE des articles de voyage, d’équipements militaires, de sellerie et de maroquinerie, Palais de la Bourse de Commerce, à Bruxelles. — Cette Chambre syndicale, présidée par M. C. Donaux, fut fondée en 1908, au sein de la Chambre de Commerce de Bruxelles, pour la défense des intérêts des fabricants des diverses industries du cuir manufacturé. Elle exposait les procès-verbaux de ses séances et de nombreux articles en cuir d’une très bonne exécution, fournis par les divers fabricants adhérents.
- SILAS-GUILLON (Veuve), 69, avenue de la Toison-d’Or, à Bruxelles (Belgique). — Bel assortiment d’articles de voyage.
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- STURM (Ferdinand), 130, rue Royale, à Bruxelles (Belgique). — Cette maison, déjà titulaire d’une Médaille d’or à l’Exposition de Bruxelles en 1910, présentait des bourses et des portefeuilles d’une exécution soignée.
- PENSER (Jacobo), via San Martin, à Buenos-Aires (République Argentine). — Cette importante fabrique, fondée en 1867, occupe actuellement 400 ouvriers. En même temps que de nombreuses impressions, photographies et lithographies artistiques qui sont plus particulièrement sa spécialité, cette maison exposait des encadrements et des ouvrages de maroquinerie de bureau d’une1 bonne exécution. A obtenu un Grand Prix à l’Exposition de Buenos-Aires en 1910.
- MOTTA VÏEIRA & C°, Amazonas (Brésil). — Valises en
- cuir.
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- MÉDAILLES D’ARGENT
- CASCIANI (Augusto), 89, via Babino, à Rome. — Gainerie et reliure artistique en cuir doré ou imprimé. Une des premières maisons d’Italie pour la reliure d’amateurs.
- MARTINI frères, Galci (Italie). — Articles en cuir de bonne fabrication, notamment des porte-monnaie brevetés, des portefeuilles et porte-cigares, des ceintures en cuir décoré.
- MUSSINO (Alberto), 3, via Botero, à Turin (Italie). — Exposition intéressante d’articles de voyage.
- TARENTINO (Guiseppe), 15, via Terra delle Mosche, à Palerme (Italie). —Gainerie pour argenterie, joaillerie et orfèvrerie.
- TOSATTI (Napoleone), à Modane (Italie). — Coffrets artistiques.
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- GROUPE XXII. — CLASSE 140- H
- MÉDAILLES DE BRONZE
- COMITÉ DE MOUKDEN (Chine). — Maroquinerie. Manufacture de cuir d’Etat de Setchouan. Valises, sacs de voyage, gibecières.
- COMITÉ D’ORGANISATION PÉRUVIEN, à Lima (Pérou). — Peausserie.
- Ce Comité a obtenu un Diplôme d’honneur dans la Classe 141 (caoutchouc et gutta-percha).
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- MENTION HONORABLE
- ÉCOLE D’APPRENTISSAGE DE PARANA (Brésil). —
- Valises diverses.
- Cette École a obtenu une Médaille d’or dans la Classe 139 (chaussures).
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- CLASSE 140 A et B
- Sellerie, Valiserie, Maroquinerie.
- RECOMPENSES DECERNEES A LA FRANCE
- GRANDS PRIX BONNET (Maison Isakoff), à Paris.
- Cie DES CLOUS “ AU SOLEIL ”, à Paris (classe 140 A).
- Cie DES CLOUS 11 AU SOLEIL ”, à Paris (classe 140 II). DUCROT (Alfred), à Paris.
- FORTIN (Henri), à Paris.
- POURSIN (Simon), à Paris.
- PRÉVOST (Lucien), à Paris.
- PROFFIT (Émile), à Paris.
- VUITTON (Louis), à Paris.
- DIPLOME D’HONNEUR CHAPEL (E.), FIFE & Cie, à Paris.
- La Maison AMSON et fils et la Maison HERMÈS Frères étaient Hors Concours par application de l’article 60 du règlement du Jury.
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- CONCLUSION
- La participation des industriels français à l’Exposition internationale des Industries et du Travail de Turin en 1911, devait se traduire par une grande victoire affirmant, une fois de plus, la suprématie du goût français. Sur le palmarès de cette exposition la France occupe la première place. Elle la doit non seulement à son travail et à son intelligence, mais aussi à la parfaite organisation du Comité français des Expositions à l’Etranger auquel fut décerné un Grand Prix spécial par le Jury supérieur, qui comptait comme membres français :
- M. Albert Yiger, sénateur, ancien ministre/vice-président;
- M. Georges Trouillot, sénateur, ancien ministre;
- M. Ferdinand Dreyfus, sénateur;
- M. Léopold Bellan, président du conseil municipal de Paris, président du Comité d’organisation de la Section française ;
- M. de Pellerin de Latouche (Gaston), administrateur de la Compagnie des chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée, secrétaire général du Comité d’organisation de la Section française.
- Le commissaire général du gouvernement français, M. Dervillé, dans son rapport au ministre du Commerce et de l’Industrie, rendait compte que la Section française avec ses 6 375 exposants, parmi lesquels 432 hors concours, avait obtenu 1 521 grands prix ; 13 rappels de grands prix ; 600 diplômes d’honneur ; 839 médailles d’or; 563 médailles d’argent ; 208 médailles de bronze et 66 mentions
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- GROUPE XXII. — CLASSE 140-B
- honorables. En outre, 2011 exposants, qui ne figuraient pas dans ces chiffres, avaient reçu des récompenses en collectivité, soit, en tout : 5.821 récompenses.
- Le Jury de la Classe 140, avec ses deux divisions A et B, comprenant l’ensemble de la « Sellerie, Yaliserie, Maroquinerie », reconnut, dans les mêmes proportions flatteuses, la supériorité de la fabrication française, puisque sur 18 grands prix décernés dans cette classe, nous en obtenions la moitié.
- Il reste donc acquis que les articles fabriqués en France sont en général d’un goût plus fin, d’une confection plus soignée que partout ailleurs.
- Il s’agit de déterminer si les prix auxquels les industriels français proposent leurs produits sont aussi avantageux que ceux des autres pays.
- Pour les articles de fantaisie, parmi lesquels il faut ranger la majeure partie de ceux compris dans la Classe 140 B, il est certain que les fabricants français établissent de beaux spécimens, et que, grâce à un outillage moderne et à une fabrication bien organisée, ils peuvent lutter facilement avec leurs concurrents étrangers.
- Que manque-t-il donc aux Français pour augmenter d’une façon sensible leurs exportations de maroquinerie, de gainerie et d’articles de voyage, puisque nous venons de constater qu’au point de vue industriel ils sont des rivaux redoutables?
- Nous trouvons les raisons de cette faiblesse d’expansion dans la méconnaissance des contrées où nos compatriotes pourraient vendre leurs produits et dans l’indifférence avec laquelle ils négligent de faire présenter par de bons voyageurs les articles qu’ils seraient susceptibles d’exporter.
- En Italie, c’est à peine si deux ou trois maisons françaises envoient des représentants, alors que le pays est sillonné d’Allemands.
- Nous souhaitons qu’à l’effort industriel, marqué en France d’une façon générale depuis environ cinq ans, vienne s’ajouter un effort d’activité commerciale aussi intense.
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- INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE
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- II faudrait créer partout des écoles de commerce donnant une solide éducation pratique et favorisant plus particulièrement l’étude des langues étrangères, de façon à former des jeunes gens capables de représenter dignement et efficacement les industriels français.
- Alors, nous verrions nos exportations augmenter dans de grandes proportions et remplacer en partie celles de nos concurrents.
- Pour l’Italie plus spécialement, l’examen des marchandises fabriquées dans le pays et de celles importées d’Allemagne nous permet d’affirmer que nous pouvons y étendre considérablement nos relations.
- Dans les différentes expositions qui se sont succédé depuis 1900, nous avons remporté les plus grands succès, mais la gloire ne doit pas suffire aux gens pratiques.
- Les expositions doivent être un enseignement de nature à développer l’initiative de nos industriels, à faire connaître les procédés de nos concurrents et à fournir de nouveaux éléments de progrès,
- Ce sont ces indications que nous avons cherché à résumer dans ce rapport.
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- Vitrine de la maison Amson et fils «à l’Exposition de Turin.
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- INDUSTRIE DE LA MAROQUINERIE
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- Notice de M. Proffit sur la Maison Amson & fils.
- M. Gaston Amson m’ayant fait l’amitié de me communiquer son rapport si intéressant, il est de mon devoir de réparer un oubli qui me semble volontaire et guidé par un sentiment de modestie exagérée. Je lui demande la permission d’ajouter sur sa maison quelques mots qui résumeront, non seulement mon appréciation, mais aussi l’opinion unanime de tous les membres du Jury.
- La Maison Amson, puissamment organisée et outillée, est à la tête de l’industrie de la maroquinerie en France. Elle fabrique presque tous les objets de maroquinerie, l’article de voyage et le cadre photographique.
- C’est en partie grâce à elle, aux progrès qu’elle a réalisés, à l’impulsion qu’elle a su donner, que la maroquinerie française a pu combattre la concurrence redoutable de la fabrication allemande.
- Déj à en 1900, le Président de la Classe 98, M. Emile Dupont, faisait ressortir le rôle considérable joué par la Maison Amson dans les dix dernières années et l’influence heureuse qu’elle avait exercée sur l’industrie de la maroquinerie.
- Depuis cette époque, poursuivant ses traditions de travail et de progrès, elle a considérablement augmenté son chiffre d’alfaires tant en France qu’à Pétranger. Elle n’a pas hésité à perfectionner et même à transformer complètement ses outillages. Son activité commerciale s’est également développée. Elle envoie des agents dans beaucoup de pays et se fait représenter en Europe, en Amérique, en Asie.
- On considère que c’est la plus importante maison de maroquinerie du monde entier.
- Emile Proffit,
- Président de la Classe 140 B à l’Exposition de Turin, Président de la Chambre syndicale de la Maroquinerie, de la Gainerie et des Articles de voyage.
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- TABLE DES MATIÈRES
- Organisation de la Section française.................................. 7
- L’industrie de la maroquinerie en France.............................. 11
- La gainerie.......................................................... 23
- L’article de voyage................................................. 27
- Les fermoirs......................................................... 32
- Le cadre photographique.............................................. 32
- L’industrie de la maroquinerie en Italie.............................. 36
- — — — Allemagne............................ 44
- — — -— Autriche-Hongrie..................... 49
- — — — Angleterre........................... SI
- — — — aux Etats-Unis....................... 53
- Composition du Jury international.................................... 55
- Hors Concours....................................................... 56
- Grands Prix..................................................... 57
- Diplômes d’Honneur.................................................... 61
- Médailles d’Or.................................................... 62
- Médailles d’Argent.................................................... 65
- Médailles de Bronze.................................................. 66
- Mentions honorables.................................................. 67
- Récompenses décernées à la France.................................... 69
- Conclusion............................................................ 71
- Notice de M. Profiit sur la Maison Amson............................. 77
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